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EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR. DE L'HERBIER.
à CHAMBÉSY p près Genève Guise).
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L'HERBIER BOISSIER
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
LIERAGY
NÉE YORK
BÜTANIC.
Tome IV AL
GARDEN
1896
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L'HERBIER BOISSIER
CHAMBÉSY près Genève (Suisse).
et —
GENÈVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
1896
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4me année, N°1; Janvier 1896,
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI
Notes sur quelques espèces distribuées dans cette collection
CS Q |
PAR SW VORK
F. RENAULD et J. CARDOT BOTANICAL
GARDEN
Distribué à un petit nombre d'exemplaires, cet exsiccata a pour but de
constituer dans les herbiers de quelques établissements scientifiques et
dans plusieurs collections particulières, une série aussi complète que
possible des Mousses de l'Amérique du Nord.
Le nombre limité des souscripteurs nous permet de faire figurer dans
notre collection des espèces rares, des formes nouvelles, dont il serait fort
difficile de se procurer des matériaux plus abondants.
Un numéro est attribué à chaque espèce ou variété distribuée, et nous
engageons nos souscripteurs à reporter ces numéros en marge du Cata-
logue des Mousses de l'Amérique du Nord, que nous avons publié il ya
quelques années !, Ils auront ainsi constamment sous les yeux la liste des
espèces distribuées. — Des numéros bis sont affectés aux espèces ayant
= déjà fait l’objet d’une première distribution.
EN Nous pensons ajouter à l’interet de notre exsiccata en publiant quelques
® notes sur les espèces critiques, insuffisamment connues ou intéressantes
& à un titre quelconque.
3
> 1 Musci Americæ septentrionalis, ex operibus novissimis recensiti et methodice
F dispositi, in-8, 68 p., 1893. Prix 4 fr., chez l’un des auteurs, J. Cardot, à Stenay
(Meuse). Ce catalogue comprend 1379 espèces.
BULL. HERB. BOIss., janver 1896. 1
RO
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Nous nous faisons un devoir de remercier ici nos correspondants
américains, dont la bienveillante collaboration nous permet la publication
de cet exsiccata. Nous devons citer en première ligne M. John M. Holzinger,
de Winona, qui nous a fourni de nombreuses espèces du Minnesota, des
environs de Washington, de l’Idaho, de l’Oregon, du Colorado; puis M.
Marshall A. Howe, de Berkeley, à qui nous devons une magnifique série
de Mousses californiennes. M. A. B. Langlois nous a donné de nombreuses
et intéressantes espèces de la Louisiane. Enfin, M. D. C. Eaton, qui vient
d’être enlevé trop tôt à la science, et qui fut un de nos premiers sous-
cripteurs, avait bien voulu nous communiquer pour notre collection une
riche part de ses dernières récoltes dans le New Hampshire et le Con-
necticut.
No 4. Weisia longiseta L. et J. — Nous sommes loin d'être édifiés sur la
valeur spécifique de cette Mousse. D’après le Manual, p. 56, elle diffère du
W. viridula par son inflorescence dioïque, par sa capsule courbée, striée et portée
sur un long pédicelle grêle, par les dents du péristome bien développées, régu-
lierement bifides et par les spores grandes, d’un brun ferrugineux. Tous ces
caractères ne semblent pas très constants sur les nombreux échantillons de la
Louisiane et de la Floride que nous avons examinés, et se trouvent rarement
réunis sur le même spécimen. En somme, il nous paraît probable que le W. longi-
seta n'est qu'une race méridionale et assez variable du polymorphe W. viridula.
N° 15. Fissidens decipiens De Not. forma. — Cette forme, qui croît sur
le bois pourri, paraît être celle dont Lesquereux et James ont fait leur F. flori-
danus, espèce sévèrement critiquée par Austin (Bull. Torr. bot. Club, VII, p. 6),
et que nous ne croyons pas distincte du F. decipiens De Not.
No 18. Leucobryum minus Hpe. — Dans le vol. XIX du Bulletin of the
Torrey botanical Club, p. 189-191, Mad. E. G. Britton déclare que la Mousse des
Etats du Sud, qui est le vrai L. minus Hpe., n’est pas la même espèce que celle
des Etats du Nord et d'Europe, que l’on a rapportée à tort au L. minus, et qui
doit prendre le nom de L. albidum (Brid.) Lindb. ; et qu’en outre le L. sediforme
du Manual de Lesquereux et James, n’est pas autre chose que le L. minus Hpe.,
le véritable L. sediforme C. Müll. n’ayant pas encore été trouvé ailleurs que dans
l'ile de Haiti. Nous adoptons les conclusions de Mad. Britton. en ce qui concerne
les L. minus Hpe. et L. albidum Lindb., ce dernier toutefois ne nous semblant
guère qu'une variété du L. glaucum. Quant au L. sediforme, nous devons dire
que nous possédons des échantillons de Floride et de la Louisiane qui répondent
exactement à la description que C. Müller donne de son espèce (Syn. I, p. 75);
mais nous ajouterons que ce L. sediforme ne nous paraît être qu'une forme ex-
trême, contraclée, du L. minus Hpe., et qu'il doit être par conséquent réuni à
ce dernier comme simple variété; c’est ce que nous avons fait dans notre Cata-
logue, Muse! Americæ septentrionalis, p. 17, no 255.
(3) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 3
No 23. Barbula Cruegeri Sond. — Ces échantillons de la Louisiane sont
complètement identiques à ceux provenant de l’île de la Trinité, de l’Equateur
et du Pérou. — Le B. Cruegeri est extrêmement voisin du B. unguiculata, dont
il ne diffère guère que par ses feuilles obtuses, non ou très brièvement mucronées
et par la teinte plus pâle de sa capsule.
No 24. Barbula flexifolia Hpe. — C’est une des nombreuses formes améri-
caines du groupe des B. vinealis et cylindrica, que l’on a élevées au rang d'espèces,
mais dont la valeur nous semble fort problématique. Une étude attentive de ce
groupe conduira sans doute à y opérer de nombreuses réductions.
No 27. Grimmia californica Sull. — Nous sommes fort tentés de ne voir
dans cette forme qu'une variété du @. trichophylla Grev., caractérisée par ses
tiges généralement plus robustes et ses feuilles moins allongées, pourvues d'un
poil plus court. Beaucoup d'espèces européennes sont représentées en Amérique,
et surtout dans l'Ouest, soit par des espèces très alliées, présentant plutôt des
caractères de races locales ou régionales que de types indépendants, soit par de
simples variétés.
No 28. Rhacomitrium Nevii Watson. — Espèce très voisine du Rh. acı-
culare Brid., dont elle diffère par son pédicelle très court. Semble particulière
aux territoires de l'Ouest, Oregon, Idaho et Colombie anglaise. M. Macoun l'a
cependant signalée aussi dans la Nouvelle-Ecosse; mais cette indication nous
laisse quelques doutes, car elle est en désaccord avec le fait général bien connu,
que les formes occidentales ne se retrouvent pas dans l'Est. Les exceptions à
cette règle sont fort rares.
No 34. Coscinodon Renauldi Card. -- Mad. Britton pense que notre espèce
est synonyme de C. Raui Aust. Nous avons exposé (Botanical Gazette XV, p. 41-
42) les raisons qui nous empêchent de rapporter notre Mousse du Kansas à
l'espèce d’Austin, dont la description, telle qu’elle est reproduite dans le Manual,
p. 155, ne peut s'appliquer à nos échantillons; et nous pensons que nous devons
maintenir notre espèce tant que nous n’aurons pas pu nous convaincre, pa
l'examen d’un échantillon original de C. Raui, récolté par Brandegee dans le
Colorado, que les deux Mousses sont vraiment identiques, comme le croit Mad.
Britton.
No 38. Ulota intermedia Sch. — Ces échantillons de l’ile Miquelon cor-
respondent bien à ceux d'Europe pour la forme de la capsule, mais ils sont très
remarquables par l’ampleur extraordinaire et la compacité des touffes.
No 39. Ulota phyllantha Brid. — La forme que nous avons distribuée sous
ce numéro, appartient à ce que MM. Müller et Kindberg nomment U. maritma
(Cfr. Macoun, Catalogue of Canadian Plants, part. VI, Musci, p. 84). Mais cet
U. maritima n’est, selon nous, qu’une forme de l’U. phyllantha, croissant tantôt
sur les rochers, tantôt sur les troncs d’arbres, d’un vert plus foncé, à tiges plus
courtes et à feuilles également plus courtes et moins erispees à l'état sec que
dans la forme corticicole ordinaire; on a indiqué quelques autres caractères. tirés
du système végétatif, mais ils ne sont pas constants et n’ont aucune valeur. Le
4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
pédicelle de la capsule est légèrement courbé dans les deux formes ; toutefois,
d'après Mad. Britton (Bull. Torr. bot. Club, XXI, p. 73), le col de la capsule ne
serait pas atténué comme dans le phyllantha, et le pédicelle serait plus court sur
les échantillons fructifiés d’U. maritima qu’elle a examinés et qui ont été récoltés
par M. Macoun à l’île de Cap Breton. Mais ces légères différences ne nous semblent
pas suffisantes pour justifier le maintien de l’U. marilima comme espèce. — Nous
possédons des échantillons stériles récoltés sur des troncs d'arbres dans le Mor-
bihan, qui sont exactement intermédiaires entre les deux formes, en ce qui con-
cerne le système vegetatif.
No 44. Physcomitrium pyriforme Brid., forma. — Ce que nous avons
distribué sous ce nom appartient au Ph. turbinatum Brid., qui est beaucoup plus
répandu dans l'Amérique du Nord que le Ph. pyriforme. La var. Langloisii Ren.
et Card. (no 45), doit être rattachée également au Ph. turbinatum. Nous avons
envoyé à nos souscripteurs des étiquettes de rechange pour ces deux numéros.
— Nous ferons remarquer que c’est à tort que Lesquereux et James attribuent à
C. Müller le Ph. turbinatum (Manual, p. 198), erreur que nous avons commise
à leur suite dans notre Catalogue (Musci Am. sept., p. 32, no 645). Cette espèce
fut d’abord décrite par Michaux en 1803, sous le nom de Gymnostomum turbi-
natum, puis en 1826 par Bridel, sous le nom de Gymnostomum Physcomitrium
turbinatum.
Nous devons dire ici quelques mots sur la valeur du Ph. turbinatum à l'égard
du Ph. pyriforme. Dans sa Revision of the genus Physcomitrium (in Bull. Torr.
bot. Club, XXI, p. 189-208), Mad. Britton déclare que le Ph. pyriforme d’Eu-
rope diffère constamment du Ph. turbinatum d'Amérique par les caractères sui-
vants: longueur uniforme des pedicelles; capsule plus grande, plus pyriforme,
moins resserrée au-dessous de l’orifice, à col plus court et moins contracté sous
le sporange à l’état sec; opercule à bec plus long; anneau plus large, double,
tombant par fragments avec l’opercule; cellules de l’exothèque plus lâches et mal
délimitées. Après avoir examiné une centaine de capsules de chaque espèce, nous
avons acquis la conviction que la plupart de ces caractères n'ont pas la valeur
que leur attribue Mad. Britton. La longueur du pédicelle se montre très variable
sur la mousse d'Europe (3-10 mill. d’après M. Limpricht, 4-12 d’après nos
propres mensurations); l’opercule est parfois simplement mamelonné, plus sou-
vent apiculé, à apicule variable, parfois très court; l’anneau est fréquemment
aussi peu développé que dans le Ph. turbinatum; les cellules de l’exothèque ont
souvent les parois aussi épaisses que sur la mousse américaine. Le seul caractère
un peu constant réside dans la forme de la capsule, qui, sur la plante d’Ame-
rique, est plus fortement contractée sous l’orifice largement évasé, que dans la
mousse européenne. Mais ce caractère permet tout au plus de voir dans le Ph.
turbinatum une race régionale du Ph. pyriforme.
Dans le même travail, Mad. Britton affirme que le véritable Ph. pyriforme n'a
pas encore été trouvé en Amérique. C’est une erreur. Nous possédons plusieurs
échantillons américains qui doivent sûrement lui être rapportés; nous citerons
(5) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 5
notamment le no 234 des Musci boreali-americani exsiccati ed. 2, qui, du moins
dans notre collection, est tellement semblable à certains spécimens d’Europe,
aussi bien extérieurement qu'anatomiquement, qu'il ne subsiste entre eux aucune
différence vraiment appréciable. Il est certain toutefois que le Ph. turbinatum
est beaucoup plus répandu aux Etats-Unis que l’autre forme.
En outre de la var. Langloisii, ıl faut encore rattacher au Ph. turbinatum les
var. tortipes (Brid.), splachnoideum (Pal. Beauv.), et floridanum Ren. et Card.,
ainsi que deux formes décrites comme espèces nouvelles par Mad. Britton : Ph.
australe et Ph. Drummondii (Ph. Hookeri var. serratum Ren. et Card. Musc. Am.
sept., p. 31), qui ne nous semblent pas pouvoir être distinguées spécifiquement.
Tout en exprimant ces réserves sur plusieurs des conclusions de Mad. Britton,
nous nous faisons un devoir de reconnaître que son mémoire est très remar-
quable et fort consciencieux et nous ne pouvons mieux faire que d’y renvoyer le
lecteur pour plus amples détails.
No 46 et 46b. Physcomitrium Hookeri Hpe. — Cette espèce, voisine du
Ph. pyriforme, se distingue facilement de toutes les formes de ce groupe par la
largeur de son anneau.
No 58. Bryum pallescens Schleich. varietas insignis (Philibert). —
Cette forme est surtout remarquable par ses fleurs constamment synoïques.
No 59. Bryum Atwateriæ C. Müll. — Parait n'être qu'une variété du
B. miniatum Lesq. (Cfr. Lesquereux et James, Manual, p. 234.)
No 67. Atrichum xanthopelma C. Müll. (sub Catharinea). — Espèce rare,
qui ne nous est connue que du Texas, de la Louisiane et du Kansas. Nous re-
grettons de n’avoir pu distribuer que des échantillons fort maigres et très incom-
plets; mais même à l’état stérile, il est facile de distinguer cette espèce de ses
congénères de l'Amérique du Nord par l’etroitesse du margo des feuilles, qui dis-
paraît même quelquefois complètement vers le sommet et porte des dents courtes,
simples, très rarement géminées. Les feuilles sont obtuses ou subobtuses, les
lamelles élevées, le tissu généralement un peu moins dense que dans l’A. angus-
tatum.
No 70, 705. Polytrichum ohioense Ren. et Card. — Cette espèce, si large-
ment répandue dans l’Amérique septentrionale, depuis le Canada jusqu'à la Caro-
line du Nord, appartient aussi à la flore d'Europe : il faut en effet lui rapporter
le P. decipiens Limpr., des Riesengebirge et de la Thuringe (Cfr. Limpricht,
Laubmoose II, p. 618-619). Nous avons pu nous assurer par l'examen d'un échan-
tillon du P. decipiens Limpr. communiqué par l’auteur lui-même, que celui-ci
est absolument identique à notre espèce américaine !. Nous ajouterons qu'il existe
dans l’herbier du Jardin botanique de Bruxelles deux échantillons de P. ohioense,
provenant de l’herbier de Martius, mais malheureusement sans indication de
localité. Toutefois, comme il se trouve sur la même feuille un autre échantillon
1 Voir d’ailleurs à ce sujet les corrections du second volume des Laubmoose de
M. Limpricht, p. 853.
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
de P. formosum paraissant venir de la même source, et qui, d’après l'étiquette,
aurait été récolté par Funk «in monte pinifero » il est fort possible que le P. ohio-
ense provienne aussi de cette localité.
No 73. Cryphæa glomerata BS. — Il est probable que nous avons distribué
sous ce nom, dans quelques exemplaires, le C. pendula L. et J. Toutefois cette
confusion n'a qu'une médiocre importance, car d’après une communication qu'a
bien voulu nous faire M. le général Paris, qui termine en ce moment la mono-
graphie des Cryphéacées, le C. pendula ne serait qu'une forme sans grande valeur,
à peine une variété, du C. glomerata. Nous tâcherons cependant de distribuer
plus tard les deux formes séparément.
No 75, 75b. Alsia californica Sulliv. — Dans la description de cette espèce
et dans la belle planche qui l'accompagne (Un. St. Explor. Exped., Musci, p. 25,
tab. XXV) Sullivant attribue à cette mousse une nervure simple, atteignant le
milieu, tandis que sur les nombreux échantillons que nous possédons de différents
Etats de l'Ouest et de l’île Vancouver, la nervure est bien plus souvent double et
courte, n’atteignant guère que le quart de la longueur de la feuille.
N° 78. Pilotrichella cymbifolia (Sulliv., sub Pélotricho). — Le Neckera
(Orthostichella) Ludoviciæ C. Müll. ne nous semble pas distinct du Pélotrichum
cymbifolium Sulliv. Du moins tous les échantillons que nous possédons de la
Louisiane sont identiques à ceux que nous avons recus de Floride. Sur les uns
comme sur les autres, la nervure tantôt atteint le sommet, tantôt disparait un
peu au-dessous; les cellules alaires sont tantôt brunes, tantôt d’un vert obscur ;
les feuilles sont plus ou moins concaves. Il ne reste donc aucun des caractères dis-
tinctifs indiqués entre les deux plantes Peut-être M. C. Müller, èn créant son
N. Ludovieie. n’avait-il pas encore vu d’echantillon du Palotr. cymbifolium
Sulliv. La figure 1 de la planche 76 B des Icones de Sullivant représente, 1l est
vrai, une plante à ramification moins fournie qu'on ne l’observe d'habitude sur
les échantillons de la Louisiane ; mais il n’est pas difficile de trouver au milieu
de ceux-ci des spécimens apauvris, à rameaux moins nombreux et plus espacés,
présentant, en un mot, tout l'aspect de la forme figurée par Sullivant.
Le P. cymbifolia, qui existe aussi à Cuba, appartient à un petit groupe d’es-
pèces, propre aux Antilles et aux régions avoisinant le golfe du Mexique et com-
prenant le P. Pohlii (Schw. sub Pterobryo) (Neckera longipes C. Müll.) de la
Trinité, et qui se retrouve aussi dans le bassin de l’ Amazone et au Pérou, P. nana
Hpe du Mexique et P. Tonduzii Ren. et Card. du Costarica.
N 79. Papillaria pendula (Sulliv., sub Meteorio). — Il est probable que
cette espèce devra entrer dans le genre Aerobryum. Elle a beaucoup d’affinites
avec l'A. capillicaule Ren. et Card., de Madagascar.
No5 88, 88 b. Anomodon obtusifolius Sch. — Les dimensions de la cap-
sule sont un peu variables dans cette espèce. C'est pour une forme à petite capsule
que M. Kindberg a créé son A. platyphyllus (Notes on Canadian Bryology 1893) ;
il lui attribue aussi des feuilles plus larges ; mais les échantillons que nous avons
reçus ne diffèrent pas, sous ce rapport, de la forme ordinaire de l’A. obtusifolius.
(7) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 7
No 92. Pseudoleskea atrovirens BS. No 93. P. rigescens Lindb.
(Leskea Wils. Hypnum radicosum Mitt.). — Le P. atrovirens présente en Amé-
rique, et surtout dans l'Ouest, des variations beaucoup plus étendues qu'en Eu-
rope. Certaines formes sont excessivement robustes: quelques-unes ont presque
la taille et le facies de l’Anomodon attenuatus. (C'est une de ces formes élancées
que M. Kindberg a nommée P. oligoclada). La capsule est souvent plus étroite
que sur la plante d'Europe, et parfois presque symétrique, dressée: les feuilles
sont plus ou moins dentées: leur tissu présente les mêmes variations qu'en Eu-
rope, les cellules étant plus ou moins papilleuses, tantôt arrondies, tantôt plus
ou moins allongées.
Le P. rigescens (Wils.) Lindb., que nous subordonnons comme espèce secon-
daire ou tertiaire au P. atrovirens, n'en diffère que par un tissu plus lâche,
formé de cellules plus grandes et plus molles, légèrement papilleuses ou presque
lisses: le péristome ne différe pas sensiblement de celui du P. atrovirens.
M. Jeanbernat nous a envoyé jadis des Pyrénées une forme stérile absolument
identique, et nous possédons d'autre part, sous le nom de Lescuræa insignis De
Not. une plante de Suisse à peu près semblable. M. Mitten, qui ne décrit ni le
péristome ni la capsule de son Hypnum radicosum, n'ayant eu sous les yeux qu'un
spécimen stérile et incomplet, compare sa plante au Lescuræa insignis De Not.,
en observant qu'elle est seulement un peu plus robuste que ce dernier, qui a en
outre les feuilles plus concaves. (Jowrn. Linn. Soc. VII, p. 31-32). Schimper
(Syn. musc. europ. ed. 2, p. 621) et Lindberg (Contrib. ad fl. crypt. Asie bor.-
orient.) rapprochent au contraire Le L. insignis des formes robustes du L. striata
BS. (var. saxicola). Nous ajouterons que plusieurs échantillons de cette der-
niere variété, provenant de Finlande et des Pyrénées, nous ont présenté quel-
ques papilles très distinctes sur le dos des feuilles, ce qui rend assez difficile,
sur des échantillons stériles, la délimitation entre le Pseudoleskea rigescens et
les formes robustes du Lescurea striata. Toutefois, en résumé, nous pensons que
le L. rigescens Wils. est bien un Pseudoleskea, étroitement lié au P. atrovirens,
dont il ne diffère que par son tissu plus lâche et moins papilleux; et nous som-
mes assez disposés à rattacher également au même type le Lescuræa insignis
De Not.
M. Kindberg a mentionné sous le nom de Macounia sciuroides une forme du
P. rigescens, et Lesquereux et James, dans leur Manual, p. 320, attribuent au
Hypn. radicosum une var. gracilis qui se rapporte peut-être au P. stenophylla
Ren. et Card.. espèce bien distincte par l’étroitesse de ses feuilles et par la struc-
ture toute différente de son péristone (Cfr. Hedwigia, 1893, p. 249).
No 99. Claopodium crispifolium L. et J. — Nous avons pu examiner un
brin de l'échantillon original du H. crispifolium Hook. (West Coast of North
America, Menzies, 1793) provenant de l’herbier de Wilson, et un autre brin du
H. ramulosum de Hampe, provenant de l'herbier de ce bryologue (Cap Disap-
pointment, ad fl. Columbia). La comparaison de ces deux fragments nous à
démoniré que les deux plantes sont complètement identiques. D'ailleurs, d’après
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
ce qu'a bien voulu nous écrire M. A. Gepp, naturaliste au British Museum,
Hampe avait lui-même reconnu cette identité, car il a ajouté sur l'étiquette de
son H. ramulosum : «H. erispifolium Hook. ex tab. 31.» Le Claopodium ramu-
losum doit donc disparaître de la nomenclature.
No 102. Camptothecium megaptilum Sulliv. — Belle et grande espèce,
signalée seulement jusqu'ici dans l’Oregon et l’Idaho, remarquable par ses tiges
élevées, pennées, ses rameaux épais, ses feuilles larges, et ayant le port d’un
Hylocomium. Sur aucun des échantillons que nous possédons nous n’avons pu
constater sur le dos des feuilles, le long de la nervure et des plis, la présence des
dents décrites et figurées par Sullivant, Icones, Suppl. p. 182, tabl. 78.
No 104. Brachytecium biventrosum C. Müll. — Nous paraît être une
simple variété grêle du polymorphe B. letum, à feuilles fortement excavées à la
base par les plis.
Nos 105 et 106. Brachythecium acuminatum L. et J., et var. subalbicans
Ren. et Card. — Par sa capsule régulière, dressée ou à peine arquée, et la struc-
ture de son péristome, l’Hypnum acuminatum P. B. doit être placé dans le genre
Homalothecium et non dans le genre Brachythecium. Nous avons envoyé des éti-
quettes de rechange pour ces deux nos, et nous avons distribué à nouveau, sous
le n° 105 b, la même espèce, représentée par deux formes assez différentes, quoi-
que provenant de la même localité.
N° 109. Brachythecium Novæ Angliæ L. et J. — Dans cette espèce,
les feuilles sont légèrement papilleuses sur le dos, par la saillie de l'extrémité
des cellules. M. Kindberg la sépare maintenant des Brachythecium pour la placer
dans la section Cratoneuron du genre Hypnum, malgré son pédicelle scabre (Cir.
Macoun, Catalogue, p. 231), tandis que M. Bescherelle l’introduit dans le genre
Scleropodium, ce qui nous semble plus justifié. (Cfr. Bescherelle, Nouveaux do-
cuments pour la Flore bryologique du Japon, p. 378).
No 111. Scleropodium obtusifolium Ren. et Card. (Hypnum Hook.). —
Cette mousse, longtemps connue seulement à l’état stérile, avait été classée jus-
qu'ici par tous les bryologues dans la sect. Limnobium du genre Hypnum. Les-
quereux et James dans le Manual of the Mosses of North America, p. 400, lui
assignent encore cette place, bien qu'ils décrivent la fructification, à pédicelle
scabre. Sans attacher une importance exagérée à ce caractère, il nous semble
cependant qu’il devait la faire exclure du genre Hypnum, qui, tel qu'il est admis
actuellement, ne renferme que des espèces à pédicelle lisse. L’examen de nom-
breux échantillons stériles provenant de différentes localités et d'un exemplaire
fertile de l'Orégon, communiqué par M. Henderson, nous a amenés à cette con-
clusion que le H. obtusifolium est simplement une forme aquatique du Sclero-
podium illecebrum. Aucun caractère saillant ne le distingue en effet de celte es-
pèce; il est seulement plus robuste, les tiges et les rameaux sont plus allongés,
les feuilles en général plus larges et moins contractées à la base, avec le tissu ba-
silaire un peu plus épaissi et les oreillettes un peu mieux marquées, la capsule
plus large et plus grosse, ovale, et le pédicelle plus épais. Tous ces caractères ré-
(9) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICA SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 9
sultent de l’habitat dans des stations aquatiques. La forme générale des feuilles
et surtout du sommet et la denticulation sont très variables dans le 8. #llecebrum
d'Europe, et il en est de même dans le S. obtusifolium, dont les feuilles sont
tantôt largement obluses-arrondies au sommet (principalement sur les échantil-
lons tout à fait submerges), tantôt brièvement apiculées, ou bien encore large-
ment et brièvement acuminées, entières ou deniiculées tout autour, ou seulement
au sommet; il n'est pas rare de trouver toutes ces variations sur la même
touffe.
Une récolte de M. le Dr Röll dans ie Washington (n° 642) comprend des for-
mes dont quelques-unes se rapprochent beaucoup du S. Illecebrum type; les
échantillons entièrement submergés sont nécessairement ceux qui s’en eloignent
le plus. D'autre part, nous possédons des spécimens récoltés dans les Pyrénées
qui se rapprochent beaucoup de la forme inondée d'Amérique. Cette plante nous
fournit un nouvel exemple des déformations que la station dans les eaux cou-
rantes fait subir aux mousses.
Nos 112 et 113. Isothecium myosuroides Brid. Variétés spiculiferum et
stoloniferum. (Hypnum spieuliferum Mitt. H. stoloniferum Hook.). — L’I. myo-
suroides est très répandu à l’ouest des Montagnes Rocheuses et présente dans
cette région des variations bien plus étendues et plus compliquées qu’en Europe.
Plusieurs de ces formes ont été élevées au rang d'espèces, mais les caractères sur
lesquels elles reposent nous paraissent tellement instables et nous avons observé
tant de formes indécises, qu'il nous semble que l’on ne peut voir dans ces pré-
tendues espèces autre chose que de simples variétés d’un type extrêmement poly-
morphe. La var. stoloniferum est une des mieux caractérisées par sa taille robuste,
ses rameaux moins atténués que dans le type, sa foliation plus dense, plus im-
briquée, ses feuilles caulinaires de forme plus ovale, plus brièvement acuminées
et ses feuilles raméales plus courtes et plus larges ; mais de nombreuses formes de
transition viennent atténuer ces différences. Le caractère des feuilles raméales
papilleuses sur le dos, que l’on a invoqué aussi en faveur de l'autonomie de
UI. stoloniferum, n'a aucune valeur spécifique, car, d’une part, 1l se montre très
inconstant sur les formes robustes que l’on peut rattacher à l’I. stoloniferum, et,
d'autre part, se retrouve fort souvent, non seulement sur des formes grêles de la
plante américaine, mais aussi sur l’I. myosuroides d'Europe. Le nombre et la
longueur des cils du péristome interne sont également variables.
La var. spiculiferum, tenant le milieu, pour le port, entre le type et la var.
stoloniferum, diffère de celle-ci par ses feuilles moins imbriquées, ovales-cordées,
plus longuement acuminées, révolutées ou réfléchies aux bords et pourvues sur le
dos de papilles plus saillantes.
Mentionnons encore l’Isothecium Cardoti Kindb., forme très remarquable,
représentant probablement un des termes extrêmes des variations de 1’/. myosu-
roides. Encore plus robuste que la var. stoloniferum, elle est en outre caractérisée,
relativement à celle-ci, par ses feuilles plus étroites, plus longuement et insen-
siblement rétrécies-acuminées, assez distinctement plissées à l’état sec. On est
10 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
tenté, a première vue, de considérer cette belle forme comme une espèce distincte,
mais elle se relie au type par l'intermédiaire de la var. stoloniferum. 2
No 11%. Isothecium Brewerianum L. et J. — La nervure est assez variable
dans cette espèce. : souvent faible, courte et parfois bifurquée dans les feuilles
inférieures, elle atteint ou dépasse le milieu dans les autres, tout en étant fré-
quemment plus ou moins divisée.
Par son port, son tissu et la forme des feuilles, cette mousse a d’etroites rela-
tions avec le Pterogonium gracile; elle en diffère par sa nervure plus forte et
son péristome parfait.
La description et les figures que donne M. Mitten de son Hypum aggregatum
(Journ. Linn. Soc. VI, p. 25, tab. 6), nous paraissent convenir exactement à
VI. Brewerianum.
No 445 et 115b. Eurhynchium strigosum BS. forma. — La plante améri-
caine est généralement plus robuste que le type d’Europe et passe facilement aux
variétés fallax R. et C. et Barnesi R. et C.
No 417. Eurhynchium Boscii L. et J. — M. Bescherelle a récemment créé
pour cette espèce et pour l’Aypnum concinnum Wils. de Sibérie et du Japon, le
nouveau genre Myuroclada. (Cfr. Bescherelle, Nouveaux documents pour la Flore
bryologique du Japen, p. 379.)
No 122. Raphidostegium micans (Sw. sub Hypno). — Cette espèce n'est
pas un Raphidostegium proprement dit, mais un fsopterygium, les feuilles étant
dépourvues des grandes cellules alaires qui caractérisent le premier groupe. Et
peut-être est-il préférable de maintenir à ces deux divisions la valeur de coupes
génériques.
No 125. Thamnium Leïibergii Britton. — Il faudra probablement rapporter
au Th. Lerbergir Britt. tous les échantillons américains qui ont été attribués jus-
qu'ici à ’Hypnum neckeroides Hook., car il n’est guère vraisemblable que cette
espèce de la Nouvelle-Zélande puisse se rencontrer sur la côte N.0. de l'Amérique
septentrionale.
N° 129. Amblystegium floridanum Ren. et Card. — Cette forme, que
nous avons d’abord décrite (Bot. Gaz. XIV, p. 98) comme var. de l’A. riparium,
nous parait maintenant suffisamment caractérisée pour constituer une bonne
espèce de second ordre. Elle diffère notablement du riparium par ses petites di-
mensions, par l’étroitesse de ses feuilles et par la brièveté de sa capsule. Elle
semble assez répandue en Louisiane, d'où M. Langlois nous en a envoyé de nom-
breux échantillons, sur lesquels les caractères que nous venons d'indiquer se
montrent constants.
No 131. Hypnum lycopodioides Schw. — Nous avons reconnu que la
mousse de Miquelon distribuée par nous sous ce numéro, n'appartient pas au
H. Iycopodioides : c'est une variété du H. scorpioides L., que nous avons décrite
récemment dans le Muscologia gallica de M Husnot (p. 394), sous le nom de var.
miquelonense Ren. et Card. Nous avons donc envoyé une étiquette de rechange.
(A1) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICA SEPTENTRIONALIS EXSICCATL. 11
No 132. Hypnum fluitans L. — Ces échantillons appartiennent à la var.
Jeanbernati Ren. Rev. Harpid. 1879.
No 133. Hypnum fluitans L. var. stenophyllum Wils. — Depuis la publi-
cation des trois premiers fascicules de notre exsiccata, nous avons décrit cette
mousse, dans le Muscologia, p. 384, sous le nom de var. Delamarei Ben. et Card.
Nous devons, en effet, abandonner pour cette forme le nom de var. stenophyllum
Wils., que nous lui avions imposé. Si, en l'absence d’un échantillon original de
la plante de Wilson, nous admetions, avec Schimper, l'identité de celte var. steno-
phyllum avec le var. Rose De Not., nous ne pouvons lui rapporter la plante de
Miquelon, malgré la ressemblance de port, à cause de son inflorescence monoïque,
de sa nervure courte et mince et de la forme des oreillettes. Par ces derniers
caractères, et par la forme des feuilles caulinaires souvent fortement falciformes,
elle doit être subordonnée à la var. principale falcatum de Schimper, quoiqu’elle
se relie étroitement, d'autre part, aux formes du groupe amphibium. — Nous
avons envoyé une étiquette de rechange pour ce n° 133.
No 156. Hypnum subimponens Lesq. (Stereodon plumifer Mitten). — Les
descriptions de cette espèce, ainsi que la planche 79 du Supplément des Icones
de Sullivant, lui attribuent des feuilles énerves, tandis que sur tous les échan-
tillons que nous avons examinés, y compris les spécimens originaux distribués
dans les Musci boreali-americant exsiccati ed. 2, sous le n° 475, les feuilles sont
pourvues d'une nervure double, bien distincte, dont les branches atteignent sou-
vent et dépassent même quelquefois le milieu de la feuille. L’acumen est aussi
plus long et plus fin que ne le représentent les figures des Icones.
No 153. Andreæa Rothii W. et M. — Sur ces échantillons, les feuilles péri-
chétiales intimes sont presque toutes énerves, caractère attribué par M. Limpricht
(Laubmoose I, p. 150) à l’A. frigida Hueb.
N° 155. Astomum Sullivantii Sch. — Cette mousse est très voisine de
V’A. crispum Hpe, dont elle n’est probablement qu’une race régionale. Elle en
diffère seulement par ses dimensions un peu plus faibles, ses feuilles périchétiales
moins larges à la base et sa capsule plus petite, plus nettement globuleuse et
pourvue d’un apicule souvent plus long et plus oblique. Nous n'avons pas encore
vu le véritable A. crispum Hpe d'Amérique; les différents échantillons que nous
avons recus sous ce nom appartiennent à l'A. Sullivantii, et quelques-uns tien-
nent le milieu entre ce dernier et l'A. crispum.
No 158. Campylopus virginicus L. et J. — Nous distribuons encore cette
mousse sous ce nom, bien qu'il paraisse certain qu’elle soit identique au Dicra-
num asperulum Mitt. (Dicranodontium aristatum Sch.).
No 159. Fissidens minutulus Sull. — Le F. pusillus Wils. mss., F. veru-
dulus 8. pusillus Wils. Bryol. brit. (1855) d'Europe, nous parait complètement
identique au F. minutulus Sulliv. in Mem. Amer. Acad. (1848). — Nous ajou-
terons qu'il faut rapporter au F. minututus le F. viridulus de notre Catalogue,
Musci Am. sept., p. 16, no 232.
N° 162. Desmatodon obtusifolius Jur. — Forme à péristome irès impar-
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
fait; ce caractère le rapproche du Desmatodon arenaceus Sull. et Lesq., mais ce
dernier a la capsule plus longue et plus étroite. Il est probable toutefois, comme
le pense M. Hagen (Rev. bryol., 1891, pp. 1-2) que le D. arenaceus n’est lui-même
qu'une forme du D. obtusifolius. — Sur l'étiquette de ce no 162, il faut remplacer
Sch. par Jur.
No 163. Desmatodon plinthobius Sull. et Lesq. — Par son système vé-
gétatif, cette Mousse ressemble étrangement au Barbula muralis ; elle n’en differe
que par la structure de son péristome, et par son inflorescence, dioïque d’après
Sullivant.
No 166. Scouleria aquatica Hook. — Nous avons distribué sous ce nom
une mousse que Mad. Brition a récemment séparée du $. aquatica, en lui don-
nant le nom de 8. marginata (Cfr. Britton, Revision of the genus Scouleria, in
Bull. Torr. bot. Club,XXIT, p. 42). C'est, en effet, une espèce bien distincte, ca-
ractérisée par l’absence de péristome et par l’épaississement du bord des feuilles,
formé de deux couches de cellules.
Mad. Britton a décrit cette espèce sur des échantillons récoltés en 1870 par
Sereno Watson dans le Washington (Spokane Falls), et elle cite une autre loca-
lité : Sacramento River, Sims, Shasta County, Californie; leg. Marshall A. Howe,
1894. Nos échantillons de l’Idaho constituent donc la troisième localité connue
pour cette espèce.
Nous envoyons une étiquette de rechange. — Nous espérons pouvoir distribuer
dans un de nos prochains fascicules le vrai S. aquatica Hook.
No 171. Grimmia pachyphylla Leiberg. — L'auteur compare sa plante au
G. decipiens Lindb. (Bull. Torr. bot. Club, XX, p. 143); mais, en réalité, elle
se rapproche beaucoup plus du G. elatior BS., dont elle se distingue par ses di-
mensions souvent plus fortes, par le poil des feuilles plus large et longuement
décurrent et par l'absence de cellules rectangulaires lisses à la base des feuilles.
Par son port et son tissu, cette belle espèce rappelle les Rhacomitrium du groupe
de l’heterostichum :.
No 176. Orthotrichum Porteri Aust. — Forme du groupe de l'O. cupula-
tum; diffère de ce dernier par ses tiges plus courtes et sa capsule plus petite, à
col sensiblement rétréci, et pourvue seulement de 8 bandes de couleur cannelle
ou rouge-orangée. La coiffe est très velue sur nos échantillons. — Mad. Britton
considère l'O. Peckii Aust. comme un simple synonyme de l'O. Porteri et pense
que celui-ci pourrait être l'O. strangulatum Pal. Beauv. non Sull. (Cir. Bull.
Torr. bot. Club, XX. pp. 402-404 et XXI, pp. 1-4).
No 177. Orthotrichum Braunii BS. — C’est l'O. strangulatum Sulliv.
1 Pendant l'impression de ces Notes, nous recevons le second volume de l’Index
bryologicus du général Paris, dans lequel nous voyons (p. 533) que le G. pachy-
phylla Leib. doit prendre le nom de G. Leibergii Par., attendu qu'il existait déjà
un G. pachyphylla C. Müll. in Flora 1885, p. 422, qui est une espèce de la Terre-
de-Feu.
(13) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSGI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATL. 13
Icones, p. 57, t. 36, non Pal. Beauv; et, d’après Mad. Britton, c'est peut-être
aussi l'O. stellatum Brid., Bryol. univ. I, p. 274; dans ce cas, ce serait ce der-
nier nom qui devrait subsister (Cfr. Bull. Torr. bot. Club, XXI, pp. 1-6).
No 180. Amblyodon dealbatus P.B. var. americanus Ren. et Card.
(ined.) — Differe de la forme type d’Europe par les segments du péristome in-
terne plus longuement et plus étroitement subules, noduleux dans le haut, cou-
verts de grosses papilles et par les feuilles ordinairement plus distinetement den-
ticulees.
Nos 181, 1815. Bryum ontariense Kindb. — Après avoir pendant un cer-
tain temps considéré cette mousse comme suffisamment distincte du B. roseum,
nous avons dû modifier notre opinion à la suite de nouvelles observations qui
nous ont démontré que les caractères tirés de la forme de la capsule ne peuvent
pas servir à la différencier de la mousse d'Europe ; celle-ci présente en effet, assez
souvent, des capsules tout à fait semblables à celles du B. ontariense, un peu
courbees, et munies d’un col assez long, bien distinct. Il ne reste donc, pour dis-
tinguer le B. ontariense, que la forme des feuilles, plus brusquement et un peu
plus brièvement acuminées, à bords plus largement et plus longuement révolutés,
garnis dans le haut de dents généralement plus longues et plus rapprochées, et la
nervure brièvemenl excurrente. Ce dernier caractère, toutefois, se retrouve assez
fréquemment, quoique à un degré moins net, sur certains échantillons d'Europe.
En somme les differences qui subsistent entre ceux-ci et le B. ontariense ne nous
semblent pas pouvoir faire accorder à ce dernier plus que la valeur d’une simple
variété. — Il est probable que le type n'existe pas en Amérique; du moins tous
les échantillons américains que nous avons vus jusqu'ici appartiennent au B. on-
tariense.
Nos 183, 183 bet c. Timmia bavarica Hessl. var. cucullata. (T. cucullata
Mich.). — Cette variété ne diffère de la forme européenne que par ses anthéridies
plus brièvement pédicellées.
No 191. Thelia Lescurii Sull. — Pour nous, cette forme n'est qu'une va-
riété du Th. asprella, tous les caractères invoqués en faveur de son autonomie
se montrant très instables. Celui tiré de la forme des papilles, divisées en 4 ou
> lobes étoilés dans le Th. Lescurii, tandis qu'elles seraient simplement bifides
dans le Th. asprella, n’a aucune valeur, attendu que tous les échantillons de Th.
asprella que nous avons examinés présentent à la fois des papilles bifides et des
papilles étoilées. La longueur de l’apicule et des cils du bord de la feuille ne four-
nit pas un meilleur caractère, et se montre éminemment variable dans le Th. as-
prella, de même que dans l’autre espèce voisine, Th. hirtella. Les caractères
tirés du péristome ne valent pas mieux et ne sont pas plus constants. Nous ne
pouvons donc voir dans le Th. Lescurii qu'une simple variété du Th. asprella,
caractérisée seulement par sa taille plus robuste, ses rameaux plus épais et ses
feuilles plus brièvement apiculées, non ou moins longuement ciliées-frangées aux
bords. Ces caractères ne sont, d’ailleurs, nullement constants. et l’on rencontre
assez souvent des échantillons dont l'attribution à l’une ou l’autre forme peut
14 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
resier incertaine. Mais ceux que nous distribuons sous ce n° 494 sont très bien
caractérisés comme Th. Lescurii. D'après une communication de M. Eaton,
celui-ci croît sur la terre sablonneuse ou dans les crevasses des rochers basalti-
ques, en plein soleil, tandis que le Th. asprella se rencontre sur les troncs d’ar-
bres, dans les forêts. Ces différences de station peuvent expliquer les variations
assez étendues de ce type.
Nos 192, 192 b, 192c. Leskea polycarpa Ehrh. -- Nous distribuons trois
formes de cette espèce : la première répond à peu près exactement au type
d'Europe; les deux autres sont des formes plus robustes, se rapprochant beau-
coup de la var. paludosa Sch.
No 193. Leskea obscura Hedw. (vera!) Sp. Musc., p. 223, t. LVIT, fig. 1-9.
— Par son tissu et la forme de sa capsule, cette espèce se rapproche beaucoup
plus du L. polycarpa que du L. gracrlescens, avec lequel tous les auteurs récents
l'ont confondue. Elle ne diffère du L. polycarpa que par ses feuilles largement
obtuses, à bords plans. Sur certaines tiges, on trouve parfois des feuilles plus
acuminées, se rapprochant beaucoup de celles du L. polycarpa ; mais les feuilles
raméales sont toujours très obtuses. — En somme, cette mousse nous parait
être une espèce de second ou de troisième ordre, à subordonner au L. polycarpa.
Elle croit souvent en mélange avec l’Anomodon obtusifolius. — Le L. subobtusi-
folia GC. Müll. et Kindb. in Macoun, Catalogue, p. 169, est probablement iden-
tique au L. obscura.
No 194. Leskea gracilescens Hedw. Sp. Musc., p. 222, t. LVI, fig. 8-13.
— C'est à tort que C. Müller (Syn. II, 470), et, à sa suite, tous les auteurs mo-
dernes. ont réuni le L. gracilescens au L. obseura. Ainsi que nous venons de
le dire, ce dernier est caractérisé par ses feuilles largement obtuses, tandis que
le L. gracilescens, qui est, d’ailleurs, beaucoup plus grêle, a les feuilles acumi-
nées, aiguës ou subaigues, et d’un tissu plus opaque.
No 196. Eurhynchium graminicolor (Brid.). — Ayant pu examiner un
échantillon original du Hypnum graminicolor Brid. (Pennsylvanie, leg. Muehlen-
berg), figurant dans l’herbier Hedwig-Schwæzgrichen, lequel fait partie des col-
lections du Musée Boissier, nous avons reconnu l'identité de cette mousse avec
celle que Spruce a nommée, bien postérieurement, H. Sullivantii. Le pédicelle
est tuberculeux, la capsule courte, le bec de l’opercule recourbé, assez court.
>ien que nous ne soyons pas partisans des changements de noms dont abusent
tant d'auteurs, sous prétexte de priorité, il nous semble cependant difficile, dans
le cas présent, de ne pas revenir au nom imposé par Bridel, d'autant plus que
d'assez bonnes descriptions du H. graminicolor se trouvent dans le Bryologia
universa de Bridel, II, pp. 455-456 et dans le Synopsis de C. Müller, I. p. 263
(ce qui n'empêche pas toutefois ce dernier auteur de décrire plus loin (p. 430) la
même éspèce sous le nom de H. Sullivantii Spruce). Le H. graminicolor n’a,
d’ailleurs, jamais disparu de la nomenclature, car Jæger et Sauerbeck, le signa-
lent dans leur Adumbratio, en le plaçant dans le genre Trichosteleum, à cause de
son tissu papilleux, mais à tort, puisque les feuilles ont une longue nervure, et
(15) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 415
sans s’apercevoir non plus qu'il fait double emploi avec leur Eurynchium Sulli-
vantit.
No 203. Dicranella Howei Ren. et Card. (Rev. bryol. 1893, p. 30). —
Forme à subordonner comme race régionale au D. varia, caractérisée par ses
feuilles plus écartées, plus flexueuses, subhomotropes, généralement plus allon-
gées, à nervure un peu plus large, à bords plans, par sa capsule un peu plus
étroite et plus allongée sur le sec et par la couleur des touffes d’un vert jaunâtre
moins terne. Peut-être n'est-ce qu'une simple variété.
No 205. Dicranum Mariæ Holzinger (ined). — Cette mousse rappelle assez
par le port le D. sérictum, mais en diffère considérablement par ses feuilles
courtes, oblongues-lancéolées, obtuses ou subobtuses et par son tissu lâche, formé
de grandes cellules lisses, à parois translucides!.
No 206. Dicranum fuscescens var. Eatoni Ren. et Card. (ined.). —
Forme très remarquable, voisine de la var. flexicaule; en diffère principalement
par ses touffes denses, profondes, ses tiges dressées, non flexueuses et ses feuilles
plus courtes, à cellules inférieures moins allongées et à parois plus minces. Sté-
rile. — C'est certainement la forme qui s'éloigne le plus du type; mais cepen-
dant, à moins que la fructification, encore inconnue, n'apporte de nouveaux ca-
ractères, il nous paraît impossible d'en faire une espèce distincte, malgré son
facies particulier.
Celte forme intéressante faisait partie du dernier envoi que nous avons recu
du regretté D. C. Eaton, quelques semaines avant sa mort. |
No 208. Fissidens limbatus Sulliv. -— Les auteurs attribuent à cette espèce
une inflorescence monoïque (fleurs mâles axillaires). Ce caractère ne semble pas
constant : sur la plupart des échantillons que nous avons examinés, l'inflorescence
est organisée comme dans le F. incurvus, c'est-à-dire que la fleur mâle se trouve
à la base de la tige femelle, portée sur un petit rameau radicant. Ce n'est que
très exceptionnellement que nous avons vu 2 ou 3 fleurs mâles axillaires vers le
milieu des tiges fertiles. En ce qui concerne l’inflorescence, le F. limbatus
se rapproche done beaucoup du F. incurvus; les caractères tirés de la capsule,
du péristome et du margo de la feuille ne fournissent pas non plus de notes vrai-
ment distinctives entre les deux espèces, mais le tissu les différencie complète-
ment: dans le F. incurvus, il est formé de cellules transparentes, très distinctes,
lisses, mesurant 8 à 14 x de diamètre, tandis que dans le F. lémbatus le tissu, très
opaque, est composé de petites cellules très chlorophylleuses, bombées sur les
deux faces, et ne mesurant que 5 à 7 x.
No 209. Fissidens Bambergeri Sch. — Differe du F. incurvus et du
F. minutulus par le margo peu distinct, très étroit, disparaissant bien avant le
sommet de la feuille et manquant même souvent tout-à-fait sur la lame dorsale,
1 À la suite de nouvelles observations, nous nous demandons maintenant si
cette Mousse n’est pas une forme rabougrie, presque méconnaissable, du D. rhab-
docarpum Sulliv.
16 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
ainsi que dans les feuilles inférieures. Assez distinct dans le haut des ailes de la
partie engainante de la feuille, il devient bientöt submarginal, puis s’efface et
disparait completement dans le bas.
Schimper (Syn. Musc. europ. ed. 2, p. 115) attribue à son F. Bambergeri une
inflorescence dioique, tandis que M. Limpricht (Laubmoose, I, p. 43%), le déclare
polygame. Sur les échantillons récoltés en Louisiane par M. Langlois, nous avons
rencontré quelques fleurs terminales synoiques, mais la plupart des tiges paraissent
dioïques. Il est probable que le mode d’inflorescence est variable; et ce caractère
ne nous semble pas susceptible d’être pris en considération pour la délimitation
des nombreuses formes appartenant au groupe du F. incurvus.
N° 210. Fissidens falcatulus Ren. et Card. (Bot. Gaz. XIX, p. 237, pl.
XXI, B). — Très voisin du F. exiguus Sulliv., dont il diffère seulement par son
port un peu rigide, ses feuilles plus étroites et courbées en faulx à l’état sec et
son tissu plus translucide. L’habitat est aussi très différent, le F. exiguus étant
saxicole tandis que le F. falcatulus est corticicole, comme beaucoup de petites
espèces tropicales. La fructification du F. falcatulus fournira peut-être plus tard
de nouveaux caractères distinctifs.
No 211. Fissidens pauperculus Howe. — Cette espèce, tout récemment
décrite (Erythea, 1894, p. 97) nous paraît identique au F. Arnoldi Ruthe in Hed-
wigia 1870, p. 178 (Cfr. Limpricht, Laubmoose I, p. 444). Toutefois, n'ayant vu
jusqu'à présent aucun échantillon de ce F. Arnoldi, nous ne pouvons pas affirmer
positivement l'identité des deux mousses, et nous devons nous contenter d'appeler
sur ce point l'attention des bryologues. Le F. Arnoldi n’a encore été trouvé que
dans une localité des Alpes de Bavière et près de Hambourg; dans les deux cas, il
eroissait en mélange avec F. crassipes, de même que le F. pauperculus de Cali-
fornie croît au milieu du F. limbatus. Une troisième localité a été signalée pour
le F. Arnoldi en Thuringe, mais M. Limpricht n’en ayant pas vu d’echantillon,
ne la cite qu'avec doute. D'après la description de M. Limpricht, la capsule du
F. Arnoldi est dressée et symétrique, tandis que celle du F. pauperculus est in-
clinée et un peu arquée; c’est le seul caractère qui ne concorde pas avec la des-
cription du F. Arnoldi, et il a bien peu de valeur.
N° 216. Barbula fragilis BS. — Dans sa Preliminary list of the Mosses of
Minnesota, in Minnesota Botanical Studies, p. 285, M. John M. Holzinger men-
tionne cette mousse sous le nom de B. tortuosa var. dicranoides (Ferg.), d’après
une determination de Mad. E. G. Britton. Mais d’après les échantillons que nous
avons reçus et que nous distribuons, c’est une forme rabougrie du B. fragilis BS.
N° 218. Orthotrichum papillosum Hpe. — Dans le Manual of the Mosses
of North America, p. 178, Lesquereux et James, qui font de cette forme une
variété de l'O. Lyellii, la caractérisent par cette simple phrase : « Leaves more
highly papillose. » Mais, ainsi que le fait très justement observer M. Venturi dans
sa remarquable étude des Orthotrichs récoltés par M. le Dr Jul. Röll dans l’Ame-
rique du Nord (Hedwigia, 1893, p. 217 et 230) ce caractère se montre très
instable, non seulement si l’on examine des échantillons différents, mais encore
(17) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 17
sur les feuilles d’une même tige, On ne peut, par conséquent, lui accorder aucune
valeur.
Mais il existe d’autres caractères, qui, sans avoir une grande importance,
donnent cependant à l’O. papillosum un facies assez différent de celui que présente
l'O. Lyellii. Il est ordinairement plus élancé que ce dernier, d’un vert noirätre
obscur, et ses feuilles assez raides à l’état sec, beaucoup plus allongées, très longue-
ment rétrécies et presque subulées, sont en général complètement dépourvues de
ces propagules cloisonnés, si fréquents sur la mousse d'Europe. On peut considérer
l'O. papillosum comme une race régionale et assez stable de l'O. Lyellii, bien
que, comme le fait remarquer M. Venturi (loc. cit., p. 230), il n’est pas rare de
rencontrer des spécimens que l’on ne sait si l’on doit rapporter à l'O. Lyellir
plutôt qu'à l'O. papillosum.
L’O. Pringlei GC. Müll. est une autre forme que l’on réunit généralement à
l'O. papillosum comme simple synonyme. On pourrait en faire une variété de ce
dernier, caractérisée par ses tiges encore plus élancées (atteignant jusqu'à 20 cm.
sur certains échantillons de notre herbier), sa coloration vert-jaunâtre pâle et ses
feuilles flexueuses à l’état sec; elles sont très longues, presque subulées et dépour-
vues de propagules,-comme dans l'O. papillosum.
Au sujet des formes américaines de l'O. Lyellir, nous renvoyons le lecteur à
l'intéressant mémoire, déjà cité, de M. Venturi, ainsi qu'aux Notes on the North
American species of Orthotrichum de Mad. E. G. Britton (Bull. Torr. bot. Club,
XX, pp. 397 à 400). Seulement, tandis que ces deux auteurs déclarent que tous
les échantillons américains qu'ils ont examinés different de l'O. Lyellii d'Europe
par l’absence totale ou la rareté des propagules sur les feuilles, nous tenons à
établir ici que nous possédons plusieurs spécimens de l’Oregon et de Californie
dont les feuilles portent de nombreux propagules; et soit sous ce rapport, soit
par la forme des feuilles, la coloration des touffes et les autres caractères, ces échan-
tillons sont absolument identiques à ceux d'Europe. Par conséquent l'O. Lyellie
type existe incontestablement dans l’ Amérique du Nord ; mais il paraît y être moins
répandu que les formes désignées sous les noms d’O. papillosum et d’O. Pringlei.
Nous ajouterons qu'en Amérique l'O. Lyellii, avec toutes les formes qui en
dérivent, est un type essentiellement occidental, atteignant à peine vers l’est la
base des Rocheuses.
No 220. Bartramia Menziesii var. Baueri. (Glyphocarpa Baueri Hpe.).
Diffère du type par ses feuilles plus larges et plus courtes, à subule moins fine,
plus apprimées, subimbriquées à l’état sec, et par sa capsule oblongue, subpyri-
forme, dépourvue du péristome.
No 993. Bryum sanguilentum Ren. et Card., Rev. bryol. 1893, p. 31. —
Differe des petites formes du B. capillare par sa capsule généralement plus étroite,
colorée en rouge plus ou moins vif dans la moitié supérieure, coloration qui se
dégrade ordinairement vers le col, et par ses feuilles à margo moins marqué, peu
distinct, souvent presque nul. Le B. torquescens, dont la capsule présente une
BULL. HERB, BOISS., janvier 1896. 2
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
coloration analogue à celle qu’on observe dans notre mousse de Californie, est
plus robuste que celle-ci et a les feuilles plus fortement tordues en spirale sur le
sec, le margo plus distinct et l’inflorescence synoique.
Le B. sanguilentum est à subordonner au B. capillare comme espèce de troi-
sième ou de quatrième ordre ou race régionale. Il a été distribué par Sullivant
et Lesquereux, dans les Musci bor.-amer. exsiccati, ed. 2, nos 283 et 284 comme
B. occidentale Sulliv. var. (Cfr. Lesq. et James, Manual, p. 236).
No 225. Aulacomnium palustre Schw. forma. — Touffes denses, peu
profondes; tiges dressees; feuilles le plus souvent obtusément acuminées.
No 229. Fontinalis flaccida Ren. et Card. — Forme plus grêle et plus
rameuse que les échantillons originaux qui ont servi à la description de l'espèce,
ressemblant beaucoup par le port au F. microdonta Ren., mais $’en distinguant
cependant par ses feuilles moins longuement rétrécies, un peu tronquées ou sub-
obtuses et en général assez distinctement denticulées au sommet.
No 240. Tripterocladium leucocladulum C. Müll. — Mad. Britton (Bull.
Torr. bot. Club, XVII, p. 55) considère le T. rupestre Kindb. comme identi-
que au T. leucocladulum C. Müll. Les caractères indiqués pour le T. rupestre
(Macoun. Cat. p. 187) paraissent, en effet, insignifiants. Le no 469 des Canadian
Mosses de M. Macoun ne diffère pas de la mousse de l’Idaho que nous distribuons.
Toutefois, n'ayant pas encore vu d’échantillon authentique de T. leucocladulum,
nous ne pouvons pas certifier l'identité de cette espèce avec le T. rupesire et ce
n’est que sous réserve que nous appliquons à la mousse de l’Idaho le nom de
leucocladulum.
No 241. Camptothecium lutescens BS. — Ces échantillons, de même que
tous ceux que nous possedons d’Amerique, représentent une forme légèrement
différente du type européen, par sa taille un peu plus trapue, ses rameaux sou-
vent plus épais, généralement courbés, et ses feuilles à acumen ordinairement
moins long, parfois un peu homotropes: c’est le Hypnum fulgescens Mitt.,
d’après des spécimens de cette plante, déterminés par M. Mitien lui-même et que
nous devons à l’obligeance de Mad. Britton. Toutefois, il nous est impossible,
après avoir soigneusement comparé ces échantillons au C. lutescens d'Europe, de
séparer ces deux mousses. La description du H. fulgescens publié par M. C. Mül-
ler dans le Botanische Zeitung, 1858, p. 170, ne fait d’ailleurs ressortir aucun
caractère saillant par rapport au C. lutescens. Il est vrai que M. C. Müller com-
pare l’epece de M. Mitten à l’Homalothecium Philippeanum, sans faire mention
de ses rapports avec le G. lutescens; mais les échantillons authentiques de
l’H. fulgescens que nous avons entre les mains prouvent à toute évidence que
cette plante se rattache bien au C. lutescens et non à l’Homaloth. Philippeanum ;
et les différences qui la séparent de la forme européenne du G. lutescens ne nous
semblent pas de nature à autoriser une distinction spécifique.
L'Hypnum pseudosericeum G. Müll. de l’Oregon paraît n'être également qu’une
forme du C. lutescens, analogue sinon identique à l’H. fulgescens Mitt.
Le C. lutescens est, en Amérique, particulier aux Etats de l'Ouest et à la Co-
(19) F. RENAULD ET J. CARDOT. MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 19
lombie anglaise, de même que toutes les autres espèces de ce genre, à l’exception
du C. nitens, qui existe aussi sur le versant atlantique et dans l'Amérique
arctique.
N° 242. Camptothecium alsioides Kindb. — Diffère du C. Amesiæ Ren.
et Card. par son port subdendroïde et par ses feuilles raméales obtuses ou sub-
obtuses, vivement dentées dans le haut et à nervure plus épaisse, chargée de nom-
breuses dents au sommet sur le dos. Les feuilles périchétiales, peut-être un peu
plus brusquement rétrécies que celles du C. Amesiæ, sont tantôt entières, tantôt
un peu dentées ou incisées vers la base de l’acumen.
No 248. Hypnum chrysophyllum var. brevifolium Ren. et Card.
(ined.). — Diffère du type par ses feuilles plus courtes et plus brièvement acumi-
nées et son tissu un peu plus lâche.
No 249. Hypnum orbicularicordatum Ren. et Card. sp. nova. — Cette
mousse dout nous publierons prochainement une description et des dessins dans
un autre travail, est voisine du H. cordifolium, mais s’en distingue facilement
par son port et ses feuilles très molles, suborbiculaires, à tissu très lâche.
u gg —
KALYMNOS
ETUDE BOTANIQUE
PAR
C.-J. FORSYTH MAJOR et William BARBEY
Kalymnos est une île voisine de Samos dans l’Archipel : son point
culminant atteint 679 mètres et porte le nom de Haghios Ilias.
Voici les excursions faites à Kalymnos en 1886 par le Dr Forsyth Major :
28 Juin. Arrivée à Kalymnos de Scalanova en Asie-Mineure.
29 » Ascension du Haghios Ilias de Kalymnos.
30 » Départ de Kalymnos pour Karpathos.
25 Juillet. Escale à Kalymnos en allant de Karpathos au Pirée.
30 » Arrivée au Pirée.
De plus, en 1887, le Dr Forsyth Major a fait un plus long séjour dans
cette île, du 6 au 18 avril, ainsi qu'à deux autres reprises, au mois de
mai, tel qu’il en ressort des extraits de lettres qui suivent :
Kalymnos, 7 avril 1887.
J'espère que vous avez reçu ma carte postale de Syra qui vous annonçait
que mon voyage était commencé. Retenu quatre jours à Syra pour attendre
le vapeur qui devait me mener à Kalymnos, je n’ai pas perdu mon temps
malgré la pluie. Je vous ai récolté la jolie Fritillaria au Mont Pyrgos à
environ 400 mètres, ainsi que plusieurs autres bonnes espèces. Arrivé ici,
qu’elle n’a pas été ma surprise de rencontrer des difficultés de la part de
la première autorité de l’île, le Kaimakan, gouverneur, qui me prit pour
un archéologue déguisé et me conseilla poliment de me rembarquer
pour Samos. Je lui dis que je ne connaissais pas l'archéologie et que,
(2) C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 21
mon passeport étant en règle, j'étais d’avis qu'il n’avait pas le droit de
m'empêcher de cueillir des fleurs, d’attraper des animaux, de ramasser
des pierres et que je le ferai dans tous les cas, avec ou sans son consente-
ment. Alors il changea de ton et me dit qu'il ne mettrait pas d’obstacle à
mes recherches scientifiques, mais qu’il n’était pas permis d'employer
ma machine photographique qu'il fit séquestrer. J’ai protesté contre cet
acte arbitraire et en ai écrit à M. Marc à Samos, le seul consul britannique
que je connaisse personnellement en Orient, en le priant de se mettre
en rapport avec le consul anglais à Chios et si c’est nécessaire avec le
ministre d'Angleterre à Constantinople; c’est à Chios que réside le gouver-
neur général dont dépend le Kaimakan de Kalymnos. Je prévois d’autres
désagréments, mais ne suis pas homme à baisser pavillon et plier bagages
devant un Kaimakan.
Je suis assez content de ma récolte de Kalymnos et espère vous faire
un envoi d'ici, si mes plantes arrivent à sécher à temps. La flore n’est
pas très riche, mais me semble très importante. Parmi les choses qui
m'ont frappé, se trouve un petit Viola à fleurs blanches, grandeur du
Viola biflora, et une magnifique Bellevalia jaune, exhalant un délicieux
parfum de jacinthe.....
Demain je ferai une excursion a la petite ile de Telandos ' dont je me
promets beaucoup.
Ile de Kalymnos, 13 avril 1887.
Pluie torrentielle depuis quelques jours; je suppose que ce seront les
dernières de la saison; j'ai pu néanmoins faire de bonnes récoltes. La
flore est pauvre mais intéressante et je crois que je pourrai vous la faire
assez complète. Parmi les choses qui m'ont frappé ces jours, est un
Dianthus arborescent à moi inconnu, aux feuilles charnues, ressemblant à
celles du Crithmum qui croît sur les rochers perpendiculaires pres de la
mer. Malheureusement nous ne sommes pas à l’époque de la floraison et
outre des calices desséchés de l’année dernière, il n’y a que quelques
retardataires frais assez chetifs.....
Sous le rapport géologique et zoologique, l’île est aussi intéressante.
Je travaille beaucoup et m'en trouve fort bien. Ce soir j'ai diné chez
un compatriote, Écossais archéologue qui a épousé une belle Kalymniote
et j'ai eu beaucoup d'informations importantes.
Votre respectueusement affectueux C.-F. Mason.
1 Voir Bulletin de l'Herb. Boiss. III (1895) p. 174-176.
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Ile de Kalymnos, 47 avril 1887.
Mon cher Monsieur,
Il se peut que la lettre que je vous ai écrite l’autre jour vous arrive
avec la présente, parce qu'un des bateaux a fait faux bond. Le bateau à
vapeur qui, l’année passée, faisait les courses de Karpathos, Kassos, etc., a
repris ses voyages; aujourd'hui il est arrivé d’une manière tout à fait in-
attendue. Comme il touchera Astypalæa au retour, je pourrai en profiter
une autre fois; pour aujourd'hui il est trop tard, et je serai par conséquent
obligé de modifier mes plans, n’ayant pas assez d'occupation ici jusqu’au
retour du bateau qui aura lieu seulement dans quinze jours; je compte
partir demain pour Kos, m’y arrêter 4 à 5 jours, retourner ici après pour
prendre le bateau pour Samos et Nicaria qui me prendront le plus de
Vathy-Samos, 2 mai 1887.
AB A Kalymnos j'ai beaucoup travaillé; l’herborisation venait toujours
en premiere ligne; mais j’ai pu faire aussi d'importantes collections géo-
logiques, paléontologiques et zoologiques. De plus j'ai recueilli des dates,
statistiques et des notes sur les coutumes, etc... Enfin j’ai deux petits
carnets remplis de chansons populaires en dialecte de Kalymnos......
Vathy-Samos, 16 mai 1887.
he Deux expéditions à la recherche du Dianthus de Kalymnos n’ont
amené que de maigres résultats; évidemment ce n’est pas l’époque de la
floraison et la plante ne se trouve que sur un seul rocher.
Voici l’énumération des 234 espèces recueillies par M. le docteur C.-J.
Forsyth Major pendant ces divers séjours dans l’île :
1. Clematis cirrhosa L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen I, p. 2.
In declivibus septentrionalibus montis Kirapsili 8 aprili 1887. No 601.
2. Anemone Coronaria L. — I, p. 11.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400-600 metr. s. m. s. 5
aprili. No 603.
3. Anemone fulgens J. Gay. — I, p. 11.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 metr. 5 aprili; in lapidosis elatioribus vallis Vathys 7 aprili;
in calcareis montis Kirapsili 8 aprili; in umbrosis calcareis septentrionem
spectantibus 12 aprili; in calcareis montis Haghios Ilias 26 aprili. No 604.
(4) C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 23
Anemone fulgens J. Gay £. purpureo-violacea Boiss. — Boissier,
Flora Orientalis, volumen I, p. 12.
In glareosis montis Haghios Ilias 5 aprili. No 605; 6 aprili. No 83; in
lapidosis elatioribus vallis Vathys 7 aprili. No 8%; in calcareis ad
pedem rupium septentrionem spectantium montis Haghios Ilıas 26 aprili.
No 605.
Anemone fulgens J. Gay. var. — I, p. 12.
In calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias 26 aprili.
No 605.
%. Adonis microcarpa DC. — I, p. 18.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400 metr. s. m. s. à aprili;
in calcareis vallis Vathys 8 aprili; in campis incultis schistosis montis
Vigla, litus meridionali-occidentale 13 aprili. No 606.
5. Ranunculus calthæfolius Jordan. — I, p. 24.
In uliginosis frutis montis Haghios Ilias ad 400 cire. m. s. m. s.
5 aprili. No 608.
6. Ranunculus psilostachys Griseb. — I, p. 30.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-500 m. s. m. s. 5 aprili. No 382.
7. Ranunculus chærophyllos L. — I, p. 31.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-500 m. s. m. s. 5 aprili. N0 616; in incultis montis Tou Farangou
Vouno 6 aprili. No 81; in calcareis vallis Vathys 8 aprili; in saxosis cal-
careis supra pajum Damos 12 aprili. No 616.
8. Ranunculus Creticus L. — I, p. 32.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-500 m. s. m. s. 5 aprili. Nos 618 et 82 et 26 aprili. No 618; vallis
Vathys 7 aprili. No 648: ad rupes calcareas verticales septentrionem spec-
tantes montis Kirapsili 8 aprili. No 618.
9. Ranunculus muricatus L. — I, p. 56.
Ad fontem supra pagum Damos 12 aprili. No 611.
10. Leontice leontopetalum L. — I, p. 99.
In campis ad Vathys 15 aprili. No 620.
11. Papaver rhœas L. — I, p. 113.
In arenosis pumiceis vallis Vathys 8 aprili. No 622; in rupestribus cal-
careis prope Photis, haud procul a mari, litus meridionali-oceidentale,
13 aprili.
12. Hypecoum procumbens L. — I, p. 124.
Ad vias prope pagum Pothæa 5 aprili. No 624.
13. Fumaria parviflora Lam. — I, p. 135.
In incultis prope pagum Chorion 9 aprili ; in campis prope pagum Pothæa
41 aprıli. No 626.
24
1%.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Fumaria macrocarpa Parl. — Boissier, Flora Orientalis, volumen I,
p. 137.
Ad pedem rupium calcarearum montis Haghios Ilias 7 et 26 aprili. No 627.
Matthiola sinuata R. Brown. — I, p. 148.
Ad muros castri « Perakästro » 15 aprili.
Arabis verna L. — I, p. 168.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 m. s. m. s. 5 aprili. No 632; 7 aprili. No 80; in umbrosis cal-
careis montis Kirapsili, prope cenobium Panaia 8 aprili. No 632.
Arabis albida Stev. ;. thyrsoidea Boiss. — I, p. 174.
In rupibus calcareis verticalibus septentrionem spectantibus montis
Haghios Ilias, ad 450-500 m. s. m. s. 5 et 26 aprili. No 631; 7 aprili.
Nos 79 et 631; in monte Rirapsili 8 aprili. No 631.
Erysimum aciphyllum Boiss. — I, p. 204.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 200-600 m. s. m. s. meri-
diem spectantibus 5 aprili. No 42%; 7 aprili. No 77; 26 aprili. No 424.
Malcolmia Chia Lam. — I, p. 228.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias,
ad 450-550 m. s. m. 5 aprili. No 636; in umbrosis prope Damos 12 aprili;
in schistosis incultis montis Vigla, litus meridionali-occidentale 43 aprili.
No 636.
Alyssum fulvescens Sibth. et Sm. I, p. 280.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias in cacumine 5 aprili. No 641;
ad septentrionem 7 aprili. No 73; ad meridiem 26 aprili. No 641.
Alyssum foliosum Bory et Chaub. — I, p. 282.
In umbrosis calcareis septentrionem spectantibus prope Damos 12 aprili.
No 640.
Erophila vulgaris DC. — I, p. 304.
In saxosis calcareis supra pagum Damos 12 aprili. No 643.
Clypeola microcarpa Moris. — I, p. 308.
5-7 aprili. No 76.
Biscutella Columnæ Ten. — I, p. 321.
6 aprili. No 74; in lapidosis elatioribus vallis Vathys 7 aprili. No 645;
in calcareis meridiem spectantibus montis supra Damos 12 aprili; haud
procul a mare prope H. Photis 13 aprili; in calcareis montis Galadhiani
occ.-sept.-occ. insulæ Kalymnos 1% aprili; in calcareis septentrionem spec-
tantibus montis Haghios Ilias 26 aprili. No 645.
Æthionema Creticum Boiss. et Heldr. in Supplementum Floræ Orien-
talis, p. 61.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400-500 m. s. m. 5 aprili ;
in saxosis calcareis montis Kirapsili 8 aprili; in umbrosis calcareis septen-
trionem spectantibus prope Damos 12 aprili. No 649; in insula Kalymnos.
No 78.
(6)
26.
27.
28.
29.
30.
31.
32.
33.
34.
3.
- 36.
37.
38.
39.
40.
C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 25
Thlaspi perfoliatum L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen I, p. 325.
In saxosis calcareis supra pagum Damos 12 aprili. No 647.
Thlaspi Natolicum Boiss. — I, p. 326.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 m. s. m. s. 5, 7 et 26 aprili. No 72 et No 646.
Brassica Cretica Lam. — |, p. 391.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 652; in monte Kirapsili
8 aprili; ad rupes calcareas verticales ad septentrionem pagi Damos
12 aprili. No 652.
Cistus villosus L. — I, p. 436.
In saxosis calcareis vallis Vathys 8 aprili; in calcareis montium circa
sinum Arzinondha oce.-sept.-oce. 14 aprili. No 657.
Cistus parviflorus Lam. — I, p. 437.
In saxosis calcareis ad meridiem montis Kirapsili 8 aprili. No 658.
Cistus salviæfolius L. — I, p. 438.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 656.
Helianthemum guttatum L. — I, p. 440.
In monte Galadhiani 1% aprili. No 659.
Helianthemum salicifolium L. — I, p. 441.
In monte Haghios Ilias 5 aprili. No 660; in Kalymnos 6 aprili. No 71;
in declivibus calcareis ad meridiem montis Kirapsili 8 aprili. No 660.
Fumana Arabica L. — I, p. 449.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 aprili. No 661; in Kalym-
nos 6 aprili. No 70; in calcareis meridiem spectantibus montis supra Da-
mos 12 aprili; in monte Galadhiani 1% aprili; in calcareis montium circa
sinum Arginondha 1% aprili; in monte Haghios Ilias 26 aprili. No 661.
Fumana glutinosa L. — I, p. 449.
In declivibus calcareis meridionalibus montis Kirapsili 8 aprili; in in-
cultis schistosis montis Vigla 13 aprili. No 662.
Viola tricolor L. 5 Demetria Boiss.? — I, p. 466.
In incultis Tou Farangou Vouno 6 aprili. No 69.
Dianthus fruticosus L. — I, p. 499.
Ad rupes calcareas perpendiculares prope H. Photis, haud procul a mare
16 aprili. No 664.
Tunica velutina Guss. — I, p. 516.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400 m. s. m. s. 5 aprili;
in campis schistosis incultis montis Vigla 13 aprili; in monte Galadhiani
1% aprili. No 676.
Silene Juvenalis Del. — I, p. 579.
In arenosis pumiceis vallis Vathys 8 aprili. No 362.
Silene Behen L. — I, p. 583.
7 aprili. No 68; in schistosis incultis montis Vigla lit. mer.-occ.
43 aprili; in calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 670.
26
HM.
43.
Lu.
45.
46.
47.
h8.
49.
31.
92.
93.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Silene Gallica L. £. quinquevulnera Boiss. — Boissier, Flora Orien-
talis, volumen I, p. 59.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 672.
. Silene colorata Poir. Supp. Fl. Orient., p. 9%.
In lapidosis vallis Vathys 8 aprili. No 674.
Alsine tenuifolia L. — I, p. 685.
5-7 aprili. No 67; in calcareis septentrionem spectantibus montis
Haghios-Ilias 26 aprili. No 478.
Arenaria graveolens Schreb. — I, p. 700.
In rupibus Haghios Ilias 29 julio 1886. No 560 et 26 aprili 1887.
No 681,
Stellaria media Vill. — I, p. 707.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias, ad 400-600 m. s. m. s. 5 ap-
rili. No 359.
Cerastium Illyricum Ard. — I, p. 720.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 450; in Kalymnos 5-7 aprili.
No 66; in umbrosis calcareis septentrionem spectantibus prope Damos
12 aprili. No 450.
Malva Cretica Cav. — I, p. 818.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 65; in incultis prope Chora 13 aprili; in
incultis schistosis montis Vigla, litus meridionali-occidentale 13 aprili;
in calcareis montium circa sinum Arginondha et in calcareis montis Ga-
ladhiani ad occ.-sept.-occ. 4/4 aprili; in incultis calcareis montis Haghios
Ilias 26 aprili. No 693.
Malva sylvestris L. — I, p. 819.
Ad muros castri Perakastro 15 aprili. No 692.
Linum nodiflorum L. — I, p. 853.
In declivibus calcareis meridionalibus montis Kirapsili 8 aprili. No 695.
0. Linum humile Mill. — I, p. 861.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 6%; in calcareis montis supra Damos 12 ap-
rili; in campis schistosis incultis montis Vigla 13 aprili; in calcareis
montis Galadhiani 14 aprili; in calcareis meridiem spectantibus montis
Haghios Ilias 26 aprili. No 697.
Geranium molle L. — I, p. 882.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 63; in umbrosis calcareis prope caenobium
Panaia Kirapsili 8 aprili. No 822,
Geranium lucidum L. — I, p. 884.
In glareosis calcareis ad pedem rupium septentrionem spectantium
montis Haghios Ilias ad 450-550 m. s. m. s. 5 et 26 aprili; in umbrosis
calcareis prope Damos 12 aprili. No 820.
Erodium cicutarium L. — I. p. 890.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 821 ; in Kalymnos 7 aprili.
N° 61 ; in calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 821.
(8)
54.
DD.
96.
97.
98.
59.
60.
61.
62.
63.
64.
65.
66.
67.
C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 2
Erodium gruinum L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen I, p. 892. .
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 700; in incultis vallis Vathys
7 et 8 aprili. No 62 et No 700; in calcareis meridiem spectantibus montis
supra Damos 12 aprili. No 700.
Ruta Chalepensis L. 8 bracteosa Boiss. — I, p. 922.
Ad rupes calcareas faucium montis Tou Farangou Vouno 6 aprili.
No 824 et No 60 ; in campis schistosis incultis montis Vigla 13 aprili. N0824.
Rhamnus sp. No 792. — Boissier, Flora Orientalis, volumen II, p. 14.
In calcareis septentrionem spectantibus ad septentrionem pagi Damos
12 aprili.
Genista acanthoclada DC. — II, p. 39.
Ad rupes calcareas montis Haghios Ilias 26 aprili. No 860.
Trigonella Monspeliaca L. — II, p. 76.
=. In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 m. s. m. s. 5 aprili. No 854.
Trigonella Balansæ Boiss. et Reuter. — II, p. 83.
In calcareis montis Galadhiani occ.-sept.-occ. 14 aprili; in schistosis
incultis montis Vigla 13 aprili. No 856.
Medicago rugosa Lam. II, p. 98.
In arenosis pumiceis vallis Vathys 8 aprili. N. 843.
Trifolium Cherleri L. — II, p. 119.
In monte Haghios Ilias 5 aprili. No 849.
Trifolium clypeatum L. — II, p. 129.
In rupibus calcareis verticalibus faucis Tou Farangou Vouno 6 aprili.
No 59; in campis schistosis incultis montis Vigla litus meridionali-occi-
dentale 13 aprili ; in rupestribus calcareis prope H. Photis, haud procul a
litore meridionali-occidentali maris 13 aprili. No 844.
Trifolium scabrum L. — II, p. 130.
In incultis schistosis montis Vigla 43 aprili. No 846.
Trifolium tomentosum L. — II, p. 138.
In schistosis montis Vigla 13 aprili. No 845.
Trifolium spumosum L. — II, p. 139.
In schistosis montis Vigla ad litus meridionali-oceidentale montis Vigla
15 aprili ; in calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 850.
Trifolium agrarium L. — II, p. 150.
Ju umbrosis calcareis septentrionem spectantibus prope Damos 12 aprili.
No 345.
Anthyllis vulneraria L. var. — II, p. 158.
In declivibus calcareis meridionalibus montis Kirapsili 8 aprili; ın
monte Galadhiani 14 aprili. No 829.
. Tetragonolobus purpureus Moench. — II, p. 175.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 828.
28
69.
70.
71.
83.
84.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
Securigera Coronilla DC. — Boissier, Flora Orientalis, vnlumen II,
p- 176.
In Japidosis vallis Vathys 8 aprili; in campis prope pagum Chora
13 aprili. No 839.
Coronilla parviflora Willd. — II, p. 183.
In lapidosis vallis Vathys 7 et 8 aprili. No 58 et no 81; in caicareis
montium circa sinum Arginondha, litus occident. sept. occidentale
44 aprili. No 841.
Onobrychis æquidentata Urv. — Ii, p. 528.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400 m. s. m. s. 5 aprili.
No 853.
. Vicia hybrida L. — II, p. 570.
Kalymnos 7 aprili. No 57.
73. Vicia lathyroides L. — Il, p. 575.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 837.
. Vicia Salaminia Heldr. et Sart.? — II, p. 591.
In saxosis calcareis haud procul a mare 13 aprili; in calcareis ad
pedem rupium septentrionem spectantium montis Haghios Ilias 26 aprili.
No 840.
. Vicia microphylla Urv. — II, p. 592.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 aprili. No 838.
. Lathyrus Aphaca L. — II, p. 602.
In calcareis prope pagum Kalymnos 7 aprıli. No 56.
. Amygdalus orientalis Ait. % discolor Spach. — Il, p. 643.
In saxosis caleareis montis Kirapsili ad 500 m. s. m. s. 8 aprılı.
No 864.
. Pyrus amygdaliformis Vill. — II, p. 654.
In saxosis calcareis vallis Vathys 8 aprili. No 866.
. Umbilicus intermedius Boiss. — II, p. 769.
In lapidosis elatioribus vallis Vathys 9 aprili. No 873.
. Sedum glaucum W. et K. ; Bithynicum Boiss. — II, p. 789.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 370.
. Sedum sp. N° 366.
In calcareis ad pedem rupium septentrionem spectantium, montis
Haghios Ilias 26 aprili.
. Saxifraga tridactylites L. — II, p. 808.
In umbrosis prope Damos 12 aprıli. No 875.
Saxifraga hederacea L. — II, p. 812.
In glareosis calcareis Haghios Ilias 5 aprili; in umbrosis prope Damos
42 aprili. No 876.
Bupleurum Gerardi Jacq. — II, p. 845.
In calcareis umbrosis septentrionem spectantibus prope Damos 12 aprili;
in monte Haghios Ilias 26 aprili. No 894.
(10) C.-J. FORSVTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 29
85.
86.
87.
88.
89.
90.
IH.
92.
93.
94.
95.
96.
Mn.
Scaligeria cretica Urv. — Boissier, Flora Orientalis, volumen II,
p- 875.
In calcareis montis Kirapsili ad 500 m. s. m. s. 8 aprili. No 885.
Microsciadium tenuifolium Boiss. — II, p. 890.
In calcareis montis Haghios Ilias 26 aprili. No 458.
Scandix grandiflora L. — II, p. 897.
In umbrosis calcareis septentrionem spectantibus prope Damos 12 aprili;
in campis schistosis incultis montis Vigla 13 aprili; in litore meridion.-
occidentali 13 aprili; in monte Haghios Ilias 26 aprili. No 897.
Ferula glauca L. — II, p. 99.
Ad rupes calcareas fere inaccessibiles supra pagum Damos 12 aprili;
haud procul a mari lit. mer. occid. prope H. Photis 13 aprili. No 890.
Tordylium Apulum L. — II, p. 879.
Prope Photis in schistosis incultis montis Vigla et prope Chora
43 aprili; in calcareis montis Galadhiani et circa sinum Arginondha
1% aprili. No 879.
Malabaila aurea Sibth. et Sm. — II, p. 1053.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 880.
Orlaya platycarpos L. — II, p. 1071.
In saxosis calcareis haud procul a mare 13 aprili. No 895.
Caucalis leptophylla L. — II, p. 1084.
In lapidosis calcareis vallis Vathys 8 aprili; in monte Galadhiani
4% aprili. No 896.
Sherardia arvensis L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen III, p. 19.
In calcareis vallis Vathys 8 aprili. No 900.
Galium canum Requien. — III, p. 65.
In umbrosis calcareis septentrionem spectantibus prope Damos 12 aprili;
ad rupes calcareas prope H. Photis, haud procul a litore meridionali-ocei-
dentali maris 13 aprili. No 807.
Galium Aparine L. — Iil, p. 69.
In glareosis calcareis septentrionem speetantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 m. s. m. s. 5 aprili; in lapidosis elatioribus vallis Vathys
7 aprili; in calcareis meridiem spectantibus montis supra Damos 12 aprili ;
in rupestribus calcareis maritimis prope H. Photis 16 aprili. No 905.
Galium spurium L. , tenerum G. et G. — III, p. 69.
In rupestribus calcareis prope H. Photis haud procul a mare 13 aprıli.
No 906.
Galium caudatum Boiss. — III, p. 71.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 et 26 aprili; in Kalymnos
7 aprili. No 53 et no 54; in saxosis calcareis montis Kirapsili 8 aprili;
prope Damos 12 aprili.
30
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
98. Vaillantia hispida L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen III, p. 82.
In Kalymnos 7 aprili. No 55: in rupestribus calcareis prope H. Photis
et in campis schistosis incultis montis Vigla 13 aprili. No 903.
99. Valeriana Dioscoridis Sibth. — III, p. 90.
100.
101.
102.
103.
104.
105.
106.
107.
108.
109.
110.
Ad rupes calcareas verticales faucium montis Tou Farangou Vouno
6 aprili; in calcareis montis Galadhiani 14 aprili ; in calcareis septentrionem
spectantibus montis Haghios Ilias 26 aprili. No 914.
Valerianella Soyeri Buchinger. — III, p. 402.
In Kalymnos 7 aprili; in umbrosis caleareis prope cenobium Panaïa
Kirapsili 8 aprili; in arenosis pumiceis incultis vallis Vathys 8 aprili ; in
saxosis calcareis supra pagum Damos 12 aprili. No 52.
Valerianella vesicaria W. — III, p. 112.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 912.
Valerianella obtusiloba Boiss. — III, p. 112.
In glareosis calcareis meridiem et septentrionem spectantibus montis
Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 913.
Knautia bidens Sibth. — III, p. 127.
In saxosis meridionalibus montis Kirapsili 8 aprili; supra Damos
42 aprili; in monte Galadhiani 1% aprili; in Haghios Ilias 26 aprıli.
No 375.
Pallenis spinosa Cass. — III, p. 180.
In campis incultis vallis Vathys 8 aprili. No 916.
Inula heterolepis Boiss. — III, p. 197.
Ad rupes calcareas montis Haghios Ilias 30 junio 1886. No 558.
Phagnalon Gr&cum Boiss. — III, p. 221.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili; ad rupes prope Photis 16 aprili.
No 932.
Helichrysum siculum Spreng. — III, p. 229.
In calcareis prope pagum Pothaca 8 aprili. No 933.
Helichrysum Orientale Tourn. — III, p. 230.
Ad rupes calcareas verticales septentrionem spectantes montis Kirapsili
8 aprili. No 424.
Micropus bombycinus Lag. — III, p. 241.
In schistosis incultis montis Vigla 13 aprili; in calcareis montis
Haghios Ilias 26 aprili. No 929.
Evax pygmæa L. — III, p. 242.
In Kalymnos 5-7 aprili; in incultis montis Vigla et prope Chora
43 aprili. No 931.
. Filago spathulata Presl. — III, p. 246.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 51.
. Anthemis Chia L. — III, p. 311.
In glareosis calcareis summi montis Haghios Ilias 5 et 26 april.
No 92%; in Kalymnos 6 aprili. No 48; in calcareis montis Kirapsili
(12) C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 31
8 aprili. No 924; in rupestribus calcareis supra pagum Damos 12 aprili ;
in campis schistosis incultis montis Vigla 15 aprili. No 924.
113. Chrysanthemum segetum L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen III,
p. 336.
In saxosis calcareis vallis Vathys 8 aprili. No 923.
114. Senecio vulgaris L. — III, p. 386.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 et 26 aprili ; in umbrosis
prope Damos 12 aprili. No 922.
115. Senecio leucanthemifolius Poir. — III, p. 388.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias, ad 400 m. s. m. s. 5 et
26 aprili; in umbrosis Kirapsili ad 500 m.; supra Damos 12 aprili ; in
campis incultis schistosis montis Vigla 13 aprili. No 364.
116. Chamæpeuce Alpini Jaub. et Spach « mutica DC. — III, p. 554.
Ad rupes calcareas montis Haghios Ilias 30 junio 1886. No 559.
— — 8 camptolepis Boiss.
Ad rupes calcareas perpendiculares haud procul a litore meridionali-
occidentale maris prope H. Photis 13 aprili 1887. No 447.
417. Tyrimnus leucographus Cass. — Ill, p. 555.
In calcareis meridiem spectantibus montis Haghios Ilias 26 aprili. No 784.
118. Jurinea Anatolica Boiss. — III, p. 574.
In Kalymnos 6 aprili. No 46; calcareis aridis montanis supra pagum
Pothæa 8 aprili ; incultis prope pagum Chorion et schistosis prope Damos
9 aprili,; incultis montis Vigla 13 aprili; calcareis montis Galadhiani
1& aprili. No 415.
119. Centaurea spinosa L. — II, p. 654.
In Kalymnos 6 aprili. No 45.
120. Centaurea acicularis Sibth. — II, p. 677.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 m. s. m. s. 5 aprili. No 456.
121. Centaurea No 561.
In rupestribus calcareis montis Haghios Ilias 30 junio 1886.
Se rapproche le plus de Centaurea dumulosa Boiss. II, p. 654 : sans
doute une espece nouvelle pour le futur monographe.
122. Centaurea No 789.
Ad rupes calcareas prope H. Photis; haud procul a litore meridionali-
occidentali maris 13 aprili ; in calcareis septentrionem spectantibus montis
Haghios Ilias 26 aprili.
Nos échantillons ne sont pas assez développés pour permettre une
détermination; mais ils rappellent les rosettes stériles du Centaurea
exscapa Urv.
123. Centaurea Nos 47 et 788.
In Kalymnos 7 aprili. N° 47; in saxosis prope pagum Pothala 15 aprili.
N° 788 ; ad rupes calcareas montis Haghios Ilias 26 aprili. No 788.
124.
125.
128.
129.
130.
133.
136.
137.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
Crupina Crupinastrum Mor. — Boissier, Flora Orientalis, volumen III,
p- 699.
In calcareis montis Galadhiani ad litus O. S. O. 1% aprili. No 782.
Cichorium divaricatum Schousb. — III, p. 716.
In ineultis schistosis montis Vigla et prope Chora 43 aprili ; in calcareis
montis Galadhiani 1% aprili; in rupestribus calcareis maritimis prope
Photis 16 aprili. No 938.
. Rhagadiolus stellatus DC. — III, p. 722.
In Kalymnos, 7 aprili. No 43.
. Thrincia tuberosa L. — III, p. 726.
In Kalymnos 6 aprili. No 41; in umbrosis calcareis 12 aprili; ad pedem
montis Haghios llias 26 aprili. No 941.
Geropogon glabrum L. — II, p. 744.
In Kalymnos 7 aprili. No 44; in calcareis montis Galadhiani 1% aprili.
No 942.
Tragopogon longirostre Bisch. — III, p. 745.
In saxosis calcareis vallis Vathys 8 aprili; in lapidosis schistosis
montis Vigla 13 aprili. No 947.
Scorzonera elata Boiss. — III, p. 769.
In lapidosis schistosis montis Vigla litus merid.-oceid. 13 aprili; in
calcareis incultis montis Haghios Ilias 26 aprıli. No 372.
. Seriola Æthnensis L. — Ill, p. 785.
In Kalymnos 6 aprili. No 40.
. Taraxacum officinale Wigg. , lævigatum Bisch. — III, p. 787.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias, ad 400 s. m. s. m. 5 aprili.
No 946.
Sonchus glaucescens Jord. — III, p. 796.
In Kalymnos 7 aprili. No 950 et 42; in arenosis pumiceis vallis Vathys
8 aprili. No 950.
. Rodigia commutata Sprg. — III, p. 880.
In campis incultis vallis Vathys 8 aprili. No 443.
. Lagoseris bifida Vis. — III, p. 881.
In Kalymnos 6 aprili. No 949 et 39; ad pedem rupium Haghios Ilias
26 aprili. No 949.
Campanula lyrata Lam. — III, p. 899.
In monte Haghios Ilias 5 aprili; ad rupes calcareas verticales faucium
montis Tou Farangou Vouno 6 aprili. Nos 439 et 37; in valle Vathys
7 aprili. No 37; in incultis prope pagum Chorion 9 aprili; in schistosis
montis Vigla lit. mer. occ. et prope H. Photis 13 aprili; in calcareis
montis Galadhiani 14 aprili. No 459.
Campanula erinus L. — III, p. 932.
In rupestribus calcareis haud procul a mare, prope H. Photis lit. mer.
occid. 43 april No 951.
(14) C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 33
138. Specularia pentagonia L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen III,
p- 959.
In lapidosis montis Tou Farangou Vouno 6 aprili, No 38; in calcareis
vallis Vathys 8 aprili. No 353; in campis prope pagum Chora 13 aprili.
No 353 ; in calcareis montis Galadhiani 1% aprili. No 353.
139. Anagallis arvensis L. £& cærulea Lam. — Boissier, Flora Orientalis,
volumen IV, p. 6.
In Kalymnos 7 april. No 36; in calcareis vallis Vathys 8 aprili.
No 778; in incultis schistosis montis Vigla 13 aprili ; in calcareis montis
Galadhiani 14 aprili.
140. Asterolinum Linum stellatum L. — IV, p. 10.
In arenosis pumiceis incultis vallis Vathys 8 aprili; in monte Haghios
Ilias 5 et 26 aprili. No 777.
141. Olea europæa L. — IV, p. 36.
In saxosis calcareis montis Kirapsili ad 500 m. 8 aprili. No 775.
142. Convolvulus tenuissimus Fl. Græc. — IV, p. 107.
In lapidosis calcareis declivium meridionalium montis Haghios Ilias
7 aprili. No 35.
143. Convolvulus Siculus L. — IV, p. 109.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 771.
144. Anchusa undulata L. — IV, p. 152.
In ineultis pumiceis vallis Vathys 7 et 8 aprili. Nos 32 et 768.
145. Anchusa variegata L. — IV, p. 161.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400 m. s. m. s. 5 aprili.
No 764; in Kalymnos 7 aprili. No 31; in arenosis pumiceis vallis Vathys
8 aprili. No 76%; in umbrosis calcareis septentrionem spectantibus prope
Damos 12 aprili. No 764.
146. Psilostemum Creticum W. — IV, p. 177.
In rupestribus calcareis haud procul a mare, prope H. Photis 13 aprili.
No 763.
147. Onosma echioides L. — IV, p. 181.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 757.
148. Onosma frutescens Lam. — IV, p. 190.
In glareosis calcareis supra pagum Chorion 5 aprili. No 756 ; in campis
incultis montis Tou Farangou Vouno 6 aprili. No 34; in calcareis montis
Galadhiani 14 aprili. No 756; in calcareis meridiem spectantibus montis
Haghios Ilias 26 aprili. No 756.
149. Echium pustulatum Fl. Græc.? — IV, p. 206.
Ad vias prope pagum Pothæa 5 aprili. No 761.
150. Alkanna tinctoria L. — IV, p. 227.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias ad 400 m. s. m. s. à et
BULL. HERB. BOISS., janvier 1896. 3
34
151.
153.
154.
155.
156.
157.
158.
159.
160.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
26 aprili. No 760; in incullis vallis Vathys 7 aprili. No 30; in arenosis
pumiceis vallis Vathys 8 aprili. No 760.
Alkanna Græca Boiss. — Boissier, Flora Orientalis, volumen IV,
p- 230.
Ad vias prope pagum Pothæa 5 aprili. No 769 ; in incultis montis Tou
Farangou Vouno 6 aprili. No 29.
. Myosotis Idæa Boiss. et Heldr. — IV, p. 236.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 408; in Kalymnos 7 april.
No 33; prope Damos 12 aprili. No 408.
Cynoglossum pictum Ait. — IV, p. 269.
In Kalymnos 7 aprili. No 28; in incultis prope sinum Arginondha
{4 aprili, in calcareis septentrionem spestantibus montis Haghios Ilias
26 aprili. No 770.
Linaria Pelisseriana L. — IV, p. 375.
In campis incultis vallis Vathys 8 aprili. No 751.
Linaria Chalepensis L. — IV, p. 381.
In campis schistosis montis Vigla 13 aprili. No 752.
Scrophularia peregrina L. — IV, p. 39.
In Kalymnos 7 aprili. No 23; in calcareis montium circa sinum Argi-
nondha et montis Galadhiani ad litus ©. S. O. 14 aprili. No 743.
Scrophularia lucida L. var. ficifolia Boiss. — IV, p. 403.
In arenosis pumiceis vallis Vathys 7 aprili. No 24.
Scrophularia heterophylla W. — IV, p. 408.
In calcareis verticalibus prope Chorion 5 aprili; in rupestribus prope
H. Photis 43 aprili. No 742.
Scrophularia canina L. ?% floribunda Boiss. — IV, p. 419.
In arenosis pumiceis vallis Vathys 7 aprili. No 25.
Veronica Cymbalaria Bod. — IV, p. 467.
In glareosis calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias
ad 450-550 m. s. m. s. 5 aprili; in lapidosis elatioribus vallis Vathys
9 aprili. No 749.
. Eufragia latifolia L. — IV, p. 473.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 aprili. No 746.
. Labiatarum No 763 bis imperfectum.
In monte Haghios Ilias 5 aprili. No 763 bs.
3. Lavandula Stoechas L. — IV, p. 540.
In arenosis pumiceis vallis Vathys 8 aprili. No 737.
. Satureia Thymbra L. — IV, p. 567.
In saxosis calcareis 8 aprili. No 736. Verne : Thrymbi.
5. Micromeria nervosa Benth. — IV, p. 569.
In schistosis incultis montis Vigla litus mer. occ. 43 aprili. No 735.
. Salvia triloba L. fil. — IV, p. 595.
Vathys in ineultis arenosis 7 aprili. No 21.
(16) C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 39
167. Salvia Verbenaca L. — IV, p. 629.
In monte Haghios Ilias 5 april. No 727.
168. Salvia viridis L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen IV, p. 630.
In monte Haghios Ilias 5 aprili. No 730; in calcareis prope pagum
Kalymnos 7 aprili. No 20; in campis schistosis incultis montis Vigla haud
procul a mari 43 aprili. No 730.
169. Labiatarum sp. N° 20 os.
In calcareis montis Galadhiani 44 aprili. No 20 bis.
170. Sideritis lanata L. — IV, p. 706.
In schistosis incultis montis Vigla 13 aprili. No 721.
171. Sideritis montana L. — IV, p. 706.
In campis ineultis schistosis montis Vigla 13 aprili. No 720.
172. Stachys Græca Boiss. et Heldr. — IV, p. 723.
In incultis vallis Vathys 7 aprili. No 19; in calcareis montis Haghios
Ilias 26 aprili..No 351.
173. Lamium amplexicaule L. — IV, p. 760.
In glareosis calcareis Haghios Ilias 5 et 26 aprili; in umbrosis calcareis
prope cœnobium Panaia Kirapsili 8 aprili; in umbrosis prope Damos
12 aprili. No 717.
17%. Lamium moschatum Mill. — IV, p. 769.
In lapidosis elatioribus vallis Vathys 7 aprili. No 718 et no 14; in cal-
careis montium circa sinum Arginondha 14 aprili. No 718.
175. Phlomis ferruginea Ten. — IV, p. 787.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 148; in aprieis calcareis vulgatissima 8 aprili.
No 715.
176. Prasium majus L. — IV, p. 798.
Ad rupes calcareas verticales faucium montis Tou Farangou Vouno.
6 aprili. No 712.
177. Ajuga Chia Poiret. — IV p. 802.
In lapidosis calcareis vallis Vathys 8 aprili. No 714.
178. Teucrium brevifolium Schreb. — IV, p. 807.
In campis schistosis incultis montis Vigla, litus merid.-oceid. 13 aprili.
No 708.
179. Teucrium divaricatum Sieb. — IV, p. 816.
In rupestribus calcareis haud procul a mari prope H. Photis lit. mer.-
occid. 13 aprili. No 565.
180. Teucrium Polium L. — IV, p. 821.
Ad rupes montis Haghios Ilias 30 junio. No 563.
181. Plantago Lagopus L. — IV, p. 886.
In arenosis humidis vallis Vathys 8 aprili; in monte Haghios Ilias
26 aprili. No 596.
182. Plantago Psyllium L. — IV, p. 891.
In Kalymnos 7 aprili. No 27.
36
183.
184.
185.
186.
187.
188.
189.
190.
191.
192.
196.
197;
198.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
Cynocrambe prostata Gærtn. — IV, p. 897.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 15 : in monte Haghios Ilias 26 aprili. No 597.
Rumex bucephalophorus L. — Boissier, Flora Orientalis, volu-
men IV, p. 1014.
In monte Haghios Ilias 5-7 aprili. No 600 et no 17; in calcareis montis
Galadhiani 14 aprili. No 600.
Rumex tuberosus L. — IV, p. 1017.
In rupestribus calcareis supra Damos 12 aprili; prope Photis 43 aprili ;
in monte Haghios Ilias 26 aprili. No 599.
Daphne Gnidium L. — IV, p. 1049.
In decliviis septentrionalibus montis Kirapsili 8 aprili. No 440.
Thymelæa Tartonraira L. — IV, p. 1053.
In calcareis supra Damos 12 aprili. No 349.
Aristolochia sp. — IV, p. 1076.
In ineultis prope pagum Chorion 9 april. No 592.
Euphorbia Acanthothamnos Heldr. et Sart. — IV, p. 1105.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 16.
Euphorbia peploides Gou. — IV, p. 1112.
In Kalymnos 7 aprili. No 26.
Urtica pilulifera L. — IV, p. 1147.
In calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias 26 aprili.
No 589.
Arisarum vulgare Targ. — Boissier, Flora Orientalis, volumen V,
p. 44.
In umbrosis rupium montis Tou Farangou Vouno 6 aprili. No 11.
. Serapias laxiflora Chaub. — V, p. 53.
In saxosis calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 573.
. Anacamptis pyramidalis L. — V, p. 57.
In monte Galadhiani 14 aprili. No 576.
. Orchis longicruris Link. — V, 577.
In saxosis calcareis montis Galadhiani 14 aprili ; supra pagum Pothæa
8 aprili. No 577.
Orchis Anatolica Boiss. — V, p. 70.
In glareosis calcareis meridiem spectantibus montis Haghios Ilias ad
450-550 m. s. m. s. à et 26 aprili. No 580; in lapidosis montis Tou
Farangou Vouno 6 aprili. No 13; in saxosis montis Kirapsili 8 aprili.
N° 580 ; in monte Galadhiani 14 aprili. No 580.
Ophrys fusca Link. — V, p. 75.
In Kalymnos 6 aprili. No 12; in saxosis calcareis montis Kirapsili
8 april. No 571.
Ophrys atrata Lindley. — V, p. 78.
Ju monte Galadhiani 14 aprili. No 570.
(18) C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS. 37
499. Iris Sisyrinchium L. — V, p. 120.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 aprili. No 568.
200. Lloydia Græca L. — Boissier, Flora Orientalis, volumen V, p. 202.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 560; in Kalymnos 7 aprili.
No 4; in arenosis pumiceis vallis Vathys 8 aprili. No 560 ; in saxosis cal-
careis haud procul a litore meridionali-oceidentali maris 13 aprili.
No 560 ; in monte Galadhiani 14 aprili. No 560.
201. Gagea foliosa Presl. — V, p. 205.
In monte Haghios Ilias 5, 7 et 26 aprili. No 549: in incultis montis
Tou Farangou Vouno 6 aprili. No 10: supra Damos 12 aprili. No 549;
in lapidosis elatioribus vallis Vathys 26 aprili. No 549.
202. Ornithogalum nutans L. % prasandrum Baker. — V, p. 213.
Ad rupes calcareas verticales septentrionem spectantes montis Haghios
Ilias 26 aprili. No 554.
203. Ornithogalum fimbriatum Willd. — V, p. 221.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 9; in monte Haghios Ilias ad 400 m. s. m.
5 aprili. No 555; in saxosis calcareis montis Galadhiani 1% aprili. No 555.
204. Scilla bifolia L. — V, p. 227.
In saxosis calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 592.
205. Allium trifoliatum Cyr. — V, p. 270.
In incultis prope Chora 13 aprili. No 557.
206. Allium Olympicum Boiss.? — V, p. 254.
In monte Haghios Ilias 30 junio 1886. No 562.
207. Muscari moschatum W. — V, p. 288.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 8 et no 548; in umbrosis rupes-
tribus vallis Vathys 7 aprili. No 8; ad calcareas montis Tou Farangou
Vouno 7 aprili. N°8; supra Damos 12 aprili. No 548 ; ad rupes calcareas
verticales summi montis Galadhiani 14 aprili. No 548.
208. Muscari comosum Mill. — V, p. 291. <
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 aprili; supra pagum
Pothæa 8 aprili. No 547.
209. Muscari Holzmanni Heldr. — V, p. 292.
In Kalymnos 7 aprili. No 7.
210. Muscari racemosum L. — V, p. 546.
In monte Haghios Ilias 5 aprili; in saxosis calcareis summi montis
Kirapsili 8 aprili ; in lapidosis calcareis vallis Vathys 8 aprili. No 546.
211. Muscari commutatum Guss. — V. p.296.
In Kalymnos 7 aprili. No 6.
212. Muscari neglectum Guss. — V, p. 296.
In calcareis montis Galadhiani 14 aprili. No 545.
213. Bellevalia sp. No 544.
Ad rupes calcareas verticales septentrionem spectantes vallis Vathys
7 aprili. No 54%. Tantum fructifera.
38
214.
215.
216.
217.
218.
219.
220.
221.
222.
223.
224.
225.
226.
227.
228.
229.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
Bellevalia dubia Guss. — Boissier, Flora Orientalis, volumen V, p. 302.
In lapidosis calcareis elatioribus septentrionem spectantibus vallis
Vathys 5-7 aprili. No 5; in monte Haghios Ilias 5 aprili. No 543; in
saxosis calcareis summi montis Kirapsili ad 650 m. s. m. 8 aprili.
No 543.
Asphodeline lutea L. — V, p. 316.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 561.
Asparagus acutifolius L. — V, p. 337.
Ad rupes calcareas perpendiculares, haud procul a mare prope litus
merid.-oceident. H. Photis 13 aprili. No 541.
Tamus communis L. % Cretica Boiss. — V, p. 344.
In umbrosis calcareis prope sinum Arginondha ad litus occ. sept. occ.
14 aprili. No 539.
Milium vernale M.B. — V, p. 510.
In monte Haghios Ilias 5 et 26 aprili. No 534.
Echinaria capitata L. — V, p. 565.
In rupestribus calcareis supra pagum Damos 12 aprili. No 520.
Cynosurus elegans Desf. V, p. 571.
In calcareis septentrionem spectantibus montis Haghios Ilias 26 aprili.
No 523.
Poa pratensis L. — V, p. 516.
Ad pedem montis Haghios Ilias 26 aprili. No 516.
Poa bulbosa L. — V, p. 605.
In valle Vathys 8 aprili; in monte Galadhiani 14 aprili; in monte
Haghios Ilias 14 aprili. No 519.
Bromus Matritensis L. — V, p. 649.
In monte Haghios Ilias 26 aprili; in calcareis montis Galadhiani
14 aprili. No 527.
Trisetum ? No 515.
In Galadhiani 14 aprili; in calcareis meridiem spectantibus montis
Haghios Ilias 26 aprili. No 515.
Gramineæ sp. No 511.
In calcareis Haghios Ilias 26 aprili.
Cupressus sempervirens L. — V, p. 705.
Ju declivibus septentrionalibus montis Kirapsili 8 aprili; in monte
Galadhiani 14 aprili. No A142.
Juniperus Phœnicea L. — V, p. 710.
In monte Galadhiani 14 aprili; in Kirapsili 8 aprili. No 587.
Ephedra campylopoda C. A. Meyer. — V, p. 715.
Ad rupes calcareas perpendiculares maritimas prope H. Photis 16 aprili.
No 584.
Ceterach offleinarum Willd. — V, p. 722.
In glareosis calcareis montis Haghios Ilias 5 aprili. No 506.
(20)
C.-J. FORSYTH MAJOR ET W. BARBEY. KALYMNOS, 39
230. Cheilanthes odora Sw. — V, p. 725.
231.
232.
233.
234.
In rupestribus calcareis vallis Vathys 7 aprili. No 2; in Kalymnos
9 aprili. No 503.
MUSCI
Funaria Fontanesii Schw.
Bryum Donianum Grev.
In Kalymnos 5-7 aprili. No 1. (Dr F. Camus det.).
Funaria Fontanesii Schw. et Bryum Donianum Grev.
Ad rupes calcareas septentrionem spectantes vallis Vathys 7 aprili.
No 801. (Dr F. Camus det.).
HEPATICÆ
Reboulia hemisphærica Raddi.
In Kalymnos 7 aprili. No 7bzs. (Dr F. Camus det.).
LICHENES
Cladonia endiviæfolia Fr. Lich. Europ., p. 212, det. Prof. J. Müller-
Arg.
In umbrosis calcareis prope Damos 12 aprili. No 811.
40
EINE NEUE
SACCOLABIUM-ART
F. KRANZLIN
Saccolabium Barbeyæ n. sp. Caulescens. Foliis late ovate-oblon-
gis bifidis utrinque rotundatis firmis carnosis ad 12 cm. longis basi 3 cm.
latis; racemis multo brevioribus congestis capitatis distichanthis, bracteis
minutis quam ovaria pedicellata stricta multo brevioribus. Sepalis ovato-
oblongis acutis lateralibus antice paulum productioribus angulatis; petalis
ovalis aculis subsimilibus; labello omnino integro carnoso leviter compli-
cato antice retuso medio apiculalo, calcari primum saccato deinde in calcar
proprie dicendum ineurvum apice inflatum angustato, toto calcari labello
fere æquilongo; gynostemio brevi infra dilatato tumido incrassato medio
sulcato, anthera antice longe producta uniloculari, polliniis 2, caudicula
lineari, grandula minuta, rostello angusto lineari. Flores viridi-albi fere
4,5 cm. diam. odoratissimi (fere graveolentes dicendi) odorem violarum
et Tazettarum referentes; sicci nigrescunt.
Die Blütenstände dieser höchstwahrscheinlich südasiatischen Pflanze
copieren an Grösse, Form und Farbe die des Dendrobium viridi-roseum
var. candidulum ; fügen wir hinzu einen Renanthera-ähnlichen Aufbau, so
giebt dies einen annähernden Begriff von der Pflanze. Die Blätter sind
fest und fast knorpelig, ihre beiden Spitzen abgerundet und nahezu gleich
lang. Die Blütenstände sind kurz und entspringen scheinbar den Blättern
gegenständig. Die Blüten stehen zu je 18-20 zweizeilig in den Achseln
sehr kurzer Deckblätter an einer ungefähr 6 cm. langen Spindel, also
ziemlich gedrängt. Das obere Sepalum und die Petalen sind eiförmig, die
seitlichen Sepalen sind am vorderen Rande etwas vorgezogen; die Lippe
ist absolut ungeteilt, breit oval, etwas eingerollt, vorn grade abgestutzt
(2) F. KRANZLIN. EINE NEUE SACCOLARIUM-ART. LA
mit einer feinen Spitze. Der Sporn bildet erst einen rechtwinkligen Sack
und hinter demselben einen ziemlich stark vorwärts gekrümmten, an der
Spitze kugelig aufgetriebenen Sporn. Die Säule ist die der Lypischen Sacco-
labien. Sie ist nach unten auffällig verbreitert und zeigt eine dicke, schwie-
lige, augenscheinlich sehr saftreiche Verbreiterung, welche dicht über
der Spornmündung steht. Man denkt hierbei unwillkürlich an die eigen-
tümlichen Schwielen von Cleisostoma, aber die ganze Bildung ist doch
nichts weiter als eine etwas vorgewölbte, sehr saftreiche Wandung; den
Wert eines aus der Wand hervortretenden Callus, oder wie man es sonst
nennen will, kann man dieser Bildung nicht zuschreiben. Da ferner diese
ganze Partie in der Mitte durch einen Schlitz geteilt ist, so ist von einer
« Schliessung des Mundes » (was doch Cleisostoma bedeuten soll) that-
sächlich nicht die Rede; die Spornmündung liegt ganz frei zu Tage. Der
übrige Apparat, Anthere, Pollenmassen, Klebscheibe sind ganz und gar
die von Saccolabium. Die Farbe der Blüte ist weiss mit grünem Anflug;
ihr Duft einer der schönsten, welche bei Orchideen vorkommen, es ist
ein schwer zu definierender Geruch, welcher an Veilchen und in etwas
an Tuberosen erinnert. Der Duft ist so stark, dass die eine Blütenrispe,
welche der Autor erhielt, in einer Minute das ganze (nicht kleine) Arbeits-
zimmer völlig erfüllte. Abgesehen von dem durchdringenden Geruch der
Staubopeen und verwandter Pflanzen wohl der stärkste bei Orchideen
vorkommende Duft.
Die Pflanze blühte zu la Pierriere in der Sammlung von Mad. Barbey-
Boissier. Die Angabe, sie sei ein Angræcum vom Congo ist, obwohl
mein gelehrter Freund Herr O’Brien Autorität ist resp. sein soll, auf jeden
Fall irrthümlich. Weder ist die Pflanze ein Angræcum noch ist sie west-
afrikanisch; ihre Heimat ist ostwärts zu suchen. Von beschriebenen Arten
zeigen nur zwei und auch diese nur sehr entfernte Anklänge, nämlich
Saccolabium gurwalicum Lindl. (= Rhynchostylis gurwalica Rchb. f.) und
-Saccolabium obtusifoliam Hook. f.
Gross-Lichterfelde, 1. November 1895.
42
Ueber neue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten.
Von
J. FREYN.
(Fortsetzung.)
Campanula latiloba A. DC. Hiefür halte ich nach der Beschrei-
bung in der Flora Orientalis jene Glockenblume, welche von Manis-
sadjian in seinen Plant» Orientales als no 951 aus den Wäldern des
Akdagh bei Amasia ausgegeben wurde. Diese Pflanze ist nun in hohem
Grade merkwürdig weil sie in zwei Formen von so total verschiedenem
Aussehen vorkommt, dass selbst geübte Systematiker sich versucht fühlen
könnten, hierin zwei gänzlich verschiedene « gute » Arten zu sehen und
weil man trotzdem nicht imstande ist, diese Formen auch nur als Varie-
täten zu trennen.
Typisch hat €. latifolia grosse, breit beckenförmige Blüthen, welche bei
2,7 cm. Höhe etwa 4 cm. weit sind. Die Zipfel des Kelches sind dann etwa
12 mm. lang und am Grunde 4 mm. breit. Diese grossen Blüthen stehen
zu 45-17 in einer Aehre ziemlich genähert beisammen und es ist hier-
nach nicht schwer, sich eine Vorstellung von dieser wirklich prachtvollen
Pflanze zu machen.
Die andere Form, welche in Wuchs und Belaubung der typischen völlig
gleich ist, hat nun geradezu winzige Blüthen, die nicht grösser sind, als
jene der grossblüthigen Podanthum-Arten. Die über den Kelch nur wenig
vorragende Blumenkrone ist nämlich nur 1,4 cm. hoch und 1,2-1,6 cm.
breit, die Kelchzipfel 10,5 mm. lang bei 2,5 mm. Breite am Grunde.
Während nun die Abschnitte der Blumenkrone dieser Form eiförmig,
spitzig sind, sind jene der Lypischen niedergedrückt-eiförmig, ziemlich
stumpf. Das Aussehen der kleinblüthigen Form ist recht unansehnlich.
Ich halte sie auf Grund ihrer lang herausragenden Narben und der, wie
es scheint, nicht voll zur Entwicklung gelangenden Antheren für die
gynodyname Form der Art, während die grossblüthigen Exemplare zwit-
(120) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 43
terig sind. Trotzdem hätle ich beide Formen ohne weiteres mindestens
als Varietäten getrennt, wenn ich nicht auf einem Exemplare beide
Blüthenformen derart vereint vorkommend gesehen hätte, dass die unter-
sten 2 Blüthen gynodynam, klein, alle übrigen aber zwitterig und gross
sind. Ich bewahre es in meinem Herbar.
Cyonura erecta Griseb. Die Blüthen dieser Art sind weiss und
zwar auch in getrocknetem Zustande. Der Sammler Manissadjian’s brachte
nun aus Süd-Gappadocien Exemplare dieser Art mit, welche wenig-
stens getrocknet, tief orangegelbe Blüthen haben, sich aber sonst durch
nichts von der in jener Gegend ebenfalls vorkommenden weissblüthigen
Form unterscheiden. Diese tiefgelbe Form ist vom trockenen Thale Sasak
bei Hadschin unter n. 970 ausgegeben.
Alkanna orientalis Boiss. Zur naturgemässen Anordnung der
Arten der Gattung Alkanna hat Boissier in der Flora Orientalis In-
dument und Farbe der Blumenkrone. dann Form und Oberflächen-Be-
schaffenheit der Nüsschen benützt. Er gelangte so zu einer völlig befrie-
digenden Gruppirung der Arten. Trotzdem finde ich, dass die Form der
Nüsschen kein verlässliches Unterscheidungs-Merkmal bildet — wenig-
stens bei A. orientalis ist es so der Fall. Ich besitze diese Art in sehr
guten, fast fruchtreifen und in blühenden Exemplaren von nicht wenigen
asiatischen Standorten (nebenher erwähnt sei, dass die bulgarischen
Pflanzen dieses Namens nach dem von Siribrny gesammelten und auch
durch Bænitz edirten Materiale theils zu A. primuliflora Griseb., theils
zu A. Stribrnyi Velen. gehören; wenigstens finde ich es so bei meinem
Materiale). Ich glaubte darnach 2 Arten vor mir zu haben : eine robuste
mit rechtwinklig gebogenen Nüsschen und eine gracile, deren Nüsschen
so stark gebogen sind, dass die Spitze knapp neben die Basis zu liegen
kommt. Ein blühendes Individuum von mittlerer Tracht erweckte jedoch
Bedenken. Es zeigte sich nun, dass die robuste Form nebst den recht-
winklig gebogenen Nüsschen auch solche besitzt, welche genau so zusam-
mengeknickt sind, wie jene der gracilen und dass beiderlei derart ge-
knickte Nüsschen so gleichartig sind, dass sie, unter einander gemischt,
unmöglich gesondert werden könnten. A. orientalis varürt also in dieser
Hinsicht so stark, dass man ohne Kenntnis dieses Thatbestandes die zarten
Formen in einem ganz andern Formenkreis suchen müsste, als in jenem
der A. orientalis.
Verbascum (Thapsus) Tempskyanum Freyn et Sint.n. sp.
e grege Euthapsus Boiss. Fl. Orient., filamentis lana albida et florum pedi-
cellis calyci æquilongis vel sublongioribus donata. Biennis, dense sordide-
tomentosum tandem flavicans, caule mediocri, crasso inferne obtuse an-
4% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (121)
gulaio, superne tereti, dense foliato et tomento adpressissimo cano in
racemum vix compositum elongatum abeunte; jolüs planiusculis minute
crenulatis radicalibus lanceolato-oblongis acutiusculis basi longe angustata
sessilibus, caulinis infimis radicalium similibus sed minoribus et minus
angustatis ad summa ovata subcaudata basi obtusa sessilia sensim decres-
centibus, floralibus bracteæformibus valde diminutis, floribus fasciculatis
pedicellatis, pedicellis inæquilongis, calyce dense tomentoso-cano flavicante
9 mm. iongo ad °/ı in lacinias elongato-triangulares partito; corolla flava
magna; filamentis 3 brevioribus (e sicco) dense griseo-lanatis, 2 longioribus
fuscescentibus unilateraliter barbatis cæterum glabris antheris decurrenti-
bus; capsula ignota. (2) Augusto.
Armenia turcica, Gümüschkane : in pascuis alpinis « Jaila » dictas
die 6. aug. 1894 leg. Sintenis (exs. 7254).
Maasse : Stengel 40-50 cm. hoch, wovon die Hälfte auf den Blüthen-
stand kommt, längste Basilarblälter 18 cm. lang bei 4 cm. Breite etwas
ober der Mitte, oberstes Stengelblatt unter der Inflorescenz 2,7 cm. lang,
am Grunde 1,6 cm. breit; Traube 3-4,5 cm. dick, Kelch 9 mm. lang, Blume
3,5 cm. weit.
In der Tracht dem V. Thapsus L. ähnlich, aber davon schon durch die
schmalen Blätter weit verschieden; von dem nächst verwandten V. cam-
pestre Boiss. et Heldr. durch dichtes Indument und daher selbst im vor-
geschritlenen Zustande graue (nicht grüne), viel kleinere Blätter, gestielte,
grosse Blüthen und eiförmige (nicht lineale) Bracteen ebenfalls weit ab-
weichend. Von V. armenum Boiss. ei Kotschy, das ebenfalls schmalblätirig
ist und gestielte Blüthen hat, ist V. Tempskyanum durch kleineren Wuchs,
nur sehr schwach (nicht doppelt) gekerbte Blätter, traubigen (nicht ris-
pigen) Blüthenstand, viel grössere Blüthen und Kelche verschieden. Am
ähnlichsten ist V. Tempskyanum dem V. pycnostachyum Boiss. et Heldr.,
welch’ letzteres jedoch keine herablaufenden, sondern durchaus sitzende
Antheren besitzt und deshalb der Sektion Lychnitis Benth. zugezählt
werden muss.
Verbascum (Lychnitis) varians Freyn et Sini. n. sp. e grege
Glomerulosorum macrocalycinorum filamentis lana intense purpurea.
Bienne (?), caule adscendente vel erecto crasso rubido laxe floccoso niti-
dulo obtusangulo superne in paniculam angustam strictam ramosam
abeunte folioso, folüs crenatis rugosis primordialibus stellato-tomentosis,
cæteris floccosis virescentibus glabrescentibus, ab infima petiolata elliptica
vel oblonga oblusiuscula ad summa ovata acuminata vel oblongo-ovata ob-
tusa cordata adnata semiamplexicaulia sensim diminutis; floribus laxe
glomeratis usque binis vel solitarüs bracteis lineari-lanceolatis virentibus
(122) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 45
flore longioribus suffultis in racemos laxiusculos ad apicem confertas dis-
posilis; pedicellis subinæqualibus sed omnibus calyce subbrevioribus;
calyce viridi + 5-6 mm. longo subaccrescente ad basin usque in lacinias
Iineares obtusiusculas diviso; corolla extus laxe stellatim tomentosa parva,
filamentis purpureis, inferne intense purpureo-lanatıs, longioribus supra
medium glabris, brevioribus ibi dense albido-lanatis, antheris omnibus renı-
formibus, capsula ignota. (2)? Junio.
Armenia turcica, Gümüschkane : in declivibus silvaticis montis
Darsosdagh die 5. junio 1894 leg. Sintenis (ex. 5797).
Maasse : Stengel 45-60 cm. hoch, am Grunde 4-7 mm. dick ; Grund-
blätter auf 3-6 cm. langem, deutlich abgesetztem Stiele, die grössten bei
der forma latıfolia, 9,5 x 5,5 em., dagegen bis 11,5 x 4,2 cm. bei der forma
longifoha, wobei die grösste Breite in oder wenig ober oder unter der
Mitte liegt; unterste Bracteen 15 mm. lang, wenig über À mm. breit; Kelch
5-6 mm. lang, seine Abschnitte gleichmässig, aber kaum 0,5 mm. breit;
Blumenkrone etwa 2,2 cm. weit.
V. varians nimmt eine Mittelstellung zwischen der Gruppe der Glome-
rulosen und den kurzstieligen Blattarioiden ein; sie könnte leicht ein
Bastard zweier Arten aus diesen Gruppen sein — welcher? kann ohne
Kenntnis des Consortiums nicht angedeutet werden. Am nächsten steht
sie dem V. gnaphalodes MB. und besonders dem V. eriorhabdon Boiss.,
welch’ beide aber so durchgreifend verschieden sind, dass ein näherer
Vergleich entfallen kann.
Hierher ziehe ich auch eine seinerzeit ohne Namen ausgegebene (viel-
leicht nur Herbst-) Form, nämlich
ß. pilosior Freyn et Sint. Omnino typi latifolii, sed diversa indumento
copiosiori magis tomentoso et floccoso etiam in pagina superiore foliorum
persistente, foliis tune subecinereis.
Armenia turcica, Kösvedagh : in declivibus lapidosis ad Birachmed
die 20. aug. 1890 leg. Sintenis (exs. 3372).
Das Exemplar, welches mir vorliegt, ist wohl Ende August gesammelt,
während die Art sonst im Juni blüht, aber es ist in der Entwicklung noch
weniger vorgeschritten, als die im Juni gesammelten Stücke, so zwar,
dass ich die Beschaffenheit der Corollen und die Farbe der Staubfaden-
Wolle nicht feststellen kann. Ich stelle diese Herbstpflanze also nach den
habituellen und sonstigen deutlichen Merkmalen zu V. varians. Letzteres
verdient seinen Namen durch die bedeutende Veränderlichkeit seines
Indumentes, in der Zusammensetzung der Blüthenbüschel und in der
Blatiform.
Verbascum (Lychnitis) hadschinense Freyn n. sp. e grege
46 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (123)
Lychnitidearum macrocalycinarum filamentis lana albida.
Bienne (?) caule elato rubido folioso nitidulo laxe stellipili superne in
paniculam magnam striclam ramosam abeunte, foliis infimis et caulinis
infra paniculam sitis ignotis, summis oblongo-elliptieis obtusissimis, inte-
gerrimis utrinque viridibus sed crebre stellipilis basi non angustata obtusa
sessilibus; ramealibus subito diminutis ab infima oblonga ad summa ovata
decrescentibus obtusiusculis basi adnato-cordata semiamplexicaulibus ;
florum glomerulis bracteis ovatis brevissimis viridibus tomentosis suf-
fultis, infimis laxis floribus 1-2 pedunculatis et cyma pedunculata 3-flora
vel racemo sessili plurifloro sæpe repetite cymoso-glomerulalto constanti-
bus ; pedicellis subinæqualibus sed calyce multo longioribus; calyce viridh
stellato-tomentoso minimo 2 mm. vix superante ad basin fere in lacinias
ovato-oblongas oblusas subcarinatas diviso ; corolla minima extus laxe stel-
latim tomentosa, filamentis omnibus lana albida apice glandulosa occul-
tatis, 2 longioribus supra medio glabris, antheris omnibus reniformibus,
capsula parva ovata apiculata dense tomentosa calyce longiore. (2) (?).
Majo. ’
Cappadocia australis, Hadschin : in valle arido Sassak die 23. majo
1893 leg. prost. Manissadjian (exs. 1001).
Maasse: Es liegen mir nur 4 Rispenzweige vor, darnach beurtheilt,
der Stengel mindestens meterhoch sein mag; die Blätter an den Aus-
zweigungstellen sind 6 x 2,2 cm. gross, die grösste Breite in oder etwas
ober der Mitte; Blüthenstiele 6-10 mm. lang, dünn, unverdickt; Kelch
kaum länger als 2 mm.; Corolle 1,5 cm. weit; Kapsel (die best entwickelte
aber wahrscheinlich noch unausgewachsene) 3,5 mm. hoch und in der Mitte
etwa 3 mm. dick.
V. hadschinense ist ein Mittelding zwischen den Arten der Gruppe
Lychnitidea und jenen der Gruppe Triflora, die ich wegen ihrer
kleinen Kelche und der geknäuelten oberen Blüthen der erstgenannten
Gruppe zuweise, woselbst sie mit V. orgyale Boiss. et Heldr. und V. petio-
lare Boiss. et Kotschy habituelle Aehnlichkeit hat. Mit V. orgyale stimmt
sie am meisten überein, doch sind ihre Bracteen eiförmig (nicht borstlich),
die Blüthenstiele 3-4 mal (nicht wenig) länger als der Kelch, die Corolle
viel kleiner, die Rispenzweige sternflockig (nicht verkahlend); von V. petio-
lare ist sie durch eiförmige (nicht längliche) Bracteen, durch die vielmal län-
geren, aufwärts unverdickten Blüthenstiele, anderes Indument des Kelches
— von beiden Arten durch die ganz anders zusammengesetzten Blüthen-
knäule durchgreifend verschieden. Gewöhnlich besteht ein solcher Blüthen-
knäul aus einer gestielten, 3-blüthigen Cyme oder mehrblüthigen Traube,
an deren Basis vorne 2 langgestielte Blüthen postirt sind. Nur die gegen
(124) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 47
die Zweigspitzen zu befindlichen Knäuelchen sind aus ungleich lang ge-
stielten Einzelblüthen zusammengeselzt.
Linaria pyramidata Spreng. ß. Kotschyana Boiss. Flor. Or.
IV. 370. Unter den perennen, gelbblüthigen Arten der Sektion Linaria-
strum, welche scheibenförmige, geflügelte Samen haben, sind a. a. 0.
drei angeführt, deren Samen am Mittelfelde knotig rauh sind : L. pyra-
midata Spr., L. conferliflora Benth. und L. vulgaris Mill. Dagegen sind die
Samen von L. Kurdica Boiss. et Hoh. und L. Aucheri Boiss. fast glatt,
ohne alle Erhöhungen oder Vertiefungen (nur von L. Griffithü Benth.,
die hier aber ausser Betracht kommt, sind die Samen wohl scheiben-
förmig und geflügelt, die Beschaffenheit von deren Oberfläche jedoch un-
bekannt). Von den hier genannten Arten sind nun alle + schmalblättrig,
nur L. pyramidata hat breite Blätter, die beim Typus 5-8 cm. lang und
1,4-2 cm. breit, bei der Varielät jedoch kleiner sind. Die Blüthen der
typischen Pflanze sind 4, jene der Varietät 2,6 cm. lang, in einer selbst zur
Fruchtzeit dicht gedrungenen Aehre angeordnet (der Blüthenstand also
keineswegs pyramidenförmig, wesshalb Boissier den Speciesnamen dieser
Art unpassend findet), Kelch und Lippe sind wollig-papillos. Tournefort
fand die Pflanze zuerst, und zwar in Armenien, sonst ist sie aus Trans-
kaukasien, die Varität aus Armenien bekannt.
Mit der Beschreibung dieser var. Kotschyana stimmt nun fast völlig
eine Linaria überein, welche in neuerer Zeit ebenfalls aus Armenien in
die Herbarien gelangt ist (Gümüschkane : in declivibus ad Istavros die
9. aug. 1890 (exs. 1728); Stadodopi, in campis otiosis die 10. julio 1894
(exs. 6279); Karagölldagh in valle Schadachlar supra Artabir, in campis die
3. aug. 1894 (exs. 7250) leg. Sintenis). Diese Pflanzen unterscheiden sich
jedoch alle von der in der Flora Orientalis gegebenen Beschreibung
durch den breit pyramidenförmigen Blüthenstand und Blüthen, welche
nicht beinahe sitzen, sondern deren Stiel wenig kürzer ist, als der Kelch.
Bei der Pflanze von Istavros ist der Kelch ausserdem nur sehr kurz weich-
haarig und sind die Blätter viel kleiner (die grössten 3,5 cm. lang, bei
1,2 cm. Breite in der Mitte). Die Kelchzipfel aller Formen sind spitz,
eiförmig-länglich bis dreieckig-lanzettlich, die Bracteen krautig, eilanzett-
lich, lang zugespitzt. Jedenfalls machen diese Formen dem Speziesnamen
« pyramidata » alle Ehre und ich kann mich nicht entschliessen sie auch
nur varietätsweise von var. Kotschyana zu sondern, zumal die Veränder-
lichkeit des Indumentes, der Blatt- und der Blüthengrösse auf das deut-
lichste hervortritt.
Am meisten abweichend von diesen Formen ist noch eine Pflanze in
48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (125)
der Sammlung von Alfred Boissier (Cappadocien; Sivas, in collibus die
22. julio 1892 leg. Pere Girard); dieselbe ist in den Grössenverhältnissen
den oben von Istavros verzeichneten gleich, aber die Kelche sind völlig
kahl, die Blüthen nur 20 mm. lang, die Samen. allerdings nicht verschie-
den. Auch diese Form, welche nur das andere Endglied einer Formen-
reihe zu sein scheint, deren anderes Extrem die typische L. pyramidata
Spr. bildet, kann ich nach Vorstehendem von ß. Kotschyana kaum trennen.
Ich behalte es daher weiteren Untersuchungen vor, nicht nur etwa trotz
Obigem dennoch vorhandenen Unterschiede, sondern auch und haupt-
sächlich die geografische Verbreitung der einzelnen Formen festzustellen.
Linaria (Linariastrum) calycina Boiss.! in herbario, Peren-
nis glaberrima carnosula glauca pallescens, radice...., caulibus plurimis
e basi denudata procumbente adscendentibus dense alternatim foliosis in
racemum simplicem oblongum conferlum tandem subelongatum abeunti-
bus, folus crassiusculis oblongo-ovatis vel ellipticis subamplexicaulibus
acutissimis supra enerviis subtus distincte vel indistincte 5-6-nerviis,
bracteis late ovato- lanceolatis magnis pedicello triplo fere longioribus, pedi-
cellis strictis calyci triplo brevioribus, calycis laciniis magnis latis oblongis
vel lanceolato-oblongis acutiusculis basi plurinervus, corolla in genere
maxima flava concolore (?) palato villoso, calcare recto corolla subæqui-
longo,capsula ellipsoidea subdidyma obtusissima, calycis dimidiam æquante,
seminibus subtriquetris, atratis tuberculatis. 2. Majo, junio.
Cappadocia australis, Hadschin : in valle arido Sasak die 23. majo
1893 leg. prost. Manissadjian (exs. 999); collines situées à 2 lieues au
nord du village d’Enekil vers 1350 m. d’alt. (Balansa); Lycia bor. in
vinetis Ainlab et graminosis Ssoffdagh die 14. junio 1856 leg. Hauss-
knecht.
Maasse : Stengel 20-75 cm. lang; grösste Blätter 5 cm. lang, 3 cm.
etwas unter der Mitte breit, oberste 18 X 1,4 bis 1,4 X 0,5; Bracteen
1,4 x.0,5 (unterste) bis 1,2 x 0,4 (oberste); wegen ihrer Grösse an der
Spitze des Stengels einen Schopf bildend; Blüthenstiel der untersten
Blüthen 4 mm. lang, die oberen kürzer; Kelch 13 mm. lang, am Grunde
schief, einseitig, bis 4 mm. breit; die Kelchzipfel etwa 10-42 mm. lang, fast
4 mm. breit; Corolle 50 mm. lang!
Eine gewiss ausgezeichnete Art, deren Samen jenen der L. dalmatica
ähnlich sind, so dass die Pflanze neben die genannte unter die Oblongæ
einzureihen ist, obwohl Manches auch für Beziehungen zu L. damascena
Boiss. et Gaill. spricht. Indessen weicht diese durch nur 3-nervige, lineal-
lanzettliche Blätter, viel kleinere Blüthen, weichhaarige und gewimperte
(126) J. FREYN. ORIENTALISCHE PELANZENARTEN. 49
kleinere Kelche, zum Grunde verschmälerte, elliptisch-längliche Kelch-
zipfel, nicht zottigen, sondern bereiften Gaumen weit ab. L. dalmatica
Mill. hat rispige Blüthenstände, viel kleinere und kürzere Brakteen, viel
längere Pedizelli, viel kleinere Kelche und Corollen etc. Boissier hat seine
Pflanze in der Flora Orientalis IV. 376 als Synonym zu L. dalmatica
ß. grandiflora Boiss. gezogen — nach Vorstehendem mit Unrecht; ich
habe sie demnach neu beschrieben, und zwar nach den Exemplaren seines
Herbars, mit denen die Manissadjian’schen identisch sind.
Scrophularia versicolor Boiss.! Diese Art ist dem Verfasser der
Flora Orientalis nur in einem einzigen und, wie die Beschreibung
beweist, dürftigen Exemplare vorgelegen, welches Calvert bei Erzerum
gesammelt hatte. Neuerer Zeit ist nun durch Sintenis, ebenfalls aus Ar-
menien, eine stattliche Scrophularia in die Herbarien gelangt, die zwar
der Wurzel entbehrt, so dass nicht mit Verlässlichkeit beurtheilt werden
kann, ob sie bienn (wie es von S. versicolor, allerdings fraglich, angegeben
wird) oder ausdauernd ist. Jedenfalls stimmt jedoch diese Art in allem
Wesentlichen mi S. versicolor überein, weshalb ich sie auch mit diesem
Namen versehen habe, zumal der von Herrn Autran ermöglichte Vergleich
des Boissier’schen Originales die Identität der Sinienis’schen Pflanze be-
stätigt. Die vorhandenen Unterschiede bestehen zunächst in der Hochwüch-
sigkeit (ein mir vorliegendes Gipfelstück ist an und für sich schon 40 cm.
lang, während Boissier’s Pflanze nur 26 cm. hoch ist), die Stengel sind
bald unverästelt, bald rispig verzweigt, die Blätter sind bis 10 cm. lang,
die grösseren unregelmässig doppelt fiederspaltig, mit länglichen + ein-
geschnitten gezähnten Lappen. Im Uebrigen kommt die Pflanze im Indu-
ment, in der Form und den Grössenverhältnissen der Inflorescenz und
ihrer Theile mit S. versicolor überein. Der Kelch selbst ist indessen bald
kahl, bald + dicht drüsig bekleidet. Die Standorte, von welchen mir die
Pflanze vorliegt, sind :
Armenia turcica : Erzinghan, in tractu Sipikordagh 1400 m. s. m.
die 5. julio 1889 (exs. 1128) ei Gümüschkane, ad rivum prope Aghaköi
die 31. majo 1894 (exs. 7574) leg. Sintenis. Erzerum 1853 leg. Calvert.
(Herb. Boissier).
Scrophularia (Tomiophyllum) glandulosissima Freyn
et Sint. Perennis (?) tota minute glandulosa, parte superiore (corollis ex-
ceptis) glandulosissima, caulibus adscendentibus vel erectis teretiusculis
elatis + paniculato-ramosis foliosis cum ramis etiam foliosis in thyrsos
oblongas basi subfoliatas abeuntibus, foliis omnibus oppositis integris bre-
viter petiolatis ab infima elliptico-oblonga grosse subduplicatim incisa vel
BULL. HERB. BOISS., janvier 1896. 4
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (127)
dentata ad summa ovata, ovalo-elliptica, rhombea vel breviter oblonga
grosse dentata sensim diminuta — omnibus basi truncatis vel breviter
cuneatis; cymis pedunculatis 6-3floris supremis sæpe unifloris, bracteis
bracteolisque oblongis parvis acutiusculis, pedicellis calyce subæquilongis
crassiuseulis rigidis, calycis glandulosi lacinüs orbiculatis membrana lata
straminea fuscescente denticulata marginatis, corolla virescente, antheris
inclusis, appendice reniformi transverse latiore, capsula depresso-ovata
glabra apiculata calyce vix longiore, seminibus atralis grosse rugosis. % (?).
Majo, Junio.
Armenia turcica, Gümüschkane : ad ripas glareosas rivi prope Agha-
köi die 31. majo (exs. 5668); Stadodopi, in herbidis regionis subalpinæ
die 28. junio (exs. 56685) et in tractu Karagölldagh valle Böjükdere supra
Artabir die 20. julio 1894 fructiferam (exs. 7230) leg. Sintenis.
Maasse : Stengelhühe unbekannt, jedenfalls aber über 40 cm.; die
Zweige schief aufrecht bis fast rechtwinklig abstehend 10-20 cm. lang
und, wenn vorhanden, der Pflanze ein pyramidenförmiges Aussehen ver-
leihend. Thyrsus 22-32 cm. lang, 4 breit, an den Zweigen jedoch kleiner.
Blätter : die grössten 7 X 3,5 cm. (die grösste Breite im unteren Drittel),
die unteren und oberen kleiner, jene der Zweige verhältnismässig breiter
und kaum halb so gross. Pedunkuli 0,8-1,5 (-2) cm. lang, zur Fruchizeit
über °/ı mm. dick ; Blüthenstiele etwa 3 mm. lang, dick und steif; Kelch
4,5 mm. hoch, der Hautrand desselben gelblich, gezähnelt und faltig.
Corolla 6 mm. hoch. Samen sehr ungleichmässig (kurz prismatisch, ei-
pyramidenförmig bis klauenförmig) */s mm. lang.
S. glandulosissima Freyn et Sint. ist eine durch ihre überaus reiche
Bekleidung mit Stieldrüsen sehr ausgezeichnete Art. Die Bekleidung be-
ginnt schon vom Stengelgrunde an. Sie besteht daselbst, sowie auf den
Blättern in sehr kurzen steifen Stieldrüsen, wird nach aufwärts immer
dichter und besteht im Blüthenstande aus zahlreichen drüsentragenden
Gliederhaaren, welche etwas länger sind als der Durchmesser der Pedi-
cellen beträgt und diese. sowie die Pedunkuli, Bracteen, Bracteolæ und
den Kelch (besonders in dessen unterer Hälfte) dicht einhüllen. Selbst
der Griffel und die Filamente sind stieldrüsig, Corolle und Kapsel jedoch
kahl. Die neue Art kann im Indumente nur mit S. taygetea Boiss., der sie
sonst aber unähnlich ist, verglichen werden. Nächst verwandt ist S. pul-
verulenta Boiss. et Noé (die durch Indument, längliche, stumpf gezähnte
Blätter, kurze, blattlose Blüthenstände, kahle Kelche etc. abweicht) und
5. catariæfolia Boiss. et Heldr. (durch vierkantige Stengel, blattlose Blü-
thenslände, längliche Blätter, längere Blüthenstiele verschieden). S. varie-
(128) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 51
gata MB. und Verwandte sind schon durch die Gestalt des Staubfaden-
Rudimentes weit verschieden.
Scrophularia (Tomiophyllum) Sintenisii Freyn. Perennis
e rhizomate lignoso oligocaulis undique corollis exceptis dense breviter-
que glanduloso-pubeseens, caule teretiusculo folioso a medio paniculato-
ramoso vel subsimplici; folüs infimis et rameis oppositis, breviter petiolatis
basi rotundatis subcuneatis ovato-oblongis acutiusculis obtuse et irregula-
riter dentatis summis subintegerrimis diminutis, thyrso inferne foliato
angusto et ob cymas sæpe monanthos fere racemiformi, bracteis herbaceis
minutissimis subsetaceis obtusis, cymis crassiuscule pedunculatis 3-1-floris,
floribus parvis, pedicellis calyce subæquilongis, calycis dense glandulosi
laeiniis ellipticis membrana glabra lacerata pallida marginatis, corolla atro-
purpurea, antheris inclusis, appendice transverse reniformi-cordato majus-
culo, capsula glabra ovata apiculata subdidyma calyce sesquilongiore;
seminibus atrofuscis grosse rugosis. Z. Augusto.
Armenia turcica, Gümüschkane : in parietibus rupium ad Tempede
die 22. augusto 1894 leg. Sintenis (exs. 5550 b).
Maasse : Stengel 35-52 cm. hoch, Zweige 20 cm. lang, Haupt-Thyrsus
22 cm. hoch, 3 breit. Blätter in der Stengelmitte am grössten, bis 7X
3,3 cm. gross (die grösste Breite im unteren Viertel), an den Seitenstengeln
nur halb so gross, die obersten und untersten viel kleiner; Blatistiele der
mittleren Blätter kaum 0,5, der untersten 1,5, der obersten 0,2 cm. lang.
Pedunkuli 5-6 (-11) mm., Pedicelli 3-6 mm. lang, Kelch fast 4, Corolla
5 mm. hoch.
Mit S. glandulosissima Freyn et Sint. zunächst verwandt, aber durch
Blattform, armblüthigen, fast traubigen Thyrsus, armblüthige Cymen,
feinere Blüthenstiele, schmälere Kelchzipfel, kleinere, schwarzpurpurne
Blüthen davon verschieden.
Scrophularia olympica Boiss. ß. integrifolia Freyn et Sint.
Foliis oblongis indivisis margine grosse dentatis, thyrso longiore, cymis
longe pedunculatis sæpissime 2-3-floris summis tantum monanthis a typo
diversa. £. Julio.
Armenia turcica, Gümüschkane : in pascuis alpinis lapidosis tracti
Karagülldagh 1900-2500 m. s. m., Julio 189% leg. Sintenis (exs. 7231).
Scrophularia olympica Boiss. „. macrophylla Freyn et Sint.
Habitu S. laciniatæ W.K., foliis magnis late-cordatis vel lyratis laciniis
duplicatim inciso-crenatis, thyrso multifloro angusto, cymis longe pedun-
culatis 3-5-floris summis tantum monanthis a typo humiliori plantam
quasi depauperatam constituendi differt. £. Julio.
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (129)
Armenia {turcica, Gümüschkane : in pascuis alpinis lapidosis tracti
Karagölldagh 1900-2500 m. supra mare, die 22. julio 1894 leg. Sintenis
(exs. 7231).
Eine habituell von der vorigen, sowie von der typischen S. olympica
recht verschiedene Form, die aber am selben Standorte mit beiden vor-
kommt und keine festen Unterschiede erkennen lässt.
Veronica tenuifolia MB. Flora taur. cauc. I, p. 13. Ueber diese
Pflanze herrschen bei den Autoren Zweifel, an denen einerseits die unvoll-
kommene Beschreibung im I. Bande der Flora taurico-caucasica, anderseits
der Umstand Schuld trägt, dass die Autoren dasjenige übersehen haben,
was Bieberstein selbst im Supplement zum genannten Werke pag. 14 zur
Aufklärung seiner Pflanzen beibringt. Daselbst ist zu lesen: « An demum
omnes conjungendæ sint (nämlich seine V. orientalis, V. multifida (non
Linne), V. tenuifolia und V. austriaca (non Linné) ex cultura constabit ;
jam vero n. 31 (d. i. V. tenuifolia) a 33 (d. i. V. austriaca) amplius specie
haud separo. » Hiernach ist also V. tenuifolia MB., nach ihrem Autor selbst,
mil V. austriaca zu vereinen. Was aber Marschall von Bieberstein unter
V. austriaca meint, ist ebenfalls ganz klar, nachdem derselbe I. c. p. 14
zu seiner Pflanze V. austriaca und V. multifida Jacq. austr. 4, pag. 15,
tab. 329 als Synonim citirt. Da diese Pflanzen Jaquin’s nur durch den
Grad der Blatttheilung von einander abweichen und thatsächlich nur
Formen einer und derselben Art sind, nämlich der V. multifida L. (vergl.
darüber A. Kerner in Oesterr. Botan. Zeitschrift XXIII (1873), p. 373 unter
V. austriaca), so folgt daraus, dass V. tenuifolia MB. in den Formenkreis
der V. multifida L. gehört. Die in der Flora taurico-caucasica enthaltenen
Beschreibungen widersprechen in gar nichts dieser Deutung und es bleibt
daher nur zu erörtern, wodurch Bieberstein seine V. tenuifolia von
V. multifida L. (= V. austriaca MB.) ursprünglich unterschieden hat.
Lässt man das Gleiche der betreffenden Beschreibungen hinweg, so ergiebt
sich folgendes :
V. tenuifolia MB...... foliis pinnatifidis : laciniis lineari-filiformibus.....
caulibus adscendentibus. Hab. in Iberia.
V. multiflda L. (= V. austriaca MB. 1. c.)..... foliis pinnatifidis : lacinlis
lanceolatis inciso-dentatis..... caulibus..... erectis. Communis in campis
collibusque apricis.
Während nun die letzte der beiden Pflanzen thatsächlich weit ver-
breitet ist und in den Landschaften rings um das schwarze Meer (z. B. in
Galatien bei Amasia, Manissadjian exs. 1148) und dann noch bis Sieben-
bürgen und Dalmatien vorkommt, findet sich in Iberien eine Veronica
(130) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 593
mit ebenso grossen Blüthen (Durchmesser 14 mm.), wie jene der V. multi-
fida L. (= V. austriaca MB.) sind, eine Pflanze, welche auf das Genaueste
der Bieberstein’schen Beschreibung der V. tenuifolia entspricht. Sie ist
nämlich viel niedriger, nur 10-15 cm. hoch (worüber MB. übrigens nichts
äussert), der Stengel aus liegendem Grunde aufrecht und die Blätter sind
in fädlich-linale Zipfel getheilt. Dazu kommt, dass die Kelchabschnitte
noch schmäler und ungleicher sind, als an V. multifida L. und auch, dass
diese wohl unzweifelhafte V. tenwifolia MB. überhaupt viel feiner und
zarter ist. Ich besitze dieselbe aus Somchetien, wo sie Conrath auf stei-
nigen Lehnen des Lok am 4. Juni 1891 und am Ledschan bei Privoluge
am 9. Juli 1891 (als V. austriaca var. major Conrath) gesammelt hatte.
Nach meiner Anschauung ist nun diese V. tenuifolia MB. keineswegs Syno-
nim der V. multifida L/ (= V. austriaca MB.), sondern gehört mit der
letzteren wohl zu einem (Vielleicht als V. multifida sensa lato) zusammen-
zufassenden Formenkreise, ist aber von der verbreiteten Form wahrschein-
lich geografisch getrennt und auf Trans-Kaukasien beschränkt. Letzteres
ist um so wahrscheinlicher, als von Boissier und den anderen kleinasia-
tischen Autoren unter V. fenuifolia nicht die oben erörterte Pflanze,
sondern eine davon sehr verschiedene verstanden wird, welche in der -
Flora Orientalis als Varietät zu V. multifida Boiss. und MB. (non L.)
gestellt ist, über welche das folgend unter V. Biebersteini Erörterte ver-
glichen werden wolle.
Veronica Biebersteinii C. Richter in Stapf, die Botan. Ergeb-
nisse der Polak’schen Expedition nach Persien; Denkschr. der mathem.-
naturw. Classe der kais. Akademie der Wissensch. in Wien L (1885);
Sep.-Abdr. p. 24-25. C. Richter hat a. a. O. die V. multıfida MB.. Boiss.
Fl. Orient. und aller Autoren, welche sich mit der kleinasiatischen Flora
beschäftigten, als V. Biebersteinii neu benannt, weil diese Art von der
echten V. multifida L. (welche mit der V. austriaca Jacq. und vieler Au-
toren identisch ist) weit abweicht. V. Biebersteinii hat nämlich Kapseln,
die zum Grunde keilförmig verschmälert sind, gehört also einer ganz
anderen Artengruppe an, wie V. multifida L., deren Kapseln ellipsoidisch,
also zum Grunde abgerundet sind. Diese V. Biebersteini (= V. multifida
Autt. Fl. Orient., non L.) ist nun eine in den Landschaften ost- und süd-
wärts vom schwarzen Meere weit verbreitete Art, welche anderwärts bis
in die Krim und in die Steppen am Ural und an der Wolga vordringt,
südwärts aber ein Gebiet einnimmt, welches bei Constantinopel beginnend,
vom Westen und dem ganzen Inneren von Kleinasien bis zu dessen süd-
lichen Randgebirgen, dann nach Mesopotamien und Armenien reicht. An
x
54 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (131)
seinem Südrande kommt es mit jenem der V. orientalis in Berührung, in
Kaukasien mit jenem der V. tenuifolia MB. (non Autt.), von welch’ beiden
jedoch nur V. orientalis näher verwandt ist. Letzter Name deckt noch
sehr verschiedenartige Formen. welche auf Grund reichlicheren Materials
künftig wohl gebührend zu unterscheiden sein werden (wie z.B. V. Noëana
Boiss., V. suffruticosa Noë etc.), die aber als gemeinsames Merkmal +
längliche, ganzrandige bis wenig getheilte Blätter aufweisen, zum Unter-
schiede von V. Biebersteinü mit + ei- bis kreisrunden, tief zerschlitzien
Blättern. Die vorhandenen Zwischenformen beider Arten bedürfen wei-
terer Aufklärung auf Grund eines nicht durch Zufall zusammengekom-
menen, sondern mit der Absicht gesammelten Materials, diese Aufklärung
zu ermöglichen. V. orientalis Mill. und V. Biebersteinüi C. Richter sind
kleinblüthige Arten (grösster Abstand der beiden mittleren Kronenzipfel
etwa 9 mm.) und hieran schon im blühenden Zustande von V. multifida
L. (non Boiss.), V. tenuifolia MB. (non Boiss.), etc. zu unterscheiden, deren
Blüthen etwa 14 mm. weit sind. |
Boissier hat nun in der Flora Orientalis IV, pag. 442 eine var. tenui-
folia der V. Biebersteimüi G. Richter (= V. multifida Boiss. I. c., non L.)
unterschieden, die sich nach dem von mir durchgesehen zahlreichen
Material (ich konnte dank dem freundlichen Entgegenkommen der Herren
Barbey und Autran das gesammie Boissier vorgelegene Material dieser
Formenkreise ebenfalls benützen) thatsächlich nur als eine kleinblättrige
Form der V. Biebersteinii herausstellte (die also keineswegs eine Rasse
oder « petite espèce » bildet), in der Boissier jedoch die echte V. tenui-
folia MB. gesehen hat, was nach Obigem allerdings nicht zutrifft. Der
Name V. parvifolia Vahl, der von Boissier ebenfalls zu dieser leichten
Form citirt wird, kennzeichnet sie ausserdem weit zutreffender im Ver-
gleiche zu der etwas grösserblättrigen, typischen Form. Die Uebergänge
zwischen dieser letzteren Form und var. tenuifolia sind nun so zahl-
reich und die Unterschiede beider Formen so geringfügig und offenbar
durch den Standort bedingt, dass sie künftig nicht festgehalten werden
sollten.
Besser und zweckmässiger, wenn auch ebenfalls nicht immer scharf,
lassen sich die vorkommenden Formen der V. Biebersteini nach dem
Indument unterscheiden, indem nebst der gewöhnlichen grünen Form
auch eine solche vorkommt, welche so dicht kurzhaarig ist, dass die Pflan-
zen grau erscheinen (= V. tenuifolia var. cinerea Hausskn. et Bornm. in
exsic.).
V. Biebersteinii ist in den letzten Jahren von folgenden Standorten,
(132) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 55
und zwar in meist sehr schön getrockneten Exemplaren, in die Herbarien
gelangt:
Paphlagonia, Tossia : in collibus ad Kawak-Tschesme, 10. majo 1892
leg. Sintenis (exs. 3620 als V. multifida); Kaiseridere 26. junio 1892 Sin-
tenis (exs. 36185 als V. austriaca GB. canescens leiocarpa); Schechdere ad
Giaurdagh 13 majo 1892 Sintenis (exs. 3618) als V. austriaca); Mersiwan,
an Wegrändern, 25. April 1891 leg. Manissadjian (exs. 180 als V. multi-
fida B. tenuifolia); Galatia ad Angora anno 1892 leg. cur. Bornmüller (exs.
3179, roth blühend, und 3180, blau blühend, beide als V. tenuifolia v.
cinerea), Amasia : in saxosis vallis Kirasdere alt. 500 m. s. m. die 25. majo
1890 leg. Bornmüller (exs. 1676 als V. tenuifolia var. cinerea und 1676 b als
V. tenuifolia), ibidem, in collibus aprieis alt. 300-400 m. s. m. die 19. majo
1889 leg. Bornmüller (exs. 791 als V. tenuifolia); ibidem, in subalpinis
montis Akdagh 1300 m. s. m. die 25. majo 1890 leg Bornmüller (exs.
1675); Cappadocia, Siwas: Melekümdagh, 17. mai 1891 leg. Père Girard
(Herb. Boissier); Mesopotamien, Beredschik am Euphrat, 400 m. ü. M.,
8. April 1887 leg. Manissadjian (Flora taurica n° 34, distrib. Sydow; als
V. orientalis; diese und die Pfianze von Siwas sind Mittelformen zu
V. orientalis, die aber mit solchen völlig identisch ist, die Boissier in
seinem Herbare zu V. Biebersteinii (d. i. V. multifida Fl. Or.) gezogen hat);
Armenia turcica, Gümüschkane : in montosis ad Wang, 28. majo 1894
leg. Sintenis (exs. 5644); ibidem, in pascuis subalpinis montis Kaldirim-
dagh, leg. Sintenis (exs. 7578; eine Form mit vorherrschend sehr schmalen,
ganz ungetheilten Blättern !).
Veronica (Veronicastrum) sumilensis Freyn et Sint. cauli-
bus e rhizomate brevi pluricipiti humilibus erectis strictis basi foliorum
emarcidorum reliquiis dense obtectis in racemum spiciformem eis sub-
æquantem laxum pubescentem et insuper sparse glanduliferum abeunti-
bus, nunc scapiformibus aphyllis nune sparsifoliis, foliis carnosulis (?)
nilidis glabris antice parce-crenatis rosularum caulinisque infimis approxi-
matis lanceolato-oblongis obtusis vel acutiusculis, superioribus diminutis
lanceolatis integerrimis sæpe subglanduliferis, pedicellis fructiferis paten-
tibus bractea lanceolata sesqui-duplove, calyce quadruplo longioribus, caly-
eis sparse glandulosi laciniis ellipticis obtusis, corolla....., capsula calyce
duplo longiore glabriuscula subglandulosa subcompressa obcordata trans-
verse sublatiori profunde incisa, seminibus tenuissimis suborbiculatis
concaviusculis umbilicatis. X. Junio ?
Armenia turcica, Sumila : in parietibus rupium die 5. augusto 1889
cum fructibus maturis leg. Sinienis (exs. 1731); Gümüschkane : in fissuris
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (133)
rupium tracti Karagölldagh loco dicto Alask-Sawesi die 29. julio 1894
etiam fructiferam leg. Sintenis (exs. 7237).
Maasse : Siengel 6-10 cm. hoch, Grundblätter (die grössten) 25x
6 mm. oder nur halb so breit; Fruchtstiel 12-10 mm. lang; Kapsel 2,5 mm.
hoch, kaum 3,5 mm. breit, mehr als '/s eingeschnitten; Samen 1 mm.
breit und wenig länger.
Eine nur mit V. gentianoides Vahl zu vergleichende Art, von der sie
durch das gedrungene, mehrköpfige (nicht schiefe, verlängerte und krie-
chende) Rhizom, aufrechte (nicht aufsteigende) Stengel, niedrigen Wuchs,
weichhaarigen mit nur wenigen zerstreuten Stieldrüssen (nicht dicht
stieldrüsigem) Blüthenstand, fast kahle, kaum halb so grosse und nicht
kreisrunde Kapseln und fast doppelt kleinere Samen ausreichend ver-
schieden ist.
Veronica (Alsinebe) debilis Freyn. Annua, + glanduloso-his-
pidula et breviter pubescens simplex vel subramosa, ramis brevibus, race-
mis brevibus laxis, foliis crenatis, minutis infimis ovatis basi abrupte
cuneata in peliolum eis æquilongum attenualis, cæteris rhombeis vel obo-
vato-oblongis basi longe cuneatis, bracteis pedicello 2-3-plo brevioribus
oblongis subcrenatis vei- integerrimis margine sæpe fimbriatis, pedicellis
capillaribus calyce multoties longioribus fructiferis divaricatis apice sur-
sum curvalis, sepalis parvis oblongis, corollæ calyce triplo longiori lobis
tribus azureis quarto tolidem vel basi tantum niveo, capsula glanduloso-
ciliata calyci sublongiore transverse latiore ad mediam partem in loculos
5-6-spermos ovatos obtusos angulo angusto cuneato bifida, stylo longissi-
mo sinu triplo fere longiore, seminibus oblongis biconvexis minimis lævi-
bus. ©). Martio, Aprili.
Antiochia, Aintab : prope Sam die 25. martio 1892 leg. prost. Ma-
nissadjian (exs. 993); Mesopotamia, Biredschik : in monte Dschebel-
Taken, aprili 1889 leg. Sintenis (exs. 129 pro V. Reuteriana)‘.
Maasse : Stengel 4-7 cm. hoch, die grössten Blätter 3X 3'/s mm.;
Fruchtstiele 10-11 mm. lang, Kelch und Kapsel 2 mm. hoch, Corolle
7 mm. weil.
Unter allen Verwandten mit dem längsten Griffel ausgestattet, ist
V. debilis von allen Arten, deren Kapselfächer durch einen schmalen Ein-
schnitt getrennt sind und die sämmtlich kurze Griffel haben, gleich aus-
1 Sintenis theilte mir nachträglich mit, dass Dr. Stapf diese Pflanze ursprüng-
lich für neu gehalten, den in exsic. schon gegebenen Namen aber zurückgezogen
habe.
3 pa
(134) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 57
gezeichnet. Von den drei langgriffligen Arten aus der anderen Gruppe
unterscheidet sich V. debilis durch die Form des Einschnittes, von V. sy-
riaca überdiess durch die an der Spitze nach aufwärts gebogenen weit
abstehenden (nicht schief aufrechten) Pedizellen, 5-6- (nicht 8-10-) samige
Kapselfächer und glatte (nicht runzelige Samen); von V. ceratocarpa
C. A. Mey. durch das Indument, den niedrigen, feinen Wuchs, die kurzen
Trauben, die aufrechte (nicht nickende) Kapsel, deren Fächer eiförmig,
stumpf (nicht lanzettlich-länglich, spitz), 5-6- (nicht 2-3-) samig und deren
Samen glatt (nicht strahlig-runzelig) sind; von V. divaricata Boiss. et Bal.
endlich durch die eiförmigen, stumpfen, (nicht elliptischen, zur Spitze
verschmälerten), 5-6- (nicht 3-4-) samigen, weit von einander abstehen-
den Kapselfächer.
Veronica bartsiæfolia Boiss. ined. Der Name findet sich in der
Flora orientalis unter den Synonimen der V. biloba L. mit der Bemer-
kung « forma major ». Ich glaube nun nicht fehlzugehen, wenn ich hiefür
jene Pflanzen nehme, welche Sintenis im Jahre 1894 in Armenien in
schönen Exemplaren gesammelt hat und die sich durch Hochwüchsigkeit
(es giebt bis 20 cm. lange Exemplare), sehr grosse, lief gezähnte, eiförmige
bis elliptische Blätter und Bracteen, welch’ letztere länger als die Pedi-
zellen sind; durch die am Grunde jederseits meist mit einem tiefen,
spitzen Zahn versehenen Kelchlappen; durch dunkelblaue, etwas grössere
Blüthen und das dichte langdrüsige Indument ausgezeichnet sind. Ich
glaube, dass es sich hier eher um eine lokale Rasse, als um eine blosse
üppige Standortsform handelt. Ich sah V. bartsisfolia von folgenden
Standorten:
Armenia turcica, Gümüschkane : in graminosis ad Godena, 8. majo
(exs. 5474); Ruphena in campis otiosis, 13. majo (exs. 5474b); prope
monaster. Wang, 28. majo (exs. 5474c el d); Taltaban, in campis, 3. julio
(exs. 7576) anni 1894 leg. Sintenis.
(Fortsetzung folgt.)
58
LES MOUSSES CLEISTOCARPES
ET LE
CLIMAT DU TESSIN
PAR
Pascal CONTI
Les cleistocarpes sont tres rares au Tessin : les auteurs qui se sont
occupes de la flore bryologique de la region insubrienne, n’y signalent
que Pleuridium subulatum Br. eur. dans quelques localités. Etonné de cette
rareté et l’attribuant à ce que la région avait été peu explorée, je fis des
recherches spéciales à ce sujet et je dus me persuader que cette rareté
était bien réelle : je n’ai réussi à trouver que quelques misérables exem-
plaires de Phascum cuspidatum Schreb. dans les creux sur le faîte des
murs, à Castagnola et à Carona (500 m.).
Quelles sont les causes de cette rareté? Les Phascacées vivent, on le
sait, exclusivement sur les argiles, les marnes et surtout sur l’humus,
dans les endroits découverts; elles ont besoin pour leur développement
d’une humidité continue et non excessive. Le subsiratum sur lequel
vivent les cleistocarpes est donc le plus instable, le plus sujet à varia-
tions qu’on puisse donner à une plante. Les cleistocarpes cherchent à
donner de la stabilité à leur support, en vivant en colonies nombreuses :
la couche superficielle de l’humus sera ainsi moins facilement érodée par
la pluie et se desséchera plus difficilement par la sécheresse.
Mais il ne faut pas que ces causes défavorables agissent longtemps et
avec trop d'intensité : une pluie trop forte désagrégera le terrain, et les
Phascacées s’élevant à peine à quelques millimètres au-dessus de celui-ci,
seront facilement enfouies sous la boue.
(2) P. CONTI. MOUSSES CLEITOSCARPES. 59
C’est ce qui arrive au Tessin : les vents du sud-ouest qui viennent
s’abattre sur le flanc méridional des Alpes, donnent lieu dans la région
insubrienne à des pluies torrentielles que seule la végétation vasculaire
peut supporter sans dommage. Dans le Tessin donc, les pluies étant
d’une violence extraordinaire, leur travail de destruction est aussi plus
grand qu'ailleurs. Le terrain n’a pas le temps d’absorber l’énorme quan-
tité de pluie qui tombe en peu de temps et celle-ci ruisselle à la surface
en érodant et déplacant les couches superficielles de l’humus : tout ce
qui ne s'élève pas à une certaine hauteur ou qui n’est pas solidement
fixé, sera enfoui ou emporté. Nos pauvres Phascacees, qui s'élèvent à
peine au-dessus du sol, seront donc facilement déracinées ou déplacées.
Grâce à la grande vitalité dont jouissent les mousses, elles pourraient
encore s’en tirer; mais tout de suite après la pluie, on a un ciel sans
nuages et une atmosphère pure, sans brouillards, qui permettent une
forte insolation : sous l’infiuence d’un soleil méridional, la couche super-
ficielle du terrain est bien vite desséchée et toute chance de développe-
ment ultérieur est ainsi supprimée.
Mais si l’action du soleil est tellement active et accentuée, pourquoi
parle-t-on de l'humidité extraordinaire des régions insubriennes et de
l’exuberance de leur végétation ? L’humidite, bien réelle, dont jouit le
Tessin n’est pas la même que celle qu’on trouve de l’autre côté des Alpes;
ce n’est pas une humidité diffuse aussi bien à la surface du sol que dans
les couches profondes. Au Tessin, la forte insolation dessèche le sol seu-
lement à la surface, car les intervalles entre deux orages ne sont jamais
assez longs pour que le dessechement atteigne une grande profondeur ;
par conséquent, le sous-sol est toujours abondamment pourvu d’eau,
que les longues racines des plantes vasculaires peuvent seules aller
chercher. De là l’exuberance de la végétation vasculaire, qui trouve tou-
jours l’humidité nécessaire; les parties aériennes malgré la forte insola-
lion peuvent généralement se passer des moyens de protection dont
usent les plantes xérophyles et se développer de manière à presque
simuler la végétation des contrées humides. La végétation insubrienne
peut dès lors déployer toute les ressources et la puissance de ses appareils
chlorophylliens, certaine que le manque d’eau ne viendra jamais les
rendre inutiles. C’est là une conséquence du climat insubrien, qu'on a
trop négligée et qui pourtant constitue la caractéristique de cette flore et
en explique bien des particularités. Tout cela, il est aisé de le voir, est au
désavantage des cleistocarpes, qui ne peuvent aller puiser l'humidité dans
les couches profondes. Les mousses stégocarpes prennent leur revanche
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
dans les endroits ombragés, sous les bois et dans le voisinage immédiat
des ruisseaux où elles constituent une flore dont la richesse n’est pas
inférieure à celle de la flore vasculaire : les Phascacées, on le sait, ne
pouvant prospérer pour la plupart sous les bois. cette chance de salut
leur fait défaut.
Le Pleuridium subulatum, qui est la seule Phascacée qui ne soit pas
très rare au Tessin, esi aussi une des mousses les plus grandes de cette
famille; il est aisé de voir que justement à cause de sa taille relativement
élevée, il échappe plus facilement que les autres espèces aux causes de
destruction par enfouissement total. Ajoutons que M. Kindberg a trouvé
aux environs de Lugano un Pleuridium subulatum à pédicelle arqué
dépassant les feuilles : cette forme pourrait bien être une adaptation
aux conditions climatériques du milieu. Une autre cause, secondaire
celle-là, de la rareté des Phascacées au Tessin, c’est l'absence presque
complete des terrains argileux purs. Ces lerrains moins sujets à être
érodés par l’eau que l’humus, auraient peut-être offert aux cleistocarpes
des conditions de vie supportables ; malheureusement, c’est à peine s'ils
sont représentés au Tessin.
Genève, 26 décembre 1895.
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(de Hans SIEGFRIED, Bülach pres Winterthur (Suisse.)
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de a Dose de la one de la Moravie, n l'Italie, de
ou; P. argenteeformis Kaufmann, de Moscou; P. Bolzanensis
immeter, du Tyrol meridional; P. geramiordes Willd., de
Arménie ; P. Cappadocica Boissier, ibidem ; P. flori-
bunda Pursh (voisin de la fruticosa), ibidem, en superbes
échantillons ; P. Reuteri Boissier, de la Sierra Nevada
ispagne ; P. incana Lamarck, de l'Espagne orientale ;
. Neumanniana Rehb., de la Moravie ; P. Schurü Fuss, de
la Transylvanie ; P. Pindicola Haussknecht, de la Bulgarie ;
P. pinnatifida Grisebach, de l'Arménie ; etc., ete. —
Parmi les échantillons types, il y a P. AHutert Siegfried
urea L. Xverna L.), de Samaden ; P. rupestris L. var. orien-
ahs Keller et Siegfried, de Arménie. P. verna L. var.
Asiatica Siegfried et Keller, de Arménie : P. caulescens L.
S Cebennensis Siegfried, de l'Espagne ; P. Samadensis Sieg-
d (Tiroliensis Zimmeter X aurea L.), de Samaden.
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DE
L'HEBBIFER Bol 1
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indeterminees,
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBRSY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de ’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
te TEST “
nie ir A ER FE
= BULLETIN
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SOUS-LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome IV. 1896.
N° 2
Prix de l’Abonnement
. A5 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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GENÈVE er BALE
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PARIS. vo BERLIN
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SOMMAIRE DU N° 2. — FÉVRIER 1896.
I. — N. Alboff. — LES FORETS DE LA TRANSCAUCASIE
OCCIDENTALE. 2... 02 6
I. — A. Jaezewski. — MONOGRAPHIE DES u
RIÉES DE LA SUISSE ln 78
HT. — Dr J. Müller. — ANALECTA AUSTRALIENSIA...... 87
IV. — John Briquet. — NOTE SUR L'ÉTAT ACTUEL DE
L’HERBIER DELESSERT ET DU JARDIN BOTANIQUE
DE: GENÈVE. 2 un wer 07
V.— John Briquet. — NOTICE SUR LA VIE ET LES
OEUVRES DE JEAN MULLER 220 AM.
VI. — 3. Freyn. — UEBER NEUE UND BEMERKENSWERTHE
: ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN (Fortsetzung)... ... 13%
APPENDIX No II (suite).
VII. — @. Schweinfurth. — Sammlung Arabisch- #thiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881,
1888, 1889, 1891 und 1892 .................... 131 à 146
Portrait de Jean Müller.
Be =
4me année. N° 2. Février 1896,
CR nn
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LES
FORÊTS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE
PAR
N. ALBOFF
On entend ordinairement sous le nom de Transcaucasie Occidentale,
le pays occupant la partie occidentale de la péninsule du Caucase le
long de la côte de la Mer Noire, et renfermant les provinces suivantes
(à partir du Nord) : le district Tschernomorsky (jadis Circassie),
Abkhasie, Samourzakagne, Mingrélie, Imérétie, Gourie, Koboulétie,
Adjarie et Lazistan (ces trois dernières provinces formant le district de
Batoum).
Ce pays est en général extrêmement montagneux. Les plaines ne se
rencontrent que près de la côte de la mer. Parmi les plus considérables
citons entre autres : les plaines Abkhasienne, Mingrélienne et Iméré-
. tienne. La haute muraille de la chaîne principale du Caucase constitue
la frontière naturelle de ce pays au Nord-Est, tandis qu’à l'Est et au
Sud il est limité par des chaînes secondaires, reliées à la chaîne princi-
pale et connues sous les noms de chaîne Meskhienne, Adjaro-Iméré-
tienne et Adjarienne.
La Transcaucasie Occidentale constitue done un territoire isolé du
reste du Caucase par de hautes chaînes de montagnes, et en même
temps complètement ouvert du côté de la Mer Noire.
Cette situation géographique determine le elimat du pays. En effet,
la chaîne principale du Caucase, s’elevant sous forme de barrière natu-
relle au Nord-Est, en empêche entièrement l’accès aux vents froids du
Nord-Est; par contre, ce pays est tout ouvert à l'influence des vents
ro
BULL. HERB. BOIss., février 1896. 5
62 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
tièdes du Sud-Ouest, qui soufflent de la mer et y apportent un excès
d'humidité. Ces derniers vents prédominant, le elimat est caractérisé
par une température très douce pendant toute l’année et par une humi-
dité exubérante. La température annuelle de quelques localités, où des
observations météorologiques ont été faites, donne environ 14°-15° C.,
la température des mois d'hiver variant de 6,4° à 7,6° C., et celle de
mois d'été de 21,9°-23,2° C. La moyenne d'humidité y varie entre
70-88 °/o. La quantité de pluie tombée pendant l’année donne de 1572
à 2289 mm. au pluviomètre, avec une moyenne de 2000 mm.
Pour pouvoir apprécier la valeur de ces chiffres-là, il nous faut les
comparer aux chiffres climatologiques de l’Europe. Comme température
annuelle et caractère de ses variations pendant l’année, la Transcaucasie
Occidentale se rapproche beaucoup de quelques contrées méditerra-
néennes, telles que la Riviera et la Ligurie. Mais eu égard à la quantité
énorme de pluie tombée nous ne trouvons en Europe rien de semblable.
La différence essentielle dans la distribution des précipitations atmo-
sphériques durant l’année est surtout importante. Tandis que dans la
Méditerranée elles sont concentrées exclusivement sur les mois d'hiver,
en Transcaucasie Occidentale elles se trouvent réparties sur toute
l’année, leur maximum tombant souvent sur les mois d'été. Sous ce
rapport on ne peut comparer la Transcaucasie Occidentale qu'avec le
Japon ou les États Sud-Est de l'Amérique du Nord.
Le climat doux et humide favorise un développement exubérant de
la végétation ligneuse; aussi, de superbes forêts caractérisent le pays
dans toute son étendue. La vigueur de la végétation forestière y est
étonnante. Les terres, laissées incultes pendant deux à trois années, sont
envahies très rapidement par un vigoureux taillis, et vingt-cinq à trente
années sont tout à fait suffisantes pour qu’elles soient couvertes par le
sauvage fourré des forêts vierges.
Grâce à ce climat doux et tiède, les forêts de la Transcaucasie Ocei
dentale renferment en abondance plusieurs essences des régions chaudes
telles que Figuier (Ficus Carica), Laurier, Plaqueminier, Jasmin,
Dioscorea, Rhododendrons arborescents. Dans les endroits les plus
abrités de la région inférieure du pays on trouve en culture presque
toutes les plantes de la Méditerranée : Myrtes, Oleandres, Orangers,
Agaves, Opuntias, Chammaærops, ete., et une foule de plantes exotiques,
comme Camélias, Thé, Lagerstroemia, Eucalyptus, Paulownia, quel-
ques Palmiers, Bambous, même Bananes.
Parmi les plantes exotiques, ce sont les espèces du Japon, de la Nou-
(3) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 63
velle-Hollande et de l’Amerique du Nord qui y sont le mieux accli-
matées (Zucalyptus, Casuarine, Phormium tenax, Xanthorrhoea has-
tilis, Magnolias, Sterculias, Acacias, ete.).
Aussi, c’est exclusivement à la nature de ce climat que sont dues
plusieurs singularites que représentent les forêts de la Transcaucasie
Occidentale dans leur répartition altitudinale. Ces singularites ne se
trouvent nulle part, sauf au Japon et dans les Etats Sud-Est de l’Ame-
rique du Nord, qui jouissent d’un semblable climat. Nous parlerons
plus tard de la nature de ces singularités.
Vu le climat presque uniforme dans toute l'étendue du pays, la végé-
tation forestière est uniforme partout et ne se change presque qu'avec
l'altitude. Quant au changement suivant la latitude, il ne peut être con-
sidérable, comme on peut bien le supposer, vu le petit espace qu’occupe
la Transcaucasie Occidentale (à peine trois degrés). En effet, la compo-
sition des forêts ne subit que de légères variations dans la direction du
Nord au Sud, à partir de l’Abkhasie, province centrale; c’est-à-dire,
elle reste la même en Mingrelie, Imérétie, Gourie, ete. Mais c’est tout
autre chose en Cireassie (district Tschernomorsky), province située au
Nord de l’Abkhasie. Dans la partie méridionale de cette province, la
végétation forestière conserve toujours le caractère général de celle de
la Transcaucasie Occidentale. Mais, dans sa partie septentrionale, à
partir de Touapsé (petit bourg sur la côte de la mer sous 44°10’ latit.)
elle subit tout d’un coup un changement profond. Il consiste 1° en la
disparition de plusieurs plantes toujours vertes, comme buis, laurier,
laurier-cerise, ete., de même que de plantes hydrophiles telles que hêtre,
érable, chätaignier, ete., et 2° en l’apparition dans les forêts de plantes
propres aux pays à climat sec, telles que divers genièvres, formant ici de
vastes fourrés avec les chênes et les Paliurus aculeatus. Ce changement
subit trouve son explication dans une cause analogue à celle qui déter-
mine le climat du reste de la Transcaucasie Occidentale, c’est-à-dire
dans la chaîne principale du Caucase. En effet, précisément sur le paral-
lèle de Touapsé, la chaîne principale, qui avait jusqu'ici une hau-
teur moyenne de 9000 pieds, s’abaisse subitement à 6249 pieds. Plus
loin elle devient encore plus basse. Enfin, sur le parallèle de Noworos-
siysk elle n'excède guère 1000 pieds. La chaîne principale perd done
peu à peu de son importance comme abri naturel contre les vents froids
qui soufflent des steppes du Sud-Est de la Russie et qui ont alors libre
accès dans le pays. Il en résulte, naturellement, un abaissement de la
64 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
température. En même temps, grâce à la hauteur peu considérable de
la chaîne principale et de ses contreforts, les vents du Sud-Ouest ne se
déchargent plus de toute leur humidité; en outre, ils ne sont plus pré-
dominants. Il résulte de toutes ces causes un climat plus froid et plus
sec, tel que le prouvent facilement les quelques données climatolo-
giques :
Température annuelle de Noworossiysk....... 126 C.
» des MOIS d'HIVOL ES Nee er 209 C.
» » Meter EE A RETE 228 C.
Quantité de pluie tombée par année.......... 738,1 mm.
Nombre de vents du Nord-Est ............... 222
» » du Sud-Ouest no re en 65
Ce brusque changement de climat doit nécessairement influencer la
végétation.
Maintenant énumérons les singularités qui distinguent les forêts de
la Transcaucasie Occidentale, comparées à celles de la Méditerranée.
Nous avons déjà démontré que la Transcaucasie Occidentale se rap-
proche beaucoup, comme climat, de la région méditerranéenne, notam-
ment par sa température et la nature de ses oscillations durant l’année.
Nous avons dit, aussi, qu’elle s’en éloigne considérablement quant à la
quantité et la répartition entre l’année des précipitations atmosphé-
riques. Cette ressemblance et cette différence, sous le rapport elimato-
logique, détermine le caractère singulier de la végétation forestière de
la Transcaucasie Occidentale, à la fois très semblable et très différent
de celui de la Méditerranée.
La ressemblance se trouve : 1° dans la composition des forêts qui pos-
sèdent beaucoup d’essences propres à la Méditerranée et 2° dans la
présence dans celles-ei de plusieurs arbres et arbustes toujours verts et
de plantes grimpantes.
Au nombre des espèces et genres communs à la Transcaucasie Occi-
dentale et à la Méditerranée, appartiennent les : Hêtre, Chätaignier,
If, Buis, Laurier-cerise, Laurier, Lierre, Salsepareille (Smilax), Coto-
neaster pyracantha, Phyllirea, Pinus Pinia, Pinus Halepensis, Arbu-
tus Andrachne, Erica arborea, Cistus, Vitex Agnus Castus, Jasmi-
nium (officinale et fruticans), etc.
La différence consiste :
1° En l’absence de plusieurs espèces et genres, familles même, pour
la plupart xérophiles, largement répandues dans la région méditerra-
(5) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 65
néenne, tels que divers Pistacias, Myrtes, Chênes toujours verts (Quercus
Llex, Q. coccifera, ete.), plusieurs Æricacées, Legumineuses, Césalpinées,
(Cercis Siliquastrum, Ceratonica Siliqua).
2° En la présence de quelques espèces endémiques du Caucase ou de
l'Orient, telles que Dioscorea caucasica, Andrachne colchica, Ptero-
carya caucasica, Zelcowa crenata, Azalea pontica, divers Rhododen-
drons, etc.
Au nombre des plantes endémiques du Caucase se trouvent
plusieurs espèces et genres, propres à l’époque ter-
tiaire, qui existaient jadis en Europe, mais qui en sont main-
tenant totalement disparus. Tels sont : Pterocarya caucasica, Zelcowa
crenata, Dioscorea caucasica, Vitis vinifera à l’état sauvage, Diospyros
Lotus. A ces plantes tertiaires appartiennent aussi Rhododendron pon-
ticum, Azalea pontica, Viburnum Orientale et Vaccinium Arctosta-
phylos, dont les deux premières sont conservées jusqu'à présent dans
quelques endroits isolés de l’Europe (Rhododendron ponticum en Anda-
lousie, Azalea pontica en Volhynie), et qui, sans doute, étaient jadis
plus fréquentes !. Viburnum Orientale est très proche de quelques
formes fossiles de l'Amérique du Nord°. Quant à la dernière, Vacci-
nium Arctostaphylos, elle ne diffère que fort peu du Vaccinium Made-
rense, qui existe encore dans l'Ile de Madère, mais qui était largement
répandu dans le Sud de l’Europe pendant la période tertiaire . Sont éga-
lement hors de question comme origine tertiaire, les espèces suivantes :
Quercus Pontica (espèce de Chêne à grandes feuilles simples en
forme de celles de Châtaignier, qui ressemble à plusieurs Chênes
tertiaires.
Betula Medwedewi Rgl. Bouleau fort curieux à feuilles d’Aulne et
à châtons femelles très amples et longtemps persistants, qui représente
une transition curieuse entre les Bouleaux asiatiques du groupe du
B. Ermani et un Bouleau américain, à châtons persistants (comme
chez les Aulnes et les Bouleaux tertiaires), B. lenta.
Ehododendron Ungernu Trautv.
Rhododendron Smirnovii Trautv.
Rhododendron caucasicum.
Audrachne colchica.
! Rhododendron ponticum a été récemment découvert dans les couches ter-
tiaires de l'Autriche.
? Communiqué par feu M. G. de Saporta.
3 Selon les recherches de MM. O. Heer, de Saporta et Marion.
66 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Si à ces espèces nous ajoutons les espèces tertiaires communes à la
fois à la Transcaucasie Occidentale et à la Méditerranée, telles que
Laurier, Laurier-Cerise, Houx, Buis, Phyllirea, Ruscus, Erica arborea
et une foule d’autres, le nombre des essences tertiaires que renferme la
Transcaucasie Occidentale est considérable.
Or, il faut noter le fait de l’existence dans les forêts de la Transcau-
casie Occidentale de nombreuses essences, héritées directe-
ment de la flore tertiaire.
Mais toutes les différences énumérées ci-dessus ne constituent pas
encore tous les traits distinetifs entre les forêts de la Transcaucasie
Occidentale et celles de la Méditerranée. Parmi ceux-ci, citons prineipa-
lement les différences dans :
1° La physionomie de la végétation forestière.
2 Le caractère de leur répartition altitudinale.
Et 3° le mode de leur disposition dans les formations ou associations
naturelles.
La première chose qui frappe les yeux de l'explorateur dans ces
forêts de la Transcaucasie Occidentale, c’est leur épaisseur
extrême, due à l'humidité extraordinaire du pays. Les forêts for-
ment, dans la région inférieure, des fourrés presque impénétrables, qui
peuvent être seulement comparés aux jungles des Indes. L’impenetrabi-
lité des forêts s'accroît grâce à de nombreuses lianes et de plantes
grimpantes, qui enlacent les arbres en communiquant aux forêts un aspect
presque tropical. Le fourré est tellemeut épais, que presque aucune
végétation herbacée ne peut se développer sur le sol, sauf quelques
herbes chétives. Les fougères seules y prosperent admirablement; on
en compte plus de vingt-cinq espèces.
Un autre trait, encore plus saillant, des forêts de la Transcaucasie
Occidentale, c'est le vaste aire de l’extension altitudinale
dont jouit la plupart des arbres et arbustes composant
les forêts, surtout ceux à feuilles toujours vertes. Quel-
ques-uns de ces derniers atteignent les limites supérieures de la végéta-
tion forestière, tels que Rhododendron ponticum, Rhododendron Un-
gerniüi, Rhododendron Smirnovu, Laurocerasus, Ilex Agqwifolnm,
Hedera Helix. L’aire habituelle de l’extension verticale de la plupart
des arbres et arbustes est de 3000 à 4000 pieds; mais plusieurs espèces
sont encore plus largement répandues, depuis le niveau de la mer
jusqu’à la limite supérieure des arbres, c’est-à-dire à une altitude de
6500-7000 pieds environ (Azalea pontica, Rhododendron ponticum,
(7) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 67
Houx, Laurier-cerise, Ruscus Hypophyllum, Hêtre, Prunus Avium,
Châtaignier !, Corylus Avellana, ete.).
De ce cosmopolitisme, en considération des altitudes, des essences
forestières, résultent deux circonstances :
1° Le fait très curieux de l’existence concurrente, sur les mêmes alti-
tudes et dans les mêmes localités, des espèces toujours vertes, des
espèces à feuilles caduques et des Coniferes; par exemple : Zaurier-
cerise, Houx, Rhododendron, en compagnie du Bouleau, du Hêtre et du
Sapin .
2° L’extrême difficulté, quelquefois l'impossibilité même qu’eprouve
linvestigateur, en tâchant de fixer les limites des régions altitudinales
de la végétation forestière. Ordinairement les régions bien marquées
n'existent pas; elles passent imperceptiblement de l’une à l’autre.
Très souvent, il arrive, qu’une région végétale, représentée dans une
localité, manque totalement dans l’autre. Par exemple, les forêts de la
Transeaucasie Occidentale sont en général très caractérisées par la
région des Coniferes, qui s'étendent de 4000 à 6500 pieds environ et se
composent du Picea Orientalis et d’Abies Nordmanniana. Mais, dans
plusieurs endroits cette région fait défaut, et se trouve remplacée par
des forêts d'arbres à larges feuilles, surtout par celles du Æêtre, très
répandu d’ailleurs dans les régions plus basses. Et vice versä les
essences conifères mentionnées, tout en étant propres à la région supé-
rieure de la forêt, descendent quelquefois, surtout dans les provinces
du Sud, dans les régions basses, en Adjarie, par exemple, jusqu’à
600 mètres (1950 pieds).
On ne peut donc établir les zones ou les régions altitudinales dans ces
forêts que d’une manière toute schématique, et avec certaines réserves.
Au nombre des singularités qui distinguent la végétation forestière
de la Transcaucasie Occidentale de celle de la Méditerranée, il faut
ajouter l’absence dans les forêts de la région toujours
verte bien marquée. Cela ne signifie pas encore que les espèces
1 Citons aussi un exemple très curieux que nous avons eu l’occasion d'observer
en Mingrélie, à savoir : la co-existence, à l’altitude de 1400 mètres du Buxus
sempervirens, Betula Medwedewi Regl. et Rhamnus colchica S. et L. (Ces deux
dernières espèces sont propres plutôt à la région supérieure, la première, on le
sait, caractérise ordinairement les régions basses).
En Gourie, nous avons observé un phénomène encore plus frappant : le Lierre,
enroulant le Sapin (à 6000 pieds!)
68 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. _ (8)
toujours vertes y sont rares. Nous sommes déjà convaineu du contraire !.
Mais tandis que dans la Méditerranée elles se concentrent presque
exclusivement dans les régions inférieures de la forêt, — dans la
Transcaucasie Occidentale elles sont réparties d’une manière plus ou
moins uniforme parmi toutes les régions des forêts. et très peu d’entre
elles sont exclusivement propres à la région inférieure ?.
Résumons maintenant toutes les singularités propres aux forêts de la
Transcaucasie Occidentale que nous venons d’énumérer.
1° Présence dans les forêts de nombreuses essences représentant
l'héritage immédiat de la flore tertiaire.
9° L’extrême épaisseur des forêts inférieures, leur abondance en
plantes grimpantes, en arbustes toujours verts et en fougères; faible
développement de la végétation herbacée dans leur intérieur.
3° Aire d'extension verticale très large pour la plupart d’essences
forestières, en particulier pour celles à feuillage toujours vert, d’où
résulte :
a. Le fait de la coexistence, sur les mêmes altitudes, des essences
toujours vertes, celles à feuilles caduques et aciculaires.
b. La difficulté de ranger la végétation forestière par régions,
celles-ei n’ayant pas de limites bien marquées.
4 Absence dans les forêts d’une région toujours verte.
Or, le caractère de la végétation forestière de la Transcaucasie Occi-
dentale diffère essentiellement de celui de la région méditerranéenne,
malgré toute leur ressemblance, en fait d'éléments constitutifs. Nous
croyons donc devoir la considérer comme une modification spéciale de
la végétation forestière méditerranéenne.
Remarquons que toutes les singularités énumérées ci-dessus rappro-
chent les forêts de la Transcaucasie Occidentale de celles du Japon
1 Voici les essences toujours vertes que nous comptons dans la Transcaucasie
Occidentale : Buxus sompervirens, Arbutus Andrachne, Cotoneaster pyracantha,
Laurus nobilis, Hedera Helix, H. colchica, Cistus salviæfolius, C. creticus,
Cerasus Laurocerasus (avec sa variété brachystachya Medw. et Albow),
Erica arborea, Ilex Aquifolium, Evonymus sempervirens, Phyllirea media,
Phyllirea Medwedewi, Ruscus aculeatus, R. Hypophyllum, Daphne pontica,
Rhododendron ponticum, Rh. caucasicum, Rh. Ungernii, Rh. Smirnovit.
(Total : 21 especes.)
2 Notamment : Cotoneaster pyracantha, Arbutus Andrachne, Laurus nobilis,
Cistus salviefolius, C. creticus, Erica arborea, Evonymus sempervirens, Phyl-
lirea media, Ph. Medwedewi, Ruscus aculeatus. (Total : 10 espèces.)
(9) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 69
et des États Sud-Est de l'Amérique du Nord, où le fait s’accentue encore
davantage. Les pays sus-mentionnes servent, on le sait, d'illustration
classique, comme conditions de l'existence de la végétation pendant
l’époque tertiaire. Nous pouvons dire la même chose, avec égale raison,
à l'égard de la Transeaucasie Occidentale !
Ayant donné la caractéristique générale des forêts de la Transcau-
casie Occidentale, je vais chercher maintenant à déterminer leur distri-
bution altitudinale. Comme type, je prends les forêts de ’Abkhasie,
que je choisis pour deux raisons : 1° Cette contrée m'est le mieux
connue, comme ayant été pendant cinq ans le but de mes explorations
botaniques; 2° ses forêts ont conservé toute leur virginité primordiale,
ce qu'on ne peut pas dire relativement des autres contrées, comme la
Gourie, l’Imeretie, etc.
L’Abkhasie représente les régions forestières suivantes, en sens alti-
tudinal :
1° Région des forêts inférieures mélangées, qui s’etend du niveau de
la mer jusqu'à 2500 pieds environ.
2° Région du Chêne et du Chätaignier, de 2500 à 4500 pieds.
3° Region des Conifères (Picea Orientalis et Abies Nordmanniana)
de 4500 à 6500 pieds.
4 Région subalpine, que nous désirons appeler région Iimi-
trophe, parce qu'elle est située sur la limite des pâturages alpins.
La première région se caractérise par la grande variété des
arbres et arbustes dont elle est composée (environ 86 espèces). En
général, les forêts de cette région forment des fourrés tellement denses,
1 L'idée que la Transcaucasie Occidentale représente dans sa végétation fores-
tière la flore tertiaire conservée à l’état le plus pur, a été formulée pour la pre-
mière fois par Engler dans son Versuch einer Entwickelungsgeschichte der
Pflanzenwelt, mais d’une maniere fort obscure, sous forme de simple allusion,
sans aucun argument en faits. Il dit notamment :
« Auf den pontischen Gebirgen, dem westlichen Caucasus und dem Nord-
abhange der Elbrus treffen wir noch eine Laubwaldvegetation an, welche mit
der Mitteleuropas sehr nahe verwandt ist und noch als wenig veränderter Rest
der Vegetation anzusehen ist, die am Ende der Tertiärperiode im westlichen
Asien, ebenso wie im nordöstlichen herrschte. » (L. e. I, p. 64.)
Plus tard, M. Kouznetzoff, dans son travail : les Elements de la flore mediter-
ranéenne dans la Transcaucasie Occidentale (en russe), maintient cette idee,
mais, lui aussi, ne l’appuie pas sur des faits certains, la végétation de la Trans-
caucasie ne lui étant que partiellement connue.
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
qu'ils exeluent presque totalement dans leur intérieur la végétation
herbacée, sauf les fougères. Celles-ci y sont très abondantes et se
présentent sous les formes les plus riches. L’abondance de lianes et
plantes grimpantes est aussi un trait fort saillant de cette région.
Parmi elles mentionnons : Salsepareille (Smilax exelsa), Vitis vinifera
(qui est iei dans sa patrie), Periploca gracea, Dioscorea caucasica, Cle-
matis Vitalba, Chèvrefeuille, Lierre (Hedera Helix, H. colchica), plu-
sieurs espèces grimpantes de Rubus (Rubus discolor, R. caucasicus, ete.),
Clematis Vitalba, etc.
Parmi les essences composant ces forêts, nous comptons douze espèces
toujours vertes et quatre Aciculaires, le reste représentant des espèces
à feuillage caduque. Les formes, qui prédominent ici, sont : les Charmes
(Carpinus Betulus), les Chênes (Quercus sessiliflora), les Aunes (Alnus
glutinosa), Ostrya Carpinifolia, Acer campestre, Ulmus campestris var.
suberosa, etc. Les Hetres, Châtaigniers, Frênes (Fraxinus excelsior),
Ifs, Tilleuls (Tilia intermedia), Peupliers (Populus alba et P. tremula)
n’y sont pas rares aussi. Dans quelques endroits, près de la côte de la
mer, on trouve en abondance Pinus Halepensis.
Plusieurs essences, qui eroissent dans cette région, ne montent pas
plus haut, et doivent donc être considérées comme lui étant
exclusivement propres. Telles sont : Andrachne colchicha, Dios-
pyros Lotus, Morus nigra, Ficus Carica, Buis, Grenadier (Punica
granatum), Staphylea colchica, Pterocarya caucasıca, Vitis vinifera,
Smilax excelsa, Chèvrefeuille, ete. Le Noyer et les arbres fruitiers
(Pyrus communis, Malus communis, Prunus Avium, Pr. divaricata)
caractérisent aussi cette région, quoique quelques-uns de ces derniers se
rencontrent plus haut.
Le dessous du bois dans cette région est très riche, étant composé de
trente espèces environ, parmi lesquelles il est impossible de marquer celle
qui prédomine. Citons seulement : Carpinus duinensis, Paliurus acu-
leatus, Cotoneaster pyracantha, Rhus Cotinus, ete., formant les taillis
sur les pentes exposées au soleil, et les Noisetier, Cratægus (oxyacantha
et monogyna), Houx, Cornus sanguinea, Philadelphus Coronaria, Rho-
dodendron ponticum, qui prédominent dans les lieux ombrages.
En général, les forêts, occupant les vallées profondes et les défilés,
différent, comme composition, de celles qui couvrent les plaines et les
collines. Elles sont notamment plus pauvres en formes et ne sont parfois
composées que d’Acer Pseudoplatanus avec addition de Charmes, Til-
leuls, Sureaux (Sambucus nigra) ou bien de Buis mélangé à l’1f. Le
(11) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 71
sous-bois est dans ce cas également plus pauvre et consiste ordinaire-
ment en Lauwrier-Cerise, Houx et Rhododendron ponticum.
Nous avons déjà signalé, comme trait frappant, l'abondance des fou-
geres dans cette région. Quelques-unes d’entre elles, telles que Pteris
Aquilina et Onoclea Struthiopteris, couvrent ici de grands espaces de
terrain.
La première fougère représente un ennemi redoutable de la culture
artificielle, parce qu’elle envahit très rapidement les endroits deboises
ou restés incultes. Elle y atteint les dimensions incroyables de
2 1-3 mètres, et forme, pour ainsi dire, de véritables petites forêts. Ces
landes de fougères ont une analogie complète avec celles de certains
endroits de la Méditerranée.
La seconde région de la forêt, région du Hêtre et du
Chätaignier, est renfermée entre les altitudes de 2500 à 4500 pieds.
Outre le Chätaignier et le Hêtre, qui sont ici les formes prédomi-
nantes, le Chêne (Quercus sessiliflora) et quelques autres essences
(Sorbus terminalis, Acer Platanoides, Alnus glandulosa) s’y rencontrent
également. Le sous-bois de ces forêts est formé par des taillis de Æho-
dodendron ponticum, Azalea pontica et Vaccinium Arctostaphylos.
Les forêts de cette région diffèrent nettement de celles de la région
précédente par le caractère de leur croissance. Elles sont beaucoup
moins épaisses et représentent ordinairement une suite d’excellents
arbres à bâtir. Les lianes et plantes grimpantes ne tiennent aucune
place dans ces forêts, sauf le Lierre et le Tamus.
Le type des forêts que nous deerivons ici, ne se trouve que sur les
crêtes ou les pentes des montagnes. Au fond des vallées, elles se con-
fondent imperceptiblement à celles des régions qui les précèdent et qui
les suivent. Dans ce cas la, plusieurs autres essences provenant de toutes
les régions participent à leur composition, telles que divers Érables
(Acer platanoides, Pseudoplatanus, lætum), Sorbus torminalis, If,
Ulmus montana, Alnus glutinosa, ete. Le sous-bois diffère également et
consiste dans ce cas là en Laurier-Cerise, Houx, Rhododendron pon-
ticum.
La troisième région, région des Conifères, commence à
4500 pieds environ, pour s'arrêter à près de 6000-6500 pieds. Elle est
formée de deux espèces de Sapins, propres au Caucase : Picea Orien-
tahs et Abies Nordmanniana. Les échantillons clairsemés de ces
72 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
arbres se rencontrent parfois dans la région précédente, à partir de
3500-400 pieds, mais ce n’est qu’à une plus haute altitude qu'ils forment
des forêts.
Les forêts de cette région sont encore plus pauvres en formes que
celle de la région précédente. Outre les sapins, on n’y rencontre que le
Hetre, V'Érable (Acer platanoides) et ’Orme (Ulmus montana). Le
sous-bois reste le même, c’est-à-dire qu'il consiste en Æhododendron
(Rh. ponticum), Azaleas, Vaccinium Arctostaphylos, Laurier-Cerise et
Houx, auxquels s'ajoutent à de plus hautes altitudes Rhamnus col-
chica S. et L. (Kuzn.) et Quercus pontica.
Malgré le rôle prédominant qu'y jouent les essences à feuilles acicu-
laires, il arrive souvent qu’elles y manquent totalement; la forêt, dans
ce cas, consiste exclusivement en essences « feuillues », surtout en
Hêtre, Erable (Acer platanoides) et Orme (Ulmus montana). Ce cas se
présente toujours sur les pentes exposées au soleil.
Les forêts de Sapins sont encore moins épaisses que celles de Hêtres
et de Châtaignier. Elles sont ordinairement composées d'excellents
arbres à mâture, mesurant très souvent 2 mètres en diamètre.
Grâce à la moindre densité de ces forêts, de nombreuses elairieres se
forment dans leur intérieur, couvertes d’une superbe végétation, attei-
gnant les dimensions colossales de 2-2 ‘/2 mètres et même davantage.
Parmi ces végétaux citons comme les plus caractéristiques : Symphytum
asperrimum, Aconitum Orientale, Campanula lactiflora, C. latifolia,
Cephalaria tatarica, Teleckia speciosa, Heracleum pubecens, Nephro-
dium Filix Mas, N. Oreopteris, Athyrium alpestre, Lilium monadel-
phum, ete.
A l’altitude de 6000 pieds environ ou bien plus bas encore, surgissent
ca et là dans les forêts de Coniferes des pieds isolés de Sorbier
(Sorbus Aucuparia), Daphne Mezereum, Acer Trautvetteri. A mesure
qu’on s’eleve, leur nombre s’augmente; bientôt le Bouleau, Viburnum
Lantana, Sorbus Aria, Ribes petræum viennent s’y ajouter. Toutes ces
espèces caractérisent une région très naturelle que nous nommons la
region subalpine ou limitrophe. A sa formation participent aussi plu-
sieurs arbres et arbustes de la région précédente, tels que le Hêtre
(sous forme d'arbre rabougri et plus haut sous la forme d’arbuste),
quelquefois le Sapin (Abies Nordmanniana et Picea Orientalis), le
Laurier-Cerise, V’Azalea, la Myrtille du Caucase ( Vaccinium Arctosta-
phylos, le Noisetier, le Quercus pontica, le Rhamnus colchica, ete.,
(13) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 73
ainsi que quelques arbustes propres à la région alpine, comme Rhodo-
dendron caucasicum, Juniperus nana et quelques Saules et Rosiers
alpins.
La composition de la région limitrophe a une tendance très pro-
noncée à varier. Tantöt elle est formée par le Hetre nain, la Myrtille
du Caucase, Rhododendron caucasicum, Azalea pontica, Houx, Lau-
rier-Cerise, tantôt par les pieds rabougris du Bouleau (Betula alba),
Sorbier, Acer Trautvetteri, Sorbus Aria, Viburnum Lantana; tantôt
par le Rhamnus colchica, le Noisetier, le Quercus pontica. Le Hêtre
nain se montre presque toujours à la frontière de la forêt.
La limite supérieure d'extension de la végétation forestière en
Abkhasie varie entre 6000-7500 pieds (1818-2272 m.). Ordinairement
elle est de 6600-7000 pieds (2030-2150 m.). Elle atteint son minimum
dans la partie septentrionale du pays (Abkhasie proprement dite) et
son maximum dans la partie méridionale (Abjoua et Samourzakagne).
Telle est la composition des forêts d’Abkhasie et sa variation confor-
mément à l'altitude du lieu.
Voyons maintenant jusqu'à quel point ce type des forêts se conserve
dans d’autres provinces de la Transcaucasie Occidentale.
Dans les provinces situées au Sud de l’Abkhasie, en Mingrelie, en Ime-
rétie, Gourie, Koboulétie, Adjarie et Lazistan, les variations sont en
général peu considérables. Elles consistent : 1° dans l’enrichis-
sement des forêts de quelques nouvelles essences et
2° dans la hausse des limites supérieures des régions
forestières, celles-ci restant toujours telles qu’elles
le sont en Abkhasie.
Dans les forêts des provinces énumérées ci-dessus, on peut distinguer
partout quatre régions altitudinales : 1° celle des forêts mélangées aux
éléments constitutifs très variés, abondantes en essences tertiaires et en
nombreuses lianes ; 2° celle du Hêtre (le Châtaignier est ici beaucoup
moins fréquent qu'il ne l’est en Abkhasie); 3° celle des forêts de Coni-
Jeres de Picea Orientalis et Abies Nordmanniana, qui n’est pas déve-
loppée à certains endroits, remplacée par le Hetre; 4° région subalpine
ou limitrophe, composée des mêmes essences qu’en Abkhasie (Bouleau,
Quercus pontica, Sorbier, Myrtille du Caucase, Rhododendron cauca-
sicum, ete.).
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Nous avons dit, qu'à mesure qu’on se rapproche du Sud, les limites
supérieures des régions s'élèvent. Cette hausse s’accentue surtout dans
les provinces les plus méridionales, Koboulétie et Adjarie, où la région
inférieure s'élève jusqu’à 800 mètres (Ficus Carica, Vitis vinifera),
voire même 900 mètres (Smilax). La limite supérieure des arbres est
également beaucoup plus élevée dans ces provinces, qu'elle ne l’est en
Abkhasie, et atteint 2400 mètres environ (Rhododendron caucasicum,
Hêtre nain).
Quant aux nouveaux éléments constitutifs des forêts, nous constatons
en Mingrélie une espèce singulière de Bouleau, qui fait défaut en
Abkhasie, Betula Medwedewi Rgl. Ce Bouleau n’était connu jusqu'à
présent que de la Gourie. C’est l’année passée seulement que je l'ai
découvert en Mingrélie. Il ne se rencontre ici que sur les calcaires, dans
la région supérieure, de 1400 à 2000 mètres, où il forme de considé-
rables taillis. Nous nous référons à ce que nous avons dit plus haut à
propos de cet arbre tertiaire à feuille d’aune.
En Imérétie surgissent deux éléments nouveaux dans les forêts :
Evonymus sempervirens et Zelcowa crenata. Au sujet de la dernière,
nous avons déjà démontré que c’est une espèce très caractéristique de
l’époque tertiaire ', qui n’est conservée qu’en Imérétie et sur la côte Sud-
Ouest de la Mer Caspienne — en Lenkoragne, Aderbidjan et Ghilan.
L’autre espèce de ce genre actuellement vivant, Zelcowa abelicea Sibth.
et Sm. existe en Crète.
En Gourie, nous rencontrons de nouveau le Betula Medwedewr,
qui croît ici dans la région subalpine, comme en Mingrélie. Outre cet
arbre, dans les forêts de la Gourie, à la frontière de la Koboulétie, près
de la mer, se rencontrent deux espèces toujours vertes de Phyllirea
(Ph. media et Ph. Medwedewi).
Enfin, en Adjarie et dans les pays qui en sont voisins, en Kobou-
lötie et Lazistan, cinq formes font leur apparition, inconnues en
Abkhasie, notamment : les deux espèces mentionnées ci-dessus du Phyl-
lirea, Pinus Pinea, et deux espèces nouvelles de Æhododendron (Eh.
Ungernü et Ich. Smirnovii), endémiques pour ces pays. Ces deux der-
nieres plantes forment de superbes arbustes à grandes feuilles co-
riacées vertes en dessus, blanches et tomenteuses au-dessous, le der-
1 Selon les recherches de Saporta, une espèce de Zelcowa, Z. Ungeri, très
rapprochée du Z. crenata, était largement répandue dans le Midi de la France,
pendant la période tertiaire
Lo
(15) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 75
nier à fleurs d’un beau rose carmin, le premier à fleurs blanches. En
outre, dans les forêts de ces contrées, Arbutus Andrachne est très fré-
quent et, par contre, assez rare en Abkhasie.
En examinant le changement de la végétation forestière dans la
direction du Nord au Sud, nous remarquons quelle consiste principa-
lement dans l'enrichissement de la forêt en essences toujours
vertes et tertiaires (Evonymus sempervirens, deux Phyllirea,
deux Rhododendrons, Betula Medwedewi, Zelcowa crenata). Néanmoins,
malgré l'augmentation du nombre des essences à feuilles toujours vertes,
la région toujours verte n’est pas encore formée dans les forêts. De cing
espèces à feuilles toujours vertes, il n’y en a que trois qui sont exclusi-
vement propres à la région inférieure (Ævonymus sempervirens et deux
espèces de Phylhrea), les deux autres étant réparties entre les régions
supérieures (les Rhododendrons).
Si maintenant des provinces méridionales de la Transcaucasie Occi-
dentale nous passons à la côte d’Anatolie, nous constatons que le nom-
bre des espèces à feuillage toujours vert va toujours en augmentant. Déjà
à Rhizé, dans le Lazistan ture, nous trouvons deux espèces manquant à
la côte du Caucase : le genre monotype Orphanidesia (de la famille des
Ericacées) et une espèce d’Arbutus—A. Unedo. Près Trebizonde, le
nombre des essences toujours vertes s'accroît subitement d’une façon
considérable. Ici, outre les deux Phyllirea, Arbutus Unedo, A. An-
drachne, ete., on rencontre Rhamnus Alaternus et Pistacia Palæstina,
espèces très caractéristiques pour la Méditerranée !.
Enfin, plus loin encore, près de Samsoun, deux Chênes toujours
verts, Quercus Coccifera et Q. Ilex, font leur apparition, et complètent
l’analogie de la végétation avec celle de la Méditerranée.
La région toujours verte est donc ici bien caractérisée, de même que
la formation des Maquis, qui consiste, près Trébizonde, en Phyllirea,
media, Pistacia Palæstina, Cistus creticus mélangés à Ruscus aculeatus,
Palvurus aculeatus et Ligustrum valgare.
En même temps que dans les forêts apparaît la région toujours verte,
POlivier et l'Oranger se rencontrent communément dans les cultures.
_ On trouve ces deux arbres en culture encore dans la Transcaucasie
1 Je donne ces renseignements, de même que ceux qui suivent, d'après mes
propres observations, ainsi que d’après celles de Koch (voir ses Wanderungen
im Orient) et de Balansa.
76 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Occidentale, à partir de l’Abkhasie, mais toujours en quantité peu con-
sidérable, parce qu'ils souffrent ici du elimat (surtout l’Oranger), celui-ci
étant encore un peu rigoureux pour eux. Ce n’est qu’au Lazistan russe,
pres de la frontière turque, qu'ils se répandent dans la culture domes-
tique. Enfin, dans le Lazistan turc, ils deviennent très communs. Toute
la côte près Rhizé est occupée par de grandes plantations d’orangers, en
arbres de 4-5 mètres de taille, chaque plantation donnant de 50 à
150,000 fruits (oranges, limons, citrons). Quant à l’Olivier, on le ren-
contre partout dans la province mentionnée.
Tel est le changement que subit la végétation forestière de la Trans-
caucasie Occidentale dans la direction du Nord au Sud, à partir de
l’Abkhasie. Voyons maintenant en quoi consiste ce changement dans la
direction septentrionale, c'est-à-dire dans le district Tschernomorsky
(Circassie).
Tout d’abord dans la partie da Sud.de cette province, nous ne remar-
quons pas une altération considérable dans la composition des forêts,
ainsi que dans sa distribution altitudinale. La végétation devient seule-
ment moins riche, ce qui s'explique du reste par la situation plus sep-
tentrionale du pays. Nous rencontrons iei toutes les régions que nous
avons établies pour l’Abkasie. Les éléments qui les composent sont
également les mêmes. Il faut mentionner que le Dioscorea Caucasica
existe en Circassie!, tandis que nous n’avons pas réussi à le trouver ni
en Mingrelie, ni en Gourie, ni nulle part ailleurs.
Les forêts conservent le type abkhasien jusqu’à 44°10’ de latitude
environ. Mais déjà à partir du 43°35’ (près de Sotschy), nous constatons
la disparition du Laurier, et un peu plus loin d’autres représentants de
la flore des forêts abkasiennes, tels que : Pterocarya, Ficus Carica,
Buxus sempervirens, Diospyros Lotus”, ete.
Enfin, depuis le 43°10’ (où se trouve le petit bourg de Touapse), une
foule d’especes disparaissent, telles que le Châtaignier, l Erable (Acer
Pleudoplatanus), ete. La forêt prend l’aspect de celles de l’Europe
moyenne, avec Chêne, Hêtre et Charme. Un peu plus loin encore, les
premiers Lentisques (Pistacia Mutica) font leur apparition dans la
forêt; après eux, divers Genièvres (Juniperus excelsa, fœtidissima). Ces
1 Dans le bassin de Mdzymta, près de Mikhelripch et près Sotschy.
2? Je communique ces renseignements sur cette partie du pays d’après les obser-
vations de M. Kuznetzoff complétées par les miennes.
(17) N. ALBOFF. FORETS DE LA TRANSCAUCASIE OCCIDENTALE. 77
espèces, représentants typiques de la ffore de la Crimée, avec le Chêne,
prennent peu à peu la prépondérance dans la forêt, tandis que le Æêtre
en disparaît. Ce caractère de la végétation forestière s’accentue près de
Noworossiysk, où nous trouvons une flore très intimement liée à celle de
la côte méridionale de la Crimée et caractérisée, outre les sus-men-
tionnés Genièvres et Pistachier, par Pinus Laricio, Rhus Coriaria, ete.
Les essences toujours vertes de la flore de Crimée, telles que Cotoneaster
pyracantha, Arbutus Andrachne, Cistus Creticus, font ici défaut, parce
qu'elles ne peuvent pas végéter sous ce climat assez rigoureux. Outre
les essences mentionnées, dans les forêts de Noworossiysk se rencontrent
aussi quelques types abkhasiens, tels que Smilax excelsa, Vitis vinifera,
Periploca gracea, Staphylea pinnata '.
Nous avons déjà démontré plus haut que la cause de ce profond
changement de la végétation des forêts repose dans le changement
essentiel du climat, dû à l’abaissement de la chaîne principale du Cau-
case. Cet abaissement ayant lieu sur le parallele de Touapsé, il est facile
à comprendre pourquoi le changement de la végétation commence là
aussi.
Voïlà les conclusions auxquelles nous conduit l’étude comparative de
la flore forestière des diverses provinces de la Transcaucasie Oceiden-
tale. Nous pourrions les résumer dans les termes suivants :
1° La flore forestière de la Transcaucasie Occidentale, tout en étant
étroitement liée à celle de la Méditerranée, en diffère néanmoins consi-
dérablement ; c’est pourquoi elle doit être considérée comme une modi-
fication spéciale de cette dernière.
2° Elle ne varie que très peu dans la plupart de l'étendue de la
Transeaucasie Occidentale. Au Sud, elle passe imperceptiblement à la
flore typique méditerranéenne; la province où cette transition a lieu
est le Lazistan ture. Au Nord, elle passe, plus ou moins brusquement, à
la flore du Sud de la Crimée; le point de départ de ce passage est le
bourg de Touapsé.
Herbier Boissier (Chambésy près Genève), 1er mars 1894.
1 Voir Kuznetzoff, Les éléments de la flore de la Méditerranée dans la Trans-
caucasie occidentale.
BULL. HERB. BOIss., février 1896. 6
78
MONOGRAPHIE
DES
CALOSPHÆRIÉES DE LA SUISSE
PAR
A. JACZEWSKI
La famille des Calosphæriées a été proposée par moi dans ma classi-
fication des Pyrénomycètes pour deux genres dont la place dans la systé-
matique était toujours restée douteuse. Ces genres sont Robergea et
Calosphæria. Le premier a été placé tour à tour parmi les Hystériacées et
parmi les Discomycètes. La présence d’un ostiolum très apparent qui
s'ouvre par un pore d’abord arrondi puis linéaire ne permet pas de le
placer autre part que parmi les Pyrénomycètes. Le second genre a été
longtemps considéré comme faisant partie des Diatrypées, mais l’absence
complète du stroma ne permet pas de le garder dans cette famille. Les
Calosphæria ont l’habitus des Massariées et présentent avec ce groupe
plus de rapport qu’avec tout autre. Les Robergea bien que présentant
certaines particularités spéciales peuvent être rangés à côté des Calos-
phæria et ces deux genres constitueront une famille de Pyrénomycètes
simples faisant suite à celle des Massariées et ayant les caractères suivants.
Périthèces infères disposés en groupes circulaires ou épars, à ostiolum
en bec cylindrique ou conique très long émergent à peine, plus rarement
papilliforme. Asques entourés de paraphyses, ou de pseudoparaphyses.
CLEF DES GENRES
12 Spores:cylindriques arquéess „In. rm... CREER Calospheria.
= Spores fliformes «7... u. ee "5 He SUR Robergea.
(2) A. JACZEWSKI. CALOSPHÆRIÉES DE LA SUISSE. 79
CALOSPHZERIA Tulasne.
Périthèces infères toujours recouverts par l’épiderme, groupés en cercle,
plus rarement épars, à ostiolum prolongé en bec ressortant plus ou moins
par les fissures de l’écorce, quelquefois papilliforme. Asques en massue
ou subcylindriques sessiles ou pédicellés, à membrane fortement épaissie,
entourés de nombreux paraphyses. Spores au nombre de 8 ou très nom-
breuses, petites cylindriques droites ou arquées, unicellulares, hyalines.
CLEF DES ESPÈCES
RS TU CS DOLVSDOrÉS 2 La. Ut nennen 2.
— AUTIESEEN SL EINEN St RM EN ASE ee ane h.
F0stiolumsprolongesenshee. 2... 2 20... nn. Cal. obvallata.
ostiplumspapıllitormesn. use en 3.
3. Sur les arbres à feuilles caduques. . . . . . . . . . . . . . Cal. gregaria.
— SIR ANNE ER Se AR SE EE Cal. occulta.
4. Asques en buisson sur un pédicelle rameux. . . . . . . .. Cal. minima.
— LETTRE ESS ES es ee RA >.
5. Périthèces assis sur un feutre brun épais . . . . . . . . .. Cal. Friesti.
— Périthèces glabres et sans feutre . . . . . . . . . . . . .. 6.
mSunlesarbresidu sente PrUnuS M) Cl na... Cal. princeps.
— For ES AUS RE Re RC ee en 7e
2. DIE IR Re NE Re ST PRE Cal. Dryina.
un oa Sa ea a en une Cal. pusilla.
= PONS ERREURS Re ... Cal. corylina.
1. Calosphæria obvallata Otth.
Herbiers. — Berne.
Peritheces petits subglobuleux piriformes, groupés en cercle, recouverts
par l'écorce boursouflee. Ostiolums allongés en bec, émergent en un disque
à la surface de l’épiderme. Asques ellipsoides pédicellés de 45/10 y-pars
Sp. — Paraphyses peu apparents. Spores nombreuses dans l’asque agglo-
_ mérées, cylindriques obtuses, arquées, hyalines, de 5-6/1-2 u.
Sur les branches de Platanus.
Otth (environs de Berne).
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
2. C. gregaria Nitschke.
Syn. Spheria gregaria Lib.
Calosphæria verrucosa Tul.
Coronophora gregaria Fuckel.
Calospheria platanicola Otth.
Calospheria betulicola Otth.
Calosphæria Fagi Otth.
Herbiers. — L. Fischer, Berne.
Exsiec. Kunze. Fungi selecti 365 ?
Périthèces au nombre de 3-8 en groupes eirculaires, rarement épars et
solitaires, globulaires ou ovoides, de 1-1,5 y de diamètre, verruqueux,
noirs, d’abord velus puis glabres. Ostiolum papilliforme évasé. Asques en
massue, à sommet arrondi, à membrane fortement épaissie au milieu du
lumen, longuement pédicellés, de 60-80/14-16 u-pars sp. — Paraphyses très
longs, dépassant de beaucoup les asques, simples, noueux, épais. Spores
très nombreuses dans l’asque, agglomérées, petites, cylindriques, hyalines
ou subhyalines, arquées, unicellulaires, de 8-12/2-3 u.
A la face interne de l'écorce des arbres les plus divers.
S. Betula alba. — Otth (Berne, Steffisburg), Winter (Zurichberg pres
Zurich).
S. Platanus. — Otth (Berne).
S. Tilia. — Otth (Steffisburg).
S. Fagus. — Otth (Steffisburg).
Forma angustata Fuckel.
Syn. Spheria Tulasnei Ces.
Sph. Leveillei Tul.
Calosphæria verrucosa Tul. pr. p.
Coronophora angustata Fuckel.
Calosphæria angustata Nitschke.
Herbiers. — Hegetschw. Jacz. Herb. 2914.
Périthèces comme dans la forme type mais plus petits et plus verru-
queux. Asques plus longuement pédicellés, de 32-36/14-16 y-pars sp. -
Spores légèrement arquées, hyalines, de 4-8/1 y.
Sur les mêmes arbres que le type et souvent en sa compagnie.
Hegetsch. (Zurich). Otth (Steffisburg).
Les exemplaires de Calosphæria gregaria distribués par Winter dans
les Fungi selecti de Kunze ne m'ont présenté que Pseudovalsa lanciformis.
(4) A. JACZEWSKI. CALOSPHÆRIÉES DE LA SUISSE. 81
Brefeld a ensemencé les spores de Cal. gregaria. Dans des liquides
nutritifs, les spores deviennent bicellulaires, avec un fort étranglement à
la cloison, et émettent aux deux bouts un filament qui ne grandit que
très lentement. Au bout de quelques jours on voit apparaître sur ces fila-
ments des conidiophores globuleux, qui, d’abord épars, ne tardent pas à
envahir tout le filament. Les conidies sont ellipsoides, de 3,5-5/5-3 y. et
sont réunies en capitules. Placées dans un milieu de cultures, elles gonflent,
deviennent bicellulaires, mais ne germent pas.
3. C. occulta Otth.
Syn. Calosphæria subcorticalis Otth.
Herbiers. — Berne.
Périthèces inferes, épars, gros, difformes, déprimés, tuberculeux-verru-
queux à ostiolum papilliforme. Asques oblongs, subfusiformes, longuement
pédicellés, entourés de paraphyses, contenant un grand nombre de petites
spores cylindriques, arquées, unicellulaires, hyalines.
Sous l'écorce d’ Abies.
Otth (Berne).
Cette espèce est très probablement synonyme de C. abietina de Fuckel.
&. C. minima Tulasne.
Herbiers. — Fuckel. Morthier.
Périthèces par 3-12 réunis en groupes circulaires ou elliptiques, très
petits, n’excedant pas 0,2 mm. de diamètre, globuleux, lisses, glabres à
ostiolum en bec percant l’épiderme, mais ne proéminant pas et ne formant
pas de disque. Asques en massue, groupés sur un pédicelle rameux, de
22-28/3,5-5 y-pars sp.,— à membrane fortement épaissie au sommet. Para-
physes beaucoup plus longs que les asques simples et épais. Spores au
nombre de 8 sur deux rangs, hyalines, très petites, cylindriques, un peu
arquées, de 5-7/1 y avec deux gouttelettes d'huile.
A la face interne de l’écorce sur les branches de Prunus spinosa, de
Betula, Salix, Fagus, Cornus sanguinea, etc.
Morthier (Bois de Peseux, canton de Neuchâtel).
D’après Brefeld les spores seraient éjaculées des asques ce qui n’est pas
le cas chez les autres Calosphæria. Ensemencées, elles émettent des fila-
ments sur lesquels apparaissent des conidies cylindriques de 6-8/2-2,5 u.
Au bout de quelques semaines la formation des conidies cesse, le mycé-
82 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
lium s’accroit, brunit, et au bout de quatre mois, Brefeld a vu se former
des périthèces, groupés mais parfaitement libres, sans la moindre trace
de stroma, et dans lesquels il a pu observer des asques et des spores.
5. C. Friesii Jacz.
Syn. Enchnoa Friesii Fuckel.
Herbiers. — Morthier ?
Peritheces infères sous l’écorce, en groupes circulaires, assis sur un
mycélium floconneux abondant, brun : glabres, petits, subglobuleux.
Ostiolums allonges en bec formant un disque verruqueux crevassé. Asques
cylindriques en massue, pédicellés, de 60-90/7 x entourés de paraphyses.
Spores sans ordre dans l’asque agglomérées ou sur deux rangs indistincts,
cylindriques, unicellulaires, hyalines, arquées, de 12-14/2,5-5,5 u, avec
deux ou quatre gouttelettes d'huile.
Sur les branches de Sambucus racemosa.
Morthier (Val de Ruz, Pierre Gelée, canton de Neuchâtel).
Les échantillons de l’herbier Morthier étaient malheureusement vides
ou plutôt ne renfermant sous ce nom qu’un Diaporthe, je n’ai pu étudier
cette curieuse espèce que dans les échantillons d'Allemagne récoltés par
Fuckel. Il est évident que cette espèce est bien un Calosphæria et non un
Enchnoa, dont il se sépare nettement par le groupement des périthèces
et la présence d’un disque. Winter a du reste déjà émis cette opinion et
Fuckel lui-même — Symb. Myc. p. 151 — compare ce champignon à
C. princeps. I y ala un point d'attache avec les Massariées qui se con-
tinue dans le genre Enchnoa.
Le Sphæria floccosa Fries — Enchnoa floccosa Karsien — est signalé
en Suisse par Trog, mais les échantillons ne se trouvant pas à l’herbier
de Berne, il est difficile de dire si ce que Trog a entendu sous ce nom est
une espèce distincte ou bien un synonyme de C. Friesü, ce qui est du
reste plus probable.
6. C. princeps Tulasne.
Syn. Spheeria pulchella Pers.
Valsa pulchella Fries.
Spheria pulchella Secretan III. 671.
Herbiers. — Bâle. Berne. S. B. Genève. L. Fischer. Delessert. Hegetsch.
Morthier.
Jacz. Herb. 1328. 2850.
(6) A. JACZEWSKI. CALOSPHÆRIÉES DE LA SUISSE. 83
Exsicc. Rabh. Fungi europ&i. 525.
Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 13.
Badische Krypt. 824.
Périthèces en groupes circulaires ou elliptiques, recouverts par l’épi-
derme, subglobuleux ou botuliformes, à ostiolums très longs, droits ou
plus ou moins courbes onduleux, mais toujours convergents. Asques en
massue, longuement pédicellés, de 18-26/4 w-pars sp. — entourés de
pseudo-paraphyses épais qui dépassent considérablement les asques.
Spores au nombre de 8, agglomérées, cylindriques, hyalines, unicellu-
laires, arquées, de 6-8/5 y.
Sur les branches mortes de Prunus cerasus et P. avium.
Bâle en 1821. Chaillet (Jura). L. Fischer (environs de Berne). Hegetschw.
(Zurich). Morthier (Corcelles près Neuchâtel). Otth (Berne). Preiswerk
(Bâle). Schenk (Schaffhouse). Secretan (Lausanne). Trog (environs de
Thoune).
Les groupes de périthèces ne manifestent leur présence sur les jeunes
branches que par une fente de l’écorce au travers de laquelle émergent
les ostiolums convergents. Sur les branches plus âgées, le périderme est
enlevé et les périthèces paraissent librement sur l’&corce interne. D’après
Tulasne le mycelium de cette espèce produirait des conidies. Fuckel
dit avoir vu, entremelés aux périthèces ascosporés, d’autres périthèces
remplies de spermaties. Je crois que dans ce cas, Fuckel a tout simplement
vu des spores ascifères recouvertes d’oidiums. Le fait n’est pas rare dans
ce genre et j'ai vu souvent les asques totalement remplis par ces oidiums.
7. C. dryina Nitschke.
Syn. Spheria dryina Currey.
Herbiers. — Berne. Morthier. Muller Arg.
Jacz. Herb. 2584.
Périthèces le plus souvent épars, rarement en groupes circulaires par
2-5, placés sur l'écorce interne, recouverts par le périderme, globuleux
ou piriformes, bruns ou noirs, assez gros. Ostiolum en bec court, un peu
_ épaissi au sommet, percant le periderme mais ne le dépassant pas. Asques
en massue, oblongs, subsessiles, de 50-80/8-12 y, entourés de pseudo-
paraphyses très longs, simples, septés, de 5-7 y d'épaisseur. Spores agglo-
mérées sans ordre vers le milieu ou au sommet de l’asque, cylindriques,
hyalines, unicellulaires, fortement arquées, de 10-12/2,5-3 y.
Sur les branches mortes de Quercus.
84 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Chaillet (Neuchâtel). Morthier (Corcelles). Pierrahot (Peseux, canton de
Neuchâtel). Otth (Bremgartenwald près Berne).
L’echantillon de Chaillet se trouve dans l’herbier Muller Arg.
8. G. pusilla Karsten.
Syn. Spheria pusilla Wahl.
Sph. Wahlenbergii Desmaz.
Sph. pulchella Currey.
Sph. pulchella b. minor Fries.
Valsa ciliatula Fries.
Calospheria Wahlenbergii Nitschke.
Herbiers. — Hegetschw. Morthier.
Jacz. Herb. 2865. 3077.
Périthèces en groupes circulaires ou elliptiques, plus rarement épars et
solitaires, fixés sous le périderme, globuleux, lisses, glabres, petits. Ostio-
lums en becs souvent très allongés, plus ou moins ondulés, convergents
ei émergents du périderme par de petites fentes, mais ne proéminant
pas. Asques en massue, oblongs ou cylindriques, brièvement pédicellés,
de 32-48/4-6 u-pars sp. — à membrane fortement épaissie au sommet.
Pseudo-paraphyses simples, dépassant de beaucoup la longueur des
asques. Spores sur deux rangs ou groupées dans la partie supérieure
de l’asque, hyalines, cylindriques, légèrement arquées ou droites, de
8-12/5-2 y.
Sur les troncs et les branches de Betula alba.
Hegetschw. (Zurich). Morthier (Aux Ponts, canton de Neuchâtel, en
compagnie de Valsaria Nitschkei Sacc.).
A. Var. ciliatula Winter.
Syn. Spheria ciliatula Fries.
Valsa ciliatula Fries.
Calosphæria ciliatula Karsten.
Herbiers. — Hegetschw.
Jacz. Herb. 2891.
Périthèces plus petits, asques de 25-35/4y.-pars sp. — Spores de 4-6/1 y
fusiformes oblongues.
Sur le même substratum souvent en compagnie de la forme type.
Hegetschw. (Zurich).
Cette variété a les mêmes rapports avec C. pusilla que C. angustata avec
C. gregaria, aussi est-il inutile de l’élever au rang d’espece comme le font
Karsten et Saccardo.
(8) A. JACZEWSKI. CALOSPH/ERIEES DE LA SUISSE. 85
Les spores, mises en culture, émettent des filaments cloisonnés qui
sont bientôt totalement recouverts par des conidies ovoides de 5/2,5 y, qui
germent en générations d’oidiums. Au bout de trois à quatre semaines,
selon Brefeld, la formation des conidies cesse et le mycélium se développe
abondamment, mais sans donner lieu à la formation de périthèces.
9. C. corylina Nitschke.
Herbiers. — Morthier.
Jacz. Herb. 2585.
Périthèces au nombre de 8-20 en groupes elliptiques, recouverts par le
périderme boursouflé, petits, globuleux, glabres, bruns ou noirs, comme
agglutinés entre eux : ostiolum plus ou moins prolongé en bec, épais,
généralement renflé au milieu, convergent avec les autres et constituant
un disque que l’on apercoit par les fentes de l’épiderme. Asque en massue
longuement pédicellés, de 32-40/6-8 y-pars sp.— entourés de pseudo-para-
physes beaucoup plus longs que les asques, simples et filiformes. Spores
sur deux rangs indistincts, unicellulaires, cylindriques, arquées, hyalines,
de 10-12/2 y.
Sur les branches mortes de Corylus avellana.
Morthier (Peseux, Gibet de Valangin, canton de Neuchâtel).
Genre ROBERGEA Desmaz.
Périthèces infères, d’abord globuleux puis botuliformes, émettant laté-
ralement un ostiolum allongé qui se recourbe à angle droit, et proémine
sur l’écorce sous forme d’un disque grisätre, muni d’un pore d’abord
rond puis légèrement oblong. Asques cylindriques, épaissis au sommet,
entourés de paraphyses filiformes simples. Spores filiformes, hyalines,
pluricellulaires, parallèles dans l’asque.
Une seule espèce en Suisse.
1. Robergea unica Desmaz.
Syn. Sphæria cubicularis Fries.
Ostropa cubiculare Fuckel.
Tuberculostoma lageniformis Sollmann.
Valsa lageniformis Currey.
Gryptella cubicularis Quélet.
Schmitzonia radicata v. Thuemen.
Herbiers. — Berne.
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Peritheces épars mais assez denses, en forme de bouteille placée hori-
zontalement, de 2-2,5 mm. de long sur 1 mm. de haut, infères, de couleur
brune, prolongés latéralement en un ostiolum qui se courbe à angle droit
et forme à la surface de l’épiderme un disque blanchâtre percé d’un pore
arrondi ou oblong au milieu. Asques cylindriques à membrane fortement
épaissie au sommet et percée d’un pore, subsessiles, de 300-400/9-10 y,
entourés de paraphyses filiformes hyalins. Spores filiformes, hyalines,
parallèles dans l’asque, de 250-300/5-2 y, se séparant en articles cylin-
driques.
Sur les branches mortes de différents arbres et arbustes.
Otth (Bremgartenwald sur Prunus avium et Acer, Berne sur Syringa,
Frangula et Acer.
87
ANALECTA AUSTRALIENSIA
QUÆ EXPONIT
Dr J. MÜLLER
1. Leptogium tremelloides Fr. v.limbatum; L. inflezum v.
limbatum Wils. Lich. Victor., p. 158; microphyllum ; laciniæ sæpe incurvo-
concavæ, hinc inde in marginibus copia isidii corallini et lobulis inter-
mixtis incrassalo-limbatæ. — Pagina inferiore glabra et forma longe in-
tegriore laciniarum a L. inflexo Nyl. differt. — Victoria, in Mt. Macedon :
Wilson n. 115, 141, Knight n. 99.
2. Galicium obconicum Müll. Arg.; thallus obsoletus, nisi macula
albescenie in ligno indicatus; apothecia cum stipite brevissimo v. subin-
distincto, apice 15/100-17/100 mm. lata, v. demum distinctius stipite crasso
latiora, apice late truncata et in disco pruina sulphurea fugace ornata;
sporæ 5-6'/2 y longæ et circ. 4°/2 y. late, fusiformi-ellipsoideæ, 2-loculares.
— Huic similia sunt C. robustellum et C. pachypus Müll. Arg., sed thallo
et apothectis aliter pruinosis differunt. — Hic spectat Trachiha Victoriana
Wils. Lich. Victor. p. 71 pro parte. — Ad ligna vetusta in prov. Victoria:
Wils. n. 411.
3. Galicium Wilsoni Müll. Arg.; thallus glauco-albus, tenuis, con-
fluenti-glebosus, superficie firmus, pro parte rudimentarius; apothecia
breviter et valide stipitata, stipite nigro 2-3-plo latiora, semiglobosa v.
basi nonnihil obconico-angustata, extus nigrescenti-ferruginea, margine
_ incurvo paullo concava, supra nuda, diametro cire. 35/100 mm. lata; sporæ
9-11 y longæ, 4-5 y, late, 2-loculares, medio constrictæ. — Thallus ut in
C. quercino Pers., sed capilula more C. trachelini pruinosa et margine
connivente prædita. — Ad ligna vetusta, Queensland : Rev. Wilson n. 112.
4. Stereocaulon ramulosum v. compactum Müll. Arg.;
podetia compacta, circ. 1-2 cm. tantum longa, basi nudata, cæterum gra-
88 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
nulis subdiscretis et phyllocladiis valde abbreviatis v. hinc inde magis elon-
gatis et ramulosis cylindricis ornata; apothecia 1'/s-2'/. mm. lata; sporæ
4-loculares. — Gonimia cephalodiorum sunt sirosiphonoidea et varietas
dein ad seriem formarum pertinet quæ sub Si. proximo a cl. Nyland.
specifice distincta fuit. — Saxicola in Queenslandia : Shirley n. 1738.
5. Stereocaulon humile Müll. Arg.; dense cæspitose erescens;
podetia valde humilia, tantum 4-7 mm. alta, a medio patenter pauciramea,
validiuscula, inferne granulis et indumenio carentia, superne, præsertim
in apice ramulorum phyllocladiis graniformibus obtecta; phyllocladia cre-
nata, conglomerata et pro parte subtiliter granuloso-lobulata; cephalodia
parva, madefacta æruginoso-cinerea, uviformi-gibbosa, sıcca cum phyllo-
cladiis subconcolara; (gonimia cephalodiorum glomerulosa ut in Si. ramu-
loso Nyl.); apothecia ignota. — Habitu ad St. alpinum v. glabrum Müll.
Arg. accedit, sed humilius et phyllocladia demum minute granulari-divisa.
— In prov. Victoria (verisimiliter in cacuminibus montium) : Knight n. 60.
6. Clathrina aggregata Müll. Arg. v. pygmæa ; podetia tantum
4-6 mm. alta, robusta, clavata, superne leviter divisa (fertilia), parce aut
non perforata. — Ad basin truncorum arborum in prov. Victoria : Knight
n. 182.
7. Cladonia squamosa Hoffm. v. pachypoda Müll. Arg.; habi-
tus ut in var. acuta (Tayl.), sed podetia duplo crassiora, semipollicaria,
acuminala, subsimplicia, densissime minute squamulosa, dein apicem
versus squamulis sensim brevioribus dense granulosa. — St. Vincents
Gulf : Tepper.
8 Ramalina geniculata Hook. f. et Tayl. v. compacta Müll.
Arg.; dense c&spiloso-crescens, compacta, '/-1 cm. tantum alta, vulgo
copiose fertilis; laciniæ basi laliusculæ, superne breviter et obtuse laci-
niato-lobatæ, fertiles sub apotheciis vix tumido-incrassatæ. — Vulgaris in
Queenslandia et Victoria.
9. Ramalea cochleata Müll. Arg.; Thysanothecium hyalinum f.
squamulosum Wils. Lich. Vict. p. 176; squamæ cæspitose crescentes, supra
obscure glaucæ et leaves, demum obsolete areolato-granulosæ, subtus palli-
diores et nudæ, juniores hemisphærico-convexæ, sublus concavæ, latera-
liter brevissime stipitatæ, mox oblongatæ et adscendentes, ellipticæ aut
rarius transversim dilatatæ, 1 ‘/2-2°/2 mm. longæ, semper cochleato-con-
vexæ et sublus concavæ, apice integræ v. repando-lobulatæ aut 2-3-fidæ,
in extremitatibus apothecia (rudimentaria visa globosa, exigua) solitaria
aut botryoso — conferla gerentes; gonidia globosa, vulgaria, 7-10ylata. —
Primo intuitu accedit ad Cladoniam papillariam Hoffm., sed squamæ non
(3) J. MÜLLER. ANALECTA AUSTRALIENSIA. 89
cylindricæ nec intus cavæ et squamæ juniores dein Thalloidima australiense
Müll. Arg. haud male referunt. A R. coilophylla Müll. Arg. evidenter bene
differt minulie et crassitie squamarum. Forte genus proprium sistit, atla-
men ob apothecia evoluta nondum cognita a Ramaleis rite discriminari
non potest. — Ad terram aridam prope Sandringham in prov. Victoria :
Wilson n. 19 et Knight n. 322; in Queensland : Shirley n. 18.
10. Stictina Mougeotiana f. isidiosa Mülll. Arg.; laciniæ (pal-
lidæ ut in reliquis formis) supra læves aut sublæves ad margines et supra
sparsim pustulis albidis subsoredioso-isidioideis ornatæ. — Queensland :
Bailey n. 739, Knight, Shirley n. 1199.
11. Sticta flavissima Müll. Arg. v. simulans Müll. Arg.; laciniæ
thalli ad margines et hinc inde in pagina superiore copiose corallino- et
microphyllino-excrescentes. — Omnino St. endochryseam v. flavicantem
(J.D. Hook. et Tayl.) Müll. Arg. refert et antea pro hac habita, sed valde
recedit sporis duplo longioribus et duplo angustioribus. — Corticola,
Quennsland : Bailey n. 49, Shirley n. 1697 (sine apothec.), Darling Downs:
H. Lau (sine apoth.) et ad Bellinger River in N. South Wales : J. H. Maiden
ne A7:
12. Stictina rigida Müll. Arg.; thallus rigidus, coriaceus, diametro
cireiter sesquipollicaris, latiuscule lobato-laciniatus, pallide cervinus, supra
undique crebre scrobiculato-inæqualis et sparsim minute albo-sorediosus,
cæterum ibique et in margine laciniarum nudus, subtus tomento denso
et crasso obscure fusco rhizinosus et pseudocyphellis albis simul exiguis
et mediocribus ornatus; apothecia 1'/.-2!/s mm. lata; margo in dorso
scaber, cæterum ex inlegro demum crenulatus ; discus fusco-nigricans ;
sporæ circ. 30 y longæ et 6-9 y latæ, obtuse fusiformes, 2-loculares. —
Juxta Stictinam Thouarsü, s. Stictinam intricatam v. Thouarsü Nyl. et
St. corüfoliam Müll. Arg. inserenda est. — In Queenslandia : Dr Knight
(qui dubitanter sub Si. Dozyana misit sine numero).
13. Theloschistes chrysophthalmus v. fornicatus Müll.
Arg.; Xanthoria parietina v. spinulosa Müll. Arg. Consp. L. Nov. Zel. p. 40,
excl. syn. Krplh.; thalli laciniæ pro parte majores et spathulatæ, acutæ,
subcrenatæ, superne valde convexæ et subtus fornicato-concavæ, inferne
longiuseule ciliato-lobuligeræ; apothecia terminalia, peltata, margine
integra. — Ad ramos et ramulos, in prov. Victoria variis locis : Moffat n.%,
Sullivan n. 8, Knight n. 102, 330, Wilson n. 107, et in Queenslandia :
Bailey n 33.
14. Parmelia albata Müll. Arg.; thallus platyphyllus et ambitu
plalylobus ut in P. latissima Fée, sed tenuior et albidus et subtus breviter
90 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
vestitus ibique late niger et nigro-vestitus, secus margines aulem albidus
et ibidem usque ad imum marginem albo-rhizinosulus. — Apothecia
ignota. Thallus hinc inde sorediigerus. — Ex indumento peculiari evi-
denter species bene distincta et prope P. tinctorum Nyl. et P. perlatam
Ach. inserenda est. Attamen, si sporæ magnæ, tum prope P. Schwein-
furthii Müll. Arg. locanda esset. — Saxicola in prov. Victoria : Rev. Wilson
(qui speciminulum sub n. 253 et sub admisso nomine misit).
15. Parmelia tiliacea Ach. v. convexula Müll. Arg.; thallus
anguste et elongato-laeiniatus; laciniæ contiguæ, copiose sinuato-lobatæ
et convexulæ, demum præsertim transversim rimosæ et in centro gra-
noso-asperæ. — Apolhecia ignota. — A proxima v. rimulosa differt laci-
niis magis elongatis, radiantibus et convexulis. — Saxicola, prope Bris-
bane : Shirley n. 1665.
16. Parmelia tenuirimis Tayl. f. isidiosa Müll. Arg.; thallus
supra præter marginem isidio dense cæspitoso tenello subramuloso
obtectus. — Corticola, Victoria : Rev. Wilson n. 83, 1232.
17. Parmelia conspersa Ach. v. strigosa Müll. Arg.; cres-
cendi modus ut in v. laxa Müll. Arg., sed adhuc (saltem pro parte) latius
et laxius laciniosa, sublus undique nigro-fusca et rhizinis creberrimis
longiusculis strigoso-hirsuta. — Apothecia et sporæ cum specie conveniunt.
— Ad Beechworth in prov. Victoria : Falck n. 12.
— — v. cæspitosa Müll. Arg.; thalli lacinie brevissimæ, ereci& v.
suberectæ, compacto-cæspitosæ, supra usque ad apicem concolores, subtus
nigræ et nudæ v. parcissime rhizinosæ. — Juxta var. hypoleiam Müll. Arg.
locanda est et a var. georgiana Ach. laciniis apice haud nigratis differt. —
Saxicola, ut videtur, in montibus Grampians, Victoria : Sullivan (sine
numero).
18. Parmelia physodes Ach. v. leucina; tota albido-pallida ;
thalli laciniæ late connal&, apice breviuscule liberæ (ut in v. placorho-
dioide), subtus autem late niveæ, anguste digitatim divisæ. — Corticola,
Dargo in subalpinis : R. Holl, sine numero.
19. Parmelia enteroxantha Müll. Arg.; thallus radioso-lacinio-
sus, glauco-albidus; laciniæ validiusculæ, paullo convexæ, apice concolores.
læves, late foraminosæ, subtus fuscæ, intus per totam crassitiem nitide
flavissimæ; apothecia podicellata, 2-4 mm. lata, dorso demum scrobicu-
losa ; margo integer; discus rufus; sporæ in ascis 8-næ, circ. 45 y longæ
et 24 y latæ. — Habitu generali cum proxima P. platytremate congruit, at
thallo intus insigniter flavo distincta est. — Corticola ad Bellinger River
in N. South Wales : J. H. Maiden (misit cel. F. v. Müller sub n. 9).
(5) J. MÜLLER. ANALECTA AUSTRALIENSIA. 91
20. Parmelia pertransita Stirt. v. phæocarpa; apothecia e
pallido citissime tota brunneo-obfuscata; sporæ in ascis 8-næ. — Corticola,
Queensland : Shirley n. 1747.
21. Parmelia myriotrema Müll. Arg.; thallus glauco-albidus,
radiatim laciniosus; laciniæ planiusculæ, apice margine tumidulo angusto
et brunneo terminatæ, supra lævigatæ, tenues, copiosissime perforatæ,
subtus atræ et nudæ, intus niveæ; aperturæ '/s-?/s mm. latæ, inæquales,
sæpius longitrorsum diametro longiores; apothecia 1-5 mm. lata, novella
albida, margo demum crenulatus ; discus fulvescens; sporæ in ascis gemi-
næ, late ellipsoideæ, circ. 45 y longæ et 28 y late. — Laciniæ thalli in-
signiter crebre perforatæ ut in Clathrina retipora. Stirps elegans. — Cor-
ticola in Tasmaniæ monte Wellington : Rev. Wilson’ n. 1731.
22. Physcia crispa Nyl. v. linearis Müll. Arg.; laciniæ thalli
discret&, magis lineari-angustatæ (planæ), ad margines soredioso-pulveru-
lentæ. — Forma analoga varietatis anthelinæ inter Ph. stellarem Nyl. —
Corticola prope Melbourne : Knight n. 127.
23. Pyxine retirugella Nyl. v. endoxantha Müll. Arg. f. sore-
diosa, thallus ut in planta normali, intus autem flavidus v. demum
ochraceus, soredia e citrino flavicantia v. demum expallentia. — Corticola,
Queensland : Knight n. 16, 17, et etiam in Java et insulis vicinis.
— — v. endoxantha sine sorediis adest in America calidiore, et
dein Pyxinem retirugellam Nyl. f. sorediigeram thallo intus
albo v. albido, sorediigero, ex insula Mauritii habeo.
24. Pannaria nigrata Müll. Arg.; thallus in peripheria obscurato-
ochroleucus et minute squamoso-radians, cæterum undique fusco-niger et
compacto-squamuloso-crusiaceus; squam& peripheriæ adpressæ, crenu-
late, magis centrales late in crustam subconnatæ et in lobulos erectos
tuberculiformes apice cæsio-expallentes abeuntes; apothecia '/s-1'/s mm.
lata, adpressa, plana, nigro-fusca; margo thallino-granosus, v. etiam nudus
et lævis et integer, ex obscure ferrugineo nigricans; sporæ 8-næ, 1-seria-
les, obtuse fusiformi-ellipsoideæ, 20 y longæ et 10 y late. — Juxta
P. obscur am Müll. Arg. inserenda est. — Ad truncos emortuos prope Warr-
nambool in prov. Victoria : Rev. Wilson n. 130, Knight n. 67.
25. Pannaria obscura Müll. Arg.; thallus obscure ochroleucus, in
peripheria v. demum undique æneo-nigricans, undique brachylobus; divi-
siones planæ et convex&, rigidulæ, ad margines ante peripheriam adscen-
denti-lobuligeræ ; lobuli tuberculiformes, cæsio-albidi; gonimia generis;
soredia desunt. — Apothecia ignota. — Præter colorem partium fere cum
P. leucosticta Tuck. convenit, sed tota est rigidior. A P. ænea Müll. Arg.,
92 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. . (6)
quæ corticola, laciniis etiam ultimis abbreviatis, concavis et colore partium
juniorum differt. — Ad saxa arenacea et supra muscos emortuos prope
Lorne in prov. Victoria : Rev. Wilson n. 523.
26. Pannaria ænea Müll. Arg.; thallus æneo-fuscus, opacus, bre-
viuscule laciniosus, saltem in ambitu breviter furcato-laciniosus, laxe ad-
pressus; laciniæ cum lobis ultimis concavæ, in marginibus adscendentibus
decolorato-albidæ et albido-tuberculiferæ, subtus nigricantes aut obscuræ,
tomento nigro hypothallino brevi præditæ; apothecia numerosa, margi-
nalia, cire. 1 mm. lata; discus nigro-fuscus et planus; margo prominens,
crebre plicatulo-crenatus et albido- v. subcæsio-decoloratus; sporæ 8-n&,
subuniseriales, circ. 13 u longæ et 8 u latæ. — Juxta P. leucostictam Tuck.
inserenda est, a qua recedit laciniis thalli magis elongatis et concavis et
apotheciis subnigris. — Corticola, Queensland : Shirley n. 1786.
27. Pannaria subimmixta Nyl. var. recedens Müll. Arg.;
ihallus densius squamuloso-crustaceus; lobuli squamarum minus aut non
adscendentes apiceque non v. parce tantum decolorato-pallidi; apothecia
vulgo paullo minora, ob marginem obsoletum aut saltem minus evolutum
magis convexa. Reliqua conveniunt. — Prima fronte speciem bene diver-
sam simulat et fere Parmeliellam microphyllam (Sw.) Müll. Arg. refert,
sed differentiæ omnes transeunt. — Ad saxa arenacea prope Lorne in prov.
Victoria : Wilson n. 298 pr. p., Knight n. 105.
28. Pannaria myrioloba Müll. Arg.; thalli laciniæ elongatæ, di-
trichotome divisæ et indivisæ, concavæ, pinnatifido-incisæ, ad margines
adscendentes crebre corallino-lobuliferæ (haud sorediosæ), supra fuscæ et
læves, glabræ, subtus rhizinis longis densis nigro-coeruleis apiceque deal-
batis et ultra marginem loborum productis præditæ. Gonimia glomeruli-
formia. Apothecia ignota. — Indumentum paginæ inferioris fere ut in
affini P. melanotricha Müll. Arg., laciniæ autem potius ut in P. fulvescente
Nyl., sed profundius divise. — Supra muscos destructos N. S. Wales:
Rev. Wilson n. 1277.
29. Coccocarpia pellita v. mesomorpha Müll. Arg.; thallus
intermedius inter illum v. smaragdinæ et v. incisæ, laciniæ angustiores
quam in v.-priore, latiores quam in posteriore, hinc inde brevius inciso-
divisæ ut in v. semüncisa Müll. Arg.; apothecia fulvo-fusca v. demum fusca.
— Corticola, in districtu Bellenden Ker (Bailey n. 551, antea a var. sma-
ragdina non distincta) et in ins. Novarum Hebridarum : Rev. Wilson
n. 1284.
30. Thalloidima (s. Toninia) nitidum Müll. Arg.; thalli squa-
mæ similes iis Th. tabacini Mass., sed bene nitidæ, fuscæ, turgido-incras-
sat, subcontortuplicato-irregulares et subhemisphæricæ, lævigatæ, im-
(7) J. MÜLLER. ANALECTA AUSTRALIENSIA. 93
presso-punctulatæ; apotheciorum (e notula cl. Wilsoni) discus niger, 2 mm.
latus, concavo-planus; margo cum disco concolor; sporæ (ex eodem) 50 We
longæ, 5 latæ, cylindraceo-fusiformes, altero latere magis acuminatæ,
7-septatæ. — Est proximum peruviano T. bullato (Mey.) Müll. Arg., cujus
thallus opacus est. — In summitate montis Kosciusko (unde misıt cel.
Bar. v. Müller) et in summo monte Hotham : Wilson n. 1157.
31. Amphiloma microlobum Müll. Arg.; thallus vitellino-ochra-
ceus, opacus, tenuis, junior bene monocentrice radians, evolutus margine
brevissime radians, cæterum undique minute ruguloso-areolatus; areolæ
et lobuli peripherici convexi, posteriores cire. '/; mm. tantum lati. — Apo-
thecia ignota. — Simile Amphilomati cinnabarino (Ach.) v. pallidiori (Müll.
Arg.), sed thallus multo subtilius areolatus et areolæ haud planæ. Ab
Amphilomate subunicolore (Nyl.) recedit colore et lobulis ultimis non
effuso-planis, et ab Amphilomate Zambesico Müll. Arg. differt lobulis non
adplanatis et angustioribus et ab Amphilomate flavo (Müll. Arg.) distin-
guitur eodem charactere et colore. — Ad saxa vulcanica in Thursday Is-
land Queenslandiæ septentrionalis : Knight n. 225.
32. Placodium (s. Placopsis) brachylobum Müll. Arg.; thal-
lus glauco- v. ochraceo-albidus, minute squamuloso-areolatus, areolæ
obtuse angulosæ, convexulæ, ultimæ 1/2 mm. lalæ, radiatim obtuse bilobæ ;
cephalodia apotheciis paullo majora, sat regularia, rimuloso-areolata,
demum radiatim sulcata, ochraceo-albida; apothecia 1'/s mm. lata (et
verisimiliter majora), sessilia, subhemisphærica, demum planiuscula, lævia ;
margo crassus, tumidus et integer, prominens; discus planus, carneus,
primum leviter albido-pruinosus; lamina hyalina; sporæ uniseriatim 8-næ,
roseo-hyalinæ, ellipsoideæ et ovoideæ, 18-20 y long, 12 y latæ. — Proxi-
mum est Placodio gelido Körb., sed thallus brevissime et hinc inde indis-
tincte placodiali-radians et aliter coloratus et margo apotheciorum intus
obtusus.
33. Placodium imperfectum Müll. Arg.; thallus albus, tenuis,
rosulas-exiguas, 1-1 /2 mm. latas, lobatas, arcte adnatas et ambitu sub-
extenuatas et demum varie confluentes formans, demum reticulatim
rimosus, superficie farinulentus; gonidia globosa, glomerata ; apothecia
1/s-1/2 mm. lata, ex innato demum adpresso-sessilia. angulosa et orbicu-
laria; margo thallinus tenuis, suberenatus, leviter prominens; discus
nigricans, demum fuscus; epithecium fulvescens; hypothecium hyalinum
v. leviter fuscidulum ; sporæ in ascis 2-seriatim 8-næ, 12-15 y long, 7-8 y
late, ellipsoideæ. — Affine P. albescenti v. murorum Mass., at toto habitu
et apotheciis subirregularibus verisimiliter non satis normaliter evolutum,
BULL. HERB. BOISS., février 1896. 1
9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
eliamsi sporis evolutis præditis, attamen thalli colore albiore, rosulis
insulatim dispersis et apotheciis obsceuris distinctum est. — Saxicola in
Thursday Island Queenslandiæ : Knight n. 227.
34. Patellaria (s. Biatorina) mycophila Müll. Arg.; thallus
subc&#sio-albidus. tenuissimus, demum pulverulentus, hyphis tenellis
laxis et gonidiis globosis 4-5 y latis compositus et filamentis funginis
longe radiantibus, nigrescentibus, 10 y latis, tota longitudine lobulos
breves alternos oblongo-obovoideos ornatis instratus; apothecia cire.
?/s mm. lata, plana, laxe adpressa, indistincte marginata, ab origine undi-
que nuda, pallide carnea; partes interiores valde hyalinæ; sporæ 8-næ,
late fusiformes, 15-15 y longæ, 4‘/2-5 ‘/2 y latæ, æqualiter biloculares. —
Proxima est P. leptolomati Müll. Arg., sed constanter in stromate fungino
crescens, apothecia paullo majora, non margine albido cincta. Insuper
bene similis est brasiliensi P. superpositæ in eodem mycelio crescenti, at
differt sporis (permultis visis) brevioribus, ambitu latioribus et tantum
bilocularibus. — Foliicola in Queensland : Shirley n. 1797.
35. Patellaria (s. Catillaria) verrucosa Müll. Arg.; thallus
flavescenti-albus, crassiusculus, subdiffracto-verrucoso-areolatus, verrucæ
convexulæ, demum gleboso-pulviniformes, læves, opacæ; apothecia circ.
À mm. lata, nigra, opaca et nuda, sessilia, basi constricta, novella concava
et valide marginata, demum plana et tenuiter v. tenuissime marginata ;
epithecium nigro-fuscum, reliqua interiora vinoso-fuscescentia v. vinoso-
subhyalina; sporæ in ascis angustis apice valde pachydermeis 8-næ, hya-
line, 10-11 y longæ et 4-4'/2 u latæ, oblongo-ellipsoideæ, utrinque ob-
tusæ, rectæ et incurvæ, æqualiter 2-loculares. — A proximis P. alboflavi-
cante et P. rimosa Müll. Arg. statim recedit thallo verrucoso-areolato. —
Ad saxa maritima prope Sandringham Victoriæ, ad limitem aqu& marine
maxime adscendentis : Rev. Wilson n. 1743.
36. Patellaria (s. Psorothecium) Frenchiana Müll. Arg.;
thallus prasino-virens, siccus obscure virenti-cinereus, tenuissimus, sub-
evanescens; apothecia circ. À mm. lata, sessilia, crassiuscula, plana et
tenuiter marginata, sicca supra et in dorso receplaculi concolori-nigra et
nuda, bene madefacta tamen nigro-fusca ; epithecium anguste olivaceo- v.
ccerulescenti-nigrum, reliqua interiora hyalina v. stratum sub hypothecio
hyalino obsolete hyalino-fuscescens; sporæ 8-næ, 27-30 y longæ, 10-12 u,
late, utrinque rotundato-obtusæ. — Est proxima P. superfluæ Müll. Arg.,
a qua differt apotheciis magis planis, intus in sectione obscurioribus, et
præsertim thallo definite aliter colorato. — Corticola, in Australiæ Mount
Mueller, alt. 4500’ : Ch. French jun.
37. Patellaria (s. Psorothecium) melaclinoides Müll. Arg.;
(9) J. MÜLLER. ANALECTA AUSTRALIENSIA, 95
thallus leviter flavescenti-albidus, tenuis, rugulosus et sæpe disrupto-asper ;
apothecia 1-1 */2 mm. lata, sessilia, crassiuscula, basi constricta, tota nigra
et nuda, e plano demum convexa; margo primum crassiusculus, obtusus
et lævis, demum tenuis; perithecium fulvo-fuscum; epithecium coeruleo-
nigrum; hypothecium ochraceo-fuscescens et lenue, zonæ albæ impositum ;
asci 8-spori; sporæ 30-40 y longæ, 22-26 L late, late ellipsoideæ et medio
sæpe constrictæ, æqualiter biloculares. — Est proxima P. melaclinæ Müll.
Arg., sed differt sporis majoribus, ambitu latioribus, et hypothecionon (pro-
funde) coeruleo-atro.— Corticola, Queensland : Shirley n. 1536, 1551, 1762.
38. Patellaria (s. Bilimbia) Gampbellise Müll. Arg.; thallus
einereo-flavicans, dein versicolori-obscurior, olivaceus et fuscescens,
tenuissimus, sublævis; gonidia globosa, cire. 4'/a y lata; apothecia rufes-
centi- v. ferrugineo-fusca, v. demum magis obscura, '/s-'/ı mm. lata, cras-
sula, subgloboso-patellaria, convexa et immarginata v. etiam superne late
depressa et in depressione pallidius umbonata, undique nuda; hypothe-
cium rufescenti-fusculum, interiora cæterum undique hyalina; spor& in
ascis 8-næ, digitiformes v. inferne magis attenuatæ, 4-loculares, 25-32 y
longæ et 3 y late. — Prope P. Stanhopiæ Müll. Arg. inseri potest, atta-
men nulli cognitarum arcte affinis est. — In foliis Iridis, ad Queenscliff
in prov. Vietoria, ubi leg. Mistress Martin, nata Campbell, unde misit Rev.
Wilson sub n. 1732.
39. Patellaria (s. Sagiolechia) leptoplacella Müll. Arg.;
thallus griseo-albidus, tenuissimus, subtiliter granularis, hinc inde inter-
ruptus; granula irregularia, haud bene contigua, applanata, apotheciis
pluries minora; apothecia nigra, 2/10-4/10 mm. lata, plana, tenuiter mar-
ginata ; epithecium et hypothecium nigro-fusca; sporæ in ascis biseriatim
8-næ, 11-13 y long, 3-3 '/2 late, obtuse fusiformes, 4-loculares, — Juxta
japonicam P. fusiformem Müll. Arg. Lich. Yatab. n. 99 inserenda est, a
qua recedit thalli natura et colore et dein sporis duplo minoribus. —
Saxicola, in Queensland : Shirley n. 1911 pr. p.
40. Patellaria (s. Bacidia) superbula Müll. Arg.; thallus ha-
loniformi-tenuis, lævis, subevanescens, griseo-albus; apothecia forma et
colore ut in P. cinnabarina Sommerf., pulchre cinnabarino-rubra, ‘/s-°/:mm.
lata, sessilia, novella paullo concava, sc. obtuse marginata, demum immar-
ginata, plana aut leviter convexa, nuda et undique concolora; lamina
ochraceo-fulvescens, subhyalina; asci modice polyspori, ambitu lati, dia-
metro 15 y attingentes; sporæ contortæ, tenuissimæ, circ. 35 y longæ et
tantum 1 ‘2 y late, haud distincte septatæ. — Species eleganti-pulchella,
a comparata specie vix nisi sporis et ascis omnino aliis rite distiguenda.
— Ramulicola, in Victoria : Ch. Knight n. 231.
96 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
44. Patellaria (s. Bacidia) modestula Müll. Arg.; thallus dense
leproso-furfuraceus, crassulus, obscure olivaceus v. demum nigrescens;
apothecia ?/s mm. lata et minora, adpresso-sessilia, crassiuscula, novella
nigro-fusca et plana, marginatula, mox autem nigra, alte convexa et im-
marginata, tota nuda et opaca; epithecium cerasino-fuscum; hypothecium
fuscescens; sporæ in ascis 8-næ, modice contortæ, 28-36 u long, 2-2 '/2 u
latæ, inferne longius angustatæ, 3-6-septatæ. — Characteribus proxime
ad dissimilem P. cerasenteram (Nyl.) Müll. Arg. (e Nova Zelandia) accedit,
sed differt colore et natura thalli et apotheciis opacis minoribus mox im-
marginatis. — Ramulicola, in prov. Victoria : Ch. Knight n. 228.
42. Patellaria (s. Bacidia) rudis Müll. Arg.; thallus olivaceo-
cinereus, crebre leproso-granularis, scobiculoso-asperulus ; apothecia
1-1'/. mm. lata, sessilia, basi constricta, crassiuscula, subplana; recepta-
culum extus thallino-exasperatum, haud pure nigrum; margo leviter
prominens et mediocris, inquinato-niger ; discus fuscus, demum nigratus,
cum margine opacus; epithecium olivaceo-nigricans; hypothecium cupreo-
fuscum; sporæ 8-næ, subrectæ, circ. 60 y longæ et 4 y latæ, 11-15-septatæ,
inferne longe angustatæ. — Prope americanas P. spadiceam et P. subaceri-
nam Müll. Arg. inserenda. — Corticola, in Queenslandia: Shirley n. 1760.
43. Patellaria (s. Scoliciosporum) livido-nigrans Müll.
Arg.; thallus fuscescenti-olivaceus, subtiliter leproso-granularis; apothecia
?/s mm. lata et minora, convexa, immarginata, juniora præsertim made-
facta eruginoso-subpallida, dein livido-fuscescentia et in nigrum abeuntia,
nuda et opaca; epithecium in apotheciis evolutis virenti-nigrum; lamina
superne virens; hypothecium hyalinum; sporæ in ascis oblongo-obovoideis
8-næ, spiraliter contortæ, circ. 20-25 y longæ, tota longitudine 2-2}: y
latæ, utroque apice obtusæ, 4-loculares. — A proxima Patellaria umbrina
(Ach. sub Lecidea) et P. asserculorum (Ach. sub Lecidea) differt thallo
multo subtilius leproso-granulari et colore apotheciorum. — Ramulicola,
Victoria : Ch. Knight n. 215.
44. Cœnogonium ornatum Müll. Arg.; trichomata amorpho-
congesta, haud fasciculata, sat firma et rectiuscula, e virescenti-glauco
demum vulpino-tincta, diametro 20-23 y, æquantia; articuli 2-3-plo dia-
metro longiores, distincte hyphoso-obducti ; apothecia 45/100-60/100 mm.
lata, pulcherrime intense purpureo-carnea, undique concolora, plana, ob-
solete marginata; paraphyses apice clavatæ, subtruncatæ; sporæ 8-næ,
8-10 y. longæ, 2-3 y latæ, anguste fusiformes. — Juxta C. interpositum
Nyl. locandum est. — Corticola, Queensland : Shirley n. 1787.
> O<—
NOTICE SUR L’ETAT ACTUEL
DE
L'HERBIER DELESSERT
ET DU
JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE
PAR
John BRIQUET!
L'HERBIER DELESSERT
C’est en 1869 que l’Herbier Delessert, donné à la Ville de Genève par
la famille Delessert, a été incorporé aux collections municipales, qui, en
ce qui concerne la botanique, étaient jusqu'alors assez insignifiantes.
Après un repos de deux ans, pendant lesquels on aménagea pour le rece-
voir les salles du Conservatoire botanique actuel, l’Herbier fut remis aux
soins d’une commission. Cette commission, dont faisaient partie plusieurs
! La majeure partie des documents employés pour la rédaction de cet article
avaient été communiquée à M. Drake del Castillo pour le rapport adressé par lui
à la Société botanique de France, lors de la visite de cette société à Genève en
1894. La place manquant dans le Bulletin de la Société botanique de France pour
l'insertion du travail complet, nous avons repris notre manuscrit pour en faire le
présent article. Nous y avons été encouragé par notre maître, M. le prof. Müller
Arg., directeur de l’Herbier Delessert et du Jardin botanique de Genève.
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
des plus distingués botanistes de Genève, tels que C. de Candolle, Fau-
connet, M. Micheli, J. Müller, Rapin, Reuter, etc., travailla assidüment à
l’organisation des collections.
En 1874, l'Herbier était complètement installé ; M. le Dr Müller en de-
vint conservateur et M. Bernet, sous-conservateur. La direction est restée
entre les mains de M. Müller dès le début jusqu’à présent pour la plus
grande prospérité de l’herbier. Pendant cette même période, il ya eu
trois sous-conservateurs ; M. Bernet (1874-1887), M. Rome (1888) et l’au-
teur de cet article (depuis 1890).
Indépendamment du conservateur et du sous-conservateur qui S’occu-
pent particulièrement de la partie scientifique du travail, l’Herbier pos-
sède un préparateur qui est chargé de la besogne matérielle (fixage des
échantillons, épinglage, étiquetage, etc.).
On sait que la bibliothèque Delessert fut donnée à l’Institut de France.
Comme la valeur d’un herbier, au point de vue des recherches originales,
dépend beaucoup des ressources bibliographiques dont il est entouré, le
Dr Müller se mit avec énergie à rassembler tous les ouvrages indispensa-
bles aux travaux de systématique, et surtout ceux se rapportant aux pays
dont la flore est le plus richement représentée dans l’herbier. En 1874,
la bibliothèque de l’Herbier comptait seulement 160 ouvrages. Aujour-
d’hui le chiffre des ouvrages a presque atteint 1000, sans compter un
grand nombre de brochures. Dans ce nombre, on trouve la série des flores
coloniales anglaises, la majorité des flores exotiques et la plupart des
grands ouvrages systématiques, y compris des publications telles que le
Nova genera et species de Kunth, le Flora brasiliensis de Martius, les
Monographiæ phanerogamarum d’Alph. et C. de Candolle, etc. La flore
européenne est bien représentée par une série d'ouvrages düs à la
générosité de Rapin et de Fauconnet. Quant aux publications périodiques
tant horticoles que botaniques, tout en étant encore imparfaitement
réunies, elles offrent cependant au complet le Botanical Register, le
Botanical Magazine, le Gartenflora, le Botanische Zeitung, le Linnæa, le
Flora, etc.
Le bâtiment actuel qui porte le titre de Conservatoire botanique n'avait
primitivement pas été construit en prévision de l’augmentation considé-
rable des collections provenant de l’arrivée de l’Herbier Delessert et des
fortes acquisitions faites depuis cette époque, aussi est-il devenu très
insuffisant. Le Conseil Administratif de la Ville de Genève étudie de-
puis longtemps la réfection partielle du Conservatoire botanique ou le
transport des collections dans un nouvel édifice plus grand et plus en
(3) J. BRIQUET. HERBIER DELESSERT ET JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE. 99
rapport soit avec l'importance de l’herbier, soit avec les exigences d’une
installation moderne. Ces études n’ont pas encore abouti à une conclusion
et on ne saurait regretter de voir peser mürement une décision à laquelle
s'intéressent les botanistes du monde entier. Cependant. on ne saurait
attendre encore bien longtemps, car le manque de place se fait de plus
en plus désagréablement sentir et cet état de choses ne peut manquer de
toucher les amis d’une science qui a toujours été en honneur à Genève.
Le rez-de-chaussée est occupé par les collections de fruits, de bois et
autres pièces de musée. Ces collections ont subi depuis leur arrivée à
Genève plusieurs augmentations importantes, entre autres celle provenant
d’un don de sections de bois de l'Amérique du Sud offert par le gouver-
nement de la République Argentine. Malheureusement, le manque d’es-
pace oblige à accumuler les objets que l’on ne peut disposer convenable-
ment, et comme le local ne communique pas directement avec l’Herbier,
il en résulte que ces collections sont à peu près inaccessibles au public.
Le premier étage contient les herbiers et la bibliothèque. On a dû re-
léguer dans les combles plusieurs collections qui ne peuvent être conser-
vées sous la main, faute d'espace. Les herbiers maintenus séparés sont
actuellement les suivants :
1° Un herbier général.
20 Un herbier de France.
30 Un herbier de Suisse.
4° Un ancien herbier général contenant surtout des plantes de jardin.
5° Une collection de types du Flora Atlantica de Desfontaines.
6° L’herbier d’Oware et Bénin de Palisot de Beauvois.
7° L’herbier de Thuillier.
8° L’herbier de Burmann.
On intercale constamment dans l’herbier général les acquisitions nou-
velles, ainsi que deux collections jadis maintenues distinctes, savoir un
herbier des Indes Orientales de Wallich et l’herbier de Haller fils. L’her-
bier de France ne s'accroît qu’occasionnellement. L’herbier suisse est
formé essentiellement par l’herbier du Dr Fauconnet qui est très riche et
contient la plupart des types de Rapin, Reuter et autres floristes gene-
vois: il ne s’alimente plus guere qu’au moyen de dons.
Lors de son arrivée à Genève, l’herbier était censé être classé d’après
le système de Linné et remplissait 300 caisses. En réalité, il y avait beau-
coup de désordre. Le premier travail a consisté dans une répartition des
genres par familles naturelles en suivant le Prodromus. Ce travail achevé,
on entama la détermination spécifique et la mise en ordre de détail des
100 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, (4)
diverses familles. Cette tâche longue ne peut avancer qu'avec lenteur ;
cependant, la plupart des grandes familles ont été classées, sauf les Com-
posées, et on peut espérer que, dans un avenir prochain, l’Herbier sera
devenu dans son ensemble facilement accessible aux botanistes.
On empoisonne les échantillons, dès leur arrivée, au sulfure de car-
bone. Cette opération est répétée assez souvent pour que l’herbier entier
y passe une fois tous les quatre à cinq ans.
Autrefois les échantillons n'étaient pas fixés et chaque part possédait
une chemise de papier particulière. Actuellement les échantillons sont
fixés au moyen de bandelettes de papier aux étiquettes qui les accompa-
gnent, et placés dans une chemise particulière, sans y être épinglés. Avec
ce procédé, on emploie sans doute beaucoup de papier, mais on évite
l'accumulation de débris hétérogènes (fragments de feuilles, fleurs et
fruits) provenant d'échantillons d'origines différentes que l’on constate
dans tant d’herbiers et dont on ne peut disposer avec certitude pour l’ana-
lyse. En outre, les échantillons peuvent plus facilement être maniés en
vue de l’étude.
Les parts rattachées à une même variété ou à une même espèce sont
réunies dans une enveloppe commune ; une étiquette placée au coin gau-
che en indique le nom. Les noms de genres figurent sur des étiquettes
saillantes extérieurement et placées à droite. Les paquets ficelés sont pla-
ces dans des boîtes en bois disposées sur des rayons. Ces boites mettent
les échantillons à la fois à l’abri de la poussière et des insectes.
L'ordre dans lequel sont actuellement disposées ces boîtes est encore
en général celui du Prodromus. Les genres sont classés dans l’ordre du
Genera plantarum de Bentham et Hooker, sauf pour les cas où une mo-
nographie plus récente a pu être suivie.
Tous les renseignements désirables sur l'Herbier Delessert ont été
recueillis, classés et publiés en 1845 dans un volume très intéressant par
Lasègue '. Mais depuis lors, les acquisitions faites par l’Herbier n'ont pas
été publiées. Ces dernières intéressent cependant beaucoup les botanistes
descripteurs toujours désireux de savoir où trouver les matériaux néces-
saires à leurs travaux. Aussi nous a-t-il paru utile de donner ici la liste
complète, pour autant du moins que nous avons pu l’etablir, des maté-
riaux accumulés depuis 1845 jusqu’à cette année. Ces indications pour-
ront peut-être servir un jour à celui ou à ceux qui voudraient dresser
1 Lasögue, Musée botanique de M. Benjamin Delessert, À vol. in-8°, 558 pages.
Paris, janvier 1845.
(5) J. BRIQUET. HERBIER DELESSERT ET JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE. A104
un dictionnaire de renseignements sur les herbiers, semblable à celui
qu’a donné en 1881 notre maître regretté Alph. de Candolle *, Voici, dans
l’ordre chronologique, la liste de ces acquisitions ; les nombres précédant
les indications du lieu d’origine sont ceux des espèces.
1845. — Europe : 60 Céphalonie (Schimper et Wiers), 270 Dalmatie (Petter),
384 Messenie et Laconie (Heldreich), 100 Norvège (Sommerfeldt, eryptogames),
100 Bohême (Opiz), 210 Loire-Inferieure (Desvaux), 40 Constantinople (Lépagnier),
40 Département Drôme (Masson), 800 France et Allemagne (Schultz). — Afrique :
38 Sources du Nil blanc (Sabatier), 1694 Cap (Drege), 95 Alger (Roussel, crypto-
games). — Asie : 150 Orient (Boissier), 12 Java (Lobb), 218 Singapur, Pinang,
etc. (Walker), 171 Java (Zollinger), 74 Japon (Zollinger), 880 Perse australe
(Kotschy). — Océanie : 92 îles Auckland et Campbell (Hook f.), 50 Nouvelle-
Zélande (Raoul), 42 Australie (Cunningham, Graminées), 53 Nouka-Hiva (Lapere),
24 Nouvelle-Zélande (Lesson), 354 Australie (Drummond). — Amérique : 747
Colombie (Linden), 251 Quito (Jameson), 282 Guyane anglaise (Schomburgk),
516 Santiago de Cuba (Linden), 255 Terre-Neuve (Lesson), 78 Quito (Jameson),
189 Mexique (Jurgensen), 586 Floride (Chapman), 518 Rocky Mountains (Geyer),
34 St-Domingue (Lépagnier), 150 Surinam (Hostmann et Kappler), 125 Surinam
(Kappler). — Plantes cultivées : 46 (Drummond), 61 (Houlette).
1846. — Europe : 600 environs de Compiègne (Boivin), 486 Lichens (Lenor-
mand), 25 Toulon (Boivin), 300 Grèce (Sartori), 27 Cryptogames (Laveille), 470
France (Requien), 120 Pyrénées (Feistmantel), 47 Pyrénées (Villiers de Terrage), 32
Savoie (Bouvier), 38 Département Aube (Desétangs), 36 Italie (Cosson), 36 Pyrénées
(Endress). — Afrique : 200 Canaries (Bourgeau), 532 Abyssinie (Schimper), 132
Littakoun (Lemue), 45 Abyssinie (Rochet d’Hericourt). 200 Canaries (Bourgeau),
409 Cap, 500 Afrique meridionale (Mac William), 100 Madagascar (Maurice),
300 Afrique méridionale (Wallich), 188 Cap (Bowie). — Asre : 265 Chine (For-
tune), 28 Orient (Jaubert), 127 Java (Lobb), 53 Chine (Fortune), 7 Aden (Wal-
lich), 971 Java (Zollinger), 269 Chine (Yvan), 67 Chusan (Yvan), 300 Malacca
(Yvan). 74 Arabie (Schimper), 200 Caucase (Hohenacker), 100 Arabie Heureuse
(Hohenacker), 700 Indes orientales (Lady Dalhousie), 2170 Ceylan (Walker), 120
divers (Walker), 412 Indes orientales (Campbell). — Océanie : 210 Australie
(Stephenson), 38 Australie (Drummond). — Amérique : 116 Mexique (Jurgensen),
56 Régions antarctiques (Hooker f.), 51 Colombie (Goudot), 220 Louisiane (Hart-
mann), 69 Gayaquil (Jameson), 101 Andes de Posto (Jameson), 131 Guadeloupe
(Funck et Schlim), 300 Vénézuéla (Funck et Schlim), 108 Gayaquil (Jameson),
385 Guyane anglaise (Schomburgk), 180 Roraima (Schomburgk), 81 Pirara
(Schomburgk), 78 Canada (Lady Dalhousie), 130 Alabama (Jewett), 337 Etats-
Unis (Greene), 175 en Io IC New-York (Beck). — Plantes cultivées :
! De Candolle, La Phytographie, p. 391-462. Paris, 1880.
102 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
37 plantes exotiques cultivées (Houlette), 225 plantes de jardins (Graham), 150
Jard. de Sydney (Mac Lean).
1847. — Europe : s Allemagne et France (Schultz), 222 Pyrénées (rate). —
Afrique : oo Sénégal (Boivin), 40 Alger (Clos). — Asie : 688 Asie Mineure (Held-
reich), 566 Perse septentrionale (Kotschy), 12% Indes orientales (Wallich). —
Amérique : 412 Pérou (Matthews), 254 Venezuela (Funk et Schlim), 55 Surinam
(Kappler), 75 Surinam (Hostmann). — Plantes cultivées : 28 (Houlette).
1848. — Europe : 218 Suède (Wikström), 508 Pyrénées espagnoles (Bour-
geau), 226 Bosnie (Sendtner), 80 Europe orientale (de Noë), 565 Crète (Held-
reich). — Asie : 230 Indes orientales (Metz), 50 Sibérie (Turezaninov), 104 Java
(Lobb), 203 Syrie (Pinard), 764 Indes orientales (Wallich). — Afrique : 298
Bourbon (Boivin). — Amérique : 244 Quito (Jameson), 85 Régions antarctiques
(Hooker f.), 177 Quito (Jameson). — Australie : 400 Swan River (Drummond).
— 194 Voyage de l’Astrolabe (Hornbron), Algues (Hornbron).
1849. — 100 Bohême (Opiz), 560 Espagne méridionale (Bourgeau), 165 Pélo-
ponèse, Eubée (Heldreich), 400 Toscane (Durando). — Afrique : 245 Egypte
(Kralik). — Asie : 255 Indes orientales (Metz). — Amérique : 82 Chili (Gay),
115 Quito (Jameson), 83 Surinam (Kappler). — Plantes cultivées : Jard. bot. de
Rouen (Clos). |
1850. — Europe : 289 Corse (Requien), 221 France (rate), 300 Espagne
(Funck), 300 France (Puel), 418 Deux Siciles (Heldreich), 583 Corse (Kralik),
204 Espagne et Portugal (Webb), 345 Espagne (Blanco), 500 France et Allemagne
(Schultz), 802 Moldavie (Guobhard), ©» France (Chaubard), ce France (Montagne),
100 Bohême (Opiz). — Afrique : 159 Bourbon (Boivin), 368 Madagascar, Mayotte
(Boivin), 60 Algérie (Munby). — Asie : 94 Indes orientales (Wallich). — Océa-
nie : 561 Australie (Drummond).
1851. — Europe : 721 Espagne (Bourgeau), 200 France et Allemagne (Billot).
— Afrique : 120 Alger (Jamin), 210 Algerie (Durando), 200 Algerie (Balansa).
— Asie : 12 Arabie heureuse (Arnaud et Vaysière).
1852. — Europe : 714 Espagne (Bourgeau), 300 Espagne (Blanco), ce env.
de Lyon (Aunier), env. de Pau (de Forestier), 200 France et Allemagne
(Billot), 294 Espagne (Bourgeau). — Afrique : 112 Algérie (Jamin), 190 Algérie
(Durando), 500 Algérie (Balansa). — Asie : 130 Olympe de Bithynie (Clementi).
— Amérique : 1681 Amazones (Spruce), 337 Mexique (Jurgensen).
1853. — Europe : 200 France et Allemagne (Billot), 552 Espagne et Portugal
(Bourgeau), ce env. de Lyon (Aunier). — Afrique : 200 Algérie (Durando), 96
Algérie (Jamin). — Amérique : 1068 Nouvelle-Grenade (Schlim), 400 Rio-Negro
(Spruce).
1854. — Europe : 300 France et Allemagne (Billot), 50 env. de Paris (Ny-
lander, Lichens), 180 Espagne (Lange), 300 France (Augé de Lassy), 349 Espagne
(Bourgeau), ce env. de Lyon (Aunier), Vosges (Weddell). — Afrique : 117
Algérie (Durando), 445 Bourbon, Madagascar (Boivin). — Asie : 50 Syrie
(Blanche), 8 Aden (Perrotet). — Amérique : 580 Martinique (Bélanger).
(7) J. BRIQUET. HERBIER DELESSERT ET JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE. 103
1855. — Europe : 200 Norvège (Lindeberg), 500 Pyrénées (Bordere), © France
(Graves), 21 Lapponie (Balansa), 200 France et Allemagne (Billot). — Asie : 622
Asie mineure (Balansa), 50 Syrie (Blanche). — Amerique : 265 Rio-Negro (Spruce),
1318 Amérique du Nord (Rafinesque).
1856. — Europe : 100 Norvège (Lindeberg), 200 Savoie (Huguenin), 57
Espagne (Bourgeau), 230 Autriche, Italie (Huguenin). — Afrique : 422 Cana-
ries (Bourgeau), 716 Tunis (Kralik). — Asie : 483 Indes orientales (Hooker),
752 Orient (Balansa), 803 Bootan (Griffith). — Amérique : 385 Chili (Gay),
150 Amérique arctique (Richardson), 71 Monte Video (Webster), 605 Chili
(Macræ).
1857. — Afrique : 467 Algérie (Balansa). — Asie : 563 Orient (Balansa), 284
Java (Zollinger). — Amérique : 300 Martinique (Bélanger), 400 Chili (Germain),
195 Rio Negro (Spruce), 255 Amérique du Nord (Sullivant), 538 Vénézuéla
(Fendler), 545 Algues de Ceylan et d'Australie (Harvey).
1858. — Europe : © France (Daënen), 135 France (Grevin), © France (de
Parseval), 200 France et Allemagne (Billot), 53 Algues (Areschoug), 25 France
(Fournier). — Afrique : 20 Egypte inférieure (Samaritain). — Asie : © Orient
(Balansa). — Amérique : 628 Cuba (Wright), 7 St-Louis (Engelmann), 378 Rio
Negro (Spruce).
1859. — 100 France et Allemagne (Billot), 500 Pyrénées (Philippe). —
Afrique : 112 Algérie (Kralik). — Amérique : 202 Pérou oriental (Spruce), 181
Vénézuéla (Fendler).
1860. — Europe : 673 Grèce (Heldreich), 200 France et Allemagne (Billot),
— Asie : 359 Lycie (Bourgeau). — Amérique : 148 Pérou oriental (Spruce), 119
fougères de Cuba (Wright).
1861. — Europe : 146 Savoie (Bouvier), 285 Pyrénées (Bourgeau), 100 Haute-
Savoie (Bourgeau), 170 environ de Metz (Bourgeau), 805 Alpes Maritimes (Bour-
geau). — Afrique : 102 Herb. Fontanesianum normale (Billot). — Amérique :
390 Cuba (Wright), 498 Andes de l’Ecuador (Spruce). — Océanie : 100 Calédonie
(Charpentier).
1862. — Europe : 300 France et Allemagne (Billot). — Afrique : 63 Algérie
(Kralik). — Amérique : 100 Nouvelle-Grenade, Lichens (Lindig).
1863. — Europe : 1550 France (Bélanger), 61 Grèce (Heldreich), 60 France
(Bureau), 4100 France (Bélanger), 100 Nice (Canut). — Amérique : 500 Bolivie
(Mandon).
1864. — Europe : 232 Espagne (Bourgeau), 100 France (Bourgeau), 2000
divers (Bélanger), 800 France et Suisse (Daënen), 360 Suède (Nyman), 290 Es-
pagne (Bourgeau), 113 Haute-Savoie (Bourgeau), 109 France (J. Gay).
1865. — Europe : 250 France et Italie (Bubani), 56 France (Lebel).
1866. — Europe : 168 France (Puel et Maille), 4019 France (Grévin), 1438
diverses (Grévin), 1200 diverses (Maille).
1867. — Europe : 180 France (Guillard), 200 France (Fournier), 234 France
(Saubinet). — Asie : 600 Orient (Balansa).
10% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
1868. — Europe : 48 France (Guillard).
1870. — Amérique : 1000 Chili (Schatzmann).
1871-1874. — Pas d’acquisitions.
1875. — Europe : Lichenes exsiccati de Körber, 200 Cryptogames suisses
(Wartmann). — Afrique : Algues marines d'Algérie (Freshville).
1876. — Afrique : 100 mousses et lichens de Maurice (Robillard). — Asie :
116 muscinées et champignons des Philippines (Lhanos), 180 lichens de Ceylan
(Thwaites). — Amérique : 848 Brésil (Glaziou).
1877. — Europe : 4000 eryptogames de France (Desmazières). — À frique :
champignons de l’île Maurice (Robillard). — Asie : 22% Nilgherries (Metz).
— Océanie : 336 Australie (F. v. Müller).
1878. — Europe : 22 Algæ aquæ dulcis (Rabenhorst), 2500 Fungi europ. ex-
siccati (Rabenhorst). — Amérique : 120 République argentine (Lorentz), 78 Fou-
geres de Trinidad (Fendler). — Océanie : 538 Nouvelle-Zélande (Cheeseman).
1879. — Europe : Herbier d'Europe de Fauconnet, 5000-6000 esp., 200 Her-
barium normale (Schultz). — Asie : 597 Cochinchine (Germain), 15 Aden (Ger-
main), 46 Philippines (Lhanos). — Amérique : 50 République argentine (Keck),
250 Brésil (Glaziou). — Océanie : 38 Calédonie (Germain).
1880. — Europe : 825 Espagne méridionale (Huter, Porta et Rigo), 300 Her-
barium normale (Schultz), 100 eryptogames suisses (Wartmann), 18 Characées
(Bernet), 3 Valais (Bernet), 2500 Europe centrale (Drouin). — Amérique : 375
Brésil (Glaziou). — 6 exotiques diverses (Chenevard).
1881. — Europe : 1350 Mousses (Rabenhorst), 660 Hépatiques (Rabenhorst),
125 Cryptogames diverses (Rabenhorst), 390 Algues (Rabenhorst). — Amérique :
45 Fougins de Trinidad (Fendler), 400 Antilles (Eggers), 320 Brésil (Glaziou),
32 Mexique (Schmidely). — Océanie : Australie (Martin). — 15 Algues exo-
tiques (Schmidely).
1882. — 164 France (Magnier), 300 Herbarium normale (Schultz). — Asie :
650 Japon (Yatabé). — Afrique : 300 Algues marines de Maurice (Robillard). —
Amérique : 600 Brésil (Glaziou).
1883.— Europe : 16 cryptogames diverses (Chenevard), 300 France (Magnier),
100 cryptogames suisses (Wartmann), 120 Insubrie (Ducommun). — Afrique :
46 Egypte et Nubie (Rifaud), 300 Sénégambie (Lécard), 389 Oran (Debeaux). —
Amérique : 300 Mexique (Kerber), 100 Antilles (Eggers). — Océanie : 18 Algues
d'Australie (Mlle Scheyterberg). — 100 Aracées (Engler).
1884. — Europe : 400 Herbarium normale (Schultz), 435 Muscinées (Déséglise),
350 Plantæ selectæ (Magnier). — Amérique : 1100 Paraguay (Balansa), 8 Ame-
rique du Nord (Chenevard), 48 Patagonie (Claraz). — 72 Aracées (Engler).
1885. — Europe : 300 Hieracium (Nägeli et Peter), 412 Plantæ selectæ (Ma-
gnier). — Asie : 7 Indo-Chine (Pierre). — Amérique : 1135 Oregon (Howell),
388 Brésil (Glaziou), 1 Euphorbiacée (André). — 116 Aracées (Engler).
1886. — Europe : 200 Herbarium normale (Schultz), 325 Plantæ selectæ
(Magnier), 100 Hieracium (Nägeli et Peter), 125 Galicie (Blocki), 987 Lichens
(9) _ 5. BRIQUET. HERBIER DELESSERT ET JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE. 105
d’Italie (Massalongo et Anzi). — Afrique : 31% Algerie (Battandier et Trabut). —
Amérique : 1008 Pacific Slope (Howell), 495 Mexique (Pringle), 321 Brésil
(Glaziou).
1887. — Europe : 400 Herbarium normale (Schultz), 185 Andalousie (Rever-
chon), 442 France et Belgique (Magnier), 400 Algues du Finistère (Crouan),
125 Hépatiques (Hübener et Genth). — Afrique : 200 Algérie (Battandier). —
Amerique : 250 Porto-Rico (Sintenis), 276 Mexique (Pringle), 700 Texas et nou-
veau Mexique (Jones), 402 Brésil (Glaziou).
1888. -— Europe : 100 Herbarium normale (Schultz), 194 France (Magnier),
180 Rubus de Genève (Schmidely). — Afrique : 100 Algérie (Battandier),
99 Cryptogames de Madagascar, 200 Congo (Hens), 263 Algues marines du
Maroc (Schousbo&). — Amérique : 300 Porto Rico (Sintenis), 245 Mexique
(Howell), 112 Saint-Dominique (Eggers), 86 Cryptogames de Guatemala (de
Türckheim). — 2300 Mycotheca universalis (Thümen).
4889. — Europe : 200 Herbarium normale (Schultz), 200 Plantæ selectæ
(Magnier), 50 Graminées suisses (Schröter), 100 Champignons parasites (Briosi),
2000 Cryptogames diverses (Rome). — Afrique : 200 Congo (Hens). — Ame-
rique : 100 Porto-Rico (Sintenis), 408 Mexique (Pringle), 638 Brésil (Glaziou).
— Asie : 32% Mésopotamie et Kurdistan (Sintenis).
1890. — Europe : 290 Plantæ Selectæ (Magnier), 150 Graminées suisses
(Schröter), 142 Bulgarie (Pichler). — Asie : 537 Chine (Hillebrand). —
Afrique : 100 Algues d’Algerie (Battandier). — Amerique : 147 Washington
Territory (Suksdorf), 330 Mexique (Pringle), 150 Porto-Rico (Sintenis).
4891. — Europe : 100 Herbarium normale (Schultz), 25 Champignons para-
sites (Briosi), 145 Potentilles (Siegfried), 284 Plantæ selectæ (Magnier). —
Asie : 700 Arménie turque (Sintenis), 312 Anatolie (Bornmüller), 745 Ceylan
(Deschamps). — Amerique : 28% Mexique (Pringle).
1892. — Europe : 100 Potentilles (Siegfried), 200 Herbarium normale
(Schultz), 50 Champignons parasites (Briosi), 309 Plants select (Magnier), 336
Turquie (Sintenis), 1500 Cryptogames d'Europe (Mougeot et Nestler). — Asie :
274 Sibérie (Karo). — Amerique : 189 Brésil (Glaziou), 272 (Pringle).
1893. — Europe : 93 Rhodope (Wagner), 51 Nouvelle-Zemble (Wagner),
211 Potentilles (Siegfried), 25 Champignons parasites (Briosi), 304 Plantæ
selectæ (Magnier), co Herbier suisse, principalement valaisan, du Dr Dupin
(donné par Mme Thomas). — Asie : 510 Paphlagonie (Sintenis). — Amérique :
540 Paphlagonie (Sintenis), 146 Colorado (Patterson), 633 Bolivie (Bang).
1894. — Europe : 300 Plantæ selectæ (Magnier), 100 Bulgarie (Stribuy),
100 Herbarium normale (Dorfler), 50 Funghi parassiti (Briosi), 165 Serbie
(Adamovic), 112 Potentilles (Siegfried). — Asie : 131 Orient (Bornmüller, 172
Perse (Bornmüller). — Amerique : 253 Mexique (Pringle), 600 Fungi colum-
biani (Ellis), 46 Fougeres du Mexique (Erni). — 319 Mousses diverses (Linde-
berg).
106 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
Comme on peut s’en rendre compte d’après les indications qui pré-
cèdent, l’Herbier Delessert fail son possible pour se maintenir au rang
des grandes collections européennes. Les ressources dont son budget
annuel dispose sont extrêmement modestes et la position continentale
de la ville de Genève empêchent l’Herbier Delessert d’aspirer à l’enri-
chissement rapide des établissements scientifiques des grandes puis-
sances maritimes el coloniales, nos voisines. Malgré cela, les ressources
de l’herbier sont telles qu’il ne se fait guère de grand travail dans le
domaine de la systématique sans que les matériaux de l’herbier ne
passent entre les mains des monographes. C’est ainsi que nous avons vu
déterminer récemment nos Euphorbiacées par M. le Dr Müller, les Smi-
lacinées par Alph. de Candolle, les Méliacées et les Pipéracées par M. C.
de Candolle, les Anacardiacées et les Aracées par M. le prof. Engler,
les Cucurbitacées et les Mélastomacées par M. Cogniaux, les Cyrtandra-
cées et les Cypéracées par M. Clarke, les Sterculiacées par M. le prof. Schu-
mann, les Sapindacées par M. le prof. Radlkofer, elc., etc. La libéralité
est une tradition à Genève, où l’on sait qu’un travail ne peut se faire
qu'avec le maximum de matériaux possible. Aussi ne saurions-nous assez
encourager les travailleurs à profiter des ressources de l’Herbier Deles-
sert. La direction communique toujours les matériaux confiés à ses soins
aux monographes ou aux auteurs, moyennant les garanties d'usage en
pareils cas, et nous ne pensons pas qu'aucun de ceux qui ont profité de
cette facilité ait eu à s’en repentir.
LE JARDIN BOTANIQUE
Le Jardin botanique de Genève a été fondé en 1817. Le 19 novembre
de cette année « le professeur Gaspard de la Rive, qui était alors le pre-
mier syndic, c’est-à-dire le premier magistrat de la République, inaugura
le nouveau Jardin, avec quelques autres membres du gouvernement et
de l’Académie, en plantant lui-même les espèces qui, dans l’ordre mé-
thodique adopté, se trouvaient les premières de l’école botanique :. »
On sait qu’une souscription populaire couvrit les frais considérables de
! A. de la Rive, A.-P de Candolle, sa vie et ses travaux, p. 165.
(11) +. BRIQUET. HERBIER DELESSERT ET JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE. 107
la première installation, que le gouvernement de la ville de Genève four-
nit les terrains et que l'inauguration solennelle fut l’occasion d’une ma-
nifestation sympathique envers le plus grand des botanistes genevois,
Aug.-Pyr. de Candolle. La période la plus brillante pour le Jardin fut
celle de 1817 à 1850, période pendant laquelle les plate-bandes four-
nirent à A.-P. et Alph. de Candolle la description de nombre d’espèces
nouvelles pour la science !'. De 1860 à 1870, sous la direction de G.-F.
Reuter, l’état du jardin resta stationnaire. C’est cependant à Reuter que
revient le mérite d’avoir créé les premières rocailles de plantes alpines.
Reuter mourut en 1872. Son successeur, le professeur Brun, éprouva
comme Reuter de grandes difficultés à maintenir le niveau des détermi-
nations des plantes du Jardin. C’est que l’on n’avait encore ni bibliothèque,
ni grand herbier sous la main.
Nommé directeur du Jardin botanique en même temps qu'il prenait
la direction de l’herbier Delessert, le Dr Müller se mit avec l’energie
habituelle à la tâche énorme d’une revision complète des déterminations
des espèces cultivées. Certaines familles, en particulier les Graminées,
étaient dans un état d’anarchie parfait. Peu d’annees suffirent au savant
systématiste pour mener son travail à bonne fin. En 1879 déjà, on put
reprendre la rédaction et la distribution des catalogues de graines à
échanger, catalogues que, depuis quelques années, on avait perdu l’habi-
tude de dresser.
C’est également en 1879 que la ville de Genève sépara le service du
Jardin botanique de celui des promenades publiques, auquel il avait jus-
qu’alors été rattaché. La réunion sous une direction unique du Jardin et
de l’Herbier Delessert pouvait dès lors porter tous ses fruits. On en
trouve facilement la preuve dans la progression croissante qu’a suivie le
nombre des espèces dont les graines sont récoltées dans le courant de
l’année. Dans la statistique qui suit, nous avons maintenu séparément
les chiffres se rapportant aux espèces de rocailles, principalement
alpines, lesquelles ont toujours figuré à part sur les catalogues.
1 A.-P. et Alph. de Candolle, Notices sur les plantes rares cultivées dans le
Jardin botanique de Genève, 1 vol. in-4o, 1823-1847.
108
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
! ESPECES CULTIVEES ESPECES
ANNEES en
pot ou en pleine terre. DEAN
1882 502 276 778
1883 396 330 686
1884 635 300 990
1885 847 522 1369
1886 1030 612 1642
1887 1656 665 2321
1388 1788 627 2415
1889 2251 594 2845
1890 2549 66% 3215
1891 2076 616 2692
1892 2059 692 2751
1895 2223 653 2876
1894 2389 653 3042
1895 2516 979 3095
(12)
Depuis 1882, le nombre total des graines offertes a donc quadruple.
On remarque dans cette statistique un fait qui semble anormal, celui
du déchet considérable survenu en 1891. Ce déchet provient à la fois
d’une revision dans les déterminations qui avait mis au jour des doubles
emplois, de l’autre du fait que l’on a biffé un certain nombre d'espèces
offertes par tout le monde et qu'il était inutile de maintenir sur les listes.
Au point de vue des échanges, le Jardin botanique de Genève est
arrivé ces dernières années à peu près au huitième rang, avec celui de
Berlin, et bien avant ceux d’Anvers, Amsterdam, Pise, Varsovie, Munich,
Edimbourg, Bologne, Liège, Budapest, Hambourg, etc., etc. Et cela, même
en supprimant un certain nombre de plantes européennes représentées
dans tous les jardins. Les échanges exigent une très grande perte de
temps, mais comme c’est la seule source d’accroissement du Jardin, on
est obligé de leur vouer beaucoup d'attention. Et en réalité, on ne peut
qu'être étonné en voyant figurer en si bon rang un jardin dont le budget
s’eleve en 1896 à 8,500 francs, sans qu'aucune partie de cette somme
puisse être affectée à des achats de plantes rares. Le Jardin est en relations
avec 50-75 établissements similaires à l’étranger.
Le Jardin botanique de Genève est relativement petit: il mesure environ
14,500 mètres carrés de surface. Les espèces sont alignées selon l’ordre
(13) 7. BRIQUET. HERBIER DELESSERT ET JARDIN BOTANIQUE DE GENÈVE. 109
du Prodromus dans des plate-bandes bordées de buis court et taillé, en
commençant par les Dicotylédones à l’ouest et en finissant avec les Gra-
minées à l’est. Le long des murs bien exposés qui protègent le jardin au
nord, on a institué ces dernières années des cultures de plantes bulbeuses
(1888). A l'extrémité ouest, se trouvent des couches pour l'élevage des
semis et des bassins pour les plantes aquatiques. Les anciennes piscines
ont été augmentées d’un nouveau bassin en 1883.
La même année, les rocailles également situées à l'extrémité ouest du
Jardin ont vu leur nombre s'élever de 5 à 8. En 1888, on a opéré un
triage géographique des espèces : quatre rocailles ont été réservées aux
plantes suisses et quatre aux plantes alpines étrangères.
Les serres se composent de deux bâtiments. L’un est une petite serre
chaude située à l'extrémité ouest du Jardin et qui est spécialement
affectées aux Broméliacées et aux Orchidées. Le long du côté nord se
trouve l’orangerie. Ce bâtiment date de l’époque de De Candolle, mais
il a été restauré en 1881. Le corps de l’orangerie contient toutes les
grandes plantes du Jardin (orangers, Oreodaphne, Metrosideros, Cal-
listemon, Araucaria, Eucalyptus, Eugenia, etc.,). Dans l’aile orientale,
a température élevée, on entretient des palmiers, des Gesnéracées et des
plantes vertes en général. L’aile occidentale fonctionne comme serre
froide (6-12° cent.). Parmi les plantes intéressantes qu’elle renferme,
nous mentionnerons deux beaux pieds de Todea rivularis, superbe
_ fougère de Tasmanie, don du baron F. von Mueller.
Au centre du Jardin, non loin des deux vénérables pieds de Ginkgo
biloba plantés par De Candolle et protégés par une grille en fer, se trouve
un buste d’Edmond Boissier offert récemment au Jardin botanique par
sa sœur la comtesse Agénor de Gasparin (1887).
Il existait jadis à l'extrémité est du Jardin un grand carré de gazon.
L'extension donnée aux cultures a fait convertir ce carré en plate-bandes.
En 1882, il avait déjà été créé quatre plate-bandes. Depuis 1888, tout ce
carré est affecté aux plantes annuelles.
Les chiffres suivants donneront une idée du nombre des espèces qui a
pu être ateint, malgré les ressources modestes dont on dispose, dans cer-
taines cultures, en 1895 :
Broméliacées .......... 116 Crassulacées........... 70
Mremidees. 2... 120 Mésembrianthémées .... 28
Euphorbes cactiformes.. 29 CAGE PRE RE EME 212
HÉROS 73 Rhipsalidees........... 10
RANCE Re un ru 58 Siapelaa ea er... 19
ROUFETOVAL 22 22 2. 5 Plantes de rocailles..... 1500
Cotyledon-Kleinia...... 18 Cultures en pot........ 1373
BULL. HERB. BOIss., février 1896. 8
110 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Le Jardin botanique a à répondre à bien des besoins différents. — Un
certain nombre de plate-bandes sont réservées à la culture des plantes
servant de modèles pour les écoles d’art municipales. — Certaines cultures
sont poussées dans un but décoratif et réclamées dans des occasions par-
ticulières. — Les rocailles de plantes alpines, qui sont superbes aux mois
de mai et juin, sont accessibles au public trois après-midis par semaine et
attirent toujours un grand nombre d'amateurs. — Le jardin botanique
de Genève, propriété municipale, est tout à fait indépendant de l’Uni-
versité. Cependant les étudiants peuvent obtenir des clés donnant accès
aux plate-bandes en s’adressant au directeur, mais il n’est permis à aucun
visiteur de cueillir quoi que ce soit sans l’autorisation du jardinier-chef.
Cette règle indispensable au bon ordre est appliquée partout et n’a rien
qui puisse entraver les études. Aussi les deux laboratoires de botanique de
l’Université ont-ils largement profité ces dernières années des facilités
qui leur sont accordées. On a du reste réservé du terrain spécialement
consacré à la culture des plantes officinales. — Enfin, indépendamment
des laboratoires et des cours, il convient de faire mention des travaux
originaux exécutés par les botanistes genevois et qui exigent la possi-
bilité d'étudier sur le vif bien des plantes que l’on ne saurait trouver
cultivées ailleurs à Genève. Ces travaux sont nombreux et, depuis quel-
ques années, en augmentation continuelle.
En terminant ce tableau de l’état actuel du Jardin botanique, il con-
vient de rendre hommage aux efforts de son directeur, M. le Dr Müller,
dont les travaux de détermination patients et sans cessse renouvelés ont
seuls pu donner à cet établissement une valeur scientifique réelle.
24 janvier 1896.
* 2 *
Ces lignes étaient imprimées quand est survenue la mort inopinée du
professeur Müller, directeur de l’Herbier Delessert et du Jardin botanique
de Genève. C’est avec un réel chagrin que nous sommes obligé de faire
paraître, sans qu'il ait pu le relire, cet article que le maître nous avait
demandé. Notre travail est un dernier hommage à ses travaux persévé-
rants dans l’Herbier et au Jardin.
10 février 1896.
Jsan MÜLLER Arcauv
1828-1896
N'OTCE
SUR
LA VIE ET LES ŒUVRES DE JEAN MULLER
PAR
John BRIQUET
Jean Müller est né le 9 mai 1828 à Teufenthal, district de Kulm, dans
le canton d’Argovie. Ses parents étaient agriculteurs et appartenaient à
une famille primitivement originaire de Lucerne, qui avait dû émigrer à
l’époque de la réforme, à cause de ses opinions religieuses.
L’en’ance de Müller fut dure. Il se trouvait dans un milieu peu disposé
à le voir se livrer à l'étude, et c’est à son énergique persévérance qu'il
düt, après avoir fréquenté l’école populaire de son village de 7 à 14 ans,
de pouvoir entrer en 1843 dans l’école secondaire de Reinach. Des apti-
tudes spéciales et une puissance de travail peu commune lui per-
mirent de parcourir en deux ans les trois ans que comportait le champ
de travail, et cela tout en étudiant le latin, branche qui ne rentrait pas
dans l’enseiÿënement donné aux élèves.
De 1846 à 1850, Müller continue avec succès ses études au Gymnase,
puis à l’école industrielle d’Aarau. Pendant les deux dernières années de
cette période de sa vie, il se livra avec ardeur à l’étude de la botanique et
à celle des mathématiques. C'était surtout la flore phanérogamique des
environs d’Aarau qui l’interessait et qui constitua la base de son herbier
particulier. Il rencontra autour de lui, fort heureusement, des hommes
112 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
qui l’encouragerent et comprirent dès le début les promesses que l’intel-
ligence de Müller donnait pour l'avenir, tels furent ses maîtres le Dr Bolley
et le Dr Schinz.
Mais la situation pécuniaire de l'étudiant était précaire. Obligé de don-
ner des lecons pour se faire quelque argent, Müller se décida, une fois
son diplôme de maturité obtenu, à se vouer à l’enseignement. C’est avec
cette idée, et en vue de perfectionner ses connaissances en matière de
français, que Müller vint à Genève. Il y suivit de 1850 à 1851 les cours
de l’ancienne Académie, s’adonnant avec prédilection aux mathématiques
supérieures. Et, à ce propos, il est curieux de mentionner le fait que,
à l’Académie, Müller n’a jamais suivi de cours de botanique. Un instant
indécis entre les sciences naturelles et les mathématiques, Müller fut
bientôt irresistiblement entrainé du côté des travaux d'observation.
Genève était alors illustrée par une pléiade de hbotanistes de talent,
aujourd’hui disparus, tels que Alph. de Candolle, Duby et Boissier, qui ne
tardèrent pas à remarquer les aptitudes du jeune naturaliste. Müller se
présenta à Alph. de Candolle muni d’une lettre de recommandation de
Zschokke. La place de conservateur de l’Herbier de Candolle était
vacante, Alph. de Candolle l’offrit à Müller, qui l’accepta de grand cœur.
A partir de cette époque date une ère nouvelle dans la vie de Jean
Müller. Affranchi des soucis matériels qui compliquaient auparavant si
fort son existence, il püt donner toutes ses forces à la science. Ses occu-
pations habituelles tranchaient du même coup toutes les hésitations qu'il
avait pu entretenir sur la voie à suivre, Müller devait désormais devenir
botaniste.
Au printemps de 1851, Müller exécuta avec Duby une expédition dans
le Midi de la France, qui lui permit de faire ample connaissance avec la
flore méditerranéenne. Les exsiccata qui résultèrent de ce voyage existent
aujourd'hui dans plusieurs herbiers d'Europe. La même année, avec.
Boissier, il parcourut la Lombardie, le Tyrol et le Salzbourg. L'année
suivante, ses herborisations lui firent explorer successivement une partie
des Alpes de Savoie, de la vallée d’Aoste et du Piémont jusqu’a Turin.
Ces trois excursions sont à proprement parler les seules grandes herbori-
sations que Müller ait faites. Quoique ses goûts le portassent à voyager,
les immenses travaux de classification qu’il entreprit bientôt l’habituerent
peu à peu à un travail très sédentaire. Des séjours a la montagne qu'il fit
depuis lors presque chaque année, en Savoie, puis en Suisse, devinrent
bientôt pour lui plutôt une occasion de repos bien mérité, que le point
de départ de recherches sur le terrain.
(3) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 113
La période pendant laquelle Müller travailla à l’herbier de Candolle
fut féconde en productions de haute valeur, qui fondèrent sa célébrité
scientifique. En 1857, la Société helvétique des sciences naturelles
publiait sa première œuvre, une Monographie de la famille des Réséda-
cées, qui fut couronnée du prix quinquennal fondé par Aug.-Pyr. de Can-
dolle. Sur un rapport élogieux d’Oswald Heer, l’université de Zurich
accorda pour cet ouvrage à Jean Müller le grade de docteur en philo-
sophie. Puis vinrent successivement des travaux généraux sur les Euphor-
biacées, les Apocynées et les Rubiacées. Le travail immense que Müller
accomplit en rédigeant les Euphorbiacees pour le Prodromus et qui
exigea sept ans d’efforts soutenus affaiblit à un tel point sa santé, qu'il
düt prendre un long repos. Si on laisse de côlé des rhumatismes, dont il
souffrit après son voyage dans le Midi, c’est le seul moment de sa vie où
Müller ait été inquiet pour sa santé.
Les publications de Müller sur les Phanérogames eussent suffi pour
réserver à leur auteur une place glorieuse parmi les botanistes de l’école
de de Candolle. Parmi les collaborateurs du Prodromus, Müller arrive en
“troisième rang, après A.-P. et Alph. de Candolle. avec un actif de
1145 pages. Mais ce n’est là qu’un côté de sa prodigieuse activité. Dès son
arrivée à Genève, Müller se mit avec zèle à l’étude des plantes infé-
rieures. Il étudia quelque temps les Mousses et les Champignons et ne
cessa jamais complètement de s'occuper d’un groupe dont il devait faire
plus tard une belle monographie locale : les Characées. Dès 1862, par la
publication de son catalogue raisonné des lichens des environs de Genève,
Müller s’imposa aux botanistes comme un lichénographe érudit et sagace.
L'étude des lichens ne tarda pas à devenir l’objet de toutes ses préoccu-
pations. La liste des mémoires qu’il a publiés sur la matière est énorme,
et actuellement on peut dire que Müller était devenu le premier des
lichénographes. Il n’est guère de musée ou de voyageur qui depuis une
vingtaine d'années n’ait tenu à soumettre au savant spécialiste les docu-
ments rapportés d’explorations lointaines. Sa disparition est pour la
lichénologie systématique une perte irréparable. La mort est venu l’inter-
rompre au milieu de la rédaction d’un grand ouvrage sur les lichens de
l'Australie. Ces derniers temps, le maître était revenu à ses premières
études et consacrait une journée par semaine à l'élaboration d’une
deuxième édition de ses lichens de Genève.
La carrière professorale de Müller a commencé en 1868, où il donna,
comme privat docent, à l’ancienne Académie, un « cours d’herborisation. »
En 1871, il fut chargé de l’enseignement de la botanique médicale et
114 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
pharmaceutique à l’Académie et devint titulaire de cette chaire en 1876.
Absorbé par ses recherches originales, Müller trouvait peu a peu que
son enseignement, à la préparation duquel il donnait beaucoup de soins,
lui prenait trop de temps. D’un tempérament un peu nerveux, les lecons
publiques le fatiguaient. Enfin une certaine délicatesse des poumons et
de la gorge lui rendaient ses lecons pénibles. Une première démission
donnée en 1886, et qu'il retira sur les instances de ses amis et élèves,
devint définitive en 1889.
Dès lors l’activité extérieure de Müller se confina dans la direction de
l’Herbier Delessert et du Jardin botanique de Genève, dont il avait été
chargé en 1874. Sous son impulsion éclairée, l’Herbier Delessert est bien
près d’être arrivé à un ordre permettant l’utilisation de ses immenses
ressources scientifiques. Quant au jardin, c’est grâce aux heures passées
par Müller au travail aride de la détermination de chaque plante, au fur
età mesure de sa floraison, que cet établissement doit d’avoir repris,
malgré son budget modeste, un rang honorable parmi les établissements
analogues de l’Europe. La sûreté du coup d’œil de Müller pour la déter-
mination à vue des plantes exotiques était devenue proverbiale. Aussi
était-ce à lui que l’on recourait tant à l’Herbier Delessert, qu'aux Herbiers
Boissier et De Candolle, quand il s'agissait de répartir des « exotica
indeterminata » par familles. Et c'était plaisir de voir les paquets de
plantes douteuses se réduire comme par enchantement sous son regard
perspicace.
Müller n’a jamais été un homme d'extérieur. Il fit partie de l’éphémère
Société Hallérienne de Genève de 1852 à 1856 et devint membre de la
Société helvétique des sciences naturelles en 1857. Dès 1862, il se
rattacha à la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève et la
présida de 1875 à 1876. Il fut également président de la Société botanique
de Genève de 1878 à 1882. Beaucoup de corps scientifiques étrangers ont
tenu à honneur d'inscrire Müller sur le rôle de leurs membres ou de
leurs associés, sans que lui-même ait jamais recherché ces distinctions,
ainsi la Société linnéenne de Londres, la Société botanique d’Allemagne,
la Société royale de botanique de Belgique, l’Académie Léopoldino-Caro-
lienne, la Société impériale des naturalistes de Moscou, etc. La vénération
de ses contemporains a trouvé une expression dans la dédicace du genre
Muellerargia, Gucurbitacée monotype de l’île de Timor, qui lui a été faite
par M. Alf. Cogniaux :.
! Cogniaux, dans Alph. et Cas. de Candolle, Monographie Phanerogamarum,
(5) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 115
Müller est mort le 28 janvier 1896, à l’âge de 68 ans, après une courte
maladie que rien n’avait fait prevoir.
I
Müller a débuté en 1887, comme monographe de Phanérogames,
après quelques articles de peu d’importance, par une œuvre de premier
ordre, sa Monographie de la famille des Résédacées (6). Les généralités,
redigees en francais, contiennent des recherches histologiques sur la tige
et la feuille, chose nouvelle pour l’époque. Sans doute, il y aurait aujour-
d’hui beaucoup à corriger, soit dans les idées, soit dans les faits qui
sont exposés. Mais il ne faut pas oublier l’époque à laquelle ces recher-
ches ont été faites et aussi que l’auteur a acquis presque seul les
notions de technique qu’il a appliquées. Ses études sur les éléments
morphologiques de la fleur des Résédacées et sur l’organogénie des diffe-
rents verticilles témoignent de beaucoup de persévérance et de sagacité.
La partie systématique est un modèle. Clés exactement établies. Affinités
basées sur des caractères consciencieusement pesés et choisis. Diagnoses
courtes et précises. Descriptions détaillées. Synonymie et distribution
géographique très soignées. Et partout un ordre, une clarté, qui font
contraste avec mainte monographie plus volumineuse ou plus prônée
publiée depuis. Müller avait consacré deux années et demie à l’élabora-
tion de son livre sur les Résédacées; on peut avancer hardiment que
personne avant lui n'avait poussé aussi avant et à autant de points de
vue différents l’étude d’une famille naturelle. Müller a résumé en 1868
sa monographie des Résédacées dans le Prodromus.
Les recherches suivantes de Müller portèrent sur les Apocynacées, dont
il fit la monographie pour la flore du Brésil de Martius (9). On voit ici se
dessiner plus vivement que dans l'ouvrage sur les Résédacées le systé-
matiste pur. Le point de vue de la classification est le seul auquel se
place l’auteur et, bien que Müller ait continué à s’occuper d’Apocynacees
jusqu’en 1870 (23, 24), il n’a jamais rien paru de lui ni sur l’organisa-
tion des plantes de cette famille, ni sur les questions morphologiques
qu’elle soulève. Non pas qu’il ne süt pas donner une juste valeur ni
v. III, p. 630 (1881). — Nous-meme, nous avons dédié à Müller, sous le nom de
Müllerohyptis, une nouvelle section du genre Hyptis (dans les Contributions à
la Flore du Paraguay de M. Marc Micheli, actuellement sous presse).
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
apprécier l'intérêt des études de ce genre, mais il considérait la partie sys-
tematique comme plus importante, et cela suffisait pour le faire s’y atta-
cher davantage. La preuve de ce que nous disons la, c’est que ses notes
renferment l'indication d’un mémoire intitulé : « Mémoire sur la phyllo-
taxie, l’axonomie, l’anthotaxie et les inflorescences des Apocynées, avec
trois planches, » qui montre bien qu’il se préoccupait aussi des questions
d'intérêt général. Müller fait suivre cette indication des mots suivants :
« Je le tiens en réserve. Il est encore à perfectionner. » Ces paroles qui
font honneur au jeune botaniste d’alors montrent les soins anxieux dont
Müller entourait l'élaboration de chacun de ses travaux. Mais de nou-
velles recherches de classification l’absorberent bientôt et le mémoire
projeté n’a jamais été publié. |
C’est à l’époque de la rédaction des Apocynacées pour la Flore du
Brésil que Müller adopta le surnom bien connu de « Argoviensis. » Ses
publications s’operant simultanément avec celles de H. Müller (bryol.),
H. Müller (alors floriste), N.-J.-C. Müller (physiol.) et autres, Martius lui
avait proposé cette épithète distinctive qu'il a conservée jusqu'à la fin.
On ne peut parler d’Euphorbiacees sans évoquer immédiatement le
souvenir de J. Müller. Nous avons mentionné le travail colossal auquel
le maître s'était livré pendant sept années, avant d’aboutir à son « demi-
volume » de 1098 pages du Prodromus (18). On a peine à se représenter
qu'il ait pu venir à bout de cette tâche en si peu de temps, quand on
pense qu'avant lui les Euphorbiacees étaient un groupe chaotique dans
lequel on placait sans hésiter tout ce que l’on ne savait pas où placer
ailleurs, procédé que Müller rendait par l’aphorisme : « Was man nicht
declinieren kann, das sieht man als Euphorbiacee an. » Müller a dü
analyser en detail l’une après l’autre, non seulement les espèces décrites
dans le Prodromus, mais encore une foule d’autres rapportées à tort
dans cette famille. Et que l’on ne se trompe pas sur la signification et
la portée de ces analyses. Tout le monde connaît la complexité des
inflorescences chez les Euphorbiacées. L'auteur ne s’est pas borné à en
fixer l’organisation en phrases ciselées et marquées au coin de la pré-
cision, il a eu recours à des caractères extrêmement minutieux emprun-
tés aux embryons et aux ovules. Ces derniers caractères sont à la base
de son système.
La systématique de Müller est portée à la perfection dans les Euphor-
biacées. Agencement superbe des groupes, méthodique des descriptions
logiquement développée, analyse des espèces polymorphes, quand il s’en
présente, exécutée d’une façon rationnelle et entièrement conforme aux
IR.
7) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 117
exigences de la science moderne (voy. par ex. Ricinus communis avec
4 sous-esp. et 16 variétés, Sebastiana corniculata avec 7 sous-esp. et
23 variétés, etc.). L’&tude du livre sur les Euphorbiacées fait une impres-
sion profonde et on la quitte avec la conviction que l’on a été en pré-
sence d’un vrai et beau monument, auquel on peut appliquer le qualifi-
catif donné par Alph. de Candolle aux monographies modèles : « C’est
comme une statue polie ad unguem ‘. »
Müller a dû se départir quelque peu, à propos des Euphorbiacées, de sa
réserve extrême pour tout ce qui n’était pas de la phytographie pure. Il a
d’abord exposé et justifié en detail son système des Euphorbiacées dans
deux articles (12 et 19), dont le second est extrêmement instructif et
permet de juger très exactement les rouages de sa classification. Il con-
tient du reste des observations d’une portée générale sur l'évaluation et
la subordination des caractères, la différence entre l’affinité et l’analogie,
et les classifications en général, qui méritent d’être médités par tout
systématiste.
Le point de vue morphologique a aussi attiré l'attention de Müller,
quoique {oujours dans une mesure relativement restreinte, et lui a fourni
diverses notes. La plus importante est celle dans laquelle le maitre
confirme avec toute l'autorité que lui donne ses longues recherches sur
la famille, la théorie de R. Brown sur le cyathium des Euphorbiacées (25).
Depuis lors, on peut dire que le cyathium a été reconnu comme une
inflorescence, et non comme une fleur, par tous les botanistes, sauf
Baillon et quelques rares adeptes. Deux autres notes (14, 15) se rap-
portent à la morphologie des étamines chez les Euphorbiacées. Un pelit
travail sur « la nature des antheres » (13) montre un esprit curieux
et interprétant les faits tératologiques avec la sagacité déjà déployée
dans les Résédacées. — Nous avons mentionné tout à l'heure le nom
de Baillon. Cet autre éminent botaniste avait fait aussi une étude géné-
rale des Euphorbiacees?. Tout était différent chez ces deux hommes:
tournure d'esprit, éducation systématique, méthodes. Il était dès lors
naturel que leurs œuvres sur le même sujet fussent sensiblement
différentes. Müller avait critiqué le système de Baillon, au même
titre que ceux de Klotzsch, Bartling, Endlicher, etc. (19). Baillon ayant
répondu avec la vigueur que ce savant, si remarquable à tant de titres, a
toujours mis dans ses polémiques’, notre auteur se vit contraint de
! Alph. de Candolle, La Phytographie, p. 121.
2 Baillon, Étude générale du groupe des Euphorbiacées. Paris, 1858.
3 Baillon, Nouvelles études sur les Euphorbiacées (Adansonia, XI, 1872).
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
répliquer à son tour (32). Cette polémique est intéressante à bien des
points de vue et sera toujours consultée avec fruit par les auteurs s’occu-
pant des Euphorbiacées. Bentham, lorsqu'il rédigea les Euphorbiacees
pour le Genera plantarum, traita plutôt légèrement le système de Müller‘.
L'opinion assez générale aujourd’hui est que ce savant, obligé d'avancer
pour mener à bien son grand ouvrage, s’est exprimé d’une façon un
peu rapide et qu'il a difficilement pu se faire une idée exacte de
la valeur des caractères fondamentaux employés par Müller et qui exigent
des analyses très minutieuses et souvent répétées. Müller, qui avait
conscience de la valeur de son long travail d'analyse, a été très touché de
ces critiques venant de deux systématistes de renom (Baillon et Bentham),
et pendant longtemps sa conversation, quand elle venait à tomber sur les
Euphorbiacées, en garda une petite pointe d’amertume. I] a été consolé
de ses polémiques antérieures par les recherches anatomiques de
M. Pax?, qui tout en adoptant les grandes lignes de son système, les a
soulignées de nouveau critères histologiques et d’une concordance
remarquable avec la distribution géographique des genres.
Indépendamment de divers articles consacrés à la description d’Eu-
phorbiacées nouvelles où à la classification de cette famille (11, 16, 17, 26,
30) et de groupes voisins (21, 22), Müller a encore rédigé les Euphorbiacées
pour la flore du Brésil (28). Le texte se base essentiellement sur le tra-
vail fait pour le Prodromus. Les planches fourmillent d'analyses extré-
mement soignées et font contraste sous ce rapport avec d’autres mono-
graphies de la même collection.
Le dernier grand ouvrage que Müller ait consacré aux Phanérogames
consiste dans une monographie des Rubiacées du Brésil faite pour la
flore de Martins (32). Mais déjà à ce moment là, le maître était absorbé
par ses recherches cryptogamiques : il n’exécuta que la moitié du tra-
vail, dont la suite a été dignement reprise par le prof. Schumann de
Berlin.
En dehors de ses travaux monographiques, Müller n’a fait que deux
fois des incursions dans le domaine des Phanérogames en général. Une
première fois, il a publié des séries d'espèces nouvelles de diverses
familles dans un recueil commencé par Van Heurck et qui n’a jamais été
poussé au delà du deuxième fascicule (25). Le premier fascicule (p. 1-117)
1 Bentham, Notes on Euphorbiaceæ (Journ. of the linn. Soc., 1878).
? Pax, Die anatomie der Euphorbiaceen in ihrer Beziehung zum System der-
selben (Engler’s Jahrb., V, 188%).
(9) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 119
contient quelques notes de de Brébisson, Spring, Martinis, Crépin et Cas.
de Candolle. Tout le reste est de lui; Van Heurck a seulement traduit les
descriptions en français. Le second fascicule (p. 118-249) contient exclu-
sivement des descriptions de Müller, avec traduction française de
Van Heurck. Müller a donné dans cet ouvrage considérable des contri-
butions a l’étude des groupes suivants : Carex, Erica, Solanaceæ, Erio-
caulonaceæ, Piperaceæ, Callitrichaceæ. Apocynaceæ, Umbelliferæ et
Combretaceæ. Le premier fascicule contient quarante-deux espèces et
une variété nouvelles; le second trois genres nouveaux (Heurckia
Springia et Legonxia), cinquante-huit espèces et sept variétés nouvelles.
— Les études de Müller sur les Euphorbiacées lui avaient fait constater
que «sur 200 genres, un peu plus des */; sont pourvus d’une corolle,
presque °/s sont sans corolle, et le reste est dépourvu de calice et de
corolle. » Cette constatation l’amène à reprendre la classification des
Dicotylédones pour en supprimer les Monochlamydées qui ne peuvent
subsister en tant que groupe distinct et à proposer une nouvelle classifi-
cation des Dicotylédones (35, 36).
III
Müller a successivement abordé la plupart des grands groupes de
Cryptogames. Ses premieres recherches sur les mousses (39, 41, 42) et
les champignons (43) n’ont pas été poursuivies. Il n’est revenu qu’une
seule fois sur les champignons (44) pour décrire une espèce nouvelle
trouvée en classant les matériaux de l’Herbier Delessert. En revanche, il
a publié une fort belle monographie des Characées des environs de
Genève (45). Nous reviendrons plus loin sur la position systématique
qu'il attribuait à ce groupe de végétaux et mentionnerons seulement que
l’on retrouve ici les qualités si éminentes des travaux phanérogamiques
de l’auteur : exposé clair, descriptions fractionnées et classées, groupes
bien circonscrits, caractères soigneusement pesés et subordonnés. Müller
a donné dans ce travail un modèle pour l'exposé systématique d'espèces
polymorphes, montrant que l’on peut fort bien allier une rédaction con-
_ forme aux idées générales sur l’espèce avec une analyse minutieuse des
races subordonnées (Chara contraria A. Br. avec 14 variétés, Ch. fetida
Al. Br. avec 32 variétés, Ch. fragilis Desv. avec 13 variétés, etc.).
120 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
IV
La premiere apparition de Müller dans la bibliographie botanique
remonte à l’année 1853, et déjà ces premières lignes contiennent l’indi-
cation d’un lichen nouveau pour les environs de Genève, le Peltigera rufes-
cens Ach. (46). Dès lors, jusqu’à l’époque de sa mort, c’est-à-dire pendant
quarante-trois ans, Müller n’a cessé de publier des travaux lichénogra-
phiques. Sa première espèce nouvelle, le Lecanora Dubyi Müll. Arg. (47),
date de 1854; les dernières espèces nouvelles décrites par lui se publient
simultanément avec le récit de sa vie dans ce fascicule du Bulletin de
P’herbier Boissier. La première œuvre par laquelle Müller se soit imposé
à l'attention des lichénologues est intitulée : Principes de classification et
énumération des lichens des environs de Genève (50). Comme dans toutes
ses grandes monographies, le maître débute par un exorde détaillé dans
lequel il expose l’état de la lichénologie à son époque. L'application du
microscope à l'étude des lichens venait d'introduire dans la systématique
de ces plantes une quantité de caractères nouveaux sur la valeur des-
quels régnait beaucoup de désaccord, au point qu'une anarchie complète
menacait d’envahir la lichénologie systématique. Müller reprend les
caractères les uns après les autres, pèse patiemment leur valeur mor-
phologique propre et leur valeur comparative dans les différents groupes
et aboutit à les subordonner rationnellement. C'était introduire dans
l’étude des Cryptogames inférieures cette précision puisée à bonne école
dans la systématique des Phanérogames. Son énumération comprend
65 genres et plusieurs centaines d'espèces et de variétés. Dans un appen-
dice Müller a décrit un certain nombre d'organismes qu’il excluait alors
des lichens à cause de leur thalle dépourvu de gonidies (7 genres et
25 espèces).
On conçoit que nous ne puissions ici entrer dans des détails sur les
publications lichénographiques de Müller qui dépassent 100. Toutes, ou
peu s’en faut, se rapportent à la systématique de ce groupe de végétaux.
Il convient cependant de mentionner ici quelques travaux importants
qui peuvent servir de jalons dans l’examen de cette longue série de
recherches.
Nous avons d’abord ses Lichenologische Beiträge (62) qui constituent
le plus important ouvrage qui ait jamais paru sur les lichens exotiques. Les
35 Beiträge ont paru dans le Flora de 1874 à 1891, soit pendant une
(11) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 121
periode de 17 ans. Ils forment un volume in-8° de 572 pages, compre-
nant 1667 articles presque tous consacrés à la description de genres,
d'espèces ou de variétés nouvelles de lichens. Quelques-uns de ces
articles sont de véritables catalogues donnant le contenu détaillé de
certaines collections. Ainsi le n° 1667 qui expose les Lichenes araratici
récoltés par Ern. Chantre (ann. 1891), le n° 818 qui fournit les Lichenes a
cl. Hildebrandt in Madagascar lecti (ann. 1884) etc.
Il est regrettable, à certains points de vue, que le commencement de
polémique que Müller a eu avec M. Wainio (112) et M. Geebel (118) ait
mis fin à la publication de ces Beiträge, car depuis 1891 les publications
lichénologiques de Müller ont été dispersées dans une série de revues et
de périodiques où elles sont difficiles à retrouver. Nous espérons obvier
à cet inconvénient par la liste qui clôt ce travail.
Müller appréciait vivement la valeur des types pour l'identification
des anciennes espèces. Le riche herbier lichénologique de Hepp qu'il
avait acquis jadis, et qui lui avait permis de dresser son Enumération des
lichens de Genève beaucoup plus rapidement et sûrement qu'il n’eût pu
le faire sans cela, lui avait montré la grande importance de l’autopsie.
Aussi l’a-t-on vu à plusieurs reprises déterminer à nouveau les collec-
tions de ses prédécesseurs, tels que Meyen (79), Eschweiler (85, 98),
Krempelhuber (87), Fée (89, 91, 95), etc.
En 1889 et 1890, Müller aborda d’une facon spéciale une partie très
peu connue de la lichénologie systématique, nous voulons parler de
l'étude des lichens épiphylles. Une collection brésilienne lui fournit
presque exclusivement des nouveautés (106). Il revint un peu plus tard
sur ce sujet (124) et s'était fait envoyer récemment de nombreux maté-
riaux par M. Glaziou de Rio-de-Janeiro, avec l'intention d’en aborder
l’analyse aussitôt qu'il en aurait fini avec ses lichens d’Australie.
En 189%, le maître a publié un ouvrage de fond intitulé Conspectus
systematicus lichenum Novæ Zelandiæ (136), dans lequel il donne une
classification générale des lichens avec diagnoses de tous les groupes
jusqu'aux sections. Cette œuvre élégante donne la clef de ses nombreux
petits mémoires en permettant de rapporter à leurs unités toutes les
descriptions partielles. En même temps, il permet de juger le chemin
parcouru par l’auteur depuis 1862 dans son énumération des lichens de
Genève.
De même que {pour les Phanérogames, Müller s’est uniquement
localisé dans la systématique des lichens. Ses amis ont souvent regretté
de le voir aussi exclusif et il est probable que des recherches entreprises
122 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
a d’autres points de vue sur l’organisation et le mode de vie des lichens
l’auraient amené à des idées différentes des siennes sur certains points
qui lui tenaient particulièrement à cœur. Il avait adopté dès le début la
théorie des microgonidies de Minks et a toujours repoussé très vive-
ment la symbiose d’algues et de champignons comme explication de la
structure anatomique et de la biologie des lichens (61, 62 passim, 66,
76, 112, 118, etc.). Nous avons eu l’occasion, à plusieurs reprises depuis
1890, de discuter avec Müller ces points scabreux entre tous pour un
lichénographe. Il écoutait patiemment les objections qui lui étaient faites,
et les arguments qui lui étaient présentés, mais sa conviction était telle-
ment forte que les preuves invoquées ne lui paraissaient jamais pro-
bantes. Quant à la question des microgonidies, il reconnaissait qu'un
supplément de recherches ne serait pas de trop pour élucider leur
nature. Mais il recommandait ces recherches à ses adversaires, étant per-
suadé que ces études — bien loin de réduire les microgonidies à des
corps qui doivent leur existence à une erreur, comme on le croit généra-
lement — mettraient en pleine lumière la justesse de ses vues.
Pour finir cet aperçu sur l’œuvre lichénologique de Müller, nous men-
tionnerons les rares endroits où le savant systématiste s’est permis
quelques incursions dans le domaine de la morphologie. Ce sont, indé-
pendamment des articles mentionnés ci-dessus, son introduction aux
lichens de Genève (50), puis des notes sur deux nouvelles sortes
de fructifications lichéniques, l’une appelée orthidium (62, XXX),
l’autre campylidium (62, XI), sur les stylospores et les spermaties (62,
XXI), etc.
L’herbier phanérogamique de Müller a passé depuis longtemps à
l’Herbarium helveticum de Zurich. Son herbier, tous ses manuscrits et
tonte sa bibllothèque lichénologiques ont été acquis, il ya une dizaine
d'années, par M. W. Barbey, sous réserve que Müller en aurait la pleine
jouissance sa vie durant. L’Herbier Boissier se trouve ainsi enrichi d’une
collection inestimable, et les lichénographes seront heureux de la savoir
si bien placée.
V
L'étude que nous venons de faire de l’œuvre de Müller ne serait pas
complete si nous n’examinions encore deux travaux d’interet général dus
a sa plume.
(13) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER, 123
Dans le premier de ces travaux, intitule : Nomenklaturische Fragmente
(150), l'habile systématiste a résumé sa longue expérience en matière de
nomenclature. Un premier chapitre s'occupe des conditions dans lesquelles
un nom systematique est valable. Il faut, selon lui, pour qu’un nom puisse
faire valoir ses droits à la priorité qu'il ait été publié et justifié par une
diagnose, une description, une figure, l'indication des caractères diffé-
rentiels de l'espèce nommée par rapport aux espèces voisines ou l’indi-
cation d’un synonyme. Müller excluait, contrairement aux lois de la nomen-
clature (art. 42. 2), les espèces publiées dans des exsiccala numérotés.
Il faut reconnaître que, récemment surtout, on a abusé des noms lancés
dans des exsiccata sans les accompagner d’une justification scientifique.
Mais du moment que l’on admet qu'une figure suffit à justifier un nom,
nous ne voyons pas pourquoi on ne laisserait pas aussi concourir a for-
tiori les exsiccata numérotés, qui valent toutes les figures du monde.
C’est un point que nous avons souvent discuté sur Müller, sans jamais
pouvoir nous mettre d'accord. Plus loin, l’auteur étudie le mode de cita-
tion des auteurs dans le cas où une espèce change de genre et la résout
dans le méme sens qu’Alph. de Candolle; il en est de même pour le cha-
pitre qui traite de la citation des auteurs de noms d’herbiers. Ses propo-
sitions sur le mode de citation des auteurs dans le cas où le sens d'un nom
générique a varié n’ont guère été suivies, si ce n’est par lui-même; elles
ont même été attaquées par des botanistes anglais. Cependant Alph. de
Candolle a montré qu'elles étaient logiques et n'étaient contraires à
aucun principe des lois de la nomenclature. I] vaut évidemment mieux
dire Phyllanthus Müll. Arg. et citer comme synonyme Phyllanthus L. pro
parte, que de dire Phyllanthus L. tout court. Dans la pratique, on a pré-
féré le système repoussé par Müller comme trop long, et qui consiste à
dire Phyllanthus L. (emend. Müll. Arg.). Quant aux chapitres IV et VI qui
contiennent la proposition de ne pas rendre obligatoire l’application des
articles 57 et 58 des Lois de la nomenclature du Congrès de Paris, elles
ne sont encore à l’heure qu'il est que des propositions qui n’ont pas
encore été sanctionnées par un congrès. Au surplus, Müller était à la fois
très positif et très indépendant en matière de nomenclature. Il a appliqué
toute sa vie les principes ci-dessus énumérés sans s'inquiéter des déci-
sions prises par des assemblées législatives comme celle qui s’est réunie
à Paris en 1867. Il n’admettait de celles-ci que les règles absolument
logiques et découlant du principe initial de la priorité. Malheureusement.
les conséquences que l’on peut déduire de ce principe sont parfois
diverses, et également soutenables suivants les points de vue auxquels
124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (1%)
on se place. Aussi Müller a-t-il dü parfois convenir avec nous, ces der-
nieres années, qu'il existe des cas tellement embarrassants que les prin-
cipes existants ne permettent pas d’en donner une solution qui rallie
irrésistiblement tous les esprits impartiaux.
Müller a donné en 1881, une classification générale du règne végétal
en cinq embranchements et douze classes avec diagnoses comparatives
(152). Ces cinq embranchements sont les : Anthogamæ (Phanérogames),
Prothallogamæ (Cryptogames vasculaires), Brianthogamæ (Muscinées),
Phycogamæ (Thallophytes à reproduction sexuelle), Agamæ (Thallo-
phytes dépourvus de reproduction sexuelle). Cette classification contient
différentes idées intéressantes. Nous voyons figurer les Selaginelleæ
comme classe distincte entre les Rhizocarpeæ (incl. Isoit.) et les Filicineæ.
Les Brianthogamæ contiennent deux classes, les Muscineæ et les Cha-
raceæ. Cette manière d'envisager les Characées est originale. Les anthé-
rozoides spiralés et la présence d’un protonéma sont ainsi mis vivement
en évidence. Du reste, tout récemment encore, M. Bertrand a été plus
loin encore et a considéré les Characées comme un embranchement
parallèle à celui des Muscinées !. C’est évidemment un groupe sur le-
quel le dernier mot n’a pas encore été dit, et l’opinion qui place les Cha-
racées parmi les Algues ne saurait être considérée comme définitive. Dans
les Phycogamæ, les Floridees sont opposées aux autres Algues comme
classe distincte. Enfin les Agamæ comprennent trois classes : les lichens,
les champignons et les myxomycètes.
YI
Nous avons dit que Müller n’était pas un homme d'extérieur. Il était
même timide lorsqu'il s'agissait de paraître en public ou d'entrer en
relation avec des inconnus. Mais il surmontait aisément ce premier sen-
timent, que l’on aurait tort de prendre pour de la froideur, et aussitôt
qu'il se sentait à l’aise il développait sa pensée avec chaleur. Tous ses
élèves et étudiants ont gardé de lui un souvenir affectueux. Il s’interes-
sait à ceux qu'il voyait « mordre » à la botanique et les encourageait des
conseils dictés par sa longue expérience. Son enseignement attirait un
grand nombre d’auditeurs : la clarté et l’ordre dans l’exposé en étaient
1 C.-Eg. Bertrand, Des caractères que l’anatomie peut fournir à la classification
des végétaux, p. 51 (Mém. de la Soc. d’hist. nat. d’Autun, 1891).
(15) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 125
les qualités maitresses. Ce n’etait pas avec lui que l’on entendait un
verbeux exposé de théories mal digérées, choses dont un étudiant enten-
dra toujours parler tôt ou tard ou qu'il retrouvera dans les livres. Des
faits coordonnés avec soin, telle était la base de chacune de ses lecons.
Il visait à faire comprendre les méthodes et à apprendre à mettre de
l'ordre dans les idées : et il y réussissait. Nous connaissons plus d’un
étudiant qui se rappelle avec plaisir l'influence bienfaisante que l’ensei-
gnement de Müller a exercé à ces divers points de vue sur ses études
ultérieures.
Au Jardin botanique de Genève et à l’Herbier Delessert, Müller laisse
partout des traces de son passage. Il aimait l’Herbier et nous nous entre-
tenions souvent de projets pour l’avenir qu’il était le premier à forger.
Ses subordonnés se souviendront toujours des égards avec lesquels il les
traitait et de quelle façon heureuse il savait concilier sa générosité per-
sonnelle avec les exigences du service.
L’analyse que nous avons faite de son œuvre montre que Müller s’est
entièrement spécialisé dans la systématique, dont, somme toute, il n’est
jamais sorti. Faut-il le regretter ? Nous ne le pensons pas. Si sur certains
points cette spécialisation excessive a été une cause de faiblesse, elle a
été sur beaucoup d’autres une grande force. On ne peut que se réjouir
de voir encore des hommes organisés comme Müller consacrer leurs
aptitudes spéciales à l’accomplissement des grands travaux de systéma-
tique. Que ferait la science si elle venait à en manquer ? Parmi les systé-
matistes purs, Müller brillera toujours aux premiers rangs. Ses premières
études de mathématiques avaient donné à son esprit un besoin d’exac-
titude, de clarté et de concision, qui a imprimé à toutes ses œuvres un
cachet d'élégance très particulier et lui donne une place à part parmi les
phytographes de l’école de de Candolle.
Personnellement, Müller était d'une grande simplicité. Il aurait pu
facilement obtenir plus de distinctions qu’il n’en a obtenues, mais il ne
se serait jamais mis personnellement en avant. Müller n’émettait jamais
d'opinion positive sur les questions de philosophie ou de religion. Une
lacune sur ces points dans sa bibliographie rend donc très exactement
son extrême réserve à leur sujet. Müller était franchement anti-évolu-
tionniste, sans avoir cependant jamais exprimé devant nous de théorie
ou d'opinion personnelle sur l’origine des espèces ou des êtres vivants
en général. Il ne s’est jamais occupé de politique, ni locale, ni générale,
tout en s'intéressant aux questions courantes. D’un abord facile et d'un
commerce agréable, il était apprécié de tous ceux qui l’approchaient.
BULL. HERB. BOIss., février 1896. 9
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. . (16)
Müller avait épousé, le 3 décembre 1858, Mlle Marie Hilfiker, avec laquelle
il a pu jouir pendant 38 ans d’une vie de famille douce et paisible. Un
seul chagrin, mais terrible, vint troubler cette union. Müller perdit en
1879 son fils unique, un jeune homme de grand avenir auquel il était
fort attaché, à l’âge de 19 ans. Cet aperçu sur l’homme intime chez
Müller serait incomplet, si nous ne mentionnions sa parfaite loyauté, son
sentiment de justice très développé et sa générosité. Nous connaissions
personnellement cette dernière qualité pour en avoir maintes fois éprouvé
les effets. Müller vient d’en donner une preuve éclatante. Son testament
contient un legs de trente mille francs, dont les intérêts doivent servir à
l’accroissement de l’Herbier Delessert et de la bibliothèque du Conserva-
toire botanique de Genève, et un don de dix mille francs au Laboratoire
de botanique systématique de l’Université.
Nous terminons cette rapide étude en rendant un sincère hommage
à cette vie d’un homme de bien entièrement dévouée à la science.
Genève, le 18 février 1896.
Liste des Sociétés et Corps scientifiques dont Jean Müller
a fait partie.
4. Société hallérienne de Genève. — Membre ordinaire 1852-56.
2. Société helvétique des sciences naturelles. — Membre ordinaire depuis le
17 avril 1857.
3. Pollichia, société d'histoire naturelle du Palatinat bavarois. — 4 nov. 1853.
%. Société royale de botanique de Ratisbonne. — Décembre 1859.
9. Académie impériale Léopoldino-Carolinienne des naturalistes d'Allemagne.
— 3 août 1859.
6. Société de physique et d'histoire naturelle de Genève. — Membre ordinaire
depuis 1862; président de 1875-1876.
7. Société d'histoire naturelle de St-Gall. — Membre honoraire depuis le 5 août
1869.
8. Société impériale des naturalistes de Moscou. — Depuis le 21 octobre 1876.
9. Société botanique de Genève. — Membre depuis le 25 janvier 1877; président
de 1878-1882 ; membre honoraire depuis 1882.
(17) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER, 127
10. Société helvétique d’horticulture. — Membre honoraire depuis le 11 janvier
1878.
11. Société botanique d'Allemagne. — 17 septembre 1882.
12. Société cryptogamique d’Ecosse. — Membre honoraire depuis 1882.
43. Société murithienne du Valais. — Membre d'honneur depuis le 21 juillet
1887.
1%. Société royale de botanique de Belgique. — Membre associé depuis le 23 dé-
cembre 1892.
15. Société linnéenne de Londres. — Depuis le 3 mai 1894.
16. Société d'histoire naturelle d’Argovie. — Membre correspondant depuis le
16 janvier 1895.
17. Müller a été décoré d’une médaille d'argent en 1856 par le Grand-Duc de
Toscane, à la suite de l'envoi qu'il fit au Musée de Florence d’une riche
collection de plantes de l'Europe centrale.
Liste des Publications de Jean Müller.
I. Publications relatives aux Phanérogames.
4. Indications concernant le Ligusticum ferulaceum All. et l’Hippuris rhætica
Zschokke (Bull. de la Soc. haller. de Genève, I, 1853).
. Note sur le Crepis jubata Koch. 1 p. in-80 (Ibidem, II, 1894).
. Note sur la Soldanella montana Willd. 1 p. in-80 (Ibidem).
. Note sur le Sedum villosum var. Cognense. 1 p. in-80 (Ibidem, IV, 1856).
. Resedaceæ aliq. novæ vel nondum descriptæ. 4 p. in-40 (Bot. Zeitg., 1856).
. Monographie de la famille des Résédacées. 1 vol. in-4o de 239 pag. et 10 pl.
(Mémoires de la Société helvétique des Sciences naturelles, 1857). Ouvrage
couronné du prix De Candolle.
7. Genera nova tria Apocynearum extrabrasiliensi-americana. 3 p. in-40 et 1 pl.
(Bot. Zeitg., 1860).
8. Species novæ nonnullæ americanæ ex ordine Apocynearum et observationes
quædam de generis Echitis distributione in genera nova et emendata.
68 p. in-80 (Linnea, XXX, 1860).
9. Apocynaceæ (brasilienses). 4 vol. in-folio de 180 p. et 53 p. (Martius, Flora
brasiliensis, t. VI, pars 1, 1860).
10. Euphorbiaceæ. Vorläufige Mitteilung aus dem für De Candolle’s « Prodro-
mus » bestimmten Manuscript über diese Familie. 126 p. in-80 (Linnea,
1863).
[op & © NO
128
11:
12.
13.
Ah.
15.
16.
17:
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
29.
30.
31.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
Neue Euphorbiaceen des Herbarium Hooker in Kew, auszugsweise mitge-
theilt aus dem Manuscripte für de Candolle’s Prodromus. 39 p. in-80
(Flora, 1864).
System der Euphorbiaceen. 4 p. in-40 (Bot. Zeitg., 1864).
Notice sur la nature des anthères, d’après une monstruosité du Jatropha
Pohliana. 5 p. in-40 (Mémoires de la Soc. de phys. et d’hist. nat. de
Geneve, vol. XVII, 186%).
Notice sur l’existence d’antheres triloculaires. 5 p. in-40 (Ibidem).
Notice sur deux sortes d’etamines infléchies chez les Euphorbiacees. 3 p.
in-40, 4 pl. (Ibidem).
Euphorbiaceæ novæ, a cl. Dr Welwitsch in Africa æquinoctiali occidentali
lectæ. 12 p. in-80 (Journ. of Bot., 1864).
Ueber Glochidion. 12 p. in-80 (Flora, 1865).
Euphorbiaceæ (totius orbis), 1 vol. in-8° de 1098 p. (De Candolle, Prodro-
mus, vol. XV, 2, 1866).
Nachschrift zu meiner systematischen Arbeit über die Euphorbiaceen. 13 p.
in-40 (Bot. Zeitg., 1866).
Resedaceæ (totius orbis). 42 p. in-80 (De Candolle, Prodromus, XVI, 2,
1868).
Daphniphyllaceæ (totius orbis). 6 p. in-80 (De Candolle, Prodromus, XVI,
1, 1869).
Buxaceæ (totius orbis). 17 p. in-8° (De Candolle, Prodromus, XVI, 1,
1869).
Apocynaceæ (brasilienses). 19 p. in 8° (Warming, Symbole ad floram bra-
siliæ cognoscendam, part. III, 1869).
Neue Apocynaceen aus Neukaledonien. 5 p. in-80 (Flora, 1870).
Observationes et descriptiones plantarum novarum herbarii Van Heurckiani,
Fasc. I, p. 1-117, fasc. Il, p. 118-249, in-80, 4870-71. — Cette ouvrage
est entièrement dû à la plume de Müller, à part quelques notes de Bré-
bisson, Martinis, Crépin, Spring et Cas. de Candolle; Van Heurck a
traduit les descriptions de Müller en francais.
Euphorbiacearum species novæ. 19 p. in 80 (Flora, 1872).
Bestätigung der R. Brown’schen Ansicht über das Cyathium der Euphor-
biaceen. 7 p. in-8° (Flora, 1872).
Nouvelle espèce de Loranthus (L. mérabilis Van Heurck et Müll. Arg.) pro-
venant des îles Philippines. 2 p. in-80 (Verhandl. schweiz. naturf. Ge-
sellschaft, 1872).
Euphorbiaceæ (brasilienses). 4 vol. in-folio de 721 p. et 10% pl. (Martius,
Flora brasiliensis, XI, pars 2, 1873).
Euphorbiaceæ novæ a cl. Dr Lorentz in Republica argentinensi lectæ, etc.
10 p. in-80 (Journ. of Bot., 1874).
Ueber Dimorphismus und über einige neue constante Charactere bei Rubia-
ceen. 2 p. in-80 (Verhandl. schweiz. naturf. Gesellsch., 1875).
(19) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 129
32. Replik auf Dr Baillon’s « Nouvelles observations sur les Euphorbiacées. »
13 p. in-40 (Bot. Zeitg., 1875).
33. Notiz über Suregada und Gelonium. 1 p. in-40 (Ibidem).
34. Rubiaceæ brasilienses novæ. 69 p. in-80 (Flora, 1875 et 1876).
35. Nouvelle classification des Phanerogames. 4 p. in-80 (Verhandl. schweiz.
Gesellsch., 1877).
36. Nouvelle classification des Dicotylédones. 3 p. in-8° (Bull. de la Soc. bot.
de Genève, I, 1879).
37. Note sur Crassula rubens. 1 p. in-80 (Bull. de la Soc. bot. de Genève, I,
1879).
38. Rubiaceæ (brasilienses). A vol. in-folio de 470 p. et 67 pl. (Martius, Flora
brasiliensis, vol. VI, pars 5, 1881).
IT. Publications relatives à des Crytogames autres que les Lichens.
39. Indications relatives aux Didymodon tophaceum Brid. et Cinclidotus Braunii
Spenn. (Bull. de la Soc. haller. de Genève, I, 1853).
40. Note sur l’Aspidium Braunii Spenn. 1 p. in-80 (Ibidem, IV, 1856).
41. Enumération des espèces du genre Bryum des environs de Genève, dans les
limites du Catalogue de G. F. Reuter. 4 p. in-80 (Ibidem)..
42. Quelques espèces de mousses rares, observées aux environs de Genève. 2 p.
in-80 (Ibidem).
43. Champignons à ajouter à la flore suisse. 2 p. in-80 (Ibidem).
4%. Lysurus Clarazianus Müll. Arg. 1 p. in-8° (Flora, 1873).
45. Les Characées genevoises. 94 p. in-80 (Bull. de la Soc. bot. de Genève, II,
1881).
II. Publications lichénologiques.
46. Indication concernant le Peltigera rufescens Ach. (Bull. de la Soc. hallér.
de Genève, I, 1853).
47. Notes sur une revue des lichens suisses. 5 p. in-80 (Ibidem, II, 1854).
48. Notes sur diverses espèces de Cryptogames rares ou nouvelles pour la Suisse.
6 p. in-80 (Ibidem, IV, 1856).
49. Ueber Chlorangium Jussuffii. 2 p. in-4 et 1 pl. (Bot. Zeitg., 1856).
50. Principes de classification des lichens et énumération des lichens des environs
de Genève. 95 p. in-A0 et 3 pl. (Mémoires de la Soc. de phys. et d'hast.
nat. de Genève, vol. XVI, 1862).
51. Ueber Arthopyrenia und Pyrenula. 2 p. in-8° (Flora, 1865).
52. Vier Flechten aus dem Kanton Bern. 4 p. in-80 (Ibidem, 1868).
53. Fünf neue Flechten. 3 p. in-8° (Ibidem, 1868).
130
71
78.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
. Neue Flechten. 5 p. in-80 (Ibidem, 1870).
. Flechten von der Tournette und dem Pic Romand. 6 p. in-80 (Ibidem, 1870).
. Ueber Dufourea ? madreporiformis Ach. 5 p. in-80 (Ibidem, 1870).
. Lichenum species et varietates novæ. 7 p. in-80 (Ibidem, 1870).
. Replik auf Dr Nylander’s « Circa Dufouream animadversio. » 4 p. in-80 (Ibr-
dem, 1871).
. Lichenum species et varietates novæ. 39 p. in-80 (Ibidem, 1872).
. Compte-rendu critique du « Lichenographia scandinavica » de Th. M. Fries.
12 p. in-80 (Ibidem, 1872).
. Ein Wort zur Gonidienfrage. 3 p. in-80 (Ibidem, 1874).
. Lichenologische Beiträge, I-XXXV. 1 vol. in-80 de 572 pages (Flora, 1874-
1891).
. Lichenes Finschiani, s. enumeratio Lichenum a cl. Finsch in regione tundræ
Siberiæ lecti. 11 p. in-80 (Bull. de la Soc. des natur. de Moscou, 1878).
. Les lichens néo-grenadins et écuadoriens récoltés par M. Ed. Andre. 45 p.
in-80 (Revue mycol., oct. 1879).
. Lichenes japonici, a cl. Dr Henon in Japonia subaustrooceidentali lecti.
7 p. in-80 (Flora, 1879).
. Notice sur la nature des lichens. 7 p. in-80 (Arch. des sc. phys. et nat.,
gme ser., I, n. 1, 1879).
. Les Gonidies des lichens. 2 p. in-80 (Bull. de la Soc. bot. de Genève, I,
1879).
. Enumération des lichens d'Egypte. 16 p. in-80 (Revue mycol., 1879).
. Lichenes Africæ occid. a cl. Pechuel L&sche et Soyaux lecti. 18 p. in-80
(Linnea, 1880).
. Enumération des lichens valaisans nouveaux publiés antérieurement dans la
Flora de Ratisbonne. 2 p. in-80 (Bull. de la Soc. murith. du Valais, 1881).
. Lichens récoltés par MM. Privat et Bader entre l’Augsbordpass et le pied
de la pyramide du Schwarzhorn sur Tourtemagne. 5 p. in-80 (Tbidem).
. Lichens des pentes gypseuses au-dessus des plâtrières de Granges, Valais
moyen. 2 p. in-80 (Ibidem).
. Lichens des pentes rocheuses situées au N.-O. du pont du Rhône entre
Brigue et Naters. 4 p. in-80 (Ibidem).
. Enumération des Lichens des hautes Alpes du Valais, recueillis à plus de
10,000 pieds d'altitude. 8 p. in-80 (Ibidem).
. Lichenes (trinidadenses). 1 p. in-80 (Abhandl. des naturwiss. Vereins zu
Bremen, 1881).
. L'organisation des Cenogonium et la théorie des lichens. 4 p. in-80 (Arch.
des sc. phys. et nat., 3me ser., I, 1881). |
Compte-rendu critique des « Symbolæ licheno-mycologicæ » du Dr Minks.
4 p. in-80 (Revue mycol., 1882).
Diagnoses lichenum socotrensium novorum. 6 p. in-80 (Procced. roy. soc. of
Edinb., vol. XI, 1882).
(21) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 131
79. Revisio lichenum Meyenianorum. 12 p. in-8° (Jahrbuch des Königl. bot.
Gartens zu Berlin, II, 1883).
80. Die auf der Expedition der Gazelle von Dr Naumann gesammelten Flechten.
6 p. in-80 (Engler’s Jahrb., IV, 1883).
81. Lichenes palæstinenses. 3 p. in-80 (Revue mycol., 188%).
82. Supplément aux Lichens d'Egypte. 6 p. in-80 (Ibidem).
83. Lichenes Otaïtenses. 1 p. in-80 (I bidem).
8%. Nachtrag zu den von Dr. Naumann auf der Expedition der Gazelle gesam-
melten Flechten. 8 p. in-80 (Engler’s Jahrb., V, 1884).
85. Revisio Lichenum Eschweilerianorum (brasil.). 17 p. in-80 (Flora, 1884).
86. Pyrenocarpeæ cubenses. 46 p. in-80 (Engler’s Jahrb., 1885).
87. Revisio Lichenum australiensium Krempelhuberi. 8 p. in-80 (Flora, 1887).
88. Enumération de quelques lichens de Nouméa. 8 p. in-80 (Revue mycol.,
1887).
89. Revisio Lichenum Féeanorum. 16 p. in 80 (Ibrdem).
90. Trois communications faites à la Société murithienne (contenu lichéno-
logique). 3 p. in-80 (Bull. de la Soc. murith., 1887).
91. Graphideæ Féeanæ. 80 p. in-4o (Mém. de la Soc. de phys. et d’hist. nat. de
Genève, 1887).
92. Lichenes Montevidenses. 6 p. in-80 (Revue mycol., 1888).
93. Lichenes of Socotra. 48 p. in-ko (Transact. of the roy. soc. of Edinb.,
1888 [in B. Balfour, Flora of Socotra]).
94. Lichenes (de la Terre-de-Feu). 28 p. in-40 (Mission scientifique au Cap
Horn, 1888).
.95. Pyrenocarpeæ Féeanæ. 45 p. in-40 (Mem. de la Soc. de phys. et d’hist. nat.
de Geneve, 1888).
96. Lichenes Paraguayenses. 32 p. in-80 (Revue mycol., 1888).
97. Lichenes Portoricenses. 7 p. in-80 (Flora, 1888).
98. Revisio lichenum Eschweilerianorum (Brasil.), II. 13 p. in-80 (Ibidem).
99. Lichenes Sandwicenses. 3 p. in-80 (Ibidem, 1889).
100. Observationes in lichenes argentinenses. 8 p. ın-80 (Ibidem).
101. Lichenes sebastianopolitani (de Rio de Janeiro). 12 p. in-80 (Nuov. giorn.
.bot. italian., 1889).
102. Lichenes Oregonenses. 5 p. in-80 (Flora, 1889).
103. Lichenes Spegazziniani, in Staten Island, Fuegia et in regione freti magel-
laniei lecti. 20 p. ın-8° (Nuov. giorn. bot. ital., 1889).
10%. Lichenes argentinienses. 4 p. in-80 (Flora, 1890).
105. Lichenes (varii). 7 p. in-80 (Ergebnisse der deutschen Polar-Expeditionen,
allgem. Theil, vol. II, 1890).
106. Lichenes epiphylli novi. 20 p. in-80. Genève, 1890.
107. Lichenes Africæ tropico-orientalis. 14 p. in-80 (Flora, 1890).
108. Lichenes Miyoschiani (japonici). 12 p. in-80 (Nuov. giorn. bot. ital., 1891).
109. Lichenes Bellendenici (e Queensland). 10 p. in-80 (Hedwigia, 1891).
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
. Lichenes Victoryenses (ex insula Victory inter Singapore et Borneo). 4 p.
in-80 (Nuov. giorn. bot. ital., 1891).
. Lichenes Brisbanenses (e Queensland). 20 p. in-80 (Ibidem).
. Kritik über Dr Wainio’s « Etude ». 7 p. in-8° (Flora, 1891).
. Lichenes Tonkinenses. 9 p. in-80 (Hedwigia, 1891).
. Lichenes (Birmaniæ superioris). À p. in-80 (Nuov. giorn. bot. ital., 1891
[ap. Levier]).
. Lichenes Costaricenses. 49 p. in-80 (Bull. de la soc. roy. de bot. de Belg.,
1891 [dans Durand et Pittier, Primitie floræ costaricensis]).
. Lichenes Catharinenses (brasil.). 9 p. in-80 (Hedwigia, 1891).
. Lichenes Schenckiani (brasil. merid.). 16 p. in-80 (Ibidem).
. Critique de l’« Etude » du Dr Wainio. 8 p. in-80 (Revue mycol., 1891).
. Lichenes Knightiani in Nova Zelandia lecti. 20 p. in-80 (Bull. de la soc.
roy. de bot. de Belgique, 1892).
. Lichenes Yatabeani (Japon). 14 p. in-80 (Nuov. giorn. bot. ital., 1892).
. Lichenes Manipurenses (Ind. orient.). 16 p. in-80 (Journ. of the linn. Soc.,
1892).
. Lichenes persici. 9 p. in-8° (Hedwigia, 1892).
. Lichenes australiæ occident. (coll. Holms). 8 p. in-80 (Ibidem, 1892).
. Lichenes Epiphylli Spruceani (brasil.). 12 p. ın-8° (Journ. of the linn. soc.,
1892).
. Lichenes exotici I-III. 42 p. in-80 (Hedwigia, 1892-1895).
. Lichenes exotici herbarii vindobonensis. 4 p. in-80 (Ann. des k. k. natur-
hist. Hofmuseums, 1892).
. Lichenes Wilsoniani, in Australiæ provincia Victoria lecti. 33 p. in-80 (Bull.
de l’herb. Boiss., 1893).
. Lichenes africani. 6 p. in-80 (Engler’s Jahrb., 1893).
. Revision der Stein’schen Uebersicht. 11 p. in-80 (Engler’s Jahrb., 1893).
. Lichenes arabici. 2 p. in-80 (Bull. de l’herb. Boiss., 1873).
. Lichenes amboinenses. 1 p. in-80 (Ibidem).
. Lichenes chinenses Henryani. 2 p. in-80 (Ibidem).
. Lichenes Scottiani (Sierra Leone). 1 p. in-80 (Ibidem).
. Lichenes Neo-Caledonici. 12 p. in-80 (Journal de Botanique, 1893).
. Lichenes zambesici. 6 p. in-80 (Verhandl. der k. k. zool. bot. Gesellsch. in
Wien, 1893).
. Conspectus systematicus lichenum Novæ Zelandiæ. 114 p. in-80 (Bull. de
l’herb. Boiss., 189%).
. Lichenes Eckfeldtiani (americ.). 5 p. in-80 (Ibidem).
. Lichenes Costaricenses II. 52 p. in-80 (Bull. de la soc. roy. de Bot. de Belg.,
1894 [dans Durand et Pittier, Primitie floræ costaricensis]).
. Lichenes Usambarenses (afric. trop.-orient.). 61 p. in-80 (Engler’s Jahrb.,
1894).
(23) J. BRIQUET. LA VIE ET LES OEUVRES DE JEAN MÜLLER. 133
440. Arthoniæ et Arthothelii species Wrightianæ (ex ins. Cuba). 12 p. in-80
(Bull. de l’herb. Boiss., 1894).
444. Graphideæ Eckfeldtianæ (americ.). 10 p. in-80 (Ibidem, 1895).
442. Lichenes Uleani (brasil.). 4 p. in-80 (Hedwigia, 1895).
443. Lichenes (americani). 3 p. in-80 (Bull. de l’herb. Boiss., 1895 [dans : An
account of the pl. coll. by M. E. Penard in Colorado).
444. Thelotremeæ et Graphideæ novæ. 13 p. in-80 (Journ. of the Linn. soc., nov.
1895).
445. Lichenes Sikkimenses (himal.). 2 p. in-80 (Bull. de l’herb. Boiss., 1895).
146. Lecanoreæ et Lecideæ australienses novæ. 11 p. in-80 (Ibidem).
147. Pyrenocarpeæ Queenslandiæ. 18 p. in-80 (Austral. assoc. for the advanc. of
Science. Brisbane 1895).
148. Sertum australiense, s. species novæ australienses Thelotremearum, Graphi-
dearum et Pyrenocarpearum. 15 p. in-80 (Ibidem, XV).
149. Analecta australiensia. 10 p. in-80 (Ibidem, 1896).
IV. Varia.
150. Nomenklaturische Fragmente. 16 p. in 80 (Flora, 1874).
451. Rapport annuel du president de la Société de physique et d’histoire naturelle
de Genève de juin 1875 à juin 1876. 17 p. in-4o (Mem. de la soc. de
phys. et d’hist. nat. de Genève, vol. XXIV, 1876).
152. Classification du règne végétal en 5 embranchements et 12 classes. 3 p. in-80
(Bull. de la Soc. bot. de Genève, II, 1881).
153. Müller avait encore plusieurs travaux lichénologiques en train, dont quel-
ques-uns pourront être publiés.
134
Ueber neue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten.
Von
J. FREYN.
(Fortsetzung.)
Zizyphora alpina Freyn n. sp. Annua, virens, brevissime sparse-
que pubescens, pumila a collo ramosa. ramis prostratis vel adscendentibus,
foliis elevatim nervosis parce scabridulis rigide et longe ciliatis anguste lan-
ceolatis aculis, floralibus conformibus nervosis scabriusculis ciliatis calyces
vix superantibus, verticillastris subsexfloris axillaribus nunce fere secus
totum rami longitudinem in spicas densiusculas foliosas cylindricas dis-
posilis, nunc fere capitalis, calycis crasse nervosi longe et tenuiter cylin-
drici hispidi dentibus ovato-triangularibus acutis brevibus conniventibus,
corollæ calyce duplo longioris rosei tubo tenui exserto, antheris loculo
casso minimo clavæformi appendiculatis, nuculis minimis oblongis fuscis
lævibus. ©). Julio. |
Galatia, Amasia : in casumine montis Akdagh die 19. julio 1892 cum
fructibus maturis leg. Manissadjian (exs. 1080); Cappadocia borealis,
in pascuis lapidosis alpinis montis Akdagh ! 1900-2200 m.s. m. die 29. julio
1889 florentem leg. Bornmüller (exs. 1430).
Synonym: Z. taurica ß. alpına Freyn et Bornm. in exs.
1 Dies ist ein anderer Akdagh, als jener bei Amasia. Es ist der 2750 m. hohe
Schneeberg 3-4 Tagreisen südlich von Amasia gemeint, welcher auch Nalband-
Dagh heisst, westlich vom Halys und gleichweit von Siwas und Kaisarie situirt
ist.
(135) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 135
Maasse : Stengel 1-14 cm. hoch, Zweige 2-13 cm. lang, Kelch zur
Fruchtzeit fast 8 mm. lang, kaum 1,5 mm. in der Mitte dick, ober dem
Grunde jedoch etwas stärker; Corolle 16 mm. lang, vorne '/s so breit;
Samen etwa 1,7 mm. lang, '/s mm. stark.
Die Pflanze erinnert durch die verhältnismässig grossen, weit vorge-
streckten Blüthen an Z. taurica MB., von der sie jedoch durch das Indu-
ment, den kleinen Wuchs, nur halb so grosse Kelche und Korollen, sowie
durch die kurzen Bracteen verschieden ist. Näher verwandt ist sie mit
Z. tenuior L., davon jedoch durch die lang hervorragenden fast dreifach
grösseren Corollen und kurzen Bracteen ebenfalls verschieden.
Nepeta (Eunepeta) janthinostegia Freyn n. sp. e grege
« Macrostegiæ », perennis palule cana subvelutina, caule adscendente
rigido a basi pyramidalim ramoso ramisque tetragono, foliis parvis petio-
latis ovato-oblongis obtusis basi oblique breviterque cuneatis subcordatis,
margine obtuse dentatis, floralibus parvis brevissime petiolatis, verticil-
lastris numerosis multifloris longe racemosis summis confluentibus, brac-
teis numerosis lanceolato-oblongis et ovato-lanceolatis violaceis nervo viridi
excurrente subulatis calyces subæquantibus laxe tomentellis margine sub-
ciliatis, calycis parvi striati tomentelli ore obliqui fauce glabri dentibus
margine violaceis, cihatis inæqualibus lanceolato-subulatis anticis profun-
dius fissis tubo æquilongis, corollæ (sicco pallescente sub-violascente) tubo
incluso, labio inferiore ad faucem barbato, antheris subexsertis violaceis,
nuculis ignotis. Z, Junio, Julio.
Cappadocia australis, Hadschin : Im trockenen Thale Sasak am
28. Juni 1893 im Blüthenbeginne leg. cur. Manissadjian, exs. 1024.
Maasse (nach einem Stücke) : Stengel 33 cm. hoch, die untersten
Aeste 17-20, die obersten 9 cm., die Trauben 4,5-8 cm. lang, die Wirteln
nur 7-9 mm. hoch, oben 10-12 mm. breit; Blätter 2,5-3 cm. lang, die
oberen viel kleiner, jene des Blüthenstandes allmählig kleiner, die unter-
sten länger, die obersten kürzer als die Wirtel. Kelch nur 8 mm. lang,
die Kelchröhre bis zum tiefst reichenden Einschnitte 4 mm. lang, 1'/s mm.
weit; Corolla 13 mm. lang, wovon 7-8 auf den engen Theil der Röhre
kommen.
Obwohl die Nüsschen der neuen, bisher nur in einem einzigen Exem-
plare bekannten Art noch unentwickelt sind, glaube ich N. janthinostegia
auf Grund ihrer sonstigen Eigenschaften dem Grex der Macrostegiæ
Boisss. fl. Orient. zuweisen zu können, wo sie nach N. glomerulosa Boiss.
und N. juncea Benth. anzureihen ist — beides ebenfalls kleinkelchige
Arten, deren Kelch schiefmundig ist. Sie unterscheidet sich jedoch von
136 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (136)
beiden durch die eilanzettlichen bis lanzettlich-länglichen (nicht eiförmi-
gen) Bracteen, von der ersteren Art auch durch Indument, Blüthen-
stand und pfriemlich zugespitzte (nicht zungenförmige) Bracteen, von
N. juncea durch Indument, gedrungenen (nicht ruthenförmigen) Wuchs
und lange Kelchzähne.;Von N. leucostegia Boiss. et Heldr. ist die neue Art
schon durch den etwa nur halb so grossen, schiefmundigen Kelch und
kleinere, nicht weisse Blüthen verschieden.
Marrubium (Eu-Marrubium) glechomæfolium Freyn et
Conrath, caule a basi pyramidatim ramoso tetragono pilis stellatis ad-
pressis cano ramisque etiam tetragonis tota fere longitudine verticillastri-
fero, foliis subtus præsertim indumento stellato canis supra virescentibus
subtus elevatim nervosis petiolatis iruncaio-ovatıs subcuneatis profunde
et obtuse paucicrenatis, floralibus sensim brevius petiolatis et minoribus
horizontalibus verticillo 2-3-plo longioribus, verticillastris distantibus
multifloris, bracteis subulatis spinula straminea excepta dense stellato-
canis rigidis patentibus calycis tubo manifeste brevioribus, calycis pilis
stellatis adpressissime tomentelli valde sulcati dentibus subulatis 5-6nis
patenti-recurvis rigidis spinulosis tubo 4-5plo brevioribus, corollæ albæ
extus villosæ tubo breviter exserto. % (?) Junio.
Somchetiæ in ruderatis pagi Allahverdi die 26. junio 1888 leg. Con-
rath.
Maasse : Der Stengel dürfte jedenfalls an 50 cm. hoch sein (mir liegt
nur ein Hauptzweig vor), Hauptzweige 45 cm. lang, im unteren Drittel
weiler verzweigt; Grundblätter sah ich nicht; jene unter den untersten
Wirteln bis 3 cm. lang, am Grunde 2,5 cm. breit auf 1,4 cm. langem Stiele,
auffallend an jene der Glechoma hirsuta W. K. erinnernd; Wirteln 1 cm.
hoch, 2 breit; Bracteen 5-6 mm., Kelch 7-8 mm. lang, 2 mm. breit, von
der tief 2-spaltigen Oberlippe der Corolle um 4 mm. überragt.
Die neue Art ist in den meisten Merkmalen dem M. catariæfolium Desr.
ähnlich, von der sie jedoch durch die sternhaarig-grauen Stengel, die
pyramidenförmige Verästelung, die zahlreichen Wirteln, die breiten, eiför-
migen (nicht länglichen) Blätter, welche unter den Wirteln abstehen
(nicht zurückgeschlagen sind), die Bracteen, welche deutlich länger als
die Kelche (diesen also nicht gleich lang) sind, durch die kurzen, nur
dem Viertel oder Fünftel der Röhre gleich kommenden (nicht halb so
langen) Kelchzähne, und weisse (nicht hellrothe) Corollen unterschieden
ist. Der Kelch ist 5-zähnig; an einem einzigen sah ich noch einen sechsten
kleineren Zahn entwickelt. Ueber die Dauer der Pflanze ist leider nichts
bekannt, doch kann ich sie mit keiner beschriebenen Art indentificiren.
(137) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 137
Sideritis montana L. ß. villosa Freyn, a typo etiam + villoso
differt villo longiore, ad caulem et ramos copiosissimo.
Bulgaria orientalis, in montibus prope Stanimaka die 28. majo 1891
leg. Pichler (exs. 6).
Stachys (Eriostachys) Pichleri Freyn. Suffruticosa pluricaulis
adpresse et breviter pannoso-lanata cana, caulibus erectis vel adscendenti-
bus a basi indurante parce opposite et virgalo-ramosis, folüs crenato-
dentatis vix rugosis inferioribus petiolatis a basi truncato-subcordata
ovatis vel elliptico-ovatis obtusis superioribus sensim diminutis subsessili-
bus oblongo-ovatis acutis mucronatis floralibus parvis, inferioribus flores
æquantibus vel paulo superantibus, verticillastris 6-8 floris parvis paucis
breviter lanatis longe distantibus, bracteis lanats et glandulosis oblongis
calyce brevioribus, floribus parvis, calycis lanati et glandulosi dentibus
triangulare-lanceolatis apice subulatis subspinulosis {ubo subæquilongis,
corollæ albæ (?) extus hirsutæ labio superiore integro; nuculis obovalis
lævibus fuscis. Z. Majo.
Syria, Beirut : n muris et in saxosis collium montis Libani die 24. majo
1889 leg. Pichler.
Maasse : Stengel 40-50 cm. hoch; Zweige ebenso lang oder viel kürzer,
untere Blätter 2X 1,5 oder 2,5 x 1,6 bis 2,8 X 2 cm. gross, die grösste
Breite im unteren Drittel; mittlere Blätter 3, obere 4-5 cm. lang; Wirteln
nur 2-3, sehr entfernt, 8-10 mm. hoch, etwa 1,5 cm. breit; Kelch 7 mm.
lang, kreiselförmig, in der Mitte 3 mm. weit; Corolle etwa 1,2 cm. lang,
wovon 7,5 mm. die Röhre allein.
S. Pichleri ist in die Reihe der Micranthæ Boiss. neben S. vificina
Boiss. einzufügen, von der sie jedoch weit abweicht u. z. durch das Indu-
ment, stark kerbig-zähnige (nicht schwachgekerbte), breitere Blätter,
die weit entfernten, wolligen Wirteln, deren einzelne Theile nebst der
Bekleidung mit Wollhaaren reichlich stieldrüsig sind und pfriemlich
zugespitzte Kelchzähne, welche so lang (nicht halb so lang) wie die
Kelchröhre sind. Die anderen orientalischen Arten der Micranthæ
weichen noch viel mehr ab und insbesondere ist keine derselben
stieldrüsig.
Phlomis armeniaca Willd. subsp. nov. Ph. salviæfolia Freyn.
Typum revocat caule simplici a medio florifero, foliis oblongis vel elliptico-
oblongis basi cuneatis, verticillastris remotis sexfloris, bracteis paucis sela-
ceis deflexis, calycis angulati dentibus lanceolatis acutis carinatis tubo
3-4plo brevioribus et corolla flava sed diversa indumento foliorum de-
calvente supra e pilis paucis stellatis constante, foliorum nervis nitidulis
133 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (138)
subglabris, calyce sub12 nec 14-15 mm. longo, angustiore, adpressissime
tomentoso, nec sublanato, corolla labio sublongiore supra glabro (nec hir-
suto). Z. Junio.
Cappadocia australis, Hadschin : in planitie alta Kala sekisi die
20. junio 1893 leg. prost. Manissadjian (exs. 1020).
Eine durch das so bedeutend reduzirte Indument von allen Verwandten
augenfällig verschiedene Pflanze, die aber gleichwohl mit Ph. armeniaca
Willd. die nächsten Beziehungen hat, so dass ich sie derselben um so
mehr unterordne, als die Grundblätter und Nüsschen von Ph. salviefolia
mir noch unbekannt sind. Die Blätter erinnern auffallend an jene von
Salvia officinalis — daher der Name.
Acanthus Dioscoridis L. Linne giebt seine Art ausschliesslich im
Libanon an, woher jedoch Boissier kein Acanthus bekannt war, aufwelchen
die kurze Diagnose Linne’s passen würde. Letzteres war aber bei einer von
Mesopotamien bis Armenien und Persien verbreiteten Art der Fall, welche
als A. Raddei Trautv. beschrieben ist und welche Boissier deshalb mit
A. Dioscoridis L. identifizirte. Dieser letztere, « folus lanceolatis integerri-
mis margine spinosis » durch Linne charakterisirt, ist jedenfalls eine von
den anderen Acanthus-Arten sehr verschieden aussehende Pflanze, die
aber in Linne’s Herbar nicht vorhanden ist, so dass man den Herbar-
befund heute nicht mehr zur Aufklärung beiziehen kann. Im Libanon ist
die Art nicht wieder gefunden und andere Angaben oder Beschreibun-
gen fehlen ebenfalls. Es war mir daher sehr interessant, durch Manissad-
jian gleich zwei, jedenfalls in den als A. Dioscoridis zu umschreibenden
Formenkreis gehörende Acanthus zu erhalten, von welchen der eine aus
Süd-Cappadocien vom Nordhange des Anti-Taurus stammt, also aus einem
Gebiete, das viele südliche Pflanzen beherbergt und welches dem Libanon
viel näher liegt, als die in der Flora Orientalis verzeichneten Stand-
orte, während die reizende andere Form in Paphlagonien wächst und
den Verbreitungsbezirk des A. Dioscoridis sens. lat. in ungeahnter Weise
nach Nordwesten erweitert. Auf Grund des mir vorliegenden schönen
Materials ergiebt sich nun eine grössere Vielgestaltigkeit jenes Formen-
kreises, den man auch nach meinem Befunde am besten als A. Dioscori-
dis zusammenfassen wird.
Durch die von Linné gegebene Beschreibung ist A. Dioscoridis (mit ge-
ringer Einschränkung, denn es kommen auch lappig getheilte Blätter vor)
thatsächlich gegen die anderen orientalischen und europäischen Arten
der Gattung scharf abgegrenzt; alle die unter A. Dioscoridis zu subsummi-
renden Formen haben nämlich lanzettliche bis lanzettlich-lineale Blätter,
(139) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 139
welche entweder völlig ganzrandig, dornenlos bis schwachgezähnt, nur
am Grunde dornig, in einer Form jedoch auch buchtig gezähnt bis un-
regelmässig fiederspaltig, reichlich dornig vorkommen. Die Blattform und
namentlich der Grad der Theilung sind also einigermassen, aber nur wenig
schwankend und jene Pflanze, welche Linné vorgelegen hatte und die nun
nicht mehr vorhanden ist, hatte offenbar Blätter, welche sich sehr wohl in
diesen Formenkreis einfügen. Im Uebrigen kommt meinen Pflanzen ge-
meinsam zu, dass die Blüthenähre dicht gedrungen ist, die Hochblätter
starr, parallel-nervig und reichlich netzaderig, sowie am Rande tief ein-
geschnitten sind und dass deren dreieckig-lanzettliche Zähne abstehen
und in stechende Dornen auslaufen, dass die Bracteolen lineal-pfriemlich,
feindornig, + gewimpert sind, dass der vordere Kelchzipfel 2-nervig und
ne{zaderig, breit spatelig (nicht schmal-lineal) und an der Spitze 2-spaltig
(nicht ungetheilt) ist, sowie dass er kürzer ist, als der hintere 5-nervige
und ebenfalls netzaderige, breit kahnförmige, an der Spitze ungetheilte
Kelchzipfel, dass die Corolle rosenroth (übrigens heller oder dunkler, aber
nicht purpurn gefärbt) ist und ihre Zipfel breit eiförmig bis halbkreis-
rund, ganz stumpf bis etwas ausgerandet sind. Das Indument schwankt
bei offenkundig zusammengehörenden Formen zwischen abstehend-kurz
rauhhaarig und gliederhaarig, ist aber nie so dicht, dass die Blätter nicht
mattglänzend erscheinen würden. Im Uebrigen finde ich solche Unter-
schiede, dass es mir gerathen scheint, den ganzen Formenkreis in drei
geografisch gesonderte Unterarten zu theilen, es der Zukunft überlassend,
die näheren Beziehungen dieser Formen aufzuklären. Die 3 Formen sind:
A. Dioscoridis L., A. longistylis m. und A. brevicaulis m.
Subspec. I. A. Dioscoridis L. ampl. Hochwüchsig bis niedrig
(45-22 cm. hoch) mit langer, dichter Aehre (11-16 cm. lang). Blüthen
gross (der grösste Kelchzipfel fast 6 cm. lang). Die Hochblätter sind
breit eiförmig, mit mehr oder weniger vorgezogener Spitze, seltener
ganz stumpf, ihr Rand ist fiederspaltig mit langen, schmalen, dreieckig-
lanzettlichen, dornig-spitzen Zähnen, welche schief bis horizontal ab-
stehen. Die Hochblätter sind so lang wie die Unterlippe der Corolle. Von
den Kelchzipfeln ist der längere äussere 5,8 cm. lang, in der Mitte 1,3 cm.
breit, kahnförmig; der kürzere äussere ist 4 cm. lang, am Grunde 1, im
_ unteren Drittel 0,5, im oberen Drittel 0,85 cm. breit; die 2 inneren Kelch-
zipfel sind kreisrund, hautrandig, etwa 0,6 cm. im Durchmesser. Der Ab-
stand der Kelchbasis von der Unterlippen-Spitze ist 5 cm., der Griffel ist
4 cm. lang, in der Corolle verborgen. Die fädlichen, seitlichen Bracteolen
sind wie der Griffel nur ‘/2 mm. breit, aber 3,5 cm. lang. Nach der Blatt-
theilung sind drei Formen zu unterscheiden :
140 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (140)
a. laciniatus Freyn. Auch die untersten Blätter entlang des ganzen
Randes zerstreut dornig; die stärkeren Dornen entspringen jeder einem
+ vorgezogenen Zahne; manche Blätter sind bis zum Viertel der Blatt-
breite fiederspaltig, mit dreieckig-lanzettlichen Zähnen. Die Hochblätter
sind in eine Spitze vorgezogen.
Süd-Cappadocien, Hadschin : im wasserreichen Thale Tschatak gözü
22. Juni 1893 leg. prost. Manissadjian (exs. 678).
ß. Dioscoridis Freyn (= A. Dioscoridis L., Richter Codex Linn.
n° 4648, sensu strenuo). Blätter entlang des ganzen Randes zerstreut-
dornig, aber ganzrandig.
Libanon (Linne) non vidi.
7. Boissieri Freyn. Auch die oberen Blätter ganzrandig, völlig dor-
nenlos, oder höchstens am Grunde schwach gezähnt, oder wenigstens die
unteren Blätter so beschaffen. Hochblätter breit-eiförmig ganz stumpf;
Corolle so lang oder länger als der grössere Kelchzipfel, letzterer wie
bei «. Aehre 10-20 cm. lang, 7-10 cm. breit.
Synon. A. Dioscoridis Boiss. Fl. Or. = A. grandiflorus Bornm.! sensu
strenuo.
Armenia minor: in monte Dumurdschu-Dagh, junio 1893 leg. cur.
Bornmüller (exs. 3475); Armenia turcica, Egin : in declivibus ad San-
duk die 15. junio 1890 leg. Sintenis (exs. 2623); Kurdistania assyriaca,
Riwandous ad fines Persiæ : in monte Händarin 1300 m. s. m. die 21. junio
1893 leg. Bornmüller (exs. 1560). Weitere Standorte sind in der Flora
Orientalis verzeichnet.
: Subspec. II. A. longistylis Freyn. Hochwüchsig (55 em.) mit langer
dichter, aber schmaler Aehre (275 cm.); Blüthen etwas kleiner (der
grösste Kelchzipfel 5 cm. lang) als bei A. grandiflorus. Die Grundblätter
auf 12 cm. langem, dünnem Blatistiele 29 cm. lang, in der Mitte 5 cm.
breit, ganzrandig, dornenlos ; die unteren Stengelblätter sehr kurz gestielt,
viel kleiner, zwar dornenlos, aber vom Grunde bis zur Mitte schwach
buchtig gezähnt; Bracteen länglich-eiförmig, zugespitzt, tief dornig-fieder-
spaltig, entweder so lang wie der längste Kelchzipfel, länger wie die Corolle
oder bis lineal, pfriemlich zugespitzt, länger als der kürzere (vordere)
Kelchzipfel; dieser 3,5, der grosse 5 cm. lang; Abstand der Kelchbasis
von der Corollenspitze 4,4 cm., Griffel fast 4 cm. lang, an der Spitze stark
nach auswärts gebogen, hervortretend. Bracteolen 1,5 mm. breit bei
3,8 cm. Länge.
Mesopotamien, Mardin : in vineis die 2. junio 1888 leg. Sintenis
1250).
(141) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 141
Der Griffel ist also an und für sich ebenso lang wie bei subsp. A. Dios-
coridis, aber er ragt wegen der kürzeren Corolle aus dieser heraus.
Subspec. III. A. brevicaulis Freyn. Niedrig (8-12 cm.) aus kriechen-
dem Rhizom, mit kurzer, breiter Aehre (67 cm.); Blüthen noch kleiner
(der grösste Kelchzipfel 4,3 cm. lang) als bei A. longistylis. Auch die
Grundblätter fast sitzend, 6 cm. lang, 2 cm. in der Mitte breit, breit-lan-
zettlich, stark gebogen und am Rande wellig, dornenlos, stumpf- oder
ungezähnt, beiderseits dicht gliederhaarig; Bracteen rauten-eifürmig,
kaum zugespitzt, dornig fiederlappig, stachelspitzig, oberwärts purpurn
überlaufen, etwas kürzer als der kürzere Kelchzipfel; dieser 3,2, der
grosse 4,2 cm. lang; Abstand der Kelchspitze von der Corollenspitze 3,5-
4,5 cm., Griffel verborgen.
Paphlagonien, Kastemuni : Auf den felsigen Abhängen Kiredj od-
jaghy, 2. Juli 1892 leg. Manissadjian (exs. 1040).
Primula (Aleuritia Boiss.) longipes Freyn et Sint. Magna, ro-
busta, foliis crebris vernatione revolutivis dein subplicatis planis elliplico-
oblongis elongalis vel lanceolatis latis integerrimis vel a medio ad apicem
crebre breviterque crenatis oblusissimis vel acutiusculis supra glabris
subtus + præsertim secus marginem dense albo-farinosis in petiolum
latissimum brevem distinctum vel indistinctum attenuatis, Scapo crasso
rigido folia æquante vel superante, umbella multiflora (interdum binis
superposilis), involuert phyllis e basi latiore anguste-triangulare-lanceo-
latis acuminatis obtusiusculis, basi connatis haud products pedicello
per anthesin 3-4plo, tandem 4-5plo brevioribus, pedicellis longissi-
mis breviter velutinis apice farinosis calyce 5-7plo longioribus, calycis
ovati ad medium partiti corollæ tubo violacei duplo brevioris lacinüs ob-
longo-triangularibus acutis margine minutissime serrulatis intus et ad
angulos farinosis, corollæ magnæ hypocrateriformi (siccatione saltim)
violaceæ lobis obovatis subretusis tubo manifeste brevioribus, capsula calyce
plus duplo longiore, cylindrica straminea, seminibus oblongo-ellipticis
compressis dense squamulosis. Z. Julio.
Armenia turcica, Gümüschkane: in saxosis tracti Karagölldagh circa
lacum Böjük-göll ad nivem deliquescentem 2500 m. s. m. die 31. julio
189% leg. Sintenis (exs. 7307).
Maasse : Blätter 20 cm. lang und 5,5 cm. in oder oberhalb der Mitte
der Spreite breit, wobei 7 cm. Länge auf den 1 cm. breiten Blattstiel kom-
men — oder schmäler. Schaft 20-25 cm. hoch, + 5 mm. dick ; Hüllblätt-
chen 1,5 cm. lang, am Grunde 0,2-0,25 cm. breit; Blüthenstiele der Haupt-
dolde 4-5 cm., jene der oberen Dolde 3 cm. lang, 1'/s mm. dick, an der
BULL. HERB. BOISs., février 1896. 10
142 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. . (142)
Spitze auf das Doppelte erweitert; Kelch 8 mm. lang, wovon 4 mm. die
Röhre, zur Blüthezeit an der Theilungsstelle 3 mm., zur Fruchtzeit da-
selbst 7 mm. weit; Kronenröhre 1,3 cm. lang, Saum 2 cm. weit; Kapsel
(last reif) 2 cm. lang, 0,6-0,7 cm. weit, in Form und Aussehen an jene
des Cerastium macrocarpum Schur lebhaft erinnernd; Samen 2 mm. lang,
1 mm. breit.
Die schönste und kräftigste Art der von Pax als Nivales bezeichneten
Gruppe, der P. nivalis Pall. verwandt, aber durch lang verschmälerte Hüll-
blättchen, die langen Blüthenstiele, die Grösse der Blüthen, sowie die
Verhältnisse derselben zum Kelche, kurze, schärflich rauhe Kelchzähne
von allen Verwandten durchgreifend verschieden.
Primula (Aleuritia Boiss.) Hookeri Freyn et Sint. P. algida
Adams, dann P. auriculata Lam. sind einander ausserordentlich ähnlich
und nach den Beschreibungen kaum zu unterscheiden, zumal die Angaben
über das Indument so sehr auseinandergehen. Gegen P. farinosa L., die
in habituell ganz ähnlichen und schwer unterscheidbaren Formen vor-
kommt, sind jedoch beide durch die kurze, den Kelch nicht überragende
Kapsel scharf unterschieden. Wo aber diese fehlt, hat man noch den
ganzen Formenkreis der P. farinosa L. mit zu berücksichtigen, wenn es
gielt, über zweifelhafte hier einschlägige Formen in’s Reine zu kommen.
In diesem Sinne schwierig erwies sich eine oben als P. Hookeri neu be-
nannle, habituell dieser Verwandtschaft zuzuweisende niedrige, kleine
Primel mit unterseits dicht weiss-mehlstaubigen, länglich-elliptischen, zum
Grunde in den geflügelten Blattstiel kurz verschmälerten, in der vorderen
Hälfte gezähnelten, sonst ganzrandigen Blättern (2 <1 cm. gross), nur
2,5-3,5 cm. hohem, oben dicht weissmehligem Schaft, lanzettlich-linealen,
spitzlichen Hüllblättchen von °/ı Kelchlänge, die am Grunde sehr kurz
öhrchenförmig vorgezogen sind, fast sitzendem, röhrig-glockigem, fast
zur Gänze schwarz-violettem Kelch von 6,5 mm. Länge, dessen Zühne
ausgesprochen kürzer als die Kelchröhre, schmal dreieckig, stumpflich und
in den Winkeln der Einschnitte schmal, aber deutlich weiss mehlstaubig
sind; mit (getrocknet!) schwefelgelber Corollenröhre, die gänzlich im
Kelche eingeschlossen ist und (getrocknet!) fast himmelblauem, kleinem
nur 9 mm. weitem Corollensaum, dessen Abschnitte tief herzförmig und
dadurch in rundlich-eiförmige Lappen getheilt sind. Die Kapsel ist unbe-
kannt. £. Juni.
Türkisch-Armenien, Gümüschkane : am schmelzenden Schnee des
Gipfels des Chromdagh, 13. Juni 1894 leg. Sintenis (exs. 5848).
Versucht man diese Primel nach Regel (Primulæ species Imperium
(143) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 143
Rossicum Mandschuriamque habitantes) in Acta horti Petropolitani III.
127-128 zu bestimmen, so gelangt man zu P. farinosa L. und müsste sie
mindestens als neue Varietät (im Sinne Regel’s) dieser Art, schon wegen
der fast sitzenden Blüthen befinden. Nach Pax (Monographische Ueber-
sicht über die Arten der Gattung Primula) bleibt man zunächst über die
Sektion im Zweifel, da die Kapsel unbekannt ist, entscheidet sich aber
am leichtesten für P. algida y. colorata Regel, obwohl Pax über das In-
dument gar nichts mittheilt und Regel P. algida von P. farinosa doch
hauptsächlich durch das Vorhandensein des mehlstaubigen Induments bei
letzterer und Fehlen desselben bei ersterer unterscheidet. Aus letzterem
Grunde kann nun P. Hookeri unmöglich mit P. algida +. colorata zu-
sammenfallen, welche kahl ist. Wohl aber ist trotz Fehlens der Früchte
anzunehmen, dass P. Hookeri der P. algida Adams zunächst steht, wofür
die kurzen Kelchabschnitte und Blüthenstiele, sowie die kurze Kronen-
röhre sprechen; jedoch stellt sie die dichte weisse Bepuderung wieder
isolirt zum Formenkreise der P. algida, welch’ letztere auch noch durch
viel längere Kelchabschnitte, cylindrische Kelche, kleineren Corollensaum,
der kürzer (nicht anderthalbmal länger) ist, als die Kronenröhre und
höheren Wuchs etc. verschieden ist. Es ist nicht unwahrscheinlich, dass
unsere neue Rasse bisher unter P. algida oder P. farinosa mitbegriffen
wurde, doch können wir sie aus den angeführten Gründen mit keiner der
beiden vereinigen.
Wir nennen die reizende neue Art oder Rasse zu Ehren Sir Jose
Hooker’s, in dankbarer Erinnerung seiner wohlwollenden Förderung des
Sintenis’schen Reise-Unternehmens.
Acantholimon Tournefortii [Jaub. et Spach icon. fl. Orient.
tab. 90 sub Statice) Freyn. — Boissier zieht diese schöne, durch grosse
Blüthen ausgezeichnete Pflanze als ß. Tournefortü Boiss. zu A. Echinus
Boiss. Nach dem ziemlich umfangreichen Material des A. Echinus, welches
ich gesehen habe, scheint mir dieser Name jedoch nur als Sammelname
für eine Reihe « kleiner », geografisch getrennter Arten künftiganwendbar
zu sein; wenigstens sind A. androsaceum Boiss. der griechischen Gebirge,
A. Tournefortii [Jaub. Sp.] Freyn des östlichen Innern von Kleinasien,
A. puberulum Boiss. et Bal. des südlichen kleinasiatischen Innern und
A. creticum Boiss. von Creta gewiss ebensoviele Rassen. Ich habe daher
vorgezogen, diese Namen bei den von mir bestimmten Pflanzen wieder
zur Geltung zu bringen.
Salicornia leptostachya Freyn, annua, erecta, a basi decussato-
et pyramidato-ramosissima, ramis patulis repetite ramulosissimis, foliis
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (144)
oppositis connatis ovatis acutis margine lato hyalino circumdatis, spicis
breviter pedunculatis brevibus, tenuissimis teretibus sed apice ipsa acutius-
culis, areæ florigeræ foveolis tribus in triangulum dispositis, perigonii
floris medii vertice obovato obtusissimo, staminibus....., seminibus minu-
tissimis fulvis papilloso-hirsutis obovatis hilo semi-carinatis et utrinque
carinæ 1-sulcatis. C) Autumno.
Paphlagonia, Mersiwan : ad lacum Kürdgöll 600 m. supra mare die
10. novembri maturam legit Manissadjian (exs. 1175).
Maasse (nach 1 Stück) : Stengel 16 cm. hoch, die ganze Rispe fast
ebenso breit, die unteren Aeste 13, die obersten noch 8 cm. lang. Aehren
1'/ mm. dick, 8-13 mm. lang; Samen etwa °/« mm. lang und ‘/2 mm.
stark.
Ungern-Sternberg (Salicorniearum Synopsis in Atti dell Congresso bot.
di Firenze, pag. 312) schreibt seiner S. herbacea zwar eine derart unbe-
grenzte Abänderungsfähigkeit zu, dass er die von anderen Autoren hie-
von abgetrennten Arten einfach als Synonyme betrachtet, da er dieselben
für Standortsformen hält. « Veræ tamen varietates pro locis constantes
extare non videntur et multo minus species nostra in duas pluresve est
divellenda. » Trotzdem hat Duval-Jouve das Gegentheil gezeigt und ich
selbst habe schon in meinen Nachträgen zur Flora von Süd-Istrien (1881)
pag. 27-28 auf Grund der Beobachtung in der Natur feststellen können,
dass wenigstens S. procumbens Sm. gewiss keine vom Standorte abhängige
Form sein kann, weil sie unter ganz gleichen Verhältnissen vorkommt
wie S. herbacea L. Ich habe aus diesem Grunde nicht gezögert S. lepto-
stachya als Art neu aufzustellen; ich sah trotz reichlichen Vergleichs-
Materials bisher noch keine Salicornia mit so vielen schmalen und kurzen
Aehren und die trotz so niedrigem Wuchs von der Pflanze zu so vielen
Hunderten hervorgebracht würden, wie S. leptostachya. Auch die dünn-
sten von mir gesehenen Aehren der S. herbacea L. sind dicker als jene
der S. leptostachya, nämlich über 2 mm. dick.
(Fortsetzung folgt.)
XSICCATÆ POTENTILLARUM
SPONTANEARUM CULTARUMQUE
(de Hans Smeerrıen, Bülach pres Winterthur (Suisse.)
De cette importante collection il vient de paraitre une
nouvelle centurie remarquable surtout par le grand nombre
d'espèces rares ou intéressantes provenant de l'Arménie,
de la Russie, de la Bulgarie, de la Moravie, de l'Italie, de
l'Espagne, etc. (toutes de localités spontanées). Nous ci-
tons : P. Valderia L. non Villars, forma dscolor E. Bur-
nat, du Piemont; P. isosepala Blocki, de la Galicie et de Mos-
cou ; P. argenteæformis Kaufmann, de Moscou; P. Bolzanensis
Zimmeter, du Tyrol meridional; P. geramoides Willd., de
l'Arménie ; P. Cappadocica Boissier, ibidem ; P. flori-
bunda Pursh (voisin de la fruticosa), ibidem, en superbes
échantillons ; P. Reuteri Boissier, de la Sierra Nevada
d’Espagne ; P. incana Lamarck, de l'Espagne orientale ;
P. Neumanmana Rehb., de la Moravie ; P. Schuru Fuss, de
la Transylvanie ; P. Pindicola Haussknecht, de la Bulgarie ;
P. pinnatifida Grisebach, de l'Arménie ; ete., etc.
Parmi les échantillons types, il ya P. Huteri Siegfried
(aurea L. Xverna L.), de Samaden ; P. rupestris L. var. orien-
talıs Keller et Siegfried, de l'Arménie; P. verna L. var.
_ Asiatica Siegfried et Keller, de l'Arménie ; P. caulescens L.
var. Gebennensis Siegfried, de l'Espagne ; P. Samadensis Sieg-
fried (Tiroliensis Zimmeter X aurea L.), de Samaden.
Parmi les échantillons provenant de plantes cultivées
dans le « Potentillarium » de Mr. Siegfried (transplanté
maintenant à Bülach près Winterthur et beaucoup agrandi)
il y a aussi nombre d’especes intéressantes.
Le prix de cette livraison est fixé à 30 francs la centu-
_ rie pour l’Europe. Inutile d'ajouter que comme préparation
et étiquettage, la renommée de cette collection modèle est
maintenue.
Prof. G. SCHRÖTER (Zurich).
12 janvier 1896.
BULLETIN Et
L'HERBIER BOIS IE
EUGÈNE AUTRAN
_ Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé- x
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il parait à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — mp. “Rome, boulevard de Hlainpalais 26
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Ghaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome IV. 1896.
N° 3
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15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A LHMERBIER.: BOISSIER
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GENÈVE er BALE
H. GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK : BR. FRIEDLENDER & SOHN
52, rue des Eeoles. 41, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 3. — MARS 1896.
(
Pages
I. — J. Bornmüller. — ZUR FLORA TESSINS ............ 145
I. Ad. Tonduz. — HERBORISATIONS AU COSTA-RICA N
(planches Bet ID A: sure) ee ere 163
III. — J. Freyn. — UEBER NEUE UND BEMERKENSWERTHE
ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN (Forts. und Ende).. 178
IV. — A. Baldacei. — UNA CORSA BOTANICA NELL'ISOLA
DISANTAMAURA (Leukas) = 201
VI. — R. Chodat. — A PROPOS DU POLYGALA GALPINI
Holm. er EN RES 997
APPENDIX N° II (suite).
VIL— G&. Schweinfurth. — Sammlung Arabisch- Rthiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881,
1888, 1889, 1891 und 1892 ....... era 102
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
Les planches 1 et 2 paraitront dans un des prochains numéros.
gme année, N° 8, Mars 1896.
u DL LS gr
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
ZUR FLORA TESSINS
von
J. BORNMULLER
Obwohl mit Bestimmtheit anzunehmen ist, dass die Flora Tessins weit
gründlicher durchforscht ist, als sich dies in der erst vor wenigen Jahren
erschienenen Flora Franzoni’s, beziehungsweise Aufzählung der im Kan-
ton beobachteten Pflanzen, «le piante fanerogame della Svizzera Insu-
brica, 1890 » wiederspiegelt, — zumal kritische Arten sowie ältere Publi-
cationen darin kaum irgendwelche Berücksichtigung finden —, so halte
ich es doch nicht für gänzlich verfehlt, hier solche Beobachtungen auf-
zuzählen, die ich vergangenen Sommer während eines kurzen Verweilens
im Tessin machte, aber in dem sichtlich übereilt veröffentlichten Werke
Franzonis nicht angeführt finde. Wohl würde es ein Leichtes gewesen
sein, weit umfangreichere Angaben zu bringen, hätte ich nicht erst nach
meiner Rückkehr genanntes Schriftstück zu Händen bekommen; ich bin
daher genötigt, mich auf das Wenige zu beschränken, wovon ich Beleg-
stücke in meinem Herbar aufliegen habe '.
1 Der Freundlichkeit Herrn Autrans verdanke ich, noch rechtzeitig auf einige
botanische Schriften jüngsten Datums aufmerksam gemacht zu werden, sodass,
um Wiederholungen thunlichst zu meiden, mir noch die Möglichkeit gegeben ist,
die mit den Angaben des Herrn Pasquale Conti übereinstimmenden Fundorte
(aus der Umgebung Luganos) in meiner schon im Druck befindlichen Arbeit
wiederum zu streichen. Nur in einigen Fällen, wo es ratsam schien, dass die mir
entgangenen Angaben eine Bestätigung durch meine Beobachtungen erfahren,
liess ich den Text unverändert.
Vergl.: «Jos. Rhiner, Abrisse zur zweiten tabellarischen Flora der Schweizer-
kantone, St. Gallen 1892; Separatabdr. a. d. Jahresber. d. St. Gall. naturwiss.
Ges. 1890-92.» Seite 27-39 erfährt die Arbeit Franzoni’s eine eingehende Be-
BULL. HERB. BoIss., mars 1896. 11
146 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Anemone alpina L.; in den Alpen von Piora fast ausschliesslich var. sulphurea,
so am Lago Cadagno, Cima di Camoghe, Fungio und Pian alto ; an letztge-
nanntem Orte vereinzelt auch Pflanzen mit lichterer Farbe und schliesslich
in allen Uebergangsstufen zur reinweissen typischen Form.
Ranunculus glacialis L.;, auf dem Camoghè (Bellinzona) bei 2100 m., sowohl die
Form mit reinweissen Blüthen als auch R. roseus Heg.; cfr. Pasquale Conti
EXC:
Ranunculus platanifolius L. (cfr. Fritsch in Verh. d. zool. bot. Ges. XLIV, p.
121-129); auf dem M. Bolia bei Lugano in Buschwerk bei 1400 m.; R. aco-
nitifolius L, im Gebiet nicht angetroffen.
Ranunculus pyreneus L.; in den Alpen von Piora auch auf der Spitze des Pian
alto bei 2250 und Cima di Camoghe. |
Ranunculus montanus Willd.; in den Alpen von Piora verbreit, ebenso im süd-
lichen Tessin z. B. Monte Generoso, M. Bolia.
Helleborus; am Fusse des S. Salvadore zwischen Pambio und Grancia ein Helle-
borus ex aff. H. viridis, dessen tiefgetheilte Blätter in 19-32 lineare Ab-
schnitte auslaufen, daher dem H. multifidus Vis. sehr ähneln; leider steril
angetroflen.
Aguilegia atrata Koch; in den Bergen Luganos verbreitet, z. B. S. Salvadore,
M. Generoso besonders bei Bella vista.
Papaver hybridum L.; Lugano : häufig in Feldern z. B. oberhalb Paradiso zu-
sammen mit P. Rheas L.; neu für die Flora Tessins.
Corydalis lutea DC. ; auf dem M. Generoso noch bei 1650 m. in Felsspalten unter-
halb des Gipfels, häufig im Geröll am Fusse des Berges zwischen Capolago
und Mendrisio; hier ebenso wie in den Strassen von Gandria und bei Ca-
vallino stets nur C. lutea DC. und nirgends die doch unweit von Capolago
(Melano) vorkommende bezw. von dort angegebene C. ochroleuca Koch an-
getroffen.
Arabis ciliata R. Br. und £. hirsuta Koch; auf dem M. Generoso und M. Bolıa
bei 1500 m.; in den Alpen von Piora auf der höchsten Spitze der Cima
di Camoghè bis 2359 m., aber auch in tieferen Lagen, so am Waldsaum
am Muzzano-See (Lugano) in höchst merkwürdigen 30-50 cm. hohen Exem-
plaren.
sprechung, zahlreiche Berichtigungen und eine nicht unwesentliche Zahl von Zu-
sätzen.
« Pasquale Conti, notes floristiques sur le Tessin méridional, in Feuille des
Jeunes Naturalistes, Paris n. 264 (1892), n. 277-279 (1893-94). »
« Jäggi und Schröter », Fortschritte der schweizerischen Floristik im Jahre
1891, in Ber. d. schweiz. bot. Ges., S. 82-108.
Ferner die Aufsätze von S. Calloni (in Bull. des travaux de la soc. bot. de
Geneve, 1888) und « Schröter und Fischer » (in Arch. d. sciences phys. et nat.,
Geneve 1889, 28-37).
(3) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 147
Arabis Turrita L.; Lugano : sehr häufig am Fuss des S. Salvadore, besonders
bei Cap Martino; M. Generoso.
Cardamine resedifolia L.; Bellinzona : oberhalb Giubiasco, bis c. 800 m. herab-
steigend.
Dentaria pinnata Lam.; am Fusse des S. Salvadore in Wäldern bei Pazallo häufig
mit D. bulbifera L.
Erysimum helveticum DC. ;, Capolago : sonnige Abhänge nach Mendrisio hin, bis
600 m. häufig; auch längs der Eisenbahnstrecke unterhalb des ersten Tunnels
(M. Generoso) in Menge an Felsen.
Draba aizioides L.; Alpen von Piora : Pianalto 21-2250 m., Cima di Camoghè
21-2350 m. sehr häufig.
Draba frigida Saut.; Alpen von Piora : bei c. 1780 m. unterhalb der Cascaden
des Ritomsees (an Felsen des linken Bachufers) ; bei 2359 m. auf der höch-
sten Spitze der Cima di Camoghè; in Franzonis Flora nicht angeführt; cfr.
Rhiner 1. ce. p. 33.
Draba stellata Jacq.; am östlichen Kamm des M. Generoso in einer Form mit
wenig behaarten Blüthenstielen ; des verhältnismässig langen Griffels und
der Gestalt der Schötchen wegen am ehesten noch dieser Art unterzuordnen
(cfr. Gremli, Neue Beiträge V, 1890, p. 3).
Lepidium campestre R. Br. ; bei Bella vista des M. Generoso.
Aethionema saxatile Br.; bei Melide und Cap Martino.
Helianthemum Fumana Mill. var. majus Vis. (= H. ericoides Dum.); Cap Mar-
tino (Lugano) unterhalb der Strasse fusshohe Sträucher.
Helianthemum alpestre Jacq. (sub Cisto.) = H. œlandicum Koch non Wahlb.;
felsige Abhänge am M. Salvadore bei c. 850 m., am Fusse des Berges bei
Cap Martino bei c. 309 m., zusammen mit Helianthemum vulgare Gærtn.
(= H. vulgare var. tomentosum Koch); wird in Franzonis Flora aus dem
Gebiet nur von den Bernardiner Alpen erwähnt.
Helianthemum polifolium X vulgare; Lugano : an Felsen bei Cap Martino,
zwischen den Eltern ein einziger sehr kräftiger Strauch ; bezüglich der Blü-
thenfarbe, Blattform und Bekleidung völlig die Mitte haltend. Obwohl
manche geographische Racen des formenreichen H. polifolium bezüglich
Blattform und Indument weit mehr zu H. vulgare neigen, als dies bei der in
Frage stehenden Pflanze der Fall ist, so ist trotzdem hier die Deutung auf
hybriden Ursprung die einzig richtige, da H. polifolium bei Lugano nur in
einer ganz bestimmten, wenig oder kaum wechselnden Form auftritt.
Uebrigens ist dieser Bastard in jüngster Zeit schon an verschiedenen Orten,
wenn auch nicht auf schweizer Boden aufgefunden worden (cfr. Focke,
Pflanzenmischlinge), während er in Gärten schon längst gezüchtet ist. Nymau
im Conspectus p. 75 erwähnt noch : « H. sulphureum W. = H. vulgare X
pulverulentum, nec in statu spontaneo observatum. »
Viola palustris L.; Bellinzona : Camoghè, an einem Teich bei 1800 m.
Viola Thomasiana Perr. et Song. (= V. ambigua Koch non W. K.); Alpen von
148 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Piora : auf den südlichen Abhängen des Pianalto bei 2100 m.; Blüthen stark
duftend !
Viola arenaria DC. (vid. el. Haussknecht !); Alpen von Piora : in Felsgeröll des
Lago Tom bei 1920 m. (!), daselbst die vüllig kahle Form neben der be-
haarten.
Viola Riviniana Rchb.; Lugano : oberhalb Cavallino.
Viola alpestris Jord.; im Gebiet sehr verbreitet und sich sehr constant bleibend,
4-2-jährig, Blumenblätter der ansehnlichen Blüthen doppelt so lang als
der Kelch, hellgelb, das untere dunkler gefärbt und nur ganz selten die
beiden oberen hellblau; z. B. in der subalpinen Region des M. Bolia und
alpinen des M. Generoso; in den Alpen von Piora, auch thalabwärts nach
Altanka hin, ein herrlicher Schmuck der steinigen Berglehnen.
Drosera rotundifolia L.; bei Ponte Brolla im Val Maggia zusammen mit
Drosera intermedia Hayn., diese jedoch zahlreicher.
Polygala pedemontana Perr. et Verl. = P. speciosa A. Kern (sec. Gremli, N. &.
V, 1889, p. 23). Diese als P. corsica und P. niceensis vielfach angesprochene,
im Gebiet ausserordentlich häufige Art, die mit der süd-tiroler Pflanze
(P. speciosa vom Val di Ledro) gut übereinstimmt, ist mit grösster Wahr-
scheinlichkeit im Gebiet oder wenigstens im südlichen Tessin die einzige
Vertreterin aus der Gruppe der Polygala comosa. Man begegnet ihr häufig
an den buschigen Lehnen des S. Salvadore, in Olivenhaınen am M. Bré, bei
Gandria, in Wiesen am Lago Muzzano, an grasigen Berglehnen des M. Bolia
bei 1500 (hier auch die blaublühende Form) und schliesslich auch in der
subalpinen Region oberhalb Airolo. Nach Polygala comosa Schkuhr suchte
ich im Gebiet vergeblich; auch scheint P. vulgaris L. daselbst zum minde-
sten selten zu sein, oder P. microcarpa Gaud. (= P. alpestris Rehb.) ist
für solche gehalten worden (cfr. Fussnote in Franzonis Flora, p. 44).
Polygala microcarpa Gaud.; auf dem M. Bolia und M. Generoso, daselbst auch
eine forma condensata mit verkürzten Stengeln und gedrängtem Blüthenstand.
Tunica prolifera Scop.; bei Figino und Morcote.
Dianthus sylvestris Wulf.; in einer fast stengellosen alpinen Form oberhalb
Airolo; sehr häufig an Felsen bei Lugano.
Dianthus congestus Bor.; bei Lugano sehr verbreitet, z. B. am M. Bre (= 1.
atrorubens aut. non All., D. atrorubens All. = D. vaginatus Chaix ap. Vill.)
Silene Saxifraga L.; Felsen am Seeufer bei Lugano (Cap Martino).
Sagina Linnei Presl.; Val Piora; an feuchten Plätzen in Menge, 2100 m.
Alsine laricifolia Wahlb. ; oberhalb Airolo gegen Piora hin an Felsen sehr ver-
breitet.
Alsine verna Bartl.; Alpen von Piora, sehr häufig bis 2350 m.
Alsine recurva Wahlb.; Piora, sehr verbreitet z. B. am Fungio, zwischen Lago
Tom und Lago Ritom.
Cherleria sedoides L.; Alpen von Piora : am Pian alto bei 2240 m.
Moœbhringia muscosa L.; Lugano : am M. Bré längs der Bäche bis in die Thal-
(5) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 149
sohle herabsteigend, ebenso an der Westseite des S. Salvadore; cfr. Pasquale
Conti I. c. n. 277, p. 43.
Arenaria ciliata L.; Alpen von Piora : an Felsen zwischen Lago Tom und Lago
Ritom, bei c. 2000 m.
Arenaria biflora L.; Bellinzona : auf dem Camoghè, bei 1800 m. Nordseite.
Stellaria nemorum L.; am Lago Ritom, 1830 m.
Stellaria graminea L.; Lugano : am Lago Muzzano, variirend mit kleinen und
grossen Petalen.
Cerastium trigynum Vill. (= Stellaria cerastioides L.); Alpen von Piora : an
feuchten Plätzen im Val Piora, am Camoghè bei 2200 m., stets in Gesell-
schaft mit Sagina Linnei Prsl.
Cerastium brachypetalum Desp.; bei Morcote und Figino.
Cerastium arvense L. var. strictum Häncke; auf dem M. Generoso bei 1600 m. ;
cfr. Rhiner 1. c., p. 38.
Malva Alcea L.; Capolago am Fuss des M. Generoso.
Acer campestre L. var. molle Opiz (pr. spec.); bei Cavallino; Blätter 5-teilig,
nebst den Früchten dichtbehaart, kleiner, letztere etwas zurückgekrümmt,
sonst aber gut mit Kerner, Flora exs. Austro-hung. no 2039 (Acer molle
Opiz, non Pax Monogr. Nachtr. in Engl. bot. Jahrb. 11. Band I p. 74,
spec. nov. 1889 aus dem Himalaya) übereinstimmend.
Oxalis villosa M. B.; (Blüthenstiele länger als das zugehörige Blatt, cfr. Reichen-
bach Ic.) Castagniola, Schuttplätze.
Ruta graveolens L.; M. Generoso, an Felsen der unteren Region, bei Gandria.
Dietamnus albus L.; sehr häufig an den sonnigen Abhängen des S. Salvadore.
Rhamnus saxatilis L.; bei Cavallino.
Rhus typhina L.; an den sonnigen Abhängen oberhalb Capolago völlig eingebürgert.
Genista «ovata». Die von mir häufig in Serbien und Ungarn gesammelta G. ovata
W. K. wächst jedenfalls nicht bei Lugano. Die dafür angesprochene breit-
blättrige starkbehaarte Genista dieser Gruppe ähnelt wohl der @. ovata W. K.
nähert sich aber weit mehr der @. lasiocarpa Spach, welch’ letztere nach
den von Kerner in Flora exsicc. Austro-hung. n° 123% ausgegebenen Exem-
plaren auch mit völlig verkahlenden Hülsen vorkommt. Bei Gandria findet
sich die in Frage stehende Pflanzen in Gesellschaft von breitblättriger @. tinc-
toria L., von welcher sie abgesehen durch die Behaarung wohl kaum ver-
schieden ist. Die schmalblättrige Genista mantica Poll., welche Favrat von
Gandria angibt, wurde von Kerner in Flora exsice. Austro-hung. n° 1232
vom classischen Standort (!) ausgegeben ; diese ist nicht die Luganer Pflanze.
Cytisus Laburnum L. subsp. Alschingeri (Vis.); M. Salvadore, Generoso, in
Menge; cfr. Ber. d. schw. bot. Ges. 1892, H. 2, p. 86.
Cytisus supinus L., Kerner (= C. capitatus Scop. Jacq.); bei Bironico und bei
Melide, Mitte Juni in Blüthe, während der weiter gegen Lugano hin nicht
seltene Cytisus hirsutus L. ebenso wie auf dem Salvadore längst verblüht war.
Ononis Columne All.; Lugano : sonnige felsige Orte, häufig z. B. am Fuss des
150 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
S. Salvadore bei Cap Martino, bei Melide, bei Muzzano; die von gleicher
Localität in Franzonis Flora Insubrica angeführte O. Natrix L. wurde von
mir nicht gefunden, so dass hier augenscheinlich eine Verwechslung vor-
liegt; cfr. Rhiner 1. c.. p. 35.
Ononis fetens All. = O. hircina aut helv. = 0. procurrens Wallr. var. fallax
Gremli — 0. Austriaca G. Beck. in Ver. zool. botan. Ges. 18914, p. 794
(sec. Haussknecht in Mitth. d. thür. botan. Ver. N. Foige, Heft VII) ; sehr
häufig in der Umgebung Luganos, z. B. Pazallo, Paradiso, Pambio, Figino.
Anthyllis vulneraria L.;, in der Umgebung Luganos sehr häufig die Unterart
A. Dillenii Schultes, in den Alpen von Piora A. alpestris Kit. und A. palli-
diflora Jord.
Medicago minima Bart. ; Lugano : bei Cap Martino und Melide etc. sehr häufig,
daselbst auch var. longiseta DC.; neu für die Flora Insubrica.
Trifolium pratense L. et var. nivale Sieb.; in den Alpen von Piora.
Trifolium alpestre L.; bei Gandria, auf dem M. Bré etc.
Trifolium rubens L. ; an der Chaussee bei Melide, am M. Bré.
Trifolium Thalii Vill. ; in den Alpen von Piora, bes. am Lago Ritom häufig bei
18-2200 m.
Trifolium scabrum L.; am Fuss des M. Salvadore und besonders bei Cap Martino
häufig; fehlt in Franzonis Aufzählung.
Trifolium alpinum L.; Bellinzona : auf dem Camoghè von 1800-2100 m.
Trifolium aureum Poll.; Lugano : häufig bei Casarate.
Trifolium campestre Schreb.; Lugano : häufig z. B. bei Melide, M. Bre.
Trifolium Schreberi Jord.; auf dem Damm von Melide, am M. Bolia.
Lotus corniculatus L. var. hirsutus Koch; auf dem M. Salvadore, am Muzzano-
see häufig.
Phaca frigida L.; Alpen von Piora : auf dem Camoghè bei 2320 m.
Phaca alpina Wulf.,; an dem Südabhang des Pian alto und Camoghè oberhalb
des Ritomsees, bei 20-2100 m.
Oxytropis campestris DC.; Alpen von Piora : am Fungio, Pian alto, bei San
Carlo, c. 1850-2000 m.
Oxytropis Huteri Rchb. f. = O0. Generosa Brügg. ; auf der höchsten Erhebung des
M. Generoso sehr häufig und besonders in der kleinen Einsattelung nördlich
der Spitze nicht zu verfehlen (27. Juni in Blüthe, ohne Frucht). Nach den
mir vorliegenden Huter’schen Originalexemplaren von O. Huteri vermag ich
keine Abweichung aufzufinden. Die zahlreich eingesammelten Exemplare von
verschiedenen Localitäten bleiben sich hinsichtlich der Behaarung völlig
gleich. Allein der O. neglecta Gay verwandt, ist sie der langen Kelchzähne
wegen, die ?/ bis !/a so lang als der Tubus des Kelches sind, am allerwenig-
sten der O. montana DC. als Varietät anzureihen. Favrat führt O. montana
var. sericea Gremli und Penzig O. montana vom M. Generoso an, ich habe
nach einer zweiten Art dieser Gattung im Gebirge vergeblich gesucht (cfr.
Gremli, Neue Beiträge z. Fl. d. Schw. V, p. 73 und IV, p. &.).
(7) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 151
Astragalus alpinus L. (= Ph. astragalina DC.); Alpen von Piora : an Hängen
oberhalb des Ritomsees häufig, dagegen die von dort in Franzonis Flora an-
gegebene ähnliche Phaca australis L. « presso il lago Ritom » nicht beob-
achtet; erstere ist von dort nicht erwähnt.
Hedysarum obseurum L.; Alpen von Piora : am Pian alto und Camoghè, cire.
2000 m.
Vicia Gerardi DC.; in Weingärten und Olivenhainen bei Gandria. Lenticchia
sammelte bei Gandria auch V. cracca L., deren Vorkommen daselbst wohl
nicht ausgeschlossen sein mag. Von letzterer ist V. Gerardi DC. an der
Form der Hülsen, welche wie bei V. tenuifolia Rth. sich allmählich nach
dem Stiel hin verschmälern, leicht zu unterscheiden. Hinsichtlich der Form
der Fahne, deren Platte so lang als der Nagel ist, ähnelt sie der Vicra cracca
L.; neu für die Flora Tessins.
Vicia sepium L.;, am M. Bré bei Lugano.
Vicia angustifolia Rth. v. segetalis Rth.; am S. Salvadore; wie aus Koch (Sy-
nopsis p. 170) und Gremli’s Neuen Beiträgen (V, p. 73) ersichtlich, treten
im südlichen Tessin mehrere Formen auf, für deren gemeinsame Bezeichnung
die Anwendung des Namens Vicia lughanensis Schl. (wie es Franzoni gethan)
gewiss die am wenigsten statthafte ist.
Vicia tetrasperma Koch; Lugano : Abhänge bei Paradiso, häufig mit V. hirsuta
Koch.
Lathyrus sphericus Retz. : zwischen Figino und Morcote.
Spirea Ulmaria L. var. denudata Prsl. et var. discolor Koch ; Sumpfwiesen am
See bei Muzzano.
Dryas octopetala L.; in den Alpen von Piora verbreitet.
Geum montanum L.; Alpen von Piora sehr häufig.
Potentilla pedata Nestl.; Locarno : am Weg nach Muralto.
Potentilla aurea L.; Alpen von Piora, im südl. Tessin auf dem Camoghè und
Generoso.
Potentilla villosa Crntz var. minor Paiche; Alpenregion des M. Generoso in
grossen Mengen, eine herrliche Zierde. Blüthen goldgelb, von Wuchs der
P. Baldensis Kern. und so leicht von P. Salisburgensis Hnke (P. verna L.
Zimm. non Koch et aut.) zu unterscheiden. — Blüthezeit Ende Juni.
«P. opaca » daselbst vergeblich gesucht; cfr. Rhiner I. c.
Potentilla grandiflora L.; Alpen von Piora bei 17-1900 m.; längs des Ritom-
sees, häufig auch unterhalb desselben gegen Atlanka hin zahlreich an Felsen.
Potentilla dubia (Crntz) = P. minima Hall.; Alpen von Piora : Hochgebirgs-
wiesen am Nordhang der Cima di Camoghè bei 2250 m., daselbst zahlreich ;
nach Franzonis Flora aus dem Gebiet nicht bekannt.
Potentilla micrantha Ram.; um Lugano nicht selten, z. B. an Strassenmauern
zwischen Pambio und Figino.
Sibbaldia procumbens L.; Alpen von Piora, verbreitet, z. B. längs des Ritomsees,
ferner auf dem Camoghè bei Bellinzona (18-2100 m.).
152 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
Rosa alpina L. var. Pyrenaica Gouan ; M. Generoso, oberhalb Bella vista.
Rosa arvensis Huds.; bei Pazallo am S. Salvadore häufig, M. Generoso.
Rosa pomifera Herrm.; am Aufstieg nach Piora bei Brugnasco.
Alchimilla alpestris Schmidt; Alpen von Piora verbreitet.
Alchimilla glabra Poir. — A. fissa Schumm.; Alpen von Piora, häufig am See-
ufer und längs der Wasserfälle, 1800-2000 m.
Alchimilla flabellata Bus. — A. pubescens Koch; Gipfel des M. Generoso zu-
sammen mit A. vulgaris L. und Oxytropis Huteri Rehb. f. bei 1650 m.
Alchimilla alpina L.; Alpen von Piora verbreitet, daselbst nur die Form A. astero-
phylla Tsch. beobachtet. -- var. subsericea Reuter am Ritomsee (leg. Hauss-
knecht; vergl. Mitth. d. thüring. botan. Ver. N. F. VI, 1894),
Alchimilla saxatilis Buser; Felswände an der Nordostseite des Camoghè bei
1600 m. (Bellinzona); Blätter ausnahmslos 5-fingerig.
Alchimilla pentaphyllea L.; Alpen von Piora : im Sattel zwischen Pian alto und
Fungio bei 2100 m.
Achimilla arvensis L.; bei Lugano nicht selten, z. B. bei Melide.
Sorbus aucuparia L.; M. Generoso.
Sorbus Aria Crntz; M. Generoso.
Epilobium Dodonæi Koch; bei Capolago.
Epilobium obscurum Rchb.; Locarno : feuchte felsige Orte an der Strasse nach
Ponte Brolla (vid. el. Haussknecht); neu für die Flora Tessins.
Epilobium alsinefolium Vill., Alpen von Piora verbreitet.
Epilobium anagallidifolium Lam.; Alpen von Piora, an den Wasserfällen des
Ritombaches, 1750-2000 m.
Rhodiola rosea L.; Alpen von Piora : am Lago di Cadagno.
Sedum atratum L.; am Camoghè (2100 m.) bei Bellinzona.
Sedum annuum L.; Giubiasco : nördliche Vorberge des M. Camoghè, 900-1200 m.
Sedum sexangulare L.;, Lugano : verbreitet, z. B. bei Castagniola.
Sempervivum arachnoideum L.;, Alpen von Piora sehr häufig, auch oberhalb von
Airolo bei Brugnasco an Felsen in Mengen.
Saxifraga cotyledon L.; Alpen von Piora : am Lago Ritom ; oberhalb von Giu-
biasco, am Camoghè bei 800-1800 m.; bei Ponte Brolla (Locarno) in Riesen-
exemplaren von ce. 72 cm. Höhe und Rosettendurchmesser von 22 cm.
Saxifraga intacta Willd.; M. Generoso zusammen mit 8. oppositifolia L.
Saxifraga oppositifolia L.; in den Alpen von Piora häufig.
Saxifraga aspera L. ; oberhalb Airolo, bei Brugnasco.
Saxifraga bryoides L.; Alpen von Piora : zwischen Lago Tom und Lago Ritom
bei 2000 m., zusammen mit S. exarata Vill.
Saxifraga androsacea L.; Alpen von Piora : Cima di Comoghè bei 2250-2350 m.
Sanicula Europea L.; am S. Salvadore.
Astrantia minor L.; Felswände bei Ponte Brolla im Val Maggio (Locarno), hier
auch eine var. tenuisecta mit tiefgeteilten Segmenten.
Astrantia major L. var. involucrata Koch; z. B. am S. Salvadore, m. Bré etc.
(9) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 153
Pimpinella Saxifraga L. var. dissectifolia Wallr. ; M. Generoso bei 1600 m.
Laserpitium hirsutum Lam. ; oberhalb Airolo zwischen Altanka und dem Lago
Ritom bei 15-1600 m.
Cherophyllum Villarsii Koch : Alpen von Piora : häufig, auch abwärts längs des
Ritombaches. Locarno : bei Ponte Brolla; m. Generoso.
Asperula ex aff. A. cynanchice L. ; am Generoso; von Tracht der A. umbellulata
Reut., mit sehr kurzem Tubus und kleinem Saum der Corolla.
Galium parisiense L. var. litigiosum DC.; bei Morcote, Figino, an der Brücke
von Melide zusammen mit f. éypica, ebenso bei Capolago in Menge.
Galium palustre L., am Lago Muzzano und bei Melide.
Galium Wirtgeni F. Sch. (= @. verum L. var. præcox Lang. = ? G. eminens
Gr. God.) ; im ganzen Tessin weit verbreitet und schon auf der Bahnfahrt von
Airolo her überall bald bemerkbar (Anfang Juni).
Galium verum L.; allgemein verbreitet.
Galium aristatum L.; von Melide bis Paradiso häufig.
Galium tiroliense Willd. 1809. (non Tausch nec Reichb.) = @. insubricum Gaud.
1828 (cfr. Kerner, Fl. exsice. Austro-hung. n° 2209) z. B. am Lago Muzzano,
bei Sorengo.
Galium anisophyllum Vill.; am Camoghe (Bellinzona).
Galium silvestre Poll. var.; Alpen von Piora; Stachelspitze der Blätter sehr lang,
vermutlich zu @. tenue Vill. gehörig.
Knautia Pannonica (Jacq.) Wettst. (cfr. Wettstein, Flora von Albanien, p. 66,
1892); bei Lugano häufig, z. B. auch bei Cavallino. Zu den Synonymen
dieser Pflanzen zählen : K. silvatica var. pubescens Gremli, K. Drymeia
Heuft., Scabiosa ciliata Reichb. u. a. m.
Knautia arvensis Koch. var. glandulifera Gremli. Im südlichen Tessin, wenig-
stens in der Umgebung von Lugano, scheint K. arvensis Koch nur in dieser
Form, mit starker Drüsenbekleidung der obersten Stengeltheile, vorzuherr-
schen; sie findet sich da sowohl an sonnigen Lehnen (z. B. Cap Martino)
wie in feuchten Wiesen (am Muzzano-See). Mit vorherrschend ganzen, un-
getheilten Blättern fand ich sie bei Gandria.
Tussilago Farfara L.; M. Generoso.
Aster alpinus L.; Alpen von Piora.
Bellidiastrum Michelii Cass.; Alpen von Piora, M. Generoso.
Inula hirta L.; Melide, Morcote etc.
Filago canescens Jord. ; bei Figino und Morcote.
Filago minima L.; ebenda.
Gnaphalium supinum L. var. fuscum Scop.; Alpen von Piora, am Lago Ritom,
Gnaphalium luteo-album Scop. ; an Felsen bei Morcote und Melide.
Antennaria dioica Gertn.; Bellinzona : auf dem Camoghè bei 2000-2100 m. zu-
sammen mit A. carpathica Bl. et Fing.; M. Bolia.
Antennaria carpathica Bl. et Fing. ; Alpen von Piora : Cima di Camoghè 2000-
2350 m.
154 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Artemisia laxa Lam. (sub Absintho 1778) = A. umbelliformis Lam. 1783 —
— A. Mutellina Vill. 1789 (cfr. Kerner. Fl. exseice. Austro-hung. n° 2253) ;
Alpen von Piora : an den Abhängen längs des Ritom-See, 1840-1950 m.
Artemisia vulgaris L.; M. Generoso.
Achillea macrophylla L.; Bellinzona : M. Camoghe, Nordseite bei 15-1800 m.
Achillea moschata Wulf. ; Alpen von Piora häufig, besonders längs des Ritomsees
und am Bachufer weiter abwärts, 1800-1900 m.
Achillea lanata Spr.; M. Bolia bei 2450-2500 m.
Achillea collina Becker; bei Capolago.
Anthemis Triumfetti Gaud.; an den Geröllhalden bei Carpolago gegen Mendrisio
hin sehr zahlreich; auch längs der Eisenbahnstrecke von Capolago aufwärts
bis zum ersten Tunnel überall zu beobachten ; ferner in Gärten von Capolago
angepflanzt.
Pyrethrum alpinum W.; Alpen von Piora : am Pian alto, Fungio, Camoghe.
2000-2200 ın.
Senecio incanus L.; Alpen von Piora : am Pian alto, 2200 m.
Senecio Doronicum L.; Alpen von Piora : am Fungio, Pian alto, Camoghè, 1900-
2200 m.
Echinops spherocephalus L.; am Generoso und zwar längs der Eisenbahnstrecke
kurz vor dem ersten Tunnel; schon von Hegetschweiler aus dem Tessin an-
geführt, scheint sie später nicht wieder aufgefunden worden zu sein, da.
Franzoni ihr Vorkommen im Gebiet seiner Flora als fraglich hinstellt und
auch Gremli (Excursionsflora, Auflage IV) sie nur aus dem Wallis angibt.
Cirsium heterophyllum All.; Bellinzona : Camoghe.
Cirsium Erisithales Scop.; bei Cavallino bei c. 350 m. (Lugano).
Carduus defloratus L. Jacq. Kern. (non aut.) == C. Summanus Poll. etc.; Lugano :
von Cap Martino längs der Strasse bis Melide und Morcote.
Carduus platylepis Saut. (sec. specimina ad Ampezzo lecta herbarii cl. Hauss-
knecht), Gandria : sterile sonnige felsige Abhänge; durch die abstehenden
im Bogen aufwärtsgerichteten Anthodialschuppen gut gekennzeichnete und
von C. nutans L. dadurch leicht unterscheidbare Art. Inwiefern Hausmann
und mit ihm «alle Tiroler Botaniker » seiner Zeit in Carduus platylepis
nur eine « üppigere Form » der C. nutans erblicken konnten, ist unverständ-
lich. Die gleiche Art sah ich noch einige Mal an Felsen in der Umgebung
Luganos, ohne sie erreichen zu können, wenn ich nicht irre, bei Morcote
und Capolago.
Lappa nemorosa Kôrn. ; Lugano : am Fuss des S. Salvadore.
Saussurea discolor DC. ; Alpen von Piora : z. B. am Fungio bei 2000 m., am Pian
alto und gegen San Carlo (Lago Cadagno) hin.
Centaurea nervosa Willd.; Alpen von Piora : am Ausfluss des Lago Ritom, am
Hôtel Piora, 1820 m.; viel hochwüchsiger als am Camoghè bei Bellin-
zona.
Centaurea Scabiosa L. var. grineensis Reut.; schon von Favrat und von Degen
us
(11) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 155
am Salvadore und bei Cap Martino aufgefunden, ist längs der Strasse bei
Morcote hin nicht selten, oft sogar in grossen Mengen ; stimmt nach freund-
licher Mitteilung des Herrn Dr. A. von Degen völlig mit der Pflanze von
der Grigna überein (C. tenurfolia Schl.).
Cichorium Endivia L.; bei Lugano zuweilen verwildert, z. B. an felsigen Ab-
hängen bei Paradiso, gegen Sorengo hin.
Leontodon hyserioides Well. ; bei Lugano nicht selten, z. B. auf dem Kamm des
S. Salvadore, zahlreich zwischen Morcote und Figino, bei Cavallino ; ist
nach Haussknecht richtiger als eigene Art und nicht als Varietät von L. his-
pidus L. anzusprechen.
Leontodon hispidus L. «. vulgaris Koch: M. Bolia.
Leontodon hispidus L. var. pseudocrispus Sch. bip. (sec. Gremli, Excfl.); Alpen
von Piora : am Lago Ritom, ce. 1900 m.
Leontodon pyrenaicus Gouan ; Alpen von Piora, daselbst auch Exemplare mit
gegabeltem 25 cm. hohem Stengel; am Generoso sehr häufig in beiden For-
men, d. h. sowohl mit behaarten wie kahlen Blättern.
Leontodon tenuiflorus Rehb. ; ausser an den angegebenen Orten auch bei Cavallino
beobachtet; auf der Spitze des S. Salvadore vergeblich nach L. incanus
Schrank gefahndet. Die anfänglich dafür gehaltenen Exemplare sind wohl
reichblütiger und daher mit dickeren Köpfen, erweisen sich jedoch noch zu
L. tenuiflorus Rehb. gehörig. Auch stärker behaarte Exemplare mit fast
ganzrandigen Blättern tragen bei genauerer Besichtigung mit Lupenver-
grösserung die gleiche Art der Behaarung, wie die armblütigen typischen
Formen, wie sie am Fusse des Berges bei Cap Martino oder bei Gandria vor-
herrschen. Die Haare von L. tenuiflorus Rchb. sind an der Spitze gegabelt,
stehen einzeln oder zu zu zweien, jene von L. incanus Schrank gleichen
beim ersten Anblick Sternhaaren. Ob L. incanus Schrank am Salvadore
wirklich vorkommt, bedarf wohl einer genaueren Prüfung.
Scorzonera austriaca Willd. f. angustifolia,; Blätter um das 3-6-fache schmäler
als bei der typischen Form, mit der sie auf dem Kamm des S. Salvadore
gemeinsam auftritt; die breitblättrige Form auch am Fusse des Berges bei
San Martino.
Hypocheris radicata L.; bei Gandria, in Olivengärten.
Hypocheris uniflora Vill., Alpen von Piora, häufig.
Taraxacum Pacheri Sch. Bip. var.; Alpen von Piora : in Felsgeröll des Ca-
moghè bei c. 2300 m.; dies wohl die gleiche wie die vom benachbarten
« All’ Uomo » in Franzonis Flora angegebene Pflanze, und terner identisch
mit der in Tirol und Algäu sehr verbreiteten Hochgebirgsform; mit T. Pa-
cheri Sch. bip. bezüglich der Schnabellänge übereinstimmend (nach Original-
Exemplaren !) weicht sie von dieser Art wie von Taraxacum Reichenbachr
Huter durch breitere gezähnte Blätter ab.
Crepis aurea Cap.; Alpen von Piora häufig.
Crepis montana Tsch.; Alpen von Piora : Cima di Camoghè, 2200 m.
156 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Grepis setosa Hall.; Lugano : bei Melide und Capolago; Locarno : häufig an der
Landstrasse bei Muralto.
Hieracium Pilosella L.; M. Generoso.
Hieracium Hoppeanum Schult. (= H. piloselliforme Hppe.) ; M. Bolia bei 2200-
1500 m. sehr häufig; M. Generoso bei 1600 m.; cfr. Rhiner 1. c., p. 37.
Hieracıum glaciale Reyn.; Alpen von Piora : unweit vom Hôtel bei c. 1800 m.
zahlreich; in einer grossköpfigen 1-blütigen Form auf dem Camoghè bei
Bellinzona, auch von Herrn Dr. von Degen daselbst beobachtet.
Hieracium Auricula X Pilosella M. Generoso, unter den Eltern bei 1600 m.
Hieracium piloselloides Vill. ; am Fuss des M. Salvadore bis nach Melide hin häufig.
Hieracium glaucopsis Gr. God.; auf dem Salvadore (Christ!) und zwar an der
Ostseite an Felsen unmittelbar unter der Spitze nicht zu verfehlen.
Hieracium piliferum Hppe; Alpen von Piora : am Lago Ritom.
Hieracıum glanduliferum Hippe; Alpen von Piora häufig; daselbst auch hoch-
wüchsige Formen (bis 30 cm.) mit 1-2 mal gegabelten Stengeln, wohl zu
H. cirritum Arv.-Touv. gehörig.
Hieracium vulgatum Fr.; M. Generoso, zusammen mit H. murorum L.
Hieracium subeesium Fr.; M. Salvadore.
Hieracium pulmonarioides Vilt.; oberhalb Airolo, 12-1300 m.; zwischen Isone
und Bironico, bei c. 600 m.
Jasione montana L.; zwischen Figino und Morcote.
Phyteuma hemisphericum L.; Alpen von Piora sehr häufig, hier am Lago Ritom
auch eine var. longebracteata (bracteis exterioribus elongatis lanceolatis
capitulo longioribus) ; Bellinzona : M. Camoghè bei 1700 m.
Phyteuma Scheuchzeri All.; in der Umgebung von Lugano sehr häufig und da-
selbst ausserordentlich formenreich. Die Form, welche Reichenbach (Icon.
tab. 16%3) abbildet, häufig bei Morcote und Figino, sowie längs der Strasse
nach Melide am Fuss des S. Salvadore; var. Columne Gaud. mit tief herz-
förmigen untersten Stengelblättern und Basalblättern schön ausgeprägt an
Felsen bei Cap Martino (unterhalb der Strasse). Die entgegengesetzte Form
mit äusserst schmalen linearen Wurzelblättern bei Figino. Eine forma brevi-
bracteata, deren Stützblätter verkürzt sind und so das Köpfchen kaum über-
ragen oder kürzer als dasselbe sind, ausserdem mit Wurzelblättern von der
Form der var. Columnæ Gaud., bei Cap Martino; letztere daher der Ph.
Charmelii Vill., welche aber behaarte Kelche und gefranzte Bracteen besitzt,
sehr ähnlich. Eine Form schliesslich mit je 3-5 sehr langen Bracteen von
6-10 cm. Länge und mit linearen Wurzelblättern bei Morcote. Die wirkliche
Ph. Charmelii Vill., die Penzig vom Generoso anführt, vergeblich gesucht.
Phyteuma betonicifolium Vill. (Narben meist 3); in der typischen Form mit
behaarten Blättern oberhalb von Airolo; bei Figino, daselbst auch eine var.
glabrescens mit völlig kahlen oder fast kahlen Blättern; waldige Abhänge
am See von Muzzano (Lugano) ; sehr variabel bezüglich der Länge der Aehren,
21/-15 cm.
(13) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 157
Phyteuma Michelii All. var. scorzonerifolium Gaud. (sec. Gremli, N. B. V, p. 19);
Narben stets 2, Aehren weit lockerer als bei Ph. betonicifolium Vill. und
so schon auf den ersten Blick von dieser zu unterscheiden; in einer Form
mit sehr schmalen linearen Blättern bei Gandria und Cap Martino.
Phyteuma Haller? All., M. Bré zahlreich in Castanienwäldern, M. Bolia.
Campanula rhomboidalis L., Alpen von Piora, bei Altanka.
Campanula spicata L.; Melide.
Vaccininm uliginosum L.; M. Camoghe, 2100 m.
Arctostaphylos alpina Spr.; Alpen von Piora, weit verbreitet.
Azalea procumbens L.; Alpen von Piora, z. B. Pian alto, 2250 m.
Rhododendron ferrugineum L.; Alpen von Piora, weitverbreitet.
Gentiana punctata L.; Alpen von Piora : Lago Cadagno, c. 2000 m.
Gentiana acaulis L. Kerner = @. excisa Prsl.; Alpen von Piora, sehr häufig ;
Bellinzona : Camoghè etc.
Gentiana bavarica L.; Alpen von Piora, z. B. Lago Cadagno, 1900 m.
Gentiana verna L.; Bellinzona : Camoghè.
Gentiana verna L. var. angulosa M. B.; Alpen von Piora, häufig.
Gentiana utriculosa L.; Alpen von Piora, z. B. am Lago Ritom.
Echium vulgare L.; in einer alpinen Form mit verkürzten Stengeln noch bei
2100 m. in den Alpen von Piora.
Gratiola officinalis L.; am Muzzano-See (Lugano).
Antirrhinum majus L. : felsige Abhänge am See bei Lugano (Cap Martino).
Linaria alpina Mill. ; Alpen von Piora.
Veronica officnalis L.; M. Generoso.
Veronica aphylla L.; Alpen von Piora, 18-2000 m.
Veronica bellidioides L.: Alpen von Piora; Bellinzona : Camoghe.
Veronica saxatilis Scop.; Alpen von Piora, M. Generoso.
Veronica alpina L.; Camoghè, 1800 m.
Alectorolophus minor (Ehrh.) Wimm.; am Muzzano-See bei Lugano.
Alectorolophus Alectorolophus (Scop.) Stern.; oberhalb Airolo, bei Lugano am
M. Bré, bei Melide, auch in der Alpenregion des M. Generoso.
Alectorolophus lanceolatus (Neilr.) var. subalpinus Stern. ; oberhalb Airolo bis
gegen Piora, 1700 m., determ. el. von Wettstein.
Pedicularis tuberosa L.; Alpen von Piora bis 2100 m. ; Bellinzona : Camoghè;
die Exemplare vom Generoso mit verlängertem Blüthenstand ähneln sehr der
P. elongata Kern., auch die Bekleidung des Stengels deutet stark auf diese
in Südtirol verbreitete nahe verwandte Art hin.
Pedicularis gyroflexa X « tuberosa » ; mit weisslich-rosa gefärbten, gegen den
Schnabel hin gelben Blüthen, sehr häufig unter den Eltern auf dem Generoso
bei 15-1700 m. (gegen Ende Juni in schönster Blüthe und nicht zu verfehlen ;
cfr. Steininger, Beschreib. der europ. Arten des gen. Pedicularis in Bot.
Centrbl. Vol. XXIX, 1887, und Ber. d. schweiz. bot. Ges. 1892, H. 2, S. 37.
Pedicularis recutita L.; am See Cadagno (Piora) 2000 m.
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Bartsia alpina L.; Alpen von Piora.
Euphrasia brevipila Burn. et Greml. (determ. cl. von Wettstein); Lugano : in
Kastanienwäldern überall anzutreffen z. B. bei Castagniola und Gandria, am
Muzzano-See; noch bei 900 m. Seehöhe am M. Bolia, am Dorf Bre, S. Salva-
dore gegen Pambio hin.
Orobanche rapum ! Thuill.; zwischen Bironico und Isone, sehr häufig auf dem M.
Bolia, bei Morcote und Figino.
Orobanche Teucrii Host; am Fuss des S. Salvadore (auf Teucrium montanum L.
und T. Chamedrys L.).
Orobanche Hederæ Vauch. ; bei Gandria.
Thymus pannonicus All. (Gremli Excefl.); am Fuss des S. Salvadore häufig.
Calamintha Acinos Clairv. var. ; Spitze des S. Salvadore.
Glechoma heterophylla Op.; ganze Pflanze stark behaart, grossblumig, jedoch
Kelche wie bei @. hederacea L.; der G. hirsuta W. K. nicht unähnlich.
Brunella alba Pall.; bei Melide.
Teucrium Scorodonia L.; S. Salvadore, M. Generoso.
Teucrium Chamedrys L. und T. montanum L.; S. Salvadore.
Ajuga pyramidalis L.; Alpen von Piora (Pian alto) ; Bellinzona : Camoghè 2100 m.
Pinguicula grandiflora Lam.; Alpen von Piora sehr verbreitet von 13-1900 m. ;
daselbst auch eine Verwachsung mit 2 Spornen und 8-teiliger Corolla.
Androsace obtusifolia All.; Alpen von Piora : Cima di Camoghè, 2350 m.
Primula elatior L.; M. Generoso, bis zur Spitze des Berges zusammen mit P. Au-
ricula L., welche sich nicht nur «sopra Rovio » sondern überall auf dem
Kamm in Mengen vorfindet; ob genannte P. elatior von der Spitze des
Berges nicht richtiger zu intricata Gr. God. zu ziehen ist, lassen die vorlie-
genden Exemplare ohne reife Samenkapseln nicht entscheiden. Indessen deutet
die characteristische Behaarung der P. intricata, die mit derjenigen der süd-
tiroler und bosnischen Exemplare übereinstimmt, darauf hin.
Primula viscosa Vill. (= P. hirsuta All.); Alpen von Piora, von 1600-2270 m.;
Bellinzona : Camoghè, sowohl bei 900 m. als auf dem Kamm des Gebirges
zusammen mit Aretia brevis Heg.
Primula integrifolia L.; Alpen von Piora : Cima di Camoghè bei 2200-2250 m.
Soldanella alpina L.; Alpen von Piora ; Bellinzona : M. Camoghè, M. Generoso
16-1700 m., zusammen mit Pénguicula alpina und P. grandiflora, sehr ge-
mein.
Soldanella pusilla Baumgart. ; Alpen von Piora.
Soldanella alpina X pusilla; zwischen den Eltern bei 2250 m. an Schneefeldern
des Camoghè (Alpen von Piora), in mehreren Formen.
Plantago lanceolata L. und f. spherostachya, häufig bei Lugano, m. Generoso.
Plantago alpina Campd.; M. Camoghè; bei Isone P. serpentina Vill. Der Ver-
1 «prob. O. variegata Wallr. sec. specim. a. cl. von Degen in agro Lugan.
lecta a. 1894 benigneque communicata. » Verf.
(15) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 159
fasser der Flora Insubrica hätte wohl besser gethan, die sinnverwirrenden
falschen Synonyme fern zu lassen ! Dass unter der Koch’schen P. serpentina
eben P. carinata Schrad. zu verstehen ist, ist wohl hinlänglich bekannt.
Oxyria digyna Campd.; M. Camoghe, 1800 m.
Daphne Mezereum L.; Alpen von Piora, z. B. Lago Cadagno, bei 2100 m.
Daphne striata Tratt.; Alpen von Piora sehr häufig, bei 18-2200 m. (Pian alto,
Camoghè); Bellinzona : in m. Camoghè, 20-2100 m.
Thesium alpinum L.; M. Generoso und Camoghè, häufig.
Aristolochia rotunda L.; bei Gandria.
Euphorbia alpigena Kern. (= E. dulcis L. v. purpurata Thuill.); M. Salvadore,
M. Generoso, bei Gandria.
Euphorbia amygdaloides L. var. Luganensis m.; am Fuss des S. Salvadore. —
Pflanze in allen Theilen kräftiger, Stengel in der Stärke eines « kleinen Fin-
gers » etwa wie üppige Exemplare von E. Wulfenii Hppe., von der Basis
bis zur Spitze stark villös, gegen 70 cm. hoch. Ein ausserordentlich reiches
Vergleichsmaterial im Herbar Haussknecht weist nicht annähernd ähnliche
Formen von E. amygdaloides L. auf. Die Aussaat eingesammelter reifer
Samen lässt bald die Richtigstellung dieser merkwürdigen Pflanze erwarten.
Euphorbia Lathyris L.; Gandria an Felsabhängen vereinzelt.
Parietaria erecta M. K.; Seeufer von Lugano.
Celtis australis L.; bei Cap Martino, am Fuss des S. Salvadore.
Salix Gaprea L.; M. Generoso.
Salix grandifolia Ser.; M. Generoso (bei Bellavista) ; cfr. Rhiner 1. c., p. 37.
Salix hastata L.; Alpen von Piora : am Lago Cadagno, 1920 m.
Salix reticulata L. f. vestita; Val Piora, 2000 m.
Salix retusa L. : Alpen von Piora; var. Kitarbeliana W. : auf dem Camoghe,
22-2350 m.
Salix herbacea L.; Bellinzona : Camoghe, 2100 m.
Alnus viridis DC. var. brembana Rota; die Blätter der Pflanze vom Camoghè bei
1900 m. nicht viel grösser als Buxbaumblätter; reife Fruchtzäpfchen 1/3 so
gross als bei der typischen Form.
Orchis globosa L.; M. Bré bei Lugano, 8-900 m.
Orchis ustulata L.; Alpen von Piora.
Gymnadenia odoratissima Rich.; Alpen von Piora.
Gymnadenia albida Scop.; Alpen von Piora; Bellinzona : Camoghè.
Habenaria viridis R. Br. ; Alpen von Piora, überall, wennschon vereinzelt; Bellin-
zona : Camoghe.
Platanthera bifolia Rich.; M. Generoso, Gandria.
Nigritella rubra (Wettst.); Blüthen leuchtend hellrot; grasige Abhänge oberhalb
des Lago Ritom bei c. 20-2100 m.
Aceras anthropophora R. Br. ; am Fuss des S. Salvadore, sowohl unmittelbar an
der Landstrasse gegen Melide hin, als auch an den buschigen Abhängen
oberhalb derselben, zahlreich (5. VI. 1895); neu für die Flora Tessins.
160 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Ophrys apifera Huds.; am Fuss des S. Salvadore nicht selten zusammen mit
O. muscifera Huds., O. fuciflora Rchb., Aceras, Anacamptis pyramidalis
Rich.
Cephalanthera rubra Rich.; auf dem M. Bolia.
Crocus albiflorus Kit.; an Schneefeldern oberhalb des Lago Cadagno (Piora).
Gladiolus palustris Gaud. ; Locarno : bei Ponte Brolla.
Narcissus poëticus L.; Alpenwiesen des M. Generoso und M. Bolia ; zweifelsohne
wild.
Streptopus amplexifolius DC. : am Lago Ritom.
Lilium croceum Chx.; an den Abhängen des S. Salvadore vereinzelt längs des
ganzen Seeufers zu beobachten.
Lloydia serotina Salisb.; Alpen von Piora (Pian alto bei 2230-2250 m.); Bellin-
zona : m. Camoghè.
Paradisia Liliastrum Bert.; Alpen von Piora : Abhänge längs des Lago Ritom,
häufig bei San Carlo und Lago Cadagno, 1800-1950 m.; Lugano : M. Bolia
sehr zahlreich.
Ornithogalum pyrenaicum L.; M. Bré.
Tofieldia calyculata Whlbg; M. Generoso.
Juncus Jacquini L.; Alpen von Piora : Lago Cadagno, 1920 m.
Juncus Hostii Tsch; Bellinzona : M. Camoghe, ebenda J. trifidus L.
Luzula silvatica Gaud. var. angustifolia = L. Sieberi Tsch; M. Generoso (bei
Lugano auch in wärmeren tieferen Lagen beobachtet, auch am Vierwald-
stättersee, Luzern, häufig.
Luzula spadicea DC.; Alpen von Piora, verbreitet; Bellinzona : M. Camoghe,
16-1900 m.
Luzula nivea DC. var. rubescens Favr.; mit schön rosenroter Färbung auf dem
M. Bolia.
Luzula lutea DC.; Alpen von Piora : Cima di Camoghè, Pian alto, 21-2350 m. ;
M. Generoso.
Luzula multiflora Lej.; Alpen von Piora; var. congesta Lej., M. Camoghè (Bel-
linzona). — Luzula pallescens Bess., bei Luzern.
Luzula spicata DC. ; Alpen von Piora; am Pian alto selten.
Carex Davalliana Sm.; am Lago Ritom (Piora), 1850 m.
Carex curvula All.; Alpen von Piora, häufig, z. B. Sattel von Fongio und Pian
alto, 2100 m., zusammen mit C. fetida All.
Carex contigua Hppe; bei Lugano, häufig zusammen mit
Carex divulsa Good.; bei Sorengo, Gandria, Cap Martino, Paradiso, etc.
Carex Personii Lang; Bellinzona : am Camoghe bei 1800 m.
Carex humilis Leyss.; Lugano : an den Felswänden bei Cap Martino zusammen
mit C. mucronata All. gar nicht selten.
Cares digitata L.; am Generoso, Alpenregion.
Carex ornithopoda Willd.; am Lago Ritom, 18-1900 m.
Carex ornithopodioides Hsm.; Alpen von Piora : Cima di Camoghè, 2300 m.;
(17) J. BORNMÜLLER. ZUR FLORA TESSINS. 161
also wird auch die Pflanze vom benachbarten « Lucomagno » nicht weiter
anzuzweifeln sein.
Carex sparsiflora Steud. (C. vaginata Tsch.); an den Wasserfällen des Ritom-
baches (Piora), c. 1800 m.
Carex frigida AÏl.; an feuchten Wiesen oberhalb Airolo, in Mengen an den
Wasserfällen des Ritombaches; am Lago Cadagno etc.
Carex tenax Reuter, am Nordhang des S. Salvadore, von Pazallo bis auf den
Kamm des Berges hinauf überaus häufig, wird in Franzoni’s Flora mit Still-
schweigen übergangen ; sie bildet feste Rasen ohne jegliche Ausläufer und
ist daher leicht von €. ferruginea zu unterscheiden ; in einer alpinen Form
findet sie sich auf dem Gipfel des M. Generoso bei 16-1700 m. an felsigen
Abhängen vor, ebenso am Camoghè. Hierher gehört wohl auch « C. tenuis »,
welche Pasquale Conti, in Feuille des Jeunes Naturalistes n. 279, p. 42,
vom San Salvadore erwähnt. Mit C. tenuis Host hat C. tenax Reut. ebenso
wenig zu schaffen und ebensoviel gemein als mit C. ferruginea L. und
C. sempervirens Vill.; sie stellt vielmehr neben diese dreien eine gleich-
wertige vierte Art dar. — Carex tenax Reut. in act. soc. Hall. sec. Christ
in Journal of Bot. 1885, 263 — G. refracta Schk, Riedgräser, Nachtrag,
S. 62, 1806 (non Roth 1793 — C. precox Jacq.); cfr. Rhiner I. c. p. 39:
C. refracta, S. Salvadore (Jäggi), C. ferruginea, Generoso (Penzig).
Carex lepidocarpa Tsch; Lago Muzzano (Lugano).
Carex pseudocyperus L.; Lago Muzzano, häufig; neu für die Flora Tessins.
Eriophorum Scheuchzeri Hppe ; Bellinzona : Camoghè bei 1800 m. zahlreich.
Elyna spicata Schrad.; Alpen von Piora : Cima di Camoghè, 2200 m.
Pollinia Gryllus Spreng. ; Abhänge des S. Salvadore häufig.
Phleum asperum Vill.; Melide, in grosser Menge.
Phleum alpinum L. var. commutatum Gaud.; M. Bolia.
Phleum Boehmeri Wib.; oberhalb Airolo, Brugnasco.
Agrostis rupestris All.; Alpen von Piora, sehr häufig.
Stipa pennata L.; zwischen Cap Martino und Melide, oberhalb der Strasse sehr
zahlreich.
Calamagrostis tenella (Schrad.); am Lago Ritom (Piora) leg. Prof. Haussknecht.
Aira cespitosa L.; M. Generoso.
Aira fleæuosa L. var. montana (L.); Alpen von Piora, am Lago Ritom.
Aira caryophyllea L.; zwischen Morkote und Figino sehr häufig; am Fuss des
S. Salvadore; Locarno, bei Ponte Brolla.
Avena pratensis L.; M. Bolia etc.
Avena pubescens L. ; auf den Alpenwiesen des M. Generoso in einer etwas schmal-
blättrigen Form mit meist nur 2-blüthigen, daher etwas kleineren Aehrchen ;
dies wohl A. lucida Bert., welche Penzig von dort anführt.
Avena preusta Rehb. Flor. germ. exe. p. 1405 (determ. cl. Haussknecht); Alpen
von Piora : Cima di Camoghè e. 2300 m.; neu für die Flora der Schweiz ;
BULL. HERB. BOIss., mars 1896. 12
162 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
eine höchst seltene, nur von wenigen Plätzen bekannte Pflanze, wohl mit
Unrecht vom Verfasser später (in Agrostol. p. 43) wieder mit A. alpina Sm.
vereinigt; Aehrchen doppelt so gross als A. pubescens L., ähnlich denen der
transsylvanischen A. decora Jka.; Granne genau in der Mitte der Spelze auf-
sitzend und insofern von A. alpina Sm., Rehb. Icon. 212, abweichend, auch
Aebrchen armblüthiger, aber immerhin eine auffallend prächtige Pflanze.
Avena versicolor Vill.; Alpen von Piora, häufig z. B. Pian alto, Cima di Ca-
moghe, zwischen Lago Cadagno und Murinascio.
Danthonia decumbens DC. ; Lugano, zwischen Pambio und Figino.
Melica glauca F. Schultz ; Morcote, M. Generoso.
Poa alpina L.; Alpen von Piora häufig; Camoghè bei Bellinzona.
Poa sudetica Hssk. ; Alpen von Piora (am Lago Ritom); m. Bolia.
Cynosurus echinatus L.; zwischen Figino und Morcote.
Vulpia pseudomyurus Soy. Will.; Lugano überall häufig.
Festuca duriuscula L.; Alpen von Piora.
Festuca pumila Vill.; Alpen von Piora.
Festuca heterophylla Lam. f. violacea; Lugano : zwischen Paradiso und Sorengo.
Brachypodium silvaticum Roem. et Schult. ; Capolago ; ebenda B. pinnatum Beauv.
Bromus erectus Huds. var. australis; M. Salvadore etc.
Lolium Gaudini Parl. (= L. multiflorum Gaud. non Lam.); bei Lugano, gemein.
Allosorus crispus Brnh. ; M. Camoghè sehr häufig bei 1500-1700 m. ; bei Isone,
700 m.
Asplenium germanicum Weiss; zwischen Morcote und Melide; oberhalb Giu-
biasco; zwischen Isone und Bironico sehr häufig; stets in Gesellschaft von
A. septentrionale Hall. und A. Trichomanes L.
Aspidium Lonchitis Sw.; Alpenregion des M. Generoso.
Aspidium lobatum Sw.; in Formen, welche stark zu A. aculeatum Sw. neigen,
zwischen Morkote und Melide, Pambio und Figino (A. aculeatum Sw. nicht
beobachtet).
Aspidium angulare Kit. ; oberhalb Giubiasco (Aufstieg nach dem Camoghè).
Woodsia hyperborea A. Br.; Airolo : am Aufstieg nach Piora (zwischen Altanka
und Piora).
Osmunda regalis L.; Locarno : Westseite des S. Salvadore zwischen Pambio und
Figino.
Lycopodium alpinnm L. und L. Selago L. am Camoghe.
Selaginella helvetica Lnk; am Fuss des S. Salvadore zusammen mit Scolopen-
drium vulgare Sym. und Ceterach officinarum W.
Weimar-Berka, 1. Dezember 1895.
163
HERBORISATIONS AU COSTA-RICA
PAR
Ad. TONDUZ
(Suite)
Planches I et II.
Ill
Le bassin du Diquis.
On peut franchir à cheval en une journée les soixante kilomètres qui
séparent la capitale de Santa-Maria-de-Dota, grand village situé à la fron-
tiere de la province de San-José. Jusqu’en 1891 aucun botaniste n'avait
pénétré plus avant dans cette direction. Les montagnes de Dota elles-
mêmes n'avaient reçu que la visite rapide d’un collecteur dans un temps
déjà éloigné.
Le 17 janvier 1891, nous venions MM. Pittier, Biolley et moi de passer
une nuit glaciale dans le presbytère de Santa-Maria. A 6 h. et demie du
matin le thermomètre marquait 1,8°C. et le sol était couvert de gelée
blanche. Nous faisions nos préparatifs pour traverser le Cerro de Buena-
Vista, un des plus importants massifs des cordillères costariciennes. Plu-
sieurs grands fleuves, tels que le Diquis , le Reventazon, le Telire ont
leurs sources dans ces montagnes. Nous eümes la bonne fortune de pou-
1 Anciennement Rio-Grande de Terraba.
164 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
voir joindre notre caravane à celle de quelques campagnards du Général
qui rentraient dans leurs foyers. Nos compagnons de route connaissaient
à fond les sentiers des divers chainons qui passent avec raison pour les
plus mauvais chemins de Costa-Rica, tant à cause du froid des hauteurs
que des multiples obstacles dont ils sont encombres.
A Santa-Maria finit la route carrossable. De la au Copey, le chemin est
encore passable. Mais plus loin on ne rencontre que des sentiers à peine
‘tracés, de vraies trouées dans la forêt vierge. Ces sentiers suivent con-
stamment les arêtes des collines. Et il faut tour à tour monter et des-
cendre les versants des innombrables chainons qui s’engrenent les uns
dans les autres et forment le relief compliqué de cette région tour-
mentée.
La grande forêt recouvre encore toutes les sommités et nous voyageons
dans l’ombre. La nature excessivement accidentée du terrain nous oblige
à conduire nos montures en laisse. Les animaux chargés des bagages
avancent lentement et au prix d'efforts inouis. Après chaque montée et
chaque descente, il faut ajuster de nouveau le chargement sur le dos de
l'animal. Parfois le pauvre cheval s’abat, et quand les cris, les vociféra-
tions des conducteurs (peones) réussissent à le faire relever, il s’élance
éperdu dans une course désordonnée, glissant et culbutant dans le fond
des ravins. Parfois aussi, à bout de forces, le cheval tombe pour ne plus
se relever; il est alors abandonné dans la forêt. Rien de plus triste que
d'entendre au loin le hennissement plaintif d’un de ces chevaux perdus
dans le grand bois. On choisit en général pour la halte un endroit qui
possède une source et quelque peu d’herbe pour les animaux. Nous
avons passé la nuit du 17 au 18 janvier à la Dormida del Roble à 2670 m.
d'altitude. A quelques pas de l'endroit où nous plantions notre tente, il y
avait un enclos de perches renfermant deux croix disloquées par le
temps. Deux infortunes voyageurs étaient morts dans ces solitudes.
Durant cette première journée nous dûmes renoncer à remplir les
presses par crainte d'augmenter les bagages. Un voyage de ce genre ne
se prête guère davantage aux observations. Nous signalerons cependant
en deux mots les principaux caractères de la forêt. Diverses espèces de
chênes en forment l'essence principale. Au bord des ruisseaux, l’Alnus
Mirbelii Spach. dresse ses tiges élancées. De loin en loin on rencontre
un Podocarpus, conifere qui rappelle quelque peu notre if d'Europe,
avec lequel certains voyageurs l’ont du reste confondu. C’est un fäit bien
intéressant que la découverte de cette conifère dans les Andes costari-
ciennes. Oersted la signala pour la première fois au volcan du Poas. Il
(34) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 165
mentionna cette belle découverte en disant simplement dans sa rela-
tion! : « l’on y rencontre aussi une espèce de Podocarpus à feuilles
étroites. » M. Polakowsky ne la cita pas dans son catalogue de la flore de
Costa-Rica. M. Hemsley lui-même n’osa pas introduire ce genre dans sa
Biologia centrali-americana. Les Podocarpus ont été récoltés depuis aux
volcans du Barba et du Poas par M. Pittier qui sut distinguer deux
espèces : le taxifolia Kunth et le salicifohia Klotzch et Karst. La présence
des conifères au Costa-Rica est aujourd’hui un fait acquis et incontes-
table. A l'endroit même où nous avions établi notre camp, nous pümes
récolter bon nombre d'échantillons d’une jolie Pirolacée à fleur blanche
du genre Chimaphila. C'était une nouvelle acquisition pour la flore de
Costa-Rica.
Le 18 janvier, on alluma de bonne heure le feu au campement, sitôt le
café pris et les animaux chargés, on poursuivit la marche dans les forêts
de chênes. Bientôt ceux-ci devinrent rares et firent place à une prairie
subandine. On apercut des Rubus, des Alchemilla, des Spiraea, des
Lupinus, des Cerastium, etc. Un vent terrible règne sur ces hauteurs et
fait onduler les grandes graminées qui forment le fond de ces prairies. Il
y a aussi dans cette région une énorme Polygonacée qui croît en abon-
dance, malheureusement au moment de notre passage elle ne présentait
que des tiges sèches. A 3019 m. au Cerro de las Vueltas, nous rencon-
irons Hypericum decorticans PI. et Lindl. et Castilleja fissifolia L. f. De
ce sommet on dut descendre dans la profonde vallée qui le sépare du
massif principal. Les sentiers deviennent affreux : ce sont de vrais
canaux de boue tout barrés de racines. Dans les bas-fonds, c’est pire
encore, il faut traverser de véritables étangs où l’on enfonce jusqu’à la
ceinture. Tout au long de ce chemin abominable, on voit les squelettes
blanchis des malheureux animaux morts à la peine dans ces sinistres
parages.
Encore auprès d’une tombe, nous dressions la tente pour la nuit du 18
au 19 janvier. C'était à l’Ojo de Agua, à 2760 m. d’élévation.
Le 19 janvier fut une des plus pénibles journées du voyage. Il s’agis-
sait d'atteindre la cime du Buena-Vista. Les sentiers continuent à être
boueux. Les bambous gênent énormément la marche. Ils forment à cer-
tains endroits de véritables tunnels où, avec toutes les peines du monde,
on peut faire entrer et sortir les animaux de charge. Ailleurs ce sont des
pentes rocailleuses n’offrant pas de prise au sabots non ferrés des che-
1 A. S. Oersted, l'Amérique centrale. Copenhague, 1863, p. 6.
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
vaux. Plus loin c’est un arbre énorme couché au travers du sentier et qui
sur une centaine de mètres carrés a tout courbé et brisé dans sa chute. A
beaucoup de piétons il faudrait une échelle pour escalader le tronc de
pareils géants. On ne peut qu’admirer la valeur et l’endurance du brave
cheval costaricien qui chargé, chemine au milieu du désordre du bran-
chage et d’un seul élan franchit de pareils obstacles. Ces vieux arbres
renversés par les ouragans se rencontrent malheureusement presque
à chaque pas dans cette région. Au prix de mille difficultés et ayant
abandonné deux chevaux vers 1 h. de l'après-midi, nous étions sur les
crêtes pierreuses de la cime de Buena-Vista, à 3299 m. d'altitude. Malgré
les rafales d’un vent soufflant en tempête, et chassant une pluie glaciale
et pénétrante nous ouvrons courageusement le cartable pour y loger les
plantes rarissimes de cette sommité. Transis de froid, nous nous hâtons
de rejoindre la caravane. Après une descente vertigineuse nous arrivons
à la Dormida de la Muerte (Halte de la Mort) à 3130 m. d'altitude, où nous
nous disposons à passer la nuit.
La journée du 20 janvier se passa à escalader de multiples chaînons
aux flancs abrupts, séparés presque toujours par des vallons marécageux.
A la Dormida de la Division, à 2273 m. d'altitude, où nous avons passé la
nuit du 20 au 21 janvier, nous ressentimes immédiatement les effets d’un
climat beaucoup plus doux. La forêt était animée par les chants des
oiseaux et les écureuils gambadaient sur les arbres abritant notre camp.
La végétation avait aussi changé de caractère; les palmiers, les poivriers,
ainsi que divers arbustes de Rubiacées et Mélastomacées faisaient leur
apparition.
Au 21 janvier, dernière journée du voyage, une distance énorme restait
encore à parcourir, mais les chemins étaient beaucoup meilleurs et la
température très supportable. Chacun fit un dernier et suprême effort
pour atteindre avant la nuit le village de Général. Vers le soir, nous
eüumes la joie d'entendre le bruit des flots tumultueux du Diquis. Et en
l'absence de pont et de gué, tous, hommes et bêtes, entrèrent résolument
dans les ondes écumantes du fleuve et passèrent — non sans quelque
péril — à l’autre rive. De la, au bout d’un moment, nous entrâmes à
Général, après quatre journées passées dans les forêts.
FLORULE DU MASSIF DE BUENA-\VISTA.
Ranunculus sp. (3130 m.). Nasturtium sp. (2900 m.).
Drymis Winteri Forst. (2900 m.). Cardamine ovata Benth. (2900 m.).
(36)
Cleome sp. (1700-1800 m.).
Hypericum decorticans Pl. et Lindl.
(3019 m.).
Viola sp. (2900 m.).
Lupinus Aschenbornü Schauer
(2900 m.).
Rubus sp. (2900 m.).
Alchemilla sp. (2900 m.).
Spiræa discolor Pursh. (2900 m.).
Weinmannia glabra L. (2000 m.).
Miconia gracilis Tr. (1200-2000 m.).
» pedicellata Cogn. (1200-
2000 m.).
Clidemia sessiliflora Cogn. (1200-
2000 m.).
var.angustifolia
Cogn.
» »
Fuchsia sp. (3130 m.).
Begonia sp. (1700-1800 m.).
Oreopanax sp. nov. (1200-2000 m.).
Faramea elegans K. Sch. (1200-
2000 m.).
Didymæa mexicana H.B.K.( 3200
m.).
Eupatorium badium Klatt 2200-
2500 m.).
» chlorophyllum Klatt
(1200-2000 m.).
» Dombeyanum DC.
(2000-3000 m.).
» subcordatum Benth.
(3100 m.).
Læstadia Lechleri Sch. Bip.
(3200 m.).
Hinterhubera Lasegui Wedd.
(3200 m.):
Gnaphalium roseum H. B. K.
(3200 m.).
» spicatum Lam.(2273m.).
A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA.
167
Chionolæna lavandulacea B. et H.
(3200 m.).
Siegesbeckia jorullensis H. B. K.
(3200 m.).
Spilanthes Mutisü H. B. K. (1200-
2000 m.).
Senecio Candellaria Benth. (1200-
2000 m.).
» eriocephalusKlatt (3200 m.).
» ledifolius DC. (3200 m.).
» mirus Klatt (2273 m.).
Jungia spectabilis Don. (2273 m.).
Hieracium frigidum Wedd.
(3200 m.).
Gaultheria sp. (3019 m.).
Chimaphila sp. (1700-2900 m.).
Wigandia Caracasana H. B. K.
(1700-1800 m.).
Castilleja fissifolia L. f. (3019 m.).
Calceolaria sp. plur.(1700-3000 m.).
Peperomia costaricensis C.DC. (1200-
2000 m.).
» scutellataC.DG.(2273m.).
Almus Mirbelü Spach (1700-
1800 m.).
Chamædorea sp. (2595 m.).
Carex Jamesonii Booth (3200 m.).
forma spiculis elongatis.
Muehlenbergia sp. nov. (3200 m.).
Cinna poæformis Hack (3200 m.).
Agrostis toluccensis H. B. K.
(3200 m.).
var. flaccifolia
Hack.
Calamagrostis rigida Steud.
(3200 m.).
Chusquea tessellataMunro (3000 m.).
Podocarpus taxifolia Kunth.
(2000 m.).
168 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
Podocarpus salicifolia Klotzch et Cladonia verticillata FIk.
Karst. (2000 m.). » » var. filaris
Müll. Arg.
Le nom de Général s'applique au cours supérieur du Diquis et à un
petit village dont les habitations sont éparpillées le long de la rive
gauche du fleuve. Ce lieu retiré a été longtemps un vrai repaire de con-
trebandiers. Il a été aussi le théâtre d’un des épisodes les plus odieux de
l'expulsion des Indiens de leurs légitimes propriétés. Le talweg de la
vallée du Général est à moins de 700 m. d'altitude, le climat est chaud.
Entre midi et une heure le thermomètre oscillait entre 30° et 32,5°C.
Toutes les terres d’alluvion qui avoisinent le Diquis sont d’une fertilité
extraordinaire. Le café, le cacao, le tabac, la canne à sucre, le bananier,
l'ananas, le riz, les haricots, le maïs, etc. y prosperent à merveille. Seuls,
les débouchés, les voies de communication manquent à cette région for-
tunée. Si jamais la locomotive du Continental Railway — dont la ligne
projetée passe non loin de Général — traverse ces plaines, des centres
importants ne tarderont pas à s’elever dans le but d'exploiter les
richesses inépuisables de ce sol privilégié.
Nos rapports officiels ' renferment de nombreux détails sur le Général
et toutes les localités du bassin du Diquis, nous y renvoyons le lecteur.
Notre séjour à Général dura du 22 au 28 janvier 1891. Avec les plantes
déterminées de nos herborisations, nous pouvons établir la petite florule
que voici :
FLORULE DE GÉNÉRAL.
Desmodium uncinatum DC. Clidemia brachystephana Tr.
Dioclea quianensis Benth. » hirta D. Don.
Cassia bicapsularis L. Cyclanthera Pittieri Cogn.
» brevipes DC. Uragoga tomentosa K. Sch.
Arthrostemma eampanulare Tr. Elephantopus scaber Less.
Tibouchina longifolia H. Ball. Ageratum microcurpum Hook. et
Conostegia suberustulata Tr. Arn.
Miconia macrophylla Tr. Eupatorium conyzoides L.
» » var. latifolia » macrophyllum L.
Cogn. » Vitalbæ DC.
1 H. Pittier, Viaje de exploracion al Valle del Rio-Grande de Terraba:
San-José 1821. — Ad. Tonduz, Exploraciones botänicas en la parte meri-
dional de Costa-Rica. San-José, 1893.
ee ent ne
(38) A.
Mikania punctata Willd.
» scandens Willd.
Conyza floribunda H. B. K.
Baccharis trinervis Pers.
Calea Pittieri Klatt.
Tagetes microglossa Benth.
Liabum polyanthum Klatt
Erechthites carduifolia DC.
Calonyction speciosum Choisy
Piper Biolleyi C. DC.
» Burenmü C. DC.
» Carrilloanum GC. DC.
» cœlostachyum C. DC.
» dilatatum Rich.
var. aculifolium
» »
C. DC.
» fimbriulatum C. DC.
» geniculatum SW.
» » var. longepetio-
latum C. DC.
» hirsutum Sw.
Peperomia adscendens C. DC.
» Durandi C. DC.
» melanostigma Mig.
» reflexa Dietr.
» » var. valantioides
| C. DC.
» stenophylla C. DC.
Paspalum conjugatum Berg.
» platycaule Pers.
Panicum decumbens R. et S.
» lanatum SW.
» pulchellum Raddi.
» sanguinale L.
var. longiglume
Trin.
» »
» sciuratus Trin.
Ichnanthus pallens Munro
Setaria glauca P. B.
TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA.
169
Calamagrostis Pittieri Hack.
Eragrostis ciliaris Link
Diplasiolejeunea pellucida Spruce
Drepanolejeunea inchoata Gottsche,
Lindenb. et Nees
Odontolejeunea Sieberiana Gottsche
Metzgeria hamata Lindenb.
» rufula Spruce
Plagiochila flaccida Lindenb.
» hypnoides Lindenb.
Pilotrichella tenuinervis Ren. et
Card.
Pilotrichum mucronatum Mitt.
Rigodium gracile Ren. et Card.
Thuidium antillarum Besch.
Polystictus velutinus Fr.
Trametes fibrosa Fr.
Hirneola polytricha Mnten.
Phyllachora pirifera Speg.
Stictina tomentosa Nyl.
Sticta laciniata Ach.
» sinuosa v. macrophylla Müll.
Arg.
» ferax Müll. Arg.
» Fendleri Montg. et Tuck.
» subdissecta Müll. Arg.
Phyllospora parvifoliella Müll. Arg.
Actinoplaca strigulacea Müll. Arg.
Asterothyrium Pittieri Müll. Arg.
» umbilicatum Müll.
Arg.
Lecanora granifera Ach.
Lecidea aurigera Fée
» Piperis Spreng.
var. erythroplaca
Krplh.
» »
170
Patellaria versicolor Müll. Arg.
» tuberculosa Müll. Arg.
» palmicola Müll. Arg.
» fusco-nigrescens (Nyl.)
Müll. Arg.
Lopadium olivaceum Müll. Arg.
» vulgare Müll. Arg.
Ocellularia rufo-cincta Müll. Arg.
Chroodiscus igneus Müll. Arg.
Opegrapha Bonplandi Fee
Graphis striatula Nyl.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(39)
Chiodecton nigro-cinctum Monte.
» sterile Müll. Arg.
Strigula antillarum Müll. Arg.
» complanata v. mesotropa
Müll. Arg.
» elegans v. genuina Müll.
Arg.
» nitidula Montg.
Porina Tetraceræ Müll. Arg.
Phylloporina epiphylla Müll. Arg.
) rufula Müll. Arg.
» » var. sublævis ) discopoda Müll. Arg.
Müll. Arg. Microthelia microsperma Müll. Arg.
» rimulosa (Montg.) Müll. Pyrenula Kunthü Fee
Arg. Tricharia leucothrix Fée
» ) var. pulverulenta » melanothrix Fée
Müll. Arg.
Le 29 janvier 1891, nous fimes nos adieux au prof. Biolley que les
devoirs de sa charge rappelaient à San-José et nous poursuivimes notre
marche vers le sud-est. Pendant une heure environ, le chemin traverse
la plaine alluviale du Diquis. Cà et là on rencontre quelques cultures qui
occupent une surface insignifiante de ces immenses forêts. Cette région
est peut-être une des mieux arrosées du monde. Dans un trajet de dix-
sept heures, M. Pittier ne compta pas moins de huit grandes rivières, de
vingt-huit ruisseaux portant un nom et divers torrents sans dénomina-
tion. La route ne présente nulle part des difficultés, ce qui nous permit
d’herboriser en chemin. L’herbier national possède de nombreux échan-
tillons provenant des plaines du Cordoncillal, des rives des rios San-
Pedro, de la Union, du Volcan ou du Convento. Cette dernière riviére
présente une particularité intéressante. Sur sa rive gauche s’élève un
énorme monolithe connu sous le nom de Piedra del Convento (pierre du
couvent). La face tournée du côté de la rivière est creusée en caverne et
sert de gite aux voyageurs. M. Pittier a émis l'opinion assurément nou-
velle au Centre-Amérique que ce bloc pourrait bien avoir été charrié par
des glaciers à une époque géologique inconnue. Situé à 846 m. d'altitude,
ce roc est couvert et entouré de la plus belle végétation tropicale. Les
Bégoniacées, Mélastomacées et Broméliacées s’y rencontrent à foison. Non
loin de la pierre, une petite prairie fournit une herbe excellente aux ani-
(40) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RIGA. 171
maux de passage. La Piedra del Convento est la station classique de
trois espèces nouvelles pour la science : Elaterium pauciflorum Cogn.;
Eupatorium Valverdeanum Klatt et Rhynchospora costaricensis Böckl. A
partir de la, le chemin traverse les magnifiques plaines du Cordoncillal
(de cordoncillo, nom vulgaire des poivriers au Costa-Rica) qui ne sont
interrompues que par quelques petits ruisseaux sans importance. Un
indice certain de la fertilité des terrains est la présence de ces grands
poivriers croissant toujours en société, tels que Piper auritum Kunth.
Or dans ces plaines, ils couvrent précisément de vastes espaces. Au-
jourd’hui, on ne rencontre ni habitations, ni cultures dans ces soli-
tudes. Mais les Indiens ont peuplé naguère cette fertile région; l’abon-
dance des Graminées et Cypéracées, derniers vestiges d’antiques pâtu-
rages, la rareté des arbres de haute futaie, la présence d'innombrables
sépultures sont là pour l’attester. Le chemin devient excellent. large,
complètement débarrassé des arbustes et broussailles qui ailleurs entra-
vent la marche. Nous entrons dans les territoires placés sous la juridic-
tion des autorités de Buenos-Aires. Du rio del Volcan, à 471 m. d’altitude,
on descend peu à peu dans des plaines alluviales et pierreuses où règne
une chaleur excessive. La flore a changé; les grands palmiers de terra
caliente apparaissent en même temps que les Byrsonima Curatella et
Bauhinia. Le 31 janvier à 2 h. de l’apres-midi, sous un soleil de feu
(34° C.) à 235 m. d'altitude, nous traversions le rio de l’Achiote, assourdis
par la fanfare endiablée des cigales de la forêt. Peu après nous arrivions
au village de Buenos-Aires où l’on nous offrit une cordiale hospitalité
dans le palais municipal.
Entre le Général et Buenos-Aires, nous avons recueilli les espèces qui
suivent, les seules actuellement déterminées :
Leandra grandifolia Cogn.
» lasiopetala Cogn.
Miconia gracilis Tr.
» Mathæi Naud.
sp. nov. aff. M. aureoides.
Clidemia purpureo-violacea Cogn.
> sessilifiora Cogn.
var. angusti-
folia Cogn.
» »
Blakea gracilis Hemsl.
var.longifolia Cogn.
» »
Elaterium pauciflorum Cogn.
Vernonia brachiata Benth.
Eupatorium hymenophyllum Klatt
» Valverdeanum Klatt
Zexmenia virgulta Klatt
Cyperus Luzul& Rottb.
Rhynchospora cephalotes Vahl.
» costaricensis Böckl.
Panicum brevifolium L.
» costaricense Hack.
» laterale Presl.
172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
Panicum potamicum Trin. Oplismenus Sanctæ Marthæ Hack.
» pulchellum Raddi. Olyra Schnetzleri Hack.
» vaginæflorum Steud. Orthoclada rariflora P.B.
Ichnanthus nemorosus Dell. Streptogyne crinita P. B.
Oplismenus loliaceus R. et S. Plagiochila Chinantlana Gottsche
Le village actuel de Buenos-Aires habité par des blancs est de fonda-
tion récente. Il y a vingt-cinq ans environ que les premiers colons y
pénétrèrent. À cette époque la population indigène avait déjà disparu. Il
n'est resté aucune tradition de la race nombreuse qui peupla autrefois
ces plaines. De vastes cimetières bordant les savanes au couchant, des
empierrements marquant la place des palenques et des enclos entourés
de murs ayant sans doute recu les sépultures des caciques sont les seuls
vestiges de ce peuple inconnu.
Les grandes prairies caractérisent Buenos-Aires. L'usage a consacré à
ces plaines gazonnées et envahies peu à peu par les broussailles et les
arbrisseaux le nom de savanes qui a l'inconvénient de laisser penser aux
savanes de l’Amerique du Sud, d’un caractère complètement différent.
En tout autre pays, moins montagneux et boisé que le Costa-Rica, l’exis-
tence de prairies s'étendant sur deux ou trois kilomètres dans les divers
sens n’aurait rien d’extraordinaire.
Buenos-Aires a été l’objet d’une véritable exploration botanique de ma
part dans deux séjours que je fis dans cette localité en 1891 et 1892,
malheureusement toujours dans la même saison. Une partie infime seu-
lement du riche matériel réuni par mes soins a été étudiée jusqu'à
présent.
Durant les trois premiers mois de 1892, le minimum a été de 15,1° C.
et le maximum de 37,2° C. Le thermomètre oscillait entre 17 et 20° C. à
six heures du matin; de 30 à 36°C. à une heure de l’apres-midi et-de
19 à 25° C. à dix heures du soir. Il y a toujours eu une très forte rosée
et un brouillard très épais qui ne se dissipait guère avant dix heures du
matin. À partir de midi le vent commençait à souffler et durait jusqu’à
la nuit. Les ouragans et les orages s’abattent parfois sur cette contrée
avec une violence terrible.
Le territoire exploré comprend un périmètre d’au moins dix kilo-
mètres. Outre les environs immédiats de Buenos-Aires, j'ai souvent visité
les plaines alluviales des rios Ceibo et Hacum !. En compagnie de
1 Anciennement rio Platanar.
(42) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 175
M. Pittier je fis une herborisation dans les savanes de Siggr, à Yuavin et
Cabagra.
Buenos-Aires est encore une de ces contrées d’une fertilité peu com-
mune, fermées à la colonisation par l'absence de voies de communica-
tion. Il est extrêmement difficile au voyageur de vivre dans ce lieu,
chaque famille ne possédant que le strict nécessaire à son propre soutien.
J'ai dit plus haut que j'étais logé au « palais municipal, » c’est l’expres-
sion usitée dans les documents officiels de la localité. Les habitants, il
est vrai, l’appellent simplement « la Oficina » ou le bureau. C’est une
espèce de grand hangar fermé par des perches à claire-voie, divisé en
deux pièces. Le tout est couvert des grandes feuilles du palmier royal '.
J’eus un jour la surprise de voir l’un des montants de la porte surmonté
d'une pousse de 40-50 centimètres de longueur parfaitement développée.
Ce montant était formé de la tige d’un arbre Légumineuse nommé gua-
chipelin qui n’avait pas été équarrie. Mais il y avait certainement bien
des mois que ce morceau de bois avait été coupé et fiché en terre. Des
faits de ce genre ne sont du reste pas rares dans les pays intertropicaux.
Un des fléaux de Buenos-Aires sont les grosses fourmis Zompopas qui
découpent les feuilles. On aperçoit de toutes parts leurs monticules de
terre, et leurs chemins, larges de 10 centimètres, sillonnent les prairies
dans tous les sens. Ces insectes malfaisants s’introduisent aussi dans les
habitations et maintes fois j’ai trouvé le matin sur la terre battue for-
mant le plancher de notre logis un monticule de terre extrait par eux
pendant la nuit.
Ayant surpris un soir une procession de ces fourmis chargées de
fragments de papier et de feuilles sèches, je courus à mes paquets de
plantes dans lesquels je trouvais les envahisseurs activement occupés à
découper en demi-lunes d’un centimètre de rayon mes belles feuilles de
Mélastomacées et les journaux qui les renfermaient. Je dus suspendre
tous mes fascicules de plantes après les avoir copieusement naphtalisés.
Buenos-Aires est la patrie de prédilection des Mélastomacées. Nulle
part ailleurs au Costa-Rica je n’ai rencontré une aussi grande variété
d'espèces. Les prairies sont en général composées d'herbes aux feuilles
coriaces, luisantes, souvent recouvertes d’une abondante pubescence.
Cette conformation spéciale leur permet de résister aux rayons brülants
du soleil tropical. Les étangs et marécages qui se trouvent dans ces
savanes m'ont fourni une flore très spéciale et du plus haut intérêt.
! Oreodoxa regia H. B. K.
174 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
Quant aux plaines des rios Ceibo et Hacum, je n’ai rien de nouveau à
ajouter aux nombreux détails que j’ai donnés dans mes Exploraciones
botanicas. Je me bornerai donc à dresser la liste complète des espèces de
la région de Buenos-Aires connues jusqu’à ce jour :
FLORULE DE BUENOS-AIRES.
Clematis sp.
Davilla lucida Presl.
Curatella americana L.
Cochlospermum hibiscoides H. B. K.
Bixa Orellana L.
Vismia sp.
Wissadula Zeylanica Med.
var. guatema-
lensis E. G. Baker
» »
Helicteres sp.
Theobroma cacao L.
» sp. plur.
Lihea Seemanni Tr. et Pl.
Apeiba Sp.
Vitis Caribæa DC.
Mangifera indica L.
Anacardium rhinocarpus DC.
» occidentale L.
Crotalaria anagyroides H. B. K.
Dalea virgata M. Michel.
Barbiera polyphylla DC.
Tephrosia toxicaria Pers.
» nitens Benth.
» var. lanata M. Micheli
Gliciridia maculata H. B. K.
Aeschynomene brasiliana DC.
» falcata DC.
» paniculata ?
Stylosanthes quayanensis Aubl.
Zornia diphylla Pers.
Desmodium barbatum Benth. et
Oerst.
Desmodium incanum DC.
Centrosema Plumieri Benth.
» pubescens Benth.
Erythrina corallodendron L.
Mucuna Andreana M. Micheli
Calopogonium brachycarpum Benth.
» cœruleum Desv.
» galactioides Benth.
Dioclea guyanensis Benth.
Canavalia gladiata DC.
Phaseolus lunatus L.
» vulgaris L.
Eriosema crinitum G. Don.
» simplicifolium DC.
Machærium lanatum Tulasne
Cassia bicapsularis L.
» brevipes DC.
» leiantha Benth.
» leiophylla Vog.
» Tagera L.
Bauhinia inermis Pers.
Mimosa pudica L.
» sommians H. et B.
Calliandra Magdalenæ Benth.
Enterolobium cyclocarpum Griseb.
Inga edulis Mart.
» Pittieri M. Micheli
» vera Willd.
Acisanthera quadrata Juss.
» recurva Griseb.
Tibouchina longifolia H. Baill.
Pterolepis pumila Cogn.
RE RE TT
(4%)
Pterolepis pumila var. robusta Cogn.
Aciotis rostellata Cr.
Adelobotrys adscendens Tr.
Calyptrella Galeottii Naud.
Conostegia bigibbosa Cogn.
» extinctoria D. Don.
» suberustulata Tr.
Leandra mexicana Cogn.
Miconia albicans Tr.
» aponeura Tr.
» » var. quintuplh-
nervis Cogn.
» argentea DC.
» barbinerois Tr.
» flavida Cogn.
» gracilis Tr.
» hyperprasina Naud.
» Ibaquensis Tr.
» impetolaris D. Don.
» lacera Naud.
» Mathæi Naud.
» microcarpa DC.
» minutiflora DC.
» nervosa Tr.
» pteropoda Benth.
» rubiginosa DC.
» scorpioides Naud.
» stenostachya DC.
» subcymosa Cogn.
Heterotrichum octonum DC.
Clidemia rubra Mart.
var. biacuta Naud.
» spicata DC.
» strigillosa DC.
Bellucia costaricensis Cogn.
Henriettella fascicularis Tr.
» »
A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 175
Henriettella Seemannii Naud.
Topobea Durandiana Cogn.
Jussiea Sp.
Carica papaya L.
Lagenaria vulgaris Ser.
Citrullus vulgaris L.
Melothria fluminensis Gardn.
var. micro-
phylla Cogn.
Didymopanax Morototoni Dne et PI.
» splendens Dne et Pl.
Warszewiczia‘ pulcherrima KI.
Sabicea aspera Aubl.
var.glabrescensK.Sch.
Alibertia edulis Rich.
Hemidioidia ocimifolia K. Sch.
Vernonia bullata Benth.
» pacchensis Benth.
» Schiedeana Less.
Piptocarpha costaricensis Klatt
Oliganthes discolor Sch. Bip.
Elephantopus scaber Less.
var. {omen-
tosus Sch. Bip.
Ageratum scabriusculum Benth. et
» »
» »
» »
Hook.
» tomentosum Benth. et
Hook.
Eupatorium amygdalinum Lam.
» conyzoides \ahl.
» hebebotryum Benth. et
Hook.
» lævigatum Lam.
» macrophyllum L.
» subcordatum Benth.
» Thieleanum * Klatt
1 Dans tous les ouvrages classiques ce nom est mal écrit. Ceci est la vraie
orthographe tirée de la signature des lettres échangées entre Oersted et Warszewicz.
? Dédiée à Mgr Thiel, évêque de Costa-Rica.
176
Eupatorium Valverdeanum ' Klatt
» Vitalbæ DC.
Mikania olivacea Klatt
» punciata Klatt
Brickellia diffusa A. Gray
Polymmia maculata Cav.
Baccharis nervosa DC.
» trinervis Pers.
Tessaria legitima DC.
Zexmemia caracasana Benth. et
Hook.
» costaricensis Benth.
» longipes Benth.
Melanthera deltoidea Rich.
Verbesina Fraseri Hemsl.
Spilanthes exasperata Jacq.
Calea axillaris DC.
» prumifolia H.B.K.
Tagetes microglossa Benth.
Porophyllum ellipticum Cass.
Erechthites carduifolia DC.
Senecio Berlandieri Benth. et Hook.
Onoseris paniculata DC.
Echites sp.
Ipomæa sp.
Godmania macrocarpa Hemsl.
Piper aduncum L.
» Burenniü C. DC.
» kirsutum C. DC.
» linearifolium C. DC.
» »seudofuligineum C. DC.
Jatropha sp.
Croton sp.
Æchmea Pittieri C. Mez.
» Magdelanæ Bak.
Billbergia pallidiflora Liebm.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(45)
Tillandsia juncea Leconte
Commelina nudiflora L.
» forma agraria C. B.
Clarke
Cyperus elegans L.
» Luzulæ Rottb.
Heleocharis chætaria R. et S.
» Durandi Böckl.
» purpureo-vaginata
Böckl.
Rhynchospora cephalotes Vahl.
» perrigida Böckl.
Scleria macrocarpa Salzm.
» melaleuca Rchb.
Ischæmum latifolium Kth.
Andropogon bicornis L.
» leucostachyos Hack.
» semiüimberbis Kth.
» spathiflorus Kth.
Arundinella cubensis Griseb.
» martinicensis Trin.
Paspalum aureum Kth.
» Neesi Kih.
» notatum Fluegge
» pectinatum Nees.
» platycaule Pers.
» pusillum Vent.
Anthænantia lanata Hack.
Eriochloa brachystachya Hack.
Panicum brevifoliam L.
» cayennense Lam.
» costarricense Hack.
» decumbens R. et S.
» distichum Lam.
» divaricatum L.
» glutinosum SW.
! Dédiée au ministre Dr J.-P. Valverde, à l'initiative duquel l'Institut doit son
Département géographique et ses premières explorations dans le sud de la Répu-
blique.
(46)
Panicum Megiston Schult.
» oturense H. B. K.
» parvifolium Lam.
» pulchellum Raddi
» Rudgei R. et S.
Panicum trachyspermum Nees
» uncinatum Raddi
Oplismenus setarius R. et S.
Aristida capillacea Lam.
» coarctata H. B. K.
Gynerium saccharioides H. B. K.
Eragrostis panamensis Presl.
Orthoclada rariflora P. B.
Meteoridium remotifolium Hsch.
Pilotrichum compositum Sw.
» mucronatum Mitt.
Neckeropsis undulata Hedw.
Lepidopilum polytrichoides Hedw.
var. COS-
taricense Ren. et Card.
» lætenitens Ren. et Card.
Lentinus velutinus Fr.
Hexagonia unicolor Fr.
Dothidea maculicola Bomm. et
Rouss.
» »
BULL. HERB. BOIss., mars 1896.
A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA.
177
Phyllospora parviflora Müll. Arg.
var. fibrilli-
fera Müll. Arg.
Phlyctis subregularis Müll. Arg.
Patellaria endochroma Müll. Arg.
Ocellularia phlyctellacea Müll. Arg.
Melaspilea opegraphoides Nyl.
Graphis striatula Nyl.
» duplicata Ach.
» Afzelii Ach.
» »
. Graphina chrysocarpa Müll. Arg.
Phæographis præstans Müll. Arg.
» dendritica Müll. Arg.
Phæographina scalpturata var. dis-
simihs (Nyl.) Müll. Arg.
» cæsio-pruinata (Fée)
Müll. Arg.
rhodopiacea Müll. Arg.
Sarcographa cæsia Müll. Arg.
Dichonema sericeum Montg.
Melanotheca Achariana Fée
Microthelia albidella Müll. Arg.
» flavicans Müll. Arg.
Pyrenula Kunthü Fée
Anthracothecium opertum Müll.
Arg.
(A suivre.)
13
178
Ueber neue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten.
Von
J. FREYN.
(Fortsetzung.)
Rumex Autranianus Freyn et Sint., eine offenbar der Kreuzung
R. nepalensis Spr. X R. obtusifolius L. entsprechende Hybride.
Sintenis fand sie in Armenien (Gümüschkane, in den Gebüschen der
Bachufer bei Tempede am 19. Juli 1894, Exsicc. 7069 als R. pectinatus
Freyn et Sint.) an einem Standorte, wo beide Stammeltern vorkommen.
Der Bastard ist völlig intermediär, sehr hoch (über 1 m.), schlank,
ober der Mitte in einen schmalpyramidenförmigen, armästigen Blüthen-
stand endigend (wie bei R. nepalensis). Die Aeste sind dünn (wie bei
R. obtusifolius), schlängelig, aber kaum halb so lang wie die Rispe.
Die Blätter sind ebenfalls jenen des R. obtusifolius ähnlich, nur schmäler
und die oberen nicht so zugespitzt, im Indument so reich wie R. nepa-
lensis; die Scheinquirle sind sehr entfernt, armblüthig (bei R. nepa-
lensis gedrungen und ungemein dichtblüthig), die Blüthenstiele ober der
Basis gegliedert, die längeren 3-4 mal so lang wie die Blüthen (also wie
bei R. obtusifolius), die Klappen (jung) dreieckig-länglich, stumpf, jedoch
am Rande bis zu !/s-'/s ihrer Breite vom Grunde bis ober die Mitte hinauf
dicht kämmig eingeschnitten mit linealen Zähnen, theils schwielen-
tragend, theils schwielenlos.
R. obtusifolius L. (R. silvestris Wallroth) kommt am Standorte in der
auch anderwärts, z.B. in Böhmen, nicht seltenen Form vor. deren Klappen
nur theilweise (meist nur 4 in jedem Scheinquirl) schwielig sind und diese
individuelle Eigenschaft scheint auch dem Bastard eigen zü sein. Doch
sind dessen Blüthen noch sehr jung.
N Elles, TON US
4
(146) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 179
Für jene Botaniker, welche die Bastarde binär benennen, habe ich
diesen ausgesprochenen Bastard mit R. Autranianus bezeichnet. Den in
exsicc. gegebenen Namen AR. pectinatus musste ich wegen eines älteren
Homonym’s einziehen.
Helicophyllum hastatum Freyn n. sp., tubere ovalo, folüs
petiolo basi vaginato eis sesqui longiore suffultis crassiuseulis, inferiore
cordato-oblongo obtuso, cæteris hastatis lobo medio lanceolato-oblongo
obtusiusculo vel acutiusculo lateralibus multo minoribus brevissimis trian-
gularibus obtusis, pedunculo brevissimo (videtur tereti) æquali etapice non
incrassato vaginis petiolorum occulto, spathæ extus viriduli tubo cuneato-
ovato lamina breviter oblonga breviter acutata intus atropurpurea et den-
sissime verruculosa æquilongo, spadicis appendice spathæ tertia parte bre-
viore brevissime et incrassato-stipitata cylindrico-conica atropurpurea
exsiccata lævi, inflorescentia feminea quam mascula sublongiore ab ea
interstitio 3plo longiore genitalibus filiformi-subulatis arcuatis longis toto
obsito sejuncta. #. Junio.
Cappadocia interior, in planitie alta Merekum prope Sivas die
16. junio 1892 leg. Père Girard (Herb. Boissier).
Maasse (nach nur einem, jedoch gut gesammelten Individuum): Knolle
2 cm. lang und etwas schmäler; Blätter 7,3 cm. lang, von der Mitte bis
zum Grunde etwa 1,7 cm. breit, das unterste 5 cm. lang bei fast 3 cm.
Breite in der Mitte; die Blaitstiele etwa 10, der Schaft etwa 3,5 cm. lang.
Die äussere, weisshäutige Scheide 7 cm. lang, oben in eine scharfe Spitze
rasch verschmälert; Spatha 10 cm. lang und, wenn ausgebreitet, der
untere eiförmige, bis zur Mitte herauf trüb purpurne, weiterhin gelbe
Theil in seiner Mitte 3,5 cm., der obere schwarzpurpurne, längliche Theil
fast seiner ganzen Länge nach 2 cm. breit; 'Spadix 7,5 cm. lang, wovon
1,3 cm. auf den 3 mm. starken Appendix, 7,7 mm. auf den Kolben der
< Blüthen kommen; der Stiel des Appendix ist nur 3 mm., das Inter-
stitium 18 mm., die sterilen Genitalien sind etwa 4 mm. lang. Die Länge
des Kolbens der weiblichen Blüthen kann ich nicht sicherstellen.
Nach der innen warzig-sammtigen Spatha ist H. hastatum mit H. cras-
sipes Schott (vielleicht allzunahe) verwandt, insofern jedoch Trocken-
Exemplare hiezu genügen, schon nach der Gestalt der Blätter leicht davon
zu unterscheiden. Diese sind bei H. crassipes nach der Beschreibung breiter
als lang, fussförmig-7-9-spaltig! Auch die Form der Spatha ist anders,
länglich, bis zum Grunde offen (an H. hastatum zum Grunde anscheinend
geschlossen), oben stumpf, der Appendix getrocknet keulig-cylindrisch
(also nicht kegelförmig-eylindrisch), knotig-runzelig (nicht glatt) etc.
180 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (147)
Weniger sicher bin ich betreffs des Blüthenschaftes, nämlich ob derselbe
wirklich durchaus stielrund ist. Das mir vorliegende Trocken-Exemplar
gestattet zwar diese Annahme, aber unmöglich wäre es gerade nicht, dass.
jener Theil der Pflanze, den ich für den keilig hinabgezogenen Theil der
Spatha ansehe, doch nur das obere (und dann stark verdickte!) Ende des
Schaftes ist. Die Blattform von AH. hastatum stimmt mit jener des H. Rau-
wolffii Schott, doch ist dies die einzige Uebereinstimmung beider Pflanzen,
sonst sind sie total verschieden.
H. hastatum ist nebst vielen anderen Pflanzen von Herrn P. Girard ge-
sammelt und Herrn Dr. Alfred Boissier seinerzeit bereitwilligst über-
lassen worden. P. Girard ist Vorsteher der katholischen Mission in
Siwas, Archäologe und Botaniker, ein hervorragender Mann, welcher in
einer botanisch hochinteressanten Gegend weilt und dieser Wissenschaft
hoffentlich noch weiterhin förderlich sein wird.
Iris (Oncocyclus) Manissadjiani Freyn n. sp. laxe cæspitosa,
rhizomate carnoso apice vaginis emortuis foliorum tecto haud fibroso,
foliis subsenis omnibus basilaribus brevibus linearibus angustis valde
plicatis valde et sæpe circinnatim recurvis, infimis obtusiusculis, summis
acutis, omnibus lævibus multinerviis, scapo monantho semper obvio sim-
plici aphyllo tereti subflexuoso foliis æquilongo vel subbreviore; spathis
binis herbaceis viridibus late lanceolatis subinflatis, acuminatis multiner-
vis foliis dissimilibus, perigomi tubo ovario sessili cylindriei æquilongo
spatha incluso, limbi violacei (?) venosi lacimis externis obscurius coloratis
brevioribus et angustioribus obovato-spathulatis (?) a medio subrecurvis,
intus a basi ad medium longe denseque barbatis, laciniis internis late
ellipücis obtusis erectis margine erosulis undulatis, stigmatis perigonio
brevioris lobis..., filamentis antheræ subæquilongis, capsula... 2%. Majo.
Pontus galaticus, Amasia : in monte Karaman locis rupestribus cal-
careis circ. 500 m. supra mare die 15. majo 1893 detexit Manissadjian
(exs. 1091).
Maasse : Blätter 6-12 cm. lang, wegen der starken Falzung scheinbar
nur 3 mm., ausgebreitet jedoch 6-7 mm. breit, das innerste das längste;
Schaft 7,5-9 cm. hoch, 2 mm. dick; Scheiden ganz geschlossen, 5 X 1 cm.,
dabei spitzlich oder bis 6 x 0,7 cm. und feinspitzig; äussere Perigonzipfel
5, innere 6 cm. lang, letztere 3 cm. breit; Antheren und Filamente jedes
etwa 1,6 cm. lang, Fruchtknoten wie die Perigonröhre etwa 2,5 cm. lang.
Obwohl ich diese Pflanze nur unvollständig und auch nur nach Trocken-
Exemplaren beschreiben kann, so bietet sie durch die schmalen, theil-
weise fast zirkelförmig zurückgerollten Blätter, den blattlosen Schaft und
(148) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 181
die grossen Blüthen mit den breiten inneren Perigonzipfeln so viele Merk-
male zur Unterscheidung von den ihr sonst (wenigstens getrocknet!) ganz
ähnlichen niedrigen Arten der Sect. Pogoniris dar, dass sie selbst in
minder gut gelrockneten Exemplaren mit keiner derselben verwechselt
werden kann. So hat I. pumila Jacq. gerade, viel breitere Blätter, die Peri-
gonröhre ist 4-5 mal länger, als das Ovarium und ragt aus der Scheide
lang hervor, die Blüthen sind kleiner und schmäler; 1. zqutloba Ledeb. ist
Jang-, wenn auch schmalblättrig, die Perigonröhre ist aber wie bei 1. pu-
mila sehr lang, die Blüthe zwar gross, aber die Perigonzipfel schmäler,
die Antheren länger als die Filamente; I. attica Boiss. et Heldr. ist be-
sonders niedrig, die Scheidenklappen sind häulig, lineal, die Perigonröhre
sehr lang (wie bei /. pumila), die Blüthen kleiner mit schmäleren Zipfeln;
I. balkana Janka ist am unähnlichsten, breitblättrig, die Scheiden sehr
aufgeblasen, die Perigonröhre doppelt länger als das Ovarium, die Blüthen
kleiner, aber mit unter sich gleich langen und gleich breiten Perigon-
zipfeln. Habituell am ähnlichsten ist /. Manissadjiani den krumm- und
schmalblätirigen Arten aus der Verwandtschaft der I. rubromarginata
Baker, insbesondere der 1. melitta Janka. Jedoch hat letztere beblätterte
Stengel, dreiklappige Scheiden, lang hervortretende Perigonröhren,
schmälere Perigonzipfel etc. I. rubromarginata hat ebenfalls lange Peri-
gonröhren, anders gestaltete Perigonzipfel etc. — Von allen diesen und
den Pogoniris-Arten überhaupt ist aber /. Manissadjiani durch die
innen vom Grunde an bis zur Mitte herauf gleichmässig (nicht nur entlang
des Mittelnerven) bebärteten äusseren Perigonzipfel und die gefalzten,
nicht flachen Blätter unterschieden, aus welcher Ursache sie auch der
Sektion Oncocyclus zuzuweisen ist. Dort ist sie offenbar mit I. iberica
Hoffm. zu vergleichen, die aber durch die bis zur Scheidenspitze reichende
Perigonröhre, welche länger ist, als das Ovarium, durch die unter sich
gleich langen, anders gefärbten Perigonzipfel, deren äussere zurückge-
schlagen (nicht horizontal vorgestreckt) und nicht mit dunklem Mackel
gezeichnet sind, ausreichend unterschieden ist. I. acutiloba C. A. Mey.
kommt schon durch ihre schmalen, spitz dreieckiger Perigonzipfel ausser
Vergleich; die anderen Verwandten sind noch viel mehr unterschieden.
Bemerkenswerth ist, dass der Verbreitungsbezirk der Oncocyclus-
Arten infolge Auffindens der 1. Manissadjiani eine so bedeutende Ver-
grösserung nach Nordwesten erfährt, denn die Nordwestgrenze bildete bis-
her etwa eine Linie, die man sich von Transkaukasien über Mardin nach
dem östlichen Cilicien gezogen denken kann. Auffallend ist auch das reich-
liche Vorkommen von Iris-Arten, darunter von so besonderen und bislang
182 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (149)
unbeschriebenen im galatischen Pontus in der Gegend von Mersiwan und
Amasia. Ich besitze nämlich von dort schon folgende 9 Iris-Arten : I. reti-
culata MB., 1. persica L., 1. Bornmülleri Hausskn., I. Kerneriana Aschers.
et Sint., I. graminifolia Freyn, I. Sintenisii Janka, I. ochroleuca L., I. Ma-
nissadjiani Freyn, I. lutescens Lam. und würde hiernach wenig erstaunt
sein, noch etliche andere von dort zu erhalten.
Iris (Oncocyclus) fibrosa Freyn n. sp. rhizomate obliquo brevi-
ter et dense ramoso apicibus in caudiculos approximatas cæspitosas vel
foliosas vel floriferas basi longe fibrosas abeunte, folüs crebris erectis firmis
e basi plicata late vaginante planis anguste linearibus acutis caulem
brevem basi foliosum longe superantibus, caule subscaposo arcuato-ads-
cendente tenui striato simplici, spathæ diphyllæ valvis herbaceis lanceo-
latis apice valde attenuatis tubum longe superantibus margine apiceque
tandem hyalinis, perigonii tubo ovario breviter pedicellato sesqui longiore,
limbi (pallide-lilacini crebre violaceo-nervosi?) laciniis sieco saltim con-
coloribus, externis reflexis supra medium in laminam obovato-ellipticam
acutiusculam dilatatis intus et unguem ad secus nervas 6 intimos ad vel
ultra medium dense patentim pilosis margine glabris, internis erectis,
tertia parte majoribus spathulato-oblongis, stigmatibus.... antheris fila-
mento æquilongis, capsula... 2%. Majo.
Persiæ occidentalis prope Sultanabad die 16. majo 1892 leg. Th.
Strauss (distrib. Bornmüller).
Maasse : Ein etwa zolldicker Rhizomtheil besteht aus 10 Köpfen, von
denen 4 blüthentragend sind; Blätter (ausgewachsen) über 25 cm. lang,
nur 2,5-3 mm. breit; Stengel (bis zur Spitze der Perigonröhre) 15-20 cm.
lang, Scheide 7,5-8,5 cm. lang, in der Mitte 1 cm. weit oder wenig dar-
über, Perigonröhre 2-3 cm. lang, sehr dünn; äussere Perigonabschnitte
etwa 4,5-5 cm. lang; Antheren etwa 1.2 cm., Ovarium bis 2 cm. lang.
1. fibrosa Freyn könnte nach alleinigem Vergleich der Beschreibung
sehr ähnlich der übrigens zu Apogon gehörenden /. soongarica Schrenk
befunden werden. Doch ist es in Wirklichkeit anders; die Aehnlichkeit be-
schränkt sich auf den dicken Faserschopf, zu welchem sich die alten Blatt-
reste am Stengelgrunde beider Arten umgestalten. Es könnte vielmehr
I. fibrosa nur zwischen Pogoniris- und Oncocyclus-Arten zweifelhaft
sein, doch gehört sie sicher unter die letzteren, wo sie verwandt ist mit
I. iberica Hoffm. (durch kleineren Wuchs, 3-4 mal grössere, ganz anders
gestaltete Blüthen, gefalzte, säbelförmig gebogene Blätter, die kürzer als
der Stengel sind, Spatha von Perigonröhrenlänge, und schwach faserige
Grundtheile, etc. sehr verschieden), 1. acutiloba C. A. Mey. (durch nied-
(150) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 183
rigen Wuchs, gefalzte, Kurze Blätter, kürzere Perigonzipfel, spitze, fast
der ganzen Breite nach gebärtete, äussere Perigonzipfel verschieden)
und 1. paradoxa Stev. (durch meist gebogene Blätter, vielmal kleinere,
anders gestaltete äussere Perigonzipfel etc. weit abweichend), von denen
allen sie jedoch durch die lang-faserschopfigen Rhizomköpfe scharf
unterschieden ist. Wenigstens erwähnt die Flora Orientalis des doch
so auffallenden dichten Haarschopfes bei keiner der hier in Vergleich
gezogenen Oncocyclus-Arten. Am nächsten verwandt muss /. acutiloba
sein, von der I. fibrosa, vom Uebrigen abgesehen, schon wegen ihrer nur
entlang der 6 Mittelnerven (nicht der ganzen Breite nach) gebärteten
äusseren Perigonzipfel scharf geschieden ist. Man könnte nach dieser
Eigenschaft in I. fibrosa eine Bindeglied zwischen den Oncocyclus- und
Pogoniris-Arten sehen.
Fritillaria (Eu-Fritillaria, Trichostyla) ophioglossi-
folia Freyn et Sint. Bulbo parvo ovato-globoso tunicato; caule humili
monantho vel rare bifloro inferne flexuoso nudo, a medio 4-7-folio ; folis
viridibus, radicalibus longe petiolatis ovatis obtusis basi angustatis, cau-
linis aut omnibus sparsis aut summis oppositis subternis, infimis latis
ellipticis vel lanceolato-ellipticis obtusis vel aculiusculis, supremis brevio-
ribus angustioribus lanceolatis acuminatis vel lineari-lanceolatis; flore
parvo nutanti campanulato subhemisphærico basi rotundato, extus viridulo
sulphureo vel pallide purpureo sæpissime saturatius vinoso-purpureo suf-
fuso fasciato et tessellato intus saturatiori; perigonii phyllis spathulato-
vel oblongo-ellipticis obtusis supra basin foveola oblonga (sicco saltim)
livescente insiructis, staminibus perigonio duplo brevioribus, filamentis
glabris anthera oblonga apiculata lutea triplo longioribus, stylo antheras
superante ad tertiam partem trifido; capsula ellipsoidea vel subglobosa
brevissime stipitata obtusissime angulata. Z. Majo.
Armenia turcica, Gümüschkane, in glareosis montis Argyridagh die
15. majo florentem et junio 1894 fructiferam legit Sintenis (exs. 5535).
Maasse: Zwiebel 1 cm. hoch und im unteren Drittel ebenso breit;
Stengel 6,5-17 cm., zur Fruchtzeit bis 20 cm. hoch; Wurzelblatt auf etwa
7 cm. langem Stiele 3,5 cm. lang, in der Mitte 1,5 cm. breit und am
Grunde auf 1,5 cm. in den Blattstiel hinabgezogen; unterste Stengelblätter
5x2 cm. bis 92 cm. lang, aber auch viel kleiner; Perigonblättchen
2 cm. lang, die inneren 12 mm. im unteren Drittel, die äusseren 8 mm. in
der Mitte breit. Kapsel (fast reif) sammt dem 2 mm. langen Basaltheile
2,5 cm. lang, in der Mitte 1,7 cm. breit.
Eine ausgezeichnete neue Art aus der Verwandtschaft von F. lutea MB.,
184 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (151)
von der sie durch die nur halb so grossen anders gefärbten Perigone, tief
gespaltene Griffel, lange Staubfäden und die ellipsoidische (nicht kugelige)
Kapsel gründlich verschieden ist. Die unteren Stengel- und besonders die
Wurzelblätter sind jenen von Ophioglossum vulgatum ganz ähnlich, daher
der Name. — F. minuta Boiss. et Noë, deren Griffel unbekannt sind, ist
ebenfalls kleinblüthig, aber schmalblättrig, die Perigone sind nicht ge-
schacht, sondern bleich-röthlich, die Blättchen beiderseits verschmälert
an den Spitzen gebärlet, die Staubfäden sind papillos, nur 2 mal länger
als die Antheren etc.
Tulipa heterochroa Freyn n. sp. e sect. Leiostemones Boiss.,
bulbo solido parvo ovato, tunicis fuscis intus dense villoso-lanatis, caulo
gracili glabro pumilo supra medium quadrifolio, folüs (glaucoviridibus ?)
patentibus a medio falcato-recurvis et apice sæpe circinato-revolutis rare
erectis margine valde undulatis et plus minus ciliatis, ab infimis latis lan-
ceolatis longe acuminatis ad summa angusta lanceolato-linearia acuta sub-
cucculata sensim angustatis; pedunculo tenui gracili glaberrimo foliis sub-
breviore, perianthio mediocri late campanulato (inodoro?) e luteo et
coccineo variegato vel flavo strüs punctisque rubris variegato vel extus
colore sepe + fusco-purpureo tincto vel phyllis luteis et fusco-violaceis
(sicco saltim) ommibus + punctatis et striatis constanti, macula basali
nigricante luteo marginata vel lata obtriangulari lacerata truncata vel
spathulato-oblonga evanescente, phyllis extimis oblongo-ellipticis cuspidatis
intima spathulata obtusissima vel brevissime cuspidata superantibus, fila-
mentis nigricantibus glaberrimis e basi plana subulatis anthera oblonga
obtusa mucronata æquilongis et cum ea phyllis duplo brevioribus, polline
aureo, ovario breviter cylindrico attenuato stigmate crasso æquilato ter-
minato, capsula ignota. Z. Majo.
Galatia, Amasia : in monte Karaman solo calcareo 500 m. supra mare
die 20. majo 1893 leg. Manissadjian (exs. 1735).
Maasse: Zwiebel 22x 1,5 bis 3 X 2,2 cm., wobei das erste Maass
die Höhe, das zweite die Dicke etwa !/s ober dem Grunde angiebt; Stengel
bis zur Blüthe 5-27 cm. (meistens 12-20 cm.) hoch; Blätter 12 X 2,2 cm.
bis 11 X 0,5 cm. am selben Individuum; Perianthium 2,5-4,5 cm. lang,
4-6 cm. weit; die äusseren Perigonblätter in oder unter der Mitie am
breitesten (1-) 1,2-1,6 (-1,8) cm., 3-4,5 cm. lang, die inneren um '/s kür-
zer, meist im oberen Drittel am breitesten ; Filamente 0,7-0,9, Antheren
0,6-0,8 cm. lang; Ovarium sammt Narbe etwa 1 cm. lang.
Eine durch die bunten Blüthen sehr auffallende, an T. variopicta Reb.
erinnernde, davon jedoch total verschiedene Pflanze, deren Tracht jener
(152) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 185
der T. Julia C. Koch entspricht, von der sie durch die Blüthenfarbe, die
stumpfen, verkürzten inneren Perigonblätter, die Staubgefässe, welche
halb so lang (nicht 21/2 mal kürzer) als die Blüthe sind, endlich durch die
Verschiedengestaltigkeit des Mackels am Grunde der Perigonblätter ver-
schieden ist. Näher scheint sie der bei Amasia ebenfalls vorkommenden
T. præcox Ten. zu stehen, die aber durch die grossen Blüthen, deren
andere Form und Farbe, grosse Zwiebeln etc. noch viel mehr abweicht.
Das Nächstliegende ist, in T°. heterochroa einen Bastard einer gelbblühen-
den Art mit T. Julia C. Koch zu suchen; es müsste im Bestätigungsfalle
jedoch ein wild erwachsener sein, da die vorliegenden Exemplare durch-
aus den entsprechenden Eindruck und keinesfalls den einer Gartenpflanze
machen. Dann käme aber nur die weiter unten beschriebene, einzige rein
gelb blühende und in der Gegend wildwachsende Art, nämlich T. lutea
Freyn in Betracht. Ich halte es demnach nicht für ausgeschlossen, dass
T. heterochroa m. ein Bastard von der Formel T. Julia X lutea ist, aber
wegen der Blüthenfarbe ist auch T. armena Boiss. zu vergleichen, welche
freilich so weit westlich nicht bekannt ist und nur schwach behaarte
Zwiebeln hat.
Tulipa lutea Freyn n. sp. e sect. Leiostemones Boiss., bulbo so-
lido parvo ovalo, funicis castaneis intus glaberrimis, caule medioeri flexu-
oso gracili glabro supra medium quadrifolio, folüs (late viridibus ?) erecto-
patentibus, + falcatis et nonnunquam subrecurvis margine subundulatis
et + ciliatis ab infimis lanceolatis acutis ad summa lanceolato-linearia
longe acuminata sensim angustatis, pedunculo tenui gracili glaberrimo
foliis breviore vel conspicue longiore, perianthio erecto mediocri campanu-
lato (inodoro?) luteo ad basin leviter viridulo intus maculis basalibus
oblongis (sicco saltim !) cærulescentibus margine obsoletis cincto, phyllis
apice puberulis extimis oblongo-ovatis acutis intima spathulata apice
rotundata brevissime cuspidata superantibus, Staminibus perigonio plus
duplo brevioribus, filamentis glabris viridulis subulatis anthera sublongio-
ribus, polline aureo, ovario cylindrico breviter attenuato stigmate crasso
æquilato terminato, capsula ignota. X. Exeunte Marti, Aprili.
Galatia, Amasia : in planitie Sulu Owa versus Mersiwan die 28. Martio
1894 leg. Manissadjian (exs. 1110).
Maasse : Zwiebel etwa 3 X 1,8 em. gross, die grösste Breite unter der
_ Mitte; Stengel 20-30 cm. hoch, Blätter 14 x 1,4 bis 100.7 cm. am
selben Individuum ; Perianthium 4-4,5 cm. hoch, etwa 5 cm. weil; äussere
Perigonblätter 4,0 x 2,0 bis 4,4 x 1,6 cm., die zweite Zahl stets die im
unteren Drittel befindliche grösste Breite angebend, die inneren Perigen-
186 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (153)
blätter 3,5-4,0 cm. lang, im oberen Drittel oder Viertel 1,4 cm. breit;
Filamente 0,7-1,0, Anthere 0,7-0,8 cm., Ovarium sammt Narbe 1,3 cm.
lang.
1. lutea hat ganz die Tracht von T. silvestris L., T. gallica Lois. und
T. Clusiana DC., welche aber sämmtlich unter die Lasiostemones ge-
hören und gar nicht näher verwandt sind. In Vergleich hat jedoch T. Sog-
diana Bunge zu kommen, welche durch nur haselnussgrosse Zwiebeln,
die innen zottigen Zwiebelschalen, niedrigen Wuchs, kleine schmale, viel
spilzere Perigonblätter sehr abweicht. Nächst verwandt scheint T. hunga-
rica Borbas (= T. Billietiana Neilr., non Jord.) zu sein, eine ebenfalls
gelbblühende Tulpe des Banates, die aber durch viel grössere Blüthen,
vielmal breitere, flache (nicht gefalzte), aufrechte, stumpfe Blätter und
innen borstige Zwiebelschaien ebenfalls weit verschieden ist. T. Gesne-
riana Boiss. ist überhaupt sehr unähnlich und kommt gar nicht in Be-
tracht. Die Unterschiede von der weiter unten beschriebenen T. galatica
Freyn sind bei dieser erörtert.
Tulipa galatica Freyn n. sp. e sectione Leiostemones Boiss.,
bulbo parvo ovato solido funicis castaneis intus crebre sericeo-hirsutis
(non lanatis), caule mediocri flexuoso gracili glabro paulo supra medium
quadrifolio folüis erectis planiusculis (viridibus ?) lanceolato-linearibus vel
lineari-lanceolatis acuminatis acutis margine apiceque cuceulato ciliolatis,
pedunculo tenui gracili glabro foliis conspicue breviore vel longiore,
perianthio erecto e majoribus campanulato (inodoro ?) sicco saltim sordide
luteo (an vero ochroleuco?) basi immaculato, phyllis apice puberulis ob-
tusis, extimis subeuceulatis ellipticis vel oblongo-ellipticis longioribus,
intimis spathulatis rotundatis, Slaminibus perigonio 2'/2 plo fere breviori-
bus ovario cylindrico breviter attenualo stigmate æquilato terminato
æquilongis, filamentis glabris e basi plana sensim subulatis (ex sicco
sordidis) anthera oblonga æquilongis, polline aureo, capsula ıgnota. %.
Exeunte martii, aprili.
Galatia, Amasia : in planitie Sulu Owa versus Mersiwan die 28. marlio
1894 cum T. lutea Freyn leg. Manissadjian (exs. 11105).
Maasse : Zwiebel 2,3 X 2 cm., der breiteste Theil gegen die Mitte zu;
Stengel 32 cm. hoch, Blätter (die untersten meiner Exemplare sind abge-
bissen), das zweite 20 X 1 cm. bis 15 X 1,3 cm., die grösste Breite im
untersten Viertel; das oberste 16 X 0,8 bis 12x 0,6 cm.; Perianthium
fast 4,5 cm. hoch. 6 breit; Perigonblätter : die äusseren 4,7 x 2,5 cm.
bis 4,4 XX 1,8 cm. (die grösste Breite in der Mitte); die inneren : 3,8X 1,0
bis 3,8% 1,7 cm. (die grösste Breite im oberen Drittel); Filamente 0,85-
1
(154) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 187
0,9, Anthere 1,15 cm. lang (jedoch auch sehr verkümmert!); Ovarium
sammt Narbe 2 cm. lang (jedoch manchmal ebenfalls verkümmert).
T. galatica Freyn unterscheidet sich von der mit ihr vorkommenden
T. lutea Freyn sofort durch die stumpfen Perigonblätter, welche jenen
der T. hungarica Borbas ziemlich ähnlich sind, durch die unrein gelbe
Farbe derselben (von der ich vermuthe, dass sie an frischen Exemplaren
gelblich mit einem Anflug von Violet oder Trübroth ist), den fehlenden
Basalmackel, die grossen Antheren und Ovarien, die aufrechten, fast ganz
flachen Blätter und die innen seidig-borstigen Zwiebelschalen. Es ist
möglich, dass T. galatica ebenfalls hybrider Entstehung ist. Als Eltern
wären T. lutea Freyn und eine andere hochwüchsige Tulpe zu vermuthen;
doch ist mir aus der Gegend von Amasia ausser T. Oculis Solis St. Am.
und T. præcox Ten. keine Art bekannt, die in Combination gezogen wer-
den könnte.
Tulipa brachyanthera Freyn n. sp. e sect. Leiostemones
Boiss., bulbo ignoto, caule elato stricto subflexuoso valido glabro supra
basin trifolio, folüs erectis planis (viridibus?) longe linearibus acumi-
natis acutis, margine lævibus vel sparsissime ciliolatis, apice puberulis,
pedunculo validiusculo glabro foliis longiore vel breviore, perianthio erecto
e majoribus campanulato (inodoro?) chrysantho phyllis late coccineo mar-
ginatis et coccineo venosis extus pallidioribus, intus immaculatis apice
puberulis acutis extimis longioribus ellipticis abrupte lateque cuspidatıs,
intimis oblongo-ellipticis vix ac ne vix cuspidulatis omnibus basi manifeste
et abrupte angustatis fere unguiculatis, staminibus perigonio triplo breviori-
bus. ovario cylindrico brevissime attenualo stigmate conspicuo angustiore
terminato æquilongis, flamentis glabris e basi planiuscula subulatis (ex
sicco pallide fuscis) anthera breviter ovato-oblonga 2'/. plo longioribus,
polline aureo, capsula ignota. #. Majo.
Galatiæ, prope Amasia : loco mihi ignoto, majo 1894 leg. Manissadjian
(exs. 1151).
Maasse : Zwiebel (unbekannt), Stengel 40-42 cm. hoch, Blätter : das
unterste 28 X 1,2 bis 40 x 1,4, das oberste 18 X 1 bis 32 X 1 cm.; Pe-
rianthium 4,5 cm. hoch und breit; äussere Perigonblätter 48 X2 bis
4,3 XX2 cm. (die grösste Breite in der Mitte), die inneren 4 X 1,2 bis
4 1,6 cm. (der breiteste Theil in oder wenig über der Mitte); Antheren
0,45 cm. lang bei 0,3 cm. Breite, Filamente 1,1-1,2 cm., Ovarıum 1,2 cm.
lang.
Der hohe Wuchs, die langen, schmalen Blätter, das in Goldgelb und
Scharlach prangende Perigon, die zum Grunde plötzlich fast nagelförmig
188 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (185)
verschmälerten, spitzen Perigonblätter und die dicken, kurzen Antheren
zeichnen T. brachyanthera derart unter ihren anatolischen Verwandten
aus, dass sie selbst ohne Kenntniss ihrer Zwiebelbeschaffenheit für eine
scharf geschiedene Art erkannt werden kann. Durch die kurzen Antheren
ist sie von allen mir bekannten Tulpen weit verschieden. Ob es nicht den-
noch ein Bastard ist, wofür die bunten Blüthen sprächen, vermag ich nach
dem mir vorliegenden Material nicht zu entscheiden; T. lutea Freyn käme
dabei vielleicht in Betracht; betreffs der anderen Stammart fehlt aber jeder
Anhalt.
Ornithogalum Tempskyanum Freyn et Sint., bulbo ovato
mediocri tunicis fuscescentibus papyraceis obtecto, folüs (1-) 2-3 ereclis
planis glabris viridibus late-linearibus acuminatis apice ipso obtusis sub-
cucculatis scapo manifeste longioribus, scapo valido in corymbum ({-) 4-
10-florum strictum abeunte, pedicellis inferioribus valde elongatis strictis
flores intimas longe superantibus, bracteis anguste lanceolatis setaceo-
acuminatis subherbaceis nervosis infimis pedicello duplo brevioribus, sum-
mis totidem fere hyalinis perigonio multo longioribus. perigonü phyllis
lanceolato-oblongis abrupte acutatis apice ipso rotundato-obtusis basi paulo
productis omnibus albis extimis longioribus dorso late intimis anguste
viridibus, filamentis albis perigonium dimidium vix attingentibus late lan-
ceolato-oblongis abrupte cuspidatis, antheris luteis oblongis rectis, ovario
ellipsoideo-oblongo, obtusissimo, stylo erecto stricto attenuato, capsula....
2. Julio.
Armenia turcica, Gümüschkane : in pratis humidis subalpinis ad
Stadodopi die 10. julio 189% florentem leg. Sintenis (exs. 6262).
Maasse: Zwiebel 2-2,5 cm. hoch, 1,5-1,8 unterhalb der Mitte breit;
Blätter der blühbaren Pflanzen 25-35 cm. lang, ziemlich gleichmässig -
1-1,3 cm. breit, das innerste schmäler (jene der nicht blühbaren Pflanzen
kaum 4 mm. breit), Schaft bis zum Blüthenstande 18-20 cm. hoch, ziem-
lich gleichmässig 2-3 mm. dick, die untersten Blüthenstiele 70-90 mm.,
die innersten gleichzeitig nur 6-10 mm. lang; äussere Perigonblätichen
endlich 16 mm. lang bei 4 mm. Breite in der Mitte, die inneren um 3 mm.
kürzer.
0. Tempskyanum Freyn et Sint. scheint mir eine ausgezeichnete, nur
mit O. cuspidatum Bert. zu vergleichende Art zu sein, von der sie durch
die nur zu 2-3 vorkommenden, viel längeren Blätter, die borstlich fein-
spitzigen, langen Bracteen und die stumpfen (nicht lang zugespitzten)
Perigonblätter (wahrscheinlich auch durch die Kapsel) verschieden ist.
O. montanum Cyr. ist eine kaum halb so hohe, etwa 5-blättrige Art mit
A rd
u et
PN
(156) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 189
grösseren Zwiebeln, horizontal abstehenden Fruchtstielen, viel kürzeren
(übrigens auch feinspitzigen) Bracteen etc. vom Aussehen des O0. umbella-
tum L. (von welchem es aber schon durch die centimeterbreiten, ganz
flachen Blätter total verschieden ist); O0. Tempskyanum hingegen hat die
Tracht mancher Allium- Arten.
Ornithogalum refilexum Freyn et Sint. in Oester. Bot. Zeitschr.
XLIV, pag. 391-92. Ich habe die Pflanze nach paphlagonischen Exemplaren
beschrieben. Sie kommt aber auch in Galatien vor (Amasia, in monte
Akdagh die 7. junio 1893 leg. Manissadjian. Exs. 1101). Die sehr instruc-
tiven fruchttragenden Exemplare dieser Herkunft haben sehr gut ent-
wickelte, theilweise schon aufspringende Kapseln. Die Pedizellen stehen
dann meist horizontal ab (nur einzelne sind auch zurückgerichtet), die
Kapseln jedoch sind wieder scharf nach aufwärts gekehrt, niedergedrückt
kugelförmig, fast 1 cm. hoch und in der Mitte 1 cm. breit; ihre Flügel-
kanten sind oben am breitesten, erstrecken sich aber bis fast zum Grunde
der Leisten. Die Samen sind kohlschwarz, halbeiförmig, 1,5 mm. lang,
1 mm. dick, nach beiden Enden plötzlich und kurz verschmälert, überall
dicht runzelig-löcherig.
Die nächst verwandte Art ist nebst 0. Wiedemanni Boiss. gewiss O. oli-
gophyllum Clarke, von dem O. reflezum jedoch durch die um die Hälfte
längeren Perigone, die meistens horizontalen Fruchtstiele und die nur
halb so grossen Kapseln scharf unterschieden ist.
Ornithogalum sigmoideum Freyn et Sint. Glabrum, bulbe
ovato-globoso solido tunicis papyraceis fuscis obtecto; /olus 7-10 arcualıs
lingulato-linearibus albolineatis late canaliculatis obtusissimis cucculatis
scapo sub 8-floro duplo saltim longioribus; floribus in racemum ovatum
densissimum approximatis, pedicellis flore brevioribus valde nervatis e
basi clavata apicem versus valde subulato-attenuatis initio arcuato-erectis
tandem sigmoideo-deflexis e basi valde ovato-inflata capsula parum minore
prodeuntibus omnibus bractea hyalina membranacea lanceolato-acuminata
eis longiore occultis, perigonii phyllis viridibus albo-marginatis oblongis
obtusis, extimis brevissime lateque acutatis, filamentis e basi latiore
subulatis perigonium dimidium æquantibus, antheris breviter oblongis
curvatis, ovario obcordato, stylo recto clavato, capsula ellipsoidea sub-
globosa obtusa angulis superne manifesle alatis subundulatis, seminibus
(immaturis obovato-oblongis lævibus) maturis ignotis. Z. Majo.
Armenia turcica, Gümüschkane : in pascuis alpinis majo 189% leg.
Sintenis (exs. 5463).
Maasse: Zwiebel 2 cm. hoch und unterhalb der Mitte ebenso breit,
190 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (157)
Blätter 18 cm. lang, 0,6 mm. unterhalb der Spitze breit oder kleiner, der
weisse Mittelstreifen 1 mm. breit, im Alter oft undeutlich (wenigstens an
den Trocken-Exemplaren), Schaft sammt der 4,5 cm. langen, fast 4 cm.
dicken Traube nur 6-9 em. hoch, 1,5-2 mm. dick; Pedicellen etwa 1 cm.
lang, dünn, zuletztam Grunde 6 mm. (!) dick und von da an bis zur Mitte
allmählig verschmälert, Perigonblätter zuletzt fast 20 mm. lang bei 5 mm.
Breite in oder wenig ober ihrer Mitte, Kapsel (ausgewachsen ?) 8-9 mm.
hoch, in oder wenig unter ihrer Mitte 8 mm. dick.
Diese ausgezeichnete Art gehört unter die Verwandischaft des O. nanum
S. S., 0. refractum Kit. und O. reflexum Freyn et Sint., von denen sie,
wie überhaupt von allen Arten der Gattung, durch die zuletzt eiförmig
aufgeblasenen, in den Aushöhlungen der zizackförmig verbogenen Trau-
benspindel sitzenden, S-förmigen Fruchtstiele weit verschieden ist. Die
Tracht ist ganz jene von O. refractum und der hochwüchsigen, z. B. in
Rumelien vorkommenden Formen von 0. nanum.
? 6. minus Freyn et Sint. (florentem jam noto) foliis angustioribus,
brevioribus, racemo oligantho 1-2 (-3)-floro a typo diverso. %. Majo.
Armenia turcica, Gümüschkane : in rupibus Kanakades dictas die
5. majo 1894 leg. Sintenis (exs. 5463 b).
Nur mit Zweifel bringe ich diese Pflanze zu O. sigmoideum, weil die
noch jungen Exemplare in Blüthenfülle, ohne Fruchtansatz sind. Doch ist
die am meisten vorgeschrittene Blüthe schon stark abgebogen und deren
Stiel am Grunde stark keulenförmig verdickt, so dass die Einbeziehung
dieser Form zu 0. sigmoideum berechtigt sein dürfle — um so mehr, als
derlei Schwächlingsformen auch bei O. nanum und anderen Arten der
Gattung vorkommen.
Allium (Porrum) ledschanense Conrath et Freyn, bulbo ovato,
tunicis exterioribus (teste Conrath) integris in fibras non solutis scariosis
striatis, scapo flexuoso elato fistuloso ultra medium foliato, glaberrimo,
foliis brevibus linearibus planis haud fistulosis sub anthesin sæpe eva-
nidis margine serrulato-scabris, vaginis longissimis striatis sublaevibus
vel leviter scabriusculis, spathæ membranace& lobis 2-3 umbella globosa
multiflora densa brevioribus, pedicellis extimis flore duplo brevioribus,
cæteris eo æquilongis vel longioribus omnibus strictis lævibus, perigontü
majusculh tubuloso-campanulati intense roseo-purpurascenti (sicco inter-
dum cærulescenti) phyllis carinatis {ævibus nervo medio intensiore ellip-
tico-lanceolatis cucculatim et longe attenatis, filamentis perigonio manifeste
brevioribus margine a basi ad medium ciliolatis, 3 intimis ellipticis tricus-
pidatis, cuspide intermedia brevissima lateralibus setaceis longe superata,
(158) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 191
3 externis brevioribus lanceolatis, capsula ovata perigonio perdurante
duplo longiore occultata. Z. Augusto, septembri.
Somchetia : in montis Ledschan prope Privoluge regione inferiore
die 9. sept. 1891 leg. Conrath.
Maasse : Zwiebel (sah ich nicht), Schaft 40-80 cm. hoch, Blätter 3 mm.
breit, etwa 10 em. lang, Dolde 2-3,5 cm. im Durchmesser, Perigon 7,5-
8 mm. lang.
Wegen der nicht zerfasernden äusseren Zwiebelhüllen und den flachen,
nicht röhrigen Blättern nur mit A. cærulescens Boiss. und A. Sintenisii
Freyn in Oesterr. bot. Zeitschr. XLIT (1892) p. 377 zu vergleichen. Von
ersterem ist es durch das röhrig-glockige, roth-purpurne (nicht breit-
glockige, blauviolette) Perigon, die elliptisch-lanzettlichen, lang zuge-
spitzten, dunkelpurpurn gekielten (nicht länglichen, spitzlichen, grünge-
kielten) Perigonblätter vielleicht nicht durchgreifend unterschieden; von
A. Sintenisü weicht es schon durch das kleinere, kahle, nicht papillos
zerstreut-bärtige Perigon viel mehr ab. — Die Pflanze ist mir nur aus
einem halb abgeblühten Stücke bekannt; ich folgte daher oben haupt-
sächlich den Angaben Conrath’s.
Allium (Godonoprasum) janthinum Freyn, bulbo....., scapo
gracili flexuoso inferne violaceo ultra medium foliato levi vel ad apicem
subscabro folus tereti-filiformibus flexuosis ad nervos et præsertim secus
marginem punctato-scabriusculis superato, foliorum vaginis longissimis
infimis atroviolaceis nitidulis, spathæ valvis binis scabriusculis ventricosis
e basi latiore sensim angustatis umbella brevioribus, umbellæ globosæ vel
hemisphæricæ multifloræ pedicellis lilacinis capillaribus flore 3-6-plo lon-
gioribus inæqualibus basi bracteatis extimis nutantibus. perigonii parvi
pallide lilacini late campanulati phyllis oblongis obtusiusculis apiculatis
nervo saturatiore carinatis et sub lente irregulariter violaceo maculatis,
filamentis alternatim anguste subulatis et filiformibus ad '/s perigonio
adnatis eo sublongioribus vel subbrevioribus, antheris ellipsoideis atro-
violaceis, ovario substipitato ellipsoideo, stylo filiformi exserto, capsula
globoso-triquetra perigonio vix longiore. £. Majo.
Süd-Cappadocien, Hadschin : im trockenen Thale Sasak am 23. Mai
1893 leg. prost. Manissadjian (exs. 1108).
Maasse : Schaft 16-23 cm. hoch, oben nur '/ mm. dick; Blätter un-
gleich lang; das oberste das längste, dessen freier Theil etwa 13 cm. lang,
nur '/» mm. dick, über die Dolde hinaufragend, die Scheiden des unter-
sten Blattes schwarz- bis leuchtend-purpurroth, glatt. Blüthenstiele 1,5-
2,5 cm. lang, Perigon etwa 2 mm. hoch und oben ebenso breit, Perigon-
blättchen 4 mm. lang bei etwa 1,75 mm. Breite in der Mitte.
192 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (159)
Obwohl die Zwiebeln dieser Art unbekannt sind, unterliegt es nach
allen übrigen Merkmalen wohl kaum einem Zweifel, dass sie unter die
Codonoprasa und dort neben A. Wiedemannianum Regel zu stellen ist.
Dieses weicht aber durch nur halb so hohe, schmälere Perigone von pur-
purrother Farbe, eiförmige, geschwänzte Blüthenscheiden und doppelt
höheren Wuchs bedeutend ab. Auch A. variegatum Boiss. hat kleinere,
schmalglockige Perigone, welche unten schwefelgelb, oben lebhaft pur-
purroth gefärbt sind, lanzettliche Filamente, schmallineale, nicht stiel-
rundliche Blätter etc. In der Perigongestalt und -Grösse stimmt A. jan-
thinum mit A. pllosum S. S. am besten überein, aber dieses hat ein ganz
anderes Indument, viel kürzere, gerade vorgestreckte Blüthenstiele, Peri-
gonblättchen von verkehrt-eiförmig-länglicher Gestalt etc. Die Perigon-
blättchen sind übrigens bei A. janthinum ziemlich verschiedengestaltig :
man findet in ein und derselben Dolde solche von elliptischer und läng-
licher Gestalt und letztere bald abgerundet stumpf bis gestutzt, bald Kurz
zugespitzt, gewöhnlich aber apiculat. Die am Grunde der Pedizellen
vorkommenden Bracteen sind + dreieckig-länglich, weisshäutig, oft zer-
fetzt und scheinen den oben in Vergleich gezogenen anderen Arten zu
fehlen.
Muscari (Botryanthus) macranthum Freyn, bulbo parvo
ovato tunicis fuscis, folüs 3-4 glaberrimis scapo æquilongis vel longioribus
erectis late linearibus planıs subcanaliculatis apice obluso cuceulatis, scapo
erecto tereti, racemo ovato vel ellipsoideo densiusculo pro ratione pauci-
floro, floribus maxime pro parte fertilibus inferioribus in grege maximis
pedicellis-patenti-deflexis eis subduplo vel trientem brevioribus suffultis
purpureo-cæruleis oblongo-urceolatis apice obtuse angulatis ore subcon-
stricto denticulis ovatis obtusis lutescentibus tandem cærulescentibus per
anthesin subrecurvis, floribus summis 8-12 aborlivis læte cæruleis ab in-
fimis ellipsoideis pedicellatis ad summa clavata brevissime pedicellata
valde diminutis, staminibus biserialibus, antheris perianthio multo supe-
ralis ellipsoideis, capsula (juvenilis tantum nota) ovato-globosa acuta. £.
Martio.
Troas, Renköi : in fruticelis ad pagum Tschiblak die 24. martio 1883
leg. Sintenis (exs. n° 262 anni 1883 sub M. neglecto).
Maasse : Zwiebel 1,7-1,6 cm. hoch bei 1,4-1,2 cm. Breite im unteren
Drittel; Blätter, wie so oft bei den Liliaceen, an ein und derselben Pflanze
ungleich breit, die äusseren bei 18 cm. Länge 5-6 mm., das innerste
manchmal kaum 2 mm. breit; an einem nicht blühenden Individuum
fand ich die Blätter 31 cm. lang, lang zugespitzt, aber auch nur 6 mm.
( 160) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 193
breit; Schaft 17-22 cm. hoch, worin die 2,2-4 cm. lange, 1,5-2,2 cm. breite
Traube schon eingerechnet ist; untere Blüthenstiele endlich bis 4 mm.
ang, jene der untersten unfruchtbaren Blüthen noch beinahe 2 mm.;
fruchtbare Perigone 6-7 mm. lang, eben aufgeblüht (d. h., so lange die Zähne
noch gelb sind) vorne 4 mm. breit, endlich jedoch schmal zusammenge-
zogen, cylindrisch; die untersten unfruchtbaren Perigone noch 6,5 mm.
lang, in der Mitte 3,5 mm. stark ; oberste unfruchtbare Perigone nur 1-2 mm.
lang. |
M. macranthum ist seinerzeit als M. neglectum vertheill worden und
ich selbst halte es auch als var. robusta desselben anerkannt. Thatsächlich
aber ist es dem M. Bourgæi Bak. und den anderen Arten aus der Gruppe
des M. commutatum Guss. nächstverwandt, wofür nicht nur die Tracht
spricht, sondern auch die vorne kantigen Perigone — es ist aber von allen
diesen und auch den andern Botryanthus-Arten schon durch die grossen
fruchtbaren Perigone und die zahlreichen sterilen Blüthen unterschieden.
Von M. commutatum ist es auch durch hohen Wuchs und Blüthenfarbe,
von M. Mordoanum Heldr. durch die Blüthenfarbe, von M. Bourgæi durch
höheren Wuchs, aufrechte, nicht zurückgekrümmte Blätter (dies allein
wäre übrigens nur unwesentlich), kürzere Blüthenstiele etc. zu unter-
scheiden. M. neglectum Guss. hat schwarzblaue, bereifte, tonnenförmige
Perigone und gehört deshalb der Gruppe des M. racemosum Mill. an.
Muscari (Botryanthus) Sintenisii Freyn n. sp. bulbo ovato
mediocri tunicis fuseis obtecto, folüs 3-4 late linearibus erectis, planis un-
dulatis vel falcatis canaliculatis glaberrimis apice acutiusculo subeuceulatis
scapo erecto subflexuoso longioribus, racemo initio compacto conico sub
anthesin ovato vel breviter cylindrico denso multifloro, floribus mediocribus
paucis summis exceptis omnibus fertilibus pedicellis horizontalibus tandem
subnutantibus eis subæquilongis sujjultis atrocæruleis breviter urceolatis
basi umbilicatis ore manifeste constricio dentibus ovato-triangularibus
initio sulfureis subito cærulescentibus per anthesin subrecurvis, floribus
abortivis sub 10-nis ovatis et clavatis diminutis, antheris subglobosis bi-
serialibus perigonio inclusis, capsula ignota. #. Majo.
Armenia turcica, Gümüschkane : in monte Argyridagh die 15. majo
189% leg. Sintenis (exs. 5545).
Maasse : Zwiebel 3,5 cm. hoch, im unteren Drittel 2,5 cm. stark, oder
etwas kleiner; Blätter aus einer und derselben Zwiebel sehr ungleich breit:
die äusseren (7-) 12-15 mm., das innerste 5-10 mm.; alle 14-25 cm. lang;
Schaft sammt der (2,8-) 4-5 cm. langen, 2 cm. dicken Traube 13-24 cm.
hoch. Blüthenstiele endlich 5 mm. lang; Perigon 4,5 mm. lang, vorne
BULL. HERB. BoIss., mars 1896. 14
19% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (161)
über 3 mm. dick; die untersten unfruchtbaren nur halb so gross, wie
die fruchtbaren, die obersten winzig.
M. Sintenisü hat die breiten Blätter des M. latifolium Kirk, einer ein-
blättrigen, sonst total verschiedenen Art, und ist hiedurch in der Gattung
sehr ausgezeichnet und nur noch dem M. pycnanthum C. Koch ähnlich,
welches aber durch das vorne kaum eingezogene, offene Perigon wieder
weit abweicht. Nächst verwandt ist dagegen M. polyanthum Boiss., welches
ebenfalls so dichte, cylindrische, vielblüthige Trauben entwickelt, wie
M. Sintenisiü, aber längliche Blüthen mit kaum zurückgebogenen Perigon-
zähnen und nur halb so breite Blätter hat. Die Kapsel kann leider nicht
verglichen werden.
Muscari (Botryanthus) apertum Freyn et Conrath, bulbo
ovato parvo, tunicis fuscis, folus 3-Anis linearibus subspathulatis erectis
vel falcato-recurvis planiusculis vel + convolutis striatis glaberrimis apice
obtusiusculo subeucculatis scapo erecto stricto + sæpe sesqui longioribus,
racemo breviter ovato-comico densissimo parvo, floribus parvis et 1-8 sum-
ma excepla omnibus fertilibus pedicellis brevissimis deflexis eis dimidio
vix æquantibus suffultis læte cæruleis e basi umbilicata subcampanulatis
et breviter cylindricis ore per anthesin apertis parum constrictis dentibus
oblongo-ovatis tubo dimidio æquantibus initio albis, inflexis tandem cæru-
lescentibus + porrectis etapicibus recurvis, antheris biserialibus perigonio
inclusis globosis, floribus abortivis ellipsoideis subelavatis late cyaneis
pallescentibus fertilium minoribus nune subsessilibus nune subpedicellatis,
capsula ignota. %. Aprili.
Somchetia, Achtala : in jugo versus Babelutschan (forma foliis erectis,
convolutis), in collibus 800 m. supra mare (forma foliis eximie lingulatis
planiusculis erectis), nec non in declivibus apricis 900 m. supra mare
(forma foliis angustis valde falcato-recurvis) die 10. aprili 1888 leg. Con-
rath.
Maasse: Zwiebel 15 X1 bis 2X 1,4 cm. (das kleinere Maass die
Breite) im unteren Drittel oder unter der Mitte am breitesten. — Blätter
20 cm. lang bei 6 mm. Breite unter der Spitze und 4 mm. in der Mitte,
bis 9 cm. lang bei 3,5 mm. Breite im obersten Viertel, oder (bei der
krummblättrigen Form) 13-14 cm. lang bei 3-4 mm. Breite vom Grunde
bis ins obere Viertel, oben dann langsam verschmälert. Schaft sammt
Traube zur Blüthezeit 14-4 cm. hoch; Blüthentraube 2 cm. hoch bei 1,3 cm.
Breite ober dem Grunde oder kleiner; Blüthenstiel, sobald die Blüthe voll
entfaltet ist, kaum 2 mm. lang, vorher viel kürzer, Perigon 4 mm. lang,
anscheinend kantig, erst krug-glockenförmig, von der Mitte an bis zur
(162) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 195
Mündung fast gleichmässig 2,5 mm. weit, zuletzt zusammengezogen, cy-
lindrisch. Sterile Blüthen : die untersten etwas, die obersten um die Hälfte
kleiner, wie die fertilen.
Dieses Pflänzchen nimmt eine Mittelstellung ein zwischen den wenigen
mit oflenem Perigon ausgestatteten Arten der Gattung und jenen, welche
krugförmige, durch die eingeknicklen Zipfel fast geschlossene Perigone
haben. Aufblühend gleicht es diesen letzteren, voll entwickelt den ersteren.
Es steht dem mir nur der Beschreibung nach bekannten M. pyenanthum
C. Koch am nächsten, doch unterscheidet sich letzteres durch viel breitere
Blätter, kräftigere Blüthentraube, 5 mm. lange Perigone, deren Zähne nur
'/ı so lang sind wie das Perigon, durch 5 mm. lange Blüthenstiele, etc.
M. botryoides Mill. ist schon durch die kugeligen, lang gestielten, auch
kleineren Perigone sofort ausgeschlossen und hat mit M. apertum noch
weniger zu schaffen, als M. discolor Boiss. et Hausskn. und M. acutifolium
Boiss., mit denen, sowie mit M. pycnanthum zusammen es eine eigene
kleine Gruppe bildet. Mit M. racemosum Mill. und insbesondere mit dessen
var. brachyanthum Boiss. hat M. apertum schon wegen dessen anderer
Perigongestalt nichts zu schaffen.
Bellevalia Clusiana Griseb. Ich habe in der Regensburger Flora,
Jahrgang 1885, Seite 91-93 auf Grund von Original-Exemplaren ausein-
andergesetizi, warum ich die von Boissier behauptete Identität dieser
Pflanze mit B. dubia R. el S. nicht für wahrscheinlich halle. Meine damals
begründeten Zweifel haben seither volle Bestätigung erhalten, nachdem
ich B. Clusiana Griseb. auch noch von anderen Standorten und in ver-
schiedenen Entwicklungs-Stadien, darunter auch mit jungen Früchten
gesehen habe. An diesem Materiale sind die Blüthen noch etwas kleiner,
als an den bithynischen Exemplaren Grisebach’s — 5 mm. —, die Stiele
der jungen Früchte 10 mm. lang (während die Blüthenstiele in derselben
Traube nur etwa #,5 mm. lang sind), die Traube daher schliesslich etwa
3 cm. im Durchmesser haltend und überaus verlängert, bis 20 cm. lang.
Die Pflanze sieht so demnach ganz wie B. Webbiana Parl., also wie eine
Leopoidia aus. Beim Blüthenbeginn ist jedoch die Traube eikegelförmig,
kurz, 3 cm. hoch bei 2,2 cm. Breite, die Pflanze erinnert dann völlig an
die schmalblättrigen Formen der B. ciliata Nees, so dass die Angabe Grise-
bach’s, seine Art halte die Mitte zwischen B. romana Reichb. und B. ciliata
Nees, vollkommen erklärlich ist. Die, wiewohl noch jungen Früchte lassen
erkennen, dass sie bedeutend grösser werden mögen, als jene der Leo-
poldien sind. Wahrscheinlich sind sie schliesslich ähnlich jenen der
B. Boissieri Freyn, doch habe ich hierüber keine Gewissheit, da ich voll-
ständig entwickelte nicht gesehen habe.
196 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (163)
B. Clusiana Gris. dürfte im nordwestlichen Kleinasien weit verbreitet
sein, wenigstens kann so aus den nachfolgend verzeichneten, d. h. sämmt-
lichen mit Sicherheit bekannten Standorten, von denen mir diese Art
vorgelegen ist, geschlossen werden, nämlich :
Bithynia, in arvis prope Jevisa leg. Grisebach ! (exs. 59 et 125); Paph-
lagonia, Tossia : ad versuras prope Kosen die 10. majo 1892 leg. Sin-
tenis (exs. 4013) et in campis ad pagum Jeko die 24. majo 1892 leg. Sin-
tenis (exs. 4044); Mersiwan : auf Gartenland, 20. April 1892 leg. Manissad-
jıan (exs. 594); Cappadocia interior, Siwas : champs de la plaine,
26. mai 1892 leg. Pere Girard.
Bellevalia micrantha Boiss. Unter diesem Namen beschrieb
Boissier eine kleine, schwächliche, armblüthige und schmalblättrige
Pflanze aus dem nördlichen Kleinasien, die er ausdrücklich als kahl be-
zeichnet, die aber durch die winzigen Blüthen von etwa 2 mm. länge von
allen Verwandten unterschieden ist. In der Flora Orientalis reiht er
sie unter jene Arten ein, deren Blätter nicht hervortretend nervig sind,
aber unmittelbar nach B, aleppica Boiss., mit welcher er die Reihe der
mit vortretenden Nerven begabten Arten endet. Im Jahre 1889 sammelte
nun Bornmüller am Berge Krklar bei Amasia an sieinigen Stellen eine
Pflanze (exs. 5), welche der obigen Beschreibung völlig entspricht — nur
sind die Blattränder, oft auch die Nerven der Blattunterseite von steif ab-
stehenden, kurzen, dicken Trichonen schärflich rauh. Aus dieser Ursache
vertheilte er die Pflanze unter einer (übrigens unpassenden) Varietäts-
benennung, die ich hier unterdrücke, da sie nirgends rite veröffentlicht
ist.
Im Jahre 1891 sandte er mir dann ebenfalls von Amasia Knollen, die
ich im Topfe zur Blüthe brachte, und später frische, blühende Pflanzen
einer dreiblättrigen, vielblüthigen, kräftigen Pflanze, die völlig kahl ist,
aber die kleinen Blüthen der B. micrantha hat, welche aber gestielt sind,
während sie nach der Beschreibung sitzend sein sollen. Im selben Jahre
sammelte Manissadjian dieselbe üppige Art am Berge Lokman bei Amasia
(exs. 165) und im Jahre 1893 an demselben Standorte in zahlreichen,
schönen Exemplaren — die schönsten und kräftigsten, welche mir vor-
liegen. An diesen Pflanzen sind nun die Blatinerven stark vortretend und
ich glaubte mich daher berechtigt, diese Pflanze als eine kleinblüthige
Varietät entweder der B. lineata Kunth oder der B. aleppica Boiss. an-
nehmen zu dürfen. Dies war irrig, denn gerade die Blüthengrösse ist, wie
ich jetzt nach Durchsicht zahlreichen Materials überzeugt bin, das con-
stanteste Merkmal der kleinasiatischen Bellevalia- und Muscari-
(164) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 197
Arten; Blattbreite und etwaiges Indument unterliegen dagegen grossen
Schwankungen. Mit Rücksicht hierauf stehe ich nun nicht an, der zuerst
von Haussknecht (in Bornmüller exsicc., Anatolæ orient.) vertretenen
Meinung beizupflichten, welcher auch die robuste Amasier Pflanze für
B. micrantha Boiss. erklärt.
Boissier hat eben just die offenbar seltenere, depauparate Form vor-
liegen gehabt und die kräftig entwickelte, also normale gar nicht gekannt.
Die Beschreibung der B. micrantha Boiss. bedarf also eine Verbesserung
in dem Sinne, dass die Pflanze in der Regel dreiblättrig und kräftig, bis
46 cm. hoch ist, mit Blättern, die in der Mitte oder im oberen Viertel am
breitesten (10-15 mm.) sind. Die Traube ist gedrungen, vielblüthig (40-
50-blüthig), die einzelnen Blüthenstiele sind endlich fast 3 mm. lang,
länger als die (übrigens noch junge, vom eingetrockneten Perigon ver-
hüllte) Kapsel. Diese ist niedergedrückt eiförmig, ausgerandet, auf schief
abstehendem Stiele gerade vorgestreckt.
Was die Blattnervatur anbelangt, so besteht allerdings ein Unterschied
zwischen derjenigen Artengruppe, die von B. leucophæa Boiss., B. lineata
Steud., B. hispida J. Gay, B. Heldreichü Boiss. und B. aleppica Boiss. ge-
bildet wird, und den Arten der anderen Gruppe, nämlich B. micrantha
Boiss., B. azurea Fenzl., B. pseudomuscari Boiss. et Buhse und B. persica
Boiss. et Buhse. Dieser Unterschied ist aber in der Flora Orientalis
nicht richtig angegeben, denn im trockenen Zustande haben alle Arten +
scharf hervortretende Blatinerven und wahrscheinlich wird es sich an
den lebenden Pflanzen in vorgerückterem Stadium nicht anders verhalten.
Der Unterschied besteht jedoch darin, dass B. micrantha Boiss. und die
ihr oben nachfolgenden Arten durchaus gleich dicke und von einander
gleich weit abstehende Nerven haben, während bei B. leucophæa Boiss.
und den anderen Arten ihrer Reihe jeder dritie Blatinerv viel stärker ist,
als seine beiden Nachbar-Nerven. Besonders im trockenen Zustande tritt
daher jeder dritte Nerv stärker hervor, weil die Einschrumpfung des
Blatt-Paranchyms ober den feinen Seitennerven natürlich eine ausgiebi-
gere sein muss, als ober den dicken Hauptnerven.
Asphodeline rhytidosperma Freyn, radice....., caule erecto ad
tertiam partem vel alte supra dimidiam usque foliato superne nudo in
racemum simplicem vel sæpius in paniculam pyramidatam parce ra-
mosam abeunte, foliis filiformibus subulato-attenuatis triquetris profunde
sulcatis margine et ad nervos scabris ab infimis longissimis ad summa
subito abbreviatis vagina basilari hyalina caulem amplectentibus, paniculæ
ramis teretibus striatis nonnunquam acutangulis laxifloris, bracteis mem-
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (165)
branaceis triangulare-ovatis cuspidatis nervo herbaceo excurrente mucro-
natis, pedicellis binis vel ternis in axillas superiores solitariis erecto-
patentibus strictis ad trientem inferiorem articulatis, flore brevioribus,
capsula duplo longioribus, perigonii lutei phyllis lineari-lanceolatis viridi-
vitlatis apice obtuso cuceulatis, filamentis glabris inæqualibus externis
?/s longitudinis intimorum æquantibus omnibus e basi oblonga planiuscula
sensim tereti-filiformibus, antheris oblongis (sicco saltim) olivaceis, ovario
minimo globoso stylo longissimo antheras superante lerminato, capsula
globosa valvis ovatis obtusis valde corrugatis glabris, seminibus ovato-
triquetris, atris arachnoideis, dorso transverse 3-sulcis el insuper in facie-
bus longitudinaliter paralelle interrupteque cristato-rugosis. X. Majo.
Cappadocia australis, Hadschin : in valle arido Sasak die 23. majo
1893 leg. prost. Manissadjian (exs. 1105).
Maasse : Stengel 33-45 cm. hoch, unterste Blätter bis 23, oberste nur
elwa 6 cm. lang, alle etwa 1,5 mm. stark und mit den Spitzen beiläufig
in einem und demselben Horizont endigend; Rispe bis 23 cm. hoch und
in der Mitte 10 cm. breit, die mittleren Rispenäste die längsten, 15 cm.,
die unteren und oberen viel kürzer; Blüthe etwa 20 cm. lang (vor dem
Oeffnen), Blüthenstiel 5, Fruchstiel 13-14 mm. lang, Kapsel (reif) eiwa
8 mm. hoch und ebenso dick, Samen etwa 5 mm. hoch, im unteren Drittel
3 mm. breit.
A.rhytidosperma ist durch ihre überall kämmig-runzeligen Samen unter
den Arten der Gattung einzig dastehend und hiedurch von allen scharf
unterschieden. Ihre Tracht ist jene von A. liburnica Rchb., A. brevicaulis
J. Gay und der anderen gracilen, + äsligen Arten. Von der ersteren und
A. tenuior Ledeb. ist sie auch zur Blüthezeit durch die höchstens ?/s so
langen Blüthen leicht zu unterscheiden, von A. brevicaulis J. Gay und
zwar von deren hochwüchsigen Exemplaren jedoch nur schwer, durch
kleinere Blüthen und viel kürzere, nicht geschwänzte Bracteen. Die Samen
sind aber total verschieden. Hiebei sei angemerkt, dass ich die von mir
früher als A. rigidifolia ß. foliosa in Oest. bot. Zeitschr. XLII, p. 379,
beschriebene Pflanze nun zu A. brevicaulis J. Gay. als höhere Form bringe.
Die Blüthenfarbe ist an meinen Exemplaren zwar undeutlich, aber A. ri-
gidifolia Boiss. ist doch ein viel zu robustes Gewächs, um damit die gracile
Pflanze, die ich vor Augen habe, vereinen zu können.
Colchicum bifolium Freyn et Sint. n. sp. cormo parvo oblongo,
tunicis fuscis coriaceis in collum + productis, spatha sæpius elongata
membranacea nunc truncata nunc in apicem ovatum subcoloratum pro-
ducta, fous synanthüs binis rare 3 glaberrimis obtusissimis parte exserta
(166) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 199
viridi oblongis tandem late-linearibus planis subcanaliculatis et subundu-
latis margine carlilagineo lævibus, flore sepe unico (rare 2) læte roseo,
perigonii tubo e spatha conspicue exserto pallido superne colorato limbo
multo longiore, lacinüs elliptico-oblongis 8-14-nerviis obtusissimis basi
interna bilamellatis, staminibus perigonio dimidio brevioribus e basi cla-
vata crocea in partem longe subulatum pallidum attenuatis, antheris ver-
satilibus luteis linearibus filamento 2-3plo brevioribus, stylis rectis strictis,
stigmate punctiformi, capsula ellipsoidea parva (ex statu præmaturo di-
judicatum) coriacea, haud fungosa. %. Aprili, majo; capsula junio.
Armenia turcica, Gümüschkane, in pascuis alpinis : Ciganadagh in
summo die 14. aprili 1889 (exs. 72) et 21. aprili 1894 (exs. 5465) ; Kösve-
dagh die 3. majo 1894 (exs. 5467) et Kaldirimdagh die 7. majo, fructu
Junio 1894; Sipikor : in monte Sipikordagh ad nives 1950 m. s. m. (exs.
118) leg. Sintenis.
Maasse : Zwiebel 2X 1,2 cm. (die grösste Breite in der Mitte) oder
kleiner; Scheide 2.5-8 cm. lang, 4-7 mm. weit, Blätter bis 10 mm. breit,
zur Blüthezeit 4-6 cm. über die Scheide vorragend, zur Fruchtzeit 10 cm.
lang und länger. Blüthenröhre 1,7-2,5 mm. weit, sehr stämmig; Perigon-
zipfel 2,8 cm. lang bei 0,9 cm. Breite in oder oberhalb der Mitte bis 2X
0,6 cm. Antheren etwa 3 mm. lang, fast 1 mm. breit.
Das in der Flora Orientalis zur Unterscheidung der Arten benützie
Längenverhältnis zwischen Staubfäden und Griffeln ist belanglos, wie
mich die Untersuchung zahlreichen Colchicum-Materials belehrt hat.
Auch C. bifolium kommt in lang-, mittel- und kurzgriffligen Formen vor,
ja es giebt auch völlig zweihäusige Exemplare. Ich habe solche gesehen,
die 5 sind, wahrscheinlich giebt es auch ©.
C. bifolium Freyn et Sint. ist mit C. Szowitsü C. A. Mey. nächst verwandt,
davon jedoch durch Armblättrigkeit, Armblüthigkeit, kleinere Perigone,
breite, ganz stumpfe Perigonzipfel und viel kürzere, ganz stumpfe Blätter
verschieden. C. libanoticum Ehrenb. ist schmal- und dreiblättrig, C. croci-
folium Boiss. ist viel- und schmalblättrig und hat ganz schmale, spitze
Perigonzipfel, etc. Die anderen synanthen Arten mit weissen oder rothen
Blüthen haben purpurrothe, zuletzt gebräunte Antheren und kommen
nicht weiter in Betracht.
An dem von mir gewählten Namen « bifolium » wird man hoffentlich
nicht Anstoss nehmen, wenn auch die Pflanze 3-blättrig vorkommt.
Letzteres ist aber nur sehr selten der Fall und der Name « bifolium »
anderseits für die Arten-Gruppe, zu der C. bifolium gehört, ausserordent-
lich bezeichnend, was ich noch an anderer Stelle darthun werde.
200 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (167)
Luzula (Anthelea) Haussknechtiana Freyn et Sint., rhizo-
mate brevi subrepente fibroso cæspitosa, folüs radicalibus crebris lanceo-
lato-linearibus margine longe setoso-pilosis apice cucculato acutis perdu-
rantibus tandem subcoriaceis fuscis, caule mediocri folia 4-5 sparsa breviter
lanceolata longe vaginata ore longe setosa gerente, anthela decomposita,
parva, ramis 6-12 inæqualibus per anthesin erectis, erecto-patentibus vel
patentissimis brevibus bractea fuscescente lanceolata convoluta acuta mu-
cronata margine sublanata duplo longioribus summis subsessilibus, flori-
bus 5-4 capitato-congestis basi bracteolis tribus membranaceis albis ovatis
nervo atropurpureo excurrente mucronatis suffultis, perigonü phyllis
fusco-purpureis pallide-marginalis ovato-lanceolatis cuspidatis ommibus
fere æquilongis, antheris oblongis viride-sulfureis filamento duplo lon-
gioribus ?/: perigonii attingentibus, ovario parvo ovato obscure viridi,
stylo recto ad trientem superiorem trifido, capsula ignota. Junio.
Armenia turcica, Gümüschkane : in abietinis montis Darsosdagh,
regionis subalpinæ die 6. junio 1894 leg. Sintenis (exs. 5775).
Maasse : Stengel 23-28 cm. hoch; Grundblätter bis 15 cm. lang, die
untersten 6-7 mm. breit, die innersten viel kürzer und schmäler (3-4 mm.);
der freie Theil der Stengelblätter etwa 2,5 cm. lang, 2,5 mm. breit (etwas
ober der Scheidenmündung); Spirre nur 2-4 cm. hoch, 6-4,5 cm. breit, die
untersten Aeste 1,7-2,7 cm. bis zu ihrer Verästelung, 3-4,5 cm. bis zur
äussersten Blüthe lang. Perigonblätichen fast 5 mm. lang, im unteren
Drittel (ausgebreitet!) 2 mm. breit; Antheren 2,5 mm. lang, fast I mm.
breit.
Die Tracht der Pflanze, die Blattform und die Höhe ist jene der übrigens
weit verschiedenen L. piosa Willd. Wirklich verwandt sind jedoch
L. maxima DC., L. Sieberi Tausch., L. sicula Parl. und L. græca Kunth,
also durchaus sehr hochwüchsige Arten, mit denen L. Haussknechtiana
zwar die Büschelung der Blüthen, aber schon nicht mehr die langen
Spirrenäste gemeinsam hat. Ausserdem unterscheidet sie sich von L. ma-
æima, L. Sieberi und L. sicula durch 1 '/s mal längere, von L. græca durch
um '/s kürzere Perigone, welche bei L. sicula überdiess ungleich lang
sind (die äusseren kürzer), etc. Die Kapsel und Samen kann ich leider
nicht vergleichen. — Ich benenne die jedenfalls ausgezeichnete neue Art
zu Ehren meines Freundes Professor C. Haussknecht, der schon so vieles
besonders für die orientalische Flora Hervorragendes geleistet hat.
201
UNA
CORSA BOTANICA NELL'TSOLA DI SANTA MAURA
(LEUKAS)
DI
A. BALDACCI
Le vicende politiche della Turchia durante il 1895 influirono sulle mie
esplorazioni botaniche compiute nell’ Epiro. In attesa dell’ ordine impe-
riale che mi permettesse di avanzare verso il Nord, oltre il territorio di
Prevesa, potei utilizzare parte del tempo d’aspettativa col fare un’escur-
sione nell’isola di Santa Maura o Leukas. lo devo questa escursione
all’ ospitalità gentile sempre largitami con paterne cure dal R. Console
d'Italia signor Comm. Millelire, il quale volle insieme all egregio suo
figlio accompagnarmi col proprio « yacht » fino al porto di Amaxiki re-
stando a mia disposizione il 29 e 30 Giugno e il 1° Luglio.
E Santa Maura una delle grandi isola joniche. Geograficamente essa
venne di recente illustrata dal Dr J. Partsch‘'. Dal punto di vista botanico
la sua flora € conosciuta per opera di Östermeyer? che pubblicö le colle-
zioni di Spreitzenhofer. Le autorevoli raccolle di Mazziari, depositate
coll’erbario generale nel Museo di Trieste, e quelle proseguite dal suo
ancor vivente discepolo leucadeo signor Vrioni sono tuttora inedite.
Il materiale da me raccolto fu distribuito colla collezione che forma
l'Tter albanicum (epiroticum) tertium del 1895, e benche esiguo, non
1 Dr J. Parisch, Die Insel Leukas. Eine geographische Monographie (no 95
dei Petermanns Mitteilungen, Gotha, J. Perthes, 1889, con una carta).
2 Dr Kr. Ostermeyer, Beitrag zur Flora der jonischen Inseln Corfu, Santa
Maura, Zante und Cerigo (Verhandl. d. zool. bot. Gesellsch.. Wien, 1887).
202 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
avendo consentito di più la stagione calda e il brevissimo tempo disponi-
bile, io lo pubblico a parte non solo perche Santa Maura non appartiene
all’ Epiro, ma anche per portare un’altra contribuzione allo studio della
flora dell’ isola.
Il 30 Giugno fu il giorno destinato alla gita : la nostra meta era il m.
Haghios Ilias sopra Euggluvi o Eukluvi. Partimmo da Amaxiki alle
4 '!js ant. arrivando ai villaggi di Sphakiotes alle ore 6 °/ı. A due ore
dalla città si abkandonano i vasti e ricchi uliveti : dopo le fitie boscaglie
di ulivi vengono pochi e radi dumeti che cedono ogni giorno il posto a
vigneti di famosa ed eccellente produzione. Si passa il grosso paese di
Karyà e si arriva ad Euggluvi od Eukluvi alle 9 °/4 am. 660 dal mare. Le
viti sono state piantate nell’ aridissimo substrato calcareo dissodato e
ancora nelle fessure dei massi riempite di poca terra. Salendo il m.
H. Ilias i vigneti si trovano ancora a 800 metri circa; dopo dei quali la
natura aspra e scoperta del suolo domina fino alla cima (m. 1012 dal
mare) di questo fra i piu elevati monti dell’ isola.
1. Fumana procumbens Dun. ex DC. Prodr., I, p. 275 sub
Helianthemo. — In declivibus ad summum m. H. Ilias! Num. collect. 4.
Il numero dei semi per ciascuna capsula, che costantemente ho veduto
da 12 ridotto a 6 negli esemplari dell’ isola di Creta, à inalterato nelle
piante di S. Maura secondo il carattere tipico. Ma perö v’è qui il ritorno
agli esemplari albanesi di Vallona con le foglie qua e là ciliate, coi pedi-
celli quasi terminali pit lunghi delle foglie cui corrispondono, il che non
è del tipo. Cosi 1 calici si mostrano leggermente lanuginosi e un poco
glandolosi. Con ciö esiste il passaggio colla F. glutinosa (L.) come esposi
in Riv. crit. Alb., 1892, p. 12.
2. Tunica fasciculata Marg. et Reut. Fl. Zante, p. 31; tab. I, sub
Gypsophila ex Boiss. Suppl. Fl. Or., VI, p. 82. — In saxosis et fissuris
rupium m. H. Ilias! Num. collect. 13.
Specie interessante alla quale Buser in Boiss. l. c. ha assegnato la sua
giusta pertinenza presso la T. rigida (L.). Indigena della Grecia occiden-
tale segue per un’ area geografica che va della isole di Santa Maura, Cefa-
lonia e Zante fino al Tajgeto. Qui convergono la T. fasciculata e la Gypso-
phyla laconica Boiss. et Heldr. che sembrano essere due specie di forte
importanza per lo studio morfologico-filogenetico dei due generi Tunica e
Gypsophila.
3. Tunica glumacea Bory et Ch. Fl. Pel., n° 664; tab. p. 65,
sub Diantho ex Boiss. Fl. Or., I, p. 517. — In saxosis elatis m. H. Ilias!
Num. collect. 15.
(3) A. BALDACCI. CORSA BOTANICA NELL’ISOLA DI SANTA MAURA. 203
4. Silene Niederii Heldr. in Boiss. Diagn., ser. II, VI, p. 32. — In
vineis sub pagis Sphakiotes! Num. collect. 229.
E’ esattamente la rara specie di Heldreich nota, a mia. cognizione, di
una sola località dell’ Etolia. L’isola di Santa Maura figura molto bene
entro l’area geografica della pianta la quale, come ho notalo, invade fre-
quentemente la porzione inferiore dell’ Epiro.
5. Rhamnus græca Boiss. et Reut. Diagn., ser. Il, V, p. 74 excl.
var. ß; Fl. Or., II, p. 15. — In dumetis supra Leukada! Num. collect. 28.
Gli Autori che dal AR. oleoides L. (Willk. et Lge Fl. hisp., I, p. 483)
ricavarono il À. græca Boiss. et Reut. excl. var. ß angushfolia B. R. con-
siderarono come fondamentale differenza la natura del disco, glaberrimo
nella prima specie, tomentoso nella seconda. Il presente carattere, secondo
le mie osservazioni, non è accettabile perchè ho trovato un ciclo intero di
altre forme intermediarie che hanno il disco più o meno glabro, piu o meno
tomentoso. Questo mio n° 28 ha il disco irto-tomentoso ed apparterrebbe
perciö al R. græca. — A parte ogni questione morfologica sul disco, resta
il fatto che la specie di Boissier e Reuter è variabilissima, oltre che nel suo
insieme, nei brachiblasti e nelle foglie e tende in diverso modo alle
affini da cui si è voluta staccare. Si esaminino per questo riguardo gli
esemplari quasi erinacei di Creta (Bald. A. 1893, It. cret., n° 7; Malpighia,
IX, p. 69) difesi da robusti e numerosi ramı spinosi; quelli delle coste
d’Acarnania (Bald. A. 1889, It. bot. in penins. balk.; Nuovo Giorn. bot. it.,
1894, p. 9%) tolti da veri alberelli ben provveduti di brachiblasti in gran
numero inermi; e finalmente gli esemplari di Santa Maura intermediarii
fra quelli e questi. Dalla forma e numero dei rametti spinosi o brachi-
blasti otteniamo, a seconda della località e sviluppo della specie, la stessa
conclusione eminentemente biologica che si manifesta in altre piante,
quali, ad es., {lex aquifolium L.e Quercus coccifera L. Sono qui da notare
le diverse forme fogliari che assume il R. græca. Negli esemplari di
Creta le foglie sono elittico-oblunghe, coriacee, e, all’ aspetto, sempre-
verdi, assai ristretie; gli individui delle altre due localita portano foglie
ovate o spatolate, molto più larghe. In ogni caso non è vero ciö che scris-
sero gli Autori che le foglie del R. græca siano integre; i miei campioni
dimostrano perfettamente il contrario: essi dicono come dal margine
integro si passi sensibilmente alla più bella marginatura seghettata.
Varia pure questa pianta, e in maniera che non isfugge tanto facilmente,
per la nitidezza o per la venosità puberula nella superficie inferiore 0
superiore delle foglie secondo le localita da cui provengono.
6. Ononis Columnæ All. F1. ped., I, p. 318; tab. 20, fig. 5. — In
declivibus aridissimis m. H. Ilias! Num. collect. 234.
204 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Senza dubbio gli esemplari dell’ H. Ilias di Santa Maura, nani, quasi
acauli, a radici robuste e lunghe appartengono all’ O0. Columnæ che
Allioni istitui entro una buona giurisdizione specifica accettata dai bota-
nici posteriori.
7. Rosa micrantha Sm. Engl. bot., tab. 2490; varietas. — In
saxosis (e duobus locis) circa pagum Euggluvi vel Eukluvi! Num. collect.
46.
Dice Crépin in litt.: Questa Rosa è essa una varietà meridionale di
R. micrantha? E’ possibile. Esiste in Albania, Macedonia, Grecia una
serie di forme che io riporto provvisoriamente a varietà meridionali di
R. micrantha, ma che costituiscono, puû essere, una specie subordinata,
distinta dalla À. mierantha. lo riserbo il mio giudizio su quelle forme.
Varieta di tal gruppo furono descritte sotto i nomi di R. dorica Hal. e
R. leukadia H. Braun.
8. Carum multiflorum Sibth. et Sm. Fl. gr., III, p. 69; tab. 276
sub Athamanta ex Boiss. Fl. or., II, p. 882. — In rupestribus ad summum
m. H. Ilias! Unicum specimen in Horto botanico bononiensi servatum!
Num. collect. 260.
L’esemplare porta semi ancora molto giovani differenti da quelli pro-
venienti dalla Tsumerka e dal Pindos perciö che gli stili invece di essere
curvati o reflessi sono lunghi ed eretti. E’ dunque una forma «longistyla »
che perö nel m. H. Ilias sembra assai rara.
9. Torilis neglecta Rem. et Sch. Syst. veg., VI, p. 484. — In
vineis sub pagis Sphakiotes! Num. collect. 54.
Manca dei fiori nei quali solamente si trovano 1 caratteri specifici. Ma
dall’ alta statura, segmenti larghi delle foglie, involucro nullo o unifo-
gliare dell’ ombrella si deve arguire che & la T. neglecta, non la T. helve-
tica Gm.
10. Putoria calabrica L. fil. Suppl., p. 120, sub Asperula. — In
saxosis supra pagum Karya! Num. collect. 261.
11. Scabiosa crenata Cyr. PI. rar. neap., I, p. 11. — In rupes-
tribus ad pagum Euggluvi vel Eukluvi et in m. H. Ilias! Num. collect. 61.
Nelle stesse localita parte degli esemplari sono irti di peli, parte glabri.
Causa di questa differenza pare debba essere il substrato, calcareo nel
primo caso, argilloso nel secondo. A proposito delle variazioni che pre-
senta la 8. crenata ho esposto il mio parere in Riv. crit. Alb., 1892, p. 44
e 45. Gli individui di Eukluvi hanno le foglioline involucrali leggermente
più brevi del calice e le corolle pallide, ocroleuche. Mi sono trovato in
grande incertezza con questa pianta ed ho avuto con Degen il dubbio che
(5) A. BALDACCI. CORSA BOTANICA NELLISOLA DI SANTA MAURA. 205
potesse riferirsi alla S. Dallaportæ Heldr. De Heldreich, da confronti
gentilmente instituiti, esclude trattarsi della sua S. Dallaportæ che, oltre
i caratteri dati in Boiss. Fl. Or.. III, p. 138, ha foglie glaberrime, spato-
late, ottusissime e crassiuscule, capitoli quasi sessili in mezzo alle foglie
a rosetla e struttura del fiore e frutto assai diversa.
12. Achillea ligustica All. Fl. ped., I, p. 181; tab. 53. — Secus
viam prope Euggluvi vel Eukluvi! Num. collect. 68.
13. Gentaurea deusta Ten. Fl. nap., II, p. 266, tab. 84. — In
saxosis prope Enggluvi vel Enkluvi! Num. collect. 268.
14. Gentaurea Guicciardii Boiss. Fl. or., III, p. 661. — Ad mar-
gines vie Karya! Num. collect. 267.
Le grandi foglie basilari e cauline inferiori sono irto-tomentose. Dai
capolini essuda una gomma.
15. Podanthum limonifolium Boiss. Fl. or., II, p. 951. — In
rupestribus prope pagum Euggluvi vel Eukluvi! Num. collect. 271.
16. Thymus striatus Vahl Symb., p. 78; var. leukadius Rchb.
Ic., vol. XVII, p. 36. — In rupestribus prope pagum Karya! Num. collect.
79.
Corrisponde cogli esemplari di Heldreich di Cefalonia (Th. cephallonicus
Heldr.). E il Th. holosericeus Cel. in Flora, 1883, p. 167; cfr. Nyman
Suppl., p. 257.
Questa bella forma di Thymus è attaccata da un cecidio che il Prof.
Massalongo della Università di Ferrara dice differente da quelli finora
noti sul Th. Serpyllum L. e Th. Chamædrys L. Probabilmente deve
attribuirsi ad una specie di Cecidomyidi la quale all’ epoca della rac-
colta aveva gia abbandonato la pianta.
17. Stachys orientalis Vahl Symb., II, p. 64; varietas. — In
saxosis vinearum prope Euggluvi vel Eukluvi! Num. collect. 364.
Linneo conobbe incompletamente questa specie (Sp. pl., II, p. 582). I
suoi successori la frazionarono senza risalire a chiarire il concetto lin-
neano e portarono, a quanto appare, piü confusione di prima. Bisogna
poter stabilire che cosa siano fra di loro e rispetto ad altre specie delle
sezioni « Eriostachys » e « Stachyotypus » la S. obliqua W. K., S. Mont-
bretu Benth., S. heraclea All. 8 lutea Benth., S. pauciflora Vis., S. cretica
Forsk. ecc. ed allora si definirà il problema. Occorre «ad hoc » molto
materiale di confronto. — Secondo il parere di Degen ho distribuito la
mia pianta di Santa Maura col nome di S. obliqua var. conferta. Perchè
risulta che S. obliqua e S. orientalis sono probabilmente sinonimi (Boiss.
Fl. or., IN, p. 717; Nym. Consp. fl. eur., Ie ed., p. 578) il secondo nome
206 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
deve avere la precedenza. Se questa forma sta entro 1 confini specifici
della S. orientalis ne diversifica per le foglie florali molto più piccole,
per i verticillastri densamente raggruppati in spica breve, ovato-globosa.
N qual ultimo carattere è importante in quanto che forme della S. orien-
talis presenterebbero bensi la particolarità accennata delle foglie florali
(S. pauciflora Vis., secondo esemplari autentici di Visiani conservali
nell’ Erbario di Degen), ma non avrebbero il carattere dei verticillastri
tanto avvicinati.
18. Teucrium Polium L. Sp. pl., II, p 556. — In rupestribus ad
pagum Karya!Num. collect. 83.
19. Plantago humilis Jan El. p. 3, n. 55. — In declivibus ari-
dissimis m. H. Ilias! Num. collect. 274.
Questa forma che Nyman Consp. Fl. eur., Ie ed. p. 618 considera sotto-
specie della P. recurvata L. = P. carinata Schrad. mi pare debba rite-
nersi tale. La pianta di Leukas corrisponde a quella delle alte località della
Tsumerka (Bald. A. 1895 It. alb. tertium sub n° 182) che peraltro ha i
calici meno irti.
20. Allium paniculatum L. Sp. pl., I, p. 428. — In vineis prope
Karya! Num. collect. 368.
21. Brachypodium distachyum Rom. et Sch. Syst, II,
p. 741. — In vineis sub m. H. Ilias, 900 m. s. m.! Num. collect. 297.
22. Lolium rigidum Gaud. Helv. I, p. 355. — In campis ad paga
Sphakiotes! Num. collect. 97.
207
Ar BHOPOS
EOLYGALA GALPINI Hook. fl.
R. CHODAT
Dans plusieurs mémoires précédents, j'ai attiré l’attenlion des bota-
nistes sur les particularités intéressantes de la distribution géographique
des Polygala. Parmi les sections de ce genre, une seule présente une aire
nettement discontinue : c’est Chamæbuxus.
Dans la region indo-malaise un premier groupe d'espèces comprend
au moins dix plantes différentes, dont l’une s’avance jusqu'au Japon
méridional, tandis que deux pénètrent jusqu'au cœur de la Chine
(P. Waitersi Hance); une espèce est africaine, on l’a rencontrée au
Gabon (P. Mannü Oliver); un troisième groupe s'étend du Maroc aux
Alpes en touchant les Pyrénées et compte cinq espèces; le P. paucifolia
Willd. fleurit au printemps dans les Alleghanys. Il faut traverser toute la
région des prairies pour retrouver des Chamæbuxus dans la région cali-
fornienne et dans l’Arizona.
Malgré la distance énorme qui sépare chacune de ces aires spéciales,
l’unité de la section est très évidente et les caractères principaux tirés du
disque, de la forme du style et du stigmate, de la crête et des sépales
persistent dans leur ensemble.
Jai émis l’opinion que Chamæbuxus représente un groupe ancien à
aire autrefois continue et beaucoup plus étendue.
La présence de P. Mannii au Gabon en était la preuve.
Tout dernièrement sir J. Hooker a décrit et fait figurer un très beau
Polygala du sud de l’Afrique qui a fleuri dans les serres de Kew et
auquel 11 a donné le nom de l’un des collecteurs, M. Galpin !.
* Hooker, Botanical Magazine, t. 7439.
208 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
J'ai eu l’occasion de voir cette plante dans les serres de Kew et j’ai pu
aussi l’étudier dans l’Herbier.
Elle ressemble comme port au P. arillata Ham. mais frappe immédia-
tement par sa pubescence.
Le P. Manni du Gabon a aussi les feuilles glabres et plus grandes.
C’est en outre une plante plus petite, subherbacée, tandis que le beau
P. Galpini Hook. est un sous-arbrisseau d’au moins 50 cm.
Hooker fait remarquer que sa plante ne ressemble à aucune du sud de
l'Afrique et il a raison. Mais s’il l’avait comparée avec les dessins que j’ai
donnés de P. Mannii il aurait été frappé de la similitude qui unit ces
deux plantes.
Le disque est annulaire chez les deux, la forme du style est très sem-
blable et enfin et surtout la crête est bilobée à lobes entiers et largement
pétaloïde. Ce sont les deux seules espèces de cette section qui présentent
ce dernier caractère.
Si on cherche à établir l’affinité de ces deux espèces africaines, on ne
pourra la trouver que dans les Chamæbuxus de l’Inde et notamment dans
les espèces qui gravitent autour de P. arillata.
Cette distribution rappelle celle des Polygala voisin du P. chinensis
dont une partie habite le sud de l'Afrique et notamment la région
orientale et l’autre est répandue dans toute l’aire indo-malaise.
Il est à signaler combien est remarquable l'adaptation au climat des
sous-sections de Chamæbuxus.
Le P. paucifolia et P. Chamebuxus avec ses espèces voisines appar-
tiennent à des régions tempérées; mais déjà aux dépens de ce dernier
groupe s’est formée une espèce désertique aphylle bien remarquable, le
P. Balansæ Coss.; le groupe indo-malais est tropical, mais certaines de
ses espèces pénètrent dans la zone tempérée (Chine); en Afrique, de
deux espèces affines l’une est tropicale (P. Manni Oliv.), l’autre est sub-
tropicale (P. Galpini). Enfin le groupe californien comprend tous les
passages de la xérophilie faible à la xérophilie extrême (P. desertorum
Brandegee, P. subspinosa Wats.). Ces adaptations si variées parlent bien
en faveur d’une grande ancienneté.
Le P. Galpini Hook. f. a été récolté à Natal par Gerrard (1234 Hb. Kew.)
et par Galpin dans le Swazieland et Devilsbridge dans des localités
fraîches. Il forme un arbrisseau de 3-5 pieds.
Sans doute l'Afrique mieux explorée nous réserve plus d’une surprise
de ce genre.
Be CARD INDEX
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3 GENERA, SPECIES AND VARIETIES
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| PLANTS PUBLISHED SINCE 1885
à BY
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e: 941 S St. N. W., Washington, D. C.,
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Mr. Eug. AUTRAN, Herbier Boissier, Chambésy, Switzerland.
Mr. Frederick V. Covırıe, National Herbarium, Washington, D. C.
Dr. B. L. Ropınson, Gray Herbarium, Cambridge, Mass.
Prof. CG. S. SArGEnT, Arnold Arboretum, Jamaica Plain, Mass.
Dr. Wm. TRELEASE, Missouri Botanic Garden, St. Louis, Mo.
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KUPFERBERG in SCHLESIEN
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BULLETIN
DE
L'HERBIER BOIS.
SOUS LA DIRECTION DE.
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
20 FRANCS PAR AN POUR L ErRanGeR.
: = ee BERLIN
ee OR. FRIRDLENDER & SOHN Dur _
BES. 44, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 4. — AVRIL 1896.
Pages. te
I. — Jules Daveau. — LA FLORE LITTORALE DU m :
TUGAL (d:SHIDRE) ar, GR ERS
IL — Alfred Chabert. -— LE VIVIPARISME. .. a dus
209
3
II. — R. Chodat. — UNIVERSITÉ DE GENÈVE. — LABORA-
TOIRE DE BOTANIQUE. 3ne série, [Vme fascicule. i
4. R. Chodat, — POLYGALACEZÆ novæ vel parum cognite. AN.
2. R. Chodat. — PLANTE EXPEDI TIONIS REGNEL-
LIANÆ PRIMÆ in Brasilia lectæ Polygalaceas determinavit
3. R. Chodat. — CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS
MONNINAÆ a.
4. R. Chodat. — CONSPECTUS SYSTEMATICUS aan iS
954
3. R. Chodat et A. Lendner. — SUR LES MYCORRHIZES
XANTHOPHYELÆ 2... en
DU LISTERA CORDATA (avec gravures dans le texte)....
6. R. Chodat. — MATERIAUX POUR SERVIR A L’HISTOIRE
: DES PROTOCOCCOIDEES (avec gravures dans le texte)....
APPENDIX No II (suite).
233
938 7
943
265
273
IV. — @. Schweinfurth. — Sammlung Arabisch-Æthiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881,
1888, 1889, 1891 und 4892 .................. 4163 à 178
4me année, N° 4, Avril 1896.
LS dt
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL
PAR
J. DAVEAU
INTRODUCTION
Les problèmes de géographie botanique préoccupent de plus en plus
. les chercheurs; la nécessité de leur solution s’impose dès que la flore
d’un pays est suffisamment connue, des qu’on en possede la statistique
floristique complete ou à peu près.
_ La flore du Portugal est aujourd’hui dans ce cas. D’actives recherches
entreprises il y a bientôt vingt ans et auxquelles nous avons pris part
il y a plus de quinze années; le Bulletin de la Société Brotérienne qui
en publie les résultats depuis 1880; les exsiccata distribués en grand
nombre pendant ces dernières années, tous ces éléments ajoutés aux
matériaux recueillis jadis par Welwitsch, Gomes Machado, Antonio de
Carvalho, et aux publications du comte de Ficalho, de MM. J. Hen-
riques, Mariz, Pereira Coutinho, Hackel, G. Rouy, Edwin Johnston, etc.
ont contribué à faire connaître dans ses lignes principales la flore de
ce pays. Tout le monde connaît en outre les flores de Brotero, de Link
et Hoffmansegg; les documents ne manquent donc pas.
Un savant dont on déplore la perte récente, Willkomm, a publié il y
a peu de temps une étude remarquable sur la végétation des plages et
des steppes de la péninsule ibérique ?. L'auteur a séjourné en Espagne,
1 Je dois surtout à mon ami M. Edwin Johnston d'importantes notes sur la
végétation du littoral du Douro.
? Statistik der Strand- und Steppenvegetation der Iberischen Halbinsel. — In
Botanische Jahrbücher Vol. XIX, pp. 279 et suiv. 1894.
BULL. HERB. BoIss., avril 4896. 15
210 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
il a vu l’Algarve, mais n’a pas exploré le reste du Portugal. Cela
explique les erreurs qui se sont glissees dans la partie de ce travail qui
concerne la côte occidentale de la péninsule.
Ainsi Asteriscus maritimus, Convolvulus Soldanella considérés comme
appartenant aux quatre zones de la péninsule ibérique manquent : le
premier au nord et à l’ouest, le second dans tout le sud-ouest; Arnica
montana var. angustifolia, Herniarıa ciliata, Tamarix anglica, Tri-
Jolium Bocconi observés par Willkomm au nord de la Péninsule seule-
ment, se retrouvent sur plusieurs points du littoral ouest; Asplenium
marinum indiqué seulement au nord et au sud-ouest est assez fréquent
dans l’ouest, au nord du Tage. D’autres ne figurent pas sur les listes du
littoral occidental; tel le Pinus Pinea par exemple, qui y occupe une
place très importante, est donné par l’auteur comme exclusif au littoral
sud, il en est de même de Sphenopus Gouani, Juniperus macrocarpa,
Orlaya maritima, Cyperus schoenoides, Vulpia geniculata, Picridium
gaditanum, Helichrysum Picardi, ete., pour ne citer que les plus
importantes parmi les nombreuses especes omises sur le littoral de
l’ouest. Par contre, Cyperus distachyos, Statice sinuata, Scolopendrium
Hemionitis ! indiqués à l’ouest n’y ont jamais été signalés. Enfin certaines
espèces propres aux tourbieres : Arnica montana, Euphorbia uliginosa,
etc.; à la zone des plaines et des collines : Arabis lusitanica, Centaurea
lusitanica, Ranunculus Broteri, R. adscendens, etc. ; d’autres répandues
partout en Portugal : Gymnogramma leptophylla, Lavatera cretica; ou
dans le monde entier comme Samolus Valerandi doivent, à notre avis,
disparaître des listes d'espèces caractéristiques du littoral.
Il résulte de ce qui précède que les détails statistiques consignés dans
ce travail sont erronés, du moins en ce qui concerne la côte portugaise.
Bien que les conclusions générales n’en soient pas sensiblement atteintes,
il importait d'établir avec plus de précision le faciès de la végétation
de la côte occidentale; c’est ce que nous avons cherché à faire dans
l'étude qui va suivre.
1 Evidemment cité par confusion avec Asplenium Hemionitis (A. palmatum
Lamk.) qui s’y rencontre sur un point de la côte occidentale. Mais cette fougère
n'est même pas une plante des falaises ni du cordon littoral, elle vit dans les
parties fraîches ou humides du massif granitique de Cintra.
(3) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 211
Geographie, orographie, hydrographie; caracteres des regions Nord et Sud, leur
division motivee par la vegetation.
La superficie du Portugal est d’environ un sixième de celle de la
France, elle est à peu près le cinquième de la péninsule ibérique toute
entière.
Sa plus grande largeur n’atteint guère que 220 kilomètres de l’est à
l’ouest, tandis qu’elle en mesure 558 dans sa plus grande longueur.
Enfin ce pays offre un périmètre de 1795 kilomètres, sur lesquels 793
forment la côte maritime; c’est un peu moins de la moitié. Ce dévelop-
pement des côtes est considérable par rapport à la surface totale du
territoire; nous verrons plus loin qu'il est en réalité beaucoup plus
étendu grâce aux vastes estuaires soumis à l’action des marées. Ces
estuaires sont désignés en portugais sous le nom de « ria » tandis que
le fleuve proprement dit est le « rio ».
Le relief du sol est très varié; montagneux dans le nord, presque
plat dans le sud il offre par ce fait même, nous le verrons plus loin, des
conditions météorologiques et climatériques très diverses.
Examinons les caractères les plus saillants de la structure physique,
orographique et hydrographique de ce pays.
Le Portugal est divisé en deux parties par le cours du Tage qui
forme la limite sud de la région la plus montagneuse du pays. Dans
cette région nord, les chaînes sont pour la plupart orientées du nord-
est au sud-ouest et du nord-ouest au sud-est. Les plus hauts sommets y
atteignent 1000 à 2000 mètres sans jamais dépasser cette altitude. Le
Douro, le Vouga, le Mondego et leurs affluents; le Zezere et d’autres
tributaires de la rive droite du Tage sillonnent cette région.
Au sud du Tage, au contraire, les plaines dominent; à peine sont-
elles interrompues par le cours du Sado, de ses affluents, de quelques
rivières, affluents de la rive gauche du Tage et d’autres cours d’eau de
_ moindre importance. Cette uniformite est à peine relevée : par le massif
du Haut-Alemtejo qui sépare la vallée du Tage de celle du Guadiana et
dont les sommets dépassent à peine 1000 mètres; par les chaînes de
Calderaô et de Monchique aux sommets variant de 500 à 900 mètres
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
d’altitude, chaines qui forment l’ossature de l’Algarve; enfin par des
reliefs de moindre importance dont le principal est la petite chaine de
l’Arrabida dans la presqu'île de Setubal.
A ces differences orographiques, se lient des conditions météorolo-
giques ayant une réelle influence sur la distribution des espèces.
végétales. En effet, le pays situé au sud de la vallée du Tage appartient
à la zone la moins pluvieuse, c’est aussi celle où l’évaporation est le
plus active. Les observations comparatives faites sur les salines montrent
que cette évaporation est huit fois et demi plus forte dans les salines du
Sado (sud du Tage) que dans celles d’Aveiro (nord du Tage).
Les observations thermométriques confirment du reste ces faits. Bien
que la température varie peu d’une extrémité à l’autre du littoral où
rien ne vient contrebalancer l'influence de l’Atlantique et des courants.
qui le parcourent, il n’en est pas de même pour l’intérieur du pays qui
échappe à ces influences. Au nord du Tage, les neiges garnissent les
hautes cimes des montagnes pendant une partie de l’année, les minima,
absolus descendent à — 7°, les maxima de l'été atteignent à peine
—- 25° sur ces mêmes montagnes. Au sud du Tage où la neige est.
inconnue, le thermomètre descend rarement au dessous de zéro tandis
que les maxima atteignent + 45°.
Les conséquences des diverses conditions que nous venons de résumer
sont clairement démontrées par la végétation. On peut dire d’une
façon générale et sans entrer dans des details qui trouveront plus
loin leur place, que le pays situé au nord du Tage correspond à la
région du Pin maritime et des chênes à feuilles caduques, tandis que la
région du Pin pignon et des chênes à feuilles persistantes correspond à
la partie située au sud de ce fleuve. En d’autres termes, la région du
pin maritime a des rapports très nets avec la végétation du nord-ouest
de l’Europe; la région sud, au contraire, se distingue par l'abondance
des formes endémiques, la fréquence des espèces ibériques et l'apparition
des espèces algériennes et marocaines. Toutefois les espèces méditerra-
néennes y sont les plus nombreuses bien qu’elles n’y soient pas toujours
prédominantes.
Les deux grandes divisions dont la vallée du Tage constitue la limite
respective sont elles-mêmes subdivisées en plusieurs zones. Ces sub-
divisions ne different pas de celles qu’on a établies dans le midi de
l’Europe, ce sont les zones littorale, des plaines et collines, montagneuse
et subalpine. Nous ne nous occuperons dans cette étude que de la zone
littorale.
(5) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 213
II
Les stations de la zone littorale. — Aspect et constitution de la côte. — Vases
salées, falaises, dunes, landes et pinèdes. — Espèces rudérales, adventices,
ubiquistes, subspontanées.
La zone littorale proprement dite comprend : les vases salées des
estuaires, lagunes et salines alternativement baignees ou découvertes
par la mer; la plage et la dune avec des landes et des pinèdes littorales;
les falaises, rochers ou récifs, enfin les marais confinant à la dune et
parfois cernes par les sables; cette zone est le centre de dispersion
d’interessantes espèces iberiques; elle est le domaine de bien des formes
spécifiques remarquables et même de groupes (sections, genres) tels que
Ulex (Nepa, Stauracanthus), Genista (Pterospartum, Retama), Armeria,
Calendula, Linaria, etc.
Au nord du Douro,la côte portugaise est en grande partie formée de
falaises granitiques, les seules (avec les îles Berlengas) qui soient consti-
tuées par cette roche. La dune occupe la rive gauche de l'estuaire du
Minho, reparait au voisinage de l'embouchure de quelques cours d’eau,
mais sa plus grande largeur excède rarement 5 à 6 kilomètres dans
cette région.
Au sud du Douro, l’extension de la dune est considérable, elle s’&tend
sur une longueur de plus de 158 kilomètres, et sa largeur en atteint
parfois 10 à 15; les lagunes d’Aveiro, l'estuaire du Mondego et le cap
du même nom interrompent cependant son uniformité.
Avec le grand massif calcaire du nord du Tage, la falaise reparaît
au delà du fleuve ; on y observe aussi les plus hautes dunes de la côte;
elles atteignent près de 100 m. d'altitude non loin du lac d’Albufeira.
Le cap d’Espichel et de hautes falaises de 200 et 300 m. leur succèdent.
Au delà du Sado, la dune reparaît; elle constitue d’abord la côte à
elle seule, puis couronne les falaises schisteuses et peu élevées qui pré-
cèdent l’escarpement du cap Saint-Vincent.
Au delà de ce cap, pointe S. O. extrême du Portugal et de l’Europe,
la côte court brusquement vers l’est, offrant alternativement des dunes
et des falaises de faible hauteur coupées de quelques estuaires.
La côte dont nous venons d’esquisser la physionomie forme comme
214 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6}
un trait d’union entre les rives atlantiques et le bassin méditerranéen;
on doit s'attendre dès lors à y trouver une flore participant de ces deux
grands domaines. Disons-le tout de suite, le nombre des espèces médi-
terranéennes y prédomine partout, mais la végétation présente du
nord au sud des différences notables en même temps que varient les
conditions climatériques.
Dans le nord du pays, les espèces particulières aux plages septentrio-
nales occupent une place assez importante; elles disparaissent presque
complètement dans le sud où, indépendamment des formes endé-
miques, les espèces caractéristiques sont ibériques, marocaines ou algé-
riennes.
Avant d'aborder l'étude des différents points du littoral portugais,
nous allons essayer de donner une idée générale de la physionomie
botanique de chacune des stations. Nous appuyant ensuite sur les modi-
fications successives qui s’observent du N. au S. dans les éléments de
ces groupes de vegetaux, nous verrons dans quelles limites l’examen
des florules locales permet de les subdiviser.
1° Vases salées, estuaires.
Les parties alternativement immergées et découvertes présentent une
flore d’estuaire peu riche en espèces, surtout dans le nord, mais en
majorité composée de plantes sociales. Le nombre des espèces augmente
dès que le sol échappe à l’action directe des marées et perd graduelle-
ment sa salure sous l'influence des pluies. On observe ce fait par
exemple sur les digues des salines, les vases conquises sur la mer ou
abandonnées par elles.
Les estuaires présentent d’immenses surfaces occupées par de véri-
tables prairies de Spartina stricta (en portugais « Morraça ») ou pätu-
rent à marée basse des troupeaux de bœufs et de taureaux’. Le Scirpus
maritimus y abonde sous plusieurs formes, mais le type (var. genuinus)
à rayons périphériques longuement pédonculés, qui paraît rechercher
les eaux douces de l’intérieur, ne s’y montre pas. Les Suæda maritima,
Inula crithmoides, Aster longicaulis, Statice Limonium et S. ovalifolia
peuplent ces vases sur toute l’étendue du littoral.
D’autres sont moins répandues mais tout aussi abondantes : Obione
1 «Optimum pecori pabulum prestat» dit Brotero (Flora lusitanica, 1, p. 8%.)
(7) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 215
portulacoides, O. glauca, Suæda fruticosa, Zostera marina, Statice feru-
lacea, Salicornia fruticosa, S. radıcans, S. herbacea.
Les suivantes tout aussi communes ont moins d'importance par le
nombre de leurs individus :
Agrostis maritima. Posidonia Caulini.
Frankenia hirsuta. Potamogeton marinus.
» pulverulenta. Hordeum maritimum.
Beta maritima. Asteriscus aquaticus.
Sonchus maritimus. Plantago Coronopus crassifolıa.
Tamarix gallica. » » integrata.
Glyceria maritima. Statice confusa.
Zostera nana.
Enfin les especes qui suivent, mieux localisees sur certains points de
la côte, fourniront plus loin des éléments pour les subdivisions du lit-
toral : Glaux maritima, Armeria elongata, sont localisés au N. du
Douro; Statice occidentalis habite l'estuaire du Mondego; Statice con-
fusa B intermedia les vases salées du petit port de S. Martinho et de la
Lagoa d’Obidos; Triglochin maritimum, Tamarix anglica se trouvent
ça et là depuis le nord du pays jusqu’à la vallée du Tage. Ce Tamarix
remonte assez avant dans la vallée et bien au delà du point extrême où
les marées se font sentir; Triglochin Barrelieri, Trifolium Bocconi ne
se rencontrent qu'aux deux points extrêmes de la subdivision du N. du
Tage.
Au sud de ce fleuve, les vases salées présentent aussi une florule dis-
tincte : une Orobanche de forte taille Phelipæa tinctoria, aux tiges
safranées atteignant parfois un mètre, croît dans les estuaires sur les
racines des Salsolacées. Autour croissent : Salsola vermiculata, Atriplex
patula, Glyceria leptophylla, Polygonum equisetifolium, P. contro-
versum.
Dans les parties desséchées ou hors d'atteinte de l’eau salée : Plan-
tago crassifolia, Sphenopus Gouani, Bupleurum filicaule, B. semi-compo-
situm, Artemisia gallica, Melilotus messanensis, Cressa cretica, Podo-
spermum calcitrapifolium. Ces plantes se trouvent ca et là au sud du
Tage, les suivantes sont spéciales au littoral de l’Algarve : Frankenia
Boissieri, Statice diffusa, S. lychnidifolia, Limoniastrum monopetalum,
Pinardia anisocephala, Scleropoa maritima. Pour conclure ce qui con-
cerne cette station, citons encore Cotula coronopifolia, originaire de
l’hémisphère austral. Cette espèce déjà signalée en Allemagne est
216 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
abondamment répandue sur toute la côte occidentale de la péninsule
ibérique. Elle n’habite pas seulement les vases baignées par la mer, on
la trouve aussi dans les eaux douces, surtout au sud où la salure exa-
gérée par l’Evaporation très active ne lui permet sans doute pas de se
maintenir dans les vases salées, mais elle s'éloigne peu du littoral :.
2° Falaises.
Les falaises occupent sur le littoral portugais beaucoup moins de
place que les dunes, mais elles présentent une flore relativement plus
riche en espèces que la station précédente. On y remarque un certain
nombre d'espèces ibériques, d’autres spéciales à la côte DE TRES
mais pas d’espèces sociales.
Les espèces suivantes se rencontrent du nord au sud : Æuphorbia
portlandica, Alyssum maritimum, Spergularia media, Crithmum mari-
timum. Au nord du Douro, la côte est granitique et schisteuse. On y
trouve : Cochlearia danica, Lavatera arborea, Armeria maritima,
Silene maritima, Senecio cineraria, Armeria pubigera, A. Henriquesü°,
Spergularia rupestris, Dianthus Planellæ. Trois de ces espèces, Silene
maritima, Cochlearia danica et Lavatera arborea (var. berlengensis) se
retrouvent plus au sud, dans l’archipel également granitique des Ber-
lengas. On note en outre dans cet archipel : Zchium Daveæi, Pulica-
ria microcephala, Armeria berlengensis et sa variété villosa, Angelica
pachycarpa que l’on ne trouve que là et à la Corogne.
Se trouvent à la fois aux Berlengas et sur la côte calcaire adjacente :
Desmezeria loliacea, Beta maritima, Suæda fruticosa, Thrincia hirta 8
crassifolia, Calendula microphylla, C. lusitanica, Asplenium marinum,
Scrofularıa sublyrata.
Sur cette même côte, les espèces suivantes semblent limitées vers le
sud par la vallée du Tage : Silene maritima, Spergularia rupestris,
Asplenium marinum, Statice Dodartii, Lotus creticus, Convolvulus
lineatus, Statice globulariæfolia, 8. densiflora, S. densiflora var. lusita-
nica. D’autres enfin ont un habitat moins limité et se retrouvent plus
au sud : Picridium vulgare var. maritimum, Statice virgata, Statice ova-
hfoha var. minor.
1 L'introduction du Cotula coronopifolia doit être récente, Brotero qui publiait
au commencement de ce siècle ne le cite pas.
2 — Armeria Langeana Henriques, non A. Langei Boiss. (Voyez Daveau,
Plumbag. portug., p. 29.).
(9) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 217
Au sud du Tage, les falaises ont un moindre developpement, leur
facies se modifie au point de vue de la vegetation. Les plantes domi-
nantes ou répandues à peu près partout sont les suivantes : Ononis his-
panica, O. ramosissima, Calendula lusitanica, C. algarbiensis, Coronilla
glauca, Daucus gummifer, Sempervivum arboreum, Statice virgata,
S. ovalifolia var. minor. Une variété du Calendula lusitanica (var.
transtagana) est localisée sur les falaises de la rive gauche de l’estuaire
du Tage. Le Teucrium Chamadrys Vest aussi aux caps Mondego et
Espichel, seuls points du territoire portugais où cette espèce soit
signalée. De même Convolvulus lineatus n’a été trouvé qu au cap Mon-
dego.
Plus au sud, en face Villa Nova de Milfontes se trouve la petite île de
Pecegueiro où dominent : Armeria pungens var. major, Ephedra fra-
gilis, Lavatera Daveæi, Calendula algarbiensis. Les mêmes espèces se
retrouvent sur la côte voisine jusqu’au cap Saint-Vincent où croissent
encore : Calendula tomentosa, Statice echioides, Viola arborescens var.
serratifohia, Asteriscus maritimus, Thymus algarbiensis, Teucrium
vicentinum, Clematis cirrosa.
A ces plantes propres aux falaises et aux rochers maritimes, vient
s'ajouter un certain nombre d'espèces qui occupent les plateaux couron-
nant ces falaises. Ces plantes ne reçoivent pas les embruns, mais l’air
chargé de vapeurs salines semble leur être nécessaire. L'espèce la plus
caractéristique à ce point de vue est l’Ulex densus Welw.; cet ajone
couvre parfois de grands espaces à la façon de ceux de Bretagne et du
Cotentin. C’est donc une plante éminemment sociale. Ajoutons que
l Ulex densus croît toujours sur le calcaire compact, qu'il accompagne
depuis son premier affleurement sur la côte, au N. de San Martinho
(massif de Porto de Moz) jusqu'au Tage. On le retrouve de nouveau
avec ces mêmes calcaires au cap d’Espichel, pointe extrême de l’Arra-
bida, il reparait plus au sud avec l’effleurement calcaire de S. Thiago
de Cacem près du cap de Sines. A l’Ulex densus il faut ajouter Ulex
australis, Genista Welwitschü, G. Tournefortii, G. decipiens qui ne
s’éloignent jamais du voisinage du littoral. Ces espèces et beaucoup
d’autres constituent la garigue avec Quercus coccifera qui forme le fond
de la végétation.
D’autres espèces occupent avec Ulex densus, les plateaux des falaises
calcaires au nord du Tage, ce sont :
218 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Iberis procumbens. Trifolium Cupani.
Soliva lusitanica. Linum setaceum.
Calendula lusitanica v. microcephala. » strietum.
Medicago truncatula. Silene hirsuta.
Dactylis hispanica var. maritima. Eryngium latifolium.
Tuberaria vulgaris var. suffruticosa.
On revoit ces mêmes espèces au sud du Tage, mais associées à
d’autres, principalement au sud de la presqu'île de Setubal ou les
falaises s’abaissent parfois insensiblement jusqu’au niveau de la mer.
Leur végétation est alors peu différente de celle de la garigue que ces
falaises semblent continuer. On y trouve comme espèces dominantes :
Juniperus phoenicea. Ceratonia Siliqua.
Quercus coccifera. Rhamnus olæoides.
Olea silvestris. Phillyræa latifolia.
Pistacia Lentiscus. Jasminum humile.
Phlomis purpurea. Cistus monspeliensis.
Lavandula multifida. » salvifolius.
» Steechas. Cephalaria leucantha.
Ononis mitissima. Centaurea sempervirens.
Il faut noter d’autres especes moins frequentes :
Bartsia aspera. Echinops strigosus.
Linaria origanifolia glabrata. Biscutella Iævigata.
» glaucophylla. Rubia peregrina var. angustifolia.
Dianthus Broteri. Eufragia viscosa.
Fumana lævipes. Trixago apula.
Daucus setifolius. Umbilicus hispidus.
» crinitus. Sideritis hirtula.
Helianthemum marifolium. Serratula bætica.
Le Matthiola tristis dont la station naturelle paraît être les mon-
tagnes du Tras os Montes habite à la fois les éboulis de ces falaises et
celles du Douro, avec Linaria melanantha et L. atrofusca; Erythræa
portensis (E. diffusa Woods.) est localisé sur le littoral du Douro.
Enfin les plantes suivantes croissent en Algarve dans les mêmes
conditions:
Iberis Tenoreana. Helianthemum origanifolium.
Centaurea vicentina. Astragalus massiliensis. ;
Silene obtusifolia. » algarbiensis.
Linaria satureioides. Ulex erinaceus.
» algarviana. Sideritis angustifolia.
(11) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 219
3° Dunes.
Les dunes constituent la station la plus importante par son etendue,
par la variété de ses habitats et de sa flore; elles occupent la plus
grande partie du territoire portugais et varient quant à leur hauteur et
leur extension vers l’intérieur. Les conditions de milieu changent égale-
ment suivant la latitude et le régime pluvial. Au nord du Tage les
dunes confinent à une région assez restreinte de plaines ou de basses
montagnes, adossée à des hauteurs de 500 à 1500 mètres d'altitude et
plus. Au sud du fleuve, elles bordent de vastes plaines qui s’enfoncent à
plus de 100 kilomètres dans l’intérieur du pays. On conçoit les modifi-
cations qu’entrainent de pareilles différences, elles se traduisent nous
l'avons dit, par une évaporation beaucoup plus active au sud qu'au
nord du pays.
La dune se décompose parfois en stations secondaires; elle se modifie
suivant qu’elle reçoit directement les embruns ou qu’elle en est abritée,
que ses éléments constitutifs sont mobiles ou fixés par la végétation et
plus ou moins mélangés d’humus. Des étangs, des marais parfois très
larges (lagoas) s’y forment fréquemment; ils ont une origine commune,
formés qu'ils sont par des cours d’eau dont l'embouchure est comblée
puis obstruée par la dune. Il ne faut cependant pas confondre ces
étangs avec les tourbières du littoral, qui se trouvent en sol siliceux au
milieu des landes et des pinedes'.
Nous ne signalerons ici que les espèces dominantes; nous aurons à
citer les espèces rares, spéciales à certaines régions, à propos de chacun
des secteurs qu'elles caractérisent.
La dune proprement dite s’eleve parfois sans trace de végétation à
une assez grande hauteur et la surface en est constamment agitée par
les vents dominants. A l’abri de ces masses mouvantes s'étend une
région plus basse; les particules de sable arrêtées par les tiges de
! Bien qu’elles soient au milieu des landes, ces tourbières par la nature de leur
végétation appartiennent plutôt à la zone des plaines et des collines, qu'au littoral
proprement dit. On y trouve Arnica montana, Erica ciliaris, Ulex nanus, My-
rica Gale, Elodes palustris, Cirsium palustre, C. monspessulanum, plusieurs
espèces de Sphagnum, etc. en société d'espèces endémiques telles que: Euphorbia
uliginosa, Centaurea uliginosa, Leuzea longifolia, Genista ancistrocarpa, Carex
Welwitschii, etc.
220 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
quelques plantes réussissent à former de petits monticules. Les plantes
dominantes de ces parties à demi fixées sont par ordre d’impor-
tance :
Psamma arenaria. Salsola Kali.
Artemisia crithmifolia. Diotis maritima.
Crucianella maritima. Polygonum maritimum.
Agropyrum junceum. Eryngium maritimum.
Euphorbia Paralias. Calystegia Soldanella.
Scrofularia frutescens. Pancratium maritimum.
Cakile maritima. Honkeneja peploides.
Quelques plantes annuelles croissant habituellement par colonies,
occupent les pentes mouvantes à l’abri des vents dominants : Silene
litiorea, S. nicæensis, Orlaya maritima, Corynephorus canescens, Ero-
dium Jacquinianum, Euphorbia Peplis, Herniaria maritima var. cihata,
Sporobolus gaditanus. A ces espèces, d’autres s’ajoutent au sud du
Tage : Erodium sabulicola, E. Salzmanni, Silene ramosissima, Hernia-
ria maritima o genuina, Polycarpon alsinæfolium, Lotus arenarius,
L. Salzmannı.
Les parties fixées depuis longtemps présentent une florule de plus
en plus riche; çà et là les Cynodon Dactylon et Panicum repens forment
le tapis végétal avec :
Cyperus schoenoides. Helichrysum Stocchas maritimum.
Carex divisa. Seseli tortuosum.
Helichrysum serotinum. Armeria Welwitschii.
Corrigiola littoralis. » cinerea.
Linaria maritima. Aetheorhiza bulbosa.
» Broteri.
Malcolmia littorea.
Medicago marina.
» littoralis.
Erythræa chloodes.
Carex arenaria.
» trinervis.
Sagina nodosa.
Salix repens.
Andryala Ficalheana.
Phleum arenarium.
Crypsis sch&noides.
Asphodelus fistulosus.
Anchusa undulata.
Mathiola glandulosa.
La plupart de ces espèces, spéciales à la région nord du Tage,
deviennent tres rares et disparaissent au sud de ce fleuve; elles sont
remplacees par :
(13) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 221
Papaver setigerum. Verbascum crassifolium.
Sedum altissimum. Cressa cretica.
Helichrysum Picardi. Linaria spartea.
Hedypnois arenaria. » pedunculata.
Andryala arenaria. Astragalus bæticus.
Jonopsidium acaule. Emex spinosus.
Thymus carnosus. Echium calycinum.
Armeria pungens. Calendula algarbiensis.
Linaria Lamarkii. Tribulus terrestris.
Les Ononis hispanica et O. ramosissima en grosses touffes hemisphé-
riques appliquees sur le sable dominent par place, tandis qu’un tapis de
graminées : Vulpia Alopecuros et V. geniculata, Lepturus filiformis,
Polypogon monspeliense, P. maritimus, Lagurus ovatus, s'empare du
sol et le fixe définitivement. L’humus déposé par ces plantes permet
alors à la végétation adventice d’apparaitre : Asterolinum stellatum,
Radiola linoides, Linum strictum, Ormenis mixta, Lithospermum arvense,
Hypochæris polymorpha, Plantago lusitanica, Keleria phleoides, etc.
Les étangs et les marais littoraux sont formés, comme nous l’avons
dit, par les eaux extravasées, auxquelles les dunes opposent une infran-
chissable barrière. Quelques-uns de ces marais sont en grande partie
peuplés de Juncus acutus aux touffes énormes, associés dans les parties
moins profondes aux Juncus maritimus, Scirpus maritumus et ca et là
surtout au sud du Tage et en Algarve, à de rares colonies de Spartina
versicolor et de Juncus subulatus.
Au nord du pays, principalement sur le littoral de la province du
Douro, on trouve dans les marais : Ranunculus Flammula, Eryngium
corniculatum, Littorella lacustris, Gratiola officinalis, Utricularia
oxoleta. Quelques-unes de ces espèces (Æryngium corniculatum, Gratiola
officinalis var. linifolia) croissent aussi au delà du Tage, mais elles
s’eloignent alors du cordon du littoral et se refugient dans l’intérieur du
pays. Au sud du Tage, les marais du littoral renferment : Ranunculus
trichophyllus, Chara crinita, Ruppia rostellata, Potamogeton natans.
Les bords humides de ces marécages, de leurs fossés d'alimentation
ou d'écoulement nourrissent une florule très riche bien qu’heterogene
dans ses éléments constitutifs. A côté de plantes appartenant au cordon
littoral comme :
Euphorbia pubescens £ crispata. Statice confusa.
Pieridium gaditanum. » ferulacea.
222 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Erythræa spicata. Apium graveolens.
» tenuiflora. Polypogon subspathaceus.
Sonchus maritinus. » maritimus.
Chlora imperfoliata. » monspeliensis.
Fuirena pubescens. Carex extensa.
Scirpus maritimus. Schenus nigricans.
» Holoschænus.
et de véritables tapis d’Agrostis filifolia et d’A. adscendens, on en
observe d’autres qu’on peut considérer comme adventices et même
ubiquistes :
Ranunculus ophioglossifolius. Lotus uliginosus.
Galium palustre. Juncus lampocarpus.
Lycopus europæus. Triticum repens.
» laciniatus. Hydrocotyle vulgaris.
Lysimachia vulgaris. Stellaria uliginosa.
Hypericum undulatum. Samolus Valerandi.
Teucrium scordioides. Scirpus fluitans.
Mentha aquatica. » pungens.
Poterium agrimonoides. Lolium strietum.
Gnaphalium luteo album. Lobelia urens.
Beaucoup de ces marais sont aujourd’hui comblés ou en voie de l’être
par la marche incessante de la dune. Le sable soulevé et chassé par le
vent, arrêté par les tiges des glumacées, s’est déposé à leur pied, le
marais finit par disparaître avec sa végétation aquatique. Seules les
espèces vigoureuses : Juncus acutus, J. maritimus, J. subulatus (I. mul-
tiflorus), Spartina versicolor, Scirpus Holoschænus se sont accommodées
à ce nouveau milieu. Les graminées ne tardent pas à s'emparer du sol
et d’y protéger l'établissement d’autres espèces. C’est dans une station
analogue que vivent en Algarve Armeria gaditana et À. littoralis et à
l'embouchure du Tage le Sesuvium Portulacastrum.
4° Landes, pinèdes du littoral.
Les dunes sont presques partout limitées par une ligne plus ou moins
profonde de pinèdes ou de landes, station bien évidemment soumise à
l'influence maritime, car les espèces qui la caractérisent ne s’eloignent
pas sensiblement du cordon littoral.
(15) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 223
Les sables siliceux constituent le sol de cette station intermédiaire qui
est le domaine de diverses espèces d’Ulex, notamment de ceux apparte-
nant aux sections Stauracanthus et Nepa; d’Armeria et d’Helian-
themum tout particulièrement de la section Halıimium, etc. La localisa-
tion de quelques-unes de ces espèces est remarquable; la proportion des
espèces endémiques et péninsulaires y est considérable.
La plante dominante et caractéristique de cette station est le Corema
album ; on le rencontre du nord au sud avec les plantes suivantes dont
la distribution est aussi largement répandue : Halimium Libanotıs,
Genista triacanthos, Centaurea polyacantha, Lepidophorum repandum,
Erythræa maritima, Lœfflingia mierantha, Daphne Gnidium, etc.
Le Myrica Faya, qu'on suppose introduit des Açores, s’y observe
sur deux points de la côte assez distants l’un de l’autre. On en connaît
en outre deux localités plus intérieures, Cintra et Monchique, ce qui
tendrait à infirmer l'hypothèse d’une introduction.
D’autres espèces moins nettement littorales sont très répandues du
nord au sud : Spergularia rubra, Silene hirsuta, Linaria spartea, Evax
asterisciflora. Citons encore Malcolmia patula, localisé dans les vallées
soumises aux vents du large ou au voisinage des estuaires.
Plusieurs espèces sont également localisées au nord du pays et ne se
retrouvent plus au sud du Douro : Zvax carpetana, Linaria glutinosa;
plus au sud, dans la région moyenne du littoral : Ononis Broteriana,
Malcolmia parviflora; une espèce dominante dans les landes : Ulex
europæus et sa variété latebracteatus; Sarothamnus grandiflorus, Stau-
racanthus spartioides, seul représentant de ce sous-genre dans la partie
nord du Tage. Enfin quelques espèces dont l'habitat est un peu plus
étendu : Ornithopus isthmocarpus, Pterospartum scolopendrium, P. ste-
nopterum, Seseli tortuosum, Hordeum Gussonianum, Gaudinia fragilis.
Au sud du Tage, le caractère tout particulier de cette station s’accuse
de plus en plus: Stauracanthus aphyllus y remplace S. spartioides;
Ulex Welwitschianus y remplace Ulex europæus. C’est le domaine des
Armeria pinifolia et A. Rouyana, des Halimium eriocephalum et
H. multiflorum, des Euphorbia transtagana, et E. bætica. A ces espèces
s’en ajoutent d’autres à habitat moins circonscrit :
Iberis Welwitschii. Helianthemum glaucum.
Brassica oxyrrhina. Silene longicaulis.
» sabularia. Cornicina hamosa.
Diplotaxis virgata. Ononis Picardi.
Tuberaria buplevrifolia. » diffusa.
224 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Carduus meonanthus. Linaria pedunculata.
» ammophilus. » glaucophylla.
Pterocephalus diandrus. Antirrhinum majus ramosissimum.
» Broussonetti. Thymus capitellatus.
Echium gaditanum. Juniperus Oxycedrus.
Linaria Welwitschii. Chæturus prostratus.
Ces plantes forment le fond de la vegetation jusqu’au rio Sado, au
delà de ce fleuve, le Stauracanthus aphyllus a disparu. C’est maintenant
le Stauracanthus spectabilis qui domine jusqu’au cap Saint-Vincent et
avec lui : Ulex Willkommi, Nepa lurida, N. Vaillant, Sarothamnus
bæticus, Calycotome villosa, Inula revoluta, mais Retama monosperma
y est localisé sur un seul point.
Aux espèces énumérées dans la liste précédente s’ajoutent mainte-
nant : /beris pectinata, Ononis Hackelii, O. Cossoniana, Echium cre-
ticum, Linaria Ficalheana, Thymus capitellatus var. macrocephalus,
Osyris lanceolata.
Un peu avant le cap Saint-Vincent, la physionomie de cette station
change de nouveau. Avant d’arriver au cap et sur le promontoire lui-
même, prédomine une curieuse forme de Cistus ladaniferus, aux feuilles
larges et obtuses, lauriformes (C. ladaniferus var. latifolius). C’est le
©. laurifolius de la « Topographia » de Tournefort!. Le Nepa Escay-
racıı, V Ulex erinaceus se mêlent à ce ciste avec Æalimium multiflo-
rum et Astragalus massiliensis.
Peu après le cap, à l’orientation du sud, la lande et le sous-bois de
la pinède sont constitués par ce même Helianthème et par l’élégant
Cistus Bourgæanus. Les Armeria macrophylla et A. velutina rem-
placent ici les espèces de la région précédente (A. pinifoha, A. Rouyana)
avec Ulex xanthocladus, Nepa Webbiana et quelques espèces plus rares
telles que Matthiola parviflora, Malcolmia lacera qui remonte la vallée
du Guadiana, Halimium lasiocalycinum, Ononis Bourgæi, Osyris lan-
ceolata et la majeure partie des espèces indiquées pour le sud du Tage.
Si nous résumons toutes les données développées dans les pages pré-
cédentes, en faisant abstraction des espèces qui semblent être adven-
1 Dans l’enumeration des plantes observées en Portugal que Tournefort a laissé
sous le nom de « Topographia botanica » ce savant signale le C. laurifolius au
cap St-Vincent. Je me suis assuré « de visu » qu'il avait pris pour telle la variété
du C. ladaniferus' que j'ai appelée latifolius (Voy. Cistinées du Portugal, p. 22
et 32). Le C. laurifolius n’habite en Portugal que la région montagneuse trans-
montaine. |
(17) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 225
tices dans chacune des quatre stations, nous trouvons environ 51 espèces
pour les vases salées; 53 propres aux falaises; 100 pour les sables mari-
times, enfin 88 habitent les landes et les pinèdes du littoral.
Sur les 51 espèces des vases salées, aucune n’est endémique.
26 c’est-à-dire plus du tiers (51°) appartiennent à la fois aux côtes
septentrionales et au bassin méditerranéen.
6 sont communes aux côtes septentrionales, soit 11,7 °/o.
10 au bassin méditerranéen, soit 19,6 °/o.
8 sont iberiques, soit 15,6 °/o.
1 est commune à la Péninsule et au Maroc.
Sur 53 espèces propres aux falaises :
6 sont communes aux rives septentrionales et à la Méditerranée, soit
11,3 0.
8 avec les côtes septentrionales, soit 15 °/o°
16 avec le bassin méditerranéen, soit 33,1 °/o.
14 sont endémiques, soit 26 °/o.
7 sont ibériques, soit 13,2 °/o.
2 communes à la Péninsule et au nord de l'Afrique.
Sur les 100 espèces des sables maritimes :
28 sont communes avec les plages septentrionales et le bassin médi-
terranéen.
10 avec le littoral atlantique et les mers du Nord.
34 avec le bassin méditerranéen.
10 sont iberiques.
12 sont endémiques.
6 en commun avec l'Espagne et le nord de l’Afrique.
Enfin sur les 88 espèces propres aux pinèdes et aux landes du littoral,
aucune n'appartient au littoral atlantique ni même commune à ce littoral
et au bassin méditerranéen.
20 appartiennent à ce dernier bassin, soit 22,7 °/o.
25 sont iberiques, soit 27,2%).
32 sont endémiques, soit 37,5 °/o.
7 appartiennent à la Péninsule et au nord de l'Afrique, soit 8 °.
2 communes au Portugal et au Maroc.
1 commune à la Péninsule et aux îles atlantiques.
1 spéciale au Portugal et aux îles atlantiques.
BULL. HERB. BOISS., avril 1896. 16
226 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
Les falaises offrent done un faciès beaucoup plus caractéristique que
la station des vases salées, laquelle présente la plus forte proportion de
plantes septentrionales et la plus faible en plantes méditerranéennes. La
station des sables maritimes prend rang après celle des vases salées au
point de vue des rapports de sa végétation avec celle des côtes septen-
trionales. Enfin les pinèdes et landes du littoral possèdent une florule
éminemment ibérique et même très nettement endémique.
Pour complèter ce coup d’œil sur la végétation littorale, nous allons
donner la liste des plantes rudérales, adventices et ubiquistes qui eroissent
sur le cordon littoral. La mention de ces plantes dans nos listes d'espèces
caractéristiques ne pourrait qu'en masquer l'intérêt, nous les énumérons
une fois pour toutes.
Liste des plantes rudérales qui se rencontrent sur le cordon littoral :
Brassica nigra.
Senebiera didyma.
Sinapis incana.
» Schkuhriana.
» arvensis.
Torylis infesta.
Anacyclus radiatus.:
Cirsium lanceolatum.
Carduus tenuiflorus.
Silybum Marianum.
Rapistrum Linneanum. Scolymus hispanieus.
Lavatera cretica. Xanthium macrocarpum.
Tribulus terrestris. » spinosum.
Melilotus parviflora. Datura Stramonium.
Eckballium Elaterium. Chenopodium murale.
Polycarpon tetraphyllum. Atriplex patula.
Anthriscus vulgaris. » hastata.
Liste des plantes adventices :
Matthiola tristis.
Diplotaxis tenuifolia.
Podospermum calcitrapifolium.
Urospermum picroides.
» erucoides.
Cerastium vulgatum.
Melandryum pratense.
Foeniculum vulgare.
» piperitum.
Asteriscus aqualicus.
Galactites tomentosa.
Hypochæris glabra.
Thrincia hispida.
Hedypnois polymorpha.
Helminthia echioides.
Asterolinum stellatum.
Eufragia viscosa.
Plantago lusitanica.
Kœleria phleoides.
Serrafalcus macrostachys.
» madritensis.
Selaria viridis.
» verticillata.
Agrostis verticillata.
Digitaria sanguinalis.
(19) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 227
ui ji
La plupart de ces plantes apparaissent autour des cultures tentées
dans les sables ou sur les jachères. D’autres ont été vraisemblablement
apportées avec les céréales, ce sont :
Dianthus prolifer. Pinardia coronaria.
Agrostemma Githago. Ormenis mixta.
Silene gallica. Centaurea Cyanus.
Linum strictum. Lithospermum arvense.
Lathyrus Aphaca. Gastridium lendigerum
Melilotus neapolitana. Trisetum neglectum.
Ammi majus. Eragrostis megaslachya.
» Visnaga. Vulpia geniculala.
Buplevrum protractum.
Plusieurs de ces espèces adventices ou messicoles ont été évidemment
introduites, telles sont par exemple Centaurea Cyanus, trouvé en un
seul point; Diplotaxis tenuifolia et D. erucoides localisés dans les dépôts
de lest. Le Poa compressa trouvé tout récemment à l'embouchure du
Tage est sans doute dans le même cas.
D’autres espèces adventices mais aquatiques ne se rencontrent que sur
le cordon littoral. Ce sont :
Ranunculus trichophyllus. Ranunculus sceleratus.
» Flammula. Littorella lacustris.
» ophioglossifolius. Elatine paludosa octandra.
Il est un certain nombre d’especes naturalisées et depuis longtemps
établies sur le littoral. L’une d'elles, Cryptostemma calendulaceum du
Cap semble introduite depuis longtemps. Brotero la cite sous le nom
d’Arctotis tristis dans son « Flora lusitanica. » Les autres espèces, très
abondantes pourtant, ne sont pas citées par le savant portugais; leur
introduction est peut-être postérieure à la publication de son ouvrage.
Beaucoup de ces plantes sont aujourd’hui tellement installées qu'il est
impossible de s’en débarrasser. L’Oxalis cernua infeste les cultures des
environs de Lisbonne.
Le plus grand nombre de ces espèces subspontanées vient du Cap :
Oxalis purpurea. Mesembryanthemum acinaciforme, et
O. cernua. autres.
Myrsiphyllum asparagoides. Pelargonium capitatum.
Mesembryanthemum glaucum. » cucullatum.
» edule. » zonale, etc.
998 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Cryptostemma calendulaceum.
Helichrysum foetidum.
De l’Amerique du Sud :
Oxalis Martiana.
Hydrocotyle bonariensis.
De l'Amérique du Nord :
OEnothera stricta.
Des Indes orientales :
Bidens leucantha.
Des Iles Atlantiques :
Psoralea dentata.
Senecio scandens.
» pseudo-elegans.
Sesuvium Portulacastrum.
Roubiæva multifida.
Soliva Barklayana.
Killingia monocephala.
Solanum pseudocapsicum.
(A suivre.)
(20)
RO
RO
>
LE VIVIPARISME
PAR
Alfred CHABERT
Le viviparisme, ou transformation des fleurs de certaines Joncées et
Glumacées en bourgeons feuillés, est un phénomène auquel les bota-
nistes attachent peu d'importance. Communément observé en Europe sur
le Poa bulbosa, il l’est moins sur le Poa alpina et l’Agrostis vulgaris et
très rarement sur d’autres plantes. Ainsi Grenier et Godron, dans leur
Flore de France, Parlatore et M. Arcangeli, dans leurs Flores d'Italie,
n’indiquent dans les deux pays que ces trois espèces comme vivipares.
En Espagne, MM. Willkomm et Lange en signalent cinq: Poa bulbosa,
Festuca ovina, Juncus sylvaticus et supinus, et Heleocharis multicaulis.
En Suisse, M. Gremli (Fl. anal.) ne cite que le Poa alpina et en Algérie,
M. Trabut, le Poa bulbosa (Fl d’Alg. Monoc., p. 207).
Sans avoir besoin de prolonger cette énumération d’ouvrages récents,
je puis conclure que le viviparisme n’est pas un phénomène bien fréquent
puisque les auteurs en parlent si peu. Le traité si complet de M. le pro-
fesseur Van Tieghem n’en fait même pas mention. Il est vrai que ce
phénomène étant une anomalie, ne paraît mériter d’être cité dans les
ouvrages descriptifs que chez les espèces qui en sont souvent atteintes.
Jusqu'à présent, pendant quarante cinq ans d’explorations botaniques,
le viviparisme s'était rarement présenté à mon observation. Les Joncées
et les Glumacées vivantes que j’ai vu souffrir de cette anomalie ont été, en
Europe : Juncus acutiflorus, Poa bulbosa, alpina, annua, hybrida, Festuca
sylvatica, Molinia cœrulea, Agrostis vulgaris, Lolium perenne, Deschampsia
media et cespitosa, et en Algérie : Poa bulbosa et insularis, Anthoxanthum
ovatum, Piptatherum multiflorum, Juncus glaucus et Fontanesü.
Je dois ajouter à cette liste le Poa concinna de Sion en Valais dont je
possède un échantillon à trois fleurs vivipares, récolté par M. Wolf
230 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
(Exsiec. de la Société Dauphinoise) et qui doit être fort rare à en juger
par l’assertion de M. Gremli (1. c., p. 539): « Fleurs jamais vivipares.
P. concinna Gaud. »
Excepté sur le Poa bulbosa où il est commun et le P. alpina qui le pré-
sente assez souvent, le viviparisme ne s'était offert à mes yeux que.
comme un fait isolé, apparaissant sur de rares individus soumis à une
nourriture abondante. J’y voyais un phénomène comparable à celui des
fleurs doubles. Le viviparisme du Poa bulbosa si fréquent sur les terrains
secs et pierreux contrariait ma théorie, mais je n’avais jamais cherché à l’ap-
profondir davantage. Or, cet été, du 29 juin au 11 septembre, j’ai exploré
les grandes Alpes frontières de la Savoie, du Piémont et du Dauphiné, de-
puis le Petit St-Bernard jusqu’au Lautaret; partout j'ai constaté combien la
sécheresse persistante et les fortes chaleurs avaient été funestes à la vé-
gétation, surtout dans la zone supérieure de la région alpine, entre deux
mille quatre cent et trois mille cent mètres d'altitude, limite extrême de
la végétation phanérogamique dans ces Alpes (Galise, la Lévanna, Pointe
de Charbonnel, etc.). Beaucoup de plantes n'avaient pu se développer ré-
gulièrement ; parmi celles qui étaient parvenu à fleurir, un grand nombre
avaient leurs fleurs desséchées; beaucoup étaient couvertes d’Uredo et
d’autres parasites végétaux; dans les Alpes de Bonneval, par exemple,
tous les Sedum anacampseros formaient de splendides touffes d’un rouge
orangé, de l'effet le plus pittoresque, dues à la présence d’un parasite de
cette nature. Enfin quelques plantes annuelles, fort abondantes les autres
années sur certaines montagnes, s’y montraient à peine cette année. Ces
faits n’ont rien de nouveau et chacun a pu les observer dans les années
de sécheresse.
Mais ce qui ne l’a pas été, du moins autant que j’ai pu m’en assurer
par des recherches bibliographiques peut-être insuffisantes, ce que j'ai
constaté dans la plupart de mes ascensions de cette année et dont je
n'avais jamais été témoin dans mes ascensions antérieures sur les mêmes
montagnes que j'ai beaucoup explorées de 1876 à 1880 et ces années
dernières, c’est le viviparisme fréquent des Graminées et des Joncées
alpines surtout xérophiles. Il est telle de ces plantes, le Poa minor, par
exemple, sur la montagne de Longecôte, dont je n’ai pas vu dix échan-
üllons normaux; telle autre, l’Agrostis rupestris sur la Tête de Solaise,
dont les individus vivipares étaient très nombreux. Je divise ces plantes
vivipares en deux séries, dont la première contient celles qui croissent
sur les rochers et la seconde celles qui habitent les pâturages ou les bois.
J'en indique la localité, lorsqu'elle est unique.
19
Ce
(3) A. CHABERT. LE VIVIPARISME,
Plantes xérophiles :
Luzula spadicea DC.
Elyna spicata Schr. Pointe de Charbonnel, dans les escarpements au-
dessus d’Avérolles : deux individus.
Agrostis rupestris All.
Poa cenisia All. Val d'Isère : un individu à quatre fleurs vivipares.
» laxa Hanke, le Galibier ; deux individus.
» minor Gaud.
» nemoralis alpina.
Festuca violacea Gaud.
» alpina Sutt.
Trisetum distichophyllum P.B. Pointe de la Grande Chèble : un individu
a deux fleurs vivipares.
» subspicatum P. B. Col de la Roue.
Plantes des pâturages ou des bois :
Juncus triglumis L.
Poa alpina L.
» supina Schrad.
Phleum alpınum L.
» commutatum Gaud.
Alopecurus Gerardi \ill. Col de Galise, mont Iseran.
Festuca spadicea L. Le Galibier: un individu.
» flavescens Bell. L’Hortiere pres Avrieux : un individu.
Il est à remarquer que, parmi les plantes de cette deuxième série, les
Poa alpina et supina et les deux Phleum étaient seuls dans leurs condi-
tions habituelles. Le Festuca flavescens se trouvait sur le bord d’un bois
récemment coupé et n’était plus protégé contre les ardeurs du soleil; les
autres croissaient sur des gazons desséchés : ainsi le F. spadicea si com-
mun dans la riche prairie du Galibier, ne m'a présenté qu’un seul pied
vivipare, et cela à l’extrémité septentrionale de cette prairie sur les
gazons secs des hauteurs qui dominent le vallon des Losettes.
Le viviparisme ne paraît pas avoir été vu encore sur les graminées
pourvu d’un rhizome rampant et rameux. Les Poa cenisia et Trisetum
distichophyllum sont une exception ; les deux individus observés avaient
leurs rhizomes en grande partie découverts.
A quelle cause attribuer cette généralisation accidentelle du vivipa-
risme? Cette cause est-elle unique ou multiple? La sécheresse peut en
232 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
être une; mais elle ne peut être qu’une cause predisposanle et elle ne
suffit pas à expliquer pourquoi le Poa bulbosa, par exemple, est si sou-
vent vivipare, tandis que d’autres graminées voisines, aussi xérophiles
que lui et vivant dans les mêmes conditions ne le sont jamais ou presque
jamais; elle n’explique pas davantage pourquoi cette anomalie peut se gé-
néraliser dans une certaine zone, ainsi que je l’ai constaté cette année.
Personne n’ignore que c’est par le développement des glumes, des glu-
melles ou de l’ovaire seul en prolongements foliacés que s’opere la trans-
formation des fleurs des Joncées et des Glumacées en bourgeons feuillés.
Ces bourgeons, lorsqu'ils se détachent avant d’être flétris, et qu’ils
tombent ou sont semés sur un terrain favorable, peuvent prendre racine
et reproduire la plante. C’est donc un des moyens que la nature emploie
pour assurer la conservation de l'espèce. Mais ce moyen n’est pas em-
ployé à priori, il ne l’est qu’à la suite d’une action étrangère. Dans le cas
où le substratum a été fortement fumé, tel que celui du Poa alpina recou-
vert par l’engrais des bêtes au pâturage, on comprend que l’afflux exagéré
des sucs nourriciers ou leur richesse en certaines substances puisse dé-
terminer une évolution désordonnée ou aberrante des organes de la re-
production. Mais cette explication plus ou moins classique du viviparisme
n’explique rien pour les plantes des rochers et des lieux secs. Je n’ai du
reste jamais réussi à le produire sur les graminées par la fumure de leur
substratum.
En présence de l'impossibilité de trouver une explication rationnelle
de tous les faits de viviparisme, une hypothèse s’est présentée à mon
esprit, malheureusement trop tard pour que j'aie pu en vérifier l’exacti-
tude sur le vivant. Cette hypothèse est qu'ils seraient causés par des
pigüres d'insectes, déposant leurs œufs dans l’ovaire ou dans le fond de
la fleur, ou venant y puiser leur nourriture. Mes recherches sur les échan-
tillons d’herbier sont restées infructueuses et n’ont pu confirmer ni infir-
mer ma théorie. C’est donc une étude à reprendre au printemps prochain,
dès que le Poa bulbosa reparaitra sur nos côteaux et sur nos vieilles mu-
ailles; et dans le cas où les insectes ne pourraient être incriminés, il y
aurait lieu de s'assurer si quelque parasite végélai microscopique ne se
trouve pas au fond de la fleur encore en bouton.
233
UNIVERSITE DE GENEVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
3me Série. — IVe Fascicule.
POLYGALACEZÆ
NOVÆ VEL PARUM COGNITÆ
R. CHODAT
V
1
ecuridaca philippinensis Chod., nov. spec.
Scandens. Rami puberuli; folia ovato-lanceolata vel lanceolata. obtusius-
cula nervis inconspicuis, in sieco marginibus revolutis, glabra, 60/25-
70/30 mm., petiolo puberulo, 4-5 mm. longo. Paniculæ floribundæ,
racemis rachi puberula bracteis parvis late ovato-acutis puberulis, pedi-
cellis puberulis 5-6 mm. longis. Flores 6-7 mm. longi; sepala obtusa pu-
berula; ale elliptice ciliatæ crassiusculæ; carinæ limbus sensim in
unguem desinens; crista parva in carina summa decumbens; androceum
parte superiore diadelphum, antheris basi connatis; ovarium longe
appendiculatum, glabrum. |
Habitat in Philippinis, insula Luzon, Warburg n° 16715; Cuming 1852,
Gd. of Bohol. (Hb. Berol.).
LEA. Ta
234 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (94)
Species distinctissima ob filamenta staminum in duas phalanges con-
nata, præter hoc a S. Cumingü pedicellis brevioribus, carina breviter
appendiculata, alis angustis diversa.
Polygala macrostachya Chod., nov. spec. (Hebeclada).
Folia lanceolata, subobtusa, 90/34 mm.; racemi florentes folia sub-
æquantes, sublaxiflori, demum valde elongati. Flores 6-7 mm. Semina
dense hirsuta; arillus latus haud lucidus.
Affinis P. Lindeni Chod.
Hab. in Peruvia, Pavon (Hb. Brit. Mus.).
P. sinuata Chod. (Ligustrina).
Folia oblonga, vel obovato-oblonga, tenuia basin versus attenuala,
apicem versus margine late crenata et cuspidata, petiolo puberulo, ad
10 cm. longa, 25 mm. lata, basi bistipulata; stipulæ cylindricæ breves,
haud fuscescentes sed flavicantes. Racemi P. laurifoliæ, sed stipulæ basi
florum deficientes. Ale 8 mm. long&; corolla ad 10 mm. longa. Pedicelli
puberuli ad 11-12 mm.
Hab. in Brasilia, prov. St-Paul, Weir n° 481 (Hb. John Miers in Hb. Brit.
Mus.).
Polygala Bangiana Chod., nov. spec. (Ligustrina).
Folia margine nec revoluta nec tomentose marginata glabrescentia,
herbacea, petiolata. Stipulæ breviter spiniformes. Racemorum rachis sub-
crassa, puberula subhirsuta. Stipulæ cylindricæ. Pedicelli breviter hirsuti.
Sepala margine hirsuta. Ale 12-13 mm. longæ, corolla haud duplo bre-
viores. Affinis P. spectabili DC., differt forma stipularum racemi, floribus
minoribus, foliis haud distincte cuspidatis.
Hab. in Bolivia ad Yungas, Bang, n° 230 (Hb. Brit. Mus.).
P. sumatrana Chod. nov. spec. (Chamæbuxus).
Folia herbacea P. arillatæ sed longe petiolata, ad 8-9 cm. longa, petiolo
15-17 mm. Ig., acuminata. Racemi florentes desunt. Pedicelli fructiferi
glabri, tenues, 15-17 mm. lg. Fructus triangularis, 13 mm. latus, 11 mm.
altus.
Hab. in Sumatra occidentali, in monte Singalan in Podangsche boven-
landen (Hb. Brit. Mus.).
P. Forbesii Chod. nov. spec. (Chamæbuxus).
Folia oblonga, acuminata, sensim angustala, tenuia, limbo 130/45-
(95) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 235
130/35 mm., nervis vix conspicuis arcuate conjunctis, petiolo ad 15 mm.
longo. Racemi cylindrici, subterminales, longe comosi, 10-20 cm. longi.
Bractea linearis longissime acuminata alabastra multo superans. Flores ad
1% mm. longi. Ale quam corolla paulo longiores. Crista plurifida. Rachis
racemi demum valde elongata vix aspera. Fructus transversim ellipticus
vel suborbicularis.
Hab. in Hong-Kong, Forbes (sub nomine S. scandens. Hb. Brit. Mus.)
P. pseudolaurifolia Chod., nov. spec. (Hemipterocarpæ).
Caules subvirgati, tenues; folia lanceolata vel lanceolato-linearia 35/4-
32/5 mm., herbacea, longe attenuata acuta. Flores racemosi. Alæ ellipticæ
apice rotundatæ, nervis extrinsecus simpliciter ramosis. Petala superiora
irregulariter lanceolata oblusa. Crista pauciloba. Capsula alis longior,
oblonge -elliptica, semialata. Ovarium ellipticum, stylus erectus ovario
longior. Stigmata anatis rostrum simulans sub apice vix pilosum.
Hab. in Argentina, Altos Rio Arriba del Pueblito, Kurtz Hb. Argent.
2686 (P. lancifolia Benn. in Hb. Kew. haud St-Hil.).
Affinis P. Duartenæ St-Hil.
P. paradoxa Chod., nov. spec. (Orthopolygala).
Decumbens, humilis, foliis obovato-spathulatis, breviter acutis, 10/5 mm.,
basi sensim attenuatis, subimbricatis. Racemi brevissimi. Sepala ovata
subacuta. Ale lanceolatæ, vel lanceolato-subspathulatæ, sensim unguicu-
latæ nervis 3, mediano simplici, lateralibus bifidis. Petala superiora
linearia, oblique retusa. Ovarium ellipticum. Stylus ovario longior tenuis;
sigma superius aculum, inferius tuberosum.
Affinis P. Salasianæ.
Hab. in declivibus saxosis prope Piedra parada, Cordillera de Mendonza
entre Rio Grande y Rio Barrancos. Specimen unicum a el. Kurtz lectum,
Hb. Argentinum 6042 (P. obovata Benn. in Hb. Kew. non St-Hilaire).
Polygala Clarkeana Chod., nov. spec. (Orthopolygala).
Habitus P. Lecardi Chod. sed flores paulo minores. Capsula ovala,
breviter pedicellata.
Ale obovatæ, vel obovato-spathulatæ vel ellipticæ, trinerviæ. Crista
pauciloba. Petala superiora inæqualiter lanceolata. Semina oblonga sericea
estrophiolata apice haud in acumen prolongata, basi vix comosa.
Hab. in Sierra Leone (Hb. Brown in Hb. Kew).
Affinis P. Lecardi Chod., differt capsula et seminibus diversis floribus
minoribus. Amico C. B. Clarke gratissime dicala.
236 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (96)
P. Socotrana Chod., nov. spec.
Humillima, caulibus brevibus persistentibus, decumbentibus, griseis,
foliis spathulatis vel spathulato-lanceolatis, acutis, vel subobtusis, cras-
siusculis, puberulis. Flores parvi; sepala puberula; ale dorso pilis cris-
pulis griseæ; petala superiora triangularia; capsula elliptica, puberula
haud margine conspicue ciliata sed puberula; seminum caruneula breviter
equitans, breviter 3 appendiculala.
Ex affinitate P. Thurmannianæ, differt alis, capsula, seminum carun-
cula, petalis superioribus.
Socotra, febr.-mart., Bailey-Balfour, n° 693 (Hb. Kew.).
P. acutiappendiculata Chod., nov. spec. (Orthopolygala).
Habitus P. bicarunculatæ Chod., folia etiam filiformia sed fructus alis
multo-longior et latior. Sepala ovata, glabra. Alæ limbo ovato. subobtusæ,
basi cuneatæ, nervis liberis. Petala superiora longe et anguste irregu-
lariter lanceolata apice subserrata. Crista plurifida conspicua. Pistillum ut
in P. thesioide. Semina cylindrica longe pilosa. Caruneula obsoleta; ap-
pendices acutissimæ semine longiores, angustissime lineares. Appendix
chalazæ deest.
In Argentina, Kurtz No 6102. (Hb. Kew).
P. bicarunculata Chod., nov. spec. (Orthopolygala).
Caules virgati, cylindrici, glabrescentes 40-50 em. alti, ramis superiori-
bus virgatis tenuibus, fastigiatis, racemis elongatis laxifloris. Folia angus-
tissime linearia, filiformia 2-3 cm. longa, ‘/2 mm. lata, sparsa. Flores
breviter pedicellati, 4-5 mm. longi. Ale corollam æquantes, ellipticæ
subobtusæ, nervis liberis. Petala superiora irregularia, apice subserrata,
rhomboidali-lanceolata, carinam subæquantia. Antheræ filamentorum
parte libera longiores. Capsula oblonga, alis albis brevior. Semina leviter
curvata angusta, hirsuta, acuta, appendicibus anguste linearibus penden-
tibus semine paule brevioribus. Appendix conicus subcristatus vel perlatus
in chalaza distinctus.
Hab. in Argentina, San Raphael al Rio Diamante (prope Mendoza) in
collibus siccis, rara, Kurtz. Hb. Argent. n° 5478 (Hb. Kew).
P. bicornis Chod. (Burch).
Caules e caudice erecti vel adscendentes, grisei, puberuli vel subto-
mentosi;folia linearia, acuta puberula vel grisea 30/4mm. 30/3 mm. Racemi
terminales laxiflori rachi recta. Flores breviter pedicellati ad 6 mm. longi
ro
(97) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 37
Sepala lanceolala acuta, ciliata. Alæ ellipticæ obtusæ vel leviter emarginalæ,
nervis tribus ramosis parte superiore anastomosantibus. Carina angusta
unguiculo quam limbus 1/2 breviore, crista diadelphia lobis 3-5 filamen-
tosis. Petala superiora anguste triangularia. Ovarium bicorne. Stylus cur-
vatus angustus apice haud uncinatus sed ejusdem naturæ ut in P. Schin-
ziana.
Burchell n° 2351 in Africa australi (Herb. Kew).
Polygala natalensis Chod., nov. spec.
Caules erecti, eylindrici puberuli, 1-3 dem. longi; folia lanceolato-linea-
ria crassiuscula, 40/6 mm., acutissima vix puberula, brevissime sed di-
stincte petiolata, nervo medio subtus prominente mucronata. Racemi
terminales vel eliam racemi parvi extraaxillares, laxiflori, tenues. Sepala
acula angusta distincte subuncinate mucronata. Alæ mucrone duro. Carina
lata; crista penicillata; petala superiora triangularia petaloidea. Stigma
recurvum ut in P. chinensi. Capsula immatura ut in P. serpentaria.
Hab. in Natal, Saunders leg. 1881, (Herb. Kew).
P. Gerrardii Chod., nov. spec.
Caules e caudice plures, 1-2 dem., tenues, foliis lanceolatis vel elliptico-
lanceolatis, mucronatis. Racemi parviflori vel uniflori pedunculati. Flores
parvi. Sepala longe acuta ciliala ; ale anguste lanceolatæ longe acuminatæ
corolla paulo breviores, nervis 3 parce anastomosantibus. Carinæ crista
magna pulchre filamentosa. Petala superiora basi anguste cuneata, medio
angustata, limbo elliptico, quam carina breviora. Ovarium obcordatum ;
stylus suberectus stigmata lateralia ut in P. asbestina. Capsula bicornis.
In Natal ad Inanda, leg. J. M. Wood 1394, 3481 ; Gerrard n° 1281 in
Zululand (Hb. Kew).
P. Woodei Chod., nov. spec.
Caules striati, ramis subvirgatis, foliis herbaceis, tenuibus, elliptico-
oblongis, 22/8 mm. Racemi longe pedunculati, pauciflori, rachi tenui cur-
vata. Flores pedicello longiores. Sepala anteriora ad 2/3 connata ; alæ
obtusæ nervis anastomosantibus. ciliatæ. Capsula ovata, acute emarginala,
anguste marginata alas æquans. Semina ovata breviter hirsuta, caruncula
uncinata lobis lateralibus dorsali paulo longioribus vix equitans.
Hab. Natal leg. S. M. Wood, 197, in lapidosis laterum montis Inanda.
NI TOR RER ER REUTERS CNE eu A CSSS
ne RR
PLANTÆ EXPEDITIONIS REGNELLIANÆ PRIMÆ
IN BRASILIA LECTÆ
POLYGALACEAS DETERMINAVIT
R. CHODAT
SECT. HEBECLADA Chod.
Polygala angustifolia Kunth. var. latifolia Chod.
in Civit. Matto Grosso : Cujaba, loco subaperto, arenoso, humidiusculo
juxta oppidum, leg. G. A. Malme. n° 153% B., juxta viam in cerrado,
n° 1534 B;typica, Cujaba, n° 1378; Coxipo Mirim prope Cujaba, n° 1378.,
loco aperto parce graminoso, arenoso, sat sicco ; Santa anna da Chapada,
ruderalis (in viis publicis vici) nec non juxta vias in « cerrados » arenosis
(forma ramosa), n° 1410.
P. hebeclada DC. (P. rhodoptera A.W. Benn).
in Civitat. Matto Grosso : Cujaba, loco aprico, glareoso-arenoso, sicco
parce graminoso, leg. G. A. Malme, n° 1228 et 1228 8. (Ad Santa Cruz
ubi leg. Spencer le M. Moore, Matto-Grosso exped. n° 669).
P. violacea Vahl.
in Civit. Matto Grosso : Cujaba, loco subaperto glareoso, sicco (in « cer-
rado »), n° 1330 B. leg. G. À. Malme.
P.extraaxillaris Chod.
in Civit. Rio Grande do Sul : Porto Alegre, loco sat sicco, aprico, (in
« Campo») n° 242. Leg. G. A. Malme. Rio Grande do Sul : Cachoeira, in
campo leg. G. A. Malme, n° 242 B.
P. Lindmaniana Chod., nov. spec.
kadix perpendicularis sinuosa corticata. E caudice parum incrassate
nascit caulis unicus erectus tenuis ad 4 dem. longus, durus hirsutus. Folia -
(99) R. CHODAT. PLANTÆ EXPEDITIONIS REGNELLIANÆ PRIMA. 239
linearia, angustissima glabrescentia vel puberula,2-3,5 cm. 1g.,1,25-1 5 mm.
lala subacuta, erecta. Racemi terminales laxiflori, rachi tenuissima, fili-
formi. Flores longe pedicellati, pedicello stricto ad 3 mm. longo. Alæ obo-
vato-cuneatæ. Capsula elliptica ; semen oblongum pilis albis sal vestitum,
caruncula semini fere æquilata. Sepala glabra margine haud vel vix ciliata.
Glandulæ obsoletæ sessiles.
A. P. angustifolia, indumento habituque differt.
In Matto Grosso : Santa Anna da Chapada, loco subaperto arenoso sat
sicco. G. À. Malme n° 1414 C.
SEcT. ORTHOPOLYGALA Chod.
Sugsecr. APTERÆ Chod.
A. Galioiïdeæ.
P. galioides St-Hil.
In Matto Grosso : Santa Anna da Chapada, loco subaperto, arenoso,
humidiusculo, sat graminoso. leg. G. A. Malme. 22/2 189%, n° 141%; Cujaba,
loco arenoso humidiusculo juxta viam in «cerrado» n° 1538 B. 10/: 1894.
leg. G. A. Malme ; Matto Grosso, leg. C. A. M. Lindman n° 3437.
P.adenophylla St.-Hil.
Rio Grande do Sul : Cachoeira, 24/2 1893 leg. G. A. Malme. N° 242 loco
aprico graminoso ; Canoas pr. Porto Algre, loco humidiusculo tenuiter
graminoso juxta viam ferream, n° 242 B. 10/11, 92 ; n° 56 eod. loc. in
pascuis arenosis, siceis, apricis ; 56 B in loco arenoso, graminoso, aprico.
P. molluginifolia HBK.
Paraguay : Colonia Risso pr. Rio Apa, in campo, leg. G. A. Malme 1895,
16/10 sine n° in eodem loco, fl. roseo-violacei, n° 1082 ; Paraguari, 868D.
Rio Grande do Sul : Canoas pr. Porto Alegre loco aperto, humidiusculo.
breviter tenuiterque graminoso.
P. Wittrockiana Chod., nov. spec.
Radix sinuosa corticata brunnea. E caudice oriuntur caules breves basi
terræ incumbentes dein erecti, tenues subalati, foliis5 verticillatis obovato
cuneatis acutis, distantibus 5/2 7/3 mm. pellucide punclis linearibus ins-
criptis. Racemi breves capituliformes ad 1 cm longi 8-9 mm. lati, longe
peduneulati. Flores pulchre cristati crista plurifida laciniata. Alæ lanceo-
240 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (100)
lato-ellipticæ. Petala superiora carinam superantia. Capsula elliptica.
Semina pilis adpressis leviter pilosa haud comosa ; appendices lineares
semine paulo breviores.
A P. punctata A.W. Bennett cui est maxime affinis differt statura, foliis
magis acutis et minoribus, seminibus diversis.
Hab. in civit. Rio Grande do Sul : Porto Alegre, in pascuis arenosis,
siceis, apricis, leg. G. A. Malme 11/10 1892, n° 78. (Flores lilacini vel fere
straminei. Altitudo plantæ 8-12 cm.).
B. Timoutoideæ Chod.
P. Timontou Aubl.
Matto Grosso : Buriti prope St-Anna da Chapada, in margin. paludis
arenosæ cum Burmannia flava, Xyridibus, cyperaceis, etc., leg. G. A.
Malm. n° 1446 ß. et 1446.
P. Timoutoides Chod.
Matto Grosso; Cujaba, loco aperto, arenoso, parce graminoso, humi-
diusculo., leg. G. A. Malme, n° 1508 ß., 514 forma ramosa (P. hygrophi-
loides S. Moore in Phan. Bot. of the Matto Grosso Exped., 308, vid. sicc.
in Hb. Brit. Mus.).
C. Trichosperm& Chod.
P. longicaulis HBK.
Matto Grosso, Coxipo Mirim. pr. Cujaba, n° 1294; Rio Grande do Sul.,
n° 560; prope Cachoeira loco humido. Id, ad latus paludis, n° 618 ß;
n° 3439 leg. Lindman.
P. herbiola St-Hil.
Matto Grosso, leg. C. À. M. Lindman, n° 3455.
D. tenues.
P. tenuis DC.
P. sulfurea Bennett.
Matto Grosso : Santa Anna de Chapada, loco aperto humido-uliginoso,
sat alle graminoso, n° 1444.
P. paludosa St-Hil.
Var. angustocarpa Chod.
io Grande do Sul., Rio Granade, loco aperto, arenoso, humidiusculo,
tenuiter graminoso, n° 338 b.; estacao balnear p. oppid. Rio Grande et
Ir Agfa
Mes
(101) R. CHODAT. PLANTÆ EXPEDITIONIS REGNELLIAN.E PRIM.E. 241
loco humidiusculo in litore, n° 338; Sao José del Norte p. Rio Grande,
n° 338 f.
P. subtilis HBK.
Matto Grosso, ad Morrinho de Santo Antonio pr. Cujaba, n° 1412 B;
St-Anna de Chapada loco aperto, arenoso humidiusculo (v. humido) parce
graminoso, n° 1412,
P. celosioides Mart.
Matto Grosso: Guia pr. Cujaba, loco aperto arenoso, humidiuseulo, sat
parce graminoso, n° 1624 $; Santa Anna da Chapada, n° 1438.
P. gracilis HBK.
Matto Grosso : ad Morrinho de Santo Antonio pr. Cujaba loco aperto,
arenoso, humidiusculo, parce graminoso, n° 1260; Coxipo Mirim pr.
Cujaba, n° 1512.
P. paniculata L.
Rio de Janeiro : Corcovado, n° 79, leg. Lindman; Bahia ad margin. vie,
loco aperto arenoso. Ig. A. Malme, sine n°.
E. Linoideæ.
P. linoides St-Hil.
Rio Grande do Sul: Porto Alegre, loco arenoso, sicco, aprico, leg.
G. A. Malme. n° 114.
P. pulchella St-Hil.
Paraguay: Paraguari, in campo arenoso, breviter graminoso, lg. Malme,
n° 868 c.; Rio Grande do Sul : Porto Alegre, in pascuis siccis, n° 48.
P. campestris Gardn.
Rio Grande do Sul : Canoas pr. Porto Alegre, loco humidiusculo, fere
nudo juxta viam ferream n° 128, leg. A. Malme.
P.brasiliensis L.
Rio Grande do Sul : Canoas pr. Porto Alegre; in cæspitibus graminum
campi humidiusculi, n° 140 leg. G. A. Malme; Rio Grande, Cachoeira
n° 140 y.
Polygala cyparyssias St-Hil.
Rio Grande do Sul : Ilha dos Marinheiros pr. oppid. Rio Grande. In
BULL. HERB. BOISS., avril 1896. 17
242 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (102)
arena mobili, n° 1364 ß; estacao balnear; Rio Grande, loco arenoso,
aperlo, parce graminoso, in litore, n° 332.
Monnina Tristaniana St-Hil.
Rio Grande do Sul : Porto Alegre inter gramineas, cyperaceas, fru-
tices, etc., in palude, n° 156.
Monnina (Monninopsis) Malmeana Chod.
Matto Grosso: Coxipo Mirim prope Cujaba, in campo aprico glareoso
sat sicco vel arenoso humidiusculo, leg. G. A. Malme. Eped. 18 Regnell,
n° 1376.
CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS MONNINÆ
AUCT.
R. CHODAT
I. HEBEANDRA (Bonpland sub gen.). Frutices, fructu exalato ; stylus
haud filiformis.
A. Stipulatæ Chod. Stipulæ glanduliformes vel spiniformes + evolute ;
sepala anteriora + connata.
1° Ovarium pilosum.
“ Monnina Bangii Chod. nov. spec.
M. parviflora Rusby et Britten haud HBK.
Rami validi sublignosi vel lignosi, eylindriei, puberuli. Folia magna,
subcoriacea, lanceolata, acuta, minutissime areolata superne et inferne
nitida sed inferne pallidiora, 15/4,5 13/4,7 12/3,5 cm., nervis pennatis
inconspicuis, petiolo 7 mm. longo, subtomentoso, basi stipulis puncti-
formibus sessilibus conspicuis luteis donato. Racemi virgati, elongati, rachi
stricta adscendente vel erecta, puberula 15 cm. longa, graciles longe
altenuati, bracteis filiformibus longa parte sed breviter comosi. Flores
parvi ; sepala late ovata ciliata, anteriora basi tantum brevissime connata;
alæ late ellipticæ, nervis anastomosantibus, glabræ ; pars superior pela-
lorum sup. triangulari-retusa ; carina late cucullata ; filamenta staminum
glabra; pars media androcei tantum pilosa ; ovarium pilosum ; stigma valde
dilatatum basi breviter et horizontaliter appendiculatum : Fructus cordalo-
triangularis, angulosus reticulatus.
Habitat in Peruvia ad Yungas. leg. Rusby, 1909 Fl. S. A. (Hb. Barbey-
Boissier).
Monnina Pearcii Chod., nov. spec.
Rami crassi, tomentosi vel breviter hirsuti. Folia ovata, basi subcordata,
244 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (104)
obtusa vel subacuta, sat crassa, 4,5/2,8 3/2 3,5/25 cm., superne leviter
rugosa et pilis erispulis sparse pilosa, nervis haud conspicuis, subtus bre-
vissime et sparse hirsuta, nervo medio el secundariis (4) arcuate anasto-
mosantibus prominentibus. Racemi paniculati, fasciculati, rachi pilis
crispulis subtomentosa, densiflori, floribus subsessilibus 5-6 mm. longis.
Sepala hirsuta, anteriora per 1/3 connata subacuta, ovata; carina vix
triloba ; androceum et ovarium pilosum. Fructus ignotus. Stipulæ cylin-
dricæ, nitidæ, breves, basi pilis circumdatæ apice leviter dilatatæ.
Frutex 2-4 pedalis, floribus intense coeruleis, in Bolivia ad Uaycani,
11000 ped, leg. R. Pearce (Hb. Kew).
Monnina Weddelliana Chod., nov. spec.
Caules breviter tomentosi ; rami florentes virgati ; folia lanceolata '
tenuia, utrinque pubescentia, basi sensim attenuala, subgrisea, petiolo
brevi, subacuta, vel obtusa, 40/18 40/15 mm. vel majora, stipulis parvis
sessilibus. Racemi graciles, demum longe pedunculati, rachi tenui pubes-
cente, gracili, bracteis filiformibus breviter sed per longam partem co-
mosi, ante anthesin 4-5 mm. lati. Flores 3,5-4 mm. longi, pedicello bre-
vissimo. Sepala ovato-acula, eiliata leviter puberula, anteriora per 1/4
connata. Alæ late ellipticæ nervis subliberis. Carina leviter rostrata, lata.
Petalorum limbus linearis apice leviter curvatus. Pars media androcei
haud comosa; antheræ filamentis triplo breviores. Ovarium pilosum ;
stigma inferius distincte pendens. Nux ovato-cordata inæquilateralis.
5/5 mm.
In Bolivia, Prov. Yungas, Weddel, n° 4280 (Hb. Mus. Paris).
Monnina gracilis Chod., nov. spec.
Rami fistulosi, eylindrici, sublignosi, puberuli, ramulis virgatis tenuibus.
Folia lanceolata longe acuminata, vel utrinque basi acula, herbacea,
superne et inferne glabrescentia, tenuia, leviter marginata, nervis pen-
natis obsoletis, petiolo 6-7 mm. haud crasso basi bistipulato, stipulis
breviter vel longius cylindricis, apice incrassatis, luteis, medio impressis,
1,2 mm. lg. vel brevioribus. Racemi solitarii vel subpaniculati, rachi gra-
ali, longe et anguste cylindrici, 6-10 cm. longi, 6-8 mm. lati, demum
sublaxiflori, longe attenuati, bracteis filiformibus haud longe comosi.
Flores 4-5 mm. longi ; sepala dorso et margine ciliata, anteriora per 1/2
connala, ovalo-acuta; ale late obovatæ nervis parce anastomosantibus,
glabrie ; carina lata vix triplicata ; limbus petalorum superiorum sublinea-
ris relusus ; androcei pars superior pilosa ; ovarium dense sed breviter
(105) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS MONNIN.E. 245
pilosum. Fructus 4 mm. longus ovato-triangularis, pennate striatus, com-
pressus.
Frutex 4-6 pedalis, inter sepes et ligna diffusa, floribus cœruleis,
habitat in Bolivia ad Callcan 8000’, leg. Pearce, Hb. Kew.
Monnina Laureola Chod., nov. spec.
Rami suberassi, striati, glabri vel nitentes, sulcati. Folia lanceolato-
oblonga, glabra, superne nitida, inferne pallidiora, acuta vel subobtusa,
basi subattenuata vel subrotunda, juniora interdum brevissime mucronata,
65/23 60/20 60/27 mm., nervis superne pennatis, inferne nervo medio
magis conspicuo, petiolo suberasso cum caule distincte articulato, stipulis
subconicis haud pallidis 1 mm. longis. Racemi subdensiflori 10-14 mm.
lati, rachi crassa, demum leviter tuberculata, subpaniculata, bracteis bre-
vibus alabastra haud superantibus, ovato-acutis. Flores 5 mm. I1g., pedicello
2 m. 1g. Sepala glabra ovato-acuta, anteriora per 1/2 connata ; ale subor-
biculares nervis paucis ramosis subliberis ; carina profunde triloba vel
triplieata, lata ; androceum et ovarium pilosum. Fructus ignotus.
Frutex sempervirens, floribus coeruleis habitat in Bolivia ad Unduavi
„et Pelichuco (10-12000 ped.) leg. Pearce, n° 728, v. s. in Hb. Kew.
Monnina Autraniana Chod. Bull. Hb. Boiss. T. II (189%), p. 543.
2° Ovarium glabrum.
Monnina pseudostipulata Chod., nov. sp.
Folia coriacea, superne levia et glabra 60/18-45/16 mm., inferne minu-
tissime rugosa sed haud areolata, acute marginata, oblonga basi et apice
subacuta, nervo medio tantum prominente robusto puberulo, stipulis
crassis. Flores 3 mm. Sepala ovato-triangularia, brevissime ciliata, obtusa,
anteriora, per Â/:-1/2 connata; ale orbiculares, nervis ramosis anastomo-
santibus; petala superiora limbo lineari, retuso; androceum pilosum fila-
mentis brevibus; ovarium glabrum.
Habitat in Bolivia, Prov. Enquisivi leg. Weddel n° 4193 (Hb. Mus.
Paris).
‚_Foliis affinis M. stipulatæ nob. differt foliis minoribus, nervatura, etc.
Monnina stipulata Chod. Bull. de l'herb. Boiss., t. IN, p. 170.
Monnina subscandens Triana et Pl. in Ann. sc. nat., IV ser.
XVII, p. 143 (1862).
Monnina Bridgesii Chod. 1. c. III, p. 542 (1895).
246 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (106)
Monnina macroclada Chod., nov. spec.
Rami herbacei vel subherbacei, crassi, leves (5-8 mm.), versus
caulem sensim incrassati et cum eo connati basis inflati. Folia lan-
ceolato-elliptica in sicco subcoriacea, glaberrima 90/40 mm. pennate ner-
vosa, nervis haud conspicue prominulis vel conspicue et robuste anasto-
mosantibus, petiolo cc. 6 mm. longo, stipulis brevibus el quam ramus
axillaris multoties angustior. Paniculæ rachi sulcata, striata, robusta,
glabra, denticulata. Flores 5 mm. longi, pedicello 2,5-3 mm. lg. vix pube-
rulo. Sepala lanceolata vel ovato-lanceolata ciliala, subacuta, anteriora
sublibera. Carina distincte triloba, lobo superiore haud acuto; limbus
petalorum superiorum leviter uncinatus, intus basi breviter villosus
filamenta staminum antheris longiora; ovarium glaberrimum.
Habitat in Bolivia, Weddel, n° 2306.
Monnina Clarkeana Chod., nov. spec.
Rami sulcati, juniores leviter hirsuti. Folia elliptico-lanceolata vel ovato-
lanceolata, acuta, nec tenuia nec coriacea, haud nitida, juniora parce pilosa,
adultiora glabrescentia, nervis inconspicuis, petiolo ad 7 mm. longo, tenui,
puberulo, bası stipulis cylindricis apice leviter incrasstis donato. Ramus-
euli florentes angulati ; paniculæ numerosæ, axillares, longe peduneulati,
basi cum petiolo breviter concrescentes, foliosæ, foliis ad 3,5 cm. longis
longe petiolatis. Racemi graciles, sublaxiflori, longe attenuati, 4-6 cm.
longi, bracteis angustis mediocribus alabastra vix superantibus. Flores
evoluti ad 5 mm., pedicello 1,6 mm.; sepala ovato-triangularia, acuta,
ciliata, anteriora per 2/3 connata; ale suborbiculares nervis liberis; ca-
rina leviter triloba vel triplicata; limbus petalorum posteriorum elonga-
tus, spathulatus; pars superior androcei glaberrima ; ovarium glabrum.
Fructus ignotus.
Hab. in Peruvia, leg. Mathews, n° 1192.
Distinclissima petiolis, paniculis, stipulis, amico ill. C. B. Clarke
dicata.
M. Lechleriana Chod. in Bull. Herb. Boiss., III (1895), p. 129.
B. Estipulatæ. Stipule desunt.
1° Sepala varia longitudine connata; folia crassiuscula
submagna glabra.
Monnina speciosa Tr. et PI. 1. c., p. 144.
M. crassinervia Tr. et PI. 1. c.. 143.
(107) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS MONNIN.E. 247
M. platyphylla Chod., |. c., vol. II, p. 170.
M. polystachya Ruiz et Pav. (ex Hb. Pav.), M. Pavoni Chod., 1. c.
M. nitida Chod., |. c., vol. II, p. 130 (1895).
20 Sepala anteriora varia longitudine connata, folia lanceolata glabra.
Monnina celastroides Bonpl. (sub Hebeandra) ges. berl. 1808,
. coruscans Tr. el Pl. mss.
. coriacea Chod., |. c., vol. III, p. 132.
. rupestris HBK., nov. gen., p. 415.
. costaricensis Chod. in Primit. fl. Costaric., 1. e., III, p. 304.
CRE
30 Sepala anteriora connata,; folia tenuia submagna.
Monnina phytolaccæîfolia HBK., |. c., p. 413, tab. 503.
M. elliptica Chod. 1. c., vol. III, p. 135.
M. denticulata Chod., 1. c., p. 135.
M. tenuifolia Chod., I. c., p. 131.
M. longebracteata Chod. I. c., p. 130.
Monnina Chimborazeana Chod., nov. spec.
Rami subherbacei, sulcati, fistulosi, crassi, breviter vel brevissime hir-
sutuli. Folia ovata vel ovato-elliptica, acuminata, in mucron herbaceum
prolongata, subherbacea, superne glabrescentia, inferne leviter pubescen-
tia vel hirsutula, subrugosa, nervis pennatis mediocriter conspicuis, 90/48,
80/46, 70/40 mm., petiolo breviter sed haud dense hirsuto estipulato, brevi.
Racemi elongati, sublaxiflori, rachi striata, stricta, longe et anguste cy-
lindrici, bracteis linearibus angustissimis alabastra 1/3 superantibus laxe
comosi, 10-20 cm. longi, 6-7 cm. lati. Bractea media angustissima, hir-
suta, demum sub anthesi caduca. Flores conspicue pedicellati, pedicello
triplo longiores; Sepala oblonga, acuta, margine vix ciliala, anteriora basi
tantum brevissime connata vel sublibera ; ale obovat& vix ciliatæ, nervis
paucis parce anastomosantibus; carina distincte triloba, sinu rotundato,
lobo superiore subacuto; androceum pilosum; ovarium glabrescens.
Fructus ignolus.
Frutex parce ramosus 8 pedalis, floribus violaceis, habitat ad pedem
montis Chimborazo, alt. 3000-4000’. Secundum cl. Spruce unica species
generis Monninæ in sylvis Cinchonarum regionis. v. s. in Hb. Kew.
Monnina comata Chod.]. c. Vol. IT p.171.
<i
248 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (108)
Lo Sepala + connata; folia coriacea parva oblonga vel linearia ;
racemi simplices bracteis haud comosi.
Monnina loxensis Benth. Pl. Hartweg, p. 125.
. obtusifolia HBK., nov. gen., V. 411.
. crassifolia HBK., I. c., p. 411.
. revoluta HBK., L. c., p. 412, t. 501.
. conferta Ruiz. et Pav., fl. per. syst. II, p. 173.
. densa Planch. et Lind. (an affinis M. coruscanti).
Sn
5° Sepala libera; folia lanceolata vel lanceolato-linearia + pubescentia
vel vestita ; racemi simplices.
Monnina salicifolia Ruiz et Pav., fl. peruv. syst. I, p. 172.
. crotalarioides DC. Prodr. I, p. 338.
. Andreana Chod. |. c., vol. II, p. 134.
. peruviana Chod., 1. c., vol. III, p. 133.
. cestrifolia HBK., nov. gen., V. 413, tab. 502.
BE sn
. Francheti Chod., nov. spec.
Caules vel rami erecti cylindrici, hirsuti vel subtomentosi, ad, 1-2 mm.
crassi. Folia elliptica vel leviter ovato-elliptica, coriacea, superne glabres-
centia vel pilis sparsis hirsutula, nervis inconspicuis,inferne nervo medioet
secundariis prominentibus simpliciter anastomosantibus venosa, nervillis
minute anastomosantibus leviter prominulis inconspicue minute areolata
leviter et præcipue in nervis hispida vel glabrescentia, 35/12 mm. mar-
gine incrassala, petiolo 3 mm. lg. breviter hispido, Flores racemosi. Sepala
ovato-elliptica, apice rotundata margine ciliata, libera. Carina leviter tri-
loba. Petala superiora limbo brevi subquadrangulari. Androceum pilosum.
Ovarium glabrum. Nux inæquilateraliter elliptico-lanceolata 8/5 mm.,
Mandon n° 835 in America æquatoriali. Habitu M. Andreanæ Chod.
similis, differt foliis coriaceis, caulibus, pilis patulis hirsutis (Hb. Paris).
6° Sepala libera; folia lanceolata vel lanceolato-linearia haud coriacea
parva haud vestita ; racemi simplices.
Monnina Xalapensis HBK,, 1. c. 414.
M. Lehmanniana Chod., 1. c., vol. III, p. 542.
M. Pittieri Chod., Primit. Fl. Costar., 1. c. XXX, p. 542.
2
(109) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS MONNINÆ. 249
70 Sepala libera; folia lata, elliptico-lanceolata ; racemi simplices
v. subpaniculati.
Monnina Crepini Chod. in Pitt. et Durand, Primit. Fl. Costaric.,
l. ec. XXX, p. 302 (omnium specierum flores maximi).
M. sylvatica Cham., in Linn. V. 1830. 231. Syn. M. evonymoides
Schldl. 1890.
M. sylvicola Chod. in Primit. Fl. Costaric. Bull. Soc. roy. bot. Belg.,
t. XXX, p. 303.
M. Guatemalensis Chod., nov. spec.
Caules subherbacei, parce et brevissime hispidi vel rarissime puberuli,
ad 4 mm. crassi in parte florente. Folia elliptica, utrinque attenuata vel
subacuta, cuspidata, acutissima, crassiuscula margine haud subserrata sed
leviter incrassata, nervo medio sublus conspicuo, lateralibus minus con-
spicuis superne et inferne pilis paucis brevibus sparsis leviter et incon-
spicue hirsuta, petiolo 6-8 mm. longo, limbo 10/5 8,5/4,5 mm. Racemi
elongali, subpaniculati, rachi crassa brevissime hirsuta striata, bracteis
ovato-lanceolatis margine ciliatis alabastra superantibus, grosse dentati.
Flores purpurei vel rosei 5-6 mm., breviter pedicellati, bracteis cadentibus
nudi. Sepala libera oblonga, acuta nervis 3 parallelis, ciliata. Alæ late
obovato-orbiculares nervis liberis. Carina vix triplicata. Pelalorum supe-
riorum limbus brevis curvatus obtusus. Androceum pilosum. Ovarium
glabrum. Fructus exalatus ovatus, apice leviter emarginatus, violaceus
areolalus.
Hab. in Guatemala, Coban depart. Alta Verapuz alt. 4300 p. leg.
H. v. Tuerckheim (Hb. Kew).
80 Sepala libera; folia longa tenuia acuta; racemi bracteis
+ evolutis comosis.
Monnina latifolia DC. Prodr. 338 (Bonpl. sub. Heleandra).
M. bracteata Chod. |. c., vol. III, p. 133.
M. elongata Pl. et Lindl.
M. parviflora HBK. |. c. 419.
M. angustata Tr. et PI, Ann. sc. nat. Ser. IV, XVII, 140, an
potius affinis M. Xalap.
250 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (110)
90 Sepala libera rarissime breviter connata; folia vestita vel interdum
glabrescentia, submagna; racemi sæpius distincte paniculati.
* Racemi subsimplices vel paniculæ foliosæ.
Monnina æstuans DC. (L. sub Polygala) Prodr., I, p. 338.
M. pubescens HBK.., 1. c., v. p. #18.
M. mollis PL et Lind. in Trian. et PI. 1. e. 139.
M. nemorosa HBK. 1. c. 416, t. 504.
Monnina subserrata Chod., nov. spec.
Rami leviter sulcati, pilis crassis brevissimis hirsutuli, robusti. Folia
lanceolata basi longe attenuata, acuta, subtenuia, margine irregulariter
subdenticulata leviter incrassata, superne et inferne brevissime hırsutula
cinerascentia, vel e cinereo-rufescentia, 80/30 mm. 65/28 mm. vel minora
pennale nervosa, nervis etiam medio haud prominentibus, pallidioribus,
petiolo breviter hirsutulo, stipulis ut videtur deficientibus, foliis junioribus
tomentosis. Racemi supraaxillares longi vel subpaniculati, cylindrici, longe
bracteis lanceolatis per longam partem comosi demum sublaxiflori rachi
hirsutula 0,8-1 mm. crassa leviter denticulata. Flores subsessiles, 5 mm.
longi et lati; Sepala exteriora margine ciliata, glabrescentia, colorata, late
ovato-triangularia. Ale obovato-cuneatæ exunguiculatæ. Pars superior
petalorum superiorum obtusa. Androcei pars media comosa. Ovarium
glabrum et stylus ut in affinibus.
Species habitu distinctissima habitat in imperio Mexicano leg. Kar-
winski. (2) (Hb. Monac.). |
** Racemi paniculati.
Monnina paniculata Benth. Pl. Hartweg., p. 126.
. pilosa HBK,., 1. c. 419.
. cuspidata Benth., I. c. 162.
. patula Chod., 1. c. vol. III (1895) p. 131.
. floribunda Trian. et Pl., 1. c. 139.
. fastigiata Bonpl. (ex. Tr. et Pl.) DC. Prodr. I. 338.
ANS
A 1
7
D
(111) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS MONNIN.E. 251
IL. PTEROCARYA (DC. pp.) Chod. emend. Herbæ annuæ vel perennantes
fructu cristato vel ala membranacea expanso rarius aptero; sepala
nurquam connata; stylus haud fiiliformis.
A. Ovarium glabrum.
1° Indumentum haud glandulosum.
a. Stamina fertilia 4; stipule desunt.
Monnina Wrightii Gray., Pl. Wright. II, p. 31.
b. Stamina fertilia 8; stipule adsunt.
Monnina Chanduyensis Chod., 1. c., vol. IL p. 167 (1894).
M. Spruceana Chod., 1. c., p. 167 (1894).
M. pterocarpa Ruiz et Pav., fl. per. syst. I, p. 174.
M. macrostachya Ruiz et Pav., I. c., p. 173.
c. Stamina fertilia 6-8; stipule desunt.
Monnina linearifolia Ruiz et Pav., 1. c., p. 173.
M. Philippiana Chod., 1. c. II, p. 169 (189%).
M. dictyocarpa Griseb. in Gœtt. Abh., XXIV (1879), 23
M. Lorentziana Chod., I. c., vol. II, p. 168 (189%).
M. brachystachya Griseb. in Geett. Abhandl. XIX (187%), 75.
20 Indumentum rufo-glandulosum.
Monnina Rusbyi Chod., 1. c., vol. II, p. 170 (1894).
M. cardiocarpa St-Hil., fl. bras. mer. II, 60, t. 93.
M. rugosa Chod., nov. spec.
Caules cylindrici pilis crassis rufis patulis rugose villosi. Folia lanceo-
lato-linearia, obtusa vel leviter emarginata margine et subtus ut caules
pilis crassis rugose villosa, irregulariler denticulata 30/7 mm. 22/5 mm.
petiolo brevi estipulato. Flores racemosi. Sepala ovato-triangularia denti-
culata glandulose pilosa, libera. Alæ parvæ basi attenualæ nervis anasto-
mosantibus. Carina breviter triloba. Petala superiora late ovata haud in
limbum sublinearem producta, obtusa. Androcei pars media comosa. Ova-
rium glabrum, stylo brevissimo. stigmate inferiore apice tuberculalum
horizontale. Fructus verisimiliter leviter alatus.
RE RE D PE TPE N Ce AC RE
EEE Re Ve à
252 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (112)
Habitat in Peruvia (Hb. Mus. Paris).
Indumento affinis M. Rusbyi Chod. differt alis haud distincte unguicu-
latis, antheris distincte petiolatis, habitu robustiore, etiam affinis M.
cardiocarpæ St-Hil., differt foliis irregulariter denticulatis et indumento
crassiore.
B. Ovarium pilosum.
1° Stipulæ desunt ; folia ovata vel lanceolata.
Monnina leptostachya Benth. Pl. Hartw. 125. Ecuador.
M. herbacea DC. Prodr., I, 340. Peruvia.
20 Stipulæ adsunt.
a. Folia cuneata, emarginata.
Monnina emarginata St-Hil., Fl. bras. mer. II, 65.
b. Folia haud emarginata.
+ Fructus exalatus.
Monnina exaltata A. W. Bennett. in Mart., fl. bras. XII, III, 59.
ft Fructus ala membranacea cinctus.
Monnina resedoides St-Hil. 1. c., II.
M. cuneata St-Hil., 1. c., II. (M. martiana Kl.).
M. cordata ex. Hassk. in Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. I, 192.
M. Richardiana St-Hil., 1. c., p. 66.
M. Tristaniana St-Hil., ]. c., p. 69.
M. stenophylla St-Hil., 1. c., p. 64.
Monnina macrocarpa Chod., nov. spec.
iadix crassa perennis ut in M. cordata.
Caules herbacei vel straminei, striati, foliis basi leviter decurrentibus
striati, glabri, 2,5 mm. lati. Folia lineari estipulato-oblonga glabra, bre-
vissime petiolata 40/8 mm., tenuia subobtusa. Racemi terminales graciles
elongati, rachi tenui puberula floribus distantibus. Flores parvi ad
3-3,5 mm. longi. Sepala ovato-elliptica ciliata. Ale obovatæ nervis anasto-
mosantibus. Carina triplicata; petala superiora limbo lato, obtusissimo.
Androceum medio comosum. Antheræ filamentis breviores pilis circum-
dat». Ovarium puberulum; stylus brevis, biauriculatus; stigmata hip-
(113) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS MONNIN.E. 253
pocampiformia, inferius breve pendens. Samara tenuis membranacea
16/15 mm. 13/12 mm. nucleo lanceolato alæ magna profunde incisa basi
cordata, nervis tenuibus, puberula.
Species fructubus magnis floribus parvis inter omnes distinclissima.
Affinis M. stenophyllæ St-Hil. Differt foliis, fructu, caule.
Weddell, n° 2843, Brasil. centr. (Sertao d’Amaroleite) (Hb. Paris).
IT. MONNINOPSIS Chod. Herbæ annuæ; carina profunde triloba vel tri-
partila. Androceum subdiadelphum; antheræ sessiles; stylus tenus
filiformis.
A. Fructus alatus ; sepala libera.
Monnina insignis Bennett in Mart., fl. bras. XIII, p. 56. Syn.
M. piauhensis Chod., 1. e., vol. II, p. 541.
B. Fructus exalatus; sepala duo connata.
Monnina Malmeana Chod., 1. c., III, p. 540.
SPECIES INCERTÆ SEDIS :
Monnina meridensisPl. et Lind. in Wedd. Chloris andina II, 268.
. marginata Presl. Reliq. Hænk. II, 102.
. pallida Spr. Syst., 1. c., III, 175.
. Selloi Spr. Syst., 1. c., 175.
. cladostachya Turcz. Animadv. Bull. Soc. Mosc. XXVIL. II, 397,
ss
1854.
. mexicana Don. Gen. Syst., I, 367.
. Deppei Don. 1. c., I, 367.
. lanceolata DC. prodr. I, 339.
=
SPECIES EXCLUSE :
Monnina lancifolia Don. gen. syst. I, p. 367.
— P. lancifolia St-Hil., Fl. Bras. mer. IL., p. #2.
M. tuberosa Don. 1. c., p. 367.
— P. violioides St-Hil., I. c., p. 48.
CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS XANTHOPHYLLI
AUCTORE
R. CHODAT!
A. NUDA. Ovarium et stylus prorsum glabra; frutices vel arbores foliis
mediocribus vel parvis, glabris.
1° Androceum monadelphum.
Xanthophyllum Scortechini King, Contrib. to the flora ofthe
Malayan peninsula, p. 140.
Xanthophyllum ecarinatum Chod., nov. spec.
Folia ovato-elliptica, superne et inferne nitida, vel elliptica, apice longe
appendiculata; 130/50 150/60 mm. Nervi secundarii pennati leviter ad-
scendentes cum aliis arcuate conjuncti. Racemi axillares pauciflori, foliis
triplo breviores, rachi glabra. Pedicelli flore 1/3 breviores. Corolla breviter
cylindrica ce. 12 mm. longa; sepala inæquala, glabra, interiora fere duplo
majora, obtusa, flore triplo breviora. Petala æqualia, duo superiora leviter
carinata, lateralia et anticum linearia elongata, ope tubi staminalis (8-10
stamina) concrescentia. Pars tertia superior filamentorum libera, pilosa ;
antheræ juniores suborbiculares nec cylindricæ. Carina haud evoluta loco
petalum anticum aliis prorsum simile. Discus annularis vix costatus, mar-
gine leviter sinuatus; ovarium longe stipitatum ovatum, glabrum; stylus
erectus tenuis glaber; stigma capitatum.
? J'ai eu à ma disposition pour ce travail les matérieux des Herbiers de Berlin,
de Munich, de Bruxelles, Genève (De Candolle et Boissier-Barbey), de Paris
(Muséum), si libéralement mis à la portée des botanistes par leurs directeurs.
Mais c’est surtout dans l’incomparable musée de Kew que j'ai pu mener ce tra-
vail à bon fin, grâce à l’aimable empressement de M. le conservateur Baker et de
M. le Dr Stapf qui a bien voulu m’abandonner les matériaux récoltés par Havi-
land dans l'île de Bornéo.
(115) R. CHODAT. CONSPESTUS SYSTEMATICUS GENERIS XANTHOPHYLLL 255
Fructus ignotus.
Arbor parva ad 5 ped. alta apud Kuching, Sarawak, Borneo, Dr Haviland
leg. n 1768. (Hb. Kew).
Species valde peculiaris floribus regularibus; ovario longe stipitato, foliis
apice longe et anguste appendiculatis ut in X. eurynchio.
Affinis X. Scortechini King, differt ovario longe stipitato, absentia ca-
rinæ, antheris suborbicularibus.
20 Androceum triadelphum vel stamina varia longitudine inter se et cum
petalis connata.
a. Ovarium distincte stipitatum.
Xanthophyllum ellipticum Mig. Ann. Mus. Lugd. Bat. I. 276.
Xanthophyllum Kingii Chod., nov. spec.
Folia præcedentis et habitus sed fructus pericarpio tenuissimo contra
in X. elliptico duro.
Arbor 30-40 ped. alta, trunco 8-10 poll. crasso, foliis læte virentibus,
fructu maturo intense aurantiaco.
Hab. in sylvis apertis, Perak (King’s collect. 8564), Malacca (Griffith 45)
v.s. in Hb. Kew.
Xanthophyllum citrifolium Chod., nov spec.
Folia lanceolata, chartacea, subcoriacea, glaberrima, sensim apicem '
versus attenuata, subobtusa, nitida, nervis vix -conspicuis haud reticu-
latis. Racemi axillares breves, foliis multoties breviores interdum
duo-3 congesti. Pedicelli glabri, flore 1/2 breviores. Calyx fusco-ruber,
corolla alba. Sepala inæqualia glabra. Petala lateralia et superiora quam
carina longiora. Carina late cucullata, longe et distincte unguiculata. Sta-
minum filamenta 1/3-1/2 cum petalis connata glabra haud basi incrassata.
Discus annularis integer. Ovarium breviter sed distincle stipitatum, tur-
binatum glabrum; stylus apice leviter uncinatus, æqualis glaber, stigma
capitatum.
Folia cc. 10/3 cm.; flores 10/11 mm. Ig.; arbor parva apud Kuching,
Borneo, leg. Haviland n° 2110. v. s. in Hb. Kew.
Affinis præcedentibus, differt foliis lanceolatis, floribus majoribus albis.
b. Ovarium brevissime et late stipitatum vel sessile.
Xanthophyllum obscurum A. W. Benn. in Hook. fil. Fl. brit.
Ind. I, p. 211 ; King., 1. c. 141.
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256 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (116)
Xanthophylium insigne A. W. Benn., 1. ec. I, p. 211; King,
l. c.,p. 144.
B. VESTITA. Ovarium et stylus pubescens vel ovarium aut stylus pilosa.
1° Racemi simplices vel haud late paniculati; folia subtus pallidiora haud
nitentia et tenerrime reticulate venosa.
a. Racemi pyramidales, floribundi, folia ovata vel elliptica.
Xanthophyllum pulchrum King, |. c., p. 141.
Xanthophyllum densiflorum Chod., nov. spec.
Folia elliptica coriacea, vel ovato-elliptica, breviter acuminata, breviter
petiolata, superne sublucida, inferne nervillis numerosis anastomosan-
tibus pulchre et minute reticulata, haud nitida, glabra, 120/67, 88/37,
85/38 mm. Racemi axillares simplices, rachi valida, brevi. Calyx fusco-ruber
vel ruber, sepalis subcoriacis subæqualibus obtusis. Pedicelli crassi flore
duplo vel triplo breviores. Petala lata, aurantiaca (in sicco). Stamina sub-
libera, filamentis basi vix incrassatis, pilosis, antheris oblongis, pilosis.
Ovarium in flore juvenili subsessile, demum distincte stipitatum valde
pilosum, costatum, stylo glabrescente, stigmate obsolelo, ovulis 4-5.Carina
breviter unguiculata, bene evoluta glabra.
Habit. ad Sarawak apud Borneo, n° 2442, Beccari. Hb. Kew.
Affinis X. pulchro King, differt sepalis, habitu ovario magis piloso etc.
Xanthophyllum gracile Chod., nov. spec.
Folia ovata, breviter acuminata crassiuscula, superne nitida, inferne
reticulata, pallidiora, 70/30 mm., petiolo 6-8 mm. longo. Racemi corym-
bosi, subelongati, pyramidales. Flores cc. 8-10 mm. longi vel breviores,
pedicello subbreviore vel breviore. Sepala subæqualia rubra. Petala auran-
tiaca, lateralia et posteriora lineari-lanceolata prosum revoluta dorso
parum pilosa. Carinæ unguiculum quam limbus late cucullatus et pilosus
duplo brevior. Stamina basi tantum connata, supra basin incrassata et
pilosa, filamento glabro, antheris oblongis. Discus annularis. Ovarium
sphæricum breviter stipitatum, dense lanuginosum, pars inferior styli
pilosa.
Hab. in Java (Hb. Kew).
Affinis X. pulchro sed flores minores, folia ovata duplo minora etc.
(117) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS XANTHOPHYLLI, 257
b. Racemi umbelliformes, 2-4 flori ; flores magni longe pedicellatr.
Xanthophyllum Beccarianum Chod., nov. spec.
Folia oblonge-lanceolata, 140/50 mm., 120/35 mm., acuminata, subtus
pallida, nervis secundaris 3-4 erectis, nervillis repetite anastomosantibus
areolata crassiuscula; petiolo ut nervis pubescentibus sublanuginosis.
Racemi compositi, i. e. inflorescentiæ partiales pauciflori, 2-4 flori,
umbelliformes. Rachis racemi subhirsuta, tenuis, nec denticulata sed
internodiis floribus vel inf. partialibus haud vel vix brevioribus. Bracteæ
acutæ, pedicellis multo breviores. Pedicelli cc. 15 mm. Ig. tenues, flore
elongato, cylindrico subbreviores. Sepala ovato-elliptica, subæqualia, flore
evoluto triplo vei quadruplo breviora. Flores amene (sicci) einnabarei
vel aurantiaci. Carina breviter unguiculata distincte cucullata aliis petalis
paulo brevior glabrescens. Petala superiora et lateralia lanceolata, basi
cum stamine breviter connata. Stamina 2 prorsum libera; filamenta supra
basin parum incrassata et breviter pilosa; antheræ oblongæ basi pilosæ.
Ovarium distincte stipitatum, ellipticum sulcatum ut pars inferior styli
pilosum. Discus costatus, angulosus. Fructus adhuc ignotus.
Hab. in Borneo, Beccari, n° 2230. (Hb. Barbey-Boissier, Hb. Monacens.
Hb. Paris, Hb. Kew).
Affinis X. densifloro nob. ob foliæ similem texturam sed calyce, pedicellis
et ramis hic hispidis sat diversum.
c. Racemi brevissimi, axillares, subeorymbiformes.
Xantophyllum discolor Chod., nov. spec.
Folia superne nitida argentea, glabra, subtus pallida nervillis haud valde
prominentibus repetite et regulariter areolata, lanceolato-oblonga, acumi-
nata, 130/50 110/38 mm. vel minora. Petioli 4-5 mm. longi. Racemi et
rami axillares. Bracteæ inflorescentiæ et ramorum parvæ ovato-acutæ
ad 4 mm. longæ. Racemi pauciflori 2,5-3,5 cm. subcorymbiformes, pedi-
cellis tenuibus 4-5 mm. longis, sepalis (flavis in sicco) leviter puberulis.
Flores 43-14 mm. Ig., flavi in sicco. Carina late cucullata glabra. Petala
lateralia et posteriora cum tubo staminali perbrevi basi tantum connala.
Filamenta staminum glabra; antheræ acutæ basi pilosæ, Discus annularis
integer ; ovarium breviter stipitatum turbinatum leviter sulcatum, breviter
et adpresse pilosum, stylo ad apicem pilis longis sparsis veslito; stigma
capitatum subbilobum. Arbor parva, floribus albis in Jungle horti, Singa-
pore, leg. Ridley, 6199 (Hb. Kew.).
BULL. HERB. BoIss., avril 1896. 18
258 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (418)
Habitus X. glauci sed fl. haud subsessiles, X. Korthalsiani sed folia magis
crassa, nervillis magis prominentibus, racemis et ramis axillaribus, brac-
teis involucralibus 4 plo minoribus diversa.
d. Racemi basi bracteis involucralibus duabus squamordeis muniti.
Xanthophyllum Korthalsianum Miq. Ann. Mus. Lugd.
Batav. I, p. 277.
Xanthophyllum bracteatum Chod. nov. spec.
Folia oblonga, sensim acuta, basi subcuneata, crassiuscula, superne
nitida, inferne nervillis pulchre et minute areolata, peliolo ad 7 mm.crasso,
limbo 210/60 180/47 mm. Nervi secundarii 7-8 adscendentes sine vena
submarginali distincta. Rami et racemi basi bibracteati. Bracteæ oblongæ
acutæ 10-11 mm. longæ, crassiusculæ. Racemi parce ramosi rachi dura
denticulata haud valde incrassata sed subtenui. Ovarium breviter stipi-
tatum pilosum. Fructus sphæricus leviter pilosus.
Similis X. Korthalsiano sed foliis majoribus, ramis axillaribus, bracteis
duplo majoribus, a X. discolore foliis haud apiculatis, bracteis 3-4 plo
majoribus, rachi racemi multo crassiore.
Hab. in Philippinis ad Balitbitan, San Antonio, prov. Laguna Ins. Luzon.
(Hb. Kew). |
20 Racemi axillares; folia mediocria superne et subtus nervis inconspicuis
levia; stamina exerta.
Xanthophyllum stipitatum A. W. Benn. in Hook. f., Fl. brit.
Ind. I, p. 210; King 1. c. p. 140.
Xanthophyllum ovatifolium Chod. nov. spec.
Folia ovata, 95/50 75/35 mm., sat crassa, superne subnitida, inferne
nervillis anastomosantibus conspicuis minute areolata pallidiora, inappen-
dicem linearem conspicuam haud acutam prolongata, distincte petiolata.
Racemi axillares, breves, rachi subtenui; flores tenuiter pedicellati, pedi-
cellis ad 3-4 mm. long. ; flores 8 mm. longi flavicantes velalbicantes. Sepala
vix inæqualia, subcoriacea, glabra fiore triplo minora. Carina distincte
cucullata, leviter pilosa. Petala tenua oblonga vel spathulata. Stamina
libera supra basin incrassata et parce pilosa, filamentis tenuibus florem
longitudine æquantibus. Discus annularis. Ovarium breviter stipitatum,
leviter sulcatum, glabrum. Stylus longus vel longissimus petala superans,
basin versus sensim sed haud multum incrassatus et parce pilosus.
(119) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS XANTHOPHYLLL. 259
Borneo occidentalis prope Kuching, leg. Dr G. Haviland (v. s. in Hb.
Kew).
A X. Maingayi Hook. f. differt foliorum forma et magnitudine, floribus
duplo vel triplo longiorius pedicellatis, staminibus multo minus pilosis,
ovario glabro sed certe proxima species ob stamina libera, carinam parce
pilosam et stylum.
Xanthophyllum amoenum Chod., nov. spec.
Folia ovato-elliptica, subcoriacea superne et inferne leviter nilida, nervis
haud vel vix conspicuis, cuspidata, suboblusa, margine leviter incrassata,
90/44 85/43. Racemi 4-6 cm. longi, axillares, rachi subtenui curvata, gla-
bra. Pedicelli florem haud apertum longitudine superantes puberuli. Flores
ad 15 mm. longi, fusei (in sicco). Sepala elliptica subæqualia vix coriacea.
Petala in flore evoluto reflexa vel patula, lanceolata, obtusa, unguiculo cum
filamento staminis maxima parte connato. Carina haud cucullata, lanceo-
lata aliis petalis simillima sed basi duobus staminibus connata. Pars libera
filamentorum staminalium sensim versus antheram angustescens demum
filiformis, basi pilosa. Anther& ellipticæ. Stamina 9, petala parum longi-
tudine superantia et in flore aperlo corollam reflexam multo superantia.
Discus margine serratus. Ovarium valde pilosum anguste ovatum, stipita-
tum, stylo filiformi ad apicem piloso.
Hab. in Borneo, Haviland n° 2112. (Hb. Kew).
Species habitu Dichapetalo valde similis et ab omnibus X. flore evoluto
petalis reflexis vel patentibus, staminibus exertis, absentia carinæ pecu-
liari diversa.
Xanthophyllum Marcintyrii F. Müll. Fragm. Phytog. Austr.
Y (1865), p. 57 = X. octandrum F. M.
30 Racemi paniculati rachi hirsuta ; folia subtus nervosa
et breviter hirsuta.
Xanthophyllum rufum A. W. Benn. L. c. I, p. 210; King 1. c.
p. 143.
Xantophyllum sulfureum King I. c. 143.
Xanthophyllum velutinum Chod., nov. spec.
Folia oblonga 168/42-180/48 mm., longe acuminata, superne nilida,
subtus præcipue in nervis haud dense velutina, nervo medio crassiore
pennate ramoso, venis secundariis suberectis et vena submarginali,
ET RE SO uk ne al en Fee ze
260 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (120)
2-3 mm. procul a margine conjunctis, vel interdum aliæ formæ, petiolo
haud villoso. Paniculæ rachi breviter tomentosa, ramosa. Flores breviter
pedicellati 11-12 mm. longi, pedicellis crassis tomentosis. Sepala grisea.
Petala superiora basi cum stamine connala, lateralia margine ciliata.
Carina cochlearis dorso dense villosa. Stamina haud in monadelphia vel
polyadelphia, filamentis basi sparse villosis, haud incrassatis. Discus
annularis sinuatus; ovarium turbinatum sulcatum glabrum; stylus fusi-
formis villosus arcuatum. Ovula 6-8. | |
Hab. in Borneo ad Sarawak, 0. Beccari pl. bornensi, n° 1629 (Hb. Kew).
Affinis X. sulfureo sed sat differt nervatura foliorum.
4. Racemi paniculati; folia subtus glabra.
a. Fructus globosus haud verrucosus nec velutinus.
+ Ovarium glabrum.
Xanthophyllum affine Korth. ex Mig. Ann. Mus. Lugd.
Batav. I, p. 271.
Xanthophyllum Hookerianum King 1. c. p. 139.
Xanthophyllum bullatum King |. ce. p. 142.
Xanthophyllum venosum King I. c. p. 139. Affinitas dubia.
Xanthophyllum Havilandii Chod., nov. spec.
Folia superne et magis inferne nitentia, 220/80, 250/100 mm., elliptico-
oblonga, coriacea, viridia, petiolo crasso ad 1 cm. longo, nervis secundaris
subpatulis strictis, crassis, conspicuis, vena submarginali valde distincta
conjunctis. Racemi breves, rachi crassa, lignosa, profunde denticulata,
glabra. Flores ignoti. Sepala subæqualia leviter pubescenlia, grisea.
Ovarium post defluvium sessile, leve haud sulcatum, stylo curvato piloso.
Habitat ad Kuching, Borneo, Haviland n° 1616. (Hb. Kew).
Foliis X. bullato similis, differt nervis secundariis magis patentibus,
nervo submarginali a margine magis dislante (4-5 mm.), folio basi haud
cordato aliisque.
tr Ovarium pilosum.
* Folia magna basi leviter cordata.
Xanthophyllum cordatum Korthals ex Miq. 1. c. I. 274.
Xanthophyllum Stapfii Chod., nov. spec.
Folia magna oblonga, superne nilida, subtus pallidiora, glabra, vel oblon-
(121) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS XANTHOPHYLLL. 261
go-lanceotata, basi leviter cordata, sensim acuta, nervis secundariis valde
erectis haud crassis nervillis repetite ramosis areolata. Vena submargi-
nalis versus apicem tantum distincta. Petiolus brevis crassus. Rachis patens
subspinescens, dura stricta 15-20 cm. longa, floribus breviter pedicellatis
ad 16 mm. longis, amene rubris vel violaceo-rubris valde distantes. Se-
pala grisea, margine breviter ciliata, duo interiora paulo majora et sub-
petaloidea, corolla triplo breviora. Carina cucullata, basi unguiculata,
glabrescente. Stamina haud monadelphia sed basi cum petalis singulariter
connata, filamento basi vix piloso vix dilatato. Ovarium vix stipitatum,
ovoideum pilosum; stylus basi pilosus apice glaber et stigma capitatum.
Fructus juvenilis sessilis pilosus.
Hab. in Borneo apud Kuching, Haviland n°1620, apud Rejang, id collect.
n° 532. (Hb. Kew).
A X. Havilandii Chod. differt foliis, ovario valde piloso, floribus breviter
pedicellatis rachi racemi subspinescente. Affinis X. cordato foliorum
structura, differt magnitudine florum racemis simplicibus, foliis multo
brevius petiolatis (4 mm.) (in X. cordato 1 cm. et ultra).
Xanthophyllum adenotum Mia. |. c.
** Folia submagna basi haud cordata.
©) Paniculæ rami robusti.
Xanthophyllum vitellinum D. Dietr. Syn. Pl. II, 1277.
Xanthophyllum longifolium Dietr. Syn. Pl. II. 1277.; X. ade-
nopodum Mig. I. c.
Xanthophyllum excelsum Blume ex Miq. Fl. Ind. Batav. I.
IT. 129. = X. paniculatum Mig.
Xanthophyllum ancolanum Mig. Fl. Ind. Batav. Suppl. 39%
— X. sumatraense Korth.
Xanthophyllum flavescens Roxb. Hort. beng. (88).
Xanthophyllum Kunstleri King I. c. p. 139.
Xanthophyllum Curtisii King L ce. p. 158.
Xanthophyllum Philippinense Chod. nov. spec.
Folia lanceolata, breviter acuta, basi acuta, petiolo ad 8 mm. longo,
limbo 8/3 cm. 10/4 cm. subcoriacea, nervis secundariis haud valde
conspicuis, nervis iterum ramosis, nervillis minute anastomosantibus
262 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (122)
reticulata. Racemi simplices vel in parte superiore paniculati, rachi
haud crassa sed subtenui. Pedicelli ad 4 mm. lg. puberuli, subtenues.
Flores 12 mm. longi, amϾne rubri. Calyx corolla evoluta triplo breviora.
Carina dorso parce pilosa. Antheræ oblongæ basi pilosæ, filamento supra
basin incrassato et piloso leviter connato. Discus annularis. Ovarium longe
stipitatum, anguste ovatum, dense pilosum, stylo basi etiam piloso.
Hab. in Philippinis, Luzon apud Albay, leg. Vidal n° 2092 (Hb. Kew.).
Forsan hic pertinet planta a cl. Warburg in Philippinis collecta n° 15485,
fructu 3 cm. longo et lato, foliis ut in præcedente.
©Q) Paniculæ rami tenues. ‚
Xanthophyllum virens Roxb. (Hb. Wallich, no 4197).
”** Folia parva oblonge lanceolata.
Xanthophyllum Sarawakensis Chod., nov. spec.
Folia crassa, coriacea, superne nitentia et nervis inconspicuis subtus
haud lucida, nervo medio haud valde incrassato pennate sed inconspicue
ramoso, subobtusa, lanceolato-oblonga, 90/22, 70/14, 50/10 mm. marginibus
subrevolutis. Racemi vel paniculæ pauciramosæ axillares ad 10 mm. Ig.
rachi glaberrima subcrassa. Pedicelli florem longitudine subæquantes
suberassi ad 4-7 mm. lg. Calix minute puberulus, griseus. Ale quam
sepala exteriora minores. Flores haud aperti ad 10 mm. Ig. Petala late
linearia, subobtusa crassiuscula ; stamina basi dilatata et cum petalis con-
nata vix pilosa. Discus late annularis. Ovarium brevissime stipitatum
subglabrum, stylo pubescente. Ovula ad 16.
Borneo occidentali, Sarawak leg. Beccari n° 3459 (v. s. in Hb. Km).
Species primo aspectu cognoscenda foliis lanceolato-oblongis racemis
laxifloris, floribus pedicellatis, calyce viridi-canescente.
OOQ Paniculæ rami applanati sæpius torti.
Xanthophyllum robustum Chod., noy. spec.
Folia crassa, coriacea, superne nitida, magna, longe netiolata (1,5-2 cm.),
elliptica, utrinque acuta, nervis subtus haud valde prominentibus. Pani-
culee magnæ ramis divaricatis, patulis, rachi crassa vittiformiter applanata
torta. Flores 8 mm. brevissime pedicellati. Calyx sepalis crassis rubro-
fuscis nec griseis. Carina glabrescens. Stamina basi tantum cum petalis
connala basi leviter incrassata et pilosa. Fructus ignotus.
In Malacca, Borneo et Philippinis (forsan affinis X. cordatæ) Hb. Kew.
KR a N DE AE Sn
! Modes
NÉE x Ü
%
(123) R. CHODAT. CONSPECTUS SYSTEMATICUS GENERIS XANTHOPHYLLI. 263
b. Fructus verrucosus vel costatus vel velutimus.
Xanthophyllum eurynchium Korthals ex Mig. Ann. Mus.
Lugd. Bat. I, 277. |
Xanthophyllum verrucosum Chod., nov. spec.
X. eurynchium King non Korth. 1. c. 136.
AN. eurynchio differt racemis corymbose vel umbellate congestis, contra
sunt in præcedente solitarli et breves, pauciflori, rachi florente crassiore,
foliis haud distincte et longe appendiculatis, fructu haud glabro sed velu-
tino, magis ovato quam sphærico (Hb. DC. et Kew).
Xanthophyllum Wrayi King I. c. 138.
Xanthophyllum Palembanicum Miq. Ann. Mus. Ludg. Bat.
I. 317.
Xanthophyllum hebecarpum Chod. nov. spec.
Folia elliptica, acuminata subobtusa, glabra, crassa nervis secundaris
adscendentibus marginem attingentibus ce. 5, petiolo longo ad 4,5 cm.
Fruetus cerebroideus breviter sed dense velutinus, diam. 30 mm., peri-
carpio ad 4-5 m. crasso.
Distinctissima species a C. Curtis in Duidings, Pang-Korr. lecta n° 1639
(Hb. Kew.).
Xanthophyllum Bombayanum Chod., nov. spec.
Folia late elliptica, acuta, nervis secundariis adscendentibus, 120/60 mm.
vel minora, glabra, nitida. Rachis racemi crassa robusta post defluvium
denticulata. Sepala subæqualia pubescentia, acutiuscula. Corolla 11 mm.,
purpurea vel fusca. Stamina sublibera basi pilosa et cum petalis connata.
Ovarium stipitatum ut stylus valde pilosum. Fructus late ovatus, subapi-
culatus, verrucis in seriebus longitudinalibus dispositis rugosus, ad 18mm.
latus, pericarpio 1,7 mm. crasso.
Habilat ad Bombay (Hb. Kew), collect. ignot.
Xanthophyllum Maingayi Hook. fil. Fl. Brit. Ind. I. p. 210.
Xanthophyllum Griffithii Hook fil. I. c. p. 210.
Xanthophyllum glaucum Wall. Cat. 4199.
c. Fructus parvus nec verrucosus nec costatus.
Xantophyllum microcarpum Chod. nov. spec.
264 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. . (124)
Xanthophyllum glaucum King non Wall. Cat. Habitus præcedentis sed
folia minora haud apiculata (Hb. DC. et Kew).
Xanthophyllum parvum Chod., nov. spec.
Folia ovata vel ovato-lanceolata, longe acuminata, superne subnitida,
ınferne pallida pulchre et minute areolata subcoriacea, petiolo ad 7-8 mm.
longo tenui. Pedicelli fructus valde incrassati; fructus8mm. latus et longus.
Beccari, Pl. bornensi n° 2953 (Hb. Reg. Monac.).
265
SUR LES MYCORHIZES DU LISTERA CORDATA
PAR
R. CHODAT et A. LENDNER
Frank a fait rentrer les mycorhizes des Orchidées dans la catégorie
des endotropiques. Il y voit un phénomène particulier de symbiose qu’il
I. Base de la tige et racines de Listera cordata.
compare aux relations des insectes avec les plantes carnivores. Les or-
ganes souterrains de ces plantes seraient des trappes à champignons et
les Orchidées pourraient être considerées comme de véritables myco-
phages.
266 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (126)
Il a proposé pour les champignons qui les produisent le nom d’Eidamia ;
on n'aurait constaté que le mycelium stérile et les formes reproductives
décrites par Wahrlich seraient le résultat de cultures souillées.
Il n’a jamais obtenu de formations semblables grâce à ses procédés de
cultures faites avec le plus grand soin.
Il m'a semblé utile de revenir sur cette question vu la position si caté-
gorique prise par l’un de ceux qui ont attiré le plus d'attention sur les
formations symbiotiques. Le traité de botanique de Frank étant dans toutes
les mains, une affirmation aussi catégorique ne peut manquer d’avoir une
influence décisive sur l’opinion.
Le Listera cordata croît de préférence dans l’humus des forêts. Nous
l'avons récolté en société du Buxbaumia aphylla végétant sur les troncs
pourris.
Les racines adventives sont longues. Elles excèdent souvent en longueur
la tige florifère et semblent rester non ramifiées. Elles portent sur toute
leur longueur, à l'exception de leur extremité (1-1,5 cm.), des poils absor-
bants nombreux (Fig. E).
Grâce à son mode de végétation dans le bois pourri, on peut enlever
toute la plante sans la blesser.
Les racines ont été examinées à l’état frais et fixées à l’alcool absolu.
Des sections transversales et longitudinales ont été faites sur du maté-
riel parafiné et coloré avec la safranine — eau d’aniline.
Dans aucune section on n’a trouvé de pelotons mycéliens dans les cellules
corlicales de la région de la racine dépourvue de poils absorbants. A partir
de la région pilifère, un grand nombre de ces cellules étaient occupées par
les pelotles caractéristiques (fig. A). La plupart des poils absorbants
étaient traversés par des filaments mycéliens en nombre variable mais qui
n'y forment pas d’enchevetrement, comme dans les cellules corticales.
Ces mêmes filaments paraissent dans d’autres cellules de l’assise pilifère
mais ne s’y multiplient pas plus que dans les poils (Fig. A).
Il est donc bien évident que cette région est impropre à les retenir en
symbiose.
Ces filaments se laissent suivre à travers la première jusque dans la
seconde ou la troisième assise corticale. Il nous à été aussi facile de con-
stater la relation étroite qui réunit ces deux états du mycélium. Dans les
cellules corticales, le champignon s’enroule en pelotte dans le protoplasma.
Le noyau est constamment en dehors de cet enchevétrement auquel il ne
fait qu’adherer. Dans les cellules les plus jeunes, le pouvoir absorbant
du noyau vis-à-vis des colorants excède de beaucoup celui du mycelium.
(127) R. CHODAT. ET A. LENDNER. MYCORHIZES DU LISTERA CORDATA. 267
A mesure qu’on s’eloigne du sommet de la racine, la coloration diminue
jusqu’a devenir égale à celle du champignon dont les filaments sont deve-
nus indistincts. A ce moment le noyau qui n’est pas plus qu'auparavant
II. Section dans la région pilifère de la racine de Listera cordata avec mycorhizes.
entouré par ce mycelium s’est fortement hypertrophié. Son contour est de-
venu irrégulier et indistinct. Finalement noyau, protoplasma et mycelium
forment une masse résineuse, amorphe, ne se colorant presque plus par
la safranine. Evidemment les substances albuminoïdes qui les caractéri-
saient au début ont disparu.
268 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (128)
Kuhn qui a étudié les mycorhizes des Marattiacées admet quele cham-
pignon pénètre par le point vegetatif. Il n’en donne cependant aucune
preuve. -
Ici pas plus que chez les prothalles de Lycopodiacées étudiés par Treub
et Goebel, les jeunes organes ne sont attaqués. Il faut, pour permettre le
développement, des cellules ayant cessé de se diviser. C’est aussi ce
qu'avait observé Percy Groom chez les Burmanniacées holosaprophytes.
Frank indique et figure les filaments mycéliens entourant complète-
ment le noyau. Chez Listera cordata malgré nos récherches patientes, nous
n'avons pas vu le noyau dans cette situation, mais toujours à l'extérieur
de la pelotte dans un sac protoplasmique. Nous sommes d’accord avec
Wabrlich et Frank sur la diminution des substances protéiques dans les
mycorhizes plus âgées.
En faut-il conclure en dehors de toute expérience que cette diminution
correspond à un gain au profit de la plante phanérogame et que les Or-
chidées à mycorhizes sont des pièges à champignons comme les feuilles
des Dionées le sont pour les insectes ?
Remarquons tout d’abord que le champignon semble ne causer aucun
mal à l’Orchidee qui vegete et fleurit comme si un parasite ne l'avait atta-
quée. Cependant la lutte qui s'établit dans la cellule corticale entre le
noyau et le filament mycélien semble être égale en tous temps. Ni l’un
ni l’autre ne demeure vainqueur, mais tous deux s’hypertrophient et
succombent.
Il y a dans cette relation une toute autre chose qu'entre l’insecte qui
devient la victime d’une Dionée ou d’un autre insectivore.
Dans ce dernier cas l’insecte seul périt ; dans celui qui nous occupe les
deux éléments succombent, il est vrai sans préjudice apparent pour l’or-
ganisme entier. J’y vois bien plutôt l’analogue de ce qui se passe dans les
blessures où certaines cellules sont sacrifiées pour nécroser la surface
vive. Il importe peu que ces altérations soient dues à un parasite ou à une
simple cause mécanique. Vuillemin a cité pour certains champignons des
réactions analogues.
Nous avons dit plus haut que le mycélium des poils absorbants est en
continuité avec les pelottes corticales. Dans les jeunes racines on ne voit
pas ces filaments sortir des poils; ce n’est que dans les cultures qu’ils se
multiplient abondamment et qu’ils se font un chemin vers l'extérieur et
produisent les conidies qui seront décrites plus loin.
I paraitrait ainsi que l'opinion de Frank se justifierait, car à mesure
que la racine s’accroît, les anciennes pelottes se résinifiant, elles cessent
©
(129) R. CHODAT ET A. LENDNER. MYCORHIZES DU LISTERA CORDATA. 269
d’etre propres à la reproduction et ne représentent plus qu’un corps mo-
mifié. Mais il ne faut oublier que l’extrémité de la racine restant constam-
ment jeune et s’accroissant, le champignon progresse en direction centri-
fuge, attaquant successivement les nouvelles cellules corticales.
Dans le Listera cordata les poils absorbants étant très normalement
développés et les filaments mycéliens ne se prolongeant pas vers l'humus
III. 4-5 développement des spores Fusarium; 7-8 germination des spores Fusarium
et anastomoses des filaments.
d'une facon assez régulière pour qu'on en puisse tenir compte, on ne sau-
rait prétendre, ainsi que semble l’admettre Johow pour les holosapro-
phytes, qu'ils remplacent les premiers dans leurs fonctions d'absorption.
Cette idée avait été émise déjà précédemment par Pfeffer en 1877, mais
ne saurait être applicable au cas qui nous occupe.
Chez les Prothalles de Lycopodium étudié par Treub, les filaments my-
céliens n’entrent jamais dans les poils absorbants ; l’'endophyte au con-
traire perce la membrane basilaire du poil et s'en va croitre en liberté.
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (130)
Une fois sorti il se ramifie et forme finalement un réseau de filaments
tortillés autour du poil.
Percy Groom dans son étude sur Thismia a reconnu aussi la continuité
des pelottes et des filaments exocorticaux et il en conclut: it is safe to as-
sume that the exocortical hyphæ act as haustoria for the benefit of the
hyphæ lying in cells outside them.
Î/
IV. 1-7 divers stades de conidies, chlamydospores et spores-Fusarium ;
8 anastomoses des filaments.
Nous avons dit qu’en règle générale les filaments intrapilaires ne se
prolongent pas vers l’humus ; nous ne saurions donc admettre pour le
Listera la théorie de Pfeffer.
Il n’en résulte nullement que cette dernière soit fausse en général :
mais elle semble plutôt applicable aux holosaprophytes qu’aux hemisapro-
phytes munis de racines. Comparée à la partie assimilante, la région
(151) R. CHODAT ET A. LENDNER. MYCORHIZES DU LISTERA CORDATA. 271
absorbante des racines est considérable ; il est probable qu'elle suffit
amplement aux besoins d’une si petite plante.
Le champignon se montre ici simplement comme un parasite peu dan-
gereux dont les parties les plus anciennes sont nécrosées par la plante
hospitalière.
Nous avons cultivé ces racines dans de l’eau de fontaine et bientôt elles
Sn er
m En
ma N
Seren,
à ===
eut
neun
V. Production d'états oidinm dans les poils absorbants.
se sont entourées d’un feutrage blanc dont on pouvait nettement établir
la continuité avec les pelottes corticales. (Fig. A).
Dans les poils absorbants comme à l'extérieur, ce mycelium a produit
un grand nombre de chlamydospores puis des formes oidiales extrême-
ment variées et dont les fig. 1-4 D ne donnent que quelques types prin-
eipaux. Des anastomoses nombreuses ont été aussi constatées entre les
filaments voisins (fig. C. 8). Enfin des formes conidiennes variées sont
apparues. Les fig. 1-6 B donnent le développement des spores-Fusarium
(ainsi qu’elles ont été nommées par Wahrlich), elles peuvent germer
BR VE N en ee PE
272 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (132)
directement et, après anastomose (8 B) ou simplement en produisant un
filament plus court (7 B), donner naissance à une conidie simple,
arrondie ou double qui passe aux formes colorées en brun, les mégalo-
spores. Ces dernières (v. fig. G 1-7) peuvent être aussi simplement con-
sidérées comme des états Fusarium (chlamydospores) au repos. Leur
membrane est plus épaisse, fortement colorée. Elles accumulent une
matière graisseuse, tandis que les spores premières en sont dépourvues
et se font remarquer par leurs vacuoles.
Qu'on vienne maintenant à comparer nos dessins avec ceux donnés
par Wahrlich et on sera frappé de l'extrême ressemblance de ces forma-
tions. Sans pouvoir affirmer que les mycorhizes du Listera cordata sont
dues à la Nectria Goroschankiniana ou N. Vandæ, personne ne refusera
de nous croire si nous affirmons qu’elles ne sauraient avoir une valeur
systématique bien différente.
L'opinion de Frank, qui attribuait à un manque de soins les résultats
déjà anciens de l'étude de Wahrlich, ne saurait ètre soutenue.
BIBLIOGRAPHIE UTILISÉE.
WanruicHh, Beitrag zur Kenntniss der Orchideenwurzelspitze in Bot. Zeitung,
1886, p. 86.
JoHuow, Die chlorophyllfreien Humusbewohner Westindiens in Pringsheims-Jahrb.
f. wiss. Bot. XVI, 415.
Küun, Untersuchungen über die Anatomie der Marattiaceæ in Flora 1889,
pag. 493, tab. XX.
Treus, Prothalles des Lycopod. in Ann. du Jardin de Buitenzorg, V, 113.
Gosse, Bot. Zeit. 1887, p. 165.
Prerrer, Landwirtschaftl. Jahrb. 1887, 997.
J. GrevirLius, Ueber mycorhizen bei der Gatt. Botrychium in Flora, 1895.
Percy Groom, On Thismia Aseroë Beccari and its Mycorhiza in Annals of bot.
1895, 327.
Frank, Lehrbuch, p. 267.
MATERIAUX
POUR SERVIR A
L'HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDÉES
PAR
R. CHODAT
V
Sur l’évolution des Cœlastrum.
Dans un mémoire sur le Pediastrum, M. Huber et moi nous avons établi
les diverses phases par lesquelles cette algue est susceptible de passer
dans le cours de son évolution et sous l’action de milieux divers. C’est
ainsi qu'en la cultivant dans des solutions modérément concentrées
nous sommes arrivés à lui faire produire des autocolonies en boule c’est-à-
dire coelastroides. Hariotina, dontnous avons également élucidé le mode de
développement, a réalisé ce mode de faire ; non seulememt les colonies
naissent déjà groupées en boule mais alors complètement constituées et
munies de leurs prolongements particuliers. C’est ainsi qu’on peut suivre
pas à pas le sens de l’évolution qui a entraîné ces plantes vers la produc-
tion d’autocolonies, comme cela a eu lieu pour d’autres algues protococ-
coidées.
Déjà alors M. Lagerheim avait insisté sur l’origine probable des Pedia-
strum aux dépens de Polyèdres agrégés et avait défendu l’autonomie de
certains d’entre eux qu'on aurait tort de considérer comme des zygotes
de Pediastrum.
D'autre part j'ai démontré toutes les relations qui existent entre les
Dactylococcus parfaitement protococcoïdes et les plus évolués des Scene-
desmus, ces derniers pouvant passer par des phases pendant lesquels ils
BULL. HERB, BOIss., avril 1896. 19
[7
274 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (134)
sont en tous points identiques aux premiers et capables de se multiplier à
cet état aussi facilement si non plus facilement qu’à leur stade parfait.
Cette note a pour but de montrer que les Cœlastrum réalisent une
semblable évolution.
Le C. sphæricum est une protococcoïdée formée par la réunion (voir
les divers mémoires que j'ai publié sur ce sujet) de 16 cellules ou de 8 cel-
lules circonscrivant un espace central plus ou moins développé. (fig. 1-3).
Il y a peu d'observations sur son développement. On sait cependant
qu’elle se reproduit à la facon des Pediastrum : chaque cellule se rompt,
une vésicule gélatineuse contenant les nouveaux individus en voie d’agré-
gation est expulsée (fig. 6). Durant ce phénomène les cellules mères
restent agrégées comme chez Hariotina. Toutes les nouvelles colonies
expulsées, il reste un squelette représentant l’ancienne colonie mainte-
nant vidée. Soit chez Hariotina soit chez Pediastrum l’adherence des
cellules est complète pendant toute la parturition. Ici toutes les modifi-
cations sont possibles. La première consiste à libérer tout d’abord les
cellules constituantes dans une gelée générale (v. fig. 734). Chacune d’elles
produit maintenant des pyrénoides accessoires qui deviendront ceux des
nouvelles cellules, puis le nombre de noyaux et de pyrenoides étant atteint
le protoplasme se groupe autour, la membrane de la cellule mère de-
vient diffluente et se confond avec la gelée générale (v. fig. 10). Ces
nouvelles colonies sont maintenant compactes ou réticulées comme la
colonie mère et le même mode de développement se répète, ce qui donne
lieu à des états gélifiés considérables.
D’autres fois la cellule mère primitive en s’ouvrant ne donne naissance
qu'à un produit de biparütion (v. fig. 5). Finalement chacune des cellules
devient libre par dissolution des attaches. Elles s’entourent d’une auréole
de gelée propre et vivent ainsi librement flottantes (fig. 8). C’est ainsi
qu'on les rencontre souvent dans le Plankton du lac de Genève. Il est
alors difficile pour ne pas dire impossible de les distinguer d’un protococ-
cus quelconque si l’on n’en avait suivi tout le développement. A cet état
elles peuvent donner naissance à des produits de bipartition ou à de
nouvelles colonies. (fig. 9).
C’est ainsi que Cœlastrum se trouve ramené à un état Protococcus!
Artari a décrit un Pleurococcus regularıs et P. conglomeratus qui pré-
sente assez bien les formes secondaires énumérees pour le Cœlastrum
sphæricum Næg. (Voir Artari).
Il dit à ce propos : »Es sei bemerkt, dass in einigen Punkten diese zwei
Pleurococcus-Arten eine Verwandschaft mit einigen Gattungen aus der
(135) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDÉES. 275
Familie der Hydrodictyaceæ zeigen, und zwar mit Celastrum und Sora-
strum. Die letzteren Formen sind nicht so genügend bekannt um etwas
1-10 Divers stades du Celastrum sphericum ; 41-15 Sorastrum inappendiculatum Chod.;
16-18 Diverses faces d'un polyèdre agrege; 19 Tetredron minimum.
sicheres über ihre genetische Verhältnisse zu den beschriebenen Pleuro-
coccus-Arlen zu sagen. Ich wäre geneigt zu glauben, dass Cælastrum und
en
276 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (136)
Sorastrum selbst so grosse Unterschiede von den typischen Hydrodic-
tiaceæ (Hydrodictyon, Pediastrum) zeigen, dass sie zu dieser Familie
kaum gehören können. Genauere Untersuchungen über diese Formen
sind sehr zu wünschen «.
Je ne saurais affirmer que les formes décrites par Artari soient réelle-
ment des stades de Cœlastrum, mais on conviendra après ce qui vient
d’être décrit que cela se pourrait. Il faut remarquer cependant que vu le
polymorphisme des algues inférieures on se saurait tirer des déductions
sur la simple comparaison d'états subordonnés.
Dans un domaine aussi difficile, les cultures seules ou l’étude du déve-
loppement peuvent établir les liens génétiques. Quand à l'opinion d’Artari
qui voudrait séparer les Cælastrum et les Sorastrum des véritables Hydro-
dictyacées elle n’est plus soutenable après nos travaux sur les Protococ-
coïdées et notamment sur Pediastrum et Hariotina. Enfin la présente note
lève tous les doutes, car elle montre non seulement le lien qui réunit
Celastrum à Pediastrum, mais bien plus, établit l’origine commune à
partir d’etats unicellulaires.
Une évolution en sens opposé s’observe chez les Polyèdres. On ren-
contre en assez grande abondance dans une petite mare au Plan-les-Ouates
près de Genève un polyèdre qui est certainement le P. trigonum (fig.11).
Il existe à l’état isolé (v. fig. 11) mais peut passer au stade d’agrégation
par 4, par 8 de manière à produire une Pédiastrée dont on pourrait faire
un genre nouveau mais qu'il convient avec beaucoup plus de raison de
ranger parmi les Sorastrum non appendiculés. Ce serait S.inappendicula-
tum Chod. Lorsqu'ils vont se reproduire ils se desagregent et reviennent
à leur état primitif de Polyèdre. J’ai montré que cette dissolution est sou-
vent effectuée chez Cœlastrum ; ici elle semble être de règle. (fig. 12-15).
Lagerheim ' a décrit le mode de développement du Tetrædron minimum
(fig. 19) où le contenu du Polyèdre sort après tétra ou 8 partition entouré
d’une gelée et s'organise rapidement en nouveaux Tetrædrons. Chez nos
Polyèdres ces choses se passent sensiblement de la même façon mais la
production d’autospores est plus marquée”, c’est-à-dire que la forme defi-
nitive est acquise au moment de la mise en liberté. Le même développe-
ment a lieu chez Polyedrium pentagonum dont on peut dire qu'il est
un Pediastrum unicellulaire. C’est ainsi que toute la série des Hydrodic-
tyocées se trouve établie en série descendante et en sens ascendant.
! Studien über arktische Cryptogamen I, 5-7.
2? Voir aussi la sporulation du Polyedrium trigonum par Dangeard, le Botaniste.
Ta.
(137) R. CHODAT. HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDÉES. 277
A côté de ces formes flottantes, quand à leur degré d’agregation, j'ai
trouvé des groupes singuliers qui rentrent évidemment dans cette série.
Les 4 cellules y sont disposées en tétraèdre ou à peu près; elles pa-
raissent être de la forme d’un prisme à trois pans. Je n'ai pu suivre
ni le développement ni la reproduction de ces singulières formations.
(fig. 16-18).
Chlamydomonas pertusa Chod., nov. spec.
C’est une jolie espèce que j’ai suivie depuis plusieurs années dans une
petite mare située vers le sommet du Grand-Salève près de Genève. Elle y
est en compagnie d’Eudorina elegans, Dictyosphærium Ehrenbergianum,
20-22 Chlamydomonas pertusa Chod.; 21 Sporange; 22 Gametes (?).
Scenedesmus caudatus, Polyedrium pentagonum, Pediastrum Ehrenbergü,
Pteromonas alata, Euglena ovum, Gonium sociale, etc.
On reconnaîtra facilement cette nouvelle espèce à son chromatophore
percé d’une fenêtre dont la forme est celle de la section d’une lentille bi-
concave. Cette fente est placée exactement au milieu de l’algue, ce qui fait
qu’elle est comme divisée en deux étages. Le chromatophore qui est en
cloche comme chez les autres espèces présente en outre une échancrure
peu profonde au-dessous du bec. Deux pyrénoïdes, dont l’inférieur plus
petit, sont séparés par cette fenêtre. Deux vacuoles à pulsations alternantes
sont situées au-dessous du point d'attache des cils qui dépassent la lon-
gueur du chlamydomonas. Enfin le point oculaire est latéral et situé
exactement à la hauteur de la fenêtre. La grandeur, comme d’ailleurs chez
les Chlamydomonas, varie beaucoup. Lorsqu'elle s'apprête à se diviser
278 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (138)
l’algue s’arrondit, sa membrane devient plus visible et son contenu se
divise en 4 (v. fig. 21).
Adulte, la gelée ne forme qu'une vésicule assez mince et égale.
Chlamydomonas stellata Chod., nov. spec.
Cette remarquable plante qui je n’ai remontrée que deux fois se re-
connaîtra facilement à son enveloppe gelifiée munie de prolongements
triangulaires qui lui donnent un aspect étoilé. Le point oculaire est
situé au tiers de la hauteur. Il y a un seul pyrénoïde et les cils sont
courts (fig. 29).
Pteromonas angulosa Chod., nov. spec.
Tout aussi rare que la précédente, cette algue rappelle le Pieromonas
alata par son enveloppe gélifiée très éloignée du corps et en forme d’aile.
On voit des filets comme chez Sphærella pluviahs réunir la membrane
externe avec le corps. Le chromatophore en cloche est très profondément
et très largement échancré. Un pyrénoide en occupe la base ; l'œil est
situé vers le milieu de la hauteur dans la partie amincie du chromato-
phore. Le corps est ovoide acuminé; les cils sont moins longs que l’algue
entière (fig. 30).
Vu de face elle se présente comme un hexagone à faces légèrement
concaves.
Je n’ai rencontré cette algue qu’une seule fois en nous nombre dans
l’eau de la mare du Grand-Salève.
Ce n’est peut-être qu’une phase de Pieromonas alata.
Pteromonas alata Seligo
J'ai pu étudier la forme de l’enveloppe de cette curieuse volvocinée.
D’après Seligo l'enveloppe serait constituée par deux valves munies d’une
aile latérale ondulee. Il est très difficile de se rendre un compte exact de
cette structure à cause de son mouvement si rapide pendant la vie active.
Durant le mouvement, la partie postérieure présente trois ondulations
au moins. À l'arrêt qu’on peut provoquer avec une solution de cocaine
d’après la méthode de Borzi, il est facile de se convaincre qu’il existe outre
l'aile principale une arête transversale à la partie postérieure. Peu à peu
avec la mortde l’algue, la gelée s’uniformise et semble alors ne plus former
qu'une enveloppe à contour arrondi. Si la chance veut que l’on puisse ob-
server le Pleromonas fixé par ses cils avant que le mouvement ait com-
plètement cessé, on constatera que sa section (fig. 26-28) est hexagonale,
(139) R. CHODAT, HISTOIRE DES PROTOCOCCOIDÉES. 279
le grand axe correspondant à l'aile principale, quatre des angles ont des
protubérances basilaires. En outre la crète transversale déjà citée se fait
29 Chlamydomonas stellata Chod.; 30 Pteromonas angulosa Chod.
remarquer avec netteté (fig. 27-28). On peut aussi bien voir l’espace occupé
par le corps. La même structure mais très affaiblie est répétée à la par-
tie antérieure.
23-25 divers aspects de Pteromonas alata. 26-28 vue de la base.
L’œil est situé à côté des deux vacuoles c’est-à-dire à la base du bec.
Je n’ai pu constater la présence d’une enveloppe solide écailleuse.
280 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (140)
La multiplication végétative se fait par zoospores formés dans l’inté-
rieur de la cellule mère devenue sporange. Golenkin a d’ailleurs décrit
avec soin son mode de reproduction, ce qui me dispense d’insister.
L’enveloppe se laisse facilement colorer avec le bleu de méthylène.
Comme ces indications ne concordent qu’en partie avec celles données
par Golenkin, il sera nécessaire de poursuivre cette algue dès qu’on l’aura
en quantité suffisante. Enfin il se pourrait que les différences, résultent
du fait qu’on serait en présence d’une espèce distincte.
: VE ; OF
. PLANTS PUBLISHED SINCE 1885
Es $ ; BY |
à N . ‚Josseume A. CLARK
OU S St. N. W., Washington, D. C.,
US. 4
Fon REFERENCE BY PERMISSION :
"Mr. ug, HN, Herbier Bono, Chambésy, Switzerland.
Frederick Y. CoviLr, National Herbarium, Washington, D. C.
sa PLANTE ORIENTALES
x collections de 400 numéros encore disponibles.
g adresser directement à
M. Paul SINTENIS
KUPFERBERG in SCHLESIEN
(Allemagne).
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à ’HERBIER BOISSIER, à CHANBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard ue Plainpalais, 26,
eur es responsable de ses travaux. )
À 0 nement s sont requs
LA
BERLIN
R. FRIEDLÆNDER & SOHN
44, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1896.
L. __ Jules Daveau. — LA FLORE LITTORALE DU POR-
TUGAL (suite et fin). ........... Drag N 981
Il. — Georges Gaillard. — ROSA ALPINA L. X u
FOLIA WILL... DE oe 314
III. — John Briquet. — UNIVERSITÉ DE GENÈVE. — LABO-
RATOIRE DE BOTANIQUE GÉNÉRALE. Vol. I, no 2.
1, John Briquet. — NOTE SUR L'HISTOLOGIE DES OR-
GANES DE VEGETATION DANS LE GENRE BRUNONIA 317
2. John Briquet. — NOTE SUR L'HISTOLOGIE DES OR-
GANES DE VEGETATION DANS LE GENRE ZOMBIANA 3%
3. A.-M. Boubier. — RECHERCHES ANATOMIQUES SUR
LINFLORESCENCE DES CUPHEA ALTERNIFLORES
(Lythrariées) (avec gravures dans le texte)............... 13-828.
4. John Briquet. — VERBENACEARUM NOVARUM DES
CRIPTIONES (avec gravure dans le texte) ................ 330
5. Georges Hochreutiner. — TÉRATOLOGIE DU NARGISS US
RADIIFLORUS Salisb, "220.000 NE 301
6. John Briquet. — SUR UN HYBRIDE NOUVEAU DE ï LA k
FAMILLE DES OMBELLIFÈRES RE PA RL 39%
IV. — Alfred Chabert. — NOTE SUR nl LEONTO- |
DONS PNR oe be U. ee ‚399
V. — Auguste de Coincy. — CENTAUREA MAROCCANA. 365
APPENDIX No I.
VI. — Société pour l’étude de la Flore franco-helvétique (Société
pour l'étude de la Flore française transformée). 1895.
Cinquième bulletin (avec planches A et B)........... Ce |
Avis. — Les planches A et B paraitront dans un des prochains numéros.
4e année, N°5: Mai 1896,
DORA RARES ALORS RSS ARS UNE)
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL
PAR
Jules DAVEAU
(Suite et fin)
III
Division et subdivision de la côte en secteurs.
Nous venons d'examiner le littoral portugais au point de vue spécial
de la flore de ses stations. Il nous reste maintenant à établir la distri-
bution de ces végétaux sur toute la côte et à faire ressortir les rapports
des différents points de cette côte avec les rivages nord-atlantiques,
méditerranéens ou nord-ouest-africains. En ajoutant à ces données les
renseignements fourmis par la distribution des espèces ibériques et le
nombre de ces espèces, celui des espèces endémiques, leur localisation si
rigoureuse, nous avons là les éléments qui nous ont permis d'établir
pour la eöte portugaise trois subdivisions et six secteurs naturels. Les
trois subdivisions principales sont :
Au nord du Tage, le climat nord-atlantique.
Au sud du Tage, le climat lusitanien.
Sur le littoral de l’Algarve, le climat ibero-marocain.
Chacune de ces subdivisions comprend deux secteurs; le littoral por-
tugais se trouve ainsi subdivisé en six secteurs dont nous résumons les
caractères dans le tableau suivant :
BULL. HERB. BOIss., mai 1836. 20
ru re De SL ee N 2 C1 PRE A IE, 1 - Pas. en A CAT - à |
dr SE Fr Re dE Y 4 vr me 2 ve TAN EN ee Le ET LR TNT 4
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (211
A. Nord du Tage (Climat nord-atlantique).
Prédominance des espèces septentrionales sur les espèces ibériques *.
Domaine du Pin maritime, Armeria du groupe Macrostegiees, Calen-
dula, ete.
1° Littoral Nord-Ouest (du Minho au Mondego). Les espèces des
rives nord-atlantiques prédominent sur les espèces ibériques. — Peu
d'espèces endémiques.
2° Littoral du Centre (du Mondego au Tage avec les îles Berlengas).
Diminution des espèces communes avec les rives atlantiques; accroisse-
ment en nombre des espèces atlantico-méditerranéennes, méditerra-
néennes, ibériques et endémiques.
B. Sud du Tage (Climat lusitanien).
Peu d’especes nord-atlantiques. Prédominance des espèces ibériques
ou endémiques sur ces dernières. Espèces de l'Algérie, du Maroc. Do-
maine des landes, du Pin maritime et du Pin pignon; Genistées, Cisti-
nées, Armeria du groupe Astegiees, ete.
3° Presqu'île de Sétubal (entre les « rias » du Tage et du Sado).
Nombre presque nul d’espèces nord-atlantiques. Proportion remar-
quable d'espèces endémiques et ibériques. Analogie de flore avec l’Äl-
garve (Palmier nain, Caroubier). Domaine du Pin pignon, du Staura-
canthus aphyllus ; imite sud du Pin maritime.
4° Littoral Sud-Ouest (du Sado au rio de Seixe). Nombreuses espèces
endémiques et ibériques, ces dernières en grande partie du sud-ouest
de la péninsule. Domaine du Pin pignon; exclusion du Pin maritime.
Stauracanthus spectabilis, Nepa.
C. Littoral de l’Algarve (Climat ibérico-marocain).
Peu d'espèces atlantico-méditerranéennes. Prédominance des espèces
ibérico-marocaines sur les espèces endémiques.
5° Cap Saint-Vincent (du rio de Seixe à la baie de Lagos). Espèces
ou variétés endémiques propres. Equilibre des espèces du bassin médi-
terranéen et des espèces ibérico-africaines.
6° Littoral Sud ou de l’Algarve. Analogie de flore avec le sud-ouest
espagnol. Prédominance plus marquée des espèces ibérico-marocaines
sur les espèces endémiques. Domaine du Palmier nain, du Caroubier.
' Les espèces méditerranéennes sont partout prédamanantes bien qu’à des degrés
différents dans chaque secteur.
(22) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 283
Avant d'aborder l'étude de chacun des secteurs, il est bon de faire
remarquer que conformément à ce que nous avons établi précédemment,
la distinction est parfaitement nette entre les pays situés au nord et sud
de la vallée du Tage et entre ceux-ci et l’Algarve.
1° Le littoral Nord, que nous avons qualifié de Climat nord-atlan-
tique, possède en efiet un certain nombre d'espèces appartenant au lit-
toral septentrional de l’Europe, qui ne se retrouvent plus au sud du
Tage ou qui y deviennent très rares :
Cochlearia danica.
Silene maritima.
Honkeneja peploides.
Sagina nodosa.
Spergularia rupestris.
Lavatera arborea.
Ulex europæus.
Tamarix anglica.
ilerniaria maritima var. ciliata.
Sedum andegavense.
Eryngium viviparum.
Glaux maritima.
Erythræa scilloides.
» chloodes.
Linaria supina var. maritima.
Plantago maritima.
Armeria marilima.
» elongata.
Statice occidentalis.
» Dodarlii.
Salix repens.
Carex arenaria.
» trinervis.
2° De même la vallée du Tage forme au nord la limite rigoureuse
des espèces suivantes appartenant au sud de la Péninsule, au bassin
méditerranéen, à l’Algérie, au Maroc. Nous passons à dessein sous
silence les plantes endémiques, leur distribution étant trop locale.
fonopsidium acaule.
Malcolmia palula.
Brassica oxyrrhina.
Dianthus Broteri.
Silene ramosissima.
» Jongicaulis.
Halimium eriocephaium.
» multiflorum.
Calycolome villosa.
Relama monosperma.
Sarothamnus bætieus.
Astragalus bæticus.
Cornicina hamosa.
Lupinus Cosentini.
Mesembryanthemum cerystallinum.
Buplerum glaucum.
Hippomarathrum Boeconi.
Hedypnois arenaria.
Cressa cretica.
Solanum sodomeum.
Linaria peduneulata.
» glaucophylla.
Phelipæa tinctoria.
Armeria pungens.
Emex spinosus.
Osyris lanceolata.
Glyceria leptophylla.
Sphenopus Gouani.
3° Les espèces suivantes sont particulières au littoral de l’Algarve
281 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
(climat ibérico-marocain) qu’elles caractérisent ; elles ne se retrouvent
pas au nord du rio de Seixe.
Glaucium corniculatum.
Matthiola parviflora.
» lacera.
Cistus Bourgæanus.
Halimium lasiocalycinum.
Helianthemum retrofractum.
Viola arborescens var. serratifolia.
Frankenia Boissieri.
Silene obtusifolia.
Ulex (Nepa) Webbiana.
» xanthocladus.
» erinaceus.
Ononis Bourg&i.
Astragalus massiliensis.
» Stella.
Lupinus Termis.
Picnocomon rutæfolium.
Asteriscus maritimus.
Artemisia arborescens.
Pinardia anisocephala.
Calendula tomentosa.
Centaurea sphoerocephala.
Kentrophyllum bæticum.
Sonchus tenerrimus.
Linaria satureioides.
» glauca.
Thymus tomentosus.
» cephalotus.
Sideritis arborescens.
» angustifolia.
» romana.
Armeria gaditana.
Limoniastrum monopetalum.
Statice lychnidifolia.
Rumex tingitanus.
Macrochloa tenaeissima.
Glyceria festucæformis.
Scleropoa maritima.
Enfin, par opposition à ces espèces caractéristiques, d’autres se ren-
contrent du nord au sud sur tout le littoral; les espèces dominantes
sont surtout intéressantes à connaître, nous les énumérerons par ordre
d'importance décroissante et par stations.
Vases salées :
Spartina siricta.
Scirpus maritimus.
Tamarix gallica.
» africana.
Suæda fruticosa.
Inula crithmoides.
Aster longicaulis.
Dunes :
Psamma arenaria.
Juncus acutus.
» marilimus.
Statice ovalifolia.
» Limonium.
» ferulacea.
Suæda maritima.
Frankenia hirsula.
» pulverulenta.
Salsola Soda.
Vulpia Alopecuros.
Silene littorea.
Cyperus schænoides.
(24) 3. DAVEAU. LA FLORE
Artemisia erithmifolia.
Polypogon monspeliense.
Ononis Natrix.
Malcolmia littorea.
Schœnus nigricans.
Silene nicæensis.
Crucianella maritima.
Helichrysum serotinum.
Panicum repens.
Scrofularia frutescens.
Falaises :
Alyssum maritimum.
Crithmum maritimum.
Suæda fruticosa.
Landes :
Corema album.
Halimium Libanotis.
Genista triacanthos.
LITTORALE DU PORTUGAL. 285
Polypogon maritimum.
Corrigiola littoralis.
Erodium Jacquinianum.
Orlaya maritima.
Anchusa undulata.
Alyssum maritimum.
Salsola Kali.
Picridium gaditanum.
Crepis bulbosa.
Papaver setigerum.
Statice ovalifolia var. minor.
Euphorbia portlandica.
Silene hirsuta.
Spergularia rubra.
Centaurea polyacantha.
Ces espèces n’ont pas partout la même extension; on conçoit que
leur distribution même soit influencée par les conditions topogra-
phiques de la côte, rocheuse, sableuse ou vaseuse.
Ces points étant établis, revenons à l’étude des secteurs.
A. Nord du Tage (Climat nord-atlantique).
C’est, nous l’avons dit, le domaine du Pin maritime *. La végétation
de la partie nord de cette région a un faciès la rapprochant incontesta-
blement des plages septentrionales, bien que partout là comme sur
toute la côte, les espèces méditerranéennes soient toujours les plus nom-
1 C'est le Pinus Pinaster var. acutisquama Boiss. (P. maritima Brotero non
Lamk.) qui se trouve en Portugal. La variété obtusisquama Boiss. (P. maritima
Lamk. non Brotero) n’y aurait jamais été rencontrée (Pereira Coutinho, Cours de
Silviculture, II, p. 36). C’est aussi la variété la plus commune en Espagne, où la
var. obtusisquama est très rare(Willkomm, Prodrom. fl. Hisp. I, pp. 19-20) tandis
qu'elle prédomine paraît-il sur le littoral ouest de la France.
230 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
breuses. Au sud de Mondego ce caractere disparait en grande partie ;
quelques especes subsistent, mais elles perdent toute importance devant
l'apparition des pieces iberiques et des types endémiques. Cette diffe-
rence entre les parties nord et sud de cette region motive sa subdivi-
sion en deux secteurs.
1” secteur. — Littoral Nord-Ouest.
Ce secteur comprend tout le littoral au nord de l'estuaire de Mon-
dego jusqu’au Minho frontière du pays. Les falaises y sont schisteuses
ou granitiques, elles prédominent sur les plages et les dunes dans la
partie située au nord du Douro. Au sud de ce fleuve les falaises
s'arrêtent à Espinho et la dune s’étend alors sans interruption jusqu’au
cap Mondego, englobant le vaste estuaire ou « ria » d’Aveiro, sorte
de grande lagune coupée de salines.
Liste des espèces observées sur le littoral Nord-Ouest :
1° Communes avec le littoral nord-atlantique et les mers du Nord.
a) Falaises :
Cochlearia danica. Armeria marilima.
Silene maritima. Euphorbia portlandica.
Spergularia rupestris. Erythræa scilloides.
b) Dunes :
Sagina nodosa. Artemisia erithmifolia.
Honkeneja peploides. Linaria supina var. maritima.
Erodium subulicola. Carex arenaria.
Matricaria maritima. » trinervis.
c) Vases salées :
Eryngium viviparum. Spartina stricta.
Glaux maritima. Plantago marilima.
Armeria elongata.
2° Communes avec l'Atlantique et la Méditerranée.
a) Falaises :
Lavatera arborea. Crithmum maritimum.
Asplenium marimum.
(26) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 287
b) Dunes :
Corrigiola liltoralis.
Crepis bulbosa.
Calystegia Soldanella.
Euphorbia Peplis.
Juncus acutus.
» maritimus.
c) Vases salées :
Statice Limonium.
Pancralium maritimum.
Schenus nigricans.
Psamma arenaria.
Triticum pungens.
Polypogon monspeliense.
Triglochin maritimum.
» Barrelieri.
3° Communes avec le bassin méditerranéen.
a) Falaises :
Alyssum maritimum.
b) Dunes :
Malcolia patula.
» parviflora.
» littorea.
Silene nicæensis.
Erodium Jacquinianum.
Orlaya maritima.
Seseli tortuosum.
Evax asterisciflora.
c) Vases salées :
Frankenia hirsuta.
4° Espèces ibériques.
a) Falaises :
Armeria pubigera.
b) Dunes :
Silene littorea var. genuina !.
Cineraria maritima.
Helichrysum serotinum.
Anthemis maritima.
» secundiramea.
Anchusa undulata.
Cyperus schoenoides.
Panicum repens.
Vulpia Alopecuros.
Polypogon maritimum.
Tamarix gallica.
Silene hirsuta.
1 La variété genuina du Silene littorea caractérise les plages au nord de la vallée
du Tage, la variété elatior est particulièrement repandue au sud de cette vallée.
2 EU AL : trie à EN NEN CES Rte PA 14
% N n 7e N
/
238 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
Linaria cæsia. Sporobolus gaditanus (au Sud du
Pieridium gaditanum. secteur).
c) Vases salées :
Aster longicaulis.
5° Maroc.
a) Landes :
Halimium Libanotis. Centaurea polyacantha.
Genista triacanthos. Corema album (et îles atlantiques).
b) Dunes :
Scrofularia frutescens.
A part les Lavatera arborea, Cineraria maritima, Anthemis secundi-
ramea, Spéciales à ce secteur et quelqu’autres rares exceptions, la distri-
bution des espèces atlantico-méditerranéennes et méditerranéennes de
ce secteur s'étend à toute la côte portugaise. Les espèces iberiques sont
particulières à la côte baignée par l’Atlantique, parmi elles Armeria
pubigera est localisée dans la partie nord-ouest de cette côte.
La végétation de ce secteur est done nettement atlantique. Il convient
d'ajouter quatre espèces endémiques, dont une seule Armeria Henri-
quesn Daveau (A. Langeana Henriq. non Boiss.) est spéciale au secteur
Agrostis filifohia abonde plus au sud à l'embouchure du Tage; Lepi-
dophorum repandum habite les landes du littoral presque tout entier.
Enfin Armeria Welwitschii, plante caractéristique du 2”° secteur, se
trouve représenté au sud du 1” secteur par une forme à feuilles élar-
gies, plurinerviée.
2% secteur. — Littoral du Centre; îles Berlengas.
Ce secteur comprend la bande littorale qui s’etend au sud du Mondego
jusqu’au Tage, et l'archipel des Berlengas; il convient de distinguer ces
deux parties.
I. Lirroraz. — Un massif calcaire abrite au nord l’estuaire du Mon-
dego et forme avec le prolongement de sa rive droite le cap du même
nom. La rive gauche offre une certaine étendue de vases envahies par
(28) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 289
les marées, puis la dune constitue la côte vers le sud sur une étendue
d'environ 60 kilomètres, ininterrompue jusqu’à Nazareth. A partir de ce
point, les falaises calcaires dominent jusqu'au Tage, alternant avec quel-
ques petites plages notamment près de Peniche, de Lourinha, de Praia
das Macans et du cap Razo, qui termine la rive droite de l'estuaire du
Tage.
La végétation de cette partie de la côte offre à la fois des rapports
avec le nord du Mondego et avec le sud du Tage. Le nombre des espèces
communes avec les rives atlantiques reste à peu de chose près le même,
bien qu’il tende à diminuer, tandis que celui des espèces méditerra-
néennes augmente. C’est, avec le secteur suivant, la partie du littoral la
plus riche en plantes endémiques. L’Armeria Welwitschii abonde dans
les sables et quelquefois sur les rochers maritimes, mais il est à remar-
quer que le limbe de ses feuilles s’elargit dans cette dernière station;
Corema album est une des plantes dominantes des landes et des pinèdes;
Stauracanthus spartioides y predomine sur certains points siliceux près
du cap Carvoeiro et dans la pinède de Leiria; il s’avance aussi dans la
zone voisine jusqu’au pied du Monte Junto. Ulex densus, couvre de ses
touffes serrees toutes les crêtes caleaires voisines de la côte; plus près
encore de la falaise, croît Zberis procumbens, plante de la Gallice. La
réapparition de cette espèce à près de 100 lieues au sud de la localité
espagnole s'explique par la nature du sol, la côte siliceuse, schisteuse
ou granitique s'étendant presque sans interruption entre les deux loca-
lites espagnole et portugaise.
Liste des espèces observées dans le 2° secteur.
1° Communes avee le littoral nord-atlantique.
a) Falaises :
Silene maritima. Statice ovalifolia var. minor.
Spergularia rupestris. Euphorbia portlandica.
Stalice Dodartii. Dianthus gallieus.
b) Dunes:
Erodium sabulicola. Statice occidentalis.
Artemisia crithmifolia. Carex arenaria.
Herniaria maritıma var. ciliata. » trinervis.
Chlora imperfoliata.
290 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
c) Vases salées :
Tamarix anglica. Spartina stricta.
Statice ovalifolia.
d) Landes :
Ulex europæus.
Ces espèces sont limitées au sud par la vallée du Tage, à l'exception
de Zroduun sabulicola, Artemisia crithmifolia et Euphorbia portlandica
qui s'étendent au delà. Une autre espèce, Sfatice ovalifolia, largement
répandue dans les vases salées de toute la côte, appartient à la fois au
littoral occidental français et espagnol, au Maroc et aux îles Atlantiques.
De même Myrica Faya (des Açores et des Canaries) se trouve ici et sur
un autre point de la côte portugaise (4”° secteur).
2° Communes avec le littoral atlantique et méditerranéen.
a) Falaises :
Suæda fruticosa.
Beta maritima.
Daucus gummifer.
b) Dunes:
Corrigiola littoralis.
Crepis bulbosa.
Calystegia Soldanella.
Salsola Kali.
Euphorbia Peplis.
Pancratium maritimum.
Juncus aculus.
» marilimus.
c) Vases salées :
Suætla fruticosa.
» marıtima.
Salsola Soda.
Triglochin maritimum.
Salicornia herbacea.
Crithmum maritimum.
Asplenium marinum.
Schenus nigricans.
Psamma arenaria.
Polypogon monspeliense.
Lolrum rigidum.
Lepturus filiformis.
Phleum arenarium.
Triticum junceum.
» pungens.
Salicornia fruticosa.
Scirpus maritimus.
Carex extensa
Agrostis maritima.
vemarquons en passant que Calyste;ia Soldanella, Triglochin mari-
(30) J. DAVEAU. LA FLORE LITFORALE DU PORTUGAL. 291
timum, Asplenium marinum ne s’etendent pas au delà de la vallée du
Tage, bien que toutes trois se retrouvent dans le bassin méditerranéen
et sur la côte orientale de la péninsule ibérique.
3° Communes avec le bassin méditerranéen.
a) Falaises :
Ononis ramosissima. Stalice virgata.
Lotus creticus. » densiflora.
Convolvulus lineatus. Pieridium vulgare var. maritimum.
b) Dunes :
Papaver setigerum. Teucrium scordioides.
Malcolmia parviflora. Orlaya maritima.
Silene nicæensis. Helichrysum serotinum.
Erodium Jacquinianum. Anchusa undulata.
Lotus commutatus. Solanum sodomæum.
Mesembryanthemum nodiflorum. Euphorbia terracina.
Ononis ramosissima. Cyperus schœnoides.
Herniaria cinerea. Vulpia Alopecuros..
Polycarpon alsinæfolium. Panicum repens.
Seseli tortuosum. Polypogon maritimum.
c) Vases salées :
Tamarix gallica. Statice confusa.
» africana. » ferulacea.
Frankenia hirsuta. Fuirena pubescens.
» pulverulenta. Glyceria convoluta.
Polygonum equisetiforme.
Ces espèces habitent aussi au sud du Tage, à l'exception de Malcolmia
parviflora, Lotus creticus, Picridium vulgare maritimum, Statice densi-
flora, localisées au nord de ce fleuve.
4° Espèces ibériques :
a) Falaises :
Iberis procumbens.
b) Dunes et landes :
Silene littorea «. genuina. Silens hirsuia.
292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
Pterospartum stenopterum. Euphorbia pubescens var. crispata.
Picridium gaditanum. Sporobolus gaditanus (au Nord du
Antirrhinum Linkianum var. ambi- secteur).
guum.
c) Vases salées :
Aster longicaulis. Obione glauca.
5° Espèces communes à la Péninsule, au Maroc et à l’Algerie.
a) avec le Maroc :
Lotus arenarius. Genista triacanthos.
Scrofularia frutescens. Centaurea polyacantha.
Halimium Libanotis.
b) avec l'Algérie :
Echinops strigosus. Statice globulariæfolia.
c) avec l'Algérie et le Maroc :
Ononis serrala. Ornithopus isthmocarpus.
Les Lotus commutatus Guss. (L. Salzmanni Boiss. et Reuter) et L. are-
narius Brotero apparaissent au sud de ce secteur comme les premiers
témoins de la végétation des dunes du sud du Tage où ils abondent. Il
en est de même d’Ornithopus isthmocarpus Cosson. (O. sativus Brotero
non Gren. et Godr.), forme sud-occidentale et littorale de l'O. roseus
Dufour, qui manque là ou se trouve son congénère.
Les espèces endémiques déjà sont nombreuses; elles montrent bien
que ce secteur a des caractères propres, en même temps que des rapports
avec le sud-ouest du Portugal. Sur 17 espèces endémiques, 7 sont com-
munes avec le 3”° secteur.
6° Espèces endémiques :
1, Spéciales au secteur.
a) Falaises :
Calendula microphylla Lange Statice densiflora var. lusitanica
Thrincia hirta var. crassifolia Mariz Daveau
Armeria Welwitschii Boiss.
(32) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 293
b) Dunes :
Ononis Broteriana DC. Armeria Welwitschii Boiss.
Andryala Ficalheana Daveau » cinerea Boiss.
Omphalodes Kusinskyan Lange
c) Vases :
Statice confusa var. intermedia Daveau
d) Landes :
Ulex europæus var. latebracteatus Marız
2, Communes avec le 3me secteur.
a) Falaises :
Calendula lusitanica Boiss. Scrofularia sublyrata Brot.
b) Dunes :
Herniaria marıtima Link Verbascum crassifolium Link et
Linaria Broteri Rouy Hoifm.
c) Landes:
Pterospartum scolopendrinum Spach Lepidophorum repandum DC.
Notons encore quelques especes, trop rares pour fournir une donnee
caractéristique, mais qu'il est bon de signaler : le Matthiola glandulosa
de la Dalmatie, trouvé sur la plage de Viera n’est pas signalé ailleurs
dans la Péninsule; Convoluulus lineatus, Teueriim Chamaædrys, localisés
sur les falaises calcaires du cap Mondego. Cette dernière espèce se
retrouve beaucoup plus au sud, au cap Espichel, exactement dans les
mêmes conditions.
U. ILEs BerLexGas. — L’archipel des Berlengas est situé à 8 à 10
milles de la côte au nord-ouest de Péniche et du cap Carvoeiro. Les
flots qui le composent sont entièrement formés de roches éruptives,
tandis que la côte voisine est calcaire, d’où une dissemblance facile à
comprendre dans la composition des deux florules. En ne considérant
que les espèces caractéristiques de ces îlots, dont la végétation a été
294 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
étudiée ailleurs ‘, on peut dire que le petit archipel des Berlengas con-
stitue à lui seul un petit domaine intermédiaire aux deux secteurs nord
et sud du Mondego, mais ayant en même temps des caractères propres.
Ce fait est d’autant plus remarquable, que le plus grand îlot n’a guère
que 1500 m. de long sur 809 m. de large.
Les falaises exposées au nord offrent une espèce endémique dominante,
Armeria berlengensis, qu'accompagne une forme pubescente (A. berlen-
gensis var. villosa); Pulicaria microcephala également spécial à l’île
abonde sur les parties denudees, brülees par le soleil et les vents du
large, tandis qu’à l’ouest dans les parties abritees et plus fraîches, eroit
Angelica pachycarpa qui n’est connue ailleurs qu’à la Corogne. Enfin
Silene hirsuta abonde partout.
Six espèces ou variétés sont spéciales à l'archipel :
Pulicaria microcephala Lange Lavatera arborea var. berlengensis
Armeria berlengensis Daveau Coutinho
» » var. villosa. Melandrium sp. indetérm. ?
Echium Daveæi Rouy
Cinq autres espèces endémiques se retrouvent sur la côte voisine :
Calendula microcephala. Thrincia hirta var. crassifolia.
» lusitanica. Scrofularia sublyrata.
Andryala Ficalheana.
Trois especes ne sont signalees sur aucun autre point du territoire
portugais, mais habitent l'Espagne : Sedum andegavense, Angelica pa-
chycarpa, Crepis gaditana °.
1 J. Daveau, Excursions aux îles Berlengas et Farilhoes, Lisbonne, 1884. Bull.
de la Soc. de Géographie de Lisbonne, me série, no 9, pp. 409-452.
? Voyez Mariz, Caryophyllées. Bull. Société Brotérienne, vol. V (1887), p. 100.
® Nous ne sommes pas partisans d’une pulvérisation exagérée des formes.
Cependant, dans l'intérêt de la géographie botanique il serait bon, croyons-nous,
de considérer comme distinctes les formes qui ont été distinguées et élevées an
rang d'espèces par un phytographe aussi attentif que l'était Boissier ; ces formes
peuvent dans certains cas fournir par leur distribution une indication phyto-
g<ographique précieuse. Entre beaucoup d'exemples c’est le cas pour le Crepis
gaditana Boiss. (Voyage Esp., p. 743), nettement différenciable des variétés dn
Grepis virens avec lesquelles il a été englobé par les botanistes péninsulaires
modernes. Il est possible que cette curieuse forme se retrouve ailleurs qu'aux
berlengas et qu'à la localité classique (S. Roque, Gibraltar, Cadix); il est donc
regrellable que les auteurs auxquels nous faisons allusion aient cru devoir incor-
porer le Crepis gaditana dans la variété dentata du Crepis virens, plante ubiquiste
(34) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 295
Les espèces suivantes appartiennent aux rivages atlantiques et septen-
trionaux de l’Europe :
Silene maritima. Euphorbia portlandica
I P
Spergularia rupestris. Asplenium marinum.
Cochlearia danica.
Ces espèces habitent la côte jusqu'au Tage, sauf Cochlearia danica,
localisé dans les falaises granitiques au nord du Douro.
D’autres appartiennent à la région méditerranéenne, les unes circon-
serites dans le bassin méditerranéen, les autres remontant le long des
rivages atlantiques.
1° Espèces atlantico-méditerranéennes :
Corrigiola littoralis. Crithmum maritimum.
Spergularia marina. Crepis bulbosa.
» media. Suæda fruticosa.
Medicago littorea. Beta maritima.
Polycarpon tetraphyllum. Desmazeria loliacea.
2° Communes avec le bassin méditerranéen :
Papaver setigerum. Herniaria cinerea.
Alyssum maritimum. Polypogon maritimum.
Frankenia hirsuta. » subspathaceum.
L'île renferme en outre quelques espèces exclusivement iberiques, ce
sont:
Picridium gaditanum. Anagallis linifolia.
Ornithopus isthmocarpus ‘et Maroc.). Anchusa granatensis.
Silene hirsuta.
Ces espèces appartiennent plus particulièrement à la partie méridic-
nale de la Péninsule, bien que Picridium gaditanum et Silene hirsuta
soient fréquents le long du littoral portugais.
dont l’aire géographique générale ne peut rien nous apprendre. La même obser-
vation est applicable au C. lusitanica Boiss. et à beaucoup d’autres formes de
même valeur. Dut-on ne les admettre qu’à titre de variétés, nous émettons le vœu
que leur distribution géographique soit dans chaque pays nettement distingue
des formes voisines, aucun élément ne devant être négligé pour arriver à la solu-
tion des problèmes de la géographie botanique.
296 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
B. Sud du Tage (Climat lusitanien).
Le domaine du Pin pignon s’etend tout entier au delà du Tage, mais
le Pin maritime predomine encore dans la vallée de ce fleuve. Dans la
presqu'île de Setubal on rencontre fréquemment les deux espèces asso-
ciées ou séparées, mais plus loin le Pin maritime finit par s’arreter de-
vant l'insuffisance d'humidité atmosphérique. Nous le retrouvons cepen-
dant en Algarve et cette réapparition est une analogie de plus à ajouter
à celles que nous constaterons entre cette province et la presqu'île de
Sétubal.
La végétation de la partie littorale de l’Alemtejo a un caractère tout
spécial, si l’on considère le nombre des espèces; les plantes de la région
méditerranéenne y dominent ainsi que sur toute la côte, mais elles
perdent en grande partie leur importance devant certaines espèces
iberiques ou endémiques qui forment dans certaines régions la fond de
la végétation. Dans les landes cependant le nombre de ces espèces ibé-
riques ou endémiques prédomine toujours sur celui des espèces médi-
terranéennes. Enfin la physionomie de cette végétation diffère suivant
qu’on étudie la presqu'île de Sétubal, resserrée entre le Tage et le Sado;
ou bien la bande littorale qui au delà du Sado s'étend N.-S. jusqu’à la
rivière de Seixe.
Au nord du Sado croissent les deux Pins (Pinus Pinea et P. Pinas-
ter); c’est la région des Helianthemes frutescents (Halimium) de l’Ulex
Welwitschianus et du Stauracanthus aphyllus, tandis qu’au delà du
Sado cette dernière génistée disparaît bientôt pour faire place au Stau-
racanthus spectabilis et en même temps aux espèces du sous-genre
Nepa. Nous en trouverons désormais des représentants jusqu'en
Algarve, car le sud-ouest de la péninsule ibérique est avec le Maroc le
centre de dispersion des espèces de ce groupe. Le Pinus Pinaster dis-
paraît de cette partie de la côte, domaine du Pinus Pinea.
La subdivision de cette région en deux autres secteurs (3”° et 47°)
est done motivée.
3° secteur. — Presqu'île de Sétubal.
Ce secteur comprend la « ria » du Tage, celle du Sado, le littoral
compris entre ces deux estuaires, et la petite presqu'île de Troia. On y
(36) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 297
trouve quelques falaises, une grande etendue de vases saldes et surtout
de dunes.
La situation particulière de cette presqu'île, baignée par l'Océan à
l’Ouest et au Sud-Ouest, au Nord et au Sud par ces sortes de grandes
lagunes ou « rias; » la diversité des expositions déterminées par ces
orientations lui font une flore variée et caractéristique, malgré la faible
étendue de la presqu'île. On y remarque, nous l’avons dit, une certaine
analogie avec la végétation du littoral de l’Algarve et les points de
ressemblance ne sont pas limités au seul littoral ; ils s'étendent à la
zone voisine de ce littoral comme en font foi le Caroubier et quelques
individus de Palmier nain échappés grâce à des circonstances protec-
trices spéciales ! à l’action destructive des cultures.
En même temps que les espèces atlantiques tendent à disparaître, la
flore méditerranéenne, les espèces ibériques et surtout les espèces endé-
miques deviennent plus importantes, nous le verrons plus loin.
Dans la presqu'île de Sétubal, de grandes étendues marécageuses
peuplées de Juncus maritimus et J. subulatus, mais surtout de J. acutus
s'étendent en arrière de la ligne des dunes. Celles-ci offrent la plupart
des espèces déjà observées au Nord, principalement Psamma arenaria,
Artemisia crithmoides, Crucianella maritima, auxquels s'ajoutent
Ononis hispanica et ca et la Lotus arenarius, L. commutatus, Thymus
carnosus, Vulpia Alopecurus, Scrofularia frutescens, etc.
Les vases salées des estuaires nourrissent Spartina stricta qui forme
le fond de la végétation des parties immergées, tandis que les bords de
ces lagunes sont occupées par Statice ovalifolia et plusieurs salsolacées
(Obione portularoides, O. glauca, Suæda vermiculata, S. fruticosa, ete.)
sur les racines desquelles croît une grande Orobanche, le Phelipæa
tinctoria.
Sur les petites dunes interieures qui bordent ces estuaires, abonde
Armeria pungens répandu sur toute la côte sud jusqu’en Algarve. Plus
loin, vers la lande, Cornicina (Anthyllis) hamosa, Armeria Rouyana,
A. pinifolia, Stauracanthus aphyllus, enfin Halimium eriocephalum
parfois accompagné de Sarothamnus Welwitschu.
La petite presqu'île entièrement sableuse de Troia, qui forme la
rive gauche de l'estuaire du Sado, offre une physionomie un peu difié-
rente. Les bords en sont occupés du côté du fleuve par la flore
d’estuaire indiquée plus haut. Les dunes y sont généralement basses
1 J. Daveau, Le palmier nain dans la presqu'île de Sétubal.
BULL. HERB. BoIss., mai 1896. 21
293 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
et les parties abritees sont des landes siliceuses d’un aspect particulier.
Retama monosperma, Calycotome villosa, Ulex Willkommi y eroissent
en taillis très denses. Çà et la, avec Juniperus Oxycedrus et Saro-
thamnus bæticus, de grands Juniperus phoenicea formant de gros
buissons de plusieurs mètres de hauteur sont souvent couronnés par
les tiges fleuries de lAntirrhinum cirrigerum Welw. (A. majus var.
ramosissimum) qui s'élève au sommet de ces arbustes à l’aide de ses
pétioles contournés en vrilles.
Comme dans le secteur précédent, Ulex densus occupe les crêtes cal-
caires à peu de distance des falaises, notamment près du cap d’Espi-
chel.
Liste des espèces du 3"° Secteur (presqu’iles de Sétubal et de Troia).
1° Communes avec les rives nord-atlantiques.
a) Falaises :
Euphorbia portlandica.
b) Dunes :
Erodium sabulicola. Artemisia crithmifolia.
c) Vases salées :
Statice ovalifolia. Spartina stricta.
Toutes ces espèces habitent le littoral au Nord du Tage. Erodium
sabulicola est indiqué en Belgique ; mais il est absent de toutes les côtes
de France et l’on peut douter qu'il soit indigène sur les rivages de la
mer du Nord.
2° Communes avec l'Atlantique et la Méditerranée.
a) Falaises :
Mathiola incana. Suæda fruticosa.
Daucus gummifer.
b) Dunes :
Reseda alba. Atriplex rosea.
Corrigiola littoralis. Salsola Kali.
Crepis bulbosa. Euphorbia Peplis.
Polygonum maritimum. Pancratium maritimum.
(38) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 299
Schenus nigricans.
Carex divisa.
» extensa.
c) Vases salées :
Tamarix gallica.
Artemisia gallia.
Inula crithmoides.
Chlora imperfoliata.
Statice Limonium.
» ovalifolia.
Obione portulacoides.
Salicornia fruticosa.
» radicans.
» herbarea.
Corynephorus canescens.
Agropyrum junceum.
Lepturus filiformis.
Salsola Soda.
Suæda maritima.
» splendens.
Scirpus maritimus.
Agroslis maritima.
Glyceria maritima.
» distans.
Hordeum maritimum,
Lolium rigidum.
Nous pourrions eiter encore : Calystegia Soldanella, Carex arenaria,
Phleum arenarium, Herniaria marititima var. ciliata (H. ciliata Babin-
gton) dont quelques rares exemplaires se trouvent encore dans les sables
de l'estuaire du Tage, c’est-à-dire dans la partie nord de ce secteur,
mais c’est là évidemment l'extrême limite sud de ces espèces sur le ver-
sant atlantique. L’Æerniaria maritima var. genuina devient au con-
traire très commun et sa distribution s'étend au sud jusqu'au cap
Saint-Vincent. Les Reseda alba, Diplotaxis tenwifolia et D. erucoides
n'ont été trouvés qu’à proximité des décharges de lest.
3° Communes avec le bassin méditerranéen.
a) Falaises :
Mathiola tristis.
Alyssum maritimum.
Ononis hispanica.
Sempervirum arboreum.
b) Dunes:
Papaver setigerum.
Malcolmia littorea.
Silene nicæensis.
Erodium Jacquinianum.
Lotus commutatus.
Ononis hispanica.
Convolvulus lineatus.
Trifolium Cupani.
Lavandula multifida.
Ononis Natrix.
Astragalus bæticus.
Lupinus Cosentini.
Herniaria cinerea.
Polycarpon alsinæfolium.
Sedum altissimum.
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (39)
Mesembryanthemum crystallinum.
» nodiflorum.
Seseli tortuosum.
Orlaya maritima.
Crucianella maritima.
Helichrysum serotinum.
Senecio leucanthemifolius.
Cressa cretica.
Cynanchum acutum.
Solanum sodomæum.
Anchusa undulata.
Linaria spartea.
Armeria fasciculata.
Euphorbia terracina.
c) Vases salées :
Frankenia hirsuta.
» pulverulenta.
Melilotus messanensis.
Trifolium Bocconi.
Tamarix africana.
Buplerum semi-compositum.
Sonchus maritimus.
Erythræa spicata.
» tenuifolia.
Statice confusa.
» ferulacea.
Plantago crassifolia.
Emex spinosus.
Cyperus schenoides.
Crypsis schonoides.
» aculeata.
Vulpia Alopecuros.
Polypogon maritimum.
Panicum repens.
Keeleria phleoides.
Agropyrum pungens.
» elongatum.
Lepturus incurvatus.
» subulatus.
Gaudinia fragilis.
Salsola vermiculata.
Polygonum equisetiforme.
» controversum.
Triglochin maritimum.
» Barrelieri.
Juncus subulatus.
Fuirena pubescens.
Polypogon subspathaceus.
Sphenopus Gouani.
Glyceria convoluta.
Spartina versicolor.
Le Spartina versicolor est abondant parmi les jones. Cette intéres-
sante espèce découverte depuis peu en Portugal, aux embouchures du
Tage et du Guadiana, n’a pas encore été trouvée en Espagne; il ne
serait pas étonnant qu’elle y croisse et que des recherches en novembre-
décembre, époque de sa floraison, la fassent découvrir.
4° Espèces ibériques.
a) Falaises :
Iberis procumbens.
Umbilicus hispidus.
(40)
J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 201
b) Dunes:
Silene littorea var. elatior.
Erodium Salzmanni.
Helichrysum Picardi.
Senecio gallicus var. exsquameus.
Andryala arenaria (et Sicile).
Picridium gaditanum.
Armeria pungens.
Euphorbia pubescens var. crispata.
c) Vases salées :
Agrostis adscendens.
Buplerum filicaule.
Aster longicaulis.
Glyceria leptophylla.
5° Communes avec l’Algerie ou le Maroc.
a) avec l'Algérie :
Dianthus Broteri var. brachyphyllus.
Ononis ramosissima.
Jonopsidium acaule.
Silene ramosissima.
Hedypnois arenaria.
Echinops strigosus.
Osyris lanceolata.
b) avec le Maroc :
Lotus arenarius.
Scrofularia frutescens.
Phelipæa lusitanica.
Jonopsidium acaule.
L’Ionopsidium acaule manque à l'Espagne mais il eroit en Maroc et
en Algérie. En Portugal il abonde particulièrement dans les sables mari-
times de Troia avec Papaver setigerum, Erodium sabulicola ete.; on le
retrouve sur les collines silico-calcaires qui bordent la rive droite de
l'estuaire du Tage, mais il n’est pas répandu en dehors de ces deux
points.
6° Espèces endémiques.
a) Communes avec le secteur précédent :
Calendula microphylla. Linaria Broteri.
Verbascum crassifolium.
b) Spéciales au secteur :
Calendula lusitanica var. transtagana
Mariz
Linaria Ficalheana Rouy
Agrostis filifolia.
Thymus carnosus Boiss.
Soliva lusitanica DC.
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
c) Communes avec les secteurs du sud :
Herniaria maritima Link Linaria Lamarkii Rouy
Calendula algarbiensis Boiss.
La station des landes du littoral prend dans ce secteur une telle im-
portance que nous avons cru devoir la séparer des autres stations. Le
facies en est des plus caractéristiques; on n’y remarque aucune espèce
septentrionale ou qui soit commune à l’Atlantique et à la Méditerranée.
Les espèces du bassin méditerranéen appartiennent pour la plupart à la
partie occidentale de ce bassin. Enfin les espèces ibériques et endémiques
forment environ les ?/s de la totalité des espèces de cette station.
Listes des espèces caractéristiques des landes du littoral.
1° Communes avec le bassin méditerranéen :
Juniperus Oxycedrus. Evax asterisciflora.
» phenicea. Ononis diffusa.
Rhamnus oleoides. Helianthemum stoechadifolium.
Calycotome villosa. Erythræa maritima.
Linaria spartea. Hordeum Gussonianum.
Spergularia rubra. Armeria fasciculata ?.
2° Communes à la Péninsule, à l'Algérie, au Maroc.
a) avec le Maroc :
Corema album. Centaurea polyacantha.
Genista triacanthos. Ornithopus isthmocarpus.
Halimium Libanotis. Ononis Cossoniana.
Retama monosperma.
b) avec l'Algérie :
Diplotaxis virgata. Ornithopus isthmocarpus.
Cornicina hamosa.
3° Espèces ibériques :
Malcolmia patula. Brassica sabularia.
Iberis Welwitschii. » oxyrrhina.
! Nous avons cherché à démontrer (Plumbaginees du Portugal, p. 23) que cette
espèce n'est autre que l’A. pungens à bractéoles interflorales plus développées.
Elles sont nulles ou rudimentaires dans A. pungens.
BR: fa
(42) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 303
Silene hirsuta. Ononis Picardi.
» longicaulis. Loefflingia micrantha.
Tuberaria buplevrifolia. £chium gaditanum.
Ulex Welwitschianus. Linaria peduneulata.
» Willkommi. Antirrhinum eirrigerum.
Sarothamus bæticus. Euphorbia bætica.
Stauracanthus aphyllus. Pterocephalus diandrus.
Pterospartum stenopterum. » Proussonneti.
Parmi ces espèces, nous eiterons comme dominantes : Stauracantlıus
aphyllus, Ulex Welwitschianus, U. Willkommi, Brassica sabularia,
cette dernière dans les parties défrichées, Tuberaria buplevrifolia.
4° Espèces endémiques.
_a) Spéciales aux 3”° et 4° secteurs :
Halimium eriocephalum Willk. Thymus villosus L.
Pterospartum scolopendrinum Spach » lobatus Vog.
Armeria pinifolia Boiss. Euphorbia transtagana Bciss.
» neglecta de Girard Linaria Welwitschii Rouy
b) Communes avec les secteurs du nord :
Lepidophorum repandum. Chæturus prostratus.
c) Commures avec l’Algarve :
Halimium multiflorum Willk. Linaria meonantha Link et Hoffin.
Thymus capitellatus Link et Hoffm. Carduus meonanthus Link et Hofïm.
Armeria Rouyana Daveau » ammophilus Link et Hoïtm.
4=° secteur. — Littoral sud-ouest.
Ce secteur comprend la côte qui s'étend entre l'estuaire du Sado et
le rio de Seixe. Au delà de cette rivière se prolonge le cap St-Vincent,
pointe occidentale de l’Algarve.
Le littoral est entièrement formé de dunes peu élevées jusqu’au cap
de Sines, pointe saillante à pic sur l'Océan abritant la petite baie de
Sines. La côte se prolonge vers le sud, tantôt bordée de dunes, d’autres
fois de basses falaises dépassant rarement 20 à 30 mètres et dont le
sommet de l’escarpement est recouvert par des sables.
Le pin pignon domine dans ce secteur jusqu’au cap Sines, c’est aussi
3
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
le domaine du chêne liège qui abonde dans les landes et s’avance jus-
qu'au cordon littoral.
A part les quelques plantes d’estuaire de l'embouchure du Mira, la
florule de cette partie de la côte est en grande partie arénicole. Elle
diffère peu de celle du secteur précédent quant à la station des dunes,
mais celle des landes présente d’autres espèces parmi lesquelles il faut
en première ligne citer Stauracanthus spectabilis, qui domine dans la
zone intermédiaire entre la dune et la lande.
Entre St-Thiago de Cacem et la côte, un pointement calcaire est encore
couronné par les derniers représentants au sud de l’Ulex densus, ajonc
qui caractérise surtout les crêtes calcaires avoisinant les falaises du
2°° secteur.
Les espèces atlantico-méditerranéennes sont encore moins nombreuses
dans ce secteur que dans le précédent. Seules quelques plantes des sables
et la plupart de celles qui sont propres aux vases salées les représentent.
La même observation s’applique aux espèces communes avec le bassin
méditerranéen, mais là, en même temps que certaines espèces dispa-
raissent, d’autres s'ajoutent à celles qui ont été déjà citées, par exemple:
Echium calycinum, E. creticum, Statice echiordes, Ephedra fragilis,
Clematis cirrosa. Ces deux dernières espèces et les Mesembryanthemum
nodiflorum et M. crystallinum annoncent le voisinage de l’Algarve.
Les plantes ibériques ou africaines énumérées dans le secteur précédent
se retrouvent presque toutes dans celui-ci, nous y ajouterons : Brassica
sabularia var. papillaris, et Centaurea freylensis (C. vicentina Welw.).
La petite île du Pecegueiro renferme aussi quelques espèces intéres-
santes. L’Ephedra fragilis y abonde ainsi que Calendula algarbiensis;
on y trouve en grand nombre Armeria pungens var. major, forme très
robuste, à tiges plus élevées, à feuilles plus longues et plus larges et
fleurissant un mois plus tard que le type. Une autre espèce répandue
dans l’île et sur la côte adjacente jusqu’au cap St-Vincent, Lavatera
Daveæi Coutinho, est très voisine du L. mauritanica Durieu propre au
littoral algérien.
Les espèces endémiques sont donc :
Calendula algarbiensis Boıss. Armeria pungens var. major Daveau
Lavatera Daveæi Coutinho » arcuata Boiss.
Scrofularia sublyrata Brot. Herniaria maritima Link
Linaria Lamarkii Rouy
Le Linaria Lamarki remplace ici le L. Broteri des secteurs précé-
(44) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 305
dents, ces deux espèces constituaient auparavant l’ancien L. lusitanica
des auteurs portugais.
C’est la station des landes et pinèdes qui présente les espèces les plus
caractéristiques de ce secteur. Nous avons nommé comme la plus impor-
tante Stauracanthus spectabilis qui domine jusqu’au cap St-Vincent où
une forme spéciale à ce promontoire la représente. Cette espèce a done
un aire très restreinte, rigoureusement comprise entre le cap St-Vincent
et le rio Sado, le long du cordon littoral. Nous ajouterons deux autres
espèces d’Ulex du groupe des Nepa (N. Vaillantii, N. lurida), sous-
genre non moins bien localisé que le précédent. Citons encore Inula
revoluta, espèce voisine de l’Znula viscosa qu’elle remplace en Algarve
et sur le littoral de ce secteur.
Liste des espèces caractéristiques des landes et pinèdes du littoral.
a) Communes avee la Méditerranée :
Calycotome villosa. Helianthemum stechadifolium.
b) Communes avec les îles Atlantiques :
Corema album (Espagne et Maroc). Myrica Faya.
c) Communes avec l'Espagne et le Maroc :
Sarothamnus bæticus (et Algérie). Halimium Libanotis.
Genista triacanthos.
d) Espèces ibériques :
Silene hirsuta. Malcolmia patula.
Iberis pectinata.
e) Espèces endémiques :
Stauracanthus spectabilis Webb. Lepidophorum repandum DC.
Nepa lurida Webb. Ononis Hackelii Lange
» Vaillantii Webb. Armeria pinifolia Boiss.
Inula revoluta Link et Hoffm. » Rouyana Daveau
Pterospartum scolopendrinum Willk.
Helianthemum steechadifolium (H. glaucum Boiss. var. flavum) est
localisé sur le cordon maritime dans ce secteur et celui qui précède; on
ne le trouve pas ailleurs, bien qu’en Espagne cette espèce habite jus-
306 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (45)
qu'aux régions montagneuses et même alpine. Cet exemple n’est pas le
seul sur cette côte, Zberis pectinata, Malcolmia patula sont dans le même
cas. Nous pourrions en citer d’autres exemples : Umbilicus hispidus qui
s'élève en Espagne jusqu’à 2-300 m., Pterospartum stenopterum de la
région montagneuse et subalpine de l'Espagne ne s’écartent pas en
Portugal de la zone littorale.
G. Littoral de l’Algarve (Climat iberico-marocain).
L’Algarve appartient par sa flore au sud-ouest de la Péninsule et au
Maroc. C’est le domaine du palmier naïn et du caroubier pour la zone
confinant aux basses montagnes; pour le cordon littoral c’est celui de
certaines Genistees, d’Armeria, de Cistes et d’Halimium. On y rencontre
les deux espèces de pin (P. Pinea, P. Pinaster), mais ces deux essences
y sont de moindre importance que sur la côte occidentale.
De même que pour les deux premières subdivisions nord et sud du
Tage il y a lieu de subdiviser le littoral de l’Algarve en deux secteurs.
L’un comprenant le cap St-Vincent, avec ses expositions diverses variant
de l’ouest au sud-ouest et offrant des conditions telles (sorte d'influence
insulaire), que ce petit secteur présente un certain nombre de formes
qui lui sont propres. L'autre secteur occupe le reste du littoral jusqu’au
Guadiana. Sa flore est inséparable de celle de la côte espagnole du
sud-ouest; elle présente une quantité notable d’espèces endémiques à
toute cette région du sud-ouest, mais peu d'espèces spéciales au littoral
restreint à la côte de l’Algarve.
5° secteur. — Cap St- Vincent.
Le cap St-Vincent est limité au nord par le rio de Seixe, il forme une
avancée dans l'Océan vers le sud-ouest, puis la côte monte brusquement
au nord-est jusqu’à la baie de Lagos, limite de ce secteur. La pointe du
cap est une sorte de presqu'île d’un kilomètre de long sur 500 m. de
large, reliée à la terre ferme par un isthme de 60 mètres de largeur.
La côte est partout escarpée avec des falaises de hauteur variable sou-
vent couronnées par les sables.
On trouve dans ce petit secteur plusieurs formes spéciales qui ne sont
probablement que des modifications locales, dues à l’influence du milieu
particulier qu’il présente, et des espèces endémiques propres à cette
partie de la côte. Certaines espèces montrent en effet une certaine ten-
(46) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 307
dance à modifier leur facies; tels : Cistus ladaniferus, Stauracanthus
spectabilis, Tuberaria vulgaris, ne sont représentés que par des formes
locales. Zuphorbia portlandica, l'un des rares représentants de la flore
nord-atlantique, prend un aspect particulier qui l’a fait confondre avec
Euphorbia azorica Watson. On y trouve aussi Statice ovalifolia var.
minor.
A part les espèces endémiques que nous citerons plus loin, plusieurs
espèces intéressantes refugiées sur ce promontoire, sont inconnues sur
le reste du territoire portugais. Tels : Astragalus massiliensis, Viola
arborescens var. serratifola, Calendula tomentosa, Helianthemum ori-
ganifolium, Macrochloa tenacissima.
Les espèces dominantes sont : Astragalus massihiensis à l'extrémité
du cap, puis Ulex erinaceus, Stauracanthus spectabilis var. vicentinus,
Cistus ladaniferus var. latifolius dominant sur la côte ouest, Helianthe-
mum (Halimium) multiflorum. Thymus algarbiensis abonde sur les
falaises de la côte occidentale; ce n’est certainement pas là un hybride
comme l’hypothèse en a été émise‘, aucun des parents présumés ne
croissant à proximité de cette espèce et son abondance même la défend
contre toute présomption de création accidentelle.
Les espèces atlantico-méditerranéennes sont pauvrement représentées
dans ce secteur. À peine y rencontre-t-on des espèces ubiquistes comme
Spergularia marina, S. media, Frankenia hirsuta et Juncus pygmaus;
ce dernier se retrouve au Maroc sous une forme appelée par Schousbo&
J. fasciculatus.
Les espèces du bassin méditerranéen sont toujours nombreuses, mais
on y voit dominer celles de la partie occidentale de ce bassin :
Malcolmia littorea. Solanum sodomæum.
Iberis Tenoreana. Armeria fasciculata.
Astragalus massiliensis. Statice echioides.
Ononis ramosissima. Plantago Coronopus integrata.
Polycarpon alsinæfolium. Beta maritima.
Crucianella maritima. Emex spinosus.
Helichrysum serotinum. Rumex tingitanus.
Asteriscus maritimus. - Ephedra fragilis.
Senecio gallicus. Pancratium maritimum.
Aetheorhiza bulbosa. Scheenus nigricans.
Centaurea sphærocephala. Macrochloa tenacissima.
Urospermum picroides. Vulpia Alopecuros.
1 G. Rouy, Matériaux pour servir ete Labiées, p. 43, extrait du Naturaliste,
1882.
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308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(47)
L’Asteriscus maritimus ne se trouve que sur la partie sud de la côte
et n’a pas été trouvé dans l’ouest. On trouve aussi Helianthemum ort-
gantfolium parmi les touffes d’ajone; c’est l’unique localité portugaise
de cette espèce qui s'élève en Espagne à 1300 m. d'altitude.
Le nombre des espèces ibériques est remarquable, quelques-unes sont
endémiques dans la région sud-ouest de la Péninsule :
Brassica oxyrrhina.
Iberis pectinata.
Frankenia Boissieri.
Silene littorea var. elatior.
Cornicina lotoides.
Centaurea freylensis.
Serratula bætica.
Scorzonera graminifolia.
Andryala arenaria.
Linaria sature’oides.
Sideritis angustifolia.
Thymus cephalotus.
Armeria macrophylla.
» pungens.
Euphorbia bætica.
Juniperus phœnicea var. oophora.
D’autres espèces sont communes à la Péninsule et au nord de l’Afrique.
1° Avec l'Algérie :
Viola arborescens £. serratifolia.
Silene obtusifolia.
2° Avec le Maroc :
Halimium multiflorum.
» Libanotis.
Hippomarathrum Bocconi.
Calendula tomentosa.
Centaurea polyacantha.
Corema album (et les îles atlantiques).
Les espèces ou variétés endémiques sont nombreuses, si l’on considère
surtout le peu d’etendue de ce secteur.
1° Spéciales au cap St-Vincent :
Cistus ladaniferus var. latifolius
Daveau
Tuberaria vulgaris var. suffruticosa
Willk.
Stauracanthus spectabilis var. vicen-
tinus Daveau
2° Communes à d’autres secteurs :
Lavatera Daveæi Coutinho
Thymus capitellatus Link et Hoffm.
Calendula algarbiensis Boiss.
Linaria algarviana.
Linaria linogrisea Link et Hoffm.
Thymus algarbiensis Lange
Teucrium vicentinum Roux
Nepa Escayracii Webb
Ulex erinaceus Welw.
Linaria glauca Willd.
(48) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 309
On voit que dans ce secteur les espèces iberiques, endémiques ou ouest-
africaines, ont comparativement aux autres secteurs une prépondérance
marquée sur les espèces méditerranéennes.
6”° secteur. — Littoral sud.
II comprend toute la côte sud à l’est de la baie de Lagos jusqu’au
Guadiana, frontière du Portugal.
La flore littorale de ce secteur présente, nous l’avons dit, de grands
rapports avec la côte espagnole voisine. Il s’y trouve en effet une pro-
portion très notable d’espèces communes avec cette côte, endémiques
par conséquent sur tout le littoral compris entre le cap St-Vincent et la
pointe de Tarifa. Cette partie de la côte espagnole orientée comme la
côte voisine, soumise aux mêmes influences atlantiques, est au point de
vue photogéographique inséparable de cette dernière. Les rapports de
toute cette côte avec celle du Maroc sont également reconnus.
Ainsi qu'on doit s’y attendre, le nombre des espèces communes avec
le nord de l’Afrique, principalement avec le littoral du Maroc, augmente
en même temps que diminue celui des espèces atlantico-méditerranéennes
et que les espèces propres aux rivages septentrionaux tendent à dis-
paraître. On y note à peine Carex disticha dont Boina, localité située
près Villa nova de Portimao, est la seule de toute la Péninsule, et
Statice ovalifolia dont l’aire géographique s'étend du reste vers le
Maroc et les îles atlantiques.
1° Espèces atlantico-méditerranéennes.
a) Falaises :
Beta maritima. Spergularia marina.
Daucus gummifer. » media.
b) Dunes :
Psamma arenaria. Euphorbia Paralias.
Cyperus schonoides. Ononis Natrix.
Juncus maritimus. Frankenia hirsuta.
Lepturus incurvalus. Medicago marina.
Polypogon maritimum. Pancratium maritimum.
Carex extensa. Euphorbia Peplis.
Salsola Kali. Crepis bulbosa.
BE Bw ui Mad MST Are 19 UP VAUT re
GR NA NE +
310 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
c) Vases salées :
Spartina stricta. Artemisia gallica.
Hordeum maritlimum. Salsola Soda.
Toutes ces espèces sans exception se retrouvent au nord sur la côte
occidentale. Il en est de même de la plupart des espèces du bassin médi-
terraneen qui sont à peu près toutes celles du 3” secteur (Presqu'île de
Sétubal). Les autres espèces du bassin méditerranéen, localisées sur la
côte d’Algarve sont les suivantes :
Glaucium corniculatum. Sonchus tenerrimus.
Helianthemum retrofractum. Statice diffusa.
Lupinus Termis. » lychnidifolia.
Pyenocomon rutæfolium. » sinuata.
Buplevrum glaucum. Limoniastrum monopetalum.
Asteriscus maritimus. Glyceria festucæformis.
Artemisia arborescens. Scleropoa maritima.
Centaurea sphærocephala.
Toutes ces espèces appartiennent à la partie occidentale du bassin
méditerranéen, sauf deux à extension plus orientale : Statice sinuata et
Glyceria festucæformis. Ajoutons encore Clematis cirrosa qui habite
aussi un point du littoral sud-ouest. Il est à remarquer que Centaurea
sphærocephala, très répandu dans le bassin méditerranéen ne paraît pas
dépasser l’Algarve. Il est remplacé sur le reste de la côte portugaise
par une espèce très voisine, ©. polyacantha, habitant le sud-ouest de
l'Espagne et le Maroc.
Les espèces iberiques du cordon littoral appartiennent presque toutes
au sud-ouest de la Péninsule. Dans les landes et pinèdes, ce caractère
particulier s’accentue plus nettement encore, comme nous l’avons observé
déjà à propos des secteurs du sud du Tage. D’une façon générale, les
espèces dominantes appartiennent à la Péninsule et au Maroc, tandis
ques les espèces méditerranéennes y jouent un rôle secondaire aussi bien
par le nombre des espèces que par celui des individus.
2° Espèces ibériques spéciales au secteur.
a) Cordon littoral :
Mathiola parviflora. Frankenia Boissieri.
Malcolmia lacera. Armeria gaditana.
(50) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 311
b) Landes et pinèdes :
Cistus Bourgæanus.
Ulex xanthocladus.
Nepa Escayracii.
Silene micropetala.
Thymus cephalotus.
» tomentosus.
Armeria macrophylla.
Ononis Bourge&i.
3° Espèces iberiques communes à d’autres secteurs.
a) Cordon littoral :
Brassica oxyrrhina.
b) Landes et pinèdes :
Arenaria conimbricensis.
Silene hirsuta.
» longicaulis.
Ononis Picardi.
Armeria pungens.
Cornicina lotoides.
Ornithopus isthmocarpus.
Pterocephalus Broussonetti.
Trichonema purpurascens.
4° Espèces communes à la Péninsule et au nord de l’Afrique.
1. Communes avec l’Algerie :
a) Cordon littoral :
Silene ramosissima.
b) Landes :
Arenaria emarginata.
Elæoselium tenuifolium.
2. Avec le Maroc :
a) Landes :
Pimpinella villosa.
Centaurea polyacantha.
Genista triacanthos.
Nepa Webbiana.
Halimium Libanotis.
Pinardia anisocephala (Chrysanthe-
mum viscosum).
Osyris lanceolata.
Halimium multiflorum.
» lasiocalycinum.
Hippomarathrum Bocconi.
Leucrium trichophyllum.
Seules parmi ces espèces, les Nepa Webbiana, Halimium lasiocaly-
cinum, Elæoselinum tenuifolium, Hippomarathrum Bocconi et Pinardia
anisocephala sont localises en Algarve.
312
5° Espèces endémiques.
a) Spéciales au secteur :
Mesembryanthemum brachyphyllum
Welw.
Armeria velutina Boiss.
b) Communes à d’autres secteurs :
Calendula algarbiensis.
Carduus ammophilus.
Linaria Lamarkii.
Armeria Rouyana.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(51)
Armeria littoralis Link et Hoffm.
Nepa Escayracii Webb
Astragalus algarbiensis Cosson
Nepa Vaillanti.
Ulex erinaceus.
Inula revoluta.
Thymus capitellatus.
» neglecta. » algarbiensis.
Aucune des plantes endémiques communes à d’autres secteurs ne
remonte au delà du Tage; 5 arrivent jusqu’à la presqu'île de Setubal,
les autres s'arrêtent en deçà de la vallée du Sado.
CONCLUSIONS
Les explications particulières à chacun des secteurs, condensées dans
le tableau qui en précède le détail, nous dispenseraient d’en présenter
ici un résumé synthétique; nous rapellerons cependant que :
1° Des 4 stations principales : vases salées, falaises, dunes et landes ce
sont les vases salées qui offrent le plus grand nombre d’especes septen-
trionales et le nombre le plus réduit d’espèces méditerranéennes ; qu’en
outre, cette station possède peu d’especes ibériques et pas une seule
espèce endémique.
2° Les dunes viennent au second rang dans ce même ordre d'idées,
elles montrent en effet après les vases salées la plus forte proportion
d'espèces nord-atlantiques. Les falaises prennent rang après les dunes.
3° Les landes littorales ne présentent aucune analogie avec le littoral
septentrional de l’Europe; par contre elles possèdent une florule nette-
ment ibérique et locale.
En ce qui concerne les secteurs, on observe les faits suivants en allai t
du nord au sud :
1° Les espèces septentrionales diminuent progressivement en même
(52) J. DAVEAU. LA FLORE LITTORALE DU PORTUGAL. 313
temps qu’augmentent les espèces méditerranéennes, à mesure qu’on
avance vers le sud. La proportion d'espèces propres à la partie occi-
dentale du bassin méditerranéen s’eleve en même temps d’une facon
notable; ce fait est évident surtout dans les derniers secteurs.
2° Les espèces ibériques du littoral portugais se retrouvent pour la
plupart dans le sud et sur la côte orientale de l'Espagne, quelques-unes
sont communes avec le nord-ouest, mais c’est l'exception.
3° Le nombre des espèces endémiques très faible dans le nord, aug-
ment notablement à partir du 2”° secteur et atteint son maximum dans
le 3" secteur. La plus forte proportion d’especes ibériques est pré-
sentée par ce dernier, mais surtout par l’Algarve. Ces espèces ibériques
et endémiques dominent surtout dans les landes de la partie sud-ouest
du littoral portugais.
ko
Lo)
BULL. HERB. BOISS., mai 1896.
EEE RN CU
314
ROSA ALPINA L. X RUBRIFOLIA VILL.
Georges GAILLARD
La première découverte de ce bel hybride fut faite en 1885 par le
D: Kilias, près d’Ardez dans la Basse-Engadine.
L’unique buisson de cette localité rapelle par le feuillage le R. rubri-
folia Vill.; on ne le connaît pas à l’état florifere ; les fruits lagéniformes
sont surmontes de sepales allonges et bien persistants et portes par des
pédoncules longs, recourbes souvent ou inclines à la façon de ceux de
la Rose des Alpes. La dentelure des folioles est simple. Je n’ai pas vu
la plante d’Ardez; ce que j’en dis provient du D’ Crépin qui m’en a écrit
à diverses reprises au sujet de mes récoltes dans le Jura Vaudois.
C’est le 20 juillet 1893 que j’eus la bonne fortune de mettre la main
sur les premiers buissons de l’hybride qui fait l’objet de cette notice.
Ils étaient chargés de belles grandes fleurs d’un rouge vif et au premier
coup d’eil, je les pris pour du R. rubrifolia, la teinte générale du feuil-
lage étant celle de l'espèce de Villars. C’etait au bord d’un chemin
longeant le paturâge des Mouilles, au pied des Aiguilles de Baulmes,
à une altitude d’environ onze cents mètres.
Dès lors, à la fin d’aoüt 1894, j’en trouvai le même jour deux belles colo-
nies à la Busine sur Vaulion. J’ai revu ces buissons en fleurs à la fin du
mois de juin 1895. Les corolles sont absolument semblables et pour la
grandeur et pour la coloration à celles de l’hybride des Mouilles.
Du même rose vif que celles du R. rubrifolia Vill., elles sont plus
larges.
Enfin le 17 juillet dernier, revenant chargé de butin conquis dans la
prairie au nord des Grands Pitons, Salève, je traversais un fourré pour
rentrer à la Croisette où je séjournais, lorsque je vis un grand buisson
de rubrifolia qui m’attira. De plus pres, je le reconnus pour l’hybride.
(2) G. GAILLARD. ROSA ALPINA L. 315
Represente dans cet endroit par trois ou quatre buissons il etait defleuri
depuis peu car il y avait des pétales à terre.
Ce n’est pas tout, le 2 septembre, à quelques centaines de mètres des
rosiers dont je viens de parler, j’eus le bonheur de trouver quatre ou
cinq buissons d’une autre forme du même hybride.
C’est, je pense, la première fois que l’alpina X rubrifolia est signalé
au Salève, où il se rencontrera sans nul doute ailleurs qu’à la Croisette,
De plus cet hybride existe dans un recoin isolé du cimetière d’Orbe,
d’où il a été transplante dans un jardin avoisinant. Quelle main l’a
apporté au cimetière, c’est ce que je n’ai pu découvrir ..... Les fleurs
en sont grandes et d’un beau rose, les fruits très rares sont ovoïdes-glo-
buleux.
Voilà done l'existence de l’alpina X rubrifohia constatée dans la Basse-
Engadine, dans le Jura Vaudois et au Salève, en tout dans six stations,
non comprise celle d’Orbe où la plante est cultivée.
Les matériaux que j'ai rassemblés et les observations nombreuses que
j'ai faites de cet hybride sur le vif me permettent maintenant d’en dé-
gager les caractères généraux en évitant le danger de décrire une forme
particulière et locale.
La taille est très variable, assez élevée, les buissons en général
lâches et très florifères. Les aiguillons plutôt rares, sont grêles et droits
dans le pied des tiges, souvent arqués ou recourbes sur les branches
moyennes et le jeune bois, entremêlés parfois d’acicules, ce qui ne doit
nullement surprendre, puisque les deux ascendants peuvent présenter
ce caractère.
La teinte du feuillage rappelle le R. rubrifolia Vill.; souvent les
folioles, les bractées et les stipules sont lavées de rouge à la face in-
férieure. Le pétiole, glanduleux ou non, est flexueux, portant cinq à neuf
folioles glabres, assez pareilles pour le galbe à celles du R. alpina L.
Les stipules sont élargies, à oreillettes triangulaires, plus divergentes
que celle de la Rose des Alpes. La dentelure est simple ou composée-
glanduleuse, souvent très irrégulière; les dents sont moins couchées-
conniventes que dans le À. rubrifolia. Les jeunes tiges ont fréquemment
des feuilles neuf-foliolées, caractère commun aux deux ascendants. Les
rameaux florifères assez allongés sont inermes ou quelquefois munis de
deux ou trois aiguillons un peu arqués ou presque droits. L’inflorescence est
aussi souvent uniflore que pluriflore, cependant on trouve 2, 3 et même
4 fleurs réunies et munies d’une ou deux bractées trifides ou trifolio-
lées. Ces fleurs, pour nos formes du Jura, — les autres n'ayant pu
316 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
encore être observées — sont grandes, d’un rouge vif avec une teinte
plus claire au centre; les étamines sont très inégales, les loges des
anthères souvent avortées et le pollen mal conformé. Les pédoncules
sont longs, se recourbant et se défléchissant après la floraison, plus ou
moins hispides glanduleux, rarement nus. Les sépales allongés sont
entiers ou avec deux ou trois divisions étroites, la pointe en est fré-
quemment foliacée ; d’abord étalés, ils se redressent et sont très per-
sistants sur le fruit. Ce fruit nu ou portant quelques glandes pédicellées
est ovoïde, un peu étranglé dans sa partie supérieure ou allongé-lagéni-
forme. A maturité complete il a la couleur de ceux du R. alpina.
Souvent deforme, il ne renferme la plupart du temps que deux ou
trois carpelles normalement développés.
Sur l’hybride des Mouilles, demêmequesur les deux formes dela Busine,
nous avons constaté une dégénérescence marquée des grains de pollen.
Il est propable que ce fait est l’une des causes de la stérilité partielle de
cet hybride.
En effet, beaucoup de fleurs ne donnent pas de fruits et les fruits qui
parviennent à maturité ne renferment que peu d’akenes. Sur soixante
fruits, pris sur différents buissons et ouverts avec soin, j'ai trouvé une
seule fois cinq akènes, sept fois quatre, le plus souvent deux ou trois seule-
ment. Bien certainement c’est là une anomalie.
Je ferai remarquer que cette observation porte sur une période de
quatre années, car lors de ma première découverte, le 20 juillet 1893, j'ai
recueilli et ouvert une dizaine de fruits de l’année précédente. La stéri-
lité n’est done point dûe aux circonstances météorologiques, mais il y à
là une cause biologique.
Cet hybride pourrait-il être confondu avec d’autres hybrides d’alpına
avec alpina X glauca ou alpina X canina par exemple? Je ne le pense
pas, car la gracilité des aiguillons, la teinte générale des feuilles, la den-
telure moins ouverte des folioles, la longueur des pedoneules et des
sépales doivent suffire pour l’en distinguer.
J’attire l’attention des spécialistes sur cette belle plante, encore si peu
connue et qui mériterait bien d’être cultivée pour l’exuberance de son
feuillage et la richesse de ses corolles. Cet hybride se rencontrera sans
doute sur d’autres points où les deux belles espèces d’où il provient
fleurissent à la même époque.
Orbe, le 17 avril 1896.
—<s+te >:
Dane ee NEA
REC ETIN
LABORATOIRE DE BOTANIQUE GÉNÉRALE
DE L’UNIVERSITE DE GENÈVE
RÉDIGÉ SOUS LA DIRECTION DE
Joux BRIQUET
NOTE SUR L'HISTOLOGIE DES ORGANES DE VEGETATION
DANS LE GENRE BRUNONIA
PAR
John BRIQUET
Introduction. — Décrit pour la première fois par Smith en 1810°,
qui le placait entre les Corymbifères et les Goodenoviées, le genre Bru-
nonia a été balloté dans différentes directions par les auteurs subsé-
quents et sa valeur très discutée. R. Brown l’a d’abord rapporté aux
Goodenoviées dont il possède le stigmate inclus dans un indusium*.
Cette opinion est celle à laquelle se rattachent en général les auteurs
récents‘. Mais en 1816, R. Brown changea d'avis et considéra le genre
1 Le numéro 1 a paru en tirage à part des Archives des Sciences physiques et
naturelles, ame période, vol. I, 1896.
2 Smith, in Transact. linn. soc. X, p. 365, ann. 1810.
8 R. Brown, Prodr. fl. Nov. Holland. I, p. 589, ann. 1810.
4 Par exemple Bentham, dans Bentham et Hooker, Genera plantarum I, 2 p.
541 et dans Flora australiensis, IV, p. 120.
318 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (82)
Brunonia comme le type d’une famille nouvelle! à laquelle il donna le
nom de Brunoniacées”. Cette manière de voir a été suivie par End-
licher *, Lindley* et Alph. de Candolle°.
Relativement aux affinités du genre Brunonia, les avis ne sont pas
moins partagés. Le style pourvu d’un stigmate enveloppé d’un indusium
est une puissante raison à invoquer en faveur de ceux qui considèrent
le genre Brunonia comme appartenant aux Goodenoviées, on tout au
moins qui placent les Brunoniacées dans le groupe général des Campa-
nulales. Cependant plusieurs auteurs ont été frappés du fait que l’ovaire
est libre, les fleurs régulières et les semences dépourvues d’albumen.
Ils ont alors progressivement éloigné des Brunonia des Campanula-
cées et des Goodenoviées. En 1833, Lindley considérait les Brunoniacées
comme le type d’une alliance spéciale les Brunoniales '. En 1836, le
même auteur rangeait les Brunoniacées dans son alliance des Zchiales
non loin des Borraginacees®. Alph. de Candolle a encore exagéré cette
manière de faire en plaçant les Brunoniacées entre les Globulariacées
et lesPlombaginacées ®. Avant lui, Reichenbach avait successivement fixé
la place des Brunonia parmi les Plombaginacees!° et parmi les Globu-
lariacées '',
Comme on voit, les affinités du genre Brunonia sont complexes et très
discutées. Aussi avons-nous été curieux, dès le début de nos recherches
anatomiques sur les Gamopétales, de voir à quels résultats conduirait
un examen histologique de ce groupe. Malheureusement des recherches
étendues entreprises sur les Goodenoviées, les Sélaginacées et les Globu-
lariacées ne sont pas encore assez avancées, pour que nous puissions sans
imprudence nous aventurer dans une discussion taxinomique. En atten-
dant, nous publions, pour prendre date, les résultats que nous a fournis
R. Brown, in Transact. linn. soc. XII p. 132, ann. 1816.
R. Brown, in Edinb. new philos. Mag., sept. 1832.
Endlicher, Genera plantarum, p. 505, ann. 1838.
Lindley, Veget. Kingdom, p. 657, ann. 1847.
Alph. de Candolle, Prodromus, XII, p. 615, ann. 1848.
Endlicher, Genera plantarum, 1. c.
Lindley, Nizus plantarum p. 31, 1833.
® Lindley, A natural system of Botany, ed 2, p. 266, ann. 1836.
? Alph. de Candolle, 1. c.
1° Reichenbach, Conspectus regni vegetabilis per gradus naturales evoluti, p.91,
ann. 1828.
'! Reichenbach, Handbuch des natürlichen Pflanzensystems, p. 196, ann. 1841.
Po »-
zo u
(83) J. BRIQUET. ORGANES DE VÉGÉTATION DANS LE GENRE BRUNONIA. 319
l'examen du Brunonia australis Sm.', nous réservant de reprendre ul-
terieurement l’etude detaillee de la question.
Raizome — Le rhizome du B. australis possède une section circulaire.
L’ecorce à gros éléments polyédriques, assez läches, persiste très long-
temps et subérise assez ses membranes pour que ces dernières résistent
à l’action des acides dilues. L’épiderme est détruit, ainsi que les assises
hypodermiques. Sous cette écorce on voit une couche de liège dont les
cellules sont extrêmement comprimées et qui sont dues à un péri-
derme péricyclique. Le périderme est entretenu par le travail d’une
zone phellogène ne donnant pas naissance intérieurement à un phello-
derme. Les parois des cellules du liège sont assez épaisses. A l’intérieur
du periderme perieyclique se trouve une zone libérienne assez épaisse.
La plupart des cellules sont un peu épaissies dans les angles ; elles sont
presque toutes d’un calibre égal, sauf les cellules compagnes que l’on
reconnait ca et là à leurs petites dimensions, perdues dans les tissus
avoisinants. Sur une coupe longitudinale on reconnaît dans ce liber des
tubes criblés et des cellules parenchymateuses. Les articles des tubes
criblés sont relativement très courts et ne se distingueraient guère du
parenchyme, n'étaient les cribles des parois séparatrices. Chaque paroi
possède un seul grand crible. Le cal est très faiblement développé, au
moins sur les matériaux à notre disposition. Le bois forme un cylindre
continu dans lequel les éléments vasculaires sont séparés par des rayons
de parenchyme à cellules couchées ou presque couchées. Le corps du
bois est entièrement constitué par des trachéides assez fortement épaissies
et pourvues de ponctuations aréolées, à contours elliptiques perpendieu-
laires à l’axe des éléments. Ça et là les trachéides sont remplacées par
des vaisseaux ouverts, d’un calibre un peu plus fort, à ornementation du
reste identique. Ces vaisseaux sont répartis d’une façon irrégulière et
généralement accompagnés de quelques cellules de parenchyme. Les sté-
réides sont rares, à parois plus fortement lignifiées que les trachéides,
à ponctuations contournées normales. Vers le bord interne, le cylindre
ligneux est pourvu de quelques trachées spiralées. Les trachées initiales
ne sont pas entourées d’un endoxyle bien différencié, en tous cas peu
abondant. La moelle, à gros éléments, sclérifie peu ses parois qui restent
cellulosiques et devient + caduque avec l’âge.
1 Bentham a montré (Fl. austral. IV p. 121) que les Brunonia australes Sm.,
B. sericea Sm. et B. simplex Lindl. se réduisaient à une espèce, le B. australis,
unique représentant connu du genre.
320 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (84)
Au voisinage de la rosette qui termine le rhizome, le système libéro-
ligneux est complètement disloqué par les sorties fréquentes de traces
foliaires. Le périderme et l’écorce sont beaucoup plus développés. Cette
région ne présente du reste pas de caractère anatomiques particuliers.
HamPE FLORALE. — La hampe florale présente des caractères très
différents du rhizome. L’epiderme, qui persiste pendant toute la durée de
la hampe, est formé par une couche de cellules un peu collenchymateuses,
recouvertes par une cuticule relativement mince. Les lumens sont ar-
rondis ou de section vaguement hexagonale. Ça et là, on constate la
présence de stomates normaux, plus petits que les cellules annexes etun
peu surélevés au-dessus du niveau de l’épiderme. L’écorce est un peu col-
lenchymateuse sous l’épiderme: elle est du reste épaisse et formée de cel-
lules parenchymateuses lâches et chlorophylliennes. L’assise phlæoter-
mique à grandes cellules contiguës se distingue au premier coup d'œil
des couches plus extérieures par l’absence ou la très grande rareté des
chromatophores.
Le cylindre central possède une structure très particulière. Les fais-
ceaux libéro-ligneux, au nombre d'environ 20, sont disposés en un cercle
unique appuyé contre un cylindre de stéréome compact et continu. Ce
cylindre est constitué par le pericycle pour la partie adossée aux fais-
ceaux, par le péricycle et par les rayons médullaires pour les partie sises
entre les faisceaux. Ceux-ci présentent dès lors cette particularité que
leurs libers respectifs forment des 1lôts plongés dans un massif homogène
de stéréome et de bois: ils sont en effet adossés à leur face interne contre
les vaisseaux extérieurs du bois. Le bois est constitué d’une façon tout
autre dans la hampe florale que dans le rhizome. Du côté du liber on
trouve quelques gros vaisseaux ouverts, de section polygonale, à ponc-
tuations aréolées allongées horizontalement. Plus à l’intérieur, ce sont
des trachées spiralées plus délicates, accompagnées de parenchyme, mais
nulle part on ne constate ces trachéides à ponctuations aréolées qui abon-
dent dans le rhizome. Du côté de la moelle, le faisceau fait saillie au
moyen d’un endoxyle constitué par quelques cellules parenchymateuses
à parois tendre, dans lesquelles sont plongées les trachées initiales pour-
vues d’anneaux écartés. L’endoxyle scélérifie ses éléments périphériques
de façon à être entouré d’une gaine du côté de la moelle. Cette gaîne est
formée par des éléments primitivement parenchymateux et non point
par des fibres.
La structure du liber, qui est réduit à de minces cordons, ne présente
que peu de différence d’avec le rhizome. Les tubes eribles sont larges et
(85) J. BRIQUET. ORGANES DE VEGETATION DANS LE GENRE BRUNONIA. 321
pourvus de bonne heure de cals remarquablement gros, très convexes
et présentant de nombreuses stries. Les cellules compagnes sont en re-
vanche d’un calibre excessivement faible.
Dans les rayons médullaires, on voit graduellement le stéréome péri-
cyclique passer à un parenchyme selerifie, qui lui-mème perd insensible-
ment ses caractères du côté de la moelle. Celle-ci est caduque, sauf les
régions périphériques qui persistent grâce à la sclérification et à la
lignification des membranes.
Les faisceaux étant de bonne heure engagés par leur partie libérienne
dans le cylindre stéréique qui limite le cylindre central, il n’y a aucune
trace de formations cambiales.
Périoce.— Le pétiole creusé en gouttiere présente deux longues cornes
qui ne sont pas nettement différenciées du corps. L’épiderme a les mêmes
caractères que dans la hampe florale, à part l’absence presque complète
de stomates. L'intérieur de l’épiderme est entièrement occupé par un pa-
renchyme fondamental lâche et incolore qui présente par places quel-
ques caractères spéciaux ; ainsi il est collenchymateux à l'extrémité des
cornes, et dans l’assise hypodermique, surtout à la face inférieure; il est
aussi un peu chlorophyllien dans ces dernières régions.
Un peu au-dessus de l’initiale on constate trois faisceaux dans le
pétiole, dont un grand médian et deux petits dans les cornes. Mais dans
la partie moyenne, et surtout plus haut, ces faisceaux se divisent de telle
sorte que l’on voit habituellement à droite et à gauche de chaque fais-
ceau des cornes un petit faisceau : le total des faisceaux de pétiole est
alors de cinq. Tous ces faisceaux ont une constitution semblable, sauf
cependant que le médian a une section + elliptique, tandis que dans les
latéraux cette même section est + circulaire. Vers l'extérieur, le liber
est protégé par un épais manteau de stéréome perieyelique, dont les
éléments sont nettement lignifiés. Le bois a ses éléments disposés en files
régulières qui convergent vers un endoxyle totalement sclérifié et lignifié.
Dans les parties de l’endoxyle qui touchent au bois primaire, les cellules
sont petites ; elles augmentent de calibre au contraire au fur et à mesure
que l’on se rapproche du bord extérieur. Sur les flancs du faisceau le
stéréome péricycliqne se réunit au stéréome endoxylaire, de façon à en-
velopper complètement la partie conductrice. Ce dispositif fait vivement
ressortir les faisceaux sur le tissu fondamental.
Lee FOLIAIRE. — Le limbe de la feuille du Brunonia présente des
caractères histologiques curieux. L’epiderme est formé par une
seule couche de cellules. Celles-ci ont leur paroi externe plus épaissie
322 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (86)
que les autres, mais non pas cuticularisée; la cuticule est très
mince. Sur certains points, l’epiderme est renforcé, comme tissu aqui-
fère, par la couche du mésophylle sous-jacente, dont les éléments sont
alors parfaitement incolores et en contact étroit avec lui. Il semble alors
que l’épiderme est multiple, mais sur des sections d'ensemble on voit de
suite que ce dispositif n’est réalisé que sur certains points, du reste
indéterminés, tandis que sur les autres le chlorenchyme du mésophylle
est directement en contact avec l’épiderme. Sur les deux faces, l’epiderme
possède des eellules à parois radiales très ondulées et porte, en plus ou
moins grande quantité suivant les formes, des poils pluricellulaires
unisériés, coniques, ornés de perles cuticulaires.
Les stomates sont également répartis, et en assez grande quantité,
sur les deux faces de la feuille. Ils sont entourés de quatre cellules an-
nexes. Les parois incidentes des cellules annexes sont normales aux
extrémités de l’ostiole, de sorte que deux des cellules sont accombantes
aux flancs, tandis que les deux autres sont incombantes aux extrémités
du stomate. Les cellules de bordure sont plus petites, moins hautes que
les cellules annexes; elles sont placées dans le plan de l’épiderme ou
légèrement surélevées. L’ostiole est pourvu de lèvres très nettes et de
deux entrées. Les arêtes opisthodiales sont moins aiguës et moins des-
sinées que les arêtes eisodiales; néanmoins on les distingue très facile-
ment. Les stomates sont tous pourvus d’une chambre respiratoire +
spacieuse. Somme toute, l'appareil stomatique ne présente done aucun
caractère de xérophilie. Nous allons voir que cette tendance s’exagere
encore dans le mésophylle.
En effet, le chlorenchyme qui remplit tout l’espace compris entre les
deux épidermes présente un caractère très rare; ses cellules sont en
grande partie allongées parallèlement à la surface de la feuille et non
point perpendiculairement. Il n’est question iei ni de palissades, ni de
cellules spongieuses. Tous les éléments sont en forme de cylindres ou de
cubes allongés qui, sur une coupe perpendiculaire au grand axe de la
feuille, ont l'apparence de palissades couchées. Du reste, de grands
méats aérifères rendent ce parenchyme lâche, sans en altérer la disposi-
tion qui reste partout semblable. Au-dessus des grosses nervures, et irré-
gulierement entre les nervures, le chlorenchyme a une tendance à
redresser ses éléments, mais cela n’est pas constant. Les auteurs ne
signalent que fort de peu de plantes ayant un mésophylle organisé
comme celui du Brunonia*,
? Cfr. Haberlandt, Vergleichende Anatomie des assimilatorischen Gewebesystems
RN.“
(87) 3. BRIQUET. ORGANES DE VEGETATION DANS LE GENRE BRUNONIA. 323
Quant aux faisceaux libéro-ligneux, ils sont entièrement plongés dans
le mésophylle. Leur structure est du reste la même que dans le pétiole.
Le cordon libéro-ligneux est pris entre deux paquets de stéréome, l’un
plus gros péricyelique, l’autre plus faible endoxylaire; seulement ces
deux paquets ne se rejoignent pas sur les flancs du cordon. Le dernier
faisceau du côté du bord de la feuille court parallèlement à ce bord qui
est rempli de chlorenchyme et dépourvu de squelette.
Conczusions. — La seule conclusion que l’on puisse tirer actuellement
des résultats obtenus, c’est que les caractères anatomiques présentés par
le Brunonia australis donnent à cette plante une place très spéciale.
L'organisation de la hampe et des feuilles mérite en particulier d'attirer
l'attention des systématistes. Des recherches ultérieures montreront
jusqu’à quel point les caractères du genre Brunonia se retrouvent chez
les Goodenoviées. L'appareil végétatif du genre Prunonia ne montre
en tous cas pas les anomalies qui ont été signalies chez les Goodenia
par J. Vesque?. Les Sélaginacées offrent une organisation sensiblement
différente de celle qui vient d’être décrite, mais nos connaissances sur
cette famille sont encore si fragmentaires® que l’on ne saurait rien
avancer d’absolu à cet égard. Il existe des rapports plus manifestes avec
les Gymnandra, les Globularia et certaines Plombaginacées*. Cependant
ces rapports nous paraissent surtout dus à l’existence d’une hampe flo-
rale assez développée, sans trancher la question d’un affinité réelle.
Nous espérons pourvoir ultérieurement, par une étude approfondie des
Goodenoviées et des Sélaginacées, contribuer à la solution de cet intéres-
sant problème systématique.
der Pflanzen (Pringsheim’s Jahrb. f. wiss. Botanik XIII B, ann. 1881); Physiolo-
gische Pflanzenanatomie, p. 173, ann. 188%.
2 Vesque, Note sur l’anatomie du Goodenia ovata (Ann. des sc. nat. 6me ser.
IH, p. 312 (ann. 1876),
: Voy. Kupffender, Beiträge zur Anatomie der Globulariaceen und Selaginaceen.
Kiel 1891.
* Voy. Heckel, Etude monographique de la famille des Globulariées (Ann. de
la faculté des sc. de Marseille, III, 1893, Suppl.); Kupffender, I. c.
324
Il
NOTE SUR L'HISTOLOGIE DES ORGANES DE VÉGÉTATION
DANS LE GENRE ZOMBIANA
PAR
John BRIQUET
IntropucrTion. — En 1870, Bentham a signalé, sans en donner de
description, une espèce du genre Myoporum comme particulière à
l'Afrique tropicale '. Cette espèce provenait de l’expédition faite au Niger
par Baikie en 1858 et a été publiée par Barter sous le n° 1143. Baillon
a érigé cette espèce en un genre particulier de Myoporacées appelé Zom-
biana et l’a décrit sommairement en 1888°. La diagnose et l’interpreta-
tion de Baillon ont été reproduites intégralement par M. de Wettstein
dans la revision que ce savant vient de faire de la famille des Myopo-
racées
Désireux de compléter notre monographie des Myoporacées‘ par
l’étude de ce genre, nous avons demandé à notre éminent confrère, M.
Franchet, de bien vouloir nous communiquer quelques fragments de
cette plante pour en faire une étude histologique. Ce dernier, avec l’au-
torisation de M. le prof. Bureau nous a envové deux feuilles et un frag-
ment de tige âgée du Zombiana africana Baill., en ajoutant que l’exem-
1 Bentham, Flora australiensis, vol. V, p. 2.
? Baillon, Histoire des plantes, IX, p. 420, ann. 1880.
3 R. v. Wettstein, Myoporaceæ (dans Engler und Prantl, Die natürlichen
Pflanzenfamilien, IV. Teil, Abt. 3b, p. 360.)
* Briquet, Recherches anatomiques sur les Phrymacees, Stilboidees, Chloan-
thoidees et Myoporacées (ouvrage sous presse).
(89) 4. BRIQUET. ORGANES DE VEGETATION DANS LE GENRE ZOMBIANA. 325
plaire du Museum ne se prêtait pas à être découpé davantage’. Un
rameau jeune était cependant nécessaire pour rendre notre étude quelque
peu complète et nous avons pensé que les herbiers de Kew pourraient
facilement nous fournir le fragment désiré. M. Baker répondit obli-
geamment à notre désir en cherchant à Kew le fragment désiré, mais
sans succès. Le Zombiana africana avait été transporté dans une
autre famille. M. Baker a alors attiré notre attention sur un passage
du Genera plantarum dans lequel Bentham affirme que l'attribution
aux Myoporacées d’un type de l’Afrique tropicale est due à une erreur ?;
c’est probablement à la suite de cette observation que le type de
M. Baillon a été transféré ailleurs.
Nous devons donc nous contenter de donner le résultat de l’étude des
fragments parisiens du Zombiana africana, desquels comme on le verra,
nous amènent à confirmer l’opinion de Bentham.
TIGE SECONDAIRE. — L’epiderme, mal conservé, montre des parois
externes passablement épaissies. Il est soustendu par un périderme
hypodermique à région phellodermique forte de 1-2 assises. — L’écorce est
remplie par un parenchyme à éléments polyédriques un peu étirés tangen-
tiellement, dans lequel on ne retrouve pas de chlorophylle. Il n’existe
dans cette écorce ni scléréides, ni poches secrétrices d'aucune sorte.
L’assise phlæotermique n’est pas différenciée. — Le liber est protégé
extérieurement par de nombreuses et assez puissantes colonnes de sté-
réome péricyclique. Les stéréides sont sclérifiées jusqu’à presque extinction
du lumen. Leurs parois sont constitués par cette cellulose à l’état très
dense et absorbant difficilement les colorants, dont il a été déjà question
plusieurs fois dans nos divers mémoires *. Le liber même présente une
- constitution en tout semblable à celui des Stilboïdées, Chloanthoïdées
et Myoporacées. Les flots criblés sont répartis ça et la dans un
massif étendu de parenchyme. — Le bois secondaire difière beau-
coup de celui des Myoporacées. Il est constitué par des éléments
très semblables, à parois très faiblement sclérifiées, placés les
uns à la suite des autres, avec une très grande régularité; les:
1 Nous saisissons cette occasion pour adresser à M. le prof. Bureau et à M.
Franchet nos remerciements bien sincères. L'amabilité extrême avec laquelle ils
ont accueilli nos demandes nous a été un précieux encouragement à continuer nos
recherches, qui ne peuvent s’exécuter sans le concours des grands berbiers.
2 Bentham, dans Bentham et Hooker, Genera plantarum II, 2. p.1124 (ann. 1876).
3 Voy. en particulier : Etudes sur les Cytises des Alpes maritimes, pP. 93
(dans Burnat, Matériaux pour servir à l'histoire de la flore des Alpes maritimes).
a x DAR, Fr RP PET Ahr RU ART AE
326 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (90)
parois tangentielles étant disposées comme les bâtons d’une échelle.
Ce n’est qu'à la périphérie du cylindre ligneux, là ou une nou-
velle couche annuelle commence, que l’on distingue quelques gros
vaisseaux qui interrompent la monotonie de l’organisation générale.
Independamment de ces gros vaisseaux, le passage d’une couche de bois
à l’autre est indiqué par la présence, dans le zone limite, de macles
d’oxalate de chaux en oursin. Le fragment à notre disposition nous a
permis d'obtenir des renseignements sur l’organisation de ce bois au
moyen de bonnes sections longitudinales. Les rayons de parenchyme
sont unisériés, étroits, à éléments « couchés », hauts de 2-20 étages. Ces
éléments contiennent beaucoup d’amidon. Les parois sont pourvues de
ponctuations simples. Une grande partie du bois est constituée par des
stéréides, mais à parois très peu sclérifiées, à ponctuations un peu
élargies au milieu, en forme de trompette, l'entrée ayant toujours
l'apparence d’une ganse de boutonnière. Ça et là, les stéréides sont
cloisonnées transversalement, mais d’une façon irrégulière ; les mem-
branes transversales sont toujours fort minces. L'appareil vasculaire
est constitué par des vaisseaux ouverts et des trachéides. Les vaisseaux
et les trachéides sont pouvus de ponctuations aréolées, à contour externe
elliptique, à contour interne en forme de fente. — Le bois primaire est
très peu abondant, à endoxyle fort peu développé, tendre. La moelle
a une section quadrangulaire; ses éléments sont polyédriques, gros, à
parois minces et cellulosiques.
PéTioze. — Le pétiole, dont les bords sont à peine relevés en
gouttière, est formé par un parenchyme fondamental un peu collenchy-
mateux. Sous l’épiderme supérieur, ce collenchyme est très net et vient
se confondre avec l’endoxyle du faisceau médian. Le faisceau médian
est légèrement réniforme; ses éléments ne présentent rien de nouveau
sur ceux de la tige; le liber est protégé par une couche de collenchyme
péricyclique. A droite et à gauche, correspondant aux cornes, on voit
un petit faisceau de section presque circulaire. On trouve un peu de
chlorenchyme lacuneux sous les épiderme inférieur et supérieur.
Lime FOLIAIRE. — L’epiderme du limbe est caractérisé par le
fait que ses cellules sont continuellement soulevées en papilles coniques,
dont les jeux de lumière donnent à la surface une apparence brillante.
Les cellules sont polygonales, à parois externes minces. Elles entourent
habituellement au nombre de 4 les stomates, qui sont surélevés au-dessus
du niveau de la feuille et abondants sur ces deux faces. Le mésophylle
est centrique. Chaque épiderme est soustendu par 1-2 assises de pa-
has ot u Et FE
as , Fran s
+
(91) 3. BRIQUET. ORGANES DE VÉGÉVATION EANS LE GENRE ZOMBIANA. 327
lissades caractérisées et serrées, sauf sur les points où se trouve un
stomate. Entre les deux couches de chlorenchyme, se trouve une assise
de parenchyme incolore dont les éléments contiennent, ca et là, d’é-
normes mâcles d’oxalate de chaux. Les nervures font saillie en dessous ;
elles sont constituées comme le corps du pétiole. Dans les grosses ner-
vures les collenchymes endoxylaire et péricyclique se rejoignent pour
envelopper entièrement le faisceau. Dans les nervilles, les flancs du
faisceau sont dépourvus de collenchyme. — Indépendamment des pa-
pilles, on voit quelques poils coniques, unisériées, 1-3 cellulaires, à parois
médiocres, pourvus vers le haut de perles cuticulaires, et des glandes
stipitées, à tête indivise, à adénophore unicellulaire.
ConcLusions. — Les caractères que nous venons d’enumerer ne
permettent pas de rattacher le genre Zombiana aux Myoporacées. Ce
genre s’ecarte en tous cas par des particularités essentielles de tous les
représentants connus de cette famille. L’absence de poches secrétrices
est en effet un trait distinctif capital des Zombiana. D'autre part,
Pabsence de liber périmédullaire et la structure du bois suffisent pour
les exlure de toute comparaison avec les Oftia. S'il est facile de rejeter
les Zombiana des Myoporacées, il est en revanche très difficile de dire
dans quel groupe ils doivent être placés. Cette difficulté est d’autant plus
grande que nous ne connaissons pas encore l’organisation et l'apparence
anatomique de la tige primaire. A s’en tenir à l’état actuel de nos
connaissances, le genre Zombiana paraît le mieux se laisser ranger
parmi les Verbénacées ou les Sélaginacées.
KW za 5
328
III
RECHERCHES ANATOMIQUES
SUR
L'INFLORESCENCE DES CUPHEA ALTERNIFLORES
(LYTHRARIÉES)
PAR
A. M. BOUBIER
3. L’inflorescence des Lythrariées alterniflores; theo-
ries morphologiques destinées à expliquer ses
anomalies.
L’inflorescence des Lythrariées alterniflores, et spécialement celle des
espèces du genre Cuphea appartenant au groupe des Cupheæ alternifloræ
a déjà fait l’objet de plusieurs discussions morphologiques. Deux théo-
ries, exclusivement morphologiques, ont été mises en avant pour ex-
pliquer les particularités de cette inflorescence.
Nous nous proposons dans ce travail de montrer par l’anatomie laquelle
de ces théories présente le plus de vraisemblance.
Chez les Cupheæ alternifloræ (Cuphea viscosa, C. silenoides, C. platy-
centra, ete.) les feuilles sont décussées et dans le vide laissé entre les
deux feuilles d’un nœud », se trouvent un pédoncule floral et sa fleur.
À l’aisselle d’une des feuilles on voit non pas un bourgeon floral, mais
un bourgeon végétatif normal (sans concrescence) ; l’autre feuille ne
porte aucun bourgeon.
1 Ch. F. Hochstetter, Ueber Anwachsungen der Blattstiele oder Blattscheiden,
Aeste und Blütenstiele verschiedener Pflanzen, mit eingestreuten Bemerkungen
über Blattstellung. (Flora, 1850, p. 182).
(93) A.-M. BOUBIER. INFLORESCENCE DES CUPHEA ALTERNIFLORES. 329
Hochstetter‘ et Wydler exposerent les premiers une théorie qui fut
reprise et développée par Köhne*. D’après cette théorie, le pédoncule
floral d’un nœud » appartient à l’aisselle d’une des feuilles situées au
nœud inférieur (#-1), mais ce pédoncule est concrescent avec la tige
jusqu’au nœud (»). Les fleurs, avec leurs feuilles axillaires dont les
aisselles ne paraissent porter aucune espèce de bourgeon par suite de la
concrescence du pedoneule floral avec la tige, forment par conséquent
le long de cette tige deux lignes longitudinales (orthostiches) éloignées
d'environ 90°.
Il en résulte que l’inflorescence est dorsi-ventrale, une des faces portant
exclusivement des fleurs, l’autre ne portant que des bourgeons végétatifs.
La conerescence du pédicelle floral avec la tige n’est pas spéciale aux
Cuphea. Elle a été citée pour divers Solanum, comme le Solanım qui-
neense Lamk. et certains Asclepias *.
Dans ces cas, comme chez Cuphea, la théorie de Köhne montre que le
pedoneule floral, quoique né à l’aisselle d’une feuille au nœud », se trouve
entraîné avec l’entre-nœud de la tige situé au dessus de cette feuille de
façon à ne s’en séparer qu'au nœud (# +1).
Barcianu *, combattant la théorie de Köhne, a émis l’idée que les fleurs
des Cuphea alterniflores sont terminales et que la tige elle-même est
un sympode.
En réponse à cette théorie de Barcianu, Köhne? demande « comment
on peut concilier la théorie d’une fleur terminale avec la présence de
fleurs opposées dont le pedoneule est concrescent avec la tige et qui
existent dans tout un groupe de Cuphea. »
De plus, Köhne fait remarquer qu'une serie de Cuphea (C. Iysima-
chioides, ©. spermacoce) ont des feuilles verticillées par 3 et 4 et présen-
tent alors 2 et 3 pédoncules floraux extra-axillaires °.
1 H. Wydler, Ueber die symmetrische Verzweigungsweise dichotomer Inflores-
cenzen. (Flora, 1851, p. 371).
2 E. Köhne, Berichtigung der von D. P. Barcianu gemachten Angaben über
Blütenentwickelung bei den Cupheen. (Bot. Ztg, 1875 ,p. 17, 48).
3 Voir Van Tieghem, Traité de Botanique, I, p. 351, 1891.
4 Barcianu, Ueber die Blütenentwickelung der Cupheen, in Schenk u.
Luerssen, Mitteilungen aus der Bot. Bd. II, p. 179, 1875.
5 Köhne, loc. eit.
8 Voy. à ce sujet l'exposé général qui a été fait de la morphologie des bour-
geons déplacés chez les Lythrariées par Köhne dans son ouvrage Lythracee
monographice describuntur au chapitre Morphologie der Vegetationsorgane (dans
Engler's Jahrb., V, ann. 188%, p. 129-132).
BULL. HERB. BoIss., mai 1895. 23
330 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (94)
Dans ce dernier cas il est encore plus difficile de comprendre la théorie
de Barcianu.
Quant aux indications phyllotaxiques de Barcianu nous ne pouvons
que renvoyer aux Corrections qui ont été faites à leur sujet par Kühne.
II. Anatomie de la tige des CUPHEA.
Structure generale de la tige. — Dans l’espece de Cuphea qui a servi
de type pour ce travail, C. ignea Alph. DC. ', la jeune tige présente les
caracteres anatomiques suivants.
L’epiderme est simple, faiblement eutinise. Il porte des poils uniseries
à 1, 2 ou 3 longues cellules, à parois peu épaissies et légèrement cuti-
nisées. Ces poils disparaissent avec l’âge.
L’ecorce est collenchymateuse du type concave.
L’endoderme est extrêmement netet visible, les points de Caspary sont
typiques, c’est-à-dire forment un cadre de plissements le long des faces
cellulaires latérales. Au-dessous de l’endoderme, le péricyele donne
naissance à un rang de fibres péricycliques.
Assez rapidement, au-dessous des fibres perieycliques, un rang de cel-
lules reprend son activité génératrice pour produire une mince couche
de liège qui exfolie tout ce qui est au dehors d'elle, y compris naturelle-
ment les fibres péricycliques.
Comme c’est le cas chez les autres Lythrariées, on trouve chez Cuphea
un liber interne périmédullaire les deux libers sont d'épaisseur à peu
près égale.
La moelle est formée de cellules à parois minces contenant beaucoup
de petits oursins d’oxalate de chaux que l’on retrouve du reste dans
l’écorce.
Description de la course des faisceaux”. — Dans un entre-nœud » la
section de la tige d’un Cuphea est circulaire ou plus ou moins ellip-
tique, forme qui est reproduite à son intérieur par la stèle.
Celle-ci comprend huit faisceaux plus ou moins intimément réunis par
des arcs interfasciculaires.
! Guphea platycentra Lem.
” Nous avons adopté, pour cette partie de notre travail, le mode de notation
et la méthode suivie dans la description de la course des faisceaux, tels qu'ils sont
exposés dans l'ouvrage de M. le Dr J. Briquet intitulé : Recherches anatomiques
sur les Phrymacées, Stilboïdées, Chloanthoïdées et Myoporacées (sous presse).
(95) A.-M. BOUBIER. INFLORESCENCE DES CUPHEA ALTERNIFLORES. 331
A l’approche du nœud » la section de la tige diffère de plus en plus
de ce qui vient d’être indiqué : il se forme une proéminence antérieure,
puis des ailes latérales. Dans la proéminence se loge un des faisceaux ;
c'est un faisceau gemmaire (G) que nous appellerons Ga.
Dans les deux ailes ou proéminences latérales, très faiblement mar-
quées à leur début, se loge de chaque côté un faisceau foliaire (F) des-
tiné à sortir au nœud »; ce sont les faisceaux sortants (F5) soit Fsd et
F'sg (faisceau sortant de droite et faisceau sortant de gauche).
Sur la face postérieure, vis-à-vis du faisceau gemmaire se trouve un
faisceau foliaire destiné à ne sortir qu'au nœud (4-1). Ce faisceau tra-
verse done le nœud » sans sortir ni dévier de sa position, et ne sort que
deux entre-nœuds au-dessus de son point de départ. C’est par consé-
quent un faisceau expectant (Fe) que nous appellerons, vu sa position
postérieure, Fep.
Entre ces faisceaux sortants gemmaires et foliaires et ce faisceau ex-
pectant, nous trouvons quatre faisceaux réparateurs (A) placés comme
suit : 1 entre Ga et F'sd, soit réparateur droit antérieur (Ada); 1 entre
Fig. 4. — Sections transversales schématiques d'une tige de Cuphea ignea Alph. DC. prises :
A. au nœud n. — B. au nœud (n — 4). — Pour la signification de la notation des
faisceaux, se reporter au texte.
Fsd et Fep, soit réparateur droit postérieur (Ædp); 1 entre Fep et
Fsg, soit réparateur gauche postérieur (Ægp); enfin un réparateur
gauche antérieur (Rga) entre Fisg et Ga. Nous avons donc 8 faisceaux
placés dans l’ordre suivant si l’on va de gauche à droite à partir de Ga:
Ga, Rda, Fsd, Rdp, Fep, Rgp, Fsg, Rga, après quoi l’on retrouve Ga.
Au nœud » (Fig. 1. A.), Ga sort dans le pédoncule floral, Fsg et F'sd
sortent à gauche et à droite dans leurs feuilles respectives. Ces sorties
de faisceaux se font très lentement; dans des coupes en séries on voit
les faisceaux susnommés s'éloigner peu à peu du corps de la stèle,
rompant au bout d’un certain temps les deux bandes libériennes externe
332 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (96)
et interne, qui au début unissent entre eux les faisceaux de la stèle. Peu
concaves vers l’intérieur au commencement de cette sortie, les faisceaux
foliaires accentuent bientôt cette forme jusqu’au moment de leur entrée
dans les pétioles respectifs. En même temps, les rayons vasculaires qui
composent ces faisceaux s’écartent notablement les uns des autres.
Les réparateurs, une fois la sortie des faisceaux effectuée, se modifient
plus ou moins vite. C’est le remplacement du faisceau Ga qui se fait le
plus rapidement, assez rapidement même.
Rga et Rda se divisent chacun en 2 ou 3 faisceaux plus petits; les
parties les plus voisines de ces deux faisceaux viennent alors confluer
et se souder sur la face antérieure, réparant la sortie du faisceau Ga et
donnant naissance à un faisceau foliaire sortant au nœud (#1) et que
nous designerons comme Fa.
Les faisceaux foliaires se réparent beaucoup plus lentement. Les ré-
parateurs de droite se morcellent un plus grand nombre de fois et plus
vite que ceux de gauche. Les parties les plus voisines de ces faisceaux
se soudent enfin ensemble sur le milieu de la face de droite pour former
un nouveau faisceau gemmaire que nous appellerons Gd.
A gauche, un morcellement moindre donne finalement naissance à un
faisceau expectant gauche (Feg). Le faisceau expectant postérieur
(Fep) du nœud » devient ici le faisceau foliaire postérieur (F'sp). Le
faisceau qui se rend au bourgeon végétatif axillaire se forme directe-
ment au nœud », où il sort, et naît par une racine double s’inserant
sur les réparateurs voisins.
Nous avons done, dans l’entre-nœud (2 + 1) complètement développé,
de nouveau 8 faisceaux, mais disposés un peu autrement qu’au nœud ».
En partant du faisceau antérieur et en allant de droite à gauche nous
avons les faisceaux suivants :
Fsa, Rda, Gd, Rgp, Fsp, Rgyp, Feg, Rga, à la suite de quoi nous
retrouvons F'sa.
Au nœud (# +1) (Fig. 1. B.) se remarquent les mêmes sorties et
divisions de faisceaux, de sorte qu’à droite Gd entre dans le pedoneule
floral, tandis qu’anterieurement et postérieurement Fa et Fsp entrent
dans les pétioles foliaires auxquels ils sont destinés.
ga et Rda réparent rapidement dans l’entre-nœud (#7 - 2) la sortie
de Fsa et forment un faisceau antérieur qui devient ici, comme dans
l’entre-nœud », le faisceaux gemmaire Ga.
La sortie de Gd est réparée par les faisceaux Rda et Rdp qui
donnent un faisceau foliaire, soit Fsd. Quant à Fsp, sa sortie est ré-
(97) A.-M. BOUBIER. INFLORESCENCE DES CUPHEA ALTERNIFLORES. 333
parée par Rgp et Rdp qui donnent naissance à un faisceau expectant,
soit Fep.
Dans l’entre-nœud (7-2) nous retrouvons par conséquent la même
disposition de faisceaux déjà décrite pour l’entre-nœud ». Si nous énu-
mérons ici nos huit faisceaux à partir de Ga, en allant de gauche à
droite, nous aurons :
Ga, Rda, Fsd, Rdp, Fep, Rgp, Fsg, Rga, puis de nouveau Ga.
Ga Raa Fd Ran Fern Rgn 15g Ga
= +
Se == Es
Ba GA
panne
If
ID
DT)
ll
U
Ÿ
f
ÿ
Ga 7 Ford = Ga
( - =. A
EZ =
= = = =
== Be :
Eu EB
Ga Ada Ed Rah Ga
Fig. 2. — Développement de la course des faisceaux dans trois entre-nœuds successifs, soit x
(n 4) et (n 4 2) d'une tige de Cuphea ignea. Pour les notations, voir le texte.
Les faisceaux gemmaires G sont représentés un peu plus foncés que les autres faisceaux.
En résumé (Fig. 2) : La trace foliaire est unifasciculée; elle se com-
porte différemment sur la face ventrale et sur la face dorsale de la tige.
Sur la face dorsale elle descend deux entre-neuds pour s’insérer au
nœud (n—2) par une racine double sur les réparateurs voisins; les
réparateurs ont une course droite, ils donnent alternativement une racine
à droite et à gauche.
Sur la face ventrale les foliaires descendent un entre-nœud seulement
394 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (98)
pour s’inserer au nœud (n—1) par une racine double sur les réparateurs
voisins. Les gemmaires des pédoncules floraux descendent un entre-nœud
ponr s'insérer au nœud (n—1) par une racine double sur les reparateurs
voisins.
III. Conclusions.
M. Van Tieghem' a indiqué quatre modes d’attache des bourgeons à
la tige mère et à la feuille axillaire. Dans un de ces types (le deuxième)
les faisceaux qui se dirigent au bourgeon laissent une trace dans le ey-
lindre central, cette trace parcourant un ou plusieurs entre-nœuds.
D'après M. Le Monnier* cette trace est souvent complexe et ne pré-
sente pas la même fixité que chez Cuphea. En effet, comme M.Vuillemin®
l’a montré pour la Matricaire, la trace gemmaire est déterminée par la
disposition générale des faisceaux et par l’espace qui reste libre entre
eux. Les faisceaux du bourgon se réunissent ainsi entre eux plus ou
moins bas suivant l’espace laissé libre.
Si l’espace se rétrécit, la trace diminue et peut même disparaître
complètement.
Chez les Cuphea, au contraire, la trace gemmaire unifasciculée naît
par une racine double, sort au nœud suivant et est immédiatement
réparée par une racine double s’inserant sur les deux réparateurs
VOISINS.
La course est done ici parfaitement définie.
Cet exemple montre qu'il faut toujours, pour déterminer une course
de faisceaux, employer toute la série des coupes transversales et ne pas
se contenter d’une ou deux sections.
La trace gemmaire qui parcourt chez Cuphea l’espace d’un entre-
nœud fait partie de la stèle, quoique toujours distincte, ainsi que la des-
cription de la course des faisceanx l’a montré.
Cette trace est donc concrescente avec les autres faisceaux de la tige.
Cette concrescence est une preuve très forte en faveur de la théorie
de Köhne, c’est-à-dire en faveur de l’explication de l’inflorescence des
Cuphea par concrescence du pédoncule floral avec la tige.
? Van Tieghem, Traité de Botanique, I, p. 779.
? G. Le Monnier, in Bull. Soc. sc. de Nancy, séance du 4er avril 1884.
# P. Vuillemin, Tige des Composées. Paris, Bailliere, 1884, p. 150.
(99) A.-M. BOUBIER. INFLORESCENCE DES CUPHEA ALTERNIFLORES. 335
Voici, du reste comment doit se faire cette concrescence :
Les faisceaux du bourgeon floral, primitivement situé à l’aisselle
d’une feuille, se différencient tout d’abord à l’intérieur de ce bourgeon
de haut en bas; on y compte une douzaine de pointements primaires.
A ce moment, la croissance intercalaire au lieu de se localiser au-des-
sus du bourgeon, à la base de l’entre-nœud, se produit au nœud même.
Il en résulte que le bourgeon floral est peu à peu entraîné loin de sa
feuille axillaire.
Pendant ce temps, la différenciation des faisceaux gemmaires s’est
achevée dans la direction de la tige, de sorte qu’au moment où la crois-
sance intercalaire prend fin, les faisceaux gemmaires sont réunis en un
seul gros faisceau. Ce massif unique descend le long de l’entre-nœud
jusqu’au nœud inférieur et s’y raccorde au reste de la stèle par une ra-
cine double qui s’insère sur les réparateurs voisins.
Le bourgeon floral formé à l’aisselle d’une feuille s’en éloigne done
par croissance intercalaire nodale, ce qui a pour conséquence la concres-
cence du faisceau gemmaire avec le reste de la stèle, le long d’un entre-
nœud tout entier.
L'étude anatomique, que nous venons de faire, en démontrant l’exacti-
tude de la théorie de Köhne, s’éleve en même temps contre la théorie
de Barcianu qui veut que la fleur de Cuphea soit terminale et la tige un
sympode.
Si cette théorie était exacte il faudrait que la stèle tout entière vint
se terminer dans le pédoncule floral, tandis que la tige naîtrait latérale-
ment aux dépens d’un faisceau dérivé de la stèle.
Tout au moins devrait-on constater des anomalies dans le raccord de
l'axe «de second ordre» avec le pédoncule floral, ce qui n’est absolument
pas le cas. |
En résumé : on trouve toujours dans la stèle de l'entre-nœud situé au-
dessous d'un pédoncule floral les éléments fasciculaires de ce bourgeon, de
sorte que l'anatomie vérifie entièrement la théorie de Köhne.
Une dernière question s’est posée à nous dans cette étude, celle des
causes possibles de la dorsi-ventralité de l’inflorescence de certains Cu-
phea. Le résultat des expériences relatives à la solution de cette question
fera le sujet d’un autre mémoire.
Ce travail a été fait au Laboratoire de Botanique générale de l’Uni-
versité de Genève, sous la direction de M. le D* J. Briquet, que nous
sommes heureux de remercier pour ses précieux conseils.
var
a PR Ja ii
336
IV
VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES
AUCTORE
John BRIQUET
XEROPLANA Briq. nov. gen. !
Calix tubulosus, angustus, 5 dentatus, subbilabiatus; labrum constans
ex dentibus tribus posterioribus altius connatis; labiolum dentibus an-
tieis liberis constitutum. Corollæ tubus tenuis, cylindricus, superne vix
ampliatus, fauce intus + pilosa; limbus bilabiato-zygomorphus, patens,
lobis oblongo-linearibus, angustis, planis; labrum constans ex segmentis
duobus, multo longioribus; labiolum lobis brevibus æqualibus tri-
pus antieis constitutum. Stamina 4, subæqualia, fauci inter lobos affixa,
exserta; filamenta glabra, erecta; antheræ ovatæ, loculis parallelis dis-
tinctis. Ovarium 2 loculare, 2 ovulatum; stylus inter stamina exsertus,
apice integer vix capitellatus ; ovula a basi loculorum erecta, anatropa.
Fruetus maturus ıgnotus. — Suffrutex ramosus, glaber, habitu Stilbes
vel Zurylobu, ericoideus. Folia ternatim verticillata, conferta, linearia,
crassiuscula, subtus revoluta. Capitula terminalia, inter folia superiora
sessilia. Bracteæ foliis similes; bracteolæ angustæ floribus breviores 2
laterales. Flores ad axillas bractearum solitarii sessiles. Species 1
capensis.
X. Zeyheri Briq., sp. nov. — Suffrutex humilis, ramosissimus,
ramis fastigiato-ascendentibus, tenuibus, internodis brevissimis, cor-
tice griseo, ad apicem villosis. Folia minima, linearia, sessilia, dura,
subtus omnino revoluta, ericoidea, intus villosa, extus viridia, nitentia,
1 De Ep, aride, et mesionzı, j'erre — qui habite les déserts arides.
(101) J. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES. 337
glaberrima, ternatim verticillata, ad apices ramosum sterilium in fasci-
eulos aliq. villosos (ob caulis indumentum) congesta. Flores apice
ramorum fertilium congesti, capitula brevia foliosa constituentes, in
axilla folii vix mutati concavi siti, bracteolis duobus lateralibus calice
brevioribus præcessi. Calix tubulosus, membranaceus, tubo elongato,
glabro vel subglabro, nervis extus haud evidentibus, inæqualiter 5 lobus,
Xeroplana Zeyheri Brig. — À, calice fendu longitudinalement et développé. — B, élamine. —
C, corolle et organes sexuels vus de profil. — D, corolle, coupe longitudinale antero-
postérieure. — Æ, section longitudinale de l'ovaire. — Toutes les figures fortement
grossies.
labri lobis alte connatis, labioli lobis duobus liberis; lobi ovato-oblongi,
violacei, tubo multo breviores, apice obtusi, intus et ad margines villosi.
Corolla mediocris calicis os excedens; tubus cylindraceus, angustus,
æqualis, apice vix ampliatus, intus superne pilosus, in tubo calicino fere
omnino inelusus, extus glaber vel subglaber; limbus patens, inaqualis,
labri lobis oblongo-linearibus, elongatis, apice obtusis, 1 nerviis, an-
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (102)
terioribus multo brevioribus cæterum posticis sat similibus. Stamina
erecta, exserta, filamentis antherisque glabris. Stylus staminibus vulgo
aliquantulum brevior.
Suffrutex eirea 12-15 mm. altus. Radix primaria, ut videtur persistens,
perpendicularis, lignosa. Internodia media 2-3 mm. alta. Folia 4 mm.
longa. Capitula sect. long. 6 X 4-5 mm. Calix 3 mm. longus, tubo 2 mm.
alto; labri dentibus sinu 0,6 mm. profundo separatis, labioli dentibus
sinu fere 1 mm. alto separatis. Corolle tubus 4 mm. longus, labri lobis
1,5 mm. altis, labioli lobis vix 1 mm. longis. Stamina corollæ faucem
1,5 mm. excedentia.
In Africa australi (Eeklon et Zeyher, ann. 1833 sub Stilbe sp. nov.
n° 8, in herb. Delessert).
X. Zeyheri pertinet ad Verbenacearum subfamiliam Stilbboidese, nec
sub ullo generum hucusque deseriptorum bene militari potest, quare hie
pro genere proprio deseribitur. Primo in schedis speciem Stilbem Zey-
heri Brig. dixeramus; differt autem Xeroplana a Stilbe calice pulchre
bilabiato, corolla zygomorpha lobis postieis ab antieis valde diversis.
Euthystachys A. DC., calice bilabiato, corolla actinomorpha et anthe-
rarum loculis divergentibus gaudet, quippe qui caracteres generi nostro
deficiunt. Eurylobium vero corollam bilabiatam demonstrat, sed labrum
concavum nec planum, calix æqualiter 5 dentatus et antherarum loculi
divaricati confluentes.
LIPPIA Linn. Gen. ed. 1, app. p. 347.
L. scorodonioides Kunth in Humb. et Bonpl. Nov. gen. et spec.
II. p. 260. — Hæc species nobis sub varietatibus tribus sat diversis
nota est, quarum notæ diagnosticæ sequuntur :
o. var. hypoleuca Briq. = L.scorodonioides Kunth, sensu stricto.—
Rami floriferi elongati minute pubescentes vel puberuli. Folia elliptica,
apice exquisite obtusa, marginibus parum convexis, basi breviter exte-
nuata petiolata, supra rugosa, viridia, pubescentia, non vel vix seabra
subtus tomento albo, reticulato prædita, superficie 1,5 — 3 X 12 —
1,8 em.; serratura constans ex crenis rotundatis vel parallelogrammos
æmulantibus regularibus quorum culmina infra 1 mm. alta. Spies con-
fertissimæ demum aliq. relaxandæ, breves, 1,5 — 2,5 em. longæ. Calices
undique longe pilosi, albescentes. — In Andibus Peruviæ (Dombey n.
259 in h. Delessert) et Bolivie (Mandon n. 522 in h. Delessert). Speci-
men Mandonniaum jam ad var. sequentem transit.
(105) J. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES. 339
ß. var. detonsa Briq., nov. — Rami floriferi quam in var. præcedente
magis canescentes. Folia late elliptica, apice obtusa vel rotundata, mar-
ginibus convexioribus, basi rotundato-extenuata, tenuiora, supra scabra,
utrinque viridia, parce et leviter pubescentia, nervatione reticulescente
rugosula, superficie eirca 2X 1,3 em.; serratura minus regularis quam
in var. præcedente. Spicæ jam sub anthesi laxiuseule, ad 4 et 5 em.
longæ. Calices undique longe pilosi, albescentes. — In montibus Colum-
bie (Hartweg n. 1349 in h. Delessert).
à. var. Mathewsii Briq., var. nov. — Rami floriferi abbreviati, pu-
beruli. Folia late elliptica, apice obtusa vel rotundata, marginibus +
convexis, basi extenuata vel rotundato-extenuata, petiolata, supra scabra,
utrinque viridia parce et breviter pubescentia, nervatione reticulescente
aliq. rugosa, superficie 3 — 4,5 x 2 — 2,5 cm.; serratura irregularis,
nervis sæpe in dentes abeuntibus. Spicæ laxiusculæ, valde elongatæ, ad
8 cm. longæ. Calieis patenter (sed minus longe quam in var. præceden-
tibus) pilosi dentes haud albescentes, — In Andibus Peruviæ (Mathews
n.3160 in h. Delessert).
L. affinis Briq., sp. nov. — Frutex ramis albe lignosis, cortice brun-
neo, apicem versus canescentibus, internodiis medioeribus. Folia opposita,
oblonga vel elliptica, apice obtusa vel subrotunda, marginibus parum
vel vix convexis, basi in petiolum sat longum extenuata, supra viridia
dense glanduloso-punctata, subtus etiam glandulosa sed glandulis to-
mento raso brevissimo recta et glaucescentia; nervatio simplex, haud
prominula; serratura constans in foliis evolutis ex dentibus irregulari-
bus + distantibus, extus et intus rectiuseulis, eulminibus acutis vel ob-
tusis. Spice elongatæ sat densæ, ad apices ramulorum fasciculatæ, axe
dense pubescente, pube glandulis stipitatis commixta. Calix companula-
tus, sessilis, undique densissime pubescens, nervatione occulta, dentibus
brevibus, triangulari-acutis, apice breviter subulatis.Corolla tubo cylin-
drico apicem versus ampliato dentes calicinales excedente, parva, intus
et extus glabra, fauce vix parce pubescente lobis superioribus laterali-
busque brevioribus, oblongis, obtusis, antico latiore productiore. Geni-
talia inclusa vel subinelusa.
Internodia superiora circa 2 em. longa. Foliorum petioli ad 7 mm.
longi, lamina superficie 2-3,5 X 0,8-1,5 em.; dentium culmines 0,6-1
mm. alti et 2-4 mm. distantes. Spicæ 2,5-5 em. long. Calieis tubus
1,5 mm. longus, dentes 1 mm. longi. Corolla calieis os 3 mm. excedens,
a OT SN EE
940 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (104)
tubo 3 mm. longo, lobis superioribus lateralibusque superficie cirea
1X 1 mm., vel major.
Circa Montevideo (Sello n. 1744 in h. Delessert).
Hæc species verisimiliter a el. Schaner cum Z. lycioide Steud. con-
fusa est, nam sub illo nomine locum « Uruguay (Sell. !) » eitat. L. affinis
autem a Z. lycioide bene differre videtur corolla fauce haud villosa, foliis
majoribus dentatis, habitu, et præsertim dentibus ealieinis brevibus tri-
angulari-acutis apice breviter acuminatis, nec longe (præcipue post an-
thesin) setaceo-subulatis hirtis. Veram Z. Iycioidem in speciminibus
nostris facile distinetam vidimus e Patagonia et Argentina usque ad
Mexico et partes australi-occidentales Civitatum Unitarum.
L. Pringlei Briq., sp. nov. — Frutex vel arbor parva, cortice
cinereo, ramuseulis adpresse et dense einereo-pubescentibus, sæpe fasti-
giatis. Folia elongata, oblongo-lanceolata, apice peracuta vel acuminata,
basin versus convexiora, basi rotundato-cuneata, petiolo canescente præ-
dita, supra atro-viridia pubescentia, subtus pallide virentia vel einerea
dense tomentello-pubescentia ; nervatio pennata, nervis lateralibus ner-
vulis parallele perpendicularibus conjunctis, subtus in parenchymate
areolas rectangulares delineantibus, supra paginam magis polygonatim
fodientibus; serratura constans ex erenis parvis, crebris, in foliis Juve-
nioribus apice acutis extus gibbis, in foliis adultis magis rotundatis,
ubique regularibus. Inflorescentia constans ex paniculis corymbosis
capitulorum pulchre peduneulatorum in axilla quaque multorum. Capi-
tula parva, extus bracteis ovato-triangularibus, apice aliquantulum
acuminatis, dense pubescenti-cinereis, flores æquantibus ornata, multi-
flora. Calix parvus, membranaceus, obconicus, extus dense et longe pu-
bescens, bilabiatus, labiis subintegris, rotundatis. Corolla exserta, tubo
basi cylindrico apicem versus sensim ampliato, fauce præsertim subtus
inflato, limbo obliquo; lobi laterales et superiores subæquales rotundati;
lobus infimus oblongo-elongatus, demum recurvo-deflexus, apice rotun-
datus, magis nervosus; neetarostegium nullum. Stamina inelusa, fila-
mentis antherisque glabris, medium tubi versus inserta. Fructus par-
vus, siceus, pericarpio duro ex 2 pyrenis secendibus constituto.
Ad 10-15’ alta (ex Pringle). Foliorum petiolus 1-2 em. longus, lamina
superficie 8-20X<39 em., crenarum culminibus 0,5-2 mm. altis et 2-5
mm. distantibus. Capitulorum peduneuli 1,5-4 em. longi. Capitula sub
anthesi diametro 0,5-0,8 cm. Bracteæ exteriores superficie3, 5x3 mm.,
pulchre nervosæ. Calix tubo 1 mm. longo, labiis sinubus late obtusis
N.
u | -
(105) J. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES. 341
0,3-0,4 mm. profundis separatis. Corollæ tubus 3 mm. longus, basi dia-
metro 0,6 mm., fauce 1,3 mm., lobi superiores lateralesque superficie
0,4-0,5 X 0,9 mm., infimus superficie 1,5 0,9 mm.
Mexico, in declivibus barrancæ prope Guadalajura (Pringle, Pl. mexie.
1888, n. 1733).
Ab inventore refertur Lippia hæc pulcherrima cum dubio ad Z. cal-
hcarpæfoham Kunth. Hæc species differt autem tobo cœlo capitulis
quinquies ad decies majoribus globosis, bracteis magnis erebris mem-
branaceis suffultis. L. Pringlei nobis magis cum Z. umbellata Cav.
affinis videtur, quæ capitulis ejusdem forma sed ter majoribus et
foliorum forma et nervatione differt.
CITHAREXYLUM Linn. Gen. ed. 5, n. 678.
GC. scandens Brig. et Spruce, sp. nov. — Frutex aut arbor ut
videtur elatus. Folia elliptica, basi rotundata vel rotundato-extenuata,
marginibus longius convexiuseulis, apice obtusa vel obtusiuseula, breviter
petiolata, glaberrima, utrinque viridia, coriacea, supra nitida, valide
pinnatim nervata, marginibus recurvulis, Juniora minus coriacea te-
nuiora. Racemi elongati, laxiflori. Flores breviter pedicellati. Calix sub
anthesi tubuloso-campanulatus, siccitate nigricans, margine pallidia.
ore truncato, sinubus duobus parvis subbilabilatus, labiis integris vel
aliquantum erosis; post anthesin patentissime eupuliformis, subglaber.
Corolla exserta, cylindrica, subæqualiter sed aliq. oblique 5-loba, lobis
rotundatis. Stamina inelusa parte inferiore tertia tubi inserta, fila-
mentis nudis elongatis, basi latis, apicem versus sensim angustatis,
intus canaliculatis, antheris oblongis parallelis. Stylus nudus, apice bre-
viter bilobus, staminibus brevior. Drupa succosa, magna, putamine
osseo, dipyrena, pyrenis bilocularibus, in calice cupulæformi insidens,
sed ab eo haud subtensa.
Planta ex cl. Spruceo scandens. Foliorum petiolus ad 1 em. longus,
lamina superficie 10-15 X 4-5 em. Racemi ad 9 em. longi. Pedicelli
1-3 mm. longi. Calix sub anthesi ad 5 mm. longus, post anthesin 3-4 mm.
altus et ad S mm. latus. Corolla ealieis os ad 5 mm. excedens, lobis
eirca 2 mm. altis et 2-3 mm. latis. Staminum filamenta 5-6 mm. longa,
antheræ cirea 1 mm. longæ. Drupæ diametro 1-1,3 cm.
Prope Panuri ad Rio Maupès (Spruce n. 2485 in herb. Delessert).
Species habitu et præsertim druparum indole ab omnibus nobis
distinetissima.
342 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (106)
C.Jurgenseni Briq.,sp.nov.— Frutex ramis subquadrangularibus,
glabris. Folia oblongo-lanceolata, apice longissime acuminata, margini-
bus longe convexis minute erenulatis, basi extenuata, longissime petiolata,
utrinque viridia, glabra, aliq. coriacea, tamen tenuia, regulariter pin-
natim nervata, in nodis opposita. Racemi longissimi, graciles, scan-
dentes. Flores dissiti, mediocres, breviter pedicellati. Calix cylindricus,
subglaber, carnosulus, nervis quinque atrioribus, ore truncatus, margine
breviter pilis albis ornatus, minutissime et regulariter quinquedentatus,
quasi sinuatus; post anthesin expansus, induratus, irregulariter lobatus.
Corolla breviter exserta; tubus cylindrieus, superne alig. ampliatus;
limbus expansus, patens, quinquelobus, lobis latis, obovatis, margine
erispulis, inferioribus aliq. majoribus, medio latiore emarginato, omnibus
ditissime nervosis. Stamina inclusa, filamentis medio vel tertia parte
inferiore tubi corollini inserta, antheris oblongis. Stylus staminibus
brevior, apice incrassatus, minute bilobus, infra apicem pilis tenuibus
ornatus. Drupa succosa, in sicco nigra, calice subtensa, dipyræna, py-
renis bilocularibus, putamine osseo, quam in specie præcedente ter vel
quater minor.
Internodia regionis racemigeræ 2-3 em. longa. Foliorum petiolus 5
em. longus, limbus 9-10 x 4-4,5 em. Racemi ad 18 em. longi axillares,
ad apices ramorum crebri. Pedicelli 1-3 mm. longi. Calix sub anthesi
2-2,5 mm. longus, post anthesin 1-2 mm. altus et ad 5 mm. latus. Corolla
calicis os 5 mm. excedens, lobis superioribus 1,5 mm. longis, inferioribus
ad 2 mm. longis. Staminum filamenta circa 3 mm. longa, antheræ
circa 0,7 mm. long&. Stylus 3 mm. longus. Drupæ diametro ad 5 mm.
In Mexico, haud procul a Trapiche de la Conception, prope Oaxaca
(Jurgensen n. 259 in h. Delessert).
Affinis ©. caudato Sieb., C. quadrangulari Jacq. et speciebus vicinis,
sed foliorum forma, racemorum indole, calice et corollæ forma cum eis
nequaquam confundenda.
C. Germaini Briq., sp. nov. — Suffrutex vel herba elata, habitu
Junci. Caules ramosi, internodiis elongatis, striatis, viridibus, glabris,
ad nodos constricti, quasi articulati. Folia ad nodos opposita, parva vel
mediocria obovata, apice obtusa, marginibus + convexis, basi constricta,
petiolo brevissimo insidentia, utrinque viridia, glabra, carnosula, pin-
natim nervata, grosse et irregulariter crenato-dentata ; petioli vaginato-
ampliati, vaginis caulem amplectentibus. Spicæ terminales, floribus fere
sessilibus, confertis, crebris, haud longis, latis, axibus breviter patenter
(107) 5. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES. 343
pilosis. Calix ante anthesin eylindrieus, campanulato-tubulosus, breviter
patenter pilosus, præcipue versus basin, ore oblique 5 dentato, dentibus
triangularibus, quamin præcedentibusspeciebus præstantioribus. Corolla
exserta; tubus basi cylindricus, apicem versus infra ampliatus, dein sub
limbo aliq. contractus ; limbus 5 lobus, lobis obovato-rotundatis, supe-
rioribus aliq. latioribus marginibus integris. Stamina parte inferiore
tertia tubi corollini inserta, inclusa, filamentis nudis, antheris ovoideis,
superiora profundius inserta et filamentis brevioribus quam inferiora.
Stylus staminibus longior faucem corollæ adtingens, nudus apice in-
crassatus, obscure bilobus. Fructus desunt.
Internodia media eirca 10 cm. longa, diametro 2-3 mm. Nodorum
diametrum 1,5-2 mm. Foliorum petiolus cum vagina 2-5 mm. longus,
limbus superficie 1,5-2X 0,8-1 cm.; dentium culmines circa 1,5 mm.
alti et 2-4 mm. distantes. Spicæ circa 5-7 mm. longæ. Calix sub anthesi
tubo eirca 3 mm. longo, dentibus infra 1 mm. longis. Corolla circa
7 mm. calicis os excedens, lobis 1 mm. altis. Staminum superiorum fila-
menta 1,2 mm. longa, inferiorum circa 2 mm. longa, antheræ circa
1 mm. longæ.
Chili, Cordillières de Maule (Ph. Germain in h. Delessert).
Species hæc florum indole et inflorescentia C. Berlandieri Rob. speciei
mexicanæ, accedit; differt autem ab omnibus nobis notis speciebus
caulibus junceis, foliis carnosulis, basi petiolo vaginali præditis.
DURANTA Linn. Gen. ed. 1, app. p. 373.
D. Benthami Briq., sp. nov. — Frutex ramosissimus, ramis diva-
ricato-ascendentibus, + trigonis, undique pilis stellato-ramosis eineras-
centibus, robustis, internodiis elongatis. Folia ternatim verticillata vel
opposita, obovata, apice obtusa, subito in mucronem parvum acutum
contracta, vel retusa, marginibus pulchre convexis, basi in petiolum
brevem einereum extenuata, integra, rugosa, supra nitido-viridia pilis
brevibus sparsis ornata, infra dense pilis stellato-ramosis velutina eine-
reo-viridia, sat magna; nervatio reticulata, nervis infra evidentibus, pagi-
nam superiorem areolis laxis fodientibus. Racemi elongati, debiles, apice
nutantes, forsan scandentes, axibus cinereis. Flores breviter pedicellati,
versus terram spectantes, dissiti. Calix sub anthesi adpresse cinereo-
sericeus, cylindrico-tubulosus, 5 costatus, ore truncato, margine regu-
lariter circulari dentes 5 triangulares breves aliq. dissitos ferente; calix
fructifer siecus vel parum carnosus, accretus, drupam incomplete invol-
344 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (108)
vens, extus + denudatus, Corolla exserta; tubus cylindricus, aliq. in-
eurvus, basi glabrescens, superne leviter ampliatus cinereus; limbus
oblique 5 lobus planus, extus intus et fauce cinereo-pubens, lobis supe-
rioribus ovato-rotundatis, latioribus, omnibus integris. Stamina paulo
infra medium tubi inserta, filamentis elongatis, parce patenter pilosi,
antheris oblongis, basi sagittatis. Stylus staminibus brevior, spissus, nu-
dus, apice incrassatus, elavæformi; papillis brevibus densus obtectus, vix
4 lobus. Drupæ succosæ, putamine osseo, tetrapyrenæ, pyrenis bilocula-
ribus, a calice non omnino tectæ, maturitatæ sat magnæ.
Internodia media 4-5 em. longa. Foliorum petiolus 0,5-1,5 em. longus,
lamina superficie 4-9 X 2,5-5 em. Racemi ad 20 em. longi. Pedicelli sub-
anthesi cirea 1 mm., maturitate ad 5 mm. longi. Calix tubo sub anthesi
3,5 mm. longo, dentibus 1 mm. altis, post anthesin globosus, maturitate
in coccas irregulares secedens. Corolla calicis os 1 em. excedens, limbo
7 mm. lato, lobis superioribus 2-2,5 mm. latis, inferiore 3 mm. lato, om-
nibus 2,5 altis. Staminum filamenta circa 4 mm. longa, antheræ 1,5 mm.
longæ. Styli columna obtuse leviter 4 gona 4 mm. longa. Drupæ indu-
viatæ maturitate diametro ad 8 mm.
Bolivia : Provincia Larecaja, vieiniis Sorata, Queliquaya in nemori-
bus, alt. 2600 m. (Mandon n° 534 in h. Delessert).
D. Sprucei Briq. sp. nov. — Frutex ramosus, ramis divaricato-
ascendentibus, breviter et dense ferrugineo-pubens, internodiis elongatis.
Folia elliptica vel ovato-elliptica, apice obtusa, leviter demum subito
acutiuscula, marginibus longe et regulariter convexis, basi rotundato-
extenuata, petiolo cinereo haud longo aucta, supra viridia, breviter et
parce pubescentia, subtus breviter adpresse pubescentia, cinerascentia,
rigidiuseula, parum rugosa, integra; nervatio pinnata, reticulescens,
foliorum juveniorum limbos rugans. Inflorescentia elegans, constans ex
racemis ascendentibus in axi brachiatim dispositis; racemis pilis stel-
lato-ramosis brevibus obtectis, glandulis stipitatis commixtis. Flores
terram versus spectantes, breviter pedicellati, in gregibus dissitis 2-4
floris conferti. Calix sub anthesi tubulosus, 5 costatus, adpresse sericeo-
pubens, apice truncatus, dentes5 breves acuminatos ferens; post anthesin
urceolatus, inflatus, superne constrictus, dentibus pennieillatis. Corolla
exserta; tubus eylindricus glaber vel subglaber, infra superne aliq. am-
pliatus; limbus expansus planus, obliquus, extus, intus et fauce breviter
dense et adpresse pubens, 5 lobus, lobis aliq. inæqualiter obovato-
rotundatis, integris, superiores latiores apice subacuti, inferiores aliq.
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(109) J. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES. 345
minores. Stamina inclusa, filamentis parce patenter pilosellis, antheris
oblongis, basi sagittatis. Stylus staminibus brevior, columna nuda, vix
obtuse 4 gona vel obscure 8 gona, stigmate clavæformi inerassato, un-
dique papillis erebris densis velutino. Drupæ juveniores calice omnino
induviatæ succosæ, putamine osseo, 4 pyrenæ, pyrenis bilocularibus.
Internodia suppetentia 4-6 em. longa. Foliorum petiolus 1 em. longus,
lamina superficie 6-8 X 3-5 em. Racemi laterales eirca 10 em. longi.
Pedicelli sub anthesi 1-2 mm. post anthesin 3-4 mm. longi. Calix sub
anthesi 6 mm. longi, dentibus 1 mm. altis; post anthesin 8-9 mm. lon-
gus parum inflatus ad 6-7 mm. latus (in spec. nostris). Corolla ealieis os
7 mm. excedens, limbo diametro 7-8 mm.; lobi superiores basi 2,5 mm.
longi et 2 mm. lati. medius eirea 1,5 mm. longus et 1,5 mm. latus. Sta-
minum filamenta + 1,5-2 mm. longa, inferiora longiora; antheræ 1,5 mm.
long&. Drupæ juveniores diametro 5 mm.
In Andibus Ecuadorensibus (Spruce n° 5526 in h. Delessert).
Species habitu, foliorum forma et florum indole ab omnibus nobis
notis distincta.
CALLICARPA Linn. Gen. ed. 5, n. 127.
GC. Pringlei Briq. sp. nov.— Frutex elatus, ramis robustis, juniori-
bus crasse et candide alto-tomentosis, tomento floccosulo constante ex
pilis parvis stillato-ramosis, internodiis suppetentibus elongatis. Folia
magna, ovato-elongata. apice longe et anguste accuminata, marginibus
præcipue versus limbi partem inferiorem convexioribus, basi rotundato-
extenuata, petiolo albo-tomentoso mediocri aucta, supra viridia, nitida,
subglabra, fere tantum in canalibus areolas circumdantibus pilis brevi-
bus prædita, infra pulcherrime albo-tomentosa, sat crassa, aliq. coriacea;
serratura constans ex dentibus argutis, irregularibus, apice mucronatis,
trigonos extus et intus convexiusculos, vel extus et intus concaviusculos
constituentibus, margines quasi erodientibus; nervatio pulchre reticulata,
infra retem elegantissimum candidum constituens, paginam superio-
rem fodiens et ibidem areolas parvas polygonales delineans. Cymæ flori-
bundæ, axillares, ramulis albo-tomentosis. Calix parvus, cyathimorphus,
viridis, pilis stellatis sparsis obditus, breviter 4 lobus, lobis rotundatis.
Corolla subcampanulata. tubo /brevi cylindrico, limbo 4 lobo, lobis me-
diocribus æqualibus rotundatis. Stamina 4, longe exserta, divergentia,
distantia, filamentis medium tubi corollini versus insertis nudis, anthe-
ris ovatis, dorso præcipue minute glanduloso-punctatis. Stylus longe
5 9,
BULL. HERB. RoIss., mai 1896. 24
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (110)
exsertus, nudus, apice incrassatus, pulchre bilobus, lobis latis, aliq. con-
cavis, quasi cyathimorphus, concavitate intus papillis longis repleta.
Fructus desunt.
Internodia suppetentia ad 11 em. longa. Foliorum petiolus ad 2 em.
longus, lamina superficie 10-16 X 5-8. Cymæ foliis breviores. Pedicelli
breves. Calicis tubus 1,2 mm. longus, lobis 0,3 mm. altis et fere 1 mm.
latis. Corolla calicis os 2,5 mm. excedens.
Mexico, Tamasopo Canyon, in civitate San Luis Potosi (Pringle n.
3094 in h. Delessert).
Species hæc pulcherrima dubitanter ab auctore refertur ad C. ferru-
gineam Swartz, sed hæc species toto cœlo differt foliis utrinque glabris,
subtus glandulis creberrimis aureo-micantibus præditis, limbi forma et
crenatura etc. etc. Indumento accedit ad C. acuminatam Kunth., sed in
hac folia membranacea non rugosa et serratura caracteristica deest. Ob
vastimentum erassum, species nostra artificialiter ad divisionem foliorum
glandulis oceultis referenda est, ubi cum nulla comparari potest.
VITEX Linn. Gen. ed. 1, n. 516.
V. Sprucei Briq., sp. nov. — Frutex elatus, ramosus, ramis divari-
cato-ascendentibus, tetragonis, aliq.sulcatis, glabris, internodiiselongatis.
Folia sat magna, petiolo longo, glabro prædita, 5 foliolata; foliola
oblonga, apice anguste acuminata, marginibus longe convexis, basi ro-
tundato-extenuata, petiolulo parvo glabro insidentia, supra viridia,
glaberrima, nitida, subtus viridia, minus micantia, glaberrima, rigida,
+ coriacea, integra; nervatio foliorum pinnatim simplex. Inflorescentia
constans ex eymis contractis, longe pedunculatis in paniculas terminales
collectis ; cymarum axes brevissime adpresse pubescentes. Calix campa-
nulatus, breviter pedicellatus, 5 dentatus, dentibus ovatis, acutis, æqua-
libus. Corolla et genitalia desunt.
Internodia suppetentia ad 10 cm. longa. Petioli 4-8 em. longi. Folio-
lorum petiolulus 5-10 mm. longus, limbus superficie cirea 12 X4,5 em.
Calicis tubus 2 mm. longus, dentes 1 mm. longi.
Prope Panuri ad Rio Maupès (Spruce n. 2767).
Speciem hane nobis in speeiminibus incompletis nota hie tamen des-
eribimus quod inflorescentia terminalis. Character ille autem speciebus
asiaticis idonæus est (Sect. Agnus-Castus $ Terminales Briq.)'. Forsan
1 Cfr. Briquet in Engler und Prantl, Nat. Pflanzenfam., IV, Teil, 3, Abt.
a, p. 166.
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(111) J. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONES. 947
in collectionibus aliis exemplaria meliora historiam hujus plantæ emen-
danda reperientur.
Nomen V. parviflore in schedulis a el. Spruce plant nostræ datum,
servari non potest quod jam V. parviflora, species philippinensis omnino
diversa a Jussieu olim deseripta est.
Y.HemsleyiBriq.,sp. nov.— Frutex ramosus, rımis ascendentibus,
eortice fulvo-griseo, internodiis brevibus. Folia petiolo longo brevissime
et adpresse pubescente prædita, 5 foliolata; foliola ovato-elliptica, apice
acuminata, marginibus longius convexis, basi rotundato-extenuata, pe-
tioiulo medioeri brevissime pubescente aucta, integra, utrinque pallide
viridia, sat tenuia, rigidiuscula, glabra; nervatio pinnatim simplex vel
retieulescens; petioluli in petiolo corona quinqueloba inserti. Cymæ
contractæ, longe pedunculatæ, pedunculo breviter pubescente, axillares.
Calix brevissime pedicellatus, campanulatus, extus breviter et adpresse
pubescens, subbilabiatus; labrum 3 dentatum, dentibus brevibus, trian-
gulari-ovatis, acutis, sinubus parum profundis separatis; labiolum bilo-
bum, lobis ovatis, latioribus, magis patentibus. Corolla exserta, bilabiata :
tubus sat ample eylindrieus superne aliq. latior, dein ante limbum leviter
eonstrietus; labrum bilobum, lobis reversis, ovato-rotundatis; labiolum
patenti-deflexum, fauce dense villosum, lobis lateralibus ovato-rotundatis,
medio majore obovato-rotundatum, marginibus aliq. erispulis. Stamina
ascendentia, exserta, filamentis versus medium tubi inserta, superne
dense barbata, apiee eurvuia, antheris apieifixis, loeulis divergentibus,
ideo ob curvationem filamentorum reversis, proterandrieis. Stylus nudus,
quam stamina brevior, vix exsertus, acute bilobus, post antherarum
maturitatem lobos aperiens. Fructus deest.
Internodia media vix 1 em. longa. Petioli 5-8 em. longi. Foliolorum
petioluli 1-1,5 em. longi, limbus superficie eirca 9X5 em. Cymarum pe-
duneuli circa 6 cm. longi. Calieis tubus 2,5 mm. longus ; labrum 1,5
mm. longum, dentibus sinubus 0,5 mm. profundis separatis; labioli lobi
superficie 5x2 mm. Corolla calieis os eirca 4-5 mm. excedens, tubo 5
mm. longo ; labri lobi superficie 2,5 2,5 mm. ; labioli lobi laterales
superficie 5x2 mm.. lobus medius maximus, ditissime nervosus, super-
ficie 3x4 mm. Staminum filamenta 5 mm. longa, basi incrassata, an-
therarum loeuli 0,7 mm. longi. Stylus 6 mm. longus, basi adpresse
pubens.
Mexico, inter Iuquila et Tutapeque, haud procul ab Oaxaca (Jurgen-
sen n° 68 in h. Delessert).
348 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 12)
Suspieatur el. Hemsley ' — eui speciem hanc pulcherrimam ab omni-
bus aliis americanis floris organisatione facile distinguendam dedicamus
— Viticem nostram ex Columbia ortam esse. Sed ob indicationem exac-
tam el. Jurgenseni vix eredimus. — Floret ex schedulis mense Martii.
CLERODENDRON Linn. Gen. ed. 1, n. 517.
C.emarginatum Briq., sp. nov. — Frutex ramosus, ramis inermi-
bus, brevissime adpresse pubescentibus, internodiis sat brevibus. Folia
obovata, apice acute marginata, marginibus rotundatis, basi euneifor-
miter in petiolum brevem extenuata, utrinque viridia, glabra, integra,
tenuia, herbacea ; nervatio pinnatim simplex, haud prominula. Cymæ
axillares vel versus apicem ramorum confertæ, sepius 3 floræ, pedun-
culatæ, pedicellis elongatis, axibus tenuibus subglabris. Calix obconico-
campanulatus, glaber vel subglaber, haud striatus, minute mucronifor-
miter 5 dentatus. Corolla syphonoidea, tubo tenui, calicis os multoties
_superante, æquali, fauce tantum aliq. ampliato; limbus subbilabiatus;
labri lobi minores obovati; labioli lobi majores patentes obovati. Stami-
na longissime exserta, basi tubi corollini inserta, filamentis capillaceis
glabris, antheris oblongis, versus medium affıxis. Stylus capillaceus
longissime exsertus, apice minute et acute 2 fidus, glaber. Fruetus
desunt.
Internodia suppetentia 1-1,5 em. longa. Foliorum petiolus 2-4 mm.
longus, limbus superficie 1,5-2X1,2-1,5 em., sinus apicalis ad 2 mm.
profundus. Calieis tubus 3-4 mm. longus, dentibus 0,5-08 mm. longis.
Corolla calicis os 3-3,5 cm. excedens, tubo 3 em. longo et medio vix 1 mm.
lato; labri lobi superficie eirca 3>X2 mm., labioli lobi superficie cirea
5x4 mm. Genitalia corollæ os circa 1,5-2 em. excedentia. |
In America tropica (verisimiliter Mexico) (Ruiz et Pavon in h. De-
lessert).
Species a cæteris americanis foliorum forma facillime distinguenda.
C. Bernieri Briq., sp. nov. — Frutex ramosus, ramis glabris, inter-
nodiis superioribus mediocribus. Folia obovato-elliptica, apice obtusa,
mucronata, marginibus sat regulariter convexis, basi euneiformiter in
petiolum mediocrem glabrum extenuata, supra et subtus viridia, glabra,
tenuia, herbacea, integra vel obscure distanter acute serrata; nervatio
' Hemsley, Biologia centrali-americana. Bot. II, pag. 540.
(113) J. BRIQUET. VERBENACEARUM NOVARUM DESCRIPTIONIS. 349
pinnatim simplex, haud prominula vel vix reticulescens. Cymæ contrac-
tæ axillares. Calix campanulato-obconicus, glaber, dentibus lanceolatis
acuminatis. Corolla siphonoidea, totius generis longissima, pluripolli-
caris, tubo cylindrico quali, sub limbo aliq. contraeto; limbus ante
anthesin revolutus baculum incurvum simulans, sub anthesi explanatus,
subbilabiatus 5 lobus, lobis superioribus duobus angustioribus et minus
longis. Stamina exserta, filamentis antherisque ovoideis nudis, in ala-
bastro revoluta. Stylus exsertus, nudus. Fructus desunt.
Internodia suppetentia 4-5 em. longa. Foliorum petiolus 0,5-1 em.
longus, limbo superficie 45x 2-2,5 em. Calieis tubus 2 mm. longus,
dentes inæquales ad 2 et 2,5 mm. longi. Corolla ad 16 cm. longa, limbo
explanato diametro 1-1,2.
In Madagascaria septentrionali (Bernier, 2” coll. n. 196 in h. De-
lessert).
Species insignis omnium Verbenacearum corollæ tubo longissimo
gaudet. Flores verisimillime inter mirabilissima omnium lepidopterophi-
lorum præstant. Cæterum C. Bernieri affınis est C. Siphonantho R. Br.,
a quo præter corollam, pulchre differt foliorum et calieis forma. Sola
species est madagascariensis e seetione Siphonantho.
390
v
INCARNE
SUR LA
TERATOLOGIE DU NARCISSUS RADIIFLORUS Salisb.
PAR
Georges HOCHREUTINER
Il ya deux ans, J'avais récolté aux Avants, sur Montreux, une fleur
anormale de Narcissus radırflorus Salisb. Elle avait attiré mon atten-
tion à cause du nombre inusité de ses pétales. Je n’y avais pas attaché
grande importance, mais dernièrement en disséquant cette fleur, que
j'avais conservée dans l’alcool, jy observai quelques particularités inté-
ressantes. Non seulement le perigone, mais aussi l’androcee et le
gynécée étaient formés d’un nombre de pièces supérieur au chiffre
normal. J’en donnerai done une courte description.
La fleur se compose essentiellement de 9 pièces périgonéales, 9 étamines
et 5 carpelles.
PÉRIGONE. — Les neuf pièces périgonéales, que nous désignerons par
les lettres À à Z, sont imbriquées d’une façon irrégulière, ainsi que l’in-
dique la figure ci-contre. Ces pièces forment entre elles des angles très
variables que j'ai mesurés à 1° ou 2° près. Pour celà j’ai retrourne la
fleur et, après l’avoir appliquée sur une feuille de papier, en étendant
soigneusement les pétales, J'ai mesuré les angles de divergence en super-
posant simplemeut un rapporteur transparent. Voici les chiffres obtenus:
ABS: TH PES RER 50° FC. LEA es 20°
CID D RARES. - Met 38° GE : | SANTE 40°
DEE REN ER 25% Il... 302
DDC ARE ER 535 TA: 2 44°
(115) G. HOCHREUTINER. TÉRATOLOGIE DU NARCISSUS RADIIFLORUS SALISB. DA
La coronule a sa forme normale et ne presente aucune solution de
continuité.
ANDROCÉE. — Les 9 étamines, désignées par les lettres 4-7, sont à peu
près exactement opposées aux pièces du périgone et sont insérées à des
hauteurs diverses sur le tube périgonéal. Leurs positions réciproques
sont identiques à celles des pièces périgonéales à l’exception d’une seule,
c, qui devrait être au-dessous de d si elle occupait dans l’androcee la
même place que la pièce C dans le périgone.
GYNEcEE. — Le pistil a un ovaire formé de 5 carpelles (x, ß, 7, à, =)
3
h
Diagramme d'une fleur monstrueuse de Narcissus radiiflorus L. Pour la notation,
voir le texte.
dont deux (3 et =) sont concrescents à leur partie supérieure, c'est
à dire que, dans l'ovaire, la cloison qui sépare les loges à et = s’ar-
rête brusquement à mi-hauteur de la cavité. De la sorte, l’ovaire est
pentaloculaire à sa base et tétraloculaire dans sa partie supérieure. Les
ovules sont très nombreux: alors que dans la fleur normale, il ny en a
que deux rangées dans chaque loge, les loges + et 7 du pistil anormal
en contiennent trois rangées ; il en est de même pour la partie supérieure
des loges à et = qui n’en forment en réalité qu’une seule. Le style est
irrégulièrement quadrangulaire et le stigmate tétralobé, à lobes fort
-Inegaux.
Anaromme. — Quelques coupes transversales à travers le pedoneule
floral, au-dessus de la spathe, et à travers l’ovaire, nous ont montré les
352 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (116)
anomalies suivantes, par rapport à l’anatomie d’une fleur normale. Chez
cette dernière on peut voir à peu près au centre de la section six gros
faisceaux libéro-ligneux rangés en un cercle presque parfait. Des fais-
ceaux plus petits sont dispersés sans ordre dans le parenchyme, ex-
térieurement à ce cercle. Dans la fleur anormale au contraire, le centre
de la tige est occupé par dix faisceaux libéro-ligneux rangés en ellipse.
Deux d’entre ces faisceaux sont un peu plus petits et légèrement en
retrait sur les autres, c’est à dire plus pres de la périphérie de la tige.
Du reste, les petits faisceaux extérieurs sont aussi irrégulièrement dis-
posés que dans la tige normale, ils sont peut-être un peu plus nombreux.
Des coupes en série à travers le pistil montrent que les placentaires
sont au nombre de dix dans la partie inférieure et de huit dans la partie
supérieure, et l’on peut se convainere que les deux placentaires qui ne
se continuent pas vers le haut, s’interrompent exactement à l’endroit
où cesse la cloison incomplète.
Si nous cherchons à interpréter ce diagramme anormal, la première
idée qui se présente à nous est de le considérer comme une tétramérie
parfaite avec chorise de la pièce périgonéale (F &) et de l’étamine gauche
antérieure (fg), par suite d’un vide existant dans cette région. C’est
à la même cause aussi que l’on pourrait attribuer la naissance d’un
cinquième carpelle, mais qui, étant placé au centre, n'a pourtant pas eu
assez de place pour se développer normalement: de là concrescence
partielle avec son voisin.
On serait d'autant plus enclin à admettre cette manière de voir que
l'alternance des verticilles serait ainsi maintenue dans tous les phyllomes,
et que l’on connaît déjà de nombreux cas de chorise dans le genre Nar-
cissus! et quelque cas de polymérie chez Narcissus pseudo-Narcissus?
qui est une espèce voisine du N. radüflorus.
Néanmoins, je crois devoir recourir à une autre interprétation,
pour deux raisons. 1° Parce que dans les cas de chorise, les pièces qui
résultent du dedoublement sont insérées à la même hauteur sur l'axe
floral et par conséquent ne se recouvrent pas°. 2° Parce que surtout la
! Penzig, Pflanzenteratologie. Genua, 1894, p, 389. — Cet auteur cite Masters
qui a souvent observé des chorises chez Narcissus.
7 Penzig, 1. c., p. 388.
# Au besoin on pourrait cependant admettre ce recouvrement de pièces naissant
eu même temps: Schumann (Neue Untersuchungen über den Blütenanschluss,
Leipzig 1890, p. 474) a observé des calices présentant soi-disant une spirale ré-
gulière avec préfloraison quinconciale, mais où trois sépales apparaissaient simul-
tanement et ensuite les deux autres simultanément aussi.
ij
(117) G. HOCHREUTINER. TERATOLOGIE DU NARCISSUS RADIHFLORUS SALISB. 353
pièce perigoneale latérale droite, C, devrait recouvrir la pièce D et non
point être recouverte par elle.
Il est vrai que, si nous considérons les étamines, c est bien situé plus
haut que d, mais il n'importe, pour le premier verticille, l’objeetion reste
entière.
Nous ne pouvons pas non plus admettre que nous ayons affaire ici à
une fleur double, car dans ce cas-là la coronule est ordinairement alté-
rée : dans la forme, souvent même elle disparaît complètement. En outre,
ni les carpelles ni les étamines ne sont transformés en pétales; au con-
traire leur nombre est plus considérable et leur forme normale.
Nous admettrons done simplement que cette fleur présente un verti-
eille extérieur formé de trois pièces (A, Æ, H) espacées irrégulièrement.
Les pieces A et Æ formant entre elles un angle de 178°, les pieces Z et
H un angle de 105° et les pieces 77 et A un angle de 77°; des pièces nou-
velles se sont formées où il y avait de la place libre* c’est-à-dire : trois
pièces entre A et Æ; deux entre X et 7; une entre 7 et À.
Le même phénomène s’est produit pour les etamines et pour les car-
pelles; seulement, ces derniers ne formant normalement qu'un seul
verticille, le nombre des pieces intercalées est moins considérable. Entre
« et s’est formé une grande loge (8); entre 7 et s, il s’est formé une
petite loge qui est ‘incomplète, et entre = et il ne s’en forme aucune.
Toutes ces pièces supplémentaires ne seraient pas le résultat de chorises,
mais seraient des pièces nouvelles, car elles ne sont pas situées à la même
hauteur sur l’axe, autant du moins que l’on peut s’en convaincre d’après
une fleur adulte.
Il me reste a faire remarquer, que la cause déterminante de cette
anomalie a dû agir tout à fait à l’origine de la formation de la fleur, du
pédoneule floral, lui-même, puisque la disposition et le nombre des fais-
ceaux — caractère qui est ordinairement d’une grande fixité — ont été
si profondément modifiés.
2 Penzig, 1. c. p., 387.
2 Schumann, 1. c. p. 509 : « In der Morphologie, besonders in der der Blü-
ten ist es vor Allem nötig, die von Hofmeister, Schwendener und Göbel so glück-
lich eröffneten Bahnen der Untersuchung weiter zu verfolgen. »
Voy. aussi Schwendener, Mechanische Theorie der Blattstellungen. Leipzig,
1878, p. 127.
a bots, pt
Le ec)
39/4
VI
SUR UN
HYBRIDE NOUVEAU DE LA FAMILLE DES OMBELLIFÈRES
PAR
John BRIQUET
Le Bupleurum ranunculoides L. et le Bupleurum longifolium L. sont
deux espèces aussi tranchées morphologiquement qu’elles sont habituel-
lement isolées topographiquement. La première est une plante alpine
montant dans nos Alpes souvent bien au delà de 2000 mètres et ne des-
cendant guère au-dessous de 1700 mètres. La seconde est une forme à
organes de végétation tout autrement développés; elle ne se trouve pas
sur les rochers et dans les pâturages, mais parmi les taillis de 700-1300
mètres, descendant même très bas sur certains points du plateau suisse.
Il est cependant des localités ou les deux espèces se rencontrent; ces
localités sont situées dans le Jura. A la Döle, par exemple, le B. ranun-
culoides abonde sur tous les rochers du sommet, formant un élément
essentiel de la colonie alpine de cette montagne; il est compris dans une
zone qui s'étend à peu près de 1550-1678 m. (sommet). Le B. longi-
folium s'élève dans les taillis et monte avec les petits massifs isolés
de Sorbus Hostii et S. Chamæmespilus jusque vers 1500 mètres. Dans
la bande intermédiaire, forte d’une cinquantaine de mètres verti-
Caux, qui sépare les deux espèces, on constate quelques pieds isolés de:
l’une et de l’autre. C’est parmi ces pieds isolés que nous avons eu la
bonne fortune de rencontrer une combinaison hybride correspondant à
la formule Bupleurum longifolium X ranunculoides.
(2) J. BRIQUET. SUR UN HYBRIDE NOUVEAU. 355
Quelques details sur les caractères morphologiques essentiels des deux
Bupleurum en question sont ici nécessaires.
Il y a peu de chose à dire sur le B. longifolium, cette plante variant
fort peu et ne présentant à la Dôle aucun caractère spécial. Ce qui frappe
le plus chez cette espèce, c’est la présence de très grandes feuilles sépa-
rées par de longs entrenœuds. Le contour général en est oblong. Le
plus faible diamètre est situé dans le quart inférieur du limbe; au-dessous
de ce point les feuilles s’amplifient pour devenir largement amplexi-
caules; au-dessus, elles s’amplifient de nouveau graduellement et leurs
marges décrivent une ligne longuement convexe. Le sommet serait oblus,
s'il ne se rétrécissait subitement en une petite pointe portant elle-même
un minuscule mucron. Les feuilles basilaires et les supérieures diffèrent
également du type qui vient d’être décrit. Les premières s’atténuent en
un long pétiole à la base, tandis que les secondes sont plus courtes et
ovées. La nervation des feuilles du B. longifolium est très caractéristique.
Dès la base du limbe on distingue une nervure médiane principale qui
monte jusqu’au mucron apical; de ce tronc médian se détachent, suivant
le type penné, de nombreuses nervures latérales, divergeant sous un angle
très aigu. Ces nervures latérales sont reliées entre elles par des bras
transversaux ; les champs ainsi délimités sont garnis par des anastomoses
fines qui découpent le limbe en aréoles polygonales. Les variations qu’en-
traine le niveau sont peu considérables; il convient loutefois de noter
que, dans les feuilles supérieures, la prédominance de la nervure médiane
S’attenue et que les nervures latérales divergent les unes des autres à
peu près du même point, exagérant ainsi ce qui a lieu à la base des
feuilles raméales et caulinaires. Les involucelles sont constitués par des
bractées très largement elliptiques; à peine plus longues que larges, à
nervure médiane prédominante mais à nervures latérales insérées à la
base du limbe; ces bractées sont obtuses puis brusquement terminées en
pointe au sommet. Les méricarpes du B. longifolium sont longs d’en-
viron 5 mm.
Le B. ranunculoides est une espèce polymorphe; à la Döle, sans avoir
du reste payé une attention spéciale à cette espèce lors de notre récolte”,
nous en avons observé deux formes. Entrer dans le détail des variétés du
B. ranunculoides nous mènerait beaucoup trop loin, aussi ne mentionne-
rons nous ici que les caractères du Bupleurum jurassique tel qu'il con-
1 L’herborisation dans laquelle nous avons observé notre hybride remonte au
commencement de septembre 1889.
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
court à former l’hybride. Dans la localité de la Dôle, le B. ranunculoides
ne dépasse pas 30 cm. et en moyenne 20 cm. de hauteur. Les feuilles basi-
laires sont longuement lancéolées. Le plus grand diamètre est situé dans
le tiers supérieur de la feuille ; le sommet est aigu ou obtusiuscule. À la
base, le limbe est longuement atténué en pétiole. Les feuilles caulinaires
sont lancéolées-acuminées; elles ont au contraire leur plus grand dia-
mètre à la base qui embrasse la tige, mais d’une facon engainante; le
limbe n’est pas profondément corde et amplexicaule à la facon du B. lon-
gifolium. La nervalion de ces feuilles est très différente de celle de l’es-
pèce précédemment étudiée. Il n’y a pas de nervure maîtresse portant
des branches secondaires. Le limbe est rectinervié, à nervures à peu près
de même force. Ces nervures ne sont point reliées par des anastomoses
de 1er et de 2 ordre; les anastomoses sont rares et faibles, et il ne se
produit aucune aréolation du mésophylle. Ce n’est que dans les feuilles
supérieures voisines de linvolucre que l’on voit ca et là une nervure
marginale émettre des anastomoses. Les involucelles dépassent les om-
bellules. Les bractées varient quelque peu. Dans une des deux formes
observées à la Dôle, elles sont largement ovées-elliptiques, obtuses, puis
brusquement acuminées au sommet. Dans la seconde forme, les bractées
sont plus étroites et plus longuement acuminées au sommet. La nerva-
tion des bractées présente les mêmes cacactères que chez le B. longrfo-
lium. Les méricarpes ne dépassent guère 3 mm. de longueur.
comme on voit, le B. ranunculoides de la Dôle présente les caractères
qui ont été attribués par les auteurs à des variétés appelées B. burseri-
folium Schl., B. angulosum auct. nonn. (non L.) etc.
Quelques détails biologiques pour en finir avec les caractères des pa-
rents. Conformément à la différence d'altitude, le B. longifolium fleurit
avant le B. ranunculoides. A la Döle, l’anthese ne devient générale chez
le B. ranunculoides que quand le B. longifolium commence à fructifier.
Cette circonstance contribue sans doute à rendre moins fréquents les
croisements entre les deux espèces. Un fait qui facilite au contraire ce
croisement au plus haut degré, c’est la protérandrie très accusée que
manifestent ces deux espèces et qui fait que chez elles l’allogamie est la
règle. Enfin, chez le B. longifolium les méricarpes, les involucelles et
toutes les partie supérieures des rameaux prennent rapidement une colo-
ration violette, qui ne se montre que tardivement et d’une manière beau-
coup moins intense chez le B. ranunculoides.
(4) J. BRIQUET. SUR UN HYBRIDE NOUVEAU. 397
Il
x Bupleurum Guineti Briq. (= B. longifolium X ranuncu-
loides).
Le produit du croisement des B. longifolium et ranunculoides pré-
sente, ainsi que l’on peut s’y attendre avec des parents aussi différents,
des oscillations individuelles d’une grande amplitude.
La forme la plus caractéristique du B. Guineti rappelle au premier
abord le B. longifolium. C’est une grande plante, élancée, vigoureuse,
cependant un peu moins haute que ne l’est B. longifolium. Les feuilles
sont séparées par des entrenœuds robustes et allongés. Le contour de
ces feuilles est exactement intermédiaire entre celui des espèces ascen-
dantes. Elles sont très grandes et membraneuses comme chez le B. lon-
gifolium. Le plus grand diamètre est à la base qui est cordé-amplexicaule
comme chez le B. longifolium. En revanche, les marges convergent lon-
guement et tout droit dès la base en un sommet aigu, comme chez le
B. ranunculoides. On doit donc qualifier les feuilles de lancéolées. La ner-
vation présente de nouveau des caractères ambigus entre celle des deux
parents. On constate de suite la presence du réseau d’anastomoses fines
caractéristiques pour le B. longifolium, mais les nervures latérales se dé-
tachent de la nervure médiane, sous un angle excessivement aigu et sont
presque toutes groupées dans la partie inférieure du limbe de sorte
qu'elle tendent à se rapprocher du type rectinervié du B. ranunculoides.
Les involucelles sont très développés et dépassent les ombellules. Les
bractées en sont elliptiques-lancéolées, élégamment acuminées au som-
met, et reproduisent, en les exagérant même, les caractères de la seconde
forme à bractées étroites du B. ranunculoides. L'examen du développe-
ment des fruits est instructif, comme démonstration de l’origine hybride
de la plante en question. Dans certaines ombelles, il se forme des méri-
carpes qui offrent les caractères des fruits du B. longifolium; ca et là
cependant, il existe des fruits plus courts, du reste bien conformes, sem-
blables à ceux du B. ranunculoides. D'autres ombelles ne portent que des
ombellules complètement stériles. Les antheres sont atrophiées, ou ne
contiennent presque point de pollen, tandis que les méricarpes se ralla-
tinent et conservent indéfiniment la taille qu'ils avaient au début de l’an-
thèse. Il existe des ombelles où les ombellules présentent à ces divers
points de vue des caractères différents, et aussi des ombellules dont les
diverses fleurs offrent un développement très inégal.
= x 4 A SN ete ER LA :
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 15)
Le type dont nous venons d'étudier les caractères est sans doute très
rare, nous ne nous rappelons pas d’en avoir vu plus d’un ou deux pieds
au milieu de quelques pieds clairsemés des espèces ascendantes. La colo-
ration des bractées est moins intense que celle du B. longifolium; les
rayons sont allongés et arqués. Cette dernière particularité est fréquente
chez le B. longifolium.
Il existe encore à la Dôle, peut-être moins rares que ceux de la forme
précédente, des échantillons beaucoup plus rapprochés du B. ranuncu-
loides. Ceux-ci possèdent des bractées larges. obtuses et brièvement
rétrécies au sommet, telles que nous les avons décrites chez le B. ranun-
culoides, première forme. Ces bractées ont un coloris automnal nul ou
faible et sont réunies en involucelles dépassant à peine les ombellules.
Les organes sexuels sont souvent affaiblis ou avortés. Les feuilles se rap-
prochent beaucoup plus de celles du B. ranunculoides que de celles du
B. longifolium. Cependant, tout en reproduisant la nervation, elles sont
beaucoup plus larges, les caulinaires presque obtusiuscules au sommet.
Le port de ces échantillons est celui d’un très grand B. ranunculoides
(30-35 cm.).
C'est, croyons nous, la première fois que l’on signale un hybride dans
le genre Bupleurum. Cette découverte possède un grand intérêt biolo-
gique à cause de l’excessive rareté des produits croisés parmi les Ombel-
lifères. Focke dit en effet de cette famille : « Mehr noch als bei den Cru-
ciferen und Papilionaceen... gehören bei den Umbelhferen Bastarde zu
den grössten Seltenheiten » '. Des quatre exemples d’Ombelliferes hyb-
rides donnés par cet auteur, il n’y a en effet qu'un seul, le Meum atha-
manticum X mutellina Christ, qui paraisse être authentique.
Nous dédions cette intéressante plante à notre ami Auguste Guinet,
qui a souvent mis à notre disposition son dévouement et ses connais-
sances bryologiques.
1 Focke, Die Pflanzenmischlinge, ein Beitrag zur Biologie der Gewächse,
p. 186. Berlin, 1881.
399
NOTE SUR QUELQUES LEONTODON
PAR
Alfred CHABERT
Tous les botanistes qui ont étudié le genre Leontodon ont été frappés
de la diversité d'appréciation des auteurs relativement à la conformation
de l’aigrette de certaines espèces. Ainsi la même plante aurait la base
des rayons de l’aigrette élargie d’après les uns, linéaire d’après les
autres ; les rayons seraient disposés sur un rang ou sur deux rangs ou
même sur plusieurs; ils seraient tous plumeux, ou les uns plumeux et
les autres courts, filiformes, etc. Ces assertions contradictoires sont
émises par les observateurs les plus consciencieux pour les espèces les
plus répandues.
Des études approfondies que j'ai faites sur les Leontodon, tant sur les
plantes vivantes que sur les nombreux échantillons des localités les plus
diverses conservés dans mon herbier et dans d’autres collections,
notamment celles de Boissier et de M. Barbey, il résulte que cette
divergence d'appréciation des auteurs tient à ce que le plus souvent
leur analyse a porté sur des fruits à maturité incomplète. Ce n’est que
sur les akènes parfaitement mürs à aigrette épanouie que l’on peut juger
nettement de la forme et de la disposition des rayons. Avant la maturité
et surtout chez les individus conservés en herbier, ils sont dressés,
accolés les uns aux autres, parfois cohérents à la base, et ils ne se
séparent qu'avec difficulté et d’une manière souvent irrégulière. Les
rayons courts et filiformes restent fixés contre les rayons plumeux, et
étant impossibles à distinguer, on nie leur existence. Quant à la forme
de la base des rayons qui serait élargie d’après les uns, linéaire d'après
les autres. cette différence dans la description tient, à mon avis, à une
différence dans la vision. L’observateur atteint d’astigmatisme ', selon la
1 Vice de la réfraction causé par une inégalité dans la puissance refringente
des divers méridiens de l'œil.
360 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
nature de son infirmité et selon la position de l’objet, le voit plus large
ou plus étroit, plus long ou plus court qu'il ne l’est réellement. Sans
importance lorsqu'il s’agit d'examiner des objets d’une certaine dimen-
sion. l’astigmatisme cause des erreurs sensibles lorsque l'organe en vue
est fin et délicat et nécessite l'emploi d’un verre grossissant. J’ai constaté
ce vice de la réfraction, qui est assez fréquent dans ses degrés inférieurs,
chez plusieurs naturalistes dont je ne m'étais pas expliqué tout d’abord
les apprécialions erronées relativement a la forme et aux dimensions
d'organes très ténus vus à la loupe.
Les rayons courts et filiformes des aigrettes des Leontodon ne sont pas
toujours disposés sur un rang extérieur à celui des rayons plumeux.
Cela n'existe guère que quand ils sont nombreux. Lorsqu'ils sont rares,
de 1 à 3, ils sont ordinairement très fins, très courts, placés entre deux
rayons plumeux et non en dehors d’eux, par exemple chez les L. autum-
nalis pratensis Koch, microcephalus Lang, Reverchoni Freyn, Carpetanus
Lang, Gouani Rchb. Deux fois, chez le pratensis, je les ai même vus
placés en dedans.
Le nombre des rayons n'offre pas un caractère stable; il est sujet à
varier dans la même espèce, mais celte variation ne s’exerce que dans
des limites assez restreintes.
Leontodon Autrani nov. sp.
e sect. Asterothrix Cass.
Multiscapus, rhizomate crasso elongato vel truncato, verticali vel sub-
obliquo, multieipiti, fibras filiformes longas emittente; folia omnia radi-
calia plana solo adpressa, setis brevibus bi-tri-vel plerumque stellato-
furcatis plus minus frequentibus hirsuta, griseo-viridia, lanceolata in
petiolum attenuata, sinuato-dentata vel pinnatifida lobis triangularibus
acutis; scapi monocephali ascendentes 8-10 cm. alti pilis stellatis parce
muniti, apice non aut vix incrassati, nudi vel bracteola lineari fulti ;
calathia ante anthesim nutantia; anthodium ovato-campanulatum 18 mm.
longum phyllis lineari-lanceolatis obtusis, exterioribus dorso albo-selosis
vel glabrescentibus, interioribus glabris ; receptaculi alvei nudi; radius
expansus 2,50-3 cm. diam., aureus; akenia teretia apice attenuala,
7-8 mm. longa, fusca, longitudinaliter striata, sub lente transverse rugu-
losa ; pappi nivei fructum æquantis radii pluriseriales ali breves fili-
formes exteriores, alii interiores e basi dilatata longe attenuata plumosi.
Var. glabrescens.
Fl. augusto. Hab. in declivibus glareosis schistosis regionis alpin
(3) A. CHABERT. NOTE SUR QUELQUES LEONTODON. 361
versus 2200-2500 m. s. m. montium Cima della Pianetta, Collo della Ro
dictorum, non procul a Bardonnecchia, Pedemontii septentrionalis.
Le L. Autrani qui croît au milieu de plantes rares : Crepis pygmæa,
Campanula Allionü, Galium helveticum, Trisetum subspicatum et disti-
chophyllum, Scrofularia canina var.? etc., diffère des autres Asterothrix
d'Europe et d'Orient par un port tout à fait différent, l’aigrette d’un
blanc de neige, les feuilles peu hérissées de soies stelligères, etc. Dans
la var. glabrescens, les feuilles ne présentent de soies stelligères que sur
leurs bords ; si ces soies manquaient complètement, la couleur neigeuse
de l’aigrette et le port de la plante feraient reconnaître l’espèce. Le L.
Bourgæanus Willk. d'Espagne, auprès duquel il doit être placé, s’en
distingue par les feuilles blanchâtres couvertes de courtes soies stelli-
geres très serrées, par le pétiole engainant à la base, l’aigrette d’un
blanc sale, les rayons de l’aigrette à peine dilatés à leur partie infé-
rieure, etc.
L. pyrenaicus Gou. var. ovinus.
Scapo simplici, 8-10 cm. alto, cylindrico non versus apicem fistuloso-
incrassalo neque squamoso, rarius 1-2 bracteolato, floribus pallide luteis,
anthodii phyllis viridibus et albo-tomentellis. Fl. Julio. Hab. in herbidis
saxosis regionis alpinæ, versus 2200-2350 m. s. m., montis le Grand-Arc
dicti, Sabaudiæ meridionalis.
Le L. pyrenaicus type a le scape écailleux (ce qui lui a fait donner par
Lamarck le nom de squamosus) et renflé-dilaté au sommet, les folioles
de l’anthode hérissées noirâtres, etc. Le pyrenaicus var. Gouani (Apar-
gia Gouani Schleich.) outre ces caractères et une taille plus élevée, porte
une aigrette unisériée à rayons plumeux parfois accompagnés d'un ou
deux rayons courts et filiformes. Le L. aurantiacus Ten. a le scape renflé
au sommet, mais non écailleux, les folioles de l’involucre plus larges,
l'aigrette d’un blanc de neige, etc. Le L. pyrenaicus ovinus se distingue
des variétés glabres et à petite taille du L. hispidus telles que la variété
ericetorum Kl. et Richt., par les poils des feuilles simples et non 2-3-
furqués et par les aréoles nues et non fibrilleuses, et de celles du L. au-
tumnalis par le scape monocéphale, les capitules penchés avant l’anthèse,
l'aigrette bisériée, ses rayons plumeux à base linéaire et non lancéolée-
dentelée.
L. Taraxaci Lois.
La description du L. Turaxaci variant beaucoup selon les auteurs, j'ai
BULL. HERB. BOIss., mai 1896. 25
362 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
recherché si plusieurs espèces n'avaient pas été confondues par eux
sous le même nom. Allioni ' se borne à reproduire les diagnoses de
Haller et de Linné « scapo unifloro » et il représente ° une plante à
deux scapes, dont l’un porte deux capitules, l’autre un seul en bouton
et penché. Villars ® dit « scape oblique recourbe..... aigrette composée
de 18 rayons égaux et plumeux qui sont très blancs et dilatés à la base...
réceptacle nu. » Sa planche 26, fig. 1 exhibe une plante conforme à la
diagnose el qni est bien le type répandu dans nos Alpes de Savoie et de
Dauphiné. D’après de Candolle * les hampes sont plus ou moins droites ;
d’après Bischoff ° le scape est « semper erecto. » Les calathides sont pen-
chées avant l’anthèse, d’après Grenier et Godron ®, Willkomm et Lange ’;
elles sont dressées selon Bischoff. Villars a vu les akènes anguleux, ils
ont paru lisses à Grenier et Godron. Ceux-ci les disent très faiblement
atténués sous l’aigrette et Willkomm brièvement rostrés. Villars, de
Candolle, Willkomm affirment que les rayons de l’aigrette sont tous plu-
meux, tandis que d’après Koch, Grenier, Bischoff, ils sont bisériés, les
les extérieurs courts et piliformes, les intérieurs plus longs et plumeux.
M. Pellat ® parlant du L. Taraxacı du Lautaret publié par lui dans
l’Exsiccata de la Société Dauphinoise sous le n° 4740 et qui est bien lui,
dit: « qu’apres examen de plus de 200 échantillons de diverses prove-
nances, il peut affirmer que les soies de l’aigrette sont disposées sur un
seul rang et sont toutes plumeuses, ainsi que l’avait constaté Villars. »
Je suis retourné l’été dernier au Lautaretet j’y ai étudiésur le vifla plante
en litige : j'ai toujours constaté sur les akènes parfaitement murs la pré-
sence de rayons filiformes très courts et très fins, au nombre de 2 à 8,
situés en dehors des rayons plumeux, ou parfois interposés entre eux.
Il est souvent nécessaire d'employer une forte loupe pour les voir. Si l’on
étudie des fruits d’une maturité incomplète, surtout sur des échantillons
d’herbier, l'existence de ces rayons filiformes est très difficile ou même
impossible à constater. Cette forme de L. Taraxaci à rayons filiformes très
courts et peu nombreux est la plus commune dans les Alpes de France ;
1 Allioni, Fl. Pedem., p. 211.
2 Icon. tab. 31 fig. 1.
® Villars, Hist. pl. Dauph., 3, 80.
* De Candolle, Fl. Fr., %, 54.
5 Bischoff, Beitr. z. Deutsch. und Sch. Fl.. 50.
® Grenier et Godron, Fl. Fr., 2, 298.
7 Willkomm et Lange, Prodr. Fl. Hisp., 2, 214.
8 Pellat, Bull. Soc. Dauph., MA.
(5) A. CHABERT. NOTE SUR QUELQUES LEONTODON. 363
ils sont moins courts et très visibles dans la plante du Montenegro. Les
rayons plumeux sont, d’après Koch, « in basi latiore serrulatis, » d’après
Grenier, un peu dilatés à la base, et suivant Bischoff, « in basi lineari
serrulatis. » Dans les Alpes comprises entre le Mont-Cenis et le Lautaret,
j'ai observé quelques individus dont l’aigrette présente des rayons plu-
meux de deux sortes : les uns à base nettement élargie, les autres à base
étroite linéaire constituant une transition à la forme des rayons filiformes.
Ces deux espèces de rayons plumeux sont mêlés les uns aux autres sur le
même rang, et les rayons filiformes qui coexisient avec eux sont très
courts, rares et difficiles à constater. Quand aux dentelures de la base
signalées par Koch et par Bischoff, elles sont loin d’être constantes. La
forme des feuilles est aussi sujette à variations ; la plus accentuée est celle
de la plante recueillie sur le Lautaret par Guérin (in herb. Boissier) dont
les feuilles pinnatifides et divisées presque jusqu’à la nervure médiane
en lobes étroits et allongés sont semblables à celles du L. hispidus L. var.
hyoserioides Koch.
En résumé dans les nombreux L. Taraxaci que j'ai étudiés sur le vif
dans les grandes Alpes du Dauphiné, de la Savoie, du Piémont et de la
Suisse, et sur les échantillons provenant de soixante-dix localités de
divers points de l’Europe, je n’ai reconnu qu'une seule espéce dont les
variations sont fréquentes et les races locales trop peu fixes pour mériter
d’être distinguées, à moins qu'on ne veuille la pulvériser comme un Rosa,
un Rubus, ou un Alchemilla. Une seule forme, qui est peut-être un hybride,
m'a paru devoir être décrite : je fais précéder sa diagnose de celle du
type.
L. Taraxaci Lois. Gall. ed. 1, 543. — Koch, 1. c. — Gr. et Godr., 1. c.
— L. Montanum Lam. Bot. 3, 531. — DC. 1. c. — Picris Taraxaci All.
l. c., an Icon ? — Hedypnois Taraxaci Vill. 1. c. Icon. tab. 26, fig. 1.
Humilis, 4-rafius 2-3 scapus, rhizomate elongato truncato fibris validis
obsesso ; folia rosulata glabra vel pilis simplieibus adspersa, lanceolata in
petiolum attenuata subintegra, sinuato-dentata runcinata vel pinnatifida ;
scapus obliquus ascendens monocephalus, ante anthesim nutans, 5-10
em. altus, nudus vel 1-2 squamis instructus, superne sensim subelavato-
incrassatus et cum anthodio nigro-hirsutissimus vel longe griseo-villo-
sus; anthodium obconicum 12-14 mm. longum, phyllis lineari-lanceolatis
obtusis, receptaculo nudo; radius expansus 2,50-3 cm. diam, luteus;
akenia teretia longitudinaliter striata, transverse rugulosa, apice subatte-
nuata ; pappus niveus, biseriatus radiis aliis exterioribus filiformibus bre-
vibus aut brevissimis lævibus aut scabriusculis, aliis interioribus longio-
SHE u a
364 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
ribus plumosis basi plus minus dilatatis, vel uniseriatus radiis filiformibus
et plumosis intermixtis. Fl. Aug. et Sept. ineunte. Hab. in glareosis, ru-
pestribus, secus torrentes regionis alpinæ, versus 2100-2800 m. s. m. ab
Alpibus maritimis Galliæ usque in Montenegro (Baldacci in herb. Barbey-
Boissier), nec non in Norvegia (Mo& in herb. Boissier).
Var. pedemontanus.
Rhizomate brevi non truncato (an semper ?) multiscaposo; scapi mo-
nocephali erecti non ante anthesim nutantes, bracteolam 1-2 gerentes,
versus apicem el cum anthodio nigro-hirsuti; folia lanceolata vel oblonga;
pappus niveus biseriatus. Fl. Aug. Hab. in herbidis regionis alpine, versus
2500 m. s. m., Pedemontii septentrionalis : Col de Pelouze.
Cette variété est intermédiaire entre le L. Taraxaci et le L. pratensis
Rehb. (L. autumnalis pratensis Koch). Elle a du premier la couleur nei-
geuse, la forme bisériée de l’aigrette, du second le nombre des scapes,
leur rectitude avant l’anthese. Serait-ce un Taraxacı X pratensis ? Le
caractère du rhizôme non tronqué mais terminé par des fibres radi-
cales pourrait, s’il est constant, militer en faveur de son établissement
comme espèce distincte; mes échantillons sont trop peu nombreux pour
pouvoir juger. C’est probablement la même plante que Bischoff, 1. c., a eu
en vue lorsqu'il a dit de son L. Taraxaci « scapo semper erecto.»
L. Reverchoni Freyn in Willk. Suppl. Hisp. 109.
Décrit par l’auteur comme sous-espèce du pyrenaicus, il en diffère,
outre les caractères indiqués par lui, par les scapes parfois rameux et
surtout par les rayons de l’aigretie fortement et brusquement dilatés à
la base. Il est donc intermédiaire entre l’autumnalis dont il a l’aigrette et
les scapes, et le pyrenaicus dont il possède les calathides penchées avant
l’anthèse. Serait-ce un autumnalis X pyrenaicus ?
EE —
365
GENTAUREA MAROCCANA
PAR
Auguste DE COINCY
CENTAUREA MAROCCANA var. MACILENTA
Centaurea maroccana Ball in journ. of bot. 1873, pag. 370 ; Spierlegium fl.
maroc., pag. 530. — C. pterodonta Pomel nouv. mat. 1874, pag. 28 ; Battandier
fl. d’Alg. dicoty. pag. 499, et in litteris. — C. sicula Coss. non L. nec DC.
nec Guss.
Centaurea maroccana var. macilenta. — C. sulphurea Willk.? p. p.ex loc.
cit. in Prod. fl. his. IT, pag. 146; Guirao et coll. recent., non Willd. nec
Boiss. — CG. sicula in var. sched.
Le Centaurea maroccana (sens. lat.) assez répandu dans les herbiers
et distribué par plusieurs collecteurs a donné lieu à des confusions sin-
gulieres que je vais m’attacher à dissiper en précisant d’une façon cer-
taine les plantes que j’ai en vue et les différences qui les séparent des
espèces voisines. Cassini avait établi (Dic. his. nat. 55, pag. 349) un sous-
senre Mesocentron caractérisé par l’appendice' des squames intermé-
diaires du péricline muni de plusieurs épines sur les deux côtés de la
moitié inférieure, à l’exception de la base qui en est’absolument depour-
vue; les épines latérales occupent donc une partie moyenne entre la base
etlesommet, d’où le nom de Mesocentron (milieu piquant). P. de Candolle
a composé autrement sa section des Mesocentron en y réunissant les Tri-
plocentron de Cassini; mais Cassini d’après la définition de son sous-
genre n’y comprenait que le C. eriphora L. Eh! bien, notre Cextaurea
appartient aussi sans conteste au sous-genre Mesocentron H. Cass., et se
place à côté du C. eriophora L. dont il est extrêmement voisin; il ne s’en
1 Il entend par là la grande épine qui surmonte les écailles du péricline.
366 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
distingue en effet que par son apparence moins incane, ses capitules or-
dinairement plus petits et moins brusquement tronqués à la base, peu
ou pas involueres; les écailles du perieline sont presque totalement, mais
non entièrement, dépourvues de tomentum aranéeux et sont munies
d’epines plus longues et plus longuement pectinées qui dépassent le plus
souvent les fleurons; l’aigrette de couleur rousse est un peu moins dé-
veloppée. Tous les deux possèdent cette sorte d’inflorescence caractérisée
bizarrement d’inflorescentia impia et portent à la base de la tige un
capitule parfaitement développé dont les graines arrivent à maturité
longtemps avant celles des capitules supérieurs. J’estime qu'il ne faudrait
pas être grand réducteur pour fondre ensemble ces deux espèces.
Je regrette de ne pouvoir adopter le nom de C. pterodonta si bien
approprié à notre plante, mais celui de C. maroccana jouit de la priorité
et doit être préféré malgré son sens un peu trop exclusif.
M. Battandier dans sa flore d'Algérie l'indique dans les trois provinces:
M. Rouy l’a récolté à EI Kantara! A.Warion à Sidi-bel-Abbes ! Le Spi-
cuegium relate les localités suivantes: entre Mogador et Maroc, province
de Shedma, pres de Milhain au pied de l'Atlas. Nous l’avons rencontré
nous-mêmes en Espagne aux environs de Lorca en mai 1895 et auprès
du village de Santa Fe de Monduejar, province d’Almeria, le 17 mai 1889.
Je puis citer encore en Espagne la sierra de Carrascoy où Guirao l’a
trouvé le 7 juin 1854. Bourgeau l’a distribué en 1855 sous le n° 2309;
les étiquettes portent tantôt C. sulphurea, tantôt C. sicula : c'était une
erreur manifeste.
Le ©. sulphurea Willd. est une toute autre espèce. Willdenow (Ænum.
pag. 930) en créant son espèce dit « calicibus palmato-spinosis » ce qui
suffit pour l’écarter du sous-genre Mesocentron H. Cass. où l’arrête s'élève
abruptement au-dessus de l’écaille sans spinules latérales à la base.
Boissier l’a parfaitement décrite et figurée dans son voyage dans le midi
de l'Espagne, pag. 350, T. C, B, et personne n’a jamais mis en doute
cette attribution, à ma connaissance du moins. Je ne tiens pas compte,
bien entendu, de la figure de l’Écluse citée par Boissier; je l’ai sous les
yeux et elle n’entraine aucune certitude comme presque toutes celles des
vieux auteurs pour les espèces critiques. L’aire de distribution du ©. sul-
phurew est à peu près la même que celle du C. maroccana. Je l'ai eueilli
à Campanillas près Malaga le 9 mai 1887.
Je ne puis m'expliquer la confusion qui s’est introduite à l’égard de
cette plante.
Quant à l'attribution erronée du nom de sicula au maroccana, on ne
u SE CREER
er ie u LR: u‘ u“ + u CAP E -— DA Vi | We "ht Aer
(3) A. DE COINCY. CENTAUREA MAROCCANA. 367
peut en trouver la raison que dans la rareté du sicula qui est presque
introuvable dans les herbiers, et dans la phrase peu précise de Linné
qui le place parmi les Calcitrapæ calycibus spinis compositis (sp. pag.
918). Mais Willdenow ne s’y est pas trompé; il dit (Znum. pag. 930): C.
sicula L. « calicibus palmato spinosis »; ni Sprengel non plus, bien qu'il
lui donne à tort comme synonyme le C. sulphurea Willd. (Syst. Veg. III,
pag. 407).
M. C. de Candolle qui possède dans l’herbier du Prodrome le (©. sicula,
du mont Artesino (Duby 1832),a bien voulu me mettre à même de l’étudier
et J'ai pu constater qu'il s’eloignait beaucoup du C. maroccana et qu'il
était en même temps parfaitement distinct du C. sulphurea. En effet,
les écailles moyennes du péricline sont terminées par une épine de 15
mm., robuste, vulnérante, jaune, munie à sa base de 4 à 6 spinules
dressées plutôt que palmées; les spinules disparaissent dans les écailles
extérieures et les intérieures sont terminées par un appendice arrondi,
lacéré et scarieux. Dans le C: sulphurea les épines des écailles moyennes
sont noirätres, plus grêles, entourées à la base de 6 à 8 spinules palmees;
dans les écailles extérieures l’arrête terminale ne dépasse pas les latérales
qui restent très développées; enfin les écailles intérieures sont aiguës
et cartilagineuses.
En résumé le C. maroccana est bien distinct de ces deux dernières
espèces qui, comme on le voit, ne peuvent rentrer en aucune façon dans
les Mesocentron de Cassini.
La description du Spicilegium a un moment jeté quelque doute dans
mon esprit; J. Ball dit: « Achenia matura epapposa » et les aigrettes
de tous les exemplaires que j’ai vus sont bien développées. Mais je me
suis assuré sur un échantillon étiqueté par J. Ball et donné par lui à
Cosson, dont j’ai pu faire l’autopsie grâce à la complaisance de M. Barratte,
conservateur de l’herbier de M. Ernest Durand (olim Cosson), que les
achaines du ©. maroccana de Ball étaient bien munis d’une aigrette.
Dans les réflexions ci-dessus, je n’ai pas cru devoir distinguer les
Centaurea maroccana provenant d'Afrique de ceux d’Espagne afin de ne
1 La première description avec figure du Jacea sicula flore luieo capıte spinoso
(c’est la phrase citée par Linné pour son C. sicula) me paraît se trouver dans les
plante ex Sicilia rariores nondum exhibite de Boccone qui datent de 167% (dédi-
cace de Morison du % oct. 1673), pag. 14, T. 8. Le Botanicon monspeliense cité par
Linné est de 1676 et la 3me partie de l'histoire des plantes de Morison (J. Bobart
illustravit) à laquelle renvoie le species est de 1699. Tournefort en fait son Car-
duus melitensis eruce folio.
368 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
pas mettre en doute leur étroite parenté; mais en les comparant avec
soin, il paraît nécessaire de faire une coupe secondaire dans cette espèce.
Le C. maroccana d'Algérie est connu par les exemplaires distribués par
la Société Dauphinoise sous le n° 1699 et sous le nom de C. Sicula ; j'en
ai sous les yeux un magnifique échantillon dont je dois la communication
à l’obligeance de M. W. Barbey. Eh! bien, les échantillons que j’ai ré-
coltés en Espagne en different sous plusieurs rapports ; la plante est plus
grêle, les feuilles étroites, presque toutes, excepté les inférieures, linéaires
entières ; les capitules sont plus petits, moins abruptement tronqués à la
base, les épines du péricline plus grêles et moins divariquées. Par son
facies général elle s'éloigne beaucoup plus du C: eriophora que les C.
maroccana d'Algérie et du Maroc.
Nous en ferons un Centaurea maroccana var. macilenta.
Je ne sache pas qu'il ait été trouvé ailleurs qu’en Espagne.
La localité de Santa-Fé que j'ai citée plus haut est bien curieuse au
point de vue botanique; j'y ai cueilli à la même date les plantes
suivantes :
Kelpinia linearis Pall.
Halogeton sativus Mog.
Centaurea malacitana Boiss.
Astragalus edulis DC.
— mauritanicus Coss.
Peucedanum hispanicum Lge, en feuilles.
Withania somnifera Dun., rare en Espagne.
Centaurea maroccana var. macilenta et un Atriplex indetermine voisin
du rosea.
Courtoiseau, 26 avril 1896.
D AND VARIETIES
PLANTS PUBLISHED SINCE 1885
f ar N,
Josepuine A. CLARK
941 S St. N. W., Washington, D. C.,
ESS AA
ul REFERENCE BY PERMISSION :
| a À run, Cambridge, Mass.
Arnold Arboretum, Jamaica Plain, Mass. À 4
ctions de 400 numéros encore disponibles.
esser directement à
_ M. Paul SINTENIS
KUPFERBERG in SCHLESIEN
(Allemagne).
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOIS>SIES
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
1896.
GENÈVE ur BALE
GEORG & Cie
BERLIN
R. FRIEDLÆNDER & SOHN
41, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 6. — JUIN 1896.
3 nie
I. — Émile Levier. — LA PSEUDO-PRIORITÉ ET LES non. nur
369
ABÉQUILLES .. 22. ae
II. — Jean-Jaques Vetter.
MOEHRLEN, bofaniste. on 0
III. — H. Schinz. — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRI-
KANISCHEN FLORA (Neue Folge). IV. — Mit Beiträgen
von A. GEHEÉE (Geisa), Prof. Dr Fr. BUCHENAU (Bremen),
R. ScHLecHteR (Berlin), D' Th. LossexeR (Berlin), D' Hurx
(Frankfurth s/0.), C. De CanporLe (Genf), Dr F. Kerr
(Hamburg) (avec planches 3, 4, D et a Prof. u Hans
SCHINZE ERS AR AIN Ne PRE TS A EN RER.
IV. — Elizabeth-G. Britton. — CRITICISMS ON a \ +. |
AND CARDOT MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS 2,7
EXSIEGATE: 22... ER a Re à
V.— F.-W. Klatt. — AMERIKANISCHE COMPOSITEN (avec
planche 7): 2A. ae ee N EN
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 3. — Symphipappus dichotomus Klatt.
PLancHe 4. — Distegia acida Klatt.
PLanceue 5. — Dolosanthus siloaticus Klatt.
PLANCHE 6. — Monaclinocephalus paniculatus Klatt..
Pranene 7. — Lepidesmia squarrosa Klatt.
107
409
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179...
4me année, N° 6, Juin 1896.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LA
PSEUDO-PRIORITÉ ET LES NOMS A BÉQUILLES
PAR
Émile LEVIER
L'article 3 du code parisien de 1867 est ainsi conçu :
« Dans toutes les parties de la nomenclature, le principe essentiel est
d'éviter ou de repousser l'emploi de formes et de noms pouvant pro-
duire des erreurs, des équivoques, ou jeter de la confusion dans la
science. Après cela, ce qu'il y a de plus important est d'éviter toute
création inutile de noms. »
Après « principe essentiel », A. de Candolle proposa, dans le Com-
mentaire de 1883, d'ajouter : 1° de viser à la fixité des noms; 2° d’évi-
ter, etc.
La fixité des noms, pour une science qui marche, est une utopie,
comme la fixité des mots l’est pour une langue vivante. De même que le
langage évolue au fur et à mesure que des notions nouvelles s’interea-
lent entre les anciennes, exigeant des symboles nouveaux et altérant
légèrement le sens des symboles anciens, de même, dans les sciences
naturelles, l’intercalation incessante de groupes nouveaux oblige à élar-
gir les cadres, à les remanier, à modifier les définitions, c’est-à-dire
la signification des noms imposés aux groupes. Toute l’histoire de
la systématique moderne n’est, en quelque sorte, qu’une revision Sans
cesse reprise, qu'une succession ininterrompue d’amendements apportés
aux cadres d’autrefois et allant de pair avec la création de cadres nou-
veaux. Un nom, dans ces conditions, peut-il être fixe et immuable ?
BULL. HERB. BOISS., Juin 1896. 26
370 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Le vocable, oui. L’acception, non; autrement la science cesserait d’evo-
luer.
Le code de Paris a reconnu la nécessité, ou, pour mieux dire, le bien
fondé historique de ces remaniements et les a réglementés. Toute la
section 5 est consacrée aux règles à suivre pour « les noms à conserver
lorsqu'un groupe est divisé, remanié, transporté, ou abaisse, ou quand
deux groupes de même ordre sont réunis ». (Articles 53 jusqu’à 58 com-
pris). La section 6 traite « des noms à rejeter, changer ou modifier. »
(Articles 59 à 66 compris).
Or, s’il est vrai qu’amendement est synonyme d'amélioration, — et
telle a été certainement l’acception visée par le législateur, — la nouvelle
monnaie à un titre plus élevé que l’ancienne ; en d’autres termes, les
noms botaniques ont acquis un sens plus précis, plus complet, plus scien-
tifique, à mesure que les objets ou groupes qu'ils désignent ont été
mieux étudiés dans leurs caractères constitutifs et dans leurs éléments.
La validité de ces noms ne doit done plus être jugée d’après ce qu'ils
signifiaient à leur origine. Cette première signification est éteinte
de par la loi qui a sanctionné et codifié la revision, conséquemment
validé les résultats de la revision qui sont le progrès même de la
science.
Il y a, on le voit, une tradition scientifique, attachée à chaque
nom souvent remanié, et inseparable de ce nom. Cette tradition, au,
dire des « prioritaires », ne serait qu'un préjugé, qu'une mauvaise
habitude, qu’un commode prétexte (convenience des Anglais) pour con-
sacrer foule d’injustices et de passe-droits. On reproche aux « tra-
ditionnels » la paresse, l’inertie intellectuelle, et, faute de mieux, la
sénilité. Mais les « prioritaires » ont-ils assez médité l’article 16 des lois
qui dit :
« Nul ne doit changer un nom SANS DES MOTIFS GRAVES, FONDÉS SUR
UNE CONNAISSANCE PLUS APPROFONDIE DES FAITS ) ?
Considérons quelques cas concrets :
PREMIER CAS. — Un nom de genre était entaché d’erreur à son
origine. Grâce à des revisions successives, il est devenu correct; beau-
coup d'auteurs l’ont employé; il a figuré dans des monographies, son
usage a été universel pendant plusieurs générations de botanistes et
aucun Synonyme ne lui a fait concurrence, Survient un novateur qui
fait le procès à ce nom, l’annule et crée un nouveau nom B, parce
>
R
(3) É. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BÉQUILLES, 971
que l’origine de A était incorrecte. La loi autorise-t-elle ce procédé ! 2
Lisons l’article 60 :
« Chacun doit se refuser à admettre un nom dans les cas suivants :
1) Quand ce nom est appliqué dans le règne végétal à un groupe
nommé.antérieurement d'un nom valable. »
Et l’article 3 :
«Apres cela, ce qu'il y a de plus important, c’est d'éviter toute
création inutile de noms.»
La conclusion semble claire. Le nom A ayant été légitimement
amendé, sa signification originaire n'existe plus en tant qu'elle était
fautive, et sa signification revisée est seule valable. Le nom B est donc
inutile.
SECOND CAS. — On découvre pour un nom d’un emploi devenu uni-
verse! un synonyme plus ancien. Iei intervient la loi de priorité. Si le
nom plus ancien est indubitablement identifié 1° par une description
publiée, 2° par une figure, 3° par une plante étiquetée, numérotée,
datée et distribuée aux principales collections, le code, interprété comme
il l’est aujourd’hui par quelques botanistes, annule le nom moderne et
remet en honneur le nom ancien.
Dans ce second cas, il y a à considérer deux possibilités.
1. PREMIÈRE POSSIBILITÉ. — Le nom plus ancien ne donne lieu à
aucune incertitude, ne nécessite aucune correction.
Dans ce cas, relativement rare, le nouveau nom, malgré les traditions
les plus respectables, malgré son emploi devenu général, malgré le
grave inconvénient de devoir le reléguer dans la synonymie avec tout
son bagage scientifique (c’est-à-dire les études, observations et correc-
tions s’y rattachant), doit disparaître et faire place à celui qui est
antérieur en date. Sur ce point, l’article 15 est formel :
« Chaque groupe naturel de végétaux ne peut porter dans la science
qu’une seule désignation valable, savoir la plus ancienne adoptée par
Linné ou donnée par lui ou après lui, à la condition qu'elle soit con-
forme aux règles essentielles de la nomenclature. » L’anteriorite de la
date n’est donc pas tout; la loi répudie nettement toute désignation
contraire à certaines règles, même si elle a la priorité. Au dessus de la
priorité, il y a les règles essentielles de la nomenclature (Le Jolis).
1 Voir plus bas l’exemple de Stephanina O. K. = Radula Dumrt. (Rev. gen. pl.
1891, IL, p. 839).
372 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
2. SECONDE POSSIBILITÉ. — Le nom antérieur en date est incorrect et
ne peut être rétabli sans un fort amendement. Ce cas est de beaucoup
le plus fréquent. Faut-il, dans ce cas, oui ou non, restaurer le nom
ancien ?
L'école prioritaire répond sans hésiter out ; la plupart de ses adeptes
s’etonneront même qu’on puisse poser une telle question. Pour ces exé-
cuteurs de la loi au pied de la lettre, la probité scientifique exige impé-
rieusement le rétablissement du nom ancien, même s’il ne contient
qu'un germe, qu'une vague aperception, qu'un à peu près de ce que
signifie le nom moderne. Ce qui manque au premier pour se substituer
au second, lui est ajouté à l’aide de parenthèses correctives et explica-
tives, d’amendements orthographiques, de calculs de majorités et de
minorités d'espèces, et surtout à l’aide d’un ou de plusieurs synonymes,
confisquant au profit du nom restauré tout le bagage scientifique du
nom évincé. Pour ce faire, on met en action l’appareil compliqué du
code de la revision, institué en 1867. On opère sur le nom à réhabi-
liter comme si l’on se trouvait au moment précis où il nous a été trans-
mis par son auteur, ou comme le ferait un systématicien moderne en
train d’ordonner des matériaux bruts pour un travail monographique.
Malheur aux botanistes qui ont enfreint les règles de la nomenclature
30, 50, 100 ans avant qu'elles fussent inventées ! Leurs étiquettes sont
déclarées nulles, et avec elles annulé tout le travail des trois, quatre ou
cinq générations de botanistes qui ont précisé le sens de ces étiquettes
depuis leur origine jusqu’à nos jours. Et c’est ainsi que nous voyons se
substituer à quantité de noms traditionnels des formules dans le genre
de celles-ci :
a) « Lycopodiofi)des Dill. (1741) Hist. musc. 462-474, t. 64 (6) avec 13 espe-
ces, dont une seule à exclure (Lycopodium nudum — Psilotum) emend. sensu
Selaginellae Spring — Selaginoides Dill. 1741 avec une espèce; — Cingulum
Rumpf (+ 1749) VI, 87, t. 40, fig. 1 = Séachygynandrum Beauv. (1804) Fl.
d’Oware, t. 7 (St. scandens) et (1804) dict. II, 125 (fide Pfeiff.) et prod. aethéol.
(1805) avec 18 espèces — Selaginella Beauv. 1805 I. c. avec une espèce (Spring
em. cum generibus quatuor Beauvoisianis) — Plauanthus Beauv. (1805) pro parte
minima sed ex specie pro genere typica = Diplostachyum Beauv. (1805) avec
trois espèces — Gymnogyne Beauv. (1805) avec une espèce. » (0. Kuntze, Rev.
g. pl. II, p. 824).
b) « Martinellia ( male ius) S.-F. Gray (1821) nat. arr. I, 679 et 691-693 p.
p. max. — Scapania Dum. 1831 » (Ibid. II, p. 837).
c) « Mylia (male ius) S.-F. Gray (1821) nat. arr. I, 693 ex 5/4 parte — Coleo-
chila Dum. 1874 » (Ibid. II, p. 838).
(5) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 373
d) « Aitonia Forst. (1776) Char. gen. 447, t. 74 (sphalm. Aytonia) = Rupi-
nia L. f. 1781 — Otiona Corda 1829 — Plagiochasma Lehm. et Ldnbg. 1832,
non Artonia Thbg. (err. « 1776 » in Pfeiff.) 1780 vel serius in Stockh. Physiogr.
Sälsk. Handl. I, 166, que — Carruthia O. K. 1891.» Ibid. I, p. 141 et 142).
e) Stephanina O. K. — Radula Nees 1833 non Dumortier 1822, non Radulum
Fries 1825 Gen. fung.
Ces formules signifient :
a) Dillenius, dans son Hist. muse. 1741, a décrit deux genres : Lycopodioides et
Selaginoides, embrassant, sur un total de 14 espèces, 13 représentants de ce qui fut
nommé plus tard Selaginella par Spring, genre amendé, résultant de la réunion de
Stachygynandrum Beauv. 1804, Plauanthus, Diplostachyum, Gymnogyne et Selagi-
nella Beauv. 1805. Le premier des genres de Dillenius, Lycopodioides, se com-
pose de 13 especes, dont 12 sont des Selaginella dans l’acception moderne,
tandis qu'une seule, portant le n° 4, n’est pas un Selaginella, mais le Lycopo-
dium nudum L., prototype du genre Psilotum Sw. 1800. Le second genre, Sela-
ginoides Dill. est fondé sur une espèce unique, correspondant au Lycopodium se-
laginoides L. — Selaginella spinulosa Beauv. — Comme Lycopodioides, selon O.
Kuntze, est bien caractérisé par Dillenius et contient 1/13, c’est-à-dire une majo-
rité écrasante de vrais Selaginella, il doit être rétabli et substitué à Selaginella
(Beauv.) amendé par Spring. Comme, d’autre part, l’unique espèce de Selaginoi-
des Dill. est également un vrai Selaginella, Selaginoides disparaît pour être incor-
poré dans le genre Lycopodioides (Dill.) amendé par O. Kuntze. Quant au genre
Psilotum, qui ne constitue que t/13 d'erreur de Lycopodiordes, 1l est écarté à
l’aide d’une parenthèse. Après quoi il ne reste plus qu'à corriger l'orthographe
de Lycopodioides en Lycopodiodes, pour l’assimiler à Omphalodes etc., et à se
prémunir contre le rétablissement de Cingulum Rumphius en en citant la date
plus ou moins certaine : + 1749. Chaque fois que, dans une flore, on voudra
citer correctement Lycopodiodes, sans rien embrouiller, il faudra done, après le
nom, ajouter le cortège suivant de parenthèses et d'explications indispensables :
Lycopodiodes Dill. 1741 (male oödes) (excluso 1/13 = genere Psiloto) (adjuncto
genere monotypo Selaginoide Dill. 1741 — Selaginella spinulosa Beauv.) — Cin-
gulum Rumph. + 1749 — Selaginella (Beauv. 1805) emend. Spring. Total :
20 mots, 5 chiffres et fractions, 4 parenthèses, 4 signes arithmétiques, soit
33 symboles.
Ce nom qui a pour lui la priorité (c'est-à-dire “As de priorité
moins ‘4: emprunté à Selaginoides), est-il CONFORME AUX RÈGLES ESSEN-
TIELLES DE LA NOMENCLATURE (art. 15 des lois) ?
b) Le genre Martinellius, établi par S.-F. Gray dans son Natural arrange-
ment of British Plants, 4821 (I, p. 679 et 690), comprend neuf espèces. Cinq
374 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
de ces espèces (p. p. max. O. K.), c’est-à-dire 5/6 de la section a de Gray, sont
des Scapania Dum., section de Radula Dum. 1822, érigée en genre par Dumor-
tier lui-même en 1831. Les quatre autres espèces de Martinellius S.-F. Gray sont
M. asplenioides, M. spinulosus (genre actuel Plagiochila, comptant 463 espèces),
M. complanatus (genre Radula, comptant plus de 165 espèces) et M. decipiens
(genre Adelanthus Mitt. 1864, avec sept espèces en 1893). Les parenthèses et sy-
nonymes nécessaires pour identifier Martinellius à Scapania, en écartant les trois
autres genres très éloignés que le premier nom amalgame, sont donc:
Martinellia (male zus) S.-F. Gray 1821, pro 5/ (char. omnino mutato, exclusis
speciebus 2 ad gen. Plagiochilam, specie 1 ad gen. Radulam, alteraque ad gen.
Adelanthum spectantibus) = Scapania Dumort. 1831 et auct. recent. plurim.
A supposer que Martinellius (ia), ainsi déshabillé aux 4/9 et rhabille
avec les defroques de Scapanıa, soit une designation conforme aux re-
gles essentielles de la nomenclature (art. 15), il reste à considérer ceci :
L’amendement « Scapania Dumortier » date de 1831, l’amendement
« Martinellia O. K. » de 1891. Le premier a été sanctionné par l’im-
mense majorité des hépaticologues et n’exige plus de parenthèse ; le
second nécessite une refonte complète de la définition, 33 signes gra-
phiques, et ne supprime pas Scapania, puisque, sans ce synonyme,
Martinellius resterait inintelligible, c’est-à-dire ne constituerait pas un
renseignement littéraire apte à éclairer sur les caractères du genre et
indiquant la source où ces caractères peuvent être recherchés. Autres
difficultés : Martinellia emend. a déjà été restauré par Carrington pour
Radula, vu la première espèce décrite par Gray, puis desavoue; mais,
dejaauparavant, S.-0.Lindberg avait restauré Martinellia pour Plagio-
chila, ensuite pour Scapania. Enfin, en 1877,le comte de Trevisan, adop-
tant définitivement Martinellia pour Scapania, debaptisa toutes les
especes alors connues de Scapania pour les ranger sous Martinellia. Les
26 Martinellia OÖ. K. disparaissent en conséquence pour reprendre la
signature de Trévisan '. En présence de ce chassé-croisé de demar-
quages, n'y aurait-il pas lieu d’invoquer l’article 3 des Lois qui
prescrit, comme « principe essentiel, « d'éviter ou de repousser l'emploi
de formes et de noms pouvant produire des erreurs, des équivoques, ou
jeter de la confusion dans la science ? »
ce) Mylius S.-F. Gray. corrigé en Mylia par Carrington en 1875, diffère du cas
précédent en ce que OÖ. Kuntze, se fiant à la synonymie de Coleochila Dumortier,
? Comparer pour cette rubrique et les suivantes: A. Le Jolis, Remarques sur
la Nomenclature hépaticologique. Paris, Baillière et fils, 1894, et Id. Les genres
d’Hepatiques de S.-F. Gray. Paris, ibid., 4893.
(7) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BÉQUILLES. 375
fait rentrer dans son Mylia restauré une espèce appartenant au genre très éloigné
Southbya Spruce 1849 : Mylia stillicidiorum O.K. (sphalm. « stıllieidorum ») —
Jungermannia stillicidiorum Raddi 1818. S.-F. Gray avait composé son Mylius!
de quatre espèces : Mylius Taylori avec sa sous-espèce anomalus, énumérée sous
le no 2, M. polyanthos, prototype du vaste genre Chiloscyphus Corda 1829, et
M. cuneifolius (Hook.), prototype du genre Clasmatocolea Spruce 1885. L’exis-
tence de Clasmatocolea ayant échappé à l’auteur du Revis. gen. pl. ainsi que celle
de Southbya, pourtant âgé de 42 ans en 1891, les cinq Mylia de O. Kunlze
n'englobent à l'heure qu'il est pas moins de trois genres et les Mylius propre-
ment dits n'y entrent plus que pour ?/s, en comptant comme espèce distincte
M. anomalus, ou pour un quart, en admettant, avec V. Schiffner (Hepat.
in Engl. et Prantl, p. 90) que M. anomalus n’est qu'une sous-espèce. Inutile, par
conséquent, de reconstruire la formule compliquée de ce Mylia, rejeté dans le
néant en vertu même du calcul grâce auquel O. Kuntze croyait le re-ressusciler
21 ans après Carrington. Cet exemple montre instruetivement combien fragiles
sont les restaurations basées seulement sur l’arithmetique et negligeant les carac-
tères. Une seule espèce, abaissee au rang de variété ou de sous-espèce, peut faire
pencher la balance et déplacer la majorité.
A propos d’arithmetique, il y aurait lieu de se demander si une ma-
jorité d’espèces, même très prépondérante, est capable d'annuler la
fausseté substantielle, inhérente à tout genre ancien, dont la minorité
d'espèces appartient à un, deux, trois genres modernes, souvent tres
éloignés les uns des autres. On comprend que, lors d’un premier
classement systématique, il faille séparer et nommer à nouveau ces
fractions ou minorités, érigées en genres distincts, mais que ce travail
puisse se faire de but en blanc sur des embryons ou avortons de genre,
retirés de l'alcool des vieilles collections de pseudo-synonymes au
détriment de noms légitimement établis, cela mérite examen. Ce
qui est légal et naturel dans le premier cas devient, dans le second,
un anachronisme boîteux, pis que cela, une sorte de plagiat rétrospectif,
introduisant de vive force dans les cadres anciens les coupes et les dé-
finitions modernes et faisant dire aux vieux auteurs ce qu'ils n'ont pas
dit et ne pouvaient pas dire à moins d’être invraisemblablement en
avance sur leur temps. Ces adaptations violentes, fondées sur des ma-
jorités d'espèces, sont done toujours hors de point, entachées de fausseté,
et cette fausseté ne se suppute pas par pour-cent, ne s’eteint pas par l’ex-
elusion d’une minorité d'espèces; elle constitue une maladie incurable
1 Dédié à «Gulielmus Mylius, M. Doct. et Pract. Lugd. Bat. », nommé au bas
de la planche 14 du N. Gen. pl. de Micheli, 1729.
376 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
de la notion générique. Lycopodiodes, qui n’est adultéré que par un
treizième de Psilotum, après avoir absorbé un treizième de Selaginoides,
peut sembler moins faux que Martinellia, dont quatre neuvièmes font
partie de Radula, de Plagiochila et d’Adelanthus, mais aucune ampu-
tation d'espèces n’enlevera qualitativement à Lycopodiodes sa confusion
d'essence avec Psilotum, ni à Martinellia son amalgame de definition
avec Radula, Plagiochila et Adelanthus. La première fausseté n’est
pas à la seconde comme 1/13 : 4/9; c’est, dans les deux cas, la faussete,
qualité indivisible et une, comme la vérité.
On ne manquera pas d’objecter ceci: Les définitions de Lycopodioides,
de Martinellius, ete., pourraient être assez vagues, tenues en termes
assez généraux et indeeis, pour que l'exclusion de 1/13, de 4/9 etc. ne
les modifiät pas dans leur essence. Le vice de définition serait, des
lors, latent mais non effectif, et permettrait, sans violence faite au sens
de la phrase primitive, de lui substituer, à l’aide d’un synonyme, une
définition plus moderne. Cette objection se réfute d’elle même. Un
genre, renouvelé sous prétexte de priorité, mais assez indéfini pour que
sa phrase s'adapte, avec une égale élasticité, à deux, trois ou quatre
genres actuels, n’est pas caractérisé en tant que genre, c’est-à-dire n’est
pas un genre, mais un groupe supérieur. Or, en hépaticologie, il n’existe
pas de groupe immédiatement supérieur, embrassant Scapania, Plagio-
chila, Adelanthus et Radula. Plagiochila appartient à la sous-tribu
des Epigonianthees, Adelanthus à celle des Trigonanthées, Scapania à
celle des Scapanioidees, Radula à celle des Radulées. Ce n’est done pas
seulement quatre genres qu’amalgame Martinellia, mais quatre sous-
tribus, comprenant aujourd’hui, dans leur totalité, 63 genres avec 1800
espèces. La tribu immédiatement supérieure qui embrasse les quatre
genres en question, c’est-à-dire les sous-tribus auxquelles ils appar-
tiennent, est celle des Jungermannes acrogynes, avec 116 genres et
3321 espèces : 83,7 pour cent de toutes les hépatiques du globe ! (Comp.
V. Schiffner, I. cit., p. 141). Encore si, toute vague qu’elle est, la phrase
de Martinellius s’appliquait correctement à Scapania! Mais, dès le
premier mot, on lit : Monoicous (S.-F. Gray, loc. eit., I, p. 690). Or,
tous les Scapania sont dioïques ! !
ı Bazzanius et Riccardius $.-F. Gray sont atteints du même vice constitu-
tionnel. Le premier englobe les genres Mastigobryum (sous-tribu des Trigonan-
thées qui comptait 484 espèces en 1893) et Anastrophyllum (sous-tribu des
Epigonianthees, avec 1049 espèces). — Riccardius est encore plus incoherent; trois
(9) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 377
d) Les vicissitudes d’Aytonia rupestris Forst. 1776 et, d’Aitonia capensis
Thunberg (« 1776 » Pfeiff. err.) = 1780 (fide O. K.) ont été exposées par 0. Kuntze
en 1891 (Rev. g. pl. I, p. 144 et 142) et par A. Le Jolis en 189% (Rem. s. I. Nom.
hép. p. 5-12). M. Le Jolis rejette Aytonia, dont l'orthographe et la definition
sont vicieuses ; M. Kuntze ne s'occupe pas de la definition et conclut à la ré-
habilitation d’Aztonia (sphalm. Aytonia) Forst., simplement parce que Aitonia
Thunb. à été publié environ quatre ans après la date officielle (1776) que porte
le volume des Actes de Lund où se trouvent la description et la figure de la
phanérogame du Cap et parce qu’Artonia Forst. est identifié grâce aux syno-
nymes Rupinia, Otiona et Plagiochasma. En conséquence, Artonia Thunb. est
changé en Carruthia O. K. 1891 (mort-né à cause de Nymania S.-0. Lindberg
1868) et Aitonia rétabli pour une cryptogame énigmatique de Madère, que les
frères Reinold et Georges Forster avaient classée parmi les Algues et dans la-
. quelle, plus tard, Ad. Brongniart crut reconnaître une Hypoxylée, peut-être
quelque Selerotium. Le genre était dédié à un «John Ayton», jardinier en chef
de Kew qui, de son vrai nom, s'appelait William Aiton. En 1787, G. Forster
corrigea l'orthographe d’Aytonia et annula son genre en déclarant : «Jam ad aliud
genus forte transferenda erit Aitonia nostra post immortales in Cryptogamia
labores «ll. Hedwigii; neque, etiam si novum genus firmo tale staret, nomen
servarı poterit, cum Aitoniam capensem, diversissimam plantam, monadelpham
octandram, a Linnaeo stabilitam acceperimus in Murrayi Syst. Veg. p. 612 (de
plant. Magell. et Atlant. Comm. pp. 63-64).
MM. Stephani et Underwood maintiennent, le premier Aztonia (Hedwigra, 1895,
p. 317), le second la coquille typographique Aytonia (cite dans Bot. Centralblatt
1895); l'argument sous-entendu, c’est que G. Forster n’avait pas le droit de
supprimer son genre, irrevocablement publié (Art. 41 des Lois). Cependant, quel-
ques paragraphes plus loin, le code dit ($ 46) : «Une espèce annoncée dans un
ouvrage sous des noms générique et spécifique, mais sans aucun renseignement
sur les caractères, ne peut être considérée comme publiée. Il en est de même d'un
genre annoncé sans être caractérisé. »
Or, un simple coup d’œil jeté sur la description et sur les figures
d’Aytonia aurait dû convaincre MM. Stephani et Underwood que ce
genre n’est pas caractérisé. Exhumons cette description d’une plante,
de ses espèces sont des Aneura, Jungermannes anacrogynes pourvues de fruits
exserts, de coiffe et d’élatères ; la quatrième, R. dichotomus (Riccia fluitans L.),
appartient à la tribu très éloignée des Ricciacées, hépatiques cleistocarpes, dé-
| pourvues de coiffe et d’elateres. C’est comme si l’on placait côte à côte, dans le
même genre, trois dicotylédonées et une conifere. Comment M. Kuntze peut-il
considérer comme tolérables de pareils genres, et rejeter, comme vicieux, Lonicera
L. (4737) qui n’englobe que Triosteum, Symphoricarpus et Loranthus, infiniment
plus voisins entre eux que ne le sont Aneura et Riccia ?
378 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
ballottee des Algues aux Champignons, des Champignons aux Mousses,
des Mousses aux Hepatiques, et désavouée avec les meilleures raisons
du monde par son propre auteur :
CRYPTOGAMIA. ALGÆ.
Aytlonia.
Masculi flores innati scrobiculo frondis. Cal. nullus. Cor. nulla. Stam. Fila-
menta nulla. Antherae plures, subulatae, erectæ, longae, insistentes receptaculo
hemisphaerico concavo.
Flores feminei. Cal. Filamenta subulata erecta germen ambientia ? Cor. nulla.
Pist. Germen subglobosum. Styli cylindrici brevissimi plures germini sparsim
insidentes. Stigmata simplicia. Per. subglobosum uniloculare. Semina numerosa,
globosa, nidulantia (Char. gen. pl. p. 147, t. 74).
Nul besoin d’etre spécialiste, ni même eryptogamiste, pour voir im-
médiatement que les caractères énumérés par les frères Forster ne
sont pas ceux d’une Marchantiée ni même d’une Hépatique quelconque.
Les figures ne sont pas moins énigmatiques. On y voit un pinceau de
poils minces, grandeur naturelle et grossi (les organes mâles?) ; et une
poche en cône tronqué, garnie de petites verrues cylindriques (les
« styles » ?), choses qui n’ont jamais existé dans aucun Plagiochasma.
Cette caractéristique est donc égale à zéro, à moins que zéro, puis-
qu’elle ne constitue pas même un « renseignement » apte à faire com-
prendre à quelle grande sous-division des Algues ou des Cryptogames
en général la plante de Forster appartient. — Aytonia ne peut pas,
d’ailleurs, bénéficier du privilège des noms semi-nuda qui, d’après O.
Kuntze, seraient exhumables. Il y a une diagnose, mais si foneierement
fausse qu'aucune identification n’est possible sans l’examen de l’exem-
plaire original qui n’a pas été distribué. En cas pareil, les prioritaires
ne se decouragent pas; ils recourent A un artifice : l'identification par
les synonymes. Un contemporain, Linné fils, qui ne connaissait pas le
code de Paris, et qui, paraît-il, ne sut pas feuilleter les Actes de Lund,
maintint, juste au rebours d’O. Kuntze, Aitonia Thunberg et debaptisa
Aytonia Forster. Mais son genre Rupinia (1781) ne vécut que ce que
vivent les roses, car, dans le volume même où il naquit (Suppl. plant.,
pp. 69, 78, 452, 462) Linné l’abolit aux ÆEmendanda : « Rupiniae genus
exclue, species Marchantiae est. » La question a fait un grand pas ;
nous Savons ou nous croyons savoir qu'il s’agit d’une Marchantiee,
c'est-à-dire d’une Hépatique. — Otiona Corda 1829, cité à tort comme
second synonyme par O. Kuntze, était fondé sur Marchantia crinita
(11) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 379
Mchx. (= Reboulia hemisphaerica, d’après Nees) et signifie done autre
chose, ainsi que l’a lumineusement exposé M. Le Jolis. Il faut arriver
jusqu’à Plagiochasma 1832 pour trouver enfin une définition générique
et un synonyme bon à dépouiller au profit d’Aytonia. Lehmann et Lin-
denberg, ayant commis l’imprudence de citer Aytonia sur la foi de
Linné fils, deviennent ainsi les victimes d’un plagiat posthume de Fors-
ter, plagiat commis contre sa volonté expresse, puisqu'il avait honnöte-
ment retiré son genre mort-né. Sc vos non vobis.....
e) Radula se composait, en 1822, d'éléments disparates que Dumortier or-
donna et distribua en sous-genres dès 1831, puis en genres quatre ans plus tard.
La section Radulotypus comprenait en 1831 Radula complanata et, en outre, R.
cochleariformis que Dumortier détacha en 1835 pour en faire le genre Pleurozia
(Physiotium Nees d’Es. 1838). Mais, dès 1833, Nees d’Esenbeck avait fait de
Radula (Radulotypus) complanata Dum. le type du genre Radula actuel, tel qu'il
a été compris et accepté par l'immense majorité des hépaticologues depuis 62 ans.
Ce genre Radula (Dum.) Nees est établi, au rebours des règles de 1867, sur une
minorité ou, plus précisément, sur une seule espèce que Nees, à tort ou à raison,
considérait comme typique (Radulotypus Dum.) !. Peut-on raisonnablement l’en
blämer ? Le principe de la priorité arithmétique, qui ne permet d’amputer que
des minorités, n'était pas inventé en 1833, et Nees amputa une majorité. En
est-il résulté une ambiguité, un désordre grave? Pas le moins du monde. Fait
rare dans l’histoire de l’hépaticologie, Radula n’a pas été contesté pendant plus
d’un demi-siècle, n’a jamais donné lieu ni ne pourra donner lieu à la moindre
confusion. L'usage et la tradition ont consacré l’amendement de Nees, accepté
même par le comte V. de Trevisan qui, en 1877, se borna à détacher de Radula
deux espèces exotiques (Jungermannia uvifera Tayl. et Radula multicarinata
Lindenbg.) à cause de leurs colésules carénées, pour fonder sur ce caractère le
nouveau genre Patarola (non Lehm. 1825). Survint O. Kuntze, qui, en 1891, fit
le procès à Radula Dum. 1822, le déclarant absolument différent de Radula Nees
1833, biffa ce dernier à cause de Radulum Fries 1825 (simple « variante ortho-
graphique » de Radula) et lui substitua Stephanina O. K. D'après ce qui pré-
cède, Radula Dum. 1822 est en connexion génétique et historique avec Radula
Nees 1833, moyennant Radulotypus; il n’y a donc nullement lieu de faire com-
mencer le genre en 1833. Pour citer exactement, on devra simplement écrire
Radula (Dum. 1822, pro minima parte ou e specie unica typica) Nees 1833.
Stephanina d’ailleurs ne constitue aucun progrès pour la science et resterait inin-
_ telligible sans le synonyme de rigueur Radula. Quant à Radulum Fries, si, après
1 Arr. 5%... Si le genre contenait une section ou autre division qui, d'après
son nom ou ses espèces, était le type ou l'origine du groupe, le nom est réservé
pour cette partie.
ART Pari eV
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. CCE)
70 ans d'usage, ce nom est jugé inacceptable à côté de Radula, les botanistes,
incapables de distinguer ces deux mots et exposés à les confondre, pourront dé-
baptiser Radulum, de trois ans postérieur à Radula 1.
Notons, à titre de simple curiosité, que, dans une de ses récentes publications
(Hepaticae Lorentzianae, Hedwigia, 1895, p. 314) M. Stephani écrit « Radula
Dum., Revis. Jung. 1835 », et non Stephanina, ce qui a lieu de surprendre en
présence de « Artonia Forst. 1776 », adopté quatre pages plus loin. Stephanina
est simplement inutile (art. 3 des Lois), tandis que Artonia est positivement
faux.
Il était nécessaire, avant de revenir à notre point de départ, d'étudier
sur quelques exemples typiques les procédés courants de l’école qui re-
vendique les plus vieux noms à tout prix et qui démarque «légalement »
les noms traditionnels, créés d’après d’autres règles que celles du code
de 1867. Ces procédés sont en œuvre depuis un quart de sièele; les
hépaticologues ont eu amplement le temps de consulter les sources, de
peser à la balance d’or le pour-cent d'erreur adultérant les vingt ou
trente noms de genre qu’on a tour à tour essayé de remettre en cours;
les actes devraient être clos sur cette fastidieuse question. Mais, au lieu
de la «stabilité,» de l’« harmonie », de l’entente générale et cordiale,
pompeusement promises au prix de quelques concessions, arrachées
aux chères vieilles habitudes, l'instabilité est plus lamentable et le des-
accord plus accentué que jamais. Des centaines de noms spécifiques,
accouplés à de vieux noms de genre demi-nus, faux ou boiteux par
Carrington, Lindberg, de Trévisan, O. Kuntze, sont en collision les uns
avec les autres; le même auteur adopte, rejette, reprend Hepatica,
Porella ou telle autre étiquette, exhumée des ouvrages de Micheli, de
Dillenius, de Forster, de Necker, de S.-F. Gray, selon les fluctuations
que subit son appréciation personnelle de la priorité. En phanérogamie,
la situation n’est guère meilleure et c’est à bon escient que, dans leur
dernière « Déclaration » (Congrès des Naturalistes de Vienne, sept.
1894), MM. Ascherson et Engler signalent « la discorde et la confusion
générales » comme le résultat le plus clair auquel, jusqu'ici, ont abouti
les efforts d’O. Kuntze. Dans cette déclaration, il est dit: «Nous croyons
! Les Romains distinguaient cependant mundus monde, munda vin d'Espagne
et mundum toilette de femme; jugula constellation d’Orion et jugulum gorge;
Venus déesse, vena veine et venum vente; portus et porta; malus pommier et
malum pomme ; malus mât de navire et malum malheur ; fundus fond et funda
fronde, etc., etc.
ENT PP I ned en ne A, LT PTT IT OT IT Lo à jé
(13) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 381
devoir nous opposer à deux erreurs fondamentales de l’argumentation
d’O.K. et de ses amis américains. La première, c’est d'admettre que
le principe de la priorité a été introduit dans les lois de la nomencla-
ture à cause de l’idée de justice qui lui est immanente et dans le but de
sauvegarder la propriété intellectuelle des premiers botanistes qui ont
découvert ou décrit telle et telle plante. A notre point de vue, cette con-
sidération ne prime nullement les autres. C’est bien plutôt à titre de
règle objective qu'a été adopté le principe de la priorité, attendu qu'il
est plus facile, en général, de trouver quel nom a été publié le premier
pour une forme donnée que de décider lequel est le plus convenable, le
plus usité, ete.' Le sentiment de justice, au contraire, est un eriterium
subjectif qui peut différer notablement d’un auteur à l’autre. »
Il n’y a pas opposition de principes entre ces deux points de vue; le
second implique le premier. Car, admettre, à titre de règle objective,
la préséance du premier nom publié, c’est reconnaître les droits ou, si
l’on veut, la propriété intellectuelle de l’auteur antérieur en date et
donner satisfaction au sentiment de justice qui existe et ne se supprime
pas. Autre chose est de savoir si le premier nom publié désigne réelle-
ment l’objet ou le groupe en question. L’anteriorite de la publication n’est
pas tout; elle peut, ainsi qu’on l’a vu par Aytonia, par Porella, ete., ne
pas constituer une priorité légale. Les prétentions dietatoriales et les
agissements de la nouvelle école auraient-ils soulevé des discussions
aussi ardentes, aussi envenimées, si la priorité coûte que coûte avait
pour elle la justice immanente, la probité scientifique et le sens commun ?
Non, tout le monde (ou peu s’en faut) a compris que l’application outrée
du principe s’attaquait à la base même du code et conduisait droit à
la négation des principes dirigeants. Le chapitre I, qui prescrit d'éviter
tout ce qui peut sembler arbitraire ou imposé, tout ce qui peut produire
des équivoques, des erreurs ou de la confusion, de repousser les noms
inutiles, termine, comme en prévision des abus possibles, par cette
clause expresse : « Si les conséquences des règles sont douteuses, un usage
établi fait loi.» Or, nulle part, dans les chapitres suivants consacrés aux
règles spéciales (division, réunion, remaniement des groupes, ete.), il
n’est question d’un effet retroactif de ces règles, entraînant la punition
des auteurs qui ne les ont pas observées 50, 100, 150 ans avant qu'elles
1 «L’indication du nom est un détail bibliographique — l'abrégé de la citation
d'un ouvrage — et nullement une dédicace ou la reconnaissance d'un droit. »
A. de Candolle, Nouv. Remarques sur la Nomencl. bot. 1883, p. 28, 29.
ble in:
De JA
382 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
fussent deeretees ; nulle part il n’est dit que par «amendement » ou «re-
vision» il faut entendre le replätrage posthume d’anciens groupes
vagues ou fautifs et leur substitution, de but en blanc et de rigueur, à
des groupes modernes corrects; aucun article ne parle d’une priorité
partielle, calculable par pour-cent ou carats, ni ne consacre cette pseudo-
priorité au détriment de la seule que connaisse le code: celle du premier
nom suffisamment caractérisé. La probité scientifique et le bon sens
s’insurgent contre ces amendements à coups de sabre, contre ces
plagiats à reculons ou, si l’on aime mieux, ces paternités de fantaisie,
attribuées à des auteurs qui n’ont entrevu que les 2/3, les 5/9, les 12/13
de la vérité et parfois furent assez honnêtes pour défaire eux-mêmes
leur mauvais ouvrage.
Bon nombre de botanistes persistent néanmoins à considérer comme
valables certains vieux noms fautifs qui amalgament plusieurs genres
actuels, en invoquant le prétexte spécieux que la diagnose est suffisam-
ment correcte pour la majorité des espèces auxquelles ces noms s’ap-
pliquent. Dans ce cas, qui se vérifie pour quelques-uns des genres de
S.-F. Gray, la définition est nécessairement fausse pour la minorité des
espèces, et ce n’est que grâce à une bévue grossière de l’auteur qu’elle
se trouve être par hasard juste pour la majorité. Mais les prioritaires
ont l’excuse facile et des ciseaux toujours prêts pour amputer les mino-
rités gênantes. Cette priorité de hasard, née de l’erreur, leur suffit, ils
la déclarent de bon aloi, retranchent les espèces fausses à l’aide d’une
parenthèse, racontent dans d’autres parenthèses les vicissitudes de la
synonymie, l’histoire du genre, et croient fermement, après ce replä-
trage exorbitant, avoir remis debout une désignation conforme aux
règles essentielles de la nomenclature. A. de Candolle avait pourtant
ajouté à l’art. 15 cette observation: La désignation d’un groupe, par
un ou plusieurs noms, n’a pas pour but d’enoncer des caractères ou
l’histoire de ce groupe, mais de donner un moyen de s'entendre lors-
qu'on veut en parler.»
«Le concept de genre, disent MM. Engler et Ascherson dans leur
circulaire, est moins bien arrêté, conséquemment plus enclin à changer
que celui d’espece. Que de modifications n’a pas subies, depuis Linné,
la notion de genre dans les Cryptogames, Fougères inelues, dans les
Graminées, Orchidées, Ombellifères, Composées, Cruciferes, etc. A
quels procédés arbitraires ne faut-il pas recourir pour rapporter à un
nom anté-linnéen ou linnéen précoce une définition générique choisie
parmi Pun de ces groupes et associée à un nom moderne!» — On à
(15) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 383
fait mieux. Interpretant au pied de la lettre ee mémearticle 15, suivant
lequel la priorité est conférée à la plus ancienne désignation donnée ou
adoptée par Linné, O. Kuntze, au mépris des Principes dirigeants du
code, qui prescrivent catégoriquement de respecter la tradition quand
les conséquences des règles sont douteuses, a biffé tous les noms géné-
riques que Linné avait «arbitrairement » changés dans son Species Plan-
tarum de 1753, et leur a substitué ceux de 1735. Et cela, toujours en
vertu du sophisme qui fait table rase de toute l’évolution de la systé-
matique moderne et qui venge les attentats au code, même s'ils ont été
commis 114 ans avant que celui-ci fût inventé. Pour comble de plai-
santerie, c’est sur Linné que tombent les premiers coups de férule au
nom de cette loi même qui le déclare le père de la botanique moderne,
Linné, point de départ de la nomenclature, mais en même temps
premier révolutionnaire, qui viola sur ses propres noms le principe
sacro-saint de la priorité. Le Linné mûr de 1753 s’etant arrogé le droit
inique de corriger le Linné jeune de 1735, on rature son Species Plan-
tarum, on gâche et bouleverse son œuvre principale et ceux qui,
trouvant ce procédé excessif, préfèrent partir de 1753, sont accusés de
couper Linné en deux, et même de le chätrer (Rev. g. pl. II, p.
CCCLXXII). Dans lequel des deux camps, nous le demandons, Linne
chercherait-il aujourd’hui ses châtreurs ?
La règle qui semble se dégager de toutes ces considérations, et qui
d’ailleurs est virtuellement contenue dans le chapitre I du code, est
celle-ci: Ne jamais remplacer un nom correct par un nom douteux ou
faux en partie, même s'il est antérieur en date’. Ce n’est, en somme,
qu'une paraphrase de l’article 16 qui dit: «Nul ne doit changer un
nom sans des motifs graves, fondés sur une connaissance plus appro-
fondie des faits. » La fin de la phrase : ou sur la nécessité d'abandonner
une nomenclature contraire aux règles essentielles (avec renvoi à l’art. 3,
premier alinéa, articles 4, 11, 15 et sect. 6) n’infirme en rien la règle
énoncée, car un nom douteux ou partiellement faux n'implique pas la
nécessité de le rétablir, c’est-à-dire ne saurait être admis à concourir
avec un nom correct plus jeune, à moins que le premier n'ait été ré-
gulièrement amendé avant la publication du dernier. Dans ce cas
seulement, les deux noms ayant même valeur, c’est le plus ancien en date
qui l'emporte sans contestation possible. Aucun des renvois de l’article
1 Comparer la déclaration de MM. Engler et Ascherson, dans Oest. bot. Zeitung,
1855, pp. 27-35, proposition 4.
Lö;
384 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
16 n'autorise à donner la préférence au nom douteux ou partiellement
faux, même à l’aide d’une réforme radicale. En effet, le premier alinéa
de l’article 3 et l’article 4 proscrivent rigoureusement tout ce qui peut
produire des erreurs, des équivoques, de la confusion; l’article 11
défend l’interversion des groupes (genres divisés en familles ete.);
l’article 15 établit la priorité des noms, mais sous la réserve expresse
qu'ils soient conformes aux règles essentielles de la nomenclature; la
section 6 traite des noms à rejeter, changer ou modifier (art. 59 à 66
compris) et, dès le second paragraphe, il est encore une fois dit; Chacun
doit se refuser à admettre un nom dans les cas suivants : 1) Quand ce
nom est appliqué, dans le règne végétal, à un groupe nommé antérieure-
ment d'un nom valable; 2) Quand il forme double emploi, etc.
Nous venons de voir que les sectaires d’O. Kuntze considèrent
comme noms valables ceux qu'ils arrangent, deshabillent, rhabillent,
retapent à coups de parenthèses. Ce qu'ils mettent à la place du nom
évincé, est donc autre chose qu’un nom, c’est un amendement tou-
jours considérable, une filière de noms, de dates, de synonymes, de
fractions, de signes arithmétiques, assurément plus lourds et de beau-
coup plus encombrants que tout ce qu’a produit l’ancienne phrase anté-
linnéenne. Cette substitution est-elle fondée sur des motifs graves, sur
une connaissance plus approfondie des faits ? Existe-t-il des raisons
majeures à ce retour aux longues formules du siècle dernier, à ce
massacre intentionnel ou inconscient du clair et pratique binominalisme
de Linné? S’est-on rendu compte de l’effroyable surcharge d'écriture
imposée aux générations à venir chaque fois qu’un botaniste voudra
consciencieusement citer un de ces innombrables noms à bequilles res-
taurés par effraction ?
En approfondissant les faits, voici ce que l’on trouve. L’amendement
de substance oblige, d’après l’article 49, à indiquer la correction. Par
exemple : Martinellius, après l’excision de ses 4/9, n’est plus le
Martinellius de Gray, mais essentiellement autre chose. On a re-
tranché du genre la substance de trois autres genres et celle de 633
espèces actuelles, en n’y laissant que 37 Scapania. On a corrigé le
premier mot de la diagnose, monoicous, en dioicous; il faut corriger
encore «leaves undivided or unequally lobed », autres changements de
caractères primordiaux. (Negligeons la correction grammaticale Marti-
nellia.) C’est, en somme, un genre entièrement nouveau d’O. K. 1891,
postérieur de 56 ans à Scapanıa Dum. Or, Scapania Dum. 1835 est lui-
même un amendement de Scapania subgen. Dum. 1822. — Amendement
(17) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BÉQUILLES. 335
pour amendement, c’est celui de Dumortier qui a la priorité, d’autant
plus que, sans la citation de rigueur Scapania, Martinellia Gray ne
constituerait pas un «renseignement littéraire » apte à faire comprendre
en quoi consiste le genre. Pourquoi ne pas laisser vivre Scapania tout
simplement, plutôt que d’en faire l'indispensable et, partant, indestruc-
tible béquille de Martinellia ?
Prenons Riccardius S.-F. Gray, dont la diagnose était erronée jus-
qu’au jour où, par un adroit coup de eiseau, on amputa un quart du
genre, c'est-à-dire Riccia fluitans, hépatique aussi éloignée des trois
autres Riccardius qu'un Juniperus l’est d’un Helleborus. L’amende-
ment, ici, ne frappe pas la définition, mais le contenu du nom, car Ric-
cardius selon Gray embrasserait actuellement, outre ses 120 ou
130 Aneura, environ 24 Ricciella. Jusqu'à l'amendement Riccardia par
Carrington, en 1870, Riccardius était absurde, tandis que Aneura Du-
mortier 1822 n’est pas et n’a jamais été absurde. C’est, encore une fois,
un tardif Riccardia, replâtré par Carrington, qui supplante ou essaie
de supplanter un nom de genre correct, antérieur de 48 ans. On objec-
tera, avec indignation, que c’est fouler aux pieds l’article 49 qui n’au-
torise pas, en cas de changement de circonscription d’un genre, à citer
un autre auteur que celui ayant publié le premier le nom ou la combi-
naison de noms. Fort bien. Seulement on oublie que la notion générique
Aneura n'était plus à créer en 1870. Elle était régulièrement constituée
dès 1822 et, à plus forte raison, depuis sa définition irréprochable dans
le Synopsis Hepaticarum. Il n’y avait done pas lieu de la créer une se-
conde fois; l’amendement Riccardia fait double emploi avec Aneura
qui a incontestablement la priorité, non la priorité à béquilles selon la
nouvelle école, mais la priorité selon la science. Ce n’est qu'à l’aide
d’un croc-en-jambe donné à la vérité historique, d’une interpretation
prodigieusement retorse et rétroactive de l’article 49 que l’on peut faire
concourir le Riccardia réformé de 1870 avec l’Aneura de 1822. Du-
mortier n’a peut-être pas agi correctement en ne se chargeant pas, lui,
de la correction grammaticale et du coup de bistouri retranchant Zic-
cia fluitans ; mais il est un peu tard pour l'appeler devant le juge. On
ne condamne personne pour n’avoir pas observé une loi un demi-siècle
avant qu'elle ait été promulguée. Si O. Kuntze, au lieu de restaurer une
troisième fois Riccardius après Carrington et après le comte de Trévi-
san, avait voulu honorer la première définition correcte du genre, il
n'aurait eu qu’à adopter Roemeria Raddi 1818, en écrivant Roemeriusa
(comp. Scaliusa, Lippiusa). Ce nom aurait eu l’inappreciable avantage
re 9
BULL. HERB. BOISS., juin 1896. 27
386 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
de ne pas nécessiter d’amputation et d’evincer Aneura. A la vérité, les
hépaticologues qui, tous sans exception, ont repoussé Cesiusa, Lippiusa
et Scaliusa, n’eussent probablement pas mieux accueilli Roemeriusa
Raddi !, ou telle autre correction linguistique de même nature.
Revenons à la question, posée au commencement de cette digression :
Est-il légal de restaurer un nom de genre fautif pour le substituer à un
nom générique plus jeune, mais correct ?
Le gros bon sens répond »0n, car une loi qui prescrirait de remplacer
le correct par l’incorrect, le concis par le prolixe, le simple par l’em-
brouillé, serait une loi mauvaise ; mais le gros bon sens se trompe. La
nouvelle école répond mordicus owi, le genre à réhabiliter füt-il mal
défini, faussement décrit ou pas décrit du tout et « caractérisé » seule-
ment par we espèce typique ou une majorité d'espèces.
Les règles du code, censées justifier cette manière u voir, sont:
1° L’art. 15, qui etablit la priorite.
2° L’art. 42, déclarant publiés un nom ou une combinaison de noms,
à la suite de la vente ou de la distribution, dans le public, d’imprimes,
de planches, d’autographies ou d'échantillons numérotés, nommés et
accompagnees d’etiquettes imprimees ou autographiees, portant la
date de la mise en vente de la publication.
3° L’art. 46.
L'interprétation de la dernière phrase de cet article (nullité d’un
genre publié sans caractéristique) est assez curieuse pour qu'il vaille la
peine de nous y arrêter. À Paris, en 1867, Alphonse de Candolle avait
proposé l’art. 46, rédigé comme suit :
Une espèce annoncée dans un ouvrage sous des noms générique et spécifique,
mais sans aucun renseignement sur les caractères, ne peut être considérée comme
publiée. Il en est de même d’un genre annoncé sans être caractérisé, « pas même
en disant de quelles espèces on le compose. » x
Le dernier membre de phrase, cité entre guillemets, ayant été biffe
par le Congrès, la nouvelle école en infère que, pour caractériser un
genre, il suffit de dire de quelle espèce ou de quelles espèces on le compose.
Désormais, tout botaniste qui lira cet article 46, devra donc rétablir
mentalement le membre de phrase biffé afin de se bien rappeler qu’un
' «Il seems to me that botanical Latin is impure enough already without such
gratuitous monstrosities ». Roscoe Pound, in the American Naturalist, 1892,
cité par O. Kuntze, Rev. III, p. exevın.
(19) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. ON
genre est caractérisé quand on a nommé quelques-unes de ses espèces.
Plus que cela, ce qui était restriction, défense, devient, grâce à ce sous-
entendu, autorisation expresse, ordre, loi. Non seulement il est permis
de caractériser un genre de la façon susdite, mais il est ordonné de le
faire chaque fois que s’en présentera l’occasion. Sentant qu’une loi aussi
grosse de conséquences ne pouvait pas rester déguisée entre les lignes
du code à l’état de devinette, M. Kuntze a pris soin de la formuler dans
ses propositions d’adjonctions aux règles de la nomenclature, et on lit,
après l’article 46 :
« Des noms nouveaux basés sur des synonymes sont caractérisés déjà par les
synonymes » (Voyez $ 72°).
(Les genres sont déjà caractérisés par une ou plusieurs espèces, selon les réso-
lutions du congrès de Paris de 1867). »
Or, se représente-t-on ce que peut être un genre caractérisé par une
ou plusieurs espèces en l’absence de toute description ? Qu'est-ce que
l’objet que l’on baptise ? Une abstraction qui n’est pas formulée, un
choix de caractères qui reste à faire. On nomme quelque chose qui
n'est pas encore, qui sera peut-être ou qui ne sera pas. Nulle difficulté,
évidemment, quand le genre existe sous un autre nom et quand il ne
s’agit que de « transférer » les espèces d’un casier à l’autre ; mais lors-
que la notion générique n’est pas créée? L'adoption du nom semi-nudum
pourrait toutefois se concevoir et se justifier dans le cas où une plante,
récemment retrouvée, permettrait d'identifier une figure ou une combi-
naison de noms restés absolument énigmatiques faute de diagnose et
faute de documents (exemplaires d’herbier, ete.). La plante prendrait
alors légalement le nom générique jadis proposé et l’on rédigerait la
phrase caractérisant le genre sans omettre de citer le premier auteur.
Mais ce cas est certainement des plus rares. L'article de loi sous-entendu
a été excogité pour les cas, infiniment plus nombreux, où l’on ne pou-
vait pas décemment parler de genre constitué et où il fallait donner à
une désignation antérieure en date, mais semi-nuda, un vernis de léga-
lité. Cet artifice est approuvé aujourd'hui par certains auteurs, quoi-
qu'il ne soit fondé que sur le silence de la loi et non sur une règle
énoncée. Cette règle, qui consacrerait la pseudo-priorité d’un genre
non décrit ou futur, caractérisé seulement par une ou plusieurs espèces,
reste donc discutable, jusqu’à ce qu’un congrès compétent l’ait sanction-
née. — Le fait qu’une prohibition a été abolie ne suffit pas, en pareille
matière, à créer un droit positif, si le code ne mentionne pas expresse-
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
ment l’annulation qui a eu lieu, c’est-à-dire ne désigne pas clairement
la pratique d’abord prohibee, puis permise. Un article de loi de cette
importance ne peut être sous-entendu.
M. Kuntze — il serait deloyal de ne pas lui rendre cette justice — a
si bien compris les graves inconvénients des nomina semi-nuda que,
dans ses nouvelles propositions de loi, il en à aboli, pour l’avenir, deux
catégories et a abrogé en partie l’article 42, remplacé par cette ordon-
nance :
« Des planches sans descriptions diagnostiques imprimées ne suffisent pas pour
établir des noms génériques ou spécifiques valables. (Avec cette annulation sont
prohibées les dénominations futures ne résultant que de la vente ou de la distri-
bution des herbiers). »
L’argument principal que la nouvelle école oppose au principe de ne
reconnaître comme valables que les genres définis, c'est-à-dire fondés
sur une description avec ou sans diagnose différentielle, est celui-ci : Le
premier nom générique quelconque, bon ou mauvais, classique ou bar-
bare, juste ou faux, mais identifié (recognoscirt) à l’aide d’un des pro-
cédés que nous venons de passer en revue, offre un point de départ plus
sûr, plus fixe, plus «objectif» que le premier nom correctement ou suffi-
samment défini. Les auteurs peuvent n'être pas d'accord snr la valeur
d’une phrase descriptive, surtout s’il s’agit de définitions du siècle
dernier ; de là incertitudes, discussions, instabilité de la nomenclature.
M. K. Schumann, dans sa critique du Zevisio g. pl., avait émis la
thèse qu'un genre sans diagnose différentielle équivalait à un nomen
nudum’. M. Kuntze réplique qu’à peine 20 ° des diagnoses d'autrefois
répondent à cette exigence idéale et que même bon nombre de genres
modernes ont été établis «instinctivement », sans indication de leurs
caractères differentiels. M. E.-L. Greene abonde dans le même sens :
« Tous les botanistes systématiciens ayant un peu d'expérience, écrit-il
dans Pittonia (1892, p. 277), savent bien que beaucoup de diagnoses
génériques sont grossières, peu satisfaisantes, et souvent telles qu'il est
impossible de comprendre ce que l’auteur entendait par son genre,
tandis que la citation d’une seule espèce typique ne laisse ordinairement
pas le moindre doute dans l’esprit?. »
Tout un chapitre du Zevisio g. pl., extrêmement digne d’attention,
? Naturwissenschaftliche Rundschau, 1892, p. 164-167.
Cité par O. Kuntze, Rev. g. pl., II, p. CCIX.
(21) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITÉ ET NOMS A BÉQUILLES. 339
traite des nomina semi-nuda (Vol. I, p. XLII-XLIV), notion créée par
O. Kuntze et sur laquelle beaucoup de botanistes se méprennent encore
aujourd'hui. « Je confesse, conclut l’auteur, qu’en déclarant légalement
valables des noms génériques semi-nuda, fondés sur des renseiene-
ments aussi légers, on fait souvent tort aux auteurs qui ont publié des
diagnoses meilleures ou des amendements plus corrects. Mais, d’une
part, il n'existe pas de limite tranchée entre les caractéristiques cor-
rectes et celles qui sont établies à la légère : d’autre part, beaucoup
de genres actuellement valables ont été fondés sur des données de si
peu de poids que, pour être conséquent, il faudrait les débaptiser au-
Jourd’hui, ce qui amènerait de nouveaux conflits. En conclusion : « Pour
qu'un nom de genre ou d'espèce soit valable, ıl suffit qu'il soit sûrement
identifié par une figure, par une plante, par un texte ou par un syno-
nyme.» (0. K. R. g. pl. IH, p. CLXX VIT.
L’aveu de M. Kuntze est significatif; il confirme deux des opinions
énoncées plus haut. D’abord, qu'il est fort difficile, souvent impossible,
de superposer exactement les genres modernes aux anciens; deuxième-
ment, qu’en usant des artifices de la nouvelle école, on avantage la
priorité purement nominale au détriment de la priorité scientifique
ou par définition. La priorité nominale triomphera-t-elle néanmoins ?
Il est permis d’en douter. Quelque apparence légale que l’on s’efforce
de donner à certaines restaurations, elles heurteront toujours le
sentiment d'équité qui a ses droits aussi, et une génération, peut-
être plusieurs générations de botanistes continueront à considérer
comme le véritable auteur d’un genre celui qui, le premier, l’aura
convenablement caractérisé, et comme seul nom valable le premier
nom scientifique, d’ailleurs fatalement prédestiné à rester accollé au
nom semi-nudum ou faux à titre de synonyme indispensable et ineffaçable.
Ces prioritaires «vieux style» persisteront à nier qu’un genre puisse
être caractérisé par une plante sèche, par un icon, par un ou par quel-
ques noms d'espèces en l’absence de toute description. Ils objecteront
opiniâtrement que ce que l’on nomme genre n’est pas une chose tombant
sous les sens, mais une sélection de l'esprit, un caractère ou une somme
de caractères choisis, isolés des caractères spécifiques, et qu'une ab-
straction de cette nature particulière n’aura jamais son équivalent ma-
tériel dans une figure, dans un échantillon d’herbier ou dans un nom
d’espece. Quand M. Greene déclare qu’un genre est souvent plus facile
à identifier d'après une espèce citée que d’après une mauvaise phrase,
il omet d'ajouter que c’est d’un genre connu qu'il parle. Mais M. Greene
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
trouverait singulier de n’etre pas cité comme l’auteur d’un genre qu'on
l'aurait obligé à abstraire lui-même, à caractériser pour le public
d’après une figure, un exemplaire desséché ou une citation d’especes.
Pourtant, d’après ses principes et d’après les articles 42 et 46 inter-
prétés à sa facon, ses droits d'auteur seraient nuls. Réciproquement,
l’auteur du nom semi-nudum, que nous supposons vivant et honnête
homme, souffrirait-il que M. Greene se dérobât anonymement à la
postérité, après avoir fait ce que, lui, avait négligé de faire, c’est-à-dire
après avoir défini son genre ? Ne serait-ce pas, de la part du premier
auteur, une outrecuidance, pis que cela, un manque de probité que de
se parer des plumes de M. Greene en vertu d'un article de loi quel-
conque, commenté en dépit du bon sens ?
« Ne jamais faire dire à un auteur ce qu'il n’a pas dit » est une règle
tellement axiomatique que les législateurs de 1867 ont jugé superflu de
l’introduire dans le code. C’est cette règle pourtant qui est continuelle-
ment violée sur la plus vaste échelle par les décrets révolutionnaires
attribuant des centaines de genres modernes à des auteurs qui seraient
les premiers étonnés de les avoir faits et qui, ressuscités, sinsurgeraient
contre les inventions, découvertes, et noms rectifiés (en quel latin,
srands dieux !), sur lesquels aujourd’hui on appose si cavalierement
leur signature responsable et posthume. Si la « priorité objective » recourt
à de pareils moyens pour avancer l’ere de l’harmonie universelle entre
botanistes, cette harmonie sonne faux, comme tout ce qui repose sur
une torsion des textes. Le terme semblera violent; il n’est pas malaisé
de le motiver.
Le Congrès de 1867 a admis deux catégories de nomina semi-nuda,
ceux fondés d’une part sur des figures, d’autre part sur des exem-
plaires d’herbier publiés avec étiquettes imprimées et datées; mais il
n’y a eu là qu'une concession, comme il résulte nettement du Commen-
taire de 1883.
«Le Congrès s'est montré indulgent pour les distributeurs de plantes num6rolees,
lorsqu'il a considéré les noms imprimés sur des étiquettes comme publiés et
prenant date, moyennant une distribution aux principales collections publiques.
A la rigueur, et en raison de l’article 46, il faudrait, selon la remarque du Dr
J. Mueller, une indication des caractères qui paraissent à l’auteur motiver l’eta-
blissement nouveau d’un genre ou d’une espèce. On peut dire cependant que la
vue d’un échantillon ou même d’une planche en apprend quelquefois plus que
l'énoncé bref ou imparfait des caractères » (loc. cit., p. 23).
‘ «The principle of representing an author as saying what he never did say
(23) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 3
Cette concession ou cette indulgence, dont feu Mueller Arg. avait juste-
ment pressenti le danger, n’a done été accordée qu’à une certaine caté-
gorie de noms modernes, mis en circulation par des moyens autrefois
inconnus, et NE COLLISIONNANT PAS AVEC DES NOMS DEJA ETABLIS. Le
Congrès a admis ces noms, en quelque sorte provisoires, et immédiate-
ment contrôlables par tout le monde. Or, de cette simple licence, ac-
cordée comme à regret, il y a loin, très loin à la Loi toute-puissante par
laquelle l’école nouvelle prétend refondre la systématique d’un bout à
l’autre, au mépris des innombrables conflits de noms qui en résultent.
Après la recommandation si expresse de ne rien décréter, en nomen-
elature, qui puisse paraître arbitraire ou imposé, de viser à la stabilité
des noms, après avoir même admis certains abus, certaines usurpations
de Linné par crainte des changements qw'entraînerait leur annulation
après plus d’un siècle (Commentaire de 1867, p. 39), de Candolle et les
législateurs du congrès à Paris auraient certes repoussé de toutes leurs
forces une interprétation rétrograde de l’article 42, conduisant droit au
bouleversement qu’il était dans leur intention expresse d'éviter ‘. C’est
done dénaturer l'esprit des lois que d'attribuer un effet rétroactif, re-
montant jusqu'aux premières origines de la systématique, à la licence
clairement définie et limitée de l'article 42. M. O. Kuntze reproche à
M. Pfitzer de manier les «Principes dirigeants » comme des règles de
caoutchouc pour expulser du code tel paragraphe qui le gêne dans un
cas donné?. M. Kuntze paraît ne pas se douter de la merveilleuse élasti-
cité qu'il prête à l’article 46, pour faire sauter «dans le bleu» les
principes inscrits en tête des règles de la nomenclature botanique.
RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS
M. Roscoe Pound, dans son commentaire des propositions viennoises
de MM. Engler et Ascherson °, reproche aux contradicteurs de
M. Kuntze de déclamer contre certaines « modifications désagréables »
is one of the most odious of literary vices. » E. L. Greene, Pittonia II, Aug. 1892,
cité par O. Kuntze, Rev. III, p. cxcur.
1 Voir les déclarations, très explicites, à ce sujet, d’A. de Candolle, repro-
duites p. CCLXXIIT du Revisio gen. pl.
2 Bulletin de l'Herbier Boissier, 18%, p. 469.
8 The American Naturalist, déc. 1895, traduit par O. Kunize dans Journal
de Botanique (16 mars 1896).
PONT AS AT 7. “u w ha oi MAL AZ ho ds nv. pi.
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Fan el ©
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
et de se cacher derrière des données vagues et générales sans
prendre la peine, comme le fait toujours le D' Kuntze, d'appuyer leurs
assertions sur des citations et des exemples actuels, que l’on puisse im-
médiatement vérifier. Quoique le reproche soit injuste pour plusieurs
des auteurs dont les critiques longuement motivées sont reproduites
dans le vol. III du Revisio gen. pl., il faut convenir qu'aucun des oppo-
sants de M. Kuntze n’a explicitement formulé les conséquences
légales qu’entraine le rejet des nomina semi-nuda * et de l'effet rétro-
actif, attribué aux articles réglant la correction des noms généri-
ques. Comme la partie personnelle du code d’O. Kuntze et la plupart
des changements de noms par lui proposés sont basés sur ces deux
innovations, le débat entre Kuntzéens et Antikuntzéens se réduit actuel-
lement à ceci :
Priorité ou pseudo-priorité. Noms caractérisés ou noms « à béquilles »
(sit venia verbo), empruntant leur sens à des descriptions postérieures
en date. Tout le reste est secondaire.
Essayons de formuler ces conséquences. Les propositions qui vont
suivre n’ont aucune prétention à l’infaillibilite; leur rédacteur, qui n’a
pas qualité de législateur, les soumet respectueusement aux délibéra-
tions des botanistes, plus compétents que lui, qui auront à s’oceuper de
questions de nomenclature avant ou pendant le prochain congrès inter-
national convoqué à cet effet :
I. La loi de priorité, seule base sérieuse de la nomenclature botani-
que, institue comme valables les premiers noms définis qui, à partir de
Linné, ont été imposés aux genres et aux espèces.
f
IT. Ces désignations ne peuvent être ni des #omina nuda (indéfinis)
ni des noms empruntant leur sens à des noms postérieurs en date. En
effet, pour que la publication d’un genre ou d’une espèce confère le
droit de priorité, l’art. 46 prescrit que ces groupes soient caractérisés.
Comme la définition d’un groupe quelconque, surtout de ceux qui sont
supérieurs à l'espèce, consiste en un choix ou en une abstraction de ca-
racteres, ces caractères doivent être évoncés et ne peuvent jamais être
sous-entendus ?.
1 M. Roscoe Pound lui-même en rejette une partie. Voir Rev. g. pl., t. II,
p. CXCVII.
? Dans le vocabulaire de M. O. Kuntze, cette interprétation de l’art. 46 porte
le nom d’Error Briquetianus. Pourtant le même auteur a dit: « Ge que l'on
(25) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 393
III. Toute priorité, tardivement postulée à l’aide d’un changement
de définition pour un groupe déjà autrement nommé et régulièrement
caractérisé, est illégale, est une pseudo-priorité.
Motivation. La préexistence, dans la littérature, d’un pseudo-syno-
nyme avec caractéristique nulle ou fausse ne constitue pas un motif suf-
Jisamment grave (art. 16) pour priver du droit de priorité un autre
nom correctement défini. Ce nom étant le premier acceptablement ca-
ractérisé, il est le premier valable (art. 46), et toute autre désignation,
remise subséquemment en vigueur à l’aide d’un artifice linguistique,
doit être repoussée en vertu de l’article 60, alinéa 1.
Corollaires. De l'effet rétroactif.
IV. Aucune mesure prescriptive n'ayant jusqu’à présent été votée par
un congrès compétent, la loi de priorité est retroactive en ce sens que la
qualité obsolète d’un nom d’ailleurs valable ne lui enlève rien de ses
droits. Pour qu’un nom puisse être légalement rétabli, il suffit qu’il soit
conforme aux règles essentielles de la nomenclature (art. 15) et, en
outre, qu'il ne pèche pas contre les recommandations 1, 5, 7, 8 de l’ar-
tiele 28, et contre l’alinéa 3 de l’article 60 (noms démesurément longs,
noms barbares, noms adjectifs, noms de section commençant par Zu,
noms exprimant un caractère positivement faux dans la totalité du
groupe en question ou dans la majorité des éléments qui le composent).
Le glossaire générique en vigueur étant déjà suffisamment riche en
noms irréguliers de ces différentes catégories, on ne saurait être assez
rigoureux pour la réadmission de désignations antiréglementaires, Jus-
tement tombées en désuétude et qu’une simple recommandation n’em-
pecherait pas de substituer à des noms corrects.
V. En revanche, il est illégal d'employer rétroactivement les règles
présidant aux changements de définition des groupes pour déposséder
de leur priorité des noms régulièrement publiés. Une loi fondamentale
ne doit ni ne peut être éludée ou abrogée par l'application d’une règle
spéciale.
_ baptise, c’est l’objet, non sa description. » Or, où est l’objet baptisable dans un
genre qui n’est pas défini ? Il n'existe pas, car l’abstraction genre ne devient
objective qu'après qu'elle a été verbalement formulée. Le procédé n’est pas même
comparable au baptême intra-utérin où l’objet, quoique soustrait aux regards,
existe ; l’église de M. Kuntze baptise le fœtus avant qu'il soit conçu.
SE SE
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
OBJECTIONS
1. Noms génériques fondés sur des exsiccata.
On fera valoir, contre la proposition Il, l’artiele 42 qui déclare
publiés des noms fondés sur des planches ou sur des échantillons éti-
quetés, numérotés et datés, sans définition énoncée. Aïnsi qu'il a été
exposé plus haut et ainsi qu'il ressort du Commentaire de 1867, il ne
s’agit ici que d’une infraction à la loi, d’une licence, accordée aux
distributeurs de plantes numérotées, lorsque les étiquettes accompagnant
ces plantes satisfont à certaines conditions, rarement réalisées dans les
anciens exsiccata. Comme les législateurs de 1867 n’ont pas prévu
l'éventualité d’un conflit entre ces noms «licites » (J. Briquet ') et des
noms caractérisés postérieurs en date, signalons dès à-présent l’absur-
dité qu'il y aurait, en cas de collision, à donner la préférence à des
noms simplement tolérés dans de rares cas exceptionnels et que
M. Kuntze lui-même considère comme abusifs, puisqu'il propose de les
abolir dorénavant.
2. Noms génériques fondés sur des planches.
«Il est clair que la deseription d’un genre peut être figuree. » (J. Bri-
quet, loc. cit. p. 52). «Auch #omina semi-nuda, auf Abbildungen basirt,
lässt Briquet gelten.» (O0. Kuntze, ibidem, p. 494). En rapportant la
phrase de J. Briquet, M. Kuntze omet d’ajouter la restriction dont l’au-
teur la fait suivre: « Mais alors pour les genres, il n’y a qu’un schéma qui
puisse remplacer une description, car en figurant une espèce et en suppo-
sant cette espèce monomorphe, on n’a donné que les caractères de l’es-
pèce monomorphe et rien de plus.» M. Briquet n’admet done que les
figures de genre schématiques. On pourrait, par exemple, sur une planche
noire de l’Adoxa moschatellina, contourner en rouge ceux des organes
dont la forme, la disposition et le nombre constituent les caractères
génériques d’Adoxa. Le limbe du calice semi-supère et acerescent étant
à 2 ou 3 lobes, le dessinateur ferait deux figures différentes du calice,
avec légende expliquant pourquoi il y a deux figures. On retomberait
dès lors dans la description verbale. Les noms génériques, caractérisés
! Questions de nomenclature ; Bull. de l'Herbier Boissier, 1894, p. 52.
(27) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITÉ ET NOMS A BÉQUILLES. 395
par des planches, ne sont done pas semi-nuda dans l’acception d’O,.
Kuntze, puisque la légende verbale indispensable tient lieu de descrip-
tion. Sans légende, un schéma resterait le plus souvent inintelligible, car,
dans une foule de genres, le nombre des organes n’est pas fixe et exige-
rait autant de figures schématiques qu'il y a de cas possibles.
3. Noms génériques fondés sur des citations d'espèces.
Nous n’avons pas à nous occuper de cette catégorie de noms semi-nuda
des lois particulières de M. Kuntze, puisque le code officiel de 1867 ne
les mentionne pas. M. Briquet (loc. cit.) a excellemment démontré l’im-
possibilité de caractériser un genre par une citation d'espèces. Ce
serait « demander ces renseignements aux lecteurs, et leur dire à peu
près ceci : Veuillez, je vous prie, examiner cet assemblage d'espèces que
j'ai fait, comparez les dites espèces et voyez si, en extrayant laborieuse-
ment leurs caractères communs, vous n’arriverez pas par hasard à en
tirer une diagnose générique et l’idée d’un genre naturel.» Et, plus
loin: « Tous les groupes sont des constructions; si on n'indique pas le
principe de la construction, le lecteur n’y comprend rien. Les noms
doivent représenter des idées (Begriffe), sans quoi ils sont inutiles. » —
M. Kuntze n’oppose à cette argumentation que le reproche d’entetement
de la part de l’auteur. Il signale à M. Briquet le grave inconvénient
qu'il y aurait à heurter la coutume traditionnelle des phycologues qui
souvent ont caractérisé leurs genres uniquement en citant des noms
d'espèces, et le font encore aujourd’hui. — Une coutume illégale n'a
droit à aucun égard; cela est nettement dit à l’article 4 des Principes
dirigeants : « Aucun usage contraire aux règles ne peut être maintenu
s’il entraîne des confusions ou des erreurs.» Sachons toutefois gré à un
auteur que 30,000 changements de noms d'espèce n’ont pas effrayé,
d’avoir, par extraordinaire, rompu une lance en faveur de la tradition.
4. Objection tirée de l'article 49.
«Un changement de caractères constitutifs ou de circonscription
dans un groupe n’autorise pas à citer un autre auteur que celui ayant
publié le premier le nom ou la combinaison de noms. » Il s'ensuit qu'un
genre, modifié dans ses caractères jusqu'à en devenir méconnaissable,
conserve néanmoins son nom d'auteur et sa date, l'amendement füt-il
postérieur de 100 ans à la première publication. Si les changements ont
396 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
été considérables, le code preserit simplement d’ajouter à la citation de
l'auteur primitif: mutatis characteribus ou pro parte ou exclusis spe-
ciebus.
À premiere lecture, on est frappé de l’irrégularité, pour ne pas dire
de la supercherie que cet article autorise. Qu'est-ce que la citation du
nom d'auteur après celui de genre? A. de Candolle nous l'explique. C’est
«un renseignement bibliographique abrégé; c’est la constatation d’un fait,
savoir que tel auteur a le premier donné tel nom à un genre. — Son
but est de faciliter la recherche d’un détail extrêmement important, la
date de la publication d'un nom, etc. — Le lecteur est conduit directe-
ment à la description originale.» — Mais qu'importe la description ori-
ginale, quand le genre, au bout de 10, 50, 100 ans, a recu une signifi-
cation tout autre ? Où trouver cette seconde description, la seule qui
interesse, quand elle n’est indiquée après le nom que par la vague for-
mule : mutatis characteribus ? Ce «renseignement bibliographique» non
seulement est nul, mais il induit en erreur, car le nom du premier
auteur renvoie à une description qui ne correspond plus au genre. Il y
a falsification de date. — Nous apprenons, par le Commentaire de 1867
(p. 55-57), que cette falsification a été admise afin de parer au grave in-
convénient de devoir «reconnaître une foule de genres sous le même
nom, lorsqu'ils different à peine. Au bout de cinquante ans ou d’un
siècle, on ne pourrait plus se reconnaître au milieu des noms, car il y
aurait dans les Borraginées, par exemple, autant de genres Myosotis
ou Cynoglossum que d’auteurs ayant défini ces genres un peu diverse-
ment.» Et, imprudemment, A. de Candolle ajoute: « On changera tout
ce qu'on voudra, par exemple, dans le genre Xerotes Br.; mais il y a
une chose certaine etimmuablé, c’est que Brown a fait, en 1810, un genre
sous ce nom. À ce point de vue, qui est le principal, Brown devra
toujours être cité pour Xerotes. »
L’explication, malheureusement, ouvre une large porte aux abus. Le
principal, en botanique, c’est le sens que l’on attache au nom. Respectons
la citation de Brown pour le genre Xerotes, fort bien; mais si Xerotes
est réformé de fond en comble, ayons l’honnêteté de ne pas faire dire à
Brown ce qu’il n’a pas dit, et mettons le lecteur à même de se rensei-
gner sur le correcteur, partant sur la date de l’amendement qui peut
avoir été très considérable. On cite bien, de rigueur, le nom de celui
qui n’a fait que placer l’espèce d’un autre auteur dans un genre diffé-
rent; de quel droit supprimerait-on le nom de l’auteur d’une correc-
tion beaucoup plus importante, obligeant parfois à changer la place
systématique de centaines d’espèces ?
ER
(29) É. LEVIER. PSEUDO-PRIORITÉ ET NOMS A BÉQUILLES. 397
L’irregularite, destinée à parer à un inconvénient relativement léger,
en a produit un cent fois pire. Les prioritaires archaïsants se sont em-
parés de l’article 49, l’ont appliqué rétroactivement sans le moindre
souci des collisions qui se produisaient avec des noms jusque là in-
attaqués, et en ont fait leur machine « légale » pour remettre en vigueur
quantité d'anciens genres fautifs, vicieux, indéfinis, de noms adjectifs et
barbares. Au dangereux commentaire d’Alphonse de Candolle, les
innovateurs ont intrépidement substitué le sophisme : «On changera
tout ce qu’on voudra dans le genre Aytonia, mort-né pour vice absolu
de définition; on rapportera à ce nom, grâce à la formule mutatis
characteribus, la première définition correcte du groupe, créé 56 ans
plus tard sous le nom de Plagiochasma, et il y aura une chose immuable
et certaine, c’est que les frères Forster ont fait, en 1776, le genre
Plagiochasma, quoiqu'il s’appelät alors Aytonia '.— Enoncer le procédé,
c’est en dénoncer l'injustice et l’improbité. Au point de vue de la
priorité honnête, il n’y a qu’une chose certaine et immuable, c’est que,
avant Lehmann et Lindenberg, en 1832, il n'existait pas de genre
Plagiochasma, puisque toutes les dénominations précédentes des frères
Forster, de Linné fils, etc. sont vides de sens et frappées de nullité. En
réhabilitant Aytonia, on fait de l'archéologie et non de la botanique,
on substitue un nom vicieux par son orthographe et par son sens à un
nom correct et on viole une loi fondamentale (priorité des noms carac-
térisés) par l’application retorse d’une règle spéciale.
Il est donc de toute évidence que l’article 49 n’a pas, ne peut pas
avoir l'effet rétroactif qui lui prêtent les pseudo-prioritaires. A. de
Candolle lui-même, en 1892, a hautement protesté contre cette pratique
abusive. Nous traduisons: « Dans les 26 familles que j’ai spécialement
élaborées pour le Prodromus, M. Kuntze propose 28 changements de
noms génériques. En étudiant un à un ces changements, je trouve que
22 sont inacceptables, parce qu'ils sont fondés sur des motifs incorrects.
Ainsi, M. Kuntze adopte comme valables des noms génériques sans des-
cription appropriée, absolument comme s’ils étaient accompagnés de
leur caractéristique régulière ?, »
1 Et quoique l’un des Forster l'ait solennellement désavoué onze ans plus tard.
Mais cela importe peu. — L’Auteur-de-genre malgré lur .... ce type nous man-
quait après Sganarelle, médecin malgré lui, à mänes de Molière! (J. Briquet, 1. c.)
2 «In studying these proposed changes one by one, I find that twenty-two
are unacceptable, for the reason that they are based upon incorrect foundations,
such as, for instance, the adoption of a generic name unaccompanied by any ade-
ee EN en A Te ET se RE AT a ah en a DE + a NRA e K CAN
A
393 BULLETIN DE L’HERBIER. BOISSIER. (30)
En conclusion : Un nom de genre ne peut jamais emprunter sa dé-
finition à un autre nom postérieur en date et valable. — L'article 49 n’a
pas d'effet rétroactif s’il y a collision avec des noms déjà établis.
Proposition d’adjonction à l’article 49: En cas de ballottage entre un
genre régulièrement pubhé et un genre plus ancien, inacceptable sans
changement de définition ou de composition, ce dernier prend la date de
l'amendement :.
5. Le spectre de l’anarchie.
Hors la priorité «objective » pas de salut, selon O. Kuntze. Ceux qui
se refusent à accepter en bloc ses réformes sont des entêtés, des fauteurs
de désordre et de confusion, des anarchistes. La recherche de la priorité
scientifique nous est représentée par lui comme une entreprise entourée
de difficultés à peu près insurmontables : De deux anciennes descriptions,
tel auteur préfèrera celle-ci, tel autre celle-là; des années se passeront
en vaines disputes avant que l’on ait apuré tous les noms génériques et
jeté les premiers fondements du Nomenclator plantarum omnium, qui
mettra fin au chaos actuel en dispensant à l’avenir de citer les noms
des auteurs. — Ces sombres prédictions, jointes à une dialectique des
plus serrées, sinon toujours des plus courtoises, et à l'impression con-
sidérable produite par un corps d'ouvrage tel que le ÆRevisio generum
plantarum, résultat d’un immense labeur de sept ans, ont gagné à la
cause de M. Kuntze un certain nombre d’adhérents, surtout en Amérique.
Assurément la vérification de toutes les priorités génériques par défini-
tion exigera autre chose et plus que des coups de dictionnaire et des
séances dans les bibliothèques : mais si l’on réfléchit qu’O. Kuntze s’est
lui-même chargé d’une grande partie de la besogne et l’a menée à
bonne fin, l’objection perd beaucoup de sa force. Il vient d’être dit que,
sur vingt-huit changements de noms génériques, proposés dans le Revisio,
A. de Candolle en a accepté six. M. J. Briquet en a accepté autant, sur
quinze proposés pour la seule famille des Labiées. Le chiffre est moins
favorable pour les Hépatiques, où, sur dix-sept changements, deux seuls
peuvent être admis, mais ne comptent pas à l’actif de M. Kuntze, ayant
déjà été proposés avant lui. Total : 12 noms restaurés ou reconnus de
quate description, as if it were a genuine name associated with appropriate des-
criptive characters. » Gardener’s Chronicle, 23. Apr. 1892, p. 531.
? Ce n'est point une loi nouvelle qui est ici proposée. C’est la simple para-
phrase d'un avis motivé d’A. de Candolle (Voir p. 405, en note).
Bir Yan a 1) PR CP NT À, Di al: rl ad” + sé L Eu Pe 27 pr 17 QOPE + nf à ie
a h
(31) É. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BÉQUILLES. 399
droit, sur 60, appartenant à 28 familles végétales. Si cette proportion
d'environ un cinquième se verifiait pour les autres familles, ce n’est pas
moins de 215 noms de genre, sur 1074 changés par O. Kuntze, qu'il
faudrait reprendre comme bien fondés. Ne fussent-ils que 150 ou 100, ils
suffiraient (à plus forte raison s’ils étaient 300 ou 400) pour assurer à
l'œuvre du savant allemand une place des plus honorables dans la
litterature botanique. Ce n’est pas tout. M&me ceux de ses noms fa-
talement destinés à retomber dans la synonymie sont presque toujours
accompagnés de renseignements précieux, de dates, d’extraits d'anciens
livres rares, souvent aussi de dissertations diagnostiques dont il serait
souverainement injuste de méconnaître la valeur. Tous ces documents,
collationnés d’après un plan unitaire avec le Genera plantarum de
Bentham et Hooker et le nouveau Genera d’Engler et Prantl en voie
de publication, faciliteront et abrègeront notablement la tâche des
systématiciens, appelés à compiler le prochain Nomenclator universalis.
Il ne faut done pas desesperer de l’avenir ni se laisser effrayer par le
spectre de l’anarchie.
S'il y a eu anarchie, c’est dans la nomenclature générique des Hépa-
tiques à partir du jour où S.-O. Lindberg et le comte de Trévisan, bien
des années avant O. Kuntze, arborèrent le drapeau de la pseudo-priorite
pour prêcher la croisade sainte en faveur des vieux noms coûte que
coûte. — Tout le monde se rappelle les retentissantes discussions qui
eurent lieu à propos de Porella Dill., désignation antélinnéenne, ex-
primant un caractère positivement faux dans la totalité du groupe en
question. Négligé même par M. Kuntze et répudié par M. Schifiner, ce
nom, malgré l’éloquente plaidoirie de M. Le Jolis, a trouvé un dernier
champion en Suède. L'accord n’a jamais pu s’etablir en dépit des flots
d'encre répandue, faute de principes dirigeants. Bon nombre de genres
«à béquilles », renouvelés de S.-F. Gray, deparent encore le dernier et
magistral Genera Hepaticarum, publié par le docteur V. Schifiner dans
les Familles naturelles d’Engler et Prantl.
Il ne sera done pas sans intérêt, à titre d'exemple pratique, d’appli-
quer aux genres d’Hepatiques les règles proposées plus haut et de
mettre en regard les changements nécessités par l’une et par l’autre
interprétation du code.
Le Revisio generum plantarum décrète, pour la famille des Hépa-
tiques, 17 changements de noms génériques, entraînant le démarquage
de 302 espèces énumérées dans le texte. Si l’on refait le calcul d’après
le nombre d'espèces, indiqué pour ces 17 genres par V. Schifiner en
400 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
1893, et si l’on néglige les espèces nouvelles, publiées entre temps, on
arrive A un total de 756 espèces à debaptiser, soit 19 °/o de toutes les
Hepatiques du globe.
Or, deux de ces noms, Æepatica Hall. et Marsilea L. 1735 (pour
Lunularia) sont antérieurs à 1753. — Six autres noms, PBazzanius,
Bellincinia, Kantius, Martinellius, Mylius, Riccardius exigent une
réforme de leurs parties constitutives, soit une amputation dans cinq
cas, soit une fusion de deux genres dans un cas (Antoiria Raddi =
Bellincinia Raddi), autant d’amendements de substance faisant dire à
Gray et à Raddi ce qu'ils n’ont pas dit et leur attribuant des genres
qu'ils n’ont pas faits, genres empruntant leurs sens à d’autres noms,
postérieurs en date et publiés longtemps avant l'amendement. — Un
nom, Cyathophora Gray 1821, viole la règle orthographique d’O. Kuntze
à cause de Cyathophorum Pal. Beauv. 1805. — Un dixième nom, Mar-
chesinus Gray, constitue un anachronisme grotesque au milieu des
Hygrolejeunea, Lepto-, Trachy-, Crossoto-, Odontolejeunea, ete., de R.
Spruce et ne peut équivaloir a Homalo-lejeunea, puisque S.-F. Gray ne
connaissait que deux sections et cinq espèces de l’ancien Zejeunia Lib.,
qui compte aujourd’hui près de 1000 espèces, distribuées sur 40
genres ! Il est douteux, d’ailleurs, que Marchesinus puisse être corrigé
en Marchesinia. — Le onzième nom, Aytonia, légitimement répudié
par son propre auteur, équivaut à un nomen nudum pour vice absolu
de définition et figures fausses. — Un douzième nom, Stephanina ©. K.
tombe sous le coup de l’article 3, prohibant la création de désignations
inutiles et de l’article 60 défendant de baptiser à nouveau un groupe
nommé antérieurement d’un nom valable. — Trois noms, Cesiusa,
Lippiusa, Scaliusa, ont été unanimement refusés par les hépaticologues
vu leur désinence excentrique, et comme cette sorte de «licence ortho-
graphique» (voir l'alinéa 5 de l’art. 28) n’engage que la responsa-
bilité du premier auteur, non celle du correcteur, il serait peu équitable
de mettre ces trois «néolatinismes » sur le dossier de S.-F. Gray, déjà
assez chargé de méfaits linguistiques. — Restent deux noms, Herbertus
et Pallavicinius, déjà restaurés, l’un par Carruthers des 1865, l’autre
par de Trévisan, en 1877, et qui ne peuvent donc pas être inscrits à
l'actif d’O. Kuntze. Malgré les réserves, exprimées par M. Le Jolis au
1 Phragmicoma Syn. Hep., cité comme synonyme par O. Kuntze, est lui-même
aboli, ses nombreuses espèces se trouvant actuellement réparties sur plusieurs des
nouvelles coupes génériques de Spruce, élevées au rang de genres par F. Stephani
et V. Schiffner.
(33) É. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 101
sujet de ces deux noms, acceptons, au bénéfice de la nouvelle école,
les 36 espèces que ces deux genres comprenaient en 1893. — Ces
36 changements admis, sur 756 nécessités par la loi Kuntze, ce n’est
plus 19 pour cent, mais 0,9 pour cent de toutes les Hépatiques du
globe qu’on aura débaptisées en appliquant strictement la loi de prio-
rité, c’est-à-dire en adoptant les premiers noms de genre caractérisés.
La priorité selon le code de 1867 entraîne donc 21 fois moins de
changements dans la nomenclature des Hépatiques, c’est-à-dire constitue
un moyen 21 fois plus efficace pour réaliser la stabilité des noms, que
ne l’est la priorité nominale, objective ou bibliographique, selon le code
d’O. Kuntze. Les chiffres pourront différer en phanerogamie, mais il
saute aux yeux qu'en réhabilitant seulement les priorités honnétes,
celles dont la recherche etla découverte resteront le mérite impérissable
d’O. Kuntze, et en rejetant les pseudo-priorites, les changements
n’arriveront qu’à une faible fraction de ce chiffre de trente mille, qui
n'est pas si terrible qu'il en a l’air. Il ne résulte, en effet, que d’un mal-
entendu, d’une interprétation personnelle et rétrograde de quelques
articles des Lois, dont il n’est heureusement pas difficile de retrouver
le sens vrai en consultant les sources.
Codex Kuntzeanus et Codex Parisiensis.
Dans le troisième volume du Revisio gen. pl., p. 329, après avoir pro-
noncé contre les « révolutionnaires » du Congrès de Gênes un réquisi-
toire fulminant et tonitruant, le docteur Otto Kuntze, avec une sérénité
olympienne, déclare qu’il n’a sciemment violé aucun des principes du
code de Paris et il ajoute: « Ce qu'on m’a reproché sous ce rapport,
n’est pas démontré et repose en grande partie sur des thèses émises plus
tard et contraires au code. » Déjà, au commencement du volume, les
objections d’Alphonse de Candolle étaient écartées par M. Kuntze à
l’aide d’un argument aussi commode que plein d’amenite..... pour un
mort à peine porté en terre. Ecrasé par l’âge, ce « vieillard stupide »
(l’exelamation d’Hernani) ne se rappelait plus, en 1892, les lois qu'il
avait faites lui-même en 1867.
Récapitulons, en conséquence, au péril de tomber dans le rabâchage,
les points où il y a désaccord entre les lois de 1867 et celles du doc-
teur Kuntze.
BULL. HERB. BOIss., juin 1896. 28
402 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
Lex Kuntzeana prima.
L'article 46 exige des noms de genre caractérisés, tandis que
M. Kuntze admet des genres non caractérisés. Il invoque, en sa faveur,
l’article 42 qui reconnaît comme publiés des noms ou des combinaisons
de noms, fondés sur des planches ou sur des échantillons numérotés,
nommés et datés, distribués dans le public. Il s'ensuit, d’après
O. Kuntze, qu'un genre non décrit, fondé sur une figure ou sur des
échantillons d’herbier, est légalement caractérisé. Cette déduction est
fausse. Comme la caractéristique d’un genre consiste en une abstrac-
tion, en une sélection de certains caractères qui ne sont pas les
caractères spécifiques et ne sautent pas d’emblee aux yeux, un genre
non défini en paroles est égal au néant, partant innommable, partant
inadmissible légalement. Pour justifier sa déduction, M. Kuntze devait
au préalable prouver, et nous l’en defions, que, en faisant passer sous
les yeux d’un botaniste ou de tous les botanistes réunis du globe, les
planches sans légende ou les exsiccata des 1500 espèces actuelles d’As-
tragalus, il à CARACTÉRISÉ le genre Astragalus. Tant que M. Kuntze
n'aura pas fourni cette preuve, il sera en contravention avec l’article 46
qui exige des genres caractérisés.
Doit-on en inferer qu’il y a contradiction entre l’article 46 et l’article
42 ? D'après O. Kuntze, oui. D’après A. de Candolle, non. Toute licence,
autorisée pour certains cas exceptionnels, constitue nécessairement une
infraction ou une contradistion à la loi, mais l’article 42 parle de publi-
cation et non de définition. Il recommande de ne pas rejeter comme
nuls des noms ou des combinaisons de noms, publiés dans certaines
conditions irrégulières, mais ne dispense nullement de caractériser ces
noms ou ces combinaisons de noms, puisqu’un genre non défini n’est
rien; autrement l’article 42 serait annulé par l’article 46 et vice versa,
ce qui frapperait le code d’absurdite. L’absurdite disparaît dès que
lon admet qu’un genre fondé sur une plante sèche ou sur une figure
sans légende est provisoirement toléré, dans quelques rares cas, jusqu'à
sa définition scientifique. Mais il ne s’ensuit pas le moins du monde
qu'un genre établi sur ces données irrégulières puisse être arraché à
l'oubli pour évincer un autre nom, postérieur en date et régulièrement
imposé au même groupe avec définition. Cela équivaudrait à une vio-
lation de l’article 60, alinéa 1, ainsi que du principe de droit suivant
lequel, en cas de litige, une dispense spéciale et exceptionnelle ne
ant
(35) E. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BEQUILLES. 403
peut jamais primer ou supprimer une regle fondamentale. Le pre-
mier nom étant resté indéfini, sa simple publication par le moyen d’une
plante sèche ou d’une planche n’est plus un titre à la priorité, du
moment qu'il y a compétition avec un nom défini, satisfaisant à la con-
dition requise par l’article 46. En d’autres termes : Il n’est plus temps
de définir le premier nom en l’accouplant avec la phrase du second ; la
place est irrévocablement prise. Troppo tardı..... !
Même raisonnement pour les noms génériques fondés sur des
planches sans légende.
Lex Kuntzeana secunda.
M. Kuntze introduit de vive force dans le même article 46 (voir ses
propositions d’adjonetions aux lois, Rev. g. pl. IT, p. 400) un sous-en-
tendu tiré des Actes du Congrès de 1867 et décrète qu’un genre est ca-
ractérisé quand on a nommé une ou quelques-unes des espèces qui le
composent. Le silence de la loi sur une ordonnance prohibitive, suppri-
mée au cours de la discussion, ne signifie pas forcément que la chose
défendue soit dorénavant permise, plus que cela, prescrite de rigueur.
Ce silence signifie simplement, dans le cas concret, que la défense était
superflue (J. Briquet). Quand M. Kuntze aura prouvé que, en nommant
l’une à la suite de l’autre les 1500 espèces d’Astragalus, il a CARACTÉ-
RISÉ le genre Astragalus, les systématiciens des deux hémisphères sous-
criront en bloc à son adjonction à l’article 46. Jusque-là, cette adjonc-
tion sera regardée comme étrangère au code et comme attentatoire au
principe de la priorité scientifique qui exige des caractères énoncés et
n’a que faire des pièces muettes.
Lex Kuntzeana tertia.
M. Kuntze, en créant la catégorie des nomina semi-nuda, s'est mis en
rébellion contre l’article 15 qui consacre la priorité, contre l’article 46
qui établit la condition sine qua non de cette priorité, contre l’article 16
qui défend les changements de nom inutiles, et, last not least, contre le
sens commun qui repousse le phantasme du genre caractérisé sans
caractères. Les noms que M. Kuntze appelle semi-nuda substituenda
sont ceux que, d’après l’article 60, alinéa 2, tout botaniste a le droit
de mettre à la place d'un nom quelconque violant les règles de la
nomenclature, c’est-à-dire homonyme avec un nom déjà légalement
établi et faisant double emploi. Ces nomina substituta empruntent
LV 4 à Sue
40% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
sans autre leur caractéristique à des définitions antérieures en date et
ne meritaient done pas une rubrique à part. Mais les nouveaux nomina
semi-nuda d'Otto Kuntze empruntent leur sens à des définitions posré-
RIEURES EN DATE, distinction Capitale qui fait de ces derniers des dési-
gnations abusives, et de leurs auteurs des pirates posthumes et des
plagiaires malgré eux. En effet, un nom a la priorité légale quand il
est le premier défini; or, cette définition ne peut pas arbitrairement
être reportée en arrière pour faire revivre un nom indéfini et simple-
ment dentifié à l’aide d’un des procédés passés en revue plus haut.
L'identification (Recognoscirung) du genre au moyen d’une plante,
d’une planche ou d’une citation d’especes est du ressort du biblio-
graphe, de l’historien et de l’archéologue. En dehors de la description,
pas de genre légal pour le naturaliste.
« Un genre n’est constitué que par la réunion d’un nom et de carac-
teres distinctifs. Sans cela, c’est un genre mort-né. Il est nul, et ce qui
est nul ne peut produire aucun effet, en particulier dans les applications
de la loi de priorité » (A. de Candolle, Journ. of Botany, May 1892,
p. 135). Voilà qui est clair et net. Mais M. Kuntze n’admet pas que per-
sonne au monde, fût-ce l’auteur des lois lui-même, interprète celles-ci
autrement que lui.
Lex Kuntzeana quarta vel lex prioritatis spuriae.
M. Kuntze applique abusivement les règles présidant aux change-
ments de définition des genres pour déposséder de leur priorité des
noms régulièrement établis. Il se sert de l’article 49 (défense, en cas de
changement de définition d’un genre, de citer un autre auteur que celui
qui, le premier, a décrit ce genre) pour abroger l’article 15 qui dit que
chaque groupe ne peut porter qu’une seule désignation valable... à la
condition qu’elle soit conforme aux règles essentielles de la nomenclature.
Or, Otto Kuntze croit, à tort, fabriquer des noms génériques valables
en changeant complètement leur définition après 50, 100 ou 150 ans.
Il ampute, par exemple, le quart, le tiers, JusQu’A LA MOITIE d’un ancien
genre faussement défini et faussement composé, ou bien il réunit deux
genres du même auteur en un, et, à l’aide d'artifices linguistiques exi-
geant jusqu’à trente-cinq et même cent mots, chiffres, signes arithmé-
tiques, parenthèses, etc. ', il fait usurper aux noms ainsi « béquillés » la
! L’explication de Lycopodiodes Kuntze, Rev. g. pl., II, p. 824, ne comprend
pas moins de 106 noms, chiffres et signes, sans compter l’interponction.
(37) É. LEVIER. PSEUDO-PRIORITE ET NOMS A BÉQUILLES. 405
place de noms plus modernes, alors même que ceux-ci ont la priorité
légale et sont les premiers correctement définis. Ce procédé, qui sub-
stitue systématiquement l’incorrect au correct, qui fait dire aux vieux
auteurs ce qu'ils n’ont pas dit et ce qu’ils étaient incapables de dire, et
qui confère à leurs genres mutilés, fusionnés, remaniés de fond en comble
la lettre d’origine de leur première publication, est entièrement basé
sur une falsification des dates et ne peut donc aboutir qu’à de fausses
priorités. L’antagonisme qui semble exister entre les articles 49 et 15
disparaît aussitôt qu’on refuse l'effet rétroactif aux règles présidant aux
changements de définition des genres et si l’on date les corrections de
substance chaque fois qu’un de ces noms faussement définis, mais arti-
ficiellement remis sur pied, entre en collision avec un nom générique
plus récent et régulièrement établi, cas malheureusement non prévu
par les legislateurs de 1867. La loi d'Otto Kuntze, attribuant un effet
rétroactif en quelque sorte illimité et inconditionnel aux articles réglant
les changements de définition des genres, est une loi privée, non seule-
ment étrangère, mais contraire à l'esprit du code de 1867 et doit être
énergiquement repoussée pas tous les botanistes qui ont à cœur de ne
pas séparer les notions de priorité et de probité scientifique. MM. Engler
et Ascherson ont sommairement formulé le même principe dans leur
dernière « déclaration » : « Ne jamais remplacer un nom correct par un
nom douteux ou faux.» Chose des plus bizarres, M. Kuntze n’a pas
excommunie cette thèse qui annule pourtant une énorme quantité de
ses néologismes rétrogrades !.
1 Dans sa lettre du 22 mai 1893 au Comité de Berlin (0. K., II, p. 266),
A. de Candolle signale parmi les erreurs d’O. Kuntze celle-ci :
«40° Lorsqu'il reprend un nom mort-né à l’origine pour en donner des carac-
tères trouvés, par exemple, dans un herbier, il ne voit pas qu'il fait un genre nou-
veau (nommé et caractérisé). qui DATE DE LUI, NON DE L'ANCIEN NOM MORT-NÉ, ef
alors souvent le nom nouveau a été devancé par un nom qui a la priorité (voir
Kaluhaburunghos Kuntze, p. 607, postérieur à Cleistanthes). »
M. Kuntze croit invalider cette observation (note 129) en alléguant que les
botanistes ont toujours eu le droit d’amender les anciennes définitions de genre
insuffisantes. Mais. page 607 du vol. I, il est dit expressément que la description
de Kaluhaburunghos (Linn., Fl. Zeyl., 1747) ne laisse reconnaitre aucun carac-
tere générique. L’ « amendement » de M. Kuntze, postérieur au Flora Zeylanica
de la bagatelle de 143 ans, équivaut donc bel et bien à la création d’un nouveau
genre, création absolument inutile et surérogatoire, puisque Hooker fils avait
depuis longtemps constitué le même genre sous le nom de Cleistanthes. Le droit
d’amendement invoqué par O. Kuntze existe sans contestation, quand il n'ya
a
ANNE
406 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
En definitive, toutes les lois personnelles du docteur Kuntze sont
fondées avec une inexorable logique — c’est une justice à lui rendre
— sur les licences, irrégularités, négligences et ambiguités du code
de Paris. Partout où un article de ce code laissait une petite porte
ouverte à un abus, les abus du Zevisio ont fait irruption par légions et
se sont parfois imposés grâce à l’apparence légale que savait habi-
lement leur donner l’innovateur. A part ses mérites intrinsèques qui
sont considérables, l’œuvre d'Otto Kuntze aura eu celui, non moins
immortel, de mettre en pleine lumière les défauts de la cuirasse du
corps de Lois et de montrer, en deux gros volumes de près de mille
pages, à quelle lamentable nomenclature la Botanique se condamnerait
jusqu'aux trompettes du Jugement dernier, si ses adeptes ne se hâtaient
de boucher la voie d’eau qui, un instant, a failli faire couler à pic la
vénérable barque du Codex, si heureusement lancée en 1867 par son
éminent et regretté père, Alphonse de Candolle.
Florence, avril 1896.
pas conflit avec des noms déjà légalement établis, mais le code de 1867 s’annule-
rait lui-même s’il permettait d’user rétroactivement de ce droit pour abroger la
loi de priorité qui consacre les premiers noms accompagnés de caractères et
rejette par conséquent comme nuls ceux qui ne sont pas caractérisés.
407
JONATHAN-EMMANUEL M(EHRLEN, BOTANISTE
NOTICE
PAR
Jean-Jaques VETTER
Le docteur-medeein Jonathan-Emmanuel Meehrlen, fils du pasteur
C. Meehrlen, est né à Berne le 4 mars 1835. Des son enfance il montra
un goût prononcé pour la nature et les sciences naturelles, ce qui le
détermina à choisir la carrière de pharmacien. Mais lorsque, à Iena, où
il séjourna en qualité de commis-pharmacien, il eut fait plus ample
connaissance avec les sciences médicales, il se décida à compléter ses
études dans ce sens et se rendit à l’Université de Berne, puis à Paris.
Après avoir passé ses examens à Lausanne, il s'établit à Orbe, canton
de Vaud, où il ne tarda pas à se faire une clientèle nombreuse et à
devenir le docteur préféré de toute la contrée. Appelé presque jour-
nellement dans les villages voisins, il profita de ces courses pour enri-
chir ses connaissances botaniques. Ses goûts l’auraient peut-être entraîné
exclusivement vers ces études, si un trait plus noble encore de son
caractère ne l’avait pas retenu sur cette pente. Chrétien convaincu, il
aimait avant tout ses semblables et souffrait de leurs souffrances. Aussi
généreux qu'habile médecin et chirurgien, il soignait gratis une très
grande partie de ses malades dont il devenait en même temps l'ami.
Heureusement cependant la belle saison lui laissait quelques loisirs
pour s'occuper de botanique. Comme Jean Muret, il eut ainsi une
double carrière, celle de médecin et celle de botaniste; et, comme lui
aussi, il eut la bonne idée de limiter son champ d’activité, pour mieux
réussir en exactitude et en détail. Son bel herbier renferme la flore
complète du bassin de l’Orbe depuis la vallée de Joux jusqu’à Yverdon,
flore représentée par des échantillons choisis et soigneusement pré-
parés. Son coup d'œil heureux lui fit trouver nombre de bonnes
re N
408 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
plantes, dont la présence dans cette contrée était restée inconnue avant
lui. Les genres difficiles Salix, Rosa, Potentilla étaient particulièrement
l’objet de ses études et de ses ardentes recherches. Mehrlen acquit peu
à peu une connaissance étonnante des espèces de ces genres, et décou-
vrit beaucoup de formes hybrides dont il interpréta la parenté avec
une rare sagacité. Nommons par exemple le Salıx incana X repens
de la vallée de Joux. II va sans dire que tout cela le mit en relation
avec plusieurs botanistes, surtout avec des spécialistes tels que Buser,
Crépin, Siegfried et autres.
Il existe à Orbe un établissement considérable de minoterie qui
s’approvisionne en blés de provenances étrangères, surtout de la Russie
méridionale. Quelques agriculteurs d’Orbe ont l’habitude de semer
dans leurs champs les eriblures de blé de ce moulin. Depuis longtemps
Moœbhrlen avait découvert dans ces champs un nombre très considérable
de plantes étrangères adventices, plantes dont la plupart malheureuse-
ment disparaissent ensuite. Depuis 1882 à 1896 le nombre des espèces
adventices observées par Mœbhrlen s’accrut chaque année et S’approcha
de 200. Pour la détermination de ces plantes le docteur fut aidé par
M. W. Barbey, à Valeyres, et par le conservateur de son herbier,
J. Vetter, à Orbe, beau-frère de Mehrlen et auteur de ces lignes.
La Société suisse de botanique, dont Mehrlen était membre, avait
nommé, il y a peu d'années, une commission pour l’etude des tour-
bières suisses. Cette commission s’adressa aux botanistes suisses pour
recueillir les matériaux et renseignements desirables. Mœhrlen entre-
prit de répondre à cet appel pour les tourbières de la contrée et en
1895, il envoya un rapport fort apprécié du comité, avec des échan-
tillons de plantes sèches à l’appui. Il aurait volontiers continué ses
recherches à cet égard, si la mort n’était venue mettre un terme pré-
mature à son activité. Déjà pendant l’été 1895 il se sentait atteint d’un
mal inquiétant dans la poitrine, mal reconnu après la mort comme
dégénérescence du cœur. Cependant il ne put se décider à prendre du
repos et refusa d'abandonner de nombreux malades qui le reclamaient
durant l’hiver. Vers la fin de février il eut une cerise douloureuse, qui
montra le sérieux de la situation et après quelques jours de grandes
souffrances il s’endormit, pleuré de tous ceux qui l’ont connu, le 6 mars
1896.
Orbe, 6 mai 1896.
409
Beiträge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folge)
HERAUSGEGEBEN von H. Schinz (Zürich).
IV.
Mit Beiträgen
A. GEHEEB (Geisa).
Prof. D' Fr. BUCHENAU (Bremen). D' HUTH (Frankfurt s/o.).
R. SCHLECHTER (Berlin). C. DE CANDOLLE (Genf).
D' Th. LŒSENER (Berlin). D' F. KLATT (Hamburg).
Prof. D' Hans SCHINZ (Zurich).
410 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (148)
I. EMBRYOPHYTA ZOIDIOGAMA.
MUSCLE.
A. GEHEEB (Geisa).
Barbula torquatifolia GEH.
Dioica, cæspitosa, saturate viridis. Caulis ad 10 mm usque altus, erec-
tus, simplex vel parcissime ramosus; folia siccitate, præcipue apicalia, spi-
raliter contorta, humida erecto-patentia, ovato-lanceolata ex apice rotun-
dato nervo crasso viridi (ætate rubente) longiuscule mucronata, usque ad
2 mm longa et circiter 0,5 mm lata, toto margine usque versus basin
late et arcte revoluta, cellulis basilaribus paucis rectangulis glabris, dein
exacte quadratis superioribus rotundato-quadratis, minute papillosis;
perichætialia conformia, basi laxius texta; seta erecta, circiter 6-7 mm
alta, flavicans, basi rubella; theca erecta, ovato-oblonga, pallide fuscidula,
annulata, annulus duplex; peristomii dentes filiformes, flavicantes, mi-
nute papillosi; sporæ luteolæ, læves, diaphanæ ; operculum conico-elon-
gatum, obtusiusculum, subobliquum, capsula brevius.
Süd-Ost-Ondonga: Oshando, leg. H. Schinz, 13. und 16. März 1886.
An diesem Standorte wurden vom Entdecker reichlich fructificirende
Räschen gesammelt, während eine grosse Anzahl mir später mitgeteilter
Proben völlig steril sind. Eine ausgezeichnete, neue Art, von den Herren
Dr Carl Müller Hal. und V. F. Brotherus als solche anerkannt! Ihre
nächste Verwandte hat dieselbe, wie es scheint, in Barbula porphyreo-
neura GC. Müller von Bogos in Abyssinien, welche durch kürzere, ovale
Kapsel und spitzeren, schiefen Deckel von der neuen Art abweicht. Auch
im sterilen Zustande ist letztere an den durchweg längeren Blättern zu
unterscheiden, welche stets die Länge von 2 mm erreichen, während
sie an dem abyssinischen Moose nur 1, höchstens 1,25 mm lang er-
scheinen.
(149) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. All
Entosthodon Schinzii GEH.
Pusillus, laxe cæspitosus, pallide viridis; caulis 2 mm altus. simplex;
folia inferiora pauca, remota, superiora in rosulam erecto-patentem con-
ferta, spathulato-oblonga vel obovato-oblonga, obtuso-acuminata, usque
ad 3 mm longa et 1 mm lata, haud limbata, celluils prominulis plus
minus crenala, nervo viridi sat valido sub apice evanido; seta 4-5 mm.
alta, sicca subtortilis, rubella; theca erecta, symmetrica, pyriformis
luteolo-fusca; operculum plano-convexum; calyptra subulato-rostrata, la-
teraliter subfissa, straminea, nitida; peristomii dentes breviusculi, flavo-
fuseiduli, articulati papillosi; sporæ fuscidulæ, minute verrucosæ,
Gross-Namaland, Comagas, an feuchten Granitfelsen, circa 1200 m,
leg. Schinz, 24. April 1885.
Diese niedliche und, wie es scheint, mit keiner bekannten Species
dieser Gattung identische Art, hat nur mit der folgenden, ebenfalls neuen
Bürgerin Afrika’s nähere Verwandtschaft, zeichnet sich aber sofort durch
die ringlose Kapsel mit Peristom und die rötliche Seta aus, welche
selbst bei jüngeren, noch grünen Kapseln nie strohgelb erscheint. Das
Peristom ist sehr hinfällig und nur an bedeckelten Kapseln noch an-
zutreffen. Im Habitus erinnert unsere neue Art sowohl an Entosthodon
curvi-apiculatus GC. Müll. aus Aegypten, wie an die südafrikanischen E.
rhomboideus Shaw. und E. marginatus C. Müll., weicht jedoch von letzte-
rem Moose, mit welchem es uns die meiste Aehnlichkeit zu haben
scheint, sogleich durch den saumlosen, stärker gekerbten Blattrand und
die kürzere Rippe ab.
Entosthodon rivalis GEH.
_ Præcedenti persimilis, vix major. Caulis 3-5 mm altus, seta 5-6 mm
longa, siraminea, rarius dilute rubella; folia, operculum et sporæ ut in
præcedente; theca gymnostoma, annulata.
Gross-Namaland, bei I Aus unter Felsen am Flussbett, circa 1200 m,
leg. H. Schinz, April 1885, weit häufiger, als die vorige Art.
Der schmale, aus einer Zellenreihe bestehende Ring hängt meistens
am Deckel fest und löst sich stückweise von ihm ab. Blätter im All-
gemeinen weniger stark gekerbt, als bei voriger Art.
412 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Taxithelium glabratum BROTH. et GEH.
Monoicum, laxe cæspitosum, prostratum, complanatum, irregulariter
pinnatum, sat robustum, pallide virens; folia caulina e basi contracta late
ovala breviter acuminata, concava, ramulina latissime ovalia, brevius
acuminata, omnia margine plana tenuissime serrulata, enervia, cellulis
elongatis perangustis pallidis glabris vel glabriuseulis (i. e. hic illie apicem
versus papillis paucis punctulatis), basilaribus subquadratis sæpe flavidis,
alaribus 4-5 magnis, rectangularibus, vesiculosis, pellucidis vel fuscidulis,
summo apice rhomboideis; perichætialia lanceolato-subulata, toto mar-
gine remote et minute serrulata, enervia; seta 12-15 mm alta, rubella,
lævis; theca deoperculata horizontalis vel subcernua, ovalis, fusca, sub
ore constrieta; peristomio interno ciliis singulis interjectis. Operculum
deest.
Africa occidentalis : Kongo, 1888 leg. Hens.
Eine hochwillkommene und interessante Bereicherung der noch recht
artenarmen Gattung Taxithelium! Diese neue Art erinnert habituell an
T. planum Brid., von welchem sıe, abgesehen von ihrer weit kräftigeren
Statur, bei näherer Betrachtung sofort durch ihre fast völlig glatten
Blattzellen abweicht. In Bezug auf letzteres Merkmal steht sie viel näher
dem Hypnum (Taxicaylis) compressicaule C. Müll. aus Kamerun (leg.
Dusen 1892, sub No 758). Doch treten bei dieser Art die Papillen der
Blattzellen schon viel reichlicher auf und die Blattform ist eine andere:
unser Moos vom Kongo hat viel breitere-und stumpfere Blätter, besonders
der Aeste. Das Vorkommen rhombischer Zellen an der äussersten Blatt-
spitze ist ein weiteres Merkmal, das unsere neue Art sowohl von T. pla-
num, wie von T. compressicaule sicher unterscheidet.
In dem einzigen, von Professor Schinz uns milgeteilten Rasen,
welcher nur wenige, meist überreife Kapseln trägt, war es leider nicht
möglich, Mütze und Deckel aufzufinden.
(151) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 413
il. EMBRYOPHYTA SIPHONOGAMA.
ALISMAGEI.
Fr. BUCHENAU (Bremen).
Echinodorus (?) Schinzii FR. BUCHENAU
Perennis, glaber. Radices filiiormes. Rhizoma crassum, magnitudine
nucis avellanæ, fibris emarcidis, reticulatis, griseis obtectum. Caulis erectus,
teres, levis, in statu sicco distincte striatus (usque ad inflorescentiam
30-35, in toto 40-50 cm altus, diam. 3-4 mm). Folia erecla, caulem fere
æquantia; petioli lineares, probabiliter caniculati (usque 35 em longi,
circa 2,5 mm lati); lamina linearis, vel lineari-lanceolata, plana, trinervis,
usque 16 mm lata, integra, basi et apice sensim angustala apice acuta.
Inflorescentia trimero-panniculata; rami et petioli singuli distantes.
Bracteæ hypsophyllinæ, 4-5 mm infimæ usque 20 mm longæ. Flores
monoclini (vel abortu diclini?), odorati, diam. 7 usque 7,5 mm. Perigo-
nium hexaphyllum; tepala externa majora, circa 4 mm longa, lale ovala,
obtusa, medio calycoidea viridia, marginibus teneris, albis; lepala interna
parva, vix 2 mm longa, reniformi-orbieularia, petaloidea, tenera, alba.
Stamina 7,8 (vel 92), interdum bina plus minus connata; filamenta
linearia. sursum angustata, alba ; antheræ flavescentes, oblongæ, basifixæ,
longitudinaliter dehiscentes. Carpella 7-8, erecta, obliqua, facie interna
apicis papillosa. Fructus et semina desiderantur.
Amboland : Omulonga, 20. März 1890 leg. Rautanen N° 51 (Herbarium
Schinzii nunc Academiæ Turicensis)—Blüten nach echtem kölnischem
Wasser riechend. Einheimischer Name: Ekakafule.
Eine Pflanze der merkwürdigsten Art, bei welcher nur zu bedauern
ist, dass die vorliegenden Exemplare sämtlich an einem und demselben
Tage zu Beginn der Blütezeit gesammelt sind und daher noch manche
Punkte im Dunkeln lassen.
Die vorliegenden linealischen bis schmallanzettlichen, spitzen Laub-
blätter sind aufrechte Luftblätter; ob die Pflanze auch flutende Wasser-
41% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (152)
blätter bildet, wie so manche andere Alismacee, bleibt noch zu beobachten.
Sehr auffallend ist der Bau der duftenden Blüten. Von den drei auf-
geweichten Blüten besass die eine 7, die zweite 8, die dritte 5 Staubblätter ;
indessen waren in der letzten Blüte offenbar drei von ihnen durch Ver-
schmelzung aus zwei Staubblättern (negatives Dedoublement) entstanden:
die Staubfäden besassen doppelte Breite und die Beutel waren von oben
her verschieden tief gespalten. Die Blüten sind dem Bau nach zwitterig.
Die Carpelle erinnern einigermassen an diejenigen von Echinodorus
ranunculoides ; indessen waren sie in allen untersuchten Blüten auffallend
weich, und ich vermochte nicht (obwohl gutentwickelte Narbenpapillen
vorhanden waren) in ihrer Höhlung eine Samenanlage zu finden. Vielleicht
sind daher die vorliegenden Blüten doch der Funktion nach männlich.
Die an den Knollen sitzenden Wurzelreste sind nur kurz, so dass
ich über die Länge, Dicke, Verzweigung und Farbe der Wurzeln nichts
aussagen kann.
Auf besonderen Wunsch des Herrn Prof. Schinz beschreibe ich die
Pflanze schon jetzt und reihe sie vorläufig der Gattung Echinodorus an.
Vielleicht bildet sie aber den Typus einer neuen Gattung.
(153) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 5
LILIACHA.
Hans SCHINZ (Zürich).
Androcymbium albomarginatum SCHINZ
Bulbum non vidi; caulis supra terram haud productus; folia exteriora
oblongo-lanceolata, acuta, acinaciformia, plicata, interiora, ovato-lanceo-
lata, acuta; lamina eburneo-marginata; perianthium album, segmentorum
lamina longe cuspidata, basi cucullata; stamina laminæ æquilonga; pistil-
lum floriferum inclusum.
Folia exteriora + 12 cm longa 1'/s cm lata; interiora + 9 cm longa
et + 4 cm lata ; perianthium + 17 mm, ungue + 9 mm; filamenta +
7 mm, antheræ + 6 mm.
Kap Kolonie, ohne nähere Standortsbezeichnung, Fleck 302 a.
Androcymbium crispum SCHINZ
Bulbus oblongus, tunicis exterioribus nigro-brunneis, firmis, caulis
supra terram + breviter productus; folia exteriora lanceolata, acutissima,
apice + circinata, crispa, dense ciliata; folia interiora ovata, acuta, +
eciliata, alba vel rosea, rubro-lineata et purpureo-punciata; perianthium
album; stamina longe exserta.
Folia exteriora + 7 cm longa, basi 4-1'/s cm lata, interiora + 3 cm
longa, usque 2 cm lata; tepala + 17 mm; stamina usque 25 mm longa,
antheræ 6 mm.
Kap Kolonie: ! Han ! Am Gebirge, Purcell.
Androcymbium latifolium SCHINZ
Bulbus subglobosus, tunicis exterioribus nigrescentibus, duris, collo
hypogæo producto; folia exteriora ovata, basi abrupte angustata, obtusa
vel subacuta, subcoriacea, brunneo-punctata, ciliata ; folia interiora sattu-
rate rosea; perianthium albo-roseum, segmentorum lamina lanceolata,
cucullata, ungue quam lamina longiore ; filamenta longe exserla.
Folia exteriora + 7 cm longa, + 4 cm lata ; tepala cire. 16 mm longa;
stamina + 25 mm longa.
Kap Kolonie: ! Han ! Am Gebirge, Purcell.
LR ER RP ren
2 RATS PEER AAA ee a hé :
416 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (154)
Eriospermum Galpinii SCHINZ
Cormum non vidi. Folia 2 cum racemo producta, ovato-lanceolata, acuta,
basi in vaginam attenuala, sparse pilosa vel glabra; racemus laxe + 20
florus, pedicellis erecto-patentibus; perianthium luteum, segmentis
oblongis, obtusis; filamenta lineari-lanceolata ; capsula obovoidea.
Folia + 4 cm longa, + 2 cm lata ; scapus + 12 cm longus ; racemus
+ 14 cm longus, pedicellis usque 2 cm longis.
Transvaal : Barberton, banks of Queen’s River, Galpin 1135.
Eriospermum Sprengerianum SCHINZ
Tuber oblongum; folium cum racemo productum, plus minus late
ovatum, obtusum, longe vaginatum, glaberrimum, margine profunde
rubrum ; bracteæ ovato-lanceolatæ, caduceæ, rubr&; racemus apice densi-
florus; perianthium campanulatum, segmentis exterioribus rubro-macu-
latis, apice attenuatis, interioris imaculatis, apice rotundatis vel truncata
et irregulariter dentatis.
Tuber + 3 cm longum; folium + 3 cm longum. + 2 cm latum;
scapus + 25 cm longus; racemus + 15 cm longus; tepala + 2,5 mm
lata ; filamenta + 2 mm longa, + 1 mm lata; antheræ + 2 mm longæ ;
stylus 1-1,5 mm longus.
In Kultur bei Dammann & Comp. (Inhaber: Herr Sprenger) in Neapel;
aus Natal eingeführt. 5
Eriospermum somalense SCHINZ
Cormun non vidi. Folium solitarium cum scapum productum, charta-
ceum, glabrum, late ovatum, acutum (?), basi cordatum, + 9 cm longum,
+ 7 cm latum; scapus + 6 em longus ; racemus + 9 cm longus; pedi-
cellis infimis + 12 mm longis, patentibus ; flores?
Somaliland: Abdallah, Prof. C. Keller, 172.
Trotz der Unvollständigkeit des Materials kann über die Zugehörigkeit
dieser Pflanze zu der Gattung Eriospermum kaum ein Zweifel obwalten ;
von allen bekannten Arten stimmt aber keine mit ihr überein.
(155) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 417
ÖRCHIDAGEI.
Rud. SCHLECHTER (Berlin).
Eulophia hereroensis SCHLTR.
Glabra erecta, 40-50 cm alta; foliis fasciculatis paucis, suberectis,
sub authesi nondum bene evolutis, linearibus acutis, rigidiusculis, nervosis ;
scapo laterali subvalido laxe vaginato, vaginis paucis submembranaceis
brevibus, alle amplectentibus, scapo arcte appressis ; opica laxe pluriflora,
quaquaversa, bracteis membranaceis erecto-patentibus, minutis, lanceolatis
aculis, ovario multo brevioribus ; floribus E. æqualis Bol. et E. inequalis
Schltr. similibus, æquimagnis, erecto-patentibus; sepalis æquilongis, an-
guste oblongis subacutis, 1,8 cm longis, laterialibus medio 0,5 cm latis,
intermedio paulo angustiore; petalis oblique lanceolato-oblongis subacutis,
sepalis paulo brevioribus, 1,3 cm longis, medio fere 0,5 cm latis; labello
sepalorum longitudine, ambitu lanceolato, dimidio anleriore trilobulato,
lobuli lateralibus perbrevibus subtriangulis acutiusculis, intermedio multo
majore ovato oblongo obtuso marginibus inflexis, calcare crasso obtuso
subincurvo, ore latissimo 0,5 cm longo, lamellis 2 parallelis a calcaris
ostium ad apicem lobuli intermedii, nervis incrassatis; columna labello
duplo fere breviore; polliniis paulo compressis suborbicularibus, dorso
sulcatis, stipite oblongo-ligulato brevi, glandula elliptico-semilunata apici-
bus accutissimis.
Habitat in Africa australi.
In regione occidentali-tropica: In fruticetis prope Harris, in terra
Hereroland, Nov. 1871. — Dr. Fleck Nr. 412.
BULL. HERB. BOISS., juin 1896. 29
418 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (156)
AMARANTACEZ.
Hans SCHINZ (Zürich).
Celosia oblongocarpa SCHINZ
Inflorescentia elongata; glomeruli pedunculati, laxe multiflori; tepala
oblonga, obtusa; pseudostaminodia 0; ovarium cylindricum, exsertum,
apice incrassatum.
Deutsch-Ost-Afrika : Mpwapwa in Ugogo, Stuhlmann 251.
Leider fehlen an den mir von Herrn Professor Schweinfurth zur Ver-
fügung gestellten Exemplaren die Blätter, was zwar von wenig Belang
ist, da dieselben kaum ein zur Charakteristik der Pflanze wichtiges Mo-
ment liefern würden. Die Inflorescenzen sind auffallend gross, bis zu
40 cm lang, wenig verzweigt und daher rutenförmig. Die unterwärts
vereinzelt stehenden Partialinflorescenzen sind mehr weniger deutlich
gestielt und lockerblütig, sie erinnern in dieser einen Beziehung an ge-
wisse, nicht seltene Formen der Celosia trigyna. Die Tragblätter sind
gleich den Tepalen kahl, klein, eiförmig. Die Blütenhüllblätter sind von
länglichem Umriss und circa 2 mm lang. Die + 1 mm lange Staubfaden-
röhre entbehrt der Pseudostaminodien ; die Staubfäden erreichen eine
Länge von circa 1 mm. Der walzenförmige Fruchtknoten ragt weit aus
der Blütenhülle heraus und ist gleich dieser von dunkelstrohgelber Farbe ;
er ist oberwärts etwas verdickt, ohne indessen flaschenförmig zu sein.
Seine Länge schwankt zwischen 3 und 3!/. mm. Der '/ mm lange
Griffel besitzt zwei Narbenäste. Die reife Frucht springt mittelst eines
Kreisschnittes wenig hoch über der Basis auf, sie ist wenigsamig, obwohl
zahlreiche, allerdings nicht zur Entwicklung kommende Samenanlagen
nachgewiesen werden können.
Diese Art gehört in die Nähe von C. Schweinfurthiana Schinz, die sich
indessen durch kürzere Inflorescenzen und wenigblütigere, gedrungenere
Partialinflorescenzen, durch schwarzbraune Blütenhüllen und ebenso ge-
färbte Früchte unterscheidet. Des weitern ist der Fruchtknoten bei
C. Schweinfurthiana weniger streng walzenförmig und zudem oben nicht
verdickt. Ueberhaupt sind die Unterschiede derart, dass man fast glauben
möchte, es mit einem Blendling zwischen C. Schweinfurthiana und
C. anthelmintica Aschers. zu tun zu haben.
(157) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 1419
Celosia Stuhlmanniana SCHINZ
Folia ovato-lanceolata, basi acuta, acuminata, apiculata ; inflorescentia
interrupta ; glomeruli sessiies, compacti, pauciflori; ovarium subglobosum,
1-2 ovulatum; semina tuberculata, metallica.
Ost-Afrika : Bumbide (Insel im Albert Nyansa See), Stuhlmann 358% ;
im S. W. vom Albert Nyansa, Stuhlmann 3052.
Eine in die Sektion Lagrezia gehörende Art mit 1 cm lang gestielten,
kahlen, dünnen, aus eiförmigem oder spitzem Grunde lanzettlichen, ober-
wärts zusammengezogenen und von einer deutlichen Spitze überragten,
6 cm langen und 2'/2 cm breiten Blättern, inderen Achseln die schlanken,
8 cm langen Inflorescenzen inserirt sind. Letztere werden von sitzenden.
von einander entfernten, 2 bis 3-blütigen, sehr kompakten Partialblüten-
ständen gebildet. Die Tragblätier sind eiförmig, von einer verhältniss-
mässig rigiden Spitze überragt. Die Tepalen sind oblong, nach der Spitze zu
eiwa zusammengezogen, am Grunde sohwach wollig behaart, 2 mm lang
und À mm breit. Pseudostaminodien 0 oder durch kleine, dreieckige
Spitzchen angedeutet, im Uebrigen die Buchten zwischen den kurzen,
linearlanzettlichen Staubfäden seicht. Der Fruchtknoten ist kugelig-
linsenförmig, oberwärts nicht verdickt und in den Griffel zusammen-
gezogen, höchst wahrscheinlich öffnet er sich unregelmässig. Der Griffel
ist kurz und besitzt zwei fädliche Narbenäste. Die metallglänzenden
Samen sind gekörnelt.
Damit ist nun die Sektion Lagrezia auch auf dem Kontinente vertreien
nachgewiesen; die Art unterscheidet sich von C. Boiïvini Hook. und von
C. angustifolia Schinz schon in genügender Weise durch den Frucht-
knoten, indem dieser bei den zwei erwähnten Vertretern oberwärts ver-
dickt und gegen den Griffel deutlich abgesetzt ist.
Centema alternifolia SCHINZ
Folia petiolata, alterna, elliptica vel oblanceolata; glomeruli 3-florii
floribus sterilibus 4 in spinas mutatis ; pseudostaminodia nulla; ovarium
ebovalum, apice incrassatum.
Ost-Afrika : südliche Massaisteppe, Stuhlmann 4287.
Krautartige Pflanze mit wechselständigen, + 12 mm lang gestielten
Blättern. Die unterseits längs der Mittelrippe spärlich zerstreute Blatt-
spreite ist von elliptischem bis verkehrteiförmigem Umriss, + 2 cm lang
und + 1 cm breit. Die Blütenstände sind blattwinkelständig und bis
420 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (158)
5 cm lang gestielt. Die entferntstehenden Partialblütenstände setzen
sich aus zwei bis drei fertilen und vier, auf je zwei Dornspitzen reduzierten
sterilen Blüten zusammen und sitzen in den Achseln eiförmig-lanzett-
licher,mit starker und zugespitzter Mittelrippe versehener Tragblätter. Die
äusseren Tepalen sind + 4 mm lang, länglicheiförmig, strohfarbig, die
innern zarthäutig, verkehrteiförmig, etwas gefranst, 3 bis 3/2 mm lang
und 2 bis 2°/ı mm breit. Die Staubfadenröhre enthehrt der Pseudo-
staminodien und ist circa 1 mm hoch ; die Staubfäden sind bandförmig,
oberwärts etwas verschmälert, 21/2 bis 3 mm, die Staubbeutel 1 bis 11/: mm
lang und dorsifix. Der kahle Fruchtknoten ist verkehrt eiförmig, links
und rechts von der Insertionsstelle des 1!/. mm. langen Griffels zeigt er
eine wulstartige Verdickung. Die beiden Narbenäste sind schlank und
zurückgekrümmt. Nach der Befruchtung wachsen die beiden Dornspitzen
der sterilen Blüten aus und gleichzeitig damit verhärtet die ganze Partialin-
florescenz, wie wir dies von den anderen Centema Arten kennen. Von
den bekannten Gentema Arten entbehren ausser der oben beschriebenen
Pfianze noch C. angolensis Hook. und C. subfusca (Moq.) Hook. der Pseudo-
staminodien, dieseweiden letzieren besitzen aber im Gegensatz zu C. al-
ternifolia gegenständige Blätter.
Achyranthes conferta SCHINZ
Folia alterna, linearia, acuta, strigosa ; inflorescentia pedunculata, sub-
strobiliformis; pseudostaminodia lacerata; ovarium glabrum, acutum.
Ost-Afrika: Muansa am Victoria-See, Stuhlmann 4502 ; Tabora, Stuhl-
mann 606.
Eine krautartige, schlanke, aufrechte Pflanze mit endständigem, fast
kolbenförmigem, sehr dichtblütigem, + 5 cm langem Blütenstand und
linearen, circa 5 cm langen, zugespitzten, rauh behaarten, gegenständigen,
durch grosse Inlernodien von einander getrennten Blättern. Der Stengel
ist mit kurzen, gekräuselten Haaren bekleidet und deutlich gerieft. Die
Tragblätter sind zapfenschuppenartig. nach der Basis nagelarlig ver-
schmälert, abgestutzt und mit einer deutlich abgesetzten Weichstachel-
spitze versehen. Die Tepalen sind + 3 mm lang, braunrot, rigid und
mit deutlichen Längsrippen versehen, im Uebrigen von länglichem Um-
riss. Die mit dem + 3 mm langen Staubfäden alternierenden sterilen
Zipfel sind mehr minder rechteckig, gefranst und + 1'/« mm lang. Das
Pericarp des birnförmigen, spitzen Fruchtknotens ist dünnhäutig ; die
Narben sind unansehnlich.
"a Sr 71
BR.
(159) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 424
Ich habe diese Pflanze in der Gattung Achyranthes (Untergattung Achy-
ropsis |vergl. Natürl. Pflanzenfamilien, III. Teil, 1. Abteilung a, pag. 112])
untergebracht, obwohl in dieser Beziehung auch die Gattung Mechowia
in Frage kommen könnte ; letztere unterscheidet sich aber durch die
einfachen (sie besitzt nämlich, entgegen meiner diesbezüglichen Angabe
in den Natürl. Pflanzenfamilien sterile Zipfel und ich habe dieses Merkmal
auch in meinen « Amarantaceæ africanæ » [Engler Bot. Jahrbücher, XXI
pag. 191] bei dem revidierten Schlüssel der Amarantoideæ-Amaranteæ-
Achyranthinæ verwendet), nicht gefransten Pseudostaminodien.
Achyranthes Schweinfurthii SCHINZ
Folia sessilia, late elliptica vel late oblanceolata, basi cuneato-attenuala,
acuta, mucronata, sparse pilosa, flavovirentia ; inflorescentia terminalia ;
bracteæ acuminatæ, pilosæ; tepala lanceolata, acuta, basi incrassata,
pilosa ; pseudostaminodia fimbriala ; ovarium nudum.
Central-Afrika : Bei Dem Gudju, Galeriewald, Schweinfurth ser. III 66.
Eine wenig ansehnliche Pflanze mit stielrundem, hellbraun behaartem
Stengel und sitzenden, grüngelben, ober- und unterseits spärlich behaarten
Blättern. Die breit elliptische bis breit verkehrtlanzettliche, nach der
Basis keilförmig verschmälerte, spitze und von einer Weichstachelspitze
gekrönte Spreite ist + 3/2 cm lang und + 2 cm breit. Die endständige
Aehre wird nicht von Blättern gestützt und ist circa 7 cm lang. Die Trag-
blätter sind aus breitlanzettlichem Grunde zugespitzt, behaart, + 5 mm
lang und am Grunde 11/2 bis 2 mm breit. Die lanzettlichen, spitzen, am
Grunde wulstartig verdickten Blütenhüllblätter sind auf der Anssenseite
behaart und bis 8 mm lang und bis 3 mm breit. Die + 4 mm
langen Staubfäden wechseln mit peitschenartig zerfransten Pseudostami-
nodien ab. Der kahle Fruchtknoten ist eirca 3 mm lang, besitzt ein
dünnhäutiges Pericarp und einen 3'/2 bis 4 mm langen Griffel.
Diese Art steht unzweifelhaft der Achyranthes Welwitschü Schinz sehr
nahe, ja repräsentiert möglicherweise nur eine Spielart dieser; A. Wel-
witschü weicht ab durch rostfarbene Behaarung, breiteiförmige Tragblätter,
kürzere Tepalen und einen oberwärts verdickten Fruchtknoten.
Cyathula spathulata SCHINZ
Folia petiolata vel sessilia, spathulata, rotundata vel truncata vel atte-
nuata; bracteæ late ovatæ, basi villosæ; tepala oblonga, acuta; pseudo-
staminodia truncata, fimbriata ; ovarium truncatum.
4292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (160)
Südost-Afrika: Delagoa-Bay, Otto Kuntze 204.
Eine vermutlich mehrjährige, aufrechte Pflanze mit flaumig-rosthraun
behaarten, wagrecht abstehenden Zweigen und entfernt stehenden, gegen-
ständigen, sitzenden bis 1 cm lang gestielten Blättern. Die Blätter sind
von spatelförmigem Umriss, oberwärts breit abgerundet, abgestutzt oder
in eine kurze, breite Spitze zusammengezogen ; eiwa in halber Höhe ist
die Blattspreite plötzlich verschmälert und verläuft dann mit mehr oder
minder streng paralellen, um circa 5 mm von einander entfernten Blatt-
rändern der Basis zu. Die Spreite besitzt eine durchschnittliche Länge
von 4 cm und hat eine über der halben Länge gemessene Breite von 2
bis 3 cm; sieist auf den Nerven und am Rande behaart, im Uebrigen aber
kahl. Die zu knäuelförmigen Partialblütenständen vereinigten Blüten
sitzen an langer endständiger Aehre; die einzelnen Knäuel sind durch
grosse Zwischenräume von einander getrennt. Jeder Partialblütenstand
setzt sich aus einigen fertilen und einer grösseren Zahl steriler, in Haken-
bündel umgewandelter Blüten zusammen. Die Tragblätter sind breit ei-
förmig, am Grunde wollig behaart, sonst kahl; die Tepalen sind länglich,
an der Basis behaärt, sonst kahl, spitz, aber nicht zugespitzt, 6 mm lang
und À bis 11/2 mm breit, am Rande weisslich, im Uebrigen aber von
dunkelgrüner Farbe. Die bis 3'/2 mm langen Staubfäden wechseln mit
ebenso vielen, rechteckigen und mit einem peitschenförmigen Fortsatz
versehenen Pseudostaminodien ab, die höchstens ein Driltel so lang wie
die Staubfäden sind. Der Griffel, der das abgeflachte Ovarium krönt, ist
fadenförmig und 3 bis 4 mm lang; die Narbe ist unscheinbar. Die Blüten-
stände dieser Pflanze erinnern an die von Pupalia atropurpurea; letzlere
besitzt aber keine Pseudostaminodien und anders gestaltete Blätter. Ich
will übrigens hinzufügen, dass mich dieser Fall neuerdings in der Ansicht
bestärkt, dss die zwei Gattungen Cyathula und Pupalia einander sehr nahe
stehen, so nahe, dass wahrscheinlich eine Verschmelzung derselben doch
wird Platz greifen müssen. Eine Abtrennung der Cyatula Arten mit
unterbrochenem Blütenstand ($ Achyranthoidæ Schinz in Engler und
Prantl, Natürl. Pflanzenfamilien) und Zuteilung derselben zu der Gattung
Pupalia wäre höchstens ein unvollkommener Notbehelf, richtiger wird es
sein, wenn eine Gattung gebildet wird mit drei Sektionen: Eucyathula,
Achyrantoidæ und Eupupalia. Jedenfalls ist die Abtrennung der Gattung
Pupalia von Cyathula auf Grund des Vorhandenseins oder des Fehlens
der Pseudostaminodien eine gezwungene und nicht haltbare. Ich hoffe
auf diese Frage demnächst zurückkommen zu können.
BEN
rs
©
w
(161) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
RANUNGULACHA.
Huth (Frankfurt a/0.).
Anemone alchemillifolia E. MEY. ms. in Pritzel Rev. (1842) pag. 614.
Von dieser Art können folgende Varietäten unterschieden werden :
— — var. grandiflora HUTH
Peduneulo 30-40 cm alto, fol. involucrantibus apice 2-3-partitis, peri-
goniüi foliis magnis, ca. 35 mm longis purpureo-rosaceis, integris vel
sæpius profunde laciniatis.
Süd-Afrika: Bazaja, near forests and elsewhere, 600-1000 m alt. leg.
R. Baur.
— — var. caffra (Eckl. et Zeyh.) HUTH
Pedunculo 25-30 cm alto, fol. involucrantibus ovato-lanceolatis, integris
vel apice breviter trilobulatis, perigonii foliis ca. 30 mm longis apice
integris acuminalis.
Syn. Pulsatilla caffra Eckl. et Zeyh. pr. spec.
Südafrika: Apud sedes Tyati caffrorum ad pedem mont. Chami et Winter-
berg et prope Philippstown, leg. Ecklon et Zeyher.
— — var. Schlechteriana HUTH
Pedunculo 10-20 cm alto, fol. involucrantibus oblongo-lanceotalis, apice
subintegris, perigonii foliis ca. 20 mm longis lanceolatis, apice longe
acuminalis.
Südafrika: In graminosis monz. Insiswa ad 2000 m alt. leg. R. Schlechter
jan. 1895.
Knowltonia glabricarpellata HUTH
Hirsuta rhizomatis fibris subincrassatis (2), foliis omnibus radicalibus,
bi-tri-ternatis, foliolis secundi ordinis longe petiolulatis ad basim fere
tripartitis vel iterum ternatis, foliolis ultimi ordinis lanceolalis serrato-
incisis, pseudo-umbellæ bracteis ad basin fere partitis, partitionibus
integris vel parce incisis, bracteolis umbellule secundi ordinis integris
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (162)
lanceolatis integris, floribus ternatim umbellatis, radio medio subuni-
floro, ceteris iterum umbellulatis, umbellulis secundi ordinis simili
modo sub quadriradiatis, sepalis caducis quam petala brevioribus extus
pilosulis albidis (?) ca. 13 mm longis quam stamina duplo longioribus,
germinibus glabris. Floret XI, XI.
Area geogr. Africa austr.: In saxosis pro Kl. Olifant Rivier ad 330 m.
alt. leg. R. Schlechter 1893, num. 3898. |
Anmerk. Von K. hirsuta DC., welcher die vorliegende Art wohl am
nächsten steht, ist sie durch folgende Merkmale verschieden :
Die Blätichen zweiter Ordnung sind viel länger (15 bis 30 cm lang) ge-
stiell, während sie bei K. hirsuta oft fast sitzend sind; ferner sind sie lang-
lanzettlich (nicht eifg. oder ei-lanzetllich), etwa 75 cm lang und 20 cm
breit, während bei K. hirsuta das Verhältnis von Breite zu Länge sich wie
1:41,55 bis 1: 2,5 verhält. Die Scheindolde ist reicher verzweigt, oft drei-
fach-doldig. Das wichtigste Unterscheidungsmerkmal aber sind die völlig
kahlen Germina. — Von K. rotundifolia mit welcher sie letzteres Merk-
mal gemein hat, ist sie besonders durch völlig andere, lang-lanzettliche,
eingeschnitten gesägte Blättchen unterschieden, die bei K. rotundifolia
fast kreisrund und entfernt und kurz gezähnt sind.
Danach würde sich für die bisher bekannten, sämtlich süd-afrik.
Knowltonia-Arten folgende Bestimmungs-Tabelle ergeben :
1. Folia bi vel triternata.
2. Foliolorum margo calloso-revolutus.
1. K. capensis (L.) HUTH Revis.‘) 69 (1890) foliolis glabriusculis,
simplieibus, dentatis. Syn. A. capensis L.
o. rigida Salisb., p. sp. umbella decomposita patentissima.
ß, vesicatoria Sims. p. sp. umbella subsimplici. Adonis capensis L. fil.
2a. Foliolorum margo haud callosus, haud vel vix revolutus.
3. Germina pilosa vel hirsuta.
2. K. hirsuta DC. syst. I. 220. (1818), foliolis pilosis ovatis vel ovato
lanceolatis, umbella simplici vel duplici.
ß. graeilis DC. 1. c. p. sp. foliolis profundius et acutius serratis. —
Adonis gracilis Poir.
34. Germina glabra, petala ca. 4 mm lata.
In Samml. Naturw. Abhandl. u. Vorträge Bd. II. no 8. Berlin, R. Fried-
länder u. Sohn.
ER
418
FE
(163) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 425
3. K. rotundifolia HUTH Revis. 70 (1890) foliolis suborbiculatis bre-
viter dentatis, margine subrevoluto. — Anamenia sp. in herb. reg. Berol.
(Dr. Krebs com. 1833).
4. K. glabricarpellata HUTH foliolis lanceolatis serrato-incisis ad
75 mm. longis, 15-20 mm latis, umbella bi-vel trifida.
Ia. Folia radicalia simpliciter ternata, foliola pinnatim bi-vel trifida
laciniis linearibus.
5. K. daucifolia (Lam. DC. Syst. I. (1818) p. 229. Infer. parte glabra,
supra pubescens, umbella duplici vel tripliei. — Adonis Filia L. fil., Adonis
daucifolius Lam. —
vn
19
(er)
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (164)
LEGUMENOSÆ.
Hans SCHENZ (Zürich).
Calpurnia obovata SCHINZ
Folia petiolata, 6-10-jugata ; foliola breviter petiolulata, late obovata,
mucronata, leviter revoluta, glabra ; racemus laxiflorus, elongatus ; calyx
basi intrusus, pubescens ; ovarium pedunculatum.
Natal: Ingunga, 3000’, R. Schlechter 6310.
Strauchig. Die Zweige sind kahl, oberwärts kantig und gerieft. Die
'/a bis 1 cm lang gestielten Blätter sind circa 8 cm lang und 6 bis 10-
jochig ; die + Pmm lang gestielten Blättchen sind + 13 mm lang, 11 mm
breit, von breit verkehrteiförmigem Umriss, von einer kleinen Weich-
stachelspitze überragt. Die kahle Spreite ist am Rande schwach rück wärts
gekrümmt. Die Trauben sind über 20 cm lang und (dabei lockerblütig.
Zur Zeit der Anthese sind die Blütenstielchen eirca 5 mm lang, sie ver-
längern sich aber nachdem bis auf 1!/. cm. Der schwach pubescierende
Kelch ist am Grunde konkav. Die Krone ist unbehaart und + 8 mm lang.
Das deutlich gestielte Ovarium ist längs der Sutur etwas gewimpert.
Die nahe verwandte C. intrusa E. Mey. weicht ab durch elliptische
Blättchen, kürzere Trauben und selbst zur Zeit der Samenreife kürzere
Blütenstiele.
Calpurnia Woodii SCHINZ
Ramuli villosi; folia petiolala, A1-jugata; foliola petiolulata, elliptica,
basi et apice oblusa, mucronata, villosa, supra subglabra ; racemi conferti,
densiflori; calyx intrusus, sericeo-villosus; ovarium sericeum.
Natal: Slopes of Drakensberg, 4300 feet, Wood 3516.
Strauchig, mit wollig behaarten Zweigen und Blattstielen. Die Blätter
sind eirca 9 cm (wovon circa 12 auf den Blattstiel entfallen) lang und
11-jochig. Die Blättchen sind 1 bis 1!/. mm lang gestielt, elliptisch,
beiderends abgerundet, mucronat, unterseits seidenartig behaart, ober-
seits fast ganz kahl. Der dicht mit weichen Haaren bekleidete Blattrand
(165) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 427
ist — mindestens im getrockneten Zustande — rückwärts gerollt. Die
Länge der Blattspreite beträgt 4 bis 8 mm, die Breite 3 bis 7 mm. Die
Blütenstände sind gedrungen, verzweigt, viel- und dichthlütig, bis 4!/2 cm
lang. Die Blütenstiele sind 1 bis 1'/2 mm lang und gleich dem am Grunde
einwärts gestülpten Kelch weichhaarig. Die Zipfel des circa 4 mm langen
Kelches sind dreieckig. Die Kronblätter sind kahl; die Fahne ist durch-
schnittlich 6 mm lang. Das Ovarium ist dicht mit Seidenhaaren bekleidet.
Ich stelle diese Pflanze in die Nähe von C. sericea Harv. und C. villosa
Harv.; zweier Arten, die aus dem subtropischen südöstlichen Afrika be-
kannt sind. C. sericea hat 5 bis 6, villosa 5 bis 8 jochige Blätter, sericea
hat ferner pubescierende, villosa dagegen nur unterseits behaarle Blatt-
spreiten und völlig kahle Ovarien, wogegen die Fruchknoten der sericea
bewimperte Suturen besitzen.
428 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (166)
MELIACEEZ.
C. DE CANDOLLE (Genf).
Trichilia vestita, foliis petiolatis 2-3-jugis, foliolis brevissime petiolulatis
supra glabris subtus dense villosis e basi acuta obovatis apice brevissime
cuspidatis rotundatisve vel inferioribus ellipticis apice breviter cuspidatis,
rhachi villoso, paniculis quam petioli brevioribus hirsutis e basi decompo-
sitis simplieibusve brevissime ramulosis, floribus brevissime pedicellatis
oblongis, calyce obtuse 5-dentato extus dense adpresseque hirsuto, petalis
oblongis apice obtusis subacutisve utrinque dense puberulis, filamentis
medium usque in tubum extus lineatim pilosum intus glabrum coalitis
sursum lacininosis laciniis apice 2-denticulatis intus dense villosis extus
dorso pilosis, antheris ellipticis glabris, capsula hirsuta.
In Angola. Welwitsch n. 1309/10.
Ramuli hirsuti in sicco brunnei. Folia alterna imparipinnala cireiter
20 cm longa. Petioli ad 5 cm longi. Petioluli vix 2 mm longi. Foliola
in sicco firme membranacea opaca pellucido-punctulata, superiora ad 10
cm. longa, 4 cm lata nervis secundariis patulis rectis utrinque cireiter 10.
Petala 5 in sicco subeoriacea brunnea in æstivatione valvata ad 8 mm
longa. Filamenta 7—10. Antheræ 2 mm longæ parum supra basin affinæ.
Ovarium in specimine sterile rudimentariumque. Stylus dense hirsutus
cum stigmate cylindrico petalis circiter æquilongus. Capsulæ valvæ 3
ellipticæ circiter 22 mm longæ. Semina ignota. Species calyce haud pro-
funde dentato foliolorumque numero ac forma a T. emetica Vahl dis-
crepans.
(167) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 429
CELASTRACEE.
Th. LŒSENER (Berlin).
Gymnosporia botsabelensis LOES. sp. nova ; glabra, gracilis, inermis
vel hinc inde ramulo in spinulam tenuem vel gracillimam terminante ;
ramulis virgatis, patentibus vel ascendentibus, obsolete striolalis, sub-
teretibus, plerumque elongalis, brunneo-subglaucis, primario circa 1,5—3
mm crasso, secundariis tenuibus,/0,25—vix À mm crassis, hisipsis non vel
raro ramificatis ; foliis alternis I—1,3 cm longis, 0,2—1 cm latis, filiformi
ter et circa 1 mm longe stipulatis, perbreviter (2—5 mm longe) petiolatis,
lineari-lanceolatis usque sublanceolatis velangustesubcuneiformi-elliptieis,
margine i.s. plano, integro vel remote et obsolete crenato-serrulato, basi
anguste acutis, apice ambitu rotundatis vel truncato-subemarginatis, apice
extremo ipso sæpe obsolete mucronulato, 1. s. glaucescentibus vel sub-
brunneo-glaucescenlibus, tenuiter coriaceis, costa et nervis supra et sublus
vix prominulis vel conspicuis vel obsoletis; inflorescentiis in foliorum
axillis solitariis, 2—3-floris, graciliter, 3—7 mm longe pedunculatis, bracteis
et prophyllis deltoideo-subsubulatis, subnavicularibus, sub lente ciliatis, vix
1 mm longis, pedicellis circa 3 mm longis apice sub flore articulatis ;
floribus expansis circa 5 mm diam.; sepalis 5 anguste deltoideis, apice
rotundatis, sub lente + ciliolatis, vix A mm longis, circa 0,5 mm latis,
petalis 5 anguste ellipticis, carnosis, margine integris vel lacinulato-denti-
culatis, circa 2,5 mm longis; staminibus 5 extra et infra discum obsolete
5-lobum in eius sinubus insertis quam petala paullo brevioribus, filamentis
subulatis, antheris, late ellipsoideis, introrsum rimis longitudinalibus de-
hiscentibus; ovario disco insidente, conico in stylum brevissimum breviter
trilobum angustato, 3-loculari, loculis 2-ovulatis, ovulis erectis.
Habitat in Africa australi in saxosis prope Botsabelo in circa 1700 m
altitudine : Schlechter n. 4076. — Flor. : Dec.
Obs. Species bona, maxime G, lineari affinis, quæ foliis etiam angustio-
ribus longioribus pallidioribus, ramulis et spinis multo validioribus
abhorret.
Gymnosporia heterophylla (Eckl. et Zeyh.) Loes. var. y-stenophylla
LEN KT h I EL ET 1 Fe
430 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (168)
Loes. var. nova; foliis paullo angustioribus, sublinearibus, inflorescentiis
laxioribus, quam in typica. j
Habitat in Africa australi occidentali in aridis prope Gamtoos River :
Schlechter n. 6043. — Flor. : Nov.
Gymnosporia senegalensis (Lam.) Loes. var. inermis Rich. forma
a. coriacea (Guill. ei Perr.) Loes.
Habitat in Africa orientali in Boruma: Menyhart n. 1147. — Flor.:
Jul. — Aug.
Gymnosporia senegalensis (Lam.) Loves. var. inermis Rich. forma
B. chartacea Loes.
Habitat in insulis Aldabra : Velzkow n. 18.
Gymnosporia borumensis Loes. sp. nov.; spinosa, undique brevissime
subvelutino-puberula ; ramulis teretibus circa 2,5 mm crassis; spinis bre-
vibus, patentibus. subvalidis, I—vix ? cm longis, plerumque foliigeris;
foliis in ramulis elongatis alternis, brevissime (circa 2 mm longe) petio-
latis, obovato-euneiformibus usque fere orbicularibus, integris vel remote
et obsolete serrulatis, basi cuneatis vel obtusis, apice rotundatis, eirca
2,5—3 cm longis, 1,3—2 cm latis, i. s. pallide griseo-subglaucescentibus,
coriaceis, costa media utrinque prominula, nervis lateralibus obsoletis ;
inflorescentiis axillaribus et, ut videtur, semel dichotomis, puberulis, pe-
dunculo circa 7 mm longo, pedicellis fructiferis circa 5 mm longis; calyce
5-partito, lobis subdeltoideis acutiusculis vel obtusiusculis, sub lente irre-
gulariter ciliolatis ; capsula subglohosa. obsolete 3-loba,3-valvis, circa 6—
7mm diam. i. s. fiava, loculicide dehiscente, valvis circa 6,5 mm. longis,
loculis 2-spermis, uno alterove sæpius vacuo, seminibus erectis, arillo
albido tenuissimo apice aperto + inclusis, testa brunnea, nitida.
Habitat in Africa orientali in territorio Boruma ad flumen «Sambesi »
dictum medium sito : Menyhart n. 1156. — Flor. : Mai.
Obs. Affinis G. Somalensi Engl. quæ differt foliis minoribus ovali-vel
ovato-oblongis usque ovalibus vel ovatis, fructibus maioribus.
Gymnosporia rubra Harv. in Harv. et Sond. Flor. Cap. IL., Addenda ad
vol. I., p. 592.
Habitat in Africæ australis regione orientali prope Umtata in umbrosis
in 4470 m altitudine : Schlechter n. 6350. — Flor. : Jan.
Obs. Species optima atque gracillima tantum ex descriptione mihi nota,
que tamen cum specimine nostro tantopere congruit, ut de specie
dubium esse non possit.
Gymnosporia Harveyana Loes. sp. nova ; spinosa, glabra ; ramulis etiam
velustionibus striato-angulalis, tetragonis, triennibus circa 2,5—3 mm
(169) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. A3l
erassis, novellis tenuibus, tantum circa 0,5 mm crassis; spinis gracilibus
et tenuibus, in ramulis biennibus usque 20 mm longis, plerumque mino-
ribus, novellis ipsis teretibus, vetustis obsolete angulatis; foliis in ramulis
elongatisalternis, in abbreviatis fasciculatis, 2,4«—4,2cm longis, 1—2,3 cm
latis, manifeste stipulatis, stipulis subfiliformibus, circa 2 mm longis, pe-
tiolis tenuibus circa 5—8 mm longis, laminis late subspathulato-ovatis vel
rhombeo-suborbicularibus usque subeuneiformibus, dense crenato-serru-
latis, basi cuneatis, apice ambitu obtusis vel rotundatis, in apice extremo
ipso minute excisis, 1. s. obscure viridıbus, membranaceis vel chartaceis,
costa et nervis lateralibus utrinque circa 5—8 densereticulatis, tenuissimis,
supra et subtus (in fol. adultis) prominentibus ; inflorescentiis plerumque
in foliorum axillis solitariis, 2—3-floris, graciliter, —9 mm longe pedun-
culatis; bracteis et prophyllis manifestis, membranaceis, i. s. brunneis,
subnavicularibus. margine ciliatis, I—1,5 mm longis, pedicellis 1,5—
2 mm longis; florum tantum alabastris visis; sepalis 5 rotundatis, sub
lente ciliolatis, petalis et staminibus 5, ovario 3-mero.
Habitat in Africa australi, in fruticetis iuxta Krantz Kloof in 430 m
altitudine : Schlechter n. 3192. — Flor. : Sept.
Obs. Maxima G. rubræ Harv. affinis, quæ ramulis teretibus, novellis
albido-pulvereo-puberulis, foliis brevius petiolatis, basi rotundatis, minori-
bus recedit.
Pterocelastrus Galpinii Loes. spec. nova; frutex circa 3-metralis; ra-
mulis vetustioribus teretibus, cortice obscure griseo obtectis, hornotinis
1. s. subglaucescentibus, longitudinaliter + striatis, 11,5 mm crassis ;
foliis alternis, breviter (circa 3—5 mm longe) petiolatis, lanceolatis,
margine 1. s. angustissime recurvatis integerrimis, basi anguste acutis vel
cuneatis, apice oblusis vel in acumen usque 15 mm longum, juxta apicem
extremum ipsum 2—7 mm latum, obtusum productis, —6 em longis,
0,7—1,5 mm latis, coriaceis, i.s. glaucescentibus vel brunneo-glauces-
centibus, costa media supra et sublus prominula, nervis lateralibus supra
prominulis vel obsoletis, subtus prominulis vel prominentibus et iuxla
marginem + reticulatis; inflorescentis in foliorum axillis solitarlis, circ.
quater vel quinquies dichotome furcatis, 5-7 mm longe pedunculatis,
axibus secundariis divaricatis, cire. 3-4 mm longis. reliquis gradatim
brevioribus, bracteis et prophyllis minutis, callosulis ; floribus sub
anthesi circa #-5 mm diam., sepalis 5 inæqualibus, 2 exterioribus
minoribus, 3 interioribus majoribus, brunneo- et irregulariter sublaci-
nulato-marginatis, petalis 5 subovalibus vel oblongo-ovalibus, subirre-
gulariter marginatis, circa 2,5 mm longis, i. s. iuxta apicem luteis, bas
432 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (470)
subbrunneis, medio-brunneo-punetato maculatis, staminikus 5 quam pe-
tala plus duplo brevioribus, extra et infra discum pulvinatum obsolete
5-lobum in ejus sinubus minutis insertis, filamentis subsubulatis paullulum
incurvis, antheris late ellipsoideis, rimis longitudinalibus introrsum dehis-
centlibus, ovario disco semi-immerso, conico in stylum brevissimum apice
breviter 3-lobum angustato, 3-loculari, loculis 2-ovulatis, ovulis erectis.
Habitat in Africa australi iuxta Barberton in 1000 m altitudine : E. E.
Galpin n. 448. — Flor.: Aug.
Obs. Species ad P. rostratum (Thunbg.) Walp. accedit, quæ foliis majo-
ribus acumine pro rata angustiore, inflorescentiisque multo laxioribus
abhorret.
Cassine ($ Euelæodendron) lacinulata Loes. sp. nov., ramulo recto,
dense lenticellis gibbosulis obtecto, circa 3—4 mm crasso; foliis oppositis,
modice vel breviuscule (circa 6—12 mm longe) petiolatis, obovatis vel late
obovato-cuneiformibus, margine i. s. recurvato, serrulato vel sublaciniato-
denlato-serrato, basi cuneatis apice plerumque rotundatis vel excisis rarius
minute brevissime acuminulatis, 5,5—7 cm (cum petiolo) longis, 3,5—
4,5 cm latis, crasse coriaceis, rigidulis, glaberrimis, supra nitidis subbrun-
nescentibus, subtus nitidulis vel nitidis, paullo pallidioribus, costa et nervis
supra et subtus prominulis, nervis lateralibus utrinque circa 4 —7 sub an-
gulo circa 30—450 patentibus,basalibus sæpein costam vel potius secundum
eam decurrentibus, + reticulatis, reticulo utrinque + prominulo; infiores-
centiis fructiferis in foliorum axillis solitariis, ut videtur dichotomis, sed
demum tantum singulum fructum gerentibus, pedicello et peduneulo sub
fructo valde incrassato et lignescente; drupa ellipsoidea, 1. s. brunnea,
circa 12—15 mm longa, circa 11 mm crassa, valde lignescente, abortu
Î-loculari, 1-sperma.
Habitat in Africa orientali in territorio Boruma, ad flumen «Sambesi »
medium sito : Menyhart n. la.
Obs. Species C. papillosæ (Hochst.) O0. Ktze. (= Elæodendro capensi
Eckl. et Zeyh.) proxima, quæ præcipue foliis obsoletius serrulatis, non
laxinulatis, neque vel minus cuneiformibus recedit.
Cassine ($ Euelæodendron) Schlechteriana Loes, sp. nov.; glabra ;
ramulis vetustioribus teretibus, cortice lenticelloso et dense longitudina-
liter ruguloso obtectis, hornotinis longitudinaliter striolatis i. s. pal-
lidis, circa 1,5 mm crassis; foliis oppositis vel oppositis et alternis,
sed plerumque oppositis, modice vel breviuscule (circa 8—14 mm
longe) petiolatis, obovatis usque oblongis, margine ji. s. recurvato, serru-
lato, basi cunneatis, apice rotundatis vel obtusis vel subacutis, 5—9,5
Mn 12 ee ne
BR: 4 dre
dt +
A4
(171) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 433
(cum petiolo) cm. longis, 1,1—4 cm latis, coriaceis vel tenuiter coriaceis,
glaberrimis, supra et subtus nitidulis, i. s. etiam supra pallidis, costa et
nervis supra et subtus prominulis vel prominentibus, nervis lateralibus
utrinque circa 5—8 principalibus, sub angulo 40—500 vel basalibus ipsis
sub angul. angustiorib. patentibus, iuxta marginem plerumque ad apicem
versus arcualis sepe in costam vel secus eam paullulum decurrentibus,
cum minoribus pluribus intermixtis reticulum densum supra et sublus
prominens formantibus; inflorescentiis in foliorum axillis solitariis, semel
vel bis dichotomis, umbelliformibus; axibus secundariis abbreviatis, flori-
bus ideo in pedunculi apice glomeratis; peduneulo circa 5—7 mm longo;
floribus inter majores; calyce 4-lobo; petalis 4 late rhombeo-ovatis, circa
3 mm. longis 2,5—2,75 mm latis; staminibus circa ?/s-plo quam petala
brevioribus, in disci obsolete 4-lobi sinubus obsolelis insertis, antheris
parvis obscuris ovoideis, ipsis extrorsum deflexis; ovario disco insidente,
in stylum brevissimum angustato, 3-loculari, loculis 2-ovulatis, ovulis
erectis, stigmate obsolete 3-lobo.
Habitat in Africa orientali in territorio Boruma : Menyhart n. 24.
Obs. Et C. Schweinfurthianæ Loes. et C. papillose (Hochst.) O0. Kize.
affinis, quæ præcipue floribus minoribus et ovario 2-mero recedunt.
BULL. HERB. BOISS., juin 1896. . 30
434 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (172)
MALVACHA.
Hans SCHINZ (Zürich).
Pavonia Galpiniana SCHINZ
Folia longe petiolala, holosericea, late ovata, basi leviter cordata, leviter
5-lobata, crenata ; lobi late triangularia, acuti vel acuminati; flores
axillares; involucri phylla 6, obtusa, ciliata ; calyx 5-partitus, segmenta
lanceolata, acuta; corolla rosea; carpella obtusa.
Transvaal: Rillsides Barberton, amongst scrub, Galpin 853.
Eine 2 bis 3 Fuss (nach Galpin) hohe Staude mit 11 cm langgestielten,
im Umriss breit eiförmigen, am Grunde seicht herzförmig ausgebuchteten,
seicht fünflappigen, gekerbten und mit einem sammetartigen Indument
versehenen Blättern. Die Blattlappen sind breit dreiekig, spitz oder sogar
zugespitzt; die ganze Spreite erreicht eine Länge von 10 cm, bei einer
durchschnittlichen Breite von 10 cm. Im getrockneten Zustande sind die
Blätter unterseits von brauner, oberseits von schmutzig-graugrüner Fär-
bung. Die Blüten entspringen einzeln oder zu mehreren den Blattachseln.
Das Involucrum ist 6-blätierig und zwar sind die kurz behaarten, am
Rande bewimperten Segmente 9 mm lang, linear und stumpf. Der Kelch
ist 5-teilig; die Abschnitte, die länger als die Kelchröhre sind, errei-
chen die Länge von 6 mm, sie sind lanzettlich, spitz, behaart und
besitzen 3 Mittel- und 2 Randrippen, welch letztere mit langen Haaren
besetzt sind. Die Krone soll nach Angabe des Sammlers rosenrot sein.
Die Früchte sind stumpf und kurz behaart.
Die Pfianze erinnert in der Tracht an P. urens Cav., ohne indessen mit
dieser, die bewehrte Früchte besitzt, vereinigt werden zu können.
(173) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 1435
STERCULIACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Hermannia Galpiniana SCHINZ
Suffruticosa ; folia petiolata, oblongo-ovata, crenato-serrata, basi cordata,
pilosa; bracteæ amplexicaulis; calycis segmenta glandulosa, lanceolata ;
corolla lutea; filamenta linearia, pilosa.
Transvaal : Barberton, Galpin 940.
Ein niederliegender Halbstrauch mit rostbraunen und zum Teil dicht
mit siernförmigen Haaren bekleideten Stengeln. Die durch % bis 5 cm
lange Internodien von einander getrennten Blätter sind 2 cm lang ge-
stielt, von länglich eiförmigem Umriss, gekerbt-gesägt, mehr oder minder
abgerundet, am Grunde mehr oder weniger tief herzförmig ausgerandet
bis 9 cm lang und bis 6 cm breit. Die Spreite ist unterseits sehr dicht
mit Sternhaaren bedeckt; auf der Oberseite sind diese Sternhaare etwas
minder dicht gedrängt, sie erheben sich auf kleinen massiven Knötchen,
die später, nach dem Abfall der zarten Haare stehen bleiben und der
Oberseite ein rauh anzufühlendes Indument verleihen. Die Nebenblätter
sind an dem mir vorliegenden Exemplar schlecht erhalten, sie scheinen
breiteiförmig und ungeteilt zu sein. Die den endständigen Blütenstand
begleitenden Hochblätter sind stengelumfassend und bilden eine kleine,
in zwei bis drei lanzettliche Zipfel auslaufende Scheide. Die Kelchzipfel
der bis À cm lang gestielten Blüten sind auf der Aussenseite dicht mil
Stern- und Drüsenhaaren bekleidet und von lanzettlicher Gestalt;
sie sind 4 mm lang und 2'/. mm breit. Die gelbe gefärbten Blumen-
blätier sind von spatelförmigem Umriss, nach der Basis zu allmählich
verschmälert, aussen dicht behaart, 10 mm lang und durchschnittlich
2 mm breit. Die + 5 mm langen, schmal linearen und durchaus nicht
verbreiterten, aussen und innen dichtbehaarten Staubfäden sind auf der
Mitte des Rückens der + % mm langen, behaarten und zugespilzten
Staubbeutel inseriert. Der Fruchtknoten ist samtartig behaart und trägt
einen 5 mm langen, behaarten Griffel. Reife Früchte fehlen. Man kann
sich bei dieser Art fragen, ob man dieselbe in die Sektion Euhermannia
oder Mahernia einreihen soll, Acicularis kommt jedenfalls nicht in Be-
436 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, (174)
tracht. Die Staubfäden sind ausserordentlich schmal und erinnern daher
an die der Vertreter der Sektion Mahernia, nur fehlen ihnen die kreuz-
förmigen Verbreiterungen.
Habituell nähert sich unsere Pflanze der H. Gerrard Harv., diese
weicht aber durch breitere und minder behaarte Petalen und Staub-
fäden ab.
Hermannia lanceolata SCHINZ
Suffruticosa, holosericea; folia breviter petiolata, lanceolata, acuta, leviter
crenata vel serrata, basi attenuata vel rotundata ; calyx glandulosus; fila-
menta linearia, apice leviter dilatata.
Transvaal : Upper slopes Saddlebock mnts. near Barberton, 4000 bis
5000’, Galpin 831.
Ein aufrechter Halbstrauch mit samtartig, gleich den Blättern goldgelb
behaarten Stengeln. Die oberseits und unterseits dicht mit sternförmigen
Haaren bekleideten Blätter sind 2 bis 8 mm lang gestielt, sehr schwach
gekerbt bis gesägt, der Basis zu verschmälert oder abgerundet, lanzett-
förmig und spitz, 6 cm lang und 15 mm breit. Die kurzgestielten und
daher gedrängt stehenden Blüten besitzen einen bis zur halben Höhe in 5
lanzettliche Zipfel geteilten, aussen dicht mit Drüsenhaaren bekleideten
Kelch. Die Petalen sind nach der Angabe des Sammlers von gelber Farbe ;
sie sind von breit spatelförmigem Umriss, an der Keilförmig verjüngten,
untern Hälfte mit Sternhaaren besetzt. Die Staubfäden sind schmal linear
unterhalb der Insertion der zugespizten, nicht völlig die Länge der Fila-
mente erreichenden Staubbeutel unbedeutend verbreitert; das Indument
der Staubfäden besteht aus Stern-, das der Staubbeutel aus Drüsenhaaren.
Auch der Fruchtknoten besitzt ein samtartiges, aus Drüsenhaaren be-
stehendes Indument; der Gestalt nach möchte ich ihn mit einem Kreisel
vergleichen.
Ich gehe sicherlich nicht fehl, wenn ich diese Art in der Sektion Ma-
hernia unterbringe, wenn ich auch nicht im Stande bin, ihr eine genaue
Stellung anzuweisen. H.lancifolia Szysz. unterscheidet sich durch schmä-
lere, heller goldgelb gefärbte Blätter und dann namentlich auch durch den
schwächer drüsenhaarigen Kelch. Die übrigen Vertreter der Sektion
Mahernia können, soweit sie mir bekannt sind, nicht wohl in Frage
kommen.
(175) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 1437
Hermannia transvaalensis SCHINZ
Folia breviter petiolata, oblongo-ovata, obtusa, basi cordata, crenata, ci-
liata, pilosa ; stipule ovale, acuminatæ; bracteæ ochreaceæ ; calycis seg-
menta lanceolata, acuta vel acuminata; filamenta subcruciformia ; ovarium
dense pilosum.
Natal: In cliv. mont. Elandspruitbergen, 7000’, Schlechter 3828.
Offenbar ein mehrjähriger und vermutlich niederliegender Halbstrauch
der dicht mit weichen Sternhaaren bekleidet ist. Die 5 mm lang gestielten
Blätter sind von länglich-eiförmigem Umriss, stumpf, am Grunde herz-
formig eingebuchtet, gekerbt und bewimpert, 5'/2 cm lang und A cm
breit Die. Spreite ist oberseits mit zerstreuten, ziemlich rigiden Haaren
bekleidet; unterseits stehen die Haare etwas dichter. Die Nebenblätter
sind mehr oder minder breit eiförmig, zugespitzt, ganzrandig oder grob
gezähnt bis fransig eingeschnitten, circa 1'/e cm lang. Die Blütenstand-
stiele sind blattachselständig und 2-blütig, + 5 cm lang und zwar bald
länger, bald kürzer als das stützende Blatt. Die Bracteen bilden eine vorn
offene, tief zerschlitzte Tute. Die Kelchzipfel sind 5 mm lang, lanzettlich
spitz bis zugespitzt, bald dicht, bald weniger dicht mit Haaren bekleidet.
Die Kronblätter besitzen eine Länge von 12 mm und eine Breite von 4
bis 5 mm; sie sind lang benagelt, abgerundet, und an der Nagelpartie
aussen und innen behaart, Die Staubbeutel sind circa mm lang; die
Staubfäden besitzen den bekannten Mahernia-Typus. Der Fruchtknoten
ist dicht behaart.
Von den habituell nahe stehenden Hermannia Arten aus der Sektion
Mahernia unterscheidet sich :
H. chrysantha (Planch.) Schinz durh grösseren, stärker behaarten Kelch
und unterseits mehr oder weniger filzig behaarte Blätter, H. betonicæ/folia
(Eckl. et Zeyh.) Schinz gleich der H.grandistipula (Burch.) Schinz durch
aufgeblasenen Kelch, H. Gerardi Harv., mit der ich Mahernia Macowanı
Scysz. vereinige, durch stärker behaarte Kelche und wollig berandete
Blätter. H. Galpiniana Schinz schliesslich hat aussenseits stark behaarte
Petalen.
Hermannia Woodii SCHINZ
Folia breviter petiolata, ovalia vel oblongo-ovata, obtusa, crenata; sti-
pulæ oblongæ, obtusæ, irregulariter serratæ vel crenatæ; calycis segmenta
lanceolata, acuta ; corolla glabra; filamenta cruciformia.
438 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (176)
Natal: moist ground near river Umkomaat, 3 bis 4000’ Wood 4623.
Offenbar ein kleiner Halbstrauch mit dicht mit Sternhaaren bekleideten
Zweigen und 2 bis 3mm lang gestielten, ovalen oder länglich eiförmigen
Blättern von 3'/e em Länge und + 17 cm Breite. Die stumpfe, ge-
kerbte Spreite ist ober- und unterseits spärlich mit rigiden Sternhaaren
bekleidet. Die Nebenblätter sind länglich, stumpf, unregelmässig gesägt
oder gekerbt. Der wenigblütige Blütenstand ist + 13 mm lang gestielt ;
er ist gleich dem bis etwas unterhalb die halbe Höhe fünfzipfeligen
Kelch dicht mit goldbraunen Sternhaaren bedeckt. Die Kelchzipfel sind
lanzettlich, spitz, + 3 mm lang, die Petalen breit spatelförmig, kahl, von
rotbrauner Farbe. Die schmal linearen Staubfäden sind oberwärts kreuz-
förmig verbreitert, mit Sternhaaren bekleidet, etwas kürzer als die mm
langen, zugespitzten und mit Wimperborsien besetzten Staubbeutel.
Reife Früchte fehlen. Diese weitere neue Art dürfte wohl in die Nachbar-
schaft der Hermannia ovalis (Harv.) Schinz zu stellen sein; letztere
weicht aber durch mehr oder minder kahle Blätter und stark behaarte
Kelche ab. Eine Verwechslung ist ganz ausgeschlossen.
DE de
(177) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 1439
MYRTACEIE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Heteropyxis transvaalensis SCHINZ
Transvaal, Rimer’s Creek bei Barberton, Galpin 518, September 1889,
Die Exemplare sind ganz auffallend von Heteropyxis natalensis Harv.
verschieden. Die Hauptunterschiede liegen in den vegelativen Organen:
die jungen Triebe sind dicht grau-flaumig behaart, die Blätter gleicher-
weise mindestens längs der Nerven, oberseits daher nicht glänzend wie
bei der Natalpflanze. Die Spreite erreicht eine Länge von + 12 cm bei
einer Breite von + 3 cm; der Blattrand ist nach der Unterseite umgerollt,
was für À. natalensis nicht zutrifft und die Zahl der Blatidrüsen ist ent-
schieden eine kleinere als bei der Harvey’schen Species. Die Nervatur
tritt unterseits deutlich hervor, auch streben einzelne Seitennerven in
steilem Bogen der Blattspitze zu, während bei H. natalensis die Blatt-
nerven fast ausnahmslos den kürzesten Weg nach dem Blattrande ein-
schlagen.
Die Gattung Heteropyxis ist von Harvey (Thesaurus Capensis II, pag.
18. t. 128 und Genera pag. 116) und später auch von Bentham und Hocker
(Genera plant. I, pag. 785) zu der Familie der Lythrarieen gestellt worden.
Köhne hat sie dann später wiederum aus den Lythrarieen ausgeschlossen
(Engler’s Syst. Jahrbücher, I. 143), ohne sich indessen über die mut-
massliche Stellung derselben auszusprechen. Baillon (Histoire des plantes
VI, pag. 441) beschränkt sich auf einige kurze Bemerkungen; die Pflanze
lag ihm nicht zur Untersuchung vor und er musste sich daher auf die
Angaben von Harvey stützen. In den Natürlichen Pflanzenfamilien von
Engler und Prantl figuriert Heteropyxis gar nicht, als heimatloses Genus
teilt sie in diesem sonst so ausgezeichneten Standardwerke das Schick-
sal einer ganzen Anzahl anderer Gattungen, nämlich der Vergessen-
heit anheimgefallen zu sein. Dass Heteropyxis nicht zu den Lythrarieen
1 So ist bei den Lythraceæ in Engler und Prantl auch die monotypische, in
Madagaskar nachgewiesene Rotantha combretoides Baker (in Journ. Linn. Soc.
XXV [1890] p. 317) nachzutragen.
440 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (178)
gehört, ist Klar, dagegen spricht schon das Vorhandensein der zahlreichen
Sekretbehälter. Diese und die Ausbildung von intraxylärem Weichbast
weisen dagegen wohl auf eine Verwandtschaft mit den Myrtaceen hin und
ich bringe daher vorläufig unsere Pflanze in dieser Familie unter. Eine
besondere Stellung beansprucht sie zwar bis zu einem gewissen Grade
auch innerhalb der Myrtaceen, denn der Fruchtknoten ist frei und nicht
unterständig, auch habe ich in den Blättern Keine bicollateralen Gefäss-
bündel auffinden können und doch sollen diese nach Niedenzu (Natürl.
Pflanzenfamilien II. Teil. 7. Abteilung, pag. 58) für die Myrtaceen (mit
Ausschluss der Lecythidaceen, die aber wiederum Keine durchsichtig
punktierten Blätter haben) charakteristisch sein.
BEN
(179) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. Al
SAPOTACEZ.
Hans SCHINZ (Zürich).
Mimusops natalensis SCHINZ
Folia breviter petiolata, elliplica vel ovalia, oblusa vel acuminata, mar-
gine revoluta; gemma florifera acuminata, ferruginea; corollæ laciniæ
lanceolatæ.
Natal in umbr. prope Korugha, 2000’, Schlechter 6220.
Nach den vorliegenden Zweigstücken zu schliessen, ein stattlicher
Baum mit + 6 mm lang gestielten Blättern von elliptischem bis ovalem
Umriss. Die Blätter der sterilen Triebe scheinen durchgehends stumpf
zu sein, während die der blütentragenden mindestens zur Mehrzahl eine
eirca 5 mm lange, abgesetzte Spitze besitzen. Die im jugendlichen Zu-
stande unterseits längs der Mittelnerven braun behaarten, später aber
völlig Kahlen Blätter sind von lederiger Konsistenz ; der Blattrand ist
etwas verdickt und nach unten umgerollt.
Die zu Büscheln vereinigten Blüten sind + 2 cm lang gestielt; die
Blütenstiele sind gleich den eiförmigen, zugespizten Blütenknospen dicht
rosthbraun behaart. Die Blüten sind nach der Vierzahl gebaut, die An-
hängsel der Kronblätter sind lanzetlich und 8 mm lang; die Filamente
erreichen eine Länge von 1 bis 1'!/. mm.
Unsere Pflanze scheint in die Nähe von Mimusops cuneata Engl., eine
ostafrikanische Pflanze, zu gehören, wenigstens sehen sich die Blätter
täuschend ähnlich ; letztere besitzt aber kugelrunde Blütenknospen.
M. Kummel Bruce, die vielleicht auch noch zur Vergleichung herangezogen
werden könnte, hat schmal lineare Kronblattanhängsel. Die beiden aus
Natal bekannten Arten, M. obovata Sond. und M. caffra E. Mey. kommen
gar nicht in Betracht, da beide viel kleinere Blätter haben.
442 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (180)
GENTIANACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Sebæa Junodii SCHINZ
Annua, erecta; folia parva, ovato-lanceolata, acuta vel acuminata; in-
florescentia pauciflora ; calyx quinquefidus, calycis segmenta ovato-lanceo-
lata, carinata, acuminata ; antheræ 1-glandulosæ ; stylus glaber.
Natal: Howick, 1000 m, Junod ; in umbrosis pr. Howick, Schlechter 6783.
Schmächtige, einjährige Pflänzchen mit fadenförmigem, in der Regel
unverzweigtem Stengel von circa 15 cm Höhe und gegenständigen, ei-
förmig-lanzettlichen, zugespitzten Blättern von + 2,5 mm Länge und
entsprechender Breite. Die endständige Inflorescenz ist armblütig; die
Blüten sind nach der Fünfzahl gebaut. Die Kelchzipfel sind + eiförmig-
lanzettlich, zugespitzt und auf dem Rücken schmal gekielt; der durch den
kugeligen Fruchtknoten unterwärts kugelförmig erweiterte Corollatubus
ist oberwärts röhrig und circa 5 mm lang; die Lappen sind eiförmig-lan-
zetllich, stumpf, + 4 mm lang und + 2'/z mm breit. Die Staubfäden sind
+ 1'/e mm lang, d. h. etwas länger als die mit je einem Drüsenkörper
ausgerüsteten Staubbeutel. Der Griffel ist circa 4 mm lang und entbehrt
eines Haarwulstes; er besitzt eine zungenförmige Narbe. Die Kapsel ist
rundlich.
S. natalensis SCHINZ
Annua, erecta; folia semiamplexicaulia, subcoriacea, late ovata, obtusa ;
inflorescentia multiflora, plus minus conferta; calyx 5-fidus, calycis seg-
menta dorso alalo-carinata; stamina tubo affixa, filamentis brevibus; an-
theræ 1-glandulosæ ; stylus elongatus, pilosus.
Natal: in saxos. pr. Mount West, 5400’, Schlechter 6819.
Einjährige, häufig vom Grunde an verzweigte Pflänzchen mit halb-
stengelumfassenden, fast lederigen, breit eiförmigen, stumpfen, + 5 mm
langen und -+ A mm breiten Blättern. Die Inflorescenzen sind bei der
Mehrzahl der Exemplare reich- und verhältnissmässig dichtblütig. Die
> Kelchzipfel sind + 6 mm lang und auf dem Rücken breit geflügelt;
FE ù
ei Zn
a NN.
Re
(181) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 443
die Kronröhre ist 7 mm lang und trägt + 6 mm lange, stumpfe Lappen.
Die mit je einem Drüsenkörper ausgestatteten, + 11/2 mm langen Staub-
beutel sitzen auf verschwindend kurzen Filamenten, die etwas unterhalb
der von den Corollalappen gebildeten Buchten inseriert sind. Der + 6 mm
lange, mit einer kopfförmigen Narbe versehene Griffel ist durch das Vor-
handensein eines Haarwulstes ausgezeichnet.
Revidirter Schlüssel zur Bestimmung der afrikanischen SEBÆA-Arten '.
A. BLÜTHEN #-ZEHLIG.
1. Staubblätter ohne Drüsen............ S. capitata Cham. et Schlecht.
Staubblätter mit Drüsen ............ 2.
2. Kelchzipfel weder gekielt noch geflügelt. 8. albens (L.) R. Br.
Kelchzipfel gekielt oder geflügelt..... 3.
3. Kelchzipfel gekielt oder halbherzförmig
ABUS EL MEN ee S. aurea (L.) R. Br.
Kelchzipfel höckerartig geflügelt...... L.
RCI ac. 2 que em TUE LE S. ambigua Cham.
(Genie olyan Re S. minutiflora Schinz
B. BLÜTHEN 5-ZEHLIG.
1. Staubblätter mit drei Drüsen......... 2.
Staubblälter mit wenigeralsdreiDrüsen. 3.
Zee Narbe, keulenförmig 8.2.2.0... - S. sulphurea Cham. et Schlecht.
2 Narbeszungentormig........0.2. 2... S. pentandra E. Mey.
3. Blätter linear-lanzettlich............. Le.
Blätter ei-oder spatelförmig.......... 6.
4. Griffel ohne Haarwulst . ............ S. Welwitschii Schinz
Griffel mit Haarwulst .............. 3.
Drbiilämente kurzen... en une S. filiformis Schinz
Bilamentesverlanseri. ee: S. linearifolia Schinz
DyGrttelllans nm re rss ve de 1
Gmitelakurz ee 15.
2 Narberkeulenförmien, net een 8.
Narberkopfiosu tms one" 11.
8. Griffel ohne Haarwulst.............. S. Junodii Schinz
Griffel. mit Haarwulst 2... ... De
9. Staubblätter ohne Drüsen............ S. longicaulis Schinz
Staubbeutel mit Drüsen............. 10.
1 Vergleiche Schinz in Vierteljahrsschrift der zürcher Naturforsch. Gesell-
schaft, XXX VII (1891), pag. 306; Bulletin de l’Herbier Boissier, II (1894),
p. 219 und III (1895), p. 411).
Auh
13.
14.
15.
16.
197%
. Kelchzipfel stark geflügelt
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
. Blätter mehr oder minder eiförmig ...
Blätter schmal lanzettlich, sehr klein.
Kelchzipfel nicht, oder schwach ge-
MAL EI (RMS AS ee a
. Staubbläter in den Buchten der Kron-
lappensinserint... er ee eRES
Staubblätter etwas unterhalb der Buch-
TEN. INSERIBI SE ee
Staubbeutel mit einer apicalen Drüse. .
Staubbeutel ohne Drüse.............
Aufrechte oder aufsteigende, an den
Knoten nicht wurzelnde Pflanze;
Drüuse.Klen rss 2 ar
Kriechende, an den Knoten wur-
zelnde Pflanze; Drüse gross.......
Kelchtlügelobreit ee us ee
Kelchflügeksschmal . .. ..............
Kronlappen abgerundet..............
Kzonlappensspülze nn ee
Blätter mehr oder weniger lederig....
Blätter papierdünn, Pflanze vom Grun-
Jean Er AMEL LE 2 re
S. Grisebachiana Schinz
S. filiformis Schinz
13.
S. Rehmannii Schinz
S. natalensis Schinz
14.
S. elongata Schinz
S. crassulefolia Cham. et Schlecht.
S. repens Schinz !
16.
17.
S. Zeyherii Schinz
S. acutiloba Schinz
S. brachyphylla Griseb.
S. Barbeyiana Schinz
1 Die von meinen Freunde N. E. Brown in Hooker’s Icones Plantarum, Ser. 4,
vol. IV (1895) tab. 2377 beschriebene und abgebildete S. Evansii ist unzweifel-
haft mit der von mir 1894 publicirten S. repens identisch. Letzterer Name hat
daher die Priorität.
(183) SCHINZ. BEITR.EGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 445
ASCLEPIADACEE.
Rud. SCHLECHTER (Berlin).
Microloma ($ Hæmax) longituba SCHLTR.
Fruticulus erectus, ramosissimus, ramulis recurvato-divaricatis teretibus,
brevissime velutinis, remote foliatis; foliis lanceolatis vel lanceolato-
ellipticis acutis utrinque brevissime velutinis subsessilibus 0,4—0,7 cm
longis, supra basin vix 0,2 cm latis; floribus in fasciculis extraaxillaribus
paucifloris; pedicello brevi tereti velutino: calycis segmentis lineari-lan-
ceolatis velutinis, corollæ tubo duplo brevioribus. Corolla tubulosa, tubo
cylindrico extus tenuissime puberulo, intus basi anulo pilorum deflexorum
ornato cæterum nudo, 0,6 cm longo, diametro 0,1 cm paulo excedente,
lobis erectis apice incurvis sub triangulis subacutis 0,1 cm longis, tenuis-
sime subvelutino-puberulis; gynostegio alte cornico, antheris oblongis,
marginibus cartilagineis basin versus dilatalis, appendice hyalino sub-
erecto lanceolato-triangulo subacuto, marginibus loculorum profunde ex-
eisis; polliniis angustissimis pendulis, compressis, sensim in basi attenua-
tis, caudiculis divaricatis brevibus, filiformibus basi subdilatatis, glandula
minuta subrhomboidea; stigmatis capite dimidio inferiore eylindrico, apice
alte cornico.
Habitat in Africa australi.
In regione occidentali : In rupibus prope Keetmanshoop, in terra Nama-
land-Major, Majo 1892. — Dr. Fleck N° 264 a.
Eine sehr interessante Art, welche sich von der anderen Art der Sektion
Hæmax, H. Massonii Schltr., durch den langen Korollatubus auszeichnet.
Der Habitus ist der der Sektion eigentümliche: Ein kleiner Busch mit
vielverzweigten abstehenden Aesten und äusserst stark reduzierter Be-
laubung. Die Färbung der Blüten ist, nach den getrockneten Exemplaren
zu urteilen, wahrscheinlich rot gewesen.
Asclepias lineolata (Dene.) SCHLTR.
Herba valida scaberrima ; caule stricto subtereti piloso, densius foliato;
foliis erecto-patentibus patentibusve oblongis obtusis simis basi cordatis,
ui % Le ae EEE N. BR N
446 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (184)
- utrinque scaberrimis, brevissime petiolatis, —8 cm longis, supra basin
2—4 cmlatis; petiolo vix 0,5 cm longo; umbellis longipedunculatis pluri-
floris, folia excedentibus (?), pedunculo tereti 8-9 cm longo tenuiter pu-
berulo, pedicellis divaricatis vix 2,5 cm longis subtomentoso-puberulis;
calycis segmentis lanceolatis aculis pilosis, 0,6 em longis; corolla subrotala
2,5 cm diametro, lobis ovato-oblongo obtusis, extus puberulis, intus glabris,
1,2 cm longis, medio fere 0,6 cm latis; coronæ foliolis subdepressis car-
nosis ambitu ovato-rhombeis, cucullato-complicatis, gynostegio subduplo
brevioribus, apice trilobulatis, lobulo intermedio triangulo obtusiusculo,
erecto, lateralia excedente, lateralibus duplo brevioribus apice conniventi-
bus, carnoso marginatis; antheris oblongis, marginibus cartilagineis alæ-
formibus basi oblique truncatis, appendice hyalino, late ovato vel sub-
orbiculari obtusissimo, apice in stigma incurvo, marginibus oculorum pro-
fundius emarginatis; polliniiscompressisobliqueobovalis, caudiculis patulis
subfiliformibus, glandulæ perpusillæ oblongæ obtusæ basi affixis.
Eine der am weitesten verbreiteten afrikanischen Arten der Gattung.
Ursprünglich von Decaisne aus Abyssinien beschrieben, wurde sie später
von Johnston auf dem Kilimandjaro gesammelt und von Oliver als Gompho-
carpus bisacculatus beschrieben. Seitdem ist die Pfianze von den ver-
schiedensten Gebieten im tropischen Afrika bekannt geworden. Südlich
kommt sie bis Angola und zum Nyassa-Hochlande vor.
Schizoglossum delagoense SCHLTR.
Herba tenuissima, erecta, 40-60 cm alta; caule parum ramoso, tereti,
ramis erectis remote foliatis, bifariam puberulis; foliis patentibus patulisve
subfiliformi-linearibus, marginibus revolutis acutis, utrinque glabris, basi
in petiolum brevissimum angustatis, 3—4 cm longis; floribus in fascieulis
extraaxillaribus alternantibus 2—3-floris, vel singulis, pedicello erecto-
patente filiformi, tenuissime piloso, 0,7 cm longo; calycis segmentis lan-
ceolatis acutis pilosis, corollæ duplo brevioribus; corolla subrotata, 0,9 cm
diametro, lobis ovato-oblongis obtusis, intus glabris, extus sparsim pilosis,
vix 0,5 cm longis, medio fere 0,3 cm latis; coronæ foliolis erecto-patentibus
subrhombeo-ovatis subaculis gynostegio æquilongis, ima basi connatis,
intus medio squamellis 3 ornatis, quarum lateralia intermediæ paulo latiora
subduplo breviora, intus basi squamulis 5, foliolis coronæ alternantibus,
submembranaceis, medio breviter excisis, brevissimis, ornatis; antheris
subrhombeis, marginibus cartilagineis, basin versus paulo dilatatis,
appendice hyalino rotundato apice in stigma inflexo, marginibus loculorum
rotundato-excisis: stigmatis capite generis.
(185) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 447
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali: In depressis humidis prope Hangwane et
Rikatla, haud procul a Delagoa Bay, in provincia Mozambique. — H. Junod
No 184 (1890), No 48% (1893).
Von S. glanduliferum Schltr., mit welchem es einige Aehnlichkeit be-
sitzt, ist S. delagoense durch die merkwürdige Korona unschwer zu er-
kennen. Die Koronablättchen sind am Grunde uuterhalb der Leitschienen
mit einander verwachsen, am Grunde innen findet sich ein Ansatz zu
einer doppelten Korona in Gestalt kleiner häutiger Schuppen, welche zu
den Koronablättchen abwechselnd angewachsen sind.
Cynanchum subcoriaceum SCHLTR.
Volubilis, alte scandens, glaberrima ; ramulis teretibus laxe vel sub-
dense foliatis ; foliis erectopatentibus patentibusve subcoriaceis, ovatis
vel ovato-oblongis acutis vel sæpius acuminatis, utrinque glaberrimis,
subtus pallidioribus, 2—4,5 cm longis, medio 1—2,3 em latis cymis um-
belliformibus extraaxillaribus alternantibus, pluriflavis, folio nunc brevio-
ribus, nune æquilongis, rarius paulo longioribus, peduneulo pedicellisque
gracilibus teretibus glabris, pedunculo 1,5 —3,5 cm longo, pedicellis c. 1 em
longis, inter se æquilongis ; calycis segmentis patentibus lanceolatis acu-
tis glabris, 0,1 cm longis ; corolla subrotata 0,7 cm diametro, lobis oblon-
gis obtusis, utrinque glabris, 0,4 cm longis, medio 0,2 cm latis : corona
tubulosa eylindrica apice truncata inflexa, gynostegium excedente ; anthe-
ris rhomboideis, medio gibbosis marginibus cartilagineis angustis, appen-
dice hyalina lanceolato, obtusiuseulo, stigmatis capili appresso, eoque
paulo longiore ; marginibus loculorum profunde emarginalis ; stigmatis
capite conico.
Habitat in insula Madagascar.
In regione centrali : In silva primæva prope Aukafina, Mart. 1881. —
J. M. Hildebrandt N° 3866.
C. subcoriaceum besitzt bei oberflächlicher Betrachtung eine nicht zu
verkennende Aehnlichkeit mit C. natalitium Schltr. aus Süd-Afrika, ge-
hört aber infolge der Struktur der Corona zur Sektion Cyathella. Daselbst
dürfte es wohl am besten in die Nähe des C. eurichtioides K. Sch., wel-
ches ebenfalls madagassischen Ursprungs ist, unterzubringen sein.
Beide Arten zeichnen sich vor den anderen der Sektion durch völlige
Kahlheit aus.
en
=
(02)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (186)
Cynanchum trifurcatum Schltr.
Volubilis, alte scandens, glaberrima; ramulis teretibus remote folialis;
foliis patentibus patulisve graciliter petiolatis ovatis acutis basi cordatis
vel cordato-reniformibus, utrinque glabris, 5—9 cm longis, supra basin
&—6 em latis, petiolo glabro 2,5—3 cm longo ; racemis simplicibus laxe
plurifloris spicatis axillaribus alternantibus, folio, paulo brevioribus, pedi-
cellis brevibus subfiliformibus gabris, flori subæquilongis : calyecis seg-
mentis lineari-lanceolatis acutis subglabris, 0,3 em longis ; corolla
subrotata 0,8 em diametro, lobis oblongis obtusis, utrinque glabris,
marginibus revolutio, dimidia superiore sacculo lateraliter compresso
obtusissimo, perbrevi, ornatio, 0,4 cm longis, explanatis medio c. 0.2 cm.
latis ; coronæ foliolis basi tertia parte tantum in annulum submembrana-
ceum brevem„connatis, apicibus liberis erecto-patentibus subcuneatis
aspice trifurcalis, partitionibus lateralibus divergenti-erectis linearibus,
intermedio æquilongo triangulo latiore, gynostegium alte stipitatum vix
excedentibus ; antheris subeuneatis, basi versus anguslatis rotundatis,
marginibus cartilagineis subnullis, subinconspicuis, apice sublunato-emar-
ginatis, appendice hyalino minuto obtuso, in stigmatis caput impresso,
marginibus loculorum profunde excisis ; polliniis pendulis, oblongis,
utrinque obtusis, caudiculis filiformibus genuflexa-patulis, glandulæ mi-
nulæ anguste oblongæ ima basi insertis; stigmatis capite 5-angulari, an-
gulis callo brevi ornatio, medio gibbo conico prædito.
Schizostephanus somalensis N. E. Br. in Kew Bull. Oct. 1895.
In regione septentrionali-orientali : Im Gebiete der Steppenseen des
Somalilandes, Prof. Keller.
Eine äusserst interessante und distinkte Art. Sie weicht von den übri-
gen in Frage kommenden afrikanischen Arten durch die Corona und die
Antheren erheblich ab. Ganz besonders aber möchte ich aufmerksam
machen auf die Säckchen, welche sich auf der oberen Hälfte der Corolla-
lappen regelmässig finden. Soviel ich weiss sind dieselben bisher noch
nie bei irgend einer anderen Art beobachtet worden. Welchen Zweck
dieselben haben ist nicht mit Bestimmtheit festzustellen, es ist aber nicht
unwahrscheinlich, dass sie in der Knospe die fünf Höcker am Rande des
Sligmakopfes überdecken.
Die Ansicht Schumanns und N. E. Browns, dass Schizostephanus von
Gynanchum trennbar sei, kann ich nicht teilen, ich habe daher die Pflan-
ze unter obigem Namen noch einmal beschrieben, denn die kurze Brown’
(187) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 449
sche Diagnose liess dies sehr wünschenswert erscheinen. Den specifischen
Namen musste ich leider auch ändern, da bereits ein Cynanchum soma-
lense vorhanden ist.
Secamone Schinziana SCHLTR.
Frutex volubilis, alte scandens, ramis lignosis subverrucosis, ramulis
divaricatis puberulis demum glabrescentibus remote vel subdense foliatis;
foliis patentibus patulisve lanceolatis vel lanceolato-ellipticis acutis, varius
acuminatis subtus costa tenuissime puberulis, cæterum glabrescentibus,
2—3,5 cm longis medio fere 0,7—1,5 cm latis, petiolo brevi puberulo
0,3-0,5 em longo ; cymis extraaxillaribus pseudo-terminalibusque ramosis
laxe plurifloris folia excedentibus, pedicellis brevibus glabrescentibus ;
calycis segmentis oblongis obtusis tenuissime ciliatis 0,1 cm longis; co-
rolle tubo brevi campanulato, 0,2 cm longo lobis patentibus oblongis ob-
tusis 0,2 em longis, 0,1 cm latis; coronæ foliolis more generis antherarum
dorso alle adnatis, stigmatis capitem paulo excedentibus; antheris anguste
oblongis, appendice hyalino subrotundo obtuso, stigmatis capite e basi sub-
cylindrica apice medio breviter capitato.
Habitat in insula Madagascar.
In regione austro-orientali : loco speciali haud indicato. — Grevé No 119.
Leider ist das vorliegende Material dieser Novität sehr spärlich, indessen
genügend, um ihre Verwandtschaft mit S. discolor K. Sch. erkennen zu
können. $S. discolor ist völlig kahl und besitzt wie alle andern mada-
gassischen Secamone-Arten bedeutend kürzere Inflorescenzen, ausserdem
sind die Blüten der vorliegenden bedeutend grösser als bei S. discolor.
Brachystelma Rehmannii SCHLTR.
Herba pusilla, ramosa ; ramis remote foliatis bifariam puberulis subtereti-
bus; foliis obovatis vel oblongis, obtusis subapiculatis, utrinque sub-
velutinis, basi in petiolum brevem angustatis, 1,4—2 cm longis (petiolo
incluso), supra medium 0,5—0,8 cm latis; floribus in fasciculis subextra-
axillaribus, alternantibus, paucifloris, in genere inter majores, brunneis
badio-maculatis pietisque ; pedicello tereti erecto-patente, tenue puberulo,
c. 1 cm longo ; calycis segmentis patentibus linearibus acutis, tenuibus,
sparsim puberulis 0,3 cm longis ; corolla subrotato-infundibuliformis tubo
brevi 0,7 cm longo, lobis divaricatis e basi lanceolata lineari-attenualis,
elongatis obtusiusculis, margine et facie interiore ciliolatis, ad 2,3 cm
BULL. HERB. BOIss., juin 1896. . 31
450 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (188)
longis, basi 0,7 cm latis; coronæ foliolis in tubum brevem alte connatis apı-
cibus liberis trilobulatis, lobulis lateralibus abbreviatis obtusiusculis, lobulo
intermedio muto majore linguæformi obtusa, antherifera in stigma inflexo;
polliniis oblique late oblongis vel ovoideis, caudiculis divaricatis brevibus,
glandulæ oblongæ obtusæ basi insertis.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali: In monte Houtbochberg (Transvaaliæ). —
Dr. A. Rehmann No 5877.
Am nächsten verwandt mit Br. fœtidum Schltr. und Br. spathulatum
Lindl. aus Süd-Afrika, besonders mit der ersteren, aber schon bei ober-
flächlicher Betrachtung durch die bedeutend längeren Korollaabschnitte
zu erkennen. Br. spathulatum Lindl. kommt nur in der Südwestecke vor,
und ist schon deshalb ausser Frage gestellt.
a
Ceropegia gymnopoda SCHLTR.
Herba humilis erecta, 10—1% cm alta; radice tuberosa subglobosa vel
oblonga; caule e basi simplici dichotome racemosa, ramulis erecto-paten-
tibus teretibus sparsim pilosis remote vel subdense foliatis; foliis e basi
graciliter petiolata anguste cuneato-subspathulatis breviter acutis vel sub-
apiculatis subscabridis margine sparsim scabro-ciliatis, 2—4 cm longis
(petiolo incluso) supra medium 0,5—1 cm latis; floribus extra-axillaribus
singulis vel binis, pedunculo brevissimo, pedicello patente filiformi piloso ;
floribus erectis ; calycis segmentis lanceolatis acutis pilosis, 0,4 cm longis;
corollæ tubo e basi ampliata subeylindrico, subtomentoso, c. 2 cm longo,
supra basin 0,5 cm, medio fere 0,3 cm diametro, lobis subtriangulis,
extus tomentosis, obtusiusculis.
Habitat in Africa australi.
In regione oceidentali: In arenosis prope Uukuambi, in terra Amboland,
Febr. 1894. — Rautanen No 82.
Auch hier ist das vorhandene Material nur spärlich, insofern als nur
eine ziemlich reife Knospe an den acht Pflänzchen zu finden war, welche
jedoch nicht ausreichte, um die Gestalt der Korona feststellen zu können,
so dass ich es der Zukunft überlassen muss, uns genügend Material zu
liefern, um eine bessere Beschreibung der Blüte geben zu können. Im
Uebrigen weicht die Art schon habituell derartig von allen andern Cero-
pegia-Arten ab, dass ich glaubte, es wagen zu dürfen, sie auf Grund des
unvollständigen Materials zu beschreiben.
(189) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 451
Aulostephanus SCHLTR.
Calyx 5 partitus, lobis patentibus angustis, pilosis, intus basi5 glandu-
losus. Corolla subrotata usque ad medium fere in tubum brevem connata,
lobis ovatis erecto patentibus. Corona in tubum brevem alle connata, api-
eibus liberis 10 perbrevibus, quarum 5 antheris oppositis obtusis apice in-
curvis, 5 antheris alternantibus erecto-patentibus concavis apice breviter
excisis, gynostegium haud excedentibus. Antheræ omnino Ceropeg. :
polliniis erectis oblique late ovatis exappendiculatis, caudiculis tenuis-
simis divaricatis, glandulæ minutæ basi affixis. Stigma depressum mar-
gine 5 gibbosum.
Aulostephanus natalensis SCHLTR.
Herba erecta, 25—40 cm alta; caule stricto subvalido, basi subnudo,
cæterum dense foliato, villoso ; foliis patentibus, varius erecto-patentibus,
late ovatis, vel suborbicularibus, acutis vel acuminatis, basi cordatis,
utrinque molliter pilosis, 2,5—4,5 cm longis, supra basin 1,5—4,5 cm latis,
petiolo brevissimo villoso 0,4—0,8 cm longo; floribus in fasciculis extra-
axillaribus pseudo- terminalibusque in ordine minimis, tenuissime pedi-
cellatis, pedicellis filiformibus, villosis, folia superiora æquantibus vel
subsuperantibus, post æstivationem elongatis et valde incrassatis ; calycis
segmentis anguste lanceolatis acutis, villosis, corollæ paulo brevioribus :
corollæ lobis in tubum brevem connatis ovatis obtusis extus pilosis intus
glabris, coronæ tubo subeylindrico, apicibus liberis 10 brevissimis.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : In colle graminosa, Inanda, Natalie, alt. c.
4700 ped. Nov. — J. M. Wood, n° 176, n° 410.
Diese neue Gattung ist am nächsten verwandt mit Anisotome Fenzl
und Decaceras Harv., von beiden aber durch die einfache Corona zu er-
kennen. Auch habituell zeichnet sie sich von diesen beiden Gattungen
gut aus, denn Anisotome ist ein rankendes Gewächs, Decaceras aber ein
kleines verzweigtes Kraut mit schmalen Blättern. Zum Ueberflusse hat
Decaceras einen knolligen Wurzelstock, während dieser bei Aulostepha-
nus wie bei Anisotome aus spindelförmigen fleischigen Wurzeln besteht.
I EEE N EE
Æ
or
[69]
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (190)
PEDALIACEIE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Ceratotheca elliptica SCHINZ.
Caulis tetragonus, glandulosus; folia breviter petiolata, basi et apice
acuta, elliptica vel lanceolata ; nectaria extrafloralia sessilia ; calycis seg-
menta glandulosa, lanceolata; corolla glandulosa, flava ; semina glabra,
brunnea, margine angusle alata.
Angola : Gambos 1883, Newton.
Es liegt mirwon dieser Pflanze zwar nur ein Zweigstück vor, indessen
genügt dasselbe doch, um einerseits die Zuhörigkeit desselben zu der
Gattung Ceratotheca festzustellen und um anderseits die Berechtigung
zur Aufstellung einer neuen Art zu verleihen. Sämtliche Teile der Frag-
mentes sind mit mehrzelligen, langen Haaren bekleidet, die ein kleines
rundes Drüsenköpfchen tragen; der Stengel ist kantig. Die + 3 mm lang
gestielten Blätter sind von elliptischem bis lanzettlichem Umriss, beider-
ends zugespitzt (nur ein Blättchen ist stumpf, besitzt aber ein laidirtes
oberes Ende), + 3 cm lang und + 1 cm breit. Die bekannten extraflo-
ralen Nectarien sind ungestielt und sitzen fast verborgen in den Blatt-
achseln. Die axillären Blüten sind 1—2 mm lang gestielt ; die Kelchzipiel,
die gleich der Krone dicht drüsig behaart sind, haben eine Länge von 3
bis mm und sind lanzettlich. Da der mir zurVerfügung stehende Zweig
nur eine einzige Blüte besitzt, so stehe ich von einer Analyse derselben
ab, umsomehr, als dieselbe kaum wesentliche Unterscheidungsmomente
zu Tage fördern dürfte; charakteristisch für die Art ist jedenfalls die
schwefelgelbe Farbe der im Uebrigen fingerhutartigen Blumenkrone. Die
ebenfalls behaarte Kapsel ist + 1 cm lang und besitzt + 5 mm lange,
weilauslaufende spitze Hörner. Die kahlen, braunen Samen sind durch
einen sehr schmalen, kantenständigen, ringsherumlaufenden Flügel aus-
gezeichnet. Unsere Pflanze erinnert in der Tracht einigermassen an
C. melanosperma Hochst., eine Verwechselung mit derselben ist aber un-
möglich, fehlt doch unserer Pflanze schon das eigentümliche schülferige
Indument, das der Hochstetterschen Art zukommt. Die übrigen Cerato-
theca-Arten besitzen gelappte, zum Teil auch gezähnte Blätter.
Be!
(191) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 453
Pterodiscus Kellerianus SCHINZ
Suceulentus; folia subtus lepidota, supra glabriuscula, lanceolata, pinna-
tisecla; segmentis anguste lanceolatis, acutis; corolla flava; fructus alatus.
Somaliland: Abdallah, Prof. Keller 114; Tujusteppe, Prof. Keller 115.
Unserer Pflanze kommt wie allen bekannten Vertretern dieser Gattung
ein knolliger, fleischiger Wurzelstock zu. Die 3 bis 30 mm lang gestielten
Blätter sind von lanzettlichem Umriss, bis 60 mm lang und bis 30 mm
breit, fiederschnittig; die Abschnitte sind schmal lanzettlich, bis 13 mm
lang und 1 bis 2 bis 3 mm breit, zumeist spitz. Die Endzipfel pflegen
auffallend schlank und bis 30 mm lang zu sein. Die sitzenden Blüten
sind + 30 mm lang, trompetenförmig und auf der Aussenseite der Krone
dicht mit den weissen Schülferchen bekleidet. Die Krone ist offenbar
von gelber Farbe. Die bis 20 mm lange Frucht besitzt bis 4 mm breite
Flügel.
Aus dem Somaliland ist bis anhin nur eine Pterodiscus Art zu unserer
Kenntnis gelangt, die als identisch mit P. speciosus Hook. aufgefasst
wird. Diese Bestimmung ist mir aber vorläufig noch zweifelhaft. Das
Hauptverbreitungsgebiet des P. speciosus liegt in der Transvaal. P. spe-
ciosus unterscheidet sich von P. Kellerianus durch viel grössere
purpurn gefärble Blüten und geschweift-gezähnte Blätter. Von Ptero-
discus Arten sind des weitern dann noch beschrieben worden : P. luridus
Hook. (Cape Colony, Albany distr.) mit schwefelgelben Blüten und tief
eingeschnittenen Blättern, deren Abschnitte aber breiter als bei unserer
Pflanze sind, ferner P. aurantiacus Welw. mit ziegelroten Blüten, kurzen
Blatlabschnitten und breitflügeligen Früchten und endlich P. angustifolius
Engl. (aus dem afr. Seengebiet) mit ganzrandigen oder stumpf gezähnten,
auffallend kleinen Blättern.
Sesamum grandiflorum SCHINZ
Caulis tetragonus, apice lepidotus; folia inferiora petiolata, 3—5-digitata
vel pinnatipartita, superiora sessilia integra vel basi dentata, linearia vel
lineare-lanceolata; nectaria extrafloralia sessilia; corolla maculata; se-
mina foveolata, ala unilateralis, cochleariformis.
Südwestafrika : Hereroland, Nauas, Fleck 274 a, ! Kuisib, Fleck 769.
Krautartige Pflanze mit mindestens an den jüngeren Partien mit
Schülferchen bekleidetem Stengel. Die unteren und miltleren Blätter
45% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (192)
pflegen + 4 cm lang gestielt zu sein; sie sind gefingert 3 bis 5-zählig
oder noch häufiger fiederartig geteilt, unterseits namentlich zur Jugend-
zeit dicht mit weissen Schülferchen bedeckt. Die Blattabschnitte sind
bis 8 cm lang und bis 1 cm breit, ihr Rand ist rauh infolge der kurzen
Wimperborsten, die denselben einsäumen und deren sich auch welche
längs des Mittelnerven auf der Blattunterseite finden. Die höher oben
inserierten Blätter sind von linearem bis linear-lanzettlichem Umriss,
+ 3 mm breit, sitzend, aber nach der Basis spitz zulaufend; häufig
tragen sie am Grunde 1 bis 3 kurze zahnförmige Seitenabschnitte. Die
Extrafloralen Nectarien sind von tiefschwarzer Farbe und sitzend. Die
Blüten sitzen auf circa 3 mm langen, gedrungenen Stielen; die Kelch-
abschnitte sind bis 1 cm lang, linear-lanzettlich, lang wollig behaart und
fein zugespitzt oder spitz. Die Krone ist zur Zeit der Anthese sehr zart,
rosenrol, mit dunkeln Flecken im weit geöffneten Schlund. Der Saum
misst zur Blütezeit im Durchmesser 5 bis 6 cm im Uebrigen ist die
Blumenkrone am Grunde röhrig, über dem Kelch bauchig aufgetrieben
und mit langen, wolligen Haaren bekleidet.
Auch die Kapseln sind dicht flaumig behaart, am Grunde höckerig, in
eine kurze Spitze auslaufend. Die Samen sind, von der Fläche aus be-
trachtet länglich hufförmig und besitzen am breiteren Pol einen kurzen
löffelartigen Flügelansatz.
Unterscheidet sich von S. pentaphyllum E. Mey. durch die Samen, die
bei diesem auf drei Kanten geflügelt sind, dessgleichen durch die Flügel-
bildung und durch die grossen, gefleckten Blüten von S. triphyllum
Aschers.
Sesamum digitaloides WELW. mss.
Herbacea, glandulosa; folia indivisa, oblonga, basi cuneata, subrotun-
data et emarginata vel obtusa, glandulosa ; nectaria extrafloralia breviter
pedicellata; flores pedicellati; calycis segmenta anguste lanceolata,
obtusa.
Mossamedes: Dr C. Höpfner 37.
Eine dicht mit kurzen Drüsenhaaren bekleidete Pflanze mit wechsel-
ständigen Blättern von länglichem, keilförmig in den Blattstiel zu-
sammengezogenen, abgerundeten und ausgerandeten oder stumpfen
Blättern. Die mit kurzen oder längeren Drüsenhaaren und vereinzelten
köpfchenlosen Haaren bedeckte Spreite ist + 5 cm lang (inklusive
Blaltstiel) und + 8 mm breit. Die Nektarien sind kurz gestielt. Der
Ben
(193) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 455
Blütenstiel erreicht eine Länge von + 17 mm; die Kelchabschnitte sind
schmal lanzettlich, stumpf und reichlich mit Drüsen besetzt, + 5 mm
lang und + 1 mm breit. Die Blumenkrone ist einfarbig, zerstreut
drüsig beharrt, + 2'/s cm lang, glockig, am Grunde nicht röhrig ver-
engert. Der Griffel ist circa 12 mm lang.
Diese Art gehört zu der Sektion Sesamotypus, die sich durch die ganz
überwiegend ungeteillen Blätter von der Sektion Sesamopteris mit
grösstenteils handförmig geteilten Blättern unterscheidet. S. digitaloides
ist wohlverwandt mit S. angolense Welw., unterscheidet sich indessen
durch die gestielten Blätter und die verhältnissmässig lang gestielten
Blüten.
Eine dritte, mit keiner der bekannten Sesamum Arten zu identifi-
cierende Species, die mir allerdings nur in recht mangelhaften, von
Höpfner sub num. 118 in Mossamedes und ebendort von Newton sub
num. 33 gesammelten Exemplaren zur Verfügung steht, will ich als
S. lepidotum Schinz bezeichnen. Die bis 6 cm lang gestielten 3 bis 4-
zählig-gefingerten Blätter verweisen diese Art in die Sektion Sesamopteris.
Die Blattabschnitte sind lanzettlich, bis 50 mm lang, breit lanzettlich und
bis 10 mm breit, ober- und unterseits auffallend dicht mit Schülferchen
bedeckt. Die Kelchzipfel sind bis 8 mm lang, breit lanzettlich. Früchte,
Samen etc. fehlen. Obgleich das vorliegende Material sehr dürftig
ist, so glaube ich doch berechtigt zu sein, die Pflanze mit einem Namen
belegen zu dürfen, denn die aufgezählten Merkmale sind immerhin cha-
rakleristisch.
456 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (194)
COMPOSITÆ
F. W. KLATT (Hamburg).
Taf. III, IV, V et VI.
Teœus : VERNONIACEÆ
Vernonia cruda KLATT
Suffruticosa ; ramis tenuibus, luteolo-fusco puberulis, apice valde ramu-
losis, basi foliosis; foliis sessilibus, ovato-lanceolatis, integerrimis, reticu-
lato-venosis, utrinque viridis, subtus ad venas dense puberulis, supra
glabris; capitulis parvulis 10 floris, corymboso-paniculatis, longe pedicel-
latis; pedicellis dense puberulis; involucri squamis, circiter 20, quadri-
seriatis, ovalo-lanceolatis, scariosis, media virido-striatis, margine ciliatis;
achæntis glabris; pappi setis albidis.
Congo : Lubudi, leg. Capt. Descamps 1891, No 28.
Die ganzrandigen Blätter, mit ihrer dickaufliegenden Mittelader, die in
den Befestigungspunkt auslaufen, sind auf beiden Seiten, obgleich ge-
trocknet, schön grün, was mir Veranlassung gegeben hat, die Pflanze
mil obigem Artnamen zu versehen. Diese Blätter sind ausgebildet 5 cm
lang, 2 cm breit, mit auf der Unterseite sehr kurzen und dichten Häär-
chen. Die einzelnen Blütenstielchen sind 5 mm lang. Die Blüten haben
die Länge der inneren Pappusstralen, nämlich 4 mm, die äusseren sind
aber kaum 1 mm lang. Die grössten Involucralschuppen erreichen eine
Länge von 4 mm und eine Breite von 1'/) mm Die Achänen sind nur
1 mm lang.
Vernonia hamata KLATT
Caule angulato, sulcato, piloso, ramoso ; ramis superioribus, pedunculi-
formibus, inferioribus elongatis, axillaribus, dichotomis, dicephalis,
foliosis; foliis oblongo-linearibus, parce petiolatis, basi subrotundis,
utrinque viridibus, punctatis, integerrimis, margine inflexis, capitulis
campanulatis, pedunculatis, corymbosis; involucri squamis lineari-lanceo-
et.
(195) SCHINZ. BEITRAGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 457
latis, quinqueserialis, adpressis, carinatis, nigro-mucronalis, apice pilosis,
ciliatisque; corolle purpureæ; tubo elongato, geniculato; lobis elongatis»
glabris; achænia basi callosa, dense sericeo-villosa; pappo e setis interio-
ribus 11 purpureis, pubescentis, apice hamatis et exterioribus brevissimis.
stramineis, complanatis.
Congo : Vallée de la Luila, leg. Capt. Descamps 1891, No 32.
Wenn alle Vernonien solche Eigenschaften besässen, wie sie diese Art
hat, so wären sie leicht zu unterscheiden. Hier ist zunächst der doppelte
und zweifach gefärbte Pappus, die inneren langen Stralen purpurot, mit
hakenförmiger Spitze und die äusseren kurzen strohgelb, welche ein
treffliches Erkennungszeichen abgeben. Dann die unteren, achsel-
ständigen, 10—15 em langen Aeste, mit wechselständigen Blättern, und
zwei endständigen Blütenköpfchen, von denen einer gewöhnlich nur
entwickelt ist. Die oberen Aeste sind nur 4—7 lange, etwas gebogene
Blütenstiele, die unten ein 1—2 cm langes Blatt haben. Die grössten
Blätter sind 8 cm lang, 1 cm breit und haben eine, nach unten breite
Mittelader. Der breite Blattstiel ist 2—3 mm lang. Die Achänen sind 2 mm
lang.
Vernonia stipulacea KLATT
Ramis angulatis, subtiliter striatis, dilute-fusco-tomentosis; ramulis
floridis axillaribus, folio superantibus, polycephalis, in paniculam amplam
dispositis; foliis petiolatis, cordato-oblongis, acutis, supra glabris, subtus
dilute fusco-tomentosis, margine duplicato-serratis, basi stipulaceis;
stipule geminæ, ovatæ; capitulis pedicellatis, quinquefloris; floribus in-
fundibuliformibus, purpureis, apice quinquelobatis ; lobis magnis, aculis;
involucri squamis imbricatis, ovatis, obtusis, cavis, carinalis; achænio
dense hirsuto; pappi albi, serie externa internam æquante.
Natal : Drakensberg, coll. M’ Sea, com. Bolus, N° 300%.
Diese Art scheint baumartig zu sein und unterscheidet sich wesent-
lich von den andern afrikanischen Arten durch die 10 cm breiten und
8 mm hohen Nebenblätter, die paarweise unten an den 5 cm langen
Blatistielen, sitzen. Das herzförmig längliche Blatt ist doppelt gesägt,
16 cm lang, 7 cm breit, auf der Unterseite dicht blassbraun filzig, auf
der Oberseite kahl. Die Involucralschuppen sind dreireihig, knorpelig,
hohl, eiförmig, stumpflich, gekielt und 3 mm lang, 2 mm breit. Die
trichterförmigen Kronen, sind 5 mm lang, purpurrot, und haben 5 grosse,
spitze Lappen. Die ganze, sehr ästige Blütenrispe hat 36 cm als Umfang.
458 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (196)
Die Narben sind hervorstehend. Die weissen Pappusborsten sind alle
7 mm lang. Die dicht behaarten Achänen messen 2 mm.
Vernonia suprafastigiata KLATT
Caule fruticoso, tetragono, sulcato, glabro, valde ramoso; ramis hirsu-
tis, fuscis, apice corymboso-paniculatis; foliis vix petiolulalis, parvis,
coriaceis, elliptieis, rugosis, apice paucidentatis, supra viscosis, subtus
nervo medio prominulo; capitulis quinquefloris, longe pedunculatis;
pedunculis basi bracteatis; involucri squamis 10, biserialis, scariosis,
ovalis, cavis, carinatis, fusco-apiculatis; achænio angulato, hirsuto, basi
calloso; pappi setis 40, albidis, corollam paulo superantibus; corolla
sensim constricta, albo-glandulosa.
Congo : Luengue, leg. Capt. Descamps, 15 Juni 1891, No 29.
Die Blätter sind À cm lang und 4 mm breit. nur oben schwach ge-
zähnelt und zugespitzt, der Mittelnerv ist auf der Unterseite stark her-
vortretend. Die grösseren Involucralschuppen der zweiten Reihe sind
3 mm lang und 1 mm breit, an der Spitze mit einem dunkelbraunen
kurzen Strich, der auch als Spitze ausläuft. Der Pappus ist 5 mm lang,
das Achänium 2 mm.
Vernonia oligocephala KLATT
(Webbia oligocephala DC. Prodrom., V, p. 73).
Basi lignosa; caule simplici, sulcato, pubescente, dense folioso; foliis
subsessilibus, elliptico-oblongis, integerrimis, acutiuseulis, utrinque pilo-
sis, margine aculeato-cilialis; corymbo tricephalo; capitulis terminalibus,
turbinatis, breviter pedunculatis, basi bracteatis; bracteis elongato-linea-
ribus; involucri squamis biseriatis, lanceolatis, cuspidatis, dense pilosis,
ciliatisque; corolla tubulosa, purpurea; achæniis hirsutis, pappo albido.
Natal : Inanda, leg. Wood.
Die Pflanze, welche unten holzig ist, wird 24 cm hoch und ist steif
aufrecht. Gewöhnlich kommen 2 Stengel aus der Wurzel. Dieselben
werden 24 cm hoch, sind einfach und äusserst stark behaart, gefurcht
und dicht beblättert. Die Blätter sind oben und unten verschmälert,
elliptisch-länglich, zerstreut und kurz behaart, auf der Unterseite an den
Hauptadern stärker und am Rande mit scharfen kurzen Stacheln besetzt.
Sie sind 4 cm lang und 1 cm breit. Die Involucralschuppen, welche sich
durch starke und weiche Behaarung auszeichnen, sind lanzeitförmig,
1
(197) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 459
lang zugespitzt, 1 cm lang und ebenso lang ist der weisse Pappus. Die
Achänen sind fein und dicht behaart.
Die Pflanze hat grosse Aehnlichkeit mit Vernonia inulæfolia Steud.,
sowohl was Länge der Stengel, Beblätterung derselben, Grösse und
Form der Blätter, als auch Anordnung und Grösse der Blütenköpfe
betrifft. Sie unterscheidet sich aber dadurch, dass die Blätter ganzrandig
sind, die Hüllkelche nur zwei Reihen Schuppen haben, u. s. w.
Trıeus: ASTEROIDEA.
Aster quinquenervius KLATT
Caule erecto, hirsuto, striato, apice ramoso; ramis alternantibus, mo-
nocephalis, foliosis et bracteatis; bracteis linearibus; foliis ovato-lanceo-
latis, semiamplexicaulibus, acuminatis, integris, utrinque hirsutis, margine
ciliatis, quinquenerviis; involueri squamis biserialis, ovato-lanceolatis,
margine membranaceis, dorso pubero-pilosis, apice ciliatis; achseniis
glabris; ligulæ 13-15, late lanceolatæ, obtusiusculæ; pappi setis albidis.
Van Reenens Pass, Natal boundery, leg. Wood, No 4771.
Die Wurzel dieser Art ist in sehr viele Fasern zerteilt: Stengel und
Blätter, obgleich grün, sind recht lang rauhhaarig. Der Stengel ist ziem-
lich stark beblättert, 40 em hoch und teilt sich oben in (5) beblätterte
und ziemlich grossblütige Aeste. Das Involuerum ist 2 cm breit und
1 cm hoch. Es besteht aus ungefähr 10 breiten, eilanzettförmigen,
schmalhautrandigen, auf der Oberseite rauhen und an der Spitze gewim-
perten Schuppen, welche 1 cm lang und 2 cm breit sind. Die Blätter
sind 8 cm lang und 2 cm breit, nach oben hin nehmen sie an Grösse ab.
Sie sind sitzend und stengelumfassend.
TriBus : INULOIDEZÆ.
Helichrysum Bachmannii KLATT
Caule fruticuloso, valde ramoso; ramis elongatis, tomentosis, teretibus;
foliis semiamplexicaulibus, lanceolato-linearibus, 1 nerviis, mucronalis,
margine revolutis, subtus dense tomentosis, supra subglabris; capitulis
campanulatis, 16 floris, pedicellatis, basi bracteatis, ad apices ramorum
corymboso-paniculatis ; corymbis pedunculatis; pedunculis horizontaliter
460 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (198)
arcuatis, basi bracteatis; involueri squamis scariosis, subnitidis, quadri-
seriatis, cavo-oblongis, obtusis, sordide-albidis ; achaanüs glabris.
Kapkolonie : Sandiges Buschfeld, südlich von Hopefield, leg. F. Bach-
mann, November 1886, No 1202.
Von dem holzigen Stengel lag mir nur ein Stück aus der Mitte vor,
das sich oben gablig teilte. Es besass aber ausserordentlich viele, wechsel-
ständige, 30—36 cm lange Aeste, die schräg aufstiegen, nach oben hin
und her gebogen waren und eine stumpf pyramidale Rispe trugen. Diese
Rispe hatte wieder 6—7. 4—1 cm lange, gebogene Aeste, die 2—5 gestielte
Köpfe trugen, welche 5 mm lang waren. Diese Blütenstielchen und auch
die Aeste der Schirmtrauben hatten unten lanzeitförmige Deckblättchen.
Die Involucralschuppen waren 3 mm lang und 1 mm breit. Die Kronen
hatten eine Länge von 3 mm
» Helichrysum glomeratum KLATT
Caule tereti, subtiliter striato, glabro, usque ad apicem foliosissimo et
plus minus ramoso; foliis sessilibus, congestis, lanceolatis, muticis, con-
coloris, nervo medio prominulo, margine ciliatis; capitulis ad apices
ramorum glomerato-corymbosis, cylindraceis, quadrifloris, intra folia 12
sessilibus; involueri squamis flavo-citrinis, nitidis, radiantibus, basi lanu-
ginosis.
Griqualand East : Grassy, stony places on Malowe Mountain, 4500 feet
Altitud., leg. Tyson, March and May 1886, No 740 et No 2789.
Diese Bergpflanze hat einen fein gestreiften, holzigen Stengel von
30—50 cm Höhe, der bis oben hin dicht beblättert und nur ganz oben
mehr oder weniger langästig ist. Die Aeste sind 1—4 em lang. Die mit
einem kurzen Stachel endigenden, lanzettfürmigen, sitzenden Blätter
werden 2 cm lang, 5 mm breit, sind auf beiden Seiten gleichfarbig,
aber mit langen, reihenweis stehenden Haaren und mit Wimpern ver-
sehen. Das Blättchen, dicht am Blütenknäuel, der aus ungefähr 12 Köpfen
besteht, ist 5 mm lang. Die strahlenden Blütenköpfe selbst sind eben-
falls 5 mm lang. Das glänzende, citrongelbe Involucrum, welches unten
filzig behaart ist, besteht aus 10 lanzettförmigen Blättchen.
Helichrysum Höpfnerianum VATKE
Suffruticosum; caule tereti, erecto, folioso, fusco lanuginoso, basi
COMOSO, apice ramoso; ramis breviusculis, tricephalis; foliis lanceolatis,
(199) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 461
acutis, purpureis, valde pilosis, amplexicaulibus; capitulis ad apicem
ramorum cymosis, ellipsoideo-campanulatis, basi bracteatis; bracteis li-
nearibus; involucri squamis triseriatis, lanceolatis, cartilagineis, apice
fusco-membranaceis, media purpureis, tomentosulis, achæniis hirsutis,
Mossamedes : leg. Dr C. Höpfner, April-Mai 1882, No 115.
Diese, von Vatke benannte, aber nicht beschriebene Art, wird gegen
16 em hoch. Der aufrechte, wollig bräunlich behaarte Stengel, ist unten
schopfig und oben ästig. Die Aeste werden 2 cm lang, sind 3-köpfig und
tragen unten ein Blatt, welches den Stengelblättern, die wechselständig
und ziemlich weitläufig stehen, ganz ähnlich ist. Diese 1! cm langen
und # mm breiten, sitzenden und wechselständigen Blätter sind nach
der Spitze hin blutrot und behaart. Die Involucralschuppen, welche drei
Reihen bilden, sind nicht strahlend, aber häutig, dicht grau behaart,
oben purpurfarbig und an der Spitze bräunlich, 7 mm lang und 2 mm
breit. In denselben sind ungefähr 20, gegen 7 mm lange Kronen. Der
Pappus ist weiss und wie die Krone 5 mm lang. Die Achänen sind
1 mm lang.
Helichrysum involucratum KLATT
Planta omnino albo-tomentosa; caule folioso, apice ramoso; ramis
elongalis, ramulosis, et foliolis; foliis spathulatis, uninerviis, utrinque
tomentosis, sessilibus; capitulis ad apicem ramorum gliomeratis, basi in-
volucratis; involucri squamis pluriseriatis, interioribus lineari-lanceolatis,
flavis nitidis; externi-ovato lanceolatis, dilute fuscis; pappi setis albis;
corolla pappo »quilonga; achæniis angulatis, glabris.
Griqualand East: Side of Mount Malowe, 5500 feet. Altitud, leg. W. Tyson,
March 1886, No 3095.
Die Aeste an den Exemplaren waren 4—7 cm lang, die Zweiglein 2 cm,
die Astblätter hatten 1—2 cm Länge und 2 mm Breite. Die Stengelblätter
waren 2—3 cm lang, 5 mm breit; die Hüllblätter aber 8 mm lang und
4 mm breit. Die Involucralschuppen besassen 1 cm Länge. Pappus und
Blüten massen 1 em und das Achänium 1 mm.
Helichrysum nanum KLATT
Caulibus simplicibus, glabris, usque ad finem foliatis; foliis glaberrimis,
linearis, obtusis, sessilibus; caulinis alternantibus; radicalibus depressis,
in orbem dispositis; capitulis turbinatis, dense congestis, quinquefloris;
462 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (200)
involueri campanulati squamis exterioribus ovato-lanceolatis, scariosis,
dilute fuscis, basi lanuginosis, intimis aureis.
Natal : Amawahqua, leg. Wood No 4599.
Der Stengel ist nur 7 cm hoch, astlos, aber ziemlich dicht beblättert.
Die linealischen, stumpfen’Blätter sind 1,5 cm lang, 1 mm breit, sitzend
und etwas am Stengel herablaufend. Die Wurzelblätter, von gleicher
Länge und Breite, bilden einen Kreis. Die dichtgedrängten, goldgelben
Blütenköpfe stellen an der Spitze des Stengels einen Ball dar. Sie sind
4 mm lang und 1 mm breit. Die äusseren Involucralschuppen sind
unten in Wolle gehüllt, oben hellbraun, die inneren aber goldgelb.
Symphipappus KLATT, nov. gen.
Capitula heterogama, radiata; floribus radii femineis, uniserialis disci-
que hermaphroditis, fertilibus. Involucrum hemisphæricum, squamis
pauciseriatis, herbaceis, acuminatis, margine anguste scariosis. Recepta-
culum convexum, foveolatum. Corollæ femineæ ligulatæ, lamina patente,
latiuscula, integra, disci regulares, tubulosæ, limbo apice quinquefido.
Antheræ basi obtusæ, integræ. Styli floribus hermaphroditis rami cur-
vati, apice truncati. Achænia multicostata, cylindrica, glabra, basi villosa.
Pappi setæ rigidæ, scabræ, 3 aut 5 fasciatæ. =
Herba erecta, furcata, glabra. Folia alterna, amplexicaulia, dentata.
Capitula mediocria, pedunculata, ad apices ramorum solitaria. Corollæ
flavæ. Achænia semi pilosa.
Symphipappus dichotomus KLATT
Taf. IM.
Caule glabro, striato, dichotomo, ramoso; ramis angulato-arcuato-
dichotomis, monocephalis, foliatis; foliis carnosis, linearibus, obtusis,
glabris, basi vaginantibus, semi amplexicaulibus; capitulis solitariis, longe
pedunculatis; peduneulis apice dilatatis; involucri campanulali squamis 8,
uniserlalis, herbaceis, late ovato-lanceolatis, albo-marginatis; achæniis
cylindricis, costatis, basi dense pilosis; pappi setis 3-5 fasciatis.
Kapkolonie : Umgegend von Hopefield, Vlei bei Roodevalei, leg.
F. Bachmann, September 1887, No 2149,
Der Stengel ist bis zur ersten Gabelung 5 cm hoch, die ganze Pflanze
aber 9—10 cm. Er ist kahl, gestreift, ästig und wahrscheinlich fleischig.
Die Aeste sind immer winklig gebogen, wieder gablig und enden mit
Da -PORENT
(201) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 463
einem Blütenkopf. Die linealischen, stumpfen Blätter sind ebenfalls kahl,
nach unten scheidig, halbstengelumfassend, 3—%4 em lang, 2 mm breit.
In den Blattachseln kommen immer einige junge Blätter hervor, so dass
die Blätter scheinbar Büschel bilden. Der Blütenstiel ist 2 cm lang, der
Blütenkopf 2 cm breit und 1 ‘/2 hoch. Das Involucrum besteht aus einer
Reihe blattartiger Schuppen, die breit eilanzettförmig, hautrandig, 8 mm
lang und 2 mm breit sind. Die Strahlblüten sind 3 mm lang und
breit. Der Becher der Scheibenblüten ist 3 mm lang und die Röhre
ebenfalls. Der Pappus ist 4 mm lang, das Achänium 7. Letzteres ist
unten lang und bis zur Mitte etwas kürzer behaart, dann aber kahl und
gefurcht. Die zu 3 bis 5 gebänderten Pappusborsten sind das unter-
scheidende Merkmal dieser neuen Gattung.
TriBus : HELIANTHOIDEZÆ.
SUBTRIBUS : AMBROSIEÆ.
Distegia KLATT, nov. gen.
Taf. IV.
Capitula heterogama, radiata; floribus radii 10—12, neutris, I-serlatis,
sterilibus; disci hermaphroditis, ex parte fertilibus. Involucrum duplex,
phyllis herbaceis, biseriatis, exterioribus (3) magnis, subcordatis, cuspi-
datis; interioribus (7—8) lanceolatis, apice mucronulatis, mucrone spines-
cente. Receptaculum convexum, carnosulum; paleis aculeatis, basi ara-
neosis, flores cingentibus. Corollæ radiatæ ligulatæ, tubo brevissimo,
lamina, quadridentata, hermaphroditæ regulares, quinquefidæ. Antheræ
basi acuminalæ, apice coroniformæ. Stylus indivisus, ramis ligulalibus.
Achænia solitaria ovoidea, pappo pauci filiformi coronata. Herb virgultæ
carnos&. Folia alterna, integra, margine revoluta. Capitula magna, pe-
duneulata, solitaria. Corollæ luteæ. Achænia glabra.
Distegia acida KLATT
Caule tereti, glabro, sulcato, simplici vel sæpe bifurcato, a basi ad
apicem folioso, foliis alternantibus, carnosis, obovato-ellipticis, obtusis.
integris, utrinque floccosis, margine revolutis; capitulis magnis, termi-
nalibus, solitariis, breve pedunculatis; involucri herbacei phyllis biseriatis,
tortuoso-nervosis, exterioribus (3) late ovatis seu subcordatis, cuspidatis,
NINE le SEELE MARS PUR 7
LR EE Le NT =
46% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (202)
interioribus (7-8) anguste lanceolatis, apice spinescentibus; floribus luteis;
radii ligulatis; diseci infundibuliformis, breve tubulosis, quinquefidis;
laciniis apice nigris; stigmatibus exsertis.
Gross-Namaland : bei Warmbad (nom. vern. Gama tébes, Rind-
schenkel), straucharliges, fleischiges Kraut, mit saurem Geschmack, leg.
d. 15. Februar 1889 von dem Missionar Wandres; Warmbad und west-
licher, an den Granithügeln, leg. d. 17. Mai 1892 von D: Fleck, No 131.
Diese eigentümliche Pflanze hat ganz das äussere Ansehen einer We-
delia oder Aspilia und gehört doch zu den Ambrosiaceen. Der sehr
gefurchte kahle Stengel wird gegen 40 cm hoch und ist dann und
wann oben gabelspaltig. Die fleischigen Blätter, welche nach der Mit-
teilung des einen Sammlers eingebogen sein sollen, werden 6 cm lang
und 1 bis 1'/s cm breit. Sie sind bei einigen Exemplaren dicht gedrängt,
bei den andern weitläufig stehend. Die einzeln stehenden, gipfelständigen
Blüten haben # em im Durchmesser. Die äusseren Hüllblätter sind
2—3 cm lang, 1'/.—2 cm breit. Die inneren aber nur 7 mm lang, 2 mm
breit. Die Stacheln des Blütenbodens sind zuerst sehr fein und niedrig,
später sehr verlängert und kräftig, unten mit spinnwebeartigen Fäden,
2—5 mm lang. Die geschlechtlosen Randblüten sind vieladrig, an der
Spitze vierzähnig, 3 cm lang und 7 mm breit. Die Scheibenblüten
haben teilweise nur Griffel und Narben. Achänen finden sich verkümmert
und nur wenige, gewöhnlich beinahe ganz in den Blütenboden versenkt.
Diejenigen, welche erkennbar sind, haben einen Pappus, wie die Ab-
bildung von {va annua bei Schmidel, Icon. Tab. 16, zeigt. Diese Blüten
haben 5 an der Spitze schwarze Lappen und ähnlich, förmlich eine
kleine Blüte bildend, ist der Antherenfortsatz. Griffel und Narben sind
2—3 mm aus der Blüte hervorstehend.
Sugrigus : COREOPSIDEZÆ.
Bidens africana KLATT
Herbacea; caule striato, simplici, apice piloso, cymoso; foliis omnibus
simplicibus, longe peliolatis, ovatis, acuminatis, margine serratis, basi et
apice integris, utrinque pubescentibus; involucri squamis biseriatis,
lanceolatis, eıliatis; ligulis 5-6 ovatis; achæniis tetragonis, sub apice
hispidulis, triaristatis; aristis erectis, retrorso-barbatis.
Insula Reunion, leg. Dr C. Keller, Sommer 1886.
Der gestreifte Stengel dieser krautartigen Pflanze wird 20 em hoch
und ist einfach, oben behaart, unten kahl, aber gestreift. Der Blattstiel
Sn
TA
N
(203) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 465
ist 3 cm lang, die Blattspreite ebenfalls 3 cm lang und 18 mm breit.
Sie hat eine ziemlich lange Spitze, ist oben und unten ganzrandig, sonst
scharf uud ziemlich gross gezähnt, auf beiden Seiten behaart. Die gipfel-
ständigen, gestielten Blüten, in der Zahl von 3—5, bilden kleine Trug-
schirmehen. Die Blütenstielchen sind 5 mm bis 3 cm lang, ebenfalls
behaart. Die lanzettlichen Involucralschuppen sind 4 mm lang, gewimpert
und 3-reihig. Die eiförmigen Strahlblüten sind 2—3 mm lang. Die
Achänen mit ihren 3 Stacheln sind von der Mitte an mit kurzen Borsten
auf den Rändern nach oben hin besetzt und 4 mm lang. Bei Bidens
hawaiensis Asa Gray, die unserer Pflanze täuschend ähnlich ist, ist der
Stengel äslig; ebenso bei Bidens lamtanoides Asa Gray, der zweiten
ähnlichen Art. Bei der ersten Art sind die Blüten corymboso-paniculatis,
bei der zweiten stimmen sie hinsichtlich ihrer Stellung mit unserer Art
überein. Beide Arten sind aber nur biaristatis.
Trigus : ANTHEMIDEA.
Anthemis grangeoides VATKE et H(EPFNER
Caule angulosa, foliato, puberulo, ramoso; ramis monocephalis, sepe
elongatis, bracteatis, vel abbreviatis et folialis; foliis confertis, petiolatis,
limbo ambitu ovato, laciniati-partito; laciniis, breviter ovatis, obtusis ;
capitulis terminalibus, umbilicatis; involucri squamis adpressis, exteriori-
bus semi herbaceis; receplaculi paleis linearibus, elongatis; ligulis luleis,
ovato-rotundis, apice trifidis; achæmiis glabris.
"on Amboland: leg. Dr C. Höpfner, No 111, d..
Diese benannte, aber noch nicht beschriebene Anthemis-Art. hat
Aeste, die I—2 cm lang, oft nur mit einem Deckblatt, aber noch häufiger
mit Blättern versehen sind. Die Blatistiele, 2—6 mm lang, sind unten
verbreitert und den Stengel umfassend. Die Blattfläche ist 7 mm lang,
8 mm breit. Die Blütenköpfe 5 mm breit und 2 mm hoch. Die Invo-
lucralschuppen sind 2 mm lang, À mm breit und in der äussern Reihe
alle halb blattartig. Die gelben Strahlblüten sind 2 mm lang, 1 mm breit.
TriBus : SENECIONIDEZÆ.
Senecio cacteæformis KLATT (Kleinia DC.)
Erectus glabriusculus ; caule subtereti, articulato, apice ramoso; ramis
BULL. HERB. BOISS., juin 1896. 32
466 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. - (204)
breviusculis ad apicem breve aculeatis, foliatis et cymosis; foliis spathulato-
circumscriptis, petiolatis, tri-vel quinquelobatis, lobis sæpe bi-vel triden-
tatis; capitulis 13—16 floris, longe pedicellatis; involueri campanulati
squamis 5, lanceolatis, obtusis, albo-marginatis, tristriatis, apice ciliatis;
achæniis 10-jugatis, jugæ pilosæ. Ad Senecio articulatum habitu subacce-
dit, sed involucri squamis 5, foliis tri-vel quinquelobis etc.
Gross-Namaland : « À Aus, » leg. Hermann, N° 6.
Der Stengel ist fleischig, kaktusähnlich, gegliedert und berindet, oben
ästig. Die Aeste tragen an der Spitze kleine Dornen, Blätter und Blüten
in Schirmen. Die Blätter, 1 cm lang und 9 mm breit, sind umrissen
spatelförmig, aber 3 oder 5 lappig. Jeder Lappen ist 2 oder 3 zähnig.
Die Blütenköpfe sind langgestielt, 13—16 blütig. Das 4 mm lange und 2
mm. breite Involucrum ist glockenförmig, 5 schuppig. Die einzelnen
Schuppen sind lanzettförmig, stumpflich, weiss hautrandig, mit 3 Längs-
streifen versehen und an der Spitze gewimpert. Der Pappus ist gelblich-
weiss, über 4 mal so lang, als das Achänium, nämlich 1'/? cm. Die Blüte
ist oben glockig, unten lang röhrig, 5 mm. Das Achänium ist 10-riefig,
auf den Riefen behaart und 3 mm lang.
Senecio curtophyllus KLATT
Herbaceus, rhizomate crasso; caulibus adscendentibus, striato-sulcatis,
dense foliatis, fusco-tomentosis, apice subglabris, ramosis; ramis (2-3)
foliosis, apice monocephalis ; foliis caulinis curvatis, aurito-amplexicauli-
bus, elongato-hastato-lanceolatis, inæqualiter sinuato-serratis, subtus
albis, supra viridis, nervus intermedius fuscus et exasperatus; foliis ra-
meis angustis, superioribus bracteiformibus ; capitulis mediocribus radia-
tis, calyeulatis, erectis ; involucri campanulati squamis 15, ovato-lanceola-
tis; margine membranaceis, supra subüliter pilosis; calyculi squamis 9,
elongato-lineari-lanceolatis; ligulis 12, luteis, 5-6 venosis, apice tridenta-
ts; flosculis disci crebris; achaniis glabris ; pappi setis albis.
Natal : Karkloof, leg. D' A. Rehmann No 7407 et leg. Wood, N° 5313.
Der 90 cm lange Stengel bildet am Grunde einen Bogen, worauf er
sich grade erhebt. Er ist unten fast kahl, dann aber bis zu den Aesten
dicht braun behaart, gedrängt beblättert, oben und an den Aesten stehen
die Blätter mehr von einander entfernt. Die 2 oder 3 Aeste erreichen
eine verschiedene Länge. Die Blätter sind sitzend, spiessförmig-lanzett-
lich, buchtig gezähnt, auf der Unterseite weiss, mit braunen Adern, auf
der Oberseite glänzend dunkelgrün und in der grössten Form 6 cm lang,
53
G
3
(205) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 467
5 mm breit; nach oben aber werden sie immer kürzer und schmäler. Die
Blütenköpfe sind 1 ‘/: cm lang und 1 cm hoch. Die Involucralschuppen
sind i cm lang und 2 mm breit. Die Calyculischuppen sind 8 mm lang
und À mm breit.
Senecio drakensbergis KLATT
Caule erecto, tenuiter striatis, hirsutis, simplici vel ramoso; ramis
semibracteatis, foliosisque, monocephalis; foliis linearis, obtusis, sinuato-
dentatis, basi auritis, semiamplexicaulibus, utrinque hirsutis; bracteis
eirciter 8, linearibus, curvatis, glanduloso, hirsutis; capitulis terminalibus.
multifloris; involucri squamis 20, lineari-lanceolatis, albo-marginatis,
supra dense hirsutis, calyculatis; calyculi squamellis parvis, setiformibus;
pappi setis albidis, corollam superantibns; achz&niis teretiusculis, pilosis.
Natal : Drakensberg, Mountain prospect, leg. Dr A. Rehmann, N° 6993.
Die mir vorliegenden Exemplare scheinen nur Aeste einer strauch-
artigen Pflanze zu sein. In der äussern Erscheinung ist jeder Zweig
dadurch merkwürdig, dass der dritte untere Teil beblättert, zwei Drittel
aber nur mit Deckblättern bedeckt ist und oben einen ziemlich grossen
Kopf trägt, der 13 mm hoch und 13 mm breit ist. Die linealischen, oben
stumpfflichen, unten halbstengelumfassenden, geöhrten Blätter sind
3 cm lang, 4 mm breit, auf beiden Seiten rauh und am Rande mit
grossen Buchten und Zähnen. Die Deckblätter sind 1'/., 1 u.s. w. cm
lang und werden nach oben hin immer kürzer, bei 1 mm Breite. Die
Imvolucralschuppen sind 1'/. cm lang, 1 mm breit, sehr lang gespitzt,
ziemlich breitweisshäutig am Rande und auf der Oberseite behaart. Die
schneeweissen Pappusstrahlen sind länger als die Involucralschuppen.
nämlich 2 cm. Die gelben Blüten sind 12 mm lang,-die Achænen 5 mm.
Senecio gyrophyllus KLATT
Herbaceus; caule erecto, curvato, sulcato, striato, dense piloso, folioso;
foliis lineari-lanceolatis, obtusis, sinuato dentatis; foliis radicalibus rosu-
latis, cuneatis, acuminatis vel obtusis, utrinque pilosis, grosse Inæqualiter
serratis, margine ciliatis, late alato-petiolatis; capitulis majusculis, radia-
tis, calyculatis, quam pedunculi brevioribus, cymosis; involucri campa-
nulati squamis (20) cuneatis, margine membranaceis, media glanduloso-
pubescentibus; squamis calyculi pluribus, subselaceis; ligulis 14, quadri-
venosis, tridentatis, roseis; flosculis disci numerosissimis; achæniis
pilosis; pappi setis albis.
468 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (206)
Natal : Grassy hill near Stowick, Alt. 3-4000 feet, leg. Wood, 28. Nov.
1893, No 5175.
Der stark behaarte, bogig aufrechte Stengel, ist bis zur Teilung oben,
bis zu den Blütenstielen 14 cm hoch, die Blütenstiele sind I—4 cm hoch.
Die spatelförmigen Wurzelblätter, welche eine Rosetie bilden, sind 7 cm
lang, 2 '/. cm breit, ihr Stiel ist 1 cm breit. Die aufliegenden, bogigen
Adern vereinigen sich in diesem Blattstiel, der unten recht breit und an
den Selten von Blatimasse geflügelt ist. Die Brakteen oben sind 5 mm
lang. Das Involucrum besteht aus 20 linealischen hautrandigen, in der
Mitte lang behaarten Schuppen, die keilförmig, 1 cm lang und 1 !/ mm
breit sind. Die 14 Strahlblüten sind langröhrig; die Röhre erreicht 1 cm,
die breite Fläche nur 6 mm; die Scheibenblüten sind röhrig, cylindrisch;
die Röhre wird 4 mm und der Cylinder 6 mm lang. Die Achänen sind
2 mm lang.
%
Senecio paucicalyculatus KLATT
Caule erecto, herbaceo, glabro. sulcato, tri-vel quinque ramoso; ramis
di-vel trichotomis, mono-vel tricephalis; capitulis campanulatis, longe
pedicellatis, radiatis, basi calyculatis, corymboso-paniculatis; foliis radica-
libus rosulatis, spathulatis, acutis, dense cartilagineo-dentatis, glabris;
caulinis sessilibus, e basi semiamplexicauli-lanceolatis, apice curvato-acu-
minatis, subbracteiformibus; involucri squamis rhomboideis, albo margi-
natis; calyculo e bracteis 1-lanceolatis constante; floseulis disei crebris;
pappo albo; achæniis glabris.
Natal : Drakensberg, Coldsiream, leg. Dr A. Rehmann, No 6925 et Big-
garsberge, No 7123.
Die Pflanze ist ganz kahl. Der tiefgeriefte Stengel hat 3 auch wohl 5
Aeste, die wieder 2 oder 3 teilig sind. Jeder Teil trägt oben einen Blüten-
kopf. Die Wurzelblätter sind 6 cm lang, 2 cm breit, unten stengelumfas-
send. die Mittelader ist nach unten verbreitert. Sie sind spatelförmig und
bilden eine Rosette. Die eilanzettförmigen Stengelblätter sind 7 mm.
lang und % breit, stengelumfassend. Die Blütenstiele sind 5—6 cm lang.
Die Strahlblüten, 8 an Zahl, sind 15 mm lang, 3 mm breit. Die 9 Involu-
cralschuppen sind eiförmig, weiss randig, 5 mm lang und 1 ‘/2 mm breit.
Es findet sich am Involuerum nur eine Brakteenschuppe. Das Achänium
ist kahl.
(207) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 469
Senecio pentactinus KLATT
Herbaceus, glaber; caule tereti, sulcato, dense foliato; foliis petiolatis,
lanceolatis, cartilagineo-dentatis, obtusatis, reticulato-venosis, basi sub-
cuneatis; capitulis radiatis, calyculatis, in paniculam magnam, fastigiatam
dispositis, longe pedicellatis; pedicellis lineari-bracteatis; ligulis 5, ovatis,
6-venosis, tridentatis; flosculis disei 13; involucri campanulati squamis
12, lanceolatis; margine membranaceis, apice ciliatis, penicillatisque:
squamis calyculi 5, linearibus; achæniis hirtis.
Transvaal : Houtbosh, leg. Dr A. Rehmann, No 6127.
Wie hoch der dicht beblätterte Stengel wird, ist mir nicht möglich zu
sagen. Er ist, wie es auch die gipfelständigen, 4 cm langen Stiele der
Ebensträusse sind, tief gefurcht und kahl. Die dichtgestellten und knor-
pelig gezähnten Blätter sind 6 cm lang, 1'/2 cm breit, durchaus kahl,
nach unten in den 4 mm langen Blatistiel verdünnt. Die Blütenköpfe
haben 1—2 cm lange Stiele mit Deckblättern und stehen ziemlich in
gleicher Höhe. Sie sind 6 mm lang und breit. Die 5 gelben Strahlblüten
sind 4 mm lang und 1 mm breit, 6-nervig und 3-zähnig. Die Scheiben-
blüten sind 4 mm lang, wie auch die weissen Pappusstrahlen. Die
Achänen sind 1 mm lang.
Senecio pullus KLATT
Herbaceus, totus viscoso puberulus; rhizomate tuberoso; caulibus e
collo plurimis, erectis, angulatis, sulcatis, ramosis; ramis monocephalis,
bibracteatis; bracteis minutis, lanceolatis, integerrimis; foliis radicalibus
in petiolum elongatum attenuatis, ovatis, margine inæqualiter sinuato-
dentatis, utrinque pilosis, dilute fuscis; caulinis lanceolatis, sessilibus,
caulem semiamplectentibus, auriculatis, sinuato-dentatis; capitulis dis-
coideis, calyculatis, quam pedunculi brevioribus; involucri campanulati
squamis 12. uniseriatis, lineari-lanceolatis, media striatis, pilosis, mem-
branaceo-marginatis; disco multifloro; ligulis nullis ; achæniis cylindraceis,
valde jugatis.
Natal : Umgeni (ad catarrhactam), leg, Dr A. Rehmann, N° 7450.
Die Stengel dieser Art, von welchen 8 aus der knolligen Wurzel, die
ohne Wurzelschopf ist, kommen, werden 13 cm hoch, sind recht ästig
und wie Aeste, Blätter, Involucralschuppen dicht drüsig behaart. Die
bräunlichen Blätter unten an der Wurzel haben eine 2 cm lange und
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470 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (208)
1 cm breite Blatispreite; der Blattstiel aber kann 5 cm lang werden.
Die halb stengelumfassenden Stengelblätter sind # cm lang und # mm
breit. Die sehr schmalen Deckblätter werden 2 mm lang. Die linealisch-
lanzettförmigen Involucralschuppen, 12 an Zahl, erreichen eine Länge
von 9 mm, aber nur eine Breite von À mm, sie sind nach der Spitze hin
fast dreieckig. Die gelben Blüten haben einen abgerundeten Becher von
4 mm Länge und eine Röhre, die fast wie ein Sliel aussieht, sich aber
ganz unten erweitert und # mm lang ist. Der weisse Pappus wird 6 mm
lang. Die 4 mm langen Achänen sind stark gerieft.
Senecio trachylepus KLATT
Rhizomate excapillato; caule erecto, simplici, dense folioso, sulcato,
apice piloso ; foliis radicalibus, lineari-lanceolatis, margine sinuato-lobatis,
valde revolutis, obtusis, in petiolum allatum, basi latum, attenuatis, sub-
tus pilosis; éaulibus sessilibus, amplexicaulis, lanceolatis, margine re-
volutis, dentatis; capitulis discoideis, calyculatis, racemosis, in ramulis
lateralibus (2-3) sessilibus, vel breve pedicellatis; pedicellis pilosis, brac-
teatis; bracteis lanceolatis; involucri campanulati squamis 2%, lanceolatis,
supra dense pilosis, apice barbatis; calyculi bracteis 15, squamis involucri
subæqualis sed parum brevioribus; flosculis numerosioribus (57); achæ-
niis glahris.
Prom. Bonæ Spei : in monte Tabulari, leg. D' A. Rehmann, No 718.
Der 40 cm. hohe Stengel dieser Pflanze ist aufrecht, aber doch etwas
hin und her gebogen, gefurcht und oben behaart. Die Wurzelblätter,
wie auch die Stengelblätler sind lanzettförmig, auf der Unterseite behaart
und an den Rändern eingerollt; die ersteren sind buchtig gelappt, mit
fast dreieckigen Lappen, dabei in einen geflügelten Stiel auslaufend, der
unten verbreitert ist, die letzteren aber sind sitzend und halb stengel-
umfassend. Die Wurzelblätter sind mit ihren Stielen 8 cm lang und
gegen 1 cm, breit, die Stengelblätter 6 cm lang und 2-3 mm breit. Der
oberste Teil des Stengels bildet eine Spindel mit kurzen Stielen oder
Aesten. Jeder Ast trägt 2 oder 3 Köpfe, die fast sitzend oder sehr kurz
gestielt sind. Die Deckblätter an diesen Stielchen sind 2 mm lang und
sehr schmal. Die Köpfe sind 7 mm breit und 5 mm hoch. Eine
Involucralschuppe ist 5 mm lang, 1 mm breit und auf der Oberseite
dicht behaart, Die Schuppen des äusseren Hüllkelchs sind den Involucral-
schuppen sehr ähnlich nnd nur wenig kürzer, als dieselben. Die Blüten
sind 2 mm lang. Das Achänium misst 1 mm.
(209) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 471
Othonna (Doria) bracteata KLATT
Herbacea glabra; radice tuberosa; foliis rosulatis, obovalis, obtusis, vel
acutis, in petiolum longum attenuatis, trinerviis, argule serratis, ulrinque
glabris; caule simplici, tereti, flexuoso, striato, monocephalo, bracteato;
bracteis alternantibus, ovato-lanceolatis, acuminatis, integerrimis, sessili-
bus; involucri squamis 8, late lanceolatis, striatis, marginatis; achæniis
glabris.
Kapkolonie : Cederberge, leg. Dr Shaw, No 10.
Der kahle, rundliche, hin und her gebogene Stengel ist 20—30 cm
hoch, unten mit 2 cm langen, 1'/s cm breiten Blättern, die in den 2 cm
langen Blattstiel auslaufen und eine Rosette bilden, oben mit halb-
stengelumfassenden, 2—4 cm auseinander stehenden, 10—5 mm langen,
ovalen, scharf gespitzten und sitzenden Deckblättern. Der grosse, ein-
zelne Blütenkopf ist 2 cm lang und breit. Die acht Involucralschuppen
sind lanzettförmig, gestreift und gerandet. Die Achänen sind kahl.
Die in den Beiträgen zur Kenntnis der Afrikanischen Flora, neue
Folge III Othonna rosea benannte Pflanze, muss, da wir schon von Harvey
in der Flora capensis III, pag. 341, No 4% eine so benannte Art haben :
Othonna polycephala Klatt heissen.
Trıeus : CALENDULACEZÆ.
Osteospermum pterigoideum KLATT
Caule glabro, angulato, alato, a basi ramoso; ramis floridis axillaribus,
di-vel trichotomis; pedunculis apice fasciculato-foliosis; foliis junioribus
subtus arachnoideo-tomentosis, demum glabris, ovatis, basi attenualis,
in petiolum decurrentibus, acutis, integerrimis, ad margines callosis;
capitulis campanulatis, 25 floris, pedicellatis; pedicellis folio æqualibus,
iribracteatis, pilosis; involucri squamis biseriatis, lanceolatis, supra dense
pilosis, margine longe ciliatis; ligulis 6-7, involucro duplo longioribus.
Kapkolonie : Outeniqua Mounts, Montagu Pass, leg. Dr A. Rehmann,
No 340.
Diese neue Art unterscheidet sich leicht durch den geflügelten Stengel,
der durch die herablaufenden Blätter diese Eigenschaft erhält, von den
vielen Arten der Gattung. Die filzige und spinnwebige Bekleidung der
2'/2 cm langen und 1'/. cm breiten Blätter, geht später verloren und
REN RENNEN Pe
472 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. 210)
die Blätter werden beiderseits kahl. Es haben dieselben einen verdickten,
knorpeligen Rand und eine aufliegende Ader. Die blühenden Aeste der.
Stengel kommen aus den Blattwinkeln und sind 3—5 cm lang, bis sie
sich in 2 oder 3 gebogene Blülenstiele teilen. Wo diese Teilung statt-
findet, steht ein Blattbüschelchen. Die Blütenköpfe, 1 oder auch 2 zu-
sammen an Stielchen, die dicht behaart sind und 3 fast fadenförmige
Deckblättchen haben, besitzen unter diesen Stielchen ebenfalls ein Blatt-
büschelchen. Die Köpfe sind 4 mm lang und 3 mm breit und enthalten
durchschnittlich 25 Blüten, wovon 7 Strahlblüten sind.
Trıeus: MUTISIACEZÆ.
Erythrocephalum erectum KLATT
Caule dense ferrugineo-villoso, ad apicem usque foliato; foliis alter-
nantibus, appfoximatis, ovatis, acutis, amplexicaulibus, inæqualiter sinuato-
dentatis, utrinque ferrugineis, sericeo-villosis, margine dense longeque
ciliatis, vel supra plumbeis, tenuiter striatis, subglabris; capitulis magnis,
solitariis, terminalibus, sessilibus; involucro phyllis triseriatis, dorso
ferrugineo-villosis, margine longe ciliatis, cuspidatis; exterioribus ovato-
lanceolatis, interioribus angustioribus; floribus radii ligulatis, apice tri-
fidis, involucro parce superantibus; paleis linearibus, ciliatis; achaenlis
glabratis.
Congo : Samba, leg. Capt. Descamps 1894, No 37.
Die Blätter dieser Pflanze, welche den ganzen Stengel bis zum Blüten-
kopf bedecken, werden 3 cm breit und 6 cm lang. Die äusseren
Hüllblätter sind 3 cm lang und 1 cm breit. Die inneren aber nur 4 mm
und noch weniger breit. Die Behaarung dieser Blätter ist überall sehr
lang und dicht, ein helles, gelbliches Braun. Der Kopf ist 4 cm breit und
fast eben so hoch. Die drei Einschnitte der Randblüten, welche wenig
das Involucrum überragen, sind 1'/ mm. lang. Die schmutzig weisslichen
Pappusstrahlen (24) werden 8 mm. lang. Sie haben, mit der Lupe be-
trachtet, feine Seitenfasern. Die inneren Spreuschuppen sind 2 cm lang,
1 mm breit, gewimpert und A-nervig. Die Achänen werden 2 mm lang.
Dolosanthus KLATT, nov. gen.
Tat NV.
Capitula homogama, tubuliflora; floribus omnibus hermaphroditis,
fertilibus. Involucrum campanulatum, basi bracteatis, bracteis involucro
(212) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 473
2-plo longioribus, radiatiformis, ovato-lanceolatis, purpureis, basi viridis;
squamis brevioribus, biseriatis, ovatis, obtusis, margine membranaceis,
apice purpureis. Receptaculum nudum, foveolatum. Corollæ cupulæformæ,
purpureæ; tubo tenui, elongati; limbo bilabiato, labio exteriore elongato
bi-, interiore abbreviato trifido. Antheræ basi obtusæ. Styli rami acuti,
erecli, vel curvati, hirtelli. Achænia callo basilari imposita, costata, dense
pilosa. Pappus e setis stramineis, caducis, elongatis, scabris.
Suffrutices ramosi. Folia alterna, petiolata, dentata. Capitula mediocria,
pedunculata, geminata. Corollæ purpureæ. Achænia pilosula.
Dolosanthus silvaticus KLATT
Caule sulcato, hirsuto, valde ramoso; ramis laxe foliatis; foliis ovatis,
basi cuneatis, breve petiolatis, inæqualiter serratis, ciliatis, utrinque
sparse pilosis; capitulis terminalibus, geminatis, longe pedunculatis;
involueri squamis biseriatis, ovatis, obtusis. apice purpureis, barbatisque,
basi bracteatis; bracteis ovato-lanceolatis vel lineari-lanceolatis, purpureis,
vel viridis elongatis, triseriatis, radiatiformibus; achæniis ellipsoideis,
costatis, dense pilosulis.
Ostafrika : Uferwald am Walaflusse. Blüten tiefviolett. Mannshohe
Staude, leg. R. Böhm, März 1882, No 114.
Der mannshohe Stengel ist gefurcht, kurz behaart, sehr ästig, wechsel-
ständig und weitläufig beblättert. Die Aeste haben oben noch 7 cm
lange, 2 cm breite Blätter und zwischen denselben 2 gestielte Blüten
oder eine fünfköpfige Schirmtraube. Die Blütenstiele sind 1—4 cm lang.
Die Blütenköpfe, 1'/ cm breit und hoch, haben dreireihige Deckblätter,
die teils grün, linearisch lanzettförmig, teils purpurrot, eilanzettförmig
und länger als die Involucralschuppen sind, die zwei Reihen bilden.
Diese Deckblätter sind auf beiden Seiten behaart und gewimpert, 2 cm
lang, 3 mm breit, zugespitzt und haben das Aussehen von Strahlblüten
Die Involucralschuppen sind eiförmig, stumpf, an der Spitze purpurfarbig
und gebartet, I cm lang und nach innen etwas länger, 3 mm breit. Die
glockenförmigen, purpurroten Kronen haben 1 cm lange, schlanke
Röhren, die unten ein wenig breiter werden. Die Glocke ist 3 mm lang,
5-lappig; die 2 äusseren Lappen sind länger, als die drei inneren. Alle
sind an der Spitze gebartet. Die Staubfädenröhre ist 2 mm lang. Die
vielen Pappusstrahlen sind 8 mm lang und gelb. Die Achänen sind
3 mm lang, gerippt und dicht behaart. Die Blätter sind eiförmig, nach
unten keilförmig, sehr kurz gestielt, ungleich sägezähnig, 15 cm lang,
6 cm breit, auf beiden Seiten zerstreut behaart und gewimpert.
RS
I
SS
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, (212)
Monactinocephalus KLATT, nov. gen.
Capitula heterogama, radiata; floribus radii femineis, solitaris, discique
hermaphroditis fertilibus. Involucrum campanulatum squamis triseriatis,
imbricatis, lineari-lanceolatis, exterioribus brevioribus. Receptaculum
planum nudum. Corolla femineæ bilabiatæ, labio exteriore in ligulam
cuneatam trilobatam patentem expanso, interiore angusto, curvato; disel
regulares, tubo basi ampliato. Antheræ basi sagittatæ, auriculis parvis.
Styli rami lineares, complanati, apice obtusi. Achænia quadrangulata,
sulcataque. Pappi setæ copiosæ, dentatæ. Frutex rigidus, fusco-tomentosis,
apice paniculatus. Folia alterna, magna, elliptica, auriculata, margine
inæqualiter repando-dentata. Capitula parva, ad apices ramorum congesta,
breve pedicellata.
x Monactinocephalus paniculatus KLATT
Taf. VI.
Caule compresso. flexuoso, fusco-tomentoso, sulcato, apice ramoso;
foliis alternantibus, ellipticis, elongatis, amplexicaulibus, plus-minus
æqualiter vel inæqualiter adnatis, basi auriculatis; auriculis rotundatis,
subtus fusco-tomentosis, reticulato-venosis; venæ incumbentæ, inæquali-
ter repando-dentatis, acutis, supra gibboso-scabrosis; capitulis brevissime
pedicellatis, decemfloris, bracteatis, corymboso-paniculatis; involucri
squamis triseriatis, coriaceis, lineari-lanceolatis, appressis, cuspidatis,
apice fuscis; achæniis quadriangulatis, sulcatis, glandulosis; pappi setis
25, dentatis, albis.
Transvaal : Houtbosh, leg. Dr A. Rehmann, 1875-1880, No 6068.
Der Stengel dieser Pflanze ist zusammengedrückt, unten flach, oben
eckig, und wie das ganze Gewächs, dicht drüsig, bräunlich behaart. Die
am unteren Teil des Stengels sehr grossen Blätter, werden nach oben
hin endlich deckblattartig und dann sitzend-lanzettförmig. Die unteren
sind sehr unregelmässig geöhrt, mit dem einen Ohr nach unten weit
herablaufeud oder auch gleichmässig angeheftet, am Rande ungleich
knorpelig gezähnt, netzadrig, mit aufliegenden Adern, auf der Oberseite
höckrig scharf, auf der Unterseite dicht bräunlich behaart, 20 cm lang
und 3—4 cm breit. Die Rispenäste trageu gewöhnlich 3 Köpfe, die ver-
hältnismässig klein sind und 10 Blumen enthalten, wovon eine Blüte nur
stralig ist, Die Strahlblüte ist zweilippig, die eine Lippe schmal, gebogen,
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(213) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 475
die andere breit keilförmig, 4 mm lang und ungleich dreilappig, blass
gelblich. Die linealischen, lanzettförmigen Involucralschuppen sind ein-
adrig, grün, mit braunroter, abstehender, behaarten Spitze, 2, 3, 4, 5
mm lang. Die gezähnelten Pappusschuppen sind weiss, 3 mm lang. Die
Achänen sind viereckig, vierfurchig, dicht drüsig behaart, 1'/2 mm lang.
Die hermaphroditen Kronen haben oben einen 1 mm langen Becher und
unten eine verbreiterte 2 mm lange Röhre.
Trigus : CICHORIACEZÆ.
Reichardia laciniata KLATT (Reichardia = Picridium, Benth.et Hook. f.
Gen. Pl. II, p. 527; et Oliver, Fl. of Trop. Afrika III, p. 455).
Caule herbaceo, erecto, sulcato, piloso, apice ramoso; ramis lanuginosis,
foliosis, monocephalis; foliis caulinis glabris, ovato-lanceolatis, semiam-
plexicaulibus, laciniatis, sub mucronatis, subtus in venam mediam seta-
ceis; ramealis integris, cuspidatis; involueri squamis multiseriatis, imbri-
catis; exterioribus late ovatis, margine membranaceis; interioribus
lanceolatis; achæniis glabris, costatis, erostis; pappi setis albis.
Amboland : leg. Dr C. Höpfner, No 114.
Der Stengel, welcher gerieft und kurz behaart ist, wird 14—18 cm hoch
und teilt sich an der Spitze in zwei Aeste, die I—2 cm lang sind. Die un-
gleich geschlitzten, kahlen Blätter sind 4—9 cm lang, 1—2 cm breit,
nach dem Grunde hin etwas abgerundet, sitzend und stengelumfassend,
die untersten Blätter laufen in breite, geflügelte, ebenfalls stengelum-
fassende Blattstiele aus. Die untersten Involucralschuppen sind 7 mm
lang und breit, breit eiförmig und zugespitzt, die inneren aber lanzett-
förmig, 1 ‘/2 cm lang und kaum 2 mm breit.
476
CRITICISMS ON RENAULD AND CARDOT
MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI
(Bull. Herb, Boiss., IV, 1-19, 1896.)
BY
Elizabeth-G. BRITTON
In their notes on the species distributed in this collection MM. Re-
nauld and Cardot take exception to several conclusions which we have
published in the Bulletin of the Torrey Botanical Club. We may state
that these conclusions have been arrived at after much study and
careful comparison of North American specimens with types and ori-
ginal descriptions of species, most of which are preserved in continental
herbaria, from which we have been favored by authentie specimens,
and original notes. We shall reply to these criticisms by number as cited
in the Bulletin of the Boissier Herbarium for this year.
N° 18. Leucobryum minus Hpe. — We have shown in the
Bulletin of the Torrey Botanical Club for 1892, that this species is the
same as L. minus, Sull. only in part, and that it has been confused both
in America and Europe with Z. albidum (Brid.) Lindb. We have also
stated that Z. sediforme, Muller, according to Muller does not exist in
the United States, and that L. sediforme of Lesquereux and James
Manual is referable to L. minus, Hpe. We have also shown that L. pu-
milum (Michx.) 1803, antedates L. minus, Hpe. 1839, and have claimed
that therefore this name ought to be adopted as it would obviate all
further confusion. Wo also claim that the name sediforme should be
limited to the species to which it belongs, and not applied, as MM. Re-
nauld and Cardot have done, to a slightly denser form, not even
DL
(2) G. BRITTON, MUSCI AMERICÆ SEPTENTRIONALIS EXSICCATI. 477
worthy of varietal rank, of L. pumilum. It simply makes a third sense
in which the name has been used, and only tends to confusion.
N° 34. Coscinodon Renauldi Card. — We have also stated
that this species is a synonym of ©. Raui, Austin, which is wrongly
deseribed in Lesquereux and James Manual. We have made this state-
ment, on the authority of M. Cardot himself, who has seen authentie
speeimens which I sent him from Austin’s Herbarium, labelled in
Austin’s own handwriting C. Raw, and which M. Cardot cites under
the original description of C. Renauldi. We have recently figured and
described correctly the type specimens, so that there ought to be no
further misunderstanding in the matter.
N° 44. Physcomitrium pyriforme Brid. — M. Cardot claims
that we are mistaken in saying that P. pyriforme, Brid. does not oceur
in North America. He cites N° 234 of Sull. & Lesq. Musci bor. Am.
ed. 2, as agreeing with European specimens, stating that there is really
«no appreciable difference. » M. Cardot has kindly sent us a portion of
his specimen of N° 234, above cited, and we have compared it with
various European exsiccatae. It differs from every one that we have
examined in the characters we have already indicated and we still
maintain that we have seen no P. turbinatum from Europe, nor any
P. pyriforme from America. That both species vary is of course
admitted, it is only the novice, that expects all specimens to hold true
to type descriptions; but when the differences between mature speci-
mens is so marked, that even a novice sees distinctions at first sight, we
see no reason for saying that « P. turbinatum is a regional race of
P. pyriforme. » Looked at from a geological standpoint, it is more
than probable that P. turbinatum is the parent of P. pyriforme, and
when considered with the wide distribution and great differentiation
which the genus has attented on this continent, it would seem to indicate
a greater age and more local differentiation. That embryonie charac-
ters would show relationship under those circumstances, would natu-
rally follow, and hence we find young and immature specimens of
P. pyriforme, with blunt lid and imperfeetly developed annulus. (N° 187
Husn. Musei Gall.) But the only fair comparison is between mature
speeimens, and we state again, that we have never seen an American
speeimen that agreed exactly with European ones. It may be of interest
in connection with this discussion to cite what Limpricht says in refe-
478 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
rence to P. pyriforme (Rab. Kryptfl. 4: Die Laubmoose, 2, 185. 1891).
Of the lid he says: « Deckel flach gewölbt, mit mässig langer und
gerader Spitze.» Of the annulus « Ring zweireihig, gelbroth, gross-
zellig, stuckweise sich ablosend. » The spores are deseribed as «Sporen
0,025-0,037 mm., rostbraun, dicht stachelig; reife im Mai. »
M. Cardot questions the validity of P. Drummondii, and refers it to
P. turbinatum. We believe it is the nearest representative we have in
America of P. pyriforme, on account of its long-beaked lid, but it
differs in not having the double annulus; and the larger spores, warty
and not spinosely roughened, separate it as well from LP. turbinatum.
+ AE
AMERIKANISCHE COMPOSITEN
(Aus dem Herbarium der Universität Zürich),
VON
F. W. KLATT (Hamburg).
Tafel VII.
1. Lepidesmia Klatt nov. gen.
Capitula homogama, tubuliflora. Involucrum cylindraceum squamis
albis, triseriatis, imbricatis, inæqualibus, ovato-lanceolatis, trisulcatis,
mucronatis, interioribus vel paleis flores amplectentibus. Receptaculum
parvum, planum, paleaceum. Corollæ regulares, tubulosæ, limbo breviter
5 lobo. Anther& appendiculatæ, basi obtusæ. Styli rami elongati, obtusi.
Achænia quadriangulata, ad marginem setosa, basi callosa. Pappi paleæ
breves acutæ, triseriatæ.
Suffrutex erectus, ramosus. Folia opposita, sessilia. Capitula peduncu-
lala, parvula, in corymbos densos et paniculas laxas congesta. Flores pur-
purei.
Lepidesmia squarrosa Klatt. Taf. VI.
Caule basi glabro, folioso, ramoso; ramis et ramulis oppositis, squar-
rosis, dense pilosis, foliosis et bracteatis; foliis sessilibus, lanceolatis,
obtusis, basi attenuatis, utrinque verruculosis; capitulis bifloris cylindra-
ceis, congestis, basi bracteatis; bracteis lanceolatis, cillatis; fasciculæ
pedunculatæ ; involucri squamis exterioribus triseriatis, lanceolatis, trisul-
catis, mucronaltis; achæniis margine setosis.
Hab. Cuba: Caimanera, in aridis, leg. von Eggers, Mai 1889, No 5439,
Herbarium des Botanischen Museums der Universität Zürich.
Diese neue Gattung steht Aschenbornia Schaner sehr nahe. Die 4 mm
langen und 1 mm breiten Involucralschuppen sind weiss und bilden
aussen 3 Reihen, nach innen werden sie zu Spreuschuppen, die aber nur
480 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, (2)
2 dunkelrote Kronen einhüllen. Die 5 mm langen und 2 mm breiten
Köpfe stehen gewöhnlich zu drei dicht gedrängt und gemeinsam kurz
gestielt zusammen, eine Schirmtraube bildend und mehrere dieser
Schirmtrauben bilden dann einen grösseren Haufen an der Spitze eines
Astes. Alle diese Aeste sind dann zu einer weitläuftigen Rispe vereinigt.
Die Aeste selbst sind sparrig gegenständig, weit vom Stengel abstehend,
gewöhnlich mit zwei gegenständigen Blättern versehen, während die
kleinen Zweige unten schmale, gewimperte, 3 mm lange Deckblätter
haben. Die mit einer starken Mittelader versehenen grösseren Blätter
sind nach unten verschmälert, aber sitzend 4 cm lang, 5 mm breit,
oben stumpf und auf beiden Seiten mit kleinen kugelförmigen Erhöhun-
gen versehen.
2. Gymnolomia cruciata Klatt nov. spec.
Fruticosa, erecta, ramosa; ramis tetragonis, striatis, scabrosis; foliis
oppositis, petiolatis, connatis, ovato-oblongis, basi breve cuneatis, vel
inæquilateris, margine late crenate-mucronatis, utrinque concoloribus,
hirtis, triplinerviis, reticulatis; capitulis ternis, rariter quinis, ramos ter-
minantibus, pedunculatis; pedunculis sæpe bracteolis fultis; involueri
squamis biserialis, ovatis, dense hirtis; ligulis circiter 12; paleis obovatis,
carinalis, apice longe centrotis; receptaculo subconico; achæniis quadran-
gulatis, glaberrimis, calvis.
Süd-America ; Columbien pr. Castañal, nom. vern. Cruceta, leg. Sonn-
lag, Juni 1888, No 3. Herbarium des Botanischen Museums der Univer-
silät Zürich.
Der Strauch soll 3 m hoch werden; die Blüten sind gelb gefärbt. Die
auf beiden Seiten rauhen, aber grünen Blätter sind 7 cm lang, 3,7 cm
breit; der Blattstiel ist 1 cm lang. Die Involucralschuppen sind 4 mm
lang, 1'/e mm breit, bräunlich und den Spreuschuppen ähnlich, nur sind
letztere gekielt und mit einer scharfen Spitze endigend. Die Randblüten
sind 1 cm lang und 3 mm breit. Die Scheibenblüten sind breit glockig,
5 zähnig, 3 mm lang und sehr kurz gestielt. Die Achänen werden
2 mm lang. |
CARD INDEX
| BNERA. SPECIES AND VARIETIES
D SINCE 1885
re A. CLARK
POSE SE PE Je 9 S.St..N.-W., ton, D. C;; NR
Fon REFERENCE BY PERMISSION :
M. Paul SINTENIS
_ KUPFERBERG in SCHLESIEN
(Allemagne).
BULLETIN
DE ,
L'HERBIER BOT. PER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier,
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, elc:, de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
POUR L'ÉTRANGER.
GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
BERLIN
{ R. FRIEDLÆNDER & SOHN
44, Carlstrasse,
NE Mc
Igor
SOMMAIRE DU N° T. — MILLE ı 1896. ne 2
De a ee
1. Fernand Barth. — ANATOMIE COMPARÉE DE. u
TIGE ET DE LA FEUILLE DES TRIGONIAGÉES ET DEE
CHAILLETIACÉES (Dichapétalées) (avec figures) ....... BL 4e
Il. — Arpad de Degen. — SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE ae
DU GENRE ZYGIS Pers. (avec planthe Sy an. 5 521. U
Ill. — Hans Schinz. — UEBER DAS VERKOMMEN DER ne
GATTUNG ISOETES IN DER SCHWEIZ. ............... Mise,
IV. Nico Zelenetzky. — MATERIAUX POUR L'ÉTUDE
DE LA FLORE LICHÉNOLOGIQUE DE LA CRIMER. ..... 528 |
V. — D' Otto Kuntze. — ERKLÆRUNG ZU HERRN An, h
VIER’S ARTIKEL: « La PERTE et les noms À en Er
béquiless re. a ee en Es
VI. — R. Chodat. — NOTE SUR LA FLORULE M vs
D'UN LAC DE MONTAGNE 4 00 N
APPENDIX No II (suite).
IV. — &. Schweinfurth. — Sammlung Ar abisch- _Æthiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, Re
1888, 1889, 181 und 18922... 2222 0: ER st 179 à 210
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 8. — Zygis (Micromeria) Frivaldszkyana A. de Degen. |
Ban 2 LC
e annee, Nour Juillet 1896,
PPS LL DS SPP DS PL LL DSL PT LS Tr
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
ANATOMIE COMPARÉE
DE LA TIGE ET DE LA FEUILLE
TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES (Dichapétalées).
Fernand BARTH
INTRODUCTION
L’anatomie systématique a pris ces dernières années une importance
toute particulière; on a compris que pour faire une classification solide il
fallait tenir compte de tous les caractères; on a été ainsi amené à rema-
nier les groupements faits à l’aide de la morphologie seule. Le travail que
je présente offre cette particularité qu'il vient avant la morphologie; en
effet les deux familles traitées n’ont pas encore fait l’objet de monogra-
phies détaillées, de sorte que ce sera à la morphologie à contrôler les
données de l’anatomie.
Ce travail a été entrepris sur le conseil de M. le Prof. Chodat; il a été
fait dans le laboratoire de botanique systématique sous la constante
direction de M. Chodat; qu'il me soit permis d'exprimer à mon pro-
fesseur toute ma gratitude. J’ai aussi une dette de reconnaissance envers
MM. Dr J. Huber pour ses précieuses explications dans mes études préli-
minaires; C. de Candolle pour la bienveillance avec laquelle il m'a accueilli
BULL. HERB. BOISS., juillet 1896. 33
482 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
dans son herbier et sa bibliothèque ; W. Barbey, propriétaire de l’herbier
Boissier; feu Dr J. Müller, ancien conservateur de l’herbier Delessert ;
Dr J. Briquet, conservateur du même herbier; Prof. Radlkolfer, directeur
de l’herbier de Munich ; Dr Kiærskou, directeur du musée botanique de
Copenhague; Prof. Engler, directeur de l’herbier de Berlin ; Beccari de
Florence, et Crépin, directeur du Jardin botanique de l’État à Bruxelles.
483
PREMIERE PARTIE
TRIGONIACÉES
Primitivement réunies aux Vochysiacées et traitées encore avec ces
dernières par Baillon !, les Trigoniacées furent érigées en famille par
Endlicher; cette manière de voir fut partagée par M. Warming?, et la
famille des Trigoniacees renferma deux genres: Trigonia et Lightia. En
outre M. le Prof. Chodat* a cru pouvoir rattacher aux Trigoniacées le
genre Trigoniastrum. Ce genre, primitivement compris dans les Polyga-
lées, avait déjà été signalé par Eichler comme devant probablement en
être séparé. De cette façon notre étude a porté sur les trois genres Trigonia,
Lightia et Trigoniastrum. Nous réunirons ces trois genres dans l’exposé
qui va suivre, nous réservant d'indiquer dans un chapitre spécial ce que
l'anatomie nous enseigne relativement à leurs affinités. Le genre Tri-
gonia compte environ trente espèces d’après M. Warming; sur ce nombre
vingt-sept ont été examinées. Des deux espèces décrites pour Lightia, une
seule a été mise à ma disposition. Enfin Trigoniastrum ne compte jusqu’à
présent qu’une espèce. Au reste voici le tableau des espèces étudiées :
Trigonia Najadum Warm. — Mart. Rio Negro, Herb. Munich.
Trigonia nivea Camb. — Mart. 625, St-Paul, Herb. Munich.
Trigonia Spruceana Benth. — Spruce, 1501, Rio Negro, Herb. Munich.
Trigonia crotonoides Camb. — Pohl et Mart. 122 et 123, Bresil, Herb. Munich.
Trigonia, candida Warm. — Rio-de-Janeiro, Herb. Munich.
Trigonia micrantha Mart. (= Glaziowii Warm) — Mart. St-Paul, Herb. Munich.
Trigonia salicifolia Mart. — Mart. Minas Novas, Herb. Munich.
Trigonia parviflora Spr. — Spruce, 176, Santarem, Herb. Munich.
Trigonia pubescens Camb. — Pohl, Brésil, Herb. Munich.
1 Histoire des plantes, tome V, p. 97.
2 Flora Brasil., p. 117 à 142.
3 Bulletin Herbier Boissier, tome III, 1885, p. 137.
* Blüthendiag., 2me partie, p. 358.
484 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Trigonia mollis Mart. — Mart. 176, Rio-de-Janeiro. Herb. Munich.
Trigonia paniculata Warm. — Mart. 989, Brésil, Herb. Munich.
Trigonia villosa Aublet. — Sagot, 1217, Guyane francaise, Herb. Boissier.
Trigonia hypoleuca Griseb. — Schomb. 224, Guyane anglaise, Herb. Delessert.
Trigonia fasciculata Griseb. — Blanchet, 2961, Bahia, Herb. Delessert.
Trigonia macrocarpa Benth. — Schomb. 5%, Guyane anglaise, Herb. Delessert.
Trigonia levis Aublet. — Gabriel, Guyane francaise, Herb. Delessert.
Trigonia mierocarpa Sagot. — Gabriel, Herb. Delessert.
Trigonia subcymosa Benth. — Schomb. 63, Guyane, Herb. Delessert.
Trigonia sp. — Schomb., 56, Guyane anglaise, Herb. Delessert.
Trigonia floribunda Oersted. — Levy, 192, Nicaragua, Herb. De Candolle.
Trigonia floribunda Oersted. — Levy, 1073, Nicaragua, Herb. De Candolle.
Trigonia sp. — Weddell., 202, Rio-de-Janeiro, Herb. De Candolle.
Trigonia sp. — Guillemin, Brésil méridional, Herb. De Candolle.
Trigonia macrantha Warm. — Spruce, 3871, Pérou, Herb. De Candolle.
Trigonia rhytidocarpa D. C. — Rio-de-Janeiro, Herb. De Candolle.
Trigonia parviflora Schott. — Guillemin, 181, Brésil merid., Herb. De Candolle.
Trigonia Gepo Camb. --- Gaudichaud, 980, Brésil, Herb. De Candolle.
Lightia licanioides Spr. — Cassiquiare, Herb. Boissier.
Trigoniastrum hypoleucum Miq.— King, Perak , Beccari, Bornéo, Herb. Munich.
CHAPITRE PREMIER
La tige.
A. Epiderme.
Il est toujours simple et renferme parfois du tannin; les cellules ont
en général leurs périclines épaissies, parfois culinisees; l’épaississement
el la cutinisation peuvent s'étendre aux anticlines (T. mollis). Il porte d’or-
dinaire des poils, toujours unicellulaires, de dimensions et d’épaississe-
ment très variables, souvent cutinisés et épaissis jusqu’à l’oblitération du
lumen et pouvant présenter de petites aspérités sur les bords.
B. Écorce.
L’ecorce primaire n’a pu étre étudiée. L’&corce secondaire débute par
un liège relativement puissant; elle dérive d’un phellogène sous-épider-
(5) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 485
mique; les cellules subéreuses subissent en outre la cutinisation et
sont fréquemment tannifères. La zone qui fait immédiatement suite au
periderme vers l’intérieur peut être subcollenchymateuse: T. candida,
T. molhs ; T. fasciculata présente vers le milieu de l’écorce une zone de
cellules épaissies, légèrement lignifiées, formant une gaine complète sur
tout le pourtour de la tige. On trouve aussi assez fréquemment des sclé-
reides corticales (T. subcymosa, T. Cepo) surtout abondantes chez Lightia
et Trigoniastrum. Les cristaux d’oxalate de chaux, oursins et rhom-
boëdres ne sont pas rares; plusieurs espèces de Trigonia cependant en
sont complètement dépourvues (T. fasciculata, T. subcymosa), de même
Lightia et Trigomastrum. Les cellules renfermant du tannin sont aussi
assez fréquentes, mais elles sont toujours de forme normale. Il n’est pas
rare de rencontrer des cellules qui prennent un développement anormal;
cette tendance à rendre l'écorce plus lâche aboutit à la formation de
véritables lacunes corticales chez T. hypoleuca.
C. Cylindre central.
a. Bois. — La masse est dans la règle formée de « fibres trachéi-
dales; » l’aréolation est plus ou moins forte, mais cependant toujours vi-
sible. L’ostiole est en fente oblique. L’épaississement de ces fibres est très
variable, soit suivant les espèces, soit aussi dans la même espèce où, sur
une section donnée, on peut observer des régions fortement épaissies et
d’autres qui le sont beaucoup moins (T. parviflora). Dans les espèces
volubiles les fibres diminuent beaucoup d'importance au profit des vais-
seaux et du parenchyme.
La perforation des membranes de séparation est dans la règle simple
et elliptique; cependant dans plusieurs cas et notamment chez T. mi-
crantha j'ai observé de très beaux exemples de perforation double, surtout
dans le voisinage du bois primaire.
Le parenchyme est en général limité à celui qui entoure les vaisseaux
et à celui des rayons médullaires. Il arrive même souvent que les vais-
seaux ne sont pas complètement enveloppés de parenchyme, mais seule-
ment là où ils touchent à un rayon médullaire. Cependant le parenchyme
peut aussi prendre une plus grande extension et former des ponts entre
les rayons médullaires (T. spec. Schomb. 56). Les rayons médullaires sont
dans la règle peu larges, d’une à trois séries de cellules en section trans-
versale; on en observe cependant chez T. rhytidocarpa qui ont jusqu'à
cinq séries de cellules. En section longitudinale radiale les rayons médul-
486 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
laires sont très larges, formés en grande partie d’el&ments dressés; on
observe pourtant fréquemment, plutôt vers le milieu du rayon des élé-
ments dont les côtés sont sensiblement égaux ou qui sont même allongés
perpendiculairement à l’axe; tous ces éléments présentent sur toutes leurs
faces des ponctuations simples, soit entre eux, soit vis-à-vis des vaisseaux
et des fibres.
Lightia a des fibres trachéidales fortement épaissies et des ponts
parenchymateux entre les rayons médullaires. Trigomiastrum possède un
bois très compact et de gros vaisseaux, mais ni l’un ni l’autre ne different
essentiellement de Trigonia.
Un fait intéréssant, c’est que le tannin peut pénétrer jusque dans les
rayons médullaires comme on l’observe chez T. pubescens.
ß. Liber. — Il est constitué : 1° par des tubes criblés avec leurs cellules
annexes; 20 par du parenchyme; 3° par des rayons médullaires.
Les tubes criblés sont assez petits et résultent directement du cloison-
nement de la cellule cambiale.
Le parenchyme est abondant ; les rayons médullaires continuent ceux
du bois. Les oursins sont fréquents dans le parenchyme et les rayons
médullaires; ils peuvent être accompagnés de rhomboedres (T. spec.
Guillemin, Trigoniastrum). Les ilots scléreux ne sont pas très rares: T.
microcarpa, T. spec. Guillemin, Trigoniastrum.
Des cellules sécrétrices peuvent se rencontrer dans le parenchyme et
les rayons médullaires; bien plus, des scléréides peu épaissies de la
gaine péricyclique peuvent renfermer du tannin dans leur lumen (T. pu-
bescens).
Une tendance intéressante est celle à la formation de coins libériens
s’avançant dans le bois, anomalie rappelant de loin celle des Bignonia, et
probablement attribuable à la même cause, arrêt de formation de bois
en certains points et production d'autant plus abondante de liber en ces
mêmes points : il n’est pas rare en effet chez T. floribunda d'observer là
où les coins sont en voie de formation une activité cambiale très consi-
dérable du côté du liber.
+. Péricycle. — Le liber est séparé de l’écorce par une gaine scléren-
chymateuse d’origine évidemment péricyclique. Cette gaine est en
général continue et puissante; elle est formée de fibres normales à ponc-
tuations simples en fentes et de sclereides, ces deux sortes d'éléments
en quantités variables, suivant les espèces.
ö. Moelle. — Elle est constituée par des cellules à membranes plus
ou moins fortement épaissies, chez Lightia quelquefois jusqu’à devenir
(7) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACEES. 1487
de véritables scléréides. En section longitudinale ces cellules sont assez
régulièrement disposées, tabulaires, souvent étirées en longueur et pré-
sentant de nombreuses ponctuations simples, arrondies sur toutes leurs
parois. On y rencontre fréquemment des oursins parfois associés à des
rhomboedres. Les cellules sécrétrices y sont quelquefois abondantes
(T. parviflor a).
Elle est en général très bien développée; parfois même elle forme à
elle seule une masse plus considérable que les autres tissus réunis.
Dans la règle elle reste compacte ; dans quelques cas cependant le centre
se désagrège : T. hypoleuca, T. fasciculata, Lightia.
Dans son travail sur le bois des Dicotylées, M. Solereder ' parlant des
Trigoniacées, dont il n’a d’ailleurs examiné que Trigonia crotonoides, dit
avoir rencontré, à côté du prosenchyme à ponctuations aréolées, du
prosenchyme à ponctuations simples; si M. Solereder veut parler du pro-
senchyme de la gaine péricyclique je suis d’accord avec lui, mais s’il entend
que dans le bois même coexistent deux sortes de prosenchyme, je ne puis
plus confirmer ses observations. Il est vrai que l’objet qu'il a choisi n’est
pas des plus favorables pour décider de la question; cependant, même
dans T. crotonoides, un examen attentif ne m'a fait voir que du prosen-
chyme à ponctuations aréolées ; c’est d’ailleurs, comme on l’a vu, le cas
chez toutes les Trigoniacées.
CHAPITRE II
La feuille.
A. Pétiole.
Chez Trigonia, l’épiderme est simple et souvent sécréteur; il est recou-
vert de cutine qui peut s'étendre aux anticlines (T. microcarpa). Il porte
toujours des poils en plus ou moins grand nombre, très variables de
dimensions mais toujours unicellulaires, et de même nature que ceux de la
tige. Chez Trigoniastrum il est également simple et porte fort peu de poils.
Lightia par contre a un épiderme multiple, collenchymateux et sécréteur.
1 Ueber den systematischen Werth der Holzstructur bei den Dicotyledonen.
p- 73.
488 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
L’ecorce de Trigonia est parfois subcollenchymateuse ou collenchyma-
teuse. Chez T. salicifolia on observe dans la zone externe un épaississe-
ment uniforme aboutissant à la formation de scléréides non lignifiées. On
y rencontre toujours des cristaux. Les lacunes corticales de T. hypoleuca
signalées dans la tige se retrouvent dans le pétiole. Les cellules sécré-
trices ne sont pas rares. Il peut aussi y avoir formation de periderme,
naturellement comme dans la tige aux dépens de la couche sous-épider-
mique. Trigoniastrum a une écorce parenchymateuse sécrétrice, pauvre
en oursins. Chez Lightia, l'écorce est subcollenchymateuse, sécrétrice et
dépourvue de cristaux.
Dans le faisceau, les fibres sont d’une manière générale beaucoup moins
nombreuses que dans la tige; elles vont en augmentant d'épaisseur de la
base à la caractéristique (sommet du pétiole). A la base les rayons medul-
laires sont souvent très larges, ce qui donne aux faisceaux une apparence
lâche ; ilS peuvent contenir des cellules à tannin. Le liber correspond à
peu pres en tous points à celui de la tige; cependant on n’y trouve pas
d'ilôts scléreux qui semblent être remplacés par un épaisissement des
éléments parenchymateux ; en tout cas Lightia a son liber assez forte-
ment épaissi.
Les fibres péricycliques apparaissent dans la règle à la caractéristique ;
on peut à peine parler ici de gaine, car sauf chez Lightia et Trigonias-
trum, ces fibres forment rarement un arc continu. Elles peuvent naître
des la base, comme chez T. microcarpa ou dès la médiane, (milieu du
pétiole), comme chez T. subcymosa. Chez T. lævis elles ne sont pas encore
lignifiées à la caractéristique. Lightia présente ce phénomène curieux que
ses fibres péricycliques n'apparaissent qu’à la médiane, alors que les
faisceaux foliaires qui descendent dans la tige ont leur gaine péricyclique
parfaitement développée. Enfin les fibres péricycliques peuvent faire
complètement défaut même à la caractéristique.
Le faisceau a la forme normale d’un fer à cheval ouvert en haut. Dans
la règle il s’en détache à la caractéristique de petits faisceaux orientés
normalement ; en même temps le faisceau principal se complète en
épaississant plus ou moins sa moelle; les petits faisceaux peuvent aussi se
compléter de la même manière. C’est le cas normal, mais il y a de nom-
breuses exceptions; les petits faisceaux peuvent apparaître dès la médiane
(T. mollis) ou des la base (T. pubescens, Lightia, Trigomiastrum) ; chez
Lightia ils ne tardent pas à rapprocher leurs bords, en sorte que déjà à la
médiane le bois est complètement entouré par le liber. D’autres fois les
petits faisceaux existent bien à la base mais se joignent au faisceau prin-
(9) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 489
cipal un peu plus haut; c’est le cas de T. crotonoides et T. parviflora.
Au lieu de flanquer les bords du faisceau principal ils peuvent tendre à
fermer ce dernier ; ils sont alors naturellement orientés en sens inverse;
c'est ce qu'on observe chez T. hypoleuca et T. fasciculata. Enfin la
bande médullaire épaissie peut manquer complètement (7. villosa).
B. Limbe.
a. Épiderme. — Considérons d’abord le genre Trigonia. L'épiderme y
est presque toujours simple; je ne l’ai trouvé double, et encore rarement,
que chez T. floribunda; ce dédoublement se produit en général vis-à-vis
des faisceaux, la péricline de séparation est cutinisée et la cellule
interne est souvent mucilagineuse. L’épiderme est toujours cutinisé à la
face supérieure, souvent aussi à la face inférieure; la cuticule peut
s'étendre en partie aux anticlines : T. Spruceana, T. pubescens. Les
espèces examinées se rangent en deux calégories assez égales en ce qui
concerne la présence ou l'absence d'un mucilage; celui-ci se rencontre
en effet chez bon nombre d'espèces; il y acquiert souvent un développe-
ment si considérable que l’épiderme supérieur occupe à lui seul la moitié
de l'épaisseur du limbe; ce mucilage peut aussi intéresser l’épiderme
inférieur, quoique à un degré beaucoup moindre (T. lævis, T. micro-
carpa). Si l’épiderme supérieur n’est pas mucilagineux il peut épaissir ses
périclines internes sans les cutiniser : T. candida, T. salieifolia. Il n’est
pas rare que l’épiderme supérieur porte des poils; ce sont alors en
général de gros poils cutinisés. Les stomates sont localisés a la face
inférieure où ils se présentent sous deux aspects : ou bien ils sont au
même niveau que les cellules épidermiques, ils ont alors leur bec
cutinisé et la cutine peut s'étendre assez loin le long de la fente, ou bien
les cellules stomatiques se sont surélevées, leur membrane s’épaissit
alors beaucoup au bec et sur une certaine longueur le long de la fente.
Les cellules qui entourent les stomates sont en nombre indéterminé,
oscillant entre quatre et sept. Les poils sont en général très nombreux à
la face inférieure; en général ils sont petits et faiblement épaissis, mais
il peut y avoir à côté de ces derniers ou exclusivement (T. crotonoides)
les mêmes gros poils cutinisés qu'à la face supérieure; quant à la quan-
tile, ces poils varient dans des proportions considérables : tandis que
chez T. fasciculata ils forment un duvet plus épais que le limbe lui-
même, ils deviennent très rares chez T. micrantha, par exemple. Chez
certaines espèces, comme T. Spruceana, je n’en ai pas trouvé du tout. Il
490 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
est intéressant de signaler que l’épiderme peut encore ici être le siège
d'une sécrétion brune qu'on rencontre même dans les cellules stoma-
tiques.
Chez Lightia l’épiderme supérieur est formé de petites cellules, non
mucilagineuses, souvent dédoublées; l’épiderme inférieur est toujours
simple; la cutine est fortement développée sur les deux faces; à la face
supérieure elle intéresse les anticlines et fréquemment les parois de
séparation lorsqu'il y a dedoublement; les stomates sont à niveau de
l’epiderme et ont leur bec fortement cutinisé.
L’epiderme de Trigoniastrum (fig. 1) mérite une attention spéciale; il
est cutinisé sur les deux faces et la cutine s'étend aux anticlines sur une
certaine longueur; il se dédouble très souvent à la face supérieure et
dans ce cas la paroi de séparation est aussi cutinisee. Les stomates sont
à niveau de l’épiderme ei à bec cutinisé. On rencontre quelques rares
petits poils à la face inférieure; mais ce qui caractérise surtout cet épi-
derme, ce sont des cellules mucilagineuses particulières; elles se ren-
contrent surtout à la face supérieure, et si la cellule épidermique est
dédoublée, la cellule interne devient très souvent mucilagineuse; ces
cellules conservent, contrairement à ce qui arrive d’ordinaire, une forme
assez régulière; la réaction caractéristique du mucilage (gonflement par
l’eau sur des coupes fixées à l’alcool) s’y montre mais faiblement, el la
péricline interne y est plus nette que d’ordinaire dans les cellules muci-
lagineuses. De ces différents caractères il me paraît résulter que la gélifi-
cation de la péricline interne est assez faible et en tout cas incomplète.
b. Mésophylle. — Chez Trigonia, le limbe souvent très aplati entraîne
fréquemment une réduction correspondante du mésophylle. Il n’y a jamais
d'hypoderme continu ; cependant les espèces à épiderme supérieur non
mucilagineux se mettent en général en communication avec le faisceau
par du parenchyme hypodermique, lequel est mucilagineux chez T. spec.
Schomb, 56. Cet hypoderme peut se rencontrer chez des espèces à muci-
(11) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACEES ET DES CHAILLETIACÉES. 491
lage faiblement développé : T. spec. Guillemin, T. macrantha. Les palis
sades sont ordinairement courtes, sur un ou plusieurs rangs, parfois
läches (T. lævis), souvent mal délimitées vis-à-vis des cellules lacu-
neuses. Le tissu lacuneux prend une assez grande extension dans les
espèces à limbe large, mais il peut disparaître complètement si le limbe
se réduit; dans ce cas tout le mésophylle est formé de quelques rangées
de cellules d'apparence palissadique, diminuant de longueur de l’epi-
derme supérieur à l’épiderme inférieur. Les cristaux font rarement
complètement défaut, ce sont des oursins et des rhomboedres, ces der-
niers accompagnant de préférence les faisceaux. Des cellules sécrétrices
peuvent se rencontrer dans les palissades et le tissu lacuneux.
Trigoniastrum a un limbe large présentant un hypoderme vis-à-vis des
grands faisceaux, un rang de longues palissades mal délimitées vis-à-vis
du tissu lacuneux lequel est fortement développé. Des oursins se ren-
contrent dans les palissades et des rhomboëdres dans le voisinage des
faisceaux.
Le limbe de Lightia (fig. 2) est également large, mais le mésophylle
débute par un puissant hypoderme fortement mucilagineux ; le tissu lacu-
neux, contrairement à celui de Trigoniastrum est réduit au profit des palis-
sades; celles-ci sont serrées les unes contre les autres, mais irrégulière-
ment arrangées, en sorte qu'on ne peut pas parler de couches; on n'y
rencontre pas de cristaux. Ce qui est surtout caractéristique du limbe de
Lightia ce sont de grosses fibres, en géneral fortement épaissies et ligni-
fiées qui, partant du tissu lacuneux, s'élèvent directement à travers les
palissades et aboutissent à l’hypoderme où elles se divisent en deux ou
trois bras; elles proviennent soit des faisceaux, soit d’une cellule quel-
492 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
conque du tissu lacuneux dont plusieurs sont d’ailleurs épaissies. Je
reviendrai sur ces fibres en parlant des nervures. Des coupes non déco-
lorées, dans le limbe de Lightia, montrent que le tannin peut remplir,
outre les cellules épidermiques, les palissades, les cellules du tissu
lacuneux et jusqu’au lumen des cellules mucilagineuses hypodermiques.
c. Nervation. — Nervure médiane. Comme on peut s’y attendre, elle
reproduit assez fidèlement la structure du pétiole à la caractéristique.
Le limbe s’inflechissant parfois des deux côtés de la nervure à la face
supérieure, il en résulte pour la nervure une proéminence qui est de
nature plus ou moins collenchymateuse. La région corticale interne est
presque toujours épaissie et légèrement lignifiée, ce que trahit la couleur
brune que prennent ses membranes avec le réactif genevois (rouge
congo ammoniacal) ; ces cellules présentent alors des ponctuations sim-
ples: elles s’appuient contre la gaine péricyclique qu’elles renforcent.
Le liber présente souvent des ponts scléreux qui relient le bois à la gaine
péricyclique; celle-ci est plus forte que dans le pétiole.
Nervures d'ordre supérieur. Le liber disparaît parfois rapidement ; les
dernières ramifications formées d’un ou deux éléments conducteurs,
s’anastomosent ou cessent brusquement au sein du mésophylle. Chez T.
spec. Schomb. 56 et chez d’autres espèces à un degré moindre les nervures
d'ordre immédiatement supérieur proéminent à la facon de la nervure
médiane. Pourvu qu’elles ne soient pas d’ordre trop élevé, les nervures
peuvent être entourées d’une gaine de cellules parenchymateuses ou un
peu épaissies et lignifiées, qui souvent mettent le faisceau en communica-
tion avec l’épiderme sous lequel elles provoquent, comme il a été dit
plus haut, l'apparition d’un hypoderme qui peut être mucilagineux. Ces
cellules sont selon toute probabilité les homologues des cellules corti-
cales épaissies signalées dans la nervure médiane ; ce sont elles qui,
chez Lightia, peuvent s’épaissir démesurément et donner naissance aux
grosses fibres caractéristiques de cette plante, lesquelles, je le répète,
peuvent provenir d’une cellule quelconque du mésophylle.
Dans les espèces où elle a pu être examinée. la marge s’est en général
montrée subcollenchymateuse; elle est parcourue par un faisceau réduit,
qui peut se trouver à une distance assez grande du bord.
(13) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 493
CHAPITRE HI
Phénomènes d’adaption et corrélations de structure.
En ce qui concerne la tige d’abord, certaines espèces sont grimpantes ;
quelle est la structure anatomique qui en résulte? Si nous prenons
comme type T. mollis nous serons frappés du grand développement qu'y
acquiert la moelle; or d’après le principe de mécanique qui veut que
dans un corps qui se tord, les éléments résistants occupent le centre il
est évident que dans le cas qui nous intéresse la moelle devient élément
de résistance ; aussi offre-t-elle une structure compacte et des cellules à
membranes épaissies ; d'autre part, à l'extérieur, l'écorce est bien deve-
loppée, et la gaine péricyclique assez peu forte; enfin le bois est très
réduit et se concentre en quatre points opposés deux à deux. La même
structure s'applique à peu de chose près à T. candida, T. villosa, et
T. subcymosa. Chez T. floribunda le bois est plus développé, mais par
compensation le liber sy avance en coins.
Quant au limbe, quatre faits sont particulièrement frappants: le déve-
loppement du mucilage, le nombre des poils, la surélévation des stomates,
la réduction du limbe. Dans quels rapports ces caractères sont-ils entre
eux ? C’est ce que nous allons tâcher d’elucider. En général, la présence
du mucilage marche de pair avec la diminution ou l'absence de poils ; au
contraire, si le mucilage fait défaut les poils apparaissent en plus eu moins
grand nombre. Conclurons-nous de cela que ces caractères s’exeluent?
Non, car il y a telle espèce, comme 7. hypoleuca qui possède un mucilage
considérable et qui, en outre, a sa face inférieure couverte de poils. Fy
vois plutôt une confirmation du principe de la moindre action : pourquoi
développer des poils si le mucilage suffit et vice versa? Or la présence
de poils ne peut guère, je crois, avoir d’autre but que de retenir
l'humidité ; il est donc très probable que, selon les idées courantes, le
mucilage constitue un réservoir d’eau. La réduction du limbe en épais-
seur ne semble être en rapport ni avec l’un ni avec l’autre des deux
caractères dont il vient d’être question ; du fait qu’elle augmente la sur-
face du limbe par rapport à son volume, elle entraine naturellement une
plus grande transpiration, en sorte qu’etant donnée la tendance générale
de ces plantes je suis plutôt porté à y voir l’effet d’une cause mécanique.
Quant à la surélévation des stomates elle est en général en relation étroite
494 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
avec la présence ou l’absence de poils ; ce n’est donc plus qu’un carac-
tere épharmonique de minime importance. D'ailleurs, si cette surélé-
vation devait dénoter des plantes qui ont besoin de beaucoup transpirer,
comment expliquer le fait que chez T. Najadum les stomates sont à
niveau de l’épiderme, bien que la face inférieure soit couverte de poils ?
A noter encore, à l’appui de ces considérations, la présence souvent abon-
dante de cutine, sur la face supérieure ou sur les deux faces.
Que penser maintenant des fibres mésophylliennes de Lightia? Elles
ne sont pas assez nombreuses pour remplacer une grande quantité de
parenchyme et diminuer d’une facon sensible la transpiration; d’autre
part, elles ont si souvent l’aspect de piliers qui viennent soutenir l’hypo-
derme, que je ne puis leur attribuer qu’une fonction mécanique provoquée
par l’épaisseur du limbe et le grand développement du mucilage.
Un fait reste donc constant, c’est la tendance à la formation d’un tissu
particuller, mucilagineux épidermique, ou parenchymateux hypodermique,
celui-ci en relation étroite avec les faisceaux. Cette dernière particularité,
d'une relation entre l’hypoderme et les faisceaux chez des espèces en
général non mucilagineuses, me semble particulièrement probant en
faveur de l’idée que le mucilage est un réservoir d’eau et que sa fonction
peut être partiellement remplie par un hypoderme parenchymateux.
CHAPITRE IV
Considérations systématiques.
Affinités du genre Trigonia avec les genres Trigoniastrum
et Lightia.
Le rapprochement de Trigoniastrum et de Trigonia, fait par M. Cho-
dat ?, est-il justifi& par l’anatomie ?
Mes observations ne peuvent que confirmer celles de M. Chodat.
J'ajouterai cependant qu’en ce qui concerne le hois, les fibres trachéi-
dales sont en prédominance, qu’on rencontre des scléréides corticales et
liberiennes, que l’épiderme du limbe est très souvent divisé à la face
supérieure et fréquemment mucilagineux, qu’il se développe vis-à-vis des
? Bulletin Herbier Boissier, tome III, 4895, no 3, p. 136-139.
(15) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 495
faisceaux un hypoderme qui peut-être mucilagineux. Tous ces caractères
se retrouvent d’ailleurs isolément chez Trigonia,
Je ne puis donc qu’appuyer l'affirmation de M. Chodat, qu'il n’y a pas
de caractère important qui sépare Trigonia de Trigoniastrum; bien plus
il n’y a pas de caractère anatomique qui permette de différencier ces
deux genres. Trigoniastrum rentre donc bien dans les Trigoniacées et
sa diagnose anatomique sera la suivante :
Trigoniastrum hypoleucum Miq. — Tige. Écorce avec scléréides et
quelques rhomboedres; oursins, rhomboedres et scléréides dans le liber.
Feuille. Épiderme souvent dédoublé à la face supérieure et souvent muci-
lagineux ; deux rangs de palissades, le second lâche; tissu lacuneux bien
développé ; rhomboedres près des faisceaux.
Un fait intéressant à signaler, au point de vue de la géographie bo-
tanique, c’est que, dans le genre Trigonia, je n’ai rencontré de cellules
épidermiques dédoublées que chez T. floribunda; or cette espèce est du
Nicaragua tandis que toutes les autres sont originaires de l'Amérique du
Sud; on sait d’autre part que Trigoniastrum est une plante asiatique
récoltée à Perak et à Bornéo.
Le genre Lightia est-il aussi voisin du genre Trigonia ?
Dans la tige tout d’abord nous notons les divergences suivantes :
1° La moelle présente des scléréides; évidemment il n’y a la qu’une
exagération d’épaississement de certaines cellules médullaires, mais
comme chez Trigonia l’épaississement est toujours limité, il est bien
permis d’en faire un caractère distinctif.
20 Les faisceaux foliaires courent un certain temps dans l'écorce avant
de pénétrer dans le cylindre central.
Mais c’est surtout la feuille qui nous montrera des différences capitales:
3° L’epiderme du pétiole est multiple et collenchymateux, fait absolu-
ment sans analogue, m&me de loin, chez les Trigonia.
Lo Les palissades sont disposées sans ordre et non par rangées.
5° Sous l’epiderme très souvent dédoublé du limbe court un hypo-
derme continu et mucilagineux.
6° Le mésophylle est coupé de trabécules fibreuses absolument in-
connues chez Trigonia.
Au reste pas plus que l’anatomie la morphologie ne confirme la réunion
de ces deux genres dans une même famille ‘. Je crois donc qu'il n’est
1 Baillon, Histoire des plantes, tome V, p. 99. Eichler, Blüthendiagr. U,
p. 344.
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496 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
pas téméraire de séparer le genre Lightia de la famille des Trigoniacées
pour le rapprocher d’une famille avec laquelle il ait plus d’affinités ou si,
comme il le semble, il a des caractères par trop spéciaux, pour en faire
une famille à part.
Je reviendrai d’ailleurs sur ce genre curieux en parlant des Chailletia-
cées et je montrerai ses affinités avec cette famille.
L’erection des Trigoniacées en famille spéciale distincte des Vochysia-
cées est-elle justifiée par l’anatomie ? À
M. Solereder!, se basant sur le travail de M. Wille?, s'exprime déjà à
ce sujet comme suit: « Les Vochysiacées ont toutes des tubes criblés
périmédullaires ; ce phloeme se présente sous forme ou d’ilöts dispersés
dans le bois ou d’une couche continue autour de la moelle. ou des deux
à la fois. »
On à vu que ce caractère échappe à toutes les Trigoniacées, les coins
liberiens” observés chez quelques espèces ne s’isolant jamais du liber
par une bande ligneuse; cette particularité de présenter des coins
libériens dans le bois peut d’ailleurs servir de transition entre les deux
groupes. D'accord donc avec MM. Solereder et Warming nous main-
tiendrons la séparation des Vochysiacées et des Trigoniacées en deux
familles distinctes quoique voisines.
BIBLIOGRAPHIE
. H. Bacon, Monographie des Vochysiacées. Hist. des plantes, tome V, 1874.
. Warning, Trigoniacées, Flora Brasil., 13. part. 2, p. 117-142.
. Eıchter, Blüthendiagramme, Ile part., Leipzig 1878, p. 358 et 343-345.
L. H. SOLEREDER, Ueber den systematischen Werth der Holzstructur bei den
Dicotyledonen, p. 73.
D. W. Scawacke, Skizze der Flora von Manaos in Brasilien, in Jahrb. Bot.
Gart. Berlin Ill, 1884, p. 224-233.
6. Warnmins, Symbole ad floram Brasiliæ centralis cognoscendam. Particula
XXXII, Vid. medd. 1889, p. 22.
7. R. Caopar, Sur la place à attribuer au genre Trigoniastrum, Bulletin Herbier
Boissier, t. III, n° 3, 1895, p. 136-139.
© RO m
* Holzstructur bei den Dicotyledonen, p. 73.
* On Stammens og Bladenes Bygning hos Vochysiacerne. Kjöbenhavn, 1882.
497
DEUXIEME PARTIE
CHAILLETIACEES (Dichapétalées).
Les plantes réunies sous ce nom ne sont pas considérées par tous les
auteurs comme constituant une famille distincte ; c’est ainsi que Baillon !
en fait une série des Euphorbiacees et les considère comme les plus
élevées en organisation des Euphorbiacees à loges ovariennes biovulees.
Müller Arg. n’admet pas cette manière de voir *. Famille ou tribu, ce
groupe comprend trois genres: Chailletia, Tapura, Stephanopodium; ces
genres sont assez voisins pour que nous puissions les étudier simultané-
ment comme nous avons fait pour les Trigoniacées.
Les espèces étudiées sont les suivantes :
Chailletia pedunculata DC. — Sagot 191, Guyane francaise, Herb. Boissier.
Chailletia odorata Sp. — Spruce 2864, Rio Maupès, Herb. Boissier.
Chailletia Benthamiana Turez. — Cuming 1192, Herb. Boissier.
Chailletia gelonioides Roxb. — East India, Kew distrib. 2073, Bengal, Herb.
Boissier.
Chailletia Dichapetalum R. Br. — Hildebrandt 3266, Madagascar, Herb. Boissier.
Chailletia vitiensis Seem. — Seemann 876, Viti, Herb. Boissier.
Chailletia cymosa Zehher. — Zeyher 537, Cap, Herb. Boissier.
Chailletia sp. — East India, Kew distrib. 2170, Birma, Herb. Boissier.
Chailletia sp. — Pœppig 2903, Amazone, Herb. Boissier.
Chailletia sp. — Zöllinger, [ter javanicum secundum, 3652, Herb. Delessert.
Chailletia glomerata Chod. — Welwitsch 4652, Angola, Herb. De Candolle.
Chailletia ciliata Chod. — Welwitsch 4658, Angola, Herb. De Candolle.
Charlletia subsessilifolia Chod. — Welwitsch 4662, Angola, Herb. De Candolle.
1 Hist. des plantes, tome V, p. 139.
2 Replik auf Baillon, p. 235 : Da die vorgebliche Diclinie von Moacurra gelo-
nioides nicht existiert, so stürzt damit auch die dicline Brücke ein, welche die
hermaphroditen und polygamischen Chailletiaceen zu den Euphorbiaceen hinuber
geführt hätten, somit ist Drs Baillon Einführung der Chailletiaceen in die Eu-
phorbiaceen nicht begründet.
BULL. HERB. BOISS., juillet 1896. 34
498 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
Chailletia angolensis Chod. — Welwitsch 4663 et 4664, Angola, Herb. De Candolle.
Chailletia crassifolia Chod. — Welwitsch 4665 et 4666, Angola, Herb. De Can-
dolle.
Chailletia sp. — Welwitsch 4655. Angola, Herb. De Candolle.
Chailletia sp. — Welwitsch 4661, Angola, Herb. De Candolle.
Chailletia sp. — Welwitsch 4668, Angola, Herb. De Candolle.
Chailletia Helferiana Kurz. — Tavoy, Herb. De Candolle.
Chailletia edulis Kurz. — Andaman, Herb. De Candolle.
Chailletia timoriensis DC. — Timor, Herb. De Candolle.
Chailletia Virchowii OÖ. Hoffm. — Herb. Munich.
Chailletia Benthamii F. Didr. — Thonning, Guinée, Herb. Copenhague.
Chailletia Bangii F. Didr. — Smith, Congo, Herb. Copenhague.
Chailletia mossambicensis Klotzsch. — Holst 2218 et Stuhlmann 7053, Zanzibar,
Herb. Berlin.
Chailletia deflexa Klotzsch. — Holst, Zanzibar, Herb. Berlin.
Chailletia pappuana Bece. — Nouvelle Guinée, Herb. Beccari.
Tapura guianensis Aubl. — Sagot 192, Karouany, Herb. Boissier.
Tapura cubensis Griseb. — Wright 1299, Cuba, Herb. Boissier.
Tapura ciliata Hook. — Gardner 3087, Brésil, Prov. Goyaz, Herb. Delessert.
Tapura (Chailletia) capitulifera Spr. — Cassiquiare, Herb. Boissier.
Tapura pedicellaris Chod. — L’Herminier, Guadeloupe et Hahn 1478, Martini-
que, Herb. Boissier.
Tapura sp. — Hahn 528, Martinique, Herb. Boissier.
Stephanopodium peruvianum Poepp. et Endl. — Poepp. 1986.
Stephanopodium Blanchetianum Baill. — Blanchet 2338, Brésil, Herb. Boissier.
Stephanopodium Estrellense Baill. — Weddell 726 et 769, Bresil, Herb. De Cand.
CHAPITRE PREMIER
La tige.
A. Epiderme.
Là où il a pu étre étudié il s’est toujours montré simple, en général
un peu cutinisé sur la péricline externe; chez C. Benthami l'épaississe-
ment el la cutinisation s'étendent à toutes les parois. Il y a toujours des
poils, parfois rares, mais dans certains cas tellement abondants que
toutes les cellules deviennent pileuses; ces poils sont toujours unicellu-
laires, plus ou moins fortement épaissis, parfois cutinisés, rarement
(19) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACEES ET DES CHAILLETIACÉES. 499
complètement lisses, le plus souvent présentant des aspérités qui peuvent
conduire à des formes assez capricieuses.
B. Écorce.
L’ecorce secondaire débute par un périderme naissant d’une assise
génératrice immédiatement sous-épidermique; le liège est cutinisé et
souvent tannifère ; {res souvent le phellogène produit vers l’intérieur un
phelloderme scléreux plus ou moins puissant. Les cellules corticales sont
presque toujours subcollenchymateuses ou collenchymateuses; les îlots
scléreux n’y sont pas rares; parfois l’écorce en est littéralement criblee :
S. Blanchetianum. Les cristaux, oursins et rhomboëdres font rarement
complètement défaut; les rhomboëdres peuvent même envahir le phello-
gène (C. gelonioides) et le ster&ome phellodermique (C. Dichapetalum).
Assez fréquemment on observe dans l’écorce des cellules mucilagineuses.
On peut aussi rencontrer des cellules sécrétrices qui en section longilu-
dinale sont de même forme allongée que les autres. C. edulis mérite une
mention spéciale : son écorce est relativement beaucoup plus développée
que chez les autres espèces; elle est formée d’un collenchyme du type
convexe et renferme d'énormes oursins.
C. Cylindre central.
a. Péricycle. — Sauf chez C. edulis on trouve toujours en plus ou
moins grande abondance des fibres péricycliques normales (stéréides) ;
ces fibres sont toujours en îlots et ne forment jamais une gaine continue.
Ces ilots péricycliques sont toujours uniquement formés de fibres sans
intercalation de cellules pierreuses.
B. Liber. — Les éléments histologiques en sont : des tubes criblés, des
cellules annexes, du parenchyme.
Les tubes criblés résultent directement, après séparation d’une cellule
annexe, de la cellule cambiale primitive.
Le parenchyme est abondant; certaines de ses cellules peuvent s’ac-
croître beaucoup et communiquer ainsi au liber un aspect lâche (C. crassi-
folia). Les rayons médullaires renferment toujours des cristaux, réunis
ou séparés; ces cristaux peuvent aussi envahir le reste du parenchyme
lıberien.
Les scléréides libériennes ne sont pas rares: elles sont lignifiées et se
rencontrent en grande abondance, par exemple, chez S. peruvianum et
S. Blanchetianum.
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500 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 20) -
Comme chez les Trigoniacées, on observe une tendance marquée à la
formation de coins liberiens s’avancant dans le bois; ici encore il ya
évidemment arrêt de formation de bois en certains points et production
d'autant plus abondante de liber en ces mêmes points; en tout cas chez
C. crassifolia, où ce phénomène est bien visible, on distingue parfaite-
ment le cambium au fond de ces coins, comme au fond des coins de
Bignonia.
y. Bois. — Il est formé des éléments suivants : fibres trachéidales,
vaisseaux, parenchyme, combinés dans des proportions très variables.
Une formation intéressante est celle de deux sortes de rayons médul-
laires, les uns normaux (1-3 sériés), les autres très larges (jusqu’à 10
sériés); ces derniers sont constitués en section longitudinale, chez
C. glomerata, par exemple, par des éléments irrégulièrement arrangés,
tandis que dans les rayons médullaires normaux, les éléments sont dis-
posés en rangées régulières.
Chez T. pedicellaris le bois forme des coins sortants où les fibres tra-
chéidales sont peu épaissies et les vaisseaux nombreux.
Les vaisseaux sont à perforation simple, elliptique. Les rayons médul-
laires sont formés, en section longitudinale, d'éléments couchés et dressés,
les premiers de préférence au centre du rayon; les derniers sont de
beaucoup les plus nombreux; ces éléments, tant couchés que dressés,
présentent des ponctuations simples sur toutes leurs parois, soit entre
eux, soit vis-à-vis des vaisseaux ou des fibres. Il n’est pas rare que les
rayons médullaires renferment des rhomboedres.
C. edulis fait encore ici exception el constitue un type tout à fait parli-
culier : il n’a pas d’accroissement secondaire, son bois est uniquement
formé des trachées caractéristiques du bois primaire; point de fibres
trachéidales ni péricycliques; les rayons médullaires sont formés de
cellules parenchymateuses normales, naturellement sans poncetuations
et renfermant des oursins.
à. Moelle. — Sauf chez C. edulis les parois des cellules en sont tou-
jours épaissies ; en section longitudinale les cellules sont plus ou moins
régulièrement arrangées et présentent des ponetuations simples sur
toutes leurs parois. Chez C. mossambicensis certaines cellules présentent,
en section longitudinale, des cloisons diaphragmatiques irrégulières non
ponctuées. Des cristaux et des cellules sécrétrices peuvent s’y rencontrer.
arfois le centre de la moelle se désagrège complètement ; dans ce
cas-là, on observe souvent un épaississement considérable des parois des
cellules de la zone médullaire externe: C. angolensis. Rarement (C. glo-
(21) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. H01
merata) les cellules du centre ont leurs membranes plus épaissies que
celles de la périphérie.
M. Solereder * a examiné le bois de C. gelonioides et de Tapura quia-
nensis, mais la description qu'il en donne est sur plus d’un point en
désaccord avec mes observations. Tout d’abord, cet auteur dit que «les
vaisseaux à petit lumen de C. gelonioides ont des épaississements spiralés »;
je pense que M. Solereder entend par là un épaississement tertiaire des
vaisseaux aréolés ; or je n’ai rien vu de semblable dans l’espece en ques-
tion ni chez aucune Chailletiacee. Les vaisseaux spiralés se rencontrent
en effet mais seulement dans le bois primaire, le bois secondaire ne
renfermant que des vaisseaux aréolés normaux. En second lieu, M. Sole-
reder a vu une perforation scalariforme des vaisseaux dans le voisinage
du bois primaire ; pour moi je n’ai jamais observé qu’une perforation
simple, d’où je ne prétends pas conclure que l'affirmation du professeur
de Munich soit fausse, d'autant plus que ce caractère de perforation
semble avoir dans certains groupes beaucoup moins de stabilité que
quelques auteurs ne lui en ont attribué. « Le parenchyme existe dans le
voisinage des vaisseaux », dit plus loin M. Solereder; je m'étonne que
cet observateur n’ait pas remarqué, dans les deux espèces qu'il a
examinées, que le parenchyme est en outre abondamment répandu entre
les rayons médullaires. Enfin M. Solereder a l’air de croire que seul
Chailletia a des fibres trachéidales lorsqu'il dit: « Le prosenchyme de
Chailletia possède des ponctuations aréolées de faible grandeur »; or,
T. guianensis en a presque de tout aussi grandes, mais elles sont peu
nombreuses, ce qui se comprend aisément, étant donnée la fonction de
résistance que doivent remplir ces fibres à cause du grand développement
du parenchyme.
CHAPITRE II
La feuille.
1. Pétiole.
L’epiderme est toujours cutinisé sur sa péricline externe; la cutine
peut intéresser les anticlines jusqu'à une certaine distance (C. cymosa,
! Holzstructur der Dicotyl.
W SR Cain Rd at KW WERTEN
502 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
C. gelonioides); les anticlines peuvent d’ailleurs s’épaissir lout en restant
cellulosiques. Rarement les poils font complètement défaut. A signaler
enfin des cas de dédoublement de l’épiderme, observés chez T. capituli-
fera et T. sp. Hahn 528.
L’écorce a sa zone externe, du moins à la caractéristique, toujours
plus ou moins épaissie, subcollenchymateuse ou collenchymateuse. Les
cristaux sont plus ou moins nombreux ; rarement ils font complètement
défaut (C, vitiensis). Assez souvent on observe une gélification des mem-
branes de certaines cellules (T. capitulifera et T. pedicellaris) ; des sclé-
réides peuvent se rencontrer dans l’écorce, spécialement chez S. Estrel-
lense et chez C. sp. East Ind. Comp. 2170. Chez T. capitulifera, S. peru-
vianum et S. Blanchetianum, il arrive fréquemment que le lumen des
cellules à membrane gélifiée s’oblitère de facon à former une cellule
pierreuse qui est comme suspendue dans la masse gélifiée (fig. 3) '. On
peut aussi trouver des cellules sécrétrices dans l'écorce. Enfin il peut y
avoir comme dans la tige, formation de liège aux dépens de l’assise sous-
épidermique ; j’ai même rencontré chez C. angolensis le phelloderme
scléreux si répandu dans la tige.
Dans les espèces qui ont des inflorescences axillaires normales le
faisceau a la forme habituelle en fer à cheval ; il est en général peu com-
pact à la base, très souvent il est flanqué de petits faisceaux latéraux
à orientation normale. Dans la majorité des cas le faisceau principal et
les latéraux se complètent à la caractéristique par une bande scléreuse
médullaire. Le faisceau de C. cymosa (fig. 4, 5, 6) rapproche rapidement
ses bords et envoie dans son intérieur un petit faisceau d'orientation
? Je ne crois pas qu’on ait jusqu'à maintenant signalé de phénomène sem-
blable; en tout cas M. Nadelmann (Ueber die Schleimendosperme der Legumi-
nosen, Pringsh. Jahrb. Berlin 1890) n’a rien observé de ce genre.
(23) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 503
normale et un plus grand à liber central; en même temps il se complete
par une bande libéro-ligneuse d’orientation inverse et détache sur ses
flancs de petits faisceaux à bois central qui, à la caractéristique, rejoignent
le faisceau principal.
Fig. 4. Fig. 5.
Parmi les espèces examinées, les suivantes possèdent des inflores-
cence épiphylles : C. pedunculata, C. vestita, C. sp. Peppig 2903, C. Vir-
chowü, C. angolensis, T. capitulifera, T. pedicellaris, T. sp. Hahn 528,
T. quianensis, T. cubensis, T. ciliata, S. peruvianum, S. Blanchetianum,
S. Estrellense.
Fig. 6. Fig. 7.
Le faisceau floral sort d’ordinaire un peu au-dessus dela mediane. A la
caractéristique, le faisceau foliaire se complète habituellement par une
50% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, (2%)
bande scléreuse médullaire. Chez S. Blanchetianum il recourbe ses bords
jusqu’à se fermer presque complètement. Il y a toujours des faisceaux
latéraux d'orientation normale ou concentriques.
Fig. 8.
Le pétiole de C. sp. Peppig 2903 (fig. 7, 8 et 9) mérite une attention
spéciale : à la base l’arc des faisceaux, replié sur lui-même, se renfle en
une protuberance semi-circulaire qui constitue le faisceau floral; cette
protubérance va s'éloigner de plus en plus tandis que la partie repliée
de l’arc, formée de faisceaux d'orientation inverse, persiste, tout en se
réduisant, à la médiane et à la caractéristique.
Pétiole stérile (sans inflorescence épiphylle dans les espèces à inflores-
cences épiphylles). — Voir plus loin au chap. II.
(25) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACEES. 505
2. Limbe.
A. Epiderme. — Il est souvent dédoublé à la face supérieure et
quelquefois aussi à la face inférieure. Il est toujours cutinisé sur les deux
faces, mais fréquemment la cutine repose sur un épaississement cellu-
losique de la péricline externe (T. quianensis, fig. 10). D’autres fois il
n'y a pas d’épaississements cellulosiques et la cutine peut même s'étendre
aux anticlines (GC. edulis). En général cependant les anticlines restent
cellulosiques, mais très fréquemment elles s’épaississent de même que la
péricline interne; cet épaississement est très marqué chez C. sp. Pœppig
2903. S'il y a dédoublement la paroi de séparation n’est jamais cutinisée.
Chez T. ciliata certaines cellules de l’épiderme supérieur sont muci-
lagineuses, et si une cellule se dédouble, l’inférieure gélifie fréquemment
sa péricline interne. — On remarque assez souvent de gros poils à la
face supérieure. A la face inférieure les poils sont rarement nombreux
et peuvent même manquer complètement; d’autres fois, comme chez
C. cymosa, ils se rencontrent en assez grande quantité dans les cryptes
que présente le limbe grâce à la proéminence des nervures. Ces poils
peuvent-être culinisés mais présentent des formes plus régulières que
dans la tige et le pétiole.
Les stomates, localisés à la face inférieure, ont leur bec cutinisé,
quelquefois très fortement (C. edulis). Les cellules entourantes sont au
nombre de quatre ou cinq.
B. Mésophylle. — L’epaisseur du limbe étant extrêmement variable,
FO
506 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
il en résulte une structure du mésophylle très différente suivant les
especes. A l’epiderme fait suite dans nombre d’especes un hypoderme
formé d’un (C. Benthamii, C. sp. Poeppig 2903) ou de plusieurs (T. pedi-
cellaris) rangs de cellules. Dans certains cas un hypoderme peut
apparaître vis-à-vis des faisceaux seulement (C. Benthamiana). L’hypo-
derme est souvent mucilagineux, comme chez T. quianensis (fig. 10). —
Les palissades sont rarement typiques; elles sont ordinairement courtes,
sur un ou plusieurs rangs el passent insensiblement aux cellules du tissu
iacuneux. Celui-ci varie beaucoup d'importance; il peut même faire com-
plètement défaut (C. cymosa). Dans l'échantillon examiné de C. pedun-
culata les anticlines du premier rang de palissades de même que celles de
l’épiderme et de l’hypoderme étaient plissées, ce qui semble indiquer que
ces trois tissus servent de réservoirs d’eau. Chez C. Dichapetalum (fig. 11)
%
Fig. 4.
on remarque tant dans le tissu palissadique que dans le tissu spongieux
de grandes lacunes probablement aérifères. Chez (. vitiensis la couche
qui fait suite à l’épiderme est formée de cellules dont les unes rappellent
des palissades et les autres des cellules hypodermiques; ces dernières
renferment chacune une grosse mäcle d’oxalate de chaux. Rarement
les cristaux font complètement défaut; ils sont en général rassemblés
près des faisceaux.
La marge est en général parcourue soit par un faisceau (T. ciliata,
T. pedicellaris, C. Helferiana) soit par un paquet de fibres (T. cubensis,
S. Estrellense, fig. 12). Cependant C. ciliata n’a ni faisceau ni fibres. En
outre les cellules de la marge peuvent être épaissies.
Un caractère assez fréquent est la présence de « fibres mésophyl-
liennes » (fig. 10, 11 et 13). Très souvent ce sont simplement les fibres
BRERT.
N --
(27) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 507
de la gaine fasciculaire qui, s’eloignant du faisceau, s’etendent parallele-
ment à l’épiderme ou se recourbent vers le haut. D’autres fois comme
chez C. crassifolia tout le tissu lacuneux est épaissi et chaque cellule en
s’allongeant peut remplir la fonction de fibre mésophyllienne. C’est un
Ç
Rz =
Fig. 12. Fig. 13.
caractère qui parait d’une assez grande importance phyletique, mais
comme il a perdu ou n’a pas encore une fixité absolue, il ne peut
malheureusement pas servir de caractére systématique.
C. Nervation. — Nervure médiane. L'épiderme est toujours simple;
il est couvert d’une cuticule et possède souvent des poils. Certaines
cellules épidermiques sont sécrétrices chez C. glomerata.
L’ecorce est souvent subcollenchymateuse dans la zone externe; elle
contient fréquemment des oursins et surtout des rhomboedres de préfé-
rence réunis près de la gaine péricyclique. On peut aussi rencontrer des
cellules sécrétrices. Les scléréides et les cellules mucilagineuses du
pétiole peuvent s’y retrouver.
Au point de vue du faisceau, la nervure médiane répète en général ce
que nous avons vu pour la caractéristique du pétiole.
Nervures d'ordre supérieur et nervilles. — Le liber disparaît rapidement ;
les dernières ramifications n’ont plus que quelques vaisseaux et quelques
fibres; les fibres qu'on voit naître dans le mésophylle peuvent même .
souvent, à mon avis, être considérées comme les tout derniers ramus-
cules du tronc fasciculaire. Si elles ne sont pas d'ordre trop élevé, les
nervures peuvent s'étendre jusqu’à l’epiderme, grâce à une gaine paren-
chymateuse aquifère, et y provoquer l'apparition d’un hypoderme (C. Ben-
thamiana et C. deflexa).
503 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
CHAPITRE III
Inflorescence épiphylle.
Dans plusieurs Chailletiacées, le pédoncule de l’inflorescence, au lieu
de s'élever de l’aisselle de la feuille, ne se sépare du pétiole qu’à une
certaine hauteur.
Ces inflorescences curieuses ont été considérées par la majorité des
botanistes comme résultant de la soudure congénitale du pétiole avec le
pédoncule floral. D'autre part M. C. de Candolle, dans son travail sur les
inflorescences épiphylles ' arrive à la conclusion (p. 30) que « l’inflores-
cence épiphylle est un produit de la feuille et non un bourgeon axillaire
entraîné avec elle par une accrescence subséquente de l'axe. » L'étude
de M. de Candolle a porté sur des espèces de familles diverses, mais en
ce qui concerne les Chailletiacées cet auteur n’en a examiné que trois :
C. pedumezlata, T. (C.) capitulifera et S. Estrellense (Weddell 726).
S'il ya simple acerescence de l’axe floral avec le petiole, il est très pro-
bable que les deux faisceaux seront simplement rapprochés et non soudés
complètement. D'autre part si l’inflorescence est un produit de la feuille,
on comprend toute l'importance que va prendre l'examen des pétioles
stériles et même des pétioles d'espèces à inflorescence non épiphylle ;
dans les pétioles stériles, il est infiniment probable que l’on trouvera
des vestiges avorles à la place qu’occupe le faisceau floral dans les
pétioles fertiles ; en outre l'aspect des faisceaux, tant principaux que
? Recherches sur les inflor. épiphylles. Genève, 1890.
(29) F. BARTH. AMATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACEES. 509
latéraux des espèces à inflorescences axillaires, pourra nous donner de
précieux renseignements sur la tendance du faisceau dans ce groupe.
Or, voici le résumé de mes recherches dans ces divers domaines :
1° Dans la majorité des cas (ex. T. capitulifera, fig. 14, C. sp. Poeppig
2093, fig. 7, S. peruvianum, fig. 15), les deux faisceaux sont séparés dès
la base. Ils sont, il est vrai, très rapprochés chez T. capitulifera (fig. 14)
mais non fusionnés. Il n’en est pas de même chez T. pedicellaris (fig. 16)
et S. Blanchetianum (fig. 17) où ils sont réunis d’un côté, ainsi que chez
T. cubensis où le liber est continu d’un côté (fig. 18).
2° Le pétiole stérile de C. Virchowii montre un faisceau simple sans
que rien ne remplace le faisceau floral. Chez C. pedunculata et T. capi-
tulifera la place de ce dernier est marquée, dans le premier cas par un
MAR a ie ie u 1 0 N SENTE"
a A a
510 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
petit faisceau inverse, dans le second cas par un îlot sclereux, l’un et
l’autre disparaissant rapidement. Chez C. angolensis la place du faisceau
floral est occupée, à la base du pétiole stérile (fig. 19), par un arc de
chétifs faisceaux inverses dont on ne trouve plus trace à la médiane. La
Fig. 20.
base du pétiole stérile de S. Blanchetianum (fig. 20, 21 et 22) montre
deux faisceaux séparés à peu près d’égale force; ils se soudent bientôt en
même temps que le faisceau supérieur (qui tient lieu de faisceau floral)
se divise en son milieu; de la sorte, on n’a plus, à la médiane et à la
Fig. 21. Fi
caractéristique, qu’un arc dont les bords sont très rapprochés. Chez
T. cubensis les deux pétioles ne sont pas très différents à la base (fig.
18 et 23) si ce n’est que le faisceau qui tient lieu de faisceau floral dans
le pétiole stérile est moins compact que le faisceau floral du pétiole fer-
tile ; mais tandis que dans ce dernier le faisceau floral devient plus gros
(31) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACEES. 511
que le faisceau foliaire à la médiane, c’est le contraire dans le petiole
stérile (fig. 24) où le pseudo faisceau floral se disloque au-dessus de la
médiane (fig. 25) en deux masses dont on ne trouve plus trace à la ca-
ractéristique. Enfin l'échantillon de S. peruvianum que j'ai eu à ma
disposition m'a montré (fig. 26-29) à la base du pétiole stérile un faisceau
Fig. 93.
fermé donnant naissance à un bourgeon vegetatif; après la sortie du
faisceau gemmaire, la place qu’occupe le faisceau floral dans le pétiole
fertile est prise par un faisceau inverse (fig. 27) qu'on voit d'abord
grandir (fig. 28), mais qui, un peu au-dessus de la médiane, se disloque en
lambeaux (fig. 29); ceux-ci disparaissent peu à peu, si bien qu’à une petite
Fig. 25. Fig. 26.
distance de la caractéristique on n’en trouve plus qu’une faible trace et
qu’à la caractéristique même il n’y a plus que le faisceau foliaire avec ses
faisceaux latéraux. J’ai observé une sortie analogue de faisceau gemmaire
dans un pétiole stérile de T. pedicellaris (fig. 30-33), mais rien ne rem-
place plus haut le faisceau floral.
512 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
3° Dans les espèces à inflorescences épiphylles, les deux pétioles se
correspondent à la caractéristique.
&o L'examen du faisceau de C. Pœppig 2903 (fig. 7, 8 et 9) et de
C. cymosa (fig. 4, 5 et 6), ainsi que celui de plusieurs faisceaux latéraux,
(T. capitulifera, S. Blanchetianum, fig. 20) montre que les faisceaux ont
une tendance à rapprocher leurs bords et à mettre leur bois ou leur liber
au centre.
M. Van Tieghem ' distingue trois cas dans l'insertion des bourgeons.
Fig. 30.
Après avoir passé en revue les deux premiers cas, il s'exprime comme
suit: « Dans un troisième cas, plus rare que les précédents, l'insertion
des faisceaux s’opere directement sur les faisceaux de la feuille mère, au
moment où ceux-ci viennent de s'échapper du cylindre central. L’inser-
! Traité de Botanique, IIme édit., p. 764.
(33) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACEES ET DES CHAILLETIACEES. 513
tion est donc extérieure au cercle libero-ligneux de la tige; la moelle de
la branche ne communique avec celle de la tige qu’à travers les rayons
medullaires (Ombelliferes, Araliacées). »
M. Vuillemin ! confirme ces données en ce qui concerne les Composées
« Si l’espace de pénétration se rétrécit, les faisceaux gemmaires contrac-
tent des relations avec les faisceaux foliaires en dehors du cylindre
central. »
M. C. de Candolle ? a observé la même chose dans le genre Alchimilla.
Je n’ai malheureusement pas pu, vu la rareté des matériaux d’herbiers,
étudier l’insertion des faisceaux gemmaires, mais tout me porte à croire
que les Chailletiacées rentrent dans le troisième cas décrit par M. Van
Tieghem. J'en ai en tout cas la confirmation en ce qui concerne S. peru-
vianum (fig. 26-29) et T. pedicellaris (ig. 30-33) où le faisceau du bour-
geon sort manifestement du faisceau foliaire.
1 Tige des Composees. Paris, 1884, p. 175.
2 Bulletin Herbier Boissier, Ire année. no 10, oct. 1893.
BULL. HERB. BOISS., juillet 4896. 35
514 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3%)
Je ne crois donc pas hasardé de tirer les conclusions suivantes:
1° L’inflorescence épiphylle des Chailletiacées provient du fait que le
faisceau gemmaire, au lieu de se séparer du faisceau foliaire dans la tige,
est entrainé avec ce dernier jusqu’à une cerlaine hauteur.
20 Ces plantes ont, du moins virtuellement, la possibilité de développer
plusieurs bourgeons gemmaires superposés (ex. S. peruvianum), mais
dans la règle un seul vient à bien.
De cette facon les deux théories sont justifiées. En effet, il y a bien
morphologiquement accrescence congénitale du pétiole avec le pédoncule
floral. D’autre part, l’inflorescence est anatomiquement épiphylle puisque
son faisceau sort du faisceau foliaire, mais elle ne l’est en réalité pas
plus qu’un bourgeon dont le faisceau est foliaire; la différence est uni-
quement due*a un retard plus ou moins considérable dans la sortie du
faisceau gemmaire.
- CHAPITRE IV
Adaptations, corrélations de structure et distribution
géographique.
La tige montre une tendance assez générale à ramasser les tissus
mous au centre et à renforcer sa zone externe par d’abondantes fibres
péricycliques, des scléréides, etc. Ce phénomène est particulièrement
frappant chez C. edulis où la moelle est parenchymateuse, le bois faible-
ment développé et l'écorce tout entière collenchymateuse. Fréquemment
même le centre de la moelle se désagrège avec l’âge en amenant en
général un épaississement considérable dans les membranes des cellules
de la zone médullaire externe. Dans certains cas au contraire, on observe
que c’est le centre qui devient résistant; chez T. pedicellaris, par exemple,
les cellules médullaires épaississent passablement leurs membranes, tandis
que l'écorce prend une structure spongieuse. Ailleurs (C. glomerata) cer-
tains rayons médullaires deviennent très larges, ou bien (C. sp. Welwitsch
4655) il y a production de coins libériens dans le bois. Enfin chez
C. deflexa la moelle, très réduite, est fortement épaissie et entourée d’un
corps ligneux extrêmement compact, tandis que les tissus externes sont
à peu près dépourvus d'éléments de résistance.
(35) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACEES. 515
Dans la feuille, les fibres mésophylliennes sont évidemment des or-
ganes de soutien, mais, je l’ai déjà fait remarquer, elles constituent plutôt
un caractère phylétique; en effet, elles ne sont pas du tout, comme on
pourrait le croire, subordonnées au développement de l’hypoderme ou à
l'épaisseur du limbe; très peu abondantes chez T, pedicellaris dont le
limbe est très épais et possède un hypoderme considérable, elles sont
nombreuses et relativement très grosses chez C. sp. Welwitsch 4655 dont
le limbe est très réduit en épaisseur et dépourvu d’hypoderme.
Certaines espèces se protègent contre une trop grande transpiration en
développant un mucilage à la face supérieure de leur limbe, soit dans
l’epiderme, soit dans l’hypoderme. D’autres fois (C. pedunculata, C. edulis)
c'est la première assise palissadique qui devient réservoir d’eau. Mais
d'une manière générale les Chailletiacées se montrent beaucoup moins
propres à retenir l’eau que les Trigoniacées : la cuticule est d’ordinaire
faible, les poils sont irès rarement nombreux à la face inférieure et
nombre d’espèces n’ont pas de réservoir d’eau.
Cette étude des adaptations se relie très étroitement à celle de la dis-
tribution géographique. En effet, les matériaux dont j’ai disposé se répar-
tissent géographiquement de la manière suivante :
13 espèces américaines.
: ls etes) africaines.
7 » asiatiques.
DES océaniennes.
Des treize espèces américaines, neuf développent un mucilage, landis
qu'aucune espèce des autres continents n’en produit.
Des quinze espèces africaines, douze sont complètement dépourvues
d’hypoderme.
Des sept espèces asiatiques, de même que des deux espêces océaniennes,
aucune n'a d’hypoderme continu.
La conclusion qui se tire tout naturellement, me semble-t-il, de ces
faits, c’est l'extrême capacité de variation de ces plantes, d’ailleurs voi-
sines, avec le milieu.
516 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
CHAPITRE V
Systématique.
1. Anatomie comparée des genres Tapura et Stephanopodium.
Je n’ai trouvé aucun cararactère anatomique qui permette de differen-
cier ces deux genres. En effet :
La tige ne présente de stéréome phellodermique ni dans un genre,
ni dans l’autre.
Des sclereides corticales dans la tige se rencontrent dans les trois
espèces de Stephanopodium et une partie des espèces de Tapura. I en est
de même des ilots scléreux liberiens.
Le pétiole possède des scléréides liberiennes seulement chez S. peru-
vianum et T. capitulifera.
Les deux genres ont des inflorescences épiphylles.
Toutes les espèces, sauf T. ciliata et S. Estrellense ont un hypoderme
mucilagineux sur un ou plusieurs rangs.
Le limbe n’a pas de poils chez T. cubensis, T. capitulifera, T. pedicel-
laris et T. peruvianum; les poils sont rares chez T. quianensis et T. spec.
Hahn 528, abondants chez T. ciliata et S. Estrellense et à la nervure
médiane de S. Blanchetianum.
La nervure médiane présente des scléréides corticales chez S. peruvia-
num et S. Blanchetianum.
On voit qu'aucun caractère n’est exclusif aux six espèces de Tapura ou
aux trois de Stephanopodium, et qu’anatomiquement parlant, ces deux
genres n’en forment qu’un.
2. Anatomie comparée de Tapura, Stephanopodium et Chailletia.
Le genre (anatomique) unique résultant de la fusion de Tapura et de
Stephanopodium se différencie-t-il au moins de Chailletia ?
Deux caractères, on l’a vu, sont communs aux neuf espèces examinées
de Tapura et Stephanopodium : l’absence de stéréome phellodermique et
la présence d’inflorescences épiphylles. Or, quelques espèces, peu nom-
breuses il est vrai, de Chailletia sont privées de stéréome phellodermique
et quelques-unes ont des inflorescences épiphylles.
(37) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACÉES ET DES CHAILLETIACÉES. 517
On voit donc que pas plus qu’entre Tapura et Stephanopodium iln’y a
de caractères differentiels entre ces deux genres et Chailletia.
CHAPITRE VI
Affinites des Chailletiacees avec les Trigoniacees.
Les deux familles qui font l’objet de ce travail ont, comme le lecteur
a pu s’en apercevoir, plus d’un trait commun.
En effet, si l’on fait abstraction du genre Lightia :
1° La tige porte des poils unicellulaires.
2 ]I peut y avoir des scléréides corticales et liberiennes.
3° Les éléments du bois et du liber sont les mêmes.
Lo Les rayons médullaires sont dans le règle formés d'éléments en
majorité dressés pourvus de ponctuations simples sur toutes leurs
parois.
5° Les tubes criblés naissent directement de la cellule cambiale après
séparation d’une cellule annexe.
6° Le nombre des cellules qui entourent les stomates est indéterminé.
7° Il peut y avoir formation de mucilage.
8° Les palissades sont rarement typiques.
D'autre part nous notons les divergences suivantes :
1° Les fibres péricycliques sont mélangées de cellules pierreuses chez les
Trigoniacées et non chez les Chailletiacées.
2° Les Trigoniacées n’ont jamais de stéréome phellodermique.
3° Les Trigoniacées n’ont jamais d’hypoderme continu.
4° Les Trigoniacées n’ont jamais de fibres mésophylliennes.
Mais le premier caractère est seul général puisque ni le stéréome, ni
l'hypoderme, ni les fibres mésophylliennes ne sont communs à toutes
les Chailletiacees.
Ces deux familles sont donc très voisines et se différencient assez peu,
anatomiquement parlant.
(39) F. BARTH. ANATOMIE DES TRIGONIACEES ET DES CHAILLETIACÉES. 919
qui concerne l’anatomie des affinités très étroités entre cette famille et
les deux familles que nous venons d'étudier.
En effet, l’absence de fibres ligneuses normales est caractéristique
également pour les Polygalacées ; la perforation des vaisseaux y est aussi
simple et les éléments des rayons médullaires surtout dressés. Comme
chez les Trigoniacées, les fibres péricycliques sont mélangées de sclé-
réides. Enfin comme chez les Chaïlletiacées il peut y avoir un stéréome
phellodermique, des fibres mésophylliennes et un hypoderme dans le
limbe.
BIBLIOGRAPHIE
4. Baron, Monographie des Euphorbiacées. Hist. des pl., tome V, p. 139-142.
2. Mürzer Arc., Replik auf Baillon. Bot. Zg. 1875, p. 223-220.
3. H. SOLEREDER, Ueber den systematischen Wert der Holzstruktur bei den
Dicotyl. München 1885, p. 96.
. Baıtnon, Dichapétalées, Flora Bras., 12, part. 1, p. 365-380.
. C. DE CAnDoLLE, Recherches sur les inflorescences épiphylles, Genève 1890.
. R. Caopar, Monographia Polygalacearum, Genève 1893.
. C. DE CAnDoLLe, Contribution à l'étude du genre Alchimilla. Bulletin Herb.
Boissier, 1e année, no 10, oct. 1893.
8. Huco NADELMANN, Ueber die Schleimendosperme der Leguminosen. Pringsh.
Jahrb., Berlin 1890, p. 609-691.
9. Pu. Van Trecugen, Traité de Bot., IIe édit., p. 764.
10. VuitLemin, Tige des Composées, Paris 1884, p. 175.
AO
CONCLUSIONS
Les Trigoniacées et les Chailletiacees sont deux familles voisines.
Les Trigoniacées méritent d’être séparées des Vochysiacées.
Trigoniastrum est très voisin de Trigonia.
4. Lightia est intermédiaire aux deux familles, mais plus voisin des
Chailletiacées. |
5. Les genres Tapura, Stephanopodium et Chailletia ne peuvent pas
être distingués par l'anatomie.
6. L’inflorescence épiphylle de certaines Chailletiacees provient du fait
qu'un faisceau gemmaire, au lieu de se séparer du faisceau foliaire dans
la tige est entraîné avec ce dernier jusqu’à une certaine hauteur.
10 >
518 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
CHAPITRE VII
Affinites du genre Lightia avec les Chailletiacees.
Le genre Lightia est-il plus voisin des Chailletiacées que des Tri-
goniacées ?
Nous pouvons observer les traits de ressemblance suivants :
1° Un hypoderme mucilagineux est commun à Lightia et à certaines
Chailletiacées.
2° Des fibres mésophylliennes apparaissent chez Lightia et fréquem-
ment chez les Chailletiacées.
Ces deux caractères me paraissent assez importants pour justifier un
rapprochement du genre Lightia vers les Chailletiacées. Est-ce à dire
qu'il faille faire de Lightia une Chailletiacee ? Je ne le crois pas, car ce
genre a encore trop de caractères qui lui sont propres. En effet :
1° Aucune Chailletiacée n’a d’epiderme collenchymateux dans le pé-
tiole ; en outre cet épiderme est multiple chez Lightia tandis qu'il est tout
au plus dédoublé chez certaines Chailletiacees.
20 Les traces foliaires corticales paraissent inconnues à toutes les
Chailletiacées.
3° L’arrangement irrégulier des palissades chez Lightia n’a pas d’homo-
logue chez les Chailletiacées.
En outre, on observe dans la gaine péricyclique de Lighlia les mêmes
cellules pierreuses que chez les Trigoniacées.
En résumé je pense que jusqu'à plus ample informé il faut laisser le
genre Lightia isolé tout en constatant qu'il établit assez bien le passage
entre les Trigoniacées et les Chailletiacees.
CHAPITRE VIII
Affinités des Trigoniacees et des Chailletiacees avec
les Polygalacees.
L’etude des Polygalacées faite par M. le prof. Chodat' montre en ce
1 Monographia Polygalacearum. Genève, 1893.
520 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
EXPLICATION DES FIGURES DANS LE TEXTE
. 4. Épiderme supérieur de la feuille de Trigoniastrum.
ig. 2. Section du limbe de Lightia.
ig. 3. Transformation d’une cellule mucilagineuse en scléréide.
g. 4-6. Initiale, médiane et caractéristique de Chailletia cymosa.
g. 7-9. Initiale, médiane et caractéristique de Ch. sp. (Peppig 2903).
. 10. Section du limbe de Tapura guianensis.
. 11. Section du limbe de C. Dichapetalum.
. 12. Section de la marge foliaire de Stephanopodium Estrellense.
. 13. Section de la feuille de Ch. montrant une fibre mésophyllienne.
. 1%. Initiale du pétiole fertile de T. capitulifera.
. 45. Initiale du pétiole fertile de St. peruvianum.
. 16-18. Initiale du pétiole fertile de T. pedicellaris (16), de St. Blanche-
tianum (17), de T. cubensis (18).
. 19. Initiale du pétiole stérile de Ch. angolensis.
g. 20-22. Initiale médiane et caractéristique du pétiole stérile de St. Blanche-
tianum.
sg. 23-25. Dislocation du pseudo-faisceau floral dans le pétiole stérile de T. cu-
bensis.
. 26-29. Dislocation du pseudo-faisceau floral dans le pétiole stérile de St. pe-
ruvianum.
g. 30-33. Sortie retardée d’un faisceau gemmaire dans le pétiole stérile de
T. pedicellaris.
SUR UNE
NOUVELLE ESPÈCE DU GENRE ZYGIS PERS.
(MICROMERIA BExTx.)
PAR
le D' A. DE DEGEN
Planche VIII.
Parmi les plantes de la Roumélie recueillies en 1833 pour le compte de
Frivaldszky se trouve une Labiée provenant des pentes méridionales du
mont Balkan, qui a été distribuée en un grand nombre d’échantillons,
de sorte qu'elle se trouve dans presque chaque grand herbier sous le nom
de Melissa Pulegium Roch.
Pendant un demi-siècle, cette plante a été à plusieurs reprises l’objet
de l’examen de divers botanistes. Les uns ‘ ont accepté la détermination
de Frivaldszky, dont le véritable auteur était sans doute Joseph Sändor *.
Les autres ont cru y reconnaître le Zygis (Micromeria) organifolia Vis. *.
Cette dernière opinion a recu l'approbation de Boissier ‘ et a été respectée
jusqu’à nos jours.
Nous ne croyons pas l'opinion de Boissier soutenable. En revanche,
nous pensons que c’est un mérite du grand maître d’avoir reconnu les
différences qui existent entre la plante roumélienne et le vrai Melissa
Pulegium Rochel.
1 Grisebach, Specilegium, IX, p. 125.
2 Joseph Sändor, ami de Frivaldszky, était un connaisseur de plantes aussi
savant que modeste. C’est ce botaniste, aujourd'hui oublié, qui s'était chargé de
la détermination de l'entière récolte de Frivaldszky. Voy. Nendtvich, La vie
d’Emeric de Frivaldszky (Bull. de l'Acad. roy. de Hongrie, 1872, en hongrois).
3 Bot. Zeitg., 1830, n. 4, sub Thymo.
* Flor. Or., IV, p. 575.
322 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
En 1871, la plante que nous étudions a été retrouvée sur les rochers
du mont Balkan au-dessus du village Imitli par V. v. Janka et distribuée
sous le nom de Micromeria origanifolia Vis. Enfin, en 1893, elle a été
recueillie dans sa localité classique (les gorges de la vallée d’Akdere pres
Kalofer) par M. Wagner. La station exacte est sur les rochers au-dessus
de la grotte, dans laquelle les visiteurs passent d’ordinaire la nuit lors-
qu'ils parcourent cetie vallée pittoresque, qui offre aux botanistes, sur
un petit espace, presque toutes les rarelés du Balkan.
Une analyse soignée des échantillons de la récolte de 1893 avec ceux
de Frivaldszky et de Janka et la comparaison que j'en fis avec les vrais
Z. origanifolia et Z. Pulegium renforcèrent les doutes que les détermi-
nations de mes devanciers m’avaient inspirés. Ce travail m'a fait relever,
en outre, des differences si saillantes entre la plante roumelienne et ses
congénères, qu'il me semble correct de considérer la plante du Balkan
comme une espèce nouvelle, tenant à peu près le milieu entre les deux
espèces mentionnées.
La plante roumélienne s'éloigne du Z. origanifolia (Nis.) par sa taille
naine, ses tiges, et les pédicelles de ses cimes raccourcis, ainsi que par
son inflorescence qui devient très serrée et très dense. L'analyse du calice
révèle cependant des différences plus graves encore. Le calice de la nou-
velle espèce n’est pas campanul& ou infundibuliforme. ni découpé au
point que les dents atteignent la longueur du tube; il est allongé, cylin-
drique, tubuleux, à dents n’atteignant pas la moitié de la longueur du
tube.
La gorge du calice est garnie de nombreux poils dressés, dans l’espèce
que je viens de proposer. A s’en tenir aux descriptions originales, ce
caractère séparerait parfaitement cette espèce de ses deux voisines
« calycis fauce perfecte nuda !» et « calycis fauce glabra ?. » Mais exa-
minant de plus près les espèces de Rochel et de Visiani, je n’ai pas tardé
à me convaincre que ce caractère est commun à ces deux espèces. Il est
cependant assez remarquable que l’indument de la gorge du calice chez
le Z. Pulegium ait été décrit de manières bien différentes : « perfecte
nuda °, » « glabriuscula *, » « villosa *, » « plus minus hispida ©. » Je
? Rochel, Plant. Banatus rar., p. 62.
? Visiani, Flora dalmat., II, p. 199.
3 Rochel, 1. c.
* Heuffel, Enum. pl. Banat., p. 140.
° Bentham, Labiat., p. 382.
° Neilreich, Diagnosen, p. 104.
(3) A. DE DEGEN. NOUVELLE ESPECE DU GENRE ZYGIS PERS. 523
soupconne que les différents auteurs ont employé pour leurs analyses
des lentilles de force inégale. En effet, avec une bonne lentille on trouve
dans le calice des poils longs en aussi grand nombre chez le Z. Pulegium
que chez le Z. origanifolia.
La plante roumélienne diffère d’ailleurs du Z. Pulegium par la brièveté
des dents calicinales. Le Z. Pulegium a les dents aussi longues que le
tube ou un peu plus longues que lui, tandis que les dents calicinales de
notre plante sont plus courtes et ne dépassent guère un tiers de la lon-
gueur du tube.
Au surplus, notre plante a un port autre et particulier, grâce à sa taille
naine, à ses feuilles plus rapprochées, non dentelées mais crénelées,
ordinairement plus longues que les entrenœuds.
Je termine cette petite étude en donnant une diagnose et une planche
de cette plante, que je propose d'appeler Zygis (Micromeria) Frivaldsz-
kyana, à la mémoire du savant qui a bien mérité de la botanique. Il ne
faut pas oublier, en effet, que le pays exploré par Frivaldszky était alors
entièrement sauvage. L’un de ses collecteurs, A. Füle, a été tué par des
brigands dans les environs de Slivno, tandis que l’autre, C. Hinke,
mourut loin de sa patrie, atteint d’une maladie contagieuse.
Zygis (Micromeria) Frivaldszkyana (n. sp.), caulibus e rhizomate lig-
noso digitalibus, numerosis, ascendentibus, brevissime crispule hirtis,
dense foliosis; foliis breviter petiolatis ovatis, superioribus remote cre-
natis, inferioribus subintegris internodia superantibus, parcissime pu-
bescentibus vel glabrinseulis, subtus glanduloso-punctatis, floralibus
sensim diminutis, cymis breviter pedunculatis in racemum continuum
terminalem spiciformem congestis, calycis hispiduli, glandulosi, eylindrici,
dentibus lanceolato-subulatis, tubo dimidio brevioribus, fauce hispida,
corolla pallide rosea calyce triplo longiore, pubescente.
Caulis 10-15 cm. altus; calycis longitudo 4-5 mm.
Habitat in saxosis declivitatis meridionalis montis Balkan, in valle
Akdere supra antrum (Friv.! Wagner!), prope pagum Imitli (Janka!), in
monte Rhodope supra Sotir, Stanimak (Velen.), Belova (Stribrny); in
Macedonia prope Thessalonicam (Friv. in herb. mus. nat. hung.!).
Syn. Melissa Pulegium Griseb. 1. c. et Friv. exsicc. non Rochel.
Micromeria origanifolia Boiss. I. c.
» » Velen. Fl. bulg., p. 464, non Vis. 1. c.
Le genre Micromeria Benth. (1829) est une coupe générique de faible
valeur. les caractères qui la séparent du genre Satureia auct. n'étant pas
assez « manifestes. » Cependant, je préfère travailler avec des genres
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
réduits qu'avec de grands genres divisés en plusieurs sections. Je crois,
pour celte raison, devoir respecter un groupe admis dans plusieurs
ouvrages importants. Quant au nom même qu’il convient d'imposer au
genre, il me parait incontestable que l’on doit accepter celui de Zygis,
qui a été recommandé par M. 0. Kuntze ‘ pour le cas où ce genre serait
maintenu. Le terme de Zygis a été proposé comme nom de section par
Persoon ? bien avant Bentham, et on est obligé de reconnaître que la
caractéristique donnée en cinq mots par Persoon, ainsi que les espèces
mentionnées, permettent d'établir avec certitude la synonymie : Zygis =
Micromeria.
! OÖ. Kuntze, Revisio Gen., II, p. 514.
? Persoon, Syn., II, p. 131, ann. 1807.
525
UEBER DAS VORKOMMEN DER GATTUNG IS@ETES
IN DER SCHWEIZ
VON
Hans SCHINZ (Zurich).
Den Abschluss einer Reihe von Excursionen, die ich dieses Frühjahr
von Locarno aus in Begleitung meines jungen Freundes A. Pestalozzi
mit dem bestimmten Zwecke, auf Wasserphanerogamen und Charen zu
fahnden, unternommen habe, bildete eine Begehung jenes Teiles des
Langenseeufers, der sich von Locarno nordostwärts gegen die Schutt-
ablagerungen der Verzasca hinzieht. Die Ausbeute an Phanerogamen
und Cryptogamen erwies sich namentlich in den verschiedenen, vom
Seebecken abgetrennien kleinen Tümpeln, in denen das Wasser selbst
nach Sonnenuntergang noch slark erwärmt ist, als unerwartet reich.
Dichter Rasen der Littorella lacustris bekleiden den seichten Grund, am
Rande der Tümpel übergehend in solchen von Montia minor, der zier-
lich durchwirkt ist mit Ranunculus reptans und R. reptabundus. In der
Tiefe der Tümpel fluten Charen der verschiedensten Art, besetzt mit
hunderten von Paludinen (Paludina vivipara). Mit dem Einsammeln der
Littorella beschäftigt, fiel uns nun ein einzelnes Pflänzchen auf, das
habituell der Littorella überraschend glich, dessen Blätter im Vergleich
zu jener aber viel spitzer, zarter, bräunlich anstatt grün und elegant
zurückgekrümmt waren. Bei näherem Zusehen überzeugten wir uns,
dass wir eine Isetes in der Hand hielten und nun, da wir das erste
Exemplar entdeckt hatten, war es uns auch ein Leichtes binnen kür-
zerster Frist circa hundert der Büchse einzuverleiben : in solch über-
raschender Menge fand sich das Pflänzchen vor. Vorderhand mussten wir
uns mit der Gewissheit begnügen, Isetes gefunden zu haben, die weitere
Bestimmung blieb der Untersuchung unter dem Mikroskope vorbehalten,
EEE Dre A Re ot LU
926 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
denn wenn auch die extremen Formen der beiden in Betracht kom-
menden Arten lacustris und echinospora, sich schon habituell auffallend
verschieden verhalten, so gilt dies doch nicht für die intermediären.
Diesem Umstand ist es sicherlich auch zur Hauptsache zuzuschreiben,
das die /seten unserer Herbarien so oft am unrichtigen Orte unterge-
bracht sind.
Die Prüfung der Makrosporen ergab dann, dass unsere Pflanzen ganz
unzweifelhaft zu I. echinospora Durieu gehörten; die verschiedenen
und zum Teil einander widersprechenden Angaben in unseren Floren
und Pflanzenverzeichnissen veranlassten mich dann aber der Verbrei-
tung der beiden Arten lacustris und echinospora in der Schweiz an Hand
der Literatur etwas nachzugehen und es mögen die Hauptresultate hier
nun kurz deponirt werden.
Sehen wir ab von der kürzlich erschienenen 8. Auflage von Gremli’s
Excursionsflora, so ist als die zeitlich jüngste Erwähnung des Vorkom-
mens von /setes in der Schweiz, die Enumeration der Gefässeryptogamen
der insubrischen Schweiz von Lenticchia (Le Crittogame vascolari della
Svizzera insubrica del Dott. A. Lenticchia, Genova, 1894) zu bezeichnen.
Lentiechia nennt von Standorten der /. lacustris : « Tra Burbaglio e
Rivapiana e alle Fraccie nel Lago Maggiore presso Locarno (Franzoni). »
Hinsichtlich 1. echinospora hält er sich einfach an Gremli und citirt
dessen bezügliche Angabe : « Tra Locarno e Magadino, » eine Standorts-
angabe, die etwas viel zu wünschen übrig lässt, wenn man bedenkt, dass
Magadino in Bezug auf Locarno am gegenüberliegenden Seefeuer gelegen
ist! Gremli bezeichnet auch in der neuen, 8. Auflage das Vorkommen der
1. lacustris in der insubrischen Schweiz als zweifelhaft, gibt aber an,
dass sie im Langensee und daher « wohl auch in der Schweiz » vor-
komme, bezüglich I. echinospora beschränkt er sich auf die bereits
erwähnte Angabe : « Zwischen Locarno und Magadino. »
Da sich Luerssen in seiner Bearbeitung der Gefässeryptogamen in
Rabenhorst’s Cryptogamenflora in Bezug auf das Vorkommen, bezw.
Fehlen der I. echinospora und lacustris in der Schweiz auf den treffli-
chen Kenner der Is«tes Arten, Alexander Braun stützt, so dürfen wir
ihn an dieser Stelle wohl übergehen, um uns sofort Braun zuwenden zu
können. Von ihm (zwei deutsche Isetes-Arten in den Verhandl. des bot.
Ver. d. Prov. Brandenb. III (1862), p. 24 und 29 des Separatabdruckes)
erfahren wir, dass die Exemplare von : « Zwischen Locarno und Maga-
dino, » von de Notaris stammen; er weist, entgegen früherer Angabe,
nach, dass sie zu I. echinospora gehören und dass überhaupt alles, was
D #
(3) H. SCHINZ. VORKOMMEN DER GATTUNG ISOETES IN DER SCHWEIZ. 927
von Franzoni im Lago d’Orta, etc., gefunden worden, derselben Art
zuzuweisen sei. Durch diesen Nachweis ist also schon vor 34 Jahren das
Vorkommen der I. lacustris in Oberitalien in Frage gestellt worden und
es wäre also aller Grund vorhanden gewesen, die ab und zu wieder auf-
tauchenden Funde auf Schweizerboden einer exacten Prüfung zu unter-
werfen. So die Funde von Franzoni zwischen Burbaglio und Rivapiana
und «alle Fraccie » im Lago Maggiore. In dem vom Schweizerischen
Polytechnikum erworbenen Herbarium Favrat befinden sich nun Exem-
plare von Franzoni gesammelt und etiquettirt : « alle Fraccie », dass
dieselben zu /. echinospora und nicht zu lacustris gehören, halte ich für
ganz unzweifeilhaft. Die zweite der Franzoni’schen Localitäten aber
deckt sich offenbar so ziemlich mit der meinigen.
Dadurch gelange ich zu dem Schlussresullate, dass für das Vorkommen
der I. lacustris auf Schweizerboden durchaus keine Beweise vorliegen. Es
ist diese Art daher aus der Reihe der Schweizerpflanzen zu streichen. Ich
glaube aber auch nicht, dass I. lacustris der Flora Oberitaliens angehört
und finde mich damit in Uebereinstimmung mit Pirotta, der in einer
jüngsten Publikation : (Bolletino della societä bot. ital., 1892) das Fehlen
oder Vorhandensein dieser vielumstrittenen Art discutirt und der beton,
dass die Beweise für deren Vorhandensein in Oberitalien noch ausstehen.
Pirotta unterscheidet, beiläufig bemerkt zwei Formen der I. echino-
spora, f. curvifolia und f. rectifolia. So weit meine und Herrn Pestalozzi’s
Beobachtungen reichen, finden sich beide in den Tümpeln bei Locarno,
ob diese Unterscheidung systematischen Wert hat, müssen erst weitere
Funde zeigen. Ich möchte es vorderhand noch bezweifeln, bin aber
meinerseits davon überzeugt, dass es diese Plastieität der echinospora
teilweise ist, die die immer und immer wiederkehrende Verwechslung
von lacustris und echinospora verursacht.
Botanisches Museum der Universität Zürich.
Mai 1896.
! Auf die mich aufmerksam zu machen, Herr Professor Magnus (Berlin) die
Güte hatte.
528
MATERIAUX
POUR
L'ÉTUDE DE LA FLORE LICHÉNOLOGIQUE
DE LA CRIMEE
PAR
Nicolas ZELENETZKY
Pendant mes excursions botaniques en Crimée de 1885-1892, dont le
but principal était l'étude des Phanerogames de cette contrée, j'ai
recueilli, par la même occasion, de petites collections de fougères, de
mousses et de lichens.
Je considère comme utile d’en publier les listes, car la flore cryptoga-
mique de la Crimée est encore très peu étudiée; en effel, parmi les cryp-
togames recueillies par moi, il s’en trouve quelques-unes, qui pour ce
pays sont indiquées ici pour la première fois.
Le présent travail renferme, outre la liste des lichens recueillis par
moi, les indications sur la flore lichénologique de Crimée, ae ’ont pu me
fournir les ouvrages suivants :
1. Hablizl : « Description physique du district de la Tauride d'après
sa situation et les trois règnes de la nature» (en russe). Saint-Pétershourg,
1785.
2. Leveillé : « Enumération des plantes » dans Demidow, « Voyage
dans la Russie méridionale et en Crimée, exécuté en 1837. » Paris. 1849-
1842.
3. Rischavi : « Matériaux pour la flore lichénologique de Crimée. »
(Dans les Mémoires de la Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie,
vol. VIT) en russe. Odessa, 1881.
4. Nylander : « Addenda nova ad lichenographiam europæam.» Flora,
Bd. 69.
(2) - N. ZELENETZKY, FLORE LICHÉNOLOGIQUE DE LA CRIMEE. 529
Je ferai suivre les indications fournies par ces auteurs des abbrévia-
tions suivantes : Habl. (Hablizl), Lev. (Leveillé), Risch. (Rischavi) et
Nyl. (Nylander).
Enfin, je désire exprimer ma reconnaissance à M. le Dr, Zahlbruckner,
qui a bien voulu se charger de la détermination de mes récoltes.
LICHENES.
Fam. USNEACEZÆ.
USNEA (Bill) Ach.
1. U. barbata (L.) Fr. «. florida (L.) Fr.
Lev. Korbek. (sub U. florida Ach.). Risch. Kastel.
2. — — 8. hirta (L.) Fr. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hôtres.
Sur les troncs et sur les rameaux.
3. — — 0. dasypoga (Ach.) Fr. 30/vu 86. Soudak, dans les forêts de chênes.
d/vi 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hêtres. Sur les troncs et sur les
rameaux.
Risch. Kastel. (sub U. barbata L. 8. pendula Kbr.).
BRYOPOGON Link.
4. B. jubatum (L.) Link. %. implexum (Hoffin.) Th. Fr. forma cana Ach.
22/vı 85. Baidari-Ouzoundji, dans les forêts de hötres. Sur les trones et
sur les rameaux.
Lev. Korbek. (sub Alectoria jubata Ach.). Risch. Kastel.
EVERNIA (Ach.)
9. E. prunastri (L.) Ach. >. vulgaris Kbr.
15/vır 87. Nikita, dans les forêts de chênes. 30/vır 86. Soudak, dans les
forêts de chênes. 23/vı 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts de hetres.
5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hetres. Sur les troncs et sur les
rameaux.
Lev. Sou-Dagh. (Sans indication de variété).
Risch. Kastel. (Sans indication de variété).
6. E. furfuracea (L.) Ach. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hêtres.
Sur les troncs et sur les rameaux.
Risch. Kastel.
BULL. HERB. BoIss., juillet 1896. 36
530
7.
8.
1.
11.
18.
19
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
RAMALINA Ach.
R. calycaris (L.) Ach. Lev. Korbek. (sub R. calycaris Fr. var. canalicu-
lata Fr.).
R. fraxinea (L.) Ach. 5/vı. 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hätres.
Sur les troncs et sur les rameaux.
Lev. Sou-Dagh. (sub R. calycaris Fr. var. fraæinea Fr.).
. R. fastigiata (Pers.) Ach. 5/v1 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de h£tres.
Sur les trones et sur les rameaux.
Lev. Korbek. (sub R. calycaris Fr. var. fastigiata Fr.).
Risch. Kastel. (sub R. fraxinea L. var. fastigiata Ach.).
R. farinacea (L.) Ach. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hätres.
Sur les troncs et sur les rameaux.
Risch. Kastel.
R. pollinaria (Westr.) Ach. Risch. Kastel.
Fam. CLADONIACEZÆ.
CLADONIA (Hill.) Hoffm.
. C. endiviæfolia (Dicks.) Fr. 22/vı 85. Balaklava X Laspi, dans les forêts
de genévriers. 30/vı 86. Soudak, dans les forêts de chênes. 23/vı 85.
Ouzoundji X Jaïla, dans les forêts de hêtres. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans
les forêts de hêtres. Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Sou-Dagh et Eupatoria. (sub Cenomyce endiviefolia Ach.).
C. pityrea Flkl. Lev. Arabat. (sub Cenomyce pityrea Ach.).
. C. pyxidata (L). Fr. 13/vir 87. Belbek, dans les forêts de chênes. 5/vı 87.
Tschatir-Dagh, Jaila. Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Stil-Bogase. (sub Cenomyce pyæidata Ach).
. C. squamosa Hoffm. Risch. Kastel.
. ©. furcata (Huds.) Fr. 22/vı 85. Balaklava X Laspi, dans les forêts de
genévriers. Sur le sol et sur les rochers.
C. rangiformis Hoffm. Lev. Stil-Bogase. (sub Cenomyce pungens Delise et
ses variétés foliosa Delise Morsanda et hamata Delise Sou-Dagh).
C. rangiferina (L.) Hoffm. 2. silvatica (L.) Hoffm.
Risch. Kastel.
C. uncialis (L.) Fr. Risch. Kastel. (sub C. stellata Scher.).
(4) N. ZELENETZKY. FLORE LICHÉNOLOGIQUE DE LA CRIMÉE. 531
Fam. PARMELIACEZÆ.
CETRARIA Ach. Fr.
20. C. glauca (L.) Ach. Risch. Kastel.
21. C. aleuterites (Ach.). Th. Fr. Lev. Alouchta. (sub Parmelia aleute-
rites Ach.).
STICTA Ach. p. p.
22. S. scrobiculata (Scop.) Ach. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les
forêts de hêtres. 30/vı 86. Soudak, dans les forêts de chênes. Sur le sol
et sur les rochers.
23. S. pulmonaria (L.) Schær. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les forêts
de hötres. 23/vı 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts de hetres. Sur le
sol et sur les rochers.
Habl. Sans indication de localite, sur les rochers des montagnes. (sub
Lichen pulmonarius) Risch. Kastel.
RICASOLIA (D. N.) Nyl.
24. R. glaberrima D. N. 22/vı 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts de
hêtres. Sur le sol et sur les rochers.
PARMELIA (Ach.) D. N.
25. P. tiliacea (Hoffm.) Fr. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hêtres.
Sur le sol, sur les rochers, sur les troncs et sur les rameaux.
Lev. Kastropoulo. (sub P. tiliacea Ach.). Risch. Kastel. (sub Imbricar:a
tiliacea Kbr.).
26. P. sinuosa Smft. Lev. Korbek. (sub Parmelia levigata Ach).
27. P. saxatilis (L.) Ach. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les forêts de
hêtres. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hêtres. Sur le sol, sur
les rochers, sur les troncs et sur les rameaux.
Lev. Sou-Dagh et Korbek.
Risch. Kastel. (sub Imbricaria saxatilis L.).
28. P.omphalodes (L.) Ach. Lev. Inkermane.
29. P. physodes (L.) Ach. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les forêts de
hêtres. Sur le sol, sur les rochers, sur les troncs et sur les rameaux.
Lev. Inkermane.
30. P. acetabulum (Neck.) Dub. Lev. Korbek. (sub P. corrugata Ach.).
Risch. Kastel. (sub Imbricaria acetabulum Neck.).
532
31.
32.
39.
34.
39.
40.
LA.
42.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
P. olivacea (L.) Ach. 5/vı 87. Aïan. Source du Salgir. Sur le sol et sur
les rochers.
Lev. Sou-Dagh. Risch. Kastel. (sub Imbricarca olivacea L.).
P. prolixa (Ach.) Nyl. 5/vr 87. Aïan. Source du Salgir. Sur le sol et sur
les rochers.
P. aspidota (Ach.) Risch. Kastel. (sub Imbricaria aspera Mass.).
P. conspersa (Ehrh.) Ach. 23/vr 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts
de hetres. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hötres. 16/vr 86.
Sympheropol, sur les bords du Salgir. Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Sou-Dagh. Risch. Kastel. (sub Imbricaria conspersa Ehrh.).
PHYSCIA (Er.) Th. Fr.
P. ciliaris (L.) DC. 5/vi 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hêtres. Sur
les troncs et sur les rameaux.
Risch. Kastel. (sub Anaptychia ciliaris L.). Lev. Jalta. (sub Borrera
ciliaris Ach.).
. P. intricatata Schær. Lev. Sou-Dagh. (sub Borrera atlantica Ach.).
. P. speciosa (Wulf) Nyl. Lev. Sou-Dagh. (sub Parmelia speciosa Ach.).
. P. stellaris (L.) Nyl. x. adpressa Th. Fr. £. aipolia Ach.
Lev. Jalta. (sub Parmelia aipolia Ach.).
. — — £. adscendens (Fr.) Th. Fr. Lev. Eupatoria. (sub Parmelia stellaris
Ach.).
Risch. Kastel.
P. pulverulenta (Schreb.) Nyl. Lev. Korbek. (sub Parmelia pulverulenta
Ach.).
P. pityrea (Ach.) Nyl. Lev. Arabat. (sub Parmelia pityrea Ach.).
XANTHORIFA (Eir.) Stiz.
X. parietina (L.) Th. Fr. 16/vı 86. Sympheropol, sur les bords du Salgir.
Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Arabat. (sub Parmelia parietina Ach.). Risch. Kastel. (sub Physcia
parietina L.).
Fam. PELTIDEACEÆ.
NEPHROMIUM Nyl.
13. N. levigatum (Ach.) Nyl. Risch. Kastel. (sub Nephroma levigatum Ach.).
Ab.
PELTIGERA Hoffm.
P. rufescens Hoffn. Risch. Kastel. (sub P. rufescens Fr.).
(6) N. ZELENETZKY. FLORE LICHENOLOGIQUE DE LA CRIMÉE. 333
45. P. canina (L.) Schar. 12/vır 86. Laspi X Phoros, dans les forêts de genc-
vriers. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les forêts de hetres. Sur le
sol et sur les rochers.
Habl. Sans indication de localite, sur les rochers des montagnes. (sub
Lichen canınus).
46. P. polydactyla Hoffm. Risch. Kastel.
Fam. UMBILICARIEZÆ.
UMBILICARIA (Hoffm.) Trv.
47. U. postulata (L.) Hoffm. Risch. Kastel.
GYROPHORA Ach.
48. G. hirsuta (Ach.) Fw. Risch. Kastel.
49. G. polyphylla (L.) Fw. Risch. Kastel.
Fam. ENDOCARPEZÆ.
ENDOCARPON Hedw.
50. E. minuatum (L.) Ach. 23/vı 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts de
hötres. Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Tschatir-Dagh et Kara-Sou.
Risch. Kastel. (var. vulgare Kbr. et complicatum Sw.).
51. E. aquaticum Weiss. Lev. Kara-Sou. (sub Æ. Weber? Ach.).
Fam. PANNARIEA.
PANNARIA Dell.
52. P. plumbea Lghtf. Risch. Kastel.
53. P. conoplea Zw. Lev. Sou-Dagh. (sub Parmelia conoplea Ach.).
Fam. LECANOREA.
GASPARRINIA Tornab.
51. G. murorum (Hoffm.) Tornab. £. minuata (Hoffm.) Th. Fr.
16/vr 86. Sympheropo!, sur les bords du Salgir. Sur le sol et sur les
rochers.
53%
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Lev. Sou-Dagh. (sub Placodium murorum DC. 8. minuatum DC.).
Risch. Kastel. (sub Amphiloma murorum Hoffm.).
55. G. Callopisma (Ach.) Tornab. Risch. Kastel. (sub Amphiloma Callo-
pisma Ach.).
PLACODIUM Hill.
56. P. crassum (Huds.) Th. Fr. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de
hötres. Sur le sol et sur les rochers.
. Lev. Pheodossia. (sub Sguammaria crassa DC.).
97. P. Lamarckii (Schær.) DC.? Lev. Eupatoria. (sub Squammaria Lagascæ
Duby.).
58. P. saxicolum (Poll.) Kbr. 16/v1 86. Sympheropol, sur les bords du
Salgir. Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Eupatoria. (sub Lecanora saxicola Ach.). Risch. Kastel.
899. P. fulgens (Sw.) DC. Lev. Sou-Dagh el Stil-Bogase. (sub Placodium
fulgens Deb.).
60. P. albescens (Hoffm.) Mass. Lev. Sou-Dagh. (sub Lecanora galactina Ach.).
Risch. Kastel.
ACAROSPORA Mass.
61. A. discreta (Ach.) Th. Fr. Risch. Kastel. (sub A. smaragdula Whlb.).
62.
63.
64.
65.
66.
67.
68.
69.
70.
74,
CALLOPISMA D. N.
. vitellina Ehrh. Risch. Kastel. (sub Candelaria vitellina Ehrh.).
. aurantiacum (Lghtf.) Kbr. Risch. Kastel.
. citrinum (Ach.) Kbr. Risch. Kastel.
. erythrocarpa (Pers.) De Not. Risch. Kastel. (sub Blastenia erythro-
carpea Pers.).
C. ferrugineum (Huds.) Th. Fr. Risch. Kastel. (sub Blastenia ferru-
ginea Huds.).
C. variabile (Pers.) Kbr. Risch. Kastel. (sub Pyrenodesmia variabilis
Pers.).
AQQQ
RINODINA Ach. Stiz.
R. cæsiella (FIk.) Kbr. Risch. Kastel.
R. sophodes (Ach.) Th. Fr. Risch. Kastel. (sub R. horiza Ach.).
R. Bischofii (Hepp.) Kbr. Risch. Kastel.
LECANORA Ach.
L. atra (Huds.) Ach. Lev. Sou-Dagh. Risch. Kastel.
(8)
72.
73.
74.
75.
76.
an.
78.
29.
80.
81.
82.
83.
84.
85.
86
87.
88.
89
N. ZELENETZKY. FLORE LICHÉNOLOGIQUE DE LA CRIMÉE. 599
L. subfusca (L.) Ach. Lev. Korbek. Risch. Kastel.
L. pallida (Schreb.) Kbr. Risch. Kastel.
L. sordida (Pers.) Th. Fr. Risch. Kastel. (sub Zeora sordida Pers.).
L. Hageni (Ach.) Kbr. ;. litophilla Wallr. Risch. Kastel.
L. varia (Ehrlı.) Ach. Lev. Korbek.
L. esculenta Eversen. Lev. Sevastopol X Balaklava.
L. Schæreri Chaill. Lev. Sou-Dagh.
OCHROLECHIA Mass.
O. tartarea (L.) Mass. Lev. Korbek. (sub Lecanora tartarea Ach.).
O. pallescens (L.) Kbr. . parella (L.).
Lev. Balaklava. (sub Lecanora parella Ach.).
ASPICILIA (Mass.) Th. Fr.
A. calcarea (L.) Kbr. Lev. Pheodossia. (sub Urceolaria calcarea Ach.).
Risch. Kastel.
A. cinerea (L.) Kbr. Risch. Kastel.
URCEOLARIA (Ach.) Fw.
U. occelata (Vill.) DC. Lev. Sou-Dagh. (sub Lecanora Villarsii Ach.).
U. scruposa (L ) Ach. Risch. Kastel.
U. bryophilla Ehrh. Lev. Sou-Dagh. (sub U. bryophilla Ach.).
Fam. PERTUSARIEÆ.
PERTUSARIA (DC.).
. P. Wulfenii (DC.) Fr. 3. lutescens (Hoffm.) Th. Fr.
Risch. Kastel. (sub P. fallax Ach. £. variolosa Fr.).
a OR (non evoluta). 5/vr 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de
hetres. Sur les troncs et sur les rameaux.
Re (non évoluta). 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de
hetres. Sur les troncs et sur les rameaux.
Fam. LECIDEÆ.
PSORA Hall.
. P. vesicularis DC. Lev. Sou-Dagh X Eupatoria.
336 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
BIATORA Fr.
90. B. coarctata Sm. Lev. Pheodossia. (sub Lecanora coarctata Ach.).
91. B. rupestris (Scop.) Fr. Lev. Sou-Dagh. (sub Lecidea rupestris Ach.).
DIPLOTOMMA Fw.
92. D. alboatrum (Hoffm.) Kbr. £. epipolium Ach. Risch. Kastel.
LS
93. — — ;. ambiguum (Ach.) Risch. Kastel. (sub D. tegulare Kbr.).
RHIZBOPOGON (Ram.) Th. Fr.
94. R. geographicum (L.) DC. 16/vr 86. Sympheropol, sur les bords du
Salgir. Sur le sol et sur les rochers.
Lev. Sou-Dagh. Risch. Kastel.
. Montagnei (Fw.) Kbr. Risch. Kastel.
. grande (FIk.) Arn. Lev. Jalta. (sub Lecidea petræa Ach.).
. petreum Wulf. Risch. Kastel.
=
© d 4
LECIDELLA Kbr.
L. intumescens Fw. Risch. Kastel. (sub L. insularıs Nyl.).
99. L. Sabuletorum Schreb. Risch. Kastel.
L. enteroleuca Kbr. Risch. Kastel. (sub L. enteroleuca Ach.).
L. olivacea Hoff. Risch. Kastel.
102, Een (non evoluta). d/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de
hêtres. Sur les troncs et sur les rameaux.
LECIDEA (Ach.) Khr.
103. L. fuscoatra (L.) Whlbg. Risch. Kastel. (sub Lecidella fumosa Hoffm.).
10%. L. cinereoatra Ach. Lev. Sou-Dagh X Eupatoria. (sub L. contigua Fr.).
Fam. GRAPHIDEÆ.
OPEGRAPHA Humb.
105. O. atra Pers. Risch. Kastel.
GRAPHIS Adans.
106. G. scripta (L.) Ach. Lev. Korbek. (sub Opegrapha scripta Ach.). Risch.
Kastel.
(10) N. ZELENETZKY. FLORE LICHÉNOLOGIQUE DE LA CRIMÉE. 537
SCHIZOXYLON Pers.
107. S. sepincola Pers. Lev. Sou-Dagh.
ARTHONIA Ach.
108. A.radiata Pers. Risch. Kastel. (sub A. vulgaris Schær.).
Fam. CALICIEÆ
CALYCIUM Pers.
109. C. salicinum Pers. Lev. Korbek. (sub C. Trachelinum Ach.).
Fam. VERRUCARIEA.
LITHOICEA Mass.
110. L. nigrescens Pers. Risch. Kastel. (sub Verrucarıa fuscoatra Wallr.).
VERRUCARIA (Wigg.) Mass.
111. V. rupestris Schrad. Risch. Kasiel.
112. V. muralis Ach. Risch. Kastel.
113. V. verrucosa Ach. Lev. Pheodossia.
LIEN PR RNA (non evoluta). 16/vı 86. Sympheropol, sur les bords du
Salgir. Sur le sol et sur les rochers.
Fam. PYRENULACEZÆ.
SAGEDIA Ach.
115. S. carpinea (Pers.) Mass. Risch. Kastel. (sub S. enea Wallr.).
ARTHOPYRENIA Mass.
116. A. analepta (Ach.) Mass. Risch. Kastel.
LEPTOGRAPHIS Kbr.
117. L. epidermis Ach. Lev. Jalta. (sub Verrucaria epidermis Ach.).
538
118
130
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
Fam. LICOTHECIEÆ.
LICOTHECIUM Trev.
. L. corallinoides (Hoffin.) Kbr. Risch. Kastel.
Fam. COLLEMACEZÆ.
SYNECHOBLASTUS Trev.
. S. flaccidus (Ach.) Kbr. Lev. Les bords du Salgir. (sub Collema flaccidum
Ach.). Risch. Kastel.
. S. Vespertilio Lehtf. Lev. Jalta. (sub Collema nigrescens Ach.).
Collema (Hoffm.) Ach. Nyl.
. tenax (Sw.) Ach. Kbr. Lev. Jalta.
. pulposum (Bernh.) Ach. Lev. Sou-Dagh.
.turgidum Ach. Lev. Pheodossia.
. furvum Ach. Lev. Jalta.
. fasciculare Ach. Lev. Sou-Dagh.
. hydrocharum Ach. Lev. Jalta.
. lutosum Ach. Lev. Eupatoria.
(1 lo} El @ el al. @)
LEPTOGIUM (Fr.) Khr.
. lacerum Ach. Fr. Lev. Korbek (sub Collema lacerum Ach.).
. palmatum (Huds.) Ach. Mnt. Lev. Jalta (sub Collema palmatum Ach.).
SEE
COLLEMOPSIS Nyl.
. C. taurica Nyl. Nyl. « Supra saxa arenosa apprica prope balneum Jalta.
(Lojka.). »
ur ZA à
D99
ERKL/ERUNG ZU HERRN LEVIERS ARTIKEL :
« LA PSEUDOPRIORITÉ ET LES NOMS A BEQUILLES »
von
Otto KUNTZE
In internationalen Diskussionen ist es guter Brauch, dass jeder die
ihm geläufigste der internationalen Sprachen anwendet; ich werde daher
diesmal auf den fulminanten, 38 Seiten langen Artikel des Herrn Levier
deutsch antworten.
Ich müsste ein Buch schreiben, um alle seine schöngeschriebenen,
aber vielfach unklaren Behauptungen und Sentenzen zu berücksichtigen
und zu widerlegen. Zum Teil habe ich dies übrigens schon gethan, ehe
Herr Levier seinen Artikel an das Bulletin de l Herbier Boissier einsandte.
Herr Levier eröffnete nämlich im Winter 1895-1896 eine Korrespondenz
mit mir und bestürmte mich mit einer Menge von Nomenklaturfragen, die
ich mit Aufwand von viel Zeit und Geduld ausführlich beantwortete. Ich
wusste, dass er Prof. Ascherson für den Genua-Kongress in recht bedenk-
licher Weise! geholfen hatte; auch zeigte er sich in seinen Briefen als ein
desperater Anhänger von M. Le Jolis?; diese zwei Autoren sind aber
1 Er hat den Ascherson’schen officiellen Bericht des Berliner Komitee für den
Genua-Kongress französisch redigiert, wobei das ungünstige Wiener Gutachten
unterdrückt wurde; durch dieses unrichtige Schriftstück sind aber drei der vier
ungeschickten und schädlichen Berliner Thesen auf dem übrigens inkompetenien
Genua-Kongress zur Annahme gelangt.
2 In Le Jolis Remarques sur la nomenclature bryologique 1895, p. 312 ‚sind
auch drei Namen von Phanerogamen-Genera angegeben, die neu zu verändern
seien und zu verschwinden hätten. Diese von verschiedenen Referenten als Le
Jolis’sche Entdeckung behandelte Angabe ist jedoch unrichtig, denn diese drei
Namen sind schon in meiner Rev. gen. pl. behandelt worden; da nun M. Le
Jolis meine Rev. gen. pl. benutzt hat, wie er selbst angiebt, so hat er sich ent-
weder mit fremden Federn geschmückt oder flüchtig gearbeitet. Im Bulletin of
the Torrey botan. Club 1896 : 111 werden seine Excentricitäten als Spleen be-
zeichnet.
D40 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
gerade trotz konservativer Aspirationen voller Willkür und die grössten
Gegner einer legalen Ordnung in der Nomenklatur, meines Standpunktes.
Ich hoffte trotzdem Herrn Levier für die Propaganda der Nomenklatur-
Regelung durch einen kompetenten Kongress zu gewinnen und setzte
die Korrespondenz, die von allgemeinem und zum Teil von neuem
wissenschaftlichen Interesse ward, fort; er bedankte sich öfters für
meine mühsamen Unterrichtungen in seiner überschwänglichen Schreib-
weise, aber nachdem er diese oder jene Belehrung als richlig anerkannt
hatte, verfiel er immer wieder in seine privaten Maximen und fixen
Ideen, vergass das Anerkannte, hakte sich an irgend einen Punkt der
Korrespondenz ein und baute darauf Pyramiden falscher Folgerungen.
Diese seine Klopffechterweise veranlasste mich schliesslich, die Korres-
pondenz abzubrechen, umsomehr als ich zur Erzielung eines inter-
nationalen, competenten Kongresses für Verbesserung des Pariser Codex
die Bereitwilligkeit meiner grössten persönlichen Nachgiebigkeit in
streitigen Nomenklaturfragen gezeigt hatte, während er sich dazu nicht
bereit finden liess; so brauchte er ja sich und seine Privatregeln nicht
korrigieren zu lassen. Für Leute, die einen revoltierenden, dem Zufall
überlassenen, also mehr oder minder inkompetenten, ungenügend vor-
bereiteten, kurzum korrupten Kongress anstreben, bin ich selbst-
verständlich nicht zu haben.
Bevor ich aber die sehr lange und inhaltreiche Korrespondenz abbrach,
ersuchte ich ihn, dieselbe nicht extractweise, sondern nur in extenso
für etwaige Publikation zu benutzen. Darauf ist er eingegangen und
diesen Kontrakt hat er umgangen, indem er die behandelten Themata
französisch umarbeitele und so in seinen Artikel mit aufnahm. Ein
Vertrauensbruch ist es mindestens, an mich als den eifrigsten Ver-
teidiger der legalen Nomenklatur Briefe um Auskunft zu richten und
solche Antworten dann gegen meinen ausdrücklichen Willen als Privat-
briefe zu behandeln und deren Inhalt zu missbrauchen, indem er alles
für ihn Ungünstige unterdrückte. Er möge also unsere Korrespondenz
veröffentlichen und seine Vorschläge dem Pariser Godex anpassen, ehe
ich ihm weiter antworte als heute. In dieser Korrespondenz lernte ich
ihn in Nomenklatursachen als Anarchist kennen, der die bestehende
Ordnung nicht anerkennt oder zu Gunsten seiner fixen Ideen falsch aus-
legt.
Seine gedruckten Vorschläge sind nicht dem Pariser Codex angepasst
und mögen für die Lebermoose vielleicht von Nutzen sein, für die man
aber doch keinen besonderen Nomenklatur-Codex herstellen kann; für
(2) 0. KUNTZE. ERKLÆRUNG ZU HERRN LEVIER’S. 54
die Phanerogamen habe ich mich in Zweifelsfällen stets dem vorherr-
schenden Gebrauch angeschlossen und schon öfters den Beweis geführt,
dass, indem ich von 2 Uebeln stets das kleinere wählte, ich dadurch die
relativ wenigsten Veränderungen von Namen verursachte. Die Ansichten
des Herrn Levier über « Pseudopriorité et noms à bequilles » sind gegen
den vorherrschenden Gebrauch und beweisen blos seine geringe Praxis
in Behandlung der Nomenklatur von Phanerogamen-Genera. Unsere
Nomenklatur ist nicht blos das Ergebnis einer systematischen Entwick-
lung mit verbesserten Diagnosen und damit etwa veränderten Namen,
sondern zugleich das Ergebnis der Korruption, indem ein Autor dem
anderen Unrecht that; gerade wegen des letzteren Grundes müssten die
Artikel des Pariser Codex möglichst subjektive Entscheidungen aus-
schliessen. Meine Emendationen zum Pariser Codex begünstigen objektive
Entscheidungen und haben die Probe der Durchführbarkeit bestanden,
während Herr Levier durch seine haltlosen Vorschläge die Entscheidungen
zur Namenswahl mehr subjektiven Ermessen anheimstellt, wodurch
eine internationale Harmonie noch weniger möglich würde. Ein Priorität-
geselz mit so viel auf Verbesserungen und Veränderungen beruhenden
subjektiven Ausnahmen, als Herr Levier es verstiimmeln möchte, ist
überhaupt kein Prioritätsgesetz mehr, und mit der Priorität fällt die Basis
jeder soliden Nomenklatur.
Es sind seit 1891 schon genug ungeschickle Vorschläge selbst von den
bedeutendsten Praktikern in der Systematik gemacht worden, Vorschläge,
die sich bei statistischer Prüfung als Reformationes in pejus erwiesen, so
auch der von Herrn Levier angenommene Nomenklatur-Anfang mit 1759
(Die Nomenklatur der Unbewussten oder Ignoranten, wie ich das in einem
besonderen Kapitel in Rev. gen. pl. III ausführte), wogegen der Anfang
mit 1737 viel weniger Namenveränderungen herbeiführt und logischer
ist. Neue Vorschläge müssen den effektiven Beweis der Nützlichkeit und
Durchführharkeit bringen und an den bestehenden Codex streng an-
gepasst sein, sonst sind sie einfach abzulehnen, denn sonst wird die Ver-
wirrung in der Nomenklatur immer schlimmer. Es kann nicht meine
Aufgabe sein, die einzelnen Anarchisten in der Nomenklatur, deren jeder
andere Nomenklatur beibehält, corrigieren zu wollen, denn erstens lässt
sich ein Anarchist fast nie bekehren, zweitens zerstört das das persün-
liche gute Einvernehmen, das ich gern mit allen Botanikern aufrecht er-
halten möchte. Ich hatte mir blos aus Dankbarkeit für vielfach erwiesene
Anerkennung meiner Rev. gen. pl. die Aufgabe gestellt, auf Erzielung
eines kompetenten internationalen Kongresses zur Ausbauung des
942 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Pariser Codex hinzuarbeiten, weil nur dadurch internationale Ordnung
in der botanischen Nomenklatur geschaffen werden kann. Sollte ein
solcher Kongress nicht möglich werden — und es scheint bald so, weil
gerade die officiell massgebendsten Persönlichkeiten in Berlin, Paris,
New-York, Kew-London alles hierzu unterlassen, bezw. manches thun, um
zur Rettung ihrer partikularistischen (lokalen und persönlichen) Nomen-
klaturen einen kompetenten internalionalen Kongress mit der nöligen
3-4 jährigen Vorbereitung zu vereiteln — so habe ich wenigstens meine
Schuldigkeit gethan, und meine Rev. gen. pl. wird dann der einzige sinn-
gemässe und exakte Ausbau der einzigen kompelenten internationalen
botanischen Nomenklatur-Konvention, der von 1867, bleiben.
— > 2
543
NOTE
SUR LA
FLORULE PELAGIQUE D'UN LAC DE MONTAGNE
(LAC DE TANNAY, 1400 m.)
PAR
R. CHODAT
Au cours de mes recherches sur l’évolution des algues, j'ai été natu-
rellement amené à examiner la flore pélagique des lacs. On n’a jusqu’à
présent que peu d'observations suivies sur ce sujet intéressant. Cette
note a pour but de remplir une lacune dans notre connaissance de la
vie à la surface de l’eau des lacs de montagne. Grâce aux recherches de
quelques zoologistes et limnographes ' plusieurs protisies végétaux ont
été signalés en compagnie de nombreux animaux microscopiques. Les
indications botaniques sont très éparses et le plus souvent les détermi-
nations sont fantaisistes. Il est donc, vu l'intérêt qui s’attache à l'étude
de la vie à la surface de l’eau aux différentes altitudes, grandement
temps que cette question soit vidée. Cette première note sera suivie
d’autres plus détaillées où les conditions biologiques spéciales seront
étudiées.
Dans nos lacs de la région inférieure, le Botryococcus Braunü est
l'élément le plus constant; il paraît n'avoir point de saison spéciale
ainsi que le démontrent les nombreuses pêches faites par moi depuis un
an et à toute saison dans les lacs suisses : Morat, Bienne, Neuchâtel, Zoug,
Constance (Dr Wegelin), Genève et Annecy.
Tandis que cette curieuse espèce, sur laquelle je vais publier un
mémoire détaillé, ne varie guère quant au nombre des individus flot-
tants dans les couches supérieures, les autres espèces apparaissent en
quantités extrêmement variables selon les jours et les lacs.
1 Asper et Heuscher, Archives des sciences phys. et nat., XVI, 366, IlIme pé-
riode ; Imhof, Faune des lacs de haute montagne, Archives, XVIIT; Forel F.-A.,
Microorganismes pélagiques d’eau douce, Arch., XVII, 60; Brun, J., Vegetation
pélagique et microscopique du lac de Genève, Soc. bot. gen., 1884.
Dal BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
La peridiniacée Ceratium macroceras Schrank ne fait jamais defaut;
plus rare en hiver, elle devient si abondante en été qu’une pêche de
quelques minutes en ramène des milliers (lac d’Annecy et de Genève
en juillet, par un temps chaud et calme).
Les Dinobryon peuvent aussi apparaître en immense quantité et con-
stituer une véritable fleur d’eau (lac d’Aiguebelette en hiver); avec les
„diatomees Asterionella formosa Hass., Nitzschiella Pecten J. Br., Fragila-
ria Pecten Castr. et Cyclotella Comta et C. operculata, ce sont ces deux
espèces qui sont le plus constantes et qui donnent à la florule son aspect
caracterislique.
Je décrirai très prochainement la flore algologique pélagique du Léman
ei me borne actuellement à en donner l'aspect général.
Le lac Tannay, situé à l'altitude de 1409 m. dans le massif calcaire du
Grammont et des Cornettes de Bise, n’a pas d’emissaire visible. C’est un
lac tranquille et dont les eaux ne sont refroidies fortement que pendant
l'hiver et la fonte des neiges. Schnetzler en 1856 a publié une note sur
une matière colorante verte trouvée dans ses eaux; trop peu au courant
du sujet, son étude n'a donné aucun résultat positif. Imhof a donné une
petite liste de protistes animaux en 1893. -
La matière verte qui avait si fort intrigué le botaniste vaudois est sans
contredit Pandorina morum. Au mois de juin cette algue y est extrême-
ment abondante et à tous les états végétatifs et sexuels. Les gamèles y
sont souvent très inégaux, le mâle étant quelquefois trois fois plus petit
que la femelle.
Dinobryon Sertularia Ehrb., y est tout aussi abondant (var. elongat.
Imhof). A ce moment de l’année cette flagellée était enkystée.
Peridinium tabulatum Ap. était beaucoup plus commun que Peridinium
cinetum.
Les espèces moins communes trouvées sont : Kirchneriella hınata
Schmdl. assez abondant, Cœlastrum sphæricum Næg., Actinastrum
Hantschii Lag. (rare) et surtout Lagerheimia genevensis Chod. Cette der-
niere élait à tous les états cités précédemment.
On voil combien ce petit lac de montagne diffère du Léman situé à
1000 m. plus bas,
L'absence de Ceratium macroceras et de Botryococcus Braunü en est le
trait distinctif.
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GENERA, SPECIES AND VARIETIES
PLANTS PUBLISHED SINCE 1885
BY.
JOSEPHINE A. CLARK
941 S St. N. W., Washington, D. C.,
USA
FOR REFERENCE BY PERMISSION :
Mr. Eug. Aurran, Herbier Boissier, Chambesy, Switzerland.
Mr. Frederick \. Covırue, National Herbarium, Washington, D. C.
Dr. B. L. Rogınson, Gray Herbarium, Cambridge, Mass.
Prof. C. S. SarGenr, Arnold Arboretum, Jamaica Plain, Mass.
Dr. Wm. TRELEASE, Missouri Botanic Garden, St. Louis, Mo.
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BULLETIN
DE
L'HERBIER BO PER
SOUS LA DIRECTION DE -
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, elc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indeterminees.
Les abonnements sont reçus à L'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
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SOMMAIRE DU N° 8. — AOUT 1896.
I. — Arthur Bennett. — NOTES ON JAPANESE POTAMO- |
GETONES: 222... RE NE A ae
I. — Nicolas Zelenetzky. — MATÉRIAUX POUR L'ÉTUDE
DES PRELES ET DES FOUGERES DE LA CRIMEE. .....
III. — Frederic N. Williams. — A SYSTEMATIC REVISION
OF THE GENUS HERNIARTAN NN a
IV. — Auguste de Coiney. —— UNE NOUVELLE ESPECE DE
CAUCALIS (Caucalis Homæphylla) ..................-
V.— A. Le Jolis. — NOTE A PROPOS D'UN ARTICLE DE
MO KUNTZE 2.0. LUN NEN,
VI. — Émile Levier. — RECTIFICATION A PROPOS D'UN
COMMUNIQUÉ DE M. LE DOCTEUR 0. KUNTZE. . Par
APPENDIX No IT (suite).
IV. — G. Schweinfurth. — Sammlung Arabisch- Æthiopischer
Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881,
556
571
379
575
1,888,.1889; 1891 und ASIa werd ne ee 211 a 242
4me année. N° 8, Août 1896,
LL DL LL An A =
an | TT nn nn ann nn nn nn
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
2 Oime
JAPANESE POTAMOGETONES
Arthur BENNETT
It would seem by recent collections that Japan when throughly
searched, will be found to be-very rich in this genus.
Perhaps, nowhere else in the world, in the same space, will be found
such a commingling of species as these isles afford. Species that occur
in some, or other of the five great divisions of the earth are here found
in juxtaposition.
It posseses endemic species in P. Oxyphyllus Miquel. Prol. H. Jap. fas.
7, 325, 1867. P. Miduhikimo Makino Ill. Fl. Japan, t. 54, 2, 1891. (This
may be compared with P. lateralis Morong a rare N. American species).
P. nipponicus Makino Ill. Fl. Japan, t. 56, 2, 1891 (affinity of this plant ill.
understoad as yet), material being scanty. It shares with China, Manchuria
and Ussuria, P. cristatus Regel & Maack. H. Uss., t. 10, fig. 3, 6, 1851:
with China, India, Siberia and Australia, P. Tepperi Ar. Benn. Jour. Botany
178, 1887; and with the Ladrone (Marienne) Isles, China, Spice Archipe-
lago, and Borneo, P. Gaudichaudii Cham. Linnæa, 2. 199. 1827.
In the collection of the Père U. Faurie (Herb. Boissier) are specimens of
P. zoserifolius Schum, a species otherwise rare in Asia, whence. I have it
from « Lacus Baikal », and W. Siberia. P. prelongus Wulf. is another rare
Asiatic species, I have seen no specimens other than Japanese, but Mr. H.
€. Watson reports it from the « Himalayas. » A near alley occurs in Aus-
tralia; ie, P. acutifolius Link., P. javanicus Haskl. Act. Soc. Neer., t. 26,
BULL. HERB. Bolss., août 1896. 37
f
546 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
1856. is an African and Australian species also occnring in India, China
and Java. P. graeilis Wolfg. in R. et S. Sys. Mant, 3, 355, 1827 = P. gra-
mineus L. var. mongolicus Maximoz. ined; is also a Siberian and north
European plant.
Of the above perhaps the must interesting is P. cristatus Reg. &
Mack., the evolulion of its almost grotesque fruit, wonld be an interesting
study, but must be conducted on fresh specimens, in situ. It seems to be
everywhere it is found a very rare species, 3 or 4 stations in Japan, and
one in each of the other there countries it occurs in, being all there is on
record.
By the kindness of M. Autran, I have seen the colleetion of the Pere
Faurie from Japan, among them I find examples that I cannot seperate
specifically, or subspecifically from P. Robbinsi Oakes in Hovey’s Magazine,
7, 480, 1841, at least to my idea of species. I propose to call it var. japo-
nicus, Lam aware that the use of this name in the genus before wonld
by some invalidate it, but, it not only expresses geographical affinity, but
precludes anyone raising it to specific rank, as there is a P. japonicus
Franch et Sav. Pl. Jap., 2, 15, 1879 (nomen).
Of the other more widely distributed species Japan posseses :
P. pectinatus L.
P. flabellatus Bab? specimens very poor, and not certain.
P. crispus L.
P. perfoliatus L.
P. natans L.
P. polygonifolius Pour.
P. indicus Roxb.
P. pusillus L. with some varieties.
The Japanese collection of the Père Urbain Faurie consists of the fol-
lowing species and varieties quoted under his numbers.
P. javanicus Haskl.
Riviere de Azuma. 13 juillet 1893. N. 10374.
Rivière de Azuma. N. 10372 bis,
Étangs et fossés d’Akita. 6-7 septembre 1894. N. 13778.
Lac d’Abashiri. 20 Août 1893? N. 8586. name not quite certain.
P. pusillus L. var.
Marais de Némuro. 12 juillet 1890. N. 5595.
Rivière de Azuma. 13 juillet 1893. N. 10372.
Marais de Jomukomai. 12 juillet 1893. N. 10333.
(3) A. BENNETT. JAPANESE POTAMOGETONES, 947
P. pusillus L. var. brevifolius Nolte.
Aomori. 4 septembre 1885. N. 1058.
P. nipponicus Makino ?
Riviere de Sobetsee. 23 juillet 1887. N. 748.
A barren shoot only, hence not certain as to name, though probably
belonging to Makino’s plant.
P. pectinatus L.? no fl. or fr. probably to be referred 10 P. flabellatus
Bab.
Lac d’Akan. 3 août 1895. 2 ou 3 mètres de long. N. 10711.
P. pertinatus L.?
Perhaps to be referred to P. filiformis Pers.
Lac de Hushrio. 25 août 1892. N. 8617.
P. heterophyllus Schreb. N. 5595.
Nemuro. 2 juillet 1890 ; 27 août 1891. N. 7526.
P. heterophyllus Schreb.
Marais de Ilomukomai. 12 juillet 1895. N. 10331.
P. heterophyllus Schreb.
Marais entre Hommuha et Nemuro. 22 août 1893. N. 10905.
P. gracilis Wolfgang.
P. heterophyllus var. mongolicus Maximz. ined. N. 11005.
Étang de Nemuro. 30 août 1893.
P. zosterifolius Schum.
Lac d’Akan. 3 août 1893. N. 10714.
P. zosterifolius Schum.
Riviere d’Azuma. 13 juillet 1893. N. 10370. This specimen shows the
first leaves produced from the resting, or winter buds in excellent con-
dition. The first Japanese specimens I have seen of this species.
[EL ? I am not able satisfactory to determine this plant, execpt
as P. indicus Roxb. in habit it closely resembles the African P. capensis
Scheele. ined. P. natans Thunb. but without mature fruit. I do not ven-
ture on an absolute determinalion.
Rivière de Hushiro. 5 août 1893. N. 10736.
Shiohara. 28 juin 1889. N. 4135. Same as last I am not satisfiied as to
a name.
P. oxyphyllus Miq.
lle de Sado. 4 juillet 1888. N. 2623.
Urukawa. 25 juillet 1893. N. 10578.
D48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
P. oxyphyllus Miq. probably.
Matsuyama, 14 novembre 1893. N. 11643.
P. indicus Roxb. 7530.
Cap Yesen, marais. 1er septembre 1891.
P. perfoliatus L.
Lac d’Akan, 3 aoûc 1893. N. 10715.
sp) perfoliatus L.
Nemuro, marais. 23 août 1891. N. 7524.
P. perfoliatus L.
Riviere de Kushino. 5 aoüt 1893. N. 10737.
P. perfoliatus L. var. cordato-lanceolatus M. et K.
Rivière d’Azuma. 13 juillet 1893. N. 10373.
P. prelongus Wulf.
Marais de Nemuro. 12 juillet 1890. N. 5592.
P. prelongus Wulf.
Lac d’Arkan. 3 aoüt 1893. N. 10713.
P. natans L.
Plaine de Shickinshé. 17 juin 1886. N. 687.
P. natans L.
Marais de lJarumi. 12 juillet 1893. N. 10332.
P. natans L.?
Rivière de Kushiri. 5 août 1893. N. 10738.
P. crispus L.
Kushiri, rivière. 5 août 1893. N. 10735.
P. Gaudichaudi Cham.? — P. mucronatus Pres. (non auct.).
Abashiri. 1 juillet 1890. N. 5425. Specimen very poor hence uncer-
tain.
P. Tepperi Ar. Benn.
Aomori. Octobre 1886. N. 107.
P. Tepperi Ar. Benn.?
Ile de Sado. 27 juin 1888. N. 2450.
P. Tepperi Ar. Benn.?
Abashiri. 1er juillet 1890. N. 5425.
P. Miduhikimo Makino Ic.
Provins d’Akita. Juillet 1888. N. 2802.
In the excellent plate quoted it is evident that the fruit figured is not
mature, the position of the style and stigma with referance, to position
on (he mature fruit varies a good deal, aud though often bent over when
(5) A. BENNETT. JAPANESE POTAMOGETONES. 549
young, becomes straight as the fruit ripens, as the case with other
species.
In addition to the Père Faurie’s station, 1 have it from.
Nippon media; and Kinsin, Simabara; gathered by Maximowiez, and
Tschonoski : and Makives, Iosa ; Kubokawa, Hiragushi. Musashi : Iyoda,
both gathered by himself.
P. Robbinsü Oakes var. japonicus mihi.
Lac d’Akan. 3 aoüt 1893. N. 10712. &
Although so different in appearance to the N. American species, there
is really no absolute characters by which it could be specificilly distin-
guished. Differs from the type by the longer internodes, leaves conside-
rably shorter, much less acute (in many the apex is produced into a
false mucro, formed by the apical portion of the leaf being turned back,
probably produced in the drying?), the stipules are rather shorter and
seem to decay sooner. In the type the arrangement of the leaves is
very regular (they are closer together), and gives the plant a symetrical
appearance quite wanting in the Japanese plant. The specimens are
only just flowering, and have no sign of fruit; the type is one of the
rarest species in fruit having only been gathered three times in that
state.
I have to thank M. Faurie for a set of his Japanese species, sent to me
through M. Autran of Chambesy, Geneva.
June 16th 1896. FT
550
MATÉRIAUX
POUR
L'ÉTUDE DES PRÊLES ET DES FOUGÈRES
DE LA CRIMÉE
PAR
Nicolas ZELENETZKY
Le present travail renferme la liste des prêles et des fougères recueil-
lies par moi pendant mes excursions en Crimée, ainsi que les indica-
tions bibliographiques y relatives.
Malgré le grand nombre d'ouvrages sur la flore des plantes vasculaires
de la Crimée, je ne peux mentionner que les ouvrages suivants, ou j'ai
trouvé des indications originales sur les preles et les fougères de cette
contrée :
Hablitzl : Description physique du district de la Tauride d'après sa situation
et les trois règnes de la nature (en russe). St-Pétersbourg. 1785.
Pallas : Tableau physique et topographique de la Tauride (en russe). St-Pé-
tersbourg. 1795.
Pallas : Bemerkungen auf einer Reise in die südlichen Statthalterschaften des
Russischen Reichs in den Jahren 1793-94. Leipzig. 1799-1801.
Georgi : Geographisch-physikalische und naturhistorische Beschreibung des
Russischen Reichs zur Uebersicht bisheriger Kentnisse von demselben. Königs-
berg. 1797-1801.
Leveillé : Enumeration des plantes, dans Demidow, Voyage dans la Russie
méridionale et en Crimée, exécuté en 1837. Paris. 1840-49.
Ruprecht : Distributio cryptogamarum vascularium in Imperio Rossico, dans
Beiträge zur Pflanzenkunde des Russischen Reichs. Vol. IIL St-Pétersbourg.
1845.
Ledebour : Flora Rossica. Vol. IV. Stuttgard. 1853.
(2) N. ZELENETZKY. PRELES ET FOUGERES DE LA CRIMÉE. sol
Radde : Versuch einer Pflanzenphysiognomik Tauriens, dans le Bulletin de la
Société des Naturalistes de Moscou. Vol. III. Moscou. 1854.
Boissier : Flora orientalis. Vol. V et suppl. Genève. 1882-85.
Rehman : Ueber die Vegetations Formationen der Taurischen Halbinsel in ihre
klimatischen Bedingungen in Verhandl. der k. k. Zool. Botan. Gesellsch. in Wien.
Bd. XXVI. Jahrg. Wien. 1875.
Lespinasse : Florula Sebastopoliana seu enumeratio plantarum anno 1856
eirca Sebastopolin et Balaclavam collectarum. Burdigallæ. 1881.
Fick : Botanische Streifzüge in Russland, dans Oesterreichische Botanische
Zeitschrift. Vol. Wien. 1885.
Kamiensky : Sur les eryptogames vasculaires de la Crimée (en russe), dans les
Memoires de la Société des Naturalistes de la nouvelle Russie. Vol. XIV, fase. 1.
Odessa. 1889; dans La Feuille quotidienne du VIlme Congrès des Naturalistes
et des Médecins russes, No 10. St-Pétersbourg, 1889 et dans Les Travaux du
VIlme Congrès des Naturalistes et des Médecins russes. St-Pétersbourg. 1890.
Patzosky : Sur la flore de la Crimée (en russe), dans les Mémoires de la Société
des Naturalistes de la Nouvelle Russie. Vol. XV, fas. 1. Odessa. 1890.
En utilisant les travaux de ces auteurs, je mentionnerai seulement les
indications originales, laissant toujours de côté celles déjà connues ou
citées par des auteurs précédents, et je les ferai suivre par les abrévia-
tions suivantes : Habl. (Hablitzl), Pall.’ (Pallas : Tableau phys. et topog.),
Pall.’’ (Pallas : Bemerkun. auf einer Reise), Gg. (Georgi), Lev. (Leveille),
Kup. (Ruprecht), Led. (Ledebour), Rad. (Radde), Rehm. (Rehman), Les.
(Lespinasse), Fick (Fick), Bois. (Boissier), Kam. (Kamienski) et Patz.
(Patzosky).
EQUISETACEÆ.
Fam. EQUISITINEZÆ.
EQUISETUM L.
1. E. Telmateja Ehrh. 20/ıv 85. Montagne du couvent de St-Georges. Dans
les lieux humides et ombreux et près des fontaines.
Rup. Endroits humides près de Sou-Dagh et de la rivière Tarakasch.
(d’après M. Bieb. et Pall.) Led. Sans indication de localité. Rehm. Sans
indication de localité.
2. E. palustre L. 20/vr 85. Montagne du couvent de St-Georges. 12/vır 86.
Laspi X. Phoros. 16/vir 86. Aloupka X Orianda. Dans les lieux humides
et ombreux et près des fontaines.
992 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
3. E. limosum L. Pall.’ Sans indication de localité et de nom d’auteur.
4. E. hiemale L. 13/vır 87. Kikeneise X Kokose. (Jaila).
9. E. ramosum Schleich. Rup. Couvent de St-Georges. (Sub E. elongatum
Willd.) d’après Pall. Led. Couvent de St-Georges.
6. E. nigrum (sans indication de nom d’auteur) Pall.’’ Bords de la rivière
Perschenkaja, pres de Soudagh.
7. E. giganteum (sans indication de nom d’auteur) Pall.’’ Bords de la rivière
Perschenkaja, pres de Soudagh.
— E. atratum Pall. Pall.” Sans indication de localité.
— E. maximum Pall. Pall.’ Sans indication de localite.
Les deux dernières espèces, indiquées par Pallas, comme espèces nou-
velles, et non décrites, d’après Ledebour (Fl. Russ. Vol. IV) sont des
espèces douteuses.
FILICES.
Fam. OPHIOGLOSSEZÆ.
OPHIOGEOSSUM L.
8. O. vulgatum L. 15/vr. 85. Jalta. Dans les bois et dans les forêts.
Rup. Dans les forêts au-dessus d’Aloupka. (d’après M. B.)
BOTRYCHYUM Sw.
9. B. Lunaria Swartz. Habl. Tschatir-Dagh et autres montagnes. (Sub
Osmunda Lunaria). Rup. Sans indication de localité. (d’après Georgi).
Rad. Sans indication de localité.
Fam. POLYPODIACEÆ.
GYMNOGRAMME Desn.
10. G. Ceterach Spreng. 17/1v 86, Jalta; 4/vur 86, Nikita; 30/vı 86, Soudak ;
7/vur 86, Babougan-Jaila; 5/vı 87, Tschatir-Dagh. Dans les fentes et dans
les creux des rochers.
Pall.” Sans indication de localité. (Sub Asplenium Ceterach). Pall.’’
Au pied des rochers du Tschatir-Dagh et près de la source du Salgir.
(Sub Asplenium Ceterach). Lev. Aux environs de Karasou-Bazar. Led.
Sans indication de localité. Rad. Sans indication de localité. Rehm. Sans
indicacation de localité. Les. Sans indication de localité. Fentes de rochers,
au bord de la mer, 26 mai. (Sub Ceterach officinarum C. Bauh). Fick.
Sans indication de localité. (Sub Ceterach officinarum C. B.)
(4) N. ZELENETZKY. PRELES ET FOUGERES DE LA CRIMÉE. 553
POLYPODIUM L.
14. P. vulgare L. 11/vir 86, Baïdari X Laspi; 23/vı 85, Ourounaji X Jaïla;
13/vı 87, Kikeneise X Kokose (Jaïla); 15/vir 87, Jaïla au-dessus de
Nikita; 5/vı 87, Tschatir-Dagh. Dans les fentes et dans les creux des
rochers.
Pall.” Sans indication de localıte. Les. Aloupka et Jalta. Rup. Près
d’Aloupka.
— P. europæum ? Pall.’’ Dans les rochers de la côte méridionale.
Sans les exemplaires originaux de Pallas, il est impossible de savoir ce
qu'il a voulu designer sous ce nom sans indication du nom de l’auteur,
d’autant plus que Hooker, dans son Synopsis filicum, ne mentionne pas
celte plante.
NOTOCHLÆNA R. Br.
12. N. Marantæ R. Br Gg. Sans indication de localité. (Sub Acrostichum
Marantæ d’après Pall).
WOODSIA R. Br.
13. W. ilvensis R. Br. Pall.’ Sans indication de localité. (Sub Arostichum
ilvense).
ASPIDIUM R. Br.
1%. A. Lonchitis Sw. 7/vıı 86. Babougan-Jaila. Dans les fentes et dans les
creux des rochers.
Bois. Sans indication de localite. (d’apres Rehm.) Rehm. Sans indica-
tion de localite.
15. A. aculeatum Sw. Rehm. Sans indication de localite.
POLYSTICHUM Roth.
16. P. Filix mas Roth. 7/vı 87. Tavschan Bazar. Dans les lieux humides et
ombreux des forêts de hêtres.
Pall.’ Sans indication de localité (Sub Polypodium Filiz mas). Rehm.
Sans indication de localité. (Sub Aspidium Filix mas).
17. P. spinulosum DC. 7/vı 87. Tavschan Bazar. Dans les lieux humides et
ombreux des forêts de hêtres. 7/vıı 86, Babougan-Jaila. Dans les fentes et
dans les creux de rochers.
CYSTOPTERIS Bernh.
18. C.fragilis Bernh. 23/vı 85, Ouzoundji X Jaïla (Jaïla) ; 11/vir 87, Jaila, au-
dessus de Nikita; 7/vu 86, Babougan-Jaila; 23/vı 87, Babougan-Jaila;
5/vı 87, Tschatir-Dagh. Dans les fentes et dans les creux des rochers.
554 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
Les. Tschatir-Dagh. (Sub. Aspidium fragile Sw.). Rup. Tschatir-Dagh
(d’apres MM.). Led. Sans indication de localite. Rehm. Sans indication
de localite.
ASPLENIUM Smith.
19. A. Ruta muralia L. 4/vur 86, Nikita; 7/vm 87, Lambat; 23/vı 87, Ou-
zoundji X Jaila; 7/vur 85, Babougan-Jaila; 2%/vı 87, Babougan-Jaila;
“= 5/v1 87, Tschatir-Dagh ; 13/vir 87, Belbek. Dans les fentes et dans les
creux des rochers. /Iv 88, Eupatoria. Sur une muraille.
Pall.’ Sans indication de localité et de nom d’auteur. Pall.’’ Sous les
rochers du Tschatir-Dagh et pres de la source de Salgir. (Sans indication
de nom d’auteur). Les. Tschatir-Dagh. Led. Sans indication de localité.
Rad. Sans indication de localité. Rehm. Sans indication de localité. Les.
Rochers calcaires, près Balaklava, 27 mai).
20. A. Breyenii Retz. Rehm. Sans indication de localité.
21. A. Trichomanes (L.) Huds. 23/vı 85, Ouzoundji-Jaila; 11/vir 87, Baïdari
X Laspi; 7/vıı 86, Babouhan-Jaila; 5/vı 87, Tschatir-Dagh; 30/vı 86,
Soudak ; 13/vu 87, Belbeck. Dans les fentes et dans les creux des rochers.
Habl. Tschatir-Dagh. (Sub A. trichomanoides). Pall.’ Sans indication
de localité. (Sub A. trichomanoides). Pall.’’ Sur les rochers du Tschatir-
Dagh et près de la source du Salgir. (Sub A. trichomanoides). Led. Sans
indication de localité. Rehm. Sans indication de localité.
22. A. viride Huds. 7/vir 86, Babougan-Jaila; 5/vı 87, Tschatir-Dagh. Dans
les fentes et dans les creux des rochers.
Lev. Tschatir-Dagh et source de Kara-Sou. Led. Sans indication de
localité (d'après Parrots).
23. A. septentrionale Sw. 18/vı 87, Kikeneise X Kokose. Jaïla. Dans les
fentes et dans les creux des rochers.
Rup. Sur les rochers. (d’après M. B.). Bois. Kastel. (d'après Rehm.).
— A.adianthoides? Pall.’’ Sur les rochers du Tschatir-Dagh et pres de la
source du Salgir.
Sans les exemplaires originaux de Pallas, il est impossible de savoir ce
qu'il a voulu désigner sous ce nom et sans indication du nom de l’auteur,
d'autant plus que d’après Hooker (Synopsis filicum) les Asplenium adian-
thoides de différents auteurs sont tous des plantes tropicales.
PTERIS L.
24. P. Aquilina L. 17/ıv 86, Jalta; A8/ıv 86, Jalta; 16/vu 87, Livadia;
16/vıı 87, Massandra. Dans les bois et dans les forêts de la côte méri-
dionale.
Pall.” Sans indication de localité et de nom d’auteur. Lev. Stil-Bogase
et Korbek. Rup. Sans indication de localité.
(6) N. ZELENETZKY. PRELES ET FOUGERES DE LA CRIMEE. 559
ADIANTHUM L.
25. A. Capillus Veneris L. 16/vir 86, Jalta, près de la cascade Outzan-Sou.
Dans les fentes et dans les creux de rochers.
Kam. Jalta. Outzan-Sou. Patz. Jalta. Outzan-Sou.
STRUTHIOPTERIS Willd.
26. S. germanica Willd. Gg. Sans indication de localite. (Sub Osmunda Stru-
thropteris).
556
A SYSTEMATIC REVISION
of the
GENUS HERNIARIA
by
Frederic N. WILLIAMS
Like many herbs which have been abused empirically in the cause of
medicine, plants referable to the genus Herniaria have been known and
described from the very earliest times. The more or less imaginary
virtues of Herniaria glabra are mentioned by the most ancient writers
on plants. The greater part of the material for the early history of the
genus would be found in the various accounts of this plant. By the Vene-
tian herbalist, Luigi Anguillara, it is identified with the EAAEBO-
PINHE of Theophrastus, ' a little herb whose seed was taken with
hellebore to promote vomiting. A fuller account is given by Dioscorides ?,
under the name of EIIIITAKTIX. Pliny’s* account of the plant, as might
be expected, is simply copied from these two. The earliest figure of the
species I can find is that of Matthioli *; and the name of Herniaria for
the plant was first used by Dodoens°.
The species of Herniaria are not easy to study, and have nothing to
recommend them from a horticultural point of view. Sir J. D. Hooker, in
! Theophrastus Eresios, De Historia Plantarum, lib. IX, 10, 2 (ed. Theodorus
Gaza, Basel, 1550).
? Pedacios Dioscorides, De materia medica. (ed. Joannes Haynbut).
° Caius Plinius Secundus, Historia Naturalis, lib. XXVI, 52. (Venice, 1469).
* Commentarii in libros sex Dioscoridis, p. 953. Polygonon minus. (Valgrisi
ed. of 1565, Venice).
° Stirpium Historie Pemptades. (Antwerp, 1583).
nm
(2) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 557
his Fl. of British India, under this genus says, — « [ am quite unable to
discriminate between the species of Herniaria, or to refer these [Indian
specimens of H. hirsuta] to any descriptions of Boissier. The incana
form looks at first sight very distinct, but there appear to be many inter-
mediates. » This indefiniteness in the circumscription of species is one
of the grossest incentives to the manufacture of new species; and in a
genus like Herniaria, it would be unwise to indulge this whim on the
material afforded by herbarium specimens. 1 have therefore as far as
possible endeavored to refer the specimens examined to species already
known. This paper is intended as introductory to a monograph of the
genus. The limits and scope of the genus are as defined in Bentham and
Hooker’s Genera Plantarum. The short descriptions are drawn up on
an uniform plan from the specimens available. The synonymy (so much
of it as is necessary) is given under the head of each species; but there
is no advantage in raking up all the blunders in local floras, as they are
at the best of negative value. The iconography of the species is given at
the end of the paper.
HERNIARIA
Tourn. Instit. Herb. p. 507, t. 288 (1700); Linn. Gen. Plant. (ed. 1,
1737), p. 3%, n. 93; Gen. Plant. (ed. 6, 1764), n. 308; Benth. et Hook. f.
Gen. Plant. III, p. 16 (1880).
Flores hermaphroditi vel unisexuales, bracteis parvis vel minutis.
Calyx herbaceus, alte 4-5-fidus, tubo brevi turbinato; segmenta æqualia
vel inæqualia, plano-concava, obtusa, mutica, in fructu conniventia. Sta-
mina sæpius 5 (interdum 2-4), perigyna, æqualia vel inæqualia, filamentis
setaceis; antheræ breves: staminodia sæpius 5 (interdum 4-6), nectari-
fera, albida vel viridula, subulato-filiformia minuta vel nulla. Ovarium
ovoideum; stigmata 2, aut subsessilia, aut in stylis brevibus liberis vel
imä basi connatis, aut in stylo uno bifido suffulta ; ovulum solitarium,
basilare, erectum, funiculo brevi. Utriculus calyce inclusus, indehiscens,
ovoideus, membranaceus. Semen erectum, lenticulare, funiculo basilari,
testä crustaceà nitidä, amphitropum ; embryo annularis, albumen farina-
ceum cingens, cotyledonibus linearibus, radiculä elongatä descendente.
Herbæ annuæ, vel basi perennante, vel perennes interdum basi suffru-
tescentes, cæspitosæ, humifusæ, glabræ vel hirsutæ. Caules prostrati
ramosissimi. Folia opposita, alterna, vel fasciculata (sæpius inferioribus
558 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
oppositis, superioribus alternis), parva, subsessilia, integerrima : stipulæ
parvæ, scariosæ, margine integræ fimbriatæ vel ciliatæ, inter folia bina
solitariæ. Flores minuti, virides, in axillis conferti, subsessiles vel pedi-
cellati bracteis bracteolisque parvis.
Genus habitu potius quam characteribus a Paronychiä distinguendum,
sæpius inter Illecebraceas ponitum, ipsæ autem a Caryophyllaceis melius
non separand.
=
Secrio I. EU-HERNIARIA
Stigmata subsessilia, aut in stylis 2 liberis vel imä basi connalis
suffulla.
SUBSECT. 1. — FLORES PENTAMERI
o. Folia inferiora opposita, superiora alterna. Flores pedicellati, in
glomerulos 3-6-floros paullum laxe dispositi. Stigmata subsessilia, aut in
stylis 2 liberis nunc divergentibus nunc subrectis suffulta. Species annuæ
vel perennes.
H. incana, Bætica, caucasica, frigida, alpina, latifolia.
ß. Folia inferiora opposita, superiora alterna. Flores sessiles, in glome-
rulos 6-10-pluri-floros alternos spicatos dense dispositi. Stigmata sub-
sessilia, aut in stylis 2 divergentibus imä basi connatis suffulta. Species
annuæ et sæpius basi perennantes, vel perennes.
H. hirsuta, multicaulis, densiflora, Parnassica, hebecarpa, scabrida.
glabra.
x. Folia fere omnia alterna. Flores sessiles in glomerulos 6-10-floros
alternos spicatos valde approximatos dispositi. Styli 2 liberi. Species
annuæ.
H. cinerea.
SUBSECT, 2. — FLORES TETRAMERI
H. hemistemon, Fontanesii, fruticosa.
SECTIO II. PARONYCHIELLA
Stigmata in stylo uno bifido suffulta,
SUBSECT. 4. — FLORES PENTAMERI, HERMAPHRODITI
H. Argæa, Cachemiriana, Olympica.
(4) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 359
SUBSECT. 2. — FLORES TETRAMERI, POLYGAMI
H. polygama.
Secrio I. EU-HERNIARIA
SUBSECT. I. — FLORES PENTAMERI
a. Folia inferiora opposita, superiora alterna. Flores pedicellati, in
glomerulos 3-6-floros paullum laxe dispositi. Stigmata subsessilia, aut
in stylis 2 liberis nunc divergentibus nunc subrectis suffulta. Species
annuæ vel perennes.
1. H. incana Lam. Encycl. bot., III, p. 124 (1789); Boiss. Fl. Orient.,
I, p. 741; Willk. et Lge., Prodr., IN, p. 153. — Perennis basi lignosa,
einereo-viridis, velutino-canescens. Folia ovata vel oblongo-lanceolata,
basi longe attenuata, utrinque strigoso-puberula; stipulæ late ovatæ
cilatæ. Flores in glomerulos 3-6-floros dispositi, et in dichotomiis soli-
darii; glomeruli folio opposito breviores. Calyx dum clausus ovatus, dense
patuleque hispido-pubescens, segmenta autem elliptica apice margini-
busque glabrescentia. Stigmata subsessilia divaricata.
Syn. H. Millegrana Bess. ex Link, Enum. hort. Berolin.. I, p. 247;
H. Besseri Fisch. ex Hornem., Hort. Hafn. Suppl., p. 127; H. alpina
(non Vill.) Loisel. ex DC., Prodr., II, p. 368; H. fruticosa (non Linn.)
Host, Fl. Austr., I, p. 318; H. lenticulata Falk, Beitr., II. p. 139 (1786).
ß. macrocarpa Sibth. et Sm. (sp.) Fl. Græcæ Prodr., I, p. 167 et
Fl. Græca, 1. 252. — Magis canescens. Folia inferiora distinctius sub-
petiolata.
Syn. H. hirsuta (non Linn.) Bieb., Fl. Taur. Cauc., I, p. 179; Urv. in
Mem. Soc. Linn. Paris, I (1822), p. 284; H. incana var. angustifolia
Fenzl, herb.
Fenzl’s varietal name is inappropriale, as the leaves are often broader
than in the type, e. g. Kotschy’s Pl. Syr. bor., n° 67 (1862). Pichler’s
Turkish specimens (Pl. exs. Rumel. et Bithyn.) and Adamovie’s Serbian
specimens (1895) should perhaps be referred to this variety.
Geogr. area. S. Spain to S. Russia; Anatolia and Syria to N. W. India.
2. H. Bætica Boiss. et Reut. in Boiss., Diagn. Pl. or. nov. ser. IT, ï,
p. 95 (1854); Willk. et Lge., Prodr. fl. Hisp., II, p. 153. — Perennis, suf-
frutescens, velutino-canescens. Caules 14-18 cm. Folia ovato-oblonga vel
ovata acutiuscula breviter attenuata cinerascenti-velutina; stipulæ trian-
560 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
gulares acutæ. Glomeruli pyramidales folium oppositum excedentes.
Calyx dum clausus ovato-oblongus, segmenta ovata æqualia cucullata
cano-velutina. Antheræ cerinæ. Stigmata subsessilia divergentia.
Syn. H. incana (non Lam.) Boiss. Voy. Bot. Espagne, p. 218.
The flowers are smaller than those of A. incana.
Geogr. area. Andalusia ; Sierra Bermeja, Sierra Tejeda.
3. H. caucasica Rupr. Fl. Caucasi, p. 241 (1869). — Suffruticu-
Tosa. Rami dense puberuli. Folıa læte viridia glabra (junioribus interdum
margine cilialis) obtusa, obovata vel ovalia; stipulæ fimbriatæ. Calycis
tubus puberulus, segmenta glabra ciliata. Antheræ aurantiacæ vel pur-
purascentes. Stigmata subsessilia divergentia.
Hab. The Caucasus.
4. H. frigida J. Gay, ex Kunze, in Flora, XXIX (1846), p. 650;
J. Gay, ap. Duchartre, Rev. Bot., II (1847), p. 370 (H. Boissieri); Willk. et
Lge. Prodr. Fl. Hisp., III, p. 152. — Suffruticulosa, nana, cinereo-virens,
puberula. Folia obovato-lanceolata obtusa, pilis adpressis; stipulæ ovatæ
ciliato-fimbriatæ. Calyx dum clausus ellipsoideus puberulus, segmenta
ovalia. Styli 2 liberi divergentes.
Syn. A. alpina (mon Vill.) Boiss. Voy. Bot. Espagne, p. 218; H. Bois-
siert J. Gay, ap. Duchartre, Rev. Bot., II (1847).
Hab. Sierra Nevada in Andalusia.
5. H. alpina Vill. Hist. Pl. Dauph., II, p. 556 (1787); Gren. et Godr.,
Fl. de France, I, p. 613; Gaud. Fl. Helvetica, II, p. 245. — Suffruticulosa.
Radix crassa lıgnosa. Caules 5-15 cm., glabrescentes; rami puberuli.
Folia obovata vel obovoidea acula ciliolata viridi-lutea; stipulæ ovatæ
acutæ ciliato-fimbriatæ. Flores in glomerulos 2-4-floros dispositi, et in
dichotomiis solitarii; glomeruli folio opposito breviores. Calyx hirsutus,
segmenta late membranaceo-marginata. Antheræ violaceæ. Styli 2 liberi
divergentes. Semen rubello-brunneum.
Syn. H. alpestris Lam. Encycl. bot., III, p. 125; H. ciliata Clairv. Man.
herb., p. 71; (2?) H. lenticulata All. F1. Pedemont., IL. p. 209 (1785).
Whether this plant is the same as Allioni’s MH. lenticulata is a matter
of doubt as a description of the latter is not given. The Linnean A. lenti-
culata certainly mixes up plants of two different genera, and its identity
is further obscured by the synonyms quoted; so that it is best dropped.
£. Sempronia mihi. — A basi patule ramulosa. Folia ex axillis quasi
subfasciculata et flores mentientia.
Syn. H. alpina var. ß in Gaud. Fl. Helvetica, II, p. 245.
On the occasion of two summer visits to Switzerland, I have looked
(6) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 561
out for this plant, but did not succeed in finding a specimen of Herniaria
in the neighbourhood of the Simplon Pass.
Hab. Mt. Ganterberg, overlooking the Simplon Pass, in the canton of
Valais.
Geogr. area. French Pyrenees, S. E. France, Switzerland, N. Italy,
Würtemberg, Styria, and Tyrol.
6. H. latifolia Lapeyr. Hist. abr. Pl. Pyren., p. 127 (1815); Gren.
et Godr. Fl. de France, I, p. 612; Willk. et Lge. Prodr. fl. Hisp., II,
p. 151. — Caules 7-20 cm.; rami unifariam puberuli. Folia elliptica vel
oblonga glabra ciliata (juvenilibus utrinque scabrido-puberulis); stipulæ
latæ triangulares. Flores in glomerulos 2-5-floros dispositi, et in dicho-
tomii solitarii; glomeruli folio opposito breviores. Calyx dum clausus
ellipsoideus strigoso-hispidulus; segmenta inæqualia oblonga. Styli
2 liberi subrecti.
Syn. H. pyrenaica J. Gay, in Ann. sc. nat., ser. I, XXVI (1832), p. 224.
Hab. Pyrenees; and near Braganza, N. Portugal (Mariz, 1888).
ß. Folia inferiora opposita, superiora alterna. Flores sessiles, in glome-
rulos 6-10-pluri-floros alternos spicatos dense dispositi. Stigmata subses-
silia, aut in stylis 2 divergentibus imä basi connatis suffulta. Species
annuæ et sepius basi perennantes, vel perennes.
7. H. hirsuta Linn. Sp. Plant., p. 218; Boiss. Fl. Orient., I, p. 740;
Willk. et Lge. Prodr., IN, p. 153. — Cinereo-virescens, strigoso-pilosa.
Caules sæpius 10-15 cm.; rami filiformes. Folia elliptico-oblonga vel lan-
ceolata, basi attenuala, margine ciliata; stipule oblongæ vel oval,
ciliate vel fimbriatæ. Flores in glomerulos 7-10-floros dispositi; glome-
ruli folio opposito breviores. Calyx dum clausus oblongus, segmenta
strigoso-pilosa setulà longiore terminata lanceolata anguste membranaceo-
marginata. Stigmata subsessilia.
Syn. Paronychia pubescens DC. Fl. Franc., 1IL, p. 403.
ß. gracilis Lange, Pugill. Plant., p. 292. — Minus hirsuta, virescens.
Caules elongati filiformes. Folia obovato-elliplica, internodiis breviora.
Flores paullum laxi.
+. capensis Pers. Syn. Plant., I, p. 292. — Dense hispido-tomentosa.
Folia ovata.
Syn. H. lenticulata Thunb. Prodr. fl. Cap., p. 48.
Definite botanical characters do not adequately express the difference
in general appearance between the forms grouped under H. incana and
the forms grouped under H. hirsuta; but in a mixed set it is quite
possible to sort them by the eye, and {o say that these specimens belong
BULL. HERB. BOISS., aolıt 1856. 38
562 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
to H. incana and those specimens belong to A. hirsuta. The forms included
in this species are collectively distinguished from the forms included in
H. incana by the larger number of flowers (7-10) to each glomerule,
which are sessile and not pedicellate and in which each segment of the
calyx is terminated by a setule. H. incana is further stated to be truly
perennial. Linnæus, in the second part of Mantissa Plantarum, says of
“this species, « simillima Herniariæ glabræ, sed caules rigidiores. »
Geogr. area. Throughout Europe, West and Central Asia to N. W. India,
N. Africa, Abyssinia, and Cape Colony.
8. H. multicaulis Kit. ex Kan. in Verh. Zool. Bot. Gesellsch. Wien,
XII (1863), p. 540. — Perennis basi lignescente, velutino-canescens.
Caules permulti. Folia linearia subacuta basin versus angustata necnon
subpetiolata; stipulæ subulatæ basi dilatatæ. Glomeruli 6-10-flori, folium
oppositum excedentes; flores ovati. Calycis segmenta ovata hirsuta.
Antheræ flavæ. Stigmata subsessilia.
Hab. Hungary.
9. H. densiflora mihi. — Cinereo-virens, canescens, strigoso-
pubescens, ut videatur primo aspectu valde glauca. Caules 10-15 cm.;
inferne sparse, superne densius breviter pubescentes. Folia ovata vel
ovato-lanceolata basi attenuata, apice obtusa, utrinque et præcipue mar-
gine strigoso-pilosa; stipulæ triangulares, fimbriatim strigoso-ciliatæ.
Flores in glomerulos 9-12-floros, interdum 3-5-floros, aggregati; glome-
ruli folio opposito breviores. Calyx dum clausus ellipsoideus, pilis strigoso-
hispidis obsilus; segmenta margine incrassata angusle hyalina, apice vix
acuta, paullum dissimilia, 2 externa ovata, interiora elliptica. Ovulum
solitarium, funiculo verticali suffultum. Stigmata subsessilia.
Post, Pl. Libanoticæ 1877, no. 484 (ex herb. Post. ap. Coll. Syr. Protest.,
et in Herb. Mus. Brit.).
This plant appears to be quite distinct from H. hirsuta, and is very
different from H. incana. There is no specimen in Herb. Kew.
10. H. Parnassica Heldr. et Sart. in Boiss. Diagn. Pl. Or. nov. ser.
II, i, p. 95 (4852); Boiss. Fl. Orient. I, p. 740. — Glabra. Rami puberuli.
Folia obovata vel obovato-orbiculata obtusa rotundata glabra vel margine
ciliolata ; stipulæ magnæ conspicue fimbriatæ. Glomeruli 5-6-flori. Calyx
dum clausus ovatus, breviter velutino-puberulus; segmenta apice obtusa.
Styli 2 imä basi connati.
Syn. H. hirsuta var. leiophylla Griseb. Spicil. fl. Rumel. I, p. 216.
In Cretan specimens the calyx is sometines glabrous. The plant differs
from H. glabra in its obtuse leaves, which are densely intermingled with
(8) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 563
the flower-heads, and in the larger and more distinetly fimbriated
stipules. :
Geogr. area. Turkey, Greece, and the island of Crete.
11. H. hebecarpa J. Gay, mss. in Herb. Kew. — Griseo-viridis.
Caules breviter hispidi, imprimis parte superiore. Folia glaberrima
oblongo-elliptica plana, vix acuta, basi in petiolum brevem attenuata,
margine ciliata. Stipulæ indivisæ deltoideæ, dorso glaberrimæ, margine
pectinato-ciliatæ. Flores in glomerulos 6-10-floros dispositi. Calyx dum
clausus ellipsoideus, pilis strictis haud hamatis valde hispidus; segmenta
2 externa elliptica obtusa, inleriora paullo breviora ovata acutiuscula,
anguste hyalino-marginata. Antheræ purpureæ. Styli 2. Semen nigricanti-
rubrum.
Species speciminibus ex hort. Durieu fundata (1847).
Hab. Algeria.
12. H. scabrida Boiss. Elench. n. 73, p. 42 (1838), et Voy. Bot.
Espagne, p. 217, t. 62; Willk. et Lge. Prodr. III, p. 152. — Læte virens
vel subcanescens, scabrida, basi lignescens. Rami filiformes. Folia lanceo-
lata, basi attenuata; stipule ovatæ acuminatæ, puberulæ margine longe
ciliatæ. Glomeruli folium oppositum superantes. Calyx dum clausus sub-
pyriformis, segmenta æqualia oblonga vel lineari-oblonga anguste mem-
branaceo-marginata. Stigmata subsessilia.
ß. grisea Reut. Pl. exsicc. It. Alger.-Hispanicum, 1849. (Herb. Kew.)
Geogr. area. Central and S. Spain; Serra da Louza, in Portugal (Mariz,
1888).
13. H. glabra Linn. Sp. Plant., p. 218; Boiss. Fl. Orient. T, p. 740;
Willk. et Lge. Prodr. III, p. 152. — Annua, sæpe basi perennante. Om-
nino herbacea, glabra, læte viridis (in varietatibus et formis intermediis
autem scabrescens). Radix fusiformis aut fusiformi-ramosa, longa alba,
modo gracilis, modo crassiuscula. Caules sæpius 10-15 cm., tenues vel
erassiusculi, interdum suffruticulosi, obscure e tereti tetragoni; ramis
filiformibus alternis. Folia oblonga obovato-oblonga vel lanceolata remota
basi attenuata (interdum ciliata); suüpulæ breves ex ferrugineo albidæ,
inferiores dilatatæ obtusæ vel acutæ, superiores ovatæ acutæ; bracteolæ
similes stipulis superioribus. Flores parvi sæpe minuti, in glomerulos
vulgo 6-8-floros dispositi. Calyx dum clausus ovoideus, vel in plantis
macrioribus globularis; segmenta oblonga vel lineari-oblonga obtusa
nigro-punciata (rarius piloso-hispida), anguste membranaceo-marginata.
Antheræ flavæ (nubiles fulvescentes). Stigmata subsessilia, divergentia.
Semen subpyriformi-lenticulare, nigricanti-rubrum.— Planta polymorpha,
564 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
nunc glaberrima, nunc parce pilosula, caulibus in sicco fragilibus, foliis
latioribus et angustioribus, floribus majoribus et minoribus.
o. genuina Willk. et Lge. — Glaberrima. Folia obovato-oblonga vel
oblonga, flores dense congesto-glomerati. Calyx glaber, pilis destitutus.
Syn. H. fruticosa (non Linn.) Balb. Miscell. Bot. I, p. 16; Gouan, Fl.
Monspel., p. 393; H. alpestris Aubry, ex DC. Prodr. III, p. 367; H. are-
“naria Kuntze, Tasch.-Fl. Leipz. p. 224.
ß. parviflora Lange, Pugill. Plant., p. 292; Willk. et Lge. Prodr. II,
p. 152. — Caules tenuiores minute scabridi. Folia lanceolata. Flores sub-
dimidio minores quam in {ypo, paullo laxe glomerati.
Syn. H. microcarpa Presl, Delic. Prag., p. 165, et Fl. Sicul. I, p. 39:
H. Nebrodensis Jan, Elench. Pl. p. 4, n. 9.
Hab. Andalusia; Sierra Morena, near Despeñaperros.
x. maritima Link, (sp.), [anno 1800] ex Nym. Consp. Fl. Eur. (addend.)
p. 256; Coutinho, in Bol. Soc. Brot. VIII (1892), p. 91. — Caules rugosi
nodosi, a basi sepe denudati. Folia elliptica vel oblonga, sparse hirtella
quandoque glabrescentia, ciliolata; stipulæ triangulari-ovatæ ciliatæ.
Calycis segmenta dense patuleque plus minus hirsuta.
Syn. H. incana var. maritima J. Gay, in Herb. Tournef.; H. ciliata Mariz,
in Bol. Soc. Brot. IV (1888), p. 32.
Hab. Coast of Portugal from Setubal Bay to the mouth of the river
Mondego; N. coast of Spain near San Sebastian.
à. ciliata Bab. (sp.) in Trans. Linn. Soc. XVII (1837), p. 453; Lange,
Pugill. Plant., p. 292. — Folia obovato-oblonga glabra, margine ciliata;
stipulæ magis conspicuæ, tenuiter membranaceæ, ciliatæ.
Hab. W. coast of Portugal, N.W. coast of France, S.W. coast of England,
Channel Islands, Holland, and Holstein.
=. scabrescens Willk. in Willk. et Lge. Prodr. II, p. 152, et Suppl.
p. 217. — Caules cum ramulis scabridi. Folia basi ciliolata et interdum
calycis segmentaque scabrido-puberula. — Hæc forma quoad indumen-
(um intermedia est inter var. & et speciem præcedentem.
Syn. S. scabrida var. glabrescens Boiss. Voy. Bot. Espagne, I, p. 217.
Hab. In the provinces of New Castile (Sierra de Alcaraz), Leon (near
Valladolid), and Andalusia (Sierra Nevada).
€. permixta Tornab. Fl. Aetnea, II, p. 258 (1890). — Folia obovato-
oblonga glabra, margine hispido-ciliata. Segmenta calycis piloso-hispida.
Syn. H. fruticosa (non Linn.) Guss. Prodr. fl. Sic., p. 158; H. pernuxta
Jan, Elench. Pl. p. 5; Guss. Syn. Fl. Sic., p. 292; Tornab. Fl. Sic.,
p. 158 (1887).
(10) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 565
Specimens examined in Herb. Kew. are from Huet du Pavillon, PI.
Siculæ (1855), others collected in Aegina one of the Greek islands. Huet
du Pavillon’s specimens so-named in Pl. Neapolitanæ, no. 317 (1856) are
too hirsute and canescent to be referred to this variety.
As the type of the genus, I have described this species at some length.
Since also many of the minor characters are common to and fairly
constant in the greater number of the species, they need not be empha-
sized in reviewing their distinclive characters for comparison. The exa-
mination of further material should decide whether y and à should
remain as varieties distinct from one another.
Geogr. area. Throughout Europe, except Lapland, Iceland, and Ireland ;
S. Siberia, Armenia and Syria lo N. W. India, and Soungaria; in Africa,
Algeria and Marocco.
x. Folia fere omnia alterna. Flores sessiles in glomerulos 6-10-floros
alternos spicatos valde approximatos dispositi. Styli 2 liberi. Species
annuæ.
14. H. cinerea DC. Fl. Franc. suppl., p. 375 (1815); Boiss. Fl.
Orient. I, p. 739; Willk. et Lge. Prodr. III, p. 153. — Scabrido-hirsutis-
sima, cinereo-virescens. Caules ramique inde a basi florigeri teretes,
7-15 cm. Folia ovalia ovali-lanceolata vel oblongo-linearia. basi altenuata;
stipulæ breves ovato-triangulares ciliolatæ. Glomeruli ovoidei folio oppo-
sito breviores; flores numquam in dichotomiis solitari. Calyx dum
clausus oblongus, villoso-hispidus; segmenta æqualia lanceolata.
Syn. H. annua Lag. Gen. et spec. nov., p. 12, n. 154 (1816); H. hirsuta
{non Linn.) Viv. Fl. Lyb. spec. p.15; H. flavescens Lowe, in Trans. Cambr.
Phil. soc. VI (1838), p. 21 (sep.); H. incana (non Lam.) Tenore, Syll.
p. 123; H. alpina (non Vill.) Tenore, Fl. Napol. III, p. 253.
ß. virescens Salzm. (sp.) ex DC. Prodr., II, p. 367. — Planta multum
minor, minus grisea, floribus extus pilosiusculis.
Syn. S. annua var. virescens Ball, Spicil. fl. Marocc. in Journ. Linn.
Soc., XVI, p. 639 (1878).
There is an interesting authentic specimen of this plant in Herb. Kew.
ex Herb. Munby, about half the size of most of the specimens of
H. cinerea, found in the neighbourhood of Tangier. As noted by Mr.
Ball, it is not « glabriuscula » as described by De Candolle: « ab
H. cinereä non differt nisi indumento parco, et meram varietatem
sistit. »
y. fragilis Lange, Pugill. Plant., p. 293; Willk. et Lge. Prodr., II,
p. 153. — Tota albido-tomentosa. Caules ramique fragiles, internodiis
566 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
folia longe superantibus. Folia elliptica. Glomeruli inferiores remoti, in
ramulis exterioribus ramorum approximati spicasque parum vel vix
foliatas formantes.
Hab. Spain; near Olmedo in Old Castile.
à. diandra Bunge (sp.) Pl. Lehmann. in Mém. Sav. Etr. Petersb., NI
(1847), p. 296; Boiss. Fl. Orient., I, p. 740. — Slamina bina.
Among the unpublished drawings preserved in Herb. Kew, is an
artistic drawing accompanied by a full description by Mr. J.-T. Moggridge
of a specimen of Herniaria, found on Monte Grosso near Mentone (1867).
It seems to me to agree exactly with specimens of H. cinerea, but has
only two fertile stamens; I refer it therefore (o this variety.
Hab. Turkestan; and near Mentone, France.
It is quite possible that some of the figures in the old herbals, which
have been indifferently identified with H. hirsuta and H. glabra, repre-
sent this widely distributed species.
Geogr. area. Canary Islands, the Mediterranean countries of Europe and
N. Africa, Syria, Arabia, Babylonia, Persia, Affghanistan, and Turkestan.
SUBSECT. II. — FLORES TETRAMERI
15. H. hemistemon J. Gay, in Duchartre, Rev. Bot., II (1847),
p. 371; Boiss. Fl. Orient., I, p. 742. — Perennis, basi herbacea, velutina.
Caules laxe foliati. Folia oblonga hirsuta, basi subpetiolata calloso-incras-
sata ; stipulæ fuscæ. Flores glomerato-spicati sessiles micrantheri. Calyx
hispidus; segmenta inæqualia dissimilia, 2 externa herbacea carnosa
4-plo majora deltoideo-spathulata patentia, interiora ovata membranacea
stricte erecta. Stamina 2, segmentis brevioribus opposita. Styli 2 liberi,
demum valde divergentes.
Syn. H. fruticosa (non Linn.) Del. Fl. Egypt. Illustr., p. 57; H. sphace-
lata Hochst. in Herb. Mus. Florent., ex Schimp. Pl. Arab., ed. 2.
Hab. Tunis, Gabes; Egypt, Alexandria; Palestine, Jericho; Arabia
Petra, Mt. Sinaï.
16. H. Fontanesii J. Gay, in Duchartre, Rev. Bot., II (1847), p. 371.
— Perennis, basi suffruticosa. Rami caulium breves densifolii. Folia
puberulo-hirsuta vel glabra, sæpe apiculata, basi subpetiolata calloso-
incrassata. Flores in summo caule congesti vel interrupte glomerulato-
spicati, macrantheri. Calyx hispidus, segmenta inæqualia dissimilia, 2
externa foliacea divergentia infra medium fornicata, interiora paullo bre-
viora angusliora stricte erecta. Stamina 4. Styli 2 liberi, demum valde
divergentes.
(12) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 567
Syn. H. fruticosa (non Linn.) Desf. Fl. Atlantica, I, p. 213.
Hab. Marocco.
17. H. fruticosa Lœfl. Resa Spansk. Länd., p. 128 (1758), et Linn.
Sp. Plant. (ed. II), p. 317; Ledeb. Fl. Rossica, Il, p. 161; Willk. et Lge.
Prodr., III, p. 151. — Perennis, suffruticosa, glaucescens vel cinereo-
virens. Caudex crassus cinereo-corticatus perramosus. Caules 7-15 cm.;
rami tomentelli, foliorum fasciculis dense vestiti. Folia plerumque fas-
ciculata parvula ovata vel ovato-elliptica obtusa glabra crassa plana dis-
sita, ex axillis foliorum juniorum fasciculos vel ramulos abbreviatos
foliosos edentia. Flores dense glomerati, glomerulis foliorum fasciculos
æmulantibus secus ramulos racemosis. Calyx puberulus; segmenta ovata
crassa inæqualia. Stamina 4. Styli 2 liberi.
ß. recurvifolia Willk. Pugill. Plant., p. 99; Willk. et Lge. Prodr., II,
p. 151. — Caudiculi magis foliosi. Ramuli glabrescentes. Folia majora
elliptica vel elliptico-lanceolata apice recurvata. Calyx glaberrimus.
Hab. Catalonia; and near Aranjuez in New Castile (Winkler, 1876).
x. erecta Willk. Pugill. Plant., p. 99; Willk. et Lge. Prodr., III, p. 151.
— Caudiculi ramulique plus minus erecti, ramulis strictis fastigiatis.
Folia magis dissita crassiora, obovata vel obovato-oblonga, inferiora
reflexa, omnia hispidula; stipulæ purpureæ. Glomeruli paullum remoti,
laxe racemosi.
Hab. S. Aragon and Murcia.
Geogr. area. S. Aragon, New Castile, Catalonia, Valentia, Murcia and
Granada; Algeria, Marocco (Oasis d’Akka, Cosson, 1872). — Lefling’s
original specimens were from near Aranjuez, in prov. of New Castile.
SECTIO II. PARONYCHIELLA
SUBSECT. I. — FLORES PENTAMERI, HERMAPHRODITI
18. H. Argæa Boiss. Fi. Orient., I, p. 741. — Pumila, perennans.
Caules teretes parce retrorsum puberuli. Folia obovata obtusa glabra,
interdum margine ciliata, breviter petiolata. Flores subsessiles in glome-
rulos approximatos 7-10-floros dispositi. Calyx hispidus et strigoso-
ciliatus; segmenta ovato-lanceolata fere æqualia. Stylus brevis, stigmate
capilato-bilobo.
Forma approximata (1), Bornmüller, Pl. Anatoliæ Orientalis, 1890,
n° 1982. — Folia et flores approximati.
Forma distans (2), Bornmüller, Pl. Anatoliæ Orientalis, 1890, n° 3110.
— Folia distantia; flores minus approximati glomeratique.
568 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Described from carefully laid out specimens in Herb. Kew. From
H. hirsuta it is known by its small glabrescent ovate obtuse leaves, and
by the style and stigma; trom H. Parnassica it is further distinguished
by its branches not radicating. and by its minute stipules and densely
erowded flowers.
Hab. Turkey in Asia; Mt. Arjish-Dagh, and elsewhere in the prov. of
„Siwas.
19. H. Gachemiriana J. Gay, in Duchartre, Rev. Bot., II, (1847),
p- 370. — Perennis; pilis obsita. Caudex brevis lignosus. Caules laxe vel
remoli foliati pubescenles, pilis patentibus. Folia dorso hispida, facie
glabra, margine ciliata. Glomeruli plurimi; flores ellipsoidei, basi articu-
lati vel inarticulati. Calyx valde villosus. Antheræ flavæ. Stylus bidentato-
bifidus.
Described by Gay from Jacquemont’s specimens in Herb. Mus. Paris.
Hab. Kashmir.
20. H. Olympica J. Gay, in Duchartre, Rev. Bot., 1I (1847), p. 370;
Boiss. Fl. Orient., I, p. 741. — Perennis, humilis. Caudex brevis tenuis.
Caules inferne glabri, superne puberuli. Folia elliptico-oblonga ciliata,
utrinque glabra vel dorso hispida. Flores breviter pedicellati solitarii bini
et terni, glomerulos foliosos ramulorum apicem versus folio opposito lon-
giores formantes. Calyx dum clausus ovatus, pilis patulis æqualibus
longis hirsutus. Antheræ flavæ. Stylus bidentato-bifidus, ramis rectis.
Hab. Anatolia; the Bithynian Olympus.
Sugsect. IL — FLORES TETRAMERI, POLYGAMI
21. H. polygama J. Gay, in Duchartre, Rev. Bot., W(1847), p. 371:
— Annua; pilosula. Folia elliptico-oblonga obtusa petiolata. Flores ses-
siles in glomerulos multifloros dense racemosos aggregali, odorati;
glomeruli folio opposito breviores. Calycis tubus pilis uncinatis elon-
gatis hispidus, segmenta æqualia herbacea, dorso glabra vel sparse pi-
losa, setulà longiore terminata. Stylus (in floribus foemineis) bifidus
ramis filiformibus divergentibus, (in floribus hermaphroditis) breviter
ineisus segmentis erectis vix distinetis. Stamina 4. Semen rubello-brun-
neum.
Syn. H. fruticosa (non Linn.) Falk, Beitr., II, p. 139; H. odorata
Andrz. in Hohen. Pl. exsicc., 1839; H. glabra var. scabriuscula Fenzl,
in Ledeb. FI. Rossica, II, p. 159, ex Trautv. Hern., p. 5; H. hirsuta var.
odorata Nym. Consp. fl. Eur., p. 256.
| have described this plant from Fischer’s specimens, in Herb. Kew.
(14) F. N. WILLIAMS. REVISION OF THE GENUS HERNIARIA. 569
ex Herb. Hort. Petropolit., gathered in the delta of the Volga, near
Astrakhan, on the Caspian Sea.
Geogr. area. Russia, in the governments of Kursk, Bersarabia, and
Astrakhan; Soungaria.
ICONOGRAPHIA SPECIERUM
1. ICONES PRE-LINNÆAN Æ !
H. alpina. — Plukenet, Almagest, Bot., p. 302, t. 53, f. 3 (1696); Petiver,
Herb. Brit. Cat., t. 10, f. 6 (1743). (Polygonum maritimum longius radica-
tum, etc.).
H. hirsuta. — Lobel, Plant. Stirp. Ic., p. 421 (Herba Turca), (Plantin
press, Antwerp, 1581); J. Bauhin, Host. Plant. Univ. II, p. 379, f. 1 (Hernia-
ria hirsuta), (Yverdon, 1651); Tabernæmontanus, Neuw Kreuterb., p. 1219,
f. 2 (Herniaria), (ed. of 166%, Basel); Chabrey, Stirp. Sciagr. Ic., p. 455, f. 2
(Geneva, 1677); Zannichelli, Ist. Piant. Venez., p. 138, t. 25% (Venice, 1735).
H. glabra. — Matthioli, Comment. Dioscor., p. 953 (Polygonon minus), (ed.
| Valgrisi] of 1565, Venice), — not figured in any of the earlier editions begin-
ning with the « editio princeps » of 14554; Comment. Dioscor. II, p. 302 (Poly-
gonon minus), (ed. | Valgrisi] of 1583, Venice), — a clearer impression than the
preceding; J. Bauhin, Hest. Plant. Univ. IN, p. 378 (Herniaria glabra),
(Yverdon, 1651) ; Chabrey, Stirp. Sciagr. Ic., p. 455, f. 1 (Geneva, 1677);
Cupani, Panphyt. Sic. III, t. 131 (Palermo, 1713); Blackwell, Gurious Herbal,
t. 320 (London, 1739).
H. fruticosa. — Barrelier, Pl. Gall. Hisp. Ital. obs. Ie. 713, 715 (Polygonum
fruticosum erectum hispanicun [= var. erecta], Polygonum supinum fruticosum
[est planta Leeflingiana]), (ed. by Jussieu, Paris, 171%).
II. ICONES RECENTIORES
H. incana. — Sibth. et Sm. Fl. Greca, III, p. 47, t. 252 (H. macrocarpa).
H. hirsuta. — Sowerby, Engl. Bot., t. 1379 ; Baxter, Brit. Bot. IV, p. 304;
Dietr. Fl. Boruss. V, p. 306.
H. scabrida. — Boiss. Voy. Bot. Espagne, p. 218, t. 62 (1845).
1 Many other figures are cited for species of Herniaria, mostly in error and
copied from one work to another without verification either as to the edition of
the book or to the plant itself. All the citations given here have been verified
by comparing authentic specimens of the plants with the figures given in the
different editions of the works quoted, and wrong identifications rejected.
570 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
H. glabra. — Oeder, Ic. Pl. Dan. III, t. 529 (1770) ; Plenck, Ic. Plant. Med.
II (1789), p. 62, t. 171; Lamk. Illustr. Gen. II (1791), t. 180; Schk. Bot.
Hand. Deutschl., t. 56 (1791); Zorn. Ic. Plant. Med., t. 382; Sowerby, Engl.
Bot. (ed. 1), t. 206 (4794); (ed. 2), t. 348, t. 2857 (var. ciliata);, Gärtn. Fruct.
Sem. Plant. suppl. Carp. cent. II, 179, t. 213 (1807); Hayne, Darstell. Beschr.
Arzn. IV, t. 37; Chaumeton, Fl. Medic. IV, t. 193 (1815); Nees, Gen. Plant.
fl. Germ. IV, p. 7% (1835); Schnitzl. Iconogr. Fam. Nat. 207/a; Dietr. Fl.
“Boruss. V, p. 305 (1833-44); Sowerby, Engl. Bot., ed. 3, tt. 1171, 1172.
H. cinerea. — DC. Mem. Paronych., p. 10, t. 3 (1829).
571
UNE NOUVELLE ESPECE DE CAUCALIS
(CAUCALIS HOMOEOPHYLLA)
PAR
Auguste DE COINCY
Plante annuelle de 10 à 25 cm. couverte de petits poils appliqués diri-
ges en bas le long de la tige, des pétioles et des pedoncules, mais pre-
nant une direction inverse sur le limbe des feuilles et les rayons des
ombelles. Rameaux robustes, dressés, striés. Feuilles oblongues-lancéolées
dans leur contour, toutes bi-tripennatiséquées, à derniers segments
ovales, subobtus, entiers ou pinnatifides, assez longuement pétiolées, à
pétiole embrassant la tige par une large membrane scarieuse. Ombelles
oppositifoliées, plus ou moins longuement pédonculées à 2-3 rayons ro-
bustes, anguleux. Involucre nul. Involucelle à 5 folioles linéaires très
aiguës, de la longueur des rayons de l’ombellule et s’appliquant exacte-
ment sur les pédoncules des fruits. Calice à divisions aiguës, petites,
cachées par les poils de l'ovaire dressés. Fleurs rosées à pétales inégaux
assez profondément émarginés-lobulés, hispides; la fleur centrale de
chaque ombellule est stérile. Styles três courts sur les deux prolonge-
ments coniques du stylopode. Ovaire couvert de poils dréssés de couleur
foncée. Pédoncules incrassés à la maturité. Fruits ovoide (5 mm. sur 3
avec les aiguillons) à côtes primaires filiformes, sétuleuses, d’un vert très
foncé qui ressort sur la teinte plus pâle du reste du fruit ; les côtés secon-
daires bien plus larges portent 2 à 3 rangs d’aiguillons ruguleux et glo-
chidiés, égalant ou surpassant la largeur du méricarpe ; la commissure
est linéaire-oblongue, canaliculée, bordée de petits poils de chaque côté;
l’albumen est involuté et profondément sillonné; bandelettes trés fines;
le carpophore est robuste, conique, inégalement bifide au sommet, peu
adhérent à la maturité.
Ce Caucalis a un peu l'aspect du C. daucoides, mais son fruit l'en
972 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
éloigne. Il est aussi facile à distinguer du C. leptophylla qui a les feuilles
bien plus finement divisées à dernières divisions linéaires, très aiguës,
les divisions du calice assez développées et très visibles, les fruits linéai-
res portés sur des pédoncules qui dépassent en général les folioles de
l'involucelle avec la fleur centrale produisant un fruit sessile ; les aiguillons
sont plus greles et égalent deux fois la largeur du méricarpe. La floraison
du C. homæophylla est de quinze jours plus précoce.
Les différences qui séparent notre plante du C. cærulescens Boiss. mé-
ritent une attention spéciale, car je crois qu’on les a souvent confondus.
Le C. cærulescens se distingue essentiellement par ses feuilles supérieures
tripartites à longues lanières dentées rappelant un peu celles du Torilis
heterophylla, les inférieures étant bi-tripinnatiséquées; ce caractère est
très frappant et empêchera toujours toute confusion. C’est du reste le
caractère sur lequel insistait Boissier dans l’Elenchus n° 93 où il a établi
son espèce, caractère reproduit à trois fois dans la description soigneuse-
ment revue de sa plante à la page 265 du Voyage en Espagne. Je me suis
assuré de plus par l'examen de son herbier que c’est ainsi qu'il l'avait
toujours comprise. Sur les douze pieds du C. cærulescens existant actuelle-
ment dans l’herbier Boissier dix sont incontestables et s'appliquent com-
plètement à la description donnée ; le onzième est à peine developpé et
le douzième a perdu ses feuilles presque entiérement. [ls proviennent de
la Sa-Nevada (récolte Boissier), de la Sa de Grazalema (récolte Reuter)
et d’Ait-Mesan au Maroc (récolte J. Ball). L’&chantillon donné au Museum
par Boissier lui-même est aussi typique. Ce caractère suffit donc pour
éloigner de tous les C. cærulescens authentiques, le C. homæophylla qui
a les feuilles supérieures fabriquées de même que les inférieures quoique
un peu moins développées. J’ajouterai que les pédoncules incrasses à la
maturité dans le C. homæophylla ne le sont pas dans le C. cæruslescens;
que les fruits du C. cærulescens sont un peu plus allongés, plus souvent au
nombre de 3 par ombellule; que les aiguillons plus grêles sont distincts
jusqu’à la base dans le C. cærulescens tandis qu'ils sont plus massifs et
plus manifestement adnés dans le C. hkomæophylla; enfin notre plante à
un port plus raide et ne présente pas cet aspect effilé par le haut qui ca-
ractérise le C. cærulescens.
J'ai trouvé le C. homæophylla en différents endroits d'Espagne : à Lorca
(prov. de Murcie), dans la Sa de Ben-Amor (prov. de Murcie), à Baza
(prov. de Grenade) où il est très abondant et où il revêt des formes va-
riées suivant qu’il pousse en terrain inculte ou dans des champs labourés,
à l'ombre ou sur les rochers ensoleilles. En 1895 et 1896 les cultures
(3) A. DE COINCY. UNE NOUVELLE ESPÈCE DE CAUCALIS. D79
arides au dessus de Baza en étaient infestées ; il croissait pêle-mêéle avec
le €. leptophylla, le C. daucoides et le Turgenia latifolia plus rare.
Il paraît beaucoup plus fréquent en Espagne que le €. cærulescens, au
moins aux altitudes moyennes. J’ajouterai que ce dernier a été trouvé en
Afrique par Durieu en 1842 près de Tlemecen (Herb. du Muséum).
Je dois dire ici un mot du C. bifrons (nomen nudum, Coss. et Dur.) ;
ce nom a été proposé primilivement pour une plante récoltée en 1852 à
Saida (prov. d'Oran) qui présentait des fruits glochidiés en dehors, tuber-
culeux en dedans. Par la suite on l’a appliqué dans les herbiers à de petits
exemplaires qui peuvent à la rigueur quelquefois rentrer dans notre
C. homæophylla : mais il n’y a pas lieu de tenir compte de ce nom attribué
d’abord à une anomalie locale; du reste Cosson paraît lui-même lavoir
abandonné et se contentait de designer sous la rubrique A/ff. C. lepto-
phyllæ ce qu'il recevait du Maroc et qu'il ne pouvait rapporter ni au
C. leptophylla ni au cærulescens (Herb. du Muséum et Herb. Cosson).
Qu'il me soit permis d'adresser ici mes remerciments au propriétaire
de l’Herb. Boissier et à son conservateur ; ces messieurs ont mis à ma
disposition les richesses de l’herbier de Chambésy avec une libéralité à
laquelle je me plais à rendre hommage.
Courtoiseau, le 22 août 1556.
574
NOTE A PROPOS D'UN ARTICLE DE M. 0. KUNTZE
=
PAR
A. LE JOLIS
Dans la dernière livraison du Bulletin de l’Herbier Boissier. p. 539,
M. 0. Kuntze me fait de but en blanc une attaque aussi mal fondée que
malveillante. Il m’accuse d’avoir signalé comme une mienne découverte
la nécessité de changer trois noms génériques de phanerogames, de ne
pas l’avoir cité comme étant lui-même l’auteur de cette découverte dans
son Revisio generum plantarum, et de m'être ainsi à ses dépens paré des
plumes du Paon ! mit fremden Federn geschmückt.
Or, dans une liste d’homonymes, j’ai tout simplement rappel& que
Hedwigia, Sporledera et Swartzia, ayant la priorité en bryologie, devaient
disparaître de la nomenclature phanerogamique; mais je n’ai nullement
présenté comme une découverte ce qui était connu de tous les bryologues
depuis si longtemps, surtout depuis que S. 0. Lindberg avait en 1862
(Oefv. Vet. Ak. Förh. Stockh. XIX, p. 607) indiqué la priorité de Hedwigia
Ehrh. sur Hedwigia Sw. et de Sporledera Hampe sur Sporledera Bernh.,
et qu’en 1870 (Rev. icon. Fl. dan., p. 17) il avait déjà remplacé Swartzia
Schreb. Willd. par Tounatea Aubl.
Ma liste d’homonymes ne comportant pas une littérature détaillée, je
n'étais pas obligé de constater que M. Otto Kuntze avait recopié en 1891
ce que Lindberg avait publié 21 et 29 années auparavant; et d’ailleurs la
plus élémentaire politesse ne m’eüt pas permis de dire à M. 0. Kuntze
« qu'il s'était paré des plumes d’autrui ». Quant aux expressions : flüchtig
gearbeitet, il peut m'être permis, en cette circonstance, de les renvoyer à
M. Otto Kuntze.
Cherbourg, le 21 août 1896.
ets
RECTIFICATION
A PROPOS D'UN COMMUNIQUÉ DE M. LE DOCTEUR O0. KUNTZE
PAR
Émile LEVIER
Dans sa Déclaration ! concernant mon article intitulé Pseudo-priorité et noms
à béquilles ?, M. Otto Kuntze me reproche d'avoir commis un abus de confiance
(Vertrauensbruch) en publiant par extraits et non in extenso le contenu de lettres
qu'il m'avait fait l'honneur de m'adresser durant l'hiver dernier, et d’avoir peu
honnêtement supprimé, dans ces «extraits », tout ce qui était défavorable à mon
point de vue.
Cette accusation ne repose sur rien. Non seulement je me suis scrupuleuse-
ment abstenu de divulguer le moindre fragment des lettres de M. Kuntze, mais
je le mets au défi de citer, dans l’article incriminé, un seul passage, un seul
raisonnement qui ne réponde pas à des thèses, sentences ou propositions de loi,
publiées par lui dès avant notre duel épistolaire et que tout le monde, par
conséquent, peut discuter publiquement.
Au moment de rompre cette correspondance, qui ne battait plus que d’une
aile vu l’inconciliabilite absolue de nos deux opinions, M. Kuntze m’adressa
l’ukase suivant :
« Au début de votre correspondance, vous m'avez prié de ne pas la publier;
sur ce point, il doit y avoir réciprocité entre nous. Si vous faites imprimer
quelque chose, je ne vous le permets qu’à la condition que vous éditiez foutes
mes lettres et toutes les vôtres in extenso, mais non point des extraits quel-
conques (0. K., lettre du 19 janvier 1896). »
A cette prétention enorme qui m'imposait, en cas de discussion publique,
l'édition, à mes frais, d’un petit volume de 120 à 150 pages à dormir debout,
ou plutôt à cette tentative d’intimidation, je répondis :
« Si Jamais je trouve le temps et le courage héroïque (Todesverachtung) de
porter ce débat devant le public, il s'entend de soi que je ne ferai aucun usage
de vos lettres et que je me bornerai strictement à discuter votre Revisio (ma
lettre du 21 janvier 1896). »
J'ai loyalement tenu cet engagement, accepté par M. Kuntze puisqu'il ne pro-
testa pas, mais dont il s’est gardé, avec la prudence du serpent, de souffler mot
1 Bulletin de l’Herbier Boissier, n° de juillet 1896, p. 539-542.
2 Ibidem, no de juin 1896, p. 369-406.
576 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
dans son Communiqué au Bulletin de l’Herbier Boissier. Tout botaniste peut
contrôler dans les ouvrages #mprimés de M. Kuntze, proposition par proposition,
avec renvoi aux pages, les points de sa théorie que j'approuve, ceux que j'attaque,
ceux que je réfute. M. Kuntze, au contraire, divulgue des détails et émet des
jugements sur des sujets touchés dans mes lettres que personne, lui excepté, ne
connaît et n’est en mesure de contrôler, ce qui, en langage doux, s'appelle une
_indiscrétion. Je soumets à des juges impartiaux cette manière kuntzéenne de pra-
tiquer la réciprocité du secret épistolaire, d’ailleurs connue au Secrétariat de la
Société botanique de France
Il est inutile que je riposte aux autres appréciations aigres-douces, bottes
droites et de biais, coups d’epingle et insinuations dont M. Kuntze m'honore
dans son Erklärung. L'auteur, sans descendre à la réplique scientifique, se drape
dans des généralités vagues, égrène le petit chapelet d’invectives, toujours les
mêmes, qui lui tiennent lieu d'arguments, continue à se bercer de l'illusion que
son livre subversif, édifié sur des principes erronés, représente l’ordre établi (die
bestehende Ordnung) tandis qu'il en est la négation, et pérore et pérore, plus que
jamais à cheval sur son axiome que, hors lui, sa pseudo-priorité et ses noms à
béquilles, il n’y a que désordre, confusion et damnation. On a beau lui mon-
irer, pièces en main, que ses « lois » sont en flagrante contradiction avec les
Lois de 1867, que ses genres caractérisés sans caractères mènent à l'absurde et
au grotesque, que son code privé ne laisse pas moins, mais peut-être plus de
jeu à l'arbitraire individuel que le code de Paris raisonnablement appliqué
puisque, entre pseudo-priorilaires, on n’a pas même pu s'entendre jusqu'ici sur
le point de départ de la nomenclature, — à toutes ces objections, l’impeccable
docteur Kuntze, mis au pied du mur, n’a qu’une réponse stéréotype : « Anar-
chie!» — Eh bien, puisque mon savant contradicteur m'en veut si fort de ne
n'être pas laissé convertir au dogme de la pseudo-priorité (en allemand : After-
oder Falschmünzerpriorität ?) malgré ses enseignements et arguments épisto-
laires qui n’ont pas mordu sur mon obtuse intelligence, je ne puis que l’engager
à faire publiquement connaître ces arguments, d’autant plus que, par son édit
draconien, il m’a contraint à les enfouir, sous scellé, au fond du plus secret
de mes tiroirs. Autrement les anarchistes mes confrères (je le suis en excellente
et nombreuse compagnie) pourraient concevoir le soupcon fâcheux que M. Kuntze
n'a voulu m’imposer le silence de la terreur que par crainte de me voir affirmer
devant tout le monde ce que sa dialectique privée s'était vainement évertuée à
infirmer.
3ormio, 20 août 1896.
1 Je retirerai, avec force excuses, ce terme irrespectueux dès que M. Kuntze aura
statistiquement prouvé que, après annulation de toutes les pseudo-priorites et de tous
les noms à béquilles, le point de départ de 1753 (celui des Inconscients ou des Zgno-
rants O.K.) obligera néanmoins à changer plus de noms génériques que le séarting-
point de 1735 ou que celui de 1737.
CARD INDEX
OF
GENERA, SPECIES AND VARIETIES
OF
PLANTS PUBLISHED SINCE 1885
BY
Josepsine A. CLARK
941 S St. N. W., Washington, D. C.,
UISIA.
FOR REFERENCE BY PERMISSION :
Mr. Eug. Ausran, Herbier Boissier, Chambesy, Switzerland.
Mr. Frederick V. Covize, National Herbarium, Washington, D. C.
Dr. B. L. Rogınson, Gray Herbarium, Cambridge, Mass.
Prof. C. S. Sarcewr, Arnold Arboretum, Jamaica Plain, Mass.
Dr. Wm. TreLease, Missouri Botanic Garden, St. Louis, Mo.
Prospectus and sample cards sent on application.
P. SINTENIS : PLANTE ORIENTALES
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BULLETIN
DE
LHERBRBIER Bose ee
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
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OBSERVATION
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ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
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(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome IV. 1896.
N° 9
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SOMMAIRE DU N° 9. — SEPTEMBRE 1896.
l.— Jules Amann. — APPLICATION DU CALCUL DES
PROBABILITÉS A L’ETUDE DE LA VARIATION D'UN
TYPE VÉGÉTAL ; 41170 ea
IL — A. Jaczewski. — MONOGRAPHIE DES TUBÉRACÉES
DELA SUISSE... 2. RSR
III. — Nicolas Zelenetzky. — MATERIAUX POUR L’ETUDE
DE LA FLORE BRYOLOGIQUE DE LA CRIMÉE...
IV. — A. Baldacei. — REVISTA DELLA COLLEZIONE BOTA-
NICA FATTA NEL 1894: IN ALBANTA.. ....2..........
Y. — F. Kränzlin. — EINE NEUE SCHOENORCHIS-ART....
\.— N. Patouillard. — CYCLOSTOMELLA, NOUVEAU
GENRE D’HEMIHYSTERIES........ Eee
APPENDIX No II (suite et fin).
VII. — G. Schweinfurth. — Sammlung Arabisch - Æthio-
pischer Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren
Pages
603
1881, 1888, 1889, 1891 und 1892......... LA ARR 243 à 266
APPENDIX No M.
VIT. — Hans Schinz. — Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas (mit Einschluss der Westlichen Kalachari).... 1 à 32
4me année, N° 9, Septembre 1896,
LP LT RR AAN
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
ES
APPLICATION DU CALCUL DES PROBABILITÉS
À
L'ÉTUDE DE LA VARIATION D'UN TYPE VÉGÉTAL
PAR
Jules AMANN
I. Étude mathématique de la fréquence des variations.
INTRODUCTION
Les travaux classiques de Quételet, Galton, Baleson, et plus récem-
ment, ceux de Verschaffelt, de Vries, Ludwig, etc., ont démontré que les
variations d’un caractère quelconque, observées chez un grand nombre
d'individus appartenant au même type, sont soumises, quant à leur
fréquence, aux lois générales du calcul des probabilités, dès que ces
variations sont dues à des causes intervenant tout à fait au hasard, dans
le sens mathématique du mot.
L'expérience montre, en effet, que lorsqu'on mesure la valeur d’un
caractère variable chez un grand nombre d'individus comparables, on
trouve une certaine valeur de ce caractère qui est présentée par le plus
grand nombre des individus et qui doit être envisagée comme la valeur
normale du caractère pour le type considéré, et que les autres valeurs
observées sont d'autant moins fréquentes qu'elles s’éloignent plus de
cette valeur normale.
Un nombre considérable d'observations a démontré, en outre, que la
répartition du grand nombre d'individus considérés sur les différentes
valeurs observées du caractère, se fait selon la loi de la probabilité des
BULL. HERB. BOISS., septembre 1896. 39
578 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
erreurs, c’est-à-dire que les nombres des individus qui présentent les
différentes mesures du caractère, sont proportionnels aux coefficients des
termes successifs du développement du binôme (a—+-b)?, suivant la
formule de Newton.
L'exemple suivant fera comprendre aisément de quelle facon cette loi
«s'applique.
J'ai mesuré chez 522 exemplaires mürs d’une Muscinée (Bryum
cirratum Br. Eur.), la longueur du pédicelle qui porte la capsule, lon-
gueur qui représente, chez l'espèce en question, un caractère éminem-
ment variable. Voici les chiffres obtenus, en arrondissant les mesures et
supprimant les fractions de millimètre :
Longueur en millimètres.
8 9 10 11 12 13 AL 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27
Nombre des individus observés.
10 2 41 3 2 938 67 91 107 89 56 34 16 1 2 41 1 1
Nombre des individus calculés.
00 0 0 0 3 11 32 64 95 109 95 64 32 11 3 0 0 0 0
Les nombres calculés sont proportionnels aux coefficients du dévelop-
pement du binôme (1 + 1)"; c’est-à-dire que, si au lieu de mesurer 522
individus seulement, j’en avais mesuré 2% — 16384, les nombres obtenus
pour les différentes mesures auraient été égaux aux coefficients du
binôme ci-dessus. On voit que, même pour le petit nombre d'individus
considérés, la coincidence entre les nombres observés et ceux calculés
est très satisfaisante; elle deviendrait d’autant plus parfaite que le
nombre des mesures deviendrait plus grand.
Les données acquises par l'expérience indiquent done que la variation
d’un caractère se fait, quant à la fréquence des différentes mesures de ce
caractère, selon la loi exprimée par la formule du binôme. Il m'a paru
intéressant d'examiner de quelle façon la loi qui détermine la fréquence
des variations peut être assimilée à la loi de probabilité des erreurs et
comment on peut déduire cette loi de l’analyse du phénomène de la
variation. Cette question offre un certain intérêt en ce qu'il est impor-
tant d’être fixé sur les postulats qui sont à la base de cette analyse et qui
servent à déduire les formules conformément auxquelles, ainsi que
l'expérience l'indique, les variations d’un caractère ont lieu ?.
? J'ai suivi, pour ce qui concerne la théorie de la probabilité des erreurs, l’ou-
vrage classique de Hagen : Grundzüge der Wahrscheinlichkeitsrechnung.
(3) J. AMANN. ÉTUDE DE LA VARIATION D'UN TYPE VÉGÉTAL. 379
Rapport entre la grandeur d’une deviation
et sa frequence.
Imaginons un grand nombre d’individus comparables qui présentent
un caractère susceptible de variations quantitatives, celte variation étant
due à l’action de causes qui interviennent tout à fait au hasard et pou-
vant se faire par conséquent dans un sens ou dans l’autre, positivement
ou négativement.
Dans ce complexe, nous aurons toujours une certaine valeur normale
du caractère qui sera présentée par le plus grand nombre des individus,
Les déviations de cette valeur normale pourront différer par leur signe,
tantôt posilif, tantôt négatif, elles différeront, en outre, au point de vue
de leur grandeur absolue qui sera comprise entre 0 (déviation nulle) et
des valeurs plus ou moins grandes, selon les cas.
Dans l'exemple ci-dessus, les déviations correspondant aux diverses
mesures du caractère sont les suivantes :
Millimètres 13 414 15 16 17 418 19 90 1 92 93
Dane Vorige ee
L’experience indique, comme nous l’avons vu, que pour un nombre
de mesures un peu considérable, les petites déviations sont toujours plus
fréquentes que les grandes et que la fréquence d’une déviation est d’au-
tant plus faible que sa valeur est plus grande. La fréquence d'une
déviation est par conséquent une fonction de sa grandeur.
Le problème consiste maintenant à trouver quelle est cette fonction.
Dans la théorie de la probabilité des erreurs, on suppose que l'erreur
qui affecte une observation est le résultat d’une combinaison d'erreurs
partielles, positives et négatives, dont chacune est due à une cause
d'erreur différente.
De même, nous pouvons considérer la déviation observée comme étant
produite par la combinaison de déviations partielles positives et néga-
tives, dont chacune correspondrait à l’action d’une cause de variation
spéciale. La déviation observée représenterait donc la somme algébrique
des déviations partielles.
L'analyse mathématique du problème, envisagé dans toute sa géné-
ralité, exige qu'au lieu de considérer ces déviations partielles, nous
imaginions que la déviation totale que nous mesurons est due à un
580
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
nombre infiniment grand de déviations élémentaires égales entre elles,
positives et négatives, produites par des causes indépendantes les unes
des autres. Ces postulats nous amènent, par des considérations relative-
ment simples, à trouver l’expression de la fonction qui lie la fréquence
d'une déviation à sa grandeur.
= Le calcul des probabilités nous indique que le nombre des combinai-
sons possibles entre les déviations élémentaires positives et les néga-
tives est, pour m observations, m + 1. La probabilité de ces diverses
combinaisons, et par conséquent leur fréquence, sera exprimée par une
fraction dont le dénominateur est constant et égal à 27, tandis que le
numérateur prend des valeurs égales aux coefficients successifs du déve-
loppement du binôme (1 + 1}.
La fréquence de ces combinaisons sera donc exprimée par les formules
suivantes :
Pour () déviations élémentaires positives et m négatives, fréquence — QM
1 » » » m—1 » » 2—m on
4 m (m—1)
2 » » » m—2 » » Dre Ro =
" mi
m (m—1) (m—2)
3 » » » M—3 » » D 31
m m
< Be mm-I(m-2)...( )(3H)
9—m
— ) » » Zar Re =
2 2 m
m (m— 1) (m — 2)
m—3 » » » 3 » fréquence — De MEN a ge
m (m—1)
m—_d » » » 2 » » am —_— —
m—A1 » » » » » DTM m
m » » » 0) » » ni
Les coefficients binomiaux suivant un ordre symétrique, les déviations
positives et négatives de même grandeur sont également probables
(5) J. AMANN. ÉTUDE DE LA VARIATION D'UN TYPE VÉGÉTAL. 581
et seront, par conséquent, également fréquentes. La combinaison
LD EEE Lee IE,
de Tor déviations élémentaires positives avec 5
trouve au milieu de la série, sera la plus fréquente; elle correspond
à la déviation O, c’est-à-dire à la mesure normale du caractère. Les
déviations extrêmes, au contraire, résultant de la combinaison de
toutes les déviations élémentaires positives, ou bien de toutes les
négatives, seront les moins fréquentes. Leur fréquence est, en effet,
negatives, qui se
«primé * Ja fracti :
exprimée par la fraction om,
La courbe binomiale de Quételet.
L'observation directe donne, comme nous l’avons vu, pour les diffé-
rentes valeurs du Caractère observées, des nombres d'individus propor-
tionnels aux coefficients binomiaux ; ceci conformément à la théorie de
la fréquence des déviations que nous venons d'exposer.
Pour représenter géométriquement ces résultats, nous construirons la
courbe binomiale au moyen d’un système de coordonnées rectangulaires,
en portant sur l’axe des x, comme abeisses, les différentes valeurs numé-
riques du caractère en question, et nous éléverons, à chacun des points
obtenus, des ordonnées y proportionnelles aux nombres d'individus
correspondants, c’est-à-dire aux coefficients binomiaux. Cette courbe
construite par points, dont les abcisses représentent les différentes
valeurs du caractère, et les ordonnèes la fréquence de ces valeurs, est la
courbe binomiale de Quételet. Elle répond à la fonction y — ( . ) lorsque
les trois conditions que nous avons postulees sont remplies '.
1 De l’independance des causes entr’elles qui produisent les déviations élémen-
taires, résulte la forme binomiale (a + b)r. La supposition que les deviations
élémentaires sont égales entr’elles et que les positives sont en même nombre que
les négatives, permet d’egaler les deux termes du binôme a = b, c’est-à-dire de
l'écrire sous la forme (1 + 1) 2. L’exposant n du binôme a une valeur infiniment
grande puisque nous avons supposé un nombre infiniment grand de déviations
élémentaires.
L'élimination de la première condition amène à la considération d’une courbe
plus générale, correspondant à une série hypergéométrique. La condition a = b
n'est pas réalisée dans un grand nombre de cas; on obtient alors uue courbe asy-
métrique (oblique). La condition n = © n’est pas nécessaire pour avoir une con-
cordance très approchée des points de la binomiale à ceux de la courbe de fré-
582 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Des que nous considérons des valeurs finies de x, cette fonction n’est
pas continue : elle représente une ligne brisée; la formule y — ( = )
n'est pas propre. par conséquent, à représenter la fréquence d’une
déviation en fonction de sa grandeur, puisque les points de la courbe
situés entre ceux dont la position est fixée par la formule, restent indé-
“terminés.
Pour passer de la courbe binomiale à la courbe continue qui corres-
pond à la fonction que nous cherchons, nous considérons que cette
courbe aura pour abcisses toutes les combinaisons différentes possibles
entre les déviations élémentaires positives et négatives pour un nombre
infiniment grand d'observations, le nombre n de ces déviations elemen-
taires élant supposé de même infiniment grand; et comme ordonnées
des valeurs proportionnelles aux probabilités de ces combinaisons expri-
mées en fonction de la probabilité de la mesure normale E qui correspond
x de. DANSE er ie a
a la combinaison de ar déviations élémentaires positives avec Cor néga-
tives.
Les valeurs de x correspondront ainsi à toutes les mesures possibles
que peut présenter le caractère variable; celles de y exprimant la fré-
quence correspondant à chacune de ces mesures.
La déviation élémentaire, infiniment petite, doit être considérée
comme la différentielle dx de l’abcisse, et la différence entre deux ordon-
nées consécutives devient dy,
La courbe de fréquence des déviations.
La courbe de fréquence ainsi obtenue est identique à la courbe de pro-
babilite des erreurs, elle comprend toutes les déviations théoriquement
possibles, positives et négatives, comprises entre une mesure infiniment
petite du caractère, et une mesure infiniment grande. Elle devient asymp-
totique à l’axe des © à ses extrémités pour un nombre infiniment grand
d'observations.
quence dont il sera question plus loin; cette concordance a lieu, comme l'indique
l'observation et comme on l’a reconnu depuis longtemps, même pour de petites.
valeurs de n. Voyez à ce sujet: Pearson. Mathematical Contributions to the
Theory of Evolution (Philosophical Transactions 1895). Je n’ai lu de ce travail
que le résumé que l’auteur en donne dans les Proceedings of the Royal Soc.
Ya J. AMANN. ÉTUDE DE LA VARIATION D'UN TYPE VÉGÉTAL. 583
La forme de la fonction qui répond à la courbe de fréquence peut-être
déterminée par des considérations fort simples ?, elle doit satisfaire à la
condition :
f(x): fQ) = f@&+Y
c’est-à-dire qu'elle est une fonction exponentielle.
L’exponentielle qui représente la courbe de probabilité des erreurs et
par conséquent celle de la fréquence des déviations, peut-être écrite sous
la forme
où y est l’ordonnee pour l’abcisse x.
Dans la théorie de la variation, y désignera la fréquence de la varia-
tion x, = représentant l’ordonnée maximum correspondant à la déviation
æ — 0, c'est-à-dire à la valeur normale du caractère. Voyons main-
tenant quelle est la signification du facteur n.
La mesure de la variabilité.
Dans la théorie de la probabilité des erreurs. le facteur n est le module
de la précision, c'est-à-dire qu'il caractérise la précision avec laquelle ont
été faites les observations; sa signification primitive était le nombre des
erreurs élémentaires, ou, en d’autres termes, le nombre des causes élé-
mentaires d'erreur, supposé du reste infiniment grand.
Dans la théorie de la variation, le facteur n caractérise le MODE DE VA-
RIATION, C'est-à-dire la VARIABILITE du caractère considéré, puisqu'il repré-
sente le nombre des déviations élémentaires, ou, en d’autres termes, celui
des causes élementaires de déviation.
C’est de la valeur de n que dépend la forme plus ou moins élevée ou
aplatie de la courbe dans chaque cas particulier.
Il est évident que l’ordonnée maximum &, est, elle-même, fonction
de la quantité ». En effet, la valeur de = est proportionnelle au nombre
d'observations exactes, pour lesquelles l'erreur est nulle, x = 0, dans une
1 Voyez à ce sujet l’Introduction à la Physique sociale de Quetelet par Sir John
Herschel, page 30.
98% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
série d'observations. Or, plus la précision des mesures sera grande, et
plus le nombre des observations exactes sera considérable. La précision
à laquelle = est directement proportionnel, est, elle-même, inversément
proportionnelle au module x, qui doit être par conséquent considéré
comme représentant l’inexactitude inhérente à la méthode d’observa-
tions.
De même, dans la courbe de fréquence des variations, l’ordonnee maxi-
mum e est directement proportionnelle au nombre d'individus qui pré-
sentent la mesure normale du caractère, c’est-à-dire la déviation æ = 0.
Or, plus la variabilité du caractère sera considérable, et moins ce nombre
d’invidus normaux sera élevé. Le facteur n désignant le nombre des dévia-
tions élémentaires, ou, ce qui revient au même, le nombre des causes de
ces déviations, la variabilité du caractère à laquelle e est inversément
proportionnelle, est elle-même directement proportionnelle au nombre
de ces causes, c’est-à-dire à n.
Dans la théorie de la fréquence des déviations, n est donc la mesure
théorique de la variabılite du caractère. Nous appellerons ce facteur : le
module de variabilité.
On sait qu’il existe, entre les quantités n et es, la relation très simple et
fort remarquable :
Re d'où
TE & .
gu
\Vr n V n
Le MODULE DE VARIABILITÉ est egal à l'unité divisée par le produit du
carré de l’ordonnée maximum de la eourbe de fréquence par le rapport
de la circonférence au diamètre.
En remplaçant, dans l’exponentielle, » par sa valeur, elle devient :
— 7 €? %?
y—c e
L’assimilation de la théorie de la fréquence des déviations à celle
de la probabilité des erreurs peut se poursuivre aussi loin que l’on
voudra.
De même que nous avons une erreur moyenne qui caractérise la pré-
cision d’une série d'observations, nous aurons aussi une déviation moyenne
(9) J. AMANN. ÉTUDE DE LA VARIATION D'UN TYPE VÉGÉTAL. 585
qui caractérisera la variabilité’ d’un caractère pour chaque série de me-
sures.
Cette déviation moyenne M répond à la relation
'yxd.
au yxdx
Syda
l'intégrale f ydx, prise entre les limites = — x etz =», re-
présentant le nombre total des dewiations qui figurent dans la courbe de
fréquence, et [ yxdx, entre les mêmes limites, la somme des déviations
égale à la somme des produits de chaque déviation par sa fréquence.
La première de ces intégrales, sur laquelle nous reviendrons plus loin,
représente l’aire totale de la courbe de fréquence, comprise entre les
ordonnées correspondant aux limites ci-dessus, aire que nous admettons
égale à l’unité puisqu'elle représente la probabilité d'observer, dans une
série d’un nombre infini d'observations, une déviation quelconque (y com-
pris la déviation 0), c’est-à-dire la certitude. La déviation moyenne est par
conséquent
M = fyxdx
Or l'intégrale :
—- co
lea?
e 1. CE
—- ©
1
a pour valeur Par consequent:
T ©
jen m0
TE E
La DEVIATION MOYENNE est égale à l'unité divisée par le produit de l’or-
donnée maximum de la courbe de fréquence par le rapport de la circonfé-
rence au diamètre.
Le carré moyen de la déviation G sera l’analogue du carré moyen de
1 La mesure théorique représentée par le facteur n, ne pouvant servir pratique-
ment, puisque nous avons supposé # infiniment grand, et = par conséquent in-
finiment petit.
586 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Perreur. On l’obtiendra en divisant la somme des carrés des déviations
par leur nombre :
or
J'ydx
C
tes deux intégrales prises, comme ci-dessus, entre les limites — © et
—- ©. Le dénominateur étant égal à l’unité, il vient :
La valeur de cette intégrale est, comme on le démontre dans le calcul
des probabilités,
1
GE MUR ns
2 QTE eZ
Le CARRÉ MOYEN DE LA DÉVIATION est égal à l’unité divisée par le double
du produit du carré de l’ordonnée maximum de la courbe de fréquence
par le rapport de la circonférence au diamètre.
Si nous posons c = V C, il vient :
La déviation x = c correspond au point d’inflexion où la courbure
change de direction dans la courbe de fréquence et devient convexe par
rapport à l’axe des x après avoir été concave, point pour lequel la seconde
dérivée de la fonction exponentielle est égale à 0.
La déviation probable P, correspondant à l'erreur probable, represen-
tera la limite de déviation pour laquelle la probabilité qu’elle sera atteinte
est égale à la probabilité qu’elle ne le sera pas. Elle implique la condition
(11) J. AMANN. ÉTUDE DE LA VARIATION D'UN TYPE VÉGÉTAL. 587
C'est-à-dire que l’ordonnée y, correspondant à cette déviation probable
x = P partage l’aire de la courbe, comprise entre les limites 0 et &,
ne 1
en deux parties égales, dont chacune représente A de l’aire totale. Cette
dernière étant égale à l'unité, cette condition donne, comme on le sait :
P = 0,47693V n — 0,26908 «.
Les trois quantités M, c et P, sont reliées par les relations: c = 1,25 M,
P = 0,84533 M.
La variation totale.
L’ensemble du phénomène de la variation d’un caractère, considéré au
point de vue de la fréquence des déviations de la mesure normale, chez
un certain nombre d'individus comparables, dépend de deux facteurs.
10 L’etendue totale de la variation, nécessairement toujours limitée en
réalité, de sorte que les déviations observées seront toujours comprises
entre des valeurs finies de x que nous désignerons généralement par
mel e:
20 la fréquence = de la déviation x = 0, c’est-à-dire de la mesure nor-
male du caractère.
La mesure de cette VARIATION TOTALE est représentée par une surface
qui west autre chose que l’aire de la courbe binomiale comprise entre les
ordonnées correspondant aux abcisses extrêmes - & et — £’. Cette aire
est égale à la somme des trapèzes compris entre les ordonnées succes-
sives, la courbe, et l’axe des x.
Si nous designons par Ay l’acroissement fini de l’ordonnée y corres-
pondant à l'accroissement A de l’abcisse, c’est-à-dire la difference entre
deux ordonnées consécutives, h représentant la différence entre les deux
abcisses consécutives correspondantes, cette aire V sera représentée
généralement par l’expression :
+
: h A
ie > (ay +257)
su
dans laquelle la valeur Ay dépend de la fonction binomiale y = ( 2 ).
ns
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Si nous passons maintenant de la binomiale à la courbe de frequence,
la mesure de la variation totale sera représentée par l’aire W de la courbe
comprise entre les limites + & et — £”, aire représentée par l'intégrale :
re
— rem
3 e dx
BE
Dans le cas où nous avons à faire à une demi courbe Galtonienne!, ou
à celui où nous avons
=
c'est-à-dire où les déviations extrêmes sont égales mais de signes con-
traires, la courhe n'étant formée que d’une seule branche dans le premier
cas, et de deux branches symétriques el égales de chaque côté du sommet
dans le second, il suffira d’en prendre la demi-aire totale, c’est-à-dire
d'intégrer entre les limites x = 0 et x = &.
Mais, si nous voulons comparer, sous le rapport de la variation totale,
deux binomiales ou deux courbes de fréquence répondant à des séries
différentes d'observations, il est nécessaire de les réduire pour cela à la
même valeur de l’ordonnée moyenne maximale =. Cela est évident, car,
pour certaines valeurs particulières de x, les aires de ces deux courbes
peuvent être égales, quoique le facteur n (et = par conséquent) aient des
valeurs différentes dans les deux cas. Il est facile, en effet, d'imaginer
deux courbes d’aires égales dont l’une, très exhaussée, correspondrait à
une grande valeur de = et à une variation totale très faible, et l’autre,
aplatie, à une variation très grande et à une petite valeur de e.
Si donc nous réduisons les différentes courbes à comparer à la même
valeur de l’ordonnée maximum e, prise comme unité, la variation totale
sera représentée par:
» C'est-à-dire où la valeur normale du caractère est en même temps une
des valeurs extrêmes. Conf. Hugo de Vries : Ueber halbe Galton-Kurven . .
(Ber. der deutschen botan. Ges., Band XII, pag. 197).
7 dotée.
pe
2
(13) J. AMANN. ETUDE DE LA VARIATION D’UN TYPE VEGETAL. 589
Conclusions.
L’assimilation de la variation d’un caractère, considérée chez un certain
nombre d'individus comparables, à la loi de probabilité des erreurs, nous
amène à considérer pour chaque complexe de variation :
lo une mesure normal du caractère présentée par le plus grand
nombre des individus, mesure dont le valeur dépend elle-même de la
variabilité du caractère en question dans le complexe considéré.
20 une mesure de la variabilité du caractère qui peut-être représentée :
a) soit par le module de variabilité : n,
b) soit par la déviation moyenne : M,
c) soit par le carré moyen de la déviation : C,
d) soit enfin par la déviation probable : P.
3° Une mesure de la variation totale (V ou W) qui représente quanti-
tativement l’ensemble du phénomène de la variation au point de vue de
la fréquence des diverses mesures du caractère considéré.
Je reviendrai plus tard sur ces conclusions et donnerai quelques appli-
cations numériques des formules.
REMARQUE I
Il est évident que la courbe de fréquence des variations doit être en-
visagée comme une dérivée de celle qui répond à la fonction I‘. En effet,
la valeur de l’Intégrale fe —2? dx, prise entre les limites 0 et & est
| CEE
Nr
Cette valeur est d’autre part celle que prend l'intégrale
1
fée (ne) = ren = 1.2:3:. 0
0
lorsqu'on y fait n =
10) u!
590 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
On trouvera, à la fin de l’excellent « Calcul des probabilités » de
M. J. Bertrand, une table des valeurs numeriques de l’integrale
9 t
— fera
Vr
Ô
qu'il désigne sous le nom de fonction © (6).
REMARQUE II
L'application des lois du calcul des probabilités à la variation des êtres
organisés, nous amène à une conception particulière des différents types
on unités systématiques : espèce, race, variété, etc. En effet, pour une
collection d'individus comparables, représentant un de ces types, nous
avons vu qu'il y a une certaine mesure de chaque caractère variable qui
est présentée par le plus grand nombre d'individus et qui doit être con-
sidérée par conséquent comme la mesure normale de ce caractère dans
les conditions où se trouvent placés les individus observés. Cette mesure
normale doit être déterminée, pour chaque type, par un grand nombre
d'observations. La caractéristique d’un type représente par conséquent
l’ensemble des valeurs normales des différents caractères. La diagnose du
type ainsi compris sera l'indication des valeurs normales des caractères
importants en tenant compte de leur variabilité *. Cette facon de carac-
tériser un type serait à la fois plus naturelle et plus logique que les deux
méthodes actuellement suivies, qui consistent, ou bien à considérer un
ensemble de quelques individus, souvent en nombre réduit, et de les
décrire en attribuant au type la moyenne arithmétique des différents
caractères, ou bien à décrire minutieusement un seul et unique individu
que l’on considère arbitrairement comme un prototype, c'est-à-dire le
représentant par excellence du type.
On peut dire, du reste, qu’au point de vue mathématique, l’espèce doit
être considérée en quelque sorte comme représentant l'intégrale des
individus qui la composent, exactement comme chacun de ces individus
représente l'intégrale des cellules dont il est formé.
' La détermination des valeurs normales des différents caractères chez les types
végétaux est l'objet d’une branche spéciale de la Botanique, analogue à l’Anthro-
pométrie, et que Quételet norme la Phytométrie.
991
MONOGRAPHIE
DES
TUBÉRACÉES DE LA SUISSE
PAR
A. JACZEWSKI
Champignons tuberculeux hypoges à mycélium fugace, généralement
évanoui au moment de la fructification. Péridium charnu ou coriace, ver-
ruqueux ou lisse, adhérent, entièrement clos et indéhiscent. Glèbe com-
pacte ou creusée de lacunes, restant charnue ou devenant pulvérulente à
la maturité et contenant des asques subglobuleux ou ovoides épars ou
réunis en hyménium. Chaque asque contient de 1-8 spores dont la mem-
brane est munie de différentes excroissances.
Les Tubéracées sont encore peu connues relativement à l’histoire de
leur développement. Leur croissance très lente, leur nature sclérotioïde
et la disposition de l’hyménium les rapproche des Penicillium, mais à
part ces traits communs, les différents genres présentent des différences
très marquées. Nous reviendrons plus loin sur les détails de structure
des genres qui ont des représentants en Suisse. Ceux-ci sont au nombre
de trois avec douze espèces seulement. Ce petit nombre s'explique par
la croissance souterraine de ces champignons, ce qui donne une apparence
de difficulté à les rechercher. Nous disons apparence parce qu’en réalilé
les Tubéracées de même que les Gastéromycètes hypogés, viennent à une
profondeur qui est rarement au-dessus de 10 cm. De plus, ce qu’on est
convenu d’appeler leur rareté est très relative et ceux qui voudront se
donner la peine de chercher ces intéressants cryptogames, seront süre-
ment récompensés de leurs efforts pour peu qu'ils procèdent avec
methode. Les Hypogés se plaisent à la lisière des bois, dans les forêts où
592 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
l'accès de l’air se fait librement et où la lumière pénètre bien, presque
exclusivement sur un terrain calcaire ou sablonneux, dans l’humus, dans
les endroits où l'herbe ne croît pas fort. On trouvera de bonnes indica-
tions à ce sujet dans l’ouvrage de Hesse — Die Hypogaen Deutschlands.
Nous distinguerons deux groupes de Tubéracées.
„1. Péridium inseparable de la glebe qui est compacte et reste
charnue à la maturité CINE ie RER ee Eu-Tuberacees.
2. Péridium dur distinct de la glèbe qui devient pulvérulente à
amants AR ae ee EEE Elaphomycees.
1. TRIBU EU-TUBÉRACÉES
1. Glèbe composée d’un tissu stérile homogène, lacuneux. Spo-
res globuleuses échinulées, au nombre de 2-8 dans l’asque. Chotromyces.
. Glèbe composée de deux tissus stériles distincts. Spores
ellipsoides.'.2 2.2 802. ane er ee Tuber.
Le)
L Genre CHOIROMYCES Vitt.
Péridium charnu, glabre, lisse. Glèbe composée d’un tissu stérile d’une
seule sortie, aérifère, marbré de veines plus foncées constituées par le
tissu fertile. Asques oblongs disposés en séries parallèles, longuement
pédicellés. Spores globuleuses, colorées épineuses, munies de gouttes
d'huile.
Une seule espèce connue en Suisse.
1. Choiromyces meandriformis Vitt.
Syn. Rhizopogon meandriforme Corda.
Rhiz. magnatum Corda.
Rhiz. albus Corda.
Rhiz. Domitzeri Corda.
Tuber album Sow. ?
Tuber album Bull. ?
Lycoperdon gibbosum Dicks.
Peridium lisse, glabre, cérébriforme, subglobuleux tuberculeux, d’un
brun-rouge clair. Glebe jaunätre, veinée de brun. Asques ovoides oblongs,
longuement pédicellés, disposés en séries parallèles, de 110-120 s.
(3) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES TUBERACEES DE LA SUISSE. 593
50 mm. p. sp. — Spores généralement au nombre de huit dans l’asque,
sur un ou deux rangs, ou bien sans ordre, globuleuses, épineuses, à
aiguillons coniques d’un brun jaunätre, de 18-30 mm. de diamètre.
Dans les bois de Betula et d’autres arbres, presque à la surface.
D'après des renseignements que je dois à l’obligeance de mon hono-
rable collègue M. B. Studer, de Berne, cette espèce aurait été retrouvée
en Suisse dans les environs de Berne. Je n’ai pu me procurer d’échantil-
lons de cette provenance, de sorte que pour cette fois j'ai dérogé à une
règle que je me suis imposé pour tous les Pyrénomycètes suisses en
général, de faire les dessins et les diagnoses exclusivement d’après des
types provenant de Suisse. Ici le dessin et la description ont été fait à
l’aide d'échantillons de mon herbier recueillis par Schroter en Silésie.
Les hyphes du peridium sont de même nature que celles de la glèbe,
seulement elles ont une disposition parallèle sans lacunes, et se cuti-
nisent de plus en plus en approchant de la surface. Dans l'intérieur les
hyphes quittent leur position parallèle, deviennent très sinueuses avec
de nombreuses boucles aux cloisons et renferment des lacunes variables.
Au milieu de ce tissu lâche et clair, des veines cérébriformes anosto-
mosées et contournées indiquent la marche du tissu fertile qui est con-
stitué par des hyphes plus colorées, denses, sans lacunes, qui donnent
naissance à des séries parallèles d’asques. Ceux-ci contiennent le plus
souvent huit spores. Ce nombre ne peut cependant être invoqué comme
caractère distinctif du genre, car on trouve assez souvent des asques
avec une ou deux spores, ou bien avec 4-6-8 spores dont une ou deux
atteignent un développement quelquefois plus que normal, tandis que les
autres avortent, restent petites et presque incolores. Il n’est pas rare
dans ce cas de voir des spores de 30 mm. de diamètre, tandis que la
mesure normale est de 18-25 sans les épines. D’après Saccardo même, les
spores n’excedent pas 25 mm. Elles sont d’un brun jaunâtre assez clair
et parsemées d’épines parfaitement coniques, épaisses, de 5-6.2 mm. de
haut, assez clairsemées.
En comparant l'espèce décrite ici aux deux genres voisins Tuber et
Terfezia, nous trouverons des différences essentielles dans les tissus.
Chez les Tuber ou truffes proprement dites, la glèbe, comme on le verra,
se compose de deux sortes de lisus fertiles. Chez les Terfezia — d’après
des échantillons de Terfezia leonis Tul. — une coupe microscopique
montre le tissu fertile constituant des îlots nettement circonscrits par un
tissu aérifère très lâche, largement lacuneux, composé d’hyphes minces
enchevêtrées. Dans l’hyménium on trouvera aussi quelques earactères
BULL. HERB. BoIss., septembre 1896. 40
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
distinctifs. Chez les Tuber, les spores sont ellipsoides, les asques subglo-
buleux ou ovoides brièvement pédicellés. Chez les Terfezia, les spores
sont globuleuses il est vrai comme chez les Choiromyces, mais à papilles
obtuses, tronquées, simulant, comme le dit fort bien M. Chatin, les dents
d’engrenage d'une roue.
Les Chæromyces sont comestibles. Leur taille est très variable et
atteint souvent celle d’une grosse pomme de terre. Leur aire géogra-
phique est très étendue, car on les retrouve presque partout en Europe.
I. Genre TUBER Micheli.
Tubercules hypogés de grandeur variable. Péridium charnu ou coriace
adhérent, clos, indéhiscent, verruqueux ou lisse. Glèbe compacte, veinée,
comme marbrée. Asques ovoides ou subglobuleux, brièvement pédicellés.
Spores le plus souvent au nombre de quatre, ellipsoides, colorées, à épis-
pore verruqueux, alvéolé ou échinulé.
Une coupe microscopique d’un Tuber montre la glèbe formée d’un
tissu lacuneux fondamental au milieu duquel circulent des veines anasto-
mosées plus foncées, constituées par des hyphes serrées les unes contre
les autres sans lacunes. Ces différences entre les tissus donnent à la
surface de la coupe une apparence marbrée. Parallèlement au tissu com-
pact s'étendent des cordons d’hyphes fertiles colorées en jaune-brun qui
émettent latéralement des asques. À mesure que ceux-ci augmentent en
nombre, le tissu stérile disparaît absorbé par les hyphes fertiles, de sorte
qu’à la maturité complète tout l’intérieur du péridium est rempli par une
masse sporifère.
On connaît jusqu’à présent en Suisse neuf espèces de truffes.
CLEF DES ESPÈCES
4, PéridiumAverruquens ur en PE ARE Re 2.
= Peridiumlisse. oe... SP ES PTE ENS RE 6.
2. ‚Spores ÉCHINUIÉRSEE. 0 0. ACT RAA RE 3.
— Spores alyeolees Wer... LT N RER à.
3. Péridium chagriné, bosselé, couleur de rouille. Spores
jaunes, MN LM MAN OINNERRR T. ferrugineum.
— Péridium verruqueux à aspérités polygonales. Spores
Drunes zn EE PP EU D OR 4
4. Péridium noirätre, glèbe grise à veines rousses....... T. brumale.
(5) A. JACZEWSKF. MONOGRAPHIE DES TUBERACÉES DE LA SUISSE. 95
Qt
— Péridium d’un noir roux. Glèbe noire violacée ou rou-
geätre marbrée de fines veines blanches ........... T. melanosporum.
>. Peridium à verrues polyédriques striées transversa-
TE AE EEE ER ee Ein T. estivum.
— Verrues pyramidales striées longitudinalement ....... T. mesentericum.
BES BOresSZEchinmleesen u... 2 ae: T. rufum.
—esnoressalveoleese. hunde nase Re Te
7. Peridium blanc tomenteux, glèbe blanchätre ou violacée. T. Borchii.
— Peridium ochracé ou brun, glèbe d’un jaune fauve.... T. excavatum.
— Péridium rougeätre, glèbe brunätre................. T. fetidum.
1. Tuber ferruginum Vitt.
Peridium globuleux bosselé, chagriné, verruqueux, d’un jaune-brun de
rouille, de 2-3 cm. de diamètre. Glèbe rousse, veinée, farineuse. Asques
subglobuleux. Spores ellipsoides, jaunes, hérissées de longs aiguillons
pointus.
Dans les bois sabloneux, sous les Fagus.
Trog. Otth, aux environs de Berne.
Les échantillons suisses de cette espèce ne se trouvent pas à l’herbier
de Berne et sa description ne trouve sa place ici que sur la foi du cata-
logue dressé par Trog et par Otth. D’après Hesse l’espèce serait comes-
tible, cependant M. Chatin ne la mentionne pas dans son ouvrage.
2. T. brumale Vitt.
Syn. Oogaster leucophleus Corda.
Oogaster brumalis Zobel.
Tuber brumale Mich.
Herbiers. — Berne. Boissier. Ducommun, à Lausanne.
Peridium arrondi de la grosseur d’une noix, noirätre, verruqueux, à
verrues polygonales crevassées à la maturité. Glèbe d’un gris foncé, par-
courue par un réseau de veines roussâtres. Asques subglobuleux pédi-
cellés. Spores au nombre de 2-6 plus souvent 4, brunes ellipsoïdes,
transparentes, munies de longues papilles flexueuses, de 26-32 s. 19-93,
selon Saccardo.
Dans les terrains calcaires et sablonneux sous différents arbres à
feuilles caduques.
Barbey (Les Romelles, près Genève). Dr Brunner (près Berne). L. Favre
(Neuchâtel). Fritz Rossel (Soleure). Trog (Berne).
596 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, (6)
Cettes espèce est comestible quoique moins estimée que la suivante,
Elle mürit en hiver. :
3. T. melanosporum Vitt.
Syn. Lycoperdon tuber Lin.
Tuber cibarium Bull.
Tuber gulosorum Burnholz.
Tuber cibarium Corda.
Oogaster melanosporus Corda.
Herbiers. — Muller Arg. Jacz. Herb. 2622.
Peridium arrondi irrégulier, d’un noir brunätre, de taille variable, ver-
ruqueux à verrues polygonales hexagonales, marquées d’une dépression
au sommet et de cannelures longitudinales. Glèbe d’abord blanche puis
d’un noir violacé, marbrée de fines veines blanches. Asques subglobuleux
brièvement pédicellés, renfermant 2-6 spores ellipsoïdes brunes, héris-
sées de papilles, de 25-35 s. 20-26 mm.
Exclusivement sur les terrains calcaires, sous les chénes et autres
arbres à feuilles caduques.
Muller Arg. (près Genève). Trog (environs de Berne. Signalée aussi à
l'ile de St-Pierre sur le lac de Bienne).
Cette espèce est la vraie truffe du Périgord. Elle se distingue d’après
M. Chatin des espèces voisines par ses fines veines blanches qui sont
comme encadrées par deux autres veines latérales brunes. Les spores
sont plus grandes que dans le T. brumale.
4. T. estivum Vitt.
Syn. Tuber albidum Micheli.
Tuber albidum Fries.
Tuber cibarium Sow.
Tuber album Alb. et Schw.
Tuber Blotii Eud. Descl.
Tuber nigrum Allion.
Tuber culinare Zobel var. æstivum.
Aschion nigrum b. muricatum Wallr.
Péridium arrondi irrégulier, de la grosseur d’une noix ou d’un œuf,
d'un noir brunâtre, à grosses verrues polyédriques pyramidales, striées.
transversalement. Glèbe d’abord blanchâtre puis brunâtre, munie de
nombreuses veines blanches ramifiées. Asques subglobuleux pédicellées,
(7) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES TUBERACEES DE LA SUISSE. 597
de 70 s. 58 mm. contenant 1-8 spores ellipsoides brunes, alvéolées de
25-32 s. 22-25 mm.
A la surface du sol parmi les feuilles sèches ou peu profondément dans
la terre sur les terrains calcaires et argileux, sous les Betula, Quercus
Pinus, Fagus, Corylus, etc.
Duby (environs de Genève). Monchenstein près Bâle. Trog (Elfenau,
Bremgartenwald, Faulenseewald, Dählzlein, dans le canton de Berne).
Espèce comestible quoique peu sapide et d’un faible arome, se récol-
tant en mai-juillet.
d. T. mesentericum Vitt.
Syn. Tuber cibarium Corda.
Tuber cibarium Haller. 2177.
Tuber cibarıum Secrétan Ill. 375.
Lycoperdon Tuber Scopoli.
Tuber Rabenhorstii Corda selon Saccardo.
Peridium globuleux de la grosseur d’une noix, creusé à la base d’une
fossette, de couleur noir bleuâtre, à grandes verrues pyramidales serrées,
convexes aplaties striées longitudinalement. Glèbe blanchâtre puis d’un
gris-brun foncé, marbrée de nombreuses veines blanches. Asques ovoides
subglobuleux pédicellés de 70-56 mm. contenant 4-6 spores brunes,
ellipsoides, de 25-40 s. 18-26 mm. lächement réticulées et munies de
courtes. papilles droites.
Sous différents arbres à feuilles caduques dans l'humus des bois
calcaires.
Otth (Elfenau près Berne). Secrétan (Tessin, canton de Soleure au pied
du Jura, Ecublens près Lausanne).
Var. uncinata.
Syn. Tuber uncinatum Chatin.
Tubea mesentericum auct. pr. part.
Jacz. Herb. 3160, 3185.
Péridium à glèbe comme dans l’espèce type, spores à papilles recour-
_ bées en crochet au sommet.
Terrains calcaires, dans le canton de Fribourg.
En examinant des échantillons de truffes du canton de Fribourg düs à
l’obligeance de M. le professeur de Musy, je remarquais ce caractère des
papilles des spores que signala M. Chatin et qui est en effet très tranché.
598 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Je ne crois pas cependant que ce caractère unique en présence de la
conformité des autres puisse être invoqué comme le veut M. Chatin pour
la création d’une espèce distincte. Il paraît que le Tuber uncinatum est
très répandu et beaucoup plus fréquent que le T. mesentericum. Il forme
à lui seul la production truffière de la Champagne, de la Bourgogne et
de la Lorraine. On l’a constamment confondu avec T. mesentericum et
d’après M. Chatin, c’est à lui qu'il convient de rapporter la plupart des
stations attribuées en France au T. mesentericum. Il est probable que la
même remarque devra être faite pour la Suisse et que le T. mesentericum
d’Otih et Secrétan est bien la variété uncinata. Malheureusement les
échantillons n’existent pas pour le contrôle.
Les spores des échantillons de Fribourg m'ont donné 30 s. 25 mm.
6. T. rufum Pico.
Syn. Tuber suillum Bernh.
Tuber cinereum Tul.
Oogaster rufus Corda.
Péridium lisse, bosselé, lobé, corné, de la grosseur d’une noisette ou
d’une noix, duveteux, d’un jaune-fauve ou rouillé. Glèbe rousse cartila-
gineuse, veinée de blanc. Asques ovoïdes longuement pédicellés, conte-
nant de 1-5 spores brunâtres échinulées, de 27-32 s. 20-24 mm.
Sur les terrains calcaires, dans les bois de chêne, de frêne et de hêtre.
Steiger (Bremgartenwald, près Berne).
N’est pas réputée comme comestible malgré l'opinion de M. Chatin qui
en a goûté et l’a trouvée fort bonne.
7. T. Borchii Vitt.
Syn. Tuber gallicum Corda.
Tuber albidum Pico.
Tuber album Bull.
Tuber Borchianum Zobel.
Tuber macrocarpon Corda.
Tuber mistum Risso.
Péridium globuleux ou légèrement irrégulier, de la grosseur d’une
noix ou d’un œuf, tomenteux, blanchâtre puis roux, rugueux ou tout à
fait lisse, mince. Glebe blanchätre puis violacée, marbrée de blanc. Asques
ellipsoides de 60-80 s. 55-65 mm. contenant de 1-3 spores alvéolées
brunes, ellipsoïdes de 35-40 s. 25-35 mm.
(9) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES TUBERACÉES DE LA SUISSE. 399
Dans les terrains calcaires et argileux sous les Quercus et les Pinus.
Cette espèce comestible est signalée en Suisse par Hesse.
8. T. excavatum Vitt.
Syn. Tuber fuscum Corda.
Aschion fuscum Wallroth.
Vittadinion Montagnei Zobel.
Herbiers. — Berne. Jacz. Herb. 3216.
Peridium arrondi bosselé, creusé à la base d’une fossette tapissée de
petites verrues furfuracées, lisse sur le reste de la surface, d’une couleur
jaune ochracée ou rougeätre, de la taille d’une noisette, rarement plus
grand. Glèbe fauve, parsemée de veines blanches qui s'étendent en évan-
tail à partir de la fossette. Asques ovoides, pedicellés, de 100 s. 90 mm.
contenant 2-5 spores ellipsoides d’uu jaune brunâtre, reliculees, alvéo-
lées, de 45 s. 32.5 avec des ailes, de 35-40 s. 20-25 sans ailes.
Sous les arbres à feuilles caduques, Betula, Quercus, Fagus dans les
terrains calcaires, peu profondément ou bien à la surface entre les feuilles
mortes.
Canton de Fribourg, échantillons communiqués par M. le Professeur
de Musy. Trog (Faulenseewald, Königthal, Bremgartenwald dans le canton
de Berne).
Cette espèce a une odeur de rave qui n’est pas désagréable, mais l’ex-
trême dureté de sa chair ne permet pas de l’employer dans le commerce
alimentaire.
9. T. fetidum Vitt.
Herbiers. — Berne.
Péridium mamelonné mince, lisse ou chagriné, d’un brun rougeätre, de
la grosseur d’une noisette ou d’une noix, glèbe, d’abord blanche puis bru-
nâtre molle. Asques ellipsoïdes contenant de 1-4 spores brunätres ellip-
soides, réticulées alvéolées, de 38-45 s. 29-32 mm.
Dans les bois de chênes.
Docteur Brunner, Trog-Enge, près Berne.
Cette espèce a une odeur aillacée prononcée.
600 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
III. Genre ELAPHOMYCES Nees.
Péridium dur épais separable à la maturité, revêtu extérieurement de
_verrues ou de granulations variées. Glèbe d’abord charnue, pulpeuse,
puis pulvérulente. Asques subglobuleux ovoides, pédicellés, contenant de
1-8 spores d’abord polygonées hyalines puis, brunes opaques, globuleuses,
lisses ou verruqueuses, rarement réticulées alvéolées, munies d’une
goutte d’huile.
Les Elaphomyces différent des truffes par leur péridium dur nettement
différencié et par leur glèbe pulvérulente à la maturité qui se compose
alors exclusivement de spores d’un noir violet et de fragments d’hyphes
hyalines qui sont les restes du tissu stérile et que l’on nomme capilli-
tium. Le peridium est formé de deux couches dont l’externe pseudoparen-
chymateuse est généralement verruqueuse. De la couche interne partent
des veines d’un tissu floconneux composé d’hyphes minces et longues
lächement enchevêtrées. Entre ces veines est disposé le tissu fertile.
Même dans les exemplaires très pelits il est difficile d’apercevoir les
asques et la disposition des spores dans leur intérieur. Il semble que de
même que chez les Gastéromycètes, les basides disparaissent avant la
maturité des spores, les asques s’évanouissent ici avant le complet déve-
loppement des spores. Dans des exemplaires qui ont à peine la grosseur
d'un pois, les spores polygonales, encore transparentes, semblent com-
plètement libre. De Bary appelle justement l'attention sur l'extrême
épaisseur des parois des spores. Il est à supposer que cette structure a
été acquise en vue de permettre aux spores de traverser impunément
l’estomac des animaux friands d’Elaphomyces. Il arrive assez souvent, sur-
tout chez E. granulatus, que le péridium tout en se développant normale-
ment soit vide et ne renferme que quelques débris de tissu stérile. Le
fait a été remarqué par Tulasne qui l’a généralisé en disant que les
jeunes fruits sont toujours stériles, tandis qu’en réalité il s’agit ici bien
plutôt d’un cas pathologique sans doute provoqué par la piqure d’un
insecte.
Les deux espéces jusqu’à présent connues en Suisse sont assez com-
munes dans toute l’Europe. On leur attribue une influence salutaire
sur le développement des arbres aux racines desquels leur mycélium est
fixé.
(11) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES TUBERACÉES DE LA SUISSE. 601
CLEF DES ESPECES
1. Peridium granuleux, d’un brun très clair............... E. granulatus.
— Péridium jaune brun à verrues pyramidales............. E. variegatus.
1. Elaphomyces granulatus Fries.
Syn. Elaphomyces rugosus Fries.
El. vulgaris b. granalatus Fries.
El. officinalis Nees.
El. leucarpus Vitt.
Ceranmium granalatum Wallr.
Tuber cervinum Nees.
Lycoperdon cervinum Linne.
Lycoperdon solidum Linné.
Hypogeum cervinum Pers.
Phlegmacium fulvum Chev.
Scleroderma cervinum Pers.
Lycoperdon cervinum Haller. 2191.
Scleroderma cervinum Secretan III. 372.
Herbiers. -— Berne. L. Fischer-Müller Arg. Jacz. Herb. 2629, 3129,
3369.
Mycelium éphémère jaunätre. Péridium ovoide ou globuleux, de la gros-
seur d’une noix, ochracé blanchâtre, granuleux. Glebe d’abord rougeälre
puis d’un pourpre foncé entremélée de veines blanchâtres. Asques sub-
globuleux éphémères contenant de 1-8 spores globuleuses, opaques, d’un
noir pourpre, de 25-32 mm. de diamètre.
Sous les arbres.
Barbey (St-Cergues dans le Jura). L. Fischer (Berne). Morthier (Creux
du Van, canton de Neuchâtel). Muller Arg. (environs de Genève). Otih
(Gümlingen, canton de Berne). Trog (Grusiberg). Schleicher (Vaud).
On a trouvé aussi ce champignon l’année passée dans le canton de
Fribourg dans la vallée de la Trême près de Chalet-Neuf. Cette découverte
a été signalée par M. le docteur Bisig de Bulle.
Cette espèce est surtout signalée sous les sapins. Cependant elle vient
aussi sous les arbres à feuilles caduques et je l’ai retrouvée par exemple
sur les racines des bouleaux. Elle affectionne les sols argileux un peu
humides. Un même mycélium en fournit un assez grand nombre et de
toutes les tailles depuis celle d’un pois à celle d’une grosse pomme de
terre. Le tubercule est avidement recherché par les lièvres, les sangliers
602 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
et les cerfs, et il n’est pas rare de voir à certains endroits de la forêt des
trous creusés par ces animaux. En fouillant la terre autour de ces trous.
on est sûr de trouver des tubercules.
2. E. variegatus Vitt.
Syn. El. variegatus Tulasne.
Lycoperdon scabrum Wallr.
Ceranmium scabrum Wallr.
Elaphomyces vulgaris y variegatus Corda.
Scleroderma cervinum b. scabium Pers.
Mycelium gris, jaunätre. Péridium régulièrement globuleux, d’un jaune
brun doré, hérissé de verrues pyramidales obtuses. Glèbe d’un pourpre
noirâtre. Asques subglobuleux éphémères, contenant de 2-4 spores glo-
buleuses, brunes ferrugineuses ou pourpres, opaques. de 16-22 mm. de
diamètre.
Sous les arbres.
Steiger (Bremgartenwald près Berne).
On ne peut encore rien dire de l’extension de cette espèce en Suisse
puisqu’on ne l’a signalée qu’une seule fois. Mais en Russie je l’ai re-
trouvée beaucoup plus fréquemment que la précédente. Elle vient sous
les sapins, les pins, les bouleaux et les chênes. Sa forme est le plus sou-
vent régulièrement sphérique. Elle paraît être beaucoup plus apte à être
attaquée par le Cordyceps ophioglossoides dont le mycélium d’un beau
jaune d’or se retrouve fréquemment dans la terre près des tubercules.
Ler août 1895.
603
MATERIAUX
POUR
L'ÉTUDE DE LA FLORE BRYOLOGIQUE
DEREAVERENRE
PAR
Nicolas ZELENETZKY.
Le present travail renferme la liste des hépatiques et des mousses,
recueillies par moi en Crimée, ainsi que les indications sur la flore bryo-
logique de cette contrée, extraites des ouvrages suivants :
1. Hablizl : Description physique du district de la Tauride d'après sa situa-
tion et les trois regnes de la nature (en russe). St-Pétersbourg. 1785.
2. Pallas : Tableau physique et topograghique de la Tauride (en russe). St-Pé-
tersbourg. 1795.
3. Georgi : Geographisch-Physikalische und naturhistorische Beschreibung des
Russischen Reichs, zur Uebersicht bisheriger Kentnisse von demselben avec un
Nachtrag. Königsberg. 1797-1801.
4. Leveillé : Enumeration des plantes, dans M. Demidow : Voyage dans la
Russie meridionale et en Crimée, exécuté en 1837. Paris. 1840-1842.
Je ferai suivre les indications de ces auteurs en abrégeant leurs noms
par Habl. (Hablizl), Pall.’ (Pallas), Gg. (Georgi), et Lev. (Leveillé).
Enfin je désire remercier ici M. J. Breidler, de Vienne, auquel je suis
redevable de la détermination de mes récoltes bryologiques.
604 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
I. HEPATICÆ.
Fam. PLATYPHYLLEA.
MADOTHECA Dirt.
1. M. platyphylla (L.) Dmrt. 15/vı. Livadia X Orianda, dans les forêts de
chênes. 22/vr 85. Baidari X Ouzonddji, dans les forêts de hetres. 23/v185.
Ouzonddji X Jaila, dans les forêts de hêtres. Sur les rochers et sur les
troncs des arbres.
Lev. Inkerman. (Sub. Jungermannia platyphylla L.)
Fam. JUBULEZÆ.
FRULLANIA Raddi.
2. F. dilatata (L.) N. v. E. Pall.’ Sans indication de localité. (Sub Junger-
mannia dilatata.)
3. F. tamarisci (L.) N. v. E. Gg. Sans indication de localité. (Sub Junger-
mannia Tamarisci L.)
Fam. HAPLOLÆNEZÆ.
PELLIA Raddi.
4. P. endiviæfolia (Dicks.) Dum. 22/1v 85. Baidari X Ouzoundji, sur les
bords et sur les pierres dans les fontaines et dans les ruisseaux.
Fam. JECORARIEZÆ.
MARCHANTIA L.
5. M. polymorpha L. 22/ıv 85. Baïdari X Ouzoundji, sur les bords et sur les
pierres dans les fontaines et dans les ruisseaux.
Habl. Tschatir-Dagh et les autres localites.
Fam. TARGIONIEZÆ.
TARGIONIA Mich.
6. T. hypophylla L. Lev. Tschatir-Dagh.
(3) N. ZELENETZKY. FLORE BRIOLOGIQUE DE LA CRIMÉE. 605
Il. MUSCI FRONDOSI.
Fam. HYPNACEÆ.
HYLOCOMIUM Schimp.
7. H. triquetrum (L.) Br. et Sch. 23/ıv 85. Baidari X Ouzoundji, dans les
forêts de hêtres. Sur le sol, sur les rochers et sur les troncs des arbres.
HYPNUM Dill.
8. H. molluscum Hedw. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les forêts de
hêtres. 23/vr 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts de hötres. Sur le sol
et sur les rochers.
9. H. filieinum L. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, sur les pierres et sur les
bords dans les fontaines et dans les ruisseaux.
Pall.’ Sans indication de localité et de nom d’auteur.
10. H. fallax Brid. 22/vı 85. Baidari X Ouzoundji, sur les pierres et sur les
bords dans les fontaines et dans les ruisseaux.
11. H. commutatum Hedw. 23/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les forêts de
hötres. Sur le sol et sur les rochers.
12. H. cupressiforme L. 15/vu 87. Livadia X Orianda, dans les forêts de
chênes. Sur le sol, sur les rochers et sur les troncs des arbres.
BRACHYTHECIUM Br. et Sch.
13. B. salebrosum (Hoffm.) Sch. Lev. Jalta. (Sub Hypnum capillaceum
Schwæg.)
HOMALOTHECIUM Schimp.
14. H. sericeum (L.) Br. et Sch. 13/vir 87. Belbek, dans les forêts de chênes.
Sur le sol et sur les troncs des arbres,
15. H. Philippeanum (Spruce) Br. et Sch. 23/vı 85 Ouzoundji X Jaila, dans
les forêts de hêtres. Sur le sol et sur les troncs des arbres.
606 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Fam. NECKERACEZÆ.
LEPTODON Morh.
16. L. Smithii Morh. 5/vı 87. Tschatir-Dagh, dans les forêts de hêtres. Sur les
troncs des arbres et sur les rochers.
Fam. LESKEACEZÆ.
THUIDIUM Schimp.
17. T. abietinum (L.) Br. et Sch. 15/vı 87. Nikita, dans les forêts de gené-
vriers. Sur le sol et sur les rochers.
ANOMODON H. et T.
18. A. viticulosus (L.) H. et T. 23/vı 85. Ouzoundji X Jaïla, dans les forêts
‘de hötres. Sur le sol, sur les rochers et sur les troncs des arbres.
Fam. FONTINALACEZÆ.
FONTINALIS Dill.
19. F. antipyretica (Dill.) L. 23/1v 85. Ouzoundji X Jaila, sur les pierres,
dans les fontaines et dans les ruissaux.
Pall.’ Sans indication de localité et de nom d’auteur.
Fam. POLYTRICHACEZÆ.
POLYTRICHUM L.
. P. commune L. Pall.” Sans indication de localité et de nom de l’auteur.
1. P. juniperinum Willd. 23/1v 85. Ouzoundji X Jaïla, dans les forêts de
hetres. Sur le sol et sur les pierres, près de fontaines.
XD NO
[=]
ATRICHUM P. B.
22. A. undulatum (L.) P. B. Lev. Korbek. (Sub Catharinea undulata W.
et M.)
(5) N. ZELENETZKY. FLORE BRIOLOGIQUE DE LA CRIMEE. 607
Fam. BRYACEZÆ.
TIMMIA Hedw.
23. T. megalipolitanum Hedw. Lev. Tschatir-Dagh.
PHILONOTIS Brid.
24. P. fontana (L.) Brid. Pall.” Sans indication de localité. (Sub Mnium fon-
tanum.)
AULACOMNIUM Schwæg.
25. A. androgynum (L.) Schwæg. Lev. Jalta.
MNIUM L.
26. M. affine Bland. 23/vı 85. Ouzoundji X Jaila, dans les forêts de hètres.
Sur le sol et sur les pierres, près de fontaines.
BRYUM Dill.
27. B. argenteum L. Lev. Pheodosia.
28. B. cæspitosum ? Pall.’ Sans indication de localité et de nom d’auteur.
Eam. FUNARIACEZÆ.
FUNARIA Schreb.
29. F. hygrometrica (L.) Sibth. Lev. Jalta.
Fam. GRIMMIACEZÆ.
ENCALYPTA Schreb.
30. E. vulgaris Hedw. Lev. Laspi.
GRIMMIA Ehrh.
31. G. apocarpa (L.) Smith. Pall.” Sans indication de localité. (Sub Bryum
apocarpum.)
32. G. pulvinata (L.) Smith. Lev. Jalta, Soudak et Tschatir-Dagh.
608 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Fam. POTTIACEE.
BARBULA W. et M.
33. B. ruralis (L.) Hedw. Pall.’ Sans indication de localité. (Sub Bryum
rurale.)
34. B. subulata (L.) Brid. Lev. Tsehatir-Dagh. (Sub Synchitria subulata
W. M.)
35. B. muralis (L.) Timm. Pall.” Sans indication de localité. (Sub Bryum
murale.)
Lev. Tschatir-Dagh et Pheodosia. (Sub Torula muralis Hedw.)
=
DISTICHUM Br. et Sch.
36. D. capillaceum (L.) Br. et Sch. 23/vı 85. Baidari X Ouzoundji, dans les
forêts de hêtres. Sur le sol et sur les rochers.
Fam. FISSIDENTACEZÆ.
FISSIDENS Hedw.
Co
En |
. F. taxifolius (L.) Hedw. Lev. Korbek. (Sub Dieranum taxifolium Sw.)
Fam. WEISIACEÆ.
DICRANUM Hedw.
38. D. scoparium (L.) Hedw. 15/vı 87. Nikita dans les forêts de chênes.
23/vı 85, Ouzoundji X Jaïla, dans les forêts de hetres. Sur les rochers et
sur les troncs des arbres.
Lev. Stil-Bogase.
D
609
RIVISTA DELLA COLLEZIONE BOTANICA
FATTA NEL 1894 IN ALBANIA
DI
A. BALDACCI
Le collezioni distribuite nel 1894 ! formano argomento di questo nuovo
contributo alla Flora d’Albania. Rientrato in quella regione nella seconda
quindicina di giugno dello stesso anno dovetti subire qualche difficoltà
per circostanze indipendenti dalla mia volontà, difficoltà durate quasi un
mese che per buona ventura vennero poi felicemente superate.
Partito da Bologna col programma di esplorare specialmente il mon-
tuoso distretto di Konitza, fui costretto, dal tempo inutilmente perduto
nella città di Vallona, a restringere entro più modesti confini il viaggio
dapprima ideato e rivolsi quindi tutta la cura possibile allo siudio delle
catene di Trebesinj e di Nimercka per ritornare poscia in quelle di Grivas
e dell’ Acroceraunia gia note in parte alla scienza per le mie esplorazioni
del 1892. In tal modo raccolsi il maleriale col quale vengono ora illustrati
a grandi tratti i distreiti di Premeti, Policani ed Argyrokastron e sono
ampliate le notizie per quelli di Vallona, Tepelen, Kuci, Khimara e Fieri.
Da quest’ ultimo distretto ricavai dati interessanti per la conoscenza della
vegetazione marittima, lagunare e paludosa della parte inferiore del vasto
piano di Durazzo.
Il Dott. A. von Degen di Budapest mi ha seguitato la sua gentile collabo-
razione fornendomi ampie informazioni, in grazia delle quali questo nuovo
materiale albanese esce ora completamente determinato : al degno amico
1 A. Baldacci. A. 1894. Iter albanicum alterum.
BULL. HERB. BOIss., septembre 1896. 4
610 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
giungano cari i miei pubblici e sentiti ringraziamenti. Devo ancora qui
ricordare i nomi dei professori Crépin e Fritsch e dei Dottori Belli,
Borbàs e Burnat che gentilmente si prestarono per la revisione delle
loro specialità.
Il viaggio del 1894 fu compiuto con generosi ajuti dei Ministeri della
Pubblica Istruzione, dell’ Agricoltura, della Socielä geografica italiana e
del Comune di Bologna ai quali Enti assicuro sempre viva la mia piena
riconoscenza.
R. Istituto botanico dell’ Università di Bologna,
Maggio 1896.
1. Clematis Flammula L. Sp. pl. I, p. 766.
Ad sepes pagi Radima distr. Vallona! Num. collect. 1.
« Planta quoad foliorum sepalorumque figuram et florum magnitu-
dinem quam maxime variabilis! Willk. et Lge Fl. hisp. IN, p. 953. »
I lobi fogliari e i sepali acquistano maggiore sviluppo progredendo dalle
località inferiori alle più elevate dei dumeti dove questa specie & sempre
frequente e caratieristica.
2. Thalictrum flexuosum Bernh. Cat. Hort. Erf, sec. Beck Fl. von
Niederöst. J, p. 425; var. puberulum Schur Enum. pl. Transs. p. 8; cfr.
Fritsch Beitr. Fl. Balkanhalb. I, p. 22.
In herbidis m. Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen! Num. collect. 226.
3. Ranunculus lapponicus Vill. Hist. d. pl. de Dauph. II, p. 743;
Bald. Riv. cr. 1892 Alb. p. 5.
In rupestribus alpinis m. Cika (Acroceraunia) supra pagum Trbae!
Num. colleet. 116.
E’ la stessa specie del m. Gradiste (Montenegro 1891, no 173) pubblicato
per AR. Villarsi DC. ed è pure l’identica pianta del m. Tomor (Albania
1892, no 176). Comune in diverse stazioni botaniche della penisola balca-
nica ha dato origine anche ultimamente a nuove considerazioni. Halacsy
Beitr. Fl. Ep. p. 10 lo ha riportato al R. concinnatus Schott Öst. bot.
Wochenbl. VI, p. 182 (1857); Haussknecht Mitth. thür. bot. Ver. 1893,
p. 95 lo ha considerato R. Sartorianus Boiss. et Heldr. (Fl. or. I, p. #1
sub var.). E' un Ranunculus che gode di pronunciato polimorfismo ed io
dubito che gli autori potranno riuscire ad un accordo comune su di esso
perchè con tutte le osservazioni, dissertazioni e ricerche critiche com-
parse dai tempi di Schultz fino ad oggi, da quanti di coloro che di questa
(3) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 611
specie e sue varielà si sono occupati, non abbiamo ancora ricavato una
conclusione definiliva e costante. Tutte queste variazioni formano un
anello ininterrotto di forme che & ben difficile provare dove cominciano
e dove terminano. Allo stato presente si puö sottoscrivere all’ esposto
di Wettstein Beitr. Fl. Alb. p. 15 il quale ha mirato con buoni concetti
sistematico-geografici a dividere in due prineipalissimi gruppi tutte queste
forme.
%. Deiphinium peregrinum L. Sp. pl. I, p. 749.
In humidis ad flumen Sucitza non procul a Vallona! Num. collect. 51.
I carpelli leggermente pubescenti avvicinano i miei robustissimi esem-
plari alla var. eriocarpum Boiss. Fl. or. I, p. 87.
5. Capparis sicula Duh. Arab. ed. n. I, p. 159.
In argillosis infra Levani et Frakula distr. Musakija-Berat! Num.
collect. 197.
Per me & specie. Il suo adattamento perfettamente meridionale, il
substrato argilloso dove I’ ho sempre veduta in Albania, Epiro, Grecia e
Creta, i suoi buoni caratteri formali dalia pubescenza (C. spinosa L. var.
canescens Cosson Not. pl. cr. p. 28), dalla forma delle foglie, dalla natura
e direzione degli aculei stipolari, dai peduncoli quasi del doppio piü
lunghi della foglia e molto ancora dal complesso dell’ abito (ramifi-
cazione a rami sdrajati, lunghi e sottili) attestano singolare indipendenza
specifica nel triplo senso morfologico, biologico e geografico.
6. Roripa silvestris L. Sp. pl. II, p. 916 sub Sisymbrio; Fritsch Beitr.
Fl. Balkanhalb. p. 60.
In alveo fl. Drynos prope « chan » Subasi infra Argyrokastron et Tepe-
len! Num. collect. 52.
7. Cardamine carnosa W.K. PI. rar. Hung. II, p. 137; tab. 129.
In lapidosis mobilibus alpinis ad nives deliquescentes m. Nimercka
l. d. Badelonia distr. Premeti! Num. collect. 53.
8. Erysimum Boryanum Boiss. et Spr. Diagn. Ser. I, 1, p. 21.
In herbidis m. Trebesinj distr. Tepelen! et in declivibus orientalibus
m. Cika (Acroceraunia)! Num. collect. 53 et 53 bis.
Forma a cauli robusti, cespitosi, portanti riechi racemi; stilo similmente
robusto (f. major Heldr.). In mezzo al vastissimo gruppo delle specie di
Erysimum dell’ oriente questa @ una delle pit caratteristiche e piu facil-
mente riconoseibili. I miei esemplari albanesi che stanno a rappresentare
le localita piu settentrionali dell’ E. Boryanum si avvicinano alla var.
parnassicum Boiss. Fl. or. I, p. 205 senza perd avere il carattere delle
silique molto compresse. Devesi ricordare che eniro l area geografica
612 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
concessale da Boissier, dal Taigeto al Parnaso, la specie ha dato origine a
due varietà notevoli (atticum e parnassicum) da cui, similmente che dal
tipo, divergono gli esemplari del Trebesinj e del Cika che perciö potreb-
bero costituire una terza varietà la quale trova la sua ragione d’esistenza
nella robustezza degli organi vegelativi e nei caratteri della siliqua.
= 9. Aubretia deltoidea L. Sp. pl. II, p. 908 sub Alysso; var. croatica
Schott, Nym. Kotschy Anal. bot. p. #7 sub specie. Cfr. Wettst. Beitr. Fl.
Alb. p. 21.
In alpinis m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti! et ad rupes m. Cika
(Acroceraunia)! Num. collect. 54 et 296.
9. Alyssum montanum L. Sp. pl. II, p. 907; varietas.
In herbidis m. Trebesinj distr. Tepelen! Num. collect. 229.
Fino a prova in contrario non credo di poter riferire questi esemplari
ad altra specie. Tutti gli individui di A. montanum da me veduli non
manifestano, paragonatti coi miei, alcuna differenza importante : 10 nella
pelosità più o meno intensamente stellata della foglia, cauli ed organi
florali; 2 nella lunghezza dei pedicelli; 3° nella lunghezza, forma e pro-
porzioni delle siliquette; 4° nella lungezza dello stilo. Senza dubbio esiste
differenza nelle foglie; ma le piante ad area geografica molto vasta (VA.
montanum occupa l’Europa media e meridionale dalle stazioni medie alle
superiori) necessarilamente modificano, con legge spesso instabile, i loro
organi vegetativi a seconda dell’ ambiente e in tali casi è sovente arri-
schiato annettere loro speciale importanza. La mia è pianta affine all’ A.
pulvinare Velen. e all’ À. thracicum Vel. dai quali, come l’autore scrive
in Fl. bulg. p. 39 e 40, diverge per dati di leggerissimo valore. Se le due
specie suddette di Velenovsky siano realmente tali io non posso affer-
mare essendomi note dalla sola descrizione : in ogni caso esse dipendono
cerlamente e direttamente, come i miei esemplari del m. Trebesinj, dal-
l’A. montanum.
11. Berteroa mutabilis Vent. Hort. Cels. pag. et tab. 85 sub Alysso ;
var. obliqua Sibth. et Sm. Fl. gr. tab. 623 sub specie.
Ad margines vie sub Babica distr. Vallona ! Num. collect. 196.
12. Draba Aizoon Wahl Fl. carp. pag. 193 in adnot.; Bald. Nuovo
gior. bot. it. 1894, p. 114 = D. elongata Host.
In saxosis et praeruptis m. Trebesinj distr. Tepelen! Num. collect. 166.
15. Iberis sempervirens L. Sp. pl. II, p. 905.
In rupesiribus alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)!
Num. collect. 230.
Forma molto depauperata. Presenta singolare analogia coll I. serruluia
BR
(5) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 613
Vis. Fl. dalm. III, pag. 111; Fl. dalm. Suppl. I, pag. 119, fig. 1 dalla quale
diverge soltanto per il corimbo lasso. Questi exemplari del m. Cika sono
in frutto e presentano le traccie di parecchi ovari abortiti. Non permettono
di affrontare la questione se la pianta di Visiani possa sostenersi come
specie definita o solamente come varietà locale (in apricis m. Orien Dal-
matiæ meridionalis) dell’ /. sempervirens.
14. Lepidium graminifolium L. Sp. pl. II, p. 900.
In ruderatis pagi Damesi distr. Tepelen! Num. collect. 3.
15. Viola silvatica Fries, Mant. IV, p. 121.
In humidis umbrosis conglomeratis l. d. Uremucohussos infra Tepelen
et Klissura! Num. collect. 227.
Gli Autori, parlando dei caratteri di questa pianta, non ricordano la
lunghezza dei peduncoli rispetto alle foglie cui sono ascellari. Normal-
mente io ho osservato questi peduncoli pit lunghi della foglia. Il caso è
perû inverso negli esemplari di Uremucohussos i quali eziandio non pre-
senlano foglie reniformi neppure verso la sommità dei cauli, essendo
ovato-cuoriformi, più 0 meno acuminate e sparse di qualche pelo. Non
ardisco tuttavia di pronunciarmi altrimenti che riportandoli alla V. silva-
tica poichè il compito risulterebbe arduo assai, come ne fa ancora cenno
il Burnat in una buona nota critica inserila nella sua Fl. Alp. mar. f, p.170:
« Cette espèce a été gén. confondue autrefois avec celle qui a gardé
aujourd’hui le nom de V. canina L.; ainsi Lamarck, DC. (Fl. fr.), Allioni,
Bert. (Fl. it.), etc. n’ont pas séparé le V. silvatica et canina. De Gingins
(in DC. Prodr.) et Gaudin (Fl. helv.) ont considéré le V. silvatica (notre
n° 235) comme élant le V. canina L., et ont identifié notre n° 238 avec
V. pumila Chaix. Kirschleger (Not. Viol. vall. Rhin in Mém. Soc. hist. nat.
Strasb. ann. 1840), après avoir vivement insisté sur la réunion des V. sil-
vatica et canina comme simples variétés du V. canina L., les a distingués
spécifiquement et placés en deux sections différentes dans sa flore d’Al-
sace (ann. 1852), à la suite des travaux des botanistes allemands Doell et
A. Braun (in Rhein. Flora 1843).
16. Viola gracilis Sibth. et Sm. Fl. gr. III, p. 17, tab. 222; var. brevi-
calcarata Boiss. Fl. or. I, p. 463 = V. elegantula Schott Suppl. p. 41;
non V. gracilis Clem. Sert. olimp. p. 16.
In graminosis m. Nimercka distr. Premeti! Num. collect. 228.
17. Herniaria parnassica Heldr. et Sart. in Boiss. Diagn. Ser. IL. 1,
p. 9.
In graminosis alpinis m. Nimercka distr. Premeti! et m. Lops (Grivas)
versus distr. Delvino! Num. collect. 117 et 117 bis.
61% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Il no 117 bis è in tutto la specie di Heldreich e Sartori : esso proviene
dalle medessime montagne di Grivas dove raccolsi nel 1892, per la prima
volta in Albania, esemplari perfettamente tipici di H. parnassica. U n° 117
puo dar luogo a qualche discussione. Esso è costituito da individui a cauli,
foglie e sepali puberoli, a fiori più numerosi, sessili o quasi, con le lacinie
‚salicine pit acute. Questi esemplari convengono bene con quelli del m.
Voiakià di Creta i quali peraltro hanno i pedicelli lunghi '/ mm. Per la
ispidezza più 0 meno pronunciata del calice si avvicinano all’ H. permixta
Jan che, se qualche micromorfomane ha creduto di ritenere come buona
specie, ha per me oscuro significato in questo senso. E quindi lecito con-
venire che I’H. permixta altro non sia che una forma intermediaria la
quale riunisce !’A. parnassica all’ H. hirsuta L. Questa H. permixta non è
ammessa dai nostri migliori sistemalici e per Bert. Fl. it. III, p. 21 e un
semplice sinonimo dell’ H. hirsuta, mentre per Nyman Consp. p. 256
resta varietà dell’ H. parnassica.
18. Scleranthus neglectus Rochel in Baumg. Enum. IT, p. 345.
In herbidis alpinis m. Lops (Grivas) versus distr. Delvino! Num. col-
lect. 231.
Rochel I. c. nel 1816 nomina per primo questa specie. Gussone FI. sic.
p. 486 (1827) crede di poter separare dallo S. neglectus gli esemplari
siculi fondando cosi lo S. marginatus. Molti degli Autori che si occuparono
in seguito delle due specie non ammisero il tipo di Gussone; altri cre-
dettero di poter riunire l’uno e l’altro collo S. perennis. Di questo avviso
furono sopratutto gli Autori italiani. Io confermo col nuovo materiale
albanese la mia opinione gia esposta in Riv. cr. 1892 Alb. p. 15 ed ora
aggiungo che gli S. neglectus e S. marginatus sono sinonimi di una stessa
specie che va classificata col nome più antico impostole da Rochel. Cfr.
Wettstein Fl. Alb. p. 42 ed Haläcsy Beitr. Fl. Ep. p. 22. L’affermazione
che i due Scleranthus siano identici à provata dall’ esame degli esemplari
albanesi coi siculi del m. Etna. Come avverte anche Haläcsy, l’area geo-
grafica in cui viene cosi compreso lo S. neglectus offre un nuovo dato per
lo studio geografico comparalivo della fiora balcanica e dell’ Italia centro-
meridionale.
19. Paronychia Kapela Hacq. Pl. alp. carn. p. 8 sub Illecebro,; Kerner
Oest. bot. Zeitschr. 1876, no 12.
In rupestribus altissimis m. Trebesinj (decl. occid.) distr. Tepelen! et
m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num. collect. 10 et 231 a.
Gli esemplari alpini del m. Cika, malgrado la depauperazione nelle
cime fiorifere, sono identici a quelli classici delle località montenegrine
(7) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 615
del gruppo montuoso del Lovcen, mentre gli altri del Trebesinj segnano
già un graduale passaggio alla P. capitata Lam. per uno dei caratteri piu
fondamentali — foglie più sviluppate, ovali e irte —; ma ciö non è suffi-
ciente per dichiararci, sia cogli esemplari al n° 69 dell’ Iter alb. a. 1892,
sia cogli attuali, a favore della P. capitata.
20. Tunica saxifraga L. Sp. pl. I, p. 584 sub Gypsophila.
Secus viam Piskupi-Pljoca distr. Vallona! in præruptis montanis uni-
brosis Trebesinj distr. Tepelen! et in faucibus montium supra Sceperi
distr. Tepelen! Num. collect. 233, 232 et 55.
Sono tutti esemplari a cauli alti, sottili, talvolta quasi capillacei. Han-
no dunque l’abito meridionale tanto nelle località inferiori che nelle
medie fino alle subalpine. Gli esemplari al n° 55 segnano il passaggio colla
T. thessala Boiss. per le foglie carnosette e per le squame bianco-scariose
mutiche uguali o più lunghe dei sepali. Gli esemplari al n° 232 pei cauli
gracili, alti fino a 30 cm., indivisi e biforcati alla sommitä, 1-2 flori, coi
fiori sempre solitari e le foglie setacee che arrivano fino alla metà del-
l’internodio sembrano costituire una varietà che con nuovo materiale
potrebbe essere in seguito meritevole di speciale ricordo.
21. Tunica glumacea Bory et Ch. Fl. Pelop. n° 664, tab. p. 65 sub
Diantho.
In herbidis prope Mavrova distr. Vallona ! Num. collect. 254.
22. Drypis spinosa L. Sp. pl. I, p. 390; Bald. Riv. er. 1892 Alb. p. 16.
In mobilibus alpinis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino!
Num. collect. 57.
23. Dianthus strictus Sibth. et Sm. Fl. gr. V, p. 2, tab. 403; var. bra-
chyanthus Boiss. Fl. or. I, p. 486.
In herbidis subalpinis et alpinis m. Trebesinj distr. Tepelen et Nimercka
distr. Premeti! et in saxosis elatioribus m. Cika (Acroceraunia) supra
pagum Trbac! Num. collect. 6 et 310.
E il D. integer Vis. Fl. dalm. II, tab. 36 che io intesi come specie in
Riv. cr. 1892 Alb. p. 17. Ma l’unico carattere delle squame calieine appena
lunghe la metà del calice che lo differenziano dal D. strictus mi fa ora
avveduto dell’ interprelazione data a questa pianta da Boissier, Nyman ed
altri, essendo ben noto quanta instabilità abbiano nei Dianthus i calici e
le squame calieine. Questa varietà del D. strictus & molto diffusa nelle
stazioni alpine della Dalmazia, Montenegro, Albania ed Epiro, fino in
Grecia al Peloponneso, mentre il tipo si avanza nelle stazioni più elevate
del m. Athos e passa modificato in Creta sotto il D. juniperinus Sm. (efr.
Bald. Iter creticum a. 1893 sub n° 5%) che, se morfologicamente & entrato
616 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
a far parte dei « Dianthi barbati », geograficamente e filogeneticamente
appare specie collegata col D. strictus nel modo più apprezzabile. Tale
apprezzamento giova, come nuovo dato, alla dimostrazione che la flora
alpina di Greta dipende in maniera diretta dall’ analoga dell’ Europa.
24. Dianthus Caryophyllus L. Sp. pl. I, p. 410; var. inodorus L. I. c.
In herbidis m. Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen! in montibus
Nimercka distr. Premeti! in herbidis umbrosis ad passum Haghios Geor-
gios (Ciafa Singergi) Acrocerauniæ! et in montanis Cika (Acroceraunia) !
Num. collect. 118, 118 bis, 11811 et 1181V.
Il D. papillosus Vis. et Panc. Pl. serb. rar. Dec. I, %, tab. 23, fig. 2 (1862)
vale soltanto come sinonimo della varietà linneana : malgrado l’esame piü
accurato fra le due piante io non ho potuto trovare un carattere sostan-
ziale che mostri di poter disgiungere il D. papillosus dal D. Caryophyllus
var. inodorus. L’identità fra l’uno e l’altro verrebbe unicamente tolla
pei lembi laciniati dei petali nella prima specie, ma quesio € un dato
troppo modesto il quale ha portato lo stesso Nyman (Consp. p. 106) al
dubbio sul valore specifico del D. papillosus. — Gli esemplari albanesi
provenienti da localita ombrose non hanno le foglie rigide, ei sepali man-
cano dello strato ceroso.
25. Dianthus ciliatus Guss. Ind. Sem. Hort. Boccadif. p. 5; var.
cymosus Vis. Fl. dalm. III, p. 162, tab. 35, fig. b — D. dalmaticus Celak.
Oest. bot. Zeit. 35 (1885), p. 189.
In calcareis m. Volubitza prope Antibarin in Albania montenegrina !
Num. colleet. 301.
26. Dianthus hæmatocalyx Boiss. et Heldr. Diagn. Ser. II, 1, p. 65;
Fl. or. I, p. 502; var. alpinus Fl. or. I, p. 503.
In herbidis m. Lops (Grivas)! et in calcareis alpinis m. Nimercka 1. d.
Badelonia distr. Premeti! Num. collect. 119 et 119 bus.
Gli esemplari dell’ Iter albanicum a. 1892 sub n° 109 di D. hæmato-
calyx vanno riferiti alla predetta varietà.
27. Dianthus Armeria L. Sp. pl. I, p. 586.
In silvis Babica prope Vallona! Num. collect. 198.
I calici e le squame calicine, come in generale tutta la pianta, non pre-
sentano qui la ricca peluria degli esemplari dell’ Europa settentrionale e
centrale e più o meno ancora di quelli delle penisole iberica ed italiana
(Willk. et Lge Fl. hisp. IN, p. 676; Bert. Fl. it. IV, p. 547). Partecipa giä
del carattere « glabrescens » Boiss. Fl. or. I, p. 508 che & il piü frequen-
temente adattabile agli esemplari orientali.
28. Dianthus pinifolius Sibth. et Sm. Fl. gr. I, p. 284; var. n. tepe-
lensis Degen in litt.
(9) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 617
In graminosis m. Trebesinj distr. Tepelen ! Num. collect. 4.
Ab omnibus Subspeciebus vel varietatibus D. pinifolii affinitatis (D. ser-
bicus Wettst., D. brevifolius Friv., D. Smithü Wettst., D. lilacinus Boiss.
et Heldr., D. rumelicus Velen.) differt involucri phyllorum (numerosiorum)
arista capitulo longiore (2*/2: usque 3*/2 em. longa). Etiam D. lilacinus IL.
alb. a. 1892 sub n. 110 huc pertinet.
29. Silene inflata Sın. Brit. p. 467; var. coesia Sibth. et Sm. Fl. gr.
V,p. 12, tab. 417 sub specie.
In lapidosis mobilibus alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acro-
ceraunia) Num. collect. 120.
30. Silene paradoxa L. Sp. pl. II, p. 1673.
In aridis m. Hon supra Radima distr. Vallona ! et in saxosis ad passum
Haghios Georgios (Ciafa Singergi) versus pagum Trbac (Acroceraunia) !
Num. collect. 235 et 235 bis.
31. Silene radicosa Boiss. et Heldr. Diagn. ser. I, 6, p. 24.
In rupestribus m. Trebesinj et in faucibus m. Sceperi distr. Tepelen!
Num. collect. 8.
Ciô che scrisse Boissier (etiam in Fl. or. I, p. 465) « foliis obtusis mu-
cronalis vel lanceolatis acutis margine retrorsum et ad nervum medium
dense albo-cilialis » non & proprio degli esemplari del Trebesinj e delle
gole di Sceperi che presentano foglie spatolato-mucronate, piane e prive
di ogni rivestimento densamente bianco-ciliato sul nervo mediano.
32. Silene linifolia Sibth. et Sm. Fl. gr. V, p. 23, tab. 433, non Willd. ;
var. glandulosa Bald. Riv. cr. 1892 Alb. p. 19.
In rupestribus ad fauces Klissura distr. Tepelen ! Num. collect. 5.
La frequenza costante nell’ Albania ed Epiro di questa varietà « glan-
dulosa » mi sollecita a distinguerla dal tipo in quanto che gli Autori
che trattarono di questa specie da Sibthorp e Smith I. c. e da Otth in DC.
Prodr. I, p. 384 ad Haussknecht Symb. in Mitt. thür. bot. Ver. 1893, p. 50
non fanno cenno della glandulosità molto evidente che si forma in tutta
la porzione superiore dei cauli.
33. Silene fruticulosa Sieb. pl. exsic.; DC. Prodr. I, p. 376.
In fissuris rupium m. Trebesinj distr. Tepelen ! et in rupestribus Bade-
lonia m. Nimercka distr. Premeti ! Num. collect. 7 et 56.
Nota al No 56. — Bert. Fl. it. IV, p. 616 aggiunge alla sua forbita nota
colla quale termina lo studio della S. inaperta L. Herb. = S. multicaulis
Guss.: « Cave, ne confundas exemplaria macriora S. inapertæ cum
sequente (S. saxifraga L.) ». Questa osservazione dell’illustre botanico
nostro si addice alla S. saxifraga e alla S. fruticulosa. Vi ha difficoltà
618 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
assai grande a segnare i confini spettanti a queste due specie che grada-
tamente, per forme sotlili, impercettibili, quasi incalcolabili si confondono
appunto nelle località australi della penisola balcanica. Ma intorno a
questa mia pianta della Nimercka credo di aver sollevato ogni dubbio
ascrivendola alla S. fruticulosa. Per arrivare a questa conclusione sono
_partito dalla S. saxifraga tipo, indi dalla S. Waldsteinü Gris. = S. saxi-
fraga var. clavata Hampe. Devo qui tosto soggiungere che questo mio
numero 56 si avvicina sorprendentemente alla S. saxifraga dalla quale
pero viene facilmente tolto per il carattere della cassula che non sforza e
non rompe il calice allorquando matura. — La S. fruticulosa finora rac-
colta nell’ Albania ed Epiro diverge dalla cretese (Bald. a. 1893 It. creti-
cum sub n° 476) per la sua stalura, sviluppo più pronunciato delle foglie
lunghe fino a2 cm. e un poco piu ciliate, cauli spesso lunghi cinque e sei
volte di più mentre i peduncoli si mantengono uguali, cassula che esce
completamente dal calice. Corrispondonc dunque tali esemplari alla var.
parnassica che Boissier e Spruner considerano nelle Diagnosi. Essa
venne in seguilo raccolta da Heldreich, Haussknecht, Halacsy ecc. Le mie
località del Grivas (Riv. cr. 1892 Alb. p. 19) e del Trebesinj sono fino ad
oggi le pit settentrionali dove sia stata rinvenuta la S. fruticulosa var.
parnassica. Anche negli esemplari provenienti dal Trebesinj i peduncoli
sono esclusivamente uniflori.
34. Melandrium pratense Rœhl. Deutsch. Fl. I, p. 254.
In ruderatis ad « chan » sub pago Doriza distr. Tepelen ! Num. collect.
121.
Ë una forma floribunda.
3). Cerastium grandiflorum W.K. Pl. rar. Hung. II, p. 183, tab. 168.
in graminosis m. Nimercka I. d. Badelonia distr. Premeti! Num. collect.
236.
Ci troviamo qui dinanzi ad uno di quei casi sui quali non solo & difficile
di poter dare una determinazione esatta, ma pure un giudizio approssi-
mativo. Ammesso che il n° 56 del mio It. alb. a. 1892 appartenga al C.
grandiflorum, forse varietà alpina, il presente n° 236 della Nimercka
corrisponde perfettamente col primo. In tal caso la varietà intraveduta
cogli esemplari del m. Kudesi (numero cit. 56.) verrebbe appoggiata da
questa seconda località e dall’ ultima del m. Mitcikeli (a. 1895. It. alb.
tertium sub n° 22). Vi ha contrasto evidente fra il C. grandiflorum tipo
(Montenegro) e la sua supposta varietà albanese; ciô si rivela nell’ abito
come nei caratteri vegelalivi e riproduttori. lo voglio inoltre riserbare il
giudizio su questa varietà anche per un altro rapporto. Gli individui più
(11) A. BALDACCL COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 619
giovani che si trovano fra gli esemplari della Nimercka hanno aspetto
differente dai pit evoluti; 1 cauli meno tomentosi, le foglie larghe, la
ramificazione compatta danno a questi individui un abilo particolare.
36. Arenaria serpyllifolia L. Sp. pl. I, p. 606; var. viscida Loisl. Not.
p. 68.
In lapidosis mobilibus alpinis m. Nimercka supra Premeii! et m. Cika
versus distr. Delvino (Acroceraunia) ! Num. collect. 259 et 239 bus.
37. Arenaria conferta Boiss. Diagn. I, 4, p. 51.
In altissimis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino ! Num.
collect. 60.
La diagnosi Boissieriana si addice interamente a questi esemplari la
cui stazione, sul m. Cika, è identica a quella del m. Stogö, I’ altra località
che ha dato finora per I’ Albania l’ A. coxferta. Essa venne ancora tro-
vata nell’ Epiro sul m. Zygos (Lakmon) del Pindos da Haussknecht
(Symb. in Mitt. thür. bot. Ver. 1893, p. 57).
38. Arenaria gracilis W. K. Pl. rar. Hung. IH, p. 305, tab. 276.
In præruptis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino! Num.
collect. 58.
Kerner in Sch. ad Fl. austr. hung. 1882, p. 84 ha descritto un’ A. Hu-
terii, raccolta dal botanico Huter nel canale di Cimolais sul confine del
Tirolo meridionale, la quale, dai caratteri dati, risulta di vero valore per
lo studio delle affinità deli’ A. gracilis. E’ dessa un prossimo parente
della specie di Waldstein e Kitaibel la cui area assoluta & compresa nelle
regioni alpine e subalpine della Croazia, Dalmazia, Montenegro, Erze-
govina, Bosnia (Nyman Consp. p. 20). Mentre verso il sud della penisola
balcanica I’ A. gr'acilis si collega direttamente coll’ A. cretica Sprg., nel
suo cammino verso l’estremo Ovest, mercè le località piü avanzate della
Croazia il suo confine resta segnato dall’ A. Huterii.
39. Arenaria rotundifolia M. B. Fl. taur. cauc. I, p. 343.
In lapidosis mobilibus alpinis m. Nimercka 1. d. Badelonia distr. Pre-
meti ! Num. collect. 61.
40. Alsine verna L. Mant. p. 72 sub Arenaria.
In saxosis mobilibus m. Cika (Acroceraunia) ! Num. collect. 238.
41. Alsine verna L. Mant. p. 72 sub Arenaria; var. Gerardi Willd.
Sp. pl. I, p. 729 sub Arenaria.
In saxis m. Nimercka I. d. Draza (1900 m. circa) distr. Premeti ! Num.
collect. 237.
42. Alsine graminifolia Ard. Spec. anim. bot. alt. p. 25, tab. 10 sub
Arenaria; var. semiglabra Vis. Fl. dalm. III, p. 178; cfr. Portenschlag et
620 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Welden Plantes decouv. ecc. tab. 1 sub Arenaria clandestina Portensch.
(1822).
Oltre la buona sinonimia di Visiani si confrontino inoltre per questa
pianta : Clarke Trav. in various countr. of Eur., Asia und Afr. II, p. 211
sub Cherleria stellata (1816) ex Hal. Beitr. Fl. Ep. p. 16 sub A. stellata
(1894); Bert. Fl. it. IV, p. 666 sub Arenaria Arduini B Vis. (1839); Boiss.
Fl. or. I, p. 673 sub A. parnassica Boiss. et Spr. (1867); Wettst. Fl. Alb.
p. 36 (1892). Gli Autori, perdendosi in sottigliezze estreme, hanno assai
confuso la sinonimia. Le piante del m. Cika vanno senza dubbio ascritte
alla varietà suddetta di Visiani (verosimilmente anche all’ A. gramini-
folia = A. Arduini Fenzl a et y Vis.) divergendo peraltro da essa per le
foglie ed 1 cauli di gran lunga piu brevi, come dimostrano assai bene gli
esemplari montenegrini del m. Vojnik, Jablan vrh, Julio 1890, coll. Bal-
dacci. Le forme equivalenti rinvenute in Epiro furono riportate dall’ Hauss-
knecht all’ A. parnassica e dall’ Haläcsy all’ A. stellata, ma tali forme
nella natura dei loro peduncoli e dei loro sepali mostrano gia un certo
distacco dall’ A. graminifolia. Lasciando dunque alle Alpi orientali la
specie tipica avremo di essa una buona varietà nella Dalmazia, Monte-
negro, Erzegovina, Bosnia ed Albania settentrionale e centrale (var. semi-
glabra et glaberrima \is., excl. var. hirsuta Vis.) e un’ altra nell’ Epiro e
nella Grecia (A. stellata = A. parnassica). Cosi schematicamente studiata
nelle sue forme glabre o semiglabre o irsute, entro la loro area geografica
orientale, questa pianta polimorfa si renderebbe indipendente dall’ A. Ro-
sani Ten. sub Arenaria degli Abruzzi la quale, da esemplari autoptici di
Levier (ad rupes verticales regionis subalpinæ m. Velino, Corn. occid.
Grotta di S. Benedetto, % Aug. 1875), tolta l’affinità palese, non mi pare
potersi riunire all’ A. graminifolia, sia alle sue polimorfe forme, sia tanto
meno al tipo. La specie di Tenore ha quindi diritto alla sua indipendenza
e, considerata ne’ suoi caratleri diagnostici fondamentali, risulta specie
endemica dell’ Italia centrale e meridionale. In questo caso à supponibile
che Visiani abbia troppo arrischiato l’identità della specie Tenoreana colla
sua A. graminifolia à hirsuta: se realmente ogni controversia su ciö
potràa essere risoluta I’ A. Rosani avrà tuttavia diritto di venire descritta
subito dopo I’ A. graminifolia. — Cfr. Kerner Sched. ad Fl. austr. hung.
1882, p. 86 per la recente sinonimia che I’ Autore ha pubblicato intorno
a questa fra le piu intricate specie di Alsine.
43. Spergularia diandra Guss. Fl. sic. I, p. 515 sub Arenaria.
In arenosis maritimis infra Svernec et Arta distr. Vallona! Num.
collect. 9.
. À A . NE I À N À ANIA, 2
(13 A. BALDACCH COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA 621
44. Tamarix parviflora DC. Prodr. III, p. 97.
In alveo fluminis Vojussa infra Kudesi et Tepelen! Num. collect. 62.
Sono esemplari senza fiori e frulti; quindi di difficile, quasi impossi-
bile determinazione. lo credo peraltro di poterli classificare col T. parvi-
flora perchè questa specie è l’unica del gruppo « Leptobotryæ » e dei
gruppi affini (« Pachybotry®, » « Macrobotry&, » « Anisandræ ») che
meglio possa comprendere l’Albania entro la sua area geografica (il
T. tetrandra Pall. non & stato ancora rinvenuto più a settentrione di
Vostitza nel Peloponneso.ll colore purpureo della corteccia dei giovani
fusti e 1 caralteri fogliari sono identici fra i miei esemplari e quelli di
T. parviflora distribuiti da Heldreich Herb. gr. norm. 928, ad sepes et
margines vinetorum in valle Cephissi versus Phalerum.
45. Geranium macrorhizon L. Sp. pl. I, p. 680 et Mant. pag. 343.
In præruptis alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)!
Num. collect. 216.
46. Althæa officinalis L. Sp. pl. II, p. 966.
In silvaticis ad Scalo Vallona! Num. collect. 168.
47. Abutilon Avicennæ L. Sp. pl. II, p. 963 sub Sida.
In eultis ad Babica prope Vallona! Num. collect. 225.
Raggiunge, nei campi di Mais, lo sviluppo di 1-2 ‘/2 m.; nei luoghi
sterili, presso i margini delle vie, ‘/2 metro.
48. Gossypium mexicanum Tod. Relaz. sulla Cult. dei Cot. 1877-78,
p. 193, tabb. VI et XII, fig. 32.
In eultis ad Drisi prope flumen Vojussa distr. Vallona! Num. collect. 167.
Indigena del Messico. Colla scorta dell’ opera citata di Todaro sorge
qualche discrepanza fra la descrizione e l’esemplare il quale presenta foglie
meno ampiamente cordate e lacinie calicine piuttosto ottuse. E’ la prima
volta che io trovo coltivata questa specie in Albania.
49. Hibiscus Manihot L. Sp. pl. II, p. 980.
In eultis, culta, ad Babica distr. Vallona! Num. collect. 222.
Originaria delle Indie oggi viene qua e là coltivata a scopo alimentare
nelle regioni inferiori insieme all’ H. esculentus L. I miei esemplari cor-
rispondono colla descrizione e buona figura di Dillenius Hort. Helt. 189.
50. Tilia argentea Desf. Cat. Hort. par. et DC. Cat. Hort. monsp.
p. 150.
In silvis sub passo Grdjna infra Dukati et Trajas (Acroceraunia)! Num.
coilect. 123.
5l. Hypericum haplophylloides Fal. et Bald. Verhandl. zool. bot.
Gesellsch., 1892, p. 576; Bald. Rav. cr. 1892 Alb. p. 23.
622 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
In rupestribus montanis ad latera m. Cika et ad pagum Trbac (Acroce-
raunia)! Num. collect. 122.
Degen in litt. : « Monente R. Keller monographiam scripturo, hæc spe-
cimina non ad sectionem « Euhypericum », sed ad « Thasia » spectant
ob stam. 5-delphia et siyla 5. Ego hinc, inde capsulam 4-valvem et stam.
4-delphia vidi : adtamen sæpius 3-valvem et 3-delphia.
52. Hypericum rumelicum Boiss. Diagn. ser. I, 8, p. 114.
In saxosis mobilibus m. Trebesinj distr. Tepelen ! Num. collect. 11.
53. Vitis vinifera L. Sp. pl. I, p. 293.
In dumetis ad Policani infra Premeti et Argyrokastron! Num. collect.
240.
Assai frequente allo stato spontaneo in tutta la regione mediterranea
fino all’ estremo limite della Quercus coccifera.
54. Zizyphus vulgaris Lam. Dict. IT, p. 316 var. n. lotoides Bald.
In dumetis derelictis sub pago Svernec distr. Vallona! Num. cellect. 12.
Frutex nanus, 25-35 cm. altus, ramosissimus; ramis validis flexuosis,
cortice purpurea, junioribus hirtulis vel tomentosis; foliis 2 cm. longis.
1 em. lalis crenato-serrulatis, aculeis stipularibus geminis, altero recto
patente, altero multo breviore recurvo; floribus axillaribus solitaris vel
paucis fasciculatis, brevissime pedunculatis, minutis; calyce exius vix
piloso.
Varietà notevole, intermediaria fra il Z. Lotus L. e il Z. vulgaris. Indi-
gena di una località abbandonata a subsirato arenoso presso il mare,
consocia della Quercus coccifera e Calycotome infesta ecc. la credo comple-
tamente spontanea.
59. Evonymus europæus L. Sp. pl. I, p. 286.
In silvis sub passo Haghios Georgios prope aquam Luki versus Trbac
(Acroceraunia)! Num. collect. 12%.
Ela forma a foglie e frutti pubescenti (E. pubescens Stev. — B. bul-
garico Vel. Fl. bulg. p. 116) che dal! Ungheria meridionale si trova gra-
datamente divulgata per tutta la penisola balcanica.
96. Rhamnus infectoria L. Mant. p. 46; var. pubescens Gris. Spic.
fl. rum. et byth. I, p. 150.
In dumetis sub Dukai distr. Tepelen! Num. collect. 6%.
Varietà molto contestata, da alcuni non ammessa, da altri unita sem-
plicemente al tipo, da altri infine innalzata al grado di specie. lo trovo in
essa sufficiente carattere differenziale nella fessura aperta del seme per
tenerla separata dal R. infectoria che presenta la fessura chiusa. In tutto
il resto corrisponde col tipo. I suo portamento & eondiviso dal R. cathar-
(15) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 623
tica L., ma da questa specie otlimamente separata si riconosce per la bacca
appena carnosetta e leggermente brunastra, non mai polposa e nera. Il
n° 6% & uguale al n° 122 del m. Cepin coll. a. 1892.
57. Rhamnus rupestris Scop. Fl. carn. I, tab. 5.
In silvis ad passum Haghios Georgios (Ciafa Singergi) supra Dukati
(Acroceraunia)! Num. collect. 125.
58. Ononis variegata L. Sp. pl. Il, p. 1008; Desf. Fl. atl. II, p. 185.
In arenosis maritimis 1. d. Saline prope Vallona! Num. collect. 13.
Propria della regione mediterranea la localitä albanese rappresenta il
suo confine più settentrionale.
59. Melilotus macrorhiza Pers. Ench. Il, p. 348; var. palustris Kit.
in litt. 1815 ad DC. Prodr. Il, p. 187.
Ad margines agrorum prope lacum Martina distr. Musakijà-Berat !
Num. collect. 170.
A questa varietà di Kitaibel devonsi ascrivere gli esemplari di Martina
per il legume peloso e i denti del calice piü brevi del tubo.
60. Trifolium tenuifolium Ten. Fl. nap. IV, p. 145, tab. 177, fie. 3;
Gibelli e Belli Riv. crit. d. Trif. it. sez. « Lagopus » (1889), p. 35-37; Bald.
Riv. cr. 4892 Alb. p. 28.
in eultis ad Pogdanià prope Svernec distr. Vallona! Num. collect. 45.
61. Trifolium fragiferum L. Sp. pl. II, p. 1686.
In humidis ad Nizvor distr. Vallona! legit Sali Multesam. Num. collect.
62. Trifolium multistriatum Koch Syn. Fl. germ. et helv. (ed. Il )
1, p. 190; Gibelli e Belli Riv. crit. d. Trif. it. sez. « Trigantheum » (1891),
p. 21-26, tab. II, fig. 2.
In eultis ad Pogdania prope Svernec distr. Vallona! Num. collect. 1%.
Ad eccezione delle corolle ocroleuco-incarnate tutti gli altri caratteri
sono proprü del T. multistriatum.
63. Trifolium repens L. Sp. pl. II, p. 1080; var. minus Gibelli e Belli
Nomencel. Am. p. 22 — T. Biasolettiano Steud. Hochst.
In herbidis alpinis m. Nimercka 1. d. Draza (1900 m.), distr. Premeti!
Num. collect. 241.
64. Dorycnium herbaceum Vill. Dauph. II, p. 417, tab. 41; var.
intermedium Led. Ind. Dorp. 1820, p. 14.
In silvaticis supra pagum Piskupi distr. Vallona! Num. collect. 16.
Per alcuni autori questa varietà ha sufficienti e stabili caratteri onde
poter essere considerata come specie indipendente. Ma pu morfologica-
mente restare tale? Io ne dubito assai. Innanzi tutto presenta notevolis-
624 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
sima affinità col D. suffruticosum Vill. (dipendenza esso pure del D. her-
baceum) il quale tuttavia diversifica : 1° per la peluria più pronunciata e
sericea ond' è rivestita l’intera pianta nei cauli, foglie e sepali; 2 per i
peduncoli uguali al tubo del calice; 3° per il legume ovoide, non acuto.
In questo modo il D. suffruticosum ha lo stesso valore del D. intermedium
rispetto al D. herbaceum al quaie la pianta di Ledebour accede per i
caralteri vegetativi, allontanandosene particolarmente per i pedicelli piü
lunghi e le lacinie del calice triangolari piü brevi del tubo, inoltre per
il legume oblungo ed acutato.
65. Lotus corniculatus L. Sp. pl. II, p. 1092; var. stenodon Boiss. Fl.
or. II, p. 166.
In herbidis alpinis m. Nimercka distr. Premeti! Num. collect. 243.
66. Astragalus creticus Lam. Enc. meth. I, p. 318.
In montanis Cika supra pagum Trbac (Acroceraunia)! Num. collect. 65.
Degen in litt. osserva : « Hæc et planta græca (e m. Chelmos, leg.
Halacsy ecc.) a typo cretico (e m. Ida, leg. Baldacci ecc.) differunt spina
peliolari multo tenujore, breviore, indumento foliolorum parciore, eorum
forma magis lanceolata. »
67. Astragalus monspessulanus L. Sp. pl. Il, p. 1072.
Prope flumen Sucitza, in argillosis infra Vallona et Mavrova! Num.
collect. 242 (?).
E’ probabilmente la stessa pianta che Nyman Consp. p. 190 riporta
sotto il nome A. præcox Bgm. — var. major macrocarpa et macrorhiza.
Resta a vedersi l’analogia che puö avere coll’ A. Wulfeni Koch, analogia
che non si puo rilevare dai miei esemplari fruttificati.
68. Onobrychis Gaput galli L. Sp. pl. II. p. 1059 sub Hedysaro.
In cullis ad Pogdanià prope Svernec distr. Vallona! Num. collect. 24%.
69. Onobrychis laconica Orph. Pl. exsicc. 1850; Boiss. Fl. or. II,
p. 530 = 0. pulchella Heldr. in Boiss. Diagn. ser. If, 6, p. 64 non
Schrenck.; 0. Heldreichii Bge in litt. ad Boiss.
Ad latera viæ Vallona-Mavrova! Num. collect. 245.
70. Lathyrus latifolius L. Sp. pl. II, p. 1033; var. ß Willk. et Lge
Fl. hisp. III, p. 316.
In herbidis ultra Krionero distr. Vallona! Num. collect. 246.
Fra i migliori trattatisti delle flore dell’ Europa meridionale Willkomm
e Lange hanno molto bene distinto il polimorfismo del L. latifolius che
hanno considerato (l. e.) in riguardo alle variazioni assunte dal calice e
dalle foglie. Questa varietà 8 che differisce dal tipo per « foliolis omnibus
lanceolato-linearibus, longe acutatis, spe perangustatis, 2-5 em. long. et
(17) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 625
1 ‘2-5 mm. lat., stipulis minoribus, auricula sepe abbreviata vel subnulla »
è ıl L. ensifolius Badarrö (della penisola iberica), il L. membranaceus
Presl. e L. silvestris Moris (della Sicilia e Sardegna), L. longifolius Ten.
ecc. (dell’ Italia), L. {atifolius B angustifolius Gren.et Godr. (della Francia).
71. Rosa canina L. Sp. pl. I, p. 70%; var. adenotrichia Burnat et
Gremli Suppl. Roses Alp. marit. p. 38.
In saxosis m. Hon supra Radima distr. Vallona! Num. collect. 17.
Forma a stili avvicinati, capolini vellutato-lanosi {R. eriostyla Rip. et
Desegl.), peduncoli molto corti (che partecipano della R. glauca Vill.) sui
quali 1 peli glandolosi sono rari o nulli (carattere della R. verticillacantha
Mer.).
72. Rosa canina L. Sp. pl. I, p. 70%; var. dumalis Bechst. Forstb. (1810).
In dumetis ad Zemblan sub montibus Grivas distr. Tepelen! Num. col-
le6t.427.
73. Rosa ferruginea Vill. Prosp. 1779; var. livida Host. Austr. Il,
p. 125.
In rupestribus m. Nimercka sub « stani Mihalpitz » distr. Premeti!
Num. collect. 66.
Nota Borbas che è una forma « adenodonta » = foliolis subbiseriatis,
serraturis IE ordinis glanduliferis.
74. Rosa micrantha Sm. Engl. bot. tab. 2490; var. agrestis Savi Pis.
I, p. 475 et Mat. med. p. 7, tab. 27.
In dumelis planitie Semani prope Lagune di Soli distr. Musakija-Berat!
Num. collect. 126.
Esemplari prossimi al n° 66 dell’ It. alb. a. 1892 riferiti sotto la stessa
varielà alla R. rubiginosa L.
75. Rosa sicula Tratt. Mon. Ros. p. 86; Burnat et Gremli Rev. d.
groupe d. orientales p. 12.
In herbidis subalpinis m. Trebesinj! et m. Lops (Grivas) distr. Tepelen!
Num. collect. 19 et 128.
Gli esemplari al n° 128 appartengono a una forma greca di R. sicula
inollo somigliante agli esemplari raccolti nel m. Parnaso da Heldreich
(Burnat e Gremli, 1. c. p. 23). Vi ha tuttavia qualche differenza fra questi
ei miei che presentano aculei sottili, foglioline meno ricoprentisi per i
margini, sepali meglio sviluppati ecc. Il n° 19 porta nei ramuscoli floriferi
rari peli sulle due superficie fogliari, ma benche la R. sicula ne sia
sempre priva, almeno sulla faccia superiore, non vi @ motivo sufficiente
per avvicinare questi alla R. Thureti Burn. et Greml. (intermediaria fra la
R. sicula e la R. glutinosa Sibth. et Sm.). Borbäs ritiene ambedue i
BULL. HERB. BOIss., Septembre 1896. 42
626 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
numeri per una var. n. pluriadenia di R. sicula che egli cosi descrive in
litt. : « Foliis supra quoque glandulosis, peduneulis cum receptaculo
ovoideo dense glanduliferis nec lævibus a typo differt. »
La Rosa (sp. critica) a. 1892 It. alb. per totum m. Kudesi e pago ad
summum sub n° 65; Bald. Riv. cr. 1892 Alb. p. 32 € perfettamente identica
agli esemplari suddetti e va perciö classificala colla R. sicula Tratt.
76. Rosa glutinosa Sibth. et Sm. Prodr. fl. gr. I, p. 348; Burnat et
Gremli Rev. d. grupe d. orientales p. 50.
In herbidis orientalibus m. Cika (Acroceraunia) supra pagum Trbac!
Num. collect. 68.
Esemplari tipiei di R. glutinosa, forma robusta.
77. Rosa Heckeliana Tratt. Mon. Ros. p. 85; var. Parnassi Burnat et
Gremli Rev. d. groupe des orientales p. 72.
In præruptis et herbidis m. Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen !
Num. collect. 18 et 67.
Forma a urceoli e peduncoli poco glandolosi nel n° 67, poco pelosi nel
no 18; in sutto il resto ottimamente caratterizzata. E° la R. Heckeliana
var. semihoplodonta Borb. Monogr. Prim. Ros. p. 499.
73. Rubus tomentosus Borck. ap. Rœm. Neues bot. Mag. 1; var. bal-
densis Kerner ap. Nym. Consp. p. 218. A cl. Borbäs recognitus.
Ad rupes infra Sceperi et Policani in Albania centrali! Num. collect. 129.
79. Alchimilla alpina L. Sp. pl. I, p. 179.
In rupestribus alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)!
Num. collest. 247.
80, Sorbus Aria Crantz Austr. fig. 2, p. 46; var. græca Lodd. sub
specie in Boiss. Fl. or. II, p. 658.
In rupestribus m. Trebesinj distr. Tepelen! Num. collect. 20.
Gli esemplari provenienti da località più meridionali (Creta, Sieilia,...)
hanno le foglie più larghe e piü brevi. E forse una buona varietà ?
31. Cotoneaster pyracantha L. Sp. pl. I, p. 685.
In dumelis prope Pisa ad fauces Vojussa distr. Musakija-Berat! Num.
collect. 171.
82. Ecballion Elaterium L. Sp. pl. II, p. 1434 sub Momordica.
Ad margines agrorum prope Vallona ! Num. collect. 220.
83. Umbilicus erectus DC. Fl. fr. IV, p. 384.
In herbidis saxosis m. Nimercka sub « stani Mihalpitz » distr. Premeti!
Num. collect. 69.
54. Saxifraga Aizoon Jacq. Austr. V, p. 438; var. orientalis Engler
Mon. d. Gatt. p. 245 = S. Aizoon Gris. Spic. fl. rum. et byth. I, p. 331.
(19) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 627
In præruptis m. Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen! m. Nimercka
distr. Premeti! et in rupestribus alpinis m. Cika distr. Delvino (Acroce-
raunia)! Num. collect. 70, 70 bis et 70m,
Gli esemplari al n° 70 e 70 bis sono identici a quelli del m. Tomor Maja
(Bald. a. 1892 sub n° 195) e debbono ascriversi alla predetta varietà di
Engler che è molto diffusa, al contrario del tipo finora non trovato, nelle
alte montagne albano-epirote. E’ una varietà pigmea (3-5-8 cm.) con molti
cauli sterili ed infiorescenze pauciflore. II n° 70m assai piu sviluppato
(20-25 em.) da esemplari che formano passaggio fra il tipo e la varieta,
ma .per i suoi Caralteri (Gris. 1. ce.) è certamente da classificarsi con
quest’ ultima.
85. Saxifraga coriophylla Gris. Spic. fl. rum. et byth. I, p. 333.
In præruptis m. Nimercka I. d. Pljepista distr. Premeti! et m. Cika
(Acroceraunia) versus distr. Delvino! Num. collect. 73 et 73 bis.
86. Saxifraga rotundifolia L. Sp. pl. I, p. 576; var. taygetea Boiss. et
Heldr. Diagn. Ser. I, 10, p. 19 sub specie. Cfr. Bald. Riv. cr. 1892 Alb.
p. 37-38.
In rupestribus et præruptis Badelonia m. Nimercka distr. Premeti! et
m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num. collect. 72 et 297.
87. Saxifraga Blavii Engler Mon. d. Gatt. Cfr. Bald. Altre not. Fl.
Mont. p. 105.
In alpinis m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti! Num. collect. 71.
88. Eryngium amethystinum L. Sp. pl. I, p. 337; var. tenuifolium
Boiss. et Heldr. pl. exs.; Fl. or. I, p. 826.
In herbidis subalpinis m. Lops (Grivas) distr. Delvino! Num. col-
lect. 130.
E’ la medesima pianta che Sibthorp e Smith FI. gr. I, p. 175, tab. 259
denominarono E. multifidum. Questa forma « multifida » & frequente-
mente diffusa nelle località elevate dell’ Albania ed Epiro dove sta a rap-
presenlare I’ E. multifidum che suole desiderare stazioni piu inferiori. In
tale ambiente presenta lacinie fogliari delicate e lineari : questo caraltere
(il solo principale per cui essa viene differenziala dal tipo) non permette
di annoverarla, a mio modo di vedere, fra le specie buone.
89. Eryngium maritimum L. Sp. pl. I, p. 337.
In maritimis sub Radima distr. Vallona! Num. colleet. 21.
90. Bupleurum junceum L. Sp. pl. I, p. 343.
Ad sepes agrorum prope Ciafa Coci distr. Vallona! Num. collect. 172.
Forma robustissima, alla fino à 2 ‘/2 m. con fusti di 1 em. di diametro
alla base. Lo sviluppo straordinario assunto da questi individui non solo
628 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
non è caralteristico delle piante orientali (caule gracili, elato..... Boiss. Fl.
or. II, p. 843), ma anche delle italiane. Perû tutti i caratteri diagnostici
del B. junceum figurano negli esemplari di Ciafa Coci i quali perciö
potrebbere costituire una forma locale « giganlea. »
91. Trinia pumila L. Syst. veget. ed. X, p. 962 sub Seseli; Kerner
Sched. ad Fl. austr. hung. 1886, p. #1.
In herbidis alpinis m. Trebesin] supra Damesi distr. Tepelen! et m,
Nimercka infra Premeti et Policani! Num. collect. 250.
92. Pimpinella Tragium Vill. Dauph. I, p. 606.
In montanis Cika (Acroceraunia) supra pagum Trbac! Num. collect. 79.
95. Carum gr&cum Boiss. et Heldr. Diagn. ser. I, 6, p. 58.
In graminosis et rupestribus montanis et alpinis per m. Nimercka distr.
Premeti! et m. Cika (Acroceraunia) supra pagum Trbac! Num. collect.
74 et 74 bis.
E’ il Silaus meoides Gris. Spic. fl. rum. et byth. I, p. 362 (1843) il qual
nome ha priorità di due anni su quello di Boissier. In Italia il C. græcum
è rimpiazzalo dall affine C. rigidulum DC.
94. Carum rupestre Boiss. et Heldr. Diagn. ser. II, 2, p. 79.
In rupestribus alpinis m. Nimercka I. d. Badelonia et Draza dist. Pre-
meti! m. Cika (Acroceraunia) versus Delvino! et m. Lops (Grivas)! Num.
collect. 75, 75 bis et 298.
I n° 298 rammenta la pianta del m. Kyllene (Heldr. Herb. gr. norm.
n° 933) con questa sola osservazione che i suoi cauli sono più robusti.
(uesto carattere & spiegabile col completo sviluppo degli esemplari rac-
colti in stagione più avanzata (10 Agosto) e in località inferiore. Cosi gli
individui del m. Lops hanno somiglianza di abito col precedente C. græ-
cum. I n° 75 a questo si avvicina per le foglie cauline ridottissime 0
semplici, lineari, colle inferiori espanse; ma toslo perö se ne allontana per
le corolle ocroleuche e gli stili lunghi quanto gli stilopodu. Il n° 75 bis
ha le foglie cauline in parte semplici, in parte laciniate, ma per il resto à
il C. rupestre. Le due specie (C. grecum e C. rupestre) frequenti nelle
alte stazioni albano-epirote (cfr. anche Haussknecht Symb. in Mitth. thür.
bot. Ver. 1895, p. 116; Halacsy Beitr. Fl. Ep. p. 24) mostrano profonda
analogia fra di loro, ma dall’ esame comparativo dei caratteri che li diffe-
renziano e dalla loro distribuzione geografica si rileva che rispetto al
C. rigidulum DC. (endemismo delle Alpi Apuane) il C. græcum ha mag-
giore affinità e forse maggior valore filogenetico che non il C. rupestre,
il quale, benchè possa ritenersi specie collaterale di quello, resta sempre
di formazione albano-greca.
(21) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 629
95. Echinophora spinosa L. Sp. pl. I, p. 344.
In arenosis marilimis ad Scalo Vallona! Num. collect. 173.
96. Œnanthe fistulosa L. Sp. pl. I, p. 365.
In paludosis prope Vallona 1. d. Saline! Num. collect. 76.
97. Œnanthe pimpinelloides L. Sp. pl. I, p. 365.
In cultis et derelictis argillosis infra Piskupi et Pljoca distr. Vallona!
Num. collect. 22.
Ho distribuito questa pianta sotto il nome di OE. tenuifolia? Boiss. et
Orph. Sebbene somigliantissima a questa specie greca per i principali suoi
dati differenziali (foglie eteromorfe, le supreme indivise, ombrella con
5-7 raggi frulliferi subingrossati alla base, frutto (quasi) cilindrico un
poco piü lungo del pedicello ingrossato), mancava, per tale determina-
zione, la base principale della diagnosi, ossia il carattere delle fibre radi-
cali che in questo caso dovevano essere filiformi, non ingrossate (Boiss.
Fl. or. II, p. 956). 11 dubbio viene ora a desistere. Un solo esemplare
provveduto di radice e sfuggito al primo esame porta una fibra radicale
strappala nel punto dove evidentemente è da supporsi 1’ ingrossamento.
Si iratta dunque di una specie che va classificata nel gruppo delle
OEnanthe a « fibræ radicales incrassatæ ovato-oblongæ vel cylindrico-sub-
clavatæ. » Boiss. 1. c. p. 957. Malgrado la equipollenza di parecchi caratteri
condivisi dall’ OE. tenuifolia e dall’ OE. pimpinelloides i miei esemplari rac-
colti fra Piskupi e Pljoca vanno dunque ascritti a quest’ ultima specie
come chiaramente conferma la natura della radice. E’ da confrontarsi la
nota critica sull’ OE. tenuifolia in Haussk. Symb. ecc. 1893, p. 112 e 113.
98. Seseli sp.
In collibus argillosis prope Babica distr. Vallona! Num. collect. 223.
Non evolula.
99. Athamantha densa Boiss. et Orph. Diagn. ser. II, 5, p. 98; Fl. or.
II, p. 970.
In rupestribus alpinis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino!
Num. collect. 131.
Nota Degen in litt. « A planta græca indumento foliorum pareiore dif-
fert; foliis pilosis tamen et laciniis elongatis ab A. Haynaldü Borbas et
Uechtritz longius distat. — Folia plante parnassicæ (leg. Guicciardi)
duplo latiores sunt : plantam albanicam itaque sub nomine var. albanica
Deg. in herbario inseravi. »
100. Athamantha chiliosciada Boiss. et Heldr. Diagn. ser. II, 2, p. 86.
In rupestribus conglomeratis fluminis Vojussa I. d. Uremucohussos
distr. Zagoria! Num. collect. 77.
630 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
Specie prossima all’ A. macedonica Spr. (L.) dalla quale principalmente
diverge per le ombrelle a 15-18 raggi.
101. Cnidium apioides Lam. Diet. III, p. 577 sub Ligustico ; var. Rei-
chenbachii Huter in Sched. ad pl. exsic. Dalm. 1870 et Kerner Sched. ad
fl. austr. hung. 1881, p. 28; Nym. Consp. Suppl. II, p. 140.
In montanis Cika (Acroceraunia) supra pagum Trbac! Num. collect. 78.
E’ la medesima pianla da Visiani deserilta per GC. aproides Fl. dalm. III,
p. 46. Questa varielä intravedula da H. G. Reichenbach differenziasi dal
tipo per la salda compagine delle foglie, divisioni fogliari molto angusle,
colore giallognolo delle foglie dopo !’ essiccazione. A tali caratteri che
sono stabili in molti esemplari provenienti da localita diverse si aggiunge
l’ area geografica (Dalmazia, Montenegro, Albania) egregiamente circo-
scrilta. Degen in litt. nota che gli « specimina acroceraunica constituunt
formam foliis nervosis quæ in C. Reichenbachii enervia dicuntur. »
102. Fœniculum piperitum DC. Prodr. IV, p. 142.
In dumetis ad Krionerö distr. Vallona! Num. collect. 199.
Il numero dei raggi ombrellari varia da 7 a 10. Questa specie è una
dipendenza del F. officinaie L.
103. Crithmum maritimum L. Sp. pl. I, p. 354.
In rupestribus maritimis ad Portonovo prope Svernec distr. Vallona!
Num. collect. 200.
104. Johrenia Pichleri Boiss. Fl. or. Suppl. p. 266.
Ad sepes agrorum prope Ciafa Coci ad Vallona ! Num. collect. 201.
Il frutto & nelle mie piante ancora molto giovane e il caule alto e grosso
di coloro rossiccio; perciö risulta la difficoltà di una determinazione
sicura, tanto pit che la J. Pichleri & una di quelle specie poco conosciute
anche nèi suoi esemplari autoptici (Pichler, in faucibus m. Hæmi
Thraciæ prope Kalofer) che presentano essi stessi fruti immaturi. Havvi
ancora dubbio sulla retta interpretazione generica di alcune di queste
specie (Benth. et Hook. Gen. pl. I, p. 925).
105. Elæoselinum Asclepium L. Sp. pl. I, p. 375 sub Thapsia.
In dumetis ad Krionero distr. Vallona ! Num. collect. 249.
Involuero talvolta monofillo; fogliolina lineare, selacea, brevissima.
Raggi delle ombrelle fino a 32. La località albanese della specie, distri-
buita regolormente nelle parti meridionali della Spagna (cfr. Willk. Suppl.
fl. hisp. p. 198 sub E. tenuifolio), dell’ Italia e della penisola balcanica,
rappresenta finora uno dei due punli piu settentrionali della sua area
geografica, l’altro essendo Costantinopoli.
106. Torilis nodosa L. Sp. pl. I, p. 346 sub Tordylio.
In eultis infra Piskupi et Pljoca distr. Vallona ! Num. collect. 248.
nn à |!
(23) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 631
107. Putoria calabrica L. fil. Suppl. p. 120 sub Asperula; Pers. Syn.
pl. I, p. 524.
Ad margines alvei fl. Luvtina prope Damesi distr. Tepelen! Num. col-
lect. 23.
108. Asperula longiflora W.K. Pl. rar. Hung. Il, p. 162, tab. 150.
In collibus argıllosis prope Svernec distr. Vallona! et prope urbem
Vallona! Num. collect. 24 et 17%.
Divergono gli esemplari di quest due numeri dalla pianta dell Haghios
Georgios (a. 1892 It. alb. sub n° 138) perciö che sono pit robusti ed
hanno i fusti per lo pit prostrati cogli internodii piu distanti. Nei fiori e
nei frutti si trova la massima concordanza. Sono dunque identici alla
pianta albanese di Krionero (Bald. 1889). Confrontali coll À. flaccida Ten.
Fl. nap. II, tab. 110 equivalgono alla pianta äescritta da questo autore.
Ma, come altrove si disse, non vi @ per essa dato sicuro che possa consi-
gliare a disgiungerla ne come varietà, sottospecie o tanto meno specie dal-
LA. longiflora. E una delle tante forme geografiche di Waldstein e Kitaibel
che non è possibile di ricordare a parte senza cadere in errore. Predilige
1 terreni argillosi.
109. Asperula chlorantha Boiss. et Heldr. Diagn. ser. II, 6, p. 90.
In rupestribus umbrosis m. Trebesinj supra Damesi! et l. d. linec supra
- flumen Vojussa distr. Tepelen! Num. collect. 25 et 309.
110. Galium lucidum All. Fl. ped. I, p. 5, tab. 77, fig. 2.
In altissimis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num. col-
lect. 251.
Nelle forme intermediarie non si puö facilmente distinguere il @. luci-
dum dal G. cinereum All. Due caratteri diagnostici per la prima specie
sono : 1° la lucidezza delle foglie resa notevolissima dal nervo mediano,
lungo, argentino che termina in resta; 20 la loro forma lineare, lesiniforme.
La seconda specie ha invece : 1° foglie glauche, veramente verdi cineree;
20 la loro forma piuttosto slargata in alto. Le due figure di Allioni sono
insufficcienti e gli stessi esemplari autentici suoi non facilitano meglio la
ricerca (Willk. et Lge Fl. hisp. II, p. 315). Comunque sia l’indecisione
che puo sorprendere a delerminare questo Galium del Cika a scusabile.
E’ dato da esemplari alpini, pigmei che forse a primo aspelto si potreb-
bero ascrivere al @. cinereum, ma in essi non risulta il primo carattere
predetto. D’altra parte non puo classificarsi col G. Iucidum perche manca
il carattere del nervo mediano argentino. A parte perû la sua statura
pigmea € lo stesso tipo da me già trovalo al m. Kiore (a. 1892 It. alb. sub
G. lucido n° 140; Riv. cr. p. 43) con la sola differenza che quella pianta
632 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
(G. cinereum ex det. Degenii var. longipedicellatum Deg. in herb.) oltre i
caratteri fogliari non proprii del @. lucidum porta dei pedicelli lunghi piü
del doppio del fiore. Cid malgrado io credo di dovere riconoscere, fino a
migliori prove, che gli esemplari del 1892 e 1894 (ambedue acroceraunici)
coslituiscono una forma intermediaria fra il G. lucidum e il G. cinereum
la quale io ascrivo alla prima per il maggior numero di caratteri che ten-
dono a riunirla con essa. Questa stessa forma pare corrispondere all’ altra
menzionata in Haussk. Symb. ecc. in Mitt. thür. bot. Ver. 1893, p. 119.
111. Galium anisophyllum Vill. Dauph. II, p. 317, tab. 7.
In preruptis alpinis m. Nimercka l. d. Draza distr. Premeti! Num. col-
lect. 80.
112. Galium apiculatum Sibth. et Sm. Fl. gr. Il, p. 22, tab. 129.
In umbrosis silvarum m. Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen! Num.
collect. 26.
Ascrivendo questa pianta al G. apiculatum soggiungo subilo che la
determinazione puö parere per alcuni alquanto arrischiata. Il G. apieula-
tum & specie che tutti riconoscono dipendente dal G. purpureum L. il
quale, nella sua estesa area geografica, si trova ad occupare la Francia
austro-orientale, la Svizzera meridionale, la Carniola, la Carinzia, l'Italia
continentale, la Croazia, l’Ungheria, Transilvania, Rumania, Bulgaria,
Serbia, Bosnia, Erzegovina, Montenegro, Dalmazia, Macedonia, Tracia,
Tessaglia e Albania, mentre il G. apiculatum comparisce negli estremi
confini orientali del suo archetipo in Tessaglia, Euritania (m. Veluco e
Kelidoni) e sul Parnaso, qua e là su quei monti che formano l’ossatura
centrale della Grecia entro la quale il m. Trebesinj € il punto più setten-
trionale, giacchè è verosimilmente in queste vieinanze che il G. apicu-
latum viene ad invadere l’area del G. purpureum. Tale fatto € notevole
per lo studio comparato delle due specie, dal punto di vista geografico e
morfologico. Gli esemplari del m. Trebesinj sono in estremo grado istrut-
tivi: essi non hanno acquistato che una parte soltanto dei caratteri del
G. apiculatum. I pedicelli brevissimi o quasi nulli e 1 lobi della corolla
flavescente (non purpurea) terminanti in piccolo e breve mucrone sono
dati della specie di Sibthorp e Smith dalla quale pero i miei si scostano
per le foglie lunghe 5-7 mm. e larghe fino a 1 mm. avvicinandosi per
questo al G. purpureum. Ma perchè i caratteri del fiore e del frutto hanno
spesso ragione sui vegetativi ascrivo la pianta del m. Trebesinj al G. api-
culatum.
113. Galium Degenii n. sp. Bald. in litt.; Degen Oest. bot. Zeitschr.
1895, n° 4.
35) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 633
Seclio « Eugalium » DC.; subsectio « Chromogalia » Boiss. Fl. or. NT,
p. 47.
Perenne, radice lignescente, caulibus humilibus (6-20 cm.) dense cæs-
pitosis, ascendentibus, herbaceis, infra paullo induratis, patente hispidis-
simis, ereberrime foliosis; foliis senis, imis lineari-lanceolatis, internodiis
brevioribus, mediis et superioribus congestis, internodiis multo longio-
ribus lineari-lanceolatis, omnibus utrinque hispidissimis, uninerviis, mar-
ginibus cylindrice revolutis, apice breviter aristulato mucronatis; fioribus
axillaribus. solitariis vel in cymulas 2-3 flores congestis (tunc pedunenulis
hispidis brevissimis suffultis) pedicellis hispidis floribus triplo-quadruplo
longioribus; calyeis limbo obsoleto ; corollæ extus hispidæ, lurido-flaves-
centis lobis triangulari-ovatis, flavis, stylo bi- (hinc inde tri-) fido, slig-
matibus didymis, fructu hispidissimo.
Habitat in rupium fissuris m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti, alt.
c. 2000 m. ubi die 22 Julio 189% detexi et amicitiæ signo Dri Degen grato
animo dedico.
Affine G. Baldaccü Hal. Oest. bot. Zeitschr. 1890, p. 165, a quo differt
indumento, foliis aristatis, eorumque forma; pedicellis floribus 3-4-plo
longioribus, corollæ lobis apiculatis. Magis affine videtur G. lycio Boiss.
Fl. or. III, p. 65, a quo differt indumento, foliorum forma; cymis haud in
paniculam congestis, corollarum colore ecc. mihi et Degenio persuasum
est. Facie non dissimile G. cyllenio Boiss. et Heldr. indumento, florum
colore, ovariis glabris, corollarum lobis obtusiuseulis, stigmatibus subses-
silibus diverso, siceitate insuper non nigrescit.
114. Vaillantia aristata Boiss. et Heldr. Diagn. ser. I, 6, p. 65; Fl. or.
IN, p. 81 sub Galio aprico Sibth. et Sm.; Bald. Malp. 1893.
In lapidosis mobilibus alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroce-
raunia)! Num. collect. 82.
115. Cephalaria leucantha L. Sp. pl. I, p. 142 sub Scabiosa.
In dumetis infra Trbac et passum Haghios Georgios (Ciafa Singergi)
Acroceraunia! et prope Nizvor et Passaliman distr. Vallona ubi legit Sali
Multesam! Num. collect. 308 et 132.
116. Cephalaria ambrosioides Sibth. et Sm. Fl. gr. II, p. 5, tab. 103
sub Scabiosa; var. microphylla Boiss. Fl. or. III, p. 122 = C. macrophylla
Gris. Spic. fl. rum. et byth. II, p. 174.
In rupestribus prope « tabor » Zeltza distr. Tepelen! Num. collect. 252.
117. Scabiosa ochroleuca L. Sp. pl. I, p. 146; var. Webbiana (Don)
Boiss. Fl. or. III, p. 132.
In siceis regionis subalpinæ m. Grivas, distr. Tepelen, versus pagum
Lops! Num. collect. 133.
634 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
118. Scabiosa crenata Cyr. Pl. rar. neap. I, p. 11, tab. 3; var. hirsuta
Guss. EL. sie. I, p. 162; Arcang. Fl. it. ed. Il, p. 654.
In calcareis ad Kalyvae distr. Tepelen! Num. collect. 253.
Gli attuali esemplari confermano la mia nota in Riv. cr. 1892 Alb.
p. 45. Essi differiscono negli organi vegetalivi da quelli di Peta (m. Ku-
desi) e da quelli delle località siciliane, specialmente di Palermo. Hanno
cauli ramificati, foglie piu ristrette, non irte, soltanto ciliate nei margini
e nelle nervature principali, setole del calice molto piü brevi; ci mal-
grado non si possono altrimenti classificare che colla varietà di Gussone
— S. Gussonei Tod.
119. Petrocephalus Parnassi Sprg. Syst. I, p. 38%.
In præruptis m. Trebesinj distr. Tepelen! Num. collect. 27.
120. Erigeron uniflorum L. Sp. pl. II, p. 1211.
In saxis m. Nimercka 1. d. Badelonia distr. Premeti! Num. collect. 254.
121. Asteriscus aquaticus L. Sp. pl. I, p. 1274 sub Buphtalmo.
Ad margines viæ infra Klissura et Premeti l. d. Pacomiti! Num. col-
leet..89.
122. Inula Helenium L. Sp. pl. !I, p. 1236.
In silvaticis prope fontem Vlahin distr. Vallona! Num. collect. 88.
123. Inula crithmoides L. Sp. pl. II. p. 1240.
Secus vias hieme mari inundatas Arta-Panajà distr. Vallona! Num. col-
lect. 175.
124. Pulicaria vulgaris L. Sp. pl. IL. p. 1238 sub Inula; var. græca
SEN. K.
In argillosis hieme inundatis alveo fluminis Drynos sub « han » Subasi
infra Argyrokastron et Tepelen! et ad Frakso versus fauces Vojussa
planitie Vallona! Num. collect. 297 et 137.
125. Helichrysum plicatum DC. Prodr. VI, p. 183 = H. anatolicum
Boiss. Diagn. I, 4, p. 11; H. plicatum var. anatolicum Haussk. Symb. ecc.
1895, p. 29.
In herbidis alpinis m. Nimercka distr. Premeti! et versus Sceperi distr.
Tepelen. Num. collect. 257.
Forma evoluta, alta 30 em. I cauli fertili colle rispettive foglie sono
piu araneoso-canescenti che nelle piante armene (Bourgeau a. 1862 sub
n° 151 ad Bordak prope Baihout). Sotto la lente non si scorge traccia di
glandulositä.
126. Filago gallica L. Sp. pl. II, p. 1312.
In cultis ad pagum Pogdania prope Svernec distr. Vallona! Num. col-
lect. 31.
(27) A. BALDACCH. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 635
Fra gli esemplari tipiei, a cauli tutti fertili ed eretti, ramosissimi fin
dalla base, alcuni altri portano cauli sdrajati (sterili) piu brevi dei fertili
(eretti) appena appena ramificati, bianco tomentosi. Le foglie pit appros-
simate e apparentemente disposte su due righe nei cauli sterili danno
alla pianta un aspetto a prima vista differente dal tipo comune di F. gal-
lica.
127. Achillea abrotanoides Vis. Fl. dalm. II, p. 84, tab. 10, fig. 1.
In alpinis m. Nimercka L. d. Draza distr. Premeti! Num. collect. 84.
] monti della Nimercka segnano finora la località piu meridionale dove
la specie sia stata rinvenuta.
128. Achillea holosericea Sibth. et Sm. Fl. gr. I}, p. 19%.
In saxosis m. Trebesinj distr. Tepelen ! Num. collect. 29.
129. Achillea Baldaccii n. sp. Deg. Oest. bot. Zeitschr. 1895. no 1.
Sectio « Filipendulinæ » DC. Prodr. ; Boiss. Fl. or. HE, p. 254.
Elata (50-60 em. alta), longe et patule lanuginoso-villosa, virens, cau-
libus simplieibus striato-sulcatis, patule villosissimis (villis caulis dia-
metro æquilongis), inferne dense foliosis, foliis magnis ambitu oblongo-
lanceolatis, pinnatisectis, segmentis majusculisambitu oblongis ad medium
inæqualiter inciso-dentatis, dentibus iteratim triangulari-serratis, seg-
mentis mediis et superioribus in rachidem dentibus 4-5-nis decrescen-
tibus decurrentibus, inferioribus denlatis versus basin sensim decrescen-
tibus, imis similibus, simplieibus, lanceolatis, subintegris; foliis superio-
ribus minoribus, pinnatisectis, segmentis serratis, omnibus utrinque
patule subsericeo-villosis; corymbo composito, denso, polycephalo; capi-
tulis ovatis, parvis, paucifloris; involueri pallidi phyllis pauciserialis. exte-
rioribus villosis, glanduloso-punctatis, paullo brevioribus, oblongis,
obtusis, dorso calloso carinatis, cæteris subæquilongis, acutiusculis, glan-
duloso-punctatis; paleis elliptico-lanceolatis, acutiuseulis, ligulis vitellinis,
apice valde spathulato-dilatatis, obsolete trilobis.
Folia inferiora 25 cm. longa, 5-6 cm. lata, capitula 2 ‘/2-4 mm. alta.
Planta speciosa, aromatica. nulle europææ similis, valde affinis tamen
A. filipendulinæ Lam. asiaticæ (A. filicifolia M. B., cujus A. Eupatorium
M. B. est forma eradiata, glabrescens) et ejus forsan subspeciem tantum
sistit europæam, a typo indumento omnium partium densiore, patulo.
capitulis minoribus, pauci (7-12) floris et periclinii structura diversam.
A. filipendulina Lam. gaudet enim, uti e speciminibus Hohenackerianis
et Kotschyanis edoctus sum, capitulis fere duplo majoribus, involuer!
elongati, obconico-cylindrici phyllis multiserialibus, acutiusculis, pubes-
centibus, imbricalim discretis (serie interiore ab exteriore non tecta).
636 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
Hab. in pratis infra m. Sasica et Hon distr. Vallona! ubi die 4 juli 1894
detexi. Num. collect. 30. |
130. Achillea Fraasii Sch. Bip. Flora 1042, I, p. 159.
In preruptis m. Trebesinj distr. Tepelen et m. Cika versus distr. Del-
vino (Acroceraunia)! Num. collect. 28 et 307. °
Gli esemplari del m. Trebesinj portano 4 ligule per capolino : 5 invece
ne presentano quelli del m. Cika e gli altri acroceraunici del 1892.
131. Anthemis tinctoria L. Sp. pl. II, p. 1263.
In herbidis Vlahin distr. Vallona! Num. collect. 256.
Semplice forma a ligule pallide.
152. Anthemis montana L. Sp. pl. II, p. 1261.
In herbidis subalpinis et alpinis m. Trebesinj distr. Tepelen! Num.
collect. 255.
Differisce dagli esemplari tipici del. m. Mitcikeli (a. 1895 sub no 63)
per le foglie piü grandi colle lacinie più lungamente lineari, squame
involuerali irsute, interissime, pallide, meno scariose ai margini, colla
nervatura principale pronunciata, achenii insensibilmente costati con
corona breve ed integra. Puö forse avere valore di varietà intermediaria
fra l’A. montana e VA. carpathica Willd., ma questa supposizione potrà
venire sollanto confermata con nuovi esemplari meno evoluti.
133. Anthemis cinerea Pancic El. ad Fl. Bulg. p. 39.
In fissuris rupium m. Nimerckal.d. Draza distr. Premeti! Num. collect. 87.
Apparliene al gruppo dell’ A. montana L. entro il quale figura l’A. car-
pathica Willd. che gode di buoni caratteri differenziali (lacinie delle
foglie irregolari e pit larghe, cauli monocefali, capolini grandi ecc.).
Pancic trasse da questa la sua specie che differenzio col solo caraltere
degli achenii un po’ pit rugolosi. Degen trova la pianta della Nimercka
identica alla tipica di Pancie (m. Rilo). E’ peraltro giusta l’osservazione di
Buser in Boiss. Fl. or. suppl. p. 298 : « Species in specierum perennium
grege forsan nimis multiplicatæ et earum limites ulterius investigandi. »
Nyman Suppl. II, p. 165 accetta l’osservazione e ascrive l'A. cinerea a
varietà dell’ À. carpathica. Il nuovo materiale che si potrà rinvenire in
Albania gioverà a dire l’ultima parola sul valore che spetta a questa
specie.
13%. Artemisia coerulescens L. Sp. pl. II, p. 1189.
In herbidis maritimis prope Arta distr. Vallona! et sub Pojani distr.
Musakija-Berat! Num. collect. 176.
Esemplari non ancora evoluli il 15-16 Agosto, ma che con molta proba-
bilità appartengono a questa specie.
(29) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 637
135. Artemisia vulgaris L. Sp. pl. I, p. 1188.
In incultis pago Doriza distr. Tepelen! Num. collect. 136.
136. Artemisia procera Willd. Sp. III, p. 1818; var. Visiasiana Bess.
Abr. no 13; DC. Prodr. VI, p. 108 = A. naronitana Vis. Fl. dalm. II,
p. 92 sub A. paniculata Lam.
In angustiis montium Sceperi distr. Tepelen! Num. collect. 85.
157. Artemisia Absinthium L. Sp. pl. II, p. 1188.
In saxosis alpinis L d. Mihalpitz m. Nimercka distr. Premeti.! Num.
collect. 86.
Pianta molto sericeo-argentina, lobi delle foglie stretli ed acuminati,
infiorescenza contratta e pit fogliosa, capolini quasi sessili o brevemente
peduncolati.
158. Artemisia sp.
In dumelis prope Scalo Vojussa distr. Musakijà-Berat! Num. collect. 177.
Indeterminabile per lo stato giovanissimo in cui si trova.
139. Doronicum cordatum Wulf. in Rœm. Arch. p. 408 sub Arnica ;
Schultz Bip. in Oest. bot. Wochenbl. IV, p. 411 = D. Columnæ Ten. Fl.
nap. II, p. 229, tab. 79 = D. cordifolium Sternb. Denksch. Regensh. II,
p. 147.
In præruptis m. Nimercka distr. Premeti! Num. collect. 258.
140. Senecio nebrodensis L. Sp. pl. II, p. 1217 = S. rupestris W. K.
Pl. rar. Hung. I, p. 136, tab. 128 = S. laciniatus Bert. Fl. it. IX, p. 223.
In saxosis mobilibus alpinis m. Nimercka l. d. Draza distr. Premeti! et
m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num. collect. 83.
La pianta della Nimercka è poco irsuta, ha le foglie cauline spatolate od
obovate, dentate o lobate, raramente partite e le linguette piu lunghe delle
foglioline involuerali.
141. Senecio barbaræifolius Krocker Fl. sil. II, p. 421 = S. erra-
ticus Bert. Rar. pl. it. dec. III, p. 62, n° 8.
Prope Nizvor et Passaliman distr. Vallona! leg. Sali Multesam. Num.
colleet. 135.
Il nome di Krocker (1790) ha priorita sull’altro di Bertoloni (1810). Gli
esemplari di Nizvor e Passaliman portano gli achenii del raggio e del
disco sempre glabri.
142. Senecio thapsoides DC. Prodr. VII, p. 301.
In saxosis mobilibus m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)!
Num. collect. 134.
Il materiale del m. Cika richiama alla difficolta di poter dire dove ter-
mini il S. (Cineraria) Visiasianus Pap. e il S. (Cineraria) thapsoides. I
635 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
giovani capolini della località forse pit classiea del S. Visiasianus (m.
Lovcen del Montenegro) sono provveduti di foglioline involucrali che
hanno i loro margini coperti da un tomento di qualche entità; questo
caraltere più pronunciato nel S. thapsoides sarebbe anche il più impor-
tante a distinguere le due specie. Ma un dato di importanza cosi leggera,
_che manifestamente viene ad osservarsi in più o meno grado sia nell’
una che nell’ altra pianla, conferma l’ipotesi che l’una dipende dall’ altar
appena col valore di varietà. Gli achenii degli esemplari del. m. Cika
portano qualche pelo.
143. Echinops sphærocephalus L. Sp. pl. IL, p. 1314.
In siccis et aridis prope Subasi infra Argyrokastron et Tepelen! Num.
collect. 262.
144. Xeranthemum annuum L. Sp. pl. II, p. 1201.
In aridis saxosis sub Vasiar distr. Tepelen! Num. collect. 92.
145. Garlina lanata L. Sp. pl. I, p. 1160.
In siccis ad Kudesi secus fi. Vojussa distr. Vallona! Num. collect. 91.
146. Carlina corymbosa L. Sp. pl. IH. p. 1160; var. græca Boiss. Fl.
or. III, p. 449.
In siceis 1 d. Proisekit prope Mavrova distr. Vallona!, sed vulgatissima
in ! egione inferiori. Num. collect. 139.
. Stæhelina uniflosculosa Sibth. et Sm. Prodr. Fl. gr. II, p. 162;
tan. 846.
In umbrosis sub passo Haghios Georgios (Ciafa Singergi) versus pagum
Trhac (Acroceraunia)! Num. collect. 138.
148. Carduus cronius Boiss. et Heldr. Diagn. ser. I, 6, p. 105.
In herbidis montanis et subalpinis m. Cika (Acroceraunia) supra pagum
Trbac! et m. Lops (Grivas) versus distr. Tepelen! Num. collect. 141.
La pianta del m. Lops è bianca pel tomento bellissimo che la riveste, le
divisioni fogliari sono lineari, i capolini ascellari in numero di uno o due
(il secondo si mostra spesso arrestato nel suo sviluppo) sono due ed
anche tre volte piü brevi della foglia alla quale corrispondono : V’infiores-
cenza risulla pero compalta e piultosta rieca. La pianta del m. Cika
appartiene ad una forma glabrata generalmente non ammessa; ha le
lacinie fogliari lucenti e larghette, i capolini lunghi quanto la foglia eui
corrispondono © metà soltanto piü brevi di essa; formano un’ infiore-
scenza terminale povera con 1-3 capolini.
149. Cirsium lanceolatum L. Sp. pl. II, p. 1149 sub Carduo.
In incullis ad Ciafa Coci et sub Kanina prope Vallona! Num. collect.
178.
I er ct Fr
(31) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 639
150. Cirsium eriophorum L. Sp. pl. II, p. 1155 sub Car duo.
Ad « stani » m. Lops versus distr. Tepelen! Num. collect. 259.
Esemplari non ancora evoluti, ma che spettano con molta certezza a
questa specie. Le brattee dei giovanissimi capolini sono di colore purpureo
vivo.
151. Cirsium candelabrum Gris. Spie. fl. rum. et byth. II, p. 251.
In alveo fluminis Vojussa prope I. d. Ilinec distr. Tepelen! Num. colleet.
140.
Esemplari alti fino a due metri, ramificalissimi dalla base.
152. Cirsium strictum Ten. Prodr. Fl. nap. p. 47 et Fl. nap. II, p. 200,
tab. 75 sub Cnico.
In silvalieis ad passum Haghios Georgios versus Trbac esta
Num. collect. 263.
153. Notobasis syriaca L. Sp. pl. II, p. 1153 sub Carduo.
In humidis infra Piskupi et Plioca distr. Vallona ! Num. collect. 36.
154. Tyrimnus leucographus L. Sp. pl. II, p. 1149 sub Carduo.
Secus viam Vallona-Tepelen sub pago Piskupi! Num. collect. 37.
155. Onopordon Acanthium L. Sp. pl. II, p. 1458.
In ruderatis viarum ad urbem Vallona! Num. collect. 35.
156. Onopordon illyricum L. Sp. pl. II, p. 1158.
In aridis infra Tepelen et Premeti! Num. collect. 3%.
La pianta orientale è in generale più bianco-tomentosa dell’ occiden-
tale.
157. Centaurea deusta Ten. Fl. nap. II, p. 266, tab. 84.
In herbidis ad Vlahin distr. Vallona! Num. collect. 261.
153. Gentaurea amara L. Sp. pl. II, p. 1292.
Ad sepes agrorum I. d. Ciafa Coci prope Vallona! Num. collect. 202.
Esemplari bianco-tomentosi che corrispondono alla C. Weldeniana Rch.
ammessa da Nyman come sinonimo di C. amara.
159. Centaurea græca Boiss. et Spr. ser. I, 6, p. 128; var. Grisebachii
Nym. Consp. p. 427 sub n° 102°.
In arenosis alvei fluminis Luvlina distr. Tepelen! Num. collect. 32.
160. Gentaurea Zuccariniana DC. Prodr. VI, p. 574
Ad margines viæ Klissura-Premet! Num. collect. 33.
161. Centaurea Guicciardii Boiss. Fl. or. III, p. 661.
In herbidis 1. d. Proisekit prope Mavrova distr. Vallona! Num. collect.
260.
Le squame dei capolini sono qui molto meno bianco ciliate che non in
parecchi esemplari greci.
640 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
162. Centaurea Nicolai Bald. Cenni ed app. Mont. p. 73.
In umbrosis sub passo Haghios Georgios versus pagum Trbac (Acroce-
raunia)! Num. collect. 145.
Corrisponde in tutti i caratteri florali alle piante di Antivari e Duleigno.
Colla disseccazione non annerisce. Le foglie piü corte hanno minor
“numero di lacinie ovato-lanceolate, spesso interissime.
163. Centaurea solstitialis L. Sp. pl. Il, p. 1297.
In aridis planitie Drynopolis infra Argyrokastron et Tepelen ! Num.
collect. 90.
164. Crupina vulgaris Coss. Dict. XLV, p. 39.
In aridis sub m. Hon distr. Vallona! et ad margines viæ Ljuzati-Tepelen!
Num. collect. 38 et 38 bis.
165. Carthamus lanatus L. Sp. pl. II, p. 706.
In cultis sub Kanina distr. Vallona ! Num. collect. 179.
166. Scolymus hispanicus L. Sp. pl. IL, p. 1143.
In incultis ad Frakula et Levani distr. Musakija-Berat ! Num. collect. 93.
167. Leontodon hastile L. Sp. pl. II, p. 1123; var. hispidum L. Sp.
pl. II, p. 1124 sub specie.
In declivibus orientalibus alpinis m. Nimercka distr. Premeti! Num.
collect. 96. |
168. Leontodon græcum Boiss. et Heldr. Diagn. ser. I, 2, p. 39.
In saxosis alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num.
collect. 264.
169. Podospermum Jacquinianum Koch Syn. p. 489; varietas.
In herbidis alpinis m. Nimercka distr. Premeti ! Num. collect. 265.
Cespitosa, radice ingrossata, cauli pumili, scapiformi, alti 3-5 cm., piü
brevi delle foglie basilari, afilli o 1-2 filli, mediocremente bianco-tomen-
tosi; foglie inferiori rosulate quasi glabre, plicate, più 0 meno ricurve,
lineari, indivise o con poche lacinie corte ovato-mucronate o setiformi,
la terminale allungata ; foglioline dell’ involucro tomentose, le esterne
triangolari, lanceolate, acute, le interne scariose, ovate od elittico-acule,
lunghe 15-20 mm.; ligule percorse da quattro nervature; achenii glabri,
angolosi striali, lunghi collo stipite quanto il pappo od un poco più
lunghi. — Una varietä assai vicina alla presente fu trovata da Haussknecht
nelle regioni alpine dei monti Ghavellu e Karava del Pindo e descritta da
questo Autore nei Mitt. thür. bot. Ver. 1887, p. 86 sotto il nome P. pindi-
colum vipetuto colla diagnosi in 1. c. 1895, p. 56. — Nym. Consp. Suppl.
II, p. 20%, 48 ’ ha ammessa come specie. Io credo che colla var. alpina
del P. Jacquinianum (Boiss. Fl. or. III, p. 758) = P. alpigenum C. Koch
er
ir
(33) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 641
(alti monti dell’ Asia Minore e Caucaso) debbano trovare posto la pianta
di Haussknecht e la mia, inquantoche caratteri differenziali su cui posare
una distinzione non vi sono fra le due suddette piante.
170. Taraxacum officinale Wigg. Prim. fl. Hols. p. 56; var. alpinum
C. Koch Syn. p. 492.
Ad nives deliquescentes m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti ! Num.
collect. 95.
171. Lactuca Scariola L. Sp. pl. II, p. 1119.
Ad margines agrorum Babica prope flumen Sucitza distr. Vallona !
Num. collect. 203.
172. Lactuca tenerrima Pourr. Act. Toul. IH, p. 321.
In præruptis allissimis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino!
Num. collect. 94.
Cespugliosa, ramificazione dicotomica, foglie (quasi tutte inferiori) run-
cinate o pennatofesse, le cauline superiori ridotte a semplici brattee nu-
merose, achenii allungati, lunghi quanto il pappo, compressi, non rugo-
losi.
173. Crepis Baldaccii Hal. in Verhandl. zool. bot. Gesellsch. 1892,
p. 577; Bald. Riv. cr. 1892 Alb. p. 52.
In præruptis alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)!
Num. collect. 144.
174. Crepis feetida L. Sp. pl. IL, p. 1133; var. rheadifolia Boiss. Fl.
or. III, p. 851.
In arenosis maritimis prope Saline distr. Vallona ! Num. collect. 39.
E sovente arduo stabilire i confini che esistono fra la €. fetida e le sue
varielà. Si tratta di una specie in estremo grado polimorfa entro estesa e
varlala area geografica. Ascrivendo questi esemplari delle Saline di Val-
lona alla C. rhœadifolia (da taluni anche molto dopo Marschall a. Bieber-
stein ritenuta come specie) sono partito dal carattere degli achenii « ro-
strum acheniorum interiorum involucrum æquans aut subbrevius »
(Boiss. Fl. or. III, p. 851) e non delle foglie poichè io penso che le foglie,
piü o meno profondamente divise, non costituiscano un fatto anche mini-
mamente apprezzabile. Se queste fossero da prendersi sul serio allora la
delerminazione cosi posta dei miei esemplari sarebbe errata poichè le
foglie inferiori soltanto in alcuni esemplari si trovano sinuato-dentale,
Questa determinazione consente pure all’ opinione di Willk. et Lge Fl.
hisp. II, p. 246 colla var. hispida Bisch. Beitr. p. 252 « anthodio (plus
minusve) tomentoso sed cum pedunculo pilis rigidis hispido » — €. vel
Barkhausia rheadifolia M. B.
BULL. HERB. BOIss., septembre 1896. 43
642 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
175. Hieracium undulatum Boiss. Fl. or. II, p. 867.
In præruptis alpinis m. Cika (Acroceraunia) supra pagum Trbac !
Num. collect. 147.
176. Hieracium Friwaldii Rchb. Ic. XIX, p. 94, tab. 196; Boiss. Fl.
or. III, p. 809 sub H. pannoso Boiss. = H. pannosum x Friwaldü Boiss.
Suppl. Fl. or. p. 327.
In rupestribus subalpinis m. Lops (Grivas) versus distr. Tepelen! Num.
collect. 145.
177. Hieracium scapigerum Boiss. Orph. et Heldr. Diagn. ser. II, 3,
p. 103.
In rupestribus alpinis m. Cika (Acroceraunia) ! Num. collect. 267.
178. Hieracium vernantianum Arv.-Touv. et Briq. in Bull. Herb. Boiss.
189%, p. 630.
In præruptis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num.
collect. 146.
179. Hieracium bifidum Kit. in Hornam. Hort. Hafn. II, p. 761, add.
115 et in Linnæa XXXII, p. 419.
In praeruptis alpinis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino !
Num. collect. 266.
180. Hieracium pictum Jord. Exs. Fr. herb. norm. XII.
In præruptis alpinis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino |!
Num. collect. 266.
181. Xanthium strumarium L. Sp. pl. IL p. 1400.
In humidis sub Babica distr. Vallona ! Num. collect. 224.
182. Ambrosia maritima L. Sp. pl. II, p. 1481.
In arenosis maritimis Portonovo prope Pogdaniä distr. Vallona! Num.
collect. 204.
183. Edrajanthus graminifolius A. DC. Prodr. VII, p. 448; Wettst.
Monogr. d. Galt. Hedr. p. 10; Beck Gatt. Hedr. p. 8.
In rupestribus alpinis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino !
Num. collect. 305. M
184. Edrajanthus graminifolius A. DC. Prodr. VII, p. 448; var.
australis Wettst. Monogr. d. Gatt. Hedr. p. 17.
In rupestribus m. Trebesinj distr. Tepelen ! Num. collect. 40.
155. Campanula parnassica Boiss. et Spr. Diagn. Ser. ], 7, p. 17.
In herbidis alpinis m. Grivas infra Lops et Smoktina versus distr. Del-
vino! Num, collect. 148.
Ela medesima pianta da me raccolta sulla catena dei monti Grivas nel
1592 (n° 154) e sulla quale l’opinione di Boissier, se debba classificarsi
(35) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 643
con gli Edrajanthus malgrado la differenza dell’ abito, non ottenne finora
plausibile spiegazione. Nè minore incertezza in questo senso offre I’esame
della C. radicosa Bory et Ch. specie affine alla C. parnassica, nè della
C. tymphæa Haussk. Mitth. thür. bot. Ver. 1887, p. 87 et 1895, p. 60;
Nym. Consp. Suppl. II, I, p. 209 = C. flagellaris Hal. Beitr. Fl. Ep. p. 30,
tab. III, che probabilmente vanno a dipendere, come varietà più evolute e
più robuste, dalla C. parnassica.
186. Campanula abietina Gris. Iter hung. p. 33 = C. patula L. var.
pauciflora Rochel PI. Ban. rar. p. 42, tab. 6 ex Pant. Beitr. p. 54.
In herbidis et saxosis regionis superioris m. Nimercka 1. d. Pljepista
distr. Premeti ! et m. Cika (Acroceraunia)! Num. collect. 97 et 304.
Gli esemplari al n° 304 sono incompleti. Io li riporto, almeno momen-
taneamente, sotto la stessa specie perchè la « facies » loro è identica alla
pianta reppresentata dal n° 97. Divergono leggermente da quest’ ultima
per le lacinie calicine piüu brevi del tubo della corolla. I cauli sono piü
alti, gracili e meno fogliosi. Manca tuttavia il principale carattere differen-
ziale della radice.
187. Phyllirea media L. Sp. pl. I, p. 10.
In dumetis sub Radima distr. Vallona! Num. collect. 41.
Forma a foglie coriacee, lunghe 3-5 cm., larghe 12-15 mm., brevemente
picciolate, integre; peduncoli più lunghi della drupa piccola, apiculata ;
lobi del calice ottusissimi.
188. Fraxinus rostrata Guss. Pl. rar. p. 374, tab. 63.
In dumetis infra Levani et mare planitie Musakijà-Berat! Num. collect.
180.
189. Jasminum fruticans L. Sp. pl. I, p. 9.
Admodum rara, in rupestribus ad fauces Klissura infra Tepelen et Pre-
meli! Num. collect. 46.
190. Periploca græca L. Sp. pl. I, p. 309.
In silvis ad Poro et Scalo Vojussa distr. Musakija-Berat! Num. collect.
182.
191. Cynanchum acutum L. Sp. pl. I, p. 310.
In campis ad Ferasi prope Vojussa distr. Musakijà-Berat ! Num. collect.
181.
192. Erythræa pulchella Fries Nov. ed. p. 7%.
In herbidis prope Nizvor et Passaliman distr. Vallona ! leg. Sali Mul-
tesam. Num. collect. 149.
193. Erythræa spicata Pers. Syn. I, p. 283.
In humidis prope Nizvor et Passaliman distr. Vallona ! leg. Sali Mul-
tesam. Num. collect. 268.
-
644 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
194. Cressa cretica L. Sp. pl. I, p. 325.
In arenosis maritimis hieme inundatis ad Arta distr. Vallona et prope
Yallona ! Num. collect. 63 et 169,
195. Cuscuta Epithymum L. Syst. ed Murr. p. 140; varietas Bald.
Riv. er. 1892 Alb. p. 59.
© In umbrosis montanis Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen ! Num.
collect. 269.
Parassita sul Galium apiculatum S. et S.
196. Myosotis alpestris Schm. Bohem. HI, p. 26.
Ad nives deliquescentes m. Nimercka I. d. Badelonia distr. Premeti ! et
in saxosis mobilibus alpinis m. Cika (Acroceraunia) ! Num. collect. 98 et
98 bis.
197. Onosma stellulatum W. K. Pl. rar. Hung. II, p. 189, tab. 173.
In aridis sub m. Hon distr. Vallona ! Num. collect. 270.
Quanio ho avvertilo in Riv. cr. 1892 Alb. p. 59 per la pianta del m.
Kudesi va ripetuto per la pianta del m. Hon : esistono negli esemplari che
la distinguono i piü sensibili passaggi dalla forma genuina di Boissier alla
var. angustifolium Fl. or. IV, p. 201 cui credo di poterli ascrivere.
198. Heliotropium supinum L. Sp. pl. I, p. 187.
In arenosis et lutosis hieme inundatis infra Vallona et Arta! Num.
collect. 205.
199. Solanum miniatum Berh. ex Willd. Hort. Ber. I, p. 236.
In campis ad Ciafa Coci distr. Vallona ! Num. coilect. 274.
200. Datura Stramonium L, Sp. pl. I, p. 255.
In campis ad Frakula distr. Musakijà-Berat ! Num. collect. 219.
201. Nicotiana Tabacum L. Sp. pl. I, p. 258.
In eultis, culta, ad Babica distr. Vallona ! Num. collect. 217.
202. Scrophularia canina L. Sp. pl. II, p. 865.
in montanis m. Cika supra pagum Trbac (Acroceraunia)! Num. collect.
272.
Il no 218 della collezione 1892 & la stessa pianta. Si puô essere tralli
in inganno studiando questa forma estremamente depauperata delle alte
stazioni montuose, Gli assi secondarii dell’ infiorescenza portano un solo
fiore terminale, i laterali sono abortiti pur rimanendo le bratteole sempre
bene sviluppate. Malgrado le infiorescenze poverissime la pianta non
puö altrimenti classificarsi che per S, canina.
203. Digitalis levigata \V.K. Pl. rar. Hung. Il, p. 171, tab. 158.
In herbidis montanis Cika ad « stani » supra Trbac (Acroceraunia) !
Num. collect. 150,
(37) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 645
204. Veronica aphylla L. Sp. pl. I, p. 14.
In rupestribus m. Nimercka IL. d. Draza distr. Premeti! Num. collect. 572.
205. Euphrasia salisburgensis Funk in Hoppe Tasch. p. 190.
In fissuris rupium ]. d. Draza m. Nimercka distr. Premeti ! Num. collect.
275.
« Planta ex Alpibus plerumque rigidior, folia sæpe latiora, similis E.
pectinatæ Ten. ex Italia australi. Utramque ob dentes foliorum superiorum
cuspidatos E. salisburgensi adnumero, sed hæc forsan ab E. officinali L.
non sat differt. Boiss. Fl. or. IV, p. #73 ». Nota giustissima che si con-
viene interamente alla mia pianla albanese.
206. Pedicularis græca Bge Bull. phys. math. Petersh. I, p. 10.
Admodum rara in præruptis alpinis m. Cika (Acroceraunia) versus
distr. Delvino! Num. collect. 274.
Manca dei fiori senza dei quali la sua determinazione pu parere difet-
tosa. Analizzando per altro le sue congeneri ed affini (cfr. anche Bald.
Riv. cr. 1892 Alb. p. 62) si rileva che le brattee florali offrono un carat-
tere diagnoslico di certo valore. Nella sola P. græca, fra le specie della
tribü, esse superano il fiore o la cassula matura.
207. Mentha candicans Craniz Austr. IV, p. 330; varietas.
In humidis sub Labova secus viam ad Argyrokastron! Num. collect. 99.
208. Origanum vulgare L. Sp. pl. II, p. 824; var. hirtum Vogel Lin-
næa XV, p. 80 (Link) sub specie.
In aridis prope pagum Suha distr. Tepelen ! Num. collect. 100.
209. Thymus striatus Vahl Symb. p. 78.
In subalpinis saxosis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino!
Num. collect. 151.
Cfr. la mia nota in Malpighia 1895, p. 284 per la pianta del m. Rumija.
Le vedute scientifiche degli studiosi dei Thymus urlano contro uno scoglio
pericoloso al riguardo del Th. Serpyllum L. e specie affini. Gli individui
del m. Cika che trovano la più perfetta identitä con altri di località setten-
trionali (monti del Montenegro) e meridionali (monti della Grecia) pos-
suco stare 4° col Th. striatus, 2° col. Th. acicularis W. K., 3° col. Th.
argæus Boiss. et Bal., 4° col Th. Chaubardi Boiss. et Heldr., 5° col. Th.
angustifolius Pers. Si tratta quindi di forme geografiche che & sovente
difficile di poter differenziare anche con un solo carattere sostenibile. Mi
pare di accostarmi al vero classificando tutte quelle forme sotto il Th.
striatus (in primo luogo il Th. acicularis, il Th. angustifolius e il Th. ar-
gæus) che a sua volta trova la sua giurisdizione specifica subito dopo il
Th. Serpyllum.
646 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
210. Thymus hirsutus M. B. Fl. taur. cauc. II, p. 59; var’ humillimus
Cel. Flora p. 534 sub specie; Borbäs Symb. ad Th. Eur. med. ecc. sub
specie — Th. Boissierü Hal. Beitr. Fl. Ep. p. 36, tab. 3, fig. 2.
In rupestribus alpinis m. Trebesinj distr. Tepelen! et m. Cika versus
_distr. Delvino (Acroceraunia)! Num. collect. 42 et 303.
211. Satureja cuneifolia Ten. Fl. nap. V, tab. 155, fig. 2.
In calcareis collis Volubitza prope Antibarim in Albania montenegrina !
Num. collect. 302.
212. Nepeta Cataria L. Sp. pl. II, p. 796.
In ruderatis pagi Damesi distr. Tepelen ! Num. collect. 43.
213. Nepeta orientalis Mill. Dict. n° 9; var. Sprunerii Boiss. Diagn.
ser. II, 4, p. 25 sub specie.
In saxosis montanis Nimercka supra pagum l.usic distr. Premeti! Num.
collect. 104.
Richiamo la mia nota in Riv. er. 1892 Alb. p. 64. Questi esemplari della
Nimercka sono intermediarü fra la N. parnassica Heldr. et Sart. e la pre-
sente varieta. Non si possono ascrivere alla prima contro la quale, benchè
i calici siano irti, ma non canescenli, si oppongono le hratiee calicine piu
corte del tubo e la corolla pubescente.
214. Brunella vulgaris L. Sp. pl. Il, p. 837.
In humidis herbidis ad Nizvor distr. Vallona! leg. Sali Multesam. Num.
collect. 277.
215. Sideritis Ræserii Boiss. et Heldr. Diagn. ser. II, 4, p. 30.
In herbidis subalpinis decl. occid. m. Nimercka distr. Premeti! Num.
collect. 103.
216. Stachys germanica L. Sp. pl. Il, p. 812; var. penicillata Heldr.
et Sart. in Boiss. Diagn. ser. IL. 4, p. 37 sub specie et Fl. or. IV, p. 270
sub var.
In saxosis alpinis m. Nimercka 1. d. Pljepista distr, Premeti! Num. col-
lect. 102.
Forma notevole, elegantissima, riconoscibile anche per la sua piccola
statura e il bianco e denso tomento del quale & rivestita ; essa rappresenta
la specie nelle stazioni alpine delle catene centrali che dal Pindo vanno
nell’ estremo Peloponneso.
217. Betonica græca Boiss. et Spr. Diagn. ser. I, 5, p. 27.
In umbrosis sub passo Haghios Georgios (Ciafa Singergi) versus Dukati
(Acroceraunia)! Num. collect. 278,
218. Lamium striatum Sibth. et Sm. Fl. gr. VI, p. 46, tab. 557; var,
nivale Boiss. et Heldr. Diagn. ser. I, 7, p. 54 pro specie = L. striatum
var. minus Boiss. Fl. or. IV, p. 757.
(39) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 647
In saxosis mobilibus alpinis m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti!
Num. collect. 101.
219. Ballota rupestris Vis. Fl. dalm. II, p. 216.
In silvaticis sub passo Haghios Georgios (Ciafa Singergi) versus pagum
Dukati (Acroceraunia)! Num. collect. 276.
Il lembo del calice & appene espanso, con dieci denti.
220. Verbena officinalis L. Sp. pl. I, p. 29.
In humidis ad Smoktina distr. Vallona! Num. collect. 152.
221. Lysimachia atropurpurea L. Sp. pl. I, p. 209.
In alveo fluminis Vojussa sub Damesi distr. Tepelen et ad margines
vie Klissura-Premeti! Num. collect. 2.
Esemplari giganti, alti finoa un metro. Caule ramificato circa alla sua
meta mantenendo costantemente a proporzionalamente sviluppato l’asse
principale, foglioso nella parte inferiore. Foglie lanceolate pit o meno
attenuate, ondulate. Spica densiflora, lunga fino a mezzo metro; calici
profondamente divisi con lacinie lunghe 5-6 volte il tubo; cassula quasi
sferica.
222. Globularia bellidifolia Ten. Relaz. d. viaggio in Abruzzo p. 120
et Fl. nap. III, p. 117, tab. 109.
In præruptis m. Nimercka I. d. Badelonia distr. Premeti! Num. col-
lect. 280.
223. Plantago montana Lam. III, p. 1670.
In alpinis m. Nimercka distr. Premeti! Num. collect. 279.
Non & la P. montana tipo, ne la P. græca Hal., ne la forma interme-
diaria P. montana var. angustifolia Hal. et Bald. del m. Zijovo del Monte-
negro. L’ unico esemplare fruttifero della Nimercka si aggira intorno alle
due specie suddette e puö essere una forma parallela della forma monte-
negrina. lo la riporto per ora alla P. montana per le foglie remotamente
denticolate (la superficie loro & villosa), natura delle brattee quasi tonde
ecc., stilo molto lungo.
224. Plantago maritima L. Sp. pl. I, p. 165; var. crassifolia Forsk.
Fl. æg. p. 31.
. In arenosis et rupestribus maritimis Portonovo prope Svernec distr.
Vallona! Num. collect. 218.
225. Statice Limonium L. Sp. pl. I, p. 394; var. serotina Rchb. le.
crit. 8, tab. 998.
In maritimis prope Arta distr. Vallona! Num. collect. 183.
226. Statice virgata Willd. Enum. Berol. I, p. 336.
. In arenosis maritimis prope veteres fauces Semani distr. Musakijà-
648 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
Berat ! et ad Portonovo prope Svernec distr. Vallona! Num. collect. 153
et 281.
227. Armeria canescens Host Austr. I, p. 407 sub Statice; var. majel-
lensis Boiss. in DC. Prodr. XII, p. 685 pro specie. Cfr. Beck Fl. Südbosn.
III, p. 127 et Hal. Beitr. Fl. Ep. p. 38.
” In herbidis montanis m. Trebesinj supra Damesi distr. Tepelen! Num.
collect. 105.
Il concetto di ammettere buon tipo I’ A. canescens risponde molto bene
nel doppio senso morfologico-geografico. Cosi riesce facile classificare
almeno una parte delle tante variazioni cui va soggelta questa specie
diffusa per i monti dell’ Italia centrale e meridionale, Dalmazia, Bosnia,
Erzegovina, Montenegro, Albania, Epiro, Grecia entro la quale area geo-
grafica si è voluto trovare una specie, o sottospecie distinta per ogni
regione. La differenza principale si pretese vedere nelle foglie (forma piü
o meno lineare! nervatura!). « Stirps mire ludibunda; ideo non mirum,
si a recentioribus, qui de minimis nimius curant, tam male mulcata est.
Bert. Fl. it. IN, p. 510 sub Statice vulgari W. var. ß.
228. Beta vulgaris L. Sp. pl. I, p. 322; prob. var. maritima Boiss. Fl.
or. IV, p. 899.
In campis et ad vias prope Vallona! Num. collect. 284.
229. Chenopodium album L. Sp. pl. I, p. 319.
In campis ad Frakula distr. Musakijà-Berat! Num. collect. 184.
230. Chenopodium urbicum L. Sp. pl. I, p. 318.
In campis et ad margines viarum prope Vallona! Num. collect. 206.
231. Obione portulacoides L. Sp. pl. II, p. 1493 sub Atriplice.
In maritimis ad Panajà distr. Vallona et ad fauces Semani distr. Musa-
kija-Berat! Num. collect. 107.
232. Atriplex tatarica L. Sp. pl. II, p. 1493.
In saxosis et ruderatis alpinis ad « stani » Mihalpitz m. Nimercka distr.
Premeti! Num. collect. 106.
Determinazione dubbia. I fiori non sono ancora abbastanza sviluppati.
ll suo abito & perö di quest’ Atriplex.
233. Arthrocnemum macrostachyum Moris et Delp. Enum. sem,
taur. 1854; Ung. Sternb. Salic. syn. p. 27 sub A. glauco.
In salsis prope fauces Vojussa ad Frakso distr. Musakija-Berat! Num.
collect. 187.
La Salicornia fruticosa L. colla quale viene confusa questa pianla di
Moris e Delponte & genericamente e specificamente distinta.
234. Salicornia herbacea L. Sp. pl. I, p. 5; Ung. Sternb. Salic. syn.
p. 51, fig. 6 et 17.
(41) A. BALDACCL COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 649
In maritimis infra Svernec et Portonovo distr. Vallona! Num. col-
lect. 207.
235. Halocnemum strobilaceum Pall. It. app. p. 481, tab. B, fig. 1 et
2 sub Salicornia ; Ung. Sternb. Salic. syn. p. 81.
In salsis, socia cum Arthrocnemo macrostachyo, infra Panajà et Frakso
distr. Vallona! Num. coliect. 186.
236. Suæda fruticosa L. Sp. pl. I. p. 324 sub Salsola.
In maritimis ad Svernec et ad cœnobium distr. Vallona! Num. col-
lect. 221.
E’ verosimilmente questa pianta sia per l’ abito generale, come per la
radice. Ma la mancanza dei frutti (i fiori sono appena iniziati) puö rendere
possibile un errore.
237. Suæda setigera DC. Cat. Hort. monsp. p. 94 sub Chenopodio ;
Moq. T. Ann. sc. nat. 23.
In salsuginosis infra Pojani et fauces Semani distr. Musakija-Berat! et
in maritimis ad coenobium Svernec! Num. collect. 185 et 208.
238. Petrosimonia crassifolia Pall. Ill. p. 64, tab. 55 sub Polycnemo.
In arenosis maritimis ad Arta distr. Vallona! et prope Vallona! Num.
collect. 44 et 108.
Gli esemplari al n° 44 provengono da una località vicinissima a quella
del 1892 (sub n° 92). Nota Degen in litt. a proposilo di essi : « Hæc spe-
cimina a planta rossica recedunt, habitu P. glaucæ propriore, sed peri-
gonii phylla duo tantum vidi.» Il n° 108 richiama all’ osservazione di Boiss.
sulla variabilita della specie. « Antheræ apice tricuspidalæ, cuspidibus
glochidiatis coharent. Deg. in litt. » Gli esemplari del primo numero sono
alti da 2a 10 cm., gli altri arrivano a 30 e 40 cm.
239. Amarantus patulus Bert. Comm. neap. p. 19, tab. 2.
In silvaticis sub pago Doriza distr. Tepelen ! Num. collect. 283.
260. Amarantus silvestris Desf. Cat. Hort. par. p. #1.
In campis ad « chan » Drisi prope flumen Vojussa distr. Vallona! Num.
collect. 282.
241. Polygonum lapathifolium L. Sp. pl. I, p. 517.
In humidis ad mare sub pago Svernec distr. Vallona! Num. collect. 209.
242. Daphne oleoides Schreb. Dec. I, p. 13, tab. 7.
In montanis m. Cika (Acroceraunia) supra pagum Trhac! Num. collect,
154.
243. Euphorbia platyphylla L. Sp. pl. I, p. 660; var. literata Jacq.
Coll. II, Ic. rar. tab. 482 sub specie; Boiss. Fl. or. IV, p. 1099 pro varietate.
In humidis prope Nizvor et Passaliman distr. Vallona! Num. collect. 188.
650 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (42)
244. Euphorbia glabriflora Vis. et Panc. Pl. Serb. rar. pempt. Dec. II,
p. 15, tab. 13.
In graminosis regionis superioris m. Trebesinj distr. Tepelen ! Num.
collect. 45.
Suffruticosa, prostrata, ramosissima, ha caratteri che mi fanno piena-
"mente accogliere l’osservazione di Degen in litt. E. glabriflora est « bona
species » quæ apud Nyman Consp. p. 649 erronee sub E. pubescenti Vahl
enumeratur, nam locum habet post E. verrucosam Lam.
245. Euphorbia Gerardiana Jacq. Austr. V, p. 17, tab. 436; var. esu-
loides Vel. Acta Soc. sc. bohem. 1886, p. 39 pro specie; cfr. Nyman
Suppl. II, 2, p. 276, non Guss.
In saxosis ad Policani secus viam Sceperi-Argyrokastron ! Num. col-
lect. 109.
Gli esemplari di Smoktina (a. 1892 sub. n° 223) riferiti all’ E. Gerar-
diana trovano ora completa analogia colla presente pianta di Policani.
Questa variètà è = all’ E. Nicicü Borbas.
246. Urtica dioica L. Sp. pl. II, p. 1396; var. latifolia Led. Fl. ross.;
melius descripta in Bull. phys. math. Acad. Petershb. a. 1855 (a. cl. amico
Degen optime recognila).
In alpinis m. Lops (Grivas) versus distr. Delvino ! Num collect. 156.
247. Ficus carica L. Sp. pl. II, p. 1513.
In saxosis infra Suha et Labova distr. Tepelen ! et in dumetis territorii
Lops distr. Tepelen ! Num. collect. 296 et 155.
La pianta fra Suha e Labova è spontanea. Ha foglie ovato-cordate
lunghe 11 cm., larghe 8 cm., sinuato-seghettate : una sola è leggermente
trilobata.
248. Quercus sessiliflora Sm. Brit. III, p. 1026; var. pubescens Willd.
ex Rehb. Ice. XII, fig. 1312.
Constituit silvas per colles ad Babica distr. Vallona ! Num. collect. 210,
249. Corylus Avellana L. Sp. pl. II, p. 1417.
In dumetis montanis sub passo Haghios Georgios (Ciafa Singergi) ver-
sus pagum Dukati (Acroceraunia)! Num. collect. 157.
250. Carpinus duinensis Scop. Fl. carn. II, p. 243, tab. 60.
In dumetis ad pagum Bekist distr. Vallona ! Num. collect. 47.
251. Zostera nana Roth. Enum. pl. Germ. p. 8.
In submersis et limosis infra Pojani et fauces Semani distr. Musakijà-
Berat! Num. collect. 110.
252, Lemna minor L. Sp. pl. II, p. 1376.
In aquis ad Uremucohussos prope Klissura distr. Premeti ! Num. col-
tect, 285.
(43) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 651
253. Juncus subulatus Forsk. Aeg. Arab. p. 75.
In paludosis 1. d. Saline prope Vallona ! Num. collect. 48.
254. Typha angustata Bory et Chaub. Fl. Pelop. n° 103.
In aquaticis sub pago Vlahin distr. Vallona ! Num. collect. 111.
255. Cyperus pannonicus Jacq. Austr. V, App. p. 24, tab. 6.
In arenosis maritimis ad Arta distr. Vallona ! Num. collect. 212.
Porta glume flavescenti.
256. Cyperus fuscus L. Sp. pl. I, p. 69.
In alveo fluminis Vojussa prope I. d. Ilinec distr. Tepelen ! et in ory-
zetis ad flumen Sucitza sub Babica distr. Vallona ! Num. collect. 287
et 211.
Gli esemplari at n° 211 hanno glume flavescenti o verdastre.
257. Isolepis setacea L. Sp. pl. I, p. 72 sub Scirpo.
In alveo fluminis Vojussa prope 1. d. Iinec distr. Tepelen ! Num. col-
lect. 288.
Glume verdiccie, non mucronate.
258. Scirpus Holoschoenus L. Sp. pl. I, p. 72; varietas.
In maritimis, arenosis et palustribus per totam planitiem Vallonæ !
Num. collect. 189.
Forma a culmi alti oltre un metro. Capolini globosi, compattissimi,
quasi della grandezza dell’ avellana, di colore intenso ferrugineo. Vale
probabilmente quanto la var. genuinus Gren. et Godr. Fl. Fr. III, p. 372
— Holoschenus vulgaris Lk. = H. Linnæi Rehb.
259. Scirpus maritimus L. Sp. pl. I, p. 74.
In paludosis exsiccatis lacu Martina prope flumen Vojussa distr. Musa-
kija-Berat ! Num. collect. 190.
260. Fimbristylis dichotoma L. Sp. pl. I, p. 74 sub Scirpo.
In alveo fluminis Vojussa prope I. d. Ilinec distr. Tepelen ! Num. col-
lect. 286.
261. Carex lævis Kit. in Willd. Sp. IV, p. 292.
In rupestribus alpinis m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia) !
Num. collect. 289.
262. Oryza sativa L. Sp. pl. I, p. #75.
In paludosis, culla, ad Sucitza flumen distr. Vallona ! Num. collect. 213.
263. Erianthus Ravennæ L. Sp. pl. II, p. 1481 sub Andropogone.
In arenosis maritimis ad Scalo Vallonæ! Num. collect. 191.
264. Phacelurus digitatus Sibth. et Sm. Fl. gr. I, tab. 92 sub Rot-
bellia.
Ad sepes et in dumetis prope Panaja distr. Vallona! Num. collect. 192.
652 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
265. Crypsis aculeata L. Sp. pl. I, p. 63 sub Scheno.
In argillosis hieme inundatis sub Pojani versus fauces fluminis Semani
disir. Musakijà-Berat! Num. collect. 159.
266. Crypsis alopecuroides Schrad. Germ. I, p. 167.
In argillosis hieme inundatis ad Frakso versus fauces fluminis Vojussa
“distr. Musakijà-Berat! et ad Chiafa Coci prope Vallona! Num. collect. 160
et 214.
267. Aristella bromoides L. Mant. I, p. 30 sub Agrostide.
In saxosis sub pago Damesi prope flumen Vojussa distr. Tepelen ! Num.
collect. 115.
268. Agrostis olivetorum Gren. et Godr. F1. fr. III, p. 483.
In eultis infra Piskupi et Pljoca distr. Vallona! Num. collect. 49.
269. Avena Neumayeriana Vis. Fl. dalm. III, p. 339; Suppl. I, tab. X,
fig. 2.
In preruptis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino! Num. col-
lect. 112.
270. Gaudinia fragilis L. Sp. pl. I, p. 119 sub Avena.
In herbidis infra Piskupi et Pljoca distr. Vallona! Num. collect. 292.
271. Sesleria cærulans Friv. in Reg. Flora 1836, p. 428; var. tener-
rima Fritsch in litt.
Differt a typo tantum foliis angustissimis aristisque longioribus.
In alpinis m. Nimercka distr. Premeti! Admodum rara! Num. col-
lect. 291.
272. Æluropus littoralis Willd. Sp. I, p. 408 sub Dactyli.
In salsis maritimis hieme inundatis sub Pojani versus fauces fluminis
Semani distr. Musakija-Berat! Num. collect. 158.
273. Poa alpina L. Sp. pl. I, p. 9.
In humidis alpinis m. Nimercka distr. Premeti! Num. collect. 290.
274. Poa Timoleontis Heldr. in lıtt. et sched.; Boiss. Fl. or. V,
p. 607.
In rupestribus alpinis m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti! Num.
collect. 114.
275. Poa cæsia Sm. Brit. p. 103,
In alpinis m. Nimercka 1. d. Draza distr. Premeti! No collect. 161.
276. Festuca ovina L. Sp. pl. I, p. 108; varietas.
In alpinis rupestribus, cum Avena Neumayeriana Vis. socia, m. Cika
versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num. collect. 112.
277. Ephedra campylopoda C. A. Meyer Eph. p. 73, tab. 2.
In rupestribus ad Krionero distr. Vallona! Num. collect. 215.
(45) A. BALDACCI. COLLEZIONE BOTANICA FATTA IN ALBANIA. 653
278. Pinus halepensis Mill. Dict. n° 8.
Constituit silvas per planitiem fluminis Vojussa ad Frakso distr. Vallona
et Musakijà-Berat! Num. collect. 193.
279. Juniperus macrocarpa Sibth. et Sm. Fl. gr. II, p. 263.
In dumetis infra Kalyvaci et Toei distr. Tepelen! Num. collect. 50.
280. Asplenium fissum Kit. in Willd. Sp. V, p. 348.
In rupestribus alpinis m. Cika (Acroceraunia)! et m. Lops (Grivas)
versus distr. Delvino! Num. collect. 163 bis et 163.
281. Nephrodium rigidum Sw. Fil. p. 53 sub Aspidio.
In rupestribus m. Cika versus distr. Delvino (Acroceraunia)! Num.
collect. 194.
282. Gystopteris fragilis L. Sp. pl. II, p. 1553 sub Polypodio ; var.
tenuisecta Boiss. Fl. or. V, p. 740 = C. alpina Lk.
In præruptis m. Cika (Acroceraunia) versus distr. Delvino! Num. col-
lect. 162.
EINE NEUE
: SCH(ENORCHIS-ART
von
F. KRANZLIN
Schoenorchis Simmleriana Krzl. n. sp. Monopodio stricto
brevi-articulato, foliis pugioniformibus 20-25 cm. longis basi 1,2-1,5 cm.
latis crassis carnosis, racemis capitulatis paucifloris basi squamis v. brac-
teis inanibus vestitis, bracteis late triangulis oblusis albo-marginatis quam
ovaria ter v. quater brevioribus, rhachi lævi, ovariis et floribus extus se-
tosis. Sepalis oblongis obtusis lateralibus subobliquis, petalis minoribus
triangulis margine serrulatis præsertim apicem versus, labelli conchi-
formis lobis lateralibus obsoletis rotundalis, margine utrinque inflexo
incrassalo, lobo medio latissimo antice obtuso disco tuberculoso-spon-
gi0so, fundo labelli amplo, calcari primum antice deinde energice reflexo
apice obtuso extus sparse seloso, gynostemio brevi, polliniis 4, binis in
unum globosum unitis, caudicula et glandula tenuissimis linearibus, pro-
cessubus pone basin gynostemi 2 erectis fusiformibus hyalinis, anthera
plana antice late producta emarginala utrinque acutata, androclinii plani
margine postice in dentem subulatum elongato. — Flores parvi, ovarium
À cm. longum, sepala 3-4 mm., labellum 5 mm. circa 4 mm. latum.
Die Gattung Schenorchis war bisher monotypisch und die einzige be-
kannte Art, Schen. juncifolia Reinw., wohl nirgends in Kultur. Die Unter-
suchung der frischen Blüten dieser zweiten Art ergab Befunde, welche
mit ganz nebensächlichen Abweichungen in allen Hauptpunkten mit den
Analysen in Blume’s Tabellen en Platen No 23 und Rumphia t. 193 über-
einstimmen. Die übrigen Merkmale, angefangen mit den nicht binsenähn-
lichen, sondern dolchklingenähnlichen Blättern bis zu den Einzelheiten
der Perigons sind völlig ausreichend, um eine sehr distinkte Art zu be-
gründen. — Ueber die Herkunft der Pflanze fehlt leider jeder bestimmte
Anhaltspunkt. Sie wurde seit 2 oder 3 Jahren in den Gewächshäusern
von Madame William Barbey zu La Pierriere kultiviert und blühte in
diesem Jahre zum ersten Male.
Auf Wunsch des Herrn Barbey nenne ich die Pflanze nach dem ver-
dienten Obergärtner dieser Sammlungen, Herrn Simmler von Zürich,
dem es gelang, diese Seltenheit zum blühen zu bringen.
——— u ——
659
CYCLOSTOMELLA
NOUVEAU GENRE D’HEMIHYSTERIES
PAR
N. PATOUILLARD
La collection des champignons récoltés par M. A. Tonduz, chef du ser-
vice botanique à San José au Costa-Rica et conservée à l’Herbier Boissier,
contient une espèce qui nous semble devoir être considérée comme le
type d’un nouveau genre des Hémihystériés de Spegazzini : nous la dé-
signerons sous le nom de Cyclostomella disciformis.
Elle croit éparse à la face inférieure des feuilles d’un arbre indéterminé
et se présente sous l'aspect de petits disques circulaires très minces, de
couleur noire, larges de À à 2 mm., adhérents au support seulement par
leur portion centrale et très facilement séparables. Ces disques, qui sont
de nature stromatique, sont plans en dessus à l’exception de leur partie
moyenne qui est relevée d’un mamelon obtus.
II n’y a pas de mycelium superficiel, l’appareil végétatif est réduit aux
hyphes qui pénètrent dans le tissu foliaire.
L’aspect et la constitution des stromes de Cyclostomella sont analogues
à ceux des stromes d’Hysterostomella et de Schneepia et plus particulière-
ment d'A. andina (Cfr. Bull. Herb. Boiss. 1895, vol. 3, p. 73). La trame
du renflement central est composée de petites cellules polygonales car-
bonacées, à peu près équilatérales ou un peu allongées dans le sens de
l'axe; la partie périphérique au contraire, est mince, membraneuse et est
constituée par deux lames appliquées l’une contre l’autre, et qui sont
séparées par une couche de tissu dans lequel sont plongés les périthèces ;
ces lames sont formées de cellules brunes, allongées dans le sens radial.
septées en travers, plus ou moins rameuses, à la manière de celles des
périthèces de Microthyrium et d’Asterina. Le bord des stromes est entier
ou parfois légèrement fimbrié par des groupes de cellules allongées,
appliquées sur la feuille ou plus ou moins relevées.
656 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Les périthèces sont nombreux, un peu saillants, elliptiques et s’ouvrent
par une fente linéaire, ils forment un cercle unique entourant le mame-
lon central. Tantôt ils sont indépendants les uns des autres et disposés
comme les rayons d’une roue, tantôt ils sont bout à bout et encore dis-
tincts ou bien ils se soudent entre eux par leurs extrémités, de telle sorte
que les ostioles forment une crevasse circulaire continue ; on peut obser-
ver toutes les dispositions intermédiaires entre ces deux états extrêmes.
Les thèques allongées, arrondies au sommet et atténuées peu à peu
vers la base, mesurent 60-70<15-20 y et ont des parois épaisses et in-
colores. Ces organes jeunes, montrent 16 points de formation autour des-
quels s'organisent 16 spores ovoides, simples, d'abord incolores puis
brunes et mesurant 8-10 4-6 y.
Il n’y a pas de paraphyses proprement dites, mais on peut observer
quelques rares filaments brunâtres, cylindriques, grêles et septés en tra-
vers qui s'élèvent entre les thèques.
Cyclostomella diffère d’Hysterostomella et de Schneepia par ses spores
non septées et au nombre de 16 par theques; il correspond à Lembosiella
parmi les hémihystériés qui ont les périthèces libres et non réunis par
un strome.
Cyclostomella nov. gen. — Stromata foliicola, orbicularia, dimidiato-
seutata, centro adfixa. Perithecia radiantia in stromate circulariter dispo-
sila, ostiolis hysterioideis donata. Sporidia ovata, simplieia, brunnea. My-
celium superficiale nullum.
C. disciformis n. sp. — Maculis nullis; stromatibus hypophyllis, sparsis,
superficialibus, centro matrice adnatis, orbicularibus, 1-2 mm. diam. atris,
medium versus obtuse papillatis, ambitu integro vel minute fimbriatulo,
contextu membranaceo-carbonaceo, radiatim celluloso, brunneo; peri-
theciis stromate innatis, elliptico-linearibus, distinctis, radiantibus vel
extremilate junetis et tunc circulum continuum moniliforme effieientibus;
ostiolis hysterioideis; ascis clavatis, 16-sporis, aparaphysatis, 60-70 x
15-20 y, sporidiis conglobatis, simplicibus, brunneis, 8-10 X 4-8 y.
Hab. ad folia subcoriacea plantæ cujusdam ignotæ, Echeverria (Costa
Rica). Leg. Tonduz no 2469.
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Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
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Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
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Tome IV. 1896.
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(5 ” h y
SOMMAIRE DU N° 10. — OCTOBRE | 1896.
Pages
1. — J.-E. Bommer et H. Christ. — FILICES NOVÆ.: 657
II. — H. Christ. — FILICES FAURIANE. Fougères re-
eueillies par le père Urbain Faurie, missionnaire catho-!
lique à Hakodaté (Japon), dans les différentes îles de l’ar-
Chipel japonais Sr ENTER ns ne EAU .. 664
III. — John Briquet. — FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ
LABIATARUM, we fascieule.. ............,.......0... 676
IV. Jules Amann. — UNE EXQURSION BRYOLOGIQUE
DANS LA HAUTE-ENGADINE (BIS) Se a. 697
V. — François Crépin. — LE ROSA ALGOIENSIS, espèce
nouvelle du Rurkestan. vo. 0... eu NDR
VI. — R. Chodat. — NOTE SUR LE SEMPERVIVUM GAU-
DINE CEST. LEUR DEN RT NOTEN, 720
= APPENDIX No III. (suite).
VII. — Hans Schinz. — Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas (mit Einschluss der Westlichen Kalachari)... 33 à 57
FIN f ’
RU OERE S
3 BT D
4me année, N°10; Octobre 1896,
LPS SIL SPP
RSS Le
BULLETIN DE L'HERBIER BODBSIER
FILICES NOVÆ
AUTORIBUS
J.-E. BOMMER et H. CHRIST !
Vs
L'ART retroflexa J.-É. Bomm. (nov. sp.) (descr. Christ).
Plante des plus singulières. Les échantillons récoltés sont jeunes,
stériles, pinnules rudimentaires stipuliformes aux bifurcations, rachis
fortement en zigzag portant un segment à chaque angle; segments
réfléchis en arrière, linéaires, 2 cm. de long, un peu décurrents vers le
rachis, à bords entiers. Texture coriace. Du groupe du G. dichotoma, mais
d’un port absolument différent.
Serait-ce une aberration tératologique du G. dichotoma ou un état
jeune d’une espèce inconnue? Ce n’est guère probable. Ulterius inda-
ganda Plant. Costar. exsicc.
Costa-Rica : La Palma, 24 novembre 1889 (Pitt. n. 1471).
Hymenophyllum Durandi Christ (nov. sp.)
Dimension de H. Tunbridgense Willd. mais à frondes plus divisées.
Ressemble à H. fucoides Sw. en miniature et appartient au groupe de
Leptocionium par ses dentelures spinescentes très rares existant princi-
palement aux involucres et dans leur voisinage.
Stipe filiforme 1 cm.; fronde bipinnatifide 3 cm. long. sur 1 cm. larg.;
rachis filiforme, non ailé jusqu’au sommet; les rachis secondaires étroite-
1 Après la mort du regretté ptéridologue belge, J.-E. Bommer, M. le Dr Christ
reprit l’etude des collections, laissée inachevée par le monographe belge. Nous
sommes heureux d'offrir la primeur de quelques espèces nouvelles fort remar-
quables, reconnues par ces deux spécialistes.
BULL. HERB. BoIss., octobre 1896. 43
658 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
ment ailés; pinnules rhomboidales à segments allongés, peu bifurques,
très étroits, 3 mm., noirätres, linéaires, arrondis au sommet dans la partie
fructifère de la fronde, un peu dilatés à la base comme chez H. fucoides,
à bords irrégulièrement ondulés, munis vers le sommet de quelques
“dentelures spinescentes; involucres un peu plus larges que les lobes
terminaux de la partie supérieure de la fronde (non à la base du côté
supérieur des pinnules comme chez H. fucoides), arrondis, valves peu
divisées ; pourtour extérieur de l’involucre spinescent.
Costa-Rica : sur les arbres à La Palma, 1500-1700 m., juillet 1895
(Tonduz in Pitt. n. 9693).
Pteris mollis Christ (sp. nov.).
Appartenant au groupe Tripartitæ des Eupteris, à nervation non anas-
tomosee; se distingue de prime abord des autres espèces américaines de
ce groupe, par son lissu herbacé, délicat, non coriace, ses lobes courts,
égaux, obtus. |
Port du P. marginata Bory, mais à nervation non anastomosée, quoique
rameuse, et à la base des segments presque en arc, arc qui du reste n’est
pas fermé.
Stipes 70 cm. longus, stramineo-rufus, sulcatus, nitidus. Frons tripar-
tila 68 cm. longa, pinnis lateralibus pinnam centralem æquantibus, basi
iterum partitis; pinnulis 8 ad 10 cm. longis, 2-3 cm. latis, æqualibus,
spatio infra 3 cm. supra 2 cm. distantibus obscure viridibus glabris, seg-
ments usque ad nervum pinnulæ incisis, numero 12-15 utroque latere
tenuiter herbaceis lanceolatis, obtusis contiguis, supra obscure crenulatis,
sterilibus 1 cm. longis, fertililibus minoribus. Nervatura vix conspicua,
nervulis ramosis patulis sed liberis 6 mm. longis. Soris latis a basi ad
apicem segmentorum productis.
Costa-Rica : forêts de San Marcos, 1355", mars 1893. (Tonduz in Pitt.
n. 7565).
Asplenium (Anisogonium) ceratolepis Christ (nov. sp.).
Une découverte des plus curieuses en ptéridologie : une organisation
toute nouvelle quant aux écailles.
Plante très forte d’une hauteur de plusieurs mètres d’après la taille des
pinnæ.
Stipite elato, pennæ cygni crassitie brevissime pubescente et cum
rhachi nervisque medialibus pinnarum squamis magnis brunneis his-
(3) J.-E. BOMMER ET H. CHRIST. FILICES NOVA. 659
pido. Squamis 3 mm. longis, ligulatis, cellularum marginalium commis-
suris protractu indurato cornuto ornatis, ita ut protractibus duobus sese
tangentibus processus bicornutus formetur et squama hoc modo mar-
gine hamifero gaudeat (inde nomen speciei). Fronde maxima pro-
babiliter plures metr. longa fere 80 cm. lata simpliciter pinnata.
Pinnis alternis facie Hemiteliæ horridæ 40 cm. longis, 20 cm. latis,
siceis nigrescentibus, succulentis, profunde ad 1 cm. ‘2 versus nervum
medialem pinnatifidis, lobis triangularibus, integris, acuminatis supra
glabris infra brevissime puberulis, nervis medialibus cum iis pin-
narum squamis jam descriptis vestitis. Nervis lateralibus loborum
basi more Hemiteliæ, Eunephrodi seu Pteridis biauritæ sinu conspicuo
et sorifero conjunctis, reliquis bi-seu trifurcatis, omnibus fere soriferis,
soris creberrimis nervos a nervo mediali ad marginem versus sequen-
tibus sed marginem non tangentibus nec confluentibus.
Costa-Rica : Carillo, 300 m., 8-9 juillet 1889 (Pitt. n. 1170).
Cette plante est unique dans les Asplenium par les écailles armées de
crochets formés par le contact des bords de cellules marginales, et par
l'arc qui joint la nervature des lobes et qui porte aussi bien des sores
que les nervations latérales des lobes.
Aspidium (Lastrea) prominulum Christ (nov. sp.).
Tota planta glabra excepta rhachi puberula, obscure viridis chartaceo-
coriacea, superne lucens, stipite basi nudo, pennæ corvinæ crassitie,
25 cm. long. Fronde 40-40 cm. long. et 25 cm. lata, late deltoidea
superne prolifera, radicante, pinnis 20 utraque latere instructa, pinnis
infimis longissimis deflexis 18 cm. longis. Pinnis sessilibus infra oppo-
sitis, supra alternantibus, versus basin attenuato truncatis, ad apicem
longe acuminatis, medio 3 cm. latis, profunde (?/s) pinnatifidis, lobis
magnis 3-4 mm. latis, 1 ‘/2 cm. longis approximatis, intersticio fere
nullo, obtusis subintegris. Nervis medialibus ac nervulis liberis 10 utroque
latere manifeste pagina superiore prominulis, partim furcatis, soris
brunneis mediocribus, medialibus rotundis, indusio inconspicuo.
Costa-Rica: vallée du Rio Tuis, 600 m., septembre 1893 (Tonduz in
Pitt. n. 8198).
Polypodium (Phegopteris) cyclocolpon Christ (nov. sp.)
Amplum, bipinnatum, aliquot metr. longum et 35 cm. latum, utrinque
obscure herbaceum. Stipite pallide stramineo cum rhachibus atque nervis
660 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
paleis lanceolatis, infra 3 mm. longis, supra brevibus saturate brunneis
sparso; planta cæterum nuda.
Pinnis inferioribus 20 cm. longis et 4 cm. latis intervallis rhachium
5-6 cm. latis, pinnularum apicibus sese vieissim tangentibus; pinnis ses-
„silibus elongato-lanceolatis acuminatis, usque ad rhachim ineisis, pinnu-
lis manifeste decurrentibus, sinu inter pinnulas rotundato, pinnulis cre-
berrimis, regularibus, æquilongis et æquilatis lanceolato-ovatis, muticis,
integris seu denticulato-crenatis versus apicem solummodo sensim dimi-
nutis lineari-ligulatis 2 cm. longis, 5 mm. latis regulariter inciso-serratis,
segmentis circiter 12 ad dimidium pinnulæ et ultra incisis, 3-5 nervulis
lateralibus instructis, soris rotundalis, 1 mm. latis, brunneis centralibus,
nec marginalibus, versus apicem frondis soro uno pro segmento sed infra
soris duobus aut tribus.
Costa-Rica : forêts de Tsäki (Talamanca) 200 m., avril 1895 (Tonduz in
Pitt. n. 9480).
Polypodium (Goniophlebium) flagellare Christ (nov. sp.).
Rappelant le P. fraxinifolium, mais plus petit et très particulier par la
base des pinnæ qui est large, ailée et les pinnæ effilées et évasées.
Caudice horizontali, pennæ cygni crassitie, squamis filiformibus,
lanatis, fulvis capillaribus tomentoso, planta glaberrima pallide viridis.
Stipitibus distantibus stramineis erectis 10 cm. long, 1 !/2 mm. crassis,
fronde late deltoidea 20 cm. longa 12-15 cm. lata, pinnis valde (3 cm.)
distantibus, infima pinna (10 cm.) longissima; pinnis ligulato-linearibus,
5 mm. latis sensim versus apicem subulato-acuminatis integerrimis basi
dilatata latissime adnatis, duabis pinnis oppositis ita late connexis. Costa
mediali conspicua nervulis lateralibus valde inconspicuis, aream unam,
i.e.seriem uniserialem formantibus in qua nervulus furcatus liber sorum
magnum flavum uniseriale fert. Sorus in pagina superiore pinnarum
parum elevatus.
Costa-Rica : sur les troncs d’arbres dans la plaine de Surubres, au S.
de Puntarenas (côte du Pacifique), juillet 1890 (Biolley in Pitt. n. 2691).
P. (Goniophlebium) costaricense Christ (nov. sp.).
Espèce très distincte rappelant par son port les P. pectinatum L. (de
l'Amérique) et celebicum Bl. (de l’Archipel Malais), mais véritable Gonio-
phlebium.
(5) J.-E. BOMMER ET H. CHRIST. FILICES NOVÆ. 661
Planta glaberrima, atroviridis, herbacea papyracea, parenchymate
tenero. Caudice horizontali superficiali, crassitie styli plumbei ant pennæ
cygni, squamis subulatis brunneis reflexis tecto.
Stipitibus distantibus glaberrimis lucidis, fulvis, strictis, erectis, angu-
latis 1 mm. crassis, 5 cm. longis. Frondibus ambitu lineari-ligulatis 35 cm.
longis, 5 em. latis infra subdecrescentibus supra breviter acuminatis,
pinnis numerosis peclinatis æquilongis, circiter 50 quoque latere,
2 */2-3 cm. longis, ‘/2 cm. latis lineari-ligulatis, interstitiis basi rotundatis,
angustis, recto-patentibus, parallelis, basi late adnatis sese tangentibus
sed ad rhachim incisis, sabmuticis, integerrimis rarius suberenatis. Ner-
vulis lateralibus aream unam clausam formantibus, in qua sorus ad
apicem nervuli inclusi liberi, hinc areæ uniseriales. Sori uniseriales
8-10 utroque latere costæ med rotundi, flavescentes superficiales.
Costa-Rica : plaine de Surubres au S. de Puntarenas (côte du Pacifique),
18 juillet 1890 (Biolley in Pitt. N. 2677).
P. (Goniophlebium) thyssanolepis Al. Braun var. bipinna-
tifidum Christ (nov. var.). P. aspidiolepis Bak. in Journ. of bot.
1887. 218.
Variété bien curieuse, différant de prime abord du type par des frondes
allongées, à 12 paires de pinnæ qui sont incisées vers le rachis en 6-8
lanières étroites-linéaires d’un centimètre de longueur et de 2 mm. de
largeur, mais les frondes bipennées passent sur la même souche à la
forme ordinaire, simplement pennée et à pinnæ larges et entières par
des intérmédiaires dont la fronde est simple en haut et composée
en bas.
La forme composée est plutôt stérile, mais non entièrement et simule
par sa vestiture écailleuse le Nothochlæna Eckloniana du Cap.
Costa-Rica : San Rafaël de Cartago, 1600 m., juillet 1895 (Pitt. n. 9721).
Echantillons à odeur de coumarine très forte.
P. (Eupolypodium) myriolepis Christ (nov. sp.).
Caudice firmo nigro longe horizontaliter repente, pennæ anserinæ
crassitie, squamis adpressis, peltatis rotundis minimis (‘/;: mm. latis)
umbone atrorufo prominente margineque pallido scarioso elegantissime
ciliato præditis vestito.
Stipitibus fuscis, 10 cm. longis, firmis late inter se distantibus, cum
rhachi squamis iis caudicis similibus sed ambitu ovatis cuspidatis, tectis.
662 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Fronde 10-12 cm. longa, 3 ‘/2 cm. lata, lanceolata, pinnis ad rhachim
prineipalem incisis ligulatis, dure coriaceis brunneis, 2 cm. longis, ‘/2 cm.
latis perfecte integris, apice muticis, basi adnata, pæne recte patentibus
ad basin centimetri distantia remotis supra approximatis. Fronde utroque
latere squamis iis caudicis similibus equidem peltato rotundatis infra
“dense, supra laxius tectis. Soris parvis sæpius partem exteriorem pinnæ
solummodo occupantibus valde immersis, pagina superiore frondis saccatis
prominentibus, una serie secus nervum medialem pinnæ utroque latere
dispositis, brunneis. Nervis lateralibus patentibus.
Costa-Rica : sur les arbres a La Palma, juillet 1895 (Tonduz in Pitt.
n. 9692).
P. (Eupolypodium) rosulatum Christ (nov. sp.)
— P. hirtellum Bomm. mss. (non Bl.).
Plante intermediaire par son port entre P. jungermannioides Kaulf. et
organense Mett. Très original par sa touffe en rosette et ses frondes
sans stipe.
Caudice brevissimo, fasciculum radicum emittentes haud repente. Den-
sissime rosulatum, frondibus multis, circa 20, ex capite rhizomatis apo-
dibus ligulatis, 5 cm. longis, 5 mm. latis, margine pilis longis ciliatis
latere iisdem pilis parce sparsis pallide virentibus suberoso-tumidis
crassis obtusissimis margine crenatis, crenis obtusis 2-3 mm. latis, bre-
vissimis, nervis occultis, mediali etiam latente, nervulis lateralibus fur-
cati, inferiore ramulo nervi sorum ferente.
Sori rotundi seu leviter elongati, uniseriales utroque latere inter mar-
ginem et centrum frondis exacte intermedii, magni (1 mm. lati)
brunneo-ochracei.
Costa-Rica : forêts du Rio Naranjo, mars 1893 (Tonduz in Pitt.
n. 7955).
Asplenium (Diplazium) crenato-serratum
J.-E. Bomm. mss. in sched. (deser. Christ).
Amplum, elatum, ex affinitate A. flavescentis Mett. eodem magnitu-
dine, pinnis 10 ad 15 utroque latere et apice pinnatifido, pinnis herbaceis
fere pellucidis læte viridibus glabris lucidis plicatis distantibus subsessi-
libus, margine omnino biserratis. id est crenatis et lobulis acute serratis,
dentibus 2 aut 3 pro lobulo, nervis tribus basi unitis, tertio nervo sorum
(7) J,-E. BOMMER ET H. CHRIST. FILICES NOVÆ. 663
gerente ; soro a costa fere ad marginem usque producto angusto lineari
brunneo, indusio angusto plerumque unilaterali griseo.
Serratura acuta duplici a planta Americana (À. flavescente Mett. juglan-
difolio Hook.) facile dignoscendum.
Forêts humides du Mayombe, Congo, Septembre 1893. Em. Laurent.
Asplenium Laurentii J.-É. Bomm. mss. in sched. (deser. Christ).
Ex affinitate A. macrophylli Sw. sed minus: stipite 8 cm. longo, fusco.
pilis brunneis cum rhachi puberulo, fronde 14 cm. longa, 5 cm. lata, pinnis
utroque latere 5 remotis erecto-patentibus breviter petiolalis recte trian-
gularibus versus apicem latissime et rectangule abscissis, folia Giukgo
bilobz ambitu, magnitudine et textura exacte æmulantibus, lateraliter
integerrimis, antice irregulariter lobato-crenulatis, dilute viridibus, coria-
ceis, pinna terminali conformi, nervo mediali omnino deficiente, nervulis
omnibus rite ex insertione petioli flabellatis, numerosis, furcatis, conspi-
cuis, soris linearibus, tenuibus, flabellatis, nervulos sequentibus, nume-
rosis 20 ad 30, inæqualibus, partim a petiolo usque ad marginem crenu-
latam pinnæ protensis, indusio lineari. griseo, laterali persistente.
Plante tout à fait singulière, ressemblant à un échantillon réduit
d'A. macrophyllum, dont les pinnæ auraient été coupées transversale-
ment à leur endroit le plus large, mais se distinguant par le manque
absolu d'une nervure médiane et des sores extrêmement étroits.
« Adiantum épyphyte sur un grand arbre à Vungu, Bas Congo, un seul
pied. Novembre 1893. » Ém. Laurent.
664
FILICES FAURIEANÆ
FOUGÈRES RECUEILLIES PAR LE PÈRE URBAIN FAURIE
MISSIONNAIRE CATHOLIQUE A HAKODATE, JAPON
DANS LES DIFFÉRENTES ILES DE L'ARCHIPEL JAPONAIS
PAR
le Dr H. CHRIST, de Bâle
Cette collection très riche, vendue en quelques lots différents, d’iné-
gale étendue, mais à numéros identiques à quelques botanistes et insti-
tutions botaniques, renferme, outre les espèces connues et mentionnées
dans l’Enumeratio Plantarum in Japonia sponte crescentium, par A.
Franchet et L. Savatier, 1879, et dans les écrits postérieurs de divers
auteurs, résumés par Baker dans son Summary of new ferns, 1892,
quelques spécimens remarquables dont il sera question plus loin. Je fais
remarquer que j'ai étudié le lot appartenant à M. William Barbey, celui
de M. Casimir de Candolle et quelques matériaux qui restaient encore
après le partage et que le Père Faurie a mis gracieusement à ma dispo-
sition.
1. Dicksonia scabra Wall.
No 11459, Okayama, forêts.
C’est la plante si répandue de l’Himalaya jusque da la Péninsule
de Malacca et, à ce qu'il paraît, non encore indiquée pour le Japon,
quoique déjà cueillie en 1885 à Tosa par M. Makino, qui indique le nom
japonais de la plante : Kobanomhikaguma.
2. Gystopteris fragilis Bernh.
No 500%, Kiritap; 5166, falaises de Kunashiri.
C'est le type ordinaire de l'espèce cosmopolite que je suis étonné de
ne pas trouver déjà dans l’enumeration de Franch. et Sav.
Keith Be
(2) H. CHRIST. FILICES FAURIEANÆ. 665
3. Davallia Speluncæ (L. sub Polypodio.)
No 11749. Montagnes d’Iyo en Shikoku. 3 à 4 pieds de haut.
Evidemment espèce cosmopolite des pays tropicaux, mais pas encore
indiquée au Japon. Echantillon à segments étroits et à pilosité vigou-
reuse.
4. Trichomanes Japonicum Franch. Sav. II, 618.
Cette plante, sous-espèce du T. radicans Sw., se distingue du type par
ses stipes courts, largement ailés, sa fronde courte, lancéolée, ses pinnules
et segments courts, ses urcéoles courts, largement companulés, pro-
fondément immergés dans la fronde. Elle se retrouve identique dans
l'Amérique du Nord (Alabama 1. Mohr.), corroborant la théorie d’Asa Gray
sur les analogies dans les flores de l'Amérique orientale tempérée et du
Japon. Quelques échantillons : No 15798, Nagasaki, se rapprochent sin-
gulierement de Trichomanes pyxidiferum L. pour le port, mais le limbe
de l’urcéole est moins dilaté.
5. Trichomanes acutum T. Makino in sched.
Espèce des plus originales; par sa fronde voisine de T. pusillum Sw.,
par ses organes frucliferes voisine de T. filicula Bory.
Plante cespiteuse en gazon très serré, à rhizomes rampants, filiformes.
Fronde glabre, membraneuse, très tendre, diaphane, vert-clair, longue de
2 '/» em., large de 1 ‘2 cm., presque sessile, flabelliforme-obovée, trian-
gulairement tronquée vers un stipe des plus courts, pinnatifide à large
aile centrale, segments à bord onduleux, crispé, bifurqués à la pointe,
quelquefois incisés latéralement jusqu’à une aile large, se terminant tous
assez brusquement en pointe très effilée et mucronulée. Nervures fortes,
une par segment, stries intercalées (spwrious veinlets Hook.), peu accen-
tuées. Urcéoles à peu près de la grandeur et de la forme de T. filicula,
rares, terminaux, à segments surmontés d’une dent, brièvement pédon-
culés, ovales, s’elargissant vers la moitié en deux lobes larges arrondis,
un peu crispés denticulés au bord; réceptacle quelquefois dominant
l’urcéole.
Tosa Nov. 1887, 1. Makino; nom indigène Kokehoragake, non encore
trouvé par M. Faurie.
6. Hymenophyllum Wrightii V. d. Bosch. et H. paniculi-
. florum Presl, énumérés comme espèces dans l’Enumeratio, II, 205, ne
me paraissent pas séparables et semblent se réduire à des differences de
développement et de dimensions. Cette plante, collectée en quantité par
666 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
M. Faurie, est peu caractérisée; il est malaisé de la séparer, par des
caractères présentables au moins, d’avec A. rarum R. Br., sauf peut-être
par le stipe plus court, et la fronde plus allongée. Il y a des échantillons
nains, à segments larges et seulement bifurqués, et des échantillons
élancés, à segments bifurques deux fois et plus, du port d’un grand
H. Tunbridgense Sm. J'ai remarqué du reste que les bords des segments
de la plante japonaise ne sont pas absolument entiers, mais offrent
sous la lentille des asperités latérales répétées qui rapprochent un peu
cette plante du groupe Leptocionium Presl.
7. Pteris Kleiniana Presl.
No 15679, Nagasaki.
Cette fougère tropicale, méconnue par Hook. Bak. Synops., mais recon-
nue et rétablie par Beddome Handbook ferns Brit. Ind. 116, Tab. 60,
est nouvelle pour le Japon. Elle se distingue des formes de P. quadriau-
ritum Rtz. et biauritum SW. par des dimensions beaucoup plus fortes, et
une nervation particulière. J’ai la même plante du Japon : « apud Kioto
Arashiyama » comm. M. R. Merian.
8. Gryptogramme crispa Br.
No 8398. Sommet du Riishiri, rochers.
Je ne trouve pas d'indication de cette plante alpestre pour le Japon.
La forme collectée par Faurie est exactement celle représentée par
Bedd. Handb, Brit. Ind. 98, Tab. 50 (C. Brunoniana Wall.) à frondes
fertiles ne dépassant pas ou dépassant à peine les stériles, ainsi qu’elle
se trouve dans l'Himalaya.
9. Lomaria (Plagiogyria) Fauriei n. spec.
No 4350. Montagnes de Yamagata.
Très voisin de L. semicordata (Presl sub Lomaridio) des Andes de
l'Amérique tropicale.
Slipe anguleux, jaunâtre, à base enflée, noire, à écailles claires peu
nombreuses, subulées. Plante glabre, vert-jaunâtre, herbacée.
Fronde stérile, longue de 45 cm., large de 10 cm. ovée-oblongue, acu-
minee. Rachis non aile. Pinnæ se racourcissant assez brusquement vers
la base de la fronde, nombreuses (40 à 45 de chaque côté), sessiles sur
un rachis à large base, très serrées de manière à ne pas laisser de sinus
entre elles, se touchant par les bords, longues de 5 cm., larges de À cm.,
lancéolées-linéaires, acuminées en pointe fine, bidentées, à dents aigues
et souvent bifurquées. Nervures visibles mais non saillantes, assez ser-
Ka +: à ANR
(4) H. CHRIST. FILICES FAURIEANEÆ. 667
rées, bifurquées à la base. Fronde fertile à pinnæ plus distantes, étroites,
linéaires.
L'espèce américaine précitée ne diffère que légèrement de la nôtre.
On ne peut indiquer comme caractères diagnostiques que le rachis un
peu ailé, les pinnæ un peu plus écartées et offrant de petits sinus
arrondis, des nervures bifurquées plus haut, le port plus élancé et les
dents un peu plus courtes.
Doit être également assez près de Blechnum stenopterum Hance, de
Formose, qui m'est inconnu.
L. adnata Blume (Bedd. Handb. 128, Tab. 65) de l'Inde et de Java,
diffère notablement par un tissu plus coriace, une fronde subdeltoide à
pinnæ basilaires non raccourcies, et à pinnæ non bidentées, très espacées
el décurrentes, à sinus très larges et à nervures bifurquees plus haut.
L. euphlebia Kunze que M. Faurie a rapporté aussi (N° 7767, montagnes
de Gifu) a des pinnæ espacées. atténuées à leurs bases, à nervures fortes,
saillantes.
10. Asplenium Wilfordi Mett.
V. curtidens n. var.
Diffère du type par des segments courts, non profondément fourchus
à lobes linéaires-lancéolés et allongés, mais courts, obtus, tronqués, cré-
nelés seulement en haut.
Rappelle 1’A. Pekinense Hance quant aux lobes, mais dimensions de
l'A. Wilfordi. L’A. Wilfordi dans ses deux formes tient le milieu entre
les A. Pekinense Hance (syn. A. Saulùi Hook.) et À. præmorsum Sw. (fur-
catum Thunb.).
11. Athyrium thelypteroides Michaux.
La plante japonaise est plus petite; les frandes plus étroites et à seg-
ments moins nombreux, les sores plus bombes que dans la forme de
l'Himalaya et d'Amérique. Elle tend à se rapprocher de ces formes assez
nombreuses que Baker, Summary new ferns, 46-47, énumère de la
Chine, et dont j'ai constaté un nouvel exemple dans les collections du
Père Giraldi du Shen-Si. Le type semble prendre un développement
riche dans ces parages.
12. Athyrium îilix-fœmina L. sub Asplenio.
No 9376 d’Abashiri constitue exactement l’A. filix-feemina dans sa plus
simple expression : V. crenatum de Milde. Les autres formes sont plus
décomposées et quelquefois il y a des frondes deltoïdes, où les pinnæ
du bas sont supprimées.
N
\
668 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
Plus on étudie les formes du Japon, plus aussi la séparation spécifique
d’A. nipponicum Mett. devient douteuse. Les transitions sont par trop
fréquentes. Il y a de petits échantillons qui ont des pinnæ caudiformes
ei les segments serrés et pectinés-incisés, semblables absolument aux
pieds cultivés sous le nom de A. nipponicum dans nos serres et qui
semblent fort caractérisés ; mais il y a des pieds plus grands, plus lâches
où il est impossible de maintenir la difference.
15. Athyrium Goeringianum Melt.
Est pour nous une forme a peu pres intermediaire entre A. macro-
carpum Bl. et filix-femina et en tout cas une sous-espèce faiblement
accusée.
14. Athyrium Yocoscense et melanolepis Franch. Savat.
ne sont fondés que sur des particularités de l’indusie, caractère trop
fugace et trop variable pour constituer des espèces. La première de ces
plantes, recue sous ce nom de M. Makino, est pour moi un pur À. filix-
fϾmina.
15. Athyrium pterorachis, n. sp.
No 8212. Ivanai.
Plante ample, d’un mètre ou plus, glabre sous ses parties supérieures,
à texture herbacée, mince, de couleur vert-noirâtre. Stipe 45 cent. de
long, 2 cent. en diamètre, de couleur paille roux, finement poilu d’écailles
minces el parsemé de quelques larges écailles rousses ovées, de 1 cm. de
longueur. Fronde ovée allongée, bipinnatifide, large de 40 cm.; pinnæ
distantes, étalées en angle très ouvert, celles de la base de la fronde un
peu raccourcies, celles du milieu longues de 20 cent. et plus, larges de
5 cent., sessiles, larges à la base puis lanceolées et acuminées vers le
sommet, à rachis luisant, de couleur paille claire, pinnatifides presque.
jusqu’au rachis, pourvu de 30 segments environ de chaque côté; segments
longs de 2 ‘/2 cent., larges de ‘/2 cent., souvent opposés, soudés au rachis
par une base plus large que les segments, ce qui forme le long du rachis
une aile large, flexueuse, interrompue par les incisions à la manière de
la fronde du Nephrodium decursive pinnatum, et tout à fait unique dans
les Athyrium. Segments incisés jusqu’au milieu, à lobes obtus, arrondis,
faiblement crénelés. Nervures pennées dans les lobes, souvent bifur-
quées. Sores très pelits, rapprochés de la costule du segment, un à la
base de chaque lobe, longs de 1 mill., de forme ovée, lancéolée, presque
droite. Indusie d’abord blanchätre, latérale, plus tard étalée, brune. Spo-
(6) H. CHRIST. FILICES FAURIEANE. 669
ranges petits, peu nombreux. Espèce fortement caractérisée par ses
grandes dimensions, par l’aile en zigzag des rachis des pinnæ et par la
petitesse de l’indusie.
Cette plante se rapproche le plus d’A. Mac Donellii Bedd., d’après un
spécimen de M’Donell du Col de Punjal, Cashmir! mais celui-ci a le
slipe, les rachis et le dessous des frondes fortement écailleux-pubescents,
et les pinnæ sont ailées, à sinus arrondis, mais n’ont pas les appendices
le long de la costa qui distingue notre espèce.
16. Diplazium Japonicum (Thunberg sub Aspl.)
V. Textori. (Asplenium Textori Miq. Franch. Sav. II, 228.)
Nous rangeons ici le No 11958, montagnes de Kochi. C’est une plante
plus grande que le type, à sores plus allongés et moins nombreux et à
rachis à peu près dépourvu d’écailles.
Nous avons recu sous ce nom exactement la même plante du Japon du
Dr Neumann, déterminé par Luerssen.
17. Aspidium aristatum Sw.
V. subdimorphum n. var.
La plante japonaise montre quelquefois un léger penchant vers le di-
morphisme, vu que les frondes fertiles ont des segments bien plus courts
et plus obtus que les stériles. J’ai une plante identique du continent
voisin : Sud de la Chine, c. O0. Warburg.
18. Aspidium cystolepidotum Miq. in Franch. Savat. II, 239.
No 15649, Nagasaki.
Une forme très curieuse, absolument intermédiaire entre À. varium
Sw. et Nephrodium erythrosorum (Eaton); fronde et segments beaucoup
plus larges que dans l’A. varium, segments de la largeur de ceux d’A.
erythrosorum, mais plus allongés, plus profondément incisés et plus for-
tement auriculés, de texture demi-coriace; les écailles du bas du stipe
noires, subulées. Présente le facies d’un hybride entre les deux espèces
et me paraît constituer la forme identifiée par les auteurs de l’Enume-
ratio à la plante de Miquel.
19. Nephrodium filix-mas L. sub Aspid.
Offre au Japon des transitions incontestables vers le N. erythrosorum
(Eaton). Ce sont des formes dont parlent déjà les auteurs de l’Enume-
ratio, II, 239 et qui ont, au lieu de la forme deltoïde du type, une fronde
lancéolée oblongue. Ces formes (N° 7119 des montagnes de Jozan près de
670 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Sopporo, par exemple) se distinguent du fiix-mas dans sa forme ordi-
naire du Japon seulement par les pinnules espacées, allongées, plus
larges et moins nombreuses, delloides, tandis que l'A. erythrosorum les
a deltoides et éronquées à la base, voir même quelquefois petiolulées.
Ces formes intermédiaires se distinguent du N. lacerum (Thunbg) par
les pinnæ basilaires moins espacées, moins triangulaires, et par les sores
non confinés dans un sommet dimorphe el réduit.
L’A. filix-mas véritable du Japon a quelquefois tout à fait l'apparence
de notre forme ordinaire d'Europe (parallelogramma Hook.), mais sou-
vent il en diffère par une tendance à avoir les sores seulement en haut
de la fronde, non rétrécie il est vrai.
No 1160 de Matsuyama est à peu près un N. lacerum à pinnæ sorifères
non amoindries.
20. Nephrodium Boryanum Baker in Synops. Hook. Bak. Il,
289. ;
J'avais déjà cette plante, sans nom, de M. Makino de Tosa. M. Faurie l’a
sous N° 12058 d’une cascade des environs d’Ozaka. C’est tout à fait la
plante si commune dans l’Asie tropicale (Malabar ete.) et très caractérisée
par le rachis supérieur ailé des pinnæ, l’ampleur de la fronde, les petits
sores confinés au milieu des segments, et la glabrescence de toute la
plante. La forme du Japon est plus petite que celle de l’Inde, elle lui est
identique.
21. Nephrodium (Lastrea) Japonicum Baker Summary of
new ferns 58.
No 15638 de Nagasaki ; 12072, Cascades d’Ozaka.
J'identifie cette espèce à celle de Baker, quoique la diagnose de cet
auteur me laisse encore quelques petites incertitudes.
Espèce rapprochée de N. calcaratum Hook. de l'Inde, à placer entre
cette dernière et le N. ligulatum Hk. des Philippines. Lobes plus étroits
que dans le N. calcaratum, ligulés linéaires, espacés, tombant jusqu’au
rachis des pinnules où laissant seulement une petite aile, longs de 1 cm.,
larges de 3 mm., d’un vert noirâtre, subcoriacés, pointus, à bords un peu
retroussés, finement crénelés ou entiers; rachis presque lisse; rachis
latéraux à pilosité très courte et peu appréciable, rarement plus déve-
loppée et strigoso-velue; reste de la plante glabre, seulement les ner-
villes de la face supérieure un peu rudes. Sores petits, environ de 6 à
10 de chaque côté du segment, remplissant l’espace entre la costule et :
le bord; indusie très petite, brune, peltée. Nervures simples, libres.
(8) H. CHRIST. FILICES FAURIEANÆ. 671
Fronde brusquement rétrécie vers le stipe, à 2 ou 3 petites pinnæ avor-
tées très courtes, espacées. Dimensions du N. calcaratum. Base du stipe
presque nue, noire; caudex rampant.
22. Nephrodium (Lastrea) Fauriei n. sp.
No 10980, montagne de Shiretoko, rochers; 12073, Ozaka, rochers;
13751, Tsurugizau.
Très original; plante petite, port du Woodsia mandschuriensis Max.,
mais pinnæ plus coupées et sores réniformes d’un Nephrodium.
Caudex court dressé, dur, formant un coussin très épais et arrondi à
la manière du N. crenatum, muni comme le bas du stipe d’écailles longues,
subulées, pâles à arête brun foncé. Frondes au nombre de 8 à 10, fasci-
culées cespiteuses. Stipe mince, de 3 à 5 cm., de couleur paille claire, à
écailles rares. Fronde simplement pennée, vert-pâle, glabrescente, d’un
tissu tendre, herbacé, longue de 10 cm., larges de 4 cm., ovale allongée,
la pointe pinnatifide, le reste penné; pinnæ à angle presque droit, presque
opposées, lancéolées, terminées en pointe obtusiuscule, subsessiles ou à
pétiole très court, à base inégale, côté inférieur tronqué, côté supérieur
subauriculé et touchant ou couvrant le rachis; pinnæ à 10 lobes de chaque
côté, incisées jusqu'à un tiers du limbe,un peu espacées et en faux, aigues,
pourvues de quelques dentelures secondaires; nervures libres, ramifiées
à raison de 2 ou 3 branches par lobe; 1 sore par lobe, sauf à la base
des pinnæ où il y a plusieurs sores par lobe; sores au sinus des lobes, en
rangée régulière et serrée, grands, couverts d’une indusie grande, per-
sistante, gonflée, d’un gris clair, réniforme, attachée latéralement, à bord
cilié.
23. Nephrodium montanum Bak. (Polyperdiam Vogler. N. Ore-
opteris Desv.)
var. Fauriei n. var.
No 8325, montagnes de Mashike, fertile.
No 13,584, Hayachine, stérile.
Voisin du type d'Europe, très grand, à nervilles fourchues, à sores
marginaux, à tissu herbacé, de couleur foncée, mais différent par le stipe
et le rachis entièrement couverts d’ecailles très nombreuses. päles, subu-
lées, à base plus large et sortant d’une rugosité pusluleuse.
C’est la première fois que le N. montanum a été observé dans l’ex-
trême orient; je ne le connaissais que d’Europe et du Caucase.
24. Nephrodium (Lastrea) oligophlebium Baker Sımmmary
new ferns, 69.
672 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Les échantillons du Japon de M. Faurie, 11,813, Tosa 11,339, Tsü en Ise
6560 pied du Fujiyama ainsi que ceux recus antérieurement de M. Me-
rian : Hiyé Sima et que j'ai pris d’abord pour le N. setigerum (Blume sub
Cheitanthe) appartiennent, d’après la diagnose, à cette espèce de Baker.
La plante est plus petite, du port d’un Athyrium à pinnæ inférieures
bien allongées; le stipe et toute la plante sont presque glabres, et les
segments à peu près linéaires, allongés, subintègres ou très finement
dentelés, pectinés, rapprochés, à sores très petits. C’est évidemment le type
tropical et si variable du N. setigerum réduit sous un climat tempéré.
25. Nephrodium intermedium (Blume sub Aspidio).
No 15661. Nagasaki.
L’echantillon a des écailles très fréquentes sur le rachis principal et
les rachis latéraux qui sont d’un brun-foncé, ovales et appliquées-appri-
mees; les segments aussi sont plus longs que dans le iype de l’Asie tro-
picale. Se rapproche je pense du N. lepigerum Baker, de l’Archipel Bonin.
(Hook. Bak. Synops 284).
Le caractère du placement des sores indiqué par Baker Synops, n’a
aucune valeur : j'ai un N. intermedium de l'Ile de Ceylan (1. Wall) à sores
marginaux.
26. Polypodium vulgare L.
Il y a, à côté de spécimens normaux, semblables en tout point à la
plante d'Europe sauf les dimensions plus réduites, une plante dont parlent
Franch. Sav. IT, 245 :
No 13854, Abashiri; 6009, ruines du château de Morioka; 3772, Ne-
muro :
Une forme d’un vert-foncé (non jaunâtre), à tissu plus mince. à seg-
ments plus nombreux, plus étroits, à rachis fortement enroulés latéra-
lement, jusqu’à former une spirale, et à nervation plus distincte, du reste
identique avec le type : c’est-à-dire « repetito-bifurcata, soro in rami
abbreviati inferioris extremitate posito. »
J’appelle cette forme, dont M. Faurie m’a assuré verbalement qu'elle
est une espèce à part et fortement différente du P. vulgare, provisoire-
ment :
27. P. Fauriei n. sp.
25. Polypodium lineare Thunbg., commun au Japon, trouvé par
tous les collecteurs; c’est la forme de la Chine, petite, étroite, à fronde
ANT
WERE
(10) H. CHRIST. FILICES FAURIEANÆ. 673
linéaire, passant insensiblement dans un stipe très court, à nervures
latérales invisibles, à tissu coriace, à sores très grandes, remplissant
l’espace entre la costa et les bords de la fronde. 3653, Faurie.
Nettement séparé de ce Polypode, il y a aussi au Japon le:
29. Polypodium simplex Swariz.
No 13289, Towada. 1273, Horonai, 1. Faurie. Tosa 1. T. Makino sous le
nom japonais Mayatsume, qui se dıstingue du P. lineare par une fronde
lancéolée, le double plus large, à tissu herbacé, à base rétrécie plus brus-
quement dans un stipe plus long, à nervures latérales visibles, à costa.
jaune paille, à sores se tenant au milieu entre la costa et les bords, plus
petils.
Ces deux plantes me semblent fort différentes, et il me paraît qu'on
ferait bien de rétablir l’espece de Swartz qui semble plus tropicale que
le lineare qui prévaut en Chine, dans l'Inde montagneuse, au Cap.
30. Polypodium ensatum Thunbg.
Cette plante, connue depuis Thunberg au Sud du Japon et collectée
aussi par M. Faurie, me semble trop voisine du P. heterocarpon Blume
pour en être séparée comme espèce, voir même comme variété. Dès que
les sores ne sont plus dans une seule rangée, mais sont dédoublés ou en
trois rangées irrégulières, comme cela arrive souvent (No 11788 Tosa 1.
Faurie), la différence n’est plus saisissable. La plante japonaise a le stipe
plus long, généralement, que celle de l'Inde, voilà tout. P. ovatum Wall.
que j'ai de Khasia déterm. Clarke et que les auteurs du Synopsis Fil.
Ed. II, 359 prennent pour une variété probable de P. ensatum, me paraît
une plante bien différente, plus robuste dans toutes ses parties.
31. Polypodium hastatum Thunbg.
Il y a dans toutes les collections du Japon et de la Chine qui con-
tiennent ce Polypode à côté des échantillons normaux, grands, pour la
plupart trifurqués, des échantillons petits, à fronde ovale et lancéolée,
souvent obtus, de 1 à 3 cm. de long, à sores peu nombreux, mais parfai-
tement développés. Sont-ce simplement des spécimens jeunes, ou est-ce
une variété naine ? No 837. Moran, 31 ml.. 1887; rochers sur les bords
_de la mer, 1. Faurie.
Il y a aussi une modification grande, à frondes de 1 '/s dem, et plus et
à nervures latérales et sores très nombreux qui se distingue par la
presque suppression des lobes latéraux, ce qui donne à la plante l’aspect
d’une espèce du groupe de P. super ficiale. Mais les caractères sont abso-
BULL. HERB. BoIss., Octobre 1896. A
67% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
lument ceux du hastatum, et souvent la base de la fronde montre d'un
côté le rudiment d’un lobe, peu voyant, mais suffisant pour marquer
l'identité. J'ai des échantillons très prononcés de M. T. Makino Tosa, Aug.
1887, sous le nom japonais Takonohauraboshi. C’est évidemment le
P. Engleri de Luerssen. Bot. Jahrb. von Engler, 1883, p. 361, qui ne
peut être maintenu ni comme espèce ni comme variété.
32. Gymnogramme Makinoi Maxim.
No 11398. Kamikotan, rochers, très rare.
No 13400. Nippon, près de Minunaji.
Je ne connaissais cette petite fougère que par des échantillons düs à
M. T. Makino, botaniste à Tokio, qui l’a recueillie à Tosa, étiquettée par
lui du nom indiqué. Je ne sais si Maximowicz l’a publiée et dans quel
recueil. Le nom indigène est d’après Makino Karaküsashida.
Le caudex est rampant, muni d’écailles brunes pointues, les stipes dis-
tants de 3 à 4 cm., la fronde deltoide, longue de 3 cm. et large de 2, sou-
vent bien plus petite, bipinnatüfide, pourvus de 4 à 5 pinnæ ovales de
chaque côté, qui portent quelques segments oboves bifurqués. Toute la
plante est velue-glanduleuse, herbacée, délicate. Nervures partagées sui-
vant les lobes. Les sores couvrent les lobes.
Voisin des Gymnogramme Pozoi Kunze d'Espagne et G. rutæfolia
d'Australie, mais plus petit.
33. Vittaria lanceola nov. spec. in filic. Warburg, inédit.
No 12026, Koyasan; 7764, montagnes de Gifn.
Cette plante que j'ai identique du S. du Japon et de la Chine comm.
0. Warburg, est beaucoup plus large que V. lineata, que Franch. Sav. II,
249 indiquent comme unique espece japonaise; la fronde est notable-
ment pétiolée : pétiole long 3 à 4 cm., et a un pourtour, quoique très
allongé, distinctement linéaire-lancéolé. Largeur 5 à 7 mm.; costa pro-
éminente; nervures latérales obliques, peu visibles; texture coriace;
couleur vert-pâle et non noirätre. Ligne sorale couverte par le bord
retroussé. Cette espèce est à peu près intermédiaire entre V. Scolopen-
drina Thwaites et V. lineata Sw. Comme cette plante paraît répandue dans
ces parages, et comme V. Japomica Miquel Prol. 333 reste douteux et
parait embrasser aussi le vrai lineata, je me suis permis de donner, dans
les Filic. Warburgianæ, un nom nouveau. J’ai du reste le V. lanceola
de M. Makino sous le nom de V. Japonica Miq. de l’île de Tosa.
34. Hemionitis Griffithii Hook fil., Thomson.
Cette plante, d’un aspect tout à fait tropical, connue des monts Khasia
(12) H. CHRIST. FILICES FAURIEAN.E. 675
et de Formosa, n’a pas élé trouvée par M. Faurie, mais je l’ai du Japon :
Tosa 1887, récoltée par M. Makino, avec indication du nom indigène
de l’espèce : Amishida, dans une forme petite, à peu près simple.
3). Osmunda Javanica Blume.
No 11328 du jardin botanique de Tokio, mais M. Faurie ajoute : « serait
spontane à Kagoshima, paraît-il, » ce qui ne peut nous étonner, allendu
que cette plante se rencontre en Chine et jusqu’en Korée et au Kamt-
schatka.
36. Botrychium simplex Hitchcock.
No 5473, « Dunes de Shari, très rare, jamais retrouvé au Yezo. »
Je ne puis identifier cette plante qu’à la dite espèce, malgré ses dimen-
sions considérables qui lui donnent un peu l’aspect de B. Lunaria L.
37. Ophioglossum nudicaule L.F.
No 4294, Dunes de Sendai, très rare.
Ces échantillons appartiennent clairement à cette forme, et non à l'O.
vulgatum L., vu les dimensions réduites, la feuille caulinaire lancéolée un
peu pétiolée et l’épi.
38. Selaginella selaginoides Link (Lycopodium L.).
No 13613, sommet de l’Hayaschine.
Non encore cité pour le Japon à ce que je sache. Plante absolument
semblable à celle de nos Alpes d'Europe.
39. Lycopodium Selago L.
La plante japonaise, récoltée sur plusieurs montagnes par Faurie :
13147, sommet de l’Hayashine 6700 pieds, 787 et 3670 Mombetni, 13648
Gansu, a les feuilles plus étroites et plus nombreuses que la forme
d'Europe, et on peut la dire intermédiaire entre celle-ci et le groupe du
L. reflexum Lam. La même plante a été récoliée en Chine (Prov. de
Shen-Si, par le Père Giraldi.
49. Lycopodium annotinum L.
Omis dans l’Enumeratio, mais ne semble pas trop rare au Japon.
No 5078, Kunoshiri; 13671, Gansu ; 8386, montagne de Riishiri. Le dernier
échantillon appartient à la var. pungens (L. pungens Spring) à feuilles
linéaires.
44. Lycopodium inundatum L.
No 13425, Tsurugizan, tourbieres 1800 metres.
N’a pas encore été signalé au Japon, si je ne me trompe.
DE —
676
FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM
PAR
John BRIQUET
FASCICULE QUATRIÈME
SOMMAIRE : Mentharum novarum vel minus cognitarum decades. —
Labiatæ americanæ Kuntzeanæ.
Mentharum novarum vel minus cognitarum decades.
Cette nouvelle série de menthes comprend les descriptions compara-
tives de 109 variétés. Comme dans notre précédent travail !, nous avons
surtout pour but par cette publication de prendre date pour la description
des races nouvelles, et d’éclaircir des formes mal connues ou mal inter-
prétées par nos prédécesseurs. C’est donc surtout la partie descriptive
qui importe; les indications géographiques ne sont là que pour signaler
l'origine de nos matériaux. Selon toute prévision, la série de menthes
que nous publions aujourd'hui sera la dernière avant l'apparition de
notre monographie dont la constitution avance rapidement.
M. rotundifolia Huds. var. semeiodes Brig. — Planta ultra 50 cm. alta.
Caulis robustus, erectus, strictus, ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, su-
perne pilis crispulo-ramosis densissime obtectus, inferne glabrescens, purpurascens,
internodiis mediis 4-7 cm. longis. Folia lanceolato-elliptica, superiora apice
acuta, media inferioraque apice obtusa, marginibus longe et lenissime convexis,
basi cordata petiolo villoso in inferioribus ad 4 mm. longo aucta, rugosa, supra
læle viridia, dense adpresse pubescentia, subtus (saltem in superioribus) albo-
tomentosa, superficie 2-4 X 1-1,8 cm.; nervatio reticulata, nervis subtus præ-
sertim in foliis mediis + prominentibus et paginam superiorem fodientibus ;
serratura constans ex crenis vel dentibus crenatis, parvis, valde irregularibus,
' Cfr. Bull. de l’herb. Boissier, vol. II, n. 12.
(2) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 677
sat confertis, culminibus 0,2-6.8 mm. altis et 1-3 mm. distantibus. Spicastrum
albicans, verticillastris fere omnibus vel inferioribus + remotis, in flor. 8 fere
4 cm. latnm. Pedicelli infra 1 mm. longi pubescentes. Calix parvus, globoso-
campanulatus, undique pilis + prorsus versis præditus, tubo 0,8 mm. longo,
dentibus triangulari-lanceolatis 0,5 mm, longis. — In Sardinia, locis humidis
prope Tempis (Reverchon, Pl. de Sardaigne, ann. 1882 no 277 in herb. Gibelli).
M. rotundifolia Huds. var. brachytricha Brig. — Planta 30-40 cm. alta.
Caulis robustus, erectus, strictus, parum ramosus, ramis ascendentibus, pilis
erispulo-ramosis moderate præditus, sæpe purpurascens, internodiis mediis
2-4 cm. longis. Folia elliptica vel elliptico-oblonga, apice obtusiuscula, margini-
bus parte limbi superiore parum convexis, inferne convexioribus, basi rotun-
dato-cordata petiolulata, tenuia, membranacea, supra viridia pubescentia, subtus
pallide virentia parce pubescentia, superficie 3,5 — 5 X 2-3 cm.; nervatio haud
prominula, debilis, reticulescens ; serratura constans ex crenis, intus rectis,
extus gibbis, apice acutis vel subito et breviter acuminatis, culminibus 0,5 mm.
altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum verticillatris (n—1) confertis. Pedicelli
pilosuli 0,7 mm. longi. Calix campanulatus tubo 0,8 mm. longo, dentibus rigide
et late lanceolatis pilosulis ad 0,7 mm. longis. — Corsica, in locis petrosis ad
Rogliano (Boreau, in herb. hort. andegav.).
M. rotundifolia Huds. var. lepteilema Brig. — Planta ultra 40 cm. alta.
Caulis robustus, strictus, parum vel moderate ramosus, ramis divergenti-ascen-
dentibus, viridis vel purpurascens, pilis crispulo-ramosis obtectus, internodiis
mediis 3-6 cm. longis. Folia late ovato-rotundata, apice obtusa vel subrotundata,
marginibus parte inferiore convexioribus, basi cordata, sessilia, supra atro-viri-
dia pubescentia, subtus pallide virentia, vel vix canescentia, densius pubescen-
tia, superficie 3-4 X 2-3 cm.; nervatio reticulata, infra parenchyma pulchre
areolans; serratura constans ex dentibus robustis, sat crebris, intus rectiusculis
4-2 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Spicastrum verticillatris coufertis. Pedi-
celli dense pubescentes 0,8 mm. longi. Calix pilosulus, campanulatus, tubo 4 mm.
longo, dentibus rigide lanceolatis fere 1 mm. longis. Corolla 8 extus minute
pubescens, calicis os circa 2 mm. excedens. — Gallia, in silva Allogny, dép.
Cher (Déséglise, in herb. andegav.).
M. rotundifolia Huds. var. expallens Brig. — Planta ultra 30 cm. alta.
Caulis robustus, strictus, parum ramosus, ramis divergenti-adscendentibus,
viridis vel purpurascens, undique pilis crispulo-ramosis obtectus, internodiis
mediis 3-5 cm. longis. Folia ovato-oblonga, apice obtusa vel rotundata, margi-
nibus præsertim parte inferiore convexioribus, basi cordata, sessilia, supra atro-
viridia, parce pubescentia, subtus pallide virentia vel vix aliq. canescentia
densius pubescentia, tenuia, membranacea, superficie 2,5-4 X 1,5-2,5 cm. ; ner-
vatio subtus haud promınula, reticulata ; serratura constans ex dentibus minutis,
678 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
crebris, extus et intus irregulariter convexis vel concavis, culminibus arguto-
mucronulatis marginem quasi fimbriantibus 0,2-0,8 mm. altis et 2-6 mm. distan-
tibus. Spicastrum mediocre, verticillastris confertis. Pedicelli pilosuli vix 1 mm.
longi. Calix campanulatus pilosulus tubo 0,8 mm. longo, dentibus rigide lateque
triangulari-lanceolatis 0,6 mm. longis. Corolla 8 extus minute pubens, calicis os
2 mm. excedens. — Gallia, in salicetis fl. Loire prope Orleans (Genevier in
herb. andegav.).
M. rotundifolia Huds. var. bella Brig. — Planta ultra 40 cm. alta. Caulıs
robustus, elatus, ramosus, ramis divergenti-adscendentibus, viridis vel purpu-
rascens, undique pilis laxis obtectus, internodiis mediis 3-6 em. longis. Folia
late ovato-rotundata, apice obtusa vel rotunda, marginibus regulariter convexis,
basi cordata sessilia, supra atro-viridia parce et breviter pubescentia, subtus
crasse albo-tomentosa, superficie 3-4 X 2,5-3 cm.; nervatio pulchre reticulata,
supra paginam vix rugans, subtus tomentum pulcherrime areolans ; serra-
tura constans ex dentibus crenatis, intus rectiusculis, extus gibbis, culminibus
sæpe breviter arguto-acuminatis 0,5-1,2 X 2-4 mm. distantibus. Spicastrum
gracile, verticillastris dissitis, internodüs 5... 4... 3..., ete. mm. longis. Pedi-
celli pubescentes vix 1 mm. longi. Calix globoso-campanulatus hirtulo-pubens,
tubo 0,8 mm. longo, dentibus late lanceolatis 0,7 mm. longis. Corolla extus
pubescens, © calicis os 1,5 mm. excedens. — Gallia, in salicetis fl. Cher prope
Quincy (Déséglise in herb. andegav.).
M. villosa Huds. — Quamvis in Mentharum decadibus nostris dissertationes.
de nomenclatura instituere non vellemus, tamen necesse est hic fusius de usu
nominis M. villose Huds. seribere. In opere nostro Lab. des Alp. mar., p. 29
synonymiam sequentem pro hybridis formulæ longifolia Xrotundifolia dedimus,
1. e. : M. niliaca Jacq. (1776); M. villosa Huds. (1768); M. gratissima Wigg.
(1780); M. villosa secunda et M. rotundifolia Sole (1798); M. villosa et M. alo-
pecuroides Hull. (1799); M. nemorosa et M. gratissima Willd. (1800). De his
synonymis nunc post 5 annos opinionem nostram aliq. mutavimus.
1. M. niliaca Jacq. (Hort. bot. Vindob., II, p. 46, tab. 87). Hoc nomen certe
antiquissimum est quod unquam formæ hujus gregis datum. Tam descriptio
quam icon optima ad varietatem valde vulgatam serius a Deseglise et Durand
sub nomine M. Willdenowii iterum descriptam spectant. Nomen tamen applicari
non potest, quod patriam falsam indicat, nempe Aegyptum, in qua terra et
M.rotundifolia, et a fortiori ejus proles cum M.longifolia, desunt (quod tempore
quo de Labiatis Alpium maritimorum seribebamus adhuc haud certe sciebamus).
Jacquinius evidenter ex confusione quadam inter plantas a Jussieuo missas
M. longifoliam X rotundifoliam pro varietate ægyptiaca vel «niliaca» M. lon-
gifoliæ descripsit. Dicit enim el. auctor : « Nomen triviale patriam indicat. »
Cum nomen M. niliacæ errorem geographicum gravem implicaret, omnino
necesse est ex nomenclaturæ codice (art. 60) hoc nomen deleri.
(4) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLÆ LABIATARUM. 679
2. M. villosa Huds. (Fl. angl., éd. 2, p. 249). Errore in opere nostro Lab.
des Alp. mar., p. 29 et 30, indicavimus nomen Hudsonianum anno 1768
datum esse, dum vero anno 1778 publicatum est. Ideo post nomen Jacqui-
nianum primam sedem occupat. Diagnosis hujus in Angliæ aquosis vulgatæ
plantæ omnino cum formis in insula sub nomine M. nemorosæ cognitis con-
gruit : «M. spica oblonga, foliis sessilibus, ovato-lanceolatis, acutis, villosis,
staminibus corolla brevioribus. » Synonyma ab Hudsonio data, ut sæpissime in
hujus auctoris libro, fere omnia falsa, ideo excludenda sunt. M. villosa Huds.
serius a Soleo M. villosa secunda denominata est, ab Hull recepta est, a Willde-
nowio inter synonyma suæ M.nemorose locata est, quæ sententia ab auctoribus
anglicis omnibus a Smithio usque ad Bentham et Baker approbata est. Opinio
el. A. Braun, qui M. villosam formis heterogenis (præsertim hungaricis) M. lon-
gifolie consociat (Verh. zool. bot. Gesellsch. Wien, XL, p. 380) ne quidem ut
hypothesis pura discussionem promeretur. Nostro sensu nomen M. villosa Huds.,
exclusis synonymis, antiquissimum nomenclaturæ legibus consentaneum est.
3. M. gratissima Wigg. (Prim. fl. hols., p. 43); M. alopecuroides Hull.
(Brit. fl., I, p. 126); M. nemorosa Willd. (Sp. pl., II, p. 75). — Hæc tria
nomina tantum pro varietatibus uti possumus, cum M. villosa prioritate gaudeat.
In opere Lab. des Alp. mar., p. 37, demonstravimus M. nemorosam ex Willde-
novii herbario ad varietatem præfinitam referri posse, M. gratıssimam minus
certam esse; M. alopecuroides Hull nil aliud est quam M. velutina Le].
Præter varietates hic descriptas sequentes ad M. villosam referendæ sunt :
M. villosa var. Lamarckii (M. Lamarckii Ten., M. niliaca var. Lamarckii Brig.
[18917)); M. villosa var. alopecuroides (M. alopecuroides Hull, M. velutina Le].,
M. niliaca var. velutina Brig. [18917); M. villosa var. microdonta (M. niliaca
var. microdonta Brig. [1891]); M. vrllosa var. nemorosa (M. nemorosa Willd.,
M. Burckhardtiana Op., M. niliaca var. nemorosa Brig. [1891]); M. vellosa
var. Rosani (M. Rosani Strail, M. niliaca var. Rosani Brig. [1891]); M. vellosa
var. melaneilema (M. niliaca var. melaneilema Brig. [1894]); M. vrllosa var.
promecophylla (M. niliaca var. promecophylla Brig. [1891]); M. villosa var.
Willdenowii (M. niliaca Jacq. (nomen incongruum), M. Willdenowii Des. et
Dur., M. niliaca var. niliaca Brig. |1891]); M. villosa var. moniliformis
(M. niliaca var. moniliformis Brig.[1891]); M. villosa var. Notarisii (M. niliaca
var. Notarisii Brig. [1891]); M. villosa var. amaurophylla (M. amaurophylla
Timb.); M. villosa var. Halleri (M. Halleri Gmel., M. Ripartii Dés. et Dur.,
M. niliaca var. Ripartii Brig. [1891]), M. niliaca var. Halleri Brig. [1894));
M. villosa var. discincta (M. niliaca var. discincta Brig. [1891]); M. villosa var.
sapida (M. sapida Tausch, M. niliaca var. sapida Brig. [1891]); M. villosa var.
similis (M. similis Des. et Dur., M. niliaca var. similis Brig. [1891]); M. vel-
losa var. lurida (M. niliaca var. lurida Brig. [189%]); M. niliaca var. Timija
Brig. (M. Timija Coss.).
M. villosa Huds. var. calabrica Brig. — Planta ultra 40 cm. alta. Caulis
robustus, strictus, basi ramosus, ramis erectis, undique aliq. crispule canescens,
680 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
basi rubescens, internodiis mediis 2-3 cm. longis. Folia parva vel mediocria,
ovato-elliptica, superiora apice acuta submucronata, inferiora subobtusa, margi-
nibus infra medium convexioribus, basi cordata sessilia, supra læte viridia
pubescentia, subtus pallide cinereo-viridia, dense pubescentia, rugosa, superficie
2-3,5 X 1,2-2 cm.; nervatio reticulescens vel reticulata, nervis lateralibus
acroscopis, rete subtus prominente paginamque superiorem + fodiente; serratura
constans ex dentibus parvis haud valde crebris, intus rectis, extus longe et dis-
tincte undulatis, culminibus erectiusculis + acutis, 0,5-1 mm. altis et 3-5 mm.
distantibus. Spicastrum sat floribundum, verticillastris (n — 19) confertis, elon-
gatum, ad 8 cm. longum. Pedicelli pubescentes 1,5 mm. longi. Calix campanu-
latus, undique pilosulus, tubo subexstriato fere À mm. longo, dentibus longe et
rigide subulatis 1-1,1 mm. longis. — Calabria in pratis subhumidis prope Lungro
in ditione Castrovillari (Huter, Porta et Rigo, It. ital., II, n. 694 in herb.
Gibelli).
M. villosa Huds. var. Tenorii Brig. = M. Tenorii Per. Cat. Montl., p. 147
(1871) et herb.! = M. floccıda Dés. in Bull. Soc. dauph., X (1882). — Planta
ultra 50 cm. alta. Caulis robustus, elatus, ramosus, ramis divaricato-ascenden-
tibus, undique cano-pubens; internodiis mediis 4-6 cm. longis. Folia elliptica vel
suboblonga, superiora apice abrupte acuminata, media obtusa, marginibus con-
vexioribus, basi cordata, supra pallide viridia, breviter adpresse sed dense pubes-
centia, subtus crasse albo-tomentosa, mollia, superficie 5-7 X 3-4 cm. ; nervatio
subsimplex vel varie reticulescens, nervis lateralibus acroscopis ; serratura con-
stans ex dentibus valde robustis, argutis, margines incidentibus, intus rectius-
culis, extus concavis vel undulatis, culminibus acuminatis mucronatisque erectis,
2-3 mm. altis et circa 5 mm. distantibus. Spicastra varia, sed sæpius elongata et
albicantia. Calix dense pubescens vel subvillosus, campanulatus, tubo ultra 1 mm.
longo, dentibus subulatis 1 mm. longis, pedicello ad 1,5 mm. longo insidens. —
In Sabaudia, ad rivum Menoge prope Annemasse (Déséglise, Soc. dauph., n. 3410,
in herb. Gibelli).
M. villosa Huds. var. semeiodes Brig. — Planta sæpe ultra 50 cm. alta.
Caulis elatus, strictus, elegans, parum ramosus, ramis ascendentibus, viridis,
pilis erispulis sæpe ramosis obtectus, internodiis mediis 3-4 cm. longis. Folia
elliptico-lanceolata, apice subacuta vel obtusiuscula, marginibus superne parum
convexis, inferne convexioribus, basi rotundato-extenuata, petiolo brevi piloso
ad 2 mm. longo aucta, tenuia, membranacea, supra viridia pubescentia, subtus
pallide viridia, parce pubescentia, superficie 4-5 X 2-2,5 cm.; nervatio haud
prominula, aliq. reticulescens; serratura constans ex dentibus robustis, intus
rectis, extus + undulatis, culminibus peracutis 1-1,8 mm. altis et 3-6 mm. dis-
tantibus. Spicastrum verticillastris (n—1...3) confertis. Pedicelli pilosi 0,5 mm.
longi. Calix campanulatus vel urceolatus, tubo 4 mm. longo, dentibus lanceolatis
0,8 mm. longis. Corolla @ extus glabra calicis os 1,5 mm. excedens. — Corsica,
in petrosis ad Rogliano (Boreau in herb. andegav.).
(6) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 681
M. villosa Huds. var. heterochroma Brig. — Planta 30-40 cm. alta.
Caulis robustus, ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, nonnunquam flexuosis,
pilis partim simplieibus partim ramosis H+ canescentibus, internodiis mediis
1,5-2 cm. longis. Folia ovata, apice peracuta, vel superiora rotundato-apiculata,
marginibus præsertim parte inferiore rotundato-cordata, sessilia, supra viridia
tenuiter pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 4-5 X 2-2,5 cm.; ner-
vatio reticulata, in pagina superiore haud evidens, sed tomentum infra areo-
lans ; serratura constans ex dentibus robustis sat distantibus, intus rectiusculis,
extus concavis vel undulatis, culminibus peracutis vel acuminatis 1-2 mm. altis
et 3-8 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris confertis. Pedicelli densissime
pubescentes 1,5 mm. longi. Calix campanulatus, dense cano-pubens, tubo 1 mm.
longo, dentibus subulatis 0,7 mm. longis. Corolla 8 calieis os 2 mm. excedens,
extus tenuiter pubescens. — Gallia, in salicetis fl. Loire ad Le Guettin, dép.
Cher (Déséglise in herb. andegav.).
M. villosa Huds. var. viridiatra Brig. — Planta ultra 30 cm. alta. Caulis
mediocris, a basi ramosus, ramis ascendentibus, viridis vel purpurascens, pilis
crispulis partim simplicibus, partim ramosis ornatus, internodiis mediis 2-4 em.
longis. Folia ovato-elliptica, apice breviter acuta, margininibus moderate con-
vexis, basi cordata sessilia, supra et subtus sordide viridia pubescentia. irregula-
riter albo-maculata, sat parva, superficie 2-2,5 X 1,5-1,8 em. : nervatio reticu-
lescens, subtus leviter prominula; serratura constans ex dentibus mediocribus,
intus + rectiusculis, extus undulatis, culminibus argutis peracutis, circa 1 mm.
altis et 2-3 mm, distantibus. Spicastrum verticillastris confertis, tenuibus. Pedi-
celli 0,5 mm. longi, pubescentes. Calix campanulatus pilosulus, tubo 0,5 mm.
longo, dentibus subulatis 0,5 mm. longis. Flores reducti sepe (sed non semper)
bracteis magis evolutis quasi monstrosis. — Gallia, ad Mauzac, dep. Dordogne
(herb. andegav..).
M. villosa Huds. var. marginalis Brig. — Planta sæpe 60 cm. alta. Caulis
robustus, strietus, + ramosus, ramis divergenti-ascendentibus, sæpe purpuras-
cens, pilis brevibus leviter crispulis pro maxima parte simplicibus ad angulos
magis confertis, internodiis 3- cm. longis Folia elliptico-lanceolata, apice fere
omnia peracuta vel acuminata, marginibus basin versus tantum convexioribus,
basi cordata, supra viridia, leviter pubescentia, subtus pallide virentia, vel vix
aliq. canescentia, densius pubescentia, tenuia, membranacea, superficie 3,5-3 X
2,5 cm.; nervatio reticulescens, subtus haud prominula; serratura constans ex
dentibus crenatis minutis vel parvis, irregularibus, sepius tamen distantibus,
extus rectiusculis vel undulatis, intus + rectis, culminibus peracutis prorsus
versis 0,2-0,5 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Spicastrum sæpius elongatum,
verticillastris (n—1...2) confertis. Pedicelli 1 mm. longi pubescentes. Calix cam-
panulatus undique pubescens, tubo 4 mm. longo, dentibus subulatis 0,8-1 mm.
longis. Corolla © calicis os 1-1,5 mm. excedens, extus minute pubens. — Gallia,
in humidis ad Grignon, dép. Haute-Savoie (Perrier in herb. andegav.).
682 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
M. villosa Huds. var. cirrita Briq. — Planta ad 60 cm. alta et ultra. Caulis
robustus, parum ramosus, ramis ascendentibus, sepe purpurascens, breviter
cano-pubens, pilis fere omnibus simplieibus, nonnullis tantum et parce ramosis,
internodiis mediis 4-6 cm. longis. Folia elliptico-lanceolata, apice acuminata,
marginibus sat regulariter convexis, basi cordata, sessilia supra atro-viridia ;
parce et brevissime pubescentia, subtus pallide virentia vel rarius aliq. canes-
centia, superficie 4-7 X 2-2,5 cm.; nervatio simplex vel vix reticulescens,
subtus haud prominula; serratura constans ex dentibus robustis, crebris ; ner-
vatio (in foliis mediis) intus + concavis, extus convexis, culminibus peracutis
prorsus versis 1-2,5 mm. altis et 2-3 mm. distantibus. Spicastrum elongatum,
in juventute comosum, verticillastris confertis. Pedicelli pubescentes 1 mm.
longi. Calix undique pubescens tubo fere 1 mm. longo, dentibus rigide lanceo-
latis infra 1 mm. longis. Corolla 8 extus leviter pubens, calicis os ultra 2 mm.
excedens. — Gallia, ad ripas fl. Loire prope Thiézac, dép. Cantal (herb. andegav.).
M. villosa Huds. var. recondita Brig. — Planta ad 60 cm. alta. Caulis
robustus, strictus, parum ramosus vel simplex, inferne glabrescens, apicem
versus sensim magis pilis crispulis partim ramosis obtectus et infra spicastrum
fere incanus, internodiis mediis 2-6 cm. longis. Folia elliptico-lanceolata, apice
peracuta vel acuminata, marginibus longe et sat regulariter convexis, basi cor-
data, supra atro-viridia, pubescentia, subtus pallide virescentia vel vix aliq.
canescentia, densius pubescentia, superficie 4-6 X 2-2,5 cm.; nervatio subsim-
plex, subtus primo aspectu fere simplex, nervis lateralibus secundariis promi-
nulis, supra paginam aliq. fodiens; serratura constans ex dentibus robustis cre-
bris, intus rectiusculis, extus rectis vel undulatis, culminibus peracutis 1-1,2 mm.
altis et 2-3 mm. distantibus. Spicastrum subincanum, mediocre, verticillastris
(n—1) confertis. Pedicelli dense pubescentes fere 2 mm. longi. Calix campanulatus
undique pubens, tubo 1,2 mm. longo, dentibus e basi lata lanceolatis 0,6 mm.
longis. Corolla 8 extus minute pubens, calicis os ultra 2 mm. excedens. — In
Gallia rarissima eirca Bourges (herb. andegav.).
M. villosa Huds. var. velutella Brig. — Planta robusta, ad 60 cm. alta.
Caulis robustus, erectus, ramosus, ramis divergenti-ascendentibus, nune rigidis,
nune debilioribus flexuosis, basi glabrescens, superne breviter cano-pubens,
pilis pro maxima parte vel fere omnibus simplieibus, internodiis mediis 3-6 cm.
longis. Folia elliptica, fere omnia vel media apice obtusa, sæpe breviter apiculata,
marginibus longe et parum convexis, basi cordata, sessilia vel subsessilia, supra
alro-viridia, parce et brevissime pubescentia, subtus pallide virentia vel vix
allq. canescentia, densius pubescentia, superficie 3-5 X 1,8-7,5 cm.; nervatio
fere simplex, haud prominula; serratura constans ex dentibus minutis vel parvis,
ditantibus, intus rectiusculis, extus rectiusculis vel aliq. undulatis vel con-
vexiusculis, eulminibus acutis 0,2-0,6 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Spi-
castrum robustum, spissum, verticillastris (n — 1...2) confertis, Q ad 1,3 cm. dia-
D 2,
er
(8) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 683
metro latum. Pedicelli pubescentes 1,5 mm. longi. Calix undique pubens
campanulatus, tubo 1,2 mm. longo, dentibus lanceolatis fere 1 mm. longis.
Corolla © extus minute pubens, calieis os fere 2 mm. excedens. — In Gallia ad
Puy-Rateau prope Vierzon, dép. Cher (Déséglise in herb. andegav.).
M. villosa Huds. var. salicetorum Brig. — Planta ultra 40 cm. alta.
Caulis robustus, erectus, diffuso-ramosus, ramis divergenti-ascendentibus, undique
cano-pubens, pilis partim simplicibus, partim crispulis parce ramosis, inferne
glabrescens, viridis vel purpurascens, internodiis mediis 2-5 cm. longis. Folia
lanceolata, apice peracuta vel acuminata, marginibus longe et parum convexius-
culis, basi cordata, supra pallide viridia, pubescentia, subtus + albo-tomentosa,
superficie 3,5-5 X 1,2-1.5 cm.; nervatio subsimplex, subtus tomento suboceulta,
paginam superiorem aliq. fodiens; serratura constans ex dentibus minutis, sat
distantibus, intus rectiusculis, extus concavis vel undulatis, culminibus angusto-
mucronulatis parvis 0,2-0,4 mm. altis et 3-5 mm. distantibus. Spicastra medio-
cria, verticillastris confertis, sæpe inflorescentias fastigiatas magnas efficientia.
Pedicelli pubescentes 1,2 mm. longi. Calix campanulatus undique pubens, tubo
0,8 mm. longo. dentibus subulatis 0,8 mm. longis. Corolla © extus minute et
parce pubens, calieis os 1-1,5 mm. excedens. — Gallia in salicetis fl. Loire ad
Saint-Thibaut, dép. Cher (Déséglise in herb. andegav.).
M. villosa Huds. var. serrigera Brig. — Planta ultra 50 cm. alta. Caulis
robustus, elatus, ramosus, ramis tenuibus, divergenti-ascendentibus, sæpe
flexuosis, undique breviter cano-pubens, pilis fere omnibus simplieibus, inter-
nodiis mediis 4-7 cm. longis. Folia ovato-lanceolata, apice pulchre acuminata,
basin versus latiora marginibus convexioribus, basi cordata sessilia, supra viridia
parce et breviter pubescentia, subtus einerascentia vel cinereo-viridia, densius
pubescentia, tenuia, superficie 5-7 X 3 cm.; nervatio simplex vel subsimplex
haud prominula; serratura constans ex dentibus valde robustis, sat crebris, hor-
ridulis, intus rectis vel concavis, extus concavis vel undulatis, culminibus
arguto-erectis in mucronem setaceum abeuntibus 1,5-2,5 mm. altis et 3-6 mm.
distantibus. Spicastrum mediocre, verticillastris confertis. Pedicelli pubescentes
1 mm. longi. Calix campanulatus, undique adpresse pubens, tubo 1 mm. longo,
dentibus subulatis 0,7 mm. longis. Corolla 8 extus glabrescens, calicis os 2 mm.
excedens. — Gallia ad Saint-Amand, dep. Herault (Loret in herb. andegav.).
M. villosa Huds. var. albovelutina Brig. — Planta ultra 50 cm. alta.
Caulis robustus, elatus, ramosus, ramis divergenti-ascendentibus, undique cano-
pubens, pilis fere omnibus simplicibus, inferne glabrescens, internodiis mediis
3-6 cm. longis. Folia lanceolata vel oblongo-lanceolata, apice sensim acumınata,
marginibus longiuscule convexis et præsertim basin versus latiora, basi cordata
sessilia, supra pubescentia cinereo-viridia, subtus albo-tomentosa, superficie circa
4-6 X 2 cm.; nervatio reticulescens vel reticulata, tomentum paginæ inferioris
684 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
areolans; serratura constans ex dentibus robustis, sat distantibus, intus rectius-
culis, extus concavis vel undulatis, culminibus acuminatis mucrone auctis prorsus
versis, 1-1,8 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Spicastrum sat longum, 8 dia-
metro ad 1,3 cm. latum, verticillastris confertis. Pedicelli dense hirtulo-pubes-
cenies ad2 mm. longi. Calix campanulatus undique dense pubescens, tubo 2 mm.
longo, dentibus subulatis 0,7 mm. longis. Corolla extus pubescens, calicis os
2,5 mm. excedens. — Gallia, in salicetis ad Cuffy, dep. Cher (Deseglise in herb.
andegav.).
M. longifolia Huds. var. sedunensis Briq. — M. sedunensis Ayasse ined.
— Planta ultra 60 cm. alta. Caulis robustus, erectus, ramosus, ramis divaricato-
ascendentibus, undique cano-pubens, internodiis mediis 2-6 cm. longis. Folia
lanceolata, apice acuminata, marginibus longe præcipue infra medium convexis,
basi cordata sessilia, supra viridia brevissime adpresse pubescentia, subtus albo-
tomentosa, superficie 4-8 X 1,5-2,5 cm. ; nervatio simplex, haud prominula;
serratura constans ex dentibus robustis, crebris, confertis, erecto-argutis, sat
regularibus, intus rectiusculis, extus concavis, apice mucronatis, culminibus
1-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastra verticillastris perpaucis ad capi-
tula reducta, 8 sect. long. 1-2 X 1,2 cm. Pedicelli pubescentes 1,5 mm. longi.
Calix 1,8 mm. longus, undique dense pubescens, tubo 1 mm. longo, dentibus
subulatis 0,8 mm. longis. -— In Vallesia ad rivulos prope Sion (Ayasse in herb.
Briq.).
M. longifolia Huds. var. vallesiaca Briq. — Planta ultra 80 cm. alta.
Caulis robustus, elatus, erectus, valde ramosus, ramis ascendentibus, undique
dense cano-tomentosus, internodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia elongato-lanceo-
lata, apice longe accminata, marginibus longe et leviter præcipue infra medium
convexis, basi breviter cordata sessilia, supra cinereo-viridia, brevissime et
adpresse puberula, subtus albo-tomentosa, superficie 5-12 X 1,5-3 cm.; nervatio
simplex haud prominula; serratura constans ex dentibus robustis, argutis, dis-
sitis, intus + rectiusculis, extus undulatis, vel concavis, culminibus acuminatis
erectis 1-2,5 mm. altis et 4-10 mm. distantibus, Spicastrum 8 robustum, tomen-
toso-lanuginosum, apice bracteis villosis albo-comatum, verticillastris (n — 1...2)
confertis. Pedicelli villosi ad 2 mm. longi. Calix dense villosus, tubo 1,8 mm.
longo, dentibus 1,2 mm. longis. — In Vallesia ad torrentes inter Stalden et
Saint-Nicolas (Briquet in herb. propr.).
M. longifolia Huds. var. gulekensis Brig. — Planta mediocris, 30-40 cm.
alta. Caulis robustus, ramosissimus, ramis ascendentibus, undique adpresse
cano-pubens, internodiis 2-4 em. longis. Folia ovato-lanceolata, parva brevia,
superiora apice acuta, inferiora obtusa vel subohtusa, marginibus infra medium
convexioribus, basi rotundato-cordata sessilia, utrinque cinereo-tomentella vel
subtus albicantia, superficie 1-1,5 X 0,5-1 cm.; nervatio simplex haud proemi-
nens vel aliq. reliculescens; serratura constans ex dentibus parvis crebris, intus
7,1 ee
(10) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 685
rectis, extus subrectis, culminibus peracutis 0,1-0,5 mm. altis et 1-2 mm. distan-
tibus. Spicastra verticillastris (n — 1) confertis, mediocribus, 8 sect. long. 3-5 X
0,8 mm. Pedicelli pubescentes 4-1,5 mm. longi. Calix undique pubens tubo
1-1,2 mm. longo, dentibus subulatis 0,6 mm. longis. — In Græcia ad fauces
Gulek Boghar (Heldreich in herb. Delessert).
M. longifolia Huds. var. argenticapilla Brig. — Planta ultra 50 cm.
alta. Caulis robustus, parum ramosus, ramis divaricalo-ascendentibus, superne
einereo-pubens, basi purpurascens subglaberque, internodiis mediis 2-6 em.
longis. Folia late lanceolata vel ovato-lanceolata, inferiora apice acuta vel acu-
minata, superiora apice acuta et denique obtusa, marginibus infra medium con-
vexioribus, basi cordata, sessilia, crassa, aliq. rugosa, supra virentia, dense
adpresse 'pubescenlia, subtus dense albo-tomentosa, superficie 2-4 X 1,7-2 cm.;
nervalio reticulescens vel fere reticulata, nervis lateralibus acroscopis, in
tomento areolas elongatas delineans, paginam superiorem aliq. fodiens; serratura
constans ex dentibus robustis, argutis, crebris, intus rectiusculis, extus con-
cavis, culminibus peracutis + dejectis, 4-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus.
Spieastra parva, brevia, verticillastris paucis condensatis, fere ad capitula
reducta, dense tomentoso-lanigera, 8 sect. long. 0,7-1,5 X 0,8 cm. Bracteæ per-
angustæ dense tomentosæ. Pedicelli dense villosi infra 1 mm. longi. Calix cam-
panulatus parvus undique tomentoso-pubens, tubo 1 mm. longo, dentibus subu-
latis 0,7 mm. longis. — In Caucaso (herb. Delessert).
M. longifolia Huds. var. typhoides Brig. — M. silvestris subsp. fyphoides
Brig. Fragm. I, p. 71. — Planta ultra 40 cm. alta. Caulis ramosissimus, ramis
ascendentibus, robustus, viridis, præcipue ad angulos pubescens, internodiis
mediis 3-8 cm. longis. Folia lanceolata, apice peracuta vel acuminata, margi-
nibus longius et sat leniter convexis, basi rotundato-cordata, sessilia, supra
dense adpresse pubentia, subtus tomentella, utrinque cinereo-virentia, superficie
2,5-4 X 1,5 cm.; nervatio simplex, subtus aliq. prominens: serratura constans
ex dentibus robustis, irregularibus, argutis, confertis, intus rectiusculis, extus
concaviusculis vel undulatis, culminibus acuminatis vel peracutis, prorsus versis
vel dejectis, 1-2 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Spicastrum 8 purpurascens,
elongatum, elegans, Typhæ minime spicam æmulans, verticillastris (n — 1) den-
sissime confertis, multifloris, floribus valde compressis, sect. long. 4-6 X 0,8 cm.
Pedicelli pilosi ad 1 mm. longi. Calix sub anthesi parvus, pubescens, dentes
versus + glandulosus, tubo 1-1,3 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis,
post anthesin aliq. accrescens. — In Syria ad rivulos montis Masmenen-Dagh
prope Cesaream (Balansa in herb. Delessert).
M. longifolia Huds. var. delphinensis Brig. — Planta circa 50 cm. alta
et ultra. Caulis robustus, sat ramosus, undique incanus, internodiis mediis
2-4 em. longis. Folia lanceolata, apice peracuta vel acuminata, marginibus longe
el parum convexis, basi cordata, supra tenuissime et breviter pubescentia,
686 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
subtus albo-tomentosa, superficie 4-6 X 1,5-2 cm. ; nervatio simplex; serratura
constans ex dentibus parvis, crebris, confertis, intus rectiusculis, extus undu-
latis, apice in mucronem angustum ad 0,2-0,4 mm. longum valde distinctum
productis, culminibus 0,8-1,4 mm. altis et 1,5-3 mm. distantibus, prorsus versis
nec argute erectis vel reversis. Spicastrum mediocre, 8 sect. long. superficie
4-5 X 1,2-1,% cm. Pedicelli pubescentes 2-3 mm. longi. Calix undique prorsus
pubescens, campanulatus, tubo 2 mm. longo, dentibus longe subulatis 0,8 mm.
longis. — Delphinatus ad Vaulnaveys (Boullu in herb. Gibelli sub n. 2985
Soc. dauph. ann., 1881 p. p.). — Hæc varietas inter varietates microdontas
omnino formam dentium var. ensidentis Brig. (Lab. alp. mar., p. 51) iterat.
M. longifolia Huds. var. sparsiramea Brig. — Planta ultra 50 cm. alta.
Caulis robustus, ramosus, ramis ascendentibus, undique cano-pubens, inter-
nodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia anguste lanceolata, elongata, apice acuta vel
acuminata, marginibus longissime et lenissime convexis, basi cordata, supra
brevissime pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 5-9 X 1,3-1,6 em.;
nervatio simplex; serratura in limbi parte inferiore nulla, constans in parte
superiore ex dentibus parvis, crebris, confertis, intus rectiusculis, extus aliq.
undulatis, culminibus acutis vel peracutis 0,2-1 mm. altis et 1-3 (-5) mm. dis-
tantibus. Spicastrum mediocre, 8 sect. long. 4-8 X 1,2-1,%2 cm. Pedicelli pubes-
centes circa 2 mm. alti. Calix anguste campanulatus undique prorsus pubens, tubo
1,8 mm. longo, dentibus longe subulatis 0,8 mm. longis. — Delphinatus ad Vaul-
naveys (Boullu h. Gibelli sub n. 29. 88, Soc. dauph. ann. 1881 p. p.). — Hæc
varietas var. reflexifoliæ Brig. (Lab. Alp. mar., p. 59) affinis est, a qua differt
dentibus creberrimis valde approximatis.
M. longifolia Huds. var. Schimperi Brig. — M. silvestris subsp. Schimperi
Brig. Fragm. I, p. 66 p. m. p. — Planta 50-80 cm. alta. Caulis robustus, stric-
tus, undique breviter et adpresse pubescens, -- ramosus, internodiis mediis
3-8 cm. longis. Folia lanceolata, apice acuminata, marginibus longe et lenissime
convexiusculis, basi cordiformia, supra atroviridia, subtus pallide viridia et valde
glandulosa, utrinque pilis brevissimis et adpressis tecta, superficie 5-7 X 1,2-
1,5 cm.; nervatio simplex, haud prominens; serratura constans ex dentibus irre-
gularibus prorsus versis, distantibus, parvis, intus rectis, extus concavis vel longe
et parum undulatis, culminibus erectis acutis 0,5-1 mm. altis et 2,5-10 mm.
distantibus. Spicastrum 8 sect. long. 6-10 X 1,3-1,5 cm., verticillastris (n — 1..2)
dense confertis. Calix campanulatus, ut et pedicelli, undique pubescens tubo
4-1,5 mm. longo, dentibus 0,5 mm. longis. — Arabia felix, ad rivos pluviales
vallis Sel (Schimper, Unio itiner. ann. 1837, n. 815 in h. Delessert).
M. longifolia Huds. var. poliophylla Brig. — Planta circa 50 cm. alta.
Caulis robustus, sat ramosus, strietus, undique valde incano-pubescens, inter-
nodiis mediis 4-3 cm. longis. Folia lanceolata, apice acuta vel + acuminata,
marginibus sat convexis, basi cordiformia, supra cinereo-viridia, tomentosa, sub-
(12) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 687
tus crasse albo-tomentosa, superficie 4-5 X 1,2-1,8 cm.; nervatio simplex sub-
oceulta; serratura constans ex dentibus parvis erebris, confertis, intus rectis,
extus + rectiusculis, culminibus acutis 0,2-0,9 mm. altis et 1-3 mm. distantibus.
Spicastrum 8 sect. long. circa 3-7 X 1 cm., verticillastris (n — 1) confertis.
Calix parvus, ut et pedicelli, undique densissime pubescens, tubo 1,8 mm. longo
et dentibus lanceolatis 0,5-0,8 mm. longis. — In Abyssinia ad rivum « Mai-Tera »
(Schimper, Iter abyssin., sectio prima, n. 1837 in h. Delessert).
M. longifolia Huds. var. capensis Brig. — M. capensis subsp. capensis
Brig. Fragm. I, p. 56 p. m. p. — Planta 40-60 cm. alta. Caulis adpresse pnbes-
cens, robustus, superne ramosus, ramis ascendentibus, internodiis mediis eirca
1-2 cm. longis. Folia saliciformia, subtriangularia, basi cordata, marginibus sub-
integerrimis revolutis, dein recte in apicem peracutum convergentibus, supra
viridia adpresse pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 4-8 X 0,7-1,3 cm. ;
nervatio stricte simplex, nervis vulgo in folii pagina inferiore evidentibus et
paginam superiorem sæpe + fodientibus. Spicastrum 8 sect. long. 5-7 X 1,3-
1,5 cm., verticillastris omnibus vel (n — 1) confertis. Calix anguste campanu-
latus, ut et pedicelli, undique pubescens, tubo 1,5 mm. longo, dentibus fere
1 mm. longis lanceolatis. — Ad promuntorium Bonæ Spei (Verreaux in h. De-
lessert).
M. longifolia Huds. var. Bouvieri Brig. = M. capensis subsp. Bouvieri
Brig. Fragm. I, p. 57. — Planta circa 60 cm. alta. Caulis robustus, strictus,
superne præsertim ramosus, parum et præcipue ad angulos pubescens, internodiis
3-5 em. longis. Folia saliciformia, subtriangularia, basi cordiformia, marginibus
revolutis subintegerrimis dein + rectiuscule in apicem peracutum convergentibus,
supra atroviridia levissime pubescentia, subtus pallide viridia præcipue ad nervos
villosula, valde et evidenter glandulosa, superficie 6-8 X 1-1,5 em.; nervatio
stricte simplex subtus prominula et paginam superiorem aliq. fodiens. Spicastrum
8 sect. long. eirca 4-7 X 1-1,3 cm., verticillastris (n — 1) confertis. Calix cam-
panulatus, ut et pedicelli, pubescens, tubo + striatulo 1,5-1,9 mm. longo, denti-
bus lanceolatis sat longe ciliatis 0,8 mm. longis. — Ad Promuntorium Bonæ
Spei (Ecklon et Zeyher n. 673 in h. Delessert).
M. longifolia Huds. var. calliantha Brig. — M. calliantha Stapf, Die bot.
Ergebn. der Polak’schen Exped., p. 36 (1885) — M. silvestris subsp. calliantha
Brig. Fragm. 1, p. 67. — Planta 30-40 cm. alta. Caulis viridis, apice et basi
sæpe violaceus, brevissime pubescens, parum ramosus, internodiis mediis 2-4 cm.
longis. Folia lanceolata, apice acuta, marginibus parum convexis, basi cordifor-
mia, utrinque viridia, breviter pubescentia, subtus glandulis numerosis minu-
tis sessilibus + evidentibus obtecta, superficie 2-3 X 1-1,3 cm.; nervatio simplex,
vix prominens; serratura constans ex dentibus irregularibus adpressis parum
evidentibus intus rectiusculis, extus undulatis; culminibus acuminatis vulgo
prorsus versis 0,5 mm. altis et 1-3 mm. distantibus. Spicastrum 8 verticillastris
688 | BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
fere omnibus confertis in spec. a nobis visis paucis (4-6). Pedicelli inferiores
pedunculati, pubescentes, 1-1,5 mm. longi, vulgo violacei. Calix undique pubes-
cens, atroviolacens et glandulis magnis sat numerosis sessilibus præditus, tubo
1-1,5 mm. longo, dentibus 1 mm. longis, pulchre acuminatis. Corolla 8 extus
pilosula calicem 1,5-2 mm. excedens. — In Persia (Stapf in h. Boiss.).
M. longifolia Huds. var. Kotschyana Brig. — M. Kotschyana Boiss. Diagn.
pl. or. ser. 2, IV p. 5 = M. silvestris var. glabrata Boiss. Fl. or. IV, p. 544
p. p. = M. silvestris subsp. Kotschyana Brig. Fragm. I, p. 68. — Planta sæpe
ad 100 cm. alta et ultra. Caulis valde robustus, valde ramosus, ramis ascendenti-
bus, dense tenuiter pubens, sæpe + violaceus, internodiis mediis 5-10 cm. longis.
Folia magna, ovato-lanceolata, sessilia, apice acuminata, marginibus præcipue
basin versus convexioribus, basi cordiformia, utrinque viridia, leviter pubes-
centia, subtus evidenter glandulosa, glandulis parvis numerosis, superficie 6-10
X 3-5 cm. ; nervatio simplex sat prominula; serratura constans ex dentibus crebris
mediocriter robustis, irregularibus, intus rectiusculis, extus + concavis, culmi-
nibus in mucronem + patulum vel prorsus versum productis, 41-2 mm. altis et
2-5 mm. distantibus. Spicastrum 8 robustum, crassum, sect. long. vulgo 5 X
1,2-1,5 em., verticillastris omnibus vel (n — 1) dense confertis, bracteis villosis.
Pedicelli 1,5 mm. longi, + patenter vel retrorsum hirtuli, violacei, inferiores
pedunculati. Calix totus prorsus pubescens, pilis sepe + violaceis, tubo 1 mm.
longo, dentibus longe subulatis 1 mm. longis. Corolla extus pilosa calicem 1,5
2 mm. excedens. Spicastrum 8 ignotum. — Cilieia, in faucibus vallis Teng ad
rivulos copiose alt. 6000” prope Musch (Kotschy, It. cilic.-kurd. ann. 1859,
n° 454 in h. Vindob.).
M. longifolia Huds. var. minutiflora Brig. = M. minutiflora Borb. in
Bot. Centralbl. XXVI, p. 239 = M. grisella subsp. minutiflora Brig. Fragm. I,
p- 76 p. p. — Planta 30-80 cm. alta. Caulis robustus, sæpe elatus, ramosissimus,
ramis adscendentibus undique dense pubescens, internodiis mediis 2-4 cm. longis.
Folia breviter lanceolata, apice peracuta, marginibus parum convexis, basi cor-
data, supra dense pubescentia, cinereo-viridia, subtus albo-tomentosa, superficie
2-4 X 0,8-1,2 cm.; nervatio + reticulescens, nervis lateralibus acroscopis ; serra-
tura irregularis constans præcipue ex dentibus raris, minutis, adpressis, intus
rectiusculis, extus undulatis, culminibus acuminatis 0,3-0,8 mm. altis et 2-5 mm.
distantibus. Spicastrum gracillimum valde elongatum, moniliforme, verticillastris
fere omnibus internodiis (1...0,6...0,5...0,%...m) cm. distantibus. Flores
minuti, pedicellis 4,5-2 mm. longis, calicis tubo 1,2 mm. longo, dentibus 1 mm.
longis, acuminatis, undique pubescentibus. Corolla 8 calicis os 1,5-2 mm. exce-
dens. — Hungaria, prope Iraz in com. Bihar (Borb. in h. Brig.).
M. longifolia Huds. var. viridescens Brig. — M. viridescens Borb. in Be-
kesmeg. floraj. p. 74; Ertek. a termész. Köreb. XI, n. 18. — Planta 30-50 cm.
alta. Caulis mediocris, undique canescens, + ramosus, ramis ascendentibus, in-
(14) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 689
ternodiis mediis 2-3 mm. longis. Folia lanceolata, apice peracuta, marginibus +
convexis, basi cordiformia, nonnunquam subpetiolata, supra pubescentia, cinereo-
viridia, subtus ex viride-einerascentia, superficie 2-3 X 1-1,5 cm.; nervatio sim-
plex vel aliq. reticulescens, haud prominula; serratura constans ex dentibus raris
haud robustis, extus concavis vel undulatis, intus rectiusculis, culminibus acu-
minatis 0,2-1 mm. altis et 2-6 mm. distantibus. Spicastrum gracillimum, monili-
forme, verticillastris fere omnibus (1...0,8...0.6...0,5...0,% etc.) cm. distan-
tibus. Pedicelli hirti 0,5-1 mm. longi. Calix campanulatus tubo 1 mm. longo,
dentibus lanceolatis 0,7 mm. longis. — Hungaria, ad Iraz in com. Bihar (Borb.
in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. syriaca Brig. = M. syriaca Dés. Observ. sur
quelques Menthes, p. 18 (1880) = M. grisella subsp. grisella Brig. Fragm. I,
p. 77. — Planta 70-100 cm. alta. Caulis robustus diffuse ramosus, ramis ascen-
dentibus, breviter et undique cano-pubescens, internodiis mediis perlaxis 4-10 cm.
longis. Folia late ovata vel ovato-lanceolata, apice acuta vel breviter acuminata,
marginibus convexioribus, basi cordata, supra breviter ad adpresse pubescentia,
cinereo-viridia, subtus cinerea tomento tenuissimo grisello obtecta, superficie
2-5 X 1-2,5 cm.; nervatio simplex; serratura constans ex dentibus robustis +
crebris, intus rectiusculis, extus undulatis vel concavis, culminibus acuminatis,
erectis, angustis, 1-2,5 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum gracillimum,
valde elongatum, moniliforme, verticillastris omnibus (2...1.5...1...0,8...
0,7 ete. cm.) distantibus. Pedicelli pubescentes circa 1,5 mm. longi. Calix cam-
panulatus minutus, tubo 0,8 mm. longo, dentibus 0,7 mm. longis, acuminatis,
ündique pubescentibus. — Syria, prope Saida ad rivulum inter pistrina Mjédel et
Aia-el-Hennäye (Gaillardot in h. Boiss.).
M. longifolia Huds. var. seriata Brig. = M. seriata Kern. Schede ad fi.
exsicc. austro-hung. II, p. 121 (1881) = M. grisella subsp. seriata Brig. Fragm.
I, p. 76. — Planta ad 40 cm. alta. Caulis erectus, + ramosus, dense undique
cano-tomentosus, internodiis mediis 1,5-4 cm. longis. Folia breviter lanceolata
vel oblongo-lanceolata, apice brevius acuminata, marginibus + convexis, basi
cordata, supra dense pubescentia, viridia, subtus albo-tomentosa, mollia, super-
ficie 2-4,5 X 1-1,8 cm.; nervatio reticulescens, nervis lateralibus acroscopis; ser-
ratura constans ex dentibus mediocribus, + crebris, intus rectiusculis, extus
concavis vel undulatis, culminibus acuminatis, erectis, angustis, 0,5-1 mm. altis
et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum gracile, incanescens, graciliter moniliforme,
verticillastris omnibus remotis et (1...0,8...0,7...0,% etc. cm.) distantibus.
Pedicelli sessiles abunde obverse villosi 1,1,5 mm. longi. Calix campanulatus,
tubo 1,8 mm. longo, dentibus 0,8 mm. longis acuminatis, prorsus pubescens. —
In Dalmatia, prope Spalato (Pichler in h. Boiss.).
M. longifolia Huds. var. subintegrifolia Brig. — M. subintegrifolia Des.
BULL. HERB. Bolss., octobre 1896. 45
690 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Observ. sur quelques Menthes, p. 20. — Planta 40-50 cm. alta. Caulis robustus,
ramosus, ramis ascendentibus, undique cano-pubens, internodiis mediis 3-6 cm.
longis. Folia breviter lanceolata, apice brevissime acuminata, marginibus parum
convexis, basi cordata, supra velutino-tomentosa et cinereo-viridia, subtus albo-
tomentosa, superficie 2-4 X 0,8-1,3 cm.; nervatio valde reticulescens, nervis
lateralibus acroscopis; serratura in foliis superioribus subnulla, constans in c&-
teris ex dentibus valde irregularibus parvis, prorsus versis, intus rectiusculis,
extus + undulatis, culminibus peracutis 0,2-0,5 mm. altis et 2-6 mm. distanti-
bus. Folia infra spicastrum tota subintegra, apice in mucronem sat longum pro-
dueta. Spicastrum 8 basi circa 1-1,2 cm. latum, verticillastris omnibus vel (n — 1)
confertis, albescens. Pedicelli sessiles obverse villosuli 1,5 mm. longi. Calix
globoso-campanulatus antice pilis prælongis prorsus versis obtectus, tubo 0,8 mm.
dentibus 0,8 mm. longis subulato-acuminatis. — Syria, prope Saïda ad rivulum
Djibua (Gaillardot in h. Boiss.).
M. longifolia Huds. var. pellita Brig. — M. pellita Des. Observ. sur quel-
ques Menthes, p. 21 (1880) = M. silvestris subsp. pellita Brig. Fragm. I, p. 73
p. p. — Planta ultra 60 cm. alta. Caulis robustus, “+ ramosus, ramis ascenden-
tibus, undique breviter cano-pubens, internodiis mediis 3-4 cm. longis. Folia
breviter lanceolata, apice acuta vel brevius acuminata, marginibus parum con-
vexis, basi cordiformia, supra tomentosa cinereo-viridia, subtus albo-tomentosa,
superficie 3-5 X 1-1,5 cm.; nervatio simplex; serratura constans ex dentibus
parvis vel mediocribus frequentibus, intus rectiusculis, extus + undulatis, vel
concaviusculis, culminibus acuminatis, erectis, argutis, 0,5-1 mm. altis et 1,5-
3 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris omnibus vel (n — 1..2) confertis,
8 tantum notum, basi 0,5-0,8 cm. latum. Pedicelli ad 2 mm. longi patentim vel
obverse pubescentes. Calix parvus, tubo 0,8 mm. longo, dentibus lanceolatis
0,7 mm. longis. — Syria, in pinetis Magdotiche dictis prope Saida (Gaillardot in
h. Boiss.).
M. longifolia Huds. var. Wirzbickiana Brig. = M. Wirzbickiana Op. ap.
Desegl. Menth. op. IL, p. 5 (1882) — M. mollistima var. Wirzbickiana A. Braun
in Verhandl. zool. bot. Gesellsch. XL, p. 385 p. p. — Planta 40-80 cm. alta.
Caulis robustus, vulgo ramosissimus, ramis ascendentibus, undique cano-pubens,
internodiis mediis 3-4 cm. longis. Folia mediocria sat parva, lanceolata, apice
acuminata, marginibus parum convexis, basi cordiformia, supra viridia, dense
adpresse pubescentia, subtus villosello-grisella, superficie 2-5 X 1-2 cm.; nervatio
fere simplex vel -+ reticulescens; serratura constans ex dentibus raris parvis,
intus rectiusculis, extus concavis vel undulatis, culminibus acuminatis 0,2-1 mm.
altis et 4-8 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris omnibus vel (n—2...3)
confertis. Pedicelli À mm. longi, retrorsum rigide pubescentes. Calix campanu-
latus pilis prorsus versis undique obtectus, tubo À mm. longo, dentibus subulatis
1 mm. longis. — Hungaria, in pascuis exsiccatis ad Iraz comit. Bihar (Borbas
in h. Brig.).
(16) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 691
M. longifolia Huds. var. firmicaulis Brig. — Planta 30-70 cm. alta. Caulis
robustus, vulgo valde ramosus, ramis ascendentibus, undique cano-pubens, inter-
nodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia mediocria, lanceolata, apice + acuminata,
marginibus parum convexis, basi cordiformia, supra viridia, dense adpresse
pubescentia, subtus villosello-grisella, superficie 2-5 X 1,2 cm.; nervatio sub-
simplex vel reticulescens; serratura constans ex dentibus parvis, crebris, intus
rectiusculis, extus + undulatis, culminibus peracutis 0,2-1 mm. altis et 1-3 mm.
distantibus. Spicastrum + tenue, haud valde floribundum, verticillastris omni-
bus vel (n—2..3) confertis. Pedicelli 1,5 mm. longi, valde et rigide pubescentes.
Calix campanulatus undique pilis obtectus, tubo 1 mm. longo, dentibus subulatis
0,8 mm. longis. Corolla 8 calicis os 1,5 mm. excedens. — Transsilvania, in col-
libus circa Langenthal (Barth in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. Hollosyana Brig. — M. Hollosyana Borb. in
Temesmeg. Veget., p. 46 (188%) — M. mollissima var. Hollosyana H. Braun in
Verhandl. zool. bot. Gesellsch. XL, p. 386. — Planta 46-80 cm. alta. Caulis
robustus vel mediocris, undique cano-pubens, + ramosus, ramis ascendentibus,
internodiis mediis 2-6 cm. longis. Folia lanceolata, apice acuminata, marginibus
parum convexis, basi cordiformia, supra viridia et dense adpresse pubescentia,
subtus viridescentia vel cinerascentia villosello-grisella velutina, superficie 2-7
x 1-2,5 cm.; nervatio subsimplex vel reticulescens ; serratura constans ex denti-
bus robustis, distantibus, intus rectiusculis, extus concavis vel undulatis, culmi-
nibus acuminatis, argutis, 1-2 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Spicastrum
gracile, verticillastris omnibus vel (n — 1...4) confertis. Pedicelli retrorsum
hirtuli 1 mm. longi. Calix campanulatus undique pilis prorsus versis obsitus,
tubo 1 mm. longo, dentibus subulatis 0,8-4 mm. longis. — Hungaria, prope Iraz
in comit. Bihar (Borbas in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. phæocoma Briq. — Planta 40-80 cm. alta. Caulis
robustus, undique cano-pubens, valde ramosus, ramis ascendentibus, internodiis
mediis 2-3 cm. longis. Folia lanceolata, apice acuminata, marginibus -E convexis,
bası cordiformia, supra viridia dense et adpresse pubescentia, subtus villosello-
grisella, cinerascentia, superficie 3-7 X 1-3 cm.; nervatio subsimplex vel reticules-
cens; serratura constans ex dentibus crebris, robustis, intus rectiusculis vel alia.
undulatis, culminibus peracutis 1-2 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastrum
8 sat robustum, verticillastris omnibus vel (n — 1...2) confertis. Pedicelli hir-
tuli 1,5 mm. longi. Calix campanulatus undique pilis prorsus versis obsitus, tubo
1,5 mm. longo, dentibus acuminato-subulatis 1 mm. longis. — Transsilvania, in
agris prope Langenthal (Barth in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. densicapilla Brig. — Planta 30-60 cm. alta.
Caulis rectus, + ramosus, ramis ascendentibus, undique molliter albo-tomen-
tosus, internodiis mediis 1-3 em. longis. Folia lanceolata, apice acuta vel acumi-
nata, marginibus parum convexis, basi cordiformia, supra molliter et dense
692 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
pubescentia, cinereo-viridia, subtus albo-tomentosa, superficie 3-6 X 1,2-1,8 cm. ;
nervatio pulchre reticulescens, nervis lateralibus acroscopis anastomosibus tomen-
tunnareolantibus ; serratura constans ex dentibus robustis sat crebris sed + dis-
tantibus, erectis, rectiusculis, extus concavis vel undulatis, culminibus erectis
argutis acuminatis 1-1,5 mm. altis et 2,5 mm. distantibus. Spicastrum verticil-
lastris omnibus vel (n—1...3) confertis, floribundum, sat robustum. Pedicelli
dense obverse hirtuli, 1,5 mm: longi. Calix campanulatus dense undique pilis
obsitus, tubo 1 mm. longo, dentibus laneeolatis À mm. longis. — Transsilvania,
ad rivulum Tordahasadék prope Tordam (Wolff in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. pantotricha Briq. — Planta ultra 50 cm. alta.
Caulis robustus, strictus, præsertim superne ramosus, ramis divaricato-ascenden-
tibus, undique dense tomentoso-incanus, internodiis mediis 1,5-4 cm. longis.
Folia breviter ovato-lanceolata, mediocria vel parva, apice breviter acumipata
vel acuta, marginibus præcipue infra medium convexioribus, basi cordata, supra
cinereo-viridia, molliter et dense pubescentia, subtus crasse albo-tomentosa,
superficie 2,5-3 X 1,5-2 cm.; nervatio pulchre reticulescens, nervis lateralibus
acroscopis et anastomosibus tomentum äreolantibus; serratura constans ex denti-
bus robustis, confertis, creberrimis, horridule ärgutis, intus rectiusculis, extus
concavis vel undulatis, culminibus erecto-patulis, peracutis vel acuminatis,
4-2 mm. altis et 2-3 mm. distantibus. Spicastrum 8 robustum, canescens, verti=
cillastris omnibus vel (n — 1..2) confertis. Pedicelli obverse villoselli 1,5 mm.
longi. Calix campanulatus undique prorsus pilis densis obtectus, tubo 1 mm.
longo, dentibus lanceolato-subulatis fere 1 mm. longis. — Transsilvania, in agris
aridis prope Vayda-Hunyad (Barth in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. mollis Brig. — M. silvestris var. mollis Rochel
in Linnea XII B, p. 585 (1838) — M. mollissima var. Rocheliana Borb. et Braun
ap. Braun in Verhandl. zool.-bot. Gesellsch. XL, p. 38% p. p. — Planta vulgo
50-60 em. alta. Caulis robustus, + ramosus, ramis ascendentibus, undique dense
cano-pubens, internodiis mediis 2-4 em. longis. Folia elliptico-lanceolata, apice
acuta vel peracuta, marginibus sat convexis, basi cordata, supra dense molliter
pubescentia, cinereo-viridia, subtus albo-tomentosa, superficie 2-3 X 1-1,5 cm. ;
nervatio reticulescens, nervis lateralibus acroscopis et anastomosibus tomentum
areolantibus ; serratura constans ex dentibus parvis raris, extus undulatis, intus
rectiusculis, culminibus acuminatis, prorsus versis, 0,2-0,8 mm. altis et 3-8 mm.
distantibus. Spicastrum verticillastris omnibus vel (n — 1...3) confertis. Pedi-
celli 4,5 mm. longi undique hirtuli. Calix campanulatus undique pilis obtectus
tubo 4 mm. longo, dentibus 0,8 mm. longis. — In Banatu (Rochel in h. reg.
Monac.).
M. longifolia Huds. var. subincana Brig. = M. incana var. subincana
H. Braun in Verh. zool.-bot. Gesellsch. XL, p. 366 (1890). — Planta 40-60 cm.
alla. Caulis robustus, -- ramosus, ramis ascendentibus, undique cano-pubens,
(18) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 693
internodiis mediis 1,5-3 cm. longis. Folia mediocria vel sat parva, elliptico-lan-
ceolata, apice acuta, marginibus sat convexis, basi cordiformia, supra pubescentia
viridia, subtus albo-tomentosa, superficie 1,5-3 X 1-1,7 cm.; nervatio reticules-
cens; serratura constans ex dentibus parvis crebris, intus rectis, extus + rectius-
culis, culminibus acutis 0,3-0,8 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Spicastrum
valde elongatum, gracillimum, moniliforme, verticillastris fere omnibus distanti-
bus. Pedicelli 1,5 mm. longi. Calix campanulatus undique pilis obsitus, tubo
1,5 mm. longo, dentibus 0,5 mm. longis lanceolato-subulatis. — Hungaria, in
humidis Czerewiz (Borbas in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. brevifrons Briq. — M. silvestris subsp. brevi-
frons Brig. Fragm. I, p. 72 = M. brevifrons Borb. herb. — Planta ad 40 cm.
alta. Caulis tenuis, ramosus, ramis numerosis suffultus, adpresse dense pubes-
cens, internodiis mediis 2-3 cm. longis. Folia minima breviter lanceolata, apice
peracuta, marginibus parum convexis, basi cordiformia, supra viridia, dense et
adpresse pubescentia, subtus villosello-grisella, superficie 4-2 X 0,5-1 cm.; ner-
vatio simplex; serratura constans ex dentibus parvis, crebris, intus rectis, extus
concaviusculis, culminibus acuminatis 0,2-0,8 mm. altis et 1-2 mm. distantibus
constituentibus. Spicastrum verticillastris omnibus vel (n — 1) confertis. Pedi-
celli retrorsum hirtuli 0,5-0,9 mm. longi. Calix parvus campanulatus, abunde
pilis prorsus versis obsitus, tubo 0,8-1 mm. longo, dentibus acuminato-subulatis
0,5-0,8 mm. longis. — Hungaria, in pascuis exsiccatis prope Iraz comit. Bihar
(Borbas in h. Briq.).
M. longifolia Huds. var. alpigena Brig. — M. alpigena Kern. Schedæ ad
fl. austr. hung. exsice. n. 643 = M. serotina Kern. olim, non Ten. — Planta
sæpe ultra 60 cm. alta. Caulis robustus elatus, ramosus, ramis divergenti-ascen-
dentibus sæpe suffultis, superne breviter cano-pubens, inferne glabrescens, inter-
nodiis mediis 3-3 cm. longis. Folia longissime lanceolata, apice sensim acuminata,
marginibus basin versus convexiusculis dein secundum lineam + rectiusculam
gradatim convergentibus, basi cordala sessilia, supra atro-viridia parce et tenuis-
sime pubescentia, subtus albo-tomentosa, superficie 6-10 x 1,2-2,5 cm.; nervatio
simplex parum prominula; serratura constans ex dentibus robustis, distantibus,
intus rectiusculis, extus concavis, culminibus erectis in mucronem productis,
4-2 mm. altis et 3-8 mm. distantibus. Spicastrum mediocre verticillastris con-
fertis. Pedicelli pubescentes circa 1,5 mm. longi. Calix campanulatus, undique
adpresse pubescens tubo 1 mm. longo, dentibus subulatis circa 1 mm. longis.
Corolla extus minute et parce pubens, 8 calicis os 2 mm. excedens. — Tyrolia
centr., ad rivulos alpinos prope Waldraft supra Matrei (Kerner in h. andegav.).
M. longifolia Huds. var. macilenta Brig. — Planta ultra 40 cm. alta. Caulis
robustus, ramosus, ramis divarieato-ascendentibus, debilibus, sæpe flexuosis,
undique breviter cano-pubens, internodiis mediis 1,5-3 cm. longis. Folia late
ovata vel ovato-lanceolata, apice acuta vel obtusa, marginibus convexis, basi
694% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (19}
cordata, supra viridia breviter pubescentia, subtus cinerea densius pubescentia,
superficie 1,5-3,5 X 1,3-1,9 em. ; nervatio reticulescens, subtus paginam leviter
areolans; serratura constans ex dentibus parvis vel mediocribus, distantibus,
intus rectiusculis, extus concavis vel undulatis, culminibus acutis aliq. argutis
0,3-0,8 mm. altis et 3-6 mm. distantibus. Spicastrum juvenius sat breve, 8 basi
1 cm. latum. Pedicelli pubescentes 1,5 mm. longi. Calix campanulatus, undique
dense pubescens, tubo 1,2 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,6 mm. longis.
Corolla extus minute pubens, 8 calicis os 2 mm. excedens. — Hungaria, in her-
bidis silve Csala ad Arad (Simonkai in h. Richter).
M. longifolia Huds. var. stenostachya A. Richt. — M. stenostachya
A. Richt. Term. Füzetek. XII, p. IV, p. 186, tab. VII (1889). — Planta ultra
50 cm. alta. Caulis robustus, erectus, ramosus, ramis divergenti-ascendentibus,
basi glabrescens, superne breviter cano-pubens, internodiis mediis 2-4 cm. longis.
Folia lanceolata, apice acuminata, marginibus basin versus tantum aliq. con-
vexis, basi cordata, supra viridia, glabrescentia, subtus canescentia vel albo-
tomentosa, superficie 4-6 X 1,-1,8 cm.: nervatio simplex, parum prominula;
serratura constans ex dentibus crebris, robustis, intus rectis, extus rectiusculis
vel concaviusculis, culminibus acuminatis prorsus versis, 1-1,5 mm. altis et
2-5 mm. distantibus. Spicastrum parvum, breviter cylindricum vel subcapitatum,
sect. long. 1-2 X 0,6-0,7 cm. Pedicelli dense pubescentes, 1,5 mm. longi. Calix
campanulatus, undique pubescens, tubo 1 mm, longo, dentibus 0,6 mm. longis.
Corolla extus minute pubens, © calicis os 1 mm. excedens. — Hungaria, in
humidis ad Rimaszombat (A. Richter in berb. propr.).
M. longifolia Huds. var. pseudelongata Brig. — Planta ultra 60 cm.
alta. Caulis robustus, erectus, ramosus, ramis divergenti-ascendentibus, undique
adpresse et breviter cano-pubens, inferne glabrescens, internodiis mediis 4-6 cm.
longis. Folia anguste elongato-lanceolata, apice longe acuminata, marginibus sub-
parallelis vel parum et longe convexiusculis, basi cordata sessilia vel subsessilia,
supra atro-viridia glabrescentia, subtus + albo-tomentosa, superficie 8-11 X
2-2,5 cm.; nervatio simplex, haud prominula; serratura constans ex dentibus
crebris robustis, intus rectiusculis vel concaviusculis, extus rectis vel convexius-
eulis, culminibus peracutis minute mucronulatis 1-1,5 mm. altis et 2-4 mm. dis-
tantibus, dentes basi laminæ alig. auriculæformis integræ, contract, deficientes.
Spicastrum 8 mediocre, verticillastris (n — 1) confertis. Pedicelli minute pubes-
centes 2,5 mm. longi. Calix undique pubens, tubo À mm. longo, dentibus subu-
latis circa 1 mm. longis. Corolla 8 extus minute puberula calicis os 2 mm. exce-
dens. — Hungaria, Nagy-Röcze, com. Gömor (A. Richter in herb. propr.).
M. viridis Linn. var. Jaccardi Brig. — Planta ad 50 em. alta. Caulis
robustus, ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, -H crispule pilosus, viridis
vel purpurascens, internodiis mediis 2-3 cm. longis. Folia latissime ovata, apice
obtusa, rotundata vel breviter acuminata, marginibus infra medium convexis-
(20) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 695
simis, basi cordata, petiolulo piloso lato 2-3 mm. longo prædita, supra atro-
viridia glabrescentia, subtus pallide virentia ad nervos pilosula, + plicato-
rugosa, superficie 2-4 X 2-3,5 cm.; nervatio simplex, partim reticulescens,
subtus + prominula; serratura constans ex appendicibus irregularibus rectis,
undulatis vel tortis, limbi margines incidentibus, culminibus 1-3 mm. altis et
2-6 mm. distantibus. Spicastrum verticillastris (n — 1...2) confertis, elegans,
3-5 cm. longum. Pedicelli glabri vel subglabri 1,5 mm. longi. Calix campanu-
latus subexstriatus, tubo basi glabro 1 mm. longo, dentibus acuminatis À mm.
longis. Bracteæ, bracteolæ et dentes calicini pulchre barbato-pilosi. — In
Helvetiæ oppidi Chäteau-d’OEx hortis culta (Jaccard in herb. propr.).
M. viridis Linn. var. lampreilema Brig. — Planta ultra 40 cm. alta.
Caulis robustus, + ramosus, ramis divergenti-ascendentibus, viridis, glaber vel
subglaber, internodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia lanceolata, elongata, apice
acuminata, marginibus longissime et leviter convexiusculis, basi cordata. sub-
sessilia, utrinque saturate viridia, glabra, vel subtus ad nervos aliq. pilosula,
superficie 7-9 X 1,2-2 cm.; nervatio simplex, parum prominula; serratura
constans ex dentibus robustis, distantibus, intus rectiusculis, extus concavis vel
undulatis, culminibus peracutis erectiusculis vel prorsus versis, 1-2 mm. altis et
3-8 mm. distantibus. Spicastrum elongatum, gracile, 8 circa 1,3 cm. diametro
latum et ultra 8 cm. longum, verticillastris omnibus vel fere omnibus breviter
dissitis. Pedicelli glabri 1,5 mm. longi. Calix campanulatus, tubo glabro circa
1,4 mm. longo, dentibus lanceolatis subglabris 0,7 mm longis. Corolla 8 extus
subglabra, calicis os ultra 2 mm. excedens. — Colitur (herb. andegav.).
M. dumetorum Schult. var. subglabra Brig. — M. subglabra Borb.
Menth. hung. exsicc., ann. 1888. — Planta 30-40 cm. alta. Caulis mediocris vel
robustus, ramosus, ramis ascendentibus sæpe flexuosis, viridis, minute et bre-
viter pilosus, pilis deflexo-patentibus, internodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia
elliptica vel ovato-elliptica, apice acuta vel subobtusa, marginibus basin versus
convexioribus, basi rotundata, utrinque parce et breviter puhescentia, supra
atroviridia, subtus pallidiora, superficie 3-4,5 X 1,5-2,3 em., peliolo pubescente
ad 6 mm. longo ; nervatio simplex parum prominula; serratura constans ex
dentibus parvis, sat crebris, intus rectiusculis, extus convexis, culminibus
acutis infra 1 mm. altis et 1,5-4 mm. distantibus. Spicastrum breve vel capitu-
liforme. Pedicelli obverse pilosi ad 2 mm. longi. Calix undique prorsus pilosus,
tubo 2 mm. longo, dentibus subulatis 0,8 mm. longis. Corolla intus et extus
glabra. — Hungaria in herbidis exsiccatis ad Iraz, com. Bihar (Borbas in herb.
Richter).
M. dumetorum Schult. var. Grantzowii Brig. = M. aquatica X viridis
Grantzow Fl. d. Niedermark, p. 206 (1880). — Planta valde robusta, ad 50 cm.
alta. Caulis elatus, robustus, valde robustus, viridis, pilis Æ crebris undique
hirtulus, internodiis mediis ad 10 cm. longis. Folia oblonga vel elliptica, apice
696 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
ex obtuso acuta vel acuminata, marginibus longius nec valde convexis, basi
rotundata vel brevissime extenuata, utrinque viridia, parce pubescentia vel gla-
brescentia, petiolo piloso 1-1,5 cm. longo aucta, superficie 5-7 X 2,5-4 cm, ; ner-
vatio simplex; serratura constans ex dentibus raris, valde robustis, argutis, extus
concavis, intus rectis, culminibus acuminatis vel mucronatis 1-2 mm. altıs et
3-7 mm. distantibus. Inflorescentia capitulata vel breviter in spicastrum abiens,
sect. long. in spec. © solis notis 2-4 X 1,5 cm., pedicellis hirtis, calicis undique
pubescentis tubo 2-2,5 mm. longo, dentibus anguste lanceolatis 1-1,2 mm,
longis, corolla calicis os 2-3 mm. excedens. — In Germania ad Hindenburg
prope Pranzlau (Grantzow in herb. mus. petrop.). — Varietas hinc ad var.
nepetoidem, illine var. Langii affinis nil cum M. viridi commune habet.
M. dumetorum Schult. var. Braunii Brig. = M. Braunii Oborny Fl. v.
Mähren und Oesterr.-Schles., p. 378 (188%). — Planta ultra 50 cm. alta. Caulis
robustus, parum ramosus, viridis vel purpurascens, inferne glabrescens, apicem
versus parce adpresse pubescens, internodiis mediis 3-6 cm. longis. Folia
elongata, lanceolata vel suboblongo-lanceolata, apice longe acuta, inferiora
tamen obtusiora, marginibus longe et leviter convexis, basi brevius rotundato-
extenuata, petiolo piloso ad 1,5 cm. longo aucta, supra atro-viridia glabres-
centia, subtus pallidiora parce adpresse pubescentia, superficie 5-8 X 2-3 cm. ;
nervatio simplex parum prominens ; serratura constans ex dentibus parvis,
crebris, confertis, intus rectis, extus convexis vel gibbis, culminibus acutis vel
rectangulis, prorsus versus, 0,5-10 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Spicastra
brevia, fere ad capitula reducta, sect. long. circa 2 X 1,3 cm. Pedicelli obverse
pilosi 4,5-2 mm. longi + pedunculati. Calix tubuloso-campanulatus, parum
valide striatus, pilis prorsus versis undique tectus, tubo 2 mm. longo, dentibus
lanceolato-acuminatis 1 mm. longis. Corolla sæpius © intus omnino glabra vel
pilis brevissimis nonnullis raris ornata. — In Moravia, ad rivulum Graniz
prope Znaim (Oborny in herb. Gibelli).
(A suivre.)
u I —
697
UNE EXCURSION BRYOLOGIQUE
DANS LA HAUTE-ENGADINE
(1893)
PAR
Jules AMANN
Mon séjour de sept ans (dont cinq d'hiver) à Davos tirant à sa fin, je
résolus, tenté par le temps superbe, de mettre enfin à exécution le projet,
bien des fois caressé et toujours renvoyé, d’une excursion bryologique
dans la Haute-Engadine. Le 8 août 1893 au matin, je pris la poste pour
Wiesen et quittai la voiture à l'issue de la grandiose gorge des Züge !
que la rivière du Landwasser a creusée dans la dolomie triasique. Ayant,
déjà auparavant, exploré à plusieurs reprises cette gorge, du reste fort
pauvre en mousses — grâce à la grande sécheresse des parois calcaires
et des pentes ravinées chaque printemps par d'innombrables avalanches
— je ne m'y arrêtai pas longtemps et descendis d’un bon pas jusqu’au
pont de Filisur, jeté sur le Landwasser au fond de la gorge.
Ce passage des Züge forme, au point de vue bryogéographique, une
frontière intéressante que plusieurs espèces caractéristiques ne par-
viennent pas à dépasser et où elles s'arrêtent sans pénétrer dans la vallée
de Davos. L’une des plus remarquables est le Neckera Sendineriana qui
s’avance de ce côté, avec Pylaisia polyantha, jusqu’au pont de Jennisberg
et s'arrête de même à Klosters dans le Prætigau supérieur, sans parvenir
à franchir la barrière du Wolfgang (1633 m.) qui sépare cette vallée de
celle de Davos.
Immédiatemeut après le pont, je commencai à herboriser dans les
grandes forêls que traverse le sentier de Wiesen à Filisur. Un Dicranum
à capsule dressée, croissant sur le tronc renversé et pourri d’un mélèze,
1 On appelle « Züge » les couloirs à avalanches.
698 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
fut ma première trouvaille ce jour-ci. C'était le Dieranum flagellare, cou-
vert de capsules, dont la plupart avaient encore leur opercule. A quelques
pas de là, sur un gros bloc de gneiss erratique recouvert de Goodyera
repens, voici du beau Pierigynandrum filiforme heteropterum, Hypnum
crista-castrensis, et de grandes louffes de Grimmia elatior, tous trois bien
fructifiés. Un peu plus loin, je cueille encore quelques fleurs du bel
Airagene alpina, puis, sur les pierres calcaires, le duo Aypnum fasti-
giatum et H. Halleri. De la dolomie humide dans une forêt ombreuse :
Hypnum Sauteri ne saurait être loin! Je me mis à sa recherche et le
cherchai si bien, que je perdis mon sentier et grimpai dans une combe
jusqu’au pied des éboulis du Piz Muchetta où, en effet, je découvris
quelques jolis exemplaires de la mousse en question, vers 1500 m. d’al-
titude. Iei encore, je fis la remarque que certaines formes de H. fasti-
giatum se rapprochent singulièrement par leur ténuité de H. Sauteri et
que ces deux espèces sont reliées par toute une série de formes transi-
toires. En ce qui concerne le support, il faut à I’H. Sauteri plus d’humi-
dité et plus d’ombre qu’à l’H. fastigiatum. Ge dernier mürit ses capsules
dans le courant de juillet dans la région subalpine de ia Suisse, tandis
que celle de l’H. Sauteri ne perdent leur opercule qu'au mois d'août.
Tandis que H. fastigiatum se trouve surtout en compagnie de
l’H. Halleri, H. Sauteri préfère la société de H. chrysophyllum. Toutes
ces espèces sont du reste bien franchement calcicoles. Sur les rochers
très pauvres en calcaires, H. fastigiatum est remplacé par H. hamu-
losum, de sorte que ces deux types peuvent être considérés comme des
espèces vicariantes'!. Quant à l’H. dolomiticum, après l’avoir observé à
Davos dans un certain nombre de stations, je le considère comme une
forme stérile des hautes sommités calcaires et dolomitiques de l'A. fasti-
giatum.
Je réussis, avec assez de peine, à sortir du fourré de Pinus Pumilio où
la rose des Alpes (Rhododendron hirsutum) et l’odorant Daphne striata
fleurissaient encore à cette date avancée, et à regagner le chemin de
Filisur.
La feuille 422 de l’atlas topographique suisse au 50000e montre, dessiné
entre Filisur et Monstein, sur le versant N.-0. du Piz Muchetta, au-des-
sus des précipices des Züge, un sentier contre lequel je me fais un
devoir de mettre en garde tous les touristes et alpinistes présents et à
" On pourrait les appeler aussi à juste titre, des species sorrores (Gewohnheits-
rassen) dans le sens que Magnus attache à cette désignation.
(3) J. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 699
venir. Le dit sentier se réduit à des traces difficiles à suivre et cesse com-
plètement aux passages où il serait le plus nécessaire. Il mène traitreu-
sement dans de grandes ravines escarpées et profondes où s’entassent,
en un chaos indescriptible, les débris des forêts emportées au printemps
par les avalanches et où la neige persiste ordinairement tout l’été sous
la couche de limon qui la recouvre. Ce passage de Filisur à Monstein par
Jennisberg, complètement abandonné aujourd'hui, même par les gens du
pays, a dû être plus fréquenté et mieux entretenu lorsque les mines de
plomb argentifère des Züge étaient encore exploitées.
Je cueillis au bord du sentier, avant d’arriver dans la belle clairière
près des ruines très pittoresques du château de Greifenstein, Eurynchium
sirigosum typicum Fr. Je saluai de là, comme une vieille connaissance, le
fier Tinzenhorn où je fis une grimpée mémorable en 1890. C’est au com-
mencement de l’été, au mois de juin, qu'il faut parcourir cette belle con-
trée : on s’y promène alors dans des champs de muguet en fleurs et de
Sabot de Vénus. Grâce à la reverberalion des rayons solaires contre les
parois calcaires abritées de tous côtés par de hautes montagnes, plusieurs
espèces des parties chaudes de la zone inférieure, telles que Grimmia
orbicularis, Homalothecium fallax, Barbula alpina, croissent ici au cœur
des Alpes à une altitude de 1200 m.
Les environs de Filisur et la partie inférieure de la vallée de l’Albula
me paraissent bien mériter l'attention des bryologues. Le versant gauche
de la vallée présente des roches siliceuses (quarzites, verrucano), le ver-
sant droit, où passe la route postale, des roches calcaires et dolomitiques
(trias supérieur).
Sur de gros blocs de gneiss erratique, entre la route et le ruisseau, je
cueillis en abondance Ulota Hutchinsiæ (qui ne dépasse guère l'altitude
de 1200 m.), Orthotrichum alpestre (limite inférieurel), O. rupestre,
Grimmia ovata, Dieranum longifolium. Au pied de ces blocs, Tayloria
serrata, T. tenuis, Mnium medium, M. spinosum. Sur les rochers et les
murs calcaires, le long de la route : Barbula recurvifolia fr! Aloina
rigida et du superbe Hypnum Sauteri fr.!
Après avoir visité les ruines de la grande fonderie de fer abandonnée
de Bellaluna, qui exploitait le riche et abondant minerai du Val Tisch, et
empoché quelques beaux fragments d’obsidian artificiel provenant des
hauts fourneaux, je passai le beau défilé du Bergüner Stein (« il Crap »
en romansch), qui peut être comparé à juste titre à la Via Mala et au
Schynpass, et arrivai à Bergün où je me restaurai et fis une courte halte.
En quittant cette localité, je notai Orthotrichum alpestre cf., O. rupestre
700 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
sur le gneiss et plus haut, près de Naz : Pottia latifolia, Weisia Wimme-
riana, Desmatodon latifolius et Schistidium alpicola sur le schiste
vert; Hypnum Notarisü (Thuidium decipiens) et H. falcatum près d’une
source. Je soupçonne fort le beau Mielichhoferia de se trouver dans le
Val Tisch, sur les roches micacées-ferrugineuses, à la limite géologique
entre calcaire et verrucano; c’est dans ces conditions que j'ai découvert
cette belle espèce près de Davos.
Mais voici un jeune alpiniste, armé de son piolet, qui redescend sans
doute du Piz Uertsch, accompagné d’un guide qui, m’apercevant, presse
le pas, me tombe dans les bras et me serre les mains avec effusion.
C'était notre excellent Pierre Metier de Bergün, mon brave compagnon
d’ascension au Tinzenhorn et au Piz d’Err. Il est ravi de me revoir et
m’assure une fois de plus qu'avec moi, il est prêt à monter où l’on
voudra. Une descente assez hardie sur une pente de glace très inclinée
ou je m'étais engagé, fort imprudemment du reste, au Piz d’Err, m'avait
placé très haut dans son estime.
Arrivé au petit Laj (Lac) da Palpuogna, je résolus d’explorer ses bords
en détail et d’y chercher le Tetraplodon urceolatus que Schimper y
indique. J'en fis donc le tour et notai sur la rive gauche : Dicranella
subulata, D. falcata, Tayloria serrata, Meesea uliginosa, Sphagnum Gir-
gonsohnü et une forme curieuse de Webera commutata.
Puis, à l'embouchure de l’Albula : Bryum cirratum, B. pallens,
B. pseudotriquetrum (forme de transition au B. Neodamense!), Campto-
thecium mitens, Hypnum sarmentosum, H. trifarium, H. revolvens,
H. exannulatum, H. aduncum, H. stramineum, H. scorpioides, ainsi que
l'inévitable H. intermedium Lindberg. Les mânes de certain harpidio-
logue célèbre doivent affectionner cette station et y découvrir torce
hybrides!
Nous avons quitté le calcaire et nous trouvons sur les terrains grani-
tiques : Dicranum longifolium se trouve ici à sa limite supérieure, il est
remplacé plus haut par D. albicans.
Je perdis beaucoup de temps à chercher en vain le Tetraplodon, de
sorte que le temps me manqua pour explorer les marais du Weissen-
stein, sans doute encore très riches, malgré leur desséchement presque
complet et l'exploitation active de l’argile et de la tourbe qui s’y fait. Ce
bassin tourbeux. situé à l’altitude de 2030 m., était autrefois occupé par
un lac où se péchaient des truites célèbres. Comme il se desséchait rapi-
dement et que le poisson s’y faisait rare, le propriétaire, grand amateur
de pêche à la ligne, tenta, en 1877, de retenir les eaux au moyen d'un
barrage en maçonnerie long de 115 m.
Re) > ,
(5) J. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 701
Le 21 septembre 1878, la digue se rompit et les eaux se précipitèrent
dans la vallée, dévastant tout sur leur passage. Exemple à jamais mémo-
rable et funeste des suites de la passion de la pêche à la ligne!
Il vaudrait la peine de consacrer, à l’exploitation de ce marais, une
bonne demi-journée, mais il se faisait tard et j'étais encore loin du gite :
l’hospice d’Albula où j’arrivai peu après sept heures. J’y renouai con-
naissance avec l'hôte, que j'avais quelque peu malmené, quelques années
auparavant, à l’occasion d’une note d'hôtel par trop salée. Loin de me
garder rancune, il m’accueillit parfaitement et se montra fort aimable. Je
me trouvai là en compagnie d’un médecin allemand, grand chasseur de
papillons, avec lequel je passai une soirée fort intéressante. Après un
souper rustique, je gagnai ma chambre rustique et mon lit rustique aussi.
Le lendemain, dès cinq heures du matin, j'étais en chasse; les pre-
miers rayons du soleil empourpraient les hautes sommités qui entourent
le col d’Albula. Cette localité (2315 m.) est réputée comme l’une des
plus riches des Alpes au point de vue botanique et entomologique. On y
trouve un certain nombre de raretés telles que Primula Muretiana, lati-
folia, villosa, Carex Vahli, Ranunculus Thora, Salix glauca, etc.
Je notai aux alentours immédiats de l’hospice : Encalypta apophysata,
E. ciliata, Bartramia üthyphylla B rigidula, Desmatodon latifolius gla-
cialis, ‚Barbula convoluta, B. tortuosa, B. fragilis, B. montana, B. aci-
phylla, Distichium capillaceum, D. inclinatum, avec la var. tenue, Webera
cruda, Dieranum Mühlenbecki, Plagiothecium denticulatum, P. lætum,
P. pulchellum, Ptychodium plicatum. Melsea alpina et minor, Leptotri-
chum flexicaule condensatum (qui se rapproche fort du L. zonatum Lor.!),
Eurynchium strigosum var. præcox et diversifolium, Pseudoleskea atro-
virens, Hypnum fastigiatum, H. rugosum, Hylocomium Oakesii, qui com-
posent la florule bryologique des terrains calcaires (lias et dolomie tri-
asique) du versant méridional de la chaîne du Piz Uertsch. La transition
au granit de la Cresta Mora est faite par des schistes verts, sur lesquels
croissent : Timmia megapolitana, Pottia latifolia, et quelques Bryacées.
Puis changement à vue sur le terrain granilique : de grands tapis de
Polytrichum sexangqulare, juniperinum var. alpinum, Oligotrichum hercy-
nicum, Webera commutata et gracilis; sur la terre et entre les blocs :
Dissodon Frelichianus, Dicranum albicans, D. Starkei, D. falcatum,
D. elongatum, D. neglectum. Sur le roc : Grimmia funalis, G. sessitana,
G. subsulcata, Rhacomitrium lanuginosum, Cynodontium torquescens,
Hypnum hamulosum.
Deux espèces silicicoles : Dieranoweisia crispula ei Lesquereuxia saxi-
702 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
cola, se trouvent très développées sur le granit et passent de la sur le
terrain calcaire où elles végètent sur l’humus, en évitant soigneusement
le contact direct du roc calcaire. Sur un mur, derrière l’hospice, croissent
quelques petites touffes stériles mais bien caractérisées de Bryum
Comense :.
Mais voici l’hötelier qui sort de l’hospice armé d’un exemplaire authen-
tique du véritable cor des Alpes. Il tire de cet instrument légendaire des
sons calarrheux et lugubres, mélancoliquement répercutés par les parois
rocheuses du Piz Uertsch. Ceci aux fins de rappeler son troupeau de
chèvres qui broute très haut dans les éboulis, et pour l’inviter à venir se
faire traire.
Mesdames les chèvres descendent... ou ne descendent pas, suivant
leur bon caprice, ce qui ne laisse pas que d’avoir des conséquences fort
graves car, dans ce dernier cas, les habitants de l’hospice en sont réduits
à prendre leur café sans lait. Après s’être beaucoup fait prier, elles con-
sentirent à descendre ce matin-là, ce qui mit fin aux couacs innombrables
par lesquels notre hôte exprimait sans doute son impatience.
Après avoir pris une base solide d'opérations, sous la forme d’un subs-
tantiel déjeuner, je payai ma note, fort modeste cette fois-ci, et me mis en
route pour Ponte.
Nous quittons bientôt, en suivant la route, le calcaire pour le gneiss,
les schistes micacés et la hornblende. Un bout de chemin abandonné me
fournit quelques petites touffes pourprées de Bryum arcticum croissant
là en compagnie d’une forme alpine très analogue du B. pallens. Plus
bas, je cueille Bryum Neodamense, B. cirratum et Hypnum Notarisü.
Puis nous repassons sur le calcaire triasique. A la limite supérieure de la
forêt, au-dessus de Ponte, à 1900 m., voici une grande colonie d’Ortho-
trichum alpestre qui s’est réfugiée sur l’écorce d’un sapin, ce que cette
espèce silicicole fait constamment du reste sur les terrains calcaires.
Non loin de là, je note quelques champignons intéressants, parmi les-
quels le rare Boletus cavipes et le B. aurantiacus; le premier est un
compagnon fidèle du mélèze (je l’ai observé plus tard en Valais, dans le
Val de Bagnes); il est fort répandu dans la vallée de Davos, tandis que le
deuxième y fait complètement défaut.
Plus bas, je cueille sur le tronc d’un sapin, une variété très curieuse
? J'ai donné dans le Bulletin de la Société botanique suisse, Fascicule I, p. 45,
une liste de mes récoltes de mousses faites à l’Albula en 1890, en compagnie de
M. le Dr Hegetschweiler.
(7) J. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 703
x
d’Orthotrichum fastigiatum à capsule microstome, avec des stries très
courtes et très étroites, souvent indistinctes. J’ai décrit cette mousse dans
ma Flore des mousses de la Suisse sous le nom d’Orthotrichum fastigiatum
var. microstomum.
Arrivé près de Ponte, je m’arretai près du torrent et procédai à mon
diner; le menu étant extraordinairement simple (le régime des prison-
niers mis au pain et à l’eau), ne m’'empêcha pas de noter et de récolter
aux environs : Timmia megapolitana, Tayloria splachnoides, Plagiothe-
cium pulchellum, Hylocomium umbratum fr., Linnæa borealis, Pyrola
uniflora, etc. Puis je gagnai d’un pas allègre la route postale qui suit le
cours de l’Inn. J'étais enfin dans la Haute-Engadine, cette terre promise
des bryologues suisses. Quelle splendide vallée par le temps radieux qu’il
faisait ce jour-là! Voici, à quelques kilomètres de distance, fièrement
campées sur un promontoire dolomitique qui domine la vallée, les ruines
pittoresques du château-fort de Guardaval, habité, s’il en faut croire la
tradition, vers l’an 1420, par un affreux tyran qui ranconnait à merci les
habitants du pays et faisait enlever leurs filles et leurs femmes.
Ayant aperçu un jour la belle enfant d’Adam de Camogask, il intima à
celui-ci l’ordre d’amener sa fille au château. Le père obéit et amena la
jeune fille parée de ses plus beaux atours. Le tyran. qui ne pouvait modérer
son impatience, vint à leur rencontre hors des murs du château, oubliant
toute prudence et laissant derrière lui les portes ouvertes. Il embrassa la
belle sous les yeux de son père. Celui-ci, indigné, tira son épée et en
perca l’affreux tyran en s’écriant : « Tiens! prend ceci comme mon
cadeau de noce! » Les compagnons d'Adam, cachés aux environs, accou-
rurent, s’introduisirent dans la forteresse et y mirent le feu après avoir
massacré les gardes.
Nouvel exemple à jamais mémorable des suites funestes de la convoi-
tise et de Ja cupidité et paraphrase de l’apostrophe célèbre :
su do Geuy Tupune x avdpwrum, Epos!
O toi Amour! tyran des hommes et des dieux!
Mais voici Bevers, aux charmantes maisons, dont l’air cossu frappe le
voyageur. C’est, d'après les observations météorologiques, la localité la
plus froide de la Suisse (température annuelle + 1°,2 C. température
moyenne hivernale — 8°,8, moyenne de janvier — 10°); des minima de
— 35° C. n'y sont pas rares, grâce au vent glacial qui descend du massif
du Piz d’Err au fond du Val Bevers, à l'issue duquel se trouve le village.
Le foin est ici le seul produit du sol et comme tel il est révéré et
704 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
venere par ses habitants. L’Engadinois qui fauche son herbe, a l’air de
pontifier. Il loge ce foin odorant et léger dans des granges qui ont des
airs d’eglises avec leurs grandes fenêtres ogivales et leurs hauts portails
gothiques. La grange est ici le lieu sacro-saint de la maison, cela se voit
au premier coup d’eil! Il n’est pas jusqu’à la race bovine de l’Engadine,
à la tête intelligente et fine, au regard profond et doux, qui ne paraisse
visiblement pénétrée du rôle considérable qu'elle joue dans la vie
sociale.
Je ne trouvai rien d’intéressant, au point de vue botanique, à noter
pendant le trajet de Ponte à Samaden. L’Inn, corrigé maintenant, roule
ses flots laiteux entre deux monotones digues de pierre. Les marécages
tourbeux qu'il formait auparavant et qui abritaient autrefois maintes
raretés, sont en train de se déssécher et se recouvrent de Rhacomitrium
canescens. Ce n’est qu'après avoir dépassé Samaden et avoir pris la route
de Pontresina que la flore des mousses redevient intéressante. Les sables
humides de l’Inn, près de Samaden, doivent cependant offrir maintes
espèces remarquables.
Fatigué de la longue route qui poudroie à perte de vue sous le grand
soleil d'été, j’allai me reposer sur les bords d’un petit ruisseau, dans les
terrains sablonneux du Golf-Club de Samaden. J’y fis un bon somme,
dormant d’un œil et enregistrant de l’autre Funaria microstoma (trois
brins. pas quatre) et quelques Bryacées curieuses que je n’ai pü encore
étudier suffisamment pour en parler plus longuement ici. Mais il faut se
remettre en route afin d'arriver à Pontresina avant la nuit. A une cen-
taine de pas plus loin, le bord du ruisselet est tapissé d’Aongstremia lon-
gipes bien fructifié. L’inséparable compagnon de cette mousse, le Bryum
Blindi, paraît faire défaut ici, en revanche, voici les capsules de satin
pourpré du Bryum Sauteri qui le remplace. Puis une forme alpine
curieuse de B. pallens à péristome orangé, processus linéaires percés de
‘entes étroites, cils rudimentaires, spores 16-20 y.
Je rejoins la grande route, dont je suis bientôt chassé par une proces-
sion interminable de véhicules de toutes sortes qui soulèvent des tour-
billons de poussière. Pâturages et forêts en sont blanchis à la distance de
20 mètres de chaque côté de la route. Je me réfugie dans un sentier
près du ruisseau de Bernina et note, auprès d’une source, Dicranella
squarrosa, Mnium subglobosum st., Hypnum pratense st.; près de l’em-
bouchure du ruisseau de Muraigl, une forme robuste de Bryum pallens
(an B. ovatum Juratzka?) croît en grandes touffes pourprées assez sem-
blables à celles du B. Duvali qui se trouve non loin de là.
(9) 7. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 709
Bien m’en prit d’arriver de bonne heure a Pontresina : les hötels
étaient bondés de monde. Je réussis, après quelques tribulations, à
trouver un gîte à l'hôtel du « Steinbock » (Capricorne) où je fus fort bien
accueilli et on ne peut mieux traité. Ce Capricorne est décidément l’ideal
d’un hôtel de touristes!
Après avoir essayé, au moyen de force ablutions, de me débarasser de
la poussière de la route, j’allai explorer, avant le diner, les bords du
ruisseau de Roseg, près de son embouchure dans la Bernina, avec le vague
espoir, bientôt déçu du reste, vu la hauteur des eaux, d’y retrouver le
Pleuroweisia. Puis satisfait de ma journée, je m’abandonnai sans remords
ux jouissances épicuriennes d’une table bien servie et allai m’etirer
avec délices entre des draps bien frais et fleurant bon la lessive au grand
air et au soleil de la montagne, entre lesquels j’oubliai bientôt le «besoin
métaphysique de l’homme » et les problèmes transcendants de la science.
A einq heures, le lendemain matin, j'étais en route pour le glacier de
Morteratsch et suivais la rive gauche du Bernina. Je tombai bientôt sur
une colonie de Bryum Blindi de laquelle j’eus beaucoup de peine à me
séparer, puis je perdis une bonne heure à chercher, devant le glacier;
Webera pulchella (probablement W. lutescens Limpricht) et Leptotrichum
nivale indiqués là par Pfeffer, mais que je ne réussis pas à retrouver. La
florule des bords des glaciers a, du reste, un caractère éminemment
fugace, grâce aux oscillations continuelles de ces derniers. De grands
gazons de Webera gracilis, entremêlé de W. cucullata, furent la cause
que je perdis mon couteau, ce qui me contraria fort. Dix pas plus loin
j'en retrouvai un autre, moins beau mais meilleur; décidément j'ai de
la chance aujourd’hui!
En montant dans les rochers de gneiss et de protogyne pour gagner
le sentier qui conduit à la cabane Boval du Club alpin, je cueillis une
grande touffe d’un Philonotis stérile curieux qui, après examen, se
trouve être une forme compacte du P. seriata Mitten. Puis voici Andreæa
alpestris en quantité, Grimmia unicolor et, le long du sentier, Webera
acuminata, W. polymorpha, Plagiothecium Mühlenbeckü, Desmatodon bre-
vicaulis, Bryum subrotundum, Cynodontium gracilescens, Grimmia tor-
quata et Sphagnum squarrosum. Sur les parois de syénite de la grotte où
logea, pendant quelques semaines, le peintre Georgy, je recueillis Ortho-
trichum alpestre, Gymnostomum rupestre et Brachythecium trachy-
podium.
Voici à vingt pas de moi, sur un bloc proéminent, une femelle de mar-
motte qui monte la garde. A mon approche, elle pousse des siflements
BULL. HERB. BOIss., octobre 14896. 46
706 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
stridents pour avertir sa tribu d’avoir à se terrer, mais quand à elle, elle
parait bien résolue à ne pas rompre d’une semelle. Je fais mine, pour
Yintimider, de la coucher en joue avec mon piolet : elle se moque ouver-
tement de moi avec un rire silencieux et narquois de vieille marmotte expé-
rimentée qui sait fort bien qu’un piolet n’est pas une arme à feu. Sentant
tout le ridicule de ma situation, je poursuis mon chemin sans plus
molester le peuple marmottier et répétant à part moi le précepte bou-
dhiste. » Tat twam asi.... » Cette marmotte c’est toi!
Le sentier suit la moraine latérale gauche du glacier et devient de plus
en plus raide. A une demi-heure environ de la cabane, se trouve l’en-
droit où tomba et se tua, dans la nuit du 31 juillet 1891, M. J. Weber-
Imhof, un excellent alpiniste et membre distingué du Club alpin suisse,
au retour d’une ascension du Piz Bernina. Le sentier est ici taillé dans le
roc surplombant et mouillé; une table de bronze, érigée par le Club
alpin, rappelle ce triste évènement. Mon ami S., chargé d'apporter la
fatale nouvelle à ceux que cet accident rendait veuve et orphelins, les
trouva réunis joyeux à une fenêtre pavoisée à l’occasion d’une fête popu-
laire. La vie a comme cela des ironies d’une cruauté raffinée!
Le beau Pinguicula alpina et Blindia acuta couvert de capsules crois-
sent là en abondance. J’en détache quelques touffes avec recueillement,
pour figurer dans mon herbier à titre de Memento mori.
À 11 h.. jarrivai à la cabane Boval et me mis à explorer les alentours
où je cueillis, vers 2500 m., Hypnum uncinatum forme alpine, H. sar-
mentosum et H. nivale Lorentz. Puis, après quelques minutes de repos,
je me disposai à traverser le glacier pour me rendre à la Diavolezza.
J’entrepris le passage trop bas, de sorte que j’eus maille à partir avec les
grandes crevasses de la partie latérale du glacier qui me coûtèrent
quelques gouttes d’une sueur qui n’était pas causée uniquement par la
chaleur. La glace étant complètement dénudée de neige, je finis par m'en
tirer sans encombre et, vers 1 h., j'étais au pied de l’Isla persa. On désigne
sous ce nom d’ile de Pers, un affleurement de rochers, haut de 200 m.
environ, entouré de tous côtés par le glacier de Pers. Malgré l’altitude
(2500 à 2700 m.), ces rochers sont couverts d’une riche végétation, grâce
à l’insolation considérable produite par la réflexion des rayons solaires
sur les glaciers et les névés formidables des alentours. Le rhododendron
y portait des fruits presque mürs; en fait de mousses, je notai : Barbula
montana, Cynodontium torquescens et du beau Campylopus Schimperi.
Arrivé au sommet de l’Isla persa, je me réconfortai par un somme
d'une heure, puis traversai le bras droit du glacier et grimpai par les
(11) 17. AMANN. EXCURSION BRYLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 707
éboulis (Grimmia subsulcata Limpricht) jusque sur la crête où se trouve
le petit chalet-restaurant de la Diavolezza. La vue qu'on a de ce point
élevé (près de 3000 m.) sur les hauts sommets du massif du Bernina est
grandiose et à juste titre renommée.
En redescendant sur les Berninahæuser je cueillis au bord du névé :
_Grimmia mollis, Brachythecium glaciale et Hypnum exannulatum auran-
tiacum. Une marche accélérée de trois heures me ramena à Pontresina.
Le lendemain, de bonne heure, je quittai l'excellent hôtel du Capri-
corne et pris la route du Val Roseg. Le superbe glacier de ce nom s’em-
pourprait aux premiers rayons du soleil au moment où j’arrivai au pont
historique de Flazbach, d’où les habitants de Pontresina, convertis au
protestantisme par l’éloquence du réformateur Vergerio, précipitèrent
dans le torrent tous les objets qui servaient au culte catholique. La route
entre bientôt dans une belle forêt d’arves, de sapins et de mélèzes, où
doit se trouver, d’après Théobald, le Splachnum sphæricum en quantité.
N aurait fallu chercher, mais le temps me manquait pour cela : j'avais
l'intention de faire l'ascension du Piz Corvatsch et d'aller coucher à Sils
Maria.
La montée à la Fuorcla Surlej, par les chalets de Margum Sura, est
très intéressante, grâce à la vue superbe que l’on a constamment sur le
glacier et la couronne de hautes cimes : Piz Bernina, Morteratsch,
Tschierva, Glüschaint, Roseg, etc., qui l'entourent.
Je cueillis en montant, sur les terrains calcaires : Heterocladium dimor-
phum fr., Eurynchium diversifolium, Dicranum neglectum et une espèce
que je n'avais pas revue vivante depuis mes excursions dans les Alpes
glaronnaises en 1885, le Philonotis Tomentella Molendo, que Limpricht
soupconne être le P. alpicola Juratzka '. Les touffes compactes de ce Phi-
lonotis sont fortement feutrées jusqu’au sommet des tiges et ce feutre est
si tenace qu'un certain effort est nécessaire pour les arracher.
A quelques minutes au-dessous du col, je m’asseyai pour déjeuner
auprès d’un ruisselet descendant des névés du Corvalsch. La frugalité de
ce repas (comme plus haut) était amplement compensée par la beauté de
la vue. Puis la végétation du ruisseau qui cascadait à mes côté, était une
autre compensation. Les superbes touffes glauques et turgides du Bryum
Schleicheri latifolium, de grands tapis rutilants de Limnobium dilatatum,
et, last not least, du luxuriant Limnobium Goulardi mélangé de Grimmia
1 Cependant la diagnose que donne Molendo de cette plante ne concorde guère
avec celle de Limpricht (Rabenhorst, Kryptog. Flora, p. 573).
708 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
mollis, n’y a-t-il pas la de quoi ravir le cœur de tout bryologue bien né et
faire paraître savoureuse n’importe quelle croûte de pain? Un Brachy-
thecium que je crus sur place, être le B. latifolium, compatriote des Lap-
pons, se trouva, après examen, être simplement une forme alpine de
B. rivulare (distincte du premier par la nervure prolongée jusqu'aux ?/s
ou °/ı de la feuille et le tissu cellulaire plus étroit).
A 9h. ‘2, j'étais au sommet du col (2757 m.) et me mis sans plus
tarder en devoir de gravir le Piz Corvatsch (3418 m.). Devant le névé,
Brachythecium glaciale et Grimmia mollis sont la dernière verdure qui
réjouit les yeux de l’ascensionniste. Plus haut, il n’y a plus que le roc nu
et délabré et le grand névé qui monte el degringole à perte de vue,
écharpé par de longues crevasses béantes ou cachées sous une couche
trompeuse de neige récente ; là-dessus le soleil rapetissé et pâli, qui ne
semble plus qu'un disque blafard dans le ciel noir à force d’être bleu.
. La neige était détestable vu l'heure avancée, à chaque pas j’enfonçai
jusqu’à mi-corps et souvent je vis, en retirant ma jambe avancée à tout
hasard, un trou noir ou bleuâtre m’indiquant que je me trouvais au-
dessus d’une crevasse. Il fallait alors se jeter à plat ventre et avancer en
rampant, se confiant à la solidité très problématique du pont de neige.
Mais je ne veux pas m’etendre ici sur les incidents de cette ascension qui
ne présente, du reste, aucun intérêt au point de vue botanique. Et puis,
que diable allais-je faire sur cette glacière? Je mis cinq heures pour faire
le trajet que, dans des conditions plus favorables, j'aurais accompli en
deux. La vue du sommet est grandiose, mais se voila bientôt de nuages
du côté des Alpes du Bergell.
Ce n’est que de retour à la Fuorcla Surlej, que je repris mon herbori-
sation. Ce col est renommé à juste titre pour sa vue et sa flore; on y
cueille entr’autres Erytrichium nanum, Androsace glacialis, Primula lati-
folia, Alchemilla penthaphylla, etc., etc. En fait de mousses, je récollai
immédiatement au-dessous du col, sur le granit, Grimmia contorta var.
epilosa et Andreæa nivalis fr., et plus bas, près de l’Alp Surlej : Zygodon
gracilis et Splachnum sphæricum. Puis je dégringolai à tout hasard entre
deux hautes parois de gneiss, dans un couloir qui me déposa sain et sauf
au bord du lac de Silvaplana. Un sentier ravissant, créé et entretenu par
le « Curverein » de St-Moritz, côtoie la rive droite et m’amena en une
heure à Sils Maria, au débouché du Val Fex, entre les lacs de Sils et de
Silvaplana. Je récoltai en route Hypnum fastigiatum fr. et Ptychodium
plicatum sur la syénite.
Il paraît cerlain que ces lacs gracieux de la Haute-Engadine ne for-
a P
(13) 3. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 709
maient auparavant qu’un seul bassin et qu'ils ont été séparés, dans le cou-
rant de l’époque géologique actuelle, par les apports solides des gros
ruisseaux du Val de Fex et de l’Ova del Vallon qui descend du Julier. Le
lac de Sils, le plus grand, est, lui aussi, en train d’être divisé par le
delta rapidement grandissant du torrent de Fedoz, qui aura bientôt
rejoint le promontoire rocheux de Chasté qui s’avance assez loin dans le
lac sur la rive opposée. C’est du reste le sort réservé à beaucoup de nos
lacs alpins qui diminuent et sont appelés à disparaître plus ou moins
rapidement dans le courant des siècles à venir.
Le lendemain, samedi 12, je quittai Sils pour une excursion dans le
Val Fedoz, petite vallée latérale à peu pres déserte et fort peu explorée
jusqu'ici par les botanistes. Près d’Isola, je cueille Amblyodon dealbatus
sur les rochers de schiste chloritique dans lesquels le torrent de Fedoz à
creusé une gorge profonde, malheureusement fort difficile à explorer.
Après une montée rapide, j'herborise auprès des chalets de Castername
et trouve là, entre 2000 et 2100 m. d'altitude, Plagiothecium Mullerianum
var. myurum et Orthothecium rubellum Mitten. Puis je descends sur la
rive gauche du torrent où croît et prospère, sur le sable humide, une
riche florule de bryacées : Webera albicans glacialis, Bryum Blindü,
B. pallens, B. cirratum, B. arcticum et d’autres non encore étudiés, avec
une grande quantité d’Aongstræmia en fort bel état. Il ne manquait plus
à mon bonheur qu'une Splachnacée quelconque : à peine avais-je for-
mulé ce vœu, que je tombai sur une superbe touffe de Dissodon splach-
noides !
Vers midi, j’arrivai auprès du glacier de Fedoz et m'installai, selon
mon habitude, auprès d’un torrent pour grignoter une croûte et savourer
la vue. Mais le cœur de l’homme n'est jamais satisfait ! Il vole infatigable-
ment de désirs en désirs, de souhaits en souhaits (voir Arthur Schopen-
hauer); aussi r@vais-je, en me régalant ainsi de grand air et de pain
trempé dans l’eau du torrent, à deux mousses qui, depuis longtemps,
hantaient mon sommeil : l’Oreas Martiana (en français : la nymphe des
montagnes de Martin?) et l’Oreoweisia serrulata qui, selon Pfeffer,
devaient se trouver en grande quantité dans le Val Fedoz. Je me mis à
grimper dans les rochers à leur recherche et travaillai si bien des bras,
des jambes, des coudes et des genoux, que je me hissai jusqu’à 2600 m.,
dans les parois du Pizzo della Margna, sans trouver du resie rien qui
vaille en fait de cryptogames, mais par contre de l’Edelweiss superbe.
Le temps faisant mine de se gâter, j’abandonnai mes recherches infruc-
{ueuses et, comme le soleil baissait à l’horizon, je songeai à regagner la
710 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
region des tables d’höte et des bons lits. Je m’orientai donc tant bien que
mal dans le brouillard survenu sur ces entrefaites et mis le cap au NNO,
du côté où je soupconnai être l’entree de la vallée. J'étais en train de
patauger et de me perdre consciencieusement dans les névés et les
eboulis de la Cavorga lorsque, par bonheur, je rencontrai un berger ber-
gamasque que sa grande barbe, son feutre pointu et sa couverture pitto-
resquement drapée sur l'épaule, faisaient ressembler au classique brigand
d'opéra. Il me remit sur le chemin en me faisant descendre d’abord une
soixantaine de mètres, puis remonter du double. Je crois qu'il y mit
quelque malice...
Une fois en possession du sentier de chèvres, je le suivis assez mélan-
coliquement, trouvant le butin de cette journée de chasse en somme
assez maigre, et cherchai à me consoler en méditant les vers de
Lucrèce :
Sed dum abest quod avemus, id exsuperare videtur
Cætera; post aliud, quum contigit illud avemus
Et sitis æqua tenet vitai semper hiantes....
J'en étais là de mes réminiscences poético-philosophiques lorsque je
tombai tout à coup en arrêt devant certain rocher de schiste vert, haut
de trois mètres environ, long de huit, contre lequel je restai collé jusqu’à
la nuit tombante.
Quel rocher! Ô mes amis, quel rocher! Le faite herbeux en était cou-
vert de Webera polymorpha brachycarpa, Plagiobryum demissum en
superbe état de maturité, Campylopus Schimperi, Hypnum hamulosum tr.
Sur la partie verticale suintante se trouvaient : Dieranum elongatum Tr.,
Oreoweisia serrulata fr., Campylopus Schwarzü, Cynodontium graciles-
cens (aux pédicelles les uns recourbes, les autres droits), Anomobryum
concinnatum, Conostomum boreale couvert de capsules et quelques jolies
touffes bien fructifiées du rarissime Grimmia apiculata. Dix pas plus loin,
je fis une ample moisson d’un gros Dicranum stérile extraordinaire, à
larges feuilles, ressemblant par le port au D. elatum de Scandinavie,
qu'après une étude détaillée je doit déclarer nouveau ‘.
L'approche menacante de la nuit püt seule m’arracher à ces délices
bryologiques et à mon rocher, duquel je garderai toujours un souvenir
: Je l’ai décrit, dans ma Flore des mousses de la Suisse, sous le nom de D. latr-
folium.
? Il se trouve à l'altitude de 2500 m. environ, près d’une cabane de berger.
D'autres mousses récoltées dans la même station ne sont pas encore étudiées.
(15) 7. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 741
emu?. Presse par l'obscurité croissante, je dégringolai sur Castername et
le Bosco della Palza, où je cueillis encore, aux dernières lueurs du crépus-
cule, Dicranella Grevilleana. J’arrivai fort tard à la Maloja où je passai
la nuil.
Le lendemain, dimanche 13 août, par un temps radieux, je me mis en
route pour le Piz Lunghin. Je voulais gagner de là le passage du Sept-
imer, puis le Julier.
Le bon chemin qui monte de Capolago au lac Lunghin est intéréssant
surtout pour le géologue. Il prend en écharpe les diverses formations
curieuseument enchevétrées de la chaîne comprise entre le Julier et le
Septimer et {raverse successivement le gneiss, les calcaires triasiques, la
serpentine, les schistes verts et le beau granit à hornblende du Julier.
Cette région présente du reste, au point de vue géologique, une grande
analogie avec la chaîne qui sépare la vallée de Davos du Prætigau et du
Schanfigg.
La vue s’etend de plus en plus à mesure que l’on s’eleve et em-
brasse bientôt, outre la vallée et ses lacs, la plupart des hautes som-
mites et des massifs de glace qui l'entourent; c’est surtout la chaîne
superbe et peu connue encore, qui sépare le Bergell de la Valteline,
qui attire l'attention et pique la curiosité par un hérissement de cimes
aux formes infiniment variées, nobles ou bizarres, plantées sur un fouillis
inextricable de rocs, de névés et de glaciers éblouissants.
La flore, par contre, me parüt assez peu riche, grâce à la sécheresse
de ces pentes peu irriguées et exposées en plein sud.
Mais voici la figure lamentable d’un mendiant assis au bord du sentier.
C'est un enfant de douze à treize ans, dont l'aspect arracherait une
aumöne à Maître Harpagon lui-même. Il est aveugle, car il a les yeux
fermés; il est muet, car il ne dit rien; il est paralylique, car il ne
bouge pas; il est sourd, car, sans cela, le tableau de sa misère ne serait
pas complet. Emu de pitié, je dépose une piécette dans son bonnet, puis
me dirige du côté de certains rochers humides sur lesquels je cueille :
Anomobryum julaceum, Webera elongata, Plagiothecium nitidum, Blindia
acuta et la variété subdenticulata du Rhabdoweisia fugax (qu’on a sou-
vent prise pour le A. denticulata). Comme je regagne le sentier, j'entends
mon aveugle-sourd-muet-paralytique chanter à tue-tête et je le vois, à cin-
quante mètres au-dessous de moi, qui gambade comme un cabri. Attends
scélérat! Je dégringole quatre à quatre à l’abri du rocher et le saisis
par l'oreille : il n’est décidément ni muet ni paralytique, car il pousse des
cris perçants et se d&mene comme un beau diable, Je ne consens à le
712 9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
lâcher qu'à la condition qu’il me dictera les paroles ladines de sa
chanson, que je veux noter. Il accepte, après m'avoir fait promettre de ne
rien dire à son maître d’ecole, el ce délicieux fumiste me récite d’un
äir pénétré la strophe suivante qui n’était pas du tout celle qu'il chantait
tout à l’heure :
Tgei dat ei de ton parada
Sco tes drums, che fan cascada?
De tes lacs la neitge fatscha...
lei, il s’essuye le nez avec sa manche, et reprend :
Tgei ei bein schi verd e clar?
Preits de crap, vauls, funds e glatscha
San egl Inn se reflectar.
Salidada l’Engiadina
Seriusa e carina....
Arrivé là, il s'échappe et deguerpit en poussant des cris de Peau-rouge...
Je poursuis mon chemin et arrive bientôt à la source de l’Inn, au char-
mant petit lac de Lunghin (2480 m.) dans les eaux vert-bleues duquel se
mirent les rocs et les neiges du Gravasalvas. Après quelques minutes
consacrées à admirer ce site remarquable, et à fureter sur les rochers de
calcaire, de granit, et de serpentine qui entourent le lac, je me remis en
marche et gravis, par les &boulis du versant nord, le Piz Lunghin (2780 m.)
au sommet duquel je restai une demi-heure à admirer la vue. J’empor-
tai, comme souvenir, quelques belles touffes de Hypnum Heufleri et H.
Bambergeri. Les grands éboulis de serpentine m’offrirent, à la descente,
Dicranoweisia compacta Schl. qui parait affectionner tout particulièrement
cette roche, ainsi que les schistes chloritiques et à hornblende.
Le massif de serpentine du Lunghin n’a ni l'étendue ni la grandeur
sauvage de celui de la Todtalp de Davos. Je ne connais du reste aucune
partie des Alpes qui puisse se mesurer avec cette « Alpe morte » au point
de vue du pittoresque et de l'originalité. Il faut avoir vu ce haut plateau
à l’aspect désertique, nu et désolé, ce « désert de serpentine » comme
l’appelle Théobald, recouvert à perte de vue d’éboulis couleur de rouille,
sur lequel s'élèvent brusquement, en face l’une de l’autre, la masse d’un
noir de houille, énorme, fantastiquement délabrée et déchiquetée du
Schwarzhorn et la large pyramide dolomitique, d’un blanc éblouissant,
de la Weissfluh, pour se faire une idée de l’étrangeté de ces hauts massifs
de serpentine, aussi intéressants du reste pour le géologue qu'ils le sont
peu pour le botaniste.
ROBBE,
(17) 7. AMANN. EXCURSION BRYOLOGIQUE DANS LA HAUTE-ENGADINE. 713
Je cherchai en vain, sur les rochers du Lunghin, le curieux Ortho-
trichum Killiasit et VHypnum procerrimum que j'avais cueillis au sommet
du Schwarzhorn de Davos. Je notai, à la hauteur de la Fuorcla Lunghin,
Dicranum falcatum en quantite, mais sterile, et gagnai de la sans peine
le sentier du Septimer.
Ce passage a considérablement perdu en importance depuis la construc-
tion de la route du Julier. Il n’est plus guère fréquenté maintenant que
par quelques piétons. L’hospice qui servait de refuge au sommet du col,
n’est plus qu’une ruine. Le Septimer était, au moyen âge, l’un des cols
principaux entre la Suisse et l'Italie, la route qui servait au trafic entre
Venise et un certain nombre de villes importantes au nord des Alpes.
L'empereur Frédéric II y passa, en 1212, pour se rendre en Italie. C’est,
de tous les grands passages grisons, celui qui est le plus tôt libre de neige
au printemps.
Au point de vue géographique, cette région est intéressante, en ce
qu’elle forme le faite de séparation des eaux des trois bassins de l’Adria-
tique (par la Maira et le Pö), de la Mer noire (par I’Inn et la Danube) et
de la Mer du Nord (par la Julia et le Rhin). Au point de vue botanique et
spécialement bryologique, le Septimer est loin de présenter autant d’in-
térêt que l’Albula, le Splügen, et d’autres passages alpins. La flore m'a
paru y être remarquablement pauvre et uniforme.
A Bivio, je rejoignis l’Oberhalbstein et la grande route du Julier et
eueillis en passant du bel Hypnum sulcatum. Pendant la longue descente,
jusqu’à Tiefenkastel, je n’eus guère le loisir d’herboriser; j’arrivai à 8
heures du soir à ce village, fatigué par une marche presque ininterrompue
de près de 12 heures. Le lendemain, un long trajet en diligence me
ramenait dans mes pénates, à Davos, enchanté de cette belle excursion,
favorisée par un temps vraiment exceptionnel, et chargé des trésors de
cette incomparable flore des Hautes-Alpes, au milieu de laquelle on de-
vient forcément optimiste, parce que l’on s’y sent vivre, tandis qu’en bas,
au milieu des orties et des chardons de la plaine, on devient facilement
pessimiste en s’y regardant vivre.
— Shi —
714
LE ROSA ALGOIENSIS
ESPÈCE NOUVELLE DU TURKESTAN
PAR
Francois CRÉPIN
En 1887, Ed. Regel, directeur du Jardin botanique de Saint-Péters-
bourg, avait bien voulu me communiquer les Rosa recueillis dans le
Turkestan par son fils M. Albert Regel. Parmi ces riches matériaux, se
trouvait une forme récoltée en 1879 dans la vallée de l’Algoi au nord-
ouest de Tufan, qui me paraissait voisine du AR. Beggeriana Schrenk,
mais différente par la persistance des sépales sur les réceptacles fructi-
fères. Cette persistance des sépales m'avait paru suffisante pour consi-
dérer la rose de Tufan comme étant spécifiquement distincte du type de
Schrenk, et à laquelle je donnai provisoirement le nom de R. algoiensis.
Si, à cette époque, je n’ai pas publié la description de celui-ci, c’est que
le caractère de la persistance des sépales me laissait quelques doutes : je
craignais que celle-ci ne fût anormale ou accidentelle. Au commencement
du mois d’aoüt 1894, j’eus l’occasion de voir dans le Jardin Boissier, à
Valleyres, plusieurs buissons d’une Rose qui me parut spécifiquement
identique à celle des environs de Tufan et dans laquelle les sépales sont
constamment persistants sur les réceptacles fructifères !. Cette persis-
tance bien constatée m'engage aujourd’hui à donner la description de la
iose de Tufan, que j'ai lieu de croire distincte du R. Beggeriana. Cette
description est établie non seulement sur les échantillons recueillis par
M. Albert Regel, mais encore sur les nombreux spécimens provenant du
? Conf. Mes excursions rhodologiques en 1894, in Bull. Soc. roy. de bot. de
Belg., XXXIV (1895), Are partie, p. 62.
(2) F. CREPIN. LE ROSA ALGOIENSIS, 715
Jardin de Valleyres. A ce propos, je crois devoir faire quelques réserves,
car je n’ai pas la complète certitude qu'il y ait une absolue identité spé-
cifique entre les deux plantes. Je m’expliquerai à ce sujet dans les
remarques qui suivront la description.
ROSA ALGOIENSIS
Arbrisseau pouvant atteindre de sept à dix mètres. Aiguillons d’un blanc-
jaunätre, les uns épars, les autres régulièrement gemines, ceux-ci crochus ou
fortement arqués, rarement presque droits. Feuilles caulinaires 9-foliolees; les
moyennes ramusculaires souvent 9-foliolées. Folioles d’un vert clair ou un peu
jaunätre, ovales ou ovales-elliptiques, arrondies ou un peu atténuées à la base,
finement pubescentes, à dents ord. simples. Séipules supérieures ord. étroites,
peu ou point dilatées à la base, à oreillettes dressées-étalées. Braciees ord.
étroites. Inflorescence pluriflore ou multiflore, rarement uniflore. Pedicelles
lisses ou pubescents, rarement glanduleux ; les fructiferes assez gros, ord.
ovoides, assez longuement retrecis au sommet, charnus et devenant pulpeux a la
maturité. Sépales entiers, longuement atténués en pointe fine, redressés après
l'anthèse, persistants et couronnant le réceptacle jusqu'à complète maturité.
Corolle de grandeur moyenne, blanche ou très légèrement rosée dans le bouton,
à odeur de punaise. — Floraison commençant en juin et se poursuivant d’ordi-
naire jusqu'à l'automne par suite de la production de prompts bourgeons.
Hab. Turkestan : Vallée de l’Algoi, au nord-ouest de Tufan, alt. 5000 à
6000 pieds (Albert Regel, nos 327, 387, 389 et 396).
M. Regel marque sur l’une des étiquettes que cette Rose peut atteindre
une taille de trente pieds. Plusieurs spécimens recueillis vers la mi-sep-
tembre portent encore des ramuscules en fleurs, ce qui me fait supposer
que cette Rose, comme celle de Valleyres, fleurit de juin jusqu'à l’au-
tomne, comme cela se voit également dans le R. Beggeriana.
J’ai fait ci-dessus quelques réserves au sujet de l'identité spécifique de
la Rose de Valleyres avec celle de Tufan et voici pourquoi. Cette dernière
est à folioles non glanduleuses en dessous, à dents foliaires simples, à
pédicelles, réceptacles et sépales dépourvus de glandes, alors que la
plante de Valleyres a les folioles à face inférieure un peu glanduleuse, à
dents composées-glanduleuses. à pédicelles, réceptacles et sépales non
glanduleux ou plus ou moins hispides-glanduleux. D’autre part, je ne sais
pas si la Rose de Tufan a sa corolle à odeur de punaise comme celle de
Valleyres. Les différences tirées des dents foliaires et de la glandulosité
des folioles et des organes floraux n'ont pas, à mon avis, d'importance,
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
attendu que bien des espèces du Turkestan, et entre autres les R. Begge-
riana Schrenk, R. laxa Retz. et R. Webbiana Wall., se présentent sous
des variétés à folioles glanduleuses ou non glanduleuses en dessous, à
dents simples ou composées-glanduleuses, à organes floraux lisses ou
hispides-glanduleux. |
Provisoirement, j'estime que malgré quelques doutes on peut associer
spécifiquement la plante de Valleyres à celle des environs de Tufan.
Le R. algoiensis aurait en commun avec le R. Beggeriana les caractères
suivants : 1° des fleurs blanches à odeur de punaise ; 2° des inflorescences
assez souvent multiflores, dans lesquelles des réceptacles fructifères très
avancés où même mürs coexistent avec des fleurs épanouies et des bou-
tons; 3° des aiguillons géminés plus ou moins crochus; 4° la particularité
de donner plusieurs générations d’axes florifères ou foliiferes durant
toute la saison par suite de développement de bourgeons axillaires sur
les tiges ou les branches. Remarquons que ce curieux mode de végétation
ne paraît pas exister dans les AR. laxa Retz. et R. Webbiana Wall., ni
dans le R. Alberti Reg., espèces qui peuvent se trouver en contact avec
les R. Beggeriana Schrenk et R. algoiensis.
Un caractère d’une importance capitale, à mon avis, permet de distin-
guer avec certitude le R. algoiensis du R. Beggeriana, c’est celui de la
persistance du calice sur les réceptacles fructifères. Dans le R. Beggeriana,
a un moment de la maturation, alors même que les réceptacles fructifères
sont encore verts, il se produit vers le sommet de ceux-ci une mortifica-
tion selon une ligne circulaire suivie bientôt d’une désarticulation bien
nette qui entraîne la chute du sommet de la coupe réceptaculaire avec le
calice dont les sépales sont redressés. Cette déhiscence à la façon de
ceile d’une pyxide laisse le sommet du réceptacle ouvert et permettant
d’apercevoir l'extrémité des akènes supérieurs. Ce mode de déhiscence
n’est pas le résultat d’un accident; il est normal et constant. Remarquons
qu'il se produit également dans AR. Alberti, espèce du Turkestan bien dis-
tincte du R. Beggeriana, et dans le R. gymnocarpa Nutt., espèce de l’Amé-
rique du Nord.
Les réceptacles fructifères du R. Beggeriana sont remarquablement
plus petits que ceux du A. algoiensis, de forme globuleuse, à parois très
minces et ne devenant pas pulpeuses comme dans le R. algoiensis. Dans
celui-ci, les réceptacles sont ovoides, à sommet rétréci en col, et pendant
leur pression entre les feuilles de papier ils s’agglutinent à celui-ci, chose
qui n’a pas lieu pour le R. Beggeriana.
Les stipules supérieures et les bractées me paraissent offrir une légère
1e
LE
(4) F. CRÉPIN. LE ROSA ALGOIENSIS. 717
difference entre les deux espèces, mais pour bien apprécier cette diffe-
rence il faut pouvoir comparer d’assez nombreux matériaux, de façon à
ne pas confondre les ramuscules florifères de première génération, nés
directement de branches de l’année antérieure avec ceux de deuxième ou
de troisième génération nés sur des axes de l’année même et portant
encore leurs feuilles. Ces deux sortes de ramuscules présentent des diffé-
rences. Dans les premiers, ceux développés au printemps, les stipules
supérieures et les bractées sont plus dilatées que dans les autres, Leurs
stipules, à partir des oreillettes, qui sont divergentes, vont en s’élargis-
sant jusqu'à leur base de facon à rendre celle-ci un peu amplexicaule.
Cette dilatation de la partie inférieure est moindre dans les stipules des
ramuscules de deuxième ou de troisième génération. Voilà ce qui se passe
dans le R. Beggeriana. Dans le R. algoiensis, les différences paraissent
moins tranchées. je dis paraissent parce que les matériaux que je possède
ne me permettent pas de faire d’assez nombreuses comparaisons. Ce que
je crois pouvoir reconnaître, c’est que dans le A. algoiensis, dans lequel
les stipules appartiennent au même type que celles du AR. Beggeriana, les
ailes stipulaires sont plus étroites et s’élargissent d’une façon moins
apparente de haut en bas.
Dans les deux espèces, les aiguillons robustes sont plus ou moins for-
tement crochus, ainsi que dans le R. laxa, et non pas droits comme dans
les R. Webbiana et R. Alberti. Mais dans le R. algoiensis, ils me paraissent
être, en général, plus gros et plus épais que dans le À. Beggeriana. Pour
bien juger et reconnaitre cette différence, il faut, comme pour les stipules,
disposer de matériaux suffisamment nombreux, afin de pouvoir comparer
l’armature sur des axes d’égale vigueur. La vigueur ou la gracilité des
axes influe beaucoup sur les aiguillons et, en outre, la forme de ceux-ci
peut varier beaucoup selon la place qu'ils occupent sur les axes. Dans
certaines variétés naines ou délicates du AR. Beggeriana, les aiguillons
géminés peuvent rester greles droits ou presque droits et ressembler
plus ou moins aux aiguillons sétacés épars qui existent plus ou moins
abondamment jusqu'à une certaine hauteur sur les tiges ou sur les
branches. Les variétés sétigères à aiguillons géminés greles peuvent
embarrasser l’observateur non suffisamment expérimenté et lui faire
rapporter le R. Beggeriana à une autre espèce. Dans le R. algoiensis, il y
a également des aiguillons épars greles et droits, mais ils sont moins
abondants que dans le R. Beggeriana.
Une dernière différence est à signaler entre les deux espèces, c’est
celle de la taille. Le R. algoiensis semble être une espèce notablement
718 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
plus vigoureuse que le R. Beggeriana et atteindre une taille beaucoup
plus élevée, puisqu'au dire de M. Albert Regel la Rose de Tufan s’eleve
jasqu'à 30 pieds. Il faudrait, pour établir avec certitude cette différence,
que des observations fussent faites avec soin dans le Turkestan sur un
nombre assez grand d’arbrisseaux des deux espèces.
Si je crois avoir la certitude que le R. algoiensis est spécifiquement
distinct du R. Beggeriana, je suis à me demander s’il constitue bien un
type different du AR. laxa. L’étude prolongée que j’ai faite de ce dernier
me fait incliner vers la distinction de ces deux Roses, mais sans être
encore parvenu à dissiper tout doute. Il y a entre elles des traits com-
muns tels que la forme des aiguillons et des stipules, des fleurs blanches,
des sépales persistants, la forme des réceptacles fructifères. Mais je ne
trouve pas dans le À. laxa de trace apparente de la particularité de donner
la même année plusieurs générations de ramuscules florifères ou foliiferes
et la coexistence dans les inflorescences, qui sont moins florifères, de
fleurs et de réceptacles fructifères avancés. Si cette différence de végé-
tation existe bien et est constante entre les deux Roses, il y aura lieu
d’être rassuré sur leur distinction spécifique et dès lors on en arrivera
avec des matériaux bien choisis à découvrir d’autres caractères distinc-
uifs.
Il paraîtra peut-être étrange qu’avec l’expérience que j’ai acquise je
puisse rester plus ou moins perplexe dans ce cas-ci. Je n’ai cessé d’affir-
mer, depuis des années, que les espèces, dans le genre Rosa, sont
aussi distinctement caractérisées que dans tout autre genre, or comment
peut-il se faire que des spécimens de Rosa embarrassent si souvent l’ob-
servateur. Cela tient à ce que ces spécimens ne sont d'ordinaire que des
fragments de l'individu sur lesquels on ne trouve souvent pas tous les
éléments indispensables à une dénomination spécifique d’une certitude
absolue. Il faut souvent attendre longtemps, quand il s’agit de types
exotiques, avant d’avoir réuni les matériaux nécessaires pour apprécier
sainement les caractères propres à une espèce quelconque, pour savoir
exactement les modifications qu’entrainent avec eux le nanisme et le géan-
tisme, pour distinguer les formes hybrides qui viennent parfois obscurcir
la distinction des types. C’est à la fragmentation de l'individu qu’on doit
attribuer en grande partie la lenteur avec laquelle le genre Rosa sort de
l’état chaotique amené par les multiples travaux dont il a été l’objet de-
puis trois quarts de siècle. Grâce à des recherches approfondies dans la
nature, grâce à des comparaisons extrêmement nombreuses et répétées,
les espèces européennes commencent à se dégager d’une façon suffisam-
(6) F. CREPIN. LE ROSA ALGOIENSIS. 719
ment nette et les types vraiment spécifiques ne sont plus dans le cas de
se voir confondus les uns avec les autres.
Si, pour le vaste continent asiatique, un assez bon nombre de ses
espèces sont nettement et définitivement délimitées, il en reste quelques-
unes dont la notion est encore entourée d’obscurité et pour lesquelles de
nouvelles recherches devront être faites surtout dans leur patrie.
720
NOTE SUR LE SEMPERVIVUM GAUDINI Carisr
PAR
R. CHODAT
Gaudin avait décrit dans son Flora Helvetica, III (1828), 291, sous le
nom de S. globiferum L., une joubarbe à fleur jaune de la région du
Simplon.
Christ a reconnu plus tard que la plante suisse ne concordait pas avec
le vrai S. globiferum de Linné et proposa (1866) le nom de S. Gaudini.
Il cita aussi de nouvelles stations et notamment celle des montagnes de
Cogne. J’ai eu l’occasion d’examiner des plantes provenant de Zwischen-
bergen (Simplon) et de Cogne et j’ai trouvé que l'identité est loin d’être
aussi réelle qu’elle a été indiquée. On sait combien est variable la couleur
chez les espèces de ce genre. Il ne faut donc pas attribuer une importance
exagérée au fait que les deux ont ordinairement des fleurs jaunes; d’ail-
leurs à Cogne, d’après Christ, les deux couleurs sont aussi fréquentes
l’une que l’autre. Un caractère plus grave est celui tiré de la forme des
glandes hypogynes. Ce caractère paraît constant dans les espèces exami-
nées. Or je trouve que la plante de Zwischenbergen a ses neclaires en
forme de trapèze aussi haut que large, tandis que celle de Cogne les a
largement quadrangulaires, c’est-à-dire plus large que hauts. I] y aurait
donc lieu d'examiner à nouveau ces joubarbes du sud des Alpes qui dif-
fèrent aussi par des caractéres tirés de l’appareil végétatif.
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environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
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ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
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Tome IV. 1896.
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GEORG & Cie
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PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. 44, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 11. — NOVEMBRE 1896.
Pages
I. — Arthur Jaczewski. — MONOGRAPHIE DES ÉRYSI-
PHÉES DE: LA. SUISSE: A ee 721
II. — Robert Buser. — SUR QUELQUES ALCHIMILLES DU
CADCASES SH Rn ee ee 756
II. — John Briquet. — FRAGMENTA MONOGRAPHLE
LABTATARUM, lame fascicule (suile)........-.......... 762
4me année. N° 11 Novembre 1896.
PDP LL TT LT Te
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
MONOGRAPHIE
ÉRYSIPHÉES DE LA SUISSE
A. JACZEWSKI
Mycelium fugace ou plus souvent persistant, hyalin et cellulosique ou
plus ou moins cutinisé, portant des conidies libres, solitaires ou en cha-
pelet. Périthèces supères, complétement indépendants du substratum,
dans la plupart des cas sans ostiolum et se désagrégeants pour mettre
les
asques en liberté, généralement munis d’appendices de forme variée.
Pas de paraphyses. Asques peu nombreux, quelquefois solitaires.
AR
19
& |
CLEF DES ESPÈCES
Périthèces d’un jaune clair ou brunätres. Asques épars
danse tssuauréceplaclé re... nen a Eurotium.
Périthèces bruns ou noirs à la maturité. Asques grou-
pés, quelquefois réduits à un seul ............... 2.
. Périthèces à appendices. Champignons phyllogènes.
iesioun Items 3.
Péritheces sans appendices.... PACE ne eee 8.
. Appendices simples filamenteux, hyalins ou cutinisés
analogues aux hyphes mycéliennes .............. h.
Appendices simples ou rameux mais nettement diffe-
LENGIESH I EN N eve ete >.
Un seul asque dans chaque périthèce............... Sphærotheca.
Plusieurs asques dans chaque périthèce............. Erysiphe.
Ippendices-simples LEE CEE" eee 6.
Appendices ramifies en dichotomie ................ 7:
BULL. HERB. BOIss., novembre 1896. 47
722 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
6. Appendices renflés à la base en forme d’ampoule.... Phyllactinia.
— Appendices non renfles, recourbes en crochet au
= sommet et quelquefois dichotomes............... Uncinula.
7. Appendices ramifiés en dichotomie, un seul asque.... Podosphera.
== Plusieurs asques ere PR ee ne Se Microsphera.
8. Mycelium toruloide brun. Périthèces petitsmonoasques Apiosporium.
— Plusieurs asques, subiculum brun, épais ........... Je
9. Périthèces globnleux, spores bicellulaires........... Dimerosporium.
— Périthèces aplatis à bords frangés, en forme de bou-
CerS SUDICULUMITAE 0 Microthyrium.
La famille des Erisyphées est comprise ici dans l’extension que je lui
ai donnée dans mon essai de classification des Pyrénomycètes.
I. Genre EUROTIUM Link.
Perithöces superes, globuleux, membraneux, mous, de couleur jaune.
Asques épars dans le tissu du réceptacle, sans paraphyses, pyriformes,
contenant huit spores globuleuses ou lenticulaires hyalines.
Les peritheces ne se developpent que rarement et seulement dans
certaines conditions, lorsque l’existence de la plante est menacée. En re-
vanche la forme conidienne est une des moisissures les plus vulgaires.
On distingue un certain nombre d’especes qui paraissent n’etre que des
modifications d’un même type.
1. Eurolium herbariorum Link.
Syn. Mucor herbariorum Wigg.
Eurotium epixylon Kunze et Schmidt.
Eur. herbariorum Secretan, III, p. 532.
Aspergillus glaucus Link.
Haller, N. 2151.
Herbiers. — Berne. Corboz. Jacz. Herb. 162.
Etat conidifère,
Mycellium floconneux hyalin puis jaunätre, émettant des filaments
dressés, renfies en tele d’epingle au sommet et portant sur ce renflement
des stérigmates avec des séries de conidies globuleuses, hyalines puis
verdätres, en chapelet de 8-10 mm. de diametre.
Etat ascosporé.
Périthèces d’un jaune soufre, globuleux ou pyriformes de 12-15 mm.
(3) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 723
de diamètre. Spores agglomérées en balles hyalines, lenticulaires, bicon-
vexes, à marge verruqueuse, de 8-10 mm. de diamètre.
Sur les fruits, le pain, les plantes humides en herbier et en général sur
toutes les substances soumises à l’humidite.
Corboz-Aclens sur Bussigny, Haller, cité par Secrétan. Mme Jaczewska,
(Montreux). Jacz. (Valais, Berne, Fleurier, canton de Neuchätel, Morthier
(Neuchätel). Naegeli (Zurich.) Trog. (Thoune).
L’Eurotium se trouve partout, du moins la forme conidifere, car la
forme ascosporée se forme rarement spontanément. On considérait autre-
fois les deux formes comme des champignons différents. De Bary a le
premier démontré l'identité de ces formes,
IL Genre SPHZEROTHECA Leveillé,
Mycelium floconneux ou feutré, abondant, blanc ou cutinisé supère,
Périthèces globuleux, bruns, munis d’appendices simples filamenteux
hyalins ou bruns. Asque unique globuleux, portant huit spores ellipsoïdes,
unicellulaires hyalines. Conidies ovoides unicellulaires, en chapelet.
CLEF DES ESPÈCES
4. Mycelium fugace, hyalin très lâche. ............... 2.
— Mycelium cutinisé formant un feutre épais........ Sph. tomentosa.
ZEAppendicesshyalınsı a. tee Me nd ne DER Sph. pannosa.
— Appendices cutnisés brüns........................ Sph. castagnet.
1. Spherotheca tomentosa Otth.
Syn. Erysiphe Euphorbiæ Ötth.
Er. gigantasca Sorokine et Thuemen.
Sphærotheca gigantea Schroter.
Herbiers. — Berne. Jacz. Herb.
Mycelium tomenteux d’un brun roux, formant un feutre épais qui re-
couvre les feuilles et entoure comme d’un fourreau les tiges et les pelio-
les. Hyphes très longues, fortement cutinisées, sans cloisons apparentes.
Périthèces petits, globuleux très nombreux, complètement enfouis dans
le mycelium et munis de longs appendices filamenteux enchevêtrés au
mycelium, bruns difficiles à distinguer. Asque unique, globulenx ou sub-
globuleux, pédicellé, de 90-120 sur 70-80 mm., contenant 4-8 spores
ellipsoides hyalines de 20-25 sur 14-16 mm.
Sur les tiges et les feuilles d’Euphorbia dulcis.
724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4}
Jacz. environs de Genève, Bouveret (dans le Valais), Montreux, Bex
(dans le canton de Vaud). Otth, Wylerholz (près Berne).
Au premier abord il semble qu’on ait à faire à un Epichloe ou à un
Erineum, car le mycelium est tellement compact qu'il s’enleve par mor-
ceaux comme du feutre. Les périthèces sont toujours difficiles à aperce-
voir. Otth a décrit ce champignon pour la première fois dans le Bulletin
de la Société des sciences naturelles de Berne, en 1866. Cette description
passa inapercue et en 1877 Thuemen et Sorokine le distribuèrent comme
une espèce nouvelle dans le Mycotheca universalis avec une diagnose
reproduite ensuite par Schroter dans sa Flora Schlesiens. La priorité ap-
partient donc à Otth. Il est curieux que cette espèce soit restée si long-
temps ignorée car elle n’est pas rare et je l’ai retrouvée plusieurs fois en
Suisse et en Savoie. Mes mesures donnent en moyenne 90 sur 75 mm.
pour les asques, 22 sur 14 mm. pour les spores.
N.-B. — Les collections les plus précieuses pour une étude monogra-
phique des champignons de la Suisse, sont celles de Morthier et d’Otth.
Les récoltes de Morthier ont été mises en lumière par Fuckel, dont les
Symbolae ont acquis une juste renommée, en partie grâce aux contribu-
tions du savant suisse. Mais les travaux d’Otth sont restés, par un étrange
concours de circonstances, complètement ignorés. Il est tout à fait incon-
cevable que tous les savants qui sont venus après lui l’aient passé sous
silence, car les recherches qu'il a faites aux environs de Berne ont été
très fructueuses, et de plus il a su en tirer parti avec un à-propos qui fait
le plus grand honneur à ses connaissances. Ses listes, au nombre de
quatre, publiées dans le Bulletin de la Société d'histoire naturelle de
Berne, présentent des documents très précieux pour la Mycologie suisse
et générale. Otth s’est beaucoup occupé des Pyrénomycètes et il a apporté
dans ses descriptions: et ses déterminations une exactitude et des apercus
qui témoignent d’un grand esprit scientifique. Un certain nombre d’es-
peces décrites dans la suite par différents auteurs comme nouvelles,
avaient déjà été décrites et diagnostiquées par lui précisément dans ses
listes. On ne retrouve dans la littérature, notamment dans le Sylloge de
Saccardo, que deux ou trois espèces d’Otth, et des auteurs modernes il n'y
a guère que Lehmann, dans sa monographie des Lophiostomées, qui fasse
mention de ses travaux. Je suis heureux d’être ainsi le premier à rendre
un témoignage de respect et d'estime à un homme qui a certainement
été un des premiers mycologues de son temps et qui, par un singulier
hasard, est resté tellement dans l'ombre que son nom est à peine connu
et que ses travaux ne sont même pas mentionnés. Depuis que ces lignes
LLC EM
(5) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ÉRYSIPHÉES DE LA SUISSE. 725
ont été écrites, les espèces d’Otth ont trouvé leur place dans le supple-
ment au Sylloge Fungorum.
2. Sph. Castagnei Lev.
Syn. Erysiphe macularis Rbh.
Er. fuliginea Secrétan, III, p, 652.
° Er. Potentillæ Rbh.
Er. Sanguisorbæ DC.
Er. Humuli DC.
Er. Humuli Secrétan, III, p. 652.
Er. Cichoraceum DC.
Er. Castagnei Otth.
Alphitomorpha clandestina Wallr.
Alphitomorpha fumosa Wallr.
Oidium Erisyphoides pr. part.
Herbiers. — Berne. Corboz, Cramer, Delessert, Duby,. L. Fischer. S. B.
Geneve. Morthier.
Jacz. Herb. 74, 1229,451, 1004, 1115, 1767, 2696.
Exsiec. Wart. et Schenk Schw. Krypt. 321, 725.
Kunze Fungi selecti 574.
Etat conidifere.
Conidies hyalines, en chainette, ellipsoides, subcylindriques de 30 sur
14 mm.
Etat ascosporé.
Mycelium aranéeux fugace, recouvrant les tiges et les deux faces des
feuilles. Périthèces épars globuleux. petits, bruns, munis d’appendices
simples filamenteux bruns, couchés et enchevêtrés au mycelium. Asque
unique globuleux ou ovoide, de 55-77 sur 42-50 mm. portant huit spores
ovoides hyalines de 15-20 sur 12-15 mm.
Très fréquent sur un grand nombre de plantes, notamment sur le
Houblon, la Sanguisorbe, la Véronique, les Cucurbitacées, les Composées,
l’Ortie, etc.
Su Humulus. Corboz-Aclens sur Bussigny (Vaud). Jacz. (environs de
Bex), Vaud. Morthier (Martigny en Valais). Otth (Berne). Rome (Genève).
Secrétan (Vaud). Trog (environs de Thoune, Gnadenfeld). (Winter-Alt-
stel'en, près Zurich.
S. Arabis alpina. Morthier (Chasseral, Jura neuchätelois).
S. Saxifraga rotundifolia. Morthier (Creux du Van, canton de Neu-
chätel).
726 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
S. Melampyrum. Morthier (Corcelles, près Neuchâtel). Otth (Steffisburg,
Berne). Echantillon à l’herbier Duby, sans nom, provenant de Wenger
Alp:
S. Spirea-Ulmaria. Trog (environs de Thoune). Winter (Tallander
Zurichberg, Dolden, pres Zurich).
S. Leontodon. Corboz-Aclens (sur Bussigny), Cramer (Zurich), Magnus
(Tarasp, Davos dans les Grisons). Otth (Stiffisburg).
S. Alchemilla vulgaris. Berne (Genève). Jacz, (Bex). Magnus-Davos
(Grisons). Morthier (Corcelles).
S. Senecio. Morthier (Corcelles sur S. Fuchsii). Dr Salis Parpan (dans
les Grisons, sur S. spatulæfolius). Winter (Speerberg, Wesen, canton de
St-Gall sur S. Cordatis).
S. Impatiens. Jacz. (environs de Bex, Vaud). Otth (Hardlisberg pres
Berne).
S. Plantago. Corboz (Aclens). Jacz. (Bex). Otth (Interlaken).
S. Potentilla anserina. Otth (Wabern, près Berne).
S. Geranium dissectum. Morthier (Corcelles).
S. Bidens tripartites. Bernet (Genève).
S. Cucurbita. Corboz (Aclens). Jacz. Clarens (Bex). Morthier (Corcelles).
S. Euphrasia officinalis. Morthier (Corcelles.)
S. Arnica. Morthier (Aeginenthal, canton de Berne).
S. différentes plantes. L. Fischer à Berne et Cramer-Rochtobelgarten,
près Zurich.
3. Sph. pannosa Wallr.
Syn. Alphitomorpha pannosum Wallr.
Eurotium Rosarum Grev.
Oidium leucoconium Desmaz.
Herbiers. — Cramer, Delessert. Lausanne, Morthier.
Jacz. Herb. 494, 3108,
Etat conidifere.
Conidies en longues chaînettes ellipsoides, hyalines de 20-30 sur
12-16 mm.
Etat ascospore.
Mycelium aranéeux persistant, très développé blanc, périthèces globu-
leux épars, petits, munis d’appendices courts hyalins floconneux, enche-
vêtrés au mycelium. Asques ovoides ou subglobuleux de 110 sur 80 mm.
portant huit spores subcylindriques oblongues de 22-30 sur 12-16 mm.
Sur les tiges feuilles et fruits de Rosa.
1
(7) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 72
Jacz. Clarens, Bex (canton de Vaud). Fleurier (canton de Neuchâtel).
Mme Kessching, Zurich. Morthier, Sarroyer (canton de Neuchätel). Muller
Arg. (Genève). Rome, Voirons (près Genève). Tonduz-Pully (pres Lau-
sanne).
Ce parasite est três fréquent sur les rosiers, mais on n’observe le plus
souvent que la forme conidifère. Les mesures des asques qui à ma con-
naissance n’ont pas encore élé données, ont été faites d’après les super-
bes échantillons de Rome à l’herbier Morthier.
II. Genre ERYSIPHE De Candolle.
Périthèces globuleux ou hémisphériques, d’abord jaunätres puis bruns,
petits, supères, munis d’appendices simples ou rarement rameux, mais
jamais dichotomes, hyalins ou plus ou moins cutinisés. Mycelium ara-
néeux, fugace ou persistant. Asques en petit nombre dans chaque péri-
thèce, brievement pédicellés, ovoides et contenant 2-8 spores ovoides
hyalines. Conidies en chapelet, ellipsoides ou cylindriques hyalınes
unicellulaires.
CLEF DES ESPÈCES
RAD DERICeS VAS ISERE LAN ae 2.
— Appendices cutinisés au moins en partie, bruns..... L.
APRES ICONÉERALE, 2 SDOTES nn... un Er. Linkü.
— SCHERER IRRE 0 nain eat 3.
Se barasıte, sunles Graminees 22 0.022 LM. ho ee Er. gramınis.
— Parasite sur les Dicotylédones .................... Er. Marti.
eppendhcesitres-longs. ee RAR EN RER Er. tortilis.
— Appendices relativement courts................... >.
PR LEUSLORES OPEL Re ER ANA dore de 6.
US LORIE SON LODÉES NE unse nee ne. Er. cichoraceum.
OPRParasitesun les Babiees... 2... en OUEN Er. galeopsidis.
— Parasite sur les autres dicotylédones............... Er. communis.
N.-B. — Les haustories sont des sortes de crampons qui servent à
fixer le parasite à l’hôte et à sa nutrition. Elles peuvent être entières
ou lobées, et ce caractèra constant peut servir à la distinction spécifique.
1. Erysiphe Linkii Lév.
Herbiers. —- Morthier.
Mycelium aranéeux, fugace ou persistant. Périthèces petits, globuleux,
728 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
épars, munis d’appendices filamenteux hyalins enchevêtrés au mycelium.
Asques au nombre de 8-20 dans chaque perithece, pyriformes, pedi-
cellés, de 70 sur 40 mm., contenant deux spores ovoides de 25 sur
16 mm.
Sur Artemisia et Tanacetum vulgare.
Jacz. Vallée du Rhône, Vaud. Magnus, Tarasp, dans les Grisons. Mor-
thier, Bois de Peseux, canton de Neuchätel. Otth, environs de Berne.
Les mesures micrométriques ont été faites d’après des échantillons
français.
2. Er. Graminis DC.
Syn. Oidium montliordes Link.
Herbiers. — Corboz, Morthier. Muller Arg.
Jacz. Herb. 2045, 2122.
Etat conidifère.
Conidies ellipsoïdes hyalines en chapelet, de 30 sur 12-5 mm.
Etat ascosporé. |
Mycelium diffus, floconneux, persistant, formant des petites masses
laineuses, d’abord blanc puis gris, ensuite jaunätre et d’un brun roux.
Périthèces disséminés ou groupés, globuleux, munis de nombreux appen-
dices hyalins très courts. Asques par 8-24 dans chaque périthèce, ovoides
pyriformes, brièvement pédicellés, renfermant de 4-8 spores ovoides
hyalines.
Sur différentes graminées.
Chanoine Besse-Econne, Valais, sur Festuca arundinacea. Corboz-
Aclens, sur Bussigny, Vaud, sur Dactylis et Poa. Jacz. Montreux, Bex,
Lausanne, Aigle, Chäteau-d’OEx, dans le canton de Vaud, Bulle, Chatel
St-Denis, canton de Fribourg. St-Maurice, Champery, Monthey, Bouveret,
Grammont, dans le Valais, Meiringen, Interlaken, canton de Berne, Neu-
châtel, Couvet, les Verrières, Fleurier, dans le canton de Neuchâtel,
Genève, Dolle, le Jura. Killias Vulpera ‘dans les Grisons. Morthier, Cor-
celles, canton de Neuchâtel. Muller Arg. Environs de Genève sur Poa
trivialis. Otth, Schnittwein, pres Berne. Salis, Davos, dans les Grisons.
Sur les plantes vertes on ne rencontre que les conidies et les périthè-
ces jeunes. Ceux-ci ne murissent qu’au printemps suivant sur les chaumes
desséchés. Le parasite se développe généralement à la face supérieure de
la feuille.
3. Er. Marti Lév.
Syn. Erysiphe Pisi DC.
Alphilomorpha communis Wallr. pr. part.
de
(9) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 729
Herbiers. — Corboz. Delessert. L. Fischer, Morthier. Muiler Arg.
Jacz. Herb. 76, 1772, 2030, 2986, 2128.
Exsicc. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 628.
Etat conidifere. Conidies hyalines ellipsoides. :
Etat ascospore.
Mycelium aranéeux fugace. Périthèces globuleux, petits, munis d’ap-
pendices hyalins courts, enchevêtrés au mycelium. Asques au nombre de
4-8 dans chaque périthèce, ovoïdes, briévement pédicellés, de 50-60 sur
30-40 mm., contenant 4-8 spores ellipsoïdes de 18-24 sur 9-15 mm.
Sur les deux faces des feuilles des végétaux les plus divers, tels que
Crucifères, Légumineuses, Rubiacées, Hypéricinées, Urticées, etc.
S. différentes légumineuses. Muller Arg. et Rome (environs de Genève).
S. Trifolium. Chanoine Besse-Econne (Valais). Corboz-Aclens (Vaud).
Morthier, Peseux (pres Neuchätel).
S. Galium aparine. Morthier, Peseux.
S. Hypericum. Morthier, Chasseral (Jura). Muller Arg. (Reculet). Jacz.
(environs de Montreux). Wilezek et Jacz. (Bourg St-Pierre, Valais).
S. Urtica. Morthier (Couvet, Neuchâtel). Otth (Steffisburg, pres de
Berne).
S. Convolvulus sepium. Bernet (Genève). Corboz-Aclens (Vaud).
S. Pisum. L. Fischer (Berne). Otth (Berne).
S. Vicia. Jacz. Clarens (Vaud).
D’après de Bary, ce ne serait qu'une variété de l’Er. commums. Nous
lui conservons cependant ici son indépendance, qui est suffisamment
légitimée par les appendices toujours hyalins. Les échantillons de
Wartmann et Schenk contiennent 4 asques dans chaque périthèce et
4-6 spores dans chaque asque. Les mesures micrométriques sont 50-60
sur 37-40 mm. pour les asques, 17 sur 10-12 mm. pour les spores.
4. Er. tortilis Fries.
Syn. Erysiphe Corni Duby.
Alphitomorha tortilis Wallr.
Herbiers. — L. Fischer. Lausanne, Morthier.
Jacz. Herb. 1039.
Exsicc. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 425.
Kunze Fungi selecti, 577.
Mycelium aranéeux fugace, recouvrant les jeunes feuilles et les inflo-
rescences déformées d’un tomentum floconneux. Périthèces petits, glo-
buleux, de 80 mm. de diamètre environ, à appendices très longs, simples,
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
hyalins, mais légèrement brunis à la base. Asques au nombre de 3-5
dans chaque périthèce, globuleux, briévement pédicellés, de 52-60 sur
35-40 mm., contenant 4-6 pores ellipsoides de 17-30 sur 10-18 mm.
Sur la face inférieure des feuilles de Cornus sanguinea.
Jacz. (Montreux, Roche (Bex, canton de Vaud). L. Fischer (Thoune).
Morthier, Chizard (canton de Neuchätel). Otth (Berne). Trog (environs
de Thoune). Winter, Rehtobel (pres Zurich).
9. Er. lamprocarpa Lev.
Syn. Erysiphe Gichoraceum DC.
Er. horridula Lev.
Er. Montagnei Lev.
Er. Asperifolium Fries.
Herbiers. — Berne. Corboz, Delessert. Lausanne, Morthier. Muller Arg.
Wartmann.
Jacz. Herb. 974, 1043, 2047, 2694.
Mycelium aranéeux, grisâtre, diffus ou en masses assez épaisses el
nettement limitées, persistant ou fugace, fixé aux feuilles par des cram-
pons à appendices indivis. Périthèces épars ou groupés, petits, globuleux.
Asques au nombre de 2-16 dans chaque périthèce, ovoides briévement
pédicellés, contenant de 2-4 spores ovoides hyalines.
Sur les feuilles des Composées. des Plantaginées, des Borraginées et
des Scrofularinées.
S. Plantago. Favrat (Lausanne). Jacz. (Bex). Lugeon (Pully, Vaud). Mor-
thier (Corcelles, près Neuchâtel). Otih (Berne). Winter (Wesen, Zürich-
berg, Wietikon, canton de Zurich).
S. Lappa. Morthier (Neuchâtel).
S. Taraxacum. Jacz. (Bex. Montreux, Vaud. St-Maurice, Valais). Mor-
thier (Neuchätel).
S. Cirsium oleraceum. Morthier (St-Martin, Neuchâtel). Otth (Giesshach).
S. Cirsium lanceolata. Morthier (Serroue, canton de Neuchâtel).
S. Carduus. Muller Arg. (Environs de Genève).
. Prenanthes. Morthier (Neuchâtel et Corcelles).
. Centaurea scabiosa. Morthier (Corcelles).
. Sonchus oleraceus. Winter (Wietikon, près Zurich).
. Asperula odorata. Morthier (les Planches, canton de Neuchâtel).
S. différentes Borraginées. Cerboz (Aclens, Vaud). Morthier (La Gemmi,
Kandersteg, canton de Berne). Trog (Environs de Thoune).
5. différentes Composées. Chaillet (Neuchâtel). Rome (Genève). Corboz
(Aclens). Trog (Thoune).
Un an an En
(11) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 731
6. Er. galeopsidis DC.
Syn. Mucor Erisyphe Linne.
Er. labiatorum Chev.
Er. lamprocarpa var. Duby.
Er. lamprocarpa aut. pr. part.
Er. lamprocarpa Otth.
Oidium erisyphoides Otth.
Herbiers. — Berne. Corboz, Delessert, S. B. Genève. Duby. L. Fischer.
Lausanne. Morthier. Muller Arg.
Jacz. Herb. 55, 1228, 2050, 2055, 2082, 2085.
Mycelium aranéeux, blanc puis roux, persistant, recouvrant toute la
feuille et fixé par des crampons à appendices lobés. Périthèces petits glo-
buleux, nombreux, groupés, munis de nombreux appendices courts.
Asques au nombre de 10-20 dans chaque périthèce ovoides briévement
pédicellés. Spores ovoides.
Sur les Labiées. Très fréquent en Suisse.
S. Galeopsis. Chaillet (Neuchâtel). Bernet (St-Sulpice, près Genève).
Corboz (Aclens, Vaud. Bâle 1821). Jacz. (Montreux, les Avants, Villeneuve,
Roche, Bex, Chateau d’Oex, Vaud. St-Maurice, Monthey en Valais. Bulle,
canton de Fribourg. Fleurier, Couvet, canton de Neuchâtel. Veyrier, près
Genève). L. Fischer (Environs de Genève). Morthier (Montmollin, canton
de Neuchâtel). Muller Arg. (Genève). Otth (Berne). Trog (Gnadenfeld près
Berne). Winter (Zurichberg).
S. Ballota nigra et Lamium maculatum. Trog (Gnadenfeld). Corboz
(Aclens).
S. Salvia et Lamium amplexicaule. Chanoine Besse (Saillon en Valais).
S, Lamium purpureum. Muller Arg. (Environs de Genève et Thoune).
S. Stachys. Morthier (Montmollin, canton de Neuchâtel).
Cette espèce se rapproche beaucoup de la précédente à laquelle ou la
réunissait autrefois. Elle s’en distingue par ses crampons lobés, et aussi
parce que, à l’instar d’Er. graminis, ses périthèces doivent passer l'hiver
pour mürir.
7. Er. communis Fries.
Syn. Alphitomorpha communis Wallr.
E. Aquilegiæ DC.
Er. Polygoni DC.
Er. trifolii Chaillet.
Er. Martii Lév. pr. part.
Er. Dispacearum Trog.
Er. communis Secrétan, III, 656.
732 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Herbiers. — Bäle. Berne. Cramer, Corboz, Delessert, L. Fischer, S. B.,
Geneve. Morthier, Muller Arg. Wartmann.
„Jacz. Herb. 54, 77, 1770, 1771, 1245, 1248.
Exsice. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 524.
Mycelium aranéeux fugace ou persistant, s’&tendant sur les deux faces
de la feuille et sur les tiges, muni de crampons à appendices lobés. Péri-
thèces petits globuleux épars, munis d’appendices courts, bruns dans leur
totalité ou seulement à la base. Asques ovoïdes briévement pédicellés de
50-100 sur 40-70 mm. contenant 2-8 spores ellipsoïdes hyalines de 18-30
sur 12-20 mm.
Sur les Papilionacées, les Onagrariées, les Renonculacées, les Dipsacées,
les Polygonées, les Scrofularinées elec.
S. Caliha. Morthier (Neuchâtel, Villiers). Otth (Berne). Winter (Amden,
canton de Zurich). Les mesures des échantillons d’Otth donnent asques
80 sur 50 mm., spores 22,5 sur 12-15 mm.
S. Ranunculus repens. L. Fischer (Steffisburg, pres Berne). Winter
(Horgen, pres Zurich).
S. Ranunculus lanuginosus. Cramer (Tarasp dans les Grisons). Kilias
(Grisons).
S. Ranunculus aconitifolius. Morthier (Chuffort, canton de Neuchâtel).
S. Aquilegia. Chaillet (Neuchâtel). Muller Arg. (Saleve, près Genève).
Preiswerk (Environs de Genève).
S. Delphinium. Salis (Coire dans les Grisons). Trog (Thoune). Il ne reste
que l'étiquette.
S. Aconitum napellus. Winter (Amden, près Zurich).
S. Aconitum paniculatum. Morthier (Rosenlain).
S. Thalictrum aquilægifolium. Jacz. (Martigny, Valais). Magnus (Erlenau
et Tarasp dans les Grisons).
3. Knautia. Besse et Wilczek (Orsières, route du St-Bernard, Valais),
Trog (Environs de Thoune).
S. Lathyrus pratense. Morthier (Paquier, canton de Neuchätel).
S. Orobus. Gorboz (Aclens, Vaud).
S. Vicia. Nägeli (Zurich).
S. Ononis. Jacz. (Orsieres, Valais).
S. Trifolium. Schlossfürstenstein, près Bâle en 1821. Jacz. (St-Maurice,
Martigny en Valais. Roche, canton de Vaud). Trog (Thoune).
S. Pisum sativum. Bâle en 1821. Jacz., Blonay, Villeneuve (Vaud).
S. Circea. Jacz. (Bex, Vaud).
S. Potentilla. Otth (Berne).
ut A u EE
LS a
(13) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ÉRYSIPHÉES DE LA SUISSE. 733
S. Valerianella. Corboz (Aclens, Vaud).
S. Polygonum. Bernet (Genève). L. Fischer (Berne). Nägeli (Zurich).
Otth (Environs de Berne). Rome (Geneve). Trog (Environ de Thoune).
Wartmann (St-Gall). Winter (An der Au, Zurich).
A. Var. Umbelliferarum.
Syn. Erysiphe Umbelliferarum de Bary.
Er. Heraclei DC.
Er. Heraclei Trog.
Er. Heraclei Secrétan, III, p. 398.
Er. Marti Lév, pr. part.
Er. Podagrariæ Kramer.
Herbiers. — Bâle. Berne. Cramer, S. B. Genève, Morthier, Muller Arg.
Jacz. Herb. 1226. 2046. 2076.
Exsice. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 525.
Mycelium floconneux étendu, recouvrant entièrement les feuilles et les
tiges. Crampons à appendices lobés. Conidies rigoureusement cylindriques.
Périthèces globuleux, petits, épars, à appendices filamenteux, courts
enchevêtrés au mycelium, hyalins, bruns à la base. Asques au nombre de
4-8, plus souvent 6 dans chaque périthèce, ovoides briévement pédicellés.
Spores ovoides au nombre de 2-5.
Sur les Ombellifères.
S. Heracleum sphondylium. Bernet (Genève). Bâle 1821. Cramer (Zu-
rich). Corboz (Aclens, Vaud). Jacz. (Montreux, les Pléiades, Château d’Oex,
les Avants, Bex, Lausanne, canton de Vaud. Châtel-St-Denis, Bulle, Palé-
zieux dans le canton de Fribourg. Genève et environs. Fleurier, canton
de Neuchâtel. Bouveret, St-Gingolphe, Monthey, Orsières en Valais). Mor-
thier (Bois de Peseux, canton de Neuchâtel). Otth (Bremgartenwald, près
Berne). Secretan (Vaud). Trog (Thoune). Preiswerk (Genève). Wilczek
(Sion).
S. Aegopodium podagrariæ. Bâle 1821. Jacz. (Montreux, Vaud). Trog
(Thoune).
S. Pimpinella. Otth (Bremgartenwald). Muller Arg. (Salève).
S. Angelica. Bâle 1821.
S. Chaerophyllum. Morthier (Corcelles, près Neuchâtel). Otth (Brem-
garten).
S. Anthriscus silvaticus. Morthier (Corcel'es, près Neuchâtel).
S. Pastinaca opaca. Chanoine Besse (Econne en Valais).
Quelques auteurs considéraient cette forme comme une variété de
734 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
l’Erysiphe Martii. Saccardo et Winter en font une espèce distincte. Les
appendices brunis à la base et les autres caractères la rapprochent de
Er. communis, dont elle diffère seulement par les conidies qui sont cy-
lindriques au lieu d’être ellipsoides comme dans la forme type.
B. Var. Ulmarie.
Mycelium aranéeux, périthèces globuleux très petits. Asques au nombre
de 8 dans chaque périthèce. Spores ovoides hyalines. Appendices longs,
rameux, tortueux, bruns.
Sur les feuilles de Spireæa Ulmaria.
Trog aux environs de Thoune.
Saccardo en fait une espèce distincte. Il semble plus logique de la con-
sidérer comme une variété de Er. communis, dont elle ne diffère que par
ses appendices plus longs. La couleur brune des appendices ne permet
pas de rapporter cette forme à Er. Marti ainsi que le font quelques
auteurs. |
Le genre Erysiphe constituait le groupe le plus important de l’ancienne
famille des Erysiphées, qui comprenait selon la plupart des auteurs, les
genres Suivants :
Spherotheca.
Erysiphe.
Podosphera.
Microsphera.
Uncinula.
Phyllactinia.
Tous ces genres présentent eutre eux une grande affinité de structure
et de développement, ce qui autoriserait en somme à les considérer comme
des divisions d’un genre unique Erysiphe. Cette manière d'envisager la
chose serait du reste la plus rationnelle, la distinction établie sur le
nombre d’asques et la forme des appendices, n’ayant peut-être pas assez
de poids pour autoriser la création de genres différents. Nous dirons ici
quelques mots du développement des Erysiphe comprenant sous ce nom
des genres cités plus haut.
Le mycelium se développe toujours en parasite sur les parties vertes
des plantes, et donne d’abord naissance à des conidies en chainette qui
portent le nom d’oidiums. L’Oidium erysiphoides est un groupe qui com-
prend des formes conidiennes des Erysiphe les plus variés tel que Er.
communis, Martü, lamprocarpa Sch., Castagnei etc. D’autres Oidium ont
(15) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 735
une valeur spécifique plus réelle en ce qu'ils réprésentent les formes
conidiennes d’espèces distinctes, témoin l’Oidium monilioides et l'Oidium
leucocoium. Il convient de remarquer qu’il ne faut pas confondre ces
formes conidiennes avec le terme oïdium tel qu’il est employé par Bre-
feld et qui a une signification toute différente puisqu'il réprésente des
parties végétatives passées à l’état de vie latente, en un mot des chlamy-
dospores.
Le mycelium complétement supère, est fixé à la plante au moyen de
crampons. Ceux-ci sont simplement de courts rameaux mycéliens qui
percent la membrane des cellules épidermiques, y pénétrent et y forment
à l'intérieur un renflement globuleux ou ovoide. D’autres fois le filament
se renfle extérieurement et s'applique sur la membrane cellulaire pour
émettre des ramificalions secondaires qui sont les vrais crampons, et qui
dans ce cas peuvent êtres simples ou lobés. Nous avons vu précedemment
que l’on distingue certaines espèces à ces caractères. La formation des
périthèces a lieu de la façon suivante. Là où deux filaments mycéliens se
rencontrent, il se forme deux protubérances qui grossissent de concert
et restent accolées l’une à l’autre. Une d’elle devient une cellule ovoide
qui se sépare du filament par une cloison. L'autre protuberance s’allonge
en un cylindre étroitement appliqué contre la première et sèparée égale-
ment de son filament par une cloison. On supposait autrefois comme pour
le Gymnoascus qu’il se passait un acte sexuel entre ces cellules et la pre-
mière avait par conséquent recu le nom d’ascogone, tandis que la seconde
s'appelait pollinode. En réalité il n’y a pas de copulation, mais peut-être
une sorte de nutrition osmotique alimentant le prétendu ascogone avec
le protoplasme du pollinode. Quoiqu'il en soit à la base de ces cellules
s'élèvent bientôt 7-12 rameaux qui entourent la cellule ovoide d’une en-
veloppe qui ne tarde pas à devenir continue par suite de la ramification
et de la soudure de ces rameaux. Le pollinode, séparé de l’ascogone, dis-
parait. Les rameaux enveloppant forment un tissu pseudoparenchymateux
qui ne tarde pas à se cutiniser et à former les appendices caractéristiques,
pendant que la cellule ovoide primordiale entre en fonctions pour former
les asques. Chez certaines espèces nous le savons il n’y a qu’un asque.
Dans ce cas la cellule primordiale se partage en deux par une cloison
transversale environ vers la moitié de sa longueur. La partie supérieure
devient l’asque, la partie inférieure le pédicelle. Lorsque le périthèce doit
contenir plusieurs asques, on reconnait dès le premier moment une diffé-
renciation plus compliquée, en ce sens que la cellule ovoide est enroulée
en spirale autour de la cellule cylindrique. Plus tard, après la première
736 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
cloison, il en survient d’autres et chacune des cellules ‚ainsi formées
émet des ramifications cloisonnées qui remplissent bientôt les périthèces.
Parmi ces cellules, quelques unes, en nombre variable suivant les
cas, deviennent des asques. Les autres restent stériles et sont fortement
réduites par suite de la pression qui augmente à mesure que les asques
remplissent les périthèces. Les spores doivent passer l'hiver pour acquérir
des facultés germinatives. Au contraire les conidies germent immédiate-
ment après qu'elles se sont détachées de leurs conidiophores.
Les Erysiphe sont doublement dangereux pour les plantes qu'ils enva-
hissent. D'abord, en recouvrant les organes d’un duvet plus ou moins
épais, elles empêchent le libre accès de l’air et provoquent ainsi une sorte
d’anemie. Ensuite avec leurs crampons elles provoquent des irritations
locales qui se traduisent par de fortes déformations et une hypertrophie
des organes. La membrane et le contenu des cellules épidermiques dans
lesquelles pénètrent ces crampons brunissent. Bientôt toute la feuille
jaunit et se déssèche. Si le champignon attaque les jeunes rameaux, la
croissance est arretée.
IV. Genre PHYLLACTINIA Lév.
Mycelium aranéeux fugace. Périthèces globuleux, bruns, déprimé par
la suite, munis d’appendices en aiguillon simple et droit, hyalin, à base
renflée en vessie. Asques plus ou moins nombreux dans chaque périthèce,
contenant de 2-4 spores.
Une seule espèce en Suisse.
1. Phyllactinia suffulta Sacc.
Syn. Sclerotium Erysiphe Pers.
Sclerotium suffultum Rebent.
Alphitomorpha guttata Wallr.
Erisyphe pachypus Mart.
Er. varium Fries.
Er. vagans Bivon.
Er. guttata Secrétan, Ill, p. 654.
Er. Fraxini Secrétan, III, p. 399 et 654.
Er. Fraxini DC.
Er. Fraxini Wallr.
Er. Coryli DC.
Er. Populi Trog.
Er. Betule Trog.
Er. Fagi Trog.
a en ie
ee
(17) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 737
Herbiers. — Bâle. Berne, Corboz, Delessert, Duby, S. B. Genève.
L. Fischer. Lausanne, Morthier, Muller Arg., Wartmann.
Jacz. Herb. 69, 1062, 1094, 1096, 1227, 1260, 1769, 1774, 2056, 2071.
2056, 2755, 2819.
Exsice. Wartm. et Schenk. Schw. Krypt. 14, 422, 423, 724, 823.
Mycelium aranéeux, fugace, répandu sur les deux faces de la feuille.
Périthèces globuleux, déprimés, assez gros noirs bruns, munis de 7-10
appendices hyalins longs, rigides en forme d’épine et à base fortement
renflée. Asques au nombre de 4-20 dans chaque périthèce, ovoïdes, de
80 sur 50 mm. environ et contenant de 2-4 spores d’un beau jaune d’or
à la maturité, ellipsoides, de 40-50 sur 22-25 mm.
Sur les arbres et les arbrisseaux tels que Corylus, Fraxinus, Carpinus,
Betula Lonicera, Cornus, Quercus, Alnus, Hippophæ, etc.
S. Corylus. Bâle 1821. Chanoine Besse (Econne en Valais). Corhoz
(Aclens, Vaud). Jacz. (Clarens, Bex, Vaud). L. Fischer (Berne). Morthier
(Corcelles, canton de Neuchâtel). Otth (Berne). Preiswerk (Marienstein,
près Bâle). Rome (Genève). Schæffer (Constance). Secretan (Vaud). Trog
(Thoune). Winter (Zurichberg, près Zurich).
S. Cratæqus. Bernet (Genève). Morthier (Chizard, Corcelles). Rapin
(Rolle). Secretan (Vaud).
S. Fraxinus. Bernet (Genève). Corboz (Aclens, Vaud). Jacz. (Montreux).
Morthier (Neuchâtel). Otth (Berne). Rome (Genève). Secretan (Vaud).
Trog (Environs de Thoune). Winter (Rehtobel, près Zurich).
S. Alnus incana. Bâle, porte St-Jacob 1821. Bernet (Salève, près Ge-
neve). Morthier (Chizard et Corcelles). Otth (Steffisburg). Salis (Fürst-
wald, Grisons). Trog (Environs de Thoune). Winter (Speer, canton de
Zurich).
S. Alnus viridis. Chanoine Besse (Econne en Valais).
S. Fagus. L. Fischer (Berne et Thoune). Morthier (Chizard et Corcelles).
Muller Arg. (Environs de Genève). Otth (Steffisburg, près Berne).
S. Quercus Ilex. Trog (Thoune).
S. Quercus. Morthier (Boudry, près de Neuchâtel).
S. Pirus. Chanoine Besse (Econne). Morthier (Boudry, Chizard, Cor-
celles). Jacz. (Montreux).
SS. Lonicera. Morthier (Chizard et Corcelles).
S. Betula alba. Otth (Steffisburg).
S. Mespilus. Otth (Berne).
S. Carpinus. Bernet (Genève).
On reconnaît assez facilement le Phyllactinia sujfulia même à l’eil nu
BULL. HERB. BolIss., novembre 1896. 48
738 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
en ce que les périthèces semblent suspendus au-dessus de la feuille. Cette
apparence tient à la rigidité des appendices.
u
V. Genre UNCINULA Lév.
Mycelium aranéeux, pruineux, fugace. Périthèces globuleux. bruns,
munis d’appendices simples, rarement ramifiés, hyalins ou bruns, à
sommet fortement recourbé en spirale. Asques ovoides briévement pédi-
cellés en nombre variable, contenant 2-8 spores ellipsoides hyalines.
CLEF DES ESPÈCES
1. Appendices bi ou trifides. Espèces venant sur Acer.. U. aceris.
— Appendices toujours simples...................... 2.
2. Sur la vigne, généralement les conidies seules....... U. spiralis.
— "Sur Ulmusy. ale Ak ne ER es U. bivone.
— Sur,salıx, PopulusJetsBeiular RE Eee U. salicıs.
— Sur Prunus'spinosa:42 42... 2.2.0. RE ee U. prunastri.
1. Uncnula aceris Sacc.
Syn. Alphitomorpha bicornis Wallr.
Erysiphe bicornis Lk.
Uncinula bicornis Lev.
Erys. Aceris Secretan, III, p, 309 856.
Uncinula Tulasnei Fuckel.
Oidium Aceris Rabh.
Herbiers. — Bâle, Berne, Corboz, Cramer, L. Fischer. S. B. Genève,
Delessert, Lausanne, Morthier, Muller Arg., Polyt. Zurich.
Jacz. Herb. 1016, 1256, 2014, 2042, 2120,2150.
Exsicc. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 212.
Kunze Fungi selecti, 575.
Mycelium aranéeux, blanchâtre, très fugace, recouvrant toute la feuille
ou formant des taches limitées. Conidies ovoides de 25-40 sur 10 mm.
Périthèces assez gros, globuleux puis déprimés, de 0.2 mm. de diamètre,
munis d’appendices bifides ou dichotomes, rarement simples, à extrémi-
tés recourbees en crochet. Asques au nombre de 8-12 dans chaque péri-
thèce, pyriformes, briévement pédicellés, de 90-75 sur 50-64 mm.,
contenant 6-8 spores ellipsoïdes hyalines de 25-27 sur 12-16 mm.
Sur les feuilles de différents Erables.
S. Acer campestris. Bâle 1821-22. Chanoine Besse-Econne (Valais).
(19) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 739
Bernet (Genève). Buhrer-Clarens (Vaud). Chaillet (Neuchâtel). Corboz-
Aclens (Vaud). Cramer-Stausstadt (Zurich). Wemenstein (canton de So-
leure). Jacz. Montreux (Vaud). Morthier-Chenan (canton de Neuchâtel).
Muller Arg. (Environs de Genève). Otth (Berne). Preiswerk (Genève).
Rapin (Rolle). Rome (Genève). Salis, Lurslibad (près Coire, Grisons).
Tonduz, Pully (Vaud). Wegelin, Diessenhofen (Thurgovie). Winter (Zu-
richberg, près Zurich).
S. Acer Pseudoplatanus. Bâle 1821. Morthier (Neuchâtel). Otth (Berne).
Rome (Genève). Trog (Thoune).
L’Uncinula Tulasnei ne peut être regardée que comme une simple va-
riété de cette espèce. Il s’en distingue seulement par ses conidies, qui au
lieu d’être ellipsoides,sont globuleuses. On voit que c’est une différence
analogue à celle qui existe entre Er. communis et la variété Umbellifera-
rum. Cette variété vient sur Acer platanoides. Elle a été trouvée par
L. Fischer et Otth à Berne. Salis l’a signalée aussi à Coire sur Acer pseu-
doplatanus.
Dans les exemplaires de Bernet les asques varient de 60-90 sur
25-60 mm. et les spores de 20-35 sur 6-8 mm.
2. Un. spiralis Berk. et Br.
Syn. Uncinula americana Howe.
Un. Ampelopsidis Peck.
Un. subfusca Berk. et Br.
Erysiphe Tuckeri de Bary.
Oidium Tuckeri Berk.
Herbiers. — Berne, Corboz.
Jacz. Herb. 3058.
Etat conidifère.
Mycelium formant des taches floconneuses blanches puis brunätres, à
crampons lobes. Conidies ellipsoides ou oblongues en chapelet par 2-3,
rarement plus, de 25-30 sur 12-17 mm.
Etat ascosporé.
Peritheces globuleux noirs, de 90-100 mm. de diametre, munis d’ap-
pendices très longs, cutinisés à la base, recourbes en spirale au sommet,
de 300 sur 6-7 mm. Asques au nombre de 4, généralement ovoides, brié-
vement pédicellés, de 55 sur 45 mm., portant 6 spores ellipsoïdes de
16-20 mm. avec une grosse goutte d'huile au centre
Sur les feuilles les fruits et les jeunes rameaux de vigne.
__ Corboz, Aclens (Vaud). J. Dufour (diverses localités du canton de Vaud).
Jacz. Lavey (Vaud). Trog (environs de Thoune).
740 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
La forme conidifère est connue depuis longtemps en Europe. D’après
Oerstedt, les Romains en avaient déjà connaissance, mais elle n’a com-
menacé à devenir un véritable fléau pour la vigne que vers les années 40
de ce siècle. La première apparition de la maladie en Suisse a été notée
dans le canton de Vaud et au lac de Bienne en 1851. Pour la combattre
on a employé le soufrage. Il est à remarquer à ce sujet que dans ce pro-
cédé ce n’est pas le soufre qui agit chimiquement, mais bien plutôt sa
nature pulvérulente qui empêche l'accès des spores du parasite. En
effet des essais tentés avec d’autres poudres et même avec du sable ont
amenés aux mêmes résultats de préservation contre l’oidium. Jusqu’a ces
dernières années on ne connaissait que la forme conidienne du champi-
gnon en Europe. Aussi sa classification était encore douteuse, et bien
qu'on ne put douter qu’il s’agit d’un Erisyphe, on ne pouvait en toute
sûreté l’attribuer à telle espèce ou même à tel genre. D’après Sorauer,
cette espèce aurait été heteroique comme certaines Urédinées. Viala sup-
posait que l’oidium de la vigne était tout simplement l’Uncinula spiralis
d'Amérique dont les périthèces, très fréquents dans le nouveau monde,
ne se formeraient pas pour une cause ou pour une autre en Europe. Les
événements se chargèrent de confirmer cette opinion. En effet, en 1882,
M. Couderc, viticulteur bien connu, découvrit dans l’Ardèche l’oïdium
avec des périthèces qui ne laissèrent pas de doute sur l'identité du
champignon avec Un. spiralis. En 1893 on trouva les périthèces dans un
grand nombre de points sur le territoire français. Par l’examen de ces
échantillons, j'ai pu établir l'identité de l’U. spiralis avec l'Un. ampelop-
sidis qui ne se distingue que par ses appendices brunis à la base. Comme
on trouve sur les mêmes feuilles des périthèces à appendices hyalins et
des périthèces à appendices cutinisés, il est évident qu'il ne s’agit pas ici
d’un caractère constant comme celui que nous avons constaté pour l’Er.
communis et l'Er. Marti.
Les périthèces de l’U. spiralis n’ont pas encore été trouvés en Suisse,
mais comme ils ont été constatés en Savoie, il est probable qu’on ne sera
pas long à les découvrir ici aussi. ,
C’est ici le lieu de parler d’un parasite de l’Un. spiralis et en général
des Erysiphees. Ce parasite, le Cicinnobolus Cesati de Bary, développe ses
hyphes très délicates dans les filaments de l’Erysiphe et les fait pénétrer
dans les conidies. Là elles se ramifient et constituent un tissu pseudo-
parenchymateux qui tapisse intérieurement la membrane de la conidie.
Il se forme ainsi aux dépens de la conidie un réceptacle ou pycnide
rempli par des stylospores oblongues ovoïdes hyalines qui sortent en
(21) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ÉRYSIPHÉES DE LA SUISSE. 741
long ruban gélatineux par des déchirures de la paroi. Les pycnides se
forment aussi à l’intérieur des peritheces qui, pas plus que les conidies,
ne changent d’aspect extérieurement. Le Cicinnobolus était connu depuis
longtemps ainsi que le témoigne la synonymie que nous reproduisons
ici, mais on le considérait comme la forme pycnoide des Erysiphe.
Cicinnobolus Cessati de Bary.
Syn. Ampelomyces quisqualis Cesati.
Endogenium Crocq.
Leucostroma infestans Castagne.
Cicinnobolus florentinus Ehrh.
Byssocystis textilis Riess.
Jacz. Herb. 2210.
J'ai eu l’occasion de constater plus d’une fois en Suisse la présence du
Cicinnobolus dans les Erysiphe les plus diverses. Voici sa description
d’après des échantillons du Valais sur Er. communis, que je dois à l’obli-
geance de M. le chanoine Besse. Les pycnides sont ovoides, subglobu-
leux ou oblongs d’un jaune brun clair, placés en chaînettes ou solitaires,
pédicellés. Leur diamètre est plus grand que ne l'indique Saccardo. Je l’ai
toujours trouvé en moyenne de 45 sur 30 mm., quelquefois même de 60
sur 40 mm. Les stylospores sortent en un long ruban mucilagineux et
paraissent jaunätlres, vues en masse. Elles sont ellipsoides de 7,5-8 sur
3,9-4 mm. et non de 2,5-3 sur 10 comme l’affirme Saccardo. En somme le
parasite coïncide en tous points avec la figure de de Bary, Vergleichende
Morphologie und Biologie der Pilze 188%, fig. 119, p. 268. Les differences
de mesures ne sont pas de nature à faire douter de l’identite de l’espece,
d’autant plus que dans son supplément, Saccardo-Sylloge X, p. 220 décrit
quatre espèces, avec des grandeurs de stylospores variables, mais qui ne
sont évidemment que des formes de la même espèce.
3. Uncinula Bivonæ Lév.
Syn. Erysiphe clandestina Bivon.
Erysiphe adunca Fr.
Alphitomorpha adunca y Ulmorum Wallr.
Herbiers. — Berne.
Jacz. Herb. 107%.
Exsicc. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 824.
Mycelium aranéeux, fugace, blanchätre, recouvrant mdistinctement les
deux faces des feuilles; périthèces petits, globuleux, bruns, épars, munis
742 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
d’appendices hyalins, courts. simples, recourbés en crosse, lisses ou ver-
rugteux, au nombre de 20-25. Asques par quatre dans chaque périthèce,
globuleux, brievement pédicellés, de 38-48 s. 36 mm., contenant deux
spores ellipsoides, inéquilatérales, hyalines, de 22-30 s. 13-16 mm.
Sur Ulmus Campestris.
Bernet (Geneve). Trog (environs de Thoune).
4. U. Salicis Winter.
Syn. Uncinula adunca Lev.
Un. Salicis Secrétan, III, 399 et 655.
Un betulæ Secrétan, III, 655.
Erysiphe populi DC.
Erys. betulæ DC.
Alphitomorpha guttata Wallr. pr. p.
Herbiers. — Berne. Cramer. Delessert. L. Fischer. S. B. Genève. Mor-
thier. Corboz. Jacz. Herb. 77, 1257, 1404.
Exsice. Wartm. et Schenk Schw. Krypt. 320.
Mycelium blanc, formant des taches floconneuses irrégulières. Péri-
thèces petits, épars en petits groupes, globuleux puis déprimés, d’un
beau noir, munis d’appendices nombreux, simples, hyalins, recourbes en
crosse au sommet, atteignant le double du diamètre du périthèce. Asques
pyriformes, pédicellés, au nombre de 8-12 dans chaque périthèce, de
65-90 s. 38-55 mm., contenant 4-8 spores ellipsoides, hyalines, de 25-30
s. 15-19 mm.
Sur les feuilles de Salix, Populus et Betula.
Sur Salix. Bernet (Genève). Cramer (Seefeldstrasse, Zurich). Jacz.
(Pleiades sur Clarens, Les Plans au-dessus de Bez, Vaud). Morthier
(Seyon, Cottendar, canton de Neuchätel). Preiswerk (Bäle). Rome (Gran-
ges pres Geneve). L. Fischer (Burgdorf, canton de Berne). Otth (Berne).
Secrétan (Vaud) Trog (environs de Thoune). Corboz (Aclens, Vaud).
Sur Populus. Bâle (1822). Jacz. (Clarens, Vaud). Morthier (Auvernier,
près de Neuchâtel). Trog (Thoune), Winter (Altstetten, Zurich).
Sur Betula. Trog (Thoune). Secrétan (Vaud).
D. U. Prunastri Sacc.
Syn. Uneinula Wallrothii Lev.
Erysiphe Prunastri DC.
Er. adunca £ Duby.
Herbiers. — Morthier.
(23) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 743
Mycelium aranéeux, blanc, fugace. Périthèces petits, épars, globuleux,
munis de nombreux appendices hyalins, recourbés en crochet, atteignant
le double du diamètre du périthèce. Asques au nombre de 8-16 dans
chaque périthèce, briévement pédicellés, de 50-25 mm., contenant 4-6
spores ellipsoides, hyalines, de 13 s. 10 mm.
Sur les feuilles de Prunus spinosa.
Morthier (Chizard, canton de Neuchâtel).
L’Erisyphe Wallrothii d'Otth sur Salix purpurea, trouvé à Steffisburg,
est évidemment synonyme d’Uncinula salicis, ainsi que le témoigne
l'échantillon de l’Herbier de Berne.
VI. Genre PODOSPHZRA Kunze.
Mycelium aranéeux, fugace, blanc; perithèces globuleux, bruns, munis
du 3-8 appendices bruns, ramifies aux extrémités en dichotomie, à bouts
hyalins. Asque unique, globuleux, pedicellé, contenant jusqu’à 8 spores
ovoides, hyalines, unicellulaires.
CLEF DES ESPÈCES
1. Appendices plus courts ou aussi longs que le diamètre
HP DÉLIIDEC EE ne D ee ae A NES eee P. Oxycanthe.
— Appendices égalant le triple de la longueur des péri-
DHÉCES MR ION le en 2.
BEeeNppendiceshdiversents. 2... wen. as P. myrtillina.
— Appendices à rameaux s’elevant parallelement....... P. tridactyla.
1. Podosphera Oxyacanthe D. Bary.
Syn. Erysiphe Oxyacanthæ DC.
Erysiphe clandestina Lk.
Erysiphe clandestina Otlh.
Erysiphe Oxyacanthæ Secretan, III, 656.
Podosphera clandestina Otth.
Podosphera Kunzei Fuckel.
Pod. Kunzei Lev. (pr. p.)
Herbiers. — Berne. Cramer, Corboz.
Exsicc. Wartm. et Schenk. Schw. Krypt. 628.
Mycelium persistant, blanc, recouvrant les deux faces des feuilles et
souvent les jeunes rameaux. Périthèces globuleux, rares, petits, munis de
8-10 appendices bruns, ramifiés en dichotomie, à rameaux courts dilatés,
74% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
arrondis, hyalins au sommet. Asques ellipsoides ou globuleux, contenant
8 spores ellipsoides, hyalines de 16-19/13 p.
Sür l’Aubepine, le Néflier, le Sorbier.
Sur Sorbus. Morthier (Neuchâtel). Otth (Bremgartenwald, près Berne).
Corboz (Aclens, Vaud). Chaillet (Neuchätel).
Sur Cratzegus. Otth (Steffisburg, près Berne). L. Fischer (Frosburg, can-
ton de Soleure). Secretan (Vaud).
Oith a distribué cette espèce dans les Schweizerische Kryptogamen sous
le nom d’Erysiphe Kunzei. De son côté Morthier l’identifie au Podosphæra
myrtillina. Cependant c’est une espèce bien caractérisée.
2. P. myrtillina Kunze.
Syn. Podosphera Kunzei Fex. (pr. p.)
Erysiphe myrtillina Fr.
Spheria myrtillina Schubert.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Mycelium diffus, peu apparent, fugace. Périthèces épars, globuleux, pe-
tits, munis de 4-10 appendices fixés à la parti supérieure du périthèce
mais divergents, retombant en arc, ramifiés en dichotomie, dépassant le
triple du diamètre des peritheces. Asques globuleux de 70-80 mm. de
diamètre. Spores ellipsoides hyalines, de 25-30/15-17 mm.
Sur Vaccinum Myrtillus et V. uliginosum.
Morthier (Jura Neuchätelois). Otth (Steffisburg, canton de Berne).
3. P. tridactyla de Bary.
Syn. Alphitomorpha tridactyla Waller.
Podosphera Kunze: (pr. p.)
Erysiphe Brayana Vaigt.
Herbiers. — Berne. Morthier.
Mycelium diffus, fugace, s'étendant sur les deux faces de la feuille; pé-
ritheces globuleux, bruns, munis de 3-7 appendices fixés au sommet du
périthéce et s’élevant parallèlement. Ces appendices sont très longs et
ramifiés en dichotomie. Les rameaux sont courts, élargis et recourbes en
crosse au sommet. Asques globuleux de 80 mm. de diamètre. Spores
ellipsoïdes, hyalines, de 20 mm. de long.
Sur les feuilles de Prunus.
Morthier (Jura Neuchâtelois). Otth (Berne, Steffisburg).
(25) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE.
VIT. Genre MICROSPHZERA Léveillé.
745
Mycelium épars, aranéeux, blanc. Périthèces globuleux à appendices
ramifiés en dichotomie. Asques en nombre variable dans chaque péri-
thêce, jamais solitaires, ovoïdes oblongs, contenant de 2-8 spores ellipsoi-
des, hyalines.
CLEF DES ESPÈCES
1. Rameaux terminaux des appendices cylindriques, droits,
jamais recourbés en crosse ..................... 2.
— Rameaux terminaux épaissis au sommet et recourbes, 4.
AA PAS QUES CONICHANE 2 Sporese. 23... een M. Lycii.
— EU TL S SDOTES RE PRR Er RTE AN ne 3.
BeebarasitessunlesAstranalus......0..200.0002 0 M. Astragali.
= karasites sur les Berberis... . 2. 2... 22 2.0. M. Berberidis.
—_#barasıtes-sur.les-Lonzcera.. PIN EE M. Lonicere.
mibarisites sur les Grossularia. 02402. M. Grossularie.
4. Appendices plus courts que le diamètre des périthèces. 5.
— Appendices beaucoup plus longs que le diamètre des
FÉRUINORES Rs ee BE RE: 6.
>. Périthèces épars à appendices ramifiés cinq à sept fois
ENKIEholomIese er Re NUE M. Alnı.
— Peritheces groupés, à appendices ramifié deux ou
EROTSHOISE N A a ee ee ee eich M. Ehrenbergii.
OPA TASIE SUR ESA rien nenne ehe M. Evonymi.
= Skarasıtersunle.Nerprune. NME RC NS M. Divaricala.
1. M. Lycii Winter.
Syn. Erysiphe Lyeii Lasch.
Erysiphe Mougeotii D. Bary.
Mycelium aranéeux, persistant, muni de crampons indivis. Périthèces
petits, globuleux puis déprimés, épars ou groupés, munis de nombreux
appendices réunis à la partie supérieure du périthèce, hyalins, ramifiés en
dichotomie, à branches terminales amincies. Les appendices ont le double
et le triple du diamètre des périthèces. Asques au nombre de 12-16 dans
chaque perithèce, ovoides, contenant deux spores ellipsoides.
Sur Lycium barbarum.
Jacz. (Monthey dans le Valais).
Je n’ai vu que la forme conidienne.
746 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
2. M. Astragali Sacc.
& Syn. Mucor Erysiphe Lin.
Alphitomorpha holosericea Wallr.
Alphitomorpha sericea Wallr.
Erysiphe holosericea Link.
Calocladia holosericea Lév.
Herbiers. — Morthier.
Jacz. Herb, 2879.
Mycelium aranéeux, fugace, s'étendant sur toute la surface de la feuille;
périthèces petits, globuleux, de 0,13 mm. de diamètre, épars ou groupés,
munis de 10-16 appendices, très souvent simples, mais normalement di-
visés une fois, en dichotomie, de couleur brunätre, très longs, atteignant
jusqu’à 6 fois le diamètre du périthèce. Asques au nombre de 8-10, ovoi-
des, brièvement pédicellés, de 50-70/30-40 mm., contenant de 4 à 6 spores
ellipsoides, hyalines, de 18-25/10-12 mm.
Sur les feuilles d’Astragalus glycyphyllos.
Chanoine Besse (Econne, Valais).
Jacz. (Val d’Entremont, Valais). Morthier (Bois de Peseux, canton de
Neuchâtel). Winter (Appolten, Zurich). Chaillet (Neuchâtel).
C’est en quelque sorte un type de transition entre les Microsphæra et
la Erysiphe proprement dit. On rencontre aussi accidentellement chez la
Erysiphe des appendices ramifiés. Ici les appendices sont très longs et
souvent simples et il faut un peu d'attention pour découvrir des rameaux
dichotomes. Les appendices sont réunies en masses aux pôles, ce qui est
un bon caractère pour distinguer cette espèce des Erysiphe chez lesquels
les appendices sont épars. Les échantillons du chanoine Besse donnent
70/40 mm. pour les asques 25/12 mm. pour les spores.
3. M. Berberidis Léveillé.
Syn. Erysiphe Berberidis DC.
Calocladia Berberidis Lev.
Herbiers. — Berne. Morthier, Muller Arg., Wartmann.
Jacz. Herb. 1089, 2057.
Exsice. Kunze Fungi selecti 320.
Mycelium aranéeux, généralement persistant; perithèces globuleux,
épars ou en groupes, petits, munis d’appendices au nombre de 5-10 géné-
ralement, rigides, hyalins, ramifiés en dichotomie, à rameaux droits, obtus.
Asques par 6-10 dans chaque périthèce, ovoïdes, brièvement pedicellés,
(27) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 747
de 45-55/20-30 mm. contenant 4-6 spores ou plus rarement 8, ellipsoides,
hyalines, de 18/7-8 mm.
Sur les feuilles de Berberis Vulgaris.
Jacz. (Plaine du Rhône, Vaud). Morthier (Rochefort, Clemezin, canton
de Neuchâtel). Muller Arg. (Environ de Genève). Otth (Environ de Berne).
Schröter (Flamtern, près Zurich). Winter (Environs de Zurich).
4. M. Lonicere Winter.
Syn. Erysiphe Loniceræ DC.
Alphitomorpha divaricata B Wallr.
Alphitomorpha penicillata 8 Wallr.
Erysiphe Dubyi Lév.
Microsphæru Dubyi Lév.
Herbiers. — Berne. L. Fischer.
Exsicc. Kunze Fungi Selecti 319.
Mycelium aranéeux persistant ou fugace; périthèces pelits, globuleux,
épars, munis de 7-12 appendices hyalins, ramifiés en dichotomie, à ra-
meaux courts, droits, divergents. Asques, au nombre de 4-5 dans chaque
périthèce, ovoides, de 48-60/35-40 mm. contenant 4 spores ellipsoides,
de 22/13 mm.
Sur les feuilles de différents Lonicera.
Sur Lonicera caprifolium. L. Fischer (Berne). Secrétan (Vaud).
Sur L. Periclymeni. (Zurichberg, près Zurich). Winter.
Sur L. nigra. Otth (Bremgartenwald, canton de Berne).
5. M. Grossulariæ Lev.
Syn. Calocladia grossularia Lév.
Erysiphe penicillata 8 Duby.
Erysiphe penicillata var. Lk.
Erysiphe grossulariæ D. Bary.
Colocladia grossulariæ Lév.
Herbiers. — Berne. Morthier. Jacz. Herb. 1338.
Mycelium aranéeux, grisätre, abondant. Perithèces petits, globuleux,
épars ou groupés, munis d’appendices courts, de la longueur du diamètre
du périthèce environ, ramifiés en dichotomie, et terminés par deux dents
parallèles. Le nombre des rameaux est de 10-15 environ. Asques au
nombre de 4-8 dans chaque périthèce, ovoides, brièvement pedicellés,
contenant 4-5 spores ellipsoides.
Sur les feuilles de Ribes Grossularia.
748 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
Jacz. (Bex, Vaud). Morthier (Chizard, canton de Neuchâtel). Otth
(Berne).
6. M. Alni Winter.
Syn. Erysiphe Alni DC.
Microsphæra penicillata Wallr.
Calocladia penicillata Wallr.
Erysiphe penicillata Secrétan, III, 653.
Erysiphe Alni Secrétan Ill, 400.
Microsphera Hedwigii Lév.
M. Friesii Lév.
Calocladia Hedwigir Lév.
Herbiers. — Berne. Duby. S. B., Genève. Lausanne. Morthier. Poly-
technicum Zürich.
Jacz. Herb. 1069, 1258, 1259, 1057, 1088.
Exsice. Wartm. et Schenk Schweiz. Krypt. 424, 825. Supp. Winter 85.
Kze. F. S. 318, 576.
Mycelium aranéeux formant des taches limitées ou recouvrant toute la
surface de la feuille, très fugace, peu apparent. Périthèces globuleux,
bruns, petits, déprimés par la suite, munies de 7-12 appendices de la lon-
gueurs du diamètre du périthèce environ, rarement plus longs, ramifiés
en dichotomie, à rameaux courts, divergents, bifides recourbés en cro-
chet. Asques au nombre de 2-5 dans chaque périthèce, ovoides, briève-
ment pédicellés, de 45-60/35 mm., contenant de 4-8 spores ellipsoides,
hyalines de 20-22/10-13 mm.
Sur Alnus, Viburnum, Rhamnus cathartica, Betula.
Sur Alnus incana. Otth (Berne).
Sur Alnus glutinosa. Otth (Berne). Rapin (Rolle, Vaud). Trog (Thoune).
Sur Rhamnus cathartica. Winter (Katzensee, près de Zürich).
Sur Viburnum Opulus. Bernet (Genève). Bâle (1824). Morthier (Chizard,
Auverniers, canton de Neuchätel). Otth (Berne). Siegfried (Zurich). Winter
(Wiedikon, pres Zurich).
Sur Viburnum Lantana. Bâle (1824). Morthier (Dombresson, canton de
Neuchâtel). Otth (Berne). Winter (Rehtobel, près Zurich).
7. M. Erenbergii Lév.
Herbiers. — Berne.
Mycelium aranéeux, persistant. Périthèces groupés, globuleux, petits,
munis de 7-14 appendices qui sont à peu près de la longueur du diamètre
(29) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 749
des périthèces, deux ou trois fois dichotomes au sommet, à rameaux re-
courbés en crochet. Asques au nombre de 4 dans chaque périthèce, ovoi-
des, subsessiles, de 45/36 mm., contenant 4-8 spores ellipsoides, hyalines,
de 18-20/9 mm.
Sur Lonicera tatarica.
Otth (Environ de Berne).
8. M. Evonymi Sacc.
Syn. Erysiphe comata Link.
Erysiphe Evonymi DC.
E. penicillata var. I. Fr.
Herbiers. — Bâle. Berne. Morthier. Corboz.
Mycelium aranéeux, fugace, formant des taches assez étendues; péri-
thèces épars, petits, globuleux, munis d’appendices très longs, atteignant
au moins six fois le diamètre du périthèce, ramifiés en dicholomie, à
bouts renflés, recourbes en crochet. Asques par 4-8 dans chaque péri-
thece, ovoides, subsessiles, de 60-50 s. 30-36 mm., contenant 4-6 spores
ellipsoides de 15-20 s. 9-11 mm.
A la face inferieure des feuilles d’Evonymus europaeus.
Morthier (Corcelles, canton de Neuchâtel). Otth (Steffisburg, près Berne).
Preiswerk (environs de Bâle). Secrétan (Vaud). Winter (Altstadt, canton
de Zurich). Chaillet (Neuchâtel). Corboz (Aclens, Vaud).
9. M. divaricata Lév.
Syn. Erysiphe divaricata Duby.
E. penicillata d, Fries.
E. divaricata Secretan, III, 653.
Herbiers. — Bäle. Morthier.
Mycelium fugace, aranéeux. Périthèces petits, épars, globuleux, munis
d’appendices atteignant environ six fois le diamètre du périthèce, et
ramifiés en dichotomie, à bouts enroulés. Les appendices sont au nombre
de 10-16. Asques au nombre de 4 dans chaque périthèce, ovoides, sub-
sessiles, contenant quatre spores ellipsoides, hyalines.
A la face inférieure des feuilles de Rhamnus Frangula.
Morthier (St-Martin, canton de Neuchâtel). Preiswerk (environs de
Bâle). Secrétan (Vaud).
Secrétan indique aussi cetle espèce sur Lonicera; ceci implique évi-
demment une confusion avec M. Loniceræ Winter.
On trouve à l’Herbier du Polytechnicum de Zurich un échautillon
750 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
récolté par Tonduz à Chailly, pres Vevey (Vaud) sur Laurus Lusitanica,
sous le nom d’Erysiphe Bertaloni. C’est la forme conidienne (Oïdium
Passerini) dont la forme ascosporée est encore à découvrir.
NII. Genre APIOSPORIUM Kunze.
Périthèces supères, très petits, globuleux ou pyriformes, membraneux
ou carbonacés, entourés d’un mycelium toruloide abondant, brun. Asque
unique et très fugace (selon Fuckel), contenant 8 ou un plus grand
nombre de spores globuleuses ou oblongues, simples, hyalines.
Les formes conidiennes qui sont en somme les seules bien connues,
font partie des genres provisoires Torula, Hormiscium et Antennaria.
CLEF DES ESPECES
1. Sur les feuilles de Fagus et d’Ilex................. A. Fumago,
— Sur. les Vieux troncs.de Saulesıı, „vn. en ee A. Salicis.
— ZSurlesstenllesederOnercu see ee A. Quercicolum.
— Sur les feuilles et rameaux de Rhododendron ........ A. Rhododendri.
— Surslesitiges.de’Brassican ET CE UE A. Brassicæ,
— Sur les feuilles de Plantago....................... A. Plantaginis.
-
1. Apiosporium Fumago Fuckel.
Berbiers. — Morthier.
Exsicc. Fuckel Fungi rhenani 2143.
Mycelium rampant, moniliforme; conidies en chaïînette, globuleuses,
olivacées, de 8 mm. de diamètre, portées à la surface d’hyphes verticales
brunes; périthèces subglobuleux, aplatis, rugueux, noirs, punctiformes.
Asque unique de 16 mm. de diamètre (suivant Fuckel), globuleux, con-
tenant un grand nombre de spores globuleuses, hyalines petites.
Sur les feuilles sèches de Fagus sylvatica et sur les feuilles vivantes
d’Ilex aquifolium.
Sur Fagus. Morthier (Iter, canton de Neuchâtel.
Sur Ile. Morthier (Montezillon, canton de Neuchâtel).
Les conidies et le mycelium forment de larges croûtes noires à la sur-
face des feuilles. Les périthèces ont une structure nettement radiée,
rappelant celle des Asterina. Winter (Die Pilze II, 71) penche même pour
la réunion de cette espèce aux Asterina. I y a cependant des caractères
tirés des spores et de l’asque unique, qui ne permettent pas ce rappro-
(31) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 751
chement, au moins avec l’extension acluelle donnée au genre Asterina.
Les périthèces sont souvent confluents deux par deux.
2. Ap. Salicis Kunze.
Herbier. — Delessert.
Conidies en chapelets, brunes, ovoides.
Périthèces très petits, globuleux, pyriformes ; asques inconnus. Spores
ovoides, hyalines, de 10 s. 8 mm.
Sur les vieux troncs de saules.
Chaillet (Neuchâtel ?). Rome (Champel, près Genève).
3. Ap. pinophilum Fuckel.
Syn. Antennaria pinophila Nees.
Torula pinophila Chev.
Antennaria pinophila Secrétan, III, 713.
Torula pinophila Secrétan, III, 330.
Hormiscium pythiophilum Nee.
Racodium pythiophilum Wallr.
Herbiers. — Delessert. Morthier.
Jacz. Herb.
Conidies en chainettes rameuses, cubiques ou subglobuleuses-cubiques,
brunes, de 18-20 mm. de diamètre.
Mycelium formant des masses compactes, brunes. Périthèces épars,
punctiformes, aplatis, rugueux. Asque unique, gros, globuleux, contenant
un grand nombre de spores petites, cylindriques, hyalines.
Sur les feuilles et les branches d’Abies pectinata.
Jacz. (Montreux, Vaud). Morthier (canton de Neuchâtel). Secrétan
(Vaud). Rome (Salève, près Genève).
4. Ap. quercicolum Fuckel.
Herbiers. — Morthier.
Conidies oblongues, ovoides ou de forme irrégulière, brunes opaques,
à trois ou quatre loges, de 48 s. 24 mm.
Mycelium articulé, en masse compacte, formant des taches brunes à la
surface des feuilles. Périthèces globuleux, bruns, très petits, de 48-50 mm.
de diamètre, renfermant un asque globuleux. Spores nombreuses, globu-
leuses, hyalines, à deux gouttelettes d’huile, de 6 mm. de diamètre.
Sur les feuilles vivantes de Quercus.
Morthier (Serroue, Montezillon, bois de Peseux, canton de Neuchâtel).
752 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
5. Ap. Rhododendri Fuckel.
< Syn. Torula Rhododendri Fuckel.
Herbiers. — Berne. Morthier. Muller Ar. Jacz. Herb. 1768, 2203.
Exsice. Kunze Fungi Selecti 321.
Conidies globuleuses ou oblongues, en chainettes, brunes, transpa-
rentes, de 12-5 mm. de diamètre.
Périthèces petits, bruns, déprimés. contenant un asque globuleux. Spores
globuleuses, hyalines, avec une gouttelette d'huile, de 8 mm. de diamètre.
Sur les feuilles et les rameaux de Rhododendron ferrugineum.
Jacz. (Rochers de Naye, Zermatt, Creux-du-Vent, Neuchâtel. Cantine du
Proz, St-Bernard, Valais. Pont-du-Nant, au-dessus de Bex, Vaud. Châte-
lard, route de Salvan à Chamounix). Muller Arg. (Faucille, dans le Jura).
Otth (Eizburg, canton de Berne). Winter (Mont Pilate).
Les conidies sont très fréquentes à la face inférieure des feuilles et sur
les rameaux jeunes. Les périthèces sont beaucoup plus rares et viennent
exclusivement sur les rameaux. Je n’ai jamais rencontré la forme
ascosporée.
6. Ap. Brassice Fuckel.
Syn. Perisporium Brassicæ Lib.
Hormiscium laxum Wallr.
Conidies en longues chaînettes toruloïdes, formant une rangée de
18-24 articles, subglobuleuses, brunes, transparentes.
Périthèces très petits, globuleux, groupés, bruns puis noirs. Asques
inconnus. Spores quadrangulaires, ovoides, hyalines, avec une goutte-
lette d'huile, de 16 s. 12-14 mm.
Sur les tiges putrescentes de Brassica.
Jacz (Blonay, près Clarens, Vaud; la forme conidienne).
7. Ap. Plantaginis Fuckel.
Ap. Torula Plantaginis.
Gyroceras Plantaginis Sacc.
Exsice. Rabenh. Fungi Europ.
Mycelium noir, diffus, formant des taches indéterminées à la face su-
périeure des feuilles. Conidies, en chaïnettes simples ou ramifiees,
brunes, quadrangulaires, de 9-13 mm. de diamètre, avec une gouttelette
d'huile au centre.
Etat ascosporé inconnu.
Sur les feuilles de Plantago.
(33) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 753
IX. Genre DIMEROSPORIUM Fuckel.
Périthèces supères, giobuleux, membraneux ou carbonacés, noirs,
entourés d’un mycelium puissant, persistant, brun, formant des subicu-
lum et portant des conidies. Pas d’ostiolum. Asques sans paraphyses,
contenant huit spores hyalines ou brunes bicellulaires. Parasites sur les
feuilles.
CLEF DES ESPÈCES
1. Spores hyalines; sur les végétaux ligneux.......... D. pulchrum.
— Spores brunes, opaques; sur Veronica.............. D. abjectum.
1. Dimerosporium pulchrum Sacc.
Syn. Apiosporium pulchrum Sacc.
Sarcınella heterospora Sacc.
GConiothecium Questier! Desmaz.
Herbiers. — Morthier.
Exsice. Rabech. Winter Fungi Europ. 3050.
Etat conidifere.
Conidies de deux formes; les unes sarsiniformes, en forme de ballot à
4-12 cellules, noires, opaques, de 20-25 mm. de diamètre, les autres
cylindriques fusiformes, arquées en faux, de 35 s. 9 mm., hyalines, à
trois cloisons transversales sans étranglement.
Etat ascosporé.
Périthèces épars, globuleux, d’un brun jaunâtre, de 80-100 mm. de
diamètre. Asques peu nombreux, ellipsoïdes, de 46 s. 30 mm., contenant
huit spores ovoides, oblongues, hyalines, bicellulaires, étranglées à la
cloison de 22 s. 11 mm.
Sur les feuilles de Ligustrum, Cornus, Carpinus, Lonicera, etc.
Sur Ligustrum vulgare. Morthier (Peseux, Bussy, canton de Neuchâtel).
Winter (Zurich).
Sur Cornus sanguinea. Schenk (Stein am Rhein).
L’echantillon de l’herbier Morthier porte le nom impropre d’An-
tennaria pinnophila. Le mycelium forme des taches noires étendues à la
surface des feuilles.
BULL. HERB. BoIss.. novembre 1896. 49
754 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3%)
2. D. abjectum Fuckel.
+ Syn. Spheria abjecta Wallr.
Dothidea Veronicæ Lib.
Asterina Veronicæ Lib.
Asterina Veronicæ Desmaz.
Meliola abjecta Schröter.
Périthèces groupés, petits, globuleux, coniques ou hémisphériques, à
bords frangés, entourés d’un subiculum brun très développé qui, selon
Fuckel, donne naissance à des conidies ovoides, bicellulaires, de 16
s. 8 mm. Asques ovoides, sessiles, de 30-36 s. 21-24 mm., contenant huit
spores oblongues, bicellulaires, légèrement étranglées à la cloison, bru-
nes, opaques, de 12-17 s. 6-8 mm.
Sur les feuilles vivantes et languissantes de Veronica officinalis.
Morthier (Jura neuchâtelois, in Fuckel Syneb. Mycol. p. 89).
Je n'ai malheureusement pas retrouvé cette espèce dans l’herbier
Morthier. Elle semble établir la transition entre les Dimerosporium typi-
ques et les Asterina. Le mycelium constitue des taches arrondies con-
fluentes, surtout à la face supérieure des feuilles.
Une troisième espèce du genre D. areophyllum Speg. devrait égale-
ment se retrouver en Suisse, sur Rhododendron furugineum.
X. Genre MICROTHYRIUM Desmaz.
Périthèces supères, aplatis, scutiformes, dimidiés, à structure radiée et
à bords frangés, percés d’un pore au centre. Asques ovoïdes sans para-
physes. Spores variables, bicellulaires et hyalines dans les espèces que
nous décrivons ici.
CLEF DES ESPÈCES
1. Périthèces d’un brun mat venant sur les feuilles..... M. microscopicum.
— Périthèces d’un noir brillant venant sur les sarments
de RUDHS 5522 RE RE NT ER RNA M. Rubi.
1. Microthyrium microscopicum Desmaz.
Jacz. Herb. 338.
Peritheces dimidiés. en forme de bouclier, à bords frangés, percés d’un
pore au centre, bruns, de 150 mm. environ de diamètre. Asques sessiles,
en massue, de 25-30/7-9 mm., sans paraphyses. Spores sur deux ou trois
>, GLS Ld ct
(35) A. JACZEWSKI. MONOGRAPHIE DES ERYSIPHEES DE LA SUISSE. 755
rangs dans l’asque, ovoides en massue, bicellulaires, à loges inégales, sans
étranglement, hyalines, de 8-10/3-3,5 mm. avec deux à quatre goutte-
lettes d'huile.
Sur les feuilles mortes et languissantes de Buxus, Quercus, Fagus,
Vinca, Symphoricarpus, Ilex, etc.
Sur Ilex Aquifolium. Jacz. (Chillon, Vaud).
Sur Buxus. Morthier (Neuchâtel).
2. M. Rubi Nessl.
Exsicc. Kunze Fungi selecti 379.
Périthèces massés en groupes irréguliers, convexes-dimidiés, en forme
de bouclier, d’un noir brillant, très petits, ne dépassant pas 100 mm. de
diamètre, à structure netiement radiée. Asques cylindriques, sessiles, de
40-50/7-9 mm. contenant 8 spores disposées sur deux rangs, ovoides,
oblongues, hyalines, bicellulaires à loges inégales, de 10-14/4 mm.
Sur les sarments de Rubus.
Winter (Zurichberg, près Zurich).
Espèce douteuse d’après Winter. Cependant la structure nettement
radiée des périthèces et les autres caractères ne permettent guère de la
placer autre part.
756
SUR QUELQUES ALCHIMILLES DU CAUCASE
PAR
Robert BUSER
MM. Sommier et Levier ayant rapporté de leur voyage au Caucase une
serie d’Alchimilles, ont bien voulu me les confier à l’examen. La collec-
tion n’était pas considérable, mais se distinguait tant par un choix et une
préparation impeccable que par la nouveauté des formes. Avec l’assenli-
ment de ces botanistes, je publie ici le résultat de cet examen.
Genève, 7 novembre 1896.
I. ALPINÆ
1. A. sericea Willd. Enum. hort. Berol., I, 1809, 171; DC. Prodr.,
II, 590; C.-A. Meyer Verz. Pfl. Cauc., 1831, n° 1509; Boiss. Fl. or., Il,
730 p. p. — A. alpina M. B. Taur.-Cauc., I, 1808, 114. — A. alpina ©.
sericea Tausch in Flora, 1841, XXIV, pars 1, Beiblätter 108, 110.
Obs. Speciei bene notæ stationes non retinui.
II. PUBESCENTES
Species minores, ubique villosæ, xerophilæ. Folia parva reniformia
v. Suborbicularia, 7-9-loba, crenato-dentata, glaucescentia. Caules duri
rigidi, in sole colorati, ramis pseudodichotomis. Flores parvi, glomerulali,
glomerulis in speciminibus macris confluentibus.
2. A. rigida sp. n.
Habitu et dimensionibus À. sericatæ Rchb.; gracilis, palmaris, sed culta
semimelralis, sericeo-villosa. Folia radicalia suborbiculari-reniformia,
7-loba (culta incomplete 9-loba), plana, lobis latis, ad '/s radii longitu-
dinem incisis, aut semi-ovatis arcuato-rotundatis aut sæpius + truncatis
lateribusque per 2-3 dentium longitudinem integris, adulta villo rariore
subtus minute reticulata, dentibus porrectis suberenatis acutiusculis aut
(2) R. BUSER. QUELQUES ALCHIMILLES DU CAUCASE. 757
mamilliformibus. Caules rigidissimi, strictissimi, rarius subflexuosi, per-
distanter foliati, in quadrante superiore ramosi. Inflorescentia subcorym-
bosa, ramis 2-4 (culta ad 6), inferioribus acutangulis, superioribus sub-
dichotome divaricatis. Racemulorum approximatorum axes abbreviati,
rarius + producti, flores inde conglomerati. Urceoli demum bene turbi-
nati, sepalis majusculis breviores.
Caules 2-3 (culti-5) dm. Petioli 4-11 (-15) cm. Folia 2,5-4 (-5) X 2-3,5
(-4,5) em. Flores 3-4 mm. lati. Urceoli 1-1,5 mm. longi. Sepala 1,25-
1,5 mm. longa.
Affinis A. sericatæ Rchb. (pubescens Willd. non Lam.) cujus folia undulata,
si denudata levia, lobis angustioribus, altius (ad 1/2 radii longit.) et sinuate
incisis, parabolicis, latere sese paullum obtegentibus, axes scorpioides racemu-
lorum plerumque producti, urceoli sepalis longiores sunt.
Hab. Mons Elbrus (vulgo Minghi-tau), in monte supra fluvium Kükürtli, ca.
2500 m. (Sommier et Levier).
Area geogr. In montibus prov. Karabach et Talysch nec non territorii Elisa-
bethopolensis, mense majo et jun. (Hohenacker). — Armenia rossica ad lacum
Goktscha (Bunge 17, VI, 1859 in Herb. Boiss.). — Persia borealis : versus
Enzeli (Pallas in Herb. Willd., no 3441 (« A. pubescens W.») fol. 3 specimen
superius). — Culta in hortis Monacensi (Zuccarini 1820, Kummer 1839, florens
Junio post omnes affines vicinas teste Berger), Holmiensi, Turicensi agricult.
3. À. caucasica Sp. n.
Habitu et magnitudine À. flabellatæ Bus., parva, palmaris, pervillosa,
indumento in planta juvenili subappresso sericante, in planta adulta
erecto horizontaliter patente. Folia radicalia parva, reniformia, 7-loba,
plana, lobis latis, ad ‘/2 radii longit. incisis, obovatis, truncatis, lateraliter
cuneato-integris, dentibus utrinque 2-4 grossis ovatis, supra pubescentia
vel subvillosa, subtus villosa vel villosissima. Caules graciles, arrecti.
nudiusculi (supra folium vaginatum basilare unicum caulinum sterile
adest), in triente vel quadrante superiore ramulos 1-2 perbreves gerentes,
Flores A. flabellatæ, in apice ramulorum glomerati, sed majusculi, sub-
duplo villosiores.
Caules 6-12 cm. Petioli 2-3 cm. Folia 15-27 x 12-19 cm. Flores 3,5-
4 mm. lati. Urceoli, sepala 1,5 mm. longa.
Arte affinis et plane ejusdem typi atque A. flabellata Bus. (pubescens Koch,
Gremli, non alior.) cujus locum in regione pontica occupare videtur. A. flabellata
in montibus Europæ centralis et meridionalis late dispersa, in Olympo Bithyno
typica obveniens, ex Caucaso exclusa, villo dimidio rariore, foliorum majorum
758 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
lobis latioribus, dentibus minoribus et uno pari numerosioribus, floribus mino-
ribus, statura graciliore discrepat.
Hab. Caucasus, ditionis Kuban, in jugo Tieberdinski perival, inter flumina
Tieberda et Do-ut (Sommier et Levier).
Area geogr. Ossetia : Kobi et in alpe Kashek (Brotherus 291 a, d). — Daghestan
(Becker). — Cauc. orient. (Ruprecht). — Armenia turcica : Karagelldagh in
pascuis alpinis (Sintenis 74396 p. p., villosissima).
Obs. Rosulam sterilem speciei probabillime nov& legg. Sommier et Levier in
ditione Kuban inter pagos Do-ut et Utschkulan. — Vera A. sericata Rchb.
(A. pubescens Willd. non Lam. — A. vulgaris 8. Biebersteinii Boiss. Or., IT,
730) in itinere in conspectum non venit.
III. CALICINÆ
Folia radicalia suborbicularia, majora multiloba, plana, pro proportione
tenuia, raro villosa, nervis translucidis, arte reticulatis, exsiccatione
sublus præsertim prominulis. Stipulæ basilares laxæ, siccæ, brunneo-
membranaceæ. Inflorescentia diffusa, stipuliis inæqualiter inciso-dentatis,
racemis sæpe elongatis, floribus majoribus, læte flavis, longe pedicellatis.
Calix et caliculus plerumque æquilongi, sæpe æquilati, urceolo brevi
sæpe longiores, habitu quodam pseudocorollino, in fructu plani, stellati,
duri; sepala peracuta. Ovaria maturitatem versus ad ‘/2-?/3 e disco lato
emergentia. — Species spectabiles, sæpe graciles, glaucescentes.
4. A. acutiloba Steven Verz. d. auf d. Taur. Halbinsel wildw. Pfl.,
Moskau, 1852, p. 152; Buser in Magnier Scrinia fl. sel.. 1895, p. 280. —
A. vulgaris 8 major Boiss. et Buhse, Aufz. der auf ein. Reise durch
Transkauk. u. Pers. ges. Pfl. in Nouv. Mém. Soc. imp. nat. Moscou, XII,
1860, 81; Boiss. Fl. or., II, 730 p. p.
Inter maximas generis, spectabilis, semimetralis immo submetralis, varie
villosa. Folia suborbicularia, 11-vel incomplete 13-loba lobis exterioribus
(expansis) supra petiolum sese attingentibus aut obtegentibus et folium
pseudopeltatum efformantibus. Lobi paulum alti (ad '/ radii long.),
arcuato-rotundati, circumeirca fere grosse crenato-dentati dentibus utrinque
6-9, pro proportione haud magnis, brevibus latisque, mammiformibus,
inæqualibus, terminali minimo breviori. Stipularum vaginæ breves. Caules
erecti, strieti, subfistulosi, + villosi, inflorescentiam versus glabrati,
foliis caulinis magnis numerosis. Inflorescentia laxe panniculata, ramis
pluries trichotomis et dichotomis, racemulis scorpioidibus elongatis.
Flores maximi generis. Urceoli breves, obconici, sepalis dimidio, caliculo
(4) R. BUSER. QUELQUES ALCHIMILLES DU CAUCASE. 759
sæpe duplo breviores, barbatuli aut glabri. Sepala late ovata, foliola cali-
culi ovata ellipticave, omnia nervis 3 bene anastomosantibus percursa.
Caules 5-8 dm. Petioli 2-4 dm. Folia 7-17 X 6,5-15,5 cm. Flores 4,5-
6,5 mm. lati. Urceoli 1 mm. Sepala 1,5-2 mm. Pedicelli 2-4, alares ad
6 mm. longi.
a. pontica. — Glabrior, pallidior. Folia glaucescentia, decalvata :
supra disperse pilosa aut glabra, sublus tota facie pilosa et nervis + pro-
minulis reticulata, rarius (Haussknecht) costis exceptis glaberrima et
nervis bene exsculptis. (Lobi plerumque 9-11, sepe subproducli, rolun-
dato-parabolici, exteriores sinum + latum includentes). Caules subvillosi
aut pilosi, supra involucra glabri, rarius toti glabri, straminei.
Hab. Svanetia : in jugo Latpari inter flumina Hippum et Ingur, ca. 1800 m.
(Sommier et Levier).
Area geogr. Caucasus et tota regio pontica : Dindi Dagh Cauc. or. 1200 toises
(Ruprecht). Tech Dagh (Calwert, no 104). — Persia bor. : Elbrus prope pagum
Passgala (Kotschy, Pl. Pers. bor., n° 302). Irih (Buhse, no 736). — Armenia
turcica : Bozdagh, yaila (Balansa, n° 326). Szanschak Gümüschkhane : Karagöll-
dagh, yaila in alpinis (Sintenis, 189%, no 7138) et ad rivulos in Tempede (Idem,
n° 7418). Taurus Cataonicus : Akdagh, in dumetis ad rivulos Berytdagh (Hauss-
knecht, a. 1865, f. glaberrima nervis eleganter exsculptis). Karduchia : ad
Müküs pr. hospitium Chana Putkie, 7000 ped. (Kotschy, It. Cilicico-Kurd.
1859, supplem. no 794 p. p. in Herb. Boiss.). Anatolia (Wiedemann).
Obs. A. acutiloba plures formas regionales præbet. A forma per omnem regio-
nem ponticam late dispersa planta europæa et Olympi Bithyni (b. mollis Bus. cf.
Magnier, Fl. sel., no 2988, et Scrinia, p. 280-281; Bus. et Schmidely, Herb.
Alch. norm., n° 1) villositate copiosiore differt foliis (lobis magis rotundatis) utrin-
que villosis supra laxe sericeis, subtus velutinis, caulibus ad involucra usque villo-
sissimis, urceolis barbatis. Multa centena specimina examinavi semper eadem,
secundam generationem e seminibus educavi immutatam. — Species sequens
quasi forma ulterior, magis recedens ejusdem typi haberi potest.
5. A. tredecimloba sp. n.
Habitu et magnitudine A. acutilobæ : spectabilis, maxima, plus quam
semimetralis, decalvata. Folia orbiculari-reniformia vel oblique rotundata,
11-vel (folia maxima bene) 13-loba, lobis exterioribus supra petiolum
excentricum sinum rectangularem includentibus. Lobi sat alti (ad ‘/s radii
longit. incisi), foliorum inferiorum parabolici, superiorum triangulares,
cireumeirca crenato-dentati, dentibus utrinque 7-12, modo acutilobæ :
oblique ovatis v. mammiformibus penicillato-mucronulatis, terminali non
recedente. Folia supra opaco-viridia, plana, subtus pallidiora, leviter reti-
760 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
culata, præter costas laxe adpresseque pilosas utrinque glaberrima. Sti-
pulæ vaginis et auriculis subelongatis. Caules elati, pallidi, ad ramos infe-
riores usque laxe et adpresse pilosi, superne glabri, bene foliati, foliis
caulinis magnis, basi truncatis, stipulis maximis præditis et in stipulia
inæqualiter inciso-serrata abeunlibus. Inflorescentia et flores omnino
A. acuhlobæ vegetæ, glabra. Sepala et caliculi foliola (quæ margine sæpe
dente uno alterove prædita vel ad basin fere bipartita sunt) ovato-lanceo-
lata peracuta, urceolo duplo longiora.
Caules 61-66,5 cm. Folia 9-16 X 7-14,5 cm. Inflorescentia 15 cm. lata.
Flores 5,5-6 mm. lali. Urceoli 1 mm. Sepala 2 mm. Caliculus 2 t/:-
2 ‘/2 mm. Pedicelli 3-4, alares ad 6 mm.
Hab. Svanetia : in monte Tetenar supra pagum Ciolur ad flumen Hippum
(Tzkhenis-Tzkhali), ca. 2000 m., 1 Aug. 1890 (Sommier et Levier).
Planta ingens luxurians, forma foliorum À. acutangulam et stramineam Bus. in
mentem revocans, in floralibus exacte cum A. acutiloba congruens, a qua differt
lobis foliorum et indumento appresso.
6. A. firma Bus. apud Magnier, Scrinia fl. sel. 1895, 279; Alch. Va-
laisannes, 1894, p. 10.
Cum planta alpina I. c. descripta caucasicæ stationum sequentium
omnibus characteribus essentialibus conveniunt et structura rigidiore,
duriore, foliis exsiccatis distinctius reticulatis, sepalis urceolis evidentius
longioribus non satis differunt at separari possint.
Hab. In latere bor.-occ. montis Elbrus (vulgo Minghi-tau) supra flumen
Kükürtli, ca. 2500 m. — Svanetia : in monte Tetenar supra pagum Ciolur ad
flumen Hippum (Tzkhenis-Tzkhali), ca. 2000 m. — Svanetia libera : ad limites
Abkhasiæ, in jugo alpino inter flumina Nemkra et Seken, supra 2000 m. (Som-
mier et Levier).
7. A. retinervis sp.n.
Gracillima, humilis, subglaberrima, opaco-viridis, in sole + violascens,
habitu A. glaberrimæ Schmidt (fissæ Günth. et Schum.). Rhizoma
multiceps, compactum (sicut plantæ rupicolæ), ramis supraterraneis
abbreviatis, valde duris. Folia parva, reniformia aut suborbicularia, 5-7-
loba, lobis externis supra peliolum excentricum sinum + latum inclu-
dentibus aut sese attingentibus, plana. Lobi sat profundi, ad ‘/s-°/5, non-
nunquam ad ‘2 radii longit. fere cuneatim incisi, discreti, truncati, late-
ribus integri, dentibus utrinque 4-6, sat angustis, acutis, pectinatis, bene
ciliatis et penicillatis, dentem terminalem parvulum versus incurvis.
Folia rigida, subconcoloria, exsiccatione utrinque (supra paulum, infra
(6) R. BUSER. QUELQUES ALCHIMILLES DU CAUCASE. 761
fortiler) nervoso-reticulata, supra glabra, subtus secus costas et in zona
petiolo vicina adpresse pilosa aut (superiora) glaberrima. Petioli pilis
arrectis parvis pilosula aut glabra. Caules tenues, ut filiformes, sed duri,
ascendentes arcuati aut flexuosi, straminei, glabri aut internodio basilari
adpresse pilosulo, paucifoliati (basi extat folium vaginale, superne folium
caulinum sterile unicum brevipetiolatum), foliis caulinis mox in stipulia
inciso-dentata abeuntibus. Inflorescentia ea glaberrimæ depauperatæ : dif-
fusa, sed racemulis pauci-(3-6)-floris, axibus abbreviatis. Flores fere
A. glaberrimæ : opaco-citrini, glaberrimi. Sepala triangulari-ovata aut
ovato-lanceolata, acuta, urceolo obconico "/s-'/s longiora, in fructu rigida,
elevato-nervosa. Caliculi foliola lanceolata aut elliptico-lanceolata, valde
acuta, '/s-'/2 sepalis angustiora, sed vulgo iis longiora.
Caules 7-23 cm. Petioli 2-9 cm. Folia 2-4 1,8-3,2 cm. Flores 3-3,5, in
fructu-4(-5) mm. lati. Urceoli °/ı-1 mm. Sepala 1 '/s-1 ‘/2 mm. Caliculus
1,5 mm. Pedicelli 2-5 mm.
Hab. Regio alpina et nivalis, 2000-2800 m. In jugo Latpari inter flumina
Hippum et Ingur, 2500 m. — Svanetia : in monte Telenar supra pagum Ciolur
ad flumen Hippum (Tzkhenis-Tzkhali), ca. 2000 m. — Abkhasia : ad jugum
Nakhar supra flumen Kliutsch, 2800 m. et ad jugum Klukhar, in summa valle
Kliutsch, 2800 m. (Sommier et Levier).
Area geogr. Caucasus, loco non indicato (Dr. M. Wagner, n° 612, in Herb.
Monac.). — Taurus Cilicicus : Bulgar Dagh, in alpinis Metdesis et in rupestribus
horridis declivitatis septentrionalis ad argentiferas fodinas Bulgar Magara, ad
8000 ped., 30-vır et 4-30-vın 1853 (Kotschy, Iter Cilic., no 151, 194, 249, 249a);
supra Bulgarmaden, Aug. 1855 (Balansa, Pl. d’Orient).
Fere gracillima Eualchimillarum, ut videtur saxicola, omnimodo proxima,
immo præstantior, A. glaberrimæ Schmidt (= fisse Günth. et Schum.) quam el.
Boissier speciem propriam agnovit, plantam tauricam Kotschyanam « vulgarem »
determinans.
IV. VULGARES
Speciminula manca adsunt, aliis admixta, ad determinationem non
idonea, prima vestigia præsentiæ Euvulgarium in monte Caucaso.
Hab. Svanetia : in jugo Latpari inter flumina Hippum et Ingur, ca. 1800 m.
(rosula sterilis, A. suberenatam Bus. æmulans). Kuban : in jugo Tieberdinski
perival inter flumina Tieberda et Do-ut (Sommier et Levier).
762
FRAGMENTA MONOGRAPHIE LABIATARUM
PAR
John BRIQUET
FASCICULE QUATRIEME
SOMMAIRE : Mentharum novarum vel minus cognitarum decades. —
Labiate american Kuntzeanæ.
(Suite)
Mentha piperita Huds. var. Fischeri Brig. — Planta circiter 30-40 cm. alta.
Caulis ascendens vel erectus, debilis, tenuis, parum ramosus, internodiis mediis
3-4,5 cm. longis, præcipue ad angulos breviter pubescens. Folia parva, tenera,
lanceolata, apice acuta, marginibus parum et aliq. infra medium convexis, basi
brevius cuneatim in petiolum pubescentem ad 8 mm. longum extenuata, utrinque
viridia, subglabra, superficie 2,5-4 X 1-1,5 cm.; nervatio simplex; serratura
constans ex dentibus parvis, haud crebris, extus et intus rectiusculis, culminibus
reclis circa 0,3 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Capitula terminalia parva,
inferne verticillastris distantioribus 4 vel 2 aucta, sect. long. eirca 1 X 1,2 cm.
Pedicelli glabri 1,5 mm. longi. Calix breviter tubulosus, glaber, tubo striato
2 mm. longo, dentibus triangulari-lanceolatis 0,5-0,8 mm. longis. Corolla ©
calicis os À mm. excedens intus glabra. — «Ad Argurum lecta» (Fischer in
herb. Mus. petrop.).
M. aquatica L. var. stenomacra Brig. — Planta elata. Caulis robustus,
parum ramosus, glabrescens vel pubescens, internodiis mediis 4-6 em. longis.
(22) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 763
. Folia anguste oblongo-lanceolata, apice acuta, marginibus parum et longius con-
vexis, basi breviter cuneatim extenuata, utrinque viridia vel aliq. purpurascentia,
glabrescentia, superficie 3,5-4,5 X 1,8-2 cm., petiolo piloso 1-2 cm. longo præ-
dita; serratura constans ex dentibus mediocribus vel parvis, crebris, extus undu-
latis vel rectiusculis, intus rectiusculis, culminibus acutis circa 4 mm. altis et
2-3 mm. distantibus. Capitula 8 sect. long. eirca 2 X 2 cm., pedicellis calici-
busque sæpius glabrescentibus. — In Bohemia (Tausch, Herb. bohem. n. 1124
in herb. Mus. petrop.).
M. aquatica L. var. eriantha Brig. — M. eriantha C. Koch in Linnea
XXI, p. 650 (1848) — M. aquatica var. incana Boiss. Fl. or., IV, p. 544 (1879).
— Planta elata, elegans, tota molliter incano-pubens. Caulis mediocris, elatus,
aliq. flexuosus, ramosus, undique dense et molliter pubescens, internodiis mediis
4-10 em. longis. Folia late ovata, apice exquisite obtusa, marginibus late regula-
riter convexis, basi subcordata, petiolo dense pubescente 0,8-1,5 cm. longo
aucta, supra dense adpresse pubescentia cinereo-viridia, subtus pallida, tenuis-
sime canescentia, superficie 1,5-5 X 2-3,5 cm; nervatio simplex; serratura
constans ex dentibus robustis, haud crebris, extus undulatis, intus rectiusculis,
culminibus erectiusculis peracutis 1-2 mm. altis et 3-5 mm. distantibus. Capitula
mediocria, tantum © nota, sect. long. 1,5-2 X 1,2 cm., pedicellis brevibus valde
pubescentibus, calicis valde pubescentis tubo 1,5 mm. longo, dentibus lanceolatis
1 mm. longis. — Tauria (C. Koch in herb. Boiss.); in agro Byzantino (de Wie-
demann in herb. Boiss. et Mus. petrop.).
M. carinthiaca Host var. carinthiaca Brig. — M. carinthiaca Host.
Fl. austr., II, p. 149 (1831), sensu stricto. — Planta ad 35 cm alta. Caulis
robustus, ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, faciebus glabrescens, ad
angulos obverse pubescens, pilis omnibus vel fere omnibus conicis simplicibus
vix crispulis, internodiis mediis 2-2,5 cm. longis. Folia late ovata, apice sub-
obtusa vel acuta, marginibus infra medium convexissimis, basi late rotundato-
extenuata, subsessilia vel petiolo piloso ad 5 mm. aucta, supra et subtus viridia
parcissime pubescentia, aliq. rugosula, superficie 2,5-4,5 X 1,8-3 cm.; nervatio
simplex vix vel non prominens; serratura constans ex dentibus robustis sat
crebris, extus undulatis, intus rectis, culminibus acutis vel aliq. acuminatis
1-1,5 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Pedicelli glabri ad 3 mm. longi. Brac-
teolæ pilosæ. Calix campanulatus, undique dense pilosus, tubo parum striato
1,8-2 mm. longo, dentibus lanceolato-acuminatis 1 mm. longis. Corolla ©
calicis os 2,5 mm. excedens, intus glabra vel pilis brevibus nonnullis ornata. —
In Carinthia in humidis inter Villach et Bleyberg (Host in herb. Mus. Brux. et
Vindob.).
M. carinthiaca Host. var. pyrenaica Brig. = M. Wohlwerthiana var.
pyrenaica H. Braun in Verh. zool. bot. Gesellsch., XL, p. 491 (1890). — Planta
764 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
ad 40 vel 50 cm. alta. Caulis robustus, ramosus, ramis divaricato-ascendentibus,
+ virescens, undique pilosissimus, pilis crispulis, vittiformibus, partim simpli-
cibus, partim pulchre ramosis, internodiis 3-4 cm. longis. Folia late ovata, apice
oblusa vel subrotundata, marginibus convexissimis, basi rotundato-cordata,
superiora sessilia vel subsessilia, inferiora petiolo brevi piloso aucta, supra dense
adpresse pilosa, subtus pilis longioribus crebris ad nervos sæpe ramosis dense
instructa, cinereo-viridia, superficie 2-4 X 1,5-2,5 cm.; nervatio subsimplex
haud prominens; serratura constans ex dentibus robustis, argutis, crebris, con-
ferlis, intus rectis, extus undulatis vel concavis, culminibus acuminatis vel per-
acutis erectiusculis 1-1,5 mm. altis et 1,5-2 mm. distantibus. Pedicelli glabres-
centes vel parce pilosi 1,5 mm. longi. Calix campanulatus undique prorsus
hirtus, tubo exstriato circa 1 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis.
Corolla intus omnino glabra vel fere glabra. — In Galliæ agris humidis prope
Lourdes (Boutigny in herb. Mus. Vindob.).
M. carinthiaca Host. var. ramosissima Brig. = M. Mülleriana f. ramo-
s’ssima F. Sch. Herb. norm. n. 118 bis (1856). — Planta valde robusta ad 50 cm.
alta. Caulis robustus, viridescens, undique pilis + vittiformibus, crispulis, pro
parte ramosis obtectus, ramosus, ramis flexuoso-ascendentibus, internodiis
mediis 4-6 em. longis. Folia latissime ovata, apice obtusa vel subacuta, margi-
nibus valde convexis, basi late rotundatis vel rotundato-cuneatis, subsessilia vel
petiolo piloso ad 5 mm. longo aucta, utrinque viridia, pubescentia, sæpe aliq.
rugosula, superficie 2,5-5 X 2-3 cm.; nervatio simplex, nonnunquam reticules-
cens et sublus prominula ; serratura constans ex dentibus crebris, robustis, intus
rectis, extus undulatis, culminibus + acutis 1-1,6 mm. altis et 2-4 mm. distan-
tibus. Pedicelli glabri 1,5 mm. longi. Calix campanulatus, undique dense hirtus,
tubi 4,5 mm. longi funiculis parum evidentibus, dentibus lanceolato-acuminatis
0,3-0,8 mm. longis. Corolla © magnitudine cum sexu varians intus omnino
glabra vel pilis brevibus nonnullis raris ornata. — In Borussia rhenana ad rivum
Wied prope Niederbiber circa Neuwied (Wirtgen in herb. Mus. Vindob.).
M. carinthiaca Host. var. Mülleriana Brig. = M. Mülleriana F. Sch. in
Jahresb. der Pollich., XII, p. 29 et seq. (1854) = M. carinthiaca Bor. Fl. du
Centre, ed. 3, p. 51% (1857). — Planta circiter 30 cm. alla. Caulis robustus vel
mediocris, viridescens. undique pilis + vittiformibus crispulis pro parte ramosis
obtectus, parum ramosus, internodiis mediis 1-3 cm. longis. Folia late rotundato-
ovala, apice obtusa vel subacuta, marginibus infra medium convexissimis, basi
cordata vel rotundata, subsessilia vel petiolo infra 5 mm. longo brevissimo
aucta, utrinque viridia pilosa, subtus nonnunquam aliq. cinerascentia, plana vel
aliq. rugosula, superficie 1,5-3 X 1,2-2,5 cm. ; nervatio simplex vel reticulescens
et subtus alig. prominula; serratura constans ex dentibus parvis, crebris, con-
ferlis, extus rectis vel convexis, intus rectis, culminibus acutiusculis 0,2-0,7 mm.
allis et 4-2 mm. distantibus. Pedicelli glabri purpurascentes 1,5 mm. longi.
(24) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 765
Calix campanulatus undique dense hirtus, tubo 1,5 mm. longo, dentibus lanceo-
lato-acuminatis 0,8 mm. longis. Corolla intus vel omnino glabra vel tantum pilis
brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Palatinatu prope Weissenburg
(EF. Schultz in herb. Mus. Vindob.).
M. carinthiaca Host. var. micrantha Brig. — M. arvensis var. micrantha
F. Sch. Arch. de fl., p. 194 (1854) = M. rotundifolio-angustata F.Sch. Grundz.
3. Phytost. d. Pfalz, p. 10% (1863) = M. Malinvaldi G. Camus in Bull. de
l’Herb. Boiss. I, app. I, p. 19 (1893). — Planta parva vulgo ad (vel infra) 25 cm.
alta. Caulis mediocris, simplex vel parum ramosus, internodiis mediis vulgo
1-1,5 cm. longis, undique pilis + crispulis pro majore parte simplicibus, pro mi-
nore parte + ramosis præditus. Folia ovato-elliptica vel elliptica, sessilia vel
subsessilia, apice obtusa vel subacuta, marginibus infra medium convexioribus,
basi rotundato-extenuata, viridia, utrinque pilosa vel pubescentia, superficie
2-3,5 X 1,2-2,3 cm. ; nervatio simplex vel vix reticulescens; serratura constans
ex dentibus crenatis crebris, parvis, confertis, intus rectis, extus convexis, culmi-
nibus acutiusculis vel obtusiusculis 0,2-0,7 mm. altis et 4-2 mm. distantibus.
Pedicelli sepe purpurascentes, glabri vel subglabri (nec setosi vel hirsuti ut dicit
cl. Wirtgen in Sched. ad Menth. rhen., ed. 3, n. 99), 1-1,5 mm. longi. Calices
undique hirti, sæpe violacei, campanulati parvi, tubo vix striato 1 mm. longo,
dentibus lanceolato-acuminatis 0,5-0,8 mm. longis. Corolla intus vel omnino
glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Palatinatu circa
Weissenburg (F. Schultz in herb. mus. Vindob.); in Gallia inter Provins et
Longueville (Malinvaud in herb. Briquet). — Hæc varietas a cl. H. Braun infeli-
citer cum M. arvensis formis confusa, in loco gallico omnino ad var. Mülle-
rianam transit, 1ta relationes cum M. rotundifolia hybridis formula arvensis >
X < rotundifolia instructis eximie demonstrans. — Relationes illæ cæterum ex
foliorum forma, pilis ramosis huc et illuc reperiendis et corollæ interioris gla-
britie jam evidenter patebant.
M. carinthiaca Host. var. subtomentosa Briq. = M. subtomentosa Strail
Essai, p. 99 (1887). — Planta circa 30-35 cm. alta. Caulis mediceris vel robustus,
ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, apicem versus nonnunquam flexuosis,
undique pilis erispulis, aliq. vittiformibus, partim simplicibus, pro minore parte
Æ ramosis, obtectus, internodiis 2-3 mm. longis. Folia ovato-elliptica, superiora
apice subacuta, inferiora obtusa, marginibus longius convexis, basi rotundato-
subcordata, fere omnia subsessilia, inferiora tantum petiolo brevi piloso aucta,
supra adpresse pilosa viridia, subtus magis pubescentia cinerascentia, superficie
2-3 X 1,2-2 cm.; nervatio subsimplex haud prominens; serratura constans ex
dentibus crenatis, debilibus, raris, distantibus, intus rectis, extus convexis vel
gibbis, culminibus obtusis vel subacutis 0,1-0,7 mm. altis et 2-5 mm. distan-
tibus. Pedicelli glabri vel subglabri 1-1,5 mm. longi. Calix campanulatus,
undique prorsus pilosus, tubo subexstriato 1,2 mm. longo, dentibus anguste
766 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
lanceolatis fere { mm. longis. Corolla intus omnino glabra vel fere glabra. — In
Belgio ad Chaudfontaine, pone villam Sur-le-Bois (Strail in herb. Mus. Brux.).
M. carinthiaca Host. var. Wohlwerthiana Brig. = M. Wohlwerthiana
F. Sch. in Jahresber. der Pollich., XII, p. 29 et seq. (185%). — Planta elata ad
50 cm. alta et ultra. Caulis robustus, viridescens, sæpe valde ramosus, ramis
ascendentibus, undique pilis ereberrimis, vittiformibus, crispulis, pro parte
ramosis obtectus, internodiis mediis 2-5 cm. longis. Folia elliptica vel oblonga,
apice obtusa, marginibus longius convexis, basi rotundata, sessilia, subsessilia
vel inferiora petiolo brevi piloso aucta, utrinque viridia, pilosa, sæpe aliq. rugu-
losa, superficie 3-5 X 2-3,5 cm.; nervatio simplex, vel reticulescens et subtus
alig. prominula; serratura constans ex dentibus robustis + crebris, trigonos
extus aliq. undulatos, intus rectos, culminibus subobtusis vel acutis 1-2 mm.
altis et 2-6 mm. distantibus. Pedicelli glabri eirca 1,5 mm. longi. Calix campa-
nulatus, undique hirtus, tubo vix striato 1,5-1,8 mm. longo, dentibus lanceo-
latis 05,-0,8 mm. longis. Corolla intus fere semper omnino glabra. — In Palati-
natu circa Schaidt prope Weissenburg (F. Schultz in herb. Mus. Vindob.).
M. carinthiaca Host. var. Scordiastrum Brig. — M. Scordiastrum F. Sch.
Grundz. z. Phytost. d. Pflalz., p. 104 (1863). — Planta mediocris vel robusta,
sæpe ad 50 cm. alta. Caulis robustus, viridis vel viridescens, undique pilis aliq.
crispulis simplicibus cum nonnullis ramosis commixtis obtectus, internodiis
mediis vulgo 2-3 cm. longis, sepius ramosus. Folia elliptica, apice obtusa vel
subobtusa, marginibus longe convexis, basi rotundato-extenuata, utrinque viridia
pubescentia, subsessilia vel inferiora petiolo brevi piloso aucta, superficie 4-6 X
2,2-3 cm.; nervatio simplex, rarius leviter reticulescens ; serratura constans ex
dentibus debilibus, raris, distantibus, extus rectis, convexiusculis vel aliq. undu-
latis, intus rectis, culminibus 0,2-1 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Pedicelli
glabri, vel aliq. pilosi 4,5 mm. longi. Calix campanulatus, undique hirtus, tubo
vix striato 1,8 mm. longo, dentibus lanceolato-acuminatis fere À mm. longis.
Corolla intus glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Ger-
mania prope Weissenburg (F. Schultz in herb. mus. Vindob.); in Gallia inter
Provins et Longueville (Malinvaud in herb. Briq.).
M. carinthiaca Host. var. mollis Brig. — M. mollis F. Sch. Zusätz. und
Bericht. z. d. Grundz., p. 37 (1866). — Planta mediocris ad 30 cm. alta. Caulis
robustus, + ramosus, internodiis mediis 4-2,5 cm. longis, viridescens, undique
pilis + crispulis simplicibus cum nonnullis ramosis commixti, obtectus. Folia
elliptica, apice obtusa vel subobtusa, marginibus longius et leviter convexis,
basi extenuala, sessilia, subsessilia vel inferiora petiolo brevi piloso aucta,
utrinque viridia et pilosa, subtus nonnunquam aliq. cinerascentia, superficie
2-4 X 1,2-1,8 cm. ; nervatio simplex; serratura constans ex crenis vel dentibus
crenalis, parvis, crebris, confertis, extus convexiusculis, intus rectis, culminibus
(26) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 767
obtusiusculis 0,2-0,7 mm, altis et 4-2 mm. distantibus. Pedicelli pilosi circa
1,2 mm. longi. Calix campanulatus, undique dense hirtus, tubo non striato
4,2 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus glabra vel
pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Germania circa Weissenburg
(F. Schultz in herb. Mus. Vindob.).
M. carinthiaca Host. var. triemarginata Brig. = M. triemarginata
Strail, Essai, p. 99 (1887). — Planta elata, 40-50 cm. alta. Caulis robustus,
+ ramosus, ramis flexuoso-ascendentibus, internodiis mediis 2-3 cm. longis,
viridescens, undique pilis + vittiformibus crispulis, pro parte ramosis obtectus.
Folia elongata, elliptica, apice obtusa, superiora elliptico-lanceolata, apice acuta,
marginibus longe et lenissime convexiusculis, basi rotundato-extenuata, tenuia,
sepe rugosula, supra atro-viridia, pilis brevibus conspersa, subtus pallidiora pilo-
sioraque, petiolo ad 8 mm. longo valde piloso aucta, superficie 3-6 X 1-2,5 cm.;
nervatio simplex, nunc reticulescens et subtus aliq. prominula; serratura con-
stans ex dentibus crenatis, debilibus, + distantibus, extus convexiusculis, intus
rectiusculis, culminibus acutis vel subobtusis 0,2-0,8 mm. altis et 2-5 mm. dis-
tantibus. Pedicelli aliq. pilosi 0,8 mm. longi. Calix campanulatus, undique
hirtus, tubo haud striato 1,2 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,7 mm. longis.
Corolla intus vel omnino glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris adornata,
lobo postico leviter triemarginato in floribus nonnullis, sed haud constanter. —
In Belgio, pone villam Sur-le-Bois circa Chaudfontaine (Strail in herb. Mus.
Brux.).
M. carinthiaca Host. var. carniolica Brig. — M. carniolica Host.
Fl. austr. II, p. 146 (1831). — Planta circa 40 cm. alta. Caulis robustus, elatus,
parum ramosus, cinerascens, undique pilis creberrimis erispulis, pro magna vel
majore parte pulcherrime ramosis, + vittiformibus, dense obtectus, internodiis
mediis circa 3 mm. longis. Folia lanceolata, apice acula, marginibus longius et
parum convexis, basi cuneatim in petiolum brevissimum valde pilosum extenuata,
supra viridia valde pilosa, subtus cinerascentia, superiora quidem canescentia vel
tomentella pilis ramosis adornata. superficie 3,5-5 X 1-1,8 cm. ; nervatio sim-
plex ; serratura constans ex dentibus parvis, + crebris, extus rectis vel conca-
viusculis, intus rectis, culminibus peracutis 0,2-0,7 mm. altis et 2-4 mm. dis-
tantibus. Verticillastri erianthi floridi. Pedicelli valde villosi circa 2 mm. longi.
Calix villosus, sublaniger, tubo 1,8 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm.
longis. Corolla extus pubescens, intus omnino glabra vel fere glabra. — In Car-
niolia in humidis inter Adelsbury et Bisterz (Host in herb. Mus. Brux. et
Vindob.). — Siirps hæc pulcherrima omnino confusa est a nobis olim et ab
auctoribus austriacis characteres anatomicos nimis spernentibus cum M. dalma-
tica Tausch. Differt autem toto cœlo pilis ramosis creberrimis, quippe qui cha-
racter tantum in M. rotundifolia et in orientali M. microphylla C. Koch
(M. tomentosa d’Urv. non Hull) efficitur. Hic indicationem tantum de relationibus
768 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
hujus varietatis cum præcedentibus dare possumus, dissertationem autem pro
monographia nostra ad futurum relegamus.
M. carinthiaca Host. var. stachyoides Brig. — M. stachyoides Host
Fl. austr. II, p. 146 (1831). — Planta ad 30 cm. alta. Caulis robustus, parum
ramosus, pilis crebris + conicis, aliq. crispulis, fere omnibus simplicibus præ-
cipue ad angulos obditus, internodiis 2-3 cm. longis. Folia lanceolata vel ellip-
tico-lanceolata, apice acuta, marginibus longius et sat leniter conxexis, basi
cuneiformiter in petiolum pubescentem in inferioribus ad 8 mm. longum exte-
nuata, tenuia, supra viridia pilosiuscula, subtus pallidiora adpresse pubescentia,
superficie 3-5 X 1,2-2 cm.; nervatio simplex; serratura constans ex dentibus
parvis, haud crebris, extus rectiusculis vel convexiusculis, intus rectis, culmi-
nibus acutis vel obtusiusculis 0,2-0,7 mm. altis et 3-5 mm. distantibus. Pedicelli
pubescentes vel subglabri 1-2 mm. longi. Calix campanulatus, undique adpresse
pubescens, tubo exstriato fere 2 mm. longo, dentibus 0,8 mm. longis lanceolatis.
Corolla intus glabra, vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — (?) In
Austria inferiore prope Weinzierl (Host in herb. Mus. Brux. et Vindob.). —
Affinitas M. stachyordis cum M. triemarginata Strail maxima et mediantibus
hac varietate, varietatibusque molli, Scordiastro, etc. sensim cum typicis connec-
titur. Locus ab Hostio autem in Austria datus pessime cum distributione simul-
tanea M. rotundifolia et M. arvensis quadrat; ideo valde dubius, et ejus indica-
tionem verisimiliter ex confusione quadam ortam esse nobis videtur.
M. dalmatica Tausch in Syll. fl. rastib., I, p. 249 (ann. 1828). — Descriptio
brevis sed bona el. Tauschii nobis antiquissima videtur varietatis cujuslibet ex
hybridis formula arvensis X longifola. Ideo in futurum omnes varietates for-
mulæ date respondentes hoc nomine erunt salutandæ. Vero cl. H. Braun
(Verhandl. zool. bot. Gesellsch. XL, p. 490) descriptionem M. dentatæ Moench
dedit, ex qua credi posset Moenchium prioritate gaudere. Sed comparatio cum
diagnosi Menchii statim docet descriptionem Braunianam ad plantam toto cœlo
diversam spectare. Moenchius dicit enim : «M. dentata, foliis ovatis rugosis, ser-
rato-dentatis glabris acutis...» (Meth. pl. hort. bot. et agri Marb., p. 380,
ann. 1794), dum el. Braun de sua M. dentata scribit : «... Blätter oberseits grün
angedrückt behaart, unterseits dicht behaart...» Planta Moenchii foliis fere gla-
bris vel glabris, insuper + calicibus basi glabris prædita, synonymon M. ciliatæ
Op. (ap. Reichb. Fl. germ. excurs., p. 306, ann. 1831 non H. Braun) et varie-
tatem crispam M. gentilis sistit. Imo planta Braunii formam crispam M. dalma-
ticæ sistit. Eliam M. dentata Roth (Man. bot., II, p. 815, ann. 1830) ad eandem
M. gentilis varietatem crispam pertinet, dicit enim excellenter cl. Roth :
« follis.. glabriusculis » et « pedicellis... calycibusque basi glabris, » que notæ
etiam jure pro M. gentili et M. gracili dantur. Ergo non licet cl. Rothii plantam
ad M. dalmaticam referre ut el. Malinvaud (Bull. Soc. bot. de France, XXVII,
p- #0) et ipse (Fragm., I, p. 37) fecimus.
(28) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLÆ LABIATARUM. 769
Præter varietates duo M. dalmatice in Fragmentorum fasciculo præcedente et
infra descriptas sequentes nobis note sunt : M. dalmatica var. Skofitziana
(M. Skofitziana Kern [1863]); M. dalmatica var. Frivaldszkyana (M. Frivaldsz-
kyana Borb. [1890]); M. dalmatica var. Juranyiana (M. Juranyiana Borb.
[1891]). Ut in fasciculo præcedente nec synonymiam complelam, nec criticam
varietatum damus; hae autem in Monographia nostra invenientur. Memoramus
tantum omnes hybridas inter Spicatas et Verticillatas status duo præbere, qui
sepe in axibus unius ejusdemque plante adsunt, nempe stalum foliosum et
statum bracteosum (cfr. Fragm., I, p. 29).
M. dalmatica Tausch var. Haynaldiana Brig. = M. Haynaldiana Borb.
in Arb. der ung. Naturf. und Aerzte, XX, p. 313 (1879, forma bracteosa) —
M. frondosa Borb. 1. c. (forma foliosa villosior) — M. hungarica Borb. ined.
p. p. — Planta 30-45 cm. alta. Caulis robustus, sæpius valde ramosus, ramis
flexuoso-ascendentibus, undique cinerascens, adpresse pubescens, internodiis
mediis 4-3 cm. longis. Folia late lanceolata vel ovato-lanceolata, apice acuta vel
breviter acuminata, marginibus convexioribus, basi rotundata, superiora subses-
silia, inferiora breviter tantum petiolata, supra viridia pilosa, subtus dense
pubescentia pallidiora, supericra quidem cinerea, superficie 3-5 X 2-3 cm.; ner-
vatio simplex; serratura constans ex dentibus robustis, crebris, confertis,
argutis, extus concavis vel undulatis, intus rectis vel aliq. undulatis, culminibus
acuminatis sed mucrone longo destitutis 1-2,5 mm. altis et 2-4 mm. distantibus.
Pedicelli uudique hirtissimi 1,8 mm. longi. Calix campanulatus, undique hirtus,
tubo exstriato 1,5 mm. longo, dentibus lanceolato-subulatis 1 mm. longis.
Corolla intus glabra vel fere glabra. — In Hungariæ comitatu Bihar prope fluvium
Sebes-Körös ad Iraz puszta (Borbas in herb. Briq.).
M. dalmatica Tausch var. macrandria Brig. = M. macrandria Borb.
Menth. hung. exsicc. ab anno 1881 = M. Haynaldiana var. macrandria Bor».
ap. Braun in Verhandl. der 2ool.-bot. Gesellsch., XL, p. 483 (1890). — Planta
valde elata, ultra 40 et 50 cm. alla. Caulis robustus, ramosissimus, ramis
flexuoso-ascendentibus, undique pilosus vel pubescens, internodiis mediis 3-6 cm.
longis. Folia lanceolata, apice peracuta vel acuminata, marginibus longius con-
vexis, basi rotundato extenuata, superiora subsessilia, cætera petiolo piloso ad
5 mm. longo prædita, supra atro-viridia pilosa, subtus pallidiora dense pubes-
centia, superficie 2,5-7 X 1-2,5 cm.; nervatio simplex; serratura constans ex
dentibus valde robustis, argutis, crebris, confertis, extus concavis, intus rectis
vel undulatis, culminibus porrectis in mucronem longum angustum acerrimum
_ protensis 2-3 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Pedicelli purpurascentes, pilosi,
ad 2 mm. longi. Calix campanulatus, undique hirtus, tubo vix striato 1,6 mm.
longo, dentibus lanceolato-subulatis 1,2 mm. longis. Corolla intus glabra. — In
Hungariæ comitatu Bihar prope fluvium Sebes-Körös ad Iräz puszta (Borbas in
herb. Briq.).
BULL. HERB. BOIss., novembre 1896. 50
770 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
M. dalmatica Tausch var. dalmatica Brig. = M. dalmatica Tausch in
Syll” Soc. ratisb., vol. II, p. 249 (1828). — Planta 30-40 cm. alta. Caulis
robustus, strictus, + ramosus, tenuis, ramis divaricato-ascendentibus, internodiis
mediis 2-3 cm. longis, uudique adpresse incano-pubens. Folia pulchre lanceolata,
apice acula vel breviter acuminata, marginibus longe et sat leniter convexis,
basi cuneatim extenuata, superiora et media subsessilia, inferiora petiolo brevi
pubescente aucta, supra viridia pubescentia, subtus adpresse pubescentia cineras-
centia, superficie 4-6 X 1,5-2 cm. ; nervatio simplex; serratura constans ex den-
tibus mediocribus vel robustis, extus + undulatis vel concaviusculis, intus rec-
tiusculis, culminibus acutis 1-1,2 mm. altis et 2-4 mm. distantibus. Verticillastri
cınerascentes. Pedicelli pubescentes circa 1,5 mm. longi. Calix dense pubescens,
tubo vix striato circa 1,5 mm. longo, dentibus lanceolato-subulatis circa À mm.
longis. Corolla intus vel omnino glabra vel pilis brevissimis nonnullis perrarıs
ornata. — In Croatia circa Kreutz (Schlosser in herb. Mus. Vindob.).
M. dalmatica Tausch var. Wolffiana Brig. — Planta ultra 40 cm. alta.
Caulis robustus, + ramosus, viridescens, adpresse pubescens, internodiis mediis
3-4 cm. longis. Folia late elliptica vel ovato-elliptica, apice obtusa vel subacuta,
marginibus infra medium convexioribus, basi rotundato-cordata, superiora sub-
sessilia, inferiora mediaque petiolo brevi piloso aucta, supra atro-viridia pilosa,
subtus pallide virentia pubescentia, superficie 4-7 X 3-4 cm. ; nervatio simplex;
serratura constans ex dentibus robustis haud confertis, extus convexis vel aliq.
undulatis, intus rectis, culminibus acutis vel obtusiusculis 1-1,5 mm. altis et
3-5 mm. altis. Verticillastri cinerascentes. Pedicelli retrorsum pubescentes
1,5 mm. longi. Calix campanulatus, undique prorsus pubescens, tubo exstriato
1,8 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus vel omnino
glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Transsilvania, Tordæ,
in nemoribus ad fluvium Aranyos (Wolff in herb. Briq.).
M. dalmatica Mœnch var. Borbasiana Brig. — M. cinerascens H. Braun
in Verhandl. z0ol.-bot. Gesellsch. XL, p. 484 (1890) non Timb.-Lagr. (1877) =
M. hortensis Tausch exsicc. non Op.— M. cinerea Op. (1882) non Holuby (1876).
— Planta ultra 40 cm. alta. Caulis robustus, + ramosus, superne adpresse pubes-
cens canescens, basin versus magis piloso-pubescens, viridis vel aliq. purpuras-
cens, internodiis 3-5 em. longis. Folia late lanceolata vel oblongo-lanceolata,
apice acuta, marginibus-+ longius convexis, basi breviter extenuata, superiora sub-
sessilia, media et inferiora petiolo piloso ad À cm. longo aucta, supra atro-viridia
tenuiter pilosa, subtus pallidiora pubescentia, superficie 4-8 X 1,5-4 cm.; serra-
tura constans ex dentibus robustis, crebris, confertis, intus rectis, extus rectis
vel aligq. undulatis, culminibus acutis vel peracutis 1-2 mm. alt. et 2-5 mm. dis-
tantibus. Verticillastri einerascentes. Pedicelli pilosi 4,8 mm. longi. Calix cam-
panulatus, undique pubescens, tubo exstriato 4,5 mm. longo, dentibus lanceo-
latis fere 4 mm. longis. Corolla intus vel omnino glabra vel pilis brevissimis
a:
(30) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 774
nonnullis perraris ornata. — In Silesia prope Liegnitz (Callier in herb. Briq.).
— Nomen Tauschianum in coll. numeris et anni dato destituta editum ex nomen-
claturæ codice (art. 42) nullum; nomen Opizianum in Seznam editum absque
diagnosi ex eodem codice (art. 46) nullum; descriptio plante Opizianæ a Dese-
gliseo (Menth. Op., I, p. 10, ann. 1882) publicatione anteriore plantæ diversæ
sub eodem nomine a cl. Holuby (ann. 1876) etiam nulla; nomini Brauniano etiam
pro planta diversa a cl. Timbal-Lagrave antiquior dies adscripta est (ap. Desegl.
in Feuille des jeunes natural., VIII, n. 86, déc. 1887); varietatem ideo collec-
tori indefesso hungarico V. a. Borbas dicamus. M. Borbasia Briq. (Fragm., 1,
p. 34), nomen collectivum prioritatis causa cassum, in futuro inter synonyma
rejicienda erit.
M. dalmatica Tausch var. Pancicii Brig. = M. calaminthæformis var.
Pancicii H. Braun in Verhandl. zool.-bot. Gesellsch., XL, p. 489 (1890). —
Planta 30-40 cm. alta. Caulis robustus, valde ramosus, ramis divaricato-ascen-
dentibus, virescens, præcipue ad angulos pubescens, internodiis mediis 2-3 cm.
longis. Folia ovato-lanceolata, apice acuta, marginibus infra medium convexio-
ribus, basi breviter extenuata, superiora subsessilia, inferiora mediaque petiolo
piloso 0,7 mm. longo aucta, utrinque viridia, parce pilosa, superficie 3-4,5 X
4,5-2,5 cm,; serratura constans ex dentibus crebris, sat robustis, intus rectius-
eulis, extus convexis vel gibbis, culminibus acutis vel obtusiusculis 4-1,3 mm.
_altis et 2-4 mm distantibus. Verticillastri cinerascentes. Pedicelli retrorsum
pilosi 2 mm. longi. Calix campanulatus, undique prorsus pubescens, iubo fere
exstriato 1,5 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus vel
omnino glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Serbia prope
Moravam (Pancic in herb. Mus. Vindob.).
M. dalmatica Tausch var. Mertensii Brig. — Planta ad 30 vel 40 cm.
alta. Caulis robustus, basi sæpe procumbens, parum ramosus, undique cinereo-
pubens, internodiis mediis 2-5 cm. longis. Folia late lanceolata vel oblongo-lan-
ceolata, apice acuta, marginibus longius convexis, basi prompte extenuata, supe-
riora subsessilia, inferiora petiolo parvo piloso aucta, membranacea, utrinque
pallide cinereo-virentia breviter pubescentia, superficie 4-5,5 X 2-2,8 cm.; ser-
ratura constans ex dentibus robustis, raris, distantibus, intus rectiusculis, extus
rectiusculis vel alig. concavis, culminibus acutis 4-1,5 mm. altis et 4-9 mm. dis-
tantibus. Verticillastri einerei. Pedicelli parcissime pilosiusculi 1,3-2 mm. longi.
Calix campanulatus, undique prorsus pubescens, tubo subexstriato 1,8-2 mm.
longo, dentibus lanceolatis 1 mm. longis. Corolla intus vel omnino glabra vel
pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Silesia (Günther in herb. Mus.
petrop.).
M. dalmatica Tausch var. pycnotricha Borb. ap. H. Braun in Verh. zool.-
bot. Gesellsch., XL, p. 486 (1890). — Planta 30-60 cm. alta. Caulis robustus,
elatus, + ramosus, ramis tenuibus ascendentibus, virescens, undique adpresse
772 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
pubescens, internodiis mediis 3-6 em. longis. Folia pulchre sat anguste lanceo-
lata, apice peracuta vel acuminata, marginibus longissime et lenissime convexius-
culis, basi integriter rotundata vel pro parte subauriculato-cordata, utrinque
viridia, cinereo-pubescentia, subsessilia vel petiolo pubescente brevi aucta, super-
ficie 4-6 x 1,2-1,7 cm.; serratura constans ex dentibus mediocribus vel debi-
libus, irregularibus, sat confertis crebrisque, intus rectis, extus aliq. undulatis,
culminibus peracutis 0,2-0,8 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Pedicelli pubes-
centes 4,5 mm. longi. Calix undique prorsus pubescens, tubo exstriato 1,8 mm.
longo, dentibus lanceolatis fere 11 mm. longis. Corolla intus vel omnino glabra
vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Hungaria in valle Draga ad
flumen (Borbas in herb. Briq.).
M. dalmatica Tausch var. suavifolia H. Braun in Verh. z0ol.-bot. Gesellsch.,
XL, p. 486 (1890) = M. suaveolens Host Fl. austr., IL, p. 146 (1831) non
Ehrh. (1792) = M. Szyliana Borb. Közlem. Bekes-es Bihar-Varmegiek Florajab.,
p. 492 (1891) (f. reducta). — Planta ad 45 cm. alta. Caulis + robustus, ramosus,
ramis ascendentibus, debilibus, sæpe flexuosis, viridis vel sæpius purpurascens,
parce præcipue ad angulos piloso-pubens, internodiis 2-4 cm. longis. Folia lan-
ceolata, apice peracuta, marginibus longe et leniter convexis, basi cuneatim
extenuata, superiora subsessilia, inferiora petiolo piloso ad 5 mm. longo aucla,
utrinque viridia, parce pubescentia, superficie 2-5 X 1.2-1,8 cm.; serratura
constans ex dentibus parvis, crebris, confertis, intus rectis, extus rectis vel undu-
latis, culminibus acutis 0,2-0,7 mm. altis et 1-3 mm. distantibus. Verticillastri
aliq. cinerascentes. Pedicelli pubescentes 1,5 mm. longi. Calix undique prorsus
pubescens, tubo exstriato 1,3 mm. longo, dentibus lanceolatis fere 1 mm. longis.
Corolla intus vel omnino glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata.
— In Moravia prope Eisenberg (Schott ex Host I. c. et herb. Mus. Vindoh.).
M. dalmatica Tausch var. bihariensis Brig. — M. bihariensis Borb. ap.
Braun in Verhandl. zool.-bot. Gesellsch., XL, p. 487. — Planta spe ultra 50 cm.
alta. Caulis robustus, ramosissimus, ramis ascendentibus, virescens, undique
piloso-pubens, internodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia lanceolata, apice acula,
marginibus longe et leniter convexis, basi breviter cuneatim extenuata, superiora
subsessilia, inferiora petiolo piloso-pubescente ad 7 mm. longo aucta, supra
viridia pubescentia, subtus pubescentia cinereo-viridia, superficie 3-4,5 X
1,2-2 cm.; serratura valde irregularis, constans in plerisque foliis ex dentibus
debilibus, raris, distantibus, intus rectis, extus concaviuseulis vel undulatis,
culminibus aculis 0,2-0,8 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Pedicelli pilosi
1,5 mm. longi. Calix campanulatus undique prorsus pubescens, tubo exstriato
1,2 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus glabra vel
pilis rarissimis nonnullis perraris brevissimis ornala. — In Hungariæ comitatu
bihariensi, in pascuis ad Chrysium velocem prope Verztö (Borbas in herb. Briq.).
— Varielas colore magis viridi et serralura vix at ne vix a spec. bracteosis var.
præced. differt.
(32) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 773
M. dalmatica Tausch var. Iraziana Briq. — M. Irazıana Borb. ap. Braun
in Verh. zool.-bot. Gesellsch., XL, p. 485 (1890). — Planta 15-30 cm. alta.
Caulis robustus, sed haud elatus, ramosus vel ramosissimus, ramis ascendentibus,
undique cano-pubens, internodiis brevibus, mediis circa 2 cm. longis. Folia
parva, lanceolata, apice acuta vel peracuta, marginibus leniter et præcipue infra
medium convexiusculis, basi breviter cuneatim extenuata, superiora subsessilia,
inferiora petiolo pubescente ad 0.5 cm. longo aucta, supra virescentia pubes-
centia, subtus densius pubentia cinerascentia, superficie 2-3 X 0,8-1,2 cm.; ser-
ratura constans ex dentibus robustis, crebris, argulis, extus concavis, intus rec-
tiuseulis, culminibus peracutis + dejectis 1-1,5 mm. altis et 2-4 mm. distan-
tibus. Pedicelli pilosi circa 4 mm. longi. Calix campanulatus undique prorsus
pilosus, tubo exstriato 4,3 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis.
Corolla intus glabra vel pilis brevissimis nonnullis perraris ornata. — In Hun-
gariæ pascuis exsiccatis prope Iraz ad Chrysium velocem (Borbas in herb. Briq.).
M. dalmatica Tausch var. Barthii Briq. — Planta 30-40 cm. alta. Caulis
robustus, ramosus, ramis ascendentibus, superne undique breviter piloso-pubens,
basi glabrescens vel glaber, fere totus purpurascens, internodiis brevibus, mediis
1-2 cm. longis, inferioribus sæpe multo longioribus. Folia breviter et late lan-
ceolata, apice breviter acuta, marginibus convexis, basi breviter rotundato-exte-
nuata, fere omnia subsessilia, supra viridia piloso-pubescentia, subtus densius
pubescentia virescentia vel cinerascentia, superficie 2-4 X 1-2 cm. ; serratura
constans ex dentibus parvis, crebris, confertis, intus rectis, extus + undulatis
vel rectiusculis, culminibus acutis 0,2-6,8 mm. altis et 2-3 mm. distantibus.
Verticillastri cinerascentes. Pedicelli pilosi 4-1,5 mm. longi. Calix campanulatus,
undique prorsus pubescens, tubo exstriato 1,2 mm. longo, dentibus lanceolatis
0,8 mm. longis. Corolla intus omnino glabra vel pilis brevissimis nonnullis per-
raris ornata. — In Transsilvaniæ humidis prope Hatzeg (Barth in herb. Briq.).
M. dalmatica Tausch var. calycopogon Brig. — Planta 30-60 cm. alta.
Caulis robustus, ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, superne adpresse
cano-pubens, basi glabrescens vel glaber, sæpius purpurascens, internodiis
2-5 em. longis. Folia breviter lanceolata, apice acuta, marginibus mediocriter et
præsertim infra medium convexis, basi + cuneatim extenuata, superiora subses-
silia, inferiora petiolo brevi ad 0,5 mm. aucta, supra viridia, parce et tenuiter
pilosella, subtus pallidiora adpresse pubescentia, superficie 2-4 X 1,3-1,7 cm.;
serratura constans ex dentibus parvis, crebris, confertis, intus rectis, extus
undulatis vel aliq. gibbis, culminibus acutis 0,2-0,9 mm. altis et 1-3 mm. dis-
tantibus. Verticillastri præsertim juniores barbigeri, albi. Pedicelli pilis sparsis
conspersi, vel glabrescentes 4,5 mm. longi. Calix campanulatus undique pilis
longis albis prorsus versis obtectus, tubo exstriato 1,2 mm. longo, dentibus lan-
ceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus glabra. — In Thuringia ad Löbstedt prope
Jenam (M. Schultze in herb. Briq.).
774 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
M. dalmatica Tausch var. Andersoniana Briq. — M. Andersoniana Braun
in Verh. zool.-bot. Gesellsch., XL, p. 48% (1890). — Planta ad 60 cm. alta.
Caulis robustus, -- ramosus, ramis debilibus, flexuoso-ascendentibus, superne,
pilis sparsis patulis hirtus, basi glabrescens, sæpius purpurascens, internodiis
mediis 3-5 em. longis. Folia ovato-elliptica, marginibus infra medium convexio-
ribus, dein arcte in apicem acutum convergentibus, basi breviter rotundato-exte-
nuata, petiolo piloso ad 8 mm. longo aucta, tenuia, supra late viridia, pilis
sparsis more M. aquatice vel arvensis formarum vulgarium conspersa, subtus
pallide virentia magis pilosa pilis ad nervos longioribus, superficie 3-5 X 1,5-
2,5 cm.; serratura constans ex dentibus valde robustis, aliq. argutis, regula-
ribus, sat erebris confertisque, intus rectiusculis, extus -E undulatis, culminibus
peraculis 1-2 mm. altis et 3-5 mm. distantibus. Verticillastri pilosi, haud cine-
rascentes. Pedicelli parce pilis patulis præditi, vel glabrescentes, purpurascentes,
1,8 mm. longi. Calix campanulatus, undique pilosus, tubo exstriato 1,3 mm.
longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus glabra. - In Suecia
ad Bahusiam (Lindeberg in herb. Deless.).
M. dalmatica Tausch var. calaminthæformis Brig. = M. calaminthæ-
formis Borb. in Brig. Fragm., I, p. 36 = M. multiflora Host in herb. Mus.
Brux. non Fl. austr. nec herb. Mus. Vindob. — Planta ad 40 vel 50 cm. alta.
Caulis inferne robustus, ramosissimus, ramis divaricato-ascendentibus, tenuibus,
sæpe flexuosis, einereo-virentibus, undique breviter sed præsertim ad angulos
pubentibus, internodiis mediis 2-3 mm. longis. Folia parva, brevia, elliptico-
lanceolata, superiora apice breviter acuta, media et inferiora obtusiuscula, mar-
ginibus leniter et longe convexiusculis, basi petiolo pubescente ad 5-6 mm.
longo prædita, superiora subsessilia, supra pubescentia viridia, subtus densius
pubescentia cinereo-viridia, superficie 1,5-2,5 X 0,8-1,3 cm.; serratura constans
ex dentibus parvis, debilibus, raris, distantibus, intus rectis, extus undulatis vel
convexiusculis, culminibus acutis vel subobtusis 0,1-0,5 mm. altis et 3-5 mm.
distantibus. Verticillastri cinerascentes. Pedicelli subglabri vel parce pubescentes
1,5-1,8 mm. longi. Calix campanulatus, undique prorsus pubescens, tubo
exstriato 1,5 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus
glabra vel fere glabra. — In Hungari® päscuis exsiccatis prope Iraz ad Chrysium
velocem (Borbas in herb. Briq.).
M. dalmatica Tausch var. peracuta Brig. = M. peracuta Borb. Geogr.
atq. enum. pl. Castriferr., p. 212 (1887). — Planta 30-40 cm. alta. Caulis
parum robustus, diffuse ramosus, ramis flexuoso-ascendentibus, virescens, bre-
viter præsertim ad angulos piloso-pubens, internodiis mediis 2-3 em. longis.
Folia parva anguste lanceolata, apice peracuta vel acuminata, marginibus longe
el leniter convexiusculis, basi peracute cuneata, superiora subsessilia, inferiora
peliolo piloso 3-4 min. longo aucta, supra viridia breviter et adpresse pilosa,
sublus virescentia breviter et adpresse pubescentia, superficie 2-3 X 0,6-1 cm.;
M
h
(34) J. BRIQUET, FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 775
serratura constans ex dentibus minimis raris, distantibus, intus rectis, extus
lenissime undulatis vel subrectis, culminibus 0,1-0,3 mm. altis et 2-4 mm. dis-
tantibus. Verlieillastri - cinerascentes. Pedicelli dense pilosi 1,5-2 mm. longi.
Calix campanulatus undique prorsus pubescens, tubo exstriato 1,5 mm. longo,
dentibus anguste lanceolatis fere 4 mm. longis. Corolla intus glabra vel fere
glabra. — In Hungariæ pascuis exsiccatis prope Iraz ad Chrysium velocem
(Borbas in herb. Briq.).
M. dalmatica Tausch var. diespasmena Brig. — M. dentata auct. non
Moench, nec Roth. — Planta ad 40 cm. alta et ultra. Caulis robustus, +
ramosus, ramis ascendentibus, cinereo-virens, undique breviter piloso-pubens,
internodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia latissime ovato-rotundata, apice rotun-
data, obtusa vel irregulariter apiculato-acuta, marginibus convexissimis, basi
rotundato-cordata, superiora subsessilia, media et inferiora petiolo piloso ad
5 mm. longo aucta, supra viridia, adpresse pilosa, subtus pallidius viridia vel
ex cinerascente viridia adpresse piloso-pubentia, + crispa, superficie 3-5 X
3-5 cm. ; serratura constans ex appendicibus magnis vel maximis, valde irregu-
laribus, intus et extus varie undulatis vel dentatis, culminibus nunc acumi-
natis, nunc subobtusis, dejectis vel tortis 3-10 mm. altis et 5-15 mm. distan-
tibus, foliorum margines lacerantibus. Verticillastri cinerei. Pedicelli pilosi
1,5 mm. longi. Calix campanulatus, undique prorsus pubescens, tubo exstriato
1,5 mm. longo, dentibus lanceolatis 0,8 mm. longis. Corolla intus glabra. — In
Hungariæ hortis prope Abelowam culta (P. Rell in herb. Briq.). — M. cıliata
Op., quæ ad M. dentatam ut varietas a cl. Braun adducitur, ob calicem basi gla-
berrimum non huc sed ad M. gentilem, ut et M. dentata Mœnch, pertinet et infra
quærenda est.
M. gentilis L. var. Sagorskii Brig. — Planta ultra 50 cm. alta. Caulis
elatus, debilis vel mediocris, parum ramosus, viridis vel basi purpurascens, sub-
glaber, internodiis mediis 2-4 cm. longis. Folia longe elliptico-lanceolata, valde
gracilia, apice acuta, marginibus longe et regulariter convexis, basi rotundato-
cuneata, petiolo piloso-ciliato ad 5 mm. longo prædita, supra viridia, subtus
pallidius virentia, nitida, ad nervos parce pilosula, superficie 4-7 X 1,5-
2,8 cm. ; nervatio simplex; serratura constans ex dentibus parvis, crebris, extus
recliusculis, intus rectis, culminibus acutis 0,2-0,8 mm. altis et 1-3 mm. distan-
tibus. Pedicelli glabri, atro-purpurei, 1,5 mm. longi. Bracteolæ barbato-ciliatæ.
Calix campanulatus, paniculis vix evidentibus, tubo 1,5 mm. longo, dentibus
barbato-ciliatis, lanceolatis, 0,5 mm. longis. Verticillastri juniores immoderate
barbigeri. — In Thuringia ad Frauenpriessnitz (Sagorski in herb. Briq.).
M. gentilis L. var. pauciflora Brig. = M. pauciflora Figert in Deutsch.
bot. Monatsschr. (1893). — Planta ad 50 cm. alta. Caulis debilis, valde ramosus,
aliq. flexuose ascendens, viridis, præcipue ad angulos setulose obverse pilosulus,
776 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
internodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia ovato-elliptica, apice acuta vel obtusius-
culay.marginibus præcipue infra medium convexioribus, basi rotundata vel bre-
vissime extenuata, petiolo piloso-ciliato 0,5-1 cm. longo aucta, viridia, tenera,
utrinque breviter et parcissime pubescentia, superficie 2,5-% X 1,5-2,5 cm. ; ner-
vatio simplex; serratura constans ex dentibus robustis satis confertis, extus
undulatis, intus rectis, culminibus acutis 1-1,3 mm. altis et 3-6 mm. distan-
tibus. Verticillastri pauciflori, juniores haud barbigeri. Bracteolæ parce pilosæ.
Pedicelli purpurascentes, minutissime pilosuli 41,5 mm. longi. Calix campanu-
latus, funiculis haud evidentibus, purpurascens, glandulosus, sed fere omnino
glaber, tubo 1,5 mm. longo, dentibus lanceolatis brevibus 0,5 mm. longis. —
In Silesia prope Liegnitz loco Neuhof dicto (Figert in herb. Brig.).
M. gentilis L. var. tenuiceps Brig. — Planta ad 50 cm. alta. Caulis
robusius, diffuse ramosus, ramis flexuoso-ascendentibus, glaber vel subglaber,
viridis vel purpurascens, internodiis mediis 2-6 cm. longis. Folia elliptica vel
ovato-elliptica, superiora apice acuta, media apice subobtusa, marginibus medio-
criter et præsertim infra medium convexis, basi rotundato-extenuata, breviter
vel brevissime petiolata, utrinque viridia, glabrescentia vel subglabra, tenuia,
superficie 2,5-5 X 1,2-2,3 cm.; nervatio simplex haud prominens; serratura
constans ex dentibus debilibus, adpressis, distantibus, intus rectiusculis, extus
convexiusculis vel undulatis, culminibus prorsus versis, acutis vel rectangulis,
0,2-1 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Pedicelli glabri, virides vel purpuras-
centes 4,5 mm. longi. Calix campanulatus, tubo vix striato, glanduloso, basi
glabro 1,5 mm. longo, dentibus ciliatis triangularibus 0,5 mm. longis. — Italia,
in campis ville Cierlo in provincia Modena (Fieri in herb. Gibelli).
M. gentilis L. var. cardiaca Brig. — M. gentilis Sole Menth. brit., p. 35,
tab. 15 — M. gracilis y gentilis Sm. in Trans. linn. Soc., Il, p. 210 = M. car-
diaca Baker On the engl. Mints., p. 13 = M. cantalica Herib. in Bull. soc. bot.
de France, XXVI, p. 167. — Planta 40-60 cm. alta. Caulis robustus, +
ramosus, ramis ascendentibus, purpurascens, glabrescens vel pilis simplieibus
patentibus sæpe aliq. crispulis præditus, internodiis mediis 2,5-4 cm. longis.
Folia pulchre lanceolata, apice longe peracuta, marginibus longe et lenissime
convexiusculis, basi breviter, sæpe abrupte extenuata, subsessilia vel petiolo
piloso 2-4 mm. longo prædita, supra atro-viridia, subtus pallida, sæpe purpu-
rascentia, glabrescentia, vel leviter pubescentia, superficie 4,5-6 X 1,3-2 cm. ;
nervatio sæpe alig. prominula; serratura constans ex dentibus robustis, haud
valde erebris, intus rectiusculis, extus concaviusculis vel undulatis, culminibus
prorsus versis peracutis 4-4,5 mm. altis et 3-7 mm. distantibus. Pedicelli glabri
vel subglabri; purpurascentes, 2-2,5 mm. longi. Calix purpurascens. elongato-
campanulatus, tubo basi glabro, superne + piloso, striato, atro, glanduloso,
1,8 ınm. longo, dentibus lanceolatis pilosis A mm. longis. Corolla intus et extus
glabra. — Cantal, loco «la Gravière» dicto (Héribaud ap. Malinv. Menth. exsicc.,
n. 178).
Bi ee
(36) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 777
M. gentilis L. var. ciliata Brig. = M. ciliata Op. ap. Reichb. Fl. germ.
ezcurs., p. 308. — Planta ad 60 cm. alla et ultra. Caulis robustus, purpurascens,
subglaber vel parce pilosus, + ramosus, internodiis mediis 2-5 cm. longis.
Folia subsessilia, latissima, ovata, apice + obtusa, sæpe cuspidata, basi cordata,
marginibus valde convexis, rugosa, viridia, glabrescentia vel parce pilosa, super-
ficie 45 X 4 cm.; serratura constans ex appendicibus crebris valde irregularibus,
difformibus, erectis, undulatis vel tortuosis 1-6 mm. altis. Verticillastri ante
anthesin valde plumosi. Calix campanulatus, tubo basi glabro glanduloso, sub-
exstriato, superne dense piloso, 1,2-2 mm. longo, dentibus lanceolatis eiliato-
pilosis 0,8-1 mm. longis. — Hæc varielas, tam statu bracteoso quam statu
folioso, a M. dalmatica var. diespasmena egregie calicibus basi glabris differt,
quacum a cl. Braun confusa est. — In Westphaliæ hortis culta (Weihe, cum
adnot. Opizii, in herb. Mus. Brux.).
M. gentilis L. var. dentata Brig. — M. dentata Mœnch Menth., p. 380
(1794); Roth Man. bot., IT, p. 815 (1830). — Planta ultra 30 cm. alta. Caulis
mediocris, ramosus, ramis flexuosis, glaber vel subglaber, purpurascens, inter-
nodiis mediis 2-3,5 cm. longis. Folia late ovata, apice + acuta, nonnunquam
cuspidata, marginibus infra medium valde convexis, basi late rotundata, subses-
silia vel petiolo parvo ciliato ad 4 mm. longo prædita, supra atro-viridia, subtus
pallidiora, sæpe purpurascentia, aliq. rugosa, sæpe plicata, glabrescentia, super-
ficie 2,5-3 X 1,5-2 em. ; serratura constans ex dentibus vel appendicibus irregu-
laribus, crebris, confertis, basi latis dein anguste et argute elongatis, sæpe undu-
latis vel tortis, culminibus peracutis circa 2 mm. altis et 2-3 mm. distantibus.
Verticillastri juniores pilosi sed haud vere plumosi. Pedicelli purparascentes,
subglabri ad 2 mm. longi. Calix elongato-campanulatus, tubo basi glabro, striato,
superne parce pubescente, 1,2 mm. longo, dentibus lanceolatis parce ciliatis
1 mm. longis. Corolla intus et extus glabra. — Ex horto botanico Berolinensi
(Ledebour in herb. Mus. petrop.) ; hort. Marburgensis (Moench in h. soc. rhen.).
M. gentilis L. var. gracilis Brig. = M. gracilis Sole Menth. brit., p. 37,
tab. 16 = M. gracilis « gracilis Sm. 1. c. — M. cardiaca var. gracilis Baker
l. c. — Planta 40-50 cm. alta. Caulis quam in var. præcedente sæpius debilior,
ramosus, ramis debilibus, sæpe flexuosis, purpurascens, subglaber, internodiis
mediis 2-3 cm. longis. Folia lanceolata, quam in var. præcedente breviora,
apice acuta, marginibus parum convexis, basi breviter extenuala, subsessilia
petiolo 1-3 mm. longo ornata, supra saturate viridia, subtus pallide virentia,
sæpe purpurasceutia, subglabra, superficie 3-4 X 1,2-1,6 cm.; nervatio aliq.
prominula; serratura constans ex dentibus parvis vel mediocribus, crebris,
confertis, intus rectis, extus rectiusculis vel + undulatis, culminibus 0,5-1 mm.
altis et 1,5-3 mm. distantibus. Pedicelli sepe purpurascentes, glabri 1,5 mm.
longi. Calix campanulatus, tubo basi glabro, superne pubescente, parum striato,
glanduloso 1,5 mm. longo, dentibus lanceolatis pilosis 1 mm. longis. Corolla
778 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (37)
intus et extus glabra. — Anglia, loco haud indicato (Smith in herb. Mus.
petröp.).
M. gentilis L. var. variegata Sm. I. c., p. 208 — M. variegata Sole
Menth. brit., p. 43, tab. 19 = M. elegans Lej., Rev. fl. Spa, p. 117. — Planta
ad 50 cm. alta et ultra. Caulis elegans, glaber vel ad angulos pubescens, viridis
vel purpurascens, valde ramosus, ramis ascendentibus vel flexuosis, internodiis
mediis 2-6 cm. longis. Folia elliptica vel elliptico-lanceolata, apice peracuta vel
acuminata, marginibus -E longe convexis, basi in petiolum rotundato-extenuata,
supra saluratius subtus pallidius virentia, maculis albis contaminata, glabra vel
leviter pubescenlia, superficie 3-6 X 1,5-2,5 cm. ; serratura constans ex den-
tibus robustis, intus rectis vel concaviusculis, extus + rectiusculis vel undu-
latis, culminibus peracutis sæpe prorsus versis 1-2 mm. altis et 2-6 mm. distan-
tibus. Verticillastri ante anthesin haud vel vix plumosi, nunc sessiles, nunc +
pedunculati. Pedicelli glabri vel subglabri, circa 2 mm. longi. Calix campanu-
latus, tubo striatulo, basi glabro, superne pubescente 1,5 mm. longo, dentibus
triangulari-lanceolatis pilosis 1 mm. longis. Corolla extus et intus glabra. — In
Belgii hortis (Lejeune in herb. Mus. Brux.).
M. gentilis L. var. elliptica Brig. = M. elliptica Lej. Rev. fl. Spa,
p. 117 = M. gentilis var. cuneifolia Lej. et Court. Comp. fl. belg., Il, p. 233
== M. Pauliana F. Sch. ap. Wirtg. Menth. rhen., ed. 3, n. 3 — M. Straili
Th. Durand in Bull. Soc. roy. bot. Belg., XIV, p. 16. — Planta sæpe ultra
40 cm. alta. Caulis glaber vel glabrescens, ramosus, ramis elongatis, gracilibus,
internodiis mediis 3-8 cm. longis. Folia elliptico-lanceolata, apice acuta, versus
limbum medium latiora et convexa, basi in petiolum + pilosum 0,8-1,5 cm.
longum gradatim extenuata, late viridia, subglabra, superficie 5-6 X 2-3,5 cm. ;
serratura constans ex dentibus mediocribus, =+ confertis vel distantibus, versus
apicem limbi congestis, extus concavis vel + rectis, intus rectis vel concavius-
eulis, culminibus acutis minute mucronulatis prorsus versis 0,5-1,2 mm. altis et
3-8 mm. distantibus. Verticillastri ante anthesin non plumosi. Pedicelli glabri
vel subglabri circa 2 mm. longi. Calix campanulatus, tubo striatulo glabro,
valde glanduloso superne pubescente, 1,8 mm. longo, dentibus parce ciliatis,
triangulari-lanceolatis, 0,5 mm. longis. Corolla intus et extus glabra. — Ad
ripas fl. Vesdre (Lejeune in herb. Mus. Brux.).
M. gentilis L. var. resinosa Brig. = M. resinosa Op. Natural, p. 195,
n. 10%. — Planta sæpe ultra 60 cm. alla. Caulis robustus + ramosus, subglaber,
sepius purpurascens, internodiis 4-5 mm. longis. Folia oblongo-elliptica, apice
acula, marginibus longius et regulariter convexis, basi rotundato-extenuala,
supra et sublus subglabra, viridia, caulinaria superficie 6-7 X 3-3,5 cm., in
petiolum hirtulum ad 1 cm. longum extenuata; serratura constans ex dentibus
crebris, valde robustis, + irregularibus, intus rectis vel concaviusculis, extus
7 Wlan cette SRE
(38) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 779
undulatis, culminibus acutis minute mucronulatis prorsus versis 1,5-3 mm. altis
et 2-5 mm. distantibus. Verticillastri petiolos æquantes vel superantes, cætero
adhuc in speciminibus bracteosis tantum noti. Pedicelli glabri 1,5 em. longi.
Calix longus, tubo 1,5 mm. longo, basi glabro, superne parce pubescens, funı-
eulis parum evidentibus, purpurascens vel viridis (in ramis ejusdem caulis) den-
tibus lanceolatis 1 mm. longis, parce ciliatis. — Austria inferior, in sepibus ad
Langenlois (Andorfer in herb. Mus. Vindob.).
M. gentilis L. var. grata Brig. = M. grata Host. Fl. austr., II, p. 152.
— Planta 28-40 cm. alta. Caulis erectus, + ramosus, purpurascens, pilis parvis
obversis conspersus, internodiis mediis 1-2 cm. longis. Folia ovata vel ovato-
oblonga, apice acuta, marginibus præsertim basin versus convexioribus, basi
breviter extenuata, subsessilia vel petiolo brevi + piloso vix in inferioribus ad
5 mm. longo prædila, viridia vel purpurascentia, supra pilis paucicellularibus
conspersa, subtus præcipue ad nervos hirta, superficie 1,5-4 X 1-2 cm.; serra-
tura constans ex dentibus crebris, parvis, confertis, intus reclis, extus con-
vexis vel undulatis, culminibus acutis, 0,2-0,8 mm. altis et 1-2,5 mm. distan-
tibus. Verticillastri petiolos minutos vel subnullos foliorum superiorum supe-
rantes. Pedicelli glabri purpurei 2,5 mm. longi. Calix campanulatus, tubo bası
glabro, superne pubescente, nervis sat prominulis, purpurascente, 1,8 mm.
longo, dentibus lanceolatis parce ciliatis 1 mm. longis. Corolla extus et intus
glabra. — Austria inferior, ad Dornau prope Leobersdorf (Host. in herb. Mus.
Vindob.).
M. gentilis L. var. legitima Lej. et Court. Comp. fl. belg., p. 233 =
M. elliptica Lej. ap. Reichb., Fl. germ. exsicc., n. 986; H. Braun in Verh. zool.-
bot. Gesellsch. Wien, v. XL, p. 478; non Lej. Revue fl. Spa, p. 117 et herb. —
M. gentilis Strail Essai, p. 104, — Planta 40-50 cm. alta. Caulis mediocris,
ramosus, ramis ascendentibus, glaber vel glabrescens, sæpe purpurascens, inter-
nodiis mediis 2-4 cm. longis, Folia elliptica, apice acuta, marginibus moderate
convexis, basi rotundato-extenuata, petiolo 0,5-0,8 mm. longo aucta, viridia,
glabrescentia 1. e. pubescentia tenui et parca prædita, superficie eirca 4 X 1,5-
2 cm.; serratura constans ex dentibus sat debilibus, crebris, confertis, intus
rectiusculis, extus leviter convexiusculis, culminibus acutis prorsus versis
0,5 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Pedicelli glabri, virides vel purpuras-
centes, ad 2 mm. longi. Verticillastri ante anthesin hirti, sed non plumosi.
Calix campanulatus, tubo basi glabro, resinoso-punctato, superne pubescente,
striatulo, 1,8 mm. longo, dentibus lanceolatis ciliatis À mm. longis. Corolla
intus et extus glabra. — In Belgio prope Chaudfontaine (Strail in herb. Mus.
Brux.).
M. gentilis L. var. Agardhiana H. Braun 1. c., p. 482 — M. sativa var.
Agardhiana Fries Nov. fl. succ., ed. 4, V, p. 71. — Planta 20-40 cm. alta.
780 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (39)
Caulis mediocris, parum ramosus, ramis ascendentibus, parce pilis sparsis præ-
dituS; sæpe purpurascens, internodiis mediis 2-3 cm. longis. Folia ovato-ellip-
tica, apice + acuta, marginibus præcipue infra medium convexis, basi rotun-
dato-extenuala petiolo piloso ad 8 mm. longo insidentia, utrinque viridia, supra
parce pubescentia, subtus præcipue ad nervos parce pilosa, nervatione haud pro-
minula, superficie 2-3 X 1,2-2 cm.; serratura constans ex dentibus parvis, con-
fertis, crebris, intus rectis, extus convexiusculis, culminibus acutis 0,5-1 mm.
allis et 2-3 mm. distantibus. Verticillastri ante anthesin + plumosi. Pedicelli
subglabri 4-2 mm. longi. Calix campanulatus, tubo subexstriato, basi glabro,
superne piloso, 1,2 mm. longo, dentibus dense barbato-ciliatis 0,8 mm. longis.
Corolla intus et extus glabra. — Hæc varietas a præcedente tantum pilositate
majore et verticillastris magis plumosis differt. — In Ostrogothia media ad locum
Slaka dietum (Moberg ap. Fries, Herb. norm. fasc. IV).
M. gentilis L. var. vesana Lej. Comp. fl. belg., II, p.233 — M. Crepiniana
Th. Durand in Bull. Soc. roy. bot. Belg., XVI, p. 145 = M. postelbergensis Op.
ap. Des. Menth. Op. II, p. 2%. — Planta sæpe ultra 40 cm. alta. Caulis gracilis,
+ robuslus, ramosus, glaber vel subglaber, internodiis mediis 2-5 cm. longis.
Folia ovato-elliptica, apice acuta, marginibus præcipue infra basin convexis, basi
in petiolum + pilosum, 4-10 mm. longum rotundato-extenuata, viridia, gla-
brescentia, superficie 4 X 2 cm.; serratura constans ex dentibus robustis,
crebris, confertis, intus + rectiusculis, extus convexis gibbisve, culminibus
acutis prorsus versis 1-1,5 mm. attis et 2-4 mm. distantibus. Verticillastri pilis
crebris ante anthesin aliq. plumosi. Pedicelli subglabri ad 2 mm. longi. Calix
campanulatus, tubo subexstriato, bası glabro, superne pubescente, 1,3 mm.
longo, dentibus triangulari-lanceolatis ciliato-barbatis, 0,7 mm. longis. Corolla
inlus et extus glabra. — In Belgio ad ripas fl. Vesdre (Lejeune, Th. Durand,
Strail ele. in herb. mus. Brux.). —— Hæc varietas tantum differt a var. Frriesii
(Brig. Fragm. UI, p 17) pilositate minore, eliam in ramis novellis.
M. gentilis L. var. comatula Brig. = M. gentilis var. glabrata Fries.
Herb. norm. fasc. XII — M. gentilis var. calvescens H. Braun IL. c., p. 480. —
Planta 30-60 cm. alta. Caulis robustus, Æ ramosus, viridis vel purpurascens,
pilis retrorsum versis sparsis ornalus, internodiis mediis 2-5 cm. longis. Folia
elliptica vel ovato-elliptica, apice acuta vel + obtusiuscula, marginibus medio-
criter convexis, basi rotundato-extenuata, petiolo piloso, brevi, 0,2-0,7 mm.
longo insidentia, supra et subtus viridia, pilis sparsis pubescentia, superficie
2,5-5 X 1-2 cm.; serratura constans ex dentibus crebris, confertis, robustis,
intus rectiusculis, extus convexis, culminibus peracutis 0,7-1,5 mm. altis et
1-3 mm. distantibus. Verticillastri ante anthesin densissime barbati. Pedicelli
glabri vel subglabri eirca 1,5 mm. longi. Calix campanulatus, tubo 1,8 mm.
longo, basi glabro superne villoso, dentibus lanceolatis, 0,8 mm. longis, densis-
sime villoso-barbatis. Corolla extus et intus glabra. — In Scania ad Röstanga
(40) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 781
(Lilja ap. Fries exsicc. cit. in herb. Mus. Vindob.). — Nomina Friesii et
Braunii servari non possunt, cum omnino inepla sint : var. comatula enim
inter omnes M. gentilis formas cum var. Friesii ea varietas est quæ pilis ditis-
sima.
M. gentilis L. var. pratensis Brig. = M. pratensis Sole Menth. Brit.,
tab. 10 = M. Pugeti Per. Rev. monogr. du genre Mentha, p. 20, p. p. — Planta
40-50 cm. alta. Caulis robustus, basi ramosus, ramis ascendentibus, glabra vel
glabrescens, viridis vel purpurascens, internodiis mediis 3-5 cm. longis. Folia
ovato-elliptica, magna, apice subacuta vel obtusa, marginibus basin versus con-
vexioribus, basi rotundata vel rotundato-cordata, subsessilia, supra atro-viridia,
subtus pallidiora, utrinque glabra vel subglabra, nervis parum prominulis, super-
ficie 3,5-5 X 2-3 cm.; serratura constans ex dentibus robustis, erebris, confertis,
sat regularibus, intus rectis, extus rectis vel undulatis, culminibus acutis
prorsus versis 4-1,5 mm. altis et 2-3 mm. distantibus. Verticillastri ante
anthesin haud plumosi. Pedicelli glabri, virides vel purpurascenles, circa 1,6 mm.
longi. Calix campanulatus, tubo subexstriato basi glabro, superne parce pubes-
cente, 1,2 mm. longo, dentibus anguste lanceolatis, parce ciliatis ad 0,8 mm.
longis. Corolla intus et extus glabra. — In Sabaudia prope Annecy-le-Vieux
(Puget in herb. Pérard), — CI. Perard, qui veram M. pratensem Sole ignorabat
nec iconem optimam Solei viderat, sub nomine M. Pugeti, et plantam Soleanam
et varietatem hic sub nomine Pugeti servatam, inclusit. Varietas pratensis, ut
ex Solei icone patet, a sequente differt præcipue dentibus foliaribus crebris, con-
fertis, sat regularibus nec distantibus irregularıbus: cæterum formæ intermediæ
in Helvetia occidentali haud raræ.
M. gentilis L. var. Pugeti Brig. = M. Pugeti Pér. 1. c., p. p. — Planta
ad 80 cm. alta. Caulis valde robustus, ramis divaricato-ascendentibus, sæpe
flexuosis, glaber vel ad angulos parce pilosus, viridis vel purpurascens, inter-
nodiis mediis 3-6 cm. longis. Folia late ovala, quam in var. præcedente latiora,
apice obtusa vel latiora, marginibus pr&cipue infra medium valde convexis, basi
latissime rotundata, vel rotundato-cordata, subsessilia, supra atro-viridia, subtus
pallidiora, subglabra, subtus tantum regulariter ad nervos pilis sparsis pradita,
superficie 3,5-8 X 2-4,5 cm. ; serratura constans ex dentibus robustis, dislantio-
ribus, minus regularibus, intus rectiusculis, extus m convexis, culminibus
acutis, rarius subobtusis, 1-2 mm. altis et 3-8 mm. distantibus. Verticillastri
ante anthesin haud plumosi (in eodem individuo pulcherrime et axillares et
pseudostachyi!). Pedicelli glabri, virides vel purpurascentes, circa 1,5 mm. longi.
Calix campanulatus, tubo basi glabro, superne parcissime pubescente, subexstrialo,
1,4 mm longo, dentibus lanceolatis parce ciliatis 0,6 mm. longis. Corolla intus
et extus glabra. — In Helvetia ad Chambesy prope Genevam (Briquet in herb.
propr.).
782 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
M.rubra Huds. var. raripila Brig. — Planta ultra 60 cm. alta. Caulis valde
robustus, elatus, ramosus, ramis ascendentibus, glaber vel subglaber, sæpe pur-
purascens, internodiis mediis 4-9 cm. longis. Folia ovata vel late ovato-ellip-
tica, apice subacuta vel oblusa, marginibus pulchre convexis, basi rotundata vel
subcordata petiolo ciliato ad 1 cm. longo aucta, supra atro-viridia subglabra,
subtus pallidius virentia ad nervos pilosula. superficie 4,5-7 X 3-4 cm.; ner-
vatio simplex haud prominens; serratura constans ex dentibus valde robustis,
crebris, confertis, intus rectiusculis, extus convexiusculis vel undulatis, culmi-
nibus acutis + prorsus versis 2-2,5 mm. altis et 2-5 mm. distantibus. Inflores-
centia pseudostachya, verticıllastris magnis floribundis moniliter confertis,
supremo cum foliis reductis apicem axis comante. Pedicelli glabri vel subglabri
purpurascentes 2 mm. longi, fere omnes pedunculati. Calix longe tubulosus,
basi glaber, tubo funiculis validis striato, valde glanduloso, 2,5 mm. et ultra
longo, dentibus abunde ciliatis acuminatis 1 mm. longis. Corolla sæpe 8 et spe-
ciosa. — In Helvetia extra Montbrillant suburbem Genavæ (Ayasse in herb.
Briq.).
M. rubra Huds. var. lævifolia Brig. — Planta ultra 60 cm. alta. Caulis
robustus, elatus, Æ ramosus, ramis ascendentibus, glaber vel subglaber, sæpe
purpurascens vel violaceus, internodiis mediis 3-6 cm. longis. Folia ovata vel
late ovato-elliptica, apice subacuta vel + obtusa, marginibus infra medium con-
vexioribus, basi rotundata vel subcordata petiolo ciliato ad 8 mm. longo aucta,
supra atroviridia breviter et parcissime pubescentia vel glabra, subtus subglabra
vel glabra pallidiora, superficie 3-5 X 2-3 cm. ; nervatio simplex haud prominens;
serratura constans ex dentibus parvis vel mediocribus, crebris, confertis, intus
rectiusculis, extus convexis vel leviter undulatis, culminibus acutis 0,5-1,2 mm.
allis et 1-4 mm. distantibus. Inflorescentia sæpius pseudostachya, verticillastris
moniliter versus apicem axis approximatis, summo bracteisque eum comantibus.
Pedicelli sepius violacei, glabri vel subglabri 1,5 mm. longi. Calix longe tubu-
losus, funiculis valde prominentibus, tubo basi glabro valde glanduloso 2,8 mm.
longo, dentibus lanceolatis ciliatis 4 mm. longis. Corolla sæpe 8 et speciosa. —
In Belgio, ad ripas fluv. Ourte prope Grivegrée (Th. Durand in herb. Briq.).
M. rubra Huds. var. laxiceps Brig. — Planta ultra 50 cm. alta. Caulis
robuslus, erectus vel ascendens, ramosus, ramis laxe flexuoso-ascendentibus,
glaber vel subglaber, viridis vel purpurascens, internodiis 4-8 em. longis. Folia
elliptica, apice acuta, marginibus longe et regulariter convexis, basi breviter
cuneatim extenuata, petiolo ciliato 0,5-1 cm. longo aucta, supra atro-viridia,
sublus pallidiora, utrinque subglabra vel subtus ad nervos pilosula, superficie
4,5-7 X 2,5 3 cm.; nervatio simplex haud prominens; serratura constans ex
dentibus robustis, sat crebris, + confertis, intus rectis, extus concavis vel undu-
latis, culminibus peracutis prorsus versis A-1,6 mm. altis et 3-6 mm. distan-
übus. Verticillastri axillares vel pseudostachyi, floribundi. Pedicelli glabri vel
(42) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 783
subglabri, virides vel sæpius purpurascentes, 1,5 mm. longi, sæpe pedunculati.
Calix breviter tubulosus, funiculis validis striatus, tubo glanduloso, basi glabro,
2 mm. longo, dentibus ciliatis, lanceolato-subulatis ultra 1 mm. longis. Corolla
sæpe © et reducta. — In Germania occidentali ad ripas fl. Lahn prope Nieder-
lahnstein (Wirtg., Herb. Menth, rhen. ed. 3, n. 5 in herb. Mus. Brux.).
M. rubra Huds. var. depauperata Briq. — Planta ad 50 em. alta. Caulis
+ robustus, viridis vel purpurascens, glaber, ramosus, ramis ascendentibus,
internodiis mediis 2-4 cm. longis, stolonibus tenuibus, epigaeis, longis ramosis-
que præditus. Folia oblonga, apice acuta vel obtusiuscula, marginibus longius et
præcipue infra medium convexis, basi rotundato-extenuata, petiolo + piloso
0.5-1 cm. longo aucta, utrinque viridia vel purpurescentia, supra glabra, subtus
glabrescentia, superficie 2,5-4 X 1,2-1,8 cm.; nervatio simplex haud promi-
nens; serratura constans ex dentibus erebris + sparsis, intus rectis, extus con-
vexiusculis, culminibus acutiuseulis 0,5 mm. altis et 2-4 mm. distantibus.
Inflorescentia sæpius axillaris, bracteolis ciliatis, pedicellis glabris 1-1,5 mm.
longis. Calix breviter tubulosus, tubo parce striato glabro 2 mm. longo, den-
tibus acuminatis 0,8-1 mm. longis subglabris vel glabris. — In horto botanico
Berolinensi ann. 1806-1812 culta (h. Berol.).
M, verticillata L. var. rosnaviensis Briq. — Planta sæpe ultra 50 cm.
alta. Caulis robustus, ramosus, viridis vel aliq. purpurascens, præsertim ad
angulos obverse pilosus, internodiis mediis 3-8 cm. longis. Folia late elliptico-
ovata, apice obtusa vel subobtusa, marginibus regulariter convexis, basi rotun-
datata, rotundato-extenuata vel subcordata, supra atro-viridia, subtus pallidiora,
utrinque glabrescentia, tenuia, magna, lamina superficie 6-8 X 3-4 cm.; petiolo
parce piloso ad 2 cm. longo; nervatio simplex haud prominula; serratura con-
stans ex dentibus robustis, distantibus, intus rectiusculis, extus longe convexis,
eulminibus acutis 1-1,5 mm. altis et 3-8 mm. distantibus. Pedicelli glabri vel
subglabri, viridescentes, 2-3 mm. longi. Calix tubulosus, viridis, striatus, sub-
glaber vel glabrescens, basi minute pilosus, tubo 2,5 mm. longus, dentibus lan-
ceolatis 4,5 mm. longis. — Hungaria, Rosnaviæ in paludosis, com. Gömör
(Richter in herb. propr.).
M. verticillata L. var. Turczaninowii Brig. — Planta ad 50 et 60 cm.
alta. Caulis elatus, valde elegans, erectus, parum ramosus vel simplex, viridis
vel basi purpurascens, glabrescens vel parce pilosus, internodiis mediis 4-8 cm.
longis. Folia graciliter lanceolata apice acuminala, marginibus longe et leniter
convexis, basi in petiolum parce pilosum 0,2-0,8 cm. longum abeuntia, utrinque
viridia, subglabra, superficie 5-7 X 1,2-2,2 cm.; nervatio simplex; serratura
constans ex dentibus robustis distantioribus, extus undulatis vel concaviusculis,
intus rectiusculis, culminibus aliq. prorsus versis peracutis 4-1,5 mm. altis et
3-7 mm. distantibus. Pedicelli undique hirti. Calix tubuloso-campanulatus,
784 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
undique pilosus, tubo striato 1,9 mm. longo, dentibus lanceolatis 1,8 mm. longis.
— Inter segetes et in humidis inter Schilkam et Argusi (Turezaninow in herb.
Mus. Petrop.).
M. verticillata L. var. strabala Brig. — Planta ad 50 vel 60 cm. alta.
Caulis elatus, erectus, robustus ramosus, ramis sæpe flexuosis, viridis vel pur-
purascens, undique mediocriter pilosus, internodiis mediis 3-6 cm. longis. Folia
late ovata, apice obtusa vel subobtusa, marginibus præsertim basin versus valde
convexis, basi in petiolum pilosum 2-7 mm. longum latissime rotundata, supra
atroviridia tenuiter pubescentia, subtus pallidiora magis pilosa, superficie 3-4 X
3 cm.; nervatio non vel parum prominula; serratura constans ex dentibus vel
appendicibus, irregularibus intus rectiusculis, extus sæpius undulatis vel gibbis,
culminibus sæpius acuminatis vel acutis 1,5-4 mm. altis et 3-5 mm. distantibus,
limbi margines + crispantibus. Verticillastri partim axillares partim pseudo-
stachyi pilosissimi. Calix undique pilosus, pulchre tubulosus, undique pilosus,
tubo 3-4 mm. longo, dentibus lanceolatis 1,5-2 mm. longis. Corolla intus et
extus pubescens. — Culta (Ledebour in herb. Mus. Petrop.).
M. arvensis L. var. goniocaulos Brig. — Planta ad 40 cm. alta. Caulis
robustus, erectus vel ascendens, ramosus, viridis, glabrescens, ad angulos
obverse et setulose pubens, internodiis sensim decrescentibus, mediis ad 7 cm.
longis. Folia anguste lanceolata, apice acuminata, marginibus longe et leniter
convexis, basi in petiolum pubescentem ad 7 mm. longum in inferioribus exte-
nuata, tenuia, saturate viridia, utrinque subglabra, superficie 3-6 X 1-1,8 cm. ;
nervatio simplex; serratura constans in foliis evolutis ex dentibus sat robuslis
irregularibus raris, trigonos extus et intus rectiusculis, culminibus peracutis
prorsus versis À mm. altis et circa 5 mm. distantibus. Calix campanulatus gla-
brescens, tubo 1,5 mm. longo, dentibus e basi lanceolata lineariter acuminalis
0,8 mm. longis. Corolla 8 calicis os os circa 2,5 mm. excedens. — Sedakoff
(herb. Mus. Petrop.).
(44) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 785
Labiatæ americanæ Kuntzeanæ !.
HYPTIS Jacq.*.
ee
Hyptis macrosiphon Briq., sp. nov. (Mesospherum macrosiphon
Briq.). — Frutex vel suffrutex, basi lignosus, ramis tenerioribus, inferne
pilis longis patentibus crebris ornatus, superne brevius pubescentibus,
glandulis parvis stipitatis commixtis. Folia late ovata, apice obtusa, margi-
nibus basin versus convexioribus, basi rotundato-subcordata, petiolo brevi
mel mediocri aucta, superiora acutiora apiculata, utrinque viridia, subtus
dense pubescentia, supra parcius pilosa, mediocria; nervalio reticu-
lescens, nervis subtus aliq. prominulis; serratura constans ex crenis
irregularibus, utrinque sed pr&sertim extus convexis, culminibus obtusis
apiculatis. Inflorescentia constans ex panicula ramosa, laxa, pedicellis
filiformibus subfasciculatisve, minute glanduloso-pubens. Calix late cam-
panulatus vel obconicus, nervis haud evidentibus, undique minule glan-
duloso-pubens, dentibus triangulari-lanceolatis, subæqualibus, tubo bre-
vioribus intus nudis. Corolla magna, longe exserla, tubo jam basi
lato-cylindrico sensim ampliato, fauce sub labiolo vix latiore; labrum
evolutum suberectum, patens, bilobum, lobis ovato-rotundatis; lobi
laterales oblongi, apice rotundati, sat angusti; labiolum (lobus medius)
stipato-defractum, pulchre carinatum, profunde saccatum, parietibus
lateralibus prope basin parum elevatis, dein altioribus ut et apice pulchre
fimbriatis. Stamina antheris inter lobos laterales collocatis, filamentis
densissime barbato-villosis. Stylus stamina comitans, apice haud pro-
funde bifidus.
1 M. le Dr O. Kuntze a fait en 1891-1892 un grand voyage d’exploration
dans l’Amerique du Sud, qui a porté sur la République Argentine, le Brésil
méridional, l’Uruguay, le Paraguay, le Chili etla Bolivie. Les Labiées que ce bo-
taniste a rapportées de son expédition constituent une superbe collection dont nous
publions aujourd’hui le catalogue. Nous prions M. Kuntze d’agreer nos sincères
remerciements pour la grande amabilile qu'il nous a témoignée en nous confiant
l'étude de ses richesses.
2 Voy. sur la question de nomenclature relative à ce genre : Briquet in Bull.
de l’Herb. Boiss. II, p. 64 et suiv. et in Engl. Die natürl. Pflanzenfam. Teil IV,
abt. 3a, p. 333. — Le terme Mesospherum ayant été adoplé pratiquement par les
auteurs américains, nous sommes obligé d'employer simultanément l'ancienne et
la nouvelle nomenclature.
CU
BULL. HERB. BOIss.. novembre 1896. hy
786 ‘ BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (45)
Planta 30-40 cm. alta. Internodia media 4-6 cm. longa. Foliorum
petiolus 0,5-1 em. longus, limbus superficie 2,5-3,5 X 2-2,5 cm.; crena-
rum culmina 1-3,5 mm. alta et 2-5 mm. distantia. Pedicelli 3-6 mm.
longi. Calicis tubus circa 4 mm. longus, dentes 2 mm. longi. Corolla
calicis os 1,5 cm. excedens, tubo 1,3 cm. longo; labrum circa 5 mm. lon-
gum, lobis superficie 4 X 2,5 mm.; lobi laterales superficie X 1,5 mm. ;
labiolum 4 mm. longum et 2 mill. profondum.
Brasilia : Villa Maria, prov. Matto Grosso, 7 Jul. 1892.
Cette plante appartient à un groupe d’especes de la section Hypenia,
récemment décrit, dans lequel l’inflorescence est couverte d’un indument
court mélangé de petites glandes (par ex. A. floribunda Briq., H. elegans
Briq., H. gracilipes Britt.), mais elle se distingue admirablement de toutes
ces espèces par la forme de ses feuilles et par sa corolle à tube allongé.
Par ce dernier caractère, elle ne peut être confondue avec aucune des
espèces de la section Siagonarrhen $ Nudifloræ.
Hyptis diaphora Briq., sp. nov. (Mesosphærum diaphorum Briq.).
— Herba rigida, caule minute puberulo, ramoso, ramis ascendentibus,
internodiis mediis elongatis. Folia elliptica vel ovato-lanceolata, apice
acuta, marginibus basin versus convexioribus, basi rotundato-extenuata,
breviter petiolata, utrinque viridia et breviter pubescentia, aliq. rugosa,
mediocria; nervatio simplex vel versus margines reticulescens, subtus
alig. prominula; serratura constans (in foliis suppetentibus) ex dentibus
parvis, crebris, prorsus versis, intus rectis vel concaviusculis, extus reclis
vel convexiusculis, culminibus acutis. Verticillastri pluriflori in spicastra
mediocria congesli; spicastra versus apices caulis vel ramorum + fasci-
culati. Pedicelli mediocres, prorsus pubescentes. Calix sub anthesi glo-
boso-campanulatus, tubo brevi, dentibus late triangularibus; post an-
thesin valde auctus campanulato-tubulosus, tubo striato, nervis apicem
versus transverse anastomosantibus, dentibus brevibus triangulari-lan-
ceolatis. Corolla minima calicis os vix excedens, lobis superioribus et
lateralibus parvis ovato-rotundatis, labiolo carinato stipato-defracto.
lobis cæteris longiore, patente, apice + acuto, integro, parum profundo.
Slamina vix exserta, filamentis glabris. Stylus apice breviter bifidus haud
exsertus. Nuculæ ovoideæ, nigræ, leaves, basi tantum albæ, compressæ,
parvæ,
Herba ut videtur elatior, ramo suppetente 30 cm. alto, internodiis
mediis 8-10 cm. longis. Foliorum suppetentium (superiorum) petiolus
ad 6 mm. longus, limbus superficie 2,5-3 X 1-1,3 cm.; dentium culmina
ER 12"
(46) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 787
circa 0,5-0,8 mm. alta et 2-4 mm. dislantia. Spicastra lateralia circa
3-4 cm. longa, terminale ad 10 cm. longum. Pedicelli demum ad 2 mm.
longi. Calicis tubus sub anthesi 1,6 mm. longus, dentes 0,4 mm. longi;
tubus maturus 4 mm. longus, dentes 1 mm. longi. Corolla calieis os
0,6 mm. excedens, lobis superioribus lateralibusque 0,5 mm. longis,
labiolo fere À mm. longo et 0,3 mm. profundo. Nuculæ maturæ sect.
long. 1,5 X 0,9 mm.
Brasilia : provincia Minas Geraës, Contendas, Dec. 1892.
Cette espèce appartient à la section Minthidium ; elle est très voisine
de l'A. fasciculata Benth. dont elle diffère par ses calices fructiferes près
de deux fois plus longs.
Hyptis Kuntzeana Briq., sp. nov. (Mesosphærum Kuntzeanum
Briq.). — Herba rigida. elata, caule robusto, ramoso, undique breviter ad-
presse pubescente, internodiis mediis elongatis. Folia late ovata, breviter
petiolata, apice obtusa, marginibus convexioribus, basi rotundato-cordi-
formia, supra viridia dense adpresse pubescentia, subtus albo-tomentosa,
mediocria; nervatio reticulescens vel reticulata, sublus tomento suboceulta,
supra paginam + fodiens; serratura consians ex crenis irregularibus
margines erodientibus, intus concavis vel convexis, extus convexis, cul-
minibus sæpius aculis prorsus versis. Inflorescentia constans ex racemo
elongato capitulorum globosorum in quoque nodo 6-8 umbellatim
pedunculatorum. Peduneuli sat longi molliter pilosi. Capitula dense mul-
tiflora, molliler pilosa. Calix sessilis, eylindrico-campanulatus, nervis pro-
minentibus, patentim pilosus, tubo amplo, ore truncatus, dentibus a basi
subulatis tubo brevioribus patentim molliter pilosis. Corolla et genitalia
desunt. Nuculæ ovoideæ, compressæ, atro-fulvæ, læves, basi albescentes,
compressæ.
Specimen suppetens ultra 50 cm. altum. Planta (teste O.Kuntze) 1 m.alta.
Internodia media 8-12 cm. longa. Foliorum petiolus valde pilosus 5 mm.
longus, limbus superficie 3-4 X 2-25 cm.; crenarum culmina circa
À mm. alta et 1,5-5 mm. distantia. Racemus totus ultra 30 longus, bracteis
foliis caulinaribus similibus sed minoribus, internodiis 3,5-10 cm. longis.
Pedunculi 2-3 cm. longi. Capitula sect. long. 1-1,5 X 1-1,5 cm. Calicis
tubus 3-3,5 mm. longus, dentibus 1,8-2 mm. longis. Nuculæ sect. long.
1,5 x 0,6 mm.
Bolivia : Cochabamba, alt. 2800 m., April. 1892,
Cette espèce appartient à la section Mesosphæria; elle est voisine des
H. suaveolens Poil. et H. pilosa Benth. Elle diffère de la première par ses
788 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (47)
capitules globuleux multiflores, très poilus, longuement pédonculés; du
second surtout par l’indument de ses rameaux. L’H. pilosa, plante péru-
vienne, possède des rameaux glabres ou portant quelques longs poils
étalés sur les angles; de plus les feuilles ne sont pas nettement hétéro-
chromes, mais seulement subcanescentes en dessous; enfin le mode de
serrature (dents en scie courtes) et la forme générale du limbe sont un
peu différents de ceux de l’H. Kuntzeana.
Hyptis graveolens Schranck in Syll. pl. Soc. rastisb. I, p. 56
(ann. 1828) = H. umbrosa Salzm. in Benth. Lab. gen. et spec., p. 125
(ann. 1833); (Mesosphærum graveolens O. K.). — Brasilia : prov. Rio de
Janeiro, Itatiaya, alt. 1200 m., Déc. 1892.
Hyptis mutabilis Briq. = Nepeta mutabilis Rich. in Actes de la
Soc. hist. nat. de Par., ann. 1792, p. 110 = Hyptis spicata Poit. in Ann.
du Mus. VII, p. 474, ann. 1806. (Mesosphærum mutabile 0. K.).
Var. spicata Brig. = H. spicata Poit., 1. c., sensu striclo.— Bolivia :
Cochabamba, alt. 3000 m., 26 Mart. 1892; Santa Cruz, Maj. 1892; Prov.
Velasco, alt. 200 m., Jul. 1892. — Argentinia : Cordoba, Déc. 1891.
Var. canescens Briq. = H. canescens Kunth. in Humb. et Bonpl.
Nov. gen. et spec. amer. II, p. 321. — Nous rapportons à cette variété une
plante récoltée en Bolivie, à Tunari, alt. 1600 m., en Avril et Mai 1892.
Hyptis muricata Schott ap. Benth. Lab. gen. et spec., p. 119.
(Mesosphærum muricatum 0. K.). — Nous rapportons à cette espèce des
exemplaires trop jeunes récoltés à 2000 m., dans la Sierra Sa Cruz de
Bolivia, en Mai 1892.
Hyptis duplicato-dentata Pohl ap. Benth. Lab. gen. et spec.,
p. 11%. (Mesosphærum duplicato-dentatum ©. K.). — Bolivia : prov. Ve-
lasco, alt. 200 m., Jun. 1892.
Hyptis carpinifolia Benth. Lab. gen. et spec., p. 115. (Meso-
spherum carpinifolium OÖ. K.). — Bolivia : prov. Velasco, alt. 200 m.,
Jun. et Jul. 1892. — Brasilia : Villa Maria, prov. Mattogrosso, Jun.-Jul.
1892.
Hyptis hirsuta Kunth. in Humb. et Bonpl. Nov. gen. et spec.
amer. Il, p. 318. (Mesosphærum hirsutum O0. K.). — Bolivia : ad Rio
Yapacani, alt. 400 m.. Jun. 1892.
nt sci
(48) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 789
Hyptis ferruginea Benth. Lab. gen. et spec., p. 113. (Meso-
sphærum ferrugineum OÖ. K.). — Bolivia : prov. Velasco, alt. 200 m.
D’après les notes de M. Kuntze, le H. ferruginea a des corolles blanches
et atteint 2 mètres dans l’eau, — Cette plante est voisine du H. excelsa
Mart. et Gal. du Mexique. Celle-ci s’en distingue par ses feuilles presque
glabres en dessus, poilues en dessous seulement sur les nervures; tandis
que dans l'A. ferruginea l’epiderme est couvert de poils et non ponctué-
glanduleux. Les capitules nous paraissent aussi plus gros.
Hyptis Lundii Benth. in DC. Prodr. XII, p. 11. (Mesosphærum
Lundü 0. K.). — Bolivia : prov. Velasco, Jul. 1892.
Les notes de M. Kuntze donnent à cette plante une hauteur de 1 m. 25
et des corolles blanches. L’H. Lundi est très voisin du H. excelsa Mart.
et Gal.; il en diffère par ses feuilles subsessiles, linéaires-oblongues, bien
plus étroites, à nervures secondaires très serrées, presques parallèles,
finement pubérulentes, denticulées vers le sommet seulement, par ses
bractéoles plus larges et ses capitules un peu plus petits.
Hyptis hygrobia Briq., sp. nov. (Mesosphærum hygrobium Briq.).
— Herba rigida, elata, ramosa, ramis elongatis ascendentibus, internodiis
mediis longissimis, puberula vel glabrescens. Folia longissima, lineari-
lanceolata, rigida, apice longe acuminata, marginibus subparallelis, lenis-
sime convexiusculis, basi longe et anguste extenuata, petiolo distineto vix
prædita, Supra viridia puberula, subtus pallidiora, breviter et dense pubes-
centia ; nervatio simplex, nervo medio subtus prominulo, nervis robustis
lateralibus valde dissitis acroscopis ; serratura apice limbi tantum evoluta,
constans ex dentibus parvis, distantibus, intus et extus concaviuseulis,
culminibus acutis. Pedunculi bracteas lineares æquantes, cinereo-puberuli.
Capitula laxe racemosa, hemisphærica, mediocria, cinerascentia, bracteolis
lanceolatis capitula haud superantibus, tomentoso-puberulis. Recepta-
culum villosum, setis calicem fere æquantibus. Calix obconico-campanu-
latus, tubo nervoso prorsus pubescente, dentibus lanceolato-subulatis,
parce puberulis, nervo valido xyloideo, tubi longitudinem fere æquantibus.
Corolla parva, extus puberula, inclusa, a dentibus calicinalibus longe
superata, tubo cylindrico, superne infra aliq. ampliato, labro bilobo, brevi,
lobis rotundatis; lobis lateralibus superioribus similes; labiolum (lobus
medius) stipitato-defractus, parvus, patens, apice integer, mediocriter con-
cavus. Stamina haud exserta declinata, filamentis nudis. Stylus apice bre-
viter bifidus.
an.
790 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
Planta usque ad 1 m.alta. Internodia media 10-13 cm. longa, superiora
2-5 cm. longa. Folia evoluta superficie 7 X 0,6 cm.; dentium culmina
infra 0,5 mm. alta et 2-5 mm. distantia. Pedunculi 1-2 cm. longi. Brac-
teolæ superficie 5-10 X 1-1,5 mm. Capitula sect. long. 0,7-0,9 x 1-1,5
em. Calicis tubus 2,5-3 mm. longus, dentes fere 2 mm. longi. Corolla
tubo 1,6 mm. longo, labro et lobis lateralibus 0,5 mm. longis, labiolo
0,7 mm. longo.
Brasilia :in pratis humidis ad Rio Paraguay, prov. Mattogrosso, Jul. 1892.
Cette plante appartient à la section Cephalohyptis $ Xylodontes. Elle
ressemble le plus au H. Lundii, mais ses feuilles sont plus longues rela-
tivement à la largeur, couvertes en dessous d’une pubescence dense, à
nervures tertiaires non saillantes, à nervures secondaires robustes très
écartées les unes des autres, et par ses petits capitules cendrés à bractées
plus étroites. L’HA. hygrobia diffère encore de l'A. ferruginea par l’étroi-
tesse de ses feuilles et par ses capitules cendrés plus petits.
Hyptis trachychroa Briq., sp. nov. (Mesosphærum trachychroum
Briq.). — Frutex mediocris, ramis rigidis, internodiis mediis sat brevibus,
ramosus, ramis divaricato-ascendentibus, undique crispule ferrugineo-
pilosis. Folia obovato-elliptica, apice obtusa vel subacuta, marginibus
supra medium convexioribus basin versus primo angustata, dein subito
in petiolum alatum denuo ampliata, alis mox evanidis, petioli parte infe-
riore a medio haud alato, coriacea, rigida, rugosa, supra atro-viridia parce
crispule pilosa, subtus densissime crispule pubescentia pallidiora, medio-
cria; nervalio reticulata, pagina inferiore sat prominula, paginam supe-
riorem fodiens; serratura constans ex crenis parvis, crebris, sat regula-
ribus, s&pius concavo-recurvis, intus rectis vel convexis, extus valde
convexis, culminibus obtusis, rotundatis vel subacutis. Inflorescentia
constans ex racemo capitulorum hemisphericorum breviter poduncula-
torum, bracteolis exterioribus anguste lanceolatis. Receptaculum crassum
villosum. Calix tubuloso-campanulatum, undique pilis prorsus versis
obtectus, dentibus lanceolato-subulatis, rigidis, nervo xyloideo, tubo aliq.
brevioribus. Corolla exserta, sed calicis dentes parum excedens, exlus
pubescens, tubo cylindrico, superne sensim ampliato; labrum breve,
extus barbato-pubescens, bilobum, lobis ovato-rotundatis; lobi laterales
oblongi cum medio aliq. defracti; labiolum (lobus medius) stipato-
defractus, extus barbato-pubescens, apice integrum, haud valde profun-
dum.Stamina supra labiolum defracta, filamentis nudis. Stylus cum stami-
nibus defractus, apice breviter bifidus.
(50) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 791
Planta (teste O. Kuntze) 1 m. alta. Internodia media 1-4 cm. longa. Folio-
rum limbus superficie 3-4 X 2-2,5 cm., petioli parte dilatata superficie
0,5-1,3 X 0,4-0, 8 cm., parte haud alata 4-8 mm. longa; crenarum cul-
mina ad À mm. alta et 1-4 mm. distantia. Racemi ad 6 longi. Capitula
diametro circa À cm. Calicis tubus 3 mm. longus, dentibus 1,5-2 mm.
longis. Corolla alba calicis os 3 mm. excedens, tubo 5 mm. longo; labrum
1,5 mm. longum; lobi laterales labro longiores; labiolum 1,8 mm. longum
et 0,7 mm. profundum.
Bolivia, prov. Velasco, alt. 200 m., Jul. 1892.
Cette espèce appartient à la section Cephalohyptis $ Xylodontes. Elle
est très voisine du H. conferta Pohl, plante des provinces brésiliennes de
Goyaz et de Minas Geraës; elle paraît cependant en différer par l’in-
dument ferrugineux-crépu des pédoncules qui sont sensiblement plus
courts.
Hyptis siderotricha Briq., sp. nov. (Mesosphærum siderotrichum
Briq.). — Frutex mediocris, ramosus, ramis ascendentibus, undique cris-
pule ferrugineo-pilosis, internodiis suppetentibus sat brevibus. Folia
elliptico- vel ovato-lanceolata, mediocria, acuta, marginibus mediocriter
convexis, basi in petiolum parum distinctum angustata, sat crassa,
utrinque crispule ferrugineo-pilosa ; nervatio simplex, subtus aliq. pro-
minula ; serratura constans ex dentibus parvis crebris, intus rectiusculis,
extus convexiusculis, culminibus acutis prorsus versis. Peduneuli foliis
breviores undique crispule ferrugineo-pilosi. Capitula sat magna, hemi-
sphærica, bracteolis exterioribus involucrantibus, e basi ovata lanceolatis
capitulum aliq. superantibus, nervosis, præcipue basi ferrugineo-pilosis.
Receptaculum villosum, pilis calice brevioribus. Calix tubulosus, maturi-
tale urceolato-tubulosus, basi aliq. ampliatus, tubo angusto, glabrescente,
dentibus longe e basi lanceolata subulatis, rigidis, nervo xyloideo, longis,
tamen tubo brevioribus. Corolla inclusa, tubo basi cylindrico, superne
sensim ampliato; labrum obovato-truncatulum, subintegrum ; lobi late-
rales ovati, breves; labiolum stipato-defractum, parum concavum, apice
peracutum vel acuminatum, sæpe 1-3 laciniatum. Stamina supra labiolum
dejecta, filamentis nudis. Stylus apice breviter bifidus, cum staminibus
dejectus.
Planta ex ©. Kunize 1,50 m. alta. Internodia suppetentia 2-4 cm. longa.
Folia suppetentia superficie 2,5-4 X 1-1,8 cm.; dentium culmina infra
1 mm. alta et 1,5-3 mm. distantia. Pedunculi circa À cm. longi. Capitula
evoluta sect. long. circa 1 X 1,5 cm. Bracteolæ exteriores superficie circa
792 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (51)
1 x_0,2-0,4 cm. Calicis tubus demum 4-5 mm. longus, dentes 3 mm.
longi. Corollæ tubus 3-4 mm. longus, labium 1,5 mm. longum, lobi late-
rales infra 1 mm. longi, labiolum fere 2 mm. longum et 0,2-0,3 mm. pro-
fundum.
Brasilia : Villa Maria, prov. Mattogrosso, Jul. 1892.
Cette espèce remarquable, qui appartient à la section Cephalohyptis $
Xylodontes, rappelle par la forme de ses élégants capitules, entourés de
bractées involucrales qui leur donnent une apparence un peu étoilée, les
H. monticola Mart., H. elliptica Briq., H. mirabilis Briq., etc., qui tous
aussi habitent les provinces méridionales du Brésil. L’H. siderotricha en
est cependant bien distinet par ses feuilles aiguës au sommet, rétrécies à
la base, atténuées en pétiole et par son indument.
Hyptis idiocephala Briq., sp. nov. (Mesosphærum idiocephalum
Briq.). — Herba elata, caule sat debili, ramoso, ramis flexuoso-ascenden-
tibus, subglabris, internodiis mediis mediocribus. Folia ovata, apice obtusa
et breviter apiculata vel oblusiuscula, marginibus sat convexis, basi in
petiolum debilem elongatum longe extenuata, membranacea, tenuia,
supra atro-viridia, subtus pallidiora, utrinque subglabra, mediocria ; ner-
vatio simplex, haud prominula; serratura constans ex crenis vel dentibus
intus + rectiusculis, extus convexis vel gibbis, culminibus acutis prorsus
versis, vel obtusis. Pedunculi sat longi, foliis brevibus, debiles parce
pilosuli. Capitula demum sphærica, primo hemisphærica, bracteolis exte-
rioribus elongatis, anguste obovatis, apice obovatis, medio angustatis, basi
denuo ampliatis, capitulum excedentibus, post anthesin reflexis. Calix
sub anthesi campanulato-tubulosus, demum pulchre tubulosus, nervosus,
membranaceus, glabrescens. dentibus lanceolato-subulatis pilosis, tubo
multo brevioribus. Corolla subinclusa, parva, alba; tubo superne anlice
sensim ampliato; labrum breve, emarginatum ; lobi laterales ovati, breves;
labiolum stipitato-defractum, apice acutum, parum profundum. Stamina
supra labiolum declinata, filamentis nudis. Stylus cum staminibus
dejectus, apice breviter bifidus. Nuculæ parvæ, oblongæ, atræ, basi
tantum albæ, læves.
Planta ultra 40 cm. alta. Internodia media 3-4 cm. longa. Foliorum
petiolus circa 2 cm. longus, limbus superficie circa 3 x 2 cm.; cre-
narum culmina 0,5-1 mm. alta et 1,5-4 mm. distantia. Pedunculi circa
2 cm. lougi. Capitula sub anthesi sect. long. circa 3-4 x 7 mm., bracteolis
exterioribus 1-7 mm. longis, apice et basi 1,5 mm., medio infra 1 mm.
latis; capitula matura sect. long. circa 1 X 1,3 cm. Calicis tubus demum
Er
AB
(52) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 793
5 mm. longus, dentibus fere 2 mm. longis, sinubus obtuso-rotundatis
separalis. Corollæ tubus 2 mm. longus, labiolum infra 4 mm. longum.
Nuculæ sect. long. 0,7 X 0,4 mm.
Santa Cruz de Bolivia, alt. 340 m., Jun. 1892.
Cette espèce appartient à la section Cephalohyptis $ Vulgares. Elle rap-
pelle beaucoup les H. florida Benth. et H. radiata Willd. du Mexique
et des Etats-Unis du sud par la forme des bractéoles extérieures
des capitules, mais comme conformation du calice (nullement xylodonte!),
comme forme et texture des feuilles, elle se rapproche du H. atrorubens
Poit. Ce dernier a, comme on sait, des bractéoles extérieures de forme
largement ovée. Les H. lacustris St-Hil., H. lappacea Benth. et H. involu-
crata Benth. s'en distinguent facilement par leurs dents calicinales (iné-
gales dans la première espèce, rigides dans les deux dernières) el par
leurs bractéoles extérieures linéaires ou lancéolées.
Hyptis crenata Pohl ap. Benth. Lab. gen. et spec., p. 93 (Meso-
sphærum crenatum 0. K.). — Bolivia : prov. Velasco, Jul. 1892.
D’après les notes de M. Kuntze cette plante a des corolles blanches et
atteint 50 cm. de hauteur.
Hyptis longifrons Briq. sp. nov. (Mesosphærum longifrons Briq.).
— Herba elata, caule mediocri, valde ramoso, ramis divergenti-ascenden-
tibus, undique pilis longis brunneis adscendenti-adpressis sericeo-velu-
tinis, internodiis mediis mediocribus. Folia longe oblongo-lanceolata,
apice subobtusa vel breviter acula, marginibus longe et lenissime con-
vexis, basi longissime et anguste extenuata, petiolo indistincto, sat
crassa, utrinque pilis adpressis velulina, sæpe plicala; nervatio simplex
vel subsimplex, subtus aliq. prominula; serralura constans ex dentibus
parvis, sat crebris vel crebris, in limbi parte superiore tantum evolutis,
intus rectis vel convexis. extus longius leniter convexis, culminibus
sæpius late obtusis. Capitula axillaria, hemisphærica + velutina, pedun-
culis velutinis sepius brevibus insidentia, bracteolis exterioribus lanceo-
latis capitulis brevioribus. Calix sub anthesi campanulato-tubulosus;
tubus membranaceus, tenuis, 10 nervalus, anastomosibus transversis
nullis, glaber vel subglaber, basi parce glanduloso-punctatus; dentes
lanceolati, tubo breviores, demum + conniventes, extus et intus lanalo-
villosissimi. Corolla exserta; tubus parte inferiore cylindrica, sensim am-
pliatus, ultra medium antice subito saccato-ampliatum, fauce lata; labium
bilobum erectum, bilobum, lobis rotundatis; lobi laterales cum labiolo
794 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (53)
dejecti ovati, a labro sinu lato rotundato separati; labiolum stipato-
defraclum, apice subemarginatum latum, sat profunde saccatum. Stamina
supra labiolum defracta, filamentis nudis. Stylus cum staminibus dejectus
apice subinteger.
Planta ut videtur elata, diffuse ramosa, internodiis mediis 3-5 cm.
longis. Folia superficie 6-8 X 0,6-0,9 cm.; crenarum culmina 0,5 mm.
alta et circa 2-5 mm. distantia. Pedunculi 1-2 em. longi. Capitula sect.
long. 6-8 X 10-12 mm. Bracteolæ exteriores 3-5 mm. longæ. Calicis
tubus 3 mm. longus, dentes 2 mm. longi. Corollæ tubus parte recta
2 mm. longa, parte ampliata fere 2 mm. longa; labium 0,8 mm. altum;
lobi laterales superficie 0,7 x 1 mm.; labiolum 1,5 mm. longum et
0,6 mm. profundum.
Bolivia : prov. Velasco, alt. 200 m., Jul. 1892.
Cette espèce appartient à la section Eriosphæria $ Velutinæ, où elle
prend place à côté des H. velutina Pohl. et H. angustifolia Pohl. Elle
diffère du premier par la forme de ses feuilles qui ne sont pas oblongues-
lancéolées. obtuses, crénelées et pétiolées; du second par son calice à tube
glabre et non soyeux-velu. — Nous devons faire remarquer que Bentham
attribue aussi à l'A. velutina Pohl des calices très velus, tandis que le
tube en est glabre. Il ne serait donc pas impossible que le célèbre mono-
graphe ait fait une erreur analogue pour l’H. angustifoha dont la des-
cription rappelle énormément notre plante. Ce qui nous engage — en
l’absence d'échantillons authentiques qui, à notre connaissance, n’existent
qu’à Vienne — à ne pas assimiler I’H. longifrons à l’H. angustifolia, c'est
que Bentham insiste à part sur l’indument des dents : « Calicis campanu-
lati sericeo-villosi dentibus abbreviatis mollissimis lanceolatis » (Prodr.
XIT, p. 100). — On ne peut pas dire non plus que l’H. longifrons ai des
dents calicinales courtes, si on les compare à celles des espèces voisines.
Hyptis dyscheres Briq., sp. nov. (Mesosphærum dyscheres Briq.).
— Frutex, vel herta elata, ramosus, ramis rigidis, ascendentibus, undique
pilosis, internodiis mediis mediocribus. Folia ovata vel ovato-rotundata,
apice obtusa vel subobtusa, marginibus basin versus convexioribus, basi
rotundato-subcordata, petiolata, petiolo mediocri villoso, supra viridia
villoso-villosa. subtus tomentoso-canescentia, mediocria; nervatio reticu-
lescens vel subreticulata, tomentum paginæ inferioris + areolans; serra-
tura consians ex crenis crebris, parvis, intus et extus convexis, culmi-
nibus obtusis. Pedunculi pilosi, mediocres, folia aliq. superantes. Capitula
globosa mediocria, subechinata, bracteolis exterioribus linearibus vel
(54) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 795
sublinearibus reflexis. Calix sub anthesi parvus obconico-campanulatus,
tubo adpresse pubescente brevi, dentibus rigidis, setaceis, aliq. stellatis
tubo longioribus. Calix maturus nervosus, longe cylindrico-tubulosus,
membranaceus, parce breviter pubescens, superne recurvus, ore sub-
truncato, dentibus setaceis rigidis tubo multo brevioribus. Corolla lilacina
minima, vix exseria, tubo superne aliq. ampliato, labro brevi subemargi-
nato, lobis lateralibus ovatis, labiolo (lobo medio) stipato-defracts, apice
aculo, parum concavo. Stamina supra labiolum declinata, filamentis nudis.
Stylus cum staminibus dejectus, apice vix emarginatus. Nuculæ minimæ,
oblongæ, læves, luteo-flavæ.
Planta (ex O. Kuntze) 1 m.alta. Internodia media (suppetentia) 1,5-3 cm.
longa. Foliorum petiolus 3-5 mm. longus, limbus superficie 2-4 x 1,5-
2,5 cm.; crenarum culmina 0,5-1 mm. alta et 1-3 mm. distantia. Pedun-
euli circa 2 cm. longi. Capitula matura sect. long. 1,2-1,4 X 1,2-1,4 cm.
Calicis sub anthesi tubus 1,5 mm. longus, dentibus 2 mm. longis, post
anthesin tubus 6 mm. longus, dentibus 2 mm. longis. Corolla calicis os
circa 1 mm. excedens. Nuculæ sect. long. 0,8 X 0,3 mm.
Conception de Paraguay, Sept. 1892.
Par ses caractères floraux cette espèce appartient a la section Cyrta
$ Rigidæ, mais nous ne pouvons la rapporter à aucune des descriptions
publiées. Elle a les feuilles rondes ou ovées-obtuses des Cordifoliæ; mais
ces dernières possèdent des feuilles sessiles, tandis que notre plante les
a pétiolées. De plus le calice est velu et non tomenteux.
Hyptis brunnescens Pohl ap. Benth. Lab. gen. et spec., p. 83.
(Mesosphærum brunnescens 0. K.).
Var. canescens Briq. — Cette variété se distingue du type par ses
feuilles tomentelleuses, canescentes sur les deux faces et ses rameaux
tomenteux-canescents, tous les autres caractères sont ceux du type de
Bentham que nous appelons var. vulgaris, attendu qu'il parait plus
répandu que la var. canescens.
Brasilia : Villa Maria, prov. Mattogrosso, Jul. 1892.
Plante haute de 75 cm., à fleurs d’un rose clair, d’après les notes de
M. Kuntze.
Hyptis gymnodonta Briq. sp. nov. (Mesosphærum gymno-
dontum Briq.). — Herba elata, caule robusto, ut videtur ramoso, undique
pilis longis + crispulis parum numerosis ornata, nodis crebrioribus,
internodis mediis mediocribus. Folia late ovata, subsessilia vel petiolo
796 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (55)
parvo pilosissimo præditas, mediocria, apice obtusa vel subacula, margi-
nibus infra medium valde convexis, basi subcordato-rotundata, supra
sordide viridia breviter pilosa, subtus pallidiora longius pilosa, aliq.
rugosa; nervatio reliculescens vel subreticulata, nervis subius + promi-
nulis; serratura constans ex crenis composilis, crebris, mediocribus, intus
sæpius convexiusculis, extus gibboso-dentatis, apice sæpius obtusis. Inflo-
rescentia constans ex racemo capitulorum binorum pedunculatorum inter-
nodiis sat longis separatis. Pedunculi moderate, crispule ferrugineo-pilosi,
breves, bracteis foliis subsimilibus, reductis, cadueis. Capitula globosa,
demum subechinata, bracteolis exterioribus perangustis, brevibus, reflexis.
Calix immaturus deest.Calix post anthesin cylindrico-tubulosus, membra-
naceus, nervosus, basi alig. ampliatus, parce breviter pubescens, ore
truncatus, infra faucem plicato-recurvus, dentibus setaceis sat rigidis,
omnino vel fere glabris, tubo multo brevioribus. Corolla alba parum
exserta ; tubus parte inferiore cylindricus subrectus, ultra medium subito
descendens, fauce ampliatus, labiolo brevi angusto, apice obtuso, parum
profundo, extus minute puberulo. Stamina supra labiolum declinata
subexserta, filamentis nudis. Stylus cum staminibus dejectus, apice vix
emarginalus. Nuculæ maximæ, oblongæ, basi albescentes, cæterum atro-
flavæ, minutissime nigro-punctatæ. |
Herba (ex 0. Kuntze) 1 m. alta. Internodia media suppetentia 6-10 cm.
longa. Foliorum petiolulus 1-3 mm. longus, limbus superficie 2,5-3 X
1,5-2 cm.; crenarum culmina circa 1 mm. alt. et 2-3 mm. distantia.
Internodia racemalia 4-6 cm. longo. Pedunculi circa À em. longi. Capitula
matura sect. long. 1-1,3 X 1,5-2 cm. Calicis maturi tubus 6-7 mm. lon-
gus, dentes 2 mm. longi. Corollæ tubus parte inferiore recta 1 mm. longa,
parte descendente ampliata À mm. longa, labro et lobis lateralibus
0,5 mm. longis, labiolo 0,6 mm. longo et 0,1-02 mm. profundo. Nuculæ
sect. long. 1 X 0,3 mm.
Bolivia : prov. Velasco, alt. 200 m., Jul. 1892.
Cette plante appartient à la section Cyrta $ Cordifoliæ; elle est voisine
des H. rigida Pohl et H. mollissima Benth., mais elle se distingue de
toutes les espèces du groupe par ses denis calicinales glabres, tandis que
les autres espèces les ont poilues-plumeuses.
Hyptis recurvata Poil. in Ann. mus. par. VI, p. 467. (Mesosphæ-
rum recurvatum OÖ. K.).
Var. megacephala Benth. in DC. Prodr. XII, p. 90. — Bolivia : prov.
Velasco, all. + 200 m., Jul. 1892. — Nous rapportons encore ici, mais
(56) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 797
avec doute, une plante un peu jeune récoltée en août 1892 au Brésil, à
Cuyaba, dans la province de Mattogrosso
Hyptis costulata Briq. sp. nov. (Mesosphærum costulatum Briq.).
Caulis basi frutescens, elatus, ramosus, ramis ascendentibus, strictis, sub-
nudis, internodiis inferioribus brevibus, superioribus valde elongatis, fa-
ciebus costa media scelettari auctis. Folia inferiora oblongo-elliptica, apice
obtusa vel subobtusa, marginibus longe et leniter convexis, basi rotundato-
extenuata, petiolo + farinulento-pubescente mediocri aucta, supra viri-
dia parce et breviter pubescentia, subtus incano-tomentosa, rugosa,
mediocria; nervatio reticulata, paginam inferiorem rugans, superiorem
aliq. fodiens; serratura constans ex crenis parvis crebris, concavo-
recurvis, utrinque convexis, apice obtusis vel rotundatis. Verticillastris in
spicastra terminalia omnes vel (n-1) congesti, bracteolis, bracteis calice
fructifero breviores. Calix sub anthesi obconicus, tubo breviter adpresse
pubescente, dentibus setaceis tubo longioribus; post anthesin valde
auctus apice incurvus, tubo membranaceo subtululoso breviter pubes-
cente, dentibus setaceis brevissimi pubescentibus + stellatis rigidiusculis
tubo subæqualibus. Corolla minima, alba, ex tubo parum exserta, extus
minute puberula; labrum erectiusculum, superne minute lobatum, lobis
ovato-acutis, lobis lateralibus ovato-rotundatis, versus labiolum deflexis;
labiolum saccato-defractum, profundum, apice minute mucronatum, mar-
ginibus convexis. Stamina filamentis nudis et stylus apice vix bifidus
defracta subinelusa. Nuculæ minutæ, ovoideo-trigonæ, atræ, complanatæ.
Suffrutex 75 cm. altus. Caulis erectus, subnudus, internodiis superio-
ribus ad 15 cm. longis. Foliorum lamina superficie 5 X 2,3 cm , petiolus
1,3 cm. longus ; crenarum culmina 0,5-08 mm. alt. et 1-2 mm. distantia.
Spicastrum sect. long. ad 5 X 1,5 cm. Calix sub anthesi 6 mm. longus,
tubo 3 mm. longo, dentibus circa 3 mm. longis, maturus ad 8 et 10 mm.
longus, tubo % mm. longo, dentibus (superioribus) salpe ultra 5 mm.
longis. Corolla (ex OÖ. Kuntze) alba; labri lobi superiores 0,5 mm. longi,
laterales 0,4 mm. longi; labiolum 0,7 mm. longum.
Brasilia : Villa Maria, prov. Mattogrosso, Jul. 1892.
Cette espèce est voisine du H. vergata Benth., dont elle diffère de suite
par ses dents calicinales poilues et rigides. Elle se rapproche aussi de
l'Hyptis penetocaulos Briq., mais s’en sépare par ses dents calicinales
plus rigides, ses tiges à faces pourvues de côtes supplémentaires. Enfin,
elle se distingue de l’Hyptis velascana par son calice mür à tube deux
fois plus grand et plus gros, par ses feuilles plus obtuses, finement cré-
nelées.
798 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (57)
Hyptis velascana Briq. (Mesosphærum velascanum Briq.). —
Caulis basi frutescens, elatus ramosus, ramis ascendentibus, strictis, inter-
nodiis inferioribus brevioribus, superioribus infra spicastrum sitis elon-
gatis, superne sub anthesi subnudus, faciebus costis munitis, inter costas
breviter pubescens. Folia elliptico-lanceolata, apice acuta, marginibus
longe leniter convexis, basi rotundato-extenuata, petiolo villoso valido
aucta, rugosa, supra et præsertim subtus pilosa vel subhirsuta; nervatio
reticulata, nervis subtus irregulariter evidentibus, paginam superiorem
fodientibus; serratura constans ex dentibus irregularibus, sat robustis
margines erodientibus, extus et intus rectiusculis vel convexiusculis,
culminibus sæpius acutis. Spicastrum terminale densum, verticillastris
inferioribus 1-2 exceptis confertissimis, axi pilis albis dense pubescente.
Calix sub anthesi tubuloso-campanulatus, tubo superne breviter pubes-
cente, basi dense pilis albis patentibus brevibus obtecto, dentibus seta-
ceis elongalis, pubescentibus, rigidiusculis; calix maturus, tanquam notus,
tubo magis elongato. Corolla, genitalia et nuculæ speciei præcedentis.
Suffrutex ultra 60 cm. altus, internodiis subbasilaribus 3-4 em. longis,
superioribus ad 25 cm. longis. Foliorum lamina superficie 7 X 2 cm.,
petiolus 4,5 cm. subsolitarius longus; dentium culmina 1-2 mm. alta et
circa 3-4 mm. distantia. Spicastrum sect. long. 3 X 1,5 cm. longum. Calix
sub anthesi 5 mm. longus, tubo vix 2 mm. longo, dentibus 3 mm. longis.
Bolivia : prov. Velasco, 200 m., Jul. 1892.
Très voisin du A. costulata, V’H. velascana en diffère par son tube cali-
cinal sensiblement plus court, ses feuilles aiguës au sommet, irrégulière-
ment dentées-incisées. L’H. penetecaulos s’en distingue immédiatement
par l’absence de côtes supplémentaires sur les faces de la tige.
MENTHA Linn.
Mentha Pulegium Linn. Sp. plant. ed. 1 p. 517 (1753).
Var. hyperiantha Briq., var. nov. — Herba prostrata, mediocriter
robusta. Caulis undique molliter villosus, nodis approximatis, internodiis
mediis 1-1,5 cm. longis. Folia parva obovata, supra cinerea pubescentia,
subtus molliter albo-villosa, apice subobtusa, basi in petiolum brevis-
simum extenuala, nervatione haud evidente, subintegra vel vix denticu-
lata, superficie 7-10 X 5-7 mm. Verticillastri globosi hyperianthi. Pedi-
celli pubescentes 1 mm. longi. Calix infra 3 mm. longus, tubo 2 mm.
longo moderate villoso nervatione evidente, dentibus 0,7 mm.longis trian-
gulari-lanceolatis. Corolla extus villosa. — Chile : Maule, 8 Febr. 1892.
(98) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 799
Cette variété fait la transition entre la var. gibraltarica (Willd.)H. Braun,
et la var. tomentella (Hoffm. et Link.) Brig. Elle possède l’indument
long et mou de la première, sans présenter la villosité exagérée qui dis-
tingue ses calices dans leur partie supérieure et qui leur donne un port
si caractéristique.
x Mentha piperita Linn., Sp. plant. ed. 1, p. 576 (1753); Huds.,
Fl. angl. ed. 1, p. 222 (= M. aquatica X viridis !).
Var. calophylla Briq., Fragm. IN, p. 15 (1894). — Argentinia :
Sierra Chica de Cordoba, 23 Mart. 1881 (leg. Galander).
Cette plante possede les caracteres essentiels de la var. calophylla dans
l’inflorescence, le calice, la forme, le mode de dentelure et l’indument
des feuilles. Elle tire un peu vers la var. hispidula (Poepp.) Briq. par ses
marges foliaires un peu recourbées en dessous et ses nervures saillantes
- surtout vers les bords. On sait que le M. piperita, introduit d'Europe dans
le Nouveau-Monde, se présente dans les deux Amériques sous plusieurs
variétés dont quelques-unes ne se retrouvent pas en Europe. Nous
reviendrons dans notre monographie sur cette intéressante question,
Bornons-nous à dire pour le moment que les variétés du M. piperita sont,
dans le Nouveau comme dans l'Ancien Monde, à peu près stériles, mais
qu’elles se propagent avec une rapidité et une puissance extraordinaire
au moyen de leurs stolons. On les trouve fréquemment au Chili et en
Bolivie échappées des cultures et complètement naturalisées en beaucoup
d’endroits.
x Mentha villosa Huds., Fl. angl. ed. 2, p. 249 (1778) = M. ni-
liaca Jacq. Hort. bot. Vindob. t. III, p. 46, tab. 87 (1776) (nomen antiquius
sed ineptum, quod planta in Ægypto deest) (= M. longifolia X rotundi-
folia).
Var. velutella Briq.. Fragm. IV, p. 15 (1896). — Argentinia: Sierra
Achala, 26 Mart. 1881, leg. Galander. — Cette plante introduite d’Europe
s’est naturalisée sur plusieurs points de l’Amerique du Sud.
BYSTROPOGON L'Hérit.
Bystropogon andinus Britt. in Bang. Pl. Boliv. exsicc. n. 575
(1895).
Var. hypoleucum Brig. — Caulis parum foliosus, internodiis elon-
gatis, 6-10 cm, longis, ramis divaricatis. Folia subtus albo-tomentosa. —
Bolivia 3800 m., Mart. 1892.
800 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (59)
Bystropogon ovatus Briq., sp. nov. — Frutex parvus, ramis
tenüiter adpresse pubescentibus, divaricato-ascendentibus, internodiis
brevibus. Folia late ovata vel ovato-rotundata, apice oblusa, margi-
nibus infra medium convexioribus, basi rotundata, vix subcordata, petiolo
distincto aucta, supra viridia, breviter adpresse pubescentia, subtus
cinereo-viridia dense pubentia ; nervatio simplex, haud prominula; serra-
tura subnulla, constans ex dentibus crenatis, extus convexiusculis, intus
reclis, culminibus obtusis distantibus et parum altis. Verticillastri subglo-
bosi, multiflori, molliter albo-villosi, ad axillas foliorum superiorum reduc-
torum siti. Pedicelli tenues, patenter molliter villosi. Calix campanulatus
vel campanulato-tubulosus, 13 nervatus, nervis vestimento oceultis,
undique molliter et patenter villosus; dentes lanceolati æquales. Corolla
parva, alba, tubo leviter exserto, basi cylindrice, ad faucem aliq. ampliato.
lobis obovato-rotundatis, supremo leviter emarginato, inferiore latiore.
Stamina inclusa, inferiora filamentis aliq. longioribus, omnia nuda glabra,
loculis antherarum parallelis. Stylus nudus, inclusus, apice bifidus. Nuculæ
-ignot®.
Planta ad 10 cm. alta. Caulis basi fruticosus, internodiis ad 1,5 cm.
longis. Foliorum lamina superficie 1-2 X 0,9-1,4 cm., petiolus ad 6 mm.
longus; dentium culmina 0,1-0,3 mm. alta et 2-3 mm. distantia. Pedicelli
1-2 mm. longi. Calix 3 mm. longus. tubo 2 mm. longo, dentibus 1 mm.
altis. Corolla circa 1,5 mm. calicis os excedens. Odor Menthæ (ex
0. Kuntze).
Bolivia : Cochabamba, 2800 m., 26 Mart. 1892.
Cette espèce est très voisine du B. andinus Britt. précité et n’en cons-
tituera plus tard peut-être qu’une variété. Elle semble s’en distinguer
pour le moment par ses feuilles largement ovées et son port nain.
Bystropogon Kuntzeanus Briq., sp. nov. — Frutex elatus,
ramosissimus, ramis divaricato-ascendentibus, tenuibus, sæpe flexuosis,
fastigiatis, cinereo-virentibus, undique breviter adpresse pubescentibus,
internodiis mediis mediocribus. Folia ovato-elliptica, apice acuta vel bre-
viter acuminata, marginibus leniter præcipue infra medium convexis,
basi breviter rotundato-extenuata, petiolo breviter pubescente distincto
aucla, mollia, membranacea, supra viridia, breviter adpresse pubescentia,
sublus cinerascentia, densius breviter pubescentia, mediocria; nervatio
simplex vel vix obscure reticulescens subtus haud prominula; serratura
subnulla vel constans ex dentibus parvis, raris, extus concavis vel undu-
latis, intus rectiusculis, culminibus sæpius acutis prorsus versis. Verticil-
(60) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 801
lastri multiflori, densi axillares, vel superiores approximati fasciculos
elongatos foliosos constituentes. canescentes, bracteolis minimis, sæpe
peduneulati. Flores pedicellis distinetis brevibus undique patenter pubes-
centibus instructi. Calix campanulatus, undique dense pilis patenti-ascen-
dentibus mollibus obtectus, subæqualiter 5 dentatus, dentibus lanceolato-
acuminatis, molliter pubescentibus, tubo brevioribus. Corolla alba, parva,
exserta, tubo brevi intus nudo superne sensim ampliato; labrum pro-
funde bilobum ; labiolum deflexo-patens lobis lateralibus rotundatis, lobo
medio obovalo majore. Stamina inclusa, ultra medium tubo affixa, fila-
mentis brevissimis, antherarum loculis parallelis parvis filamento sub-
æquilongis. Stylus nudus, apice bifidus lobis subulatis, vix vel non
exsertus. Nuculæ ovoideæ, læves.
Frutex (ex O0. Kuntze) 1 m. allus, internodiis mediis 3-4 em. longis.
Foliorum lamina superficie 2,5-4,5 x 1,2-2 cm., petiolus 5-11 mm.
longus; dentium culmina 0,1-0,6 mm. alta et 3-8 mm. distantia. Pedicelli
eirca 1 mm. longi. Calix 2,5 mm. longus, tubo 1,5 mm. profundo, den-
tibus 0,5 mm.altis. Corolla calieis os aliq. ultra 1 mm. excedens; tubus fere
2 mm. longus; labrum 1 mm. longum lobis sinu 0,5 mm. profundo sepa-
ratis, labiolo eirca 1 mm. longo. Staminum filamenta vix 0,5 mm. longa,
antheræ vix 0,5 mm. longæ. Stylus circa 3 mm. longus.
Argentinia : Dique, Sierra de Cordoba, Dec. 1891.
Cette plante nous a d’abord paru devoir être rapportée comme
variele, assez aberrante, au B. andinus. Mais après plus ample examen,
elle nous parail constituer une espèce distincte, non seulement par son
port (rameaux non divariqués à angle droit, entre nœuds bien plus courts,
feuilles grisätres et non blanches-tomenteuses en dessous), mais surtout
par son calice campanulé, plus court (tubuleux-campanulé, long de
3,5 mm. dans le B. andinus), à dents subégales (dans le B. andinus, les
dents supérieures sont sensiblement plus longues et séparées des infé-
rieures par un sinus plus profond), par son labre corollin plus distincte-
ment émarginé et par ses lobes corollins en général plus grands. Le
B. Kuntzeanus ne saurait être confondu avec aucun Cunila à cause de
son androcée tétramère, ni avec aucune espèce de Satureia sect. Xeno-
poma à cause de ses élamines droites et incluses.
Bystropogon setosus Briq. sp. nov. — Frutex elalus, ramosus,
ramis divaricatis, undique cinereo-pilosis, internodiis elongatis. Folia
elliptico-lanceolata, apice peracula vel acuminata, marginibus infra me-
dium convexioribus, basi rotundato-cuneata, petiolo pubescente distineto
BULL. HERB. BOIss., novembre 1896. 92
802 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (64)
aucta, utrinque viridia, glabriuscula; nervatio simplex haud prominula ;
serratura nulla vel constans ex dentibus minimis valde distantibus. Verti-
cillastri globosi multiflori, summis distincte pedunculatis, ad axillas folio-
rum superiorum reductorum siti. Pedicelli breves patenter pilosi. Calix
campanulato-tubulosus; tubus undique setoso-hirtus. superne brevius
pubens, 13 nervus, nervis suboccultis; dentes lanceolato-setacei, sub-
æquales (superiores longiores), glabrescentes. Corolla alba exserta; tubus
intus et extus glaber, basi cylindricus, superne sensim campanulato-
ampliatus, ore obliquo; labrum breve, breviter bilobum, erectiusculum ;
labiolum lobis lateralibus mediocribus rotundatis, lobo medio deflexo obo-
vato longiore. Stamina didynama recta, omnino inclusa, filamentis tenui-
bus glabris, antherarum loculis parallelis. Stylus nudus, exsertus, apicem
versus curvulus, apice breviter acute bifidus.
Frutex (ex O0. Kuntze) 1-2 m. altus. Internodia media 5-8 cm. longa.
Foliorum lamina superficie 3-4 X 1,2-1,5 cm., petiolus 5-8 mm. longus;
dentium (cum adsint) culmina 0,1-0,3 mm. alla et 2-5 mm. distantia.
Pedicelli 1-2 mm. longi. Calix 2,5-2,8 mm. longus, tubo 1,8 mm. longo,
dentibus superioribus 1 mm. longis, inferioribus 0,8 mm. longis. Corolla
calicis os ad 3 mm. excedens; tubus 3-3,5 mm. longus, ore 1,5 mm. latus,
basi infra 0,5 latus; labrum 0,5 mm. altum; lobi laterales superficie
0,8 x 0,6 mm.; lobo medio À mm. longo. Stamina filamentis 1 mm.
longis, antheris ab ore corollæ circa 0,8 mm. distantibus. Stylus corollæ
os vix 1 mm. excedens.
Bolivia : Rio Juntas, 2000 m., Apr. 1892 (oder Menthæ ex 0. Kuntze);
. in montibus Tunari, 2800 m., Apr. 1892 (oder Citronellæ ex 0. Kuntze).
Par son port, cette plante semble voisine du B. mollis Benth., mais par
ses caractères foliaires et floraux, elle est plus voisine du B. glabrescens
Benth., dont elle diffère par ses feuilles glabriuscules et non glabres, et
par son calice couvert d’un indument raide et hérissé. Ce dernier carac-
tère donne à la plante un cachet très particulier.
Bystropogon uniflorus Busby in Bang, Plantæ Boliv. exsicc.
n. 1125 (1895).
Bolivia : Sierra de Sa Cruz. 1600 m., Maj. 1892.
D’apres les notes de M. Kuntze, ce Bystropogon est un arbuste haut de
I mètre, à fleurs blanches, à odeur de Menthe. — Si on compare les
caractères de cette plante avec ceux que Philippi a donnés pour son
genre Oreosphacus (in Leyb. Escurs. a las Pampas, p. 45), on constate
une concordance très grande. En particulier, les verticillastres 2 flores,
(62) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 803
sur lesquels Bentham (Genera plantarum, II, 2, p. 148%) insiste, donnent
aux deux plantes un port très different des Bystropogon américains. En
revanche, un caractère, dont nous nous sommes servis à défaut d’un
meilleur pour séparer les Thyminæ des Menthinæ (dans Engl., Die natürl.
Pflanzenfam., 1. c., p. 306 et 316), ne se retrouve pas chez le B. uni-
florus, c'est celui de la corolle qui est bilabiée chez les Bystropogon, tandis
qu'elle est presque réguliérement 5 lobée dans l’Oreosphacus ; notre Bys-
tropogon a une corolle 4 lobée, dont le lobe supérieur est émarginé. Les
dents calicinales recourbées en dehors à la maturité manquent, il est
vrai, au B. uniflorus, tandis qu’elles existent chez l’Oreosphacus, mais on
les retrouve chez le B. minutus ci-après décrit. De plus, Philippi attribue
5 nervures au calice de l’Oreosphacus, tandis que nos Bystropogon en
possèdent 13 ; toutefois ce caractère a pu être mal observé par l’auteur
chilien. — Malheureusement, nous n’avons pas pu voir jusqu’à présent
d’échantillon du genre Oreosphacus, de sorte que nous n’osons pas lui
assimiler les B. uniflorus et minutus. Etant donnée l’organisation de la
corolle, les deux espèces dont nous nous occupons doivent se placer dans
le genre Bystropogon, mais il conviendra d’en faire une section particu-
lière, basée essentiellement sur les caractères floraux et le port. On ne
saurait donner une importance très grande aux verlicillastres pauci-
flores, car certains rameaux du B. uniflorus ont des verticillastres 4-6
flores, et ce caractère est constant pour le B. minutus. Voici comment on
peut caractériser cette section.
ASTHENOCHILUS Brig. — Frutices austro-americani, ramis elongatis
virgatis, foliis parvis subintegris angustis linearibus. Verticillastri pauci-
flori, laxi, axillares. Calix 13 nervius, campanulatus, dentibus subæqua-
libus. Corolla minuta, inclusa, quadriloba; lobo superiore latiore emargi-
nato.
Bystropogon minutus Briq., sp. nov. — Frutex parvus, caulibus #
ramosis, ramis crebris ascendentibus sæpe suffuliis, minute puberulis,
internodiis mediis parum elongatis. Folia parva, oblongo-linearia, apice
obtusa vel subacuta, marginibus longe et leniter convexiusculis, basi
rotundato-extenuata, petiolo parvo aucta, supra et subtus sparse pilosula,
marginibus ciliatis, infra glanduloso-punctatis, sordide virentibus; ner-
vatio simplex subocculta; serratura nulla. Verticillastri inconspicui, 2-6
flori, axillares. Pedicelli et pedunculi (cum adsint) breviter pilosi. Calix
campanulatus, tubo primo basi extenuato, maturitate truncato, viride,
prominule striato, sparse breviter piloso; dentes lanceolato-subulati, tubo
80% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (63)
breviores, sæpius maturitate recurvi, intus et fauce breviter pilosi. Corolla
parva, inconspicua, inclusa, alba; tubus intus nudus, cylindrieus; labrum
seu lobus superior latus, emarginatus; labiolum lobis rotundatis sub-
æqualibus. Stamina inelusa, filamentis brevibus, antherarum loculis pa-
rallelis. Stylus inelusus nudus, apice profunde bifidus, lobis complanatis
stylo ipso latioribus. Nuculæ parvæ atræ, ovoideæ, apice rotundatæ.
Frutex ex speciminibus Kuntzeanis vix ultra 30 em altus. Internodia
media 1-2 cm. longa. Foliorum lamina superficie 5-12 X 2-4 mm., pe-
tiolus 1-2 mm. longus. Pedunculis ad À mm. longi. Pedicelli circa 1,5 mm.
longi. Calix 2,5-3 mm. longus, tubo 1,8 mm. longo, dentibus 1-1,2 mm.
altis. Corolla 3 mm. longa; tubus 1,5 mm. longum, labioli lobi labrum
subæquantes. Staminum filamenta circa 0,5 mm. longa. Stylus 2 mm.
altus, lobis circa 0,8 mm. longis. Odor Menthæ ex 0. Kuntze.
Bolivia, 4000 m., 17 Mart. 1892.
Cette plante est voisine du B. uniflorus Rusb. dont ei. differe par ses
feuilles pubescentes, plus grandes, par ses verticillastres plurifiores,
par les dents calicinales lancéolées- subulees, recourbees en dehors à la
maturité.
SPHACELE Benth :.
Sphacele Hieronymi Briq., sp. nov. (Alguelagum Hieronymi
Brig.) — Frutex ut videtur alatus, ramis divaricato-ascendentibus, breviter
pubescentlbus, internodiis mediis mediocribus. Folia ovato-deltoidea, apice
acula vel subobtusa, marginibus longe et lenissime convexis, basi hastato-
truncala lobis angularibus acutis vel subobtusis, petiolo longo distincto
aucta; utrinque viridia, glabriuscula vel leviter pubescentia, sat magna
membranacea ; nervatio simplex, subtus haud prominula; serratura
constans ex crenis crebris, mediocribus vel robustis, intus et extus
convexis, apice obtusis vel rotundatis. Verticillastri 6 flori, sessiles,
bracteis ovato-lanceolatis, reductis, subintegris, distantes, spicastra brevia
lerminalia constituentes. Pedicelli breviter pubescentes, dislineti. Calix
tubuloso-campanulatus; tubus basi extenuatus, breviter patenter pilosus,
nervis prominulis; dentes ex basi triangulari-lanceolata longe subulato-
aristata, postici tres sinu rotundo latiore ab anticis separati. Corolla ex ore
calicis exserta, sed dentes calicini haud superans; tubus amplus, superne
? Voy. Sur la question de nomenclature relative à ce genre notre observation
dans Engler, Die Natürl. Pflanzenfam. IV Teil, Abt. 3a, p. 231.
(6%) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 805
sensim ampliatus; labrum bilobum ; labiolum labrum subæquans, bre-
viter trilobum; nectarostegium constans ex annulo denso pilorum, pos-
tice interrupto, infra medium tubi sito. Stamina didynama; postica fila-
menlis rectis parte superiore tubi inserta; antica filamentis aliq. supra
medium tubi inserlis, incurvo-ascendentibus, antheris infra labrum
approximatis; antheræ loculis oblongo-linearibus apicifixis leviter diver-
gentibus. Stylus sub dorso tubi incurvo-ascendens, nudus, apice bifidus,
lobis subulatis. Nuculæ ovoideæ, atræ, læves.
Cortex fuscus. Internodia media 3-4 cm. longa. Foliorum lamina super-
ficie 4-7 X 2,5-3,5 cm. longa; crenarum culmina 1-2 mm. alta et 2-5
mm. distantia. Bracteæ vix ultra 1 cm. longæ. Spicastrum 3-4 cm. lon-
gum, verticillastris internodiis 1-2 cm. longis separatis. Pedicelli circa
3 mm. longi. Calix 7 mm. longus, tubo 4 mm. longo, dentibus 3 mm.
longis. Corolla calicis os circa 3 mm. excedens, labri et labioli lobis infra
1 mm. longis; neclarostegium 2,5 mm. supra basin situm. Filamenti
poslica circa 2,5 mm. alta, antica fere 4 mm. longa; antherarum leviter
exsertarum loculi 0,7 mm. longi. Stylus circa 8 mm. longus, exsertus.
Argentinia : inter el Pan de Azucar et Colanchanga, Sierra Chica, prov.
de Cordoba, 11 Nov. 1881 (leg. Hieronymus).
Cette espèce constitue avec le S. Grisebachü Brig. (Alguelagum Grise-
bachu Brig.) un petit groupe de Sphacele argentiniens remarquables par
leurs feuilles à la fois membraneuses et hastées. Le S. Grisebachü
(S. hastata Griseb. non Gray) diffère du S. Hieronymi par ses rameaux
plus longuement velus et sa corolle à tube beaucoup plus long.
Sphacele chilensis Briq. == Rosmarinus chilensis Molina, Hist.
nat. Chili, p. 413 (ann. 1810) = S. campanulata Benth. in Bot. reg., XV,
ad calc., n. 1289 (ann. 1829) (Alguelagum chilense 0. K.). — Chili merid.:
Ercilla, Febr. 1892.
Sphacele Kuntzeana Briq., sp. nov. (Alguelagum Kuntzeanum
Briq.).— Frutex elatus, ramis ascendentibus, breviter pubescentibus, inter-
nodiis mediis elongatis. Folia oblongo-lanceolata, apice longe acuminata,
marginibus longe et leniter convexis, basi rotundalo-extenuata vel exte-
nuata, caulinaria petiolo distincto canescente aucta, superiora sessilia
vel subsessilia, supra viridia glabra, subtus pallide virentia, dense et
minutissime pubescentia, bullato-rugosissima, sat magna; nervalio reti-
culata, subtus prominula, rete anastomosium denso, areolis parvis, supra
paginam fodiens et superficiem pulchre minute bullans; serratura constans
Le
806 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (65)
ex crenis parvis crebris, sæpe parallelogrammata constituentibus, intus
rectis vel convexis, extus convexis vel gibbis, culminibus sæpius obtusis
vel rotundatis. Verticillastri pluriflori, bracteis ovalo-acuminalis, inferio-
ribus rugosis, superioribus membranaceis, in spicastra densa vel sub
anthesi + interrupta, sepe paniculata congestis, post anthesin spicastra
crassa valida constituentes. Flores subsessiles. Calix sub anthesi tubuloso-
campanulatus, sat parvus; tubus viridis, nervis haud prominulis, brevis-
sime et parce pubescens; dentes triangulari-lanceolati, tubo bis breviores,
postici ab antieis brevioribus sinu latiore separati; maturus immoderate
auclus, magnus, campanulatus, sæpe parte violaceus vel purpuraceus, tubo
membranaceo, venoso, dentibus ovato-lanceolatis venosis, anticis angus-
tioribus. Corolla parva, alba, dentes calicinos vix superans; tubus amplus,
membranaceus, pilis nonnullis altitudine staminum insertionis inter sta-
mina anlice crebrioribus ornatus; labrum emarginatum brevissimum, a
Jobis labioli rotundatis vix diversum. Stamina minima aliq. supra medium
tubi corollini inserta, subæqualia; filamenta nuda antheris vix longiora;
antherarum parvarum loculi vix divergentes. Stylus subinclusus vel bre-
viter exsertus, nudus, apice bifidus. Nuculæ aterrimæ, læves, nitidæ.
Frutex (ex 0. Kuntze) 1-3 m. altus. Internodia media 3-5 cm. longa.
Foliorum lamina superficie 6-10 x 2,5 x 5 cm., peliolus ad 1,3 cm.
longus; crenarum culmina 0,5-1,5 mm. alta et 2-5 mm. distantia. Spi-
castrum 4-10 em. longum, sub anthesi vix ultra 1 cm. latum, post
anthesin ad 2,4 cm. latum. Calix sub anthesi 3,8 mm. longus, tubo 2 mm.
longo, dentibus 1,8 mm. longis; maturus ad 18-15 mm. longus, tubo 0,8-
1 cm. longo, dentibus 4-5 mm. longis. Corolla in toto fere 4 mm. longa,
tubo 3,5 mm. profundo, lobis 0,5 mm. altis. Stamina 2 mm. a basi inserta,
filamentis antherisque 0,2 mm. longis. Stylus circa 4 mm. longus.
Bolivia : Cochabamba, 3000 m., 26 Mart. 1892.
Cette espèce rentre dans le groupe des Sphacele micranthes, à feuilles
bulleuses. Le S. paniculata Benth. en diffère par ses feuilles sagittées
cordées; le S. bullata Benth., par ses feuilles cordées, blanches, tomen-
teuses en dessous ainsi que les rameaux; le S. radula Benth., par son
pétiole ail& et son limbe foliaire tronqué-subcordé à la base, canescent-
laineux en dessous; les S. cordifolia Benth. et S. tenuiflora Benth., par
leurs feuilles tomenteuses-laineuses en dessous.
Sphacele confusa Briq., sp. nov. (Alguelagum confusum Briq.).
— Frutex ut videtur elatus, ramis ascendentibus, pubescenti-canescen-
tibus, internodiis mediis mediocribus. Folia lanceolata, apice longe acu-
(66) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 807
minata, marginibus longe et leniter convexis, caulinaria basi rotundato-
extenuata, petiolata, superiora sessilia subcordata, supra viridia, glabra,
subtus brevissime et dense pubescentia pallidiora, bullato-rugosa, sat
magna; nervatio reticulala, rete nervorum sat denso, subtus prominulo,
areolis parvis, paginam superiorem fodiente et bullante; serratura cons-
{ans ex crenis parvis crebris, intus et extus convexis, culminibus obtusis
vel rotundatis. Verticillastri pauciflori, bracteis ovatis membranaceis, in
spicastra interrupta sæpe paniculata paupera congesti. Flores pedicellis
brevibus sed distinctis pubescentibus instructi. Calix sub anthesi campa-
nulatus, pubescens, tubo parum evidenter nervoso, dentibus lanceolo-
acuminatis, posticis basi latioribus; maturus immoderate auctus, tubo
membranaceo, venoso, dentibus ampliatis e basi late lanceolata acumi-
natis, tubo brevioribus, venosis. Corolla calicis dentes excedens, coerulea;
tubus exsertus, membranaceus, amplus, ad insertionem staminum aliq.
constrictus et melarostegio paupere, constante ex annulo incompleto
pilosum, ornatus; labrum latum, bilobum, a lobis rotundatis similibus
labioli sinu latiore separatum; labioli lobo medio longiore. Staminum
filamenta nuda versus medium tubi corollini inserta; antherarum fauce
corollæ vix exserlarum loculi aliq. divergentes. Stylus vix exsertus, nudus,
apice bifidus.
Internodia media 3-5 cm. longa. Foliorum lamina superficie 6-11 X
2-3 cm., petiolus (in spec. suppetentibus) ad 7 mm. longus; crenarum
culmina ad 1 mm. alta et 1,5-2 mm. distantia. Spicastra ad 4-8 cm longa,
verticillastris internodiis 5-10 mm. longis separatis. Calix sub anthesi
3 mm. longus, tubo 2 mm. longo, dentibus 1 mm. altis; maturus 12 mm.
longus, tubo 9 mm. longo, dentibus 3 mm. altis. Corolla 7-8 mm. longa,
calicis os 2 mm. excedens, tubo 6 mm. profundo; labioli lobo medio circa
1,6 mm. longis et 0,7 mm. latis, cæteris alig. minoribus. Stamina 3,5 mm.
a tubi basi inserta, filamentis 1,5 mm. longis. Stylus circa 6 mm. longus.
Bolivia : loco haud indicato, 3800 m., 18 Mart. 1892.
Au premier abord, cette plante semble n'être qu’une forme à inflores-
cence appauvrie et à feuilles un peu plus lancéolées de la précédente.
Mais elle en diffère totalement par ses fleurs pédicellées, ses dents calici-
nales beaucoup plus lancéolées-acuminées pendant l’anthèse, par sa
corolle bleue exserte, à lobes 2-3 fois plus grands, et par ses étamines à
filets allongés.
Sphacele cochabambana Briq., sp. nov. (Alguelagum cocha-
bambanum Briq.). —Frutex elatus, ramis ascendentibus, canescenti-pubes-
808 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (67)
centibus, internodiis mediis (in spec. suppet.) mediocribus. Folia late
ovato-elliptica, apice acula vel breviter acuminata, marginibus convexio-
ribus, basi in petiolum pubescentem distinctum extenuata, supra viridia
glabra, subtus pallidius viridia, glabra vel subglabra, aliq. bullata, sub-
membranacea, sat magna; nervatio reticulescens, subtus parum promi-
nula et paginam superiorem aliq. fodiens et bullans; serralura constans
ex dentibus crenatis, crebris, mediocribus vel robustis, intus et extus
convexis, apice mucronulatis. Verticillastri pluriflori, densi, bracteis flores
vix superantibus ovatis herbaceis, in spicastra terminalia :+ interrupta
congesti. Flores sessiles. Calix sub anthesi campanulatus, breviter pubes-
cens, tubi nervis haud prominulis, dentibus lanceolatis, posticis basi
latioribus; maturus deficiens. Corolla calicis os et dentes excedens; tubus
amplus, membranaceus, pilis sparsis intus ornalus; labrum latum ovatum,
bilobum; labiolum lobis latis rotundatis, medium longius. Stamina
versus medium tubi inserla, filamentis brevissimis nudis antherarum
loculis aligq. divergentibus subæquilongis. Stylus nudus, subexsertus,
apice bifidus.
Fruticis altitudo (ex 0. Kuntze) ad 3 m. Internodia media ad 5 em.
longa. Foliorum lamina superficie ad 10 x 6,5 cm.. petiolus ad 1,5 cm.
longus; crenarum culmina 1-2 mm. alta et 2-4 mm. distantia. Spicastrum
circa 4 cm. longum. Calix sub anthesi 3 mm. longus, tubo 2 mm. pro-
fundo, dentibus i mm. altis. Corolla calicis os 1,5 mm. excedens in tubo
fere 5 mm. longo, labro À mm. longo, labioli lobo medio 1,3 mm. longo,
lobis lateralibus 0,6 mm. longis. Stamina 2,5 mm. a tubi basi inserta,
filamentis antherisque 0.3 mm. longis. Stylus ad 5 mm. longus.
Bolivia : Cochabamba, 26 Mart. 1392.
Cette espèce est très voisine du S. Kuntzeana dont elle pourrait n’etre
qu'une variété. Elle paraît cependant s’en distinguer suffisamment par
ses feuilles bien plus larges, moins bulleuses, presque glabres en des-
sous, par ses corolles à lobes beaucoup plus grands rappelant ceux du
S. confusa.
(A suivre.)
* GE. POST, M. D. — Flora of Syria, Palestine and Sinai.
From the Taurus to Ras Muhammad and from the Mediterranean Sea
to the Syrian Desert. — Fort volume petit in-8° de 920 pages avec
445 figures dans le texte et une carte phytogéographique. Beirout
(Syrie) chez l’auteur, au «Syrian Protestant College. » Prix, franco de
port, 26 fr. 50.
Une flore de la Terre-Sainte n'est pas une flore banale. Le puissant intérêt
historique et religieux que ces lieux inspirent à tout chrétien, a de bonne heure
engagé les savants à s'occuper de leur végétation. Au milieu du siècle dernier,
Olaus Celsius à Upsal, publia sous le titre de Hierobotanicon le résultat de ses
doctes recherches sur les plantes des Ecritures saintes; son protégé, le grand
Linné, envoya un de ses meilleurs élèves, Hasselquist, pour explorer scientifi-
quement les lieux qui furent le berceau de notre religion. Et ainsi que nous l’as-
sure le Dr Christ, dans sa préface au supplément du Flora Orientalis, c'est cette
même ferveur religieuse qui fut pour beaucoup pour entraîner Edmond Boissier
à sa gigantesque entreprise de la Flore d'Orient. Celle-ci, il est vrai, contient la
- flore complète des pays bibliques, mais cette dernière y est comme noyée dans
l’ensemble des flores orientales. Aujourd'hui, où les communications sont deve-
nues rapides, où le chemin de fer monte de Jaffa à Jérusalem et reliera bientôt
. Damas à Beirout, les pèlerins instruits, les touristes bibliques ont réclamé sou-
_ventun ouvrage spécial, portatif, qui leur permit, sans trop de difficultés, d'arriver
aux noms des plantes rencontrées durant leur voyage. C’est ce desidératum que
_ le Révérend Post a voulu remplir.
L'ouvrage de M. Post, rédigé en anglais, à peu près dans le genre du « Guide
du botaniste » pour le canton de Vaud par Rapin, contient en 920 pages la des-
cription de 3416 espèces, phanérogames et eryptogames vasculaires, dont beau-
coup sont de l’auteur. Il donne en outre les-noms indigènes arabes et les noms
-hébreux des Livres Saints chaque fois où ils peuvent être identifiés avec quelque
vraisemblance. Une clef analytique sert à la détermination des familles. Des
clefs spéciales aident à l'orientation dans les familles et les genres nombreux.
Trois pages d'introduction esquissent la phytogéographie de ce pays aux grands
contrastes.
L'impression de cette Flore s’est faite lentement et avec de grandes difficultés,
dans la modeste imprimerie du Collège américain à Beirout. Elle fut commencée
. dès 1883 et a subi plusieurs retards. Cela excusera quelques inégalités d’impres-
sion et une certaine rudesse des figures.
La rédaction repose entièrement sur le Flora Orientalis, jusqu’à la manière
de citer les auteurs, manière qui serait contraire à l'usage anglais. Pour alléger,
M. Post a fait abstraction de toute synonymie et de toute citation d'ouvrage cité
déjà dans le Fl. Or. Chaque fois donc que le lecteur demandera plus que le nom
de sa plante, il devra avoir recours à l'ouvrage de M. Boissier. Cette supposi-
tion aurait permis à l’auteur de condenser encore considérablement sa Flore. En
- donnant un peu plus de développement aux clefs, les descriptions des familles et
des genres seraient devenues superflues, descriptions que personne ne consulte
dans une flore locale. Quand l'ouvrage de M. Post, correspondant à un réel
besoin, aura un jour sa seconde édition, celle-ci gagnerait pratiquement beau-
coup, en s’approchant davantage du modèle des flores analytiques de l’Europe
centrale. he.B:
BULLETIN
DE
V’HERBIER’-BOF 2 TER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome IV. 1896.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique systé-
matique générale. Il forme chaque année un fort volume in-80 de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indéterminées.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBRSY pres Genève (Suisse):
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
DE
RBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'IIERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome IV. 1896.
N° 12
Prix de Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. ,— 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L'HERBIER" BOISSIER
a CHAMBESY pres Genève (Suisse).
GENÈVE er BALE
- GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK' OR. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. v 44, Carlsirasse,
SOMMAIRE DU N° 12. — DÉCEMBRE 1896.
parce
L — H. Schane: — BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRI-
KANISCHEN FLORA (Neue Folge). V. — Mit Beiträgen
von Prof. Dr E. Hacker. (St. Pölten), Prof. Dr A. Heure
(Wien), Dr F. W. KLarr (Hamburg), Dr Max Günke (Berlin), 5
Prof. Dr A. Cocniaux (Verviers), Prof. D' Hans SCHINZ COS
(Zurich)... Re Vene LE MS RBEN
I. — John Briquet. — FRAGMENTA MONOGRAPHLÆ N
LABIATARUNM, me fascicule (suite et fin)............. 847
III. — R. Chodat — UNIVERSITÉ DE GENÈVE. — LABORA-
TOIRE DE BOTANIQUE. Ame série, Ier ae »
1. Robert Chodat. — SUR LA FLORE DES NEIGES DU. COL ASE,
DES ÉCANDIES (massif du Mont-Blanc). (Planche IX)..... 879
2. Robert Chodat. — EXPÉRIENCES RELATIVES A L'AŒ
TION DES BASSES TEMPÉRATURES SUR MUCOR MU-
CEDO..:: 12022 we Herrn ee ee Be 890
3. Robert Chodat. — POLYGALACEZE novæ parum cognitæ fe
VAR ea RE a a Era BE Rec 88
Table des travaux par noms d’auteurs contenus dans ce sois: ROME
Table des planches contenues dans ce volume... ...... DTA . 916 “
Index des noms de plantes cités dans ce volume. ......... RG WB
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PrLancHe 1. — Crescentia cujete L.
PLANCHE 2. — Cactus triangularis L.
PLANCHE 9. — Algues de la neige rouge.
4me année, N 1% Decembre 1896.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
MITTEILUNGEN AUS DEM BOTANISCHEN MUSEUM
DER UNIVERSITAT ZÜRICH
Beiträge
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folse)
HERAUSGEGEBEN von H. Schinz (Zürich).
v.
Mit Beiträgen
von
Prof. D" E. HACKEL (St. Pölten). D” Max GÜRKE (Berlin).
Prof. D’ A. HEIMERL (Wien). Prof. D’ A. COGNIAUX (Verviers).
_ D’F. W. KLATT (Hamburg). Prof. D' Hans SCHINZ (Zürich).
— en
BULL. HERB. BoIss., décembre 1896. 53
810 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (216)
EMBRYOPHYTA SIPHONOGAMA.
GRANINEA.
E. HACKEL (St. Pölten).
Tetrapogon flabellatus HACK.
Perennis, longe repens, foliis in singulo culmo creberrimis dense fla-
bellato-distichis cinereo-tomentellis valde insignis. Culmi graciles (ad
20 cm alti), internodüs inferioribus valde abbreviatis (ita ut folia fere in
flabellum expandi necesse sit). Vaginæ equilantes. compress&; laminæ
lineares breves (2—3 cm), rigidæ, patulæ, complicatæ. Spicæ 4—6, verti-
cillatæ, sessiles, breves (1,5 cm), sed crassæ, conniventes : rhachis
tenuis, pubescens; spiculæ dense imbricatæ, bifloræ cum rudimento glu-
maceo floris tertii; glum& steriles lanceolatæ, acutæ, 1—3-nerves, floren-
tibus breviores, Ina quam IIda duplo brevior. Glumæ florentes inæquales,
inferior late elliptica, acutiuscula, bidentata, inter dentes mucronato-aris-
tata, compresso-carinala, 3-nervis, ad carinam nervosque marginales
longe pectinato-ciliata, superior inferiore conspicue minor, obovata, obtu-
sissima, mucronulata, glabra; palea utriusque floris obovato-oblonga
binervis, carinis ciliolata, flores ambo hermaphroditi. Rudimentum floris
tertii fertilibus duplo brevior, uniglume, obovatum, truncatum, muticum,
glabrum.
Mossamedes : in maritimis inter Mossamedes et Rio Bero, 20. April
1882, leg. Höpfner (Num. 78).
Species valde insignis, nulli notæ arctius affinis.
Willkommia Newtonii HACK.
Annua. Culmus erectus filiformis basi ramosus, circ. 35 cm altus.
Folia brevissima, lanceolata (1—1 ‘/2 cm longa, 2—3 mm lata), inferiores
patenti-hirsuta; laminæ grosse ciliatæ, ciliis verrucis fultis, folii supremi
a he he RE EL ul er. FF ET
a NOT ca
B
(217) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 811
lamina ad mucronem reducta. Spice 6—10, alternæ, graciles, 2—3 cm
longæ, rhacheos glabræ, apex non (ut in affinibus) ultra spiculas pro-
tractus sed occultus. Spiculæ imbricatæ, oblongæ, 3 mm longæ; gluma
Ima lineari-lanceolata, acuminata, dimidiam spiculam æquans, uninervis;
Ida Janceolata, acutiuscula, uninervis, carina scabra. Gluma florifera ste-
rilem [dam æquans, oblonga, acuta, arista patula dimidiam glumam sub-
æquante terminata, 3-nervis, pnbescens. Palea quam gluma paullo bre-
vior, obovato-oblonga, emarginata, nervis ciliolata.
Benguela : Biballa, ad radicem montis Serra de Chella, Newton.
Affinis W. annua Hackel, qu& differt rhachi in appendicem spiculas
superantem protracta, gluma Ilda undique scabro-punctata, florens brevius
aristulata.
812 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. _ (218)
AMARYLLIDACEZÆ.
Hans SCHINZ (Zürich).
Hessea Bachmanniana SCHINZ
Bulbus subrotundato-ovatus, tunicatus, tunicis membranaceis, albidis ;
folia lanceolata (?); umbella 12—17 flora, patula; flores pedicellati, erecti,
pedicellis rectis, rigidis, teretibus; spatha diphylla, foliolis lanceolalis,
subcuspidatis, purpurascentibus; perigonium profunde 6-partitum, laci-
niis oblongis; stamina 6, alte connata et tubo perigonii adnata; stigma
trifidum.
Kapkolonie : Umgegend von Hopefield, zwischen Kranenvalei und
Roodevalei, Bachmann 1867, und bei Schaapplaats Bachmann 1141,
Die runde, weissliche Zwiebel erreicht höchstens Walnussgrösse, ist
aber in einen bis zu 5 cm langen Zwiebelhals ausgezogen, dem sich der
9 pis 20 cm lange Schaft entwindet und zwar zu einer Zeit, da die
Blätter erst sich zu entwickeln beginnen. Die von zwei am Grunde
breiten, lanzettlichen und lang zugespitzten, bis 20 mm langen Spatha-
blättern gestützte Dolde ist bis 17 blütig. Die geraden, schlanken Blüten-
stiele sind + 25 mm lang. Das Perigon ist tief 6-spaltig, die Abschnitte
sind von länglicher Gestalt, stumpf oder fast spitz, + 7 mm lang und
von rosenroter Färbung. Die 6, gleichlangen Staubfäden sind unter sich
zu einer Röhre verwachsen, die freien, fadenförmigen Teile sind 3 !/e
bis 4 mm lang. Die Staubfadenröhre ist der Perigonröhre angewachsen
und überragt diese noch um circa À ‘/2 mm. Die Staubbeutel sind am
Grunde befestigt. Der Griffel ist ungefähr 5 mm lang und trägt drei kurze
spreitzende Narbenäste.
Diese Pflanze nimmt unter den bekannten Hessea Arten insofern eine
besondere Stellung ein, als die Staubfäden hoch hinauf zu einer Röhre
verwachsen sind, was bei den übrigen Arten dieser Gattung nicht der
Fall ist. Von einer Vereinigung unserer Pflanze mit Nerine z. B. kann
keine Rede sein, sofern mindestens die Inserlion der Staubbeutel, die
bei Nerine dorsifix ist, ein konstantes Uunterscheidungsmerkmal zwischen
dieser und der Gattung Hessea bildet.
PR ler A
(219) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 813
NYCTAGINACEE.
A. HEIMERL (Wien).
Boerhavia squarrosa HEIMERL ex affin. B. plumbagineæ.
Sine dubio perennis.
Radix deest. Caules c. semimetrales, suffruticosi, albidi, subtenues,
maxime inprimis superne divaricato-dichasiale-ramificati, demum gla-
brati, primum pilis brevissimis, sparsis, glanduliferis paulum glutinosi,
internodiis c. 50—80 mm longis, infra modice foliati, supra subaphylli,
cum ramis in paniculas dichotomas abeuntes. Folia minora (ce. 15—25 mm
lg., 13—22 mm It., petioli 11—20 mm lg.). ovata, inferiora antice obtusata
v. rotundata, superiora paulum acutiuscula, summa citissime diminuta, ad
bracteas ovato-lanceolatas, acutas reducla, in basi rotundata v. paulum
in petiolum longiusculum contracta, griseo-viridia, crassiuscula, subin-
tegra, glabriuscula v. paulum (inprimis in margine et petiolo) hirtula.
Rami summi inflorescentiæ (12—28 mm. lg.) undique patentes, graciles,
rigidescentes, umbellulas paucifloras (3—5 fl.) gerentes. Pedunculi fere
capillares (11—14 mm 1g.) demum glabri. Flores c. 6 mm longi, glabri;
perianthium ovariale (c. 2,5 mm Ig.) oblongo-obovoideum, paulisper gib-
bulosum; pars superior perianthii late campanulato-infundibuliformis,
basin versus angustata, tubo nullo, rosea (?). Stamina 3 (c. 6 mm Ig.), vix
v. paulum exserta. Anthocarpia elegantissima, oblongo-clavata (6 mm Ig.,
2 mm It.), apice obtuse conica, in pedunculum sensim angustata, glaber-
rima, tenue striolata, sub vertice gibbis 5 viscigeris instructa, in faciebus
irregulare gibbulosa, gibbis purpureis v. distinctis v. subconfluentibus,
non viscigeris.
Somal-Land : Prof. Dr C. Keller.
Durch die eigenthümliche, gabelästige Verzweigung, die zierlichen,
steifen Doldenstiele, die sehr armblüthigen Döldchen. die kleinen glockig-
trichterigen Blüthen, endlich die Früchtchen sehr auffallend.
814 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (220)
CRASSULACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Kalanchoe Kelleriana SCHINZ
Herbacea; cymæ ramosæ; flores pedicellati; calyx 4-fidus; calycis seg-
menta lanceolata, acuta; corolle tubus longus, basi inflatus; corollæ lobi
late ovati vel ovato-lanceolati, acuminati; capsula acuta.
Somal-Land : Dscherato, Prof. D: C. Keller 176.
Nur Blütenstände ohne Blätter. Die Inflorescenzen sind reich cymös
verzweigt, die Blüten + 1,5 cm lang gestielt. Die Abschnitte des tief
4-teiligen, am Grunde abgeflachten Kelches sind lanzettlich, spitz, 5 bis
7 mm lang und am Grunde + 2 mm breit. Die Kronröhre ist unterwärts
kegelförmig aufgeblasen, oberwärts schlank; dem Schlunde zu erweitert
sie sich wiederum etwas. Ihre Totallänge beträgt circa 8 cm. Die Lappen
sind breit eiförmig bis eiförmig-lanzettlich, zugespitzt, 1 bis 1 ‘/2 cm lang.
Die Kapsel erreicht eine Länge von + 2 cm; sie ist oblong, spitz. Die
braunen Samen sind länglich, beiderends stumpf, °/« bis 1 mm lang.
Der Grösse der Blumenkrone nach zu urteilen, gehört die Art in die
Nähe der abyssinischen K. Schimperiana A. Rich. und K. Quartiniana
A. Rich., indessen bleiben beide Arten hinsichtlich der Länge der Blu-
menkronröhre noch weit hinter unserer Pflanze zurück : bei beiden soll
der Tubus nämlich nicht länger als 6,5 cm werden; dazu kommt noch,
dass die Kelchabschnitte bei K. Schimperiana + 3 cm, bei K. Quartiniana
+ 1,5 cm lang sind.
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(221) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 815
LEGUMINOS.
Hans SCHINZ (Zürich).
Baphia obovata SCHINZ
Fruticosa; folia breviter petiolata, obovata vel obovato-spathulata,
obtusa, interdum emarginata, basi acuta, pilosa ; calyx spathaceus, 3-den-
tatus, pilosus, basi intrusus.
Amboland : Omupanda in Uukuanyama, Wulfhorst 22.
Strauchartig. Die jungen Triebe sind weich-flaumig behaart und mit
einfachen, alternirenden, 5 bis 6 mm lang gestielten Blättern besetzt.
Die Blattstiele sind gleich den Zweigen flaumig behaart und oberseits
mit einer Rinne versehen. Die Blätter sind von verkehrteiförmigem bis
breit spatelförmigem Umriss, abgerundet bis seicht eingebuchlet, am
Grunde mehr oder minder spitz, von steif lederiger Beschaffenheit. Die
+ 5 cm lange und + 3 cm breite Spreite ist mit einem oberseits stark
hervortretenden Adernetz versehen; sie ist oberseits schwach, unterseits
dagegen nicht nur etwas dichter behaart sondern auch von hellerer Fär-
bung. Junge, sich eben entwickelnde Blätter sind sogar seidenhaarig. Die
hinfälligen Nebenblätter sind bis 5 mm lang, oblong, schmal, kahl und
von brauner Färbung.
Die einzeln blattwinkelständigen Blüten sind bis zu 15 mm lang ge-
stielt; die Stiele besitzen im obern Drittel ihrer Länge kleine, unansehn-
liche, hinfällige Vorblätter. Der Kelch ist flaumig behaart, mehr oder
weniger tutenförmig, 3-zähnig, am Grunde eingestossen und bis 13 mm
lang. Die doppelt so lange Krone ist von weisser Farbe; die Fahne ist von
rundlich-eiförmigem Umriss. Die Staubbeutel sind kurz ; die junge Frucht
ist mit langen braunen Haaren bekleidet.
Diese neue Art gehört in die Section Delaria, zeigt aber zu keiner der
beschriebenen Spezies besondere Verwandtschaftsbeziehungen. Sie ist
leicht zu erkennen — im Hinblick auf die übrigen Arten — an den
stumpfen Blättern, da die sämtlichen beschriebenen Arten spitze oder
sogar zugespitzte Blätter besitzen.
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816 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (222)
APOCYNACEZE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Baissea Wulfhorstii SCHINZ
Frutex scandens; rami apice velutini; folia elliptica vel lanceolato-
elliptica, obtusa vel subacuta, breviter petiolata; bracteæ oblongæ,
obtusæ; corolla profunde 5-fida, extus pubescens, tubo infundibuliformi,
fauce exappendiculata ; lobi lineari-lanceolati; stylus pilosus.
Amboland : Omupanda in Uukuanyama, 15 Sept. 1894 in Blüte, Wulf-
horst 2.
Eine in Sand- oder lehmigem Boden wachsende, von den Eingeborenen
Okapoliti genannte Liane mit gegenständigen Zweigen und Blättern. Die
die Blätter tragenden Seitenzweige folgen sich in Distanzen von 9 zu
9 cm und entsenden aus den Blattachseln je zwei serial gestellte Bei-
sprosse, von denen der obere ein gefürdertes Wachstum zeigt.Die jüngeren
Zweige, die Bracteen und Bracteolen, sowie die äusseren Blütenhüllen
sind ‘ausgezeichnet durch ein rotbraunes Indument, das aus zwei-bis
mehrzelligen, spitzen, weichen Haaren besteht, deren Fusszellen kurz
und unbekörnelt deren obere Zellen dagegen lang und bekörnelt sind.
Die paarweise stehenden Blätter sind 1 bis 1 '!/. mm. lang gestielt, von
elliptischem bis lanzettlich-elliptischem Umriss, spitz oder stumpf, nach
der Basis zu spitz zulaufend oder abgerundet, von lederiger Consistenz,
in der Jugend schwach, behaart später kahl. Die Spreite, deren Rand etwas
nach unten gerollt ist und deren Unterseite etwas heller als die Ober-
seite ist, erreicht eine Länge von bis zu 4 cm bei einer Breite von bis zu
11 mm. Die Blüten entspringen entweder einzeln den Blatlachseln oder
schliessen in Form eines verzweigten Blütenstandes die Seitenzweige ab
und scheinen in überaus reicher Zahl gebildet zu werden. Die Vorblätter
sind länglich stumpf, bis 2 mm lang, wechselständig, die Abschnitte des
bis fast zum Grunde 5-teiligen Kelches gleicherweise stumpf, lanzettlich
und 3 bis 4 mm lang und am Grunde À mm breit. Die Blumenkrone ist
unterwärts weit-trichterförmig und von weissgelber Färbung. Die Höhe
des Trichters beträgt eirca 4 bis 5 mm, die fünf bandartigen Zipfel sind
22 mm lang und an der Basis 2'/. mm breit, sie decken sich rechts. Die
a BA Be a M RR TEN DEE me a Ga N
(223) SCHINZ. BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 817
5 Staubbeutel, deren Filamente kahl und kurz sind, endigen in eine Haar-
spitze und sind am Grunde pfeilförmig, sie besitzen eine Länge von
4 mm. Der Griffel ist behaart und trägt eine dicke, kegelförmige Narbe.
Am Grunde der Blumenkrone befindet sich ein kurz-fünflappiger Discus.
Von den Früchten liegen mir nur zwei leere Folliculi vor die kahl sind
und eine Länge von 18 cm besitzen.
Die Blüte soll stark duften; die prächtigen Kronzipfel scheinen sich
nach der Anthese (oder zur Zeit der Anthese?) rotgelb zu färben. Die
Einführung dieser reichblütigen Pflanze in unsere Gärten scheint mir
sehr wünschenswert.
Von den beschriebenen Baissea Arten deckt sich keine mit unserer
Pflanze, auch die aus dem benachbarten Angola von Welwitsch gebrachte
Baissea angolensis Stapf hat erheblich grössere Blätter bei entschieden
kleineren Blüten.
818 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (224)
VERBENACEZ.
Max GÜRKE (Berlin).
Vitex Rehmanni GURKE
Arbor vel frutex ramis glabris, junioribus brevissime pubescentibus;
foliis longe petiolatis, 5-foliolatis, foliolis sessilibus vel in petiolulum bre-
vissimum basi attenuatis, lanceolatis vel obovato-lanceolatis, acutis, mar-
gine integris, coriaceis, supra glabris, subtus puberulis; cymis axillaribus,
longe pedunculatis, bracteis lanceolatis; calyce fructifero campanulato,
10-costato, extus puberulo, 5-dentato, dentibus late deltoideis, acutis;
drupa puberula.
Blätter 2—3,5 cm lang gestielt. Mittlere Blättchen 5—7 cm lang und
1,5 cm breit, die seitlichen erheblich kleiner. Blütenstände 3—5 cm
lang gestielt. Bracteen 10—15 mm lang. Kelche zur Fruchtzeit bis À cm
lang.
Transvaal : Makapansberge, Streydpoort (Rehmann, N. 5422).
Die Art steht zwischen V. obovata E. Mey. und V. Zeyheri Schau. Mit
beiden stimmt sie in der Form des Kelches, wenigstens zur Fruchtzeit
(bei dem vorliegenden Exemplar sind nur Früchte vorhanden) überein,
unterscheidet sich von V. obovata durch die Blätter, welche bei dieser
kürzer gestielt sind und verkehrt-eiförmige, also viel kürzere und brei-
tere Blätichen besitzen, von V. Zeyheri durch die Bekleidung der Blätt-
chen, die bei dieser dicht silbergrau behaart sind, während sie hier an
der Unterseite schwach pubescent, an der Oberseite kahl sind.
(225) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA, 819
LABIATE.
Max GÜRKE (Berlin).
Pycnostachys congensis GÜRKE
Caule ramisque puberulis; foliis sessilibus lanceolatis acuminatis
grosse serratis herbaceis tenuibus, utrinque glabris vel secundum
nervos puberulis; spicis fructiferis cylindraceis; calyce globoso exlus
pubescente-glandulifero; dentibus erectis calyce æquilongio.
Nach den vorhandenen Exemplaren scheint die Pflanze krautig zu
bleiben und nur eine geringe Höhe zu erreichen. Die grösseren Blätter
sind 6—10 cm lang und bis 1,5 cm breit. Die Kelchröhre ist aussen
weich behaart, mit gelbroten Drüsen besetzt und etwa 2 mm lang. Die
Kelchzähne sind ungefähr ebenso lang, stehen aufrecht und sind nicht
sehr starr.
Congogebiet : Samba (Descamps, N. 28); Lusambo (Descamps, N. 27)
Die Art ist habituell und in der Form der Blätter dem P. Schweinfur-
th Brig. ähnlich. Diese Art scheint aber höher und kräftiger zu werden,
die Blätter sind auch wohl noch schmäler; vor allem unterscheidet sich
aber P. Schweinfurthi durch die eiförmigen Blütenstände und durch die
mehrmals grösseren Kelche und längeren Kelchzähne. Auch mit P. mi-
crantha Gürke hat die vorliegende Art Aehnlichkeil, sowohl in der
Gestalt der Blätter als auch durch die sehr kleinen Kelche; jedoch sind
die Blumenkronen bei der neuen Art viel grösser als bei P. micrantha.
Aeolanthus Rehmannii GURKE
Fruticulus ramosus caule ramisque puberulis; foliis longiuscule petio-
latis, lanceolato-obovatis, basi in petiolum angustatis, apice acutis vel
obtusiusculis, margine irregulariter crenatis, carnosis, utrinque, subtus
densius, canescente pubescentibus; inflorescentiis laxis; bracteis lanceo-
latis, obtusis vel acutiusculis, pubescentibus; calycibus sessilibus, quam
bracteæ brevioribus vel subæquilongis, tubulosis, extus puberulis;
truncatis, post anthesin accrescentibus, parte inferiore persistente scutel-
hformi.
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820 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (226)
Die vorhandenen Exemplare sind bis 40 cm hoch. Die Blätter sind
1,5—2,5 cm lang und bis 1 cm breit, der Stiel ist ca. 1—1,5 cm lang. Der
Blütenstand ist ziemlich locker aufgebaut. Die häufig rötlich gefärbten
Bracteen sind 2—3,5 mm, die reifen Kelche 3—4,5 mm lang.
Transvaal : Houtbosh (Rehmann, N. 6163, 6164).
Von A. canescens Gürke unterscheidet sich diese Art durch die schwä-
chere Behaarung, durch die Form der Blätter, die bei jener Art fast kreis-
rund sind, durch die lanzettlichen Bracteen, und durch die lockeren
Blütenstände.
Aeolanthus Stormsii GURKE
Caule ramisque pubescentibus; foliis petiolatis, obovato-spathulatis,
basi in petiolum angustatis, apice obtusis, margine irregulariter serru-
latis, carnosis, utrinque puberulis; bracteis lanceolatis, sessilibus; caly-
cibus sessilibus, post anthesin accrescentibus, bracteis subæquilongis,
globoso-crateriformibus, apice truncalis, basi oblique circumscissi, parte
inferiore persistente oblongo-scutelliformi.
Die vorhandenen Exemplare sind bis 35 cm hoch. Die Blätter sind mit
dem kurzen Stiel, in den die Lamina am Grunde allmälig übergeht, bis
5 cm lang und bis 2 cm breit. Die Fruchtkelche sind verhältnissmässig
kurz und breit; am Grunde sind sie schief umschnitten, so dass der
stehen bleibende schüsselförmige Teil einen ovalen, nach vorn etwas
verlängerten Umriss hat.
Aequatorialafrika : Karema, am Tanganyika (Storms, n. 13). Besonders
durch die schief schüsselförmige Kelchbasis ausgezeichnet.
(227) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 821
CUCURBITACER.
A. COGNIAUX (Verviers).
Momordica sessilifolia COGN.
Tota glaberrima et levia; foliis simplicibus, sessilibus, anguste ovato-
triangularibus, indivisis vel interdum obscure trilobatis, margine integer-
rimis vel leviter undulatis, apice acutis vel obtusis et minute apiculatis,
basi angustissime profundique emarginalis, auriculis basilaribus rotun-
datis.vel angulatis; cirrhis simplieibus; pedunculis masculis solitariis,
unifloris, folio circiter acquilongis, ad medium bracteatis; bractea orbicu-
lari-cordata, margine integerrima; calycis segmentis ovato-lanceolatis,
apice breviter acuminatis.
Rami gracillimi, elongati, angulato-sulcati. Folia rigidiuscula, intense
viridia, 4—8 cm longa, inferne 2—3 '/. cm lata. Cirrhi capillaris, elon-
gati. Pedunculus masculus filiformis, teretiusculus, 4—6 cm longus;
bractea rigidiuscula, intense viridis, 1—3 cm lata. Calycis lobi trinervii,
8—8 mm longi, # mm lati. Corolla subregularis, flava, segmentis anguste
obovatis, apice subtruncatis et apiculatis, 15—17 mm longis. Flores
feminei subdimidio minores. Fructus ignotus.
Somal-Land : Abdallah, Prof. Dr C. Keller, 10%.
Coccinia hirtella COGN.
Tota breviuscule subsparseque hirtella ; foliis breviuscule petiolatis, am-
bitu suborbicularibus, non glandulosis, profunde palmato-5-lobatis, lobis
divergentibus oblongis apice obtusis vel acutis lobulatis vel fere laci-
niatis; cirrhis simplicibus; floribus majusculis, solitariis vel rarius gemi-
natis, campanulatis, masculis longe pedunculatis, femineis subsessilibus,
ebracteatis ; calyce densiscule hirtella, lobis triangulari-linearibus, sub-
adpressis; staminum filamentis liberis.
Rami 'satis graciles, elongati subsimplices, angulato-sulcati. Petiolus
satis gracilis, striatus, 1 ‘/2—2 cm longus. Folia membranacea, supra
intense viridia, subtus paulo pallidiora, basi 5-nervia nervibus lateralibus
822 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (228)
basi breviter coalitis, 5—-10 cm longa et lata; sinus basilaris latus, paulo
profundus. Cirrhi graciles, elongati, sulcati. Pedunculus masculus gracilis,
sulcatus patulus, 6—9 cm longus. Calycis tubus late hemisphæricus,
6—7 mm latus; lobi 3 mm longi. Corolla ut videtur pallide flava, extus
puberula, intus villosa, 20—22 mm longa, segmentis acutis, crasse 5-
nervis. Staminum filamenta glabra, inferne satis dilatata, 2 ‘/2 mm longa;
capitulum antherarum depresse-globosum, 4 mm longum. Ovarium
fusiforme, breviuscule denseque villoso-lanatum, 2 cm longum. Fructus
ignotus.
Natal : Howick, Schlechter, 6775.
Coccinia ecirrhosa COGN.
Fere glaberrima ; foliis brevissime petiolatis, ambitu suborbicularibus,
utrinque sublævibus, non glandulosis. 5—7-nerviis nervis basi breviter
connatis, leviter 5—7-lobatis, lobis late rotundatis apice obtusissimis mar-
gine leviter undulatis et minutissime remoteque spinuloso-denticulatis;
cirrhis nullis; floribus masculis satis parvis, solitariis, breviuscule pedun-
culatis; calyce glabrato, dentibus brevibus, triangularibus, obtusiuseulis,
subadpressis; staminum filamentis liberis.
Rami robustiusculi, satis breves, teretiusculi, glaberrimi, læves, pallide
virides. Petiolus robustus, siriatus, 3—5 mm longus. Folia submembra-
nacea, glaucescenti-viridia, 4—6 cm longa et lata; sinus inter lobus late
rotundati; sinus basilaris angustus, 5—8 mm profundus. Pedunculus
masculus subfiliformis, vix puberulus, 2—3 cm longus. Calycis tubus late
campanulatus, 5—6 mm latus; dentes 1—1 !/. mm longi. Corolla extus
furfuraceo-puberula. Staminum filamenta glabra, inferne vix dilatata,
2—2 ‘/2 mm longa; capitulum antherarum subglobosum, 5 mm crassum.
Flores feminei et fructus ignoti.
Somal-Land, Abdallah, Prof. Dr C. Keller, 116.
Oreosyce Kellerii GOGN.
Foliis rigidiusculis, brevissime petiolatis, anguste ovatis vel oblongis,
apice obtusis, basi vix emarginatis vel subtruncatis, margine leviter un-
dulatis vel vix trilobatis, utrinque brevissime hirtellis vel densiuscule punc-
tato-scabris; floribus masculis solitariis vel geminatis, subsessilibus;
calyce leviter hirtello, dentibus brevissimis; corollæ segmentis ovato-
oblongis, acutis, uninerviis, glabratis.
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(229) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 823
Rami satis gracilis, angulato-sulcati, densiuscule breviterque asperi.
Petiolus gracilis, striatus, breviter hirtellus, 3—8 mm longus. Folia
supra intense viridia, subtus paulo pallidiora, 2 ‘/2—4 cm longa, 1—3 cm
lata. Cirrhi graciles, breviusculi, brevissime hirtelli. Calycis tubus basi
subventus, superne leviter dilatatus, viridi-cinereus, 9 mm longus, apice
3 ‘/2—4 mm latus; dentes triangulari-subulati, À ‘/ mm longi. Corolla
flava, segmentis usque ad basin liberis, erecto-patulis, 6—7 mm longis,
3 mm latis. Anthera 3 ‘/2—4 mm longa. Flores femineis et fructus ignoti.
Somal-Land : zwischen Abdallah und dem Webi, Prof. Dr C. Keller,
111.
824 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (230)
COMPOSITE.
F. W. KLATT (Hamburg).
Trıeus : VERNONIACEZÆ.
Vernonia centauroides KLATT
Caule fruticoso, striato, obsolete-pubescentibus, ramoso; ramis tenuis,
apicem versus foliosis, monocephalis; foliis linearibus, obtusis, margine
involutis, utrinque scabris; capitulis terminalibus, solitariis ; involucri
squamis exterioribus oblongis, supra dense pilosis; interioribus late
lanceolatis, apice mucronatis, ferrugineis et ciliatis; achæntis pilosis;
pappi setis albis æqualibus.
Delagoa Bay : sable des champs, commune, flor. Janvier-Juillet,
H. Junod, N° 5.
Eine vollständige Pfianze, 20 cm hoch, hat eine Wurzel von 8 cm
Länge, die senkrecht in den Boden gedrungen ist und Seitenwurzeln, so
wie Wurzelfasern besitzt. Nach der Angabe des Sammlers sollen die
Stämme 30—60 cm hoch werden. Sie haben viele schlanke und bogig
abstehende Aeste, von 2—9 cm Länge, oben einköpfig und beinahe bis
zum Kopfe hin beblättert. Die linealischen Blätter sind stumpflich, an
den Rändern eingerollt, 2 cm lang, 2 mm breit. Der Blütenkopf mit
seinen violetten Blüten ist 1 ‘/2 cm hoch, 1 cm breit. Das dreireihige
Involuerum hat lanzettliche, an der Spitze weichstachlige und gebartete
Schuppen, wovon die äussern länglich rund, oben auf dicht behaart, 4 mm
lang und 2 mm breit, die innern unten grün, an der Spitze braunrot,
8 mm lang und 1 ‘/ mm breit sind. Das Achänium ist dicht behaart
und 2 mm lang. Die gleichmässigen Pappusstrahlen sind 6 mm lang und
weiss.
Vernonia collina KLATT
Rhizomate crasso, lignoso, caule erecto, striato, dense hirsuto, a basi
ramosissimo, ad apicem usque folioso, monocephalo ; foliis oblongo-
linearibus, utrinque tuberculatis, sparse pılosis, sessilibus ; capitulis
magnis, hemisphæricis; involucri trisieriati squamis late lanceolatis, acu-
(231) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 825
minatis, tomentosis, ciliatis; achæniis dense pilosis; pappi selis strami-
neis, æqualibus.
Transvaal : In cliv. mont. Elandspruitbergen, alt. 7000 ped.; leg.
R. Schlechter, d. 2 December 1893, N. 3832.
Aus dem dicken Wurzelstock kommen immer mehrere Stengel, die
rundlich gestreift, ziemlich dicht behaart sind, unten mehrere zarte,
dicht beblätterte Aeste und oben einen etwas grossen Blütenkopf haben.
Sie werden bis 36 cm hoch, sind unten ziemlich dicht, oben aber, bis
zum Blütenkopf etwas weitlänftig behaart. Die Blätter, unten 3 cm lang,
7 mm breit, sind nach unten verschmälert, ganzrandig, nach oben
stumpflich gespitzt, länglich-lanzettlich, auf beiden Seiten höckrig und
zerstreut behaart. Die oberen Blätter sind lanzettlich, zugespitzt und
ebenfalls sitzend. Der Kopf ist 2 cm breit und 1 ‘2 cm hoch, halbrund.
Die Imvolucralschuppen sind dreireihig, breit lanzettförmig, zugespitzt,
auf der Oberseite wollig, am Rande gewimpert, L-adrig, alle gleichlang,
18 mm und gleich breit, 2 mm. Das dicht behaarte Achänium ist 3 mm
lang, der strohfarbige Pappus aber 1 ‘/2 cm und seine Strahlen alle von
fast gleicher Länge.
Vernonia Dupuisii KLATT
Herba erecta; caule angulato, jugato, piloso, apice ramoso; ramis dense
pilosis, tripartitis; ramulis bifurcis; foliis alternantibus, rhomboidalis,
petiolatis, margine repandis, imposito-dentatis, ciliatis, reticulato-venosis,
utrinque papillosis; capitulis campanulatis, 2—4 floris, longe pedicellatis ;
pedicellis setaceo-bracteatis, corymbosis; involucri squamis biseriatis,
exterioribus lanceolatis, interioribus ovato-lanceolatis, supra dense pilosis,
ciliatis, apice in spinam tenuem excurrentibus; corolle purpureæ campa-
nulatæ, longe tubulosæ, lobis lanceolalis, ciliatis; achaeniis turbinatis,
dense hispidis; pappi setis æqualibus.
Bas Congo, P. Dupuis, N. 39.
Der Stengel, welcher 36 cm hoch wird, ist eckig, gerieft, anliegend
behaart und oben ästig. Die Aeste sind dicht behaart, dreiteilig, jeder Teil
ist wieder zweiteilig. Die Blätter sind wechselständig, rautenförmig,
gestielt, ausgeschweift, mit aufgesetzten Zähnchen, gewimpert, netzadrig,
auf beiden Seiten warzig oder höckrig, 4—7 cm lang, 2—3 ‘/2 cm breit.
Der Blattstiel ist nur 5 mm lang. Die Blütenköpfe bilden zu 6 Schirm-
trauben. Die Blütenstielchen sind 1—3 cm lang und mit borstigen
Deckblättchen versehen. Die Involucralschuppen sind zweireihig, die der
BULL. HERB. BOIss., decembre 1896. 5%
826 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (232)
äussern Reihe sind lanzettlich, 3 mm lang, ‘/ mm breit, die der innern
Reihe sind eilanzettförmig, auf der Oberseite dicht behaart, gewimpert,
in einen zarten Stachel auslaufend, 4 mm lang und 1 mm breit. Die
purpurrote Krone ist oben glockig, unten lang cylinderförmig-röhrig.
Diese Krone ist 5 mm lang und hat grosse, lanzetlförmige und gewim-
perte Lappen. Die Achänien sind 2 mm lang. Die weissen, glänzenden
Pappusborsten, 32 an Zahl, sind 5 mm. lang.
Vernonia eriocephala KLATT
Caule tereti, striato, dense piloso, ramoso; ramis apice corymboso-
paniculatis; corymbis 3-cephalis; foliis lineari-lanceolatis, acutis, basi
angustatis, sessilibus, utrinque puberulis, margine ciliatis et argute-
sinuato-serratis, superioribus in bracteas angustas, acuminatas abeunti-
bus; capitulis 50-floris, longe pedicellatis; involucri campanulati squamæ
quadriseriatæ, lanceolatæ, cuspidatæ, longe el dense cano-pilosæ, exte-
riores gradalim breviores, sæpe recurvatæ; flores purpurei; corollæ
puberulæ; achæniis quadricostatis, costæ hirsutæ; pappi selæ achænium
triplo superantibus stramineis, exterioribus brevibus.
Sambesi Mittellauf, Boruma, leg. Menyhart, Mai 1891, N. 1112.
Der Stengel ist rund, gestreift, dicht behaart, oben ästig. Die Aeste
sind 20—30 cm lang. Die linealisch-lanzettlichen Blätter sind stumpf
mit Stachelspitze, auf der Unterseite auf den Adern und auch auf der
Oberseite zerstreut behaart, gewimpert und scharf buchtig gezähnelt,
11 cm lang und 17 mm breit. Die Blütenköpfe stehen an der Spitze des
Astes zu drei, ihre Stiele sind 2—3 cm lang. Sie sind gipfel und seiten-
ständig und gegen 50 blütig. Das Involucrum ist vierreihig, die Schuppen
sind lanzettförmig, scharf gespitzt, lang und dicht grau behaart, unten
zurückgekrümmt, 3 mm lang und '/. mm breit. Die Röhre der purpur-
roten Blütenkrone, welche aussen mit einzelnen Härchen besetzt ist, ist
4 mm lang, die lanzettlichen Saumteile sind gewimpert und messen
3 mm. Die strohgelben Pappusstralen sind aussen 1 mm, innen 4 mm
lang. Die Achänen sind 4 riefig und auf den Riefen steifhaarig.
Vernonia Eritreana KLATT
Frutex; ramulis striatis, dense puberulis; foliis breviter petiolatis,
alternis, ovato-lanceolatis, basi cuneatis, apice obtusis, sinuato-dentatis,
coriaceis, Supra glabris, bullatis, subtus, præsertim secus nervos, pedicel-
(233) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 827
lisque, pube minima subpubescentibus; pedicellis bracteatis; pedunculis
terminalibus ramoso-corymbosis; capitulis semiglobosis, fastigiatis, 17
floris; involucri squamis corneis, ovatis, quadriseriatis, margine ciliatis;
achæniis costatis, hirsutis; pappi setis albis, æqualibus.
Erythræa : Mailam Dembelas, A. Kaiser, d. 20 März 1894.
Dieser, häufig vorkommende Strauch, ist der von DC. Prodr. V, p. 68.
N. 10 beschriebenen und Decaneurum Senegalense benannten Pflanze
sehr ähnlich, nur sind bei unserer Art die Aeste nicht eckig, die Blätter
nicht fast ganzrandig und die Pappustralen nicht rötlich. Der Stengel und
die Blütenstiele sind gestreift und dicht behaart. Die letzteren haben
1—2 mm lange und sehr schmale Deckblätter. Die Blätter sind lederartig,
breit lanzettfürmig, wechselständig, nach unten keilförmig, sehr kurz
gestielt, auf der Unterseite auf den Adern behaart, auf der Oberseite oft
eiwas blasig, angewachsen, 15 cm lang., 3 cm breit. Die Blütenstielchen
sind 1—5 mm lang. Die untenhalb rundlichen Blütenköpfe sind 1 cm
hoch und 6 mm breit, die Hälfte der Höhe kommt auf das Involucrum,
welches aus 4 Reihen eiförmiger, knorpeliger, hohler, am Rande gewim-
perter Schuppen besteht. Die Achänen sind gestreift und rauh, die
Pappusstrahlen weiss.
Vernonia Galpinii KLATT
Perennis, e rhizomate lignescente pluricaulis; caulibus digitalibus,
ascendentibus, dense cano-tomentosis, apice monocephalis, foliosis; foliis
ellipticis vel ovatis, obtusis, univerviis, utrinque cano-tomentosis, sessi-
libus; capitulis solitariis, terminalibus, pedunculatis, multifloris; flosculis
purpureis; involucri campanulati squamis triseriatis, lineari-lanceolatis,
dense cano-tomentosis; corollæ tubo erecto, extus setoso-puberulo; limbo
quinque partito; laciniis elongato-lanceolatis, punctatis; styli rami valde
hirtulis; achenüs costatis, margine glandulosis, basi callosis; pappo
duplice, setis albis exterioris in æqualiter brevioribus.
Transvaal : Barberton, Saddle back Mountains, 3500-4000 feet,
E. E. Galpin, Sept. 1890, N. 1030.
Aus einem dicken, holzigen Wurzelstock kommen 3—4,6—9—12 cm
hohe, dicht behaarte und bis zu den Blüten beblätterte einköpfige
Stengel. Die Blätter sind elliptisch oder eiförmig, stumpf, sitzend,
1-adrig, auf beiden Seiten filzig, 2 cm lang. 6 mm breit. Die Köpfe
sind 1 */2—2 '/sz cm breit, 1—1 '/z cm hoch, gipfelständig. Die behaarte
Kronenröhre ist aufrecht, mm lang, die Saumteile messen 3 mm, sind
828 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (234)
lanzettförmig und punktirt. Die Narben sind sehr rauh. Die inneren
Strahlen des weissen Pappus sind 4 mm lang, die äusseren ungleich und
etwas kürzer. Das Achänium ist gerippt, an den Ecken drüsig, unten
knorpelig und 2 mm lang.
Vernonia Hensii KLATT
Caule fruticoso erecto, parce hirsuto, valde angulato, sulcato, ramoso ;
ramis elongatis, gracilis, hirsutis, basi dense foliosis, apice nudis; foliis
rhombeis, breve petiolatis, reticulato-venosis, apice argute dentatis, basi
cuneatis, integerrimis, margine arcte revolulis, supra lævibus, subtus
nervo medio prominulo tenuissime pilosis; capitulis sub fastigiatis, corym-
boso-paniculatis, quinquefloris, longe pedicellatis ; pedicellis bracteatis,
piloso-glandulosis; involucri campanulati squamis triseriatis, ovatis, nigro-
mucronatis, cavis, ciliatis et supra pilosis; achæniis glabris, quinquecos-
tatis, basi callosis ; pappus albis.
Kongo: Stanleypool, altitude 950 pieds, sol frais humide, Fr. Hens,
ser. B, No 24. .
Ein sehr zierlicher Strauch, von 1 Meter Höhe, mit weissen Blüten und
sehr dünnen und schlanken Blütenträgern, die I—1 ‘/2 cm lang werden.
Diese Blütenstielchen sind die Aeste eines Blütenstieles, der À ‘/2—92 cm
lang ist und wiederum der Ast oder der obere Theil eines Stengels ist
und nur Brakteen von 1—2 mm Länge trägt. Die Blätter, welche drei
Viertel des Stengels oder Astes bedecken, sind rhombisch, von der Mitte
an bis zur Spitze scharf gezähnt und netzadrig. Die grössten werden
3 cm lang und 1'/s cm breit. Sie sind lederig, am Rande wenig eingerollt
und etwas glänzend. Die breiten, hohlen Involucralschuppen haben eine
dunkle Spitze, die als dunkler Kiel herabläuft; sie sind behaart und .
gewimpert, 3 mm lang und 2 mm breit. Die geöffneten Blüten sind kaum
etwas länger, als der weisse, 6 mm lange Pappus. Das kahle, 5 rippige
Achänium wird kaum 2 mm lang.
Vernonia sphacelata KLATT
Caule erecto, profunde strialo, adpresse hirtulo, apice corymboso-pani-
culato; corymbulæ bi-vel tricephalæ ; foliis late vel anguste linearibus
utrinque angustatis et adpresse pilosis, margine ciliatis, integerrimisque,
vel laxe dentatis, decurrentibus ; capitulis mediocribus, longe peduncula-
üs ; involucri semiglobosi squamis quinqueseriatis, ovato-lanceolatis, vi-
(235) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 829
ridis, nitidis, cavis, basi longe pilosis, apice infractis, brunneis; flosculis
purpureis, quinque laciniatis ; achæniis 10-costatis, dense pilosis ; pappi
setis fumosis, exterioribus brevibus.
Sambesi-Mittellauf, Boruma, Menyhart, April-Aug. 1891, N. 733.
Der Stengel ist ästig, eckig, gestreift, kurz borstig. Die Blätter sind
schmal oder breit linealisch, zugespitzt, nach beiden Seiten verschmälert,
netzadrig, auf der Unterseite auf den Adern behaart, ganzrandig, am
Rande dicht gewimpert, oder mit weilläufig auseinanner stehenden
Zähnchen, 10 cm lang und 1 cm breit, oder 20 cm lang und 3 cm breit.
Die zu 2 oder 3 stehenden Blütenköpfe, 2 cm breit, 1 cm hoch, haben
lange, oben verbreiterte Stielchen und bilden Schirmtrauben, die alle
zusammen eine Rispe darstellen. Die Involucralschuppen sind 5-reihig,
grün, oben gewimpert, in der Mitte mit einem schwarzen Strich, an der
Spitze braun zurückgeschlagen. Die Schuppen der fünften Reihe sind
1 cm lang und 2 mm breit. Die Blüten sind purpurrot, ihre Saumteile
2 mm lang, die cylinderförmige Röhre ist 4 mm. lang. Das Achänium ist
10 riefig und dicht behaart. Der rauchfarbige Pappus hat 2 reihige
Strahlen, von denen die äusseren Strahlen 3 mal kürzer als die inneren
sind.
Vernonia tigna KLATT
Arborea vel fruticosa ; caule sulcato, angulato, cano, ad apicem usque
foliato, superne corymboso-paniculato ; paniculæ ramis et ramulis axilla-
ribus polycephalis ; foliis alato-petiolatis, longe obovato-cuneatis, apice
sinualo-grosse 3—5 mucronato-dentatis, subtus sericeo-adpresso-incanis,
supra obscure viridis, glabris; capitulis pedicellatis, circiter 4. rariter 5-flo-
ris ; involucri turbinati squamis ovali-oblongis, quadriseriatis, cartilagineis,
cavis, sericeo-canis, margine dense ciliatis; achænium hirsutum ; pappi setis
stramineis, æqualibus.
Delagoa Bay : marais des palmiers, H. Junod, N. 367.
H. Junod bemerkt, dass diese Pflanze: employé dans les bätisses und
von den Eingebornen Hlungu-hlungu genannt wird, auch weisse Blüten
hat. Der Stengel ist bis oben hin ziemlich dicht beblättert, rundlich, eckig
und dicht anliegend graufilzig, wie es auch die Unterseite der Blätter ist.
Auch die Blüten der grossen, endständigen Rispe, die einen Umfang von
10 cm. hat, haben unten an ihren Stielen Blätichen, aber die Stielchen
besitzen keine Deckblälter. Die Blätter sind 7 cm lang, 2 cm breit und
zeichnen sich durch die zwei grossen runden Buchten und ihre 3 Zähne
daselbst aus. Weiter nach unten sind dann noch ein Paar Zähne zu
830 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (236)
bemerken. Sie sind auf der Oberseite dunkel grün. Die einzelnen Aeste
der Rispe messen 5 cm, die Stielchen aber 2—4 mm. Die Blütenköpfe
sind 1 cm hoch und '/» cm breit. Verhältnissmässig klein ist das Involu-
crum, welches 2 mal von dem strohfarbigen Pappus überragt wird,
dessen Strahlen gleich lang sind. Die einzelnen Involucralschuppen sind
1—2 mm lang und breit.
TriBus : ASTEROIDEZÆ.
Aster Woodii KLATT
Annuus ; rhizomate fibroso ; caule scapiformibus erecto, glanduloso-
piloso, striato, raro simplici, sepius apice bifurcato ; ramis monocephalis ;
foliis inferioribus confertis. elliptico-lanceolatis, in petiolum alatum atte-
nuatis, acuminatis, laxe dentatis, trinervosis, valde ciliatis, utrinque pilo-
sis; caulinis lanceolalis, sessilibus : capitulis solitariis, terminalibus, basi
bracteatis ; involueri hemisphærici squamis biseriatis, late lanceolatis, uni-
nerviis, margine membranaceis, apice barbatis ; ligulis numerosis purpu-
reis ; fiosculis disci flavis ; achæniis obovatis, compressis, glabris, margi-
nalis.
Natal : moist bank near Nottingham Road, J. M. Wood, 4—5000 feet.
d. 8 Nov. 1893, No 4521.
Die faserige Wurzel treibt einen 30—50 cm hohen, selten einfachen,
gewöhnlich oben zweigabligen, drüsig haarigen Stengel, der unten
gehäufte, häutige, elliptisch-lanzettliche Blätter hat, die dreinervig,
undeutlich gezähnelt, lang gewimpert, auf der Unterseite auf den Adern
besonders und auf der Oberseite ebenfalls behaart, aber grün sind. Die
oberen Blätter sind schmal lanzettförmig und sitzend, während die
unteren in einen breiten, geflügelten Stiel sich verschmälern, 7 cm lang
und 2 cm breit sind. Die Aeste sind blattlos und haben höchstens ein
Deckblatt, aber einen Kopf, der 2 cm breit und 4 cm hoch ist. Die Invo-
lucralblätter sind zweireihig, lanzettförmig einadrig, an der Spitze
gebartet, 9 mm lang und 1 ‘ mm breit. Die Randblüten, 4 mm breit,
sind violett, die Scheibenblüten gelb. Der Pappus ist weiss. Das verkehrt
eiformige Achänium ist zusammengedrückt, gerandet und kahl.
(237) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 831
Aster xylophyllus KLATT
Caule erecto, glaberrimo, striato, laxe folioso, apice ramoso ; ramis cur-
vatis, unifoliatis, monocephalis ; foliis ovato-lanceolatis, glaucescentibus,
carlilagineis acutatis et dentatis, multi-et reticulato-venosis, semiamplexi-
caulibus ; ligulis elongatis, cuneatis, violaceis; involucri campanulati
squamis biseriatis, lanceolatis, medio viridis, margine albo-membranaceis,
apice curvato-cuspidatis ; acheniis compressis, longe pilosis.
Transvaal : Hillside Barberton, 2850 feet, E. E. Galpin, Sept. 1890,
N. 1032.
Die 60 cm hohe Pflanze ist kahl und blaugrün. Der Stengel ist gestreift,
oben dreiästig. Die Aeste sind gekrümmt, mit einem Deckblatt und
1-köpfig. Die ei-lanzettförmigen Blätter sind hart, 10 cm lang und 2'/s cm
breit, dicklich, halb stengelumfassend, viel und netzadrig, knorpelig
gezähnt und zugespitzt. Die Schuppen des glockigen Involucrums sind
zweireihig, 10 mm lang, 1 mm breit, lanzettförmig, weiss, in der Mitte
grün gestreift und kürzer, als der weisse Pappus, welcher die Länge der
röhrigen Scheibenblüten hat. Die Strahlenblüten, 1 ‘/2 em lang, 2 mm
breit, sind violett. Das Achänium ist 3 mm lang, platt, und lang behaart.
Felicia lingulata KLATT
Glaberrima ; caule erecto, simplicissimo, tereti, folioso, monocephalo ;
foliis lingulatis, obtusis, integerrimis, uninerviis, sessilibus ; radicalibus
subrosulatis, basi vaginato-amplexicaulibus ; capitulis multifloris, termi-
nalibus ; involuari campanulati squamis late lanceolatis, margine albo-
membranaceis, ciliatisque ; achæniis puberulis ; pappi setis albis.
Natal : leg. R. Schlechter 1895, No 6491 a.
Der stielrunde Stengel wird 10 cm hoch. Er ist von unten bis oben
beblättert; die oberen Blätter sind sehr verkürzt, die unteren ausnehmend
verlängert und rosetiarlig ausgebreitet. Alle sind zungenförmig, an der
Spitze abgerundet und I-adrig. Die untersten werden 6 cm lang und
2 mm breit, die obern 2 oder 3 mm lang. Die Köpfe sind 1 cm breit und
5 mm hoch. Die äusseren Involucralschuppen sind 5, die inneren 5 mm
lang, hautrandig und gewimpert.
832 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (238)
TriBus : INULOIDEZÆ.
Triplocephalum glabrifolium KLATT
Caulibus fruticosis, glabris, erectis, ramosis ; ramis arcuato-ascendenti-
bus, angulalis, striatis, usque ad capitula juniora foliosis ; foliis oblongis
decurrentibus, integerrimis, utrinque 'glabris, subtus punctatis, apice mu-
cronatis; capitulis ad apices ramorum fasciculatis, campanulatis, intra folia
4—5 sessilibus ; floribus 1-radiatis, lingulatis, tridentatis ; floribus her-
maphroditis circiter 20 luteis, quinquefldis, laciniis glanduloso-ciliatis ;
involucri squamis externis ovatis, obtusis, fusco-marginatis, inlimis ovato-
lanceolatis, acuminatis, mucronatis, margine ciliatis; achæniis villosis ;
pappi squamellæ dentato spinosæ.
Gross Namaland: Warmbad, Fenchel 122.
Die kahlen Stengel kommen aus einer dicken, senkrechten, holzigen
Wurzel. Sie werden 24 cm hoch und haben oben und unten gebogene,
aufstrebende Aeste, die his zu den Blütenköpfen hin beblättert sind und
diese noch einhüllen. Die 1,7 cm langen, 3 mm breiten Blätter sind auf
beiden Seiten kahl, auf der Unterseite punktirt, einadrig, ganzrandig und
enden oben mit einem, 1 mm langen Stachel. Die Köpfe sitzen in ver-
schiedener Zahl dicht gedrängt an der Spitze der Aeste, sie werden 8 mm
hoch, 4 mm breit. Jeder Kopf enthält nur eine scharf 3 zähnige Strahl-
blüte, mit einer 2 teiligen Narbe. Die hermaphroditen Blüten sind 4 mm
lang, oben 5 teilig; jeder Teil ist dicht drüsig behaart.
Amphidoxa glandulosa KLATT
Caule simplici, erecto, tenuiter striato, flocculoso, folioso ; foliis caulini-
bus laxis, lineari-spathulatis, sinuato-dentatis, subtus albo-tomentosis, ses-
silibus ; foliis radicalibus rosulatis, spathulatis, utrinque glabris, pauci
dentatis, late petiolatis; petiolis basi vaginalo-amplexicaulibus ; capitulis
campanulatis, in cymis parvis, gracile pedunculatis, dispositis ; peduncu-
lis basi lineari-bracteatis ; involucri squamis uniseriatis, lanceolatis, apice
longe ciliatis, valde glanduliferis ; tubo florum femininum glanduloso ;
achsniis glandulosis.
Transvaal : Barberton, in Swamps-Kaap Flats, E. E. Galpin, 1890,
No 1050. Fl. whitish.
(239) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 833
Der 18—20 em hohe Stengel ist flockig behaart, einfach und weit-
läuftig beblättert. Die Stengelblätter sind auf der Unterseite weissfilzig,
das untere von ihnen ist 2 cm lang, 3 mm breit, die oberen sind kürzer
und schmäler. Die lang und breit gestielten Wurzelblätter bilden Rosetten.
Sie sind auf beiden Seiten kahl, 2 ‘/2—3 cm lang, 5 mm breit. Der breite
Blattstiel umfasst den Stengel dicht oberhalb der Wurzel scheidig. Alle
Blätter sind spatelförmig und fast stachlig gespitzt. Die Blütenköpfe
haben 2 mm Durchmesser, sind glockenförmig, zart gestielt und unten
am Stiele mit einem lanzettformigen, 2 mm langem Deckblatt versehen.
Die Involucralschuppen bilden eine Reihe, sie sind lanzettlich, oben lang
gewimpert und dicht drüsig, eben so drüsig ist die weibliche Kron-
röhre und sind die Achänen.
Helichrysum agrostophilum KLATT
Caule basi fructiculoso, erecto. tereti, araneoso-lanato, usque sub ramos
floridos, foliato; foliis inferioribus ellipticis vel oblongis, 7-nerviis, nerviis
connexis, Supra setoso-asperis, viridis, subtus albo-tomentosis, basi vagi-
nato-amplexicaulibus : superioribus lanceolatis, cuspidatis, sessilibus ; pa-
niculo corymboso, polycephalo; capitulis hemisphæricis, breve pedicella-
tis, confertis, fastigiatis, 16-floris, basi tomentosis ; involueri squamis
ovato-lanceolatis, extus villosis, intimis basi membranaceis, apice albis,
radiantibus ; achæntis glabris.
Transvaal : Barberton, monntain summits in grass, Saddleback Ranges,
alt. 5000 feet, E.-E. Galpin, Nov.-Dec. 1889, No 703; in gram. pr. Korugha,
alt. 2000 feet, leg. R. Schlechter, d. 8 Jan. 1895, No 6216.
Der dicke, steif aufrechte und dicht wollige Stengel kommt aus einer
starken, holzigen Wurzel und wird 40—50 cm hoch. Die unteren, dicht
gedrängten Blatter sind elliptisch oder länglich rund, in den sehr breiten
geflügelten Blatistiel, der den Stengel scheidig umfasst, verschmälert,
zugespitzt oder stumpflich, auf der Unterseite dicht weiss wollig, 7 adrig.
Die Adern sind durch kleine Queradern verbunden. Die Oberseite ist
grün, aber ziemlich dicht borstig behaart. Die Blätter können 20 cm lang
und 4—6 cm breit werden. Die obersten, linealisch lanzettfürmigen
Blätter werden 3 cm lang und 3 mm breit. Die Köpfe sind 5 mm lang
und hoch. Die Rispe, mit gegenständigen, 5 cm langen Aesten, 2 cm
langen Zweiglein, 5 mm langen Blütenstielchen ist im Umfang 10 cm
breit. Die weissen, eiförmigen, strahlenden Involucralschuppen sind
3 mm. lang und 2 mm breit.
834 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (240)
Helichrysum araneosum KLATT
Rhizomate lignoso, crasso, fibroso ; caules erecti, tereti, apice ramoso-
corymbosi, albo-arachnoidei, usque ad apicem foliosi; foliis caulinis linea-
ribus, trinerviis, breve cano-hirsutis, margine subtusque araneosis, sessi-
libus ; radicalibus ovatis, basi subvaginatis ; capitulis 9—20 terminalibus,
turbinatis, 50-floris, intra folia 10—15, pedicellati arachnoïdeo-lanatis ;
foliis floralibus cano-lanatis, lineari-lanceolatis. apice productis in appen-
dicem lanceolatam, dilute-fuscam, setaceam, inter se membrana albida
connexis; involucri squamis nitidis, flavis, quadriseriatis, eradiantibus,
lanceolatis, acutis, basi lanalis; achaniis glabris ; pappi setis albis.
Natal : Richmond, alt. 1000 m., H. Junod 1893, No 186 et in gram, pr.
Richmond, leg. R. Schlechter, d. 11. Feb. 1895, No 6722.
Der dicke Wurzelstock ist wagerecht und holzig. Er treibt mehrere
aufsteigend aufrechte Stengel, die stielrund, dicht spinnwebig, bis oben
zu den Aesten beblättert und 20—30 cm hoch sind. Die Stengelblätter
sind linealisch, kurz weisshaarig, sitzend, an den Rändern spinnwebig,
5 cm lang und 5 mm breit. Die eiförmigen Wurzelblätter sind am Grunde
scheidig. Die 50 blütigen 9—20 Blütenköpfe, welche gestielt, kreisel-
förmig, unten wollig sind, werden von einer 10—15 blättrigen Hülle
umgeben. Die Hüllblätter sind linealisch-lanzettlich, 2 cm lang, À mm
breit, grau behaart und haben ein 3 mm langes, hellbraunes, stachel-
spitziges Anhängsel, auch sind sie durch Spinnweben innig verbunden.
Die glänzenden, goldgelben Schuppen des Involucrums bilden 4 Reihen
und sind lanzeitförmig, 5 mm lang und 1 mm breit. Die Achänen sind
kahl und die Pappusstrahlen weiss.
Helichrysum calocephalum KLATT
Caule herbaceo, erecto, simplici, folioso, floccoso; foliis concoloribus,
trinerviis, oblongo-lanceolatis, margine involulis et ciliatis, acuminatis,
utrinque hirtis, infimis confertis, basi in petolum longum et glabrum an-
gustatis, mediis lineari-lanceolatis, decurrentibus; summis linearibus,
laxis, sessilibus ; corymbo composito; capitulis globosis, breve pedicellatis,
roseis ; in volucri squamis exterioribus obovatis, latis, basi lanuginosis, in-
terioribus anguste lanceolatis ; pappi setis albis.
Transvaal : Barberton, mountain sides, Saddleback Range, Alt. 3—4000
feet, E. E. Galpin, Oct. et Nov. 1889, No 608.
er,
(241) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 835
Diese neue Art hat die Blätter von H. nudifolium, aber die Blüten sind
durchaus in Stellung und Färbung verschieden. Die Pflanze wird 30 cm
hoch. Die Wurzelblätter sind 4 cm lang und 1 ‘/2 cm breit, ihr Stiel ist
2 cm lang; die mittleren Blätter werden 4 ‘/2 cm lang und 5 mm breit;
die oberen Stengelblätter, weit aus einander stehend, 1 ‘/2 cm lang und
1 mm breit. Die Köpfe sind 5 mm hoch und breit. Die äusseren, länglich
runden und stumpfen Involucralschuppen werden 3 mm lang und 2 mm
breit, die inneren lanzettförmigen 3 mm lang und 1 mm breit. Die
weissen Pappusstrahlen sind 3 mm lang.
Helichrysum confertifolium KLATT
Perenne ; rhizomate crasso, lignoso ; caules plures, erecti, stricti vel
ascendentes, teretes, tomentosi, canescentes, superne dichotomo-ramosı,
dense ramisque imbricato-foliosi; foliis ovato-lanceolatis, semiamplexi-
caulibus, acuminatis, margine inflexis, trinerviis, sublus argenteo-lanu-
ginosis, Supra viridis, pilosis ; radicalibus fasciculatis, equitantibus ; capi-
tulis amplis, multifloris, ad apices ramorum solitariis, fastigiato-corymbo-
sis ; involueri campanulati, radianti, squamis quinqueseriatis, lanceolalis,
valde acuminatis, exterioribus semi-rubiginosis, bası albis ; interioribus
nitido-niveis ; achænts glabris ; pappi setis albis.
Transvaal: in saxos. mont. Houtboschberg, 6600 ped ; R. Schlechter,
d. 27 März 1894, No 4710 et mont. Insiowa (Natal) 6800 ped, R. Schlech-
ter, d. 27 Jan. 1895, No 6476.
Die Pflanze wird 9—24 em hoch. Der Stengel, der mit N. 6476 bezeich-
neten Exemplare, ist einfach; bei N. 4710 aber oben sehr ästig. Die
Aeste sind 8—10 cm lang und bis zu dem Blütenkopf hin beblättert. Die
dicke, holzige Wurzel treibt unten mehrere Blattbüschel und 5-6 Stengel.
Die eilanzettförmigen, auf der Unterseite weiss filzigen, auf der Oberseite
grünen und behaarten, dreiadrigen Blätter sind 2 ‘2 cm lang, 3 mm breit.
Die Blütenköpfe sind 1 ‘2 cm breit und hoch. Die Involuseralschuppen
sind fast dreieckig, die äusseren sind unten weiss, dann aber braun
gefärbt, die inneren sind glänzend silberweiss, 5, 7, 8, 9 mm und 1 cm
lang. Unsere Art hat Aehnlichkeit mit H. recurvatum Thbg. Die inneren
Involucralschuppen sind aber bei A. recurvatum kürzer, als die äusseren
und stumpf, bei unserer Art länger als die äusseren und zugespitzt. Die
Blätter stehen bei unserer Art viel dichter, sind ei-lanzettförmig und
dreiadrig.
Helichrysum confertifolium ist auch dem Gnaphalium helichrysoides Ball,
836 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (242)
Linn. Soc. Journ. Bot. Vol. 16, pl. 23 innigst verwandt, aber die Blätter
bilden bei dieser Art, die jedoch gar kein Gnaphalium, sondern ein Heli-
chrysum ist und A. Ballu Klatt heissen muss, mehr Büschel und die
Aeste, welche die Köpfe tragen, sind viel kürzer. Endlich ist unsere Art
dem A. Kirkü Oliv. et Hiern., Trans. Linn. Soc. vol. 29, tab. 61 und p. 95
ausserordentlich ähnlich. Es fehlen aber die büscheligen Wurzelblätter
und die Involucralschuppen sind gelblich-strohfarben, bei unserer Art
hellbraun.
Helichrysum floccosum KLATT
Rhizomate crasso, lignoso, caule tereti, araneoso lanato, apice ramoso,
paniculato; foliis laxis, superioribus lineari- lanceolatis, sessilibus ; infe-
rioribus late cuneatis, obtusis, basi longe in petiolum alatum attenuatis,
tri-velquinquenerviis, cano-floccosis, vaginato-amplectentibus; capitulis cy-
lindraceis, 10-floris, pedicellatis, in paniculam, confertiusculam dispositis,
basi bracteatis ; bracteis fuscis ; involucri eradiantis squamis imbricatis,
lanceolatis, acutis, aureis ; exterioribus media fuscostriatis, basi tomento-
sis ; achænio glabro ; pappi setis albis.
Natal : Northdene, Hillside, 400 ped, Wood, d. 25 Oct. 1893, No 5231.
Aus dem dicken Wurzelstock kommen mehrere Stengel, die 45 cm
hoch werden, grau filzig, spinnwebig, halb beblättert und oben schaft-
artig sind. Die oberen Blätter sind linealisch, die unteren keilförmig,
stumpf, zugespitzt, flockig und in den lang flügeligen Blattstiel ver-
schmälert, 3 oder 5 adrig. Die Blattfläche ist 12 cm lang, 4 ‘/2 cm breit; der
Blattstiel 6—7 cm lang. Die Blütenköpfe sind cylinderförmig, gestielt,
dicht gedrängt, eine rundliche, 4 cm breite Rispe bildend, etwas wollig
unten, mit braunen, lanzetitförmigen Deckblättern. Die äusseren Involu-
cralchuppen 4 oder 2 mm lang, sind in der Mitte braun gestreift, alle
aber zugespitzt. Die goldgelben Blütenköpfe enthalten 10 Blüten von
3 mm Länge. Die Achänen, 2 mm lang, sind kahl.
Helichrysum opacum KLATT
Caule herbaceo, erecto, tereti, striato, subvilloso, apice ramoso et fo-
lioso; foliis erectis, inferioribus late lanceolatis, quinquenerviis, caulem
vaginato-amplectentibus ; superioribus anguste linearibus, trinerviis, ses-
silibus ; summis bracteæformibus ; omnibus subtus argenteo-lanuginosis ;
capitulis 20-floris, pedicellatis, albis, 10 in corymbum dense confertis ;
(243) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 837
corymbis circiter 7 paniculatis, terminalibus ; involucri squamis triseria-
tis, ovalis, laxe imbricatis, acutis, pappi setis albis. :
Swaziland : Piggs peak, alt. 4000 feet, E. E. Galpin, N° 1267.
Der stielrunde Stengel ist spinnwebig filzig, beblättert, oben ästig. Alle
Blütenköpfe, die 10 mm hoch und 7 mm breit sind, bilden oben eine
6 cm breite, rundliche Rispe. Die unteren Blätter, 6 cm lang, 1 cm breit,
sind eilanzettförmig, 5 adrig, stumpf, auf ihrer Unterseite weiss und
scheidig stengelumfassend. Die oberen Blätter sind schmall lanzettförmig,
3-adrig, % ‘/2 cm lang, 3 mm breit. Die ganz obersten Blätter sind deck-
blattartig. Die Involucralschuppen sind weiss, aber glanzlos, drei reihig,
eiförmig, zugespitzt, 4 mm lang und fast 2 mm breit. Die Köpfe enthalten
20 Blüten und die Pappusborsten sind weiss.
Helichrysum oreophilum KLATT
Rhizomate elongato, lignoso ; caules erecti, valde foliosi, luteolo-lanati,
apice corymboso-paniculati ; foliis lanceolatis, aculis, uninerviis, sæpe tri-
perviis, interdum apice sphacelato-acuminatis, basi vix in petiolum ala-
tum attenualis, sub-sessilibus, cano-lanatis ; capilulis ad apices ramulo-
rum congestis, pedicellatis, campanulatis, 9—11 floris; involueri squamis
triseriatis, lanceolatis, acutiusculis, nitidis, aureis, eradiantibus ; achænio
glanduloso ; pappi setis albis.
Natal ; Hillside van Reenen, 5—6000 feet, Wood, No 3596 ; Side of Ma-
juba mountain, 5800 ped.; Wood, N° 4695; in graminosis pr. Kl. Olifant-
rivier, 5100 ped, leg. R. Schlechter, No 3805 ; Transvaal: Mountain sides,
Saddleback Range, leg. E. E. Galpin, N° 597.
Der dicke, holzige, 15—20 cm lange Wurzelstock, welcher schräge
in die Erde eindringt, treibt mehrere aufrechte, bis 10 cm hohe Stengel,
die mit gelblich-grauer Wolle bedeckt, ziemlich dicht beblättert sind und
oben einige, 10 cm lange Aeste tragen. Jeder Ast hat an seiner Spitze
2—4 Blütenköpfe, an 2—4 mm langen Stielchen, so einen Corymbus
bildend. Die Stengelblätter sind gegen 4 cm lang und 5 mm breit, die
Blätter aber an den nicht blühenden Aesten 5 cm lang und 12 mm breit.
Sie sind mit dicht anliegender Wolle bekleidet. Die goldgelben Blüten-
köpfe werden 6 mm hoch und breit.
Helichrysum polycladum KLATT
Caule dense folioso, tereti, albo lanato, a basi valde ramoso ; ramis
elongatis, usque ad apicem foliosis, patulis, sepe curvatis, apice panicula-
838 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (244)
tis; foliis sessilibus, linearibus, integerrimis, margine revolutis, subtus
albo tomentosis, supra viridis, subglabris, univenosis, inferioribus confer-
tis superioribus laxis ; cymis terminalibus, paniculæformibus, ramosissi-
mis, aphyllis ; capitulis cylindraceis, parvis, 11 floris, breve pedicellatis,
subsessilibus ; involueri squamis imbricatis, exterioribus pallide corneis,
nitidis ; interioribus radiantibus.
Natal:In saxos, mont. Mporue, 6800 ped., R. Schlechter, d.20 März 1894,
No 4725.
Der braune, zerstreut behaarte Stengel hat eine grosse Zahl von
langen, gebogenen Aesten, die 10—25 cm messen, bis oben hin, wenn
auch etwas von einander entfernt stehend, beblättert sind und ganz oben
die kleinen, glänzenden Blütenköpfe, 4 mm lang und À mm breit in
Form einer länglich runden Rispe tragen. Die Blätter stehen unten am
Stengel dicht gedrängt, sind 1 cm lang, 1 mm breit, sitzend und auf der
Unterseite weiss filzig.
Helichrysum præcinctum KLATT
Ramis fruticulosis, teretibus, apice duplicato-ramulosis; ramulis arcuato-
adscendentibus, elongatis, albo-tomentosis, usque ad apicem foliosissimis;
foliis oblongis, obtusis, patulis, basi attenuatis, junioribus utrinque albo-
tomentosis, demum supra glabratis, fuscis ; capitulis parvis, campanulato-
cylindraceis, in glomerulos terminales, foliis præcinctos, confertis, 10
floris.
In den Dünen bei Kei-Mouth, R. Schlechter, d. 7 Januar 1895, No 6199.
Von dieser unbeschriebenen Art sah ich nur einige Aeste, die holzig,
hellbraun, stielrund und ohne Filz sind, aber oben viele gebogene Zweige
und diese wieder gebogene und weissfilzige Zweiglein haben, Die letzten
Zweiglein sind 3—6 cm lang. Die oberen Blätter an diesen Zweiglein sind
auf »eiden Seiten weissfilzig, die unteren nur auf der Unterseite, dahin-
gegen auf der Oberseite dunkelbraun und kahl. Alle Zweige und Zweiglein
sind dicht abstehend beblättert und ebenfalls die Blütenknäuel dicht von
Blättern umgeben. Diese Blätter sind 7 mm lang und 1 mm breit. Die
strohgelben Blütenköpfe bilden dichte, kugelrunde Knäuel, an der Spitze
der Zweiglein. Die einzelnen Köpfe sind 4 mm lang, 3 mm breit und
10-blütig. Die Blüte ist 3 mm lang. Die 12 Involucralschuppen sind spatel-
formig, strohfarbig, glänzend, % mm lang, 1 mm breit. Der Pappus ist
weiss.
(245) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 839
TriBus : HELIANTHOIDEÆ.
Wedelia triternata KLATT
Ramis obtusangulis, subalatis, dense scabris, ramulosis duplicato-terna-
tis ; foliis oppositis, longe petiolatis, deltoides, basi breve cuneatis, utrin-
que viridis, supra basin triplinerviis, lobato duplicato-crenatis, utrinque
præcipue ad nervos longe pilosis ; petiolis decurrentibus ; capitulis cam-
panulato-hemisphericis, pedicellatis, terminalibus, ternis, subcymosis,
basi foliaceis ; involucri squamis ovato-lanceolatis, exterioribus foliaceis,
dorso puberis ; ligulis 15, aurantiacis, subintegris ; paleis obovatis, mu-
cronatis, apice margine seloso-scabris, achænio compresso-tetragono,
apice obsolete-piloso et uni aristato.
Sambesigebiet : Nhaondue ; nicht selten an feuchten Stellen, Menyhart,
Juli 1891, No 735.
Diese Art ist leicht an ihren Zweigen, Zweiglein, Blütenstielen und
Blütenstielchen, die sich immer zu drei finden, so wie an der sonder-
baren Blattform zu erkennen. Von den grossen Blütenstielen ist der
mittlere einköpfig, 4 cm lang; die seılenständigen sind 5 cm lang und
dreiköpfig. Die Blütenstielchen, unten mit einem Blättchen versehen,
sind 10—12 mm lang. Sämmtliche Blütenköpfe, 7 mm hoch, 8 mm breit,
stehen an der Spitze des Zweigleins und bilden ein Trugschirmchen. Die
Blattstiele, welche herablaufend und gegenständig sind, werden 1 /2 cm
lang und sind dicht behaart. Die Blattfläche ist dreieckig, unten kurz
keilförmig, 6 em lang und 5 cm breit, dreinervig, lappig und gekerbt-
gezähnt. Die Lappen und Zähne sind abgerundet. Das ganze Blatt ist auf
beiden Seiten grün; auf der Unterseite hellgrün, und behaart. Diese
Haare sind besonders auf den Adern recht lang. Die Involucralschuppen
sind blattartig, eilanzettförmig, 7 mm lang, 3 mm breit und dicht behaart.
Die orangengelben Randblüten, 8 mm lang, 2 mm breit, sind an der
Spitze nicht gezähnt. Die Hüllspelzen hüllen die ganze Blüte ein und sind
umgekehrt eiförmig, mit einer Stachelspitze endigend und daselbst, wie
auch am Rande kurz borstig scharf. Das Achänium ist zusammen gedrückt
viereckig, an zwei Ecken etwas kurz geflügelt, an den andern Ecken
abgestumpft, kahl. Der Pappus ist etwas undeutlich haarig, hat aber eine
ziemlich lange und weisse Granne.
840 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (246)
Trıeus : ANTHEMIDEA.
Lidbeckia integrifolia KLATT
Villosa ; caule folioso, apice ramosissimo ; ramis teretibus, curvato-
erectis, monocephalis, dense foliosis, apice breviusculo-aphyllis ; foliis
sessilibus, oblongis, acuminatis, villosis, A-nerviis, integerrimis, capitulis
hemisphæricis, in apice ramulorum solitariis, ligulis circiter 20, ovalis,
apice tridentatis ; corollis disci crebis; receptaculo convexo; involucri
squamis inter se fere æquilongis, biseriatis, ovato-lanceolatis ; achæniis
longe pilosis.
Transvaal : dry range woodies, alt. 5000 feet, G. Thorncroft (No 552 et
453), d. 2 Februar 1892, mis Wood, No 4958; and Saddleback Mtn., Bar-
berton, leg. E. E. Galpin, Alt. 4000 feet, Nov. et Dec. 1890, N. 1174.
Flowers yellow.
Die ganze Pflanze ist rauhhaarig. Der eigentliche Stengel ist 15—20 cm
hoch und von da an ästig (5-Aeste). Die gebogenen, slielrunden Aeste
sind aufrecht, 20—30 cm lang, einköpfig und fast bis zum Kopfe dicht
beblättert. Diese Blätter sind länglich, 2 cm lang, 5 mm breit, zugespitzt,
einadrig und ganzrandig. Die Köpfe sind mittelgross, halbkugelig, À ‘/2 cm
breit, 7 mm hoch.Sie enthalten gegen 20 eiförmige Strahlblüten, die 3 mm
lang, 1 ‘/2 mm breit und oben dreizähnig sind. Der Blütenboden ist
gewölbt, halbkuglig. Die Involucralschuppen bilden 2 Reihen, sind ei-lan-
zettförmig und 5 mm lang. Die lang behaarten Achänen messen 3 mm.
Teızus : SENECIONIDEÆ.
Senecio barbertonicus KLATT
Glaber ; caule fruticoso, carnoso, erecto, cicatrisato, ramoso ; ramis flo-
rigeris bifurcatis, folia superantibus, apice circiter 6-cephalis; foliis carno-
sis, planis, elongato-linearibus, acutis, integerrimis, nervigeris ; involucri
ecalyculati squamis 8 linearibus, acuminatis, basi connatis ; floribus luteis
16, omnibus hermaphroditis ; pedicellis basi-bracteatis capitulo breviori-
bus ; achæntis scabris ; pappo corolla breviore.
Transvaal: Barberton, Hillside. amongst rocks, Highland Creek, Alt.
3000 feet, E. E. Galpin, d. 20 August 1890, No 1000.
(247) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 841
Der Stengel und die Aeste sind hin und hergebogen, mit einer narbigen,
fleischigen Haut überzogen. Der erstere wird 1,45 mt. hoch. Die 5 cm
langen und 2 mm breiten. Blätter sind zugespitzt, flach und adrig. Die
Blutenstielchen sind 1 cm lang, die Involucralschuppen aber 1 ‘/: cm und
1 '/ mm breit. Die gelben Blüten messen 14 mm und der weisse Pappus
12 mm. Das Achänium ist 3 mm lang.
Die unterscheidende Eigenschaft dieses Senecio von allen anderen
Arten der Gattung besteht in den verschieden geformten Blättern, die
an dem runden, fein gestreiften Stengel sitzen. Die Blattfläche wird
8 !/s cm lang und 5 cm breit, der Blattstiel 4 ‘/2 cm. Die acht Involucral-
schuppen sind gestreift, lanzettförmig, 9 mm lang und 1 mm breit. Das
Achänium ist 1 mm lang.
Senecio Hepfnerianus VATKE mss.
Glaber ; caule erecto, herbaceo, nunc simplici, nunc in ramulos elonga-
tos diviso ; foliis anguste lineari-lanceolatis, acutis, utrinque angustalis,
denticulatis, glabris ; capitulis discoideis, corymbosis, multifloris, pedicel-
latis, calyculatis ; calyculi bracteolis lanceolatis, brevibus ; floribus tubu-
losis, acute quinquedentatis, roseis ; involucri campanulati squamis linea-
ribus, acuminatis, albo marginatis ; achæntüs glabris, longitudinaliter cos-
tatis.
Amboland : leg. Dr C. Höpfner, Jan. 1885, No 112 c.
Aus den dicken, spindelförmigen Wurzeln entspringt entweder ein
einfacher, 12—30 cm hoher Stengel, oder es kommen mehrere Stengel,
die auch langästig sein können. Die Aeste sind dann 15—18 cm lang.
Die Blätter sind lanzettlich, zugespitzt, gezähnelt, kahl, 5 cm lang,
3 mm breit. Die Blütenköpfe, mit ihren purpurroten Kronen, sind 1 cm
hoch, 5 mm. breit, blattwinkel oder gipfelständig und über einander zu
2 oder 3 zusammen stehend. Das glockige Involucrum hat Schuppen, die
8 mm lang und 1 mm breit sind.
Senecio prostratus KLATT
Caule herbaceo, debili, sæpe floccoso-araneoso, deflexo, radicantibus,
ramoso ; ramis floridis erectis, angulatis, usque ad apicem foliatis, mono-
rariter dicephalis ; ramis sterilis apice fasciculato-foliosis; foliis petiolatis,
regulariter, simplieiter lanceolato-pinnatis, lobis confertis; rachique latis,
sulcatis, cano-tomentosis ; petiolo basi vaginantibus ; capitulis discoideis,
BULL. HERB. BOISS., décembre 1896. 55
842 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (248)
calyculatis ; involucro 12-phyllo; phyllis lanceolatis, margine scariosis,
ciliatisque ; flosculis crebis, flavis ; achæntiis glabris.
Natal : In saxos. mont. Insiowa, 6800 ped., R. Schlechter, d. 27 Jan. 1895,
No 6503.
Unten, aus dem Hauptstengel kommen Ausläufer. Stengel, Ausläufer,
Aeste, sind niederliegend, wurzelnd. Die blühenden Stengel, welche
aufsteigend und aufrecht sind, werden 15 cm hoch und endigen mit
einem stralenlosen Blütenkopf. Ein zweiter Blütenkopf, der sich bei
einigen Stengeln findet, ist blattachselständig. Die Blätter sind einfach
gefiedert, die Fiedern 5 mm lang, 1 mm breit. Die Blattspindel ist breit,
gefurcht, zuerst weiss filzig, dann kahl. An den blütenlosen Aesten und
Stengeln sind die Blätter an der Spitze gebüschelt und sehr grauweiss
filzig. Das Involucrum hat 12 lanzettförmige, behaarte und gewimperte
Blätter, welche 5 mm lang und 1 mm breit sind. Die blassgelblichen
Blütenkronen, in grosser Zahl vorhanden, sind 4 mm lang, ein klein
wenig länger, als der weisse Pappus. Die Achänen messen I mm.
Senecio trifurcatus KLATT
Caule profunde strialo, glanduloso hirsuto, apicem versus trifurcato,
ramis arcuato-erectis, monocephalis, floccoso-albo tomentosis, valde brac-
teatis; bracteis lanceolatis, cuspidatis, albo-tomentellis, sessilibus ;.
foliis obovatis, supra parce, subtus præcipue ad nervos pilosis, basi bre-
viter adnatis, dentes grossos utrinque gerentibus ; capitulis campanulatis,
radiatis, dense floccoso-tomentosis ; involueri squamis anguste lanceolatis
cuspidatis ; bracteis calyculi linearibus ; ligulis 12, aurantiacis ; achæniis
quadrisulcatis, hirtis ; pappi setis albis.
Transvaal : Barberton, Lower slopes Saddleback, 3200 pedes, E.-E. Gal-
pin, 30 April 1890, No 932.
Der Stengel dieser ausgezeichneten Art, der bis zu den Aesten bräun-
lich, dann aber grau weisslich ist, wird 36 cm hoch. Die Aeste messen
14—18 cm und sind ziemlich dicht mit À cm langen, 2 mm breiten
Deckblättern besetzt. Jeder Ast hat nur einen weissfilzigen Blütenkopf,
mit 12 orangelben Strahlblüten. Die verkehrt eiförmigen, grob buchtig
gezähnten, netzadrigen Blätter sind nach unten ziemlich breit, etwas
stengelumfassend, und 10 cm lang, 4 cm breit. Die Involucralschuppen
sind 10 mm lang, À mm breit und sehr spitz. Die hermaphroditen Blüten
werden 8 mm lang. Das Achänium misst 3 mm.
(249) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRILANISCHEN FLORA. 843
Euryops transvaalensis KLATT
Glaber ; caule imbricato-folioso, bi-vel trifurcato, 1—3 cephalo ; foliis
ovato- lanceolatis, erectis, utrinque multinerviis, setoso-cuspidatis, mar-
gine cartilagineo-ciliatis; pedunculis nudis, axillaribus, monocephalis,
valde elongatis ; capitulis semiglobosis; involucri squamis 12, ovatis, cus-
pidatis, trinerviis, apice purpureis, basi connatis; ligulis 4—5, ovatis ;
achæntis villosis.
Transvaal : Saunders, Wood, N° 5349.
Diese Pflanze ist E. sulcatis Harvey sehr ähnlich, aber die Blätter sind
nicht dreinervig und ohne mittlere eingepresste Linie, Involucral-
schuppen sind nicht 5, Stralen nicht 2 oder 3 vorhanden u. s. w. Sie ist
durchaus Kahl. Der Stengel, 6-10 cm hoch, ist dicht dachziegelig be-
blättert, aufrecht, oben gabelspaltig, oder dreiteilig ästig, Jeder Ast ist
4 köpfig und der Kopf 4 mm hoch, 7 mm. breit. Die Blütenstiele sind
achselständig, 18 cm hoch, stielrund und rötlich. Die 12 Involucral-
schuppen sind breit eiförmig, 3 nervig, an der Spitze purpurrot, am
Grunde verbunden, 3 mm lang und 1 mm breit. Die 4—5 Stralen sind
eiförmig. Das Receptaculum ist gewölbt. Die Achänen sind rauh. Die
aufrechten Blätter sind eilanzettförmig, dicht dachziegelig, vielnervig, an
den Rändern knorpelig gewimpert, unten stengelumfassend, 5 mm lang,
2 mm breit.
TriBus : MUTISIACEZÆ.
Dicoma ramosissima KLATT
Fruticosa ; ramis albis, glabris, rimosis, foliosis vel valde cicatrisatis ;
ramulis divergentibus refractis, monocephalis, foliosis ; foliis ovatis, gla-
bris, carnosulis, integerrimis, aveniis, apice mucronatis, basi rotundatis,
breve petiolatis ; capitulis majusculis ad apices ramulorum singulis, basi
bracteatis, 13-floris ; involueri campanulati, imbricati squamis corneis
ovatis, quinqueserialis, cuspidatis, margine late albo-membranaceis, me-
dia fuseis, l-costatis; pappo multiseriali, setoso ; setis fulvis, inæquilon-
gis, exterioribus crispalis ; achæniis dense setoso pilosis.
Gross Namaland : Aob bei Keetmanshoop, Dr Fleck, 116 und Fenchel 51.
Aus dem Saft der Pflanze soll, nach Mitteilung des Herrn Fenchel, in
54% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (250)
ihrer Heimat ein Pflaster gemacht, auch soll sie, DURE als « Poly-
penpulver » gebraucht werden.
Dicoma ramosissima führt ihren Beinamen mit Recht, denn die vielen
Aeste, welche mir vorliegen, tragen oben ein Gewirre von rechtwinkelig
abgebogenen Zweigen und Zweiglen. Wie hoch der ganze Strauch wird,
ist mir nicht möglich, mitzuteilen. Die vielen Blätter sind ausgebildet
2 cm lang, 8 mm. breit, fleischig, ganzrandig, stachelspitzig, ungeadert
und sehr kurz gestielt, oft beinahe sitzend. Die vielen Blätter an den
Zweiglein werden 1 cm lang und 5 mm breit. Die Blütenköpfe, welche
einzeln, aber auch zu 4—6 zusammen an der Spitze kurzer Zweige sitzen
und so einen kleinen Corymbus bilden, sind ausgebildet 3 cm lang und
1 ‘/2 cm breit. Sie haben unten viele kurze Deckblättchen, ebenfalls
eiförmig, wie die vielreihigen Involucralschuppen, die in der Mitte
bräunlich, mit einer Rippe versehen, am Rande weisshäutig und lang
gespitzt sind. Die längsten, inneren Involucralschuppen sind 2 cm lang
und 4 mm breit. Der Pappus der 13 grossen Blüten ist rötlich gelb,
ungleich, 15 mm lang, vielreihig und länger als die Kronen. Die äussern
Borsten sind gekräuselt. Die 6 mm langen Achänen sind lang borstig,
weiss behaart.
Dicoma Zeyheri SONDER var. thyrsiflora KLATT
Thyrsus polycephalus.
Transvaal : Barberton, Lower slopes, Queens river valley, alt. 2000 feet,
E. E. Galpin, d : 12 April 1890. N. 911.
Gerbera Galpinii KLATT
Collo albo-lanuginoso; scapo elongato, erecto, tenuissime puberulo,
striato, monocephalo, foliis duplo, triplove longiore, esquamelloso ; foliis
longe petiolatis, spalhulatis, basi cuneatis, sinuato-dentatis, supra tenui-
ter pilosis ; involucri campanulati squamis biseriatis, pilosis, lanceolatis,
apice purpureis ; ligulis 16 luteis, oblongis, obtusis, trivenosis ; achæniis
dense hirsutis ; pappi setis pallide rufescens.
Transvaal: Barberton, swampy ground, Umlomaty valley, alt. 4000 feet,
E. E. Galpin, Oct. 1890, No 1132.
Diese Art, 50—60 cm hoch, ist der Gerbera integralis, Sonder sehr
ähnlich, aber die Blätter sind buchtig gezähnelt, auf der Oberseite fein
behaart, lang gestielt spatelförmig, gekielt und die Blattfläche ist À cm
(251) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 845
breit, 10 cm lang, der Blatistiel aber 12 cm lang. Der Wurzelkopf hat
viele, lange, weisse Haarbüschel. Der Schaft hat keine Schuppen, aber
tiefe Rillen, er ist unten und oben wollig behaart. Das Involucrum hat
zweireihige, lanzettfürmige, oben fein behaarte Schuppen, die 1 */2 cm
lang und 1'/s mm breit sind. Die Strahlblüten sind länglich-rund, stumpf,
2 adrig und gelb. Der Pappus ist rötlich und die Achänen sind behaart.
Gerbera tuberosa KLATT
Perennis; radice fasciculata, carnosa, fusiforme ; collo lanuginoso ;
Scapo erecto, monocephalo, puberulo-velutino, ebracteolato, folia duplo
longiore; foliis membranaceis, cuneatis, sinuato dentatis, viridis, utrin-
que pilosis ; involucri campanulati squamis biseriatis, lanceolatis, exte-
rioribus herbaceis, dense pilosis, interioribus margine-albo-membrana-
ceis, medio viridis; ligulis cireiter 16, apice purpureis; achæniis hirsutis ;
pappi setis pallide rufis.
Natal : Pinetown, H. Junod, 156.
Die ganze Pflanze wird 10—12 cm hoch. Die vielen fleischigen, spindel-
förmigen Wurzeln sind 6—7 cm lang. Der Wurzelkopf hat einen starken
Büschel weisser Haare. Die in einen Stiel verschmälerten Wurzelblätter
sind keilförmig, 5 cm lang, 1 cm breit, häutig, auf beiden Seiten behaart,
am Rande buchtig, gezähnelt und gewimpert, grün. Der runde Schaft ist
wollig, schuppenlos, einköpfig. Die Involucralschuppen sind zweireihig;
die äusseren, À cm lang, 2 mm breit, sind krautartig, scharf gespitzt,
dicht behaart; die inneren häutig, in der Mitte grün. Die Strahlblüten sind
an der Spitze rötlich. Die Achänen sind kurz behaart. Die Pappusborsten
sind blass rötlich.
BERICHTIGUNGEN.
I. Von Dr F. W. KLATT (Hamburg).
1. Euryops pedunculata N. E. Brown, beschrieben in den Royal
Gardens Kew Bulletin und den Diagnoses Afrikanæ VI, p. 146, n° 233 ist
gleich mit E. longipes DC., Prodr. VI, p. 445, n° 11, Sonder et Harvey,
Flora Capensis III, p. 413, n° 14. Die Gestaltung der Blätter wird von den
3 Autoren ganz gleich geschildert. Nur in der Zahl der Involucral-
schuppen, nicht in der Beschreibung ihrer Form, herrscht eine Differenz,
Brown sagt 10-—12, DC. 7—9, Harvey 7—10. Dann in der Bestimmung
846 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (252)
der Länge der Blütenstiele, bei Harvey sind sie 5—12 mal, bei DC. und
Brown 3—4 mal länger, als die Blätter. Diese Unterschiede erklären sich
durch die Entwickelung der Pflanzen, je nach dem Standort und sind
daher wertlos. DC. und Harvey sagen, dass die Winkel der oberen
Blätter wollig gebartet sind, bei Brown fehlt diese Bestimmung aber
Rehmann’s Exemplare N° 6133 sind mit der Beschreibung von DC. und
Harvey nach dieser Richtung übereinstimmend. Die Ovarien sind nach
Harvey puberulous und nach Brown albo-lanatus.
2. In A. Engler’s : Ueber die Hochgebirgsflora des tropischen Afrika
wird Seite 176 Gladiolus watsonioides Baker in Journ. Linn. Soc. XXI,
405; Bot. Mag. t. 6919 aufgeführt und G. Garnieri Klatt als Synom. hin-
zugefügt. Es sollte aber nach allem Recht meine Benennung voran
stehen, denn meine Art ist zuerst in der Linnæa, Band XXX VII, Seite
511, No 29 veröffentlicht. Dieser Band der Linnæa erschien in Berlin
1872, das Journal aber in London 1885.
II. Von Hans SCHINZ (Zürich).
Calophanes crenata Schinz in Bull. Boiss. III (1895), p. 415 ist einzu-
ziehen, da dieselbe, wie mir mein Freund C. B. Clarke mitteilt, durchaus
identisch ist mit der indischen Calophanes Nagchana Nees welche Benen-
nung übrigens fallen gelassen werden muss zu Gunsten einer älteren,
Dyschoriste depressa Nees. Dyschoriste depressa Nees ist aus Westafrika
unter dem Namen Calophanes Perrottetii Nees bekannt.
Die Pflanze, die Lindau vorgelegen hat (cf. Englers Syst. Jahrb. XXI
(1895), 118) deckt sich nicht mit derjenigen, die mir zu meiner Beschrei-
bung gedient hat, vermutlich ist die Nummer 4967 vom Sammler zwei
verschiedenen Pflanzen gegeben worden.
Hermannia Galpiniana Schinz in Bull. Boiss. IV (1896, Juni), 435, ist
identisch mit Hermannia grandifolia N. E. Brown in Kew Bull. (1895),
p. 145, und Hermannia lanceolata Schinz, 1. c., p. 436, deckt sich mit der
von N. E. Brown im Kew Bull. (1895), p. 143, publicirten Hermannia
montana.
Heteropyxis transvaalensis Schinz ist im November 1895 von Oliver
in den Ic. Plantarum unter dem Namen H. canescens Oliv. (tab. 2407)
abgebildet worden.
Die betreffenden Publikationen sind mir erst nach dem Erscheinen
meiner Beiträge zugänglich gewesen.
Zürich, Botanisches Museum der Universität Zürich, 14 Nov. 1896.
mn N
Det An CR
847
FRAGMENTA MONOGRAPHIE LABIATARUM
PAR
John BRIQUET
FASCICULE QUATRIÈME
SOMMAIRE : Mentharum novarum vel minus cognitarum decades. —
Labiatæ americanæ Kuntzeanæ.
(Fin)
Sphacele heteromorpha Briq.. sp. nov. (Alguelagum heteromor-
phum Briq.).— Frutex ut videtur elatus, ramis ascendentibus robustis, rufo-
tomentellis, internodiis mediis mediocribus. Folia caulinaria ovato-elliptica,
apice subacuta, marginibus infra medium convexioribus, basi rotundato-
truncata, superiora vel ea ramorum sterilium elongato-oblonga, apice
acuta, marginibus longe et leniter convexiusculis, basi oblique extenuata,
petiolo longo distincto rufo-pubescente prædita, supra atro-viridia, sub-
glabra, subtus breviter sat dense rufo-pubescentia, rugosa, sat magna;
nervatio reticulata, subtus prominula, nervo medio et lateralibus eviden-
tioribus, cæteris minus evidentibus areolas parvas delineantibus, paginam
superiorem fodientibus et minute bullantibus; serratura constans ex
crenis parvis, crebris, irregularibus, sæpius inlus et extus convexis et
apice obtusis. Verticillastri pluriflori in spicastra densa sat tenuia crebra
dense fastigiato-paniculata congesti, bracteis parvis, ovato-ellipticis, flo-
848 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (68)
ribus brevioribus. Flores pedicellis brevibus, pilis obtectis, distinctis
instrueti. Calix campanulatus, parvus, patenter pilosus, tubi nervis medio-
criter evidentibus; dentes ovati, apice acuti, subæquales, postici basi
connati, antici postieis aliq. angustiores; fructifer auctus, parte inferiore
aliq. ampliatus, superne aliq. constrictus, dentibus conniventibus. Corolla
alba, exserta, dentes calicinos excedens; tubus amplus, membranaceus,
superne ampliatus, intus pilis raris brevibus huc et illuc sparsis ornatus;
labrum profunde bilobum, lobis obovatis; labioli lobis lateralibus præce-
dentibus similibus, lobo medio longiore, latiore, apice sæpe pleuridiis
duobus rotundatis parvis ornatus. Stamina inclusa versus medium tubi
inserta, filamentis antheris ter longioribus nudis, antherarum loculis vix
divergentibus. Stylus exsertus, nudus, apice bifidus, rami subulatis, post
maturitatem antherarum aperientes. Nuculæ parvæ, atræ, subovoideæ.
Internodia media (suppetenlia) 2-3 cm. longa. Foliorum caulinarium
lamina superficie ad 14 X 8,5 cm., ea foliorum in ramis sterilibus ad
12 X 3,5 cm.; crenarum culmina circa À mm. alti et 1-3 distantia. Spi-
castra sect. long ad 7 X 1,2 cm. Pedicelli 1-2 mm. longi. Calix sub an-
thesi circa 3 mm. longus, tubo fere 2 mm. profundo, dentibus À mm.
altis, posticis 0,3 mm. basi connatis; maturus 5 mm. longus, tubo 4 mm.
profundo, dentibus vix mutatis. Corolla calicis os 2 mm. excedens, in toto
5 mm. longo, tubo 3 mm. longo, labro et labioli lobis lateralibus super-
ficie circa 1-1,2 X 1,3 mm., lobo medio 2 mm. longo. Stamina 1,5 mm.
a Lubi basi inserta, filamentis circa 4 mm. altis, antheris 0,3 mm. longis.
Stylus 5 mm. longus.
Bolivia : loco haud indicato, 1600 m., 13/20 Apr. 1892.
Ceite espece rappelle un peu par la forme et la texture de ses feuilles
le S. Kuntzeana et les espèces voisines, mais elle s’en distingue par le
tomentum roussätre des rameaux et jeunes feuilles. La fleur l’éloigne
complètement de toutes ces espèces, car le calice, au lieu d’être large-
ment campanulé à dents étalées-divergentes à la maturité, est ici un peu
élargi à la base, rétréci à la gorge et à dents restant parallèles ou conni-
ventes.
Sphacele inflata Briq., sp. nov. (Alguelagum inflatum Briq.). —
Frutex vel herba elata, ramis ascendentibus minute puberulis, præcipue
ad angulos, faciebus sulcatis, internodiis mediis mediocribus. Folia ellip-
tico-lanceolata, apice acuta vel breviter acuminata. marginibus longe et
leniter convexis, basi in petiolum brevissime puberulum distinctum cunei-
formiter extenuata, supra viridia subglabra, subtus dense breviter pubes-
(69) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 849
centia pallide virentia, supra bullulata, subtus multo minus rugosa, sat
magna; nervalio reticulata, nervis lateralibus et medio subtus eviden-
tibus, cæteris suboceultis, anastomosibus paginam superiorem pulchre
minute bullulantibus; serratura constans ex crenis parvis, creberrimis,
sepius intus et extus convexis, culminibus obtusis vel rotundatis. Verti-
cillastri sæpius sexflori, bracteis ovalo-elliptieis parvis. in spicastra brevia
terminalia ovoidea densa congesti. Flores pedicellis brevibus pubescen-
tibus instructi. Calix sub anthesi campanulatus; tubus breviter pubescens
membranaceus, nervis primariis tantum evidenter prominulis; dentes
fere æquales, lanceolati, peracuti, tubo bis vel ter breviores, sinubus latis
rotundatis separati; fructifer inflatus, membranaceus, ampliatus, latior
quam altus, reticulato-venosus, dentibus e basi lata breviter acuminatis
aliq. conniventibus sed os nullo modo claudientibus. Corolla alba, exserta,
calicis dentes excedens ; tubus amplus membranaceus, tubo versus locum
insertionis staminum pilis sparsis ornatus sed nectarosiegio distincto
carens; labrum profunde bilobum, lobis obovatis; labioli lobi laterales
præcedentibus similes, lobus medius longior et latior. Stamina versus
medium tubi inserta; filamenta nuda, sat longa; antheræ subexsertæ,
loculis parum divergentibus. Stylus subexsertus, apice bifidus, lobis subu-
latis, post staminum maturitatem aperientibus. Nuculæ atræ, oblongæ,
laves.
Internodia media (suppetentia) 1,5-3 cm. longa. Foliorum lamina super-
ficie ad 10 X 3,5 cm., peliolus ad 1 cm. longus. Crenarum culmina circa
0,5 mm. alta et 1-2 mm. distantia. Spicastra matura sect. long. 3 X
1,5 cm. Pedicelli 1-2 mm. longi. Calix sub anthesi 3,5 mm. longus, tubo
2,5 mm. longo, dentibus 1 mm. longis; maturus 6 mm. profundus et
7-8 mm. latus, dentibus 1-1,5 mm. longis. Corolla calicis os 2-2,5 mm.
excedens, in toto circa 5,5 mm. longa, tubo 4 mm. profundo, labri lobis et
labioli lobis lateralibus 1,2 mm. longis, labioli lobo medio 1,5 mm. longo.
Stamina 2,5 mm. a tubi basi inserta, filamentis circa 2 mm. longis. Stylus
eirca 5 mm. longus. Nucul& sect. long. 1,5 X 1 mm.
Cette espèce se distingue de toutes les plantes ci-dessus décrites et de
celles à feuilles bulleuses mentionnées par Bentham, par l’atténuation
accentuée du reliculum neural à la face inférieure des feuilles. En outre,
elle occupe une position tout à fait à part par la forme très largement
vésiculeuse et ouverte de son calice mur.
850 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (70)
SALVIA Linn.
Salvia Rouyana Briq. Add. et correct. aux Fragm. I, p. III (1889)
— S. Balansæ Briq. Fragm. Monogr. Lab. I, p. 98 (1889), non De Noë
(1855).
Var. parvifrons Briq. Lab. du Paraguay (1896). — Paraguay
mérid. : loco haud indicato, Sept. 1892.
La forme récoltée par M. Kuntze possède des dents foliaires assez rap-
prochées. D’après les notes de ce botaniste la plante atteint un mètre de
hauteur et posséde des corolles d’un bleu pâle, rarement blanches.
Salvia rypara Briq., sp. nov. — Herba robusta, elata, ramosa,
ramis ascendentibus, undique patenter, dense sed haud longe villosi,
internodiis mediis mediocribus. Folia ovata, apice longe acuminata, mar-
ginibus infra medium convexioribus, basi in petiolum distinctum tomen-
toso-villosum validum extenuata, supra atro-viridia pilosa, subtus mol-
liter tomentoso-villosa, mediocria ; nervatio reticulata vel reticulescens,
subtus tomentum + areolans, supra paginam nullo modo fodiens; ser-
ratura constans ex dentibus mediocribus, crebris extus undulatis, intus +
rectiusculis, culminibus mucronulatis prorsus versis. Verticillastri +
6-flori, bracteis parvis lanceolato-acuminatis, villosis, + cadueis præditi,
in spicastra + laxa conferti. Flores pedicellis distinetis villosis præditi.
Calix campanulato-tubulosus; tubus valide striato-nervosus, pilis paten-
tibus cum glandulis stipitatis commixtis hispidulus; labrum ovatum, inte-
grum, labiolum bilobum, lobis ovato-acutis, labrum æquantibus. Corolla
breviter exserta, extus præcipue in labro pubescente, atro-cœrulea ; tubus
membranaceus, basi cylindricus, antice medium versus ventricosus, inlus
nudus; labrum subrectum, apice minute bilobum; labiolum patens, labro
aliq. longius, lobis lateralibus rotundatis brevibus, medio obovato, mar-
ginibus aliq. undulatis, longiore, latiore et magis venoso. Stamina sub
labro corollino collocata ; filamenta brevia, nuda, obtusa, leviter ultra arti-
culationem producta; pollinatoria vectiariis subæquilonga, nuda, loculos
lineares sat breves ferentia; vectiaria nuda cochlearibus remiformibus,
apice obtusis, in ventrieulo tubi cerollini collocatis. Stylus e labro aliq.
exsertus, postice sepe pilorum patentium ornatus, profunde inæqualiter
bifidus, ramo postico recurvo longiore acuminato; antico breviore acuto
versus labiolum spectante.
Internodia media (suppetentia) 3-5 cm. longa. Foliorum lamina super-
(71) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 851
ficie 3-6 X 2-3 cm., petiolus 3-10 cm. longus; dentium culmina
1-1,5 mm. alt. et 1-4 mm. distantia. Spicastrum ad 6 cm. longum. Pedi-
celli 1-3 mm. longi. Calix 3 mm. longus, tubo 4 mm. profundo; labrum
1,5 mm. altum et basi 3 mm. latum; labioli 1,5 mm. alti lobi sinu obtuso
vix 1 mm. profundo separati. Corolla calicis os 5 mm. excedens; tubus
circa 6 mm. longus, parte cylindrica 3 mm. longa, ventriculo 2,5 mm. longo
et 1,5 mm. profundo; labrum 2,5 mm. longum; labioli 4 mm. longi, lobi
laterales 1,5 mm. alti, medius 3 mm. longus. Staminum filamenta vix
1 mm.longa; pollinatoria vix 2 mm. longa, loculis 1,5 mm. altis; vectiaria
1,5 mm. longa. Stylus 9-10 mm. longus, ramo postico ad 2 mm. antico
infra 1 mm. longo.
Bolivia : Sierra de Santa Cruz, Maj. 1892.
Cette plante appartient, dans la section Calosphace, au $ Brachianthe,
groupe Vulgares. Par la forme de ses feuilles, elle est voisine des 8. brevi
calix Benth. et S. filipes Benth. Mais elle se distingue de ces espèces et
des voisines par son calice hérissé hispide, très nettement strié. Le
S. gracilis Benth. et S. prasüfolia Benth. à calice nettement strié, sont des
espèces mexicaines très différentes par la forme des feuilles.
Salvia tiraquensis Briq., sp. nov. — Herba procumbens ramosa,
ramis floriferis sat robustis, cæteris debilibus, ascendentibus, viridibus,
breviter pilosis, internodiis mediis præcipe infra spicastra sæpe elongatis.
Folia parva, sessilia vel subsessilia, ovato-elliptica, apice subacuta, mar-
ginibus infra medium convexioribus, basi breviter angustata, membra-
nacea, utrinque viridia, breviter sed grosse pilosa; nervatio simplex, haud
prominula; serratura constans ex dentibus crenatis, parvis, suberebris,
intus rectiuculis vel concaviusculis, extus convexis, culminibus + aculis
prorsus versis. Verticillastri 6 flori bracteis membranaceis, lanceolato-
acuminatis, integris, floribus brevioribus, in spicastra terminalia dorsi-
ventralia congesta inferne sæpius internodio longiore a cæteris separato.
Flores pedicellis dense pubescentibus instructi. Calix tubuloso-campanu-
latus, valide striatus, viridis, superne sæpius cærulescens; tubus breviter
grosse sed sat breviter pilosus; labrum ovato-acuminata, integrum apice
mucronulatum; labiolum lobis ovato-acuminatis labro angustioribus sed
subæquilongis ; calix maturus valde auctus. Corolla cærulæa, breviter
exserta; tubus basi cylindricus, dein subito antice versus medium ven-
tricosus; labrum subrectum breve, extus dense pubescens; labiolum
patens, labro multo longiore, lobis lateralibus oblique extensis, rotun-
datis, medio longiore obovato. Stamina sub labro ascendentia; filamenta
852 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (72)
brevia ; pollinatoria nuda vectiariis aliq. longiora loculos mediocres
ferentia; vectiaria cochlearibus remiformibus apice obtusis in ventriculo
corollino collocatis. Stylus exsertus, bifariam pilosus, apice profunde
bifidus, ramo postico acuminato multo longiore, antico brevi acuto versus
labiolum spectante. Nuculæ ovoideæ, fusc®, leaves.
Planta (ex O.Kuntze) ad 25 em. alta. Internodia longissima suppetentia
ad 7 cm. longa. Folia superficie 1,5-1,8 X 0,6-0,8 cm.; dentium culmina
0,7-1 mm. alta et 1,5-3 mm. distantia. Spicastrum 5-8 cm. longum. Calix
sub anthesi 6-7 mm. longus, tubo 5 mm. profundo, lobis 1,5 mm. altis.
Corolla calicis os fere À cm. excedens; tubus in toto 8 mm. longus ipse
parum exsertus, parte inferiore cylindrica # mm. longa, ventriculo 3 mm.
longo et infra À mm. profundo; labrum 3 mm. longum ; labiolum 7 mm.
longum, lobis lateralibus 4 mm, latis, medio 3 mm. longo. Staminalium
parlium dimensiones ne flos unicus deleatur hic prætermissæ, eis speciei
præcedentis valde similes. Stylus 13 mm. longus, ramo postico 3 mm.
longo anlico À mm. longo.
Bolivia : Tiraqui, 2 Apr. 1892.
Cette espèce se classe, à l’intérieur de la section Calosphace, dans le
$ Brachianthæ, groupe Vulgares. Elle se rapproche quelque peu des
S. Bogotensis Benth. et S. galeata Ruiz. et Pav.; la premiere de ces
espèces, qui a un port analogue, en diffère par ses feuilles pétiolées,
tomenteuses, blanchâtres en dessous et son labre calicinal 3 denté; la
seconde possède un labre corollin galéiforme. Le S. tiraquensis s’eloigne
de toutes les espèces du groupe Rudes, duquel on serait tenté de le rap-
procher, par des feuilles atténuées-cunéiformes à la base.
Salvia Gilliesii Benth. Lab. gen. et sp. p. 265.
Var. Lorentzii Hieronym. — Cette variété est plus élancée que le
type, à feuilles plus larges, moins fortement tomenteuses en dessous,
plus nettement crénelées.
Argentinia : Cordoba, Dique. Dec. 1891.
Salvia approximata Briq. Frag. Mon. Lab. I. p. 100 (1889). —
D'après les notes de M. Kuntze la forme habituelle de cette espèce atteint
75 cm. de hauteur et varie à corolles blanches ou d’un bleu clair.
Paraguay mérid. : loco haud indicato, Sept. 1892.
Var. Kuntzeana Brig. — A typo differt, foliis brevius petiolatis
sublus viridioribus, crenis majoribus, calicibus præsertim ad nervos
(73) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 853
ciliato-pilosis, caule pilis sparsis ornatus, præcipue autem calice maturo
longiore, labioli calicini lobis minus ovatis, acutioribus.
Paraguay merid. : loco haud indicato, Sept. 1892.
Salvia erythradena Briq., sp. nov. — Suffrutex parvus, procum-
bens, ramosus, ramis ascendentibus, tenuibus, minute puberulis, interno-
diis mediocribus. Folia ovato-elliptica, apice subacuta, marginibus sub-
recta in apicem convergentibus basin versus convexis, basi rotundato-
truncata, petiolo tenui distincto aucta, supra viridia minute pubentia,
subtus viridia pilis minimis stellatis et glandulis rubro-aurantiacis sessi-
libus crebris obsila, sat parva, rugosula; nervatio reticulata vel relicu-
lescens, subtus leviter prominula et areolas parvas in pagina delineante,
paginam superiorem minulissime bullans; serratura constans ex crenis
parvis, crebris. regularibus, extus et intus convexis, culminibus obtusis
vel rotundatis. Verticillastri 6 flori, bracteis lanceolatis parvis caducis
instructi, haud numerosi (2-4) in spicastra terminalia interrupta racemi-
formia congesti. Flores pedicellis brevissime pubescentibus instructi. Calix
sub anthesi campanulatus, -+ nervosus, viridis vel superne violaceus,
brevissime pubescens, glandulis parvis rubro-aurantiacis adspersus;
labrum late ovatum, apice minute tridentatum; labioli lobi labro æqui-
longi ovato-aculi; calix maturus accretus, magis tubulosus. Corolla
breviter exserta, pallide coerulea; tubus membranaceus, parte inferiore
majore tenuiter cylindrico, superne tam postice quam antice ampliatus,
antice tamen magis ventricosus, sub labiis constrictus, intus nudus;
labrum ovatum, subgaleatum, concavum extus minute pubescens, apice
emarginatum; labiolum labro longius, lobis lateralibus valde extensis
rotundatis, lobo medio deflexo-obovato, marginibus + undulatis, magis
venoso. Stamina sub labro ascendentia; filamenta brevia aliq. ultra articu-
lationem obtuse protensa; pollinatoria incurva, vectiariis æquilonga, lo-
culos sat magnos ferentia; vectiaria fere statim in cochlearia superne
lata dein apicem versus obtuse extenuata abeuntia, in ventriculo tubi
corollini collocala. Stylus exsertus apicem versus brevissime pubens,
apice bifidus, ramo postico longiore acuminato recurvo, antico breviore
acuto versus labiolum spectante. Nuculæ ovoideæ, fuscæ, læves.
Planta (ex spec. suppetentibus) 15 cm. alla. Internodia media 1-3 cm.
longa. Foliorum limbus superficie 1,5-2 X 0,6-1 cm., petiolus 2-5 mm.
longus; crenarum culmina 0,5 mm. alta et 0,6-2 mm. distantia. Spicas-
trum 3-6 cm. longum, internodio infraspicastrale longe pedunculiformi.
Pedicelli 2-4 mm. longi. Calix sub anthesi 5-6 mm. longus, tubo 4-4,5 mm.
854 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 74°
J
longo, labiis 1,5 mm. longis, labri mucronibus circa 0,2 mm. altis, labioli
lobis superficie 1 X 1,5 mm. Corolla eirca 1 cm. calicis os excedens ;
tubus in toto 8 mm. longus, parte cylindrica 5 mm. longa, parte ampliata
3 mm. longa; labrum 5 mm. longum et 1-2 mm. profundum ; labiolum
8 mm. longum, lobis lateralibus 4 mm. latis et 1,5 mm. longis, lobo
medio circiter 4-5 mm. longo. Staminum filamenta 2,5 mm. longa; polli-
natoria 2 mm. longa, loculis 1,5 mm. longis; vectiaria 1,5 mm. longa,
cochlearibus superficie 1,5 X 0,6 mm., valide longitudinaliter agglutinati.
Stylus circa 13 mm. longus, ramo postico 2,5 mm. longo, infimo 0,6 mm.
longo.
Bolivia : ad rivum Rio Tapacari, 3000 m., 19 Mart. 1892.
Cette plante appartient, dans la section Calosphace, au $ Brachyanthæ,
groupe Scordonieæ. On ne peut guère la comparer, et encore d’une façon
peu étroite, qu'avec les S. cuspidata Ruiz et Pav., S. Gilliesü Benth. et
S. cardiophylla Benth. Sans parler du port qui est tout autre, les deux
dernières espèces se distinguent de suite par un labre calicinal entier.
Quant à la première, notre plante en diffère fortement par son indument
étoilé, ses nombreuses petites glandes orangées et par la forme de ses
feuilles.
Salvia procurrens Benth. Lab. gen. et spec., p. 266. — Uruguay:
ad ripas fl. Rio Santa Lucia, Nov. 1892; Montevideo, 7 Dec. 1791.
Salvia sophrona Briq., sp. nov. — Herba (ut videtur) parum
elata, caule procumbente vel decumbente, ramis ascendentibus parcissime
adpresse pubescentibus, internodiis mediis mediocribus. Folia membra-
nacea, late ovata, sessilia vel subsessilia, apice oblusa, superiora tantum
subacuta vel acuta, marginibus infra medium convexioribus, basi rotun-
dato-cordata, supra atro-viridia, breviter sparse pilosa, subtus pallidiora
eodem indumento instructa, membranacea, parva; nervatio simplex, non
vel vix subtus prominula; serratura constans ex dentibus crenalis, parvis,
crebris, intus + rectiusculis, extus obtusis, culminibus obtusis vel sub-
aculis prorsus versis. Verticillastri 6-flori, bracteis ovato-lanceolatis, mem-
branaceis + caducis, in spicastra terminalia paupera interrupta congesti.
Flores pedicellis breviter pubescentibus instructi. Calix sub anthesi
oyato-campanulatus, tubo striato nervoso, viridi, sepe superne violaceo,
parce pilis prorsus versis ornato ; labrum late ovatum apicem versus acu-
minatum integrum : labioli lobi 2 ovato-acuminati; maturus accretus,
Corolla cœrulea, breviter exserta; tubus membranaceus, cylindricus,
(75) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 855
superne antice sensim ampliatus, ventricosus; labrum subrectum exlus
pubescens, apice breviter emarginatum; labiolum labro longius, lobis
lateralibus late protensis rotundatis, lobo medio obovato longiore margi-
nibus aliq. undulatis. Stamina sub labro ascendentia in flore unico sine
analysi haud tute describenda. Stylus exsertus, superne leviter pubescens,
ramo postico longiore acuminato recurvo, antico brevi acuto versus
labiolum spectante. Nuculæ ovoideæ loves.
Specimina nostra 20 cm. alta. Internodia media 2-3 cm. longa. Folia
superficie 1,5-2X 1,2-1,4 cm.; crenarum culmina 0,5 mm. alta et 1-2 mm.
distantia. Spicastrum ad 6 cm. longum, sæpius multo brevius. Pedicelli
2-3 mm. longi. Calix sub anthesi 8 mm. longus, tubo 6 mm. profundo.
dentibus 2,5 mm. longis; maturus 10 mm. longus. Corolla calicis os fere
1 cm. excedens; lubus in toto fere 9 mm. longo, ventriculo parum pro-
fundo circa 3 mm. longo; labrum 5 mm. longum: labiolum 7-8 mm.
longum. Styli ramus posticus 2 mm. longus, anticus 0,6 mm. longus.
Bolivia : Tunari S., Maj. 1892.
Cette espèce appartient, dans la section Calosphace, au $ Brachyanthe,
groupe Cordifohæ. Elle se distingue des formes de ce groupe, peu nom-
breuses d’ailleurs, par ses tiges peu érigées, presque couchées, par ses
feuilles petites, sessiles, glabrescentes, faiblement crénelées-dentées, par
son indument et son inflorescence. On pourrait aussi et mieux la com-
parer-au groupe Rudes du Brésil méridional, de l’'Uruguay et du Para-
guay, où elle ne cadre cependant avec aucune des espèces décrites.
Salvia rigida Benth. Lab. gen. et spec., p. 269.
Paraguay merid. : loco haud indicato, Nov. 1892.
Cette forme a d’après M. Kuntze des corolles blanches et s'élève à
50 cm.; elle est intermédiaire entre les var. lucida Briq. et var. inierno-
dialis Brig. (Voy. Briquet Labiées du Paraguay, 1896).
Salvia minarum Briq., sp. nov. — Caules e basi lignosa haud
crassà herbacei, ascendentes, pilis brevibus sat crebris et longioribus par-
cioribus commixtis ornati, internodiis mediis mediocribus. Folia sessilia,
elliptica, apice obtusa, apiculata, marginibus parum convexis, basi rotun-
dato-cordata, utrinque viridia et pilis longis sparsis ornata, aliq. rigida
nervosaque, parva; nervatio simplex vel reticulescens, nervis subtus
aliq. prominulis; serratura constans ex crenis minimis crebris in margi-
nibus alig. recurvis locatis intus rectiusculis vel convexiusculis, extus
convexis, culminibus obtusis. Verticillastri sub 2-flori in spicastris race-
856 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (76)
mosis terminalibus interruptis perpauperibus congesti, bracteis lanceo-
latis, caducis. Pedicelli undique dense patenter pubescentes. Calix campa-
nulatus, valide striatus, undique parce patenter pilosus; labrum late
ovatum, integrum; labioli lobi ovato-acuti, basi connati. Corolla pallide
coerulea breviter exserta; tubus membranaceus, basi tenuis + cylindricus,
subito inferne infra medium ventricoso-ampliatus, nudus; labrum sub-
rectum extus adpresse pubescens, apice aliq. emarginatum; labiolum-
patens, labro multo longior, lobis lateralibus latis pratensis apice rotun-
datis, lobo medio obovato, longiore, marginibus undulatis. Stamina sub
labro ascendentia, haud exserta; filamenta nuda, brevia, ultra articula-
tionem obtuse protensa; pollinatoria vectiariis aliq. longiora, curvula,
loculis mediocribus; vectiaria cochlearibus forma S. rigidæ (lanquam
videre potuimus) in ventriculo corollino locata. Stylus non vel vix exsertus,
superne bifariam pilosus, apice inæqualiter bifidus. Nuculæ ovoideæ,
læves, fuscæ.
Specimen 25 cm. altum. Internodia (suppetentia) media 2-2,5 mm. longa.
Folia superficie circa 1,5 X 0,5 cm.; crenarum culmina circa 0,2 mm.
alta et 0,5-1 mm. distantia. Spicastrum (suppet.) 2,5 mm. longum. Pedi-
celli 4 mm. longi. Calix 6 mm. longus, tubo 4 mm. profundo, labiis 2 mm.
altis. Corollæ tubus 5 mm. longus, parte angusta 2 mm. longa, ventriculo
3 mm. longo et infra À mm. profundo; labrum 3,5 mm. longum; labioli
8 mm. longi lobi laterales 4 mm. lati et circa 1 mm. alti, lobus medius
% mm. longus. Genitalium dimensiones sine analysi in flore unico non
licita haud indicandæ.
Brasilia merid. : Contendas, Minas Geraës, Dec. 1892.
Cette élégante petite espèce appartient, dans la section Calosphace,
au $ Brachyanthæ, groupe Rudes. Elle est voisine des S. ovalifoha,
St-Hil., S. lachnostachys Benth., S. rigida Benth., S. viscida S. Hil. et
S. brevipes Benth. Elle se distingue facilement du S. ovalifolia par ses
feuilles très petiles, velues, et son calice campanulé; du S. lachnostachys
par ses feuilles non couvertes en dessous d’un vestimentum roussâtre et
ses brachées lancéolées, caduques; du S. viscida par ses feuilles rudes et
non mollement velues et ses spicastres simples; du S. rigida par ses
feuilles velues à poils rudes et non finement pubescentes en dessous
entre le réseau des nervures et par ses calices bien plus courts; du
S. brevipes par ses feuilles apiculées au sommet, moins rugueuses, à cré-
nelures plus fines et plus nombreuses. et par ses calices plus courts
globuleux-campanulés, et non tubuleux-campanulés. Le S. minarum
diffère en outre de toutes ces espèces par ses verticillastres biflores.
(77) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLÆ LABIATARUM. 857
Salvia retinervia Briq., sp. nov. — Frutex mediocris, ramosus,
ramis undique canescentibus, internodiis mediis mediocribus. Folia + an-
guste oblongo-lanceolata, apice acuta marginibus lenissime et longe
convexis vel subparallelis, basi breviter acute extenuala, petiolo canes-
cente distincto aucla, supra atroviridia, brevissime sparce pubescentia,
subtus canescentia, sat magna; nervatio reticulata, subtus + prominula,
rele anastomosium denso, areolis parvis, paginam superiorem fodiens et
bullans; serratura constans ex crenis parvis, crebris, semicircularibus vel
intus rectis vel convexiusculis, extus convexis, culminibus obtusis vel
rotundatis. Verticillastri pauciflori 2-4 flori, bracteis lanceolatis caducis,
in spicastra dorsiventralia brevia densa congesti. Flores pedicellis
canescentibus distinelis instructi. Calix sub anthesi sat magnus, undique
canescens, campanulato-Lubulosus; tubus superne aliq. ampliatus, nervis
mediocriter evidentibus; labrum late ovatum, apice mucronulatum ; labioli
lobis late ovatis sed labro angustioribus, apice mucronulatis; maturus
acutus, late campanulato-ampliatus. Corolla atro-cærulea, e tubo pulchre
exserta; tubus basi cylindricus, membranaceus, ultra medium antice
ventricoso-ampliatum nudum; labrum subrectum, extus aliq. pubescens,
apice emarginatum; labiolum patens, labro aliq. longiore, lobis laterali-
bus protensis, sed parum altis, apice rotundatis, lobo medio obovato, lato,
cæteris venosiore, marginibus leviter undulatis. Stamina sub labro ascen-
dentia exserta; filamenta brevia incurva aliq. ultra articulationem obluse
et late extensa; pollinatoria vecliariis longiora robusta loculos sat longos
ferentia; vecliaria fere statim post articulationem ampiata, dein in api-
cem rotundatum sensim internuata, + remifornia. Stylus pulchre exser-
tus, glaber, profunde inæqualiter bifidus, ramo postico longiore acumi-
nato, antico antice curvato acuto. Nuculæ ovoideæ, fuscæ, læves.
Frutex (ex O0. Kuntze) 1,50 m. altus. Internodia (suppetentia) 2-2,5 cm.
longa. Foliorum lamina superficie 6-7 X 1-2,3 cm. petiolus 7-15 mm.
longus; crenarum culmina 0,8-1,5 alta et 1-3 mm. distantia. Spicastrum
circa 5 mm. longum. Pedicelli 2-4 mm. longi. Calix sub anthesi circa
9 mm. longus, tubo 7-8 mm. profundo, labro superficie 1,5-2 X 3-5 mm.,
labioli lobis superfice 1,5 X 3 mm.; maturus circa 14 mm. longus, tubo
10-11 mm. profundo, labiis circa 4 mm. longis. Corolla 15-17 mm.
calicis os excedens; tubus in toto 15 mm. longo, parte cylindrica 8 mm.
longa, ventriculo 3-4 mm. et infra 1 mm. profundo; labrum 8 mm. lon-
gum; labiolum 10-12 em. longum; lobis lateralibus 5 mm. latis et
1,5-1,7 mm. altis, lobo medio 3 mm. longo. Staminum filamenta circa
3,5 mm. longa; pollinatoria 8-9 mm. longa, loculis curvulis fere 2 mm.
BULL. HERB. Boiss., décembre 1896. 56
898 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (78)
altis; vectiaria 4 mm. longa, cochlearibus superficie 3,5 X 1 mm. Stylus
circa 28 mm. longus, ramo postico 4 mm., antico 1 mm. alto.
Bolivia : Chilon, Sierra de Santa Cruz, 1600 m., Maj. 1892.
Cette espèce appartient, dans la section Calosphace, au $ Longifloræ,
groupe Corrugatæ. Elle diffère du S. corrugata Vahl. par ses feuilles non
couvertes d’un tomentum roussâtre en dessous, par ses verticillastres
plus pauciflores et par son calice canescent; du S. bullulata Benth., par
ses rameaux non hispides et ses feuilles aiguës, non scabres en dessus et
son calice canescent; du S. pustulata Benth., par ses rameaux non hispi-
des, ses feuilles lancéolées-oblongues bien plus étroites, non scabres en
dessus, canescentes et non couvertes en dessous d’une épaisse villosité et
son calice canescent.
Salvia gasterantha Briq., sp. nov. — Frutex mediocris, ramosus,
ramis ascendentibus, sterilibus tenuibus, internodiis mediocribus, inter-
nodiorum faciebus oppositis alternatim dense pubescentibus, cæteris
ambobus in quoque internodio brevissime puberulis vel glabriuseulis.
Folia ovata, apice obtusa vel subacuta, marginibus infra medium con-
vexioribus, basi breviter rotundato-extenuata, petiolo debili evoluto dis-
tincto brevissime puberulo insidentia, utrinque viridia glabra, mediocria ;
nervatio simplex haud prominula; serratura constans ex denlibus cre-
natis parvis, sat crebris, intus rectiusculis vel convexiusculis, extus
convexis, culminibus sæpius obtusis prorsus versis. Verticillastri 2-6 flori,
bracteis lanceolatis caducis, in spicastra brevia terminalia congesti. Flores
pedicellis tenuiter pubescentibus distinetis instructi. Calix sub anthesi
tubulosus; tubus basi ovatus, breviter parce pubescens, striatus, viridis;
labrum ovatum, integrum; labioli lobis lanceolatis labro angustioribus et
aliq. brevioribus. Corolla eleganter carminea, pulcherrime exserta; tubus
basi cylindricus, membranaceus, ultra medium antice sensim ampliato-
ventricosus, ore constrictus; labrum concavum, glabrum vel apicem
versus minute pubens, apice emarginatum; labiolum labro aliq. longius,
deflexo-patens, lobis lateralibus rotundatis, lobo medio obovato, magno,
venosiore, marginibus vix undulatis, apice sæpe aliq. pleuridiatum.
Stamina sub dorso tubi ascendentia, loculis in labro sita; filamenta recta,
nuda, brevia, ultra articulalionem pulchre extenuata; pollinatoria vec-
lariis + æquilonga leviter curvula, loco articulationis ampliata, loculos
sal magnos ferentia; vectiaria sensim in cochlearia remiformia longa
ampliala, Stylus apicem versus postice sepe pilosum patentium ornatus,
ramis exsertis, postico aliq. longiore revoluto. Nuculæ ovoideæ læves.
(79) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 859
Planta (ex 0. Kuntze) 1 m. alta. Internodia media 2-3 cm. longa.
Foliorum lamina superficie 1,5-3 X 1,5-2 cm., petiolus 1-45 cm.
longus; dentium culmina 0,3-0,8 mm. alla et 4-3 mm. distantia. Spi-
castrum 4-5 cm. longum. Pedicelli ad # mm. longi. Calix sub anthesi
9 mm. longus, tubo 6 mm. profundo, labro superficie 3-4 X 3-4 mm.,
labioli lobis superficie 3 X 2,5 mm. Corolla calicis os 1,8 cm. excedens;
tubus in toto 1,5 mm. longus, parte cylindrica circa À cm. longa, ventri-
culo circa 5 mm. longo et À mm. profundo; labrum 6 mm. longum;
labiolum circa 8 mm. longum, lobis lateralibus 3 mm. latis et 1,5 mm.
altis, medio superficie 5-6 X 9 mm. Staminum filamenta 2,5 mm. longa;
pollinatoria 5 mm. longa, loculis 2,5 mm. altis; vectiaria 5 mm. longa,
cochlearibus basi 1 vel fere 1 mm. latis. Stylus 2 cm. longus, ramo pos-
tico 2,5 mm. alto, antico fere 2 mm. longo.
Uruguay : ad stationem ferroviæ, Nov. 1892.
Si l’on s’en tient à la classification mi-géographique, mi-morpholo-
gique de Bentham; il faudrait placer cette espèce à l’intérieur de la sec-
tion Calosphace, dans le $ Longifloræ, groupe Nobiles. Mais elle se
separe de toutes les formes connues par son tube corollin nettement
ventriculé. Le S. gasterantha se rapproche en réalité beaucoup plus du
groupe mexicain des Fulgentes, dans lequel un arrangement strictement
morphologique oblige de le placer. Dans le cercle des Fulgentes, notre
plante n’a d’affinités étroites qu'avec le S. Grahami Benth. qui s’en dis-
lingue par ses fleurs un peu plus grandes et ses feuilles à limbe élargi,
cordé à la base.
Salvia fruticetorum Benth. Lab. gen. et sp., p. 284. — Nous
rapportons avec quelque doute à celte espèce un échantillon récolté en
Bolivie, massif de Tunari, à 2200 m., en avril-mai 1892. La plante cadre
fort bien avec l'espèce brésilienne, mais comme la corolle manque, on
ne saurait considérer cette détermination que comme provisoire.
Salvia Kuntzeana Briq., sp. nov. — Frutex nobilis, elegans,
ramis junioribus viridibus adpresse breviter pubescentibus, vetustioribus
pubescentia præcipue in faciebus sulcatulis oppositis alternatim collocata,
internodiis satis elongatis. Folia elongato-oblonga, apice breviter acuta,
mucronulata, marginibus subparallelis vel longissime convexiusculis, basi
breviter in petiolum brevissimum rotundato-extenuata, supra viridia ad-
presse breviter et parce puberula, subtus pallidiora breviter adpresse sed
densius pubescentia, rugolusa, rigida, sat magna; nervatio reticulata vel
vr
860 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (80)
reticulescens, paginam superiorem aliq. fodiens, subtus irregulariter pro-
minula; serratura constans ex crenis vel dentibus crenatis, intus sæpius
concaviusculis, extus convexis vel gibbis, culminibus obtusis prorsus
versis; in foliis superioribus + evanescens. Verticillastri biflori, bracteis
lineari-lanceolatis, albo-tomentosis, deciduis, in spicastra elongata termi-
nalia, internodiis elongatis interrupla congesti. Flores pedicellis evolutis,
distinclis, canescentibus præditi. Calix tubuloso-campanulatus, sordide
purpurascens, undique pilis patentibus brevibus rigidis glandulis com-
mixtis obtectus; tubus sensim ampliatus, a nervis parum prominule
striatus; labrum integrum, ovatum, breviter acuminatum; labioli lobi
ovalo-lanceolati, basi alte connati, sinu rotundato separati. Corolla pur-
purea, pulcherrime exserta, magna, extus undique pilis undulatis bar-
bato-pubescens; tubus basi cylindrico-saccatus membranaceus, glabrius-
culis, mox subito antice in faucem ventricosam magnam ampliatus ; labrum
magnum, rectiusculum; labiolum labro aliq. longiore extus minus pubes-
cens, lobis lateralibus rotundatis, medio obovato majore. Stamina sub
labro corollino ascendentia; pollinatoria longa, nuda, loculos altos
ferentia; vectiaria in ventriculo corollino sita (in floribus duobus solis
evolutis sine analysi haud tute describenda). Stylus pulchre e labro
exsertus bifariam præcipue antice barbato-villosissimus, alte bifidus, ramo
postico aliq. longiore capillari, antico subtus + villoso robustiore. Nuculæ
ovoideæ, læves.
Planta (ex O0. Kuntze) 1 m. alta. Internodia media 5-6 em. longa.
Foliorum lamina superficie 5-7 X 1-1,5 em., petiolus 2-4 mm. longus;
crenarum culmina 0,5-0,7 mm. alla et 1-3 mm. distantia. Spicastra ad
20 cm. longa, internodiis inter verticillastros 4,5...4...3,5 etc. cm. longis.
Pedicelli 4-10 mm. longi. Calix 13 mm. longus, tubo 9 mm. profundo,
labiis 4 mm. altis, labioli lobis sinu 2,5 mm. profundo separatis. Corolla
calicis os fere 3 cm. excedens; tubus in tolo 2-2,5 cm. longus, parte infe-
riore 4-5 mm. longa et ad 3 mm. diametro; parte ventricosa circa L,5 mm.
longa, diametro ad 8 cm.; labrum 4,5-1,8 cm. longum, labiolum 1,7-2 cm.
longum. Staminum pollinatoria ultra 1 cm. longa, loculis 5 mm. longis.
Stylus 1,5 cm. labrum excedens, ramo postico fere 1 cm. longo, antico
6-7 mm. longo.
Bolivia : Parotani, 2400 m., 20 Mart. 1892.
Cette espèce remarquable à tous égards appartient, dans la section
Calosphace, au $ Longifloræ, et se rapproche, par sa corolle ventriculee,
du groupe Fulgentes. Mais les espèces de ce groupe sont toutes, sauf
la précédente qui n’a d’ailleurs aucun rapport avec celle-ci, des types
(81) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 861
mexicains et aucune ne peut lui être identifiée. La forme du ventricule se
retrouve chez les Cyaneæ à fleurs pourprées, dont elle est plus voisine.
Les caractères vegelalifs du S. Kuntzeana sont uniques dans ce dernier
groupe, et la fleur avec son style barbu à branches gigantesques n’y
trouve non plus aucune formation analogue. Les feuilles sont presque
identiques, comme forme, avec celles du S. asperifolia Benth. du Brésil,
qui appartient au groupe Elongatæ, moins l’indument caractéristique de
celte dernière espèce. À remarquer l'élargissement antérieur de la base
du tube corollaire qui fonctionne comme nectarophore indépendant du
ventricule récepteur des vectiaires.
Salvia chariantha Briq., sp. nov. — Frutex mediocris, ramosis-
simus, ramis fastigiato-ascendentibus, sat dense breviter pubescentibus,
pilis in regione inflorescentiæ cum glandulis stipitatis commixtis, inter-
nodiis mediis mediocribus vel elongatis. Folia lanceolata, sat angusta,
apice acuta, marginibus longe et leniter convexiusculis, basi cuneatim in
petiolum brevem puberulum extenuata, utrinque viridia, dense (præcipue
subtus) puberula, rugosula, mediocria; nervatio simplex vel subsimplex,
sublus sæpe aliq. prominula; serratura subnulla vel constans ex dentibus
parvis, raris, intus rectiusculis, extus convexiusculis, culminibus obtusis
vel acutis. Verticillastri 2-6 flori, bracteis ovalis caducis, in spicastra valde
elongata gracilia interrupta congesti. Flores pedicellis distinctis dense
breviter pubescentibus instructi. Calix sub anthesi tubulosus, dense bre-
viter glanduloso-pubescens, nervatione sat prominula, virescens, labiis
tubo brevioribus; labrum ovatum, apice breviter acutum; labioli dentes
ovato-lanceolati sinu profundo separati; maturus magis elongatus. Corolla
purpurea, longe et pulchre exserta; tubus parte inferiore tenuis subeylin-
dricus, dein antice subito ventricoso-ampliatus; labrum elongatum, sub-
rectum, apice emarginatum, extus puberulum ; labiolum deflexo-patens,
labro cireiter æquilongum, lobis lateralibus protensis, rotundatis, lobo
medio obovato marginibus + undulatis. Stamina sub dorso tubi corollini
et sub labro ascendentia; filamenta nuda, sublonga, ultra articulationem
vix protensa, subrectu; pollinatoria elongata, membranose ampliata,
loculum mediocrem ferentia; vectiaria pollinatoriis breviora, infra articu-
lationem apophysem acutam valde distinctam ferentia, ultra apophysem
sensim in cochlearia remiformia ampliata, apice valde oblique truncata
ideo acula, abeuntia. Stylus dense bifariam villosus, sed postice minus
quam anlice, profunde bifidus, ramis filiformibus, antico breviore decur-
vato, poslico lenuiore longiore. Nuculæ ovoideæ, læves.
862 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (82)
Planta (ex O0. Kuntze) 1 m. alta. Internodia media 3-8 cm. longa. Folio-
rum limbus superficie 3-5 X 0,6-1 cm., petiolus 2-6 mm. longus; den-
tium (cum adsint) culmina 0,1-0,5 mm. alta et 2-6 mm. distantia. Spi-
castra ad 20 cm. longa, internodiis inter verticillastros 4... 3... 2... etc. cm.
longis. Calix sub anthesi circa À cm. longus, tubo 7 mm. profundo, lobis
3 mm. altis; maturus 1,5 cm. longus, tubo 41 mm. profundo, dentibus
% mm. altis. Corolla 2 cm. calicis os excedens; tubus parte inferiore tenui
3 mm. longa et 2 mm. lata, parte ampliata fere 1,5 mm. longa et circa
5 mm. lata; labrum 1,3 cm. longum; labioli 4,3-1,4 em. longi lobi late-
rales 2-3 mm. alti, lobus medius 3 mm. longus. Staminum filamenta
5 mm. longa; pollinatoria 1,3-1,% cm. longa, loculis 4-5 mm. altis; vec-
tiaria 9 mm. longa, apophysibus 1 mm. altis, cochlearibus 7 mm. longis.
Stylus eirca 3,5 cm. allus, ramo antico circa 5 mm., postico 8 mm. longo.
Bolivia : ad fluv. Rio Juntas, alt. 3000 m., Apr. 1892.
Cette espèce appartient. dans la section Calosphace, au $ Longifloræ
groupe Cyaneæ, par sa corolle pourprée et ventrue, mais elle diffère de
toutes les espèces du groupe par la forme de ses feuilles. La région infé-
rieure du tube corollaire présente comme dans l'espèce précédente un
petit élargissement antérieur fonctionnant comme nectarophore.
Salvia melanocalyx Briq., sp. nov.— Herba elata, elegans, ramosa
ramis ascendentibus, pilis sparsis brevibus ornatis, internodiis mediis
mediocribus. Folia late ovata, apice acuminata, marginibus infra medium
convexioribus, basi rotundato-cordala, petiolo longo distincto glabres-
cente aucia, supra atroviridia, subtus pallide virescentia, utrinque sparse
puberula, membranacea, sat magna; nervatio simplex parum prominula;
serratura constans ex crenis crebris, mediocribus, rotundalis vel intus rec-
tiusculis et extus gibbis, culminibus obtusis. Verticillastri 6-flori, superne
tantum 2-flori, bracteis lanceolatis caducis, in spicastra elongata dorsiven-
tralia sat densa congesti. Flores pedicellis brevissime patenter pubescen-
tibus cœrulescentibus distinctis præditi. Calix tubulosus, breviter adpresse
et sparse pubescens, basi atro-viridis, superne atro-coerulescens, tubo
obscure nervato; labrum ovalum, acutum, integrum; labiolum sinu
latiore a labro separalum, bilobum, lobis basi connatis, ovalo-vel triangu-
lari-aculis, apice sæpe aliq. acuminatis, marginibus dense albo-ciliatis.
Corolla atro-coerulea, pulcherrime exserta; tubus membranaceus, tubo
parte inferiore cylindrico, superne præcipue antice in faucem ampliatam
leniter ventricosam ampliato, intus nudo; labrum labiolo aliq. longius,
leviter concavum, apice emarginatum; labiolum patens, lobis lateralibus
(83) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 863
protensis, apice rotundatis, lobo medio obovato. marginibus undulatis.
Stamina sub labro corollino ascendentia, nuda; filamenta brevia, reclius-
cula, vix ultra articulationem extensa; pollinatoria vecliariis longiora
leviter curvula, loculos magnos ferentia; vectiaria fere statim in cochlearia
pollinatorio aliq. latiora compressa longe reniformia abeuntia. Stylus
nudus, leviter ersertus, profunde bifidus, ramis filiformibus, postico
recurvo longiore. Nuculæ ovoideæ laves.
Internodia media 3-4 cm. longa. Foliorum lamina superficie 5-10 X
3-5 cm., petiolus 3-5 em. longus; crenarum culmina 0,5-1,5 alla et
2-3 mm. distantia. Spicastra 15 cm. longa. Pedicelli 3-6 mm. longi. Calix
sub anthesi fere 1 cm. longus, tubo 7-8 mm. profundo, labro superficie
2 X 2,5, labioli lobis 2-3 mm. altis, sinu augustissimo 1.5-2 mm. pro-
fundo separatis. Corolla calicis os circa 2,3 cm. excedens; tubus in toto
2 cm. longus; labrum 1 cm. altum; labiolum 7-8 mm. longum. Staminum
filamenta 2 mm. longa, pollinatoria 1 cm. longa, loculis 4 mm. altis; vec-
tiaria 8 mm. longa. Styli lobus posticus 3-4 mm., anticus 1,5 mm. longus.
Argentinia : prope Cordoba, culla, Dec. 1891.
Cette plante a évidemment été importée des régions plus septentrio-
nales. Elle appartient, dans la section Calosphace, au $ Longifloræ groupe
Cyaneæ. el se trouve même étre très voisine du S. cyanea Benth. du
Mexique, dont elle diffère par son calice à labre entier et non glanduleux.
Elle se dislingue du S. amethystina Sm. par ses feuilles grabrescentes et
vertes, non blanches-tomenteuses en dessous et par l’indument de son
calice. Le S. concolor Lamb. a des feuilles glabres, tronquées et des
calices striés à glandes stipitées. Le S. ianthina Ott. et Dietr. a des feuilles
rugueuses, des bractées colorées ovées-acuminées el des dents calicinales
plus acuminées. Enfin le S. ambigens Briq. se reconnaît immédiatement
à son style barbu.
Salvia amplifrons Briq., sp. nov. — Herba elata, ramis sparse
breviter pubescentibus, internodiis mediis elongalis. Folia late ovata,
apice breviter acuminata, marginibus convexioribus, basi rotundato-exte-
nuala, oblusa, tenuia, membranacea, utrinque glabriuseula, supra atro-
viridia, subtus pallidius virentia, magna, petiolo longissimo aucta; nervatio
simplex haud prominula; serratura constans ex dentibus crenatis, crebris,
robustis, intus rectiusculis vel convexiusculis, extus convexis, culminibus
obtusis, sepe mucrone minuto prorsus verso auctis. Verticillastri 6-10
flori, bracteis ovato-ellipticis, breviter acuminatis, membranaceis, deci-
duis, in spicastra terminalia longa interrupta congesti. Flores pedicellis
864 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (84)
distinetis breviter puberulis instrueti. Calix sub anthesi campanulatus,
sordide violaceus; tubus superne ampliatus, nervis parum evidentibus,
glabriusculus; labrum ovatum, apice acuminatum; labioli lobi ovalı sed
labro angustiores, longius acuminati, membranacei, basi breviter connati;
maturus valde auctus, membranaceus, nervis evidentioribus, omnino
defractus. Corolla exserta, violacea: tubus basi cylindricus, superne antice
distincte ventricoso-ampliatus, sub ore aliq. constrictus, intus nudus;
labrum rectum breve, apice concavum, emarginatum, extus dense pubes-
cens; labiolum labro brevius, pubens, glabriusculum, lobis lateralibus
rotundatis, lobo medio obovato valde colorato, marginibus leviter undu-
latis. Stamina sub labro ascendentia, nuda; filamentia rectiuscula, polli-
natoria vectiariis aliq. longiora, loculos mediocres ferenlia; vectiaria fere
stalim in cochlearia lata sensim apicem versus extenuala expansa, in
ventriculo corollino sita. Stylus glaber, apice profunde inæqualiter bifi-
dus, lobis filiformibus. Nuculæ ovoideæ, læves.
Planta (ex O0. Kuntze) 75 em. alba. Internodia maxima ultra 8 cm. longa.
Foliorum lamina superficie 12-18 X 8,5-11 em., petiolus 5-8 cm. longus;
dentium culmina 1.5-3 mm. alta et 4-8 mm. distantia. Spicastrum ad
25 cm. longum, verticillastris internodüs 6... 3,5... 2,5... 2, ele. cm. longis,
Pedicelli 4-6 mm. longi. Calix sub anthesi À em. longus, tubo 6 mm. pro-
fundo, labro 4 mm. alto, labiolo 5 mm. alto; maturus 1,3 cm. longus.
Corolla calicis os 1,2 cm. excedens; tubus in toto 1 em. longus, ventri-
culo 4,5 mm. longo et circa 1 mm. profundus; labrum 5 mm. longum;
labiolum 3-4 mm. longum. Staminalium partium et styli dimensiones in
flore unico sino analysi (illegali) haud tute indicandæ.
Bolivia : Tunari, 3000 m., Maj. 1892.
Cette espèce rentre, à l’intérieur de la section Calosphace, dans le
$ Longifloræ, groupe Cyaneæ. Elle est voisine des S. Martensi Gal.
S. biserrata Mart. et Gal., S. recurva Benth., S. cyanea Benth., elc., mais
elle se sépare de toules les espèces du groupe par la forme de ses
feuilles.
Salvia oxyphora Briq., sp. nov. — Herba ut videtur elata, ramis
viridibus vel purpurascentibus, glabris vel parce puberulis,internodiis me-
diis mediocribus vel elongatis. Folia lanceolata vel subovato-lanceolata,
apice longissime acuminata, marginibus longe et + leniter convexis, basi
acute extenuala, petiolo distincto glabriusculo aucta, sat magna, rigida,
subcarnosula, utrinque viridia, glabra vel minute et parce puberula; ner-
vatio simplex, subtus aliq. prominula, nervis nonnullis transversis lim-
ee
DR UINE =
(89) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 865
bum rugantibus sed nullo modo ut in foliis retinerviis veris; serratura
constans ex dentibus parvis, adpressis, extus undulatis, culminibus mu-
eronulalis parvis prorsus versis, distantibus, in limbi acumine elongato et
angusto nulla. Verticillastri 6 flori, bracteis ovato-lanceolatis, basi amplexi-
caulibus, carnosulis, coloratis, glabriusculis, marginibus sæpe pilis brevis-
simis pareis rigidulis ciliolatis, subpersistentibus, in spicastra terminulia
brevia dense congesti. Calix sub anthesi campanulatus, + viridis; tubus
valide striatus, glaber; labrum ovatum, apice minute mucronulatum, inte-
grum ; labiolum lobis ovatis sed labro angustioribus, longius acuminatis,
basi connatis et sinu perangusto separatis ; malurus auctus, purpurascens.
Corolla rubra, exserta ; tubus basi cylindricus, membranaceus, glabrius-
culus, satis tenuis, sed mox subito undique æqualiter ampliatus campa-
nulato-tubulosus, undique dense strigoso-pubescens; labrum breve, con-
cavum rotundatum, apice emarginatum, extus strigoso-villosum ; labiolum
labro æquilongum, extus strigoso-pubescens, lobis lateralibus protensis
rotundatis, lobo medio obovato, brevi, marginibus leviter undulatis. Sta-
mina sub dorso tubi corolli ascendentia, filamentis brevibus; pollinatorlis
nudis et vectiaris in floribus duobus unicis sine analysı (haud licita) non
describendis. Stylus robustus exserlus bifariam villosissimus, apice pro-
funde bifidus, ramo antico acuto glabriusculo versus labiolum spectante,
postico extus + villoso longiore acuminato recurvo. Nuculæ ovoideæ
læves.
Herba perennis, internodiis maximis fere 9 em. longis. Foliorum
lamina superficie eirca 12 X 3,5-4,5 cm., petiolus 1-15 cm. longus
dentium culmina 0,5-1 mm. alta et 3-6 mm. distantia; limbi acumen
integrum 2-3 cm. longum et 6-2 mm. latum. Spicastrum (suppet.) 3 em.
longum, bracteis inferioribus sect. long. 15-18 X 9-12 mm. Pedicelli
2-3 mm. longi. Calix sub anthesi 13-14 mm. longus, tubo 10 mm. pro-
fundo, labro 2,5 mm. alto, labioli lobis 4 mm. longis et sinu 2,5 mm.
profundo separatis; maturus fere 1,5 em. longus. Corolla calieis os 1,5 cm
excedens; lubus in toto 1,8 cm. longus, parte inferiore tenui 2-2,5 mm.
profunda et infra 2 mm. lata, superiore ampliata 1,5 cm. longa et 4 mm.
lata; labrum fere 5 mm. longum; labiolum 5 mm. longum, lobis latera-
libus 1,5 mm. aitis, lobo medio circa 3 mm. longo. Antherarum loculi
3-5 mm. longi. Styli ramus anticus 1,5 mm. longus, posticus 3-4 mm.
altus.
Bolivia : Rio Juntas, 1200 m., Apr. 1892.
Le S. oxyphora appartient, dans la section Calosphace, au $ Longiflor,
groupe Tubifloræ. Il se rapproche des S. pauciserrata Benth. et S. derasa
866 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (86)
Benth., mais s’en distingue facilement par ses feuilles et son calice. Le
port est un peu celui du S. involucrata Cav.
Salvia avicularis Briq., sp. nov. — Herba elata, robusta, ramosa,
ramis ascendentibus, undique dense piloso-pubescentibus, pilis + paten-
tibus cum glandulis stipitatis commixtis, internodiis mediis mediocribus.
Folia lanceolato-oblonga, apice obtusa vel subacuta, marginibus leniter et
longe convexis, infra medium convexioribus, basi rotundato-extenuala,
peliolo dense breviter pubescente brevi distineio aucta, supra viridia,
breviter pubescentia, subtus albo-tomentosa, + rugosa, mediocria; ner-
valio reticulata, paginam superiorem fodiens et sæpe aliq. bullans, in
pagina inferiore tomentum + areolans; serratura constans ex dentibus
crenalis, parvis, crebris, intus rectiusculis vel aliq. undulatis, extus
gibbis, culminibus obtusis, mucronibus parvis prorsus versis præditis.
Verticillastri 4-6 flori in spicastra densia vel inferne interrupta dorsi-
ventralia longa congesti, bracteis ovato-lanceolatis, caducis. Flores pedi-
cellis patenter pilosis et stipitato-glandulosis distinclis præditi. Calix
tubulosus undique pilis patentibus cum glaudulis stipilatis commixtis
præditu, tubo varidi, valide striato; labrum ovatum apice acutum, rectum;
labioli lobi ovato-acuminati labro subæquilongi sed eo angustiores, basi
breviter connati, sinu augusio separati. Corolla eleganter kermesina,
pulcherrime exserta ; tubus elongatus, aliq. incurvus, superne sensim
leviter ampliatus; labrum ovatum, extus breviter villosum, apice vix
emarginatum ; labiolum patenti-deflexum labro brevius, intense kerme-
sinum, lobis lateralibus rotundatis brevibus, lobo medio obovato brevi,
lato, lateralibus vix vel non longiore. Stamina e labro longe exerta ; fila-
menta brevia rectiuscula, vix ultra arliculationem protensa; pollinatoria
vectiariis longiora, nuda, rectiuscula, loculos Kermesinos longos, sub-
rectos, post anthesin incurvos ferentia; vectiaria sensim in cochlearia
ampliato-remiformia, augusla, apice obtusa et kermesina, longitudinaliter
connala extenuata. Stylus longissimus, filiformis, apice kermesinus, bre-
viter inæqualiter bilobus, lobo antico brevissime acuto versus labiolum
speclante, postico longiore rectiusculo. Nuculæ ovoideæ, læves.
Planta (ex ©. Kuntze) I m. alta. Internodia media 4-5 cm. longa. Folio-
rum lamina superficie 5-6 X 1,5-2,3 cm., peliolus 4-7 mm. longus; cre-
narum culmina 0,6-4 mm. alta et 4-2 mm. distantia. Spicastrum ad 15 cm.
longum. Pedicelli 2-3 mm. longi. Calix sub anthesi 1 cm. longus, tubo
6 mm. profondo, labiis 2-3 mm. altis, labioli sinu fere 2 mm. profundo;
maturus ad 1,4 cm. longus. Corolla calicis os circa 2 cm. excedens; tubus
(87) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 867
in toto 2.5 cm. longus; labrum 6 mm. altum; labiolum 3 mm. longum,
lobis lateralibus 1,5 mm. altis et fere 2 mm. latis, medio superficie
1,7 3 mm. Stamina labrum 0,5 em. excedentia, filamentis 2,5 mm.
longis, pollinatoriis 1 cm. longis, loculis fere 3 mm. altis, vectiariis
8-9 mm. longis. Stylus labrum circa À cm. excedens, in toto 4 cm. longus,
ramo anlico 0,7 mm. postico 2,5-3 mm. longo.
Bolivia : Cochabamba, 3000 m., 26 Mart. 1892.
Cette espèce appartient, dans la section Calosphace, au $ Longifloræ,
groupe T'ubifloræ ; elle est voisine du S. Hændkei Benth. qui en diffère par
ses rameaux incanes et ses lobes calicinaux obstusiuscules. Une note de
M. Kuntze, confirmant les données connues sur les sauges américaines à
étamines exsertes et à corolle tubiflore, brillamment colorée, nous
apprend que les fleurs du S$S. avicularis sont visitées par de petits
oiseaux !
Salvia pseudo-avicularis Briq. sp. nov. — Herba robusla,
elata, ramosa, ramis ascendentibus, internodiis mediis mediocribus, mi-
nute adpresse puberulis. Folia lanceolata, apice acuta, subacuta vel acumi-
nata, marginibus longe et leniter convexis, basi rotundato-extenuala,
petiolo canescente distincto aucta, supra atroviridia, parce breviter pubes-
cenlia, sublus albo-tomentosa, rugosa, sat magna; nervatio reticulala
paginam superiorem fodiens et + bullans: in pagina inferiore tantum
nervus medius et secundari laterales prominuli sunt, dum cæteri multo
magis in tomento haud crasso immerguntur; serratura constans ex den-
tibus crenatis parvis, crebris, intus sæpe concaviusculis, extus gibbosis,
culminibus obtusis vel acutis mucronibus minutis prorsus versis auclis.
Verticillastri 4-6 flori, bracteis lanceolatis caducis, in spicastra dorsiven-
tralia elongala sat densa congesti. Flores pedicellis dense pilis patulis +
sulphureis obtectis instructi. Calix sub anthesi tubulosus, undique pilis
prorsus versus -- sulfureis obtectus, parum prominule striatus, sat
magnus; labrum ovatum, breviter apice mucronulatum ; labioli lobi ovati,
labro angustiores, ovato-lanceolati, acuminati, basi connati; maturus (lan-
quam videri potest) parum auetus. Corolla rubra, extus breviter crispule
villosa; tubus aliq. incurvus, basi cylindricus tenuis, superne sensim et
parum ampliatus, labrum leviter concavum, apice vix emarginatum ;
labiolum labro brevior, lobis lateralibus rotundatis, medio latiore breviter
obovato, marginibus aliq. undulatis. Stamina, stylus et nuculæ ut in specie
præcedente.
Internodia media 3-4 cm. longa. Foliorum lamina superficie 8X 2-
te
868 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (88)
2,3 cm... petiolus eirca À em. longus; crenarum culmina 0,4-0,8 mm. alta
et 1-4 mm. distantia. Spicastrum eirca 9 cm. longum. Pedicelli 3-5 mm.
longi. Calix sub anthesi 1,5 cm. longus, tubo circa 1-1,1 cm. profundo,
labiis 4-5 mm. altis. Corolla calicis os 2,5 cm. excedens; tubus in toto
3 cm. longus; labrum 1 em. altum; labiolum 7 mm. longum. Stamina
5 mm. et stylus 7-8 mm. labrum corollinum excedentia.
Bolivia : Tunari, 3000 m., Apr.-Maj. 1892.
Celle espèce est très voisine du S. avicularis, dont au premier abord
nous l’avions considérée comme une variété; elle nous paraît cependant
s'en distinguer par ses feuilles à limbe plus acuminé au sommet, plus
tomenteux en dessous, à crénelures plus débiles, par ses calices sensible-
ment plus grands, à indument soufré, par sa corolle plus grande à éta-
mines et style moins exserts, enfin par l’indument appliqué et non glan-
duleux de ses rameaux. — fl n’est pas inutile de rappeler ici que le
groupe des Corrugatæ, dont on serait tenté de rapprocher les S. avicu-
laris et S. pseudo-avicularis, à cause de leurs feuilles rugueuses, ont des
fleurs bleues et non d’un rouge éclatant comme les plantes qui viennent
d'être décrites, et un tube corollin bien moins long et plus droit.
STACHYS Linn.
Stachys petiolosa Briq., sp. nov. — Herba procumbens vel
decumbens, diffuse ramosa, ramis procumbenti-ascendentibus, flaceidis,
pilis patentibus sparsis ornatis, internodiis mediis elongatis. Folia ellip-
tico-subrotunda, apice obtusa vel rotundata, marginibus convexissimis,
basi cordata, petiolo longo patule piloso sæpe limbo longiore aucta, mem-
branacea, tenuia, sparse pilosa, utrinque viridia, mediocria; nervatio sim-
plex, haud prominula; serratura constans ex crenis semicircularibus, vel
intus et extus convexis, culminibus obtusis vel rotundatis, mediocribus,
sat crebris. Verticillastri 6 flori, spicastra elongata interrupta consti-
tuentes, bracteis elliptico-lanceolatis denticulatis, verticillastros æquan-
tibus vel vix superantibus. Flores pedicellis brevissimis, breviter pilosis
instructi. Calix sub anthesi campanulatus, tubo subexstriato prorsus parce
pubescente; dentes subæquales basi lanceolati, apice in spinulam albam
brevem abeuntes, tubo breviores; maturus globoso-campanulatus. Corolla
exserta (ut videtur purpurascens), calicis dentes excedens, tubo intus
antice supra basin nectarostegio ex pilis fasciculo constituto auctus, labro
erectiusculo, leviter concavo brevi; labiolum deflexum, labro longiore,
lobis lateralibus rotundatis, lobo medio obovato marginibus aliq. undu-
(89) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 869
latis. Stamina sub labro corollino ascendentia, filamentis nudis, anthe-
rarum loculis divaricatis. Stylus inter stamina locatus normalis. Nuculæ
obovoideæ, apice obtusæ, basi subacutæ, atro-fuscæ, læves.
Planta vix ulta 30 cin alta. Imternodia media 4-10 cm. longa. Foliorum
lamina superficie 3-4 X 2,5-3,5 cm., petiolus 1,5-3 em. longus; crenarum
culmina 1-2 mm. alta et 3-6 mm. distantis. Spicastra ad 15 cm. longa,
internodiis inter verticillastros 2... 1,5... 1 etc. longis. Pedicelli ad 1,5 mm.
longi. Calix sub anthesi 3,5 mm. longus, tubo 2 mm. profundo, dentibus
1,5 mm. altis, spinula 0,5 mm. longa. Corolla 3-4 mm. calicis os excedens,
tubo 5 mm. longo, labro 1,5 mm. alto; labiolum 2,5 mm. longum, lobis
lateralibus 0,4 mm. altis, lobo medio 1 mm. longo.
Argentinia : Cordoba (0. Kuntze leg., Dec. 1891; Galander leg. 23 Dec.
1880).
Le S. petiolosa se rapproche par ses feuilles à limbe arrondi et à long
péliole, du S. micrantha Griseb. (Symb. ad fl. argent. p. 275, 1879); mais
ce dernier a des corolles plus petites à tube inclus. Notre plante qui res-
semble aussi au S. peruviana Domb., du Pérou, en diffère par le même
caractère, et par son labiole corollin trois fois plus grand que le labre.
Stachys Lorentzii Briq., sp. nov. — Herba (ut videtur annua)
caulibus ascendentibus patule pilosis, internodiis mediis mediocribus,
viridibus. Folia ovata, apice oblusa, marginibus convexis (præcipue infra
medium), basi cordata, petiolo piloso aucla, membranacea, tenuia, utrinque
viridia, parce pilosa vel glabriuscula, mediocria; nervalio simplex, haud
prominula; serratura constans ex crenis mediocribus, sat crebris, semi-
eireularibus vel intus et extus convexis, culminibus obtusis. Verlicillastri
6 flori, in spicastra terminalia elongata interrupta congesti, bracteis infe-
rioribus tantum foliis subsimilibus, cæteris ovato-lanceolatis, denticulatis,
verticillastros non vel vix superantibus. Flores pedicellis brevissimis bre-
viter pilosis instructi. Calix sub anthesi obconico-campanulatus, tubo
sparse piloso, haud prominule nervato, a basi sensim amplialo, membra-
naceo; dentes late lanceolati, tubo breviores, apice spinescentes; maturus
globoso-campanulatus. Corolla (ut videtur purpurascens) exserta; tubus
cylindricus intus supra basin antice nectorostegio ex fasciculo pilorum
conslituto præditus, superne aliq. ampliatus; labrum breve, erecliusculum,
apice subemarginatum; labiolum deflexo-patens labro bis longior, lobis
lateralibus parvis rotundatis, medio obovato majore marginibus aliq.
undulatis. Stamina cum stylo sub labro corollino subocculta, loculis diva-
ricatis, demum lateraliter deflexa.
870 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (90)
Planta 20-30 cm. alla. Internodia media ad 7 cm. longa. Foliorum
lamina superficie 2-2,5 X 1,3-1,7 em., petiolus 0,5-1 cm. longus; crenarum
culmina 1-1,5 mm. alta et 2-3 mm. distantia. Spicastra ad 12 cm. longa,
internodiis inter verticillastros 2... 1,5... 1,3... 1 etc. cm. longis. Pedicelli
circa 0,5 mm. longi. Calix sub anthesi 3,5 mm. longus, tubo 2 mm. pro-
fundo, dentibus 1,5 mm. altis, spinula infra 0,5 mm. longa. Corolla calieis
os circa 4 mm. excedens; tubus # mm. profundus; labrum 1,5 mm. altum;
labiolum 4 mm. longum.
Argentinia : Tucuman (Lorentz leg., Dec. 1872).
Le S. Lorentzii ne peut pas être comparé avec les S. arvensis L. et
S. micrantha Griseb., seuls indiqués par Grisebach (I. e.) dans la Répu-
blique Argentine, à cause de ses corolles relativement grandes et exsertes.
Notre espèce se rapproche beaucoup plus, par le port, du S. Keerlù Benth.
du Mexique; ce dernier en diffère par son calice tubuleux-campanulé
bien plus grand, à dents assez longuement lancéolées-acuminées. Le
S. peruviana Domb. a un tube corollin inclus avec un labre plus court
que les dents calicinales.
Stachys Galanderi Briq. sp. nov. — Herba (ut videtur annua),
caule basi radicante, procumbente, ramis ascendentibus erectisque, sat
rigidis, internodiis mediis elongatis, parce pilis patentibus ornatis. Folia
ovalo-elliptica, apice subobtusa, marginibus convexis, basi cordata, petiolo
piloso mediocri aucta, utrinque viridia et parce piloso-pubescentia, medio-
cria; nervatio simplex haud prominula; serratura constans ex crenis
semicircularibus vel potius intus leviler convexis, extus gibbis, culmi-
nibus obtusis + prorsus versis, crebris, mediocribus. Verlicillastri
6 flori, in spicastra elongata interrupta congesti, bracteis inferioribus
tantum foliis subsimilibus, superioribus flores vix vel non superantibus,
lanceolatis, denticulalis. Flores pedicellis brevissimis pilis patentibus
ornalis instructi. Calix sub anthesi tubulosus vel anguste tubuloso-campa-
nulatus; tubus sparse patule pilosus, parum valide vel suboceulte ner-
valus; dentes sat anguste lanceolati, demum divergentes, apice spines-
centes, tubo breviores; malurus globoso-urceolatus. Corolla (ut videtur
purpurascens) exserla; tubus tenuis, membranceus, basi antice supra
basin nectarostegio ex fasciculo pilorum constituto præditus, superne
sensim aliq. ampliatus; dentes calicinos superans; labrum erectiusculum
breve, subreetum; labiolum labro triplo longior, deflexo-patens, lobis
lateralibus rotundatis brevibus, lobo medio obovato, multo majore, mar-
ginibus aliq. undulatis. Stamina cum stylo sub labro corollino collocata,
(91) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHIÆ LABIATARUM. 87!
antherarum loculis divaricatis, post anthesin lateraliter dejecta. Nuculæ
obovoideæ, apice obtusæ, atro-fuscæ, læves.
Planta circa 40 cm. alta. Internodia media 6-8 cm. longa. Foliorum
limbus superficie circa 3 X 1,9 cm., petiolus ad 2 em. longus; crenarum
culmina 4-1,5 mm. alta et 1-4 mm. distantia. Spicastrum ad 18 cm.
longum, internodiis inter verticillastros 3...2,5...2...1,5 ele. cm. longis.
Pedicelli infra 1 mm. longi. Calix sub anthesi fere 4,5 mm. longus, tubo
3 mm. profundo, dentibus 1,5 mm, altis. Corolla calicis os ad 6 mm. exce-
dens, tubo 6 mm. longo, labro eirca 2 mm. alto, labioli 4 mm. longi lobis
lateralibus 1 mm. altis, lobo medio superficie 2 X 3 mm.
Argentinia : Cañada del Molino, prov. Cordoba (leg. Galander, 28 Dec.
1883).
Cette espèce diffère nettement de S. Lorentzii par son calice tubuleux
pendant l’anthèse. Le S. Keerlii Benth., du Mexique, qui lui ressemble
davantage à ce point de vue, a le calice mollement velu et un labiole
corollin deux fois plus long.
Stachys boliviana Briq., sp. nov. — Herba mediocris, ramosa,
ramis ascendentibus, viridibus, undique dense patenter pilosis, interno-
diis mediocribus. Folia ovato-deltoidea, vel oblongo-subdeltoidea, apice
subobtusa, marginibus parum convexis, basi truncato-cordata, petiolo
piloso distincto aucta, utrinque viridia pilis longis sparsis obsita, tenula,
membranacea, mediocria; nervatio simplex, subtus haud prominula; ser-
ralura constans ex crenis regularıbus, mediocribus, erebris, intus con-
vexiusculis, extus gibboso-convexis, culminibus obtusis. Verticillastri
6-flori, in spicastris subfoliosis interruptis dispositi, bracteis foliis subsi-
milibus erenato-dentatis, sed brevius petiolalis vel subsessilibus et angus-
tioribus, fere omnes verticillastros superantes. Flores pedicellis brevibus
pilosis instructi. Calix obconico-campanulatus, undique pilis patentibus
obsitus, nervis haud prominulis, dentibus subæqualibus, e basi late lan-
ceolata acuminalis mucrone spinescente parvo auctis tubo brevioribus.
Corolla sordide rosea exserta; tubus intus nudus, cylindricus, superne
sensim ampliatus, apice incurvus; labrum oblongum, apice obtuso-rotun-
datum integrum, erectum; labiolum labro longius deflexo-patens, faucem
versus breviter pubens, trilobum, lobis lateralibus parvis rotundatis, lobo
medio lato, obovato, marginibus minute crispule undulatis. Stamina et
stylus sub labro ascendentia vix exserta. Nuculæ obovoideæ, læves.
Planta circa 30 cm. alta. Internodia media 3-5 cm. longa. Foliorum
limbus superficie 3-4 X 1.5-2 cm.; petiolus 1-2 cm. longus, crenarum
N
872 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (92)
culmina 1-1.5 mm. alta et 2-3 mm. distantia. Spicastrum ab verticillastro
infimo messum circa 10 cm. longum, intecnodiis inter verticillastros
4.3.2 etc. cm. longis. Pedicelli 1-1,5 mm. longi. Calix 3 mm. longus,
tubo 1,8 mm. profundo, dentibus 1,2 mm. altis. Corolla calicis os 4-5 mm.
excedens, (ubo circa # mm. profundo, labro superficie 2,5 X 1,5 mm.;
labiolum % mm. longum, lobis lateralibus ad 1 mm. altis, lobo medio
superficie 1,8 X 2,8-3 mm.
Bolivia : Sa Rosa, alt. 1600 m., Apr. 1892.
Le Stachys boliviana est assez voisin du S. Lorentzü dont il se dis-
tingue par ses dents calicinales plus étroites, ses bractées dentées, la
forme de ses feuilles et son indument. Le S. debilis Kunth se reconnait
de suite par ses dents calicinales plus longuement épineuses et par son
indument différent.
Stachys tucumanensis Briq., sp. nov. — Herba robusta, elata,
caule viridi, parce patenter vel obverse piloso, ramoso, ramis ascenden-
tibus, internodiis mediis mediocribus vel elongatis. Folia oblonga, apice
oblusa vel subobtusa, marginibus parum convexis, basi truncato-subcor-
data, utrinque viridia, supra et sublus sparse pilis -- adpressis ornata,
mediocria, petiolo distincto undique piloso insidentia; nervatio simplex
subtus vix prominula; serratura conslans ex crenis vel dentibus crenalis,
mediocribus vel robuslis, crebris, intus et extus convexiusculis, culmi-
nibus oblusis vel acutis. Verticillastri 6-flori, axillares, caule fasciculo
foliorum aliq. reductorum finito, bracteolis linearibus, calicibus brevio-
ribus, floribus breviter pedicellatis, a foliis longe superatis. Calix tubuloso-
campanulatus quam in speciebus præcedentibus major, atro-viridis, pilis
patentibus glandulis stipitatis nonnullis commixtis sparse ornatus, tubo
subexstriato, dentibus lanceolatis, acuminalis, apice spinescentibus. Co-
rolla rosea, pro grege sat magna; tubus intus nudus, membranaceus,
vero exsertus sed dentes calicinos hauc excedens; labrum erectiusculum,
obovatum, integrum, basi aliq. constrictum; labiolum deflexo-patens,
labro longius, lobis lateralibus parvis rotundatis, lobo medio obovato lato,
venosiore, marginibus aliq. undulatis. Genitalia sub labro corollino ascen-
dentia.
Planta ultra 40 cm. alta, internodiis mediis 4-8 cm. longis. Foliorum
limbus superficie circa 4 x 2 em. ; petiolus ad 1,5 cm. longus; crenarum
vel dentium culmina 1-1,5 mm. alta et 2-3 mm. distantia. Bracteolæ ad
3,5 mm. longæ. Pedicelli circa À mm. longi. Calix fere 5 mm. longus,
tubo 3 mm. profundo, dentibus ad 2 mm. altis. Corolla calicıs os ultra
(93) J. BRIQUET, FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 873
5 mm. excedens, tubo 5 mm. longo, labro 3 mm. alto; labiolum 5 mm. lon-
gum, lobis lateralibus I mm. altis, lobo medio superficie circa 2,5 X 3,5 mm.
Argentinia : Tucuman, Nov. 1892.
Cette espèce est très différente des formes américaines du groupe des
Agrestes par son port qui rappelle le groupe Elatæ. Ses fleurs sont rela-
tivement grandes, les verticillastres axillaires et les feuilles peu longue-
ment pétiolées relativement à la longueur du limbe. Par ces caractères,
cette espèce ne peut être confondue avec aucune de celles précédemment
décrites.
Stachys dubia Briq., sp. nov. — Herba ut videtur robusta sed
parum elata, basi dura ramosa, ramis subsimplicibus molliter villosis,
internodiis mediis abbreviatis. Folia ovata, apice obtusa vel subobtusa,
marginibus mediocriter convexis, basi truncato-subcordata vel rotundata,
petiolo distineto villoso aucta, mediocria vel parvula, sordide virentia,
molliter villoso-pubescentia; nervatio simplex vel reticulescens, sæpius
basi prominula, huc et illuc limbi superficiens rugans; serratura constans
ex dentibus crenatis vel crenis grossis, paucis, exitus et præcipue extus
convexis, eulminibus obtusis sepe minute mucronulatis. Verticillastri
6 flori, in spicastra molliter villoso-pubescentia sat densa congesti, bracteis
floribus brevioribus subintegris oblongis apice mucronulatis. Flores pedi-
cellis brevissimis villoso-pubescentibus vix distinctis instructis. Calix
tubulosus, undique villoso-pubescens, pilis glandulis stipitatis nonnullis
commixtis, nervis vix prominulis, dentibus lanceolatis, apice distincte
spinescentibus, tubo multoties brevioribus. Corolla rubra, magna, pulcher-
rima exserta; tubus cylindricus extus leviter pubens, superne vix latior,
intus basi nectarostegio brevi annulato præditus; labrum obovatum, erec-
tiusculum, extus breviter pubescens, obovatum, fere integrum vel inte-
orum; labiolum labro multo longius, deflexo-patens, superne distincte
unguiculato, labio lateralibus ovatis, obtuso-rotundatis, lobo medio maximo,
obovato, venosiore, marginibus ample rotundatis, subemarginatum. Geni-
talia sub labro corollino ascendentia, illud haud superantia. Nuculæ parvæ,
obovoideæ, læves.
Rami floriferi 20-30 em. alti. Internodia media 1-5 cm. longa. Foliorum
limbus superficie 2-3 X 1,5-2 cm., petiolo ad 1,5 cm. longo in foliis supe-
rioribus multo breviore; crenarum culmina 2-2,5 mm. alta et 4-7 mm.
distantia. Spicastra ad 6 cm. longa. Bracteæ sect. long. circa 6-10 X 3-5 mm.
Calix circa 8 mm. longus, tubo 6 mm. longo, dentibus 2 mm. longis, spi-
nula 0,5-1 mm. longa. Corolla calicis os circa 1 cm. excedens, tubo fere
BULL. HERB. BOISS., décembre 1896. 57
874 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (94)
4 cm. profundo, labro 5-6 mm. longo; labiolum 1 cm. longum, unguiculo
1-2 mm. longo et circa 1,5 mm. lato, lobis lateralibus superficie 3 X 3
mm.; lobo medio superficie 5 x 8 mm.
Chili : Paso Cruz, 34° lat. S., alt. 2100 m., Januar. 1892.
Cette plante distinguée ici avec doute peut être rapprochée des S. pan-
nosa Phil., S. littoralis Phil. et S. Bridgesü Benth.
Le S. Bridgesü Benth. en diffère par ses dents calicinales mutiques.
Le S. littoralis Phil. nous paraît different par ses feuilles très rugueuses,
couvertes d’une laine dense, celles des rameaux floriferes quasi-sessiles.
Reste le S. pannosa Phil. La description de l’auteur (Ann. univ. Chil.,
XC, p. 564, ann. 1895) est trop courte pour qu’une identificalion certaine
puisse être obtenue. On ne peut pas qualifier les feuilles de notre plante
de « pannosa ». Le reste cadre assez bien. L'espèce de Philippi a été
récoltée sur le littoral, celle de M. Kuntze à 2100 m. d'altitude et beau-
coup plus au nord.
SCUTELLARIA Linn.
Scutellaria purpurascens Swartz, Fl. ind. occid., II, p. 1013.
— Paraguay septent. : loco haud indicato, Sept. 1892.
Scutellaria nummulariæfolia Hook. f., Fl. antarct., II, p. 336.
— Patagonia : loco haud indicato, 50/3°, Apr. 1882 (leg. Moreno et To-
rini). — Cette espèce, primitivement rapportée de la Terre de Feu par
Ch. Darwin, a déjà été signalée à l’intérieur de la Patagonie par J. Ball.
HEDEOMA Pers.
Hedeoma multiflora Benth., Lab. gen. et Spec., p. 367.— Argen-
tinia : Cerro Morro, 3 Jan. 1892.
SATUREIA Linn.
Satureia Darwinii Briq., in Engl., Nat. Pflanzenfam., IV Teil,
Abt. 3a, p. 300. = Micromeria Darwin Benth., in DC. Prodr., XII,
p. 222. — Patagonia : loco haud indicato 50/53° lat. S. (legit Moreno).
Satureia Kuntzeana Briq., sp. nov. — Frutex ramosissimos,
ramis fastigiatis suffultis, rigidis, brevissime puberulis, internodiis abbre-
viatis. Folia parva obovato-oblonga, apice obtusa vel rotundata, margi-
nibus leniter convexis vix recurvis, basi cuneatim extenuata subsessilia,
utrinque brevissime puberula sordide viridia glandulosa; nervatio simplex
subocculla; serratura nulla. Verticillastri 2-6 flori, axillares, floribus pedi-
cellis brevibus puberulis instructi. Calix parvus campanulatus; tubus
Din 5 el RSR
EEE, F |
|
(95) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 875
striatus, puberulus, glandulosus, 13 nervius ; dentes ovato-acuti vel trian-
gulares, tubo breviores, subæquales, antici aliq. angustiores, fauce intus
albo-puberuli. Corolla alba, pulchre exserta, exlus adpresse pubescens;
tubus intus nudus, basi eylindricus, superne sensim ampliatus, faucem
versus aliq. incurvum; labrum lobis sinu profundo separatis ample rotun-
datis; labiolum labrum æquans, ab eo sinu profundo separatim, trilobum,
lobis rotundatis subæqualibus. Stamina sub labro corollino ascendentia,
postica aliq. altrius inserta, filamentis nudis, antherarum loculis subpa-
rallelis. Stylus apice bifidus, lobis leviter complanatis subæqualibus post
antherarum maturitatem aperientibus. Nuculæ obovoideæ, apice obtusæ,
læves.
_ Frutex (ex 0. Kuntze) I m. altus. Internodia media 5-15 mm. longa.
Folia superficie 3-5 X 2-3 mm. Pedicelli 1-1,5 mm. longi. Calix 3 mm.
longus, tubo 2,2 mm. profundo, dentibus 0,8 mm. longis. Corolla calicis
os 5-7 mm. excedens, tubo 6 mm. longo; labrum 2,5 mm. altum, lobis
superficie 1,5 x 2 mm.; labiolum 2,5 mm. longum, expansum, lobis
superficie 0,6 X 1-1,5 mm. Stylus 7-8 mm. longus.
Bolivia : Tunari, alt. 4000 m., Apr. 1892.
Cet arbrisseau qui, d’après les notes de M. Kuntze, dégage une odeur
de thym, appartient à la section Gardoqua. Il est voisin des S. micro-
phylla (Kunth.) Briq., S. Jamesoni (Benth.) Briq., ete,, mais s’en distingue
irès facilement par la forme de ses feuilles. Les corolles sont blanches au
lieu d’être écarlates, c’est encore une exception qui fortifie notre concep-
tion des Gardoquia comme simple section du genre Satureia.
Satureia multiflora Briq. in Engl. Nat. Pflanzenfam. IV Teil,
Abt. 3 a, p. 300. = Gardoquia multiflora Ruiz et Pav. Syst. veg. per. et
chil., p. 149. — Chili merid. : Chiguayante, 19 Febr. 1892.
CERATOMINTHE Briq., gen. nov.
Calix sub anthesi campanulatus, 13 nervius, subæqualiter 5 dentatus,
fauce intus fere nudus; maturus late campanulatus, patulus, sed vix ac-
cretus. dentibus divergentibus tubo longioribus, subbilabiatim dispositis,
aliq. recurvulis. Corolla parva tubo ineluso, intus nudo, superne aliq.
ampliato; limbus subbilabiatus ; labrum emarginatum, labiolum 3 lobum,
lobis omnibus subsimilibus, planis rotundalis, super dentes calicinos
patenti-recurvulis. Stamina 4, subæqualia, vel antica aliq. longiora, erecta,
distantia, corolla breviora, filamentis nudis, brevissimis; antheræ bilocu-
lares, loculis parallelis, distinctis; ovula anatropa, basi loculorum ovarii
inserta. Discus subæqualiter infra ovaria circulariter tumens. Stylus apice
876 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (96)
breviter bifidus, lobis subacutis. Nuculæ oblongæ, basi latiores, superne
appendiculo acuto ceratomorpho acuto vel acuminato auctæ, a basi
sejunctæ; albumen nullum; embryo erectum radicula brevi infera. —
Analyse sommaire de la fleur et du fruit du Ceratominthe achalensis. — A, fleur ouverte. —
B, corolle fendue et développée pour montrer l’androcee. — (, calice fendu et développé. —
D, corolle vue de face. — E, nucule vue de profil. — F, nucule vue de face. — G, nucule
jeune fortement grossie et ouverte, montrant encore un ovule anatrope. — H, gynécée complet
et disque. — I, calice pendant l'anthèse. — J, calice après la chute de la corolle montrant
les nucules in situ. — K, calice au début de la maturité. — Toutes ces figures sont fortement.
grossies.
Frutices foliis parvulis subdentatis, verticillastris plurifloris laxis axilla-
ribus, bracteolis lanceolatis subulatisve parvis. — Species hucusque notæ
2, montium Americæ meridionalis. |
Ce genre curieux se place immédiatement à côte des Bystropogon;
il est particulièrement voisin des sections Mynthostachys et Asthenochilus
de ce dernier genre. Il possède en commun avec les Asthenochilus, une
corolle à tube inclus, à peine bilabiée, à organes sexuels inclus. Tl se rap-
procherait plutôt des Minthostachys par la forme de ses feuilles. En fait, il
se distingue sans peine non seulement des Bystropogon, mais de tous les
genres de Thyminées et de Menthinées, par son calice largement ouvert
et à dents divergentes plus longues que le tube à la maturité et surtout
par la forme bizarre de ses nucules. On trouve le caractère de ces der-
nières faiblement réalisé dans l'Ancien Monde chez quelques espèces de
Salureia, mais ces plantes s’éloignent des Ceratominthe par la plupart
de leurs autres caractères, et en particulier par leurs étamines ascen-
dantes. Les figures ci-jointes, très sommaires, mettent en évidence les
principaux caractères de ces plantes.
ECS
(97) J. BRIQUET. FRAGMENTA MONOGRAPHLE LABIATARUM. 877
Ceratominthe achalensis Briq., sp. nov. — Frutex ut videtur
elatus, valde ramosus, ramis ascendentibus, floriferis tenuibus subglabris,
internodiis mediis mediocribus vel parvis. Folia ovato-elliptica, apice
obtusa vel subacuta, marginibus infra medium convexioribus, basi rotun-
dato-extenuata, petiolo brevi, glabro vel subglabro, distincto aucta, supra
atro-viridia, subtus pallidius virentia glandulosa, utringue glabra, parvula ;
nervatio simplex, subtus prominula et paginam superiorem aliq. fodiens ;
serralura Constans ex dentibus parvis, repandis, haut crebris, intus rec-
tiusculis, extus undulatis vel concaviusculis, culminibus acutis. Verticil-
lastri 6-10 flori, sepe pedunculati, bracteolis subulatis pedicellis brevio-
ribus, pedicellis glabris vel subglabris. Calix parvus sub anthesi obconico-
campanulatus, nervis parum evidentibus, subglaber, dentibus lanceolatis
tubo subæquilongis; maturus patulus, dentibus tubo aliq. longioribus.
Corolla alba, calicis os vix excedens. Nuculæ extus minute puberulæ, mu-
cronibus ceratomorphis maturitate calicis os pulchre excedentibus.
Planta certe ultra 1 m. alta. Internodia in ramis validis 2-3 cm. longis,
in floriferis 1-15 cm. longis. Foliorum limbus 1-1,8 X 0,6-1,2 cm.,
petiolus 2-4 mm. longus. Pedicelli ad 2 mm. longi. Calix sub anthesi ad
1,5 mm. longus, tubo 0,8 mm. longo, dentibus 0,7 mm. longis; maturus
1,8 mm. longus, tubo 8,8 mm. longo, dentibus fere 1 mm. longis. Corolla
calicis os infra 1 mm. excedens, lobis 0,5 mm. altis. Nucule maturæ
1,5 mm. longæ, mucronibus ceratomorphis 0,5 mm. longis.
Argentinia : Al Sud de la Cuesia de Copina, Sierra Achala (leg. C. Ga-
lander).
Ceratominthe Kuntzeana Briq., sp. nov. — Frutex elatus,
ramosus, ramis crebris subfastigiatis, ascendentibus, subglabris, vel pilis
sparsis hic et illic ornatis, floriferis tenuioribus, internodiis mediis medio-
cribus vel abbreviatis. Folia elliptica, parva, apice obtusa vel subobtusa ;
marginibus parum convexis, basi in petiolum brevissimum subglabrum
extenuata, supra atro-viridia, ad margines ciliata, subtus pallidiora præ-
cipue ad nervos pubescentia ; nervatio simplex vel subsimplex ; serratura
in foliis parvis nulla vel subnulla, constans in cæteris ex dentibus 1-3 raris
parvis, intus rectiusculis, extus concaviusculis, culminibus acutis. Verti-
cillastri axillares, pluriflori, sepe pedunculati, bracteolis lanceolato-seta-
ceis, parvulis, caducis, pedicellis tenuibus glabriusculis. Calix sub anthesi
campanulatus, glabrescens, 13 nervius; dentibus parum inæqualibus,
anticis longioribus, omnibus ad margines ciliato-puberulis; maturus am-
pliato-palulus, tubo cyatimorpho, dentibus magis discretis, sed non
accretus. Corolla ut stamina in unico flore male evoluta ei speciei præce-
878 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (95)
dentis omnino similis. Nuculæ fuscæ, mucrone quam in specie præcedente
minore.
Planta (ex 0. Kuntze) 3 m. alta. Internodia media 0,5-2 cm. longa.
Foliorum lamina superficie 6-12 X 3-7 mm., petiolus 1-3 mm. longus;
dentium (cum adsint) culmina ad 0,4 mm. alta et 2-5 mm. distantia.
Pedicelli 2-3 mm. longi. Calix sub anthesi 1,8 mm. longus, tubo 1 mm.
profundo, 1-1,2 mm. lato, dentibus posticis ad 0,5 mm. altis, anticis ad
0,8 mm. longis, maturus ad 2 mm. latus et brevior. Nuculæ in loto circa
0,8 mm. longæ, acumine 0,2 mm. longo.
Bolivia : Tunari, alt. 3000 m., Maj. 1892.
Cette espèce se distingue aisément de la précédente par son calice plus
distinctement bilabié, ses nucules plus petites à acumen bien moins
marqué, ses petites feuilles velues et son port.
OCIMUM Linn.
O. micranthum Willd. Enum. hort. berol., p. 630. — Bolivia :
Sa Cruz, alt. 340 m.. Maj. 1892.
O. Campechianum Mill. Gardener’s Diction. n. 5. — Nous rap-
portons à cette espèce un Ocimum à étamines nues, à corolle plus
grande que dans l’espèce précédente, et à feuilles de même forme mais
assez fortement pubescentes ainsi que les tiges. L’unique échantillon de
cette plante possède des fleurs d’un bleu pâle et a été récollé dans le
Paraguay méridional en septembre 1892.
TEUCRIUM Linn.
Teucrium cubense Linn. Mant., p. 40. — Argentinia : Ischilin,
Nov. 1892; Cordoba (leg. Galander et Otto Kuntze, Dec. 1891); Potrero de
Leijan, 25 Dec. 1883 (leg. Galander). — Uruguay : Cerro de Montevideo,
Nov. 1892).
ERRATA
P. 768, ligne 9 d’en bas, au lieu de «synonymon » lire « affinis est ».
P. 771, ligne 9 d’en haut, au lieu de « Borbasia » lire « Borbasiana ».
P. 805, ligne 21 d’en haut, au lieu de « Alguelagum Grisebachii Briq. », lire
« Alguelgum Grisebachii O. K.».
879
UNIVERSITÉ DE GENÈVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
Ame Série. — Ier Fascicule.
SUR
LA FLORE DES NEIGES DU COL DES ÉCANDIES
(MASSIF DU MONT-BLANC)
PAR
Robert CHODAT
Planche IX.
On n’a, jusqu’à présent, que fort peu d’études sérieuses sur les orga-
nismes végétaux de la neige dans les Alpes. La plupart des observateurs
n’ont pu constater que la présence de certaines espèces, mais n’ont
donné que des renseignements incomplets. C’est ainsi que les travaux
de ©. Vogt!, Perty ?, Shuttleworth * et Brun‘ sont loin d’avoir épuisé la
question, soit que ces observateurs n'aient pu constater que des états
immobiles ou que leurs déductions aient été faussées par le manque
1 Carl Vogt, Agassiz in Voyage géologique, p. 235.
? Perty, Zur Kenntniss kleinster Lebensformen. Bern, 1852, p. 93, tab. xiii.
# Shuttleworth, Nouvelles obervations sur la matière colorante de la neige.
Arch. des sc. phys. et naturelles. Genève, 1840.
# Brun, Sur la neige noire, Echo des Alpes, 1875, no 4, p. 182.
880 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
d’experience en la matière. Il est évident que Vogt a confondu des états
d'êtres différents qu’il a réunis sous le même nom. Perty, qui est celui
qui a eu le plus de stades à observer, n’a pas échappé à cette règle com-
mune. Ayant récolté en automne de la neige rouge qu'il laissa évaporer,
il remarqua que le résidu sec donnait au printemps, après avoir été
additionné d’eau, des cellules vertes dactylococcoïdes et, finalement,
des groupes à apparence scenedesmus. Il obtint non seulement des orga-
nismes unicellulaires, mais aussi des filaments simples dans lesquels il
est facile de reconnaître le Hormospora mutabihs. Il est évident que ces
cellules vertes provenaient de l’eau avec laquelle il a infusé son résidu
de neige rouge et que cette dernière n’y est pour rien. Néanmoins, Perty
est le seul auteur qui ait réellement observé la zoosporulation de la
neige rouge et qui l’ait figurée. Cohn! qui s’etait procuré cette Sphaerella
des Alpes bernoises, par l’entremise du prof. Valentin, reconnaît expres-
sément n’avoir point vu les cystes germer. Wittrock?, qui est l’auteur
d’un mémoire très captivant sur les organismes de la neige, n’a sans
doute pas observé la germination des cellules arrondies qu'il figure,
puisqu'il est forcé d’avoir recours à une figure empruntée de Perty pour
illustrer l’évolution toute théorique qu’il donne de cette plante. Il en est
de même des gametes dont il parle sans les avoir vus et qu'il suppose
avoir formé les soi-disant zygotes à membrane sculptée dont il donne la
figure. Kerner? représente aussi le Sphærella de la neige rouge, il
deerit les états mobiles et cite aussi les gamètes ; cependant il n’est pas
facile dans un livre comme celui-là de savoir jusqu’à quel point ces
considérations sont personnelles. Il semble cependant qu’une partie de
ses observations sont originales. Les figures données le sont probable-
ment. D’une manière générale, on a étendu à l’organisme de la neige
rouge les observations faites sur le Chlamydococcus pluvialis par
Flotow, Cohn et Rostafinski ‘.
La neige rouge a été observée dans les Alpes de la Suisse et de la
Savoie, du Tyrol, dans le Salzburg, les Pyrénées, les Carpathes, l’Oural,
la Scandinavie, le Groenland, la Sierra Nevada, les Andes de l’Equa-
teur, du Chili, les glaces de la région antarctique.
Cependant les auteurs varient quant à l’espece qu'ils disent avoir
! Cohn, Chlamydococeus pluvialis. Act. Soc. Leopold. Carol. 1850, vol XXII.
” Wittrock, om snöns och isens flora, Nordenskiöld, Studier och forskningar
af mina resor i höga norden, Stockholm, 1883, planche.
* Kerner, Pflanzenleben, I, p. 30, pl. I.
* Rostafinski, sur l’'Hæmatococcus lacustris. Ann. Soc. nat. de Cherbourg,
1875, tom. XIX.
-à Shi La WERE
(3) R. CHODAT. FLORE DES NEIGES DU COL DES ÉCANDIES. 881
trouvée. Rostafinski a décrit pour les Tatra dans les Carpathes centrales
un Chlamydomonas qui pouvait être aussi coloré en jaune verdâtre.
Lagerheim ' attribue la coloration de la neige des Andes (Pichincha) à
diverses espèces de Chlamydomonas (Chl. sanguinea Lag., Chl. aste-
rosperma Lag., Chl. glacialis Lagh., Chl. tingens v. ß nivalıs Lagh.)
Si l’on tenait pour exactes ces determinations d’especes, il en résulte-
rait que la neige rouge devrait sa coloration dans les diverses parties
du monde à des organismes différents. Il n’y a là en soit rien de contraire
à ce qui est admis pour la coloration des eaux en rouge qui est due à
des organismes bien divers, Il me semble cependant que, jusqu’à pré-
sent, aucune preuve sérieuse en faveur de cette dernière théorie n’a été
donnée. Voici les raisons qui me font revenir sur ma première impres-
sion.
On a décrit les états immobiles de Sphaerella nivalis alors qu'ils
sont constitués par des cellules arrondies et munies d’une forte mem-
brane. A cet état ils se multiplient par division à l’intérieur de la
membrane qui devient sporange à deux ou à plusieurs spores (p. ex.
4 spores) (v. Wittrock 1. e., Kerner 1. ce. p. 36, fig. f.-h.), gorgées d’hema-
tochrome, cette substance huileuse colorable en bleu par l’iode;
on n'y peut distinguer aucune structure. Elle correspond à cet état à
certains stades d’A&matococcus lacustris, c’est-à-dire à ceux qu’on
obtient en produisant l’enkystement de ses zoospores nues ou chlamy-
dococcoïdes, ainsi que j'ai pu m'en assurer par l’expérience. Durant l’en-
kystement la cellule de lHæmatococcus pluvialis grossit beaucoup et
atteint souvent un volume double ou triple de la zoospore initiale. Lors-
qu’on fait germer ces kystes dans de l’eau ordinaire on les voit rejeter
la membrane externe, directement ou après avoir subi une bipartition
simple ou double. Il se peut que l’hématochrome soit alors encore con-
servé et qu'il masque le contenu, alors la grosse zoospore avec sa mem-
brane gélifiée épaisse et ses deux longs cils ne diffère en aucune façon
de l’état de l’organisme figuré dans notre planche à la fig. 20-23. Mais
si la couleur rouge a disparu de la périphérie, on peut voir alors distine-
tement les pyrénoïdes au nombre de quatre ou de huit. Des zoospores
de toute grandeur et à enveloppe de toute épaisseur peuvent prendre
naissance aux dépens des cellules enkystées à parois épaisses. On sait
que, finalement, l’état le plus évolué est celui où la membrane éloignée
du corps n’est plus liée à ce dernier que par de minces filets.
1 Lagerheim, Die Schneeflora des Pichincha, Bericht der deutsch. bot. Gesell.,
1892, p. 517, tab. XX VIII.
882 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
J’ai eu l’occasion de répéter ces observations de Cohn et je les ai
trouvées exactes. Il y a chez l’Hæmatococcus (chlamydococcus) lacustris
des zoospores nues ou faiblement vêtues dont l’apparence est tout à fait
celle d’un Chlamydomonas. Ces zoospores peuvent s’arrêter et s’entourer
à cet état d’une membrane mince qui conserve la forme initiale. Ce n’est
que par la nutrition prolongée dans des conditions de tranquillité sui-
vie que se forment les kystes arrondis à plusieurs pyrénoïdes d’où
sortent les Heematococeus lacustris caractéristiques.
Dans la neige du col des Ecandies, e’est un organisme correspondant
en majeure partie à ce premier stade d’'Hæmatococcus lacustris que
j'ai pu étudier sur place à l’aide de mon microscope de voyage. Il n’y
avait que peu de globules sphériques, par contre, un très grand nombre
de corps oblongs, ellipsoïdaux, de grandeur très variable (fig. 1-2). Leur
couleur passait du rouge brique au rouge pourpre. Dans quelques-uns
l’hématochrome ne couvrant pas toute la chlorophylle, cette dernière
apparaissait sur le pourtour ou seulement d’un côté. La plupart de ces
cellules étaient dépourvues d’enveloppe épaisse et chez beaucoup on
pouvait observer la sporulation (1-13).
Transportées à Champex (1460 m.) et maintenues constamment à la
température de 0° au moyen d’un réfrigérant à glace, elles ont produit,
à mesure que la neige fondait, des zoospores de grandeur et de forme
variables. Ces éléments mobiles étaient, pour la plupart, entourés d’une
enveloppe gélifiée mince, souvent exhaussée en bec entre les deux cils.
Chez quelques-uns l’enveloppe était plus épaisse et stratifiée, mais seu-
lement chez les plus gros (fig. 16, 19, 22). Souvent aussi cette gelée était
développée d’une manière prépondérante à l’arrière (fig. 19-22). En ou-
tre, on pouvait remarquer que la couche limite était plus différenciée
(fig. 19). Jamais je n’ai vu cette dernière partie du corps réunie à ce
dernier par des filets comme on l’a décrit pour les états définitifs de
H. lacustris. Les deux cils ne sont pas très longs; ils dépassent à
peine la longueur du corps et s’inserent, comme cela se voit dans la
fig. 16, sur les côtés d’un bec relativement court. Deux vacuoles contrac-
tiles assez grosses se retrouvent chez toutes. Leurs mouvements vifs
dans la neige fondante et jusqu’à 4° cessent rapidement avec l’augmen-
tation de température. Lorsque la zoospore s’arrête, elle peut se diviser
à l'intérieur de la membrane gélifiée ; elle le fait à la facon d’un chla-
mydomonas, c’est-à-dire apparemment transversalement. Ceci ressort
d’ailleurs déjà des figures de Perty. Les sporanges sont à deux ou qua-
tre spores (fig. 4-8); on rencontre ici et la des productions singulières
Re.
(5) R. CHODAT. FLORE DES NEIGES DU COL DES ECANDIES. 883
qu’il faut considérer comme des spores ou des zoospores imparfaite-
ment séparées (fig. 20, 21, 24). On sait que cela arrive souvent chez les
algues inférieures. J’ai rencontré l’une de ces formations à l’état mobile
(fig. 20). Elle portait à chacune de ses extrémités deux cils et deux
vacuoles.
Ces différentes formes, je les ai également obtenues d’Hæmatococcus
lacustris récolté sur une pierre excavée et humide au bord du lac de
Genève et qui a produit finalement la forme typique.
Tout d’abord, j'ai rapporté ces organismes au genre Chlamydomo-
nas et je me trouvais encouragé à le faire à cause du fait que déjà Ros-
tafınski et Lagerheim avaient décrit pour la neige des Carpathes et des
Andes des Chlamydomonas causant la coloration de la neige. Mais à la
suite de mes observations sur l’espèce des lacs, je suis revenu de cette
première idée. Il n’est pas démontré que le Chlamydomonas flavo-tingens
de Rostafinski !, ni ceux de Lagerheim soient réellement de ce genre.
La description qu’en donne Rostafinski peut laisser des doutes quant à
l'identité de l’espèce et du genre. Quant aux observations de Lagerheim
elles ont été faites sur du matériel mort et ses déterminations sont en-
core tout aussi douteuses.
Qu'on prenne la plante observée par moi dans l’état représenté par
les fig. 1-18, on en fera sans hésitation un Chlamydomonas. Il en se-
rait de même du premier stade d’A&matococcus lacustris qu’on ne
saurait distinguer avec certitude de Ohlamydomonas. Dans ces considé-
rations je ne fais allusion qu’à Chl. sanguinea Lagh. et Chl. tingens v. ß
nivalis dont Lagerheim a observé les états ciliés. Quant aux deux espe-
ces représentées par des zygotes (?) elles sont plus que douteuses. Je
dois conclure en disant que les deux espèces de Chlamydomonas des
Andes pourraient avec autant de raison n’ être considérées que comme
des états de la Sphérelle observée par nous au col des Ecandies. En
réalité, les Hæmatococcus ne diffèrent guère des Chlamydomonas que
par leur enveloppe éloignée du corps et réunie avec celui-ci par des fi-
lets. Cette dernière forme n’a jamais été citée à ma connaissance pour la
plante des neiges. D’autre part, on n’a pas encore de documents suffi-
sants pour conclure à l’identé générique de l’espèce nivale et de celle
des lacs. En outre, faut-il réunir à l’état observé par moi au col des
Ecandies, les stades plus connus, sphériques avec membrane épaisse. Je
pense que cette identification est probable pour les deux raisons sui-
1 Rostafinski, Szrtz, Krak. Acad. d. Wissensch. math. natw. Sect., Oct. 1880.
884 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
vantes: Perty a vu les deux états confondus ; la forme globuleuse est
très répandue dans nos Alpes et représente très probablement le stade
de repos comme la forme enkystée arrondie le représente pour Hæma-
tococcus lacustris ; dans nos observations des formes de passage entre
les stades Chlamydomonas et les stades Sphærella ont été trouvés (fig.
19, 22, 23). Chez Hæmatococcus lacustris ces mêmes stades intermé-
diaires, les mêmes kystes et les zoospores identiques ont été trouvés et
ramenés tous au type unique. Peut-on actuellement réunir le Sphærella
nivalis à l’Hematococcus lacustris. Morphologiquement cela parait très
probable, car les formes observées chez Sphærella se rencontrent toutes
avec une similitude si frappante chez Hæmatococcus que je ne saurais
pas comment on pourrait les distinguer. Néanmoins, comme on n’a
jusqu’à présent qu'une évolution incomplète de cet organisme des nei-
ges, il vaut peut-être mieux le séparer momentanément de l’Ææmato-
coccus lacustris et lui conserver le nom de Sphærella nivalis, en com-
prenant sous cette dénomination les stades observés par Lagerheim et
par moi, à Ceux plus anciennement connus.
Il faut cependant remarquer que Sphærella nivalis est sensible à une
élévation de température et que je n’ai pu la cultiver qu'en maintenant
l’eau de neige à une température basse. On sait, qu’au contraire, l’Hæ-
matococcus lacustris est l’une des algues unicellulaires les plus résistan-
tes (voir Cohn I. e.). S’il n’y avait d’autre distinction, leur difference
de réaction vis-à-vis de la chaleur les caractériseraient. Mais il ne fau-
drait pas attribuer trop d'importance à cette constatation, car on sait
que, par accoutumance, certaines algues supportent des contractations
qui tueraient les mêmes algues au début. C’est ainsi que j’ai pu habituer
par concentration lente une chlorelle à vivre et à se multiplier dans une
solution concentrée de phosphate de soude qui tuerait la même algue
non accoutumee.
Il est certain que l’action nocive d’une température plus élevée que
4 sur l’algue de la neige ne serait pas aussi prononcée dans le cas
où la plante serait à son état enkysté.
Je conclus en disant qu’il est extrêmement probable que la plupart,
sinon toutes les algues qui colorent la neige en rouge, appartiennent à
une seule espèce, le Sphærella nivalis (Bauer) Sommerfeldt.
Cette conclusion me paraît extrêmement justifiée et je ne pense pas
qu'elle sera modifiée par des investigations ultérieures qui sont cepen-
dant désirables.
Si cette manière de voir se justifie, cette algue aurait une extension
De re ee
he
(7) R. CHODAT. FLORE DES NEIGES DU COL DES ÉCANDIES. 885
formidable, ce serait la plante occupant l’aire la plus étendue; des extré-
mes glaces du Nord elle atteindrait les hauts sommets des Alpes (Col
du Géant 4,000 m.) et des Andes et ne serait pas arrêtée par les banquises
du pôle sud. Théoriquement, on peut supposer qu’elle est le pionnier
avancé de la vie vers les pôles qu’elle atteint probablement !,
Cette immense extension elle la partage avec d’autres organismes
sans doute.
Parmi les organismes végétaux trouvés en compagnie de Spherella
nivalis, j'ai examiné plus spécialement une espèce de Raphidium, à
laquelle je donne le nom de Raphidium nivale. Il ala singulière pro-
priété de ne pas former de faisceaux comme cela arrive souvent chez
les Raphidium mais de mettre assez rapidement en liberté les nouveaux
individus issus de la division.
Isolé, et avant sa division, il se présente sous forme d’un bâtonnet
effilé aux deux extrémités (fig. 25, 26). Un chromatophore pariétal fai-
blement coloré et à bords irrégulièrement ondulés sans pyrénoïdes peut
se diviser de bonne heure et bien avant le fractionnement du Raphi-
dium (fig. 27). Celui-ci se fait par division transversale du contenu. On
peut s'assurer qu'il y a bien, autour des produits de division, une mem-
brane commune, car au lieu de se séparer dès le début, ces derniers
sont séparés par des cloisons obliques comme cela arrive chez tous les
Raphidium (fig. 33). Comme cette obliquité n’est que le résultat de la
tendance des deux moities à récupérer la forme maternelle, il est com-
prehensible que cet accroissement amène les deux extrêmités à che-
vaucher mutuellement l’une sur l’autre ; la tendance à produire une
extrémité effilée est si grande qu'un prolongement aigu se forme laté-
ralement si le glissement n’a pu se faire facilement (v. fig. 29).
Cependant, il arrive aussi que l’enveloppe commune se dissolve de
bonne heure ; la rupture se fait sans que les deux moitiés aient eu le
temps de s’effiler ; c’est ainsi que se forment les bätonnets obtus d’un
côté (fig. 30, 32, 34).
De même que chez Raphidium Braunii, la division du contenu peut
se répéter plusieurs fois avant la séparation; c’est ce qui est arrivé chez
le Raphidium représenté par les fig. 35, 36.
Ces Raphidium rappellent extrêmement ceux que j'ai obtenus expé-
rimentalement en laissant végéter des Raphidium Braunii sur une
assiette humectee (v. sur le polymorphisme du Raphidium Braun).
1 Cependant, s’il faut en croire les journaux, Nansen affirmerait que la vie est
absente de ces hautes latitudes.
886 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Cette espèce curieuse qu’on ne saurait séparer generiquement de Ra-
phidium a déjà été rencontrée; Lagerheim l’a signalée dans la neige
rouge des Andes du Pinchicha '. Cet auteur en fait une Ulotrichiacée et
lui donne le nom de Raphidonema nivale. N'ayant pas observé le mode
d’accroissement si caractéristique pour les Raphidium, c'est-à-dire la
tendance à la formation d’autospores, il a cru que la pointe des nou-
veaux individus se faisait après la rupture. L'auteur n’est cependant
pas très affirmatif quant à la place qu’il faut attribuer à cette algue
dans le système. Si ces filaments, dit-il, peuvent se réduire en morceaux
isolés, Raphidonema devrait être mis dans le voisinage de Stichococeus
(dans le sens de Gay). On voit que dans l'esprit du savant botaniste nor-
wégien l’état normal et caractéristique serait celui où le bâtonnet est
cloisonné, puisqu'il le range parmi les Ulotrichiacées. Je ne saurais par-
tager cette manière de voir. L’analogie parfaite qui existe entre le deve-
loppement du Raphidium nivale et celui du Raphidium Braunit ne laisse
subsister aucun doute sur leur étroite parenté. J’ai, d’ailleurs, observé
depuis longtemps parmi les algues de l’étang à canards du parc de
l’Ariana à Genève, un Raphidium, nouveau sans doute, qui se comporte
ordinairement de la même manière et qui peut présenter les formes re-
présentées par les fig. 35 et 36.
Raphidium nivale (Lagh.) Chodat.
Cellulis libere viventibus utrinque attenuatis, chlorophoris parieta-
libus unico vel pluribus margine sæpe denticulatis, multiplicatione
bipartitione unica vel repetita filamentum breve constituentibus, septis
sæpius obliquis, pyrenoidibus et granulis amylaceis carentibus vel gra-
nulis amylaceis parvis donatis.
Habitat in nivis Alpium et Andium (Raphidonema nivale Lagh.).
Enfin dans cette même neige rouge on trouve en assez grand nombre
des cellules colorées en pourpre violet et qu’il est d’abord assez difficile
de reconnaître. Ce sont les cellules d’une Desmidiée peu connue,
l"Ancylonema Nordenskiöldii Bergg. Jusqu'à présent on ne connais-
sait cette plante que des glaces et des neiges du Nord. Berggren* l’a
récoltée sur l’Inlandsis groenlandais où elle est parfois si nombreuse
qu'elle donne aux collines de glace qu’elle recouvre, une teinte brune
* Lagerheinm, Die Schneeflora des Pichincha, 1. c.
* Berggren, Alger fran Groenlands inlandsis, öfvers. af kongl., Vet. Akad.
Förh., A874, no 2, Stockholm.
RAA 0
(9) R. CHODAT. FLORE DES NEIGES DU COL DES ÉCANDIES. 887
particulière. Plus tard elle a été retrouvée par Nordstedt et Lagerheim '
sur la glace de la Norwège (fig. 37-39). Berggren en indique le suc
cellulaire coloré en pourpre foncé, ce qui est vrai. Cette couleur est
souvent si intense que les cellules combinant ce pigment avec le vert de
leurs chromatophores, elles paraissent d’un noir violacé.
Il suffit d’un peu d’eau iodée pour voir sortir le suc cellulaire et
apparaître le chromatophore. Ce dernier est parietal mais il paraît
quelquefois subdivisé, car ses bords repliés sont souvent découpés en
lobes irréguliers. La coloration brun violacé est due à l’opposition du
violet et du vert. Elle n’est certainement pas due, comme le pense
Lagerheim, à des vacuoles tannifères qui auraient passé dans le suc
cellulaire et en auraient absorbé la coloration, comme il l’a observé
chez des Conjugées à suc coloré. Le phénomène de cette coloration n’est
pas du tout anormal comme il le suppose, mais tout à fait caractéris-
tique pour l’espece. On peut trouver ces cellules isolées ou réunies en
file plus ou moins longue. Les dessins donnés par Wille sont mauvais.
Ceux de Berggren sont plus ressemblants. Systématiquement elle est
très voisine de Mesotænium où j'ai pu voir aussi le même mode de
division. La cellule s’allonge avec son chromatophore qui devient ex-
centrique par la position de son pyrénoïde. Un nouveau pyrénoïde
apparaît dans la partie nouvellement allongée et la division se fait.
C’est évidemment une Desmidiée des plus simples.
J'ai pu aussi constater combien elle est sensible à l’elevation de la
température. Elle contracte son contenu lorsque l’eau de neige dans
laquelle on la cultive s’échauffe un peu.
D’autres végétaux se sont trouvés dans cette neige rouge, des z00-
spores très petites provenant sans doute des Cystococcus de lichens et des
cellules jaunâtres un peu échinulées qui ont été plusieurs fois décrites
mais sur lesquelles je n’ai aucune information nouvelle (pollen ?).
La découverte de ces trois plantes associées dans la neige de nos
Alpes est fort intéressante, parce qu’elle montre encore mieux qu’on ne
le savait précédemment, l’immense extension de l’aire des algues
vertes. Si la neige du Groenland, de la Scandinavie et des Andes
héberge la même flore (Sphærella nivalis) il n’y a pas lieu sans doute
d'établir pour ces plantes d’autres limites que celles de leurs stations
biologiques naturelles. Il est vrai que deux des trois plantes qui font
1 Lagerheim, Ueber das Phycoporphyrin, in Videnskab. Selskabets. Skifter,
1895, Kristiana, p. 14.
888 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
l’objet du présent mémoire ne sont pas connues à la fois du Groenland
et des Andes, mais que l’on considère que le col des Ecandies et sans
doute bien d’autres stations de nos Alpes donnent à la fois asile à une
plante de l’Inlandsis groenlandais et du Pichincha équatorien, et l’on
reconnaîtra volontiers que l’extension de ces plantes doit être bien plus
grande.
A mesure que nos connaissances augmentent, nous percevons mieux
combien est hasardee la prétention d'établir actuellement une géogra-
phie botanique des algues d’eau douce. Les mêmes algues ont été retrou-
vées partout où ont les a cherchées dans leurs stations naturelles, Ker-
guelen, l'Inde, l'Amérique équatoriale, l'Afrique centrale et le nord de
l’Europe ont beaucoup d’espèces communes. Il y a dans cette constata-
tion un avertissement pour ceux qui s'occupent de la systématique des
algues vertes, c’est de tenir compte non seulement de la flore algologi-
que de leur région, mais aussi des publications qui traitent des flores
exotiques.
Je ne saurais voir, par exemple, dans la présence de l’Ancylonema
Nordenskioldii en Norwège une preuve du transport des plantes septen-
trionales vers les régions plus méridionales pendant l’époque glaciaire
comme semble l’admettre Wittrock (1. e.). Il faudrait en partant de ce
point de vue, conclure à une relation entre nos Alpes et les Andes pen-
dant une époque à découvrir pour expliquer la présence de Raphidium
rivale sur des points aussi éloignés.
Le transport des algues vertes se fait dans de toutes autres condi-
tions ; les oiseaux aquatiques, les vents qui en emportent les spores ou les
états hibernants si résistants suffisent amplement pour expliquer cette
immense extension.
En terminant, je ne saurai trop recommander l'étude de la flore des
neiges aux botanistes qui auront l’occasion de passer quelque temps
à proximité des neiges persistantes de nos Alpes et d’autres régions. La
biologie et la distribution de ces plantes est encore à faire. Il serait, par
exemple, du plus haut intérêt de savoir quelles sont les radiations absor-
bées par les divers colorants de ces algues nivales. D’autre part,
comme le Raphidium nivale se trouve associé au Sphærella, il serait d’un
intérêt considérable de déterminer si cette plante non protégée par un
pigment contre l’intensite lumineuse ne trouve pas dans cette associa-
tion avec des algues colorées les conditions favorables à son développe-
ment.
On sait qu'au soleil la neige développe une assez grande quantité
(11) R. CHODAT. FLORE DES NEIGES DU COL DES ÉCANDIES. 889
d’eau oxygénée dont le pouvoir comburant est considérable. Dans les hau-
tes altitudes les poussières végétales, débris de lichen, pollen, ete., sont
rapidement carbonisées. Lorsqu’on examine cette neige noire, on y voit
au milieu de débris végétaux, à moitié carbonisés ou réduits en pous-
sière noire, se mouvoir des zoospores qu’on ne saurait attribuer qu’au
développement des gonidies des lichens, par exemple de Cystococcus. Au
milieu de cette poussière, les spores simples ou cloisonnées des lichens
germent activement. Cette eau de neige ruisselante qui a précédemment
désintégré le lichen emporté par le vent et déposé sur la neige, devient
ainsi, en mettant en communication les deux éléments constituants du
symbiote, cause indirecte de sa reconstitution. C’est ainsi que j’ai pu assis-
ter à ces divers phénomènes de désintégration et de reconstitution des
lichens dans les hautes altitudes sous l’influence de la neige. Ces spores
lichéniques et les zoospores gonidiales dispersées par les eaux ruisse-
lantes s’arrêteront sur les flancs des rochers et seront sans doute le
point de départ d’une nouvelle symbiose.
Ce sont tout autant de questions qui attendent encore leur solution
definitive, mais qui sont de la plus grande importance pour l'étude de
la biologie à de hautes altitudes.
J'aurai sans doute prochainement l’occasion de revenir sur ce sujet
captivant.
Genève, octobre 1896.
BULL. HERB. BOISS., décembre 1896. ; 58
890
EXPÉRIENCES RELATIVES A L'ACTION
DES
BASSES TEMPÉRATURES SUR MUCOR MUCEDO
PAR
R. CHODAT
Durant l'Exposition nationale à Genève, j’ai eu, grâce aux installa-
tions frigorifiques établies par M. le prof. Raoul Pictet, l’occasion d’expé-
rimenter dans des conditions qui ne sont généralement pas réalisées
dans les laboratoires. Ce savant avait mis à la disposition de plusieurs
professeurs de l’Université des puits frigorifiques donnant des tempé-
ratures excessives. Mes expériences ont été faites à la température de
— 70° C. à — 110° C. Des flacons coniques dits d’Erlenmeyer, dont le
fond était recouvert soit d’un milieu solide, solution Van Tieghem-Agar-
Agar, soit du liquide Raulin, stérilisés, ont été ensemencés de Mucor
Mucedo selon les procédés connus dans la culture pure des champi-
gnons, C'est-à-dire en introduisant au moyen d’un fil de platine flambé
les spores prises dans une culture pure !.
Première série d'expériences.
Dans la premiere expérience, on a ainsi préparé 20 cultures, dont 10
sur substratum solide et 10 sur substratum liquide. Cet ensemencement
a été fait à 2 heures de l’après-midi. La moitié des cultures ont été por-
? Il n'est peut-être pas inutile de dire que les flacons ensemencés se sont tous
maintenus purs de tout mélange et que leur occlusion avec un tampon de ouate
a duré pendant toute l'expérience; toute cause vitale extérieure, importation de
germes dans les cultures doit donc être écartée. Des milieux stérilisés témoins
n’ont donné aucune végétation.
N
(13) R. CHODAT. BASSES TEMPÉRATURES SUR MUCOR MUCEDO. 891
tées de 5 heures à 7 heures ‘du soir, soit pendant deux heures, a une
température de — 70° à — 110°, puis ramenée à la température normale.
Culture A, cinq flacons, substratum solide, température de labora-
toire.
Culture B, cinq flacons, substratum liquide, temperature du labora-
toire.
Culture C, cinq flacons, substratum solide, exposé 2 heures à 110°.
Culture D, cinq flacons, substratum liquide, exposé 2 heures à 110°.
Le lendemain à 9 heures:
Cultures A, mycélium développé, rayonnant, bien distinct.
Cultures B, mycélium à peine visible.
Cultures C et D, aucun développement.
Ces différentes cultures (20) ont été laissées pendant le second jour à
la température du laboratoire dans les mêmes conditions de luminosité
et de température.
Le lendemain à 9 heures :
Cultures A, beau développement de sporanges dans les cinq flacons.
Cultures B, mycélium abondant submergé dans les cinq flacons; des
sporanges à peine développés dans un seul.
Cultures C, mycélium et sporanges.
Cultures D, aucun développement.
On sait qu’en ensemençant un milieu solide avec des spores de mu-
corinées, il s'établit une différenciation très nette entre les filaments spo-
rangiferes qui partent du point ensemencé et ceux qui naissent de ré-
gions plus éloignées, c'est-à-dire du mycélium rayonnant. On voit alors
au centre un bouquet de filaments fins beaucoup plus longs, mais beau-
coup plus ténus que ceux de la périphérie.
J'ai mesuré les filaments sporangifères centraux dans les trois series
de cultures qui avaient développé des sporanges.
Culture A, longueur des filaments sporangiferes, 2-3 em.
Culture B, longueur des filaments sporangiferes, 0,3 cm. sans sporange
formé.
Culture C, longueur des filaments sporangiferes, 1 cm.
Culture D, aucun développement.
Ce même jour, les cultures A et les cultures C ont été mises de nou-
veau pendant 4 heures à la température de — 70° à — 110°, soit en
pleine végétation.
Le lendemain, dans les deux séries de cultures les filaments sporan-
giferes paraissent gelés et sont tués ; les deux séries de cultures ont l’air
d’être mortes.
892 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Durant la nuit du jour suivant, il se produit de très minces sporan-
giophores à très petites têtes s’élevant du milieu des filaments sporangi-
fères précédents, actuellement tués ; tout autour le mycélium a donné
naissance à de petits sporangiophores normaux. La même chose peut se
constater dans les deux séries de cultures.
Comme les sporanges dans les cultures A et les cultures C n'étaient pas
mûrs au moment où ces cultures ont de nouveau été soumises à l’action
du froid, il semblerait donc que le mycélium développé sur substratum
solide aurait pu résister à cette basse température.
Il se pourrait cependant que des spores de l’ensemencement initial
retardees dans leur germination auraient persisté et ne se seraient dé-
veloppées que le quatrième jour.
En résumé, dans cette première série d'expériences, un abaissement
de la température de — 70° à —110° C. pendant deux heures n’a pas
tué les spores de Mucor Mucedo. Les cultures du milieu solide qui ont
subi ce refroidissement sont en retard d’un jour, c’est-à-dire ne déve-
loppent leur mycélium et leurs sporanges que durant le second jour,
tandis que dans les cultures témoins ce développement a lieu au bout
du premier jour.
Les cultures dans un milieu liquide sont moins favorables au dévelop-
pement du Mucor Mucedo; le second jour il y a dans la culture à tem-
pérature normale un beau développement de mycélium, tandis que
dans les cultures exposées au refroidissement pendant deux heures on
ne voit aucun développement.
Finalement, des cultures en pleine végétation peuvent supporter dans
les parties immergées dans le substratum un abaissement de tempéra-
ture allant jusqu’à 100°, tandis que les parties aériennes sont détruites.
Seconde série d'expériences.
Une série de quatre ffacons ensemencés comme les précédents de la
série C, soit sur milieu solide.
1” jour 2 heures de — 70° à —120° : aucun développement.
2% jour 4 ‘/2 heures de — 70° à — 105° : aucun développement.
3% jour température du laboratoire : aucun développement.
4% jour température du laboratoire : développement d’un mycélium
rayonnant dès le matin.
Dans les cultures témoins qui ont été placées dans le laboratoire, dans
les mêmes conditions de lumière et de température, le mycélium rayon-
ENT
(15) R. CHOAAT. BASSES TEMPERATURES SUR MUCOR MUCEDO. 893
nant s’est manifeste au bout du premier jour. Les eultures qui ont subi
pendant 6 ‘/: heures un refroidissement à — 105° montrent done un
retard de deux jours.
Troisième série d'expériences.
Une série de cinq flacons ensemencés comme les précédents mais con-
tenant un milieu liquide.
1” jour 2 heures à — 70° à — 120°: aucun développement.
2% jour 4 1/2 heures à — 70° à — 105°: aucun développement,
3" jour température de laboratoire : aucun développement.
4e jour température du laboratoire: mycélium submergé peu abon-
dant.
Le quatrième jour au matin les cultures témoins ont non seulement
formé un mycélium abondant, mais aussi des supports de sporanges
aériens, haut de 2 mm. Les sporanges qui sont gros commencent à
jaunir.
Des cültures témoins qui n’ont passé que pendant deux heures à la
température de — 70° à — 110° ont développé un mycélium abondant.
Ils sont cependant notablement en retard sur les cultures témoins à
température normale, car les supports de sporanges sortent à peine du
liquide et leur tête s'élève à peine au-dessus de la surface. Le froid a
donc eu ici un effet retardateur se manifestant plus fortement sur les
cultures qui ont passé un plus long temps à cette température basse.
L’inhibition dans le développement produit par un abaissement de
température ne paraît pas cependant être proportionnée au temps du-
rant lequel les plantes y ont été soumises. Le refroidissement ayant été
effectué de jour en jour, si on tient compte que le refroidissement pen-
dant deux heures retarde le développement d’un jour, lorsque avant
que le développement ait pu commencer on expose de nouveau la cul-
ture à une basse température, le retard dans le développement n’est
imputable qu’à ce dernier abaissement de température. Si done les té-
moins qui ont passé pendant deux heures au froid sont en avance d’un
jour sur ceux qui l’ont subi pendant six heures et demie, mais en deux
jours, ils sont au même degré, c’est-à-dire que le développement du my-
célium et des supports de sporanges à partir du moment où le froid a
cessé, prend deux jours. Il faut cependant remarquer que les cultures
témoins emploient deux jours aussi pour produire le même effet. Il ré-
sulte done de cette constatation que l’action retardatrice du froid n’aug-
mente pas avec le nombre d'heures pendant lesquelles ce dernier agit.
894 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
Quatrième serie d'expériences.
Une série de quatre flacons ensemencés comme précédemment a été
soumise :
1” jour pendant 2 heures à température de — 70° à — 120°.
2®e jour 4 ‘/2 heures à — 70° à — 105°.
3”° jour à la température ordinaire.
4e jour température ordinaire.
Un mycélium peu ou plus abondant s’est développé dans tous les fla-
cons, c’est-à-dire tout le liquide est traversé par le mycélium ramifie, ce
qui lui donne une apparence trouble. Au bout du quatrième Jour, ces
cultures en plein développement sont portées pendant 5 heures à la tem-
pérature de — 70° à — 110°.
Retirées des puits, on voit qu'après la fusion de la glace qui se fait très
lentement vu la basse température des flacons, le mycélium qui était
répandu dans tout le liquide s’est contracté en boule et semble mort.
Trois jours après, dans les cultures maintenues à la température du
laboratoire, ces mycélium semblent revivre, les boules deviennent moins
compactes et un mycélium nouveau se reforme ; dans l’une des cultures
il y a même commencement de production d’un gazon sporangifère très
court mais bien visible. Le quatrième jour les cultures sont abondantes
dans les quatre flacons.
Dans ces dernières expériences où les sporanges n’ont été formés
qu’au dernier moment, on ne pourrait invoquer comme explication de
la reviviscence des cultures le fait que les jeunes sporanges auraient pu
contenir des spores déjà capables de germer ; au quatrième jour le my-
celium est seul formé. Si done il y a reviviscence, c'est que ce mycélium
n'est pas complètement tué par l’abaissement de la température ou que
d'anciennes spores se sont mises à végéter seulement alors. La dernière
explication me semble peu plausible, car on sait combien est facile la
germination des spores de Mucor Mucedo ; il est très improbable que
des spores restent dans un milieu liquide aussi favorable pendant cinq
ou SIX Jours sans germer.
Cinquième série d’experiences.
Huit facons contenant un milieu solide sont ensemencés comme pr'é-
cédemment.
On les met dans le puits qui fonctionne chaque jour de 9 heures du
(17) R. CHODAT. BASSES TEMPÉRATURES SUR MUCOR MUCEDO. 895
matin à 7 heures du soir; de 7 heures à 9 heures du matin les flacons
sont laissés dans les puits qui se réchauffent graduellement sans arriver
néanmoins à une température bien au-dessus de 0°,
Trois flacons sont sortis au bout de 7 jours ; deux jours après leur
sortie il y a végétation abondante, en tous points comparable à celle dé-
erite pour la culture A de la première serie, et ceci également dans les
trois flacons. Vingt et un jour après, les autres flacons sortis développent
leur mycélium et leurs sporanges avec la même rapidité.
Dans ces dernières expériences le froid a simplement arrêté le déve-
loppement, il a suspendu la vie.
Des expériences de plus longue haleine avaient été entreprises, mais
un arrêt accidentel dans le fonctionnement des machines frigorifiques
ayant duré pendant quelques jours, toutes les cultures laissées se déve-
loppèrent dans les puits. Ayant dû alors quitter Genève, ces expériences
n’ont pas été renouvelees.
Ces recherches, toutes incomplètes qu’elles soient, présentent cepen-
dant un réel intérêt. Si on tient compte de la durée du développement
de ces Mucor dans les conditions de cultures réalisées dans mes expé-
riences, qui est de deux jours et demi (de l’ensemencement jusqu'au dé-
veloppement de sporanges mûrs) on conviendra que le temps pendant
lequel ces minuscules plantes ont été inhibées dépasse de beaucoup la
durée normale de leur existence. Il n’est pas admissible non plus qu'aux
basses températures auxquelles ces cultures ont été soumises, une nutri-
tion quelconque ait pu avoir lieu. La respiration elle-même est évidem-
ment complètement arrêtée à cette température où les corps chimiques
ne réagissent plus les uns sur les autres. Si l’on considère que la vie con-
siste principalement en un échange continuel de substance, soit par la
nutrition intracellulaire, soit par la respiration, alors il faut convenir
qu'à ces températures basses la vie n'existe plus (voir Cas. D. C. I. e.).
C’est une fatale erreur qu’on rencontre dans presque tous les traités
que la respiration est une condition nécessaire de la vie, alors qu’elle
n'est qu'une des conditions de sa manifestation. La vie est condition-
née par certaines structures. Les forces qui les mettent en jeu peuvent
être des forces toutes physiques. Elles sont simplement les sources
d'énergie qui pourront mettre la machine en mouvement.
Cette notion des structures vivantes a été souvent défendue. M. C. de
Candolle, dans un travail récent qui a été le point de départ de celui-ci,
ajoute cependant : « Toutefois les phénomènes ne sont pas de même na-
ture dans les deux cas (une machine au repos comparée à la structure
896 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
vivante) et les energides dont l’ensemble constitue l’individu vivant ne
sont pas des machines au sens ordinaire du mot. Une machine, en effet,
travaille sans changer elle-même de structure, tandis que les énergides
se segmentent après s'être accrues et leurs segments fonctionnent à leur
tour comme énergides. Cela tient à ce que les matières assimilées par
le protoplasma vivant augmentent sa masse sans diminuer son énergie.
En effet, la vie du protoplasma se manifeste par des mouvements qui
sont combinés de façon à produire une orientation des parties selon cer-
taines dispositions structurales se succédant dans un ordre déterminé,
phénomène auquel les actions physico-chimiques ordinaires ne donnent
jamais lieu. On est donc forcé d'admettre l’existence d’une classe parti-
culière de réactions dont les matières assimilées ne deviennent capables
qu'après leur absorption dans ce milieu spécial, le protoplasma vivant
et préexistant dans lequel elles pénètrent. »
Dans les diverses expériences faites précédemment, les graines em-
ployées ont été conservées sèches ; un commencement de germination
ou de réveil ne s’y était pas manifesté. Il en est tout autrement dans nos
expériences en milieu liquide. Il est inadmissible que le liquide ambiant
n'ait pas été en communication osmotique avec le protoplasma. C’est
donc en pleine activité vitale que nos expériences ont surpris les spores
de Mucor ou leur mycélium. Il me semblait a priori probable que dans
ces conditions, cet abaissement de température abolirait toute struc-
ture vivante. Or, on voit qu'il n’en est rien.
Ce fait, en soi, est comparable à celui qui à lieu quand dans une tour-
bière arctique ou de montagne toutes les plantes cellulaires sont empri-
sonnées dans la glace ou que les algues pélagiques d’un lac, pénétrées
par la glace superficielles pendant de longues semaines, recommencent
à vivre lorsque cette dernière s’est fondue. Lorsqu’aussi par l'effet de
froid prolongé de la Sibérie, les mélèzes et autres arbres ont supporté
pendant plus de quatre mois une température moyenne de 40°C.au-des-
sous de 0°; malgré la protection de l’écorce, il n’est pas admissible que
l'équilibre de la température ne se soit fait et que l’intérieur des troncs,
c’est-à-dire les cellules vivantes du cambium et du parenchyme, n’aient
pas été gelées pendant de longs jours, pendant lesquels aucune réaction
chimique n’a pu avoir lieu.
M. Erikson a publié un travail intéressant relatif à l'avancement de
la germination des champignons par le froid. Des spores d’ÜREDINEES
diverses ont germé plus rapidement après avoir été refroidiesa — 12°C.
au-dessous de 0° C., que les témoins qui n’avaient pas été soumis à cette
(19) R. CHODAT. BASSES TEMPÉRATURES SUR MUCOR MUCEDO. 897
basse température. Il y a déja quelques années que mon ami le prof.
E. Fischer, de Berne, avait constaté le fait (d’après une communication
verbale) et ces deux observations montrent l'intérêt que le froid peut
avoir dans l’etude de certaines particularités biologiques des végétaux
de régions froides ou tempérées.
Rien de semblable ne se passe chez le Mucor Mucedo, le froid pro-
duit ici un ralentissement dans la germination et le développement.
BIBLIOGRAPHIE UTILISÉE
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ques el naturelles, 1895, t. XXXIII, p. 497-512.
Raoul Pictet, Archives des sciences physiques et naturelles, ser. 3, t. II, p. 354,
629 et 1. c. t. XI, p. 320, 325, et t. XX VIII, p. 517, t. XXX, p. 273.
Erikson, Ueber die Förderung der Pilzkeimung durch Kälte, Centralblatt. f.
Bact. Abth. II. B. 1. 557-565.
Drude, Handbuch der Pflanzengeographie, p. 25.
898
POLYGALACEZÆ
NOVÆ VEL PARUM COGNITÆ
AUCTORE
R. CHODAT
VI
Polygala Karensium Kurz (Chamebuxus sect.) Forest flora of
Birma, I, p. 70.
Cette espèce ne me paraît pas suffisamment justifiée d’après le mau-
vais échantillon qui est conservé à l’herbier de Kew. Elle parait constituer
une simple variété de P. arillata Ham. à ailes étroites, plus courtes que la
corolle, et à fleurs plus grandes. Quant à la crête, elle varie sur les fleurs
de la même plante; elle est souvent bilobée, à lobes aigus.
P. Fischiæ Parry (Chamæbuxus sect.) Proceed. Devenport. Acad.
nat. hist., IV, 1884, p. 39.
Cette plante n’est qu’une variété locale de P. Nutkana DC. à tiges plus
robustes, plus persistantes, trouvée dans la Basse-Californie (Hb. Kew).
P. fimbriata A.-W. Bennett (Hebeclada sect.) in Mart. fl. bras.
XIIT, III, Polygalaceæ, p. 13, tab. XXX A. fig. 12.
Cette espèce qui est très distincte avait été placée dans ma monogra-
phie à côté de P. hirsuta; elle est beaucoup plus voisine de P. glabra
A.-W. Bennett à laquelle elle ressemble par la structure de la fleur et les
semences. Si les sépales étaient ciliés-glanduleux, l’affinité de ces deux
piantes avec les espèces à grandes fleurs de cette section, comme P. Lin-
deni Chodat serait évidente, car ici les semences sont aussi globuleuses
el la caroncule rugueuse. Bennett dit des semences qu’elles sont « canali-
culato-rugosis; » cette particularité est bien curieuse.
(21) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 899
Dans les deux espèces, le limbe sur les côtés de la carène est muni de
crêtes parallèles dues à des plissements. La glabriété des organes floraux
de P. glabra n’empechent pas le rapprochement proposé; la différence
essentielle entre ces deux plantes outre le port, c’est que les sépales sont
beaucoup plus étroits chez cette dernière et leur bord généralement
plus ou moins denté ; les pétales supérieurs sont très nettement tronqués
chez P. fimbriata tandis qu'ils sont irrégulièrement dentés chez l’autre.
L’aire géographique des deux espèces concorde d’ailleurs parfaitement
(Hb. Hauniense).
Le P. fimbriata se trouve en outre en Bolivie ainsi que j'ai pu m’en
assurer par l'examen des plantes de Bolivie de Bang, n° 1588, Vic. Guanai
(Hb. Barbey-Boissier).
P. Warmingiana A.-W. Bennett (Ligustrina sect.).
Il faut placer cette espèce entre P. Laureola St-Hil. et P. dichotoma
Chod. Elle a les feuilles plus petites que la premiere espèce, elliptiques,
aiguës aux deux extrémités, les stipules filiformes longues et les fleurs
aussi petites que P. dichotoma Chod. dont elle différe par le port. C’est
une plante des lieux humides des forêts de Lagoa-Santa, à fleurs jaune-
orangé (Hb. Hauniense).
SET. ORTHOPOLYGALA
P. subulata Waison. Proc. Am. Ac., 26 : 132, 1891, Mexico. P. alba
Nuttall. var. bicolor (H. B. K. sub spec.).
P. Pearcii A.-W. Bennett Journ. of bot., XVII (1879), p. 201.
P. Ruiziana Chodat, Monogr., II, p. 145.
P. peruviana A.-W. Bennett, I. c., p. 173.
Cette espèce par ses ailes à nervures simples et libres se rattache à
P. nemoralis A.-W. Bennett. La capsule est cependant très différente et
très caractéristique; elle est largement ovale, presque plus large que
haute; les semences sont cylindriques mais fortement courbées en arc;
les deux appendices papyracés de l’arille sont soudés sur toute leur lon-
gueur, constituant ainsi un tablier qui pend du sommet de la semence et
en cache la courbure; cet appendice papyracé atteint les ‘/s de la semence
(Lechler, n° 2629, Hb. Kew).
P. Berteriana DC. Prod. I, 328; P. hygropihla H. B. K.
In Hb. DC., M. Balbis leg. 1821 in St-Domingo.
900 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22)
P. hygrophiloides Spencer le M. Moore, Phanerogamic botany of
the Matto-Grosso exped., p. 308 = P. Timoutoides Chod.
P. Gardneriana A.-W. Bennett, I. c., p. 19.
C’est une variaté de P. aphylla A.-W. Bennett à pétales plus larges et
plus courts (Hb. Hauniense).
P. bukobensis Gürke, in Engl. Pflz. welt Ost-Afrikas, Theil c,
1895, 235.
Cette plante ne me parait pas differente de P. filicaulis Baillon. Les
exemplaires que j’ai examinés ne se distinguent de cette espèce par aucun
caractére floral; les figures que j’ai données dans ma monographie
cadrent exactement avec cette espèce. Cependant les semences peuvent
être dépourvues de poils glochidiés tandis qu’ils les ont dans d’autres
exemplaires (v. Gürke, 1. c.). Je conclus donc à l'identité déjà soup-
connée par Gürke.
P. sansibarensis Gürke, 1. c., 235.
Cette espèce est un peu mieux fondée; les ailes y sont plus larges et
elliptiques-ovales ; les capsules largement elliptiques et courtement stipi-
tées; les semences à poils glochidiés. Elle se rattache cependant étroite-
ment à P. filicaulis Baillon et P. capillaris Drege. (c. Holst., n° 2990);
Gürke, L. c.
P. lagoana A.-W. Bennett, 1. c., p. 22.
Cette espéce est voisine de P. Funkii Chodat, dont elle diffère par les
semences moins fusiformes, à appendices de l’arille non aigus. Elle n’est
nullement voisine de P. aphylla avec laquelle A.-W. Bennett la compare
(Lagoa-Santa; Hb. Hauniense).
P. Spruceana A.-W. Bennett. Journ. bot., XVII, 1879, p. 203.
P. celosioides Mart. var. Spruceana (Benn. sub spec.). Habitus P. celo-
sioides, differt appendicibus seminum longioribus. Maypure, ad fl. Ore-
noco, Spruce, n° 3734 (Hb. Kew).
M. A.-W. Bennett la rapproche de P. Darwiniana dont elle est cepen-
dant très éloignée.
P. Moquiniana St-Hil. Fl. bras. merid., II, p. 36.
Ajouter aux localités de la province de St-Paul : Prov. Paraña, Rio de
Papageias, Hb. Schenck, n° 2563; San Pedro, Missiones, Argentine,
Niederlein, n° 666 (Hb. Hieronymus).
- NUE
(23) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 901
P. sedoides A.-W. Bennett, I. c.
Ajouter aux localités indiquées : Pernambuco, leg. Ridley (Hb. Kensingt.
Mus.).
P. Michoacana Rob. et Seat. Proceed. am. Acad., 28 : 103, 1893,
Mexico. —
P. scoparia H. B.K.
I n’y a aucune distinction à faire entre ces deux plantes; P, Salviniana
A.-W. Bennett diffère de cette dernière par ses grappes plus condensées
et par ses capsules moins étroites et ses feuilles plus larges.
_ P. cordobensis A.-W. Bennett, Journ. bot., XXXIIT, 1895, 109.
P. chloroneura Grisebach, Pl. Lorentz., 30.
P. Kurtzii A.-W. Bennett, Journ. bot.. XXXII, p. 110.
Je ne vois aucune raison pour séparer cette plante de P., thesioides
Willdn. du Chili car elle en a le port et la structure des fleurs. La capsule
présente aussi dans les deux espèces des bords crénelés ou dentés.
La station de cette plante est intéressante : Valle del Yeso, Cordillera
de Malal-hue, Mendoza, Kurtz, n° 5963 (Hb. Kew).
P. grisea A.-W. Bennett, Journ. bot., XXIII, p. 109.
C’est une forme canescente de P. chloroneura Griseb., dont elle diffère
par les ailes plus ovales, les pétales supérieures plus étroites.
Crucegita, apud Mendoza, Dr Loos leg., Hb. Kurtz, n° 5445 (Hb. Kew).
P. Darwiniana A.-W. Bennett, Journ. bot., XVII, 1879, 203.
Cette espèce que je ne connaissais que de la description de Bennett et
que j'avais placée dans le voisinage de P. lancifolia St-Hil. est au con-
traire du groupe Aspalathæ.
Caulis infra lignosissimus valde ramosus, ad 10-20 cm. longus; rami
subglabri; folia angustissime elongato-obovata. Racemi terminales valde
pauciflori; flores magni, 3 lin. longi.
Sepala oblonge elliptica haud acuta vel subacuta ; ale lanceolato-
oblongæ subacutæ fere triplo longiores quam latæ, longe unguiculatæ,
corollam superantes nervis tribus liberis, medio simplici, lateralibus extrin-
secus ramos 2-3 edentibus; petala elongata valde oblique retusa basi
cuneata carinam cristalam subæquantia; crista plurifida; antheræ fila-
mentis vix longiores; ovarium ellipticum, stylus erectus; stigma supe-
rius capitatum paucipilosum, inferius breve, retusum.
902 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
Habitus P. oxycoccoides Desf. Cape Fairwether, Patagonia (Darwin, Hb.
Kew).
Stigmate affinis P. aspalathæ sed satis diversa habitu, alis et petalis
superioribus.
P. spinescens Hook. Bot. Misc., II, p. 146 (Gillies mss.), 1833,
non Decne in Ann. sc. nat., ser. 2, t. I, 1835, q. 275.
Racemi paueiflori; flores 6 mm. longi. Spinescens; sepala ovata glabra ;
ala ellipüico-spathulatæ, subacutæ, nervo medio simplici, lateralibus extrin
secus ramosis liberis; carına unguiculo brevior; crista laciniata conspieua;
petala superiora linearia apice rotundata vel subretusa corollam æquantia ;
antheræ filamentorum parte libera breviores; stylus erectus dein genicu-
latus; stigma superius dentiforme breve, inferius crassius subacutum
(simile stigmati P. Salasianæ); capsula elongata haud vel vix emargi-
nata triplo longior quam lata; semina apice rostrata fusiformia pilis ad-
pressis leviter vestita; e rostro oriuntur appendices duæ semine fere
triplo breviores plus minus incisæ vel varie contortæ.
On dry hills near el Agua de las coelos, Mendoza (Hb. Kew).
Comme cette espèce a la priorité sur le P. spinescens Decaisne; ce der-
nier doit prendre le nom de P. Decaisnei Steudel, Nomencl., ed. 2, II,
p. 371 (1841).
P. Fischeri Gürke Engl. Jahrb., XIV, 310.
Velutino-canescens; foliis ellipticis vel linearibus; racemis elongatis
floribus mediocribus, bracteis persistentibus refractis, alis flabellatis sed
minoribus quam in aliis hujus stirpis, margine ciliatis et dorso ; ovarium
pilosum; capsula late elliptica pilosa; seminum caruncula brevissime
appendiculata.
Floribus minoribus et seminibus facile dignoscenda species.
Angola, Welwitsch, n° 1028; Mombassa, Kirk; Nyika-country, Grant;
Zanguebar, Kirk, no 92.
P. Wadibomica Chodat, Monogr. Polygal., II, 320.
Ajoutez à la localité : Ruwenzori, Matschakos, leg. Scott-Elliot,
n° 6733 (Hb. Kensingt. Mus.).
P. Ukambica Chod. var. parviflora.
Foliis linearibus, pubescentibus, racemis floribundis, floribus 5 mm.,
alis semiorbicularibus.
iuwenzori, Scott-Elliot, n° 6555 (Hb. Kensington Mus.).
(25) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 903
P. tristis nov. spec.
Annua (?); caulis basi et maxima parte lignescens, basi et superne
ramos longos paucifoliosos numerosos, divaricatos edens, ad 50 cm. altus;
rami tenues puberuli 10-30 cm. longi; folia lanceolata distincte sed bre-
viter petiolata, glabrescentia vel leviter puberula; racemi leviter supra
-axillares, rachi tenui floribus dilapsis bracteis bracteolisque refractis,
persistentibus, acutissimis aspera; flores parvi ad 2-3 mm. longi; ala
sub fructu ad 4-5 mm. longæ et latæ semiorbiculares, nervis anastomo-
santibus, glabræ; petala superiora basi longe angusta limbo elliptico
uno latere auriculato, quam carina '/s breviora ; carinæ crista parte lamel-
losa, parte fimbriata, conspicua; ovarium glabrum. Capsula oblique
elliptica paullo longior quam lala angustissime marginata; arilli lobi late-
rales breviter membranacei, tertius brevissime appendiculatus.
Pl. Africæ austro-orientalis, Sambesi Mittellauf, Menyhart leg. in
Boruma, n° 811, Febr. 1891 (Hb. Schinz).
Species affinis P. Ukambicæ Chod., differt forma foliorum, habitu, pedi-
cellis multo brevioribus, petalis superioribus unguiculo magis angusto.
Cette espèce est encore un trait de plus pour unir le P. Quartiniana de
l’Abyssinie avec les P. Ukambica du Transvaal et de Natal.
P. multiflora Poiret (Oliver) Encyclop., V, p. 497 (180%).
Planta glaberrima, caulibus haud persistentibus, foliis linearibus
longis, racemis multifloris, floribus mediocribus; sepala ovata ciliata
nervis inconspicuis; alæ elliplico-obovat® obtusæ nervis conspicuis, mar-
gine ciliatæ, sepe inæquilaterales nervis exterioribus anastomosantibus
et nervillis; carina limbo lato unguiculo longiore; crista parva lamellosa
bifida, margine plus minus profunde serrata mediocris, haud laciniata ;
petala superiora fere duplo breviora ; ovarium pilosum; stylus ut in alüs;
stigma utin P. tenuicauli; capsula elliptica anguste marginata ; semina longe
vestila ; arillus helicoideus superpositus; lobi laterales breviter lamellosi.
Cette espèce est voisine de P. Baikiei Chodat; elle est facilement
reconnaissable à son apparence glabre, ses feuilles étroites et ses fleurs
beaucoup plus pelites que celle de P. butyracea Heckel.
P. butyracea Heckel, Soc. géogr. Mars., 1889.
Scott Elliot l'indique cultivée à Sierra-Leone (Hb. Kensingt. Mus.).
P. tenuicaulis Hook. fil., Journ. Soc. Linn., VII, 1864, p. 182.
Forma mäjor, habitu et floribus major sed indolibus floris speciei
genuinæ prorsum similis.
Tanganika-plateau leg. 1890, Caison (Hb. Kew).
904 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
P. sparsiflora Oliver, Fl. trop. Afric., I, 127, 1868.
Habitus plantæ ut Oliver ]. c. descripsit :
Ale quam corolla breviores, obovatæ, leviter cilial®, nervis apice
arcuate anastomosantibus, lateralibus ramosis ramulis arcuate conjunclis;
carinæ limbus latus unguiculo duplo longior; crista lamellosa margine
valde dissecta decumbente conspicua summam carinam tegente; petala
superiora basi cuneata inæqualiter subbiloba, lobo majore alio incons-
picuo mullo majore; ovarium obovato-cuneatum pilosum; stylus tenuis
prius horizontalis, dein erectus et deinde patens; stigmata ut in aliis
subsectionis ; capsula elliptico-oblonga, basi leviter cuneata, leviter emar-
ginata, anguste marginata et ciliata, alis ‘/: brevior; semina oblonga pilis
sericeis obtecta; arillus helicoideus superpositus.
Affinis P. butyraceæ Heck., differt floribus minoribus et capsulis, semi-
nibus vestitis, petalis superioribus aliisque ; etiam affinis P. Ruwenzoricæ
nob. et P. tenuicauli Hook. fil.
P. Ruwenzorica Chod. Journ. of botany, 1896, p. 199.
In Africa centrali ad Muobuku Valley, ad 5000 ped., Scott Elliot, Ruwen-
zori exped., n° 7543.
A P. gomesiana Welw. differt indumento, bracteis magis elongatis,
ovario prorsum ciliato, foliis apiculatis.
P. Elliotii Chod., 1. c., p. 199.
Tanganika, west slope, Kiriba, Scott Elliot, no 8237.
Affinis P. gomesianæ, differt bracteis longis, subscariosis, foliis apicu-
lalis, seminibus et capsula oblongis, a P. ruwenzorica Chod. floribus
majoribus, bracteis scariosis, pedicellis multo longioribus, foliis haud
lonceolatis.
P. Bakeriana Chod., 1. c., 199.
In Africa centrali, Urundi, Scott Elliot, Ruwenzori exped., n° 8251.
Affinis P. butyracee Heck., differt caulibus in sicco fuscescentibus,
habituque toto; petalis superioribus, pistillo P. Gomesianæ affinis, differt
autem floribus multo minoribus habitu que toto.
P. Britteniana Chod., Journ. of bot. (1896), 198.
In Africa centrali ad Stevenson Road, 4-5000 ped., Scott Elliot, Ruwen-
zori exped., 8256.
Affinis P. butyraceæ Heck., differt caulibus minus robustis glabris,
petalis quam carina multo brevioribus, capsula angustiore et semine
dense vestito habituque toto graciliore.
re À
DEREN 1,
(27) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 905
P. Ukirensis Gürke, Engl. Bot. Jahrb., 14 (1892), 310.
Cette plante est identique au P. sparsiflora Oliver qui paraît être
répandue dans le centre de l’Afrique.
P. asbestina Burch., Trav., I, 543.
Cette espèce qui n’a pas été décrite par moi dans la Monographie des
Polygalées appartient certainement à ce groupe où elle forme avec la
suivante une petite série caractérisée par les pétales supérieurs à limbe
elliptique et à onglet étranglé au-dessous de ce dernier. Comme dans la
suivante les grappes sont pauciflores (2-3 fl.), les ailes herbacées acumi-
nées el la capsule profondément émarginée.
Eckl. et Z. 184. In collibus arenosis Zwarteberge et Winterhoeks-
bergen, etc. (V. Harwey, Fl. capensis).
— P. Krumanina Burch. ex Ficalho et Hiern. Trans. Lin. Soc., ser. II,
t. I (1881), p. 16.
P. myrtillopsis Oliver (Welw. manusc.), Fl. trop. Afr., I, 130.
Cette espèce paraît fort rare; je ne l’ai vue que dans l’herbier de Ken-
sington (British Museum); elle se reconnaît aisément à ses tiges puberu-
lentes, ses feuilles oblongues-elliptiques, un peu acuminées et à nervures
en réseau compliqué bien visible. Les pédicelles et les sépales sont
hérissés et les ailes vertes; les pétales supérieurs ont le limbe elliptique
et l'onglet faiblement étranglé au dessous du limbe; la crête est très
développée et dépasse de beaucoup les pétales supérieurs; la semence
est couverte de poils apprimes, l’arille à branche dorsale un peu décur-
rente mais non étroitement appliquée contre la semence; les lobes laté-
raux sont plus larges mais peu décurrents.
Welwitsch, n° 1029 (Hb. Kensingt.) rarior in collibus dumetosis arena-
ceo argillaceis socialis cum gnidiis.
L’espece la plus voisine par la structure florale est P. asbestina DC.
Oliver la rapproche de P. arvensis avec laquelle elle n’a aucune affinité
non plus qu’avec P. japonica.
P. modesta Gürke, Engl. Jahrb., XIX, Beibl. 47, p. 35.
Espèce très voisine de P. Schweinfurthiü Chod. dont elle diffère princi-
palement par le port et les fleurs plus petites.
Scott Elliot l’a aussi récoltée dans les stations suivantes : Plains of
Masai-River ad 600 ped. Ruwenzori, n° 6796 (Hb. Kensingt. Mus.).
BULL. HERB. Bolss., décembre 1896. 59
906 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
P. pygmæa Gürke in Engl. Pflz. welt. Ost. Afrikas, Theil C, p. 23%
non Steudel.
Polygalæ Welwitschii Chodat, forma parva.
Cette espèce est très variable; on ne saurait établir une distinction
spécifique sur de simples différences dans le port.
P Sadebeckiana Gürke, 1. c., Theil C, 233.
Habitus ut indicavit cl. Gürke, 1. c.
Sepala lanceolata viridia, ciliala; ala lanceolatæ acutæ vel subacutæ
nervis apice anastomosantibus, paucis; Carina quam petala superiora
1/: longior, crista speciosa multifida; pelala superiora basi acuta limbo
subquadrangulari ut delineavi pro P. Schimperi (vid. Monogr., XXNIII,
fig. 11a); ovarium stylus et stigma ut in hac specie; capsula late elliptica
marginibus mediocribus, vix emarginata, alis brevior sed æquilata; semina
pilis adpressis vestita basi breviter comosa; arillus equitans lobis apice
spalhulatis papyraceis seminis partem mediam vix attingentibus.
Affinis P. Schimperi, differt habitu, lobis arilli tribus haud aculis sed
apice dilatatis, foliis linearibus obtusis, florıbus paullo majoribus.
M. Gürke pense elle est du groupe « Tinctoriæ ». Il s’est laissé
induire en erreur par les expansions de l’arille; le port, les inflorescences
et la présence des trois lobes bien développés de l’arille auraient été
suffisants pour en indiquer clairement l’affinité.
Var. minor. |
Alis magis ellipticis, foliis magis acutis, floribus minoribus.
Ruwenzori, Scott-Elliot (Hb. Kensingt. Mus.).
Dans cette variété de P. Sadebeckiana les appendices de l’arille n’ont
pas leur extrémité arrondie en spatule comme chez le type. Des investi-
gations ultérieures démontreront s’il faut séparer cette variété pour en
faire une espèce.
P. maxima Gürke in Engl. Pflzwelt. Ost. Afrikas, Teil C, p. 233.
Cette espèce facilement reconnaissable à ses feuilles beaucoup plus
grandes que chez toutes les autres espèces africaines, sauf P. Mannü et
P. Galpini qui sont d’ailleurs de la section Chamæbuxus et sont persis-
tantes, est voisine de P. Sadebeckiana et donc aussi de P. Schimperi
Uhod. Elle a les sépales et les ailes plus poilues, le limbe des pétioles
supérieurs moins régulier que dans les deux espèces précédentes et muni
latéralement d’une petite oreille comme cela arrive souvent chez les
espèces de ce groupe.
(29) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. 907
La presence de ces deux espèces dans l'Afrique centrale équatoriale
est fort intéressante; comme elles se rattachent indubitablement à
P. Schimperi et par lui aux espèces asiatiques groupées autour de
P. sibirica, et dont les plus extrêmes atteignent la Chine, elles montrent
encore une fois de plus l'immense extension de ces groupes asiatico-
africains.
M. Gürke, qui n'avait pas compris les affinités de ces plantes, n'avait
pas non plus compris que P. Schimperi se rattachait aux espèces asia-
tiques et attribuail la place que je lui ai donnée dans ma monographie à
une erreur grossière. Qu'il se détrompe, P. Schimperi comme les deux
espèces qu'il rattache aux « Tinctoriæ » ont des « Asiaticæ » l’arille dis-
tinctement trilobé, la capsule largement bordée et ciliée (moins fortement
chez P. Sadebeckiana Gürke), tandis que l’arille est tout au plus double-
ment appendiculé dans les espèces des « Tinctoriæ », le lobe intermédiaire
étant enroulé en crochet; en outre chez ces dernières les ailes sont lar-
gement ovales-triangulaires ou suborbiculaires tandis que chez les
« Asiaticæ » elles sont constamment oblongues le plus souvent aiguës.
Les espèces africaines auraient pu être comparées avec beaucoup plus
de raison aux « Persicariæfoliæ », mais ici jamaig Farille n’est trilobe,
les ailes ne sont pas constamment étroitement bordées. Gürke aurait pu
facilement arriver à cette conclusion en consultant les nombreux dessins
de ma monographie où presque chaque espèce est figurée dans ce qu’elle
a de plus caractéristique. Il se serait épargné deux erreurs, celle qu'il
m’attribue et celle qu’il commet.
P. polygoniflora Chod., Journ. of bot. (1896), p. 199.
In Africa centrali, Scott Elliot, Ruwenzori exped., n° 8670.
Affinis P. Sadebeckianæ Gürke, differt alis latioribus albis, capsula
marginibus latioribus, seminum caruncula, seminibus breviter hispidis
nec pilis adpressis sericeis, appendicibus apice haud rotundatis, foliis
acutis et floribus minoribus.
P. pilosa Baker, Journ. Linn. Soc., XXI (1884), 321.
Folia oblonga 10-15 mm. longa, obtusa, ut caulis pilis patulis pilosa ;
racemi pedunculati parvi capituliformes ; flores parvi; sepala nervis anas-
tomosantibus, inferiüs late ovatum haud acutum, duo superiora ad */1 coa-
lita ; ale inæqualiter lanceolatæ, obtusæ, nervis distincte anastomosantibus
quam corolla '/ı breviores; crista basi indivisa parva, apice plus minus
lobata; limbus unguiculo multo longior; petala superiora triangularia
905 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
angulis subacutis, nervis pluribus strictis; stigma refractum simile ei
P. rigentis (v. Monogr., tab. XXVIL, fig. 30a).
Central Madagascar 959, Rev. Baron.
Species habitu ab omnibus hujus stirpis dissimilis.
Polygala leptoclada Bojer in Bouton Neuvième Rapp. annuel
Maurice (1842), 14.
Sepala lata, superius subretusum, nervis simplicibus vel subsimplicibus
haud vel vix anastomosantibus, breviter ciliata, duo anteriora ad apicem
coalita nervis liberis; ale duplo fere longiores sed quam corolla fere
duplo breviores, ellipticæ, obtusæ, nervis distincte anastomosantibus;
Carina quam petala superiora longior, limbo lato sub crista emarginato,
crista basi indivisa apice bifida, lobis emarginatis haud conspicua ; petala
superiora triangularia paulo longiora quam lata nervis 6-8 apice anasto-
mosantibus; stigma ut in P. aciculari (vid. Monogr., Tab. XXIX, fig. 8);
capsula ovata, leviter irregularis angustissime alata ut in P. lüuflora
Boj.; semina oblonga breviter sed dense pilosa, arillo exappendiculato
superposito.
Affinis P. linifoliæ Bojer. (Chod.. Monogr.).
P. viminalis Gürke in Engl. Pflz. welt. Ost. Africas, Teil C (1895),
234.
Caulis subsimplex vel subramosus, ramis virgatis validis; folia sessilia
linearia, apice acuta, margine revoluta glabra; racemi terminales elongati
loribus caducis depauperati; sepala acuta nervis tribus liberis inscripta,
leviter ciliata, duobus superioribus ad ?/s coalitis, alis multo breviora; alæ
persistentes quam corolla fere duplo breviores, late ellipticæ, unguicu-
late nervo medio apice cum lateralibus arcuate anastomosante, lateralibus
extrinsecus nervos simplices vel bifidos plures edentibus; petala supe-
riora retusa marginibus lateralibus subparallelis, basi cuneata i.e. subtrian-
gularia, nervo medio ramos plures vel numerosos bifidos strictos edente ;
carina fere duplo longior limbo quam unguiculum haud longiore, crista
in summo apice carinæ decumbente plurifida ; stamina fertilia 8; stigma
utin P. rarifolia vel P. linifolia; capsula elliptica vix emarginata; ala parva
marginata, uno latere in appendicem erectam dentiformem prolongata,
vel appendicibus duabus; semina ovato-conica, hispido-vestita arillus
parvus semine angustiore helicoides pilosus superpositus.
Ex affinitate P. huillensis; ab affinibus sepalis, alis brevibus, floribus
majoribus diversa.
le. fe
(31) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. Y09
Polygala amboinensis Gürke, 1. c., Theil C (1895), 204.
Etiam Scott Elliot, 6138, Ukambane (Hb. Brit. Mus.).
Caulis ramosus, tenuis, ramis virgatis tenuissimis, foliis linearibus
angustissimis; sepala superiora ad ?/s connata haud lata, nervis paucis
anastomosantibus, ciliata; alæ parvæ spathulatæ obtusæ vel emarginatæ,
magis quam duplo longiores quam latæ, nervis tribus apice anastomosan-
tibus, pauciramosis; petala superiora triangularia basi acuta, limbo flabel-
late nervoso, speciosa, colorata; stamina fertilia 6; pars libera filamen-
torum tenuis longa, inter stamina fertilia pars media sterilis tubi stami-
nalis triangularis; ovarium profunde emarginatum; stylus et stigma ut
in P. linifolia Boj.; capsula oblonga elliptica profunde emarginata bicor-
nuta, lobis apicalibus inæqualibus, acutis, anguste alatis; semina conica
pilis longis vestita, arillo conico acuto pilis tenuibus tecto, superposito,
lobis lateralibus linearibus, obtusis angustis semine triplo brevioribus
munito.
Ex affinitate P. linifoliæ et P. acicularis sed alis, capsula et seminibus
valde distincta
P. mucronata Baker, Journ. Linn. Soc., XX (1883), 89; non Ben-
nett, Mart. fl. bras., XII, III, 8; non Willd., Sp. pl., UI, 888.
Planta humilis; habitus P. chloropteræ Chod.;folia elliptica mucronata;
ale virides margine decoloratæ, basi et apice acutæ, margine leviter
ciliatæ; nervis parce ramosis et anastomosantibus flores vix superantes;
sepala exteriora elliptico-oblonga viridia, margine ciliata ; petala superiora
late triangularia nervis flabellatis, quam corolla breviora; carina breviter
unguiculata apice pulchre cristata, crista multifida speciosa; ovarium
leviter pilosum; stylus adscendens; stigma superius sursum curvalum,
inferius breviter linguiforme papillosum.
Baron, Madagascar, n° 2147.
Cette espèce est très voisine de P. transvaalensis Chod. et de P. chlo-
roptera Chod. dont elle a les ailes et le stigmate (v. Monogr. Polyg., II,
tab. XXIX, fig. 18). Elle en diffère par le port (v. Baker, 1. c.).
On n'avait jusqu'à présent point cité de plante de ce groupe (Chlorop-
tere) a Madagascar. J'ai montré autre part (Sur l’origine des groupes et de
l'espèce dans les Polygalacées) la distribution disjointe de ces plantes ;
l’une de leurs aires occupe l'Afrique du sud orientale, l’autre la région
Indo-malaise. L'espèce de Madagascar se rattache cependant plus à celles
de l'Afrique qu’à celle de Ceylan ou de l'Inde.
P. stenoclada Benth., Fl. austral., I, 141; V. aussi F. Muell., Vic-
toria Naturalist. (1890), p. 38.
910 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
Cette espèce est voisine de P. chinensis L. Ses tiges minces couchées
hirsutes et ses grappes à rachis très allongé et à fleurs longuement pédi-
cellées subcorymbiformes la feront facilement reconnaitre.
Quant aux semences elle est aussi bien caractérisée par leur forme
ellipsoidale et l’arille à lobes pendants atteignant le milieu de la semence.
Brown, It. austr., n° 4971, Carpentaria (P. divaricata Nees), Port
Darwin, Don River, Elliot-River, Cape et Burdekin-River.
P. Tepperi F. Muell., Victoria Naturalist. (1890), p. 38.
Varietas tantum P. chinensis, appendicibus arilli longioribus et haud
apice rotundatis.
Roebuck, Australia leg. Tepper.
P. alata Chod., Journ. of bot., 1896, p. 200.
In Africa centrali, Elment, 5-7000 ped., Scott-Elliot, Ruwenzori Exped.,
n° 6689.
P. abyssinicæ valde affinis, differt carına quam ale multo breviore,
caulibus subaphyllis aliisque notis. Forsan speciesintermedia inter P. abys-
sinicam et P. leptophyllam.
P. Dhofarica Baker in Kew Bull. (1895), p. 181.
Cette espèce n’est autre chose que P. rupicola Hochstett. et Steudel
(Chodat, Monogr. Polygalac., IL, p. 390.
P. pallida E. Meyer in Drege, Zwei Pflanzendocumenten, 212; nom.
nudum.
Harvey in Harvey et Sonder. Fl, Cap., I, 1859, p. 93.
Humilis basi ramosa, ramis filiformibus brevibus; folia pauca, linearia,
obtusissima; racemi terminales spiciformes, floribundi, floribus subsessi-
libus parvis; sepala retusa vel retuso-subemarginata, obovata, nervis
ramosis strielis; ale lanceolato-ellipticæ subacutæ, nervo ramoso, ramulis
bifidis strictis subliberis; petala superiora oblonge triangularia retusa
nervo medio ramoso quam carina ‘2 breviora; carinæ crista minima
bifida.
Affininis P. erubescenti, differt sepalis retusis, crista minore, floribus
minoribus atque slatura.
P. Emirnensis Baker, Journ. Linn. Soc., XX (1883), 89.
Habitus P. comosæ formæ minoris; perennis glabra, ramis elongatis
gracillimis, foliis anguste lanceolatis brevissime petiolatis; racemi termi-
PARENT PR
(33) R. CHODAT. POLYGALACEÆ. gg
nales multiflori laxi, subsecundi; sepala elliptica parva, trinervia, nervis
liberis; ale multo majores ellipticæ obtusæ subrotundatæ, nervis tribus,
intermedio sub apice tantum ramoso et sæpe cum lateralibus anastomo-
sante, lateralibus extrinsecus pauciramosis, corollam longitudine æquan-
tes; petala superiora triangularia nervo medio pauciramoso, parva; crista
parva apice incisa; ovarium leviter obcordatum; stylus tenuis abrupte
curvatus et stigmala ut in P. leptophylla i. e pars superior sursum cur-
vata obtusa, inferior pendens papillosa; semen leviter pilosum ovoideum,
arillo biappendiculato, lobis '/s seminis attingentibus.
Subsectioni 11 Virgatis certe adscribenda, proxima P. erubescente sed
sat distincta habitu, seminibus haud subsphæricis allisque.
La présence de ces deux espèces à Madagascar porte à trois le nombre
des sous-sections africaines représentées dans cette île, soit 1. Aptero-
. carpæ avec la souche H. Tenues; 2 Migratores avec les souches $ 2 Sphe-
nopteræ et $ 4 Arenariæ; 3° Deltoideæ avec $ 1 Tetrasepalæ, $ 2 Chlorop-
tere et $ 3 Virgatæ.
Un des groupes de Polygala est spécial à Madagascar, la sous-
section 13, Macropteræ.
Aucune espèce de la sous-section 12 Formosæ du Cap ne se retrouve à
Madagascar. Chose curieuse, la souche Pericariæfoliæ de la sous-sect. 2
Migratores dont les espèces sont cependant si répandues en Afrique et
en Asie, n’a point de représentant connu jusqu’à présent à Madagascar.
Il en est de même de la souche « Tinctoriæ » qui a de même une im-
mense distribution. Si de nouvelles découvertes ne viennent pas modifier
ces constatations, il y aurait lieu d'examiner les causes de ces distribu-
tions intéressantes.
P. Edmundi nov. spec.
E caudice perenni, incrassato, oriuntur caules breves basi lignescentes
veteres e quibus nascuntur caules plures tenues subcoriacei, basi denu-
dati vel foliis minimis donati, foliis deciduis articulati, 5-6 cm. longi. Folia
opposita versus apicem caulis magnitudine augescentia, inferiora brevia
spathulata ad 3-4 mm. longa obtusa, superiora sub racemo sessili rosulam
formantia elliptica, breviter petiolata, obtusa. ad 10 mm. longa et 3-4 mm.
lata, glabra, eciliata. Folia superiora alterna. Racemi terminales brevissimi
corymbiformes in rosula absconditi. Flores ad 6 mm. longi. Sepala lanceo-
lato-linearia eciliata; ale ovatæ, breviter unguiculatæ, subobtusæ, nervo
medio superne cum lateralibus anastomosante; nervatura et forma
alarum ut in P. calcarea sed magis anastomosans. Corolla tubus brevis;
crista speciosa multifida patula. Petala superiora late linearia obtusa.
912 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
Habit. ad Picos de Europe, Boissier, Juill. 1879, loco non addicto (Herb.
Boissier).
Cette curieuse plante que je place à côté de P. calcarea dont elle a à
peu près l’organisation florale en diffère par son mode de végétation, ses
rosettes formant au-dessous des grappes courtes un espèce d’involucre.
Enfin elle est bien caractérisée par ses feuilles opposées. Ce dernier ca-
ractère ferait peut-être supposer une affinité auec P. depressa, mais il ne
faut oublier que chez cette dernière, les grappes sont latérales et le port
tout différent. Il serait intéressant d’en connaître les capsules et les
semences qui ne sont pas développées dans les plantes que j'ai sous les
yeux. Je dédie cette espèce à Edmond Boissier qui l’a trouvée pour la
première fois dans son voyage en Espagne de 1879.
P. Carueliana Burnat in Bennett, Consp. Polyg. europ. in Journ.
of bot. (1878), p. 266.
Cette espèce si circonscrite a été trouvée par Ball dans les Alpes
Apuanes : ad scaturigines frigidas ex montibus apuanis in regione supe-
riore subalpina in alpe di San Antonio (Hb. Kew).
P. oxyptera Mérat, Fl. Paris, ed. 2 (1821), II, p. 399 non Rchb.
— P. depressa Rchb. (P. serpyllacea Weihe).
P. repens Mérat, Fl. Paris, ed. 1 (1812), p. 27% = P. depressa Reichb.
1
\ \
a — — — — —
4me année. Appendix N° I. Mai 1896.
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER
SOGCIETE
L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
SOCIÉTÉ POUR L’ETUDE DE LA FLORE FRANÇAISE (TRANSFORMEE)
1895
CINQUIEME BULLETIN
MEMBRE HONORAIRE DU COMITE:
M. Ch. Magnier.
COMITE POUR 1896 :
MM. G. Camus, Gillot, Malinvaud.
SOCIÉTAIRES :
MM. Autran, Burnat, Camus, Chevallier, Corbiere, Coste, Foucaud,
Gillot, Hariot, Fr. Heribaud, Hervier, Hy, Jeanpert, Malinvaud, Neyra.
BULL. HERB. BOIss. Appendix I, mai 1896. A
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
PLANTES DISTRIBUEES EN 1895
M. Aurtran. — Rosa Chavini; Alchimilla semisecta; A. splendens;
A. alpestris; Laserpitium Siler var. platypterum.
M. Burnart (contingent de 1896 par avance). — Potentilla incana; P.
alba; P. Saxifraga; Fritillaria delphinensis var. ß. Burnati; Cyperus glo-
bosus.
M. Camus. — Anagallis carnea; Orchis Simia; O. militaris; O. dubia
(0. militaris X purpurea); Cirsium eriophorum forma; Carex tomentosa
forma typica et f. pseudo-dioica.
M. CHEVALLIER. — X Primula variabilis (P. officinalis X grandiflora);
>? Fumaria Chevallieri; X Hieracium Schultesii (H. Pilosella X Auri-
cula) spont. et cult.; Lemna minor c. fl.; Tolypella intricata.
M. CoRBIERE. — Cotula coronopifolia; Symphytum tauricum; Odon-
titles longifolia; Atriplex Babingtonii; X Carex Chevallieri (C. lepido-
carpa-Hornschuchiana).
M. Cosre. — Arabis cebennensis; Genista candicans; Cytisus triflorus;
Physalis fusco-maculata; Ephedra nebrodensis; Malaxis paludosa ; Scheuch-
zeria palustris; Eragrostis Barrelieri; Lycopodium clavatum; L. Selago;
L. inundatum.
M. Foucaup. — Hypecoum procumbens; Elatine Brochoni; Hyssopus ca-
nescens; Betula nana; Asplenium lanceolatum.
M. GiLLor. — Potentilla caulescens; Saussurea alpina; Hieracium Pilo-
sella var. velutinum ; H. glaciale; H. longifolium ; H. bupleuroides; Salvia
algeriensis; Campanula Allionii; Veronica Allionii; Alopecurus Gerardi.
M. Harıot. — Melilotus palustris; Salix triandra f. angustifolia; X S.
Smithiana forma (C. cinerea-viminalis); X S. multinervis (S. aurita-cine-
rea); Merenderera Bulbocodium; Cypripedium Calceolus.
7
otre
APPENDIX I. 3
M. Fr. HériBauD. — Papaver Lecoqii; Erucastrum obtusangulum ; Vicia
varia ; Potentilla fagineicola ; Euphorbia hyberna.
M. Hervier. — Trifolium purpureum; Potentilla polytricha; Potamo-
geton subflavus; Althenia filiformis; Populus Tremula var. Freyni; Fes-
tuca ovina, subsp. sulcata, var gallica ; Isoetes velata.
M. Hy. — Ranunculus confusus var. heterophyllus; X Medicago spuria
(M. eyclocarpa X sativa); X Polygonum intermedium (P. minori-dubium);
x Quercus Rechini (0. Toza x pedunculata); Equisetum paleaceum var.
Rabenhorsti.
M. JEANPERT. — Aconitum Napellus L. (2 formes); X Nasturtium lige-
rinum (N. amphibio-palustre); Erodium cicutarium var. lucidum ; Galium
boreale ; Seseli coloratum var. minus; X Centaurea Nouelii (C. Calcitrapa
X pratensis); Podospermum laciniatum var. integrifolium; Tragopogon
pratensis var. minor; Lappa nemorosa; Stachys ambigua (S. palustris
X silvatica); Euphorbia salicetorum; Ulmus pedunculata; Heleocharis
ovala; Poa pratensis var. anceps; Nardurus Lachenalii var. aristatus.
M. Mauınvaup. — Cochlearia glastifolia; Geranium cinereum ; Centaurea
Debeauxüi; Crepis pygmæa; > Mentha Amblardii (M. rotundifolio-
hirsuta).
M. Neyra. — Coronilla montana; Geum heterocarpum; Saxifraga del-
phinensis; Serratula monticola; Hieracium florentinum ; H. florentinoides;
H. pulmonarioides; H. urticaceum; H. helveticum; Lavandula fragrans;
x Salix oleæfolia. — Contingent 1896 par avance: Hieracium Arveti; H.
lanatum; H. armerioides; H. menthæfolium; H. coronariæfolium f. de-
pressa; H. ustulatum; H. saxatile.
MM. Camus et JEANPERT. — Chara connivens; Ch. Braunii; Ch. stelligera;
Nitella opaca.
Le Comité remercie vivement M. Neyra et son savant collaborateur,
M. Arvet-Tourvet — pour l’importante et précieuse série d'espèces du
genre Hieracium qu'ils ont donnée à la Société. Déjà l’an dernier M. Neyra
avait fourni la belle série de Cistes qui a fait le plus grand plaisir à tous
nos collègues. Le Comité a décidé, qu’en raison de l'importance de ses
contributions antérieures, il serait considéré comme ayant fourni par
avance le contingent de 1896.
460.
461.
462.
463.
465.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
CATALOGUE
DES
PLANTES DISTRIBUÉES EN 1895
1594. — Addenda.
Peplis Bor&i Jord. (Maine-et-Loire).
Pirus cordata Desv. (Maine-et-Loire).
Sedum andegavense DC. (Maine-et-Loire).
> Verbascum nothum Koch. var. concolor Franchet (V. thapsi-
forme-floccosum) (Maine-et-Loire).
18935
Ranunculus confusus Godr. var. heterophyllus Freyn (Maine-et-
Loire).
Aconitum Napellus L., A. pyramidale (Aisne).
465bis.A. Napellus, A. pyramidale (Seine-et-Oise).
466.
467.
468.
469.
470.
A7A.
472.
473.
474.
475.
476.
Papaver Lecoqii Lamt. (Puy-de-Dôme).
Hypecoum procumbens L. subsp. H. æquilobum Viv. (Pyrénées-
Orientales).
x? Fumaria Chevallieri G. Cam. (F. Boræi X offieinalis?) (Sarthe).
Erucastrum obtusangulum Reichb. (Puy-de-Dôme).
Arabis cebennensis DC. (Aveyron).
X Nasturtium ligerinum F. Hy (N. amphibio-palustre) (Seine-et-
Oise).
Cochlearia glastifolia L. (Seine-et-Marne).
Viola canina L. var. lucorum Reichb. (Sarthe).
Elatine Brochoni Clav. (Gironde).
Geranium cinereum Cav. (Hautes-Pyrénées).
Erodium cicutarium var. lucidum Luizet (Seine-et-Oise).
509.
510.
511.
APPENDIX 1. 5
Genista candicans L. (Hérault).
Cytisus triflorus L. (Herault).
X Medicago spuria Hy (M. cyclocarpa X sativa (Maine-et-Loire).
Melilotus palustris Kitaibel (Aube).
Trifolium purpureum Lois. (Hérault).
Vicia varia Host (Puy-de-Dôme).
Coronilla montana Scop. (Isère).
Geum heterocarpum Boiss. (Hautes-Alpes).
Potentilla incana Gærtn. (Bouches-du-Rhône).
P. polytricha Jord. (Hérault).
P. fagineicola Lamt. (Puy-de-Dôme).
P. alba L. (Alpes-Maritimes).
P. caulescens L. (Savoie).
P. saxifraga Ardoino (Alpes-Maritimes).
Rosa Chavini Rapin (Bas-Valais) (Suisse).
Alchimilla semisecta Buser (Aïn).
A. splendens Christ (Bas-Valais (Suisse).
A. alpestris Schmidt (Ain)
Saxifraga delphinensis Ravaud (Isère).
Seseli coloratum Ehrh. var. minus Wallr. (Ille-et-Vilaine).
Laserpitium Siler L. var. platypterum Schmidely (Ain).
Galium boreale L. (Seine-et-Marne).
Cotula coronopifolia L. (Côtes-du-Nord).
Cirsium eriophorum Scop. forma (Seine-et-Oise).
. Centaurea Debeauxi God. et Gren. (Lot-et-Garonne).
x C. Nouelii Franchet (C. calcitrapa X pratensis (Ille-et-Vilaine).
Serratula monticola Boreau (Isère).
Saussurea alpina DC. (Savoie).
Lappa nemorosa Kœrn. (Seine-et-Oise).
Podospermum laciniatum var. integrifolium Gren. et Godr. (Seine-
et-Marne).
Tragopogon pratensis L. var. minor Fries (Seine-et-Marne).
Crepis pygmæa L. (Hautes-Pyrénées).
Hieracium Pilosella L. var. velutinum Fries (Savoie).
H. glaciale Reynier (Savoie).
X H. Schultesii F. Schultz (H. Pilosella-auricula) spont.! (Sarthe).
511bis. << H. Schultesii, cult.
512.
513.
H. florentinum All. (Isere).
H. florentinoides Arvet-Touvet (Isere).
HAM,
545.
DA6.
947.
AB,
249,
30.
91.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Hieracium bupleuroides Gmeln. (Savoie).
H. armerioides Arvet-Touvet (Hautes-Alpes).
H. ustulatum Arvet-Touvet var. tubulosum Arv.-T. (Hautes-Alpes).
H. longifolium Schleich. (Savoie).
H. lanatum Vill. (Hautes-Alpes).
H. coronariæfolium Arvet-Touvet f. depressa Arv.-T.(Hautes-Alpes).
H. saxatile Vill. (Isere).
H. Arveti Verlot (Isère).
H. helveticum Fries (Isère).
H. pulmonarioides Vill. (Isere).
H. urlicaceum Arvet-Touvet (Isère).
H. menthæfolium Arvet-Touvet (Hautes-Alpes).
Campanula Allioni Vill. (Savoie).
X Primula variabilis Goupil (P. officinali-grandiflora) (Sarthe).
Anagallis carnea Schur (Seine-et-Oise).
Symphytum tauricum Willd. (Manche).
Physalis fusco-maculata De Rouville in DC. (Hérault).
Lavandula fragrans Jord. (Isère).
Veronica Allionii Vill. (Savoie).
Odontites longifolia Corbière (Manche).
x Mentha Amblardii OÖ. Debeaux (M. rotundifolio-hirsuta) (Lot-et-
Garonne).
Hyssopus canescens DC. (Charente-Inferieure).
Stachys ambigua Sm. (S. palustri-silvatica) (Seine-et-Oise).
Salvia algeriensis Desf. (Saöne-et-Loire).
Atriplex Babingtonii Woods (Manche).
Polygonum denudatum Desv. (Puy-de-Döme).
X P. intermedium Hy (P. minori-dubium) (Maine-et-Loire).
Euphorbia hyberna L. (Puy-de-Döme).
E. salicetorum Jord. (Seine-et-Marne).
Ulmus pedunculata Foug. (Oise).
X Quercus Rechini Hy (0. Toza X pedunculata) (Maine-et-Loire).
Salix triandra L. f. ß. angustifolia Seringe (Aube).
X S. Smilhiana Forbes (S. cinerea-viminalis) (Aube).
x 5. multinervis Dôll (S. cinerea-aurita) (Aube).
x S. oleæfolia Vill. (S. incana X cinerea?) (Isère).
Populus Tremula L. var. Freyni (Loire).
Betula nana L. (Doubs).
Ephedra nebrodensis Tineo (Aveyron).
APPENDIX I. 7
Merenderera Bulbocodium Ramond (Hautes-Pyrénées).
Fritillaria delphinensis Gren. (Alpes-Maritimes).
Orchis Simia Lamk (Seine-et-Oise).
0. militaris L. (Seine-et-Oise).
X 0. dubia G. Cam. (0. hybrida Auct.) (Seine-et-Oise).
Cypripedium Calceolus L. (Haute-Marne).
Malaxis paludosa Swartz (Aveyron).
Scheuchzeria palustris L. (Aveyron).
Potamogeton subflavus Loret et Barr. (Hérault).
Althenia filiformis Petit (Hérault).
Lemna minor L. (cum flor.) (Sarthe).
Cyperus globulosus Allioni [ftalie].
Heleocharis ovata R. Br. (Seine-et-Oise).
X Carex Chevalieri (C. lepidocarpa-Hornschuchiana) (Orne).
Alopecurus Gerardi Vill. (Savoie).
Poa pratensis L. var. anceps Gaud. (Seine).
Eragrostis Barrelieri J, Daveau (Hérault).
Festuca ovina L. subsp. sulcata var. gallica (Drôme).
Nardurus Lachenalii Godr. var. aristatus Boiss. (Seine-et-Oise).
Asplenium Lamotteanum Fr. Hérib. (Aveyron).
Equisetum paleaceum Scheicher var. Rabenhorsti Hy (Maine-et-
Loire).
Isoetes velata A. Braun (Corse).
Lycopodium Selago L. (Aveyron).
L. inundatum L. (Aveyron).
L. clavatum L. (Aveyron).
Chara connivens Salzm. (Seine-et-Oise).
C. Braunii Gmel. (Seine-et-Oise).
C. stelligera Bauer (Seine).
Nitella opaca Agardh (Seine-et-Oise).
Tolypella intricata Leonh. (Sarthe).
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
NOTES
sur les plantes distribuées, et diagnoses des espèces
nouvelles où peu connues.
468. — x Fumaria Chevallieri et X F. Franchetii. —
Le genre Fumaria, l'un des plus naturels du régne végétal, est composé
d'espèces très voisines qui doivent donner lieu à des hybridations assez
fréquentes. Il est probable que l'attention des observateurs n’a pas élé
suffisamment dirigée sur ce point et que des hybrides seront à l’avenir
signalées dans ce genre. MM. Rouy et Foucaud, dans le premier volume
de leur Flore de France, ont déjà décrit le x Fumaria Alberti et
aujourd’hui nous donnons les diagnoses de deux Fumeterres nouvelles.
L’une lex F. Franchetü, dont il n'existe que peu d’échantillons, est née
spontanément dans le jardin de M. Franchet, au milieu de pieds nom-
breux de F. pallidiflora et de F. officinalis. L’autre, le F. Chevallieri,
dont l’hybridité paraît moins évidente mais cependant bien probable, a été
récoltée au milieu du F. officinalis et du F. Boræi. Les fleurs sont inter-
mediaires entre celles de ces deux espèces, mais les fruits avortent presque
constamment; ceux qui existent ont été arrêtés dans leur développement
et sont légèrement apiculés. Bien que le F. parviflora n'ait pas été con-
staté dans le voisinage immédiat, il ne faudrait pas écarter la possibilité
de l'intervention de cette espèce assez commune. Nous joignons à cette
note deux planches représentant les deux Fumeterres avec leurs parents
présumés. La ligne |—! qui accompagne chaque plante figurée indique la
longueur moyenne des fleurs adultes. Le F. Chevallieri étant distribué à
tous nos collègues de la Société pour l'étude de la flore franco-helvétique
nous avons cru qu'il y aurait intérêt de donner, à titre de document,
à défaut de la plante, la planche représentant le F. Franchetn dont nous
regrettons de n’avoir aucun échantillon disponible.
Pa
FT
APPENDIX 1. 9
468. — X Fumaria Franchetii G. Cam. — F. pallidiflora Jord.
X F. officinalis L. (Le F. Bastardi est fort rare dans la région).
Cette plante est remarquable par ses pédicelles allongés, grèles, raides,
droits sous le fruit mür. Les fleurs sont petites, pâles, noires au sommet.
Les sépales ressemblent beaucoup à ceux du F. pallidiflora et sont presque
entiers. Les fruits sont petits, arrondis, un peu granuleux et munis de
deux fossettes au sommet. Les tiges sont un peu grimpantes. Elle se rap-
proche du F. pallidiflora par ses fleurs et du F. officinalis par ses pédi-
celles dressés.
468. — X F. Chevallieri G. Cam.(F. Boræi Jord.— officinalis L. ?
peut-être parviflora Lamk). — Fleurs d’un rose pâle, d’un pourpre foncé
au sommet, disposées en grappes assez lâches, pédoncules assez courts.
Sépales ovales acuminés, intermédiaires entre ceux du F. Boræi et du
F. officinalis, environ aussi larges que la corolle. Fruits le plus souvent
complètement avortés ou mal développés et alors portant au sommet un
petit mucron. Pédicelles floraux étalés-dressés même après la chüte des
fleurs. Tiges étalées ou diffuses; feuilles bipennatiséquées à segments
ovales ou ovales-lancéolés, obtus et mucronés.
Les causes qui militent en faveur de l’hybridation sont Ja présence de
deux pieds seulement de cette forme intermédiaire entre deux espèces
dont les représentants sont nombreux; l'avortement ou le développement
incomplet des fruits. G. Camus.
472. — Cochlearia glastifolia L. Sp. 904; DC. Fl. fr. 1 v., 702;
Gren.-Godr. Fl. fr. I, 127; Coss. et Germ. Fl. Par., éd. 2, 124; G. Camus
Catal. 1, 343. — C. nemoursensis Mérat, Rev. fl. par., add. 1855, p. 492.
Le Cochlearia glastifolia, naturalise a Nemours (Seine-et-Marne), s’y
maintient sur de vieux murs depuis plus d’un demi-siecle. Quelques au-
teurs le mentionnent en France comme plante spontanée, notamment
Villars (Fl. Daup. UT, 297), suivant lequel il existerait « dans les champs
de la plaine à Sisteron ». Mutel avait reproduit cette assertion dans la
Flore francaise (I, 85), et De Candolle l'avait aussi relevée, mais avec
doute (loc. cit.). D’après ce dernier auteur, le Cochlearia glastifolia « croît
naturellement dans les jardins à Ajaccio, » et c’est sans doute sur la foi
de ce témoignage que Godron l’a signalé en Corse (Fl. fr., I, 128). Le
même, après de Pouzolz, l'indique à Aigues-Mortes (Gard).
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
En résumé, cette espèce, particulière a l'Espagne ainsi que l’a montré
Boissier (Voy. Espagne, 49), est seulement naturalisée et adventice dans
toutes les stations ou elle a été citée hors de ce pays.
E. MaLiNvauUD.
495. — Saxifraga delphinensis Ravaud.
Extrait du Guide du botaniste du Dauphiné, 6me excursion : Le Grand
Veymont et le Diois, par M. l’abbé Ravaud, p. 23 et 24.
« A côté du Saxifraga exarata Vill., on voit aussi à la cime du Grand-
Veymont un autre Saxifraga que, dans notre herborisation à la Mou-
cherolle, j'avais indiquée sous le nom de S. muscoides Wulf., var. com-
pacta; mais un examen plus attentif de cette plante m'a convaincu que
ce n’est point avec le S. muscoides qu’elle a le plus de rapports, et qu’elle
est intermédiaire aux S. pubescens Pourr. et Iratiana Schultz (groenlan-
dica G. G.). Elle diffère, en effet, du S. muscoides par ses ffeurs plus
larges, à pétales obovés, toujours d’un blanc rosé et non verdâtre, par ses
feuilles à pétioles courts, très pubescentes, visqueuses, nerviées au
moins à leur face supérieure, très dilatées en coin au sommet, fendues
en trois à cinq lanières étroites, jamais linéaires entières, si ce n’est
quelquefois sur la üge florale, et formant des rosettes très compactes
d’un vert pâle; elle se rapproche du S. pubescens par la forme de ses
feuilles, mais s’en éloigne par ses fleurs de beaucoup plus petites et
jamais d’un beau blanc de lait. Comme le S. Iratiana et mieux encore,
la plante du Veymont forme avec ses feuilles persistantes et imbriquées
de longues colonnes, mais d’un plus mince diamètre, très denses et
cylindriques, dont la réunion constitue un gazon épais: ces feuilles sont
nerviées et se divisent en trois à cinq lanières seulement, tandis que
celles du /. Zratiana n’ont point de nervures saillantes et sont divisées
en cinq ou neuf lanières. L’espèce que je viens de décrire sommairement
et que j'ai appelée dans mon herbier du nom de S. delphinensis, je l'ai
récollée aussi sur les cimes du col de Grimone dans le Diois. »
NEYRA.
901. — Gentaurea Debeauxii Godr. Gren. Fl. de Fr. II, p. 243;
G. Camus Catal. no 2308 bis. — C. Jacea Coss. et Germ. Fl. Par., 2 éd.,
p. 484 (pro parte).
L'auteur de cette espèce la différencie comme il suit des formes voi-
sines. « Par les longs cils des appendices du péricline, par les akenes
el LE
APPENDIX 1. 11
pourvus d’aigrette, cette plante se rapproche du C. nigra, mais elle s’en
éloigne beaucoup par ses calathides six fois plus petites; par les appen-
dices du péricline proportionnément plus étroits, non appliqués et ne
recouvrant pas complètement les écailles; par la petitesse et la forme de
ses akènes; par son ombilic; enfin par son port qui la rapprocherait
plutôt du C. microptilon. Elle se distingue de celui-ci par ses calathides
encore plus petites; par les appendices du péricline moins évidemment
arqués en dehors, bordés de cils plus longs; par ses akènes beaucoup
moins atténués à la base ei surmontés par une aigrette ». (Godron
loc. cit.).
Les échantillons distribués proviennent de l’unique localité citée pour
cette espèce dans la Flore de Grenier-Godron, elle n’est cependant pas
particulière à l’Agenais; je l’ai observée dans les départements de la
Corrèze et du Lot, elle a été signalée par Martial Lamotte dans le Cantal',
par Lloyd et Foucaud dans la Charente-Inférieure, la Gironde et les
Landes?, et elle paraît être répandue dans tout le Sud-Ouest. Doit-on, avec
les auteurs que nous venons de mentionner, accorder à ce type le rang
d'espèce, ou le réduire au contraire à celui de variété, ainsi que les
C. amara, serotina, decipiens, microptilon, nigra, elc., réunis comme sub-
divisions d’une même espèce, nommée jadis C. vulgaris par Godron et
C. Jacea par Cosson et Germain? Question douteuse et délicate sur
laquelle un observateur tel que Godron a pu, entre les deux éditions de
sa Flore de Lorraine, changer radicalement d'opinion. Une étude compa-
rative des diverses formes de ce groupe litigieux pourra être abordée
dans ce Bulletin, lorsque la Société franco-helvétique les aura publiées.
Ern. MaLınvauD.
502.— Gentaurea Nouelii Franchet (in Bull. Soc. Bot.27, p. XXI)
Fl. de Loir-et-Cher, p. 327.
Nous croyons utile de reproduire la diagnose originale de cette plante
rare, qui a été si bien décrite par M. Franchet sur des exemplaires récollés
par M. Nouel en Loir-et-Cher (Vendôme à !’Ilette). Cette plante venait en
société des Centaurea Calcitrapa et pratensis.
« Folia marginibus setulosa, utrinsecus papilloso-aspera, caulina pro-
funde prinnatifida, basi auriculata amplectantia, superiora integra. Caulis
1 Lamotte, Prodr. p. 435.
2 Fl. Ouest, Le éd. 201.
12 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
superne paniculato-ramosus. Capitula ad apicem ramulorum solitaria,
ovata, foliis superioribus contigua; squamæ pallide fulvæ, tenuiter ara-
neosæ, ovatæ, marginibus integræ, in appendicem ipsis longiorem con-
tracitæ, appendice anguste lanceolata, nigrescente, demum plus minus
arcuato-patente, marginibus remote pectinato-ciliata et in acumen-subu-
latum rigidulum desinente; squamæ interiores fuscæ, appendice rotun-
dato-laciniata. Corolle purpurascentes, exteriores radiantes. Achænia
(abortiva) pilis 2 milim. longis coronata. »
Nous avons récolté la plante que nous distribuons, malheureusement
dans un état trop avancé, à St-Malo, au milieu des Centaurea Calcitrapa
et pratensis. Voici quelques observations que nous avons pu faire et qui
compléteront celles qui pourront être faites sur les échantillons.
Plusieurs tiges de 0m,50 s’elevent de la base de la plante. Elles sont
anguleuses, un peu velues, dressées ou ascendantes. Les feuilles cauli-
naires inférieures sont irrégulièrement et profondément pinnatifides à
lobes étroits; les supérieures entières ou dentées, incisées à la base, avec
des cils spinescents.
Les calathides oblongues lancéolées sont solitaires au sommet de pé-
doncules axillaires de 0,02 m. à 0,05 m. de longueur.
Les écailles moyennes de l’involucre sont terminées en un appendice
spinuliforme de 0,012 à 0,015 de longeur, arqué en dehors, bordé de 6 à 7
paires de cils spinescents, les 2 ou 3 paires inférieures ordinairement
insérées à l’angle droit, puis réfléchies; les paires supérieures à cils plus
longs (0m,006 à 0m,008), insérées obliquement, souvent presque parallèles
à l’épine terminale ou arquées conniventes avec elle.
Pédoncules renflés au sommet, fleurs rouges. Les tiges qui ont fleuri
une deuxième fois ont leurs feuilles caulinaires presque entières.
JEANPERT.
514 et 517. — Hieracium bupleuroides Gmel. et H. longi-
folium Schl. (Vidit Arvet-Touvet !).
Tous les échantillons distribués sous ces étiquettes ont été, sans excep-
tion, vus et nommés par mon savant ami, C. Arvet-Touvet, le monographe
francais le plus autorisé du genre Hieracium. Cette signature d’authenti-
cité est d'autant plus importante que la lumière est encore loin d’être
faite sur les formes si nombreuses et si affines de ce genre. L’H. bupleu-
roides Gmel. me paraît une sous-espèce bien caractérisée d’H. glaucum All-
qu'il remplace dans beaucoup de localités. L’H. longifolium Schl., qui
Ar ni ee Er ur
APPENDIX 1. 13
répond en grand partie à I’H. cerinthoides L. Gr. et God. (Fl. de Fr.
II, p. 360), est une belle espèce mal connue d’E. Fries (Epierisis Hierac.
p. 59 in sched.), mais que Koch (Syn. éd. 3, p. 388), Gremli (F1. anal. de
la Suisse, p. 341) et Arvet-Touvet (Les Hieracium des Alpes francaises,
p. 53) ont bien distinguée dans la section des Cerinthoides, des H. saxatile
Vill. et H. vogesiacum Moug. Je n’y insisterais pas autrement si, en récol-
tant ces deux espèces dans les éboulis de Tignes (Savoie), je n’avais pas
rapporté en même temps d’autres Epervières, malheureusement en trop
petit nombre pour être distribuées et dans lesquelles M. Arvet-Touvet a
reconnu les AH. inclinatum A.-T. et H. scorzonerifolium Vill. La premiere
appartient sans conteste à la section Glauca, et n’est vraisemblablement
qu’une sous-espèce d’H. glaucum «peut-être plus répandue quele glaucum
en Dauphiné, en Savoie et en Suisse. » C. Arvet-Touvet, loc. cit., p. 22.
Mais I’H. scorzonerifolium, croissant pele-mele avec ces différentes formes
d’H. glaucum et d’H. longifolium, s’est présenté sous des aspects tellement
variables et douteux que la sagacité de M. Arvet-Touvet, seule, a pu les
débrouiller, et que leur étude m'a suggéré l’idée d’hybridites possibles.
Déjà E. Fries (Epier. p. 65), à propos d’H. scorzonerifolium glabratum
Hoppe, relève les analogies du port de cette Epervière avec celui d’A.
glaucum, et Arvet-Touvet (Monog. des Pilosella et Hieracium du Dauphiné,
p. 22), en rappelant le polymorphisme d’H. scorzonerifolium, n’était pas
éloigné d’en faire un hybride de A. glaucum X villosum. Bien que plus tard
le même auteur (Arvet-Touvet, Les Hierac. des Alpes francaises, p. 31) ait
paru abandonner cette idée, mes observations personnelles me ramenent
à l’idée d’hybridité de l'A. scorzonerifolium, et comme, à Tignes, je l’ai
récolté en société exclusive d’Æ. glaucum (lalissimo sensu) ou plutôt de ses
sous-espèces, FH. bupleuroides, H. inclinatum et d’H. longifolium Schl., ce
serait à ces espèces qu'il faudrait imputer le croisement. Cette simple
note n’a d'autre but que de provoquer à ce sujet de nouvelles et précises
observations, Dr X. GILLOT.
289. — L'Erigeron Villarsii Bell. et sa sous-espèce : E. mixtus
Arvet-Touvet (E. Schleicheri Gremli).
J'ai publié, en 1893, sous le n° 289, dans les exsiccatas de la «Société
pour l'étude de la flore franco-helvétique, » deux formes d’Erigeron des
Alpes de Savoie, que j'ai rapportées à E. Villarsii Bell., et qui ont été
désignées d’abord, sur les étiquettes, sous les rubriques de forma erecta
et forma diffusa, puis, dans l'étude que j'en ai faites un peu plus tard
1% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(Bull. de la Soc. franco-helvétique, 3e bulletin, 1893) et Notes sur qq. pl.
hybrides ou litigieuses de la flore française, in Bull. herbier Boissier, Il
(189%), Appendix, IN, p. 23, et extr., p. 5), sous les noms de forme
genuina et forme mixta, celle-ci identifiée à E. mixtus Arvet-Touvet
(E. Schleicheri Gremli, E. rupestris Schleich. non alior.). C’est à ce der-
nier texte qu'il y a lieu de se reporter plutôt qu'à l'étiquette provisoire,
les plantes distribuées par cette Société d’étude étant par là même sou-
mises à discussion et à critique. Mon opinion, probablement par manque
de clarté suffisante, paraît avoir été mal comprise; car, dans le Bulletin de
la Soc. bot. de France, XL! (189%), Sess. extraord. en Suisse, on peut lire
dans un compte rendu de M. G. Camus (p. CCXVD), les mentions d’E. Vil-
larsu forme diffusa et forme erecta Gillot, suivies de celle de E. Schlei-
cheri Greml. (E. alpinus p. p.); et, dans le même Recueil, l'indication de
plusieurs localités du Valais (vallées de la Dranse, d’Entremont, de Zer-
matt) où le même Erigeron est désigné tantôt sous le nom d’E. rupesiris,
tantôt sous celui d’E. Schleicheri (ibid., p. CELI, CELIN, CCLXVH, CCLXIX,
CCLXx). Il me paraît donc nécessaire de préciser la nomenclature de ces
petites Synanthérées.
Les Erigeron Villarsü Bell. et E. alpinus L., sont deux espèces des
plus légitimes, aussi bien caractérisées morphologiquement qu’anatomi-
quement, surtout par l’appareil glanduleux de la première.
Mais ces deux espèces sont très variables, et leurs différentes formes,
érigées par les floristes au rang d'espèces, ne different des types que par
des caractères quantitatifs et nullement qualificatifs. Je crois l'avoir
prouvé pour l'E. alpinus et sa sous-espèce ou race, E. multiflorus L. (Cf.
Dr Gillot, loc. cit., p. 24 et Notice, p. 5). Il en est de même pour l'E. Vil-
larsii Bell. et sa sous-espèce, race ou forme mixta (E. mixtus A.-T.;
E. rupestris Schl.; E. Schleicheri Greml.). J’ai eu le tort d’appeler cet
Erigeron, a cause de son port rameux, diffus, du nom de forme diffusa,
qui a l'inconvénient d’introduire un terme nouveau dans la synonymie;
il vaut mieux l’appeler forme #mixta, qui reproduit le nom spécifique
d’E. mixtus Arvet-Touvet. Et malgrè l'autorité des botanistes helvétiques,
dout le bagage botanique est assez riche pour ne rien envier à leurs col-
lègues et amis de France, je revendique la priorité pour le nom
d’E. mixtus A.-T. qui date de 1879 (C. Arvet-Touvet, Addit. à la monog.
des Pilosella et Hieracium du Dauphiné, suivie de la description de qq.
autres plantes, p. 19), celui d’E. Schleicheri Gremli lui étant postérieur
d'une année (Gremli, Neue Beiträge zur Fl. der Schweiz, 1880, p. 14)
et devant viser un synonyme de l'E. rupestris Schl. J'ai dit en outre
APPENDIX I. 15
pourquoi le qualificatif de Schleicher, appliqué à plusieurs espèces diffe-
rentes par Hoppe, Bluff et Fingerhut, et prêtant par conséquent à con-
fusion, devait être rejeté. Il en est de même pour le nom d’E. Schlei-
cheri, cette dénomination ayant été également appliquée par Moritz,
d’après Brügger, à une variété d’E. alpinus très différente : E. alpinus 8
intermedius Schl. non Trachs. nec Rchb.; E. alpinus hirsutus Gaud. (Cf.
Jaccard, Catal. fl. valaisanne (1895), p. 188).
Il est donc inexact de faire d’E. Schleicheri Gremli une forme d’E. al-
pinus L. Il en diffère totalement, et n’a de rapport qu'avec E. Villarsü,
dont il se distingue toutefois parfaitement, sur le vif et sur le sec, par
son port plus diffus, ses liges nombreuses, plus courtes, sa panicule étalée,
ses pédoncules allongés, ses fleurs plus petites, à ligules étroites, déco-
lörees, etc., et dont on ne peut le considérer en réalité que comme une
race ou sous-espèce.
On doit donc, aux points de vue de la taxinomie et de la chronologie,
l’appeler définitivement :
E. Villarsü Bell. subsp. E. mixtus A.-T. (E. rupestris Schl. non alior.;
E. Schleicheri Gremli non Moritzi).
Les observations personnelles que j’ai faites dans le Valais confirment
celles que j'avais précédemment rapportées de Tarentaise. L’E. mixtus
remplace E. Villarsü type (genuinus) dans les sols primitifs (Cf. Jaccard,
loc. cit., p. xuı, table xıx, Plantes silicicoles), affectionne les stations
rocheuses et s’eleve plus haut; car je l’ai observé dans la haute vallée de
la Dranse, jusqu’au pied du Chanrion, à 1800 m.
Les opinions que j'avais émises dans le troisième Bulletin de la Société
pour l’étude de la flore franco-helvétique, et que je défends encore ici,
ont trouvé du reste leur confirmation dans les travaux anatomiques de
M. Paul Parmentier, docteur ès-sciences et professeur au collège de
Baume-les-Dames (Doubs). Elève de J. Vesque, si prématurément et si
malheureusement enlevé à la science botanique, partisan convaincu de
l'importance des études histologiques dans leur application à la systéma-
tique, M. Parmentier s’est livré à des recherches micrographiques
patientes et sérieuses sur un grand nombre de plantes critiques. Du Mé-
moire important qu'il publie sur ce sujet (Ann. des sc. nat. Botanique,
Sue série, Il, 1896), M. Parmentier a bien voulu m’autoriser à reproduire
le résumé de ses observations sur les espèces du genre Erigeron, étu-
diées en grande partie et précisément d’après mes récoltes. On y trou-
vera une nouvelle preuve de l’appui que l’anatomie végétale bien com-
prise peut prêter à la morphologie pour la définition des espèces
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
végétales, et de la nécessité de contrôler les observations faites sur le
vif par l’analyse minutieuse des caractères intimes pratiquées dans le
laboratoire à l’aide des matériaux récoltés pendant les herborisations.
D'après M. Parmentier : « E. alpinus L. est dépourvu de poils capites;
il possède de longs poils uniseriés, élargis à leur base, et, en outre, des
petits poils uniseriés et semblables aux longs par leur structure. Cellules
sécrétrices nulles. Epidermes foliaires à cuticule lisse, tous deux recti-
curvilignes, le supérieur d’une épaisseur moyenne de 30 y, l’inferieur de
26 p.. Mésophylle épais de 193 w. Faisceaux libéro-ligneux du pédoncule
floral généralement au nombre de seize, d’inégal développement.
« E. Villars diffère d’E. alpinus : 1° par l’existence de poils capités
peu nombreux, mélangés avec les autres sur la feuille, mais existant
exclusivement sur la tige et le pédoncule floral; 2° par la présence de
cellules sécrétrices sous les palissades de la feuille et à contenu brun-
jaunâtre; 3° par les épidermes foliaires à cuticule finement striée, le supé-
rieur à cellules recti-curvilignes, l’inferieur à cellules onduleuses; 40 par
la plus faible épaisseur des épidermes et du mésophylle; 5° enfin par le
nombre plus restreint des faisceaux libéro-ligneux du pédoncule floral.
« L’E. alpinus est donc plus heliophile que E. Villarsü. Son parenchyme
en palissades est plus développé; et ses caractères anatomiques indiquent
parfaitement de quelle nature sont les influences du milieu dans lequel
on le rencontre. »
M. Parmentier a étudié en outre les Erigeron alpinus L. et E. uni-
florus L. que j'ai distribués sous les nos 290 et 291, Soc. franco-helve-
tique (1893) et sur lesquels j’ai publié une Note dans le 3ue bulletin de
cette Société (loc. cit., p. 24). Voici ses conclusions :
« En examinant attentivement l’énumération sommaire des carac-
tères anatomiques, on constate très bien qu’il n’existe entre ces deux
formes aucun caractère qualitatif respectif, et que l’anatomie n’autorise
pas plus leur spécification que la morphologie. Mais, en revanche, l’étroite
affinité de ces deux plantes y est admirablement exprimée. Les tissus
homologues ont subi chez l'E. uniflorus l'influence du milieu alpestre.
Ses stomates sont plus petits et plus nombreux ; son revêtement pileux
est devenu plus uniforme, et par conséquent mieux fourni; ses palissades
sont plus petites et en assises plus denses; la nervure secondaire s’est
immergée; l’epiderme inférieur est plus épais que le supérieur; les
contours de leurs cellules sont moins onduleux; leurs cuticules se sont
striées par places. L'appareil conducteur du pédoncule floral s’est deve-
loppé davantage en voulant augmenter son action. On peut dire sans
277 nt
RER),
LS
APPENDIX 1. 17
exagération que l’E. uniflorus est un E. alpinus plus helio-werophile. 11
s’est organisé pour vivre dans les hautes régions, et son adaptation y est
suffisamment fixée pour qu'il conserve toujours le facies qui le carac-
térise. »
L'opinion de M. Parmentier ne diffère que superficiellement de celle
que j'ai exprimée. Au fond toutes deux sont les mêmes; mais, au lieu
d'admettre que ces deux Erigeron occupent les extrémités d’un même
groupe spécifique en qualité de races ou sous-espèces, M. Parmentier
trouve plus rationnel de considérer l'E. uniflorus comme forme alpestre
d’E. alpinus, qui, lui, est une espèce parfaitement caractérisée et bien
distincte de ses congénères. Dr X. GiLLor.
554. — X Mentha Amblardii 0. Debeaux; M. rotundifolio - hir-
suta Timbal-Lagr. stamin. inclusis.
M. Debeaux a donné la description suivante de cette plante dans le
Bulletin de la Société botanique de France, 1. XXXIX (1892), p. 154:
« Tiges couchées-ascendanies, rameuses à la base, à rameaux simples
dressés, plus courts ou égalant l’axe primaire, munies au niveau du sol
de nombreuses tiges foliaires stériles se transformant en stolons radicants
sur toute la largeur, hérissées principalement au sommet de poils courts
et laineux, hautes de 25 à 30 centimètres, et portant au-dessous de l’épi
terminal deux ramifications florifères très courtes (3 à 4 centimètres au
plus); feuilles larges, ovales-arrondies (26 à 30 millimètres) ou ovales-
allongées (26 à 40 millimètres), en cœur à la base, brièvement pétiolées,
les supérieures sessiles, vertes en dessus, lisses et non bosselees en
dessous, velues-hérissées sur les deux faces, les nervures et les pétioles
garnis de poils peu serrés, laineux et appliqués. Les feuilles sont en outre
dentées en scie à dents inégales, espacées et peu ouvertes dans la partie
moyenne et inférieure de la plante, et à dents plus courtes, plus dressées
dans la partie supérieure; bractées ovales-acuminées; fleurs en un épi
long de 5 à 7 centimètres, compact, obtus au sommet, avec un seul verti-
cille inférieur, légèrement distant de l’épi floral; épis des deux rameaux
latéraux presque globuleux et ne formant qu’un seul verticille; calice cam-
panulé hérissé, à divisions acuminées, ciliées sur les bords et égalant le
tube de la corolle; celle-ci de couleur purpurine ou rosée; étamines
incluses; style longuement exsert; nucules...; odeur caractéristique de
Mentha aquatica, quoique plus faible. Fleurit de 5 au 15 septembre.
Hab. Agen (Lot-et-Garonne), dans une grande prairie naturelle bordant
BULL. HERB. BOISS. Appendix I, mai 1896. 2
18 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
la rive droite de la Garonne, immédiatement à côté et au-dessous du Pont-
Canal, vivant en société des Mentha rotundifolia, silvestris, hirsuta et
arvensis, »
A la description précédente on ajoutera un caractère important fourni
par le M. rotundifolia. Sur toutes les fleurs que j’ai pu examiner, la face
interne de la corolle était glabre, au lieu d’être plus ou moins velue vers
la base comme dans ie M. aquatica. L’hybride se rapproche surtout de ce
dernier par les organes végétatifs, notamment les feuilles sensiblement
pétiolées, et il emprunte à l’autre parent la disposition spiciforme de
l'inflorescence et la glabreile interne de la corolle.
D’après M. Debeaux (loc. cit.), le M. Amblardü serait « une forme inter-
médiaire entre le M. rotundifolio-hirsuta Timbal et le M. silvestri-hirsuta
Wirtg. (M. nepetoides Lej.). » Cet hybride ne me paraît différer que par
les étamines incluses de la plante de Timbal, qui les avait exsertes (Voy.
Malvd (Menth. exsicc. n° 26). Le M. Schultzii Bout. en est aussi très voisin ;
Il est assez probable que dans les deux cas le M. aquatica ou M. hirsuta a
été le porte-graine, tandis que le M. Maximilianea de Schultz serait pro-
duit par le croisement des mêmes parents, mais effectué dans le sens
inverse. Ern. MaLiNvauD.
540. — X Polygonum intermedium hybr. nov. (P. minori-
dubium). — Caule erecto, foliis lanceolatis, 1 cm. diametro circiter attin-
gentibus, floribus pluribus clausis et fertilibus, acheniis nigris, lucidis,
À mm. longitudine vix superantibus.
Differe de P. minus par sa tige dressée, et par ses feuilles plus larges,
de P. dubium par ses achaines plus petits et luisants.
Les botanistes qui ne voient dans les P. minus et dubium que deux
variétés d’un même type considereront cette plante comme un simple
métis. Elle s'éloigne effectivement des autres Polygonum hybrides par le
petit nombre des fleurs ouvertes et stériles; la plupart sont cléistogames
et fertiles comme dans les espèces normales. F. Hy.
549. — Populus Tremula L. var. Freyni J. Hervier ad amicos.
Hæc varietas a typo et ejusdem diversis formis præcipue differt :
Foliis ramulorum nunquam subrotundis, nec suborbicularibus, nec
ovali-rotundis, nec obtusis, nec retusis, sed ovali-ellipticis, adultis ejus-
dem formæ, nec ad basin cordatis, sed decrescentibus a tertia parte infe-
APPENDIX I. 19
riore angulo cuneato strictissimo,; glaberrimis semper utrinque, et tum
in junioribus tum in nascentibus etiam glaberrimis, glauco-viridibus, non
cinereo-griseis, subtus glaucescentibus vel discoloribus, etc.
Habitat : ad pagum Veauche, in ditione foresiensi (Gallia), in silvis
rarissima, solo argillaceo-calcareo (formatio pliocenica). Solum specim.
mascul.
Inveni currente augusto 1892.
Floret : februario et martio ineuntibus.
Je dédie cette variété à mon savant et bienveillant confrère, M. J. Freyn,
de Prague, si justement estimé pour ses nombreux travaux de floristique
et ses remarquables études sur les Renonculées.
Une Note plus étendue sur cette variété paraîtra sous peu.
Joseph HERVIER.
Saint-Étienne (Loire), 15 janvier 1896.
561. — Althenia filiformis Petit.
Aire geographique des Althenia filiformis Petit et Althenia Barran-
dont J. D. J.
L’Althenia filiformis Petit se rencontre sur plusieurs points dans le
bassin méditerranéen, savoir :
1° Dans la Camargue à l’étang de Valcarés où il fut découvert pour la
première fois par Petit (voir les Annales des sciences d'observations, |,
p. 451).
2° Pérols (Hérault), dans l’étang de Pérols (Millois), in herb. Del. 1823,
ainsi qu'à l’etang de Fréjorgues (Touchy).
3° Aux Onglous (Hérault) nous voyons que cette espèce est très abon-
dante dans les étangs avoisinant la gare, tandis que l’Althenia Barran-
dont se trouve surtout dans les mares; cependant on le rencontre dans
les étangs mais en petite quantité.
4° Dans une collection donnée par Cosson que possède le Muséum à
Paris, nous voyons que l’Althenia filiformis Petit a été cueilli dans la
province d'Oran ainsi qu’en Portugal.
5° Dans le Flora italica de Parlatore III, p. 648, le botaniste italien
nous dit avoir trouvé à Messine une espèce qu'il identifie avec celle de
Montpellier.
Les caractères des deux espèces d’Althenia peuvent se résumer dans
les diagnoses comparatives suivantes, savoir :
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
lo Althenia filiformis Petit. — Stolonibus ad limi superficiem
repentibus 3-5 cm. longis, ad basin cauliculorum et inter cauliculos brac-
teas emittentibus, cauliculis brevissimis, 5-15 mm. altis; foliis omnibus
imbricatis confertis; limbo antice concaviusculo, marginibus incrassato;
capsula subovalia plus minusve truncala, in utroque latere alata et in
utroque facie linea eminente in duas partes inæquales partita. Semine
ovalo, COMpresso. ;
2° Althenia Barrandonii J. Duv.-J. — Stolonibus in limo decur-
rentibus, longissimis (50 cm.) inter ramulos nudis. Caulibus erectis altis-
simis (15-50 cm.); foliis in caule remotis, ad inflorescentiam confertis;
limbo antice et postice convexo. Capsula ovato-lanceolata, utrinque atte-
nuata, ad margines incrassala, in utraque facie lævissima. Semine
oblongo, compresso.
Les marges de la capsule, non ail&es-membraneuses, mais épaisses en
bourrelet comme sur certaines espèces de Zannichellia, fournissent un
rapprochement important entre deux genres si voisins, et forcent de re-
trancher du nombre des caractères génériques de l’Althenia celui des
ailes marginales de la capsule.
L’Althenia filiformis Petit se trouve dans d’autres régions que celles
mentionnées dans le bassin méditerranéen. Ainsi, d’après une lettre de
Lloyd du 26 février 1873, notre confrère signale la présence de cette
espèce dans les marais salants de l'Ile d’Oleron (Charente-[nférieure), ainsi
qu’à Marennes sur le continent.
L’Althenia Barrandonii J.-D.-J. des Onglous (Hérault), est une espèce
spéciale à notre région et qui n’a probablement que cette seule station.
Il serait bon de la rechercher dans d’autres contrées où l’on trouve le
Chara alopecuroides Delile, car ce dernier est toujours en compagnie
avec cette Naïadée. E. MANDON.
Pe AT vtr,
vo K
LL LPS SLR LL LS
4me année. Appendix N° Il. Janvier 1896.
ann
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Sammlunz
arabisch-æthiopischer
Pflanzen
Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 88, 89, 91, 92 und 94
| von
G. SCHWEINFURTH
(Fortsetzung) 1
PIPERACEE
332. Peperomia abyssinica Moq. in Hook. Lond. Journ. bot. IV, p. 419.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter der Spitze des Bizen, am Ostabfall bei Zala
(1900 m.) 207%, coll. 1892.
Loc. : Auf Zweigen grosser Bäume von Olea chrysophylla Lam., dieselben mit
dichten Polstern überziehend, bl. Mai.
ULMACEÆ
333. Celtis Kraussiana Bernh. in Furnroh. Regb. Flora 1845, p. 871.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Lalamba bei Keren (1800 m.) 862, coll. 1891 ;
Geleb, in Mensa (1900 m.) 1098, coll. 1891; am Anseba bei Arbaschigo
(1800 m.) 826, coll. 1891 ; Schlucht von Marachat bei Saganeiti (2000 m.)
4697, 1717, bl. fr. April, coll. 1892.
Loc.: 5-4 m. hohes Bäumchen (n. 1697) und Strauch, am Ufer des fliessenden Baches.
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (900 m.) 457, coll. 1889;
Ussil (1400 m.) 2010, coll. 1889.
hi
Vergl. Bull. Herb. Boiss., App. Il, déc. 189%.
BULL. HERB. BOISs. Appendix II (1896). 9
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
334. Celtis integrifolia Lam. dict. enc. 4, p. 140.
ARAB., JEMEN. Wadi Surdud bei Moglaf, Tehama-Tiefland 613, fr. Jan.,
coll. 4889; Wolledje, im Thal am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 645,
coll. 1889.
Loc. : 10-15 m. hoher Baum am Ufer des Rinnsals mit anderem Gehölz.
Nom. vern. arabice : togäsch.
Es liegen nur fruchttragende Exemplare vor. Die Blätter entsprechen
in Form und Behaarung vollständig den aus den oberen Nil-Gegenden
bekannt gewordenen Exemplaren dieser Art (n. 2817 und Sect. III
101, coll. Schweinf. 1870 ; von Roseres, coll. Cienkowski 1848; n. 770
von Kordofan, coll. Pfundt 1875), von denen indess Blüthen leider
nicht untersucht werden konnten.
335. Trema Hochstetteri (Buchinger) Engl. Hochgebirg., S. 190.
(Syn.: Sponia Hochstetteri Buch. in Planchon, DC. Prodr. XVII, p. 198).
ÆTH., COL. ERITREA. Quelle Felachit in SSO. von Ginda (1040 m.) 2234,
coll. 1892.
Eine Schattenform mit sehr grossen (19 X 7,5 cm., Stiel 1 cm.) und
dünnen Blättern, die aber durch die für die Art charakteristische
Gestalt und Behaarung kenntlich ist (oberseits sehr rauh, unterseits
fast seidenhaarig, aber nur die jüngsten silberweissglänzend).
ARAB, JEMEN. Wasserstelle Mauöd bei Hodjela (800 m.) 986, coll. 1889;
über Hille am Gebel Bura (900 m.) 370, coll. 1889, bl. Jan.
Die südarabischen Exemplare erweisen sich als in jeder Hinsicht mit
den abyssinischen identisch (z. B. Schimper n. 195, coll. 185%), auf
die sich Planchon 1. c. beruft.
Barbeya Schwf. gen. nov. Malpighia V, 1892. Fasc. VII-IX. Tab. XXIV
et XXV.
Flores dioeci. Perianthium 3-4-fidum segmentis subvalvatis. Flos g’:
Stamina 6, 8 vel 9 filamentis brevissimis. Antheræ thecis 2 parallelis,
rima longitudinali lateraliter dehiscentibus, connectivo apiculato.
Ovarii rudimentum nullum. Flos ©: Perianthium phyllis 3-4 post
anthesim accrescentibus. Staminodia nulla. Ovarium unicarpellare
stipitatum uniloculare. Stylus brevissimus subexcentrico-terminalis.
Stigma unicum applanato-compressum lineare-oblongum, in facie
ventrali tantum papillosum. Ovulum unicum pendulnm, sub apice
alfixum anatropum. Fructus siccus indehiscens oblongoovoideus sub-
compressus, apice obliquus. Semen pericarpio coriaceo conforme, testa
membranacea, raphe longitudinali dorsali percursa. Albumen nullum.
Embryo rectus, cotyledonibus æqualibus complanatis carnosis olea-
ginosis, radicula brevi supera. Plumula minima emarginata.
Arbor mediocris, foliis integerrimis lanceolatis oppositis decussatis,
torsione subdistichis penninerviis, subtus pube simplici tomentosis,
floribus in axillis cymoso-ternatis pedicellatis.
APPENDIX II. 117
Genus Ulmacearum ordini adjungendum, cui seminis characteribus
aliisque notis proxime accedit. Stylo indiviso subexcentrico cum
Urticeis nonnullis congruit, a quibus recedit ovulo pendulo et albu-
minis defectu.
Species unica :
336. Barbeya oleoides Schwf.
Arbor dioeca altitudine mediocri; cortex rimosus crassus granuloso-
carnosus rubrofuscus. Lignum rubescens concolor ponderosum. Rami
graciles subpenduli fusci, novelli, ut gemmæ fulvotomentosi. Folia
exstipulata opposita decussata torsione disticha subcoriacea breviter
petiolata integerrima lanceolata vel lanceolato-linearia acuta apiculata
interdum cuspidata basi acuta vel rotundata margine subrevoluta,
supra glabrata viridia demum nitidiuscula, subtus tomento simplici
cinereo-albo induta, novella rufescentia, demum (præsertim in nervo
medio prominulo) fulvescentia utrinque 6-7-pennivenia. Flores mas-
euli in axillis ternato-cymosi, cyma subsessili, pubescentes demum
fuscescentes bracteis bracteolisque destituti. Perianthii pedicellum
æquantis ad 3/a longitudinis et ultra 3-4-fldi segmenta æqualia sub-
valvata ovata vel oblonga 3-nervia. Stamina 6, 8 vel 12 perianthium
demum reflexum æquantia. Filamenta brevissima. Antheræ oblongo-
lineares conniventi-incurvæ glabræ, thecis sub-æqualibus parallelis
dorso contiguis rima laterali utrinque longitudinaliter dehiscentibus,
connectivo apiculato. Ovarii rudimentum nullum. Flores feminei
in axillis ternato-cymosi, cyma sessili, pedicellis gracilibus suffulti,
plerumque ebracteati pubescentes. Perianthii fere ad basin usque
3-4-partiti segmenta æqualia pedicellum æquantia ovalia vel ob-
longa utrique oblusiuscula vel acuta reticulato-venosa subtrinervia
nervis 2 lateralibus tenuioribus superne evanescentibus, chartacea,
demum cum pedicellis ad duplicem longitudinem accrescentia.
Staminodia nulla. Ovarıum breviter stipitatum uniloculare. stylus
brevissimus subexcentricus terminalis, stigmate fuscopapillari ovario
æquilongo et perianthium sub-æquante, dorsum carinatum versus
reclinato, lineari oblongo acuto, medio longitudinaliter sulco percurso.
Ovulum unicum sub apice ad carpelli suturam affıxum pendulum
anatropum micropyle ventrali. Fructus siccus indehiscens glaber
breviter stipitatus oblongo-ovoideus, a dorso nervoso-carinato sub-
compressus, ad ventrem nervo suturali nervo dorsali simili percursus
apice oblique acutus. Semen oblongum subcompressum pericarpio
coriaceo conforme testa membranacea flavescente, dorso raphe paulium
obseuriore pereursum, apice chalaza ampla. Albumen nullum. Embryo
rectus cotyledonibus æqualibus plano-convexis oblongo-ovalibus olea.
ginoso-carnosis albis radiculam superam decies superantibus. Plumula
minima emarginata, in germinatione elongato et apice pilosiuscula.
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Maasse : Höhe des Baumes 5-8 m., Stamm 0,25 m. im Durchmesser. Dicke
der Rinde 0,02 m. Blätter 5 X 1, 3,5 X 1, 2,5 X 1,3 cm.; Stiel 0,3-
0,5 cm.; an arabischen Exemplaren : 6 X 3, 6,5 X 2,5, 5,5 X 0,8 cm. ;
Stiel 0,5 cm. Männlicher Blüthenstiel 3-5 mm., Blüthenhülle 3 mm.;
weiblicher Blüthenstiel 7 mm., Blüthenhülle 7 mm. lang. Weiblicher
Blüthenstiel 7 mm. (im ausgewachsenen Zustande 1-1,75 cm. lang); Blü-
thenhülle 7 mm. lang (im Fruchtzustande haben die Lappen derselben
1,5-1,7 cm. Länge und 0,7-0,8 cm. Breite); reife Frucht 0,9 mm. lang,
0,4 mm. breit.
ÆTH., COL. ERITREA. Ostabhang bei Maldi (2000 m.) 171, fr. Febr., coll.
1894; Uara bei Az-Teclezan (2200 m.) 172, männl. bl. Febr., coll. 1894;
Ostabhänge über Geleb (2200 m.) 1189. 4190 fr. und männl. Bl. Apr.,
coll. 1891; bei Az-Saga (2000 m ) 622. 621, fr. und männl. Bl. Febr.,
coll. 1891; Selet, unter Acrur (1700 m.) 1671, fr. März, coll. 1892; am
Bizen (2000 m.) 2157, coll. 1892.
Loc. : In lichten Bergbuschwaldungen, gewöhnlich in Gesellschaft von Olea chry-
sophylla Lam. und Juniperus procera H.
Nom. vern. : in Tigre (Mensa) : lerscham ; in Tigrinia : harumptäh.
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (800 m.) 503; Okeber am
Gebel Melhan (800 m.) 851; Ussil (1400-1600 m.) 1353. 1375. 1966, fr.
Febr., coll. 1889.
Loc. : 5 m. hohe Bäumchen an einem mit niederem Buschwerk bestandenen Fels-
abhange der Thalwand (zwischen Ussil und Attara), anderwärts bei Kafieeter-
rassen.
Nom. vern. arabice : Kimb oder Kemb. (Hille. Ussil. Okeber.)
Ich widmete diese ausgezeichnete Gattung dem verehrten Freunde und
Förderer meiner Reisen, Herrn William Barbey, der das Museum
Boissier gestiftet und sich seit langen Jahren auf das vielseitigste um
die Botanik verdient gemacht hat. Dass ein so auffälliges und weit
verbreitetes Gewächs sich bisher der Aufmerksamkeit der Reisenden
zu entziehen vermochte, ist vielleicht in erster Linie dem Umstande
zuzuschreiben, dass die Barbeya vornehmlich derselben Zone des
Hochlandes (1000-2000 m.) angehört, in der der Wilde Oelbaum
(Olea chrysophylla Lam.) die verbreitetste Baumart darstellt und dass
beide Gewächse in ihrer allgemeinen Tracht die grösste Aehnlichkeit
an den Tag legen.
Der Durchsehnittswerth ihrer Merkmale weist dieser Gattung unzweifel-
haft eine Stellung in der näheren Verwandtschaft von Ulmus und
Geltis an. Der einfächrige Fruchtknoten ist mit seiner Naht der Ge-
nerationsachse zugekehrt und dem einen Carpell entspricht der ein-
fache und ungetheilte Griffel (Griffelschenkel oder Narbenast), wäh-
rend bei den Ulmoideen und namentlich bei Ulmus selbst die Gegen-
wart von zweien für deren Zugehörigkeit zu zwei Fächern zu sprechen
RTE
Pas 2 gel
APPENDIX IL. 119
scheint, eine Vermuthung, die durch das gelegentliche Auftreten eines
zweiten Eichens an Wahrscheinlichkeit gewinnt. Auch bei den Urti-
cacceen und bei den Moraceen entspricht ja der zweite Griffel einem
zweiten Fach. Gerade hinsichtlich ihrer Narbe nähert sich die Barbeya
verschiedenen Urticaceen, aber sie entfernt sich von diesen wiederum
beträchtlich durch das aufrechte, dem Grunde des Ovars eingefügte
Eichen, dann aber auch namentlich durch das Eiweiss ihres Embryos.
Gerade durch die beiden letztgenannten Merkmale bekundet Barbeya
eine innige Verwandtschaft zu den Celtoideen, welche letztere durch
den gekrümmten Embryo und den gespaltenen Griffel sich ihrerseits
wiederum mehr von unserer Gattung entfernen.
Hinsichtlich der Frucht zeigt Barbeya mancherlei Analogien mit ge-
wissen Euphorbiaceen, namentlich in Anbetracht des hängenden und
anatropen Eichens, desgleichen wegen des geraden Embryos; aber bei
vielen Euphorbiaceen (Euphorbia, Hippomane, etc.) und vielleicht
bei allen ist an dem anatropen hängenden Eichen die Micropyle auf
der Aussenseite angebracht, weitab von der Naht, während sich die
Raphe auf der gegenüberliegenden Seite befindet. Bei Barbeya da-
gegen tritt an diesen Theilen ein umgekehrtes Verhältnis auf : Die
dauernd bleibende deutlich entwickelte Raphe verläuft an der nach
aussen gekehrten Seite des Eichens und die Micropyle, die sich an
einer leicht erkennbaren Anschwellung verräth, liegt unmittelbar
unter dem Hilus. Berücksichtigt man hierbei noch die völlige Ab-
wesenheit irgend eines Eiweisskörpers in der Frucht von Barbeya,
während ein solcher doch bei allen Euphorbiaceen ohne Ausnahme
vorhanden ist, so erscheint jeder Gedanke einer näheren Verwandt-
schaft mit dieser Pflanzenklasse ausgeschlossen.
Die männliche Blüthe entspricht ungeachtet der Verdoppelung ihres
Staubgefässquirls vollkommen der bei den Ulmoideen vorhandenen
Anordnung, zwar sind die Staubbeutel bei unserer Pflanze nicht
extrors, allein sie pflegen ziemlich regelmässig längs den beiden Seiten-
kanten aufzuspringen. Unter den männlichen Blüthen von Barbeya
fanden sich auch dreitheilige mit acht Staubgefässen und viertheilige
mit nur sechs, aber dazwischen treten zu gleicher Zeit auch unent-
wickelte einfächerige Staubgefässe auf und deuten die zufällige Ab-
normität solcher Fälle an. Durch die Gegenständigkeit ihrer Blätter
nimmt Barbeya nicht nur in der Klasse der Ulmaceen, sondern auch
im Kreise der Verwandten und Geschlechter eine vereinsamte Stel-
lung ein, neben den Cannaboideen, einigen Urticaceen (Urtica, Pilea,
Australina, Camabaina) und wenigen Moraceen (einige Ficus).
120 - BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
MORACEÆ
337. Dorstenia fostida (F.) Schwf.
Syn. : Kosaria fœtida Forsk. Catal. pl. arab. fel. CXXI et deser. fl.
æg. arab. p. 16%, 165, tab. 20 icon. rer. nat. — Dorstenia radiata
Lam. Eneyel. meth. Bot. 2, p. 318. — Dorstenia obovata Hochst.
in Flora 1844, p. 103.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Berge Seban bei Keren (1600 m.).
Loc. : In Felsspalten des Granits.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 4927, bl. fr. Febr., coll. 1889; über Hille
am Gebel Bura, Kaffeeregion (900 m.) 4826, bl. fr. Jan., coll. 1889; am
Gebel Melhan über Walledje (800 m.) 697, bl. fr. Jan., coll. 1889.
Loc. : An allen Terrassenmauern in Menge wuchernd, mit dem fleischigen, bisunter
20 cm. langen Stamm in den Steinfugen eingeklemmt. Kann ohne Schaden roh
verspeist werden.
Nom. vern. arabice : Kosser (Wolledje), auch sengebil robbäch d. h. Ingwer
der Paviane (Hille), auch Kosser-er-robach genannt (Ussil).
Die grössten Blätter an meinen Jemen-Exemplaren erreichen 9 X 4 cm.,
mit 3,5 cm. langem Stiel. Sie sind oval-oblong, nach beiden Richtun-
gen etwas zugespitzt, manchmal spitz und am Rande mit grossen, un-
regelmässigen, wellig ausgezogenen, stets stumpfen Buchten u. Zähnen
versehen.
Von den abyssinischen Exemplaren (Steudner n. 1360, Keren, coll. 61;
Schimper n. 171, coll. 5%) liegen mir keine grossblättrigen Formen
vor; man könnte dieselben als var. obovata Hochst. unterscheiden, da
an ihnen oft Blätter auftreten, die keilförmig in den Stiel verlaufen,
während die Exemplare des Jemen nur an der Basis spitze Blätter
aufweisen. Unter den abyssinischen sind auch ganzrandige Blatt-
formen häufig und im allgemeinen erscheinen sie etwas länger gestielt,
die Berandung und Nervatur bieten dagegen keine unterscheidenden
Merkmale dar, ebensowenig wie die Blüthenstände, die hinsichtlich
ihrer Form (mit 6-12 Anhängseln) und Behaarung in beiden Gebieten
gleich gestaltet sind.
338. Ficus (Paleomorphe) capreæfolia Del. Caill. Ann. Sc. nat. 2 ser. XX,
p. 94.
(Syn.: F. antithetophylla A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 272. Miq.
in Lond. Journ. VII, p. 236).
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba bei Keren (1300 m.) 785, fl. fr. März,
coll. 1891.
Loc.: Im Kiese des Flussbettes, wie weidenartiges Buschwerk, in dichtgeschlossenen
Massen auftretend.
Die Receptakel reifen zum Theil an entblätterten Zweigen. Die männ-
lichen Blüthen, die sich in grosser Menge im äusseren (oberen) Theile
APPENDIX II. 121
des Receptakels vorfinden, sind mit einem Staubgefäss versehen, dem
ein anscheinend vollkommen entwickeltes Ovarium oder im anderen
Falle ein Rudiment desselben zur Seite steht. Es kommen aber auch
welche mit zwei Staubgefässen vor, die ein Ovarrudiment zwischen
sich haben. Solche Blüthen haben 5-6 Perigonzipfel, gewöhnlich treten
deren 4 auf, auch 3, welche bis auf den Grund frei, linear zugespitzt
und stark gewimpert sind. Aehnlich ist das Perigon der weiblichen
Blüthe. Bei allen ist der gewöhnlich sehr lange Blüthenstiel dicht
zottig und ausserdem mit Drüsen versehen. Die oblong-stumpfe An-
there sitzt gewöhnlich auf einem ziemlich schlanken, gleichlangen
Filament.
Die weiblichen Gallenblüthen sind kugelig oder verkehrteiig und mit
gleichlangem Griffelrudiment versehen. Die stets sehr rauhen Recep-
takel erreichen (trocken) eine Länge von 2,5 cm. auf 1 cm. langem
Stiel.
Diese Art gehört in die Verwandtschaft der vorderindischen F. gebbosa
Bl., welche zwar kleinere Receptakel und abweichende Blattformen
aufweisst, aber im Gegensatze zu den anderen Arten der Gruppe
Pal®omorphe, wie F. capreæfolia D. durch das bis auf den Grund
getheilte Perigon seiner Blüthen ausgezeichnet ist.
339. Ficus (Syeidium) serrata Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 179.
Arbor 10 m. alta succo lacteo et radicibus adventivis carens; trunco a
basi ramoso ; ramulis teretibus cortice fusco siecatione striato longi-
tudinaliter rimoso glabrato indutis; foliis longiuscule petiolatis utrin-
que scaberrimis, subtus pallidioribus pilisque minimis hirtis, coriaceo-
membranaceis, demum chartaceo-fragilibus, lamina petioli rigidi
longitudinem 3-5-ies excedente oblonga vel ovali, basi obtusa vel
leviter cordata, apice acuta vel apiculata, margine repando dentata
vel crenato repanda, rarius subintegerrima, in foliis adultioribus sic-
catione subrevoluta, sæpe (in eodem ramo) tertia vel dimidia parte
triloba, lobo medio multo majore basi ab utraque latere et sinubus
rotundatis coartato, interdum in ramis adventivis iterum trilobato,
nervis supra vix, subtus valde prominentibus, costis in utroque latere
9-6 leviter arcuatis parallelis, paris infimi dimidium laminæ longi-
tudinis, omnibus marginem fere attingentibus, nervis secundariis
transverse parallelis rectiusculis, tertiariis reticulatis ; stipulis deci-
duis brevibus subulatis ; receptaculis versus ramulorum novellorum
apices approximatis binis et singulis in axillis, aut (in casu foliorum
2 insertionis approximatæ) ternatis, exacte globosis nucis Avellanæ
magnitudine, extus dense granulato-scaberrimis, maturis quoque viri-
dibus, ad basin plerumque ebracteolatam abrupte pedunculo iis dimidio
breviore insidentibus; stipite cum pedunculo confuso ; bracteolis ba-
salibus 6 parvulis semiorbiculatis ciliatis pedunculo sepe inordinatim
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
affixis, tribus infimis pedunculi basi, ceteris plerumque ejus medio
insidentibus, his sæpe adscendentibus et uno alterove ultra recepta-
culi basin adnato-protracto; ostioli apperti complanati bracteolis 3,
extimis semiorbieularibus minimis, exteriorum reliquis parvulis erec-
tis imbricato-rosulatis, interioribus deflexis lanceolatis margine crebre-
ciliatis; receptaculi fundo inter flores pilis abbreviatis instructo ;
floribus masculis eirca ostiolum ortis pedicellatis, perigonii profunde
partiti laciniis 5 lineari-spathulatis acutis apicem versus ciliatis, ex-
terioribus 1-2 apice cucullatis, stamen unicum majusculum oblongo-
ovale superantibus, anthera apice obtusata filamentum paullisper incur-
vum excedente; floribus femineis galliferis plerumque longe pedun-
culatis, perigonii laciniis, 5 is masculorum florum similibus sed ovario
multo, sepe duplo longioribus apice subcucullatis et crebre ciliatis;
ovario gallifero obovoideo sessili styli rudimentum æquante.
Maasse : Blaltspreite 20 X 11,5 mit Stiel von 4,5 cm., 14 X 8 mit Stiel von
4 cm., 15x12 mit Stiel von 3 cm. Länge; Stipulæ bis 0,5 cm. lang;
ausgewachsene Receptacula 1,8-2 em. im Durchmesser messend, mit Stiel
von 0,4-0,8 em. Länge.
ARAB., JEMEN. In der Schlucht des Ofer bei Hille am Fuss des Gebel Bura
und höher oben in der Kaffeeregion (600-1000 m.) 383. 417, bl. Jan.,
coll. 1889; unter Ussil, Wadi Chuoiet (1200 m.) 1159, coll. 1889; am
Wasser von Mauöd bei Hodjela (800 m.) 987, bl. fr. Jan., coll. 1889;
Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 806a, coll. 1889.
Loc.: Ziemlich grosser von unten herauf verzweigter Baum von der Tracht der
Broussonetia, in feuchten Gebirgsthälern mit quelligem Grunde, auch auf den
Kafiee-Terrassen. Man bedient sich der Blätter zum Putzen von Metallgegen-
ständen.
Nom. vern. arabice : chaschraf.
In den männlichen Blüthen ist die Anthere zuweilen zu einem dicken
schwammigen Gallengebilde umgestaltet, das an einem Stiel kolben-
artig aus den Perigonzipfeln hervorragt. Fertile 2 Blüthen scheinen
zu fehlen.
Ich gab hier die ausführliche Beschreibung des ausgezeichneten Pflanzen-
art nach den mir in zahlreichen Exemplaren aus dem glücklichen
Arabien vorliegenden Exemplaren, da hinsichtlich dieser und der ver-
wandien Arten grosse Verwirrung herrscht, hauptsächlich infolge
von Identifizirungen, die bei mangelnden vorhandenen Originalexem-
plaren lediglich auf die Beschreibungen der Blattformen begründet zu
werden pflegten. Letztere können sich ja bei vielen Ficus-Arten
wiederholen, deren Blüthenverhältnisse grosse Verschiedenheiten auf-
weisen.
H.Gf. zu Solms-Laubach hat in seiner Abhandluug über den gewöhn-
lichen Feigenbaum (S. 67) die Vermuthung ausgesprochen, dass die
drei Arlen Ficus serrata F., F. pseudo-Sycomorus Decne. (= F. vir.
Lie N CAR ESS 2 2"
APPENDIX IL. 123
gala Roxb.) und F. palmata F. (= F. pseudocarica H.) einer und
derselben Pflanze zugehören könnten, während sie in Wirklichkeit
völlig verschiedene Arten darstellen. (Vergl. auch Hehn, Kulturpfl.
und Hausth., 6. Aufl., pag. 97, 98). Die an dieser Stelle geäusserte
Ansicht, dass Vahl in seinen Symbolæ Tab. XXIV, p. 83-84 die ihm
aus der Sammlung Forskals vorliegenden Exemplare verwechselt und
die F. serrata F. als F. palmata F. zur Abbildung gebracht habe
beruht auf Irrthum, da die ciiirte Tafel ganz deutlich die Merkmale
der F. palmata F. (z. B. die zu einem Slipes an der Basis oberhalb
des Blüthenstiels zusammengeschnürten Receptacula, die Blattformen
mit langem schlaffem Stiel und spitzen Lappen etc.) zur Schau stellt.
Für die Identität meiner Exemplare mit der von Forskal beschriebenen
Pflanze, die ich im Herbar. Forskalii des Bot. Gartens von Kopen-
hagen zu constatiren Gelegenheit hatte, bürgt ausserdem zur Genüge
die Uebereinstimmung der von ihm gegebenen Diagnose, dann
auch die des arabischen Namens und die Nachbarschaft der Loca-
lität. Auch die von Vahl (Symb. p. 83-84) von F. serrata F. und
F. palmata F. gegebenen Beschreibungen stimmen mit meinen
Exemplaren vollkommen überein. Die beide Arten von einander
unterscheidenden Merkmale sind in der That sehr zahlreiche.
Fieus serrata ist ein Baum, F. palmata ein Strauch; bei ersterer
haben die Blätter im allgemeinen ihre grössere Breite im vorderen
Drittel, bei lelzterer oft im hinteren, d. h. sie sind bei F. palmata
im Umriss ovat, bei F. serrata oval, aber oft obovat. Zwar kommen
auch bei F. palmata Blätter mit sehr rauher Oberfläche vor, aber die
steifen Härchen haben hier nie so dick angeschwollene Polster wie
jene, mit denen die Blätter von F. serrata wie gepflastert scheinen.
Die Receptacula sind bei beiden sehr verschieden, bei der letztgenann-
ten kugelrund, mit Stachelpolstern dicht gepflastert, bei F. palmata
dagegen birnförmig von Gestalt, in den Stipes zusammengezogen, mit
drei grossen Bracteen und mehr oder minder kahl, jedenfalls ohne
Höcker, ferner hat F. palmata am angeschwollenen Ostiolum 3-4
grosse Bracteen, die den ganzen Eingang schliessen ; namentlich die
Blüthen sind sehr verschieden und weisen der Art einen Platz in die
Section Syeidium King an. Die männlichen der F. serrata haben ein
einziges unverhältnissmässig gross entwickeltes Staubgefäss ; F. pal-
mata dagegen zeigt 3-5 Antheren und während bei ihr die Perigonzipfel
(die der à sind stumpf) stets kürzer als die Slaubgefässe und auch
fast kürzer als die Gallen-Ovarien sind, überragen dieselben bei F. ser-
rata beide um ein beträchtliches.
Die Verbreitung von Fieus serrata scheint nicht nicht allein auf Süd-
arabien beschränkt zu sein. Ich habe Exemplare von Welwitsch
(n. 6387) aus Angola und selbst gesammelte vom Lande der Monbuttu
124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(n. 3503, coll. 1870), die allerdings nur in sterilen Zweigen vorliegen,
die ich aber durchaus nicht mit irgend einer der in den Sammlungen
von F. exasperata NV. (= F. asperifolia Miq.) vorhandenen, stets
weit schmäleren Blattformen zu identifiziren vermag. Diese Blätter
sind dreilappig mit herzförmiger Basis, und ihre Spreiten messen
10,5 X°7 cm. mit 2 cm. langem Stiel, resp. 13 X 9 cm. mit 6,5 cm.
langem Stiel.
340. Ficus (Eusyce) palmata Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 179. Vahl. Symb.
I, tab. XXIV.
(Syn. : F. morifolia Forsk. Descript. 1. c. F. Forskalei Vahl. Enum.
I, p. 196? F. pseudocarica Miq. in Hook. Lond. Journ. VII, p. 225.
F. Petitiana A. Rich. Tent. Fl. Abyss. IT, p. 271-272, Tab. LXXX.)
Frutex arboreus ramossssimus, ramis teretibus ad apices pubescentibus
cortice rubescente siccatione striatulo ; foliis membranaceis sat longe-
peduneulatis subtus pallidioribus, utrinpue scabris vel pilis brevibus
præcipue subtus hispidoscabris, rarius subtus griseo-tomentosis,
demum sæpe scaberrimis vel glabratis, lamina petioli gracili et flexili
longitudinem subæquante vel eandem ter—5ies, et ultra excedente
oblongo-ovata basi cordata vel rarius latetruncata apice semper acuta
vel cuspidata, margine obtuse-serratodentata, sæpissime (in eodem
ramo) ultra medium palmatim 3-5-loba, ambitu semper ovata, lobis 3
maximis basi paullo coartatis, lobo medio lateralibus tertia parte lon-
giore, omnibus acutis vel cuspidatis, nervis supra vix, subtus distincte
prominentibus, costis in utraque latere 5-6 leviter arcuatis, omnibus
parallelis, paris infimi dimidium laminæ longitudinis, omnibus mar-
ginem fere attingentibus, nervis secundariis transverse parallelis, rec-
tiusculis, tertiariis indistincte reticulatis ; stipulis deciduis lanceolatis
cuspidatis pubescentibus vel glabratis ; receptaculis in ramulis anno-
tinis, parte inferiore sæpe defoliatis, in axillis singulis vel rarius
geminis sat longe pedunculatis pyriformi-obovoideis, interdum leviter
6-costatis, nucis Avellanæ magnitudinem superantibus in stipitem
æqualiter constrietis hispidulis, puberulis vel demum glabratis, non-
dum scabris, peduneulo receptaculi longitudinis tertiam vel quartam
partem æquante; bracteolis basalibus 3 cohaerentibus triangularibus
palentibus ad peduneuli apicem persistentibus, nunquam ascendenti-
bus; ostioli paullo gibbosi bracteolis extimis coloratis 4-5 late trian-
gulari semiorbicularibus, exteriorum reliquis his conformibus, interio-
ribus deflexis lanceolatis obtuse vel breviter acutis dense ciliatis;
receptaculi fundo inter flores piloso; floribus masculis serotinis parte
exteriore ad 1/4 receptaculi longitudinis ortis pedicellatis, pedicello
basi hirtulo, perigonii ad 2/3 vel #4 longitudinis 4-6- rarius 3-partiti
laciniis oblongis valde obtusis vel obtusiusculis stamina 3-6 vix supe-
APPENDIX IL. 195
rantibus, antheris ovalibus apice obtusis filamenta superantibus peri-
gonium demum valde excedentibus ; floribus femineis galliferis longe
pedicellalis pedicello basi hirtulo, perigonii usque ad basin 4-5-partiti
segmentis lanceolalis acutis evario vel paullo vel vix longioribus apice
dense ciliatis; ovario gallifero globoso vel obovoideo sessili styli rudi-
mento apice bierure duplo longiore.
Maasse : Blattspreite 10,5 X 7, mit Stiel von 8 cm., 43 x 12 mit Stiel von
4,5 cm., 17,5 X 11 mit Stiel von 3 em., 24 X 15 mit Stiel von 41 cm.
Länge; ausgewachsene Receptacula inel. Stipes 1,8-2,8 cm. lang mit Stiel
von 0,9-0.8 cm. Länge.
ÆTH., COL. ERIREA. Geleb in Mensa (1700-1900 m.) 1024. 1166, bl. fr.
Mz. April, coll. 1891 ; am Anseba bei Keren (1300 m.) 824, bl. fr. Febr.,
coll. 1891; Mai-Hinzi unter Asmara (2000 m.) 563, bl. fr. Febr., coll.
1891; Saganeiti (2200 m.) 167. 850, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1152,
coll. 1892.
Loc. : Im Grunde von Thalschluchten am Wasser der Bäche als 5-6 m. hoher
Strauch.
Nom. vern. in Tigrinia : belless (ubique).
ARAB., JEMEN. Kaffeeresion am Gebel Bura, über Hille (900 m.) 666.
1833, bl. fr. Jan., coll. 1889; Ussil, Wadi et-T&m und W. Chuoiet (1400-
1200 m.) 1230. 1153, bl. fr. Febr., coll. 1889; Okeber am Gebel Melhan
(900 m.) 806; Kahil, bei Menacha (2500 m.) 147%, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : Auf bewässerten Terrassen der Kaffeepflanzungen, als Strauchwerk.
Nom. vern. arabice : belless (ubique), belless el hege d. h. wilde Feige (Ussil).
Die vorliegende Art ist von einigen neueren Botanographen (H. Gf.
Solms-Laubach. Gew. Feig., S. 67; G. King, Sp. of Ficus I, p. 146.
1%7 und in Hook. fl. br. Ind. V, p. 530) mit der bereits von Boissier
in seiner Fl. Or. IV, p. 1155 richtig gestellten Ficus pseudosycomorus
Deene (= F. virgata Roxb. Fl. Ind. III, p. 529) ohne ausreichende
Begründung identifieirt worden; dagegen sprechen aber aufs entschie-
denste erstlich die constant abweichende Tracht und Gestalt der
Blätter, dann die innerhalb sehr bestimmter Grenzen feststehende
geographische Verbreitung beider Arten. F. pseudosycomorus Decne.
ist ein Gewächs der nördlichen Wüstenregion und von den westlichen
Vorstufen des Himalaya bis zu der östlichen Wüste Mittelegyptens
verbreitet. F. palmata F. dagegen ist auf das südwestliche arabische
Bergland und auf Abyssinien beschränkt ; diese Art wäre, falls ihre
Identität mit F. pseudosycomorus Decne und F. virgata Roxb. sich
aufrecht erhalten liesse, die einzige Art der grossen Gattung, — und
zwar von über 170 Arten, die in beiden Gebieten verzeichnet sind,
die einzige, die Vorderindien mit dem tropischen Afrika oder mit
Südarabien gemein haben würde Die Ausschliesslichkeit der indischen
Ficus-Flora muss die Unwahrscheinlichkeit einer solchen Zusammen-
1
6
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
gehörigkeit zweier einzelner Arten, die im übrigen doch wol unter-
scheidbar sind, besonders verstärken. In der That sind die zwischen
F.pseudosycomorus Dene und F.palmata F. bestehenden Unterschiede
von derartiger Deutlichkeit, dass nach folgenden Merkmalen wohl
jedes in Frage kommende Exemplar sich mit Sicherheit wird bestim-
men lassen. F. pseudosycomorus Dene bildet verkürzte Zweige mit
dichter gestellten, breiteren, etwas dickeren und meist kleineren
Blättern, die in jedem Falle eine mehr abgerundete oder nur sehr
kurze Spitze haben, und dieselbe abgestumpfte Gestalt auch an den
Lappen der gelappten Formen zu erkennen geben. Ihre Spreite ist
gewöhnlich gleich lang und breit und meist doppelt so lang als der
Stiel‘ an Gestalt breiteiförmig, spitz oder abgerundet, während F. pal-
mata F. stets oblongeiförmige Blätter mit ausgezogener Spitze hat.
Sehr deutlich verschieden ist der Blattstiel, der bei der erstgenannten
Art sehr dick und gerade erscheint, bei F. palmata F. dagegen schlank
und biegsam schlaff. Die Zähnelung des Blattrandes hat bei beiden
sehr abgestumpfte Zähne, bei F. pseudosycomorus Dene sind dieselben
aber verhältnissmässig grösser, weniger zahlreich und vor allen
Dingen gespreizt abstehend, während sie bei F. palmata F. sägeartig
nach vorn gerichtet sind. Die Blattbasis ist bei erstgenannter Art
niemals abgestumpft, wie das bei F. palmata oft vorkommt, dagegen
sind die Blätter gewöhnlich noch tiefer herzförmig ausgeschnitten als
es bei dieser Art vorkommt. Bei den ægyptischen Exemplaren von
F. pseudosycomorus Dene sitzt das Receptakel auf einem sehr abge-
kürzten Stiel, doch giebt es hiervon auch hier Ausnahmen, während
die indischen Formen (von F. virgata Roxb., deren artliche Zusam-
mengehôürigkeit mit der erstgenannten Pflanze sehr wahrscheinlich
ist), durch sehr lange Receplakel-Stiele ausgezeichnet sind.
Der Blüthenbau der genannten zwei Arten scheint allerdings durch-
greifende Unterschiede nicht aufzuweisen, es ist aber dabei zu berück-
sichtigen, dass ganze Reihen von äusserlich sehr verschieden gestal-
teten Ficus-Arten in ihren Blüthenmerkmalen vollkommen mit ein-
ander übereinstimmen können. Bei beiden Arten ist die männliche
Blüthenhülle nicht bis auf den Grund getheilt und wird von den ent-
wickelten Antheren weit überragt, bei beiden stehen auch die männ-
lichen Blüthen in grösserer Menge mehrreihig um das Ostiolum
geschaart. Ich fand an denen der F. pseudosycomorus je 3-6 Staub-
gefässe und etwas spitzere Zipfel der Hülle. Fertile weibliche Blüthen
mit entwickelter Frucht fand ich weder bei dieser Art noch bei F. pal-
mata F., indess habe ich in Arabien von der letzteren Sämlinge auf-
gegriffen. Unter den männlichen Blüthen am Ostiolum von F. pseudo-
sycomorus Dene der æg.-arab. Wüste (n. 233, coll. 1877. Wadi Abu-
Hammat) stiess ich wiederholt auf vollständig entwickelte Zwitter-
Lt SES
AT
APPENDIX IL. 197
blüthen mit vier Perigonzipfeln und vier Staubgefässen, der Griffel
von gleicher Länge wie das obovoide Ovarium war S-förmig
gebogen und trug zwei kurze Narbenäste. Ein in der Entwicklung
der Staubgefässe minder vorgeschrittener Fall von Pseudoherma-
phroditie fand sich an den Exemplaren von F. palmata F. von
Acrur (1152, coll. 1892), wo innerhalb eines vier-theiligen Peri-
gons gleichfalls ein Ovar von 4 Staubblättern umgeben war. Die
Blüthenhülle sass auf einem an der Basis verdickten Stiel. Die
doppelten Perigonzipfelkreise, die sich an den weiblichen Blüthen
von F. Carica L. finden (vergl. das unter dieser Art Gesagte) bekun-
den gleichfalls eine solche Hinneigung der Art zu Pseudoherma-
phroditie, und zugleich die nahe Verwandtschaft aller drei Arten.
Die von G. King auf dieses Merkmal gestützte Unterscheidung seiner
ersten Gruppe von Ficus-Arten, die er als « Palæomorphe » abtrennt,
scheint mir durch das soeben erwähnte Vorkommen unhaltbar gewor-
den zu sein. Ficus. palmata F. kann, nach der Summe der Merkmale
ins Auge gefasst, jedenfalls als eine nähere Verwandte der F. Carica
L. aufgefasst werden als F. pseudosycomorus Dene. Die Heimath
unserer Essfeige mag daher eher im glücklichen Arabien zu suchen
sein, das ja eine Reihe von Culturgewächsen den nördlicheu Gebieten
übermittelt hat. Auf das hin und wieder an ganz reifen Exemplaren
der Früchte von F. palmata F. zu Tage tretende Merkmal einer un-
deutlich ausgeprägten Bildung von Längskanten oder Rippen (etwa 6)
mag hier noch eigens hingewiesen werden, da dieses Merkmal bei
F. pseudosycomorus Dene nicht vorkommt und dadurch ein beson-
deres Interesse gewinnt, dass die von Saporta aus den Pariser Quate-
nairbildungen beschriebenen Feigen dasselbe zu erkennen geben
(«nervures ou côtes légèrement saillantes ») sollen.
Die in den Pflanzensammlungen von F. palmata F. vorhandenen Exem-
plare überraschen durch ihr verschiedenartiges Aussehen, wer aber
Gelegenheit hatte, diese Art in der freien Natur zu beobachten, wird
den Maassstab, der bei Beurtheilung des Dauerwerthes der Merkmale
anzulegen ist, besser zu handhaben wissen. Die schroffsten Gegen-
sätze hinsichtlich der Blattgrösse, Blatttheilung und Behaarung kön-
nen, je nach Ort und Zeit der Triebe, oft an ein und demselben In-
dividuum zu Tage lreten. Es ist mir daher nicht gelungen, einige
solcher partiellen Formen als Varietäten festzuhalten, welche eine
Dauerbeständigkeit dieser Eigenthümlichkeiten an allen Theilen des
Strauches zu verbürgen vermöchten.
Die von A. Richard (Tent. Fl. Abyss. IT, p. 271) als var. «. tomentosa
unterschiedene Varietät ist in den Exemplaren von Wadi Omaret
n. 1166, coll. 1891 zum Ausdrucke gebracht ; die ungetheilten-oblong-
eiförmigen langspitzigen Blätter haben eine abgestutzte Basis und
128 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
erscheinen unterseits fast graufilzig, während sie auf der Oberseite
gleichfalls dicht behaart sind und sich weniger rauh anfüllen als die
anderen Exemplare. Die Blätter der genannten Nummer sind auch
durch spitzere Zähne an ihrem Rande ausgezeichnet, indess bieten die
Blüthen nichts abweichendes zur Schau. N. 1025 von Belta, coll. 1891
mit grossen ungetheilten langeiförmigen Blättern, die an der Basis
breitabgestutzt sind, entsprechen vollkommen den von A. Deflers 1885
bei Lahadj nahe Aden und bei Attara gesammelten Exemplare seiner
Ficus sp. (Voy. Yem., p. 205-206). Wenn solche langschüssige gross-
und ganzblättrige Forwen von F. palmata F. an ihrer Basis herz-
förmig ausgebuchtet sind, so haben wir die Form, die von A. Richard
als F. Petitiana beschrieben worden ist. Sind die Blätter der lelzt-
erwähnten Form klein, so entspricht die Pflanze vollkommen den von
Forskal für seine F. morifolia aufgestellten Bedingungen. Der für
dieselbe angeführte arabische Name und die Erwähnung der Essbar-
keit machen die Annahme wahrscheinlich, dass unter F. mor:folia
nur eine ganzblättrige Form der F. palmata F. zu verstehen sei.
Unter No 777 des Herb. Forskalii des Bot. Gartens von Kopenhagen
liegt ein Exemplar. das zwar keinen Originalzettel aufweist, aber nur
F. morifolia sein kann. Es ist ein geiler Trieb der F. palmata mit
herzförmigen Blättern, die (der Diagnose entsprechend : « semispith.
cordato-ovata ») 6 X 5 cm. messen, mit Stiel von 3 cm. Die Stipeln
sind 2 mm. lang. i
341. Ficus (Eusyce) carica L. sp. 1513 var. leucocarpa Schwf.
ARAB., JEMEN. Bet-Mogled, el-Hausan bei Menacha (2000 m.) 1716, bl. fr.,
coll. 1889.
Loc. : Ein etwa 6 m. hoher Baum auf einer der Kultur-Terrassen, anscheinend wild
oder verwildert. Die Frucht wurde als essbar bezeichnet.
Nom. vern. arabice : belless.
Diese Exemplare geben die grösste Uebereinstimmung mit der in Aegyp-
ten unter dem Namen « tin abiad » d. h. weisse Feige cultivirten und
auch sonst vielfach in den Mittelmeer-Ländern anzutreffenden Varietät
mit grünen, innen weissen Receptakeln zu erkennen. Die herzförmig
eiförmigen spitzen Blätter sind beiderseits sehr rauh und messen 15
x 12 cm. mit 5 cm. langem Stiel, die noch unreifen kahlen Recep-
takel sind im Trockenzustande 3 cm. lang und sitzen auf einem
äusserst kurzen Stiel. Die Blattränder sind mit ziemlich spitzen Säge-
zähnen versehen.
Die Receptakel enthalten dreierlei Blüthen. Zunächst am Ostiolum sitzen
eine Anzahl weiblicher Blüthen mit einem Griffel, der etwas länger als
das Ovarium durch 2 lange Narbenschenkel ausgezeichnet ist und den
zwei ineinandergeschaltete Kreise etwas kürzerer, spitzer, lanzettlicher
PEESNE FEAR. Son
APPENDIX IL. 129
und bewimperter Perigonzipfel umhüllen, so dass die © Blüthenhülle
8- oder 6-blättrig erscheint. Von diesen Perigonzipfeln sind einzelne
(1-2) zu Staubblättern umgebildet mit je einem oder zwei unent-
wickelten gelben Staubbeuteln. Es sind also pseudohermaphrodite
Blüthen, die uns hier, wie bei Freus palmata F. und bei F. pseudo-
sycomorus Dene begegnen. Die zweite Art Blüthen sind solche mit
zu Gallen angeschwollenen Ovarien, die kugelig von Form gleich lange
Griffel tragen mit zwei sehr ungleichen Narbenästen. Zu der dritten
Art gehören die meisten Blüthen, die ein Receptakel erfüllen, es sind
solche mit Ovarien die nicht zu Gallen entwickelt sind, aber auch
unfruchtbär zu bleiben scheinen. Diese haben gewöhnlich eine läng-
liche Gestalt, sitzen auf einem ziemlich langen Stipes und tragen einen
Griffel, der ihre Länge ums dreifache und mehr überragt und nur
einen Narbenast hat. Griffel und Blüthenstiel sind völlig kahl, wäh-
rend der Boden des Receptakels zwischen den Blüthen kleine Härchen
trägt.
In Forskal’s Herbar zu Kopenhagen liegt ein Exemplar von F. carica L.
ohne Zettel, das, den Aufzählungen Forskals zufolge entweder aus
den Gärten Cairos oder aus denen des Yemener Tieflands stammen
muss. Die Blätter desselben messen 25 x 15 cm. mit Stiel von 3,5 cm.,
haben einen Seitenlappen (Ausbuchtung auf nur einer Seite) und ent-
sprechen in allen Stücken der hier als « tin abiad » der Aegypter be-
zeichneten Varietät. Von besonderem Interesse ist im Hinblick auf
das Obengesagte im Verzeichniss der Aegyptischen Flora die Seite
LXXVI gegebene Notiz Forskals : « Ficus a, carica; hermaph ».
342. Ficus (Urostigma) populifolia Vahl. Symb. I, p. 82, tab, XXI.
(Syn. : Fieus religiosa Forsk. Deser. pl. æg. arab., p. 180 (non L.).
ÆTH., COL. ERITREA. Felsklause Anderara im oberen Lawa-Thal (1500 m.)
1672, bl. fr. April, coll. 4891 ; Thal Dongolobas bei Keren (1200 m.) 1812,
coll. 1891; Mahio im Haddas-Thal (1100 m.) 177, bl. fr. Mai, coll. 189%.
Loc. : Bevorzugt zerklüftete Granit-Felsen. Als vielverzweigter mittelgrosser Baum
mit glatter, aschgrauer Rinde.
ARAB., JEMEN. Schlucht Ofer am Fuss des Gebel Bura, über Hille (700 m.)
255, bl. fr. Jan., coll. 4889; oberhalb Hodjela (700 m.) 443, coll. 1889;
Wolledje am Gebel Melhan (600 m.) 749, coll. 1889.
343. Ficus (Urostigma) vasta Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 179.
Syn.: F. benghalensis Vahl. Symb. I, p. 82; Miq., A. Richard, etc.
(non L.). F. Dahro, Del. Caill. in Ann. sc. nat. 2, ser. XX, p. 94,
und in Ferr. Gal. Voy. Bot. tab. 15. F. socotrana Balf. fil. in Proc.
Roy. Soc. Edinb. XII (1883), p. 96.
Arbor ingens altitudine sæpe ultra 15 m. et diametro plus 25 m. effi-
ciens, succo lacteo turgens ; trunco amplissimo abbreviato; radicibus
130
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
adventivis carens; ramis primariis subhorizontaliter expansis; ramulis
hieme aliquandiu defoliatis crassis teretibus apicen versus annulatim
rimosis et sæpe velutino tomentosis; foliis ad ramulorum summitates
8-10-nis, summis maximis, coriaceis concoloribus juventute sæpe
utrinque, postea cum petiolo præsertim subtus velutinis vel griseo-
tomentellis, demum glaberrima, longe petiolata, petiolo gracili sicca-
tione striato lamina duplo triplove breviore, apice subtus glandula
calloso lucida notato, lamina orbiculato-ovata, subcordata, ovata,
plerumque oblongo-ovata, basi semper cordata, æqualiter acuta vel
apice obtusiuscule-apiculata, interdum obtusa, margine integerrima,
nervis subtus valde prominentibus, ad laminæ basin 5, costis in utro-
que latere 6-8 plerumque rectis, omnibus parallelis, iis infimæ paris a
proximis paullo remotis dimidium laminæ longitudinis attingentibus et
nervos laterales 5 leviter arcuatos eminentibus, reliquis a media parte
1-bis furcatim divisis, omnibus laminæ marginem fere attingentibus,
nervis secundariis transverse parallelis rectis, tertiariis reticulatis ;
stipulis late lanceolatis cuspidatis extus semper tomento sericeo in-
dutis; receptaculis brevissime pedunculalis in axillis geminis juven-
tute velutinis demum glabratis globoso-ovoideis viridibus maculisque
tuberculato elevatis albidis pietis; bracteis basilaribus cito deciduis
late semiorbicularibus per paria connatis membranaceis ; ostiolo haud
prominente rima minima subclauso, bracteolis exterioribus nullis,
interioribus deflexis ligulatis obtusis et lanceolatis aculis glaberrimis ;
receptaculi fundo inter flores et bracteoles nudo; floribus omnibus
breviter et crassiuscule pedicellatis, cum pedicello succulento fusco,
basi bracteola lanceolata cuspidata glaberrima æquilonga suffultis; flo-
ribus maseulis serotinis per totam aream dispersis, perigonii subelausi
laciniis 2 brevibus glaberrimis acutis stamen unicum tegentibus, fila-
mento cylindrico percrasso antheram oblongam æquante; floribus
femineis galliferis cum fertilibus in eodem receptaculo ortis longius-
cule pedicellatis, cum perigonii laciniis 2 ovalo-acutis hiantibus,
florum fem. fertilium abundantium perigonibus usque ad stigma in
tubum longum connais, apice irregulariter 2 dentatis, stylo ovarium
oblongo-ovatum substipitatum superante ramo stigmatoso unico in-
crassato oblongo lineari ; semine maturo flavido levi oblongo-hemis-
phærico.
Maasse : Die Zweigspitzen messen frisch 2 em. im Durchmesser. Die Blätter
messen 17x13 mit 6 cm. langem Stiel, 21 X 15 mit 8,5 cm. langem Stiel,
31x28 mit 11 cm. langem Stiel. Die Stipeln sind 9 cm. lang, 3 cm.
breit. Die jungen Receptakelstiele messen 0,5 cm. Die reifen Receptakel
erreichen bis 3 em., gewöhnlich messen sie 2,5 em. im Durchmesser.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (900 m.) 259. 129, bl. fr. Febr., coll. 4891;
am Dari bei Keren (1300 m.) 962. 1817, coll. 1891 ; Mai-Baba (1500 m.)
APPENDIX I. 131
1830, bl. fr. März, coll. 4891; am Lalamba bei Keren (1800 m.) 1806,
bl. fr. März, coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 1240. 1320, bl. fr. März,
Apr., coll. 1892.
Loc. : Als vereinzelte Bäume von grössten Dimensionen in der Nähe der Dörfer zu
schattigem Versammlungsort geschont. Die im April reifende Frucht ist geniess-
bar und wird von armen Leuten eingesammelt.
Nom. vern. in Tigré et Tigrinia : daro; in Amharinia : worka; in Bilin
(Bogos) dargüna; in Saho : endaäro.
ARAB., JEMEN. Hille, am Fuss des Gebel Bura (600 m.) 252, bl. Jan.,
coll. 1889 ; Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 700, coll. 1889;
Hodjela (650 m.) 929, bl. fr. Jan., coll. 1889; Ussil (1200 m.), Wadi
Chuoiet 1150, bl. fr. Febr., coll. 1889; Menacha (2300 m.) 1504, bl. fr.
Febr., coll. 1889.
Loc.: Im Grunde bewaldeter Thäler und auch auf Höhen als einzelner Baum bei
Dörfern.
Nom. vern. arabice : tölak.
Diese Art ist die nächste Verwandte der F. catalalpefolia (Miq.) und
F. abutilifolia (Miq. in Hook. Lond. journ. VI, p. 551. 552, Namen,
welche beide als ein und dieselbe Pflanze bezeichnend zu betrachten
sind. Hinsichtlich des Blüthenbaues scheinen keine durchgreifenden
Unterschiede zu bestehen, dagegen bieten die langgestielten Receptakel
und die abweichende Blattform hinreichende Merkmale dar, um in
jedem Falle F. catalpefolia von F. vasta zu unterscheiden. Der Blüthen-
bau von F. socotrana Balf. f. entspricht (nach n. 468 Schwf. coll. 4881)
in allen Einzelheiten demjenigen von F. vasta F. und die Blätter sind
den behaarten breiteren Formen der letzteren durchaus gleich gestaltet.
Auch deckt sich B. Balfour’s Beschreibung hinlänglich mit der oben
gegebenen. Zwischen den jemenischen und nordabyssinischen Exem-
plaren lässt sich kein durchgreifender Unterschied geltend machen,
der irgendwie zu der Aufstellung irgend einer Varietät berechtigte.
Die Verwandtschaft von F. vasta mit dem Banjanbaum, F. bengalensis
L. ist eine nur entfernte. Zunächst kennt man von dieser Art keine
Blattformen mit herzförmiger Basis, F. vasta wiederum entbehrt der
Luftwurzeln, vor allem aber ist der Blüthenbau bei beiden ein durch-
aus verschiedener. Bei F. bengalensis ist die Blüthenhülle viertheilig
bis auf den Grund, nicht verwachsen, wie bei der vorliegenden Art.
Die sehr früh abfallenden Basalschuppen der Receptakel sind bei dem
Banjanbaum stärker entwickelt.
344. Ficus (Urostigma) glumosa Del. in Ann. sc. nat. 2. ser. XX, p. 94.
(Syn. : Urostigma fazoklense Miq. in Hook. Lond. journ. VI, p. 552-
993).
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal Dongolobas unter Keren (1200 m.) 1800,
bl. fr. März, coll. 1891; am Lalamba bei Keren (1800 m.) 806, bl. fr-
3ULL. 9333. 335 S. Appendix II (1896). 10
132
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
März, und am Anseba (1300 m.) 718, coll. 1891 ; Mai-Mafales in Dembe-
lass (1700 m.) 174, coll. 189%, Halibaret im Beloa-Thal (1700 m.) 180,
coll. 1894.
Loc. : Mittelgrosser Baum, ohne Luftwurzeln, mit von der Basis an weit verzweig-
ten Aesten. Wächstin zerklüftetem Felsterrain, im Grunde der Thäler.
Nom. vern. in Tigrinia : éschoghonte.
ARAB., JEMEN. Westabhänge und Schluchten des Gebel Bura bis zu 1900 m.,
oberhalb Hille 281. 317. 418, bl. fr. Jan., coll. 1889; im Thal bei Wolledje
am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 670, coll. 1889.
Loc. : Im Grunde der von fliessendem Wasser dur«vhrieselten Schluchten. Grosse
und mittelgrosse Bäume, seltener als Gesträuch; ohne Luftwurzeln.
Nom. vern. arabice : meddach, auch beddah (Hille).
Bei dieser Art stösst der Versuch auf grössere Hindernisse, den schein-
bar unversöhnlichen Gegensätzen widerstreitender Merkmale in Be-
treff der Blattform und der Behaarungsverhältnisse durch Aufstellung
von Varietäten gerecht zu werden, das Maass ihrer Veränderlichkeit
innerhalb fester Grenzen zum Ausdruck zu bringen. F. glumosa D.
ist über so viele Gebiete des nordöstlichen Afrikas verbreitet und
überall so häufig, dass dem botanischen Reisenden gerade in diesem
Falle das Verhältniss der an den verschiedenen Trieben ein und des-
selben Baumindividuums zum Ausdrucke gelangenden Variabilität
besonders klar zu werden pflegt.
Als Typus der Art mögen die kleinen lederartigen Blattformen dienen, die
eine ovale, oblonge oder eiförmige Gestalt besitzen, mit abgerundeter
Spitze oder mit einer auf diese Abrundung aufgesetzten kurzen, ihrer-
seits oft stumpflichen Spitze, mit herzförmiger, seltener abgerundeter
Basis, mit Blattstiel von halber bis ein Drittel der Länge der Spreite,
mit jederseits 5-6 Seitennerven und 5 Nerven am Grunde der Spreite.
Auch bei dieser Form kann die Unterseite gelegentlich mit ziemlich
dichtem Filz bekleidet sein. An jüngeren Trieben, an aus altem Holze
frisch hervorsprossenden und namentlich an den sog. geilen Trieben
oder Wasserreisern tritt die grosse Blattform auf, deren Abänderun-
gen weit mannigfaltiger sind. Solche Zweige im Herbar für sich be-
trachtet und ohne durch Notizen des Sammlers verbürgten Zusammen-
hang mit der Stammform, können bei der Bestimmung unüberwindbare
Schwierigkeiten bereiten. Die Exemplare n. 180 von Halibaret sind
einem grossen Baume entnommen, der an anderen Zweigen typische
Blätter besass. Diese oblongeiförmig von Gestalt, an der Spitze abge-
rundet, am Grunde herzförmig mit 7 Nerven und auf jeder Blatthälfte
mit 9-6 Seitennerven versehen, messen 19x 12,5 cm. mit 8 cm.
langem Stiel. Dabei sind sie, trotz der Grösse, stark lederarlig ver-
dickt. Bei den grossblättrigen Formen herrscht die herzförmig-oblonge
kurzzugespitzte oder abgerundete Blattgestalt vor. Die Zahl der Seiten-
APPENDIX MH. 133
nerven kann von 5 bis auf 8 steigen, dabei treten längere und bieg-
samere Stiele auf und die Blatteonsistenz wird weicher und minder
lederartig. An den Formen wie den beschriebenen tritt unterseits
neben dem Filz häufig auch eine eigenthümlich seidenartig angedrückte
Behaarung auf, bei andern ist eine graue, gleichmässig filzige vor-
handen und alsdann hat man diejenigen Exemplare vor sich, die den
Typus der F. fazoklensis (Miq.) darstellen, welche letztere sich aber
nicht einmal als Varietät aufrecht halten lässt. Aeste mit dichtester
Behaarung an allen Blättern habe ich denselben Bäumen und Sträuchern
entnommen, die in andern Regionen ihrer Triebe durchweg ohne jede
Behaarung waren.
Was die Luftwurzeln anbelangt, so habe ich zu erwähnen, dass solche
innerhalb der hier in Betracht kommenden Gebiete von mir nirgends
an F. glumosa D. beobachtet worden sind. Desgleichen sah ich die-
selbe nirgends an den zahlreichen Exemplaren dieser Art, die mir im
Gebiete des Bahr-el-Gasal zu Gesicht gekommen sind. Dagegen habe
ich in Gallabat allerdings typische F. glumosa D. (n. 549, coll. 1865,
kleinblättrige, kahle und behaarte) eingesammelt und die Bemerkung
hinzugefügt : « mit Geflecht von Luftwurzeln, die von den Zweigen
zur Erde gehen. »
345. Ficus (Urostigma) salicifolia Vahl. Symb. I, p. 82, tab. XXIH.
Syn. : Ficus indica Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 179, non L.
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren Thal des Lawa (1000 m.) 1691, bl.
fr. April, coll 4891; Djuffa bei Keren (1300 m.) 1000, coll. 1891; Thal
Mogad (1300 m.) 2215, coll. 1892; Mahio im Haddas-Thal (1100 m.) 176,
bl. fr. Mai, coll. 1894.
Loc.: Kleine Bäume in Felsklüften von Granit.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 1484. 1626, bl. fr. Febr., coll. 1889;
am Fuss des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 318, coll. 1889; am Gebel
Melhan, über Wolledje (800 m.) 833, coll. 1889; unter Ussil (1200 m.)
1158, coll. 1889.
Loc. : Im Hochlande auch als grosse Stämme auftretend, 12 m. hoch mit aschgrauer
fast glatter Rinde ohne Luftwurzeln ; im Tieflande auch als niederes Strauch-
werk. Ueberall werden aus den Rindenbast Luntenschnüre für die Luntenflinten
hergestellt.
Nom. vern. arabice : athäb (Ussil, Hille, Wolledje).
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami in Ost von el-Schehr, 204, coll. 1881.
Nom. vern. arabice : thaäb.
Exemplare mit kurzen oblongelliptischen Blättern, wie solche in Socotra
(Schwf. 339. 473, coll. 1881), und im Somal-Land (Hildebr. 1460, coll.
1875) gesammelt worden, liegen mir aus den hier in Betracht kom-
menden Gebieten nicht vor ; dieselben bekunden vielmehr eine grosse
Uebereinstimmung der Formen. Die grössten Blätter gehören den
134 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
jungen Trieben n. 1158 von Ussil an, dieselben messen 25 X 6,5 cm.
mit 5,5 cm. langem Stiel.
Solche grosse breitere Blattformen mit langausgezogenen Spitzen können
unter Umständen mit F. ingens Miq. verwechselt werden. Man er-
kennt F. salicifolia V. stets an der Richtung des untersten Paars der
Seitennerven, die ziemlich nahe dem Blattrande folgen und mit den
übrigen primären Seitennerven divergiren, die unter sich sämmtlich
parallel verlaufen. Dieses unterste Nervenpaar verläuft bei F. ingens
Miq., wenn überhaupt mit den übrigen divergirend, was gewöhnlich
nicht der Fall ist, stets entfernt vom Rande der Blattbasis, zu welchem
Secundärnerven abzweigen.
346. Ficus (Urostigma) ingens Miq. in Ann. Mus. Lugd. bat. III, p. 288.
(Syn. : Urostigma xanthophyllum Mig. in Hook. Lond. Journ. VI,
p. 95%. Ficus Schimperiana Hochst. in A. Richard Tent. fl. Abyss.
Il, p. 266.)
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Lalamba bei Keren (1800 m.) 1802, fr.
März, coll. 1891; Geleb in Mensa (1600 m.) 1419, coll. 1891; Saganeiti
(2200 m.) 881. 1317, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1687, fr. März, coll.
1892 ; in Nord unter Mai-Mafales, Dembelass (1600 m.) 175, coll. 1894.
Loc.: Meist als mittelgrosser Baum von 10 m. Höhe mit ausgebreiteten Aesten.
Bevorzugt Granitfelsen an fliessenden Bächen oder quellisen Stellen. Zum Theil
laublos während einiger Monate des Winters.
Nom. vern. in linguis Tigrinia, Tigré et Saho : éschoghonte ; in lingua Bilin
(Bogos) : talqusa.
ARAB., JEMEN. Bei Hille, am Fuss des Gebel Bura (600 m.) 313, coll.
1889; Ussil, Wadi et-Têm (1500 m.) 1224, coll. 1889; Wolledje am Fuss
Gebel Melhan (600 m.) 751, bl. Jan., coll. 1889.
Loc. : Laublos während einiger Monate/der Trockenperiode. Als Strauch und auch
als sehr grosser Baum mit fast horizontal divergirenden Hauptästen, ohne
Luftwurzeln.
Nom. vern. arabiee : beddäh (Wolledje), auch dhurruf.
Eine fast in allen Fällen durch die Merkmale ihrer Blätter leicht zu
unterscheidende Art, deren endgiltiger Name noch nicht feststeht, da
Vahls F. lutea (Enum. II, p. 105), eine vielleicht mit dieser identische
aus Westafrika, der Beschreibung zufolge nicht ganz in den Rahmen
des vorliegenden Formenkreises passt. Die Blätter von F. ingens Miq.
sind im Jugendzustand lebhaft fleischroth, weich und schlaff; völlig
ausgewachsen werden sie lederartig starr sehr glänzend und spielen als-
dann mehr oder minder insHellledergelbe. Diejungen Zweigspitzen sind
meist flaumig behaart, oft aber auch, wie die Blätter stets, völlig kahl.
Sehr verschieden ist die Behaarung an den kugelrunden erbsgrossen
teceptakeln, die entweder ganz kahl, gelblich oder mil einigen Här-
chen besetzt, dann aber auch dicht pubescirend sein können, wie das
APPENDIX I. - 135
die Blätter tragenden Exemplare n. 1687 von Acrur darthun. Auch
die Receptakelstiele variiren sehr bei dieser Art. An denen der in
Betracht kommenden Gebiete sind sie allerdings stets sehr kurz
(2-3 mm. lang), allein vom Bahr-el-Ghasal-Gebiet liegen Exemplare
(n. 1484, coll. 1869) vor, an denen sie eine Länge von 4 cm. erreichen.
Die in den Pflanzensammlungen überraschenden extremen Blattformen
finden sich in der Natur gewöhnlich an ein und demselben Baume
vor. Es sind drei Formen zu unterscheiden, die unvermittelt neben
einander gestellt, als zu ganz verschiedenen Arten gehörig erscheinen
können. Die erste Form ist die der mittelgrossen Blätter an alten
Aesten, deren Spreiten oblongspitz und an der Basis abgerundet oder
seicht-herzfürmig dreimal länger sind als die Stiele. Die zweite ist die
der grossauswachsenden langlanzettlichen Blätter an den jüngeren
Aesten; diese sind gewöhnlich tief herzförmig an der Basis, sehr
spitz, häufig auch cuspidat und gewöhnlich mit kurzem Stiel versehen.
Die grössten Blätter (n. 175 von Dembelass) messen 25 X° 8 und 25
X 11 cm. mit 2-5 cm. langem Stiel. Wo die jungen Aeste flaumhaarig
sind, sind es auch die Blattstiele. Die Blattspreiten sind bereits in
frühester Jugendanlage völlig kahl. An den linearpfriemlichen Stipeln
verliert sich der Flaum vor ihrem Abfallen. Eine dritte abweichende
Form stellen solche Blätter dar, deren Spitze an der Spitze selbst
kurz abgerundet ist (n. 1419, coll. 1891 von Geleb).
347. Ficus (Urostigma) Dekdekena (Miq. sub Urost. in Hook. Lond. Journ.
VI, p. 558). A. Rich., Tent. fl. Abyss. II, p. 268.
Syn. : Urostigma acrocarpum Miq. in Hook. Lond. Journ. VI, p. 557.
998, Tab. XXII B.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Fusse des Lalamba (1500 m.) 961, bl. fr. Mz.,
coll. 1891, am Dari und am Anseba bei Keren (1300 m.) 761, bl. fr.
März, coll. 1891 ; am Chor Abbrehe-Brehänu in Ost vom Anseba (1300 m.)
1009, bl. fr. März, coll. 1891 ; am Anseba in Nord von Arbaschigo (1700 m.)
688. 693, bl. fr. Febr., coll. 1891; Filogobai, zwischen Ginda und As-
mara (1300 m.) 525, coll. 1891; Geleb in Mensa (1900 m.) 1109, coll.
1891; Saganeiti (2200 m.) 887. 790, bl. fr. Mai, coll. 1892; Acrur
(1900 m.) 1765, bl. fr. März, coll. 1892.
Loc. : Einer der grössten Bäume des Gebiets, gegen 20 m. Höhe erreichend, mit
hohem astfreiem Stamm, cylindrischer Laubkrone und am Stamme herabglei-
tenden Luftwurzeln; tritt aber auch als Strauch auf, der zerklüftete Granitfelsen
bevorzugt, in jedem Falle am Rande von Bächen und Flüssen und deren aus-
trocknenden Rinnsale, wo die Wurzeln eine beständige Feuchtigkeit erreichen.
Nom. vern. in Tigrinia : éschoghonte ; in Tigré : talgüs (Geleb).
Diese Art kann im allgemeinen als eine in ihren Formen wohl abge-
grenzte betrachtet werden. Die Blätter sind bereits in der Jugend kahl,
auch wenn die Stipeln und die Zweigspitzen pubescirend angetroffen
136
BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
werden. Die Stipeln sind schmallanzettlich, sehr spitz und beiderseits
haarig. An den Receptakeln ist die Behaarung grossem Wechsel unter-
worfen. Gewöhnlich sind dieselben völlig kahl, und im Reifezustand
gelb, sie entbehren auch jeglicher Höcker und Warzen, es kommen
aber solche mit ziemlich dichter Pubescenz (n. 693 von Arbaschigo)
vor. Die Receptakelstiele können mitunter fast verschwinden, doch
trifft man auch solche von 2-4 mm. Länge. Sie sind gewöhnlich ab-
wärts gekrümmt. Die erbsgrossen Receptakel sind zu zweien in den
oft sehr dicht genäherten Blattachseln gestellt und gewöhnlich nicht
vollkommen rund, sondern eiförmig; um das Ostiolum herum, das
zu einem engen vierschenkeligen Spalt zusammenschrumpft, befindet
sich eine geringe zitzenförmige Anschwellung. Aeussere Bracteolen
sind am Ostiolum nicht vorhanden, die inneren sind zurückgeschlagen,
lanzettlich und am Rande mit einigen Zähnen zerschlitzt; die basalen
Bracteolen am Receptakel sind zu einem undeutlich 3-lappigen Ringe
verwachsen, ihre Grösse wechselt häufig.
Die männlichen Blüthen am Ostiolum sind nicht zahlreich, sitzen auf
kurzen kahlen Stielen und haben eine bis auf den Grund 2-3-theilige
Hülle mit breitlanzettlichen kahlen Zipfeln, die das einzige Staub-
gefäss eng umschliessen, der äusserste mit einer eingebogenen Capuze.
Der sehr dicke eylindrische Staubfaden trägt die zwei gespreizten
Antherenfächer, die im frischen Zustande kaum so lang als der Durch-
messer des Filaments sind. Die weiblichen Gallenblüthen haben, wie
die fertilen, eine bis auf den Grund 2-3-theilige Hülle mit breitlanzett-
lichen, oft stumpfen und kahlen Zipfeln. Die Gallenovarien sind
sitzend kugel- oder verkehrteiförmig mit einem doppelt so langen
Griffelrudiment, auf dem, gewöhnlich in horizontaler Lage, ein langer
cylindrischer Narbenast sitzt. Fertile weibliche Blüthen finden sich
in demselben Receptakel. Diese sind oft sehr kurzgestielt und mit
stets dreitheiligem breitblättrigem Perigon. Der Griffel ist noch ein-
mal so lang als das kugelige, sitzende Ovar und trägt einen verdickten,
zugespitzten Narbenast.
Die grössten Blätter fanden sich an Exemplaren von Keren (n. 761 und
messen 13 X 4,5 mit 6,5 cm. langem Stiel.
Solche Formen, die sich durch längere Receptakelstiele und an den
Spitzen der jungen Zweige büschelweise gehäufte Blätter an langen
Stielen auszeichnen, könnte man (z. B. bei n. 1765, coll. 1892) als
var. acrocarpa Miq. unterscheiden, allein solche Formen beschränken
sich nicht auf gewisse Baum- oder Strauch-Individuen, sondern auf
gewisse Triebe derselben. Eine Eigenthümlichkeit, welche F. Dek-
dekena mit einigen verwandten Arten, z. B. F. Schimperi H., F. chla-
mydodora Warb. etc. theilt, sind die auf den Stamm beschränkten
Luftwurzeln, die an den Aesten vollkommen fehlen, und bloss am
APPENDIX I. 137
verticalen Stamm, wie ein Geflecht dünner Schnüre herabgleiten, da
selbst auch unter sich Convolute, doch stets an den Stamm ge-
schmiegte, angewachsene darstellen.
348. Ficus (Urostigma) Schimperi Hochst. in Miq. Hook. London Journ. VI,
p. 955, tab. XXII A.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb in Mensa, Felsklause Maidschergebit
(1600 m.) 1313. 1596, bl. fr Apr., coll. 4891; Thal Mogod, westl. vom
Bizen (1400 m.) 2078, bl. fr. Mai, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 998. 1221,
2084, bl. fr. März, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 2084, bl. fr. Apr.,
coll. 1892; Thal Barasiô, südl. Aidereso (1500 m.) 2072, bl. fr. Mai, coll.
1892; Godofelassi (1800 m.) 179, coll. 189%.
Loc. : Als Strauch und kleiner Baum in Klüften der Granitfelsen und an Felswän-
den, an Bächen etc. Voll zähen Milchsattes.
Es ist mir nicht gelungen bei der Untersuchung der zahlreichen Exem-
plare, die mir vorliegen, im Blüthenbau durchgreifende Unterschiede
zwischen dieser Art und F. Dekdekena R. festzustellen. Was die
Blattmerkmale anbelangt, so giebt es auch da Formen, die ohne Bezug-
nahme auf die von individuell zusammengehörigen Zweigen darge-
botenen Uebergänge, ein Auseinanderhalten beider Arten schwer
machen. Vielleicht ist F. Schimperi H. nur eine strauchartige Varietät,
eine kleinbleibende F. Dekdekena, die unter Umständen, als alter Baum
etwa, die vollen Eigenthümlichkeiten dieser Art zur Entwicklung zu
bringen vermöchte. Als durchgreifende Unterschiede zwischen beiden
Arten bleiben bestehen : Der Wuchs alsStrauch oder kleines Bäumchen,
die breiteren und kürzer gestielten Blätter und die fast sitzenden Re-
ceptakel. Die rothe Nervatur und die flache Beschaffenheit des Mittel-
nervs ist nur bei jungen Blättern der F. Schimperi H. als ein Unter-
scheidungsmerkmal hervorzuheben ; an den fruchttragenden Zweigen
verliert sich diese Eigenthümlichkeit. F. Schimperi ist fast immer
in allen seinen Theilen völlig kahl, bis in die Zweigspitzen und die
jüngsten Blätter. Es giebt aber Ausnahmen. Meine No 2072 von Ba-
rasiô könnte als eine var. pubescens vom kahlen Typus der Art unter-
schieden werden. Die Blattzweige sind hier nebst Blattstiel und Blatt-
unterseite mit einem lockeren grauen Filz bekleidet. Die Blattform
ist (oblongelliptisch mit etwas stumplichem Acumen, die Spreite 4
mal länger als der Stiel, secundäre Seitennerven jederseits 6) die
typische. Die gleichfalls mit Härchen besetzten Receptakel dieser
Pflanze tragen sehr lange oblongeiförmige Basalbracteolen. Mit männ-
lichen, weiblichen Gallen und reife Frucht tragenden weiblichen
Fertilen angefüllt zeigen die Receptakel zwischen den Einzelblüthen
lange Haare, die den Grund einnehmen.
Zweierlei Blattformen lassen sich an allen Strauchindividuen unter-
scheiden. Erstlich die der sterilen jüngsten Triebe. Diese sind sehr
138
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
kenntlich, lorbeerartig glänzend dunkelgrün und auf der Rückseite
mit blutrother Nervatur versehen; die Blattform ist oblong verkehrt-
eiförmig mit einer kleinen etwas stumpflichen apiculirten Spitze, die
Blattbasis ist sehr spitz in den kurzen Stiel zusammengezogen. Die
Blattspreite misst die 10-fache Länge des Stiels, die Zahl der primären
Seitennerven ist (nur die mit den randläufigen Bögen unter sich zu-
sammenhängenden gerechnet) 8 bis 13. Die zweite Blattform findet
sich an den jungen, Receptakel tragenden Zweigen in der zweiten Jah-
reszeit; diese Zweige gehen aus den Achseln der Blätter der ersten
Kategorie hervor. Hier ist die Blattform eine vorherrschend ovalellip-
tische, die Spreite ist an der Basis mit minder spitzem Winkel zu dem
weit längeren Stiele zusammengezogen, dessen Länge sie nur ums 3-
bis 5-fache übertrifft. Die Zahl der durch die Bögen der Randnerven
mit einander zusammenhängenden primären Seitennerven ist 5 bis
6, höchstens 8. Die Blätter dieser Spätlingstriebe haben eine ganz
andere Consistenz, sie sind papierartig steif, im Trockenzustande
grau und die Nervatur entbehrt jeder hervorstechenden Färbung.
Abgesehen von der Färbung sind die Nerven bei beiden Klassen von
Blattformen sehr verschieden. Die Secundärnerven verlaufen bei dieser
Art und den Verwandten nicht transversal, sondern sind zwischen
die Seitennerven je 1-2-3 eingeschaltet. An den jungen Blättern der
F. Schimperi sind nun diese stark entwickelten Secundärnerven von
den primären oft kaum anders als mit Hilfe der Randnervatur aus-
einanderzuhalten, so dass man nach Belieben 8 oder 25 Seitennerven
auf jeder Seite zu zählen vermag. An den Blättern der Fruchtzweige
dagegen sind die Secundärnerven weniger regelmässig, nicht parallel
eingeschaltet, sondern sie verzweigen sich undeutlich nach allen
Richtungen. Eine grosse Ungleichheit der Nervatur ist oft (z. B.
No 2084, wo sie Seitennerven 8, resp. 28 und 13 auf jeder Seite) an
Blättern ein und desselben Zweiges und ein und derselben Altersstufe
zu erkennen.
Typische Blattformen der Art messen : 13x 6 cm., mit Stiel von 2,7 cm.
11x 5,3 em., mit Stiel von 1,8cm. 5 X 2 cm., mit Stiel von 0,5 cm.
8 X 3,5 cm., mit Stiel von 1,5 cm.
Im Nachfolgenden beschreibe ich die an den oben aufgeführten Exem-
plaren untersuchten Blüthenverhältnisse. Die Receptakel sind abge-
rundet breitovoid, grün mit weisslichen oder mit nicht erhabenen
rothen Flecken und sitzen zu zweien in den sehr genäherten Achseln
der oft fehlenden Blätter, wie bei F. Dekdekena die Zweige häufig dicht
incrustirend. Ihr Stiel ist kaum im frischen, geschweige denn im
Trockenzustande unterscheidbar. Der Grund des Receptakels zwischen
den Blüthen und den ziemlich kurzen Bracteolen ist haarig, in ande-
ren Fällen kahl. Die männlichen Blüthen sind kurzgestielt, mit 2-3-
A
APPENDIX IL. 139
theiliger, nicht bis auf den Grund, oft nur zu ?/: der Länge gespaltener
Hülle. Die Hülllappen sind ziemlich dick, oblongeiförmig, an der
Spitze stumpf und am Rande kahl. Das einzige Staubgefäss ragt früh-
zeitig aus der Hülle hervor, die oblonge Anthere sitzt mit dem ganzen
Rücken schief auf einem sehr dicken Filament befestigt. Die weib-
lichen Gallblüthen sind stets gestielt mit bis auf den Grund getheilter
Hülle, deren 2, 3 und & spitze und kahle Zipfel das Gallenovar
im Jugendzustande knapp umschliessen. Aus diesen ragt schliesslich
auf langem Stipes das birnförmige Gallenovar weit hervor. Das Griffel-
rudiment ist von gleicher Länge wie das Ovarıum und mit dem oft
keulenförmigen, oft oblongen Narbenast entweder aufrecht oder hori-
zontal quer übergebeugt. Die fertilen weiblichen Blüthen sind sitzend,
gelangen zahlreich zur Entwicklung reifer Samen und ihr kugel-
förmiges Ovar ist gleichfalls sitzend. Das Griffelrudiment mit der
linearoblongen Narbe ist anderthalb mal länger als das Ovar, das den-
jenigen der Gallenblüthe an Grösse nachsteht.
349. Ficus (Urostigma) Hochstetteri (Miq sub Urostigm. (in Hook. London.
Journ. VI, p. 555, tab. XXII B). A. Rich. tent. fl. Abyss. II, p. 267).
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1774. 4819, bl. fr. Mai, coll.
1892.
Loc. : 9 m. hoher schlankstämmiger Baum mit cylindrischer Krone, zwischen
Granitblöcken.
In den Merkmalen der Blätter und der allgemeinen Tracht bietet diese
Art so hervorragende Unterschiede sowohl von F. Dekdekena R. als
auch von F. Schimperi H., dass kein Zweifel hinsichtlich ihrer Selb-
ständigkeit obwalten kann. Indess fehlt es, wie es scheint, auch nicht
bei den Merkmalen des Blüthenbaues an Unterschieden von stabilem
Werth. Die Blätter der vorliegenden Exemplare entsprechen voll-
kommen dem Schimper’schen Originale No 373, coll. 1840. Im Um-
risse bieten sie die Gestalten oblong-obovat spitz oder abgerundet,
mit gegen die Basis zu zusammengezogener Spreite, welche den Stiel
ums 2'/2-3-4-fache an Länge übertrifft. An anderen Zweigen sind die
Blätter oblong-elliptisch mit etwas breiterer Basis. Sie messen 10 X
4 cm. mit 1,5 cm. langem Stiel, und 11 X 3,5 em. mit 1,7 cm. langem
Stiel. Das von Miquel (Afr. Vijge-Boomen S. 142, Tab. V B) abge-
bildete Blatt scheint, was den herzförmigen Ansatz seines Basaltheils
anbelangt, nicht ganz dem Typus zu entsprechen, obgleich derselbe
auch bei einigen meiner Exemplare, so wie auch bei Exemplaren von
F. Schimperi angedeutet scheint. Es lässt sich mithin auf diese Eigen-
thümlichkeit kein unterscheidendes Merkmal begründen. Der Haupt-
unterschied liegt in der derben Beschaffenheit der Blatitextur und den
bedeutend stärker hervortretenden Mittel- und Seitennerven. Letztere
sind je nach der Blattform beiderseits zu je 5, 6 oder 7 vorhanden,
140 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
resp. 10-12, wenn man eingeschaltete Secundärnerven mitzählt. Die
Behaarung scheint constant aufzutreten und dauerbeständig zu sein.
Auf der Unterseite selbst der ältesten lederartig verdickten Blätter
findet sich am Hauptnerven immer noch jene filzartige Behaarung der
jüngeren, die sich in jedem Falle auch auf die Stiele und die Zweige
erstreckt. Auf der Oberseite ist die Beschaffenheit glatt und von aschen-
farbigem Schimmer.
Die Receptakel sind denen von F. Schimperi H. gleichgestaltet, fast
ohne Stiel, kugelrund, grün und mit rothen Punkten getüpfelt; die-
selben sitzen theils an den oft entlaubten Zweigspitzen der vorletzten
Jahreszeit, theils an ebenso blattlosen Zweigen der unteren Triebe,
die besenartig aus dem Stamme treiben. Die Blüthenmerkmale sind
dieselben, die unter F. Schimperi H. aufgeführt worden sind; als
Unterschiede davon seien die folgenden erwähnt : Am Grunde des
Receptakels fanden sich keine Haare, aber die lanzettlichen Bracteolen
sind hier am Rande zerschlitzt-ciliirt, mit gespreizten Zähnen. Die
männlichen Blüthen haben z. Th. lange Stiele und das Staubgefäss
ist durch ein langes schlankes Filament ausgezeichnet, dass der an
der Spitze etwas apiculirten Anthere an Länge gleichkommt. Die weib-
lichen Gallenblüthen haben eine Hülle mit 3-4 Zipfeln, welche spitz
und am Rande, wie die Bracteolen, geschlitzt erscheinen. Das Gallen-
ovar ist besonders lang gestielt.
350. Ficus (Neomorphe) capensis Thunbg. diss. de Fic., p. 13.
Syn. : Ficus sur Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 180. F. panificus Del.
Ann. sc. nat. 2 ser. XX, p. 94. Ferr. Gal. Voy. Bot., Tab. 15.
F. Lichtensteinii Link, Enum. I, p. 451. Sycomorus guineensis
Mig. in Hook. Lond. Jour. VII, p. 11%, tab. 14 B. F. riparia
Hochst. in Miq. Lond. Journ. VII, p. 114.
Arbor altitudine 15 m. ; ramulis pubescentibus, profunde striatis, anno-
tinis adultioribus calloso-nodosis et transverse cicatricoso-annulalis ;
foliis juventute subtus velutinis, postea pubescentibus, ad nervos
dense pilosis, demum utrinque glaberrimis, longiuscule petiolatis,
petiolo plerumque puberulo lamina 3-5-plo breviore, lamina mem-
branaceo-coriacea oblonga, oblongo-ovata, vel ovato-lanceolata, acuta,
breviter cuspidata, basi plerumque rotundata, rarius breviter cordata,
margine repando-undata, rarius integerrima, sæpe remote et irregu-
lariter sinuoso-dentata, nervo medio subtus valde prominente, basali-
bus 3, costis in utroque latere 5, leviter arcuatis, omnibus paralellis,
secundariis irregulariter parallelis subarcuatis, stipulis binis longis
lineari-lanceolatis cuspidatis subpersistentibus multinerviis, extus
pubescentibus, petiolum adultum sæpe superantibus vel ejus dimidio
longioribus; receptaculis, præter nonnulla ad ramulorum apices
APPENDIX II. 141
oriunda et ibidem singula in axillis, in paniculis laxis ramosissimis
dispositis, paniculis efoliatis de ramorum vetustorum parte inferiore
et de trunco ipso longissime pendentibus, ramis annulatim cicatri-
cosis, striatulis, fusco-furfuraceo-squamulatis ; bracteis (stipulis folio-
rum mancantium) triangularibus acutis multinerviis, extus pubes-
centibus; receptaculis ipsis globosis, cerasi magnitudine majoribus,
maturis cinnabarinis, extus furfuraceo-squamulosis pilisque inter-
mixtis, longe pedunculatis, pedunculo patente æquilongo vel duplo-
sesduplo longiore abrupte insidentibus, bracteolis basalibus late ovatis
ceterum bracteis similibus, 2 ad pedunculi basin, 3 ad receptaculi
basin basin ortis, his siccatione patentibus, subreflexis, ostioli non
prominentis bracteolis extimis 5 parvis basi globoso-tumidis, inte-
rioribus deflexis oblongis obtusis et acutis dense ciliatis; floribus
masculis prope ostiolum ortis oblongo-obovoideis a latere compressis,
perigonii laciniis 3-5, exterioribus 2 ovato-acutis apice cucullatis et
reliquas obtusas tegentibus, stamen unicum arcte complectentibus,
filamento basi piloso antheræ ovali æquilongo, connectivo apice ob-
tuso ; floribus femineis galliferis subsessilibus vel longe pedicellatis,
basi bracteolo æquilonga uninervi suffultis, perigonii laciniis 3-9
irregulariter lineari-lanceolatis cuspidatis eroso denticulatis, ovario
gallifero sessili globoso styli rudimentum æquante; florum fertilium
stylo ovarıum superante ramo stigmatoso unico oblongo-lineari ter-
minato.
Maasse : Blätter gewöhnlich 11 x 5,5 cm. mit 2 cm. langem Stiel oder
15x 7 em. mit 3,5 cm. langem Stiel, dann auch 19 X 9 cm. mit 11 cm.
langem Stiel. Stipeln 2 bis 2,5 cm. lang.
Die herabhängenden Fruchtbündel werden 1 m. lang, die einzelnen unge-
theilten Aeste daran 20-30 cm. lang. Die Receptakel haben unreif 1 cm.
Durchmesser und sitzen an 1-2 cm. langen Stielen.
ÆTH., COL. ERITREA. Halai, in der westlichen Wasserschlucht (2500 m.)
178, bl. fr. Mai, coll. 1894.
Loc. : In enger Felsschlucht an einem beständigen Wasserbecken.
Nom. vern. in Tigrinia : choddo (Khoddo).
ARAB., JEMEN. Ueber Hille am Gebel Bura (900-1000 m.) 466, bl. fr. Jan..
coll. 1889.
Loc.: In wasserreichen Schluchten, als kleiner Baum.
Nom. vern. arabice : chönsur.
Mit obiger Beschreibung sind nur die Exemplare von Halai No 178
characterisirt. Die arabische Pflanze hat zwar ganz dieselben Blätter,
weicht aber durch kurze starre, nicht herabhängende Fruchtstände
ab, die denen der echten Sycomore gleichen, ferner sind an der Jemen-
Pflanze die Receptakel kahl und die männlichen Blüthen etwas ab-
weichend gestaltet, letztere haben zwei Staubgefässe statt eins, die An-
142 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
theren besitzen ein spitz ausgezogenes Connectiv und am Filament ist
kein Haarbüschel bemerkbar.
Es wird erforderlich sein bei der vereinigten Ficus capensis Thbg.,
abgesehen von der habituell ziemlich (durch kahle und etwas stipitate
Receptakel und stets schmälere Blattformen) verschiedenen var. gui-
neensis vom tropischen Central- und Westafrika, auch noch die For-
mengrenzen einiger anderer Varietäten genauer festzustellen, und den
Nachweis zu liefern, welche von den aufgeführten Exemplaren gerade
diesen entsprechen.
Bei F. riparia H., Sect. III in No 1585 der Schimper’schen Sammlung
hat die männliche Blüthe nur ein Staubgefäss, aber die Anthere ist
mit sehr spitzem Connectiv versehen und das Filament kahl; dagegen
ist die männliche Blüthe von der als F. panifica Del. unter No 149 der-
selben Sammlung vertheilte Pflanze, die im übrigen ebenso gestaltet
erscheint, durch das Vorhandensein eines deutlichen Haarbüschels
am Grunde des Filaments verschieden. Von Drege im Caplande ge-
sammelte Exemplare, die im K. Herb. Berl. als F. Lichtensteinii
Link. bezeichnet sind, haben zweihäusige männliche Blüthen und
ein nackte Filamente, während No 1584 der Volkens’schen Sammlung
vom Kilimandscharo (von Kiboscho) wiederum bei gleichgearteter
Blüthe Haarbüschel aufzuweisen hat.
Bei der var. guineensis vom Bahr-el-Ghasalgebiet (Schweinf. No 1329,
coll. 1869) sind die männlichen Blüthen gleichfalls zweihäusig mit
sehr spitzen Antheren. In jenem Gebiet bildet diese Varietät 15-20 m.
hohe weitverzweigte Bäume. Die Rinde ist hellgrau feinrissig mit
z. Th. beblätterten Fruchtsländen, die denen der echten Sycomore
entsprechen und aus dem unteren Theil der älteren Aeste oder aus
dem Hauptstamm hervorsprossen. Die Frucht ist in Geschmack, Farbe
und Form der Sycomore fast vollkommen gleich.
Eine gleichfalls in Abyssinien, in Ostafrika und im oberen Nilgebiete
weitverbreitete Art ist F. vallis Choudæ Del., die in die Gruppe
Eusyce gehört und mit F. capensis Thb. eine nur entfernte Verwandt-
schaft bekundet.
Forskal’s kurze Diagnose seines Ficus Sur stimmt vollkommen mit
meinen Jemen-Exemplaren überein, dazu die Lokalität und der citirte
arabische Name.
351. Ficus (Neomorphe) Sycomorus L. sp. 1513.
Ficus Chanas Fk. Descr. pl. æg. arab.. p. 219. Sycomorus rigida Miq.
in Hook. Lond. journ. VII, p. 410.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im Grossen Thal und beim Wasserplatz
Girsa (1000-800 m.) 166. 306, bl. fr. Febr., coll. 1891; Geleb in Mensa
(4900 m.) 1506, bl. fr. Apr., coll. 4891 ; Djuffa, bei Keren (1300 m.) 997,
APFENDIX I. 143
bl. fr. März, coll. 1891 ; Mai-Auwale bei Mai-Mafales in Dembelas (1800 m.)
bl. fr. Apr., coll. 1898.
Loc.: Die echte Sycomore, in völlig wildem Zustande und mit samenreifenden
Früchten, gehört zu den grössten Bäumen der mittleren Bergregion des Gebiets,
Der bis 20 m. Höhe erreichende Baum bevorzugt die Nähe von Bächen und wächst
nur im Grunde grosser Thäler.
Nom. vern. in Tigré et in Tigrinia : schagla.
ARAB., JEMEN. Am Bahr-es-Sahan, nahe el-Amerieh im Tieflande der
Tehama, bl. fr. Jan., coll. 1889; im Thal bei Wolledje, am Fuss des
Gebel Melhan (600 m.) 678. 793, bl. fr. Jan., coll. 1889; bei Hille, am
Fuss des Gebel Burra (600 m.) 251, bl. fr. Jan., coll. 1889; Aggara bei
Hodjela (600 m.) 890, coll. 1889.
Loc. : Im Grunde grosser Thäler, am Ufer periodischer Flussläufe, als Bäume von
bis 20 m. Höhe, völlig wildwachsend, aber mit geniessbaren Früchten. Im Kiese
der Rinnsale finden sich häufig junge Sämlinge angesiedelt,
Nom. vern. : burra oder burräh in planitie, (Tehama), chanas in montibus
(Serät) vocatur.
ARAB., Südküste. Bei el-Hami, in Ost von Schehr, No 166, coll. 1881.
Loc : In einem Palmenhaine weitab vom Ort, anscheinend wild.
Nom. vern. arabice : sugguma,
Die wilden Sykomoren aus Abyssinien und Südarabien gleichen “den
ægyptischen der typischen Form in allen Stücken, selbst hinsichtlich
der Gallwespen, die sich in den weiblichen Gallenblüthen einzunisten
pflegen. Gütigen Mittheilungen von Prof. Dr. Gustav Mayr in Wien,
der meine Spiritusexemplare untersucht hat, verdanke ich diese inte-
ressante Thatsache. Nach G. Mayr enthielten sowohl die vom Gebel
Bura als auch die vom Gebel Melhan stammenden Receptakel die in
allen Sykomoren Aegyptens verbreitete Sycophaga Sycomori Hass.
In Gemeinschaft dieser Gallwespen fand sich noch eine unbeschriebene
Art Blastophaga, sowie ein der Gattung Sycosyctes nahestehendes
Insekt. Während aber in Aegypten die Sykomoren nie keimfähige
Samen hervorbringen, auch unter den Bäumen nirgends Sämlinge
ausfindig zu machen sind, finden sich fertile weibliche Blüthen in
solchen Receptakeln der südarabischen Form, die (wie z. B. No 251)
frei von Sycophagen sind. Diese fertilen Blüthen sitzen indess nicht,
wie es dem von G. King in seiner Monographie der indomalayischen
Feigenarten als Charakter der Section Neomorphe, der die Sykomore
zuzuzählen ist, angegebenen Verhältnisse entsprechen müsste, in
eigenen, von den übrigen getrennten Receptakeln, sondern sie sind
unter die weiblichen Gallenblüthen gemischt in denselben Receptakeln,
die auch männliche Blüthen enthalten. In dieser Hinsicht weicht
demnach F. Sycomorus L. von seinen vorderindischen Verwandten
F. Roxburghii und F. glomerata bedeutend ab.
Die männliche Blüthe von F. Sycomorus L. ist bisher nicht richtig be-
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
schriben worden. Man findet sie in grosser Zahl am äusseren Rande
des Receptakels, oft in 3 Reihen unmittelbar unter den innersten
Schuppen des Ostiolums. Die männliche Blüthenhülle besteht aus
drei, oder vielmehr aus zwei Abschnitten, indem die beiden äusseren
des dreigetheilten Perigons auf der einen Seite bis zur Hälfte oder 1/4
verwachsen sind. Vorn ist das Paar offen und umschliesst tutenförmig
den dritten inneren Abschnitt, der gleichfalls tutenartig, aber zu
einer fast geschlossenen Röhre verwachsen, die beiden Staubgefässe
umhüllt. Dieser innere Perigontheil streckt sich mit den Filamenten
und überragt alsdann den äusseren um ein beträchtliches. Er hat in
diesem Zustande die Gestalt einer an ihrem oberen Ende unregel-
mässig aufgeplatzten Röhre, aus der die beiden Antheren hervor-
treten. Die 3 Perigonzipfel tragen im Knospenzustande der Blüthe an
ihren Spitzen Kappen, aber der äusserste bildet die grösste derselben,
indem sie über die beiden inneren gestülpt ist.
352. Ficus Challa Schwf. n. sp.
Arbor 10 m. alta succo lacteo carens vel parce lactescens radicibus ad-
ventivis nullis ramis simplicibus cortice tenace rufescente et siccatione
longitudinaliter rimoso vestitis, pilis brevibus erectis e tuberculis
natis scabro hirtis, dense foliatis; foliis alternis distichis membranaceo
coriaceis siccitate subtus lutescentibus breviter petiolatis oblongis vel
ovalibus basi oblique cordatis vel rotundatis parte anteriore paullo
latioribus apice sensim acutis vel rotundatis et apiculatis, ad margi-
nem denticulatum nervulo cinctis, junioribus subtus velutinis, cete-
ris superne asperrimis subtus præsertim ad nervos scabrido hirtis,
nervo medio utrinque et præsertim subtus elevato, costis subtus ele-
vatis in utroque latere 10-15, angulo 500 divergentibus subrectis prope
marginem arcuatis, infimis 3 approximatis, nervis secundariis promi-
nulis eleganter ample reticulatis, stipulis subpersistentibus subrectis
a basi dilatato subulatis superne adpresse pilosis subtus hirtis petiolo
longioribus; gemmis axillaribus illis Fici exasperatæ similibus.
Maasse : Die Blattzweige haben 0,5 cm. im Durchmesser. Die ausgewachsenen
Blätter haben Stiele von 0,7 bis A cm., die Blattspreiten zeigen 16 X 8,5,
15x 9,5 und 13 X 8 cm. Die Blattinternodien betragen 1/10 der Blattlänge.
ARAB., JEMEN. Ueber Hille unterhalb der Kaffeeregion am Westabhang
des Gebel Bura (800 m.) 416, coll. 1889; Regma bei Hodjela (900 m.)
982, coll. 1889,
Loc.: An mit Baum und Busch bestandenen bewässerten Bergabhängen, im Januar
ohne bl. und fr.
Nom. vern. arabice : Challa (Hille, Hodjela).
Von derselben Pflanze habe ich völlig identische, leider aber gleichfalls
sterile Blattzweige im Gebiete der Niamniam am Berge Baginse
(No 3826, coll. 1870) eingesammelt. Nach den von pflanzenkundigen
- lat, PNA
ue
APPENDIX I. 145
Jemenern mir gemachten Angaben bringt die Art Früchte hervor,
die ihre Zugehörigkeit zur Gattung Ficus so gut wie zweifellos er-
scheinen lassen.
In der Zweizeiligkeit der Blätter und deren Behaarung und Nervenbe-
randung, in den Achselknospen und der Milchlosigkeit des Saftes
zeigt die Pflanze Analogien mit manchen Formen der F. exasperata V.
URTICACEÆ
393. Urtica urens L. sp. 1396.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 819. 1262, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1382, coll. 1889.
Loc. : An Wasserstellen, Brunnen, Quellen.
394. Fleyria æstuans Gaud. Uran. p. 196 var. «. Linnæana Wedd.
(Syn.: Urtica divaricata Fork. Descr. pl. eg. arab. p. 160 (!) (non L.).
Urtica hirsuta Vahl. Symb. I, p. 76. U. Schimperiana Hochst. in
Bot. Zeit. XXXIII, p. 259.)
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet (250) 475, coll. 1892 ; Felsklause von Ande-
rara im Lawa-Thal (1200 m.) 1661, bl. Apr,, coll. 1891.
Loc. : Im Schatten der Gebüsche und in engen Klüften.
ARAB., JEMEN. Aggara und Regma bei Hodjela (600-800 m.) 1017. 953,
bl. Jan., coll. 1889; über Hille am Gebel Bura (800 m.) 430, bl. Jan., coll.
1889; Okeber am Gebel Melhan (1000 m.) 826, bl. Jan., coll. 1880.
Loc. : Auf den Terrassen der Kaffeepflanzungen, im Schatten der Bäume.
355. Pilea tetraphylla (Hochst.) Blume Mus. Lugd. bat. II, p. 50.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Donkollo-Höhen (1000 m.) 192, und im
grossen Thal (950 m.) 469, und in Südost (800 m.) 253, bl. fr. Febr.,
coll. 1891.
Loc. : An schattigen Erdböschungen und unter Moos an Felswänden.
356. Pouzolsia parasitica (Fk.) Schwf.
(Syn. : Urtica parasitica Forsk. Deser. plant. æg. arab., p. 160 (l).
U. muralis Vahl. Symb. I, p. 77. Pouzolsia procridiordes Wedd.
Mon. Urt., p. 412.)
ARAB., JEMEN. Ussil, in Wadi Hedjan (1200 m.) 1269. 1275, bl. Febr.,
coll. 1889.
Der Bogen No 770 des Herb. Forskalii im Museum des Bot. Gartens
von Kopenhagen, der diejenige Pflanze enthält, auf welche Forskals
Beschreibung seiner U. parasitica passt, hat einen Zettel von Forskals
Hand angeheftet, auf dem zu lesen ist : « nedjaa, Urtica iners, Bolg-
hose». Auf dem Bogen selbst steht von Vahl’s Hand vermerkt :
« Urtica muralis ». Die « nedjaa » genannte Pflanze von Bolghose oder
Bulgose hat aber Forskal in seiner Beschreibung S. 160 als U. para-
sitica bezeichnet.
146 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Loc. : An Gemäuer der Terrassen der Kaffeepflanzungen, in den Fugen der Steine,
An dieser Stelle sei beiläufig erwähnt :
Droguetia iners (Fk.) Schwf.
(Syn. : Urtica iners Forsk. Deser. pl. æg. arab., p. 160 (tl). Urtica
dubia Forsk. Cat. pl. arab. Fel. p. CXXI, No 544? Urtica verti-
cillata Vahl. Symb. I, p. 76. Droguetia pauciflora Wedd. D. C.
Prodr. XVIa, p. 235, 58/59. Pouzolsia pauciflora Hochst. in
A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 259. Urtica urens L. y. iners
Wedd. in D.C. Prodr. XVIa, p. 40.
Die Pflanze Forskals befindet sich auf Bogen No 774 des Herb. Forskal
im Bot. Garten zu Kopenhagen. Ein von Forskals Hand beschriebener
Zettel ist beigefügt, mit der Notiz : « Urtica sp. mitior, Hamsched.
Bolghosi ».
397. Pouzolsia mixta H. Gf. Solms. in Schweinf. Beitr. Aeth.
ARAB., JEMEN. Wadi Hedjan bei Ussil (1300 m.) 1268, coll. 1889.
Loc. : An Mauern der Ackerbau-Terrassen.
358. Pouzolsia Erythrææ Schwf. n. sp.
Annua herbacea simpliciter ramosa hirto-puberula, ramis tenuibus erec-
tis ; foliis concolori-viridibus tenuitermembranaceis minutissime tuber-
culatis longe petiolatis, cum lamina petiolum subflaccidum æquante
vel ei dimio breviore, ambitu ovatis acutis cuspidatis imo apice obtu-
siusculis, ad basin trinerviis abrupte et angulo fere recto in petiolum
desinentibus, subrhombeis, margine ciliatis et tertio inferiore excepto,
crenato-serratis ciliatis pilisque longis in utroque pagina conspersis;
stipulis e basi dilatata subulatis eiliatis; glomerulis axillaribus gynan-
dris paucifloribus; floribus masculis pentandris, perigonii segmentis
5 ovalibus pilosis apice acuminatis et in acumine setis (ciliis auctis)
3 coronatis; floribus femineis perigonio fructifero cum ovario connato
ovoideo a latere compresso 1-carinato piloso-hirtulo alveolato nervoso,
stigmalis decidui rudimento lineari achenii dimidium æquante,
achænio fusco compresso-ovoideo acuto minute granulato, ovulo
erecto imo fundo affıxo, funiculo brevissimo.
Maasse : Gesammthöhe 0,3 m. Blätter mit 1,5 bis 3,5 cm. langem Stiel,
Spreite 3X2 oder 2X1,5 cm. Fruchttragende Blüthenhülle 1,5 mm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Gaaba im mittleren Theil des Lawa-Thales (340 m.)
1658, bl. fr. Apr., coll. 189.
Loc.: Im Kies und Gerölle des Rinnsals, im Thalbett.
Diese Art, die sich durch alle massgebenden Merkmale als eine Pouzolsia
zu erkennen giebt, ist durch hervorragende Eigenthümlichkeiten von
allen bekannten verschieden. Unter den gesägtblättrigen Arten treten
keine näheren Verwandtschaftsbeziehungen hervor, wohl aber unter
den ganzrandigen mit 4-theiligen männlichen Blüthen, wie z. B.
359.
360.
APPENDIX II. 147
P. abyssinica Bl., deren Blätter aber gänzlich verschieden sind. Die
letztgenannte Art hat gleichfalls ein sehr fest mit der Blüthenhülle
zusammenhängendes Achänium, die fruchttragende Blüthenhülle ist
aber bei unserer Art nicht mit 10 der Länge nach verlaufenden Ner-
ven versehen, sondern dieselben bilden ein unregelmässiges Netzwerk
mit einigen ausgehöhlten Maschen. Nur im untersten Theil der 2
Blüthenhülle der P. Erythree verlaufen mehrere Nerven nebenein-
ander her, während an der einen Seite im Umkreis der Blüthenhülle
eine Art Kiel sich entwickelt, der bei P. abyssinica Bl. durch zwei
Kanten ersetzt wird, die beide Seiten einnehmen. Die Samenschaale
unserer Art ist nicht glatt und glänzend, nicht helllederfarbig oder
gar weiss, sondern dunkelbraun und feingekörnt. Hinsichtlich des
Blüthenstandes weicht unsere Art insofern bedeutend von der gewöhn-
lichen Anordnung ab, dass nicht alle Blüthen zusammengehäuft in
der Achsel der Blätter sitzen, sondern ausserdem noch ein verkürzter
Achselspross vorhanden ist, der einige kleine Laubblätter (Tragblätter)
und noch 1-2 in ihren Achseln befindliche (stets androgyme) Blüthen-
knäuel enthält.
Die drei Brennhaare an den Spitzen der männlichen Perigonzipfel sind
gleichfalls für diese Art bezeichnend. Die Blätter gleichen in hohem
Grade denen der ostindischen Chamabaina squamigera Wedd., die
aber gegenständig sind und einer durch ihren Blüthenbau sehr ab-
weichenden Pflanzenart angehören. Die Blattspreite ist im hinteren
Viertel, das an der Anheftungsstelle des Stiels einen rechten Winkel
beschreibt, gauzrandig und hat im übrigen jederseits 6-8 Kerbsäge-
zähne, die mit Wimperhaaren besetzt sind, die sich gegen die Spitze
eines jeden Zahns verlängern. Die Blattspitze selbst ist etwas vorge-
zogen und am Ende fast abgestumpft. Von den 3 Blattnerven enden
die seitlichen im vorderen Drittel der Spreite und der Mittelnerv ent-
sendet auf jeder Seite 3-% horizontal abstehende Seitennerven.
Debregeasia bicolor (Roxb.) Wedd. in DC. Prodr. XVI 2, p. 335 (25).
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (1500 m.) 436, bl. Jan., coll.
1889; Wadi Hille am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 774, bl. Jan.;
Menacha (2200 m.) 1575, coll. 1889.
Loc.: Buschdickichte bildender Strauch in der Nähe des beständigen Wassers, auch
an Terrassengemäuer.
Nom. vern. arabice : dssanab.
Parietaria debilis G. Forst. Fl. austr. Prodr., p. 387.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb im obersten Thal des Lawa (1400-
1700 m.) 1299. 1622, coll. 1891; oberhalb Ginda, im grossen Thal (1000-
1500 m.) 509, coll. 1891.
Loc.: Zwischen Steinen des Thalrinnsals.
BULL. HERB. BoIss. Appendix II, 1896. 11
148 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
361 Parietaria alsinifolia Del. fl. Egypt., p. 137. Tab. 50 f. 2.
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, in der Kaffeeregion des Gebel Bura (900 m.)
536, (1. Jan., coll. 1889.
Typische grossblättrige Formen mit grossauswachsenden Tragblättern
liegen vor, identisch mit den Formen in den Gebirgsthälern der
ægyptischen Küste des Rothen Meeres.
362. Forskohlea tenacissima L. Mant., p. 72.
(Syn. : Caidbeja adherens Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 82. 83.)
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlendepots der Mess. Mmes., 27, coll. 1881 ;
Goldmore Valley 2006, coll. 1888: Schugra in Ost von Aden, 85, coll.
1881.
Loc. : An Gemäuern der Feldterrassen.
Nom. vern. arabice : lessike.
363. Forskohlea viridis Ehrenberg in Wedd. D. C. Prodr. XVI, a p. 235, 56.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 42, coll. 1891 ; Felsklause von
Arda-Zallam, im oberen Thal des Lawa (1200 m.) 1658, coll. 1891.
Loc. : An schattigen Felswänden (Basalt und Granit) und in engen Klüften.
ARAB., ADEN. Bei den Cisternen und an anderen Stellen sehr verbreitet,
21a, coll. 1881.
Loc. : In beschatteten Klüften und an vulkanischen Felswänden.
PROTEACEÆ
364. Protea abyssinica Willd. Sp. I, p. 522.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Bizen, Nordabhang (1900-2100 m.) 2210, coll.
1892.
Loc. : Im offenen Buschwald, kleine Bäume bildend, bl. mit weissen rosa beran-
deten Blättern, Mai.
LORANTHACEÆ
365. Loranthus (Dendrophthoe) platyphyllus Hochst. in A. Rich. Tent. Fl.
Abyss. I, p. 341. 2
ÆTH., COL. ERITREA. In der Ebene zwischen dem Mareb und Godofelassi
(1500 m.) 181, coll. 1894.
Loc. : Auf verschiedenen Sträuchern eines dürren, mit niederem Gebüsch bestan-
denen Granitterrains, bl. feuerroth wie L. Acaciæ Zucc., Ende April.
366. Loranthus (Dendrophthoe) regularis Steud. Nom. bot.
(Syn. : L. rufescens A. Rich. in Tent. Fl. Abyss. I, p. 339 [non DC.)).
ÆTH., COL. ERITREA. Formæ glabratæ : am Lalamba bei Keren (1800 m.)
872, bl. März, coll. 1891; Geleb (1900-2000 m.) 1231. 1507, fr. April,
coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 1316, coll. 1892. Form rufescentes : bei
Keren, im Thal Dongolobas, bei Magara und am Lalamba (1300-1700 m.)
367.
368.
APPENDIX II. 149
792. 823. 1815, bl. März, coll. 1891; bei Adi-Qomoschio, Dembelas
(1800 m.) 182, bl. Apr., coll. 189%.
Loc.: Wächst auf sehr verschiedenen Baumarten, u. a. (N° 872) auf Olea chryso-
phylla Lam. Die Farbe der Blüthe ist feuerroth. Die Blätter von Saganeiti
(N° 1316) haben 20 X 11 cm. mit 3 cm. langem Stiel.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1706, coll. 1889.
Loc. : In den Aesten von À cacia abyssinica H., eine Form mit sehr grossen völlig
kahlen Blättern.
Nom. vern. arabice : haddäl (Menacha).
Loranthus (Tapinanthus) Schimperi Hochst. in A. Rich. Tent. Fl.
Abyss. I, p. 341. 342.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, bei Magara (1400 m.) 821, bl. März, coll.
1891; Anseba-Thal bei Arbaschigo (1700 m.) 678, bl. Febr., coll. 1891 ;
Adi-Bedr in Hamasen (1600 m.) 642, coll. 1891 ; Geleb (2000 m.) 1551, fr.
April, coll. 1891: Acrur, am Aitala-Bach (1900 m.) 1188, bl. März, coll.
1892.
Die Blüthen sind dottergelb, die reife Frucht ist zinnoberroth.
ARAB., JEMEN.
Bei Hodjela (600 m.) sammelte ich von den Aesten der Tamarix arti-
culata V. einen Loranthus, von dem nur Blattexemplare zu erhalten
waren und die ich mit Vorbehalt hier unterbringe, zumal A. Deflers
dieselbe Art bei derselben Oertlichkeit gesammelt hat.
Nom. vern. arabice : ’oddär (Hodjela).
Loranthus (Tapinanthus) globiferus A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, p. 341.
(Syn. : L. arabicus Defiers, Voy. Yem., p. 197. L. verrucosus Engl. in
Engl. Bot. Jahrb. XX, p. 120.
ÆTH., COL. ERITREA. Belta in Mensa (1500 m.) 1041, bl. März, coll.
1891 ; Geleb in Mensa (1900 m.) 1587, bl. März, coll. 1891 ; in Nord unter
Acrur (1700 m.) 718, bl. coll. 1892.
Loc.: Wächst auf verschiedenen Baumarten, bei Geleb u. a. auf Commiphora
abyssinica Engl. Die Blätter sind hellkirschroth und entwickeln sich in vielen
Fällen an unbelaubten Zweigen. kurz vor den Blättern. Blattform der jüngsten
Exemplare oblongspathelförmig.
ARAB., JEMEN. Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 607, bl.
Jan., coll. 1889; Menacha (2200 m.) 1772, fr. März, coll. 1889.
Loc.: Auf Aesten von A cacia glaucophylla St. an dichtbelaubten Zweigen blühend.
Auch auf Zizyphus Spina Christi L. (N° 1772).
Nom. vern. arabice : haddäl (Wolledje, Menacha).
Die Blätter sind oblong und langelliptisch, stumpf an der Spitze (6 X
2,5 cm. und 7X 3,5 cm., Stiel 3 cm. lang), oder oblonglinear (4 X
1 cm.). Die Blüthen sind 3 cm. lang, hellkirschroth oder rosa an der
Röhre, die in der Schlundgegend dunkelpurpurn ist, mit ;weisslich-
grünen Zipfeln der Blüthenhülle. Die obovoiden Früchte sind 1 cm.
lang.
150 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Es ist mir nicht möglich gewesen an den von A. Engler citirten Exem-
plaren seines L. verrucosus durchgreifende Unterschiede von L. globi-
ferus R. ausfindig zu machen, auch sind solche am Schlusse der Be-
schreibung 1. e. nicht angegeben worden. Nach dem I. c. S. 109
gegebenen Artenschlüssel müsste L. globiferus R. sich durch die
lineallänglichen Blätter unterscheiden. Eine solche Auffassung der
Art war aber von A. Richard gar nicht beabsichtigt, denn er sagt
(l. c.) ausdrücklich von den Blättern : « figura variis, ellipticis utrin-
que obtusis aut acutis, lanceolatis acutis aut obtusis». Die schmalblätt-
rigen Formen der Art, die von Schimper (130, coll. 1854, Sptb. 888,
coll. 1862 und 1491, coll. 1863) und von Steudner (Keren, Aug. 1861)
in der Regenzeit gesammelt wurden, könnte man als var. angustifolia
unterscheiden, wenn bei Loranthus-Arten die Blattformen überhaupt
constant wären. So haben z. B. die Steudner’schen Exemplare von
Keren zugleich lineare (6 X 1 cm.) und oblong-eiförmige (7 X 3,4 cm.)
Blätter. Der L. verrucosus Engl. würde meines Erachtens eher der
Stammform im Sinne Richard’s entsprechen. Die Lenticellen können
in den obersten Theilen der jungen Zweige fehlen, wie das auch an
mehreren Exemplaren vom Bahr-el-Ghasal-Gebiet sichtbar ist, im
übrigen sind aber an allen citirten Exemplaren, auch bei den schmal-
blättrigen Formen, stets Lenticellen, z. Th. sehr dichtgesiellte, vor-
handen. Sie sind ein Kennzeichen für die Art.
Ein verschiedenes Aussehen gewinnt die Pflanze durch die dichter oder
lockerer gestellten Blätter, eine Folge der Jahreszeit. In der Regenzeit
dehnen sich die Internodien in die Länge. Eine abweichende Tracht
haben auch die blattlosen Blüthenzweige an sich. Ausführliche Zeich-
nungen der einzelnen Blüthentheile, die ich an Ort und Stelle von
den Exemplaren des Jemen (No 607) und denen des Bahr-el-Ghasal-
Gebiets (No 1485) entwarf, lassen nicht den geringsten Unterschied
erkennen. Das Tragblatt kann stumpf und auch spitzlich sein, meist
ist es mit kleinen Härchen besetzt und ähnliche sitzen auch hin und
wieder am Rande des Calyculus. Die Blüthenhülle ist auf ?/s ihrer
Länge gespalten, die Staubgefässe bis zum obersten Viertel der Röhre
verwachsen, haben einen Filament-Fortsatz, der etwas weniger als
!/a der Antherenlänge beträgt.
369. Loranthus (Plicopetalus) curviflorus Benth. in Hooker’s Icones pl. Ser.
II, "Vol. IV, BE 3,.t..130%.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Farach bei Ailet (500 m.) 450, bl. Febr.,
coll. 1891; im Thal Aigede unterhalb Aidereso (1300 m.) 1836, bl. Mai,
coll. 1892.
ARAB., ADEN. Schech Othmann n° 119, bl. Dec., coll. 1888.
Loc. : Auf Acacia spirocarpa H. in ungeheuren Mengen wuchernd, bl. feuerroth,
eigelb an der Basis der Blumenkronröhre.
APPENDIX II. 151
ARAB., JEMEN. Wald bei Sejid-Sulemän in Süd von Moglaf, im Tiefland
der Tehama auf Acacia und Zizyphus. No 1876, bl. Jan., coll. 4889; im
Wadi Matchall, zwischen Behäh und Hodjela auf Acacia glaucophylla St.
(300 m.) n° 918, bl. fr. Jan., coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, No 445, coll. 1881,
auf Acacia spirocarpa H.
Nom. vern. arabice : schéker (in der Tehama).
370. Loranthus (Tapinostemma) Acaciæ Zucc. Abh. Münch. Akad. III, p.
249, t. 2, f. 3.
ÆTH., COL. ERITREA. Halibaret zwischen Maldi und dem Anseba (1550 m.)
183, bl. Febr., coll. 189%; am Lalamba bei Keren (1800 m.) 7914, bl. März,
coll. 1891; am Anseba bei Keren (1300 m.) 651, bl. Febr., coll. 1891;
Geleb (2000 m.) 1218, bl. fr. April, coll. 1891; Gura (1800 m.) 929, bl.
März, coll. 1891.
Loc.: Wächst mit Vorliebe auf Acacia-Arten, z. B. auf A. etbaica Schwi., findet
sich aber zugleich auf den verschiedensten Pflanzenklassen angehörigen Bäumen.
Unter den Arten der hier in Betracht kommenden Pflanzen ist dieser Loranthus
der einzige, der wie der in Ost- und in Südafrika verbreitete L. undulatus
E. Mey. ähnlich lange, meist geradlinig verlaufende Luftwurzeln erzeugt, die
über den Aesten der Nährpflanze weit hinkriechen und sich vermitielst Haft-
scheiben an denselben befestigen. L. À caciæ Z. macht Aeste, die an den unteren
Theilen mehrere Centimeter Durchmesser erreichen können, während die
blühenden Zweige gewöhnlich 1/2 m. lang werden. Die Blätter sind immer von
einem intensivem Feuerroth.
371. Loranthus sp. n., Doberæ.
Ramosissimus, tomentellus, subrufescens, ramis adultis crassis teretibus
lenticellis minimis verrucosulis, ramulorum abortivum vestigiis irre-
gulariter calloso-nodosis internodiis abbreviatis ramulis novellis
tomentosis; foliis utrinque tomentosis demum glabratis alternis ovali-
bus vel oblongoovatis basi 3-nerviis in petiolum brevem abrupte
constrictis vel basi rotundatis, apice semper rotundatis; floribus (an
semper ?) solitariis an geminis ? pedunculo brevissimo villoso, bractea
decidua, cupula tomentosa, ad marginem integrum ciliata pedunculum
æquante; ovario glabro corollæ vestigio longitudinem.ejus æquante
coronato.
Maasse : Die älteren Blätter sind 0,5 em. dick, die Internodien an denselben
in Abständen von 0,5 bis 1 cm. gestellt. Die Blätter haben 2,5 X 1 cm.
mit Stiel von 0,5 cm., oder 4,5 X 2,5 cm. mit Stiel von 0,3 cm.
ARAB., JEMEN. Im Tieflande der Tehama bei Chalife (300 m.) 216, coll.
1888; bei Hodjela (600 m.) 940, coll. 1889.
Loc. : Auf den Aesten von Dobera glabra Juss. und auf denen (N° 940) von Ta-
mariz articulata V.
Der Habitus der vorliegenden Pflanze lässt eine Verwechselung der-
selben mit irgend einer der bekannten Arten des Gebiets nicht zu.
372.
373.
374.
376.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Leider ist, wegen der fehlenden Blüthen, nicht einmal eine Fest-
stellung der Section ermöglicht, welcher diese neue Art zuzuzählen
sein würde.
Viscum tuberculatum A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, p. 338.
ÆTH., COL. ERITREA. Ost- und Nordabhänge über Geleb in Mensa
(2000 m.) 1077. 4230. 1825, bl. fr. März. Apr., coll. 1891; Wasser von
Felkat bei Belta in Mensa (1600 m.) 1022, bl. März, coll. 1891 ; im An-
seba-Thal bei Arbaschigo (1700 m.) 645, bl. Febr.. coll. 1891.
Loc. : Wuchert auf sehr verschiedenen Baumarten, u. a. auf Terminalia Brownei
Fres.
Viscum nervosum Hochst. in A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, 358.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Lalamba bei Keren (1800 m.) 976, bl. fr.
März, coll. 1891 ; unter Geleb im obersten Thal des Lawa (1600 m.) 1286.
1485, bl. fr. Apr., coll. 1891; Thal Omaret bei Geleb (1900 m.) 1601, bl.
fr. Apr., coll. 1891; Acrur (1900-2000 m.) 1225, bl. fr. Apr., coll. 1892.
Loc. : N° 976 wurde auf Olea chrysophylla Lam., N° 1225, 1286 und 1485 in jedem
Falle auf Loranthus Acaciæ Zucc. schmarotzend gefunden, welche letztere
auf Zweigen der Acaciæ Abaica Schwi. aufsass.
Viscum tænioides Commers. secund. Pet. Thonars in Mel. obs., p. 43.
ZETH., COL. ERITREA. Unterhalb Geleb (1600 m.) 1288. 1620, bl. fr. Apr.,
coll. 1891; Adi-Qonzi bei Acrur (1800 m.) 1162, coll. 1891.
Loc.: Wächst mit Vorliebe auf den Aesten von Acacia etbaica Schwf£f. No 1288
wuchs als Afterparasit in Gemeinschaft mit Viscum nervosum H. auf Loran-
thus A caciæ Zucc., welche letztere wiederum auf A cacia etbaica schmarotzte,
SANTALACEÆ
. Osyridicarpus Schimperianus A. D. C. Prodr. XIV, 2, p. 635.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, Spitze des Lalamba (2000 m.) 857, coll.
1891; Ostseite des Anseba bei Keren (1300 m.) 1020,’coll. 1891 ; Belta,
in Mensa (1500 m.) 1038, coll. 1891; Geleb (1700-1900 m.) 1120. 1502,
coll. 1891.
Loc. : Wenig verzweigter Strauch mit langschüssigen niederhängenden Aesten,
bl. März.
Osyris abyssinica Hochst. in A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 236.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, Spitze des Lalamba (2000 m.) 983, coll.
1891; Belta in Mensa (1500 m.) 1049, coll. 1891 ; über Geleb, am Saber
etc. (2200 m.) 1403. 1499. 1558. 1574, coll. 1891; Asmara (2400 m.) 545,
coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 976, coll. 1892.
Loc.: Kleiner Strauch mit aufrechten Aesten, in lichten Buschwaldungen, bl.
März-April.
Nom. vern. in Tigrinia : Kerath (Mensa).
Die Blätter werden zum rothfärben der Ochsenhäute verwendet.
+ 4 à
APPENDIX II. 153
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille (900 m.) 429; Machsaba bei Wol-
ledje am Gebel Melhan (700 m.) 725; Ussil (4400 m.) 1405, bl. fr. Jan.-
Febr., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : athaq (Ussil, Hille) oder Ssandal-hegje (d. h. wilder
Sandal).
377. Thesium radicans Hochst. in A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 235.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 795, coll. 1892; Halai (2600 m.)
184, coll. 1894.
Loc. : Auf Ackerland, als winziges Unkraut, fr. März-Mai.
OLACACEE
378. Ximenia americana L. sp. Pl. 497.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Chor Selimo (1300 m.) 710, coll. 1891;
Adi Brehe in Ost von Keren (1350 m.) 924, coll. 1891; zwischen Mai
Baba und Belta, Mensa (1500 m.) 1064, coll. 1891.
Loc. : Kleine Bäumchen und Sträucher an trockenen Berggehängen, bl. weisslich,
stark duftend, Febr.-März. Die mandelartig schmeckenden Kerne wurden in
Godofelassi auf dem Markt feilgeboten.
ARISTOLOCHIACEÆ
379. Aristolochia bracteata Retz. Observ. bot. fasc. 5, p. 27.
(Syn. : A. sempervirens Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 156.)
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 37, coll. 1891, bl. Jan.
ARAB., JEMEN. Marraua bei Hodedah, im Tiefland der Tehama 179, coll.
1888; Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 809, coll. 1881.
Loc. : Als Unkraut auf Sorghumfeldern, bl. fr. Dec.-Jan.
Nom. vern. arabice : läya, auch ld’.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, 88, coll. 1881, bl. fr.
März.
POLYGONACEÆ
380. Emex spinosa Campd. Rum., p. 58.
(Syn. : Rumex glaber Forsk. Deser. pl. æg. arab., p. 75. 76.)
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1605, fr. Febr., coll. 1889.
381. Rumex nervosus Vahl. Symb. I, p. 27.
(Syn. : R. persicarioides Forsk. Descr. pl. eg. arab., p 76 (non L.,
nec Thunb.).
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco (2000 m.) 189, coll. 1894; am Anseba
bei Keren (1300 m.) 101%, coll. 4891; unter Asmara (2200 m.) 591, coll.
1891; Belta in Mensa (1500 m.) 1035, coll. 1891; Geleb (1900 m.) 1818,
coll. 1891.
382.
383.
384.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Nom. vern. in Tigrinia : hahot.
ARAB., JEMEN. Ussil (1300 m.) 1083; Gebel Bura, beginnt mit der Kaffee-
region über Hille (von 700 m. an) 267 ; Okeber am Gebel Melhan (900 m.)
843; Gebel Schibam bei Menacha (2300-2900 m.) 1820, bl. fr. Jan.-Febr.,
coll. 1889.
Loc. : Auf sonnigem, trockenem Felsterrain.
Nom. vern. arabice : ’othrob (überall).
Die arabische Pflanze scheint, häufiger als die abyssinische, schmale
Blattformen hervorzubringen und die Länge der Blattstiele zu erwei-
tern. An frisch sprossenden Trieben der älteren Aeste sind die Blätter
sehr oft schmallinear unmerklich in den Stengel verschmälert und
vorn spitz.
Rumex Steudelii Hochst. in A. Rich. Tent. Fl. Abyss. II, p. 229.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Geleb, im Thal Marhabet (1900 m.) 1356, coll.
1891 ; Saganeiti (2200 m.) 1815. 1334, coll. 1891.
Loc.: An Ackerrainen und an Bächen, bl. März.
Nom. vern. in Tigrinia : sangelachti.
ARAB., JEMEN. Menacha (2000-2500 m.) 1409. 1519, coll. 1889.
Loc. : In Luzerne auf Ackerterrassen, bl. fr. März.
Nom. vern. arabice : lissän-tör (Menacha).
Rumex vesicarius L. sp. I, p. #79.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 1560, coll. 1889.
Loc.: Auf Terrassen der Kaffeepflanzungen (2000 m.), fr. Febr.
Diese Art gehört zu einer Reihe typischer Wüstenpflanzen, deren Ver-
breitung sich auf die Hochländer Arabiens und Abyssiniens erstreckt
(z. B. Echinops spinosus L., Centaurea pallescens D., Salvia egyptia
D., etc.). Die vorliegende Pflanze gehört der typischen Form an, wie
sie in den östlichen Wüsten Aegyptens und an der æg. Küste des
Rothen Meeres weit verbreitet ist, die Flügel sind nur von einem
schwachen und stets wehrlosen Rande umgeben, während der Frucht-
stiel fast dicht über seiner Basis gegliedert erscheint. Hierbei sei er-
wähnt, dass auch die ægyptischen Exemplare diese Gliederung, selbst
im Fruchtzustande, stets unterhalb der Mitte des Blüthenstiels,
haben. Dagegen tritt in der östlichen Wüste Aegyptens in den höher
gelegenen Thälern auch die var. rosea (R. roseus L. sp. I, p. 480) auf,
die eine sehr stark entwickelte Nervenberandung mit kleinen Stachel-
wimpern an den Fruchtflügeln zeigt.
Oxygonum sinuatum Bth. Hook. Gen. pl. III, p. 96.
(Syn. : Ceratogonum sinuatum Hochst. Steud. in A. Rich. Tent. Fl.
Abyss. IT, p. 231.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 470, coll. 1891; Ginda (950 m.)
246. 320, coll. 1891; im untersten Theil des Lawa-Thals (220 m.) 1715,
coll. 4891 ; Geleb (1800 m.) 1143, coll. 1891.
Loc. : Im Kies der trockengelegten Bette von Bächen, bl. fr. Febr.-Apr.
Er
APPENDIX I. 155
ARAB., JEMEN. Ussil, an der neuen Kunststrasse (1400 m.) 1099, coll.
1889.
Loc. : In Menge als Ackerunkraut und auf den Schutt-Böschungen der Strasse,
bl. fr. Febr.
Nom. vern. arabice : hommuda.
385. Polygonum herniarioides Del. fl. Aeg. Illustr. No 412.
ÆTH., COL. ERITREA. Anseba-Thal bei Keren (1300 m.) 707, coll. 1891 ;
Saganeiti (2200 m.) 1293. 1247, coll. 1891 ; Plateau von Kohaito (2600 m.)
185, coll. 489%.
Loc. : Als Unkraut auf Ackerland und im Kies der Bachbetten.
386. Polygonum barbatum L. sp. I, 510.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba bei Keren (1300 m.) 762, coll. 1891 ;
am Ferfer, Quellfluss des Barka (900 m.) 186, coll. 1894; im Thale Omaret
bei Geleb (1900 m.) 1592, coll. 1891.
Loc. : Am Rande des trockengelegten Rinnsals, in Kies, bl. fr. März, April.
387. Polygonum nodosum Pers. Enchir. I, p. 440.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, am Bache Mai-Marakat (2200 m.) 828,
bl. fr. März, coll. 1892.
Loc. : Am Ufer stehender Wasserbecken, 1/2 m. hoch. mit rosenrothen Blüthen-
theilen und grünen Stengeln.
Wegen des hohen Wuchses der Pflanze und der grossen breitlanzett-
lichen, lang zugespitzten und kurzstieligen Blätter (15 x 14,5 cm.,
Stiel 4,5 em.) möchte ich die vorliegeude Form eher zu dieser Art
als zu P. Persicaria L. ziehen, obgleich an den Blattscheiden bis 4 mm.
lange Wimpern auftreten. An den Scheiden sowie am Blattstiel und
am unteren Theil des Blattrandes sitzen lange und angedrückte Haare
zerstreut, die Scheiden der unteren Tragblätter sind mit derben und
starren Wimpern besetzt. Der Same ist deutlich biconvex zusammen-
gedrückt. An den Stielen der Blüthenstände, denen der Blüthen
selbst und an den 3 mm. langen Blüthenhüllen sind keine Drüsen
bemerkbar.
Unsere Form scheint einen Uebergang zu Richard’s P. setosulum (Fl.
Abyss. Il, p. 227) darzustellen, welche letztere vielleicht auch dem
Formenkreise des P. nodosum P. anzureihen sein wird.
388. Polygonum serrulatum Lag. Nov. gen. et sp. XIV, p. 81.
ARAB., JEMEN. Regma bei Hodjela (800 m.) 977; Wolledje am Fuss des
Gebel Melhan (600 m.) 775, bl. fr. Jan. 1889.
Loc. : Auf den Terrassen der Kaffeepflanzungen und im Kiese der Thalsohlen.
389. Polygonum glabrum Willd. sp. Il, 447.
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1080, coll. 1889 ; Wadi Na-
hemi über Attara (1800 m.) 1730, coll. 1889.
Loc. : An Quellen und fliessenden Bächen, unter Gras, bl. fr. Febr.
156 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
390. Polygonum senegalense Meissn. in DC. Prodr. XIV 1, p. 123.
ÆTH., COL. ERITREA. Beim früheren Fort Schabab am Anseba bei Keren
(1300 m.) 786, coll. 1891 ; am Bache bei Adi-Ugre (1900 m.) 188, coll. 1894.
Loc.: Am Rande des vom Wasser bespülten Rinnsals, grosse Dickichte dar-
stellend, bl. fr. März.
Die am Anseba wachsende Pflanze ist vorherrschend ganz kahl mit
glänzenden Blättern und ohne jede Spur von Behaarung; an jungen
derselben Pflanze entsprossenen Pflanzen, die noch keine Blüthen
hervorbrachten, sind dagegen die Blätter beiderseits grau behaart, mit
einem feinen weichen und angeschmiegten Wollenindument.
391. Polygonum amphibium L. sp. I, 517.
ÆTH., COL. ERITREA. Zazega, nahe Asmara (2000 m.) 2102, coll. 1892;
Saganeiti, im Bache von Degera (2200 m.) 901, coll. 1892; beim Fort
Adi-Ugre (1900 m.) 187, coll. 1894.
Loc. : In stehenden Wasserbecken der austrocknenden Bäche, bl..fleischrosa, Apr.
Es liegen Exemplare der schwimmenden Form vor, die Blätter (8X3,
Stiel 2 cm., oder 9,5 X 3, Stiel 3 cm.) sind oblong, am Ende kurz
zugespitzt und am Grunde z. Th. stumpf, z. Th. seicht herzförmig
ausgerandet.
CHENOPODIACEÆ
392. Chenopodium opulifolium Schrad. in D. C. Fl. Pr. 5, p. 372.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb (1700 m.) 1184, und am Amba (2200 m.)
1349, coll. 1891 ; Thal Barasio bei Aidereso (1600 m.) 165. 705, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion über Hille (1000 m.) 578; Me-
nacha (2200-2500 m.) 1603, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : bechssen (Hille).
393. Chenopodium fostidum Schrad. Mag. Ges. Berl. 1808, p. 79.
(Syn. : Gh. Botrys Fk. in Cat. pl. arab. fel., p. CVIIL, No 195.)
ÆTH., COL ERITREA. Ginda (950 m.) 328, coll. 1891; unter Asmara,
bei Goleï (1800 m.) 597, coll. 1891 ; Geleb, oberhalb am Amba und unter-
halb am Lawa (2200-1400 m.) 1375. 1328, coll. 1891; Thal Barasio
(1600 m.) 700, coll. 1892.
Loc. : Mit Vorliebe in Kies und Gerölle der Bachbetten, bl. fr. Febr.-April.
Nom. vern. in Tigrinia : ssinhakh (Acrur).
ARAB., JEMEN. Ussil (1200 m.) 1303; am Nordwestabfall des Schibam bei
Menacha (2000 m.) 1910 ; Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 797, coll.
1889.
Loc. : Auf Sorghum-Feldern als Unkraut und auf Ackerterrassen, bl. fr. Jan.-März.
Nom. vern. arabice : wolla’ (Okeber). |
Das Herbarium Forskalii in Kopenhagen enthält ein kleines Exemplar
dieser Art, dem ein Originalzeltel von Forskals Hand beigefügt ist, mit
der Notiz : « Chenopod. Botrys Schokr-el homar sub monte Chadra ».
FETTE EEK T-
APPENDIX II. 157
394. Chenopodium murale L. sp. pl. 318.
(Syn. : Ch. triangulare Fk. Descr. pl. æg. arab., p. 205).)
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, am Amba-Bache (2200 m ) 1352, coll. 4891.
Nom. vern. in Tigrinia : mogmogo (Acrur).
ARAB., JEMEN. Okeber, Kaffeeregion am Gebel Melhan (900 m.) 814; Me-
nacha (2200 m.) 1909, coll. 1889.
395. Halopeplis perfoliata (Fk.) Bunge Linn. XXVII, p. 573.
(Syn. : Salicornia perfoliata Forsk. Deser. pl. eg. arab., p. 3.)
ARAB., ADEN. Ostufer am Isthmus der Halbinsel 111, coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. EI-Hami, in Ost von Schehr, 212, coll. 1881,
396. Suæda baccata Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 69.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua auf der Insel Schech-Said n. 1, coll. 1891.
397. Suæda hortensis Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 71.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden, No 135, bl. fr. März,
coll. 1881.
398. Suæda fruticosa Forsk. Tescr. pl. eg. arab., p. 70. (non Aut.)
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, auf der Insel Schech-Said No 2, coll.
1891, und am Ras Madur, 27, coll. 1892, und bei Abd-el Qader, 212, coll.
1892.
Loc.: Auf Korallenkalk und im Ufersande der ersten Küstenzone. bl. fr. Jan.-Febr.
ARAB, ADEN. Ostufer des Isthmus der Halbinsel, 129. 114, coll. 1889.
Forskal führt seine Sueda fruticosa, die fälschlich mit Salsola fruti-
cosa L. zusammengeworfen wurde, nur für die Flora des glücklichen
Arabiens mit dem Standorte Dschedda auf (Cat. CIX und Deser. p. 70)
und er hatte dabei eine Art im Sinne, die, wie es scheint, über die
Grenzen des tropischen Antheils des Rothen Meeres hinaus nicht
weiter nach Norden verbreitet ist. Im Herbarium Forskalii zu Kopen-
hagen liegt unter No 162 ein Exemplar dieser Art, mit der Notiz von
Vahls Hand . « Suæda vera» Fk. und auf einem dabei angeklebten
Originalzettel Forskals steht geschrieben : « Su@da vera, Gomfoda ».
Suæda vera Forsk. in schedulis ist demnach nicht identisch mit
Sueda vera Forsk. in descr. pl. eg. arab., p. 69, daher der Irrthum
Vahls. Andererseits liegt im Forskal’schen Herbar unter No 161 ein
typisches Exemplar der Suæda vera F., dem ein Zettel von Vahls
Hand mit der Bezeichnung : « Suæda fruticosa » beigefügt ist. Forskal
hat seine S. vera, die allerdings auch im Catalog des glücklichen
Arabiens, wahrscheinlich irrthümlicherweise, für die Insel Ghorab
bei Dschisan figurirt (Seite LXIV), für Alexandria angegeben, so-
dass in Verbindung mit der sehr deutlichen Beschreibung dieser
Art auf Seite 69 nicht der geringste Zweifel darüber obwalten kann,
welche Pflanze er gemeint hat. Trotzdem haben neuere Autoren, z.B.
Moquin Tandon (in DC. Rodr.) und Boissier (Flora orientalis) Fors-
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
kals Sueda fruticosa mit Linné’s Salsola fruticosa identifizirt. In
unserer Illustr. de la Flore d'Egypte haben wir dem Namen Sueda
vera F. zur Bezeichnung für die Alexandriner- und Mediterran-Pflanze
den Vorzug gegeben, da der Linné’sche Artname unsicher ist und auch
zu Verwechselungen führt.
Habituell erscheint die S. vera F. der $. fruticosa F. sehr nahe stehend,
allein die Blüthen zeigen durchgreifende Verschiedenheiten. S. vera F.
hat nie am Rücken verdickte Perigonzipfel, sie zeigt eine stets auf mehr
oder minder verlängertem Griffel aus der Blüthenhülle hervorragen-
de purpurrothe Narbe von peltater, wenn auch oft drei- bis mehr-
(9) fach zerschlitzter Gestalt, entsprechend der Forskal’schen Diag-
nose : « stigmate peltato » und « stigmata 3 vel A-fida, sublaciniata »,
dagegen sind die Narben der S. fruticosa stets 3 an Zahl und bis auf
den Grund des Pistills getheilt. Die Blätter der $. vera F. sind halb-
stielrund und an der Spitze fast immer einigermassen zugespitzt,
dagegen sind die der S. fruticosa F. für gewöhnlich biconvex und
meist mit stumpf abgerundeter Spitze versehen. Hinsichtlich der
Längenverhältnisse der Blätter erscheint der Formenkreis der
Mediterran-Pflanze grösser, da an ihr ausser den für gewöhnlich
linearen und oblong-linearen Blätter auch Zweige mit solchen von
ovaler, ja von kugelig-ovoider Gestalt vorkommen können. Bei beiden
Arten sind die Blätter bald glauc-bereift und mit lebhaft purpur-
rothen Zweigen, bald lebhaft grün gefärbt, wenn unbereift. An den
Exemplaren von Aden habe ich meergrün-bläuliche oder aschgraue,
ins violettliche spielende Blätter an kaminrothen Zweigen notirt.
Man könnte versucht sein, die S. fruticosa F. für eine langblättrige
südliche Form der 8. vermiculata F. zu halten, mit welcher letzteren
sie allerdings mehrere Merkmale gemein hat, u. a. die Narben und
die kappenförmig verdickten Perigonzipfel. S. vermiculata hat Fors-
kal nur im æpyptischen Catalog für Alexandrien angegeben. Diese
Art ist in jenem Lande von Alexandrien bis Port-Said und Sues ver-
breitet, tritt auch noch am Rothen Meer weiter gegen Süden zu auf.
Die Blätter von 8. fruticosa F. erreichen aber nur im vereinzelten,
abnormen Zustande die oblong-kugelige oder kugelige Gestalt der-
jenigen von S. vermiculata, die ausserdem im Querschnitt stets halb-
kreisrund sind. Beide Arten lassen sich ohne Mühe bei allen den zahl-
reichen Exemplaren, die mir vorliegen, auseinanderhalten.
399. Suæda monoica Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 70.
ARAB., ADEN. Bei Maallah 51, coll. 1881, und im Goldmore-valley 46, bl.
fr. Nov., coll. 1888 ; Ostufer am Isthmus der Halbinsel 113, coll. 1888.
Loc. : Am letztgenannten Standorte, im Küstensande, hart an der Fluthmarke, tritt
die sehr oft hohes Gesträuch, ja kleine Bäumchen bildende Pflanze als nieder-
liegendes Gestrüpp auf, mit Suada fruticosa F.zusammenwachsend und polster-
APPENDIX I. 159
artig den Boden bedeckend. Hier bildet sie auch eine merkwürdige Form, die
an Zweige der Weisstanne erinnert, die auf dem Boden ausgebreitet liegen, eine
Analogie, die durch breitlineare, flache und stumpie, fast zweizeilig angeordnete
Blätter hervorgerufen wird; andere Formen derselben Pflanze sind an dem er-
wähnten Standorte wiederum dureh prachtvoll fleischroth gefärbte Blätter aus-
zeichnet, während die jungen Triebe meist eine hellsaftgrüne Farbe zeigen. die
sich schliesslich am alten Laub dunkel schwarzgrün ausprägt.
400. Sevada Schimperi Moq. T. in D. C. Prodr. XII, 2, p. 154.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, auf der Insel Schech Said in Menge. No 3,
coll. 1891.
Loc. : Als 20 cm. hoher sparriger Halbstrauch in Menge am Boden ausgebreitet,
und zum Theil von der Fluth benetzt, bl. Jan.
Die bis 2 cm. langen Blätter sind linear, stielrund, stumpf und mit
grauem Reif stark überzogen, der Stengel ist oft pubescirend. An
meinen Exemplaren sind alle 'Blüthen zweigeschlechtlich, aber mit
stets sterilem Fruchtknoten. Auch die in früheren Jahren von mir
an der nubischen Küste gesammelten Exemplare entbehren der reifen
Samen. Indess geht aus dem wohlentwickelten Zustande des Embryos
und der Gestalt des Fruchtknotens hervor, dass der Same, falls vor-
handen, wirklich vertikal gestellt sein muss. Das Ovulum hängt an
einem sehr langen basilären Funiculus in seiner Längachse und die
Micropyle ist nach oben gerichtet. Die sog. Staminodien, die das Unter-
scheidungsmerkmal dieser Galtung von Suæda bilden (Efigurationen
des Discus nach Volkens) sind immer vorhanden, fast frei zwischen
den farblosen Staubfäden sitzend, oval oder kugelig und gelb gefärbt
wie die Staubbeutel. Die Zipfel der Blüthenhülle sind an der Spitze
etwas verdickt. Der Griffel erreicht mit den (meist 2, aber auch 3)
kurzlinearen Narben die Höhe der Staubbeutel, und hat ungefähr die-
selb eLänge wie der ovale Fruchtknoten.
401. Salsola fœtida Del. Fl. Aeg. Ill., p. 57.
(Syn. : Salsola imbricata Forsk. Deser. fl. eg. arab., p. 57, t. 8, fig. c.?
Caroxylon imbricatum Mog. T. in D. C. Prodr. XIII 2, p. 177?)
ARAB., JEMEN. In der ersten Küstenzone bei Hodeidah 151. 152, coll.
1888, bl. Dec.
Nom. vern. arabice : fedähedän.
Der starke Gestank nach Heringslake, den die arabische Pflanze beim
Trocknen aushaucht, ist der ægyptischen in nicht so hohem Grade
eigen. Im übrigen entsprechen Blüthe und Frucht sowohl, als auch
der Wuchs und die Blätter der in den nördlichen Wüsten weitver-
breiteten Pflanze. Die Exemplare No 152 sind etwas langschüssiger
und haben die Blattknäuel an den Secundärzweigen in Abständen
angeordnet. Diese Knäuel aber haben (trocken) 2-4 mm. Durchmesser,
die Blätter der übrigen Exemplare sind mindestens 1 mm. lang, also
noch einmal so gross als die grössten der S. Forskalir St.
160 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
402. Salsola Forskalii Schwf. n. sp.
Fruticosa, glabrata, ramis erectis valde divaricatis albidis tenuibus, ra-
mulis induratis tenuissimis subhorizontaliter patentibus rectissimis
albescentibus apice puberulis; foliorum glomerulis imbricatis globosis
minimis ad ramulos distanter dispositis, foliis ispsis minutissimis
hemisphæricis membranaceo-marginatis, summis puberulis ; floribus
in axillis solitariis, bracteolis triangulari-hemisphæricis cucullatis mar-
gine membranaceo-cinctis floralia subæquantibus, axillis nudis ; peri-
gonii minimi glabri fructiferi lobis 5 ad basin usque partitis, juventute
orbicularibus demum parte libera late-ovato-triangularibus cucullatis,
dorso parte medio incrassatis margine membranaceis basin versus
crebre ciliatis alas membranaceas semiorbiculatas dorso ad medium
insertas gerentibus ; staminibus 5, antheris sagittatis, loculis apicu-
latis; stylo abbreviato stigmata 2, rarius 3 oblongolinearia gerente ;
disci erenis indistinctis; ovario valde depresso glabro, cetera generis.
Maasse : Die schlanken, langschüssigen Aeste 20-30 em. lang, 1-1,5 mm.
dick; die mit Blattknäueln besetzten Zweige 2-5 cm. lang, weniger als
À mm. im Durchmesser haltend. Blattknäuel 1-1,5 mm. im Durchmesser.
Einzelne Blätter 0,5 mm. und weniger im Durchmesser. Das geflügelte
Fruchtperigon hat 3 mm. imDurchmesser.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) in der Ebene am Wege nach Saber-
guma 95, coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Bei Hodeda, 10 Kilom. von der Küste 158, coll. 1888.
Loc.: In der zweiten Küstenzone des Tieflandes der Tehama die vorwaltende
Pflanzenform, neben Panicum turgidum Del. Fr. Dec.
Nom. vern. arabice : harm.
ARAB., ADEN. Am Ursprung des Goldmore-valley 138, coll. 1888.
Dieselbe Pflanze ist von mir auch auf den Bergen von Erkauit, in West von
Suakin (N° 298, 1868), und von B. Balfour auf Socotra (No 359, coll.
1880) gesammelt worden. Forskal’s Salsola imbricata dürfte nament-
lich wegen der Angabe « rami rigidi » und wegen des gleichlautenden
arabischen Namens mit der vorliegenden Pflanze übereinstimmen,
indess kann hier nur eine Vermuthung ausgesprochen werden, da in
der betreffenden Gegend auch Salsola fetida Del. vorkommt und diese
Art in dem Verzeichniss Forskal’s nicht ausfindig zu machen ist.
Diese letztgenannte Art, in Aegypten «el-Chrêt » genannt, gilt im
Gebiet der nördlichen Wüsten für ein gutes Kamelfutter, was auch
Forskal von seiner $. imbricata erwähnt. Die auf der Tafel 8, f. c.
des Werks gegebene Abbildung dieser Art entspricht aber weit eher
der S. fœlida als der vorstehenden Pflanze, namentlich wegen der
weit grösseren Blüthen. Ich habe es daher nicht wagen dürfen meine
Pflanze mit der Forskal’schen zu identificiren und ziehe es vor, sie
neu zu benennen. Da Moquin Tandon keine verbürgten Exemplare
APPENDIX IL. 161
von der $. imbricata F. hatte und er die Grösse der Blätter als 1-2
Linien lang und 1/2 Linie breit angiebt, so kann es unmöglich die
hier beschriebene Art gewesen sein, die ihm vorlag. Wahrscheinlich
ist sein Caroxylon (Salsola) imbricatum dieselbe Pflanze wie sein
C. (Salsola) fœtidum und wahrscheinlich auch sind beide Synonyme
von S. imbricata Forsk.
S. Forskalii hat den Wuchs der ægyptischen Varietät der S. vermicu-
lata L., die Delile S. vellosa genannt hat. Abgesehen davon, dass
ihre Blätter weit kleiner sind als die kleinsten der S. fetida D., bietet
auch der Wuchs und die Verzweigung deutliche Unterschiede dar. Bei
S. fetida sind die kleinen Zweige nicht starr und gerade, sondern
krautig und mit dichtgedrängten Knäueln besetzt, bei C. Forskalii
sind sie sehr gerade, verholzt und die Blattknäuel sitzen, wie bei
S. vermiculata L. v. villosa D.. in Abständen von einander. Unsere
Art unterscheidet sich auch durch die kürzeren und am Grunde stärker
gewimperten Perigonzipfel, durch den kürzeren Griffel und die kür-
zeren Narben von 8. fetida Del. In der grossen Reihe der mir vor-
liegenden Exemplare haben sich keine Uebergänge herausgestellt, die
diese habituell gänzlich verschiedene Art als eine blosse Varietät der
S. fetida D. hinstellen könnten.
403. Salsola Bottæ Boiss. Fl. Or. IV, p. 960.
(Syn. : Halothamnus Bottæ Jaub. Sp. Ill. Or. Tab. 136.)
ARAB., ADEN. Schech Othmann 125, coll. 1888; am Südabfall des Gebel
Schemsän, oberhalb des Brunnens von Schech Idris 108, coll. 1888.
Loc. : Auf Sandfeldern und auf dürren vulkanischen Felstrümmern, bl. fr. De.
404. Anabasis Ehrenbergii Schwf. in Boiss. Fl. Or. IV, p. 970.
Suffrutescens glabra caudice lignoso, ramis prostratis radicantibus valde
elongatis subsimplicibus teretibus albido-corticatis opacis subarticu-
latis, ramulis abbreviatis secundis erectis quasi uniseriatis; foliis
oppositis crassis patentibus decussatis semiamplexicaulibus basi non
contiguis, junioribus oblongis subteretibus mucronatis vel apicu-
latis, adultis ad ramulorum basin sæpe confertissimis subglobosis
acutiusculis vel obtusissimis; lana axillari brevi albida; flore in axil-
lis solitario Jana dimidio breviore suffulto, bracteolis setiformibus
indistinctis, perigonii lobis ad basin partitis à lanceolatis apice obtu-
siusculis mox induratis æqualibus nervo medio incrassato percursis
margine late membranaceo interdum irregulariter denticulato; alis ?;
erenis distinctis semiorbiculatis vel ovalibus parcepapillosis cum
filamentorum basin sat alte connatis; staminibus à inclusis, antheris
medio affixis filamenta æquantibus loculis apice acutissime apiculatis
conjunctis quasi «connectivum in appendiculam acuminatam pro-
productum » simulantibus basi mox patenter divaricatis; ovario
162 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
globoso-ovoideo a latere compresso, stylo subæquilongo, stigmatibus
2 purpureis, rarius 3, recurvis linearibus styli dimidium æquantibus
semper perigonium paullo superantibus, ovulo a funiculo sat longo
pendente, micropyle (certe) supera radicula ascendente; semine vero-
similiter verticali.
Maasse : Kriechende Aeste bis 0,5 m. lang. Aufstrebende Seitenzweige
3-15 cm. lang. Internodien 1-2 cm. Junge Blätter bis 0,5 cm., alte 0,25 cm.
ARAB., ADEN. Ostufer am Isthmus der Halbinsel, No 116, coll. 1888.
ARAB., SUEDKUESTE. El-Hami, in Ost von Schehr, 206, coll. 1881.
Loc. : Kriecht im Küstensande hart am Bereich der Fluthmarke.
Die Pflanze vermehrt sich, wie es scheint, vorzugsweise auf vegetativem
Wege, denn obgleich ich dieselbe an verschiedenen Uferstellen des
Rothen Meeres und des Golfs von Aden und in verschiedenen Jahres-
zeiten vorfand, war es mir trotz stundenlangen Suchens nie möglich,
mehr als einzelne, wie es schien, stets sterile Blüthen aufzutreiben,
die sich an den Zweigspitzen hin und wieder durch die hervorragen-
den rothen Narben verriethen, während reife Flügelfrüchte, wenn
vorhanden, meiner Aufmerksamkeit schwerlich entgangen sein wür-
den.
Die Zugehörigkeit dieser Art zur Gattung Anabasis wird, abgesehen
von dem allgemeinen Habitus der Pflanze, der in den aufrechten
Zweigtrieben in hohem Grade an Anabasis setifera Moq. T. erinnert,
durch mehrere Merkmale sehr wahrscheinlich gemacht, die für diese
Gattung charakteristisch sind, namentlich durch die unentwickelten
Vorblätter der Blüthe, die deutlich entwickelten Discus-Lappen und
die seitlich zusammengedrückte Gestalt der Ovarıums, welche einen
verlicalen Samen erwarten lässt.
AMARANTACEÆ
405. Celosia trigyna L. Mant., p. 212.
var. fasciculifiora Fzl. in Moq. T., D. C. Prodr. XIII 2, p. 241.
(Syn : Achyranthus paniculatus Forsk. Deser. pl. æg. arab., p. 48
und Achyranthes decumbens Forsk. Deser. pl. eg. arab., p. 47),
in herbario Forskalii Stafniæ No 208 (!); Celosia caudata Vahl.
Symb. I.
ÆTH., COL. ERITREA. Dogali 254, coll. 1891; Ginda 2182, coll. 1891;
am Bizen (1300-2000 m.) 1876. 2035, coll. 1801; im Thal des Lawa bei
Gaaba (340 m.) 1650, coll. 1891 ; Ginda (950 m.) 331, coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Oberhalb Hille am Gebel Bura (1000 m.) 460, coll. 1889;
Wolledje, am Fuss des G. Melhan (600 m.) 638, coll. 1889.
Loc. : Im Kiese des Thalrinnsals, bl. fr. Jan.
Nom. vern. arabice : ssellebe.
APPENDIX II. 163
406. Celosia populifolia Moq. T. in D. C. Prodr. XII, 2, p. 239-240.
ARAB., JEMEN.: Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 639, coll.
1889, bl. Jan. ; erste Vorhügel bei Chalife nahe dem Fuss des Gebel Bura
(300 m.) 214, coll. 1889.
407. Celosia cristata L. spec., p. 297, n. 3.
var. «. castrensis et splendens Moq. T.
ARAB., JEMEN. Als Zierpflanze angebaut und auf Märkten feilgeboten.
Badjil 306; Gebel Bura 524. 1836.
Nom. vern. arabice : Gjüll ahmar oder Gjüll-en-nar (persisch), d. h. Granat-
rose.
408. Celosia argentea L. spec. PI. 296, n. 1.
var. «. vera Moq. T. in D. C. Prodr. XII, 2, p. 213.
ARAB., ADEN. Bei Schech-Othman, als Unkraut, bl. fr. Dec., 126, coll. 1888.
409. Amarantus græcizans L. s. latiore, Aschers. in Schwf. Beitr. Fl. Aeth.
S. 176.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Insel Schech Said et Ras Madur 39. 64,
coll. 1891; Saati 528, coll. 1891.
Nom. vern. in Tigrinia : bernakhaio adgi (Acrur); in Tigré : hammele
(Mensa).
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden 77, coll. 1881.
440. Amarantus gangeticus L. sp., p. 1403.
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo bei Massaua 231, coll. 1891 ; Ginda, im gr.
Thal (950 m.) 2180, coll. 1891.
Loc.: Wächst als Unkraut in Gärten und auf Ackerland.
441. Amarantus caudatus L. sp., p. 1406, n. 14.
ARAB., JEMEN. Badjil, angebaut in den Gärten, bl. Jan. (150 m.) 640,
coll. 1889.
412. Amarantus melancholicus L. spec., p. 1403, n. 4.
var. S. parvifolius Moq. T. in D. €. Prodr. XII, 2, p. 262.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, beim Dorf als Unkraut an den Hütten
(1900 m.) 1148, coll. 1891.
Die Blätter dieser Varietät weichen von den grossen und sehr langge-
stielten der Hauptform beträchtlich ab, allein die Merkmale des Blü-
thenstandes entsprechen an den vorliegenden Exemplaren in allen
Stücken den Erfordernissen der Artunterscheidung. Die Blätter sind
schmal rhombisch oder elliptisch, stets spitz und an der Basis keil-
förmig zu einem ziemlich kurzen Stiel verlaufend, 2X0,6 oder
2 X 0,9 mit 0,3 cm. langem Stiel.
Der K. Bot. Garten zu Berlin hat im Jahre 1864 aus Samen, die Dr.
Steudner von seiner abyssinischen Reise dahingeschickt, eine Pflanze
gezogen, die der meinigen vollständig identisch ist.
BULL. HERB. BOIss. Appendix II (1896). 12
164 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
443. Albersia caudata (Jacq.) Boiss. Fl. Or. IV, p. 992.
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo, beim Fort 231, coll. 1891; Filfil, an der
Maldi-Strasse (750 m.) 191, coll. 1894; Aidereso (1220 m.) 1433, coll.
1891.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion (1000 m.) 327. 467; Wolledje,
Gebel Melhan (600 m.) 675; Aggara bei Hodjela 1051, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : hogjela, auch bissel (Hille).
44%. Albersia polygama (L.) Aschers. in Schwf. Beitr. Fl. Aeth., p. 175.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua 499, coll. 1891 ; Saati 486, coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion (1000 m.) 1834, Ussil (1400 m.)
1974, coll. 1889.
445. Digera alternifolia (L.) Aschers. in Schwf. Beitr. Fl. Aeth., p. 180.
(Syn. : Digera arvensis Fk. Descr. pl. æg. arab., p. 69.)
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, bei Abd-el-Qader 295, coll. 1891; Arkiko
131, coll. 4891 ; Mkullo 11, coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Marraua in der Tehama, bei Hodedah, No 165, coll. 1889;
Aggara bei Hodjela (600 m.) 1052, coll. 1889.
Loc.: Als Unkraut sandigem auf Ackerland, in Sorghum-Feldern etec., bl. Jan.
446. Saltia papposa (Fk.) Moq. T. in D. C. Prodr. XII, 2, p. 325.
(Syn. : Achyranthes papposa Forsk. Desc. pl. æg. arab. ex parte,
p. 481.)
ARAB., ADEN. Ueber dem europ. Begräbnissplatz bei Steamer point 77,
coll. 1889; Goldmore valley 58, coll. 1889; im Thal unter dem Gebel
Schemsän 1798, coll. 1889; über den Kohlenniederlagen der Mess. Mmes.
18, coll. 1881, bl. März.
Loc. : Als 3 m. hoher sparriger und langschüssig verzweigter Strauch mit über-
hängenden Aesten auf zerklüftetem Felsterrain.
417. Cyathula globulifera (Boj.) Moq. T. in D. C. Prodr. XIII, 2, p. 329.
var. abyssinica Mog. T. I. c.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Asmara, bei Golei (2200 m.) 589, coll. 1891 ;
am Bizen, Mai-Dibela (2100 m.) 1846, coll. 1892; Spitze des Lalamba bei
Keren (2000 m.) 977, coll. 1892.
Loc.: Auf Granitfelsen, zwischen grossen Blöcken und in den schattigen Klüften
wuchernd.
Nom, vern. in Tigrinia : zoggogo (Acrur).
418. Pupalia lappacea Mog. T. in D. C. Prodr. XII, 2, p. 331-332.
ÆTH., COL. ERITREA. Otumlo 189, Dogali 231, Saati (140 m.) 317, M.
Farach bei Ailet 457, coll. 1892; Keren (1300 m.) 932, coll. 1891.
Nom. vern. in Tigré : haschqéto (Mensa).
ARAB., JEMEN. Unter Ussil (1200 m.) 1188; Hille, am Gebel Bura (600 m.)
324; Chalife in der Tehama (300 m.) 213, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : hassak (Ussil), auch hamsched (Hille).
I
RES
419.
420.
421.
422.
423.
APPENDIX IL. 165
Aerua lanata Juss. Ann. Mus. 11, p 131.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (800 m.) 237, coll. 1891 ; Geleb (1900 m.)
1114, coll. 1891 ; Aidereso (1300 m.) 1440, coll. 1892; Acrur (1900 m.)
739, coll. 1892.
Loc. : Auf dürren Felsen und an sonnigen Plätzen, bl. Febr.-März.
ARAB., JEMEN. Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 637, coll.
1889; Ussil (1400 m.) 1337, coll. 1889.
Aerua javanica Juss. Ann. Mus. 11, p. 131.
(Syn. : Aerua tomentosa Forsk. Cat. pl. arab. Fel., p. CXXIT.
/ETH., COL. ERITREA. Ginda (800 m.) 252, coll. 1891; Geleb (1000 m.)
1411, coll. 1891; Keren (1300 m.) 993, coll. 1891; Massaua etc. 17, 79,
90, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigrinia : leg’ a demu (Acrur) ; in Tigré : gennafer (Mensa).
ARAB., JEMEN. Menacha, an der Strasse nach Sana (2000 m.) 1639, coll,
1889.
Nom. vern. arabice : aerueh (Wolledje).
ARAB., ADEN. Nordabhang des Gebel Schemsan 10%, coll. 1888.
Psilotrichum cordatum Hochst. in Flora 1842, Beil. S. 6.
(Syn. : Psilostachys gnaphalobrya Hochst. 1. c.)
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren Thal des Lawa (1000 m.) 1681, coll.
1891; Maraita-Hügel bei Saati (300 m.) 65, coll. 1891; Aïn Mitchel in
West von Ailet (70 m.) 190, coll. 189%, bl. fr. Febr.
Achyranthus aspera L. sp., p: 295 n. 3.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 9%, coll. 1891 ; Thal des Lawa (340-
1700 m.) 1646. 1156, coll. 1891; bei Ginda (800 m.) 231, coll. 1891;
Belta, Mensa (1500 m.) 1053, coll. 1891; Gebel Gedem 177, coll. 1894;
Acrur (1900 m.) 1025, coll. 189%.
Nom. vern. in Tigrinia : maitjello (Acrur); in Tigré : dodüt (Ginda).
ARAB., JEMEN. Moglaf in der Tehama 611: Chalife (300 m.) 199; Hille
am Gebel Bura (500 m.) 257; Regma bei Hodjela (900 m.) 965 ; Menacha
(2300 m.) 1393, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : chorgje (Hille).
Loc. : Bevorzugt Gebüschränder und schattige Felsstellen.
Alternanthera nodiflora R. Br. prodr. fl. Nov. Holl. I, p, 417.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Schegolgol-Mantai (Oberer Barka) 226, bl. fr.
März, coll. 189%.
. Gomphrena globosa L. spec., p. 326, n. 1.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion, zu Hille auf den Markt zum
Verkauf gebracht als Zierpflanze, bl. Jan. 1889. No 1816.
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
PHYTOLACCACEÆ
425. Phytolaca abyssinica Hoffm. in Comm. Geett. 12, t. II, IM.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Anseba (1300 m.) 181%, coll. 1891;
Geleb (1900 m.) 1739, coll. 1891 ; unter Asmara, bei Golei (2200 m.) 596,
coll. 1891 ; Godofelassi (1900 m.) 192, coll. 1894.
Loc. : Bildet niedrige Buschdickichte im Grunde der Thäler, bl. März-April.
Nom. vern. in Tigrinia : schubtih (Acrur) ; in Tigré : ssobeth (Mensa).
NYCTAGINACEÆ
426. Pisonia aculeata L. spec. pl. 1511.
ARAB., JEMEN. Wadi Madfar bei Hodjela (600 m.) 930. 1375, coll. 1889.
Loc. : Schlingt zu hohen Bäumen hinauf und tritt auch als selbständiger Strauch
auf, grosse Buschdickichte darstellend. Beide Geschlechter wachsen nebenein-
ander, bl. fr. Jan.
Nom. vern. arabice : hogjam (Hodjela), schuek (Hodjela).
427. Bogrhaavia ascendens Willd. spec. I, p. 19.
var. 8. pubescens Choisy in D. C. Prodr. XIII. 2, p. 451,
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, im Thal von Terrha (250 m.) 274, coll. 1892;
am Berge Zibo bei Saati 535, coll. 1892.
428. Bœrhaavia repens L. spec. pl. 5.
var. à. undulata Aschs. Schwf. in Beitr. fl. Aeth., p. 168.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 8%, coll. 1891 ; 383, coll. 1892; am.
Gheden bei Massaua 91. 178, coll. 1892.
Loc. : Im Rinnsal des Thals, auf Kies und Sand, bl. Fehr.
var. diffusa L. sp. Pl. 3 (als Art).
ARAB., JEMEN. Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 651; am
Fuss des Gebel Bura unterhalb Hille (500 m.).
Loc.: Als Unkraut im Grunde des Thals auf bebautem Boden, bl. Dec.
Nom. vern. arabice : rugma (Hille).
Die vorliegenden Exemplare erwiesen sich als mit solchen von Bengalen
stammenden identisch.
429. Boerhavia elegans Chois. in D. C. Prodr. XIII, 2, p. 453-454.
ARAB., ADEN. Wadi Maalla 31, coll. 1888, fr. Nov.
430. Bœrhaavia verticillata Poir. dict. 5, p. 56.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im grossen Thal (950 m.) 185, coll. 1891,
bl. Febr.; Saati 238, coll. 1892.
ARAB., ADEN. Im Thal in Nord unter dem Gebel Schemsän 29, coll. 1881,
und A104, coll. 1888, bl. Dec.-März.
APPENDIX IL 167
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami in Ost von Schehr 177. 198, coll.
1881.
Die Pflanze von Ginda stellt die Charaktere der Art in typischer Weise
zur Schau, die überaus kleinen Blüthen sind fast sitzend und die Trag-
blätter persistent; Exemplare von Aden dagegen haben Blüthenstiele
von À cm. Länge und die weissen Perigone erreichen eine Länge von
2 mm., die übrigen Theile der Pflanze weichen vom Typus der Art
nicht ab.
431. Boerhaavia plumbaginea Cav. ic. 2, p. 7, t. 112.
var. à. dichotoma Vahl. En. I, p. 291 (als Art) Asch. Schwf. Beitr. fl.
Aeth., p. 168.
(Syn. : Valeriana scandens Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 12?)
Glabra, albiflora.
ÆTH., COL. ERITREA, Ginda, im grossen Thal (950 m.) 276. 419, coll.
1891, bl. weiss Febr.; am Dari, bei Keren (1400 m.) 884, coll. 1891, bl.
weiss, März; Acrur (1900 m.) 73%, coll. 1892, bl. weiss, Apr.
Loc. : Hoher Schlingstrauch in Bäumen und in Hecken.
ARAB., JEMEN. Hille, am Fuss des Gebel Bura (500 m.) 243, coll. 1889,
bl. weiss, Jan. ; Ussil (1300 m.) 1249, coll. 1889, bl. weiss, Febr.
Nom. vern. arabice : chardal (Hill.).
Die Angabe der weissen Blüthen, des schlingenden Wuchses und der
ähnliche, vom Herausgeber vielleicht fehlerhaft wiedergegebene arab.
Name «Charad » berechtigen zu der Vermuthung, dass Forskal an
der citirten Stelle diese Form gemeint habe.
var. « grandiflora A. Rich. Tent. f. Abyss. II, p. 209-210 (als Art)
Asch. Schwf. fl. Aeth., p. 168.
Viscoso-pubescens rubriflora.
ÆTH., COL. ERITREA. Umgegend von Saati 274. 535. 561, coll. 1892;
Ginda, in Südost, im Thal von Baresa (800 m.) 222, coll. 1891, bl. rosa
Febr.; Adi Brehe bei Keren (1300 m.) 939, coll. 1891 ; auf dem Lalamba
bei Keren (1800 m.) 838, coll. 1891, bl. dunkelfleischroth, März; im An-
seba-Thal bei Arbaschigo (1700 m.) 679, coll. 1891; Acrur (1900 m.)
1123. 1166. 1228, coll. 1894, bl. rosa, März.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1305, coll. 1889, bl. rosa, in lila spielend,
Febr.
var. Forskalei Schwf.
(Syn. : B. scandens Forsk. Descr. pl. æg. arab., p. 3?)
Subglaberrima, foliis ovatis acutis basi truncatis petiolo laminæ
dimidium vel tertium ejus longitudinis æquante, floribus saturate
roses.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1722, coll. 1889.
Loc. : Auf Schutt und auf Kehrichthaufen, bl. hellfieischroth, März. :
Diese Pflanze zeigt, abgesehen von ihrer Kahlheit, in allen Stücken den
168 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Typus der var. grandiflora R. Die Blätter haben die abgestuzte Basis,
die Richard zur Kennzeichnung seiner Art der oft herzförmigen Blatt-
form von B. dichotoma V. gegenüberstellt, Merkmale, die im Grossen
und Ganzen zur Auseinanderhaltung beider Varietäten sich bewähren.
Kahlblättrige und zugleich rosablüthige Formen der var. grandiflora
fanden sich auch in dem Nachbargebiete vor, so z. B. in den Bergen
von Erkauit bei Suakin und auf Socotra (coll. Schwf. 1881, No 370),
letztere ist eine vielverzweigte, oft blattlose Form.
432. Bœrhaavia pedunculata A. Rich. Tent. fl. Abyss. II, p.
(Syn. : B. capitata Schwf. in Engler, Hochgebirgsflora, trop. Afr.,
S. 209 [nur der Name]).
Loc. : Auf grasigen offenen Plätzen im Bereiche des Thalgrundes ; bl. kirschroth-
bläulich (Farbe der Bougainvillea spectabilis), April.
Die Pflanze wurde auch von G. Rohlfs (No 31) 1880 bei Agala in Abys-
sinien gesammelt und v. Höhnel hat sie vom Kenia aus einer Höhe von
1900 m. mitgebracht. Die mir vom Lande der Mensa, aus Central-
Abyssinien und vom Kenia vorliegenden Exemplare erscheinen in so
hohem Grade gleichgestaltet und entsprechen so vollkommen der von
Richard gegebenen Beschreibung, dass an dem Artwerth und der
Identität der Pflanzen nicht gezweifelt werden kann. Im Beitrag zur
Flora Aethiopiens, S. 168, hatten wir irrthümlich die Richard’sche
Art als eine der zahlreichen Formen der B. plumbaginea Cav. auf-
gefasst.
Maasse : Blätter 3,5 X 2,5 cm. mit 0,5 cm. langem Stiel ; der gemeinschaft-
liche Blüthenstiel wird 8-14 cm. lang. Die Blüthenkrone 0,7 cm. lang
mit 0,15 cm. langer Röhre. Die reifen Früchte sind 0,9 em. lang mit
10 abgerundeten Rippen und unter der Spitze mit 10 in zwei Reihen
übereinander angeordneten Drüsenfortsätzen versehen.
AIZOACEÆ
433. Mollugo Cerviana (L.) Ser. in D. C. Prodr. I, p. 392.
ÆTH., COL. ERITREA. Unterhalb Geleb (1400 m.) 1327, coll. 1891.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, No 114, coll. 1881.
43%. Mollugo nudicaulis Lam. Dict. IV, p. 234.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950 m.) 398, coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Hille, am Gebel Bura (500 m.) 275; Wolledje, am Gebel
Melhan (600 m.) 649, coll. 1889.
435. Mollugo Glinus A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 48.
ÆTH., COL. ERITREA. Anseba-Thal bei Keren (1300 m.) 720, coll.
1891.
Loc. : Im Kiese des Rinnsals, im trockenen Flussbett, bl. Febr.
APPENDIX IL. 169
436. Orygia decumbens Forsk. Deser. pl. æg. arab., p, 103.
ARAB., JEMEN. Unterste Region am Gebel Bura, bei Hille (500 m.) 427,
coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden 125, coll. 1881.
Loc. : Zwischen Kies und Steinen in Rinnsalen, bl. hellkarminroth Jan.-März.
437. Trianthema monogyna L. Mant. 69.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua, Ras Madur, beim Hospital, 55, coll. 1892;
Saati im Thalrinnsal.
ARAB., ADEN. Schech Othman 12%, coll. 1888; Hille am Fuss des Gebel
Bura (600 m.); Agara bei Hodjela (600 m.) 912, coll. 1889.
Loc. : In Gärten als Unkraut.
Nom. vern. arabice : rigma (Hille).
438. Trianthema pentandra L. Mant. 79.
(Syn. : Rocama digyna Fk. Descr. pl. æg. arab., p. 71.)
ÆTH., COL. ERITREA. Tiefland des Samhar in West von Massaua, bei
Dessi (50 m.) 176%, Arkiko 164, Otumlo 194, coll. 1892 ; Acrur (1900 m.)
1830, coll. 1892.
Loc. : Als Unkraut in Gärten überall, auch auf Sand und in Rinnsalen.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) 1065. 1999, coll. 1889; Hille
am Gebel Bura (600 m.) 369, coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden 10%, coll. 1881 ; el-Hami
in Ost von Schehr 170, coll. 1881.
439. Trianthema crystallina Vahl. Symb. I, p. 32.
(Syn. : Papularia crystallina Fk. Deser. pl. eg. arab., p. 69.
ÆTH., COL. ERITREA. Arkiko 148, coll. 1892; Dessi in West von Massaua,
Samhar-Ebene, 1763, coll. 1891 ; in Ost von der Austrittsstelle des Thals
des Lawa (200 m.) 1726, coll. 1891.
Loc. : Auf Sandfeldern und auf Felsen.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden 89, coll. 1881.
440. Trianthema sedifolia Vis. Pl. Aeg. Nub., p. 19, t. II, fig. 1.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (340 m.) 342. 507, coll. 1892; Otumlo 190
und Arkiko bei Massaua 137, coll. 1892.
Loc. : Auf vulkan. Felsen.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) 1065, coll. 1889.
444. Mesembrianthemum abyssinicum Pax in Engler, Hochgeb. trop. Afr.,
S. 208-209.
Perennis subacaulis papulosa, glaberrima; ramis abbreviatis lignosis
fusco-corticatis; foliis ad ramulorum apices subcongestis linearicylin-
dricis semiteretibus planoconvexis subrectis vel leviter ineurvis; apice
obtusiusculis; floribus terminalibus solitariis pedicellatis vel subsessi-
libus, pedicellis foliis brevioribus, bracteis nullis; calyeis tubo con-
creto obconico, sepalis 5 inæqualibus, 3 exterioribus abbreviatis mar-
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
gine membranaceo cinctis et ad apicem galea retrorsum spectante
acuta instructis, 2 interioribus longioribus cylindricis subteretibus ;
petalis dilute roseis sepala omnia plus minus superantibus numero
plus 30, linearispathulatis, apice rotundatis vel obtusis; staminibus
flavis 2-3 seriatis gradatim longioribus petalis 3-4 plo brevioribus,
filamentis ad basin fere liberis et parte inferiori papilloso-pilosis ;
stylis 5 stamina paullo superantibus; capsula depresso-globosa apice
plano costis 5 parum elevatis cristata; seminibus obovatis parum
compressis leviter granulatis.
Maasse : Blätter 1-3 cm. lang, erreichen im cultivirten Zustande eine weit
bedeutendere Länge, ebenso die Blüthenstiele, die an den eingesammelten
Exemplaren 0,5-1,5 cm. Länge haben. Die Petala sind in frischem Zu-
stande 0,9 cm. lang, 0,13 cm. breit.
ÆTH.,
COL. ERITREA. Plateau von Kohaito bei den Tempelruinen und an
der Schlucht (2500-2700 m.) 193, coll. 1894.
Loc.: In Felsspalten und zwischen Felsblöcken, ihre oft über 20 cm. langen,
dicken und holzigen Wurzeln in die Fugen einsenkend und nur mit den Blättern
und Blüthen aus denselben hervorragend, bl. hellrosa, Mai.
A.
Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 316, hatte bereits zwei Arten dieser
Gattung angegeben, die von A. Petit in der Provinz Uodscherat,
aber in ungenügenden Exemplaren, gesammelt worden waren. Die
eine der beiden wird wahrscheinlich mit der vorstehenden zusammen-
fallen. Sie wurde bereits von W. Schimper 1844 im Distriet von
Urahut in einer Höhe von 10,700 Fuss gesammelt (No 1783, coll.
1844; No 788, coll. 1862 und No 503, coll. 1853 in Mus. Paris). Die
Schimper’schen Exemplare zeigen eine weit üppiger entwickelte
Pflanze als die meinigen, die in allen Theilen kleiner erscheinen und
der hier gegebenen Beschreibung zu Grunde gelegt wurden.
Die Pflanze befindet sich in zahlreichen Exemplaren lebend im Bot.
Garten zu Berlin.
PORTULACACEÆ
442. Portulaca oleracea L. spec. pl. 638.
ÆRH., COL. ERITREA. Ginda, im grossen Thal (950 m.) 2277, coll. 1892;
unterhalb Geleb (1700 m.) 1852, coll. 1891.
Loc. : Auf Ackerland als Unkraut und auf Felsen, bl. gelb, Mai.
ARAB
ARAB
., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden 126, coll. 1881.
., JEMEN. Hille, am Gebel Bura (600 m.) 372; Regma und Agara
bei Hodjela (900 m.) 942. 1033; Okeber am Gebel Melhan (900 m.)
720.
Loc. : Ackerland und Kaffeepflanzungen, bl. gelb, Jan.
Nom. vern. arabice : dheneb el farras (Hodjela); rigl (Hille).
N.
APPENDIX IL. 171
443. Portulaca foliosa Kern. bot. reg. t. 793.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, im Thal unterhalb (1700 m.) 4426. 1739;
Acrur (1900 m.) 2267, coll. 1892.
Loc. : Auf sonnigen Granitfelsen, ausdauernd, bl. theils citronengelb, theils rosen-
roth, April.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille (700 m.) 371, bl. rosenroth Jan.
44%. Portulaca quadrifida L. Mant., p. 78.
(Syn. : P. Iinifolia Forsk. et P. imbricata Forsk. Deser. pl. æg. arab.
p- 92.)
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (340 m.) 35, coll. 1891; Ginda, im grossen
Thal (900 m.) 439, coll. 4891; Thal Mogod am Ostabhang des Bizen
(1400 m.) 2082, coll. 1892; Geleb, am Amba (2200 m.) 1823, coll. 1891 ;
Mahio im Thal des Haddas (1000 m.) 195; coll. 1894.
Loc. : Auf Felsen, im Kies der Rinnsale, auch auf Sand, bl. gelb, April-Mai.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, oberhalb und unterhalb Hille (500-1000 m.
415. 482 ; Agara bei Hodjela (600 m.) 1853 : Regma bei Hodjela (900 m.
943; Wolledje am Gebel Melhan (600 m.) 71%. 716.
Loc. : Auf Felsen, in Rinnsalen und auf geackertem Boden, bl. gelb, Jan.-Febr.
Nom. vern. arabice : sebib-ed-dhan.
Diese Pflanze wechselt durch die veränderte Form, Grösse und Anord-
nung der Blätter ihr Aussehen oft bis zur Unkenntlichkeit. No 94
und 1853 von Arabien könnte man, wegen der linear-lanzettlichen
Blätter, die2,5 X 0,35 cm. messen, als var. grandifolia unterscheiden.
Andere Formen, z. B. No 371 von Arabien, mit dichtgestellten, mehr
massiv fleischigen Blättern in decussater Stellung stellen Forskal’s
P. imbricata dar.
445. Portulaca Erythrææ Schwf. n. sp.
Biennis glaberrima succulenta parce ramosa, ramis erectis crassis ; foliis
suceulentis omnino planis oblongis vel oblongo-obovatis apice rotun-
datis basi cuneatis sessilibus oppositis decussatis interstitiis duplo
longioribus vel iis æquilongis, summis 4 floralibus approximatis ;
appendicibus axillaribus brevissimis filiformibus rufescentibus; flori-
bus magnis terminalibus sessilibus paucis vel solitariis, squamis non-
nullis suffultis scariosis glabris late triangularibus acutis imbricato-
congestis; sepalis 2 scariosis inæqualibus convolutis, uno late orbi-
culato apice mucronato altero late lanceolato acuto, calycis tubo (sepa-
lorum parte connato) quadrangulo; petalis 5 saturate luteis eveniis,
- calycem duplo longioribus, obovato cuneatis apice leviter emargina-
tis; staminibus numerosissimis ultra 50 luteis equalibus, quam petala
brevioribus, filamentis papilloso-glandulosis, antheris oblongis ; stylo
luteo ad 5/4 5-fido stamina valde et petala paullo excedente, ramis
patenter-recurvis superne per mediam partem stigmatosis ; seminibus
obovatis a latere compressis atronitentibus leviter granulato-muri-
catis.
172 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Maasse : Aeste 20-30 cm. hoch. Blätter 5 X 1,4 cm. Achselanhängsel 4 mm.
lang. Petala 1,3 x 2 cm. Samen genau 1 mm. im Durchmesser haltend.
ÆTH., COL. ERITREA. Aidereso, im Grossen Thal (1300 m.) 1755, coll.
1892.
Loc. : Auf sonnigen, dürren Granitfelsen, bl. mit dottergelben Petalen, deren Nagel
grünlich, Mai.
Wäre in manchen Stücken der P. oleracea L. zu vergleichen. Unter den
sonst aus Ostindien, Südafrika und anderen verwandten Florenge-
bieten bekannt gewordenen Arten dieser Gattung ist mir jedoch
keine zu Gesicht gekommen, in deren nähere Verwandtschaft die hier
beschriebene Art einzuordnen wäre; die grosse Anzahl der Staubge-
fässe ist besonders auffallend.
446. Talinum portulacifolia (Forsk.) Aschers. in litt.
(Syn. : Orygia portulacifolia Forsk. Deser. fl. eg. arab. 103. T. cumer-
folium Willd. spec. 2, p. 864.)
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda im grossen Thal (950 m.) 490, coll. 1891 ;
Geleb, unterhalb, im oberen Lawa-Thal (1600 m.) 1624, coll. 1891 ; Mahio
im Thal des Haddas (1000 m.) 19%, coll. 1894.
Loc. : An sonnigen Felsplätzen, bl. hellkirschroth, Febr.-April.
Die Blätter erreichen an üppigen Exemplaren (No 490, Ginda) 14,5 x
5,9 cm., bei oblonger, vorn abgerundeter und an der Basis keilförmiger
Gestalt.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 357; Agara bei Hodjela
(600 m.) 1032 ; Ussil (1400 m.) 2000 ; Wolledje am Gebel Melhan (600 m.)
691 ; Menacha (2200 m.) 2001, coll. 1889, bl. fr. Jan.-März.
Nom. vern. arabice : helegleg (Ussil).
CARYOPHYLLACEÆ
447. Silene chirensis A. Rich. Tent. fl. Ab. I, 44.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, am Amba (2200 m.) 1368. 1508, coll.
1891; unterhalb Geleb (1600 m.) 1319, coll. 1891 ; am Bizen (1800 m.)
1889, coll. 1892; Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 200, coll. 1894.
Loc. : Grasige Stellen am Wasser, bl, fr. Febr,-April, bl. reinweiss.
ARAB., JEMEN. Gebel Schibam, über Menacha (2500 m.) 139%, coll. 1894.
Exemplare mit 0,5 m. Höhe erreichenden aufrechten, fast unverzweigten
vielblüthigen Stengeln, verkehrtlanzettlichen, spitzen unteren Blät-
tern. Die Petala sind bald länger, bald kürzer, mit oft die Kelchzähne
überragenden Nägeln. Die über dem Karpophorum scharf abgesetzte
Kapsel ist 1 bis 2 mal so lang als dieses (bei No 200. 1889. 1394);
an anderen Exemplaren, die im übrigen nicht abweichen, erscheinen
dagegen beide Theile fast gleich lang.
Ich betrachte die vorliegenden einjährigen Exemplare als die gemeine
APPENDIX 1. 173
Form der Art, da sie dem von A. Richard in seiner Beschreibung
aufgestellten Typus sowohl, als auch den unter diesem Namen vom
Pariser Museum vertheilten Exemplaren aus Schire am meisten ent-
sprechen. Durch den Wuchs, die schmälere Form der unteren Blätter,
die Blüthenmenge und die längeren Petala weichen sie von den für
S. Schweinfurthil Rohrb. erforderlichen Merkmalen ab.
var. macropetala Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Gipfel des Berges Kube, in Ost vom Bizen (1850 m.)
1530, coll. 1892, bl. fr. Apr.
ARAB., JEMEN. Menacha, am Ostabfall unterhalb der Stadt (1800 m.) 200%;
am Gebel Schibam (2500 m.) 2002, bl. fr. Febr.-März 1889.
Mehrjährige, an der sehr dicken Wurzel stark bestockte Exemplare mit
meist ungetheilten reichblüthigen Stengeln. Die unteren Blätter sind
breitlanzettlich spitz, an der Basis kurzspathelig. Die Nägel der Petala
überragen die Kelchzähne um ein beträchtliches, oft um 1/4 bis 1/3 der
gesammten Kelchlänge. Die Kapsel ist so lang wie das Karpophorum.
var. Schweinfurthii Rohrb. in Bot. Zeitschr. 1867, S. 82. Monogr.
Silen.. S. 106, als Art.
ÆTH., COL. ERITREA. Halai (2600 m.) 198, coll. 1894; Plateau von Ko-
haito (2600 m.) 199, coll. 1894.
Loc. : Grasige Plätze und auch auf Ackerland, bl. fr. Mai.
ARAB., JEMEN. El-Hausan und Wahi Nahemi oberhalb Attara (1800 m.)
1750; über Menacha am Schinam (2400-2600 m.) 2003. 1553.
Loc. : Auf Ackerterrassen, in Luzernefeldern als Unkraut, bl. fr. März 1889.
Die aus Arabien und Nordabyssinien vorliegenden Exemplare entspre-
chen in allen Stücken denjenigen, nach denen Rohrbach die Silene
Schweinfurthii aufgestellt hat. Da das Merkmal des kürzeren Karpo-
phorums und das der kürzeren Petala auch bei den nach ihrem ganzen
Habitus als S. chirensis R. aufzufassenden Exemplaren vorkommt
und daselbst nicht als ein stabiles betrachtet werden kann, so bleibt
nichts anderes übrig, als die Rohrbach’sche Art als eine kurzlebige,
dürre Standorte bevorzugende und einjährige Varielät der S. chirensis
R. zu betrachten.
Der Habitus der Pflanze springt sehr in die Augen. Dieselbe treibt aus
einem Stack viele ausgebreitete, kurze, armblüthige und verzweigte
Stengel von 10 bis 20 cm. Länge. Die Petala sind nicht länger als der
Kelch und die Kapsel gewöhnlich noch einmal so lang als das scharf
abgesetzte Karpophorum. Die unteren Blätter sind verkehrt lanzett-
lich und am Grunde lang spathelförmig. Die Behaarung sowohl, wie
auch die Gestalt undiSkulptur der Samen bieten bei den erwähnten
Formen und Varietäten von $. chirensis R. keine Unterschiede dar.
Eine sehr nahe stehende Art ist die von Oliver in der Flora of trop.
Africa mit der genannten identificirte S. Burchelli Otth. in D. C.
448.
449.
450.
451.
452.
453.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Prodr. I, 374, von der mir indess keine Originalexemplare zugänglich
waren. Sie ist eine ausdauernde Art und soll nach Oliver kurze Petala
haben.
Silene flammulæfolia Steud. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, 43.
ÆTH., COL. ERITREA. Aufsteig zum Plateau von Kohaito, bei Taconda
(2300 m.) 197, coll. 189%, bl. fr. Mai.
ARAB., JEMEN. Gebel Schibam über Menacha (2500 m.) 1394, bl. fr. März
1889.
Von beiden Gebieten liegen hier Exemplare vor, deren Stengel, nament-
lich in den oberen Theilen, mit langen Drüsenhaaren dicht besetzt sind.
Gypsophila montana Balf. f. in Proc. Roy. Soc. Edinb. XI (1882),
p. 501.
var. diffusa Balf. f. Botany of Socotra, p. 20.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlenniederlagen der Mess. Mmes. No 15, coll.
1881; in der Niederung von Maalla in grosser Menge, No 18, coll. 1888.
Loc. : Auf trocken Steinflächen und im Kiese von Rinnsalen in Gesellschaft von
Cassia adenensis Bth. etc., bl. Ende November, bl. fr. März.
Die später auch von Prof. Balfour und mir auf Socotra und von Revoil
im Somal-Lande aufgefundene Art bildet in Südarabien eine durch
kleinere Blüthen und völlig kahle Stengel ausgezeichnete Varietät.
Dianthus leptotoma Steud. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 42.
ÆTH., COL. ERITREA. Zwischen Saganeiti und Halai (2400 m.) 201, coll.
189%; bei Taconda, am Fusse des Plateau von Kohaito (2300 m.) 202,
coll. 1894.
Loc. : Vereinzelt auf sonnigen, trockenen Schieferfelsen, bl. fr. April, Mai.
Dianthus uniflorus Forsk. Cat. Fl. Arab. Fel., p. CXI.
(Syn.: D. pumilis Vahl. Symb. I, p. 32.)
ARAB., JEMEN. Gebel Schibam bei Menacha, oberhalb el-Ajam, am Nord-
ostabhang der Spitze (2700-2800 m.) 1660.
Loc. : An Rainen der Gersten-Terrassen, ausgedehnte Polster darstellend, bl. rosa,
bl. fr. März 1889.
Dianthus caryophyllus L. spec. pl. 587.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Kaffeepflanzungen angebaut.
Nom. vern. arabice : sahr-es-sirr.
Stellaria media (L.) Smith Engl. bot. Tab. 537.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion (900 m.) 1857; Kahil über Me-
nacha (2400 m.), als Unkraut unter Luzerne, 1450, bl. fr. Jan.-Febr. 1889.
. Cerastium vulgatum L. sp. 300.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco bei Maldi (2000 m.) 203, coll. 1894, bl.
fr. Febr.
Forma glanduloso-pilosa, ramis erectis, foliis ovato-oblongis, petalis
sepala æquantibus.
ah Te Re
+ AT N Le
APPENDIX II. 175
455. Alsine (Minuartia) Alifolia (Fk.) Schwf.
(Syn. : Arenaria filifolia Forsk. Ff. eg. arab., p. 211; Vahl. Symb.
I, 33, Tab. XII; Alsine Schimperi Hochst. in A. Rich. Tent. fl.
Abyss. I, p. 47.)
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 204, coll. 1894,
bl. Mai.
ARAB., JEMEN. Menacha und am Nordabhang der Schibam-Spitze (2200-
2800 m.) 1680.
Loc. : Moosartige Rasen an Felswänden und Terrassengemäuer darstellend, bl. fr.
März 1889.
Die arabische Pflanze zeichnet sich durch vollkommene Kahlheit vor
den aus Nordabyssinien stammenden aus; man könnte daher die
letztere als var. Schimperi unterscheiden, wenn nicht Uebergänge
nachzuweisen wären.
456. Arenaria serpyllifolia L. sp. pl. 606.
var. glandulosa Koch. Syn. 101, Ed. IH.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, unterhalb, am Bache (1700 m.) 1249, coll.
1891 ; im grossen Thal von Ginda (1000-1500 m.) 238. 50%, coll. 1892;
Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 205, coll. 189%.
Loc. : An Felswänden, an Wegen und im Kiese der Bachbetten, bl. fr. Febr.-Apr.
ARAB., JEMEN. Oberhalb Menacha (2500 m.) 1449.
Loc. : In Luzerne als Unkraut, bl. fr. Febr. 1889.
457. Spergula flaccida (Roxb.) Aschers. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand.,
1888.
(Syn. : Arenaria flaccida Roxb. Fl. Ind. II, 447. Spergularia fallax
Lowe in Hook. Journ. Bot. Kew. Misc. VIII, 289.)
ARAB., JEMEN. Kahil über Menacha (2400 m.) 1451.
Loc. : Auf Luzerne-Feldern als Unkraut, bl. fr. Febr. 1889.
Diese als Feldunkraut in den kühleren Regionen Vorderindiens ver-
breitete Art ist auch auf Aegypten, das Nubische Nilthal, die Nubische
Küste unter 220 n. R. und auf das Hedschas (Dschedda) ausgedehnt.
Die kugeligen und dreiklappig aufspringenden Kapseln kennzeichnen
sie als eine echte Spergula, die vielfach mit S. pentandra verwechselt
worden ist. Die Samen sind bei den Exemplaren von Menacha fast
glatt und glänzend schwarz mit zerstreuten winzigen Höckerchen und
mit einem häutigen Saum, dessen Breite dem halben Durchmesser des
Mitteltheils entspricht.
458. Spergularia campestris (L.) Aschers. A. et. Schwf. Illustr. fl. Egypte,
p. 48.
(Syn. : Arenaria rubra «. campestris L. sp. 606.)
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 206, coll. 1894.
Die Blattspitzen der vorliegenden, mit Drüsenhaaren bedeckten Exem-
plare sind meist stumpflich oder mit einer nur ganz kurzen Stachel-
459.
460.
461.
463.
465.
466.
467.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
spitze versehen, wie das auch bei ægyptischen und syrischen vor-
kommt. Die Samen sind braun, birnförmig mit breitem Randwulste,
und mit flachen runden Höckern besetzt.
Bolyerpon tetraphyllum L. f. suppl. I, 16.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950 m.) 249, coll. 1891 ; Geleb und oberes
D (1400-1700 m.) 1171. 1625. 1669, coll. 1891 ; Galata, nördlich
Aidereso (1100 m.) 1625, coll. 1892; Plateau von Kohaito (2600 m.) 207,
coll. 1894. ;
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha (2500 m.) 1478, coll, 1889.
Loc. : Als Unkraut in Luzernefeldern, bl. fr. Febr.
Polycarpia corymbosa Lam. Ill. No 2798.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal des Lawa (800-1500 m.) 1066, coll. 1892.
Polycarpia repens (Fk ) Aschers. Schwf. msr.
(Syn. : Corrigiola repens Forsk. Deser. pl. eg. arab., p. 207. en
carpæa fragilis Del. fl. Eg., p. 241, Tab. 241, f. 1.)
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, coll. 1881; bei el-Hami,
in Ost von el-Schehr, coll. 1881.
. Sphærocoma HookeriT. Anders. Journ. Proc. Linn. Soc. V, 15, Tab. 3.
(Syn. : Psyllothamnus Beevori Oliv. in Hook. Icon. Pl. ser. III, Vol.
Nm 1299 9277.)
ARAB., ADEN. Nordabfall des Schemsan, im Thal beim oberen Fangdamm,
No 103, coll. 1888, bl. Dec.
Pollichia campestris Ait. Kew. (1789) I, p. 5.
ÆTH., COL. ERITREA. Arbaroba bei Asmara (2000 m.) 532, coll. 1891 ;
Geleb, unten im Thal (1700 m.) 1287. 1799, coll. 1891, bl. fr. Febr.-Apr.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 1559.
Loc. : Am Gemäuer der Ackerterrassen, bl. fr. Febr. 1889.
. Corrigiola littoralis L. sp. pl. 388.
ÆTH., COL. ERITREA. Hewo bei Saganeiti (2000 m.) 1028, coll. 1892;
Saganeiti (2200 m.) 1878, coll. 1892; Halai (2600 m.) 208, coll. 1894.
Loc. : Auf Ackerland, spärlich, bl. fr. März-Apr.
Herniaria hirsuta L. sp. 317.
ÆTH., COL. ERITREA. Halai auf Ackerland (2600 m.) 209, coll. 1894.
Scleranthus annuus L. sp. pl. 580.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1372, coll. 1892.
Loc. : Als Unkraut auf abgeerndteten Feldern, bl. fr. April.
Cometes abyssinica R. Br. in Wall. pl. Asiat. rar., Tab. XVIII.
(Syn. : C. apiculata Dene. fl. Sinaic. p. 6. Ann. Sc. Nat. 2, Ser. II,
p. 244).
/ETH., COL. ERITREA. Keren bei Magara (1300 m.) 818, coll. 4891 ; Mai-
Mafales in Dembelass, in Nordwest unterhalb (1700 m.) 210, coll. 189%.
Loc. : An sehr trockenen Stellen auf thonhaltigem Boden, fr. März und April, als
einziges zur Zeit vegetirendes Gewächs des Standorts.
LOL A EEE
APPENDIX IL. 177
ARAB., ADEN. Ebene von Maalla 46, coll. 1881 : Schlucht oberhalb des
Europ. Begräbnissplatzes von Steamer point und am Schemsan 76, coll.
1888; Schugra östlich von Aden im Rinnsal der Regenbelte 110, coll.
1881, fr. März.
CERATOPHYLLACEÆ
468. Ceratophyllum sp.
ÆTH., COL. ERITREA. Zazega bei Asmara, im Bache, Quelle des Anseba
(2300 m.) 2108, coll. 1894.
Wie von allen bisher in Abyssinien gesammelten Exemplaren dieser
Gattung, so liegen auch hier nur sterile vor. Eine Bestimmung der
Art war daher nicht möglich.
ANONACEÆ
469. Anona squamosa L. spec. pl. 757.
(Syn. : A. glabra Forsk. Descr. fl. eg. arab. pl. 102, t. 15.)
ARAB., JEMEN. Schlucht am Fusse des Gebel Bura bei Hille, verwildert
und selbstausgesäet (600 m.) 249. 380, coll. 1880 ; Wolledje am Fuss des
Gebel Melhan (600 m.) sehr häufig verwildert und im Kiesbette als Säm-
ling sprossend, 621; Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 849, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : chermisch (Hille), amve-béresch (Wolledje), berresch
(Wolledje).
RANUNCULACEÆ
470. Delphinium dasycaulon Fresen. in Mus. Senckenb. II, p. 272.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Kube, in Ost vom Bizen (1800 m.) 1547,
coll. 1892; Spitze des Alamkale bei Aidereso (1823 m.) 1472, coll. 1892,
bl. Anfang .April.
471. Clematis orientalis L.
var. glaucescens Fres. in Mus. Senckenb. II, p. 268. d
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb, unterhalb am Bache (1700 m.) 1145, coll.
1891; Mogod, östlich vom Bizen (1300 m.) 1599, coll. 1892; Saganeiti
(2300 m.) 1718, coll. 1892; Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 211,
coll. 1894, bl. im Febr., fr. April-Mai.
var. simensis Fres. in Mus. Senckenb. II, p. 267.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion über Hille (1000-4500 m.) 428;
Wadi et-Tehm bei Ussil (1200 m.) 1226; Menacha (2200 m.) 1483.
Loc. : In Gebüschen, fr. Jan.-Febr, 1889.
Nom. vern. arabice : qummuda (Menacha, Ussil) oder hallal (Hille).
178 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
var. Wightiana O. Kuntze in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandb. XXVI,
p- 125.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 865 ; Ussil (1400 m.)
1318, bl. Jan.-Febr. 1889.
472. Ranunculus multifidus Forsk. fl. æg. arab., p. 102-103 (non Pursh.).
(Syn. : R. Forskahlii DC. Syst. I, p. 303. R. membranaceus Fres. in
Mus. Senckenb. II, p. 270-271. R. pennsylvanicus Defl. (non L.)
Voy. Jemen, p. 108.)
ÆTH., COL. ERITREA. Asmara, am Bache (2300 m. ) 610, coll. 1891, bei
Saganeiti (2000-2200 m.), am Bache Marachat und bei Degre 897. 1681,
coll. 1892; Mai-Kummel bei Godofelassi (1600 m.) 212, coll. 1894; Hauati
südl. Halai (2000 m.) 213, coll. 189%.
Loc.: Am Rande von Bächen, im Wasser, bl. fr. Jan.-Mai.
ARAB., JEMEN. Attara, unterhalb an der Quelle (1700 m.) 1358; Quelle
Karauen bei Menacha (2000 m.) 1526 ; am Gebel Schibam über Menacha,
bei el-Ejan (2700 m.) 1659.
Loc. : An Quellen unter Gras und hohen Stauden. bl. fr. Febr. 1889.
Es kann keinem Zweifel unterliegen, dass Forskal l. c. die Art nach
Exemplaren aufgestellt hat, die mit den meinigen identisch waren;
seinem Speciesnamen gebührt der Vorzug aus Gründen der Ancienni-
tät. Die arabische und abyssinische Pflanze bildet einen Uebergang
zwischen den Sectionen Hecatonia und Echinella DC., indem bei ihr
die Höcker sehr wenig hervorragen und nur wenige an Zahl, 6-8-10
zerstreut auf den sonst gleichmässig chagrinirten Flächen des Karpels
angetroffen werden. Daher müsste man sie, falls man sie als eine
eigene Art nicht unterscheiden wollte, sowohl dem in der alten und
neuen Welt weitverbreiteten R. pennsyloanicus L. als auch dem süd-
afrikanischen R. pubescens Thbg. (= R. pinnatus Poir.) als Varietät
unterordnen. Sie scheint in der That einen Uebergang zwischen diesen
beiden schwerlich als ein und dieselbe zu betrachtenden Arten dar-
zustellen.
Bei R. pennsylvanicus L. sind auf den gleichmässig chagrinirten Seiten-
flächen des Karpells überhaupt keine Höcker vorhanden, R. pubescens
Thbg. dagegen hat daselbst weit stärkere und dicht gestellte Höcker
aufzuweisen als die vorliegenden Exemplare aus Arabien und. Nord-
abyssinien. Die Merkmale der beiden genannten Arten entsprechen
im übrigen hinsichtlich der Karpell- und Blattform und der Behaarung
den vorliegenden Exemplaren aufs vollständigste, wie das ja auch
bei seiner Art Fresen 1. c. bereits hervorgehoben hat. Bei R. pubes-
cens Thbg. sind die Karpelle am Rande mehr wulstig aufgetrieben
und mit derberer Nervatur versehen als bei unserer Art. R. penn-
sylvanieus L. ist ausserdem dadurch von fast allen Exemplaren der
vorstehenden Art verschieden, dass seine Fruchtköpfe bei der Reife
EN
APPENDIX II. 179
stets die Tendenz bekunden, sich in die Länge zu strecken und kurz-
eylindrische Formen anzunehmen. Die vorliegenden Exemplare aus
dem Yemen verrathen nur in ganz schwachem Grade eine ähnliche
Tendenz ; anderseits sah ich P. pennsylvanicus L. aus Java und Vor-
derindien, die vollkommen kugelige Fruchtköpfe hatten. Die abyssi-
nische Pflanze hat nur durchaus kugelförmige aufzuweisen. Die Blüthen
der letzteren sind weit grösser als die der jemenischen Exemplare.
BERBERIDACEÆ
473. Berberis aristata D. C. Syst. II, p. 8.
ARAB., JEMEN. Gebel Schibam, Nordostabfall über Menacha, oberhalb el-
Ejan bis hinauf zur Spitze (2600-2900 m.) 1529. 1682, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : hodhub.
MENISPERMACEÆ
474. Stephania abyssinica A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, 9, Tab. 4.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, im Thal von Gua (2000 m.) 1333, coll.
1892 ; 214, coll. 1894 ; Halai, Wasserschlucht (2500 m.) 215, coll. 1894 ;
bl. März, April.
475. Chasmanthera dependens Hochst. Flora 1844, p. 21.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, im Thale des Jangus (150 m.) 51, coll. 1891 ;
396, coll. 1892; im untersten Theils des Haddas-Thals (200 m.) 216, coll.
1894, bl. Febr., fr. März-Mai.
476. Cocculus Leæba (Del.) D. C. Syst. I, p. 528.
(Syn.: Gebatha et Leæba Forsk. Descr. pl. eg. arab., p. 171-172. Meni-
spermum edule Vahl. Symb. I, p. 80. Cocculus Sebatha D. C. I. c.)
ÆTH., COL. ERITREA. Saati in der Schlucht unter dem Süd-Fort (140 m.)
9, coll. 1891, steril.
ARAB., JEMEN. Acacienwald bei Sejid-Suleman, bei Moghlaf im Tieflande
der Tehama 798, coll. 1889, bl. fr. Jan.
Nom. vern. arabice : turräch.
ARAB., ADEN. Ebene von Maalla, in Salvadora schlingend 7%, coll. 1888,
bl. Nov.
Die Exemplare von Saati bestehen in jungen Sprossen der erst zwei-
oder dreijährigen Pflanze, die in diesem Zustande langschüssige win-
dende Triebe macht und grosse breiteiförmige, rundlich-dreieckige
oder dreilappige Blätter hervorbringt. Diese Blätter sind am Grunde
kurz peltat, ö-nervig und haben dadurch ein in so hohem Grade von
allen Exemplaren des ausgewachsenen Schlingstrauches abweichendes
Aussehen, dass man sie ohne weiteres für eine verschiedene Menis-
BULL. HERB. BoIss. Appendix II (1896). 13
180 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
permaceen-Art ansehen könnte, lägen nicht einige Uebergänge vor.
A. Deflers sammelte 1886 am Schemsan bei Aden einen Coceulus,
dessen Zweige die elliptischen Blätter des C. Leeba mit den breit-
eiförmigen, am Grunde peltaten der hier besprochenen Jugendform
vereint zur Schau stellen. Die Analogie mit den bei jungen C. villosa
D. C. stets vorkommenden hastaten und dreilappigen Blattformen
liegt auf der Hand, nur scheinen dieselben an den alten Zweigen nie
vorzukommen. An solchen Jugendexemplaren der Pflanze, bezw. den
Wurzelsprossen hatte ich bereits auf früheren Reisen in Südnubien
ähnliche Blattformen, wie sie bei €. villosus DC. vorkommen, beob-
achtet, und zwar herzförmig dreilappige, 5-nervige, alle mit peltater
Einfügung der Blattspreite in den Stiel. Die hellgraue Färbung ist
allen gemeinsam.
Maasse der Blätter von No 9, coll. 1891 : Spreite 8 cm. lang, 5,5 cm.
breit, Stiel 3,3 cm. lang, verwachsener Rand der Spreitenbasis 3 mm.
breit.
Eine solche Form erwähnt A. Franchet von Tadjourah in Pl. recueillies
par M. L. Faurot, in Journ. Bot. 1887, Juni.
477. Cocculus villosus (Lam.) DC. Syst. I, p. 525.
(Syn. : Cebatha b. foliis pubescentibus Forsk. Cat. fl. arab. pl.,
p- CXXII?)
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille (500 m.) 320 ; im Walde bei Hod-
jela, Wadi Madfar (600 m.) 995 ; bei Wolledje am Gebel Melhan (600 m.)
674; bei Ussil (1400 m.) 1127, bl. fr. Jan. 1889.
Nom. vern. arabice : luah (Hille), herrije (Hille), schirwai (Wolledje), had-
dal (Ussil).
Eine gewaltige Liane, die mit oft schnurgeradem seilartigem Stamme
die höchsten Sycomoren erklimmt und deren Kronen mit weiten Ge-
winden behängt.
Die südarabische Pflanze entspricht den minder dicht hehaarten Formen
der vorderindischen. Blätter mit hastatem und herzförmigem Grunde,
auch dreilappige, fünfzackige und solche mit je zwei grossen Seiten-
zähnen am hinteren Rande treten auch hier häufig auf.
var. glabrata Schwf.
Ramulis petiolisque pubescentibus, foliis oblongis et oblongolinearibus,
subtus ad nervos pilis paucioribus conspersis.
ÆTH., COL. ERITREA. Aidereso (1220 m.) 1434, coll. 1891, bl. fr. April.
Dichtbeblätterte Zweige liegen vor, die auf den ersten Blick wegen der
schmalen Blattform an C. Leæba DC. erinnern. Die Blätter sind indess
sehr kurzgestielt und am Grunde abgerundet, auch sind die Secundär-
nerven, abgesehen von den seitlichen Basalnerven, ganz unentwickelt.
Bei C. Leæba hingegen sind an den alten Zweigen alle Blätter stets
ET
APPENDIX II. 181
am Grunde keilfürmig, sie sind weit länger gestielt und die Secundär-
nerven in der vorderen Hälfte der Spreite deutlich entwickelt. Ein
Unterschied, den die Frucht zwischen beiden Arten zu erkennen giebt,
lässt sich an der Pflanze von Aidereso sehen : die Beeren von C. vil-
losus haben über dem Hohlraum des Steinkerns flache, kaum merk-
lich concave Seitenflächen, während sie bei C. Leæba eine ausgeprägte
Grube darthun. Die letztgenannte Art hat ausserdem weit kürzere
Stiele des weiblichen Blüthenstandes.
Maasse : Blätter 3-2,2 cm. lang, 1,2-0,7 cm. breit, Stiel 1,5-2,5 mm. lang,
Pedunculus 3-7 mm. lang.
LAURACEÆ
478. Cassytha filiformis L. sp. pl. ed. I, p. 35.
ARAB., JEMEN. Fuss des Gebel Bura, bei Hille (500 m.) 253; bei Ussil
(1200 m.) 1267; bei Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 1908.
Nom. vern. arabice : schubbota (Ussil), toschom (Wolledje). fischughe (Hille).
Loc. : In schattigem Gebüsch der Thalwaldung mit dichtverschlungenen Massen
windend, bl. fr. Jan. 1889.
PAPAVERACEÆ
479. Fumaria parviflora Lam. Dict. II, 567.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 4511, bl. fr. März 1889.
480. Fumaria abyssinica Hammar. in Hauskn. Flora 1873, p. 492. 493.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, oberhalb Hille (900 m.) 564; am Schibam
über Menacha, bei el-Ejan (2700 m.) ; Quelle Kerauen bei Menacha (2000 m.)
1830.
Loc.: An Terrassengemäuer, bl. fr. Jan.-März 1889.
CRUCIFERE
481. Lepidium ruderale L. spec. pl. 900.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Gheleb und am Amba (2200 m.) 1177. 1579,
coll. 1891 ; Spitze des Bizen (2400 m.) 1848, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.)
1748, coll. 1892; Plateau von Kohaito (2600 m.) 221, coll. 189%.
Loc.: Im Kiese der Rinnsale an Bächen.
482. Lepidium sativum L. spec. pl. 899.
ÆTH., COL. ERITREA. An der Fahrstrasse auf der Höhe des Dongollo bei
Ginda (1000 m.) 374, coll. 1891, auf Schutt.
Nom. vern. in Tigrinia et Tigré : schemfa (Acrur).
182 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
483. Lepidium Armoracia Fisch. Mey. Ind. sem. hort. Petrop. 1842, 77.
(Syn. : L. alpinum ? Fk. No 395. Cat. fl. Arab. Fel. p. cxvı (in
Herb. Forskalii, Hafn. sub No 715!) L. abyssinicum Hochst. in
A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 21).
Perenne radice lignoso, glabrum vel pulverulento puberulum, caulibus
erectis pedalibus; foliis inferioribus in petiolum longum desinentibus
ovalibus integerrimis vel lanceolatis pinnatisectis, vel Iyratis segmentis
utrinque 2-4 lanceolatis, terminali lanceolato serrato dentato, foliis
caulinis linearibus acutis vel anguste lanceolatis dentatis vel inte-
gerrimis in petiolum angustatis; pedicello flore ac capsula matura
sesquilongiore pilis minimis sparso, petalis sepalis apice sepe pur-
pureis paullo longioribus, staminibus in specim. arab. 6, in æthiop.
plerumque 2, vel 3-2; silicula compressa ovato-acuta apice integra,
stylo brevissimo sed distineto; cotyledonibus integris incumbentibus.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 793. 1729, coll. 1892; Halai
(2000 m.) 217, coll. 489%; Asmara (2400 m.), coll. Prof. Penzig 1891.
Loc.: An trockenen thonigen Böschungen und auf Ackerland, bl. fr. März-April.
ARAB., JEMEN. Menacha, bei der Quelle nahe dem Hospital (2200 m.)
1392, bl. fr. Febr. 1889.
Maasse : Die Kapsel ist 3 mm., der Blüthenstiel £ mm. lang.
Obgleich die arabischen Exemplare in ihren Blüthen 6 Staubgefässe auf-
weisen, während die von Saganeiti meist nur 2 haben, so kann doch
nicht der geringste Zweifel obwalten hinsichtlich der Zugehörigkeit
beider zu derselben Art. Diese Art wird sich wahrscheinlich mit
dem südafrikanischen L. flexuosum Thunb., Prodr. 107, vereini-
gen lassen, von der mir indessen keine beglaubigten Exemplare
zugänglich waren. Die unter diesem Namen von Bergius vorliegenden
stimmen hinsichtlich der Blattform und des etwas haarigen Blüthen-
stiels und der 6 Staubgefässe mit der arabischen Pflanze, allein sie
weisen keine Petala auf.
Bei den von Menacha vorliegenden Exemplaren sind auch die Kelch-
blätter mit Härchen besetzt, während diese bei der Saganeiti-Pflanze
fast gänzlich kahl erscheinen.
184. Sisymbrium subulatum Fourn. rech. cruc. 72.
Foliis lanceolatis lyrato runcinatis pinnatisectis, laciniis utrinque &-5
runcinato-dentatis et sinuoso confluentibus, caulinis angustis cuspi-
datis runcinato-dentatis in petiolum brevissimum angustatis.
ÆTH., COL. ERITREA. Acrur, als Unkraut in einem Gemüse-Garten
(1600 m.) 746, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigrinia : demmet (Acrur).
185. Sisymbrium erysimoides Desf. Atl. II, p. 84, tab. 158.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, in Rinnsalen (800 m.) 256, coll. 1891; im
N RS
APPENDIX II. 183
grossen Thal zwischen Ginda und Filogobai (1000-1500 m.) 505, coll.
4891; im Thale Mogod in Ost vom Bizen (1300 m.) 1582, coll. 1892;
Geleb, am Amba und im oberen Thale des Lawa (2200 m., 1700 m. und
1000 m.) 1134a. 1134. 466%, coll. 1891 ; Halai (2600 m.) 219, coll. 4894;
Kohaito (2600 m.) 220, coll. 1894, fr. Febr.-April.
ARAB., JEMEN. Unter Menacha in Nordwest (1800 m.) 1151; Regma bei
Hodjela (800 m.) 963; Gebel Bura bei Hille (4000 m.) 412.
Loc. : In Kafieepflanzungen als Unkraut, bl. fr. Febr. 1889.
486. Schouvia purpurea (F.) Schwf.
(Syn. : Subularia purpurea Forsk. Descr. fl. eg. arab., p. 117. Sch.
arabica (V.) DC. Syst. II, p. 644.)
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama, bei Marraua. No 176.
Loc : Als Unkraut auf allen Aeckern in grosser Menge, bl. blasslilaröthlich, fr.
Dec. Ende 1888.
487. Brassica lanceolata Lange. Bot. Tidschr. XVII (1889), p. 170-177.
(Syn. : Br. juncea DC. Syst. Veg. II. 612 et Aut. [non L.])
- ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Donkollo-Höhe (1000 m.) 30%. 2225, coll.
1891 ; Saganeiti, cultivirt und verwildert (2200 m.) 1324. 1770, coll. 1892;
Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 222, coll. 1894, bl. fr. Febr.-
März.
Nom. vern. in Tigrinia : adri.
488. Brassica campestris L. Suec. p. 136.
ARAB., JEMEN. Am Schibam über Menacha, bei el-Ejan (2700 m.) 1645,
bl. hellweisslichgelb, fr. Febr. 1889.
Loc. : In Gerstenfeldern verwildert. Die Pflanze war früher als Oelpflanze zur
Brennölgewinnung hier vielfach in Cultur, bis das billige Petroleum diese ver-
drängte.
Nom. vern. arabice : chardal.
489. Erucastrum arabicum F. Mey. in Linnæa XIII Lit. Bl. 109.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950 m.) 432, coll. 1891 ; oberhalb Ginda,
im grossen Thal (1000-1500 m.) 511, coll. 1891; Geleb, am Amba
und im oberen Thal des Lawa (2200-1000 m.) 1402. 1461. 1675, coll.
1892 ; auf dem Passe Bamba, nördlich von Aidereso (1102 m.) 656, coll.
1892; Ambelaco (2000 m.) 225, coll. 189%; Halai (2600 m.) 224, coll.
1894; Plateau von Kohaito (2500 m.) 226, coll. 189%.
Loc.: Meist als Ackerunkraut auitretend, bald mit aufgerichteten, bald mit mehr
oder minder ausgebreitet-niederliegenden Stengeln, bl. citrongelb, fr. Febr.-Mai.
Nom. vern. in Tigrinia : fa’te (Acrur).
ARAB., JEMEN. Wadi Aggara bei Hodjela (600 m.) 913; Gebel Bura, über
Hille (1000 m.) 412. 540.
Loc. : Auf Maisfeldern und in Kaffeepflanzungen, bl. fr. Jan. 1889.
Nom. vern. arabice : asb-el-biss (Hille).
Mit dieser Pflanze ist sehr wahrscheinlich als Art identisch das als
18% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Varietät derselben zu betrachtende E. edule Hochst. in litt. [Syn. :
Diplotaxis erucoides Schwf. Beitr. fl. Aeth., p. 75 (non DC.) — No
381 Dschadscha, Schimper coll. 1854.
490. Rapistrum rugosum (L.) All. Ped. t. 78.
ÆTH., COL. ERITREA. Asmara, als Unkraut auf Versuchsfeldern einge-
schleppt (2400 m.) 2141, coll. 1892.
491. Nasturtium palustre D. C. Syst. Veg. II, 191.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, am Bache Marachat und bei Degera
(2200 m.) 1394. 894. 1253, coll. 1892 ; Hauati in Süd von Halai (2200 m.),
bl. fr. März-Mai.
492. Nasturtium officinale R. Br. Hort. Kew. IV, p. 109.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, am Bache von Degera (2000 m.) 1253,
coll. 1892.
493. Cardamine trichocarpa Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 18. 19.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Dongollo-Höhe und im Thal (950-1000 m.)
251. 371, coll. 1891; Thal Mogod in Ost von Bizen (1300 m.) 1578, coll.
1892.
Loc. : Als Unkraut unter Getreide, bl. Febr., fr. April.
494. Cardamine hirsuta L. sp. pl. 915.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im grossen Thal (1000-1500 m.( 433. 503,
coll. 1891.
195. Capsella bursa pastoris (L.) D. C. Syst. Veg. II, p. 383.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im grossen Thal (1000 m.) 510, coll. 1891,
bl. Febr.
ARAB., JEMEN. Am Schibam über Menacha, bei Kahil und el-Ejan (2500-
2700 m.) 1448.
Loc. : In Luzerne- und Gerstenfeldern als Unkraut, bl. fr. Febr. 1889.
496. Stenophragma Thalianum (L.) Celakowsky Arch. Nat. Land. Boehm.
III, p. 445.
(Syn. : Arabis Thaliana L. sp. 929. Sisymbrium Thalianum Gay.
Monn. in Gaud. fl. Helv. IV, 348.)
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, in Nord (800 m.) 321, coll. 1891; im
grossen Thal zwischen Ginda und Filogobai (1000-1500 m.) 255. 35%,
coll. 1891; Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 218, coll. 189%, bl.
fr. Febr.
497. Arabis albida Stev. Cat. Hort. Gor. 1812, p. 51.
ÆTH., COL. ERITREA. Arbaroba unter Asmara (1800-2000 m.) 535, coll.
1891; Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 227, coll. 189%.
Loc. : Wächst an Felswänden, bl. fr. Febr.
498. Morettia parviflora Boiss. Ann. Sc. Nat. 1842, p. 60.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden, No 409, bl. fr. März
1881.
RER, w
APPENDIX IL. 185
Die Pflanze entspricht den für die Art in der Beschreibung aufgestellten
Merkmalen. Die 3 mm. langen Blüthen sitzen auf Stielen von halber
Länge, die Petala überragen die Sepala um !/a bis 1/3. Die sehr kurze
Narbe ist seicht ausgebuchtet. Die Schôtchen sind 1 em. lang, fast
&-kantig, etwas lorulos und in Gestalt einer Viertelkreislinie ge-
krümmt. Die Blüthenstände entwickeln bis 20 cm. lange Trauben, die
bis zu 20 Früchte reifen. Accessorische Laubzweige, die an ihren
Spitzen wieder Blülhentrauben bilden, welche letztere an den unter-
sten Blüthen abermals neue Laubzweige erzeugen, finden sich, wie
bei M. philæana D. C., in den Achseln der die untersten Blüthen
jeder Traube stülzenden Tragblätter.
499. Farsetia longisiliqua Dene. Ann. sc. Nat. Ser. II, vol. IV, p. 69.
ÆTH., COL. ERITREA. Im unteren Thal des Lawa (200-300 m.) 774, coll.
1891.
ARAB., ADEN. Im Goldmore-valley, No 140, fr. Dec. 1888; Schugra,
No 84, bl. helirosa, März 1881.
Die noch fragliche Zusammengehörigkeit die Art mit Gheiranthus
Iinearis Fk. in Descr. fl. eg. arab. p. 120 u. Cat. fl. Arab. Fel.
p. exvi, No 398, (Syn. Farsetia linearis Dene. in Ann. sc. nat. 42,
p. 150?) von der im Forskal’schen Herbar zu Kopenhagen, Exemplare
von Beit-el-fakih vorhanden sind, verhindern vorläufig die Bevorzu-
gung des letzterwähnten Artnamens.
500. Farsetia ramosissima Hochst. in Fourn. Bull. Soc. Bot. XI, 55.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, Maraita-Hügel (300 m.) 56, coll. 1891;
Samhar-Tiefland in West von Massaua, bei Scheqat-Qieh (150 m.) 1747,
coll. 1891, bl. orangegelb Febr., bl. fr. April.
501. Mathiola elliptica R. Br.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal des Lawa, bei Gaaba (340 m.) 1630, coll.
1891; unterhalb Acrur bei Addi Finni (1600 m.) 1107, coll. 1892; im
Thale Arröt unterhalb Acrur (1500 m.) 1399, coll. 1892; oberhalb Mahio
(1500 m.) 226, coll. 1894.
Loc. : An Felswänden der mittleren Gehänge des Ostabfalls des Hochlandes, bl.
reinweiss März, fr. April-Mai.
CAPPARIDACEÆ
502. Pedicillaria pentaphylia (L.) Schrank. 1790.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, am Anseba (1300 m.) 728, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1309; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan
(600 m.) 539, bl. fr. Febr.-Jan. 1889.
Nom. vern. arabice : nimr (Wolledje).
186
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
503. Polanisia (Decastemon) hirta (Kl.) Pax in Engl. Prantl Nat. PAL. III, 2.
224.
var. Hanburyana Penz. Atti Congr. Bot. 1892. Piante Bogos etc., p. 21.
(Syn. : Cleome Hanburyana Penz. loc. cit.
Foliolis 3-5 oblongo-ellipticis utrinque acutis.
ÆTH.,
COL. ERITREA. Bei Saati, Thal Terrha (200 m.) 272, coll. 1892;
Dikdikta-Höhen in Südwest von Saati (200 m.) 111, coll. 1891 ; im mitt-
leren Thal des Lawa (1000-1500 m.) 1685, coll. 1891. ’
Loc.: In Rinnsalen und auf lockeren Steinflächen, bl. rosa-lila, die 2 vorder-
sten
Petala zur unteren Hälfte zitrongelb mit grünlichem Rand bis zu der lila-
gefärbten Spitze. bl. fr. Febr.-April.
Maasse : Blattstiel 5-7 cm. lang, das Mittelblättchen 3 cm. lang, À cm. breit.
Same 3,5 mm. im Durchmesser. Früchte 9 em., Gynophor bis 2 cm.,
Fruchtstiel 1 cm., Griffelspitze 0,4-0,5 cm. lang.
Unter den zahlreichen Exemplaren dieser Art, die aus Südafrika und
namentlich aus Ostafrika vorliegen, fehlen Blattformen von der oben
beschriebenen Gestalt. In den übrigen Merkmalen stimmt die Pflanze
mit dem Artcharakter überein. Staubgefässe sind 8-10 vorhanden.
Die Samen haben die für die Art sehr bezeichnende Sculptur mit
12-15 radialen Kämmen und feiner Längsfurchung in den Zwischen-
räumen zwischen denselben.
50%. Polanisia viscosa D. C. Prodr. I, p. 242.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura, in der Ebene (300 m.) 231, coll.
1889; oberes Wadi-Madfar bei Hodjela (800 m.) 988, coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden 73, coll. 1881.
Loc. : Als Ackerunkraut, bl. fr. Jan.-März.
Nom. vern. arabice : oddar (Hille).
505. Cleome brachycarpa Vahl in D. C. Prodr. I, p. 240.
ARAB., ADEN. In der Ebene von Maalla, No 28, coll. 1883; Schugra in
Ost von Aden, 101, coll. 1881.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille. Zum Markt gebracht und als aro-
matische Pflanze feilgeboten; No 1809, coll. 1889, bl. fr. Jan.
Nom. vern. arabice : chösam (Hille).
506. Cleome Schweinfurthii Gilg, Notizbl. Bot. Gart. Berlin 1895, S. 62.
Biennis erecta bipedalis, ubique glandulis sessilibus vel brevissime sti-
pitalis conspersa, more cl. arabicæ foetens; foliis 3-foliatis, longe
petiolatis, foliolis sessilibus vel brevissime petiolulatis petiolum
æquantibus, æqualibus vel lateralibus paullo obliquis, elliptieis, ovali-
ellipticis, lanceolatis vel anguste lanceolatis, utrinque acutis vel apice
rarius (in specim. eult.) obtusis; racemis demum elongatis laxifloris,
foliis floralibus diminutis semper simplieibus, linearibus, oblongo-
linearibus vel oblongis, semper obtusissimis et plerumque breviter
(longius in specim. cultis) petiolatis; floribus pedicello erecto-patente
APPENDIX I. 187
bracteis 2-4 plo longiore dimidio brevioribus; sepalis æqualibus
triangulari-lanceolatis acutissimis; petalis 4 glaberrimis subæqualibus
lanceolatis acutis in unguem desinentibus margine undulatis, sepala
duplo excedentibus, flavis, 2 posterioribus dimidia a basi parte albi-
dis, omnibus purpureo-venosis; disci glandula sepalo postico opposita,
distincta, dilatata 3-4 crenata: staminibus 6 fertilibus subæquilongis
petala subæquantibus; ovario sæpe abortivo; .capsula in pedicello
erecto patente deflexa, subsessili vel (in specim. a Mahio) stipitata,
15-20ies latitudine suo longiore, utrinque acuta, stylo distincto api-
culata, recta vel leviter curva, longitudinaliter venosa; seminibus
globosis pilis albidis dense obtectis.
Maasse : Höhe 0,5 m. Blättchen 1 X 4 oder 0,6 X 3 cm., Blattstiel 2-3 cm.
lang, Tragblätter 1-0,3 cm. lang. Blüthenstiel unverändert 1-1,3, Petala
6 mm. lang. Kapsel 7-9 cm. lang, 0,4-0,5 em. breit, mit 0,1-0,4 cm.
langem Gynophor und 0,3 cm. langem Griffel.
ÆTH., COL. ERITREA. Unterhalb Acrur bei Haschello Kokob (1600 m.)
1095, coll. 1892; Adi Qaieh im obersten Thal des Haddas (2200 m.) 229,
coll. 1894; Mahio im Haddas-Thal (1000 m.) 228, coll. 1894.
Loc.: Kies und Gerölle des Thalrinnsals, bl. gelb mit purpurnen Adern, fr. März-
Mai.
Nom. vern. in Tigrinia : behbeha.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1117, coll. 1889; in Nordwest unter Me-
nacha bei el-Gjachra (1900 m.) 1534, coll. 1889.
Loc. : In Kaffeepflanzungen und im Kiese der Rinnsale, bl. fr. Febr.
Nom. vern. arabice : enneme (Ussil).
Eine nahe Verwandte der Gl. arabica L., von der sie sich hauptsächlich
durch die spitzen Petala unterscheidet, steht diese Art der Cl. soco-
trana Balf. f. in den meisten Exemplaren so nahe, dass die obige
Beschreibung mit Ausnahme der auf die Frucht Bezug habenden
Merkmale wohl auch zur Charakterisierung dieser letzteren dienen
könnte. Die Frucht ist bei Cl. socotrana 6 mal so lang als breit, bei
vorliegender Art 15-20 mal so lang. Meine zahlreichen Exemplare
aus dem Jemen und der Eritrea bieten nirgends annähernd so kurze
Früchte dar wie die aus Socotra, welche denen der Cl. arabica glei-
chen. Von anderen weniger massgebenden Merkmalen zur Unter-
scheidung von Cl. socotrana seien noch die folgenden hervorgehoben,
die sich als ziemlich beständig erwiesen : An den in einem Winkel
von 50-60° von der Achse abstehenden Stielen sind die Kapseln bei
Cl. socotrana aufrecht, bei denen unserer Pflanze hingegen nach
abwärts gekehrt und stets hängend. Am hinteren Theil des Discus
wächst der Drüsenlappen bei unserer Art breiter aus und scheint
einen grösseren Theil des Discus zu umfassen als bei der socotranen;
die Blüthen sind bei der letzteren etwa um die Hälfte kleiner und
188
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
von den Petalen sind nur die beiden hinteren rosa gefärbt, die an-
deren grün. Cl. socotrana hat breitere und stumpfe, auch vorn abge-
rundete Blätter; das Carpophor, welches bei den Exemplaren No 228
so stark (0,4 em.) entwickelt ist, verliert sich an den arabischen
Exemplaren und auch bei No 1095, welche letztere in dieser Hinsicht
von der Socotra-Pflanze nicht verschieden ist.
507. Cleome scaposa D. C. Prodr. I, p. 239.
(Syn. : €. papillosa Steud. Nom. Ed. II, I, p. 362.)
ÆTH., COL. ERITREA. Samhar-Küstenland in West von Massaua, 1733,
coll. 1891; Maraita-Hügel (290 m.) bei Saati, 53, coll. 189.
Loc.: Vulkanisches Felsgestein, bl. fr. Febr.-April.
ARAB., ADEN. Schlucht beim Telegraph Office, Steamer point, No 136,
coll. 1888; Schugra in Ost von Aden, No 124, coll. 1881.
ARAB., JEMEN. Hille am Fuss des Gebel Bura, 201, coll. 1888; Badjil,
Mehegjaria-Hügel, 1791, coll. 1889, bl. fr. Dee.-Jan.
. Cleome paradoxa R. Br. (in Salt. Voy. Ab. App. LXV nomen), in D.
C Prodr. 1, p. 24.
ARAB., ADEN. Bei den Kohlenlagern der Messageries Mmes, No 5, coll.
1888; Schugra in Ost von Aden, No 92, coll. 1882.
Loc. : Auf Schutt und gelockertem Felsterrain, in grossen Mengen, bl. mit citron-
gelben Petala und purpurnen Antheren, fr. Nov.-März 1888.
309. Cleome (Thylacophora) macradenia Schwf. n. sp.
Syn. : Cleome? in Bull. Kew 1894, p. 328).
Suffrutescens dumosa, tota glandulis longestipitatis flavidis strigosa,
intermixtis brevioribus et sessilibus; foliis longepetiolatis orbiculatis
basi subcordatis 3-5 nerviis margine plus minus profunde sinuato
dentatis, dentibus divaricatis 8-16 glandula globosa maxima coronatis,
glandulis similibus etiam in pagina superiore occurrentibus; floribus
in foliorum superiorum axillis solitariis longe pedicellatis; sepalis
subæqualibus lanceolatis cuspidatis longe glanduloso-strigosis ; petalis
sepala duplo superantibus lanceolatis acutis subtus pulverulenti-pube-
rulis eglandulosis duobus anterioribus posteriora paullo excedentibus
ad unguem ochreato-cavis et squamula integerrima rotundata auctis ;
staminibus 4 fertibus petala dimidia parte excedentibus anterioribus
paullo longioribus et filamentis latioribus, ovario subsessili cum stylo
staminibus longiore; capsula matura pedicellum apice incrassatum
æquante oblongo-ellipsoidea acuta præter glandulas sessiles minimas
glandulis quoque maximis croceis qui tubereulis processiformibus
insident, dense muricata; seminibus compresso-globosis, flavidis sub-
lævibus nitentibus.
Maasse : Die dichiverzweigten Aeste erreichen eine Höhe von 10-15 cm.
über dem Boden. Die grössten Blätter haben einen Stiel von 2,5 em. Länge
und eine Spreite von 1,3 cm. Durchmesser. An den Stengeln werden die
APPENDIX IL 189
gelben Drüsenhaare bis 2 mm. lang. Der Blüthenstiel ist 1-1,5 em. lang.
Die Sepala sind 0,6 em., die vorderen Petala 1,2 cm. lang; die vorderen
Staubfäden werden 1,5 em., der Griffel mit dem Ovarium zusammen
2,2 cm. lang. Die reife Kapsel ist 4,2 cm. lang.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami in Ost von Schehr 178, coll. 1881.
Loc. : Auf dürren Korallen-Kalkfelsen der Küstenzone, bl. schmutziggelb Anfang
April.
Die Pflanze wurde auch von Ehrenberg und Hemprich 1825 bei Gisan,
arab. Küste des R. Meeres, 170 n. Br. gesammelt (Herb. Berol.),
ferner von Dr. Leo Hirsch bei Saihut an der Mahra-Küste März 1893
und von Th. Bent im Küstenlande von Hadhramut zwischen Tokham
und Ghafit (angeblich in 2000 Fuss ? Meereshöhe) im Tieflande der
Küstenzone nördlich Makalla. Diese ausgezeichnete Pflanze gehört in
die nächste Verwandtschaft von Gl. droserifolia Del. und Cl. prui-
nosa T. And., mit denen sie ausser den unveränderten Floralblättern
viele Merkmale gemein hat. Von der letztgenanten Art ist sie durch
die im Umkreis durchaus runden, nicht spitzen und viel zottiger
behaarten Blätter, von beiden durch die gespreizten, je einen grossen
Drüsenkopf tragenden Zähne des Blattrandes verschieden. Bei Cl.
droserifolia D. sind die schmäleren Petala aussen bis an die Spitze
mit langen Drüsenhaaren versehen, auch sind bei dieser Art die
Staubgefässe kürzer.
510. Cleome (Thylacophora) polytricha Franchet. Journ. Bot., mars 1887.
ARAB., ADEN. Steamer point, in der Schlucht über dem europ. Begräbnis-
platz, No 81; in der Ebene von Maalla, No 25; Goldmore valley, No 40,
coll. 1888.
Loc. : Steinige Thalrinnsale und Felstrümmer, bl. fr. Nov.-Dec. 1888.
Diese Pflanze wurde von L. Hirsch auch bei Saihut, in Wadi Taikur
an der Mahra-Küste, März 1893 gefunden.
911. Cleome (Thylacophora) pruinosa T. Anders. Journ. Linn. Soc. V,p. 3.
ARAB., ADEN. Bei der Moschee Schech Aidrus, Südseite der Stadt, No 143;
bei Maalla, in der Ebene, in Süd, No 68; in der Schlucht über dem
europ. Begräbnissplatz zu Steamer point, No 80, coll. 4888.
Loc. : Trockene, felsige und steinige Plätze; bl. gelb, die hinteren Petala mit
rothen Nerven, in anderen Fällen rein gelb, Staubfäden purpurascirend, An-
theren grünlichgelb, schwärzlich berandet: fr. Nov.-Dec. 1888.
512. Cleome (Thylacophora) brachystyla Deflers, Bull. Soc. bot. de Fr., V.
XXXIV.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlenlagern der Messageries Mmes, No 2, coll.
1888; Goldmore valley, No 12, coll. 1888; Schugra in Ost von Aden,
No 808, coll. 1881.
Loc. : Felsen, bl. fr. Nov.-März.
Die Art wurde von Ehrenberg und Hemprich auch auf der Insel Ketum-
bul (Arab. Küste des R. Meeres 170 n. Br.) gesammelt.
190 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
513. Dipterygium glaucum Dene Ann. Sc. Nat. II, Ser. 2, IV, 67, t. 3.
ARAB., ADEN. Südspitze der Halbinsel bei der Citadelle, 107, coll. 1888;
Schugra, in Ost von Aden, 64, coll: 1881.
Loc. : Auf Sandfeldern, an der Küste, bl. fr. Dec.-März.
514. Capparis spinosa L. sp. 720.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, 102, coll. 1881, bl.
reinweiss März.
Die vorliegenden Exemplare stammen von jungen, stark dornigen und
mit einem leichten weissen Filz überzogenen Trieben her, wie solche
auch in Europa vorkommen. Die Blätter sind oval-kreisrund, mit
kurzer Spitze und am Grunde theils rund, theils zugespitzt. Die
schwachen langschüssigen Triebe, die dünnen Blätter und die kleinen
Blüthen dieser Form veranlassen mich, dieselbe der europäischen Art
zuzuzählen und von C. galeata Fres., die durch grosse Blüthen, dicke
Blätter und sehr massive Zweige mit gedrängten Internodien als Art
sehr deutlich gekennzeichnet ist, zu unterscheiden.
515. Capparis galeata Fres. Mus. Senckenb. I, p. 111, 112.
ÆTH., COL. ERITREA. Im untersten Theil des Thales des Haddas (300 m.)
230, coll. 1894, bl. Mai.
Loc. : In grossen Strauchcomplexen mit aufrechten Zweigen auf Schiefer-Felsen,
anderwärts auf Korallenkalk, am Rande des Thals, nicht, wie C. spinosa L.,
an Felswänden wachsend.
Ausser den typischen Blattformen finden sich hier auch an jungsprossen-
den Trieben solche von dünner Textur, die beiderseits kurzhaarig-
rauh und von genau herzförmiger Gestalt erscheinen mit stumpfer
Spitze und mit Stielen, die nur 1/4 kürzer sind als die Spreite.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlenlagern der Messageries Mmes, bl. fr. Nov.,
N° 4, coll. 1888, und No 34, coll. 1881.
Loc. : Auf Felstrümmern, Basaltischer Lava in dichten Büschen wachsend.
Die Adener Pflanze weicht in der Mehrzahl ihrer Formen keineswegs
von dem Typus der in der gesammten Uferregion des Rothen Meeres
überaus häufigen C. galeata Fres. ab, wenn auch an einzelnen Trieben
Blüthen von geringerer Grösse auftreten. Von Blattformen treten
auf : Kreisrundeiförmige mit 7,5 X 6,5 cm. Spreite und 2 cm. langem
Stiel, ferner elliptische mit 4,5 X 2,5 cm. Spreite. Die Blattformen
dieser Pflanze variiren hinsichtlich der Gestalt auch in den Nachbar-
gebieten ausserordentlich, trotzdem aber bewahrt sie den für die
Art so charakteristischen Habitus, den die äusserst dicklederartigen
Blätter, die aufstrebenden Aeste und der zwischen den in kurzen
Abständen auftretenden Internodien geknickte Zickzackverlauf der
unverhältnissmässig verdickten Zweige. Das letzterwähnte Merkmal
lässt an Ort und Stelle bei dem Beobachter der Pflanze nie einen
Zweifel über ihre selbständige Stellung als Art aufkommen, auch
à ge M
APPENDIX II. 191
abgesehen von den Blüthen und Früchten, die diejenigen der C. spi-
nosa L. an Grösse ums doppelte übertreffen. Die echte C. galeata Fres.
ist auch in der Küstenzone der Insel Socotra verbreitet (Schwf. 751,
coll. 1881 ; Balfour f. 192).
var. montana Schwf.
(Syn. : C. inermis Forsk. Deser. pl. æg. arab., p. 100 ?)
Ramis crassis violascenti-pruinosis spinis diminutis internodiis elon-
gatis, foliis crasse coriaceis ovalibus subacutis.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.) 1920, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : lassaf (ubique), nussaf (Hodjela).
Ich besitze auch sterile Exemplare vom Gebel Melhan, von Ussil und
vom Gebel Bura, die jungen Sprossen angehören und verschiedenge-
formte Blätter zeigen, die aber wegen ihres Jugendzustandes keine
für die Varietät bezeichnenden Merkmale aufweisen.
516. Capparis aphylla Roth. Nov. pl. sp. 238.
(Syn. : Sodada decidua Forsk. Deser. Fl. æg. arab., pl. 81.)
ARAB., JEMEN. Badjil, bei Der-Dene im Tieflande der Tehama, No 597,
coll. 1889, bl. Januar.
Nom. vern. arabice : sodäd (Tehama).
917. Capparis Rothii Oliv. Fl. Trop. Africa I, p. 97.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, im Thale von Dongolobas (1400 m.) 231,
coll. 1894.
Loc.: Hoch in Adansonien hinaufschlingend und mit dichten Massen von den
Zweigen derselben herabhängend, bl. Mitte März.
518. Capparis tomentosa Lam. Encyel. III, p. 606.
var. persicifolia A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 31 (als Art).
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba (1200 m.) 829, coll. 1892; Keren, am
Lalamba (1500-1800 m.) 772. 799, coll. 1892 und 232, coll. 1894; Ginda
(950 m.) 305, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1124, coll. 1892; südl. von
Arbaschigo (1900 m.) 640, coll. 1891.
Loc. : Schlingt hoch in die Baumkronen hinauf als starke Liane, aber auch als
Dickichte bildender Strauch mit überhangenden Zweigen und armsdicken
Aesten, bl. fr. Febr.-März.
Nom. vern. in Tigre und Tigrinia : andell (Ginda, Geleb, Acrur).
Das Laub und die Frucht sind ein unfehlbar tödtliches Gift für Kameele
und Hornvieh, mit Ausnahme der Ziegen.
An älteren Zweigen der Pflanze werden die Blätter stets völlig kahl,
während es andererseits junge Sprosse (wie z. B. die schmalblättrigen
No 232) geben kann, die von Hause aus kahl sind. A. Richard hat
unter seiner C. persicifolia offenbar die in allen ihren Theilen grössere
und nacktblättrige Hochlandsform der Art verstanden, während die
Pflanze des Tieflandes durch kleinere und stets dichtbehaarte Blätter
ausgezeichnet ist.
192
519.
320.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Die Blattformen geben an den vorliegenden Exemplaren die grössten
Gegensätze zu erkennen, wie solche auch an anderen Arten der Gat-
tung (z. B. C. corymbosa Lam.) vorkommen. Die Exemplare vom
Lalamba haben an ein und demselben Stock oblongelliptische, beider-
seits spitze (9,5 X3 oder 5X 2,2 cm., Stiel 1 cm.), völlig kahle
Blätter, dann an jungen Sprossen solche von linearlanzettlicher Ge-
stalt (7 cm. lang, am unteren Ende 1,5 cm. breit, Stiel 0,5 cm.),
dann auch linearspitze (6,5 X 0,7 cm.), letztere mit grossen flachen
stark zurückgekrümmten Stacheln.
Boscia salicifolia Oliv. Fl. Trop. Africa I, p. 9.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1900 m) 1353. 1527, coll. 1891; Acrur
(1900 m.) 771, coll. 1892, bl. April.
Loc.: Einzelne Bäume von 10 m. Höhe mit dunkler, rissiger Rinde, mit theils
schmal elliptischen, theils linearlanzettlichen Blättern (1,5 X 4,5 und 1,5 X,
44 cm.). ‘
Nom. vern. in Tigre : aböh (Mensa).
Boscia angustifolia A. Rich. in Fl. Senegal., p. 26, t. VI.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb (1300 m.) 1503, coll. 1891 ; Acrur (1900 m.)
1009, coll. 1892: Mai-Mafales in Dembelass, in Kirchenhain (1850 m.)
233, coll. 1894.
Loc. : Vereinzelte kleine Bäume mit ovalen und oblongen Blättern und weissasch-
farbiger glatter Rinde, fr. März, April.
Nom. vern. in Tigré und in Tigrinia : kurmet.
ARAB., JEMEN. Hodjela (600 m.) 927, coll. 89; Wolledje am Fuss des
Gebel Melhan (600 m.) 689, coll. 1889.
Loc. : An dürren Felsgehängen, eingelne Kleine Bäume mtt sehr dichter Laubkrone
und mit oblongen oder schmal linearen bis 11 cm. langen und 1 cm. breiten
Blätten.
Nom. vern. arabice : thöoh (Hodjela, Wolledje).
1. Boscia senegalensis Lam. Ill., t. 39.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, beim Dorfe Djuffa, fehlt weiter östlich
(1300 m.) 999, coll. 1891.
. Cadaba heterotricha Stocks in Hook. Ic. IX, tab. 839.
ARAB., JEMEN. Hodjela (600 m.) 995, coll. 1889, bl. fr. Jan.
Loc.: Als kleines dichtbelaubtes Bäumchen in einer Seitenschlucht des Thals,
bl. mit zwei gelben hinteren und vier weissen Petalen.
Die Pflanze, die bisher aus Scinde bekannt war, ist 1894 (No 1142)
auch von A. Deflers in Südarabien, östlich von Aden, im Gebiete
der Subaihi, Wadi Moaden aufgefunden worden.
3. Cadaba rotundifolia Forsk. Desc. fl. æg. arab., p. 68.
ÆTH., COL. ERITREA. Im untersten Thal des Lawa (220 m.) 1712, coll.
1891 ; Saati (140 m.) 29, coll. 1891.
Nom. vern. in Tigré : lägjab (Mensa).
526.
APPENDIX IL. 193
ARAB., ADEN. Goldmore Valley, No 55, bi. fr. Nov. 1888.
ARAB., JEMEN. Vorhügel bei Chalife, Tehama-Tiefland (300 m.) 212, coll.
1888.
. Cadaba glandulosa Forsk. Deser. fl. eg. arab., p. 68.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati, Maraita Hügel (300 m.) 67, coll. 1891.
ARAB., ADEN. Goldmore Valley 56, coll. 1881, 1888.
ARAB., JEMEN. Chalife, im Tiefland der Tehama (300 m.) 220, bl. fr. Dec.
1888.
Nom. vern. in Tigré : kilmei (Mensa).
. Cadaba farinosa Forsk. Descr. fl. eg. arab., p. 68.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 36, coll. 1891 ; Keren, am Lalamba
(1600 m.) 810, coll. 1891 : Geleb (1900 m.) 1504, coll. 1891, bl. fr. Febr.-
April.
Nom. vern. in Tigrinia : éübbischnai (Acrur) ; in Tigré : astan (Mensa).
ARAB., JEMEN. Chalife, unterste Vorhügel (300 m.) 219, coll. 1888;
Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 616, coll. 1889, bl. fr. Dec.-
Jan.
Cadaba longifolia D. C. Prodr. I, p. 244.
(Syn. : CG. scandens Pax. in Engler’s bot. Jahrb., Bd. XIV, p. 301.)
ARAB., JEMEN. Badjil, Vorhügel bei Hegje, No 883, coll. 1889.
Loc. : Felsen der untersten Stufe der Vorberge am Rande des Tieflands.
ARAB., ADEN. Goldmore Valley 54, coll. 1888; Ebene bei Maalla, No 33,
coll. 1888, bl. mit citronengelber Petala und mit innen ziegelröthlichen
Sepala, November.
Wie verschiedene andere Capparis-Arten, Maerua oblongifolia R. etc. so
bringt auch diese Pflanze an gewissen langschüssigen Trieben ganz
schmale Blattformen hervor, an deren Oberseite die Nervatur nur
undeutlich sichtbar ist. Hildebrandt sammelte 1872 bei Massaua eine
derartige Form (C. scandens Pax.).
An meinen Exemplaren vom Goldmore Valley bei Aden treten folgende
Blattformen auf : oblongellipiische, beiderseits zugespitzte (4,5 X
1,2 cm.), lineare oder linearlanzettliche mit stumpflicher Spitze (7 X
0,6 cm.), andere sind lanzettlich (5,5 X 1,2 cm.)
. Mærua angolensis D. C. Prodr. I, p. 254.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, auf dem Lalamba (1600 m.) 811, coll.
1891; Geleb, Nordostabfälle in Ost (2200 m.) 1554, coll. 1891; Keren,
im Thal Dongolobas (1200 m.) 910, coll. 1891, bl. fr. März.
Nom. vern. in Tigrinia : karomma, in Tigré : mère (Mensa).
Loc.: Ein kleiner Baum, mit oft hängenden Zweigen und meist langgestielten
ovalen Blättern.
528. Mærua crassifolia Forsk. Cat. fl. ar. p. LXIII. Descr. pl. æg. arab.,
p. 104.
(Syn. : M. uniflora Vahl. Symb. I, p. 36.)
194
d30.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
ARAB., ADEN. Gebel Schemsan und in der Ebene von Maalla, No 70, fr.
Dec., coll. 1888; Chalife am Fuss des Gebel Bura, Vorhügel (1300 m.),
bl. Dec. 191, coll. 1888.
ARAB., JEMEN. Im Tieflande der Tehama, zwischen Hodeida und Massaua,
No 178, fr. Dec., coll. 1888.
Nom. vern. arabice : sserh (Aden, Hodeidah).
. Mærua oblongifolia A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 32.
(Syn.: Capparis oblongifolia Fk. Deser. pl. æg. arab., p. 99; Cap-
paris mithridatica Fk. Descr. pl. æg., p. 99.)
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (140 m.) 99, coll. 1891; Keren, bei Djuffa
(1300 m.) 99%, coll. 1891, bl. März.
Loc. : Ein Schlingstrauch, der als Sämling im ersten Jahr ausserordentlich lange
und schmale Blätter (0,5 X 10 cm.) hervorbringt und später bald lineare, bald
oblonge, immer aber stumpfe und mucronate Blätter hat.
Nom. vern. in Tigrinia et Tigré = Merua angolensis D. C.
Die schmalblättrigen Formen hat Forskal, den in seinem Herbar zu
Kopenhagen befindlichen Exemplaren (No 638-639) zufolge, mit dem
Namen Capparis mithridatica bezeichnet. Andere Exemplare da-
selbst, die die typischen Blattformen der Art aufweisen, sind als
No 643 als C. oblongifolia bezeichnet.
ARAB., JEMEN. Chalife, am Fuss des Gebel Bura (300 m.) 202, coll. 1888;
Hodjela, Wadi Madfar (600 m.) 926, bl. Jan., coll. 1889; Ussil (1400 m.)
1315, coll. 1889; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 2005,
coll. 1889.
Loc.: Hoch in die Bäume hinaufschlingend mit oblongen, beiderseits stumpfen
Blättern (2 SC 5 cm.) und an den jungen Sprossen mit schmallinearen spitzen
Blättern (0,7 X 13 cm.).
Nom. vern. arabice : gossef (Wolledje, Ussil, Hodjela).
Mærua triphylla A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 32. 33, tab. VI.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille (1000 m.) 505, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : filläk-el-baram.
Es liegen nur sterile Laubäste vor. Die gelblichgrünen Blätter entsprechen
den in der Beschreibung und auf der Abbildung von Richard ge-
gebenen Merkmalen. Blattstiel 6 cm., Mittelblatt 11 X4 cm. auf
0,5 cm. langem Stiel. Die Blattspreiten sind beiderseits mit sehr kur-
zen steifen Borsten bedeckt, die sich an den Nerven der Unterseite
sowie am Blattstiel länger, auf der ganzen Blattoberseite besonders
kurz gestalten. Mit völliger Sicherheit lässt sich nach der Nervatur
nur die Zugehörigkeit zur Pflanzenklasse nachweisen.
APPENDIX 1. 195
RESEDACEÆ
d31. Reseda amblyocarpa Fres. Mus. Senckenb. I, p. 108. 109.
ÆTH., COL. ERITREA. Mahio, im Thal des Haddas (1000 m.) 234, coll.
1894.
Loc. : Im Kiesgerölle des Bettes, im Thal, bl. Mai.
ARAB., ADEN. Aller Orten, No 30. 35, coll. 1881, No 4, coll. 1888.
Loc. : Auf Felsen basalt. Lava, als 4-1,3 m. hoher Strauch, bl. fr. März-Dec,
Diese Art ist von der ægyptischen R. pruinosa D., die nur ein- oder
höchstens zweijährig auftritt, durchaus verschieden.
932. Caylusia canescens (L.) St. Hill. Sec. Mém. Resed., p. 29.
var. abyssinica, foliis glabratis. Fisch. Mey. ind. sem. VII (1840), p. 43.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Anseba-Thal bei Keren (1200 m.) 705, coll.
1891; in demselben Thal in Nord vom Arbaschigo (1600 m.) 681, coll.
1893; am Ferfer, Quellfluss des Barka (900 m.) 235, coll. 1894.
Loc. : Iın Kiesgerölle der Rinnsale und Flussbetten, bl. fr. Febr.-März.
ARAB., JEMEN. In Nordwest unter Menacha (2000 m.) 1517, coll. 1882,
bl. Febr.
MORINGACEÆ
d33. Moringa arabica Pers. Ench. I, p. 460.
ARAB., ADEN. Goldmore-valley 57, coll. 1888/89.
Loc. : In mit lichtem Buschwerk bestandenen Thälern als kleines Bäumchen, bl.
Nov. Kelch farblos, am Grunde karminroth, Petala meist mit karminrother Ner-
vatur, Staubfäden gelb.
CRASSULACEÆ
934. Sempervivum chrysanthum Hochst. in Oliv. Fl. Trop. Afr. II, p. 400.
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito, an den obersten Felswänden
des grossen Thalkessels von Andell (2600 m.) im Mai ohne Blüthen (lebende
Exemplare eingesammelt).
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha und am Schibam, namentlich an der Spitze
desselben (2900 m.) 1670, coll. 1889, verblüht im März.
Loc.: An Felswänden, seltener an Terrassengemäuer, in grossen Buschgruppen
sprossend.
535. Sedum sp.
2-3-unicale, cymæ ramis 2-3, rectis erectisque, carpellis expansis minu-
tissime tubereulatis et pilis brevissime glanduliferis hirtis.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Ostabhang des Bizen, über Mogod (1600 m.)
2032, coll. 1892.
BULL. HERB. BOISs. Appendix II (4896). 1%
196 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Loc.: An sonnigen Granitfelsen. Die Pflanze, von der leider nur abgetrocknete
Exemplare mit aufgesprungenen Kapseln vorliegen, gehört zu keiner der beiden
für Abyssinien angegebenen Arten sondern in die Sektion Epeteium, gleicht
auch im Aussehen den gleichwerthigen Exemplaren gewisser behaartkapseliger
Formen des syrischen S. glaucum W. K., in dessen Verwandtschaft sie jeden-
falls gehört.
536. Cotyledon Umbilicus L. spec. 615.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Buschwalde zwischen dem Thal Mogod und
dem Berge Kube (1500 m.) 1568, coll. 1892; Ambelaco an der Maldi-
Strasse (2000 m.) 242, coll. 1894.
537. Cotyledon Barbeyi Schwf. n. sp.
Suffrutex glaber albopruinosus, caudice robusto ramoso decumbenti-
repente; foliis ad ramorum apices 4-10 approximatis sessilibus oppo-
sitis decussatis crassecarnosis obovatis vel oblongo-obovatis basi
cuneatis apice rotundatis et indistincte apiculatis, foliis caulinis
paucis, 2-L, deciduis alternis spathulato-linearibus ; pedunculo comuni
tereti erecto, sæpe elato et semper glaberrimo-pruinoso; pannicula
corymboso-expansa sublaxa multiflora, pedunculis cymarum par-
tialium deflexis; pedicellis nutantibus dense glandulosis vel plus
minus glabratis, calycem duplo vel quadruplo superantibus ; calycis
ad basin fere partiti laciniis late lanceolatis acutis corallæ tubo dimi-
dio brevioribus; corollæ dilutecarneæ vel pallide lutescentis et rubes-
centis extusque glandulosæ tubo basi globoso-inflato, corollæ laciniis
late linearibus vel anguste spathulatis acutis æstivatione patenter
recurvis tubo æquilongis vel eo paullo longioribus; staminibus 10
subæqualibus corolla paullo brevioribus, stylos paullo superantibus,
filamentis omnibus ad basin pubentibus, illis seriei interioris ima
basi glabris.
Maasse : Gesammthöhe des Blüthenschafts 0,2 bis 1 m., Blätter, trocken
gemessen, 7 X 3,5 oder 12 X 7,5 oder 9 X 6 oder 14 X5 cm., ihre Dicke
beträgt in frischem Zustande 0,2-0,8 cm. Blüthenstiel 1-4 cm. Kelch 0,75-
0,8 cm. Blumenkrone 2,7-3,1 cm., Röhre derselben 1-1,5 cm., Zipfel
1-2 cm. Die 5 Karpelle sind 1,5 cm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa, an den nordwärts gerichteten Ab-
hängen oberhalb (1900-2000 m.) 1423. 1835, coll. 1891; Acrur (1900 m.)
2150, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 2203, coll. 1892; Plateau von Ko-
haito (2600 m.) 243, coll. 1894.
Die Pflanze wurde auch von Th. v. Heuglin 1875 bei Nakfa im Lande
der Habab gesammelt.
Nom. vern. in Tigrinia : ssan jako (Ginda) ; in Tigré : bit bito (Mensa).
Loc. : Auf trockenen Felshöhen, im Halbschatten der Gebüschränder, auch mit
Vorliebe mit Aloe.abyssinica Lam. in grossen Gruppen zusammenwachsend
bl. Ende März bis Mai, mehr oder minder geröthet und fahl gelblich oder
grünlich.
ie A
|
APPENDIX IL. 197
ARAB.. JEMEN. Am Ostabfall unterhalb Menacha, am Wege nach Sana
(2100 m.) 1493, coll. 1889; Gebel Bura über Hille (1000 m.) 1875, coll.
1889.
Loc.: An sonnigen, dürren Felsgehängen in grossen Gruppen, bl. lachsfarben,
oder hellfleischroth, bl. Febr.
Nom. vern. arabice : tufluk (Menacha), trffelok (Hille).
Diese gegenwärtig in vielen Gärten Europas verbreitete Art steht der
südafrikanischen €. orbiculata L. sehr nahe, unterscheidet sich indess
durch die beständigen Merkmale, welche die Grössenverhältnisse der
Blüthe darbieten. Bei unserer Art sind die Kelchzipfel grösser, schmä-
ler von Gestalt und betragen ungefähr die Hälfte der Länge der
Blumenkronenröhre, ausserdem ist die Corolla tiefer geschlitzt,
mit Zipfeln, die der Röhre an Länge gleichkommen oder dieselbe
etwas überragen. Vor allen Dingen ist bei C. orbiculata die Röhre
der Blumenkrone am Grunde nicht so stark aufgeblasen, wie das bei
unserer Pflanze der Fall ist.
Die aus der Eritrea stammenden Exemplare weichen von der jemeni-
schen nur durch unbedeutende Verschiedenheiten ab, die Farbe ihrer
Blüthen ist mehr gelblich und die Drüsen sind am Blüthenstiel und
ebenso auf der Aussenseite der Blumenkrone meist nur spärlich gesät.
An anderen Exemplaren wiederum sitzen diese Drüsen, die der Blüthe
im frischen Zustande einen atlasartigen Glanz ertheilen, ebenso dicht
wie an denen von Südarabien.
538. Crassula alba Forsk. Descr. fl. eg. arab. p. 60.
(Syn. : Sedum floribus corymbosis Fk. Cat. fl. Arab. Fel. No 273,
p. ext; Crassula abyssinica A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 309,
310.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa (1700-2000 m.) 1425. 1798. 1828,
coll. 1891; Acrur (1900 m.) 1379, coll. 1892.
Loc. : Auf Granitfelsen, bl. März.
ARAB., JEMEN. Menacha (2300 m.).
Loc. : An allen Felswänden und in Felsfugen. fr. Febr.
Im Forskal’schen Herbar zu Kopenhagen sind Originalexemplare unter
No 691 vorhanden, die über die Priorität der obigen Artbezeichnung
keinen Zweifel gestatten.
539. Tillæa pentandra Royle Ill. bot. Himal. 222, Oliv. Fl. trop. Afr. II,
p- 386.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im grossen Thal (1000 m.) 470, coll. 1891;
Geleb, am Amba (2200 m.) und unterhalb im Thal (1700 m.) 1197. 1200.
1494, coll. 1892; Saganeiti, bei Adi Abur (2300 m.) 1787, coll. 1892;
Plateau von Kohaito (2600 m.) 241, coll. 189%.
Loc. : An Felswänden und an moosbewachsenen Stellen, bl. fr. Febr.-Mai.
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
540. Calanchoe marmorata Bak. in Cat. hort. et in Penzig Congr. Bot.
Piante Bogos etc., p. 31.
(Syn. : C. grandiflora A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 310, 311 (non
W. et Arn. Prodr. 359).
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Lalamba bei Keren (1800 m.) 1803, coll.
1891; Asmara, in Nordost (2300 m.) 606, coll. 1891 ; Acrur (1600-1900 m.)
1092, coll. 1892; Plateau von Kohaito (2500 m.) 239, coll. 1894.
Loc. : Auf Granitfelsen, in kleinen Gruben und Vertiefungen derselben und in der
dort angesammelten verwitterten Lauberde wurzelnd, bl. in den Sommer-
monaten der Regenzeit.
Die von Richard nicht beschriebenen Blätter stehen sehr dicht an den
Enden der fingerdicken aufstrebenden Stämmchen. Sie sind sehr dick-
fleischig, oft blau bereift und stets mit purpurrothen grösseren Flecken
und kleinen Pünktchen gleicher Farbe marmorirt, die sich auf der
Unterseite besonders stark ausprägen. Die Blattspreite hat eine ver-
kehrt-eiförmig-keilförmige Gestalt und ist am Grunde gleichmässig in
einen kurzen Stiel zusammengezogen, sie misst frisch 12 X 7,5 cm.,
trocken 6 X 5,5 cm. Am Rande ist sie mit halbkreisförmigen, meist
aber seichteren Kerbzähnen besetzt, die 13-18 an Zahl nach vorn zu
an Grösse zunehmen und in den Zwischenräumen beim Eintrocknen
spitze Winkel darstellen.
Die am blüthentragenden Stengel befindlichen Blattpaare haben keil-
förmige Spreiten mit langem Stiel, die obersten sind linearförmig
spitz und ganzrandig.
An den in unseren Gärten zur Blüthe gebrachten Exemplaren ist die
weiss purpurascirende Blüthenkrone 11 cm. lang, mit 3,5 cm. langen
Zipfeln; die Kelchzähne sind 2,5 cm., der Blüthenstiel 1-2,5 cm.
lang.
Die Pflanze ist gegenwärtig in vielen Gärten Europas verbreitet.
541. Calanchoe Schimperiana Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 310.
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2500 m.) 24%, coll. 189%.
Loc. : In Gebüsch und am Rande von Gebüschen zwischen Lissochilus graniti-
cus und Cotyledon Barbeyi.
Die Pilanze wird 1 m. hoch, die an den Exemplaren haftenden abge-
trockneten Blüthen der letzten Blüthenperiode sind 9,5 em. lang, die
behaarte Röhre ist 4,5 cm. lang. Die beiderseits kurzwollig behaarten
fleischigen Blätter sind theils kreisrund, theils breiteiförmig, am
Grunde rund und in einen kurzen Stiel plötzlich zusammengezogen.
Die grössten Blattspreiten haben 11 X 8,5 oder 10 X 10 cm. mit
1-3 cm. langem Stiel. In seinem gesammten Umfang ist der Blattrand
mit zahlreichen grossen abgerundeten Kerbzähnen gesägt, diese Kerben
sind aber im ausgetrockneten Zustande des Blattes mit bogig ausge-
schweiften Buchten in den Zwischenräumen versehen.
APPENDIX IL. 199
542. Calanchoe Schweinfurthii Penzig, Atti. Congr. Bot. (1893) Piante Bogos
etc., p. 32.
Perennis glabra vel glanduloso-pubescens, caule tereti simpliei elato,
foliis glabratis petiolatis semiamplexicaulibus, quoad laminam ambitu
æque longis ac latis, unijugo-pinnatifidis, segmentis æqualibus, vel
medio majore, foliorum inferiorum lanceolatis crenatis vel inciso
dentatis petiolulatis, superiorum linearibus inciso-dentatis, foliis
mediis sæpe bipinnatifidis lobis grosse et inæqualiter inciso-dentatis
vel laciniatis, dentibus patentibus apice obtusis; floribus glanduloso-
hirtellis, pedunculis laxe ramosis, pedicellis corymboso-confertis,
bracteam minimum lineari-subulatam superantibus; calyce pedicellum
subæquante vel superante profunde usque ad basin fere partito, laci-
niis anguste lanceolatis acutis; corolle extus sordide-flavæ intus
citrinæ tubo subeylindrico calycem æstivatione duplo-quadruplo, ma-
turitate multoties superante, corollæ lobis ovato-lanceolatis acutis
vel subeuspidatis tubo triplo longioribus, extus dimidia parte pube-
rulis et purpureolineolatis; staminibus 4 longioribus fauce inclusis,
4 brevioribus filamentis semiadnatis et stigmata subæquantibus.
Maasse : Gesammthöhe 0,5 bis 4 m. und mehr. Blattlänge 10-18 cm. Blatt-
stiel bis 4 cm. lang. Blüthenstiel 4-4 mm. lang. Kelch 2,5-4 mm. Blumen-
krone 14-16 mm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren am Lalamba (1800 m.) 1810, coll. 1894,
und am Seban (1500 m.) 946, coll. 1891; Mai-Henzi unter Asmara
(2050 m.) 531, coll. 1891; Geleb am Sabber (2600 m.) 1784, coll. 1891;
am Ostabhang des Bizen bei Mai-Dibela (2200 m.) 2266, coll. 1892 ; über
Mahio, an der westlichen Thalwand des Haddas (1500 m.) 238, coll. 1894.
Loc. : Auf Granitfelsen, schattige Plätze und Gebüschränder bevorzugend, bl.
aussen schmutzig gelb, innen hell citrongelb Febr., fr. Mai.
Diese Pflanze steht der, wie es scheint, weit in den Tropenländern der
alten Welt verbreiteten C. laciniata D. C. am nächsten, von der sie
sich hauptsächlich durch die längere Blumenkrone und den kürzeren
Kelch unterscheidet. Die Drüsenhaare, mit denen bei der vorliegen-
den Art die oberen Stengeltheile, die Blüthenstiele, Kelche und die
Aussenseite der Blumenkrone in allen Fällen dicht besetzt sind, fehlen
nicht bei gewissen Formen der indischen C. laciniata (z. B. No 951
Herb. Wight 1866. 67).
543. Calanchoe citrina Schwf. n. sp.
Biennis tomentosa eglandulosa, caule tereti erecto-simplici vel parce
ramoso; foliis lanceolatis vel oblanceolatis acutis basi cuneatis sessili-
bus nequaquam amplexicaulibus, subplicatis cum carina dorso rotun-
data, ad marginem grosse dentatis, dentibus utrinque 5-7 patentibus
acutis; pannicula corymboso-conferta, bracteis lineari-subulatis; pedi-
cellis brevissimis vel subnullis; calycis profunde partiti laciniis lan-
00
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ceolato-subulatis; corolle citrinæ tubo subeylindrico, æstivatione
calycem duplo excedente, maturitate plus duplo longiore, corollæ
lobis late ovatis acutis vel breviter cuspidatis tubo duplo triplove
brevioribus.
Maasse : Gesammthöhe 30 bis 50 cm. Blätter 6 X 1,2 cm. Blüthe im Trocken-
zustand 4,6 cm. lang. Der Blüthenstiel ist nicht messbar. Kelchzipfel
6-8 mm., Tragblatt 2-6 mm.
Die ganze Pflanze ist mit Ausnahme der Innenseite der Blüthenzipfel
und der Kapsel mit kurzen Zottenhaaren dicht besetzt, der Stengel
und die Blätter erscheinen wollig grau. Drüsen tragende Haare fehlen
durchaus.
ARAB., JEMEN. Unter Ussil, am Ansteig der neuen Kunststrasse und im
Wadi Chuoiet und Wadi Hedjan (1200-1400 m.) 1831, coll. 1889.
Loc.: An sonnigen dürren Felsen, bl. hellgelb, eitronenfarbig, Febr.
var. Erythrææ Schwf.
Foliis grosse inciso-dentatis vel dente inferiore utrinque unico maximo
subtrilobis, pedicellis 1-2 mm. longis, corolla (statu maturitatis) ca-
lycem triplo quadruplove excedente.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Alam-Kale bei Aidereso (1800 m.) 1808,
coll. 1892; Wasserstelle im Thal Mogod am Ostabhang des Bizen (1400 m.)
2079, coll. 1892.
Loc. : Auf sonnigen Granitfelsen. abgeblüht im Mai.
Die vorliegende Pflanze unterscheidet sich von C. laciniata D. C.
hauptsächlich durch die dichtere Behaarung und die schmälere Blu-
menkrone, von C. Schweinfurthii Penz. durch die drüsenlose Be-
haarung und weit längeren Kelchzipfel, von beiden durch die unge-
theilten oder nur wenig geschlitzten Blätter und die fast sitzenden
Blüthen.
Was nun die var. Erythree betrifft, so könnte sich einem zunächst die
Vermuthung aufdrängen, dass die betreffende Pflanze nur eine durch
den trockenen Standort bedingte Abänderung der C. Schweinfurthii
Penz. darstellte. Allein die völlig drüsenlose und zugleich dichtwollige
Behaarung und die Kahnförmig gefalteten Blätter erscheinen so cha-
rakteristisch, dass die Einordnung dieser Varietät in die Formenkreise
der oben beschriebenen Art nicht zweifelhaft sein kann, ausserdem
sind die Kelchzipfel, trotz ihrer geringeren Grösse, dennoch verhält-
nissmässig länger als die bei der vorhergenannten Art beobachteten,
dessgleichen im umgekehrten Verhältnisse die Blüthenstiele kürzer.
Vermuthlich werden sich von der arabischen €. citrina auch noch
getheilte Blätter auffinden lassen; die am Stengel, selbst an den
unteren Theilen desselben sitzenden, scheinen aber nie eine andere
jerandung als solche mit grösseren und kleineren Zähnen zu erken-
nen zu geben.
té TER In ma
DA.
545.
APPENDIX I. 201
Calanchoe glaucescens Britten in Oliv. Trop. Africa II, p. 393. 394.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda (950 m.) 260. 317. 440, coll. 1891 ; Geleb
(1700-1900 m.) 1437. 1819; Acrur (1900 m.) 1076, coll. 1892; Mai-Hinzi
unter Asmara (2050 m.) 53%, coll. 4891 ; Saganeiti (2200-2400 m.) 2155,
coll. 1892.
Loc. : Auf Felsterrain, mit Vorliebe zwischen Aloe abyssinica Lam., bl. eigelb,
eitronengelb und etwas rosagelb, März, April.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille, in der Kaffeeregion (1000 m.) 373,
coll. 4889; Ussil (1400 m.) 14041. 1156, coll. 1889; Wolledje am Fuss des
Gebel Melhan (600 m.) 669, coll. 1889; unter Menacha am Ostabfall
(1900 m.) 1611, coll. 1889.
Loc. : Mit Aloe an felsigen Orten, bl. lachsroth und feuerroth Jan.-Febr.
Nom. vern. arabice : scho-uss oder schje (Hille, Ussil).
Ich bevorzuge den neuen Namen, den die Oliver’sche Flora für diese
gemeinste und in den hier behandelten Gebieten sehr weit verbrei-
teten Art aufstellt, um eine willkürliche Identifizirung mit mehreren
beschriebenen Arten zu vermeiden, von denen beglaubigte Exemplare
nicht vorliegen. Das Verhältniss dieser Art zu der C. crenata Haw.
ist mir unklar geblieben; sicher aber ist, dass Forskal’s Cotyledon
deficiens (Descr., p. 89) (Syn. Calanchoe egyptiaca D. C. — Calanchoe
deficiens Asch. et Schwf. in Ill. fl. Eg.) mit letztgenannter Art nicht
identisch ist. Die letzigenannte in Aegypten von Alters her als Zier-
pflanze gegogene Art stimmt, wie von A. Deflers 1890 am Südabhange
des Gebel Sabor in Jemen gesammelte Exemplare (No 572) darthun,
in der That mit der südarabischen Pflanze, die Forskal im Sinne
hatte, in allen Stücken überein. Sie fehlt in meiner Sammlung.
Calanchoe alternans Pers. ench. I, p. 446.
(Syn. : Cotyledon orbiculata Forsk. Cat. fl. eg. arab. No 292, p.
CXII [non L.], = C. alternans Vahl. Symb. II, p. 51 [non
Haw.].)
Perennis spithamalis glabra pauciflora, radicibus incrassatis, folıis infe-
rioribus spathulato-obovatis, cuneatis, subacutis, crenatis ; caule me-
diocri simpliei paucifolio paucifloro, inflorescentia panniculam bis
tripartitam efformante, floribus pallide rubescentibus longe petiolatis,
calycis ad basin 4-partiti laciniis lanceolato-linearibus acutis vel sub-
cuspidatis reflexis, tubo corollæ cylindrico-tenui calycem plus triplo
quadruplove excedente, lobis tubi dimidium æquantibus anguste lan-
ceolatis acutis vel subeuspidatis.
Maasse : Gesammthöhe 30 cm. Blätter 4,5 X 2,5 cm. Kelchzipfel 4 mm.
Corollaröhre 1,2 em. lang, Corollazipfel 4 mm. lang. Blüthenstiel 0,5-
2 cm. lang.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1426, coll. 1889.
Loc. : Haftet in Felsspalten mit diekangeschwollenen Wurzeln.
202 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Die Pflanze zeigt hinsichtlich der Blüthe eine gewisse Aehnlichkeit mit
der Socotraner C. rotundifolia Haw. (coll. Schwf. 1881, No 752) lässt
sich aber mit dieser nicht vollkommen identifiziren.
Ich sammelte von der Art nur überjährige Blattexemplare, die mit dem
im Herbarium Forskals zu Kopenhagen unter No 690 befindlichen
Original vollkommen übereinstimmen. Die Pflanze ist ausgezeichnet
durch die diekangeschwollenen Wurzeln und kleinen Blattrosetten
am Grunde des Stengels.
A. Deflers hat die Pflanze gleichfalls bei Menacha (No 305, coll. 1887)
und auf dem Gipfel des Berges Areys in Südarabien (No 1090, coll.
1893) bei 1200 m. gesammelt.
546. Calanchoe lanceolata Pers. ench. V, 1, p. 446.
(Syn. : Cotyledon lanceolata Forsk. Descr. fl. eg. arab. p. 89. No 689
in herb. Forskalii, Hafniæ! Calanchoe glandulosa Hochst. in
A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 312.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im Baresa-Thal (800 m.) 263, coll. 1891 ;
im Anseba-Thal nördl. von Arbaschigo (1600 m.) 828, coll. 1891; Geleb
in Mensa (1700-1900 m.) 1822. 1840, coll. 1891; Acrur (1900 m.) 1352,
coll. 1892; Adi-Qaieh bei Taconda (2000 m.) 240, coll. 189%; Mahio im
Thale des Haddas (1000 m.) 237, coll. 1894.
Nom. vern. in Tigré : gadil (Ginda).
Loc. : Auf Granitfelsen, auch im Rinnsaal der Bäche und an grasigen Stellen, bl.
lachsrosa oder hellorangefarben, Feb.-März.
Die zweijährige oder richtiger 11/2-jährige Pflanze überdauert nach ihrer
Aussaat auf Felsen die trockene Zeit im Zwergzustande mit kohlkopf-
artig zusammengedrängten Blättern.
ARAB., JEMEN. Wolledje am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 695, coll.
1889; Ussil (1400 m.) 1919, coll. 1889.
Loc. : Eine der wenigen Pflanzen, die inmitten und gleichsam im Schutze der
Buschdickichte von Euphorbia Cactus Ehrbg. vorkommen, bl. hellfleischroth,
Jan.-Febr.
Nom. vern. arabice : herg (Ussil, Wolledje).
Die arabische Pflanze hat z. Th. längere (3 mal länger als der Kelch)
Blüthenkronen und tiefer (fast bis auf°/s der Länge) getheilte Kelche.
Bei allen vorliegenden Exemplaren ist der Grad der Verwachsung
der Kelchblätter ein in hohem Grade unbeständiger; von 1/6 bis 1/2
der Kelchlänge, kommen alle Grade der Verwachsung vor. Die Blüthe
überragt den Kelch beim Aufblühen gewöhnlich um das doppelte,
seltener um 1 1/2.
Calanchoe brachycalyx Rich. lässt sich vielleicht als langschüssige Varie-
tät mit kurzem und besonders tiefgespaltenem Kelch der vorstehenden
Art unterordnen. Mir fehlten authentische Exemplare zum Vergleich.
A. Deflers hat (Voy. au Jemen, p. 138) eine bei Sana gesammelte Galan-
APPENDIX II. 203
choe als eine Varielät « yemensis » der GC. brachycalyx R., obgleich
auch ihm Richard’sche Originalexemplare nicht vorgelegen baben und
die Artdiagnose bedeutende Unterschiede aufweist. Von dieser Pflanze
erhielten Dammann & C0 in Neapel 1895 Samen aus Sana zugesandt,
die im November d. J, zu üppig entwickelten Blütenexemplaren ge-
diehen waren. Diese mit dem Namen Calanchæ yemensis Defl. zu
bezeichnende Pflanze steht der C. deficiens (F.) am nächsten. Die
Blüten sind goldgelb und fast noch einmal so gross als die der letzt-
genannten Art Die Blütenstiele sind kürzer als der Kelch.
Die Blumenkronenzipfel sind breiteiförmig spitz und nicht lanceolata-
cuminat. Die dicht mit Drüsenhaaren besetzte Blumenkronenröhre
ist oft noch einmal so lang als der Kelch, sie überragt denselben oft
aber auch nur um die Hälfte. Die beiderseits kahlen Zipfel, etwas länger
als die Röhre, messen gewöhnlich 4 X 0,7 cm. Die bis auf den Grund
geteilten Kelchzipfel sind dicht drüsenhaarig, aber nur die obersten
Blätter und Stengelteile haben ein derartiges Indument. Die sonst
kahlen Blätter sind sitzend, am untersten Rande zusammengewachsen
sich berührend, ganzrandig, lanzettlich spitz, sie messen 11 X 2 cm.
Aus diesen Angaben erhellt, dass €. yemensis Defl. ebenso verschieden
von C. deficiens (F.) als von C. lanceolata Pers. mit der obenge-
nannten Richard’schen Art schwerlich übereinstimmen wird.
PITTOSPORACEÆ
547. Pittosporum abyssinicum Del. Ann sc. nat. II, ser. XX, p. 89.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 236,
coll. 1894, fr. Febr. ; Nordostabfälle bei Geleb in Mensa (2000 m.) 1232.
1628, coll. 1891 ; Acrur am Felsen Mäl-Fakea (2000 m.) 1378, coll. 1892,
fr. März.
ARAB., JEMEN. Umgegend von Menacha, am Südabfall des Schibam, bei
Bet-el-mogled, mit Olea chrysophylla zusammen kleine Haine bildend
(2000 m.) 1715, coll. 1889, fr. März.
Nom. vern. arabice : chobbeh (Menacha).
ROSACEÆ
548. Pirus communis L. sp. PI. 686.
ARAB., JEMEN. Nahe Hadjera bei Menacha, beim Orte Bêt-Mogled (2000 m.),
ein sehr alter 15 m. Höhe erreichender Baum auf einer Acker-Terrasse,
1713, coll. 1889, bl. Anfang März.
Nom. vern. arabice : ambarüt.
An dieser Stelle sei einer bisher unaufgeklärten Art der vorstehenden
Gattung erwänhnt, P. hadiensis Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 212.
20% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Im Herbar Forskals zu Kopenhagen liegt unter No 764 und mit der
Bezeichnung « Pyrus hadiensis trifoliata F.» versehen ein Zweig
von Flemmingia rhodocarpa Back., an dem ein grosses Blatt mit
zwei Blättchen und zwei junge vollständige Blätter zu sehen sind.
Die Nervatur, die Behaarung und die schwarzen Drüsen der
Unterseite, dann auch der kantige Blattstiel lassen keinen Zweifel
an der Richtigkeit dieser Identifizierung zu. F. rhodocarpa B. wird
in einigen Gegenden von Südarabien angebaut, da die an den Hülsen
befindlichen Drüsen den « Wars » genannten gelben Farbstoff liefern,
der vielfache Verwendung findet und Gegenstand der Ausfuhr ist.
Forskal fand die Pflanze zu Hadie, wahrscheinlich in einem Garten,
wo ihm dieselbe von seinem Gewährsmann fälschlich mit dem ara-
bischen Namen der Quitte (s’faerdjel) bezeichnet wurde.
549. Malus communis Desf.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, in den Gärten der Kaffeeregion über Hille
angepflanzt (1000 m.) 664, coll. 1889, liefert kleine gelbe Aepfel.
Nom. vern. arabice : tiffah.
950. Rubus arabicus (Defl.) Schwf. n. sp.
(Syn. : R. fruticosus Forsk. Cat. fl. arab. CXIIT. R. glandulosus Bell.
var. arabicus Defl. Voy. Yem., p. 136.)
Ramis teretibus semper tomentosis glandulisque valide stipitatis et ad
summitates sæpe crebrioribus irregulariter conspersis, aculeis mediocri-
bus numerosis retrorsum subrectis vel leviter recurvis; foliolis sæpe
3-jugis plerumque 3-9, subconcoloribus supra glabratis subtus tomen-
tosis vel pubescentibus ovato-oblongis acutis rarius ovatis sæpe bre-
viter cuspidatis duplice serratis, stipulis ad petioli aculeati basin sub-
sessilibus lineari-lanceolatis, glandulis inter tomentum rhachidis
nerviumque paginæ inferioris sæpe numerosis; sepalis lanceolatis
acutis sepe cuspidatis ad fructum maturum reflexis, cum pedicellis,
tomentosis plerumque glandulis longe stipitalis purpureis instructis,
sæpe numerosissimis; petalis albis obovatis apice subemarginatis ca-
lycem plerumque subæquantibus; carpellis maturibus pulposis aterri-
mis nitidisque, glaberrimis.
Maasse : Blättchen 4 X 6 oder 5 X 9 cm. Stacheln 0,4-0,6 cm. Kelchblätter
0,8-1,2 cm. Petala 0,8 cm. Früchte 1 cm. im Durchmesser.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, Kaffeeregion über Hille (900-1000 m.) 199,
coll. 1889; Regma bei Hodjela (900 m.) 97%, coll. 1889; Ussil, Wadi Tem
(1500 m ) 1235, coll. 1889; Menacha (1800-2200 m.) 1410. 1728. 1489,
coll. 1889.
Loc. : An Terrassengemäuer der Kaffepflanzungen, bl. weiss Febr., fr. tiefschwarz
glänzend, März.
Nom. vern. arabice : hammess (Hodjela).
APPENDIX I. 205
Mir liegen zahlreiche Exemplare der südarabischen Brombeere vor, die
einen grossen Formenkreis umfassen, aber sicherlich als ein und der-
selben Art angehörig zu betrachten sind. In manchen Stücken ent-
spricht diese Pflanze mehreren der aus den verwandten Florengebieten
bekannt gewordenen Arten, sie weicht aber durch die Summe ihrer
Merkmale von allen ab. Dem R. glandulosus Bell. entspricht sie dur-
chaus nicht, gehört auch in eine ganz andere Sektion. Die mit an der
Basis verdickten Stielen versehenen Drüsen, die sich zerstreut unter
den Haaren des Stengels, der Blattrhachis, der Blattnerven der Unter-
seite, an den Blüthenstielen und an den Kelchen finden, fehlen den-
jenigen nacktfrüchtigen Arten, deren übrige Merkmale mit der unse-
rigen grosse Uebereinstimmung zeigen, wie R. apetalus Poir. und
R. pinnatus W.
591. Potentilla reptans L. sp. Plant. 714.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, Schlucht von Degera (2000 m.) 1238,
coll. 1892, und am Mai-Golgol 868, coll. 1892.
Loc. : Auf niederem Grasrasen am Ufer der Bäche, bl. März.
992. Alchemilla cryptantha Steud. in Rich. Tent. fl. Abyss. I., p. 259.
ARAB., JEMEN. Quelle Karauen bei Menacha (2000 m.) 1367, coll. 1889;
Halai (2600 m.) 246, coll. 1894.
Loc. : Zwischen Gras und niederem Krautwuchs an berieselten Stellen und im
Wasser.
593. Rosa damascena Mill. dict. 15.
ARAB., JEMEN. Menacha bei Komt-el-Qadi auf Feldterrassen, halbverwil-
dert mit gefüllter Blüthe (2500 m.) 1583, coll. 1889; Gebel Bura über
Hille, in der Kaffeeregion (1000 m.) 420, coll. 1889.
554. Rosa abyssinica R. Br. in Salt. Voy. App. 6% (nomen). Lindl. Ros.,
p. 116, t. XII.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 884, coll. 1894 ; Halai (2600 m.)
245, coll. 1894.
Loc. : Bildet oft kleine Bäumchen mit dichter laubenförmig überhängender Krone,
dann auch heckenartige Gebüsche, bl. reinweiss März.
Nom. vern. in Tigrinia : gaga (Acrur).
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1344, Okeber am Gebel Melhan (900 nı.)
832; Gebel Bura, über Hille (1000 m.) 50%; Wadi Nahemi über Attara
(1800 m.) 1741; Menacha (2000 m.) 1832. 1938; Kahil bei Menacha
(2500 m.) 1856, coll. 1889.
Loc. : An Gemäuer der Feldterrassen als Strauchwerk, bl. rein veiss mit schwa-
chem Zimmtgeruch Jan.-März.
Nom. vern. arabice : hagja (Okeber), hommes (Ussil), garawan (Menacha),
aschäg (Hille).
555. Rosa sancta A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 262.
ÆTH., COL. ERITREA. Mai-Dibela am Ostabhang des Bizen, in einem
206 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
zum Kloster gehörigen Garten (2100 m.) 1843, coll. 1892, bl. rosa Febr.-
Apr.
Nom. vern. in Tigrinia : sege reda.
Die zwischen den Seitennerven etwas aufgetriebenen subbullosen Blätter
scheinen für die Art sehr charakteristisch zu sein. Die beim Abblühen
zurückgeschlagenen Kelchblätter sind an meinen Exemplaren sämmt-
lich fiederspaltig mit jederseits 2-4 sehr spitzen lanzettlich-sichel-
förmigen Fiederlappen; der endständige wächst zu einem bis 2 cm.
langen Blatt aus. Die Petala sind herzförmig mit keilförmigem Nagel
und erreichen über 3X 3 cm.
F. Crepin (in litt.) vermuthete in dieser wahrscheinlich aus dem frühe-
sten christlichen Alterthum ohne Unterbrechung in den abyssinischen
Klostergärten fortgepflanzten Rose eine Form, die der ursprünglichen
R. centifolia L., deren Heimath noch unbekannt ist, von allen be-
kannten Rosen am nächsten steht.
Der dem griechischen entlehnte Name, den die Abyssinier ihrer Garten-
rose ertheilen, während die wilden Rosen eigene Namen in den Spra-
chen des Landes haben, liefert einen Fingerzeig für die Herkunft der
Pflanze, entweder aus Aegypten oder von Jerusalem. Erwähnung ver-
dient an dieser Stelle noch der Umstand, dass eine der abyssinischen
Gartenrose sehr nahestehende Form sich in den aus dem zweiten
nachchristlichen Jahrhundert stammenden Gräbern von Hauara bei
der Pyramide des Labyrinths vorgefunden hat. Diese Gräber gehören
der römischen Epoche an und sie enthielten Mumien, die mit aus
diesen Rosen zusammengesetzten Blumengewinden reichlich gesch-
mückt waren.
Die Pflanze ist von den Herren Dammann u. Comp. bei Neapel.in Kultur
genommen und vermehrt worden.
596. Prunus domestica L. sp. Pl. 680.
ARAB., JEMEN. Kahil, über Menacha, sehr häufig angepflanzt (2500 m.)
1651, coll. 1889, bl. reinweiss Febr.
Nom. vern. arabice : ngäss.
997. Prunus Armeniaca L. sp. Pl. 679.
ARAB., JEMEN. Kahil über Menacha, woselbst ausgedehnte Aprikosenhaine
auf Terrassenanlagen unterhalten werden (2500 m.) 1477, coll. 1889, bl.
Febr., am blattragenden Spross.
Nom. vern. arabice : barqüq.
098. Amygdalus Persica L. sp, Pl. 677.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, über Hille (1000 m.) 665, coll. 1889; Menacha
bei Komt-el-Qadi (2300 m.) 665, häufig angepflanzt, coll. 1889, bl. Jan.-
Febr.
An den Exemplaren sind, wie das auch z. Th. in Aegypten der Fall,
APPENDIX II, 207
mit den Blüthen zugleich auch die Blätter fast vollständig ausge-
wachsen,
Nom. vern. arabice : firsik (Hodjela, Wolledje).
LEGUMINOSÆ-MIMOSOIDEÆ
559. Albizzia amara Boiv. in Encycl. XIX siècl. I.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, überall in der Umgegend, Thal von Dongo-
lobas (1200 m.) 737, coll. 1891 ; am Wege nach Belta in Ost vom Anseba
(1300 m.) 1012, coll. 1891; am Lalamba (1800 m.) 812, fr. März, coll.
1891; Arbaschigo, bei Haddisch-Adi (1800 m.) 699, coll. 1891.
Loc. : Dürre Berggehänge; als Baum von 10 m. Höhe, im Winter entlaubt.
Nom. vern. in Tigrinia : fschigôno (ubique), in Bilino (Bogos) : ssobkäna.
560. Albizzia anthelminthica A. Brogn. in Bull. Soc. Bot. Fr. VII, p. 902.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba bei Keren (1300 m.) 259, bl. Febr.,
coll. 1894; in Ost vom Anseba 1015, coll. 1891; Thal Dongolobas bei
Keren (1200 m.) bl. März, coll. 1891.
Loc. : Blüht am vollkommen entlaubten Stamm. Kleine Bäume, bis 10 m. hoch, an
mit lichtem Buschwald bestandenen Gehängen. Sehr dürrer Granitboden.
Nom. vern. in Tigrinia : messenna.
961. Albizzia ferruginea Bth. in Hook. Lond. journ. III, p. 88.
ÆTH., COL. ERITREA. Mai-Mafales in Dembelas (1600-1800 m.) 260. 261,
bl. April, coll. 1894.
Loc. : Bäume von 10 m. Höhe. Bl. mit purpurnen Kelch und Petala. Staubfäden
am Grunde gelblich, Spitze weiss-grünlich.
562. Acacia Edgeworthii F. Anders. fl. Aden, p. 18 (Journ. Liun. Soc. V,
suppl.).
ARAB., ADEN. Im Wadi Maalla 42, fr. März, coll. 1881, und 73. 1790,
bl. Nov.-März, coll. 1888/89; Goldmore-valley 45, bl. Nov., coll. 1888.
Loc. : Niederer Busch mit weit ausgebreiteter Verzweigung. Blüthen und Staub-
fäden reinweiss mit gelben Antheren.
Nom. vern. arabice : Ssammor.
An den vorliegenden Exemplaren sind 3-6 Fiederjoche und 6-10 Blatt-
joche an den einzelnen Fiedern vorhanden. Der Bracteenring am Stiel
der Blüthenköpfe ist nicht, wie Bentham (in Trans. Linn. Soc. XXX,
p. 50%) angiebt, über der Mitte desselben angebracht, sondern sehr
nahe, fast an der Basis des Pedunculus selbst.
563. Acacia spirocarpa Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 239.
(Syn. : ? Mimosa tortilis Fk. Deser. pl. eg. arab., p. 176.)
ÆTH., COL. ERITREA. Im obersten Thal des Lawa unter Geleb (1600 m.)
1732, coll. 1891; Acrur (1900 m.) 1085. 1691, bl. März-Apr., coll. 1892.
Loc. : Bäume von 15-20 m. Höhe im Grunde der Thäler. e
Nom. vern. in Tigrinia : éscha'a (Acrur, Hamasen); in Tigré : agba (Mensa).
208 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ARAB., JEMEN. Zwischen Moglaf und Badjil, 601, bl. Jan., coll. 1889.
Loc. : Im lichten Buschwalde, zwischen anderen Acacia-Arten.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlenniederlagen der Messageries Mmes 19,
coll. 1881; Goldmore-valley 63, coll. 1881; Schech Othman 118, coll.
1888; Ebene von Maalla 1793, fr. März, coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden 105, coll. 1881.
Loc. : Als grosse Bäume in den Thalniederungen, auch als niederes Gesträuch.
Nom. vern. arabice : ssammor oder ssamr (überall).
Mimosa tortilis F., die von ihrem Autor der Flora des Tieflandes des
Jemen zugezählt wird, ist wahrscheinlich mit A. spirocarpa H. iden-
tisch; die allzukurze Diagnose gestattet es indessen nicht, die Mög-
lichkeit auszuschliessen, dass darunter A. tortilis Hayne zu verstehen
sei.
564. Acacia campoptila Schwf. n. sp.
Frutex a basi ramosissimus, ramis tenuibus rubrofuscis glaberrimis
teretibus leevibus lenticellis albidis elevatis hinc inde conspersis,
valde spinosis; spinis albidis validioribus 1-2 pollicaribus cum bre-
vissimis alternantibus omnibus teretibus et horizontaliter patentibus
rectissimis, minoribus interdum paullisper sed nunquam revera
recurvis; foliis, quoad coætanea, florum capitulo brevioribus gla-
bratis, pinnis 2-4-jugis, foliolis 5-8-jugis crassiusculis æqualibus
oblongo-linearibus apice rotundatis basi truncatis sessilibus, petiolo
communi brevi medio vel paullo infra jugum infimum glandula nigra
rotunda elevata instructo; inflorescentia subpræcoce, pedunculis in
axillis 4-5 quam spinæ validiores plus dimidio brevioribus, ima basi
pilosis ceterum glaberrimis, ad medium vel paullo infra medium
bracteatis, annuli persistentis bracteolis lobis 2-4 laciniato-ciliolatis;
capitulis parvis albidis, bracteis florum singulorum spathulatis ciliato-
denticulatis glabris, calyce glaberrimo ad !/s dentato, dentibus rotun-
datis medio callosis, corolla calycem duplo excedente ad !/s lobata
laciniis ovato-acutis medio nervo incrassato percursis apice pilosulis;
legumine tripollicari arcuato-flexuoso inter semina constricto, arti-
culis ovalibus, extus longitudinaliter venoso-striato pilis albis longis
rectissimis horizontaliter patentibus vestito, seminibus nigris vel
atrofuscis oblongis.
Maasse : Die Dornen sind 0,3-5 cm. lang. Die Blättchen 1 mm. lang. Die
Pedunculi 4-1,5 cm. Die Blüthenköpfchen haben 6 mm. im Durchmesser.
Die Hülsen werden 9-10 cm. lang. Die Samen sind 5,5 mm. lang, 3,5 mm.
breit und 1,5 mm. dick. Die Haare an den Hülsen erreichen bis 5 mm.
Länge.
ARAB., SUEDKUESTE. Im Wadi Schign bei Bolhaf, No 153, bl. fr. März,
coll. 1881.
Loc. : Vulkanische Felsen in engem, sehr dürrem Thal, unweit der Küste.
APPENDIX IL 209
Diese Art gehört in die nähere Verwandtschaft von A. spirocarpa H.
und unterscheidet sich von dieser vor allem durch die eigenthümlich
abstehende lockere weisse Behaarung der Hülsen, welche letztere
hierdurch ganz das Aussehen von Raupen (daher der Name, von
xapri Und rrûcs) erhalten. Die schwarzen Samen, die an den Rändern
einige Andeutung einer Grubensculptur verrathen, ferner die durch-
aus geraden Dornen, die kahlen Kelche und Bracteen, vielleicht auch
die kleinen Blätter stellen andere Merkınale dar, welche diese Art
von A. spirocarpa H. und den Verwandten unterscheiden.
969. Acacia arabica Willd. sp. IV, 1085.
(Syn. : Mimosa nilotica Forsk. Fl. ægypt., p. LXXVII.)
ARAB., ADEN. Angepflanzt in den Anlagen bei den Cisternen von Aden-
Stadt, 36, fr. März, coll. 1881.
Die indische Form, mit z. Th. ganz eng, z. Th. nur seicht eingeschnür-
ten dicht filzig behaarten Hülsen. Es ist übrigens fraglich, ob die
Samen der hier angepflanzten Bäume nicht aus Arabien selbst stammen.
Forskal giebt Mimosa nilotica im Tieflande der unteren Bergregion des
Jemen bei Lohaja und Mor an; mit demselben Namen bezeichnet er
in seiner ægyptischen Flora die « Sant » genannte Art. Diese Art,
sofern es sich um die Form mit kahlen Hülsen (Acacia nilotica Del.)
handelt, ist auf Aegypten und das Nilthal nördlich von 10° nördl. Br.
beschränkt.
966. Acacia Nefasia (Hochst. A. Rich.) Schwf.
(Syn. : Inga Nefasia Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 237.
Acacia verugera Schwf. in Linnea XXXV, p. 340, t. 9. 10.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Mai-Mafales, Dembelass (1600 m.) 247, bl.
April, coll. 1894.
Loc.: Die typische Form tritt als hochstämmiger Baum auf, sie wurde auch wieder-
holt im Thal des Belloa zwischen Maldi und Halibaret angetroffen. Auch sam-
melte Hildebrandt 1872 Exemplare derselben Art am Anseba (N°602). W. Schimper
sammelte sie 1863 (N° 1409) in der central-abyssinischen Landschaft Bege-
meder in 1800-2100 m. Höhe. Die Art gehört zu den grossen meist lichten Baum-
beständen, die die Tiefe grosser Thäler einnehmen.
Als ich im Jahre 1867 A. verugera als eine neue Art beschrieb, standen
mir nur blüthentragende Zweige zur Verfügung und ich konnte nicht
vermuthen, dass die ihrerseits wiederum nur durch Fruchtexemplare
vertretene Inga Nefasia Hochst. der Schimper’schen Sammlung die-
selbe Pflanze sei.
Acacia Nefasia hat sehr dicke holzige und vonselbst nicht aufspringende
Hülsen, die 17-22 cm. lang, 1,8 cm. breit und bis 0,8 cm. dick werden.
Die Samen, 12-15 an Zahl, sind in pulpöse Abtheilungen eingebettet.
Sie sind À cm. lang, 0,7 cm. breit und 0,4 em. dick. Auf der Aussen-
fläche der Hülsen ist keine Nervatur wahrzunehmen, sie erscheinen
210 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
dort glänzend aschgrau, wie lackiert. Die Hülsen sind entweder gerade
oder schwach gebogen mit fast ausnahmslos parallelen Rändern. An
der Basis allmälig zu einem bis 4 cm. langen Stipes zusammenge-
schnürt, sind sie an der Spitze gewöhnlich stumpf. Die feste glatte
ledergelbe Rinde der alten Stämme ist für die Art charakteristisch.
Die Blätter bieten keine durchgreifenden Merkmale zur Unterscheidung
von A. abyssinica H. Rich., die Dornen werden aber meist viel län-
ger als bei dieser Art und erreichen bis 13 cm. Länge. Ausser durch
die Hülse ist A. Nefasia von der letztgenannten Art sicher durch die
Stellung des Bracteenringes zu unterscheiden, der bei ihr stets weit
oberhalb der Mitte des Pedunculus, bei A. abyssinica dagegen weit
unterhalb derselben, oft sogar an der Basis des Pedunculus selbst
angebracht ist.
567. Acacia abyssinica Hochst. in Benth., Hook. Lond. Journ. V, p. 97.
(Syn. : A. ziphocarpa Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss I, p. 240.
A. verugera Defl. (non Schwf.) var. 8. arabica Defl. Voy. Jem.,
p- 136.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 251, fr.
Febr., coll. 189% ; Saganeiti (2000-2200 m.) 1331. 1242, bl. fr. März, coll.
1892; Asmara (2300 m.) 2216, bl. Mai, coll. 1892; Geleb in Mensa 1151.
1446, coll. 1891; Halai (2500 m.) 249. 253, bl. Apr., coll. 1894; Adi-
Ugre (1800 m.) 252, fr. Apr., coll. 1894.
Loc. : Als Strauchwerk und Baum, häufig auf mit Hochgras bestandenen, steppen-
artigen Strichen auch als zerstreutes Gebüsch; bl. an volibelaubten Aesten, die
reifen Hülsen oft an den entlaubten, vor Beginn der Regenzeit.
Nom. vern. in Tigrinia : tscha’a.
Die in grosser Menge gehäuften weissen Blüthenköpfchen sind wohl-
riechend. Die Rinde ist am alten Holz in vielen Lagen papierartig
abblätternd, sehr dünn und hellledergelb. An den blühenden Zweigen
ist die Rinde hellgrau, fest und gestreift, an den entblätterten frucht-
tragenden gelbbraun, mit sich ablösender Epidermis. An den aus der
Eritrea vorliegenden Exemplaren haben die Blätter 6-13 Fiederpaare
und die Blättchen 20-30 Joche; letztere sind von sehr ungleicher
Grösse, je nach der Art der Triebe, denen sie angehören, sie messen
bald 4, bald 6 mm. Die Drüse am gemeinsamen Blattstiel sitzt dicht,
unter dem untersten Fiederjoche und je eine runde knopfförmige
Drüse findet sich an den obersten oder an den zwei obersten Jochen.
Die Hülsen sind 7-9,5 cm. lang, 1,7-2 cm. breit und enthalten 8-10
Samen, die 6,5-8 mm, Länge, 4-4,5 mm. Breite und 1,5-2 mm. Dicke
messen. Die Gestalt der Hülsen ist oblong-linear gerade, an beiden
Enden gleichmässig kurz zugespitzt, an der Basis mit kurgem Stipes,
an der Spitze meist stumpf oder abgerundet. Die Hülsen sind leder-
arlig, leicht aufspringend und innen ohne Pulpa und ohne Scheide-
APPENDIX I. 211
wände, welche letztere nur durch dünnhäutige Ansätze angedentet
sind. Aussen sind die Hülsen glänzend und stets mit deutlich ent-
wickelten, verzweigten, aber der Länge nach verlaufenden Adern
versehen.
ARAB., JEMEN. Umgegend von Menacha bei Hadjera, Kahil und Komt-el-
Qadi (1900-2500 m.) 146%. 1503. 1531. 1991. 1992, bl. Febr.-März, coll.
1889.
Loc. : Einzelstehende, oft über 15 m. hohe Bäume mit papierartig abblätternder
hellledergelber Rinde.
Nom. vern. arabice : talh (Menacha).
Die beblätterten Zweige sind mit schmutzig helledergelber fester Ober-
haut versehen und mit runden, etwas erhabenen Lenticellen punktirt.
Die Blätter zeigen auch an den arabischen Exemplaren zweierlei
Formen, solche mit grossen und solche mit kleinen Blättchen, deren
Länge von 4 bis zu 8 mm. und deren Breite von 2 bis zu 4 mm.
wechselt. Die Zahl der Fiederjoche ist 9-15, die der Blüthenjoche
25-30. Die Blattrhachis ist mit einer engen und ziemlich tiefen Furche
versehen. Am gemeinsamen Blattstiel steht die grosse oblonge Napf-
drüse dicht unter dem untersten Fiederjoche. Runde knopfförmige
Drüsen finden sich ausserdem nur an dem obersten oder an den drei
obersten Jochen.
An geilen Trieben werden die stets geraden und stielrunden Dornen
5 cm. lang und 4 mm. dick; an Zweigen, wo die Blätter die grösste
Entwickelung zeigen, schrumpfen die Dornen auf 0,5 cm. Länge zu-
sammen.
Die flaumig behaarten Stiele der Blüthenköpfe tragen den Bracteenring
dicht über ihrer Basis (dasselbe ist der Fall bei den Exemplaren
No 549 vom Berge Hädda bei Sana der Sammlung von A. Deflers,
1887). Auch die Hülsen entsprechen in allen Stücken den Exemplaren
aus der Eritrea. Sie sind 6-14 cm. lang, 1,5-2,5 cm. breit und nie
über 4 mm. dick. Die Samen, 8-10 an Zahl, sind 7-8 mm. lang, 5 mm.
breit und 3 mm. dick.
Unter den unter No 382 der Sect. I der Schimper’schen Sammlung von
1837 unter dem Namen « Mimosa Habbas? » vertheilten Original-
exemplaren der A. abyssinica Hochst. befinden sich neben kahlen
auch solche, deren Zweige mit dichten, langen und steif abstehenden
gelblichen Haaren bekleidet sind. Exemplare mit diesem eigenthüm-
lichen Indument finden sich auch unter N° 1813 der Sect. III der als
A. abyssinica Hochst. vertheilten Schimper’schen Pflanze der Samm-
lung von 4841, ebenso unter No 921, No 873 und No 1394, coll. 1863.
Ich vermuthe dass solche Exemplare Zweigen des Stockausschlages
oder geilen Trieben angehören, wesshalb die Unterscheidung einer
eigenen auf dieses Merkmal der Behaarung zu begründenden Varietät
Lo
BULL. HERB. BoIss. Appendix II (1896). 15
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
nicht angezeigt erscheint. Uebrigens wird der erfahrene Sammler so
ungleich behaarte Exemplare nicht ohne Grund unter ein und die-
selbe Nummer gethan haben.
An allen den aufgezählten Exemplaren meiner Sammlung, sowohl den
jemenischen als auch den erythræischen ist das Indument mit Aus-
nahme der Peduneuli überall äusserst schwach oder überhaupt nicht
entwickelt und in dieser Hinsicht ergeben weder die frucht- noch die
blüthentragenden Zweige, auch nicht die geilen Triebe irgend welche
Unterschiede. Es folgt hieraus, dass die kurze Hülsengestalt keines-
wegs mit der Behaarung Hand in Hand geht, wie man anzunehmen
versucht wäre, falls man Acacia ziphocarpa Hochst. A. Rich. neben
der A. abyssinica als eine eigene Art betrachten wollte.
Langhülsige und kurzhülsige Formen finden sich auch bei anderen
Arten in auffallender Weise oft an den Zweigen desselben Baumindi-
viduums vertheilt, so namentlich bei A. efbaica Sf. Dass Hochstetter
Exemplare ein und derselben Art mit zwei verschiedenen Namen be-
zeichnete, erklärt sich aus dem Umstande, dass ihm von der einen
nur blüthentragende und von der anderen nur fruchttragende Zweige
vorlagen und er ihre Zusammengehörigkeit wegen der scheinbaren
Verschiedenheit in den Grössenverhältnissen nicht für wahrschein-
lich erachten konnte.
var. macroloba Schwf.
Leguminibus linearibus rectis 10-11 spermibus.
ARAB., JEMEN. Unterhalb Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan, im Wadi
Hatab (500 m.) 790, fr. Jan., coll. 1889.
Loc.: Als Waldbaum im Grunde des grossen Thals, mit wenigen anderen Baum-
arten ganze Bestände bildend und gegen 15 m. Höhe erreichend.
Ueber die Beschaffenheit der Stammrinde fehlen bei dieser Form
Aufzeichnungen. Die Zweige haben eine graue, glatte und lenticel-
lenlose Rinde. Die Dornen sind ungleich, an grossblättrigen Zweigen
auf wenige Millimeter verkürzt, können sie an anderen über 6 cm.
Länge erreichen. Die stets pubescirenden Blätter haben 5-15 Fieder-
joche und die sehr kleinen (2-2,5 mm. langen) Blätichen stehen in
20-40 Jochen. Die grosse oblonge Drüse des gemeinsamen Blattstiels
sitzt bald auf dessen mittleren Theil, bald unmittelbar unter dem
untersten Fiederjoche; zwei knopffürmige Drüsen sitzen an den bei-
den obersten Jochen. Die Blattrhachis ist fast stielrund und nur
unmerklich canaliculirt. Der Bracteenring sitzt stets im untersten
Fünftel oder Sechstel des gemeinsamen Blüthenstiels. Die an meinen
Exemplaren noch nicht völlig gereiften Hülsen sitzen an theilweise
entblätterten Zweigenden, bündelweise genähert wie bei den
gemeinen Formen. Ihre Länge beträgt bis 13 cm. bei 1,4 cm.
Breite, die Samenzahl bis 11, der Pedunculus ist 2 cm. lang. Die
APPENDIX IL. 213
Hülsen sind gerade oder unmerklich bogig gekrümmt mit parallelen
Rändern, an der Basis zu einem 11 cm. langen Stipes zusammen-
gezogen, sind sie an der Spitze abgerundet oder kurz zugespitzt.
Aussen zeigen dieselben die Nervatur der gemeinen Form. Selbst an
noch nicht völlig ausgereiften Hülsen lösen sich die Klappen leicht
von einander und zeigen die dünn lederartige Beschaffenheit, sowie
die leeren Samengruben der gemeinen Art.
Die als A. æiphocarpa Hochst. unter No 522 der Sect. II der Schimper-
schen Sammlung vertheilte Pflanze hat Hülsen von 11 cm. Länge mit
9 Samen. Der Unterschied von denen der arabischen Varietät wäre
demnach hinsichtlich dieses Merkmals kein grosser.
Man wird A. abyssinica H. als Art stets durch die papierartig abblät-
ternde Stammrinde, die dünnlederartigen, leicht aufspringenden Hül-
sen und die den Bracteenring an ihrer Basis tragenden gemeinsamen
Blüthenstiele von A. Nefasia (H.) Schwf. zu unterscheiden vermögen.
568. Acacia etbaica Schwf. in Linnea XXXV, p. 330, t. 7. 8.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba bei Arbaschigo (1700 m.) 638, coll.
1891; über und unter Geleb in Mensa (1600-2000 m.) 1225. 128%. 1497,
fr. April, coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 883, coll. 1892; Acrur (1900 m.)
1303. 1689, coll. 1892; Galata bei Aidereso (1300 m.) 1616, coll. 1892;
bei Adi-Ugri (1800 m.) 248, coll. 1894.
Loc. : Als 10 m. hoher Baum mit von unten auf verzweigtem Stamm. Beherbergt
von allen Acacien-Arten die Grösste Anzahl von Loranthaceen-Arten.
Nom. vern. in Tigrinia : sserau (Acrur), in Tigré : garath (Mensa).
569. Acacia Orfota (Fk.) Schwf.
(Syn. : Mimosa orfota Forsk. Descr. pl. eg. arab., p. 177. Acacia
nubica Bth. in Hook. Lond. Journ. I, p. 498.)
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Gedem bei Massaua 106. 176, coll. 1832;
häufig auch in der Ebene von Sabarguma.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura unterhalb Hille 244, fr. Jan.,
coll. 1889; erster Vorhügel bei Badjil 1785, bl. März, coll. 1889.
Loc. : Niederes Strauchwerk auf den grasbestandenen Flächen des Tieflandes.
Nom. vern. arabice : orjöt.
570. Acacia eburnea Willd. sp. IV, 1081.
ARAB., ADEN. Im oberen Wadi Maalla 41, coll. 1881 ; 96, bl. fr. Dec.,
coll. 1888; in Nord unter der Spitze des Gebel Schemsan, beim Fang-
damm 98, bl. fr. Dec., coll. 1888.
Loc. : Niederer ausgebreiteter Strauch.
Die in zahlreichen Exemplaren von dieser Localität vorliegenden Hülsen
entsprechen denen der vorderindischen Pflanze. Dieselben sind 6-8 cm.
lang, 0,8-1 cm. breit mit 2 cm. langem Stiel. An beiden Enden sind
die Hülsen gleichmässig, oft an dem unteren plötzlicher als an dem
oberen zugespitzt, meist ziemlich gerade oder schwach gebogen, zu-
214
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sammengedrückt und entweder ganz ohne, oder mit 1-2 Zusammen-
schnürungen zwischen den Samen versehen. Anfangs schwach filzig
werden die Hülsen bei der Reife fast ganz kahl. Ihre Textur ist
dünnlederartig mit deutlicher Längsnervatur auf der Oberfläche. Die
Samen, bei meinen Exemplaren zu 5-7, sind dunkelgrau, oval-kugelig,
6,5 mm. lang und 3,5 mm. breit, fast ohne seitliches Zusammenge-
drücktsein. Die Sculptur der Oberfläche derselben ist netzadrig alveo-
lirt und nur wenig vertieft. Von der naheverwandten A. Jacquemonti
Bth. unterscheidet sich diese Art aut den ersten Blick durch die an
der Basis nur kurz stipitirten Hülsen und deren häufig auftretende
Zusammenschnürungen. Diese Art findet sich auch auf der Insel So-
cotra (No 96 B. Balfour, coll. 1881).
571. Acacia Seyal Del. Fl. Eg., p. 142, t. 52, f. 2.
572.
or
1
Co
.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, im Thal des Afbaron (1300 m.) 747, bl. fr.
März, coll. 1891 ; am Anseba bei Arbaschigo (1700 m.) 666. 680, bl. Febr.,
coll. 4891 ; Adi Ugri (1800 m.), bl. fr. April, coll. 189.
Loc. : Baum von meist geringer Höhe, auch als Buschwerk. Blüthe goldgelb und
duftend.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura, in der Ebene (Tehama) bei Cha-
life 223, bl. fr. Dec., coll. 1888.
Loc. : Als geradstämmiger breitverzweigter Baum von 8 m. Höhe.
Nom. vern. arabice : ssellem (Chalife).
Eine Form mit fast dornlosen Zweigen. Der hier (im Winter) mit weiss-
lich-grünlicher Rinde (darunter purpurrothes Parenchym) bedeckte
Stamm sonderte Gummiharz aus.
Acacia flava (Fk.) Schwf.
(Syn. : Mimosa flava Forsk. Deser. pl. eg. arab., p. 176. Acacia
Ehrenbergiana Hayne. Arzn.-Gew. X, t. 29.)
ÆTH., COL. ERITREA. Samchar-Hügelland in Ost vom Austritte des Lawa-
Thals (200 m.) 1745, bl. April, coll. 1891 ; Wadi Marfain bei Ailet (250 m.)
403, coll. 1892; Saati (150 m.) 25, bl. Jan., coıt. 1891 ; Dogali 265, coll.
1892.
Loc. : Strauchwerk mit langschüssigen Aesten in allen Thälern der Küstenregion.
ARAB., JEMEN. Sejid-Suleman, nördl. Badjil 602, bl. fr. Jan., coll. 1889;
am Fuss des Gebel Bura bei Hille (600 m.) 222, bl. Jan., coll. 1889; im
Thal bei Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 631, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : ssélam (Tehama).
Loc. : Bildet vornehmlich die Buschwaldbestände, die sich im Tieflande des Jemen
(Tehama) längs der untersten Abfallslinie des Gebirgslandes (Serrät) hinziehen.
Acacia albida Del. Fl. Eg., p. 142, t. 52, f. 13.
/ETH., COL. ERITREA. Djuffa bei Keren (1900 m.) 994, fr. März, coll,
1889.
Loc.: Ein Baum von 20 m. Höhe und gewaltigem Umfang der Krone, hier einer
der grössten des Landes.
APPENDIX I. 215
Nom. vern. in Tigrinia : mamäna (Acrur, Hamasen).
Die Hülsen sind an diesen Exemplaren zum Theil unaufgerollt, nur
bogig gekrümmt und erreichen in dieser Gestalt eine Länge von 20 cm.
bei 1,8 cm. Breite.
574. Acacia Lahai St. Hochst. Benth. Hook. Lond. Journ. I, p. 506.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura über Hille (700-800 m.) 45%, coll. 1889; Ost-
abfall unter Menacha an der Strasse nach Sana (1900 m.) 1629, coll. 4889.
Loc. : Als kleiner Baum auf mit Busch bestandenen Felsgehängen.
Nom. vern. arabice : Gensir (Hille), garat (Menacha).
Es liegen nur sterile Zweige vor, deren Rinde, Blätter und Dornen
denen der abyssinischen Art vollkommen entsprechen. Von den übri-
gen aus Abyssinien bekannt gewordenen Acacien kommt keine andere
Art bei diesem Vergleiche in Betracht. Trotzdem muss das arabische
Vorkommen von A. Lahai, solange von daher keine Blüthen und
Hülsen zu Gebote stehen, immerhin noch manchem Zweifel begegnen.
575. Acacia Asak (Fk.) Willd. sp. IV, p. 1077.
(Syn. : Mimosa Asak Forsk. Descr. pl. eg. arab., p. 176. Acacia ha-
mulosa Benth. in Hook. Lond. Journ. I, p. 509.? Acacia Hunteri
Oliv. in Hook, Icon. 3 ser. IV, p. 36, Tab. 1370.)
ÆTH., COL. ERITREA. Samchar-Ebene in West von Massaua, Scheqat-
Qieh (75 m.) 1720, coll. 1891 ; Saati (150 m.) 21, coll. 1891; Monte Zibo
bei Saati (350 m.) 538, fr. Febr., coll. 1892; auf dem Gedem bei Massaua
68. 83, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigré : Kitrz (Mensa).
Loc. : Häufiges Buschwerk in den Thälern der Küstenregion.
ARAB., ADEN. Ueber den Kohlenmagazinen der Messageries Mmes., 20,
fr. März, coll. 4881; Wadi Maalla 71. und Gebel Schemsan, im Thal beim
oberen Fangdamm, 97, bl. fr. Dec.. coll. 1888.
Loc. : Dichiverzweigte niedere Strauchcomplexe im Grunde der Thalniederungen.
Blüthe weiss.
Von den erythr&ischen Standorten liegen nur Fruchtexemplare vor, die
von den aus Aden stammenden hinsichtlich der Gestalt und Grösse
der Hülsen etwas abweichen, im übrigen aber die vollkommendste
Uebereinstimmung an den Tag legen. Die Exemplare von Saati haben
noch unreife, aber deutlich schmälere Hülsen, die 2-4 Samen ent-
halten und bei 3,5 bis à cm. Länge nur 1,5 cm. Breite erreichen. Die
Blätter haben 1-2 Fiederjoche mit je 5-7 Blättchen, von denen die
obersten 6 mm. lang werden. Dagegen sind an den Aden-Exemplaren
die völlig reifen Hülsen 4,5-6 cm. lang und 2,5-3 cm. breit mit 1-2
Samen.
Ich vermuthe, dass die auf Tafel 1350 von Hookers Icones pl. abgebildete
und S. 36 beschriebene, gleichfalls aus Aden stammende A. Hunteri
Oliv. nur eine kleinblättrige und kleinhülsige Form dieser Art dar-
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
stellt, da die Merkmale der Blüthe und, der Beschreibung nach, auch
die der Blüthe vollkommen denen von A. Asak W. entsprechen. Viele
Arten dieser Gattung bilden solche in ihren Theilen verkleinerte
Spielarten. Allerdings liegen von dieser Art Blatiformen, die mit
einer so deutlichen Spitze des Blättchens versehen sind wie die in
Fig. 1 der eitirten Tafel abgebildete, unter meinen Exemplaren nicht
vor. An diesen sind die Blättchen linear-oblong, oblong und obovat-
oblong, an beiden Enden aber stets abgerundet.
576. Acacia Senegal Willd. sp. IV, 1077.
var. Kerensis Schwf.
Leguminibus linearibus subintegris tomentellis.
ÆTH., COL. ERITREA. Bei Keren, hinter der Citadelle im Thal des Af-
baron (1300 m.) 745, fr. März, coll. 1891; im Bogu-Thal (1200 m.) 741,
fr. März, coll. 1891; bei Djuffa (1400 m.) 998, bl. März, coll. 1891.
Nom. vern. in Tigrinia : Kantab (Hamasen).
Loc.: Hier nur in Strauchform und ohne Gummi-Absonderung auftretend.
Diese Art hat die Eigenthümlichkeit, dass die Spindel der fruchttragen-
Blüthentraube sich bei fortschreitender Fruchtreife stark verdickt
und schliesslich verholzend zu einem förmlichen Aste sich gestaltet.
Die Exemplare von Keren zeigen diese Eigenthümlichkeit in höherem
Grade als die mir aus Südnubien und Kordofan vorliegenden Exem-
plare. Unter den von Keren giebt es auch Hülsen, die selbst im aus-
gewachsenen Zustande noch mit einem dünnen Filz bekleidet sind.
Hülsen mit Einschnürungen bilden hier, wie es scheint, nicht die vor-
herrschende Form. Die Mehrzahl derselben ist durch gerade parallel
verlaufende oder nur unmerklich gewellte Ränder ausgezeichnet, sie
sind linear von Gestalt, an beiden Enden kurz zugespitzt, oder an
der Spitze abgerundet, doch hier stets mit stark entwickeltem Mucro.
Die Länge beträgt 10-13 em., die Breite 2-2,2 cm. Die Samenzahl ist
gewöhnlich 6. Die verholzte Fruchtspindel erreicht bei 6 cm. Länge
eine Dicke von 2,5-5 mm.
Blüthen und Blätter, ebenso die Stipularstacheln entsprechen vollkom-
men denen der Exemplare von Nubien und Kordofan. Die Blätter
haben 3-4 Fiederjoche und je 10-15 Blattjoche, die Blattrhachis ist
wie die Blüthenspindel ziemlich kahl, und trägt unter dem obersten
Fiederjoche sehr häufig einen gekrümmten Stachel, weiter unterhalb
können dann noch unregelmässig an der Blattrhachis 2-3 andere
Stacheln sitzen. Solehe Rhachis-Stacheln finden sich auch an Exem-
plaren von Kordofan. Forskal erwähnt derselben (Deser. S. 176) bei
der von ihm für das Tietland des Jemen angegebenen « Mimosa sene-
galensis », durch welches Merkmal diese Art im Gegensatze zu
A. Asak kenntlich gemacht ist.
977.
978.
APPENDIX II, 217
Acacia glaucophylla Steud. in A. Rich. Teut. fl. Abyss. I, p. 245.
(Syn. : ? Mimosa stellata Forsk. Deser. pl. æg. arab., p. 175.)
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, im grossen Thal (1000 m.) 352, fr. Febr.,
coll. 1891; Saati (150 m.) und Monte Zibo (350 m.) 106. 537, bl. Febr.,
coll. 1851 ; Keren, im Thal Dongolobas (1200 m.) 908, bl. fr. März, coll.
1891; im Thal Arrot (1800 m.) 1403, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigré : alöb (Ginda); hak (Mensa).
ARAB., JEMEN. Am Ostabfall unter Menacha (2000 m.) 1609, fr. Febr.,
coll. 1889; am Fuss des Gebel Melhan, bei Wolledje (600 m.) 610, fr.
Jan., coll. 1889.
Loc.: 8 m. hoher Baum mit kurzem Stamm und langschüssigen aufstrebend ver-
ästeten Zweigen, mit glatter, grauer, derjenigen von Corylus ähnlicher Rinde
und stets schwärzlichbraun gefärbten Zweigen oder Hülsen.
Nom. vern. arabice : dahhi (Wolledje) ; tahhieh (Menacha).
Die von Forskal für die mittlere Bergregion des glücklichen Arabiens
angegebene Mimosa stellata F. dürfte mit dieser Art identisch sein,
indess ist der Beweis nach dessen kurzgefasster Diagnose nicht zu
erbringen; dagegen ist im Catalog der Flora des glücklichen Arabiens
(S. CXXIIT) unter No 608 eine Mimosa « leguminibus inarticulatis »
mit dem Namen «Dahhi » aufgezählt, unmittelbar vor M. stellata
(No 609). Beide Zeilen waren offenbar für dieselbe Art bestimmt und
sind erst durch einen Irrthum bei der Drucklegung getrennt worden.
Acacia mellifera Benth. in Hook. Lond. Journ. I, p. 507.
(Syn.: Mimosa unquis cati Forsk. Descr. pl. eg. arab., p. 176 [non L.])
ARAB., JEMEN. Sejid-Soliman in Nord von Badjil 599, bl. fr. Jan., coll.
1889; am Fuss des Gebel Damer 475, bl. Jan., coll. 1889; Hille, am Fuss
des Gebel Bura (600 m.) 225, coll. 1889; Machsaba bei Wolledje, am Gebel
Bura 746, coll. 1889.
Loc. : Hauptbestandtheil der Buschwaldungen am Fusse der Berge, in der Tehama.
Die nach Syringa duftenden Blüthen haben purpurrothe Kelche und ganz weisse
Staubgefässe.
Nom. vern. arabice : Dhub (Wolledje, Hille, Moglaf).
ARAB., ADEN. Gebel Schemssan (500 m.) 134. 1799, bl. März, coll. 1889;
oberes Wadi Maalla, No 139, bl. Dec., coll. 1888, No 40, coll. 1881.
. Acacia læta R. Br. Benth. Mimos. in Hook. Journ. Bot. IX, p. 352.
ÆTH., COL. ERITREA. Maraita-Hügel bei Saati (300 m.) 60, coll. 1891;
im Thal Jangus und Terrha bei Saati 294. 382, bl. fr. Febr., coll. 1892.
Loc. : Gebüsche im Grunde der Thäler der Tieflandes.
. Acacia venosa Hochst. in Benth. Hook. Lond. journ. V, p. 98.
(Syn. : A. sanquinea Hochst. in Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 245.)
ÆTH., COL. ERITREA. Mai-Mafales 295, und am Wege nach Adi Finne
(1900 m.) 256, bl. Apr., coll. 1894.
Loc. : 12 m. hohe Bäume, an völlig entlaubten weitverzweigten Aesten blühend.
Blüthen rosenroth, kirschroth, das jung hervorsprossende Laub ist gleichfalls
lebhaft roth gefärbt.
213
981.
982.
583.
D84.
986.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Acacia Suma Kurz. in Brandis For. fl., p. 187.
(Syn. : A. campylacantha Hochst. A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 242.)
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Mai-Mafales in Dembelas (1700 m.) 254, coll.
189%.
Dichrostachys nutans Benth. in Hook. Journ. Bot. IX, p. 353.
(Syn. : Mimosa glomerata Fk. Descr. pl. æg. arab., p. 177.)
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda, Höhen des Donkollo (1000 m.) 194. 297,
bl. Febr., coll. 1891 ; Acrur (1900 m.) 1820, coll. 1892; Aidereso (1300 m.)
1140, coll. 1892; in Nordwest unter Mai-Mafales, Dembelass (1700 m.)
262, bl. April, coll. 1894.
Nom. vern. in Tigré : göno (Ginda); in Tigrinia : guonög (Acrur, Hamasen).
ARAB., JEMEN, Gebel Bura über Hille (900 m.) 400, fr. Jan., coll. 1889;
Aggara bei Hodjela (600 m.) 1006, coll. 1889; Ussil (1400 m.) 1335, bl.
Febr., coll. 1889.
Loc. : Im lichten Buschwald der Berggehänge als kl. Baum und als Strauch.
Nom. vern. arabice : esfih (Ussil), kuschkusch (Wolledje), gensir (Hille).
Prosopis spicigera L. Mant., p. 18.
ARAB., SUEDKUESTE. Wadi Schiqn, in West bei Bolbaf 147, bl. fr. März,
coll. 1881.
Loc. : Baum von 10 m. Höhe, mit grauer längs- und langrissiger, tiefgespaltener
Rinde.
Nom. vern. arabice : ghäf.
Entada abyssinica Steud. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 234.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf dem Lalamba bei Keren (1900 m.) 258, fr.
Febr., coll. 4889.
Loc.: 8 m. hohe, im Winter völlig laublose Bäume in lichten Waldbeständen.
LEGUMINOSÆ-CÆSALPINIOIDEÆ
5. Tamarindus indica L. Gen. pl. I. 581.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Anseba bei Keren (1300 m.) 760, fr. März,
coll. 1891 ; Ginda (900 m.) 2181, coll. 1892.
Loc.: Häufiger Baum von 10-15 m. Höhe im waldbestandenen Grunde grosser
Thäler.
Nom. vern. in Tigrinia : homr (ubique).
ARAB., JEMEN. Schlucht des Ofer am Gebel Bura, über Hille (900 m.)
375, fr. Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : homr (Hille).
Bauhinia inermis Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 85.
ARAB., JEMEN. Wadi Hatab, am Fuss des Gebel Melhan, bei Wolledje
791, fr. Jan., coll. 1889.
Loc. : Als Strauch von 1,5 bis 2 m. Höhe, das Unterholz im Uferwalde des grossen
Thalrinnsals bildend, zwischem anderem Gesträuch.
987.
988.
589.
591.
APPENDIX I. 219
Ich sammelte Exemplare an der von Forskal angegebenen Lokalität
nnd erlangle gleichfalls nur fruchttragende Zweige. Die Blätter
messen 4-4,5 cm. in der Breite, 3,3-3,5 cm. in der Länge. Der Ab-
stand der abgerundeten Spitzen der zwei Blättchen beträgt 2,5-3 cm.,
der Blattstiel ist 2 cm. lang. Die Länge der Hülsen ist 8-11 cm.,
ihre Breite 1-1,3 em. Die Hülsenränder sind gerade und parallel,
die aufwärts gebogene cuspidate Spitze bildet einen 1-1,3 em. langen
Schnabel, der Stiel beträgt bis 0,5 cm. Die kastanienbraunen ovalen
Samen sind 7 mm. lang, 5,5 mm. breit und 4,5 mm. dick.
Bauhinia reticulata D. C. Prodr. II, 515.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Mai-Mafales (Dembellas), am Mai-Messiam
(1400 m.) 267, coll. 189%.
Loc. : Im dichten Buschwalde einzeln mit anderen grösseren Bäumen.
Nom. vern. in Tigrinia : amamgemel (Dembelass).
Ceratonia Siliqua L. spec. 1513.
ARAB., JEMEN. Kultivirt bei Okeber am Gebe! Melhan (900 m.) 839, coll.
1889 ; Gebel Bura, Kaffeeregion über Hille (700-900 m.).
Nom. vern. arabice : chornub (Okeber, Hille).
Wildwachsende (wie bei Taës) Johannisbrodbäume habe ich an den
von mir besuchten Lokalitäten nicht ausfindig zu machen vermocht.
Cassia Arereh Del. in Cailliaud Voy. Meroe, Bot., p. 29, 30; Feret et
Galinier, voy. Abyss. Bot. Tab. 3.
ÆTH., COL. ERITREA. In der Umgegend von Maı-Mafales, Dembelass,
263, 264, bl. März, coll. 189%.
Loc. : 4-12 m. hohe vereinzelte Bäume, mit niederem Stamm und dichtbelaubter
Krone voller Blütentrauben, die sich mit den Blättern zugleich entwickeln. Die
Blüten duften veilchenartig.
Nom. vern. in Tigrinia : schitelebe (Dembelass).
. Cassia goratensis Fres. in Reg. Flora 1839, p. 53.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Lalamba bei Keren (1800 m.) 96%, coll. 1891 ;
Anseba-Thal bei Arbaschigo (1700 m.) 672, 674, bl. fr. Febr., coll. 1891 ;
Saganeiti (2200 m.) 877, 916, fr. März, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1189,
1224, coll. 1892.
Loc. : Ein sehr verbreiteter Baum von mittlerer Höhe, oder Strauch. Liefert den
Eingeborenen eine gute Gerberrinde.
Nom. vern. in Tigrinia : buhss (Asmara), gewöhnlich ssamba hambo (Acrur);
in Tigré : mboi (Mensa).
Cassia occidentalis L. Spec. 539.
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet (250 m.) 442, coll. 1892 ; Ginda (950 m.) bl.
fr. Febr., coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Agara bei Hodjela (600 m.) bl. fr. Febr., coll. 1889;
zwischen Hodjela und Behä bl. fr. Jan., coll. 1889; Chalife (300 m.)
bl. fr. Dec., coll. 1888.
Loc. : Als Unkraut auf Aeckern und-bei Häusern.
320 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
592. Cassia adenensis Benth. in Transact. Linn. Soc. XXVII, p. 953.
ARAB., ADEN. In der Thalniederung von Maalla häufig 31, bl. fr. Nov.,
coll. 1888.
Loc. : Auf Gerüll und Steinkies in den Rinnsalen des Thals.
Nom. vern. arabice : ssönna.
593. Cassia angustifolia Vahl. Symb. Bot. I, 29.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Küstenland westlich von Massaua, Samchar-
Ebene bei Scheqat-Qieh (70 m.) bl. Apr. coll. 1891; Arkiko 143, coll.
1892; Saatı 510, coll. 1892. Hamamo im Haddas-Thal (300 m.) 265,
bl. Mai, coll. 189%.
Loc. : In den Rinnsalen der Thäler als dichte 1,5 m. hohe Staudenkomplexe.
ARAB., JEMEN. Gebel Bura, bei Hille (700-1000 m.) 494, fr. Jan., coll.
1889; Badjil, in der Vorhügelregion, 530, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : ssönna.
ARAB., JEMEN. Südküste. Wadi Schign, westlich von Bolhaf 151, bl. fr.
März, coll. 1881.
Loc. : Als Strauchwerk von nahezu 3 m. Höhe, in sehr dürren Felsthälern. Die
Blätter haben stets 7-10 Blättchenjoche.
594. Cassia holosericea Fres. in Regensh. Flora 1839, S. 34.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua 35. 191, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama, zwischen Hodedah und Marraua
fr. Dec., coll. 1888.
Loc. : Als Unkraut an kultivierten Stellen.
ARAB., ADEN. 21, fr. März, coll. 1881.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, 67, bl. fr. März, coll.
1881; Wadi Schign, westlich von Bolhaf, 150, fr. März, coll. 1881.
395. Cassia obovata Collad. Hist. Cass. 92, t. 45, A.
(Syn.?: Cr. Aschrek Forsk. Deser. pl. æg. arab. p. 86.)
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo 22, coll. 92; am Gedem 99, coll. 1892;
Dogali 260, coll. 1892; am Zibo hei Saati 579, coll. 1892; Keren, in der
Mitte der Thalniederung häufig.
Loc. : Auf thonreichem Boden.
Nom. vern. in Tigrinia : enteentaro (Hamasen).
ARAB., JEMEN. Im Tieflande der Tehama bei Chalife, bei den ersten Vor-
bergen (300 m.) 235, bl. fr. Dec., coll. 1888.
Loc. : Als Unkraut auf Ackerland.
Nom. vern. arabice : eschreg (Chalife).
ARAB., ADEN. In Ost von Steamerpoint, beim Gebäude der Telegraphen-
verwaltung, 4925 fr. Nov., coll. 1888; Schugra in Ost von Aden 97, bl.
März, coll. 1881.
Das unter Vorbehalt eitierte Synonym Forskals entspricht in der
kurzen Diagnose vollkommen den Merkmalen von Cassia obovata
Coll., auch der dort angegebene arabische Name, sowie die Lokalität
APPENDIX II. 291
stimmen beide mit denjenigen überein, welche dieser Art in Süd-
arabien zukommen. Auch Ehrenberg hat sie in der Umgegend von
Mor gesammelt.
596. Cassia Absus L. spec. 537.
ARAB., JEMEN. Kaffeeregion am Gebel Bura, über Hille (1000 m.).
Nom. vern. arabice : tuschmä (Hille).
997. Cassia Tora L. spec. 538.
(Syn. : C. Sunsub Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 86.)
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet (250 m.) 426, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Melhan, im grossen Thal bei Wol-
ledje, bl. fr. Jan., coll. 1889; Agara, bei Hodjela (600 m.) bl. Febr.,
coll. 1889.
Loc. : Auf Kies des Thalrinnsals und an Bewässerungsrinnen.
Nom. vern. arabice : gurgul (Wolledje).
Meine Exemplare weisen die Merkmale auf, auf welche Forskal mit
Zweifel seine C. Sunsub zu stützen beabsichtigte. Formen der Art
finden sich indessen auch in anderen Ländern des weiten Verbrei-
tungsbezirks der G. Tora L. wieder.
998. Cassia auriculata L. spec. pl. 542.
ARAB.. ADEN. Als Zierpflanze angebaut bei einem Brunnen zu Schech-
Othman, eine Anzahl Bäume, 1926, bl. fr. Nov., coll. 1888.
599. Cassia Hildebrandtii Vatke, Oestr. Bot. Zeitschr. 1880, No 3, S. 4.
(Syn. : ? Cassia Kleinii W. et Arn. Prodr. p. 293.)
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen (1400-2000 m.) 1892, bl.
fr. Mai, coll. 1892.
Loc. : Als niederes Gestrüpp an grasigen, mit kleinem Krautwuchs bedeckten,
trockenen Gehängen.
Hildebrandt’s Exemplare No 2464, coll. 1877 von Taita (1000 m.)
haben etwas grössere Blüten als die meinigen, können aber im
übrigen als mit denselben identisch betrachtet werden.
Die Pflanze sprosst aus einem mehrjährigen, halbunterirdischen, dick-
verholzten Stammteil mit 20 bis 40 cm. langen krautigen Trieben.
10-13 Blättchenpaare kommen vor. Die langgestielte dickköpfige
Drüse am Blattstiel ist nicht an dessen Basis, sondern nahe an
seinem oberen Ende, unter dem untersten Blättchenpaare befindlich.
Die Blüten sind, ohne Stiel, 8 mm. lang, die Hülsen 4,5-5 cm. lang,
0,% cm. breit, mit 12-45 Samen. Dieselben sind teils ganz gerade,
teils schwach nach abwärts gekrümmt, etwas bogig.
Ich finde, abgesehen von der Behaarung, keinen Unterschied in den
Blättern und Hülsen und Blüten von denen der €. Kleinit W. A.,
von der es übrigens auch behaarte Formen giebt (var. prlosa Tw.).
Die vorderindische Pflanze steht der Art jedenfalls näher als €. Grantir
Ol., deren Blättchen eine sehr verschiedene Nervatur zeigen.
222
600.
601.
603.
605.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Cassia nigricans Vahl. Symb. Bot. I, p. 20.
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet (260 m.) 476, coll. 1892; Ginda (900 m.)
2258, 2259, coll. 1892.
Cassia mimosoides L. spec. 543.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 972, coll. 1892; im Thale
Mogod (1400 m.) 1577, coll. 1892.
. Pterolobium abyssinicum A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 246, 247.
ÆTH., COL. ERITREA. Halibaret, Beloa-Thal 266, bl. Febr. coll. 1894;
am Anseba bei Keren (1300 m.) 765, coll. 1891; massenhaft am Lalamba
(1800-2000 m ) 879 fr. März, coll. 1831; unter Asmara, bei Gele (2000 m.)
593 fr. Febr. coll. 1891; Acrur (1800 m.) 1173, coll. 1892; Saganeiti
(2200 m.) 831, 788, coll. 1892.
Loc.: Als Schlingstrauch an Bäumen und Gebüschen hinaufstrebend uni oben mit
vielen Aesten überhangend, oder als Strauchkomplexe von niederer Höhe an
Berggehängen, zwischen hohem Gras.
Nom. vern. in Tigrinia et Tigré : Qantaftafe (ubique).
ARAB., JEMEN. Am Gebel Melhan, Okeber (900 m.) 803, fr. Jan., coll.
1889; Ussil (1400 m.) 1225, fr. Febr., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : Kilbän (Okeber) auch Kellab (Ussil).
Parkinsonia aculeata L. in Hort. Cliff. 157, t. 13.
ÆTH., COL. ERITREA. Angepflanzt bei Ras Madur, auf der Insel Mas-
saua, auch bei Mkullo, etc., 45, coll. 1892.
Gedeiht vorzüglich im Küstenlande ohne sonderliche Pflege.
. Poinciana elata L. spec. 554.
ÆTH., COL. ERITREA. Ailet (260 m.) 423, coll. 1892; Austrittstelle des
Thals des Lawa aus dem Gebirge.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) 617 bl.
fr. Jan., coll. 1889; Gebel Damer, 48%, bl. Jan. coll. 1889.
Loc. : Mittelgrosse Bäume. Blüte am belaubten Zweige, in der Frühe des Tages
sich öffnend, reinweiss, nur das tutenförmige Vexill ist hellcitronengelb.
Nom. vern. arabice : rumf (Wolledje).
ARAB., JEMEN. Im Gold-more-valley häufig, 44, bl. fr. Nov., coll. 1888.
LEGUMINOSÆ-PAPILIONATÆ
Calpurnia aurea (Lam.) Baker in Oliv. fl. Trop. Afr. I, p. 252, 253.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa (1800 m.) 1147, bl. fr. Apr. coll.
1891; Arbaroba unter Asmara (1800 m.) 559, fr. Febr., coll. 1891;
Adi-Qaieh bei Taconda (2200 m.) 207 bl. Mai, coll. 1854; Acrur (1400 m.)
1062, coll. 1892 ; Saganeiti (2200 m.) 874, 1328, coll. 1892.
Loc.: Baumartiger Strauch am Wasser des Baches mit rein dottergelben Blüten.
Nom. vern. in Tigré : süt ara (Mensa).
APPENDIX I. 223
606. Cadia varia l'Her. diss. in mag. enc. 5, p. 29.
ÆTH., COL. ERITREA. Acrur (1900 m.) 717, 1063, 1142, fr. März, coll.
1892; in N. von Adi-Qaieh bei Taconda (2200 m.) 270 bl. fr. Mai, coll.
1894; Plateau von Kohaito (2600 m.) 269, bl. fr. Mai, coll. 189%.
Loc. : Als Strauch und Bäumchen, bis 4 m. Höhe erreichend, in buschreichen
Thälern. Die Blüten sind hellrosa oder etwas gelblich mit stets purpurroten
Staubfäden.
Nom. vern. in Tigrinia : Hez’auz (ubique).
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura Hille (700-900 m.) 451, coll. 1889; Ostabfall
unter Menacha (1800 m.) 1630, coll. 1889; Okeber, am Gebel Melhan
(900 m.) 822, fr. Jan., coll. 1889; Ussil (1200-1400 m.) 1937, coll. 1889.
Loc. : Als kleiner Baum oder Strauch in Thälern, zwischen anderem Gebüsch,
Bl. heilgelb oder dunkelrosenrot.
Nom. vern. arabice : Qadi (Hille) auch lottah (Okeber).
607. Lotononis Leobordea Bth. in Lond. Journ. Bot. II, p. 607.
var. abyssinica Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Strasse von Maldi (2000 ın.)
271, bl. fr. Febr., coll. 1894; am Amba bei Geleb (2200 m.) 1401, bl. fr.
Apr., coll. 1891; Pass Bomba in N. von Aidereso (1100 m.) 655, 1623,
bl. fr. Febr., coll. 1892; im Thal Mogod (1300 m.) 4600, April, coll.
1892; Haschellokokob unter Acrur (1600 m.) 1120, bl. fr. März, coll.
1892.
Loc. : Im Kiese und Steinschutt der Rinnsale und Thalbetten.
608. Rothia hirsuta (G. P.) Baker in Ol. fl. Trop. Afr. II, p. 7.
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren Theil des Lawa-Thals (1000 m.) 1674,
bl. fr. April 1, coll. 1891.
Loc. : Im Kiese des Thalrinnsals.
609. Crotalaria retusa L. spec. 1004.
(Syn. : Dolichos cuneifolius Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 13%.)
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama, östlich non Marraua 180, bl.
Dee., coll. 1888; Wadi Hedjan unter Ussil (1200 m.) 1270, bl. Febr.,
coll. 1889 ; Hille, am Fuss des Gebel Bura (600 m.) 29%, bl. fr. Jan., coll.
1889.
Loc. : Auf Ackerland als Unkraut.
Nom. vern. arabice : gulgul.
Alle Blütenteile sind innen citronengelb. Die Fahne ist auf der Rück-
seite braungeadert.
610. Crotalaria microphylla Vahl. Sym. Bot. I, p. 52.
ÆTH., COL. ERITREA. Dogali, 247, 249, coll. 1892; Saati (150 m.) 343,
481, bl. fr. Febr., coll. 1892.
Loc. : Im Kies und Geröll der Rinnsale.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, 124 bl. fr. März,
coll. 1881.
224 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
611. Crotalaria senegalensis Bacle in D. C. Prodr. II, 133.
ÆTH., COL. ERITREA. Jangus Thal bei Saati (150 m.) 386, coll. 1892;
Schlucht in West von Saati, am Wege nach Ailet, 409, bl. fr. Febr.,
coll. 1892 ; Umgegend von Keren : am Lalamba (1800 m.) 864, fr. März,
und am Chor Selimo (1300 m.) 723, fr. Febr., coll. 1891 ; am Schegolgul-
Mantai (oberer Barka) 274 bl. tr. März, coll. 1894.
Die Färbung des vexillum ist auf der Rückseite braunrot, auf der Ober-
seite goldgelb, am Nagel mit roten Streifen, die der ale ist goldgelb
und die der carina hellgelb.
612. Crotalaria incana L. spec. 1005.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco (2000 m.) 275, bl. fr. Febr., coll. 1894;
Thal Marhabet bei Geleb (1900 m.) 1398, fr. Apr, coll. 189 ; unter
Asmara, bei Golei (2200 m.) 585, fr. Febr., coll. 1891; Acrur (1900 m.)
1047, 1305, 1232, bl. fr. März, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 783,
coll. 1892; Plateau von Kohaito (2600 m.) 275, bl. Mai. coll. 189%.
ARAB., JEMEN. Wadi Hedjan und Wadi Chuoiet unter Ussil (1000-1209 m.)
1276, 1186, bl. fr. Febr., coll. 1889; Gebel Bura, über Hille (700-
900 m.) 498. bl. Jan., coll. 1889; Wolledje, im Thal am Fusse des Gebel
Melhan, fr. Jan., coll. 1889.
Loc. : Im Kiese der Thalrinnsale.
Die Exemplare No 1276 von W. Hedjan haben Blätter, die durch
Drüsen auf ihrer Rückseite ausgezeichnet sind, eine Eigentümlichkeit,
die den erythræischen Exemplaren fehlt.
613. Crotalaria natalitia Meissn. in Hook. Lond. Journ. II, p. 67.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordostabhange des Berges Savur, unter Am-
belaco (1800 m.) 280, bl. Febr., coll. 1894.
Loc.: Mit anderen hohen Stauden an steilen Gehängen üppigsten Gras- und Kraut-
wuchses.
614. Crotalaria Defiersii Schwf. sp. n.
(Syn. : Cr. clavata W. et Arn.? sec. Defl. Voy. Yem. p. 127.)
Suffruticosa elata ubique, tenuiter, exceptis petalis, canescenti-tomen-
tosa ; ramis erectis strictis teretibus ; foliis longepetiolatis, cum petiolo
foliola duplo vel sescuplo superante, foliolis juventute albosericeis,
postea utrinque æqualiter canescentibus, crassiusculis, inter se æqua-
libus vel medio paullo majore, ovalibus vel orbiculato-obovatis apice
rotundatis basi in petiolulum breve et abrupte desinentibus vel subcu-
nealis, costis subtus prominulis in utroque latere 4-5; stipulis incons-
picuis, vel nullis; racemis lateralibus vel pseudoterminalibus elongatis
multifloris breviter pedunculatis; floribus approximatis brevissime
pedicellatis, bractea bracteolisque lineari-setaceis; calycis ad ?/s
partiti laciniis oblongo triangularibus acutis rectis æqualibus extus
pubescentibus: petalis flavis basi purpureo-venosis et post anthesin
basin versus pubescentibus, vexillo calycem quinta vel sexia parte
APPENDIX I. 295
excedente orbiculari acutiusculo ad unguem bigibbo, alis oblongo-
obovatis vexillo paullo brevioribus, carinæ petalis ad medium partem
coalitis subsemiorbieularibus alis multo brevioribus, stylo præsertim
superne puberulo, stigmate nudo truncato ; legumine cum pedicello
deflexo clavato-cylindrico recto, dorso profunde sulcato, apice trun-
cato rotundato et abrupte apiculato, basi sensim constricto, parte
stipitali a latere valde compresso, seminibus ad 15 fuseis vel flavidis,
tubereulis orbicularibus crasse rugosis.
Maasse : Länge des Blatistiels 4,5-6 cm. Die Blättchen messen 3,5 X 2,
oder 4 X 3 em. Die Blütentraube ist bis über 25 cm. lang mit nur 4 cm.
langem Stiel. Der Blütenstiel gegen 3 mm. lang, der Kelch 11 mm., das
Tragblatt 5 mm. Die Fahne misst 1,2 X 1,2 cm. Die alae messen 1,1 X
0,65 cm. Die Hülse wird 3,5 em. lang, der eingeschnürte Basalteil
0,5 cm. Die Samen messen 4 mm. Länge und 3 mm. Breite.
ARAB., JEMEN. Im oberen Wadi Madfar bei Hodjela (700 m.) 934, bl. fr.
Jan., coll. 89.
Loc.: Im Kies des Rinnsals im Grunde des Thals, als 1,5 m, hoher Strauch.
Diese schöne Pflanze, die in den Gärten von Cairo vortrefflich gedieh
und das ganze Jahr hindurch Blüten trug, gehört, wie A. Deflers
l. c. angeführt hat, in die nächste Verwandtschaft der vorderindischen
C. clavata W. u. Arn. Von dieser Art unterscheidet sich unsere
Pflanze durch die im Verhältnis zum Kelch weit kleineren (denselben
nicht ums dreifache überragende) Blumenblälter. Von der gleich-
falls nahe stehenden C. laburnifolia ist sie durch die nur kurz
stipitierten Hülsen und die weit kürzere Carina der Blüte verschieden.
Von anderen ähnlichen Arten (C. striata D. C. etc.) unterscheidet
sie sich durch die mit rundlichen Höckern besetzten Samen.
615. Crotalaria lupinoides Hochst. in Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 39, 40.
ÆTH., COL. ERITREA. Arkiko 152, coll. 1892; im Thal Baresa (500 m.)
650, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Im oberen Wadi Madfar, bei Hodjela (800 m.) 990.
coll. 1889.
ARAB., ADEN. Wadi Maalla, 90, bl. fr. Dec., coll. 1888, No 45, fr. März,
coll. 1881; Schugra, im Ost von Aden, 90, bl. März, coll. 1881.
Die Blüten sind gleichmässig citronengelb gefärbt. Die aussen stets fein-
filzig behaarten Hülsen sind innen auf der ganzen Fläche mit langen
Wollhaaren bekleidet, die den ganzen Raum ausfüllen. Gewöhnlich
bleiben die Samen unentwickelt. Ich fand solche, die ausgereift
waren, nur in einem Falle, bei Exemplaren, die ich am linken Nil-
ufer in Dar Matamma, Nubien (No 1872, coll. 1866) gesammelt habe.
Diese waren 3,5 mm. lang, 2,5-3 mm. breit und 1 mm. dick, von
der der Gattung eigenen oval-dreieckigen Gestalt, glänzend, aber un-
eben und ledergelb von Farbe und mit schwärzlicher Marmorierung.
226 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
616. Crotalaria platycalyx Steud. in Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 42.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco (2000 m.) 273, bl. fr. Febr., coll. 1894 ;
über Geleb an den Nordabfällen 1142, 1557, und am Amba (2200 m.)
1372, bl. fr. Apr., coll. 1891.
Das vexillum ist auf der Rückseite hellbräunlich, oberseits fahlgelb,
am Nagel mit purpurnen Streifen, die ale sind. dottergelb, die carına
helleitrongelb, mit schwarzen Adern, oder grünlich gefärbt.
617. Crotalaria astragalina Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. II, p. 155.
ÆTH., COL. ERITREA.
1) Forma laxa racemo elongato longe pedunculato : Ambelaco an der
Maldi Strasse (2000 m.) 281, bl. Febr., coll. 1894.
2) Forma racemo congesto, subcapitato longe pedunculato, foliolis ova-
libus vel obovatis : Ginda (950 m.) 397 bl. Febr., coll. 91; Ambelaco
(2000 m.) 279, bl., coll. 1894; am Fuss des Bizen, im Süd von Ginda
(1400 m.) 1899 fr., coll. 1892.
3) Forma prostrata vel diffusa, parvifolia pedunculis abbreviatis, rari- .
flora: Ambelaco (2000 m.) 278, bl. Febr., coll. 189%; Gaba im mittleren
Thal des Lawa (340 m.) 1652, bl. fr., coll. 1891; Geleb in Mensa (1700-
2000 m.), 1202, bl. fr. Apr., coll. 1891; Ginda, oberhalb, im grossen
Thal (1000-1500 m.) 506, bl. Febr., coll. 1891.
4) Formæ 1, 2 et 3 : Fuss des Bizen, südl. Ginda, 1899, coll. 1892; Saga-
neiti (2200 m.) 970, coll. 1892; Monte Alamkale bei Aidereso (1800 m.)
1656, coll. 1892; am Berge Kube beim Bizen (1850 m.) 1656, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Ussil (forma 3, prostrata) (1400 m.) 4317, bl. fr. Febr.,
coll. 1889.
Die Pflanze gehört zu den veränderlichsten der Gattung, was die all-
gemeine Tracht und die Blattform anbelangt, während Blüten und
Hülsen nur unmerkliche Verschiedenheiten an den Tag legen. Lineare
und ovale Blätter finden sich an ein und demselben Exemplar. An
No 281 von Ambelaco sind die Blütentrauben mit ihren Stielen
9-30 em. lang, die Stiele selbst 5-15 em. lang.
618. Crotalaria pycnostachya Benth. in Lond. Journ. Bot. II, p. 584.
ARAB., JEMEN. Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 858, bl. fr. Jan. 1889.
619. Crotalaria Barkæ Schwf. n. sp.
Annua spithamalis diffuse ramosa; caulibus cum petiolis peduneulisque
patenter et molliter pilosis ; foliolis æqualibus teneribus, subuninerviis,
subtus, præcipue ad nervum medium patenter pilosis, margine parce
piloso-ciliatis oblongis, petiolum æquantibus vel paullo superantibus,
apice rotundatis basi acutis et breviter petiolulatis; stipulis lineari-
subulatis pilosis petiolo 6-10-plo brevioribus ; pedunculis folio
oppositis petiolum æquantibus unifloris, bractea minima pedicellum
brevissimum æquante, bracteolis lanceolatis acutis calyce 5-plo bre-
APPENDIX I. 297
vioribus ; calycis tubo paullo constricto, laciniis tubum 5-plo super-
antibus lanceolatis acutis equilongis margine piloso-ciliatis ; vexillo
calycem vix excedente orbiculato acutiusculo concolore luteo dorso
ad nervum medium tantum piloso ; alis cum carina a vexillo paullo
excedente tectis glaberrimis; carına alas æquante angulo recto incur-
vato usque ad partem horizontalem (i. e. ad 3/4 ejus longitudinis)
connala, marginibus liberis dense villoso-ciliata; stylo apicem versus
villoso basi tertia parte glabro, stigmate paulisper globoso-incrassato
glaberrimo; legumine coriaceo-indurato indehiscente breviter stipi-
tato calycem in statu maturo vix duplo excedente globoso-obovoideo
apice globoso rotundato pilis patentibus molliter vestito, seminibus
numerosis triangulari-rotundatis compressis flavidis nitentibus et
irregulariter rugulosis.
Maasse : Die Blätichen sind 1,5-2 cm. lang, 0,8 cm. breit, auf 1 mm. lan-
gen Stielchen und 2-2,5 cm. langem gemeinsamem Blattstiel. Die Neben-
blättchen sind 3-4 mm. lang, Blütenstiel, Bractee und Stipes der Hülse
sind ungefähr 1 mm. lang. Der gemeinsame Blütenstiel ist 1,5 cm. lang.
Der Kelch ist 1 cm. lang. Die Hülse wird 4,5 cm. lang, 4 cm. breit. Die
Samen sind 4 mm. lang und 3 mm. breit.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Schegolgol Mantai (Oberlauf des Barka) 277,
bl. fr. März, coll. 1894.
Loc. : Im Kiese des trockenen Flussbetts.
Die Art entspricht im allgemeinen der G. podocarpa D. C., deren
nächste Verwandte sie zu sein scheint. Von allen Arten der Gattung,
durch die auch im vollsten Reifezustande nicht aufspringenden
Hülsen abweichend, unterscheidet sie sich von der vorhin genannten
Art durch den langen von der Fahne nicht überragten Kelch, durch
die sehr kleinen Nebenblättchen und durch die rundlichovale Gestalt
der Hülse, sowie deren abstehende Behaarung.
620. Crotalaria polysperma Kotschy in Schweinf. Reliq. Kotsch. 18, t. 14.
(Syn.: C. macrocarpa Penzig. in Atti Congr. Bot. 1892, Piante
Bogos, etc., p. 29 (non E. Mey. Comm. p. 24.)
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa; Haschello-Kokob unterhalb in
Nordost von Acrur (1600 m.) 1098, bl. März, coll. 1892.
Loc. : Im Geröll und Kies des Baches, im Grunde des Thalbetts.
Diese Exemplare sind mit der am obern weissen Nil verbreiteten und
auch neuerdings von Stuhlman in Deutsch-Ostafrika aufgefundenen
Pflanze in allen Stücken, auch in den Grössenverhältnissen der Blüte
übereinstimmend. Die Blütenfarbe ist veilchenblau.
Die Hülsen sind (an Exemplaren vom oberen Nil) 4 cm. lang, 1,7 cm.
breit und 0,5 cm. dick, gegen das Ende zu breiter und in sehr
stumpfem Winkel abgestutzt und am Grunde plötzlich zu einem nur
BULL. HERB. BOISS. Appendix II (1896). 16
2928 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
1-2 mm. langen Stipes zusammengeschnürt. Aussen sind sie mit
abstehenden braunwerdenden Haaren villos. Die Samen sind ziem-
lich glatt, abgerundet dreieckig, mit tief ausgebuchtetem Nabel.
624. Crotalaria spinosa Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 156-157.
ZETH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 272, bl.
fr. Febr., coll. 1894; Geleb in Mensa (1700-2200 m.) bl. fr. Apr., coll.
1891 ; Acrur (4900 m.) 1018, coll. 1892.
Loc. : Sonnige, grasige Plätze, auch im Kies und auf Steinschutt.
ARAB., JEMEN. Wadi Hedjan unter Ussil (1200 m.) 1990, fr. Febr.
coll. 1889.
622. Crotalaria leptocarpa Balf. f. Bot. Socotra p. 66, 67, t. XIV, A.
(Syn. : C. dubia Balf. f. in Proc. R. S. Edinb. XI, p. 508 (non
Grah. Bak.).
ARAB., ADEN. In der Niederung von Maalla, 44, bl. fr. März, coll. 1881.
Loc.: Mit anderen kleinen Kräutern zwischen lichtem Akazien-Gestrüpp auf
steinigen Hügeln.
Die Pflanze ist 1889 auch an der Somal-Küste bei Bulhar von Dr. L.
Hirsch aufgefunden wurden, wo dieselbe den Namen « Dschalälo »
führen soll.
623. Argyrolobium uniflorum Jaub. Sp. Illust. Pl. Or. I, p. 115.
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) bl. fr. Mai, coll.
1894.
Loc. : An Felsen und in Felsritzen unter Bäumen.
Diese Exemplare entsprechen der ägyptischen Mediterranpflanze hin-
sichtlich der kurzen Blattstiele. Eine vom Typus der Art mehr
abweichende Form mit Blattstielen, die der Länge der Blättchen
gleichkommen oder ‚dieselbe überragen und mit linearen oder
oblonglinearen Blättchen beherbergen die dem erythr&ischen Ge-
biet benachbarten Berge von Erkauit, in Südwest von Suakin, wo
ich sie auf der höchsten Spitze am N.-W.-Abhange fand (No 254,
coll. 68).
624. Argyrolobium arabicum Jaub. Sp. Illustr. Pl. Or. I, p. 145.
ARAB., ADEN. Niederung von Maalla, bl. fr. März, coll. 1881.
Loc. : Auf dürrem Kies und vulkanischem Trümmergestein.
625. Argyrolobium abyssinicum Jaub. Sp. [llustr. Pl. Or. I, 115.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabfälle über Geleb in Mensa und Ostabhänge
am Berge Ssabr (2000 m.) 1196, 1535, bl. fr. Apr., coll. 1894 ; Acrur,
Haschello Kokob (1600 m.) 1090, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 1777,
coll. 1892; am Bizen (2000 m.) 1859, coll. 1892.
Loc.: An sonnigen, trockenen Grashalden und im Halbschatten der Gebüsche, an
Böschungen unter Moosen und dergl.
626. Argyrolobium virgatum Bak. in Oliv. Flor. trop. Afr. II, p. 46, 47.
APPENDIX IL 229
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Saganeiti, in der Schlucht von Selet
(1900 m.) 967, fr. März, coll. 1892.
Loc. : Unter Wachholderbäumen zwischen Gras und Moos.
ARAB., JEMEN. Am Berge Schibam über Menacha, bei el-Ejan (2600 m.)
1659, bl. fr. März, coll. 1889.
627. Ononis reclinata L. spec. 1011.
var. minor Moris in Boiss. Fl. Or. II, p. 61.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 283, bl.
fr. Febr.. coll. 189%.
628. Medicago orbicularis All. Ped. No 1150.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, bei Adigofon (2200 m.) 1357, fr. Apr.
coll. 1892.
Loc. : Als Unkraut auf Erbsenfeldern.
629. Medicago sativa L. spec. 1096.
630.
631.
ÆTH., COL. ERITREA. Zwischen Ginda und Asmara angebaut (1000-
2000 m.) 2105, bl. fr. Mai, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha, angebaut (2300-2600 m.) 1444. bl. Febr.,
coll. 1889.
Loc. : Als Futterkraut auf aus Quellen bewässerten Terrassenfeldern gebaut, mit
intensiv violetter Blüte.
Nom. vern. arabice : gadhb.
var. erecta Schwf. Annua, foliolis linearibus, racemis elongatis, longe
pedunculatis, flore dilute lilacino, interdum albido. |
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami in Ost von Schehr, im Küstenlande
kultiviert. 157, bl. Apr., coll. 1881.
Loc. : Auf bewässerten Feldern als Futterkraut angebaut.
Nom. vern. arabice : gadhub.
Medicago hispida (Gært.) Urban, Verh. Bot. Ver. Br. XV, p. 74.
var. denticulata Willd. spec. III, p. 1414.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal Mogod, am Fusse des Bizen (1400 m.) 2039,
fr. März, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 913, 1360 coll. 1892.
Loc. : Als Unkraut auf Ackerland.
var. à. apiculata Willd. in Boiss. fl. Or. II, p. 103.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha (2400 m.) 1932, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : Auf Ackerterassen unter angebauter Luzerne.
Nom. vern. arabice : wennem.
Medicago minima Lam. Dict. III, p. 636.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa, am Amba (2200 m.) 1388, fr.
Apr., coll. 4891; Thal Mogod am östl. Fusse des Bizen (1400 m.) 2044,
fr. Mai, coll. 1892; Ambelaco (2000 m.) 284, fr. Febr., coll. 1894.
Loc. : Als Unkraut auf geackertem Boden, auch an grasigen Stellen der Bergabhänge.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha, bei Kahil (2500 m.) 1469, bl. fr. Febr.,
coll. 1889.
Loc. : In Aprikosengärten, Grasrasen, im Halbschatten der Bäume.
230 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
632. Medicago lupulina L. spec. 1097.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Amba bei Geleb in Mensa (2200 m.) bl. fr.
Apr., coll. 1891 ; Saganeiti (2200 m.) 796, coll. 92. |
Loc. : Auf grasigen Stellen am Wasser des Baches.
ARAB., JEMEN. Am Berge Schibam über Menacha (2500 m.) bei el-Ejan
und bei der Quelle Karauën (2000 m.) 1387, bl. fr. coll. 1889.
Loc. : Als Unkraut auf Gerstenfelder und im Grase an quelligen Plätzen.
633. Melilotus alba L. sp. 1097. |
ARAB., JEMEN. Am Schibam, bei el-Ejan, über Menacha (2600 m.) 1646,
fr. Febr., coll. 1889.
Loc.: Wird wegen des hier sehr wohlriechenden Krauts, das man beim Aufbe-
wahren derselben zwischen die Kleider lest, bei den Häusern der Stadt ange-
baut. Die Blüte ist reinweiss.
Nom. vern. arabice : reimann oder remän (Menacha).
Die an den vorliegenden Exemplaren vorhandenen noch nicht völlig
reifen Hülsen sind apiculat und stark retikulat, Merkmale, die nebst
den kurzen Blütentrauben (3,5 cm.) eher für M. alba als für M. off-
cinalis Z. sprechen, obgleich von letzterer Art auch weissblühende
Formen auftreten. Diese Exemplare haben ovale, an der Spitze ab-
gerundete, grossgezähnte Blättchen, die 3,5 X 2 cm. messen, auf
2-5 cm. langen Stiel.
ARAB., SUEDKUESTE. Im Küstenlande bei Schugra im Ost von Aden,
angebaut 136 bl. fr. März, coll. 1881.
Loc.: Als 1 m. hohe aufrechte einjährige Pflanze mit reinweissen Blüten auf
Feldern kultiviert.
Diese Exemplare stimmen mit der von Ehrenberg 1825 bei Mor nahe
Lohaja im glücklichen Arabien und gleichfalls mit der arabischen
Bezeichnung « remman » gesammelten Pflanze überein.
Die Blättchen, von denen das mittlere bedeutend länger ist, sind oblong-
linear, an der Spitze stumpf und messen 3,5 X 0,8 oder 2,5 X 0,6
cm. auf 1-1,7 cm. langen Stiel. Die Blütentrauben sind 7-13 cm.
lang mit 1,5-4 cm. langem Stiel. Die rein weisse Blüte misst 4 mm.,
die reife Hülse 5 mm. Länge.
Die kleinen weissen Blüten und die reticulaten Hülsen sprechen für
M. albus, während die vorn abgerundeten Hülsen und die langen
Blütentrauben eher dem Charakter von M. officinalis Z. entsprechen
würden.
634. Melilotus elegans Salzm. in D. C. Prodr. II, p. 188.
(Syn. : M. abyssinica Bak. in Oliv. fl. Trop. Afr. II, p. 53).
ÆTH., COL. ERITREA. Arbaroba, unterhalb Asmara, bei den Kalköfen
(2000 m.) bl. Febr., coll. 4891.
Loc.: Nicht angebaut, aber mit dem Charakter einer Ruderalpflanze auftretend.
Das vexill ist dottergelb, die ale sind hellgelb.
APPENDIX IL 231
Die Blüten erreichen eine Länge von 3,5 mm. und sitzen auf 0,5 mm.
langem Stiel. Die vorstehenden Exemplare sind in a!len Stücken iden-
tısch mit den von Schimper unter No 299, coll. 1862 gesammelten.
635. Trifolium arvense L. spec. 1083.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf der Spitze des Berges Kube in Ost vom Bisen
(1850 m.) 1534, bl. April, coll. 1892 ; Thal Mogod (1400 m.) 1840, coll.
1892; am Bizen (2000 m.) 1880, coll. 1892; Nordabhänge in Ost von
Geleb (2200 m.) 1548, fr. Apr., coll. 1892; Ambelaco, an der Maldi
Strasse (2000 m.) 285, bl. fr. Febr., coll. 1892.
636. Trifolium procumbens L. spec. 1088.
ÆTH., COL. ERITREA. Spitze des Berges Kube, in Ost vom Bizen
(1850 m.) 1545, bl. fr. Apr., coll. 1892; Thal Mogod (1400 m.) 2047, fr.
Apr., coll. 1892.
637. Trifolium semipilosum Fres. Mus. Senk. II, p. 52.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 792, 914, 1288, bl. fr. März,
coll. 1892, und 286, bl. Apr., coll. 1894; Halai (2600 m.) 287, bl. fr.
Apr. 1894.
Loc. : Auf Ackerland, an Feldrainen und im Rasen an bewässerten Stellen.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha am Gebel Schibam (2000-2600 m.) 138%,
1673, 1803, 1986, bl. fr. Febr. März, coll. 1889.
Loc. : Dichten und sehr festen Rasen darstellend an den Rändern der Bewässerungs-
gräben, dann auch als Unkraut auf geackertem Boden.
638. Helminthocarpum abyssinicum A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 200,
tab. 86.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa, am Amba und am Ssabr-Berge
(2200 m.) 1404, 1563, bl. fr. Apr., coll. 1891; am Berge Alamkale bei
Aidereso (1800 m.) 1662, coll. 92; am Berg Kube, in Ost vom Bizen
(1850 m.) 1528, coll. 1892; Saganeiti (2200 m.) 803, 969, coll. 1892;
Ambelaco, an der Maldistrasse (2000 m.) 287, bl. fr., coll. 1894; Plateau
von Kohaito (2600 m.) 288, bl. fr. Mai, coll. 1894.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha (2800 m.) 1386, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : Auf Ackerterassen in Gerstenfeldern als Unkraut und an rasigen Rainen.
639. Lotus Schoelleri Schwf. n. sp.
Perpusillus basi valde incrassata suffrutescens glaberrimus, ramulis
prostratis uni-vel bifloris biuneialibus; foliis minimis subsessilibus,
foliolis stipulis conformibus ovalibus subacutis crassiusculis ; pedun-
culo pilis nonnullis adsperso, floribus minimis brevissime pedicellatis
bractea minima A4-rarius 2-3 foliolata suffultis, calycis dentibus tu-
bum æquantibus inter se æqualibus subrectis æqualiter acutis apice
obtusiusculis pilis nonnullis ciliatis, vexillo flavido extus rubescente
calycem duplo excedente orbiculato-spathulato, alis ambitu obovato-
ovalibus luteis, carina flavida apice ad !/s connata rubescente sexta
parte longitudinis vexillo breviore, alas sexta parte superante ; legu-
232 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
mine breviter stipitato cylindrico-recto sæpe dorso ac ventre com-
presso 12-15 spermo, seminibus subglobosis, subcompressis fuscis vel
brunneoflavidis punctulis nigris pictis.
Maasse : An den Herbarexemplaren messen die Blättchen und Stipeln 2,5
mm., die gem. Blütenstiele 4-6 mm., der Kelch 3,5-4 mm., das Pedicell
1 mm., das Vexillum 6 mm., die Hülse bis 13 mm. Länge.
ÆTH., COL. ERITREA. Plateau von Kohaito (2600 m.) 322, bl. fr. Mai,
coll. 1894.
Loc.: Auf niederem Rasen winziger Gräschen mit am Boden ausgebreiteten Zwei-
gen von 3-5 cm, Länge. Das Vexill ist aussen dunkel orangenrot oder purpurn,
die Alæ sind dottergelb, die Carina ist etwas gerötet.
Ich besitze mit dieser Zwergpflanz identische Exemplare, die Cte Ma-
razzani Apr. 1880 in den Bergen von Erkauit, westlich Suakin gesam-
melt hat, dieselbe scheint also auch in anderen Gegenden des erythræi-
schen Berglandes in immer ein und derselben Form und ohne Ueber-
gänge zu den mehr genuinen Formen des naheverwandten L. cornicu-
latus L. aufzutreten. Offenbar haben wir es hier mit einer in den be-
trächtlichen Höhen entstandenen Abart zu thun, die durch ihre Form-
beständigkeit Artcharakter erworben hat. Allerdings sind von L. cor-
niculatus L. zahlreiche in verschiedenen Weltgegenden auftretende
Bergformen bekannt geworden, die von Erforschern der betreffenden
Florengebiete nur als Varietäten unterschieden wurden. Die vorliegende
Pflanze aber übesteigt das gewohnte Mass solcher Veränderlichkeit.
Die syrische Bergform des L. corniculatus L., die Boissier (Fl. Or. I,
p. 166) als var. à. alpinus unterscheidet, ist von unserer Art durch
dichte Behaarung und weit grössere Blüten sehr verschieden, obgleich
ihr, wie der spanischen (Willkomm Fl. Hisp. III, p. 343) die kürzeren
Kelchzähne des L. Schoelleri gemein sind. Auch die sizilianische
Bergform, die kahle Blätter hat, besitzt Blüten von mehr als doppelter
Grösse der unsrigen.
640. Lotus corniculatus L. sp. pl. 109.
ÆTH., COL. ERITREA. Adi-Ugre bei Godofelassi (1900 m.) 324, bl. fr.
Apr., coll. 1894.
Loc.: Am Bache im Uferrasen der Wasserlachen zwischen Gräsern.
Diese Pflanze entspricht in allen Merkmalen den Eigentümlichkeiten
der europäischen Art. Die Hülsen sind 3 cm. lang. Die vorderen
Blättchen messen 1,5 X 0,5 cm. Die fast kugeligen Samen sind leder-
braun und matt, ohne schwarze Zeichnung und Punkte, wie das auch
bei den genuinen Formen dieser Art in Aegypten meist der Fall ist.
641. Lotus lamprocarpus Boiss. Diagn. Ser. I, 9, p. 33.
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti, bei Adigofom (2200 m.) 1867, bl. fr.
Apr., coll. 1892.
Loc. : In Binsenhorsten auf anhaltend feuchtem Erdreich, oder in austrocknendem
Sumpfe.
APPENDIX II. 233
Die perennierende Pflanze trägt an den Wurzelfasern des starkverholzten
unterirdischen Stammes zahlreiche Knöllchen. Die gelbbräunlichen
Blüten messen mit den sehr kurzen Stielchen 1,3 cm. Länge. Die
Kelchzipfel sind fast um die Hälfte länger als die Kelchröhre, sie
sind aber auch fast um denselben Betrag kürzer als das Vexill. Die
Behaarung der oberen Stengelteile, der Blütenstiele und Kelche ist
eine locker villose, an den übrigen Stellen ist die Pflanze kahl. Die-
selbe entspricht allen Merkmalen, die die Exemplare vom Libanon
und von den Oasen aufzuweisen haben.
642. Lotus brachycarpus Hochst. Steud. in A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I,
p- 179, 178.
ÆTH., COL., ERITREA. Az-Saga in Hamasen (2200 m.) 627, bl. fr. Febr.,
coll. 1891 ; Halai (2600 m.) 226, bl. fr. Apr., coll. 189%; Ambelaco an
der Maldistrasse (2000 m.) 225, bl. fr. Febr., coll. 1894.
Loc. : An Rändern und Rainen von Feldern, mit intensiv fleischrosa z. T. weiss-
licher Blüte.
var. menachensis Schwf.
Bracteis interdum 3-foliolatis.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha am Gebel Schibam (2300-2500 m.) 1506,
1516, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Dr. A. Brand hat gelegentlich einer monographischen Bearbeitung
dieser Gattung die vorliegende Pflanze für eine eigene Art erklärt.
An einem Teil der Jemen-Exemplare finden sich dreiblätirige Brac-
teen, an anderen wiederum, die von jenen in den übrigen Merkmalen
nicht verschieden sind, nur einblätterige. Da auch bei anderen Arten
der Gattung zugleich 1- und 2-3-blättrige Bracteen vorkommen, kann
diesem Merkmale keine allzugrosse Bedeutung zuerkannt werden.
Die gem. Blütenstiele sind 0,6-1 cm. lang. Die Samen von fast kugeliger
Gestalt sind teils bräunlich und mit schwarzen Punkten und Flecken
gezeichnet, teils einfarbig lederbraun.
var. cuscutæ Schwf.
Annuus sparse pilosus floribus 4-5-nis roseis, pedunculo folium sescuplo
superante, bractea 1-foliolata calyce breviore, vexillo calycem dimidio
vel tertia-quarta parte longitudinis superante, alis vexillo paullo bre-
vioribus, carinam atropurpuream subæquante, legumine calycem
multo — 6-plosuperante angustelineari leviter incurvo-arcuato plus
minus toruloso — 16-spermo apice abrupte-acuto et pistillo longe
terminato, semine subgloboso concolore.
Maasse : Blätichen (die 3 vorderen) 1 X 0,7 cm. Pedunculi bis 2 cm.,
Kelch 5-6 mm., Vexill 8 mm., Hülse 2-3 cm. lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal Mogod, am östlichen Fusse des Bizen
(1400 m.) 2034, bl. fr. Mai, coll. 1892.
Loc. : Auf Ackerland und von schmarotzenden Cuscuten durchzogen.
234 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Die Pflanze entspricht hinsichtlich des Blütenbaues vollkommen den
Merkmalen des Lotus brachycarpus H. St., weicht aber durch die
langen einigermassen an die des L. drepanocarpus Dur. erinnernden
Hülsen von allen mir vorgekommenen Formen dieser Art ab, Da
die Hülsen hier indess, an den verschiedenen Exemplaren in un-
gleichem Grade torulose Einschnürungen (oft mit völlig abge-
schnürten, kugelförmigen Gliedern, dann wieder mit nur seicht
zwischen denselben auftretenden Ausbuchtungen, endlich mit an ein
und derselben Hülse ungleich langen und ungleich unterbrochenen
Einschnürungen) zeigen, wage ich es nicht, die vorliegenden Exem-
plare zum Typus einer neuen Art zu machen. Ist doch die Vermutung
gerechtfertigt, dass diese Eigentümlichkeiten der Behaarung und der
Hülse nur der Ausdruck einer durch den Parasiten hervorgerufenen
Monstrosität seien. Die Behaarung, wie sie an dieser Form auftritt,
wurde bei keinen der aus Abyssinien und Südarabien stammenden
Exemplare des L. brachycarpus wahrgenommen. Es sind zerstreute,
ziemlich lange und wagrecht abstehende, weisse Haare, die am Stengel,
sowie auf beiden Seiten der Blattflächen auftreten. Die Hülsen da-
gegen sind ganz kahl.
643. Lotus arabicus L. Mant. 104.
(Syn. : L. rosea Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 140.)
var. glabrescens Schwf.
Annuus, ramosissimus, glabratus vel pubescens, ramis elongatissimis
prostratis floribundis; foliis tenere membranaceis, foliolis oblongo-
cuneatis apice rotundatis, inæquilongis, vel linearibus acutis; pedun-
culis folia duplo superantibus; bractea unifoliolata foliolis semper
conformi, sæpe deficiente, plerumque calycem non attingente: flori-
bus 2-6, plerumque A-5-nis, pedicellis calyce subtriplo brevioribus,
calycis ad dimidium usque divisi laciniis e basi triangulari subulatis,
vexillo calycem dimidio alas quinta longitudinis parte excedente;
legumine plerumque abbreviato tereti rectissimo hinc inde paullo
constricto, vel integerrimo, apice abrupte acuto 8-18 spermo. 1/3-1-
unciali, seminibus opacis bruneis globosis vel compresso-globosis
concoloribus.
Maasse : Blüthe mit Stiel 1,1-1,3 cm., Kelch 0,6 cm. lang. Hülse 1-2,5 cm.
lang, 2,5 mm. breit.
ÆTH., COL. ERITREA. Spitze des Monte Alamkale bei Aidereso (1823 m.)
1498, bl. Apr., coll. 4892; im Thale Barasio, oberhalb Aidereso (1500 m.)
707, bl. März, coll. 1892; am Nordabhang des Bizen (1400-1800 m.) 1849,
bl. fr. Mai, coll. 92; Ambelaco an der Maldi-Strasse (2000 m.) 232, bl.
fr. Febr., coll. 1894.
Loc. : An Felsen und auf Felstrümmern mit weisslichen fleischroten Blüten. Vexill
rosa, in der Mitte blutrot, Carina purpuraszierend.
APPENDIX IL. 235
Diese Varietät tritt in zwei Formen auf, die sich nicht selten an ver-
schiedenen Aesten desselben Stocks zusammen vor finden. Die eine
hat sehr düne, breitere und kahlwerdende Blätter, die andere linea-
rische, mehr behaarte. Letztere ist gewöhnlich kleinblättrig, und
bildet einen deutlichen Uebergang zu L. brachycarpus H. St., obgleich
gerade bei ihr die längeren Hülsenformen auftreten. Die vorliegenden
Exemplare sind identisch mit Schimper No 251, coll. 185% und schei-
nen die Hauptform darzustellen, in welcher die weitverbreitete und
formenreiche Art in Abyssinien auftritt. Die Einzelheiten des
Blütenbaues bieten keine bemerkenswerten Eigentümlichkeiten dar.
Die Schimper'schen Exemplare No 251 sind wie die unserigen, nament-
lich die No 1849, durch lange nachträglich auswachsende Pedunceln,
die über 6 cm. Länge erreichen, ausgegeichnet Auch beobachtete ich
an ihnen einen Fall von dreiblättriger Bractee, welche die Blüten an
Länge weit übertraf.
Die langen Hülsen und Pedunkeln deuten den Uebergang zu L. arabicus
L. an, während die einfarbigen lederbraunen Samen von der Mehr-
zahl der Samen der genannten Art abweichen. Aber auch bei echten
L. arabicus L. von Aegypten fand ich unter schwarz marmorierten
und punktierten Samen ausnahmsweise auch solche von einfarbigem
Lederbraun.
644. Lotus lalambensis Schwf. n. sp.
Perrennis ramosissimus griseo tomentosus, subvillosus, ramis elonga-
tissimis prostratis floribundis; foliolis oblongo-obovatis et cuneatis
aliis linearibus acutiusculis; pedunculis folium 3-plo superantibus :
bractea 1-rarius 2-3-foliolata foliolis conformi calycem subæquante ;
floribus 4-5-nis, pedicellis brevissimis ; calycis ultra dimidium divisi
dentibus linearibus, vexillo calycem paullo excedente oblongo obo-
vato; legumine plerumque abbreviato semiunciali tereti cylindrico-
rectissimo, glaberrimo apice obtuso, calycem duplo triplove excedente
18-spermo, seminibus bruneo- vel fusco-concoloribus vel nigropictis,
levibus opacis subglobosis vel compresso-globosis.
Maasse : Die Hülsen sind 1-1,5 cm. lang, 2,5 mm. breit.
ÆTH., COL. ERITREA. Spitze des Lalamba (2000 m.) 861, bl. fr. März,
coll. 1891; über Geleb in Mensa in Ost, an den Nordabfällen (2200 m.)
1520, bl. Apr., coll. 1891.
Loc. : Unter abgestorbenem hohem Graswuchse am Boden frisch sprossend und
mit intensiv roten Blüten am Boden ausgebreitet, auf zur Zeit völlig ausgedörr-
tem Erdreich. Das Vexill ist aussen dunkel rosenrot, die Carina feuerrot mit
weissen Radialstreifen, ist an der Spitze grau.
Obgleich diese schöne Pflanze im Gegensatz zu der vorhin beschrie-
benen Spielart des L. arabicus L., durch ihren ausdauernden Wuchs,
ihre abweichende Behaarung, die intensive Färbung der Blüte, die
längeren Zipfel an dem tiefgeteilten Kelche, durch das kürzere und
236
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
schmälere Vexill und viele andere Eigentümlichkeiten einen ausge-
prägt selbständigen Artcharakter zur Schau trägt, so scheint, wenn
man alle bekannten Formen, die die genannte Art in andern Ländern
hervorbringt, in Vergleich zieht, doch kann ein anderes Merkmal
der Unterscheidung von Bestand zn sein als dasjenige des Peren-
nierens. In Aegypten und Nubien fand ich allerdings keine aus-
dauernde Exemplare von L. arabicus L. mit Ausnahme eines Falles
in der östlichen ægyptischen Wüste (Wadi Dachl, coll. 1876), wo
eine zweijährige Pflanze vorlag.
Die Samen sind in höherem Grade kugelig als bei L. arabicus L., sie
sind auch meist lederbraun einfarbig, indess fanden sich bei No 861
solche mit deutlich ausgeprägten schwarzen Punkten.
Auch diese Pflanze bildet ein Zwischenglied zwischen L. arabicus L.
und L. brachycarpus H. St., Sie hat aber vor den unter diesen beiden
Arten angeführten Varietäten die deutlicher charakterisierte und
mehr dauerbeständige Tracht voraus, wie es namentlich auch die in
europäischen Gärten wiederholt ausgesäten Exemplare erwiesen
haben. Die von A. Richard (Tent. fl. Abyss. I, p. 177) als Lotus
montanus (non Schur, 1877) beschriebene Pflanze habe ich nicht ver-
. gleichen können; sie ist kleinblütig, klein von Wuchs und stellt nach
dem Zeugnis Bakers (in Oliver fl. Trop. Apr. II, p. 62) eine Varietät
von L. nubicus H. dar, bei welcher die Hülse (nach Richard) den
Kelch nur um ein Drittel von dessen Länge überragen soll.
645. Cyamopsis psoralioides D. C. Prodr. II, p. 216.
646.
647.
648.
ARAB., ADEN. Als Gemüsepflanze angebaut und auf den Markt gebracht
bei Schech-Othman, 270, bl. fr. Dec., coll. 1888.
Nom. vern. arabice : hindia.
Indigofera linifolia Retz. obs. 4, p. 29.
ÆTH., COL. ERITREA. Dogali 250, coll. 1892 ; Saati (150 m.) 322, bl. fr.
Febr., coll. 1892; am Adeita-Berge bei Saati (300 m.) 563, coll. 1892.
Loc. : Im Kiesbette des Thalrinnsals.
Indigofera cordifolia Roth. nov. spec. 357.
ÆTH., COL. ERITREA. Arkiko 168, 175, coll. 1892; Saati (150 m.) 364,
379, bl. fr. Febr., coll. 1892; Berg Adeita bei Saati (300 m.) 553, coll.
1892; in Thal Yangus bei Saati (180 m.) 395, coll. 1892.
Loc. : Im Kies und Geröll der Thalrinnsale.
Indigofera spinosa Forsk. Descr. pl. eg. arab., p. 137.
ÆTH., COL. ERITREA. Mkullo, 88, coll. 1892; unter Geleb in Mensa,
(1500 m.) 1238, 1282, fr. Apr., coll. 1891.
Loc. : Auf sehr dürren und felsigen Flächen.
Nom. vern. in Tigrinia : Kennän-addu (Acrur); in Tigré : entartaru
(Mensa) oder terrib (Mensa).
APPENDIX II. 231
ARAB., JEMEN. Im Tiefland der Tehama bei Badjil, sehr verbreitet 587,
fr. Jan., coll. 1889; am Fuss des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 263,
coll. 1889; in NW unter Menacha (2000 m.) 4549, coll. 1889.
Loc. : Bedeckt auf sterilem und dürrem Boden weite Flächen unter Ausschluss von
anderem Krautwuchs.
Nom. vern. arabice : hell (ubique).
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, 411, fr. März, coll.
1881.
var. spiniflora Hochst. St. in pl. Arab. Schimper, no 945.
ÆTH., COL. ERITREA. Massaua-Insel, bei Ras Madur 28, coll. 1892; Saati
(150 m.) 24, bl. Febr., coll. 1892 ; unter Geleb in Mensa (1500 m.) 1282,
bl. Apr., coll. 1891.
Die Exemplare von Geleb zeichnen sich durch grössere Blätter aus, als
solche an anderen Formen je wahrgenommen wurden, man könnte
sie unter Umständen als eine var. grandifolia bezeichnen. Die
Blättchen, von denen in einem Falle auch 2 Joche an ein und dem-
selben Blatt beobachtet wurden, sind verkehrt oblongeiförmig, unter
sich ziemlich gleich gross und messen 9 X 5 bis 13 x 8 mm.
ARAB., JEMEN. Hege bei Badjil, im Tieflande der Tehama, 878, bl. Jan.
coll. 1889.
Loc. : Auf bebautem Boden, als Unkraut in Durrafeldern.
649. Indigofera sparsa Baker in Oliv. fl. Trop. Afr. II, p. 79.
ÆTH., COL. ERITREA. Ueber Geleb in Mensa, Nordabfälle und am Amba
(2200 m.) und unterhalb (1600 m.) 1174, 1537, 1380, bl. fr., coll. 1891 ;
auf der Spitze des Berges Kube, in Ost von Bizen (ä850 m.) 1519, bl. fr.
April, coll. 1892, am Berge Alamkale bei Aidereso (1800 m.) 1646, coll.
1892; Geleb in Mensa (1700 m.) 1099, fr. März, coll. 1891.
Meine Exemplare stimmen mit den Schimper’schen (519, coll. 185% und
1397, coll. 1863) vollständig überein. Sehr charakteristisch für die Art
ist die Gestalt der Zipfel des bis auf die Hälfte geteilten Kelchs. Die-
selben sind kahl, breit lanzettlich oder verkehrt eiförmig, spitz und
heben sich an der Frucht durch eine Verdickung und Anschwellung
ihres Mittelteils hervor, indem sie oft eine fast löffelförmige Gestalt
annehmen. Derartig gestaltete Kelchzipfel finden sich nicht bei den
verwandten Arten. I. viscosa Lam. und 1. geminata Bak. Der längere,
fadenförmige, gemeinschaftliche Blütenstiel unterscheidet ausserdem
die vorliegende Art von der I. viscosa und von beiden genannten ist
sie durch die fast sitzenden oder nur sehr kurz gestielten Blätter
verschieden.
650. Indigofera ambelacensis Schwf. n. sp.
Annua a basi ramosa ubique, exceptis pedunculis et petalis, strigoso-
hirta grisea, ramis teretibus elongatis reclis subsimplicibus, foliis
subsessilibus parvis vix semiuncialibus, foliolis plerumque 7-9,
238 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
lateralibus oppositis, breviter petiolulatis æqualibus vel summis
majoribus, oblongo-obovatis apice rotundatis vel acutiusculis semper
distincte mucronatis sæpe conduplicato-plicatis utrinque subæqualiter
griseostrigosohirtis; stipulis setaceis hirtis foliola subæquantibus ;
pedunculis axillaribus filiformi-tenuibus rectis induratis atratis semper
plus minus glabratis folia superantibus vel iis plus duplo longioribus
apice 1-2-floris; bractea setacea decidua; pedicello brevi calycem
æquante; calyce usque ad medium et post anthesin ulterius diviso,
dentibus subulato-linearibus; vexillo orbiculato brevissime ungui-
culato ad paginam posteriorem strigoso calyce sescuplo longiore, alis
vexillo et carina quinta parte brevioribus oblique obovatis, ad mar-
ginem anteriorem extus strigosulis, carinæ apice rotundato-globosæ
petalis vexillum æquantibus ad 2/3 longitudinis connatis arcuato-
incurvis semi-obovatis parte anteriore strigosis calcare obtuso
oblongo-globoso ad eorum medium instructis; legumine tereti cylin-
drico rectissimo strigoso apice abrupte acuto et apiculato, 8-15 spermo.
Maasse : Bis 30 cm. lange Zweige. Die Blättchen sind 5-6 mm. lang, der
gemeinsame Blütenstiel misst 1,3-1,5 cm., der Kelch 2,5 mm., die Hülse
hat 1-1,6 cm. Länge und 2 mm. im Durchmesser.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Kunststrasse nach Maldi
(2000 m.) 293, bl. fr. Febr., coll. 1894.
Man könnte die Pflanze als eine rauhhaarige Varietät der I. sparsa Bak.
betrachten, wenn dieselbe nicht durch die schmalen, fast faden-
förmigen Kelchzähne und die weit kürzeren Blumenblätter auf das
bestimmteste sich von derselben unterschiede. Sie gleicht hinsicht-
lich des Kelches eher der I. geminata Bak., deren Blüten aber weit
längere, kahle Petala haben und deren Blätter ziemlich lange Stiele
besitzen, die auch weniger Joche und eine andere Gestalt der sehr
dünn membranösen Blättchen aufweisen.
Nach der in Oliv. fl. Trop. Afr. IL., p. 79 gegebenen Beschreibung muss
Bakers (ob auch D. C. Prod. II, p. 23 scheint wegen der dort ge-
machten Angabe : « legumina ovalia 2-3 sperma » fraglich) I. nigri-
cans eine der meinigen nahestehende Art sein. Das halbangeschmiegte
halbabstehende graue Indument meiner Pflanze wird sich im Lanfe
der Zeit vielleicht noch bräunen.
651. Indigofera viscosa Lam. dict. 3, p. 247.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 495, bl. fr. Febr., coll. 1892.
Loc. : Geschiebeflächen und Kiese der Thalrinnsale, auch unter anderen Kräutern
an Berggehängen, vulkanischem Gestein.
ARAB., JEMEN. Am Fusse des Gebel Bura, bei Hille (600 m.) 390, bl. fr.
Jan., coll. 1889 ; unter Ussil, in Wadi Chuoiet (1200 m.) 1201, bl. fr.
Febr., coll. 1889.
Loc. : An sonnigen, trockenen Gehängen und im Kiese der Thalrinnsale.
APPENDIX IL. 239
652. Indigofera parvula Hochst. Steud. in A. Rich. Tent. fl. Ab. I, p. 180.
(Syn.: ? I. parvula Del. in Caill. voy. Meroe, cent. pl. p. 38, 39,
vol. II, tab. LXIV, t. 1.)
ÆTH., COL. ERITREA. Saganeiti (2200 m.) 1752, coll. 1892, und 289,
coll. 1894, bl. fr. Apr.; Plateau von Kohaito (2600 m.) 290, bl. fr. Mai,
coll. 1894.
Loc. : Bildet einen dichten fest am Boden anliegenden Rasen, mit z. T. stark ver-
holzten Aesten.
Meine Exemplare stimmen mit denen von Schimper gesammelten über-
ein. Die verkürzten Blütentrauben, die dicken, vierkantigen und ge-
raden Hülsen (die 2 cm. lang und 2 mm. dick) vor allem aber die
eigentümlich gestalteten Nebenblätter scheinen zur Charakterisierung
der Art die besten Merkmale abzugeben. Eine vollkommene Ueber-
einstimmung zwischen dieser Pflanze und der 1. c. von Delile ge-
gebenen Abbildung und Beschreibung ist indess nicht vorhanden.
Ich habe daher den letztgenannten Autornamen der Artbezeichnung
vorläufig nicht hinzugefügt. Richard, als er die letztere sich IL. c.
aneignete, hatte die Cailliaud’schen Exemplare nicht mit den Schim-
per’schen verglichen. Meine Pflanze, sowie die Schimper’sche, gehört
der höchsten Region des abyssinischen Berglandes an, die von
Cailliaud, der nur den Fuss derselben am oberen Blauen Nil (Fesogl)
berührte, nicht erreicht worden ist. Auch fehlt 1. e. seitens Cailliaud
eine Angabe der Lokalität. Uebrigens stimmt auch die Beschreibung
Delile’s nicht vollständig zu unserer Pflanze, denn er giebt ausdrück-
lich an, dass die Ale etwas kürzer als die Carina und am obern Rande
bewimpert seien, während hier kürzere und völlig kahle vorliegen.
Die Kelchzähne sind nicht etwas ungleich, wie Delile angiebt, sondern
vollkommen gleich lang.
Ich vermute, dass die von Delile beschriebene Pflanze eine Zweigform
der I. alternans D. C. darstellt und es könnte sein, dass dieselbe
identisch wäre mit der von mir bei 1200 m. am Berge von Erkauit
im Südwest von Suakin gesammelten Pflanze (Schf. No 247, coll. 1868),
die ich als eine var. paucijuga von I. alternans D. C. betrachte.
Ihr Vorkommen entspricht besser der von Cailliaud erreichten
Höhenzone, als dasjenige der Hochlandspflanze I. parvula H. St. Die
Pflanze von Erkauit hat in der That etwas kürzere ale.
Wenn die im Eingange dieser Bemerkung hervorgehobenen Artmerk-
male, namentlich die auf die breithäutigen, halb mit dem Stengel
verwachsenen Nebenblätter gegründeten, sich nicht als konstant be-
währen sollten (an derartigen rasenbildenden Kurztrieben pflegen sich
ja die Nebenblätter bei den Papilionaceen nicht selten zu vergrössern
und umzugestalten), so dürfte I. parvula überhaupt nur als eine
Hochlandsvarietät der Z. alternans D. C. zu betrachten sein.
340 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Die Exemplare von Kohaito uud Saganeiti haben die Blumenblätter zur
vorderen Hälfte intensiv fleischrot, eigentlich blutrot gefärbt. Die
Fahne ist kreisrund und kurzgenagelt, um 1/3 länger als der Kelch
und auf der Rückseite unweit der Spitze mit wenigen kleinen
Härchen besetzt. Die Flügel sind oblong-keulenförmig, kahl, von
gleicher Länge wie der Kiel, den sie decken und beide sind nur un-
merklich kürzer als die Fahne. Die Spornfortsätze des Kiels sind an
dessen Mitte angebracht. Die Blütentraube hat 9 Blüten.
653. Indigofera gonioides Hochst. in Bak., Oliv. fl. Trop. Afr. II, p. 85.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1343, fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : Auf trockenen sonnigen Felsen.
654. Indigofera oblongifolia Forsk. Descr. pl. æq. arab. p. 137.
(Syn. : I. paucifolia Del. fl. Egypt. 107, t. 37, f. 22.)
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren Theil des Lawa-Thals, bei Gaaba
(340 m.) 1655, bl. fr., coll. 1894 ; Ailet (250 m.) 46%, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura, bei Chalife (300 m.) 203, fr.
Dec., coll. 1888; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 643, bl.
fr., coll. 1889 ; Menacha (2200 m.) 1985, bl. März, coll. 1889.
Loc. : Tritt als hohes Strauchwerk am Rande der Thalsohlen auf, bis 3 m. Höhe
erreichend.
Nom. vern. arabice : hassär (Wolledje, Hille).
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden, 76, coll. 1881.
var. carposphigma Schwf.
Legumine inter 6 semina valde constricto toruloso, articulis ovali-
globosis; foliis 1-2 foliolatis.
ARAB., ADEN. In der Niederung von Maalla 88, fr. Nov., coll. 1888.
Die Pflanze weicht hinsichtlich der bis auf sehr schmale Stege zu-
sammengeschnürten Hülsen von allen übrigen Formen Arabiens,
Nubiens und Aegyptens erheblich ab, im übrigen bieten die Merkmale
keine durchgreifenden Unterschiede dar.
655. Indigofera Spachii Baker in Oliv. fl. Trop. Afr. II, p. 92.
(Syn. : I. coronillordes J. Sp. pl. Or. t. 485, 486 (non Mart. et Gall.).
— ? I. Quartiniana A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 183.
var. trifoliolata Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 6%, bl. Febr., coll. 1891 ; im Thale
Terrha bei Saati 209, bl. fr., coll. 1892; im Thal Baresa bei Amba-
Tocham (500 m.) 648, bl. fr. Ende Febr., coll. 1892.
Loc. : Als hochaufstrebendes Gestrüpp auf Felsen.
ARAB., JEMEN. Unter Ussil (1000-1200 m.) 1142, 1933, 1200, bl. fr.
Febr., coll. 4889 ; Hodjela (650 m.) 999, fr. Jan., coll. 1889 ; Bet-el-Al-
laui bei Menacha (2000 m.) 1984, bl. März, coll. 1889.
Alle vorliegenden Exemplare haben fast ausnahmslos nur dreizählige
Blätter. Die Blättchen, an den kleineren Formen oblong, an den
APPENDIX II. 241
grösseren oval von Gestalt varieren sehr an Grösse und messen von
1x 0,5 bis 5,5 X 2,7 cm. Zwischen den jemenischen und erythræ-
ischen Exemplaren bestehen keine der Erwähnung werte Ver-
schiedenheiten. Beide stimmen aufs trefflichste mit den schönen
Abbildungen des Werkes von Jaubert und Spach überein, obgleich
an meinen Exemplaren nur ein einziges Blatt mit 5 Blättchen aus-
findig zu machen war. Das Gesagle gilt auch für die Exemplare, die
ich in den nubischen Küstenländern von dieses Art einzusammeln
Gelegenheit hatte (No 1813, coll. 186% und 1811-1812, coll. 1865).
Vermutlich gehört I. Quartiniana R. zu derselben Art. In diesem
Falle würde diesem Namen der Vorzug der Priorität zukommen.
656. Indigofera endecaphylla Jacq. ic. rar. t. 570, coll. 2, p. 358.
ÆTH., COL. ERITREA. In Ost unter Geleb in Mensa (1600 m.) 1440, bl.
April, coll. 1894; Acrur, Haschello Kokob (1600 m.) 1103, coll. 1892 ;
im Thale Mogod (1400 m.) 1579, coll. 1892.
Loc. : Im Kiese nnd Steingeröll der Rinnsale der Thalbetten.
657. Indigofera semitrijuga Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 137.
ARAB., ADEN. Wadi Maalla 93, fr. Dec., coll. 1888.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra in Ost von Aden, 147, fr. Marz, coll.
1881 ; el-Hami, in Ost von Schehr, 175a, bl. Apr., coll. 4881.
698. Inpigofera Burmanni Boiss. Fl. Or. II, p. 189.
ARAB., JEMEN. Im Tieflande der Tehama in Ost von Marraua 169, bl. fr.
Dec., coll. 1888.
Loc. : Auf geackertem Boden.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden 130, bl. fr. März, coll.
1881; el-Hami, in Ost von Schehr, 175, bl. fr. April, coll. 1881.
659. Indigofera Schimperi Jaub. Sp. Illustr., Pl. Or. t. 484.
ARAB., JEMEN. Hodjela (600 m.) 999, coll. 1889.
Loc. : Im Kiese des Thalrinnsals, im Grunde des grossen Thals.
660. Indigofera tenuisiliqua Schwf. sp. indeser.
(Syn. : I. leptocarpa Hochst. Steud. in shed. Schimp. arab. un. it.
771, non Eckl. Z. in Harv. fl. Cap. IL, p. 173.)
Basi suflrutescens diffusa ubique argenteossericeo-strigosa ; ramulis angu-
losis; foliis 3-foliolatis breviter petiolatis, foliolis obovatis vel spa-
thulato-oblongis apice rotundatis vel acutiusculis et apiculatis, basi
cunealis, subtus nervo medio prominulo percursis, ceterum sub-ave-
nis, foliolo medio lateralibus quarta longitudinis parte majore; petiolo
1/2-1/3 foliorum longitudinis æquante, stipulis subulatis falcatocurvis
acutissimis petiolum subæquantibus, vel quadruplo ejus longitudine
brevioribus; racemis longissimis erectis tenuibus folia multoties
superantibus, remotifloris breviter pedunculatis; bracteis subulatis
persistentibus, bracteolis nullis; pedicello bracteam æstivatione duplo,
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FR. Wi
242 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
postea triplo superante ; calyce petiolum dimidio vel triplo superante
usque ad medium laciniato dentibus æqualibus late subulatis ; vexillo
calycem sescuplo excedente exacte orbiculato brevissime unguiculato
glaberrimo, alis oblongis carinam æquantibus vexillo paullo breviori-
bus, carina recta oblonga vix incurva; legumine patenter deflexo
sesquinciali anguste-lineari restissimo ad imam apicem paullo incurvo
et apiculato, subterete-vel vix obtuse-quadrigono, multo-ovulato, nun-
quam toruloso.
Maasse : Mittelblättchen 2,5 X 1,3 cm. Blattstiel 0,5-1,5 cm. Stipulæ bis
5 mm. Blütenstiel 3-5 mm. Vexillum 5 x 5 mm. Blütentraube bei der
Fruchtreife 8-14 cm. lang. Hülse bis 3.8 cm. lang, 1,5 mm. breit.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal Terrha bei Saati 290, bl. fr. Febr., coll.
1892 ; am Maraita-Hügel bei Saati (250-300 m.) 57, bl. Febr., coll. 1891,
und 320, bl. fr. Febr., coll. 1892.
Loc. : Auf sehr trockenen Steinflächen, zwischen losen Steinen.
Diese Art gehört, namenttich der Blütenstruktur zufolge, in die nächste
Verwandtschaft von I. Schimperi J. Sp., von der sie sich leicht
durch die dreizähligen Blättchen, die weit längeren und locker-
blütigen Blütentrauben und die längeren, stets glatten Hülsen unter-
scheidet.
I. tenuisiliqua Schf. ist eine in den Uferländern des Roten Meeres
verbreitete Art. G. Ehrenberg sammelte sie bei Qunfuda und in den
Bergen bei Dschedda, ebendaselbst fanden sie auch Hildebrandt und
Zohrab; 1881 fand ich sie auf der Insel Socotra (No 389); an der
nubischen Küste sammelte ich die Pflanze von 190 bis 220 n. Br.
(1809, 1846, coll. 1864-1865), desgleichen in den Bergen von Erkauit
in Südwest von Suakin bei 4250 m. (247-297, coll. 1868).
661. Indigophera amorphoides J. Sp. Illustr. PI. Or. 483.
ÆTH., COL. ERITREA. Geleb in Mensa 1700-2000 m.) 1155, 1370, 1508,
1731, bl. Apr., coll. 1891 ; Saganeiti (2200 m.) 1731, bl. Apr. coll. 1892;
Aidereso (1250 m.) 1451, fr. Apr., coll. 1892.
Loc. : Am Ufer fliessender Bäche unter Bäumen und Gesträuch, als 2 m. hoher
Halbstrauch. Die Alæ der Blüte sind ziegelrot, Vexill und Carina grünlich.
662. Indigofera arrecta Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 184.
(Syn.: ? I. Houer Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 137.)
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhang des Bizen (1800 m.) 1877, fr.
Mai, coll. 1892; Acrur (1900 m.) 1075, bl. März, coll. 1892; Saganeiti
(2200 m.) 974, coll. 1892; Aidereso (1250 m.) 4451, coll. 1892; Thal
Barasio (1500 m.) 697, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigrinia : ellam-mokharia (Acrur).
Loc. : Als Gestrüpp unter Unterholz im Buschwald und in Gebüschen.
ARAB., JEMEN. Bet-el-Allaui bei Menacha (2000 m.) 1777, bl. fr. März,
coll. 1889.
en GE ET ER AE A a a Li A a a Sr nl N ES
APPENDIX II. 243
663. Indigofera argentea L. mant. 27.
66%.
665.
(Syn. : I. tinctoria Forsk. Deser. pl. æg. arab. p. 138 (non L.).
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 350, coll. 1892 ; Keren, im Dongo-
lobas-Thal (1200 m.) 907, fr. März, coll. 189.
Nom. vern. in Tigre : ellam-habüt (Mensa).
ARAB., JEMEN. Wadi Chuoiet, unter Ussil (1000 m.) 1211, 1187, bl. fr.
Febr., coll. 1889; Gebel Bura (700-1000 m.) 493, bl. fr. Jan., coll. 1889;
Badjil, im Tieflande der Tehama 598, bl. Jan., coll. 1889.
Loc. : Häufig im wilden Zustande auf Durrafeldern, aber eigentlich als Fels- und
Kiespflanze auftretend.
Nom. vern. arabice : houer (Ussil) auch hauer (Hille).
ARAB., ADEN. Auf der Höhe des Gebel Schemsän (575 m.) 133, coll. 1888.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami, in Ost von Schehr, 192, bl. fr. Apr.,
coll. 1881.
Indigofera orthocarpa Baker in Oliv. fl. Trop. Afr. II, p. 99.
ÆTH., COL. ERITREA. Höhen in Nordwest von Ginda (1200 m.) 408,
bl. Febr., coll. 4891.
Loc. : Halbstrauch mit kerzengeradem 3 m. hohem Stamm auf sonnigen, felsigen
Rasenplätzen.
ARAB., JEMEN. Bei Hodjela, Agara und oberes Wadi Madfar (600-800 m.)
991, 193%, bl. fr. Jan. coll. 1889; zwischen Hodjela und Beha (400 m.)
887, bl. fr. Jan., coll. 1889; Wolledje am Fuss des Gebel Melhan (600 m.)
1935, coll. 1889.
Indigofera Garckeana Vatke in Oest. Bot. Zeitschr. XXIX (1879),
p. 221.
Fruticosa tripedalis ramosa, ramis triquetris vel membranaceo-dein
suberoso-trialatis, tomento brevissimo griseis, novellis bruneo-ferru-
gineis; foliis validis imparipinnatis, foliolis 4-5 jugis oppositis sub-
æqualibus, vel summis minoribus, ellipticis utrinque acutiusculis,
vel basi rotundatis, rarius utrinque rotundatis, breviter petiolulatis,
apice distincte mucronatis, utrinque strigosis subtus multo palli-
dioribus et nervo medio incrassato, costis primariis in utroque latere,
interjectis secundariis tenuioribus, 6-8, petiolo firmo foliolis paullo
breviore cum rhachide late canaliculato vel subtriquetro, marginibus
ad angulos rami decurrentibus, stipulis setaceis, stipellis minimis ad
foliolorum juga geminis; racemis axillaribus grandifloris folio ple-
rumque brevioribus, dense spicatis oblongis acutis, pedunculo ramulis
conformi, bracteis subulato-setaceis ad racemi apicem comosis dorso
strigosis mox deciduis ; calyce pedicellum brevem »quante extus stri-
goso obliquo versus partem anteriorem paullo protenso usque ad me-
dium laciniato, dentibus deltoideis acutis; vexillo calycem multoties
(plus 10-plo) excedente ovato-oblongo apice obtuso, basi truncato et
BULL. HERB. BOISS. Appendix II (1896). 17
244 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
brevissime unguiculato, extus ferrugineo-bruneo-strigoso, intus rubro-
fusco-striato, æstivatione valde reclinato recto; alis oblongo-lineari-
bus vexillo tertia parte brevioribus cinnabarinis ciliatis supra basin
ad marginem interiorem in hamum recurvum productis; carinæ
petalis usque ad basin fere connatis cochlearem oblongum fingenti-
bus rubro-fusco-striatis ciliatis, extus apicem versus strigosulis, infra
medium, seu tertia a basi parte processu acuto calcaratis; legumine
valde deflexo anguste-lineari subtereti 15-spermo apice paullo dilatato
acuto et ibidem paullo incurvo, longe apiculato.
Die Blättchen messen an den erythræischen Exemplaren 3 X 1,5 cm.
mit 1-2 mm. langen Stielchen. An der centralafrikanischen Pflanze
messen dieselben 6,5 X 3,5 cm. Die Nebenblätter sind 3-4 mm. lang.
Die Bracteen (an der centralafrikanischen Pflanze) messen bis 1,5 cm.
Die Blütentrauben sind bis 10 cm. lang auf 2 cm. langen gemeinsamen
Stiel. Bei der centralafrikanischen Pflanze erreichen die Blüten-
trauben bis 20 cm. und überragen alsdann die Blätter ums doppelte.
Die Fahne ist 1,4 cm, lang, 0,8 cm. breit, die Flügel sind 0,7 cm.
lang. Die nicht vollkommen reifen Hülsen meiner Pflanze sind 4 cm.
lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Höhen im Nordwest über Ginda (1200 m.) 424,
bl. Febr., coll. 4891.
Loc. : Auf sonnigen, felsigen Bergkuppen als 1 m. hoher, vielästiger Halbstrauch.
Die Fahne ist dunkelbraunrot gestreift.
Diese schöne Pflanze scheint weit über den afrikanischen Kontinent
verbreitet zu sein. Ich sammelte von derselben Exemplare im Lande
der Niamniam (3785, 3748, coll. 1870) und in Dar-Fertit (Ser. II, 45,
coll. 1871). Sie gehört daselbst der Flora des Steppenbuschwaldes an.
Hildebrandt fand die Pflanze bei Kitui (Ukamba) in Ostafrika
(No 2795).
Die nächsten Verwandten dieser Art sind I. rhynchocarpa Welw. Bak.
und I. macrophylla Sch. Th., deren Blüten (bei letztgenannter kleiner)
im allgemeinen dieselben Eigentümlichkeiten aufzuweisen haben wie
die der I. Garckeana Vke. Die genannten Arten sind vor allem durch
die stielrunden Aeste von unserer Art verschieden und die Hülsen
enthalten bei der I. macrophylla 6-8 Samen. Eine entferntere Ver-
wandtschaff mit vorstehender Art bekundet I. Binderi Ky.
666. Indigofera Hochstetteri Bak. in Oliv. fl. Trop. Afr. Il, p. 101.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 321a, 564, bl. fr. Febr., coll. 1892;
Berg Zibo bei Saati (300 m.) 592, coll. 1892; im mittleren Theil des
Lawa-Thals beı Gaaba (340 ın.) 1637, bl. fr. Apr., coll. 1891.
Loc. : Auf Kies im Bette der Thalrinnsale.
Nom. vern. in Tigré : errub (Mensa).
ARAB., JEMEN. Aggara bei Hodjela (600 m.) 1009, bl. fr. Febr., coll.
1889.
APPENDIX II. 245
667. Indigofera Jaubertiana Schwf.
(Syn. : I. ornithopodioides Hochst. et St. in J. Sp. Illustr. pl. Or.
t. 480 (non Schum. Thonn. Beskr. II, p. 146, 147, nec Cham.
Schl.).
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 226, 321, 369, bl. fr. Febr., coll.
1892.
Loc. : Im Kiese des Thalrinnsals, auch auf Felsen vulkanischen Gesteins.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1142, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Loc. : Auf sonnigen, dürren Felsen.
668. Psoralea corylifolia L. spec. 1075.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami, in Ost von Schehr 185, bl. April,
coll. 1881.
Loc. : An schattigen Plätzen der Palmenhaine. Die Blüte ist hell und dunkelviolett
gefärbt.
669. Tephrosia senticosa Pers. ench. 2, p. 330.
(Syn. : I. subtriflora Hochst. in Bak. Oliv. Fl. Trop. Afr. II, p. 117.)
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thale Jangus beim ehem. ægypt. Fort (240 m.)
603, bl. fr. Febr., coll. 1892.
ARAB., JEMEN. In der mittleren Region am Westabfall des Gebel Bura
über Hille (800 m.) 410, bl. zinnoberrot, fr. Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : hauereh, auch huere (Hille).
Diese Art wurde auch von Kotschy in den Bergen von Kordofan ge-
sammelt (Fl. æth. No 111, coll. 1837-1838). Ich selbst fand sie im
Thal von O-Mareg, 6 Stunden im West von Singat, an der Suakin-
Berber-Strasse (No 424%, coll. 1868).
670. Tephrosia diffusa Wight et Arn. Prodr. 213.
(Syn. : /. purpurea Pers. var. 2 pumila Hook. f. fl. Br. Ind. II,
p. 113). ;
ARAB., JEMEN. Am Westabhange des Gebel Bura, über Hille (700-1000 m.)
403, bl. fr. Jan., coll. 1889; Agara bei Hodjela (600) 1026, bi. fr. Febr.,
coll. 1889; Ussil (1400 m.) 1147, fr. Febr., coll. 1889.
Die arabischen Exemplare dieser durchaus von T. purpurea Pers. ver-
schiedenen Art erwiesen sich als vollkommen identisch mit denen
der W. u. Arnottschen ostindischen Sammlung No 680.
671. Tephrosia purpurea Pers. ench. 2, p. 329.
var. leptostachya D. C. Prodr. II, 251, 252.
Racemis elongatis, floribus distantibus.
ARAB., SUEDKUESTE. Schugra, in Ost von Aden, 132, bl. fr. März, coll.
1881.
Diese Art ist durch eine merkwürdige Eigentümlichkeit des Endokarps
von den Verwandten ausgezeichnet. Die Samen in den sonst aller
Ansätze zu Scheidewänden entbehrenden Hülsen sind nämlich von
246 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
einem äusserst feinen weissen Netzwerk umhüllt, das sich von der
Epidermis der Innenwand der Hülse losgelöst hat und ebenso locker
am Samen haftet. Dieses Merkmal kommt meines Wissens nur bei
der gleichfalls in Abyssinien, Nubien und Arabien verbreiteten
T. vicioides Rich. vor; bei letzterer aber sind die Samen mehr oval-
kugelig und mıt einigen radialen Einschnitten an der Peripherie ver-
sehen, während F. purpurea Pers. ganz glatte und mehr längliche
Samen besitzt.
672. Tephrosia Apollinea D. C. Prodr. II, p. 254.
ARAB., JEMEN. Badjil bei den ersten Vorhügeln am Rande des Tieflandes
590, bl. fr. Jan., coll. 1889.
ARAB., ADEN. In der Niederung von Maalla 22, fr. Nov., coll. 1888.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami, in Ost von Schehr 197, bl. Apr.,
coll. 1881.
673. Tephrosia anthylloides Hochst. in Baker Oliv. fl. Trop. Afr. IF, p. 118.
ÆTH., COL. ERITREA. Im mittleren Theil des Lawa-Thals, bei Gaba
(340 m.) 1638, bl. fr. Apr., coll. 1891 ; Maraita-Hügel bei Saatı (300 m.)
78, bl. Febr., coll. 1891; Saati (150 m.) 319a, bl. fr. Febr., coll. 1892.
Loc. : Auf Granitfelsen und auf Felsschutt der Bachrinnsale.
ARAB., SUEDKUESTE. Wadi Schign bei Bolhaf 152, bl. März, coll. 1881.
Loc. : Als 0,6 m. hohe Staude im Geröll des Thalgrundes.
674. Tephrosia encoptosperma Schwf. n. sp.
Annua a basi ramosa prostrata strigoso-cinerascens, ramulis tereti qua-
drangulis tenuibus glabrescentibus ; foliis membranaceis teneris sub-
tus parce strigosis supra glabratis utrinque viridibus sat longe
petiolatis, foliolis 2 jugis oblongis vel oblongo-ovalibus apice rotun-
datis et mucronulatis, impari lateralibus duplo longiore oblongo-
lineari, petiolo foliolis inferioribus longiore; stipulis subulatis vel
subulato-setaceis 3-nerviis; floribus roseo-purpurascentibus axillari-
bus binis, bractea setacea florem æquante, calyce strigoso-sericeo
pedicellum superante ad medium usque diviso laciniis a basi deltoidea
subulatis subæquantibus, vexillo calycem plus dimidio excedente
extus strigosulo alas quarta longitudinis parte superante orbiculato
cum unguiculo dimidio breviore, alis oblongo-obovatis cum ungui-
culis earum dimidio longioribus, carinæ petalis alas æquantibus
arcualis apice obtusiusculis longe unguiculatis; leguminibus com-
pressis linearibus leviter arcuatis strigosulis nervis tenuibus margi-
natis 6-8 spermis, intus lævissimis nudis, seminibus per valvas valde
eminentibus ovali-globosis parum compressis plicis vel striis 6 umbi-
licum versus radiantibus margine tantum notalis.
Maasse : Aeste über 30 cm. lang. Die seitlichen Blättchen messen 1,5 X
0,8 cm., das Endblättchen 3 X 1,2 cm. Der Kelch ist 3,5 mm. lang. Die
APPENDIX II. 247
Hülsen werden bis 3 em. lang und 3,5 mm. breit. Die Samen sird 2,5 mm.
lang.
ÆTH., COL. ERITREA. Saati (150 m.) 319, bl. fr. Febr., coll. 1892; Dessi,
in West von Massaua, Samhar-Tiefland 1177, bl. fr. Apr., coll. 1891.
: Auf Felsgeröllen an den Gehängen des Thals und als Sandpflanze im Rinnsal
des Thals,
Die Samen bekunden eine nähere Verwandtschaft zu T. vicioides Pers.,
indess sind diese etwas länglicher von Gestalt und vor allen Dingen
fehlen die eigentümlichen Hautnetze, welche die Samen der ge-
nannten Art, sowie die der F. purpurea Pers. umhüllen. Von
T. Apollinea D.C. und T. anthylloides H. ist unsere Pflanze gleichfalls
durch die Samen hinlänglich unterschieden, von allen genannten
durch die sehr dünnen und zarten Blätter, die nur zwei Joche auf-
zuweisen haben.
Die Blüten verraten eine grosse Uebereinstimmung mit denen einer Reihe
von abyssinischen und südnubischen Exemplaren, die ich nirgends
unterzubringen vermag, da dieselben durch ihren glatten, oblong zu-
sammengedrückten und fast cylindrischen Samen und die mangelnden
Netzhüllen sowohl von den drei zuerst erwähnten Arten, als auch
durch andere bedeutsame Merkmale von T. Apollinea und T. anthyl-
loides verschieden sind. Hinsichtlich der Hülsen sind sie sonst mit
den genannten Arten übereinstimmend. Diese unbestimmbare Art
(Schimper fl. Abyss. No 28 und 126, coll. 185%, Schweinf. Südnubien
No 667 und 698, coll. 1868) ist übrigens von der hier beschriebenen
Art auch noch durch schmälere, lineare oder linear-oblonge Blättchen,
die 2 und 3 Joche haben, dann durch den etwas ungleichen Kelch
verschieden, dessen vorderster Zipfel schmäler als die übrigen ist
und dieselben überragt.
675. Tephrosia interrupta Hochst. St. in pl. Schimp. Abyss. Sect. I, 3#4
Sect. III, 1546, coll. 1842.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordostabhang des Berges Savur, unter Ambe-
laco (1700 m.) 321, bl. Febr., coll. 189%.
676. Tephrosia Pogonostigma Boiss. Fl. Or. II, p. 193.
ARAB., ADEN. Im Goldmore valley massenhaft, unweit des Meeresufers
34, 39, bl. fr. Nov., coll. 1888.
ARAB., JEMEN. Badjil, erste Vorhügel am Rande des Tieflandes bei Der-
Mobagi, 1794, fr. März, coll. 1889; in der Tehama, östlich von Marraua,
1989, coll. 1888.
677. Tephrosia nubica (Boiss.) Bak. in Oliv. Fl. Trop. Afr. II, p. 125.
var. abyssinica Jaub. Sp. Illustr. Pl. Or. t. 477, 478.
ÆTH., COL. ERITREA. In grosser Menge in Thal Jangus (240 m.) 600, bl.
fr. Febr., coll. 1892.
248
678.
679.
680.
681.
682.
BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
Sesbania punctata D. C. Prodr. II, p. 265.
ÆTH., COL. ERITREA. Im Thal des Anseba bei Keren (1300 m.) 725, bl.
fr., coll. 1891 ; im Thal Arroot, oberhalb Aidereso (1600 m.) 681, bl. fr.
März, coll. 1892; Mai Misqal unter Mai-Mafales, Dembelas (1400 m.) 294,
bl. fr., coll. 1894.
Loc. : Als 2-3 m. hoher Halbstrauch am Wasser und im Kiesbette der Thalgründe.
Sesbania leptocarpa D. C. Prodr. II, p. 265.
(Syn.: ? Dolichos sesban annuus Forsk. Cat. fl. Arab. fel. No 443.)
ARAB., JEMEN. Agara, bei Hodjela (600 m.) 1931, bl. Febr., coll. 1889;
bei Chalife im Tieflande am Fusse des Gebel Bura (300 m.) 229, bl. fr.
Dec., coll. 1888.
Loc. : Als einjähriges Ackerunkraut auf Feldern.
Nom. vern. arabice : hömar.
Sesbania grandiflora Poir. diet. 7, p. 127.
(Syn. : Dolichos arboreus Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 134.)
ARAB., ADEN. Angebaut als Zierpflanze im Dorfe Schech Othman 1930,
bl. Dec., coll. 1888.
Loc. : Als 6 m. hoher Baum an Wegen angepflanzt, teils mit weissen, teils mit
rosafarbigen Blüten.
Colutea haleppica Lam. Dict. I, 353.
ÆTH., COL. ERITREA. Mai-Hinzi unter Asmara (2050 m.) 566, fr. Febr.,
coll. 1892; am Amba bei Geleb in Mensa (2200 m.) 1459, bl. dunkel-
kastanienbraun Apr., coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 1397, bl. fr. Apr.,
coll. 1892; am Bache Aitala bei Acrur (2000 m.) 1038, bl. fr. März, coll.
1892.
Loc. : Als 4 m. hoher Strauch an Bächen und im Schatten von Felswänden.
Astragalus arabicus Ehrhg. in Bunge Astr. p. 6.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Amba-Bach bei Geleb in Mensa (2200 m.)
4467, fr. Apr., coll. 1891; im Thal Mogod, am östl. Fuss des Bizen
(1300 m.), 1598, fr., coll. 4892; Ambelaco, am Wege nach Maldi (2000 m.)
295, bl. fr. Febr., coll. 1894.
var. congesta Schwf. Foliolis 40-jugis minoribus, approximatis, legumi-
num capitulis sessilibus.
ÆTH., COL. ERITREA. Keren, an der Fahrstrasse zum Anseba (1350 m.)
742, bl. fr. Febr., coll. 1891.
Loc. : Auf Kies und steinigdürrem Terrain. Die Fahne und die Flügel sind intensiv
himmelblau.
Diese Art ist durch die längeren Kelchzähne sowie durch fast kopf-
fürmige Blütentrauben ausgezeichnet. Die Behaarung ist von dem
sehr ähnlichen oberägyptischen A. prolixus Sieb. nicht verschieden.
Es giebt aber bei Dschedda Exemplare (Zohrab No 129 und 448), die
zwar lange Kelchzähne, aber auch lange Blütentrauben haben, wo-
durch sich dieselben vom Typus der Art im Ehrenberg’schen Herbar
von Südarabien unterscheiden.
APPENDIX Il. 249
683. Astragalus venosus Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 193.
ÆTH., COL. ERITREA. Spitze des Alamkale bei Aidereso (1823 m,) 1659,
bl. fr., März, coll. 1892; am Westabhang des Ualid, Vorberg des Bizen
(2000 m.) 4870, bl. Mai, coll. 1892.
Loc. : An grasigen und sonnigen Plätzen, Blüten hell veilchenblau.
684. Astragalus abyssinicus Steud, in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 193.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 296,
297, bl. fr., coll. 189%; am Amba bei Geleb in Mensa (2200 m.) 1569,
bl. Apr., coll. 1891; am Lalamba bei Keren (1800 m.) 967, coll. 1891 ;
Arbaroba unter Asmara (1800-2000 m.) 575, bl. Febr., coll. 1891; Saga-
neiti (2200 m.) 798, 1358, bl. fr. März, coll. 1892.
Loc.: An Böschungen, Ackerrainen etc. Blüten reinweiss, weisslichhellgelb oder
hellrosa. im letzteren Falle ist auch der Kelch gerötet.
ARAB., JEMEN. Kahil über Menacha (2500 m.) 1423, coll. 1889.
Nom. vern. arabice : ’onssif (Menacha).
685. Biserrula Pelecinus L. spec. 1073.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 298, fr.
Febr., coll. 189%; Saganeiti (2200 m.) 1298, bl. fr. März, coll. 1892.
Loc. : Auf frischem Steinschutt der Böschungen der Kunststrasse und an grasigen
Plätzen.
686. Taverniera glauca Edgew. in Journ. Asiat. Soc. Bengal. XVI, p. 1214.
ARAB., ADEN. Goldmore-valley 59, bl. fr. Nov., coll. 1888; über den
Kohlenlagern der Messies Mmes 4, bl. fr. März, coll. 1881.
687. Taverniera lappacea D. C. Prodr. II, p. 339.
(Syn. : Hedysarum lappaceum Forsk. Deser. pl. æg. arab. p. 136.)
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami, in Ost von Schehr, im Küstenlande,
171, bl. fr. Apr., coll. 1881.
Diese Art gehört dem engeren Küstengürtel des Roten Meeres, südlich
vom Wendekreise an.
688. Ormocarpon bibracteatum Bak. in Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 143, 144.
ÆTH., COL. ERITREA. Halibaret im Thal des Beloa, üstl. vom Anseba
299, fr. März 1894; Haddisch-Adi am Anseba (1600 m.) 702, bl. fr.
Febr., coll. 1891; Keren, bei Adi-Brehe (1300 m.) 938, fr. März, coll.
1891 ; in Nordwest von Ginda (1200 m.) 423, coll. 1891.
Loc.: Grosser Strauch mit sparriger Verzweigung, der einen grossen Teil der
Trockenzeit über entlaubt ist und dessen schmutzigbläuliche Blüten an laublosen
Aesten sitzen. An sehr dürren Gehängen, namentlich der Granitregion.
Nom. vern. in Tigrinia : allandiah.
ARAB., JEMEN. Am Fusse des Gebel Bura, unter halb Hille (550 m.) 350,
bl. Jan., coll. 1889; Agara, bei Hodjela (600 m.) 1007, fr. Febr., coll.
1889.
Nom. vern. arabice : hömrür (Hille, Hodjela).
250 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
689. Stylosanthes flavicans Bak. in Oliv. Fl. Trop. Afr. Il, p. 156, 157.
ÆTH., COL. ERITREA. Donkollo-Höhe bei Ginda (1000 m.) 386, bl. Febr.,
coll. 1891 ; Keren (1400 m.) 749, bl. fr. März, coll. 1891.
690. Stylosanthes mucronata Willd. spec. III, p. 1166.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura, über Hille (800 m.) 448, bl. fr. Jan.,
coll. 1889.
Loc.: An dürren, sonnigen Abfällen. Blüte weiss. unter Ussil im Wadi Hedjan
(1200 m.) 1263, bl. fr. Febr., coll. 1889; Okeber, am Gebel Melhan (900 m.) 863, bl.
fr. Jan., coll. 1889.
691. Desmodium Scalpe D. C. Prodr. II, p. 334.
ARAB., JEMEN. Wadi et-Tehm bei Ussil (1400 m.) 1228, bl. fr. Febr.,
coll. 1889.
Loc. : In Gebüsch und unter anderen Stauden. Das Vexill ist aussen hell-, innen
feuerrot, die Als sind hellfeuerrot. die Carina ist farblos.
692. Desmodium gangeticum D. C. Prodr. II, p. 327.
ÆTH., COL. ERITREA. Ginda Höhen in Nordwest (1200 m.) 410, bl. fr.
Febr., coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura bei Hille (600 m.) 245, bl. fr.
Jan., coll. 1889; am Fuss des Gebel Melhan bei Wolledje (600 m.) 709,
bl. fr. Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : orgäss.
693. Alysicarpus rugosus D. C.
ÆTH., COL. ERITREA. Thal Terra bei Saati (300 m.) 276, bl. Febr., coll.
1892, Amba-Tochan (460 m.) 632, bl. fr. Febr., coll. 1892.
Loc. : An sonnigen Bergabfällen.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 1321, bl. fr. Febr., coll. 1889.
694. Alysicarpus nummularifolius D. C. Prodr. II, p. 353.
ARAB., JEMEN. Wolledje, am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 867, bl.
fr. Jan., coll. 1889.
695. Alysicarpus styracifolius D. C. Prodr. I, p. 353.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Bache Amba, bei Geleb in Mensa (2200 m.)
1470, bl. Apr., coll. 1891.
696. Dalbergia melanoxylon Guill. Perr. fl. Senegal, p. 227, t. 53.
ÆTH., COL. ERITREA. Häuflg in der Umgegend von Keren (1300-1400 m.)
928; Nordabhang des Hochlandes bei Mai-Mafules (1600 m.); Dembelass
Haddisch-Adi von Anseba (1600 m.) 696, coll. 1891.
Loc : Kleine in der Trokenzeit entlaubte Bäumchen, oft von unten an verzweigt mit
aufstrebenden Aesten und glatter hellgrauer Rinde, an dürren, felsigen Gehängen
unter anderen Arten der lichten Busch- und Baum-Bestände.
Nom. vern. in Tigrinia : sibbe (Hamasen).
697. Pterocarpus lucens Guill. Perr. fl. Senegal, p. 229.
(Syn.: P. abyssinicus Hochst. in A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 233.)
698.
699.
700.
702.
703.
APPENDIX IL. 251
ÆTH., COL. ERITREA. Adi-Kermet bei Mai-Mafales in Dembelass
(1900 m.) 300, fr. Apr., coll. 1894.
Loc. : Ein 10 m. hoher, vielverzweigter, starkstämmiger Baum, der im April an den
vollständig entlaubten Aesten noch die alten Früchte der letzten Vegetations-
periode trug.
Lonchocarpus laxiflorus Guill. Perr. fl. Senegal. I, p. 226.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Fusse des Lalamba bei Keren (1590 m.) 805,
bl. März, coll. 1891 ; in Nord von Mai-Mafales, Dembelas (1900 m.) 301,
fr. März, coll. 1894.
In der Trockenzeit grossenteils entlaubt dastehender Baum von 10
m. Höhe. Die rosafarbigen Blüten sitzen an völlig laublosen Aesten.
Das vexill ist rosa mit weissem Mittelfleck, die ale und die carina
sind dunkel rosa.
Nom. vern. in Tigrinia : sangarefia.
Cicer arietinum L. Gen. No 1189.
ARAB., JEMEN. Ueber Menacha (2400 m.) 1590, bl. 1889.
Loc. : Auf Ackerterrassen unter der Saat.
Vicia sativa L. sp. 1037.
var. abyssinica Bak. Oliv. fl. Tr. Afr. II, p. 172.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 302, bl.
Febr., coll. 1894.
Loc. : Am Wege auf neuentstandenem Felschutt.
ARAB., JEMEN. Menacha (2200 m.) 1385, bl. fr. Febr., coll. 1889.
. Vicia hirsuta Koch. Syn. ed. I, p. 191.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldistrasse (2000 m.) 303, bl.
Febr., coll. 1894.
Lens esculenta Mœnch. Meth. p. 131.
ARAB., JEMEN. Bei Ussil angebaut und verwildert, auf Kulturland
(1900 m.) 1314, bl. fr. Febr., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : belssim.
Vorstehende Exemplare zeigen keinerlei Verschiedenheiten von der
in Aegypten kultivierten Form, aber Pr. Fr. Kernike behauptet
unter meinen Samen von Trigonella fenum grecum einige Linsen
gefunden zu haben, die er ausgesät hatte und die eine der abyssi-
nischen Varietät nahestehende, wenn nicht identische Form ergaben.
Lathyrus sphæricus Retz. Obs. 3, p. 39.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 304, bl.
Febr., coll. 189%.
Loc. : An trockenen, westwärts gekehrten Abhängen. die Blüten sind fleischrot.
. Lathyrus sativus L. sp. 1030.
ÆTH., COL. ERITREA. Hewo, bei Acrur (2000 m.) 1021, fr. März, coll.
1892.
Loc. : Auf Linsenfeldern, in verwildertem Zustande.
952 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
705. Pisum arvense L. spec. 1027.
var. abyssinicum A. Br. in Reg. Flora 1841, p. 269.
ÆTH., COL. ERITREA. Angebaut auf Feldern bei Saganeiti (2200 m.) 1321,
bl. fr. März, coll. 1892.
Nom. vern. in Tigrinia : ain-ater (ubique).
706. Abrus precatorius L. Syst. 533.
ÆTH., COL. ERITREA. Höhe des Donkollo bei Ginda (1000 m.) 454, fr.
Febr., coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Ueber Hille, am Gebel Bura (600-1000 m.) 486, fr. Jan.,
coll. 1889; Gebel Melhan, bei Okeber (900 m.) 811, fr. Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : aön-lahla (Hille), ofrüss (Wolledje).
707. Abrus Bottæ Deflers. Voy. Jem. p. 132.
ARAB., JEMEN. Vorhügel Mehegjaria bei Badjil, 528, fr. Jan., coll. 1889;
Agara bei Hodjela (600 m.) 1843, fr. Febr., coll. 1889: am Fuss des Gebel
Bura bei Hille (600 m.) 1936, bl. fr. Jan., coll. 4889; Wolledje am Fuss
des Gebel Melhan (600 m.) 701, coll. 4889.
Loc. : Ein 3-5 m. hoher Strauch mit langschüssigen Aesten und violettlichen
Blüten.
Nom. vern. arabice : tennueb (Hille), asb (Wolledje).
Die noch unbeschriebenen Blüten sind fast sitzend oder sehr kurz
(2 mm. lang) gestielt und 1,5 cm. lang. Der mit kurzen anliegenden
Haaren bedeckte Kelch ist fast ganzrandig, 2,5 mm. lang. Das aussen
kahle Vexill ist von ovaler Gestalt, etwas zugespitzt und mit den alæ
und der carina gleich lang.
708. Clitoria Ternateja L. spec. pl. 1026.
(Syn. : Lathyrus spectabilis Forsk. Descr. pl. eg. arag. p. 135.)
ÆTH., COL. ERITREA. Höhe des Donkollo, bei Ginda (1000 m.) 373, bl.,
coll. 1891.
Loc. : In lichten Gebüschen und am Waldrande.
ARAB., JEMEN. Am Fuss des Gebel Bura bei Hille (600 m.) 260, bl. fr.
Dec., coll. 1888.
Nom. vern. arabice : moglagidi.
709. Glycine javanica L. sp. 1024.
ÆTH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 305,
bl. fr. Febr., coll. 1894; unter Asmara, bei Golei (2200 m.) 587, bl.
Febr., coll. 1891; unter Geleb in Mensa (1500 m.) 1273, 1360, bl. fr.
Apr., coll. 1891; Ginda (950 m.) 281, bl. fr. Febr., coll, 1891; Keren,
am Dari (1300 m.) 893, bl. fr. März, coll. 1891.
Loc. : In Waldgebüschen und Gesträuch.
ARAB., JEMEN. Kafleeregion am Gebel Bura, über Hille (1000 m.) 442, bl.
Jan., coll. 4889; Ussil (1400 m.) 1227, fr. Febr., coll. 1889.
APPENDIX I. 253
710. Teramnus labialis Spreng. Syst. III, 235.
ARAB., JEMEN. Am Gebel Bura, über Hille (700 m.) 309, bl. fr. Jan.,
coll. 1889; Wolledje, am Fuss des Gebel Melhan (600 m.) 1987, fr. Febr.,
coll. 4889; unter Ussil, im Wadi Hedjan (1200 m.) 1988, fr. Febr., coll.
1889.
711. Erythrina tomentosa R. Br. in Baker, Oliv. fl. Trop. Afr. II, p. 184.
ÆTH., COL. ERITREA, In Ost von Keren bei Adi-Brehe und im Anseba-
Thal (1300 m.) 1808, bl, März, coll. 1891; Acrur (1900 m.) 2153, bl.
Mai, coll. 1892; Mai Mafales in Dembelass (1800 m.).
Loc. : 5-8 m. hohe Bäumchen mit längsrissiger, fingerdicker Korkrinde am Stamm.
Nom. vern. in Tigrinia : suarieh (Acrur, Arbaschigo).
712. Galactia tenuiflora (W.) W. Arn. Prodr. p. 206.
var. biflora Schwf. Foliolis oblongo-linearibus, pedunculis abbreviatis
bifloris, seminibus nitentibus cinereobruneis vittis fuscis longitudinaliter
pictis.
Obgleich die vorliegenden Exemplare unter sich hinsichtlich der ver-
kürzten Blütenstände die gröste Uebereinstimmung an den Tag legen
und die Aufstellung einer neuen Art gerechtfertigt erscheinen lassen,
so vermeide ich es bei einer Art, die in den Tropenländern beider
Hemisphären so zahlreiche Spielarten hervorbringt. Abgesehen von
den kurzen und zweiblütigen Pedunkeln, die 1 bis 0,5 cm. Länge
erreichen, entsprechen meine Exemplare in hohem Grade der von
Peters am Sambesi eingesammelten Pflanze (G. mucronata Kl. Peters
I, p. 38, 39), die Uebereinstimmung ist eine noch grössere bei der
von Büttner bei San Salvador (No 237) gesammelten. Steppenpflanze.
Hinsichtlich der Blütenteile und deren gegenseitiges Verhältnis zu
einander scheint die arabische und abyssinische Pflanze von der ost-
indischen, der Stammart, durch nichts verschieden zu sein. Die
Samen, zu 6 in der Hülse, sind an dem vorliegenden Exemplare
4 mm. lang, 3 mm. breit, 2,5 mm. dick, mattglänzend, hell leder-
braun oder rehfarben mit jederseits drei dunkelbraunen Längsbinden.
An dieser Stelle sei einer noch unbeschriebenen Art gedacht, die auf
das tropische Afrika beschränkt zu sein scheint, Galactia bongensis
Schwf. (Schweinf. N° 2101, 2276, 2637, coll. 1869) aus dem Gebiete
des Bahr-el-Ghasal. Diese @. tenuiflora W. Arn. nahestehende Pflanze
ist vor allem durch grössere Blüten uud stärker verdickte Pedunkeln
verschieden. Die Pflanze steht der mexikanischen G. Wrightii A. Gray
ausserordentlich nahe, hat aber an den gleich grossen Blüten Petala,
die den Kelch nur um 1/3, nicht, wie bei der mexikanischen Pflanze,
um das doppelte an Länge überragen. Die Samen der G. bongensis
Schwf.haben die dunkeln Längsbinden der bei der vorhin beschriebe-
nen Varietät erwähnten Samen und sind denselben durchaus konform.
254 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhang des Bizen (1800 m.) 1884, bl.
hellblau Mai, coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Kaffeeregion am Gebel Bura über Hille (1000 m.) 1863,
bl. fr. Jan., coll. 1889.
713. Canavalia polystachya (F.) Schwf. in Reliq. Kotschy., p. 25-28, tab.
XX, XXI.
(Syn. : Dolichos polystachios Forsk. Descr. pl. eg. arab., p. 134, 135
(non L.). — D. virosus Roxb. f. Ind. p. 301, 302.)
ARAB., JEMEN. Wadi Schaari bei Wolledje am Fusse des Gebel Melhan
(600 m.) 685, bl. Jan., coll. 1889; am Gebel Bura bei Hille (700 m.) 1829,
bl. fr. Jan., coll. 1889; Badjil 586, bl. fr. Jan., coll. 1889.
Hoch in Bäumen windend, in dicken Gebüschen, vollkommen wild und
mit ungeniessbarer Frucht. Bei Badjil als Schlingkraut in den Stroh-
zännen der Häusser. Blüte blass-lila oder rötlich-lila.
Nom. vern. arabice : ssef-er-robach (Hille), ssöreg (Wolledje).
Die kultivierten Canavalien werden hier im Gegensatze zur wilden
« lubia hindi », d. h. indische Bohne, genannt.
Die Exemplare entsprechen vollkommen den von Ehrenberg bei Mor,
nahe Lohaja gesammelten, sie bieten alle Merkmale zur Schau, die
von mir vor 27 Jahren 1. c. abgebildet und beschrieben wurden. Die
kleineren, an der Basis nie herzförmigen, an der Spitze weniger zu-
gespitzten Blätter, dann die dauernd dichte Behaarung des oberen
Teils der Blütenspindel, vor allem die dunkelkastanienbraun mar-
morierten Samen unterscheiden die wilde Pflanze von den Kultur-
formen der C. ensiformis D. C., deren kurzhülsige Varietät C. gla-
dıata D. C. zwar ähnlich geformte Hülsen, aber lebhaft fleischrote
Samenkerne besitzt. Die Hülsen vom Gebel Bura sind im Durch-
messer 3 cm. breit und 2 cm. dick.
714. Cajanus flavus D. C. Cat. hort. Monsp. 85. No 43.
ARAB., JEMEN. Angebaut in der Kaffeeregion am Gebel Bura, über Hille
(700-1000 m.) 565, bl. fr. Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : qischta.
715. Rhynchosia (Cyanospermum) resinosa (Hochst. Rich.) Bak. in Oliv. Fl.
Trop. Afr. II, p. 218.
ÆTH., COL. ERITREA. Auf der Spitze des Lalamba bei Keren (2000 m.)
978, fr. März, coll. 1891.
Loc. : Windet in niederen Gebüschen und an Gebüschrändern.
716. Rhynchosia (Copisma) Memnonia D. C. Prodr. II, p. 386.
ÆTH., COL ERITREA. Geleb in Mensa, am Bache Amba (2000 m.) 1466,
bl. fr. Apr., coll. 1892; am Schegolgal-Mantai (oberer Barka) 306, fr.
März, coll. 1894.
geh
APPENDIX II. 255
ARAB., JEMEN. Vorhügel el-Gara, zwischen Behä und Hodjela 886, bl.
Jan., coll. 1889.
ARAB., ADEN. Im Thal am Nordabfall des Gebel Schemsan 102, coll.
1888.
717. Rhynchosia (Copisma) Totta D. C. Prodr. II, p. 388.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabfalle des Bizen (2000 m.) 1856, bl. fr.
Mai, coll. 1892: Plateau von Kohaito (2600 m.) 308, fr. Mai, coll. 189%.
Loc. : An sonnigen Grasstellen am Boden ausgebreitet, aber auch in Felsfugen wur-
zelnd (Kohaito), auf Sandstein; die Blütenblätter sind gleichmässig gelb.
ARAB., JEMEN. Menacha, am Wege bei Karauen (2100 m.) 1515, fr. Febr.,
coll. 1889.
Die Exemplare entsprechen in genügendem Grade den Merkmalen der
südafrikanischen Pflanze. Harwey (for. Cap. il, 256) giebt für die
Art eine veränderliche Pubescenz an. Die Exemplare von Bizen
weichen von denen, die im Herb. R. Berol. aus Süd-Afrika vorliegen,
dadurch ein wenig ab, dass unter kurzen Haaren, die den Stengel
bekleiden, sehr lange, horizontal abstehende zerstreut auftreten.
718. Rhynchosia (Copisma) minima D. C. Prodr. II, p. 385.
ARAB., JEMEN. Badjil, im Tieflande der Tehama, in Hecken bei Häusern,
558, fr. Jan., coll. 4889; Wadi Hille am Fuss des Gebel Melhan, bei
Wolledje (600 m.) 702, bl. Jan., coll. 1889.
ARAB., SUEDKUESTE. Bei el-Hami, in Ost von Schehr, 164, fr. April,
coll. 1881.
749. Rhynchosia (Copisma) flavissima Hochst. in Bak. Oliv. Fl. Trop. Afr.
DEN)
ÆTH., COL. ERITREA. Am Lalamba bei Keren (1800 m.) 849, bl. März,
coll. 1891 ; im grossen Thal zwischen Ginda und Filogobai (1000-1500 m.)
515, bl. Febr., coll. 4891; Arbaroba, unter Asmara (4800 m.) 557, bl.
Febr., coll. 1891 ; unter Geleb in Mensa (1500 m.) 1069, 1082, bl. April,
coll. 1891.
ARAB., JEMEN. Ussil (1400 m.) 41351, bl. Febr., coll. 1889; Agara, bei
Hodjela (600 m.) 1008, coll. 4889; Wolledje am Gebel Melhan (600 m.)
647, bl. Jan., coll. 1889.
720. Rhynchosia (Copisma) Schoelleri Schwf. n. sp.
E bası valde incrassata lignosa ramasissima, pubescens vel puberula
et glandulis aureis sessilibus imprimis ad caules, ad foliorum pagi-
nam inferiorem ad calycem, vexillum et legumen conspersa ; ramis
prostratis striatis rectis; stipulis lanceolatis cuspidatis scariosis; foliis
mediocris subdistanter insertis, petiolo stipula duplo excedente, foliolis
æqualibus breviter petiolulatis suborbiculatis obtusis vel subacutis ;
racemis elongatis laxe-10 floris pedunculo plerumque brevioribus,
floribus subremotis nutantibus breviter pedicellatis, bracteis lanceo-
256
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
latis membranaceis calycem juventute non excedentibus cadueissimis,
calyce pedicellum 6-plo superante ad medium et paullo ultra medium
diviso, laciniis lanceolatis subcuspidatis, 2 posterioribus ad 2/3 longi-
tudinis connatis, ceteris subæqualibus, antico paullo longiore, vexillo
calycem duplo vel vix duplo excedente carinam æquante obovato-
orbiculato breviter unguiculato apiculato rubropurpureo et venoso
extus puberulo, alis vexillo tertia parte brevioribus luteis aveniis
oblongo-obovatis sat longe unguiculatis, carinæ obtuso-rotundatæ
petalis paullo incurvis vel retiusculis flavidis aveniis oblongis tertia
anteriore parte usque ad apicem connatis; legumine horizontaliter
patente oblongo falcato subacuto apiculato versus basin æqualiter
angustato 2 spermo; seminibus suborbiculato-lenticularibus olivaceo-
fuseis et maculis albidis pictis.
Maasse : Die Blättchen messen bis 0,7 X 0,7 cm., der Kelch erreicht 5 mm.
Länge, das Vexill 7 mm., die Hülsen werden 10 mm. lang und 4 mm.
breit, die Samen haben 3 mm. im Durchmesser.
W. Schimper hat diese Art unter No 784 der Sammlung von 1863,
seine Exemplare stammen aus der Umgegend von Axum und aus einer
Seehöhe von 2300 m. Diese Pflanze gehört in die nächste Verwandt-
schaft von Rh. caribea D. C., von der sie durch die starkverholzte
Stammbasis, die kleinen rundlichen Blätter, durch kleinere und kür-
zere Blüten, sowie durch die stark linsenförmig zusammengedrückten
Samen verschieden ist. Die Samen sind nicht schwarz, sondern bräun-
lich mit dunkleren und helleren Flecken marmoriert.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter den Fort Adi-Ugre bei Godofelassi (1800 m.)
307, bl. fr. April, coll. 1894.
Loc. : Bedeckt den nackten, schwarzen Boden nach dem Steppenbrande und bevor
noch Regen gefallen, mit frisch sprossenden und blühenden Trieben.
721. Rhynchosia (Copisma) elegans A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 228.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Lalamba bei Keren (1800 m.) 848, bl. März,
coll. 1891 ; unter Mai-Mafales in Dembelass (1600 m.) 310, fr. April, coll.
1894.
Meine Exemplare entsprechen durchaus denen von Schimper No 515,
coll. 185%, nur sind die Petala nicht einheitlich purpurn, sondern
purpurn gestreift. Charakteristisch für die Art ist das derbe grüne
Adernetz der hellfarbigen Hülsen. Die Carina ist im vorderen Drittel
purpurn gefärbt, im übrigen gelblich, die Ale sind dottergelb, das
Vexillum ist anf gelblichem Grunde durchweg mit derben und dicht-
gestellten purpurnen Nerven gezeichnet.
722. Rhynchosia (Copisma) mensensis Schwf. n. sp.
Ramis sinistrorsum volubilibus patenter molliter piloso-glanduloso-
tomentosis, pilis retroflexis ; foliis remotis, stiputis lanceolato-linea-
APPENDIX II. 257
ribus cuspidatis marcescentibus petiolo 3-4 plo brevioribus, foliolis
subæqualibus lanceolato-oblongis vel oblongo-ovatis lateralibus obli-
quis petiolo duplo triplove longioribus, omnibus utrinque piloso-
pubescentibus et glandulis sessilibus minutissimis parce obsitis, supra
parte media circa nervos albescentibus; racemis folia plerumque supe-
rantibus longepedunculatis 5-15-remotifloris, pedunculis folia æquan-
tibus gracilibus piloso-glandulosis, bracteis cadueissimis, floribus
nutantibus, calycis rubri tomentoso-pubescentis et parceglandulosi
laciniis posticis inter se usque ad medium coalitis, reliquis ad 2/3 ca-
lycis longitudinem divisis, lanceolato-subulatis laciniis lateralibus
posteriores æquantibus, lacinia antica longissima ceteras quarta longi-
tudinis parte excedente, omnibus lanceolato-subulatis, vexillo bruneo
et rubrovenoso extus pubescente et glandulis minimis adsperso calycis
lacinias posticas duplo longiore sat longe unguiculato subobcordalo-
obovato, alis luteis vexillo sexta longitudinis parte brevioribus
oblongo-obovatis longe auriculatis, carinæ flavidæ petalis alas equan-
tibus apice rotundatis et abrupte incurvis: legumine tomentoso-
pubescente subevenio oblongo-lineari subfalcato basi sensim angus-
tato apice acuto et subcuspidato.
Maasse : Die Blättchen messen 5 X 2,3 bis 5,5 X 1,8 cm. lang. Die Neben-
blättchen sind bis 7 mm. lang. Die Blütentrauben sind 5-8 cm. lang, die
Einzelblüte hat 10 mm. Länge, der Blütenstiel 2,5 mm., das Vexill 10 mm.,
die Ale 8 mm.
Die beschriebene Art gehört in die nähere Verwandtschaft der Rh. ele-
gans R., von der sie in erheblichem Grade durch die verschieden ge-
formten Blüten abweicht. Bei der letztgenannten Art sind dieselben
mehr als doppelt so gross, anders gefärbt und mit kahlem nicht, wie
bei der unsrigen, mit behaartem Vexill versehen.
ÆTH., COL. ERITREA. Ueber Geleb in Mensa, in Ost und am Bache Amba
(2000 m.) 1556, 1354, bl. Apr., coll. 1891.
Loc.: An grasigen Bergehängen um Grashalme windend. Der Kelch ist purpurn,
das Vexill bräunlich gefärbt, die Alæ eigelb, die Carina hellgelb.
723. Rhynchosia (Copisma) ferruginea A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 229?
ÆTH., COL. ERITREA. In Süd von Ginda, am Fusse des Nordabhangs, des
Bizen bei Embatkalla (1300 m.) 2001, bl. fr. Mai, coll. 1891.
Da kein Originalexemplar zum Vergleich zu Gebote stand, berechtigen
einige Abweichungen von den |. c. von Richard erwähnten Merk-
malen zu Zweifeln an der Artidentität. Meine Pflanze hat schmälere
Blättchen (oblong-lanzettliche) und kurze, (1,5-2,5 cm.), nicht lange
Pedunkeln. Die Blütentrauben sind lockerblütig mit 5-6 Blüten. Die
Hülse ist zweisamig, spitz, am Grunde allmählich zusammengezogen
und etwas sichelförmig gebogen. Die ovalen und zusammenge-
drückten grünlichen Samen sind mit lederbraunen oder purpurnen
258
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Flecken gezeichnet. Der Nabel ist kreisrund. Meine Exemplare haben
zur Zeit noch ein graues Indument, welches später vielleicht rostrot
wird. Die übrigen Merkmale stimmen mit der Richard’schen Be-
schreibung, namentlich schien mir als ausschlaggebend die stumpfe
Gestalt der Carina, die an der Spitze gerötet ist, während die rein-
gelben Ale etwas kürzer erscheinen. Das Vexill ist purpurn geadert
und seine Grundfarbe gelb.
724. Rhynchosia (Copisma) Rivæ Schwf. n. sp.
Volubilis tomentosa rufescens eglandulosa; caulibus striatis subtere-
tibus; stipulis minutis falcato-subulatis subpersisientibus ; foliolis
ovatis acutis mucronulatis crassiusculis subæqualibus, supra rugosis
tomentellis, subtus pallidioribus nervis venisque prominentibus reti-
culatis tomentosis, petiolum duplo vel triplo superantibus, petiolulo
terminali dimidium petioli longitudinis æquante; racemis folio lon-
gioribus multifloris longe pedunculatis, pedicellis brevibus recurvis,
calycis tomentosi laciniis linearisubulatis, posterioribus æquilongis,
lacinia anteriore ceteras paullisper superante, petalis ?; leguminibus
oblongo-linearibus subfalcatis tomentoso-subhirsutis acutis acumi-
natis basin versus attenuatis 2-spermis, inter semina vix vel leviter
sinuatis, seminibus ambitu oblongo-ovalibus a latere vix compressis
opacis griseo-olivaceis striis maculisque albidis pictis.
Maasse : Die Blättchen messen 4 X 2,5 cm., der gem. Blattstiel ist 2 cm.,
der des endständigen Blättchens 1 cm. lang, die Hülse wird bis 2 cm.
und 0,5 cm. breit. DieSamen sind 3,5 mm. lang, 2,5 mm. breit und 2 mm.
dick ; der Kelch erreicht 7 mm. Länge.
Der Nabel ist oval, bedeckt von dem dünnen Häutchen des Funiculus.
Die Art gehört wahrscheinlich in die Sektion Copisma. Leider liegt
nur ein fruchttragendes Exemplar vor. Die Blätter, die an diejenigen
der im übrigen sehr verschiedenen R. rufescens D. C. erinnern,
weichen von denen aller bekannten Arten ab, dieselben sind von
etwas derber Konsistenz, oberseits dunkelgrün, sammtartig behaart
und zwischen den Nerven mehr oder minder gefaltet und gerunzelt.
An den Hülsen treten neben den walligen auch längere abstehende
Haare auf.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhange des Bizen südlich von Ginda
(1400 m.) 1898, fr. Mai, coll. 1892.
: An grasigen und sonnigen Gehängen.
725. Rhynchosia (Pseudocajan) Erythrææ Schwf. n. sp.
Suffrutescens elatoramosa sericeotomentosa ubique fere canescens eglan-
dulosa; ramis striato-angulatis ; stipulis lanceolatis cuspidatis bracteis
conformibus petiolum æquantibus cadueissimis; foliolis subtus et
juventute utrinque albescentibus inæqualibus, lateralibus ovato-lan-
APPENDIX II. 259
ceolatis vel lanceolato-ellipticis obliquis petiolo 4-6-plo longioribus,
foliolo terminali 4-5ta longitudinis parte lateralibus longiore ovato-
elliptico, omnibus acutis mucronatis, subtus elevatim nervosis; race-
mis rectis subabbreviatis pedunculum sæpe æquantibus, bracteis cadu-
cissimis scariosis pedicellum sæpe excedentibus; calyce pedicellum
3-4-plo superante paullo ultra medium diviso, laciniis lanceolatis sub-
cuspidatis inæquilongis, 2 posterioribus dimidia fere parte vel ad 2/3
connatis, lateralibus iis paullo brevioribus, lacinia antica ceteris lon-
giore; vexillo calycem plus duplo et carinam 6-7ma Jongitudinis parte
excedente suborbiculari apice rotundato interdum sine mucrone levi-
ter emarginato, alis luteis carina paullo brevioribus oblongolinea-
ribus, carinæ semiorbicularis et vix incurvæ petalis dilute flavescen-
tibus ad 1/3 connatis et quinta ab apice parte iterum liberis margine
posteriore rectis; legumine sericeo a petalis marcescentibus subincluso
recto oblongo-lineari basin versus angustiore apice breviter acuto
2-spermo; seminibus ambitu suborbicularibus valde compressis lenti-
eularibus nitidis olivaceo-bruneis maculis albidis nigrisque marmo-
ratis, umbilico ovali.
Maasse : Die Pflanze erreicht 0,5 m. Höhe. Von den Blättchen misst das
endständige 5 X 3 cm., die seitlichen messen 3,5 X 1,7 cm., die Bracteen
5 mm. Die Blütentrauben sind 5-7 cm. lang. Das Vexill misst 1,3 x 1 cm.,
die Ale sind 1 cm. lang, die Hülse hat 1,5 cm. Länge. Die Samen haben
3 mm. im Durchmesser und eine Dicke von 1,5 mm.
Eine nahe Verwandte der Himalaya-Pflanze Rh. Pseudocajan Camb.
weicht die oben beschriebene Art von dieser hauptsächlich durch die
im Verhältnis zum Kelch längeren Blüten und die mehr miteinander
verwachsenen hinteren zwei Kelchzipfel ab. Bei Rh. pseudocajan
Camp. sind dieselben bis über die Hälfte geteilt. Die Blütenteile
stimmen im übrigen bei beiden Arten mit einander überein, sowohl
hinsichtlich ihrer Gestalt als auch hinsichtlich der Längenverhältnisse.
Reife Früchte konnte ich bei der Himalaya-Pflanze nicht in Vergleich
ziehen ; nach Baker in Fl. Br.-Ind. hat dieselbe weit grössere Hülsen
als die unsrige.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Nordabhange des Bizen (2000 m.) 1850,
bl. fr. Mai, coll. 4892; am Ssabr bei Geleb in Mensa, an Nordab-
fällen (2200 m.) 152%, bl. Apr., coll. 1891; Abhänge zwischen Salo-
mone und Ambelaco, an der Maldi-Strasse (1800 m.) 309, bl. Febr., coll.
1894.
Loc.: An offenen oder buschbestandenen Stellen, sonnigen Grashalden, als 30-50
cın. hoher Halbstrauch.
726. Eriosema longepedunculatum A. Rich. Tent. fl. Abyss. I, p. 226,
227.
BULL. HERB. BOISS. Appendix II, 1896. 18
360 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
ÆTH., COL. ERITREA. Nordabhang des Bizen (2000 m.) 2049, fr. Mai,
coll. 1892.
Loc. : Sonnige, begraste oder mit niederem Gestrüpp bedeckte und nach Norden
gekehrte Abhänge.
727. Phaseolus aconitifolius Jacq. Obs. III, p. 2, t. 52.
(Syn. : Ph. palmatus Forsk. Descr. fl. æg. arab. p. 214.)
ÆTH., COL. ERITREA. Bei den warmen Quellen von Ailet, in wildwach-
senden Zustande (300 m.) 466, fr. Febr., coll. 1892.
ARAB., JEMEN. Angebaut bei Marraua in Tieflande der Tehama, 170, bl.
fr. Dec., coll. 1888.
Loc. : Auf sandigen Feldern gebaut, behufs Viehfutter, zu dem das Kraut Verwen-
dung findet.
Nom. vern. arabice : goin, gatten (Marraua).
Die Exemplare von beiden Florengebieten unterscheiden sich durch die
von J. G. Baker in Fl. Brit. India II, p. 202 angeführten Merkmale
von dem gleichfalls vorderindischen Ph. trilobus Ait. Wahrscheinlich
ist eine Art aus der anderen hervorgegangen, und da die letzt-
genannte in Bengalen und Dekan häufig angebaut wird, so erklärt
sich das Vorkommen des Ph. aconitifolius als Futterpflanze in Süd-
arabien. Letztere soll übrigens auch in Indien zu solchem Zweck
angebaut werden (Alph. D. C. in Orig. pl. cult., p. 276). Bei Ailet,
wo sie bereits 67 Jahr früher von G. Ehrenberg in ganz identischen
Exemplaren gesammelt worden ist, mag die Pflanze ursprünglich
auch angebaut gewesen sein.
728. Phaseolus Mungo L. Mant. 101.
ARAB., JEMEN. Angebaut bei Okeber am Gebel Melhan (900 m.) 856, bl.
Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : kuscheri.
729. Vigna sinensis (L.) Endl. Hassk. Pl. rar. Jav. 386.
var. spontanea Schwf.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Brunnen Heneito südl. von Saatı 602, bl. fr.
Febr., coll. 1892.
Loc. : Schlingt in schattigem Buschwerk oder am Boden unter Gräsern und
Stauden, nahe am Wasser.
Die Blättchen sind in ihrem Mittelteil mit heller gefärbten Bändern ge-
zeichnet.
var. sesquipedalis (L.) Körnicke in Nat. Ver. Rheinl. Westph. 1885,
p- 147.
(Syn. : Dolichos Lubia Forsk. Descr. pl. æg. arab. p. 133; D. Didjre
Forsk. ibidem et p. 13%.)
ARAB., JEMEN. Angebaut in der Tehama bei Marraua 171, bl. fr. Dec.,
coll. 1888 ; in Badjil zu Markt gebracht 872, fr. Jan., coll. 1889.
Nom. vern. arabice : digre.
APPENDIX II. 261
Dieselbe Form, die in Aegypten als « lubia » kultiviert wird, mit 10
cm. langen, fast stielrunden Hülsen.
730. Vigna spartioides Taubert in Engler, Hochgeb. Trop. Afr. 269, 270.
ÆTH., COL. ERITREA. Ueber Geleb, an Nordabhängen (1900 m.) 1217,
bl. Apr., coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 1203, bl. April, coll. 1892;
Mareb-Ebene in Ost von Godofelassi (1500 m.) 319, bl. fr April, coll.
189%; Halibaret im Beloa-Thal, in Ost vom Anseba (1500 m.) 320, bl.
März, coll. 189%; Mai-Mafales in Dembelass (1600-1900 m.) 318, bl. April,
coll. 189%; Adi-Qomoschio in Ost-Dembelass (1800 m.) 317, bl. April,
coll. 1894.
Loc. : Zwischen dürren Felzblöcken, auf Felsen in Spalten.
Blüht gegen Ende der Trockenzeit an völlig laublosen, gertenartig aus
den unterirdischen, starkverholzten Stammteilen hervorsprossenden
Zweigen, die oft am nackten Boden ausgebreitet sind, seltener
winden. Die Blüte ist vorwiegend veilchenblau, bald etwas rosa, duf-
tend, bei No 320 sind alle Petala weiss und am Grunde intensiv
viollet mit gelbem Nagel. Die Samen sind olivengrün mit schwarzen
Flecken.
731. Vigna triloba Walp. Linn. XII, p. 534.
ÆTH., COL. ERITREA. Acrur (1900 m.) 1042, coll. 1892.
Loc.: Windetim Gestrüpp und niederem Strauchwerk.
Meine Exemplare sind identisch mit denen, die Steudner unter No 138
bei Keren gesammelt hat und die durch etwas tiefer gezähnte Kelche
ausgezeichnet sind, als es gewöhnlich bei dieser weit im tropischen
Afrika verbreiteten Art der Fall zu sein pflegt. Der Kelch misst am
vordersten Zipfel 9 mm. Länge, die Kelchröhre 4 mm. Das Vexill
ist 2,2 cm. lang, von rötlich-violetter Färbung, mit dunkelviolettem
Schlund und gelbem Nagel. Die Alæ sind intensiv violett. Die Carina
ist farblos.
732. Vigna mensensis Schwf. n. sp.
Radice valde incrassata lignosa ramis cylindricis; caule e basi suffru-
tescente ramoso, ramis herbaceis prostrato-erectis gracilibus glabratis
vel glaberrimis; foliis glabratis ad nervos in utroque pagina pilosulis,
stipulis parvis lanceolato-subulatis ciliatis, foliolis petiolo brevioribus
utrinque acutis undato-lobulatis vel integerrimis subæguilongis sed
inter se valde inæqualibus, terminali subrhombeo, lateralibus valde inæ-
quilateris ad marginem exteriorem angulum subrectum exhibentibus;
peduneulo erecto folium multo superante apice 1-2 floro ; pedicello bre-
vissimo, calyce glabro ad medium usque vel paullo ultra medium diviso,
laciniis 5 lanceolato-subulatis ciliatis, 2 posterioribus supra basin bre-
viter connatis, lateralibus iis æquilongis, lacinia antica ceteris quarta
parte longiore, petalis subæquilongis calycem plus duplo superantibus,
262 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
vexillo orbiculato-obovato apice leviter retuso, alis obovato-cuneatis
subtriangularibus apice late-rotundatis basi cum auricula oblonga,
carinæ æqualiter arcuatæ petalis subsemilunaribus basin versus
sensim in unguiculum angustatis; stylo infra stigma oblongo-lineare
et introrsum longius ac extus breviter barbato; legumine ?
Maasse : Der gem. Blütenstiel ist 16-18 cm. lang, das Blütenstielchen 4 mm.
Der Kelch misst am vordersten Zipfel 8-9 mm. Die gesammte Blütenlänge
beträgt an den Herbarexemplaren 2,2 cm. Das Vexill misst 1,8 x 1,8 cm.
Die Pflanze, von der leider keine Früchte vorliegen, erinnert, wenn man
von der starkverholzten Wurzel absieht, in hohem Grade an die
wilde Form der V. sinensis Endl., namentlich zeigen die Blattformen
einen hohen Grad von Uebereinstimmung, selbst hinsichtlich der um
die Mittelnerven herum auftretenden hellen Flecken; indess sind die
Kelchzipfel von solcher Länge bei keiner der wilden odeı der in
Kultur befindlichen Formen der genannten Art zu beobachten. Die
nur an ihrem Grunde auf eine kurze Strecke mit einander verwach-
senen hinteren Kelchblätter trennen unsere Art von den perennen
V. Burchelli Harw. und V. frutescens R. Von den übrigen Blüten-
teilen sind es namentlich die Petala und der Griffel, welche unsere
Pflanze von der V. sinensis Endl. unterscheiden lassen. Bei letzterer
ist das Vexill breiter als lang und die Alæ sind nicht so gleichmässig
in den Nagel verschmälert wie bei unserer Art. Ferner hat V. men-
sensis an der Carina nicht die plötzlich eingebogene Spitze, dieselbe
ist gleichmässig zu einem Halbkreise gekrümmt. Der Griffel ist nicht
blos an der Innenseite mit einem herablaufenden Barte versehen,
sondern besitzt auch auf der Aussenseite unterhalb der Narbe einen
kurzen Bart.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Bache Amba bei Geleb in Mensa (2000 m.),
1820, bl. hellblau coll. 1891.
Loc. : Im feuchten Grasrasen in der Nähe des Wassers.
733. Vigna vexillata Benth. in Mart. fl. Brasil. XXIV, p. 19%, t. 50, f. 1.
ÆTH., COL. ERITREA. Am Berge Kube in Ost vom Bizen (1850 m.) 1521,
bl. Apr., coll. 4892; am Nordabfall des Bizen (1800-2000 m.) 1875, fr.
Mai, coll. 1892 ; Höhe des Donkollo bei Ginda (1000 m.) 2221, 2255, bl.
Mai, coll. 1892.
Die zwei zuletzt aufgeführten Nummern stellen eine kahlere Form dar,
die aber in den übrigen Merkmalen vom Typus der Art nicht
abweicht.
734. Vigna membranacea A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, p. 219.
ÆTH., COL. ERITREA. Mte Zibo und Mte Bosco bei Saati 533, 574, bl. fr.
Febr., coll. 1892; Schlucht von Ailet bei Saati 417, bl. fr. Febr., coll.
1892; im grossen Thal oberhalb Ginda (1000-1500 m.) 519, bl. Febr.,
APPENDIX II. 263
coll. 1891; über Geleb in Mensa (2000 m.) 1209, 151%, bl. fr. Apr., coll.
1891.
Loc. : An sonnig grasigen Stellen um Grashalme windend, oder in lichtem Busch-
werk. Das Vexill ist hellrosa, die Carina dunkelrosa gefärbt.
735. Pachyrrhizus angulatus Rich. in D. C. Prodr. II, p. 402.
ÆTH., COL. ERITREA. Höhen des Donkollo bei Ginda und am Abhang
nach Norden bei Sabarguma (800-1000 m.) 119, bl. fr. Febr., coll. 1891.
Loc. : In dichten Waldgebüschen, mit knolligem Wurzelstock, der über 20 cm. im
Durchmesser misst und von einer rissigen, derben Rinde umgeben ist. Die Ale
und die Innenseite des Vexills sind gesättigt violett, die Carina ist blasslila ge-
färbt.
Nom. vern. in Tigré : charrag (Ginda).
Diese Art gehört zu denjenigen Pflanzen, deren wildes Vorkommen im
Gebiete der Colonia Eritrea überrascht, wenn man bedenkt, dass
dieselben in Vorderindien (wie z. B. Merendera benghalensis Bth.)
nur im kultivierten Zustande bekannt sind.
736. Dolichos Lablab L. Spec. 1019.
ARAB., JEMEN. Angebaut bei Okeber, am Gebel Melhan (900 m.) 837, fr.
Jan., coll. 1889; Menacha (2200 m.) 1697, bl. März, coll. 1889.
Loc.: N° 837 ist die windende, hochanstrebende Spielart mit violetter Blüte (var
purpureus D.C.), die hier als Hülsenfrucht angehaut wird, während sie in
Aegypten nur als Zierpflanze dient.
N 4697 ist eine weniger kräflige, der in Oberägypten unter dem Namen
« lubia afin » angebauten näherstehende, weissblütige Form (var.
7. albiflorus D. C. Syn. D. culiratus Forsk. Descr. pl. æg. arab. p.
13% [non Thbg.])
Nom. vern. arabice : kischt (Okeber).
737. Dolichos uncinatus (A. Braun, sub Lablab) Schwf. Beitr. FI. Æth.
p. 14.
Spontaneus legumine oblique-triangulato-obovato dispermo.
ÆTH., COL. ERITREA. Unter Geleb in Mensa (1500 m.) 1418, bl. fr.
April, coll. 1891 ; bei Godofelassi im Thale des Mai-Kummel (1800 m.)
315, bl. April, coll. 1894; Mai-Misgal unter Mai Mafales in Dembelas
(1300 m.) 316, bl. März, coll. 1894; bei Keren, am Dari (1300 m.) 896,
bl. fr. März, coll. 1891, und auf dem Lalamba (1800 m.) 871, bl. März,
coll. 1891.
Loc. : Windet in Gebüschen und an beständigen Wasserplätzen. Das Vexill ist
grünlich und violascierend, die Alæ sind dunkelviolett, die Carina gelb gefärbt,
letztere zuweilen auch farblos oder etwas rosa.
Da mir bei der wilden Pflanze, die im tropischen Afrika eine weite Ver-
breitung hat und vielleicht die Stammform des kultivierten Lablab
darstellt, niemals Abweichungen von der oben bezeichneten Gestalt
der Hülse zu Gesicht gekommen sind, kann ich mich nicht zu der
Ansicht bekennen, als sei dieselbe einer der zahlreichen und minder-
264 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
beständigen Spielarten des weitverbreiteten D. Lablab L. beizu-
zählen.
738. Dolichos formosus A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I, p. 225.
/ETH., COL. ERITREA. Ambelaco, an der Maldi-Strasse (2000 m.) 314, bl.
Febr., coll. 189%; Mai-Hinzi unter Asmara (2050 m.) 540, bl. fr. Febr.,
coll. 1891; Saganeiti (2200 m.) 844, 826, bl. fr. März, coll. 1892; am
Ssabr über Geleb in Mensa (2200 m.) 1479, 1543, bl. fr. April, coll. 1891.
Loc. : Windet in der Nähe der Bäche und Quellen in dichten Gebüschen, dieselben
mit seinen blühenden Aesten überdeckend. Die Blüte ist anfangs rein rosa oder
rosenrot und wird später himmelblau.
ARAB., JEMEN. In Nordwest unter Menacha (1900 m.) 1530, bl. fr. Febr.,
coll. 1889.
Loc. : In Kaffeepflanzungen mit intensiv rosenroter Blüte.
739. Dolichos axillaris E. Mey. Comm. PI. Afr. 144.
ÆTH., COL. ERITREA. Im grossen Thal oberhalb Ginda (1000-1500 m.)
520, bl. fr. Febr., coll. 1891 ; unter Geleb in Mensa (1500-1700 m.) 1410,
1484, bl. fr. April, coll. 1891.
Loc. : In schattigen Gebüschen nahe am Wasser. Die Blüten sind in allen Teilen
hellgrün-gelblich.
740. Dolichos Oliveri Schwf. Verh. Zool. Bot. Ges. Wien. XVII, p. 656.
ÆTH., COL. ERITREA. Umgegend von Keren, am Lalamba, Thal bei der
Citadelle, bei Adi-Brehe (1300-1800 ın.) 985, 748, 941, bl. fr. März, coll.
1891 ; Geleb in Mensa (1700 m.) 851, bl. Apr., coll. 1891; Halibaret in
Thal des Beloa (1500 m.) 313, bl. März, coll. 189%, bei Mai-Harisch im
Dembelass (1600 m.) 311, fr. April, coll. 189%; Mareb-Niederung in Ost
von Godofelassi (1500 m.) 312, fr. April, coll. 189%.
An grasigen, trockenen Gehängen oder im lichten Buschwalde als 1 m.
hohen Halbstrauch, mit vielen zur Zeit der Blüte und der Frucht-
reife entblätterten Zweigen. Das Vexill ist hinten grünlich, innen
weiss, zur Hälfte purpurn oder violettlich, die ale sind dunkelviolett
oder zartlila, die carina ist farblos.
acia, 207 à 218.
hyranthus, 165.
tinopteris, 3, 4.
iantum, 1, 2, 9.
rroslis, 30, 98.
a, 31
chemilla, 205.
isma, 93.
ismaceæ, 93.
lium, 75.
oe, 59 à 75, 107, 108,
109, 140.
|ysicarpus, 290.
marantaceæ, 162.
narillydaceæ, 80,111.
mygdalus, 206, 207.
nabasis, 161, 162.
adropogon, 10,11, 12,
13, 14, 15, 16, 93, 94.
neilema, 58, 59.
hgræcum, 90, 112, 113.
raceæ, 52, 105.
renaria, 175.
rgyrolobium, 228, 229.
ristida, 27, 28, 96, 97.
cistolochia, 153.
ristolochiaceæ, 153.
rthraxon, 10.
rundo, 37,
sparagus, 76, 77, 111.
spidium, 5, 92.
splenum, 4, 92.
|
APPENDIX I.
INDEX GENERUM
Astragalus, 248, 249.
Avena, 31.
Barbacenia, 84.
Barbeya, 116, 117, 118,
119
Bauhinia, 218, 219.
Berberidaceæ, 179.
Berberis, 179.
Biserrula, 249.
Beerhaavia, 166, 167,168.
Boscia, 192.
Brachypodium, 45.
Brassıca, 183.
Bromus, 45, 46.
Cadaba, 192, 193.
Cadia, 222.
Cajanus, 254.
Calanchcæ, 198, 199, 200,
201, 202, 203.
Calpurnia, 222.
Canavalia, 254.
Canna, 87.
Gannaceæ, 87.
Gapparidaceæ, 185.
Capparis, 190, 191, 192.
Capsella, 184.
Cardamine, 184.
Carex, 51.
Caryophyllaceæ, 172.
Cassia, 219, 220, 221,
AS
Cassytha, 181.
Caylusia, 195.
Celosia, 163.
.| Celtis, 115, 116.
Cenchrus, 24.
Cerastium, 174.
Ceratonia, 219.
Geratophyllaceæ, 177.
Ceratophyllum, 177.
Ceratopteris, 5.
Ceterach, 4, 92.
Chasmanthera, 179.
Cheilanthes, 2, 91.
Ghenopodiaceæ, 156.
Chenopodium, 156, 157.
Chloris, 32, 98.
Cicer, 251.
Clematis, 177, 178.
265
Cleome, 186, 187, 188, |Enalus, 9.
189.
Clitoria, 252.
Cocculus, 179, 180, 181.
Cocos, 52.
Colocasia, 52, 105.
Colutea, 248.
Cometes, 176, 177.
Commelina, 53, 54, 55,
56, 57, 58, 105, 106.
Commelinaceæ, 53, 105.
Coniferæ, 6.
Corrigiola, 176.
Cotyledon, 196, 197.
Crassula, 197.
Crassulaceæ, 195.
Crinum, 80, 81, 82.
Crotalaria, 223 à 228.
Cruciferæ, 181.
Cyamopsis, 236.
Cyanotis, 59, 107.
Cyathula, 164.
Cymodocea, 8.
Cynodon, 31.
Cyperaceæ, 46, 102.
Cyperus, 46, 47, 48, 49,
102, 103, 104.
Dactyloctenium, 34, 35.
Dalbergia, 250.
Danthonia, 31.
Debregeasia, 147.
Delphinium, 177.
Desmodium, 250.
Dianthus, 174.
Dicrostachys, 218.
Digera, 16%.
Dioscorea, 84, 85.
Dioscoreaceæ, 84.
Dipcadi, 76.
Dipterygium, 190.
Dolichos, 263, 264.
Dorstenia, 120.
Doryopteris, 3.
Dracæna, 76.
Droguetia, 146.
Ehrharta, 27.
Eleusine, 35, 36.
Elionurus, 10.
Emex, 153.
Entada, 218.
Enteropogon, 32, 98.
Ephedra, 7.
Equisetaceæ, 9.
Equisetum, 5.
Eragrostis, 37, 38, 39,
4), Al, 42, 43, 100,
101, 102.
Eriochloa, 17, 18.
Eriosema, 259, 260.
Erucastrum, 183, 184.
Erythrina, 253.
Eulophia, 89, 90.
Farsetia, 185.
Festuca, 44.
Ficus, 120 à 145.
Fimbristylis, 51.
Fleyria, 145.
Forskohlea, 148.
Fumaria, 181.
Galactia, 253, 5%.
Gastridium, 30.
Gladiolus, 86.
Gloriosa, 59.
Glyeine, 252.
Gnetaceæ, 6.
Gomphrena, 165.
Gramina, 9, 9.
Gymnopogon, 32, 33.
Gypsophila, 174.
Habenaria, 87, 88, 112.
Hæmanthus, 80.
Hæmodoraceæ, 77, 111.
Halodule, 8.
Halopeplis, 157.
Halophila, 9,
Harpachne, 43, 102.
Heleocharis, 104.
Helminthocarpum, 231.
Herniaria, 176.
Holothrix, 87, 112.
Hordeum, 45, 46.
Hydrocharitaceæ, 9.
Hyphæne, 52.
Hypodematium, 5.
Hypoxis, 111, 142.
Indigofera, 236 à 245.
Iridaceæ, 85, 112.
266
Iris, 85.
Ischemum, 10.
Juncaceæ, 59, 107.
Juncus, 59, 107.
Juniperus, 6.
Keeleria, 43.
Kyllingia, 49, 10%.
Lathyrus, 251.
Latipes, 17.
Lauraceæ, 181.
Lemna, 53, 105.
Leguminosæ-mimosoi-
deæ, 207.
Leguminosæ - cæsalpi-
nioideæ, 218.
Leguminosæ - papilio -
natæ, 222.
Lemnaceæ, 53, 105.
Lens, 251.
Lepidium, 181, 182.
Lepidopironia, 34.
Leptochloa, 36.
Lepturus, 102.
Liliaceæ, 59, 107.
Lissochilus, 89, 112.
Lolium, 45.
Lonchocarpus, 251.
Loranthaceæ, 148.
Loranthus, 148, 149,
150, 151, 152.
Lotononis, 223.
Lotus, 231 à 236.
Maærua, 193, 194.
Malus, 204.
Marsilia, 6.
Marsiliaceæ, 6.
Mathiola, 185.
Medicago 229, 230.
Melanocenchris, 33.
Melilotus, 230, 231.
Menispermaceæ, 179.
Mesembrianthemum,
169, 170.
Microchloa, 31, 98.
Mollugo, 168.
Moraceæ, 120.
Morettia, 184, 185.
Moringa, 195.
Moringaceæ, 195.
Musa, 87.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Musaceæ, 87.
Nasturtium, 184.
Notholæna, 2, 91.
Nyctaginaceæ, 166.
Olacacea, 153.
Ononis, 229.
Onychium, 3.
Orchidaceæ, 87, 112.
Ormocarpon, 249.
Orygia, 169.
Osyridicarpus, 152.
Osyris, 152.
Oxygonum, 154, 155.
Pachyrrhizus, 263.
Palme, 51.
Pancratium, 82, 83.
Pandanaceæ, 7.
Pandanus, 7.
Panicum 18,
2,28, 25%
Papaveraceæ, 181.
Pappophorum, 37, 99,
100
Parietaria, 147, 148.
Parkeriaceæ, 5.
Parkinsonia, 299,
Pedicillaria, 185.
Pennisetum, 25, 26, 96.
Peperomia, 115.
Phenix, 51, 52.
Phalaris, 27.
Phaseolus, 260.
Phragmites, 37.
Phytolaca, 166.
Phytolaccaceæ, 166.
Pilea, 145.
Piperaceæ, 115.
Pirus, 203, 204.
Pisonia, 166.
Pisum, 252.
Pittosporaceæ, 203.
Pittosporum, 203.
Poa, 43, 44.
Poinciana, 222
Polanisia, 186.
Polianthes, 84.
Pollichia, 176.
Polycarpia, 176.
Polycarpon, 176.
Polygonaceæ, 153.
19, 20, 21,
Polygonum, 455, 156.
Polypodiaceæ, 1, 91.
Polypodium, 5.
Polypogon, 30.
Polystachya, 88, 89.
Portulaca, 170, 171, 172.
Portulacaceæ, 170.
Potamogeton, 7, 8, 92.
Potamogetonaceæ, 7,
92
Potentilla, 203.
Pouzolsia, 145, 146, 147.
Prosopis, 218.
Protea, 148.
Proteaceæ, 148.
Prunus, 206.
Psilotrichum, 165.
Psoralea, 245.
Pteridella, 3, 92.
Pteris, 2, 3, 92.
Pterocarpus, 250, 251.
Pterolobium, 222.
Pupalia, 16%.
Ranunculus, 178, 179.
Ranunculaceæ, 177.
Rapistrum, 184.
Reseda, 195.
Resedaceæ, 195.
Rhynchosia, 254 à 259
Rosa, 205, 206.
Rosaceæ, 203.
Rothia, 293.
Rottbeellia, 9.
Rubus, 204, 205.
Rumex, 153, 154.
Salsola, 159, 160, 161.
Saltia, 164.
Sanseviera, 77, 78, 79,
80, 111
Santalaceæ, 152.
Sauromatum, 52.
Schenefeldia, 31.
Schouvia, 183.
Seirpus, 49, 50, 104, 105.
Scleranthus, 176.
Sedum, 195, 196.
Selaginella, 5, 6.
Selaginellaceæ, 5.
Sempervivum, 195.
Sesbania, 248.
Setaria, 24, 96.
Sevada, 159.
Silene, 172, 173, 174.
Sısymbrium, 182.
Smilax, 77, 111.
Spergula, 175.
Spergularia, 175.
Sphærocoma, 176.
Sporobolus, 28, 29, 30
97, 98.
Stellaria, 174.
Stenophragma, 184.
Stephania, 179.
Stylosanthes, 250.
Suæda, 157. 158, 159.
Talinum, 172.
Tamarindus, 218.
Taverniera, 249.
Tephrosia, 245, 246, 247
Teramnus, 253.
Tetrapogon, 34, 99.
Thalassia, 9.
Themeda, 16, 95.
Thesium, 153.
Tillæa, 197.
Tragus, 16, 17.
Trema, 116.
Trianthema, 169.
done 23, 24, 95,
Trifolium, 231.
Tripogon, 3.
Tristachya, 31.
Triticum, 45.
Tritonia, 86.
Typha, 7, 92.
Typhaceæ, 7, 92.
Ulmaceæ, 115.
Urginea, 76, 111.
Urtica, 145.
Urticaceæ, 145.
Velloziaceæ, 8%.
Vicia, 251.
Vigna, 260, 261, 262,
263
Vilfa, 29.
Viscum, 152.
Ximenia, 153.
Zingiber, 87.
Zingiberaceæ, 87.
|
gme année. Appendix N° III, 1896,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Die Pfianzenwelt
Deutsch-Süudwvest- Afrikas
(Mit Einschluss der westlichen Kalachari).
VON
Prof. Dr. Hans SCHINZ.
Director des Botanischen Gartens
und des
Botanischen Museums der Universität Zürich.
VORWORT.
In der nachfolgenden Studie beabsichtige ich eine Zusammenstellung
der bis heute aus Deutsch-Südwest-Afrika bekannt gewordenen Pflanzen
niederzulegen. Ich halte mich indessen dabei zum Teil nicht streng an
die geographischen Grenzen, einmal desshalb, weil diese namentlich im
Osten auch zur Stunde noch mehr oder minder vage sind und dann auch,
wei! wohl darüber kein Zweifel herrschen kann, dass die Mehrzahl der
bis anhin nur aus der West-Kalachari bekannten Typen, mit der Zeit doch
noch als auch in unserem Gebiete vorkommend nachgewiesen werden
dürften.
Ich bin weit davon entfernt, glauben zu wollen, dass die botanische
Erforschung von Deutsch-Südwest-Afrika heute schon zu einem Ab-
schlusse gekommen sei. Im Gegenteil, ich bin davon überzeugt, dass die
Zahl der Genera, hauptsächlich aber der Arten noch wesentlich erhöht
werden wird, namentlich dann, wenn erst die Stämme nördlich von
Ondonga in den Kreis der systematischen Exploration gezogen sein
werden. Dann bringt es aber auch der unregelmässige Regenfall mit
BULL. HERB. BOISS. Appendix III. Septembre 1896. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sich, dass manche Pflanzentypen, namentlich solche, die zu den Eintags-
fliegen gehören, auf Jahre hinaus unauffindbar sind, dann plötzlich bei
günstiger Constellation erscheinen, ja sogar soweit dominiren, dass sie
den Charakter der Vegetation mit zu bestimmen vermögen. Mit diesen
Faktoren wird zu rechnen sein; in die Rechnung selbst können sie aber
erst eingesetzt werden, wenn der Bearbeitung eine vieljährige Beobach-
tung zu Grunde gelegt werden kann.
Wenn ich glaube, trotzdem schon heute eine Zusammenstellung der
bis jetzt gewonnenen Resultate wagen zu dürfen, so geschieht es nament-
lich, um für weitere, eigene und fremde Arbeiten, eine Basis zu schaffen,
dann aber auch, weil ich glaube, auf Grund eigener Forschung an Ort
und Stelle dazu ein gewisses Vorrecht zu besitzen.
Die Studie wird sich in einen speziellen und einen allgemeinen Teil
gliedern. Der erste Teil soll der Enumeration der nachgewiesenen Typen
gewidmet sein; der zweite wird allgemeinen Charakter tragen : er soll
auf Grund der in der Enumeration niedergelegten Resultate der bota-
nischen Erforschung das in’s Auge gefasste Gebiet pflanzengeographisch
skizziren und dessen Berührungspunkte mit benachbarten Landstrichen
feststellen. Den Abschluss bildet eine Aufzählung der Südwest-Afrika
behandelnden wissenschaftlichen Literatur, der einheimischen Pflan-
zennamen, soweit sie einer Deutung zugänglich sind und der Sammler,
die sich bis anhin um die wissenschaftliche Erforschung dieser ältesten
der deutschen Kolonien verdient gemacht haben.
Es ist, im Vergleich zu anderen, z. B. der englischen Nation in Bezug
auf die englischen Besitzungen in Westafrika, geradezu bemühend, kon-
statieren zu müssen, wie unendlich wenig die deutschen offiziellen
Persönlichkeiten in Südwest-Afrika für die naturwissenschaftliche Erfor-
schung von Deutsch-Südwest-Afrika geleistet haben und wenn die vor-
liegende Arbeit in dieser Hinsicht einen Ansporn zur Einkehr gibt, so
bin ich vollauf befriedigt.
Zürich, botanisches Museum, im August 1896.
ey
APPENDIX I. 3
Erklärung der Abkürzungen.
Gr. Nam. — Gross Namaland!.
Her. = Hereroland.
Amb. — Amboland.
Kal. — KalaXari.
Nam. = Nama-Idiom.
Otj. = Otjiherero (Idiom der Ovaherero).
Osh. = Oshindonga (Idiom der Aandonga).
! bedeutet nicht von mir gesammelt, aber von mir eingesehen.
* bedeutet Grenzpflanze, d. h. im Gebiete selbst noch nicht nachgewiesen.
1 Hinsichtlich der Schreibweise der Orts- und Pflanzennamen halte ich mich
an die Transcription, die ich in meinem Reisewerk : Deutsch-Südwest-Afrika ;
Oldenburg, Schulzesche Hofbuchhandlung, 1891, angewandt habe. Um allzu-
grosse Kosten in der Drucklegung zu ersparen, habe ich mir hinsichtlich der
Schreibweise des Namens KalaXari eine kleine Licenz gestattet, indem ich in
einigen wenigen Fällen das griechische X durch eine ch ersetzte. Auf einer dem
pfianzengeographischen Teile beizugebenden Karte von Deutsch-Südwest-Afrika
werden sämtliche, in der Enumeration erwähnten Lokalitäten eingetragen sein,
vorläufig bemerke ich nur, dass ich aus rein praktischen Gründen als Nordgrenze
von Gross Namaland das Auasgebirge, von Hereroland den Waterberg gewählt
habe. Dierömischen Zahlen nach « Kapkolonie » beziehen sich auf die Bolus’schen
Pflanzenregionen jenes Gebietes und zwar bedeutet I = südwestliche Region,
II Karrooregion, III Compositenregion, IV tropische Region, V KalaXariregion.
4
4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
A.
Verzeichnis der bis zum 50. August 4896 aus Deutsch-Südwest-Afrika
bekannt gewordenen Pflanzen.
I. EUTHALLOPHYTA.
SPH/EROPLEACEE.
Sphæroplea annulina (Roth.) Ag. Syst. (1824), p. 76.
Im ganzen Gebiete verbreitet, vorzugsweise in den Ausflüssen der
Thermen; so bei Windhoek, Otjikango okatiti etc. Vergl. Schinz, Deutsch-
Südwest-Afrika, p. 129.
LAMINARIACEE.
Laminaria digitata (L.) Edm. forma ensifolia Foslie in Bull. Boiss., I
(1893), p. 91.
HER. : Walfischbay, Schinz.
Laminaria Schinzii Foslie in Bull. Boiss., I (1893), p. 91.
HER. : Walfischbay, Schinz.
UREDINACEÆ.
Puccinia Mesembryanthemi Mac Owan.
HER. : (auf Kochia salsoloides Fenzl); Pechuel-Lesche!.
Kapkolonie.
HYMENOMYCETES ',
Collybia ratticauda Fayod in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI
(1889), p. 228.
AMB. : Olukonda, Schinz.
! Bestimmt von V. Fayod, Paris.
ARPENDIX IM. 3)
Dermocybe spec. Umbestimmbar; vergl. übrigens Fayod’s bezügliche Bemer-
kungen in den Verhandl, des Bot. Ver. der Provinz Brandenb., XXXI
(1889), p. 229.
Fomes nigro-laccatus Cooke in Grevill., IX (1880-81), p. 97.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Marasmius spec. Unbestimmbar.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Naucoria pediades Fr. var. obscuripes Fayod in Abh. Bot. Ver. Prov.
Brandenb., XXXI (1889), p. 226.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Naucoria semi-orbicularis Bull. Champ. de la France (1791-1812), t. 422.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Polyporus cingulatus Fr. Epicr. (1836-38), p. 467.
AMB. : Olukonda, Schinz,
P. demissus Berk. in Hook. Lond. Journ. IV (1845), p. 52.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Polystictus funalis Fr. Epier. (1836-38), p. 459.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Psalliota africana Fayod in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI (1889),
p- 225.
AMB. : Olukonda, Schinz.
P. amboensis Fayod in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI (1889),
p- 224.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Schinzinia pustulosa Fayod in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI
(1889), p. 227, t. Il.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Schizophyllum commune Fr. Syst. Myc. 1 (1821), p. 333.
AMB. : Olukonda, Schinz.
GASTEROMYCETES ,
Geaster cf. ambiguus Mont. Flor. boliv. (1839), p. 47; Fischer in Hedwigia
(1889), p. 6.
AMB. : Olukonda, Schinz.
G. cf. fimbriatus Fries Syst. Myc. III (1829), p. 16; Fischer in Hedwigia
(1889), p. 7.
AMB. : Olukonda, Schinz.
Lycoperdon cf. capense Cooke et Mass. in Journ. Microsc. soc. (1887),
p. 714; Fischer in Hedwigia (1889), p. 7.
AMB. : Ombale in Südost-Ondonga, Schinz.
1 Bestimmt von Prof. Dr Fischer, Bern.
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Zwei weitere aus Ondonga stammende, von mir gesammelte Lycoperdon-
Arten können der unreifen Gleba wegen nicht bestimmt werden.
Podaxon ægyptiacus Mont. Syll. Crypt. (1856), n. 1044; Fischer in Hed-
wigia (1889), p. 4, t. I, f. 3, 4.
AMB. : Olukonda, Schinz.
P. carcinomalis (L.) Fries Syst. Myc. III (1829), p. 62; Fischer in Hedwigia
(HSS0) PIE 12
AMB. : Olukonda, Schinz.
LICHENES ;,
Amphiloma elegans Körb. Syst. (1855), p. 110.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schenck 541 !.
A. elegantissimum (Nyl.) Müll. Arg. Lich. Beitr. n. 1386 in Flora
(1888).
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schenck 536!, 537 !, 5461.
A. eudoxum Müll. Arg. Lich. Beitr. n. 125% in Flora (1888).
GR. NAM. : Nautilusspitze bei Lüderitzhafen, Schinz.
A. sanguineum Müll. Arg. Lich. Beitr. n. 1389 in Flora (1888).
GR. NAM. : Guos, Schenck 5441.
Blastenia confluens Müll. Arg. Lich. Beitr., n. 1260 in Flora (1888).
GR. NAM. : Nautilusspitze bei Lüderitzhafen, Schinz.
B. punicea Müll. Arg. Lich. Beitr., n. 1259 in Flora (1888).
GR. NAM. : Nautilusspitze bei Lüderitzhafen, Schinz; || Arisdrift am
Oranjefluss, Schenck 538 !.
Buellia Schinziana Müll. Arg. Lich. Beitr. n. 1261, in Flora (1888).
GR. NAM. : Nautilusspitze bei Lüderitzhafen, Schinz.
Parmelia conturbata Müll. Arg. Lich. Beitr. n. 1253 in Flora (1888).
GR. NAM. : [| Aus Schinz; Lüderitzhafen, Schenck !; am Oranjefluss,
Schenck 5451.
P. lecanoracea Müll. Arg. Lich. Beitr., n. 1387 in Flora (1888).
GR. NAM. : || Arisdrift am Oranjefluss, Schenck 5431.
P. Schenckiana Müll. Arg. Lich. Beitr., n. 1386 in Flora (1888).
GR. NAM. : | Ubib, Schenck 5546 !.
Ramalina melanothrix Nyl. Syn. (1858-59), p. 290.
GR. NAM. : Am Unterlauf des Oranjeflusses, Schenck 5321.
Theloschistes flavicans Norm. var. puberus Müll. Arg. Lich. Paraguay,
n. 34 in Flora (1888).
GR. NAM. : In der ganzen Litoralzone häufig, vorzugsweise auf Sarco-
caulon-Stämmchen, Schinz ; am Oranjefluss, Schenck 533 I, 5341.
! Bestimmt von Prof. Dr Müller-Argov. +, Genf.
APPENDIX II. 7
II. EMBRYOPHYTA ZOIDIOGAMA.
RICCIACEÆ.
Ricciella Rautanenii Steph. in Bull. Boiss., III (1895), p. 37%.
HER. : || Husab im TsoaXaub, Rautanen |.
POLYPODIACEÆ ;.
Actinopteris dichotoma (Forsk.) Mett. ex Engl. Bot. Jahrb. XIX (1895),
p- 129.
HER : im Schatten der Granitfelsen am Fusse des Erongo Gebirges bei
I! Ameib, Gürich 28.
Adiantum Capillus Veneris L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 1096.
GR. NAM. : Wasserfall.
Chamdaos bei Bethanien, Schinz.
Trop. bis temp. Gebiete.
Aspidium Thelypteris Desv. var. squamuligerum Schl. Adum. XXII
(1825-32), t. II.
HER. : Otjozondjupa, Schinz.
Subtrop.
Ceterach cordata Kze var. namaquensis Pappe et Raws. Syn. (1858), p. 42.
GR. NAM.: | Aus, Schinz ; || GamoXab, Schinz.
Klein Namaland.
Cheilanthes hirta Sw. var. parviloba Kze. in Linnæa, X (1836‘, p. 541.
# Aebab (Nam.).
GR. NAM. : I Aus, Schinz ; || GamoXab, Schinz.
Süd- und Südost-Afrika.
Ch. multifida Sw. Syn. (1806), p. 129 et 33%.
GR. NAM. : Kurub bei Rehoboth, Gürich 102.
Nothochlæna Eckloniana Kze. in Linnæa X (1836), p. 501.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz.
Temp. und subtrop. Südafrika.
. Nothochlæna Rawsoni Pappe et Raws. Syn. (1858), p. 43.
GR. NAM. : | Aus, Schinz; I Gubub, Schenck 314 !, Pohle !; Rehoboth,
Gürich.
HER. : Kaiser Wilhelmsberg, Marloth 1348 ; | Ubib, Gürich 90.
Klein Namaland.
1 Bestimmt teils von Dr M. Kuhn +, Berlin, teils von Dr Christ, Basel.
8
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Pellæa callomelanos Link. Spec. (1841), p. 61.
GR. NAM. : || GamoXab, Schinz.
HER. : Kaiser Wilhelmsberg, Marloth 1347; am oberen | Komab, Gürich
94.
Trop. und Subtrop. Afrika und Indien.
P. deltoidea (Kze.) Baker Syn. Fil. (1868), p. 146. — Farob (Nam.).
GR. NAM.: | Aus, Schinz.
Klein Namaland.
OPHIOGLOSSACEÆ.
Ophioglossum vulgatum L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 1062.
AMB. : Auf der Ombucha j’oohama, Schinz.
Temp. bis Trop.
MARSILIACEÆ.
Marsilia spec.
Sterile Exemplare.
HER. : Tjiheveta, im Omuramba, Schinz.
II. EMBRYOPHYTA SIPHONOGAMA.
GNETACEE.
Welwitschia mirabilis Hook. in Trans. Linn. Soc., XXIV (1863), p. 6;
Dur. et Schinz. Consp., V, p. 948.
HER. : Zerstreut auf der Namib; erreicht bei I Hai || guinXab die Ost-
grenze. Der nächst nördlich bekannte Standort ist das Kap Negro, südlich
der portugisischen Stadt Mossamedes, von wo sie Welwitsch 1860 nach
Europa sandte.
Nicht unerwähnt sei gelassen, dass sich auf den Inflorescenzen stets eine
Milbe, Odontopus sexpunctatus Lep. findet, die bereits Baines (Explorations
in South-West-Africa, 186%, p. 25) aufgefallen ist und die auch ich wieder
gefunden habe, sodass der Gedanke an gegenseitige Beziehungen zwischen
der Welwitschia und der Milbe nahe liegt. Ich behalte die Bezeichnung
« Welwitschia» bei, trotz Dr. Kuntze’s Fürsprache für Tumboa (Revisio gene-
rum, etc., p. 796), denn einmal hat sich der Name Welwitschia nun völlig
eingebürgert und findet sich in zahllosen Lehrbüchern und zweitens besagt
Tumboa gar nichts und figurirt weder im Sprachschatz der Koi-koin noch
APPENDIX II. 9
der Ovaherero. Die ersteren nennen die Pflanze / garob, die Ovaherero
onyanga yokuvare, dh. Zwiebel der Meeresküste. (Vergl. Schinz, Deutsch-
Südwest-Afrika, p. 424, 467.
TYPHACEE.
Typha australis Schum. et Thonn. Beskr. Guin. pl. (1827), p. 401, Kronfeld
Verh. Z. B. Gesell. XXXIX, p. 156.
GR. NAM. : Slangkop, Schinz 2051.
HER. : Scheppmansdorf im ! Kuisib, Belck 19!.
Verbreitet in Nord, Ost, West und Südafrika; Madagascar.
An den von mir gesammelten Exemplaren sind die Axenhaare der männ-
lichen Blütenstände einfach und nicht geweihartig verästelt.
POTAMOGETONACEE.
Potamogeton javanicus Hassk. in Act. Soc. sc. Indo-Neerl. (185%), p. 26;
Dur. et Schinz, Consp. V, p. 495.
AMB. : * Kilevi am Kunene, Schinz 1001.
Trop. Afrika, Ost-Indien, Asien, Australien.
P. pectinatus L. Sp. plant. ed. I (1753), p. 127; Dur. et Schinz Consp. V,
p. 495.
HER. : | Aos, am Westrande der KalaXari, Schinz 780.
AMB. : * Kilevi am Kunene, Schinz.
Nord- und Ostafrika, ostafrik. Inseln, Europa, Sibirien, Palästina.
APONOGETONACEE.
Aponogeton abyssinicus Hochst. in Schimp. Pl. Abyss., n. 1483; Dur. et
Schinz Consp. V, p. 491 ; Schinz in Ber. Schweiz. Bot. Gesellsch. I, p. 52,
und II, p. 75. — Ameb (Nam.).
GR. NAM. : Garis, Schinz 779.
HER. : Daberas, Fleck 250a !.
Trop. Afrika.
Fleck’s Exemplare haben gleichzeitig lederige, spitze, papierdünne und
breit eirunde, abgerundete, am Grunde herzförmig ausgerandete Blätter.
A. spathaceus E. Mey. var. juncea Hook. Icones Plant.; Dur. et Schinz,
Consp. V, p. 493. — Ondala (Osh.).
AMB. : Im Walde zwischen Olukonda und Uukuambi, Rautanen 234 !.
Kapkolonie, Transvaal, Natal.
Die Knollen werden in Ondonga geammelt und roh gegessen.
10 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
HYDROCHARITACEE !.
Lagarosiphon muscoides Harv. in Hook. Journ. Bot. IV (1842), p. 230,
t. XXI; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 2.
AMB. : Olukonda, Schinz 2053.
HER. : Im Fluss zwischen Harris und Kurumanas, Fleck 514 !.
Kapkolonie III. Transvaal, portug. Südostafrika.
— — var. major Ridl. in Journ. Linn. Soc. XXII (1886), p. 233.
KAL. : * Nukain, Fleck 2971.
Lagarosiphon Schweinfurthii Casp. in Bot. Zeit. (1870), p. 80; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 2.
AMB. : Olukonda, in Tümpeln, Schinz 2022.
Trop. Afrika.
Bootia exserta Ridl. in Journ. Linn. Soc. XXII (1886), p. 240, t. XII;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 4.
AMB.: Zwischen Olukonda und Uukuambi, Rautanen 49! 50!; Olukonda,
Rautanen 97 !.
Sambesi, Nyassaland, Madagascar.
B. Schinziana Aschers. et Gürke in Bull. Boiss. III (1895), p. 376.
AMB. : Olukonda, Schinz 2055.
Ottelia lancifolia Rich. Tent. Fl. Abyss. II (1851), p. 280, t. LXXXXV;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. &.
AMB. : Omuramba ua Matako, Schinz 2054.
Trop. Afrika.
ALISMACEÆ.
Echinodorus Schinzii Buchenau in Bull. Herb. Boiss. IV (1896). Ekaka-
fulu (Osh.).
AMB. : Omülonga, Rautanen 51 !.
GRAMINEÆ*,
Zea Mays L. Sp. pl. ed. 1 (1753), p. 1378; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 692.
Wird zwar in ganzen Gebiete, in nennenswertem Masse aber nur am
Ngami See von den dortigen Eingeborenen, den Batovana und den Makoba
angebaut.
Imperata cylindrica (L.) P. Beauv. var. Thunbergii Hack. in DC. Monogr.
Phan. VI (1889), p. 9%; Dur. et Schinz, Consp., p. 693.
! Bestimmt von Prof. Dr P. Ascherson, Berlin.
2 Bestimmt von Prof. Dr Hackel, St. Pœlten.
APPENDIX IN. 11
KAL. : * Ngami See, Schinz 653. Bekleidet den alten Seeboden auf weite
Strecken hin ; * Mutschama, Fleck 302!.
Vom Kap d. guten Hoffnung bis zum Nildeita; der Typus in Südeuropa
und Asien.
Andropogon appendiculatus Nees var. polycladus Hack.
Differt a typo culmo arundinacea superne ramosissimo, ramis binis usque
ad quinis (in typo rami pauci, solitarii).
HER. : Nels 76 !.
Der Typus findet sich in der Kapkolonie.
A. commutatus Steud. Syn. pl. glum. I (1855), p. 387; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 708.
HER. : zwischen Harris und Kurumanas, Fleck 557 !.
Abyssinien, Indien.
A. contortus L. var. genuinus Hack. subvar. typicus Hack. in DC. Mon.
Phan., VI (1889), p. 586; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 709.
AMB. : Namütenya, Schinz 652; Oshando, Schinz 651.
Südliches und trop. Afrika.
A. hirtus L. Sp. pl. ed. 4 (1753), p. 1046 ; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 714.
HER. : Nels 751.
Durch ganz Afrika verbreitet; Kapverdiche Inseln; Südeuropa; Westa-
sien.
A. Ischæmum L. var. radicans Hack. in DC. Mon. Phan., IV (1889),
p. 476; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 715.
HER. : Lüderitz, 69!, 741.
Kapkolonie. — Die Varietät levifolius in Abyssinien und auf den Inseln
des Grünen Vorgebirges, var. genuinus in Algier, Europa, Asien und West-
Australien.
A. macrolepis Hack. in Flora (1885), p. 125; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 717.
KAL. : * Gudom, Schinz 655.
Transvaal, Angola, und nördlich davon bis zum Seengebiet.
A. melanocarpus Ell. Sketch Bot. S. Carol. I (1821), p. 146; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 717.
AMB. : Oshando, Schinz 653.
Tropen und Subtropen der ganzen Welt.
A. Nardus L. var. marginatus Hack. in DC. Mon. Phan. VI (1889), p. 607;
Schinz et Dur., Consp., V, p. 719.
HER. : Lüderitz 33 !.
Kapkolonie, Betschuanaland, portug. Südostafrika.
A. Schinzii Hack. in DC. Mon. Phan. VI (1889), p. 458; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 721.
AMB. : Oshando, Schinz 670. Ueberaus häufig im Südosten Ambolandes
(Schinz).
19 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
A. Schoenanthus L. Spec. plant. ed. 1 (1753), p. 1045 (sens ampl.); Dur. et
Schinz, Consp. V, p. 722.
= GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 920 !.
HER. : Nels 77 !.
Verbreitet in verschiedenen Formen durch ganz Afrika; findet sich auch
in Asien, in Australien und eingeführt in S. Amerika.
A. Sorghum Brot. Fl. Lusit. I (180%), p. 88; Dur, et Schinz, Consp., V,
p. 723.
Von in Kultur befindlichen Varietäten seien genannt : var. æthiopicus
Hack., cafer Ard., ondonge Kcke., usorum Kcke., albidus Kcke., bicolor
Kcke., rubicolor Kcke. — Vergl. Bull. Herb. Boiss., II, p. 226 und Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 723 und p. 729.
In Kultur in Amboland (neuerdings auch im Hereroland) und am Ngami-
See; verwildert da und dort auch im Hereroland, so nach Marloth (sub 1363)
bei Otjikango okatiti (gewöhnlicher Ausspannplatz der Reisenden).
Andropogon Sorghum (Jilia in der Sprache der Aajamba) unüa Pennisetum
spicatum (L.) Keke. (Omütango im Oshindonga genannt) sind die beiden
Haupthodenprodukte der Aajamba, neben denen der Mais (die Ovaherero
nennen ihn ovihozu oder auch ovemelisa) ganz verschwindet. Vergl.
Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika, p. 294.
Anthephora Hochstetteri Nees in Flora (1844), p. 249; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 732.
AMB. : Oshando, Schinz 611.
A. pubescens (Lichtenst.) Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 74; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 732.
HER. : Lüderitz 35 !; Onanisfluss, Belck 63 bl.
Kapkolonie und nördliche Grenzgebiete.
A. Schinzii Hack. in Abh. Bot. Ver. Prov. Brand. XXX (1888), p. 139; Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 753.
AMB. : Olukonda,- Schinz 610.
A. undulatifolia Hack.
Annua, humilis: culmus 6—10 cm altus, apice brevi spatis nudus, sim-
plex. Vaginæ laxæ, patentim pilosæ. Ligula brevis, membranacea. Laminæ
e basi rotundata lineari-lanceolatæ (3—5 cm Ig., 5—6 mm It.), acuminatæ,
margine cartilagineo undulatæ, basi longe patentim pilosæ, ceterum
utrinque parce pubescentes, tenuinerves. Spica 2—3 cm longa crassiuscula,
densa, axi præter nodos puberulos glabro. Spicularum tetrades oblongæ, basi
villosæ, ad 10 mm longæ. Glumæ involucrantes in 1/5 inferiore connatæ,
poris oblongis separatæ, subulato-lanceolatæ, longe acuminatæ, in !/s inferiore
pilosæ, sibi invicem appressæ, in {/2 superiore patentes, glabræ, Gluma IIla
quam involucrantes (Idæ) 1/4 brevior, oblonga, obtusa, hyalina, 3-nervis,
superne parce pilosa, vacua. Gluma IVa (florens) lanceolata, acuta, glabra.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck !.
APPENDIX IH. 13
Affinis a abyssinicæ Hochst., quæ differt rhizomate perenni, culmo elato-
foliis linearibus non undulatis; A. elegans Schreb., species annua differt
glumis involucrantibus ovato-lanceolatis acutis nec subulato-acuminatis. In
A. pubescente Nees, glumæ involucrantes iis A. undulatifolie similes, sed
tote villose; differt etiam foliis linearibus, rhizomate perenni.
Monelytrum Luederitzianum Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand.,
XXX (1888), p. 140; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 733.
HER. : Lüderitz, 40 !.
Tragus Berteroanus Schult. Mant. pl. II (1824), p. 205; Schinz et Dur.,
Consp. V, p. 733.
AMB. : Olukonda, Schinz 644.
Kapkolonie, Oranjestaat, Abyssinien und Nordafrika.
Anthænantia glauca Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888),
p- 237.
GR. NAM. : Tiras, Schinz 673 !; sandige Ebenen in den Tälern zwischen
+ Ausis und + Kuias, Schenck 80 !.
Die Gattung ist sonst nur aus Amerika bekannt.
Panicum appendiculatum Hack.
(Sectio Brachiaria). Perenne. Culmus erectus, simplex (cire. 30 em long.)
glaberrimus, inferne dense foliaius. Folia glabra : vaginæ inferiores sese
amplectentes, subcompressæ; ligula ciliaris, brevis; laminæ lineari-lanceo-
latæ, acuminatæ, sessiles, basi utrinque in appendicem lineari-subulatum
À cm longum protractæ, inde laminæ basis profunde acutissimeque sagit-
tatæ ; ceterum lamina scaberula, margine subundulata, nervis crebris
tenuibus percursa, 10—15 em long., 1 cm lata. Panicula linearis, stricta,
8—12 cm longa, densa, rhachi glabra, e racemis crebris sese tegentibus,
erecto-patulis 1—15 cm longis formata, quorum rhachis tenuis, glabra, in
apicem nudum excurrit. Spiculæ biseriatæ, subimbricatæ brevissime pedi-
cellatæ (pedicello pubescente), et sæpe, sed non semper seta (rhacheos
ramulo sterili) spicula breviori vel longiori fuliæ, 2 mm longæ, ovatæ,
obtusæ et apiculatæ, subgibbæ, viridi et purpureo-variegatæ. Gluma Ima
quam spicula dimidia subbrevior, latissime ovalis, obtusa, 3-nervis; Ilda
spiculam subæquans, ovalis, obtusa, 7—9-nervis, IIla spiculam æquans,
ovata, apiculata, dorso medio leviter sulcata, 3—7 nervis, paleam floremque
d fovens; gluma fertilis (IVa ) spiculam subæquans, elliptica, dorso vix
gibba, mucronulata, transverse rugulosa.
GR. NAM. : ad fluvium Onanis, leg. Belck 63 © !).
Affine P. sagittæfolio Hochst., cujus laminæ vero non solum sagittate,
sed etiam petiolatæ sunt; laminæ lobi basilares in hoc triangulari-lanceo-
late, in P. appendiculato subulatæ: in P. sagittefolio spicula unaquoque
seta quam ipsa 3—4-plo longiori fulta, in P. appendiculato he setæ sæpe
aboriuntur et spicula sæpius breviores, raro ea longiores sunt. Spiculæ in
P. sagittefolio valde gibbæ, in P. appendiculatæ minus. Hæ species inter se
14 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER
proprius.
valde affines anici sectionem Brachiariam cum Setariam arcte conjungunt
P. sagittæfolium a Setariis vix separandum, P. appendiculatum Brachiariis
P. brachyurum Hack. in Verh. Bot. Ver. Pal XXX (1888), p. 142; Dur
et Schinz, Consp. V, p. 742.
AMB. : Olukonda, Schinz 638
P. commutatum Nees var. genuinum Hack. in Dur. et Schinz, Consp. V
p. 743.
GR. NAM. : I Gubub, Schenck 333 ! ; Pohle 66! ohne nähere Standorts-
angabe; zwischen + Ausis und + Kuias, Schendk Do |
KAL. : * Kudis, Fleck 530 !.
Natal und Kapkolonie
12
geminatum Forsk. Fl
. Fl. Aegypto-Arab. (1775), p. 18; Dur. et Schinz,
Consp. V, p. 750.
HER. : Höpfner 77! (Provenienz unsicher)
Nord- und Nordostafrika, afr. Inseln
P.
; Westindien.
glomeratum Hack. in Verh. Bot. Ver. Brand., XXX (1888), p. 144; Dur
et Schinz, Consp., V, p. 750.
GR. NAM. : I Gubub, Schinz 640.
HER. : Lüderitz 37 !;
Corocafluss !, Höpfner 79; «ad ripas arenosas flu-
minis Suachaub? prope Hykamıchab 8, Marloth 1186; an der Granitbank von
Kamkoichar nördlich von Salem, Gürich 130.
P. lycopodioides Bory mss. ex Nees in Mart. Fl. Bras., ed. 1, II (1829),
p. 236; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 753.
HER. : Marloth 1378 ?.
Kapkolonie, Reunion
P.
madagascariense Spreng. Syst. veget. I (1825), p. 317
Consp. V, p. 753.
HER. : :
; Dur. et Schinz,
in sabulosis depressis prope Otjimbingue, Marloth 1378; «überall
im Hereroland, » Fleck 123 !.
Kapkolonie (IV), Angola, Ostafrika, Seengebiet, Madagascar, Mauritius
numidianum Lam. Encycl. I (1791), p. 172; Dur. et Schinz, Consp. V
p- 757.
GR. NAM.
: 1 Homeib, Schinz 637.
He: Lüderitz 70!
Kapkolonie und Nordafrika ; kommt auch in Brasilien vor
sagittæfolium Hochst. in Schimp. Pl. Abyss. sect. 3 n. 1655; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 761.
AMB. : Olukonda, Rautanen 84! (vorzugsweise auf Termitenhügeln)
Abyssinien.
1 Ob wirklich im Hereroland ?
2 =— n
— TsoaXaub.
3
— | Hai || guinXab.
APPENDIX IM. 15
P. Schinzii Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand. XXX (1888), p. 142; Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 764.
AMB. : Olukonda, Schinz 641.
P. xantholeucum Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888),
p. 144 ; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 767.
AMB. : Olukonda, Schinz 639.
P. spec.
HER. : Lüderitz 52 !, 53 !.
P. spec.
GR. NAM. : I! Gubub. Pohle 10 |.
P. spec.
HER. : am Corocafluss, Höpfner 79 !.
P. spec. aff. P. colorato L.
GR. NAM. : | Aus, Steingröver A.
Tricholæna arenaria Nees Cat. sem. hort. Vratisl. (1834) ex Nees Fl. Air.
austr. (1841), p. 20 ; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 769.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 642.
Kapkolonie.
Die südwestafrikanische Pflanze deckt sich nicht völlig mit dem Typus
aus der Kapkolonie und es ist daher möglich, dass hier eine Varietät der
typischen T. arenaria vorliegt; die Frage muss indessen, da das Material
spärlich ist, vorläufig noch unentschieden gelassen werden.
T. brevipilia Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand. XXX (1888), p. 143;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 769.
GR. NAM. : || GamoXab, Schinz 631.
T. Dregeana (Nees) Dur. et Schinz, Consp., Fl. Afr., V (1894), p. 769.
HER. : Lüderitz, 73 !; Namib bei Koikami, Belck A8b !.
AMB. : Olukonda, Schinz 630.
Natal.
T. grandiflora Hochst. in Schimp. Pl. Abyss. sect. I, n. 205; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 769.
HER. : in planitie arenosa prope Otjimbingue, Marloth 1378; Otjitambi
im Kaoko, Belck 31 !.
Erythræa, Abyssinien, Sambesigebiet, Transvaal, Betschuanaland.
T. rosea Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 16; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 770.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 21 !.
KAL. : Kudis, Fleck 619 1.
Vom Kongo südwärts bis in die Kapkolonie verbreitet und zwar sowohl
in West- wie in Ostafrika.
T. ruficoma (Hochst.) Dur. et Schinz, Consp., V (1894), p. 770.
GR. NAM. : + Am ! hub, Schinz 628; Keetmanshoop, Fenchel, 4 ! ; Reho-
both, Schinz 629. — # Aou # kou oab (Nam.).
Nubien und portug. Ostafrika.
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
T. sphacelata Benth. in Hook. Nig. Fl. (1849), p. 559; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 770.
AMB. : Olukonda, Rautanen 138 !.
Trop. Westafrika.
T. spec.
GR. NAM. : Belck, 70 !.
Setaria ambigua Guss. Syn. fl. Sicul. I (1842), p. 114; Dur. et Schinz,
Consp. V, p. 775.
HER. : Höpfner 114 c ! (Provenienz unsicher).
Aus Afrika bisher nur aus Algier bekannt.
S. glauca (L.) P. Beauv. Essai Agrosiogr. (1812), p. 51; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 773.
GR. NAM. : || GamoXab, Schinz 607.
Verbreitet in Afrika ; kosmopolitische Plianze.
S. verticillata (L.) P. Beauv., Essai Agrostogr. (1812), p. 51; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 774.
HER. : Lüderitz 192 !; I Kuisib, Fleck 696 !.
AMB. : Olukonda, Unkraut im Missionsgarten, Schinz 608, 647.
Durch ganz Herero- und Amboland ausserordentlich verbreitet und zwar
vorzugsweise im Schatten grosser Bäume, wie der Girafenakazie z. B. Für
Menschen und Tiere gleich lästig, da sich die reifen Inflorescenzen bei der
geringsten Berührung gleich Kletten an Haut und Fell festzuhaken pflegen
und deren scharfe Borsten bei jeder Bewegung immer tiefer eindringen,
sodass sich eine Wanderung durch ein solches Setariameer tatsächlich zur
peinlichen Qual gestaltet. (Vergl. Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika). Ich habe
die Pflanze auch nördlich vom Kunene, in Onkumbi beobachtet; vermut-
lich ist sie im trop. Afrika weit verbreitet.
Nachgewiesen wurde sie bereits in der Kapkolonie, in Nordafrika, Nord-
ost, Central- und Südostafrika (Sambesi und Natal), auf den Azoren, auf
Socolra, des weitern in Europa, Westasien, Indien, Nordamerika.
Pennisetum breviflorum Steud. Syn. Pl. Gram. (1855), p. 107.
GR. NAM. : Byzondermeid, Schinz 646. ?
Trop. Afrika.
P. ciliare (L.) Link Hort. bot. Berol. I (1827), p. 213; Dur. et Schinz, Consp.,
778.
HER. : Ussis am Ubfluss, südl. von Salem, Gürich 113.
Kosmopolite.
P. Myurus Parl. ex Webb in Hook. Nig. Fl. (1849), p. 183; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 781.
AMB. : Oshando, Schinz 609.
Inseln des grünen Vorgebirges.
APPENDIX Il. 17
P. pentastachyum Hochst. in Schimp. Pl. Abyss., sect. I, n. 315; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 782.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 25 !.
Abyssinien.
P. purpurascens (Schrad.) Anderss. in Peters Reise n. Mosamb., II (1564),
p. 522; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 783.
HER. : I Kuisib, Fleck 525 !; ohne Angabe der Fundstelle, Höpfner 8% !.
Kapkolonie, Sambesigebiet, Natal.
P. spicatum (L.) Kcke. in Kcke. und Wern. Handb. des Getreidebaues, I
(1885), p. 284; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 784; Keernicke in Bull. Herb.
Boiss., II, p. 227.
AMB. : Olukonda, Schinz 404, Rautanen 47 !.
In ganz Amboland und am Ngami See, des Weitern überhaupt allgemein
im tropischen Afrika kultivirt.
P.? Thunbergii Kunth Rev. Gram., I (1829), p. 50; Dur. et Schinz, Consp.,
Nop- 786.
GR. NAM. : Keetmanshop, Fenchel 3 !; | Aus, Schinz 645, Schenck
78 !. — / houb (Nam.).
HER. : Lüderitz 50 !; Höpfner 81 !.
Kapkolonie.
P. spec. (æff. P. spicato?
AMB. : Olukonda, Schinz 606.
Vielleicht eine Hungerform von P. spicatum (L.) Kcke.
Aristida adscensionis L. var. cœrulescens (Trin. et Rupr.) Dur. et Schinz,
Consp., V (1894), p. 799.
A. cœrulescens Desf. var. breviseta Hack. in Engl. Bot. Jahrb., XI (1890),
p. 400.
HER. : in sabulosis depressis prope Otjimbingue, Marloth 1379.
In Afrika mit Ausnahme des Südens verbreitet, der Typus ausserdem in
Asien und Australien.
A. alopecuroides Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888),
p. 144; Dur. et Schinz, Consp. V, p. 800.
AMB. : Olukonda, Schinz 656.
A. brevifolia Steud. Nom., ed. 2, I (1840), p. 130.
GR. NAM. : «im südl. Teil von Gross-Namaland, » Fleck 230 a!.
Kapkolonie.
A. ciliata Desf. in Schrad. N. Journ. f. Bot. III (1809), p. 255 ; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 801.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schinz 668, Schenck 1 a!; zwischen Lüde-
ritzhafen und Guos, Schinz 699; | Aus Schinz 667; zwischen + Ausis und
+ Kuias, Schenck 218!; | Anib-Ebene, zwischen | Aus und dem Oranjefluss,
Schenck 326 !.
BULL. HERB. BOISS. Appendix III. Septembre 1896. 2
18
A.
A.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
HER. : Zwartbank, Stapff !.
Verbreitet in Nordafrika, in Abyssinien, Nubien und in der Kapkolonie;
kommt auch in Arabien vor.
ciliata Desf. var. tricholæna Hack. Differt a typo gluma sterili superiore
infra apicem medio dorso rigide ciliata.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schinz 672; zwischen | U || gama und
Tschirub, Schenck 40 !.
— var. villosa Hack. Differt vaginis laminisque floccoso-villosis.
GR. NAM. : Zwischen | Aus und dem Oranjefluss, besonders auf der
| Anib-Ebene, Schenk 327 !.
congesta Rem. et Schult. Syst. veget.) II (1817), p. 401; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 802.
GR. NAM. ; ! Gubub, Schinz 657; Warmbad, Wandres 19! — # Kari
# howas (Nam.).
HER. : Lüderitz, 41 !, 65 !.
Kapkolonie, Transvaal, Oranjestaat, Betschuanaland, Natal.
A. Dregeana (Nees) Trin. et Rupr. in Mém. Acad. Petersb., ser. 6, V (1842),
A
A
A
A
p- 169: Dur. et Schinz, Consp., V, p. 803.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 659; sandige Ebenen in den Tälern zwischen
+ Ausis und + Kuias, Schenck 219 !.
HER. : Lüderitz 64 !.
Kapkolonie.
Es ist dies das sogenannte « Toagras » der Gross-Namaland bereisenden
Händler; geschätzt als Viehfutter.
. gracillima Oliv. in Trans. Linn. Soc., XXIX (1875), e. 173, t. CXIV,
f. 1; Dur. et Schinz, Consp. V., p. 803.
AMB. : Olukonda, Schinz 671.
Nur noch aus Unyamwezi bekannt.
. hirtigluma Steud. Nomencl. bot., ed. 2, I (1840), p. 131; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 803.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 802 !.
Nord- und Nordostafrika, Arabien und Syrien.
. Hochstetteriana Beck mss. ex Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand.,
XXX (1888), p. 144; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 803.
HER. : Lüderitz 66 !.
Von Wyley (Novara-Expedition) im nördlichen Teile der Kapkolonie
(III) entdeckt. ;
. lutescens (Nees) Steud. Syn. pl. glum., I (1855), p. 145; Dur. et Schinz,
Consp , V, p. 804.
HER. : Scheppmonsdorf, Stapff!; Grasplätze bei Schwarzbach am I
Kuisib, Gürich 117 !.
APPENDIX IM. 19
. Marlothii Hack. in Engl. Bot. Jahrb. XI (1890), p. 400; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 804.
HER. : in dunis prope sinum Walfischbay, Marloth 1039 a.
. namaquensis (Nees) Trin. et Rupr. in Mém. Acad. Pétersb., ser. 6, V
(1842), p. 174; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 805.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 21 a !; Warmbad, Wandres 28 !.
Kapkolonie.
. obtusa Del. Fl. d'Egypte (1813), p. 13, t. XII, f. 2; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 805.
HER. : Nels 72 !. — Forma glumis basi purpurascentibus, in typo pal-
lidis (in litt. Hackel).
Kapkolonie, Nordafrika.
. prodigiosa Welw. in Trans. Linn. Soo., XXVII (1869), p. 80; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 807.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schinz 663, auf der Nautilusspitze, Schinz
664.
AMB. : Olukonda, Schinz 649.
Mossamedes.
. pungens Desf. Fl. atlant., I (1798), t. XXXV, p. 109; Dur. et Schinz,
Consp,, V, p. 807.
GR. NAM. ; | Aus, Schenck 171 !.
Aegypten, Nubien, ferner in Turkestan und Siberien.
. stipitata Hack. in Verh. Bot. Ver. Brand., XXX (1888), p. 243; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 809.
AMB. : Omatope, Schinz 658.
. subacaulis (Nees) Steud. Nomenel. bot., ed. 2, I (1840), p. 132; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 809.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schinz 665, 666, Schenck 32.
HER. : Nels 73 !.
Kapkolonie.
. uniplumis Lichtenst. in Rem. et Schult. Syst. veget., II (1817), p. 404;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 809.
GR. NAM. : Byzondermeid, Schinz 660; Grosser Fischfluss, Fleck 289 al.
HER. : Lüderitz 68 !; Pechuel !; in planitie arenosa prope Otjimbingue
frequentissime et gregaria, segetes referens, Marloth 1330 ; 1 Ameib, Belck
53 ! ; Nels!.
AMB. : Omatope, Schinz 659.
Kapkolonie, Transvaal, Oranjestaat-
— var. Neesii Walp. Annal. bot., I (1852), p. 750; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 809.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schinz 662.
AMB. : Oshando, häufigstes Gras der Ebene, Schinz 661.
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
A. vestita Thunb. var. diffusa Walp. ann. bot. III (1852), p. 747; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 810.
HER. : Nels!. — Das Material ist höchst unvollständig und die Bestim-
mung daher unsicher.
Kapkolonie, Transvaal, Sambesigebiet.
A. nov. spec. ex aff. A. hordeaceæ.
HER. : Lüderitz, 721.
A. spec.
HER. : Lüderitz, 31 a !.
A. spec.
HER. : Lüderitz 1 b!.
A. nov. spec. ex aff. A. pungentis.
HER. : Stapff!.
Stipa parvula Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 169; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 812. :
HER. : in lapidosis prope Hykamchab !. Marloth 1202.
Kapkolonie.
S. nov. spec. ex af. S. parvulæ.
GR. NAM. : zwischen Guos und | Aus, Schinz 648.
Sporobolus nebulosus Hack. in Engl. Bot. Jahrb., XI (1890), p. 402; Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 822.
HER. : in saxosis prope Hykamchab ?, Marloth 1208.
Sp. virginicus (L.) Kunth Rev. Gramin., I (1829), p. 17; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 824.
HER. : frequens juxta fontem sinus maris «Sandfischhafen, » Marloth 1517.
Kapkolonie, portug. Ostafrika, Maskarenen ; Tropen und Subtropen der
alten und neuen Welt.
Polypogon monspeliensis (L.) Desf. Fl. Atl. I (1798), p. 69; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 825.
GR. NAM. : Warmbad, Wandres 10 !.
HER. : Lüderitz 36 !; || Gana komtes im TsoaXaubtal, Schenck 412 !;
Nels 771.
Nord- nnd Ostafrika, Kapkolonie; gemässigte und subtrop. Zonen der
alten und neuen Welt.
Danthonia pumila Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 323; Dur. et Schinz,
Consp., V, 853.
HER. : Nels 74 !.
Kapkolonie.
Cynodon Dactylon (L.) Pers. Syn. pl., I (1805), p. 85; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 856.
! Vergl. die Fussnote auf Seite 14.
? Vergl. die Fussnote auf Seite 14.
APPENDIX II. 21
GR. NAM. : Bethanien, im Missionsgarten, Schinz 388; Warmbad,
Wandres 48 a !.
HER. : Lüderitz, 491 !.
AMB. : Olukonda, Schinz 623, 624.
Von Algerien bis nach dem Kap der guten Hoffnung; in der alten und
neuen Welt verbreitet.
Willkommia annua Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888),
p. 146; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 872.
AMB. : Olukonda, Schinz 626.
W.!sarmentosa Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888). p. 415;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 872.
AMB. : Olukonda, Schinz 625.
Chloris barbata (L.) Sw. FI. Ind. occ., I (1797), p. 200; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 860.
GR. NAM : + Kuias, Schinz 620; Tiras, Schinz 619.
AMB. : Olukonda, Schinz 618.
Tropen der ganzen Welt.
C. compressa DC. Cat. hort. Monspel. (1813), p. 9%; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 860.
HER. : ! Kuisib (Richtung gegen Haris), Fleck 530 !.
Von der Kapkolonie durch ganz Afrika bis hinauf nach Uganda.
Tetrachne aristulata Hack. et Rendle in Journ. of Bot., XXIX (1891), p. 72.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 803!, 286 !a.
Kapkolonie II.
Dactyloctenium ægyptium (L.) Willd. var. mucronatum Schweinf. in
Bull. Herb. Boiss., II (1894), app. 2, p. 3%; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 868.
AMB. : Olukonda, Schinz 622; im Missionskirchhof v. Olukonda, Schinz
621, eine ausserordentlich üppige Form.
Der Typus ist ein Kosmopolite, der sich überall in den wärmeren Län-
dern findet; die Varietät, die von Schweinfurth, Beccari etc. in Abyssinien
und der Erythræa nachgewiesen worden ist, kenne ich aus der Kapkolonie
aus der Transvaal, aus Natal und aus portugiesisch Ostafrika.
Leptochloa falcata Hack. in Bull. Herb. Boiss., III (1898), p. 386.
KAL. : (ohne nähere Ortsbezeichnung) Fleck 347 !.
Von Rehmann in der Transvaal und im Oranjefreistaat gesammelt.
Pappophorum cenchroides Lichtenst. in Rem. et Schult. Syst. veget , II
(1817), p. 616; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 870.
GR. NAM. : + Arasab-Ebene, zwischen | Aus und dem Oranjefluss,
Schinz 282; || Naiams, Schinz 633.
1 Eine dritte Art dieser interessanten Gattung besitze ich aus Angola; sie wird
demnächst als W. Newtoni? Hack. beschrieben werden. (Schinz).
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
HER. : Nels 78!.
Kapkolonie, Arabien.
P. molle (Lehm.) Kunth Enum., pl. I (1833), p. 255; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 870.
GR. NAM. : || GamoXab, Schinz 632.
Abyssinien, Kapkolonie, Transvaal.
P. scabrum (Lehm.) Kunth Enum. pl., I (1833), p. 255; Dur. et Schinz, V,
p- 870.
GR. NAM. : || Kukaus, südlich von | Aus, Schenck 117 !; | Aus, Stein-
gröver A0 !.
Algier, Kapkolonie, Betschuanaland.
P. nov. spec.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 634.
P. spec.
GR. NAM. : Am Oranjefluss, Schenck!.
Schmidtia pappophoroides Steud. in Schmidt Beitr. Fl. Cap.-Verd. Ins.
(1852), p. 14%; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 871.
GR. NAM. : Grosser Fischfluss, Fleck 288 a!; || Karasgebirge, Fleck
293 a !; Nauas-Ebene, Fleck 284 a !; I GuruXas, Fenchel 1 !.
HER. : Horobis, Fleck 708!: Nels ! ?;
Inseln d. Grünen Vorgebirges.
Der Absud der Pflanze soll als Brechmittel Verwendung finden.
S. quinqueseta Benth. mss. ex Ficalho/et Hiern in Trans. Linn. Soc., ser. 2,
II (4881), p. 31; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 871.
GR. NAM. : Kudis, Fleck 637 !.
HER. : Lüderitz 46! ; in planitie arenosa prope Otjiimbingue, frequentis-
sima, segetem referens, Marloth 1319 ; Okahandja, Höpfner 38 !.
AMB. : Olukonda, Schinz 643.
KAL. : * Burchell 2361 !
Durch ganz Afrika verbreitet.
Die beiden Arten sind sehr nahe mit einander verwandt und etwa folgen-
dermassen zu diagnosticiren :
5. pappophoroides : culmo geniculato-ascendente inferne dense foliato
(vaginis culmum obtegentibus ampliatis), laminis elata basi lanceolatis v.
lanceolato-linearibus. Tota planta dense molliterque pubescens v. villosa,
sæpe cinarescens, pilis apice clavatis (glandulosis?).
S. quinqueseta : culmo suberecto, vaginis vix dilatatis quam internodia
subbrevioribus, lamina linearis, tota planta glaucescens glabra vel sæpe bre-
vissime pubescens, pilis apice non incrassatis. Variat insuper glumæ fertilis
setis longioribus brevioribusve indumento, etc. |
Obs. Antoschmidtia quinqueseta Boiss. Fl. Orient., V, p. 559, ex descr.
ad A. pappophoroideam Steud. pertinet (in litt. Hackel).
APPENDIX IM. 25
Triraphis Elliotii Rendle in Journ. of Linn. Soc., XXIX (1891), p. 73.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Fenchel 2!. — / Nabeb (Nam.).
Kapkolonie Il.
T. Fleckii Hack.
Annua. Culmus gracilis, cum panicula 20—30 cm altus (panicula dimi-
dium occupante) superne longe patentim pilosus. Vaginæ compressæ, pilis
longis basi tuberculatis patentissimis hirsutæ. Ligula breviter ciliaris.
Laminæ lineares, acuminatæ, planæ, molles, inferne pilis longis adspersæ,
superne glabræ, 5—6 cm Ig., 2 mm It. Panicula lineari-oblonga plus minus
laxa, cire. 12 cm longa, rhachi ramisque scabris, his solitariis vel geminis
brevibus (2—3 cm longis) erecto-patulis fere a basi spiculiferis, sæpe
ramulum secundarium brevissimum basilarem ferentibus. Spiculæ in ramis
alternæ, solitariæ vel geminæ, superiores brevipedicellatæ (pedicello 1/3-
1/2 spiculæ æquante), lineari-oblongæ, 9—11-flores, 8—10 mm long&, e viridi
et purpureo variegatæ, rhachilla non nisi ad nodos pubescente. Glumæ ste-
riles quam fertiles contiguæ 1/4 breviores, lineari-oblongæ, bidentatæ, inter
dentes aristula dentibus paullo longiore munitæ, 1-nerves, glabræ, pur-
pureæ. Glumæ fertiles lineari-lanceolatæ, 3 mm longæ (absque arista),
3-nerves, 3-aristatæ, arista intermedia gluma subduplo longiore basi utrin-
que denticulo membranaceo aucta, lateralibus quam media 1/3 brevior, extus
scarioso-marginatis, gluma ceterum ciliata et dorso laxe pilosa, callo conico
pubescente. Palea glumam æquans, lineari-oblonga, bidentula, binervis,
glabra.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck !.
Affinis T. Elliotii Rendle, quæ differt rhizomate perenni, culmo foliisque
glabris. panieula ovato-oblonga quam culmus circ. 6—8-plo breviore, densa,
spiculis subsessilibus, gluma sterili superiore ex apice integro aristulata.
T. Elliotir certe T. molli Brown (australiensi) peraffinis.
T. purpurea Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888), p. 146;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 872.
GR. NAM. : + Arasab Ebene, südl. von | Aus, Schenck 281 !.
T. ramosissima Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888), p. 237;
Dur. et Schinz, Consp.. V, p. 872.
GR. NAM. : Sandige Ebene in den Tälern zwischen + Ausis und + Kuias,
Schenck 83 !.
T. Schinzii Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888), p. 627;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 872.
AMB. : Omatope, Schinz 627.
T. nov. spec.
GR. NAM. : I Gubub, Pohle 16 !.
Als Bentham die Gramineen in Benth. et Hook. Gen. plant. bearbeitete
(1883), waren aus der Gattung Triraphis blos 5, durchwegs australische
Arten beschrieben, und Bentham erwähnt nur, dass er auch eine unbeschrie-
2% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
bene aus Südafrika gesehen habe. Was Nees als Triraphis capensis be-
schrieben hatte, ist eine Danthonia. Heute sind mir nun bereits 7 gut unter-
schiedene Arten aus Südafrika bekannt, und es zeigt sich, dass diese Gat-
tung nebst dem australischen auch einen südafrikanischen Bildungsherd
von Arten besitzt. Im folgenden gebe ich eine kurze
Synopsis specierum generis Triraphis ex Africa notarum.
A. Perennes.
a. Culmus ramosissimus T. ramosissima Hack.
b. Culmus simplex.
«. Panicula ampla (circ. 40 cm), laxissima; spiculæ floribus fertilibus 2,
auctis 3 sterilibus superioribus T. Schinzii Hack.
®. Panicula brevis, + densa, spiculæ multifloræ.
* Arista media quam gluma fertilis triplo brevior T. Rehmanni Hack.
** Arista media quam gluma fertilis subduplo longior T. Elliotii Rendle
B. Annuæ.
a. Glumæ steriles integræ.
Plantula pusilla, panicula sub simplici T. nana Hack. (Diplachne Steud.).
Planta mediocris, panicula ramosa, vaginis patenti-pilosis T. purpurea Hack.
b. Glumæ steriles bidentatæ, inter dentes aristulatæ T. Fleckii Hack.
Schliesslich erwähne ich noch, dass mir auch Diplachne andropogonordes
Nees, welche ich nicht gesehen habe, zu Triraphis zu gehören scheint, doch
kann ich sie nach der Beschreibung mit keiner der oben aufgezählten Arten
identifizieren, (Hackel).
Arundo Donax L. Ip. pl. ed. 1 (1753), p. 81; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 874.
In den meisten Missionsgärten kultiviert, verwildert in Gobabis am Rande
der Kala%Xari.
Phragmites vulgaris (Lam.) Crép. var. isiacus Coss. in Coss. et Durieu,
Expl. scient. Alger. II (1854-67), p. 125; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 876.
GR. NAM. : am I! Homeib, Schinz 612.
HER. : Lüderitz, 4% !; 1 Kuisib, Fleck 685 !; Nels !.
KAL. : * Ngami See, Schinz 612, am Südufer einen dichten Gürtel bildend ;
* am Okavango, Fleck 285 !.
Nordafrika, Abyssinien, Kapkolonie ; Spanien, Südfrankreich.
Fingerhuthia africana Lehm. Cat. sem. hort. Hamb. (1834); Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 873.
HER. : Lüderitz, 71 !.
Kapkolonie und Grenzgebiete.
Diplachne cinerea Hack. in Engl. Bot. Jahrb., XI (1890), p. 403; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 878.
HER. : in arenosis salsis juxta fontem calidum Otjikango okatiti, Marloth
1365.
19
QE
APPENDIX I.
D. Fleckii Hack.
Annua. Culmi cæspilosi, ascendentes, simplices, hirsuti vel scabri, cum
panicula cire. 30 em alti. Folia pilis basi tuberculatis patentibus hirsuta :
laminæ lineares, sensim setaceo-acuminatæ; ligula e ciliis brevissimis for-
mata. Panicula lineari-oblonga 10—15 em longa (dimidium culmi occupans),
compacta, densiflora, stricta e racemis formata creberrimis singulatim e
rhachi communi undique et interrupte enascentibus brevibus (1—2 cm)
erecto-patulis, rhachi racemorum scaberrima. Spiculæ in singulo racemo
6—8, brevissime pedicellatæ, lineari-oblongæ, 3—5-floræ, cire. 6 mm longæ,
virides et sordide violascentes, a latere compressæ, sublaxifloræ, rhachilla
seabro-hirsuta. Glumæ steriles inæquales (inferior !/s brevior), lineari-lan-
ceolatæ, acuminatæ, I-nerves, carina scabræ, ?/s fertilis superpositæ tegentes.
Glumæ fertiles lanceolatæ, acutæ, sicus carinam scabram arcte complicatæ,
lateribus scabro-punctatæ, 3-nerves, ex apice integro vel subdenticulato
exserens aristam scabram rectam quam gluma cire. 1/3 breviorem; palea
glumam subæquans, bidentata, carinis scabra.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck!.
Nulli arctius affinis, panicula lineari-oblonga condensata, aristis longius-
culis et radice annua distincta.
D. fusca (L.) P. Beauv. Essai Agrostrog. (1812), p. 163; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 878.
AMB. : Kuukuejo, Schinz 613, im Wasser wachsend.
Kapkolonie, Aegypten, Senegal; Asien, Australien.
D. paucinervis (Nees) Hack.
HER. : Walfischbay, zwischen den Dünen, Gürich 152.
D. pungens Hack.
Perennis, rhizomate repente. Culmus basi valde ramosus, inferne squa-
matus, superne dense foliatus cire. 40 cm altus, superne puberulus. Folia
innovatiorum conferto-disticha, glauca, vaginis sese involventibus. Ligula
minute ciliolata. Lamina e basi deltoidea lanceolatæ, acuminal®, pungentes,
rigidæ, superne pilis adspersæ, margine scabræ ceterum glaberrimæ. Pani-
cula oblonga, densiuscula, 6—8 cm longa, stricta, vix patula, ramulis soli-
tariis simplicibus v. basi breviter ramulosis. Spiculæ secus ramos distichæ,
subimbricatæ, brevissime pedicellatæ, lineari-oblongæ, 5—6-flor&, cire. 8 mm
longæ, pallide fulvæ, densifloræ, rhachilla glabra. Glumæ steriles fertilibus
breviores, lanceolatæ, acutæ, I-nerves, glabræ, inferiore superiore sub-
duplo brevior. Glumæ fertiles late lanceolatæ, acutæ, apice minute biden-
tulæ et mucronatæ, 3-nerves, basi (callo-obtuso) et in dorsi Ys inferiore
secundumque nervos laterales appresse pilosa, dorso obtuse carinata. Palea
oblonga, obtusa, secus nervos pilosa.
HER. : Horebis, Fleck !.
Quoad florum structuram affinis est D. arenarie Hack (Leptochloe are-
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
narie Hochst. et Steud.), sed hæc est plantula annua, foliis mollibus,
D. pungens vero planta perennis, rigida, pungens.
Eragrostis biflora Hack. in Bull. Herb. Boiss., III (1895), p. 391.
GR. NAM. : Lokalität? Fleck 281 a !.
Transvaal, Oranjefreistaat.
E. bryzantha Nees Fl. Afr. austr. (1841), p. 411; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 880.
GR. NAM. : zwischen + Ausis und + Kuias, Schenck 221 !; GobaXab,
zwischen | Aus und dem Oranjefluss, Schenck 337 !; Pohle 171.
HER. : Lüderitz 48 !.
Kapkolonie.
E. brizoides (L.) Nees in Linnæa VII (1832), p. 328; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 880.
HER. : Okahandja, Höpfner 69 !.
Kapkolonie, Transvaal, Natal, Ghasalquellengebiet, Ober-Guinea.
E. cyperoides (Thunb.) P. Beauv. Essai Agrostogr. (1812), p. 71; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 882.
E. enodi Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888), p. 148.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, auf der Nautilus-Spitze, Schinz 616,
Schenck &!.
HER.: in dunis prope fontem sinus maris Sandfischhafen, Marloth 1167.
Kapkolonie.
E. longifolia Hochst. in Flora (1841), p. 23; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 885.
GR. NAM. ; sandige Ebenen in den Tälern zwischen + Ausis und +
Kuias, Schenck 220!.
Abyssinien.
E. membranacea Hack. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX (1888),
p. 148; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 885.
AMB. : Olukonda, Schinz 61%.
E. multiflora (Forsk.) Aschers. et Schweinf. Beitr. Fl. Aeth. (1867), p. 297
nnd 310; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 885.
HER. : Daberas, Fleck 291 a !.
Kosmopolite.
E. pilosa (L.) P. Beauv. Essai Agrostogr. (1812), p. 71; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 887.
HER. : Lüderitz 42 !.
Vom Kap bis nach Aegypten; in Südeuropa, Centralasien und Amerika.
E. poæoides P. Beauv. Essai Agrostogr. (1812), p. 71; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 888.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 617.
Kanaren, Algier, Aegypten, Erythræa, Kapkolonie ; Mittel- und Südeuropa,
Asien, Amerika.
APPENDIX II. 27
E. pusilla Hack.
Annua. Culmi e radice annua multi, decumbentes, sine panieula 3—5 cm
cum panicula 8—12 cm longi, bifolii, folio superiore paniculæ basin amplec-
tente. Folia glabra. Vaginæ compressæ; ligula margo membranaceus angus-
tissimus; laminæ lineari-lanceolatæ, acuminatæ. Panicula reliquo culmo
duplo longior, oblonga, stricta, ramosissima, patentissima, spiculis minutes
orusta, ramis ramulisque capillaribus lævibus. Spiculæ longe pedicellatæ,
vix 1 mm longæ, 2—3-flores, late ovales pallidæ vel rufidulæ, glabræ, rha-
chillæ internodiis demum cum singulis fructibus glumisque secedentibus.
Glumæ steriles valde inæquales, superior florem contiguum subæquans,
oblonga, obtusa, inferior ea duplo brevior, lingaris, acuta. Glumæ fertiles
ovales, obtusæ, nervis 3 prominentibus, viridibus, ceterum albo-membra-
nacea ; palea obtusa, carinis Jevibus.
KAL. : in stagnis exsiccatis prope Uuqua, Fleck !.
Valde affinis E. tenelle Beauv., quæ vere differt glumis sterilibus sub-
æqualibus acutis, paniculæ ramulis asperis.
E. spinosa (L.) Trin. in Mém. Acad. Petersb., ser, 6, I (1831), p. 416: Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 889.
GR. NAM. : || Arisdrift am Oranjefluss, Schenck 239 !.
HER. : Stapff!; in dunis prope sinum Walfischbay, Marloth 1175 ; unter-
halb der Plüm im Bett des I Kuisib, Gürich 124.
Kapkolonie.
E. superba Peyr. in Sitzb. Acad. Wien Math.-Nat., XX VIII (1860), p. 58%;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 890.
HER. : Lüderitz 49 !; in lapidosis juxta fontem calidum pr. Otjikango
okatiti, Marloth 1362; Okahandja, Höpfner 69!.
KAL. : Kudis, Fleck 609 !.
Benguela, Sambesigebiet, Ostafrika, Kapkolonie, Transvaal, Oranjestaat.
E. viscosa Trin. in Mém. Acad. Petersb., ser. 6, I (1831), p. 397; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 891.
AMP. : Olukonda, Schinz 636.
KAL. : | Oas, Schinz 635.
Aus Abyssinien und Indien bekannt.
Die dürre Pflanze riecht ausserordentlich stark nach Terpentin.
E. nov. spec.
AMB. : Olukonda, auf Brachäckern, Schinz 615.
E. spec.
KAL. : ohne nähere Bezeichnung der Fundstelle, Fleck 333!.
E. spec.
HER. : 1 Ameib, Belck 62 a !.
Eine mit Æ. pèlosa P. Beauv. verwandte Art; die Aehrchen sind augen-
scheinlich nicht normal ausgebildet.
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Sechs weitere, von Lüderitz im Hereroland gesammelte E. Arten müssen
nach umbestimmt gelassen werden, da das Material zu unvollständig ist.
Schismus calycinus (Lefl.) Coss. in Coss. et Dur. Expl. scient. Alger. II
(1854-67), p. 138; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 907.
GR. NAM. : ohne nähere Bezeichnung der Lokalität, Fleck 287 a !.
Kapkolonie, Nordafrika, Kanaren ; Mitteleuropa, Westasien.
Bambusæ.
Von Missionaren am Waterberg angepflanzt und nun dort verwildert.
Daselbst auch von Nels (79!) gefunden.
BI. fehlend und daher die Pflanze unbestimmbar; durch den Mangel der
Cilien an der Scheidenmündung von Oxytenanthera abyssinica (A. Rich.)
Bth. verschieden.
CYPERACEÆ.
Kyllinga alba Nees in Linnæa X (1835-36), p. 140; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 526.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 363; Rehoboth, Fleck 172 !.
HER. : Lüderitz 94 !; Nels 14 !.
AMB. : Olukonda, Schinz 36%.
Vom Niger bis nach Südafrika verbreitet; findet sich auch in Madagascar.
— — var. alata Nees in Linnæa IX (183%), p. 286; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 526.
AMB. : Olukonda, Schinz 366.
KAL. : * Uuqua, Fleck 164 a!.
Auf Südafrika beschränkt : Kapkolonie, Oranjestaat, Natal.
Juncellus alopecuroides (Rottb.) C. B. Clarke in Dur. et Schinz, Consp., V
(1894), p. 543.
? HER. : Am Corocafluss, Höpfner 1 !.
Vermutlich von Höpfner in Mossamedes gesammelt. In der alten und
neuen Welt.
J. levigatus (L.) C. B. Clarke in Dur. et Schinz, Consp., V (1894), p. 544.
Cyperus subaphyllus Beklr. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXX
(1888), p. 139.
GR. NAM. : am Rande der warmen Quellen von | Ai || gams, Schinz 374.
HER. : Lüderitz 90 !, Fleck 161 ! pr. p.
Durch ganz Afrika, auf den afr. Inseln, Ostindien bis China, Mittelamerika.
— — var. major Schinz.
Cyperus levigatus L. var. major Beklr. in Engl. Bot. Jahrb.. XIX
(1895), p. 129.
HER. : Walfischbay, zwischen den Dünen, Gürich 15%.
1 Bestimmt von C. B. Clarke, Kew.
APPENDIX IH. 29
Cyperus amabilis Vahl. Enum. pl II (1806), p. 318; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 547.
HER. : Lüderitz 931.
Nordwärts vom Kunene und vom Sambesi verbreitet ; findet sich auch in
Östindien und im trop. Amerika.
C. apricus Ridl. in Trans. Linn. Soc., ser. 2, Il (1884), p. 141 ; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 548.
C. Schinzti Beklr. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXIX (1887), p. 45.
C. purpureus Beklr., 1. e., p. 45.
AMB. : Oshiheke bei Olukonda, Schinz 38% ; Orukonda, Schinz 383.
Angola, Transvaal, Sambesigebiet.
C. aristatus Rottb. Deser. et icon. pl. (1773), p. 23, t. VI, fig. 1; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 548.
GR. NAM. : || GamoXab, Schinz 389; Warmbad, Fleck 817 !.
HER. : Otjimbingue, am TsoaZaub, Marloth 1877.
Fehlt in der Kapkolonie, ist aber im übrigen Afrika, in Ostindien, in
Australien, in Amerika und in Süd-Russland verbreitet.
C. articulatus L. Sp. pl., ed. 1 (1753), p. 66; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 548.
AMB. : Omülonga, Schinz 375.
Scheint im westl. Afrika hier, im Osten in der Delagoa-Bay seine Süd-
grenze zu finden. — In deralten und neuen Welt.
C. bulbosus Vahl Enum. pl., II (1806), p. 342; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 590.
AMB. : Olukonda, Rautanen 28! (determ. Beeckeler).
Vorzugsweise nördlich vom Aequator; kommt indessen auch in Angola
vor, ferner in Ostindien, Arabien und Australien.
C. denudatus L. Suppl. (1781), p. 102; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 559.
AMB. : Olukonda, Schinz 387.
Durch ganz Afrika, in Madagascar.
C. difformis L. Amoen. acad., IV (1759), p. 302; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 996.
GR. NAM. : Fischfluss, Schinz 385. |
Durch ganz Afrika; in Milteleuropa, Asien, Australien und Mexico.
C. esculentus L. Sp. pl., ed 1 (1753), p. 67; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 599.
GR. NAM. : um Rehoboth, Schinz.
HER. : überall, Schinz; Marloth 1290.
AMB. : Olukonda, Schinz 386.
Scheint in der Kapkolonie zu fehlen, findet sich aber im übrigen durch
ganz Afrika, auf Madagascar und den Comoren. Ausser in Afrika kommt
die Pflanze des weitern im südlichen Europa, in Ostindien, sowie in Süd-
und Nord-Amerika vor.
30 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
C. fulgens C. B Clarke! in Dur. et Schinz, Consp , V (1894), p. 563 (nom.
nud.).
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 642 ! Ueberall bei und um Rehoboth.
KAL. : * Oukie, Fleck 400 !; * Ngami-See, Baines.
C. longus L. var. tenuiflorus Blckr. in Linnæa, XXX VI (1869-70), p. 281 ;
Dur. et Schinz, Consp., V., p. 867.
HER. : + Eisib bei Okombahe, in Gärten, an fliessendem Wasser, Gürich
48.
Altweltlich subkosmopolitisch; der Typus scheint im Süden des afrika-
nischen Kontinentes zu fehlen.
C. margaritaceus Vahl Enum. pl., II (1806), p. 307; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 568.
C. pseudoniveus Bcklr. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand.. XXIX (1887),
p- 44.
AMB. : Olukonda, Schinz 376.
Von Südafrika, mit Einschluss der Transvaal bis zum Niger.
C. marginatus Thunb. Prodr. pl. Cap. (1794), p. 18; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 568.
GR. NAM. : Sanfarar, Schinz 582; Rehoboth, Fleck 897 !.
HER. : Tsawisis am + Kan, Schenck 437 !; TsoaXaub. an Wasserstellen,
Fleck 164 ! ; Lüderitz 92!.
Angola, Kapkolonie ([-IV), Transvaal, Oranjestaat.
C. Papyrus L. Sp. pl., ed. 1 (1753), p. 70 pr. p.; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 571.
KAL. : Im Okavango, Fleck 287 !.
Scheint im Osten noch südlicher, mindestens bis in das Sambesigebiet
hinein vorzudringen.
1 Bezüglich C. fulgens C. B. Clarke schreibt mir mein verehrter Freund
Clarke : «as to Cyperus fulgens, I put it with the group of C. usitatus Burch.,
C. callistus Ridley, etc. in which the bulb is tunicated. The bulb is black, ovoid,
smooth (with longitudinal striation), it splits (that is the point) in many longi-
tudinal segments. Usually it throws (from the tunicated bulbo an erect pro-shoot,
when this pro-shoot reaches the surface of the ground it there roots forming a
node, whence the culm proceeds.
In the esculentus group the tubers are zonate, do not split but throw roots and
shoots from the eyes. »
C. bulbosus, fulgens und esculentus liefern essbare Knollen, die sehr reich an
Stärke sind und die von den Eingeborenen, namentlich von den Buschmännern
und den Bergdammara, dann aber auch zu Hungersnotzeiten von den Ovaherero
und den Naman gesammelt und im Feuer gerüstet werden. Die Naman nennen
sie! Han, die Ovaherero Oseu, bei den holländisch sprechenden Eingeborenen gehen
sie unter der Bezeichnung « Uientjes ». Reichlicher Genuss der Uientjes ohne
Zusatz vod Fett, Fleisch oder Milch ruft der Omakuma, dh. einer schmerzhaften
Anschwellung der Ohrdrüsen. Vergl. Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika.
APPENDIX IH. 31
C. sexangularis Nees in Linnæa IX (1834), p. 284; Dur. et Schinz, Consp.,
Nan 977.
GR. NAM. : fide Clarke in Dur. et Schinz, Consp., V, p. 577.
Kapkolonie, Natal, Transvaal, Sambesigebiet.
C. usitatus Burch. Trav. inter. South-Afr., I (1822), p. 417 in nota; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 581.
HER. : Omaruru, Schinz 523.
AMB. : Zwischen Olukonda und Uukuambi, Rautanen 20 !.
Kapkolonie, Natal, Transvaal, Oranjestaat.
Courtoisia cyperoides (Roxb.) Nees var. africana C. B. Clarke in Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 596.
HER. : im Omuramba ua Matako, Schinz 370.
KAL. : * Karakobis, an der Wasserstelle, Schinz 369.
Ist ausserdem auf Madagaskar und Sansibar nachgewiesen worden; der
Typus scheint auf Ostindien beschränkt zu sein.
Fimbristylis exilis (Willd.) Rem. et Schult. Syst. veget., II (1817), p. 98;
Dur. et Schinz, Consp., V. p. 604.
Scirpus granulato-hirtellus Bcklr. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand.,
XXXI (1889), p. 179.
GR. NAM. : nasse Stellen im Bette des I Homeib, Schinz 367.
AMB. : Olukonda, Rautanen 21; Schinz 372.
KAM. : * Ngami-See, Schinz 371.
Durch ganz Afrika verbreitet; findet sich auch im trop. Amerika.
F. ferruginea (M.) Vahl Enum. pl. II (1806), p. 291; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 606.
HER. : im TsoaXaub bei Otjimbingue, Marloth 1364 !.
Verbreitet in ganz Afrika, in Süd- und Ostasien, auf den Malaischen
Inseln, in Australien, im trop. Amerika.
Fuirena ciliaris (L.) K. Sch. in Engler Pflanzanwelt Ost Afr. C. (1895),
p- 126 var. angolensis C. B. Clarke in Dur. et Schinz, Consp., V (1894),
p- 645.
AMB. : Olukonda, Rautanen 108 !. — War bis jetzt nur aus Angola
bekannt; die Art selbst ist im trop. Afrika, von Ostindien bis zu den Phi-
lippinen, nach Nordaustralien und (Queensland verbreitet.
Ascolepis capensis (Kunth) Benth. mss. ex Ridley in Trans. Linn. Soc.,
ser. 2, II (1884), p. 164; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 651.
AMB. : « Südovamboland, » Höpfner 81 !.
Verbreitet von der Kapkolonie bis hinauf zum Nil und zum Seengebiet.
A. speciosa Welw. in Trans. Linn. Soc., XXVI (1871), p. 78; Dur. et Schinz,
Consp.. V, p. 692.
AMB. : « Ovamboland, » Höpfner 82 !.
In Angola und am Tanganika-See.
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Scirpus articulatus L. sp. pl., ed. 4 (1753), p. 70; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 618.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz 368.
Im Süden nur noch in der Transvaal, nördlich davon bis nach Aegypten,
ferner in Asien, Australien und auf den Malaischen Inseln.
S. cubensis Pœpp. et Kunth. mss. ex Kunth Enum. pl., II (1837), p. 172;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 620.
Anosporum Schinzii Bcklr. in Verh. Bot. Ver. Brand., XXIX (1887),
p. 46.
AMB. : * Kilevi am Kunene, Schinz 378.
Nördlich vom Kunene bis ins Nilgebiet; im wärmeren und trop. Amerika.
S. diœcus (Kunth) Bcklr. in Linnæa XXXVI (1869-70), p. 719; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 621.
S. Schinzii Beklr. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXIX (1887), p. 47.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 381; Bethanien, Schenck 363 !; Warmbad,
Wandres 21 !; Rehoboth, Fleck 193 a !.
HER. : im TsoaXaub, Fleck 125 a !; Scheppmansdorf, im I Kuisib,
Belck 12!.
Kapkolonie und Oranjestaat.
— -— var. macrocephala Bœck. in Linnæa, XXXVI (1869-70), p. 720;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 621.
GR. NAM. : Warmbad, Wandres 4 !. — Chaubes (Nam.).
Wird nur zu den Türen der Matjes-Häuser (Pontocks der Naman) ge-
braucht, da diese Sorte Binsen zu morsch ist für Deckmatjes der Häuser ;
daher der Name Chau = morsch, zerbrechlich. Die Namen der anderen Bin-
sensorten zum Decken der Häuser lauten :
! Khowobeb (feine Sorte), ! Gub (eine grosse Sorte, findet sich nur im
Fischfluss), / Homeb (nur im nördlichen Gross-Namaland).
Kapkolonie.
S. Isolepis (Nees) Beklr. iu Linn. XXXVI (1869-70), p. 499; Dur. et Schinz,
Consp,, V, p. 624.
Lipocarpha Rautanenii Bcklr. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXXI
(1889), p. 179.
AMB. : Olukonda, Rautanen 109!.
Trop. und südl. Afrika, Ostindien.
S. losteflorens C. B. Clarke in Dur. et Schinz, Consp., V (189%), p. 625.
HER. : an Wasserstellen im TsoaXaub, Fleck 112 a !; Chapman und
Baines (23 südl. Breite).
S. maritimus L. Sp. pl., ed. 1 (1753), p. 7%; Dur. et Schinz, Consp., V,
p- 626.
HER. : TsoaXaub, bei der Pot Mine, Gürich 112.
In ganz Afrika verbreitet, ausserdem in Europa, Asien und Nordamerika.
APPENDIX IH. 33
. micranthus Vahl Enum. pl., II (1806), p. 25%; Dur. et Schinz, Consp.,
Nip: 027.
AMB. : Upingtonia, Schinz 524.
Noch aus Angola bekannt, sonst aber nur aus Nord- und Südamerika.
. sororius (Kunth) C. B. Clarke in Dur. et Schinz, Consp., V (1894), p. 630.
S. minutissimus Beck. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXIX (1887)
p. 46.
KAL. : im Flussbett des I Uri dum, Schinz 380.
Von Burchell im südl. Afrika (ob Kapkolonie?) gesammelt.
. setaceus L. Sp. pl., ed. 4 (1753), p. 73; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 630.
AMB. : Olukonda, Rautanen 440 !.
In Afrika verbreitet, ferner in Europa, Asien, Ostindien und in einer
Spielart in Australien.
. supinus L. Sp. pl., ed. 1 (1753), p. 632; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 632.
S. leucanthus Boeck. in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXIX (1887), p. 46.
GR. NAM. : Fischfluss, Schinz 379.
Trop. und extratrop. Afrika, Europa, Asien, Australien, Nordamerika.
Rhynchospora cyperoides Mart. in Denkschr. Acad. Wiss. Münch. Math.
Phys., IV (1816-17), p. 149; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 653.
AMB. : Olukonda, Schinz 373.
Madagaskar, Mauritius, Guinea, Natal, im trop. Amerika und in Florida.
PALME.
Phoenix reclinata Jacq. Fragm. bot., I (1801), t. XXIV, p. 27; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 455; Drude in Engl. Bot. Jahrb., XXI, p. 110 und
149:
KAL. : * Ngami-See, Schinz; * am Okavango, Fleck 292 !.
Durch das ganze tropische Afrika, vom Senegal bis hinunter nach Natal.
Drude fasst P. reclinata als Sammelart auf, die seiner Ansicht nach
wahrscheinlich in 3 oder 4 Arten zu spalten sein wird, sobald das Unter-
suchungmaterial vollständiger vorliegt.
In unserem Florengebiet erreicht diese Palme am Ngami-See die West-
grenze. Im Oshindonga, dem Idiom der Aandonga wird sie « evale » ge-
nannt; möglicherweise ist darnach der Ambostamm Evare oder Evale,
südlich vom Kunene und nordöstlich von Ombandja oshona benannt, min-
destens soll dort der Baum recht häufig sein.
Die Dattelpalme, Phoenix dactylifera L., wird auf mehreren Missions-
stationen cultivirt, meistens aber nur in weiblichen Exemplaren. Die An-
zucht dieses wertvollen Baumes wäre entschieden zu empfehlen !.
1 Vergl : Das Klima des aussertrop. Südafrika von Dr Karl Dove, 1888.
BULL. HERB. BOISS. Appendix III. Octobre 1896. 3
34 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Hyphæne ventricosa Kirk in Journ. Linn. Soc., IX (1867), p. 235; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 461; Drude in Engl. Bot. Jahrb., XXI, p. 110.
Omülunga omülumentu = männliches Exemplar, omülunga omüktiintu
— weibliches Exemplar, ondunga = Fruchtstand, elunga = Frucht (Osh.).
In Amboland erreicht die Hyphene ventricosa ihre Südgrenze in Uashi-
tenga, wo sie sich in einigen spärlichen, buschförmigen Exemplaren vor-
findet (wohl desshalb, weil sie hier schutzlos den häufigen Steppenbränden
ausgesetzt ist), schon unweit davon, noch bevor man nach Okaloko kommt,
bildet sie einen dichten Hain hochstämmiger Bäume. Ausserhalb Ambo-
landes trifft man diese Palme als die Landschaft charakterisirenden Baum
erst wieder am Ngami-See, in dem dazwischen liegenden Gebiete kommt sie
nur in kleineren, isolirten Gruppen vor, so nördlich von Okamambuti in
wenigen Exemplaren, westlich von Omambonde am Omuramba ua Matako,
wo sie einen lockeren Bestand von vielleicht 200 Stück bildet (bereits von
Andersson erwähnt) und in Lewisfontein in etwa 20 Stück. Im Westen
Ambolandes, im Kaoko, bezeichnet das Flussbett des || Uni I ab (ca. 19°
40’ südl. Breite), das seinen Hottentottennamen der Hyphene verdankt, die
Südgrenze der Palmen. Missionar F. Bernsmann beobachtete nördlich davon
einen kleinen Bestand im 1! Hoanib unfern Zesfontein, sah aber den Baum
sonst nirgends im Kaoko.
Da in Zeiten einer Hungersnot von den Eingeborenen die Axt zuerst an
die männlichen Exemplare gelegt wird, so sind solche in Ondonga verhält-
nissmässig selten, der die weiblichen Blüten befruchtende Pollen wird also
vermutlich vom Winde, der zur Blütezeit ja meist aus N und N-E weht,
aus dem Oshimpolofeld zugetragen.
Im Zusammenhang damit, dass bei Missernten schliesslich auf die Hyphæœne
gegriffen wird, wird wohl die Tatsache stehen, dass in früheren Jahren die
sämtlichen weiblichen Bäume eines Stammgebietes Eigentum des Häuptlings
waren.
Nach Dupont (lettres sur le Congo, 1889, p. 549-551) ist es zweifelhaft
ob die Hyphœne ventricosa wirklich am Congo vorkommt und in der Tat ist
für das Auge des Laien eine Verwechslung wohl möglich, da auch Borassus
flabellifer L. über der halben Höhe eine Verdickungszone des Stammes auf-
weist. Vergl. übrigens auch Kirk 1. c. Sicher festgestellt ist ihr Vor-
kommen ausserhalb unseres Florengebietes für das Sambesigebiet und für
Angola. Vergl. Schinz Deutsch-Südwest-Afrika, p. 219, 220, 249, 300, 355,
360, 371, 452, 469 ff., 475.
XYRIDACEÆ.
Xyris cf. Rehmannii Alb. Nilss. in Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl. XXIV
(1892), p. 29; Dur. et Schinz, Consp., p. 421.
AMB. : Höpfner 105, ohne nähere Slandortsangabe !.
APPENDIX II. sa)
ERIOCAULACEÆ.
Eriocaulon amboense Schinz n. sp. parva, humilis (3 cm alta), foliis scapo
2-plo brevioribus, lineari-lanceolatis, subulatis; capitulis globosis, bracteis
ovalis, obtusis, laceratis, hyalinis, tepalis florum eciliatis, oblongis, peri-
gonio florum inferne tubuloso.
AMB. : Uashitenga, Schinz 859.
Nur in einem einzigen Exemplare am Rande eines kleinen Wassertümpels
gefunden.
COMMELINACEZÆ ;,
Commelina africana (L.) Spec. pl., ed. À (1753), p. 41; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 422.
GR. NAM. : Kudis, nordöstlich von Rehoboth, Fleck 645 !.
KAL. : * Uudschi, Fleck 336 !.
Kapkolonie I, IV; durch das ganze subtrop. und trop. Afrika verbreitet;
Maskarenen.
— — var. Krebsiana C. B. Clarke in DC. Monogr. Phan., III (1881),
p- 164: Dur. et Schinz, Consp., V, p. 423.
HER. : Kurumanas, Fleck 384 !.
Transvaal, Natal, Angola, Abyssinien.
Commelina benghalensis L. Sp. pl. ed. 1 (1753), p. 41; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 424.
AMB. : Olukonda, Rautanen 96!. — «Auf Aekern vorzugsweise », Rau-
tanen 129 !.
HER. : Daberas, Fleck 169 a !.
KAL. : * Uudschi, Fleck 348 ! (in der KalaXari verbreitet nach Dr Fleck).
Kapkolonie I, IV; Natal, Transvaal. Verbreitet nordwärts bis nach Abys-
sinien und bis in das Nigergebiet; trop. Asien, Japan.
C. Forskalæi Vahl Enum. pl., II (1806), p. 172; Dur. et Schinz, V, p. 425.
AMB. : Olukonda, Rautanen 141 !, 147 !.
Trop. Afrika, Madagaskar, Seychellen, Kapverd. Inseln, Arabien, Ost-
indien.
Oshihangena (Osh.).
C. Gerrardi C. B. Clarke in DC. Monogr. phan., III (1881), p. 146; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 425.
HER. : Lüderitz 9 !.
Natal, portug. Ostafrika und Sansibar.
1 Bestimmt von C. B. Clarke, Kew.
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(Se)
C. Livingstoni C. B. Clarke in DC. Monogr. phan., II (1881), p. 190; Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 426.
KAL. : * Uudschi, Fleck 344 |.
Diese Art ist zuerst von Kirk am Sambesi aufgefunden worden. Sie ist
in der Transvaal verbreitet, findet sich aber auch im Norden der Kapko-
lonie (Kimberley), im Oranjenstaat und in Natal.
C. subulata Roth Nov. plant. sp. (1821), p. 23: Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 428.
AMB. : Olukonda, Schinz 21, 33; in Omirambi häufig, Rautanen 128!.
Scheint im südlichen Afrika nur noch in der Transvaal vorzukommen,
ist aber im trop. Afrika bis zur Erythræa verbreitet.
Aneilema æquinoctialis (P. Beauv.) Kunth Enum. pl., IV (1843), p. 72;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 429.
AMB. : Olukonda, Rautanen 100 !.
Transvaal, trop. Afrika ; Arabien.
4
JUNCACEZÆ *,
Juncus maritimus Lam. var. ? arabicus Aschers. et Buchenau in Boiss.,
Fl. or., V (1882), p. 35%; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 444.
HER. : Im TsoaXaub, Fleck 162 a !.
Dieselbe Varietät ist auch in Unter-Aegypten, Arabien, Palästina, Persien
und Afghanistan gefunden worden.
Die Fleck’schen Exemplare stellen eine höchst merkwürdige, weiche
Form dar.
LILIACEÆ,
Gloriosa virescens Lindl. in Bot. Mag. (1825), t. 2539; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 417.
HER. : I Ameib, Belck 32 !; Otavi bei Waterberg, Dove |.
AMB. : Olukonda-Oshiheke, Schinz 903; Olukonda, Rautanen 101 !.
Omüpanda, Wulfhorst 17 !. Oluvalavala (Oshikuan.).
Durch das ganze subtrop. und trop. Afrika verbreitet; in Südafrika in
der Kapkolonie, in der Transvaal und in Natal nachgewiesen.
Androcymbium melanthioides Willd. in Ges. Natur. Fr. Berl. Mag., II
(1808), p. 21; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 412.
GR. NAM. : Kleiner Fischfluss, Schinz 26 ; Naidas, Fleck 298 a !.
Transvaal, Kapkolonie. Eine Spielart findet sich in Abyssinien.
A. roseum Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 91; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 412.
HER. : Otjikango okatiti, Marloth 1360, Schinz 62; Gobabis, Schinz 63.
1 Bestimmt von Prof. Dr Fr. Buchenan, Bremen.
APPENDIX IM. 37
Ornithoglossum viride (L.) Dryand. in Ait. Hort. Kew. ed. 2, II (1811),
p. 327 ; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 416.
— — var. grandiflorum Bak. in Journ. Linn. Soc., XVII (1879), p. 449:
Dur. et Schinz, Consp., V, p. #46.
GR. NAM. : ohne nähere Standorlisangabe, Fleck 306 a!; Lüderitzhafen,
Schinz 45.
KAL. : * Rietfontein, Fleck 298 a ! ; * Olifantskloof, Fleck 228 !.
Der Typus findet sich in der Kapkolonie und in der Transvaal: die
Varietät ist zuerst in der Kapkolonie nachgewiesen worden. Eine zweite
Spielart kommt auf Madagaskar vor.
Das von mir im Sande unweit Lüderitzhafen aufgefundene Exemplar ist
in Frucht, die Zugehörigkeit zu der obigen Varietät ist daher nur eine mut-
massliche.
Bulbine asphodeloides (L.) Schult. Syst. veg., VII (1829), p. 444; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 336.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 934.
Weit durch Afrika verbreitet; kommt auch in der Kapkolonie (I, II) und
in Natal vor. !
Anthericum arvense Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brand., XXXI (1889),
p. 215: Dur. et Schinz, Consp., V, p. 342.
AMB. : Olukonda, auf Brachäckern, Sandboden, in der Öshihekeformation,
Schinz 19, Rautanen 103!.
Eriospermum Bakerianum Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb.,
XXXI (1889), p. 215; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 339.
HER. : Kaoko, zwischen Koiami und dem Onanisfluss, Belck 48 !; Lüde-
ritz 26 !.
AMB. : Olukonda-Oshiheke, Schinz 17.
E. corymbosum? Baker in Journ. Linn. Soc., XV (1876), p. 266; Dur. ei
Schinz, Consp., V, p. 339.
HER. : Auf der Namib, nordwestlich von der Hopemine, Stapff !.
Nur ein einziges, schwaches Exemplar. Die Art war bis jetzt nur aus der
Transvaal, und mir nur aus der Beschreibung bekannt.
E. Fleckii Schinz.
Folium cum floribus productum, lanceolatum, acutum viride, glabrum,
+ % em longum, Æ 1 cm latum; racemus + corymbosus, pedicellis
5—90 mm longis; perianthium + 6 mm longum, segmentis oblongis,
mucronatis; filamenta crassa sed non aplanata.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 887 !.
E. lancesfolium Jacq. Icon. PI. rar., (1782), t. XLII: Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 340.
GR. NAM. : ! Han + ami Plateau zwischen Bethanien und Bersaba,
Schenck 374!.
Bestimmung zweifelhaft ! Die Art ist aus der Kapkolonie bekannt.
38 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
E. latifolium Jacq. Icon. Pl. rar., II (1793), t. CDXX; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 340.
HER. : Lüderitz 26!.
AMB. : Olukonda, Schinz 18, Rautanen 105 !.
Kapkolonie, Transvaal ?.
E. roseum Schinz.
Cormus globosus, cortice roseo; folium cum floribus productum, solita-
rium cordato-suborbiculatum, apiculatum, glabrum, + 6 !/s cm latum ;
scapus + 6 cm longus; racemus laxe multiflorus, expansus, 4—11 cm
longus, pedicellis patentibus, 5—11 mm longis, bracteis deltoideis; perian-
thium campanulatum, Æ 7 mm longum, segmentis oblongis, obtusis, dorso
late roseis ; stamina perianthio duplo breviora, filamentis aplanatis, lanceolatis.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 888 !; 1 Han + ami Plateau, zwischen
Bethanien und Bersaba, Schenck 368 !.
HER. : Kaoko, zwischen dem Koiami und dem Onanisfluss, Belck 22 !.
E. corymbosum Bak., das in Frage kommen könnte, hat grün gestreifte
Tepalen und im Verhältnis zu den Periantabschnitten kürzere Filamente
und überdies schirmtraubenartige Blütenstände. E. Bellendeni Sweet, das
ebenfalls eine unserer Pflanze ähnliche Tracht aufweist, entwickelt die
Blätter erst lange nach den Blüten.
E. spec.
Mit dunkelgrünen, am Grunde herzförmig ausgerandeten, breit eirunden,
apiculaten, 40 cm langen und 9 cm breiten Blättern. Knollen innen hoch-
gelb, aussen braun.
HER. : I Kuisib, Fleck 482 !.
E. spec.
Blätter fehlen; Blütenblätter weiss, mit gelber Mittellinie. Staubfäden
unterwärts plötzlich verbreitert.
HER. : Lüderitz 8 !.
E. spec.
Blätter zart, fast kreisrund, am Grunde herzförmig ; Knollen innen hoch-
gelb. Blüten ?.
GR. NAM. ; Rehoboth, Fleck 482 !.
Alce dichotoma L. Suppl. pl. (1781), p. 206; Dur. et Schinz, Consp., V,
p- 305.
GR. NAM.: Von Guos an ostwärts gemein (Schinz); [| Kukaos, Schenck 158.
HER. : Von I Aai || guinXab an ostwärts auf der Namib, bis gegen I
Usa I kos; an letzterem Orte von Marloth gesammelt (1439).
Südlich vom Oranjenfluss in der Karrooformation.
Diese baumartige Ale ist namentlich für die Tafelbergzone Gross Nama-
landes charakteristisch: der dicke, gelbe Stamm mit der kugelartigen Krone
macht sie schon aus weiter Entfernung bemerkbar. Paterson hat diese Art
in Klein Namaland, in der Gegend der Kamisberge nachgewiesen; im Here-
APPENDIX IM. 39
roland ist sie seltener und kommt wohl kaum weiter östlicher als I Usa 1
kos vor. Früher, als die Naman als Hauptwaffen noch Pfeil und Bogen
trugen, vertertigten sie aus den Aesten dieses Baumes ihre Köcher, wess-
halb derselbe bei den holländisch sprechenden Einwohnern der Kolonie den
Namen Koker-Boom (Köcherbaum [Nam. // Garab]) erhielt.
Von dieser Pflanze dürfte das Rindenstück stammen, das Pechuel-Læsche
aus dem Hereoland gebracht hat und das von Kuntze in der Aufzählung der
Pechuelschen Pflanzen (Plant Pechuelianæ Hereroenses) als Boswellia
papyrifera Rich. vel. sp. aff. bezeichnet worden ist.
Vergl. auch bezüglich Aloe dichotoma Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika,
p. 18, 28, 34, 424, 462, 467, 475
A. hereroensis Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 2; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 307.
HER. : I Usa I kos, Marloth 1438; zwischen Otjovazandu und Ombika,
Schinz (Vergl. Deutsch-Südwest-Afrika, p. 211; Otjikango Schinz 346;
| Ubib, Fleck 736 !, 82!; I Kuisib, Fleck 698 !, 296 a!.
A. montana Schinz.
Caulis ?; folia lanceolata, aculeis marginalibus minutis, viridis, deltoideis,
racemus densiflorus, pedicellis apice cernuis, 3—8 mm longis, bracteis longe
euspidatis; perianthium luteum, tubulosum, subearnosum, 31/2 em longum,
segmentis oblongis tubo triplo-longioribus vel subæquilongis, apice callosis;
genitalia perianthio æquilonga vel breviter exserta.
HER. : + Gansberg, Fleck 461 !, 838 !.
A. obscura Mill. Gard. Dict., ed. 8 (1768), n. 6; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 310.
AMB. : Oshando, Schinz 345.
Kapkolonie.
Die Bestimmung ist unsicher; es liegt mir von dieser, in der Kapkolonie
nicht seltenen Art nur ein schmächtiger Blütenzweig mit einigen wenigen
Blüten vor.
A. rubro-lutea Schinz.
Da es mir unmöglich ist, diese Art mit Sicherheit mit einer der beschrie-
benen zahlreichen Aloe Arten identificiren zu können, so belege ich sie mit
einem neuen Namen und zwar hauptsächlich desshalb, weil sie allem
Anschein nach die in Deutsch-Südwest-Afrika am häufigsten vorkommende
Aloe ist. Ich selbst habe zwar kein Herbarmaterial davon nach Europa
bringen können, da die betreffenden Packete im Verlaufe der Reise verloren
gegangen sind, indessen besitze ich eine von Dr. Fleck aufgenommene Pho-
tographie von A. rubro-lutea, die mich mit aller Sicherheit meine alte
Bekannte erkennen lässt.
Die dichte, + 1/2 m im Diameter messende Blattrosette wird von einem
1 bis 4 !/2 m hohen, dicken Stamm getragen; die Blätter sind lanzettlich,
mindestens 10 cm breit, spitz, am Rande mit weit entfernt stehenden,
40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
kurzen aber sehr rigiden Stacheln besetzt, deren bräunliche Spitzen
nach der Blattspitze zugerichtet sind. Der Blütenstand ist candelaberartig;
jeder Ast ist nach Art einer Traube dicht mit anfangs kurz gestielten
Blüten besetzt. Die den Achseln mehr oder minder breit-lanzettlicher, häu-
tiger Tragblätter entspringenden Blüten sind Æ 3 cm lang, über dem
Grunde kaum verengert. Die Sexualorgane sind kürzer als das rotgelbe
Perigon und daher von diesem eingeschlossen; die einzelnen Perigonab-
schnitte sind stumpf und nicht über 5 mm lang. Nach der Befruchtung ver-
längern sich die Blütenstiele, sodass die reifen, gedrungenen Kapseln schliess-
lich & 1 1/2 cm lang gestieit sind.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 497 a !.
HER. : I Kuisib, Fleck 472 !.
KAL. : Olifantskloof, Fleck 263 !.
A.spec.
Ohne Blätter; Blütendstand verzweigt, Blüten ziegelrot.
HER. : ı Hoa%a! nas, Fleck 893 !.
A. spec.
Mit bis zu 3 1/2 cm langen Tragblättern.
HER. : Zwartbankberge, Stapff 1 a!.
A. spec.
Blätter fehlen.
KAL. : * Zwischen Nukain und Kuka, Fleck 296 !.
A.spec.
HER. : Dupaspass, Fleck 58!.
A. spec.
HER. : Nels 71 !.
AMB. : Olukonda, Rautanen 98 !.
A. spec. (ougoreb, Nam.).
GR. NAM. : Warmbad, Fenchel 97 !.
Albuca ($ Pallastema) Fleckii Schinz.
Bulbus globoso-ovatus, 9 cm vel ultra crassus; folia lanceolata, acuta,
facie deorsum concava, + 15 cm longa; racemus = 30 cm longus; pedi-
celli + 1 em longi; bracteæ anguste lanceolatæ, cuspidate, = % mm
longæ; perianthium + 18 mm longum, segmentis oblongis, obtusis, albidis,
+ 6 mm latis; stamina omnia fertilia; filamenta alterna basi auriculata ;
stylus + 11 mm longus.
HER. : Zwischen Hornkranz und dem + Gansberg, auf Granit, Fleck 137.
A. Bainesii Bak. in Journ. Linn. Soc., XIII (1873), p. 290; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 377.
KAL. : * near Koobie südwestlich vom Ngami-See, Baines.
A. ($ Pallastema) hereroensis Schinz.
zulbus + 7 cm crassus, fibris setosis pluribus coronatus; folia lineare-lan-
ceolata, facie deorsum concava, + 10 em longa ; racemus <= 20 cm longus;
APPENDIX II. 4A
pedicelli infimi = 6 mm longi, ascendentes; bracteæ 5 mm longæ perian-
thium brunneo-luteum, + 17 mm longum, segmentis oblongis, + 6 mm latis;
stamina omnia fertilia; filamenta basi auriculata; stylus ovario æquilongus.
HER. : Hornkranz, auf Granit, Fleck 139 !.
Unterscheidet sich von A. Fleckii in auffallender Weise durch die langen
Blütenstiele.
Die Section Pallastema ist, abgesehen von den drei nun genannten Arten,
noch des weitern durch je eine Speciesin Abyssinien (A. abyssinica Dryand.)
und in Angola (A. angolensis Welw.) vertreten. Vergl. Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 377.
A. spiralis L. Suppl. (1781), p. 196; Dur. et Schinz Consp., V, 379.
GR. NAM. : Hinter Warmbad, Fleck 306 a !.
Kapkolonie (L).
Urginea acinacifolia Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI
(1889), p. 220 ; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 380.
AMB. : Oshando, Schinz 24.
U. sanguinea Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI (1889),
p. 219; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 384.
HER. : Hornkranz, Fleck 136 !; Omambonde!, Schinz.
AMB. : Olukonda, Schinz 25.
U. spec.
HER. : Dubis, am Ausspannplatz, schlammiger Boden, Fleck 891 !, 906!.
U. spec. ?
Blüten fehlen.
HER. ; Lüderitz (ohn Nummer).
Dipcadi Durandianum Schinz in Dur. et Schinz, Consp., V (1893), p. 374.
D. Bakerianum Schinz (non Bolus) in Verh. Bot. Brandenb., XXXI
(1889), p. 217; Schinz et Dur., Consp., V, p. 373.
AMB. : Olukonda, Schinz 410, Rautanen 103 !. Vorzugsweise auf Aeckern.
D. Clarkeana Schinz in Verh. Bot. Ver. Brandenb., XXXI (1889), p. 218;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 374.
GR. NAM. : Lüderitzhafen, Schinz 412; Rehoboth, Fleck 861 !.
HER. : Zwartbankberg, Stapff 4!.
D. cf. crispum (Burch.) Bak. in Journ. Linn. Soc., XI (1871), p. 399; Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 374.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 885 !.
Kapkolonie.
D. longibracteatum Schinz in Verh. Bot. Ver. Brandenb., XXXI (1839),
p. 218; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 374.
AMB. : zwischen Uukuambi und Ondonga, Schinz 411.
1 In den Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI, 1. c. fälschlich Osnam-
bonda geschrieben.
492 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
D. spec.
GR. NAM. : ohne nähere Ortsbezeichunng, Fleck 308 a !.
D. venenatum Schinz.
Bulbus ovoideus, + 3,5 em latus; folia carnoso-herhacea, glabra, linearia,
basi vaginantia, canaliculata, 2—4 mm lata, + 20 cm longa; racemus laxe
pluriflorus; pedicelli 3—6 mm longi; bracteæ + 8 mm longæ, caudatæ;
perianthium 10—12 mm longum, albo-luteum; antheræ ad faucem subses-
siles; ovarium basi angustatum.
AMB. ; Olukonda, Rautanen 126 !
Die Aandonga nennen die Pflanze « Ejanga ; » die Blätter sind für Ziegen
oder Schafe äusserst giftig.
D. spec.
Ohne Blätter.
AMB. : Olukonda, Rautanen 22!, 99!.
Scilla lanceæfolia (Jacq.) Bak. in Saund. Refug. bot., III (1870), t. CLXXXIT ;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 393.
HER. : Lüderitz 31 !.
Verbreitet in der Kapkolonie, Natal und Angola.
Ornithogalum amboënse Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI
(1889), p. 220; Dur. et Schinz, Consp. V, pr 399.
AMB. ; Zwischen Olukonda und Omandongo, Schinz.
O. cf. longebracteatum Jacq. Hort. Vindob., I (1770), t. XXIX; Schinz et
Dur., Consp., V, p. 402.
Vielleicht eine Varietät ?
HER. : Lüderitz 5 a!.
Kapkolonie, Massaihochland.
O. pulchrum Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI, (1889),
p. 221.
AMB. : Okasima ka Namütenya, Schinz 419.
O. spirale Schinz.
Bulbus oblongo-ovoideus, Æ 3 cm crassus; folia lineari-lanceolata, cana-
liculata, + 20 cm longa, Æ 5 mm lata, apice circinata; scapus strictus,
+ 12 cm longus; racemus laxe 20-florus; pedicelli + 12 mm longi,
patentes; bracteæ longe acuminatæ, scarios®; perianthium 7—18 mm
longum, segmentis 2—3 mm latis, luteis, 3—% nervalis; filamenta a basi
dilatata.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 890 !.
O. Stapffii Schinz.
Bulbus ovoideus, -E 6 cm crasssus; folia lanceolata, = 13 cm longa et
+ 41 mm lala; racemus + 5 cm longus, multifiorus; pedicelli infimi
> mm longi: perianthium album, segmentis oblongis, + 7 mm longis; fila-
menta basi abrupte dilatata.
APPENDIX II. 43
HER. : ohne nähere Standortsangabe, Belck 64!!; Namib, vor der Hope-
mine, Slapff 28!.
O. vittatum Kunth. Enum. pl., IV (1843), d. 368; Dur. et Schinz, Consp., V,
p. 407.
GR. NAM. : am Oranjenfluss, Steingröver 26!.
Kommt in der Kapkolonie vor.
O. spec.
GR. NAM. : am Oranjenfluss, Schenck 231 !.
O. spec.
Nur Fruchtexemplare.
HER. : Nels 721.
Pseudogaltonia Pechuelii O0. Kuntze in Jahrb. K. bot. Garten Berlin, IV
(1886), p. 27%; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 376.
HER. : Pechuel-Loesche.
Lachenalia orchioides Ait. Hort. Kew, ed. 1, I (1789), p. 460; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 368,
GR. NAM. : In dem Gebiete von Warmbad, Fleck 306 a!.
Aus der Kapkolonie bekannt.
Asparagus cf. africanus Lam. Encyel. Bot., I (1783), p. 295; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 281.
HER. : Harris, Fleck 296 a!.
Verbreitet in der Kapkolonie, in Angola und in Ostafrika.
A. cf. declinatus L. Sp. pl. ant., ed. 1 (1753), p. 313; Dur. et Schinz, Consp.,
X, p. 284.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Fenchel 148!.
Kapkolonie, Pondoland?, Marocco.
A. exuvialis Burch. Trav. Int. S. Afr., I (1822), p. 432; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 284.
GR. NAM. : || Karasgebirge, Fenchel 130!. — 1 Awes (Nam.).
KAL. : * Ngami-See, Schinz 900.
Kapkolonie.
Asparagus Fleckii Schinz.
Suffrutex squarrosus, ramis divaricatis, angulatis; folia basi in spinas
pungentes rectas producta: cladodia 6—10 na, subulata, canaliculata, dura,
pungentia, recta, 8—12 mm longa; internodia suprema 1/2—1 cm longa;
flores hermaphroditi; pedicelli 1—6 ni, + 1 cm longi.
KAL. : * Rietfontein, Fleck 238!.
Asparagus hereroensis Schinz.
Suffrutex erectus, ramosissimus, ramis lignosis, rubro-brunneis, tere-
1 Wenn auf Belck’s Etiquette « Gross-Namaland 1885» als Fundort notirt ist,
so muss dies auf einem Irrtum beruhen, denn Belck ist 1885 nicht mehr in
jenem Gebiete gewesen.
Al BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
tibus, glabris, patentibus. Folia basi calcarata. Cladodia fasciculata,
1—3 cm longa, subulata, recta vel curvata, ascendentia. Baccæ in axillis
solitariæ.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 295 a!.
HER. : Harris, Fleck 549.
A. Judtii Schinz.
Suffrutex divaricatus, ramis + horizontaliter patentibus, apice spinosis;
folia basi in spinas subulatas rectas producta ; cladodia 3—6 na, subulata,
3—5 mm longa; pedicelli 2—3 ni, 3—5 cm longi; flores hermaphroditi.
HER. : I HoaXa I nas, Fleck 901!.
A. juniperoides Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 3; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 285.
GR. NAM. : | Aus, Marloth 1583.
Ob wohl der Standort richtig angegeben ist? Marloth war niemals in
| Aus!.
A. cf. laricinus Burch. Trav. Int. S.-Afr., I (1822), p. 537; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 285.
GR. NAM. : Warmbad, Wandres 10 !. — / Hoaweb, dh. Moospflanze
(Nam.).
Kapkolonie.
Der Absud der Wurzel wird von den Hottentotten zur Heilung von
Augenentzündungen verwandt.
A. namaensis Schinz.
Suffrutex erectus, ramosissimus ; ramis et ramulis virgatis; folia basi in
spinas parvas rectas producta; cladodia gracillima setacea, ad apices
ramorum fasciculata, 2—6 cm longa ; flores hermaphroditi.
GR. NAM. : Fleck 307 a !, ohne nähere Standortsbezeichnung.
Asparagus Nelsii Schinz.
Suffrutex rämosissimus, ramis lignosis teretibus, ramulis strictis albido-
puberulis. Foiia in spinas duras brunneas deflexas producta. Internodia
suprema + 3 mm longa. Cladodia fasciculata, subulata, !/„—1 cm longa.
HER. : Nels 70 !.
A. pilosus Bak. in Journ. Linn. Soc., XIV (1875), p. 610; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 287.
KAL. : * Ngami-See, Maccabe.
A. Pauli-Gulielmi Solms in Schweinf. Beitr. Fl. Æthiop. (1867), p. 613;
Dur. et Schinz, Consp., V, p- 287.
HER. : Okahandja, Höpfner 65 !. det. Vatke.
Im trop. Afrika nördlich vom Sambesi verbreitet und zwar quer durch
den ganzen Kontinent.
A. racemosus Willd. var. tetragonus Bak. in Journ. Linn. Soc., XIV
(1875), p. 62%; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 288.
GR. NAM. ; Rehoboth, Fleck 121.
APPENDIX I. 45
AMB. : Grootfontein in Südost-Ondonga, Schinz 297.
Kapkolonie, Angola, Ostafrika; trop. Asien.
A. striatus (L.) Thunb. Prodr. pl. Cap. (179%), p. 65; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 290.
GR. NAM. : Fleck 306 a!, vermutlich aus dem südlichen Teile von
Gross-Namaland.
Verbreitet in der Kapkolonie.
A. spec.
HER. : Koanus, Fleck 205 !.
Ein einziges, blütenloses Exemplar.
A.spec.
AMB. : zwischen Ondonga und Uukuambi, Rautanen 105!.
Ein unvollständiges Zweigstück.
A. spec.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Fenchel 147!, Tsau || hais, nördlich vom
|| Karas-Gebirge, Fenchel 149!.
Steril.
In Gr. Nam. verbreitet.
Sansevieria cylindrica Boj. Hort. Maur. (1837), p. 349; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 140.
AMB. : Uukuambi, Schinz 1009.
Verbreitet im trop. Afrika, geht aber wohl kaum südlicher.
S. thyrsifiora Thunb. Prodr. pl. Cap. (1794), p) 65; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 14,
HER. ; Waterberg, Schinz 10087. — Etjo (Otj.).
KAL. : * | Noi Xas, Schinz 4007; 1 Nosob, Fleck 332!.
Vorzugsweise im œæstlichen Teile Südafrikas verbreitet, so zB. auch in
der Transvaal.
Die Mehrzahl der Sansevieria-Arten liefern eine ganz ausgezeichnete
Textilfaser, die unter dem Namen Bowstring Hemp bereits eine beachtens-
werte Rolle auf dem Weltmarkte spielt. Den Bergdamara und Buschmän-
nern der KalaXari ist diese wertvolle Eigenschsft der Pflanze längst bekannt
und namentlich S. éhyrsiflora findet daher bei den genannten Stämmen
vielfache Anwendung zur Herstellung von Tauen, Fangschnüren, etc., nicht
aber von Bogensehnen. Der Eingeborene pflegt zwecks Gewinnung der Faser
die Blätter erst einige Tage in Wasser aufzuweichen, dann klemmt er die Basis
des Blattes zwischen die erste und zweite Zehe des linken Fusses und
bearbeitet nun das Blatt mit einem scharfen Messer, indem er dasselbe
unter Anwendung von Druck längs des Blattes hingleiten lässt und zwar
von unten nach oben streichend. So erhält er dann so viele Faserbüschel,
als er Blätter bearbeitet hat ; in der Anfertigung von Schnüren zeigt nament-
lich der Buschmann eine erstaunenswerte Fertigkeit.
Vergl. bezüglich Sansevieria thyrsiflora Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika ;
LG BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
hinsichtlich der übrigen Arten die Studie von Gürke in Englers Deutsch-
Ostafrika und die Artikel über Bowstring Hemp im Bulletin of Miscell.
Informarion (Kew), 1887.
Moræa spec.
GR. NAM. : zwischen Warmbad und Naidas, Fleck ! ; zwischen Warm-
bad und Aro-Ass, Fleck 66%!. (Spielart der vorangehenden Nummer mit
weissen Blüten.)
Moræa spec.
GR. NAM. : zwischen Hornkranz und Rehoboth, Fleck 664!.
Eine weitergehende Bestimmung dieser zwei Mor@a-Arten ist nicht durch-
führbar, da die Blüten stark laidirt sind.
Liliacee mit rigiden, schmalen B. ohne Bl. Unbestimmbar.
Kurumanas, Fleck 389!.
AMARYLLIDACEE.
Imhofia Duparquetiana Baill. in Bull. Soc. Linn. Par. (1894), p. 1132; Gard.
Chron. (189%), p. 624.
KAL. : Duparquet, 120, 122, 196, 197; ohne nähere Standortsangabe.
Ich folge hier Otto Kuntze und gebe aus Prioritätsrücksichten dem Namen-
nung Imhofia Heist. (non Herb.) vor Nerine Herb. den Vorzug. Vergl.
0. Kuntze, Revisio (1891), p. 704.
I. laticoma (Ker) Schinz.
Nerine. — Dur. et Schinz, Consp., V (1893), p. 256.
HER. : Lüderitz 30!.
AMB. : Höpfner 111 al.
Kapkolonie.
I. undulata (L.) O. Kuntze in Revis. Gen. PI. (1891), p. 704.
HER. : Kaokofeld, Belck 59b!.
Kapkolonie, Oranjenstaat.
Vielleicht identisch mit der Spielart major Tratt. mit nicht krausen
Perigonabschnitten.
Hæmanthus coccineus L. Sp. pl. ed. 2 (1762), p. #42; Dur. et Schinz,
Consp.. V, p. 263.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 409.
Kapkolonie.
Buphane disticha (L.) Herb. in Bot. Mag. sub t. 2578; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 268.
GR. NAM. : | Aus, Schenck 4A.
Vom südlichen Afrika bis nach Angola im Westen und bis zum Tanga-
nika-See im Osten.
Strumaria bidentata Schinz.
Bulbus subrotundus, tunicatus, extus albus; folia?; scapus Æ 9 cm
APPENDIX II. 47
longus, erectus ; flores umbellati, 10—12; spathæ purpurascentis foliola 2,
lanceolata, cuspidata, erectiuscula; pedicelli graciles, ereeti; perigonii
foliola lanceolata, candida, externe basi rubicunda, + 4 mm longa; fila-
menta inferne dilatata, bidentata, basi brevissime connata dein filiformis.
GR. NAM. : Unterer Oranjenfluss, Schenck 232!.
Die seltsamen Staubfäden unterscheiden die Pflanze auffallend von allen
bekannten Sirumaria-Arten.
Brunsvigia spec.
HER. : zwischen Wortel und Rehoboth, Fleck 39 a!; Matchlessmine
Fleck 408! ; Miss Kolbe!.
AMB. : Höpfner 111 a!.
Crinum Bainesii Bak. in Gard. Chron., ser. 2, XVI (1881), p. 39; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 247.
AMB. : Olukonda, Schinz 522.
KAL. : * Kobis, südwestlich vom Ngami-See, Baines.
C. Belkianum Schinz (section Platyaster).
Folia ensiformia, Æ 35 em longa, basi + % cm lata, apicem versus atte-
nuata, margine scabra; scapus mulliflorus, robustus; flores pedicellati;
perianthii tubus rectus, = 11 Y» em longus, lacinie anguste ellipticæ,
acutæ, basi attenuatæ, Æ 6 cm longæ, + 4 mm late; filamenta = 5 cm
longa.
HER. : Namib, Belck 604!.
Unzweifelhaft mit C. leucophyllum und C, Bainesii verwandt, die beide
wiederum dem trop. G. Tinneanum sehr nahe stehen. C. leucophyllum hat
viel breitere Laubblätter und C. Bainesii unterscheidet sich durch eine
kürzere Kronröhre und kürzere Perigonzipfel.
C. Forbesianum? Herb. Amaryll. (1837), p. 267; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 248.
HER. : zwischen I HoaXa 1 nas und Rehoboth, Fleck 9090 !.
Das Belegexemplar und die treffliche Zeichnung, die ich der Güte meines
Freundes Dr. Fleck verdanke, stimmen mit der Beschreibung Bakers in
dessen Handbuch der Amaryllidaceen und mit der Abbildung dieser Pflanze
im Botanical Magazine (tab. 6545) überein, nur sind dis Blätter bei dem
Fleckschen Exemplar nach handschriftlicher Angabe des Sammlers (das
getrocknete Exemplar selbst entbehrt solcher leider) gezähnt, während sie
nach der Bakerschen Diagnose bewimpert sein sollten. Diese Angabe stimmt
allerdings nicht mit der Diagnose die die Abbildung unserer Art in der
Illustration horticole, vol. XXXII (1885), tab. 55 begleitet, die der Pflanze
gesägte Blätter zuschreibt. Bei der Unvollkommenheit meines Belegexem-
plares wage ich es indessen nicht, eine besondere Art aufzustellen und beg-
nüge mich damit, auf diese Unterschiede und Widersprüche aufmerksam
gemacht zu haben.
48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
C. leucophyllum Bak. in Bot. Mag. (188%), t. 6783; Dur. et Schinz, Consp.,
V, p. 249.
HER. : fide Baker L. c.
AMB. : Omandongo, Schinz 2056.
C. longifolium Thunb. var. Farinianum Bak. in Gard. Chron., ser. 2, XVI
(1887), p. 833; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 249.
KAL. : * Farini.
Hierher gehört vermutlich eine von Dr Fleck in Gross-Namaland und
zwar bei Rehoboth gefundene C. Art (n. 905!).
C. Rautanenianum Schinz (Sect. Codonocrinum).
Folia anguste lanceolata, + 40 cm longa, + 15 mm lata, margine
scabra; scapus pauciflorus, robustus; flores sessiles ; perianthii tubus rectus,
+ 10 em longus, laciniæ late lanceolatæ, basi attenuatæ, acutæ, + 9 cm
longæ, Æ 21/2 cm latæ, albæ; filamenta + 8 cm longa, inclusa; antheræ
+ 2 cm longæ ; ovarium oblongum.
AMB. : Olukonda, Schinz 822; zur Regenzeit in den Omiramba überaus
häufig. Prachtvolle Pflanze, für die Kultur höchst empfehlenswert.
Verwandt mit C. giganteum Andr.
‘ Von Lüderitz ist ein Crinum gesammelt worden, das mit meiner Pflanze
in Bezug auf die Blätter und die Länge der Perigonröhre durchaus überein-
stimmt, dessen Perigonzipfel aber zugespitzt sind. Da mir nur 2 Blüten vor-
liegen, so muss ich es noch unentschieden lassen, ob wir es hier nur mit
einer Varietät oder mit einer besonderen Art zu tun haben.
C. spec. — Fragment.
HER. : Otavi, nördlich vom Waterberg, Dove!.
Verwandt mit C. Bainesii, aber Perigonröhre nur 2 cm lang.
Ammocharis Taveliana Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brand. XXXI
(1889), p. 214; Dur. et Schinz, Consp. V, p. 253.
GR. NAM. : Bethanien, Schinz 16, Schenck 358! ; Pohle!.
HER. : Belck 48 a!.
Vergl. Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika, p. 464.
Pancratium trianthum Herb. in Ann. nat. hist. IV (1840), p. 28; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 269.
HER. : zwischen I HoaXa 1 nas und Rehoboth, Fleck 8991; Otavi,
nördlich vom Waterberg, Dove !.
Im trop. Afrika verbreitet.
Cyanella lutea L. Suppl. (1781), p. 201 ; Dur. et Schinz Consp. Fl. Afr., V,
p. 238.
— — var. angustifolia Schinz.
Blätter 3—4 mm breit.
KAL. : | Oas, Fleck 232!.
Der Typus ist ein Bürger der Kapkolonie Gebiete I und IV, ebenso die
übrigen 3 Spielarten desselben und die 4 weiteren Arten dieses Genus. Der
APPENDIX IM. 49
verstorbene Dr Nachtigal hat die Pflanze ebenfalls in Südwest-Afrika, aber
ohne Blätter gesammelt; die gedruckte Etiquette gibt als Fundort die grosse
Fischbai an, doch zweifle ich sehr an der Richtigkeit dieser Angabe.
VELLOZIACEÆ.
Barbacenia hereroensis Schinz.
Folia anguste lanceolata, acuta, margine et subtus secus nervum medium
subtiliter spinoso-ciliata ; pedunculus uniflorus, superne viscosus; perigonii-
folia azurea, apiculata, filamenta brevissima.
Blätter + 30 em lang, — 5 mm breit; Blütenstandstiel + 20 cm lang,
oberwärts dicht mit aus vielzelligen Kugeln bestehenden Emergenzen besetzt.
Perigonblätter + 30 mm lang und + 8 mm breit, Staubfäden + 15 mm,
Griffel samt Narbenstreifen + 9 mm.
HER. : auf Granitfelsen an der Wasserstelle hinter dem Tebris Pass,
Fleck 80.
Das Vorkommen dieser Gattung in dem uns beschäftigenden Gebiete war
zu vermuten, da bereits 5 Arten aus Angola und verschiedene aus der Kap-
kolonie, der Transvaal, ete., bekannt sind. Unsere Art dürfte wohl der
Barbacenia scabrida Pax sehr nahe verwandt sein.
IRIDACEE.
Lapeyrousia caudata Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI
(1889), p. 213; Dur. et Schinz, Consp., V, p. 189.
AMB. : Olukonda, Schinz 15; Rautanen 2!.
L. cœrulea Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXXI (1889), p. 212;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 189.
HER. : Lüderitz 28!; Otjitambi im Kaoko, Belck 501.
AMB. : Oshando, Schinz 14.
Lapeyrousia edulis Schinz.
Bulbus ovoideus; tunicæ reticulato-fibrosæ; scapus acutangulus, sub-
alatus; folia anguste lanceolata, acuta, 30 cm longa, + 10 mm lata,
firma, glaberrima; spathæ 1 ovato-lanceolatæ; acutæ, 3—5 cm longæ;
perigonii tubus eylindrieus, + 15 cm longus, laciniæ lanceolatæ, acutæ,
+ 2 1/2 cm longæ, + 3 mm latæ, albæ; filamenta + 7 mm longa.
AMB. : im Walde zwischen Ondonga und Uukuambi; Rautanen 106!.
Die Knollen dieser Pflanze sind essbar und werden von den Aandonga
auch medieinisch verwendet.
L. fasciculata Ker. in Ken. et Sims Ann. of Bot., I (1805), p. 237; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 190.
BULL. HERB. BoIss. Appendix III. Octobre 1896. 4
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
GR. NAM. : Zwischen Warmbad und || Aris, Fleck 305 al; zwischen +
Ausis und + Kuias, Schenck 194 !.
Kapkolonie.
Babiana spec. cf. B. Bainesii Baker in Journ. of Bot. (1876), p. 335; Dur.
et Schinz, Consp., V, p. 198.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 365 !
B. Bainesii kommt in der Transvaal vor.
Antholyza saccata (Klatt) Bak. Syst. Irid. (1877), p. 180; Dur. et Schinz,
Consp., V, p. 228.
GR. NAM. : Abhänge der Tafelberge um Warmbad, Fleck 55 al.
Kapkolonie.
A. Steingröveri Pax in Engl. Bot. Jahrb., XV (1892), p. 12; Dur. et Schiuz,
Consp., V, p. 230.
GR. NAM. : | Aus. Steingröver 47!; || Kukaos, südlich von | Aus,
Schenck, 1561.
Gladiolus edulis Burch. ex Ker. in Bot. Reg. (1817), t. CLXIX; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 216.
AMB. : Grootfontein in Südost-Ondonga, Schinz 443.
Kapkolonie, Natal.
ORCHIDACEÆ.
Bonatea foliosa (Sw.) Lindl. Gen. et sp. Orch. (1835), p. 329; Dur. et
Schinz, Consp., V, p. 89.
AMB. : Olukonda, Rautanen 86!.
Natal, Kapkolonie.
Eulophia articulata (Schum.) Lindl. Gen. and spec. Orchid. (1883), p. 181;
Dur. et Schinz, Consp., V, p. 19.
HER. : Fleck.
Westafrika.
E. hereroensis Schltr. in Bull. Herb. Boiss., IV (1896), p. 414.
HER. : Harris, Fleck 4121.
SALICACEÆ.
Salix capensis Thunb. Fl. Cap. (1823), p. 139; DC. Prodr. Regn. Veget.,
XVI, p. 197; Fries in Ofvers. cf. k. Vet. Ak, Förh., 1856, p. 119.
— — var. gariepina Anders. Salic. mon. (1867), p. 13.
GR. NAM. : || Arisdrift am Oranjenfluss, Schenck 235!, Pohle!; am Oran-
jenfluss, Fleck 308 al.
Die Capweide bildet, den Berichten der Sammler zufolge dichtes Ufer-
gebüsch längs des Oranjenflusses; die Art findet sich übrigens durch das
APPENDIX II. 51
ganze südliche Afrika und zwar nicht nur in der Kapkolonie, sondern auch
in Natal und in der Transvaal. In Südwestafrika scheint sie am Oranjenfluss
ihre Nordgrenze zu finden.
MORACEÆ.
Ficus damarensis Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 5.
HER. : juxta fontem ! Usa ! Khos, Marloth 1267; Waterberg, Schinz
2056 ; Grootfontein in Südost-Ondonga, Schinz 2057.
F. Gürichiana Eng]. Bot. Jahrb., XIX (1895), p. 130.
HER. : Erongogebirge, Gürich 59 ; Rehoboth, Fleck 809 al.
F. spec. steril!.
Blätter oberseits + weich behaart.
HER. : zwischen Rehoboth und dem! Kuisib, Fleck 5261.
URTICACEZÆ.
Forskohlea candida L. Suppl. (1781), p. 245; DC. Prodr. Regn. Veget.,
XVI, p. 235 se.
GR. NAM. : [| Aus, Steingröver 31, 5!; + Eisib-Bett, Schinz 856; Keet-
manshoop, Schinz 857, Fenchel 150 ! ; Chamob, Fenchel 151!; Warmbad,
Wandres 23!, Fenchel 113!; Rehoboth, Fleck 175!.
HER. : Schenck!; Usab, Rautanen 111!; (ohne Standortsbezeichnung)
Fleck 851!; Otjimbingue, Marloth 1386.
Weddel (DC. Prodr. Regn. Veget., XIV, p. 23556) unterscheidet zwei
Spielarten, ich finde indessen, nach den mir vorliegenden Exemplaren zu
urteilen, dass beide in einander und in die Art übergehen, ja dass mitunter
an einem und demselben Exemplar Blätter vorkommen, die zum Teil der
Art, zum Teil der Varietät virescens entsprechen. Eine von candıda durch
die Blattgrösse sehr stark abweichende Form (?) wird durch Fleck 175
repräsentirt, bei welchen Exemplaren die Spreiten eine Länge von bis zu
> cm erreichen. Dadurch nähern sich dieselben der Forskohlea tenacissima L.,
sie weichen aber wiederum ab durch die breiteren Involucralblätter. Jeden-
falls sind F. candida und tenacissima zwei sehr nahe verwandte Arten.
Die Hottentoten nennen die Pflanze # anib; sie ist ein überaus lästiges
Gewächs, das namentlich den einwandernden Schafzüchtern wenig Freude
bereiten dürfte, da dessen Früchte die Wolle der Schafe verunreinigen.
Die Pflanze ist verbreitet in Südafrika und zwar vorzugsweise im cen-
tralen und westlichen Teile; sie kommt auch in Angola vor, fehlt aber in
Südostafrika oder ist mindestens dort noch nicht nachgewiesen worden.
F. hereroensis Schinz.
Folia elliptico-ovata, basi cuneato-attenuata, sinuato-dentata, juvenilia
52
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
subtus lanata, supra strigosa, demum scaberrima; involueri foliola lanceo-
lata, acula, apice ciliata, basi longe et dense pilosa.
Blätter + 17 mm lang und + 13 mm breit, oberwärts ausgeschweift
gezähnt, + 5 mm lang gestielt. Involucralblätter von lanzettlichem Umriss
und spitz, + 8 mm lang.
HER. : (ohne nähere Ortsbezeichnung), Lindner! (im Herb. Brüssel).
Die Pflanze hält die Mitte zwischen F. candida und F. tenacissima, von
erslerer unterscheidet sie sich durch die Involucralblätter, von F, tenac’s-
sima durch die Blattgrösse und Behaarung.
LORANTHACEE.
Loranthus (Dendrophthoë) cistoides Welw. in Engl. Bot. Jahrb., XX
(189%), p. 103,
— var. longiflora Schinz.
Blüthen bis 5 cm, Abschnitte mindestens 18 mm lang.
AMB. : Grootfontein (Südost-Ondonga), Schinz 29%; Höpfner (ohne
nähere Ortsbezeichnung), 123!.
Die Art ist aus Angola bekannt, wo sie Welwitsch und Teusez gefunden
haben.
L. (Dendrophthoë) discolor Schinz.
Folia sessilia, elliptica vel oblanceolata, obtusa, pulverulenta; flores soli-
tarii breviter pedicellati; calyculus eylindrieus, margine irregulariter den-
tatus; perianthium basi tubulosum, segmenta oblonga, rosea, erecta; fila-
menta contorta.
Blätter sitzend, von lederiger Beschaffenheit, +25 mm lang und 9 + mm
breit. Blüten einzeln, in den Achseln der abgefallenen Blätter, sehr kurz
gestielt. Calyculus + 2 1/2 mm hoch. Perianth + 39 mm lang; Abschnitte
länglich, stumpf, Æ 11/4 mm breit, = 17 mm lang, aussen rot, innen
gelb, Perianthröhre + 11 mm lang, gelb. Staubfäden in einer Höhe von +
22 mm inserirt, dh. da, wo die aufgeschlitzte Perianthröhre sich in die
> Abschnitte auflöst, & 8 mm lang; Staubbeutel = 6 mm lang. Griffel so
lang wie das Perianth.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 452! 881!.
Wohl verwandt mit L. elegantissimus Schinz.
L. (Dendrophthoë) elegantissimus Schinz.
Glaberrima; folia alterna, lanceolata vel oblongo-elliplica, acula vel
obtusa, basi in petiolum attenuata, coriacea, trinervia; flores pedicellati ;
calyculus brevissimus ; perianthium aurantiacum 5-partitum, eylindricum,
basi leviter ampullaceum; segmenta erecta, glabra; stigma obtusa.
Eine ganz prachtvolle Art mit kahlen Zweigen und bis zu 3 cm langen und
+ 5 mm breiten. Blättern. Blütenstände mehrblütig; Blüten 2—3 mm lang
APPENDIX IM. 53
gestielt. Blütenhülle sehr schlank, leuchtend orangegelb, Æ 16 mm lang,
kahl, bis fast zum Grunde 5-teilig; Oberhalb der Basis leicht angesch-
wollen. Abschnitte -+ 1% mm lang, zur Zeit des Stäubens abstehend, stumpf,
nach der Spitze zu etwas verbreitert. Filamente 8—9 mm lang, zur Zeit der
Anthese abwärts eingerollt; Staubbeutel <= 5 mm lang. Griffel zur Zeit der
Anthese in stumpfem Winkel auswärts gebogen, + 17 mın lang.
HER. : Potemine, Fleck 415 !.
AMB. : Oombale, Schinz 291.
Das Einrollen der Staubfäden geht explosionsartig vor sich in dem
Moment, da sich die Blütenhülle öffnet, die Möglichkeit einer Selbstbe-
stäubung scheint also ganz ausgeschlossen zu sein.
L. (Tapinostemma) Fleckii Schinz.
Glabra, folia sessilia vel breviter petiolata, coriacea vel subcarnosa, +
5-nervia, oblongo-obovata vel oblonga vel oblongo-elliptica apice obtusa,
truncata vel rotundata, basi attenuata; calyculus urceolatus, margine eden-
tala; perianthium basi gibbum, 5-partitum; filamenta erecta.
Blätter gegenständig, ausserordentlich dick, fast fleischig, bis 4 mm lang
gestielt, 4—6 cm lang und 25 mm bis 7 mm breit. Blütenhülle & L cm
lang.
Nahe verwandt mit L. undulatus E. Mey., der derselben Section an-
gehört, aber dennoch verschieden durch die gestielten, am Grunde weder
herz- noch pfeilförmigen Blättern.
HER. : Zwischen [| Ubib und Modderfontein, Fleck 446! Potemine,
Fleck 404! (Blätter 6/65 mm); | KoiXas, Fleck 407! (Blätter nicht so dick
und nur + 25 mm lang, die Zugehörigkeit dieser Nummer zu L. Fleckii
steht daher nicht ausserhalb allem Zweifel.
L. (Dendrophthoë) glaucus Thunb. Prodr. Cap. (1794), p. 58 et Fl. Cap.,
II (1818), p. 251.
GR. NAM. : An der Mündung des Oranjenflusses, Schenck 234! ; Keet-
manshoop, Fleck 312 al.
Verbreitet in der nordwestlichen Kapkolonie und in der Karroo (Rehmann
2847).
L. (Dendrophthoë) Gürichii Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 130.
HER. : !Karibib, Gürich 35; Stanleymine, Fleck 4251.
L. (Tapinostemma) kalachariensis Schinz.
Glaberrima; folia petiolata, oblonga, 5—7-nervia, apice rotundata vel
truncata, basi interdum obliqua, leviter attenuata, coriaceo-subcarnosa ;
flores pedicellati; calyculus glabrum, truncatus; perianthium basi curvatum
et ascendens, flavum, 5-partitum; filamenta erecta, rosea.
Blattstiel bis 6 mm lang, dick; Blattspreite + 6 mm lang und + 2 cm
breit, mit 5 bis 7 unterseits deutlich hervortretenden Längsnerven. Blüten
zu 2 bis mehr auf 8 mm langen Inflorescenzstielen ; Blütenstiele + 10 mm
lang. Perianthabschnitte rotgelb, stumpf, + 47 mm lang; Filamente +
*
54 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
2% mm lang, rosenrot, ebenso der Griffel, der eine knopfiörmige Narbe
trägt und so lang wie die Blütenhülle ist.
KAL. : * Okavango, Fleck 307 !; * Ngami See, Fleck 314 a!.
L. (Tapinanthus) mollissimus Engl. Bot. Jahrb., XX (1894), p. 119.
Mossamedes : * Onkumbi, Schinz 292.
Von Welwitsch in Angola aufgefunden.
L. (Tapinanthus) namaquensis Harv. in Harv. et Sond. Fl. Cap., II (4861-
62), p. 577.
GR. NAM. ; Naiams, Schinz 284; Gauas, Schinz 288; Kuibes, Schinz
289, Schenck 377! ; Bethanien, Schenck 395!, 394! ; nördlich von Keet-
manshoop, Fenchel 154! ; || Karasgebirge, Fenchel 1531.
HER. : | Garubib im + Kan-Tal, Schenck 427 ! ; Lüderitz ! ; Pechuel-
Lösche!; Nels!; 1 Usa 1kos, Marloth ; aus der Nähe des TsoaXaub, Marloth;
Potemine, Fleck 71!, 43%!; im I Kuisibtal, Fleck 682! (Blätter bis 7 cm
lang und + 3 cm breit).
AMB. : Oshiheke, Schinz 286; Omülonga, Schinz 285.
KAL. : *Chansis, Fleck 363 a!; * Kurumanas, Fleck 543!.
Scheint in Klein Namaland verbreitet zu sein und auf den verschieden-
sten Bäumen — Akazien, Tamarisken, Boscia, Cadaba etc., — vorzu-
kommen. Die Naman nennen die Pflanze Hei kui (Hei = Holz, Kui =
begatten). Diese Art scheint namentlich in Bezug auf die Form und Grösse
der Blätter sehr zu variiren; vielleicht ist die jeweilige Unterlage in dieser
Hinsicht von Einfluss.
L. ovalis E. Mey. in Harv. et Sond. Fl. Cap., II (1861-62), p. 575.
GR. NAM. : || Arisdrift am Oranjenfluss, Schenck 285! ; | Gais am unteren
Oranjenfluss, Schenck 341!.
Nur noch aus Klein-Namaland bekannt. — Scheint vorzugsweise auf der
Tamariske vorzukommen.
L. undulatus E. Mey. in Harv: et Sond. Fl. Cap., II (1861-62), p. 577.
GR. NAM. : !Gais am unteren Oranjenfluss, Schenck 399 ! ; || Arisdrift
am Oranjenfluss, Schenck 248!; Arasab, gegen den Oranjenfluss zu, Pohlel;
Bethanien, Schenck 403!.
HER. : Nels! ohne nähere Ortsbezeichnung.
AMB. : Grootfontein in Südost-Ondonga, Schinz 283.
In Klein-Namaland ; auf Akazien und Weiden.
L. spec.
GR. NAM. ; Rehoboth, Fleck 311 a!.
Ohne Blüten und ohne Früchte.
L. spec. verwandt und vielleicht nur eine Spielart von L. Dregei Eckl. et
Zeyh., deren Verbreitungsgebiet im südostlichen Afrika, in Natal und in
der Transvaal liegt.
KAL. : * Ngami See, Fleck 363 a!.
APPENDIX II. 55
EL. spec. |
KAL. : * Berge am Ngami-See, Fleck 2891.
Fruchtexemplar ohne Blüten. .
Viscum capense L. Suppl. (1781), p.426 ; Harv. et Sond. Fl. Cap., II, p. 581.
GR. NAM. : In der Gegend von Rehoboth, Gürich.
HER. : Okombahe, Gürich 5; Otjitambi im Kaoko, Gürich ; I Usa I kos,
Gürich.
Verbreitet in der Kapkolonie (I, II, IV); eine Spielart findet sich nach
Engler in Usambara.
V. Mac Owani Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 131.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 110!, 316 a!. Nach Fleck verbreitet um
Rehoboth und in Hereroland.
HER. : | Ubib, auf Acacia albida Del., Gürich 13.
V. rotundifolium L. Suppl. (1781), p. 426; Harv. et Sond. Fl. Cap., Il, p. 581.
GR. NAM. : || Karasgebirge, Fenchel 152!; || Aris-Drift am unteren
Oranjenfluss, Schenck 267 !.
Parasitisch auf Asclepiadaceen (Schenck), auf Boscia fœtida (Fenchel).
1 Huni hei kuis (Nam.).
In der ganzen Kapkolonie verbreitet ; findet sich auch in der Transvaal.
SANTALACEE.
Thesium lineatum L. Suppl. (1781), p. 162; DC. Prodr. Regn. Veget., XIV,
p- 654.
GR. NAM. : längs der Flüsse des || Karasgebirges, Fleck 321 al.
HER. : Plateau des + Gansberges, Fleck 320 a!.
Westliche Kapkolonie.
Th. spec.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 268.
Ein Exemplar ohne Blüten und Früchte; vermutlich aus der Verwandt-
schaft von T. junceum Bernh.
Osyris abyssinica Hochst. in Rich. Tent. Abyss., II (1851), p. 633; DC.
Prodr. Regn. Veget., XIV, p. 633.
HER. : (ohne Standortsangabe) Nels!.
AMB. : Grootfontein (Südost-Ondonga), Schinz 293;
KAL. : *Koikois, Fleck 317 a! (auf Granit); * Chansis, Fleck 318 a!;
* Huris, Fleck 572.
Verbreitet im Osten der Kapkolonie (IV), in Natal sowie in Ostafrika und
in nordöstlichen Centralafrika.
OLACACEÆ.
Ximenia americana L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 1193; Oliv. Fl. trop. Afr.,
I, p. 346.
56 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
HER. : in vallibus lapidosis, Marloth 1285 ; Fleck 322 a!.
AMB. : Omülonga, Schinz 11, 527; Omandongo, Schinz 528; Uukuambi,
Schinz 529; Ombandja, Schinz 526.
Ueberall in Amboland häufig. Die Frucht ist essbar und wird von den
Aandonga ombeke, der Strauch oshipeke genannt.
Verbreitet in Südamerika, im malayischen Gebiete und im trop. Afrika
(inel. Angola).
X. caffra Sond. in Linnæa, XXI (1850), p. 21; Harv. et Sond. FI. Cap., I,
p. 235.
AMB. : Ombandja, Schinz 225.
Transvaal, Natal.
POLYGONACEE.
Emex spinosa Campd. Mon. Rum. (1819), p. 58; DC. Prodr. Regn. Veget.,
XIV, p. 40.
GR. NAM. : am Ufer des Oranjenflusses bei Swartdraai, Fleck 325 a!.
Im Mediterrangebiet, in Südafrika, Brasilien, Australien.
? Polygonum acuminatum Kunth in H. B. Nov. Gen., IL (1817), p. 178;
DC. Prodr. regn. Veget., XIV, p. 114.
AMB. : Olukonda, Schinz 499.
Verbreitet im südlichen Amerika; eine Spielart ist auch in der Kapkolonie
nachgewiesen worden.
P. lapathifolium Ait, Hort. Kew., II (1789), p. 30; DC. Prodr. Regn. Veget.,
RUN An M0?
HER. : ohne nähere Standortsbezeichnung, Höpfner 75 !.
In Europa, Asien und Amerika verbreitet; kommt auch in der Kapko-
lonie und in Natal vor.
Die Exemplare aus dem Hereroland sind von Vatke als zu P. minus Huds.,
event. zu P. serrulatum Lag. gehörend bezeichnet worden, welcher Auffas-
sung ich indessen nicht beipflichten kann, denn die Bracteen sind unge-
franst und die Blätter unterseits punktirt.
P. plebejum R. Br. Prodr. (1821), p. 420; DC. Prodr. Regn. Veget., XIV,
p. 94.
AMB. Olukonda, Rautanen 20 !, 437!.
Verbreitet in den Tropen und Subtropen der «stlichen Halbkugel.
Ich fasse mit Hooker P. Roxburghii Meisn. und P. herniarioides Del.
als Synonyme von P. plebejum R. Br. auf (cf. auch Hooker Flora of Brit.
India, vol. V, p. 27).
P. spec.
GR. NAM. : am! Huidub, Fleck 393 a!.
HER. : Matchless-Mine, Fleck 564!.
4 3. Di Me D
APPENDIX II. 57
Oxygonum alatum Burch. Trav. Inter. of South. Afr., 1 (1822), p.548; Sond.
in Linnæa, XXII, p. 98; DC. Prodr. Regn. Veget., XIV, p. 38.
GR. NAM. : + Am ! hub, Schinz 501 ; Rehoboth, Fleck 151 a!.
AMB. : Höpfner 111 c (ohne nähere Standortsbezeichnung)!; Olukonda
Schinz 500, Rautanen 135 !.
HER. : zwischen Korikas und Franzfontein (Kaoko), Belck 271.
Im Norden der Kapkolonie.
O. canescens Sond. in Linnæa, XXIII (1850), p. 100; DC. Prodr. Regn.
Veget. XIV, p. 38.
— — var. subglabra Schinz.
Behaarung bedeutend schwächer als beim Typus, Blätter dünnhäutig,
verhältnismässig gross und breit, bis 5 ‘/2 cm lang, Abschnitte 2 bis 5 mm
breit.
AMB. : zwischen Olukonda und Uukuambi, Schinz 2058; *Omüpanda in
Uukuanjama, Wulfhorst 4!.
In durchaus identischen Exemplaren von Junod in der Nähe der Delagoa-
Bai aufgefunden. Eine schmalblätterige, gleichfalls schwach behaarte Spiel-
art besitze ich in leider schlecht gesammelten Exemplaren aus Angola und
zwar von Uumpata.
Habituell scheinen unsere Pflanzen allerdings ganz erheblich von dem Son-
derschen Typus abzuweichen, nichts destoweniger muss ich davon abstehen eine
besondere Art zu creiren. Sowohl die Exemplare aus Südwestafrika, wie die
aus Natal machen, verglichen mit den Zeyherschen Pflanzen, den Eindruck von
N ren die sich unter dem Einflusse reichlicher Wasserzufuhr verändert
aben.
Ich vermute, dass hier das Spiel eines solchen Factors vorliegt; das gleich-
zeitige Vorkommen durchaus identischer Formen in Südwest- und in Südost-
afrika spricht jedenfalls zu Gunsten dieser Vermutung. Dazu kommt, dass die
mir vorliegenden Exemplare überhaupt ein grosses Variationsvermögen be-
en das namentlich bei den Nummern aus Südostafrika in die Augen sprin-
gend ist.
Im Herbarium Boissier findet sich sub Zeyher Num. 1451 b (= Oxygonum
Zeyheri Sond. nach Sonder in Linnæa, vol. 23, p. 100) eine Pflanze, die dem
Oxygonum canescens Sond. durchaus entspricht, nur dass die Behaarung eben-
falls eine geringe ist. Nach Sonder soll 0. Zeyheri kahl sein und überdies
sollen die Blütenstiele einzeln in den Tuten sitzen. Beides trifft nicht zu, die
Pflanze besitzt, allerdings in bescheidenem Masse, das Indument des 0. canescens
und die Blütenstiele stehen in den Tuten so wenig einzeln als bei O. canescens.
Wenn hier nicht blos eine Etiquettenverwechslung stattgefunden hat, so würde
dieser Befund jedenfalls gleichfalls für das vermutete Variationsvermögen dieser
Pflanzen sprechen, denn an eine specifische Abtrennung der Zeyherschen
Nummer 1451 b (0. Zeyheri) von 1451 a (O. canescens) ist gar nicht zu denken.
Mit O. canescens ist auch O. sinuatum (Hochst. et Steud.) Benth. et Hook.
verwandt, ganz besonders mil unserer Varietät, ja es will mir scheinen, als ob
diese Nummer auch nur eine Spielart des Typus darstelle.
1
N
913
TABLE
DES
TRAVAUX PAR NOMS D’AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
ALBOFF (N.). — Les forêts de la Transcaucasie oceidentale..............
AMANN (J.). — Application du calcul des probabilités à l’étude de la varia-
CONNUE MCDE Cale N a re lee Nomen ae
Amann (J.). — Une excursion bryologique dans la Haute-Engadine (1893).
Barvaccer (A.). — Una corsa botanica nell’Isola di Santa Maura (Leukas)..
Barvaccr (A.). — Revista della collezione botanica fatta nel 189% in
PAIE AA EE ern NN A Te EL WE N
BarBey (W.) voir Forsyru-MAsorR. — Kalymnos, étude botanique........
Barrx (F.). — Anatomie comparée de la tige et de la feuille des Trigo-
niacées et des Chailletiacees (Dichapétalées) (avec figures). ...........
BEnxerT (A.). — Notes on Japanese Potamogetones....................
Boumer (J.-E.) et Curist (H.) — Filices no0œæ...:......:.......:....
Bonne (Jo) Aurora Tessinsır........ Me essen.
BouBlEr (A.-M.). — Recherches anatomiques sur l’inflorescence des Cuphea
alterniflores (Lythrariées) (avec gravures dans le texte)..............
Briquer (J.). — Note sur l’état actuel de l’herbier Delessert et du Jardin
DotaniquerdenGgene vor UM A re ee
Briquer (J.). — Notice sur la vie et les œuvres de Jean Müller..........
Briquer (J.). — Note sur l’histologie des organes de végétation dans le
SENTE TALONS een delete
Briquer (J.). — Note sur l’histologie des organes de végétation dans le
GENEERZOMDUANIAE: ECTS Rn LEE SER SVEN RER RL PAS
Briquer (J.). — Verbenacearum novarum descriptiones (avec gravure dans
TEXTE) SR RE A a BAND
Briover (J.). — Sur un hybride nouveau de la famille des Ombelliferes ..
Briquer (J.). — Fragmenta monographiæ Labiatarum, Ame fasc. 676, 762
Brirron (E.-G.). — Critieisms on Renauld and Cardot Musci Americæ
SEDIERELLGNAISLEXSICEAN. ee ee ec Bere ehe
Bucaenau (Fr.) voir Schmz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrika-
nischen Rlora,s —Alismaceee er ne a EURE à
Buser (R.). — Sur quelques Alchimilles du Caucase ...................
336
394
, 847
+ at RUN hunde >
V Fr N ir. I.
914 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
CanpoLze (C. de) voir Schmz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrika-
nischen Flora. — Meliace®...... 2.2: 2.2. 2 Ve En es
Carpor (J.) voir Renauzr (F.). — Musci Americæ septentrionalis exsiccati
CHABERT (A.), — Le'viviparisme. #55 Re eee
CHABERT (A.). — Notes sur quelques Leontodon.......................
CHoDAT (R.). — A propos du Polygala Galpini Hook. fil...............
Caopar (R.). — Polygalaceæ novæ vel parum cognitæ. V...............
CaoparT (R.). — Polygalaceæ novæ vel parum cognitæ. VI..............
CHoparT (R.). — Plantæ expeditionis Regnellaniæ prime in Brasilia lectæ
Polygalaceas determinavit.. "eu te sone ee
Caopar (R.). — Conspectus systematicus generis Monninæ..............
CaoparT (R.). — Conspectus systematieus generis Xantophylle...........
CHopaT (R.). — Matériaux pour servir à l’histoire des Protococcoidées
(avec. gravures dans lestexte)........ mn Re
CHopar (R.). — Note sur la florule pelagique d’un lac de montagne.......
Caopar (R.). — Note sur le Sempervivum Gaudini Christ ..............
CHoDAT (R.) et LENDNER (A.). — Sur les Mycorrhizes du Listera cordata
(avec gravures dans le.texte)...... 0... un.
CHopar (R.). — Sur la flore des neiges du Col des Ecandies (massif du
Mont-Blanc). (Pl. 9). :..22.8 2.2.2.2. ESC ER
CHopar (R.). — Expériences relatives à l’action des ue températures
sur Mucor Mucedo... 10850 PR NE RER
Carıst (H.) voir Bommer (J.-E.). — Filices novæ......................
Carist (H.). — Filices Fauriane. Fougères recueillies par le père Urbain
Faurie, missionnaire catholique à Hakodaté (Japon), dans les différentes
îles de l'archipel japonaise RE ee Sa
Cocxraux (A.) voir ScHinz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen
Flora. —:Cucurbitaceæ - :... 0. „222.02 Ser ee
Comex (A, de). — Gentaurea, Maroccana 2 RER ER RRERE
Comer (A. de). — Une nouvelle espèce de Caucalis (Caucalis homephylla).
Conti (P.). — Les mousses Cleistocarpes et le climat du Tessin..........
Crépin (F.). — Le Rosa algoiensis, espèce nouvelle du Turkestan ........
Daveau (J.). — La flore littorale du Portugal..................... 209,
DEGEN (A. de). — Sur une nouvelle espèce du genre Zygis Pers. (Pl. 8)...
ForsyrH-Masor (C.-J.) et BarBey (W.). — Kalymnos, étude botanique....
FrEvN (J.). — Ueber neue und Bemerkenswerthe Orientalische Pflanzen-
arten (Ports. und Ende)... 2.:% Te RER 19, 134,
GAILLARD (G.). — Rosa alpina L. X rubrifolia Will...................
GEHEEB (A.) voir Scuinz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen
Flora, — Musei..n... : 2.2.2. 2.220 2 20 ACER AIRE
Gürke (M.) voir Schmz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen
Flora. — Verbenacex.
nn mms
Labiate
CC CC CCC
Pages
571
58
71%
921
20
178
314
un ar a HAL LES Can
À
TABLE DES TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS.
Hacker (E.) voir Scainz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen
BEA ae ee en ee ee ER re rase
HEIMERL (A.) voir Scainz (H.).— Beiträge zur Kenntniss der afrikanischen
Bloras N yelaginace®. a cken seen
HocHREUTINER (G.). — Tératologie du Narcissus radiiflorus Salisb.......
Hura (E.) voir Scaixz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen
OPA Banunculaceeen zn. en a ee keinen ee N
JaczewskI (A.). — Monographie des Calosphæriées de la Suisse..........
JAczewski (A.). — Monographie des Tubéracées de la Suisse ............
Jaczewskı (A.). — Monographie des Érysiphées de la Suisse ............
Kzarr (F.-W.). — Amerikanische Compositen (Pl. 7)..................
Krarrt (F.-W.) voir Schinz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrika-
nischen>Rlora. — Composite (Pl.:3, #4, 5, 6)......................
Kıarr (F.-W.) voir Scamz (H.). — Beiträge zur Kenntniss der afrika-
nuscHensRlora. COMPOSENT NE te seen ee
Kuntze (0.). — Erklærung zu Herrn Levier’s Artikel : « La Pseudo-
Pnioniteret.lesunamsat REQUIS DIE 8 n an. See ann.
KRÆNZLN (F.). — Eine neue Schœnorchis-Art........................
Le Jouis (A.). — Note à propos d’un article de M. O. Kuntze...........
LENDNER (A.) voir CHopaT (R.). — Sur les Mycorrhizes du Listera cordata
(avécioravures dansile.texte)s. ta nn nes nee
Levier (E.). — La pseudo-priorité et les noms à bequilles..............
Levier (E.). — Rectification à propos d’un communiqué de M. le docteur
IR AO EE ETAT A A PE ES TR PER
LoEsEnER (Th.) voir Scxinz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen
Bloras Welastraceo CRE ART NE en en ige
MoEHRLEN (J.-E.). — Notice biographique par J.-J. Vetter..............
Mürver (J.). — Analecta Australiensia. 2220 1.200.
Mürrer (J.). — Notice biographique par J. Briquet (avec un portrait)....
ParTouiLzLaRD (N.). — Cyclostomella, nouveau genre d’Hemihysteries......
RenauLrT (F.) et Carpor (J.). — Musci Americæ septentrionalis exsiccati.
Notes sur quelques espèces distribuées dans cette collection ..........
ScxiNz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora (Neue
Role) IVEMHLY IFA NO) SE a N Re TA PE
ScxiNz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora (Neue
BOTLO)E SV a En ee NE EN TE een ers
ScHinz (H.). — Ueber das Vorkommen der Gattung Isœtes in der Schweiz.
SCHLECHTER (R.) voir ScHinz (H.). — Beiträge zur Kenntnis der afrika-
nischen Flora —-10rchidacemn ee ee nn
IASClepIadaceRE MER NE NN her
Tonpuz (Ad.). — Herborisations au Costa-Rica (Pl. 1 et 2). (A swivre.)..
VETTER (J.-J.). — Jonathan-Emmanuel Mœbhrlen, botaniste.............
916 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Pages
Wirzrams (F.-N.). — A systematic revision of the genus Herniaria...... 396
ZELENETZKY (N.). — Matériaux pour l’etude de la flore Lichénologique de
la Crimée. 2... nr Re ER RER 928
ZELENETZKY (N.). — Matériaux pour l’etude des Prêles et des Fougères de
la Crimée... a SN 990
ZELENETZKY (N.). — Matériaux pour l’etude de la flore bryologique de la
Crimee: 20: 2 a N 603
Appendix n0 I. — Société pour l'étude de la flore franco-helwetique (Société
pour l'étude de la flore française transformée). 1895. 5me Bulletin.. 1 à 20
Appendix n° II. — ScHwEINFURTH (G.). — Sammlung Arabisch-Æthio-
pischer Pflanzen. — Ergebnisse von Reisen in den Jahren 1881, 1888,
1889, 18 und 41892 (suite ein): 2 2.20 we 115 à 266
Appendix n° III. — Scxixz (Hans). — Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas (mit Einschluss der Westlichen Kalachari)............... 1 à 57
TABLE
DES
PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME
PLANGHE 1. — Crescentia Cujete L.
PLANCHE 2. — Cactus triangularis L.
PLANCHE 3. — Symphipappus dichotomus Klatt.
PLANCHE %. — Distegia acida Klatt.
PLANCHE 5. — Dolosanthus silvatieus Klatt.
PLANCHE 6. — Monactinocephalus paniculatus Klait.
PLANCHE 7. — Lepidesmia squarrosa Klatt.
Pranche 8. — Zygis (Micromeria) Frivaldszkyana A. de Degen.
PLANCHE 9. Algues de la neige rouge.
|
Portrait de Jean Müller.
917
INDEX DES NOMS DE PLANTES
CITES DANS CE VOLUME
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés en italique.
A Nordmanniana 57, 69, 71, 72 ; pectinata 751. — Abrus Bottæ app.
Il, 252 ; precatorius app. II, 252. — Abutilon Avicennæ 621. — Acacia abys-
sinica app. II, 149, 210, 214, 212, 213; abyssinica v. arabica app. II, 210;
abyssinica v. macroloba app. II, 212 ; albida app. II, 214, 215; II, 55; arabica
app. IE, 209; Asak app. II, 215, 216, 217; campoptila app.Il, 208; campylacantha
app. II, 218; eburnea app. II, 213, 214; Edgeworthii app. IL, 207 ; Ehrenber-
giana app. II, 214; etbaica app. II, 151, 152, 212, 213; flava app. II, 21%;
glaucophylla app. II, 149, 151, 247 ; hamulosa app. II, 215; Hunteri app. II,
215, 216 ; Jacquemonti app. Il, 214; læta app. IL 217; Lahai app. Il, 215;
mellifera app. II, 217 ; Nefasia app. II, 209, 210, 213 ; nilotica app. II, 209;
nubica app. II, 213; Orfota app. II, 213; sanguinea app. II, 217 ; Senegal app.
Il, 216 ; Senegal v. Kerensis app. II, 216 ; Seyal app. II, 214; spirocarpa app.
II, 150, 151, 207, 208, 209; Suma app. II, 218; tortilis app. II, 208; venosa
app. I, 217 ; verugera app. II, 209, 210 ; xiphocarpa app. I, 210, 212, 213. —
Acantholimon androsaceum 143; creticum 143 ; Echinus 143; Echinus v.
Tournefortii 143 ; puberulum 143 ; Tournefortii 143. — Acanthus brevicaulis
139 ; Dioscoridis 138, 439, 140, 141 ; Dioscoridis v. Boisseri 140 ; Dioscoridis
subsp. brevicaulis 141 ; Dioscoridis subsp. Dioscoridis 140 ; Dioscoridis v. lacı-
niatus 140 ; Dioscoridis subsp. longistylis 140 ; grandiflorus 140 ; longistylis 139;
Raddei 138. — Acarospora discreta 534 ; smaragdula 534. — Acer campestre
70, 738; campestre v. molle 149 ; lætum 71 ; molle 149; Platanoides 71, 72,
739 ; Pseudoplantanus 70, 71, 76, 739 ; Trautvetteri 72, 73. — Aceras anthro-
pophora 159. — Achillea abrotanoides 635 ; Baldaccii 635 ; collina 454 ; Eupa-
torium 635 ; filicifolia 635; filipendulina 635; Fraasii 636 ; holosericea 635 ;
lanata 15% ; ligustica 205 ; macrophylla 154 ; moschata 154. — Achyranthes
aspera app. II, 165 ; conferta 420 ; decumbens app. II, 162 ; paniculatus app. I,
162; papposa app. IL, 164; Schweinfurthir 421 ; Welwitschii 421. — Aciotis
ee Er N LES a A Ue à
N Kar er nn AM à : ;
918 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
rostellata 175. — Acisanthera quadrata 174; recurva 17%. — Aconitum Napel-
lus 732, app. I, 3, 4 ; Orientale 72; paniculatum 732 ; pyramidale app. I, 4. —
Acrostichum ilvense 553; Marantæ 553. — Actinastrum Hantschii 544. —
Actinoplaca strigulacea 169. — Actinopteris dichotoma app. III, 7. — Adelo-
botrys adscendens 175.— Adiantum Capillus Veneris 555, app. III, 7. — Adonis
capensis 424; daucifolius 425; Filia 495; gracilis 424; microcarpa 23. —
Æchmea Magdelanæ 176; Pittieri 176. — Aegopodium podagrariæ 733. —
Zluropus littoralis 652. — Ænanthe fistulosa 629 ; pimpinelloides 629 ; tenui-
folia 629. — Aeolanthus canescens 820 ; Rehmannir 819, 820 ; Stormsii 820.—
Aerobryum capillicaule 6. — Aerua javanica app. Il, 165 ; lanata app. II, 165 ;
tomentosa app. II, 165. — Aeschynomene brasiliana 174; falcata 174 ; panicu-
lata 17%. — Aetheorhiza bulbosa 220, 307. — Æthionema Creticum 24 ; saxa-
tile 147. — Ageratum microcarpum 168 ; scabriusculum 175 ; tomentosum 175.
— Agropyrum elongatum 300 ; junceum 220, 299; pungens 300. — Agros-
temma Githago 227. — Agrostis adscendens 222, 301 ; filifolia 222, 288, 301 ;
maritima 215, 290, 299 ; olivetorum 652 ; rupestris 161, 230, 231 ; toluccensis
167 ; toluccensis v. flaccifolia 167 ; verticillata 226 ; vulgaris 229. — Aira cæspi-
tosa 161 ; caryophyllea 161 ; flexuosa v. montana 161. — Aitonia capensis 377.
— Ajuga Chia 35; pyramidalis 158. — Albersia caudata app. Il, 16%; poly-
gama app. II, 16%. — Albizzia amara app. Il, 207; anthelminthica app. II, 207 ;
ferruginea app. II, 207. — Albuca abyssinica app. III, 41 ; angolensis app. IH, 44;
Bainesii app. III, 40 ; Fleckii app. II, 40, 41 ; hererœnsis app. Il, 40, 41 ; spiralis
app. III, 44. — Alchimilla acutangula 760 ; acutiloba 758, 759, 760 ; acutiloba
v. mollis 759 ; acutiloba v. pontica 759 ; alpestris 152, app. I, 2, 5; alpina 152,
626, 756 ; alpina v. sericea 756 ; arvensis 152; asterophylla v. subsericea 152 ;
caucasica 757 ; cryptantha app. II, 205 ; flabellata 152, 757; firma 760 ; fissa
152, 760, 761 ; glaberrima 760, 761 ; glabra 152 ; pentaphyllea 152, 708 ; pubes-
cens 152, 757, 758 ; retinervis 760 ; rigida 756 ; saxatilis 152 ; semisecta app. I,
2,5; sericata 756, 757, 758 ; sericea 756 ; splendens app. I, 2, 5 ; straminea 760;
suberenata 761 ; tredecimloba 759, 760 ; vulgaris 152, 726 ; vulgaris v. Biebers-
teinii 758 ; vulgaris v. major 758. — Alectoria jubata 529. — Alectorolophus
Alectorolophus 157 ; lanceolatus v. subalpinus 157 ; minor 157. — Alguelagum
affine 847 ; chilense 805 ; cochabambanum 807 ; confusum 806 ; Grisebachii 805 ;
Hieronymi 80% ; inflatum 848 ; Kuntzeanum 805. — Alibertia edulis 175. —
Alkama Græca 34; orientalis 43 ; primuliflora 43; Stribrnyi 43; tinctoria 33.
— Allium cærulescens 191 ; janthinum 191, 192 ; ledschanense 190 ; Olympicum
37 ; paniculatum 206 ; pilosum 192 ; Sintenisii 191 ; trifoliatum 37; variegatum
192; Wiedemannianum 192. — Allosurus crispus 162. — Alnus glandulosa 71 ;
glulinosa 70, 71, 748 ; incana 737, 748; Mirbelii 164, 167 ; viridis 737; viridis
v. brembana 159. — Aloe abyssinica app. II, 496, 201 ; dichotoma app. III, 38,
39 ; hereroensis app. II, 39; montana app. IH, 39 ; obscura app. III, 39 ; rubro-
lutea app. III, 39, 40. — Aloina rıgida 699. — Alopecurus Gerardi 234, app. I,
2, 7. — Alphitomorpha adunca v. Ulmorum, 741; bicornis 738; clandestina
ES eu Un
INDEX. 919
795 ; communis 728, 731 ; divaricata 747 ; fumosa 725 ; guttata 736, 742; holo-
sericea 746 ; pannosum 726 ; penicillata 747 ; sericea 746 ; tortilis 729 ; tridac-
tyla 744. — Alsia californica 6. — Alsine Arduini 620; filifolia app. II, 175 ;
filifolia v. Schimperi app. I, 175 ; graminifolia 619, 620 ; graminifolia v. glaber-
rima 620 ; graminifolia v. hirsuta 620; graminifolia v. semiglabra 619, 620;
laricifolia 148 ; parnassica 620 ; recurva 148 ; Rosani 620 ; Schimperi app. IL,
475 ; stellata 620 ; tenuifolia 26; verna 148, 619; verna v. Gerardi 619. —
Alternanthera nodiflora app. Il, 165. — Althæa officinalis 621. — Althenia
Barrandonii app. I, 19, 20 ; filiformis app. I, 3, 7, 19, 20. — Alysicarpus num-
mularifolius app. II, 250 ; rugosus app. II, 250 ; styracifolius app. II, 250. —
Alyssum foliosum 2% ; fulvescens 24; maritimum 286, 285, 295, 299 ; monta-
num var. 612 ; pulvinare 612 ; thracicum 612. — Amarantus candatus app. II,
163 ; gangeticus app. II, 163; græcizans app. II, 163 ; melancholicus app. Il, 163;
melancholicus v. parvifolius app. II, 163; patulus 649; silvestris 649, — Am-
blyodon dealbatus 709 ; dealbatus var. americanus, 13. — Amblystegium flori-
danum 10; riparium 10. — Ambrosia maritima 642. — Ammi majus 227;
Visnaga 227. — Ammocharis Taveliana app. III, 48. — Ampelomyces quisqualis
741. — Amphidoxa glandulosa 832, 833. — Amphiloma Callopisma 53%; cin-
nabarinum v. pallidiorum 93 ; elegans app. II, 6; elegantissimum app. III, 6;
eudoxum app. III, 6 ; microlobum 93 ; murorum 534; sanguineum app. III, 6.—
Amphilomate flavum 93; subunicolor 93 ; Zambesicum 93. — Amygdalus
orientalis var. discolor 28; Persica app. II, 207. — Anabasis Ehrenbergii app.
II, 161 ; setifera app. Il, 162. — Anacamptis pyramidalis 36, 160. — Anacar-
dium occidentale 174 ; rhinocarpus 174. — Anacyclus radiatus 226. — Ana-
gallis arvensis v. cærulea 33 ; carnea app. I, 2, 6; linifolia 295. — Anamenia
capensis 42%. — Anaptychia ciliaris 532. — Anchusa granatensis 295 ; undulata
33, 220, 285, 287, 291, 300 ; variegata 33. — Ancylonema Nordenskiöldii 887,
888. — Andrachne colchica 65, 70. — Andreæa alpestris 705; frigida 11;
nivalis 708 ; Rothii 11. — Androcymbium albomarginatum 445 ; crispum 415 ;
latifolium 415 ; melanthioides app. III, 36 ; roseum app. III, 36. — Andropogon
appendiculatus v. polycladus app. II, 11 ; bicornis 176; commutatus app. Il,
11: contortus v. genuinus subvar. typicus app. III, 41; hirtus app. III, 11;
Ischemum v. genuinus app. III, 11 ; Ischemum v. levifoliusapp. III, 11 ; Ischæ-
mum v. radicans app. III, 11; leucostachyos 176 ; macrolepis app. III, 11 ; me-
lanocarpus app. III, 41 ; Nardus v. marginatus app. III, 41 ; semiimberbis 176 ;
Schinzii app. III, 11 ; Schenanthus app. III, 42 ; Sorghum app. III, 12 ; Sorghum
v. æthiopicus app. III, 12 ; Sorghum v. albidus app. II, 12 ; Sorghum v. bicolor
app. III, 12 ; Sorghum v. cafer app. III, 12 ; Sorghum v. ondongæ app. III, 12;
Sorghum v. rubicolor app. III, 12; Sorghum v. usorum app. III, 42; spathi-
florus 176. — Androsace glacialis 708; obtusifolia 158. — Andryala arenaria
221, 301, 308; Ficalheana 220, 293, 294. -— Aneilema æquinoctialis app. III, 36.
— Anemone alchemillifolia 423; alchemillifolia v. caffra 423 ; alchemillifolia
v. grandiflora 423; alchemillifolia v. Schlechteriana 493 ; alpina v. sulphurea
920 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
146 ; Coronaria 22; fulgens 22, 23; fulgens var. purpureo-violacea 23. — Ange-
lica pachycarpa 216, 29%. — Angstroeemia 709. — Anomobryum concinnatum
710 : jalaceum 741. — Anomodon attenuatus 7 : obtusifolius 6, 14; platyphyl-
lus 6 ; viticulosus 606. — Anona glabra app. II, 177 ; squamosa app. II, 177. —
Anosporum Schinzii app. III, 32. — Antennaria carpathica 153 ; dioica 153 ;
pinophila 751, 753. — Antephora abyssinica app. III, 13 ; elegans app. III, 13;
Hochstetteri app. IH, 12 ; pubescens app. III, 12, 13; Schinzii app. II, 12;
undulatifolia app. HT, 12, 15. — Anthænantia glauca app. III, 13; lanata 176.
— Anthemis carpathica 636 ; Chia 30 ; cinerea 636 ; grangeoides 465 ; maritima
287 ; montana 636 ; secundiramea 287, 288 ; tinctoria 636; Triumfetti 154. —
Anthericum arvense app. III, 37. — Antholyza saccata app. III, 50; Stein-
gröveri app. III, 50. — Anthoxanthum ovatum 229. — Anthracothecium
opertum 177. — Anthriscus silvaticus 733 ; vulgaris 226. — Anthyllis alpestris
150 ; Dillenii 150 ; pailidiflora 150 ; vulneraria 27, 150. — Antirrhinum cirri-
gerum 298, 303 ; Linkianum v. ambignum 292 ; majus 157 ; majus v. ramosissi-
mum 224, 298. — Antoschmidtia pappophoroidea app. III, 22 ; quinquesela
app. III, 22. — Aongstræmia longipes 70%. — Apargia Gonani 361. — Apios-
porium Brassicæ 750, 752: Fumago 750; pinophilum 751 ; Plantaginis 750, 752;
pulchrum 753; Quercicolum 750, 754 ; Rhododendri 750, 752; Salieis 750, 751.
- Apium graveoleus 222. — Aponogeton abyssinicus app. II, 9; spathaceus
v. juncea app. III, 9. — Aquilegia atrata 146. — Arabis albida app. II, 18% ;
‘aibida v. thyrsoidea 24 ; alpina 725 ; cebennensis app. I, 2, 4; ciliata v. hirsuta
146 ; lusitanica 210; Thalianum app. Il, 184; Turrita 147; verna 2%. — Arbutus
Andrachne 6%, 68, 75, 77 ; Unedo 75, — Arctostaphylos alpina 157. — Arc-
totis tristis 227. — Arenaria Arduini 620 ; biflora 149 ; ciliata 149 ; clandes-
iina 620 ; conferta 619 ; conimbricensis 311; cretica 619 ; emarginata 311;
filifolia app. II, 475 ; flaccida app. II, 175 ; gracilis 619 ; graveolens 26 ; Huterii
619 ; rotundifolia 619 ; rubra v. campestris app. II, 175 ; serpyllifolia v. glandu-
losa app. EL, 175; serpyllifolia v. viscida 619. — Aretia brevis 158. — Argyro-
lobium abyssinicum app. I, 228; arabicum app. II, 228 ; uniflorum app. II, 228;
virgatum app. II, 228. — Arisarum vulgare 36. — Aristella bromoides 652. —
Aristida adscensionis v. cœrulescens app. III, 47 ; alopecuroides app. II, 17;
brevifolia app. III, 17 ; cœruluscens v. breviseta app. III, 17 ; capillacea 177 ;
ciliata app. III, 17 ; ciliata v. tricholæna app. III, 18 ; ciliata v. villosa app. LI,
15 : coarctata 177: congesta app. III, 48 ; Dregeana app. 18; gracillima app. II,
18 ; hirtigluma app. III, 18; Hochstetteriana app. III, 18; hordeacea app. III,
20; lutescens app. III, 48; Marlothii app. II, 19; namaquensis app. IH, 19;
obtusa app. II, 19; prodigiosa app. III, 19 ; pungens app. III, 19, 20 ; stipitata
app. III, 49; subacaulis app. III, 19: uniplumisapp. II, 19; uniplumis v. Neesii
app. III, 19; vestida v. diffusa app. II, 20. — Aristolochia bracteata app. II,
153 ; rotunda 159 ; sempervirens app. I, 153. — Armeria arcuata 30% ; berlen-
gensis 29% ; berlengensis v. villosa 216, 29% ; canescens 648 ; canescens v. majel-
lensis 648 ; cinerea 220, 293; elongata 215, 283, 286; fasciculata 300, 302, 307 ;
a a Te S
INDEX. 921
gaditana 222, 284, 310 ; Henriquesii 216, 288 ; Langeana 216, 288 ; Langei 216;
littoralis 222, 312; macrophylla 224, 308, 311 ; maritima 216, 283, 286; neglecta
303, 312 ; pinifolia 223, 224, 297, 303, 305 ; pubigera 216, 287, 288 : pungens
221, 283, 297, 301, 302, 308, 311; pungens v. major 217, 304; Rouyana 293,
224, 297, 303, 305, 312; velutina 224, 312 ; Welwitschii 220, 288, 289, 292,
293. — Arnica montana 210, 219 ; montana v. angustifolia 210. — Artemisia
Absinthium 637 ; arborescens 284, 310 ; cærulescens 636 ; crithmifolia 220, 285,
286, 289, 290, 298 ; crithmoides 297; gallica 215, 299, 310 ; laxa 154 ; Mutel-
lina 154 ; naronitana 637 ; paniculata 637 ; procera v. Visianiana 637 ; umbelli-
formis 15%; vulgaris 15%, 637. — Arthonia radiata537 ; vulgaris537. — Arthopy-
renia analepta 537. — Arthrocnemum glaucum 648 ; macrostachyum 648, 649.
— Arthrostemma campanulare 168. — Arundinella cubensis 176; martinicensis
176. — Arundo Donax app. Ill, 24. — Aschion fuscum 599 ; nigrum v. muri-
catum 596. — Asclepias lineolata 445. — Ascolepis capensis app. 1II, 31 ; spe-
ciosa app. III, 31. — Asparagus actifolius 38 ; africanus app. III, 43 ; declinatus
app. III, 43; exuvialis app. III, 43; Flecki app. III, 43; hererensis app. IH, 43;
Judtii app. III, 44 ; juniperoides app. III, 4% ; laricinus app. III, 44; nameensis
app. Ill, 44 ; Nelsii app. III, 4% ; Pauli-Gulielmi app. III, 44; pilosus app. III,
4% ; racemosus v. tetragonus app. III, 4% ; striatus app. III, 45. — Aspergillus
glaucus 722. — Asperula chlorantha 631 ; cynanchica 153 ; flaccida 631 ; longi-
flora 631 : odorata 730 ; umbellulata 153. — Asphodeline brevicaulis 198 ; libur-
nica 198; lutea 38; rhytidosperma 197; rigidifolia 198 ; rigidifolia v. foliosa
198; tenuior 198. — Asphodelus fistulosus 220. — Aspicilia calcarea 535 ;
cinerea 535. — Aspidium aculeatum 162, 553 ; angulare 162 ; aristatum v. sub-
dimorphum 669 ; cystolepidotum 669 ; erythrosorum 669, 670; Filix mas 553 ;
fragile 55%; lobatum 162 ; Lonchitis 162, 553 ; parallelogramma 670 ; prominu-
lum 659; Thelypteris v. squamuligerum app. III, 7; varium 669. — Asplenium
adianthoides 59%; Breyenii 55% ; ceratolepis 658, 659; Ceterach 552; crenato-
serratum 662, 663 : fissum 693 ; flavescens 662, 663 ; furcatum 667 ; germani-
cum 162 ; Hemionitis 210 ; juglandifolium 663 ; Lamotteanum app. I, 7 ; lanceo-
latum app. I, 2; Laurentii 663 ; macrophyllum 663 ; marinum 210, 216, 290,
295 ; maritimum 286; palmatum 210 ; Pekinense 667 ; premorsum 667 ; Ruta
muralia 554; Saulii 667 ; septentrionale 162, 554 ; Textori 669 ; Trichomanes
162, 55% ; trichomanoides 554; viride 55% ; Wilfordi 667 ; Wilfordi v. curtidens
667. — Aster alpinus 153 ; longicaulis 214, 284, 288, 292, 301 ; quinquener-
vius 459 ; Woodii 830 ; xylophyllus 831. — Asterina 655 ; Veronicæ 754. —
Asterionella formosa 544. — Asteriscus aquaticus 215, 226, 634; maritimus
210, 217, 28%, 307, 308, 310. — Asterolinum Linum stellatum 33 ; stellatum
291, 226. — Asterothyrium Pittieri 169 ; umbilicatum 169. — Asthenochilus
803. — Astomum crispum 11 ; Sullivantii 11. — Astragalus abyssinicus app.
II, 249 ; algarbiensis 218, 312 ; alpinus 151 ; arabicus app. II, 248 ; arabicus v.
congesta app. II, 248 ; bæticus 221, 283, 299 ; creticns 624 ; edulis 368 ; glycy-
BULL. HERB. BOIss., décembre 1896. 60
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922 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
phyllos 746 ; massiliensis 218, 224, 284, 307 ; mauritanicus 368 ; monspessu-
lanus 624 ; præcox 624; proxilus app. II, 248 ; Stella 284; venosus app. II, 249;
Wulfeni 624. — Astrantia major v. involucrata 152 ; minor v. tenuisecta 152.
— Athamantha chilosciada 629; densa 629 ; densa v. albanıca 629; Haynaldii
629 ; macedonica 630. — Athyrium alpestre 72; filix-feemina 667, 668 ; filix-
foemina v. crenatum 667 ; Geringianum 668 ; Mac Donellii 669 ; macrocarpum
668 ; melonolepis 668 ; nipponicum 668 ; pterorachis 668, 669 ; thelypteroides
667; Yocoscense 668. — Atragene alpina 698. — Atrichum angustatum 5;
undalatum 606 ; xanthopelma 5. — Atriplex hastata 226 ; patula 215, 226 ;
rosea 298 ; tatarica 648. — Aubretia deltoidea 612 ; deltoidea v. croatica 612.
— Aulacomnium androgynum 607 ; palustre forma 48. — Aulostephanus na-
talensis "51. — Avena alpina 162 ; decora 162 ; lucida 161 ; Neumayeriana 692;
præusta 161 ; pratensis 461 ; pubescens 161 ; versicolor 162. — Aytonia rupes-
iris 377. — Azalea pontica 65, 66, 71, 73 ; procumbens 157.
Br Bainesii app. III, 50. — Baccharis nervosa 176; trinervis 169,
176. — Baissea angolensis 817; Wulfhorstii 816, 817. — Ballota nigra 731;
rupestris 6%7. — Baphia obovata 815. — Barbacenia hererensis app. III, 49;
scabrida app. III, 49. — Barbeya app. II, 116; oleoides app. II, 117, 118, 119.
— Barbiera polyphylla 17%. — Barbula aciphylla 701 ; alpina 669; convoluta
701 ; Cruegeri 3; cylindrica 3; flexifolia 3; fragilis 16, 701 ; montana 701, 706 ;
muralis 12, 608; porphyreoneura 410 ; recurvifolia 699; ruralis 608; subulata
608: torquatifolia A140; tortuosa 701; tortuosa v. dieranoides 16; unguiculata
3; vinealis 3. — Barkhausia rhœadifolia 641. — Bartramia ithyphylla v. rigi-
dula 701; Menziesii v. Baueri 17. — Bartsia alpina 158; aspera 218. —
Bauhinia inermis 174, app. Il, 218, 219; reticulata app. II, 219. — Bellevalia
aleppica 196, 197; azurea 197; Boissieri 495; ciliata 195; Clusiana 195, 196;
dubia 38, 195; Heldreichii 197; hispida 197; leucophæa 197; lineata 196, 197;
micrantha 196 ; persica 197; pseudomuscari 197; romana 195; Webbiana 195.
— Bellidiastrum Michelii 153. — Bellucia costaricensis 173. — Berberis aris-
tala app. II, 179; vulgaris 747. — Berteroa mutabilis 612; mutabilis v. ohliqua
612. — Beta maritima 215, 216, 290, 295, 307, 308; vulgaris v. maritima 648.
— Betonica græca 646. — Betula alba 73, 737; Ermani 65; lenta 65; Medwe-
dewi 65, 67, 74; nana app. I, 2, 6. — Biatora coarctata 536; rupestris 536. —
Bidens africana 464; hawaiensis 465; lantanoides 465 ; leucantha 298 ; tripar-
lites 726. — Billbergia pallidiflora 176. — Biscutella Columnæ 24; lævigata
218. — Biserrula Pelecinus app. II, 249. — Bixa Orellana 174. — Blakea gra-
cils 171; gracilis v. longifolia 171. — Blastenia confluens app. II, 6 ; erythro-
carpea 53%; ferruginea 53%; punicea app. III, 6. — Blechnum stenopterum
667. — Blindia acuta 706, 711; acuta v. subdenticulata 711. — Boerhaavia
ascendens v. pubescens app. II, 166; capitata app. II, 468; dichotoma app. II,
108 ; elegans app. II, 166; plumbaginea 813, app. II, 168; plumbaginea v. dicho-
Sl Sy nn EN NE TEE:
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INDEX. 923
toma app. II, 167; plumbaginea v. Forskalei app. II, 167; plumbaginea v. gran-
diflora app. II, 167, 168; pedunculata app. II, 168; repens v. diffusa app. II,
466; repens v. undulata app. II, 166; scandens app. II, 167; squarrosa 813;
verticillata app. Il, 166. — Boletus aurantiacus 702; cavipes 702. — Bonatea
foliosa app. III, 50. — Bootia exserta app. III, 10; Schinziana app. III, 10. —
Borassus flabellifer app. Ill, 34. — Borrera atlantica 532; ciliaris 532. —
Boscia angustifolia app. II, 192; fœtida app. III, 55; salicifolia app. II, 192;
senegalensis app. II, 192. — Boswellia papyrifera app. Ill, 39. — Botrychium
Lunaria 552, 675; simplex 675. — Botryococcus Braunii 543, 544. — Bou-
gainvillea spectabilis app. Il, 168. — Brachypodium distachyum 206; pin-
natum 162; silvaticum 162. — Brachystelma fetidum 450; Rehmannii 449;
spathulatum 450. — Brachythecium acuminatum v. subalbicans 8; biven-
trosum 8; glaciale 707, 708; lætum 8; latifolium 708; Novæ Angliæ 8; rivulare
708; salebrosum 605; trachypodium 705. — Brassica campestris app. II, 183;
Cretica 25; juncea app. II, 183; lanceolata app. II, 183; nigra 226 ; oxyrrhina
223, 283, 302, 308, 311; sabularia 223, 302; sabularia v. papillarıs 30%. —
Brickellia diffusa 176. — Bromus erectus v. australis 162; Matritensis 38. —
Brunella alba 158; vulgaris 646. — Brunonia australis 319, 323; sericea 319;
simplex 319. — Bryopogon jubatum f. cana 529; jubatum v. implexum 529. —
Bryum apocarpum 607; arcticum 702, 709; argenteum 607; Atwateriæ 5;
Blindii 70%, 705, 709; cæspitosum 607; capillare 17; cirratum 578, 700, 702,
703 ; Comense 702: Donianum 39; Duvalii 704; miniatum 5; murale 608; Neo-
damense 700, 702; occidentale var. 18; ontariense 13; ovatum 70%; pallens
700, 702, 70%, 709; pallescens v. insignis 5; pseudotriquetrum 700; roseum 13;
rurale 608; sanguilentum 17; Sauteri 70%; Schleicheri latifolium 707; subro-
tundum 705; torquescens 17. — Buellia Schinziana app. III, 6. — Bulbine
asphodeloides app. III, 37. — Buphane disticha app. III, 46. — Bupleurum
angulosum 356; burserifolium 356; filicaule 215, 301; Gerardi 28; glaucum
283, 310; X Guineti 357; junceum 627, 628; longifolium 354, 355, 356, 357,
398; longifolium X ranunculoides 354, 357; protractum 227; ranunculoides
354, 355, 356, 357, 358; semi-compositum 215, 300. — Buxbaumia aphylla
266. — Buxus sempervirens 67, 68, 76. — Byrsonima Curatella 474. —
Byssocystis textilis 741. — Bystropogon andinus 800, 801 ; andinus v. hypo-
leucum 799; glabrescens 802; Kuntzeanus 800, 801 ; minutus 803, 804; mollis
802; ovatus 800; setosus 801, 802 ; uniflorus 802, 803, 804.
Br farinosa app. II, 193 ; glandulosa app. II, 193; heterotricha app.
Il, 192; longifolia app. II, 193; rotundifolia app. II, 192; scandens app. II, 193.
— Cadia varia app. II, 223. — Caïdbeja adhærens app. II, 148. — Cajanus
flavus app. II, 25%. — Gakile maritima 220. — Calamagrostis Pittieri 169;
rigida 167; tenella 161. — Calamintha Acinos 158. — Calanchæ ægyptiaca
app. II, 201 ; alternans app. II, 201; brachycalyx app. II, 202, 203; cétrèna app.
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924 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
II, 199, 200 ; eitrina v. Erythree app. Il, 200 ; crenata app. II, 201 ; glandulosa
app. II, 202 ; glaucescens app. II, 201; grandiflora app. II, 198 ; laciniata app.
II, 199, 200 ; lanceolata app. II, 202, 203; marmorata app. IL, 198; rotundifolia
app. II, 202; Schimperiana app. II, 198; Schweinfurthii app. II, 199, 200;
yemensis app. II, 203. — Calea axillaris 176; Pittieri 169 ; prunifolia 176. —
Calendula algarbiensis 217, 221, 302, 304, 308, 312 ; lusitanica 216, 217, 293,
29% ; lusitanica v. microcephala 218 ; lusitanica v. transtagana 217, 301 ; micro-
cephala 294; microphylla 216, 292, 301 ; tomentosa 217, 284, 307, 308. —
Calicium obconicum 87 ; pachypus 87; quercinum 87 ; robustellum 87 ; trache-
lini 87; Wilsoni 87. — Calliandra Magdalenæ 174. — Gallicarpa acuminata
346 ; ferruginea 346 ; Pringlei 345. — Gallopisma aurantiacum 534; citrinum
534 ; erythrocarpa 534 ; ferrugineum 534; variabile 534 ; vitellina 534. — Calo-
cladia Berberidis 746 ; grossularia 747 ; Hedwigii 748 ; holosericea 746 ; peni-
cillata 748. — Calonyction speciosum 169. — Calophanes crenata 846 ; Nag-
chana 846 ; Perrottetii 846. — Galopogonium brachycarpum 174 ; cœruleum
174 ; galactioides 174. — Calosphæria 78, 79 ; abietina 81 ; augustata 80, 84;
betulicola 80 ; ciliatula 84 ; corylina 79, 85 ; Dryina 79 ; Fagi 80 ; Friesii 79,
82 ; gregaria 79, 80, 81, 84 ; gregaria f. augustata 80 ; minima 79, 81 ; obvallata
79 ; occulta 79, 81 ; platanicola 80 ; princeps 79, 82 ; pusilla 79, 84; pusilla v.
ciliatula 84; subcorticalis 81 ; verrucosa 80; Wahlenbergii 84. — Calpurnia
aurea app. II, 222 ; intrusa 4926 ; obovata 426 ; sericea 427 ; villosa 427; Woodii
426. — Calycium salicinum 537; Trachelinum 537. — Calycotome infesta 622;
villosa 224, 283, 298, 302, 305. — Calyptrella Galeotti 175. — Calystegia
Soldanella 220, 287, 290, 299. — Campanula abietina 643 ; Allionii 361, app.
I, 2, 6 ; erinus 32 ; flagellaris 643 ; lactiflora 72; latifolia 42, 72 ; latiloba 42;
Iyrata 32 ; parnassica 642 ; patula v. pauciflora 643 ; radicosa 643 ; rhomboidalıs
157 ; spicata 157 ; tymphæa 643. — Camptothecium alsioides 19 ; Amesiæ 19;
lutescens 18 ; megaptilum 8; nitens 700. — Campylopus Schimperi 706, 710 ;
Schwarzii 710; virginieus 44. — Ganavalia ensiformis app. II, 254; gladiata
174 app. II, 25%; polystachya app. II, 25%. — Candelaria vitellina 534. —
Capparis aphylla app. II, 491 ; corymbosa app. II, 192; galeata app. II, 190,
191 ; galeata v. montana app. II, 191 ; inermis app. II, 191 ; mithridatica app.
II, 19% ; oblongifolia app. II, 49%; persicifolia app. II, 491; Rothii app. Il, 491 ;
sicula 611 ; spinosa app. II, 190, 191 ; spinosa v. canescens 611 ; tomentosa app.
II, 191 ; v. persicifolia app. II, 191. — Capsella bursa pastoris app. II, 484. —
Cardamine carnosa 611 ; hirsuta app. II, 184; ovata 166; resedifolia 147 ;
trichocarpa app. II, 184. — Carduus ammophilus 224, 303, 312 ; cronius 638 ;
defloratus 154 ; meonanthus 224, 303 ; nutans 154 ; platylepis 154; Summanus
15%; tenuiflorus 226. — Carex arenaria 220, 283, 286, 289, 299; > Chevallieri
app. I, 2, 7; contigua 460; curvula 160 ; Davalliana 160; digitata 460 ; disticha
309 ; divisa 220, 299; divulsa 160 ; extensa 222, 290, 299, 309; ferruginea 161 ;
fetida 460 ; frigida 161 ; humilis 160 ; Jamesonii f. spiculis elongatis 167; lævis
651; lepidocarpa 161 ; lepidocarpa-Hornschuchiana app. I, 2, 7; mucronata 460:
INDEX. 925
ornithopoda 160 ; ornithopodioides 160 ; Personii 160 ; præcox 161 ; pseudocy-
perus 164 ; refracta 161; sempervirens 161 ; sparsiflora 461 ; tenax 161 ; tenuis
161 ; tomentosa f. pseudo-dioica app. I, 2; tomentosa f. typica app. T, 2; trinervis
220, 283, 286, 289 ; vaginata 461 ; Vahli 701; Welwitschii 219. — Carica
papaya 175. — Carlina corymbosa v. græca 638; lanata 638. — Caroxylon
fœtidum app. Il, 161 ; imbricatum app. II, 459, 161. — Carpinus Betulus 70 ;
duinensis 70, 650. — Carthamus lanatus 640. — Carum græcum 628 ; multi-
florum 204; rigidulum 628 ; rupertre 628. — Cassia Absus app, II, 221;
adenensis app. II, 17%, 220; angustifolia app. II, 220 ; Arereh app. II, 219;
auriculata app. II, 221 ; bicapsularis 168, 174; brevipes 168, 174 ; goratensis
app. II, 219; Grantii app. II, 221 ; Hildebrandtii app. IT, 221 ; holosericea app.
II, 220; Kleinii app. II, 221 ; Kleinii v. pilosa app. II, 221 ; leiantha 174 ; leio-
phylla 17% ; mimosoides app. II, 222 ; nigricans app. Il, 222 ; obovata app. II,
220; occidentalis app. Il, 219 ; Sunsub app. II, 221 ; Tagera 17% ; Tora app. II,
221. — Cassine lacinulata 432 ; papillosa 432, 433 ; Schlechteriana 432;
Schweinfurthiana 433. — Cassytha filiformis app. II, 181. — Catharinea
undulata 606. — Castilleja fissifolia 165. 167. — Caucalis bifrons 573 ; cœru-
lescens 572, 573 ; daucoides 571, 573 ; homeophylla 571, 572, 573 ; leptophylla
29, 572, 573. — Caylusia canescens app. II, 195 ; canescens v. abyssinica app.
II, 195. — Cebatha app. II, 179, 180. — Celosia angustifolia 449; anthelmintica
418 ; argentea app. II, 163 ; argentea v. vera app. II, 163; Boivini 419 ; caudata
app. U, 162 ; eristata app. II, 163 ; cristata v. castrensis app. II, 163; cristata
v. splendens app. II, 163 ; oblongocarpa 418 ; populifolia app. II, 463; Schwein-
furthiana 418 ; Stuhlmanniana 419 ; trigyna v. fasciculiflora app. Il, 162. —
Celtis australis 159 ; integrifolia app. II, 116; Kraussiana app. II, 115. —
Cenomyce endiviæfolia 530; pityrea 530; pungens 530; pungens v. foliosa 530 ;
pungens v. hamata 530 ; pyxidata 530. — Centaurea acicularis 31 ; amara 639,
app. I, 11; Calcitrapa app. I, 11, 12; Calcitrapa X pratensis app. I, 3, 5; Cyanus
227 ; Debeauxii app. I, 3, 5, 10 ; decipiens app. I, 11 ; deusta 205, 639; dumulosa
31 ; eriophora 365; 368 ; exscapa 31 ; freylensis 304, 308 ; græca v. Grisebachii
639; Guiceiardii 205, 639; Jacea app. I, 10; lusitanica 210 ; malacitana 368 ;
Maroccana 365, 366, 367, 368; Maroccana v. macilenta 365, 368 ; microptilon
app. I, 11; nervosa 154; Nicolai 640 ; nigra app. I, 11 ; X Nouelii app. I, 3,
>, 11; pallescens app. II, 15%; polyacantha 223, 285, 288, 292, 302, 308, 310,
311; pratensis app. I, 11, 12 ; pterodonta 365, 366 ; scabiosa 730 ; Scabiosa v.
grineensis 15% ; sempervirens 218; serotina app. I, 41 ; sicula 365, 366, 367,
368 ; solstitialis 640 ; sphærocephala 284, 307, 310 ; spinosa 31 ; sulphurea 365,
366, 367 ; tenuifolia 155; uliginosa 219; vicentina 218, 30% ; vulgaris app. I, 11;
Weldeniana 639 ; Zuccariniana 639. — Centema angolensis 420 ; alternifolia
419, 420; subfusca 420. — Centrosema Plumieri 174 ; pubescens 174. — Cepha-
lanthera rubra 160. — Gephalaria ambrosioides v. microphylla 633 ; leucantha
218, 633 ; macrophylla 633 ; tatarica 72. — Ceramnium granalatum 601 ;
scabrum 602. — Cerastium arvense v. strictum 149 ; brachypetalum 149;
926 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
grandiflorum 648; Illyricum 26; macrocarpum 142 ; trigynum 149; vulgatum
226, app. II, 17%. — Gerasus Laurocerasus 68 ; Laurocerasus v. brachystachya
68. — Ceratium macroceras 544. — Ceratogonum sinuatum app. Il, 15%. —
Ceratominthe 875 ; achalensis 877 ; Kuntzeana 877, 878. — Ceratonia Siliqua
65, 218, app. II, 219. — Ceratotheca elliptica 452; melanosperma 452. —
Cercis Siliquastrum 65. — Geropegia gynmopoda 450. — Ceterach cordata v.
namaquensis app. III, 7 ; officinarum 38, 162, 552. — Cetraria alenterites 531 ;
glauca 531. — Chæraphyllum Villarsii 153. — Chæturus prostatus 22%, 303.
— Chailletia 497 ; angolensis 498, 500, 502, 503, 510, 520 ; Bangii 498; Ben-
thamiana 497, 506. 507 ; Benthamii 498, 506 ; ciliata 497, 506 ; crassifolia 498,
499, 500, 507 ; cymosa 497, 501, 502, 505, 506, 512, 520; deflexa 498, 507, 514;
Dichapetalum 497, 499, 506, 520 ; edulis 498, 499, 500, 505, 514, 515 ; gelo-
nioides 497, 499, 501, 502 ; glomerata 497, 500, 507, 514 ; Helferiana 498, 506;
mossambicensis 498, 500; odorata 497 ; pappuana 498; pedunculata 497, 503,
506, 508, 509, 515 ; subsessilifolia 497: timoriensis 498; vestita 503; Virchowii
498, 503, 509; vitiensis 497, 502, 506. — Chamabaina squamigera app. II, 147.
— Chamæpence Alpini v. camptolepis 31 ; Alpini v. mutica 31. — Chara
alopecuroides app. I, 20 ; Braunii app. I, 3, 7 ; connivens app. I, 3, 7; erinita
221 ; stelligera app. I, 3. 7. — Ghasmanthera dependens app. II, 179. — Chei-
lanthes hirta v. parviloba app. IL, 7; multifida app. II, 7; odora 39. —
Chreiranthus linearis app. Il, 185. — Chenopodium album 648 ; Botrys app.
II, 456 ; feetidum app. II, 156 ; murale 226, app. II, 157; opulifolium app. II,
156 ; triangulare app. IL. 157 ; urbicum 648. — Cherleria sedoides 148 ; stellata
620. — Chiodecton nigro-cinctum 170; sterile 170. — Chionalæna lavandulacea
167. — Chlamydococcus pluvialis 880. — Chlamydomonas asterosperma 881 ;
flavo-tingens 883 ; glacialis 881 ; pertusa 277 ; sanguinea 881, 883; stellata 278,
279; tingens v. nivalis 881, 883. — Chlora imperfoliata 222, 289, 299. —
Chloris barbata app. III, 21; compressa app. III, 21. — Choiromyces meandri-
formis 592. — Chroodiscus igneus 170. — Chrysanthemum segetum 31;
viscosum 311. — Chusquea tessellata 467. — Cicer arietinum app. Il, 251. —
Cichorium divaricatum 32 ; Endivia 4155. — Cicinnobolus Cesati 740, 741;
florentinus 741. — Cineraria maritima 287, 288. — Cinna poæformis 167.
— Cirsium candelabrum 639 ; eriophorum 639, app. I, 2, 5; Erisithales 154 ;
heterophyllum 154; lanceolatum 226, 638, 730; monspessulanum 219 ; oleraceum
730 ; palustre 219; strictum 639. — Cistus Bourgæanus 224, 28%, 311 ; Creticus
68, 75, 77 ; ladaniferus 223, 307 ; ladaniferus v. latifolius 224, 307, 308 ; lauri-
folius 224 ; monspeliensis 218; parviflorus 25 ; salviefolius 25, 68 ; salvifolius
218; villosus 25. — Citharexylum Berlandieri 343 ; caudatum 342 ; Germaini
342 ; Jurgenseni 342; quadrangulare 342; scandens 344. — Citrullus vulgaris
175. — Cladonia endiviæfolia 39, 530 ; furcata 530 : papillaria 88; pityrea 530;
pyxidala 530; rangiferina v. silvatica 530 ; rangiformis 530; squamosa 530 ;
squamosa v. acuta 88 ; squamosa v. pachypoda 88 ; stellata 530 ; uncialis 530 ;
verticillata 168 ; verticillata v. filaris 168. — Claopodium crispifolium 7; ramu-
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INDEX. 927
losum 8. — Clathrina aggregata v. pyymea 88; retipora 91. -— Clematis cirrhosa
22, 217, 30%, 310 ; Flammula 610; orientalis v. glaucescens app. II, 177; orien-
talis v. simensis app. II, 177 ; orientalis v. Wightiana app. Il, 178 ; Vitalba 70.
— Cleome arabica app. II, 187 ; brachycarpa app. II, 186 ; brachystyla app, II,
189 ; droserifolia app. II, 189; Hanburyana app, II, 186; macradenia app. IT,
188 ; papillosa app. II, 188 ; paradoxa app. II, 188; polytricha app. II, 189;
pruinosa app. II, 189; scaposa app. II, 188 ; Schweinfurthii app. IL, 186; soco-
trana app. II, 187. — Clerodendron Biernieri 348 ; emarginatum 348; Sipho-
nanthus 349. — Clidemia brachystephana 168; hirta 168 ; purpureo-violacea
474 ; rubra 175; rubra v. biacuta 175; sessiliflora 167, 171 ; sessiliflora v.
angustifolia 467, 474; spicata 175 ; strigillosa 175. — Clitoria Ternateja app.
II, 252. — Clypeola microcarpa 24. — Cnidium apioides v. Reichenbachii 630 ;
Reichenbachii 630. — Coccinia cirrhosa 822; hirtella 821, 822. — Coccocarpia
pellita v. incisa 92; pellita v. mesomorpha 92 ; pellita v. semüncisa 92: pellita
v. smaragdina 92. — Cocculus Leæba app. II, 179, 180, 181 ; Sebatha app. II,
179; villosus app. II, 180, 181 ; villosus v. glabrata app. II, 180 — Cochlearia
danica 216, 283, 286, 295 ; glastifolia app. I, 3, %, 9; nemoursensis app. I, 9.
— Cochlospermum hibiscoides 174. — Cœlastrum sphæricum 274, 275, 544.
— Cœnogium interpositum 96; ornatum 96. — Colchicum bifolium 198;
crocifolium 199 ; libanoticum 199 ; Szowitsii 199. — Collema flaccidum 538 ;
furvum 538 ; hydrocharum 538 ; lacerum 538 ; lutosum 538 ; nigrescens 538 ;
palmatum 538; pulposum 538 ; tenax 538; turgidum 538. — Collemopsis taurica
538. — Collybia ratticauda app. III, 4. — Colutea haleppica app. II, 248. —
Cometes abyssinica app. II. 176; apiculata app. II, 176. — Commelina africana
app. III, 35; africana v. Krebsiana app. II, 35; benghalensis app. III, 35;
Forskalæi app. III, 35 ; Gerrardi app. IN, 35; Livingstoni app. III, 36; nudiflora
176 ; mudiflora f. agraria 176; subulata app. III, 36. — Cammiphora abyssinica
app. Il, 149. — Coniothecium Questieri 753. — Gonostegia bigibhosa 175 ;
extinctoria 175 ; subcrustulata 168, 175. — Conostonum boreale 710. — Con-
volvulus lineatus 216, 217, 291, 293, 299 ; sepium 729 ; Siculus 33 ; Soldanella
210; tenuissimus 33. — Conyza floribunda 169. — Corema album 223, 285,
288, 289, 302, 305, 308. — Cornicina hamosa 223, 283, 297, 302; lotioides
308, 311. — Cornus sanguinea 70, 81, 730, 753. — Coronilla glauca 217;
montana app. I, 3, 5; parviflora 28. — Goronophora angustata 80 ; gregaria 80.
— Corrigiola littoralis 220, 285. 287, 290, 295, 298, app. IL, 176 ; repens app.
II, 176. — Corydalis lutea 146 ; ochroleuca 146. — Corylus Avellana 67, 85,
650. — Corynephorus canescens 220, 299. — Coscinodon Raui 3, 477 ; Renauldi
3, 477. — Cotoneaster pyracantha 64, 68, 70, 77, 626. — Cotula coronopifolia
215, 216, app. I, 2, 5. — Cotyledon Barbeyi app. II, 196, 198 ; deficiens app.
II, 204, 203; lanceolata app. II, 202 ; orbiculata app. II, 197, 201; Umbilicus
app. II, 196. — Courtoisia cyperoides v. africana app. II, 31. — Crassula
abyssinica app. II, 197; alba app. II, 197. — Cratægus monogyna 70 ; oxya-
cantha 70. — Crepis aurea 155; Baldacci 641 ; bulbosa 285, 287, 290. 295, 308,
928 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
309 ; foetida 6441 ; fœtida v. hispida 641 ; fœtida v. rhœadifolia 641 ; gaditana
294 ; lusitanica 295 ; montana 155 ; pygmæa 361, app. I, 3, 5; rheadifolia 641 ;
setosa 156; virens 294 ; virens v. dentata 294. — Cressa cretica 215, 221, 283,
300, 644. — Crinum Bainesii app. II, 47, 48; Belkianum app. III, 47 ; Forbe-
sianum app. Ill, 48; giganteum app. Ill, 48; leucophyllum app. III, 47, 48 ;
longifolium v. Farinianum app. III, 48 ; Rautanenianum app. IL, 48; Tinneanum
app. III, 47. — Crithmum maritimum 216, 285, 286, 290, 295, 630. — Crocus
albiflorus 160. — Crotalaria anagyroides 17%; astragalina app. IL, 226 ; Barke
app. Il, 226, 227; clavata app. II, 224; Deflersii app. II, 224, 225; dubia app.
II, 228 ; incana app. II, 224 ; laburnifolia app. II, 225; leptocarpa app. II, 228;
lupinoides app. If, 225 ; macrocarpa app. II, 227 ; microphylla app. Il, 223;
nalalitia app. II, 224; platycalyx app. II, 226; podocarpa app. Il, 227; polysperma
app. II, 227 ; pycnostachya app. II, 226; retusa app. II, 223; senegalensis app.
Il, 224; spinosa app. II, 228; striata app. Il, 225. — Crucianella maritima
220, 285, 297, 300, 307. — Crupina Crupinastrum 32; vulgaris 640. — Cryphæa
glomerata 6; pendula 6. — Crypsis aculeata 300, 652 ; alopecuroides 652 ;
schenoides 220, 300. — Cryptella cubicularis 85. — Cryptogramme Bruno-
niana 666 ; crispa 666. — Cryptostemma calendulaceum 228. — Guphea ignea
330, 331, 332; lysimachioides 329; platycentra 328, 330 ; silenoides 328 ;
spermacoce 329 ; viscosa 328. — Cupressus sempervirens 38. — Guratella
americana 174. — Guscuta Epithymum v. 644. — Cyamopsis psoralioides app.
II, 237. — Cyanella lutea v. angustifolia app. II, 48. — Cyathula globulifera
v. abyssinica app. IL, 164; spathulata 421. — Gyclanthera Pittieri 168. —
Cyclostomella disciformis 655, 656. — Cyclotella operculata 544 ; Comta 544.
Cynanchum acutum 300, 643 ; eurichtioides 447 ; natalitium 447 ; somalense
419; subcoriaceum 447 ; trifurcatum 448. — Cynocrambe prostata 36. —
Cynodon Dactylon 220, app. III, 20. — Cynodontium gracilescens 705, 710;
torquescens 701, 706. — Gynoglossum pictum 34. — Cynosurus echinatus 162;
elegans 38. — Cyonura erecta 43. — Cyperus amabilis app. III, 29; apricus
app. III, 29; aristatus app. III, 29; articulatus app. III, 29; bulbosus app. III,
29, 30; callistus app. III, 30; denudatus app. II, 29; difformis app. III, 29;
distachyos 240; elegans 176; esculentus app. III, 29, 30; fulgens app. III, 30;
fuscus 651 ; globosus app. I, 2; globulosus app. I, 7; lævigatus v. major app.
III, 28 ; longus v. tenniflorus app. III, 30; Luzulæ 171, 176; margaritaceus app.
III, 30; marginatus app. III, 30; pannonicus 651 ; Papyrus app. Ill, 30; pseudo-
niveus app. III, 30; purpureus app. II, 29; Schinzii app. III, 29; schænoides
210, 220, 284, 287, 291, 300, 309; sexangularis app. Ill, 31; subaphyllus app.
III, 28; usitatus app. III, 30, 31. — Cypripedium Calceolus app. I, 2, 7. —
Cystococcus 889. — Cystopteris alpina 653; fragilis 553, 66%; fragilis v.
tenuisecta 653. — Cytisus capitatus 149; hirsutus 149; Laburnum subsp.
Alschingeri 149 ; supinus 149; triflorus app. I, 2, 5.
a En ee ER RER
INDEX. 929
DL hispanica v. maritima 218. — Dactyloctenium ægyptium v.
mucronatum app. Ill, 21. —- Dalbergia melanoxylon app. Il, 250. — Dalea
virgata 174. — Danthonia decumbens 162; pumila app. III, 20. — Daphne
Gnidium 36, 223; Mezereum 72, 159; oleoides 649; pontica 68; striata 159,
698. — Datura Stramonium 226, 644. — Daucus crinitus 218; gummifer 217,
290, 298, 309; setifolius 248. — Davallia Speluncæ 665. — Davilla lucida
17%. — Debregeasia bicolor app. II, 147. — Decaneurum Senegalense 827.
— Delphinium dasycaulon app. II, 177; peregrinum 641; peregrinum v. erio-
carpum 611. — Dendrobium viridi-roseum v. candidulum 40. — Dentaria bul-
bifera 147 ; pinnata 147. — Dermocybe app. III, 5. — Deschampsia cœspitosa
229; media 229. — Desmatodon arenaceus 12; brevicaulis 705; latifolius 700 ;
latifolius glacialis 701 ; obtusifolius 11 ; plinthobius 12 — Desmazeria loliacea
216, 295. — Desmodium barbatum 174; gangetieum app. Il, 250; incanum
174 ; Scalpe app. II, 250 ; uncinatum 168. — Dianthus Armeria 616; atrorubens
148; brevifolius 617; Broteri 218, 283; Broteri v. brachyphyllus 301; caryo-
phyllus 616, app. II, 174; caryophyllus v. inodorus 616; ciliatus 616; ciliatus
v. cymosus 616; congestus 148; dalmaticus 616; fruticosus 25; gallicus 289;
hæmatocalyx 616; hæmatocalyx v. alpinus 616; integer 645; juniperinus 615;
leptotoma app. II, 174; lilacinus 617; papillosus 616 ; pinifolius 616, 617; Pla-
nelle 216; prolifer 227: pumilis app. II, 174; rumelicus 617; serbicus 617;
Smithii 617; strietus 615, 616; strictus v. brachyanthus 615; sylvestris 148;
uniflorus app. Il, 174; vaginatus 148. — Dichonema sericeum 177. — Dick-
sonia scabra 66%. — Dicoma ramosissima 843, 844 ; Zeyheri v. thyrsiflora 841.
— Dicranella falcata 700; Grevilleana 711; Howei 15; squarrosa 704 ; subulata
700; varia 15. — Dicranodontium aristatum 11. — Dicranoweisia compacta
712; crispula 701. — Dicranum albicans 700, 701; asperulum 11; elatum 710;
elongatum 701, 710; falcatum 701, 713; flagellare 698; fuscescens v. Eatoni 15;
fuscescens v. flexicaule 15; latifolium 710; longifolium 699, 700; Marie 15;
Mühlenbeckii 701; neglectum 701, 707; rhabdocarpum 45; scoparıum 608;
Starkei 701; strictum 45; taxifolium 608. — Dicrostachys nutans app. II,
218. — Dictamnus albus 149. — Dictyosphærium Ehrenbergianum 277. —
Didymæa mexicana 167. — Didymopanax Morototoni 175; splendens 175. —
Digera alternifolia app. II, 164; arvensis app. II, 164. — Digitalis lævigata
644. — Digitaria sanguinalis 226. — Dimerosporium abjectum 753, 75%; areo-
phyllum 75%; pulchrum 753. — Dinobryon Sertularia 544; Sertularia v. elon-
gata 54%. — Dioclea guianensis 168, 17%. — Dioscorea caucasica 65, 70, 76.
— Diospyros Lotus 65, 70, 76. — Diotis maritima 220. — Dipcadi Bakerianum
app. III, 41 ; Clarkeana app. IT, 41; crispum app. IX, 41; Durandianum
app. Ill, 44 ; longibracteatum app. III, 41; venenatum app. III, 42. — Diplachne
andeopogonoides app. II, 24; arenaria app. III, 25; cinerea app. III, 24;
Fleckii app. III, 2%, 25; fusca app. III, 25; paucinervis app. III, 25; pungens
app. III, 25. — Diplasiolejeunea pellucida 169. — Diplazium Japonicum v.
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CAR Sete NU AE Da CDS ESS
930 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Textori 669. — Diplotaxis erucoides 226, 227, 299, app. II, 18%; tenuifolia
226, 227, 299; virgata 223, 302. — Diplotomma alboatrum v. ambiguum 536 ;
alboatrum v. epipolium 536; tegulare 536. — Dipterygium glaucum app. II,
190. — Dissodon Frehlichianus 701 ; splachnoides 709. — Distegia 463; acida
463. — Distichum capillaceum 608, 701. — Distichium inclinatum v. tenue
701. — Dobera glabra app. II, 151. — Dolichos arboreus app. II, 248 ; axillaris
app. II, 26%; cultratus app. IE, 263; cuneifolius app. II, 223; Didjre app. II,
260; formosus app. II, 26%; Lablab app. II, 263. 26%: Lablab v. albiflorus
app. Il, 263; Lablab v, purpureus app. II, 263; Lubia app. II, 260; Oliveri
app. II, 26%; polystachios app. Il, 254; sesban annuus 248; uncinatus app. II,
263; virosus app. Il, 254. — Dolosanthus 472; silvaticus 473. — Doronicum
Columnæ 637; cordatum 637; cordifolium 637. — Dorstenia fetida app. Il,
120 ; foetida v. obovata app. II, 120; obovata app. II, 120; radiata app. II, 120.
— Dorycnium herbaceum 624; herbaceum v. intermedium 623; intermedium
624; suffruticosum 624. — Dothidea maculicola 177; Veronicæ 754. — Draba
aizioides 147; Aizoon 612; elongata 612 : frigida 147; stellata 147. — Drepano-
lejeunea inchoata 169. — Droguetia iners app. Il, 146; pauciflora app. II, 146.
— Drosera intermedia 148; rotundifolia 148. — Dryas octopetala 151. —
Drymis Winteri 166. — Drypis spinosa 615. — Duranta Benthami 343;
Sprucei 34%. — Dyschoriste depressa 846.
Eon Elaterium 627. — Echinaria capitata 38. — Echinodorus
ranunculoides 414 ; Schinzii 443, app. III, 10. — Echinophora spinosa 629. —
Echinops sphærocephalus 154, 638; spinosus app. Il, 154; strigosus 218, 292,
301. — Echium calycinum 221, 304; creticum 224, 304; Daveæi 216, 29%;
gaditanum 224, 303; pustulatum 33; vulgare 157. — Eckballium Elaterium
226. — Edrajanthus graminifolius 642; graminifolius v. australis 642. —
Elæoselium tenuifolium 311. — Elaphomyces granulatus 600, 601 ; leucarpus
601 ; officinalis 601; rugosus 601; variegatus 604, 602; vulgaris v. granalatus
601; vulgaris v. variegatus 602. — Elaterium pauciflorum 171. — Elatine
>rochoni app. I, 2, 4; paludosa octandra 227. — Elephantopus scaber 168,
175; scaber v. tomentosus 175. — Elæodendron capensis 432. — Elæose-
linum Asclepium 630; tenuifolium 630. — Elodes palustris 219. — Elyna spi-
cala 161, 231. — Emex spinosa app. II, 453, app. II. 56; spinosus 221, 283,
300, 307. — Eucalypta apophysata 701; ciliata 701 ; vulgaris 607. — Enchnoa
floccosa 82; Friesii 82. — Endocarpon aquaticum 533; minuatum 533; mi-
nualum v. complicatum 533; minuatum v. vulgare 533: Weberi 533. — Entada
abyssinica app. If, 218. — Enterolobium cyclocarpum 174. — Entosthodon
annulata 441; curvi-apieulatus #11; gymnostoma A441; marginatus 411; rhom-
boideus Al; rivalis WA; Schinzii 4A; straminea 444. — Ephedra campylo-
poda 38, 652; fragilis 247, 30%, 307; nebrodensis app. I, 2, 6. — Epilobium
alsinefolium 452; anagallidifolium 152; Dodonæi 152 ; obscurum 152. — Equi-
INDEX. 931
setum atralum 552; elongatum 5952; giganteum 552; hiemale 552; limosum
552; maximum 592; nigrum 552; paleaceum v. Rabenhorsti app. I, 3, 7; pa-
lustre 551 ; ramosum 552; Telmateja 551. — Eragrostis Barrelieri app. I, 2, 7;
biflora app. III, 26; brizoides app. III, 26; bryzantha app. III, 26; ciliaris 169 ;
cyperoides app. III, 26; enodi app. III, 26; longifolia app. III, 26; megastachya
227 ; membranacea app. III, 26: multiflora app. III, 26; panamensis 177; pilosa
app. III, 26, 27; poæoides app. III, 26; pusilla app. III, 27: spinosa app. III,
27; superba app. III, 27; tenella app. III, 27; viscosa app. III, 27. — Erech-
thites carduifolia 169, 176. — Erianthus Ravennæ 651. — Erica arborea 64,
66, 68; eiliaris 219. — Erigeron alpinus app. I, 14, 15, 16; alpinus hirsutus
app. I, 15: alpinus v. intermedius app. I, 15; genuinus app. I, 15; mixtus
app. I, 13, 14; multiflorus app. I, 1%; rupestris app. I, 1%, 15; Schleicheri
app. I, 43, 1%, 15; uniflorum 63%; uniflorus app. I, 16, 17; Villarsii app. I, 13,
14, 45, 16; Villarsii f. diffusa app. I, 4%; Villarsii f. erecta app. I, 1%; Villarsii
f. mixta app. I, 1%. — Eriocaulon amboense app. III, 35. — Eriochloa hrachy-
stachya 176. — Eriophorum Scheuchzeri 461. — Eriosema crinitum 174; lon-
gepedunculatum app, II, 259; simplieifolium 174. — Eriospermum Bakerianum
app. Ill, 37; Bellendeni app. III, 38 ; corymbosum app. II, 37: Flecki app. II,
37; Galpinii M6; lanceæfolium app. II, 37; latifolium app. III, 38; roseum
app. III, 38: somalense 116; Sprengerianum 416. — Erodium cicutarium 26;
cicutarium v. lucidum app. I, 3, 4; gruinum 27; Jacquinianum 220, 285, 287,
291, 299; sabulicola 220, 286, 289, 290, 298, 301 ; Salzmanni 220, 301. — Ero-
phila vulgaris 24. — Erucastrum arabicum app. Il, 183 ; edule app. II, 184 ;
obtusangulum app. I, 3, 5. — Eryngium amethystinum v. tenuifolium 627;
corniculatum 221; latifolium 218; maritimum 220, 627; multifidum 627; vivi-
parum 283, 286. — Erysimum aciphyllum 2%; Boryanum 611 ; Boryanum v.
atticum 612; Boryanum v. parnassicum 611 ; helveticum 147. — Erysiphe Ace-
ris 738; adunca 741, 742; Alni 748 ; Aquilegiæ 731 ; Asperifolium 730 ; Berbe-
ridis 746; Bertaloni 750; Betulæ 736, 742; bicornis 738: Brayana 744; Casta-
gnei, 725, 734; cichoraceum 725, 727, 730; clandestina 741, 743; comata 749 ;
communis 727, 729, 731, 734, 739, 740, 741; communis v. Ulmarie 734;
communis v. Umbelliferarum 733, 739 ; Corni 729 ; Coryli 736 ; Dispacearum
731 ; divaricata 749; Dubyi 747; Euphorbiæ 723 ; Evonymi 749 ; Fagi |
736; Fraxini 736; fuliginea 725; galeopsidis 727, 731 ; gigantasca 723 ;
graminis 727, 728, 731; grossulariæ 747; guttata 736; Heraclei 733; holo-
sericea 746 ; horridula 730 ; Humili 725 ; Kunzei 744; labiatorum 731 ; lampro-
carpa 730, 734, 734; Linkii 727; Loniceræ 747 ; Lycii 745 ; macularis
725 ; Martii 727, 728, 731, 733, 734, 740; Montagnei 730; Mougeotii 745; myr-
tillina 744; Oxyacanthæ 743; pachypus 736; penicillata 747, 748, 749; Pisi
728; Podagrariæ 733; Polygoni 731; Populi 736, 742; Potentillæ 725; Pru-
nastri 742; Sanguisorbæ 725; tortilis 727, 729; trifolii 731; Tuckeri 739; va-
gans 736; varium 736. — Erythræa chloodes 220, 283; diffusa 218; maritima
223, 302; portensis 218; pulchella 643; scilloides 283, 286; spicata 222, 300,
932 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
643; tenuiflora 222 ; tenuifolia 300. — Erythrina corallodendron 174; tomen-
tosa app. II, 253. — Erythrocephalum erectum 472. — Erytrichium nanum
708. — Eudorina elegans 277. — Eufragia latifolia 34; viscosa 218, 226. —
Euglena ovum 277. — Eulophia æqualis 417; articulata app. III, 50; here-
roensis 417, app. II, 50; inæqualis 417. — Eupatorium amygdalinum 175;
badium 167; chlorophyllum 167 ; conyzoides 168, 175; Dombeyanum 167; he-
bebotryum 175; hymenophyllum 171 ; lævigatum 175 ; macrophyllum 168, 175;
subcordatum 167, 175; Thieleanum 175; Valverdeanum 171, 176; Vitalbæ 168,
176. — Euphorbia Acanthothamnos 36; alpigena 159; amygdaloides 159;
amygdaloides v. Luganensis 159; azorica 307; bætica 223, 303, 308; Cactus
app. II, 202; dulcis 723; dulcis v. purpurata 159; Gerardiana 650; Gerardiana
v. esuloides 650; glabriflora 650; hyberna app. I, 3, 6; Lathyris 159; Nieicii
650 ; Paralias 220, 309: Peplis 220, 287, 290, 298, 309 ; peploides 36; platy-
phylla v. literata 649; portlandica 216, 285, 286, 289, 290, 295, 298, 307 ; pu-
bescens 650 ; pubescens v. crispata 221, 292, 301 ; salicetorum app. I, 3, 6; ter-
racina 291, 300; transtagana 223, 303; uliginosa 210, 219; verrucosa 650;
Wulfenii 159. — Euphrasia brevipila 158; officinalis 645, 726 ; pectinata 645 ;
salisburgensis 645. — Eurotium epixylon 722; herbariorum 722; Rosarum 726.
— Eurynchyum Boscii 10; diversifolium 701, 707; graminicolor 14; strigosum
forma A0; strigosum v. Barnesi 10; strigosum v. fallax 10; strigosum v. præcox
701 ; strigosum typicum 699; Sullivantii 15. — Euryops longipes 845; peduncu-
lata 845; sulcatus 843 ; transvaalensis 843. — Evax asterisciflora 223, 287, 302;
carpetana 223; pygmæa 30. — Evernia furfuracea 529; prunastri v. vulgaris
529. — Evonymus bulgaricus 622 ; europæus 622, 749; pubescens 622 ; semper-
virens 68, 74, 75.
= F asus sylvatica 750. — Faramea elegans 167. — Farsetia linearis app.
II, 185 ; longisiliqua app. Il, 185; ramosissima app. II, 185. — Felicia lingulata
831. — Ferula glauca 29. — Festuca alpina 231; arundinacea 728; duriuscula
162; flavescens 231; heterophylla f. violacea 162; ovina 229; ovina v. 692;
ovina subsp. sulcata v. gallica app. I, 3, 7; pumila 162; spadicea 231; sylvatica
229; violacea 231. — Ficus abutilifolia app. II, 131; antithetophylla app. II,
120; asperifolia app. II, 124; benghalensis app. II, 129, 131; capensis app. II,
140, 142; capensis v. guineensis app. II, 142; capreæfolia app. II, 120, 121;
Carica 62, 70, 74, 76, 650, app. II, 127, 129; carica v. leucocarpa app. IL, 128;
catalpæfolia app. 11, 431; Challaapp. Il, 144 ; Chanas app. II, 142; chlamydodora
app. II, 436; damarensis app. III, 51; Dekdekena app. II, 135, 136, 137, 138,
139 ; Dekdekena v. acrocarpa app. If, 136; exasperata app. II, 124, 145; gibbosa
app. II, 121; glomerata app. Il, 143; glumosa app. Il, 131, 132, 133; Gürichiana
app. III, 51; Hochstetteri app. II, 439; indica app. II, 433; ingens app, IL,
13%; Lächtensteinii app. II, 440, 142; lutea app. II, 13%; morifolia app. 124,
128; palmata app. II, 123, 124, 425, 126, 427, 198, 129; palmata v. tomentosa
Sn
INDEX. 933
app. II, 127; panifica app. II, 142; panificus app. II, 140 ; Petitiana app. II, 124,
128; populifolia app. II, 129 ; pseudocarica app. II, 123, 124; pseudo-Sycomorus
app. II, 122, 125, 126, 127,429; religiosa app. II, 129; riparia app. II, 440, 142;
Roxburghii app. II, 143; salicifolia app. II, 133, 134; Schimperi app. II, 136,
137, 138, 139, 140 ; Schimperi v. pubescens app. II, 137 ; Schimperiana app. II,
154; serrata app. II, 121, 122, 123; socotrana app. II, 129, 131; Sur app. II,
140, 142; Sycomorus app. II, 142, 143; vallis Choudæ app. II, 142; vasta app.
II, 129, 131; virgata app. II, 122, 125, 126. — Filago canescens 153; gallica
634; minima 153; spathulata 30. — Fimbristylis dichotoma 651; exilis app.
II, 31; ferruginea app. III, 31. — Fingerhuthia africana app. III, 24. —
Fissidens Arnoldi 16; Bambergeri 15; crassipes 16; decipiens forma 2; exiguus
16; falcatulus 16; floridanus 2; incurvus 15; limbatus 15, 16; minutulus 11, 15;
pauperculus 46; pusillus 11; taxifolius 608; viridulus 41; virudulus v. pusillus
11. — Flemmingia rhodocarpa app. II, 204. — Fleyria æstuans v. Linnæana
app. II, 145. — Fœniculum officinale 630 ; piperitum 226, 630; vulgare 226. —
Fomes nigro-laccatus app. II, 5. — Fontinalis antipyretica 606; flaccida 18:
microdonta 18.— Forskohlea candida app. III, 51, 52; candida v. virescensa pp.
HI, 51; hererensis app. III, 51, 52; tenacissima app. II, 148; app. III, 51, 52;
viridis app. II, 148. — Fragilaria Pecten 544. — Frankenia Boissieri 215, 284,
308, 310; hirsuta 215, 284, 287, 291, 295, 300, 307, 309; pulverulenta 245,
284, 291, 300. — Fraxinus excelsior 70; rostrata 643. — Fritillaria delphi-
nensis app. I, 7; delphinensis v. Burnati app. I, 2; lutea 183; minuta 184;
aphioglossifolia 183. — Frullania dilatata 60%; tamarisci 60%. — Fuirena
eiliaris v. angolensis app. III, 31; pubescens 222, 291, 300. — Fumana Arabica
25; glutinosa 25, 202; lævipes 218; procumbens 202; abyssinica app. I, 181;
X Alberti app. I, 8; Bastardi app. I, 9; Boræi app. I, 8, 9; Boræi X officinalis
app. I, 4; X Chevallieri app. I, 2, %, 8, 9; X Franchetii app. I, 8, 9; macrocarpa
24; offieinalis app. I, 8, 9; pallidiflora app. I, 8, 9; parviflora 23, app. 1,8;
app. II, 181; Fontanesii 39; hygrometrica 607; microstoma 704.
Gase. foliosa 37. — Galactia bongensis app. II, 253; mucronata app. II,
253; tenuiflora app. II, 253; tenuiflora v. brflora app. II, 253; Wrightii app. II,
253. — Galactites tomentosa 226. — Galium anisophyllum 153, 632; Aparine
29, 729; apiculatum 632, 644; apricum 633; aristatum 153; Baldaccii 633;
boreale app. I, 3, 5; canum 29; caudatum 29; cinereum 631, 632; cinereum v.
longipedicellatum 632; cyllenium 633; Degenii 632, 633; eminens 153; helve-
ticum 361; insubricum 153; lucidum 631, 632 ; lycium 633; palustre 153, 222;
parisiense v. litigiosum f. typica 153; purpureum 632; silvestre 153; spurium
v. tenerum 29; tenue 153; tiroliense 153; verum 153; verum v. præcox 153 ;
Wirtgeni 153. — Gardoquia multiflora 875. — Gasparrinia Callopisma 534 ;
murorum v. minuata 533. — Gastridium lendigerum 227. — Gaudinia fragilis
223, 300, 652. — Geaster ambiguus app. III, 5; fimbriatus app. III, 5. — Genista
FA ET NN N 1.28" 4: 2
934 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
acanthoclada 27; ancistrocarpa 219; candicans app. I, 2,5; decipiens 217;
lasiocarpa 149; mantica 149; ovata 149; tinctoria 149 ; Tournefortii 217; tria-
canthos 223, 285, 288, 292, 302, 305, 311; Welwitschii 217. — Gentiana
acaulis 157; bavarica 157; excisa 157; punetata 157; utriculosa 157; verna 157;
verna v. angulosa 157. — Geranium cinereum app, 1, 3, %; disseetum 726;
lucidum 26 ; macrorhizon 621; molle 26. — Gerbera Galpinii 844, 845; inte-
gralis 84%: tuberosa 845. — Gerepogon glabrum 32. — Geum heterocarpum app.
I, 3, 5; montanum 151. — Ginkgo biloba 189, 663. — Gladiolus edulis app.
III, 50; Garnieri 846 ; palustris 160; watsonioides 846. — Glaucium corniculatum
284, 310. — Glaux maritima 215, 283. 286. — Glechoma hederacea 158;
heterophylla 158; hirsuta 136, 158. — Gleichenia dichotoma 657; retroflexa
657. — Gliciridia maculata 17%. — Globularia bellidifolia 647. — Gloriosa
virescens app. III, 36. — Glyceria convoluta 291, 300; distans 299; festucæ-
formis 28%. 310; leptophylla 215, 283, 301; maritima 215, 299. — Glycine
javanica app. II, 252. — Glyphocarpa Baueri 17. — Gnaphalium helichrysoides
835 ; luteo-album 153, 222 ; roseum 167 ; spicatum 167 ; supinum v. fuscum 15
Godmania macrocarpa 176. — Gomphocarpus bisacculatus 446. — Gomphrena
globosa app. IL, 165. — Gonium sociale 277. — Goodenia ovata 323. — Goodyera
repens 698. — Gossypium mexicanum 621. — Graphina chrysocarpa 177. —
Graphis Afzelii 177; duplicata 177; rimulosa 470; rimulosa v. pulverulenta 170;
scripta 536; striatula 170, 177; striatula v. sublævis 170. — Gratiola officinalis
157, 221; offieinalis v. linifolia 221. — Grimmia apiculata 710: apocarpa 607;
californica 3; contorta v. epilosa 708; decipiens 12; elatior 12, 698; funalis 701 ;
Leibergii 12; mollis 707 ; orbicularis 699; ovata 699; pachyphylla 12; pulvinata
607; sessitana 704 ; subsulcata 701, 707 ; torquata 705; trichophylla 3; unicolor
705. — Gymnadenia albida 159; odoratissima 159. — Gymnogramma lepto-
phylla 210. — Gymnogramme Ceterach 552; Makinoi 67%; Pozoi 67%; rutæfolia
67%. — Gymnolomia cruciata 480. — Gymnosporia borumensis 430; botsabe-
lensis 429; Harveyana 430 ; helerophylla v. stenophylla 429 ; linearis 429; rubra
430, %31; senegalensis v. inermis f. chartacea 430 ; senegalensis v. inermis f.
coriacea 430 ; Somalensis 430. — Gymnostomum Physcomitrium turbinatum 4;
rupestre 705; turbinatum 4. — Gynerium saccharioides 177. — Gypsophila
laconica 202 ; montana app, II, 17%; montana v. diffusa app. II, 174. — Gyroceras
Plantaginis 752. — Gyrophora hirsuta 533 ; polyphylla 533.
Hr: viridis 159. — Hæmanthus coccineus app. III, 46. — Hæma-
tococcus lacustris 880, 881, 882, 883, 884; pluvialis 881. — Hæmax Massonii
445. — Halimium eriocephalum 223, 283, 297, 303; lasiocalycinum 224, 284,
311; Libanotis 223, 285, 288, 292, 302, 303, 305, 308, 311; multiflorum 223,
224, 283, 303, 308, 311. — Halocnemum strobilaceum 649. — Halogeton
salivus 368. — Halopeplis perfoliata app. II, 157. — Halotamnus Bottæ app.
II, 161. — Hedeoma multiflora 87%. — Hedera colchica 68, 70; Helix 68, 70.
INDEX. 935
— Hedypnois arenaria 221, 283, 301 ; polymorpha 226; Taraxaci 363, — Hedy-
sarum lappaceum app. II, 249; obseurum 151. — Heleocharis chætaria 176;
Durandi 176; multicaulis 229; ovata app. I, 3, 7; purpureo-vaginata 176. —
Helianthemum alpestre 147; ericoides 147; Fumana v. majus 447; glaucum
223; glaucum v. flavum 305; guttatum 25; marifolium 218; multiflorum 307;
œlandicum 147; origanifolium 218, 307; polifolium 147 ; polifolium X vulgare
147; retrofractum 284, 310; salicifolium 25; stœchadifolium 302, 305 ; sulphu-
reum 147; vulgare 147; vulgare X pulverulentum 147; vulgare v. tomentosum
147. — Helichrysum agrostophilum 833; anatolicum 634; araneosum 83%;
Bachmannii 459; Ballii 836; calocephalum 83%. 835; confertifolium 835, 836;
flaccosum 836; fœtidum 228; glomeratum 460 ; Höpfnerianum 460 ; involucratum
461; Kirkii 836; nanum 461; nudifolium 835; opacum 836, 837; oreophilum
837; Orientale 30; Picardi 210, 221, 301 ; plicatum 634; plicatum v. anatolicum
634; polycladum 837, 838; precinetum 838; recurvalum 835; serotinum 220,
285, 287, 291, 300, 307; siculum 30; Stocchas maritimum 220. — Helicophyllum
crassipes 179; hastatum 179; Rauwolffi 180. — Heliotropium supinum 644. —
Helleborus multifidus 446; viridis 146. — Helminthia echioides 226. —
Halminthocarpum abyssinicum app. II, 231. — Hemidioidia ocimifolia 175. —
Hemionitis Griffithii 674. — Hemitelia horrida 659. — Henriettella fascicu-
laris 175; Seemannii 475. — Herocleum pubescens 72; sphondylium 733. —
Hermannia betonicæfolia 437; chrysantha 437; Galpiniana 435, 437, 846 ;
Gerardi 436, 437; grandiflora 846; grandistipulata 437 ; lanceolata %36, 846 ;
lancifolia 436; montana 846; ovalis 438; transvaalensis 437, Woodii 437. —
Herniaria fructicosa 558, 559, 564, 566, 567, 568, 569 ; fruticosa v. erecta 567 ;
fruclicosa v. recurvifolia 567; glabra 556, 558, 562, 563, 566, 569, 570; glabra
v. ciliata 56%, 570; glabra v. genuina 56%; glabra v. maritima 564; glabra v.
parviflora 564; glabra v. permixta 564; glabra v. scabrescens 564; glabra v.
scabriuscula 568; hebecarpa 558, 563; hemistemon 558, 566; hirsuta app. II,
176, 557, 558, 599, 561, 562, 565, 566, 568, 369, 614; hirsuta v. capensis 561;
hirsuta v. gracilis 561 ; hirsuta v. leiophylla 562; hirsuta v. odorata 568; incana
997, 998, 999, 560, 561, 562, 565, 569; incana v. angustifolia 559; incana v.
macrocarpa 559; incana v. maritima 564; latifolia 558, 561; lenticulata 559,
560, 561; macrocarpa 569; maritima 293, 302, 304; maritima v. ciliata 220,
283, 289, 299; maritima v. genuina 220, 299; microcarpa 564; Millegrana 559;
multicaulis 558, 562; Nebrodensis 56%; odorata 568; Olympica 558, 568;
Parnassica 558, 562, 568, 613; permixta 56%, 61%; polygama 558, 568 ; pyrenaica
561; scabrida 558, 563, 569; scabrida v. glabrescens 56%; scabrida v. grisea
563; sphacelata 566; alpestris 560, 56%; alpina 558, 559, 560, 565, 569; alpina
v. Sempronia 560; annua 565; annua v. virescens 565; arenaria 56%; Argæa
558, 567; Bætica 558, 559; Besseri 559; Boissieri 560; Cachemiriana 558, 568 ;
caucasica 998, 900 ; ciliata 210, 299, 560, 564 ; cinerea 291, 295, 299, 558, 565,
566, 570; cinerea v. diandra 566; cinerea v. fragilis 565; densiflora 558, 562 ;
flavescens 565; Fontanesii 558, 566; frigida 559, 560. — Hesotænium 887. —
-
936 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Hessea Bachmanniana 812. — Heterocladium dimorphum 707. — Heteropyxis
canescens 846; natalensis 439 ; éransvaalensis 439, 846. — Heterotrichum
octonum 175. — Hibiscus esculentus 621; Manihot 621. — Hieracium arme-
rioides app. I, 3, 6; Arveti app. I, 3, 6; Auricula X Pilosella 156 ; bifidum 642;
bupleuroides app. I, 2, 6,12, 13; cerinthoides app. I, 43; cirritum 156 ; corona-
riæfolium f. depressa app. I, 3, 6; florentinoides app. I, 3, 5; florentinum app.
I, 3, 5; frigidum 167; Friwaldii 642; glaciale 156, app. I, 2, 5; glanduliferum
156; glaucopsis 156; glaucum app. I, 12, 13; glaucum X villosum app. I, 13;
helveticum app. I, 3, 6; Hoppeanum 156; inclinatum app. I, 13; lanatum app. I,
3, 6; longifolium app. I, 2,6, 12, 13; menthæfolium app. I, 3, 6; murorum 156;
piliferum 156; Pilosella 156; Pilosella X Auricula app. I, 2, 5; Pilosella v.
velutinum app. I, 2,5; piloselliforme 156; piloselloides 156; pannosum 642;
pannosum v. Friwaldii 642; pictum 642; pulmonarioides 156; app. I, 3, 6;
saxatile app. I, 3, 6, 13; scapigerum 642; X Schultesii app. I, 2, 5; scorzo-
nerifolium app. I, 13; subcæsium 156; undulatum 642 ; urticaceum app. I,
3, 6; ustulatum app. I, 3, 6; vernantianum 642; vogesiacum app. I, 13; vulgatum
156. — Hinterhubera Lasegui 167. — Hippomarathrum Bocconi 283, 308,
311. — Hirneola polytricha 169. — Holoschenus Linnæi 651; vulgaris 651.
— Homalothecium fallax 699; Plilippeanum 18, 605; sericeum 605. — Hon-
keneja peploides 220, 283, 286. — Hordeum Gussonianum 223, 302; maritimum
215, 299, 310. — Hormiscium laxum 752; pythiopilum 751. — Hormospora
mutabilis 880. — Hydrocotyle bonariensis 228; vulgaris 222. — Hylocomium
Oakesii 701; triquetrum 605; umbratum 703. — Hymenophyllum Durandi 657;
fucoides 657, 658; paniculiflorum 665; rarum 666; Tunbridgense 657, 666;
Wrightii 665. — Hypecoum æquilobum app. I, 2; procumbens 23, app. I, 2, 4.
— Hypericum decorticans 165, 166; haplophylloides 621; rumelicum 622;
undulatum 222. — Hyphæne ventricosa app. II, 34. — Hypnum acuminatum
8; aduncum 700; aggregatum 10; Bambergeri 712; capillaceum 605; chryso-
phyllum 698; chrysophyllum v. brevifolium 19; commutatum 605; compres-
sicaule 412; concinnum 40; cordifolium 19; crispifolium 7; crista-castrensis 698 ;
cupressiforme 605; dolomiticum 699; exannulatum 700; exannulatum auran-
tiacum 707 ; falcatum 700; fallax 605; fastigiatum 698, 701, 708; filicinum 605;
fluitans 11; fluitans v. Delamarei 41; fluitans v. falcatum 11 ; fluitans v. Jean-
bertani 41; fluitans v. Rotæ 11; fluitans v. stenophyllum 11; fulgescens 18 ;
graminicolor 44; Halleri 698; hamulosum 698, 701, 710; Heufleri 712; inter-
medium 700; lycopodioides 10; lycopodioides v. miquelonense 10; molluscum
605 ; neckeroides 10; nivale 706; Notarisii 700, 702; obtusifolium 8; orbicula-
rıcordatum 19 ; pratense 704 ; procerrimum 713 ; pseudosericeum 18; radicosum 7 ;
radicosum v.gracilis 7 ; ramulosum 7 ; revolvens 700; rugosum 701 ; sarmentosum
700, 706; Sauteri 698, 699 ; scorpioides 10, 700; spiculiferum 9; stoloniferum 9;
stramineum 700; subimponens AA; sulcatum 713; Sullivantii 14; trifarium 700 ;
uncinatum 706. — Hypochæris glabra 226; polymorpha 221; radicata 155;
uniflora 455. — Hypogeum cervinum 604. — Hyptis angustifolia 794; atro-
INDEX. 937
rubens 793; brunnescens 795; brunnescens v. canescens 795; brunnescens v.
vulgaris 795; canescens 788; carpinifolia 788; conferta 791 ; costulata 797, 798;
crenata 793; diaphora 786, 787 ; duplicato-dentata 788 ; dyscheres 79%, 795;
elegans 786; elliptica 792; excelsa 789; fasciculata 787; ferruginea 789, 790;
floribunda 786; florida 793; gracilipes 786; graveolens 788: gymnodonta 795,
796; hirsuta 788; hygrobia 789; idiocephala 792; involucrata 793; Kuntzeana
787, 788; lacustris 793; lappacea 793; longifrons 793, 79%; Lundii 789, 790;
macrosiphon 785, 786 ; mirabilis 792: mollissima 796; monticola 792; muricata
788; mutabilis 788; mutabilis v. canescens 788; mutabilis v. spicata 788;
penetocaulos 797, 798; pilosa 787, 788; radiata 793; recurvata 796, 797;
recurvata v. megacephala 797; rigida 796; siderotricha 791, 792; spicata 788 ;
suaveolens 787 ; trachychroa 790 ; umbrosa 788; velascana 797, 798; velutina
794; virgata 797. — Hyssopus canescens app. I, 2, 6. — Hysterostomella
andina 655.
Le pectinata 224, 305, 306, 308; procumbens 218, 289, 291, 300;
sempervirens 612, 613; serrulata 612 ; Tenoreana 218, 307; Welwitschii 223,
302. — Ichnanthus nemorosus 172; pallens 169. — Ilex aquifolium 66, 68,
203, 750, 755. — Imbricaria acetabulum 531 ; aspera 532 ; conspersa 532; olivacea
992 ; saxatilis 531 ; tiliacea 531. — Imhofia Duparquetiana app. III, 46; laticoma
app. III, 46; undulata app. III, 46. — Imperata cylindrica v. Thunbergii app.
II, 40. — Indigofera alternans app. II, 239; alternans v. paucijuga app. II,
239 ; ambelacensis app. II, 237, 238; amorphoides app. II, 242 ; argentea app. II,
243; arrecta app. II, 242; Binderi app. II, 24%; Burmanni app. II, 241 ; cordifolia
app. II, 236; coronilloides app. II, 240; eudecaphylla app. II, 241; Garckeana
app. II, 243, 244; geminata app. II, 237, 238; gonioides app. II, 240 ; Hochstetteri
app. II, 244; Houer app. II, 242; Jaubertiana app. II, 245; leptocarpa app. II,
241; linifolia app. II, 236; macrophylla app. IL, 244 ; nigricans app. II, 238 ;
oblongifolia app. II, 240; oblongifolia v. carposphigma app. II, 240; ornithopo-
dioides app. IE, 245 ; orthocarpa app. II, 243; parvula app. II, 239, 240; pauci-
folia app. II, 240; purpurea v. pumila app. II, 245; Quartiniana app. II, 240,
241 ; rhynchocarpa app. Il, 24%, Schimperi app. II, 241, 242; semetrijuga app.
II, 241 ; Spachii app. II, 240; Spachii v. Zrifoliata app. II, 240 ; sparsa app. Il,
227, 238; spinosa app. Il, 236, 237; spinosa v. grandifolia app. II, 237; spinosa
v. spiniflora app. II, 237 ; subtriflora app. II, 245; tenuisiliqua app. II, 241, 242;
tinctoria app. II, 243; viscosa app. II, 237, 238. — Inga edulis 174; Nefasia
app. II, 209; Pittieri 174; vera 174. — Inula crithmoides 214, 28%, 299, 63%;
Helenium 634: heterolepis 30; hirta 153; revoluta 224, 305, 312; viscosa 305.
— Ionopsidium acaule 221, 283, 301. — Iris acutiloba 181, 182; æquiloba
181 ; attica 181 ; balkana 181; Bornmülleri 182; fibrosa 182; graminifolia 182;
iberica 181, 182; Kerneriana 182; lutescens 182; Manissadjiani 180; melitta
181; ochroleuca 182; paradoxa 183 persica 182; pumila 181; reticulata 182;
BULL. HERB. BOISs., décembre 1896. 61
938 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
rubromarginata 181; Sintenesii 182; Sisyrinchium 37; soongarica 182. —
Ischemum latifolium 176. — Isostes echinospora 526, 527; echinospora f. cur-
vifolia 527 ; echinospora f. rectifolia 527; lacustris 526, 527; velata app. I, 3, 7.
— Isolepis setacea 651. — Isothecium Brewerianum 10; Cardoti 9; myosu-
roides 9; myosuroides v. spiculiferum 9; myosuroides v. stoloniferum 9.
> montana 156. — Jasminum fruticans 64, 643; humile 218;
officinale 64. — Johrenia Pichleri 630. — Juncellus alopecuroides app. III,
28; lævigatus app. Ill, 28; lævigatus v. major app. III, 28. — Juncus acuti-
florus 229; acutus 221, 222, 284, 287, 290, 297 ; fasciculatus 307 ; Fontanesii
229; glaucus 229; Hostii 160; Jacquini 160; lampocarpus 222; maritimus 221,
222, 284, 287, 290, 297, 309; maritimus v. arabicus app. III, 36; multiflorus
222; pygmæus 307; subulatus 221, 222, 297, 300, 651 ; supinus 229; sylvaticus
229; trifidus 160; triglumis 231. — Jungermannia dilatata 604; platyphylla
604; stillicidiorum 375; Tamarisci 604 ; uvifera 379. — Jungia spectabilis 167.
— Juniperus excelsa 76; fœtidissima 76; macrocarpa 210, 653; nana 73;
Oxycedrus 22%, 298, 302; phenicea 38, 218, 298, 302 ; phœnicea v. oophora
308; procera app. II, 148. — Jurinea Anatolica 31.
Kane Kelleriana 81% ; Quartiniana 81% ; Schimperiana 814. —
Kentrophyllum bæticum 284. — Killinga alba app. III, 28; alba v. alata app.
III, 28. — Killingia monocephala 228. — Kirchneriella lunata 544. — Knautia
arvensis 153; arvensis v. glandulifera 153; bidens 30; Drymeia 153 ; Pannonica
153; silvatica v. pubescens 153. — Knowltonia capensis 424 ; capensis v. rigida
42%, capensis v. vesicatoria 424; daucifolia 425; glabricarpellata 423, 425 ;
hirsuta 424 ; hirsuta v. gracilis 424; rotundifolia 424, 425. — Koeleria phleoides
221, 226, 300. — Koelpinia linearis 368. — Kosaria fœtida app. II, 120.
re orchioides app. app. III, 43. — Lactuca Scariola 641 ; tener-
rıma 641. — Læstadia Lechleri 167. — Lagarosiphon muscoides app. III, 10;
Schweinfurthii app. II, 10. — Lagenaria vulgaris 175. — Lagerheimia gene-
vensis 544. — Lagoseris bifida 32. — Lagurus ovatus 221. — Laminaria
digitata f. ensifolia app. III, 4; Schinzii app. III, 4. — Lamium amplexicaule
35, 731; maculatum 731; moschatum 35; purpureum 731; striatum v. minus
646; striatum v. nivale 646. — Lapeyrousia caudata app. III, 49; coerulea app.
III, 49; edulis app. III, 49; fasciculata app. III, 49. — Lappa nemorosa 154,
app. I, 3, 5. — Laserpitium hirsutum 153; Siler v. platypterum app. I, 2,5.
— Lathyrus Aphaca 28, 227; ensifolius 625; latifolius 624, 625; latifolius v.
angustifolius 625; membranaceus 625; pratense 732; sativus app. Il, 251;
silvestris 625; spectabilis app. II, 252 ; sphæricus 451, app. IL, 251. — Lauro-
INDEX. 939
cerasus 66. — Laurus Lusitanica 750; nobilis 68. — Lavandula fragrans app.
I, 3, 6; multifida 218, 299; Stechas 34, 218. — Lavatera arborea 216, 283,
286, 288; arborea v. berlengensis 216, 294: cretica 210, 226; Daveæi 217, 304,
308. — Leæba app. II, 179. — Leandra grandifolia 171; lasiopetala 171;
mexicana 175. — Lecanora atra 534; coarctata 536; esculenta 535; galactina
534; granifera 169; Hageni v. litophilla 535; pallida 535; parella 535; saxicola
534; Schæreri 535; sordida 535; subfusca 535; tartarea 535; varia 535; Villarsii
535. — Lecidea aurigera 169; cinereoatra 536; contigua 536; fuscoatra 536 ;
petræa 536; Piperis 169; Piperis v. erythroplaca 169; rupestris 536. — Lecidella
enteroleuca 536; fumosa 536; insularis 536; intumescens 536; olivacea 536 ;
Sabuletorum 536. — Lembosiella 656. — Lemna minor 650, app. I, 2, 7. —
Lens esculenta app. II, 251. — Leontice leontopetalum 23. — Leontodon
aurantiacus 361; Autrani 360; Autrani v. glabrescens 360; autumnalis 360,
361, 364; autumnalis X pyrenaicus 364; Bourgæanus 361; Carpetanus 360 ;
Gouani 360; grecum 640; hastile v. hispidum 640; hispidus 155; hispidus v.
ericetorum 361; hispidus v. hyoserioides 363; hispidus v. pseudocrispus 155;
hispidus v. vulgaris 155; hyserioides 155; incanus 155; microcephalus 360 ;
Montanum 363; pratensis 360, 364; pyrenaicus 155, 361, 364; pyrenaicus v.
Gouani 361 ; pyrenaicus v. ovinus 361; Reverchoni 360, 364; squamosus 361 ;
Taraxaci 361, 362, 363, 364; Taraxaci v. pedemontanus 364; Taraxaci X pra-
tensis 36%; tenuiflorus 155. — Lepidesmia 479; squarrosa 479. — Lepidium
abyssinicum app. II, 182 ; alpinumapp. II, 182; Armoracia app. IL, 182;
campestre 147; flexuosum app. II, 182; graminifolium 613; ruderale app. II,
181 ; sativum app. Il, 181. — Lepidophorum repandum 223, 289, 293, 303,
305. — Lepidopilum lætenitens 177; polytrichoides 177 ; polytrichoides v.
costaricense 177. — Leptochloa arenaria app. III, 25; falcata app. III, 21. —
Leptodon Smithii 606. — Leptogium inflexum 87; inflexum v. limbatum 87 ;
lacerum 538; palmatum 538; tremelloides v. limbatum 87. — Leptographis
epidermis 537. — Leptotrichum flexicaule condensatum 701 ; nivale 705 ;
zonatum 701. — Lepturus filiformis 221, 290, 299; incurvatus 300, 309;
subulatus 300. — Lescuræa insignis 7; striata 7. — Leskea gracilescens 14;
obscura 1%; polycarpa 1%; polycarpa v. paludosa 14; subobtusifolia 14. —
Lesquereuxia saxicola 701. — Leucobryum albidum 2, 476; glaucum 2; minus
2, 476; pumilum 477; sediforme 2, 476. — Leucostroma infestans 741. —
Leucrium trichophyllum 311. — Leuzea lougifolia 249. — Liabum polianthum
169. — Lichen caninus 533; pulmonarius 531. —- Licothecium corallinoides
538. — Lidbeckia integrifolia 840. — Lightia 483; licanioides 484. — Ligus-
trum vulgare 75, 753. — Lilium croceum 160; monadelphum 72.— Limmobium
dilatum 707; Goulardi 707. — Limoniastrum monopetalum 215, 284, 310. —
Linaria algarviana 218, 308; alpina 157; atrofusca 218 ; Aucheri 47; Broteri
220, 293, 301, 30%; cæsia 288; calycina 48; Chalepensis 34; confertiflora 47 ;
dalmatica 48; dalmatica v. grandiflora 49 ; damascena 48; Ficalheana 224, 301 ;
glauca 28%, 308; glaucophylla 218, 224, 283; glutinosa 223 ; Griffithii 47;
940 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Kurdica 47 ; Lamarkii 221, 302, 304, 312; linogrisea 308 ; lusitanica 305 ;
maritima 220; melanantha 218 ; meonantha 303 ; origanifolia glabrata 218 ;
pedunculata 221, 224, 283, 393 ; Pelisseriana 34; pyramidata v. Kotschyana 47,
48; satureioides 218, 284, 308; spartea 221, 223, 300, 302; supina v. maritima
283, 286; vulgaris 47; Welwitschii 224, 303. — Linnæa borealis 703. —
Linum humile 26; nodiflorum 26 ; setaceum 218; strictum 218, 221, 227. —
Lipocarpha Rautanenii app. Ill, 32. — Lippia affinis 339, 340 ; callicarpæfolia
344 ; lycioides 340; Pringlei 340 ; scorodonioides 338 ; scorodonioides v. detonsa
339 ; scorodonioides v. hypoleuca 338 ; scorodonioides v. Mathewsii 339 ;
umbellata 441. — Lissochilus graniticus app. II, 198. — Listera cordata 265 à
272. — Lithoicea nigrescens 537. — Lithospermum arvense 221, 227. —
Littorella lacustris 221, 227, 525. — Lloydia Gr&ca 37; serotina 160. —
Lobelia urens 222. — Lœfflingia micrantha 223, 303. — Lolium Gaudini 162;
multiflorum 162 ; perenne 229 ; rigidum 206, 290, 299 ; strictum 222. — Lomaria
adnata 667; euphlebia 667; Fauriei 666, 667; semicordata 666. — Loncho-
carpus laxiflorus app. II, 256. — Lonicera caprifolium 747 ; nigra 747; Pericly-
meni 747 ; tatarica 749. — Lopadium olivaceum 170; vulgare 170. — Loranthus
Acaciæ app. II, 148, 151, 152; arabicus app. Il, 149; cistoides v. longzflora app.
III, 52; curviflorus app. I, 150; discolor app. III, 52; Doberæ app. II, 151 ;
Dregei app. III, 5%; elegantissimus app. II, 52, 53; Fleckii app. IL 53; glaucus
app. III, 53; globiferus app. II, 149; globiferus v. angustifolia app. II, 150 ;
Gürichii app. III, 53; kalachariensis app. II, 53; mollissimus app. IL, 54:
namaquensis app. IL, 54; ovalis app. III, 54; platyphyllus app. II, 148; regularis
app. Il, 148; rufescens app. IL, 148 ; Schimperi app. II, 149; undulatus app. II,
151; app. III, 53, 5%; verrucosus app. II, 149, 150. — Letononis Leobordea
app. II, 223; Leobordea v. abyssinica app. II, 223. — Lotus arabicus app. I,
234, 235, 236; arabicus v. glabrescens app. Il, 23%; arenarius 220, 292. 297,
301; brachycarpus app. Il, 233, 234, 235, 236 ; brachycarpus v. cuscuiæ app.
1, 233; brachycarpus v. menachensis app. IL, 233; commutatus 291, 292, 297,
299; corniculatus app. IT, 232 ; corniculatus v. alpinus app. IE, 232; corniculatus
v. hirsutus 150 ; corniculatus v. stenodon 624 ; creticus 216, 291 ; drepanocarpus
app. Il, 23% ; lalambensis app. IE, 235, 236; lamprocarpus app. II, 232; montanus
app. II, 236; nubicus app. Il, 236; rosea app. 234; Scheller‘ app. Il, 231, 232;
Salzmanni 220, 292; uliginosus 222. — Lühea Seemani 174. — Lupinus Aschen-
bornii 167; Cosentini 283, 299; Termis 284, 310. — Luzula græca 200;
Haussknechtiana 200 ; lutea 160; maxima 200; multiflora v. congesta 160 ;
nivea v. rubescens 160; pallescens 460 ; pilosa 200 ; sicula 200; Sieberi 160,
200; silvatica v. angustifolia 160 ; spadicea 460, 231 ; spicata 160. — Lycium
barbarum 745. — Lycoperdon capense app. III, 5; cervinum 601 ; gibbosum 592;
scabrum 602; solidum 604 ; tuber 596, 597. — Lycopodium alpinum 162; annoti-
num 675 ; annotinum v. pungens 675; clavatum app. I, 2, 7; inundatum 675, app.
1,2, 7; nudum 372; pungens 675; reflexum 675; Selago 675, app. I, 2, 7.— Lyco-
pus europæus 222; laciniatus 222. — Lysimachia atropurpurea 647 ; vulgaris 222.
INDEX. 941
Mecheriom lanatum 174. — Maconnia sciuroides 7. — Macrochloa
tenacissima 284, 307. — Madotheca platyphylla 604. — Mærua angolensis
app. II, 193, 194; crassifolia app. Il, 193; oblongifolia app. II, 193, 19% ; tri-
phylla app. Il, 194; uniflora app. II, 193. — Malabaila aurea 29. — Malaxis
paludosa app. I, 2, 7. — Malcolmia Chia 2%; lacera 224, 310; littorea 220,
285, 287, 299. 307; parviflora 223, 287, 291; patula 223, 283, 287, 302, 305,
306. — Malus communis 70, app. II, 204. — Malva Alcea 149; Cretica 26;
sylvestris 26. — Mangifera indica 174. — Marasmius app. III, 5. — Mar-
chantia crinita 378; polymorpha 60%. — Marrubium catariæfolium 136;
glechomæfolium 136. — Marsilia app. III, 8. — Martinellius asplenioides 374;
complanalus 374; decipiens 374; spinulosus 374. — Matricaria maritima 286.
— Matthiola elliptica app. II, 185; glandulosa 220, 293; incana 298; lacera
284; parviflora 224, 284, 310; sinuata 24; tristis 218, 226, 299. — Medicago
cyclocarpa X sativa app. I, 3, 5; hispida v. apiculata app. II, 229; hispida v.
denticulata app. II, 229; littorea 295; littoralis 220; lupulina app. II, 230;
marina 220, 309; minima app. II, 229; minima v. longiseta 150; orbicularis
app. IT, 229; rugosa 27; sativa app. Il, 229; sativa v. erecta app. Il, 229;
X spuria app. I, 3, 5; truncatula 218. — Meesea uliginosa 700. — Melandryum
pratense 226, 618. — Melanotheca Achariana 177. — Melanthera deltoidea
176. — Melaspilea opegraphoides 177. — Melica glauca 162. — Melissa
Pulegium 521, 523. — Melilotus abyssinica app. II, 230; alba app. II, 230;
elegans app. II, 230; macrorhiza v. palustris 623 ; messanensis 215, 300 ; neapo-
litana 227; officinalis app. Il, 231; palustris app. I, 2, 5; parviflora 226. —
Meliola abjecta 75%. — Melothria fluminensis 175 ; fluminensis v. microphylla
175. — Melsea alpina 701 ; minor 701. — Menispermum edule app. Il, 179. —
Mentha alopecuroides 678, 679; alpigena 693; X Amblardii app. 1, 3, 6, 17, 18:
amaurophylla 679; Andersoniana 774; aquatica 222, 774, app. 1,17, 18; aquatica
v. eriantha 763; aquatica v. incana 763; aquatica v. stenomacra 762; aquatica
X viridis 695, 799 ; arvensis 768, 774, app. I, 18; arvensis v. gontocaulos 784 ;
arvensis v. micrantha 765; arvensis v. Mülleriana 765; bihariensis 772; Borba-
siana 771; Braunii 696, 781; brevifrons 693; Burckhardtiana 679; calaminthæ-
formis 774; calaminthæformis v. Pancicii 771; calliantha 687; candicans v.
645; cantalica 776; capensis subsp. Bouvieri 687; capensis subsp. capensis 687 ;
cardiaca v. gracilis 777; carinthiaca 763, 764; carinthiaca v. carinthiaca 763 ;
carinthiaca v. carniolica 767; carinthiaca v. micrantha 765; carinthiaca v.
mollis 766 ; carinthiaca v. Mülleriana 764; carinthiaca v. pyrenaica 763 ;
carinthiaca v. ramosissima 764: carinthiaca v. Scordiastrum 766; carinthica v.
stachyoides 768; carinthiaca v. subtomentosa 765; carinthiaca v. iriemarginata
767; carinthiaca v. Wohlwerthiana 766; carniolica 767; ciliata 768, 775, 777 ;
cinerascens 770 ; cinerea 770; Crepiniana 780; dalmatica 767, 768, 769, 770;
dalmatica v. Andersoniana 77%; dalmatica arvensis X longifolia 768; dalmatica
v. Barthii 773; dalmatica v. bihariensis 772; dalmatica v. Borbasiana 770;
942 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
dalmatica v. calamintheformis 774; dalmatica v. calycopogon 773; dalmatica v.
dalmatica 770; dalmatica v. diespasmena 775, 777; dalmatica v. Frivaldszkyana
769; dalmatica v. Haynaldiana 769; dalmatica v. Irasiana 773; dalmatica v.
Juranyiana 769; dalmatica v. macrandria 769; dalmatica v. Mertensii 771;
dalmatica v. Pancicii 771; dalmatica v. peracuta 77%; dalmatica v. pycnotricha
761; dalmatica v. Skofitziana 769; dalmatica v. suavifolia 772; dalmatica v.
Wolffiana 770; dentata 768, 775, 777; dumetorum v. Braunii 696; dumetorum
v. Grantzowii 695; dumetorum v. Langii 697; dumetorum v. nepetoides 696 ;
dumetorum v. subglabra 695; elegans 778; elliptica 778, 779; eriantha 763;
floccida 680; Frivaldszkyana 769; frondosa 769; gentilis 768, 775, 776, 779;
gentilis v. Agardhiana 779 ; gentilis v. calvescens 780; gentilis v. cardiaca 776;
gentilis v. ciliata 777; gentilis v. comatula 780, 781; gentilis v. cuneifolia 778;
gentilis v. dentata 777; gentilis v. elliptica 778; gentilis v. Friesii 780, 781 ;
gentilis v. glabrata 780; gentilis v. gracilis 777; gentilis v. grata 779; gentilis
v. legitima 779 ; gentilis v. pauciflora 775; gentilis v. pratensis 781 ; gentilis v.
Pugeti 781; gentilis v. resinosa 778; gentilis v. Sagorskii 775; gentilis v.
tenuiceps 776; gentilis v. variegata 778; gentilis v. vesana 780; gracilis 768,
777 , gracilis v. gentilis 776; gracilis v. gracilis 777, grata 779; gratissima 678,
679; grisella subsp. grisella 689; grisella subsp. minutiflora 688 ; grisella subsp.
seriata 689; Halleri 679; Haynaldiana 769; Haynaldiana v. macrandria 769;
hirsuta app. I, 18; Hollosyana 691 ; hortensis 770; hungarica 769; incana v.
subincana 692; Iraziana 773; Juranyiana 769; Kotschyana 688; Lamarckii 679;
longifolia 679; longifolia v. alpigena 693 ; longifolia v. argenticapilla 685;
longifolia v. Bouvieri 687; longifolia v. brevifrons 693; longifolia v. calliartha
687; longifolia v. capensis 687; longifolia v. delphimensis 685, 686; longifolia
v. densicapilla 691; longifolia v. ensidentis 686; longifolia v. firmicaulis 691 ;
longifolia v. gulekensis 684; longifolia v. Hollosyana 691; longifolia v. Kots-
chyana 689; longifolia v. macilenta 693; longifolia v. minutiflora 688 ; longifolia
v. wollis 692; longifolia v. pantotricha 692 ; longifolia v. pellita 690 ; longifolia
v. pheocoma 691 ; longfolia v. poliophylla 686, 687 ; longifolia v. pseudoelongata
694; longifolia reflexifolia 686 ; longifolia Xrotundifolia 799; longifolia v. Schim-
peri 686; longifolia v. sedunensis 684; longifolia v. seriata 689; longifolia
v. sparsiramea 686; longifolia v. stenostachya 69% ; longifolia v. subincana 692;
longifolia v. subintegrifolia 689 ; longifolia v. syriaca 689 ; longifolia v. éyphoides
685 ; longifolia v. vallesiaca 68%; longifolia v. veridescens 688; longifolia v. Wirz-
bickiana 690 ; macrandria 769; Malinvaldi 765 ; Maximilianea app. I, 18; micro-
phylla 767; minutiflora 688; mollis 766, 768; mollissima v. Hollosyana 691 ;
mollissima v. Rocheliana 692 ; mollissima v. Wirzbickiana 690; Mülleriana 764 ;
Mülleriana f. ramosissima 76%; multiflora 77%; nemorosa 678, 679; nepetoides
app. I. 18; niliaca 678, 799; niliaca v. discincta 679; niliaca v. Halleri 679;
niliaca v. Lamarckii 679; niliaca v. lurida 679; niliaca v. malaneilema 679;
niliaca v. microdonta 679; niliaca v. moniliformis 679; niliaca v. nemorosa
679; niliaca v. niliaca 679; niliaca v. Notarisii 679; niliaca v. promecophylla
ja ED a. me ET
INDEX. 943
679 ; niliaca v. Ripartii 679; niliaca v. Rosani 679; niliaca v. sapida 679 ; niliaca
v. similis 679; niliaca v. Timija 679; niliaca v. velutina 679; pauciflora 775 ;
Pauliana 778; pellita 690; peracuta 77%; X piperita 799; X piperita v. calo-
phylla 799; piperita v. Fischeri 762; X piperita v. hispidula 799; postelber-
gensis 780; pratensis 781; Pugeti 781; Pulegium v. gibraltarica 799; Pulegium
v. hyperianta 798, 799 ; Pulegium v. tomentella 799; resinosa 778; Ripartii
679 ; Rosani 679 ; rotundifolia 678, 767, 768, app. I, 18; rotundifolia f. arvensis
> X < rotundifolia 765; rotundifolia v. bella 678; rotundifolia v. brachy-
tricha 677 ; rotudifolia v. expallens 677 ; rotundifolia v. lepteilema 677; rotun-
difolia v. semeiodes 676; rotundifolio-angustata 765 ; rotundifolio-hirsuta app. I,
3, 6, 17, 18; rubra v.depauperata 783; rubra v. levifolia 782; rubra v. laxiceps
782; rubra v. raripila 782; sapida 679; sativa v. Agardhiana 779; Schultzii
app. I, 18; Scordiastrum 766, 768; sedunensis 684; seriata 689; serotina 693;
silvestri-hirsuta app. I, 48; silvestris app. I, 18; silvestris subsp. brevifrons 693;
silvestris subsp. calliantha 687 ; silvestris v. glabrata 688 ; silvestris subsp.
Kotschyana 688 ; silvestris v. mollis 692 ; silvestris subsp. pellita 690 ; silvestris
subsp. Schimperi 686 ; silvestris subsp. typhoides 685; similis 679; Skofitziana
769 ; stachyodes 768; stenostachya 694 ; Strailii 778; suaveolens 772; subglabra
695; subintegrifolia 689 ; subtomentosa 765 ; syriaca 689; Szyliana 772; Tenorii
680; Timija 679 ; tomentosa 767 ; triemarginata 767, 768; variegata 778; velutina
679 ; verticillata v. rosnaviensis 783 ; verticillata v. strabala 78%; verticillata v.
Turezanınowii 783; X villosa 678, 679, 799; villosa v. albovelutina 683 ; villosa
v. alopecuroides 679; villosa v. amaurophylla 679; villosa v. calabrica 679,
680; villosa v. cirrita 682; villosa v. discineta 679; villosa v. Halleri 679;
villosa v. heterochroma 681; villosa v. Lamarckii 679; villosa f. longifolia X
rotundifolia 678; villosa v. lurida 679; villosa v. malaneilema 679; villosa v.
marginalis 681 ; villosa v. microdonta 679 ; villosa v. moniliformis 679 ; villosa
v. nemorosa 679; villosa v. Notarisii 679; villosa v. promecophylla 679; villosa
v. recondita 682; villosa v. Rosani 679; villosa v. salicetorum 683; villosa v.
sapida 679; villosa secunda 678, 679; villosa v. semeiodes 680; villosa v.
serrigera 683; villosa v. similis 679; villosa v. Tenorii 680; X villosa v.
velutella 682, 799; villosa v. viridiatra 681; villosa v. Willdenowii 679;
viridescens 688; viridis 696; viridis v. Jaccardi 695; viridis v. lampreilema
695; Willdenowii 678; Wirzbickiana 699; Wohlwerthiana 766; Wohlwerthiana
v. pyrenaica 763. — Merendera benghalensis app. II, 263; Bulbocodium app.
I, 2, 7. — Mesembrianthemum abyssinicum app. II, 169. — Mesembryan-
themum acinaciforme 227 ; brachyphyllum 312; crystallinum 283, 300, 304;
edule 227 ; glaucum 227 ; nodiflorum 291, 300, 304. — Mesosphærum brunnescens
795; carpinifolium 788; costulatum 797 ; crenatm 793; diaphorum 786; duplicato-
dentatum 788; dyscheres 794; ferruginea 789; graveolens 788; gymnodontum
795; hirsutum 788; hygrobium 789; idiocephalum 792; Kuntzeanum 787 ;
longifrons 793; Lundii 789; macrosiphon 785; muricatum 788; mutabile 788;
recurvatum 796; siderotrichum 791; trachychroum 790; velascanum 798. —
944 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Meteoridium remotifolium 177. — Metzgeria hamata 169; rufula 169. —
Meum athamanticum X mutellina 358. — Miconia albicans 175; oponeura 175;
oponeura v. quintuplinervis 175; argentea 175 ; aureoides 171; barbinervis 175;
flavida 175; gracilis 167, 171, 175; hyperprasina 175; Ibaguensis 175; impe-
tiolaris 175; lacera 175; macrophylla 168; macrophylla v. latifolia 168; Mathæi
171, 175; microcarpa 175; minutiflora 175; nervosa 175 ; pedicellata 167 ;
pteropoda 175; rubiginosa 175; scorpioides 175; stenostachya 175 ; subeymosa
175. — Microloma longituba 445. — Micromeria Darwinii 87%; nervosa 34 ;
origanifolia 522. — Micropus bombyeinus 30. — Microsciadium tenui-
folium 29. — Microsphæra Alni 745, 748; Astragali 745, 746 ; Berberidis 745,
746; divaricata 745, 749; Dubyi 747; Ehrenbergii 745, 748; Evonymi 745,
749; Friesii 748; Grossulariæ 745, 747; Hedwigii 748; Loniceræ 745, 747,
749; Lycii 745; penicillata 748. — Microthelia albidella 177; flavicans 177;
microsperma 170. — Microthyrium 655; microscopicum 754; Rubi 754,
755. — Mielichhoferia 700. — Mikania olivacea 176; punctata 169, 176;
scandens 169. — Milium vernale 38. — Mimosa Asak app. II, 215; flava app. I,
214; glomerata app. II, 218; Habbas app. II, 211; nilotica app. II, 209; orfota
app. II, 213; pudica 17%; senegalensis app. Il, 216; somnians 17%; stellata app.
II, 217 ; tortilis app. II, 207, 208; unguis cati app. II, 217. — Mimusops caffra
441 ; cuneata 441 ; Kummel 441; natalensis WA, obovata 441. — Mnium affine
607 ; fontanum 607 ; medium 699; spinosum 699 ; subglobosum 704. — Moacurra
gelonioides 497. — Moehringia muscosa 148.— Molinia cœrula 229. — Mollugo
Cerviana app. II, 168; Glinus app. II, 468; nudicaulis app. II, 168. — Momor-
dica sessilifolia 821. — Monactinocephalus 47%; paniculatus 474. — Mone-
lytrum Luederitzianum app. III, 13. — Monnina æstuans 250; Andreana 248;
angustala 249; Autraniana 245 ; Bangii 243; bracteata 249: brachystachya 251;
Bridgesii 245; cardiocarpa 251, 252; celastroides 247; cestrifolia 248; Chimbo-
razeana 247 ; Chanduyensis 251; cladostachya 253; Clarkeana 246 ; comata 247;
conferta 248; cordata 252; coriacea 247; coruscaus 247 ; costaricensis 247;
crassifolia 248 ; crasssinervia 246; Crepini 249; crotalarioides 248 ; cuneata 252;
cuspidata 250; densa 248; denticulata 247; Deppei 253; dictyocarpa 251;
elliptica 247; elongata 249; emarginata 252; evonymoides 249; exaltata 252;
fastigiata 250; floribunda 250 ; Francheti 248; gracilis 24%, Guatemalensis 249;
herbacea 252; insignis 253 ; lanceolata 253; lancifolia 253; latifolia 249; Laureola
245; Lechleriana 246; Lehmanniana 248; leptostachya 252; linearifolia 251 ;
longebracteala 247 ; Lorentziana 251 ; loxensis 248; macrocarpa 252 ; macroclada
246; macrostachya 251; Malmeana 242, 253; marginata 253; martiana 252;
meridensis 253; mexicana 253 ; mollis 250 ; nemorosa 250; nitida 247 ; obtusifolia
248; pallida 253; paniculata 250; parviflora 243, 249 ; patula 250; Pavoni 247;
Pearcii 243; peruviana 248; Philippiana 251; phytolaccæfolia 247; piauhensis
253; pilosa 250; Pittieri 248 ; platyphylla 247 ; polystachya 247 ; pseudostipulata
245 ; plerocarpa 251 ; pubescens 250; resedoides 252; revoluta 248; Richardiana
292; rugosa 251 ; rupestris 247; Rusbyi 251, 252; salicifolia 248; Selloi 253 ;
INDEX. 945
speciosa 246; Spruceana 251 ; stenophylla 252, 253; stipulata 245 ; subscandens
245; subserrata 250 ; sylvatica 249; sylvicola 249; tenuifolia 247 ; Tristaniana
242, 252; tuberosa 253; Weddeliana 244; Wrightii 251; Xalapensis 248, 249.
— Montia minor 525. — Morettia parviflora app. II, 184; philæana app. II,
185. — Moringa arabica app. II, 195. — Morus nigra 70. — Mucor Erysiphe
731, 746; herbariorum 722; Mucedo 890, 892, 894, 897. — Mucuna Andreana
174. — Muscari acutifolium 195; apertum 194; botryoides 195 ; Bourgei 193 ;
commutatum 37, 193; comosum 37 ; discolor 195; Holzmanni 37 ; latifolium 19% ;
macranthum 192 ; Mordoanum 193 ; moschatum 37 ; neglectum 37, 192; neglectum
v. robusta 193: polyanthum 194 ; pycnanthum 19%, 195; racemosum 37, 193 ;
racemosum v. brachyanthum 195; Séntenisii 193. — Mylia stillicidiorum 375.
— Mylius anomalus 375 ; cuneifolius 375 ; polyanthos 375 : Taylori 375 ;
Taylori v. anomalus 375. — Myosotis alpestris 644; Idæa 34. — Myrica Faya
223, 290, 305; Gale 219. — Myrsiphyllum asparagoides 227.
N... poeticus 160; pseudo-Narcissus 352; radüflorus 350, 351, 352.
— Nardurus Lachenalii v. aristatus app. I, 3, 7. — Nasturtium amphibio-
palustre app. I, 3, 4; X ligerinum app. I, 3, %; officinale app. II, 18%; palustre
app. II, 18%. — Naucoria pediades v. obscuripes app. III, 5; semi-orbicularis
app. III, 5. — Neckera longipes 6 ; Ludoviciæ 6; Sendtneriana 697. — Necke-
ropsis undulata 477. — Nectria Goroschankiniana 272 ; Vandæ 272. — Nepa
Escayracii 224, 308, 311, 312; lurida 224, 305; Vaillantii 224, 305, 312 ; Web-
biana 224, 311. — Nepeta Cataria 646; glomerulosa 135; janthinostegia 135;
juncea 135, 136; leucostegia 136; mutabilis 788; orientalis v. Sprunerii 646;
parnassica 646. — Nephrodium Boryanum 670; calcaratum 670, 671; crenatum
671; decursive pinnatum 668; erythrosorum 669; Fauriei 671; filix-mas 72,
669, 670 ; intermedium 672; Japonicum 670; lacerum 670; lepigerum 672:
ligulatum 670; montanum v. Fauriei 671 ; oligophlebium 671, 672; Oreopteris
72, 671 ; rigidum 653; seligerum 672. — Nephroma lævigatum 532. — Nephro-
mium lævigatum 532. — Nicotiana Tabacum 644. — Nigritella rubra 159. —
Nitella opaca app. I, 3, 7. — Nitzschiella Pecten 544. — Nothochlæna
Eckloniana 661, app. IH, 7; Marantæ 553; Rawsoni app. III, 7. — Notobasis
syriaca 639.
glauca 215, 292, 297; portulacoides 214, 297, 299, 648. — Ocel-
lularia phlyctellacea 177; rufo-cineta 170. — Ochrolechia pallescens v. parella
535 ; tartarea 535. — Ocimum Campechianum 878; micranthum 878. — Odon-
tites longifolia app. I, 2, 6. — Odontolejeunea Sieberiana 169. — Odontopus
sexpunctatus app. III, 8. — Œnothera stricta 228. — Oidium Aceris 738; Erysi-
phoides 725, 731, 734: leucoconium 726, 735; monilioides 728, 735 ; Passerini
750 ; Tuckeri 739. — Olea chrysophylla app. II, 115, 118, 149, 152, 203 ; europa
946 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
33; silvestris 218. — Oliganthes discolor 175. — Oligotrichum hercynicum
701. — Olyra Schnetzleri 172. — Omphalodes Kusinskyanæ 293. — Onobry-
chis æquidentata 28; Caput galli 624; Heldreichii 624; laconica 62%; pulchella
624. — Onoclea Struthiopteris 71. — Ononis Austriaca 150; Bourgæi 22%,
284, 311; Broteriana 223, 293; Columnæ 149, 203; Cossoniana 224, 302 ; dif-
fusa 223, 302; fœtens 150; Hackelii 224, 305; hircina 150 ; hispanica 217, 221,
297, 299; mitissima 218; Natrix 150, 285, 299, 309; Picardi 223, 303, 311;
procurrens v. fallax 130; ramosissima 217, 221, 291, 301, 307; reclinata
app. II, 229 ; reclinata v. minor app. Il, 229; serrata 292; variegata 623. —
Onopordon Acanthium 639; illyricum 639. — Onoseris paniculata 176. —
Onosma echioides 33; frutescens 33; stellulatum 644: stellulatum v. angusti-
folium 64%. — Oogaster brumalis 595; leucophlæus 595; melanosporus 596;
rufus 598. — Opegrapha atra 536; Bonplandi 170; scripta 536. — Ophioglos-
sum nudicaule 675 ; vulgatum 18%, 552, 675, app. III, 8. — Ophrys apifera 160;
atrata 36; fuciflora 160 ; fusca 36 ; mucifera 160. — Oplismenus loliaceus 172;
Sanctæ Marthæ 172; setarius 177. — Orchis Anatolica 36; X dubia app. I, 2,
7 ; globosa 159; hybrida app. I, 7; longicruris 36; militaris app. I, 2, 7; mili-
tarıs X purpurea app. I, 2; Simia app. I, 2, 7; ustulata 159. — Oreas Martiana
709. — Oreodoxa regia 173. — Oreosyce Kellerii 822, 823. — Oreoweisia
serrulata 709, 710. — Origanum vulgare v. hirtum 645. — Orlaya maritima
210, 220, 285, 287, 291, 300; platycarpos 29. — Ormenis mixta 221, 227. —
Ormocarpon bibracteatum app. II, 249. — Ornithogalum amboënse app. III,
42; cuspidatum 188; fimbriatum 37; longebracteatum app. III, 42; montanum
188; nanum 190; nutans v. prasandrum 37; oligophyllum 189; pulchrum
app. III, 42; pyrenaicum 160; reflexum 189, 190; refractum 190 ; sögmordeum
189; sigmoideum v. minus 190; spirale app. III, 42; Stapffli app. III, 42;
Tempskyanum 188 ; umbellatum 189; vittatum app. III, 43; Wiedemanni 189.
— Ornithoglossum viride app. IN, 37; viride v. glandiflorum app. II, 37. —
Ornithopus isthmocarpus 223, 292, 295, 302, 311; roseus 292 ; sativus 292. —
Orobanche Hederæ 158 ; rapum 158; Teucrii 158; variegata 158. — Orthoclada
rariflora 172, 177. — Orthothecium rubellum 709. — Orthotrichum alpestre
699, 702, 705; Braunii 12 ; cupulatum 12; fastigiatum 703; fastigiatum v. mi-
crostomum 703; Killiasii 713 ; Lyellii 46; papillosum 16 ; Peckii 12; Porteri 12;
Pringlei 16; rupestre 699; stellatum 13; strangulatum 12. — Orygia decumbens
app. II, 168; portulacifolia app. II, 172. — Oryza sativa 651. — Osmunda Ja-
vanica 675; Lunaria 552; regalis 162; Struthiopteris 555. — Osteospermum
pterigoideum 471. — Ostropa cubiculare 85. — Ostrya Carpinifolia 70. —
Osyridicarpus Schimperianus app. II, 152. — Osyris abyssinica app. II, 152;
app. III, 55; lanceolata 224, 283, 301, 311. — Othonna bracteata 171 ; polyce-
phala 471 ; rosea 471. — Ottelia lancifolia app. II, 10. — Oxalis cernua 227;
Marliana 228 ; purpurea 227; villosa 149. — Oxygonum alatum app. III, 57;
canescens v. subglabra app. III, 57; sinuatum app. II, 15%; app. III, 57; Zeyheri
app. Ill, 57. — Oxyria digyna 159. — Oxytenanthera abyssinica app. III, 28.
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INDEX. 947
— Oxytropis campestris 150 ; Generosa 150; Huleri 150, 152; montana 150;
montana v. sericea 150; neglecta 150.
D angulatus app. II, 263. — Paliurus aculeatus 63, 70, 75. —
Pallenis spinosa 30. — Pancratium maritimum 220, 287, 290, 298, 307, 309;
trianthum app. III, 48. — Pandorina morum 544. — Panicum appendiculatum
app. III, 13, 1%; brachyurum app. I, 14; brevifolium 171, 176; cayennense 176;
coloratum app. III, 15: commutatum v. genuinum app. III, 14; costaricense 171,
176 ; decumbens 169, 176; distichum 176; divaricatum 176; geminatum
app. III, 4%; glomeratum app. III, 44; glutinosum 176; lanatum 169 ; laterale
171; lycopodioides app. II, 14; madagascariense app. III, 14: Megiston 177;
numidianum app. Ill, 14; oturense 177; parvifolium 177; potamicum 172; pul-
chellum 169, 172, 177 ; repens 220, 285, 287, 291, 300; Rudgei 177 ; sagittæfo-
folium app. IL, 43, 1%; sanguinale 169; sanguinale v. longiglume 169; Schinzii
app. III, 15; sciuratus 169; trachyspermum 177; turgidum app. II, 160; unci-
natum 177; vaginæfiorum 172; xantholeucum app. II, 15. — Pannaria enea
91, 92; conoplea 533 ; fulvescens 92; leucosticta 91, 92; melanotricha 92; myrio-
loba 92 ; nigrata 91; obscura 91; plumbea 533; subimmixta v. recedens 92. —
Papaver hybridum 146; Lecogii app. I, 3, 4; Rhœas 23, 146; setigerum 221,
285, 291, 295, 299, 301. — Papillaria pendula 6. — Pappophorum cenchroides
app. III, 21; molle app. II, 22; scabrum app. Ill, 22. — Papularia crystallina
app. II, 169. — Paradisia Liliastrum 160. — Parietaria alsinifolia app. II,
148 ; debilis app. II, 147; erecta 159. — Parkinsonia aculeata app. Il, 222. —
Parmelia acetabulum 531; aipolia 932; albata 89; aleuterites 531; aspidota
992; conoplea 533; conspersa 532; conspersa v. cespitosa 90; conspersa v.
georgiana 90; conspersa v. hypoleia 90; conspersa v. laxa 90 ; conspersa v. séri-
gosa 90; conturbata app. III, 6; corrugata 531; enteroxantha 90; latissima 89;
lævigata 531; lecanoracea app. III, 6; myriotrema 91 ; olivacea 532 ; omphalodes
531; parietina 532; perlata 90; pertransita v. pheocarpa 91; physodes 531;
physodes v, leucina 90; physodes v. placorhodioda 90; pityrea 532; platytre-
mata 90 ; prolixa 532; pulverulenta 532 ; saxatilis 531 ; Schenckiana app. III, 6;
Schweinfurthii 90; sinuosa 531 ; speciosa 532; stellaris 532; tenuirimis f. ést-
diosa 90, tiliaeea 531 ; tiliacea v. convexula 90; tiliacea v. rimulosa 90; tinc-
torum 90. — Parmeliella microphylla 92. — Paronychia capitata 615; Kapela
61%; pubescens 561. — Paspalum aureum 176; conjugatum 169; Neesii 176;
notatum 176; pectinatum 176 ; platycaule 169, 176; pusillum 176. — Pastinaca
opaca 733. — Patellaria alboflavicans 9%; asserculorum 96; Campbellia 95;
cerasentera 96; cinnabarina 95; endochroma 177 ; Frenchiana 94; fusco-nigres-
cens 170; fusiformis 95 ; leptoloma 94; leptoplacella 95 ; livido-nigrans 96; me-
laclina 95; melaclinoides 94; modestula 96; mycophyla 9%; palmicola 170 ; ri-
mosa 94: rudis 96; spadicea 96; Stanhopia 95; subacerina 96; superbula 95;
superflua 94; superposita 94; tuberculosa 170; umbrina 96 ; verrucosa 94; versi-
ii LE EN BR Ka Sr Be D PT A RO a Te ET
948 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
calor 170. — Pavonia Galpiniana 434; urens 434. — Pediastrum Ehrenbergii
277. — Pedicillaria pentaphylla app. Il, 185. — Pedicularis elongata 157;
græca 645; gyroflexa X tuberosa 457; recutita 157; tuberosa 157. — Pelargo-
nium capitatum 227; cucullatum 227; zonale 227. — Pellæa callomelanos
app. III, 8; deltoidea app. IH, 8. — Pellia endiviæfolia 60%. — Peltigera ca-
nina 533; polydactyla 533; rufescens 532. — Pennisetum breviflorum app. III,
16; ciliare app. III, 16; Myurus app. III, 46; pentastachyum app. III, 17; pur-
purascens app. III, 17; spicatum app. III, 12, 17; Thunbergii app. III, 17. —
Peperomia abyssinica app. II, 115; adscendens 169; costaricensis 167 ; Durandi
169 ; melanostigma 169; reflexa 169; reflexa v. valantioides 169 ; scutellata 167;
stenophylla 169. — Peplis Boræi app. I, 4. — Peridinium tabulatum 544. —
Periploca gracea 70, 77, 643. — Perisporium Brassicæ 752. — Pertusaria
fallax v. variolosa 535; Wulfenii v. lutescens 535. — Petrosimonia crassifolia
649; glauca 649. — Peucedanum hispanicum 368. — Phaca alpina 150 ; astra-
galina 151; australis 151; frigida 150. — Phacelurus digitatus 651. — Phæo-
graphina cæsio-pruinata 177; rbodopiacea 177; sculpturata v. dissimilis 177. —
Phæographis dendritica 177 ; præstans 177. — Phagnalon Græcum 30. — Phas-
cum cuspidatum 58. — Phaseolus aconitifolius app. II, 260 ; lanatus 174; Mungo.
app. II, 260; palmatus app. IL, 260; trilobus, app. II, 260; vulgaris 174. —
Phelipæa lusitanica 301 ; tinctoria 215, 283, 297. — Philadelphus Coronaria
70. — Philonotis alpicola 707 ; fontana 607; seriata 705; Tomentella 707. —
Phillyræa latifolia 218. — Phlegmacium fulvum 601. — Phleum alpinum 231:
alpinum v. commutatum 164 ; arenarium 220, 290, 299 ; asperum 161 ; Boehmeri
161; commutatum 231. — Phlomis armeniaca subsp. salviæfolia, 137, 138;
ferruginea 35; purpurea 218; salviæfolia 137, 138. — Phlyctis subregularis
177. — Phoenix dactylifera app. III, 33; reclinata app. III, 33. — Phormium
tenax 63. — Phragmites vulgaris v. isiacus app. III, 24. — Phyllachora piri-
fera 169. — Phyllactinia suffulta 736, 737. — Phyllirea media 68, 7%, 75,
643; Medwedewi 68, 7%. — Phylloporina epiphylla 170 ; discopoda 170; rufula
170. — Phyllospora parviflora 177; parviflora v. fibrillifera 177 ; parvifoliella
169. — Physalis fnsco-maculata app. I, 2, 6. — Physcia ciliaris 532; crispa
v. anthælina 91; crispa v. linearis 91; intricata 532; parietina 532; pityrea
932; pulverulenta 532; stellaris 91 ; stellaris v. adpressa 532; stellaris v. ads-
cendens 532; stellaris v. aipolia 53%; speciosa 532. — Physcomitrium australe
5; Drummondii 5, 478; Hookeri 5; Hookeri v. serratum 5 ; pyriforme 477, 478;
pyriforme forma %, 5 ; pyriforme v. Langloisii 4; turbinatum 4, 477, 478; tur-
binatum v. floridanum 5; turbinatum v. splachnoideum 5; turbinatum v. tor-
tipes 5. — Phyteuma betonicifolium 156; betonicifolium v. glabrescens 156;
Gharmelii 156 ; Halleri 157; hemisphæricum 156; hemisphæricum v. longe-
bracteata 156; Michelii v. scorzonerifolium 157; Scheuchzeri 156; Scheuchzeri
v. Columnéæ 156. — Phytolaca abyssinica app. II, 166. — Picea Orientalis 67,
69, 71, 72. — Picnocomon rutæfolium 284. — Picridium gaditanum 210, 221,
285, 288, 292, 295, 301; vulgare v. maritimum 216, 291. — Picris Taraxaci
INDEX. 949
363. — Pilea tetraphylla app. II, 145. — Pilotrichella cymbifolia 6; nana 6;
Pohlii 6: tenuinervis 169; Tonduzii 6. — Pilotrichum compositum 177; cym-
bifolium 6; mucronatum 169, 177. — Pimpinella Saxifraga v. dissectifolia 153 ;
Tragium 628; villosa 311. — Pinardia anisocephala 215, 284, 311 ; coronaria
227. — Pinguicula alpina 158, 706; grandiflora 158. — Pinus Halepensis 64,
70, 653; Laricio 77; maritima 285; Pinaster 296, 306; Pinaster v, acutisquama
285; Pinaster v. obtusisquama 285; Pinea 6%, 74, 210, 296, 306; Pumilio 698.
— Piper aduncum 176; auritum 171; Biolleyi 169; Burennii 169, 476; Carril-
loanum 169; cœlostachyum 169; dilatatum 169; dilatatum v. acutifolium 169;
fimbriulatum 169; genieulatum 169; geniculatum v. longepetiolatum 169; hir-
sutum 169, 176 ; linearifolium 176; pseudofuligineum 176. — Piptatherum mul-
tiflorum 229. — Piptocarpha costaricensis 175. — Pirus communis app. II,
203; cordata app. 1, 4; hadiensis app. IL, 203 ; hadiensistrifoliataapp. Il, 204. —
Pisonia aculeata app. II, 166. — Pistacia Lentiscus 218; Mutica 76; Palæstina
75. — Pisum arvense v. abyssinieum app. IL, 252; sativum 732. — Pitto-
sporum abyssinicum app. II, 203. — Placodium albescens 53%; albescens
v. murorum 93; brachylobum 93 ; crassum 53%; fulgens 534; gelidum 93; èm-
per fectum 93; Lamarckii 534; murorum v. minuatum 934; saxicolum 534. —
Plagiobryum demissum 710. — Plagiochila Chinantlana 172; flaccida 169;
hypnoides 169. — Plagiothecium denticulatum 701; lætum 701; Mühlen-
beckii 705; Mullerianum v. myurum 709; nitidum 711; pulchellum 701, 703.
— Plantago alpina 18 ; carinata 158, 206 ; Coronopus crassifolia 215 ;
Coronopus integrata 215, 307; crassifolia 215, 300; græca 647 ; humilis
206; Lagopus 35; lanceolata f. sphærostachya 158; lusitanica 221, 226; mari-
tima 283, 286; maritima v. crassifolia 647; montana 647; montana v. an-
gustifolia 647; Psyllium 35; recurvata 206; serpentina 158. — Platanthera
bifolia 159. — Pleuridium subulatum 58, 60. — Pleurococcus conglomeratus
274; regularis 274. — Pleuroweisia 705. — Poa alpina 162, 229, 230, 231, 232,
652; annua 229; bulbosa 38, 229, 230, 232; cæsia 652; cenisia 231; compressa
227; concinna 229; hybrida 229: insularis 229; laxa 231; minor 230, 231;
nemoralis alpina 231; pratensis 38; pratensis v. anceps app. I, 3, 7; sudetica
162; supina 231; Timoleontis 652; trivialis 728. — Podanthum liminifolium
205. — Podaxon ægyptiacus app. Ill, 6; carcinomalis app. III, 6. — Podo-
carpus salicifolia 165, 168; taxifolia 165, 167. — Podospermum alpigenum
640; caleitrapifolium 215, 226; Jacquinianum var. 640; Jacquinianum v. alpina
640 ; laciniatum v. integrifolium app. I, 3, 5; pindicolum 640. — Podosphæra
clandestina 743 ; Kunzei 743, 744; myrtillina 743, 744; Oxyacanthæ 743; tri-
dactyla 743, 74%. — Poinciana elata app. II, 222. — Polanisia hirta app I,
186; hirta v. Hanburyana app. II, 186; viscosa app. II, 186. — Pollichia cam-
pestris app. II, 176. — Pollinia Gryllus 161. — Polycarpæa fragilis app. I,
176. — Polycarpia corymbosa app. II, 176: app. IL, 176. — Polycarpon alsi-
næfolium 220, 291, 299, 307; tetraphyllum 226, 295, app. II, 176. — Polye-
drium pentagonum 276, 277; trigonum 276. — Polygala abyssinica 910; acicu-
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950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
laris 908, 909; acutiappendiculata 236; adenophylla 239; alata 910; alba v. bı-
color 899; alpestris 448; alviniana 901 ; amboinensis 909; angustifolia 239;
angustifolia v. latifolia 238; aphylla 900; arillata 208, 234, 898 ; arvensis 905 ;
asbestina 237, 905; aspalatha 902; Baikiei 903; Bakeriana 90%; Balansæ 208;
Bangiana 23%; Berteriana 899; bicarunculata 236; bicornis 236; Bitteniana
90%; brasiliensis 241; bukobensis 900; butyracea 903, 90%; calcarea 911, 942 ;
campestris 241 ; capillaris 900 ; Carueliana 912; celosioides 241, 900; celosioides
v. Spruceana 900; Chamæbuxus 208; chinensis 208, 237, 910; chloroneura 901;
chloroptera 909; Clarkeana 235; comosa 148, 911; cordobensis 901; corsica
148 ; cyparyssias 241 ; Darwiniana 900, 901 ; Decaisnei 902; depressa 912; deser-
torum 208; Dhofarica 910; dichotoma 899; divaricata 910; Duarleana 235;
Edmundi 911, 912; Elliotii 904; Emirnensis 910, 911; erubescens 910, 911;
extraaxillaris 238; filicaulis 900; fimbriata 898, 899; Fischeri 902 ; Fischiæ 898 ;
Forbesii 234; Funkii 900: galioides 239; Galpini 207, 208, 906 ; Gardneriana
900; Gerrardii 237; glabra 899; gomesiana 90%; gracilis 241 ; grisea 901 ; hebe-
clada 238; herbiola 240; hirsuta 898; huillensis 908; hygrophila 899 ; hygro-
philoides 240, 900; japonica 905; Karensium 898; Krumanina 905; Kuntzii
901; lagoana 900; lanceola 899; lancifolia 235, 253, 901; ïaurifolia 234;
Lecardi 235; leptoclada 908 ; leptophylla 910, 911; Lindeni 234, 898; Lindma-
niana 238 ; liniflora 908, 909; linifolia 908, 909 ; linoides 241 ; longicaulis 240 ;
macrostachya 23%; Mannii 207, 208, 906; maxima 906 ; Michoacana 901 ; micro-
carpa 148; microcarpa f. condensata 148; modesta 905; Moquiniana 900 ; mol-
luginifolia 239 ; mucronata 909; multiflora 903; myrtillopsis 905; natalensis
237; nemoralis 899; nicænsis 148; Nutkeana 898; obovata 235; oxycoccoides
902; oxyptera 912; pallida 910 ; paludosa v. angustocarpa 240 ; paniculata 241 ;
paradoxa 235, paucifolia 207, 208; Pearcii 899; pedemontana 148; peruviana
899; pilosa 907, 908; polygoniflora 907 ; pseudolaurifolia 235 ; pulchella 241 ;
punctata 240; pygmæa 906; quartiniana 903; rarifolia 908; repens 912 ; rhodop-
tera 238; rigentis 908 ; Ruiziana 899; rupicola 910; Ruwenzorica 904; Sade-
beckiana 906, 907; Sadebeckiana v. minor 906; Salasiana 235, 902; sansiba-
rensis 900; Schimperi 906, 907; Schinziana 237; Schweinfurthii 905 ; scoparia
901 ; sedoides 901 ; serpentaria 237 ; serpyllacea 912 ; siberica 907; sinuata 234;
Socotrana 236; sparsiflora 90%, 905; speciosa 148 ; spectabilis 234; spinescens
902 ; Spruceana 900; stenoclada 909, 910; subspinosa 208; subtilis 241 ; subu-
lata 899; sulfurea 240; sumatrana 23%; tenuicaulis 903, 904; tenuicaulis
f. major 903; tenuis 240; Tepperi 940; thesioides 236, 901 ; Thurmanniana 236 ;
Timoutou 240; Timoutoides 240, 900; transvaalensis 909 ; tristis 903 ; Ukam-
bica 903; Ukambica v. parviflora 902; Ukirensis 905; viminalis 908; violacea
238; violioides 253; vulgaris 448; Wadibomica 902; Warmingiana 899; Wat-
tersii 207; Welwitschii 906; Wittrockiana 239; Woodei 237. — Polygonum
acuminatum app. II, 56; amphibium app. II, 156; barbatum app. II, 155; con-
troversum 215, 300; denudatum app. I, 6; dubium app. I, 48; equisetifolium
215; equisetiforme 291, 300; glabrum app. II, 155; herniarioides app. II, 155,
INDEX. 951
app. III, 56; X intermedium app. I, 3, 5, 18; lapathifolium 649, app. III, 56;
maritimum 220, 298; minori-dubium app. I, 3, 5, 18; minus app. I, 18;
app. III, 56; nodosum app. II, 155; Persicaria app. II, 155; plebejum app. III,
56; Roxburgbri app. III, 56; senegalense app. II, 156 ; serrulatum app. Il, 155,
app. III, 56; setosulum app. II, 155. — Polymnia maculata 176. — Polypodium
aspidiolepis 661; celebicum 660; costaricense 660, 661; cyclocolpon 659, 660;
Engleri 674; ensatum 673; europæum 993; Fauriei 672; Filix mas 553; flagel-
lare 660 ; fraxinifolium 660; hastatum 673, 674; heterocarpon 673; hirtellum
662; jungermannioides 662; lineare 672, 673; myriolepis 661, 662; organense
662; ovatum 673; pectinatum 660; rosulatum 662; simplex 673; superficiale
673; thyssanolepis v. bipinnatifidum 661; vulgare 553, 672. — Polypogon
maritimus 221, 222, 285, 287, 291, 295, 300, 309; monspeliensis 221, 222, 285,
287, 290, app. IT, 20; subspathaceus 222, 295, 300. — Polyporus cingulatus
app. III, 5; demissus app. III, 5. — Polystichum Filix mas 553; spinulosum
553. — Polystictus funalis app. III, 5; velutinus 169. — Polytrichum com-
mune 606; decipiens 5; formosum 6; juniperinum 606; juniperinum v. alpinum
701; ohioense 5; sexangulare 701. — Populus alba 70; tremula 70; Tremula
v. Freyni app. I, 3, 6, 18, 19. — Porina Tetracer& 170. — Porophyllum ellip-
ticum 176. — Portulaca Erythree app. Il, 171 ; foliosa app. II, 171 ; imbricata
app. II, 171; linifolia app. II, 171; oleracea app. II, 170, 172; quadrifida
app. II, 173 ; quadrifida v. grandifolia app. II, 171. — Posidonia Caulini 215.
— Potamogeton acutifolius 545; capensis 547; crispus 946, 548; cristatus 545,
546; filiformis 547; flabellatus 546, 547; Gaudichaudii 545, 548; gracilis 546,
547 ; gramineus v. mongolicus 546 ; heterophyllus 547; heterophyllus v. mongo-
licus 547; indicuus 546, 547, 548; japonicus 546 ; javanicus 545, 546, app. III,
9; lateralis 545; marinus 215; Miduhikimo 545, 548; mucronatus 548; natans
221, 546, 547, 548; nipponicus 545, 547; Oxyphyllus 545, 547, 548; pectinatus
546, 547, app. III, 9; perfoliatus 546,548; perfoliatus v. cordato-lanceolatus 548;
polygonifolius 546; prælongus 545, 548; pusillus 546; pusillus v. brevifolius
547 ; Robbinsi v. japonicus 546, 549; subflavus app. I, 3, 7; Tepperi 545, 548 ;
zosterifolius 545, 547. — Potentilla alba app. I, 2, 5; anserina 726 ; aurea 151;
Baldensis 151; caulescens app. I, 2, 5; dubia 151; fagineicola app. I, 3, 5;
grandiflora 151; incana app. I, 2,5; micrantha 151; minima 151 ; opaca 151;
pedata 151; polytricha app. I, 3, 5; reptans app. Il, 205; Salisburgensis 151;
saxifraga app. I, 2, 5; verna 151; villosa v. minor 151. — Poterium agrimo-
noides 222. — Pottia latifolia 700, 701. — Pouzolsia abyssinica app. II, 147;
Erythre® app. U, 146, 447; mixta app. II, 146; parasitica app. IT, 145;
pauciflora app. II, 146; procridioides app. II, 445. — Prasium majus 35. —
Primula algida 142, 143; algida v. colorata 143; Auricula 158; auriculata 142 ;
elatior 158; farinosa 142, 143; hirsuta 158; Hookeri 142, 143; integrifolia 158;
intricata 158 ; latifolia 701, 708; longipes 1441; Muretiana 701; nivalis 142;
officinalis X grandiflora app. I, 2, 6; X variabilis app. I, 2, 6; viscosa 158;
villosa 701. — Prosopis spicigera app. II, 218. — Protea abyssinica app. II,
952 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
148. — Prunus Armeniaca app. II, 206; Avium 70, 83, 86; cerasus 83; divari-
cata 70: domestica app. Il, 206; spinosa 81, 743. — Psalliota africa app. II,
5; amboensis app. III, 5. — Psamma arenaria 220, 284, 287, 290, 297, 309. —
Pseudogaltonia Pechuelii app. II, 43. — Pseudoleskea atrovirens 7, 701;
oligoclada 7; rigescens 7; stenophylla 7. — Pseudovalsa lanciformis 80. —
Psilostachys gnaphalobrya app. Il, 165. — Psilostenum Creticum 33. — Psi-
lotrichum cordatum app. II, 165. — Psora vesicularis 535. — Psoralea cory-
lifolia app. II, 245; dentata 228. — Psyllothamnus Beevori app. II, 176. —
Pteridis biaurita 659. — Pteryginandrum filiforme heteropterum 698. —
Pteris Aquilina 71, 554: biauritum 666; Kleiniana 666; marginata 658; mollis
658; quadriauritum 666. — Pterocarpus abyssinicus app. II, 250; lucens
app. II, 250. — Pterocarya caucasica 65, 70. — Pterocelastrus Galpini 431 ;
rostratum 432. — Pterocephalus Broussonetti 224, 303, 311; diandrus 224,
303; Parnassi 634. — Pterodiscus angustifolius 453; aurantiacus 453; Kelle-
rianus 453 ; luridus 453; speciosus 453. -- Pterogonium gracile 10. — Ptero-
lepis pumila 17%; pumila v. robusta 175. — Pterolobium abyssinicum app. II,
222. — Pteromonas alata 277, 278, 279; angulosa 278, 279. — Pterospartum
scolopendrium 223, 293, 303, 305; stenopterum 223, 292, 303, 306. — Ptycho-
cium plicatum 701, 708. — Puccinia Mesembryanthemi app. III, 4. — Puli-
caria microcephala 216, 294; vulgaris v. græca 634. — Pulsatilla caffra 423. —
Punica granatum 70. — Pupalia atropurpurea 422; lappacea app. II, 164. —
Putoria calabrica 204, 631. — Pycnocomon rutæfolium 310. — Pycnostachys
congensis 819; micrantha 819 ; Schweinfurthii 819. — Pylaisia polyantha 697.
— Pyrenodesmia variabilis 534. — Pyrenula Kunthii 170, 177. — Pyrethrum
alpinum 154. — Pyrola uniflora 703. — Pyrus amygdaliformis 28 ; communis
70. — Pyxine retirugella v. endoxantha 91; retirugella v. endoxantha f. sore-
diosa 91; retirugella f. sorediigera 91.
0 Coccifera 65, 75, 203, 217, 218, 622; Ilex 65, 75, 737; pontica
65, 72, 73; X Rechini app. I, 3, 6; sessiliflora 70, 71; sessiliflora v. pubescens
650; Toza X pedunculata app. I, 3, 6.
Re. pythiophilum 751. — Radiola linoides 221. — Radula com-
planata 379; multicarinata 379. — Ramalea cochleata 88; coilophylla 89. —
Ramalina calycaris 530; calycaris v. canaliculata 530; calycaris v. fastigiata
530; calycaris v. fraxinea 530; farinacea 530; fastigiata 530; fraxinea 530 ;
fraxinea v. fastigiata 530; geniculata v. compacta 88; melanothrix app. ILE, 6;
pollinaria 530. — Ranunculus aconitifolius 146, 732; adscendens 210; Broteri
210; calthæfolius 23; chærophyllos 23; concinnatus 610; confusus v. hetero-
phyllus app. I, 3, 4; Creticus 23 ; Flammula 221, 227; Forskahlii app. II, 178;
glacialis 146 ; lanuginosus 732; lapponicus 610; membranaceus app. II, 178 ;
INDEX. 953
montanus 446 ; multifidusapp. II, 178; muricatus 23; ophioglossifolius 222, 227 ;
pennsylvanicus app. II, 178, 179; pinnatus app. II, 178; platanifolius 146;
psilostachys 23 ; pubescens app. Il, 178; pyrenæus 146; repens 732; reptabundus
525; reptans 525; roseus 146; Sartorianus 610; sceleratus 227; Thora 701;
trichophyllus 221, 227; Villarsi 610. — Raphidium Braunii 885; nivale 885,
886, 888. — Raphidonema nivale 886. — Raphidostegium micans 10. —
Rapistrum Linneanum 226 ; rugosum app. II, 18%. — Reboulia hemispherica
39, 379. — Reichardia laciniata 475. — Reseda alba 298, 299; amblyocarpa
app. II, 195; pruinosa app. II, 195. — Retama monosperma 224, 283, 298,
302. — Rhabdoweisia denticulata 711 ; fugax 711. — Rhacomitrium aciculare
3 ; canescens 704; heterostichum 12 ; lanuginosum 701; Nevii 3. — Rhagadiolus
stellatus 32. — Rhamnus Alaternus 75; cathartica 622, 748; colchica 67, 72,
73 ; Frangula 749; græca 203; græca v. angustifolia 203; infectoria v. pubescens
622; oleoides 203, 218, 302; rupestris 623; saxatilis 149. — Rhizopogon albus
592 ; Domitzeri 592; geographicum 536; grande 536; magnatum 592; meandri-
forme 592; Montagnei 536; petræum 536. — Rhodiola rosea 152. — Rhodo-
dendron caucasicum 65, 68, 73, 74; ferrugineum 157, 752, 75%; hirsutum 698;
ponticum 65, 66, 68, 70, 71, 72; Smirnovii 65, 66, 68, 74; Ungernii 65, 66,
68, 74. — Rhus Coriara 77; Cotinus 70; typhina 149. — Rhynchosia elegans
app. Il, 256, 257; Erythre® app. Il, 258, 259: ferruginea app. II, 257; flavis-
sima app. II, 255; Memnonia app. II, 255; mensensis app. II, 256, 257; minima
app. II, 255; Pseudocajan app. II, 259 ; resinosa app. IL, 254; Rive app. IL, 258 :
rufescens app. II, 258; Scheller? app. II, 255, 256; Totta app. II, 255. —
Rhynchospora cephalotes 171, 176 ; costaricensis 171; cyperoides app. III, 33;
perrigida 176. — Rhynchostylis gurwalica 41. — Ribes Grossularia 747;
petreum 72. — Ricasolia glaberrima 531. — Riccia dichotomus 377; fluitans
373, 389. — Riccellia Rautanenii app. III, 7. — Rigodium gracile 169. —
Rinodina Bischofii 534; cæsiella 534; horiza 53%; sophodes 524. — Robergea
78; unica 85. — Rocama digyna app. II, 169. — Rodigia commutata 32. —
Roripa silvestris 611. — Rosa abyssinica app. II, 205; Alberti 716, 717;
algoiensis 71%, 716, 747, 718; alpina 315, 316; alpina X canina 316; alpina
X glauca 316; alpina X rubrifolia 314, 315, 316; alpina v. Pyrenaica 152;
arvensis 152; Beggeriana 714, 715, 716, 717, 718; canina v. adenotrichia 625;
canina v. dumalis 625; centifolia app. II, 206; Chavini app. I, 2, 5; damascena
app. II, 205; dorica 204; eriostyla 625; ferruginea v. livida 625; glauca 625 ;
glutinosa 625, 626; gymnocarpa 716; Heckeliana v. Parnassi 626; Heckeliana v.
v. semihaplodonta 626; laxa 716, 717, 718; leukadia 20%; micrantha v. 204;
micrantha v. agrestis 625; pomifera 152; rubiginosa 625; rubrifolia 31%, 315;
sancta app. II, 205; sicula 625, 626; sicula v. pluriadenia 626; Thureti 625;
verticillacantha 625; Webbiana 716, 717. — Rosmarinus chilensis 805. —
Rotantha combretoides 439. — Rothia hirsuta app. II, 223. — Roubiæva
multifida 228. — Rubia peregrına v. anguslifolia 218. — Rubus apetalus app.
BULL. HERB. BOIss., décembre 1896. 62
954 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
II, 205; arabieus app. II, 204; caucasicus 70; discolor 70 ; fruticosus app. Il,
20%; glandulosus app. II, 205; glandulosus v. arabicus app. II, 204; pinnatus
app. II, 205; tomentosus v. baldensis 626. — Rumex Auiranianus 178; bucepha-
lophorus 36 ; glaber app. Il, 153; nepalensis 178 ; nepalensis X obtusifolius 178 ;
nervosus app. II, 453; obtusifolius 178; pectinatus 178; persicarioides app. II,
153; roseus app. II, 154; silvestris 178; Steudelii app. II, 154; tingitanus 28%,
307 ; tuberosus 36; vesicarius app. II, 15%; vesicarius v. rosea app. Il, 15%. —
Ruppia rostellata 221. — Ruscus aculeatus 68; Hypophyllum 68. — Ruta
Chalepensis v. bracteosa 27; graveolens 149.
NA aspera 175; aspera v. glabrescens 175. — Saccolabium Barbeyæ
40, 41; gurwalicum 41; obtusifolium 41. — Sagedia carpinea 537. — Sagina
Linnæi 148, 149; nodosa 220, 283, 286. — Salicornia fructicosa 215, 290, 299,
648; herbacea 130, 215, 290, 299, 648; leptostachya 143, 144; perfoliata app.
II, 157; procumbens 144; radicans 215, 299. — Salix aurita-cinerea app. I, 2, 6;
capensis v. gariepina app. III, 50; Caprea 159; cinerea-aurita app. I, 6; cinerea-
viminalis app. I, 2, 6; glauca 701; grandiflora 159; hastata 159; herbacea 159;
incana X cinerea app. I, 6; incana X repens 408; X multinervis app. I, 2, 6;
X olexfolia app. I, 3, 6; purpurea 743; repens 220, 283; reticulata f. vestita
159; retusa v. Kitaibeliana 459; X Smithiana app. I, 2,6; triandra f. angus-
tifolia app. I, 2, 6. — Salsola Bottæ app. II, 161; feetida app. II, 159; Forskalir
app. II, 159, 160; fructicosa app. II, 157, 158; imbricata app. II, 159, 160;
Kali 220, 285, 290, 298, 309; Soda 28%, 290, 299, 310; vermiculata 215, 300,
app. II, 158; vermiculata v. villosa app. II, 161. — Saltia papposa app. IE, 16%.
— Salvia ægyptiaca app. II, 15%; algeriensis app. I, 2, 6; ambigens 863 ; ame-
thystina 863; amplifrons 863, 864 ; approximata 852 ; approximata v. Kuntzeana
852, 853; asperifolia 861 ; avicularis 866, 867, 868 ; Balansæ 850 ; biserrata 864;
Bogotensis 852; brevicalix 851; brevipes 856 ; bullulata 858; cardiophylla 854 ;
chariantha 861, 862; concolor 863; corrugata 858; cuspidata 854; cyanea 863,
864; derasa 865 ; erythradena 853, 854 ; filipes 851; fructicetorum 859; galeata -
852; gasterantha 858, 859; Gilliesii 85%; Gilliesii v. Lorentzii 852; gracilis 851;
Grahami 859; Hænkei 867; ianthina 863 ; involucrata 866 ; Kuntzeana 859, 860,
861; lachnostachys 856; Martensii 864; melanocalyx 862, 863; minarum 855,
856; officinalis 138; ovalifolia 856 ; oxyphora 864, 865; pauciserrata 865 ;
prasiifolia 851; procurrens 85%; pseudo-avicularis 867, 868; pustulata 858;
recurva 86%; retinervis 857, 858; rigida 855, 856; rigida v. internodialis 855 ;
rigida v. lucida 855 ; Rouyana 850; Rouyana v. parvifrons 850; rypara 850, 851;
sophrona 85%, 855; tiraquensis 851, 852; triloba 34; Verbenaca 35 ; vıridis 35;
viscida 856. — Sambucus nigra 70 ; racemosa 82. — Samolus Valerandi 210,
222. — Sanicula Europæa 452. — Sanseviera cylindrica app. III, 45; thyrsi-
flora app. III, 45. — Sarcinella heterospora 753. — Sarcographa cæsia 177. —
Sarothamnus bælicus 224, 283, 298, 303, 305; grandiflorus 223; Welwitschii
INDEX. 955
297. — Satureia cuneifolia 646 ; Darwinii 874 ; Jamesoni 875; Kuntzeana 87%,
875 ; microphylla 875; multiflora 875; Thymbra 34. — Saussurea alpina app.
I, 2. 5; discolor 15%. — Saxifraga Aizoon 626, 627 ; Aizoon v. orientalis 626;
androsacea 152; aspera 152; Blavii 627 ; bryoides 152; coriophylla 627 ; cotyledon
152 ; exarata 152, app. I, 10; delphinensis app. I, 3, 5, 10; groenlandica app. I,
10 ; hederacea 28; intacta 152; Iratiana app. I, 10; muscoides v. compacta app.
I, 10; oppositifolia 152 ; pubescens app. I, 10; rotundifolia 725; rotundifolia
v. taygetea 627; tridactylites 28. — Scabiosa ciliata 153 ; crenata 204; crenata
v. hirsuta 634; Dallaportæ 205 ; Gussonei 634; ochroleuca v. Webbiana 633. —
Scaligeria cretica 29. — Scandix grandiflora 29. — Scenedesmus caudatus
277. — Scheuchzeria palustris app. I, 2, 7. — Schinzinia pustulosa app. II,
5. — Schismus calycinus app. III, 28. — Schistidium alpicola 700. — Schizo-
glossum delagense 446; glanduliferum 447. — Schizophyllum commune app.
III, 5. — Schizostephanus somalensis 448. — Schizoxylon sepincola 537. —
Schmidtia pappophorides app. III, 22; quinqueseta app. III, 22. — Schmitzonia
radicata 85. — Schneepia 655. — Schoenorchis juncifolia 654; Simmleriana
654. — Schenus nigricans 222, 284, 287, 290, 299, 307. — Schouvia arabica
app. II, 183; purpurea app. II, 183. — Scilla bifolia 37; lanceæfolia app. III,
42. — Scirpus articulatus app. III, 32; cubensis app. III, 32; dieecus app. III,
32; dieecus v. macrocephala app. III, 32; fluitans 222; granulato-hirtellus app.
II, 31; Holoschenus 222; Holoschenus var. 651; Holoschenus v. genuinus
651; Isolepis app. Ill, 32; læteflorens app. III, 32; leucanthus app. III, 33;
maritimus 214, 221, 222, 284, 290, 299, 651, app. III, 32; maritimus v. ge-
nuinus 21%; micranthus app. III, 33; minutissimus app. III, 33; pungens
222; Schinzii app. IL, 32; setaceus app. III, 33 ; sororius app. III, 33; supinus
app. Ill, 33. — Scleranthus annuus app. Il, 176; marginatus 61%; neglectus
614; perennis 614. — Scleria macrocarpa 176; melaleuca 176. — Scleroderma
cervinum 601. — Scleroderma cervinum v. scabium 602. — Scleropoa mari-
iima 215, 284, 310. — Scleropodium Illecebrum 8; obtusifolium 8. — Sclero-
tium Erysiphe 736; suffultum 736. — Scolopendrium Hemionitis 210; vul-
gare 162. — Scolymus hispanicus 226, 640. — Scorzonera austriaca f. angus-
tifolia 155 ; elata 32 ; graminifolia 308. — Scouleria aquatica 12; marginata 12.
— Scrophularia canina 361, 64%; canina v. floribunda 34; catariæfolia 50; fru-
tescens 220, 285, 288, 292, 297, 301; glandulosissima 49, 50, 51; heterophylla
3%; laciniata 51 ; lucida v. ficifolia 34; olympica 52; olympica v. integrifolia 51 ;
olympica v. macrophylla 51, peregrina 34; pulverulenta 50 ; Sintenisii 51 ; subly-
rata 216, 293, 29%, 304; taygetea 50; variegata 50; versicolor 49. — Scu-
tellaria nummulariæfolia 874; purpurascens 874. — Sebæa acutiloba 444;
albens 443; ambigua 443 ; aurea 443 ; Barbeyiana 444; brachyphylla 444: capitata
443; crassulæfolia 444; elongata 444; Evansii 444; filiformis 443, 444; Grise-
bachiana 444; Junodii 442, 443; linearifolia 443; longicaulis 443 ; minutiflora
443 ; natalensis 442, 44%, pentandra 443 ; Rehmannii 44%; repens 444; sulphurea
443; Welwitschii 443; Zeyherii 444. — Secamone discolor 449; Schinziana
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956 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
449. — Securidaca Cumingii 234 ; philippinensis 233 ; scandens 235. — Secu-
rigera Coronilla 28. — Sedum adegavense app. I, 4; altissimum 221, 299;
anacampseros 230 ; andegavense 283, 294; annuum 152; atratum 152; glaucum
app. II, 196; glaucum v. Bithynicum 28; sexangulare 152. — Salaginella
helvetica 162 ; selaginoides 675 ; spinulosa 373. — Sempervivum arachnoideum
152; arboreum 217, 299; chrysanthum app. II, 195; Gaudini 720; globiferum
720. — Senebriera didyma 226. — Senecio barbaræifolius 637; Barbertonicus
840, 841; Berlandieri 176; cacteæformis 465; Candellaria 167; cineraria 216 ;
Cordatis 726; curtophyllus 466 ; Doronicum 154; drakensbergis 467 ; eriocephalus
167; erraticus 637; Fuchsii 726; gallicus 307; gallicus v. exsquameus 301 ;
gyrophyllus 467 ; Hæœpfnerianus 841 ; incanus 15% ; laciniatus 637; ledifolius 167;
leucanthemifolius 31, 300; mirus 167; nebrodensis 637 ; paucicalyculatus 468;
pentactinus 469; prostralus 841, 842; pseudo-elegans 228; pullus 469; rupestris
637; scandens 228; spatulæfolius 726; thapsoides 637, 638; trachylepus 470;
trifurcatus 842; Visianianus 637, 638; vulgaris 31. — Serapias laxiflora 36.
— Seriola OEthnensis 32. — Serrafalcus macrostachys 226; madritensis 226.
— Serratula bætica 218, 308; monticola app. I, 3, 5. — Sesamum angolense
459; digitaloides %55 ; grandiflorum 453; lepidotum 455 ; pentaphyllum 454;
triphyllum 454. — Sesbania grandiflora app. II, 248; leptocarpa app. II, 248;
punctata app. Il, 248. — Seseli coloratum v. minus app. I, 3, 5; tortuosum 220,
223, 287, 291, 300. — Sesleria cærulans v. tenerrima 652. — Sesuvium
Portulacastrum 222, 228. — Setaria ambigua app. III, 16; glauca 169, app. II,
16; verticillata 226, app. II, 16; viridis 226. — Sevada Schimperi app. II, 159.
— Sherardia arvensis 29. — Sibbaldia procumbens 151. — Sideritis angus-
tifolia 218, 28%, 308; arborescens 284; hirtula 218; lanata 35; montana 35;
montana v. villosa 137; Ræserii 646; romana 284. — Siegesbeckia jorullensis
167. — Silaus meoides 628. — Silene Behen 25; Burchelli app. app. II, 173 ;
chirensis app. II, 172, 173; chirensis v. macropetala app. Il, 173; chirensis v.
Schweinfurthii app. II, 173; colorata 26; flammulæfolia app. If, 174; fruticulosa
617, 618; fruticulosa v. parnassica 618; gallica 227; Gallica v. quinquevulnera
26 ; hirsuta 218, 223, 285, 287, 291, 294, 295, 303, 305, 311; inaperta 617;
inflata 617; inflata v. cæsia 617; Juvenalis 25; linifolia v. glandulosa 617;
littorea 220, 284; littorea v. elatior 287, 301, 308; littorea v. genuina 291 ;
longicaulis 223, 283, 303, 311; maritima 216, 283, 286, 289, 295; micropetala
311 ; multicaulis 617; nicæensis 220, 285, 287, 371, 299; Niederii 203; obtusi-
folia 218, 284, 308; paradoxa 617 ; radicosa 617; ramosissima 220, 283, 301,
311; saxifraga 148, 617, 618; saxifraga v. clavata 618; Schweinfurthii app. II,
173; Waldsteinii 618. — Sylibum Marianum 226. — Sinapis arvensis 226;
incana 226; Schkuhriana 226. — Sisymbrium erysimoides app. II, 182; subu-
latum app. II, 482; Thalianum app. II, 184. — Smilax excelsa 70, 77. — Sodada
decidua app. II, 191. — Solamum guineense 329, miniatum 644; pseudocap-
sicum 228; sodomeum 283, 291, 300, 307. — Soldanella alpina 158; alpina
x pusilla 158; pusilla 458. — Soliva Barklayana 228; lusitanica 218, 301. —
INDEX. 957
Sonchus glaucescens 32; maritimus 215, 222, 300; oleracens 730; tenerrimus
28%. 310. — Sorastrum inappendiculatum 275, 276. — Sorbus Aria 72, 73,
152; Aria v. græca 626; Aucuparia 72, 152; Chamæmespilus 354; Hostii 35%;
terminalis 71; torminalis 71. — Spartina siricta 214, 28%, 286, 290, 297, 298,
310 ; versicolor 221, 222, 300. — Specularia pentagonia 33. — Spergula
flaccida app. II, 175; pentandra app. If, 175. — Spergularia campestris app.
I, 175; diandra 620; fallax app. I, 175; marina 295, 307, 309; media 216,
307, 309; rubra 223, 285, 302; rupestris 216, 283, 286, 289, 295. — Sphacele
affinis 847, 848; bullata 806; campanulata 805 ; chinensis 805: cochabambana
807, 808; confusa 806, 807, 808; cordifolia 806; Grisebachii 805; hastata 805 ;
Hieronymi 80%, 805; inflata 848, 819; Kuntzeana 805, 806, 808, 848 ; paniculata
806 ; radula 806; tenuiflora 806. — Sphærella 880 ; nivalis 881, 884, 885, 887 ;
pluvialis 278. — Sphæria abjecta 75% ; ciliatula 84; cubicularis 85; dryina 83;
floccosa 82; gregaria 80; Leveillei 89; myrtillina 744; pulchella 82, 84;
pulchella v. minor 84; pusilla 8%; Tulasnei 80 ; Wahlenbergi 84. — Sphærocoma
Hookeri app. II, 176. — Sphæroplea annulina app. HI, 4 — Sphærotheca
castagnei 723, 725; gigantea 723; pannosa 723, 726; tomentosa 723. — Sphag-
num Girgonsohnii 700; squarrosum 705. — Sphenopus Gouani 210, 215, 283,
300. — Spilanthes exasperata 176 ; Mutisii 167. — Spiræa discolor 167;
Ulmaria 734; Ulmaria v. denudata 151 ; Ulmaria v. discolor 151. — Splachnum
sphæricum 707, 708. — Sponia Hochstetteri app. II, 116. — Sporobolus
gaditanus 220, 288, 292: nebulosus app. III, 20; virginicus app. III, 20. —
Squammaria crassa 534; Lagascæ 534. — Stachygynandrum scandens 372. —
Stachys ambigua app. I. 3, 6; arvensis 870; boliviana 871, 872; Bridgesii 874;
cretica 205; debilis 872: dubia 873, 87%; Galanderi 870, 871; germanica v.
penicillata 646; Græca 35; heraclea v. lutea 205; Keerlii 870, 871; Lorentzit
869, 870, 872 ; littoralis 874; micrantha 869, 870; Montbretii 205; obliqua 205 ;
obliqua v. conferta 205; orientalis var. 205; palustris X silvatica app. I, 3, 6;
pannosa 87%; pauciflora 205, 206; peruviana 869; petiolosa 868, 869; Pichleri
137; tucumanensis 872; viticina 137. — Stæhelina uniflosculosa 638. —
Staphylea colchica 70; pinnata 77. — Statice confusa 215, 221, 291, 300;
confusa v. intermedia 215, 293; densiflora 216, 291 ; densiflora v. lusitanica 216,
292 ; diffusa 215, 310 ; Dodartii 216, 283, 289 ; echioides 217, 304, 307 ; ferulacea
215, 221, 284, 291, 300; globulariæfolia 216, 292; Limonium 214, 284, 287,
299; Limonium v. serotina 647; lychnidifolia 215, 284, 310; occidentalis 215,
283, 289; ovalifolia 214, 284, 290, 297, 298, 299, 309 ; ovalifolia v. minor 216,
217, 285, 289, 307; sinuata 210, 310; virgata 216, 217, 291, 647; vulgaris 648.
— Stauracanthus aphyllus 223, 224, 282, 296, 297, 303; spartioides 223, 289 ;
spectabilis 224, 282, 296, 30%, 305, 307; spectabilis v. vicentinus 307, 308. —
Stellaria cerastioides 149; graminea 149; media 26, app. II, 174; nemorum
149; uliginosa 222. — Stenophragma Thalianum app. II, 184. — Stephania
abyssinica app. II, 179. — Stephanopodium 497; Blanchetianum 498, 499, 502,
503, 504, 509, 510, 512, 516, 520; Estrellense 498, 502, 503, 506, 508, 516,
*
958 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
520; peruvianum 498, 499, 502, 503, 511, 513. 514, 516, 520. — Stereocaulon
alpinum v. glabrum 88; humile 88; proximum 88; ramulosum 88; ramulosum
v. compactum 87. — Stereodon plumifer 11. — Stichococcus 886. — Sticta
endochrysea v. flavicans 89; Fendleri 169; ferax 169 ; flavissima v. simulans 89;
laciniata 169; pulmonaria 531; scrobiculata 531; sinuosa v. macrophylla 169;
subdissecta 169. — Stietina coriifolia 89; Dozyana 89; intricata v. Thouarsii
89: Mougeotiana f. zsidiosa 89; rigida 89; Thouarsii 89; tomentosa 169. —
Stilbe Zeyheri 338. — Stipa parvula app. III, 20; pennata 161. — Streptogyne
erinita 172. — Streptopus amplexifolius 160. — Strigula antillarum 170:
complanata v. mesotropa 170; elegans v. genuina 170; nitidula 170. — Stru-
maria bidentata app. Ill, 46, 47. — Struthiopteris germanica 555. — Stylo-
santhes flavicans app. II, 250; guyanensis 174; mucronata app. IL, 250. —
Suæda baccata app. I, 157; fruticosa 215, 216, 28%, 285. 290, 295, 297, 298,
649, app. I, 157, 158; hortensis app. Il, 157; maritima 214, 284, 290, 299;
monoica app. Il, 158; setigera 649; splendens 299; vera app. II, 157, 158;
veemiculata 297. — Subularia purpurea app. IL, 183. — Sycomorus guineensis
app. Il, 140; rigida app. Il, 142. — Sycophaga Sycomori app. II, 143. —
Symphipappus 462; dichotomus 462. — Symphytum asperrimum 73; tauricum
app. I, 2,6. — Synchitria subulata 608. — Synechoblastus flaccidus 538;
Vespertilio 538.
Terz microglossa 169, 176. — Talinum cuneifolium app. Il, 172; por-
tulacifolia app. II, 172. — Tamarindus indica app. II, 218. — Tamarix afri-
cana 284, 291, 300; anglica 210, 215, 283, 290; articulata app. Il, 449, 151;
gallica 215, 284, 287, 291, 299; parviflora 621; tetrandra 621. — Tamus com-
munis v. Cretica 38. — Tanacetum vulgare 728. — Tapura 497; capi-
tulifera 498, 502, 503, 508, 509, 512, 516, 520; ciliata 498, 503, 505, 506, 516;
cubensis 498, 503, 506, 509, 510, 516, 520 ; guianensis 498, 501, 503, 505, 506,
916, 520; pedicellaris 498, 500, 502, 503, 506, 509, 511, 513, 515, 516, 516,
920, 614; peruvianum 516. — Taraxacum officinale v. alpinum 641; officinale
v. lævigatum 32; Pacheri 155; Reichenbachi 155. — Targionia hypophylla
60%. — Taverniera glauca app. II, 249; lappacea app. IE, 249. — Taxithelium
compressicaule 412; glabratum 412; planum 412. — Tayloria serrata 699, 700;
splachnoides 703 ; tenuis 699. — Teleckia speciosa 72. — Teloschistes chry-
sophthalmus v. fornicatus 89. — Tephrosia anthylloides app. II, 246, 247;
Apollinea app. II, 246, 247; diffusa app. IT, 245; encoptosperma app. IL, 246,
247 ; interrupta app. II, 247; nitens 174; nitens v. lanata 17%; nubica v. abys-
sinica app. I, 247; Pogonostigma app. II, 247; purpurea app. Il, 245, 246, 247;
purpurea v. leptostachya app. II, 245, 246; senticosa app. Il, 245; toxicaria
17%; vicioides app. II, 246, 247. — Teramnus labialis app. II, 253. — Terfezia
leonis 593. — Terminalia Brownei app. II, 152. — Tessaria legitima 176. —
Tetrachne aristulata app. II, 21. -- Tetredron minimum 275, 276. — Tetra-
ee:
a ee
INDEX. 959
gonolobus purpureus 27. — Tetraplodon urceolaius 700. — Tetrapogon flu-
bellatus 810. — Teucrium brevifolium 35; Chamædrys 158, 217, 293 ; cubense
878: divaricatum 35; montanum 158: Polium 35, 206; scordioides 222, 291 ;
Seorodonia 158; vicentinum 217, 308. — Thalictrum aquilægifolium 732:
flexuosum 610; flexuosum v. puberulum 610. — Thalloidima australiense 89;
bullatum 93; nitidum 92; tabacinum 92. — Thamnium Leibergii 10. — Thelia
asprella 43; hirtella 13; Lescurii 13. — Teloschistes flavicans v. puberus
app. III, 6. — Theobroma cacao 17%. — Thesium alpinum 159; junceum
app. Ill, 55; lineatum app. HE, 55; radicans app. II, 153. — Thlaspi Nato-
licum 25; perfoliatum 25. — Thrincia hirta v. crassifolia 216, 292, 254: his-
pida 226 ; tuberosa 32. — Thuidium abietinum 606; antillarum 169; decipiens
700. — Thymelæa Tartonraira 36. — Thymus acicularis 645 : algarbiensis
217, 307, 308, 312; argæus 645; Boissieri 646 ; capitellatus 224, 303, 308, 312;
capitellatus v. macrocephalus 224 ; carnosus 221, 297, 301; cephallonicus 205;
cephalotus 28%, 308, 311; Chamædrys 205; Chaubardi 645; hirsutus v. humil-
limus 646; holosericeus 205; lobatus 303; pannonicus 158 ; Serpyllum 205,
645 ; striatus 645; striatus v. leukadius 205; tomentosus 284, 311 ; villosus 303.
— Thysanothecium hyalinum f. squamulosum 88. — Tibouchina longifolia
168. 174.— Tilia argentea 621 ; intermedia 70. — Tillæa pentandra app. Il,
197. — Tillandsia juncea 176. — Timmia bavarica v. cucullata 13; cucullata
13 ; megapolitana 607, 701, 703. — Todea rivularis 109. — Tofieldia calycu-
lata 160. — Tolypella intricata app. I, 2, 7. — Topobea Durandiana 175. —
Tordylium Apulum 29. — Torilis helvetica 20% ; heterophylla 572; neglecta
20%; nodosa 630. — Torylis infesta 226. — Torula muralis 608; pinophila
751 ; Plantaginis 752 ; Rhododendri 752. — Trachilia Victoriana 87. — Tra-
gopogon longirostre 32; pratensis v. minor app. I, 3, 5. — Tragus Berteroanus
app. III, 13. — Trametes fibrosa 169. — Trema Hochstetteri app. II, 116. —
Trianthema crystallina app. II, 169; monogyna app. Il, 169; pentandra app. I,
169; sedifolia app. IH. 169. — Tribulus terrestris 221, 226. — Tricharia leu-
cothrix 170; melanothrix 170. — Trichilia emetica 428; vestita 428. — Tri-
cholæna arenaria app. ILE, 15; brevipilia app. III, 15; Dregeana app. Ill, 15;
grandiflora app. III, 15; rosea app. II, 15; ruficoma app. III, 15; sphacelata
app. III, 16. — Trichomanes acutum 665: filicula 665; Japonicum 665;
pusillum 665; pyxidiferum 665; radicans 665. — Trichonema purpurascens
311. — Trifolium agrarium 27; alpestre 150; alpinum 130 ; arvense app. Il,
231 ; aureum 150; Biasolettiano 623; Bocconi 210, 215, 300; campestre 150 ;
Cherleri 27; elypeatum 27; Cupani 218, 299; fragiferum 623; multistriatum
623; pratense v. nivale 150; procumbens app. II, 231; purpureum app. 1,3, 5;
rubens 150; scabrum 27, 150; Schreberi 150; semipilosum app. II, 231 : spu-
mosum 27; tenuifolium 623; Thali 450; tomentosum 27. — Triglochin Barre-
lieri 215, 287, 300; maritimum 215, 287, 290, 300. — Trigonella Balansæ 27 ;
fœnum grecum 251; Monspeliaca 27. — Trigonia 483; candida 483, 485, 489,
493; Cepo 484, 485 : crotonoides 483, 487, 489 ; fasciculata 48%, 485, 487, 489 ;
960 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
floribunda 484, 486, 489, 493, 495; Glaziowii 483; hypoleuca 484, 485, 487,
188. 489, 493; lævis 484, 488, 489, 491 ; macrantha 484, 491: macrocarpa 484 ;
micrantha 483, 485, 489 ; microcarpa 484, 486, 487, 488, 489; mollis 484, 465,
188, 493; Najadum 483, 494; nivea 483; paniculata 484; parviflora 483, 484,
485, 487, 489; pubescens 483, 486, 488, 489; rhytidocarpa 48%, 485; salicifolia
483, 488, 489 ; Spruceana 483, 489 : subeymosa 484, 485, 488, 493; villosa 484,
489, 493. — Trigoniastrum 483; hypoleucum 484, 495. — Trinia pumila 628.
— Triplocephalum glabrifolium 832. — Tripterocladium leucocladulum 18;
rupestre 48. — Triraphis capensis app. II, 24; Elliotii app. Ill, 23, 24;
Fleckii app. IX, 23, 2%; mollis app. III, 23; nana app. III, 24; purpurea app.
III, 23, 2%; ramosissima app. III, 23, 24; Rehmanni app. IN, 2%; Schinzii
app. III, 23, 24. — Trisetum distichophyllum 231, 361; neglectum 227; sub-
spicatum 231, 361. — Triticum junceum 290; pungens 287, 290; repens 222.
— Trixago apula 218. — Tuber æstivum 595, 596; albidum 596, 598 ; album
592, 596, 598; Blotii 596; Borchianum 598; Borchii 595, 598; brumale 59%,
595; cervinum 601; cibarium 596, 597; cinereum 598; culinare v. æstivum
596; excavatum 595, 598; ferrugineum 59%, 595; fetidum 595, 599; fuscum
599; gallicum 598; gulosorum 596; macrocarpon 598; melanosporum 595, 596 ;
mesentericum 595, 597, 598; mesentericum v. uncinata 597, 598 ; mixtum 598;
nigrum 596; Rabenhorstii 597; rufum 595, 598; suillum 598; uncinatum 597,
598. — Tuberaria buplevrifolia 223, 303; vulgaris 307; vulgaris v. suffruticosa
218, 308. — Tuberculostoma lageniformis 85. — Tulipa armena 185; Billie-
tiana 186; brachyanthera 187; Clusiana 186 ; galatica 186 ; gallica 186; Gesne-
riana 186; heterochroa 18%, 185 ; hungarica 186, 187; Julia 185; Julia X lutea
185; lutea 185, 187, 188; Oculus Solis 187; præcox 185, 187 ; silvestris 186;
Pogdiana 186; variopicta 184. — Tunica fasciculata 202; glumacea 202, 615;
prolifera 148; rigida 202; saxifraga 615; thessala 615; velutina 25. — Turgenia
latifolia 573. — Tussilago Farfara 153. — Typha angustata 651 ; australis app.
III, 9. — Tyrimnus leucographus 31, 639.
Ihe australis 217; densus 217, 289, 298, 304; erinaceus 218, 224, 28%,
307, 308, 312; europæus 223, 283, 290; europæus v. latebracteatus 223, 293;
nanus 219; Webbiana 284; Welwitschianus 223, 296, 303; Willkommi 224,
298, 303; xanthocladus 224, 284, 311. — Ulmus Campestris 742; campestris v.
suberosa 70; montana 71, 72; pedunculata app. I, 3, 6. — Ulota Hutchinsiæ
699; intermedia 3; maritima 3, 4; phyllantha 3, 4. — Ulotrichiacee 886. —
Umbilicaria postulata 533. — Umbilicus erectus 626; hispidus 218, 300, 306;
intermedius 28. — Uucinula aceris 738; adunca 742; americana 739; Ampe-
lopsidis 739, 740; betule 742; bicornis 738; bivonæ 738, 741; prunastri 738,
742; salieis 738, 742, 743; spiralis 738, 739, 740; subfusca 739; Tulasnei 738.
739; Wallrothii 742, 743. — Uragoga tomentosa 168. — Urceolaria bryophilla
vn
999; Calcarea 535; occelata 535; scruposa 535. — Urginea acinacifolia app.
INDEX. 961
III, 1; sanguinea app. III, 44. — Urospermum picroides 226, 307. — Uros-
tigma acrocarpum app. II, 135; fazoklense app. I, 131, 433; xanthophyllum
app. II, 13%. — Urtica dioica v. latifolia 650; divaricata app. II, 145; dubia
app. II, 146 ; hirsuta app. II, 145; iners app. II, 145, 146; muralis app. II, 145;
parasitica app. II, 145; pilulifera 36; Schimperiana app. II, 145; urens app. II,
145; urens v. iners app. II, 146; verticillata app. II, 146. — Usnea barbala v.
dasypoga 599 ; barbata v. florida 529; barbata v. hirta 529 ; barbata v. pendula
529; florida 529. — Utricularia oxoleta 221.
Wr Arctostaphylos 65, 71, 72; Maderense 65; Myrtillus 744;
uliginosum 457, 744. — Vaillantia aristata 633; hispida 30. — Valeriana
Dioscoridis 30; scandens app. I, 167. — Valerianella obtusiloba 30; Soyeri
30; vesicaria 30. — Valsa ciliatula 8%; lageniformis 85; pulchella 82. —
Valsaria Nitschkei 84. — Verbascum armenum 44; campestre 44; crassifolium
221, 293, 301; eriorhabdon 45 ; gnaphalodes 45; hadschinense 45, 46 ; X nothum
v. concolor app. I, 4; orgyale 46; petiolare 46 ; pycnostachyum 44; Tempskyanum
43, 44; thapsiforme-floccosum app. I, 4; Thapsus 44; varians Ak, 45; varians
f. latifolia 45; varians f. longifolia 45; varians v. pilosior 45. — Verbena
officinalis 647. — Verbesina Fraseri 176. “- Vernonia brachiata 171; bullata
175; centauroides 82%; collina 824, 825; cruda 456 ; Dupuisii 825, 826; erroce-
phala 826; Eritreana 826, 827; Galpinii 827, 828; hamata 456; Hensii 828;
inulæfolia 459; oligocephala 458; pacchensis 175; Schiedeana 175; sphacelata
828, 829 ; siipulacea 457; suprafastigiata 458; tigna 829, 830. — Veronica
Allionii app. I, 2, 6; alpina 157; aphylla 157, 645 ; austriaca 52, 53, 55; aus-
triaca v. canescens leiocarpa 55; austriaca v. major 53; bartsıefolia 57;
bellidioides 157; Biebersteinii 53, 54, 55; biloba 57; ceratocarpa 57 ; Cymbalaria
34; debilis 56, 57, divaricata 57; gentianoides 56; multifida 52, 53, 54, 55 ;
mullifida v. tenuifolia 54, 55; Noëana 54; officinalis 157, 754; orientalis 52,
94, 89; parvifolia 54; Reuteriana 56; saxatilis 157; suffruticosa 54; sumilensis
99; syriaca 97; tenuifolia 52, 53, 5%, 59; tenuifolia v. cinerea 54, 55. —
Verrucaria epidermis 537 ; fuscoatra 537; muralis 37 ; rupestris 937; verrucosa
537. — Viburnum Lantana 72, 73, 748; Opulus 748; Orientale 65. — Vicia
angustifolia v. segetalis 151; cracca 151; Gerardi 151; hirsuta 151 app. II, 251 ;
hybrida 28; lathyroides 28; lughanensis 151; microphylla 28; Salaminia 28;
sativa v. abyssinica app. If, 251; sepium 151 ; tetrasperma 151; varia app. I,
3, 5. — Vigna Burchelli app. II, 262; frutescens app. Il, 262; menbranacea
app. II, 262; mensensis app. Il, 261, 262; sinensis v. sesquipedalis app. II, 260;
sinensis v. spontanea app. II, 260; spartioides app. II, 261 ; triloba app. II, 261 ;
vexillata app. II, 262. — Viola alpestris 148; ambigua 147; arborescens v.
serratifolia 217, 28%, 307, 308; arenaria 148; biflora 21; canina 613; canina
v. lucorum app. I, 4; elegantula 613; gracilis 613; gracilis v. brevicalcarata 613 ;
palustris 147; pumila 613; Riviniana 148; silvatica 613; Thomasiana 147;
962 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
tricolor v. Demetria 25. — Viscum capense app. III, 55; Mac Owani app. II,
55; nervosum app. II, 152; rotundifolium app. III, 55; tænioides app. Il, 152;
tuberculatum app. Il, 152. — Vitex Agnus Castus 64, 346; Hemsleyi 347;
obovata 818; parviflora 347 ; Rehmanni 818 ; Sprucei 346, Zeyheri 818. — Vitis
Caribæa 174; vinifera 65, 70, 7%, 77, 622. — Vittadinion Montagnei 599. —
Vittaria Japonica 674; lanceola 674; lineata 674; Scolopendrina 674. — Vulpia
Alopecuros 221, 28%, 287, 291, 297, 300, 307; geniculata 210, 221, 227; pseu”
domyurus 162.
We pulcherrima 175. —- Webbia oligocephala 458. -- Webera
acuminata 705; albicans glacialis 709 ; commutata 700, 701; cruda 701 ; cucullata
705 ; elongata 711; gracilis 701, 705 ; lutescens 705; polymorpha 705; polymorpha
brachycarpa 710; pulchella 705. — Wedelia triternata 839. — Weinmannia
glabra: 167. — Weisia longiseta 2; viridula 2; Wimmeriana 700. — Welwits-
chia mirabilis app. III, 8. — Wigandia Caracasana 167. — Willkommia
annua 811, app. III, 21; Newtonii 810, 814, app. III, 21; sarmentosa app. IT,
21. — Wissadula Zeylanica 17%; Zeylanica v. guatemalensis 174. — Withania
somnifera 368. — Woodsia hyperborea 162; ilvensis 553 ; mandschuriensis 671.
Nm macrocarpum 226; spinosum 226; strumarium 642. — Xantho-
phyllum adenopodum 261 ; adenotum 261 ; affine 260 ; amenum 259; ancolanum
261; Beccarianum 257; Bombayanum 263; bracteatum 258; bullatum 260;
citrifolium 255; cordatum 260, 261, 262; Curtisii 261; densiflorum 256, 257;
discolor 257, 258; ecarinatum 25%; ellipticum 259 ; eurynchium 255, 263 ;
excelsum 261; flavescens 261; glaucium 258; glaucum 263, 264; gracile 256;
Griffithii 263; Havilandii 260, 261 ; hebecarpum 263 ; Hookerianum 260; insigne
296 ; Kingii 255 ; Korthalsianum 258 ; Kunstleri 261 ; longifolium 261 ; Maingayı
259, 263; Marcintyrii 259; microcarpum 263; obscurum 255; octandrum 259;
ovatifolium 258; Palembanicum 263; paniculatum 261 ; parvum 264; Philip-
pinense 261; pulchrum 256; robustum 262; rufum 259; Sarawakensis 262 ;
Scortechini 25%, 255; Stapfii 260; stipitatum 258; sulfureum 259, 260 ; suma-
traense 261; velutinum 259; venosum 260; verrucosum 263 ; virens 262; vitel-
linum 261; Wrayi 263. — Xanthoria parietina 532%; parietina v. spinulosa
89. — Xanthorrhaa hastilis 63. — Xeranthemum annuum 638. — Xeroplana
336; Zeyheri 336, 337, 338. — Ximenia americana app. II, 153, app. III, 55;
caffra app. III, 56. — Xyris Rehmannii app. III, 34.
2: Mays app. III, 10. — Zelcowa abelicea 74; erenata 65, 74: Ungeri 74.
— Zeora sordida 535. — Zexmenia caracasana 176 ; costaricensis 176; longipes
176; virgulta 474. — Zizyphora alpina 13%; taurica 135; taurica v. alpina 13% ;
tenuior 135. — Zizyphus Lotus 622; Spina Christi app. II, 149; vulgaris 622;
vuigaris v. lotoides 622. — Zombiana africana 324, 325. — Zornia diphylla
17%. — Zostera marina 215; nana 215, 650. — Zygis Frivaldszkyana 522 ;
origanifolia 521, 522, 523 ; Pulegium 522, 523. — Zygodon gracilis 708.
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LEGENDE DE LA PLANCHE VII
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LEGENDE DE LA PLANCHE IX
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26-36. Divers états du Raphidium nivale Chod.
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6. Une flore de la Terre-Sainte n’est pas une flore banale. Le puissant intérêt
_ historique et religieux que ces lieux inspirent à tout chrélien, a de bonne heure
engagé les savants à s'occuper de leur vegelalion. Au milieu du siècle dernier,
_ Olaus Celsius à Upsal, publia sous le titré de Hierobotanicon le résullat de ses
- doctes recherches sur les plantes des Ecritures sainles; son protégé, le grand
Linné, envoya un de ses meilleurs élèves, Hasselquist, pour explorer scienlifi- EX
. quement les lieux qui furent le berceau de notre religion. Et ainsi que nous l’as-
… sure le Dr Christ. dans sa préface au supplément du Flora Orientalis, c’est cette
. même ferveur religieuse qui fut pour beaucoup pour entrainer Edmond Boissier
…_ à sa gigantesque entreprise de la Flore d'Orient. Celle-ci, il est vrai, contient la
- flore complète des pays bibliques, mais celte dernière y est comme noyée dans
… l’ensemble des flores orientales. Aujourd’hui, où les communications sont deve-
- nues rapides, où le chemin de fer monte de Jaffa à Jerusalem et reliera bientôt
…. Damas à Beirout, les pèlerins inslruils, les touristes bibliques ont réclamé sou-
. ventun ouvrage spécial, portatif, qui leur permit, sans trop de difficultés, d'arriver
aux nous des plantes rencontrées durant leur voyage. C'est ce desidéralum que
_ le Révérend Post a voulu remplir.
. L'ouvrage de M. Post, rédigé en anglais, à peu près dans le genre du « Guide
- du botaniste » pour le canton de Vaud par Rapin, contient en 920 pages la des-
- cription de 3416 espèces, phanérogames et cryplogames vasculaires, dont beau-
coup sont de l’auteur. Il donne en outre les noms indigènes arabes et les noms
. hébreux des Livres Saints chaque fois où ils peuvent être identifiés avec quelque
… vraisemblance. Une clef analytique sert à la détermination des familles. Des
clefs spéciales aident à l'orientation dans les familles et les genres nombreux. .
ik pages d'introduction esquissent la phytogéographie de ce pays aux grands de
contrastes. |
L'impression de cette Flore s’est faite lentement et avec de grandes difficultés,
dans la modeste imprimerie du Collège américain à Beirout. Elle fut commencée
dès 1883 et a subi plusieurs relards. Cela excusera quelques inégalités d’impres-
sion et une cerlaine rudesse des figures.
… La rcdaction repose entièrement sur le Flora Orientalis. jusqu'à la manière
de eiler les auteurs. manière qui serait contraire à l'usage anglais. Pour alléger,
M. Post a fait abstraction de toute synonymie et de toule cilalion d'ouvrage cité
dejà dans le Fl. Or. Chaque fois donc que le lecteur demandera plus que le nom
_ de sa plante, il devra avoir recours à l'ouvrage de M. Boissier. Celle supposi-
ion aurait permis à l’auteur de condenser encore considérablement sa Flore. En
donnant un peu plus de développement aux clefs, les descriptions des familles et
des genres seraient devenues superflues, descr'ptions que personne ne consulte
dans une flore locale. Quand l'ouvrage de M. Post, correspondant à un réel
besoin. aura un jour sa seconde édition, celle-ci gagnerait pratiquement beau-
"up. “ s'approchant davantage du modèle des flores analytiques de l’Europe
trale.
. BEEBETIN
DE
L'HERBIER BOIS ER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Lerbier.
Tome IV, 1896.
Ce Bullelin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de bolanique svsté-
malique générale. Il forme chaque année un fort volume in-8° de 600 pages
environ avec planches. Il paraît à époques indélerminées.
Les abonnements sont reçus à UIERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Geneve (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l’'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp, Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
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