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BULLETIN
DE
LHERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
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Tome V „sw YORE
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GARDEN
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
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EUGENE AUTRAN
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(Chaque Collaboraleu est responsable de ses travaux.)
_ Tome V. 1897.
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SOMMAIRE DU N° 1. — JANVIER 1807.
= & Hochrentimer — NOTICE SUR LA RÉPARTITION
DES PHANÉROGAMES DANS LE RHONE u DANS LE
PORT DE GENEY E. (Planche 1) HER ee chris =
Il. — Ad. Tonduz. - HERBORISATIONS AU COSTA ua
IL. — R. Chodat — UNIVERSITÉ DE GENEVE. — Ion.
TOIRE DE BOTANIQUE. Yme série, IIme fascicule.
Pascal Conti. — CLASSIFICATION ET DISTRIBUTION DES
ESPÈCES EUROPÉENNES DU GENRE MATTRIOLA
(Planche 2
IV. — &. Rouy. — SUR L'APPLICATION RIGOUREUSE DE.
LA RÈGLE D'ANTÉRIORITÉ DE LA DÉNOMINATION
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAIS
PLancHe 4. — Anatomie du Potamogeton.
PLANCHE 2. — Matthiola bristis.
5me année, Neil 0, Janvier 1897,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
NOTICE
SUR LA
RÉPARTITION DES PHANÉROGAMEN DANS LE RHONE
ET DANS LE PORT DE GENÈVE
DUR LIBRARY
NEW YORK
Georges HOCHREUTINER BOTANIAL
he GARDEN
Planche I.
Ayant déjà fait une étude sur les Phanérogames du Rhône et du port à
Genève, il nous a paru intéressant de noter quelques particularités con-
cernant la distribution géographique ou plutôt topographique des plantes
aquatiques.
C’est un sujet qui est trop négligé à notre avis. Magnin est un des rares
auteurs — peut-être le seul — qui ait étudié la flore aquatique de nos
régions, et même il n’a porté son attention que sur les lacs du Jura. La
question de la distribution, et surtout de la dissémination des plantes
habitant les eaux douces est encore pleine d’obscurités; la plupart des
auteurs (Kerner, Magnin, Caspary, Wittich) se contentent d’invoquer
l'influence des oiseaux aquatiques. Ce facteur a évidemment son impor-
tance, témoin la série de graines que certains botanistes ! ont découvertes
sur le plumage de quelques-uns de ces volatiles; mais ce moyen semble
insuffisant pour expliquer une quantité de faits dont nous n’indiquerons
>’ ici qu'un très petit nombre.
Dans chaque cas particulier, on s’efforce de déterminer la façon dont
les plantes terrestres se répandent, et l’on arrive ainsi à des détails
1 Kerner, Pflanzenleben. Leipzig, 1891, II Teil, p. 803.
BULL. HERB. BOISS., janvier 1897. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
biologiques d’un grand intérêt et à des corrélations importantes entre les
règnes végétal et animal. Pour les plantes aquatiques, au contraire, on se
contente en général de données vagues et incomplètes.
Est-ce à cause de la difficulté que présente la recherche des maté-
riaux ? Nous serions portés à le croire; car au point de vue esthétique et
pittoresque, nous avons toujours été frappés de la beauté des paysages
sous-lacustres de notre région. Tantöt de grandes prairies d’Elodea
s'étendant à perte de vue, dominées ca et là par les longues tiges de
quelques Myriophyllum ou Potamogeton crispus, tantôt des touffes de
Characées semées irrégulièrement sur un fond de sable fin; ailleurs
encore, Sur une rive escarpée, une luxuriante végétation des espèces les
plus diverses laissant onduler leurs branches flexibles au gré des flots,
affranchies semble-t-il des lois de la pesanteur, et donnant l'illusion
d’une existence dans un monde autre, tel que l'imagination féconde d’un
Flammarion sait en enfanter.
1. LE MILIEU AQUATIQUE. — Le milieu aquatique présente moins de
variations que le milieu terrestre. Certains facteurs, d’une grande impor-
tance pour la vie des plantes aériennes, sont complètement éliminés ici
l’état hygroscopique de l’air par exemple, les brusques changements de
température ', etc.
D’autres circonstances, au contraire, doivent être prises en considéra-
tion. M. Magnin * mentionne avec raison l'influence du sol au point de
vue de sa constitution physique et chimique, la coloration, la transpa-
rence, la température et la composition chimique des eaux °.
De plus, si nous en jugeons par la différence qui existe dans les espèces
composant les associations de l’un et l’autre versant du fleuve et du lac,
nous devons reconnaître que l'exposition garde beaucoup d’importance
dans le milieu aquatique. Etant donnée la réfraction de la lumière, dont
tous les rayons se rapprochent de la verticale, on devrait s'attendre à ce
que celle-là soit répartie d’une façon plus uniforme; mais elle est aussi
fortement absorbée et, parce qu’elle est plus faible, les petites différences
d'intensité sont plus fortement ressenties.
Le mouvement de l’eau influe énormément sur la physionomie du tapis
végétal et cela pour deux raisons. D'abord comme agent mécanique, et
1 Gabel, Pflanzenphysiologische Schilderungen, U Teil, Marburg, 1893, p. 370.
? Magnin, Recherches sur la végétation des lacs du Jura in Revue gener. de
botan., t. V, 1893.
3 V. Forel, Le lac Léman. Genève, 1886, p. 28.
(3) G. HOCHREUTINER. PHANEROGAMES DU RHÖNE. 3
en second lieu, en modifiant considérablement la proportion des gaz
dissouts dans l’eau. Il en résulte une profonde difference entre la flore
des eaux courantes et celle des eaux stagnantes ou simplement tran-
quilles.
Les brusques variations de la vitesse du courant et du niveau de l’eau
paraissent funestes à l'existence des phanérogames aquatiques. On le
remarque à Genève dans le bras droit du Rhône. Il est pourvu
d’un barrage formé de vannes mobiles qui servent à régler le débit du
bras gauche, dont on utilise la force motrice; de sorte que, suivant la
hauteur du lac et le nombre des vannes ouvertes, le canal de droite
roule à pleins bords des flots tumultueux, ou bien ne renferme qu’une
très petite quantité d'eau presque stagnante. Or ce bras est absolument
dépourvu de végétation phanérogamique; on y remarque seulement de
petiles algues qui servent parfois de point d’atiache à d'innombrables
Diaiomées. Les cailloux sont tous plus ou moins revêtus de cet enduit
vert ou brunâtre.
Les auteurs émettent des opinions très différentes au sujet de
l'influence de ces divers facteurs sur les plantes. Goebel pense que
absorption de la lumière, —- qui diminue avec la profondeur, — ne peut
produire dans les eaux douces la disposition en zones successives de
végétation comme sur les bords de la mer ' En effet nous ne trouvons
pas de pigment chez les espèces considérées ; toutes sont d’un beau vert,
et peuvent être assimilées à des plantes de sous-bois. Il semble même
que cet auteur doute du rôle que la lumière joue dans la distribution
topographique.
M. Magnin ?, au contraire, mentionne des zones de végétation pour les
lacs du Jura. Il les décrit sous les noms suivants : Cariçaie, Phragmitaie,
Scirpaie, Nupharaie, Potamogétonaie, Characaie.
L'opinion de Goebel est exagérée ; comme nous aurons l’occasion de le
voir, la lumière influe beaucoup sur la répartition des espèces dans les
différentes stations. D'autre part, nous pensons que la constitution des
zones décrites par Magnin ne doit pas être attribuée exclusivement à
l’action de la lumière. En effet dans les quatre premiers groupes nous
avons à faire avec des plantes qui atteignent ou dépassent la surface de
l’eau, au moins en ce qui concerne les espèces caractéristiques. Quant
aux deux dernières zones, la Potamogétonaie et la Characaie, nous
1 Goebel, I. c., II Teil, p. 245.
2 Magnin, |. c., no 1, 1893, p. 18-20.
[A BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
n'avons jamais pu les distinguer; il semble que l’auteur lui-même leur
attache une importance moindre. Ainsi dans la série des lacs qu'il cite à
titre d'exemple !, on ne voit nulle part la Charaçaie mentionnée comme
distincte de la Potamogétonaie, excepté peut-être dans le lac de Rouges-
Truites.
Ce même auteur ne tient pas compte de l'influence du courant, et avec
raison, car elle est à peu près nulle dans les lacs qu'il a étudiés. Il ne
mentionne pas non plus l'exposition, cependant les plans qu’il donne
indiquent en général une flore bien différente pour les versants des deux
rives. Ces rives étant le plus souvent de constitution dissemblable, c’est
à cela que l’auteur attribue les différences dans la composition du tapis
végétal. Nous verrons comme quoi cette manière de voir est trop
exclusive. M. Magnin, enfin, attribue aux variations de niveau et de
température ? la disparition et l'apparition inopinée de certaines espèces
dans des stations déterminées. Kerner *, au contraire, rattache le dévelop-
pement spontané d'espèces nouvelles à la dissémination des graines par
les oiseaux. Le premier est dans le vrai en ce qui concerne la destruction
de certaines plantes, mais la dissémination des graines par les oiseaux
(ou par un autre moyen) est la seule raison qui puisse rendre compte du
développement de certaines plantes en des endroits imprévus.
2. RÉPARTITION TOPOGRAPHIQUE. — Nous n’aurons à faire ici qu'avec les
végétaux les plus caractéristiques de la flore des eaux douces, c’est-à-dire
les plantes submergées. Au point de vue géographique, on peut remar-
quer qu'il n'y a pas de groupe biologique dont les espèces constituanles
possèdent une aire aussi étendue. Les fleuves et les lacs de toute la terre
présentent une flore submergée très uniforme. Drude * l'indique dans
son manuel, mais de Candolle ° en avait depuis longtemps fourni la
preuve.
Dans notre région, les espèces qui forment des associations caractéris-
ide 21
2 Magnin, I. c., no 2, 1895, p. 21.
3 Kerner, Pflanzenleben, II, p. 803.
* Drude, Pflanzengeographie. Stuttgart, 1890, p. 316. V. aussi Schenk, Biol.
der Wassergewächse. Bonn, 1886, p. 154.
‚5 De Candolle, Géographie botanique. Paris, 1854. Il cite en particulier
comme ayant une aire très vaste : p. 564, Ranunculus aquatilis L.; p. 568,
Myriophyllum verticillatum L.; p. 579, Zannichellia palustris L., Potamogeton
lucens L., perfoliatus L., crispus L., pectinatus L., natans L., etc.
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(5) G. HOCHREUTINER. PHANEROGAMES DU RHÔNE. 5
tiques et dont nous devons tenir compte sont celles que l’on rencontre
un peu partout. Des Ranunculus, des Myriophyllum, des Elodea, de nom-
breux Potamogeton, des Zannichellia ‘; nous y ajouterons les Characées
qui biologiquement ont la même valeur que les groupes précédents.
Le port de Genève mesure environ 650 m. de large sur 800 m. de
iong '. Il est traversé en son milieu et dans sa plus grande longueur par
le courant du Rhône dont la largeur, à cet endroit, est à peu près égale à
l'espace compris entre les deux jetées; un peu moins de 200 m. La pro-
fondeur moyenne est de 3-5 m.
Si nous traversons le port dans sa plus grande largeur; depuis le
quai des Pâquis jusqu’au quai des Eaux-Vives, voici ce que nous remar-
quons :
D'abord, sur le versant nord-est, parallèlement à la rive, se trouve une
bande continue, peu profonde, couverte de Characées, puis une bande
d’Elodea canadensis Michaud formant un tapis non interrompu, dominé
par quelques tiges de P. densus L., crispus L. et perfoliatus L. Après cela
les Characées recommencent, elles forment une prairie qui bientôt se
résout en touffes isolées, disposées sur un fond de sable; ces touffes
elles-mêmes deviennent de plus en plus rares et disparaissent complète-
ment.
Si l’on continue toujours en suivant la même direction, on arrive
dans le courant du Rhône. Immédiatement apparaissent alors des masses
d’un vert foncé; ce sont des bandes de P. pectinatus L. var. ° qui paraît
prospérer là d’une facon tout à fait exceptionnelle. Cette espèce forme
un fapis d'épaisseur très inégale, mais parfois considérable. C’est par
centaine de milliers que l’on voit ces longues tiges, couchées toutes dans
le sens du courant, qu’elles jalonnent exactement depuis les jetées jus-
qu’au pont du Mont-Blanc.
Cette zone dépassée, on voit de nouveau le fond de sable dénudé, puis
apparaissent quelques touffes de Characées dont le nombre va en
augmentant. Elles constituent par places de véritables prairies; en parti-
culier le long de la jetée des Eaux-Vives, depuis son extrémité jusqu’au
coude qu’elle forme aux deux tiers de sa longueur.
Assez brusquement nous passons de ces Characées à un immense
champ d’Elodea canadensis Michaud qui s'étend depuis le coude de la
! Thurmann, Essai de phytostatique. Berne, 1849. Voir p. 220, etc., pour les
espèces indiquées dans notre région.
? Du pont du Mont-Blanc au phare de la jetée des Päquis.
# Voir plus bas la signification que nous accordons à ce nom, p. 11.
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
jetée jusqu’au bord et tapisse entièrement ce versant. Ca et là seulement
des plants isolés de Myriophyllum *, de P. densus L. et crispus L.
Ces espèces sont pourvues de tiges beaucoup plus longues que celles
des Elodea; elles viennent parfois affleurer la surface et rappellent,
mutatis mutandis, ces bouquets d’arbres qui caractérisent ce que Drude
nomme les formations en savanes ?.
Ces grandes lignes fixées, nous devons encore mentionner deux par-
ticularités :
1° Les deux jetées sont percées en leur milieu d’une ouverture de trois
à quatre mètres de largeur, ouverture que l’on traverse sur un petit pont
et que l’on appelle « Goléron. » Un courant assez vif s’y fait sentir, aussi
trouve-t-on en aval une flore très variée de Potamogeton. Le P. pecti-
natus L. var. en particulier y forme plusieurs grosses touffes. On y voit
aussi P. densus L. et P. crispus L.
20 A l'extrémité de chacun des débarcadères, au Jardin anglais, et
surtout au quai des Pâquis, nous retrouvons de nombreux P. pectinatus
L. var. Ce sont des stations isolées, où ces Potamots forment des groupes
caractéristiques qui ont pu s'établir là, à cause du mouvement de l’eau
produit par le passage répété des bateaux à vapeur.
Dans le Rhône, depuis le pont du Mont-Blanc®, à l'angle rentrant du
quai de la rive gauche, dans une région où le courant est plutôt faible,
nous voyons une quantité d’Elodea; au milieu du fleuve, par contre, sont
des touffes de Characées. Plus bas, dans le bras gauche *, la vitesse de
l’eau augmente encore et les P. pectinatus L. var. apparaissent. Ils
forment par endroits de véritables bancs qui, en augmentant le frotte-
ment, modèrent sensiblement le courant. Aussi n'est-il pas rare de les
voir protégeant au-dessous d’eux quelques exemplaires de P. densus L.
ou même d’Elodea canadensis Michaud.
Plus bas encore, tout est désert, parce que la lumière est très affaiblie,
tant à cause de la grande profondeur que de la présence de maisons
1 Nous n'avons pu savoir si les Myriophyllum que nous avons rencontrés
appartenaient à l'espèce spicatum ou au M. verticillatum car ils étaient en
général dépourvus de fleurs.
2Drude, 1e., px 297.
® Nous considererons la partie située entre le pont du Mont-Blanc et le pont
de la « Machine » comme appartenant au Rhöne et non plus au lac; nous
admettrons que, déjà là, nous avons à faire à un fleuve. Cela se justifie pleinement
au point de vue biologique.
# Au pont de la « Machine » le Rhône se divise en deux bras qui se réunissent
au bâtiment destiné à l’utilisation des forces motrices.
(7) G. HOCHREUTINER. PHANÉROGAMES DU RHÔNE. 7
élevées sur les deux rives. Néanmoins en amont du bâtiment des forces
motrices, il convient de signaler, occupant le fond, quelques bancs de
P. pectinatus L. var. et des touffes de Characées En outre, tout près du
quai exposé au sud-est, sur la digue longitudinale, se trouve une végé-
tation très variée formant une bande très étroite, composée de P. densus
L., crispus L., Myriophyllum. Elodea et de diverses Characées.
ll faut attribuer ce fait à la profondeur minime en cet endroit, au
courant atténué et surtout à l'exposition et à la lumière intense; dans
la même région en effet, sur l’autre versant, le long de la rive gauche, on
ne trouve que des touffes isolées de Characées et un très petit nombre de
P. densus L.
Dans le bras droit, il n’y a guère que des algues el des mousses; cela
tient, ainsi que nous l’avons dit précédemment, aux brusques variations
du niveau. Signalons cependant quelques plantes de P. densus L. qui se
développent rapidement dans un angle un peu abrité du courant, lorsque
l’eau n’est pas trop haute.
Près du bâtiment des turbines, d’où l’eau sort en bouillonnant, se
trouvent de grandes quantités de P. pectinatus L. var. et de Myrio-
phyllum. Mais un peu en aval débouchent les égouts collecteurs qui
souillent et troublent l’eau, au point que toute végétation est impossible.
Plus bas seulement le fleuve se clarifie, il s’élargit et devient très profond
en même temps. Nous rencontrons alors deux éléments nouveaux dans
cette eau chargée de matières organiques; ce sont : Zannichellia palus-
tris L.' et Ranunculus aquatilis L., tous deux plus ou moins localisés sur
la rive gauche. Les Zannichellia sont très nombreuses en amont du pont
de « Sous-terre. » Elles forment de grosses touffes sur un terrain cail-
louteux, et sont exposées à un fort courant. Un peu en aval sont des
Myriophyllum avec des P. pectinatus L. var. Puis, plus bas encore, les
Ranunculus aquatilis L. que nous venons de mentionner. Ils sont dans
une station semblable en tout point à celle des Zannichellia; comme elles,
ils sont en général couverts de détritus organiques en décomposition, ce
qui leur donne une apparence grisâtre et un toucher gluant, particulière-
ment désagréable.
Sur la rive droite nous rencontrons une végétation très variée. C’est
que le courant y est moins fort et le fond vaseux très fertile. Il y a là des
bancs de boue considérables et le Rhône forme en cet endroit une
? V. Rapin, Guide du botaniste, p. 586. Il indique spécialement cette plante
pour Genève.
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
crique peu profonde dont l’eau est tranquille. Le long du courant on
trouve bien encore des Myriophyllum et des P. pectinatus L. var., mais
plus pres du rivage sont de vastes champs d’Elodea, parmi lesquels de
nombreux pieds de P. perfoliatus L. et decipiens' Nolte; parfois aussi un
exemplaire de Ranunculus divaricatus? Schrank. Le milieu du courant
est à peu près dépourvu de végétation; comme plus haut, on y rencontre
des groupes épars de Characées.
Si nous continuons encore à descendre le Rhône, nous voyons bientôt
la profondeur diminuer; le courant augmente de rapidité et la navigation
devient dangereuse. La végétation phanérogamique disparaît, on ne voit
plus que des algues et quelques mousses accolées aux cailloux du fond.
Enfin nous arrivons à la « Jonction. » L’Arve vient mêler ses eaux char-
gées d’alluvions avec les eaux bleues du Rhône et une fois le mélange
opéré, le fleuve prend une teinte grise qui absorbe rapidement toute la
lumière et empêche ainsi la manifestation de la vie végétale.
3. CONCLUSIONS BIOLOGIQUES. — Le simple examen de la répartition
topographique nous amène à faire deux remarques.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’exclusivisme * qui est général à la plupart
des espèces. Les Elodea, les Characées, les P. pectinatus L. var. et les
P. densus L. couvrent à eux seuls de grandes étendues de terrain, excluant
presque complètement toutes les autres espèces. De là une grande uni-
formité si l’on considère un espace restreint, mais une grande diversité
dans l’ensemble. On peut distinguer presqu’autant de formations“ que de
groupes spécifiques précédemment énumérés.
En second lieu, nous remarquons que le courant produit beaucoup de
variété dans la flore, lorsqu'il est d’une certaine force optimum. Dans le
port, où l’eau est tranquille, c’est aux « golérons » des jetées que nous l’ob-
servons, parce que le courant s’y fait sentir; dans le Rhône, où la vitesse
de l’eau est grande, c’est dans les endroits protégés, derrière les piles
des ponts, que nous voyons rassemblées le plus grand nombre d’espèces.
Mentionnons en outre l'adaptation des P. pectinatus L. var. Partout où
le courant est sensible, on les voit apparaître en grandes quantités,
mélangés parfois à des Myriophyllum. Il suffit même du mouvement de
! Rapin, 1. c., p. 585.
ade NC ip; 18.
3 Schenk, Biol. der Wassergewächse. Bonn, 1886, p. 11.
* Groupe de plantes vivant en societe dans des conditions biologiques ana-
logues. V. Drude, Pflanzengeographie.
(9) G. HOCHREUTINER. PHANÉROGAMES DU RHÔNE. 9
l’eau, occasionné par les bateaux à vapeur, pour leur créer des conditions
favorables d'existence, aussi les voyons-nous établis auprès des débarca-
dères. C’est à ces bateaux aussi que nous attribuons le transport de cette
espèce et sa dispersion très grande dans le lac Léman‘. En effet nous
l'avons observée auprès de plusieurs pontons, on l'a signalée dans plu-
sieurs petits ports, et nous ne sommes pas éloignés de croire qu'elle
se trouve auprès de toutes les stations de débarquement.
Nous admettons ce mode de transport de préférence à un autre, parce
que cette forme de P. pectinatus L. ne fructifie pas. Nos observations ont
duré plus d’une année, mais nous n’avons jamais trouvé ni fleurs, ni
fruits. Or ce sont ces derniers qui sont facilement transportés par les
animaux, tandis que les steamers à roues entrainent des plantes entières
avec facilité, nous l’avons remarqué plus d’une fois.
Cela nous amène à parler de la dissémination en général.
De Candolle, dans sa géographie botanique, se préoccupe déjà de la
facon dont les espèces végétales habitant les eaux douces sont arrivées à
s'étendre sur une très grande surface de notre ‘globe. Il conclut à des
causes anciennes et indépendantes de l’action de l’homme*. Il dit même:
« On ne peut douter que la distribution des espèces habitant les eaux
« douces ne tienne ordinairement à des causes antérieures ou géolo-
« giques, et rarement aux causes actuelles. Ce sont des plantes que le
« vent, les courants marins et la plupart des animaux ne peuvent trans-
« porter *. » Et pour suppléer à l'insuffisance des causes anciennes, il a
recours à l'hypothèse des origines multiples.
On sait que Darwin eut le premier une notion exacte de la grande im-
portance des oiseaux dans la dissémination des graines en général; il fait
spécialement mention des fruits qui peuvent rester accolés au plumage
et aux pattes des palmipèdes.
En 1870, Caspary * communiqua à la Société de physique de Königs-
berg, des expériences sur la digestion des graines de plantes aquatiques
par les canards; les hibernacles d’Hydrilla, d’Utricularia et les graines
de « Mummeln ° » sont digérés et complètement détruits.
1 Kerner, Pflanzenleben, 1891, p. 767. Il mentionne le transport des plantes
marines par les bateaux à vapeur.
2 De Candolle, Geographie botanique, 1. c., p. 583.
# De Candolle, 1. e., p. 1005.
4 Caspary, Sitzungen der künigl. physikalisch-ökonomischen Gesellschaft zu
Königsberg, 1870, p. 9.
5 Nous n’avons pu trouver la traduction de ce terme qui désigne évidemment
une plante aquatique.
Sel US rue D ed ir RE Fe
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
En 1873, Hildebrand reprend le sujet. Il signale les semences de
Nymphæa alba L. qui ne semblent pas adaptées à la dissémination par les
animaux. Il se demande néanmoins si la gaîne de gélose qui entoure les
graines empêche les animaux de les manger, ou bien si elle sert à les
protéger dans l'intestin *. Ailleurs il attribue aux mouvements de l’eau le
plus grand rôle dans la dissémination : la plupart des graines vont flotter
à la surface, puis elles tombent au fond*.
Kerner donne toute une liste d'espèces végétales dont il a trouvé les
graines dans le plumage d'oiseaux aquatiques. Les Potamogeton, Zanni-
chellia, Myriophyllum, n'y sont pas mentionnés, leurs graines lisses
peuvent cependant adhérer aux palmipèdes au moyen de la vase *.
L'extension considérable des espèces végétales qui habitent les eaux
douces n’est pas un fait isolé. Si nous en croyons Schewiakoff, les infu-
soires présenteraient le même caractère“. Il est interessant de constater
ce parallélisme dans la distribution d'organismes vivant dans le même
milieu, mais appartenant à deux règnes. Nous pouvons en conclure
semble-t-il, que les moyens de transport ont été sensiblement les mêmes.
Aussi, en face des recherches de J. de Guerne, nous considérons qu'il est
inutile de recourir à des facteurs géologiques anciens, comme le fait
de Candolle °. Cette assertion reposait du reste sur les connaissances
absolument incomplètes que l’on avait alors au sujet des facteurs actuels
de la dissémination. En effet, J. de Guerne® a constaté aux Acores, dans
le Lagoa grande, la présence des mêmes espèces qui sont si communes
dans le monde entier ; or une note de son travail nous indique que ce lac
existe seulement depuis l’année 1444 environ. En outre, il cite plusieurs
oiseaux aquatiques sur lesquels il a trouvé de nombreux infusoires et des
débris végétaux. Il remarque que, si l’on considère la rapidité du vol et
les migrations lointaines de ces oiseaux, on peut parfaitement concevoir
qu’au point de vue zoologique, ils soient des agents très actifs de dissé-
mination ?.
? Hildebrand, Die Verbreitungsmittel der Pflanzen. Leipzig 1873, p. 76.
2? Hildebrand, 1. c., p. 20. Voir aussi Schenk, 1. c., p. 132,
2 Kerner,.1.c,, D, DA 803:
* Schewiakoff, Ueber die geogr. Verbreitung der Süsswasser-protozoen, in
Mémoires de l’Acad. impér. des sciences de St-Pétersbourg, 1893, 7me serie,
t. XLI, n° 8, p. 110.
> Schenk, 1. c., p. 155.
° J. de Guerne, Comptes rendus de la Soc. de biologie, série 8, t. V ; séance du
24 mars 1888, et séance du 22 octobre 1887.
7 Schenck, 1. c., p. 155.
Le
TRE TUE
(11) G. HOCHREUTINER. PHANEROGAMES DU RHÖNE. 11
Nous voudrions en outre attirer l’attention sur le transport des graines
par l’intermédiaire des poissons. C’est un fait peu généralement connu,
que les poissons se nourrissent souvent de substances végétales. On les
croit exclusivement carnassiers. Claus dit cependant! : « Quelques-uns
« sont omnivores, et d’autres, tels que les carpes (Cyprinus Carpio L.),
« vivent exclusivement de végétaux. » M. le prof. Yung, dans de récentes
recherches, dont il a bien voulu nous communiquer le résultat, trouve
que le poisson herbivore est loin d’être une exception dans nos eaux.
Dans l'estomac des vengerons (Leuciscus rutilus L.) en particulier, il a
presque toujours trouvé des débris végétaux bien conservés.
Nous avons voulu essayer de faire des expériences en nourrissant des
poissons avec des fruits de Zannichellia et de Potamogeton, afin de con-
trôler leur puissance germinative après leur passage dans l'intestin. Mais
un temps considérable étant nécessaire pour cela, nous ne pourrons
guère en faire connaître le résultat avant le printemps.
Cette dissémination par les poissons est propre à nous faire com-
prendre l’envahissement d’un bassin par une espèce. En effet, une plante
apparue en un point déterminé du cours d’un fleuve — supposons à sa
partie inférieure — ne tarde pas à se répandre; on la voit se propager
même en amont et bientôt elle envahit toutes les stations qui lui sont
favorables. Comment remonte-t-elle le courant? Cela semble matérielle-
ment impossible. Bien plus, nous atfirmons qu’un fleuve laissé à lui-
même, füt-il pourvu d’une riche végétation, ne tarderait pas à se dépeu-
pler. À maintes reprises, nous avons observé, dans le Rhône, que les
touffes de plantes se déplaçaient du côté d’aval. Les liges âgées sont en
amont et les plus jeunes en dessous. Si donc ces plantes ne finissent pas
par disparaître; à quoi l’attribuer, sinon à des graines transportées par les
poissons ou par les oiseaux.
APPENDICE. — Nous devons ajouter encore quelques mots au sujet d’un
Potamogeton que nous avons désigné sous le nom de P. pectinatus L. Il
faut prendre ce nom sensu lato, car cette forme diffère passablement du
type de Linne. Nous en avons reçu de l’herbier de Lausanne”? un exem-
1 Claus, Traité de zoologie. Trad. franc. Paris, 1884; p. 1197.
* Nous tenons à remercier ici M. le prof. Wilezek de Lausanne pour l’amabi-
lité avec laquelle il nous a communiqué ces matériaux.
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
plaire déterminé comme P. vaginatus Turcz., qui n’est indiqué dans
aucune de nos flores suisses. Nous avons voulu contrôler la détermina-
tion d’après la description de Turezaninow ! mais il nous a été impos-
sible de décider d’une facon absolue. Nous avons pu conclure seulement
qu'il est probable que notre forme n’est pas le P. vaginatus Turez. Chez
les nombreuses plantes que nous avons recueillies la nervation de la
feuille est identique à celle d'exemplaires typiques de P. pectinatus L. et
leur port n’a rien de commun avec celui du P. vaginatus Turcz.! tel que
nous l’avons vu dans l’herbier Boissier.
Dans ces conditions nous avons eu recours aux lumières du spécialiste
en matière de Poiamogeton, M. A. Bennett, qui a bien voulu examiner
l'objet en litige et nous a répondu avec beaucoup d’amabilite, ce dont
nous le remercions vivement. Cet auteur a déclaré qu'en l'absence de
fruits, il était impossible de se prononcer. Or nous n’avons jamais vu
notre plante pourvue de fleurs ou de fruits, pas même dans les cultures
que nous en avons faites pendant quelques mois. Cependant M. Bennett
nous assure que notre Potamogeton se rapproche beaucoup de quelques
formes stériles de P. flabellatus Babing. (= interruptus Kit.).
Nous acceptons entièrement ces conclusions, car une seule chose nous
parait certaine, c’est que notre plante est celle qui fut décrite par
Schübler et Martens dans leur flore du Würtemberg ?, sous le nom de
P. pectinatus L. var. fluviatilis. Quant à l’identité possible de ce dernier
avec le P. vaginatus Turez., c'est une question qui reste ouverte; en tous
cas la variété fluviatilis Schübl. et Mart. ne peut être élevée sous ce
nom au rang d'espèce, car il y a déjà un P. fluviatilis *.
Notre forme présente des caractères particuliers dénotant une adapta-
tion étroite aux eaux courantes. C’est pourquoi nous avons toujours eu
l'impression qu’elle constituait une forme adaptative d’une espèce plus
répandue, telle que P. pectinatus L. sensu lato.
On est tout d’abord frappé par son aspect coriace. Les tiges un peu
âgées surtout sont très difficiles à rompre; il faut un effort considé-
rable pour les arracher du fond. Recueillons de ces tiges dans une station
où le courant est violent et faisons-en des coupes transversales, nous
observerons alors un épiderme dont les cellules possèdent des parois
1 Turczaninow, Bulletin de la Soc. impér. des naturalistes de Moscou,
t. XXVII, 1854, no 3, p. 66.
2 Schübler et Martens, Flora von Würtemberg, p. 112. Tübingen, 1834.
3 V. Lois de la nomenclature, art. 58.
te Un né er éme pe dre tail. dit Lt dt, LS
(13) G. HOCHREUTINER. PHANEROGAMES DU RHÖNE. 13
excessivement épaissies (v. pl. I, fig. 1). Sans être des fibres, ces cellules
leur ressemblent beaucoup : elles sont très allongées (environ 15 fois plus
longues que larges), cylindriques, elles présentent des zones concentri-
ques d’épaississement mais elles ne sont pas atténuées aux deux bouts !,
On se croirait en présence d’une plante nettement xérophile. La ressem-
blance se confirme par le fait que la première assise de l’&corce est
fortement épaissie, que l’on trouve de nombreux cordons fibreux corti-
caux et que l’endoderme est pourvu d’epaississements hémicycliques ?
fortement subérisés, à ponctuations radiales * (v. pl. I, fig. 2). Au-dessous de
cet endoderme on trouve le péricycle dont les cellules sont aussi partiel-
lement sclérifiées *. Enfin dans le faisceau axile nous trouvons de nom-
breuses fibres, formant des plages compactes et irrégulières. Les feuilles
possèdent un épiderme dont les cellules ont une membrane épaissie
mais nullement sclérifiée.
Chez des tiges plus jeunes, et d'ordre supérieur, le tissu mécanique
est beaucoup moins développé. Les cordons de fibres corticales peuvent
disparaître presque complètement, les cellules épidermiques perdre leur
caractère stéreidique et les plages fibreuses du faisceau axile diminuer
sensiblement. En outre, sur d’autres exemplaires, recueillis dans des sta-
tions où le courant est faible, nous remarquons des modifications analo-
gues : même chez des tiges âgées et primaires, le système mécanique est
beaucoup moins développé et le port de la plante est du même coup
modifié, au point de ressembler beaucoup au P. pectinatus L., sensu
stricto, dont l’épiderme n’est pas sclérifié.
Il n’est pas douteux que le grand développement du tissu de soutien
ne soit en rapport avec l’action mécanique du courant sur ces tiges, qui
doivent être excessivement tenaces pour résister à une traction parfois
considérable °.
1 On connaît de nombreux cas d’epidermes sclerifies, surtout chez des plantes
xérophiles par ex. Les Cycadées (Pringsheim’s Jahrb. 4, p. 318), Aphyllanthes
(V. Klercker, Bot. Gentralblatt, Bd. 19, p. 215), etc. Mais on ne connaissait rien
de semblable chez des plantes aquatiques.
2 Ce terme est employé par Duval-Jouve : Bulletin de la Soc. bot. de France,
vol. XVI, 24 déc. 1869.
8 Schwendener, Die Schutzscheiden und ihre Verstärkungen. Berlin, 1882,
p- 60.
4 Schwendener, |. c., p. 34, Ce phénomène, assez rare, a été observé chez le
Restio sulcatus.
5 Schenk, Biologie der Wassergewächse. Bonn, 1886, p. 10. L'auteur croit que
pour résister à la traction du courant les éléments allongés se réunissent au
centre de la tige, chez le P. pectinatus L. var. c’est l’inverse que nous observons.
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14 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Ces considérations nous ont poussé dès l’abord à envisager ce Potamot
comme un P. pectinatus L. sensu lato. Nous savons en effet que le milieu
peut modifier les caractères des plantes aquatiques, surtout ceux de l’ap-
pareil vegetalif; nous savons de plus que le courant empêche la produc-
tion de fleurs et que, dans ce cas, l’appareil végétatif se développe d’une
facon exagérée !. Voilà certes de quoi transformer passablement le port
d’une plante.
1 Gebel, 1. c., II, p. 371.
15
HERBORISATIONS AU COSTA-RICA
PAR
Ad. TONDUZ
(Suite)
LV
Diquis inférieur et Golfo Dulce.
A partir de Buenos-Aires (Costa-Rica), le voyageur qui se rend dans le
cours inférieur du Rio Diquis observe un changement complet au point de
vue ethnographique. Il se trouve transporté au sein des anciennes races
indigènes plus ou moins mélangées, mais où cependant partout le sang
indien prédomine. Ces populations ont conservé leurs langues et la plu-
part de leurs anciennes coutumes non contraires aux lois de l’Église ou
de l'État. Souvent, bien loin des habitations, on rencontre sur son
chemin quelque Indienne lourdement chargée de bois à brüler, de
mais ou de bananes, vêtue du costume national et précédée invariable-
ment de son époux, se promenant avec le fusil ou l'arc. Dans les
cultures, résonnent les acccents gutturaux d’une langue étrange : ce sont
les Indiens buvant la bière de maïs et chantant en faisant leurs semailles.
Mais partout le visiteur étranger trouve une race douce, polie, qui
l’accueille avec bienveillance.
On peut aller à cheval en trois heures environ de Buenos-Aires à
Terraba. Le chemin est large et bien entretenu. La pente qui aboutit au
rio Hacum seule a un sentier élroit et rocailleux. Le village de Terraba a
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (#7)
été fondé vers 1700 par des PP. Franeiscains qui voulaient soustraire à
leur entourage païen les indigènes convertis de diverses tribus de la Tala-
manca, Ces religieux vanlerent la beauté du site, la douceur du climat,
l'abondance du gibier et du poisson, etc. Bref, l’exode se fil et aucun
de ces Indiens ne revit les sauvages vallées de l’autre versant de la
cordillère. Durant un siècle et demi les Franciscains gouvernerent
sévérement mais avec dévouement ces populations demi-sauvages. La
décadence morale et matérielle a commencé à partir du départ des
missionnaires. Les fonctionnaires civils et le clergé tant séculier que
régulier ne réussirent pas à les remplacer. Il est bien à craindre que dans
quelques années le village de Terraba ne soit plus qu'un souvenir comme
ceux de Guadeloupe et de Cabagra situés dans le voisinage.
Terraba, à 270 m. d'altitude, jouit d’un climat assez semblable à celui
de Buenos-Aires, toutefois un peu moins chaud et nébuleux que ce der-
nier.
Mon séjour dans cette localité ne dura qu’une semaine, du 11 au
18 février 1891. Je fis différentes courses dans les forêts, les savanes et
les pentes boisées qui bordent le rio Diquis. A Terraba, le Diquis n’est
plus le fleuve bouillonnant du Général, c’est une imposante nappe d’eau
qui seulement dans la saison sèche peut être traversée à cheval. Au pas-
sage à gué du Diquis, il y a au dire des indigènes quelques vieux alli-
galors d’une taille colossale. Sur la rive droite du fleuve, à la côte du
Barro, on rencontre beaucoup de trigonocéphales, les serpents les plus
dangereux du pays.
J'ai trouvé, à Terraba, la plupart des espèces récoltées à Buenos-Aires
el en outre :
Aeschynomene hystrix Poir. Eupatorium glandulosum I. B. K.
Cæsalpinia pulcherrima Sw. » odoratum L.
Acacia Farnesiana Willd. * » quadrangulare DC.
Miconia longifolia DC. Calea pellucidinerva Klatt.
> » var. latifolia Liabum igniarium Less.
Cogn. Trixis divaricata Sprg.
Clidemia impetiolaris Cogn. Piper hirsutum SW.
» » var. grandi- A » var. magmifolum
folia Cogn. DE
» hirta D. Don. » nudifolium GC. DC.
» » var. elegans Cogn. » Terrabanum C. DC.
Elephantopus spicatus Juss. » trinerve C. DC.
(48)
Piper umbricola C. DC.
Peperomia lignescens C. DC.
» melanostigma Mey.
Cipura graminea H. B. K.
Tradescantia cumanensis Kunth.
» geniculata Jacq.
Rhynchospora pubera Böckl.
Scleria bracteata Cav.
Trachypogon plumosus Nees.
Andropogon africus Trin.
» foliosus Willd.
> nutans L.
var. incompletus
Hack.
» »
Panicum lanatum Sw.
Oplismenus loliaceus R. et S.
Aristida capillacea Lam.
Pereilema crinitum Presl.
Muehlenbergia Pittieri Hack.
Gonionema velutinum Nyl.
Tylophoron moderatum Nyl.
Parmelia Hookeri Tayl.
» tiiacea v. rimulosa Müll.
Arg.
Pysine Cocoës Ny1. f. insidiosa Müll.
Arg.
Phyllopsora albicans Müll. Arg.
Lecanora granifera Ach.
Gyalectidium filicinum Müll. Arg.
Patellaria hostheleoides Müll. Arg.
A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 17
Pastellaria fusco-nigrescens (Nyl.)
Müll. Arg.
var. ver-
sicolor Müll. Arg.
Lopadium membranula Müll. Arg.
Ocellularia umbilicata Müll. Arg.
Leptotrema bahianum Müll. Arg.
Opegrapha Bonplandi Fée
var. abbre-
viata Müll. Arg.
Graphis duplicata Ach.
seminuda var. sub-
lævis Müll. Arg.
Graphis emersa Müll. Arg.
Graphina sophistica(Nyl.) Müll. Arg.
» Balbisü (Nyl.) Müll. Arg.
Phæographis dendritica Müll. Arg.
Arthronia erythrogona Müll. Arg.
» somaliensis Nüll. Arg.
Cyrtographa irregularis Müll. Arg.
Mycoporopsis tantilla Müll. Arg.
Byssocaulon panmosum Müll. Arg.
Strigula argyronema v. confluens
Müll. Arg.
Phyllobathelium epiphyllum Müll.
Arg.
» »
» »
» »
Porina africana Müll. Arg.
Phylloporina papillifera Müll. Arg.
» epiphylla Müll. Arg.
Pseudopyrenula atro-alba Wain.
M. Pittier herborisa en décembre 1892, dans les savanes de Cañas
Gordas, à trois ou quatre journées de Terraba sur l’antique route de
Panama qui traverse la province colombienne de Chiriqui. Tout ce que
l’on connaît sur la flore de ces solitudes désertes et lointaines se réduit
aux espèces suivantes, recueillies par cet explorateur :
Fleischmannia rhodostylis Sch. Bip.
Zexmenia caracasana Benth. et
Hook.
BULL. HERB. BOISS., janvier 1897.
Viguiera drymonia Klatt.
Calea prumifolia H. B. K.
Pectis grandiflora Klatt.
RO
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
Paspalum aureum Kih. Ichnanthus pallens Munro.
Panicum glutinosum Sw. Oplismenus loliaceus R. et S.
» lanatum SW. Setaria scandens Trin.
Panicum lanatum forma glabres- Andropogon bracteatus Willd.
cens ? » brevifolius Sw.
» pulchellum Raddi. Muehlenbergia Pittieri Hack.
Le 19 février 1891, je prenais le chemin de Boruca. En moins d’une
heure mon cheval atteignait le col de Mano de Tigre (640 m.), où l’on voit
une roche portant en relief une gigantesque patte de jaguar. Le chemin
décrit divers zigs-zags et traverse tantôt la forêt, tantôt des savanes
montueuses. Après avoir cheminé pendant environ trois heures j’apercus
des hauteurs qui le dominent, le village indien de Boruca tranquille-
ment assis dans une profonde dépression du terrain. Il se compose de
soixante à soixante-cing maisons couvertes de chaume et éparpillées
sans ordre le long des pentes ou dans le fond même du vallon. Boruca,
avec ses colonies de Palmar, Punta-Mala, la Uvita, etc., comptait en
1892, 389 habitants. Selon l’évêque Morel de Santa-Cruz, Boruca pos-
sédait en 1752, vingt-cinq maisons abritant 150 habitants. Le service
religieux était fait à cette époque par un franciscain, aidé d'un com-
pagnon. L’évêque Morel ajoute que la population fut autrefois consi-
dérable; « elle abondait d’Indiens qui s’occupaient de la pêche des
perles, de la récolte de la cochenille, très abondante sur la côte, et
de la culture des terres qui sont très fertiles. Les Indiens filaient la
pita* qui est la plus précieuse de toutes ». Le plus probable est qu'il
existait anciennement beaucoup de hameaux ou de villages dans les
environs et tout le long du rio Diquis jusqu'à l'Océan. Les bandes
armées d’Espagnols qui le siècle passé, ont traversé le pays pour se
rendre dans leurs colonies de la Talamanca, ont eu souvent maille à
partir avec ces Indiens. Anéanties par les guerres et les épidémies ou
réduites en esclavage et dispersées par les Espagnols, de toutes ces
antiques races d’indigenes du Diquis, il n’est demeuré que celle de Boruca,
aujourd’hui fort prospère. Infiniment supérieurs à leurs voisins de Ter-
raba, d’une race et d’une langue différentes, les Bruncas ont conservé
leur fierté primitive et leur amour de l'indépendance. Honnetes, hospita-
liers, très attachés à l'Eglise et à l’évêque du diocèse, ces Indiens sont
d'excellents travailleurs. Les cultures établies à une grande distance du
1 Agave sp.
(50) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 19
village dans le but de les préserver de la dent du bétail, se composent de
bananiers, de cacaoyers, d’ananas, de mais et diverses variétés de haricots.
Tous les Bruncas, tant hommes que femmes, sont d’habiles marins, con-
duisant avec la plus grande dextérité leurs frêles pirogues dans les nom-
breux rapides du rio Diquis. Ils se rendent aussi fréquemment au port
de Puntarenas où leurs bongos les transportent en trois ou quatre
jours pour y vendre des cuirs, de la salsepareille, du cacao et remporter
chez eux du sel et les objets de première nécessité. Ils font aussi quelque
commerce avec les Indiens du Nord connus sous le nom de Viceitas.
Boruca est situé à 466 m. d'altitude. Pour la température, j'ai noté un
maximum de 31,3° et un minimum de 13,7°. Durant le jour le thermo-
mètre passe de 20 à 27°C. en général. Comme à Buenos-Aires, un épais
brouillard souvent accompagné d’une fine pluie dure jusqu’à 9 ou 10 h.
du matin. Le vent commence à souffler à partir de midi.
J'ai séjourné à Boruca en février, novembre et décembre 1891. Outre
les environs immédiats du village mes explorations se sont étendues fort
loin dans les diverses directions. Le chainon du Volcan, le port de
Lagarto sur le rio Diquis, les chemins de Terraba et Potrero-Grande ont
été consciencieusement fouillés.
FLORULE DE BORUCA
Helicteres quazumæjolia H. B. K. Chtoria glycinoides DC.
Crotalaria anagyroides H. B. K. Teramnus unicinatus SW.
» pterocaulon Desv. Erythrina costaricensis M. Micheli
» stipularia Desv. Phaseolus truxillensis H. B. K.
Indigofera costaricensis Benth. Pachyrhizus angulatus DC.
» lespedezioides H. B. K. Eriosema diffusum G. Don.
Diphysa robinioides Benth. et Oerst. » simplicifolium G. Don.
Cracca micrantha M. Michel. Cassia baccilaris L.
Aeschynomene americana L. » brevipes DC.
> hystrix Poir. » flavicoma H. B. K.
Stylosanthes quianensis Aubl. » leiantha Benth.
Desmodium barbatum Benth. et » leiophylla Vog.
Oerst. » occidentalis L.
» cajanifolium DC. » oxyphylla Kunth.
» viridiflorum DC. » patellaria DC.
Centrosema angustifolia Benth. » reliculata Willd.
» pubescens Benth. » toraL.
À PRE CE TO ST MERS ES SE AU ee ML TS US COR M les LITE
ur 2 js er I: Ze
20 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (51)
Hymenza Courbaril L.
Mimosa pudica L.
» sensitiva L.
Acacia Farnesiana L.
» spadicigera Cham et Schl.
Calliandra Magdalenæ Benth.
Inga edulis Mart.
Schwackea cupheoides Cogn.
» f. parvifolia Cogn.
» f. elata Cogn.
Tibouchina longifolia H. Baill.
Pierolepis pumila Cogn.
Conostegia extinctoria D. Don.
» lanceolata Cogn.
» subcrustulata Tr.
Miconia albicans Tr.
» argentea DC.
» caudata DC.
» var. glabrata Cogn.
» tbaguensis Tr.
» impetiolaris D. Don.
» longifolia DC.
» var. latifolia Cogn.
Clidemia boliviensis Cogn.
» hirta D. Don.
» var. elegans Cogn.
» spicata DC.
Henriettella fascicularis Tr.
» Seemannü Naud.
1opobea Durandiana Cogn.
Lagenaria vulgaris Ser.
Pittiera longipedunculata Cogn.
Melothrica fluminensis Gardn.
Cyclantera Pittieri Cogn.
» var. quinqueloba Cogn.
Randia Karstemi Polak?
Begonia sp. plur.
Eryngium carlinæ Lar.
Vernonia bullata Benth.
Vernonia canescens H. B. K.
» pacchensis Benth.
» Schiedeana Less.
Elephantopus scaber Less.
Stevia rhombifolia H. B. K.
Eupatorium amygdalinum Vahl.
» conyzoides Vahl.
» glandulosum H. B. K.
» hebebotryum Benth. et
Hook.
» lævigatum Lam.
» odoratum L.
» pratense Klatt.
» quadrangulare DC.
Conyza chilensis Sprg.
Baccharis nervosa DC.
» trinervis Pers.
Zexmenia costaricensis Bent.
Oyedæa acuminata Benth.
» macrophylla Benth. et
Hook.
Clibadium asperum DC.
Sclerocarpus divaricatus B. et H.
Melanthera lanceolata Benth.
Verbesina microcephala Benth.
Synedrella vialis A. Gray.
Bidens rubifolia H. B. K.
Calea axillaris DC.
» prunifolia H. B. K.
Tridax procumbens L.
Porophyllum ellipticum Cass.
Tagetes microglossa Benth.
Pectis diffusa Hook. et Arn.
Onoseris paniculata DC.
Chaptalia nutans Hemsl.
Trixis divaricata Sprg.
Piper angustifolium R. et P.
» var. ossanum C. DC.
» Borucanum C. DC.
D sin ze ca jo dérn datée
4
(52) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 21
Piper hirsutum Sw.
var. lævius C. DC.
» » var. pallescens
C. DC.
» » var. parvifolium
C. DC.
» Ottonis C. DC.
» peltatum L.
» Trinerve C. DC.
Peperomia borucana C. DC.
Nectandra reticulata Mey.
Hura crepitans L.
/Echmea Pittieri C. Mez.
Pitcairnia Theæ C. Mez.
Cyperus elegans Vahl.
» longifolius Poir.
» Luzulæ Rottb.
Kyllingia cæspitosa Nees.
» var. à pumila Böckl.
Heleocharis costaricensis Böckl.
» gemiculata R. et S.
» plantaginea R. Br.
Fimbristylis meliacea \ahl.
Scirpus Humboldtü Sprg.
Rhynchospora armerioides Presl.
» iximia Böckl.
» polyphylla Vahl.
» pubera Böckl.
Scleria costaricensis Böckl.
» melaleuca Rech.
Paspalum aureum Kth.
» conjugatum Berg.
» notatum Fluegge.
» Pittieri Hack.
» plicatulum Mich.
» pusillum Vent.
» stellatum H. B. K.
Isachne arundinacea Griseb.
Eriochloa brachystachya Hack.
Panicum brevifolium L.
» costaricense Hack.
» decumbens R. et S.
» distichum Lam.
» lanatum Sw.
» monostachyum H. B. K.
» pulchellum Raddi.
> sanguinale L.
» » var. longiglume
Trin.
» trachyspermum Nees.
Ichnanthus nemorosus Deell.
» forma major Hack.
» pallens Munro.
Oplismenus Humboltianus Nees.
» loliacens R. et S.
Pennisetum setosum Rich.
Olyra latifolia L.
Oryza sativa L.
» forma parviflora Hack.
Manisuris granularis Sprg.
Tranchypogon polymorphus Hack.
» var. Pittieri Hack.
Andropogon bracteatus Willd.
» brevifolius SW.
» fastigiatus Sw.
Aristida capillacea Lam.
» coarctata H. B. K.
» forma setifolia Hack.
Muehlenbergia sp. nov.
Pericilema crinitum Presl.
Sporolobus ciliatns Pres].
Eragrostis panamensis Presl.
Orthoclada rariflora P. B.
Adianthum concinum H. B. K.
» intermedium SW.
» macrophyllum Sw.
» trapeziforme L.
29 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Blechnum occidentale L.
Asplenium auritum SW.
» formosum Willd.
Aneimia hirsuia SW.
» phylliditis Sw.
Gymnogramme Sp.
Frullania replicata (Nees) Spruce.
Bryolejeunea diffusa (Nees) Spruce.
Euosmolejeunea opaca Gottsche.
Mastigolejeunea crispula Steph.
Radula flaccida Lindenb. et Got-
tsche.
Acrocryphaca julacea Hsch.
» var. costaricensis
Ren. et Card.
Leucodon domingensis Spreng.
Leucodoniopsis (gen. nov.) plicata
Ren. et Card.
Papillaria nigrescens SW.
» var. illecebra C. Müll.
Pilotrichella teiragona Sw.
» Tonduzü Ren. et Card.
Meteoridium remotifolium Hsch.
Pilotrichum mucronatum Mitt.
Neckeropsis undulata Hedw.
Lepidopilum leetenitens Ren. et Card.
Leptogium bullatum Nyl.
Synechoblastus nigrescens v. cæsius
Müll. Arg.
Gonionema velutinum Nyl.
Tylophoron moderatum Nyl.
Usnea dasypogoides Nyl.
» articulav.asperulaMüll. Arg.
Ramali na subcalicaris Müll. Arg.
Parmelia Hildebrandtüf.sorediifera
Müll. Arg.
(83)
Par melia stenophylla Müll. Arg.
» Hookeri Tayl.
P seudophyscia hypoleuca Müll. Arg.
» f. soredüfera Müll.
Arg.
Physcia obsessa Nyl.
Pyxine Cocoes Nyl.
Coccocarpia elegans Müll. Arg.
Phyllopsora parvifolia Müll. Arg.
Asterothyrium Pittieri Müll. Arg.
Lecanora granifera Ach.
» cinereo-carnea Tuck.
v. campestris
Schær.
» »
Lecania punicea Müll. Arg.
Gyalectidium filiceinum Müll. Arg.
Diploschistes scruposus v. cinereo-
cæsius Müll. Arg.
Pertusaria velaia Nyl.
» lepida Müll. Arg.
Lecidea impressa Î. purpurescens
Müll. Arg.
Patellaria leptoloma Müll. Arg.
» obtegens Müll. Arg.
» endochroma Müll. Arg.
» trachonella Müll. Arg.
» leptosporella Müll. Arg.
» hostheleoides Müll. Arg.
» luteola (Ach.) Müll. Arg.
» millegrana (Tayl.) Müll.
Arg.
» fusconigrescens (Nyl.)
v. carnea Müll. Arg.
Blastenia Tonduziana Müll. Arg.
Lepadium granuliferum Müll. Arg.
» fuseum Müll. Arg.
» membranula Müll. Arg.
Buellia dodecaspora Müll. Arg.
Thelotrema myrioporoides Müll. Arg.
(54) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 29
Thelotrema velatum Müll. Arg.
Phæotrema consimile Müll. Arg.
Lepioirema Wightü Müll. Arg.
» compunctum Müll. Arg.
Platygrapha undulata Nyl.
Opegrapha varia Pers. v. pulicaris
Nyl.
» virescens Müll. Arg.
» Bonplandi Fée var. con-
glomerata Müll. Arg.
Melaspilea acuta Müll. Arg.
Graphis duplicata Ach. v. sublævis
Müll. Arg.
» rimulosa(Montg.)Müll. Arg.
v. pulverulenta
Müll. Arg.
» seminuda v. sublævis Müll.
Are.
» glauco-cesia Müll. Arg.
» subrufula Müll. Arg.
» Afzelü Ach.
Graphina chrysocarpa (Eschw.)
Müll. Arg.
» Acharü v. vestita Müll.
Arg.
» »
» robusta Müll Arg.
» sophistica(Nyl.)Müll.Arg.
» subserpentina Müll. Arg.
» Balbisü Fée.
» reniformis Müll. Arg.
» epiglauca Müll. Arg.
» interstes Müll. Arg.
» obtechwa Müll. Arg.
Pheographis dendritica Müll. Arg.
» simpliciuscula Müll.
Arg.
» leiogrammodes Müll.
Arg.
» astroidea Müll. Arg.
Phæographina scalpturata Müll.
Arg.
» c2sio-pruinosa
(Fée) Müll. Arg.
Arthonia gregaria v. adspersa
(Montg.) Müll. Arg.
var. purpurea
(Eschw.)Müll. Arg.
» rubella Nyl.
> subtecta Müll. Arg.
Arthothelium abnorme (Ach.) Müll.
Arg.
» macrotheca Müll. Arg.
Glyphis favulosa Ach. var. interme-
dia M. A.
Sarcographa Feei Müll. Arg.
» labyrinthica (Ach.)
» »
Müll. Arg.
» v. maculiformis Müll.
Arg.
Chiodecton heterotropoides Nyl.
» nigrocinetum Montg.
Mycoporellum tetramerum Müll.
Arg.
Mycoporopsis leucoplæa Müll. Arg.
» roseola Müll. Arg.
Aulaxina opegraphina Fee.
Canogonium implexum Nyl.
» inter plexzum Nyl.
Byssocaulon pannosum Müll. Arg.
Myriangium Duriæi Montg.et Berk.
Strigula argyronema v. confluens
Müll. Arg.
» concentrica Müll. Arg.
» plana Müll. Arg.
Parathelium superans Müll. Arg.
Trypethelium tropicum (Ach.) Müll.
Arg.
» tricolor Müll. Arg.
2% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Trypethelium ochroleucum v. pal-
lescens Müll. Arg.
D: Eluterie v. citrinum
Müll. Arg.
Melanotheca subsoluta Müll. Arg.
Porina dolichophora Müll. Arg.
Phylloporina lamprocarpaMüll.Arg.
Arthopyrenia borucana Müll. Arg.
» subimitans Müll. Arg.
Pseudopyrenula diluta (Fée) Müll.
(55)
Pseudopyrenula erumpens Müll.Arg.
> atro-alba Wain.
Willeya diffractella Müll. Arg.
Microthelia intercedens Müll. Arg.
Pyrenula castanea Müll. Arg.
» pinguis Fee.
v. emergens Müll.
Arg.
» »
» Kunthü Fée.
Tricharia melanothrix Fée.
Are.
Dans les derniers jours de mars 1892, après une longue séparation et
bien des péripéties ', la mission Pittier se trouvait au complet réunie à
Boruca. I lui restait à explorer le cours inférieur et le delta du rio
Diquis, la lagune de Sierpe et l’île du Caño °.
Un chemin accidenté conduit à travers des savanes et des forêts en
deux heures environ à Lagarto, port de Boruca sur le rio Diquis. Ce lieu
de transit est ombragé par de gigantesques Guanacastes (Enterolobium
cyclocarpum Griseb.). Il y règne une chaleur excessive et les moustiques
en rendent le séjour impossible. En pirogue, on ne met guère plus de
trois heures pour arriver à Palmar, colonie naissante de Bruncas située sur
la rive droite du fleuve. Le trajet est des plus intéressants, c’est d’abord
la traversée mouvementée des rapides, puis le passage de la brèche du
Cajon, formidable tranchée faite par le Diquis au travers du roc vif d'un
des chainons de la cordillère côtière. De belles forêts interrompues ca et
là seulement par les cultures des Indiens bordent les deux rives. Il n’est
pas rare d’apercevoir de la pirogue quelque boa pareil à un énorme câble
enroulé dormant sur les rochers qui bordent le fleuve. Les alligators
sont si nombreux que, à Palmar, ils dévorent tous les chiens qui ont le
malheur d'aller boire au fleuve ou de le traverser. Les fertiles plaines de
Palmar ont été autrefois habitées par une antique race parvenue à un
certain degré de civilisation. On trouve aujourd'hui en pleine forêt vierge
des statues colossales et de nombreuses sépultures. J’ai rapporté en sou-
venir de Palmar : Vernonia brachiata Benth.; Zexmenia longipes Benth. ;
1 H. Pittier, Informe sobre los trabajos de la Comisiön cientifica exploradora
en la parte meridional de Costa Rica (Gaceta oficial del 13 de febrero de 1892).
? L’exploration de l’ile du Cano est restée à faire.
207 20
(56) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 25
Cyperus Luzulæ Rottb et Balansia claviceps Speg. Je n’oublierai pas de
mentionner le beau massif de Cocotiers planté au centre de ce petit vil-
lage : c’est l’armoirie vivante de la localité. Après une nuit rendue insup-
portable par des légions de moustiques, nous rejoignons nos pirogues.
De Palmar au Pozo, la navigation est difficile à cause des nombreux
rapides. J’eus l’occasion de connaître le régime du fleuve, en pleine
sécheresse et en pleine saison des pluies. Lorsqu'il est bas, les pauvres
Indiens doivent à chaque instant hâler les pirogues sur les berges pier-
reuses et les passagers suivent à pied. Au temps des fortes crues et des
débordements la navigation est des plus périlleuses. En octobre 1894, le
plus habile pilote de Boruca ne reconnaissait pas le fleuve au milieu de
ses vastes plaines inondées. Pour remonter les rapides, tandis que les
marins plongent tour à tour leurs longues perches servant de point d'appui,
les passagers, asssis dans la pirogue, se cramponnent aux cañas blancas
(Gynerium saccharoides H. B. K.) qui émergent de l’eau. Je ne me souviens
plus à quel rapide — car tous portent un nom — notre pirogue fut
quatre fois emportée à la dérive et ce n’est que grâce au sang-
froid de nos Indiens que nous avons traversé sans naufrage ce point
dangereux. Le Pozo n’est qu'une plage déserte infestée de moustiques
et d’alligators. La marée se fait sentir jusqu'à peu de distance de
ce lieu, c’est à dire à environ 10 kilomètres de la côte. Au Pozo les
Indiens échangent les pirogues contre les bongos, embarcations à
voiles qui peuvent affronter l’Océan, mais qui sont aussi construites
d’une seule piece. A partir de là, il n’y a plus de rapides, le Diquis est
large et profond. Si jamais un des petits vapeurs du gouvernement essaie
de franchir la barre, il est probable qu’il pourra remonter non loin du
Pozo. Je n’eus que le temps de jeter dans le bongo quelques Cypéracées
et Graminées arrachées sur la plage, ce sont : Cyperus Surinamensis
Rottb. a. viridis Böckl., Fimbristylis polymorpha Böckl. forma minor
Böckl., Panicum amplexifolium Rudge, P. laxum Sw., P. sanguinale L.
var. longiglume Trin., Bleusine indica Gærtn., Leptochloa virgata P. B.,
Eragrostis ciliarıs Link., E. pilosa P. B.
Aux approches de l’Océan, les forêts riveraines ont le cachet spécial
aux bois du littoral, ce sont les Mangliers juchés sur leurs hautes racines,
le Rhizophora conjugata et encore d’autres essences malheureusement
indéterminées. En passant au bord de ces forêts inondées, on entend
comme une succession de coups de revolver, ce sont certains gros
bivalves qui ferment leurs coquilles au bruit des pirogues.
La reconnaissance du delta du Diquis qui ne compte pas moins de six
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (57)
embouchures échelonnées sur un trajet de 10 kilomètres environ est un
des plus beaux travaux du prof. H. Pittier.
Mes herborisations dans le Delta ont surtout porté sur la Boca Mala et
la Boca Sacate. Voici la liste des espèces déterminées :
Erytrina Corallodendron L. Wedelia paludosa var. vialis DC.
Mucuna urens DC. Cyperus ferox Rich.
Cassia reticulata Willd. » forma maxima Böckl.
Cesalpinia Bonducella Rottb. Frimbristylis ferruginea Vahl.
Inga multijuga Benth. Setaria macrostachya H.B.K.
Miconia impetiolaris D. Don. Uniola Pittieri Hack.
Topobea Durandiana Cogn.
Tandis qu'au commencement d'avril 1892, j'explorais le Delta,
M. Pittier accompagné de M. Geo. K. Cherrie, le zoologiste de l’expédition,
parcourait la grande lagune de Sierpe qui est beaucoup moins un lac
qu'un immense marais peuplé d’alligators. M. Pittier a rapporté de
Sierpe les plantes qui suivent :
Miconia argentea DC. Topobea paludosa Cogn.
» microcarpa DC. Paspalum fluitans Kunth.
Vers le 10 avril, nous nous trouvions enfermés dans le Delta du Diquis,
sans eau potable, presque sans provisions. Dévorés par les moustiques,
le plus grand fléau de ces régions, nous avions dû construire des {ours
en bois pour dormir, hors de leur portée. De plus avisés avaient suspendu
leurs hamacs dans les arbres de la forêt. Pour comble de malheur nos
Indiens complotaient de s’echapper avec les pirogues durant la nuit pour
aller prendre part aux festivités de la Semaine Sainte. Les dernières nuits
se passèrent l’arme au pied, à la gärde des embarcations. Heureusement
le voilier envoyé par le gouvernement à notre recherche apercut nos
signaux et put nous embarquer dans l’après-midi du 15 avril. Le 47 avril,
le San-Damian entrait en rade de Puntarenas, et le jour suivant nous
étions de retour à San-José.
Buenos-Aires, Terraba, Boruca et leurs dépendances font partie d’un
grand district dont le chef-lieu, Santo-Domingo, est un port du Pacifique
dans le golfe Dulce, à la frontière sud-ouest de la république. Une explo-
ration récente de quelques semaines dans la presqu’ile de Golfo Dulce
(58) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 27
me permet de tracer une rapide esquisse de sa flore inconnue jusqu’à ce
jour. Mais je m’empresse d'ajouter que je dois à la collaboration aimable
et empressée du maitre en la flore de l’Amérique centrale, M. le cap.
J. Donnell Smith de Baltimore, la presque totalité des déterminations de
cette dernière campagne botanique.
Santo Domingo de Golfo Dulce possède le titre de ville, mais en réa-
lité ce n’est qu'un petit village. Les maisons sont construites en bois et
couvertes de feuilles de palmier, mais beaucoup plus propres et confor-
tables que celles des villages que nous venons de visiter. Les rues, cou-
vertes d’un fin gazon, toujours maintenu vert par l'humidité du climat,
sont droites et munies de reverheres. Une garnison de quelques soldats
commandés par un caporal est chargée du service de l’ordre. A part les
autorités, la population tout entière est colombienne. Les habitants sont
agriculteurs et marins presque tous. Devant chaque maison on voit les
voiles de quelque embarcation. Ces petits voiliers font le trajet de Pun-
tarenas, de David, quelquefois même de Panama.
La situation si romantique et si sûre de Santo-Domingo au centre d’un
grand golfe où la mer est tranquille comme un lac, le cadre ravissant de
montagnes boisées qui l’entoure, la fertilité du sol avaient attiré de bonne
heure des Espagnols qui n’ont pas laissé de traces. Plus tard, des Fran-
cais en possession d’un contrat vraiment royal pour établir un chemin de
fer interocéanique laissèrent caduquer leur concession. L'extension natu-
relle de la population colombienne a aujourd’hui peuplé de hameaux et
de fermes les deux rives de ce beau golfe. L'absence de voies de commu-
nications empêche l’essor de ces régions fortunées où la totalité des
terres est encore du domaine national.
De mes observations météorologiques, il ressort que les minima
oscillent entre 21° 9 et 24° 5, les maxima entre 31°7 et 35°8. A 1 heure
de l'après-midi, le thermomètre marque généralement 33, 34 ou 35° C.
En ce moment, les arbres, même ceux à feuilles coriaces et luisantes
comme le caféier, ont les feuilles fanées et pendantes. De fréquentes
averses viennent au secours de la végétation, car à Golfo Dulce il n’existe
proprement pas de saison sèche.
De grands esiuaires entourent le village et à marée basse constituent
autant de foyers pestilentiels. Les déboisements faits ces dernières
années le long de la plage en donnant l’acces aux vents ont corrigé en
partie cette dangereuse situation. Le climat de Golfo Dulce est certaine-
ment très chaud, mais il y aurait exagération à le taxer de meurtrier
comme on l’a fait quelquefois.
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (59)
Comme on doit s’y attendre, la végétation est magnifique de variété et
d’exuberance. Les cocotiers élèvent jusqu’à vingt et trente mètres leurs
panaches de feuilles, à leurs côtés croissent les manguiers, les lamari-
niers, bananiers, anoniers et tous les arbres fruitiers des tropiques. Au
bord même de la mer un arbre étrange attire immédiatement les
regards : c’est le Simaba Cedron Planch., sorte de Quassia qui est une
source de revenus pour la localité. C’est un arbre de moyenne taille, très
droit, à écorce rougeâtre, à longues feuilles pennées de 15-17 paires de
folioles, surmonté d’un panicule de fleurs jaunâtres qui plus tard donnent
naissance à des fruits de la grosseur d’un œuf. Les graines de ce fruit
sont exportées pour les usages de la médecine. Les Mancenilliers (Hippo-
mane Mancinella L.) aux troncs ramassés, branchus, forment des bor-
dures impénétrables au bord de l'Océan. En collectant des rameaux de
cet arbre dangereux, je ressentis longtemps une forte brülure des lèvres
pour avoir sans doute porté à la bouche mes mains humectées de latex.
Je tiens à rectifier ici ce que j'ai dit ailleurs sur la nocivité de cet arbre,
car j'ai appris à Santo-Domingo qu'un malheureux qui s'était couché ivre
à l'ombre d’un de ces arbres fut trouvé mort le lendemain. Alıbertia
edulis Rich. et Chrysobalanus Icaco D. vivent côte à côte avec les mance-
nilliers. Les Chrysobalanus forment de gros buissons chargés de fruits,
tantôt roses, tantôt jaunâtres, qui malgré leur fadeur sont fort appréciés
des passants altérés. Une légumineuse, Dalbergia Amerimnum Benth.
aux fleurs blanches odorantes se rencontre ca et là. Ximenia Ameri-
cana L., de l’ordre des Olacinées, constitue de gros buissons épineux cou-
verts aussi d’une profusion de fleurs odoriférantes. Jai été frappé du
grand nombre d’orchidées et de broméliacées épiphytes qui croissent au
bord de la mer sur les troncs d’arbres. La variété des lianes de toutes
espèces est également infinie, je citerai une des plus curieuses par son
fruit composé de trois carpelles coriaces, comprimés, l’Hippocratea mal-
pighiæfolia Rudge. Un bel arbre à couronne arrondie, feuillage vert
sombre, de l'ordre des Guttiferes : Calophyllum Calaba Jacq. croit aussi
au bord de la mer.
Les estuaires contiennent de véritables champs de l’Acrostichum
aureum L.; cette fougère en est la plante caractéristique. Les palétuviers
(Avicenma nitida Jacq.) forment la principale essence ligneuse de ces
lieux inondés. J’ai remarqué que le palétuvier lorsqu'il ne croît pas en
forêt. forme à l’état isolé un arbre de haute futaie à cime arrondie bien
different de ceux photographiés à la baie de Salinas.
Aux environs de Santo-Domingo, on voit fréquemment un bel arbre à
Zu
ARE EEE WERT EEE REDET
(60) A. TONDUZ. HERBORISATIONS AU COSTA-RICA. 29
fleurs violettes, chargé en même temps de gros fruits à deux valves com-
primées, c’est une Bignogniacée : Jaccaranda obtusifolia Humb. et Bonp.
Divers Topobea aux grandes fleurs roses croissent sur les détritus de
grands arbres à la manière de faux parasites.
Des arbres fruitiers tels que Anacardium occidentale L., Chrysophyllum
cainito L., Spondias lutea L. se trouvent maintenant en pleine forêt, de
même que l’arbre à pain Artocarpus incisa L. L'arbre à caoutchouc fort
commun mais impossible à récolter à cause de ses branches élevées doit
appartenir à l’espèce : Castilloa costaricana Liebm.
Dans les forêts une grande variété d’essences, beaucoup de Ficus atlei-
gnant des tailles colossales, des Inga entre autres le nouveau Inga Pit-
tieri Marc Micheli, l’Erythrina costaricensis du même auteur. Des Buettné-
riacées aux fruits énormes pesant plusieurs kilogrammes que je soupconne
appartenir au genre Herrania. Ca et là des Palmiers, des Agave formant
des fourrés. Parmi les lianes notons Sirychnos Darienensis Seem. aux
fruits jaunes comme de petites noix.
Sur les 228 espèces rapportées de Golfo Dulce, il y a naturellement
beaucoup de plantes vulgaires communes à tout le pays, mais d’autre
part la proportion des espèces, vraiment nouvelles pour la flore de Costa-
Rica a dépassé nos espérances. Les monographes qui étudient le matériel
recueilli les feront connaître peu à peu.
Dans les environs de Golfo Dulce, j’ai visité les forêts des rives des
rios Platanar et Corozal. C’est sur les bords de cette dernière rivière que
jeus la satisfaction de recueillir une plante que je cherchais depuis long-
temps le Solanum Donnell Smithii Coult., solanée grimpante, armée
d’epines jusque dans ses fleurs.
Je relève en outre sur nos catalogues la liste que voici des espèces
déterminées provenant de Golfo Dulce :
Davilla rugosa Poid. Miconia argentea DC.
Jonidium sp. nov. » impetiolaris D. Don.
Sida acuta Burm. Casearia arguta H. B. K.
Malvaviscus arboreus Cav. Javitensis H. B. K.
Trichilia sp. Passiflora vitifolia H. B. K.
Vitis sicyoides Morales. Hamelia sp.
Paullinia costaricensis Radlk. Hamelia patens Jacq.
Glirieidia maculata H. B. K. Basanancantha Sp.
Cæsalpinia Bonducella Roxb. Neurolsena lobata R. Br.
Cassia reticulata Willd. Ardisia sp.
30 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (61)
Maripa nicaraguensis Hemsl. Commelina nudiflora L. var. agraria
Lantana trifolia L. Clarke.
Microtea debilis Sw. Olyra Schnetzleri Hack.
Piper linearifolium C. DC. Eleusine indica Gærtn.
Siparuna Apiosyca DC. Eragrostis ciliaris Link.
Euphorbia pilulifera L. Asplenium serratum L.
Jatropha gossypifolia L. Polypodium rude Kunze.
Cecropia Humboldtiana Kl. Tenilis furcata Willd.
Heliconia sp.
M. le prof. H. Pittier a récolté sur la rive méridionale du Golfe, dans
les forêts bordant le rio Coto, les espèces suivantes :
Hasselltia floribanda H. B. K. Corynæa crassa Hook.
Hiræa Hookeriana A. Juss. Cecropia Mexicana Hemsl.
Posoqueria latifoliaRoem. et Schult. Azolla Caroliniana Wild.
Du petit hameau de Golfito, M. Pittier a rapporté deux fougères :
Nephrodium amplum Baker et Polypodium piloselloides L.
La delimitation de la frontiere costarico-colombienne devant s’effectuer
prochainement, j'aurai, je l’espere l’occasion d’explorer plus en détail ces
contrées reculées et d’un accès difficile.
(A suivre.)
nt Me
31
UNIVERSITÉ DE GENÈVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
Ame Série. — IIme Fascicule.
CLASSIFICATION
DISTRIBUTION DES ESPÈCES EUROPÉENNES
GENRE MATTHIOLA
Pascal CONTE
(Avec une carte)
Mes études pour une monographie du genre Matthiola, qui sera publiée
prochainement, m'ont donné pour l'Europe des résultats que je crois
utile d’exposer à part. Dans un travail monographique ils auraient été
moins accessibles, surtout pour beaucoup de botanistes locaux que le
sujet peut intéresser :
Il y a deux espèces du genre Matthiola, dont l’aire de dispersion se
trouve presque entièrement en Europe. Ce sont celles que, dans mon
étude, j'ai été conduit à réunir sous les noms de M. tristis et M. incana.
Sous la première désignation rentrent les M. coronopifolia, M. varia,
M. thessala, M. valesiaca, M. sabauda, etc. des auteurs.
Sous la seconde, se trouvent réunis entr'autres les M. incana et
M. sinuala des auteurs,
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
Dans l’expose qui suit, j'espère avoir justifié ces groupements.
On trouvera plus loin, l’énumération des matériaux sur lesquels cette
étude est basée.
Genève, 21 décembre 1896.
Matthiola tristis.
Hisrorique. — Dans ce travail on comprend sous le nom de M. tristis
R. Br. un groupe de formes qui ont été souvent décrites sous des noms
spécifiques différents.
Linné, dans la première edition de son Syst. plant.!, décrit un Cheiran-
thus fruticulosus et un Hesperis provincialis ; le premier avec la distribu-
tion géographique suivante : Hispania, Italia, Monspeliïi ; le deuxième «in
Galloprovincia ».
Dans la deuxième édition ? Linné remplace ces deux noms par celui de
Cheiranthus tristis, avec la même distribution que le Ch. fruticulosus de
la première édition; c’est évidemment par un lapsus que Linné oublie de
mettre aussi l'indication «in Galloprovincia », car la citation, Barr. ic. 803,
qui dans la première édition se trouvait à la suite d’Hesperis provincialis,
figure. dans la 2e édition, citée pour Ch. tristis.
Sibthorp et Smith * distinguent ensuite sous les noms de Ch. corono-
pifolius et de Ch. varius, deux plantes de Grèce, la première croissant
« in montibus prope Athenas », la deuxième « in maritimis Græciæ ».
Robert Brown en 1812 * crée le nouveau genre Maithiola ° aux dépens
du Cheiranthus de Linné et dans ce nouveau genre nous trouvons un M.
tristis « of the south of Europe ».
Aug. Pyrame de Candolle en 1821 se basant surtout sur la présence
ou l’absence des cornes de la silique et sur la forme de celle-ci, divise les
plantes de ce groupe en quatre espèces :
1 (14753), p. 664.
2 Syst. plant. (1763), p. 925.
3 Prodr. fl. Grec. (1806), p. 25.
* In Ast. Hort. Kew, ed. 2, vol. IV, p. 120.
> MM. Rouy et Malinvaud ont discuté (Journ. de bot., 189%) si on devait
écrire ce nom de genre avec un seul ou avec deux t. Robert Brown a écrit Mat-
thiola et d’après les lois de nomenclature cette orthographe doit être conservée,
bien que beaucoup d'auteurs aient écrit par mégarde Mathiola. D'ailleurs, Mat-
thioli, botaniste du seizième siècle auquel le genre est dédié, écrivait son nom
avec deux ? (De plantis Epit. utiliss. Petri Andreæ Matthioli.....; Matthiolus
P. A., Commentarii in libros VI Dioscoridis.....)
HS usa Lip 174,172, 113, Arge
PAT
(37) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 33
M. varia, M. tristis, M. coronopifolia, M. crucigera.
Dans le même ouvrage deux nouvelles variétés sont décrites :
M. coronopifolia ß hispanica et M. varia ß sabauda. De Candolle attri-
bue à Allioni (Fl. ped.) cette dernière variété; mais cet auteur ! n’a jamais
publié une var. sabauda et a décrit sa plante sous le nom de Ch. tristis L.
Röhling ? avait d’ailleurs déjà remarqué ce lapsus de De Candolle.
En 1829, Gaudin * décrit la plante du Valais sous le nom de M. varia ß
DC. et donne deux synonymes dans lesquels on trouve un nom nouveau:
Ch. valesiacus 3. Gay, Not. ined. et Ch. tristis b. valesiacus Thomas exsicc.
Ce sont donc des nomina nuda.
Boissier en 1867 * transporte le Ch. varius Sibth. et Smith. dans le genre
Matthiola, et reproduit l'indication vague déjà donnée par les auteurs de
la Flora græca : « in maritimis Græciæ ».
Dans le même ouvrage, Boissier maintient le nom de M. tristis pour
des plantes se trouvant « in siceis totius Græciæ a Bysantio ad Peloponne-
sum ». « Asia minore in Galatia ».
Une plante de Thessalie est décrite comme espèce parüeulière sous le
nom de M. Thessala Boiss. et Orph.
A la suite de la description de WM. varia, Boissier donne une courte ca-
ractéristique de la plante de Suisse, qu’il cite sous le nom de M. valesiaca
J. Gay; le Cheiranthus valesiacus (nom. nud.) de J. Gay in Gaud. est donc
ici transféré dans le genre Matthiola et devient évidemment M. valesiaca
Boiss.
Dans le supplément à sa Flore ° Boissier rapporte à M. varia Sibth. et
Sm. une plante récoltée par Coumany sur les bords du Bosphore.
Plus récemment, Gremli ° fait de la plante de la vallée d’Aoste un M.
valesiaca Boiss. var. pedemontana.
L'année dernière enfin, M. Chodat ’ sépara la forme de Maurienne de
celle du Valais; ces deux plantes avaient toujours été réunies par les au-
teurs sous le nom de M. valesiaca ou de M. varia ß sabauda ; M. Chodat
propose pour la plante de Maurienne le nom de M. sabauda.
Je réunis toutes ces plantes sous le même nom spécifique de M. tristis ;
=
All. Fl. ped., no 991.
Deutschl. Fl. fortgst. v. Koch, IV, p. 673 (1833).
Fl. helv., IV, p. 333 (1829).
Fl. orient., I, p. 153 (1867).
Flora orient. ; Supplementum, p. 29-30 (1888).
’ Fl. analyt. de la Suisse. Trad. franc., 1886, p. 97.
tem. de geogr. bot. in Bull. Soc. bot. de France, t. XLI, p. cac et cccı.
a or pe LS La
=
BULL. HERB. BOISS., janvier 1897, 3
J4 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
c'est d’ailleurs la tendance générale parmi les botanistes ayant publié dans
ces dernières années des « Flores » de régions un peu étendues !.
Le Ch. tristis de Linné comprenait toutes les formes de ce groupe alors
connues. Robert Brown décrit le premier une espèce M. tristis compre-
nant des plantes «of the south of Europe». C’est donc le nom de M. tris-
tis R. Br. qui doit rester à l’ensemble du groupe.
Je ne me rattache pas à la loi suivie par plusieurs auteurs (Boissier ?
enlr’autres) qui font attribuer une espèce à celui qui le premier l’a créée,
et non à celui qui l’a transférée dans le genre où elle est restée défini-
livement, se basant sur des considérations d'équité. En botanique, comme
dans les administrations, les lois doivent négliger les intérêts personnels
pour le bien-être général. Celui-ci, dans la question qui nous occupe, ré-
side avant tout dans des renseignements bibliographiques précis et utiles.
Or, comme on l’a déjà fait remarquer, si dans le cas présent par exem-
ple, je faisais un Matthiola iristis Linné, un botaniste à la recherche de
renseignements perdrait évidemment du temps à chercher un Matthiola
tristis dans les ouvrages de Linné.
La bibliographie de ce groupe est bien plus étendue que je ne l’ai ex-
posée; je me suis borné ici à en résumer la partie importante pour
l'établissement de la nomenclature; on trouvera la bibliographie com-
plète dans ma monographie du genre Mattmola qui sera publiée prochai-
nement.
Les herbiers consultés pour cette étude sont les suivants :
Herbier Ayasse, au Labor. de bot. syst. de Genève.
» Boissier à Chambesy.
» Barbey-Boissier à Chambesy.
» De Candolle à Genève.
» Delessert à Genève.
» de Coimbra.
» du musée bot. de Florence.
» » » impérial de Saint-Pétersbourg.
» » » de Turin.
» » » impérial de Vienne.
» de l’Université de Vienne.
1 Cosson, Comp. Fl. atlant. (1887), I, 102; Battandier et Trabut, Fl. d’Al-
gerie (1888), I fasc,, p. 75; Parlatore, Fl. it., IX, p. 800-802; Lojacono, Fl. sic.
(1889), I, p. 101 ; Burnat, Fl. Alp. mar. (1892) I, p. 83; Rouy et Foucaud, F1.
de France (1893). I, p. 193.
Zul. or, Preiace, p. xxx,
een ne
ENGE lee :
© - 7 R
:
{39) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 39
Qu'il me soit permis de remercier vivement les propriétaires ou con-
servateurs de ces herbiers pour l’amabilité avec laquelle ils m'ont facilité
le travail par l’envoi d’un abondant matériel ; ce sont : MM. Autran, Bar-
bey, G. von Beck, Buser, J. Briquet, Caruel, Casimir De Candolle, Carl
Fritsch, Gibelli, Henriques, Kerner von Marilann, C. Winkler, A. Zahl-
bruckner.
Je remercie tout particulièrement M. Casimir De Candolle ainsi que la
Direction de l’Herbier Boissier de m'avoir permis, avec l’amabilite qui
leur est habituelle, l'emploi non seulement de leurs herbiers, mais aussi
de leurs riches bibliothèques.
Je dois des remerciments encore plus vifs à mon maître, M. le profes-
seur Chodat, qui m'a conseillé ce travail et dont j’ai bien souvent mis à
contribution les connaissances.
C’est dans le laboratoire de botanique systématique et d'anatomie végé-
tale, sous la direction de M. le professeur Chodat, que ce travail a été fait.
MoRPHOLOGIE. — J'ai vu des exemplaires provenant de la plupart des
localités connues pour M. tristis ; pour la Sicile et l’Afrique seulement je
n'ai pas eu à ma disposition des matériaux en aussi grande quantité que
l’exigeait l'étude d’un groupe aussi polymorphe que celui-ci.
C’est pourquoi je ne dirai que peu de chose de ces deux régions, me
réservant d'en étudier les formes lorsque je serai en état de mieux les
connaître; j'espère que les botanistes de ces deux contrées m’aideront
dans cette tâche en m’envoyant des échantillons qui me permettront de
compléter cette étude.
Après Boissier !, les auteurs qui se sont occupés de la subdivision géné-
rale de l’espece M. tristis, ont une tendance à y distinguer deux groupes
ou sous-espèces : un groupe méridional et un groupe plus ou moins sep-
tentrional.
Boissier, après avoir sorti M. Thessala et M. varia, faisait du reste deux
groupes caractérisés par la forme de la silique ; se basant surtout sur les
plantes d’Espagne, il disait qu'aucun autre caractère n’était valable ; la
silique aurait dû être comprimée dans M. varia et cylindrique-toruleuse
dans M. tristis.
Rouy et Foucaud ? font au dépens de M. tristis une sous-espèce valesiaca
caractérisée par le port général, la silique comprimée, etc.
L'étude comparative de nombreux échantillons des mêmes localités
1 Voyage en Espagne (1837), II, p. 23.
2 Fl. de France (1895), I, p. 194.
36 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
m'a bien vite convaineu qu'il est impossible de faire dans M. tristis des
subdivisions générales. Il n’y a pas de caracere qui s’y prête: en Espagne,
on est bien souvent embarrassé de décider si une silique est comprimée
ou toruleuse. Tout en constatant que dans la Sierra de Mijas, comme l'avait
indiqué Boissier, les siliques sont souvent distinctement comprimées, on
trouve tous les passages à des siliques cylindriques-toruleuses ; les plan-
tes d’Espagne que ce caractère tendrait à séparer sont d’ailleurs non
seulement semblables, mais identiques pour tout le reste.
A Avignon en Provence, on ne trouve que des spécimens à siliques
cylindriques-toruleuses ; à Vaucluse les siliques sont souvent comprimées
et les deux formes peuvent même se trouver sur le même échantillon!
Le facies acaule, caractérisé par les feuilles toutes basilaires, la tige
simple aphylle se retrouvent dans toutes les régions à une cerlaine
altitude.
En disant ceci, je ne prétends pas que ces caractères ne soient d’aucune
valeur : leur importance n’est pas assez grande pour servir à caractériser
des sous-espèces.
Les différentes formes de M. tristis présentent entre elles des relations
si nombreuses et entrecroisées qu'il est difficile de les distinguer les ünes
des autres par des caractères un peu constants. Il est presqu’impossible
de les grouper en employant des caractères généraux, parce que chaque
variété semblerait avoir plus d’affinité pour les autres variétés de son
groupe qu'avec celles des autres. En revanche il est assez facile de
former des séries naturelles à l'intérieur desquelles on peut suivre
l'apparition et la transformation des caractères.
J’ai marqué sur la carte jointe à ce travail les stations dont j'ai pu voir
des échantillons, c'est-à-dire de presque toutes les localités connues,
l'Italie méridionale et la Sicile exceptées, pour lesquelles on indique beau-
coup plus de localités que je n’ai pu en étudier ; j’ai noté, à cause de leur
importance, quelques-unes des localités dont je n'ai pas vu d’échan-
tillons, mais avec un signe spécial. Des autres régions il n'y a que la
station de Suse! dont, malgré son importance capitale, je n’ai pas pu
étudier la plante.
Un coup d’œil sur cette carte montre que les stations européennes de
M. tristis sont très irrégulièrement distribuées et qu’elles forment dans
plusieurs régions des groupes serrés, tandis qu'elles sont très clairsemées
! Allioni dit y avoir récolté lui-même le M. tristis (Fl. pea., no 991). Après
lui, personne ne l’a plus trouvé en cet endroit. |
(41) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 37
ou manquent dans d’autres. Les principaux groupements de stations se
trouvent en Espagne, en Provence, au pied méridional des Alpes, dans la
partie centrale et méridionale de la péninsule italienne, en Sicile et dans
la péninsule balcanique.
On peut distinguer dans l’aire européenne de M. tristis quatre régions,
à l'intérieur desquelles les différentes stations constituent des séries
morphologiques et très probablement aussi philétiques. Sur les points de
contact, les différentes régions sont séparées par le manque de passage
évident entre leurs stations limites.
Les quatre régions que l’on distingue ainsi ne sont donc pas des grou-
pes avec caractères tranchés, mais plutôt des séries caractérisées par des
tendances spéciales et dont les plantes de chaque localité passent insen-
siblement à celles de la station suivante.
J'ai entouré sur la carte les localités de chaque région par une ligne
en poinülle ; on remarquera que cette ligne à été laissée ouverte en re-
gard de la Sicile et de l’Afrique, car, surtout pour la première, les maté-
riaux dont je disposais étaient trop incomplets pour me permettre de la
rattacher à l’une ou à l’autre des régions.
Série hispano-provencale. — Dans la région des plateaux espagnols, en-
tre la Sierra Nevada et la vallée de l’Ebre, M. tristis présente une forme
à tiges feuillées médiocres, à feuilles entières linéaires-oblancéolées, à
fleurs de dimensions médiocres, à pétales linéaires étroits ; les siliques
sont subeylindriques-toruleuses. C’est à partir de cette variété centrale '
que, pour plus de facilité, je decrirai les variations qui se présentent dans
les différentes directions.
Au nord-est, sur le versant pyrénéen de la vallée de l’Ebre on passe à
une forme xérophile, blanchâtre, à feuilles réduites et fleurs petites ; en-
core très souvent entières à Tiermas, dans la partie supérieure de la val-
lee, les feuilles s’éloignent davantage du type dans la partie inférieure où
elles présentent 2-4 lobules aigus et étalés. C’est cette dernière plante,
que l’on retrouve presque identique en Provence °.
Vers l’ouest, dans la partie moyenne et supérieure de la vallée du Tage,
la forme xérophile réapparait ; ici aussi, les feuilles sont entières dans la
partie supérieure de la vallée, à Madrid, et présentent 2-4 lobules plus
bas à Talavera-la-Reina ; mais dans toute cette petite série xérophile, les
! Var. angustipetala,
2 Var. provincialis.
38 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (42)
pétales, au lieu de diminuer de dimensions, comme dans la vallée de l’Ebre,
restent grands; ils s’elargissent et deviennent linéaires-cblongs.
Plus à l’ouest, en Portugal, le facies xérophile disparaît, la plante rede-
vient verte; mais elle est plus grande que celle des plateaux espagnols,
et tout en conservant les feuilles entières de celle-ci, elle présente des
pétales non plus linéaires, mais oblongs et une silique ordinairement
subeylindrique non toruleuse !.
Sur le bord portugais de l’Atlantique, deux autres formes appartenant
à la variété que nous venons de décrire apparaissent : elles ont les pétales
oblongs et les feuilles entières de celle-ci; une de ces formes croît à
Cezimbra, près de l'embouchure du Tage et se distingue par l'abondance
de ses feuilles blanchätres, qui couvrent toute la moitié inférieure de la
tige en donnant à la plante un aspect touffu caractéristique.
Cette forme se retrouve, presque identique, à Oran et à Mostaganem en
Algérie. Plus au nord, à la Guurdia, l’autre forme se distingue de celle
qui prédomine en Portugal par ses siliques toruleuses et étalées ou même
défléchies.
Série alpine. — Elle comprend les plantes de la Maurienne, de la vallée
d'Aoste, du Valais, du lac de Garde et du Frioul.
Au lac de Garde et dans la vallée du Tagliamento se trouve une forme
assez robuste, verte, à tige simple aphylle, feuilles entières, linéaires, lon-
gues; cette forme est surtout caractérisée par ses fleurs grandes, à péta-
les larges, obovés.
Au Simplon, une plante très semblable, mais à fleurs moins belles, à
pétales oblongs et à feuilles souvent plus larges.
Tout près du Simplon, dans la vallée de Binn, la même plante pré-
sente des feuilles plus petites et souvent enroulées. Dans la vallée d'Aoste,
à Cogne, on trouve une forme un peu grisâtre à feuilles souvent enroulées
et à pétales souvent plus petits; en Maurienne enfin, le terme de la série,
qui est une petite plante à facies tout à fait xérophile : couleur grisätre,
feuilles petites, très étroites, enroulées; fleurs petites à pétales ordinai-
rement linéaires oblongs. Tandis que la plante du lac de Garde était peu
glanduleuse, celle de la Maurienne l’est fortement.
Comme M. Chodat? l’a déjà fait remarquer, cette plante de Maurienne
1 Var. occidentalis.
? Remarques des géog. bot. in Bull. Soc. bot. de France, XLI (1895), p. cec
et CCcI.
a de Ze
(43) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 39
presente encore une particularite qui la distingue de celle du Simplon:
ses feuilles présentent très souvent sur leurs bords de très petites dents
en forme de cals : sont-ce là peut-être des formations à rapprocher des
lobules de la plante de Provence ?
Série italienne. — Le type prédominant est celui d’une plante à tige sim-
ple aphylle, à feuilles linéaires, entières, en roseties; les fleurs sont mé-
diocres, les pétales à limbe linéaire ou linéaire-oblong. Dans toute la
série, les siliques sont comprimées.
On trouve la plante que je prends comme point de départ ‘ dans plu-
sieurs stations des Abruzzes à l’est de Rome.
Presque entremélées aux stations de cette forme, s’en trouvent d’autres
dans lesquelles prédomine une plante plus grande, à tige feuillée ; les
feuilles et les fleurs restent, quant à leur forme, à peu près les mêmes que
dans le type ; le passage de la forme à tige aphylle à cette dernière est
très évident, surtout sur les échantillons de Fülettino.
Sur le Monte Morrone existe une forme très curieuse ? qui représente
le terme de la série dans cette direction : c’est une plante grande (30-50
cm.), robuste, à feuilles caulinaires portant à leur aiselle un faisceau de
feuilles bien développées; on a ainsi l'apparence caractéristique d’une
tige à feuilles fasciculées ; ces dernières sont le plus souvent entières et
linéaires-oblancéolées, abondantes ; les fleurs sont grandes ; les pétales à
limbe obové ; les siliques sont grêles, plus longues que dans le type. Ici
aussi, on peut bien suivre le passage de la forme simplement robuste à
celle qui est fasciculée.
Dans la localité de Filettino, les feuilles (ordinairement toutes en
rosettes) sont souvent largement sinuées-dentées, ce qui établit le pas-
sage à la forme * qu’on trouve plus au sud dans la Calabre occidentale
(Dirupata di Morano), où la plante devient un peu grisâtre, les feuilles
presque toujours largement sinuées-dentées à dents (ou lobules)
larges, bien developpées, En même temps, le limbe des pétales tend
à devenir linéaire; de telle manière, que certains petits exemplaires
à feuilles entières et à pétales linéaires ressemblent d’une manière
frappante au type des hauts plateaux espagnols *. Je me fais cependant un
! Var. italica.
? Forma fascieulata.
# Subvar. calabrica.
* Surtout à la var. angustipetala forma compressa.
40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
devoir d'ajouter que ces échantillons sont rares et que dans la très
grande majorité des plantes de Calabre, les feuilies sont dentées ou
sinuées-lobées, les siliques distinctement comprimées, le limbe des
pétales linéaire-oblong.
Des exemplaires venant de Trebinje, sur la côte opposée de l’Adriati-
que, se distinguent à peine de la plante des Apennins centraux que j'a
pris comme type de cette série.
Serie balkanique. — Dans l’Attique et à Constantinople, une forme d’as-
sez belle venue, un peu grisätre, à tiges ramifiées et feuillées ; feuilles
sinuées, lobées ou subpinnatifides ; pétales à limbe très souvent large-
ment linéaires-tronqués ; siliques cylindriques-toruleuses, étalées ou
défléchies.
Vers le détroit de Corinthe, à Megara, la même plante présente ordi-
nairement des feuilles entières, sublinéaires ; les siliques deviennent
plus longues, mais restent étalées et présentent deux cornes saillantes,
arquées ; les fleurs restent à peu près les mêmes.
Sur les montagnes de la Thessalie on trouve une autre variété ! de
grandes dimensions, robuste, pourvue de siliques souvent dressées et
comprimées et de feuilles grandes, oblancéolées.
En Thessalie aussi et aux bords du Bosphore on retrouve une forme très
voisine de la précédente, avec des feuilles oblancéolées, fasciculées ; les
siliques de la plante du Bosphore sont dressées, grandes, très robustes
(les plus robustes du groupe), comprimées; je ne connais pas les fleurs
de ces deux dernières formes.
M. Dörfler a distribué? il y a peu de temps une très curieuse variété de
la Macédoine centrale : c’est une plante verte à tige simple, aphylle ; les
feuilles sont entières ou superficiellement sinuées, linéaires, longues, en
rosettes basilaires. Les fleurs sont longuement pédicellées, tandis que
dans toutes les autres variétés elles le sont brièvement ou subsessiles. La
longueur des pédoncules floraux de la variété de la Macédoine est cepen-
dant très variable, de '/s à '/ı celle du calice; les pétales de cette forme
la rapprochent de la plante de l’Attique, étant largement linéaires
tronqués comme chez cette dernière. C'est pourquoi, malgré la grande
difference dans l'appareil végétatif, on doit placer ces deux plantes dans
la même série.
1 Var. Thessala.
2 It. Turc, sec, no 20.
ne 2 ER
(45) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 41
Série sicilienne. — N’ayant pu étudier d’une maniere suffisante qu’une
petite partie des localités indiquées dans cette île, je ne peux pour le mo-
ment en rattacher les formes à celles d’une autre région ; c’est pourquoi
j'en fais provisoirement une série séparée.
A Palerme, on trouve le type médiocre ou un peu robuste, à tige feuillée
que j'ai pris comme point de départ pour les deux autres séries méridio-
nales (iberico-provencale et balcanique) '.
Mais la plante de Palerme diffère de celles de l’Espagne centrale et de
l’Attique par ses fleurs à pétales oblongs ou linéaires-oblongs et ses feuil-
les le plus souvent sinuées-lobées ou subpinnatifides. La silique est toujours
dressée-étalée, cylindrique-toruleuse; les valves sont souvent épaissies à
leur base et chez une plante de Caccamo, renflées en deux bosses saillan-
tes, rappelant en petit les cornes basilaires du genre Loncholoma.
Sur les Madonie à 2000 m. la petite forme à tige simple et aphylle, à
feuilles toutes basilaires réapparaît ; mais cette petite forme n’est ici très
évidemment qu'une simple réduction de la plante plus grande, dont elle
ne diffère que par les dimensions et par la condensation des feuilles à la
base de la tige.
La même formation du facies acaule par réduction des plantes robustes
est très facile à suivre aussi sur les plantes de la Sierra de Mijas (Espagne)
et de Calabre (Dirupata di Morano).
CLASSIFICATION
SÉRIE ALPINE.
d. Var. varia *.
M. varia DC. p. p. non Sibth et Sm.
Feuilles toutes basilaires en rosettes, linéaires, entières; tige simple;
fleurs en épi ordinairement assez dense, souvent grandes; pétales oblongs.
ou obovés, rarement oblongs linéaires; siliques fortement comprimees,
dressées.
Distrib. géogr.*. Maurienne, Valais, vallée d’Aoste, lac de Garde,
Frioul.
1 Var. angustipetala et var. coronopifolia.
? On trouvera toute la bibliographie dans la monographie complete du genre
Matthiola, qui va paraître.
# Je n'indique ici que les localités dont j'ai vu des échantillons.
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
a. sous-var. valesiaca : Plantes souvent robustes, vertes, peu glanduleu-
ses; fleurs grandes; pétales obovés ou oblongs, de couleur bleue-violacée
ou rougeälre !.
Hab. Prope Amaro in Carnia ?; Resiutta *: aux bords du fleuve Fella “;
Venzone °; In rupibus calidis ad Benacum 80-400» °%; prope Riva ’;
9
Pregasina ®; Binnthal 4000° *; montée du Simplon, à l’entree de la vallée
de Ganter '*; entre Brigue et Bérisal ''; Gorges de Binn '*; inter Ausser-
;
binn et Binn, in pinetis et rupestribus ; in den Wickern '*; pres
de Sion, à Grone °°.,
b. sous-var. pedemontana : Plantes moins robustes ou très petites, gri-
sâtres, glanduleuses; feuilles ordinairement courtes, enroulées ; souvent
avec 2-4 cals sur les bords; fleurs plus petites que dans la sous-var. pré-
cédente; pétales oblongs ou oblongs-linéaires, souvent petits, de couleur
verte-brunâtre veinés de pourpre.
Hab. Avrieux '*; fort de l’Esseillon pres Lans-le-Bourg !; Saint-Jean-
de-Maurienne ; in saxosis inter Termignon et Sallières '°.
Ne siti cretosi alpi di Cogne detti Le Sutze°°; in valle Cogne ?'; Cogne,
1 D'après Jaccard (Catalogue de la Flore valaisanne, 1895, p. 16) la plante de
Binn monte jusqu'à 2200 m. sur le Kleenhorn, ce qui permet de relier directe-
ment cette localité à celles du versant nord du Simplon, qui se trouvent en
partie sur le côté occidental de la même montagne, le Kleenhorn.
2 Morassi in herb. Mus. Palat. Vindob. et Univ. Vindib.
3 Herb. Mus. Palat. Vindob.
* Pichler in Fl. exsice. austr.-hung., n° 86.
5 Pirona in herb. Flor.; Tommasini in herb. Mus. Palat. Vindob.
6 Ambrosi in herb. Florent.; Porta in herb. Flor.
” Foletto in herb. Univ. Vindob.
5 Porta in herb. Mus. Palat. Vindob.
Vulpius in herb. Mus. Palat. Vindob.
10 J. Gay in herb. Petrop.
1 Favrat in herb. Mus. Vindob.
2 Favrat in herb. Florent. ;
13 Dænen in herb. Petrop.
# Wolf in herb. Mus. Palat. Vindob.
15 Wolf (communication orale).
16 Huguenin in herb. Univ. Vindob. et in Schultz herb. norm, no 222; Reuter
in herb. Boiss.
17 Cosson in herb. Mus. Palat. Vindob.
18 Reuter in herb. Florent.
4 Allioni in herb. Taur.
2 Herb. Taur.
21 Huet du Pavillon in herb. Mus. Palat. Vindob.
;
:
a
3
F
(47) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 8)
declivii apriei tra la cappella di Notre Dame de la Neige et l’alpe Chava-
nisse '; Courmayeur ?.
SERIE IBÉRICO-PROVENCALE.
ß. var. provincialis.
Plantes grisätres, peu ou pas glanduleuses; tige feuillée, souvent rami-
fiee; feuilles petites, linéaires, ordinairement avec 2-4 lobules aigus
elales; fleurs petites; 2 pétales oblongs-linéaires, petits, jaunâtres; sili-
ques dressés, cylindriques-toruleuses ou comprimées.
Distr. géogr. : France méridionale et versant pyrénéen de la vallée de
l'Ebre.
Hab. Salernes *; Col du Ferrion *; Orgon ’; Avignon‘; St-Remy ’;
Graveson *; Cavaillon, au pied du Luberon °; Port Vendre '° ; Montpel-
lier !!; Iterda ©; Tiermas 1230’ *.
y. var. angustipetala.
Plantes vertes ou grisätres ; tiges feuillées; feuilles entières subaiguës ;
fleurs en épi lâche, médiocres; limbe des pétales presque aussi long que
le calice, linéaire ou linéaire-elliptique; siliques dressées, souvent très
longues, ordinairement peu ou pas comprimées.
Distr. géogr. Plateau des deux Castilles et Sierra Nevada jusqu’au bord
de la Méditerranée.
a. subvar. iypica : Hab. Baza ''; S. Juan de Alcaras Ÿ; Grazalema '°; M.
1 Carestia in herb. Flor.; Wolf in herb. Mus. Pal. Vindob.
2 Herb. Delessert.
® Perreymond in herb. Petrop.
* Panizzi in herb. Florent.
5 Herb. Mus. Palat. Vindob.
5 Mertens in herb. Petrop.; herb. Taur. ; Reverchon in herb. Univ. Vindob.
7 Rugel in herb. Mus. Palat. Vindob.
8 Delacour in Soc. dauph., n° 2749; Neyra in Magnier, Fl. sel. exs.
9 Telesphore in herb. Taur. et herb. Florent.
1 Franqueville in herb. Florent.
11 Herb. Deless.
12 Gonzales in herb. Florent.
13 Willkomm it. hisp. secund., no 269.
4 Bourgeau, Pl. d’Esp., no 1067.
15 Bourgeau, Pl. d’Esp., no 569.
16 Reverchon, Pl, d’Andal., no 549 in herb. Mus. Univ. Vindob.
ul BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
Puig-Campaña '; collines à l’est d’Alicante ?; Carrellana ?; Sierra Castella
400-800 ‘: Valacloche 800m °; Segorbe, à l’Esperanza 400n 5; Origuela
1400» ?; Albarracin °; Aranjuez °.
Forma compressa : Siliques souvent distinctement comprimées.
Hab. Sierra de Mijas 2000’ '°; id. 4-900m ‘1,
b. subvar. castillana : Fleurs plus grandes, à pétales plus larges ; feuil-
les grisätres, entières ou avec 2-4 dents petites et étalées.
Hab. Madrid, in arenosis ad margines agrorum ©; Badajoz '*; Casalejo
près Talavera-la-Reina “.
c. Subvar. elongata : Plante verte, grande mais peu robuste; feuilles
oblancéolées, entières; limbe des pétales oblong.
Hab. Picos de Europa "°.
ö. var. occidentalis.
Plantes vertes-grisätres, quelquefois farineuses, tige abondamment
feuillée; feuilles linéaires, entières, rarement avec 2-4 dents; fleurs mé-
diocres; pétales oblongs à limbe plus court que le calice; siliques ordi-
nairement dressées, moins souvent étalées, subcylindriques ou cylindri-
ques-toruleuses, assez grêles, souvent longues.
a. subvar. lusitanica : Plante assez grande, verte; siliques dressées,
longues, non toruleuses.
Hab. Sierra de Arrabida ; Beira ‘"; Sierra de Tela '*; Braganca *.
! Porta et Rigo, tt. III Hispan., n° 69.
2 Herb. Boiss.
SAC
* Porta et Rigo, :t. III hisp., no 522.
5 Reverchon, Pl. d’Esp., n°0 549 in herb. Univ. Vindob.; herb. Boiss.
6 Reverchon, id.
7 Reverchon, Pl. d’Esp., n° 999 in herb. Univ. Vindob.
Hit
° Lange in herb. Flor.; Bourgeau, Pl. d’Esp., no 2066.
10 Boiss. in herb. Boiss. ; Reverchon in herb. Boiss.
11 Huter, Porta et Rigo in &. hisp., no 765.
2 Reuter in herb. Petrop.
13 Magnagut in herb. Mus. Palat. Vindob.
4 Bourgeau, Pl. d’Esp., n° 2363.
15 Boiss. in herb. Boiss.:
15 Hochstetter in herb. Boiss.; Welwitsch in herb. Petrop.
17 Welwitsch in herb. Petrop.
18 Webb in herb. Petrop.
19 Ferreira in herb. Conimbricensis.
ER
(49) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 45
forma foliosa : Feuilles très abondantes, grisälres; fleurs dressées,
toutes rapprochées dans leur jeunesse.
Hab. Cezimbra ‘; Oran ?; Mostaganem °.
b. subvar. patens : Plante verte farineuse; siliques longues, étalées,
ordinairement toruleuses.
Hab. Castella nova prope la Guardia *.
SÉRIE ITALO-DALMATIQUE.
s. var. italica.
Plantes de taille variable; feuilles ordinairement entières, linéaires ou
linéaires-oblancéolées; fleurs ordinairement médiocres, à pétales oblongs-
linéaires; siliques dressées, longues ou médiocres, grêles, comprimées.
Distrib. geogr. : Partie centrale et méridionale de la péninsule italienne
et en Dalmatie.
a. subvar. typica : Plantes petites ou médiocres, vertes-grisätres à lige
simple, aphylle; feuilles en rosettes, linéaires, entières; siliques mé-
diocres.
Hab. Trebinje, an der turk. Grenze’; monte Velino °; monte Sirente
ad Alfezza presso Sagliano ‘; all’Asserzi, solto il Gran Sasso d'Italia °;
al Palio sopra Filettino ?.
b. subvar. caulescens : Plantes vertes, grandes; tige feuillée, ramıfiee;
feuilles subentières ; siliques dressées, longues et greles.
Distrib. géogr. : Apennin central.
Forma sparsijolia : Tige grêle, feuilles linéaires-oblancéolées; fieurs
égales à celles de la subvar. typica.
Hab. San Demetrio, ad merid. urbis Aquila, in collibus argillosis siccis
viam ad laculum « di Sinizzo » '°; ad rupes montis Sirente 4000 '.
! Daveau in herb. Barb.-Boiss.
2 Debeaux in herb. Univ. Vindob.
® Balansa, in herb. Mus. Palat. Vindob.
* Boiss. in herb. Boiss.
5 Breindl in herb. Mus. Palat. Vindob.
6 Levier in herb. Florent.
7 Profela in herb. Florent.
5 A. Fiori in herb. Taur.
° Herb. Flor. et herb. Petrop.
19 Levier in herb. Barb.-Boiss.
1! Grover in herb. Barb.-Boiss.
Re
de dat SC SES À dE mit
aa BE ET FA TOR RAS VER NE M AS. POS ar I PUY NS ES D a A ea a NE SN le a a ee du D 2 JU ON DITS RES
46 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (50)
Forma fasciculaia : Tige robuste; feuilles ayant à leur aisselle un bou-
quet de feuilles bien développées; toutes lancéolées ou oblancéolées;
fleurs grandes; pétales à limbe obové ou oblong.
Hab. Monte Morone 5000’ *.
c. subvar. calabrica : Plante grisätre; lige simple aphylle; feuilles lar-
ges, sinuées-dentées ou lobées à 2-4 dents ou lobes; fleurs médiocres;
limbe des pétales souvent sublinéaire; siliques très longues, dressées.
Hab. Dirupata di Morano 4-800n ?,
SERIE SICILIENNE.
c. var. sicula.
Plante grisätre ou verte à tige feuillee; feuilles médiocres ou grandes;
subentières, sinuées-lobées ou subpinnatifides à 2-6 lobes saillants, étroits,
aigus. Fleurs à pétales oblongs, médiocres; siliques dressées, ou dressées-
étalées, à valves souvent un peu gibbeuses à la base.
Distrib. geogr. : En Sicile, surtout dans la région nord-ouest de l’île.
Hab. S. Martino *; Caltanisetta *; Parco près de Palermo °; Campo-
franco ®.
Forma montana Todaro : grisätre, petite, acaule, souvent plus ou moins
glanduleuse.
Dans la région montagneuse du massif des Madome et Nebrodi.
Hab. Madonie, in elatioribus montosis ”; a Quacedda °; Madonie di Po-
lizzi *; sopra Isnello '°.
Forma basiceras : valves gibbeuses à leur base, formant des bosses
bien saillantes.
Hab. M. Misciotto près de Caccamo ‘.
æ
1 Profeta in herb. Florent.
? Huter, Porta, Rigo ex tfin. it., III, no 329.
® Todaro in herb. Taur.; Huet du Pavillon in herb. Taur. ; herb. Boiss., etc.
* Heldreich in herb. Florent.
5 Parlatore in herb. Florent.
5 Lojacono, Pl. sicil. rar., no 672.
7 Todaro in herb. Taur.
8 Parlatore in herb. Florent.
% Leresche in herb. Boiss.
Huet du Pavillon in herb. Taur. et Strobl in herb. Mus. Pal. Vind.
1! Guzzino in herb. Taur.
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(51) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 47
SÉRIE BALKANIQUE
n. var. coronopifolia.
Plantes vertes-grisälres; tige feuillée; feuilles médiocres ou grandes:
fleurs médiocres; pétales à limbe largement linéaire-elliptique, tronqué.
Siliques étalées ou réfléchies, cylindriques-toruleuses.
Distrib. geogr. : Attique et isthme de Corinthe.
a. subvar. iypica : Plante de taille médiocre; feuilles à 2-4 lobes étroits
et saillants; siliques courtes ou médiocres.
Hab. Prope Athenas'; ad Phalerum ?; in mt. Hymetto ?; Kamariza ‘;
Constantinopoli ad litt. maris *.
b. subvar. corinthiaca : Souvent plus grande; feuilles ordinairement
entières; siliques longues avec 2 cornes terminales.
Hab. In collibus prope Megara et Kakiscala °; inter Zougra et Corfi *.
0. var. Thessala.
Plante robuste et grande, verte; tige feuillée; feuilles entières étroite-
ment oblancéolées; siliques grandes, robustes, comprimées, dressées ou
dressées étalées.
Hab. Ad Pontum prope Kila °; regione inferiori montis Olympi Thes-
saliæ prope Hajos-Dionysios * ; dunes du Bosphore ‘°.
+. var. pedunculata.
Plante verte; feuilles toutes basilaires, en rosette, entières, longues,
linéaires; fleurs grandes, semblables à celles de la var. coronopifolia
typica, mais à pédoncule égalant 1/2 — '/ı calice; siliques ?
Hab. Macedon. centralis; in saxosis calcareis ad Allchar ''.
1 Pichler in herb. Florent.
® Heldreich in Magnier, Fl. sel. exs., no 8bis.
# Heldreich in herb. Petrop.
* Heldreich, Herb. grec. norm., no 819.
5-7 Orphanides in herb. Boiss.
® Degen in herb. Florent.
9 Orphanides in herb. Boiss.
19 Coumany in herb. Boiss.
11 Dörfler, it. Turc. sec., n°9 20 in herb. Univ. Vindob.
L8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (52)
RESULTATS THEORIQUES
M. tristis, on l’a vu, est une espèce très polymorphe, mais chaque
forme est si étroitement liée aux autres que le tout forme un ensemble
indivisible et même relativement homogène. La parenté très étroite des
formes est d’ailleurs confirmée par la manière dontelles réagissent vis-à-
vis des changements de milieu : dès que les petites aires locales conte-
nues dans l’aire générale acquièrent une certaine étendue, certaines va-
riations apparaissent partout. Les formes à tiges aphylles ou feuillées,
à feuilles entières ou dentées, à siliques cylindriques on comprimées se
répétent partout.
On serait tenté d'admettre comme évidente la possibilité de la nais-
sance des mêmes variétés dans des régions différentes, ce qui a déjà été
proposé dans d’autres cas pour faciliter l'explication de certains faits de
géographie botanique.
Je sortirais du cadre de cet article si je résumais et discutais le pour et
le contre de cetle théorie; je me bornerai à exposer et démontrer les ré-
sultats auxquels j'arrive dans cette étude; un bon nombre de monogra-
phies faites dans ce but peut seul nous donner la clef du problème.
L’aire occupée par M. tristis est discontinue et s’etend de l’Olympe de
Bithynie par le Bosphore, les Balkans, l’Italie, les Alpes et la France,
jusque dans la péninsule ibérique et en Afrique.
La morphologie permet de détacher quelques parties de cette aire et
d'en faire des séries, dans chacune desquelles le passage d’un terme à
l'autre est donné par de nombreux intermédiaires; c’est ce qui m'a fait
diviser cette souche en 4 series; il est difficile de dériver ces séries les
unes des autres autrement que par des réflexions théoriques, excepté
peut-être pour les séries iberico-provencale et alpine; dans l’état actuel
de mes connaissances sur ce groupe, je crois plus utile de les considérer
séparément. Chaque série comprend un certain nombre de formes ou
faciès dont on retrouve des analogues dans les autres.
Il y a des variations qui ont la même importance dans toutesles series;
d’autres se sont fixées ou ont pris plus d'importance dans l’une ou l’autre
des séries et sont ainsi devenues la base sur laquelle se sont greffées les
autres variations; celles-ci, se répétant dans plusieurs séries, donnent des
formes analogues mais différant entre elles par le caractère ou la ten-
(53) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 49
dance seriale. Ordinairement il y a plus qu'un caractère qui varie à la
fois ‘dans chaque série, et cela rend encore moins probable la répétition
de formes identiques dans des séries différentes. La distinction desformes,
dans la souche M. tristis, va encore plus loin, car dans la même série, il
peut se former en des endroits éloignés des formes ressemblantes qui cepen-
dant n’ont qu'une partie des caractères communs et different par d’autres.
J’ai quelquefois constaté la présence d'individus presque identiques
dans des séries différentes, mais ce n’étaient que des individus isolés, la
très grande majorité des échantillons d’une forme dans une série donnée,
différaient toujours de l’ensemble des autres séries par un caractère géné-
ral. Les individus presque identiques étaient donc l'exception dans leur
série et ne sauraient être invoqués que pour démontrer l’affinité très
étroite qui lie les différentes séries ; en d’autres termes, il n’y a pas long-
temps que ces dernières évoluent séparément, après la désagrégation du
fond commun dont elles sont sorties.
Deux des échantillons provenant de la Calabre (Dirupata di Morano),
_ressemblaient d’une manière frappante à la variété augustipetala d’Es-
pagne; mémes feuilles entières assez petites, mêmes pétales linéaires
caractéristiques pour cette dernière variété ; mais tous les autres échantil-
lons, au nombre de quatorze, provenant des Calabres, avaient de
grandes feuilles sinuées-lobées ou subpinnatifides et des pétales linéaires-
oblongs ; la forme de Calabre a une tige aphylle et les deux échan-
tillons anormaux avaient aussi la tige aphylle ; comme la très grande
majorité des plantes d’Espagne ont une tige feuillée, ce n’est qu'aux indi-
vidus acaules de ce dernier pays qu’on pouvait comparer les deux échan-
tillons critiques de Calabre.
Etant données les grandes analogies que présentent les deux climats
de Calabre et d’Espagne, il n’est pas étonnant de trouver dans les deux
regions des individus ressemblants; ce qui est vraiment extraordinaire et
tout à fait demonstratif c'est que ces échantillons très ressemblants soient
si rares et appartiennent des deux côtés à un faciès aberrant. On serait
tenté de chercher dans les formes à feuilles entières de la série italienne
des ressemblances plus étroites avec la série espagnole; mais ces plantes
sont justement celles qui, par tous les autres caractères, s’eloignent le plus
des formes espagnoles.
La variété augustipetala d'Espagne ressemble beaucoup à la var. coro-
nopifolia de l’Attique. Mais les feuilles sont sinuées-lobées dans celle-ci,
entières dans la première; les siliques sont dressées dans la plante d’Es-
pagne, étalées dans celle d'Athènes, etc.
BULL. HERB. BOISS., janvier 4897. nm
ÈS RARES EN 2"
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (54)
La forme corinthiaca de la variété grecque, par ses feuilles souvent en-
tiéres semblerait être un rameau convergeant vers la variété espagnole ;
mais avec le changement convergeant il s’en est fait d’autres divergeants
et le caractère différentiel des feuilles est remplacé par le grand déve-
loppemenl des cornes de la silique chez la plante de Megara ; la silique
est d’ailleurs aussi étalée dans cette dernière plante que dans celle de l’At-
tique.
La variété caulescens de la série italienne a sa correspondante dans la
var. thessala de la série balkanique ; toutes les deux sont des plantes de
grande taille, à feuilles entières; mais la plante italienne a des siliques
très longues et très grêles, tandis qu’en Thessalie celles-ci sont souvent
moins longues et robustes; malheureusement je ne connais pas les fleurs
de la plante de Thessalie.
Chacune de ces deux variétés donne une forme à feuilles très distincte-
ment fasciculées, chez laquelle les caractères distinclifs des variétés ty-
piques se conservent.
Dans deux cas seulement, j'ai trouvé la même forme dans deux localités
assez éloignées; ce sont: une plante de Cezimbra (Portugal), que j'ai
réuni avec une autre d'Oran et de Mostaganem sous le nom de forma
foliosa ; les plantes de Provence et de Catalogne, constituent la var. pro-
vincialis. |
Mais, dans ce dernier cas, il est évident que la Provence n’est que le
terme extrême de la série hispano-provencale et la Catalogne est la pro-
vince de l'Espagne qui est la plus voisine de cette partie de la France.
J'ai vu d’ailleurs des exemplaires de Port-Vendre et de Montpellier ; le
premier était malheureusement en trop mauvais état pour qu'on put
en tirer des données sûres ; mais l’exemplaire de Montpellier ' ne differait
en rien de ceux de Provence.
L’autre cas, celui de la forme foliosa est encore pius facile à expli-
quer, cette plante se distinguant des autres surtout par un facies dû très
probablement à l’action directe du milieu; d’après ce que j'ai vu de
plantes africaines, je puis affirmer que les plantes d'Algérie se rappro-
chent fortement par tous leurs caractères de celles du Portugal et ren-
treront sans doute dans la même variété que celles-ci.
Je puis donc dire que :
Dans aucun cas je n’ai trouvé dans des séries différentes ou dans des
localités éloignées de l’aire d’une même série, des formes égales ou pos-
1 Herbier Delessert.
(55) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 51
sédant des caractères communs dont la valeur eut permis de séparer ces
formes du reste, pour les réunir sous le même nom. Dans tous les cas,
les variations apparemment convergeantes étaient bien plus fortement
liées à leur variété type ou au reste de leur propre série qu’à la variation
où à la variété semblable de la même ou d’une autre série.
Aucune localité de l’aire de M. tristis ne dépasse au nord le faîte de la
chaîne alpine ; les stations sont très restreintes dans la région froide, au
pied des Alpes, plus étendues dans les régions chaudes de l’aire. C’est
dans celles-ci que M. tristis est le mieux développé et présente une plus
grande richesses de formes.
Le substratum est presque partout le même : M. tristis aime les sols
rocailleux, rocheux, ou les terrains meubles :
En Espagne el en Portugal :
Sur « dürren Gyps-, Mergel- und Thonboden » !; « an Felsen und auf
Gerölle » * ; « in saxosis arenosis » ? ; « locis glareosis petrosis... sol. cal-
car. » ‘; « lieux arides et rocheux, sur le calcaire » °; « in collibus gypsa-
ceis circa la Guardia » ®.
En Provence :
« Les rochers » ?; « dans les oliviers, au bord de la route ....»°; «ter-
rains sablonneux, bord des chemins » * ; « Rochers du Ferrion » *°.
En Maurienne, à Termignon, où j'ai vu moi-même la plante, celle-ci se
trouve sur des pentes ensoleillées et ses racines sont profondément en-
foncées dans le détritus formé par la désagrégation des roches gypseuses.
— « Terrains gypseux au-dessous du fort de l’Esseillon près Lansle-
bourg » ".
En Valais au-dessus de Brigue (route du Simplon) d’après ce que j’ai vu
en juillet passé, M. trishs croit sur le détritus donné par un schiste lustré
à veinules de calcaire et aussi dans les fentes du rocher; sur les deux su!
stratums la plante est fixée solidement par de longues et fortes racines.
1 Willkomm, Grundzüge der Pflanzenverbreitung auf der Iber. Halbins.
(1896), p. 148.
2 Id., p. 188 et 228.
3 Boiss., Voy. en Esp., IT, p. 23.
* Huter, Porta et Rigo ex tin. hispan. (1879), no 769.
5 Reverchon, Exs. Pl. d’Esp., no 549.
5 Boiss., Voy. en Esp., II, 24.
ieverchon, Pl. de France exs.
Soc. dauphin. exs., no 2749 (Delacour).
9 Magnier, Fl. sel. exs., no 8 (Neyra).
9 Canut exs. in herb. Florent.
E. Cosson exss. in herb. Mus. Palat. Vindob.
D2 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (56)
Au-dessus de Cogne, M. tristis se trouve dans les mêmes conditions
qu’au-dessus de Brigue '.
Au pied des Alpes orientales :
« In rupibus calidis ad Benacum sol. calcar. » ? ; « in glareosis et areno-
sis ad ripam fluvii Fellæ » ®.
Sur les Apennins et en Sicile :
« In præruptis subalpinis decliv. merid...»*; «in pascuis rupestribus...
sol. calcar. »°; « ad rupes calcareas » ©.
Dans la péninsule balkanique :
« In arenosis prope Athenas »’; « auf dürren Kalkhügeln »°; «in
saxosis calcareis » °; « in rupestribus albidis » '°.
Actuellement, M. tristis est donc bien une plante des rocailles et des
cöteaux ensoleillés de la région méditerranéenne; comme pour toutes ses
congénères, sa période d'activité végétative est limitée à quelques mois
de l’année, ordinairement mai et juin; en juillet les siliques finissent
de mürir et jusqu'au printemps suivant la plante ne donne presque plus
signe de vie.
J’emprunte à un excellent article publié tout récemment par M. Angot
les données pluviométriques suivantes pour quelques villes situées dans
la région où M. tristis fleurit et fructifie dans les mois de mai, juin,
juillet :
Mois: 4 2 3 k 5 6 7.087 0 A0 OU 1 Mo RME
ann.
Madrid. JL 98, 345: 72.4530 2197 1933 C7 UT EI
Valence a6 231 83972.397213 2997 2499272907767 8a 507 NS 2080
Saragosse. - 197 49726 35 48 80° 46 432632 72921 lt
Marseille 497 235 1062 52727026. 13725. 61 887 70. 562 30%
Rome. 85 70 80 75 51 38 15 23 80 139 100 90 846
Lisbonne. 93 84 9% 70 54 13 4 8 32 77 94 101 726
Moy. mens. 52,3 44,5 55,3 53 46,8 26,3 12 15 51.3 75,8 66,1 59,5
1 Communication verbale de M. Wolf, le botaniste valaisan bien connu.
? Porta in herb. Florent.
® Pichler in Fl. exsicc. austro-hung., n°0 86.
* Levier, Plant. neapol. exsicc. in herb. Florent.
5 Huter, Porta, Rigo ex itin. ital., III, no 329.
$ Huet du Pavillon, Pl. siculæ exsice. herb. Boiss.
7 Pichler in herb. Florent.
® Spruner in herb. Mus. Palat. Vindob.
® Dörfler, 6. Turc., II (1893), no 20.
10 Velenowsky, Fl. bulgar., p. 23.
1 Le régime pluviom. de l’Eur. occ. in Annales de géographie, 1895-96.
NAS EME
ar
(57) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 53
La fleuraison, commencée à la fin d’avril, atteint son maximum en mai;
pendant ce mois la quantité moyenne d’eau qui tombe dans les régions où
se trouvent les six villes comprises dans le tableau précédent est de mm.
46,8; dans les trois mois suivants cette moyenne est encore plus basse.
À la Guardia où règne le climat atlantique, notre plante fleurit en au-
tomne « .... ubi ego floriferam mense novembri legi » dit Boissier '.
Les échantillons récoltés par E. Boissier et que j’ai vu dans son herbier,
portent les uns la date « octobre », d’autres la date « novembre » ; tous
portent des fruits mürs ou très avancés et les dernières fleurs. Cette co-
existence de fruits mürs et de fleurs encore bien développées est remar-
quable, car elle ne se rencontre pas dans les autres parties de la péninsule
ibérique ; on comprend que dans les régions a été très sec, la production
de fleurs soit vite suspendue par le manque d'humidité el que les siliques
seules puissent continuer à se développer. Cette forte sécheresse ne se
fait pas sentir à /a Guardia et la production de fleurs peut continuer très
tard, même pendant que les fruits mürissent.
Il faut environ trois mois pour que les siliques arrivent à la maturité;
on peut donc admettre qu’à la Guardia la floraison commence en juillet
et aoül; or, je remarque que dans cette region, où les pluies sont abon-
dantes, la fin de l’été et l'automne sont les périodes de l’année qui reçoi-
vent moins d’eau, pour tous les autres mois la moyenne de pluie étant
très forte. « Vorwaltende Winterregen, jedoch auch der Sommer mässig
regnerisch (6-15 regentage im Monat.) », dit Köppen pour cette région *.
Les pluies d’été semblent donc retarder le moment de l’&panouissement
des fleurs de M. tristis.
Est-ce l'humidité trop grande qui empêche la floraison de cette plante?
Je crois que ce retard est dü plutôt à la fréquence des jours pluvieux,
qui diminuent en une forte mesure l’insolation dont cette plante medi-
terranéenne a surtout besoin.
Au pied des Alpes orientales, dans les stations du lac de Garde et des
bords du Tagliamento, les mois de l’été reçoivent à peu près la même
quantité d’eau que la région N. W. de la péninsule ibérique :
bise A À 3 Bu Ne oo Nu a MON:
ann.
Santiago.. 197 163 169 135 132 64 52 60 131 170 186 193—1652
Trieste. 56 53 79 74 82 121 68 89 125 145 101 76—1069
Milan. 02 50 83 99 95 88 57 77 97 114 111 72—997
1 Voy. en Esp., II, p. 24.
? Atlas physique de Berghaus.
3 Angot, loc. cit.
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (58)
Mais notre plante fleurit normalement, c’est-a-dire en mai et juin au
pied des Alpes orientales; d’où vient cette difference? c’est ici que l’impor-
tance de l’insolation dans le développement de M. tristis est bien visible.
Les mois du printemps reçoivent dans le N. E. de /’Italie de un tiers à
la moitié de l’eau qui tombe pendant la même saison sur lescötes N. O.
de la péninsule ibérique. De plus, les fortes précipitations de la région
insubrienne sont données, surtout pendant cette saison, par des pluies
torrentielles, et l’insolation en est par conséquent peu réduite, surtout si
on songe au ciel pur dont jouissent les Préalpes italiennes.
Le printemps très favorable du sud des Alpes, permet à notre plante
de se développer pendant cette saison, tandis que les pluies abondantes
et le peu d’insolation dont dispose le printemps de la Galice obligent
M. tristis a relarder son développement jusqu’en été.
La température doit évidemment jouer un rôle secondaire dans la dis-
tribution d’une plante qui croit à Oran, en Sicile, au bord de la mer, et
monte en Valais et dans la vallée d’Aoste jusqu'à 2200 m. Nous venons
de voir que M. tristis ne craint pas l'abondance de pluie, si celle-ci ne di-
minue pas l’insolation.
Le subtratum étant aussi à peu près partout le même, rocailles ou dé-
tritus de roches facilement désagrégeables, toute influence secondaire de
ce facteur est exclue.
Dans l’état actuel de mes connaissances sur ce groupe, je ne puis
attribuer à l’action directe du milieu ambiant que les changements de
dimensions ou d’aspect; c’est ce que j’exposerai plus loin.
M. tristis est une de ces plantes à période végétative très courte, orga-
nisées de manière à pouvoir supporter de la même manière un long re-
pos, qu'il soit imposé par la neige ou par la sécheresse,
J’appelle M. tristis une plante méridionale, car sa distribution actuelle,
son développement relatif dans les différentes parties de son aire, son
mode de vie, en font une espèce méditerranéenne bien caractérisée.
M. tristis s'élève facilement sur les montagnes et y donne une forme
végétative qui est partout la même : petite plante à feuilles toutes ou en
grande partie entières, condensées en rosetie; tige aphylle, courte. Sur
les montagnes d'Espagne et de Sicile le passage de la forme de plaine à
celle de haute montagne est insensible; les exemplaires acaules y sont
peu abondants et rarement typiques. La forme des pétales n’est pas in-
fluencée par le changement d'altitude; le voisinage d’un massif monta-
gneux paraît au contraire avoir une certaine influence sur la forme des
siliques : en effet, sur la Sierra de Mijas (dépendance de la Sierra Nevada),
la var. angustipetala produit des siliques distinctement comprimées, sans
(59) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 55
que les autres caractères soient changés. En Provence, les siliques sont
cylindriques-toruleuses à Avignon et comprimées à Vaucluse. Ce n’est
pas l'altitude qui produit ce changement, puisque la plante à siliques
comprimées de la Sierra de Mijas et celle de Vaucluse se trouvent à une
petite élévation au-dessus de la mer; est-ce peut-être l'humidité, qui est
plus forte à la base de ces massifs montagneux que dans la plaine envi-
ronnante ?
Je remarque d’autre part que sur les Alpes et les Apennins, les siliques
sont toutes comprimées; ces fruits ne sont constamment et distinctement
eylindriques-toruleux qu’en Sicile et dans l’Attique; en Thessalie et sur
les bords du Bosphore les siliques redeviennent comprimées.
Sur les Apennins, la forme acaule est déjà prédominante, mais moins
que dans les stations de la région alpine, où elle devient exclusive.
Dans les stations de la region subalpine, on trouve quelquefois des
exemplaires à tige feuillée, ce qui constitue évidemment un retour à la
forme primitive; mais ces exemplaires se distinguent par la disposi-
tion des feuilles sur la tige; chaque feuille porte à son aisselle un bour-
geon court dont les folioles sont aussi développées que les feuilles de
premier ordre; les feuilles avec leur bourgeon développé constituent
autant de faisceaux qui donnent à la plante une apparence particulière.
On peut admettre sans aucun doute que cetle forme acaule est due à
l'habitat dans la région montagneuse.
Comme cette forme fasciculée se trouve toujours en relation très étroite
avec des plantes de montagne, j’admets qu'elle dérive toujours de la
forme acaule, dont elle constitue le retour vers le type à tige normale-
ment feuillée, plutôt qu’une variation directe de cette dernière.
On se demande pourquoi cette plante, qui ne paraît craindre que le
manque de soleil, n’est pas plus répandue sur le versant méridional des
Alpes, où le subtratum qu’elle affectionne et la lumière se trouvent en
abondance.
M. tristis est dans le même cas que Globularia cordifolia et Saxifraga
Cotyledon dont parle Engler !.
La briéveté de sa période végétative, qui lui permet peut-être de sup-
porter le climat alpin, lui est nuisible dans la lutte contre les plantes à
longue période végétative. Dans le Midi, la sécheresse de l’été arrète sans
exceptionla végétation de toutes les plantes qui n’ont pas des adaptations
tout à fait spéciales contre la sécheresse. Au pied des Alpes et dans la
région basse de celles-ci, la végétation peut se développer sans interrup-
1 Vers. einer Entwickl. d. Florengeb., I, 156-157.
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (60)
tion du printemps à l’automne et alors les plantes qui peuvent profiter de
toute cette partie de l’année, ont la possibilité de se développer davantage
que M. tristis, dont l’activité végétative est restreinte à trois mois; le
terrain occupé par celle-ci serait envahi par les plantes plus vivaces, qui,
en lui enlevant même la lumiere, l’auraient bientôt étouffée.
Si M. tristis persiste encore sur quelques points, c’est grâce à ses lon-
gues et robustes racines, qui lui permettent de profiter des terrains meu-
bles, sur lesquels peu d’espèces peuvent se maintenir.
Causes géologiques de la distribution de M. tristis. — Cette espèce se
rattache à des espèces du Caucase et (beaucoup plus étroitement) à un
groupe ayant pour centre de dispersion l'Atlas marocain. Tout me porte
à croire que la souche primitive de M. tristis, partie de l'Orient, se
répandit jusqu’au Maroc où elle donna deux groupes de formes ou
espèces : un groupe de plantes annuelles et un autre de plantes vivaces ;
M. oxyceras est l'espèce la plus répandue du premier groupe, tandis
qu’au second appartiennent M. tristis, M. arabica, M. torulosa et des
formes marocaines encore peu connues,
La forme qui donna M. tristis occupa le N. O. de l’Afrique, passa en
Sicile d’un côté et dans la péninsule ibérique de l’autre; à partir de cette
dernière région elle se répandit à travers l’Europe jusqu’en Bithynie. Il
est à remarquer que la plante manque à la Corse et à la Sardaigne;
malgré le peu de matériaux que j'ai étudié provenant de l'Italie méridio-
nale, je puis presque affirmer que le M. tristis de la péninsule italienne
n’est pas venu de Sicile; les plantes italiennes ne se rattachent pas non
plus directement à celles des Alpes, ni par les caractères, ni par la distri-
bution géographique, car elles ne dépassent pas au nord l’Apennin cen-
tral. Elles se rattachent aux plantes de Dalmatie, qu’on peut faire deriver
de celles du Frioul.
On peut constater une série presque ininterrompue du Portugal aux
Alpes orientales; le seul point où lé passage d’une localité à l’autre soit
un peu brusque est entre les plantes de Maurienne et de Provence; mais
si je ne puis pas faire dériver directement ces plantes l’une de l’autre,
j'ai lieu de croire que ces deux formes sont sorties d’une souche com-
mune immédiate.
Les plantes de la série alpine se séparent nettement de celles de la
série hispano-provencale par leur tige aphylle. Ce caractère, de peu d’im-
portance dans les séries méridionales, en acquiert une très grande ici à
cause de sa constance ; il faut donc admettre que les plantes du pied sud
des Alpes ont été détachées en bloc de la partie occidentale de la série
par des influences qui n’ont pas agi sur cette dernière.
(61) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 57
La plaine lombarde ne présente aucune possibilité pour le développe-
ment de notre plante ; celle-ci a done toujours dû être restreinte au voisi-
nage immédiat des montagnes. C’est là qu’elle a été surprise par l’époque
glaciaire, dont elle a subi l'influence et qui l’a modifiée partout où elle l’a
atteinte, c’est-à-dire dans la région entre le Piémont et la Carinthie.
Etant peu sensible au froid, M. tristis a pu se maintenir dans le voisi-
nage immédiat des glaciers qui venaient déboucher dans la plaine du P6.
Je dirai même plus, c'est grâce à ces glaciers qu’elle a pu se main-
tenir et se répandre davantage dans cette région, car seulement dans le
voisinage de ceux-ci, elle était assez protégée contre la concurrence des
autres plantes. Lorsque les glaciers se retirèrent, notre plante ne put con-
continuer à vivre qu'en suivant ceux-ci de très près dans leur retraite,
car le terrain laissé libre était vite envahi par des plantes qui luttaient
avec avantage contre M. tristis. D’etape en étape, celui-ci suivit les gla-
ciers de la vallée d’Aoste, de la vallée entre Turin et le mont Thabor, et
de la longue vallée qui prend ses origines au Simplon.
Avec les glaciers de ces deux dernières vallées, notre plante passa les
cols du Cenis et du Simplon et put ainsi redescendre (immédiatement
ou plus tard) de l’autre côté, en Valais et en Maurienne ; plus tard, les
colonies au haut des cols disparurent et il ne reste maintenant plus que
les dernières formées, en voie d'extinction aussi.
Dans la vallèe d’Aoste, M. trisis n’eut pas de cols à passer ; il suivit le
glacier j'usqu'au-dessus de Cogne, où il se maintint jusqu’à nos jours sur
une moraine du glacier de l’ancien glacier de la Fenêtre de Champorcher;
une autre colonie se fixa à Courmajeur, tout au fond de la vallée d’Aoste.
Cette explication rend compte de la ressemblance de la forme de Cogne
avec celle de Maurienne et de celle du Valais avec celle du lac de Garde.
Les vallées de la Dora Riparia et de la Dora Baltea débouchent dans la
région occidentale du croissant formé par la chaîne alpine et ont dü par
conséquent puiser les plantes auxquelles elles ont donné passage dans
cette même région occidentale, qui communique avec les Alpes maritimes
et la Provence.
La vallée qui descend du Simplon, aboutit au lac Majeur, donc dans la
région des Alpes orientales, dans la même qui a fournit les plantes du lac
de Garde et des bords du Tagliamento.
Les climats très semblables de la vallée d’Aoste et du Valais ont fait
subir aux plantes qui y sont arrivées les mêmes modifications, sans effa-
cer les tendances héréditaires, qui permettent encore aujourd’hui de rat-
tacher les plantes du Valais à celles du lac de Garde et celles de Cogne à
celles de la Maurienne.
98 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (62)
Dans les Apennins, la distribution de M. tristis montre avec plus d’evi-
dence encore le rôle joué par le retrait des glaciers dans la dispersion et
la conservation de cette plante. Les stations de la série italienne se grou-
pent autour des massifs plus importants, celui du Gran Sasso d'Italia au
centre et ceux des Calabres au sud; or c’est justement dans les vallées
qui dépendent de ces massifs, que des restes d’anciens glaciers ont été
signalés *.
Alph. De Candolle ? avait déjà signalé le rôle joué par le retrait des
glaciers sur la distribution de la végétation des chaînes alpines méridio-
nales, mais il en tirait des conséquences différentes ; l’illustre botaniste
se ratlachait, pour l’origine des flores du Valais et de la Maurienne, à
l'opinion de Christ, d’après laquelle le Valais représente la partie supé-
rieure de la vallée du Rhône.
Il est évident d'autre part que le passage des cols à la suite des glaciers
n’a pu être effectué que par certains groupes des plantes, pour les autres
d’autres explications étant nécessaires .
Je ne dirai que quelques mots sur la distribution des séries méridio-
nales, me bornant à signaler quelques faits saillants :
La forme de Provence, comme c’est d’ailleurs le cas pour beaucoup d’au-
tres plantes, se rattache très étroitement à celles de Catalogne ; elles
rentrent dans la même variété.
Les plantes de Portugal sont très voisines de celles d’Algérie.
La série sicilienne est plus voisine (autant que je puis le dire d’après
des matériaux incomplets) des plantes d'Afrique que de celles de la
Calabre. £
Les plantes de cette dernière region se distinguent à peine de celles
de Trebinje (Dalmatie), et passent directement à celles de l’Apennin
central.
Cest de la Dalmatie et non directement des Alpes que paraissent être
1 De Stefani : Gli antichi gliacciai delle Alpi Apuane (Boll. Club. alp. ital.,
XXIV, 1890.
De Lorenzo : Avanzi mor. di un ant. ghiacciaio del monte Sirino (Rendic. R.
Ac. dei Lincer, 1892, p. 35%). Id. Il postpliocene del gruppo del Sirino (id.,
1893, p. 317).
2? Sur les causes de l’inégale distrib. des plantes rares de la chaîne des Alpes
(Act. du Congrès Bot. intern. de Florence, 1875).
# Voir à ce sujet parmi les travaux les plus récents : Briquet, Rech. s. la fl. du
distr. savoisien, in Engl. Jahrb., t. XII (1890); R. Chodat, Remarques de
geogr. bot. in Bull. Soc. bot. de France, t. XLI, p. cexxıv (1896). Dans ces deux
publications, on trouvera aussi la bibliographie.
(63) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 59
venues les formes de la péninsule italienne; cela est appuyé par le fait
que dans toute la moitié septentrionale des Apennins M. tristis ne pré-
sente aucune stalion; la plante la plus voisine géographiquement, est
celle du col Ferrion, dans les Alpes maritimes, qui est bien différente.
La forme qu’on trouve aux environs d'Athènes est la même que celle
de Constantinople, celle-ci étant seulement un peu plus grande. La plante
de Thessalie et une de celles du bord du Bosphore rentrent dans la même
variété qui me parait être une formation robuste due au climat des basses
montagnes de Thessalie et de Thrace.
La seule forme connue de Macédoine semble être une formation alpine
de la variété d’Attique et de Constantinople. Il y aurait donc eu formation
d'une forme des montagnes de Thessalie se rattachant encore directe-
ment à celle d’Attique; d'autre part, la forme acaule de la Macédoine
centrale témoigne de modifications plus profondes, auxquelles le régime
glaciaire ne serait pas resté étranger.
Le fait que la variété pedunculata de Macédoine se rattache directement
à celle de l’Attique et de Constantinople et ne présente que des ressem-
blances dues à son faciès acaule, avec celles des Alpes, oblige à admettre
l’action directe de la période glaciaire sur les plantes des régions au nord
de la Grèce, au lieu d’une migration venant des massifs montagneux
occidentaux.
Étant données la grande variabilité actuelle de M. tristis et des groupes
auxquelles celui-ci se rattache, on doit admettre que la dispersion de cette
espèce est peu ancienne et qu'elle s’est faile sous une forme peu diffé-
rente des contemporaines.
La période glaciaire a surpris et modifié les représentants subalpins
de cette espèce, en tuant ceux qui existaient au nord des Alpes, en sup-
posant qu’il y en ait eu.
M. tristis manque aux îles méditerranéennes; peut-être le trouvera-
t-on sur quelques îles de l’archipel grec. La non existence de cette espèce
en Corse et Sardaigne est tout à fait significative, car cela indique qu'elle
a dû se répandre après ou pendant la submersion du pont qui réunissait
ces îles à l’Afrique et probablement aussi à la Ligurie. On peut aussi sup-
poser, pour ce dernier cas, que l’isthme n’était pas accessible à des plantes
à subtratum spécial et non maritimes comme M. tristis '.
1 Voir, sur l’existence de cet isthme : Engler, Entwickl. d. Florengebiete, 1,
p. 107-108.
60
SUR L’APPLICATION RIGOUREUSE
DE LA
RÈGLE D'ANTÉRIORITÉ DE LA DÉNOMINATION BINAIRE
DANS LA NOMENCLATURE
Les Lois de la Nomenclature botanique ont donné lieu, depuis plusieurs
années, à de nombreux articles et à des controverses presque passionnées.
Certains auteurs veulent, en effet, faire remonter le droit d’antériorité
jusqu’au plus ancien nom binaire, fût-il de Bauhin. alors que la denomi-
nation spécifique binaire n’était qu'un fait accidentel au milieu des phrases
caractéristiques des ancêtres de la botanique: d’autres préconisent, au
détriment de ladite loi d’anteriorite, le long usage de telle ou telle deno-
mination ayant cours dans les ouvrages généraux ; d’autres s'appuient
sur l’article 57 des Lois de la Nomenclature, adoptées au Congrès de Paris
en 1867, et veulent en tirer la conclusion que l’épithète spécifique devant
toujours subsister, il y a lieu de créer de nouveaux noms lorsqu'une es-
pèce classée dans un genre ne porte pas dans ce genre le qualificatif spé-
cifique princeps ; d’autres, enfin, tout en admettant la loi d’antériorité
comme critérium absolu pour les noms binaires et rejetant nettement
l’usage, admettent parfaitement ce même usage pour donner au mot
« Forme » une valeur nullement définie dans les Lois de la Nomencla-
ture. |
Quelques botanistes ont bien voulu me demander de faire connaître,
comme phytographe, mon avis sur ces divers points. ;
En ce qui concerne l'adoption des noms binaires antérieurs à Linné,
j'estime qu'il n’y a pas lieu à nouvelle discussion, la grande majorité des
auteurs contemporains étant d'accord pour n’accepter que les noms créés
(2) G. ROUY. DÉNOMINATION BINAIRE DANS LA NOMENCLATURE. 61
ou repris par Linné. Relativement à la conservation dans la nomenclature
de noms binaires généralement employés, mais de date plus récente que
d’autres tombés dans l'oubli, c’est-à-dire relativement au principe de
l’usage, je rappellerai seulement que cette question ayant été, récemment
encore, traitée dans divers mémoires, il y aurait superfétation à y revenir
longuement : j’en dirai seulement un mot plus loin. Quand à la valeur
phytographique du mot Forme dans la nomenclature, que pourrais-je
ajouter à ce que j'ai déclaré dans l’Avis publié en tête du tome IT de la
Flore de France? Mon argumentation reste entière et je ne sache pas
qu’une réfutation sérieuse et fondée en ait été faite.
Reste donc le troisième point: création de noms binaires nouveaux com-
portant toujours comme qualificatif spécifique l’épithète princeps. Je vais
traiter plus longuement cetle question en me plaçant au point de vue pra-
tique, comme je l'ai fait jadis au sujet de la préparation des cartes géo-
botaniques lorsque j'ai indiqué le degré comme unité de quadrillage de
ces cartes (Actes du Congrès de Paris, 1889, p. xıx-xxun).
Du droit d'antériorité de la dénomination binaire ! — En l’état actuel de
la science je pose cette règle comme un des points fondamentaux de la
nomenclature, dans le but d'éviter toute création de noms nouveaux in-
nombrables basés sur l’effet de rétroactivité, et afin de faire considérer
comme morts-nés les noms nouveaux établis dans ces conditions.
En effet, plusieurs botanistes, appréciant d’après leursidées personnelles
les termes de l’article 57 des Lois de la Nomenclature, disant que « Lors-
qu'une section ou une espèce est portée dans un autre genre... le nom
de la section, le nom spécifique... subsiste, à moins que, dans la nou-
velle position il n'existe un des obstacles indiqués aux articles 62 et 63 »,
ont trouvé tout naturel de reprendre l’Epilhete spécifique princeps de
toutes les espèces qui ont été changées de genre et de nous créer de tou-
tes pieces, à nous systématiciens déjà presque noyés dans la synonymie,
plusieurs milliers de noms nouveaux, encombrant ainsi bien inutilement
la nomenclature. Et ils manifestent quelque mauvaise humeur que nous
refusions avec énergie ces présents d’Artaxerces ?
Comment se fait-il donc qu'ils n’aient point encore compris, et pourtant
on leur a depuis quelques années suffisamment dit, que rien dans ce fameux
article 57 ne précise que la rétroactivité s'impose (pas plus dans nos lois
qu'ailleurs!) et que les termes mêmes «lorsqu'une section ou une espèce
est portée...» signifient bien clairement que le Congrès ayant adopté
cet article n’a nullement en l'intention d'autoriser ou de réclamer la créa-
tion de noms nouveaux basés sur ce principe, mais bien de décider qu'à
62 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
l’avenir les botanistes devront agir comme il est dit, pour le mieux de la
clarté. S'il en avait été autrement, l’article aurait évidemment dit : « Lors-
qu’une section ou une espèce aura été portée dans un autre genre, le nom
de section ou le nom spécifique devra être modifié, et le qualificatif spéci-
fique princeps subsistera seul, à moins que... » Il est évident aussi que l’ap-
préciation que ces novateurs veulent donner de l’article 57 des Lois est
en opposition directe avec les termes si catégoriques de l’article 3 de ces
mêmes Lois, énonçant que « Dans toutes les parties de la nomenclature,
le principe essentiel est d’éviter ou de repousser l’emploi de formes et de
noms pouvant produire des erreurs, des équivoques ou jeter de la con-
fusion dans la science. Apres cela, ce qu'il y a de plus important est d’evi-
ter toute création inutile de noms. Les autres considérations... sont rela-
livement accessoires. »
Ceci dit, je déclare être tout disposé à ne pas écarter de parti pris la
règle si nette de l’antériorité, et à ne pas m’en rapporter seulement à
l'usage, système de nomenclature que soutiennent encore, avec arguments
sérieux, quelques bons esprits cependant appelés fatalement à être traités
de rétrogrades dans un laps de temps assez court. On peut voir, en effet,
que dans des publications importantes d’ordre general! je m’efforce d’ap-
pliquer presque toujours la règle d’antériorité, à quelques rares excep-
tions près abondamment consacrées par l'usage du nom binaire adopté,
tout en donnant alors constamment dans la synonymie le nom le plus
ancien.
Mais on peut remarquer aussi que je n'accepte ce droit d’anteriorite
que pour la dénomination binaire, et que jamais je ne considère comme
préférables les noms nouveaux créés par des auteurs modernes en utili-
sant l’épithète spécifique la plus ancienne. — Dans la préface de la Flore
de France nous avons nettement indiqué (p. x) « que lorsqu'une espèce
aura été placée dans un genre autre que celui dans lequel l’avait classée
son inventeur, nous adopterons toujours le nom donné pour la premiere
fois dans ce nouveau genre. Exemple: l’Erucastrum Pollichii Schimp. et
Spenn. a été placé pour la première fois par Grenier et Godron dans le
genre Diplotaxis sous le nom de D. bracteata G. et G. Cette manière de
voir élant la nôtre, puisque nous n’acceptons pas le genre Erucastrum,
nous inscrirons cette plante sous le nom de D. bracteata bien que, ainsi
! Rouy et Foucaud, Flore de France, 1 (1893), II (1895), III (1896) et IV en
préparation.
Rouy, Illustrationes plantarum Europe rariorum, fasc. I-VI (1895-97); se
continue.
(4) G. ROUY. DÉNOMINATION BINAIRE DANS LA NOMENCLATURE. 63
que F. Schultz l’a fait remarquer avec raison, Gremier et Godron eussent
dû conserver la dénomination Pollichu. » — Plus loin (tome III, p. 307),
j'ai dit, à propos du Spergularia salsuginea : « Dans l'introduction
(|, p. ix-x), nous avons énoncé nettement la ligne générale que nous nous
proposions de suivre relativement à la règle d’antériorité des noms. C’est
pourquoi nous adoptons Spergularia salsuginea Fenzl au lieu de S.
diandra Heldr. et Sart., ce dernier de plusieurs années postérieur, bien
que Arenaria diandra Guss. soit antérieur de trois ans à Arenaria salsu-
ginea Ledeb. Si l’antériorité se bornait à l’épithète spécifique, ce que
n’expriment nullement les articles des Lois de la Nomenclature, un nom-
bre immense de noms binaires adoptés couramment, et à juste titre,
tomberaient dans la synonymie au grand détriment de la clarté. L’ante-
riorité de la dénomination binaire est, au contraire, un guide sûr dont
nous ne nous écarterons que bien rarement dans des cas obligatoires
(Cf. Introduction, p. x).
Au sujet de ce passage, j'ai été quelque peu malmené par M. John
Briquet (ap. Burnat Fl. Alpes-Marit., Il, Observ. prélim., p. xın-xıv) qui
m'a {axé purement et simplement d’ignorance absolue de l’article 57 des
Lois de la Nomenclature et des Nouvelles Remarques de la Nomenclature
botanique, de Alph. de Candolle! Que mon jeune et excellent confrère se
rassure : malheureusement pour mon âge, je connaissais déjà l’article
97 des Lois alors qu'il était encore sur les bancs de l’école et je n’igno-
rais pas, en écrivant le passage de la Flore de France ci-dessus relaté, les
commentaires d’Alphonse de Candolle sur les articles 53-58 dans les
Nouvelles Remarques, Villustre botaniste ayant bien voulu m'adresser,
avec dédicace personnelle, un exemplaire de ses commentaires, que j'ai
étudiés d’un bout à l’autr me de juste. Nous différons simplement,
M. Briquet et moi, d'a: eciation des termes de l’article 57, car
j'ai beau lire et relire cet «tue et les lignes qui lui ont été consacrées
ultérieurement par Alph. de Candolle, je n’arrive pas y trouver la confir-
mation de l'opinion de M. Briquet, opinion partagée par certains bota-
nistes contemporains plus désireux de créer eux-mêmes des dénomina-
tions nouvelles pour des espèces déjà connues que de soulager au con-
traire la nomenclature botanique de tout le fatras de synonymie qui tend
à la rendre de plus en plus aride.
Je reproduis ici, pour faciliter au lecteur l’examen de la question, le
texte intégral du passage des Nouvelles Remarques concernant l’article 57
des Lois : « L’usage de conserver l’ancien nom spécifique lorsqu'on
fait passer une espèce d’un genre dans un autre (art. 57) est bien établi.
64 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Cependant on l’a critiqué, au moins comme règle obligatoire, basée sur
le principe de la priorité. On soutient alors qu’üne espèce est désignée
par l’assemblage de deux noms, et que l’un de ces noms étant abandonné,
l’autre tombe avec lui, ce qui permet d’en créer un nouveau. Le raisonne-
ment serait fondé ‘ si le nom de genre et celui qu’on ajoute pour l’espèce
n'avaient chacun son sens particulier. En sortant une espèce d’un genre,
on détruit sa désignation générique, mais on respecte sa qualité d'espèce.
Pourquoi changer de nom puisque la chose subsiste ? »
« Il y a évidemment de l'avantage à conserver l’ancienne épithète de
l'espèce, pour servir en quelque sorte de fil conducteur de l’un des gen-
res à l’autre. »
Rien dans ce qui précède n'indique l’obligation de changer tous les noms
binaires existants dont l’épithète spécifique ne se trouve pas être juste-
ment celle princeps, mais seulement le désir manifesté qu’à l'avenir, lors-
que les botanistes changeront de genre une espèce, ils aient soin de con-
server l’épithète spécifique princeps.
Qu'il me soit permis de citer ici, entre plusieurs, un exemple des chan-
gements très... bizarres qu’amenerait dans notre nomenclature l’adop-
tion de la règle préconisée par les botanistes de la nouvelle école. — S'il
est une espèce, connue de tous, dont le nom paraissait ne devoir jamais
donner lieu à modification quelconque, les auteurs contemporains étant
unanimes actuellement à l’accepter, c’est bien le Stachys hirta L.! Mais
il parait que ce nom ne vaut plus rien du tout, et qu'il est tout ce qu'il y
a de plus contraire, bien que linnéen, aux règles imposées par la teneur
dudit article 57 des Lois / Quel nom doit donc porter à l’avenir cette es-
pèce française : tout simplement celui de Stachys Ocymastrum ! Et voici
pourquoi :
Le Siachys hirta a d’abord été appelé par Linné (Spec. pl., ed. 4, p. 580):
Galeopsis hirsuta; puis, ensuite, en 1759 (Systema, ed. 10, p. 1098) : Side-
ritis Ocymastrum, nom que Gouan a adopté aussi, en 1762, dans son
Hort. Monspel. (p. 878); mais, en 1763, Linné ayant reconnu (Spec. pl.,
ed. 2, p. 813) que cette plante appartenait au genre Stachys, l’a appelée
Stachys hirta. Rappelons aussi, pour mémoire, que Hoffmannsegg et Link
l'ont nommée Tetrahitum hirtum (Fl. Portug., p. 104, ann. 1809),
Viviani Stachys divaricata (Fl. Cors. app., p. 2, ann. 1825), et Reichen-
hach S. inscripta (Icon. bot. exot., I, p. 28, t. 40, ann. 1827). Mais le pre-
mier nom binaire linnéen est accepté de tous et tout le monde connaît
1 Donc pour Alph. de Candolle lui-même, il ne l'était pas!
(6) G. ROUY. DÉNOMINATION BINAIRE DANS LA NOMENCLATURE. 65
cette espèce sous le nom de Stachys hirta. Linné, peut-on dire, aurait dû
reprendre l’épithète spécifique de hirsuta; mais il ne l’a pas fait, le terme
qualificatif de Airta lui ayant, sans doute, paru plus approprié à la plante.
Ce que Linné n’a pas fait en 1765, un auteur contemporain n’a pas hésité
à le faire, près de cent trente ans plus tard, en 1891; et, mettant en pra-
tique sa manière d'apprécier l’art. 57 des Lois, il a voulu appliquer au
Stachys hirta de Linné l'épithète spécifique princeps. Reglementaire-
ment, il eût dü établir un Stachys hirsuta; oui mais, entre temps, de
1763 a 1891, Kunth ayant trouvé l’épithète hirsuta disponible l’employa
en 1817 (ap. Humb. et Bompl. Nov. gen. et spec. Amer., II, p. 308); des
lors on ne pouvait plus en 1891, grâce à l’article 62 des Lois, créer un
Stachys hirsuta; force était donc de se rejeter sur l’épithète spécifique du
second nom le plus ancien : Sideritis Ocymastrum... Et voilà pourquoi
nous jouissons à l'heure actuelle d’un Stachys Ocymastrum, dont il me
reste à nommer l’auteur, mon honorable contradicteur, M. John Briquet !
Dois-je maintenant faire remarquer que ce nom de Stachys Ocymastrum,
qui n’a pour lui ni l'usage consacré par plus d’un siècle, ni même l’épi-
thète spécifique princeps, est absolument mort-né ?
Je n’insiste pas..... Et si je me suis appesanti plus particulièrement sur
ce Stachys Ocymastrum, c’est que son cas m'a paru bien typique; mais
combien d’especes créées de la même facon, et d’après les mêmes prin-
cipes, pourrais-je citer en compulsant les recueils ou les ouvrages con-
temporains.....
En résumé, si l’on veut, qu’on applique rigoureusemeut la règle de
priorité : c’est une question de science et de patience, et par la suite tout
le monde peut-être y viendra. Mais que l’on s’en tienne aussi, rigoureu-
sement, à l’antériorité de la dénomination binaire. Avec cette règle ab-
solue, le Stachys hirta de Linné restera bien le Stachys hirta, et nous
éviterons de plano les Stachys Ocymastrum et tutti quanti. — Il est hors
de doute que c’est là le vrai et que cette thèse, que nous soutenons et
que nous soutiendrons toujours, finira par être adoptée el suivie, même
par nos plus déterminés contradicteurs, aux connaissances bibliographi-
ques desquels nous nous plaisons d’ailleurs à rendre parfaitement
hommage.
D
BULL. HERB. BOISS., janvier 1897. ö
66
A PROPOS DE
L'ARTICLE 57 DES LOIS DE LA NOMENCLATURE
John BRIQUET
Les idées exposées par M. Rouy dans son article intitulé: « Sur l’appli-
cation rigoureuse de la règle d’antériorité de la dénomination binaire
dans la nomenclature», sont contraires à la pratique de la grande majorité
des monographes du continent. Nous ne parlons pas des floristes, dont
beaucoup ne connaissent les règles de la nomenclature que pour ne pas
les appliquer, ni d’un certain nombre de botanistes anglais qui ne recon-
naissent pas d'autorité à ces règles, position qui a au moins pour elle
l'avantage de la clarté. Nous sommes donc couvert par des monographes
tels que Buchenau, Alph. de Candolle, Alf. Cogniaux, W. Eichler. Ad. Eng-
ler, Ed. Hackel, C. Mez, L. Radikofer, K. Schumann, etc. et par des flo-
ristes scrupuleux comme P. Ascherson, Beck v. Manganetta, E. Burnat,
A. Garcke, etc., auxquels on peut ajouter un auteur independant : Edm.
Boissier. Si nous mentionnons ces noms respectés, c’est parce que
M. Rouy, à la suite d’un de ses confrères de Paris, mentionne à dessein
la jeunesse de son contradicteur, comme pour rappeler au lecteur l’inex-
périence qui lui est inhérente! Le défaut incriminé passe malheureu-
sement très vite et le reproche qui nous en est fait ne saurait tenir lieu
d'arguments. Le credit dont peut jouir l'exposé d’un auteur s’estime
moins en raison de son âge que d’après la valeur de ses travaux scienti-
fiques. Enfin, nous n’apprendrons évidemment rien de nouveau à
M. Rouy, après les explications que nous avons données récemment
ailleurs ', en lui disant que c’est Alph. de Candolle lui-même qui nous a
amené à appliquer logiquement l’art. 57 des Lois, comme tous les autres
1 Voy. Briquet, dans Morot, Journal de botanique, n° du 16 décembre 1896.
(2) J. BRIQUET. LOIS DE LA NOMENCLATURE. 67
d’ailleurs. Le maître tenait particulièrement à cet article auquel il a con-
sacré un commentaire spécial dans ses Nouvelles remarques *.
M. Rouy ne dit plus que le principe de conserver le plus ancien nom
spécifique, quelque soit le genre dans lequel il a d’abord été placé, n’est
« nullement exprimé par les Lois de la nomenclature ». Cela serait d’ail-
leurs difficile, étant donné le texte précis. Il se borne à contester que l’on
doive donner à cet article une application rétroactive. Selon M. Rouy, la
phrase «lorsqu'une espèce est portée dans un autre genre... le nom speci-
fique subsiste... » aurait dû, pour avoir un effet rétroactif, être rédigée
comme suit: «lorsqu'une espèce est portée dans un autre genre... le
nom spécifique (Wlegal et postérieur, lorsque ce dernier exisie) devra
être modifié et le qualificatif spécifique princeps subsistera seul... ». Ces
deux phrases nous paraissent signifier la même chose. Nous avons ajouté
les mots «illégal » et « postérieur » parce que la forme insolite donnée à
la phrase par M. Rouy pourrait faire croire que Alph. de Candolle a voulu
faire conserver la dénomination erronée, ce qui serait rendre le contraire
de ce qu’il entendait *. Nous ferons ensuite observer que la rédaction de
M. Rouy n’eüt pas été applicable aux cas futurs, de sorte que la rédaction
plus générale proposée par Alph. de Candolle lui est très supérieure
puisqu'elle convient à tous les cas.
La seule conclusion, à ce qu’il semble, que l’on puisse tirer des obser-
vations de M. Rouy, c’est que pour ce botaniste, toutes les fois que l’im-
pératif, dans le sens strictement grammatical de ce mot, n’est pas
employé, les articles des Lois de la nomenclature n’ont pas d'effet rétro-
aclif!! Qu’on essaie d'appliquer ce principe nouveau aux articles 6, 31, 38,
41, 53, 56, etc. et l’on verra à quels résultats incroyables on arrivera !
D'ailleurs, Alph. de Candolle, en défendant cet article, a dit: « Cependant
on l’a critiqué, au moins comme règle obligatoire, basée sur le principe de
la priorité ». C’est donc que, selon les Lois et la pensée de l’auteur, la
règle est obligatoire. Et Alph. de Candolle lui-même, dans un commen-
? Alph. DC. Nouvelles remarques, etc., p. 34-35.
3 « L'usage de conserver l’ancien nom spécifique lorsqu'on fait passer une
espèce d’un genre dans un autre (art. 57) est bien établi. Il y a évidemment de
l'avantage à conserver l’ancienne épithète de l'espèce pour servir en quelque
sorte de fil conducteur de l’un des genres à l’autre. On raisonne de la même
manière dans d’autres nomenclatures. Ainsi quand un individu obtient de
changer son nom de famille, on laisse subsister le nom de baptême. Quand une
rue est classée dans un autre quartier, on ne change pas son nom. » Alph. DC.,
16.)
68 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
taire spécial !, que nous avons eu l’honneur d’entendre exposer magistra-
lement à la Société de physique et d'Histoire naturelle de Genève, a
défendu le principe de la rétroactivité des Lois à propos de cet article?.
Après cela, et le point de fait qu'on nous contestait étant établi, per-
sonne n’oblige M. Rouy à accepter l’article 57 et à l'appliquer rétroactive-
ment. Il aura l'estime des partisans de l’usage, mais non celui des nomen-
clateurs stricts. L'avenir seul pourra dire si ce sont les monographes ou
les floristes qui seront suivis.
1 A. de Candolle, Effets rétroactifs en nomenclature (Arch. des sc phys. et
nat., ann. 1888, Comptes rendus des séances Soc. de phys., p. 57).
2 M. Rouy eût peut-être été mieux inspiré en disant qu'il ne reconnait pas de-
caractère obligatoire aux articles 57 et 58 des Lois, tant dans le passé que dans
le futur. Personne n'aurait alors eu le droit de le critiquer pour avoir changé sans
raison des noms en rabaissant des espèces au rang de variétés. Pourquoi par
exemple débaptiser Gardamine apetala Moench en C. impatiens L. var. MINOR
Rouy, Lepidium calycotrichum Kunze en L. hirtum var. MICROCARPUM Rouy,
Biscutella picridifolia Lap. en Jondraba cichortifolia var. vıLıosa Rouy et
Fouc., Biseutella Burseri Jord. en Jondraba cichorirfolia var. MACROCARPA Rouy
et Fouc., Biscutella alpicola Jord. en Biscutella levigata var. LEIOCARPA Rouy et
Foue., etc., ete.? Pourquoi encore changer des noms en faisant passer une variété
d’une espèce dans une autre (Erysimum Cheiranthus var. brachyceratum Reichb.
attribué à l'E. hieracifolium L. sous le nom de currısıLıauum Rouy et Foue. ;
Biscutella picridifolia Lap. var. crepidifolia Lap. attribué au Biscutella levigata
sous le nom de scaBripa Rouy et Fouc.; Sinapis nigra forma lorulosa Pers.
attribué au Brassica nigra Koch sous le nom de forma pErsoontt Rouy et Foue.).
Enfin, on se demande la raison de changements purs et simples, alors que l’auteur
n’introduit pas d’elements nouveaux dans la connaissance des groupes étudiés
(par ex. Cardamine hirsuta var. umbrosa Lec. et Lam. changé en Cardamine
hirsuta var. LAxA Rouy et Fouc., etc.). Ces citations, que nous pourrions multi-
plier, montrent que M. Rouy n’a pas plus appliqué avec suite les articles 57 et 58
des Lois aux cas nouveaux qui se présentaient qu'à ceux fournis par la nomen-
clature existante.
GUNNERA INSIGNIS ŒRSTED
En date de San José, Costa Rica, le 24 décembre 1896,
notre compatriote M. Adolphe Tonduz nous adresse des
graines de Gunnera insignis OŒErst. Nous en remettrons avec
plaisir aux personnes qui nous en ferons la demande, tant
que la provision ne sera pas épuisée. Elles ont été recueillies
sur les bords du Rio Angel, près du sommet du volcan de
Poas. Les feuilles mesuraient 1°,46 de long, 0",81 de large.
Les dents, au nombre de 20, avaient de 0,10 à 0,81
d’echancrure. La plante a été décrite en 1857 par OErsted,
dans Kjoek. Vidensk. Meddel. p. 189, et figurée à la planche
18 de son ouvrage sur l'Amérique Centrale, page 7. OErsted
ajoute : « En cet endroit, croît aussi une des plantes les
plus remarquables que J'aie découvertes pendant mon
voyage, savoir le gigantesque Gunnera insigmis OErst., le
représentant le plus septentrional de cette famille, qui
; AN 5
domine dans les îles du Pacifique et l'Amérique du Sud. »
Elle croît toujours dans des terrains rocailleux, quelque-
fois argileux, toujours très humides.
HERBIER BOISSIER.
20 janvier 1897.
tt
® Bulletin renférme des travaux ne
Tome L (1893), 7
» II (1894), 7
ST (1895), 7
>»: IV (1896),
_ BULLETIN
HERBIER BOISSIER
‘4 SOUS LA DIRECTION DE
LH RUE EUGENE AUTRAN
4 Be - ER: CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
Er (Chaque Collaborateur est responsable de ses: travaux.)
Tome V. 1897.
N° 2.
Prix de Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
xs "A. L'HERBIER BOISSIER
ee, FR, CHAMBESY prés Genève (Suisse).
GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK © R. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. 44, Carlstrasse,
an
SOMMAIRE DU N° 2. — FÉVRIER 1897.
Pages
L-- F. Fœrster. — UNE NOUVELLE ESPÈCE DE BELLE-
VABTAUBellepraha Rreyam)s. 22... sea 69
IL. — David Prain. — AN UNDESCRIBED ORIENTAL SPE-
CIES OF ONOBRYCHIS (avec planche IIM)............. 74
III. — F. Stephani. — HEPATICÆ JAPONICE...... ne
IV. — F. Kränzlin. — ORCHIDACEE NOVER............ 109
V. — Francois Crépin. — LES ROSES RECUEILLIES EN
THESSALIE PAR M. PAUL SINTENIS EN 1896. ........ 19
VI. — R. Chodat. — SUR UN NOUVEAU CARPOLOBIA...... 117
VI. — R. Chodat. — ALGUES PELAGIQUES NOUVELLES.... 119
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PLANCHE 3. — Onobrychis Bellevir Prain.
5me année. N°2, Février 1897.
=
PP
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
UNE NOUVELLE ESPÈCE DE BELLEVALIA
(BELLEVALIA FREYNII)
PAR
FF. FŒRSTER
Unter den Bellevalien der Sect. Hyacinthella beschreibt Boissier (Flor.
or. vol. V., p. 307, Nr. 16) eine B. micrantha. die sich vor allen andern
Arten der genannten Sektion durch den Besitz sehr kleiner Blüten aus-
zeichnet.
Das Perigon dieser Bellevalie ist nach Boissier kaum 1 Linie lang, wäh-
rend die Perigonlänge bei den übrigen Arten 2-3 Linien beträgt. Die
Zwiebel der micrantha beschreibt Boissier als klein, mit nur zwei kahlen,
1!/. Linien breiten linear-fadenförmigen, rinnigen Blättern, welche den
dünnen Schaft am Grunde umfassen. Die 6-12 Blüten sitzen gedrängt in
länglicher Aehre und besitzen sehr kleine Brakteen.
Das Perigon ist blassblau und, wie schon bemerkt, durch seine geringe
Länge ausgezeichnet.
Diese Pflanze wurde in Bithynien von Pestalozza gesammelt. Aucher
hat unter Nr. 2115 aus dem nördlichen Anatolien stammende Exemplare
verteilt. Merkwürdigerweise wurde B. micrantha Boiss. seither nicht mehr
aufgefunden, Ihre Zartheit lässt vermuten, dass sie nur im Grase oder
Moose versteckt vorkommt und deshalb leicht zu übersehen ist.
Nun erhielt Hausknecht!im Jahre 1889 aus der Gegend von Amassia ?
1 Nach Freyns Angaben in diesen Bulletins, Vol. IV, p. 196 (1896).
2 [ch bediene mich hier absichtlich dieser Schreibweise, da das Wort nach
Manissadjians Mitteiluug an Ort und Stelle so ausgesprochen wird, dass es auf
deutsch nur durch Amassia, nicht aber durch die alte gebräuchliche Schreibweise
Amasia wiedergegeben werden kann.
BULL. HERB. BOISS., février 1897. 6
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
eine ebenfalls kleinblütige, doch robustere Hyacınthella, welche von
ihm in Bornmüller exsice., Anat. orient. für die Bellevalia micrantha
Boiss. erklärt wurde.
1891 erzog Freyn aus von Bornmüller eingesandten Amassia-Zwie-
beln die blühende Pflanze, die ihm später auch von Bornmüller in fri-
schem Zustande mitgeteilt wurde. Dieselbe Bellevalie erhielt ich von mei-
nem Freunde Manissadjian 1891 (im April desselben Jahres bei Amas-
sia gesammelt) und später noch mehrfach, wovon Freyn jeweils Exem-
plare zur Bearbeitung mitgeteilt wurden. Von Manissadjian am 14. April
auf dem Lokman bei Amassia gesammelte Pflanzen gelangten in der Ill.
Centurie des Manissadjianschen Exsiccates unter Nr. 165 zur Ausgabe.
Alle diese Amassia-Exemplare beschreibt Freyn als dreiblättrig, viel-
blütig, kräftig und völlig kahl, mit den kleinen Blüten der Boissierschen
micrantha. Letztere sind aber deutlich gestielt, während sie nach Bois-
siers Beschreibung sitzend sein sollen. Deswegen glaubte sich Freyn
zuerst berechtigt, die Amassiapflanze als eine kleinblütige Varietät ent-
weder der B. lineata Kunth oder der B. aleppica Boiss. ansehen zu dürfen,
worin ihn noch der Umstand bestärken musste, dass die vorliegenden
Exemplare zum Teil stark hervortretende Blattnerven aufwiesen. Bald
aber konnte er feststellen, dass gerade die Blütengrösse das beständigste
Merkmal der kleinasiatischen Bellevalien ist, während Blattbreite und
Indument grossen Schwankungen unterliegen sollen.' Dies bewog ihn,
nach Hausknechts Vergang, die robuste Amassia-Pflanze für die B. mi-
crantha Boiss. zu erklären.
«Boissier », sagt Freyn (1. c.), «hat eben just die offenbar seltenere,
depauperate Form vorliegen gehabt und die kräftig entwickelte, also nor-
male gar nicht gekannt. Die Beschreibung der B. micrantha Boiss. bedarf
also einer Verbesserung in dem Sinne, dass die Pflanze in der Regel drei-
blättrig und kräftig, bis 16 cm. hoch ist, mit Blättern, die in der Mitte
oder im obern Viertel am breitesten (10-15 mm.) sind. Die Traube ist ge-
drungen, vielblütig (40-50-blütig), die einzelnen Biütenstiele sind endlich
fast 3 mm. lang, länger als die (übrigens noch junge, vom eingetrock-
neten Perigon verhüllte) Kapsel. Diese ist niedergedrückt eiförmig, aus-
gerandet, auf schief abstehendem Stiele gerade vorgestreckt. » Ferner be-
sitze die Amassia-Pflanze durchaus gleichdicke und von einander gleich-
weit abstehende Blatinerven. »
1 Wie weiter unten gezeigt wird, trifft dies für die Blattbreite nicht bei allen
Arten zu. Lelztere hält sich bei den zwei hier besprochenen Arten durchaus inner-
halb bestimmter Grenzen.
{3) F. FOERSTER. UNE NOUVELLE ESPÈCE DE BELLEVALIA. zii!
Nun erhielt ich dieses Jahr eine von Manissadjian auf dem Berge
Karaman bei Amassia (dem Fundorte der Jris Manissadjiani Freyn und
anderer seltener und neuer Arten) gesammelte Bellevalia in über 100
gut erhaltenen Pflänzchen, die vollständig mit der Beschreibung der Bois-
sierschen micrantha übereinstimmen, und zwar so, dass alle von Boissier
erwähnten Merkmale; sich bei sämmtlichen Exemplaren als völlig be-
ständig erweisen. Dabei zeigte es sich, dass hier vollkommen normale
Pflanzen vorliegen, die eine von der robusten Amassia-Bellevalia gut ver-
schiedene Art vorstellen, bei deren Vergleich nicht einmal der Gedanke
an Variabilität auftauchen kann. Es wird am besten sein, die Unterschiede
der B. micrantha Freyn, welche sich nunmehr als neue, selbstständige
Art erwiesen hat (und die ich dem langjährigen Bearbeiter der Manis-
sadjianschen Exsiccate zu Ehren Bellevalia Freynii nennen will) und
der ächten B. micrantha Boissier im Vergleich vorzuführen :
Bellevalia micrantha Boiss. (nach den Karaman-Exemplaren be-
schrieben). Zwiebeln klein, grösster Umfang, an lebenden Pflanzen ge-
messen, 30-40 mm. Zwiebelhäute sehr fein, silberweiss oder kaum leicht
gebräunt. Blätter stets in Zweizahl vorhanden, den Schaft am Grunde
mehr oder weniger hoch hinauf umfassend und ihm an Länge fast gleich-
kommend. Ihre obere und grösste Breite beträgt (auseinandergefaltet)
höchstens 7 mm. Sie scheinen im Leben mehr graugrün als grün zu sein,
sind in der obern Hälfte kahl, in der untern aber mit feinem, schuppen-
artigem, abstehendem Indument versehen. Infolgedessen fühlen sie sich
in der obern Hälfte glatt, in der untern etwas rauh an. Ihr Rand ist eben-
falls etwas rauh, da er einen Besatz von sehr feinen, weisslichen Knorpel-
zähnchen trägt, die erst deutlich sichtbar werden, wenn man das Blatt
mit einem schwachen Mikroskop-Objectiv auf schwarzer Unterlage be-
trachtet. ' Der immer in der Einzahl vorhandene Schaft wird höchstens
12-43 cm. hoch. Er ist zart und in der obern Hälfte gewöhnlich hin und
her gebogen. Die Blüten stehen in walzenförmiger, gedrängter, gegen
das Ende der Blütezeit etwas verlängerter Aehre. Eben aufgeblüht sind
sie ungestielt. ? Die Aehre enthält in der Regel 8-12, bei schwächeren
Pflanzen oft nur 5 oder 6, nie mehr als 20 Blüten.
1 Borssier erwähnt nichts von einem Indument. Nach Freyns Beobachtungen
ist aber hierauf kein Gewicht zu legen, da das Vorhandensein eines Indumentes
- bei den Bellevallien gewöhnlich nur einen trockneren Standort andeutet, es also
auch ganz fehlen kann.
? Bei ältern Exemplaren kann man ein kurzes dickes Stielchen von 1/2 mm.
Länge beobachten.
VAR: RACE RON OR she. En
72 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
Das Perigon ist etwa 3-4 mm. lang, glockenförmig, weiss, gleichmässig
zart hellblau angehaucht. Filamente der in der Corolle verborgenen Staub-
blätter etwa in der Mitte eingefügt, weiss. Antheren dunkelblau. Frucht?
Fundorte: Bithynia (Pestal.!); Anatolia borealis (Aucher 2115),
nach Boissier. Auf dem Berge Karaman bei Amassia (leg. Manissadjian
24 April 1896). Letztere Pflanze wird in Genturie IV der «Plant. oriental »
unter Nr. 1403 zur Verteilung gelangen.
Bellevalia micrantha Boiss. ist eine zarte, etwas fädliche Pflanze mit
schmalen grasartigen Blättern und schon habituell von der viel robusteren,
breitblättrigeren, dickstengeligeren, aufrechten, dunkler blau blühenden
B. Freynü leicht zu unterscheiden.
Bellevalia Freynii Förster. Zwiebel grösser, grösster Umfang (in
Mittelhöhe) an lebenden Exemplaren gemessen 60-80 mm. Zwiebelhäute
dicker, robust, gelbbraun oder rötlichbraun gefärbt, nie rein silberweiss.
(Die Form der Zwiebel variirt bei beiden Arten im Leben von der Gestalt
einer von oben nach unten etwas zusammengedrückten Kugel bis fast
zur Eiform.) Die Blätter sind hellgrün oder freudig grün, linear-breit-
lanzettförmig, rinnig und umschliessen den Schaft ebenfalls mehr oder
weniger hoch hinauf am Grunde. Sie sind aber normal stets in der Drei-
zahl vorhanden, was bei micrantha nie der Fall ist. Bisweilen sind sogar
4 oder 5 Blätter entwickelt. An Länge kommen sie dem Schafte fast gleich,
übertreffen ihn sogar manchmal. Ihre obere Breite beträgt (auseinander-
gefaltet) bis zu 15 mm. Sie sind völlig kahl und am Rande fein weisslich
gesäumt. Schaft zur Blütezeit bis 23 cm. hoch, ziemlich kräftig, aufge-
richtet und immer gerade, oft in der Zweizahl vorhanden. Er trägt eine
kolbenförmige Traube. Die Blüten (nie unter 20, gewöhnlich 30 an der
Zahl, bei sehr kräftigen Pflanzen dagegen bis 50 und mehr) stehen dicht
gedrängt. Eben aufgeblüht besitzen sie fadenförmige Stiele von halber
Perigonlänge. (Wie bei B. micr. sind sehr kleine schuppenartige Brakieen
vorhanden.) Das Perigon ist ungefähr 4 mm. lang, glockenförmig, mit
stumpfendigen dreieckigen Lappen, hellblau mit dunkler blauen Längs-
sireifen, seltener reinweiss (var. albiflora). Die weissen Filamente sind
etwas unterhalb der Mitte eingefügt, die dunkelblaue Anthere ist in der
Corolle verborgen. Die Blüte ist etwas grösser und bauchiger als bei mi-
crantha. Dieses und der Umstand, dass sie einen Stiel besitzt, sind Ur-
sache, dass besonders bei getrockneten Exemplaren die Traube der B. Frey-
nü fast doppelt so breit erscheint als wie die Aehre der micrantha
Boiss.
(5) F. FOERSTER. UNE NOUVELLE ESPECE DE BELLEVALIA. 73
Fundort : Hochebenen und Kalkberge um Amassia.
Zum Schlusse wäre noch die Diagnose der neuen Art zu geben, welche
in Boissier Flor. orient., Band V., p. 307, nach Nr. 16 einzuschalten ist.
Bellevalia Freynii Förster.
Bulbo globoso vel depresso-globoso, foliis ternis raro quaternis vel qui-
nis glabris margine subtiliter membranaceis oblongis vel lanceolato-linea-
ribus, scapum inferne amplexantibus et ei subæquilongis obtusis recur-
vis, scapo firmo erecto, floribus 20-50 minimis tenuiter sed evidenter pedi-
cellatis, in racemum oblongum confertis, bracteis minimis, perigoni mi-
nina dilute cærulei cyaneo-striatr, ovato-campanulatilaciniis triangularibus
ovatis obcusis tubo quadruplo brevioribus, filamentis anthera æquilongis
vel longioribus. Capsula ? 4 Martio, Aprilo.
Hab. in Galatia: Amassia in monte Lokman solo calcareo die 14 aprilo
1893 (Manissadjian. Fl. or. Nr, 165), 28 martio 1891 et 24 aprilo 1896,
etiam in planitie Sulu Owa versus Mersiwan die 28 martio 1894.
(Specimina a Bornmüller collecta non vidi.)
AN UNDESCRIBED
ORIENTAL SPECIES OF ONOBRYCHIS
BY
David PRAIN
Planche III.
Among the specimens preserved in the Calcutta Herbarium the writer
finds represented a species of Onobrychis collected by Dr Bellew in
Afghanistan in 1858 that does not agree with any named species in the
collection and does not fit into any of the species described by M. Bois-
sier in the Flora Orientalis. It has never again been reported by the col-
lectors either of the Calcutta or the Saharanpur Botanic Gardens nor
does it seem to have been met with by Dr Aitchison during his Afghan
journeys. Mr. Hemsley, however, who has kindly compared the Caleutta
specimen with the material preserved in the Herbarium at Kew, informs
the writer that there are at Kew fragments of the same plant in fruit ;
these latier were obtained by Dr Wilson Johnston in the Logar valley
during the cold weather of 1879-80.
The pod in this species clearly indicates that its most natural position
is among the Heliobrychidee of the section Sisyrosema (Boiss. Flor.
Orient., II, 527); like the species Onobrychis nitida, referred with justice
by M. Boissier to the Hymenobrychideæ, this new species violates the
sectional characters of Sisyrosema in having perfectly glabrous petals.
Except as regards the glabrous standard, however, it appears to be most
naturally placed near O. melanotricha and O. oxyptera though it is quite
peculiar among all the species known to the writer in having the fertile
suture of the pod convex like the dorsal one, all other species having the
fertile suture straight, concave or even circinnately bent.
The species, it will be seen, possesses considerably more interest
than isolated new species usually do. The description that follows, which
a a NET CU 1,
(2) D. PRAIN. ORIENTAL SPECIES OF ONOBRYCHIS. 75
has been made as parallel as is possible to the classical descriptions in
M. Boissier’s great work, is preceded by the slight necessary modifications
in M. Boissier’s admirable key to the genus.
ONOBRYCHIS
Sect. II. — Sisyrosema Bge in Boiss. Fl. Or., II, 526, 539. —
Vexillum extus pubescens vel sericeum (exceptis O. Bellvii ef ©. nilida),
petala post anthesin diutius persistentia convoluta (excepta O. Bellevi).
$ 4 — Heliobrychideæ Bge in Boiss. Fl. Or., II, 527, 539. —
Ovarium 1 rarius 2-ovulatum. Legumen ecristatum margine et sæpius
disco spinis vel selis plumosis obsitum.
* Legumen rectum monospermum uniloculare (petalis omnibus glabris).
O. Bellevü.
* Legumen plus minusve curvatum, etc. (ut in Flora Orientali).
27 b. — ©. Bellevii (sp. nov. O. melanotrichæ prox. anteponenda)
basi suffrutescens acaulis adpresse sericeo-puberula, foliis 8-10-jugis
foliolis parvis ovato-lanceolatis acutis utrinque sericeo-puberulis, pedun-
culis folio parum longioribus, racemis demum laxioribus, calycis gla-
brescentis laciniis linearibus tubo dimidio longioribus, corolla (e siec.
forsan) rubra, pelalis omnibus glabris, alis spatulatis calyce multo brevio-
ribus, legumine brevissime stipilata sutura seminifera convexo obovato
acuto undique setis brunneis flexuosis obsito.
Hab. in Afghaniä, prope Khelat-i-Ghilzai ubi frequens in cultis (Bellew |);
in valle Logar (Johnston, fide amiciss. Hemsley in litt.).
Foliola 2-3 lineas longa, pedunculi cum racemo 3-4-pollicares, flores
4 lineas longi, legumen 6 lineas longum hoc 4 lineas latum.
Calcutta, October 15th 1896.
HEPATICÆ JAPONICÆ
AUCTORE
F. STEPHANI
Les premiers hépatiques connues de ce pays, 4 ou 5 espèces, rapportées
par Thunberg, sont mentionnées dans la « Flora japonica » de cet auteur
(1792). Ce n’est que soixante ans plus tard, que nous voyons deux espèces
d'Europe retrouvées au Japon par le botaniste d’une expédition améri-
caine (Narrative of the U. S. Naval expedition. Botany by Asa Gray) —
Muscinées par Sullivant. Un nombre de petits travaux viennent ensuite :
1862. Sande-Lacoste (Ann. Mus. bot. Lugd. Bat., p. 288).
1864. Mitten (Journ. Linn. Soc. Vol. VII, p. 156).
1867. Sande-Lacoste (Miquel, Prolusio Fl. jap., p. 373).
1872. Lindberg (Acta Soc. fenn. Vol. X, p. 223).
1875. Lindberg (Hedwigia, p. 139).
1884. Stephani (Hedwigia, p. 152).
1891. Mitten (Trans. Linn. Soc. Vol. III, p. 193).
L’enumeration de ce dernier comprend 74 espèces, nombre très mi-
nime pour un territoire qui s’etend du 24° au 50° latitude nord. Depuis cette
époque, nous n’avons plus rien sur les hépatiques de ce pays.
Ces plantes, dont le présent travail fait l’objet, me furent remises par
M. Bescherelle. Elles excitaient tout-particulierement mon intérêt; j'espé-
rais, en effet, y trouver un grand nombre de formes nouvelles. Ainsi qu’on
le verra, celte espérance n’a pas été trompée. Ces hépatiques ont été recol-
tees par M. l’abb& Faurie, missionnaire catholique au Yezo; elles donnent
une assez bonne idée de la flore hépaticologique du pays; d’autres récoltes,
très riches aussi me sont parvenues de Japon même par M. Jnouë et MM.
les professeurs Makino et Miyoshi, de l’université de Tokyo. J’ai done pu
examiner un grand nombre de plantes provenant de toutes les parties du
pays, ce qui porte actuellement à 120 espèces le chiffre des hépatiques
connues dans ce pays; c’est peut-être moins que la moitié du chiffre que
Fa
(2) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 77
nous pouvons certainement attendre d’un pays dont la position géogra-
phique est presque unique, les extrémités de son territoire touchant les
zones équatoriales et arctiques.
Je ferai d'abord l’&numeration des espèces connues, puis les diognoses
des espèces nouvelles suivront. Comme la grande collection de M. Faurie
contient un grand nombre de spécimens (souvent 10, 15 et même 20 de
la même espèce), j'ai renoncé, faute de place, à en indiquer les numéros
qui sont souvent de cinq chiffres chacun!
Quant à la nomenclature, j'ai suivi celle dont j'ai fait usage depuis long-
temps dans mes travaux, ne voulant pas la changer en vue d’un congrès
botanique qui aura prochainement à s'occuper de cette question, comme
je l'espère.
Les espèces, dont je n'ai pas vu de représentants, sont marquées par
un astérisque ; celles qui abondent au Japon sont indiquées comme telles ;
les autres ont été rapportèes une ou deux fois seulement, ce qui ne veut
pas dire qu’elles soient plus rares, car on commence seulement à les re-
chercher.
Enumération des espèces connues.
Ailonia japonica n. sp.
Anastrophyllum japonicum n. sp.
Aneura crenulata n. sp., pas rare. Mororan, Mombetsu, Tosa.
— latifrons Lindb., pas rare.
— multifida (L.), commun. Hakunodate, Hayachine.
— palmata (Hedw).
— pinguis (L.), commun. Tosa, Piratori, Furumagi.
— pinnatifida Nees. Hakunodate.
Anthelia jalacea (Lightf.) Makkarinupuri.
Anthoceros communis n. sp., pas rare. Tosa, Awa, Akita.
— Jævis (L.) Tosa.
— Miyabenus n. sp. Awa.
Bazzania albicans St., très répandu. Tosa, Sayozi, Nagasaki, Awa.
— tricrenata (Wahl.). Hayachinesan.
— flavo-virens n. sp.
— japonica (Sande), commun. Shusensi, Sayozi, Tosa.
— Pompeana (Sande), commun. Unzen, Nagasaki, Tosa, Awa.
— semiconnala n. sp., commun.
78 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Bazzania sinensis (G.).
— tridens Nees, pas rare au Sud.
— tribolata (L.). Towada, Akan.
Blasia pusilla L., très commun partout.
Blepharostoma trichophyllum (L.), très répandu.
Cavicularia densa n.genus et n.sp., pas rare. Akita, Kamüso, Towada, Tsurugizan.
Cephalozia bicuspidata (L.), très commun au Nord. Tosa, Sambongi, Furumagi,
Piratori, Hakkoda.
— “* catenulata (Hüben).
— connivens (Dicks.) Hakodate.
— curvifolia (Dicks.).
— fluitans (Nees.).
— lacinulata (Jack.) Akita, Awa.
Cephaloziella dentata (Raddi). Tosa.
— divaricata (Smith), Yesashi.
Chiloscyphus argutus Nees, très commun au Sud. Tosa, Tokyo, Koja.
— Bescherellei n. sp., pas rare. Awa, Kakunodate, Oyama, Kominato.
— coalitus Nees. Nagasaki.
— planus Mitt. Unzen, Kotsunayi, Tosa, Nagasaki.
— polyanthus Corda, très commun.
-— subsimilis St.
— Zollingeri G.
Clasmatocolea truncata n. sp. Hakodate.
Conocephalus conicus (L.), très commun partout.
— supradecompositus (Lindb.), Steph., très répandu.
Corsinia marchantioides Raddi.
Diplophyllum albicans (L.), très commun partout. Tsurugizan, Tarumai.
— obsusifolium (Hooker). Tarumai, Wakkanai, Usami.
— plicatum Lindb. Tosa, Hakkoda.
— taxifolium Sillen. Ganzu, Shikotan, Hayachine.
Dumortiera hirsuta (Sw.), très commun au Sud. Tosa.
— irrigua (Wils), Nees, pas rare.
Duvalia * intermedia Austin; le genre est douteux.
— longiseta n. sp. Nemuro.
Fimbriaria pilosa Tayl. Rebunshiri.
Frullania *æolotis Nees.
— appendiculata n. sp., commun partout. Unzen, Tosa, Sengantoge,
Hakodate, Awa, Torrada, Tarumai, Shusensi.
— dilatata L. Chichibu.
— diversitexta n. sp. Tosa.
— Fauriana St. Ikegami, Tosa, Gansu, Kakunodate, Oyama.
— japonica Sande, Tosa, Hakodate, Piratori.
— Makinoana n. sp.
(4) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 79
Frullania moniliata Nees, pas rare. Tosa, Shusensi, Idu.
— nishiyamensis n. sp.
— pedicellata n. sp.
— sackawana n. sp.
— squarrosa Nees, commun au Sud. Tokyo, Awa, Tosa.
— tamarisci (L.). Tosa.
— usamiensis n. sp.
Geocalyx graveolens (Schrad.).
Gymnomitrium condensatum (Lindb.). Kattasan.
Haplomitrium rotundifolium (Mitt.).
Hygrobiella japonica n. sp. Kattasan.
Iubula Hutchinsiæ (Hooker), pas rare. Kominato, Karugana.
— japonica n. sp. Karugana, Awa.
Jungermannia cordifolia Hooker, pas rare. Sagantoge, Hakkoda, Tsurugisan,
Yokohama.
— exsecta Schm. Hakkoda.
— Iævifolia Lindb., trouvé aussi au Caucase.
— * minuta Dicks.
— pumila With. Otaru.
— reticnlato-papillata St. Kominato.
— trifida n. sp. Hakusan.
— ventricosa Dicks. Xattasan.
Kantia arguta N. M. Tosa.
— * bidentula (Weber), espèce douteuse.
— Sprengelii (Martius), pas rare. Tosa, Tsurugisan, Sengantoge, Musashi.
— tosana St., commun au Sud. Tosa. Akita, Sengantoge, Kattasan,
Muismaya, Musashi.
— Trichomanes Spreng., très commun partout.
Lejeunea japonica Mitt, la description très succinte.
Acrolejeunea fertilis Nees. Shikoku.
Brachiolejeunea innovata St., très commun au Sud.
— polygona (Mitt), très commun au Sud.
Cheilolejeunea intertexta (Ldbg.).
— scalaris n. sp.
Cololejeunea * minuta (Mitt.).
Eulejeunea compacta n. sp. Usami, Tosa.
— serpyllifolia (Lib.). Hakodate.
Leptolejeunea dapitana St.
Lopholejeunea * adplanata (Nees.).
Microlejeunea rotundistipula St. Tosa.
— ulicina (Taylor).
Ptycholejeunea striata (L. L.), très commun au Sud. Tosa.
— Perrotteliana St.
80
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Pycnolejeunea imbricata (Nees.).
tosana n. sp.
trapezia (Nees.).
Leioscyphus Taylori (Hooker).
Lepidozia *filamentosa (L. L.).
Makinoana n. sp.
obliqua n. sp. Yesashi.
obtusistipula n. sp.
reptans (L.).
setacea (Web.). Mitt., rarement récolté. Tosa.
subtransversa n. sp. Hayachine, Nikko.
vitrea n. sp., commun. Satsuma, Awa, Tosa, Unzen, Hayachine.
Liochlaena lanceolata (L.), très commun partout.
Lophocolea compacta Mitten. Hakodate.
heterophylla Nees, très commun.
minor Nees, commun. Tokyo, Awa.
neglecta Jack et St. Hiroshima.
Madotheca * ciliaris Nees.
densifolia St.
gracillima Mitt., connu aussi de Chine. Sapporo, Pirati.
japonica Sande. Tosa.
parvistipula n. sp., commun. Sengantoge, Kakunodate, Hakodate,
_ Shusensi, Ishigama.
Perottetiana Mont. Tosa, Shiobara.
* platyphylla (L.).
polita Mitten.
setigera n. sp. Oyama, Piratori, Tosa.
tosana n. sp.
ulophylla n. sp., commun au sud. Morioka, Tokyo, Chichubu.
vernicosa Lindb., très abondant partout. Nagasaki, Gansu, Tosa.
Marchantia calcarata n. sp.
cuneiloba n. sp.
diptera M. N. Atami, Musashi.
* geminata Nees.
* nitida L. L.
planipora n. sp. Tosa, Kigo.
polymorpha L., commun. Tosa, Tokyo, Hayachine, Awa, Toya,
Mororan.
tosana n. sp. Tosa.
Marsupella emarginata (Ehrh.). Hakkoda.
Funkii (W. M.). Shiretoko.
tubulosa n. sp. Unzen.
Mastigophora * Bisseti Mitten.
(6) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 81
Metzgeria conjugata Lindb. Rebunshiri.
— furcata Lindb., pas rare.
— hamata Lindb.
— pubescens Raddi.
Nardia crenulata (Sm.).
— fusiformis n. sp., très abondant partout.
— grandis n. sp., pas rare. Sengantoge, Unzen, Aomori, Hakodate.
— grandistipula n. sp., pas rare.
— granulata n. sp.
— japonica n. sp. Shirekoko, Tosa.
— “ infusca (Mitten).
— lutescens (L. L.). Tosa.
— minor (Limp.). Hakodate.
— * polyrhiza (Hook.).
— prostrata n. sp. Hakodate.
— * radicellosa (Mitt.).
— rosulans n. sp.
— scalaris (Schrad.). Akita.
— * Sieboldii (Sande), diagnose insuffisante.
— virgata (Mitten), très repandu partout.
Odontoschisma cavifolium n. sp.
— denudatum Martius. Oiwake, Piratori, Akita.
Pallavicinia erimona n. sp. Cap Erimo, Mororan.
— longispina n. sp., souvent récolté. Kominato, Shakotan, Tosa.
— Lyellii Hooker, pas rare, Kominato, Hongkong, Tsurugizan, Tosa,
Akita, Horonai.
-— norvegica (G.).
Pellia calycina (Taylor), tres commun.
— crispata n. sp. Akita.
— epiphylla (L.), très commun.
— Neesiana Limp., pas rare. Hayachine, Mororan, Kominato, Akita.
agiochila asplenioides (L.). Tsurugizan, Kominato.
— “blepharophora Nees.
— *furcifolia Mitt.
— hakkodensis n. sp. Hakkoda, Hakodate, Hayachine.
— japonica Sande, pas rare. Tosa, Hakunodate, Hakodate, Shusensi.
— jungermannioides n. sp.
— interrupta Nees, souvent récolté. Piratori, Hakodate, Tosa, Tokyo,
Kotsunagi.
— Miyoshiana n. sp. Tosa.
— nagasakiensis n. sp., commun au Sud. Kakunodade, Unzen, Kominato.
— ovalifolia Mitten. Musaski, Hakodate, Tosa, Hakkoda, Chichibu, Amagi.
— * spinulosa (Dicks.).
P
m
82 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Plagiochila * trapezoidea Ldbg.
— yokogurensis n. sp.
Preissia commutata Nees, pas rare. Tosa, Gansu.
Ptilidium ciliare (Ehrh.), rarement trouvé. Sengantonge.
— sacculatum Mitt. Hayachine.
Radula apiculata Sande.
— auriculata n. sp. Tosa, Gansu.
— complanata (L.). Ishiyama, Tosa, Okayama, Tokyo.
— japonica G. Kagayashiki, Sakawe, Kurara, Tokyo, Tosa.
— javanica G.
— kojana n. sp. Koja.
— Lindbergii G. Tosa.
— obtusiloba n. sp. Shakokondake.
— oyamensis St.
— tokiensis St. Yesashi, Fukiage.
Reboulia hemisphærica Raddi, très répandu.
— *]longipes. Sande.
Rhopalanthus * mnioides Lindb.
Riccia glauca (L.).
— japonica nu. sp. Tosa.
Ricciella fluitans (L.), commun partout.
— Hübeneriana (Ldbg.).
Ricciocarpus natans (L.), pas rare au Sud. Tosa, Tokyo.
Sauteria * crassipes Austin.
Scapania ampliata n. sp. Tosa, Hayachine.
— Bolanderi Austin. Kattasan, Hayachine.
—- * ciliata Sande. Kattasan, Hayachine.
— javanica Nees.
— *irrigua Nees.
— * parvitexta n. sp. Kattasan, Towada, Hakodate.
— purpurascens Taylor. Tsurugizan, Awa, Tosa.
— spinosa n. sp. Tosa Hakodate.
— splendens n. sp. Shiretoko.
Trichocolea tomentella (Ehrh.), pas rare.
ANNOTATIONS
Conocephalus supradecompositus (Lindb.) Steph.
Cette plante fut décrite par le célèbre Lindberg, qui en possédait seule-
ment des exemplaires à fleurs jeunes; il la compara pourtant avec le
Fegatella (Conocephalus).
(8) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 83
Les réceptacles bien développés ressemblent beaucoup à ceux de notre
F. conica ; ils sont seulement plus petits; la base du pédoncule est en-
fermée dans un appareil bivalve, qui protège les jeunes fleurs et s’ouvre
aussitôt que le pédoncule commence à s’allonger ; la même chose se pré-
sente chez notre F. conica, l'appareil est seulement moins prononcé et
c’est lui qui a porté Lindberg à placer d’abord notre plante dans le genre
Gyathodium. Les fleurs mâles et la fronde même ne montrent pas non
plus de différences génériques ; cette fronde est beaucoup plus ramifiée
que celle de la plante d'Europe et beaucop plus petite ; il y a des formes
pas rares, étiolées, à fronde étroite et mince, la côte noire et prononcée,
qui portent au bout des rameaux quatre points de végétation, entourés de
grandes écailles rouges et flottantes ; la plante parait différer alors en-
tièrement des autres Marchantiés et c’est sous l’impression de ces exem-
plaires étranges et étiolés, que Lindberg croyait devoir lui donner une
place très éloignée des autres genres voisins. Je me réserve d’en publier
plus tard une description détaillée.
Plagiochila ambagiosa Mitten.
M. Mitten, dans l'ouvrage cité de 1891, page 195, change le nom de
Plagiochila ambigua et propose celui de P. ambagiosa pour deux plantes,
dont l’une lui vint des Indes orientales et l’autre de l'Irlande; il eût l’ama-
bilité de m'envoyer ces deux plantes, qui se ressemblent beaucoup, mais
qui pourtant n’appartiennent pas à la même espèce, les cellules des feuil-
les montrant des différences très marquées. J’ai donc nommé la plante
orientale Plagiochila Mittenti St., foliis ovatis, ventre ampliatis, caulem
superantibus vel reflexis, apice 4—5 dentatis, dentibus inæqualibus, acu-
minatis, in margine postico numerosis. Cellulæ apicales 25 y, medianæ
35 u, basales 25 X 50 y, ubique trigonis majusculis acutis.
La plante irlandaise au contraire : folia ventre minus ampliata, caulem
haud superantia, sed solum tegentia, apice truncata, grosse trispinosa,
margine ventrali spinis 5 similibus armata. Cellulæ apicales 25 u, medianæ
3356 y basales 25x70 y, parietibus maxime et trabeculatim incrassatis,
basi grosse nodulosis.
Blyttia radiculosa Sande.
Je profite de cette occasion pour corriger une erreur que j'ai commise
à l'égard de cette plante ; ne la possédant pas, mais croyant l’avoir sous
la main, je l’ai décrite sous le nom de Calycularia radiculosa ; cette der-
niere plante est pourtant bien distincte et n’a rien à faire avec le Blyttia
84 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
radiculosa Sande. Ces deux noms restent donc intacts. C’est M. le profes-
seur Schiffner qui a bien voulu me donner un exemplaire authentique
du Blyttia en question.
Scapania ciliata Sande.
M. Mitten (1. c., page 195) cite les Scapania gracilis Lindb. et Scapanıa
Bolanderi Austin comme synonymes du Sc. ciliata de Sande.
Lindberg donna le nom de Scap. resupinata à notre vieille espèce, bien
connue sous le nom de Sc. compacta et celui de Scapania gracilis à la
plante anglaise, connue jusqu'alors sous le nom de Sc. resupinata. C’est
un changement de noms inutile, dont les botanistes anglais se plaignent ;
quoiqu'il en soit, la plante anglaise n’a point de feuilles ciliées et comme
Sande compara sa Sc. ciliata à notre Sc. nemorosa, il me paraît impossi-
ble qu’elle soit identique à notre Sc. gracilis d'Angleterre.
Quant au Sc. Bolanderi Austin je puis affirmer qu’il est très different
du Sc. gracilis, et M. Pearson est de la même opinon. Je crois done devoir
rétablir les deux noms: Sc. ciliata Sande et Sc. Bolanderi Austin et, comme
mes confrères, je conserverai le vieux nom de Sc. compacta très signi-
ficatif d’ailleurs et celui de Sc. resupinata pour la plante anglaise et in-
digène.
NOUVELLES ESPÈCES
Aitonia japonica Si. n.sp.
Dioica, mediocris. Frons plana, fusco-viridis, oblonga margine purpu-
rea, crispulata. Squamæ purpuræ confertæ, marginem frondis superantes,
appendiculo apicali singulo vel geminato oblongo obtuso basi profunde
constricto. Pedunculus capituli in medio frondis, basi nudus, crassus,
attenuatus, 2—3 mm. longus, apice squamis brevibus lanceolatis numero-
sis, hyalinis ornatus. Carpocephalum vertice plano-convexum, bi vel 3 lo-
culare, loculis recte patentibus, matura late hiantibus. Sporæ 50 y, Elate-
res 187 y, parum flexuosæ, fusiformes, solidæ 1. e. fibra spirali nulla, pa-
riete maxime incrassata, lumen itaque haud tortum, ad parvam fissuram
reductum. Andrecia ignota.
Tosa. mouë No 72 ad terram in rupibus.
Planta curiosissima elateribus omnino alienis.
(10) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 89
Anastrophyllum japonicum St. n. sp.
Dioica, minor, flavicans. Caulis 3 cm. longus, pro more simplex, inter-
dum ramo singulo instructus, procumbens vel inter hepaticas adscendens,
hie illie radiculis longis fasciculatim aggregatis repens. Folia oblique a
caule patula, hamatim adscendentia, conduplicata (haud carinata) ad 1/4
acute biloba, lobis rotundatis breviter abrupteque acuminatis, interdum
apiculatis, incurvo-conuiventibus ; lobo antico semiamplexicauli, inferne
cauli appresso, superne leviler recurvo, lobo postico æquimagno, breviter
inserio, valde concavo. Cellulæ apicales 812 y, medianæ 12% 17 1, ba-
sales 17 x 25 u, trigonis majusculis in parietes incrassalas aitenuatis.
Perianthia terminalia, compresso-clavata, sub apice profunde pluriplicata
ore angusto contracto spinoso. Folia floralia caulinis similia, caulinis pa-
rum majora, magisque acuminata, ad medium acuto incisa. Amph. florale
ellipticum obtusum. Andrecia ignota.
Hab. Japonia inter alias hepaticas.
Cum A. piligero comparanda.
Aneura crenulata St. n.sp.
Monoica, minor, dilute flavicans, dense depresso-cæspitosa. Frons
10—15 mm. longa, e caudice repente et flagellifero unilateraliter ramosa,
ramis regulariter tripinnatis, pinnis pinnulisque æquilongis flabellam cir-
cularem formantibus. Truncus primarius canaliculatus, ventre convexus,
in sectione transversa 35 cell. latus, medio 6 cell. crassus, versus margi-
nem attenuatus, ipso margine late alatus, ala 3 cellulas lata, ab uno cellu-
larum strato formata; pinnæ in sectione 20 cell. lat», 4 cell. crassæ, pün-
nulæ ultimæ 12 cell. latæ, 3 cell. crassæ; omnes anguste alatæ, ala optime
papuloso-crenulata ; frondis cellulæ ubique æquimagnæ.
Flores fem. (in trunco vel in pinnis primariis) in ramulo parvo nodu-
loso, apice varie inciso-lobato. Calyptra magna, valde carnosa, lævis. An-
dræcia ramis femineis opposila, longe spicata, interdum furcata, usque ad
30 antheridia (15 in serie) gerentia,
Mororan, Mombetsu, Tosa. Faurie. 14605. 12335.
Cum Aneura latifrondi comparanda.
Anthoceros Miyabenus St. n. sp.
Mediocris, dense cæspitosus. Frons 2—3 cm. longa, valde carnosa, ca-
vernis magnis ædificata, in adspectu itaque pulchre reticulata, costa crassa,
dense breviterque ramosa, ramis latis adscendentibus, breviter lobatis,
margine decurvis, superficie ob cavernas inflatas papulosis. Involuera soli-
BULL. HERB. BOISS., février 1897. 7
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
taria, cylindrica, superficie lævi, crassa et cavernosa. Capsula matura, 30
mm. longa ; sporæ 35 y, in diametro, minute papillatæ ; pseudo-elateres
longi, haud articulati, flexuosi.
Awa. Miyabe 172.
Elateribus maxime distincta.
Anthoceros communis Si. n. Sp.
Monoica, mediocris. Frons oblonga, varie breviterque lobata, lobis pla-
nis, integerrimis, cosla crassa, sensim in alas attenuata, alis tenerrimis.
Involucra solitaria, cylindrica, ore leniter anguslata, pariete haud caver-
nosa, crassa, versus apicem magis tenera. Capsula 2 cm. longa, sporis di-
lute flavescentibus, minute asperis, 35 y; elateres breviter articulali spo-
ras annulatim eingentes. Antheridia in ramis masculis aggregata, in utra-
que fovea geminata.
Tosa, Awa, Akita. Inou£.
Communis in terris tropicis et subtropicis per orbem terrarum.
Bazzania flavo-virens St. n. sp.
Major, flavo-virens ; caulis 12—15 cm, longus repetito-furcatus, stolo-
nibus longissimis numerosis. Folia conferta, valde decurva, inæqualiter
trigona, basi latıssima, apice 4 plo angustiora, oblique truncata, 3 dentata,
sinubus latis, dentibus brevibus, angustis, acutis. Cellulæ ul ID.
medio 25 y, basales 25 X42 u, trig. magnis, hyalinis.
Amphig. magna, sinuatim inserla, uno latere limbo angusto cum folio
adjacente connata, apice truncata pauci denticulata, valde concava, recurvo-
patula. Tosa.
Inouë 59. Ad sectionem « Connatæ » ponenda, et Mastigobryis australibus
proxima.
Bazzania semiconnata St. n. sp.
Major, olivacea, repetito furcata. Folia imbricata oblonga, apice duplo
angustiora quam basi, apice recta truncata, tridentata, dentibus brevibus
latisque, sinubus late lunatis. Cellulæ marginales 17 y, medio 25 X 25 y,
trigonis parvis, ipsa basi 25 x 100 y, trig. magnis.
Amphig. magna, transverse inserta, uno latere folio adjacente connata,
apice truncata denticulata vel fere integra.
Yokoska, Savatier 340.
Ad sectionem « Connatæ » ponenda.
Re
(12) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 87
Cavicularia n. g.
Plantæ frondosæ, robustæ, furcatim ramosæ, e ventre longe radiculosæ ;
costa lata in alas sensim attenuata, postice utroque latere costæ poros mu-
ciferos regulariter seriatos gerentes; squamæ ventrales parvæ, centro suo
affixæ. Planta et femina et mascula ignota, dorso propagulifera, propagu-
lis compressis, plano-convexis, ab involucro magno squamæformi lunatim-
que exciso teclis.
C. densa n. sp. Sterilis, dense depresso-cæspitosa, viridis vel olivacea ;
frons 2—3 cm. longa, furcatim ramosa, costa lala, dense radiculosa, utri-
culis 3— 4 angustis calciiferis percursa, in alas sensim attenuata, margine
parvilobulata, lobulis crispatis, ventre squamulis parvis, oblongis acutis,
dentatis, utroque latere costæ inserlis ornata, antice propagulifera, propa-
gulis numerosissimis in fundo squamæ hemisphæricæ, apice lunatim ex-
cisæ, ortis.
Akita, Kamiiso, Tovada, Tsurngizan. Faurie 14862, 14034, 14499.
Planta curiosissima, sine dubio Blasiæ proxima, apparatu propagulifero tamen
valde aberrante.
Chiloscyphus Bescherellei St. n. sp.
Dioica, flavescens, dense cæspitans, major. Caulis 3—4 cm. longus, pa-
rum longeque ramosus. Folia oblique a caule patentia, basi parum latiora
quam apice, marginibus substrictis, apice late lunatim excisa, bidentata, .
dentibus latis, brevibus acutis. Cellulæ apice 25 y, basi 35x50 y, trigonis
nullis. Amphigastria parva, utroque latere in folia decurrentia, 4 dentala,
dentibus mediis longioribus, setaceis. Folia floralia parva, maxime et irre-
gulariter lacerata, amph. florale magnum, profunde 2—3 fidum alte coa-
litum.
Awa, Kakunodate, Oyama, Kominato. Faurie 12175, etc.
Cum Chilosc. plano Mitten comparanda, qui differt foliis recte patentibus
apice distincte rotundato-angustatis, sæpe 3 dentatis, foliorum cellulis mulio
minoribus.
Clasmatocolea truncata St. n. sp.
Monoica, minor, flavicans, laxe cæspitosa. Caulis usque ad 3 cm. lon-
gus, arcte repens, remote breviterque ramosus. Folia imbricate, ligulata,
integerrima, apice obtusa, plano-disticha, oblique patula, postice breviter
inserta, antice parum decurrentia. Cellulæ 25x35 y, trigonis nullis; basi
parum majores. Amphig. nulla. Perianthia terminalia, haud innovala, cla-
vato-campanulata, a latere leniter compressa, ore hiante recte truncalo
88 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
integerrimo. Folia flor. caulinis haud majora, angustiora, ceterum similia.
Amph. flor. nullum. Andrecia in ramulis parvis lateralibus terminalia,
apice vegetativa ; bracteæ 4—5 jugæ, caulinis minores, e basi saccata pa-
tula, lobulo antico parvo, antheridium magnum singulum tegente.
Hakodate ; Faurie 12602.
Ad hoc genus pertinet etiam Jungermannia Dællingerrii Nees., Syn. Hepat.,
p. 10%, quoad perianthium omnino conformis, foliis bilobis tamen recedens.
Duvalia longiseta St. n. sp.
Dioica? minor, muscis irrepens, tenuis, frons 15—20 mm. longa, repe-
tito furcata, quatuor fureis sæpe in apice rotundata frondis ; costa crassa,
bene producta, abrupte in alas attenuata; alæ tenues, laxe cavernos&, po-
ris parum prominentibus, normalibus.
Squamæ posticæ longe appendiculatæ, appendiculo basi anguste con-
stricto, ceterum lanceolato acuto, laxe reticulato. Pedunculus 6 cm. longus,
capillaceus, paleis nullis, singulo canali percursus, paueicarinatus; capitulæ
parva, 2 mm. in diametro, antice alte papulosa, hemisphærica, subtus
longe barbata, quadrilocularia, loculis in capituli substantio immersis.
nusquam prominulis, membranæ posticæ loculorum radialiter concur-
rentes, versus apicem solum apertæ ore tamen omnino poslico, nusquam
lateraliter aperto ut in Reboulia. Capsula magna, cellulis laxis unistralis,
. haud annulatim incrassatis conflata — Sporæ 50 y grosse conico-papulosæ.
Elateres 170 y. trispiris, spiris arcte tortis. Andrecio ignota.
Nemuro. Faurie 5552.
Frullania appendiculata St. n. sp.
Dioica, fusco-rufa, mediocris, in corlice laxe cæspitosa. Caulis 5—6 cm.
longus, æqualiter breviterque bipinnatus, pinnis pinnulisque recte paten-
tibus, remotiuseulis. Folia caulina late ovata, apice acuminata, acuta, late
decurva, ad basin anticam appendiculata, appendiculo magno, crispalo,
caulem late superantia. Cellulæ apice 10 vel 12 y, medio 17 y parietibus
crassis, medio basis 12x25 u; ocella 25x25 y seriata, folium oblique
pereurrentia, brevia, supra basin orta et longe ante apicem folii desinen-
ta. Lobulus a caule remotiusculus, alte galeatus, parum longior quam
latus extrorsum nutans, verlice rotundatus, sub ore constrictus, folii mar-
ginem haud superans, interdum in lobulum ovatum, canaliculatum obtu-
sum evolutus; appendiculum (inter lobulum et caulem) magnum, folia-
ceum, rotundatum, lobulo suo sæpe majus, margine longe ciliatum, inter-
dum maxime laceratum caulique incumbens ; stylus parvus lobulo appres-
(14) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 89
sus. Amph. magna, caule 3 plo latiora, subrotunda, profunde sinuatim
inserta, appressa, apice breviter biloba, lobis acutis recurvis.
Flores © in ramulis parvis cauligenis terminales. Folia floralia oblonga,
caulinis majora, acuminata, acuta, superne utroque latere 2 lobis magnis
aculis armata ; lobulus folio æquilongus, duplo angustior tamen, oblongus,
longe acuminatus, setaceus, ad basin lobulis magnis lanceolatis munitus.
Amph. flor. intim. foliis suis brevius, ad ‘2 bifidum, laciniis lanceolatis
acutis, exius varie longeque ciliatum vel dentatum. Andrecia ignota.
Unzen, Tosa, Sengantoge, Hakodate, Awa, Torrada, Tarumai, Schu-
sensi, Tocubuchi 271.
Fr. moniliata differt amphigastriis haud decurrentibus, auriculis clavatis,
appendiculo multo minore.
Ad Thyopsiellas ponenda.
Frullania diversitexta St. n. sp.
Dioica fusco-rufa, parva, gracilis, dense depresso cæspitans, caulis 2—3
cm. longus, irregulariter pinnatus et bipinnatus; folia parum imbricata,
ovata, concava, apice rolundala, anguste decurva, antice caulem haud su-
perantia, basi breviter appendiculata. Cellulæ apice 17 u parietibus fiexuo-
sis, trigonis parvis distinctis, medio 17 X 25 y parietibus substrictis, tra-
beculatim incrassatis, basi 35x35 y Lrigonis magnis, aculis.
Lobulus ovato-oblongus, cauli approximatus erectus, vertice obtusus,
inferne sensim attenualus, ore truncatus, in pinnulis anguste clavatus,
marginem folii haud superans. Amph. majuscula, caule 3 pla latiora. si-
nuatim inserla, subrotunda, apice ad ‘/ bidentula sinu laciniisque obtusis.
Andrecia globosa, in pinnulis ultimis.
Tosa, Makino 2520.
Ad Thyopsiellas ponenda.
Frullania Makinoana St. n. sp.
Dioica, minor, fusco-brunnea, in sicco fere atra, in corlice longe
lateque expansa arcteque repens. Caulis —5 cm. longus, breviter bipin-
natus. pinnis pinnulisque recte patentibus. Folia imbricala, recte patula,
obovata, apice obtusa, anguste decurva. Cellule apicales 8 y, medio
8 X 17y basi 8 X 25 y, parietibus strictis validis; ocella 17 XC17 y
longe seriala folium oblique percurrentia. Lobuli a caule remoti, obovati,
oblique extrorsum nutantes, folii marginem superantes, ore rotundato
integerrimo, sub ore constricti, vertice rotundati ; inter lobulum et caulem
adest appendiculum magnum, semicirculare, erectum, foliaceum; stylus
90 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
parvus lobulo appressus. Amph. magna appressa, caule 4 plo latiora, sub-
rotunda, basi sinuatim inserla, apice lunatim excisa, lobis latis, brevibus,
obtusis. Perianthia terminalia in ramulis, obovato-triquetra, rostro magno.
Fol. flor. oblonga, acuminata, acuta, lobulo longe soluto, lanceolato, acuto,
basi maxime lacerato. Amph. flor. intim. foliis suis majus, basi latissi-
mum, ad ?/s bifidum, sinu obtuso, laciniis Janceolatis, extus 2 lacinüs
magnis armatis. Andrecia ignota.
Makino. 141. Ad Thyopsiellas ponenda.
Frullania nishiyamensis St. n. sp.
Dioica, rufo-badia, gracilis, mediocris, cæspites magnas dense depressas
formans. Caulis 4—5 cm.longus, remote breviterque pinnatus, pinnis sub-
recte patentibus. Folia imbricata, obovata, dorso caulem late superantia
ibidemque ad basin longe appendiculata, appendiculo ligulato, plano,
cauli incumbente, apice rotundata, anguste decurva, valde concava. Cell.
marg. 12 y, medio 17 X 25 y, basi 25 X 35 u. parietibus flexuosis, tri-
gonis nodulosis, sepe vermiculariter confluentibus.
Lobulus magnus, cauli contiguus, humile lateque cucullatus, sæpe fal-
cato-utriculatus, folii marginem superans, ore late aperto. apice obtusus,
vertice rotundatus. Amph. caule tenui 3 plo latiora, appressa, subrotunda,
profunde sinuafim inserta, alis accretis, apice rima angusta ad '/;s biden-
tula, lobis obtusis. Flores fem. in ramulis parvis cauligenis terminalia,
haud innovata, folia flor. intima ovato-oblonga, obtusa, lobulo æquilongo,
profunde soluto, lanceolato, canaliculato. Amph. flor. intimum lanceo-
latum ad °/s bifidum, laciniis lanceolatis, setaceis, canaliculatis, hamatim
recurvis. Andrecia ignota. Inouë 56.
Lobulis latis et humiliter cucullatis bene distincta; Thyopsiellis adnume-
randa.
Frullania pedicellata St. n. sp.
Sterilis, minor, obscure viridis, in cortice dilatata, arcte repens. Caulis
3 cm. longus, remote irregulariterque pinnatus, pinnis longioribus pinnu-
latis. Folia parum imbricata, ovato-rotundata, antice caulem late supe-
rantia basique appendiculata, apice rotundata decurvula. Cellulæ margi-
nales 12 y, medio 17 x 25 y, parietibus flexuosis, trigonis aculis, ipsa
basi 25 X 35 Y trigonis magnis acutis, parietibus strictis.
Lobulus magnus, pro more cauli contiguus, e margine folii orlus
basique angustata quasi pedicellata erectus, alte cucullatus, falcato-ros-
iratus, vertice obtusato cauli accumbente. Amph. parva, caule tenui 3 plo
(16). F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 91
latiora, transverse inserta, basi obcuneata, ad '/s bifida, rima angusta,
lobis obtusis, oblique truncatis, extus magno dente laterali munitis.
Flores fem. in ramulis parvis cauligenis terminales; fol. flor. ovato-
oblonga, lobulo usque ad basin fere soluto, subæquilongo, lanceolato
acuto. Amph. flor. intim. parvum oblongum, ad '/s bifidum, laciniis lan-
ceolatis aculis. Perianthia e basi longe attenuata, abrupte ampliala, com-
presso-globosa, ventre alte inflala, rostro longissimo, ceterum lævia.
Andrœæcia ignota. Inou£.
Ad Trachycoleas ponenda.
Frullania sackawana St.n. sp.
Dioica, magna, purpurea, longe lateque expansa arcteque repens. Gaulis
8—10 em. longus, dense pinnatus pinnis confertis, mæqualibus, plurimis
brevibus, simplicibus, aliis elongatis breviter sparsimque pinnulatis. Folia
caulina magna, obovata, apice obtusa decurvula, ad basin dorsalem haud
appendiculata, caulem late superantia. Cellulæ marginales 17 u, medio
25 y, trigonis majusculis, basi 25 X 35 y incrassatio trabeculata, inter-
rupta. Lobuli a caule remoti, e margine folii orti, valde obliqui, interdum
recte a caule patentes. alii saccatim penduli, ali in lobulum magnum
oblongum evoluti, pro more alte galeati, oblongi, duplo longiores quam
lati, vertice rotundati, sub ore constricti, ore ipso rotundati, folii mar-
ginem haud superantes. Amph. maxima, caule 4 plo latiora, reniformia,
appressa, integerrima, profunde sinuatim inserta, ad '/s bifida, rima plus
minus angusta, acuta, lobis acutis vel obtusis. Flores Q in ramulis parvis
cauligenis terminales, uno latere innovati. Folia flor. intima caulinis ma-
jora, ovato-oblonga, obtusa, lobulo subæquilongo, lanceolato, canaliculato,
obtuso. Amph. flor. inlimum usque ad basin fere bifidum, laciniis anguste
lanceolatis integerrimis, hamatim recurvis. Perianthia ignota; pistilla
longissima 3. Inouë 28.
Ad sectionem Homotropantha ponenda.
Frullania usamiensis Sl. n. sp.
Sterilis, major, fusco-rufa, dense cæspitosa, longe lateque depresso ex-
pansa. Caulis 2—3 cm. longus, irregulariter multiramosus. Folia dense
imbricata, obovata, valde concava, apice obtusa, decurva, antice caulem
late superanthæ, basi haud appendiculata. Cellulæ apice 17 y, medio 25 y
basi 17 X 35 y trigonis superne parvis, basi magnis. Lobulus folio longe
eoalitus, cauli contiguus, ab illo recte patens, humile cucullatus, duplo
latior quam longus, leniter falcatus, apice decurvo obtusus, vertice late
92 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
rotundatus. Amph. magna, caule 5 plo latiora, transverse inserta, late
reniformia, basi cuneatim angustata, apice breviter obtuseque bidentula,
sinu obtuso.
Usami. Faurie 15,268.
Ob Amphig bidentula, magna et lobulos longe coalitos ad Chonanthelias
ponenda.
Hygrobiella japonica St. n. sp.
Sterilis, in rupibus irroratis crescens, dense cæspitosa; caulis 4—6 cm.
longus, simplex, ater et tenax, basi defoliatus, apice paucis ramulis brevi-
bus instructus; ramuli ex axilla foliorum orti. Folia subtransverse inserta,
ad '/s conduplicato-biloba, haud tamen carinata, sed inflato concava, obli-
que a caule patentia superne leniter recurva inæqualiter biloba, lobis
(antico majore) late rotundatis planis. Cellulæ marginales 17 y, medianæ
17 X 25 y, basales 17 X 25 y, trigonis magnis acutis. Amph. nulla. Re-
liqua desunt.
Kattasan. Faurie 14117.
Cum A. Macgregorii St. (Nova Guinea) comparanda.
Jubula japonica St. n. sp.
Monoica, fusco-brunnea, dense et spongiose cæspitosa. Caulis 3—4 cm.
longus, repetito (sub flore) furcatus, furcis divaricatis. Folia conferta, recta
patula, late ovata, apice valde decurva, circumeirca spinosa, spinis sub 12,
attenuatis, apicali majore quası acuta, margine antico remote-postico den-
sius armata. Cellulæ 17 y, trigonis majusculis, ipsa basi 7/35, trigonis
nullis ; auricula a caule remota, erecta vel oblique extrorsum nutantia, e
folii margine orta, marginem longe superantia, alte galeata, circumscrip-
tione late ovata, ore lale truncata, vertice obtusa, spina nulla. Amphig.
caulina foliis fere æquimagna, subrotunda, sinuatim inserta, fere ad ?/s
bifida, rima angusta, pauciciliata, marginibus ceterum ubique longe den-
tato-ciliatis. Flores © in angulo furcarum innovationibus liberis, i. e foliis
floralibus haud coalitis ut in Lejeuneis; folia floralia oblonga, basi cunea-
tim angustata, superne ubique grosse dentato-ciliala, lobulo subæquima-
gno, parum breviore, longe soluto simililer armato. Amphig. flor. foliis
suis equilongum, usque ad basin fere bifidum, laciniis lanceolatis, spinoso-
ciliatis. Per. ignota. Andræcia numerosa cauligena, parva, bracteis 3—%4
jugis, cucullatis utamphig. profunde bifidis, lacinüs longe setaceis, ceterum
integerrimis.
Karugana, Awa. Makino 129. Faurie 11037.
(18) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICE. 93
Jungermannia trifida St. n. sp.
Sterilis, mediocris, flavicans, inter muscos adscendens ; caulis sim-
plex, 25—30 mm. longus, longe radicellosus. Folia parva, caulis dia-
metro duplo longiora, imbricata, recte patula, late obconica, apice ad
/s brifida, laciniis æquimagnis, plus minus late triangulatis, aculis,
leniter incurvis, divaricatis sinubus obtusis ihidemque margine recurvis
vel reflexis. Cellulæ apice 17 y, reliquæ 17 X 25 y trigonis parvis ; cüli-
cula lævis.
Amphigastria omnino nulla.
Hakusan, Matsumura, Faurie No 12,
Cum Jungermanits barbatis comparanda.
Cheilolejeunea scalaris St. n. sp.
Monoica, viridis, minor, dense depresse cæspitoso. Caulis 15—20 mm.
longus, irregulariter ramosus. Folia oblique vel subrecto patula, ovato-tri-
angularia, acuta subplana, lobulo plicæformi (bene evolutum haud vidi).
Cellulæ apicales 17 X 25 y, basales 17 X 35 y, trigonis nullis, valde chlo-
rophylliferæ. Amph. parva, remota, caule duplo latiora, late ovata, trans-
verse inserta, ad medium bifida, sinu obtuso, laciniis acuminatis. Perinthia
magna, e basi longe obconica compresso-globosa, 5 plicata, plicis ventrali-
bus longe decurrentibus, sæpe in unam latam confluenlibus, rostro parvo.
Folia flor. caulinis multo minora, oblonga, acuta, lobulo lanceolato, ‘/s
breviori, ad medium soluto. Amph. flor. foliis suis equimagnum ligulatum.
apice ad '/s bifidum, laciniis porrectis acuminatis. Andrecia magna,
cauligena, bracteis 4—5 jugis, magnis, cucullatis, ad ‘/2 æqualiter bi-
lobis.
Makino 99. Foliis subacutis inter Cheilolejeuneas aliena.
Eulejeunea compacta St. n. sp.
Dioica, minor, flavescens, in cortice dense pulvinatim cæspitans. Caulis
erectus 20—30 mm. longus, vage ramosus. Folia oblique patula, falcato-
oblonga, acuminata, obtusa, apice arcte decurva, lobulus ovato-oblongus,
sub angulo 45° a caule divergens, carina valde arcuata, abrupte in fol
marginem excurrente, apice angustato truncalus, sub apice constrictus.
Amph. magna, caule 3 plo latiora, optime cordata, ad ‘/2 bifida, sinu an-
gusto acuto, lobis triangulatis, acutis. Flores fem. utroque latere inno-
vati; Folia floralia caulinis majora, similia, lobulo maximo, folio suo
æquilongo, ad medium soluto, ligulato. Amph. fl. maximum, spathulatum,
ad ‘}: bifidum, rima angusta, lobis acutis. Perianthia magna, informia,
94 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
basi angusta, superne late compresso-cylindrica, apice late rotundala,
brevirostria, 5 plicata, plicis posticis brevibus, late divaricatis.
Faurie. 15266. Usami, Tosa.
Cum Eulejeunea Perottetii St. (India orientalis) comparanda.
Pycnolejeunea tosana St. n. sp.
Sterilis, major, brunnea, laxe cæspitans vel arborum corticem longe
irrepens. Caulis —5 cm. longus, flaccidus, irregulariter pinnatus, apice
longe simplex, pinnis inferioribus longioribus, superne sæpe confertis
sensimque brevioribus. Folia oblique vel subrecte patentia, late ovata,
valde concava, apice obtusa, arcte decurva; Cellulæ marginales 12 y, med.
20 y, basales 25 y regulariter hexagonæ, trigonis majusculis longe alte-
nuatis. Lobulus folio duplo brevior, turgidus, anguste convolutus, strictus,
cylindricus, caulis diametro 3 plo longior, apice oblique truncatus, angulo
longe spinoso sæpe acculto. Amph. magna, caule 3 plo latiora, transverse
inserta, subeircularia, ad ‘/2 biloba, rima angusta, lobis obtusatis. Reliqua
desunt.
Inouë 63. Cum Pyenolej. utriculata St. (Java) comparanda.
Lepidozia Makinoana Si. n. sp.
Dioica, pusilla, dense cæspitosa. Caulis usque ad 10 mm. longus, irre-
gulariter remoteque bipinnatus, pinnis pinnulisque subrecte patentibus.
Folia (caulina remota, ramulina approximata) subrecte a caule patula,
usque ad basin fere 3 partita (in ramis bifida); /aciniæ inæquales, dorsali
breviore, basi 2 cellulas latæ, superne duabus cellulis superpositis attenua-
lisque pungentes, ceterum breves, caulis diametrum in ramulis tantum
superantes. Cellulæ laciniarum 17 u iongæ, duplo angustiores. Amph.
remota, juniora acqualiter bifida, parva, lacinie 2 cellulis superpositis
formatæ, adulta laciniis mæqualibus, (altera minuta unicellulari, altera
foliorum laciniis æquimagna. Flores fem. pro planta grandibracteati; fol.
flor. intima caulinis multo majora, late ovata, valde concava, apice grosse
inæqualiterque paucispinosa. Amph. flor. intimum foliis suis brevius,
quadrispinosum.
Makino 42.
Foliis squarrose patulis primo visu distinguenda.
Lepidozia obliqua St. n. sp.
Sterilis, minor, gracilis, flavo-virens, aliis hepaticis consociata. Caulis
3—4 cm. longus, regulariter breviterque pinnatus, pinnulis remotis, in
me”
(20) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 95
apice caulis sæpe flagelliformibus, capillaceis. Folia caulina remota, oblique
patula, oblique ovata, basi cuneatim angustata, parum concava, caulis
diametro plus duplo longiora, 3—4 laciniata, lacinia antica majore, usque
ad medium folii soluta, media breviore, postica minima, ad ‘/2 vel brevius
soluta, omnes lanceolatæ, acutæ. Cellulæ ubique 25 y, parietibus haud
incrassatis. Amph. foliis multo minora, cauli æquilata, subrotunda, ad
medium quadrifida, laciniis angustis incurvis. Perianthia pro planta
maxima, fusiformia, ore minimo, constricto, denticulato; folia floralia late
ovata, apice angustala, trilaciniata, laciniis brevibus, lanceolatis, crenulatis.
Yesashi in Kitani. Faurie 14646 pp.
Ad sect. Communes ponenda; foliis obliquis, dentibus valde inæqualibus facile
cognoscenda.
Lepidozia obtusistipula St. n. sp.
Sterilis, mediocris, flavo-virens, cæspitans. Caulis 3 cm. longus, bipin-
natus, pinnis pinnulisque oblique patulis, attenuatis, persæpe in flagellam
longam abeuntibus. Folia caulina ventre breviter inserta, dorso ampliala,
erecto-patula, valde concava, ad '/s quadrifida, laciniæ æquimagnæ lanceo-
latæ, longe acuminatæ, acutæ, in plano divaricatæ. Cellulæ ubique 17 w
parietibus crassis trigonisque magnis. Amphig. parva, cauli æquilata, ad
1/: quadrifida, lobis anguste-ligulatis apice rotundatis.
Faurie 12856 pp.
Amphig. obtusis facile cognoscenda.
Lepidozia subtransversa St. n. sp.
Dioica, glauco-virens, dense cæspitans, mediocris. Caulis usque ad 3 cm.
longus, dense longeque pinnatus, pinnulis sæpe flagellatim attenuatis.
Folia fere exacte transverse inserta, subrecte patula, valde concava, laciniis
erectis vel incurvis, in plano subquadrata, ad '/s quadrifida, laciniis
angusie triangulatis, obtusis æquimagnis, antice vix ampliala. Cellulæ
17 X 25 y, parietibus validissimis, maxime æqualiterque incrassatis.
Amph. foliis æqualia et æquimagna, transverse inserta, similiter incur-
vala ; flores femin. in ramulo parvo postico. Folia floralia et amph. flor.
æqualia, late cordiformia, valde concava, apice angustata, breviter 3— 4
loba, lobis acutis vel obtusis, ob cellulas prominentes suberenata.
Hayachine, Nikko. Faurie 12896. j
Ad sect. Communes. — Foliis antice vix ampliatis inde fere symmetricis den-
tibusque æquilongis.
C’est peut-être le Lep. filamentosa de l’énumération de M. Mitten; le dernier
diffère par des feuilles beaucoup plus profondément laciniées.
96 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
Lepidozia vitrea St. n. sp.
Sterilis, glaucescens vel albida, intricatim cæspitosa, gracilis. Caulis
3—4 cm. longus, filiformis, vitreus, regulariter pinnatus, pinnis longius-
culis capillaceis; folia subquadrata, caulina remota, oblique a caule patula,
fere omnino antica, a ventre visa sub caule semiocculta, parum concava,
caulis diametro minora, ad medium 4—5 fida, lacinüus lanceolatis, parum
ineurvis, inferne 2 cellulis superpositis formatis, Amph. minima, squamæ-
formes, cauli appressa subquadrata, ad '/s quadrifida. Cellulæ 25 y, parie-
tibus validis.
Satsuma, Awa, Tosa, Unzen, Hayachine. Faurie 15403, 12856, 15361.
Ad sectionem Microphyllæ ponenda.
Madotheca parvistipula Si. n. sp.
Dioica, dense cæspitosa, olivacea, major. Caulis crassus, simplex, apice
paucis ramis longioribus instructus ; folia parum imbricata, oblique patula,
ovata, integerrima, concava, margine postico decurvo, apice angulato —
roltundata, antice caulem superantia ibidemque ad basin rotundata —
appendiculata. Cellulæ marginales 17 y, medio 25 y, basi 25 X 35 y
trigonis nullis. Lobulus cauli falcatim approximatus, ligulatus,integerrimus,
folio caulique breviter insertus, haud appendiculatus, apice obtusus.
Amph. parva, cauli æquilata et appressa, rectangulata, transverse inserta,
integerrima. Flores © valde numerosi, 20—25 in ramulo dense seriati.
Folia flor. caulinis similia et æquimagna, lobulo tamen breviter ciliato ;
per juvenile ore crenato-dentato. Amph. flor. caulino parum longius,
paucidentatum.
Sengantoge, Kakunodate, Hakodate Shusensi, Ishigama. Miyabe 266.
Distinctissima species et facile cognoscenda ramificatione sparsa et amph. mi-
nimis, simplicissime formatis.
Madotheca setigera St. n. sp.
Dioica, major, dense cæspitosa, flavicans; caulis 5—6 cm. longus,
superne bipinnatim ramosus, ob ramos longiusculos flabellatim expansa;
Folia imbricata, recte patula, subplana, oblongo-triangulata, longe cuspi-
data, setacea, integerrima ; dorso caulem haud superantia ibidemque
rotundato-appendiculata. Cellulæ apice 17 u medio 17 x 25 u basi
25 X 35 y, trig. majusculis.
Lobuli magni, anguste ligulati, versus apicem parum angustati, obtusi,
integerrimi, folio longius coaliti, cauli paralleli caulemque haud tegentes,
basi solum in caule breviter decurrentes, appendiculo integerrimo ligulato.
(22) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 97
Amph. magna, integerrima, profunde sinuatim inserta, alis latis accretis
haud armatis, ceterum triangularia, apice obtusa.
Per. obovato-oblonga, compresso cylindrica, haud plicıta, ore parum
angustato; hic illic magis ineiso et fere lobato, ceterum breviter fimbriato.
Folia floralia caulinis minora, falcatim patula, ovato-oblonga, acuminata,
medio supero serrata, lobulo lauceolato, ad ‘2 soluto acuto serrato.
Amph. late ovatum subintegrum, uno latere alte coalitum. Andrecia
ignota.
Oyama, Piratori, Tosa, Faurie 15286.
Cum M. fissistipula St. ms. (Tonkin) comparanda, quæ differt lobulis appen-
dieulo magno libero caudatis haud decurrentibus, amph. apice profunde bifidis,
alis basalibus crispato-appendiculatis, foliis floralibus ubique integerrimis.
Madotheca tosana St. n. sp.
Major, flavescens, multipartita, ramis regulariter breviterque pinnatis.
Folia curvatim patula, oblonga, longe acuminata, sub, apice regulariter
3— 4 spinosa in utroque latere. Cellulæ apice 17 X 35, medio 17 X 35,
basi 35 X 50 u, trigonis magnis. Lobuli lineares, obtusi, integerrimi vel
apice paucidenticulati, in caule alatim decurrentes ibidemque lacinulata;
amph. transverse inserta, oblongo-trigona, apice plus minus profunde
bifida, laciniis setaceis. Perianthia ovata, superne plicato-constricta, ore
5,lobato, lobis crebre ciliolatis. Folia floralia caulinis parum minora condu-
plicato-biloba, lobis ad ?/: liberis, oblongis, longe setaceis, margine
erispatis, ventrali minore; amph. flor. inlimum caulinis vix diversum-
Andræcia ignota.
Tosa, Makino 195.
Cum Mad. ligulifera Tayl. comparanda.
Madotheca ulophylla St. n. sp.
Dioica, major, humilis, dense cæspitosa, intense viridis, caulis basi
longe ramosus, ramis regulariter breviterque pinnatis, pinnis oblique
patulis; folia conferta, oblique patula, fragillima, margine, præsertim
versus apicem caulis, maxime crispata, celerum-ovata, obtusa, iis Plagio-
chilæ ulophyllæ simillima, lobulus mediocris, pro more oblongo-trian-
gularis, margine repando, obtusus, basi vix appendiculatus. Amph. late
ovata, apice angustalo reflexa, basi uno latere ligulatim appendiculata.
Per. magna, urceolata, compresso-inflata, ore late aperto, 10—12 lobato,
lobis brevibus triangulatis, sparsim dentatis et spinulosis. Folia flor.
parva, plus minus late ovata, lobulo lanceolato, profunde soluto, acuto,
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
amph. flor. magnum, rotundatum, varie denticulatum angulatumque.
Andræcia ignota.
Morioka, Tokyo, Chichubu. Faurie 15034.
Cum M. crispata (Hooker) (America tropica in jugo Andium inventa) compa-
randa.
Marchantia calcarata St. n. sp.
Major, robusta : frons 5—6 cm. longa, stomatis parvis creberrimis.
Squamæ ventrales roseæ appendiculo magno, cordiformi, purpureo, inte-
gerrimo. Pedunculus 5 cm. longus, crassus, dorso cavernis rudimentarlis
instructns, profunde bicanaliculatus, labiis apice plurifissis, in lamellas si-
miles labii oppositi projectis, canalem rhiziferum ılaque perfecte clauden-
tibus. Capitula feminea magna, centro hemisphærico, 10—11 radiata, ra-
diis duobus majoribus latoque sinu separatis quasi calcarata, reliquis radiis
usque ad medium solutis, linearibus, recte truncatis, sepe geminatim con-
fluentibus. Involucra hyalina, magna, ore lobato lobisque purpureo-fimbria-
tis. Perianthia ore constricto plicato fere clauso. Savatier.
Marchantia cuneiloba St. n. sp.
Parva, dilute viridis, postice concolor. Pori remotiusculi; squamæ ven-
trales purpureæ, appendiculo ovato acuminato grosse dentato. Pedunculus
hirtus 2 cm. longus. Capitula parva profunde septemfida, radis optime
obcuneatis, apice recte truncatis vel subemarginatis, angulis acutis ; sub-
tus purpureo breviterque barbata, involucro hyalino margine integerrimo
vel repando.
Makino 201.
Marchantia planipora St. n. sp.
Mediocris, poris minutis, creberrimis, parum prominentibus. Squamæ
posticæ appendiculatæ, appendiculo cordiformi integerrimo. Pedunculus
feminens longissimus (7 cm.) nudus, dorso suo cavernis magnis rudimen-
tariis instruclus, ventre bicanaliculatus ; labiis attenuatis. Capitula sym-
metrica, ad ?/s; novemradiata, radüs oblongo-obcuneatis, contiguis, mar-
gine distincte repando-denticulatis, apice emarginatulis, convexis crassis-
que, sæpe fere nodulosis, Involucra parva, ore breviter ciliata, barba nulla.
Capsulæ in valvas 5 dehiscentes, strato interno fibris semiannularibus in-
structo. Elateres 0,6 mm. longi. Sporas haud vidi.
Tosa, Kigo, Inouë.
N
(24) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 99
Marchantia tosana St. n. sp.
Parva, viridis. Frons 2 cm. longa, monopodialiter ramosa, angusta
(3 mm. in diametro) micropora, squamæ postic®, maximæ, purpureæ, ap-
pendiculo parvo, ovato, acuto, grosse paucidentato. Pedunculus 2 cm. lon-
gus, sparsim paleaceus, dorso cavernis rudimentariis instructus, ventre
profunde bicanaliculatus, ceterum lamellis angustis humilibus obsitus.
Capitula mascula disciformia, excentrica, usque ad medium octofida, lobis
semicylindricis (subtus convexis, supra planis) subtus dense et squarroso
squamulosis, margine limbo tenui crispato alatis.
Tosa, Inou6.
Les botanistes du Japon sont priés de rechercher la plante femelle, sans laquelle
il est impossible de juger de l'espèce; c’est seulement pour ne pas la perdre de
vue que je lui ai donné un nom.
Marsupella tubulosa St. n. sp.
Dioica, mediocris, fusco-brunnea, dense cæspitosa, humilis. Caulis 1 cm.
longus, basi longe rhizomatosus, simplex. Folia semiamplexicaulia, trans-
verse inserta, carinato-conduplicata, oblique patula, in plano subrotunda
ad ‘/« mæqualiter biloba, lobo antico duplo minore, sinu recto acuto, lobis
obtusatis, superne conniventibus, versus basin plantæ magis apertis vel
perfecte explanatis et basi solum saccatis. Cellulæ marginales 8 y, suba-
picales 12 u, medianæ 17 y, basales 17 X 25 p, trigonis parvis acutis in
apice folii tantum. Perianthia terminalia, haud innovata, usque ad apicem
cum folus floralibus coalitum, apice rotundatum abrupte tubulosum, ros-
tro margine crenulato. Folia flor. perianthio parum longiora, sub ore con-
stricta, breviter carinata, biloba, lobis erecto apertis, oblique truncata, ob-
tusa. Andrecia in apice plante masculæ, bracteis geminatis, magnis, basi
saccatım inflatis, apice breviter obtuseque bilobis.
Unzen. Faurie 15,380.
Marsupelle andinæ St. similis; ab omnibus adhuc cognitis bene distincta
perianthii apice abrupte longeque tubuloso.
Nardia fusiformis St. n. sp.
Dioica, major laxe cæspitosa, olivacea. Caulis 2—3 cm. longus, e ventre
stoloniferus, ceterum haud ramosus. Folia tenera, vix imbricata, late
ovata, apice rotundata vel rotundo-truncata ; cellulæ apice 25 y, medio
35 y, basi 35 X 70 y; incrassatio nulla. Amphig. null. Perianthium pro
planta longissima, fusiformis, superne plicato-contractum, ore breviter
fimbriato. Folia floralia bijuga, perianthio alte accreta, caulinis haut di-
100 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
versa. Andrecia in ramulis parvis lateralibus terminalia, apice vegetativa, |
bracteis 3—4 jugis, e basi saccata recurvo-patulis.
Otaru, Faurie 88. Partout très commun.
Cum Nardia Junghuhniana comparanda.
Nardia grandis St. n. sp.
Dioica magna, dense intricatim cæspitosa, flavo-virens. Caulis brevis,
varie ramosus, arclissime repens et vix solubilis. Folia arcte imbricata,
ovata vel ovato-ligulata, falcatim patula, antice cauli late transverse inserta,
margine antico itaque basi incurvo. Cellulæ apice 17 y, medio 25 X 40 y,
basi 25 X 50 y trigonis magnis acutis subnodulosis, hyalinis. Perianthia
pro planta parva, ovato-fusiformia, superne plicato-contracta, ore parvo
lobulato ; folia floralia perianthio accreta trijuga, caulinis multo minora,
conchæformiter conduplicata, apice patula. Andrecia in ramis terminalia,
foliis caulinis consecutiva, bracteis sensim minoribus, spicam brevem, in
adspectu triangularem formantibus, bracteis sexjugis, inæqualiter bilobis,
lobo postico multo majore, squarrose patulo, antico saccatim inflato.
Sengantoge, Unzen, Aomori, Hakodate. Faurie 186.
Nardia grandistipula St. n. sp.
Dioica, minor, viridis, gregarie crescens. Caulis subsimplex, arcte re-
pens, fertilis adscendens, fasciculatim rhiziferus. Folia conferta, parva.
subreniformia, crassa et patula. Amph. magna in plano triangularia, in
caule patula, cauli curvatim approximata, canaliculata. Cellulæ ubique 17 w
trigonis distinctis. Perianthia pro planta maxima oblongo-fusiformia, tri-
gona, rostrata, ore angusto papillatim-dentato. Folia floralia 5 juga, sen-
sim sensimque majora, apice plica profunda quasi carinata; amph. floralia
caulinis majora, similia, interdum biloba, erispata. Andreecia ignota.
Kominato. Faurie 22. Partout tres commun.
Nardia granulata Si. n. sp.
Dioica, fusco-viridis, tenera, dense depresso-cæspitosa, longe lateque
expansa. Caulis 3—4 cm. longus, parum ramosus, radicellis purpureis lon-
gis obsitus. Folia oblique patula, subplana, late ligulata, apice sæpe re-
pandula. Cellulæ marginales 25 y, medianæ 35 y, basales 35 X 70 y, cu-
ticula papillatim aspera. Amphig. nulla. Perianthia pro planta parva, semi-
exserla, ovata, superne plicato-contracta, ore amplo integerrimo vel bre-
viter fisso. Folia floralia bijuga, magis repanda, caulinis ceterum similia,
perianthium a ventre alte tegenlia. AndrϾcia ignota.
Makino 44.
(26) E. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 101
Nardia japonica St. n. sp.
Dioica, parva, olivacea, gregarie crescens. Caulis brevis fasciculatim
ramosus, arcte repens. Folia conferta parva, oblique reniformia, latera-
liter appressa, a dorso visa itaque verticalia, apice breviter biloba, lobis
obtusis. Cellulæ ubique 25 y. trigonis magnis subnodulosis. Amphig. ma-
gna, foliis vix minora, triangulata, obtusa, utroque latere foliis accreta,
dein oblique in caule inserta. Perianthia maxima cylindrica, basi saccu-
latim ampliata radicante, apice conico angustata, ore parvo, crebre denti-
culato. Folia floralia trijuga, semiamplectentia, maxima, apice profunde
biloba, lobis obtusis, nudulata ; amph. magna oblonga, acula canalicu-
lata foliis suis uno latere coalita, cauli curvatim approximata. Andræcia
ignota.
Shirekoko, Tosa, Faurie 10930.
Nardia prostrata St. n. sp.
Dioica, dense depresso cæspitosa, olivacea vel brunnea. Caulis 3 cm.
longus, parum ramosus ramis longis, simplicibus. Folia remotiuscula pro
caulis crassitudine parva, subrotunda, antice longe decurrentia, oblique a
caule patentia, erectiuscula. Cellulæ apice 25 y, medio 17 X 25 u, basi
17 X 35 u, trigonis magnis, acutis, propter crassitudinem parietum tamen
parum distinetis. Amphig. nulla. Radicula purpurea, dense villosa, longa,
in fasciculum crassum ventreque decurrentem aggegata. Flores fem. in
caule terminales ; perianthia semiexserla, parva, inflato-ovata, superne
plicato-contracta, ore lobato integro; folia floralia bijuga, perianthio
alte accreta, intima majora, amplectentia, apicibus recurvis. Andrecia,
ignota.
Hakodate. Faurie 222.
Cum Nardia hyalina comparanda.
Nardia rosulans St. n. sp.
Dioica, major, robusta, fusco-viridis, laxe cæspitosa. Caulis 3—4 cm.
longus, fusco-brunneus, tenax crassusque, pauciramosus, ramis simpli-
cibus, longis, oblique erectis strictisque, radicellis purpureis posticis in
fasciculum aggregatis, in caulis facie postica decurrentibus. Folia approxi-
mala, subrecte palula, basi angustissima semiamplexicaulia, haud imbri-
cata, oblique ovata, integerrima. Cellulæ apicales 17 y, trigonis nullis,
medianæ 25 x 35 y trig. majusculis, basales 25 X 50 p trig. magnis.
Flores fem. terminales, innovati; folia flor. bi vel trijuga maxima, caulinis
multoties majora, patula, crispata, integerrima, rosulam fingentia, perian-
BULL. HERB. BOIss., février 4897. 8
102 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
thio parvo subocculto alte accreta. Amph. flor. nullum. Perianthia ovata
apice varie fissa, plicalo contracta, ore fimbriato, postice radicellis pur-
pureis dense villosa. Andrecia ignota. Imouë 3.
Bene distincta foliis squarrosis, perianthio immerso in foliis gigantibus.
Odontoschisma cavifolium Si.
Dioica, pulchre viridis, laxe cæspitans. Caulis 3—4 cm. longus, sub
flore Q postico arcualim innovatus, innovationes in flagellam nudam apice
radicantem excurrentes, ali ramuli laterales, ex axilla foliorum orti
rariores. Folia parum imbricata, ovato-triangulata, arcuatim patula,
decurva, margine postico plano, antico valde incurvo. Cellulæ 17 y, apice
trigonis nodulosis, medio basique sensim minoribus instructæ, cell.
basales multo majores (25 X 35 y). Amphigastria nulla. Flores 2 in
ramulis parvis crassis; bracie& bijugæ, intimæ cordiformibus cum amphi-
gastrio quali alte coalitæ, ad ‘/2 (plus minus profunde) bifidæ, laciniis
longe acuminatis porrectis cellulis irregulariter prominentibus erosæ ;
perianthia pluriplicata, ore celluloso-crenulato. Andrecia ignota.
Makino 123.
Pallavicinia erimona St. n. sp.
Dioica, magna, gregarie crescens, viridis vel flavicans; frons 5—6 cm.
longa, simplex, e latere costæ postice ramosa; costa crassa, in sectione
transversa elliptica, abrupte in alas excurrens, asymmetrica i. e. antice
minus convexa quam ventre, 2 fasciculis brunneis pereursa, ale integer-
rimæ, versus apicem attenuatæ, ante apicem evanidæ, marginæ plicatulæ ;
fiores fem. in medio frondis paginæ anticæ; squamæ involucrales maximæ
usque ad */: multifidæ, laciniis foliiformibus, lanceolatis, setaceis. Pistilla
18-20; perianthia magna, crassa, obovata, inflata, ore contracto integer-
rimo ; capsula magna, ovalis, parietibus crassis ; spor& 35 y, in diam. gra-
nulatæ. Elateres 340 y longi (alii solum 100 u) bispiri. Andrecia ignota.
Cap Erimo, Mororan, Miyabe 287.
Pallavicinia longispina St. n. sp. (olim Symphyogyna St. ms.
Dioica, mediocris, olicacea, dense cæspitosa. Frons 5—7 cm. longa,
simplex, interdum furcata, sæpe e ventre innovata vel ex apice radicante
prolifero continuata; costa angusta plano-biconvexa, parum producta,
sensim in alas transeunte, alæ planæ, margine regulariler sinuata, sinu-
bus lunatis, lobis magno dente hamatim incurvo, apice longe selaceo
armatis. Flores fem. in medio frondis anlici; involuera e basi alte tubu-
(28) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 163
losa superne abrupta dilatata, profunde 4-5 lobata, lobis varie fissis lon-
geque selaceis. Frondes masculi angustiores, basin versus in facie antica
ad latus cosiæ numerosa antheridia gerentes; involuera mascula inflata,
margine libero grosse spinosa.
Kominato, Shakotan, Tosa, Faurie 12373, etc.
Pellia crispata St. n. sp.
Dioica, olivacea, intricatim cæspilosa, magna, robusta. Frons 5—6 cm.
longa, 15 mm. lata, simplex vel furcata, plana, undulata, margine crispata,
integerrima. Cellulæ ubique fere æquales: cellularum incrassatio trabe-
eulata transversalis (ut in fronde Pelliæ epiphyllæ) nulla. Costa angusta,
poslice parum producta, radicellis purpureis dense villosa, in apice plantæ
filis elavatis muciferis obtecta. Flores feminei in medio frondis, pistilla
numerosa in fundo cavitatis parum profundæ, perfecte apertæ, semi-
lunatæ, sine ullo involuero nisi squama magna cum basi cuneatim angus-
tata inserla, ceterum libera, subrotunda et irregulariter grosse spinosa,
pistilla a dorso tegens.
Akita, Faurie 14865.
Squama involucrati (cum basi angusta inserta lateribus liberis) optime
distincta.
Plagiochila hakkodensis St. n. sp.
Dioica, dilute olivacea, humilis, dense cæspitosa; caulis 6—7 cm. longus,
pauciramosus ; folia caulina imbricata, oblique patula, ovato-rotunda,
longissima basi accreta, ventre brevissime inserta, antice anguste brevi-
terque decurrentia, valde concava, marginibus decurvis, apice et postice
marginibus dentatis, dentibus remotiuseulis (12-14) brevibus breviterque
attenuatis. Cellulæ apicales 17 y, trigonis parvis, medianæ 25 y, trigonis
majusculis, basales 20 X 28 u, subæqualiter incrassatæ. Perianthia in
caule terminalia. uno latere innovata, (juvenilia tantum visa) compresso-
obconica, ore truncato-rotundata breviter dentato-ciliata. Folia floralia
caulinis parum majora, late ovata, grosse spinosa, spinis conferlis, irregu-
laribus, sepe hamatis. AndrϾccia ignota.
Hokkoda, Hakodate, Hayachine, Faurie 827.
Cum P. ovalifolia Mitt. comparanda, a qua nostra differt statura multo minore.
foliis brevibus, minus crebre dentatis, dentibus acuminatis, pungentibus, cellulis
multo minoribus.
Plagiochila jungermannioides Si. n. sp.
Dioica, flavicans, in cortice repens, humilis et dense cæspitans; caulis
104 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
brevissimus, e caudice repente 1 cm. altus, simplex. Folia caulina imbri-
cata late oblonga, truncato-rotundata, integerrima, postice anticeque
breviter inserta. Perianthia curvatim erecta, compresso-clavata, ore trun-
çato ciliolato. Folia floralia caulinis valde diversa æquimagna, oblonga,
apice ventreque spinulosa. Andræcia in trunco repente erecta,spicæformia,
bracteis 5—6-jugis, magnis, valde inflatis, patulis, integerrimis.
Faurie 12827 pp.
Pl. interrupta differt perianthio diverso.
Plagiochila Miyoshiana St. n. sp.
Dioica, flavicans, minor, inter muscos ascendens. Caulis 2—3 cm.longus,
vage ramosus. Folia remoliuscula vel parum imbricata, oblique patula,
ovata, vel ovato-oblonga, leniter decurva, ventre breviter inserta cauli
longe incumbentia, antice longe decurrentia, circum apice ventreque
remote grosse spinosa, spinis sub 20, lanceolatis acutis,apice sepe 2 multo
majoribus. Cellulee apicales 25 y, medianæ 25 uw, basales 17 X 35 y,
trigonis parvis acutis. Perianthia et Andrecia ignota.
Tosa. Miyoshi 19.
Cum Pl. ovalifolia Mitten comparanda.
Plagiochila nagasakiensis St.n.sp.
Dioica, humilis, flavescens. dense cæspitosa. Caulis 2—3 cm. longus,
2—3 ramis longiusculis hamato-decurvis instructus. Folia caulina imbri-
cata, oblique patula, late ovato-ligulata apice rotundata, sepe subtruncata,
decurvo-homomalla, sæpe convoluta, ventre caulem longe incumbentia
vel superantia, nusquam tamen cristata, antice vix decurrentia, margine,
basin anticam exceptam, grosse dentato-spinosa, spinis irregularibus,
dentibus brevioribus intermixtis. Cellulæ apice 25 y, medio 25 X 45 y,
basi 25 X 60 y; trigonis superne parvis, ad basin nullis. Perianthia in
ramis terminalia, haud innovata, compresso-cylindrica, 3 plo longiora
quam lata, apice truncata, crebre spinosa-ciliala, ala nulla. Folia floralia
caulinis parum majora, similia, magis spinosa. AndrϾcia terminalia,
apice vegetativa, bracteis 8-10-jugis, e basi saccatim-erecta curvatim
patulis, apice paucidentatis.
Kakunodate, Unzen, Kaminato, Faurie 12142, etc., etc.
Plagiochila yokogurensis St. n. sp.
Dioica, minor, olivacea, gracilis, laxe cæspitosa. Caulis 4—5 longus,
repelito furcatus, interdum subfasciculatus. Folia conferta, oblique patula,
(30) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 105
imbricata, longe conica, basi plus triplo latiora quam apice, antice parum
decurrentia, ventre longe soluta, cauli itaque longe incumbentia, ampliata,
caulem superantia vel erecta et reflexa, apice et margine poslico grosse
paucispinosa, spinis late triangulatis attenuatis. Cellulæ apicales 25 y,
trigonis subnullis, medio 30 y, trigonis magnis, basi 17 <36 u, parietibus
trabeculatim incrassatis.
In Monte Yokogura. Inouë.
Radula auriculata St. n. sp.
Sterilis, olivacea, gracilis, cæspilosa, mediocris. Caulis —5 cm. longus,
regulariter pinnatus, pinnis brevibus, remotiuseulis, rarius bipinnatus ;
folia imbricata, recte palula, ovata, dorso caulem late superantia, apice
obtusa, carina conjunctionis brevis, cauli approximata, sinuatim descen-
dens, lobulus itaque pro maxima parte cauli incumbens eoque brevissime
insertus, ad basin auriculatim ampliatus, appendiculo rotundato brevi et
plano, caulem tegente vel parum superante, ceterum oblongo-falcatus,
apice oblique truncatus, angulo obtuso. Cellulæ apicales 12 y, reliquæ
17 y trigonis majuseulis, hyalinis acutis.
Tosa, Gansu, Faurie 14476.
Lobulorum forma ab omnibus distincta ; ad « Macrolobas » ponenda.
Radula Kojana St. n. sp.
Sterilis, minor, muscis consociata, dilute olivacea vel flavo-virens;
caulis 3 em. longus regulariter pinnatus, pinnulis brevibus remotiusculis,
microphyllis ; folia caulina recte patula, subtriangularia, acuta, margine
antica valde arcualo, sub apice sinuato, apex folii itaque versus planitæ
apicem nutante, antice caulem haud superantia, carina conjunctionis e
basi decurrenie leniter arcuata sinuatim in folii marginem ventralem
excurrens; lobulus pro planta magnus, parum convexus, folio 4 plo solum
minor, cauli parum incumbens, margine supero recte a caule patente,
apice oblique truncatus, angulo obtuso. Cellulæ ubique 17 y, trigonis
nullis, ipsa basi solum majores.
Prov. Koja. Faurie 11256 p. p. (olim N. cuspidata St. ms. Nomen occu-
patum).
Cum Radula Nove Hollandi® et Radula apiculata comparanda.
Radula obtusiloba St. n. sp.
Sterilis, fusco-bruunea, gracilis, effuse cæspitans, apicibus flavo-viren-
tibus. Caulis 6—7 cm. longus, remote breviterque pinnatus; foha adulta
106 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
parum imbricata, sæpe contigua, falcato-ovata, antice caulem haud supe-
rantia, apice obtusa. Gellule ubique 17 y trigonis parvis attennatis
distinctis.
Lobulus subquadratus, angulo rotundato, appendiculato, appendiculo
late rotundato cauli incumbente; carina stricta, recte a caule patula. Folia
ramulina multo minora, lobulo oblongo, subrectangulato, 2 plo fere
longiore quam lato, appendiculo nullo (nondum evoluto) apice rotundato.
Shakokondake Yezo. Ishikama. Miyabe 322.
Radulæ complanatæ similis, lobnlo appendiculato distincta, dein ad « Am-
pliatas » ponenda.
Riccia japonica St. n. sp.
Monoica, minor, gregarie crescens, cærulescens. Frons usque ad À cm.
longa, repetito furcata, subtus fere plana i. e. costa minime producta, alis
parum adcendentibus extrorsum curvatis, antice leniter convexa, rima
mediana fere nulla, ad canalem leniter emarginatum reducta, alis leniter
attenuatis marginibus obtusis longeque ciliatis. Stratum aëriferum humile,
frondis altitudinis tertiam parlam vix oceupans. Pistilla et Antheridia sæpe
geminatim approximata. Sporæ subatræ 75 y in diametro, laxe reticulatæ,
retis angulis papillatim productis, ala maxima sinuatim interrupta circum-
datæ. Miyoski No 11. Tosa.
Cum Riccia glauca comparanda.
Scapania ampliata Si.n. sp.
Dioica, minor, museis consociata, rufescens. Caulis 3 cm. longus, longe
pauciramosus. Folia remotiuscula velsuperne contigua, parva, ad °/ıbiloba,
carina ilaque brevissima. Cellulæ 12 y, trigonis magnis confluentibus,
basi 17 X 25 pn.
Lobus posticus oblongus, acutus, antico vix major, transverse insertus,
haud decurrens, maxime decurvus vel fere revolutus, ubique grosse den-
tatus, dentibus approximatis, late triangulatis (6 cell longis basi 5 cell
latis, cellula uliima majore). Lobus anticus erectus, apice decurvus, nus-
quam imbricalus, postico ceterum subæqualis, insertione valde obliqua et
late decurrente, diversus tamen basi ampliata, caulem late superante.
Folia floralia caulinis similia. Perianthia compresso -urceolala, ore
truncato spinoso-ciliato. Andræcia ignota.
Tosa, Hayachine. Faurie 12866.
(32) F. STEPHANI. HEPATICÆ JAPONICÆ. 107
Scapania parvitexta St. n. sp.
. Dioica, minor, dense cæspitosa, viridis, sepe in apice rosea, Caulis
2 cm. longus, e basi procumbente adscendens; folia conferta, dense
imbricata, usque ad medium biloba; lobus posticus major, valde concavus,
decurvus, in caule parum angusteque decurrens, late ovatus, obtusus,
margine irregulariter dentatus, dentes majores, late triangulati (5-6 cel-
lulas longi, basi 3-4 cellulas lati) acuminati, acuti, margine sæpe itera-
tim dentati aliis dentibus minoribus mixli, hyaline verrucosi. Cellulæ
apice 8 u, basi 17 X 25 y parietibus validissimis, cuticula hyaline verru-
cosa, verrucis sepe dense aggregatis, magnis minoribusque mixtis omni-
bus, nisi in margine, difficillime perspiciendis.
Lobus anticus postico ‘/1 brevior, appressus, subquadratus, basi parum
angusialus, caulem late tegens haud tamen superans neque decurrens;
carina conjunclionis leniter sinuala; apice late truncatus, angulo acuto,
ceterum irregulariter denlatus ut in lobo postico. Perianthia compresso-
urceolata, ore truncato similiter dentato; folia floralia caulinis vix diversa,
longius dentala. Andræcia ignota.
Kattasan, Towada, Hakodate. Faurie 15123, 14262.
Scapania spinosa Si. n. sp.
Sterilis, flavicans, dense cæspitosa, mediocris. Caulis 3—4 cm. longus,
pauciramosus; folia contigua vel parum imbricata, ad °/4 biloba. Cellulæ
apice 12 y, medio 17 u, basi 17 40 u, parietibus haud incrassatis, cuti-
cula antica et postica papillis hyalinis magnis et dense aggregalis aspera.
Lobus posticus ovato-oblongus, obtusus, subplanus, antico duplo longior,
anguste insertus, haud decurrens, margine ubique crebre spinosus, spin®
usque ad 70 u long, unicellulares, spinorum cuticula maxime incrassata ;
lobus anticus postico haud appressus, porrecto-patulus, oblongo-rectangu-
latus, similiter spinosus, semicirculariter insertus, basi valde ampliata
rotundata cauli incumbens, ibidemque longius spinosus.
Tosa, Hakodate. Faurie 216, 218.
Scapania splendens St. n. sp.
Major, dioica, dense cæspitosa, purpurea. Caulis —5 cm. longus, sim-
plex vel pauciramosus. Folia magna, conferta, imbricata, ad ?/s biloba.
Cellulæ apice 25 y. medio 25 X 35 y, basi 25 X 50 y, parietibus validis,
trigonis nullis. Lobus posticus duplo major quam anticus, spathulatus, in
caule parum decurrens, leniter decurvus, ubique fere denticulatus, den-
tibus brevibus, late triangulatis, obtusis, remotiusculis, ipsa basi solum
108 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
nullis ; lobus anticus appressus, subquadratus, basi anguste insertus, cau-
lem haud superans, ad carinam ex parte liberus, multo minus argute et
remote dentalus. Perianthia ad medium exserta, compresso clavata, ore
truncato minute denticulato. Spore 12 y purpureæ; Elateres 120 y bis-
piri, spiris laxe tortis, purpureis.
Shiretoko. Faurie 10929.
109
ORCHIDACEÆ NOVÆ
AUCTORE
F. KRANZLIN
Trichocentrum Brandtiæ Krzl. n. sp. Caule brevissimo, foliis
oblongo-lanceolatis ad 7 cm. longis, 1,5—2 cm. latis acutis, racemis uni-
floris, bractea minutissima. Sepalis cuneato-obovatis carinatis apiculatis
petalis subsimilibus apice obtusis æquilongis, labello ab ipsa basi cuneato
antice dilatato spathulato v. subquadrato margine crenulato sepala exce-
dente, calcari longissimo tenui ovarium subæquante apice ipso uncinato
recurvo; gynostemio brevi utrinque pone basin in denticulum acutum
aucto, clinandrii margine trilobo, lobo intermedio reflexo rotundato,
lateralibus in lacinias longas fissis, rostello acuto, caudicula obtriangula
supra latissima, polliniis elongatis. — Flores pallide luteo-albi, labellum
basi aureum antice pallide flavum centro macula maxıma purpurea deco-
rum sirisque purpureis quibusdam lævibus radiantibus, calcar viride,
gynostemium intense purpureum. Flores 3 cm. diam. stellati, calcar 5 cm.
longum.
Die Blüthe ist die eines typischen Trichocentrum, unterscheidet sich
aber zunächst durch den enormen, 5 cm langen Sporn von denen anderer
Arten. Die nächstverwandte Art ist Tr. ionophthalmum, Rchb. F. Dieselbe
hat jedoch, abgesehen von dem kürzeren Sporn, eine beiderseits etwas
geschweifte Lippenform — ein Mittelding zwischen oblong und dem,
was man strenggenommen « pandurat » nennt, ferner sind die Sepalen
braun und die Spitzen der Petalen gelbbraun und die Lippe hat jederseits
einen violetten Fleck.
Ich schlage bei dieser Gelegenheit eine Zusammenziehung zweier Rei-
chenbach’scher Arten vor, nämlich Trichoc. orthoplectron als Synonym
unter Tr. ionophthalmum einzuziehen.
Beide Arten stehen einander sehr nahe, was Reichenbach selber gefühlt
hat. In seiner Beschreibung von Tr. orthoplectron bringt er zudem noch
110 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Merkmale in die frühere Diagnose hinein, welche in dem Originaltext
derselben fehlen, augenscheinlich nur, um den Gegensatz schärfer zu ac-
centuieren. In der ursprünglichen Diagnose von Tr. ionophthalmum sagt
er « Sepalo summo et sepalis unguiculatis obtusis sep. lateralibus laxis ex-
trorsum curvis obtusiusculis ». In der Diagnose zu Tr. orthoplectron sagt
er «a curious Tr. near Tr. ionophthalmum,... the petals however are not
hastate (!!), etc. Also ein Merkmal, von dem in der ersten Diagnose auch
nicht einmal eine Andeutung steht. Die übrigen Unterscheidungsmerkmale
zwischen beiden Arten machen ebenfalls den Eindruck, als hätte Reichen-
bach à tout prix eine n. sp. zu Stande bringen wollen. Jedenfalls sind der
Uebereinstimmungen mehr wie der Unterschiede. Da ich augenblicklich
keine frischen Blüten beider Arten vergleichen kann, und mir nur die
Texte der Diagnosen zur Verfügung stehen, halte ich im Abschliessen des
Urtheils zurück. Ich stelle die Frage zur Discussion für diejenigen, welche
in der Lage sind, beide Arten lebend untersuchen zu können. |
Dem Wunsch des Herrn Barbey, diese sehr hübsche neue Art Frau
Ida Brandt (Riesbad, Zürich) zu widmen, kommt der Autor mit sehr grosser
Bereitwilligkeit nach.
Neolauchea n. gen. Sepalo dorsali petalisque paulo minoribus liberis,
sepalis lateralibus antice liberis a medio basin usque inter se et cum ovario
pseudocalcar amplum formantibus, labello cum marginibus gynostemii in-
fra dilatatis coalito et pseudocalcaris margini superiori affixo, lobis laterali-
bus minutis auriculiformibus, lobo intermedio maximo, gynostemio brevi
non in pedem producto antice marginato, polliniis 8, anthera plana im-
perfecte 8-loculari, fovea stigmatica magna oblonga, orificium pseudocal-
caris inter lobulos labelli amplum. — Caules primarii prorepeutes, secun-
darii in pseudobulbum incrassati monophylli, inflorescentia terminalis.
Neolauchea pulchella. Pseudobulbis ovatis rugosis 1 cm. altis
basi 5—6 mm. diametro, folio 1 anguste-lineari canaliculato ad 10 cm.
longo vix 1,5 mm. lato, pedunculo terminali filiformi, cataphyllis are-
üssimis 3 in basi ceterum nudo monantho folium non æquante, bractea
ochreala acuta parva quam ovarium pedicellatum bene breviore. Sepalo
dorsali lanceolato acuminato cucullato, petalis longioribus lanceolatis acu-
minatis veluiino-papillosis, sepalorum lateralium parte libera triangula,
parte coalita oblusa dimidium fere ovarii arcuati æquante, labelli lobis
lateralibus minutis rotundatis auriculæformibus, lobo intermedio maximo
rhombeo apice complicato sepalis equilongo, disco inter lobulos incrassalo
(3) F. KRÆNZLIN. ORCHIDACEÆ NOVÆ. Ait
minute papilloso ; gynostemio satis crasso basin versus late marginato, su-
pra utrinque acutangulo, anthera plana, polliniis 8 complicatis filis sat
longis tenacibus inter se conjunctis. Flores pulohre purpurei, sepala
petala labellum 1 cm. longa.
Diese Pfianze, welche ich hiermit zum Typus einer neuen Gatlung er-
habe, ist ein zierliches kleines Gewächs mit eiförmigen Bulben, welche
ein sehr schmales Blatt und auf dem Gipfel der Bulbe einen dünnen, faden-
förmigen Blütenstiel tragen. Die Sepalen und das Labellum sind 1 cm.
lang, die Petalen sind etwas länger, die Sepalen von etwas derberer Tex-
tur. Die Petalen sehr zart und sammetig. Die Verwachsungsverhältnisse
dieser Theile sind sehr merkwürdig. Zunächst bilden die seitlichen Se-
palen an der Basis einen ziemlich weiten, dem Ovarium angewachsenen
Scheinsporn. Auf dem oberen Rande desselben sitzt das Labellum, dessen
Seitenlappen zu 2 kleinen rundlichen Oehrchen reduciert sind, zwischen
welchen sich eine dunklere verdeckte und — nach dem feuchten Aus-
sehen zu schliessen — honigabsondernde Stelle befindet, der Mittellappen
ist breit, rhombisch und vorn zusammengefaltet. Durch einen Streifen
etwas festeren Gewebes, schliesst sich das Labellum beiderseits an das
Gynostemium an, dessen, nach unten breiter werdender Rand nach vorn
bis nahe zum Insertionspunkte desselben verlängert ist. Das Gynostenium
ist verhältnismässig dick, oben abgestutzt, mit einer spitz vorspringenden
Ecke jederseits. Die Anthere ist flach und undeutlich 8-fächerig. Die
8 gleichgrossen Pollenmassen hängen durch lange, sehr zähe Fäden
zusammen. Die Narbenhöhle ist fast so gross wie die Vorderseite der
Säule.
Die Stellung dieser neuen Gattung ist nach der von Pfitzer eingeführten
Eintheilung sehr leicht zu präcisieren, sie gehört zu den « Læliinæ-
Ponereæ» und zwar unmittelbar neben Cœælia Lindl (ef. Natürl. Pflanzen-
familie II. 6. p. 140). Dem ganzen äusseren Aufbau nach stellt die Pflanze
den Lælien-Typus in seiner winzigsten Form dar, dagegen weisen die
Einzelheiten der Blüte, ganz besonders die Insertionsverhältnisse, sie
zwischen Octadesmia (Blütenstand, auf dem die Laubbl. tragenden Triebe,
aber ohne Knolle) und Cœlia, bei welcher eine Knolle vorhanden ist.
Die Planze blühte in der Sammlung der Prinzen Johannes Liechten-
stein zu Eisgrub in Mähren unter der Pflege des Herrn Gartendirector
Lauche, welchem ich seit Jahren für viele Kostbarkeiten aus dem grossen
Gebiete der botanisch wichtigen Orchideen verpflichtet bin.
Gross-Lichterfelde bei Berlin, den 15. Januar 1897.
are
LES ROSES REGUEILLIES EN THESSALIE
PAR M. PAUL SINTENIS EN 1896
PAR
Francois CREPIN
M. Paul Sintenis a consacré cinq mois de l’an dernier à une explora-
tion botanique dans la Thessalie. I a bien voulu me communiquer toutes
ses récoltes de Roses, afin que je les détermine. Ces Roses ont été
recueillies dans la région montueuse longeant le versant oriental de la
chaîne du Pinde.
Rosa arvensis Huds.
No 665. Chaliki : in valle Negerli. — Forme à folioles pubescentes
sur les deux faces et à dents simples.
No 1527. Sermeniko : in valle Prisni. — Forme à folioles glabres-
centes à la face inférieure, glabres à la face supérieure, à dents munies
de 1-3 glandes.
Rosa alba L.
No 898. Chaliki : in hort. cult.
Rosa canina L.
var. du groupe R. dumalis Bechst.
No 431. Kalampaka : in vineis.
var. du groupe À. dumetorum Thuill.
- No 431 bis. Kalampaka : in vineis.
(2) F. CRÉPIN. ROSES RECUEILLIES EN THESSALIE. 113
No 478. Malakasi : prope pagum. — Forme des folioles rappelant
celles du A. obtusifolia Desv.
No 1525. Khinovo in Pindo Tymphæo.
? Rosa obtusifolia Desv.
No 1523. Kalampaka : versus Gurvelzi. — Cette forme semble avoir
des rapports assez étroits avec le R. obtusifolia Desv. de l’ouest de l’Eu-
rope par ses folioles ovales-arrondies et les appendices inférieurs de ses
sépales extérieurs incisés, mais sa corolle est plus grande, paraissant
avoir été rosée et non blanche. Il pourrait fort bien se faire qu’elle ne
fût réellement qu'une variation du R. dumetorum à folioles ovales-
arrondies.
? Rosa tomentella Lem.
No 434ter. Kalampaka : in vineis. — Folioles à nervures secondaires
glanduleuses. Cette forme constitue-t-elle une variété du R. tomentella de
l’ouest de l’Europe?
No 1185. Sermeniko : in sylva supra pagum. — Folioles à nervures
secondaires non glanduleuses, les feuilles inférieures à dents moins
glanduleuses que dans le n° précédent, les supérieures à dents ordinaire-
ment simples. Pourrait bien n'être au fond qu'une variation du R. dume-
torum Thuill.
Rosa glauca Vill.
No 1273. Sermeniko : mont. Coceino-Lithari. — Forme à dents com-
posées-glanduleuses; pédicelles, réceptacles et sépales lisses; coloration
violacée ou lie de vin sur l'écorce, les feuilles, les pédicelles, les récep-
tacles et les sépales.
No 699. Malakasi : in Mte Sina. — Mêmes caractères que ceux du n°
précédent. Fait un peu penser au R. rubrifolia Vill.
Rosa leucadia H. Braun.
No 579. Malakasi : in vineis.
Depuis quelques années, j'ai reçu de diverses provinces de la Grèce, de
la Macédoine, de l’Albanie et du Monténégro, des formes d’une Rubigi-
114 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
neuse que j'avais considérées provisoirement comme des variétés méri-
dionales du R. mucrantha Sm. Les nombreux et beaux spécimens en
fieurs du n° 579 de la collection Sintenis me portent maintenant à penser
que ces formes pourraient bien être spécifiquement distinctes du R. mi-
crantha. La corolle paraît être habituellement blanche et non pas rosée ;
les styles sont plus ou moins fortement hérissés, et non habituellement
glabres ou glabrescents; le disque est assez conique ; les réceptacles et
les pédicelles sont souvent lisses, ou s’ils sont glanduleux les glandes
sont plus rares et plus rudes; les feuilles ont des glandes à la face infé-
rieure plus sèches; les folioles paraissent avoir habituellement une autre
forme et à dents un peu différentes; l’armature des axes ne paraît pas
être la même. Avant de pouvoir dégager nettement ces formes qui me
semblent done constituer un autre type spécifique que le À. micrantha,
il faudra que des observations très attentives soient faites sur le vif. En
présence des nombreuses variétés du À. micrantha Sm., la distinction de
ces deux espèces ne sera pas facile à établir. J’applique provisoirement à
l’une de ces deux espèces le nom de À. leucadia H. Braun, qui me parait
être le premier nom spécifique donné à l’une des variations de cette
espèce méridionale.
M. H. Braun a décrit son R. leucadia en 1885 dans ses Beiträge zur
Kenntniss einiger Arten und Formen der Gattung Rosa (in Verhandl. d.
K. K. Zoolog.-bot. Gesellsch.in Wien). Une deuxième variation de la même
espèce a été décrite en 1888 par MM. H. Braun et Haläcsy, sous le nom de
R. dorica, dans leurs Beiträge zur Flora der Landschaft Doris in loc. cit.
Enfin M. Halacsy a décrit une troisième variation de cette même espèce
sous le nom de A. arcadiensis dans ses Beiträge zur Flora von Achaïa
und Arcadien (dans les Mémoires de l'Académie de Vienne, 1894). Ces
auteurs se sont efforcés de découvrir des caractères propres à séparer ces
trois créations spécifiques, mais les différences qu’ils préconisent n’ont
pas, à mes yeux, une réelle valeur et ne sont que de simples différences
individuelles. Je dois ici faire remarquer que je possède des spécimens
authentiques de ces trois espèces.
On peut soupconner avec raison que le R. leucadia avait été observé
en Grèce avant que Spreitzenhofer l’eût découvert, en 1878, dans l’île
Leucadia (Ste Maura), car il est peu probable que cette espèce, qui paraît
répandue et semble remplacer en Grèce le R. micrantha Sm., n’ait pas
été recueillie avant cette époque. Toutefois, il n’en existe pas, dans mon
herbier, d'échantillons antérieurs à 1878.
Voici les localités d’ou j'en possède des spécimens :
(4) F. CREPIN. ROSES RECUEILLIES EN THESSALIE. 115
In m. Ossa prope Spilacà, alt. 5500’ (leg. de Heldreich, 1882).
In monte Babä inter Kraniä et Klinovo, alt. 5000’-5500” (leg. de Heldreich,
1835). Ä
M. Karäva, alt. 5500-6800” ; M. Garvella; Sermeniko (leg. Haussknecht, 1885).
Il est à remarquer que les spécimens recueillis par M. de Heldreich ont
élé rapportés par M. Christ au À. tomentella Lem. et que ceux récoltés
par M. Faussknecht ont été rapportés par le même botaniste au R. agrestis
Sav. 8. abscondita Christ (conf. Suppl. Floræ orientalis, p. 217 et 218).
L'espèce se retrouve en Macédoine, d’où M. L. Charrel m’en a envoyé
des spécimens en 1890 provenant du ravin de Kiretch Keni et des puits
de Palikhor aux environs de Salonique.
En 1892, M. J. Wagner a recueilli le À. leucadia dans les monts Rho-
dope, près des villages de Stenimak et de Capelare.
Les nos 592 et 594 de l'Iter Turcicum 1891 de MM. P. Sintenis et
J. Bornmüller provenant de l’île de Thasos et que j'avais considérés
comme une variété du À. micrantha Sm., me paraissent appartenir au
R. leucadia.
Si maintenant nous passons en Albanie, nous trouvons que le AR. leu-
cadıa a été trouvé sur divers points par M. Baldacci, qui l’a distribué sous
les nos 66, 126 et 129 (1892), nos 46 et 137 (1895), nos 25 et 74 (1896).
Le même botaniste l’a observé dans le Monténégro en 1890 (n° 25) et
en 1891 (no 150).
Il importera de rechercher avec beaucoup d'attention jusqu'à quelle
limite exacte le R. leucadia remonte vers le nord et de reconnaître les
localités où il arrive en contact avec le À. micrantha.
M. Halacsy cite ce dernier en Grèce dans le Voreikos Thale Megaspi-
læon, Höhe 700 m., mais d’après un échantillon que j’ai vu de cette loca-
lite, il ne s'agirait pas du vrai R. micrantha Sm., mais bien encore du
R. leucadia.
Dans l’étude approfondie qu'on ïfera de cette dernière espèce, on se
gardera bien d’accorder de l’importance à la présence ou à l’absence de
pubescence sur les feuilles. On doit avoir reconnu que dans toutes les
espèces de la sous-section Rubiginosæ, les feuilles peuvent être glabres
ou plus ou moins pubescentes. On recherchera, en outre, en quoi peut
différer le R. leucadia H. Braun du R. hungarica Kern., espèce ou variété
encore incomplétement connue et dont l'identité spécifique laisse des
doutes.
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Rosa sepium Thuill.
No 495. Kalampaka : inter Kastreiki et Daburi-Chan. — En Grèce, il
faut se garder de confondre le R. sepium avec le R. leucadia H. Br. Il s’en
distingue par ses styles glabres ou glabrescents, par ses sépales églandu-
leux sur le dos et par ses pédicelles toujours lisses.
Rosa glutinosa Sm.
No 666. Chaliki : in abietis ad mont. Peristeri.
Rosa glutinosa Sm. var. leioclada Christ.
No 666b1s. Chaliki : in abietis ad mont. Peristeri.
No 152bis. Sermeniko : in mont. Gionscala. — L'absence d’acicules et
de glandes pédicellées sur les axes donne à sa variété leioclada un cachet
tel qu’on croirait, à première; vue, se trouver en présence d’une espèce
différente du R. glutinosa habituel. Le n° 666bis, par ses axes à entre-
nœuds plus allongés et par l'allongement des pédicelles, pourrait assez
facilement tromper un observateur qui n’est pas suffisamment au courant
des modifications subies par le R. glutinosa.
Bruxelles, le 11 janvier 1897.
117
SUR UN NOUVEAU CARPOLOBIA
PAR
R. CHODAT
Toutes les espèces de ce genre curieux sont africaines. Les plus
anciennement connues, C. Afzeliana Oliv., C. alba Don, C. lutea Don se
ressemblent toutes par ce caractère rare chez les Polygalées de n’avoir
que cinq étamines. En outre la corolle qui chez la plupart des genres de
cette famille est réduite à trois pétales comprend ici cinq pétales bien
développés. Par ce caractère elle rappellerait un peu Xanthophyllum, mais
l'ovaire triloculaire l’en éloigne suffisamment.
Dans la plupart des genres polygalacéens il existe des sections carac-
térisées par la concrescence variée des filets staminaux. C’est ainsi que les
anthères sont sessiles ou pédicellées dans les Muraltia, les Monnina,
Comesperma, Securidaca et servent ainsi de caractère de premier ordre
pour la classification.
Les Carpolobia connus jusqu'à présent ont tous les filets staminaux
longuement indépendants; la nouvelle espèce se distingue nettement par
le caractère opposé.
Carpolobia macrostachya Chod.
Frutex ad 3 m. altus, foliis coriaceis, subcrassis, glaberrimis, haud
nitidis, mediocriter petiolatis, leviter apiculatis vel subobtusis, limbo
80/35, 60/23 mm.
Racemi elongati ad A dem. longi, rachi tenui bracteis minimis aculis.
Flores pedicellati ad 41 mm. longi. Sepala glabra, margine ciliata lanceo-
lata subæqualia. Carina longe et anguste rostrata apice et præcipue rostro
valde puberulo. Petala anguste lanceolata cum carina connata, carinam
superantia. Tubus staminalis monadelphus, antheris oblongis in margine
BULL. HERB. BOISS., février 1897. 9
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
subsessilibus. Ovarium sphæricum, stylo tenui apice leviter capitato.
Fructus ad 3 cm. diam. Semina haud lanata vix puberula.
Cette curieuse espèce a été récoltée par le voyageur G. Scott Eliott dans
la Sierra-Leone en 1892; il l'indique sur des rochers de syénite a Kofiu
(4618); sur les plateaux de Tall et Ninia (4897); près de Kobusa (Hb. Br.
Mus.).
Heudelot avait déjà récolté en Sénégambie un arbrisseau qui possède
à peu près les mêmes caractères. Il l'indique près des eaux courantes du
Fonta Dhiallon (n° 712 Hb. Paris). Les feuilles sont cependant plus grandes
(100/50, 100/45, 120/60), plus päles et les fleurs plus distantes. C’est tout
au plus une forme plus robuste.
Ce qui distingue cette espèce c'est tout d’abord sa carène au moins deux
fois plus longuement rostrée que chez Carpolobia alba; l'ovaire en outre
n’est pas allongé et comprimé mais globuleux et enfin les grappes vont
jusqu’à atteindre la longueur de la feuille.
Les autres espèces et notament C. alba sont assez variables. Cette der-
nière présente dans l’Angola une variété parvifolia dont les fleurs et les
fruits sont semblables à ceux du type et une variété nouvelle :
C. alba var. zanguebarica, foliis crassiusculis lanceolato-aculis;
racemis brevibus, floribus corymbosis, rachi robusta.
A C. alba Don differt sepalo superiore magis cucullato, carina multo
minus distincta, fructu magis apiculato.
Leg. Dr Kirk (119) ad Dar Salam; Rev. Wakefield ad Ribe. E. Trop. Afr.
(Hb. Kew).
Les fruits trigones sont charnus, comestibles, légèrement acidulés.
Carpolobia alba paraît done répandu dans toute l’Afrique tropicale.
119
ALGUES PÉLAGIQUES NOUVELLES
PAR
R. CHODAT !
Sphærocystis nov. genus.
Genus Palmellacearum (nob.) volvocineis valde affinis. Familie plerum-
que globosæ muco hyalino vix conspicuo involutæ, cellulis quientibus
globosis, membra firma crassiuscula donatis, chlorophoro chlamydeo
emarginato pyrenoideo munito, singulis, binis vel 4, 8, 16, 32, junioribus
approximatis botryoideis, adulta ad periphæriam vesiculæ hyalinæ dispo-
sita; bipartitione vel tetrapartitione repelita oriuntur glomeruli regula-
riter dispositi 8-16 cellul., membrana mucosa ‘/2 diametrum cellulæ haud
excedente hyalina sæpius inconspicua cireumvelati. Zoogonidia parva vel
majora sepe sphærica interdum magis ovata vel leviter oblonga, variabil-
lima ciliis agilibus 2, chlorophoro profunde et late emarginato modo
Gonü socialis, puncto rubro destituta vel munita.
S. Schroeteri Chod. nov. spec.
Characteres generis.
Assez répandu dans les lacs de Genève, d'Annecy, d’Aiguebelette, de
Lucerne (Bachmann), de Zurich (Schræter).
Oocystis lacustris nov. spec.
Cellulis binis vel quaternis in familiis consociatis, membrana gelati-
nosa crassa valde ampla, utroque fine cellulæ leviter incrassalæ, late fusi-
formibus utroque acutis, chlorophoro laminam formante sæpe dimidialo,
pyrenoide carente. Contentus sæpe oleosus. Ab affinibus differt forma
* La description complète accompagnée de trois planches paraîtra dans le n° de
mai de ce recueil. (Recherches sur les algues pélagiques de quelques lacs suisses et
francais).
120 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2}
cellularum, chlorophoro singulo vel duplici et membrana gelatinosa
ampliala.
Assez répandu dans le lac de Genève, d’Annecy, etc.
Stichogloea nov. genus.
Thallus minimus membranaceus gelatinosus sæpe subquadrangularis vel
varie sinuosus, cellulas oblongas 4 suberectas, vel subovoideas sæpius
radiatim dispositas suffultans; ceilulæ membrana firma donatæ ad
?/s cupula speciali gelatinosa involutæ ; chlorophorum parietale pyrenoide
carens, olivaceum, lateribus revolutis chlorophora parietalia plura simu-
lans ; globuli oleosi parvi.
S. olivacea nov. spec. (charact. generis) affınis Botryoccoco differt
coloratione et forma chlorophori. Character specialis invenitur in colora-
tione intense rubra cum ccerulei artificialis dicti «bleu de méthylène »
minima parte.
Commune au lac de Genève, d'Annecy et d’Aiguebelette.
Dactylococcus lacustris nov. spec.
Cellulæ quaternatim dispositæ, minimæ substantia gelatinosa con-
junctæ sæpe remotæ, cylindricæ pyrenoide carentes, apicibus rotundatæ,
chlorophoro parietali brevi viridi.
Lac de Genève, commune.
Dinobryon stipitatum Stein var. lacustris nob.
A D. stipitato St. differt cupulis haud vel multo brevius stipitatis.
Lac de Genève, d’Annecy et d’Aiguebeletle.
Dinobryon thyrsoideum nov. spec.
Arbuscula dense corymbosa sæpe æquilonga ac lata vel vix longiora,
cupulis D. sertularise simulantibus sed multo brevioribus cum inferioribus
lineam regulariter sinuatam formantibus.
Lac d’Aiguebelette.
PUBLICATIONS DE L'HERBIER BOISSIER
Bulletin de l'Herbier Boissier, sous la direction de Euc. Aurraw, conservateur de
l'Herbier. 12 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 15 fr. Union postale,
20 fr.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
» II (1894), 769 » 32 » et 4 »
» III (1895), 706 » 18 » et 1 »
» IV (1896), 963 » 9 » et 3 »
BOISSIER, EDM. Flora orientalis sive enumeratio plantarum in Oriente a Græcia
et Ægypto ad Indiæ fines hucusque observatarum. — 5 vol. et Supplément,
in-80, 1867-1888 .. AS Le DEN NER a EDS ARRETE 140 fr.
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plantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambésy, avec préface de
M. F. Crépin. — In-80, xı et 572 pages, avec 2 planches. Genève, 1896.
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Tome V. 1897. :
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées.
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» II (1894), 769 » 32 » et L »
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» IV (1896), 963 » 9 » ed »
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ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
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Tome V. 1897.
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GENÈVE wur BALE
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BERLIN
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SOMMAIRE DU N° 3. — MARS 1897.
I. -— Alfred Chabert. — SUR LA DISPARITION DE QUEL-
QUES PLANTES EN SAVOIE: ee
IL. — François Crépin.— LA QUESTION DE LA PRIORITÉ
DES NOMS SPÉCIFIQUES ENYISAGÉE AU POINT DE
VUE DU GENRE RUSA 0
II. — €. Winkler et J. Bornmüller. — NEUE COUSI-
NIEN DES ORIENTS (Planches IV, V, VI, VII et VIID).....
IV. — Carl Müller. — BRYOLOGIA GUATEMALENSIS EX
COLLECTIONIBUS DOMIN. BERNOULLI ET CARIO (1866-
1878) V. TURCKEIM ET ALIORUM ......... me ur
PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON = =
PLAncHE 4. — Cousinia contumax C. Winkler et J. Bornmüller.
Pages |
164
Les planches 5, 6, 7 et 8 paraïtrout dans un des prochains numéros. 0
u, MAÉ Fr
: CRT -
< $
jme année, N° 8. Mars 1897.
RER EP SPP RSS PP PPS PP PPS TT TS
RP PR RP PT RD mr RTS
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SUR LA
DINPARITION DE QUELQUEN PLANTEN EN NAVOIE
PAR
le D: Alfred CHABERT
Lorsqu'une plante signalée par un botaniste dans une localité précise
n’y est pas retrouvée, peut-on toujours conclure à une erreur ou à une
invention de sa part? Certainement non. Plus d’une espèce a été retrou-
vée de longues années après l’époque où son existence avait été constatée
une première et seule fois. Le Saxifraga hieracifolia L. d'Auvergne en
est un exemple.
On se tromperait fort si l’on pensait que j'ai l'intention de réhabiliter
le botaniste qui a distribué autrefois comme récoltées en Savoie des plantes
recueillies à de grandes distances (le Cytinus hypocistis, par exemple, alors
qu'aucun ciste ne croît dans ce pays), ou les botanistes novices ou déjà
expérimentés qui, par erreur ou pour un motif quelconque, ont attribué à
sa flore des plantes qui lui manquent, et qui ignorants de la phytostatique
les ont indiquées sur des montagnes trop basses ou sur des terrains où
elle ne pourraient vivre. Je laisse avec eux les auteurs qui ont soigneu-
sement compilé ces erreurs et les ont publiées à nouveau sans les sou-
mettre à une critique approfondie.
Sans vouloir passer en revue toutes les circonstances qui, en dehors de
l’action de l'homme, ont pu produire l'extinction d’une plante ou sa dis-
parition momentanée d’une localité habitée par elle, je citerai d’abord
quelques cas relatifs au rôle joué par l'épuisement du sol, rôle plus grand
qu'on ne le croit généralement. Le premier est donné avec details; il
résulte d’une observation suivie pendant quarante-six ans.
BULL. HERB. Boiss., mars 4897. 10
IDEEN =, He, ONE EE AP TS NS EE RE ar an D PE RE DE TE TT OS En mi dé
122 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
L’Inula Vaillantii Nil. occupe dans le bassin de Chambéry ' une loca-
lité étendue de Saint-Cassin au Col de Lélia, et le long du torrent qui
descend du col jusqu’à Cognin. Il ne se retrouvait dans les environs de
cetle ville, que de l’autre côté de la vallée, à dix kilomètres de distance,
à Verel-Pragondran. Il y occupait sur la lisière d’une pente boisée une
aire de 300 mètres de longueur sur 100 de largeur environ et était fort
abondant” parmi les buissons de Coudrier, de Troëne, de Cornouiller san-
guin, de Chèvrefeuille étrusque, etc. qui croissent ca et la parmi les éboulis
calcaires. Observé par moi pour la première fois en 1850, je le centuriai
pour la Flora Galliæ et Germaniæ exsiccata de Billot où il fut publié en
1853 sous le n° 101%°. La station n'étant qu’à dix minutes de ma maison
de campagne, j'y passais souvent et jamais sans constater la présence de
l’Inula moins fréquent qu’en 1850, probablement à cause de ma récolte
exagérée, mais toujours en nombreux individus. À dater de 1887, leur
abondance me parut diminuer progressivement. En 1892 et 95, voulant
étudier la racine sur de jeunes pieds, je ne pus en trouver un seul. je
supposai que la germination avait été entravée par quelque circonstance
atmosphérique et n’y attachai pas d'importance. Ayant vu en 1895 que
mes échantillons d’herbier avaient souffert de l’action des insectes, je
voulus en recueillir de nouveaux. Quelle ne fut pas ma surprise de n’en
plus voir un seul pied ! En vain j’explorai un à un tous les buissons assez
clairsemés auprès desquels il s’epanouissait auparavant ; il me fut impos-
sible d’en rencontrer le moindre vestige. L'été dernier 1896, mes recher-
ches furent renouvelées sans plus de succès. L’extinction de la plante est
donc complète pour le moment.
Les paysans du voisinage m’affirmerent que personne n’était venu ré-
colter de plantes là ni ailleurs. Elle n’est pas employée en pharmacie ni
dans la médecine populaire. La localité est peu attrayante et les botanistes
plus que rares. Les plantes vivaces qui croissaient pêle-mêle avec lInula
persistent sans être plus abondantes: Centranthus Lecogü, Picris hiera-
1 Songeon et Chabert, Herborisations aux environs de Chambéry, p. 41.
2 Un botaniste dont je ne puis retrouver le nom ni le travail, crut reconnaître,
dans l’échantillon qui lui était échu, l’I. semi-amplexicaulis Reut. (I. salicina X
Vaillantii Rchb.), mais il ya eu probablement confusion d'échantillons d’herbier,
car l’I. salicina nécessaire à la genèse du semi-amplexicaulis ne croit pas à Verel-
Pragondran et d’autre part je n’ai jamais pu constater la présence de feuilles semi-
embrassantes sur aucun des individus de l’Z. Vaillantii de cette station. Ils appar-
tenaient tous à une forme appauvrie et de petite taille ne portant que trois à sept
capitules au lieu du riche corymbe qui caractérise la plante de Lelia.
(3) A. CHABERT. DISPARITION DE QUELQUES PLANTES EN SAVOIE. 123
cioides, Coronilla varia, Digitalis grandiflora, Leucanthemum vulgare,
Teuerium Scorodonia, Buphtalmum grandiflorum, etc. Les saisons n’ont
pas été rigoureuses. Les buissons taillés tous les ans d’une manière irré-
guliere restent bas et n’influencent pas la végétation sous-jacente. Les
animaux n'y trouvant rien à paturer ne s’y sont pas arrêtés plus que les
précédentes années. Les insectes n’ont pas été plus nombreux. La dispa-
rition de l’Inula n’est donc pas due à des causes étrangères. Sa diminu-
tion progressive depuis 1887 et l’absence de jeunes pieds en 1892—1893
démontrent bien que cette disparition est causée par l’appauvrissement du
sol, qui ne contient plus les éléments nécessaires à la croissance des in-
dividus. Les souches s’épuisant peu à peu par les progrès de l’âge et par
le défaut d’une nourriture suffisante, un moment vient où tout dis-
parail.
I serait interessant de savoir dans combien d’annees la plante reparaitra,
si elle doit reparaitre, et de constater la durée de l’assolement naturel né-
cessaire à sa nouvelle existence.
La même constatation devra être faite aussi pour une autre plante dis-
parue de la flore de Savoie, le Coronilla minima lotoides Koch (C. coronata
DC. Fl. fr., non L.) que M. Songeon trouva en mai 1858, croissant en abon-
dance et sur une grande étendue sur la montagne de la Chambotte près
d’Aix-les-Bains. Une dizaine d’années plus tard, il n’en retrouva pas le
moindre vestige. Nous y retournâmes depuis lors à plusieurs reprises
et dernièrement en 1895, et nous ne fümes pas plus heureux. Et pourtant
le sol inculte et rocailleux n’a pas recu la moindre atteinte, et les plantes
croissant auprès de la Coronille y ont persisté sans modification.
D’autres faits moins démonstratifs, il est vrai, relativement à l'influence
de l'épuisement du sol sur la disparition des plantes dans nos montagnes
de Savoie, se sont offerts à mes yeux dans le cours de ma longue carrière
de botaniste. Je n’en citerai qu'un concernant une des Centaurées les plus
élégantes de nos grandes alpes, le C. uniflora L. Le 7 septembre 1876
M. Songeon et moi l’observämes en immense quantité sur la partie supé-
rieure des pentes méridionales du Col des Encombres dont elle couvrait
de grands espaces d’un éclatant tapis de couleur purpurine. Très luxu-
riante en ce lieu, elle formait des touffes épaisses. II n’était pas rare de
compter cinq à huit tiges sur le même rhizome qui alors atteignait un
diamètre de deux à trois centimètres et était d’un âge évidemment très
avancé. Sur les autres parties de la montagne comme sur les autres alpes
voisines de la Savoie, du Piémont et du Dauphiné, le C. uniflora est habi-
tuellement disséminé dans les prairies; son rhizome porte une à trois
124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
tiges, rarement davantage. Deux ans plus tard nous refimes la même ex-
cursion. À notre grand étonnement, la plante, dans la localité où nous
l’avions vue si abondante, était devenue rare ; quelques individus isolés à
une ou deux tiges se montraient ca et là. Or pendant ces deux ans, au dire
des montagnards, la neige avait couvert le Col durant une période fort
longue ; il n’y avail pas eu de gelées retardées ; les plantes n'avaient pas
souffert du froid. L’épuisement du sol était donc bien la cause de la dis-
parition relative de la Centaurée.
L'on ne s’étonnera pas de me voir passer sous silence mes observations
relatives aux plantes annuelles. Pour elles le phénomène est plus com-
plexe; il suffit d’une gelée retardée ou d’une forte sécheresse au printemps
pour les empêcher de se développer. Leur disparition ne m’a jamais paru
avoir une durée bien longue.
Il est des espèces dont la disparition est due plutôt aux conditions clima-
tériques qu'à l'épuisement du sol. Telle est l’Arabis serpyllifolia Vill. que
M. Songeon et moi avons récolté dans notre jeunesse sur les rochers à pic
du Pas de la Coche où il était abondant, et sur ceux de la Gorna (mon-
tagne du Revard) où il l'était moins. Bien des anfractuosités, des saillies
garnies de terre existent où la plante a pu se semer et pourtant depuis
longues années elle parait éteinte. Et l’on ne peut en accuser un collec-
tionneur quelconque, car dans ces rochers verticaux la plante est le plus
souvent inaccessible.
Dans nos Herborisations aux environs de Chambéry, le même botaniste
et moi avons constaté l'extinction dans les alentours immédiats de cette
ville des deux seuls représentants qui y avaient persisté, depuis combien
de milliers d'années! de la végétation qui a succédé à la période glaciaire,
alors que le glacier du Rhône se retirant, les plantes alpines paraissaient
sur les terrains laissés à nu, puis le suivaient en se retirant elles aussi
sur les montagnes, à mesure que la chaleur devenait plus forte. Le Draba
aizoides L. et le Dryas octopetala L. se récoltaient encore, il y a quarante
ans, sur les rochers voisins des dernières maisons de la ville, à l’aititude
de 300 mètres environ ; et aujourd’hui nous ne pouvons recueillir sur les
montagnes voisines le premier qu'à partir de 1000 mètres et le second
qu'à partir de 1700. Est-ce la sécheresse résultant du réchauffement du
climat qui les a détruits? Serait-ce plutôt le froid excessif d’hivers rigoureux
contre lequel ils n’ont pas été protégés comme dans les montagnes par une
couche épaisse de neige ? Je ne cite que pour mémoire l'opinion poëtique
d'une dame botaniste qui veut qu'ils soient morts de nostalgie en se
voyant exilés pour toujours si loin de leurs semblables !
(5) A. CHABERT. DISPARITION DE QUELQUES PLANTES EN SAVOIE. 125
Un arbre de la flore montagneuse de Chambéry ' est en voie d’extinc-
tion, non par l'épuisement du sol ni par l'effet du climat, mais par l’action
indirecte de l’homme. Je ne sais si des faits de ce genre ont été signalés
par beaucoup d'auteurs. I] s’agit de l’Alizier (Sorbus torminalis L.) actuelle-
ment encore disséminé dans nos bois entre 600 et 800 mètres, mais bien
moins répandu qu'il y a quarante ans. Il ne fleurit guère que lorsque le
tronc a une vingtaine d'années. Or les coupes se font à des intervalles
bien plus rapprochés ; nos aliziers ne peuvent donc avoir de fruits ni se
reproduire. Ceux qui existent aujourd’hui sont tous à l’état de buissons
produits par des souches très anciennes qui s’épuisent successivement. On
peut donc prédire qu'avant qu'il soit longtemps cet arbre n’existera plus
qu'à l’état de souvenir dans nos montagnes de Chambéry *.
L’extinction de certaines plantes par la multiplication intensive d’autres
espèces mieux armées dans la lutte pour la vie a été remarquée surtout
chez les plantes aquatiques. L’Elodea canadensis Mich. est la plus active
sous ce rapport dans nos canaux et nos ruisseaux d'irrigation, dont elle
chasse et remplace la population végétale. Il est probable qu'après un laps
de temps plus ou moins considérable, l’Elodea aura épuisé le sol et dis-
paraîtra à son tour.
Les plantes terrestres ne m'ont offert que des exemples moins évidents
de la lutte pour la vie. Le plus notable dans le domaine de notre flore
nous est fourni par les Veronica agrestis L. et Buxbaumii Ten. Le pre-
mier régnait seul et sans partage dans les terrains cultivés et les lieux
vagues lorsqu’apparut le second, pour la première fois, il y a bientôt un
demi-siècle. Il se propagea lentement d’abord, plus se multiplia avec
une telle intensité qu'aujourd'hui on le voit partout, tandis que l’agrestis
devient de moins en moins commun.
Les indications de localités semblent facilement inexactes plus tard
quand elles ont trait à des espèces croissant sur les rivages ou dans les
marais, ou aux espèces observées dans les jeunes coupes. En 1844,
M. Songeon trouva le Damasonium stellatum Pers. sur la berge du grand
canal récemment creusé auprès du lac du Bourget et ne le revit jamais
depuis lors *. Provenait-il de graines apportées par un oiseau aquatique,
1 Songeon et Chabert, 1. c., p. 17.
2 Je l’ai récolté en fleurs et en fruits dans les montagnes voisines de Faverges
(Hte-Savoie) où les coupes de bois se font à de longs intervalles.
# Ce fait du Damasonium peut-il justifier les indications des Marsilea quadri-
folia L, et Pilularia globulifera L. sur les bords du lac du Bourget, du Lysima-
chia thyrsiflora L. dans ses marais ? Nous ne le croyons pas. Ces indications et
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
ou était-ce un reste d’une végétation antérieure que le remuement du
sol avait mis au jour ? L’apparition de plantes n’existant qu’à de grandes
distances, sur les terrains remués pour l'établissement de routes, de che-
mins de fer, de canaux, de champs de manœuvres, etc., et leur disparition
peu d’années après sont un fait constaté fréquemment aujourd'hui et qui
sort du cadre de ce travail. Je devais pourtant le noter. Les routes straté-
giques établis dans la région alpine des alpes frontières de la Savoie et
du Piémont nous en ont offert des exemples, dont un des plus curieux est
relatif à l'apparition en immense quantité du Trisetum distichophyllum
Beauv. sur les talus de la nouvelle route allant du Fort du Télégraphe à
Valloires, à l'altitude de 1500 mètres environ, tandis que dans toutes nos
montagnes il ne descend guère au-dessous de 2200 mètres. Il y dura
trois ans et s’éteignit sans laisser de traces. Cette apparition fugitive n’est-
elle pas la revivescence d’une végétation antérieure ? et peut-être de celle
qui accompagnait le glacier de l’Arc dans sa retraite vers les hautes som-
mités ?
Au nombre des plantes se montrant en Savoie dans les jeunes coupes
sont les Fragaria elatior Ehrh., Doronicum Pardalianches L., Pyrola
media Sw., Viola mirabilis S. et autres plus ou moins répandues dans le
pays et dont on retrouve toujours quelques pieds. Mais il en est deux qui
n’ont été rencontrées dans le Departement que dans une localité peu dis-
tante de celle de l’/nula Vaillanti à Verel-Pragondran. Ce sont les Vale-
riana tuberosa L. et Arabis saxatilis All. dans le bois dit « du Pézerié. »
Apparaissant dès que les bois sont coupés, ils fleurissent et fructifient
pendant deux ou trois ans, puis disparaissent sans que rien rappelle leur
existence. Je ne l’ai constatée qu’à deux reprises séparées par quinze
années d'intervalle.
Des diverses causes produisant, en dehors de l’action de l’homme, l’ex-
tinction ou la disparition momentanée des plantes sauvages, le froid dans
nos régions est sans contredit la plus puissante ; la chaleur paraît moins
énergique et exerce plutôt son action sur les plantes des rochers et des
lieux secs ; la sécheresse agit de même. Quant aux insectes, chacun sait
les dégâts qu'ils commettent parfois sur les arbres verts de nos forêts.
Les plantes vivaces et herbacées en subissent toutes plus ou moins les
atteintes, et il arrive qu’une espèce disparait d’une localité quand l’insecte
qui l’attaque se multiplie outre mesure. J’ai constaté ce phénomène en
bien d’autres proviennent de la même source que celles du Cytinus hypocistis
en Savoie.
(7) A. CHABERT. DISPARITION DE QUELQUES PLANTES EN SAVOIE. 127
Algérie en 1886, mais sur deux plantes communes et dans un espace res-
treint. Il s’est produit aussi sous mes yeux, momentanément et dans
d’etroites limites, en Savoie sur l’Epulobium spicatum Lam., en Piémont
sur !’Hugueninia tanacetifolia Rehb. Mais je ne connais sur la végétation
spontanée aucun ravage comparable à ceux de la vigne par le phylloxera.
Les botanistes qui en auraient observé devraient les publier comme aussi
ceux causés par les parasites végétaux à organisation supérieure, telle que
la Cuscute, les Orobanches, les Phelipæa, le Guy, etc. Très nuisibles aux
plantes cultivées, ils sont bien moins dangereux en Savoie pour les espèces
sauvages. Il en est de même pour les parasites végétaux d'organisation
inférieure : mucédinées, etc., qui ont produit les plus grands dégâts sur
nos peupliers d'Italie, nos noyers, nos cerisiers, mais non sur nos plantes
spontanées.
Plus grands sont les ravages commis par certains herbivores du régne
animal. Tous les botanistes déplorent depuis longtemps les désastres irré-
parables commis dans les hautes montagnes par les immenses troupeaux
de moutons algériens que l’on inalpe sur les cimes gazonnées pendant la
belle saison. Combien de plantes alpines sont devenues rares ou ont été
détruites par la dent ou le pied fourchu de ces animaux ! Les montagnards
s’en inquiètent peu; ils finissent cependant par se révolter à l’aspect de
leurs cimes dénudées et montrant le roc à nu, et surtout à la vue de leurs
champs et de leurs prairies dévastées par les inondations. Plusieurs com-
munes de la Maurienne et de la Tarantaise refusent maintenant de louer
leurs alpes pour l’inalpage des moutons. La mesure est tardive, mais
comme dit le proverbe, mieux vaut tard que jamais.
Les herbivores sauvages : chamois, bouquetins sont en trop petit nom-
bre pour pouvoir être inculpés. Je dois faire remarquer pourtant que dans
nos excursions en Maurienne de 1875 à 1880 et de 1891 à 1895, M. Son-
geon et moi n'avons jamais pu recueillir un bon échantillon de Poten-
hlla frigida Vill. dans ces alpes où il est assez répandu, mais toujours en
très petit nombre. Partout au Grand-Perron, à Château-Bourreau, à la
Ponsonnière, aux cols de Chavières, de Galise, du Goléon, à la Setta, à la
Grande Chéble, au Thabor, à Longecôte, etc., les fleurs étaient mangées,
et toujours les guides en accusaient les chamois ! La plante devient évi-
demment de plus en plus rare et paraît être en voie d'extinction.
Les marmottes pourchassees à outrance par les montagnards surtout
pendant l'hiver ', sont menacées d’une destruction prochaine et doivent
1 Les terriers dans lesquels hivernent les marmottes sont habités par plusieurs
d’entre elles. Ils ne sont pas hermétiquement clos. Une ouverture étroite et
128 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
se réfugier sur les pentes les plus escarpées pour échapper à leur atteinte.
Quoique bien inoffensives, je les ai entendu violemment accuser par de
jeunes botanistes qui leur reprochaient d’avoir tout rongé et de leur avoir
fait manquer leurs herborisalions. [ls assuraient même que la végétation
est détruite par elles. C’est une erreur. Les méfaits de ce petit animal si
agile et si gracieux lorsqu'il court dans les rochers ne sont pas aussi gra-
ves. Il pâture superficiellement sous jamais attaquer le collet de la tige;
il fauche, il n’arrache pas. Il aime à se nourrir de fleurs et celles qu'il
préfère sont les plus belles, les plus colorées. TI contribue donc à la
rareté de certaines espèces vivaces en les empéchant de fructifier ; il ne
les détruit pas. En faisant l’ascension des hautes cimes, on est frappé
souvent de voir les gazons de Silene acaulis L. et exscapa All., Lychnis
alpina L., Dianthus neglectus Lois, etc. complètement privés de leurs fleurs.
Les pédoncules sont tous coupés à la même hauteur; les gazons sont
comme tondus. Cela est surtout remarquable pour le Silene acaulis dont
les corolles roses ont pour la marmotte un attrait tout particulier. J’ai été
longtemps sans pouvoir connaître la cause de cette fauchaison, lorsque
je l’appris d’un touriste suisse en traversant le Grimsel. Des lors je ne
constatai jamais le fait dans mes ascensions ultérieures, et notamment au
Mont d’Ambin, au Mont Albergian, au Pic de Scolette, à Rochemelon, à
la Pointe de Charbonnel, etc., sans interroger mes guides. La réponse fut
toujours la même : « Ce sont les marmottes. » Leur crime est-il si grand
d’aimer les fleurs les plus brillantes? Les femmes aussi les aiment.
Que l’on ne s'étonne pas de voir l’auteur défendre les marmottes ; il
est savoyard.
sinueuse a été ménagée pour permettre le renouvellement de l’air et l'issue des
vapeurs. Celles-ci étant chaudes percent une cheminée à travers la neige et for-
ment au-dessus, lorsque le temps est sec et beau, un tout petit nuage que la vue
percante des montagnards sait distinguer de fort loin. Guides par lui, ils arri-
vent au terrier à travers une couche de neige épaisse parfois de deux à trois mètres
et déterrent les marmottes endormies. Elles ont été presque détruites par ce mode
de braconnage dans plusieurs de nos grandes alpes, à Tignes, Bonneval, Bessans,
Lanslebourg, etc.
1 Pourtant j'ai constaté, en montant du Ru du Fond au Glacier de Pierre Mi-
nieu, ainsi qu'en faisant l’ascension du Pic de Scolette, qu'il ne touche pas aux
fleurs des Oxytropis ni des Phaca.
QT
arte
LA
QUESTION DE LA PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUEN
ENVISAGÉE
AU POINT DE VUE DU GENRE ROSA
PAR
Francois CRÉPIN
Mon intention est de faire voir ici, par quelques exemples tirés du
genre Rosa, combien la recherche des noms princeps spécifiques présente
de difficultés et exige d’investigations.
Pour un genre quelconque à espèces plus ou moins nombreuses, cette
recherche ne peut être faite avec succès que par un monographe expéri-
menté, connaissant les espèces d’une facon approfondie et leur distribution
géographique, et ayant, en outre, une longue pratique des herbiers.
Un Index des espèces végétales dans lequel serait observé le principe
de priorité est une œuvre considérable qui ne peut arriver à bonne fin
qu'avec le concours d’une foule de monographes. Comme un grand
nombre de genres n’ont pas encore fait l’objet d’une étude monogra-
phique approfondie, il se passera bien des années avant qu’on soit en
mesure d'entreprendre la rédaction d’un Index réellement satisfaisant.
Bruxelles, le 2 janvier 1897.
Rosa carolina L.
Dans la premiére édition de son Species (1753), Linné parle du R. caro-
lina en ces termes :
carolina. Rosa foliis serratis medio tenus integerrimis.
Rosa carolina fragrans, foliis medio tenus serratis. Dill. elth. 325, t. 245, f. 316.
Habitat in Carolina.
130 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Comme il emprunte sa diagnose à Dillenius, il y a tout lieu de croire
qu'il a uniquement établi son R. carolina sur la description et sur la
figure de l’Hortus Elthamensis.
Cette dernière description et la figure peuvent se rapporter soit au
R. humilis Marsh., soit au R. lucida Ehrh., mais non pas au R. carolina
tel que nous le connaissons aujourd’hui.
D’ailleurs les échantillons que j’ai vus dans l’herbier de Sherard avec le
nom de Dillenius appartiennent bien au R. humilis Marsh, (= R. parvi-
flora Ehrh.).
Il résulte de là que le nom princeps du R. humilis Marsh. est bien le
R. carolina L. Sp., ed. 1.
Je dois faire remarquer que, dans l’herbier de Sherard, il existe un
fragment folüfere du R. carolina actuel avec plusieurs spécimens du A.
lueida Ehrh. accompagnées de l’étiquette suivante :
Rosa novo-anglicana, Pimpinellæ majoris folio, fl. amplo, carneo. New Engld.
1722.
Dillenius, à la suite de sa description, ajoute : « Rosæ sylvestris Virgi-
« niensis Parkins. descriptione huic, nec sequenti speciei quadrat, ul
« cuivis Theatr. Bot. Ej. p. 1017. et Raj. Hist. Plant. Tom. If, p. 1475,
« evolventi patebit. »
La description du Theatrum botanicum de Parkinson, de mème que
celle de Ray, qui n’en est qu'une traduction latine, feront l'objet de
remarques à l’article concernant la R. blanda Aït.
En 1759, Linné, dans la 10e édition de son Systema, donne cette nou-
velle description de son R. carolina.
carolina. 12. R. germin. globosis hispidis, pedunc. subhispidis, caule aculeis.
Il ya, dans celte nouvelle diagnose, des caractères qu’il n’a pu puiser
dans la description de Dillenius et dans la figure de l’Hortus Elthamensis,
ce qui nous donne lieu de penser que cette fois il avait vu son espèce en
nature. Marquons ici que les nouveaux caractères peuvent s'appliquer au
R. humilis.
On peut se demander si la plante décrite dans le Systema appartient à
l’espece de Dillenius ou si elle n’est pas le R. carolina tel que nous le
_ connaissons aujourd'hui L’herbier de Linné permettra probablement de
répondre à cette question.
Dans la 2e édition du Species (1762), Linné donne à son R. carolina la
même diagnose que celle du Systema, en la faisant suivre de la diagnose
de la {re édition et du synonyme de Dillenius, et en ajoutant ensuite :
(3) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 151
Caules levis. Aculei stipularibus, duo. Folia folioliis 7, oblongo-ovatis, gla-
bris, serratis, subtus pallidioribus. Petiolis aculeatis. Pedunculi plures ramosi,
inermes, adspersi pilis glandulosis. Calycis foliala indivisa subtus hispida. Petata
obcordata, rubicunda. Flos serotinus.
Ces nouveaux details descriptifs, aussi bien applicables au R. humilis
qu’au À. carolina de nos jours, ne permettent pas de savoir de laquelle
de ces deux espèces Linné avait vu des spécimens. Dans tous les cas, il
identifiait sa plante à l'espèce de Dillenius qui est donc bien le À. humilis.
Même en supposant ou en reconnaissant que les spécimens de son herbier
appartiennent au R. carolina tel que nous le connaissons, il n’en reste pas
moins acquis que le nom de la re édition du Species est bien le vrai nom
princeps du AR. humilis et qu’en conséquence on devrait chercher un autre
nom princeps applicable à l’espece si connue depuis plus d’un siècle sous
le nom de R. carolina.
Ce changement de nom troublerait singulièrement la nomenclature,
car la plupart des auteurs depuis Linné ont désigné et décrit, sous le nom
de R. carolina, une espèce qui n’est donc point le vrai À. carolina de Linné.
Maintenant, quel sera le nom à donner au faux R. carolina ?
Le plus ancien paraît être celui de R. palustris Marsh. (1785), à moins
que ce ne soit celui de A. virginiana Mill. (1768). Si la plante de Marshall
ne laisse aucun doute sur son identité spécifique, il n’en est pas de même
de celle de Miller, dans laquelle certains auteurs ont cru voir le AR. blanda
Aït. La description de Miller est tellement vague qu'il n’est pas possible
d'y reconnaitre la plante qu’il a eue en vue. Serait-ce une variété inerme
du R. palustris (= R. carolina Auct. non L.) ou bien une variété du
R. humilis Marsh. (= R. carolina L.)? Sa floraison tardive ne permet pas
d’y voir le R. blanda Aït. L’herbier de Miller, conservé dans les collec-
tions du British Museum, nous a heureusement permis de reconnaître,
sur un échantillon authentique, que le R. virginiana n’était rien d’autre
que le R. lucida Ehrh.
‘Rosa eglanteria L.
Dans la premiere edition de son Species (1753), Linné parle dans les
termes suivants de son R. eglanteria :
eglanteria. Rosa aculeata, foliis odoratis subtus rubiginosis. Hall. helv. 350.
Dalib. paris. 145.
Rosa sylvestris, foliis odoratis. Bauh. pin. 483.
Rosa eglanteria. Tabern. ic. 1087.
Habitat in Helvetia, anglia.
132 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
Si l’on se base sur les synonymes invoqués, il n’y a aucun doute sur
l'espèce que Linné a eu en vue ici; c’est le R. rubiginosa qu'il a décrit
plus tard.
Le nom de AR. eglanteria est donc bien le nom princeps de notre
R. rubiginosa actuel.
En 1755, dans la 2e édition de la Flora Suecica, Linné reproduit exac-
tement, pour son R. eglanteria, la diagnose et les synonymes de la
re édition du Species ; mais il ajoute:
W. gothis Luck-torne, Gothoburgensis Neglantyr.
Habitat Gothoburgi et alibi rarissime in dumetis, forte, recentiori ævo, per
Passeres ex Hortıs disseminata, rarissima.
Caulis adspersus aculeis rectis, sparsis. Foliala subtus nuda et subviscosa.
Petioli scabri. Pedunculi glabri. Germina subrotunda, glabra. Corollæ luteæ.
Folia in hac specie fragrantia.
Dans cette addition, Linné vise incontestablement le R. lutea Mill.,
espèce bien différente de son AR. eglanteria de la Are édition du Species.
Il est vraisemblable que lors de la {re édition du Species et de celle de la
2me édition de la Flora Suecica, Linné n'avait pas encore vu en nature le
R. rubiginosa ; autrement, il n'aurait jamais eu l’idée de le confondre
avec le AR. lutea.
En 1759, dans son Systema, 10me édition, il donne une nouvelle des-
cripüion de son espèce en ces termes :
eglanteria. 2. R. germin, globosis pedunculisque glabris, caule aculeis sparsis
rectis, petiol. glabris, foliol. acutis.
Enfin, en 1762, dans la 2me édition de son Species, il applique à son
R. eglanteria la diagnose du Systema, qu'il fait suivre des synonymes
déjà cités dans la Are édition du Species, et qu'il fait suivre de:
Habitat in Helvetia, Anglia.
Folia odorata. Flores lutei.
Il fait donc ici la même confusion d’especes que dans la Flora Suecica.
Étant donné que le R. eglanteria de la Are édition du Species ne vise
uniquement que le R. rubiginosa, il n’était pas permis aux auteurs posté-
rieurs à Linné de dépouiller notre R. rubiginosa actuel de son nom
princeps et de l’appliquer à notre R. lutea actuel, bien que Linné plus
tard, ayant reconnu son erreur, eût dégagé du R. eglanteria de sa Flora
Suecica et de la 2me édition de son Species, ce qui est devenu son A.
rubiginosa.
(5) F. CREPIN. PRIORITE DES NOMS SPECIFIQUES. 133
En 1771, ala page 399 de la Mantissa altera, il reconnait la confusion
qu'il a faite, et cela dans les termes suivants :
eglanteria. Rosa spinis aduncis, foliis subtus rubiginosis Hall. flor. 4103,
diversa et alia specis, foliolis simillimis, Corollis rubris, Caule breviore ; cum
mea, in hortis Suecorum vulgatissima, semper floribus luteis est.
On voit que c’est la nouvelle diagnose donnée par Haller du R. rubigi-
nosa dans son Historia shrpium qui fit reconnaître à Linné la confusion
qu'il avait faite.
Enfin, dans l’appendice de ses Mantissæ, pp. 564 et 565, il adopte,
sous le nom de A. rubiginosa, l'espèce que Haller avait appelée Rosa
spinis aduncis, foliis subtus rubiginosis, et Dodoens, Rosa sylvestris
odorata. Il s’agit bien ici de notre R. rubiginosa que Linné indique :
in Europa australi. Comme par une sorte de fatalité, Linné lui associe un
faux synonyme avec ceux de Haller et de Dodoens, celui de Rosa lutea
Bauh. pin. 483, qui doit se rapporter au R. lutea Mill.
Pour observer rigoureusement les règles concernant la priorité, il
faudrait admettre comme nom princeps pour notre R. rubiginosa celui de
R. eglanteria L. Spec. ed. I, auquel on donnerait comme synonyme le
R. rubiginosa L. Mant. 121, p. 56%; il resterait à chercher un nom prin-
ceps pour le R. lutea Mill. (1768). Ce nom est bien connu, c’est celui de
R. fœtida, que lui a donné Herrmann, en 1762, dans sa Dissertatio inau-
guralis botanico-medica. Ce nom de fætida est réellement fâcheux, parce
qu’il vient prendre la place de celui de lutea déjà employé par les devan-
ciers de Linné et qui rappelle un des caractères les plus apparents de
l’epèce.
Rosa sempervirens L.
Si le R. sempervirens L. ne laisse aucun doute sur son identité spéci-
fique, il le doit assurément à la belle et exacte figure de l’Hortus Eltha-
mensis, sur laquelle Linné a établi son espèce. Celle-ci, avait-elle été vue
en nature par Linné lors de la publication de la {re édition de son Species ?
est douteux et il est vraisemblable qu'il a établi son espèce uniquement
sur des documents bibliographiques. Il se trompe quand il attribue la
Germanie pour patrie à son espèce. Les détails qu’il donne sur celle-ci
dans la 2me édition de son Species, ne dénotent pas non plus qu'il ait vu
la plante en nature, car il n'apporte aucun élément nouveau à sa des-
cription.
134 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Si Linné avait bien consulté certains ouvrages publiès en Angleterre :
Parkinson, Ray et surtout Miller, il aurait pu reconnaître que son R. sem-
pervirens avait déjà été mentionné par eux et que Miller l'avait cultivé
de graines recues d’Espagne.
Il est fort singulier que l’auteur du Species, qui s’est plu à citer les
anciens auteurs flamands, allemands et suisses, ait gardé un silence à
peu près complet sur Parkinson, Ray et Miller.
Apres Linné, le nom de R. sempervirens a été erronément appliqué à
des variétés des R. canina et R. rubiginosa.
Rosa canina L.
[ serait bien difficile de dire ce que l’on peut comprendre aujourd’hui
sous le non de R. canina L. Quoique Linné se soit peu occupé de l’étude
des Roses de sa patrie, il a dü rencontrer dans ses excursions en Suède
d'assez nombreux buissons de Rosa qui n’appartenaient pas aux R. cin-
namomea, R. villosa, R. rubiginosa et R. pimpinellifolia. Ces buissons ont
dû, dans sa pensée, faire partie de son R. canina. Or, parmi ces buissons,
il a vraisemblablement dû avoir observé des formes glabres et des formes
pubescentes appartenant au groupe des variétés qui sont actuellement
rangées sous le nom de À. canina, et, de plus, des formes appartenant
aux R glauca Nil. et R. coriifolia Fries.
Dans l’herbier de Linné, au dire de M. Baker ', il n’existe qu’une seule
forme du À. canina et cette forme fait partie du groupe de variétés ayant
pour chef de file le A. lutehiana Lem. |
Il n’y a donc eu primitivement sous le nom de R. canina rien de précis
el ce nom peut couvrir tout un groupe de forme de la sous-section Eu-
camın large ou étroit au gré des auteurs.
Rosa arvensis Huds.
Dans l’inventaire des espèces qu'il donnait en 1753 et 1762 (Species
ed. let ed. II), Linné avait omis le R. arvensis, que certains auteurs an-
ciens avaient déjà dénommé ou décrit d’une façon reconnaissable. C’est
1 A la demande de Déséglise, M. J.-G. Baker avait bien voulu faire la revision
des Rosa de l’herbier de Linné, afin d'établir la concordance de la nomenclature
de Linné avec celle adoptée par Déséglise. Le résultat de l’examen de M. Baker
a été consigné dans le 3me fascicule du Bulletin de la Société Murithienne (1875),
et dans le Catalogue raisonné de Déséglise (1877).
(7) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPECIFIQUES. 135
seulement après la publication de la Flora Anglica, en 1762, que Linné
distingua cette espèce, qu’il décrit en 1771, dans sa Mantissa altera, de
la façon suivante :
arvensis. Rosa germinibus globosis peduneulisque glabris, caule petiolisque
aculeatis, floribus cymosis. Huds. angl. 192. OEd. dan. t. 398.
Rosa arvensis candida Bauh. pin. 184.
Rosa sylvestris altera minor, flore albo. Raj. angl. 3 p. 459.
Habitat in Anglia, Suecia.
Quelques auteurs attribuent erronément la création du R. arvensis à
Linné, alors qu'elle est bien, même d’après Linné, due à Hudson.
Au sujet du R. arvensis, il se présente un cas embarrassant et qui se
représente dans d’autres circonstances, c’est celui de devoir faire un
choix entre plusieurs noms ayant la même date. lei, nous avons le
R. sylvestris de Herrmann qui remonte également à 1762. Il semble que,
dans ce cas, on doive donner la préférence à celui des noms qui a été le
plus souvent employé ou qui a été publié dans l'ouvrage le plus impor-
tant et le plus connu. Ces deux raisons sont, dans l'occurence, en faveur
du nom de À. arvensis Huds.
K. Koch (Dendrologie) avait proposé un nom plus ancien pour le
R. arvensis, celui de R. repens Scop., auquel il attribuait la date de 1760,
or cetle date est fausse, attendu que dans la Are édition de la Flora Car-
miolica, qui est bien de 1760, la dénomination binominale n’avait pas
encore été adoptée et que c’est seulement dans la 2me édition (1772) que
Scopoli a décrit le À. arvensis sous le nom de R. repens.
Rosa pendulina L.
Dans ces derniers temps, quelques auteurs ont cru devoir exhumer le
nom de À. pendulina L. pour remplacer celui de R. alpina L. Ces auteurs
s'étaient imaginé que le nom d’alpina n’ayant été donné que dans la 2me
edition du Species (1762), alors que le nom de pendulina avait paru dans
la Are édition, celui-ci était bien le nom princeps de l’espece si connue
depuis près d’un siècle et demi sous le nom de AR. alpina. Ils n'avaient
pas reconnu que c'était le nom de R. cinnamomea donné par Linné en
tête du genre Rosa de la Are édition de son Species qui est réellement
le nom princeps de notre R. alpina actuel. La diagnose de ce primitif
R. cinnamomea empruntée à Haller (Enum., p. 348), et l'indication de la
patrie (Helvetia) ne permettent d’elever aucun doute sur la parfaite
136 - BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
identité du R. cinnamomea L. Spec. ed. I, p. 491, avec le R. alpina. Déjà
Crantz, en 1763 (Stirp. Austr.), rapportait, à son R. rupestris qui est notre
R. alpina, le R. cinnamomea L.
Je reproduis ici le texte de la Are édition du Species, afin qu’on puisse
juger.
cinnamomea. Rosa inermis, calycis foliolis indivisis, fructu oblongo. Hall.
helv. 348.
Rosa sylvestris, odoratissimo rubro flore. Bauh. pin. 483.
Habitat in Helvetia.
Il est bien vrai que Linné, ayant mieux interprété le texte du Pinax et
ayant consulté l’Historia de J. Bauhin et les Opuscula botanica de Haller, il
s'était fait une nouvelle idée de son primitif R. cinnamomea, qu'il décrit,
dans la 2me édition du Species, de la facon suivante, en lui donnant le
nom de À. alpina :
alpina. Rosa germinibus globosis, pedunculis subhispidis, caule inermis.
Rosa campestris, spinis carens, biflora. Bauh. pin. 484.
Rosa rubella flore simplici, non spinosa. Bauh. histor. 2, p 39.
Rosa non spinosa. Hall. opusc. 218.
Habitat in alpibus Helvetia.
Folia glabra. Calyces simplices. Petala obcordata, biloba.
Les synonymes de J. Bauhin et de Haller visent bien notre R. alpina.
Quant au synonyme de G. Bauhin, il est vraisemblable qu’il se rapporte
également à la même espèce.
La diagnose empruntée à Haller appliquée au R. cinnamomea de la
{re édition du Species comprend « fructu oblongo » tandis que la diagnose
_ du R. alpina de la 2me édition renferme : « germinibus globosis ». On sait
quelle importance Linné attachait à la forme du réceptacle, puisque, dans
son Systema, 10me éd., il fait de cette forme la base de sa division des
Roses en deux groupes : * Germinibus subglobosis, ** Germinibus
ovatis.
On sait que presque toujours notre R. alpina a les réceptacles fruc-
tiferes plus ou moins allongés et que c’est une rare exception de les voir
arrondis ou subglobuleux. Si Linné a bien décrit son R. alpina sur spé-
cimens d’herbier, on doit trouver étrange qu'il n’ait vu que la variété
très rare du R. alpina à réceptacles arrondis. On peut se demander s’il
n’a pas uniquement décrit son AR. alpina d’après le texte et les figures
des ouvrages consultés par lui, comme il semble bien l’avoir fait pour
son R. cinnamomea de la Are édition du Species. Dans l’Historia de
Be a x ÿ - SR:
(9) F. CREPIN. PRIORITE DES NOMS SPECIFIQUES. 137
J. Bauhin, il avait pu puiser le terme de globosis qu’il applique au récep-
tacle, car Bauhin dit de sa plante : fructus rotundus.
Dans l’herbier de Linné, il existe plusieurs spécimens du AR. alpina,
sans qu’on puisse reconnaître s’ils sont antérieurs ou postérieurs à la
publication de la 2me édition du Species.
C’est probablement la forme arrondie du réceptacle qui a engagé Linné
à distinguer son R. alpina de son primitif R. cinnamomea, qui avait les
réceptacles oblongs. On ne peut découvrir ce qu’a fait Linné de son pri-
mitif R. cinnamomea après la publication de la {re édition du Species.
Apres cette longue digression sur ce premier R. cinnamomea et sur le
R. alpina, j'en arrive au R. pendulina. Celui-ci a primitivement été établi
sur une description et une figure de l’Hortus Elthamensis. Voici comment
Linné le décrit, dans la Ire édition de son Species :
pendulina. Rosa fructibus oblongis pendulis.
Rosa sanguisorbæ majoris folio, fructus longo pendulo. Dill. elth. 325. t. 245.
= f. 317.
Habitat in Europa.
La description détaillée que donne Dillenius cadre parfaitement avec
les caractères du R. alpina et la figure 317 représente assurément cette
espèce.
J'ai du reste vu dans l’herbier de Sherard l’exemplaire qui a été figuré
dans I’Hortus Elthamensis, exemplaire recueilli dans le jardin d’Eltham
au mois d'août 1730. Ce spécimen représente bien une variété du AR.
alpina à dents foliaires souvent simples.
Dillenius dit que sa plante a été élevée, dans le jardin d’Eltham, de
graines apportées de la Nouvelle-Angleterre. Comment se fait-il que
Linné lui attribue l’Europe pour patrie ?
Dans le Systema de 1759 et dans la 2me édition du Species, Linné a
amplifié la diagnose de son R. pendulina, mais les détails ajoutés ont pu
être fournis par la description de Dillenius. Il y a dans l’herbier de Linné
un échantillon portant le nom de « pendulina. R. inermis fructu longissimo »,
échantillon, au dire de M. Baker, se rapportant à la var. du R. alpina, que
cerlains auteurs dénomment sous le nom de AR. pendulina. On ne peut
savoir si cet échantillon est antérieur ou postérieur à la publication du
Systema ou de la Are édition du Species.
S’étant imaginé, au dire de Dillenius, que le R. pendulina était origi-
naire de l'Amérique, Lindley a voulu y voir une espèce distincte de notre
R. alpina et qu’il décrit et figure sous le nom de AR. stricta Mühl. Les
BULL. HERB. Bolss., mars 1897. 11
138 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
matériaux authentiques que j’ai vu du À. stricta de Lindley me permettent
d'affirmer qu'ils ne peuvent être rapportés au R. pendulina L., et qu’en
outre ce À. stricta, seulement connu dans les cultures, ne peut-être d’ori-
gine américaine, pas plus que l’espèce de Dillenius. Il n’existe aucune
Rose indigène dans l'Amérique septentrionale qui puisse s'identifier soit
avec le R. stricta Lindl., soit avec le R. pendulina L.
Au terme de cet examen, se pose cette question:
Faut-il abandonner le nom de A. alpina, dont le nom princeps reste
bien celui de R. cinnamomea et lui préférer celui de R. pendulina ? Pour
observer strictement le principe de priorité, il faudrait en revenir, pour
le R. alpina, à son nom primitif de R. cinnamomea, mais cette permu-
tation de noms entrainerait un tel bouleversement dans la nomenclature
que les plas intransigeants des prioritaires reculeront, dans ce cas-ci,
devant l’observance rigoureuse de leur principe. Du moment où ce prin-
cipe est ici entamé, on pourrait bien reléguer au rang de simple synonyme
le R. pendulina pour conserver définitivement le nom de R. alpina en
usage depuis près d’un siècle et demi et qui ne peut donner lieu à aucune
confusion.
Rosa pimpinellifolia L.
Ce qui sera dit plus loin sur le R. spinosissima L. permet de rabaisser
ce nom au rang de simple synonyme, ou du moins de ne plus y voir
désormais le nom princeps du R. pimpinellifolia actuel.
Chose bien singulière, le R. pimpinellifolia, espèce bien connue des
anciens botanistes et maintes fois figurée par eux, n’est accompagnée
d'aucun synonyme, ainsi qu’on peut le voir par les descriptions suivantes
extraites du Systema, 10me éd. (1759) et de la 2me édition du Species.
pimpinellifolia. R. germin. globosis pedunculisque glabris, caule aculeis
sparsis rectis, petiol. scabris, foliol. obtusis.
pimpinellifolia. Rosa germinibus globosis pedunculisque, glabris, caule aculeis
sparsis reclis, petiolis scabris, foliolis obtusis.
Habitat forte in Europa.
L'absence de synonymes tient à la confusion que Linné avait faite,
dans ses deux éditions du Species, entre les R. cinnamomeu et R. pimpi-
nellifolia.
Ce n’est qu'en 1771, dans sa Mantissa altera, qu’il dégage enfin son
R. spinosissima et qu'il lui rapporte le Rosa campestris odora Clus. hist.
Ce nom de Clusius vise bien le R. pimpinellifolia. Mais ayant reconnu
SR RAI "Apte
(11) F. CREPIN. PRIORITE DES NOMS SPECIFIQUES. 139
alors que ce nouveau AR. spinosissima est distinct du R. cinnamomea,
pourquoi ne l’a-t-il pas reconnu sous sa variélé à pédicelles lisses (R. pim-
pinellifolia L.) dans les Rosa pumila spinosissima foliis pimpinellæ, gla-
bris, flore albo et dans le Rosa arvina Tabern. spinosa de J. Bauhin, dont
les figures ne laissent pas de doute sur leur identité spécifique, ainsi que
dans le Rosa sylvestris pomifera ou Duyn-Roosen de Lobel, et dans le
Rosa arvina de Tabernæmontanus ? Ray, dans son Historia plantarum,
est clair et explicite au sujet de la Pimpernel Rose des Anglais. Dale-
champs, à son tour, a bien en vue le AR. pimpinellifolia sous le nom de
Rosa sylvestris pomifera.
Ce silence gardé sur tous ces noms nous donne bien la preuve que le
genre Rosa n’avait pas été, de la part de Linné, l’objet d’une étude suffi-
samment approfondie et que pour ce genre le texte de ses devanciers lui
avait été assez peu familier.
Bien que Linné ait dégagé son R. spinosissima en 1771 de tout élément
étranger, la place était bien faite à son AR. pimpinellifolia comme nom
princeps, ne laissant plus au nom de AR. spinosissima de la Mantissa que
le simple rang de synonyme.
Rosa gallica L.
Le AR. gallica est décrit d’une facon tellement sommaire dans la Are
édition du Species qu’on ne peut même pas faire la moindre supposition
sur l'identité de l’espèce que Linné a eue en vue. Voici cette description:
gallica. Rosa foliis carinatis subtus scabris. Dalib. paris. 145 +.
Habitat in Gallia.
Par la croix qui suit la citation de Dalibard, Linné prévient qu'il n’a
pas vu la plante de cet auteur. Il est plus que douteux que Dalibard ait
eu en vue le À, gallica tel que nous le connaissons aujourd’hui, et qui,
du reste, n’existe pas aux environs de Paris. Mais ce n’est point au Floræ
parisiensis prodromus de Dalibard que nous devons recourir pour décou-
vrir l'identité spécifique du Rosa foliis carinatis scabris dont il n’est pas
l'inventeur. Celui-ci est de Vaillant, qui, dans son Botanicon parisiense
(1727), décrit très longuement son espèce. Malgré les longs détails que
cet auteur donne de sa plante, je ne parviens pas à l'identifier. Peut-être
a-t-il en en vue le R. tomentella Lem., assez répandu aux environs de
Paris. Quoiqu'il en soit, on peut affirmer que le Rosa vulgaris foliis cari-
nalis, subtus scabris de Vaillant n’a aucun rapport avec le R. gallica
actuel,
140 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Nous sommes donc ici devant un nom princeps tout à fait énigmatique
et que l’on applique depuis longtemps à la plus belle espèce du genre en
Europe. On serait en droit de rejeter ce nom princeps comme étant de
la dernière obscurité.
En 1759, dans le Systema, 10me édition, la description du R. gallica
est plus explicite. La voici :
gallica. 8. R. germin. ovatis pedunculisque hispidis, caule petiolisque hispido-
aculeatis.
Cette fois Linné avait vraisemblablement vu le R. gallica en nature.
Dans la 2e édition du Species, Linné décrit cette espèce de la facon
suivante :
gallica. Rosa germinibus ovatis pedunculisque hispidis, caule petiolisque his-
pido-aculeatis.
Rosa rubra multiplex. Bauh. pin. 481.
Rosa rubra, flore semipleno. Bauh. hist. t. 2. 34.
8. Rosa prænestina variegata plena Mall. Diet. t. 221 f. 2.
Rosa versicolor Bauh. pin. 481.
Rosa prænestina alba et versicolor. Bauh. hist. 2. p. 37.
Habitat in Europa.
Linné est ici extrêmement parcimonieux de synonymes et encore ceux
qu'il cite s’appliquent-ils à des variétés cultivées. Lors de la publication
de la 2me édition de son Species, avait-il vu des spécimens du R. gallica
sauvage à fleurs simples? C'est ce qu'il est difficile de dire, même en
consultant son herbier.
Le R. gallica spontané à fleurs simples avait été observé dès le
XVIme siècle. Clusius (Rar. al. stirp. per Pannon. 1583) l'avait observé
dans la Basse-Autriche et en Hongrie. Il proposait de lui donner le nom
de À. pumila, nom repris plus tard par Jacquin ' en 1774 (Fl. Austr.),
mais qui avait déjà une dénomination antérieure le R. austriaca Crantz
(Stirp. Austr., 1763). Parkinson, dans son Theatrum botanicum (1640),
décrit le R. gallica sauvage sous le nom de Rosa silvestris Austriaca
flore phæniceo. J. Bauhin, dans son Historia (1651), dit l’avoir observé
aux environs de Geneve et en Allemagne et le decrit sous le nom de
Rosa sylvestris rubella, parvo, frutice. Il en donne une figure qui est
assez reconnaissable. En 1742, Haller, dans son Enumeratio, rappelle la
1 J'ai vu un échantillon authentique du R. pumila Jacq. dans l’herbier d’Al-
lioni.
(13) F. CREPIN. PRIORITE DES NOMS SPECIFIQUES. 141
découverte de J. Bauhin aux environs de Genève, où Ray avait déjà
observé ce même A. gallica. Plus tard, dans son Historia (1768), il nous
apprend que de Saussure avait retrouvé la même espèce dans cette
région, où, de nos jours, elle est encore connue comme étant assez
répandue.
Rosa centifolia L. et Rosa alba L.
Les dénominations de R. centifolia et R. alba ne me paraissent pas devoir
donner lieu à des remarques critiques. Ce sont là deux Roses cultivées
de temps immémorial et qui ne peuvent guère donner lieu à des confu-
SIOnS.
Rosa villosa L.
Linné, dans la première édition de son Species, semble avoir établi son
R. villosa sur des textes et non sur l’espèce même en nature. Voici com-
ment il la décrit :
villosa. Rosa foliis utrinque villosis, fructu spinoso Hall. helv. 350.
Rosa sylvestris pomifera major. Bauh. pin. 484.
Habitat in Europa australi.
En 1755, dans la 2me édition de la Flora Suecica, nous voyons le AR.
villosa traité de cette manière :
1295 Rosa (villosa) folio utrinque villoso, fructu spinuloso Hall. helv. 350.
Spec. plant. 491.
Rosa sylvestris pomifera major. Bauh. pin. 484.
Habitat in Sudermannia ad Ackero, Illustriss. Senatoris Regni, Comit. CG. G.
Tessin predium, nuper lecta a P. Osbeck.
Caulis aculeis raris recurvis : Petioli aculeis recurvis. Foliola utrinque
tomentosa. Pedunculi hispidi. Germina aculeata. Calyces aculeati.
Dans le Systema, 10me édition, il donne une nouvelle diagnose qui
semble cette fois avoir été établie sur l’espèce en nature. La voici :
villosa. 3. R. germin. globosis aculeatis, pedunc. hispidis, caule aculeis
sparsis, petiol. aculeatis, fol. tomentosis.
Cette nouvelle diagnose vise non seulement la plante de Suisse de la
première édition du Species, mais une plante de Suède découverte par
Osbeck. Cette dernière est représentée dans l’herbier de Linné par un
142 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
spécimen recueilli par Osbeck, que M. Baker (loc. cit.) rapporte au
R. mollissima Fries, qui, comme on le sait, est identique au A. mollis Sm.
La description de la 2me édition du Species reproduit celle du Sysiema
suivie des synonymes cités dans la Are édition du Species et de l'indication
de la patrie qui n’est plus Europa australi, mais simplement Europa.
Les synonymes, appliqués par Linné à son AR. villosa, celui de Haller et
celui de Bauhin visent une espèce que Herrmann, en 1762, a décrite sous
le nom de R. pomifera tout en lui appliquant comme synonyme le A. vil-
losa L. On se demande pourquoi Herrmann a changé le nom de villosa
en celui de pomifera. C’est sans doute uniquement pour avoir un qualifi-
catif plus expressif et rappelant le pomifera des auteurs anciens. Herrmann
ne paraît pas avoir soupconné que sous le nom de A. villosa il püt y avoir
deux espèces distinctes ou du moins deux variétés suffisamment remar-
quables pour être décrites comme espèces distinctes. Cette distinction fut,
en effet, faite postérieurement et Smith détacha du R. villosa une forme
qu’il appela R. mollis et qui fut rebaptisée par Fries sous le nom de
R. mollissima. Aujourd'hui, on adopte assez généralement ces deux
espèces, dont l’une, le R. pomifera Herrm., qui est souvent cultivée et
dont les réceptacles, ordinairement gros, sont hérissés de soies glandu-
leuses rudes, et dont l’autre, le R. mollis Sm. (R. mollissima Fries non
Willd.) a les folioles ordinairement moins grandes, moins allongées, les
receptacles plus petits et a soies glanduleuses plus délicates. Cette der-
nière espèce, qui est répandue en Suede, en Norvège et en Écosse, ne
paraît pas avoir été distinguée par les anciens botanistes, Dodoens, Lobel,
Clusius, Tabernemontanus, G. et J. Bauhin, Haller, Parkinson et Miller,
qui ne semblent avoir remarqué que le R. pomifera Herrm.
On se demande si Linné a vu en nature le R. pomifera cultivé ou
sauvage. Il est vraisemblable que oui et alors son nom de AR. villosa cou-
vrait donc deux formes, aujourd'hui considérées comme deux espèces
distinctes par beaucoup d’auteurs.
Pour les auteurs qui admettent le R. pomifera Herrm. comme un
type spécifique distinct du R. mollis Sm., le nom princeps de cette espèce
est bien le AR. villosa L. Spec , ed. I. Le R. villosa de la Flora Suecica, du
Systema et de la Qme édition du Species ne pourra ne plus être cité qu'avec
la restriction pro parte.
Comme nous le verrons plus loin, il semble que Linné n’ait pas connu
le R. tomentosa Sm. et qu'en conséquence il ne l’a pas visé sous le
nom AR. villosa.
(15) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 143
Rosa cinnamomea L.
Avant de nous occuper de l’espèce que Linné a décrite sous le nom de
R. cinnamomea, nous allons rechercher si l’un ou l’autre auteur ancien
n’a pas connu et dénommé notre R. cinnamomea actuel soit à fleurs
simples, soit à fleurs doubles.
Ce n’est guère que jusqu’au temps de Dodoens que l’on peut remonter.
Dans le Cruydeboeck (1554) de cet auteur, il y aurait une Rose qui senti-
rait la Cannelle, au sujet de laquelle Clusius, dans la traduction qu'il a
donnée du livre de Dodoens (1557), s’exprime dans les termes suivants :
« La cinquième espèce est une sorte de Rose simple et petite, appelée
Rose sentant la Canelle. Les feuilles de laquelle sont plus petites que les
feuilles des autres, les rinceaux gresles, revestus d’espines, de couleur
brunatre, croissant bien près de la longueur des Roses de Province. Les
fleurs sont petites, odoriferanles de couleur palle en rouge. » S’agissait-il
là de notre R. cinnamomea à fleurs simples ? Cela me paraît bien douteux.
En 1581, Lobel, dans son Kruydiboeck, figure sous le nom de Canneel
Roose ou Rose de Canelle, une espèce à fleurs simples, à sépales parais-
sant entiers, et à aiguillons épars. Quelle était cette espèce ? Proba-
blement la même que celle de Dodoens.
En 1583, Dodoens, dans ses Stirpium historiæ pemptades, reparle très
brièvement, sous le n° 7, de l'espèce appelée Cinamomina Rosa sans nous
donner le moyen de découvrir quelle a pu être l'identité spécifique de
celle-ci.
Au siècle suivant, G. Bauhin, dans son Pinax (1623), énumère un Rosa
odore cinamomi simplex, auquel ilattribue comme synonymesles : « Rosa
cinamomina, et 7. vel. sylv. 2. Dod.; Rose de canelle, Lob. ico.; Rosa
cynamomea, Adv. Lugd. simplex, Cam.; an Cynorrhodos seu Rosa sylves-
tris, Thal. Puis, à la suite de ces noms, il ajoute : Pro Lychnide Plinii
Gesnerus habet : et in Albio monte, majorem et minorem nasci tradit :
illam foeeminam, hanc marem faciens. » Ici nous avons l'indication d’une
localité qui est un élément nouveau pour notre jugement sur l'espèce
dénommée par G. Bauhin. Au mont Albis, pres de Zurich, croît le
R. alpina L., mais jamais, que je sache, on n’y a découvert le R. cinna-
momea à fleurs simples. On pourrait bien supposer que la Rose de Gesner
était le R. alpina et non pas le R. cinnamomea.
J. Bauhin, en 1652, dans son Historia, décrit et figure la Rose du Pinax
sous le nom de Rosa cinnamomea floribus subrubentibus, spinosa, sans
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
que sa description et sa figure ajoutent rien de nouveau concernant
l'espèce énigmatique dont il a été question jusqu'ici. La figure n’est
qu'une réduction de celle de Lobel, dont il est parlé ci-dessus.
Remarquons ici que Haller n’avait pas connu le R. cinnamomea à fleurs
simples, quoique l’espèce existät sur quelques points des montagnes de
la Suisse.
Je serais assez porté à croire que les anciens auteurs que j’ai cités plus
haut, n’ont point connu la forme spontanée du A. cinnamomea et que,
sous cette forme, l’espece n’avait pas été de leur temps introduite dans
les jardins.
Il n’en est pas de même de sa variété à fleurs doubles décrite en 1770
par Münchhausen sous le nom de R. fecundissima. Il est vraisemblable
que la culture de cette variété remonte à des temps fort anciens. Clusius
paraît être le premier qui l’ait décrite et figurée de facon à ne laisser
aucun doute sur son identité spécifique. Il en parle, en premier lieu, dans
son Rariorum aliquot stirpium, per Pannoniam, etc. (1583) sous le nom
de Rosa cinnamomea pleno flore, puis, en second lieu, dans son Rariorum
plantarum historia (1601), également sous le nom de Rosa cinnamomea
pleno flore. Ce même nom a été adopté par Gerard et changé en celui
de Rosa cinnamomea multiplex par Parkinson. G. Bauhin, dans son Pinaæ,
adopte, pour cette variété, le nom de Rosa odore Cinamomi flore pleno.
et J. Bauhin, celui de Rosa minor rubello multiplicato flore, asperis spinis
armata. La figure de J. Bauhin me paraît se rapporter parfaitement à sa
plante.
Au siècle suivant, Weinmann dans son Taalryk Register, publié à
Amsterdam en 1748, donne une figure coloriée du R. fecundissima
Münchh. très reconnaissable (tab. 870, fig. a) sous le nom de Rosa
omnium calendarum (Monatts Rosen).
Remarquons que toute cette littérature se rapportant plus ou moins au
R. cinnamomea est complètement passée sous silence par Linné.
Voyons maintenant ce que celui-ci a eu en vue sous le nom de R. cin-
namomea.
Dans la Are édition de son Species (1753), ainsi que nous l’avons vu,
il établit son espèce de la façon suivante :
cinnamomea. Rosa inermis, calicis foliolis indivisis, fructu oblongo. Hall.
helv. 348.
Rosa sylvestris, odoratissima rubro flore. Bauh. pin. 483.
Habitat in Helvetia.
La phrase diagnostique qu'il emprunte à l’Enumeratio de Haller, ainsi
7 - a u AS RS
(17) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 145
que l'indication de la patrie, ne laissent aucun doute sur l'identité spéci-
fique de la Rose qu’il avait eu en vue, qui est notre R. alpina actuel.
C'est donc là le nom princeps de celui-ci. J'ai lieu de penser qu’à la
date de 1759, il n'avait pas vu son espèce en nature.
Mais voilà qu'en 1759, dans la 10me édition de son Systema, il crée un
nouveau R. cinnamomea, qui n’est plus du tout celui de 1753. Qu'on en
juge d’après cette diagnose :
cinnamomea. À. R. germin. globosis, pedunculisque glabris, caule aculeis
stipularibus, petiol. subinermibus.
Il y a lieu de supposer que cette nouvelle diagnose a été établie sur un
R. cinnamomea cultivé dans le jardin d’Upsal, dont un spécimen existe
dans son herbier.
En 1762, dans la deuxième édition de son Species, cette nouvelle
diagnose qui s'applique bien à notre R. cinnamomea actuel, est repro-
duite, accompagnée des synonymes : Rosa odore cinnamomi, simplex.
Bauh. pin. 483, et Rosa cinnamomea subrubentibus, spinosa Bauh. hist. 2,
p. 39, dont l'identité spécifique est incertaine, et la patrie, au lieu d’être
Helvetia, est Europa australi. Remarquons, ici. que la Suède, où le R. cin-
namomea est répandu, est exclue de l’aire de distribution de celui-ci. On
se demande ce qu'était devenu le R. cinnamomea de Suede lors de la pu-
blication des Species et du Systema ? Nous allons le savoir.
Dans la {re édition de la Flora Suecica (1745), nous y voyons un « Rosa
caule petiolisque aculeatis, calycibus, indivisis ». Ce Rosa devient, en 1753,
dans la {re édition du Species le R. spinosissima, accompagné de ce syno-
nyme : Rosa campestris spinosissima, flore albo odorato. Bauh. pin. 483,
qui se rapporte à notre R. pimpinellifolia actuel.
En 1755, dans la 2e édition de la Flora Suecica, cette espèce reparait
de la façon suivante :
Rosa (spinosissima) caule petiolisque aculeatis, calycis foliolis indivisis. Fl.
suec. 407. Spec. plant. 491.
Rosa sylvestris pomifera minor. Bauh. pin. 484. Fl. lapp. 203.
Rosa pumila spinosissima, foliis pimpinellæ glabris, flore albo. Bauh. hist.
2. p. 40.
Uplandis Smörniupon.
Habitat ad agrorum margines eorumque acervos passim.
Frutez parvus spinosissimus, foliolis novenis. Fructus rotundi, nigricantes,
dulciores sunt.
Remarquons que les synonymes des deux Bauhin visent notre À. pim-
146 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
pinellifolia, que, d’autre part, le R. pimpinellifolia n’était pas connu en
Suede au temps de Linné et que sa découverte tant en Suède qu’en Nor-
vege est relativement tres moderne.
Si les termes de la diagnose ont été établis sur une plante suédoise,
qui est certainement notre R. cinnamomea actuel, si le nom de Smör-
niupon (gratte-cul beurre) convient au fruit devenant pulpeux à la matu-
rit& du À. cinnamomea, les termes de foliolis novenis et de fructus
rotundi, nigricantes sont étrangers à la plante suédoise que Linne avait
dû rencontrer assez fréquemment dans ses voyages en Lapponie et en
Suède et ont dü être puisés par lui dans les descriptions des Bauhin.
Dans la diagnose de la 2me édition de son Species, Linné introduit un
terme nouveau, celui de germinibus ovatis qui peut s'appliquer au R. cin-
namomea.
Pour nous, il ne peut y avoir de doute sur l'identité spécifique du
R. spinosissima de Suède qui est bien le R. cinnamomea tels que nous le
connaissons aujourd'hui.
Si l’on pouvait conserver un doute sur l’assimilation précédente, celui-
ci disparaitrait en consultant un passage d’une dissertation soutenue, le
30 juin 1759, par un élève de Linné sous la présidence du maître lui-
même. Dans cette dissertation intitulée : Arboretum suecicum, le AR. spi-
nosissima est l’objet de l’observation suivante :
61. Rosa spinosissima. Fl. suec. 442, Smörnjnpon per totam sueciam crescit,
præcipue in acervis lapidum et ad agros, adeoque in sabuletis et montibus; alti-
tudo ejus vix genua superat.....
Les auteurs qui ont contesté l'identité spécifique du R. spinosissima
avec notre R. cinnamomea actuel et qui ont voulu voir dans le AR. spino-
sissima le nom princeps de notre R. pimpinellifolia actuel, se sont
irompés : ils n’avaient pas étudié les faits avec assez d'attention.
Il ressort de cette étude que le nom de R. cinnamomea L. Spec., ed. I,
est le nom princeps du R. alpina actuel et que le nom de R. spinosissima
L. Spec., ed. I est le nom princeps du R. cinnamomea d'aujourd'hui. Dans
ce cas, si l’on veut observer dans toute sa rigueur le principe de la prio-
rité, on sera forcé de changer les noms de deux espèces connues depuis
plus d’un siècle sous les noms de A. alpina et R. cinnamomea. Ce chan-
gement de noms entrainerait un tel trouble dans la nomenclature, qu'on
reculera ici devant la mise en pratique du principe de priorité.
(19) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 147
Rosa indica L.
En 1893, M. Em. Koehne, dans sa Deutsche Dendrologie, et, après lui,
M. L. Dippel, dans son Handbuch der Laubholzkunde, proposaient de
considérer le R. indica L. comme le nom princeps du A. microcarpa
Lindl., ce qui avait eu pour conséquence le classement de l’espèce de
Linné dans la section des Synstylæ et son remplacement par le R. chi-
nensis Jacq. dans la section des Indicæ.
Ce changement de nom trouble nos idées sur le R. indica et entraine
des remaniements de nomenclature presque inextricables.
Nous allons rechercher si le principe de priorité imposait bien ces
modifications.
Il importe de savoir exactement ce que Linné a eu en vue lorsqu'il a
décrit son espèce. Voici textuellement le passage consacré à celle-ci dans
la {re édition de son Species :
indica. Rosa subinermis, foliolis quinis subtus tomentosis : impari majori,
stipulis obsoletis.
Rosa chusan glabra, juniperi fructu. Pet. gaz. 56. t. 35. f. 11.
Habitat in China.
Rami inermes; rarius armati una alterave spina tenuissima versus folia vel
in petiolis. Folia pinnata. Foliolis quinis, subtus tomentosis, supra glabris,
serratis : extimo duplo majore. Pedunculi longi, nudi, simplices. Calyx éncisus,
levis. Fructus magnitudine Sorbi aucupariæ. Species Rosarum difficilème distin-
guuntur, difficilius determinantur ; mihi videtur naturam miscuisse plures vel
lusu ex uno plures formasse; hinc qui paucas vidit species facilius eas distinguit
quam qui plures examinavit.
Cette dernière phrase, à laquelle nous reviendrons à la fin de notre
travail, a été sans doute inspirée à Linné par l'embarras où il s'était trouvé
pour associer spécifiquement le Rosa chusan glabra de Petiver aux échan-
tillons d’herbier qu’il avait à décrire.
Les termes « foliolis.….tomentosis » de sa diagnose et ceux de «foliolis.....
extimo duplo majore. Pedunculi longi, simplices. Calyx incisus, lævis », de
sa description n’ont pu lui être inspirés par l’examen de la figure de
Petiver. Il a dû donc les tirer d'échantillons qu'il possédait dans son
herbier. Quels étaient ces échantillons? Appartenaient-ils à l'espèce
figurée par Petiver? Lindley, dans sa Monographie, fait allusion à ces
échantillons qui lui ont paru spécifiquement différents de son R. micro-
car pa et qu’il a considérés comme appartenant certainement à l'espèce
qu’il décrit sous le nom de R. indica L.
148 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
Afin d’avoir un complément de lumière sur les échantillons de l’herbier
de Linné, j’ai adressé à M. E.-G. Baker fils des remarques détaillées sur
le R. microcarpa Lindl. accompagnées de fragments de cette espèce, en
le priant d’aller étudier attentivement les matériaux de l’herbier Linné
inscrits sous le nom de AR. indica.
Il résulte de l’examen fait par M. Baker qu'il n’y a aucune trace du
R. microcarpa Lindl. dans l’herbier, que deux spécimens inscrits comme
R. indica paraissent appartenir à l’espèce connue aujourd’hui sous le
nom de À. indica, ainsi qu'un troisième spécimen inscrit sous le nom de
R. sinensis et qu’enfin un quatrième spécimen inscrit comme À. indica
reste douteux et pour lequel il a été fait, dans l’herbier, allusion au
R. multiflora.
Nous sommes donc ici en présence d’un synonyme visant une espèce
que Linné n’avait pas connue en nature et qui est devenue le R. micro-
carpa Lindi., et de trois spécimens qui ont fourni à Linné les principaux
éléments de la description de son R. indica. A laquelle des deux espèces
faut-il donner la préférence? Le choix ne parait pas douteux. On doit
maintenir le nom de R. indica L. pour l'espèce qu’il a vue en nature et
écarter de ce nom le synonyme erroné de Petiver.
Dans la 10me édition de son Systema, Linné donne une nouvelle
diagnose de son AR. indica, dans laquelle il introduit le terme de germi-
nibus ovatis qui ne convient nullement au AR. microcarpa.
Cette nouvelle diagnose est reproduite dans la 2me edition du Species,
accompagné de tous les détails de la Are édition.
Le changement de noms proposé par MM. Koehne et Dippel n’avait
donc pas raison d’être et le R. indica L. doit rester concu tel qu’il l’a Ele
depuis près d’un siècle et demi et conserver sa place dans la section
Indicæ.
Rosa lutea Mill.
Grâce à la couleur de sa fleur, le R. lutea est aisé à reconnaître parmi
les espèces décrites par les anciens auteurs. Sa confusion n’est guère pos-
sible qu’avec le R. sulphurea Ait. et encore cetle confusion est facile à
éviter en considérant que ce dernier a toujours été à fleurs pleines, tandis
que le premier a toujours été, dans les temps anciens, à fleurs simples.
Dodoens, dans son Cruydeboeck (155%) ne le mentionne pas; mais,
dans ses Pemptades (1583), il y fait allusion.
Lobel (Kruydiboeck, 1581), Dalechamps (Historia, 1587), Tabernæ-
(21) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 149
montanus (Kreuterbuch, 1591), Besler (Hortus Eystettensis, 1623) et
J. Bauhin (Historia, 1651) le figurent sous le nom de Rosa lutea.
Les auteurs postérieurs le citent ou le décrivent sous le nom de Rosa
lutea ou de Rosa lutea simplex.
Dès le XVIIIe siècle et probablement déjà au XVIIme, la variété punicea
avait fait son apparition dans les jardins. En 1748, Weinmann (Taalryck
Register) en donnait une figure coloriée sous le nom de Rosa graveolens
simplex flore extus lutea intus rubra (tab. 868, fig. c).
Tous ces documents si explicites sur le R. lutea ont été passés sous
silence par Linné, quand il a traité son R. eglanteria qui, par suite d’une
confusion presque inexplicable, s’est trouvé formé de deux types spéci-
fiques très distincts, c’est-à-dire des R. rubiginosa et R. lutea.
Herrmann (Dissertatio, 1762) est le premier auteur qui fit passer le
R. luiea dans la nomenclature linnéenne en lui donnant le nom de
R. fetida. On ne comprend pas pourquoi cet auteur s’est plu à aban-
donner le nom si expressif de lutea, en usage depuis plus d’un siècle,
pour le remplacer par celui de fetida. Certes la couleur de la fleur valait
beaucoup mieux comme caractère que son odeur.
Miller, qui n'avait sans doute pas eu connaissance du travail de
Herrmann, avait adopté, en 1768, le nom de AR. lutea.
Rosa sulphurea Ait.
La première mention du R. sulphurea Aït. paraît avoir été faite par
Clusius, en 1601, dans son Rariorum plantarum historia, sous le nom de
Rosa flava pleno flore. En 1611, le même auteur, dans ses Cur& poste-
riores (ouvrage posthume) reparle de sa Rose, dont il en donne une
bonne figure. Celle-ci ne peut être prise pour la variété à fleurs doubles
du A. lutea Mill. Du reste la variété à fleurs doubles du R. lutea n’a été
connue dans nos jardins d'Europe qu'à une époque relativement très
récente, tandis que le R. sulphurea n'avait été connu des anciens bota-
nistes que sous sa forme horticole à fleurs pleines. C’est seulement en
1849, que la forme spontanée à fleurs simples a été décrite pour la pre-
miere fois sous le nom de À. Rapini Boiss. et Bal.
En 1612, Besler, dans son Hortus Eystettensis, donne une figure suffi-
samment reconnaissable de R. sulphurea, sous le nom de Rosa lutea
maxima flore pleno.
La figure qu'en donne De Bry, en 1626, dans son Anthologia magna,
sous le même nom que celui de Besler, est également reconnaissable.
150 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
Enfin la figure que Th. Johnson donne, dans l’History of plants de
Gerard (1652), sous le nom de Rosa lutea multiplex, est la reproduction
de celle de Clusius. Il est probable que la figure donnée également sous
le même nom par Parkinson dans son Paradisus (1629), ouvrage que je
n'ai pu consulter, est encore la copie de la figure primitive.
Le R. sulphurea, pendant la première partie du XVIIIe siècle, est con-
sidéré par les auteurs comme une simple variété du AR. lutea Mill. Wein-
mann, dans son Taalryk Register (1748) en donne une figure coloriée (b)
dans la planche 870 sous le nom de R. lutea flore pleno. Sur cette même
planche, se trouve le A. lutea Mill. à fleurs simples.
Ces nombreux documents concernant le R. sulphurea sont complète-
ment passés sous silence par Linné. Celui-ci a laissé à Herrmann (Disser-
tatio inauguralis, 1762) le soin de baptiser l’espèce selon la nomencla-
ture binominale. Le nom proposé par Herrmann est celui de R. hemi-
sphærica, que divers auteurs ont admis comme nom princeps du R. sul-
phurea Aït. Je n’ai pas eu l’occasion de voir un spécimen authentique de
la plante de Herrmann et ne puis, pour cette raison, garantir d’une façon
absolue l'identité spécifique de celle-ci avec le Rosa flava pleno flore de
Clusius. Je suis toutefois assez porté à admettre l'identité des deux
plantes, tout en faisant quelques réserves. Herrmann rapporte à son
R. hemisphærica le Rosa lutea multiplex de G. Bauhin, ce qui est bien;
mais aussi un Rosa alpina s. vulpina de Tabernæmontanus. Or le R. vul-
pina de Tabernæmontanus n’est rien autre qu'un simple synonyme du
R.luiea, ainsi qu’en témoigne le texte de cet auteur. Quant au synonyme :
Rosa flava odoris expers Bellon. Observ. L. 2. C. 32, je ne parviens pas à
découvrir, dans les Observationes de Bellon, publiées à Anvers en 1605,
le passage cité par Herrmann. J. Bauhin, dans son Historia, à propos de
son Rosa lutea, fait allusion à une Rose à fleurs jaunes que Bellon aurait
observée en Égypte. J’ajouterai que la description que Herrmann donne de
son espèce comprend des détails qui ne concordent pas avec les carac-
teres du R. sulphurea à fleurs pleines tel que nous le connaissons. Selon
lui, les folioles seraient très souvent au nombre de neuf (feuilles 9-folio-
lées), alors qu’elles sont sur les ramuscules florifères seulement au nombre
de sept etce n’est quesur la tige ou sur les pousses foliiferes que les feuilles
peuvent être 9-foliolees; il décrit les aiguillons comme étant droits, alors
qu'ils sont ordinairement plus ou moins crochus et que cette forme cro-
chue est même un caractère distinctif qui sépare cette espèce du A. lutea,
qui à les aiguillons droits; enfin, il dit les dents des folioles simples, alors
que ces dents sont finement denticulées-glanduleuses, mais toutefois à
(23) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 151
denticules moins prononcés que dans le R. lutea. Malgré ces incorrections,
nous voulons bien admettre que AR. hemispheerica soit le nom princeps
du À. sulphurea et qu'il a droit, d’après le principe de priorité, de remplacer
celui-ci; mais ce remplacement est fâcheux tout d’abord en raison du
nom lui-même, qui exprime un caractère dû à une monstruosité, celui de
la déformation des réceptacles provoquée par la multiplication des pétales
et que ce nom traduit, par exemple en français, — Rosier ou Rose semi-
sphérique — ne sera pas compris, et en second lieu parce que ce nom
fait perdre de vue l’un des caractères les plus apparents de l’espèce, la
couleur jaune de la corolle que les noms auciens et celui donné par Ailon
rappelaient si heureusement. Si le choix ne devait porter que sur deux
noms, peut-être le mal ne serait-il pas bien grand de sacrifier celui si
malencontreux de À. hemisphærica, mais il y en a un troisième celui de
R. glaucophylla d’Ehrhart qui date de 1788, un an avant la naissance de
celui de R. sulphurea Aït. En faveur de ce dernier, on pourrait toutefois
invoquer l'usage séculaire que l’on en a fait pour le maintenir, usage que
l’on peut également invoquer en faveur de celui de AR. lutea Mill. qui est
en lutte avec cet autre nom de A. fœtida imposé également par Herrmann.
Rosa francofurtana Münchh.
Cette espèce, omise par Linné, fut décrite en 1583 par Clusius sous le
nom de Rosa sine spinis (Rariorum aliquot stirpium, per Pannoniam, etc.).
En 1601, le même auteur décrit à nouveau la même espèce dans son Ra-
riorum plantarum historia en accompagnant sa description d’une figure
qui ne me paraît laisser aucun doute sur l’identil& spécifique du Rosa
sine spinis. Clusius nous apprend qu'il a vu celui-ci dans un jardin de
Francfort-s/M.
Tabernæmontanus, dans son Neuw vollkommentlich Kreuterbuch (1591),
figure à nouveau le R. francofurtana sous le nom de Rosa sine spinis
V. La figure, très reconnaissable, est différente de celle de Clusius et de
celle de J. Bauhin dont il va être question.
En 1651, J. Bauhin, dans son Historia, décrit l'espèce de Clusius sous
le nom de Rosa acanthos, flore pleno, coloris rubelli, en accompagnant sa
description d’une nouvelle figure suffisamment reconnaissable.
G. Bauhin énumère l'espèce de Clusius sous le nom de Rosa spinis
carens flore majore (Pin. XIV, p. 482).
Parkinson (Theatr. botan., 1640) et Ray (Hist., 1688) décrivent, à leur
tour, la Rose de Clusius sous le nom de Rosa sine spinis simplex et mul-
152 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (24)
tiplex et de Rosa sine spinis, flore majore. Remarquons que Ray décrit
une seconde fois cette même Rose sous le nom de Rosa Francofurtensis
Park. parad. inaperlis floribus, alabastro crassiore Hort. Reg. Paris. The
Frankford Rose '.
Si des auteurs antélinnéens, nous passons à ceux qui ont suivi Linné,
nous en arrivons à Münchhausen, qui, dans son Hausvater (1770), a été
le premier à dénommer la Rose de Clusius selon la méthode Linnéenne
sous le nom de R. francofurtana, en lui rapportant comme synonyme :
Rosa inapertis floribus, alabastro crassiore. H. R. Par. Le R. francofurtana
Münchh. est donc le nom princeps de l'espèce à laquelle Aiton (Hortus
Kewensis) a donné, en 1789, le nom de AR. turbinata, que Ehrhart, en
1791, a décrite, sous le nom de À. campanulata, et qu’enfin Rössig a
figurée et décrite sous le nom de R. francfurtensis.
Certains auteurs ont attribué la création du nom R. francofurtana à
Borkhausen; c’est là une erreur dont la cause remonte à celui-ci, qui,
dans son Versuch einer forsibotanischen Beschreibung (1790) denomme
et décrit son R. francofurtana sans faire mention d'aucun synonyme,
ignorant probablement que vingt ans auparavant Münchhausen avait déjà
altribué le nom de francofurtana à cette même espèce.
Rosa tomentosa Sm.
Le R. tomentosa, quoique répandu dans une grande partie de l’Europe,
a été presque généralement méconnu par les anciens botanistes. Même
après Linné jusqu’à la fin du XVIIe siècle, les quelques rares auteurs
qui en parlent l’ont presque tous pris pour une variété du R. villosa L.
Il n’y a donc rien de bien étonnant à ce que Linné n’ait pas inventorié
cette espèce.
Parmi les botanistes antélinnéens, je ne découvre que J. Bauhin (Hist.,
1651), qui paraît bien avoir distingué le R. tomentosa sous le nom de
Rosa sylvestris alba, cum aliquo rubore, folio hirsuto. La figure qu'il a
jointe à sa description semble bien convenir à notre R. tomentosa. Le
graveur a représenté les pédicelles nus, mais Bauhin les dit « spinulis ».
Je dois mentionner ici que j’ai trouvé dans l’herbier de Sherard, un spé-
cimen du AR. tomentosa recueilli aux environs de Hyhgate accompagné
! Le R. francofurtana tel que nous le cultivons aujourd’hui existe dans l’herbier
Sherard accompagné des noms: Rosa spinis carens flore majore C. B.; Rosa
acanthos, flore pleno, coloris rubelli. J. B. ; Rosa sine spinis Tabern.
(25) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 153
d’une étiquette portant la phrase spécifique de J. Bauhin. Dans la syno-
nymie de son À. tomentosa, Smith comprend la phrase diagnostique de
J. Bauhin.
Il est possible qu’en soumettant les textes des auteurs antérieurs à
Linné à un examen très attentif on découvre quelques indications visant
le R. tomentosa. Remarquons que Smith, outre le synonyme de J. Bauhin,
cite, pour son À. tomentosa, le R. sylvestris fructu majore hispido. Ray,
Syn. 454, mais j'ai lieu de penser que Ray a visé, sous ce nom, le
R. mollis Sm.
En 1800, Smith, dans sa Flora Britannica, a établi son R. tomentosa,
dont le nom, depuis lors, a généralement été admis et appliqué a notre
R. tomentosa.
Maintenant, il s’agit de rechercher si c’est la le veritable nom princeps
de l’espece. En presence de l’ignorance qui a régné sur les vrais carac-
teres distinctifs des R. pomifera Herrm., R. mollis Sm, et R. tomentosa
Sm., la recherche du nom princeps offre des difficultés très sérieuses. Il
est un nom antérieur à celui de Smith qui, d’après les recherches que j'ai
faites dans l’herbier de Willdenow, s'applique assurément au À. tomen-
tosa, c'est celui de R. mollissima Willd. (Fl. Berol. Prodr., 1787). Si ce
nom était admis comme nom princeps du R. fomentosa, on devrait, pour
suivre strictement le principe de priorité, lui faire prendre la place de
celui de R. tomentosa en usage depuis près d’un siècle. Ce changement
viendrait jeter un grand trouble dans la nomenclature par ce fait que le
nom de R. mollissima Willd. a été très longtemps appliqué au À. mollis Sm.
Il me semble qu'il serait sage de conserver le nom de R. tomentosa,
malgré le principe de priorité. Ce principe doit être respecté autant que
possible, car c’est sur lui que repose l'unité et l’universalité de la nomen-
clature, mais nous estimons qu'il est des cas tout à fait exceptionnels où
il faut l’enfreindre, pour ne pas être entrainé à des complications syno-
nymiques extremement nuisibles au véritable travail scientifique, qui
consiste dans l’étude approfondies des espèces elles-mêmes et dans leur
classification.
Rosa glutinosa Sm.'
Linné n’a fait aucune mention du Rosa cretica montana, foliis subro-
tundis, glutinosis et villosis de Tournefort (Corollarium, 1703), qui paraît
1 Ce nom de R. glutinosa ne peut être signé que par Smith, attendu que celui-
BULL. HERB. BOISs., mars 1897. 12
154 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
bien être l'espèce que Smith a décrite sous le nom de AR. glutinosa
(Prodr. fl. græc., 1806), et à laquelle cet auteur rapporte du reste la
plante de Tournefort.
A propos de cette dernière, je dois noter ici que j’ai vu dans l’herbier
de Sherard un spécimen fructifere du R. glutinosa à réceptacles très murs
et à sépales persistants accompagné de la phrase diagnostique de Tour-
nefort. Cet échantillon provenait-il d’une plante cultivée dans le jardin
d’Eltham ou bien Sherard l’avait-il reçu d’un correspondant ou l’avait-il
récolté lui-même ?
Smith, dans sa Flora Græca, rapporte comme synonyme à son AR. glu-
tinosa le Rosa pumila alpina, pimpinellæ exacte foliis sparsis, spinis
incurvis, aquate purpurea. Cupan. Panph. éd. À, v. 1,1. 61.
Comme on le sait, le Panphyton siculum du moine Franeisceus Gupani,
publié en 1713, après la mort de son auteur par A. Bonanni, l’un de ses
élèves, est en quelque sorte la 2me édition de l’Hortus catholicus du même
auteur publié en 1696. Le Panphyton est un ouvrage rare et dont les
exemplaires complets, sont, paraît-il, d’une excessive rareté; je ne le con-
nais que par une copie que j'ai fait faire en [italie de cinq planches repré-
sentant des Rosa : T. 16, T. 73, T. 113, T. 124 et T. 225. La planche 225
représente le R. sempervirens L. Quant aux autres planches, elles parais-
sent représenter des espèces à folioles glanduleuses comprenant proba-
blement les R. sicula Tratt., R. Heckeliana Tratt. et R. glutinosa Sm.
Parmi ces planches, on ne voit pas le n° 61 cité par Smith; et Lindley
rapporte qu'il n’a pas vu la planche 61 dans l’exemplaire du Panphyton
qu'il a pu consulter. Il est bien possible que Smith ait commis une erreur
et qu'au lieu de 61, il aurait dû mettre 73. Cette planche 73 rappelle un
peu le AR. glutinosa, mais semble plutôt représenter le R. Heckeliana
Tratt. Remarquons que Gussone ne fait aucune mention de cette
planche 61.
La rareté des documents publiés sur le R. glutinosa explique le silence
que Linné a gardé sur cette espèce.
A propos du À. glutinosa, je crois intéressant de consigner ici deux
observations que j'ai faites dans les herbiers de Sherard et de Sibthorp
(aujourd’hui dans les collections de l’Université d'Oxford).
Dans le premier de ces herbiers, j’ai vu deux échantillons en fleurs du
R. sicula Tratt. ! accompagnés de deux étiquettes portant : «1° Rosa alpina,
ci est l'unique auteur du Prodromus et de la partie de la Flora Greca renfermant
la description du R. glutinosa.
(27) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 155
pumila, montis rosarum, pimpinellæ foliis minoribus ac rotundioribus,
flore minimo livide rubente. H. Cath. J. R. H. 638. — Rosa alpina, hircina,
pimpinellæfolio, incarnato parvo flore. H. Cath. suppl. alt. — 2° Rosa
alpina pumila hireina, pimpinellifolio ex monte rosarum. H. Cath. 192. »
De qui Sherard tenait-il ces spécimens ? Peut-être les avait-il récoltés lui-
même.
Dans l’herbier de Sibthorp, il existe plusieurs spécimens du AR. gluti-
nosa, parmi lesquels, il y a, m’a-t-il paru, la variété appelée lasioclada par
M. Christ.
Mais ce qui est plus intéressant, c’est qu’il y a, dans ce même herbier,
sous le nom de AR. villosa L., deux spécimens dont l’un appartient incon-
testablement au R. Heckeliana Tratt. var. parnassi Burn. et Gr. et dont
l’autre m'a paru également être une variété du même type. C’est sans
doute ce R. Heckeliana qui est visé par Smith, dans son Floræ Græcæ
Prodromus, sous le nom de R. villosa L.
Rosa moschata Herrm.
On s’explique difficilement le silence que Linné a gardé sur le À. mos-
chata Herrm. en présence de tout ce que les auteurs anciens ont dit ou
figuré sur cette espèce.
Il est vraisemblable que cette espèce, d’origine asiatique, a été intro-
duite dans nos jardins d'Europe depuis des temps très anciens.
Dodoens, dans son Cruydeboeck (1553) et dans ses Pemptades (1583),
fait allusion à une Rose cultivée dont l’odeur suave se rapprocherait de
celle du musc. Peut-être a-t-il visé notre R. moschata, qui, soit dit en
passant, n’a pas plus l’odeur musquée que le R. cinnamomea n’a l’odeur
de cannelle.
Lobel, dans son Stirpium historia (1576), parle également d’une Rose
a odeur musquée sans qu’on puisse savoir par sa description s'il s’est
bien agi de notre R. moschata; mais dans son Kruydiboeck (1583) les
figures qu’il donne de son Rosa moscata flore simplici et de son Dubbel
muscus Roose paraissent se rapporter assez bien au R. moschata.
Tabernæmontanus, dans son Neww volkommentlich Kreuterbuch (1591),
donne deux figures representant son Rosa muscala alba (fleurs simples)
et son Rosa muscata alba multiplex, qui semblent également se rap-
porter au R. moschata. Remarquons ici que si plusieurs especes decrites
et figurées par les anciens botanistes peuvent s’identifier avec certitude,
il en est d’autres dont l'identité reste plus ou moins douteuse.
156 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
G. Bauhin, dans son Pinax (1623), énumère parmi ses Roses cultivées,
ses Rosa moschata simplici flore et Rosa moschata flore pleno, auxquels
il rapporte de nombreux synonymes. Il est vraisemblable que cet auteur
a visé, sous ces deux noms, notre R. moschata, d'autant plus qu'il distin-
guait le R. sempervirens L. sous le nom de Rosa moschata sempervirens
et le R. arvensis Huds. qu'il designait sous le nom de Rosa campestris
repens alba. A cette époque, on ne connaissait de la section des Synstilæ
que les R. moschata Herrm., À. sempervirens L. et R. arvensis Huds.
J. Bauhin, dans son Historia (1651), décrit et figure, sous les noms de
Rosa moschata minor flore simplici et de Rosa moschata minor flore
pleno, deux Roses qui paraissent bien appartenir à notre R. moschata.
En 1688, Ray, dans son Historia plantarum, donne, sous le nom de
Musk Rose, n° 26, une assez bonne description de R. moschata.
Jusque vers le milieu du XVIIE siècle, le R. moschata a été cité ou dé-
crit par divers auteurs dont nous ne croyons pas utile ici de rappeler les
noms.
Nous n'avons, dans ce qui précède, rien qui puisse nous garantir
l'identité de l’ancienne Rose musquée avec notre R. moschata actuel, si
ce n’est des descriptions ou des figures qui sont loin d’être parfaites. On
devra rechercher, dans les très vieux herbiers qui peuvent avoir été
conservés dans quelques rares musées, s’il y existe des spécimens du
R. moschata datant du XVlle siècle.
Pour ma part, je puis dire que j'ai vu dans l’herbier de Sherard le
R. moschata à fleurs doubles accompagné des phrases spécifiques des
Bauhin et de Tabernæmontanus.
Le R. moschata ne prend rang dans la nomenclature moderne qu’en
1762. C’est Herrmann, qui, le premier, lui a imposé la combinaison bino-
minale (Dissertatio inauguralis). Cet auteur n'avait connu que la variété
à fleurs doubles. Ce n’est qu’en 1768 que Miller lui avait donné le même
nom. Dans son Dictionnaire, l’auteur anglais donne une fort bonne des-
cription de l’espèce. Le seul synonyme qu'il lui rapporte est erroné, car
J. Bauhin a dû viser une autre espèce que notre R. moschata sous le nom
de Rosa moschata major.
Rosa damascena Herrm.
Le R. damascena, espèce probablement déjà cultivée du temps des
Romains avec les R. gallica L. et R. alba L., n’a pas été décrit par Linné.
Il est vraisemblable que celui-ci n’était pas parvenu à le distinguer parmi
les variétés des R. gallica et R. alba.
(29) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 157
L'histoire de cette espèce, avant le milieu du XVille siècle, est très
obscure et très difficile à traiter. Cela tient aux caractères mêmes de la
plante, qui ne pouvaient être clairement exprimés que par un mono-
graphe {res entendu. Les descriptions et les figures qui y sont jointes
soulèvent toutes des doutes et des incertitudes '.
Après avoir passé par Dodoens, Lobel, Clusius, Tabernæmontanus,
Besler, les Bauhin, Gerard, Parkinson et Ray, on n’a rien recueilli de
certain sur la Rose dite de Damas que ces auteurs ont décrite ou figurée,
et on arrive à Miller sans savoir si, sous les noms divers qui paraissent
avoir visé notre R. damuscena actuel, on a bien eu en vue cette espèce.
Même à l’egard du R. damascena Mill. (1768), on reste dans le doute,
comme aussi pour le R. damascena Herrm. (1762). Les diagnoses et les
descriptions de ces deux derniers auteurs n’offrent pas les éléments
indispensables pour garantir l'identité spécifique de leur plante. Des
spécimens authentiques sont seuls capables d’écarter les doutes qui s’ele-
vent sur l'espèce décrite par eux.
Que faire dans cette singulière occurrence ? Le parti le plus sage à
prendre, pensons-nous, c’est d'accorder crédit au nom proposé par ces
deux auteurs, ou de l’accepter de confiance et de reporter la création du
R. damascena à l’année 1762 et non plus, comme on l'avait fait généra-
lement, à 1768.
On a cru que la patrie du À. damascena était l'Orient, or on peut dire
que cette Rose n’a pas de patrie, puisque ce n’est pas une espèce véri-
table, mais bien un produit hybride, comme le R. alba L., et dont l’un
des ascendants est certainement le R. gallica L. L’hétéracanthie de ses
axes, que le R. damascena tient du R. gallica, permet de le distinguer
aisément du R. alba, comme ses dents foliaires simples, non bordées de
glandes permettent de le distinguer des diverses variétés du R. gallica, y
compris le R. centifolia L., dont les dents sont bordées de glandes ou de
denticules glanduleux.
Rosa sinica Murray.
En 1774, Murray, dans la 13e édition du Systema de Linné. décrivait
un R. sinica dans les termes suivants:
PR. germin. subglobosis glabris, pedune. aculeatis hispidis, caule petiolisque
aculeatis, calycinis foliolis lanceolatis subpetiolatis.
1 La figure de Dalechamps portant le nom de Rosa damascena représente très
probablement le R. moschata Herrm.
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
Ce R. sinica reparaît dans la Are édition de l’Hortus Kewensis (1789)
avec la diagnose textuelle de Murray. Aiton ajoute que l'espèce est origi-
naire de la Chine et qu’elle était cultivée par Ph. Miller en 1759. Dans la
9me édition de l’Hortus Kewensis (1811), on retrouve la même diagnose,
accompagnée des détails de la re édition,
Si l’on en croyait Lindley (Monogr.), le R. sinica décrit par Aiton serait
le R. lævigata Michx. Le point d'exclamation qui suit la citation d’Aiton
“ semble indiquer qu'il a vu la plante d’Aiton. Il me paraît de la dernière
évidence que si Aiton avait bien eu sous les yeux l’espèce connue aujour-
d’hui sous le nom de AR. lævigata, il n'aurait pu lui appliquer la diagnose
de Murray, qui n’a aucun rapport avec l’espèce établie en 1803 par
Michaux. D'autre part, si Miller avait réellement cultivé cette Rose si
caractéristique, si différeute de toutes les espèces connues vers la moitié
du siècle dernier, il lui eut accordé une mention spéciale; or, rien dans
son Dictionnaire ne peut faire supposer qu'il ait eu connaissance de ce
type.
Que pouvait être l'espèce décrite par Murray sous le nom de R. sinica ?
On pourrait peut-être supposer que c'était une variété du AR. indica L.;
mais ce qu'on peut affirmer, c'est qu’elle n’a pu être le R. lævigata.
Dorénavant, on doit tenir le R. sinica Murray comme une espèce énig-
matique et se garder de l’associer au R. lævigata Michx.
Ajoutons ici que Lindley a rapporté à son R. sinica qui est bien le
R. lævigata Michx, non Aïl. nec Murray, le Rosa alba Cheusanensis,
foliorum marginibus, et rachi medio spinosis de Plukenet. Il n’est pas im-
possible que Plukenet, dans son Amaltheum botanicum (1705), ait visé,
sous ce nom, le R. lævigata Michx, mais la chose est problématique : bien
d’autres espèces chinoises auraient pu être visées sous les termes em-
ployés par Plukenet *.
On sait que Lindley a décrit le R. lævigata sous trois noms différents
et qu’il en a fait trois espèces : R. lævigata Michx, R. sinica Ait. et R.
hystrix Lindl. BR
Disons ici, pour terminer, que le nom de AR. lævigata Michx nous paraît
bien le nom princeps de cette espèce.
1 Il existe dans l’herbier de Plukenet, conservé au British Museum, un frag-
ment de Rose sans fleurs et sans fruits qui, d’apres les details que m’a donnes
M. Edm.-G. Baker, pourrait bien appartenir au R. levigata Michx.
(31) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 159
Rosa rubrifolia Vill.
Le Rosa rubrifolia Vill. avait été découvert en Suisse par Scheuchzer
avant la publication de la Ire édition du Species. Dans son lier VII, p. 518,
Scheuchzer le décrit en ces terme : « Rosa foliis glaucis rubedine tinctis,
flore rubro. » Haller avait adopté cette espèce dans son Enumeratio
(1742).
En presence des connaissances peu précises et incomplètes qu'avait
Linné des espèces du genre Rosa, il n’y a rien d'étonnant à ce qu’il ait
négligé la découverte de Scheuchzer.
Haller, après avoir accepté l’espèce de Scheuchzer dans son Enumeratio,
ne l’admet plus, en 1768, dans son Historia, qu'à titre de variété de son
n° 2101, qui représente le R. canina.
Je crois devoir rapporter ici que j'ai vu dans l’herbier de Sherard un
spécimen du AR. rubrifolia accompagné de la phrase diagnostique de
Scheuchzer.
Pendant longtemps, le nom de R. rubrifolia a été généralement admis
pour l’espece qui s’y rapporte; mais, en 1875, Grenier, dans son supplé-
ment à sa Flore de la chaîne jurassique, remplaca le nom de AR. rubrifolia,
qui datait de 1789, par celui de R. ferruginea Villars, qui remontait à
l’année 1779, faisant remarquer que le nom de R. rubrifolia avait été pré-
cédé par celui de À. glauca Pourret (1788). En effet, l'espèce de Pourret, dont
j'ai vu, dans plusieurs herbiers, des spécimens authentiques est tout à
fait identique au AR. rubrifolia. II fut admis dès lors, par un certain nombre
d'auteurs, que le A. ferruginea \ill. était le nom princeps du À. rubrifoha
et ce dernier nom fut rabaissé au rang du synonyme. Il semblait qu’on
ne püt concevoir aucun doute sur la parfaite identité des R. ferruginea
et R.rubrifolia, puisque Villars lui-même avait rapporté sans observation
son À. ferruginea de 1779 à son R. rubrifolia de 1789.
Si Grenier avait bien pesé les termes de la description du Prospectus
de la Flore du Dauphiné, il aurait hésité, malgré l'opinion de Villars, à
admettre l'identité des deux espèces. Qu’on en juge ; voici la description
textuelle du R. ferruginea :
Rosa foliis quinis septenisve, obscuris, utrunque hirsutis. Au Rosa silvestris,
foliis villosis simpliciter et tenuiter dentatis; flore incarnato, dilutiore odoro ;
fructus ovato ? Manet. virid. flor. 76. no 904.
Les termes de cette description ne permettent pas d’y reconnaître le
R. rubrifoha et le caractère de feuilles pubescentes sur les deux faces n’a
160 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
jamais été constaté dans aucune variété du R. rubrifolia. J'ai étudié sur
le vif, dans diverses localités du Dauphiné, le R. rubrifolia, j'en ai recu
des spécimens nombreux de la même région et enfin j’en ai vu également
de nombreux échantillons dans plusieurs herbiers qui m’ont été commu-
niqués et aucun de ces spécimens dauphinois ne m’a montré la moindre
trace de pubescence. Ajoutons que les spécimens du AR. rubrifolia con-
servés dans l’herbier de Villars sont parfaitement glabres. Du reste,
Villars décrit son R. rubrifolia comme ayant les feuilles glabres. Je pos-
sède en herbiers une riche série de spécimens provenant de toute l'aire
de distribution de cette espèce et tous sont à feuilles parfaitement glabres,
à l'exception d’une variété d’une extrême rareté que nous avons, M. R.
Keller et moi, découverte dans deux seules localité des Alpes de la Suisse,
et dans laquelle les pétioles sont pubescents et la nervure médiane des
folioles un peu pubescente. Cette pubescence très restreinte dans le
R. rubrifolia fut l’objet d’un véritable étonnement pour les botanistes qui
ont vu cette très rare variété.
Ma conviction bien arrêtée est que le R. ferruginea n’a aucun rapport
avec le R. rubrifolia et que Villars s’est trompé en rapprochant ces deux
plantes. I] est vraisemblable qu’on ne connaîtra jamais la véritable iden-
té du R. ferruginea, dont pas un seul exemplaire n’a jamais été trouvé
dans les collections, même dans lherbier de l’auteur. Nous sommes donc
ici en présence d’une espèce énigmatique qui doit être supprimée de la
nomenclature comme chose incertaine.
Il s’en suit que nous avons devant nous comme nom princeps du AR.
rubrifolia le R. glauca Pourret, qui, d’après le principe de priorité, devrait
primer le nom donné par Villars. Mais si l’on en venait à faire ce chan-
gement, on tomberait dans un véritable gâchis, à cause du R. glauca Nil.
employé généralement pour une autre espèce et qui devrait être remplacé
par un autre nom, dont le choix jetterait la confusion dans la nomencla-
ture, déjà bien compliquée. :
J’estime que, dans ce cas, on pourrait être autorisé à conserver le nom
de R. rubrifolia qu'un long usage a en quelque sorte consacré.
Rosa blanda Ait.
Quelques auteurs ont contesté la priorité du nom de AR. blanda Aït. et
ont voulu voir dans le A. virginiana Mill. le nom princeps de l'espèce
décrite par Aiton. Ainsi que je l’ai déjà dit, dans l’article consacré au
R. carolina L., le R. virginiana de Miller n’a pu être le R. blanda, par le
(33) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 161
fait de sa floraison tardive (juillet). Le R. blanda est une espèce du prin-
temps qui commence à fleurir à la fin de mai et dont la floraison est bien
passée quand commence celle des AR. carolina, R. humilis et R. lucida,
parmi lesquels il fallait rechercher l’espece que Miller a eue en vue.
Miller donnait en synonyme a son R. virginiana le Rosa sylvestris
virginiana pimpinellæ majoris foliis. Raii Hist. Dans l’Historia de Ray, je
ne trouve pas ce dernier nom, mais bien celui de Rosa sylvestris Virgi-
niensis, que Ray a emprunté à Parkinson. Ce dernier auteur, dans son
Theatrum botanicum (1640), décrit les axes de son espèce comme étant
armés d’un grand nombre de petits aiguillons entremeles de grands
aiguillons (set with many small pickles and a few great thorns among
them). Ce mode d’armature peut s’appliquer à plusieurs espèces de la
section des Carolinæ, mais non pas au À. blanda.
Ma conviction est que le À. blanda n’avait pas encore été introduit dans
les jardins au temps de Parkinson et de Miller.
Aïton, dans la Are édition de l’Hortus Kewensis (1789), a fort bien
décrit cette espèce, en lui assignant pour patrie Terre-Neuve et la Baie
d'Hudson. Il dit que l’espèce était cultivée en 1773 par James Gordon.
L'année suivante, Borkhausen, dans son Versuch einer forstbotanis-
chen Beschreibung, décrivait cette espèce sous le nom de R. fraxinifolia.
Poiret, en 1804, a donné une bonne description du À. blanda Aït. dans
l'Encyclopédie.
Jacquin, en 1809, dans ses Fragmenta botanica, décrit et figure par-
faitement bien la variété à feuilles glabres du R. blanda, qui, peu à peu,
s'était largement répandue dans les jardins et les bosquets.
En 1817, une excellente figure de la variété à feuilles glabres du
R. blanda était donnée dans Les Roses de Redouté sous le nom de
R. alpina lævis.
A notre avis, il ne peut rester aucun doute sur la priorité du nom
d’Aiton, qui doit être maintenu comme nom princeps du A. blanda.
Lindley, comme on le sait, avait constitué deux espèces différentes avec
les deux états du R. blanda : le R. blanda, pour la variété à feuilles pubes-
centes et le À. frasxinifolia, pour la variété à feuilles glabres.
Au point de vue exclusif du genre Rosa, les faits exposés dans les
pages précédentes démontrent clairement que Linné n'avait eu qu’une
connaissance assez confuse de la plupart des espèces qu’il avait décrites,
162 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3%)
que son inventaire incomplet du genre avait eu pour cause le peu de soin
qu'il avait apporté dans l’édude des Rosa décrits par ses devanciers. En
réalité, plusieurs de ceux-ci ont eu une idée plus claire des espèces que
le réformateur suédois.
Ce qui témoigne bien que les espèces du genre étaient restées assez
obscures dans l'esprit de Linné, ce sont deux réflexions qui lui ont été
inspirées par l'embarras que lui avait causé l'établissement de ses types
spécifiques.
La première de ces réflexions est celle-ci: « Species Rosarum difficile
destinguuntur, diffieilius determinantur mihi videtur naturam miscuisse
plures vel lusu ex uno plures formasse ; hinc qui paucas vidit species
facilius eas distinguit, quam qui plures examinavit. (Spec. plant. ed. E,
pP. 292).
La seconde termine le genre Rosa dans la 2me édition du Species. Elle
est ainsi conçue : Species Rosarum difficilime limitibus circumscribuntur
ei forte natura vis eos posuit.
Cette dernière réflexion, passée à l’état d’axiome, a longtemps élé
considérée comme ayant été lirée des faits soigneusement observés, or
elle n’est en réalité qu'une contre-vérité.
On a donc pu reconnaître combien il était difficile d’elucıder les Rosa
décrits par Linné. Les difficultés eussent été bien moindres si ce botaniste
avait eu laissé un herbier mis en ordre et renfermant des matériaux
suffisamment démonstratifs. Malheureusement, son herbier est, comme
toutes les anciennes collections, fort pauvre en spécimens et ceux-ci ne
sont presque toujours accompagnés que d’éliqueltes très incomplètes ne
permettant pas de reconnaître à quelle date ils sont entrés dans l’herbier,
et de savoir ainsi s'ils sont antérieurs ou postérieurs aux descriptions de
l’auteur. J’ai vu assez d’anciens herbiers pour être autorisé à recomman-
der la plus extrême prudence dans l'emploi que l’on peut faire de leurs
matériaux. Le grand malheur pour les vieux herbiers, c'est que ceux-ci,
en passant des mains de leurs auteurs dans les Musées où ils sont aujour-
d’hui conservés, ont subi des remaniements qui ont presque toujours
ajouté au désordre qui y existait à la mort de leurs créateurs.
On pourrait peut-être s’imaginer qu’en se rapprochant de nos temps,
le travail du monographe, au point de vue de la nomenclature, est devenu
beaucoup plus aisé. Malgré la plus grande facilité à voir ou à se procurer
des spécimens authentiques, les recherches synonymiques offrent encore
beaucoup de difficultés, surtout en ce qui concerne les espèces exotiques.
Pour élucider la nomenclature des Rosa à partir des dernières publica-
(35) F. CRÉPIN. PRIORITÉ DES NOMS SPÉCIFIQUES. 163
tions de Linné, il faudra encore faire des recherches extrêmement nom-
breuses, et, quoiqu’on fasse, celles-ci laisseront assez de points obscurs
ou insolubles.
Maintenant, on peut se poser cette question. Dans l’œuvre de Linné,
le genre Rosa forme-t-il une exception et les autres genres y ont-ils été
traités avec plus de soin ? Si beaucoup de genres se trouvent dans le cas
de celui qui vient d’être examiné, on peut prévoir combien l’élucidation
de leur nomenclature exigera de temps et de recherches.
Je me demande si les botanıstes qui sont à la tête du mouvement prio-
rilaire et qui réclament la publication à bref délai d’un Index général
devant former code, ont entrevu l’immensité de la tâche el l’extrême
difficulté des recherches à faire. Mais pour cet Index, il y a bien autre
chose que la nomenclature à dresser, il y a la reconnaissance des vraies
espèces, des formes principales, avec la subordination de leurs sous-
espèces ou de leurs variétés; or cette partie essentielle de l’Index exigera
un temps dont on ne peut prévoir la durée, surtout si l’on veut com-
prendre, dans cet inventaire, le grand groupe des cryptogames.
164
Neue Cousinien des Orients
VON
© WINKLER und J. BORNMÜLLER.
Planches IV, V, VI, VII, VII.
Suite du mémoire paru dans le Bulletin de l'Herbier Boissier, vol. III (4895), p. 561 —569.
Gleich die erste Cousinia, die ich aus Bornmüller’s Sammlung : «ter
Persico-Turcicum 1892—93 » zu Gesicht bekam, rief mir seine Worte,
dass fast jeder Forscher aus dem von ihm bereisien Gebiete immer wieder
ueue Arten ' mitbringe, ins Gedächtnis. Die weitere Durchsicht von Born-
müller’s Cousinien bestätigte immer mehr und mehr diese seine Ansicht.
Schliesslich fand ich in der ganzen Sammlung nur zwei Arten, welche ich
mit früher beschriebenen Arten dieser merkwürdigen Gattung identifi-
ciren konnte, C. piptocephala Bge. und C. multiloba DC. Die erstere am
Fusse des Berges Kuh-i-Häsar, in einer Höhe von 2400 M. über dem
Meeresspiegel gesammelt, kommt auch am Fusse der grossen Berge Kuh-
i-Nasr und Kuh-i-Dschupar, in den steinigen und wüsten Ebenen kleine.
dichte, roth-blühende Büsche bildend, nicht selten vor (1892 8/VI.
Nr. 3449). Die zweite, ebenfalls aus der Provinz Kerman, bedeckt häufig
ganze Lehnen in der alpinen Region des Berges Kuh-i-Lalesar, doch
kommt sie selten zur Blüthe. Hier fand sie Bornmüller 3600-3800 M. über
dem Meeresspiegel (1892, 16/VII, No 3446).
Alle übrigen, von Bornmüller gesammelten Cousinien haben mehr oder
weniger Abweichendes an sich. So sammelte Bornmäüller unter der
Nr. 3458 zwischen den Dörfern Lalesar und Schirinek in den Vorbergen
des Kuh-i-Lalesar etwa 3000 M. über dem Meeresspiegel am 10 Juli
1892 leider nur ein blühendes Exemplar der C. arctotidifolia Bge.,
1 Bulletin de l'Herbier Boissier, III, p. 562.
(2) C. WINKLER ET J. BORNMÜLLER. NEUE COUSINIEN DES ORIENTS. 165
aber mit glatten, nicht rauhen Fruchtbodenborsten. Da ich sonst keine
Unterschiede aufzufinden vermag, so habe ich für dieses Exemplar
zunächst die Bezeichnung C. arctotidifolia Bgl. var. læviseta C. Winkl. et
Bornm. gewählt. Ich hoffe zugleich von dieser abweichenden Form, dass
sie Skeptikern Anlass geben werde, den Werth des Merkmales der rauhen
und glatten Fruchtbodenborsten genauer zu prüfen. Ich kann ihm unmög-
lich die Wichtigkeit für die Gattung Cousinia beimessen, welcheihm Bunge
zuschrieb. Da die Fruchtbodenborsten aus parallel gestellten Zellen zu-
sammengeseizt sind, welche sich bei den Arten, denen rauhe zuge-
schrieben werden, an der Spitze lösen und umbiegen, und da in ihren
Jugendstadien die Fruchtbodenborsten fast bei allen Arten glatt er-
scheinen, d.h. die Parallelzellen einander bis an die Spitze dicht anliegen,
so scheint es auf der Hand zu liegen, dass wir es hier nur mit einem
quantitativen, nicht mit einem qualitativen Unterschiede zu thun haben.
Es scheint mir möglich, dass die Abtrennung der Zellen von einander
durch Austrocknen bedingt werde, denn immer sind es die längsten
Borsten, die am ehesten rauh erscheinen, immer solche, welche
nur wenig von anderen Organen bedeckt sind. Endlich zeigt sich die
Rauhigkeit nie in gleicher Intensität bei den Arten, welchen Bunge « setæ
scabridæ » zuschreibt. Hierauf hat schon Boissier durch die Bemerkung :
« Receptaculi setæ (saltem longiores) plus minus denticulato-scabrid® »
aufmerksam gemacht.
Doch ich kehre nach dieser Abschweifung zu der ersten Pflanze, von
der ich sprach, zurück.
Bornmüller vergleicht sie mit C. Kotschyi Boiss. und mit C. albicaulis
Boiss. et Buhse.
Nun gehört aber C. Kotschyi Boiss. zu der von mir aufgestellten Gruppe
der Constricte, während Bornmüller’s Pflanze (1892, 10/VI, No 3456) ganz
entschieden den Appendiculatæ untergeordnet werden muss, und in der
That komınt sie durch ihre kräftig bewehrten Involucralblätter, von wel-
chen die mittleren die inneren überragen, der C. albicaulis Boiss. et Buhse
am nächsten, obgleich die Fruchtbodenborsten glatt sind, und die Blüthen-
länge durchaus zurücksteht; das letztere Merkmal ist aber auf die Jugend
des vorhandenen Materials zurückzuführen. Aber die Pflanze unter-
scheidet sich von C. albicaulis Boiss. et Buhse ausserdem noch durch
ihren weisslich-grauen Haarüberzug, während C. albicaulis Boiss. et Buhse
ganz glatt ist, durch ihre viel tiefer herablaufenden Blätter und endlich
durch ihre bedeutend verlängerten unteren Blätter. Alle diese Merkmale
scheinen mir auf eine neue Art zu deuten, die ich hier aber unbeschrieben
lasse,
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Für die übrigen Cousinien aus J. Bornmüller’s « Iter Persico-Tureicum »,
welche wir mit keiner der bis jetzt beschriebenen vereinigen konnlen,
proponiren wir unter Hinzufügung der lateinischen Diagnosen folgende
Namen :
C. machærophora nob. (Xiphacanthæ) perennis rhizomate folio-
rum prisliinorum rudimentis dense obtecto ; caulibus glaberrimis supra
corymboso-ramosis ; foliis utrinque arachnoideo-lanatis, radicalibus et
caulinis inferioribus pinnatipartitis vel pinnatisectis 12-jugis vel ultra,
lobis triangulari-lanceolatis vel subulalis acerosis rhachide nuda vel alata ;
foliis superioribus decrescentibus, e basi cordato-adnata in spinam elon-
gatam acuminatam pinnatipartitis, lobis triangulari-lanceolatis spinescen-
tibus; capitulis sphæricis mediocribus 70—80-floris tomentosis; imvolueri
phyllis valde inæqualibus adpressis, exterioribus in spinam validam lon-
giorem vel breviorem abrupte attenuatis 4—5 validissime spinescentibus;
intimis scariosis in spinam imbecillem desinentibus mucronatis ; recep-
taculi setis scabris; flosculis exsertis pallidis; corollæ tubo quam limbus
quinquefidus paullo breviore ; antherarum tubo glaberrimo, styli ramis
subulatis; achæniis teretiusculis obpyramidatis striatis truncatis subdenti-
culatis ; pappi setis scabris caducissimis.
Habitat in Persiæ provincia Kerman. In monte Kuh-i-Nasr altitudine
3700 m. s. m. cl. Bornmüller exemplar unicum decerpsit (1892 4/VIT,
No 3457).
Plantæ 4—5 dm. altæ folia inferiora 6—12 cm. longa sunt. Foliorum
dentes 12 mm. longi latitudine 3 mm. vix superant. Capitula absque spinis
7-16 mm. longis diametro 1,5 cm. attingunt. Achænia immatura # mm.
longa, 1,5 mm. lata sunt.
C. sicigera nob. (Xiphucanth&) perennis, elata collo lanigero ; caule
glaberrimo nitido; foliis coriaceis lanceolatis utrinque viridibus glaberri-
mis, nervis supra albis nitidis, subtus præterea nervis prominulis eleganter
pereursis pinnatifido-dentatis, dentibus deltoideis spinescentibus acerosis,
inferioribus elongatis in petiolum vix vel ne vix attenuatis, superioribus et
summis valde decrescentibus sessilibus adnatis; capitulis arachnoideis de-
mum glaberrimis sphæricis 25—30-floris, diametro 12 mm. vix excedenli-
bus ; involucri phyllis exterioribus reflexis, mediis patentibus, interioribus
ereclis, pænintimis et intimis lanceolatis subinermibus margine obscure
serrulatis chartaceis quam exteriora et media brevioribus ; receptaculi
setis longioribus scabridis; flosculis non evolulis, ut videtur pallide roseis;
antherarum tubo glaberrimo concolori; antherarum caudis barbellatis;
(4) C. WINKLER ET J. BORNMÜLLER. NEUE COUSINIEN DES ORIENTS. 167
achæniis immaturis obpyramidatis striatis apice edenticulatis; pappi setis
scabris mox caducis.
Habitat in Persiæ australis provincia Kerman. In monte Kuh-i-Dschu-
par prope Kerman altitudine 2800 m. s. m. (1892 10/VI, No 3452) et in
monte Kuh-i-Nasr altitudine 3600-3800 m. s. m. (1892 4/VIT, No 3455)
legit cl. Bornmüller.
Plantæ 4—6 dm. altæ folia inter 2 et 4 dm. longa inter 2,5 et 5 dm.
lata sunt. Capitula absque spinis À cm. diamelro, achænia 4 mm. attin-
gunt.
G. larvea nob. (Xihpacanthæ) perennis rhizomate foliorum pristi-
norum rudimentis parce obteclo; caulibus e basi ramosissimis alatis, alis
spinescentibus; ramis 3—multicephalis; foliis Supra arachnoideis, subtus
albo-tomentosis longe decurrentibus pinnatipartitis vel fere pinnatisectis
utrinque I—3-rarissime 4-jugis, lobo terminali maximo spinoso, lobis cæte-
ris lanceolatis abrupte in spinam acuminatis; capitulis eum involucri phyllis
spinesentibus sphæricis diametro circa 6—7 cm. latis, 40—60-floris; invo-
lueri arachnoidei phyllis exterioribus recurvis, mediis patentissimis de-
mum erectis, elongatis spinescentibus circa 25, interioribus quam media
dimidio brevioribus chartaceis spathulatis apice mucronatis ; receptaculi
setis levibus; flosculis phylla pænintima et intima superantibus, quam
phylla media sesquibrevioribus; corollæ roseæ tubo brevi limbi quinque-
fidi dimidium vix adæquante ; antherarum tubo glaberrimo ; styli ramis
brevibus subulatis; achæniis obpyramidatis 5-gonis costatis serobiculatis
apice denticulatis; pappi setis scabris caducis.
Habitat in Persiæ provincia Kerman. In regione inferiore montis Kuh-i-
Lalesar prope pagum Schirinek altitudine 3000 m. s. m. cl. Bornmüller
plantam novam detexit (1892 9/VIT, No 3454).
Var. virgata nob.
Eodun loco el. Bornmüller (1892 9/NII, No 34545) varietatem elatiorem
virgatam collegit, cujus tamen discrimina a forma typica descripta magni-
tudinis tantum ratione exprimuntur.
Plantæ caules sæpissime 1,5—2,5 dm. alti in varietate 4—6 dm. exce-
dunt. Capitula absque involucri spinis diametro 1 cm. vix excedunt
varietatis sepe 12—15 mm. superat ; involueri phyllorum spinæ 3 cm.
in varietate 4 cm. longæ sunt; flosculorum tubus circa 3 mm., limbus
5—6 mm. longus est. Achænia latitudine 2—5, longitudine 5 mm.
attingunt. In varietate foliorum decurrentium alæ graciliores sunt et in
dimidio internodio evanescunt.
168 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 5)
C. contumax nob. (Constrictæ) perennis? caule fragili dense arach-
noideo-tomentoso folioso ; foliis utrinque dense tomentosis, ambitu late
ovatis spinoso-dentatis, superioribus et summis decurrentibus, alis latissi-
mis, sublus truncatis vel late cordatis, inferioribus adnatis; capitulis 8—10-
floris angusie ovalis sessilibus vel brevissime pedunculatis 3—4 approxi-
matis foliis oceultatis; involucri tomentosi phyllis 7—12; exterioribus lon-
giuscule spinescentibus, spinis triquetris hac atque illac dentibus spinosis
lateralibus auctis, intimis quam exteriora fere duplo brevioribus spathu-
lato-lanceolatis tomentosi, serrulatis apice in spinam brevissimam mucro-
nulatis, receptaculi setis lævibus ; flosculis inclusis paucis roseis, corollæ
tubo quam limbus quinquedentatus triplo breviore ; antherarum tubo co-
rollæ ut videtur concolori glaberrimo ; styli ramis subulatis; achænts albı-
dis obpyramidatis vel compressis vel triquetris substriatis scrobiculatis
denticulatis ; pappi setis scaberrimis diutius persistentibus.
Habitat in Persiæ australis provincia Farsistan. Inter Schiras et Niris
in vallibus planis amplis æstuantibus prope Karawanserai Dschängel
(inter pagos Runis et Servistan) altitudine 1600 m. s. m. cl. Bornmüller
collegit (1892 9/X, No 3455).
Plantæ pedalis pars superior 1 dm. longa modo innotuit. Folia lon-
gitudine inter 5 et 15 cm. variant. Involucri phylla exteriora 14—22 mm.,
intima 11 mm. vix superant. Floseuli À mm. (cum flosculorum tubo
3—4 mm.longo), 12 mm. attingunt, achænia 4 mm. longa 3 mm. lata sunt.
C. longifolia nob. (Constrictæ) perennis vel biennis caule elato gla-
berrimo nitido ramoso ; foliis elongatis coriaceis utrinque viridibus gla-
berrimis pinnatifido-dentatis, dentibus spinescentibus; caulinis inferioribus
valde elongatis 20-jugis et ultra ambitu lanceolatis in petiolum dentibus
vel spinis hac atque illac armatum attenualis; superioribus sessilibus
caulem amplectentibus vel breviter decurrentibus 16—4-jugis; summis
valde decrescentibus; capitulis globoso-cylindricis 40—50 floris ; in-
volucri phyllis dorso hirsuto-villosis demum glabrescentibus ; exteriori-
bus et mediis e basi lata paullo contracta in spinam triquetram acerosam
utrinque dentibus spinescentibus 1—2 armatam desinentibus, exterioribus
recurvis, mediis patulis lana dorso prius quam phylla interiora destitutis ;
phyllis pænintimis et intimis spathulato-lanceolatis apice acuminatis mi-
nute spinescentibus; receptaculi setis apicem versus dilatatis lævibus ;
flosculis exsertis pallide roseis ; corollæ tubo limbum quinquedentatum
adæquante vel paullo superante; antherarum tubo glaberrimo concolori ;
antherarum caudis barbellatis; styli ramis brevibus patentibus hirsutis ;
(6) C. WINKLER ET J. BORNMÜLLER. NEUE COUSINIEN DES ORIENTS. 169
achæniis obovatis compressis glabris vix striatis apice rotundatis ; pappi
setis scabris dimidium achænium vix adæquantibus, mox caducis.
Habitat in Persiæ provincia Kerman. Inter Lalesar et Rabur altitudine
3200—3400 m. s. m. (1892 24/VII, No 3460), in collibus inter Kuh-i-
Lalesar et Kuh-i-Häsar altitudine 3000m. s. m. (1892 7/VII, No 3451)
nec non in monte Kuh-i-Häsar altitudine 3400 m. s. m. (1892 12/VIIT,
No 3450) leg. cl. Bornmüller.
Var. robusta nob.
differt a forma typica capitulis majoribus, foliis longioribus, caulibus fere
duplo erassioribus. °
Habitat in Persiæ australis provincia Kerman in regione subalpina
montis Kuh-i-Lalesar allitudine 3500 m. s. m. legit cl. Bornmüller (1892
18/VI, No 3461).
Plantæ typicæ caulis «—6 dm. altus est. Folia superiora longitudine inter
15 mm. et 2,5 dm. variant, latitudine 5 cm. attingunt. Caulis diametro
5—6 mm. vix excedit. Capitula diametro absque phyllis spinescentibus
12 mm. superant ; involueri phylla spinescentia 13—19 mm. longa sunt.
Varietatis caulis diametro 8—9 mm. attingit. Capitula diametro 14—17
mm. sæplus excedunt. Folia caulina media longitudine 2,5—4 dm. attin-
gunt.
GC. fragilis nob. (Appendiculate) perennis ? caule subarachnoideo
demum glabrescente ramoso, folioso ; foliis glabriuseulis utrinque viri-
dibus coriaceis ambitu lanceolatis vel superioribus ovato-lanceolatis am-
plexicaulibus auriculatis vel minute decurrentibus pinnatifido-dentatis,
dentibus deltoideis spinosis, spinis acerosis in sinubus inter dentes mino-
ribus ; capitulis globosis 70—80-floris ; involucri phyllis parce arachnoideis,
exterioribus e basi lata in appendicem deltoideam basi dentibus spine-
scentibus utrinque 2—% auctam dilatatis recurvatis; mediis imbecillioribus
in appendicem late lanceolatam denticulis paueis minoribus armatam desi-
nentibus ; interioribus lanceolatis appendice destitutis in spinam brevem
apice attenuatis sub spina hirsuto-lanatis; intimis chartaceis lineari-lanceo-
latis apice hirsuto-lanatis margine vix vel ne vix denticulatis ; receptaculi
setis basi contortis apice dilatatis lævibus ; flosculis exsertis pallidis ; co-
rolle tubo limbum quinquedentatum adæquante, antherarum tubo con-
colori glaberrimo, antherarum caudis barbellatis ; styli ramis cylindricis
patulis hirsutiusculis; achæniis vix maturis compressis obpyramidatis
striatis apice rotundatis edenticulatis; pappi selis achænium paullo su-
perantibus scabris diutius persistentibus.
BULL. HERB. BOISS., mars 1897. 19
170 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Habitat in Persiæ provincia Kerman. In monte Kuh-i-Häsar inter
Kerman et Bender-Abbas 3700-4400 m. s. m. legit cl. Bornmüller (1892
11/VII, No 3459).
Plant partes superiores 2—3 dm. superant. Folia longitudine inter 6 et
1% cm., latitudine inter 3 et 6 cm. variant. Involucri phylla exteriora circa
2 cm. longa sunt, appendices cum spinis basalibus 15 mm. attingunt.
Achænia 5—6 mm. longa 2 mm. lata, pappi setæ 6—7 mm. longæ sunt.
171
BRYOLOGIA GUATEMALENSIS
EX COLLECTIONIBUS DOMIN. BERNOULLI & CARIO
(1866-1878)
V. TÜRCKEIM ET ALIORUM
AUCTORE
Carolo MULLER Hal.
Musei sequentes præsertim nituntur in collectione Dominorum BER-
NOULLI et CARIO, quorum nomina in dissertalione nostra haud expresse
data sunt. Muscos hosce accepi ex Hb. Göttingensi per benevolentiam
Professoris comitis SoLMs-LAUBACH, credo altamen, specimina inter
mundum scientiæ magis extensa esse, quare numeros collectionis quo-
que enumeravi. Cætera omnia per se ipsa explicantur.
Halis Saxonum, 1896.
Dr Karl Müzrer Hal.
1. Fissidens (Bryoidium) Carionis n. sp.; cespites lali pusilli
virides; surculi densi aggregati; folia pauca sed majuscula fasciculatim
disposita angusta lanceolata subulato-acuminata pungentia stricta,
nervo pallido leviter flexuoso in mucronem brevem albescentem exce-
dente exarata longiuscula, ubique limbo pallido integerrimo angusto
circumducla; lamina vera usque supra medium longe acute evanida;
lamina dorsalis angustissime ad basin costæ oriunda ; omnes laminæ
e cellulis parvis punctatis areolatæ; theca in pedicello brevi tenui
flexuoso flavo-rubente erecta-minuta cylindracea, operculo longe obli-
que rostrato; peristomium Antennidens.
Habitatio. Mazatenango. Coll. No 86.
Foliis angustis longis stricte acuminalis punctato-areolatis facile distin-
guendus.
172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
2. Fissidens (Bryoidium) fasciculato-bryoides n. sp.;
caulis perpusillus viridis simplex ; folia ca. 6-juga fasciculatim expansa
anguste oblonga breviter acuminata, nervo pallido ætate dilute ferru-
gineo in mucronem acutum percurso exarata, ubique limbo pallido
angusto eircumducta integerrima, e cellulis parvis hexagonis pellu-
cidis eleganter reticulata; lamina vera indistineta minuta acuta;
lamina dorsalis ad basin folii oriunda; theca in pedicello brevi tenero
erecta minuta cylindracea, operculo e basi conica in rostrum produeto
obliquo; peristomium Antennidens.
Habitatio. Mazatenango. Coll. No 125.
Foliis eleganter reticulatis fasciculatim dispositis a F. Carionis facillime
distinguendus.
3. Fissidens (Amblyothallia) linguatus n. sp.; cespites supra
pollicares luridi laxe dispositi; caulis gracilis rigidus coriaceus,
flexuosus simplex ; folia crispatula vel circinnata homomalla madore
laxe equitantia ameene lutescentia frondem elegantem angustam sis-
tentia subsecunda majuscula, e basi latiore in laminam breviusculam
oblongo-ligulalam rotundate obtusissimam integerrimam producta,
nervo pallido flexuoso ante apicem abrupto canaliculato-exarata, e
cellulis rotundis parvis areolata; lamina vera longe supra medium
folii produeta obtusata; lamina dorsalis ad basin costæ anguste
oriunda; theca in pedunculo crassiusculo flavo flexuoso mediocri
erecla, e collo longiusculo angusto cylindraceo-oblonga siccitate parum
curvala pachyderma, operculo e basi robusta conica in rostrum longum
obliquum protracto, annulo lato persistente; peristomii dentes robusti
longi valde pectinati.
Habitatio. Cuesta de Atitlan. Coll. No 145.
4. Fissidens (Amblyothallia) gracilifrondeus n. sp.; ces-
pites bipollicares laxi chrysei stricti; caulis angustus vel gracilis
flexuosus simplex; folia subsecunda siccitate apice solum crispula,
madore laxe equitantia, e basi latiore in laminam longiusculam
oblongo-ligulatam subrotundate obtusissimam protracia integerrima,
nervo crassiusculo pallido ad apicem laminæ veræ oblique acutam
geniculate ascendente flexuoso ante apicem abrupto canaliculate exa-
rala, e cellulis grosse rotundis areolata ; lamina dorsalis ad basin folii
oriunda; theca in pedunculo terminali breviusculo tenui rubente
a.
(3) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 173
flexuoso minula, e collo brevi anguste oblonga, operculo e basi conica
oblique rostrato; peristomii dentes intense rubri.
Habitatio. Sine loco speciali sub No 59 Coll.
Foliis membranaceis jam a F. lingulato diversus.
5. Fissidens (Crenularia) Bernoullii Schpr. in Collect. No 87
et 126; cespituli byssacei perpusilli viridissimi; caules gregarie ag-
gregati tenues simplices; folia laxe equitantia frondem elegantem
sursum dilatatam sistentia ca. 10-juga latiuscule oblonga breviter
ligulato-acuminata, cellulis protuberantibus tenuiter crenulata appla-
nata, nervo angusto dilute ferrugineo flexuoso ante apicem evanido
exarata, e cellulis minutis rotundis pellucidis vel obscurioribus areo-
lata; lamina vera ad medium folii oblique abscissa; lamina dorsalis ad
basin cost» rotundate oriunda; theca in pedicello perbrevi flavido
tenero erecta minuta cylindrica exannulata, operculo conico oblique
rostratulo; peristomium, ut videtur, breve.
Habitatio. Mazatenango.
Species tenella pulchella forsan Mönckemeyera.
Sbis. Fissidens (Serridium) polypodioides Sw. F. pseudo-
polypodioides C. Müll. Hb.
6. Conomitrium (Octodiceras) Türckheimi n. sp.; cespites
viridissimi; caulis fluitans bipollicaris vel supra tenuis in ramos elon-
gatos tenues divisus; folia caulina remota longiuscula perangusta
lineari-ligulata integerrima planissima sed nervo latiusculo canalicu-
lato evanido longe percursa, e cellulis parvis hexagonis permollibus
chlorosis pellueide reticulata. Cætera inquirenda.
Habitatio. Alta Vera Paz, in truncis submersis ad fontem (17° R.) prope
Cubilguitz, socia Taxilejeunea tenera, 5 Aprili 1892; prope Coban in aqua sta-
gnante, vere 1892 : H. von Türckheim in Hb. Levier, qui misit 1893.
7. Conomitrium (Weberiopsis) hookeriaceum n. sp.; pu-
sillum paueifolium wolle succulentum axi crassiusculo pallido; folia
fasciculatim disposita majuscula longiuscula siccitate varie torta hu-
more planiuscula, e basi angusta in laminam lineari-oblongam latius-
culam parum breviter ligulaceo-acuminalam mucronatam exeuntia,
ubique limbo crassiusculo integerrimo pallido eircumducta, nervo
angusto stricto superne flexuoso ante apicem dissoluto exarata, e cel-
174 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
lulis majusculis pellucidis utriculo primordiali tenero repletis ele-
ganter reticulata; lamina dorsalis ad basin costæ oriunda; lamina
vera '/s folii occupans laxius reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Mazatenango, inter alios Fissidentes. Coll. 125.
8. Leucobryum (Euleucobryum) incurvifolium n. sp.;
cespituli humiles densiusculi parvi glaucissimi; caulis pusillus bre-
viter ramosus subsediformis; folia caulina parva dense conferta sub-
crispula madore patula, e basi angustissima decurrente in laminam
anguste cymbiformi-oblongam anguste marginatam denique in collum
profunde cymbiforme subcucullatum apice rotundate obtusatum ple-
rumque breviter hyalino-apiculatum incurvum exeuntia turgescentia,
e cellulis majusculis facile emollitis laxe reticulata. Fructum non
vidi.
Habitatio. Yucatan : Dr med. G. F. Gaumer in « Field Columbian Museum,»
Chicago 1896.
Ex habitu ad L. minus aliquantulum accidens, sed foliis obtusatis ineurvis
jam toto colo remota species distinetissima.
9. Octoblepharum albidum Hdw.; vulgare videtur. Alta Vera Paz
Pansamalä, altitudine 3800 pedum : v. Türckheim.
10. Physcomitrium ollula n. sp.; pusillum simplex vel inno-
vando ramosum; folia pauca crispatula madore undulato-concava, e
basi !ongiuscula perangusta parum latius oblonga breviter acuminala,
acumine distinete serrulato recurva; limbo spurio angustissimo mar-
ginala, nervo rufescente angusto ante summitatem evanido exarala,
valde complicata, e cellulis mediis laxis pellucidis reticulata; theca
in pedunculo brevi rubro erecta -parva sed tumescenti-amphoroidea,
operculo minuto planiusculo apiculato. Cætera nulla.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamalä, December 1887 in alt. 3800
pedum : H. v. Türckheim in Hb. Levier.
Foliis angustis valde complicatis superne reflexis atque theca brevisetacea
parva ampullacea facile distinguendum.
11. Entosthodon (Amphoritheca) microcarpus n. sp.; ces-
pituli tenelli perpusilli, caulibus gregarie associatis simplicibus
teneris viridibus; folia crispatula parva pauca madore patula in
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 175
rosulam congesta, e basi angustiore spathulato-ovata vel oblonga
acumine brevi acuto terminata pallide lobato-marginata integerrima
vel cellulis protuberantibus apice tenuiter denticulata, nervo angusto
pallido in mucronem excedente exarata, e cellulis pellucidis majus-
culis et parvulis densiusculis vel laxioribus reticulata; theca in pedi-
cello pro plantula longiusculo tenuissimo strictulo flavo erecta minu-
tissima, e collo tenero urnaceo-ovalis macrostoma gymnostoma,
operculo planiuseulo-cupulato.
Habitatio, Zatulum prope Coban, in terra, 4400 ped. altus, Decembri 1895 :
v. Türckheim in Hb. Levier.
E. minutissimis atque tenerioribus, habitu Entosthodonti Drummondiı
simillimus.
12.
Funaria (Eufunaria) megapoda n. sp.; monoica; caulis
perbrevis paucifolius flore masculo basilari divisus; folia crispatula
madore rosulam sistentia, e basi longiuscula laxissime reticulata
aperta in laminam majusculam valde convolutaceo-complicatam
longe oblongo-acuminatam flexuosam subintegerrimam laxe reticu-
latam producta, nervo angusto ferrugineo in mucronem acutum exce-
dente exarata; perigonialia multo minora apice distincte denticulata;
theca in pedunculo longissimo rubente stricto nec hygrometrico-
campylopodioideo erecta vel parum inclinata parva, e collo anguste
obovata obliqua sulcata, operculo planiuscule cupulato, peristomio
duplici robusto, calyptra parva glabra.
Habitatio. Pansamalà, in rupibus, Decembri 1887: H. ©. Türckheim in Hb.
Levier.
Peduneulo longissimo stricto, theca parva foliisque dimorphis facile cognos-
cenda.
13.
14.
Splachnobryum Bernoullii C. Müll. in Verhandl. der zoolog.
bot. Gesellsch. in Wien, 1869, p. 505.
Habitatio. Guatemala, sinc loco natali : Bernoulli.
Splachnobryum Valdiviæ n. sp.; cespites latissimi valde
intricati viridissimi inferne fusciduli semipollicares; caulis tenuis
filiformis flaccidus simplex remotifolius gemmula minuta clausa
obtusiuscula terminatus; folia caulina in axi molli flexuoso parva,
e basi angusta cymbiformi-ovalia rotundato-obtusa vel parum obtu-
176 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
sate acuminata; margine erecto integerrima, nervo angusto viridi
molli ante apicem evanido leviter exarata, e cellulis brevibus am-
pliusculis teneris pellucidis utriculo primordiali tenerrimo obsoleto
repletis eleganter reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Valdivia Chiles : Dr H. Hahn 1888 leg. Hb. J. Jack 1889.
15. Mnium (Eumnium) orbifolium n. sp. ; cespiles lati intricati
valde brunneo-tomentosi; caulis longe repens, ramis brevibus ex
tomento adscendentibus remotifoliis; folia caulina parva coriacea
lutescentia nec nilidula, e basi angustissima vix breviter decurrente
alis utrinque approximatis perfecte fere undulato-orbicularia rotun-
dato-obtusissima medio apicis vix emarginata et brevissime apicu-
lata, limbo flavido angusto flexuoso remote denticulato vel integro
ubique cireumducta, nervo lato virente in apiculum percurrente cal-
loso-exarata, e cellulis parvis pellucidis subrhomboidali-hexagonis
pachydermis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Alta Vera Paz, Pansamalä, 3800’ alt., Decembri 1887 sterile :
v. Türckheim in Hb. Levier.
16. Mniomalia Bernoullii n. sp.; cespites tenelli laxiusculi semi-
pollicares; caulis pro genere gracillimus parce dichotome divisus
inferne radiculosus, ramis filiformibus flexuosis; folia caulina minuta
laxe conferta subsecunda, e basi angustiore ad latus unicum latius-
cule oblonga, ad latus alterum angustissima, nervo pro foliolo cras-
siusculo pallido in mucronem brevem sursum curvatum percurrente
exarata, e cellulis pro foliolo grossiusculis rotundis unipapillosis
areolata scaberrima. Cætera inquirenda.
Habitatio. Inter Casnajà et Rascachi, cum Calymperi Carionis C. Müll. asso-
ciata. Coll. No 91.
17. Rhizogonium spiniforme Brid. Alta Vera Paz, Pansamala,
3800 ped. altum : v. Türckheim in Hb. Levier.
18. Gatharinea (Atrichum) runcinata n. sp.; dioica; caulis bi-
pollicaris inferne nudiusculus apicem versus foliis laxe dispositis
longis maxime spiraliter contortus veluti horridifolius simplex ; folia
caulina madore valde patula, e basi longa angusta in Jaminam lan-
ceolalam summitale robustam involutaceam curvulam obtusulam
(7) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 177
dentibns ferrugineis simplicibus vel duplicatis grosse serratam usque
ad medium denticulatam ubique anguste lobatam exeuntia, nervo
crasso calloso exlamellato percurrente exarata, e cellulis majusculis
hexagonis basin versus longioribus laxioribus reticulata; perichæ-
tialia longiora lineari-acuminata ; theca in pedunculo crasso mediocri
rubente flexuoso erecta longe anguste cylindrica ore coarctata
glabra, operculo e basi protuberante-cupulata in rostrum longum
flavum molle pertracto, annulo nullo, peristomio longo; calyptra
ignota.
Habitatio. Inter Torsy et S. Jeronimo ; Naguelé, 5000 ped. alt. No 110 et 65.
Foliis exlamellosis, nervo tereti calloso atque theca longa anguste cylindrica
vix arcuata jam distinguenda.
19. Polytrichum (Cephalotrichum) Carionis n. sp.; gregarie
cespitosulum humile simplex paucifolium ferrugineum; folia caulina
laxe disposita, e basi longiuscula cuneiformi aurea anguste laxe reti-
culata superne dilatata in laminam anguste lanceolalam ferrugineo-
robusto-subulatam integerrimam producta, nervo laminam fere
tolam occupante excedente; perichætialia in subulam multo lon-
giorem protracla; theca in pedunculo longiusculo stricto rubro erecta
cylindrica angusta verrucosa, operculo cupulato apiculato, calyptra
capsulam totam obtegente cylindrica oblique apiculata lurida ; peris-
tomium longiusculum.
Habitatio. Cantel Sa. Catharina, Octobri 1876. Coll. No 121 b.
A P. volvato raptim distinguitur statura multo humiliore, surculo pauci-
folio, pedunculo longiore foliisque integerrimis longiuscule subulatis.
20. Polytrichum (Cephalotrichum) volvatum n. sp. ; caulis
pollicaris vel longior simplex vel parcissime brevirameus subgracilis
nigricanti-ferrugineus: folia caulina dense imbricata parva madore
erecto-patula, e basi breviuscula ferruginea inferne cellulis angustis
laxiusculis superne minoribus sensim rotundatis incrassatis areolata
in laminam brevem lanceolatam rigidam crassam ferrugineam
occultam attenuata, acumine robusto brevissimo apiculato terminata,
margine dentibus remotiusculis grossis acutis ereclis ferrugineis
supra basin usque ad apicem serrata, dorso dentibus minutis remotis
nonnullis scabra, nervo latissimo lamelloso laminam totam fere
oceupante percursa; perichætialia similia, sed acumine longiori coro-
nata; theca in pedunculo perbrevi rubro crasso substricto erecla vel
178
21.
22.
29.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
parum inclinata anguste cylindrica ore coarctata verrucosa; calyptra
capsulam totam obtegens eandem clavalam sistens lurida.
Habitatio. Cantel Sa. Catharina, Octobri 1876. Coll. 121 a.
Polytrichum (Pogonatum) leptopelma n. sp.; gregarie
cespitosum pollicare ferrugineum ; caulis inferne nudus apicem
versus clavalo-foliosus simplex; folia caulina dense conferta parva
madore juniperoideo-patula, e basi brevi aurea margine valde revo-
luta in laminam longiorem lanceolatam apicem versus grosse serra-
tam dorso remote dentatam apice robusto obtusato margine et dorso
maxime grosse serrata, nervo laminam fere totam occupante exa-
rata, ad basin rectangulare superne magis rotundate cellulosa ; peri-
chætiala similia; theca in pedunculo mediocri flexuoso rubro erecta
longiuscule eylindrica glabra, ore constricta, operculo planiusculo
apiculata, calyptra capsulam superante oblique apiculata lurida; peris-
tomio brevi.
Habitatio. Inter Cubulco et Sojabaj, Sept. 1870.
Ex affınitate Polytrichi urnigeri.
Polytrichum (Catharinella) Bernoullii n. sp.; caulis
usque 8 cm. altus robustus eleganter flexuosus simplex vel apice
ramulis fructiferis paucis divisus; inferne nudiusculus vel foliis
parvis deciduis obtectus angulosus; folia caulina laxe disposita lon-
giuscula curvala nec tortilia madore erecto-patula, e basi brevi aurea
laxiuscule reticulata in laminam multo longiorem lanceolatam acu-
tam latiusculam remote dentatam exeuntia, e cellulis grossiuscule
hexagonis pachydermis areolata, nervo latissimo lamelloso laminam
totam fere occupante percursa; perichætialia similia ; omnia siceitate
involutacea madore planiuscula; theca in pedunculo pro planta spe-
ciosa brevi crasso flexuoso erecta longiuscula cylindrica plus minus
arcuata leviter angulata nigrescens, operculo brevi apiculato, calyptra
lurida rostrala, peristomio brevi.
Habitatio. Cumbre inter Cabulco et Yoyaba, Sept. 1870. No 103.
Polytricho Humboldtiano Hpe. proximum speciosum.
Polytrichum (Eupilotricha brachycaulia) angusti-
folium Schpr. Mst.; cespites bipollicares laxi ferruginei; caulis
gracilis simplex strietus vel flexuosus sæpius prolifer; folia caulina
supra basin nudiusculam surculum æqualem sistentia conferto-
(9)
C. MÜLLER, BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 179
imbricata parva angusta madore valde patula vel recurvata, e basi
vaginala aurea cellulis longis angustis reticulala erecta longa in
laminam angulate obliquam longiorem peranguste lanceolatam fer-
rugineo-robusto-subulatam attenuata inlegerrima, nervo lato totam
laminam occupante excedente percursa; perichætialia longius subu-
lata; theca in pedunculo pollicari vel longiore crassiusculo stricto
rubro erecta deinque inclinata parvula quadrata scutelliformi-apo-
physata rostrate aciculari, calyptra capsulam fere totam obtegente
lurida acuta; peristomii dentes in membrana brevi albida per-
breves angusti parvi albidi acuti.
Habitatio. Llano de Portenango. Coll. No 129.
Species inter Eupolytricha distincta : foliis parvis angustis, theca parva ver-
rucosa et peristomii dentibus brevissimis tenuibus acutis.
24.
25.
Bryum (Rhodobryum) confluens n. sp.; cespites polli-
cares laxissimi; caulis simplex inferne nudiusculus in comulam
valde horride patulam exiens semel eodem modo prolifer; folia cau-
lina madore rosulam polyphyllam apertam sistentia parva, e basi
angustiore longiuscula spathulato-ovata breviter acuminala, margine
late limbato e basi usque ad acumen valde revoluta, summitate den-
tala, nervo purpurascente angusto excedente breviter pungentia, e
cellulis parvis sed latis pellueidis basın versus multo amplioribus
latioribus longioribus reliculata. Cætera ignota.
Habitatio. Guatemala, S. Jeronimo.
Bryum (Rhodobryum) streptorhodon n. sp.; caulis
humilis inferne tomentosus superne dense comosus, ramulis paucis
brevibus tenerioribus apice nodosiuseulis innovando divisus; folia
caulina torquescenti-imbricata parva, madore rosulam minutam poly-
phyllam viridem nitidulam sistentia robustula, e basi angustiore
brevi spathulato-ovata, apice robusto obtusiuscule brevissime acumi-
nato serrulata, e basi usque fere ad summilatem valde revoluta lim-
bata, nervo crasso purpurascente excedente breviter pungenlia, e
cellulis parvis densis virentibus elliptico-hexagonis basi multo majo-
ribus latis reticulata; theca in pedunculo longiusculo crasso rubro
flexuoso pendula majuscula, e collo brevi cylindrico-oblonga, operculo
conico nitide rubro, peristomio pallido.
Habitatio. Coban, 4400 ped. alt., Febr. 1886 : v. Türckheim. Brotherus mis.
1891 ; Alta Vera Paz, Pansamala, Dec. 1887 : v. Türckheim sterile legit. Hb. Levier.
180 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
26. Bryum (Platyphyllum) utriculosum n. sp.; Bryo roseo
simile sed multo robustius rosulam luteam polyphyllam alto-pedi-
cellatam valde patulam gerens; folia e basi breviuscula grossissime
et laxissime reticulata in laminam late oblongalam undulatam acu-
mine robusto lato unica cellula acuto terminatam producta, e cellulis
elongatis amplis utriculo primordiali robusto repletis grosse reticu-
lata, ad marginem cellulis angustioribus paucis veluti marginata
grosse serrata, nervo lato in acumine evanido. Cætera ignola.
Habitatio. Cuesta de S. Juan Xevy. Coll. No 2251.
27. Bryum (Platyphyllum) lato-cuspidatum n. sp.; Bryo
utriculoso multo tenerius, rosulam minorem tenuius foliosam
gerens; folia e basi longa angusta purpurascente spalhulato-oblonga
in cuspidem plus minus longam robustam acutam pugionatam pro-
ducta, e basi usque ad laminam extremam serie duplici cellularum
angusiarum marginata et grosse spinoso-serrata, nervo lato purpureo
usque ad acuminis summitalem percurrente exarata, e cellulis tenui-
bus utriculo primordiali tenero repletis pellucide reticulata. Cætera
nulla.
Habitatio. Lucluc sylvæ primævæ. Coll. No 88.
var. diaphanulum; caulis tener purpurascens in rosulam
paucifoliam teneram vel in stolonem polyphyllum excurrens; folia e
cellulis tenerioribus perfecte pellucidis inanibus reliculata. Br. dia-
phanulum C. Müll. in Hb. Brotheri.
Habitatio. Coban, 4400 ped. alt. Dec. 1885. H. v. Türckheim in Hb. Bro-
theri.
28. Bryum (Peromnion) Carionis n. sp.; dioicum ; cespites pol-
licares vel breviores compacti interne brunneo-tomentosi superne
sericeo-lutescentes ditissime fructiferi; caules gracillimi dense aggre-
gati capituliformes teretes, ramulis paucis (2) minutis perbrevibus
innovando comose divisi; folia caulina dense imbricata, madore
patula nıinuta, e basi truncata oblonga brevissime acuminata, nervo
pro foliolo latiusculo in pilum tenuissimum flexuosum excedente
carinato-exarata, margine erecto ubique integerrima, e cellulis parvis
pellucidis reticulata; perichætialia multo longius pilosa; theca in
pedunculo semipollicari tenui rubente erecta longe anguste cylin-
(11) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 181
drica sæpius curvula, operculo brevi conico acuto, annulo nullo,
peristomio brachymeniaceo, dentibus externis brevibus articulatis vix
cristatis, membrana interna irregulariter lacerata.
Habitatio. Volcan de Sta. Marie, 12,000 ped. alt., Collect. No 99.
Ob caracteres laudatos, præsertim cespites compactos atque thecam longe
cylindricam species distinctissima propria.
29. Bryum (Senodictyon) Seleri n. sp.; dioicum; cespites lato-
pulvinati eruginoso-virides; caulis breviusculus inferne nudiusculus
superne dense foliosus clavatulus simplex; folia caulina arcte imbri-
cata parva humore parum patula, late lanceolata breviter acuminata
margine revoluta concava apice minute serrulata, nervo flavo latius-
culo ante summitatem mucronatam evanido exarata, e cellulis-flavo-
virentibus longis angustiuseulis mollibus reticulata ; perichætialia
multo iongius acuminata; theca in pedunculo mediocri purpureo
apice arcuato inclinata cylindraceo-oblonga fusca majuscula, operculo
minuto conico, annulo latiusculo; peristomii dentes externi breviter
subulati planissimi robuste articulati sed parum cristati pallide lutes-
centes, interni teneri in membrana brevi albidissimi angusti carinati
nodosiuscule subulati, ciliis pluribus inæqualibus brevibus rudimen-
tariis.
Habitatio. Guatemala, Dep. Chimattenango, Sierra Santa Elena, 3000 m.
altum in sylva Cypressorum, 27 sept. 1896 : Dr Ed. Seler et femina Cœclia
supra Orchideas legerunt. Hb. Berolinense.
Ad Brya acuminata accedens species distinctissima.
30. Bryum (Senodictyon) aggregatum Hpe. sub Brachymenio
in schedulis; caulis liliputano-minutus gemmulam nanam paucifo-
liam clausam sistens; folia minute lanceolata breviter acumınala
plicato-concava integerrima, nervo anguslo ante summilatem evanido
exarata, e cellulis longiuseulis angustis flavo-virentibus incrassatis
areolata; perichætialia apice obtusiuscula; thecæ binæ breviter pedi-
cellate minutz cylindrico-oblongæ ; peristomium breve : dentes
externi anguste lanceolati vix cristati, interni angustissimi cari-
nati, ciliis rudimentariis?
Habitatio. Guatemala, sine loco speciali : Bernoulli in Hb. Hmp. 1868.
Ad Brya acuminata pertinens, minutie parlium omnium prima fronte dis-
tinctum; verosimiliter in regionibus altissimis vigens.
182
31.
tum,
32.
120;
39.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Bryum (Sclerodictyon) perappressum n. sp.; Bryo
julaceo simillimum; folia caulina siccitate el humore dense appressa,
e basi parum angustiore laxe reliculala sæpius cum nervo purpuras-
cente in laminam oblonge ovalam breviter et recurvulo-acuminatam
ad acumen tenuiter denticulatam exeuntia eymbiformi-concava, nervo
latiusculo flavido ante apicem dissoluto leviter exarata, e cellulis
angustis longiusculis densissimis in mebranam pallidam quasi con-
flatis basin versus laxioribus pellueidis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Chemal, Sept. 1876, cum Barbula brunneola (No 100) associa-
verosimiliter alpinum.
Bryum (Argyrobryum) subcorrugatum n. sp.; dioicum;
Bryo argenteo simillimum; caulis tenuis teres; folia siccitate et
humore densissime imbricata minutissima tenera, e basi truncata
fibrosa in laminam cymbiformi-oblongam obtusatam sed apiculo bre-
vissimo hyalino reflexo terminatam producta, margine ubique per-
fecle erecta integerrima, nervo angustissimo striæformi chryseo
apice hyalino evanido levissime exarata, e cellulis pro foliolo amplis
laxis basi dilute coloratis superne hyalinis reticulata; perichætialia
vix majora sed breviter acuminata stricta; theca in pedunculo lon-
giusculo tenui flavo-rubente per laqueum pendula minuta angusta
cylindrica ochracea, operculo conico acuto rubro nitido, annulo
latiusculo ; peristomium breve normale, internum luteum nec
hians, ciliolis binis arcte adhærentibus nodosiusculis brevibus inter-
posilis.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 123, 124; Quezaltenango, Coll. No 98,
sub Bryo corrugato Hpe. nec Emodi !
Bryum (Argyrobryum) Guatemalense Hpe. in sched.
1868; dioicum; caulis perpusillus, ramulis tenuibus teretibus angusie
clavatulis perbrevibus chryseis; folia minuta elegantissime dense
imbricata; e basi breviter angustissime decurrente undulatula in
laminam late ovalam cochleariformi-concavam producta, acumine
brevi tenui luteo tenerrime denticulato acuto flexuoso recurvo raptim
terminata, margine ubique erecta, nervo angustissimo subobsoleto
in acumen percurrente levissime exarata, e cellulis majusculis laxius-
culis pellucidis dilute luteis reticulata; theca in pedunculo longius-
culo flavo-rubente tenui inclinata horizontalis, e collo brevi angus-
(13)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 183
tissime cylindracea longiuscula, operculo brevissimo conico. Cætera
nulla.
Habitatio. Guatemala : Bernoulli sine loco speciali in Hb. Hmp.
Species distinctissima propria, e foliorum forma et structura atque thecæ
forma primo visu cognoscenda, Bryo auricomo Bescher. Mascarenico aliquan-
tulum similis.
34. Bryum (Argyrobryum) lagunicolum n. sp.; dioicum ;
29.
densiuscule cespitosum argentenm ; caulis fertilis ramulis 7-8 brevis-
simis curvulis teretibus coronatus; folia caulina dense imbricata, e
basi angustiore convolutacea in laminam ovatam producta, nervo
inferne purpurascente superne hyalino in apiculum teretem acutum
strictum vel longiorem flexuosum excedente leviter exarata, cavius-
cula, e cellulis inferne dilute coloralis superne hyalinis veluti emar-
cidis sed ubique laxiusculis reticulata; perichætialia vix majora magis
lanceolato-acuminata apiculata; theca in pedunculo longiusculo tenui
violaceo nutans parva, e collo brevi siccitate subverrucoso cylin-
dracea, operculo robuste conico rubro, annulo lato, peristomio
robusto longiusculo : dentes externi latiusculi rubiginosi brevissime
acuminati, interni teneri albidi, ciliolis 2-3 brevibus interpositis.
Habitatio. Laguna del Pino, Coll. No 112.
Bryum (Erythrocarpidium) Bernoullii n. sp.; cespituli
nani tenelli densiusculi dilute rufi; caulis perpusillus paucifolius
simplex tener inferne nudiusculus apice rosifolius sæpius eodem
modo semel prolifer ; folia caulina strieta minuta angusta longiuscula
flaccida hie illic complicala tortula, e basi longa angusta in laminam
oblongo-acuminalam producta, nervo purpurascente angusto in aris-
tulam tenuem aculam excedente carinato-exarala, limbo maxime
angusto ad marginem erectum ornata integerrima, e cellulis perte-
neris pellucidis parvis sed laxis basin versus majoribus reticulata ;
perichætialia longiora longius acicularia; theca in pedunculo pro
plantula elongato tenui flexuoso rubro nutans minuta, e collo brevi
eylindrica perangusta, operculo minuto conico. Cætera speranda.
Habitatio. Guatemala, sine loco speciali : Bernoulli, cujus specimina in Hb.
Hampeano sub Bryo angustifolio Brid.? occurrunt.
Bryo perminuto simile, sed foliis limbatis in comulam minutissimam rosu-
latam congestis jam toto cœlo diversum.
184
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
36. Bryum (Eubrya torquescentia) vulcanicolum n. sp.;
31.
dioicum; cespites pollicares luridi laxiusculi; caulis gracilis inferne
in terram submersus parce ramosus flaceidus parvifolius; folia indis-
tincte torquescentia madore patula comulam parvam sistentia, e basi
angustiore spathulato-ovata, acumine brevi acutato plus minus recur-
vato complicato tenuiter denticulato terminata, margine usque ad
acumen angustissime revoluta concava, nervo angusto viridi in
mucronulum evanescente exarata, e cellulis parvulis tenuibus pellu-
cidis sed utriculo primordiali tenero repletis reticulata; theca in
pedunculo longiusculo arcuato tenui rubro inclinata, e basi brevi
longa angusta cylindrica macrostoma sub ore valde constricta, oper-
culo breviter conico, annulo lato revolubili; peristomium robustum,
dentibus externis luteis breviter subulatis, internis angustis teneris
albidis, ciliolis binis arcte adhærentibus capillaribus levibus (nec
appendiculatis).
Habitatio. Volcan de Sta, Marie, 12,000 alt., Coll. No 96.
Quoad thecam elongatam angustam cylindricam primo visu species propria.
Bryum (Eubrya bima) pergracilescens n. sp.; caulis
elongatus flexuosus gracilis; folia caulina laxe disposita patentissima
horrida, e basi angustiore brevissima in laminam anguste oblongam
acuminalam producta, margine e cellulis angustioribus elongatis
indistincte marginata, cæterum e cellulis longiusculis densiuseulis
utriculo primordiali tenero repletis reticulata, remote serrata, nervo
angusto basi ferrugineo deinque pallido excurrente mucronata.
Cætera ignota.
Habitatio. Coban. 4400 ped. alt,, Dec. 1885 : H. v. Türckheim in Hb. Bro-
theri.
Bryo gracilescenti sinsillimum, sed hæcce species differt foliis longioribus,
longius acuminatis distinctius marginatis. Caracteres definitivos fructificatio
dabit.
38.
Bryum (Doliolidium) perminutum n. sp.; caulis perpu-
sillus paucifolius cespitulum nanum densiusculum sistens; folia
minuta dense imbrıcala madore patula, anguste lanceolalo-acumi-
nata flaccida, margine plano tenuissime remote denticulata, nervo
pro foliolo crassiusculo ferrugineo longe decurrente in aristulam
pungentem excedente carinato-exarata, e cellulis laxis longiusculis
angustis basi majoribus pellucidis reticulata; theca in pedunculo
(15)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 185
elongato tenero rubente nutans minuta, e collo brevi vix ruguloso
anguste ovalis, operculo minuto conico, peristomio albido.
Habitatio. Guatemala, Coban, 4800 ped. alt., Dec. 1885 : v. Türckheim,
Brotherus mis. 1891.
Quoad thecam magis ad Erythrocarpidium inclinans, quoad autem folia
aristata Doliolidium verum, Bryo Bernoullii simile.
39.
40.
Bryum (Epipterygium) lepidopiloides n. sp.; folia cau-
lina e basi angustiore latiuscule ovata, acumine brevi acutato termi-
nata, pallido-rubicunda integerrima caviuscula, margine pallente e
cellulis perangustis longiusculis composito veluti obsoleto ubique
eircumducta, nervo angusto ad medium folii dissoluto leviler exarala,
e cellulis elongatis ampliusculis laxis teneris pallidissimis reticulata ;
perichætialia multo majora, e basi elongala laxissime reticulata in
laminam anguste ovato-acuminatam longius subulata; folia minora ut
caulina, infima enervia; pedunculus brevis ruber. Cætera nulla.
Habitatio. In siccis ad S. Peroniaco. Coll. No 108.
Pilopogon gracilis var. Bernoullii; cespites lati pollicares
pallide lutescentes; caules selaceo-capillares, folia multo breviora
angustiora, nervo laminam magis occupante; theca in pedunculo
ubique glabro maxime anguste cylindrica.
Habitatio. Inter Cubulco et Soyabaj, Sept. 1870, Coll. No 105.
Quoad caracteres paucos laudatos a specie typica vix refugit, nisi pedunculo
apice glabriusculo.
41.
Dicranum (Orthodicranum) sublongisetum n.sp.; ces-
pites lati decumbentes applanati brunneo-lutescentes setacei; caulis
pollicaris gracilis, ramis erectis aggregalis divisus; folia longa
angusta strieta laxe conferla, e basi cellulis alaribus magnis laxis
teneris facillime deciduis planiuscule dispositis ornata angusta in
laminam lineari-subulatam longam summitate solum denticulatam
canaliculatam producta, nervo lato applarato glabro subulam totam
occupante percurrente striato-exarala; e cellulis basilaribus majus-
culis reclangularibus reticulata; perichætalia longissima flexuosa ;
theca in pedunculo mediocri flavo tenui erecta cylindrica sulcatula,
operculo longe subulato; peristomii robustuli dentes longiuseuli rubri.
Habitatio. Chemal, Septembri 1876, Coll. N° 99.
A Dicrano longiseto colore brunneolo foliorum jam differt.
BULL. HERB. BoIss., mars 1897. 14
186 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
42, Dicranum (? Microcampylopus) magniretis n. sp.;
cespituli pusilli tenelli flavidi intricati; caulis nanus flexuosus simpli-
ciusculus parum falcatus secundifolius; folia caulina crispato-setosa
madore strictiuscula minuta, e basi nana cellulis majusculis teneris
laxis pellucidis reliculata in subulam longiusculam angustam inte-
gerrimam sensim attenuala, nervo laliusculo subulam 1olam occu-
pante valde exarata. Cætera ignota.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamala, in trunco (filicis ?), Dec.
1887 sterile : H. v. Türckheim in Hb. Levier.
Microcampylopodi Türckheimii proximum et simillimum, sed parum robus-
tius, foliis longioribus crispatis lamina basilari pro foliolo laxissime reticulata
præditis facile separandum.
43. Dicranum (Microcampyilopus) Türckheimii n. sp.;
dioicum; cespituli nani luteo-virides tenelli laxe dispositi; caulis
perpusillus tenuis simplex curvulus; folia caulina minuta stricta
brevia parum secunda erecto-conferta, madore patula, lanceolala
longiuscule subulata firmiuscula integerrima concava, nervo lato
subulam totam occupante percurrente, e cellulis minutis quadratis
basin versus majoribus rectangularibus pellucidis reticulata; peri-
chætialia elongata subulata; theca in pedicello perbrevi flavo flexili
recurvalo tenui minuta anguste ovalis, operculo longe acicuları.
Cætera inquirenda.
Habitatio. Coban, 4400 ped. alt., Decembri 4885 : H. v. Türckheim in Hb.
Brotheri.
Ah. Ängströmia (Dicranella) alpina n. sp.; dioica; cespites
humiles lutescentes latiusculi; caulis perpusillus simplex ; folia
laxiuscula imbricata humore patula, e basi perangusta lanceolato-
acuminata. nervo lato subulam elongatam tolam occupante pereursa
integerrima plus minus convolutacea, e cellulis basi laxiusculis
majusculis apicem versus multo minoribus magis rectangularibus
areolata; perichætialia omnium foliorum longissima; theca in
pedunculo longiusculo flavo lenui erecta minuta cylindraceo-elliptica
microstoma, operculo e basi minute conica oblique rostrato, annulo
angusto persistente, peristomio brevi normali; calyptra glabra.
Habitatio. Nagualà, alt. 9000 ped.; Coll. No 64.
Dicranellæ subinclinate Lrtz. ex Panamä habitu aliquantulum similis.
DANS EL RUES
(17)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 187
45. Angstrômia (Weisiella) lagunaria n. sp.; dioica; cespites
AG.
alt.,
latiuseuli pusilli luridi laxiusculi; caulis simplex tenuis humilis; folia
indistincte homomalla madore patula parva, e basi amplexante
oblonga in acumen subulatum producta concava integerrima, nervo
pallido angustiusculo excurrente exarata, e cellulis pro foliolo majus-
eulis pellueidis reticulata ; perichætialia longiora; theca in pedicello
brevi flavo erecta minuta cylindrico-elliptica microstoma, operculo
conico oblique subulata, calyptra majuscula glabra; peristomium
ignotum forsan nullum, propter capsulam immaturam haud scru-
tandum.
Habitatio. Laguna del Pino; Coll. No 116.
Bartramia (Bartramidula) Türckheimi n. sp.; synoica;
cespituli perpusilli lutescentes inferne fusco-tomentosi; caulis per-
brevis, ramis paucis brevissimis erectis appressis tereliusculis
comose divisus; folia dense imbricata minuta humore patula, e basi
lanceolata complicata profunde canaliculata in laminam anguste acu-
minatam longe aciculari subulatam remote parce denticulatam atte-
nuata, nervo angusto in subulam excedente exarata; theca in pedi-
cello brevi flavo-rubente curvulo erecta minute globosa gymno-
stoma. Cætera ignota.
Habitatio. Alta Vera Paz, in rupibus in Zaamac prope Coban, 4400 ped.
Decbr. 1885 parcissime legit v. Türckheim. Hb. Levier.
E robustioribus congenerum, ramis densiuscule aggregatis teretiusculis jam
distinguenda.
47.
Bartramia (Philonotula) Bernoullii n. sp.; caulis elon-
galus pollicaris pergracilis flexuosus, in ramos similes apice ob
ramulos brevissimos plures comose divisus, inferne tenuiler [usco-
radiculosus vel tomentosulus, plumose foliosus; folia minuta sed
longiuscula, e basi lanceolata in acumen longe subulatum curvatum
vel flexuosum duplicato-serrulatum attenuala, nervo anguslissimo in
subulam acicularem excedente exarata, e cellulis parvis sed laxis
pellucidis papillose scabris reticulata ; perichætialia longissima subu-
lata; theca in pedicello flavo-rubente tenui flexuoso semipollicari
erecla deinque inclinata minuta globosa breviter peristomata, oper-
culo minuto planiusculo obtuse cupulato.
Habitatio. In rep. Guatemala s. loco speciali. No 61.
E tenerioribus gracilioribus, foliis pellucide reticulatis valde scabris longe
4 . . . ”
acicularibus facile distinguenda.
188 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
18. Bartramia (Philonotula) chrysoklasta n. sp.; Philono-
tulæ Bernoulli simillima, sed caulis magis plumosifolius minus
ramosus nec comosus; folia lanceolata longe subulato-acuminata,
nervo chryseo in subulam crassius excurrente, e cellulis angustis nec
pellucidis nec laxis multo minus papillosis vel scabris valde chryseis
reticulata, margine minute simpliciter denticulata ; theca in pedi-
cello multo breviore tenero inclinata minutissima. Cætera inqui-
renda.
Habitatio. Pausamalà, 3800 ped. alta, Januario 1886 : v. Türckheim in Hb.
Brotheri.
49. Bartramia (Philonotula) scobinifolia n. sp.; cespites
humiles lati viridissimi laxiusculi intricati; caulis pusillus inferne
tenuiter radiculosus ramulis brevissimis paucis tenuibus curvulis
comosus; folia densiuscule imbricata glauco-viridia minuta humore
laxiuseule patula breviuseula lanceolalo-acuminata scobinaceo-papil-
losa scaberrima margine duplicato-serrulata, nervo angusto infra
apicem evanido pallido exarata, e cellulis minutis pellueidis sed ob
papillas subobscuris reticulata; theca in pedicello longiusculo
flexuoso rubro inclinata minuta globosa, evacuata siccitate parum
arcuala, operculo minuto plane obtuse apieulata ; peristomium breve
duplex.
Habitatio. Mazatenango. Coll. No 430; Alta Vera Paz, Pansamalà : v. Türck-
heim, Decembri 1887 fertilis.
Ex affinitate Philonotule tenelle.
50. Syrrhopodon (Orthotheca) decolorans n. sp.; cespites
lati laxissimi pollicares intertexti fusciduli; caulis flexuosus graci-
lescens parce divisus; folia caulina laxe disposita crispula madore
valde patula, e basi breviter cuneata sursum dilatata in laminam
latiorem lanceolatam acuminatam recurvatam involutaceam lamina
remote serrata marginatam inferne valde undulatam producta, nervo
lato calloso glabro pallido usque ad summitatem percursa, e cellulis
minutis rotundis obscuris, basin laminæ versus majoribus magis
quadratis areolata, basi amplis dolioliformibus hyalinis grosse reti-
culata cellulis minutis coloratis ad marginem circumducta; perichæ-
tialia multo longiora; theca in pedunculo perbrevi erecta ovalis,
calyptra glabra. Cætera nulla.
Habitatio. « Lucluc, Sylva primæva », Coll. No 89.
(19)
Sa
52.
53.
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 189
Syrrhopodon (Orthotheca) Bernoullii n. sp.; cespites
humiles tenelli laxe intricati lutescentes; caulis vix semipollicaris
simplex ; folia caulina laxe disposita curvato-patula madore erecto-
patula, normalia et anomala ; normalia e basi vaginata angustiore
cuneata breviuscula, cellulis ampliuseulis tenuibus hyalinis reticulata,
cellulis minoribus marginata in laminam oblongo-lanceolatam lamina
serrala marginalam producta, cymbiformi-concava nec involuta,
nervo lato pallido excurrente calloso-coarcta, e cellulis minutis
rotundis obscuris areolata, anomala in collum involutaceum apice
phragmidiaceum protracta; perichætialia normalibus similia; theca
in pedunculo brevi tenui erecta minuta cylindrica (an peristomata ?),
operculo longiuscule rostralo, calyptra capsulam totam obtegente
tenerrime papillosa.
Habitatio. Mazatenango; Coll. No 134 cum Galymperi emerso.
Calymperes (Hyophilina) emersum n. sp.; cespites lati
semipollicares laxiusculi sordide virides et albescentes; caulis brevis
gracilis parce divisus; folia caulina laxe conferta brevia madore valde
patula vel parum recurvula, e basi majuscula cuneiformi apicem
versus latiore in laminam anguste lanceolato-acuminatam involuta-
ceam altenuala, sæpius in collum longiusculum anomalum minute
stellatum scaberrimum protracta, apice crenulata, limbo ad basin
luteo et anguslissime tenerrime alato apicem versus infra marginem
evanescente ornala, nervo crasso in collum excurrente dorso scabro
exarala, e cellulis minutis rotundis viridibus obscuris areolata; theca
vix emersa, calyptra apice tenuiter asperula.
Habitatio. Mazatenango. Coll. 13%.
Calymperes (Hyophilina) Carionis n. sp.; cespites latius-
culi pollicares sordide virides inferne albescentes; caulis robustulus
parce ramosus apicem versus tumescens; folia caulina dense con-
ferta valde crispata modore horride patula vel patentia, e basi lon-
giuscula cellulis amplis quadratis pellucidis grosse reticulata cunei-
formi apicem versus latiore marginata in laminam longiusculam
latiusculam lanceolatam obtusatam rarius acuminatam attenuata
apice crenulata, margine lamelloso-incrassata. nervo latiusculo usque
ad summitatem percursa, parum involutaceo-concava, e cellulis
minutis rotundis obscuris areolata; theca in pedicello brevi stricto
rubro erecta, calyptra apice scabra.
190 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
Habitatio. Inter Casnajä et Rascachi cum Mniomalia Bernoullii mihi. Coll.
No 91.
Ex habitu Calymperis Crügeri C. Müll., sed foliis basi perample reticulatis
albescentibus jam primo visu recedens.
54. Pottia (Hyophila) denticulata Schpr. Mst.; cespites per
humiles lati virides densiusculi; caulis pusillus paucifolius simplex;
folia latiuscula madore in rosulam congesta siceitate crispula, e basi
angustiore brevissima laxius reticulata in laminam ligulato-oblongam
brevissime acaminatam involutaceam apice tenerrime remote denti-
culatam producta, nervo crassiusculo luteo stricto usque ad summi-
tatem percurso exarata, e cellulis minutis rotundis distinctis areo-
lata; theca in pedicello brevi pro plantula longiusculo tenui strictulo
flavo-rubente erecta minuta anguste cylindrica microstoma, oper-
culo conico-subulato erecto.
Habitatio. Mazatenango. Coll. No 132.
55. Pottia (Hyophila) subcrenulata n. sp.; cespites humiles
robustuli; caulis plurifolius viridis inferne fuscatus subsimplex ;
folia cireinnata rigida madore patula, e basi longiuscula angustiore
cellulis rectangularibus densiusculis reticulata in laminam longiorem
oblongam brevissime acuminatam apice indistincte crenulatam con-
volutaceam producta, nervo crasso ferrugineo ante summitatem eva-
nido percurso exarata, e cellulis rotundis minutis distinctis viridibus
areolata; theca in pedunculo elongato flavo-rubente lenui flexuoso :
erecta anguste cylindrica microstoma, operculo longe subulato,
annulo angusto revolubili.
Habitatio. Alta Vera Paz, 4400 ped. alt., Febr. 1886 : v, Türckheim in Hb.
Brotheri.
56. Pottia (Hyophila) reflexifolia n. sp.; cespites semipollicares
robustuli; caulis polyphyllus viridis inferne fuscatus subsimplex ;
folia laxe remote disposita sursum arcuato-incurvata madore plus .
minus reflexa, e basi brevissima angustiore laxius reticulata in
laminam ligulate oblongam involutaceam apice tenerrime remote
denticulata, acumine brevissimo terminata, nervo crasso ferrugineo
ad summitatem evanido exarata, e cellulis majusculis rotundis dis-
tinctis areolata; theca in pedunculo mediocri rubro flexuoso erecta
(21) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 191
Hb.
57.
r
parva cylindraceo-oblonga microstoma, operculo conico-subulato
brevi, annulo angusto revolubili.
Habitatio. Alta Vera Paz, 2500 ped. alt., Januario 1886 : v. Türckheim in
Brotheri.
Ceratodon vulcanicus n. sp.; cespiles pollicares inferne nigri-
canles superne lutescentes laxi; caules gracillimi parallelo-aggre-
gali; folia caulina minuta laxe disposita crispatula madore patula
subsecunda, e basi latiore in laminam acuminatam lineari-attenuatam
canaliculatam producta, margine valde revoluta integerrima vel sum-
mitate subulata crenulata, nervo crassiusculo subexcurrente flavido
exarala, e cellulis minutis quadratis luteo-diaphanis areolata flexuosa;
perichætialia majora in cylindrum dense convolutum congesta
madore magis patula, e basi vaginata in subulam elongatam
flexuosam protracta; theca in pedunculo flavido stricto longiusculo
tenuissimo erecta longiuscula angustissime cylindrica leviter cur-
vata, operculo conico obtusiusculo, annulo revolubili, peristomio
brevi rubro, dentibus usque ad basin fissis secedentibus.
+’
Habitatio. Monte vulcanico de Sn. Marie, 12,000 ped. altus. Coll. No 63.
Sureulo longiusculo gracillimo nigricante superne lutescente, foliis minutis,
peduneulo tenuissimo flavido atque theca angustissime cylindrica longiuscula
raptim distinguenda species pulchra.
58.
Trichostomum (Anacalypta) hyophilaceum n. Sp.:
dioicum, cespituli tenelli expansi luridi pusilli; caulis gracillimus
simplex tenuis; folia minuta crispula madore patula stricta, e basi
amplexante laxius reticulata in laminam collum involutaceum angus-
tius sistentem obtusalam calymperoideam producta, nervo crassius-
culo pallido excurrente, cellulis minutis hexagonis dorso tenuiter
papillosis; perichæualia multo longiora; theca in pedunculo ‘pro
plantula longiusculo tenui spiraliter contorto flavo-rubente erecla
minuta cylindrica; operculum e basi cupulato-conica in subulam
longam acicularem capsulam superantem protractum nec barbu-
loideo-spirali cellulosum; peristomium longiusculum vix tortulum
rugulosum profunde fissum. ,
Habitatio. Inter Coban et Gualan, Coll. No 102.
Ex habitu dieranellaceum, quoad folia hyophilaceo-involutacea calympe-
roideo-acuminata atque operculum longissimum facile cognoscendum.
192 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
59. Trichostomum (Eutrichostoma rubella) leucodon n.
sp.; cespites pollicares densiusculi inferne subtomentosi ditissime
fructiferi rubelli; caulis gracillimus innovando ramosus flexuosus
rubellus; folia caulina dense imbricata minuta parum crispula
madore juniperoideo-patula rubella,e basi angusta pellucide laxe reti-
culata in laminam laxiuscule acuminatam apice parce tenuiter denti-
culatam mucronatam exeuntia, nervo crassiusculo rubello pereur-
rente exarala, margine supra medium anguste revoluta, e cellulis
minutis rotundis obscuris areolata ; perichætialia longius acuminata;
theca in pedunculo longiusculo tenui flexuoso sanguineo erecta
angusie cylindracea longiuscula parum arcuata æqualis, operculo
subulato recto, annulo angusto; peristomium strietum pallidum gla-
briusculum, dentibus filiformibus in crura duo inæqualia dense
aggregata usque ad basin fissis.
Habitatio. Volcan de S. Marie, 12,000 ped. alt. Coll. No 62.
Species ob caracteres laudatos distinctissima, fructibus immaturis siccitate
spiraliter tortis.
60. Barbula (Aloina) hamulus n. sp.; dioica; caulis pusillus pau-
cifolius; folia ferruginea minuta dense conferta, e basi vaginacea
latiuscula erecta grosse laxe reticulata aurantiaca in laminam bre-
viorem valde involutaceam profunde cymbiformem margine mem-
branaceam inlegerrimam apice in hamulum brevissimum obtusatum
excurrenlem producta, nervo latissimo superne byssoideo-lamelloso
percursa, e cellulis hexagonis parvis incrassatis areolala; perichæ-
lialia propria nulla; iheca in pedunculo pro plantula longiusculo
crassiusculo succulento flexuoso rubente erecta tumido-elliptica,
operculo longe crassiuscule eine rosirato; peristomii dentes pal-
lidi strietiusculi.
Habitatio. Quezaltenango, inter Barbulam perlinealem vigens. Coll. No 148.
61. Barbula (Catillaria C. Müll.) pellata Schpr. in sched.; caulis
gregarie vigens minutus rosulam sistens foliis paucis circularibus
minutis cochleariformibus margine perfecte erectis seminerviis ro-
tundate areolatis tenuiler luteo-membranaceis nitidis; folia plantæ
fertilis majora, e basi angustiore spathulato-oblonga rotundate
obiusa integerrima minus cochleariformia, nervo pro foliolo latius-
culo supra medium dissoluto ferrugineo exarata, e cellulis majus-
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 193
culis laxiusculis dilute ferrugineis reticulata, infima minutissima ;
theca in pedicello terminali crassiusculo stricto brevi erecla minuta
ovalis truncata, calyptra spiraliter torta. Cætera speranda.
Habitatio. Mazatenango. Coll. No 127, cum Barbula subagraria.
Species distinctissima maxime propria habitu Anacalyptæ obtusifoliæ Mexi-
canæ. An Barbula sit, inquirendum est; calyptra spiraliter cellulosa adfirmat.
62.
63.
Barbula (Hyophiladelphus) subagraria n. sp.; gregarie
cespitosula perpusilla simplex; folia parva rosulam ferrugineam sis-
tentia, e basi anguste oblonga acuminata plus minus convolutacea,
nervo crassiusculo ferrugineo excedente pungentia, pro more emar-
cida albida, e cellulis parvis hexagonis dilute ferrugineis pellucidis
basi laxioribus reticulala; theca in pedicello brevi pro plantula autem
longiusculo tenui rubente strichuseulo erecta parva cylindraceo-
oblonga microstoma, operculo subulato obliquiusculo, annulo angusto
revolubili, peristomio elongato pluries dense contorto rubro.
Habitatio. Mazatenango, mixta cum Barbula pellata Schpr. Coll. No 127.
A B. agraria foliis equalibus pungentibus raptim distinguitur.
Barbula (Senophylla carnoso-subulata) strictidens
n. Sp.; cespites tenelli pusilli lutescentes laxiusculi; caulis semipol-
licaris gracillimus simplex; folia minuta irregulariter conferta madore
valde patula remotiuscula apicem versus longius subulata, e basi
anguste ovala concava in subulam plus minus longe subulatam inte-
gram canaliculatam carnosam producta, margine a basi usque ad
subulam inferiorem distincte revoluta, nervo latiusculo pallido in
subulam superiorem evanido exarata, e cellulis minutis rotundis
obscuriusculis tenuiter papillosis basin versus diaphanis areolata ;
theca in pedunculo longiusculo tenui flavo-rubente flexuoso erecta
parva anguste cylindrica microstoma, operculo subulato recto, annulo
angustissimo persistente; peristomii dentes longi stricli divergentes
pallidi; calyptra glabra.
Habitatio. Laguna del Pinar. Coll. No 113.
Dioica, flore masculo terminali. Sporæ minutissimæ. Peristomium ut in
Trichostomo rectum, sed barbuloideum.
64.
Barbula (Senophylla carnoso-subulata) Godma-
niana n. sp.; dioica ; cespites tenelli perpusilli pallidi laxiusculi;
2 ne
et
194 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (24)
caulis perpusillus gracillimus simplex ; folia minuta crispula madore
valde patula remotiuscula, omnia angustissima setacea integerrima
ubique diaphano-areolata, e basi anguste ovala concava in subulam
elongatam flexuosam canaliculatam, nervo angusto pallido percur-
rente apicem versus carnosulam allenuala; theca in pedunculo lon-
giusculo tenero flexuoso rubente erecta minutissima cylindracea
microstoma, operculo subulato obliquo rubro, annulo angusto per-
sistente; peristomii dentes strictiuseuli tenuissimi angulosi pallidi
usque ad basin fissi ; sporæ minutissimæ.
Tortula campylocarpa Mitt. in M. A. Amer., p. 159, nec Tayl.
Habitatio. Guatemala, Volcan de Fuego : Godman et Salvin in Hb. Kew.
J. D. Hooker in Hb. Geheeb. 1876.
Barbulæ strictidenti proxima et simillima, sed multo humilior tenerior,
foliis erispulis angustioribus longioribus ubique diaphane rotundato-areolatis
angustius revolutis minus carnosisatque peristomio multo teneriori. Peristomium
trichostomaceum.
65. Barbula (Senophylla carnoso-subulata) lagunicola
n. sp., cespites lati semipollicares laxiusculi luridi dilissime fructi-
feri; caulis pergracilis simplex innovando divisus nodoso-foliosus;
folia caulina irregulariter dense imbricala minuta humore setoso-
patula recurviuseula, e basi plus minus profunde excisa ovata con-
cava in laminam longiusculam canaliculatam acuminatam carnosulam
atlenuala, inferne margine valde revoluta integerrima, nervo cras-
siusculo percurrente calloso-exarala, e cellulis minulis obscuris
rolundis basin versus majoribus diaphanis areolata ; perichætialia in
subulam multo longiorem perfecte angustam carnosam protracta;
theca in pedunculo longiusculo tenui flavo-rubente erecta cylindrica
microstoma, operculo conico-subulato rubro obliquiusculo, annulo
angusto persistente; peristomium longum rubrum.
Habitatio. Laguna del Pino. Coll. No 114.
Dioica, flore masculo iterum innovans, flore terminali.
66. Barbula (Senophylla canaliculato-subulata) subery-
thropoda n. sp.; cespites unciales laxissimi pallide virides; caulis
gracilis flexuosus pollicaris simplex; folia caulina siccitate horride
palula laxe disposita, madore strictiuscule patula remotiuscula in axi
crassiusculo rubro, e basi angusta lanceolato-acuminata stricta, nervo
crassiusculo excurrente canaliculato exarata, margine parum revoluta
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 195
integerrima, summitate extrema more minute erosula, e cellulis
quadratis subpellucidis reticulata; perichætialia similia; theca in
peduneulo longiusculo tenui rubente glaberrimo erecta parva bre-
viter cylindrica, opereulo longo subulato, peristomio elongato usque
ad basin fisso. Cætera nulla.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamalà, in rupibus humentibus,
Dec. 1887 cum fructibus supramaturis : Hans v. Türckheim.
Barbulæ erythropodæ Schpr. ined. Mexicanæ habitu et magnitudine simil-
lima, hæcce species statura robustiore primo visu diversa.
67.
68.
Barbula (Senophylla revoluta) perlinealis n. sp.;
dioica; cespites obscure virides latiusculi laxiusculi sed distincte pul-
vinati ditissime fructiferi; caulis semipollicaris gracilis simplex inno-
vando breviter ramosus; folia caulina parva parum crispula magis
erecto-conferta madore patula, e basi oblonga ovata in collum breve
obtusiusculum exeuntia, margine ubique valde revoluta, concava,
nervo crasso luteo in apiculum brevem excurrente calloso-exarata, e
cellulis minutis rotundis obscuris basin versus longioribus angustis
pallidis vel pellueidis reticulata, carnosula; perichætialia majora ;
theca in pedunculo mediocri tenui flavido-rubente flexuoso erecta
anguste cylindraceo-elliptica vix curvula, operculo conico longius-
culo rubente nitido, annulo angustissimo persistente, calyptra
minuta glabra: peristomium pallidum longiusculum in membranam
altiusculam disposilum pluries contortum.
Habitatio. Quezaltenango. Coll. No 118.
Barbula (Senophylla dimorpha) lonchostega n. sp.;
dioica ; cespituli laxissimi pusilli luridi; caulis gracilis simplex inno-
vando divisus flexuosus crispifolius; folia caulina madore patula,
inferiora obtusiuscula, erecta superiora mucronata angustiora incurva
minuta, e basi angustiore ovala breviter acuminata integerrima sed
margine infero revolula, concava, nervo crasso ferrugineo in mucro-
nulum excedente calloso-exarata, e cellulis minutis rotundis dorso
tenuiter papillosis obscure viridibus basin versus majoribus chryseis
areolata; perichætialia ut antea descripta; theca in peduneulo tenui
rubente mediocri leviter spiraliter torto erecta parva,e basi ampliore
elliptica vel cylindracea, operculo longe rostrato duplo longiori,
annulo angusto persistente, calyptra brevis glabra, peristomio pluries
contorto rubro.
Habitatio. Inter Cubulco et Soyabaji, Septbri 1870. Coll. No 104.
196 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
69. Barbula (Senophylla dimorpha) brunneola n. sp.;
dioica; cespites pulvinati latiusculi nigrescenti-brunnei densiusculi;
caules graciles semipollicares dense aggregali rigidi tenuiter teretes
ramis similibus erectis dichotome divisi; folia caulina dense conferta
minuta madore patula surculum juniperoideum sistentia, e basi
fibrosa angustiore ovato-acuminala vel oblusiora concava, margine
infero valde revoluta, nervo crassiusculo intense brunneo ante
apicem anguste evanido exarata, e cellulis minutissimis rotundis
tenerrime papillosis obscuris areolata carnosula; perichætialia pauca
in acumen longius carnosum angustum obtusiusculum strietum pro-
tracta ; theca in pedunculo valido brevi rubro flexuoso erecta parva
elliptica vel melius cylindrica intense brunnea, operculo conico subu-
lato pachydermo indistincte spiraliter torto: annulo obsoleto; ca-
lyptra minuta; peristomium pluries contortum pallıdum.
Habitatio. Chemal, Sept. 1876 (localitas verosimiliter alpina!), cum Bryo
(Sclerodictyo) perappresso. No 100.
Species distinctissima propria ditissime fructifera, sed peristomium capsulæ
valde pachydermæ difficillime scrutandum fugacissimum.
70. Schlotheimia sarcotricha n. sp.; cespituli laxiusculi inferne
ferruginei superne lutescenti-virides ; caulis gracilescens parce
ramosus ; folia caulina torquescentia madore patula surculum tumes-
centem sistentia, e basi angusta complicata dilute aurantiaca in
laminam anguste oblongam levem nec ruguloso-undulatam inde in
acumen plus minus elongatum multo angustius lineare fragilissimum
plerumque carnosulum flexuosum raptim attenuata canaliculata,
nervo ferrugineo in summitatem acuminis percurrente valde exarata
integerrima, e cellulis rotundis basin versus magis ellipticis in mem-
branam levissimam pallide auream incrassatis areolata; theca in
pedicello brevi flavido stricto vel campylopodioideo erecta, e collo
brevissimo anguste cylindrica microstoma ore parum constricta,
leviter sulcata, operculo subulato recto, calyptra levissima dilute
aurea acuta basi longiuscule plurilobata; peristomium breve duplex :
dentes externi breves lineares sulcati occulti carnosi refiexi, interni
subulati æquilongi stricti aurei.
Habitatio. Chicogonito prope Coban in arboribus, 4400 ped. alt., Decbr.
1885 : v. Türckheim in Hb. Levier.
Species ob folii acumen sarcotrichum deciduum jam distinctissima solitaria,
Macromitriis sarcotrichis comparanda.
(27) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 197
71. Macromitrium (Eumacromitr. longifolia) homala-
cron n. sp., caulis repens, ramis semipollicaribus gracilibus chry-
seo-ferrugineis simplicibus vel parce breviter ramulosis; folia cau-
lina horride crispatula madore raptim palenti-reflexa longiuscula, e
bası angusta erecta elongala chrysea in laminam longiuscule lineari-
acuminatam recurvam apice indistincte eroso-denticulatam producta,
profunde complicato-canaliculata, nervo ferrugineo in mucronem
pro more obsoletum excedente exarata, e cellulis minutis rotundatis
incrassalis serialim dispositis basi multo longioribus sublunatis
chryseis valde incrassatis parce tuberculosis areolata; perichætialia
vix longiora; theca in pedicello perbrevi flavo-rubente crassiusculo
glabro erecta tumide globoso-ovalis levis. operculo e basi cupulato-
conica in rostrum subulatum rectum producto; peristomium duplex :
dentes externi obscuri medio abrupti, interni : membrana in lobos
valde irregulares rotundate articulatos rugulosos divisa.
Habitatio. Coban, 4300 ped. alt., Jan. 1886 : H. v. Türckheim in Hb. Bro-
theri (1891).
Calyptra ignota, sed species foliis angustis madore eleganter dense recur-
vaiis, theca breviter pedicellata globoso ampullacea breviter callosa atque peris-
tomii formatione facile distinguenda.
72. Macromitrium (Eumacromitria crispata) semimar-
ginatum n. sp.; caulis longe repens, ramis remotis globulosis vel
parum longioribus magis aggregatis longiusculis crispifolis; folia
caulina dense conferta humore valde patula surculum tumescentem
sistentia, e basi lata lanceolato-acuminala, acumine sursum incurvo
acutato terminata, complicata profunde canaliculata, nervo angusto
ferrugineo in mucronem brevem percurrente exarata, margine
infero anguste obsolete limbato brevissime denticulata, e cellulis
minutissimis rotundis areolala tenuiter membranacea, hic illie parum
undulata; perichætialia similia; theca in pedicello brevi crassiusculo
stramineo curvulo vel strieto erecta ovala; calyptra juvenilis glabra
chrysea coriacea. Cætera nulla.
Habitatio. Laguna del Pino, Julio 1870. Coll. No 47.
A Macromitrio orthotrichaceo proximo foliis multo latioribus basi denticu-
latis jam refugit.
73. Macromitrium (Eumacromitria crispata) orthotri-
chaceum n. sp. ; caulis pusillus parce divisus pallide viridis; folia
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
dense conferta crispula madore raptim valde patula, e basi vix
angustiore anguste lanceolato-acuminata, acumine acutato sursum
incurvo terminata, secus nervum angustum ferrugineum subexcur-
rentem profunde complicato-canaliculata, margine integerrimo in-
ferne maxime anguste obsolete limbata, e cellulis minutissime
rotundis infima basi parum tuberculosis pallidis areolata tenuiter
membranacea; perichætialia similia, theca in pedicello perbrevi
rubro glabro erecta cylindrico-oblonga levis vel leviter plicata, oper-
culo e basi conica recte subulato; calyptra parva in lacinias paucas
late obtusas fissa glabra partem solum superiorem capsulæ obtegens
orthotrichacea; peristomium rudimentarium.
Habitatio. Inter Torsy et S. Jeronimo, Macromitrio rhystophyllo inter-
mixtum, Coll. No 45.
Ob calyptram parvam late obtuse lobatam capsula multo minorem raptim
distinguendum.
74. Macromitrium (Eumacromitr. longifolia) rhysto-
phyllum n. sp.; cespites semipollicares ferruginei apice virides
basi tomentosi; caulis repens, ramis brevibus tumidiuseulis teretibus
erectis dense aggregalis; folia caulina longiuscula densiuscule con-
ferla crispatula madore raptim valde patula, e basi latiuscule oblonga
lutea valde verrucoso papillosa erecta in laminam angustiorem lan-
ceolato-acuminalam apice plus minus eroso-denticulatam undulatam
reflexam protracta, profunde complicato-canaliculata flexuosa, nervo
ferrugineo in mucronem indistinctum excurrente exarata, e cellulis
minutissime rolundis luteis basi longioribus chryseis in membranam
conflatis areolala; perichætialia nonnulla erecta multo longiora
angusliora penicillatim exserta; theca in pedunculo perbrevi rubro
glabro erecta majuscula oblonga sulcata, operculo e basi conica recte
subulato, calyptra laciniis angustis obtusis profunde multifida aurea
capsulam tolam obtegente glabra; peristomium rudimentarium
duplex.
Habitatio. Inter Torsy et S. Jeronimo, Augusto 1871 : Coll. No 45.
A Macromitrio subreflexo foliis minus corrugatis atque capsula sulcata jam
refugit.
75. Macromitrium (Eumacromitria longifolia) subre-
flexum n. sp.; cespites lati ferruginei intricati humiles; caulis
subgracilis breviusculus parce ramosus; folia caulina dense conferta
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 199
sed horride erispula madore raptim reflexo-patula, e basi angustiore
-Jatiuscule lanceolate acuminata, margine apieis plus minus erose
denticulata ad laminam schlotheimioideo-rugulosa, profunde canalicu-
lata, nervo ferrugineo excurrente valde exarata, e cellulis minutis
obscuris basin versus majoribus rectangularibus incrassatis tubercu-
loso-papillosis lutescentibus areolata; perichætialia vix majora inte-
gerrima stricta; theca in pedunculo breviusculo flexuoso sæpius spi-
raliter torto rubro glabro erecta parva, e collo brevi ovalis sub ore
constricla levis, operculo rostrato, calyptra multifida apice scabrius-
cula aurea capsulam totam fere occupante ; peristomium duplex rudi-
mentarium albidum.
Habitatio. Sn. Cristobal. Coll. No 46.
Ex habitu Macromitrii Guatemalensis, sed hæcce species theca sulcata
foliisque levibus jam differt.
76. Macromitrium Guatemalense C. Müll. in Syn Musc., Il,
p. 644.
77. Macromitrium (Eumacromitria torquescentia) Ca-
rionis n. sp.; cespites lalissimi humiles deplanati lurido-virides
rigidissimi intricati ditissimi fructiferi; caulis longe repens decum-
bens, ramulis brevibus globulaceo-clavatis; folia caulina parva dense
imbricata crispula indistincte torquescentia, madore post macera-
tionem longiorem patula, anguste ligulato-oblonga apice rotundata,
nervo angusto ferrugineo excedente brevissime apiculata, longitudi-
naliter cavernoso-plicata, margine integerrimo late revoluta, e cel-
lulis minutis rotundatis obseuris viridibus basi majoribus quadratis
densis verrucoso-papillosis lutescentibus areolata; perichætialia vix
majora breviter lanceolato-acuminata; theca in pedunculo brevi cras-
siusculo stramineo-aurantiaco pro more curvalo, calyptra juvenilis
longiuscule cylindrica basi lobata apice scabra sulphurea nitida. Cæ-
tera ignola.
Habitatio. Cuesta de Lovio, Aug. 1870. Coll. No 48.
Caule globoso-clavato rigido, foliis ligulato-oblongis obtusatis apiculatis,
pedunculo brevi stramineo curvulo atque calyptra anguste cylindrica scabra
facile distinguendum.
78. Brachysteleum cylindrothecium n. sp.; cespites lati ro-
busti pollicares laxi nigricantes; caulis crassiusculus curvatus vel
200
79.
80.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
flexuosus apice in ramos paucos breves aggregatos divisus vel sim-
plex tumescens; folia caulina laxe conferta madore patula majuscula,
e basi lata plicata longiuscula margine valde revoluta erecta oblonga
in laminam longiusculam plus minus undulatam remote sinuoso-
dentatam acuminatam flexuosam protracta, profunde canaliculata,
nervo crasso rubro in subulam brevem carnosulam percurso exarata,
e cellulis parvis incrassatis rotundis basin versus longioribus areo-
lala brunnescentia; perichætialia longiora ; thecæ plures in eodem
caule brevissime pedicellatæ parvæ anguste cylindricæ; operculum
conicum; calyptra plicata superne dentato scabra; peristomii dentes
strieti longiuseuli.
Habitatio. Cuesla de Argueta. No 95.
Caracteribus laudatis species distinctissima robusta.
Grimmia (Eugrimmia) brevi-exserta n. sp.; dioica; ces-
pites pulvinati nigrescenti-luridi latiusculi laxiusculi; caulis sim-
plex humilis gracilis; folia caulina densiuscule imbricata madore
raptim reflexa deinque patula, parva, e basi angustiore oblongo-acu-
minata canaliculato-concava, inferiora plus minus obtusata, supe-
riora pilo hyalino teretiusculo levi breviusculo coronata; perichætialia
in pilum longum protracla ; omnia basi ad marginem revolula, nervo
subcalloso supra medium evanido ferrugineo exarata, e cellulis
minutis rotundis obscuris basin versus majoribus subhexagonis dis-
tinetis viridibus areolata; theca in pedicello perbrevi vix exserto flavo
crassiusculo erecta tumide ovalis, operculo brevi subulato obtusato
recto; calyptra operculum solum obtegens mitræformis multifida;
annulus angustus revolubilis; peristomium breve lanceolatum ru-
brum, dentibus superne laciniatis.
Habitatio. Quezaltenango, Coll. No 115, cum Grimmia Bernoullii associata.
Grimmia (Eugrimmia) Bernoullii n. sp.; dioica; cespites
pulvinati latiusculi nigrescentes laxi; caulis semipollicaris gracilis
simplex vel innovando parce breviter ramosus rigidiusculus; folia
caulina densiuscule imbricala parva madore raptim patula, e basi
erecia amplexante luride viridi in laminam cymbiformi-oblongam
producta, inferiora obtusata superiora pilo brevi acuto tenuiter den-
ticulato teretiusculo coronata; perich&tialia majora in pilum longius-
culum hyalinum strieliusculum protracta, nervo angusto striæformi
viridi ante summitatem angustissime evanido carinato-exarata, e
(31)
81.
82.
83.
84.
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 201
cellulis minutissime rotundis obscuris carnosulis basin versus multo
-majoribus rectangularibus longiusculis viridibus areolata ; theca in
pedunculo longiuscule exserto flavo erecta tumide elliptica parva
microstoma ochracea, operculo oblique breviter subulato rubro,
annulo angusto persistente, calyptra minuta operculum solum obte-
gens mitræformis lobata; peristomii dentes breves lanceolati rufi
densiusculi articulati integri.
Habitatio. Quezaltenango; Coll. No 115 partim.
Ex habitu Gümbeliæ ovale haud dissimilis.
Braunia sphærocarpa C. Müll. Syn. Musc. II, p. 105.
Hypopterygium (Euhypopter.) pseudo-tamarisci
C. Müll. in Linnæa 38, 1874, p. 645.
Rhacopilum tomentosum Brid. Alta Vera Paz, Pansamalä,
3800 ped. alt. : vo. Türckheim.
Helicophyllum Guatemalense n. sp.; cespites lati viridis-
simi; caulis tenellus repens inferne valde tomentosus breviter
dichotome ramosus angustus; folia caulina superiora valde undulato-
crispula plus minus terebellata vel circinnata difficillime emollientia,
emollita parva e basi fibrosa anguste ligulata obtusata profundius
carinato-concava, vix angustissime limbata pro more immarginata,
nervo angusto supra medium abrupto ferrugineo exarala, e cellulis
perminutis rotundis ob papillas distincte scabris viridibus areolata ;
inferiora anguste lanceolato-acuminata acutiora dislinelius angustis-
sime limbata, e cellulis pellucidis tenerrime hexagonis levibus reti-
culata. Cætera ignota.
Habitatio. Mazatenango, inter No 79 Collectionis.
E minutissimis generis species distincta, foliis stipuliformibus tenerrimis
jam propria.
85.
Daltonia longo-cuspidata n. sp.; pusilla lutescens; folia cau-
lina erecto-patula longa angusta, e basi angusliore lineari-lanceolata
sensim acuminata longiuscule stricta subulata, integerrima parum
complicato-concava pallida, limbo angusto flavido ubique circum-
ducta, nervo angusto ferrugineo flexuoso ultra medium percurrente
carinato-exarata, e cellulis minutis elliptieis pallidis eleganter areo-
BULL. HERB. BoIss., mars 1897. 15
202
86.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
lata; perichætialia minora angustiora reflexa; theca in pedunculo
breviusculo tenui rubro apice parum asperulo erecta minute ovalis,
calyptra capsulam dimidiam detegente basi eleganter fimbriata. Cæ-
tera ignota.
Habitatio. Guatemala, Coban, 1885 Decembri : v. Türckheim in Hb. Levier.
Fabronia Türckheimii n. sp.; minutissima tenerrima bys-
sacea amcene viridis; folia caulina minuta conferta madore patula, e
basi angustiore ovalo-acuminata subula brevi reticulata acuta coro-
nata, margine tenuiter denliculata, carinato-concava brevisnervia, e
cellulis minutis viridibus reticulata; perichætialia vix majora ad
pedunculum subappressa, e basi vaginacea in acumen robustius subu-
latum rectum attenuata; theca in pedicello brevi flavido recta minuta
ovalis macrostoma leviter rugulosa; peristomium breve. Cætera
ignota.
Fabronia brachydontea C. Müll. in sched.
Habitatio. Prope Coban : v. Türckheim Octobri 1887 legit. Coll. No 66.
Statura minuta, foliis minute denticulatis et peristomio perbrevi facile dis-
tinguenda.
87.
88.
Schwetschkea Guatemalensis n. sp.; monoica; cespites pla-
nissimi virides tenues; caulis decumbens repens, ramis perbrevibus
tenuibus remolis curvatis madore plumosis; folia caulina dense
conferta humore valde patula fabronioidea, e basi angustiore ovato-
acuminala longiuscule subulata, nervo tenui pallido obsoleto ad
medium folii evanido carinato-exarata, e cellulis parvis basi magis
quadratis superne prosenchymaticis densiusculis reticulata integer-
rima; perichætialia similia; theca in pedicello breviter nisi erecta
minula ovalis iruncata membranacea, operculo oblique rostrato
tenero, calyptra minulissima ; peristomii dentes exierni breves
anguste lanceolati reticulati dilute fusci, interni breves capillares.
Clasmatodon Guatemalensis Hpe. Hb. 1868.
Habitatio. Mazatenango. Coll. No 85.
Ex habitu Fabronia perfecta.
Porotrichum (Complanaria) Cobanense n. sp.; caulıs
secundarius 1-2-pollicaris erectus, inferne foliolis minutissimis squar-
rosis pallidis deciduis obtectus, superne fronde regulariter pinnato-
(33) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 203
dendroidea tenera viridissima minutissima eleganter mullifide co-
mosus; folia caulina laxiuscule disposita ramulum complanatum
sistentia, e basi angustiore margine angusle revoluta oblongo-ligu-
lata, acumine brevi aculo minute acule serrato terminata infra usque
ad medium folii denticulata, nervo brevi angustissimo mediano
leviter exarata, e cellulis viridibus anguste ellipticis densiusculis
areolala. Cætera inquirenda.
Habitatio. In sylva primæva prope Coban ad arbores, 4800 ped. altum :
H. v. Türckheim 14 Febr. 1886 sterile legit. Hb. Levver.
Muscus teneritate partium omnium elegantissimus.
89. Porotrichum (Complanaria) undulatulum n. sp.; ces-
90.
pites lati decumbentes lutescentes niliduli intricati; caulis repens,
ramis pollicaribus superne ramulis paucis complanatis brevibus irre-
gulariter dendroideus, inferne foliolis minutissimis patulis obtectus ;
folia caulina conferta parva leviter undulata, e basi angustiore parum
rotundata oblongo-ligulata, acumine brevi acuto grossiuscule serrato
terminala, inferne margine paulisper involutacea integerrima, cym-
biformi-concava, nervo angusto pallido supra medium folii evanido
leviter exarala, e cellulis ellipticis in membranam pallidam conflatis
areolata; theca in pedunculo brevi rubro strictiusculo erecta parva e
collo longiusculo anguste cylindrica, operculo e basi protuberanti-
conica longe rostrato, calyptra parva operculum obliquum solum
obtegente lurida; peristomium ob capsulam immaturam ignotum.
Habitatio. Coban. Coll. sine No
Ex habitu Porotricho gymnopodo (Tayl.) Quitensi aliquantulum simile, sed
humilius et theca brevi-pedicellata jam diversum.
Homalia angustifrons n. sp.; caulis perangustus flexuosus
parce ramosus e viridi purpurascens ramis sæpius in stolonem tener-
rimum capillarem attenualis; folia laxiuscule equitantia patula vel
patentia vel parum reflexa, humore magis remota, e basi paululo
amplexante latiore erecta in laminam reflexam breviorem acumi-
natam tenerrime crenulalam exeuntia enervia valde obliqua asym-
melrica, e cellulis angustissimis in membranam nitidam homoge-
neam veluli conflatis areolata. Cætera ignota.
Habitatio. Sine loco speciali quam linteum involucris serviens in Museo
Zoolog. Florentino. Hb. Levier 1893.
Ex habitu Homaliæ per falcifoliæ n. sp. ex insula Trinidad Aniillarum simil-
lima, sed foliis multo magis asymmetricis ramisque stoloniferis jam diversa.
- Fin ? A a MS ae eher ar De 2 POP RENE re
2 S N EIRRFSE NET
204 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
91. Eupilotrichum fasciculatum n. sp.; caulis 1-2-pollicaris
fasciculato-ramosissimus pinnatus ex viridi et lutescente ferrugi-
neus, ramulis brevibus orthostichellaceis breviter caudatis; folia
caulina catenulato-conferla parva vesiculari-tumescentia, madore
erecto-patula, e basi angustiore ovalia, acumine brevissimo acutius-
culo terminala integerrima, margine infero anguste revoluta, cochlea-
riformi-concava, nervis binis ferrugineis angustis sed dorso folii cal-
losis spinoso-abruptis evanidis exarata, e cellulis maxime minutis
rotundis in membranam homogeneam coloratam veluti conflatis
areolata. Cætera inquirenda.
Habitatio. Guatemala, sine loco speciali, quam linteum involucris serviens
(Packmaterial) in Museo zoologico Florentino 1892 : Hb. Levier.
92. Eupilotrichum filigranum n. sp.; caulis supra-pollicaris
maxime thuidio-ramosus poly-pinnatus ferrugineus, ramulis teneris
capillaribus; folia minutissima dense conferta madore patula, e basi
angustiore longiuscule excisa minute ovalia brevissime acuminata
integerrima cochleariformi-concava margine infimo angustissime
revoluta, nervis binis tenuibus dilute ferrugineis dorso alato-spicu-
losis parum divergentibus exarata, e cellulis minutissimis rotundis
pallide ferrugineis in membranam conflatis areolata. Cætera ignota.
Habitatio. Coban, 4400 ped. altum, Octobri 1888 : v. Türckheim in Hb.
Brotheri.
93. Orthostichella filamentosula n. sp.; cespites latos laxos
pallidos sistens longe pendula gracillima filamentosa, ramulis bre-
vibus similibus varie curvatis vel flexuosis remotis caudiformibus
divisa; folia caulina minutissima dense imbricata madore erecio-
patula, e basi-cuneato-angustata enervi in laminam sensim ovate
dilatatam apice paululo involutaceam exeuntia, acumine mucroni-
formi brevi terminala integerrima tenuiter pallidissime membra-
nacea, e cellulis indistinctis in membranam conflatis areolata. Cætera
nulla.
Habitatio. Sine loco speciali quam linteum involucris serviens (Packmate-
rial) in Museo zoologico Florentino 1892 : Hb. Levier.
Teneritate et minutie partium omnium raptim cognoscenda.
34. Meteorium (Squarridium) torticuspis n. sp.; caulis gra-
cilis longe prostratus flexuosus parum ramosus e viridi lutescens ;
(55)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 205
folia caulina parva remote disposita squarrosa palentia nitida in axi
tenero filiformi flavido, e basi cordatulo-angustissima late ovato-acu-
minala, acumine semitorio coronata, ubique distincte remote denti-
culata, plicatula, nervo angusto mediano in plica profunda percur-
rente exarala, e cellulis indistinctis angustissimis amoene viridibus
in membranam veluti conflatis areolata. Cætera nulla.
Habitatio. Sine loco speciali quam linteum involucris serviens in Museo
zoologico Florentino 1892. Hb. Levier.
95.
Meteorio remotifolio (Hsch.) simillimum.
Orthostichidium subtetragonum n. sp.; cespites polli-
cares laxi lutescenles; caulis repens, ramis irregulariter pinnatim
divisis angustis tetragonis; folia caulina dense imbricata spiraliter
orthostichacea parva, e basi latiore utrinque parum rotundata cellulis
alaribus nonnullis minutis fuscis laxiuseulis ornata subauriculata
enervi in laminam cymbiformi-oblongam apice brevissime oblusius-
cule apiculatam involutam exeuntia, e cellulis angustis in membra-
nam pallidam veluti conflatis areolata; perichætialia exserta in caly-
cem parvum subclausum congesta, e basi vaginacea lata in acumen
longum subintegrum strictum attenuata ; theca immersa ovalis, den-
tibus brevibus angustis pallidis neckeraceis. Cætera inquirenda.
Habitatio. Mazatenango. No 68.
Orthostichidio pentagono (Hpe, et Lor.) ex Ecuador simillimum, sed hæcce
species differt jam statura longiore graciliore foliisque apice involutaceo recurvis.
- © tetragonum verum foliis multo magis acuminatis recedit.
96.
97.
Papillaria Warszewiczii n. sp.; caulis gracillimus pendulus
flexuosus parce ramosus, ramis brevibus varie curvatis pallide viri-
dibus nec nitidis filiformibus; folia caulina laxe disposita erecta
madore patula, e basi utrinque alis ambabus valde constrictis vel
involutaceis angustata in laminam ovato-acuminatam deinde in
subulam longissimam flexuosam vel geniculatam-denticulatam aci-
cularem protracta, nervo angustissimo pallido supra medium evanido
leviler exarata, e cellulis longis angustis pellucidis tenerrime singu-
lariter papillosis distinctis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Sine loco natali misit hortulanus Warszewicz ante annos multos.
Hookeria (Lepidopilum, Urolepidopilum) Garionis
n. sp.; caulis primarius longe repens flexuosus; ramis elongatis 2-4-
06
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
pollicaribus flexilibus latiusculis robustulis caudato-attenuatis ditis-
sime fructiferis; folia caulina in axi crasso albescente remote dispo-
sita palentia vel recurvala majuscula valde complicato-flexuosa
madore distincte reflexa undulata, e basi angusta longa oblongo-
acuminala, acumine longo robusto subulato reticulato denticulato
terminata, infra grosse serrata basin versus inlegerrima, nervis binis
angustis inæqualibus evanidis valde divergentibus leviter exarala, e
cellulis longis laxiusculis virentibus utriculo primordiali tenero
repletis reticulata; perichætialia majora grossius serrata; theca in
pedicello brevi flavido-rubente strictulo bası leviter ruguloso apicem
versus verrucoso erecta parva ovalis deinque anguste cylindrica ore
constricta fusca; operculo conico longiusculo, calyptra capsulam
dimidiam obtegente basi profunde lobata pilis paucis hirtula tenuiter
albide membranacea; peristomii dentes externi longi rubri, interni
æquilongi dilute aurei latiusculi carinati ad carinam leviter hiantes
glabri.
Habitatio. In sylvis primævis ad arbores pr. Sa. Cruz Almor, Sept. 1876.
Coll. No 65. |
L. polytrichoidi ex habitu simile sed multo altius robustius ditissime fruc-
tiferum.
98. Hookeria (Omaliadelphus) Levieri Broth. in sched.;
caulis elongatus angustus flexuosus, ramulis angustis brevibus cur-
vulis hie illie inordinatim divisus; folia caulina parum crispula
tenera parva, madore patenti-patula subhomomalla distichacea, e
basi angusta lineari-acuminata in subulam acutatam flexuosam sen-
sim attenuata, plus minus falcata flaccida pallescentia, margine
infero angustissime revoluta apicem versus tenuiter plicatula, nervis
binis angustis pallidis longis parallelis ante subulam evanidis valde
exarala, e cellulis ubique angustissimis fere conflatis areolata; theca
in pedunculo elongato tenui rubente inclinata parva, e collo brevi
ovalis vel obconica, operculo e basi cupulala recte rostrato. Cætera
nulla.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, in truncis arborum sylvæ ad Pansa-
mala, 3800 ped. alt., societate Philonotulæ chrysoblastæ C. Müll., Januario 1887:
v. Türckheim in Hb. Levier.
99.
Hookeria (Lepidopilum) haplociliatum n. sp,; monoi-
cum; caulis latiuscule complanatus parce breviter ramosus pallide
(37) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 207
viridis; folia caulina erecto-patula, e basi angustiore in laminam lon-
giusculam oblongo-acuminatam longe flexuose cuspidatam apice
tenuiter denticulatam attenuala, margine anguslissime revoluta, e
cellulis longis pellucidis laxiusculis reticulata majuscula: theca in
pedunculo longiusculo crassiuseulo rubro basi glabriusculo apicem
versus hispidissimo erecta ovalis conico-operculata, calyptra omnino
obtecta profunde laciniata pilis paucis hirtula ; peristomii dentes
longi subulati.
Habitatio. Guatemala, Coban, 4400 ped. alt., Dechr. 1885 : v. Türckheim in
Hb. Brotheri 1891; Alta Vera Paz, Pansamalä, 3800 ped. alt. : idem in Hb.
Levier.
100. Hookeria (Callicostella) Bernoullii Hpe. Mst. 1868; ces-
pites lati lurido-virides tenelli valde intricati fere valde intricati
fere byssoidei; caulis decumbens, ramis perbrevibus teneris simpli-
cibus vel brevissime ramulosis anguste complanatis obtusiusculis ;
folia caulina tenera viridia crispatula madore patula planiuscula, e
basi parum angustiore anguste oblonga, acumine brevi obliquo ter-
minata, margine ubique erecta apicem versus ob cellulas protube-
rantes serrulata, profunde concava sæpius cavernosa, nervis binis
distinctis anguslis pallidis divergentibus dorso folii in aculeolos
abruptis exarata, e cellulis hexagonis pellueidis teneris reticulata ;
perichætialia multo minora anguste lanceolato-acuminata obsolete
binervia; theca in pedunculo brevi glabro rubro pro musco cras-
siusculo parva parum inclinata, e collo brevi ovalis, operculo cupu-
lato-conico aciculari recto, calyptra tenera basi eleganter anguste
lobata glabra; exostomium rubiginosum valde introrsum curvatum,
endostomium breve angustum nec hians.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 70.
Capsula sæpius verrucoso-rugulosa.
101. Hookeria (Callicostella) fallax n. sp.; habitus Hook. Ber-
noullii, sed folia angustiora longius acuminata apice falcatula, nervis
angustioribus, reticulatio mullo minor, theca sine collo cylindrica,
folia calycina falcato-acuminata, acumine laxiusculo serrulato.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 56.
An varietas Hookeriæ Bernoullii sit, inquirendum. Quoad Schimperi deter-
minationem ad Hookeriam microcarpam Hsch. pertinens, quod dubito.
208
102.
103.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
Hemiragis Friedrichsthaliana Rchdi. in Sitzungsber. d.
Wiener Akad. 1877, 65, ], p. 579; caulis procumbens 6-8 cm. longus
remote simpliciterque pinnatim ramosus, ramulis apice obtusius-
culis; folia nitida aureo-lutescentia vel juniora virentia, ereclo-
patentia falcato-subsecunda lanceolato-linearia 3-3,5 mm. longa,
pluries distincte longitudinaliter plicata binervia, nervis tenuibus
sub apice evanidis calloso-prominentibus non serrulatis, margine
reflexiusculo indistincte denticulato, areolatio e cellulis angustis-
simis leptodermis pallide virescentibus conflata; perichætia e caule
primario oriunda turgida, foliis caulinis breviora; folia perichætialia
externa parva 0,5 mm. longa orbiculato-ovata breviter acuminata,
interiora majora 2 mm. longa ovata longe subulato-acuminata,
omnia estriata enervia integerrima, e cellulis leptodermis viren-
tibus formata; pedunculus gracilis 4 cm. longus flexuosus purpu-
rascens levis; calyptra ignota; theca inclinata breviter cylindracea
1 mm. longa levis brunnea leptoderma sub ore constricta, operculo
convexo longe acute rostrato; dentes peristomii externi sicei reflexi
lineari-lanceolati pallidi candicantes dense trabeculati linea commi-
surali longitudinali vix conspicua, interni in membrana basilari
flavida pellucidi ciliæformes; sporæ globosæ leves pallide ferru-
gineæ.
Habitatio. Guatemala, sine loco natali : Friedrichsthal in Hb. Viennensi.
Species pro genere maxime dubia, Hemiragis certissime nulla!
Erythrodontium cylindricaule C. Müll.
Habitatio. Ruine de Coban; S. Cristobal ; Laguna del Pino. Coll. No 50,
51, 52.
var. pungenticaulis; rami tenues perfecte teretes albidi
pungentes; folia densissime conferta nec squarrulosa nec patula.
Habitatio. In arboribus sylvæ prope Coban, 4800 ped. altum, Febr. 1886 :
H. v. Türckheim.
10%.
Quoad locum specialem, ut videtur, valde variabile.
Pterobryum densum fide Brother. Non vidi.
105. Distichium undulatum Brid.
106. Dusenia pycnothallodes C. Müll. in Hedwigia 1897, p. 107.
(39)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 209
107. Entodon flaviusculus n. sp.; monoicus; caulis robustiusculo-
complanatus flavescens splendens inordinatim pinnato-ramosus
uncialis vel brevior, ramis brevibus flexuosis brevissime caudatis;
folia caulina coriacea dense equitanlia madore parum patula, e basi
angusta fibrosa decurrente cellulis alaribus parenchymaticis hexa-
gonis pellucidis ornata margine sæpius parum revoluta in laminam
angusie cymbiformi-oblongam breviter vel longius acuminatam
plus minusve acutatam denticulatam attenuata, nervis binis brevis-
simis obsoletis vix exarata, e cellulis angusto longiusculis pallidis
areolala ; perichætialia e basi vaginata in subulam elongatam
reflexam acutatam protracta ; seta flava. Cætera desiderata.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamalä, Dec. 1887 cum fructibus
deciduis : v. Türckheim.
108. Entodon Bernoullii Hpe. in sched. 1868; cespites latissimi
deplanati viridissimi nitidi intertexti; caulis decumbens ramosissi-
mus, ramis ramulis remotis angustis rigidis siccitate involutaceis
madore complanatis brevibus pinnatis breviter caudato-attenuatis ;
folia caulina parva dense imbricala, humore stricto-patula, e basi
angustiore excavata cellulis parenchymaticis pellucidis majuseulis
ornala in laminam anguste cymbiformi-oblongam breviter obtu-
siuscule acuminatam apice denticulalam margine erectam exeunlia,
nervis binis brevissimis angustissimis exarala, e cellulis angustis
longiuseulis pellueidis reticulata ; perichætialia e basi vaginata
appressa tenera in subulam erectam producta; theca in pedunculo
breviusculo rubro recte cylindrica æqualis rarius curvula, operculo
conico subulato rubro, annulo angusto, peristomio brevi, dentibus
externis angustis fuscis valde pectinatis, internis angustioribus ad
lineam longitudinalem parum secedentibus pallidioribus; sporæ
minutissimæ.
Habitatio. Mazatenango. No 78.
E. complicatus nob. Costaricensis habitu similis foliis multo latioribus bası
latis raptim jam differt.
109. Pterogonidium subtilissimum n. sp.; cespites latissimi
humiles tenelli applanati obscure virides valde intricati; caulıs
pusillus vage ramosus fabroniaceus, ramis perbrevibus subtilibus;
folia caulina minula remote disposita patentia surculum plumosum
210 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
sistentia, e basi angustiore enervi angusta oblongo-acuminata acuta
caviuscula integerrima, e cellulis angustis sed laxiusculis longius-
culis pellucidis reticulata ; perichætialia similia vix majora; theca in
pedicello perbrevi recto tenui rubente erecta minuta anguste cylin-
drica laxius reticulata fuscata; peristomii dentes breves anguste
lanceolati integri obscure fusci. Cætera ignota.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 75 bis.
Foliis remotis patentissimis ab omnibus congeneribus jam diversum, Ptero-
gonidio pulchello ex habitu simile.
110. Taxicaulis trichopelma n. sp.; cespituli pusilli albidi inter-
texli teneri; caulis tenuis repens, ramulis perbrevibus tenerrimis
pallidissimis flexuosis plerumque secundifoliis remotis inordinatim
vage ramosus; folia caulina homomalla vel directione varia dispo-
sita minuta ramulum plumosulum tenuem sistentia, e basi angus-
tiore concavo-ovala in acumen breviter acute subulatum attenuata
enervia, e cellulis angustissimis subconflatis ubique areolata inte-
gerrima; perichætialia minora sed longius subulata; theca in pedun-
culo longo capillari rubente flexuosa inclinata vel nutans minutis-
sima, evacuata e collo brevi ampullaceo-ovalis marostoma sub ore
parum constricta, operculo e basi conica rostellato; peristomium
breves.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamalä, 3800 ped. alt. in truncis
(filicinis ?), Dec. 1887 cum fructibus valde maturis: v. Türckheim in Hb. Levier.
Ramulis plumose foliosis teneris pallidissimis atque theca longipedunculata
minute ampullaceo-ovali facillime discernenda species. Ad Taxicaules leuco-
blastos pertinens.
111. Taxicaulis subsplendidulus n. sp.; cespites planissimi
virides teneri; caulis perpusillus simplex angustissime compla-
natus plumosus; folia minutissima remotiuscule disposita, e basi
angustiore angustissime lanceolata breviler subulata caviuscula
integerrima enervia, e cellulis perangustis longiusculis reticulata ;
perichætialia minora pauca similia; theca in pedicello brevi pro
plantula longiusculo tenero rubro erecta minutissima obeonica sub
ore constricla fusca, operculo minutissime conico breviter aciculari,
peristomio perbrevi minuto.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 75, 84.
Planta tenerrima, partibus omnibus minutis facile distinguenda. Ad Taxi-
caules leucoblastos pertinet.
LÉ
on
(41) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 211
112. Vesicularia pseudo-rutilans n. sp.; cespites decumbentes
applanati obscure viridissimi intricali; caulis prorepens, ramis per-
brevibus densiuscula aggregatis pinnalus; folia caulina parva cris-
patula madore patentia ramulum eleganter complanatum sistentia,
e basi angustiore rotundate ovala breviter acuminata, acumine
acuto pro more semitorlo plicata, integerrima enervia caviuscula, e
cellulis majusculis virentibus laxis mollibus reticulata; perichætialia
e basi amplexante in subulam elongatam acutatam protracta; theca
in pedunculo longiusculo tenui rubro nutans minute ampullacea
siccitale arcuatula, operculo rostrato. Cætera nulla.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 76.
Foliis læte viridibus a V. rutilante jam diversa.
113. Vesicularia arcuatipes n. sp.; pusilla e viridi lutescens
repens breviramea, ramulis curvulis falcifolius; folia caulina den-
siuscule imbricata minuta parum falcata madore patula, e basi
angustiore anguste cymbiformi-oblonga in acumen breve acutatum
denticulatum attenuata enervia, e cellulis longiusculis laxiusculis
reticulata; perichætialia longissime subulata; theca in pedunculo
elongato tenui rubro valde arcuato-flexuoso minuta olluliformis
nutans macrostoma, brevicolla, operculo majusculo cupulato-conico,
peristomio brevi rufulo.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamalà, 3800 ped. alta, Dec. 1887 :
v. Türckheim in Hb. Levier.
Pedunculo longo maxime curvato-flexuoso atque thecæ forma facile cognos-
cenda.
114. Vesicularia (Rhynchostegiopsis) auricolor n. sp.; ces-
piles densiusculi intricati pallide sulphurei vel aurantiaci; caulis
decumbens ramulis brevibus irregulariter pinnatus; folia caulina
secunda falcala densiuscule imbricata madore surculum compla-
natum sistentia, e basi angustiore ovala acuminala uncinala genu-
flexo-cuspidata caviuscula enervia, supra medium remote grosse
serrata, e cellulis longis laxis pellucidissimis eleganter reticulata.
Cætera nulla.
Habitatio. Pansamala, 3800 ped. alta, Januar. 1886 : H. v. Türckheim in
Hb. Brotheri.
Foliis acumine serrato genuflexo alque colore species propria.
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
115. Vesicularia thermalis n. sp; caulis fluitans tenuis filiformis
viridis irregulariter pinnatus; folia minuta in axi crasso remota, e
basi angustiore rotundato-ovata, acumine brevi semitorlo termi-
nata, integerrima caviuscula carnosula enervia, e cellulis majusculis
laxis viridibus utriculo primordiali repletis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Alta Vera Paz, in truncis submersis in aqua 17° R. prope Cubil-
guilz : H. v. Türckheim in Hb. Levier.
116. Plagiothecium longisetulum n. sp.; cespites teneri virides
intricati virides; caulis repens tenuis, ramis brevibus teneris plu-
mose foliosis pinnatim divisus; folia laxe disposita patenti-patula
pallida, e basi angustiore breviter fibrosa enervi in laminam
anguste oblongam siricte acuminatam acutatam producta integer-
rima, e cellulis angustissimis longiusculis densiusculis reticulata ;
perichætialia in subulam elongatam flexuosam protracta; omnia
flaccidula; theca in pedunculo elongato flavo flexuoso tenui incli-
nata parva tumide ovata siccitate sub ore coarctata, operculo minuto
conico aculo; exostomii dentes valde introrsum ineurvati rubiginosi
robustiusculi obscuri, endostomii erecti aurantiaci carinati, ciliolis
capillaribus singulis interpositis.
Habitatio. Ad arboris juvenilis corticem glabrum prope Coban, 4400 ped.
alt.; in terra paludosa in Chicogonito pr. Coban; Decembri 1885 : H. v. Türck-
heim. Hb. Levier.
117. Aptychus apaloblastus n. sp.; caulis repens, ramis bre-
vibus vix pollicaribus simplicibus vel parce ramulosis curvatis
viridi-lutescentibus; folia caulina densiuscule imbricata madore
patula parva, e basi angustiore constricta cellulis alaribus amplius-
cule vesiculosis paucis thryseis ornata in laminam oblongam mar-
gine valde revolulam acumine brevi robustiusculo æquali termi-
nalam producta concava enervia, e cellulis ellipticis pro more pellu-
cidis areolata; perichælialia minora magis acuminata ; theca in
pedunculo breviusculo rubente flexuoso inclinata, e collo brevi obco-
nica parva vel siccitate amblystegioideo-curvata, aperculo conico-
subulato.
Habitatio. Pansamala, 3800 ped. altus, Januario 1886 : v. Türckheim in
Hb. Brotheri.
Inter Aptychum semitortulum et A. longicollem sedem tenens, a priore
foliis plano-acuminatis, ab ulteriore foliis nec vesiculose tumidis jam differt.
(43)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 213
118. Aptychus longicollis Hpe. in sched. 1868; monoicus; ces-
pites lati decumbentes lutescenti-virides intricati; caulis repens,
ramis brevibus curvulis simplicibus densiuscule aggregatis; folia
caulina parva vesiculose imbricata madore subpatentia, e basi
angustiore ovato-acuminata cucullato-concava enervia, cellulis ala-
ribus paucis (3) majusculis vesicularibus hyalinis ornata, e cellulis
ellipticis areolata ; perichætialia similia longius acuminata; theca in
pedunculo longo tenui flavo-rubente parva inelinata, e collo cylin-
drica arcuata amblystegioidea, operculo e basi breviler conica in
subulam acieularem longiusculam producto; peristomium generis.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 80, 136; Chilion, Coll. No 537.
119. Aptychus semitortulus n. sp.; monoicus; cespites pulvinati
lutescentes laxiusculi; caulis repens, ramis semipollicaribus cur-
vulis tumidiuseulis simplieibus brevissime cuspidatulis divisus; folia
caulina densiuseule imbricata madore patula, e basi angustiore cel-
lulis alaribus majuseulis vesiculosis paucis chryseis ornata in lami-
nam anguste oblongo-acuminatam producta, acumine acutato semi-
torto coronata, margine e basi usque ad apicem anguste revoluta,
concava integerrima enervia; perichætialia similia sed longius acu-
minata ; theca in pedunculo elongato tenero flavo-rubente minulis-
sima leviter inclinata, e collo anguste obconica sub ore constricta.
operculo e basi cupulato-conica longe aciculari-subulato; peristo-
mium generis.
Habitatio. Inter Coban et Gualän, Coll. No 49.
Prope Aptychum Galipensem, sed capsula minutissima jam ab omnibus con-
generibus distinctus.
120. Sigmatella (Papillidium) Bernoulliana n. sp.; cespites
tenelli humiles lutescentes intricati; caulis pusillus, ramulis per-
brevibus simplicibus aptychoideis ; folia caulina laxe disposila
minuta humore patula, e basi brevissima constricta cellulis alaribus
vesiculosis chryseis paucis ornala in laminam anguste oblongo-acu-
minalam subeucullato- concavam integerrimam aculam producta
enervia, e cellulis minutis perangustis breviusculis pallidissimis
pellucidis dorso folii tenuiter unipapillosis reticulata ; perichætialia
pauca minora angustius longius acuminata; theca in pedicello pro
plantula longiusculo tenui rubente nutans minutissima, e collo
brevi angustissime anguste cylindracea siccitate valde constricta
214 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
amblystegioideo-curvata, operculo conico subulalo, peristomio
brevi.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 76.
Habitus Aptychi chrysostegi G. Müll., sed foliis papillosis longe remota
species.
121. Sigmatella (Limnobiella) pseudo-acuminulata n. sp;
cespites lati virides intricati densiusculi; caulis elongatus (fluitans?)
irregulariter pinnatim ramosus; folia caulina densiuscule imbricata
madore dense patula surculum anguste complanatum sistentia
parva, e basi brevissima fibrosa coarctata cellulis paucis minute
vesiculosis hyalinis ornata angustiore in laminam ovatam subco-
chleariformi-concavam breviter acuminulatam producta enervia,
margine ubique erecto apicem versus tenerrime crenulata, e cel-
lulis minutis angustissimis in membranam sordide luteam veluti
conflatis areolata tenerrime seriatim punctata; perichætialia e basi
latius amplexante in subulam longe acicularem protracta stricia ;
theca in pedicello longiusculo tenero capillari flaccido rubente
minula nulans oblonga, siccitate arcuata sub ore valde coarctata,
operculo minuto conico; peristomii dentes externi angusti lutei
linea longitudinali exarati, interni chrysei, ciliolis radimentariis.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 83; « Lucluc sylvæ primævæ », Coll.
No 87,
Ex habitu Hypno acuminulato Hoch. simillima, sed hæcce foliis obtusius-
culis jam recedit.
122. Microthamnium scalpellifolium n. sp.; cespites lati viri-
dissimi intricati nitiduli plagiothecioidei; caulis decumbens brevis
ramulis brevibus fasciculatis complanatis angustis; folia caulina dis-
ticha densiuscule equitantia parva, e basi angusta ligulato-oblonga
brevissime obtusiuscule acuminata cymbiformi-concava apice tenui-
ter serrulata enervia,e cellulis indistinctis densis angustis areolata;
perichætialia minora, e basi vaginacea in laminam valde reflexam
acuminato-subulatam hic illic lobato-dentatam protracta; theca in
pedunculo breviusculo rubente tenui inclinata vel nutans minuta, e
collo brevi anguste oblonga arcuatula leviter verrucosa, operculo e
basi protuberante oblique rostellato. Cætera nulla.
Habitatio. Mazatenango. No 82.
Ob folia minuta distichacea ligulato-cymbiformia jam species propria.
(45) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 215
123. Microthamnium micrurum n. sp.:; caulis tenuis decum-
bens pallidissimus, ramis brevibus remotis breviter caudatis pinna-
tulus; folia caulina madore erecto-patula, e basi late amplexicauli
in laminam latiusculo-acuminatam breviter subulatam producta,
ubique tenuiler denticulata indistincte punctato-papillosa, e cellulis
elongatis angustis laxiuseulis reticulata; perichætialia in subulam
longissimam attenuata valde patula; theca in pedunculo elongato
flexuoso arcualo rubro nutans, e collo brevi oblonga. Cætera nulla.
Habitatio. Guatemala, Coban, 4800 ped. alt., Febr. 1886, cum fructu
vetusto : v. Türckheim.
A M. Türckheimit surculo flaccido foliisque multo majoribus prima fronte
distinetum.
124. Microthamnium Türckheimi n. sp.; monoicum; caulis
distincte dendroideo-faseiculatus tenuis lutescens vel stramineus;
folia caulina parva remotiuscule disposita patula, e basi angustiore
anguste lanceolata breviter acuminata obsolete denticulata summi-
late magis serrulala concava enervia, e cellulis angustis densis areo-
lata; perichætialia e basi vaginacea in subulam elongatam attenuala;
theca in pedunculo longiuseulo flexuoso rubro horizontalis vel nutans
parva ampullacea macrostoma ochracea, peristomio brevi pallida.
Habitatio. Coban, 4400 et 4800 ped. alt. Febr. 1886; H. v. Türckheim in
Hb. Brotheri.
Ex theca ampullacea tenella ochracea facile cognoscendum. A M. micruro
primo visu differt : foliis humore sicut Rigodium stricte patentibus multo mino-
ribus atque rigiditate partium omnium.
125. Microthamnium megapelmatum n. sp.; cespites lati laxi
intricali e viridi brunnescentes; caulis vage repens in stolonem
tenuissimum excurrens, ramis fasciculatis patulifoliis ramosissimus
decumbens; folia caulina e basi brevissima fibrosa angusta coarctata
in laminam anguste lanceolatam breviter acuminatam distincte ser-
rulatam producta enervia, e cellulis angustissimis densis indis-
tinctis areolata; perichætialia e basi vaginala in subulam elongatam
flexuosam acicularem reflexam integram protracta; theca in pedun-
culo longo tenui flaccido flexuoso rubro deinque nigrescente erecta,
e collo tenero angustissime cylindrica, operculo conico acuto.
Habitatio. Ex urbe Guatemala quam linteum involucris serviens in Museo
zo0logico Florentino. Hb. Levier.
Foliis ubique insertis valde patulis remotis lanceolatis serrulatis, theca
longe cylindrica et longe pedunculata facile distinguendum.
216 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
126. Microthamnium subperspicuum n. sp.; cespituli tenelli
laxe intricati ochracei; caulis filiformis tenuis flexuosus, ramulis
perbrevibus teretiusculis curvulis; folia caulina catenulato-imbri-
cata minuta humore tumescenti-palula, e basi angustiore margine
parum revoluta rotundate ovato-acuminata cochleariformi-concava,
acumine brevi acuto terminala, integriuscula vel tenuissime denti-
culata diaphana pallidissima subscariosa, nervis binis teneris obso-
letis, e cellulis angustis densis brevibus ad marginem baseos majo-
ribus quadratis reticulata; perichætialia majora stricta longe acu-
minala; theca in pedunculo longiuscuio crassiusculo valde arcuato-
flexuoso rubro minuta nutans oblonga, sicca valde coarctata ore
constricta. Cætera desiderata.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamalä, 3800 ped. alt.. Decembri
1887 : v. Türckheim in Hb. Levier.
Ex habitu Microthamnii perspicui (Hpe. sub Hypno) Novogranatensi, sed
pedunculo elongato arcuato-flexuoso primo visu diversum.
127. Cupressina (Genuinæ) minutidens n. sp.; caulis supra-
pollicaris foliosus, ramulis perbrevibus, summitate "uncinatulis
remotiusculis lutescentibus irregulariter pinnatus breviter pro-
fusus; folia caulina brevia densiuscule orthostichaceo-imbricata
secunda, e basi angusliore auricula minuta incrassato-cellulosa
rotundata in laminam latiusculam ovato-acuminatam falcatam ad
acumen breve robustiusculum producta, leviter plicato-concava
ubique minute denticulata, nervis binis angustis pallidissimis
divergentibus distinctis longiusculis exarata, e cellulis angustis-
simis longis dense reticulata. Cætera ignota.
Habitatio. Guatemala, Coban, Octobri 1887 : v. Türckheim. Brotherus mis.
1891.
Foliis brevibus distincte binervibus et distincte seriatim imbricatis ubique
minute denticulatis facile cognoscenda.
128. Cupressina acrostegia n. sp.; monoica; cespites humiles
tenelli lutescentes intricati; caulis filiformis repens tener, ramulis
brevibus remotis curvulis angustissime complanatis homomallo-
phyllis pinnatulus; folia caulina nitidula minuta laxiuscule equi-
tantia madore patula, e basi angustiore fibrosa in laminam anguste
oblongam subeymbiformem acuminatam plus minusve falcatam
integerrimam vel tenuiter denticulatam attenuata, margine hic illis
angustissime revoluta flaccidula, nervis binis tenuissimis brevissi-
A ee
(47)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 217
mis obsoletis vix exarata vel enervia, e cellulis longiusculis angus-
tissimis nec incrassatis infima basi nonnullis vix majoribus reticu-
lata; perichætialia multo majora, e basi vaginata in subulam elon-
gatam acicularem integram protracta ; theca in pedunculo longius-
culo rubente tenui glabro inclinata parva urceolata macrostoma,
operculo conico-cupulato acuto rubro. Cætera nulla.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamala, Decembri 1887 : v. Türck-
®
heim ın Hb. Levier.
129.
mult
130.
Stereophyllum (Moneurium) pycnoblastum n. sp.;
cespites lati lutescenti-virides intricati; caulis repens radiculosus
secundifolius, ramulis brevibus angustis homomallis; folia caulina
laxe conferta madore patula, e basi brevi constricta cellulis non-
nullis majusculis pellucidis quadratis ornata in laminam oblongo-
acuminatam acutam producta, margine medio distincte revoluta
ubique integerrima concava, nervo angustissimo veluti obsoleto
pallido ad medium evanido leviter exarata, e cellulis angustis lon-
giuseulis pallidis reticulata ; perichætialia vix majora, e basi ample-
xante breviter acute acuminata; theca in pedunculo longiusculo
flexuoso rubente glabro minuta anguste cylindrica nutans sub ore
constricta. Cætera nulla.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 72.
Ex habitu Stereophyllo subflavo (Hook. et Wils.) Brasiliensi assimile, sed
o robustius.
Stereophyllum (Euglossophyllum) affixum n. sp.;
monoicum; caulis late decumbens robustiusculus lato-complanatus
amoene viridissimus dense affixus, ramis prorepentibus obtusulis ;
folia caulina arcte imbricata majuscula madore eleganter patula, e
basi parum angustiore latiuscule oblonga brevissime obtuso-acumi-
nata integerrima, nervo lato ante acumen anguste evanido exarata,
e cellulis grossiuscule ellipticis ad marginem baseos quadratis areo-
lata; perichætialia e basi longiuscula latiuscule vaginacea in acumen
longum robustum protracta; theca in pedunculo altiusculo flexuoso
rubente glabro inclinata majuscula tumide oblonga, siceitate arcuata
sub ore coarctata, operculo conico obliquo; exostomii dentes robusti
lati rubiginosi, endostomii albidi latiusculi carinati nec hiantes,
ciliolis singulis brevibus.
Habitatio. Mazatenango, Coll. No 74.
BULL. HEBB. BOISS., mars 1897. 16
218
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (48)
131. Brachythecium trochalobasis n. sp.; cespites lati molles
e viridi lutescentes intricali; caulis uncialis vage ramosus, ramis
brevibus vel longioribus setoso-foliosis caudatis inordinatim pin-
natus; folia caulina erecto-imbricata madore patula, e basi lata cor-
date excisa impresso-rotundala margine valde revoluta distincte
plicata late ovata in acumen longiusculum pro more semitortum
flexuosum atlenuata, supra medium tenuiter apice distinctius den-
ticulata concava, nervo angusto ad acumen evanido carinate exarata,
e cellulis longis angustiuseulis basi majoribus magis quadratis
pellucidis reticulata; perichætialia in subulam longissimam acicu-
larem flexuosam subintegerrimam protracta paraphyses hyalinas
multas emersas cingenlia; seta crassiuscula rubra glabra medioeris.
Cætera desiderata.
Habitatio. Guatemala, Alta Vera Paz, Pansamala, 3800 ped. altum, Dec.
1887 : v. Türckheim in Hb. Levier.
132. Brachythecium pusillo-albicans n. sp.; cespites tenelli
albescentes decumbentes intricati, caulis tenellus repens parum
profusus flexuosus, ramis perbrevibus tenuibus madore plumosi-
foliis strictis vel curvulis remotiusculis eleganter pinnatus; folia
caulina minula setoso-imbricata, e basi angustissima latiuscule
ovato-acuminata plus minus subulata, margine inferno regulariter
revoluta superno erecta sed ubique minulius denticulata; inferne
cochleariformi-concava leviter-plicata, nervo angustissimo pallido
infra medium folii evanido exarata, e cellulis angustis sed pellucidis
eleganter albide reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. In arboribus sylve supra Coban, 4800 ped. alt., arcte inter-
mixtum cum Thuidio Türckheimii, 14 Febr. 1886 : H. v. Türckheim in Hb.
Levier. =
133. Brachythecium crocatum Hpe in sched. 1868; luridum
repens robustulum, ramis remotis brevibus obtusis latiusculis ;
folia caulina densiuscule imbricata madore patula, e basi angustiore
late ovata longe subulate robuste acuminata, margine infimo parum
revoluta superne erecta distincte denticulata, leviter plicata flaccida
concava, nervo angusio anle medium folii evanido lenissime exa-
rata, e cellulis longis laxiusculis pellucidis indistincte reticulata ;
perichætialia e basi vaginacea lutea in subulam longissimam acicu-
larem flexuosam protracta subintegerrima; theca in pedunculo lon-
(49) C. MÜLLER. BRYOLOGIA GUATEMALENSIS. 219
giusculo valido ubique glabro inclinata parva arcuato-oblonga vel
eylindrica sub ore valde constricta, operculo tumide conico apicu-
lato, peristomio pallido.
Habitatio. Sine loco speciali et No ex Hb. Hampeano, ab A. Bernoulli col-
ectum accepi.
Brachythecio conostomo Tayl. fide Hampe affine, melius cum Cl. plumoso
comparabile.
134. Rhynchostegium (Leptorhynchostegium) tener-
rimum C. Müll. Hypmum tenerrimum C. Müll. Bot. Zeit., 1856,
p. 456.
135. Thuidium Türckheimii n. sp.; cespites byssacei lutescenti-
virides; caulis longe repens tenuis, ramis brevissimis teneris sim-
plicibus vel parce divisis pinnatus; folia caulina minutissima cate-
nulato-remota, madore e basi angustiore ovata breviter obtusiuscule
acuminala profunde concava, nervo pallido dorso angustissime
alato exarata, e cellulis carnosulis viridibus occultis areolata; peri-
chætialia appressa multo majora,e basi vaginacea in subulam longam
aciculari-acutatam strictam attenuata, e cellulis pallidioribus areo-
lata; theca in pedunculo longiuseulo flexuoso flavo-rubente glaber-
rimo inclinata arcuato-oblonga, operculo e basi conica longe ros-
trato.
Habitatio. In arboribus sylvæ supra Coban, 4800 ped.alt., Febr. 1886, cum
fructibus maturis : H. v. Türckheim in Hb. Brotheri et Levieri.
AT. byssoideum raptim distinguitur statura robustiore, pedunculo crassiore
longiore glabro atque capsula majore inclinata arcuata.
136. Thuidium byssoideum n. sp.: cespites byssoidei viridissimi;
caulis decumbens vage ramosissimus, ramis pinnalis brevissimis
divisus; folia caulina minutissima catenulate remota, e basi angus-
tiore ovata breviter aculiuscule acuminata profunde concava, nervo
pallido dorso papilloso brevi exarata, e cellulis carnosulis viridibus
areolala; perichætialia multo majora, e hasi vaginacea appressa in
subulam acutam attenuata stricta superne in cilia pauca erecta
appressa fimbriata, pallidiora; theca in pedunculo longiusculo tenui
rubente ubique asperulo parva vıx inclinala vel erecta ovata sicci-
tate valde constricta macrostoma, operculo e basi conica ochracea in
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (50)
19
IO
=
rostrum aciculare obliguum protracto, annulo lato, peristomio
interno brevi chryseo ciliolis rudimentariis singulis.
Habitatio.. Mazatenango. No 81.
A Thuidio Türckheimii simillimo peduneulo scabro, a T. schistocalyce nob.,
quocum Cl. Hampe olim confudit, foliis perichætialibus in cilia permulta con-
fervoidea flexuosa fissis Jam diversum.
137. Tamariscella ventrifolia n. sp.; late cespitosum pallide
lutescens longe repens, ramis brevibus robustiuseulis remotis
bipinnatis teneris divisus; folia caulina minuta subconferta diaphana
tenuiter scabra, e basi angustiore ventroso-ovata breviter acumi-
nata, margine erecto ob papillas erosula; perichætialia majora, e
basi vaginacea in acumen breviter subulatum attenuata, nervo
angusto pallido evanido percursa. Cætera nulla.
Habitatio. In arboribus et in terra circa Coban, 4400 ped. alt., Decbr. 1885
sterile lg. v. Türckheim.
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PUBLICATIONS DE L'HERBIER BOISSIER
Bulletin de l'Herbier Boissier, sous la direction de Euc. Autran, conservateur de
l'Herbier. 12 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 45 fr. Union postale,
20 fr.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
» IL (4894), 769 » 32 » et 4 »
» II (189), 706 » 18 Dei »
» IV (1896), 963 » 9 68 »
BOISSIER, EDM. Flora orientalis sive enumeratio plantarum in Oriente a Græcia
et Ægypto ad Indiæ fines hucusque observatarum. — 5 vol. et Supplément,
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— Voyage botanique dans le midi de l'Espagne pendant l’année 1837. — 2 vol.
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— Diagnoses plantarum orientalium. Ire série, 13 fascicules; 2me série, 6 fasci-
cules. — In-80. Genève, 1842-1859, le Bee en 3 Ir.
Les fascicules 1, 3, 6 et 7 sont épuisés.
— Description de deux nouvelles Crucifères des Alpes et du Piémont. — In-%°, avec
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— Centuria Euphorbiarum. Genève, 1860 ......................... ie
Pusillus plantarum novarum Africæ borealis Hispaniæque australiss — In-80.
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BOISSIER. EDM. er BUNSE. Aufzæhlung der in einer Reise durch Transkaukasien
und Persien ge nellen Pflanzen, — In-A0 avec 10 planches et 1 carte.
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BARBEY, C. er W. D au Levant : Esypte, Syrie et Méditerranée.
Février-mai 1880. Avec 11 planches et 1 carte. — 1880......... 20 fr.
BARBEY, W Floræ Sardoæ compendium. Catalogue raisonné des végétaux observés
‘dans l'ile de Sardaigne. Avec suppl. par MM. AscHersoN et E. Levier. Avec
1 planches. 1809... Mens ne ide 25,0%
— Epilobium genus, a cl. Cu. Cuisin, ill. Avec 2% planches. — Lausanne,
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ce bre Lycie, ei 1842, 1883, 1887. Etudes botaniques. In-A°, avec 5 à
ES RM a a A EEE ea CIO 15 fr.
— an Calceolus X macranthos Barbey. — In-40, avec 1 planche double
A SO Lausanne; fe D ES LE PAR ES ee 3 fr.
BARBEY, W., C. ne STEFANI er C. J. FORSYTH-MAJOR. Samos. Etude géolo-
gique, paléontologique et botanique. Avec 13 pl., par Cu Gussm. 1894. 20 fr.
— — — Halki, Etude botanique. — In-40 avec 1 planche double, par Cu.
Cum Kapeanne, HO en ea anne 3 fr.
— — — Karpathos, Etude géologique, paléontologique et botanique. — In-A0,
avec 13 pl., par CH. Guisin. 1898 Ren Mere e nos 0e 20 fr.
AUTRAN, E. gr DURAND, TH. — Hortus Boissierianus, Enumération des
plantes cultivées en 1895 à de et à Chambésy, avec préface de
M. F. Crépin. — In-80, xı et 572 pages, avec 2 planches. Genève, ou
—— © &——
BULLETIN
DE
l'HEFRBIER Bolssıe
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome V. 1897.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
» IE (1894) 70959792 » et A »
» I (1895), 706 » 18 » et 1 »
» IV (1896), 963 » LES et 3 »
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — mp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
BERLIN
+ & SOHN
A4, Carlstrasse,
Li ANCKSIEG K
RAN,
SOMMAIRE DU N° 4. — AVRIL 1897.
Pages
I. — R. Chodat — UNIVERSITÉ DE GENEVE. — LABORA-
TOIRE DE BOTANIQUE. Aue série, IVne fascicule.
Catherine Komaroff. — REMARQUES SUR QUELQUES
STRUCTURES FOLIAIRES (avec gravures) .............. 221
II. — Kriederich Hildebrand. — UEBER DIE KNOLLEN
UND WURZEELN DER GYCLAMEN-ARTEN. . .......... 252
III. — Alfred Chabert. — DES PLANTES SAUVAGES
COMESTIBLES DE EA-SAWIES 23 70200 258
IV. — G. Rouy. — QUESTIONS DE NOMENCLATURE. Réponse
à M: John Bequeme 273
V.— C.-J. Forsyth-Mayor et William Barbey. —
IKARIA étude Potanique ar nn een 279
VI. — John Briquet. NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE SUR
LES RECHERCHES SUR LA SEVE ASCENDANTE DE
M. HOUSTON STEWART CHAMBERLAIN............ 285
APPENDIX No III (suite).
VII. — Hans Schinz. — Die. Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas (mit Einschluss der Westlichen Kalachari)... 59 à 82
5e année, N° 4, Avril 1897.
RSS PP RD TT TP TT pre
BULLETIN DE LHERBIER BOISSIER
UNIVERSITÉ DE GENÈVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
4me Série. — IVue Fascicule.
REMARQUES
SUR
QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES
PAR
Catherine KOMAROFF !
La plupart des recherches d'anatomie végétale relatives à la structure
du pétiole et du limbe des feuilles ont eu pour but d'examiner dans quelle
mesure les caractères tirés de ces organes étaient constants et pouvaient
être appliqués à la systématique.
Cependant déjà assez anciennement M. Casimir de Candolle, dans son
1 Ce travail a été fait dans le laboratoire d'anatomie végétale et de botanique
systématique, sur le conseil et sous la direction de M. le Prof. Chodat.
Nous tenons à remercier ce dernier, ainsi que M. Eug. Autran, conservateur
de l’Herbier Boissier, pour les facilités qu’ils nous ont accordées pour l’utilisation
des matériaux conservés ainsi que des livres.
Genève, 1896. C. K.
BULL. HERB. Borss., avril 1897. 17
222 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
mémoire sur la théorie de la feuille ' et plus tard dans son anatomie
comparée de la feuille des Dicotylées, a cherché à rendre compte des
causes qui déterminent ces organes à présenter une structure plus ou
moins compliquée.
Vesque? pense qu'on ne saurait tirer de l’arrangement et de la course
des faisceaux dans la feuille et le pétiole aucun caractère notable appli-
cable à la systématique, tandis que M. Petit est d’un avis tout à fait
opposé. Ce dernier pense qu'il ressort de ses recherches que certaines
familles peuvent être reconnues par leur pétiole (Cupulifères, Salicinées,
Crucifères, etc.).
D'autre part, il reconnaît que d’une manière générale chez les plantes
herbacées, les faisceaux libero-ligneux pétiolaires sont distincts à la
caractéristique et soudés d'ordinaire chez les plantes arborescentes, fru-
tescentes.et même sous-frutescentes.
M. Casimir de Candolle *, dans son mémoire, ayant surtout examiné des
familles comprenant des plantes arborescentes ou frutescentes n’a pas
fait cette distinction d’une manière aussi tranchée. Il distingue surtout
les divers types au poiut de vue qu'il défend, à savoir que les diffe-
rentes productions morphologiques el anatomiques sont des degrés
de développement inégaux résultant d’une plus ou moins grande exu-
bérance végétative; les plantes herbacées en général sont à un degré de
développement moindre que les frutescentes, les arborescentes repré-
sentant le maximum d'intensité végétative. Plus encore, chaque organe
peut acquérir indépendamment cette exubérance végétative qui est en
général manifestée par une plus grande complication de ses parties, par
1 C. de Candolle, Théorie de la feuille, Archives des sciences phys. et nat.,
Genève, 1868. — Anatomie comparée des feuilles chez quelques familles de
Dicotylédones. Mémoires de la Soc. de phys. et d’hist. nat., Genève, tome XX VI.
2me partie, p. 427-429.
? Vesque, De l'emploi des caractères anatomiques dans la classificaticn des
végétaux. Soc. bot. France, 1889, t. XI.
® C. de Candolle, I. c. — M. Petit, Mémoires de la Société des Sciences natu-
relles de Bordeaux, 3me série, t. II, p. 217-404 et Ann. des sciences naturelles,
VIlme série, tome VI, p. 342.
Prantl (Stud. über Waschthum, Verzweigung und Nervatur der Laubblätter,
insbesonders des Dicotyleen (Ber. d. d. Bot.-Gesellschaft, t. I, p. 280, 1883).
O. Lignier, De l'importance du système libéro-ligneux foliaire. Cpt. rendus,
1888, 6 août.
Voir Acqua in Malpighia, 1887, 267-282.
Carl Plitt, Beiträge zur vergleich. Anat. des Blattstiels der Dicotyl. Doct.
Diss. 1886, Marburg.
(3) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 223
l'apparition de faisceaux surnuméraires, d'organes appendiculaires nou-
veaux, elc. C’est ainsi qu’il considère finalement et trés logiquement avec
sa théorie les inflorescences épiphylles comme le résultat d’un degré de
développement excessif de la feuille (Chailletacees, Juglandées, ete.) '.
Il étaye ce raisonnement sur un assez grand nombre d'observations
et en particulier sur le fait que souvent les jeunes feuilles, les premières
à la germination ou les inférieures sur le rameau ont une structure moins
compliquée; il leur manque en général les faisceaux intramédullaires ;
quelquefois l'anneau ligneux dans leur pétiole reste ouvert, alors qu’il est
fermé et se complique dans les feuilles successives.
Cette théorie qui semble ainsi ramener à de simples degrés de déve-
loppement les productions végétales si variées est loin d’être fausse; dans
toute sa simplicité elle exprime d’une manière figurée ce qu’on constate
constamment dans la nature. Il faut en l’appliquant ne jamais perdre de
vue que les termes de comparaison devront être pris dans une même
série naturelle. Les déductions tirées de l’examen d’un grand nombre de
types de familles, de classes différentes, pourront être entachées d’erreur
et n'auront que la valeur qu’on attribue justement à la statistique. Dans
le présent travail nous nous sommes surtout attachés à quelques familles
en y étudiant tous les types principaux.
Il est remarquable que ni l’un ni l’autre de ces deux auteurs ne se
soient plus spécialement attachés à la question de statique. Nous savons
en effet depuis longtemps que l’arrangement des tissus solides dans
diverses parties des végétaux correspondent d'ordinaire à des conditions
d'équilibre ou de résistance bien déterminées. La feuille et son pétiole
ont à effectuer un travail qui consiste à maintenir l’appareil d’assimila-
tion capable d'utiliser les radiations solaires d’une manière avantageuse.
Aucune règle générale ne peut nous donner en biologie la position
qu’occupera nécessairement le pétiole et la feuille. Ceci dépend des con-
ditions particulières dans lesquelles ces organes sont appelés à vivre et
ces Circonstances ne sont pas seulement particulières au climat, à sa
sécheresse, sa luminosité, son humidité ou sa rigueur, mais aussi à la
position que l’organe occupe dans l’ensemble. C’est ainsi que les feuilles
ne sont pas dans les mêmes conditions à la base du rameau et au som-
1 Voir à ce sujet C. de Candolle, Recherches sur les inflorescences épiphylles.
Mémoires de la Société de Physique, Genève, 1890, p. 4, vol. supplémentaire, et.
Bractées florifères et contributions à l'étude du genre Alchimilla. Bull. Herb.
Boiss., 1893. 123, 485. — F. Barth, Anatomie comparée des Trigoniacées et
Chailletacées, travaux du laboratoire de botanique, IlIme série, fase. V. in Bull.
Herb. Boiss., 1896.
224 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (&)
met, sur l’axe qui porte les cotylédons et la tige développée. Elles seront
sollicitées très différemment par le vent dans ces différentes situations.
D'une manière générale les feuilles des arbres sont mobiles, tandis
que les plantes herbacées ont des feuilles stables. Des feuilles rigides et
des pétioles courts ne correspondraient ni aux fonctions qu’elles ont à
remplir et qui consistent à maintenir la feuille exposée aux influences
cosmiques, ni aux conditions mécaniques spéciales exigées par la plus
grande résistance qu'elles auront à offrir vis-à-vis du vent.
Il est inadmissible que des conditions aussi diverses n’aient pas eu un
retentissement dans la structure des pétioles et des feuilles. Pratique-
ment on doit convenir, en laissant de côté toutes les théories évolutives,
que la plupart des anomalies ou des structures bizarres correspondent
très exactement au milieu dans lequel les plantes ou les organes qui les
possèdent sont appelés à vivre. Je ne rappellerai que les adaptations
curieuses à la vie aquatique, à l’epiphytisme ou le parasitisme ‘. Nier ainsi
que le fait Van Tieghem ? que la structure anormale des lianes ne soit pas
due à une adaptation c’est fermer volontairement les yeux. Généralement
l’argumentalion des opposants repose sur des comparaisons tirées des
divers types végélaux appartenant à des familles différentes ou des
organes différents. Presque toujours ils négligent le côté phylogénique,
c’est-à-dire ils oublient d'examiner le phénomène dans une même série
naturelle. Grâce aux travaux sur les lianes, de M. Schenck *, M. Chodat * et
M. Roulet *, etc., les objections à la théorie adaptive chez les lianes ont pu
être successivement écartées.
Il est facile dans les Malphigiacées de suivre pas à pas le sens de la
modification qui a entraîné ces plantes à produire des anomalies qui fina-
lement sont en relation directe et étroite avec le milieu.
Dans ces études ıl ne faut oublier cependant que des structures ana-
logues ont pu être déterminées par des conditions bien différentes. Les
tubes criblés interligneux des racines charnues doivent leur apparition à
un procédé anatomique semblable si non parfaitement identique à celui
qui est réalisé dans la tige des lianes et cependant dans le premier cas le
ı Gebel, Pflanzenbiologische Schilderungen et autres publications du même
auteur.
? Van Tieghem, Traité de botanique, IIme Ed., p. 830.
® Schenck, Biologie et anatomie des Lianes.
* Chodat, Malphigiacées du Paragay. Genève. Mémoires de la Société de phy-
sique et d'histoire naturelle, 1892, p. 1-3.
® Roulet, Anatomie comparée du genre Thunbergia. Genève. Travaux du
laboratoire de botanique, Ire série, Vme fasc. in Bull. Herb. Boiss., 1894.
5) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 225
résultat final est une adaptation remarquable à résister à la torsion, dans
le second une simple question d'adaptation à des fonctions nutritives.
D'autre part nous savons par l'exemple des lianes que des structures
très diverses ont été réalisées par des procédés variés pour arriver au
même résultat mécanique. Chaque plante sollicitée par une action déter-
minée variera selon son genre propre, c’est-à-dire selon ce que lui est
permis d’après sa structure initiale ou acluelle ou ses antécédenis,
c'est-à-dire la lignée à laquelle elle appartient.
Faut-il alors avec M. Casimir de Candolle conclure à propos des fais-
ceaux intracorticaux dans le pétiole et les nervures :
« Il va de soi qu'il existe des faisceaux de cette catégorie dans tous les
cas où la feuille est munie d’appendices accessoires, tels que stipelles,
bords ailés, corps glanduleux, etc. Mais leur présence est surtout digne
d'attention dans les feuilles dépourvues de cette sorte d'organes, telles,
par exemple, que celles des Corylacées et des Juglandées. Les faisceaux
dont il s’agit acquièrent alors l'importance d'organes rudimentaires. On
pourrait, en effet, les considérer comme indiquant la présence virtuelle
d’appendices qui auraient primitivement existés ou qui seraient en voie
de formation.
Certainement cette observation est d’une justesse remarquable et dans
la plupart des cas l’énoncé pourra se vérifier. Il existe cependant des
exemples tirés de nos observations, ainsi qu’on la verra plus loin, qui en
aucune façon ne pourraient être interprétés de cette manière (Polygala
venenosa).
D'une manière générale nous agréons parfaitement avec l’ensemble
des conclusions si judicieuses du savant botaniste genevois. La remarque
suivante nous paraît digne de la plus grande attention et nous servira
dans nos considérations ultérieures : « Tout porte à croire que la pré-
sence des faisceaux intramédulaires dans la feuille indique simplement
un surcroît de développement en sorte qu’elle se rencontrera probable-
ment avec plus ou moins de fréquence chez la plupart des familles de
celte classe '. »
Mais tout en admettant avec cet auteur que ces complications sont dues
principalement à un surcroît de développement, c’est-à-dire à une exubé-
rance végétative, nous ajouterons d’accord avec M. Chodat que la dispo-
sion et l’utilisation de ces productions accessoires est dominée par un
principe de statique facile à saisir.
M. Petit dans deux volumineux mémoires a augmenté le nombre des
1 C. de Candolle, I. c., p. 450.
226 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
espèces étudiées, mais d’une manière générale n’a pas ajouté d’idee nou-
velle à celle précédemment émise par M. de Candolle. Il a seulement
étendu l’idée de ce dernier qui dit : « Un système principal fermé quelle
que soit la grandeur absolue de l'organe, représente donc un développe-
ment anatomique plus complet qu’un système ouvert '. »
M. Petit a en outre ajouté que d’une manière générale les plantes her-
bacées ont un système général ouvert et des faisceaux distincts, et les
plantes ligneuses, un système principal fermé.
Dans notre travail nous avons étudié en détail deux familles ; les Sali-
cinées et les Polygalacées. En outre nous avons passé en revue un assez
grand nombre de types de végétaux dont il sera question incidemment.
Dans la grande majorité des cas nous avons établi des coupes en série
de manière à posséder l’ensemble des faisceaux et leurs parcours. Il est
rare que l’examen extérieur ou le simple éclaircissement donne des résul-
tats satisfaisants. En aucune facon les plantes étudiées par nous ne se
seraient prêtées à l'examen qui semble être affectionné par M. Vuillemin ?
et qui semble lui avoir donné de bons résultats chez les Papilionacées.
L'examen des coupes sans colorations n’est pas suffisamment instruc-
tive. Toutes les coupes conservées ont été décolorées à l’eau de Javel et
colorées au réactif genevois.
Dans ces conditions le liber, les fibres et le ligneux apparaissent nette-
ment et les confusions de tissus sont impossibles. Ge procédé de coupes
en série quoique long et souvent difficile est le seul qui pouvait convenir
à notre étude. Nous devons rappeler que dans les travaux de MM. de Can-
dolle et Petit les sections étaient ou indéterminées ou ne comprenaient que
l’initiale, la médiane et la caractéristique. Grâce à ce procédé nous avons
découvert quelque erreurs de M. Petit et établi la marche des faisceaux.
A. SALICINÉES.
a. Salix.
On sait que les feuilles des saules sont ordinairement étroites, quelque-
fois ovales ou elliptiques. Le pétiole des saules est d'ordinaire court. Dans la
plupart des espèces à feuilles allongées son diamètre vertical n’excède en
aucune manière son diamètre horizontal. Chez Salix capræa et chez les
1 C. de Candolle, 1. c., p. 000.
? Vuillemin, La subordination des caractères de la feuille dans le Phylum des
Anthyllis, Nancy, 1892.
(7) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 22
saules à feuilles larges au contraire, dans sa partie supérieure, il tend à
s’aplatir latéralement et se rapproche par ce caractere de celui des Populus.
Ni M. Petit ni M. Casimir de Candolle n’ont suivi en détails la marche
du faisceau dans le pétiole des saules ; cependant ce qu’en dit M. Petit à
propos de Salix fragihis est juste. Mais comme il sera facile de s’en con-
vaincre tous ne se comportent pas de même.
D'accord avec M. Casimir de Candolle nous considérons comme infé-
rieur dans le développement les saules dont le système principal resterait
ouvert.
Trois faisceaux se rendent dans le pétiole des Saules. A sa base il est
fortement élargi et des trois faisceaux le moyen est constamment plus large.
Un premier groupe est formé par ceux dont les faisceaux restent ouverts
avant de s’unir. Dans le Salix Humboldtiana (fig. 1) les trois faisceaux à
Fig. 1. — Salix Humboldtiana. À, initiale; 2-5, sections comprises entre
l'initiale et la caractéristiqne 4; 7, section de la feuille.
Vinitiale sont faiblement recourbes en arc à bords un peu infléchis, ils
tendent à s'approcher par diminution du diamètre horizontal du pétiole
et se soudent en un seul arc largement ouvert. Le peliole qui à l’initiale
était largement sillonné, ne présente à ce moment qu'un sillon étroit,
mais profond; à mesure que le sillon diminue et que le diamètre hori-
zontal se rétrécit, la masse de l'arc principal augmente en hauteur; à la
médiane ou au delà les deux bords de l’arc se soudent en un anneau
aplati et légèrement déprimé à sa face supérieure. Cette dépression dis-
parait à la caractéristique. Le tissu mécanique ne manque qu'à l’initiale;
Salix spectabilis se comporte de même, mais ici le diamètre du pétiole
est au moins trois fois plus considérable.
Salix fragrans diffère des précédents par l'absence de tissu mécanique.
228 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Un second groupe comprend les espèces telles que
Salix canariensis où les faisceaux latéraux prennent peu au delà de la
caractéristique une disposition en anneau, mais où la fusion avec le fais-
ceau moyen ne se fait qu'avant sa fermeture. C’est tout d'abord l'une des
traces latérales qui s’unit, puis enfin la seconde. Il n’y a donc pas symé-
trie parfaite dans ce fusionnement.
Dans un troisième groupe représenté par:
Salix acutifolia, les trois faisceaux se ferment peu après l’initiale et
s'unissent en un anneau bien après.
Salix daphnoïdes présente avec le précédent cette différence que l’apla-
tissement dorsiventral du pétiole se maintient sur toute la longueur, tan-
dis que dans l’espèce précédente dont les feuilles sont grandes et le
pétiole relativement long, le diamètre horizontal tend rapidement à dimi-
Fig. 2. — Salix daphnoides. 1-4 (dans cette figure il faut intervertir l’ordre
de 3 et de 4) mode d'union des 3 faisceaux).
nuer. Il en est de même pour Salix nerifolia et Salix Smithoniana. Dans
ces différents cas la fusion des faisceaux latéraux avec le faisceau médian
ne se fait pas simultanément.
Salix capræa est un type intéressant nous montrant le passage vers
Populus. Les deux faisceaux latéraux sont en anneau à l’initiale, tandis
que le médian est encore largement ouvert. Le fusionnement a lieu
de bonne heure et l’anneau prend rapidement une forme elliptique.
Vers le sommet le pétiole a son diamètre vertical dépassant au moins
d’un tiers sa section horizontale; il n’en occupe que le centre et comme
système résistant semble peu adapté à résister à une flexion verticale. À
la caractéristique les pétioles des saules ont tous un système fermé (C. DC.).
(9) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 229
Les espèces étudiées jusqu'à présent par M. de Candolle, M. Petit
et nous-mêmes sont au nombre de cinquante et une‘.
POPULUS
La structure du pétiole des Populus est d'un grand intérêt, aussi y
avons-nous apporté toute notre attention. Déjà M. De Candolle avait cité
dans la partie supérieure des systèmes fermés multiples et superposés.
Pour bien saisir les relations qui existent entre la morphologie de cet
organe et sa structure, il convient d’en donner une description succincte
telle qu’on le rencontre chez Populus tremula. Adulte, la feuille est trian-
gulaire ou légèrement triangulaire suborbiculaire. Cette feuille (limbe)
pend au sommet d’un pétiole aussi long qu’elle et ascendant; le limbe
forme avec le pétiole un angle d’a peu près 90-100°. Le limbe étant
mince et le pétiole à son extrémité étant beaucoup plus épais, ce dernier
1 4. Salix nerifolia Schl. 27. S. fragrans Salisb.
2. S. daphnoides Vill. 28. S. blanda Anderss.
3. S. canariensis Sm. 29. S. babylonica L.
4. S. Smithiana Willd. 30. S. longifolia Muhl.
>. S. acutifolia Willd. 31. S. Hindsiana Benth.
6. S. tetrasperma Roxb. 32. S. taxifolia Kunth.
7. S. tetrasperma Roxb. 8 et y. 33. S. pedicellata Desf.
8. S. pyrina Wall. 34. S. grandifolia Ser.
9. S. populifolia Anders. 39. S. silesiaca Willd.
10. S. Daviesii Boiss. 36. S. aurita L.
11. S. Safsaf Forsk. 37. S. discolor Muhl.
12. S. Senegalensis Anders. 38. S. sitchensis Sanson.
13. S. Capensis Thuill. 39. S. petiolaris Sm.
14. S. Madagascariensis Bo]. 40. S. nigricans Sm.
15. S. Humboldtiana Willd. LA. S. phylicifolia L.
16. 8. nigra Marsh. 42. S. viminalis L.
17. S. triandra L. 43. 8. stipularis Sm.
18. S. undulata Ehrh. kh. S. eriostachya Wall.
19. S. lucida Muhl. 45. 8. lanata L.
20. S. pentandra L. 46. S. lapponum L.
21. S. fragilis L. 47. S. candida Fluegg.
22. S. viridis Fr. 48. S. arctica Pallas
23. S. alba L. 19. S. Brayi Ledeb.
24. S. spectabilis Host. 50. S. purpurea L.
25. S. cuspidata D. Don. 51. S. rubra Huds.
26. S. Caprea L.
230 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
s’atténue en biseau à la face inférieure de la feuille et diminue très
rapidement en épaisseur; c’est à peine si on peut parler d’une nervure
principale, car les deux nervures qui quittent le pétiole latéralement sont
à peine moins vigoureuses.
On comprend très bien que le limbe ne soit pas étalé et rigide au som-
met de ce pétiole, mais qu'il pende obliquement.
D'autre part, le pétiole lui-même qui est ascendant ou étalé s’aplalit
latéralement jusqu’à former une lame étroite verticale. Cet aplatissement
se fait sentir jusqu'à la médiane; de là il tend à prendre une section
elliptique et finalement à s’étaler vers la base en une gaine courte.
En ne tenant pas compte de la structure interne, une disposition sem-
blable assure à cet organe, en supposant sa masse uniforme : a. dans sa
partie inférieure et moyenne une résistance égale à la flexion dans les
divers plans: à. dans sa partie amincie une résistance assez grande à la
flexion dans le plan vertical, cette résistance étant fonction du diamètre;
par contre l’organe sera susceptible d’oscillations latérales, c’est-à-dire
horizontales vu l'épaisseur peu considérable de cette zone aplatie.
C'est ce qui s’observe d’ailleurs facilement dans la nature. La feuille
du Tremble oscille au moindre coup de vent, elle se déplace latéralement
en un mouvement de pendule, mais se maintient soutenue obliquement,
grâce à la hauteur de l'extrémité du pétiole.
Nous n'avons pas à rechercher ici l'utilité qui peut résulter pour la
plante d’une disposition semblable, évidemment favorable au maintien
des feuilles sur la branche grâce à une disposition qui les suspend soli-
dement, mais qui, grâce à sa flexion latérale, cède au vent et plie comme
le roseau de la fable.
Ce qu’il y a de particulièrement intéressant, c’est de constater que la
structure anatomique vient renforcer cette beureuse disposition.
A l’initiale il y a trois faisceaux comme chez les saules, mais le plus
souvent d’une autre forme, disposés sur un plan quasi horizontal.
Nous avons démontré que chez plusieurs saules ces faisceaux tendent
tres rapidement à se fermer en anneau et Salix acutifolia est une excel-
lente illustration de ce phénomène.
Cette disposition à la base du pétiole n’est réalisée au même degré chez
aucun des peupliers examinés par nous; ici les faisceaux sont rapidement
divisés et dans leur union avec les autres, présentent des complications
fort curieuses ei qu’on n’avait point signalées.
Si nous admettons la théorie de M. de Candolle, les Peupliers seront
des plantes à un degré de développement végétatif supérieur à celui des
AN PE EI
EN
(11) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 231
Saules. Tout d’ailleurs semble le démontrer; la grandeur des arbres, la
vigueur de leur végétation et de leur croissance, leurs feuilles souvent
plus grandes, etc.
Ces complications font place au sommet du pétiole dans la région
aplatie latéralement à une structure modifiée rappelant celle de la base
du pétiole des Salix. Plusieurs anneaux supposés (3-4) légèrement aplatis
horizontalement sont disposés en série verticale.
Si nous considérons les faisceaux indépendamment de leur importance
dans le mouvement des sucs, c’est-à-dire exclusivement au point de vue
de leur fonction statique, toute personne non prévenue conviendra que
leur disposition correspond bien à un optimum de stabilité dans le sens
vertical. Le maximum serait évidemment mieux atteint par un seul
anneau en ellipse allongé dont le grand axe serait vertical.
Mais cette fragmentation du système statique correspond mieux avec
les exigences d’une feuille mobile capable d'entraîner avec elle le pétiole
flexible dans le plan horizontal. Elle lui donne une grande flexibilité à la
torsion et par ceci le préserve d’une déchirure trop facile.
Quoi qu’il en soit, cette disposition est réalisée plus ou moins chez les
divers peupliers.
À priori on pourrait croire qu'une structure aussi curieuse ei se répé-
tant dans les diverses espèces devrait sa tendance à un procédé identique
dans les différentes espèces.
Or. c’est ici que nous abordons le point le plus intéressant du sujet, il
n’est pas deux des espèces examinées qui arrivent à réaliser cette adapla-
tion par le même procédé.
L'origine des divers anneaux superposés est très variable, ils sont loin
d’avoir une même valeur ontogénique dans les diverses espèces.
On a souvent mis une très grande importance, au point de vue systé-
matique, à la course des faisceaux dans les organes des plantes. Il est
vrai que souvent ce caractère est relativement constant et se répèle avec
une grande uniformité dans un groupe donné.
Malheureusement les cas examinés sont souvent peu nombreux ou iso-
lés et nos recherches sur les peupliers nous rendent un peu sceptique
sur des généralisations basées sur l’étude de la course des faisceaux sur
une série d'échantillons. Quant on voit la variabilité qui existe dans le
raccordement des faisceaux de la tige et de la racine chez des espèces
voisines, on s'étonne moins de trouver dans le pétiole des peupliers
une inconstance difficile à dépasser.
Pour éviter des confusions et surtout pour simplifier les explications
qui sont suivre, nous adapterons la nomenclature suivante :
232 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
Les petits faisceaux latéraux seront désignés par les lettres a et ß; le
médian par la lettre y; les anneaux définitifs seront désignés selon leur
ordre de succession de bas en haut par les lettres A. B. C. D.
On sait que le limbe de cette espèce est suborbiculaire, extrêmement
mince et muni d’un pétiole dont la longueur est le plus souvent celle du
limbe. Les feuilles des pousses d'automne ou des rejets sont plus briè-
vement pétiolées.
Fig. 3. — Populus Tremula. 1, initiale; 2-13, sections successives entre
l’initiale et la caractéristique (14); 15, base de la feuille.
A l’initiale nous trouvons trois groupes distincts. Le médian est plus
gros, d'ordinaire continu. Les latéraux souvent fractionnés et plus ou
moins groupés en cercle (fig. 3, 1). Peu après celte région basilaire le
pétiole se retrécit rapidement de manière à passer à la forme cylindrique
(5-6) un peu aplati dorsiventralement et bientôt après s’être fractionnés
transversalement les faisceaux latéraux tendent à s’anastomoser avec le
(15) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 233
médian. Ce fusionnement a lieu tout d’abord d’un cöle, puis seulement
plus tard de l’autre (fig. 3, 3, +). Comme l’anastomose se fait par le bord
supérieur et intéresse les faisseaux à et B, il résulte de ce fait que
l'anneau qui en dérive présente à sa face inférieure deux sillons pro-
fonds qui correspondent aux intervalles entre les faisceaux « ß y primi-
ufs (fig. 3, 3,4).
Ces sillons, loin de diminuer, s’accentuent fortement tout au moins celui
entre yet £.
Le sommet d’invagination se détache, produisant un faisceau médul-
laire qui se maintiendra concentrique et fermé pendant un certain trajet
(fig. 3, 5,6). On comprend que grâce à son mode de reploiement, le liber
qui s'était engagé dans la rainure devienne central dans le faisceau
médullaire fermé représenté dans la figure 5, 5, 6.
L’anneau qui était continu sur le côte ß se brise et détache un ramus-
cule moyen (fig. 3, 5, 6), puis de l’autre côté tend à se fermer en rapprochant
ses deux bords de manière à venir pincer le petit faisceau du côté «a, tan-
dis que l’autre faisceau détaché se trouve par ce fait éloigné de l’anneau
principal (fig. 3, 7). Plus loin la fusion à gauche est complète, mais en
même temps le sillon primitivement formé entre les faisceaux « et y
s’accentue et aboutit à pincer l’anneau et à en détacher un anneau secon-
daire à gauche (fig. 3, 7); en même temps les deux faisceaux médullaires
se rapprochent de l’isthme et s’anastomosent avec les deux extrémités
de l'anneau de gauche à ses deux lignes de rupture (fig. 3, 6, 7). On voit
en bas deux nouveaux anneaux contigus, tandis qu'en haut l’indépen-
dance est encore assez complète (fig. 3, 8).
Il faut remarquer déjà maintenant un premier fait important: les anas-
tomoses, flexions et ruptures ne se font pas d’une manière symétrique,
mais en alternance. C’est ainsi que le fusionnement des deux faisceaux
a et ß avec le faisceau y se fait d’abord à gauche (fig. 5, 3, 4) et ce n’est
guère que bien loin (fig. 3, 7, 8, 9) que l’anastomose droite se réalise
complètement dans des conditions toutes différentes.
Finalement les faisceaux à même hauteur se fusionnent en deux an-
neaux dont le supérieur présente un fort sillon qui ira s’accentuant,
tandis que l’anneau se décomposera en deux moitiés à mesure que le
diamètre vertical du pétiole augmente (fig. 3, 8, 9, 10, 44).
On remarquera que ce sillon qui maintenant est médian, était primi-
tivement à la base du pétiole situé latéralement entre les faisceaux ß et 7
et qu'il se comporte tardivement comme l'avait fait bien avant lui le sillon
gauche entre les faisceaux a et (voir fig. %). Il n’est pas inutile de faire
234 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
observer qu'après s’etre détaché en faisceau médullaire l’anneau s’6tait
rompu comme celui-ci.
Remarquons cependant une différence qui résulte d’une situation diffé-
rente aussi ; le faisceau médullaire ne devient pas annulaire comme pré-
cédemment, mais en arc et va s’'anastomoser avec la moitié du faisceau
annulaire précédent pour reconstituer un nouvel anneau tandis que les
deux moitiés du faisceau supérieur reconstituent l’anneau supérieur.
En résumé, 3 faits principaux doivent étre signalés à propos de P. Tre-
mula L.
1° Par le fait du fusionnement dans le plan horizontal des trois fais-
ceaux, il se rapproche du Salix où nous avons vu ceci se réaliser de bonne
heure.
20 Par le fait de ces fusionnements rapides se produisent des sillons
profonds à droite et à gauche qui détermineront la production de fais-
ceaux médullaires à droite.
3° Dans le développement ultérieur le faisceau annulaire supérieur
sillonné se brise verticalement en détachant son centre pour donner
naissance à l’anneau, moyen plus tardivement réalisé que le supérieur.
Nous verrons plus loin que tel n’est pas le cas pour les autres peupliers
et que la disposition du système conducteur en anneaux superposés
détermine un autre raccordement.
PoPULUS CANDICANS Aït.
Les feuilles de Populus candicans sont bien autrement grandes que
celles de Populus Tremula ; le limbe atteint 15 cm. de longueur sur 13
cm. de largeur; le pétiole est nettement détaché, car la feuille est trian-
gulaire. Comparée avec celle de Populus Tremula la marche ou course des
faisceaux dans le pétiole est toute autre. Les trois faisceaux a ß y au lieu
de se réunir en un premier anneau horizontal, tendent à se détacher en
deux groupes superposés, ce qui fait qu'à un moment donné (fig. 4) on a
six groupes de faisceaux en deux «groupes» séries (fig. 4, 1-:); à ce mo-
ment le faisceau détaché de y s’anastomose avec l’un ou l'autre des
moitiés supérieures de «. ou ß (fig. 5), tandis que les parties distinctes
des faisceaux inférieurs tendent à s'unir en arc; il en est de même pour
les deux faisceaux supérieurs. Ceux-ci cependant de bonne heure, c’est-
à-dire après anasiomose avec le faisceau détaché médian, donnent nais-
sance à leur bord supérieur à un petit arc (fig. 4, 6, 7, 8) qui ira se libé-
rant de plus en plus (fig. 4, 6-7). Finalemenl les faisceux inférieurs
(15) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 235
s’unissent en anneau, tandis que les deux arcs supérieurs se rapprochent
sans s’unir d’ailleurs. Avant de passer dans le limbe, les faisceaux subis-
sent une torsion dans un sens; les petits faisceaux supérieurs diminuent
beaucoup et sont à peine visibles. Eux aussi restent donc libres et ne
forment pas d’anneau à la caractéristique.
A cette hauteur, le pétiole qui avait subi un aplatissement latéral
Fig. 4. — Populus candicans. 1-9, sections successives du pétiole; 1, initiale;
9, caractéristique.
reprend en passant dans le limbe un diamètre maximum horizontal. L’an-
neau inférieur et les deux faisceaux semi-circulaires moyens passeront
dans la nervure du limbe.
Nous ne connaissons point d’autre espèce de Populus où la course des
faisceaux pétiolaires soit aussi simplifié ; aucune en outre ne présente
moins d'adaptation patente aux conditions réalisées dans l’espece précé-
dente.
Si nous admettions que la vigueur de la feuille soit la cause efficiente
unique de la complication des structures pétiolaires, notre théorie se trou-
verait en défaut. En effet, nous savons que parmi les peupliers cette es-
pece est l’une des plus vigoureuses quant à ses feuilles.
D'autre part, Populus alba qui lui ressemble par le mode de compli-
cations des faisceaux pétiolaires à des feuilles relativement petites et
236 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
notamment celle que nous avions étudiées présentaient un limbe 2 à 3 fois
plus court que celui de l'espèce précédente dont les feuilles sont les plus
grandes que nous ayons examinées.
Il faut nécessairement en tirer la conclusion que dans un genre donné
la structure pétiolaire ne se compliquera pas nécessairement en propor-
Fig. 5. — P. virginiana 1-13. Aspect des faisceaux de l’initiale
à la caractéristique. Le contour du pétiole n’est pas indiqué.
tion de la grandeur, mais sous l’infiuence de causes étrangères à la vigueur
des feuilles.
Il ne faut pas oublier enfin que l’adaptation à des conditions extérieu-
res ou intérieures sera favorisée ou ralentie par des raisons de phylogénie,
c'est-à-dire par l’allure propre du groupe considéré.
Au point de vue de sa structure pétiolaire cette espèce se rattache à la
suivante.
Me Le
(17) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 237
PopuLus ALBA L.
Comparée à l'espèce précédente, celle-ci est d’un degré plus compli-
quée ; à la caractéristique elle possédera un nombre plus grand de fais-
ceaux et de faisceaux mieux ordonnés.
Dans leur évolution les faisceaux répéterons d’une manière générale ce
qui a été décrit à propos de l’espece précédente, c’est-à-dire les trois fais-
ceaux, au lieu de s'unir, tendront à constituer, par division horizontale,
Fig. 6. — Populus virginiana. Sections successives dans le limbe.
deux groupes qui finiront par se joindre après que le groupe supérieur
aura détaché les faisceaux surnuméraires du 3me étage.
C’est bien ce qui est aussi réalisé chez Populus virginiana (fg.5); on y
voit les portions de l’anneau inférieur encore libres, tandis que les deux
moitiés du faisceau supérieur détachent à ce moment les troisièmes fais-
ceaux. Le fusionnement en un anneau dans la partie inférieure ne se fera
que lorsque les faisceaux supérieurs seront libérés.
Ici le détaché du faisceau médian (fig. 7, 1, 2) au lieu d'aller s’unir
comme cela a lieu dans l’espéce précédente (P. candicans) avec la moitié
du faisceau latéral, constitue avec la moitié supérieure seulement de
chacun d’eux une plaque qui en s’inflechissant au milieu initie le mou-
vement de séparation qui produira après anastomose avec deux nouveaux
détachés du faisceau médian (fig. 7, 3) deux faisceaux en arc (fig. 7,5)
dont le sommet recourbé commence déjà à montrer l’origine des faisceaux
tertiaires.
BULL. HERB. Boiss., avril 1897. 18
238 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
C’est d’abord l’un qui est détaché, puis l’autre (fig. 7, 5, 6).
C’est à ce moment que le degré de développement supérieur se mani-
feste.
Dans Populus candicans les deux faisceaux médians n’arrivent pas à se
souder, ici au contraire, leur fusion est aussi complète que celle des fais-
ceaux supérieurs et inférieurs. Il faut remarquer cependant que chez
Populus candicans l'anneau est parfait dans l'étage inférieur ; ici chaque
groupe est divisé en deux.
Fig. 7. — Populus alba. 1, section voisine de l’initale; 2-8, coupes successives
jusqu'à la caractéristique ; 9, nervure moyenne à la base du limbe et sections
successives dans des régions plus élevées dans le limbe.
Cette structure est intéressante par le fait qu’elle rappelle celle du
pétiole des Salix où constamment l’anneau se fractionne en deux arcs
_ superposés.
Enfin elle nous enseigne que dans une marche adaptative, sous l’in-
fluence des conditions si diverses de l’évolution, selon les cas, pourront
apparaître des variations de divers degrés et que tous les caractères ne
seront pas nécessairement également favorisés.
Les
(19) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 239
PoPULUS ANGULATA Ait.
La caractéristique de cette espèce rappelle celle de la précédente, mais
au lieu de trois faisceaux doubles superposés nous en trouvons quatre. Le
pétiole est aussi plus aplati latéralement dans sa partie supérieure. Il n’y
a pas formation d’anneaux, pas plus que dans l’espèce précédente.
En outre, le mode d’anastomose des faisceaux a et ß est semblable,
mais le développement ultérieur est différent.
Comme dans la plupart des autres espèces les deux faisceaux a et ß se
divisent rapidement et produisent deux groupes (fig. 8 sup. à droite),
tandis que le faisceau moyen prend rapidement une forme circulaire,
Dans cette espèce il est ouvert vers le bas. La moitié supérieure du fais-
ceau a s’approche du faisceau central et s’anastomose avec lui (fig. 8, 2);
il se produit ainsi à cette hauteur un anneau oblique et oblongé. Un peu
plus loin l’autre contracte une adhérence semblable (fig. 8, 3).
De cette façon résulte l’image représentée par le dessin n° 5, c’est-à-
dire une bande supérieure produite par une portion apicale du faisceau
médian y et la moitié des faisceaux détachés d'a et de £. L'autre moitié
est allée se souder au bord du faisceau semi-annulaire inférieur. Des ner-
villes sont maintenues entre les deux bandes (fig. 8, 4). La bande infé-
rieure s’étrangle de plus en plus de manière à donner naissance à un
anneau et à une bande (fig. 8, #, 5); en même temps la bande précédem-
ment formée s’invagine en gouttière (fig. 8, 4, 5, 6) et ses bords s’anasto-
mosent avec les nervilles intermédiaires; pendant ce temps les moilies
inférieures des faisceaux a et 8 se rapprochent de l’anneau (fig. 8, 5, 6, 7)
et se soudent avec lui de la même manière que précédemment leurs
moltiés supérieures l'ont fait avec le détaché du faisceau y.
En méme temps, les bords de la bande supérieure maintenant soudés
aux petites nervilles vont s’inflechissant vers l’intérieur, tandis que le
sillon médian s’accentue. La partie moyenne de la bande va se détacher,
tout d’abord d’une des anses, puis de l’autre et ira s’opposer à la bande
précédemment détachée du faisceau 7. C’est ce qu’on voit dans les fig. 8,
2
Chacune de ces anses va maintenant s’approcher de l’autre et reformer
un anneau qui repelera par la production d’une invagination à la face
supérieure le procédé précédent.
Ainsi se formeront 4 groupes de faisceaux opposés qu’on pourrait à la
rigueur considérer comme % anneaux distincts, La fin de ce développe-
240 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
ment ne cadre qu’imparfaitement avec ce que nous avons décrit pour
Populus alba. On ne saurait cependant nier qu'il y a relativement beau-
coup d’analogie entre les productions. Cette espèce-ci exagère un phéno-
Fig. 8. — Populus angulata. On n’a pas indiqué la succession des sections dans
cette figure; l’initiale est le second des dessins, la caractéristique est la der-
nière tandis que le premier représente une section de la nervure moyenne du
limbe.
mène qui existe déjà chez Populus alba, mais varie à son tour le mode
employé pour obtenir le raccordement.
(62 C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 244
Populus angulata est d’ailleurs celui où l’aplatissement latéral du pétiole
est le plus marqué (fig. 12).
On remarquera en outre que l'alternance des anastomoses ou des
détachés se confirme encore ici (v. fig. 8, 2, 7).
Les ramifications des faisceaux sont donc pour ce fait comparables à
celles du limbe.
PoPULUS CANADENSIS Michx.
Les feuilles de cette espèce sont grandes aussi ; le petiole est long et
de la même forme que chez les autres espèces.
La course des faisceaux dans ce pétiole est tout particulièrement inté-
ressante.
Tandis que tantôt les faiscaux à et B (Populus tremula) se fusionnaient
directement avec le faisceau y, tantôt se dedoublaient et leurs parties
supérieures s’anastomosaient avec le sommet de ce même faisceau ou le
produit de ce dédoublement, avant ou pendant la mise en liberté d’un
second anneau (Populus alba, P. canescens, P. angulata et P. virginiana),
ici les faisceaux latéraux restent inactifs pendant longtemps et le dédou-
blement du faisceau moyen se fait sans leur intervention.
L’anneau moyen détache de bonne heure un petit faisceau supérieur
(fig. 9, 1); peu après il détache latéralement un faisceau qui devient libre
pendant un court trajet (fig. 9, 2).
Peu après sa mise en liberté le petit faisceau médian se soude à l’an-
neau devenu maintenant plus étiré verticalement (fig. 9, 8); enfin le
détaché de droite se réunit de nouveau au sommet terminé en bouton
par la réunion du petit faisceau (fig. 9, 9); au-desous d’eux l’anneau est
étranglé.
Un peu plus loin un nouveau détaché, mais cette fois à droite tend à
se produire (fig. 9. 11). Le bouton se sépare de l’anneau médian et cons-
titue le second anneau; celui-ci s’invagine en gouttière et met en liberté
un petit détaché à droite.
Pendant ce développement, l'anneau inférieur tend de plus en plus à
s’etrangler horizontalement en forme de 8 (fig. 9, 12); la boucle supé-
rieure s’anastomose avec l’un des trois faisceaux latéraux (le supérieur).
On voit que cette anastomose qui chez les autres espèces se fait de
bonne heure a lieu ici tardivement. Cela constitue le trait distinctif de
celte course des faisceaux.
Un nouvel anneau est détaché du faisceau médian inférieur après cette
anastomose (fig. 9, 13, 14).
242 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22)
Enfin les faisceaux latéraux se fusionnent avec le restant du faisceau
inférieur (fig. 9, 14, 15); le troisième, supérieur envoie un nouveau déta-
ché à gauche qui ira rejoindre le premier et c’est ainsi qu’on arrive à la
production de quatre doubles rangées de faisceaux comme chez P. angu-
lata.
Fig. 9. — Populus canadensis 1-17. Sections successives dans le pétiole de
l'initiale à la caractéristique; 18, dans la partie moyenne du limbe.
Jusqu'à présent nous avons trouvé quant au début les types sui-
vants :
(23) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 243
A. P. tremula.
Fusion directe horizontale des trois faisceaux.
B. P. alba, P. virginiana et P. candicans (p. 4% et 39).
Division des trois faisceaux en deux groupes qui se fusionnent horizon-
talement.
C. P. angulata.
Division des faisceaux « et ß el fusion alternative des moities avec le
sommet de y.
D. P. canadensis.
Inactivité initiale de faisceaux a et ß, division horizontale du fais-
ceau 7.
Les autres cas que nous allons décrire sont des variétés des types pré-
cédents, on ne saurait néanmoins les passer sous silence car chacun pré-
sente une particularité intéressante.
PopuLus PRUINOSA Schrenk.
Cette espèce de l’Asie est remarquable par le racoureisement de son
pétiole.
L’aplatissement latéral se fait moins remarquer que chez les autres.
A la caractéristique il diffère de P. alba et surtout de Populus candicans
par l’indépendance des faisceaux inférieurs qui ne forment pas un anneau
parfait.
Dans la course des faisceaux il concorde avec P. alba.
Nous avons en effet montré qu'après la division horizontale, les fais-
ceaux supérieurs tendent à s'unir en bandes horizontales beaucoup plus
rapidement que les inférieurs.
On comprend que tout en rentrant dans la même série P. pruinosa,
dont le pétiole est court, n’arrive pas à une fusion aussi complète de ces
faisceaux ; il est resté à un stade de développement inférieur.
Dans cette espèce cette structure ne peut guère être considérée comme
une adaptation actuelle ; c’est sans doute une structure rémanente.
Il ne faut pas toujours attribuer les structures spéciales à une action
actuellement agissante. Dans un groupe naturel des modifications mor-
phologiques n’entrainent pas nécessairement la suppression de particula-
rité anatomiques. Des feuilles peuvent perdre leurs stipules; les faisceaux
qui y conduisaient ont persisté alors que l'organe lui-même a disparu
(Polygalacées).
24% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
PopuLus nIGRA L.
Les anastomoses se font ici selon un mode particulier. Apres division
des faisceaux a et ß la moitié inférieure de l’un d’eux se rapproche du
faisceau principal y; il ya anastomose. C’est exactement la contre-partie
de ce que nous avons décrit pour Populus angulata. Ce n'est qu'après
Fig. 10. — P. nigra, 1-13. Sections successives de l’initiale à la caractéristique.
qu'une autre anastomose a été effectuée avec la moitié supérieure du
faisceau & (fig. 5) que la rupture se fait horizontalement (fig. 10, 6, 7); les
faisceaux supérieurs tendent à former des bandes (fig. 40, 8, 9), tandis
que l’inferieur s’invagine à la facon de Populus tremula. Le faisceau con-
centrique détaché se divise en deux et chaque moitié vient se mettre en
oppositition avec les bandes inférieures et supérieures. Plus tard les
faisceaux supérieurs détachent deux traces qui formeront le 4me groupe.
(25) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 245
On voit par cet exemple combien est varié l’arrangement des faisceaux
dans le pétiole des Populus ; mais à la caractéristique les différences ten-
dent à s’egaliser. Je ne saurais donc partager la version de M. Vuillemin
pour cette région qui est bien celle où les espèces tendent à s’égaliser.
PoPuLUS FASTIGIATA Poiret.
On sait que cette espèce est considérée par les auteurs comme à peine
distincte de la précédente. Ce serait une variété à rameaux dressés et à
Fig. 11. — P. fastigiata, 1-17. Sections successives de l’initiale à la caracté-
ristique; 19, dans la partie moyenne inférieure de la feuille, id. dans la
région terminale.
caractères spécifiques secondaires. Autant qu'on peut le dire après nos
recherches le mode d’anastomose des faisceaux pétiolaires les distinguerait
suffisamment. Chez celle-ci l’anastomose premiere se fait au sommet avec
la moitié du faisceau «, mais après que deux détachés marginants supé-
rieurs sont mis en liberté.
246 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
Des anastomoses se font alors latéralement aux dépens de détachés du
faisceau principal. Finalement les deux faisceaux se sont dédoublés et
des anneaux se forment comme on peut s’en convaincre dans les des-
sins.
Ce qui caractérise cette espèce c’est l’asymetrie complète des anaslo-
moses et le fait que les détachés à droite ou à gauche se comportent diffé-
remment en prenant une part inégale à la production des anneaux.
Celte inégalité est d’ailleurs aussi réalisée en partie dans Populus
nigra.
POLYGALACEES.
Cette famille se prête très bien à une étude comparée ; elle comprend
des types herbacés, frutescents et arborescents. Plusieurs des espèces sont
volubiles et ce caractère devient presque constant dans certains genres
(Securidaca). La grandeur des feuilles varie excessivement et cela même
dans un même genre. Dans le genre Polygala les espèces de la section
Chamæbuxus ont des feuilles squamiformes ou même plus réduites (Poly-
gala Balansæ), petites (Polygala Chamæbuzxus), plus grandes (Polygala
arillata), enfin très grandes (Polygala venenosa et robusta Hassk.) 12—15
cm. longueur.
Les pétioles sont presque absents chez les petites feuilles, tandis que
leur longueur atteint 1 cm. dans les plus grosses.
Ceite dernière espèce est bien celle dans tout le genre qui atteint la
plus grande dimension. Même Polygala gigantea Chod. ne la dépasse
pas. On pouvait se demander comment se comporteraient ces différentes
feuilles relativement à leur structure anatomique.
D'autres sections sont aussi caractérisées par des espèces à grandes
feuilles : ce sont Ligustrina (Polygala oleæfolia, P. salicina, P. ligusiroi-
des), Hebeclada et Hebecarpa. Cependant ces feuilles n’atteignent jamais
la grandeur de celles de P. gigantea et de P. venenosa.
La première a des feuilles à limbe très mince portées sur des tiges
courtes se développant dans les lieux ombragés du Pérou. Il en est de
même des espèces voisines P. grandifolia et de P. laureola.
Elles sont donc protégées contre le vent par leur mode de développe-
ment, tandis que celle de Polygala venenosa sont librement exposées.
Dans toutes les espèces examinées sauf Polygala venenosa, le faisceau
en arc qui entire dans le pétiole ne présente aucune complication et c’est
à peine si chez les espèces à feuilles un peu grandes comme Polygala
(27) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 247
violioides St-Hil. (forêt), Polygala laureola St-Hil., Polgala ligustroides
St-Hil., les deux bords sont recourbés à la caractéristique.
Des faisceaux en arc sont ordinairement accompagnés de tissu scléren-
chymateux à leur face inférieure.
Il est donc tout particulièrement intéressant de ne rencontrer cette
tendance à une complication de structure que chez les espèces ou mieux
dit chez la seule espèce macrophylle.
Dans le pétiole arrondi l’arc prend une forme allongée dans le sens
vertical. Les deux bords sont fortement infléchis, mais n'arrivent jamais
Fig. 12. — Polygala venenosa. 1-9, apparences successives des faisceaux en
section transversale de la caractéristique vers le 1/3 inférieur du limbe.
a se toucher. Peu à peu ces boucles se détachent intérieurement, tandis
que les bords maintenant dressés tendent à se rapprocher et à constituer
un étranglement supérieur. Ce dernier s’accentue et un anneau se détache
au-dessus de l’arc principal, tandis que les faisceaux médullaires persistent
encore pendant quelque temps. (fig. 12, 1-5).
Il est à remarquer que cetle structure relativement compliquée n’appa-
rait qu'à la limite de la feuille et dans la feuille.
Nous avons ici un cas assez rare où la structure du faisceau foliaire est
plus compliquée que celle du faisceau pétiolaire.
SECURIDACA.
Nous avons examiné plusieurs espèces de ce genre: S. longifoha Endl.,
S. volubilis L, S. Sellowiana, S. Corytholobium, etc.
Dans aucune nous n’avons trouvé de complication. Cependant la feuille
dans ce genre est grande et particulièrement celle de S. Corytholobium
248 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
qui a jusqu'à 15—18 cm. de longueur. Il ne faut pas oublier que les Secu-
ridaca sont des lianes et que leur mode de vie ne les expose pas aux
attaques du vent.
CARPOLOBIA.
Ce genre comprend selon M. Chodat cinq espèces de l'Afrique équa-
toriale ; une seule a le pétiole très développé, c’est Carpolobia Afzeliana.
Ce sont de petits arbres ou des arbrisseaux peu élevés.
Ils est intéressant de constater qu’encore ici l'allongement du petiole
a eu pour résultat de faire apparaître la disposition annulaire du faisceau
principal (fig. 13, 1-4).
Fig. 13. — Carpolobia Afzeliana. 1-4. sections successives de l’initiale
à la caractéristique (4); 5-6, faisceau dans le limbe.
En outre l'anneau prend un diamètre très considérable. Peu après la
fermeture du faisceau, ce dernier tend à se dilater.
Chez Carpolobia alba Don., où le pétiole est très court, il y a tendance
à la production d’un anneau fermé, mais tantôt cette union des deux
bords du faisceau est très passagère, tantôt elle n’a pas lieu.
MOUTABEA.
Ce sont des espèces aujourd’hui peu connues qui constituent ce genre ;
deux espèces ont été examinées : Moutabea guyanensis Aubl. et Moutabea
longifolia Endl.
Dans tous les cas examinés nous avons constamment trouvé la dispo-
sition annulaire du faisceau pétiolaire. Si on se souvient que les feuilles
de ces plantes sont grandes et vigoureuses, cette structure sera non seule-
(29) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 249
ment normale, mais pouvait être prévue d’après ce que nous savons du
genre Polygala.
XANTHOPHYLLUM.
De petites et de grandes feuilles et même les plus grandes de toute
la famille se rencontrent dans ce très curieux genre qui comprend d’après
M. Chodat une quarantaine d’especes *.
Ici encore nous pourrons vérifier l'importance du degré de croissance
dans l’apparition des anomalies.
Des espèces suivantes étudiées se sont trouvées dépourvues de multi-
plications fasciculaires dans le pétiole :
X. maingayi Hook. f., X. microcarpum Chod., X. andamanicum King.
Ce sont des espèces de Xanthophyllum, à feuilles petites et peu robustes.
Une seconde catégorie présente la formation d’un anneau fasciculaire
dans le pétiole, mais point d’autres complications :
X. Scortechini King, X. Wrayi King, X. rufum Benn., X. sulfureum King
et X. pulchrum King.
Enfin deux ou trois espèces se sont fait remarquer par des détachés
intramedullaires; ce sont:
X. vitellinum Blume, X. affine Korth., X. bullatum King.
Cette dernière catégorie est sans doute plus considérable, mais le maté-
riel est trop précienx pour pouvoir être utilisé.
La description de ces anomalies a déjà été faite autre part?, aussi nous
bornerons-nous à la constater chez des espèces voisines sans répéter ce
qui en a été dit et que nous avons trouvé exact.
En résumé, les Polygalacées constituent une famille qui par la variété
dans le degré de développement de ses feuilles se trouve admirablement
apte à servir d'illustration à la thèse que nous soutenons.
Quoique des feuilles assez grandes se rencontrent dans plusieurs gen-
res, les anomalies n'apparaissent d’une manière évidente que là où elles
sont utiles.
Parmi les nombreuses espèces de Polygala examinées, une seule se
comporte d’une manière aberrante et cependant ses feuilles sont à peine
plus grandes que celles de Bredemeyra. Chez ces dernières nous avons des
plantes volubiles, des lianes dont les feuilles mieux protégées par le fait
1 R. Chodat, Conspectus systematicus generis Xanthophylli, Bull. Herb. Borss.
1896, Laborat. de Botanique, Ile série., fasc. IV.
? R. Chodat, Monograph. Polygalacearum, [re partie.
250 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
que leurs branches ne sont pas librement étalées, ne développent pas le
système résistant particulier ; il en est de même chez Securidaca, tandis
que Carpolobia avec des feuilles plus petites, mais dans des conditions de
vie différentes et lorsque le pétiole doit servir de support bien résistant
développe un système fasciculaire bien plus parfait.
Enfin on peut suivre pas à pas dans les Xanthophyllum la marche de
la complication qui se fait parallèlement avec l'intensité dans le dévelop-
pement du limbe et du pétiole.
Dans le type le plus compliqué, des faisceaux tantôt superposés, tantôt
intramédullaires produisent une structure à la fois résistante à la traction
longitudinale et à un phénomène de torsion.
Ces sollicitations pourraient paraître imaginaires au lecteur peu au
courant de ces plantes, mais il ne faut pas perdre de vue l'intensité des
ouragans dans les tropiques et les diverses adaptations signalées par les
divers auteurs (v. Haberland « Eine botanische Tropenreise »).
Enfin nous savons que chez ces plantes le limbe est disposé oblique-
ment par rapport aux rayons lumineux. Celle position est obtenue
par une torsion du pétiole, torsion facilitée par la disposition des fais-
ceaux.
C’est ainsi que ce qui au début n’était que le résultat d’une exagéra-
tion de croissance, s’ordonne peu à peu en un système logique en rapport
avec ses fonctions. Lorsqu'on parle d'adaptation on oublie trop souvent
que par ce mot on veut surtout parler de l’utilisation de caractéres, de
formations qui sont le produit direct du milieu.
De ces productions les unes sont utilisables, les autres sont sans emploi
direct.
Le milieu (et c’est lui en particulier qui incite certaines plantes à
une exagération de croissance) devient ainsi régulateur de ses propres
productions.
Il est done comparable à un régulateur automatique.
De même l’horticulteur ne saurait produire telle ou telle variation
désirée; il se borne à inciter les plantes à varier en les mettant dans
des conditions avantageuses où elles pourront exagérer des caractères
qui n’existaient qu’à l’état d’ébauche (on dit souvent et quelquefois
à tort rudimentaire, appliquant ce mot à ces caractères non encore des-
sinés, mais qui ne sont pas nécessairement les rudiments d’un état plus
parfait).
C’est sur ces variations produites par l’action exaspérante du milieu
el qui ne sont à vrai dire que des exageralions de croissance que le
milieu a prise et que s’opere la sélection.
(31) C. KOMAROFF. SUR QUELQUES STRUCTURES FOLIAIRES. 251
La théorie de M. C. de Candolle que ces diverses productions sont le
résultat d’une exagération ou d’un degré de développement plus intense
est done justifiée, mais il nous semble qu'il lui faut comme corollaire
que ces productions peuvent être utilisées et que dans la plupart des cas
elles le sont d’une manière très logique pour obtenir un certain travail.
Ce qui montre bien que cette utilisation finale n’a pas lieu ce sont les
structures corrélatives des feuilles et des pétioles.
Nous considérons les diverses anomalies des nervures moyennes comme
dues principalement à des raisons de simple raccordement.
C'est ainsi que les deux faisceaux d'orientation contraire et superposés
du limbe des feuilles des saules ne sont que le résultat de la pénétra-
tion, mieux dit, du raccordement du faisceau pétiolaire avec le faisceau
foliaire.
JL est facile de s’en convaincre en suivant avec attention la marche
des faisceaux à partir de la caractéristique dans la nervure médiane
(010,7 11):
Les peupliers sont particulièrement instructifs à cet égard. Des quatre
faisceaux annulaires superposés qu’on rencontre à la caractéristique, les
supérieurs passent successivement au rôle de nervures secondaires, allant
irriguer le limbe, tandis que les inférieurs continuent leur course directe-
ment et ne se ramifient qu'à une distance plus grande de la caractéris-
tique.
De cette manière se trouve établie une irrigation savante et parfaite.
La répartition de l’eau se fait avec régularité et égalité dans les diverses
régions, de telle manière que le sommet de la feuille peut recevoir aussi
rapidement l’eau nécessaire à sa lurgescence que les régions basilaires.
Il suffit de suivre chez les différents peupliers ou les saules ou les Xan-
thophyllum la course des faisceaux dans le limbe, pour se rendre compte
de celte remarquable division du travail.
Nous considérons donc l'apparition de systèmes distincts dans le pétiole
de ces dicotylées non seulement comme l’utilisation d’exageralions de
croissance en vue de résistances déterminées, mais aussi en vue d’une
irrigation réglée et uniforme dans les grandes feuilles.
L’objection que l’on fait souvent à la théorie des adaptations tombe, si
on les comprend comme le faisons: ce sont simplement des applications
de structures produites directement par le milieu interne ou externe,
structures dont l’utilisation n’est pas nécessairement réalisée d’une
maniere complete.
252
ÜBER DIE
ANOLEEN UND WURZELN DER CYCLAMEN-ARTEN
VON
Friederich HILDEBRAND
Bei allen Cyclamenarten haben die jungen Knollen, welche sich schon,
ehe die Keimlinge über der Erde erscheinen, in dieser bilden, eine mehr
nder weniger gleichartige Gestalt, nämlich die einer kurzen Spindel, und
sind von weissem, glasigem Ansehen. Auf der Oberfläche besitzen sie in
der Jugend überall zerstreute Keulenhaare, welche sich bald bräunen und
sich mit der Lupe als kleine dunkle Pünktchen auf dem hellen Grunde
erkennen lassen. In der Mitte des Inneren verläuft in dem grosszelligen
Parenchym ein Gefässbündelkreis, dessen einzelne Bündel anfangs eng
aneinander schliessen. Bald fängt nun die Knolle an dicker und dicker zu
werden, wobei sie meist nicht in gleichem Grade an Länge zunimmt, so
dass sie bald kugelig wird und in den meisten Fällen aus dieser Form in
einen mehr oder weniger platten Körper auswächst. Das Plattgedrückte
ist-in den einen Fällen, z. B. bei Cyclamen repandum Sibth. et Sm. und
C. neapolitanum Ten., mehr ausgesprochen, als in anderen, z. B. bei Cycla-
men persicum Mill. Im Zusammenhange mit diesem Wachsthum in die
Dicke treten die Elemente des früher ganz in der Mitte gelegenen Gefäss-
bündelkreises mehr und mehr auseinander, indem namentlich das Mark
sich stark ausdehnt. An alten Knollen ist dann die Form mehrfach eine
unregelmässige, indem durch das Wachsen im Gestein die Ausbildung
der Knolle nicht allseitig hat vor sich gehen können, oder indem die
Knolle durch rollende Steinmassen oder sonst verletzt worden und da-
durch an den verletzten Stellen weniger gewachsen ist. Hierdurch kommt
es, dass diejenigen Arten, welche im Waldboden oder sonst weichem
Grunde wachsen, wie Cyclamen repandum Sibth. et Sm., ibericum Stev.
(2) F. HILDEBRAND. WURZELN DER CYCLAMEN-ARTEN. 293
und Coum Mill., regelmässigere Formen zeigen, als die Arten des steinigen
Bodens, wie z. B. Cyclamen europæum L.
Schon einige Wochen nach der Keimung tritt nun eine grosse Ver-
schiedenheit in der Oberfläche der Knollen bei den einzelnen Arten auf,
und man könnte nach dieser Verschiedenheit die ganze Gattung Cycla-
men in zwei Gruppen theilen, nämlich in solche mit korkigen und solche
mit behaarten Knollen, da mit diesen Eigenschaften mehrere andere
Eigenthümlichkeiten in den beiden Gruppen in gleicher Weise zusammen-
fallen.
Bei den ersteren — es sind dies C. europzum L., persicum Mill., afri-
canum Boiss.et Reut.. cyprium Kotsch, neapolitanum Ten. und græcum Lk.
— tritt sehr bald unter der Oberhaut der Knolle eine Korkbildung auf,
welche manchmal die Knolle mit einer bis zu mehreren Millimetern
dicken Korkschicht, namentlich bei C. græcum Lk., einhüllt. Bald bräunt
sich dieser Kork in seinen äussern Lagen, und wenn dann die Knolle
weiter und weiter sich ausdehnt, so platzen die äusseren Korkschichten
in verschiedner Weise aus einander. In den einen Fällen, z. B. bei C. nea-
politanum Ten., findet das Zerreissen in netziger Art statt, so dass zu dieser
ZeitdieKnollen mit kleinen unregelmässigen Fleckchen bedeckterscheinen,
zwischen denen die helleren, inneren Korkschichten hindurch scheinen.
Später verschwindet hier dieses Ansehen mehr und mehr, indem dann
auch die inneren Schichten sich bräunen. In anderen Fällen treten die
Risse mehr in Längslinien von oben nach unten auf, wodurch die Knolle
ein sehr charakteristisches Ansehen erhält, wie z. B. bei C. græcum Lk.
Uebrigens treten die Korkbildung und dem entsprechend die Risse um
so stärker auf, je mehr die Knollen an der Oberfläche der Erde dem Licht
und der Austrocknung ausgesetzt sind. Bei den Knollen, welche in freier
Natur immer von Erde bedeckt sind, wenn auch nicht sehr stark, zeigen
sich solche Risse nicht.
Bei den Anderen Arten, nämlich C. repandum Sibth. e. Sm., balearicum
Willk, eilveieum Boiss. et Heldr.. ibericum Stev. und Coum Mill., treten sehr
bald auf der Oberfläche der Knolle, nach dem Absterben der wenigen
Keulenhaare ganz eigenthümliche Büschelhaare auf, wie sie in der Bota-
nischen Zeitung 1896, Beiblatt NI, S. 13% näher beschrieben worden
sind. In ihrer endgültigen Ausbildung bestehen diese Büschelhaare aus
einer Fusszelle, welche einen Schopf von 8 oder 12 langen Fäden trägt,
von denen die 4 endständigen mehr oder weniger aufrecht abstehen,
während die % oder 8 grundständigen sich dicht der Knollenoberfläche
anschmiegen und sich untereinander verfilzen, und so einen dichten
BULL. HERB. BOISS,, avril 1897. 19
254 BULLETIN DE L' HERBIER BOISSIER. (3)
Pelz um die Knolle bilden. Bei ihrer unter Bräunung eintretenden Ver-
korkung hindern sie, ebenso wie der Kork bei den anderen Knollen, den
Eintritt von Fäulniss bewirkendem Wasser in die Knolle, wie den Aus-
tritt von Feuchtigkeit aus derselben, welches ihr Zusammenschrumpfen
bewirken würde. Besonders interessant ist es nun, dass dieser Haarpelz
bei dem weiteren Wachsthum der Knolle immer ein gleich dichter bleibt.
Dies kommt daher, dass die Oberhaut der Knollen, sehr abweichend von
anderen Oberhäuten der Pfianzen, andauernd die Fähigkeit behält
nicht nur ihre Zellen zu vergrössern, sondern auch zu vermehren und
umzubilden. So geschieht es denn, dass nach Massgabe der Oberflächen-
vergrösserung der Knolle bei ihrem Wachsthum und nach dem Abfallen
der alten Büschelhaare sich im Laufe der Vegetationsperiode der Pflanzen
immer neue und neue Büschelhaare bilden, die man zu dieser Zeitin den
verschiedensten Entwickelungsstufen beobachten kann.
Manchmal zeigen auch diese Knollen an einzelnen Stellen Korkbildung ;
es ist dies aber die Folge von Verletzungen. durch welche die Oberhaut
vernichtet worden, welche allein fähig ist, die Büschelhaare zu bilden,
da nun durch die den anderen Arten allgemein eigene Korkbildung ersetzt
werden.
Wenn nun auch die Büschelhaare bei den genannten Arten für die
Knollen einen guten Schutz gegen Austrocknung und Fäulniss gewähren,
so scheint derselbe doch nicht so stark zu sein, wie die Korkbil-
dung bei den anderen Arten. Zu dieser Vermuthung führt der Umstand,
dass jene Arten, welche auf ihren Knollen Korkbildung haben, wohl alle
an sonnigen oder anderen, leicht der Austrocknung ausgesetzten Orten
wachsen, während die anderen, mit Büschelhaaren versehenen, nach ihren
Standorten im schattigen Gebüsch oder auf alpinen Höhen starker Aus-
trocknung nicht so sehr ausgesetzt sind.
Mit der Verschiedenheit der Knollenoberfläche geht nun die verschie-
dene Bewurzelung bei den Knollen der Cyclamenarten mehrfach Hand in
Hand. Bei allen treten am Grunde der ersten Wurzel, welche sich ihrer-
seils verzweigt, dicht um sie herum aus der Knolle Adventivwurzeln her-
aus, welche sehr bald der ersten Wurzel an Länge und Verzweigung
gleich werden, dieselbe sogar wohl überholen. Später zeigen sich dann
aber Verschiedenheiden in dem Auftreten weiterer Adventivwurzeln aus
der Knolle. Bei den einen Arten — es sind dies meist solche mit haariger
Oberfläche, nämlich €. repandum Sibth. et Sm., ibericum Stev., Coum Mill.,
cilicicum Boiss. e. Heldr., aber auch eine solche mit korkiger Oberfläche,
nämlich C. cyprium Kotsch. — treten nämlich immer nur dicht um
(4) F. HILDEBRAND. WURZELN DER CYCLAMEN-ARTEN. 299
die alten ersten Wurzeln herum neue Wurzeln auf, so dass diese alle
im Centrum der Knollenunterseite in einem Büschel entspringen, nie an
einer höher gelegenen Stelle. Es haben auch alle diese Arten nur wenige,
nicht sehr lange, und dabei dünne Wurzeln mit sehr feinen Verzwei-
gungen.
Gewissermassen im Uebergange zu der Bewurzelung anderer Arten
steht Cyclamen persicum Mill. Hier entspringen die späteren Wurzeln
nicht nur dicht herum um die erste, sondern in mehr oder weniger wei-
tem Umkreise um diese, je nach dem zunehmenden Alter der Knolle. Die
meisten neu sich bildenden erscheinen zwar im Umkreise der früheren,
andere treten aber auch zwischen ihnen auf. Nie rücken jedoch die Wur-
zeln bis auf die obere Hälfte der Knolle hinauf. Namentlich ist hier aber
die Ueppigkeit der Wurzeln eine ganz andere, als bei den Cyclamenarten
mit haariger Knollenoberfläche.
Bei Cyclamen græcum Lk. ist die Wurzelbildung eine sehr ähnliche
wie bei C. persicum Mill., was mit dem gleichen Standort, an dem beide
Arten wachsen, im Zusammenhange zu stehen scheint. Nur ist hier die
Wurzelbildung eine noch viel stärkere und dem trockenen Standort noch
mehr angepasste. Hier treten zuersi sehr dicke fleischige Wurzeln her-
vor und bleiben einige Zeit lang unverzweigt; erst später treiben sie
Seitenwurzeln, so dass man zur Ruhezeit der Pflanzen beide Sorten von
Wurzeln zugleich beobachten kann.
Cyclamen europæum L. steht gewissermassen im Mittel zwischen den
genannten beiden Arten und den sogleich zu besprechenden ; seine Be-
wurzelung ist keine sehr starke, und in späterer Zeit treten hier die
Wurzeln an den verschiedensten Stellen der unteren Knollenhälfte und
an deren Rand hervor.
Besonders eigenthümlich ist dann die Bewurzelung von Cyclamen nea-
politanum Ten. In erster Zeit ist auch hier nur ein Büschel von Wurzeln
an der Knollenbasis zu finden. Wenn sich dann die Knolle vergrössert
und oben mehr abplattet, so wôlbt sie sich nach unten halbkugelig vor,
und nun hört das Wachsthum und die Bildung von Wurzeln an der
Knollenbasis ganz auf und erscheint am Rande und den höher liegenden
Stellen der Knolle, so dass deren unterer sich vorwölbende Teil, nach-
dem die ersten Wurzeln hier abgestorben sind, ganz oder fast ganz
kahl ist, was diesen Knollen ein sehr charakteristisches Ansehen
giebt.
Am stärksten ist nun aber die Wurzelbildung an den Knollen von
Cyclamen africanum Boiss. et Reut. Hier entstehen im Gegensalz zu
256 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
C. neapolitanum Ten. fort und fort neue Wurzeln von der ganzen Ober-
fläche der Knolle, sowohl von ihrem unteren Teil, als auch namentlich
von dem oberen, mehrfach stark vertieften, so dass die Knolle in einen
dicken Wulst von Wurzeln eingehüllt ist und sich hierdurch leicht von
allen anderen Arten unterscheiden lässt.
Ueberhaupt zeigen sich an den Gyclamenarten die Unterschiede in der
Wurzelbildung an den Knollen auch dann, wenn alle Wurzeln — was
bei dem Versenden der Knollen meistens geschieht — abgeschnitten
worden sind; an den Narben lässt sich nicht unschwer der Ort erkennen,
wo sie gesessen haben, so dass man neben anderen Merkmalen ziemlich
leicht die einzelnen Arten auch in diesem Zustande bestimmen kann,
wobei man leider die Erfahrung machen muss, dass die verschiedensten
Cyclamenarten oft unter einem und demselben Namen verbreitet werden,
oder noch öfter umgekehrt eine und dieselbe Art die verschiedensten
Namen führt.
Während nun die Knollenoberfläche und die Wurzelbildung bei den
einzelnen Cyclamenarten so sehr verschieden ist, so zeigen die Wurzeln
an sich nur mässige Unterschiede.
Man sollte meinen, dass vielleicht die Wurzeln der korkknolligen
Arten im späteren Alter auch Korkbildung zeigen würden, die der
behaartknolligen nicht; es zeigt sich aber in dieser Beziehung durchaus
nicht der vermuthete Unterschied. An den Wurzeln aller Arten ist die
Oberfläche aus Zellen gebildet, welche in verschiedenem Grade aus der
Papillenform in die Haarform ausgewachsen sind. Nachdem diese Haare
sowohl wie die Papillen zuerst Nahrung aufgenommen haben, verkorken
bald ihre Membranen unter Braunfärbung, und so ist dann schliesslich
die ganze Wurzeloberfläche aus einer Schicht verkorkter Zellen gebildet;
eine Korkbildung unterhalb dieser Schicht findet aber an keiner von
allen Cyclamenarten statt, auch wenn die Wurzeln noch so alt werden.
Nur dann, wenn diese Wurzeln an ihrer Oberfläche verletzt worden, tritt
ebenso wie bei den mit Haarpelz versehenen Knollen eine schützende
Korkbildung auf, und da ältere Wurzeln länger dieser Verletzung aus-
gesezt sind, so findet man an diesen auch öfter die Korkbildung, welche
zu dem Glauben Veranlassung geben könnte, dass hier eine normale Er-
scheinung vorläge. Wie gesagt, tritt aber solche Korkbildung niemals
an unverletzten, noch so alten Wurzeln auf.
Was die Dauer der Wurzeln bei den Cyclamenarten angeht, so kommen
bei keiner Art solche Knollen vor, an denen in freier Natur alle Wurzeln
dann absterben, wenn die Pflanze unter Abdürren ihrer oberirdischen
(6) F. HILDEBRAND. WURZELN DER CYCLAMEN-ARTEN. 257
Theile eine Ruheperiode eingeht; sie bleiben vielmehr in weiterer Vege-
tation, und es treten schon neue Wurzeln aus den Knollen, sowie weitere
Zweige an den alten Wurzeln hervor, wenn die Laubsprossknospen an
den Knollen sich noch gar nicht regen. Ungeachtet die Wurzeln also
nicht jährlich absterben, scheinen sie doch ein Alter von 3—4 Jahren
nicht zu überschreiten, innerhalb welcher Zeit sie dann durch neue ersetzt
sind.
Der vorstehende Ueberblick über die Verschiedenheiten in der Bildung
von Knollen und Wurzeln bei den Cyclamen-Arten sollte zeigen, dass in
diesen Punkien genannte Arten mancherlei auch für die Systematik
wichtige Merkmale besitzen, welche man aber an Herbarexemplaren
meist nicht beobachten kann, oder welche man — wie die Behaarung
oder Nichtbehaarung der Knollen — bis dahin ganz übersehen oder un-
berücksichtigt gelassen hat.
Freiburg i./B., den 21 Februar 1897.
258
DES
PLANTEN NAUVAGES COMENTIBLEN DE LA SANOIE
PAR
le Dr Alfred CHABERT
Les notes recueillies dans ma jeunesse sur la disette de 1816-17 étant
restées longtemps égarées au milieu de vieux papiers, je n’ai pu parler
des plantes comestibles dans mon travail sur l'Emploi populaire des
plantes sauvages en Savoie ‘. Lorsqu’a l’époque actuelle on demande, sur
les plantes spontanées qui sont ou ont pu être employées comme ali-
mentaires, des renseignements aux gens de la campagne : guides, por-
teurs, bergers, paysans travaillant aux champs ou coupant les bois, ils
répondent qu'il y a peut-être, qu'il doit exister des plantes comestibles,
mais qu'ils ne les connaissent pas, que du reste elles ne peuvent avoir
grande valeur. Si l’on insiste, ils vous parlent de fraises, de noisettes,
de framboises, ete. Si l’on insiste encore, ils persistent dans leur igno-
rance réelle ou affectée; quelques-uns voyant dans votre demande un
sarcasme, une allusion à leur pauvreté, se fächent, se récrient : « Aï-ie
done l’air si crevé de faim ? (sic). Me prenez-vous pour un medju
d’erba*, pour na borriqua à due plautte *, pour un patenaillon * ? etc.
Parfois aussi on se trouve en présence de lousties qui vous présentent
les plantes les plus indigestes assaisonnées des histoires les plus sau-
grenues *. Ce n’est done guère que par hasard que l’on peut obtenir
aujourd’hui des renseignements exacts.
1 Bulletin de l'Herbier Boissier, vol. II, p. 292 et 334.
? Mangeur d'herbes.
Une bourrique, un âne à deux pattes.
Mangeur de patenailles ou pastenailles, carottes.
En juin dernier, un touriste à l'accent étranger qui demandait sur le marché
de Chambéry des renseignements sur les plantes en vente, se voyait présenter,
avec force commentaires à l'appui, du mouron, des racines de bardane, Lappa
4
5
(2) A. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 259
La facilité des communications et des transports grâce à laquelle on
supplée si facilement de nos jours à la pénurie des récoltes, a fait dis-
paraître peu à peu la crainte de la famine de l'esprit des gens de nos
montagnes. Leurs pensées suivant un autre cours ne se portent plus sur
les plantes sauvages avec lesquelles leurs ancêtres se nourrissaient ou
essayaient de se nourrir aux époques de disette si fréquentes dans les
temps anciens. Ils sont électeurs et leurs conversations roulent sur les
questions politiques et sociales. Les traditions relatives aux plantes plus
ou moins alimentaires spontanées dans nos bois et nos prairies se per-
dent ou se transmettent par les enfants ou les bergers. Il y a quarante
ans, les tristes péripéties de la famine qui sévit si cruellement en 1816-
17 dans la Savoie ruinée par la guerre et par l’invasion autrichienne,
n'étaient pas oubliées de la génération qui en avait tant souffert. C’est
auprès des hommes de cet âge que j'ai recueilli alors la plupart des
renseignements qui. sont la base de ce travail et que j'ai retrouvés
récemment dans mes papiers. Aujourd'hui cette génération est éteinte.
Bientôt tout sera oublié. Il m'a done paru utile au point de vue histo-
rique d’en fixer le souvenir, d'autant plus que l’âge et la maladie ne me
permettent plus de continuer mes pérégrinations et mes recherches.
Les ouvrages historiques et les manuserits anciens que J’ai compulsés
au sujet des époques de disette ne m'ont fourni que de bien vagues ren-
seignements. La même indication s’y trouve répétée presque chez tous:
« Le peuple vivait d’herbes des champs, d’orties, de chardons. » Les
ouvrages de botanique dont les auteurs ont parcouru la Savoie dans les
siècles derniers, Lobel, Jean Bauhin. Boccone, Louis Gérard ne sont
guere plus explicites; Villars et Allioni le sont un peu davantage.
Allioni, dans son Flora Pedemontana paru en 1785 et comprenant le
Piémont, Nice et la Savoie, cite huit plantes dont les habitants de ces
provinces pouvaient se nourrir : Trapa natans, Carum bulbocastanum,
Carlina acaulis, Onopordum Acanthium, Urtica, Chenopodium bonus-
Henricus, Orchis sp. et Ruscus aculeatus. Villars dans son Histoire des
plantes du Dauphiné publié en 1786, cite les mêmes, moins le Carlina
acaulis et y ajoute le C. acanthifolia et les Polygonatum, Echinops
sphærocephalus, Alim schenoprasum, Tulipa sylvestris,ete. Leurs as-
minor, de sceau de la vierge, Tamus communis, de bourrache, ete., comme rem-
placant, le premier, les épinards, et les autres, les scorzonères, dans l’alimenta-
tion du peuple. Le touriste notait soigneusement ces indications sur son calepin.
Or le premier se donne aux oiseaux en cage, le second sert à une tisane dépu-
ralive, le troisième est un purgatif dangereux, le quatrième un émollient!
260 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
sertions ont été plus ou moins répétées par quelques auteurs du siècle
actuel, De Candolle !, Colla°, etc.
J'ai goûté à la plupart des plantes dont il est question dans cette
notice, et je dois dire que leur saveur n’est pas partout la même; telle
est douce dans un pays et âcre dans un autre. Cela dépend du sol et de
la race de la plante. Cela explique aussi pourquoi une plante est con-
nue dans une région comme étant comestible et passe dans une autre
pour ne l'être point.
Je passerai en revue les végétaux plus ou moins comestibles * de la
tlore de la Savoie d’après les organes contenant des substances pouvant
être assimilées : le fruit, la fleur, le réceptacle de certaines fleurs, la
tige et les organes souterrains, puis je terminerai par les champignons.
1. FRUITS
Ceux des cerisiers, pruniers, pommiers et poiriers sauvages, des
fraisiers, framboisiers, ronces, noisettiers et hêtres, dont les vestiges
ont été plus ou moins sûrement retrouvés dans les dépôts lacustres, sont
trop connus de tout le monde pour que je les cite autrement que pour
mémoire. Les cerises du bois de Ste-Lucie, Prunus mahaleb et du
bois-joli ou cerisier à grappes, P. padus, ne pouvaient guère être man-
gées que cuites; plus probablement étaient-elles employées à préparer
des boissons fermentées. Le néflier, Mespilus germanica, assez répandu
dans les bois de nos basses montagnes, mais très disséminé, n’a jamais
été une grande ressource pour nos populations. Il en est de même du
cornouiller, Cornus mas, qui est très rare et paraît être en voie d’ex-
ünction. Il est possible pourtant et même probable, en raison des lois
de l’assolement naturel, que ces deux arbustes aient été à d’autres épo-
ques plus communs qu’aujourd’hui.-Les baies d’epine-vinette, Berberis
vulgaris, étaient recherchées autrefois pour en faire des confitures fines
et délicates dont je n’ai pas perdu le souvenir. Les pommes des sor-
biers, Sorbus aria, aucuparia, torminalis, chamoemespilus, de l’aubepine,
Crategus oxyacantha et monogyna récoltées pour être mangées cuites
en temps de disette, ne fournissaient qu’une bien maigre nourriture.
! De Candolle, Flore française.
? Colla, Herbarium pedemontanum.
* Les boissons, liqueurs et huiles extraites des plantes sauvages de la Savoie
ont été énumérées dans le travail cité plus haut. Bulletin, vol. IL p. 336.
(4) A. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 261
« Ça ne faisait que tromper la faim, » me disait un vieux braconnier
d’Aillon-le-Vieux. Les enfants sont friands des petites pommes sucrées
de l’Amelanchier vulgaris. Quant aux fruits du prunelier, épine-noire
ou belosse, Prunus spinosa, ils ne peuvent être mangés qu'après avoir
été gelés ; mais ils ont une saveur styptique et sont toujours très astrin-
gents. Les akenes des faux-liserons, Polyyonum Convolvulus et dume-
torum, tout à fait semblables à ceux du blé noir ou sarrazin, renfer-
ment la même substance alimentaire mais en quantité bien moindre.
Les raisins de nos vignes sauvages n’ayant presque pas de chair sont
laissés aux oiseaux. On vend sur nos marchés en même temps que les
fraises et les framboises les baies de myrtille, Vaccinium Myrtillus ou
ambrunes. Celles de l’airelle ponctuée, V. vitis idæa, sont peu estimées
dans nos montagnes, et celles du V. uliginosum encore moins; les pre-
mieres sont pourtant agréables au goût quand le froid les a ramollies.
Le groseiller épineux, Zeibes uva crispa, Si commun dans nos hautes
vallées alpines, n’a que bien peu de valeur alimentaire; les tamarins
ou tramarins, À. alpinum et petræum en ont davantage, mais ne sont
guère goutés que des soldats des compagnies alpines et des touristes
altérés par de longues ascensions.
La châtaigne d’eau, Trapa natans, était fort prisée autrefois quand
nos vallées étaient parsemées d’etangs. Je tiens de ma mère décédée
récemment à un âge très avancé, que dans la première partie de ce
sièele, les paysans de Planaise et des autres communes situées sur les
bords de l'Isère, en recueillaient des quantités en automne pour leurs
provisions d'hiver et les mangeaient cuites à l’eau comme des chä-
taignes. Aujourd'hui l'Isère a été diguée, les étangs desséchés sont
atterris ou en voie d’atterrissement. Les châtaignes d’eau devenues rares
ne pourraient être récoltées que sur le lac d’Aiguehellette; les riverains
les dédaignent et les laissent perdre. Beaucoup même ignorent qu’elles
sont comestibles. I] est douteux qu’on les mangeät en Dauphiné au
siècle dernier, car Villars ' raconte qu’elles se vendaient à Venise sous
le nom de Noix des Jésuites, qu’elles sont farineuses, nourrissantes et
pectorales, mais il ne dit pas que les Dauphinois en fissent usage. En
Piémont, elles étaient aussi dedaignees, car Allioni ? ne cite que les
enfants de Vercelli (Verceil) qui les recueillaient pour les manger.
Toujours très estimée dans nos hautes montagnes est l’Arolle, graine
1 Villars, op. eit., II, p. 340.
® Allioni, op. cil., I, p. 238.
262 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 5)
du cembrot, Pinus Cembra. Celle-là les montagnards ne la laissent pas
perdre. Ils la récoltent avec soin pour la manger grillée ou pour en
faire de l’huile '. Malheureusement ils ont dans les Cusse-noix, Nuci-
fraga caryocacactes, des rivaux ailés très actifs, qui en consomment et
en perdent des quantités considérables.
2. FLEURS
Les corolles de certaines primevères ou pipettes se mangent quelque-
fois, celles du Primula acaulis en salade, celles de P. veris dans les
beignets et les matafans.
Les fleurs du P. elatior passent pour être mauvaises, et les corolles
roses du P. farinosa et rouges des P. viscosa, graveolens et pedemon-
tana pour être dangereuses.
3. RÉCEPTACLES
Comme ceux des artichauts, les réceptacles de nos chardons peuvent
être mangés crus ou cuits, mais à la condition d’être coupés avant que
les calathides ne s’entr’ouvrent. Plus tard quand la fécondation des
fleurs s’est opérée, ils sont durs, fibreux, acres et ne contiennent presque
plus de substance nutritive. Ces chardons, dont les sommités ne sont
plus eueillies actuellement que par les enfants et les bergers, sont le
Carduus nutans, le Cirsium lanceolatum et surtout le C. eriophorum
et l’Onopordum Acanthium. Il m'a été dit à Tignes que le Cirsium he-
terophyllum est mangé dans les mêmes conditions; Villars ? raconte
Pavoir vu cultivé à Grenoble, dans un jardin potager.
Dédaignées aujourd’hui par nos populations, les carlines, Carlina
acaulıs et acanthifolia ont été fort recherchées au moment de la disette
de 1816-1817 et dans les siècles précédents. Ainsi au XVI siècle, le
réceptacle de l’acanthifolia confit avec du miel constituait une confiture
très estimée, dont parle Dalechamp °. Villars ‘ en parle aussi, mais la
? Dans le Valais, m'écrit M. le professeur Wolf, les habitants des montagnes
sont très friands des noisettes du P. Cembra ; ils rôtissent les cônes au feu ou
les conservent pour l'hiver. Pendant les longues soirées, ils jouent aux cartes et
les enjeux sont des pépins d’Arolle. Ces délicieux fruits jouent même un grand
rôle dans les légendes valaisannes.
=> Nillars,-op. cit. Ep 20.
® Dalechampii, Historia generalis plantarum, Lugduni 1587.
* Villars, op. eit., III, p. 31.
(6) A. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 263
recette en est probablement perdue en Dauphiné, car je n’ai jamais pu
m'en faire servir dans le Champsaur et le Gapencais où la plante n’est
pas rare. En Savoie elle l’est tout à fait, et M. Songeon et moi nous
croyons qu'elle est en voie d'extinction dans les deux seules localités
que nous lui connaissions : ravins au-dessus d’Apremont et de Saint-
Baldoph et ravins d’Albane. La famine du commencement du sieele en
est vraisemblablement la cause.
Les Rhaponticum scariosum et Leuzea conifera, tous deux très rares,
ont une odeur forte et une saveur nauséeuse qui les préservent à l’état
de erudite. Le premier, m’a-t-on dit dans les montagnes de Bardon-
nèche (Piémont), peut être mangé cuit avec des pommes de terre, mais
c'est un mets peu appétissant et peu recherché; il n’est pris que dans
les cas d'extrême nécessité. Le second, dernier vestige d’une végétation
méridionale, aujourd’hui disparue de nos vallées alpines, est en voie
d'extinction naturelle, car je doute, malgré une affirmation contraire,
que l’on puisse s’en nourrir.
4. FEUILLES
Sont employées au printemps pour préparer les potages, ou selon
l’expression locale, la soupe, les jeunes feuilles de violettes, de fraisiers,
de primevères !, d’orties, Urtica urens et dioica, de chicorée sauvage
Cichorium Jntybus, de laitue vivace, Lactuca perennis, d'épinard sau-
vage, Chenopodium bonus Henricus, d’oseille bätarde Rumex scutatus,
d’oseille des pres, Ze. acetosa. J'ai mangé de la soupe faite avec des
pommes de terre, du riz et des feuilles de l’oseille des neiges, Oxyria
digyna; son goût était acidulé; elle n’était vraiment pas mauvaise. Il est
vrai que c'était à 2600 mètres d'altitude et que j'avais marché seize
heures,
Je ne saurai trop recommander le potage délicat et savoureux fait
avec les feuilles du Carum Carvi eueillies avant la pousse des tiges.
On mange en salade les sommites de la mäche, Valerianella sp., les
feuilles du cresson de fontaine, Nasturtium officinale parfois mélangées
à celles du cresson de cheval, Veronica beccabunga. Les feuilles des
cardamons, Cardamine pratensis et amara sont moins recherchées. Le
collet et les feuilles du pissenlit, Taraxacum officinale, du liondent,
! Les feuilles de violettes, de fraisiers et de primevères sont toujours mélanges
avec l’une ou l’autre des suivantes.
20% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Leontodon hastile, des crépides, Crepis virens et taraxacıfoha et dans
les montagnes, du €. aurea (ces cinq dernières plantes cueillies au prin-
temps avant la croissance des tiges ou des hampes), servent à faire une
salade fort appréciée dans le peuple? et sont vendues sous le nom de
Dents de lion. On leur attribue une grande vertu dépurative, probable-
ment parce que c’est la première herbe mangeable à bon marché qui
paraisse à la fin de l’hiver.
Les botanistes et les alpinistes qui ne se font pas accompagner de
porteurs chargés de mets variés, et se contentent de pain et de viande
froide, sont heureux de l’assaisonner sur la montagne avec les feuilles
des crucifères ayant le goût du cresson. « Pour mon compte, à la mon-
tagne, m'écrit M. Christ, quand je dine sur le pouce avec un morceau
de rôti see, je cherche toujours une salade au ruisseau voisin, et je vous
assure que Hutchinsia alpina et Cardamine amara font une salade
exquise à une altitude où le cresson ne se trouve plus. » Aux plantes
citées par mon aimable correspondant, j’ajouterai, pour en avoir souvent
goûté dans mes ascensions, le Sisymbrium austriacum dans les régions
subalpine et alpine, et les Cardamine resedifolia et alpina, Arabis coe-
rulea, Braya pinnatifida et même Brassica Reichert dans la région
alpine.
Dans nos pays, lorsque l’on fouille les cavernes préhistoriques, on
voit ordinairement apparaître en abondance sur les déblais rejetés au
dehors, le Sisymbrium austriacum, alors même qu'il n’existe dans la
contrée qu'à de grandes distances. Nous en avons eu un exemple près
de Chambéry, à la grotte de la Doria. Ces revivescences semblent indi-
quer que nos ancêtres de l’âge des cavernes usaient de la plante comme
aliment ou tout au moins comme condiments de leur nourriture pres-
que exclusivement animale. Les propriétés antiscorbutiques du Sisym-
brium étaient peut-être un attrait de plus pour eux.
J’ai vu, en faisant l’ascension du Galenstock, un alpiniste anglais,
grand amateur de piment, le remplacer par les feuilles de la carline,
Ranunculus glacialis, dont la saveur est âcre et poivree. Il affirmait ne
? « Pendant le séjour de l’armée de Bourbaki en Suisse (1871), m’eerit
M. Christ. les soldats cantonnés à Bäle dans une vaste caserne se promenaient
au printemps dans nos champs et ramassaient de vraies cargaisons de pissenlit.
Ils les mettaient sur les tables immenses des salles, les nettoyaient avec soin, les
assaisonnaient avec au sel, du poivre, du vinaigre et force huile qui n'était pas
de premier choix, et les mangeaient avec délices en salade, à la consternation de
nos bourgeois qui ne mangent la plante qu’à l’état cuit. »
(8) A. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 265
s'en être jamais mal trouvé. Son exemple n’est pas à suivre, la carline
est dangereuse.
Les pétioles des jeunes feuilles de la berce, Heracleum sphondylium,
ne sont pas mauvais cuits; confits comme de l’angelique, ils m'ont paru
médiocres. Le pourpier sauvage est assez estimé en automne et se vend
sur les marchés. L’oseille des montagnes, Rumex obtusifolius, si com-
mun autour de nos chalets et souvent confondu avec l’alpinus, est
eueilli lorsque la plante sort de terre en un cône allongé et blanchâtre,
et se mange dans la soupe de pommes de terre.
La plante la plus en vogue, quoique peu de campagnards osent
Pavouer, est l’epinard sauvage, Chenopodium bonus Henricus. Etonne,
dans un canton montagneux de la Savoie, de me voir constamment
servir des plats d’epinards, quoiqu'il n’y en eut point dans les jardins
potagers, étonné des réponses dilatoires qui m'étaient faites à ce sujet,
je questionnai une fillette. Elle m’expliqua avec empressement que dans
le pays l’epinard croissait naturellement, tandis qu’à Chambéry, ajou-
tait-elle avec dédain, il fallait le cultiver ! et elle m’amena dans une
grande cour où se deversaient les eaux ménagères, le purin et où
étaient amoncelés de grands tas de fumier. Tout autour le bon Henry
croissait en abondance et c'était la l’épinard que l’on me servait
sur table. Depuis ce jour je me suis privé de ce plat dans les mon-
tagnes.
Les jeunes feuilles d’ortie, Urtica urens et dioica étaient jadis appre-
tées en plat. « Teneræ edules sunt si decoctæ » dit Allioni '; mais de nos
Jours personne n’en veut. Il en est de même des feuilles de mauve et de
guimauve qui ne sont plus employées que dans la médecine populaire.
Sur le littoral algérien où elles acquièrent de grandes proportions et
sont plus suceulentes, elles sont mangées par les indigènes pauvres, et
ce qu'il y a de mieux, elles sont servies comme épinards dans les meil-
leurs hôtels d'Alger ! Cela est fade mais ca passe tout de même.
5. TIGES
Etant tout jeune, j'ai vu recueillir sur les coteaux des Charmettes,
non loin de la maison de J.-J. Rousseau, l’Orobanche rapum non fieuri
par un paysan qui m’assura que la partie renflée de la tige pelée et
cuite dans de l’eau salée était un mets excellent. Séduit par son dis-
2 Allioni, op. cit., II, p. 20.
266 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
cours, j'en pris aussi et l’apportai triomphalement à la maison où l’on
se moqua de moi, même la cuisinière qui se refusa à la préparer. Bien
longtemps après, sur les escarpements du mont Grenier, des hommes
qui récoltaient l’Orobanche Laserpitii non fleuri m’assurerent que c'était
pour le manger. Je n’ai pas contrôlé leur assertion; mais comme les
Arabes mangent dans les mêmes conditions la partie renflée de la tige
du Phelipæa lutea, je ne serai pas étonné que celle de certains Oro-
banche contint aussi des substances nutritives. La propriété aphrodisia-
que de l’épi fleuri de l’O. Laserpitii pour les bêtes à cornes a été publiée
dans le Bulletin '.
Turrons. De même que les jeunes pousses d’asperge cultivée, sont
mangés çà et là dans les campagnes et parfois vendus au marché sous
le nom d’asperges bâtardes *, les turions de l’Asparagus tenuifolius
(à Razeré et dans les Abymes de Myans) et ceux du petit houx, Æuscus
aculeatus. Ceux du laurier de St-Antoine, Æpilobium spicatum sont
rarement cueillis et méritent d’être mieux connus; ceux de l’Æ.
Fleischeri dans les hautes vallées alpines sont quelquefois mis dans le
potage; enfin les jeunes pousses du sceau de Salomon, Polygonatum
vulgare et multiflorum très recherchées autrefois ne le sont plus
aujourd'hui.
Les tiges des salsifis, Tragopogon, sont mächees par les enfants.
6. ORGANES SOUTERRAINS
1. Burpes. De nos plantes bulbeuses spontanées, une est fréquem-
ment employée en cuisine dans les hautes montagnes, mais c’est moins
comme aliment que comme condiment. Il s’agit de la civette, Allium
foliosum (A. schenoprasum alpinum,) dont les feuilles et les bulbes sont
mis dans le potage. Les feuilles se mettent aussi en salade associées à
d’autres herbes. Elles servaient sur le mont Cenis, il y a quelque qua-
rante ans, à la confection d'une sauce exquise dite beignette qui se
mangeait avec la truite si renommée pêchée dans le lac. Paraît-elle
1 Bulletin, vol. III, p. 298.
? En Savoie, les gens de la campagne nomment bâtardes les plantes sauvages
congénères des plantes qu’ils cultivent pour l'alimentation. Ainsi les noms d’ail
bâtard, asperge bätarde, oseille bätarde, etc., s'appliquent aux espèces d’aulx,
d’asperge, d’oseille, ete., qui croissent spontanément dans les campagnes et ne
sont pas bätardes du tout. Cette épithète s’appliquerait mieux aux plantes cultivées
qui sont pour la plupart issues de croisement.
(10) 4. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 267
encore aujourd'hui sur les tables des hôtels ? On m’a assuré que non.
L’uniformite incolore et monotone qui s’etend sur tout et sur tous,
grâce à la facilité des communications, s'étend aussi sur la cuisine, et
les gargotiers mettent leur point d’honneur à vous servir à 2000 mètres
d'altitude les mêmes mets que dans les grandes villes. Les vieilles
recettes se perdent et l’on n’est pas mieux nourri. Tant s’en faut.
On emploie encore quelquefois les jeunes feuilles de la rocambole,
Allium scorodoprasum, disséminée dans nos montagnes de la Maurienne
loin de toute habitation et dans des conditions de spontanéité indiscu-
tables. La plante fleurissant très rarement et n’ayant que des ombelles
bulbifères reste inapercue des botanistes.
Les bulbes d’autres espèces spontanées d’ail, Allium vineale, ursinum,
oleraceum, carinatum, sphærocephalum, confondues par nos paysans
sous le nom d’ail bâtard, ont été mangés en temps de disette, ainsi que
ceux des lis, Lilium Martagon et croceum; les vieillards qui m’en ont
parlé jadis en avaient gardé un triste souvenir : bien cuits, ils ne
conservent guère plus de matière nutritive; peu cuits, ils sont indi-
gestes et irritants.
Il m'a été affirmé sur le mont Margériaz que le bulbe du Gagea
Liottardi arraché avant la fleuraison et cuit avec des pommes de terre
n’est pas à dedaigner.
Les oignons des tulipes si communes dans certaines localités : Saint-
Jean-de-Maurienne, Aime, Mâcot, Tulıpa præcox, planifolia*, aximensis,
Clusiana, Didieri, Billietiana, mauriana, Marjoleti, sylvestris’, Celsiana,
ont été employés dans l'alimentation, pendant les famines, comme ceux
des lis et des aulx, et avec le même insuecès. C’etait un pauvre régal.
« Parlant par respect’, vous disaient les anciens, ils vous donnaient la
colique. » Partout où ces belles fleurs infestent les cultures, on voit au
printemps des tas d'oignons arrachés pourrir au bord des champs, sans
que l’on songe même à les préparer pour la nourriture du bétail. Quant
aux bulbes des narcisses, nivéole, Leucorum vernum, Ornithogalum um-
bellatum, Huguenini, pyrenaicum et surtout de l'O. nutans, des Muscari
et des Seilla, ils ont la réputation d’être très dangereux.
II. Raizomes et Racines. La Savoie possède peu de plantes dont les
! Perrier et Songeon in Bulletin Herb. Boissier, vol. Il, p. 430.
? [I parait que, dans le nord de l’Europe, l'oignon de la tulipe sylvestre est
comestible, peut-être à cause de la différence des climats.
# Parlant par respect ou parlant sauf votre respect, locution qu'emploient les
gens de la campagne, lorsqu'ils ont à vous parler de choses malpropres.
268 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
rhizomes non tuberculeux soient alimentaires. M’ont été indiquées comme
telles: le Polygonum viviparum dans nos hautes montagnes (le P. bistorta
n’est pas comestible), le sceau de Salomon, Polygonatum vulgare et
multiflorum, les raiponces, Phyteuma spicatum et surtout Æalleri la
première et la seconde année. Le rhizome épais et charnu du Cirsium
monspessulanum, des marais entre Saint-Jeoire et Montmélian, aurait
aussi servi à l’alimentation, dans les temps anciens, de même que celui
de ’Onopordum Acanthium. Quant à ce dernier, Allioni l’a constaté’ il y
a plus d’un siècle.
La racine? blanche du laitron des champs, Sonchus arvensis, nommé
aussi dans nos pays arrêta-bou, qui pousse dans le sol de si nombreuses
et si profondes ramifications, a été fort recherchée en 1816-17 et pro-
bablement aussi durant les disettes antérieures. Malheureusement on
reeueiliait parfois avec elle les racines du petit liseron, Convolvulus arven-
sis qui lui ressemblent un peu et il en resultait des effets purgatifs bien
mal venus chez des gens affames.
Quelques racines pivotantes, certains rhizomes étaient extraits autre-
fois par eux, la première ou la seconde année de l'existence de la plante
avant la fleuraison : le salsifis, Trogopogon pratensis et major, le Carum ”
carvi, la carotte sauvage, Daucus carota, les cerfeuils, Chærophyllum
hirsutum, Villars, aureum, Anthriscus sylvestris et nitida. Leur acreté
plus ou moins forte suivant les localités diminue ou disparaît par la
cuisson. Dans certaines parties de la Savoie, on prend ces dernières
ombellifères pour la cigüe et on les croit vénéneuses. Cette opinion est
fondée, à mon avis, sur la confusion qui a pu être faite, à l’état jeune,
entre certaines d’entre elles et le Chærophyllum temulum qui possède,
m’a-t-on assuré, des propriétés enivrantes et même toxiques (?). La rai-
ponce, Campanula Rapunculus, n'existe pas, que je sache, en Savoie, à
l’état spontané. La scorzonère sauvage, Scorzonera montana, que nous
possédons dans les prairies et les ravins au-dessus d’Apremont et qui
est très voisine de la scorzonère des jardins, a une racine sèche, coriace
et nullement comestible. Villars® rapporte que les racines de certaines
chicoracées peuvent servir à faire du pain. Cette préparation est
inconnue en Savoie.
1 Allioni, op. citat., I, p. 144.
? Les auteurs nomment racine l’organe souterrain du Sonchus arvensis. N'est-ce
pas un rhizome ?
8 Villars, op. eit., III, p. 60.
es
(12) A. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 269
II. Tusercures. Parmi nos plantes tubercuieuses, il me paraît utile
d'éliminer d’abord celles dont les tubereules sont vénéneux : Aconitum
Anthora, Oenanthe, Ficaria ranunculoides, Colchicum autumnale,
alpinum, merenderoides ‘, puis celles dont la matière féculente est
chargée d’un principe âcre et irritant que la cuisson ne suffit pas à
faire disparaître : Cyclamen coum et neapolitanum, Corydalis bulbosa
et fabacea, Asphodelus delphinensis et Villarsüi, Saggittaria saggittæ-
Jolia, Crocus vernus.
Parmi les autres, il en est qui ont joui autrefois d’une grande vogue
et qui sont complètement délaissées aujourd’hui. Ce sont les orchis ou
pentecôtes dont les espèces à tubercules entiers sont connus dans nos
* montagnes sous le nom d’erba à dou coyons : Orchis mascula, morio,
coriophora, globosa, simia, galeata, fusca, ustulata, pyramidalis, ete., Pla-
tanthera bifolia, etc. Au siècle dernier, on extrayait le Salep de plusieurs
d’entre elles. Villars? en indique avec détails le mode de préparation :
«On emploie la racine de l'O. morio et même indistinetement celles de
forme arrondie, celles qui sont les plus grosses, les mieux nourries ou
les plus jeunes pour préparer le Salep. On monde ces racines, on les
fait cuire à l’eau pour atténuer le mucilage, l'empêcher de fermenter ;
alors elles se désséchent parfaitement et se conservent. Elles acquièrent
une demi-transparence, sont cassantes, légères, friables, et leur poudre
ou farine cuite dans le bouillon à la dose d’un demi-gros, le rend pec-
toral, nourissant, bon pour les gens épuisés, ete. » Allioni? parle aussi
du Salep avec de grands éloges, recommande de le faire avec les
O. morio, maculata, latifolia, milhitaris et pyramidalis et en indique la
préparation en termes plus concis. Il me souvient d’en avoir oui parler
dans ma jeunesse, et d’avoir entendu de vieilles gens déplorer de ne
pouvoir s’en procurer pour des convalescents, les produits nouveaux et
similaires débités par les marchands de denrées coloniales étant d’après
elles très inférieurs au salep dont bien peu de personnes aujourd’hui
ont conservé la mémoire. Dans les campagnes aux époques de disette, les
tubercules d’orchis et ceux d’ophrys étaient mangés cuits à l’eau et
avaient laissé dans l'esprit des vieux paysans un excellent souvenir bien
différent de celui des ails batards, des tulipes, etc.
Une plante fort estimée autrefois et dont les tubercules étaient mangés
1 Perrier et Songeon. 1. c. p. 429.
2 Villars, op. cit., II, p. 28.
# Allioni, op. cit.
BULL. HERB. BOISS., avril 1897. 20
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
crus ou cuits est le Cérsium bulbosum. Pendant la famine de 1816-17,
les habitants de certaines communes, telles que Vérel-Pragondran,
Saint-Cassin, l’ont presque détruit sur leurs montagnes où il est devenu
rare. De nos jours, les campagnards se défendent de le récolter. Les
bergers les mangent crus.
Le rhizome de la gesse tubéreuse, Lathyrus tuberosus, émet des tuber-
cules parfois assez gros, fermes et très farineux, dont la saveur délicate
se développe par leur cuisson au feu. Bien des gens en sont friands; les
vignerons du Valais ne les laissent pas perdre (Wolf). En Savoie, la
plante ne vient guère que sur les délaissés glaciaires et n’est pas com-
mune. Les enfants et les bergers sont les seuls à la recueillir.
Il nous reste à parler d’un tubereule très nutritif, dont la valeur ali-
mentaire souvent méconnue, mérite d’être mieux appréciée. C’est la noix
de terre, terre-noix, châtaigne de terre Bulbocastanum Linnæi (Bu-
nium bulbocastanum) très commune dans les champs de nos hautes
vallées alpines de la Maurienne et de la Tarantaise. Chez les auteurs
anciens que j'ai consultés, Matthioli, Camerarius, ete., je n’ai trouvé
que l'indication de ses propriétés thérapeutiques : « Radix ex vino
urinæ stillieidio convenit *. » Mais ma bibliothèque est pauvre en livres
anciens. Parmi les botanistes du siècle dernier, les uns ne parlent pas
de ses propriétés nutritives; ainsi Villars est muet à son égard ; les
autres les rappellent brièvement, Allioni, par exemple : « Radices apud
alpicolas ex aquâ decoctæ comeduntur ?. » Dans le siècle actuel, quel-
ques auteurs tels de Candolle #, Colla‘, ete., répètent Allioni.
Dans nos hautes vallées, les champs en terre légère et en pente en
sont infectés. Au moment du labour la charrue et la herse en déversent
des quantités sur le sol. Dans certains champs auprès de Valloires, on
peut en ramasser des sacs. Les pauvres seuls osent le faire ouvertement,
les autres n’en récoltent que de petites quantités « pour les enfants ».
Songez donc, se nourrir de plantes sauvages! Une famille dans l’aisance
en serait déshonorée! Et pourtant l’on en fait des galettes très savou-
reuses dont j'ai mangé avec plaisir, et dont je donne la recette au risque
de déparer ce sérieux Bulletin en lui faisant faire concurrence aux
livres de cuisine; mais une fois n’est pas coutume. Du reste, M. le pro-
! Matthioli, Epitome, 1586, p. 609.
2 Allioni, op. eit., II, p. 26.
® De Candolle. Flore française, IV, p.525 : « la racine est bonne à manger, de
même que celle du B. denudatum. »
* Colla, Herbarium pedemontannm, 1, p. 24 : « Radice tuberosa eduli. »
(14) A. CHABERT. PLANTES SAUVAGES COMESTIBLES DE LA SAVOIE. 271
fesseur Wolf, en m’eerivant que « l’on connaît très bien dans le Valais
l'emploi du Bulbocastanum et que c’est surtout dansles vallées de Zermatt
et de Saas que les bergers en font rôtir les bulbes au feu autour duquel
ils se chauffent en automne; » ajoute : « mais je n’ai pas entendu dire
qu'on les prépare autrement et je serai bien aise de l’apprendre; car
cela doit être une nourriture bien saine et qui s'offre gratuitement dans
toutes nos montagnes. » En voici done la préparation telle qu’elle m’a
été dictée par une bonne ménagère de Valloires : « Après avoir fait
cuire les tubereules et les avoir mondés, on les pile, on les sale et on les
mélange intimément avec du lait, ou ce qui est mieux, de la crème,
puis on les pétrit avec de la farine, on dispose la pâte en forme de ga-
lette et on la met au four. Quelques-uns y ajoutent du sucre. »
Valloires est le seul pays où j’ai su que la noix de terre est ainsi pré-
parée, et encore ne l’ai-je appris que par hasard et de deux personnes
seulement. Lorsque j’en ai parlé à d’autres, elles n’ont pas paru ou
voulu comprendre. Dans nos autres Alpes de Savoie, comme dans celles
du Dauphiné, du Piémont, de la Suisse, à ma demande si ce tubercule
était comestible, il a toujours été répondu qu'il l'était, cuit à l’eau ou
rôti au feu, mais que les enfants et les bergers seuls y goûtaient. Sur
la montagne de Longecôte, où eroît le Bulbocastanum alpinum, un
guide m’a dit qu’il est moins bon que le Linnæi.
Dans les montagnes du Cap Corse où croit le B. corydallinum, plante
très grêle confondue par la plupart des botanistes avec l’alpinum dont
elle est tout à fait différente, j'ai vu les pâtres en manger le tubercule
cuit sous la cendre ; sa saveur est la même que celle du Zinnœæi.
Dans tout le nord de l'Afrique, les Arabes consomment aussi les
tubereules des Ombellifères de la tribu des Amminées, à laquelle appar-
tient la plante de Savoie. Au moment des disettes, ils les recherchent
avec avidité, surtout dans les montagnes, et l’on voit après une année
de famine devenir tout à coup plus ou moins rares les Geocaryum
Jlezuosum, Balansæa glaberrima, Bunium mauritanicum, incrassatum,
Macuca, Chaberti, ete. Mangés à l’état de crudité, ils sont facilement
indigestes ; bouillis ou rôtis au feu, ils sont absorbés sans peine et sont
très nourrissants.
Dans les hautes montagnes de Castille, m’a dit un botaniste espagnol,
M. Andrade, les pâtres mangent les tubercules des Amminées réduits
en bouillie par la cuisson dans le lait.
IV. CHamrrexoxs. Nombreux et abondants en automne, les champi-
gnons comestibles sont mal connus dans la plus grande partie de la
ETES see SALE NES rg Ans >
272 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (15)
Savoie et dedaignes par les gens de la campagne. Bien rares sont ceux
qui les récoltent pour les vendre au marché des villes. On laisse perdre
ainsi une substance alimentaire précieuse et facile à se procurer. Les
truffes sont aussi l’objet d’un commerce tres restreint; petites, noires,
peu parfumées, elles sont recherchées avec l’aide de chiens dit truffiers,
dans les bois de chênes sur les terrains calcaires, et dans ceux de chä-
taigniers sur les alluvions glaciaires, puis vendues à certains commer-
cants qui les mélangent avec des truffes de meilleure qualité. Celles-ci
parfument celles-là. Les unes font passer les autres. Le vulgaire est
toujours content et les gourmets aussi ...... quelquefois.
Coxczusron. En résumé, parmi les plantes sauvages de la Savoie, s'il
en est un certain nombre qui, aux époques de disette, ont pu servir aux
populations affamées à se nourrir, ou tout au moins, selon l’expression
imagée d’un ancien affamé, à tromper la faim, il en est bien peu qui
contiennent assez de matière assimilable pour être vraiment alimen-
taires. De ce nombre sont quelques fruits : pommes, cerises, noisettes,
faînes, châtaignes d’eau, arolles, quelques réceptacles de chardons et
surtout de carlines, les feuilles d’orties, de pissenlit, de Chenopodium
bonus Henricus; certains turions, les rhizomes et les racines du Poly-
gonum viviparum, de quelques raiponces, cirses et salsifis, les tubereules
des Orchis, du Oirsium bulbosum, du Lathyrus tuberosus, de la noix de
terre, les champignons. En somme bien peu!
Mais consolons-nous. La multiplicité et la rapidité des communi-
nications et des transports ont supprimé la famine de nos pays et ont
laissé le champ libre à ce que les anciens appelaient : Auri sacra fames,
et que nous nommons, je ne sais pourquoi. la Soif de Vor.
273
QUESTIONS DE NOMENCLATURE
RÉPONSE A M. JOHN BRIQUET
PAR
Mon récent article sur la Nomenclature a été communiqué à M. J. Bri-
quet, dont je parlais incidemment à propos d’une critique qu'il avait
faite de ma manière d'apprécier l’article 57 des Lois. Par un procédé
de polémique vieux comme le monde, M. J. Briquet, dans la réponse
qu'il a cru devoir faire, disserte à côté et se livre à de nouvelles attaques
sans dire un mot des questions très nettes que je lui posais. Je les
reproduis done ici en espérant que M. J. Briquet se décidera à y
répondre.
1° Que pense M. J. Briquet de l’applieation rigoureuse que je propose,
de la règle d’anteriorite de la dénomination spécifique binaire? Je le
prie de donner sur ce point un avis motivé, en se basant exclusivement
sur le texte précis des Lois de la Nomenclature, sans autres commen-
taires, car c’est le défaut regrettable de M. J. Briquet de vouloir imposer
des lois spécifiées en réalité nulle part et de s'appuyer sur ce néant
dans la discussion.
2° Que pense M. J. Briquet du nom de Stachys Ocymastrum Brig.,
création bizarre que j'ai cru devoir rappeler par curiosité, et pense-t-il
que jamais un floriste ou un monographe adoptera ce nom mort-né?
3° J'ai reproduit integralement, sans aucune addition ou supposition
ou appréciation, le passage des Nouvelles Remarques d’Alph. de Can-
dolle, concernant l’article 57 des Lois. — Où M. J. Briquet a-t-il vu,
soit dans l’art. 57, soit dans le passage consacré à cet article dans les
274 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Nouvelles Remarques !, l'obligation de changer les noms binaires les plus
anciens existants pour les remplacer par des noms NOUVEAUX, en uti-
lisant l’épithète spécifique la plus ancienne ?
M. Briquet m’ayant de nouveau pris à partie dans sa réponse, je
passe à la réfutation des arguments qu’il a versés au débat, trouvant
tout d’abord mauvaise la distinction qu'il établit entre les floristes et
les monographes, ces deux sortes d'auteurs effectuant, les uns et les
autres, l’apport de leurs travaux au mieux des intérêts de la science»
qui est une et doit être traitée suivant des règles immuables, les pre-
miers toutefois ayant besoin d’avoir des connaissances plus étendues et
des matériaux plns nombreux, devenant même parfois monographes
par la force des choses, puisqu'ils sont astreints à pouvoir traiter toutes
les familles végétales, alors que les seconds n’ont à s’occuper que d’une
seule famille, voire même d’un genre.
Dès sa première phrase, M. Briquet énonce un fait erroné, car il dit :
« Les idées exposées par M. Rouy dans son article sont contraires à la
pratique de la grande majorité des monographes du continent. Nous
ne parlons pas des floristes, ni d’un certain nombre de botanistes
anglais. » Où M. Briquet, qui cite en tout neuf monographes et einq
floristes ?, a-t-il vu tant de monographes ou de floristes qui jugent à
propos de rejeter le nom binaire le plus ancien pour le remplacer par
un nom nouveau créé de toutes pièces avec l’épithèque spécifique la plus
ancienne, laborieusement recherchée dans les vieux bouquins ?
M. J. Briquet, prenant ses désirs pour des réalités dit, plus loin :
«M. Rouy ne dit plus que le principe de conserver le plus ancien nom
spécifique, quelque soit le genre dans lequel il a d’abord été placé, n’est
nullement exprimé par les Lois de la Nomenclature. Cela serait d’ail-
leurs difficile, étant donné le texte précis. Il se borne à contester que
l’on doive donner à cet article une application rétroactive. » Mais si!
je conteste toujours, puisque je considère, je le répète, comme morts-nés,
les noms binaires nouveaux créés avec l’épithète spécifique princeps, me
basant sur ce que je ne trouve rıEn, dans l’article 57 des Lois, qui
impose l'obligation de changer les noms binaires anciens pour les rem-
! Disons en passant que, SEULES, les Loës de la Nomenclature ont été discutées
et adoptées en Congrès par les botanistes, et que, quelque mérite qu’aient les
Nouvelles Remarques, ou tout autre publication d’Alph. de Candolle, les Loës
SEULES ont force de loi, sans commentaires des uns ou des autres.
? De ces cinq floristes, il convient sans aucun doute de retirer M. Beck, et
peut-être aussi Boissier.
Log en
INS}
(3) G. ROUY. QUESTIONS DE NOMENCLATURE. 75
placer par des noms binaires nouveaux munis de l’épithète spécifique
princeps.
Quant à ma phrase sur le texte qu’aurait dû avoir l’article 57 si le
Congrès de 1867 avait voulu imposer l'obligation des noms nouveaux,
je ne lui trouve aucune forme « insolite » et je la trouve beaucoup plus
clairement exposée que les alinéas 2 et 3 de l’article de M. Briquet, bien
embrouillés ! D’autre part, les Lois étant faites pour être suivies, il faut
s’en tenir « 2mpérativement » à leur texte, selon moi, et ne pas, comme
le fait volontiers M. Briquet, les retourner dans tous les sens pour en
tirer des déductions favorables à ses idées. De plus, qu'est-ce que les
articles 6, 31, 38, 41, 53, 56, cités par M. Briquet ont à voir dans cette
discussion, puisque pas un de de ces artieles ne s'applique à la question,
c'est-à-dire à l’antériorité de la dénomination binaire! Alors, pourquoi
les avoir cités plutôt que d’autres?..... D'ailleurs, en les lisant, je n’ai
nullement eu l'impression qu’en pratiquant d’une manière « impera-
tive » l’application des Lois, on arriverait à leur sujet, comme l’assure
M. Briquet, à des « résultats incroyables! »
Le dernier alinéa de l’article de M. Briquet comprend les lignes
suivantes : « Après cela, et le point de fait qu’on nous contestait étant
établi, personne n’oblige M. Rouy à accepter l’artiele 57 et à l'appliquer
rétroactivement. Il aura l'estime des partisans de l’usage, mais non
celui des nomenclateurs- striets. » — Chacune des phrases ci-dessus
réclame une réponse :
1° M. J. Briquet se délivre un satisfecit à bon compte en reconnais-
sant que le « point de fait qu'on lui contestait était établi »; ce que j'ai
dit ci-dessus démontre qu'il n’en est rien, que le point de fait n’est
nullement établi qu’à ses yeux, et que je le conteste absolument !
2° Comment peut-on dire que je n’accepte pas l’article 57 : je le mets
en pratique journellement! Quant à l’appliquer retroactivement‘, je dis
! Pour la création de noms nouveaux. — Entendons-nous bien, sans argutie,
sur la valeur, en l'espèce, de ce mot : rétroactivement, car là est le joint de la
question. Il est évident qu’il y a toujours utilité à chercher si un nom spécifique
complet, dès lors binaire, n’est pas antérieur par la date de sa publication à
celui adopté par l'usage et à le faire valoir. Cela se passe tous les jours et n’a
rien à voir avec la rétroactivité puisque le nom que l’on retrouve a été publié,
antérieurement au nom d'usage, et que c’est un nom complet, donc binaire,
c'est-à-dire valable pour tout botaniste. Là où nous contestons absolument
l'emploi du principe de rétroactivité, c’est lorsque l’on veut créer un nom
nowveau pour une plante déjà pourvue d’un nom binaire le plus ancien et
régulier, c'est-à-dire nullement en contradiction avec ses caractères ou son
276 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (A)
carrément : Non! (et c’est là ma these), parce qu'il existe des denomi-
nations binaires très correctes, conformes aux Lois, partout employées,
non pas par suite de l'usage, mais du fait que ce sont les plus anciennes,
et qu'il paraît souverainement inutile de les remplacer par des denomi-
nations nouvelles auxquelles les xouveaux auteurs sont heureux d’accoler
leur nom, ces auteurs ayant exhumé un qualificatif spécifique totale-
ment oublié, mais antérieur, en usant d’une appréciation très litigieuse
d’un article des Lois de la Nomenclature. En tous cas, si nous devions
jamais, à Dieu ne plaise, être amenés à en passer par là, ce ne serait
qu’à la suite d’un Congrès, où toutes les opinions auraient été exposées
et dont les décisions seraient universellement acceptées. Jusqu’alors
nous nous en tiendrons à l’adoption pure et simple, sans commentaires,
des articles des Lois de la Nomenclature, jusqu'ici seuls votés en
Congrès.
3° Comment peut-on laisser entendre que je dois avoir « l'estime
seulement des partisans de l’usage », alors que la conclusion de mon
précédent article était celle-ci : « En résumé, qu’on applique rigoureuse-
ment la règle de priorité... Mais que l’on s’en tienne aussi rigoureuse-
ment à l’antériorité de la dénomination binaire. » Il faut vraiment lire
ma prose avec un voile épais sur les yeux pour tirer de cette phrase
que je suis partisan de l’usage !
Enfin, dans un renvoi, M. J. Briquet, prenant mon œuvre à partie,
me critique « pour avoir change sans raison des noms en rabaissant des
espèces au rang de variétés. » M. Briquet est volontiers porté à croire,
son style le prouve, que lui seul sait et est documenté et que ses contra-
dieteurs sont ou démunis d'arguments ou font les choses à tort et à
travers. Il est dans l'erreur, et je vais le lui prouver, admettant parfaite-
ment, moi, qu'il s’entoure de tous les renseignements ou garanties
nécessaires avant de parler. Les observations suivantes présentent
d’ailleurs quelque intérêt général pour les questions mêmes de nomen-
clature.
habitat, tout simplement parce que ce nom binaire ne comprend pas, comme
qualificatif, l’épithète spécifique la plus ancienne. D'ailleurs le meilleur système à
adopter pour ne pas laisser s’infiltrer cette nouvelle méthode de nomenclature,
cest de n’en tenir aucun compte et de n’accepter les noms nouveaux ainsi
formés que comme des synonymes. Si dans les ouvrages généraux, et dans les
grands herbiers, on adopte ce moyen de défense les auteurs de ces noms morls-
nés auront vite fait de se tenir tranquilles et de consacrer leur temps à des
travaux plus sérieux.
Bea Ar
pr 4 04) M RE
(5) G. ROUY. QUESTIONS DE NOMENCLATURE, TT
Où M. Briquet a-t-il vu, dans les Lois, un texte précis, disant qu’il est
obligatoire, lorsqu'on rabaisse une espèce au rang de variété, de con-
server le nom spécifique qui, le plus souvent, ne veut rien dire par
rapport aux autres variétés du type? Bien plus, ne doit-on pas changer
un nom, pour une variété, quand le nom spécifique de la dite variété
s'appuie sur une donnée fausse ? Exemple : Cardamine apetala Moench,
dont nous avons fait la var. minor du C.impatiens, puisque cette variété
n'est nullement apétale. En restant dans les Cardamine, M. Briquet me
permettra-t-il de lui faire observer que s’il avait mieux lu le tome II de
la Flore de France, il ne nous reprocherait pas d’avoir remplacé la var.
umbrosa Lee. et Lam. du ©. hirsuta par une nouvelle variété laxa.
En effet, nous avons fait rentrer dans le €. hirsuta L., comme sous-
espèce, le C. silvatica Hg. et Lk., qui, lui aussi, présente une var. um-
brosa G. et G., laquelle a été décrite, alors que celle de Lecoq et Lamotte
n'a été qu'indiquée. Il était dès lors de droit de ne pas avoir deux
variétés wmbrosa pour le même type spécifique, et nous avons gardé
naturellement celle qui avait donné lieu à une description dans un
ouvrage très répandu. M. J. Briquet nous a mal lu aussi lorsqu'il nous
attribue un Biscutella levigata var. leiocarpa R. et F. (= B. alpicola
Jord.); nous avons rattaché le B. alpicola au B. saxatilis Schleich.
comme var. leiocarpa et, comme dans le genre Biscutella nous avons
trouvé pour presque toutes les espèces, sous-espèces ou formes, une
variété à silicules lisses et une à silicules scabres, nous étions conséquents
avec notre manière de voir en mettant var. leiocarpa, au lieu de var.
alpicola, d'autant plus que le type du D. saxatilis et la var. obcordata
sont également « alpicola ».
La règle, imposant le nom spécifique à des plantes passant à l’état de
variétés d’autres espèces, n’existant pas, je le répète, mieux vaut donner
à ces variétés nouvelles des qualicatifs plus en rapport avec leurs carac-
tères que de conserver des noms qui, dans ces nouvelles espèces, ne
signifient plus rien pour les variétés; cette remarque s'applique à
souhait à nos variétés villosa, hispida et macrocarpa du Jondraba cicho-
rüfoha et aux autres cas cités par M. Briquet. Toutefois, M. J. Briquet
aurait pu remarquer que presque toutes nos variétés conservent le
nom spécifique lorsque nous estimons la chose possible. Ainsi dans le
genre Erysimum, que cite M. J. Briquet, toutes les espèces de M. Jordan
que nous avons ramenées au rang de variétés sont citées en variétés
avec leur nom spécifique princeps. Pour PÆ. Pannonicum (et non E.
hieracifolium comme le dit M. J. Briquet), nous avons changé le nom
278 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
de var. brachyceratum Reichb. en var. curtilisiquum, pour rendre ana-
logue la var. ß à la var. a (longisiliquum), d'autant plus que toutes les
autres variétés du genre sont en langue latine.
M. Briquet a tort également de me reprocher de n’avoir pas, en
transportant le Sinapis nigra forma torulosa Pers. dans le genre Bras-
sica, repris, dans ce dernier genre, l’épithète torulosa. Il ignore ou
oublie, en effet, qu'il existe, depuis longtemps, un Brassica torulosa
Durieu, de la Péninsule ibérique et de l’Afrique septentrionale, qui est
synonyme du Diplotaxis sufolia Kunze, mais que conservent les bota-
nistes qui n’acceptent pas le genre Diplotaxis. Dans ces conditions, le
qualificatif torulosa n'étant plus libre, celui de Persoomii était tout
indiqué.
Tout cela a été fait avec méthode, par suite d’idees bien arrêtées, et
sans enfreindre les Lois de la Nomenclature. Je ne saurais donc accepter
en rien la phrase absolument inexacte terminant le renvoi de M. J. Bri-
quet, qui, mieux inspiré, regrettera certainement, en toute bonne foi,
après avoir lu ce qui précède, de l’avoir éerite un peu hätivement.
Je crois avoir répondu à toutes les observations ou objections de
M. Briquet; pourrai-je, à mon tour, lui demander pourquoi, dans un
ouvrage sur le Mont Vuache (p. 56), il a cru utile d'appeler var. micro-
soma une plante déjà bien connue sous le nom de Viola arenicola
Chabert? Etait-ce par ignorance de cette dernière ou par dérogation
spéciale aux rigoureux principes qu'il professe? Je me borne à attendre
sa réponse aux quatre questions que j'ai l'honneur de lui poser dans
cette notice, ajoutant que, pour moi, le débat sera alors épuisé et que
tous les arguments auront’été suffisamment mis sous les yeux des bota-
nistes pour qu'ils aient pu se former une opinion.
279
Ben EURE
.ETUDE BOTANIQUE
PAR
C.-J. FORSYTH-MAJOR et William BARBEY
L'ile de Ikaria ou Nikaria est la plus nord-ouest des Sporades du Sud
dans la mer Égée, directement à l’ouest de Samos sa voisine.
Le point culminant de l’île est formé par le mont Atheras qui atteint
un millier de mètres d'altitude et dont la partie supérieure est formée de
schistes micacés, tandis que les rochers verticaux du mont Kastro, près
de la capitale Messaria, sont de formation calcaire. Le mica-schiste se
retrouve du reste près de la mer dans la région au nord-ouest, entre
Evdhilo et Karavostano. A l’ouest se trouve le village de Rachaes.
A notre connaissance, Ikaria n’est pas mentionné dans Flora Orien-
talis et nous ne possédions aucun document sur sa flore avant que For-
syth-Major y ait séjourné du 24 juillet au 4 août 1887 et en ait rapporté
les 67 espèces dont voici l’énumération :
1. Nigella arvensis L. : involucrata Boissier. Flora Orientalis, volumen
I, p. 66.
In schistoso-micaceis meridiem spectantibus regionis superioris monlis
Atheras insulæ Ikaria, 24 julio 1887. No 619.
2. Delphinium peregrinum L. £ eriocarpum Boiss. I, 87.
In incultis prope Messaria, 30 julio 1887. No 620.
280
3.
Fe)
10.
11.
15.
14.
15.
16.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Matthiola sinuata L. Flora Orientalis, volumen I, p. 148.
Ad rupes calcareo-schistosas, maritimas, litoris borealis-occidentalis
prope Evdhilo, 29 julio 1887. No 628.
. Dianthus actinopetalus Fenzl. I, 500.
Ad rupes calcareas verticales regionis meridionalis, 6 augusto 1887.
No 666.
. Dianthus actinopetalus Fenzl. % elegans Boiss. I, 500.
Ad rupes verticales, schistoso-micaceas regionis superioris montis Atheras,
meridiem spectantes, 24 julio. No 667
. Silene fabaria Smith. I, 627.
Ad rupes calcareo-schistosas, maritimas prope Evdhilo in regione boreali-
occidentali, 29 julio. N° 673.
. Silene gigantea L. I, 645.
Ad rupes calcareas verticales montis Kastro prope Messaria, 30 julio.
No 668.
. Herniaria cinerea DC. I, 739.
In schistosis regionis superioris montis Atheras, 24 julio. No 684.
. Hypericum Olympicum L. I, 790.
In schistosis litoris borealis inter Karavostamo et Evdhilo in regione
boreali insulæ, 29 julio. No 688.
Hypericum Cuisini Barb. in Bull. Soc. Vaud. Sc. Nat. 1886, XXI,
220.
Ad rupes verticales, meridiem spectantes, schistoso-micaceas regionis
superioris montis Atheras, 24 julio. No 690.
Hypericum species. No 690 pro parte.
In ineultis prope Rachaes in regione occidentali insulæ, 3 augusto. No 690
pro parte.
. Alcæa pallida W.K. I, 832.
In incultis prope Messaria, 30 julio. No 694.
Il est à remarquer que dans notre plante les calycis laciniæ sont ana
dinaliter elevatim lineatæ contrairement à + Floræ Orientalis loco citato.
Alsineæ species No 675. I, 662.
Ad rupes verticales, meridiem spectantes, schistoso-micaceas, regionis
superioris montis Atheras ad 800-1000 m. s. m. s., 24 julio. No 675.
Alsineæ species. No 677. I, 662.
Cum No 675.
Genista acanthoclada DC. Boissier, Flora Orientalis, volumen II, 39.
In aprieis schistosis meridiem spectantibus, in regione meridionali montis
Atheras, 24 julio. No 860.
Trigonella aurantiaca Boiss. II, 74.
In maritimis prope pagum Evdhilo, 24 julio. No 857.
23.
24.
26.
27.
31.
C.-J. FORSYTH-MAJOR ET W. BARBEY. IKARIA. 281
. Cratægus monogyna Willd. Flora Orientalis, volumen II, p. 66%.
In schistosis regionis superioris montis Athenas, 24 julio 1887. No 867.
. Rubus discolor W. et Nees. II, 695.
Prope pagum Rachaes ad occidentem insulæ, 3 augusto. No 863.
. Epilobium lanceolatum Sebast. et Maur. II, 747.
In rupestribus schistoso-micaceis regionis superioris ad 800-1000 m. s.
m. s. montis Atheras meridiem spectantibus, 2% julio; in regionibus supe-
rioribus umbrosis montis Atheras, 30 julio. No 869.
. Eryngium campestre L. II, 824.
In apricis schistosis maritimis prope Evdhilo, 29 julio. No 893.
. Crithmum maritimum L. II, 977.
In calcareo-schistosis maritimis inter Karavostamo et Evdhilo in regione
boreali insulæ, 29 julio. No 878.
. Cephalaria Balearica Cosson in schedulis Bourgeau pl. Balear exsice.
anno 1869. No 89.
Ad rupes calcareas litoralis meridionalis, 6 augusto. No 915.
Vide Karpathos 1895, p. 112.
Area geographica : Majorca, Madalena, Ikaria, Karpathos.
Inula candida L. Boissier, Flora Orientalis, volumen III, 196.
In calcareis verticalibus montis Kastro prope Messaria, 30 julio. No 920.
Helichrysum Italicum Roth. III, 234.
In ineultis prope pagum Rachaes ad oceidentem insulæ.
. Echinops viscosus DC. III, 430.
In schistoso-micaceis regionis superioris meridiem spectantibus montis
Atheras, 24 julio. No 790.
Carlina corymbosa L. y Græca Boiss. III, 449.
In saxosis schistoso-micaceis meridiem spectantibus regionis superioris
montis Atheras 800-1000 m. s. m. s., 2% julio. No 783.
Carduus species. No 786.
In saxosis schistoso-micaceis summi montis Atheras, 24 julio. No 784.
. Onopordon Illyricum L. III, 560.
In schistoso-micaceis summi montis Atheras, 26 julio. No 791.
. Centaurea spinosa L. III, 654.
In apricis schistosis maritimis prope pagum Evdhilo, 29 julio. No 785.
. Centaurea species. No 788.
Ad rupes schistoso-micaceas verticales meridiem spectantes, in regione
superiores montis Atheras 800-1000 m. s. m. s., 24 julio. No 788.
Lactuca viminea L. III, 818.
In rupestribus schistoso-micaceis regionis superioris montis Atheras,
24 julio. No 937.
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
32. Rodigia commutata Spr. Flora Orientalis, volumen III, p. 880.
In apricis schistosis, meridiem spectantibus, in regione media montis
Atheras ad 400-500 m. s. m. s., 24 julio 1887. No 443.
33. Erica verticillata Forsk. ill, 970.
In apricis schistosis regionis mediæ, meridiem spectantibus montis
Atheras, 24 julio. No 954.
Nomen vernaculum : Onama.
34. Samolus Valerandi L. Boissier, Flora Orientalis, volumen IV, p. 5.
In schistosis humidis maritimis prope Evdhilo, 29 julio. No 779.
35. Vincetoxicum canescens Willd. IV, 52.
In schistoso-micaceis meridiem spectantibus regionis superioris montis
Atheras 800-1000 m. s. m. s., 2% julio. No 339.
36. Cuscuta species. No 772.
In rupestribus schistosis meridiem spectantibus regionis superioris montis
Atheras, 24 julio. No 772. Parisitica ad Satureiam Parnassicam Heldr.
37. Psilostemon Creticum Willd. IV, 177.
In schistoso-micaceis regionis superioris montis Antheras, 24 julio.
No 763.
38. Verbascum species. No 741.
Cum No 763 præcedenti.
39. Verbascum species. No 740.
In schistosis aprieis regionis superioris montis Atheras, 24 julio. No 740.
40. Digitalis lanata Ehrh. IV, 430.
In schistosis regionis superioris montis Atheras, 28 julio. No 753.
44. Veronica Anagallis L. IV, 437.
In incultis prope Rachaes, 3 julio. No 747.
42. Origanum hirtum Vogel. IV, 552.
In apricis schistosis meridiem spectantibus regionis mediæ montis Atheras
400-509 m. s. m. s., 24 julio. No 726.
43. Satureia Parnassica Heldr. et Sert.
In apricis schistosis meridiem spectantibus, regionis meridionalis montis
Atheras, 24 julio. No 722.
44. Scutellaria Sieberi Benth. IV, 689.
Ad rupes schistoso-micaceas summi montis Atheras, 24 julio. No 729.
L5. Sideritis Sipylea Boiss. IV, 708.
Ad rupes calcareas verticales montis Kastro prope Messaria, 30 julio.
No 363. A ce jour Sideritis Sipylea n’était connu que dans la seule localité
primitive du mont Sipylus où Boissier l’avait déconvert en 1842.
46. Statice rorida Sibth. et Sm. ö hyssopifolia Boiss. IV, 862.
In schistosis maritimis inter Karavostamo et Evdhilo, 29 julio. No 707.
©)
47.
48.
49.
92.
6.
97.
64.
C.-J. FORSYTH-MAJOR ET W. BARBEY. IKARIA. 283
Armeria Majellensis Boiss. 8 brachyphylla. Flora Orientalis, volu-
men IV, p. 873.
Ad rupes verticoso-micaceas meridiem spectantes regionis superioris
monthis Atheras 800-1000 m. s. m. s., 24 julio 1887. No 706.
Rumex bucephalophorus L. IV, 1014.
Cum No 706, sub No 600.
Polygonum Bellardi All. IV, 1034, teste cl. Dr P. Gr&bner, Berlin.
In monte Atheras ad rupes verticales schistoso-micaceas meridiem spec-
tantes in regiones superiori, 2% julio. No 70%.
. Quercus Ilex L. IV, 1167.
In schistosis regionis meridionalis monthis Atheras 400-500 m. s. m. s.,
1% julio. No 38% ; in saxosis prope Messaria, 30 julio. No 384.
. Alnus glutinosa Willd. IV, p. 1180.
In humidis prope Rachaes, 2 augusto. No 588.
Agrostis verticillata Vill. Boissier, Flora Orientalis, volumen V, p. 513.
Prope Evdhilo, 2 augusto. No 517.
. Pinus Halepensis Mill. V, 695.
In schistosis prope Rachaes, 3 augusto. No 391.
. Ephedra campylopoda C.-A. Mey. V, 715.
Ad rupes calcareas litoris meridionalis, 6 augusto. No 584.
. Pteris aquilina L. V, 728.
In apricis schistosis, meridiem spectantibus, regionis meridionalis montis
Atheras, 24 julio. No 507.
Adiantum Capillus Veneris L. V, 730.
In schistosis humidis maritimis prope pagum Evdhilo.
Asplenium lanceolatum Huds. V, 733
Ad rupes verticales schistoso-micaceas regionis superioris 800-1000 m. s.
m. s., 24 julio. No 502.
. Asplenium Adiantum nigrum L. 8 Virgilii Boiss. V, 734.
N° 508 cum No 502.
. Antitrichia curtipendula Bridel. L
In schistoso-micaceis regionis superioris montis Atheras, 24 julio. No 802.
. Bryum alpinum L.
In umbrosis regionis superioris montis Atheras, 30 julio. No 805.
. Camptothecium aureum B. et S.
In monthe Atheras, 24 julio. No 812 bis pro parte.
. Fontinalis antipyretica L. forma.
In humidis litoris borealis, 29 julio. No 800.
3. Scleropodium illecebrum B. et S.
N° 812bis pro parte cum Gamptothecio.
Thamnium alopecurum B. et S.
In schistoso-micaceis regionis superioris montis Atheras, 2% julio. No 799.
284
67.
68.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
. Dermatocarpon miniatum Th. M. Fries, Arct., 253.
Ad rupes montis Atheras 800-1000 m. s. m. s., 24 julio 1887. No 810.
. Leptogium sinuatum Nyl. in Lamy. Cat., 14.
No 810c cum No 810.
Nephromium lævigatum Nyl. Syn., 320.
No 810b cum No 810.
Peltigera canina Hoffm. D. Fl. 2, 106.
Ad rupes schistoso-micaceas verticales, meridiem spectantes, in regione
superiore montis Atheras 800-1000 m. s. m. s., 24 julio. No 812.
Les Jordils, 11 février 1897.
285
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
RECHERCHES SUR LA SÈVE ASCENDANTE
M. HOUSTON STEWART CHAMBERLAIN !
PAR
John BRIQUET
La physiologie expérimentale a, avec l’ouvrage de M. Chamberlain,
à enregistrer une nouvelle et importante contribution relative à l’ascen-
sion de la sève chez les plantes supérieures. On sait que le problème de
l’ascension de la sève, malgré les nombreux travaux qu'il a suscités
depuis un siècle, est encore un de ceux dont la solution intégrale est
encore le plus contestée. Il existe deux écoles opposées, sans compter les
dissidences de détails, qui peuvent être résumées par les deux noms de
Strasburger et de Schwendener, dont l’une admet que la question est
susceptible d’une réponse purement physique et mécanique, tandis que
l’autre estime que les facteurs physiques connus sont insuffisants et que
l’activité vitale du protoplasma doit intervenir directement ou indirec-
tement dans l'explication du phénomène. Les études et les controverses
de ces dernières années ont surtout porté sur des facteurs maintenant
1 Vol. in-8. Neuchâtel, 1897, Attinger, éditeur. Cet ouvrage constitue aussi le
volume II du Bulletin du Laboratoire de botanique générale de l'Université de
Genève. M. Chamberlain avait entrepris ses recherches sous la direction de M. le
prof. Thury, directeur de ce laboratoire,
BULL. HERB. BOISs., avril 1897. 21
286 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
relativement connus : la pression négative et la succion consécutive
créée dans les vaisseaux par la transpiration, la capillarité, les chapelets
de Jamin et les échanges osmotiques qui peuvent se produire entre eux
et le suc cellulaire des cellules de parenchyme attenantes aux vaisseaux,
le rôle de l’imbibition, ete. Le facteur constitué par la pression des
racines, entrevu par Hales, étudié ensuite avec plus de détail par Dutro-
chet, Hofmeister, puis par Baranetzky, Detmer, Brosig, Horvath et
Kraus, a été très négligé. Cela s'explique si on réfléchit que les phéno-
mènes osmotiques compliqués qui ont leur siège dans les racines exigent
la prise en considération constante de l’activité vitale des cellules,
tandis qu'il est plus facile de se livrer à des recherches exactes sur les
phénomènes purement physiques qui se passent dans les vaisseaux de
la tige.
M. Chamberlain s’est donne comme täche de combler cette lacune et
d’obtenir des renseignements experimentaux preeis sur la poussee des
racines. Pour cela, il n’a épargné ni son temps ni sa peine, et on peut
dire qu'il a réussi dans une large mesure. On peut le prévoir d’ailleurs
lorsqu'on lit dans la préface cette appréciation élogieuse du célèbre
physiologiste de Vienne, M. Wiesner : « Les observations que vous avez
recueillies sur la marche de la sève ascendante sont les plus exactes qui
aient été Jamais faites. La methode que vous employez pour calculer la
quantité de sève est beaucoup plus précise que celle de vos nombreux
prédécesseurs, et votre œil a été si attentif aux conditions extérieures
de la végétation que vos expériences ne laissent rien à désirer. Il nous
reste, dans l'intérêt de la physiologie des plantes, à faire un unique
souhait : c’est que vous puissiez continuer les recherches que vous avez
commencées et que vous avez déjà menées si loin avec tant d’habilete,
de pénétration et d’exactitude, et qu’en les continuant, vous puissiez
parvenir à approfondir la théorie. »
Cette dernière phrase résume le caractère de cet ouvrage : l’auteur
expose des faits avec soin, attaque avec une grande vivacité les idées
théoriques purement mécaniques qui ont cours auprès de beaucoup
de savants, mais ne les remplace pas lui-même par un corps de
doctrine détaillé. Il est difficile, lorsqu'on voit les théories se succéder
si rapidement dans ce domaine de la physiologie, de trop reprocher
cette lacune à l’auteur.
Après une introduction historique, M. Chamberlain expose les ins-
truments dont il s’est servi. Le plus important, figuré à la page 41,
permet d’une façon ingénieuse de mesurer exactement les quantités
EN TO RUN:
(3) J. BRIQUET. NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA SÈVE ASCENDANTE. 287
d’eau émises par une plante décapitée, la pression de la sève, et de faire
varier les pressions sous lesquelles cette émission s’opère. Ce dernier
point est capital, car il est permis à l’auteur de renverser un dogme
admis jusqu'ici à peu pres sans conteste, c’est que la poussée des racines
s'arrête lorsqu'on l'équilibre par une colonne d’eau ou de mercure!
Les causes d'erreur, dans l’experimentation, telles que la formation d’un
mucilage obturateur sur la surface de section, les variations de tempé-
rature, l’arrosage, la formation de thylles, ete. sont énumérées à leur
place et il en a été tenu compte dans la partie expérimentale. Beaucoup
des plantes utilisées ont été obtenues par des cultures dans l’eau avec
emploi des solutions nutritives de Kopp, Grandeau et autres. L'auteur
raconte que ces expériences ont reçu à plusieurs reprises la visite d’un
juge sévère en matière de cultures, Edmond Boissier, qui l’a assuré
« n’en avoir jamais vu d'aussi belles. » Ce détail n’est pas sans intérêt
quand on sait combien un état pathologique est défavorable à des expé-
riences sur la question des racines.
Les expériences, au nombre de quarante-trois, faites avec des espèces
très diverses (plantes grasses, herbacées et ligneuses) sont relatées minu-
tieusement dans des tabelles qui comprennent 190 pages de texte avec
7 graphiques. Cette exubérance de détails pourra paraître exagérée
pour quelques-uns. Nous ne partageons pas cette opinion. Trop sou-
vent on lit des assertions motivées soit-disant expérimentalement, mais
sans que l’auteur permette à ses successeurs de faire une critique des
conclusions par les documents expérimentaux eux-mêmes. M. Chamber-
lain nous fournit au contraire un journal d'expériences complet et qui
donne une bonne idée du travail énorme qu'il s’est imposé. Toutes les
circonstances (morphologiques, physiologiques et physiques) dans les-
quelles le travail s’est exécuté y sont relatées en détail. C’est là la partie
fondamentale de l’ouvrage.
On nous pardonnera de passer rapidement sur l’analyse des expé-
riences, fort bien traitée, qui fait bien comprendre la marche d'idées
suivie par l’auteur et le genre de questions qu’il s’est posées pour arriver
aux conclusions. Celles-ci sont résumées en quarante-cinq thèses, dont
nous extrayons les données suivantes qui sont très saillantes.
Pourvu que la plante soit en croissance, les saisons n’ont que peu ou
point d'effet sur la poussée des racines. Les phénomènes de périodicité
dans la poussée, tels qu’ils ont été énoncés par Baranetzky, doivent être
fortement amendés, beaucoup de plantes ne présentant aucune pério-
dicité. Les différences de température entre 5 et 6° cent. sont sans
288 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
influence. L’arrosage est au contraire un facteur important ; la terre
saturée d’eau est un obstacle à la poussée de l’eau par les racines. Il
existe des rapports compliqués entre la résistance que rencontre la sève
ascendante et la quantité de sève soulevée dans l’unité de temps. La
sève ascendante se conduit absolument de la même façon sous les pressions
négatives que sous les pressions positives. Il est rare de voir un état
d'équilibre parfait entre la poussée de la sève ascendante et la résistance
quon lui oppose, se prolonger au delà de quelques minutes. Les expériences
montrent que les forces de propulsion de la sève ascendante possèdent
la faculté de s’accommoder à des conditions de résistance fort variables.
Nous passons sur beaucoup de faits intéressants : ce que nous en
avons dit suffit pour engager tout botaniste qui s'intéresse à la wie des
plantes à lire la contribution intéressante que M. Chamberlain vient de
faire à la physiologie expérimentale.
On aurait tort de s'arrêter à quelques détails qui frappent au premier
abord un lecteur français : appréciations un peu vives à l’égard de
savants éminents, MM. Strasburger, Pfeffer et autres, style plus image
que ne le comportent nos mémoires habituels de physiologie. Ces défec-
tuosités de forme imputables à l’origine étrangère de l’auteur, qui écrit
cependant le français avec une lucidité parfaite, ne sauraient affaiblir
les grandes qualités de fond et l’importance incontestable de la partie
expérimentale.
Genève, le 26 mars 1897.
H. SIEGFRIEDIÆ. EXSICCATÆ POTENTILLARUN
SPONTANEARUM CULTARUMQUE
La huitième livraison de cet exsiccata renommé vient
. de paraître. Elle contient 60 parts (38 de plantes sponta-
| néeset 99 de cultivées). Les formes suivantes sont repré-
_ sentées par des exemplaires originaux : P. Reverchoni
ni + Siegfried (pedemontana > villosa), Espagne, leg. Rever-
a chon ; P. Römeri Siegfried, Transylvanie, leg. Römer :
= P. caulescens var. Cebennensis Siegfried, leg. Cost; P. stricta
| Siegfr. (argentea X leucopohitana) Glattfelden, canton de
® Zurich, leg. Siegfried; P. Wilczehii Siegfr. (Gaudin X glan-
- dulifera) cultivée de semences de Guederoz et P. Bellowensis
_ Siegfr., cultivée de semences de la Paphlagonie. M. Lonca
_ y présente beaucoup d'espèces des environs de Bormio,
entre autres : P. grandiceps Zimmeter, Tiroliensis Zimmeter,
Amthoris Huter (dubia X verna), caulescens var. viscosa
Huter, Burmiensis Cornaz: de la Bulgarie M. Srrısany a
envoyé : P. semilaciniata Borbas, et la forma tenera, P. Tau-
rica Willd., M. pirotensis Borbas ; de la Hongrie nous trou-
vons dé M. Ricurer : P. Kerneri Borbas (argentea X recta) ;
_ argentea var. perincisa Borbas, tephrodes Rehb.; la France
_ méridionale est représentée par des échantillons de
M. Coste, le Piémont de Ferrari, l'Arménie de Sin-
tenis, etc. | |
Comme dans les livraisons a la preparation
et l’etiquetage sont excellents ; le prix est de 18 fr.
S’adresser à M. Hans Siegfried : Bülach, pres Winterthur,
canton de Zürich.
15 Mars 1897. SCHRÔTER (Zürich).
m u ——
BULLETIN
DE
L’HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome V. 1897.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux. des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indélerminées.
( ), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
( JE 769 » 32 » et 4 »
» IL (4895), 706 » 18 » et 1 »
( AR mas 9 » et 3 »
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de PHerbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
_ Prix de Abonnement |
GENÈVE ET BALE
GEORG & Gie ;
BERLIN ı
a PRIBDLÆNDER & SOHN
11, Carlstrasse,
Mic
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1897.
A 5 Pages
I. -— R. Chodat — UNIVERSITÉ DE GENÈVE. — LABORA — ——
TOIRE DE BOTANIQUE. Ame série, Vme fascicule. Er
1. R. Chodat. — ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE (Drau 2
ches IX X, XD). (a smore).2,.. 2... Dana
2. P. Conti. — CLASSIFICATION ET DISTRIBUTION DES
ESPECES EUROPEENNES DU GENRE MATTHIOLA... 315
3. Olga Tchouproff. — ÉTUDE SUR LES CAUSES QUI DÉ
TERMINENT LE FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL.
CHEZ MENDONCIA SCHOMBURGKIANA Nrers ET SUR
L'ORIGINE ET LE DÉVELOPPEMENT DES TISSUS
CICATRISANTS (avec gravures) 2222. Se SAS 326 & Ei:
I. — Hans Hallier. — BAUSTEINE ZU EINER MONOGRA-
PHIE DER CONVOLYULACEEN (Planches XI, XI, a
(D SIDE), ee 366
II. — René Maire. — NOTE SUR UN NOUVEAU CYCA
. DEOSPERMUM DE L'OXFORDIEN (avec gravures)..... 388
IV. — Ed. Fischer. — BEITRAGE ZUR KENNTNISS DER
SCHWEIZERISCHEN ROSTPILZE...... er. 3
V. — C.-J. Forsyth-Mayor et William Barbey mes DE
SERTUM CERIGENSE. . er ee
VI. — FONDATION -MÜLLER-ARGAU, 1896... ............
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
Planches 9, 10 et 11. — Algues lacustres.
N.B. — Les planches 12, 43 et 14 seront jointes à un des fascieules suivants.
5e année. N°20: Mai 1897.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
UNIVERSITÉ DE GENÈVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
4me Série. — Vne Fascicule.
ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE
PAR
R. CHODAT
Planches IX, X, XI.
A. Recherches sur les algues pélagiques de quelques lacs
suisses et français.
INTRODUCTION
On sait fort peu de choses sur la flore algologique des lacs ‘. Ceci est dû
au fait que les végétaux étant disséminés sur une très grande surface,
il arrive rarement que leur nombre soit suffisant pour former des fleurs
d’eau apparentes. Souvent, en outre, leur extrême dispersion, car d’ordi-
naire, ainsi qu'il sera expliqué plus loin, les grands lacs sont pauvres en
1 A consulter : C. Schræter, Die Schwebeflora unserer Seen, 1. c.
BULL. HERB. BOISs., mai 1897. 22
290 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
organismes verts, rend l’herborisation longue et difficile. Les diatomées
et les flagellées sont souvent en énorme quantité et leur abondance con-
{raste singulièrement avec la rareté des chlorophycées. Aussi les voit-on
figurer dans les listes publiées jusqu'ici presqu’exclusivement les pre-
mières.
Au lac de Genève comme à celui d'Annecy, les espèces les plus com-
munes, c’est-à-dire celles qui sont à la fois constantes et abondantes sont:
Asterionella gracillima (Hantzsch) Heib., Fragilaria crotonensis Edw.,
Cyclotella comta Kütz et Cymatopleura elliplica Breb, diatomées bien
caractéristiques, dont la fréquence s'explique en partie par les parlicula-
rites qui les rendent bons flotteurs. Les Péridiniens sont parfois tout
aussi nombreux, surtout durant les journées chaudes et sereines de l'été;
une espèce surtout presqu’ubiquiste, le Ceratium macroceras Schrank, si
variable que plusieurs auteurs ont pris ses formes pour des espèces dis-
tincles, peut l'emporter alors sur toutes les autres. Au lac d'Annecy, en
juillet 1896, la transparence de l’eau en était notablement diminuée.
Parmi les flagellées ce sont surtout diverses espèces de Dinobryon qui
arrivent à pulluler d’une manière inouie. Au lac d’Aiguebelette en février
1891, une pêche au filet pélagique pendant dix minutes en a ramené
des milliards.
Enfin les Anabæna flos aquæ arrivent parfois, mais rarement, à former
une poussière visible à la surface des lacs. J’ai en outre, dans un précé-
dent article‘, parlé de l’immense développement que prend au lac de
Morat, l’Oscillatoria rubescens.
A part les deux myxophycées que je viens de citer, qui nagent grâce
à leurs vacuoles à gaz et le Botryococcus Braunii dont j'ai décrit precedem-
ment le développement? et l'appareil natatoire, la plupart des autres
flottent, passivement suspendues dans les couches superficielles, grâce à
leur petitesse et, sans doute aussi, grâce à certaines particularités qui
diminuent leur poids spécifique ou leur servent de parachute. Les Péri-
diniens sont comme on le sait des nageurs moyens ou même de mauvais
nageurs. Leurs cils peuvent bien les aider dans leur tendance à s’élever
vers la surface, mais ce doivent être d’autres causes qui les maintiennent
flottantes.
Les Chlorophycées pélagiques habituelles du lac de Genève, d'Annecy
et d’Aiguebeletie ne constituent qu’uue fraction minime de la flore péla-
\ Sur la structure et la biologie de deux Algues pélagiques, Journal de bota-
nique, Morot, Paris 1896, nos 20, 21 et 24.
° Sur la structure et la biologie de deux Algues pélagiques, 1. ce.
de” ER
(3) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 291
gique, mais si faible soit-elle, il ya dans la constance‘ de la présence de
plusieurs espèces un caractère habituel de cette flore qu’il valait la peine
de préciser. L'absence des espèces les plus répandues dans les marécages
et les étangs du pays avoisinant était aussi une particularité significa-
üve de cette formation lacustre.
Dans ces lacs, cinq espèces de Chlorophycées sont habituelles; elles
peuvent être récoltées à toute saison quoiqu’en quantité variable, ce sont:
Botryococcus Braun.
Sphaerocystis Schreteri Chod. (nov. gen. nov. spec.)
Oocystis lacustris Chod. nov. spec.
Dactylococcus lacustris Chod. nov. spec.
Stichoglea lacustris nov. gen. nov. spec.
Nephrocytium Aghardianum Nxg.
Cette dernière est surtout spéciale au lac de Genève qui comprend en
outre parmi ses espèces pélagiques Raphidium Braunü, une Protoccoc-
coidée gelifiée et six Conjugées dont cinq Desmidiées.
Closterium gracile Breb.
Closterium aciculare West.
Gonatozygon Ralfsü D. By.
— Brebissonti D. By.
Hyalotheca dissiliens (Smith.) Bréb.
Mougeotia gracillima (Hantz) Wittr.
Ce sont des espèces que j'ai rencontrées en nombre variable dans
presque toutes les récoltes d’une certaine importance. Les espèces sui-
vantes me semblent devoir être considérées comme erratiques :
Pediastrum Boryanum, Scenedesmus acutus, S. quadricauda, Celas-
trum sphæricum, Pandorina Morum, Hæmatococcus lacustris, Zygnema
spec., Spirogyra spec.
On remarquera dans la suite que les Chlorophycées habituelles, à
l'exception des Conjugées, sont toutes gélifiées. Il est probable que cette
particularité qui augmente le volume d’une manière considérable tout en
diminuant le poids spécifique, est favorable à leur mode de vie flottante.
La présence d’une enveloppe gelifiée ne saurait cependant être considérée
1 Cette affirmation est basée sur des pêches très nombreuses faites en 1896
et 97.
292 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
ni comme une adaptation spéciale à la vie pélagique ni comme l'unique
cause de leur prédominance dans ce milieu spécial. La gelée en effet
apparaît normalement chez des espèces vivant dans les fossés (Schizo-
chlamys, Tetraspora, etc.) ou même sur la mousse ou sur les rochers
inondés (Palmella miniata, etc.); d’autre part, si la possibilité de s’en-
tourer d’une gelée abondante était la cause principale de la prédominance
de certaines algues vertes dans les couches superficielles des lacs, on ne
s’expliquerait pas l'absence de beaucoup d'espèces qui peuvent réaliser
facilement cette modification. (Scenodesmus, Kirchneriella, etc.).
Quant aux Desmidiées pélagiques on remarquera que ce sont des
espèces à cellules fort étroites et allongées ou dont les cellules restent
unies en longues bandes. Cette disposition facilite évidemment la flot-
taison.
Il ne semble pas que la lumière qui inonde journellement la surface
du lac soit préjudiciable à la chlorophylle des algues flottantes. Sans doute
leur submersion, car elles se rencontrent ordinairement dans une couche
située d’un demi à un mètre au-dessous de la surface, les garantit contre
une lumière trop intense. Plusieurs de celles qui arrivent par un temps
calme à nager exactement à la surface ont le pouvoir de développer
un pigment protecteur. Ainsi Oscillatoria rubescens DC., Botryococcus
Braunï, Hæmatococcus lacustris. J’ai décrit ce phénomène pour les deux
premières algues; la troisième est bien aussi une algue de surface; elle
préfère les petites flaques d’eau qui s’etablissent dans les creux des
rochers ou des pierres du rivage et dont l’humidité est maintenue par
la pluie ou les apports d’eau des vagues soulevées par le vent ou le pas-
sage des grands bateaux. Elle forme dans ces conditions des enduits
rouges bien reconnaissables. On sait depuis Flotow et Cohn que la dessi-
cation lente intervenant, ces Hæmatococcus peuvent renaître lorsque
l'humidité sera suffisante.
REMARQUES SYSTÉMATIQUES ET BIOLOGIQUES
SUR LES ESPÈCES HABITUELLES
Sphærocystis nov. gen. Chod. (Pl. IX) !.
Familiæ plerumque muco hyalino vix conspicuo perfecte globosæ, cel-
lulis quiescentibus globosis, membrana firma crassiuscula donatis, chlo-
‘ In Bull. Herb. Boiss. V (1897), 119.
(5) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 293
rophoro chlamydeo emarginato pyrenoide munito, singulis vel binis vel
4, 8, 16, 32 junioribus approximatis, adultis ad peripheriam vesiculæ
dispositis; biparlitione vel tetrapartitione repetita oriuntur glomeruli
regulariter dispositi 8-16, membrana mucosa ‘/2 diametri cellulæ haud
excedente hyalina sæpius inconspicua eircumvelati. Zoogonidia parva vel
majora sepe sphærica interdum magis ovata vel leviter oblonga, variabil-
lima, eilüis agilibus 2, chlorophoro profunde et late emarginato modo Gontü
socialis, puncto rubro destituta vel munita.
Habitat in superficie lacuum helveticorum majorum.
Comme la diagnose l'indique les zoospores sont {res variables comme
grandeur ; elles sont constamment munies d’un gros pyrénoïde situé
immédiatement au-dessous de l’échancrure du chromatophore. La plu-
part sont nues; mais avec un peu d’attention et en employant une immer-
sion homogène Seibert on remarque tout autour une membrane gélifiée
mince (v. fig. 9). Les deux cils dépassent la longueur du corps. On ne voit
point de bec différencié. Quant au point rouge il est souvent absent. Cette
zoopore au repos produit une enveloppe gélifiée épaisse.
La subdivision peut se faire maintenant dans cette gelée; ordinaire-
ment la zoospore passe par un temps de repos durant lequel elle secrète
une membrane spéciale plus définie et appliquée contre le corps prolo-
plasmique (fig. 13). Ici se répète ce que j'ai déjà souvent décrit pour
d’autres algues inférieures. I] peut y avoir biparlition et les deux cellules
filles divergent (fig. 3) ou une bipartition répétée; alors les quatre nou-
velles cellules s’ordonnent en un plan où tendent à se disposer tetraédri-
ment (fig. 2). Selon les circonstances ces cellules filles passent à l’état de
zoospores et émigrent ou divergent secrétant une enveloppe gelifiee. La
membrane de la cellule mère, c’est-à-dire la paroi spéciale peut se dis-
soudre ou se confondre avec les autres couches gélifiées. Le plus souvent
elle est rompue, tantôt à la facon de Schizochlamys (fig. 2), tantôt elle
n'est rompue que d’un côté, par lequel les produits de la divison sont
expulsés. Lorsque ces derniers sont séparés, munis de leur enveloppe
double, ön voit souvent au centre de la colonie octocellulaire l’ancienne
membrane de la cellule mère chiffonnée ou irrégulièrement défoncée :
(fig. 11). La division se fait souvent aussi avant que la membrane spéciale
soit rompue ; alors la disposition sporangiale tétraédrique devient caracté-
ristique (fig. 6). De cette manière naissent ces colonies en boule à huit ou
à quatre cellules. La gelée primitive se distend et constitue l'enveloppe
coloniale, Cet état en boule où toutes les cellules sont conniventes ne
dure que peu ; il est de règle que les nouvelles cellules se disposent à la
294 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
périphérie du (halle gélifié un peu à la facon des cellules d’Eudorina
(fig. 7-12). Chacune de ces huit cellules à la périphérie peut maintenant
se subdiviser tétraédriquement ou simplement par bipartition. Comme le
procédé ne marche pas également dans tous les groupes avec la même
intensité il en résulte des colonies sphériques, à la périphérie moe
des groupes très irréguliers de cellules sont disposés (fig. 1, 4, 5 et 7).
Souvent ces cellules s’arrangent de manière à présenter dans leur en-
semble une section carrée (v. fig. 4). Comme chaque cellule fille est
susceptible d'acquérir indépendamment une membrane ferme spéciale,
les colonies sont souvent très irrégulières, certaines cellules persistant
à cet état enkyslé, d’autres au contraire passant justement par le stade
de division. Chaque groupe peut répéter les particularités de la cellule
mère primitive, quant à la rupture de la membrane (voy. fig. 4 et 7).
Les colonies parfaitement sphériques comprennent ordinairement 8, 16,
32 colonies.
Le mucilage général n’est ni franchement cellulosique ni pectosique,
tandis que la membrane spéciale de chaque cellule enkystée a sa mem-
brane nettement pectosique et cellulosique (bleu de méthylène, ana,
Chlorure de Zn.-iode).
On peut retrouver ici encore ce qui est la règle chez Tetraspora, savoir
que durant la phase préparatoire à la division le pyrénoïde est dissout et
disparaît. Ceci a lieu surtout durant la bipartition (fig. 1). Dans les
colonies au repos et fortement nourries, le nombre des pyrénoïdes
augmente sans que la division succède immédiatement à leur mulpli-
cation. C’est en quelque sorte quelque chose de semblable à ce qui se
passe chez les Hæmatococcus au repos ou dans les cellules d’Eudorina.
Il y a donc ici une grande variabilité dont on ne saurait déterminer les
causes autrement que par l'expérience.
Quelle doit être la place de cette algue dans le système des algues ?
Il est évident d’après ce qui précède que Sphærocystis est intermédiaire
entre les Volvocinées et les Palmellacées. Elle a des Volvocinées la dispo-
silion le plus souvent régulière, mais elle s’en éloigne par l’immobilite
habituelle de ses cellules. Voisine de Gleocystis elle en diffère par le
défaut d’emboitements répétés et réguliers. Chez les Glæocystis la notion
de thalle défini est absente: ici, au contraire, habituellement, la forme
générale est celle d’une sphère. D’autre part chez Gleocystis les cellules
constituantes sont régulièrement espacées dans le thalle, tandis qu'ici la
disposition des cellules est périphérique. On ne saurait donc réunir notre
plante avec Glæocystis. Elle a certainement aussi des affinités avec Apio-
(7) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 295
cystis dont elle a le mode de développement, mais Sphærocystis n’est
jamais fixé et toujours dépourvue de pseudo-cils.
C’est avec raison que C. Schreeler qui l’a rencontrée dans le Plankton
du lac de Zurich fait remarquer la ressemblance qu’elle présente avec
Gonium à l’état glæocystis que j’ai figuré précédemment. Dans certaines
phases du développement elle rappelle les premiers stades larvaires des
Volvocinées, ces stades auxquels on avait aussi donné le nom d'états
Gonium.
Il se pourrait cependant que Sphærocystis ne représentât qu'un stade
de Volvocinées, quoique cela ne me paraisse pas probable.
Sphærocystis est une algue habituelle de la flore pélagique du Léman,
du lac de Zurich, de Lucerne et d'Annecy. J’ai recu des pêches du lac de
Zurich faites par M. le prof. C. Schreeter et d’autres du lac des Quatre-
Cantons récoltées par M. le D’ Bachmann, dans lesquelles elle était assez
abondante. Dans le Petit lac (Genève) et celui d’Annecy elle est suffisam-
ment abondante pour prendre après Botryococcus Braun, le second rang
parmi les algues vertes flottantes.
Elle ne présente cependant aucune adaptation étroite à la vie péla-
gique ; c’est à peine si on peut considérer le grand développement de la
gelée comme adaptatif, car elle se rencontre tout aussi abondante chez
des genres et des espèces fixées (Tetraspora, Apiocystis, Gleocyslis, etc.)
Je dédie cette espèce nouvelle à M. le professeur C. Schreeter, de Zurich,
qui en a fait pour la première fois mention dans son mémoire sur la
flore flottante. (Sphærocystis Schreteri Chod.)
Oocystis (PI. X. fig. 1-7).
La création du genre Oocystis est due à Nægeli; Braun le lui attribue
en note dans son ouvrage sur les algues unicellulaires. Mais la descrip-
tion des deux espèces citées laisse beaucoup à désirer. Il est impossible
de savoir à quelles plantes se rapportent ces courtes diagnoses.
Wittrock a décrit deux espèces nouvelles tout en reconnaissant l’im-
possibilité de les comparer aux deux espèces de Braun 0. Nægeli Br. et
O. geminata Næg. Quant à O. gigantea Arch., je pense que ce n’est
qu'une forme amoindrie de l’Eremosphæra. Archer ' dit qu’on peut le
distinguer facilement d’Eremosphæra par les deux épaississements oppo-
1 Archer, sec. not. in Cooke brit. freshwater algæ.
296 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
ses de la membrane. A ceci j’objecte que, ainsi qu'il ressort de mes.
observations, ce caractère est tout aussi constant chez les Eremosphæra
Lypiques !.
Notre espèce ne cadre pas non plus avec les deux espèces du botaniste
suédois (0. solitaria Wittr. et O. crassa) qui ont des chromatophores
pariétaux plus nombreux et qui sont groupées étroitement dans la cellule
mère.
L’Oocystis du lac Léman serait donc une espèce non décrite.
Oocystis lacustris Chod. ? nov. spec.
Cellulis binis vel quaternis in familiis consiociatis, membrana gelali-
nosa crassa, utroque fine cellulæ leviter incrassata, late fusiformibus
utroque acutis, chlorophoro laminam formante sæpe dimidiato, pyrenoide
munito vel carente. Contentus sæpe oleosus. Ab affinibus differt forma
cellularum, chlorophoro singulo vel duplici et membrana gelatinosa
ampliata.
In lacuum superficie, Genève, Annecy, elc.
Cette jolie espèce est tout aussi constante que la précédente; je l’ai
constatée en plus ou moins grande abondance dans toutes les pêches
faites pendant l’année 1896. Chaque cellule est lancéolée elliptique à
extrémités un peu aiguës; une membrane distincte ferme et quelque fois
un peu épaisse délimite très nettement la cellule dans la colonie. Le
chromatophore se présente au début comme une plaque pariétale dont
les bords replies simulent des chromatophores distincts. Plus tard le
chromatophore subit une première division et quelque fois une seconde
(v. fig. 13, 6, 7). Des globules huileux et des granulations amylacées sont
répartis sans ordre dans la cellule; on n’y distingue pas de pyrenoide
bien différencié; j'ai cru en apercevoir ici et là mais je n’ai jamais pu les
mettre clairement en évidence. La paroi de chacune de ces cellules est
différenciée en deux couches, l’une externe non colorable en rouge par
le congo-ammoniacal, l’autre interne qui absorbe vivement ce colorant.
Aux deux extrémités la paroi est faiblement umbonée. Lorsque la cellule
a divisé son contenu les cellules filles sont séparées par la gélification
des membranes séparatrices et celle de la membrane interne cellusosique.
Ceci est bien visible dans la fig. 1.
Les deux cellules de la colonie précédente sont justement à deux
stades successifs du développement. On voit la membrane de la cellule
! Eremosphæra viridis, Chodat in Bot. Zeit., 1895.
? In Bull. Herb. Boiss. V (1897) 119.
(9) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 297
mère de première génération qui présente à ses deux extrémités les
deux ombilics qui terminaient les cellules avant leur gelification. L'une
des cellules filles est en voie de produire une nouvelle colonie. La mem-
brane spéciale externe se distend (?), sa face interne se gélifie et montre
à ce moment les couches superposées qui disparaîtront avec une gélifica-
tion plus avancée. En effet lorsque la colonie bicellulaire est constituée
on ne distingue la gelée que par la couche limite de la cellule mère et
celles des cellules filles. On peut la mettre en évidence par le rouge-
congo qui la colore en rose pâle tandis qu'il teint en rose vif la couche
correspondante non gélifiée des cellules filles. Nous avons donc affaire
à un mucilage cellulosique.
Les Oocystis sont aussi ubiquistes que les Nephrocytium ; VO. solitaria
par exemple a une extension énorme; de la Nouvelle-Zemble au Brésil
elle habite les eaux claires ou tourbeuses.
L’Oocystis de notre lac est donc une espèce constante mais non pas
nécessairement exclusive pour le Plankton.
Au lac de Genève les deux Protococcacées citées sont les plus com-
munes et caractérisent cette station.
Par leur mode de gélification et leur développement elles sont extré-
mement semblables; il ne faudrait cependant pas considérer ce procédé
de gélification comme une adaptation directe à leur mode de vie, car de
semblables formations apparaissent chez beaucoup d'algues unicellu-
laires qui ne sont nullement caractéristiques pour le Plankton lacustre.
Dactylococcus.
Dactylococcus natans nov. spec. (Pl. XI, fig. 7 et 8.)
Je comprends sous ce nouveau nom des groupes de cellules baculifor-
mes disposées par groupes de quatre et retenues par une gelée commune.
On y voit un chromatophore pariétal coloré en vert gai. Examinées à un
très fort grossissement (Im. hom. Seib.) on voit que le chromatophore
n’occupe pas les extrémités des cellules qui sont légèrement ovales-
oblongues et toujours très obtuses et dépourvues de pyrenoide.
Il n’est pas certain que cette espèce appartienne réellement au genre
Dactylococcus (resp. Scenedesmus) mais par son apparence elle rappelle
bien certains états gélifiés que j'ai décrit pour Scenedesmus (1. c., t. I,
pl. 27).
Cette très petite chlorophycée est encore un des éléments constants
du Plankton lacustre genevois.
298 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
Nephrocytium.
Nephrocytium Aghardianum Næg. galt. einzell. Alg. p. 73. (Pl. XI,
19-129, 4 5,6.)
Cette espèce si bien décrite par Nægeli est moins abondante que les
précédentes. Pour en suivre l’évolution il a fallu examiner de très nom-
breuses récoltes. On n'avait pu, jusqu'à présent, suivre son développe-
ment. Trois auteurs s’en sont spécialement occupés. Nægeli ! a décrit la
forme des colonies et la disposition des cellules; il a fait remarquer avec
justesse que la convexité des cellules est constamment tournée vers l’ex-
térieur. Il a cité aussi la présence d’un pyrenoide. Dangeard ? n’a rien
ajouté de nouveau et Borzi? a prétendu que cette protococcoidee n’était
qu’un stade du développement de Protoderma, algue dont l'autonomie est
plus que douteuse et de laquelle il fait dériver affirmativement Oocystis
ciliata Lagh., O. amphitrichia Lagh., Scenodesmus quadricauda Mey.,
Trochiscia, Raphidium et dubitativement Botryococcus lui-même. Pour
peu qu’il ait continué à observer sa culture de Protoderma, toute l’algo-
logie aurait pu ainsi défiler devant ses yeux.
J'ai eu souvent en cullure des formes qui cadraient bien avec sa des-
criplion originale de Protoderma, par exemple les prothalles de Sti-
geoclonium. On peut voir aussi des états Protoderma au début du deve-
loppement des Pilinia diluta Wood. Les zoospores de Protococcus viridis
se comportent aussi si elles viennent à se développer sur un plan à la
facon de Protoderma.
Je persiste à croire à l’autonomie de cette espèce de Nephrocytium qui
se multiplie dans toutes mes cultures par simple division protococcoidale.
Nægeli, très prudemment, n’avait établi pour les deux formes auxquel-
les il a imposé les désinences de a. minus et b. majus qu’une espèce uni-
que. Cette sage réserve n’a pas été suivie. Nægeli s'exprime ainsi à propos
de la var. b. majus : wahrscheinlich die älteren Stadien der vorigen
(a. minus).
Grunow a établi pour la grosse forme une espèce nouvelle qu’il nomme
1 Nægeli, Einzellige Algen., p. 79.
? Dangeard, Algues vertes inférieures, Ann. sc. nat.
® Borzi, Studi Algologici.
* Tilden, Josephine, A contibution to the life history of Pilinia diluta and
Stigeoclonium flagelliferum, Minnesota Botanical Studies Bull. 9, p. 601.
(11) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 299
N. Nægelii. Cette manière de voir a été adoptée par Rabenhorst, Hansgirg,
Cooke, Wolle, tandis que Kirchner suit Nægeli en n’en faisant qu’une
variété, alors que Wille admet deux espèces.
Il était donc intéressant de poursuivre le développement de cette belle
protococcoidee si peu connue.
Pour saisir nettement l’évolution de cet être on peut s'adresser à
une colonie peu différenciée comme celle qui est représentée par la
fig. 5. Une enveloppe commune étroitement appliquée renferme 8 cel-
lules à peine réniformes. Dans cette figure chaque cellule est elle-même
entourée par une forte membrane à demi gélifiée. La fig. 1, tab. III de
Nægeli correspond à un état où les 4 ou 8 cellules ont plus fortement
gélifié leurs membranes spéciales; elles paraissent alors noyées dans une
gelée commune. L'origine de cette colonie est illustrée par notre fig. 3; on
voit ici une cellule isolée qui s’est subdivisée en quatre. Deux des nou-
velles cellules sont perpendiculairement disposées aux deux inférieures.
Que les membranes séparatrices viennent à se gélifier fortement on
obtiendra l’état représenté par Nægeli.
Dans le stade qui nous sert de point de départ, les cellules du coenobe
sont à des degrés divers du développement. Dans l’une des cellules, on
voit, le pyrenoide ayant disparu, le chromatophore en manteau se fendre
et finalement se découper. La division du chromatophore est donc
réalisée bien avant la division du plasma et sans doute du noyau (comme
chez Pediastrum, Pleurococcus, etc.).
C’est autour de ces portions de chromatophores toujours appliquées
contre le périplasma et la membrane que le protoplasma vient se grou-
per en autant de nouvelles cellules, laissant le centre de la cellule se
remplir de gélification. On s'explique ainsi aisément la disposition péri-
phérique des jeunes Nephrocytium qui correspondent maintenant à la
variéte a. minus de Nægeli. On comprend aussi pourquoi leur convexité
est tournée vers l'extérieur. Il faudrait avoir suivi la multiplication du
noyau pour décider avec certitude si la division est successive ou simul-
tanee. Une division successive a lieu cependant quelques fois ainsi qu'il
ressort des figures données.
En outre les nouveaux individus étroits munis de leurs pyrénoïdes
peuvent, quand ils ont atteint une certaine longueur, se fractionner
transversalement. Ceci ressort d’ailleurs déjà des figures a.-f. de Nægeli.
Le passage de cet état à celui figuré en 1 et 2 est évident. Ici la cellule
mère a gélifié fortement sa membrane interne, l’externe a été rompue;
sur son pourtour des débris de la couche limite de la membrane sont
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
visibles. C’est en somme un stade Schizochlamys comme j’en ai déjà
décrit pour Monostroma, Palmella, etc. La disposition périphérique des
cellules semi-lunaires est ici bien évidente. La fig. 2 représente un état
moins avancé que la fig. 1; finalement chacune des jeunes colonies
devient libre par dissolution de la gelée commune.
Comme on le voit cette étude avance beaucoup nos connaissances au
sujet de cette algue embarrassante. Elle rappelle un peu Oocystis chez
laquelle il peut y avoir bipartition ou tétrapartition précédée par la
segmentation du chromatophore.
Le Nephrocytium Aghardianum doit donc comprendre les deux stades
figurés par Nægeli et considérés par les auteurs comme distincts.
Elle est loin d’être caractéristique pour la flore pélagique des lacs.
Nægeli a basé sa description sur des plantes récoltées dans des fossés de
tourbieres du canton de Zurich; De Toni donne l'habitat suivant «in
stagnis fossis, turfosis Germaniæ, Helvetiæ, Britanniæ, Hungariæ, Galliæ,
Bohemiæ, Sueciæ et Rossiæ etiam in America boreali. »
On le voit rien n’est plus différent que l’eau limpide et pauvre en
acide humique du lac de Genève et les solutions jaunâtres qui crou-
pissent dans les fossés des tourbieres. Il serait donc difficile de faire
rentrer Nephrocytium cemme élément caractéristique dans une flore
pélagique.
Desmidiées.
Un des caractères les plus saillants de la flore pelagique des grands
lacs c’est l’absence de Desmidiées appartenant aux genres si communs
comme Cosmarium, Euastrum, Staurastrum, etc.
Cependant Schræter cite pour le lac de Zurich Cosmarium Scenedesmus
Delponte et pour le petit lac de Muzzano dans la Suisse insubrienne
Staurastrum gracile. Brun dans un premier travail sur les algues péla-
giques du Léman cite aussi Cosmarium Botrytis. Je considère ces algues
comme aussi accidentelles pour les grands lacs que Scenedesmus et
Cœlastrum. Je ne les ai jamais rencontrées dans mes pêches du lac de
Genève.
Que l’on compare maintenant cette pauvreté en Desmidiées caractéris-
tiques avec la richesse de certains petits lacs alpins. Le lac de Champex
en Valais à 1400 m. m’a donné en quelques pêches les Desmidiées sui-
vanles:
Desmidium Swartzei Ag., Staurastrum Dickiei Ralfs, Staurastrum gra-
(13) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 301
cile, St. megacanthum Lund., St. pseudofurcigerum Reinsch., Xanthidium
antilopæum Breb., X. aculeatum, Sphærozoma excavatum, Arthrodesmus
convergens, Cosmarium sp. plures, Cosm. trafalgaricum, etc.
Les eaux de ce lac sont limpides mais elles sont alimentées par un
ruisseau qui traverse un marécage, de là sans doute la richesse en Des-
midiées.
Des lacs de ce genre, ont déjà été décrits par Zacharias et Lemmer-
mann ‘. Ce sont évidemment des lacs d’un caractère tourbeux qu'il faut
distinguer avec soin des vrais lacs ou des étangs. Ces derniers peuvent
héberger une grande variété de Protoccoccoïdées et même de Diatomées
flottantes mais les Desmidiées ordinaires y sont rares ou font complète-
ment défaut.
Au lac de Muzzano étudié en premier lieu par M. Schroeter? qui m’a
envoyé très obligeamment le matériel récolté, diverses espèces de Pedias-
trum et de Cælastrum y sont abondantes, mais les Desmidiées fort rares.
Ce lac, pour des raisons sur lesquelles j'aurai l’occasion de revenir doit
être réuni à des formations analogues bien distinctes de celles qui sont
constituées par nos lacs de plaine.
Quoi qu'il en soit le lac de Genève donne asile à quelques espèces de
Desmidees à cellules allongées bacillaires comme Closterium gracile
Breb. (fig. 11) var. capillare (Delponte, Specim. Desm. subalp., p. 206,
t. XVII, £. 15-19) et Closterium aciculare West (fig. 10). La première
est d’ailleurs rare puisqu'elle n’a été citée que pour un lac de l'Italie
septentrionale (Lacus Candianus Delp. sec. De Toni, vol. II, p. 819). Elle
est bien reconnaissable à ses cellules parfaitement droites, sa tache claire
médiane quadrangulaire et ses vacuoles cristalliferes à un seul cristal
mobile. La seconde pourrait être confondue avec CI. Cornu Ehrb. mais
elle est moins renflée au milieu et plus étroite dans toute sa longueur.
Comme chez cette espèce les vacuoles y sont indistinctes. Dans le petit
lac elles manquent rarement surtout la première qui est plus régulière-
ment répandue. West ne cite le Cl. aciculare que des tourbières du
Yorkshire (fig. 12).
Gonatozygon Ralfsii De Bary est presque aussi répandue que le Ül. aci-
culare, c’est-à-dire elle est relativement peu commune. Ses longs fila-
1 Ergebnisse einer biologischen Excursion and die Hochsee und Moorgewässer
des Riesengebirges.
? C. Schræter, Die Schwebeflora unserer Seen, in Neujahrsblatt der Natur-
forsch. Gesellschft. Zürich, 1897.
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
ments la font prendre facilement pour un Mougeotia. Gonatozygon
asperum (Breb.) Cleve, Sver. Desm. 496 (G. Brebissoniü D. By.) est beau-
coup plus rare. Il est intéressant de constater que ces deux espèces sont
tout aussi caractéristiques pour les fossés, les étangs et les tourbieres
que pour les lacs. La cinquième espèce, l’Hyalotheca dissiliens (Smith)
Bréb. in Ralfs. Brit. Desmid., p. 51, n. 1,1. I, f. À, à cellules plus courtes
que longues est aussi une espèce rencontrée dans les fossés el les maré-
cages. Lemmerman dit d’elle: besonders auffallend war mir das Vorkom-
men von Hyalotheca im Plankton. Elle est donc aussi pélagique dans le
Riesengebirge.
Sauf Cl. capillare Delp. les autres espèces ne sont donc nullement
exclusivement confinées aux lacs d’une certaine étendue. Ce sont des
espèces de marécages qui se sont établies à demeure dans l’eau pure des
lacs qui peut leur convenir. il est cependant remarquable que ce soient
exclusivement des espèces bacillaires et bacillaires en colonies mu-
queuses qui ont pu ainsi acquérir cette extension. On a attribué les
formes allongées des Diatomées pélagiques marines et de certaines Péri-
diniacées à une adaptation à ce mode de vie (voir Schütt., Das Pflanzen-
leben der Hochsee :). Il y aurait ainsi augmentation de surface et par là
une plus grande résistance à la chute.
Si l’on admet cette manière de voir rien n’empêcherait d'expliquer de
la même manière la présence de Mougeotia gracillima, Conjugée com-
mune dans le lac de Genève et l’une des plus minces du genre. Elle est
à peine plus épaisse que Closterium aciculare.
Stichogloeoa nov. gen.”
Stichogleoa lacustris Chod. nov. spec. (fig. 10-44, pl. X).
Je sépare des algues vertes pour la rapprocher des flagellates une très
jolie petite plante (fig. 8) qui est très constante dans notre lac. Elle passe
facilement inapercue grace à sa petitesse. Il est cependant facile de la
déceler sans peine. Que l’on vienne à ajouter une trace de bleu de méthy-
lène au dépôt vivant soumis à l’examen il suffira de quelques instants
pour la déceler sous le microscope. Seule elle absorbe les plus faibles
traces de ce colorant et, chose curieuse, son petit thalle gélifié prend une
1 Ergebnisse der Planktonexpedition, I, A, p. 243 et seq.
? In Bull. Herb. Boiss. V (1897), 120.
(15) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 303
coloration rouge fuchsine intense (fig. 10 et 95). Ce caractère serait déjà
suffisant pour la caractériser.
Examinée à un très fort grossissement on voit qu’elle forme des
thalles comprenant 4 cellules, le plus souvent 8 cellules (v. fig. 9 et 11).
Chaque cellule est obtuse à ses deux extrémilés, faiblement ovale ou
presque cylindrique, à peine deux fois plus longue que large; elle con-
tient un chromatophore en plaque pariétale plus ou moins recourbée;
les bords replies font alors l'apparence de plusieurs chromatophores dis-
tinets. Le chromatophore ne recouvre pas toute la cellule; il est d’un
vert jaunâtre légèrement brunâtre ou simplement olivâtre. Le noyau
n’est pas apparent même aux plus forts grossissements. Enfin des glo-
bules huileux ne manquent jamais.
Ces cellules sont disposées par # dans un thalle gélifié membraneux,
tantôt tétraédriquement, tantôt d’une manière plus ou moins rayonnante.
Cet arrangement n’est jamais régulier el ceci est dû au fait que ces cel-
lules légèrement ovalaires ne sont pas couchées sur le plan du thalle
membraneux mais obliquement dressées. Le thalle forme en réalité une
espèce de cupule dans le mucilage de laquelle sont enfoncés aux deux
üers les cellules divergentes. Il y a une certaine ressemblance avec ce
qui se passe chez Botryococcus, mais ici les cellules ne sont pas aussi
parallèlement disposées.
De même que chez Botryococcus Braun le thalle tend à se fragmenter
après la multiplication des cellules, ici les colonies quadricellulaires après
leur dédoublement se séparent plus ou moins mais restent réunies par
une anastomose gélifiée plus ou moins développée (v. fig. 9, 95 et 11). Je
n'ai jamais rencontré de thalle réunissant plus de 16 cellules. Le plus
souvent toute la colonie se compose de deux mérithalles chacun à 4 cel-
lules. Finalement l’anastomose peut se déchirer et les deux petits thalles
devenir indépendants.
Il est difficile d’assigner une place certaine à cette algue. Par ses chro-
matophores dépourvus de pyrenoides et leur couleur olivâtre elle se
rapproche des Cryptomonadées tandis que par son thalle elle rappelle
Botryococcus dont elle semble être la plus proche voisine. Je lui donne
le nom de
Stichogleoa olivacea Chod.! nov. genus, nova spec.
Thallus minimus membranaceus gelatinosus sæpe subquadrangularis
vel varie sinuosus, cellulas oblongas 4 suberectas, vel subovoideas sæpius
radiatim dispositas suffultans; cellule membrana firma donatæ ad ?/s
1 In Bull. Herb. Boiss. V (1899), 120.
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
cupula speciali gelatinosa involutæ; chlorophorum parietale pyrenoide
carens, lateribus revolutis olivaceum chlorophora parietalia plura simu-
lans ; globuli oleosi parvi.
Genus Botryococco affine, differt coloratione chlorophori haud viridi,
absentia subslantie oleosæ thalli et chlorophoro haud cupulato sed lami-
nam formante. Character specialis invenitur in coloratione intense rubra
thalli si coeruleum artificiale dictum « bleu de methylene » pars minima
aquæ additum sit.
Invenitur libere natans in aqua superficiali lacus genevensis et Annecy
et Aiguebeleite verisimiliter etiam in aliis.
Dinobryon.
Ce genre a été établi par Ehrenberg en 1833 pour une flagellée des
environs de Berlin qu'il nomma D. sertularia *. En même temps il décrit
une seconde espèce douteuse D. sociale? Ehrh.”. Dujardin * distingue en
1841 une nouvelle espèce bien distincte par le pied cylindrique et {res
allongé qui porte chaque cupule D. petiolatum. Stein *, plus tard, observe
une quatrième espèce à cupules stipitées mais bien différentes de celles
du D. petiolatum, D. stipitatum. Dès lors c’est Imhof presqu’exclusive-
ment qui a distingué de nouvelles espèces : D. cylindricum, D. divergens,
D. elongatum, D. bavaricum *, D. Buischlii, ce qui porte à 9 le nombre des
espèces connues.
Pendant l’année 1896 c’est exclusivement le Dinobryon divergens
Imhof qui s’est rencontré dans le petit lac, tandis que dans le haut lac
trois espèces se partageaient assez également l’espace, ce sont : D. diver-
gens, D. elongatum Imhof et D. stipitatum Stein var. lacustris.
J'avais pensé tout d’abord en parcourant les courtes notices de M. Imhof
que ces diverses espèces pourraient bien n'être que des stades ou des
variations saisonnelles comme les innombrables variations du Ceratium
macroceras Schrank dont plusieurs auteurs ont fait des espèces distinctes
(GC. reticulatum Imh., C. furca auct. nonnull.. etc.), mais l’examen attentif
1 Ehrenberg, Abhandl. d. Akad. d. Wiss. Berlin, 1831, p. 94, 1833 ; id., Die
Infusionsthierchen, 1836, p. 124, tab. VIII, fig. 8.
ld le pr 129, ab Ge .9:
> Dujardin, Hist. naturelle des Zoophytes, 1844, pl. I, fig. 22.
* Stein, Der Organismus der Infusionstiere, III, Abth.
5 Imhof, Zoolog. Anzeig. 1883, p. 655 (nom. nudum) et 1887, Fauna der
alpinen Seen, in Naturhist. Gesellshft. Graubündtens.
(17) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LATUSTRE. 305
de mes récoltes du lac de Genève et surtout du lac d’Aiguebelette m'a
convaincu de la réalité de la valeur spécifique de plusieurs de ces formes.
Au lac d’Aiguebelette en février 1890, trois Dinobryon se trouvaient
mélangés dans l’eau superficielle. L’un, une espèce nouvelle, formait la
majeure partie de ces innombrables essaims. Les deux autres beaucoup
moins répandus étaient D. stipitatum v. lacustris et D. divergens. Malgré
l'innombrable quantité de ces organismes je n’ai réussi à trouver aucune
variation d’une certaine importance. Chaque espèce se maintien stricte-
ment distincte.
Les nouvelles espèces de M. Imhof n’äyant jamais été décrites d’une
FIGURES SCHÉMATIQUES DE DINOBRYON.
4 et 5. D, cylindricum Imh. — 2 et 6. D, divergens Imh. — 3. D. thyrsoideum Chod.
4 et 7. D. stipitatum St, var. lacustris Chod.
manière complète et leurs descriptions ayant été faites dans des journaux
peu accessibles aux botanistes je crois devoir en donner une diagnose
sommaire, me réservant d’en donner une description plus complète dans
une monographie du genre qui doit paraître prochainement.
D. divergens Imhof.
Cette espèce forme des arbuscules à branches divergentes et jamais
fasciculées. Les ramifications font avec la branche précédente un angle
de 45°. Les cupules ont une hypophyse nettement séparé de la coupe par
un sillon peu profond. Le sommet de l’hypophyse conique, courtement
conique, se dilate un peu et dépasse en largeur la base de la coupe cylin-
drique qui s’evase un peu au sommet. L’hypophyse est deux fois plus
BULL. HERB. BOIss., mai 1897. 23
306 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
courte que la coupe. Les individus sont allongés et pénètrent par leur
partie claire dans l’hypophyse. Leur partie supérieure qui est oblongue
atteint à peine les deux tiers de la coupe. Contrairement à ce qui est dit
dans les traités de botanique les cils sont au nombre de deux, l’un plus
court. Le chromatophore en lame n’occupe qu'un des flancs de la cellule,
à la hauteur du sillon cupulaire il se prolonge latéralement en une bande
assez large presque annulaire et qui recouvre ainsi les quatre cinquièmes
du pourtour. (Long. des cupules 40-45 w, larg. 10-12 p, colonies —
200 y).
0. Zacharias (Forschungsberichte aus der biologischen Station zu Plön,
Theil 2, p. 665) indique pour le lac de Ploen le Dinobryon stipitatum
Stein et D. Sertularia Ehrh. (letzteres in der von Imhof zuerst beschrie-
benen Varietät « divergens »). On voit qu'il considère le D. divergens
d’Imhof comme une variété de D. sertularia. Il faut n’attribuer aux
auteurs que ce qu'ils ont fait. Or Imhof n’a pas créé de variété divergens
mais une espèce distincte, ce qui est le vrai, D. divergens étant assez
constant et caractérisé pour constituer une espèce de premier ordre.
Zacharias ajoute que Seligo (Ueber einige Flagellaten des Süsswasser-
plankton, 1895) a attiré l’attention sur deux varieles de D. sertularia
qu'il appelle angulatum et undulatum. Les colonies sont ramifiées comme
celles de D. divergens Imhof mais le contour des cupules est autre. Si on
compare les dessins donnés par Zacharias (Tab. I, fig. b et c) il devient
évident qu’on est en présence du D. divergens Imhof et que b peut être
tout au plus considéré comme variété de D. divergens et non pas de
D. Sertularia.
(D. Sertularia var. angulatum Seligo = D. divergens var. — D. Sertu-
laria var. undulatum Seligo = D. divergens Imhof.)
Le D. undulatum Klebs (Flagellaten Studien, Zeitschr. f. w. Zoologie,
1892) vit isolé et a un contour sinueux, ne forme pas de colonies (voir
aussi 1. c. Forschungsberichte, p. 41, ou Z. n’admet que deux espèces
D. stipitatum et D. sertularia, Theil 1).
Dinobryon stipitatum Stein.
var. lacustris nov. var. !
Cette variété qui a en commun avec D. stipitatum Stein la disposition
étroitement fasciculée des rameaux dressés, en diffère essentiellement
1 In Bull. Herb. Boiss. V (1897), 120.
(19) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 307
par l’absence d’un pied distinct émergeant au dehors de la cupule précé-
dente (v. fig. 4 et fig. 7). C’est une espèce très élégante en forme de
balais étroits et allongés; les cupules qui sont allongées vont en ‘s’atté-
nuant insensiblement à la base en pointe allongée, tandis que le corps de
la cupule est régulier et à peine un peu évasé au sommet. Lac de Genève,
grand lac; lac d’Aiguebelette (long. 40-45 y, largeur 8 w).
Dinobryon cylindricum Imhof.
Cette espèce a été créée à propos d’une étude très sommaire faite sur
le lac du Bourget (Aïn) (Zool. Anzeig. 1883, p. 655). L'auteur n’en donne
qu'une description insuffisante en 1887. Il dit : die Gehäuse weisen die
Gestalt eines langen Cylinders auf, dessen vorderes Ende wenig ausge-
bogen, das hintere in eine manchmal leicht gekrümmte Spitze ausgezogen
ist. — Il donne comme dimensions : long. 0,084-0,118, largeur 0,001 mm.
(sans doute 0,010). Voici d’ailleurs une description plus précise :
Colonies en arbuscules fragiles c’est-à-dire dont les éléments se
séparent facilement. Ramifications dressées ordinairement deux à quatre
sortant du sommet de la cupule, à peine divergeants, produisant aussi des
arbuscules coniques assez réguliers. Cupules très allongées, à peu près
deux fois plus longues que celles de D. divergens et un peu plus
larges. Base des cupules assez courtement atténuées en cône, s’elar-
gissant assez insensiblement mais faiblement jusque vers le milieu de la
longueur de la cupule, puis cette dernière diminuant insensiblement de
largeur pour s’évaser de nouveau un peu au-dessous de l’orifice. Cupules
6-7 fois plus longues que larges. Ordinairement les cupules sont très fai-
blement mais irrégulièrement arquées ou un peu sinueuses. La cellule
n’oceupe que la moitié inférieure; deux cils comme chez D. divergens
Imh, (long. 70-75 y, largeur 10-12 u, colonies — 300 y).
D. thyrsoideum nov. spec.!
Arbuscules largement disposées en corymbe dense un peu plus longs
que larges rappelant un peu D. sertularia. Gupules supérieures formant
avec les inférieures sur le bord desquelles elles sont étroitement appli-
quées par leur base une ligne sinueuse serpentant régulièrement, ce qui
1 In Bull. Herb. Boiss. V (1897), 120.
DAT ED EM NT
CE RE
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
donne à l’ensemble de la colonie une apparence très curieuse. Cupules
courtes à peine deux fois plus longues que larges ou excédant en lon-
gueur à peine leur largeur. Base brusquement conique se renflant rapi-
dement jusqu’au tiers inférieur de la cupule puis s’amincissant pour
s’évaser un peu à partir du tiers supérieur (longueur de la cupule 30-
40 y, largeur 10-12 y, colonies 100-200 y).
Cette jolie espèce voisine de D. Sertularia Ehrh. en diffère par les
arbuscules compacts à contours régulièrement sinueux à cupules propor-
tionnellement plus courtes.
Lac d’Aiguebelette.
Imhof a déjà fait remarquer que de toutes les espèces des lacs alpins
c’est D. divergens qui est la plus répandue. Il est curieux de constater
qu’en 1896 cette espèce était la seule représentée dans le petit lac, tandis
que devant Morges: le D. cylindricum Imhof était pendant le mois de
mai répandu par millions. Le D. divergens y était moins abondant et
D. stipitatum var. lacustris assez rare.
Au lac d’Aiguebelette c’est au contraire D. thyrsoideum qui l'emporte.
Diatomées.
Il n’est pas besoin de donner une liste complète des Diatomées flot-
tantes du lac de Genève. On la trouvera dans les listes publiées par Brun
et dans son ouvrage sur les Diatomées des Alpes et du Jura.
Je me bornerai donc à passer en revue quelques espèces plus intéres-
santes dont les plus répandues sont :
Asterionella gracillima Heib.
Fragilaria crotonensis Edw.
Cyclotella comta var. lemanensis Müll.
Cymatopleura elliptica Bréb.
Melosira catenata Br. J.
Il est singulier que dans les listes précédemment établies par Brun et
Forel comme aussi dans celles plus récentes Cymatopleura ne joue aucun
rôle ou n’est cité que comme espèce accidentelle. Elle est au contraire
! D'après des matériaux très obligeamment fournis par mon collègue et ami
M. F.-A. Forel, l’initiateur de l'étude des lacs (Voir F.-A. Forel, Le Léman).
J'ai aussi utilisé des pêches faites dans la région de Nyon par M. Ch. Fau-
connet, étudiant en médecine.
(21) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 309
presque aussi nombreuse en individus que Cyclotella comta. Par sa forme
applatie en disque, elle est aussi apte à flotier que les gracieuses étoiles
de l’Asierionelle ou les peignes délicats du Fragilaria crotonensis. Parmi
les végétaux pélagiques, elle est la seule qui donne asile à des épiphytes
végétaux. Ce fait n’est d’ailleurs pas particulier à notre lac et n’est pas
nécessairement en rapport avec la production de la gelée, car elle est une
des Diatomées les plus nues du lac et de la flore pélagique.
Parmi les autres diatomacées pélagiques de notre lac le Cyclotella se
distingue par sa sécrétion mucilagineuse considérable. Un des meilleurs
réactifs pour faire apparaître cette dernière est l’hematoxyline Delafield.
L’auréole qui entoure cette dernière est souvent considérable; elle peut
atteindre la moitié du diamètre de l’algue, rarement dépasser même ce
dernier. Cette gelée n’est pas informe mais très régulière. On peut y
remarquer une structure régulière consistant dans la présence de stries
qui rappellent des tubes rayonnant à la périphérie de l’algue. De profil,
la gelée se montre constituée par trois régions distinctes, deux calotles
frustulaires el une bande connective. Des frustules s'élèvent les mêmes
formations tubulaires ou (bacillaires) perpendiculairement à la surface
de la frustule, tandis que la gelée connective est amorphe. Il serait
intéressant de poursuivre de plus près les relations que cette structure
peut avoir avec les sculptures ou les pores des frustules. Lors de la divi-
sion, il arrive souvent que les deux cellules filles se séparant, elles
restent réunies par le mucilage dû à une modification de cette gelée.
C'est ce que Schroeter a déjà supposé pour la variété radiosa Grunow;
mais cet auteur qui n’a d’ailleurs pas mis cette gelée en évidence pense
que les divers individus sont réunis par des fils d’une grande ténuité.
D’après ce que je vois dans la variété du Léman, le mucilage serait continu
mais en raison de l’étirement, présenterait des stries comme on en voit
dans toutes les algues mucilagineuses plus ou moins réunies en fausse
colonie (v. mon travail sur le Botryococcus Braun).
De même que pour les autres Diatomées, le lac de Genève se distingue
par le beau développement des frustules qui sont pour les mêmes
espèces plus grandes que dans les autres lacs de la Suisse.
Schræter a proposé sur la constatation de cette gelée connective d'établir
une variété nouvelle à laquelle il impose le nom de quadrijuncta. On ne
saurait à mon avis créer de nouvelles variétés sur des caractères aussi
irréguliers que la présence de filaments connectifs gélifiés. Je ne puis
donc souscrire à cette dénomination qui, si elle était acceptée, devrait
naturellement être aussi imposée à la grande Cyclotella du Léman. Les
TS AN RE DIE AIO
310 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
caractères sur lesquels peut se baser la détermination spécifique des Dia-
tomées sont tout autres; ils sont tirés de la structure des frustules, de la
dimension moyenne, de l'apparence de la plante en vue de profil, etc.
(Diam. de Cyclotella comta v. lemanesis, 50-70 y.)
L’Asterionelle et le Fragilaria du Léman se distinguent aussi par -
leurs dimensions plus gracieuses et plus considérables. La variété du lac
de Genève se distingue en outre des variétés de bassins plus exigus par
le caractère suivant : la base des rayons est au moins d’un tiers plus
large, ce qui fait que l’atténuation du pied dans la partie bacillaire est
plus brusque, car cette dernière n’est pas plus épaisse que chez les
formes plus petites. Notre plante pourrait donc prendre le nom de Aste-
rionella gracillima forma gracilior. Comparées à celles du lac d’Aigue-
belette, elles ont les rayons d’un tiers plus long. (Lac de Genève, 80-100 y..)
Cette observation peut également s'appliquer à Fragilaria crotonensis.
(Lac de Genève, 110-135 y.)
Il est singulier de constater que pour la flore diatomique le lac d’An-
necy correspond d’une manière frappante avec le Léman. Tandis que
Cymatopleura n’a pas été cité par les auteurs suisses comme caractéris-
tique pour la flore pélagique de nos lacs, à Genève et en divers points du
lac d'Annecy, j'ai rencontré cette plante en grande abondance. Si l’on
ajoute que ce dernier lac possède aussi les mêmes diatomées et les genres
Sphærocystis, Oocystis et Stichoglea identiques à celles du lac Léman,
on aura complété la ressemblance.
Au lac d’Aiguebelette au contraire, l’Asterionella y est sensiblement
plus petite et sa base autrement constituée, la grande Cyclotella fait
défaut, le Fragilaria crotonensis y est plus court et plus rare, beaucoup
plus rare, les Ceratium plus trappus, tandis que les Melosira catenata si
caractéristiques pour notre lac s’y rencontrent abondamment.
On ne saurait donc attribuer à-la station plus méridionale ce dévelop-
pement remarquable dans la grandeur des individus.
Il y a sans doute d’autres causes efficientes; dans tous les cas on ne
saurait invoquer l'influence d’une plus grande nappe d’eau, car Annecy a
son lac à peine plus considérable que celui de Bienne et cependant des
différences considérables s’y rencontrent. D'autre part le lac de Zurich
est bien plus étendu que celui d'Annecy et cependant le caractère en
est tout autre que celui du Léman :.
1 Voir aussi, Brun, Diatomées nouvelles in Le Diatomiste, vol. II, pl. XIV.
Le RTE
(23) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 311
Cyanophycées.
Parmi les Cyanophycées flottantes, l’Anabæna flos aquæ Bréb. est la
plus habituelle; elle varie beaucoup quant au nombre des individus.
L'automne dernier elle était assez abondante. On sait que cette plante
possède des vacuoles à gaz. Kleebahn a considéré ces vacuoles comme
flolteurs; j'ai plus tard montré le moyen de mettre ce gaz en évidence et
j'ai établi que vraisemblablement cette substance contenue dans les
vacuoles était une amine. Une observation subséquente faite dans les
fossés et les étangs de l’ancienne Exposition nationale à Genève m'a fait
découvrir des Anabæna fixées sur les tiges des plantes aquatiques et tout
aussi riches en vacuoles à gaz. Ce caractère peut donc aussi se rencon-
trer chez des plantes qui n'arrivent pas à la surface.
Forel a le premier attiré l'attention des biologistes sur la présence de
Vorticelles sur les Anabæna. Schrœter y voit une espèce de symbiose. A
ce sujet je rappellerai que ces Vorticelles peuvent aussi se fixer sur
d’autres algues. Je les ai par exemple rencontrées sur les Sphærocystis
quoique beaucoup plus rarement que sur les Anabæna.
Les Merismopedia manquent rarement; elles sont rares dans notre lac.
Quelques Oscillaires parmi lesquelles la plus commune est Oscillatoria
tenuissima.
Elle se reconnaît assez facilement à ses cellules un peu plus longues
que larges, son protoplasma peu granuleux, et l’atténuation faible du
sommet du filament. En outre chaque cellule terminale est recouverte
d’une petite coiffe largement conique.
D’autres Oscillariées sont accidentellement rencontrées, mais n’ont
aucune importance. =»
Enfin une plante caractéristique pour le lac Léman, d’Annecy et aussi
d’Aiguebelette, c’est une Cyanophycée du genre Cœlosphærium.
Les cellules faiblement colorées en rose chair sont constamment
groupées en familles botryoïdes de forme ovalaire le plus souvent réunies
par deux; ces cellules sont courtement cylindriques obtuses et se mulli-
plient par bipartition; on ne les trouve jamais en chaînes comprenant
plus de deux cellules. De fines granulations leur donnent une apparence
laiteuse; elles n’ont point de vacuoles qu’on pourrait confondre avec des
vacuoles à gaz comme cela est pour les Lampropedia de nos eaux maré-
cageuses.
En résumé, la flore habituelle pelagique du lac de Genève comprend :
312 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
A. Chlorophycees.
BoTryococcus BRAUNII.
OOCYSTIS LACUSTRIS.
SPHÆROCYSTIS SCHROETERI.
NEPHROCYTIUM AGHARDHIANUM.
DACTYLOCOCCUS LACUSTRIS.
Gonatozygon Ralfsu.
Closterium gracile.
aciculare.
Mougeotia gracillima.
Gonatozyon Brebissonu.
Hyalotheca dissiliens.
Raphidium Braun.
B. Phæophycées.
Stichoglea olivacea.
DINOBRYON DIVERGENS.
Dinobryon cylindricum et D. stipitatum v. lacustris.
CERATIUM MACROCERAS !.
Peridinium tabulatum.
acuminatum.
Glenodinum pusillum.
Gymnodinium fuscum.
B 2. Diatomacees.
ASTERIONELLA GRACILLIMA.
ÜYCLOTELLA COMTA.
CYMATOPLEURA ELLIPTICA.
Fragilaria crotonensis.
Tabellaria flocculosa.
Synedra Ulna v. longissima.
C. Cyanophycées.
Anabæna flos aquæ.
Merismopedia elegans.
Oscillaria tenuissima.
Cœlosphærium sp.
1 Voir Penard, Péridiniacées du Léman, Soc. bot. de Genève, 1891.
(24)
(25) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 313
La flore erralique comprend un grand nombre de plantes dont la plu-
part ne continuent pas à vivre et à se multiplier. Ce sont soit des espèces
des bords, soit du fond, amenées par la vague sous l'influence d’un fort
vent.
A. Chlorophycées.
Scenodesmus (Brun).
Pediastrum Boryanum.
Hæmatococcus lacustris.
Pandorina morum.
Cœlastrum sphæricum.
Zygnema species.
Spirogyra species.
Ulothrix zonata.
B. Cyanophycées.
Oscillatoria nigra Vauch. (Brun) :.
Chroococcus turgidus.
Rivularia spec.
Ces plantes y sont d’une extrême rareté. Malgré le grand nombre
d'examen des dépôts de mes pêches, je n’ai jamais rencontré de Scene-
desmus. Sans doute Brun l'aura rencontré dans le Port.
Les Conjugées filamenteuses sont plus abondantes et pourraient au
besoin passer dans la première catégorie qui ne saurait être établie que
sur la fréquence. Cependant si on la réserve aux plantes qui ne sont
jamais fixées, les Spirogyres et les Zygnema en seront exclues, de même
que les Ulothrix. Ce sont des plantes du bord arrachées par les vagues et
qui ont pris demeure en plein lac, ce qui est visible à leur mode de ter-
minaison.
Leurs filaments restent relativement courts, de 2-8 cellules ; leurs
extrémités se terminent en une pointe à membrane très mince. Cette
région qui fonctionne évidemment comme point végétatif (origine pos-
sible de rhizoides ?) est dépourvue de chromatophore; elle absorbe avec
avidité les réactifs de la pectose (bleu de méthylène, etc.).
1 Brun, J. Végétations pélagiques du lac près de Genève, Archives sc. phys. et
nal., 3me sér., t. XI, p. 543.
914 . BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
En résumé par sa flore pélagique. le lac de Genève et la plupart des
vrais lacs se distinguent des marécages même d’une certaine étendue.
Quant aux espèces qui sont habituelles à la flore pélagique, elles sont
largement répandues. À part les espèces nouvelles trop peu connues et
depuis trop peu de temps distinguées pour qu’on puisse établir leur dis-
persion, les autres habitent indifféremment les eaux lacustres ou maré-
cageuses riches ou pauvres en matières humiques.
Les Nephrocytium, les Oocystes, les Ceratium, Peridinium et surtout les
Diatomées ne craignent nullement les fossés des marécages ou des tour-
bières. Il n’est pour ainsi dire aucune des espèces qui soit absolument
caractéristique pour la flore pélagique lacustre. Des variétés faibles ont
pu s'établir (Cyclotella comta v. lemanensis, Asterionella gracillima f. gra-
cilior, etc.), mais aucune n’a réalisé d'adaptation ou de variations d'ordre
supérieur en relation directe avec les conditions spéciales de la vie
lacustre. Botryococcus qui est la plus curieuse et la mieux adaptée à la
vie flottante et tout aussi commune dans les marécages tourbeux.
Nous concluons en disant : La flore pélagique lacustre du lac de Genève
ne présente aucun caractère spécial exclusif; elle est composée d’orga-
nismes dont l’aire d'extension est énorme et qui se retrouvent aussi dans
d’autres conditions. Ce qui lui donne son cachet particulier, c’est l’exclu-
sion d'espèces très communes dans les eaux stagnantes marécageuses et
la prédominance de certaines espèces qui sont moins abondantes autre
part.
(A suivre.)
+
4 Dit Pat PPS
& R
315
CLASSIFICATION
DISTRIBUTION DES ESPÈCES EUROPÉENNES
GENRE MATTHIOLA
Pascal CONTI
DEUXIÈME PARTIE !
GRoUPE DES Matthiola sinuata Er rupestris.
Les botanistes du commencement du siècle se sont exagérés d’une
façon particulière l’importance des variations des espèces de ce groupe
et ont créé aux dépens de celles-ci un si grand nombre de noms spéci-
fiques, que malgré des recherches bibliographiques assez étendues, je ne
suis pas sûr de les avoir tous retrouvés. |
Je commencerai par Robert Brown ?, qui distingua trois espèces :
M. incana, M. sinuata M. fenestralis ; des considérations que j’exposerai
plus loin m'ont conduit à conserver séparées les plantes désignées sous
les deux premiers noms ; le troisième comprend des plantes se rappor-
tant à M. incana. Sweet * sépare de M. incana les plantes qu'il distingue
avec les noms suivants : M. annua, M. Græca, M. simplicicaulis. C'est
encore aux dépens de M. incana que Spach * crée un M. vulgaris et
1 Voir Bull. de l’Herbier Boissier, V (1897) 31 et seq.
2? In Aiton, Hort. Kew. ed. II, vol. IV (1812), 119-120.
3 Hort. suburb. Lond. 147; Hort. Brit. éd. I, 17.
* Hist. veg. phan. VI, 403.
316 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Alphonse de Candolle !' un M. glabra, transformé après en M. glabrata ?.
C'est aussi à M. incana que se rapporte probablement le M. patens
Presl *. ;
Le M. sinuata de Robert Brown a fourni aussi les éléments pour la
création de quelques espèces : ce sont les M. glandulosa Nisiani *, M. glan-
dulosa Pomel °, M. Oyensis Men. et Viaud-G.-M. 5. — En 1883, Cosson ?
separe de M. sinuata une var. ß. Numidica et en 1893, Rouy et Foucaud
réunissent cette variété avec les plantes de Corse et de l’île Giglio sous le
nom de M. australis °. La troisième des espèces européennes rentrant
dans ce groupe et méritant d’être conservée, c'est M. rupestris DC.,
Syst. nat. IT, 7, 1%, dont une forme a élé décrite par Tineo sous le nom
de M. undulata °.
CLASSIFICATION
Matthiola sinuata R. Br. Tige se continuant directement à travers
la rosette basilaire de feuilles pour donner la pousse florifère annuelle ;
celle-ci ramifiée. Feuilles ordinairement sinuées ou subpinnatifides ;
bractées des rameaux florifères nombreuses, obtuses, à bords enroules
en dedans.
Fleurs médiocres ou grandes; pédicelle floral plus court (4-7 mm.) que
le calice. Graines très souvent elliptiques (3-3 ‘/2 X 2 ‘/2 mm.)
Disirib. geogr. lrlande, Angleterre méridionale, côtes Atlantiques de
Cherbourg à Lisbonne, îles Normandes et du golfe de Gascogne; côtes
septentrionales de la Méditerranée, de Barcelone à la Palestine; sur toutes
les îles méditerranéennes et en Algérie.
a var. pubescens : Plante tomenteuse-grisâtre ou même tomenteuse
feutrée dans toutes ses parties, souvent très robuste, à tige épaisse.
1 Syst. nat. Il, 165.
2 Prodr. I, 133.
3 Flora sicula, I, 40.
* Flora dalmatica, III, 124.
5 Nouv. mater. p. la Flore Atlant., p. 373.
$ Bull. Soc. bot. de France, XXIV (1877), p. 203.
7 Compendium Flor. Atlant. (1883-87), II, 101.
8 Fl. de France, I, 193.
° Cat. Hort. Reg. Panorm. (1827), p. 279.
(3) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 317
Distrib. geogr. Comprend la plus grande partie de l’aire de l’espèce
entière; ne manque qu'à l’Attique, aux îles de la Méditerranée orientale,
à l'extrémité méridionale de l'Italie et à la Sicile.
Hab. : Marinha Grande (Portugal) '; Biarritz ?; Bidart *; Quiberon * ;
Poulignen °; Port Louis °; Narbonne ‘; Dinan °; Vieux-Boucau °; Les
Moûtiers !°; La Teste !!; Ile de Yersey '?; île de Noirmoutier !?; — Cette ‘;
Montpellier '°; île de Paquerolles (Var) '*; Salines d’Hyeres ‘’; Saint-
2
Tropez '*; Cannes *; Leucate *; Antibes ?'; Marseille *?; Bordighiera °°;
S. Vincenzo *‘; isthme de Teniglia *; Palo (Rome) °°; Naples ?’; entre
Blanés et Lloret (prov. Barcelone) **; île Giglio **; Ajaccio * et Boni-
facio en Corse °; île Sanguinara (près d’Ajaccio) * ; Santa Teresa Gallura
1 Mendez d’Almeida in herb. Coimbricensis et herb. Univ. Vindob.
2 Herb. Boissier.
® Blanchet in Magnier Fl. sel. exs. 1078.
* De Candolle (1806) in herb. Petrop.
5 Bureau in herb. Petrop.
6 Le Jolis in herb. Mus. Palat. Vindob.
7 Paris in herb. Florent.
8 Thiébaut in herb. Univ. Vindob.
® Herb. Boiss.: herb. Mus. Palat. Vindob.
10 Gautier in Soc. dauph. exs. (1892) No 563.
11 Chantelat in herb. Mus. Palat. Vindob.
12 Fraser et Groves in herb. Florent.; Syme in herb. Coimbricensis.
13 Viaud-Grand-Marais in herb. Barb.-Boiss.
4 Herb. Petrop.; Neyra in Schultz herb. norm. 2307.
1 Corbin (1807) in herb. Petrop.
16 Haury in herb. Mus. Palat. Vindob.
17 Caruel in herb. Florent.
18 J. Müller Arg. in herb. Boiss.
19 Bourgeau, Pl. des Alp. marit., No 43; R. Masson in herb. Florent.
20 Herb. Mus. Palat. Vindob.
2 Herb. Petrop.
?2 Herb. Taurin.
23 Panizzi in herb. Florent.
24 Parlatore in herb. Florent.
25 Levier et Sommier in herb. Florent.
2% Pirotta in herb. Petrop.
27 Levier in herb. Taurin.
28 Costa in herb. Petrop.
2° Forsyth-Major in herb. Taurin.
30 Herb. Florent.
#1 Reverchon in herb. Univ. Vindob.
#2 Herb. Mus. Palat. Vindob.
318 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
par Tempio : et Oristano? en Sardaigne; Pristan in Crnagora*; Budua *;
Gallipoli (Pouilles)°; S. Cataldo (Pouilles).
Forma typica. Souvent très robuste à tige épaisse, fortement glaudu-
leuse dans toutes ses parties; siliques robustes, à placentaires épais, :
atténuées au sommet.
Sur les côtes atlantiques; les côtes méditerranéennes ‘de Barcelone à
Cette.
Forma ligurica. Moins robuste que la précédente, moins glanduleuses ;
siliques moins robustes, à placentaires minces, souvent tronquées au
sommet.
Côtes méditerranéennes, du Languedoc à Naples; îles de la région
correspondante (Corse, Sardaigne, etc.).
Forma orientalis. Aussi robuste que la forma typica; tomenteuse-
feutrée, peu glanduleuse; silique assez petite, à placentaires minces.
Côtes de Palestine.
B var. glabrescens. Ordinairement plus petite que la var. pubescens,
moins robuste, peu ou pas glanduleuse; feuilles finement pubescentes,
souvent subpinnatifides; tige et pédicelles floraux glabres ou glabrescents ;
siliques glabrescentes; fleurs souvent plus belles, à pétales plus grands
que celles de la var. pubescens.
Distrib. géog. Attique; îles de la Méditerranée orientale; côtes de la pé-
ninsule italienne, au sud de Naples et de Bari; côte orientale de la Sicile.
Hab. Catania *; Messine °; Bianco-nuovo (Calabre) °; inter Pizzo et
flumen Angitolo (Calabre)!°; insul. Aegina !'; le Pirée '?; insul. Ikaria '°;
Karpathos '*; Myconos "°; insul. Melos *.
! Reverchon in herb. Taurin.
2 Moris in herb. Florent.
3 Baldacci in herb. Florent. et herb. Mus. Palat. Vindob.
* Bornmüller in herb. Univ. Vindob.
5 Grover in herb. Florent.
° Porta et Rigo ex itin. ital. II, 378.
7 Parlatore in herb. Florent.
® Berenger in herb. Florent.
® Arcangeli in herb. Florent.
10 Biondi in herb. Florent.
11 Friedrichsthal in herb. Mus. Palat. Vindob.
2 Heldreich in herb. Boiss.
13 Forsyth-Major in herb. Barb.-Boiss. et herb. Florent.
!* Forsyth-Major in herb. Barb.-Boiss.
5 Sartori in herb. Boiss.
15 Heldreich et Halacsy in herb. Barb.-Boiss.
ME TT. -
BT,
(5) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 319
Forma typica. Mêmes caractères que ceux donnés pour la variété, dont
elle occupe aussi presque toute l’aire.
Forma intermedia. Tige poilue; feuilles souvent entières et plus forte-
ment pubescentes que dans la forme typique, de couleur grisâtre.
Péninsule des Pouilles, à l'extrémité méridionale de l'Italie.
y var. Oyensis Rouy et Foucaud FI. Fr. pg.
M. Oyensis Men. et V. G. M. in Bull. soc. bot. Fr. 24, p. 203. Plante
verte, glabre, fortement glanduleuse; feuilles sinuées dentées à dents
petites et aiguës, fleurs blanches.
Hab. Ile d’Yeu, sables maritimes !.
Matthiola incana R. Br. Tige vivace, terminée par une rosette
de feuilles; pousses florifères annuelles données par le développement
de quelques-uns des bourgeons axillaires de la rosette. Feuilles lancéolées
oblongues-elliptiques, ou obovales, ordinairement obtuses-arrondies,
entières. Fleurs grandes, belles ; pédicelle floral égal au calice ou plus
long que celui-ci. Graines suborbiculaires.
Distrib. geogr. Subspontané ou acclimaté dans toute l'Europe méri-
dionale, les iles méditerranéennes, l'Algérie, les Canaries. Cultivé dans
toute l’Europe tempérée, l’Afrique boréale, l’Asie tempérée et tropicale.
a) Forma typica. Feuilles obtuses.
b) Forma glandulifera. Lojacono Fl. sicula I, p. 100. Plante glandu-
leuse.
Hab. Ile de Pantellaria.
c) Forma furcata. Plante glabrescente; silique terminée par deux
prolongements divergents provenant de l'allongement direct des lobes
stigmatiques, feuilles obovées, arrondies au sommet.
Hab. Ye de Palmaiola. »
Exsiccata. Marcucci in herb. Florent.
d) Forma neapolitana. Feuilles subaiguës.
Hab. Pozzuoli.
Exsicc. Huet du Pavillon in Herb. Boiss. et Herb. Petropol.
Cette espèce présente des variations dans toutes les directions ; mais
ces varialions n’ont qu'une importance très faible au point de vue systé-
matique et sont en partie des produits de la culture; c’est ainsi que
M. incana peut être vivace ou annuel (M. annua Swet Hort. suburb.
Lond. 147) ; pubescent ou (41. glabra, M. Græca) glabre; une forme glandu-
1 Viaud-Grand-Marais in herb. Barb.-Boiss.
320 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
leuse de l’île de Pantellaria a été mise par Tineo (ined. in sched. Herb.
Panormit.) sous le nom de M. pulchella et publiée par Lojacono (Fl. Si-
cula I, p. 100) sous le nom de M. incana var. glandulifera. Les feuilles
deviennent subaiguës dans les environs de Naples; à l’île de Palmaiola
et aux Canaries, les siliques sont terminées par deux lobes grêles diver-
gents provenant de l'allongement direct des lobes stigmatiques.
Dans une autre forme que tout le monde cite sous le nom de M. fenes-
tralis et qu'on dit originaire de l’île de Crète, les siliques sont très courtes
et les feuilles, courtes aussi, larges et arrondies en demi-cercle dans leur
partie supérieure. Les exemplaires que j'ai vu de provenance crétoise
appartiennent tous au M. incana typique. M. fenestralis est une forme
que j'appellerai presque monstrueuse, ayant pris naissance dans quelque
jardin et caractérisée par ce que tous les organes sont fortement rac-
courcis, mais conservent la largeur typique. M. glabra, M. annua,
M. Græca sont aussi certainement des produits de la culture à laquelle
M. incana a de tout temps été soumis.
Des exemplaires de M. incana cultivé de Téhéran : et de l'Inde ? ne
différent pas du type normal répandu et cultivé en Europe. Au Japon
aussi, M. incana est cultivé, et la figure qu’en donne un ouvrage japo-
nais * reproduit une plante qu’on ne distingue pas de la notre. Jusqu'à
quel point le M. incana typique lui-même peut être considéré comme
espèce de formation naturelle et non artificielle, nous le verrons à la
page où la question d’origine sera discutée,
Matthiola rupestris DC. Syst. II, p. 714 (1821).
Plante grande, peu robuste, verte, finement pubescente ou glabre.
Feuilles lancéolées, aigües ou acuminées, entières, à bords souvent
ondulés.
Fleurs grandes, belles, sur un pédicelle égal au calice.
Siliques glabres ou glabrescentes, dressées, grêles. — Graines orbicu-
laires (2 ‘/2 mm. de diam.). Fleurit au printemps.
Forma typica : Finement pubescente, à feuilles aigües, quelquefois
subobtuses.
! Herb. Petropol.
2 N. W. India, Rayle in herb. Petropol.
® Yokoussai : Sô-Mokou-Zoussets, 2e edit. par Ono Motoyoski et Tanaka
Yosiwo, vol. XII, p. 24.
(7) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 321
Forma undulata. — M. undulata Tin. Cat. Hort. reg. Pan. 1827, p. 279.
Completement glabre; feuilles souvent plus grandes que celles de la
var. précédente, acuminées.
Distrib. geogr. En Sicile, où les deux formes se trouvent mélangées.
Hab. Catalfano prope Bagheria '; Palerme ?; Sferracavallo °; Grottam-
mare *.
RESULTATS THEORIQUES
Des trois espèces européennes que j’admets dans ce groupe, M. sinuata
est de beaucoup la plus répandue; c’est une plante qui ne s'éloigne pas
des côtes maritimes et dont l’aire de distribution ne laisse pas d’être
assez singulière. Cette aire s'étend, en direction latitudinaire, de la
Palestine au Portugal et à l'Irlande, sans pénétrer dans le bassin de la
mer Noire. On peut y distinguer deux grandes provinces : l’une comprend
les iles de la Méditerranée orientale, avec l’Atlique, l'extrémité méridio-
nale de l'Italie et la Sicile; l’autre est formée par les côtes continentales
depuis la Palestine jusqu’à Barcelone avec les îles de la Méditerranée
occidentale (Sicile exceptée), et les côtes atlantiques depuis Cherbourg à
Lisbonne avec les îles du golfe de Gascogne, l’Angleterre méridionale et
l'Irlande.
Dans cette dernière province, notre plante varie peu; ce n’est que le
long des côtes provencales et liguriennes qu'elle devient moins robuste,
indiquant peut-être par cela une période végétative plus courte, très vite
arrêtée par la sécheresse estivale.
La zone entre Cette et Barcelone au contraire, se rattache aux côtes
atlantiques; la différence entre la forme ligurienne et celle du golfe de
Gascogne étant faible et de peu d'importance, je ne puis attribuer celte
ressemblance entre les côtes réunies par les Pyrénées qu'à une particu-
larité du climat commune à ces deux contrées.
La variété de l’île d’Yeu (var. Oyensis) n’est probablement que la ma-
1 Huet du Pavillon in herb. Mus. Palat. Vindob.; Todaro in herb. Conim-
bricensis.
2 Todaro in Schultz Herb. norın. No 417.
# Lojacono in herb. Taurin.
# Orsini in herb. Boiss.
BULL. HERB. BOISS., mal 1897. 24
NN NT SATA
322 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
nifestation de la tendance à donner des formes glabres, très prononcée
dans ce groupe.
Dans la province qui comprend les iles de la Méditerranée orientale on
constate une infinité de petites variations, dues évidemment au morcelle-
ment du territoire; c’est ainsi que les plantes de chaque ile de l’Archipel
se distinguent de celles des autres îles par une apparence particulière,
sans qu’on puisse préciser par une description en quoi consiste cette dif-
férence.
Une singularité remarquable de la distribution de M. sinuata, c’est son
absence presque complète sur les côtes africaines; on ne l’a trouvée, en
Algérie, qu'à la Pointe Pescade, à la Calle et à l’Oued Messida ‘; Battandier
et Trabut sont d'avis que la plante de la première localité y est « cer-
tainement échappée des jardins ?. » — Les plantes de Corse et de Sar-
daigne ne diffèrent presque pas de celles de la côte provencale; or, il est
incontestable que ces deux îles sont bien plus anciennes que celles de
l’Archipel grec; si nous comparons la différenciation locale bien avancée
qu’on trouve dans les îles de la mer Egée avec l'identité presque absolue
qui existe entre les plantes de Corse et celles de Provence, nous sommes
amenés à admettre une introduction très récente, sinon contemporaine,
de M. sinuata dans les îles de la mer Thyrrénienne. On peut supposer
le passage au moyen d’un isthme qui aurait réuni la Corse aux côtes
liguriennes °; mais outre que l'existence de cet isthme est encore toute
hypothétique, l'ancienneté de l'immigration par ce moyen serait encore
hors de proportion d’avec la différenciation du M. sinuata corse; il faut
quelque chose de plus récent; il me semble que l'hypothèse du transport
par les oiseaux migrateurs, déjà proposée, soit la seule qui explique aisé-
ment le fait qui nous occupe, vu surtout que M. sinuata habite les sables
du bord de la mer. Cette même hypothèse expliquerait en même temps
d'une manière toute naturelle l'existence des rares et restreintes stations
algériennes.
M. rupestris ne se rattache directement à aucune espèce sauvage de ce
groupe; elle constitue un type bien tranché, isolé, qu’on doit rapprocher
des types analogues à affinités orientales qui ont déjà été signalés en
Sicile *.
1 Cosson, Compendium Fl. Atlant. IT, 101; Battandier et Trabut, Fl. de l’Al-
gerie, I, 73.
2 Battandier et Trabut, loc. cit.
® Engler, Versuch einer Entwicklgt. d. Florengbt. I, p. 107-108.
* Grisebach, Vegetation der Erde, I, 349.
(9) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 323
L'origine et la dispersion actuelle de M. incana ont été pendant long-
temps inexplicables pour moi; cette plante se rattache étroitement par sa
forme à M. rupestris typica; mais M. incana typique se distingue nette-
ment soit de M. rupestris soit de M. sinuata par son mode de végétation,
car il possède une souche robuste terminée par une rosette de feuilles
denses; c’est le développement de quelques-uns des bourgeons axillaires
des feuilles de la rosetie, qui donne les rameaux florifères; ceux-ci sont
simples et peu robustes. Chez M. sinuata et M. rupestris, la tige princi-
pale se continue à travers la rosette et donne une pousse florifère unique,
robuste et ramifiée; le mode de végétation très particulier de M. incana
ne se retrouve que sur les exemplaires de M. sinuata qui, sur les côtes
de Palestine, font le passage entre cette espéce el M. crassifolia. Ce qui
augmente encore la ressemblance entre ces plantes et M. incana, ce sont
les fleurs grandes, belles, les feuilles en partie (justement celles des
rosettes !) identiques pour la forme et la pubescence à celles de M. in-
cana. Cette dernière espèce se rattache donc d’un côté à des plantes de
Palestine, de l’autre côté à une plante de Sicile, mais, remarquons-le,
sans constituer le passage entre les deux. Maintenant je suis convaincu
que Matthola incana est une espèce ayant pris naissance par la culture
et naturalisée plus tard.
M. incana est indiqué comme indigène de l’Angleterre et de la France
méridionales, des péninsules ibérique et italienne, des îles de la Méditer-
ranée et des Canaries; a priori on s’attendrait à trouver une difference
entre la plante des Canaries et celles des autres régions de l’aire; en
réalité, il n’y en a aucune. Ce qui est plus curieux, c’est que ces plantes
dites indigènes ne diffèrent pas du M. incana cultivé dans ces mêmes
regions; celte espèce est cultivée jusque dans l'extrême orient; j'en ai
vu des exemplaires provenant des jardins de Téhéran ' et du nord-ouest
de l’mde ?, qui ne différaient presque pas du M. incana européen que
tout le monde connaît.
Un traité japonais de botanique * donne une figure très bien faite
d'une plante que l’on n’a pas de peine à reconnaître pour notre M. in-
cana, dont les moindres détails morphologiques sont roproduits.
Mais étudions les stations pour lesquelles la plante est souvent dite
sauvage. Les botanistes anglais ont bien souvent exprimé des doutes sur
1 Herb. Petropol.
? N. W. India, Rayle in herb. Petropol.
# Yokoussai : Sô-Mokou-Zousseta, 2e éd., par Ono Motoyoski et Tanaka-
Yosiwo, vol. XII, p. 24.
a » TORRES VOA PNR
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
l’indigénat de M. incana en Angleterre. De ce dernier pays, je ne citerai
que Watson’s Cybele britannica (1847), où l’auteur dit à la page 155 du
vol. I: « I cannot continue to refer the M. incana to the alien class, and
yet confess some hesitation in admitting it to be native of Britain. »
Dans la région méditerranéenne, beaucoup des stations indiquées pour
M. incana sont d'anciennes ruines de couvents ou de châteaux :
« Sur les ruines du couvent de l’île St-Honorat près Cannnes!. » —
« Sommet de l’abbaye de Maguelonne (Hérault)?. » — «Parmi les decom-
bres et les vieux murs à Ancone *. » — « An Felsen des Schlosses Duino
bei Trieste *.» — «Monte Argentario al forte di Port’Ercole 5.» — « Creta
ad muros urbis Suda ®. ». — Ajoutons à cela l’existence de M. incana sur
plusieurs des îles volcaniques de la mer Tirrhénienne, qui témoigne
d’une introduction toute récente de cette espèce, très probablement faite
par l’homme.
En résumé, il me semble pouvoir conclure avec certitude que M. incana
est une espèce qui a été formée par la culture et qui a pu se naturaliser
dans les parties chaudes de l’Europe; c’est sur les côtes de Provence que
cette naturalisation semble avoir le mieux réussi. Quelle est l'espèce sau-
vage qui a fourni M. incana? Nous avons déjà vu que cette dernière
espèce se rattache au M. sinuata de Palestine d’un côté et au M. rupestris
de Sicile de l’autre côté; l’analogie la plus étroite est cependant pour
M. sinuata, dont certains exemplaires provenant de Djebail présentent
une ressemblance frappante de port, de mode de végétation et de carac-
teres avec M. incana. C’est pourquoi il se pourrait que l’on doive placer
sur les côtes de la Palestine les origines de la culture de cette espèce.
La position de la Palestine au centre de l’aire de culture de cette
plante vient appuyer cette hypothèse.
D'autre part, pour que M. incana cultivé ait pu atteindre l’extrême
Orient dans une direction, les Canaries et le Portugal dans l’autre, il faut
qu'elle ait été cultivée depuis l’antiquite et qu'elle ait suivi l'expansion
de la civilisation dans le bassin de la Méditerranée et l'Orient; ce sont
peut-être les Phéniciens qui, par leur position géographique, l'ancienneté
de leur civilisation et le développement de leur commerce ont pu répandre
dans tout l’ancien monde la culture de notre plante.
1 Herb. Boiss.
2 H. de la Perraudière in herb. Petropol.
® Magnaga in herb. Mus. Palat. Vindob.
* Tommasini in herb. Mus. Univ. Vindob.
5 Martelli in herb. Florent.
6 Heldreich in herb. Boiss.
(11) P. CONTI. DU GENRE MATTHIOLA. 325
C’est peut-être aussi la mission de l’ambassadeur chinois Chang-Kien
(IIme siècle avant l’ere chrétienne) qui, rapporta en Chine avec tant
d’autres, les semences de M. incana.
Quelles sont les propriétés merveilleuses qui rendent cette plante si
universellement recherchée et la font cultiver par des peuples apparte-
nant aux races les plus diverses de l’ancien monde? Les anciens auteurs
enumerent avec complaisance les propriétés qui rendent notre plante
très précieuse. Voici ce qu'en dit Dioscoride ‘ : « Huius aridi flores fer-
vefacti indefessionibus, valent contra vulvæ inflammationes, et menstrua
expellent : sanant oris ulcera, cum melle; cum cerato rimas sedis. Semen
duum drachmarum pondere ex vino potum, aut cum melle inditum,
menses secundas, et partus extrahit. Radices cum aceto illitæ, lienem
reprimunt, et podagricos juvant. »
Les médecins de l’antiquité réunissaient sous le nom de Leucoion plu-
sieurs crucifères ayant les mêmes propriétés médicales et à apparence
végétative semblable, qu'ils distinguaient d’après la couleur des fleurs :
c'étaient, outre le M. incana, Cheiranthus Cheiri et Hesperis matronalis ;
ce dernier, qui correspond peut-être au violier bleu que les auteurs pos-
térieurs auraient ajouté aux violiers blanc, rouge, jaune de Dioscoride,
paraît être celui dont la culture est la moins ancienne; si on en juge
d'après l'aire de culture actuelle, Cheiranthus Cheiri, qui n’est cultivé
que dans la région méditerranéenne, n'aurait commencé à être cultivé
qu’à une époque plus rècente que M. incana. Il est probable aussi que la
beauté des fleurs et la facilité de les cultiver ont beaucoup contribué à
répandre ces crucifères.
Le M. rupestris de Sicile a aussi élé cultivé, mais sa culture ne s’est
pas répandue comme celle, des espèces précédentes. C’est à cette espèce
et non à M. incana qu'il faut rapporter le Cheiranthus glaberrimus de
Colla ; le mode de végétation, la forme des feuilles des exemplaires que
j'ai vu dans l’herbier de Turin ne laissent pas de doutes à cet égard. Cette
espèce de Colla ne serait autre chose que le M. rupestris cultivé.
1 De materia medica libri sex, traduction de A. Matthioli, Lugduni 1554,
p. 299-300.
ÉTUDE SUR LES CAUSES
- QUI DÉTERMINENT LE
FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL
CHEZ
MENDONCIA SCHOMBURGKIANA Ness
ET SUR
L'ORIGINE ET LE DÉVELOPPEMENT DES TISSUS CICATRISANTS
PAR
Olga TCHOUPROFF !
L’anomalie du fractionnement du bois secondaire chez certaines lianes
a déjà été étudiée. Plusieurs auteurs ont traité même le cas particulier
du phénomène chez le genre Mendoncia. Mentionné par M. Raldkofer, il est
analysé par M. Schenk dans son livre connu sur l'anatomie de lianes?.
M. Gilg * le reprend pour opposer une autre théorie à celle de M. Schenck.
M. Warburg ‘, en développant cette seconde théorie au point de vue gé-
néral, parle entre autres cas de celui de Mendoncia. Et enfin, dans son
dernier article, M. Schenck en donne la théorie complète. S’il a été
1 Ce travail a été fait dans le Laboratoire d'anatomie végétale et de botanique
systématique et sous la direction de M. le Prof. Chodat. Je saisis l’occasion
d'exprimer ma profonde reconnaissance à mon maître estimé.
2 H. Schenck, Beiträge zur Biologie und Anatomie der Lianen, II Theil,
Jena, 1893.
3 E. Gilg, Ueber die Anatomie der Acanthaceengattungen Afromendoncia und
Mendoncia. Ber. d. Deutsch. Bot. Ges. 1893, p. 352.
* 0. Warburg, Ueber den Einfluss der Verholzung auf die Lebensvorgänge des
Zellinhaltes. Ber. d. Deutsch. Bot. Ges. 1893, B. XI, H. 7, p. 425. Sonder-
abdruck.
(2) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 927
possible de reprendre la question encore une fois après tous les travaux
cités, — et je ne parle que des plus importants, — c’est que même
M. Schenck !, pour son dernier article, n'avait pas de matériaux très avan-
tageux : les jeunes stades lui manquant, il a dû reconstituer la marche
du phénomène d’après les stades âgées, ce qui rend sa théorie jusqu’à un
certain point hypothétique.
M. le prof. Chodat, en travaillant sur les anomalies du bois, trouva des
matériaux fort intéressants de Mendoncia Schomburgkiana Nees, des
morceaux de jeunes tiges, présentant le phénomène à son début. N'ayant
pas le temps de faire lui-même leur étude détaillée, M. Chodat me confie
l'étude plus approfondie des matériaux. Je résume les résultats de cet
examen dans la note qui suit. Je dois dire, dès les premiers mots, que
mes observations ne modifient pas la theorie du phénomène tel qu'il a
été établi par M. Schenck ?; mais elles permettent de remplir une lacune
dans la connaissance de cette anomalie à la fois si discutée et si intéres-
sante, et surtout d'illustrer par des dessins sa description si compli-
quée.
Pour pouvoir commenter mes dessins, je dois exposer toute la marche
du phénomène, ainsi que sa théorie. Je pourrais le faire d’après l’article
cité de Schenck, mais M. Schenck travaillait sur une autre espèce de
Mendoncia, M. Velloziana Mart., tandis que les matériaux de M. Chodat
ont été pris dans les tiges de M. Schomburgkiana. C’est pourquoi je suis
obligée de comparer les données de M. Schenck avec les faits que démon-
trent mes propres sections.
Le premier stade que M, Schenck décrit est celui-ci : « La jeune tige
de Mendoncia Velloziana croit d’abord à l’aide d’un cambium principal
normal, disposé suivant un cercle. » Dans les matériaux de M. Chodat je
n’ai pas trouvé de stade correspondant. Je ne saurais donc dire si
M. Schomburgkiana a ce stade de croissance parfaitement régulière, ni
non plus comparer l’histologie de son bois avec celle que donne en dé-
tails M. Schenck pour M. Velloziana.
« Entourée par cet anneau du bois axial se trouve la moelle »
(H. Schenck) « qui d’abord ne présente pas de particularités; elle est
composée au centre de grandes cellules parenchymateuses avec de petits
intercellulaires, tandis qu’à la périphérie elle est formée de cellules pe-
! H. Schenck, Ueber die Zerklüftungsvorgänge in anomalen Lianenstämmen
(Jahrb. f. wiss. Bot., Bd. XXVIT).
2 H. Schenck, |. c.
328 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (3)
tites, sans intercellulaires visibles. » Dans cette tige de 2,5 mm. de lar-
geur, on n’observe aucune trace de cambium à la périphérie de la moelle.
C'est dans une tige plus âgée, large de 3,5 mm., qu’apparaissent ses pre-
miers vestiges. D'abord on n’observe la premiere division des cellules
périmédullaires par cloisonnement tangentiel qu’en opposition avec des
groupes de vaisseaux primaires (Fig. 170, Taf. XII, Anatomie des lianes,
H. Schenck). Puis, ces bandes étroites radiales s'étendent latéralement et
se réunissent en bandes plus larges. (Ce stade de cambium médullaire
n’est pas figuré par M. Schenck.) La moelle n’est lignifiée nulle part. La
réaction de la phloroglucine et de l'acide chlorhydrique montre une limite
extrêmement nette entre la moelle et le bois.
M. Gilg, même après le dessin cité (fig. 170 de l’Anatomie des lianes)
de M. Schenck, continuait à insister sur le fait que le cambium médullaire
est d’origine primaire, qu'il se poursuit jusqu’aux sections, passant imme-
diatement au-dessous du point végétatif. C’est pourquoi M. Schenck,
dans l’article en question, donne un dessin de la limite entre la moelle
et le bois au stade décrit (Taf. XX, Fig. 1). Le dessin ne laisse pas de
doutes quant à l’absence complète du cambium à ce stade. Je peux ajouter
encore que mes sections de jeunes tiges de M. Schomburgkiana et de
M. Velloziana présentent le même fait, le dessin de M. Schenck leur
est aussi parfaitement applicable, et je pense que M. Schenck a raison
quand il dit que c’est le matériel mal conservé qui a conduit M. Gilg à
sa conclusion sur l’origine primaire du cambium médullaire.
Passant à la région du bois dans la même section, M. Schenck dit:
« l'anneau du bois axial n’atteint dans quelques-unes des tiges étudiées
que la largeur de 4-5 assises de fibres ligneuses, dans d’autres son dia-
mètre présentait jusqu'à une double largeur. » Dans les tiges de M. Schom-
burgkiana étudiées par moi, elle était toujours au moins composée d’une
quinzaine d’assises. «Le bois périaxial, adossé à ce bois axial, commence
souvent par une ou deux assises de parenchyme ligneux, à parois plus
minces; mais ce n’est pas toujours le cas. Il est d’abord très compact,
mais le diamètre de ses vaisseaux augmente rapidement vers l'extérieur.
Les vaisseaux se trouvent dans le bois axial, ainsi que périaxial, disposés
en quatre masses principales, entre ces masses, vis-à-vis de quatre
orthostiches feuillaires, l’anneau du bois est très pauvre en vaisseaux, où
même en est entièrement privé. En opposition à quatre endroits privés
de vaisseaux, le cambium extérieur cesse bientôt de produire du bois, de
manière qu’il se forme quatre vallécules, remplies de tissu mou, qui s’in-
sèrent dans la région du bois. Ces bandes peuvent atteindre le bois axial.
RARE Te + =
(4) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 329
Le cambium dépose au fond de ces vallécules un tissu méristématique
formé par des cellules de parenchyme ligneux à parois minces et non
lhignifiées, cellules qui, par leur disposition régulière en files radiales,
sont en continuité directe avec les files radiales du bois axial. »
« Les premiers stades du fractionnement du bois axial me manquent, »
continue M. Schenck, « pourtant la marche du phénomène, en ce qu'il a
de général, se laisse reconstituer d’après les stades qui suivent. »
Le premier de ces stades suivants que donne M. Schenck a non seule-
ment l’anneau du bois fractionné déjà à travers toute son épaisseur, mais
encore les morceaux du bois rompu se sont éloignés les uns des autres
à des distances dépassant de beaucoup leurs propres longueurs tangen-
tielles.
Les matériaux de M. Chodat sort compris juste dans l'intervalle entre
les stades décrits par M. Schenck. Je laisse donc l’article de M. Schenck
el je passe à mes observations.
Comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas pour Mendoncia Schomburgkiana ce
premier stade, quand l’anneau du bois est en cercle parfaitement régu-
lier. La première de mes sections présente déjà bien différenciées dans
la région du bois ces quatre masses, renfermant l’ensemble des vais-
seaux, dont parle M. Schenck; elles sont caractérisées non seulement par
leur histologie, mais par leur forme, par leur contour extérieur aussi.
Quoique la tige soit arrondie, elle garde dans la disposition des tissus le
type rectangulaire, si commun chez les Acanthacées. Et cette opposition
de quatre parties fasciculaires, renfermant l’ensemble des vaisseaux, aux
quatre parües interfasciculaires, qui en sont privées, n’est guère mieux
exprimé à cet âge dans une tige de M. Schomburgkiana que dans une
Ruellia patula Jacq. Comme chez cette dernière, les masses fasciculaires
occupent les angles de la tige et les bandes intermédiaires les côtés. Je
pourrais garder dans mes descriptions les termes que j’ai employé pour
d’autres Acanthacees. Je veux le faire d'autant plus que les termes me
semblent avantageux pour la question à traiter, — ce n’est pas le contraste
entre l'anneau du bois axial et les masses du bois périaxial qu’il importe
de signaler, c’est l'opposition entre des bandes étroites, privées de vais-
seaux et des parties à vaisseaux surabondants. Car d’une part les condi-
üons du fractionnement ne sont pas les mémes, quand c'est l'anneau
continu du bois qui doit se rompre et que cet anneau est déjà brisé, et
d'autre part, les ruptures qui traversent une bande étroite et homogène
peuvent ne pas se faire de la même manière que celles qui doivent cou-
per une masse étendue composée d'éléments différents. Puis, en parlant
330 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
des ruptures du bois axial et périaxial, on comprend sous cette dernière
expression aussi bien le fractionnement tangentiel que radial des masses
abondantes en vaisseaux. Mais les ruptures radiales de ces dernières les
traversent de la périphérie jusqu’à la moelle et coupent donc non seule-
ment le bois périaxial, mais le bois axial aussi. Par suite, dans le sens
exact du mot, on ne peut en faire deux catégories distinctes. C’esi pour-
quoi il vaut mieux se représenter la région du bois séparée non pas par
un cercle comme c’est le cas dans la conception du bois axial et périaxial,
mais par des rayons le divisant en parties fasciculaires et bandes inter-
mediaires. Mes matériaux n'étant avantageux que pour l'étude des rup-
tures de ces dernières, je ne traiterai que de celles-là; je n’aurai en vue
Fig. 1. — Tige de Mendoncia Schomburgkiana Nees au moment qui
précède les ruptures du bois axial. Schématisée. Les deux lisnes de
points, qui suivent le contour de la tige représentent les fibres
hypodermiques et péricycliques.
Le liber et la moelle sont en blanc.
fs. m., faisceaux médullaires.
que les bandes interfasciculaires et je pourrai ne point m'occuper du
reste de la région ligneuse.
L'opposition des parties fasciculaires et des bandes intermédiaires s’ac-
centuant avec l’âge, on arrive bientôt à une expression extrême du phé-
nomene, telle qu'on ne la rencontre nulle part ailleurs chez les Acantha-
cées (fig. 1, schématisée) : ces masses fasciculaires sont démesurément
grandes, énormes par rapport aux bandes interfasciculaires étroites et
courtes, présentant comme les derniers restes d’un phénomène de réduc-
tion; à quoi bon en effet à une liane d’avoir pendant son jeune âge l’an-
neau continu du bois, qu'il faut rompre plus tard avec tant d'efforts? Ne
(6) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 391
presente-t-il pas, cet anneau, plutôt un organe avorté, hérité par la plante
de ses ancêtres non volubiles ?
Je passe maintenant aux différenciations dans la moelle. La figure 2
fait voir un des premiers stades du tissu méristématique à la périphérie
de la moelle. La figure représente quatre cellules médulaires, situées vis-
a-vis d’un faisceau, en division tangentielle. Tout autour d'elles se
trouvent des cellules médullaires typiques, elles-mêmes gardent encore
leur forme primitive. Ainsi la figure ne laisse pas admettre ni l’origine
primaire du cambium médullaire, ni sa différenciation au dépend du
Fig. 2. — L’apparition de l’assise génératrice dans la moelle d'une tige
de beaucoup plus jeune que celle de fig. 4.
as. g. m., assise géhératrice médullaire.
p. v., parenchyme vasculaire.
parenchyme vasculaire, Ces premières initiales du cambium apparaissent
vis-à-vis des quatre parties fasciculaires du bois; bientôt chaque bande
initiale prend la forme semilunaire longeant la région ligneuse. —
M. Schenck mentionne le même stade pour Mendoncia Velloziana, mais
n’en donne pas de dessin. — Chacun de ces méristèmes semilunaires
donne naissance à un faisceau médullaire, comme Schenck le décrit
pour son espèce de Mendoncia. Le développement des quatre faisceaux
ne marche pas toujours avec la même rapidité. J’ai des sections où il
n'y a que trois des faisceaux qui sont bien développés, tandis que le
quatrième reste encore à son début. Les extrémités des bandes semilu-
naires s’allongent et sans doute viennent se toucher : on voit, bien
avant que les premières ruptures du bois apparaissent, les bandes inter-
332 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (7)
fasciculaires de ce dernier bordées du côté de la moelle par du tissu
meristematique '.
On peut voir sur mes dessins que le tissu méristématique est à peu
près le même des deux côtés de la région ligneuse (fig. 20 pour la
moelle. fig. 3 pour le tissu extérieur à la région du bois).
M. Schenck dit — décrivant celui-ci, lequel adhère au bois du côté
extérieur ? — que les files régulières radiales de ce tissu périphérique
forment la continuation directe des files radiales de cellules ligneuses.
D’après mes sections, elles sont au contraire plus larges que celles du
SA
==
FI
LL
Â
NH
N
Fig. 3. — Position de l’assise génératrice vis-à-vis du bois axial (inter-
fasciculaire).
Cb., assise génératrice.
X. m., xylème mou.
[. !b., fibre liberienne.
Tr. r. r., rayon médullaire.
Este s., fibre libérienne en voie de formation.
bois, forment plutôt des traînées tangentielles que radiales et ne sont
nullement en continuation des files d'éléments ligneux (la figure citée.
3, n'en rend pas compte, car elle représente le tissu qui adhère à la
partie moyennne d’une bande interfasciculaire, et là il est plus régulier).
M Schenck appelle ce tissu « parenchyme ligneux non lignifié, » et il dit
1 Je ne pourrais pas dire si les quatre bandes méristématiques se relient à un
moment quelconque en une zone continue. Mais la distance entre leurs extrémités
sur plusieurs de mes sections est très peu considérable, de manière que les bandes
inierfasciculaires du bois sont bordées du côte de la moelle par du tissu méristé-
matique à peu près sur toute leur étendue.
2 H. Schenck, 1. c., p. 585.
(8) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 399
que le cambium le dépose vers l’intérieur. Mais M. Schenck ne dessine pas
l’assise génératrice. Mes sections la présentent souvent d’une manière
extrêmement nette. Je la dessine sur la figure 3, pour la région du bois
interfasciculaire, et sur la fig. 4, pour un point du bois fasciculaire. Ce
dernier dessin ne laisse pas de doutes sur l’origine des îlots du tissu mou
dans le bois fasciculaire : on voit que leurs éléments sont réellement
Fig. 4 — Position de l'assise génératrice vis-à-vis du bois périaxial
(fasciculaire).
Même signification des lettres.
bs. p., bois périaxial.
Le dessin est pris à la limite d'un « coin libérien », déposé par
l'assise génératrice dans la region du bois. Les deux masses bs. p. font
partie d’un même massif du bois périaxial dont le contour est découpé
par les coins.
k
déposés par le cambium dans la direction centripète et que c’est bien du
parenchyme ligneux où en d’autres termes « du xylème mou.» Sur cer-
taines de mes sections on peut voir la formation des « ponts ligneux '. »
Telles sont les particularités d’une tige de Mendoncia Schomburgkiana
au moment où elle est prête au fractionnement du bois (fig. 1).
Comment le fractionnement se fait-il? Jusqu'au dernier article de
M. Schenck, il existait deux théories. La première est celle que cet auteur
donne dans son « Anatomie des lianes?. » On peut l'appeler « théorie de
1 Je prends ces expressions à la monographie sur le genre Thunbergia, par
M. Poulet. — Recherches sur l'anatomie comparée du genre Thunbergia Lin. fil.
(Bulletin de l’Herbier Boissier, tome II, nos % et 5, 1894).
2 H. Schenck, Anatomie des lianes, p. 239-240.
334 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
la delignification » et la resumer ainsi : la region du bois, fortement dis-
dentue par l’accroissement de la masse des tissus medullaires, perd sa
lignification suivant des lignes radiales, où la tension est maximum. Les
cellules délignifiées reviennent à la vie active, s’accroissent, se cloi-
sonnent et forment ainsi un parenchyme de dilatation entre les parties du
bois fractionné de cette manière.
L'ouvrage de M. Schenck à peine paru, M. Gxlg, dans son article « Ueber
die Anatomie der Acanthaceen-Gatlungen Afromendoncia und Mendoncia »
(Ber. d. deutsch. Bot. Ges., 1893, p. 352), «a exprimé des doutes » sur
les données de M. Schenck : et surtout sur sa théorie. Quoique d’après
le titre que porte l’article de M. Gilg il paraît traiter les deux genres,
Afromendoncia et Mendoncia, il n’analyse ce phénomène en détails que
pour le premier cas, et pour le second il ne donne que quelques faits
détachés, concernant surtout la formation du cambium médullaire.
Comme on l’a vu plus haut, M. Gilg affirme que ce cambium est d’origine
primaire, il dit l'avoir poursuivi jusqu’au point végétatif chez toutes
les espèces de Mendoncia qu'il avait sous la main. Mais d’après le dessin
de M. Schenck, ainsi que sur mes sections, on voit que le cambium péri-
médullaire se forme des cellules périphériques de la moelle, qui n’ad-
herent pas immédiatement à la région ligneuse, mais en sont séparées
par une zone de cellules plus petites, du parenchyme vasculaire probable-
ment. Il est évident, que M. Gilg a pris pour du cambium cette zone
intermédiaire de petites cellules qui, dans les matériaux des herbiers, est
souvent contractée et difficile à analyser. Peut-être par cette raison aussi
M. Gilg n’en donne-t-il pas de dessin.
Pour Mendoncia Velloziana Mart., M. Gilg n'avait que des stades très
jeunes. Il dit, il est vrai : « Es lagen mir alle Zwischenstadien welche
Schenck vermisste, » mais ces mots doivent se rapporter surtout à des
parties jeunes de la plante, bonnes pour chercher l'origine du cambium
médullaire. Car, outre ces stades-là, M. Gilg ne peut complèter les don-
nées de M. Schenck que par la description d’un seul stade précédant de
beaucoup la fragmentation du bois axial. (Il mentionne pour ce stade
deux anneaux concentriques du bois axial, mais il en parle d’une manière
si Vague, que je ne me représente même pas de quoi il s’agit. Ce détail de
. Structure, en tout cas, ne peut pas avoir de rapports à la marche du phé-
nomène).
! H. Schenck, l’article cité sur ce fractionnement du bois, p. 581.
(10) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 339
M. Gilg dit avoir observé toute la marche du phénomène, jusqu’à la
rupture complète de l’anneau ligneux, chez une autre espèce de Men-
doncia, M. Sellowiana. Mais comme il ne donne sur celle-là que cette
simple indication, il n’ajoute pas beaucoup à la caractéristique du phéno-
mène. Il affirme que la rupture du bois est produite par le cambium péri-
phérique ei non pas par celui de la moelle‘.
Cette idée que le tissu mou de la rupture dérive du cambium normal
constitue une des thèses de M. Gilg, et notamment là seconde :
« 2. Von diesen Leptomkeilen (vallécules remplis par du liber normal,
c'est-à-dire externe à la zone génératrice ainsi que les « coins libériens »)
geht nun die völlige Durchbrechung des Holzkörpers aus, indem das
Hadrom überall überkleidende Cambium zwischen die Zellen des Holzes
eindringt, dort in lebhafte Theilungen übergeht, und nun stets keilartig
unregelmässig weiter schreitend bis zum Marke vordringt. » Comme on
l’a vu plus haut, au fond des « vallécules, » le cambium n’adhere pas à la
region ligneuse; entre les deux on a toute une bande de « parenchyme
ligneux non lignifié » qui ne laisserait pas le cambium pénétrer dans
le bois. Dans le cas des « coins liberiens » toute leur étendue se place
entre le bois et le cambium. Ainsi, le tissu qui pénètre dans la région
ligneuse ne peut jamais venir du cambium directement.
La these citée de M. Gilg—déduite des observations sur la tige d’Afro-
mendoncia, mais qu'il applique aussi au cas de Mendoncia — donne toute
la théorie du phénomène : Non seulement le tissu mou compris entre les
parties du bois fragmenté ne se forme pas sur place, mais encore c'est la
pénétration de ce tissu qui donne la force active pour rompre l'anneau
du bois. Ainsi formulées. les idées de M. Gilg représentent la seconde
théorie, théorie opposée à celle de la « délignification. Elle n’est pas
créée par M. Gilg, M. Warburg l’a donnée avant lui, mais c’est M. Gilg
qui l’applique le premier aux cas particuliers de Mendoncia et Afromen-
doncia. Pourtant, si l’on analyse les raisons qui font M. Gilg admettre
celle théorie, on s'arrête tout étonné car il donne comme les preuves de
la pénétration du tissu mou dans la région ligneuse les dessins des
« jlots liberiens, » qui sont si nombreux dans le bois périaxial des
Thunbergiees! (Pour le bois axial, les matériaux de M. Gilg n'étaient pas
suffisamment concluants, comme il le dit lui-même, et c’est aux phéno-
menes dans le bois périaxial que se rapportent toutes ses preuves
directes). Pas un seul des dessins de M. Gilg ne figure autre chose que
ces « ilots et coins libériens. »
1 E. Gilg, 1. c., 1. 362.
336 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
Du reste, si on examine en details les dessins de M. Gilg et surtout son
dessin IV, qu'il considère comme le plus important de tous, on est forcé
d’admetire que le tissu mou dans la région ligneuse — s’il n’&lait pas
déposé tel quel par le cambium normal — s’est formé tout de même sur
place par la délignification du bois : il ne peut pas venir du dehors, car
dans ce cas, si on se l’imagine éloigné et les bords de la place qu'il oceu-
pait rapprochés, le massif ligneux devrait être reconstitué, devrait former
une masse continue. Mais sur les dessins de M. Gilg, c’est bien le con-
traire : ou aurait des vides dans ce cas. (Ainsi, par exemple, pour les deux
cellules, qui, sur le dessin IV, terminent l’extrémité du coin libérien
dirigée vers l’ilot libérien ? — extrémité active qui rompt le bois, comme
le dit M.Gilg — si on éloignait ces deux cellules, on aurait inévitablement
un vide dans le bois). Dans tous les dessins de M. Gilg, on ne trouve pas
une seule indication qui aurait parlé en faveur de la pénétration du tissu
mou dans la région ligneuse, et il est impossible de comprendre com-
ment M. Gilg avec des bases pareilles, a pu arriver à sa théorie.
Je veux mentionner encore, que M. Gilg formule un argument théo-
rique important contre le rôle des faisceaux médullaires dans la fragmen-
tation du bois axial. Il dit : cette fragmentation se fait à travers toutes les
L bandes interfasciculaires du bois axial (je formule ses idées sans
employer ses termes); il est facile d’admettre que la première se rompt
par l’accroissement de la masse des tissus médullaires, mais une fois cette
bande rompue, les tissus médullaires auront de la place pour s’accroitre,
et la force, que M. Schenck suppose être la cause du phénomène, dispa-
raitra; qu'est-ce qui forcera alors à se rompre les trois autres bandes
interfasciculaires? L’analyse détaillée du phénomène, que je présente
plus loin, va démontrer que l'argument de M. Gilg ne tient pas.
Je ne peux pas m’arreter sur la partie de l’article, où M. Gilg traite le
cas d’Afromendoncia. Mais je veux citer encore l’idée curieuse de M. Gilg,
que les faisceaux médullaires — dont la présence est constante dans les
tiges âgées de cette plante, mais que la tige jeune examinée par M. Gilg
n’avait pas — que ces faisceaux se forment par le travail d’un cambium
qui pénètre dans la moelle de la région du cambium normal, après avoir
rompu l'anneau ligneux, et vient s’étaler à la périphérie médullaire pour
se fermer à la fin en une zone continue! « Nachdem das Dilatations-
cambium bis zum Marke vorgedrungen ist, breitet es sich an der Grenze
zwischen Mark und Hadrom aus, schliesst bald zum Ring zusammen und
wird dann wohl wie bei Mendoncia mit der Bildung von markständigen
Hadrom und Leptom beginnen. » Le fait que dans la tige examinée par
(12) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 337
M. Gilg le bois s’est rompu avant la formation des faisceaux medullaires
est facile à expliquer. Tous les dessins de M. Gilg font voir qu'il avait
affaire non pas à un phénomène normal, mais à un de ces cas patholo-
giques dont la théorie est donnée par M. Schenck !, après ses expériences
sur la torsion artificielle des tiges de lianes. En effet, le glissement des
bords des ruptures, les uns le long des autres; la position anormale des
parties séparées du bois periaxial; l'abondance en scléréides maladives
des tissus, qui remplissent les ruptures du bois axial, ainsi que la posi-
tion de ces scléréides ; tout cela démontre de la manière la plus évidente
que la tige a élé rompue par l’action accidentelle des agents extérieurs.
En outre, M. Gilg mentionne que la tige examinée était extrêmement
tordue. On sail par les expériences de M. Schenck. qu'une forte torsion
casse la tige, les moitiés de la rupture glissent le long l’une de l’autre, et
le tout se cicatrise dans cette position nouvelle des différentes parties de
la tige à l’aide d’un tissu calleux, plus ou moins maladif. (Pour expliquer
la présence des scléréides, M. Gilg leur trouve une fonction importante :
elles doivent préserver les tissus mous de l’écrasement par les parties
ligneuses. Mais leurs fonctions doivent être beaucoup plus générales et
ne pas dépendre des conditions particulières du cas donné, car les sclé-
réides pareilles apparaissent souvent dans toutes sortes de cals.)
En resume, M. Gilg s'oppose à la théorie de la délignification, défendue
par M. Schenck, et en donne une autre. Mais pas une des preuves qu'il
met à la base de cette seconde théorie ne peut l’appuyer. Quant aux faits
décrits dans son article, ils sont en partie mal observés (origine du cam-
bium médullaire, position du cambium normal), en partie pris à un cas
pathologique (tige de Afromendoncia); une troisième part de ces faits
doit recevoir une interprétation toute différente.
Bien autrement importantes sont les objections de M. 0. Warburg ?
contre la théorie de la délignification ou, comme il l'appelle, du « rajeu-
nissement » des cellules lignifiées. M. Warburg donne la bibliographie et
l'analyse de différentes catégories de faits où cette théorie était appli-
quée; il en étudie lui même d’autres encore, et se basant sur toutes ces
1 H. Schenck, Ueber den Einfluss von Torsionen und Biegungen auf das
Dickenwachsthum einiger Lianenstämme. Sonderabäruck aus Flora, oder Allg.
Bot. Zeit., 1893, Heft 4.
2 0. Warburg, Ueber den Einfluss der Verholzung auf die Lebensvorgänge des
Zelleninhaltes (Ber. d. Deutsch. Bot. Ges., 1893, B. XI, H. 7. Sonderab-
druck).
BULL. HERB. BoIss., mai 1897. 25
338 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
observations, de même que sur des considérations théoriques, il arrive à
la conclusion générale suivante :
« En principe, il n’y a pas de raisons contre la production des tissus
nouveaux par une cellule lignifiée, car les cellules lignifiées gardent sou-
vent pendant des années leur contenu vivant. » Mais à l’exception de la
gommose, ce processus maladif qui délivre la cellule de son cadre ligneux
et met ainsi en liberté le protoplaste, on n’a jamais démontré ni la disso-
lution de la lignine ni celle de toutes les couches d’épaississement. « Le
seul cas qu’on pourrait peut-être expliquer de cette manière, la forma-
tion des tissus qui produisent le fractionnement du bois dans les tiges
des lianes âgées, doit avoir, d’après nos recherches, une explication toute
différente ! ». C’est cette dernière catégorie de faits que M. Warburg con-
sidère comme la base la plus forte de la théorie du rajeunissement des
cellules lignifiees, et c’est à elle qu’il voue sa plus grande attention ?. Il
discute tout d’abord la valeur des idées que M. Schenck a émis là-dessus
dans son « Anatomie des lianes. » Il passe ensuite à ses propres observa-
tions. La discussion est trop détaillée pour étre citée en entier. Je renvoie
le lecteur à l'excellent article de M. Warburg, et je n’en prends que
la conclusion : M. Schenck n’a pas poursuivi les stades successifs du phé-
nomene, et pourtant c’est le seul moyen pour arriver à une solution posi-
tive de la question *. Il se base exclusivement sur « l’aspect extérieur des
formations réticulaires » et donne les dessins dont on pourrait employer
la plupart comme une preuve du contraire, c’est-à-dire que le tissu méris-
tématique ne s’est nullement formé sur place * par la delignification,
mais pénètre dans la région ligneuse du dehors.
Les observations de M. Warburg ont été faites sur une Bauhinia *
qu'il a choisi pour les raisons suivantes :
« Par ses rayons médullaires lignifiés, presque toujours formés d’un
rang unique de cellules et par la disposition bien régulière des fibres
ligneuses, l’espece est très favorable pour l'étude de la question : les cel-
lules de son bois entrent-elles en un stade de rajeunissement on non ? »
Le phénomène est décrit ainsi : « Dans la figure (dessin 2), nous trou-
vons toutes les cellules du rayon médullaire consérvées ou nettement
reconnaissables; elles sont en partie déclinées ou même arrachées de
1 0. Warburg, I. c., p. 440.
? Idem, 1. c., p. 431.
5 Idem, 1. c., p. 431.
* Idem, p. 433.
> L'espèce n'est pas indiquée.
(14) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 339
leurs places par le tissu envahissant, mais gardent toujours leurs dimen-
sions constantes. On peut en dire de même des fibres ligneuses qui for-
ment en partie la limite du parenchyme :. »
Le mode de la pénétration du tissu parenchymateux dans la région du
bois recoit l'explication suivante :
« Par l'influence « der Atmospherilien » d’un côté — comme la perte
de l’eau pendant une période sèche par exemple — par les phénomènes
de torsion des lianes de l’autre, se produisent dans le bois des fentes;
mais ce qui importe surtout, c’est la formation inégale du bois, « comme
c’est le cas chez les Bignoniacées par exemple ?.» « Les ruptures radiales
aussitôt formées sont remplies par un tissu en division qui vient dans la
plupart des cas du tissu cambial. Une fois dans la rupture, par sa
turgescence et les divisions, qui se continuent toujours, il donne une
nouvelle impulsion au creusement des fentes dans le sens radial ou à des
ruptures transversales, c'est-à-dire concentriques... Le fractionnement du
bois central (c’est-à-dire axial) aussi se laisse facilement expliquer, si on
réfléchit, que ce dernier dans beaucoup d’endroits est intimement lié
avec le bois extérieur (périaxial). Si donc ce dernier est entamé par des
coins nouvellement formés, le bois central aussi en doit subir l'effet
comme c’est le cas, quand on enfonce un coin dans le bois, pour les
parties non encore fendues de ce dernier, et aussitôt qu’un peu de tissu
nouvellement formé a pénétré, le fractionnement progressif va tout seul,
on n’a qu'à penser à la destruction des rochers puissants par les racines
qui pénètrent dans leurs fentes?. » *
Pour démontrer sa théorie, M. Warburg donne encore un dessin. La
figure représente un coin, dont les trois premières cellules n’ont pas
encore subi de divisions radiales, la quatrième en a eu une et la dernière
deux. D’après le dessin, on voit très bien le développement du coin. Le
seul fait qui peut donner des doutes, c’est que la première cellule à
devant elle un espace vide et pourtant sa paroi libre est plane. Comment
peut-elle être ainsi si la cellule est vivante, et en turgescence; pourquoi
n'est-elle pas connexe ? Je suppose plutôt que l’espace en question était
remplit par une ou deux cellules encore, comme c’est le cas dans le
dessin analogue de M. Schenck * et dans beaucoup de mes sections.
1 O0. Warburg, 1. c., p. 435.
Idem, p. 436.
# Idem, p. 436.
ww
Schenck, Ueber die Zerklüfstungsvorgänge in anomalen Lianenstämmen.
Fig. 4, t. XX.
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Les idées de M. Warburg sur le fractionnement du bois chez des lianes
étant résumées dans l’analyse citée du phénomène chez Bauhinia, il est
inutile de s’y arrêter plus longtemps.
Les fortes raisons que M. Gilg et M. Warburg ont opposées à sa théorie
décidèrent M. Schenck de reprendre la question encore une fois, d’exa-
miner encore ses matériaux. Les résultats de ces nouvelles recherches
ont été publiés par M. Schenck en 1895 dans l’article cité plus haut‘. Je
veux en traduire le résumé.
« Le fractionnement de l’anneau du bois axial en quatre morceaux à
peu près réguliers, je me le représente de la manière suivante, » dit
M. Schenck.
« Le cambium nouvellement formé à la périphérie de la moelle entre en
activité et produit quatre faisceaux libéroligneux médullaires, qui com-
priment toujours de plus en plus la moelle centrale dans la direction
vers l’intérieur et produisant sur le bois axial, déjà bientôt après la diffe-
renciation de leurs premiers éléments, un étirement tangentiel suivant
les quatre lignes intermédiaires longitudinales, ainsi qu'une pression
dans la direction radiale.
« L'effet de cette tension, qui agit comme une irritation sur les cellules
vivantes, doit être celui-là : les cellules à parois minces, occupant la péri-
pherie médullaire, recoivent une impulsion à se diviser et à s’agrandir, et
en même temps au milieu à peu près de chacune des quatre parties
étroites du bois axial disposées au-dessous des vallécules du liber mou,
se produit une rupture longitudinale, qui se remplit par « expansion » et
pénétration des cellules de la périphérie médullaire qui entrent en dila-
tation. L’étirement tangentiel provoque des divisions, de même, dans le
parenchyme ligneux à parois minces situé au fond des vallécules remplies
de liber mou, et par suite la formation d’un parenchyme de dilatation;
de la aussi ce dernier peut pénétrer dans les fentes du bois axial et se
lier avec le tissu, né de la moelle. Si plus tard du bois axial sont encore
séparés de petits morceaux, le tissu en divisions peut pénétrer aussi bien
de l’extérieur que de l’intérieur. Le mode de la pénétration des initiales,
qui ne forment d’abord qu'une file radiale, s'explique le mieux par le
dessin 4. Les cellules s'appliquent intimement par leurs parois aux élé-
ments ligneux qu’elles écartent, et se développent plus tard par l’allon-
1 Schenck, Ueber die Zerklüfstungsvorgänge in anomalen Lianenstämmen.
(16) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 341
gement dans la direction tangentielle et par la division en un paren-
chyme à parois minces, qui se laisse souvent nettement distinguer par
le lumen plus large de ses cellules du tissu de dilatation, formé sur
place.
« Ainsi l'impulsion du fractionnement serait donnée essentiellement
par les formations nouvelles dans la moelle qui provoquent des irrita-
tions. La supposition que le fractionnement se fait par l'influence des
facteurs extérieurs — des tensions ou de fortes flexions — ne se laisse
pas admettre, car le fractionnement va toujours d’une manière si régu-
liere. Mais il est possible que des facteurs pareils pussent avoir de l’in-
fluence sur l'apparition plus ou moins tardive de l’anomalie. »
Ainsi, dans son dernier article, M. Schenck, lui aussi, admet que le
fractionnement du bois axial se fait par une rupture, qui se remplit, aus-
sitôt formée, par du tissu mou pénétrant des régions voisines.
La théorie de la délignification, délaissée par son défenseur principal,
tombe d’elle-même, — je parle toujours des ruptures primaires, pour celles
du bois périaxial, M. Schenck encore à présent admet jusqu’à un certain
point la délignification, la bornant aux « Belagzellen » de grands vais-
seaux. Ainsi dans la description du dessin 10 T. XXI, p. 59%, il dit:
« sind die Zellen bb. auf die Belagzellen zurückzuführen. Dass die Belag-
zellen es selbst sind, die in Streckung und Theilung eingehen, erkennt
man klar, wenn man die Schnitte mit Phloroglucin-Salzsäure behandelt.»
Et un peu plus haut, p. 594, il dit : Si la ligne où doit se faire le frac-
tionnement est prise par des fibres ligneuses, des tracheides ou des
vaisseaux à petits lumen, il se fera par dechirement. Mais si la ligne
passe par les « Belagzellen » d’un grand vaisceau « betheiligen sich die
Belagzellen an der Bildung des Dilatationsparenchyms. »
Et encore au sujet de ces « Belagzellen » M.Schenck s’exprime-t-il d’une
maniere qui laisse supposer, que c’est plutöt une formation analogue aux
thylles : « Das Aufwachsen der Belagzellen geschieht oft etwas unregel-
mässig und kann an die Thyllenbildung errinern, » p. 595.
Pour les ruptures du bois axial, après cet article de M. Schenck, il ne
reste plus qu’une seule theorie, celle de Gilg et de Warburg. M. Gilg,
comme je l’ai déjà dit, l’a donné pour Mendoncia, mais sous une forme
très incomplète; M. Warburg l’a formulée comme théorie générale, mais
il n’a pas traité le cas particulier de Mendoncia. Ainsi, parlant de celui-là,
on peut bien dire que sa théorie est formulée dans le dernier article de
M. Schenck; mais pour baser cette théorie, M. Schenck ne donne que les
preuves indirectes; il reconstruit la marche du phénomène par les stades
342 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
qui le suivent, et par l’analogie des ruptures secondaires du bois axial
avec les ruptures principales primaires. Une de ces ruptures partielles
(pl. XX, fig. 4) montre la pénétration du coin du tissu mou dans la région
du bois. C’est une seule rangée de cellules, qui sépare du massif du bois
deux files radiales d'éléments ligneux et les décline fortement. Toutes les
cellules du coin se sont bien conservées. Une seule d’entre elles s’est
subdivisée par une cloison inclinée (la direction de cette cloison est
inverse de celle que j'attendais d'après mes observations).
Quant aux autres ruptures secondaires, leurs dessins sont également
demonstratifs; mais l’explication que leur donne M. Schenck ne me
semble pas exacte. Ainsi, pour la rupture de la fig. 5, qui passe à travers
tout le massif du bois et en sépare un petit morceau, M. Schenck dessine
le tissu mou qui la remplit, et dit qu’une partie de ce tissu vient de la
périphérie, l’autre de la moelle. Mais en désignant par des lettres ppp
les cellules de la périphérie, par mmm celles de la moelle, les unes
comme les autres restées à leurs places, et par des lettres xxx les
cellules de la rupture venant soit du dehors, soit du dedans, M. Schenck
donne une explication qu’il est impossible d'admettre. Si on peut déduire
du dessin la dérivation de cellules x x &, si d’après leur situation on peut
juger de leur origine; la seule explication admissible, il me semble, est
celle-là : la cellule ligneuse, qu’on voit à droite au milieu de la rupture,
montre la limite entre le tissu, venant de la moelle et celui qui vient de
la périphérie. Les quatre cellules x x x x au-dessous de cet élément et
toutes les cellules m m m, la plus inférieure exceptée, doivent dériver
d’une seule cellule mère, dont la première cloison devait se faire d’après
la ligne qui relie les deux angles de la rupture, ou, en d’autres mots, qui
limite du côté de la rupture toute la rangée horizontale de cellules mmm,
celle-là est évidemment formée par l’étirement tangentiel de la moitié
inférieure de la cellule mère et son cloisonnement uniforme radial. La
cellule » qui est au-dessus de cetle ligne et les quatre cellules x du
groupe en question dérivent de la Seconde moitié de la même cellule
médullaire, et la cellule m, désignée comme une cellule médullaire restée
en place, ne pouvait se former, au contraire, qu’en dernier lieu; en effet
il est évident que tout d’abord devait apparaître la cloison, qui relie l’élé-
ment ligneux droit à la rangée horizontale de mmm, puis la cloison paral-
lèle, et c’est alors seulement que pouvait se faire la cloison oblique entre
x et m de ce groupe de gauche. De même pour le tissu, qui vient de la
périphérie, je ne vois pas de raisons pour désigner la cellule p au niveau
de l’angle gauche de la rupture comme restée en place (p. 583).
LL NET ROSES CR N M Es ER Er ri
(18) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 343
Pour la figure du dessin 9, il me semble impossible de croire que tout
le tissu de la rupture dérive de la cellule medullaire m x. S'il est vrai que
les cellules x x x et mx dérivent d’une même cellule mère, il est beau-
coup plus naturel de se représenter cette dernière venant du côté de la
périphérie et la partie m x occupant son extrémité en croissance, car ce
serait bien étrange, si la cellule mère se dilatait en avant d’une manière
si excessive, tandis que toujours l'extrémité qui croît a plutôt la forme en
coin (p. 589).
Ces trois dessins sont les plus démonstratifs de tous ceux que
M. Schenck pouvait donner ; ce sont les seuls où on pouvait juger avec
certitude d'où dérive le tissu des ruptures !, et pourtant cette certitude
n’est pas grande, comme je l’ai fait voir tout à l'heure. Les preuves que
M. Schenck déduit de ces dessins et aussi d’une coupe longitudinale d’un
coin (pl. XX, fig. 6) sont formulées après la description du dessin 4, et
sont celles-là : les cellules du tissu mou de ce coin ne peuvent pas dériver
des cellules ligneuses, car 1) elles ont le diamètre radıal plus grand, et 2)
elles se sont insérées sous forme de coin entre les files radiales d’élé-
ments ligneux parfaitement bien conservés. Dans la plupart des cas, les
ruptures observées par M. Schenck ne présentent pas une seule de ces
preuves. Les matériaux de M. Schenck étaient trop âgés, le tissu des
ruptures s’est accru et cloisonné déjà trop longtemps, et les bords des
ruptures ont éprouvé trop de changements pour laisser de bonnes indi-
cations sur la marche du phénomène.
Ceux de M. Chodat étant jeunes, on pouvait en déduire directement les
preuves, appliquées par M. Schenck aux ruptures principales par ana-
logie, et encore en ajouter d’autres.
En résumant ce que fournit l’article de M. Schenck sur la question qui
nous intéresse, je puis dire qu’il a démontré :
1° Contre l’opinion de M. Gilg, que le cambium medullaire de Men-
doncia n’est pas d’origine primaire.
2° Contre l’idée de M. Warburg, que la force qui produit des ruptures
primaires du bois axial réside non pas dans l’action des facteurs exté-
rieurs, mais bien dans la croissance des faisceaux médullaires. M. War-
burg affirme qu’on n’a encore jamais d&montre l’apparition de « forma-
1 «In anderen Fällen », dit M. Schenck, après avoir décrit les dessins 4, 5
et 9, « bieten die Querschnittsbilder keine sicheren Anhaltspunkte für die Ent-
scheidung über die Herkunft des Dilatationsparenchyms im axialen Holzring »,
p. 590.
PR Sa de ll a Er Le A EEE Aa san tens ah) aa ae a ED FE I Te Fra LE à LU 75e EV 7 > mire # RE ee M nee
Jul BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
tions nouvelles » (Neubildungen) dans la moelle des lianes', et, comme
nous l’avons vu, il explique par l’action des facteurs extérieurs les rup-
tures du bois.
Puis, dans cet article, M. Schenck a adopté l’idée de M. Gilg et M. War-
burg, que le tissu des ruptures du bois axial ne se forme pas sur place,
mais vient du dehors dans une fente préexistante. Pourtant, tandis que
M. Gilg croit que ce tissu dérive du cambium principal, et M. Warburg,
ne limitant pas, il est vrai, son origine à la zone cambiale, pense tout de
même qu'il ne peut dériver que de la périphérie, M. Schenck, au con-
traire, suppose qu'il peut venir aussi de la moelle et que c’est toujours
les cellules adhérentes à la région du bois, qui lui donnent naissance, et
jamais le cambium, situé plus loin vers l'extérieur.
Je veux mentionner encore que M. Schenck parle d’avoir souvent vu,
perdues dans le tissu mou des ruptures, de cellules ligneuses isolées, ou
en rangées toutes entières, mais il ne tire de ces faits aucune conclusion.
Après avoir exposé la théorie, je devrais passer à la description de mes
dessins, mais je veux m'arrêter un instant encore à l'analyse du phéno-
mène. M. Schenck admet que l'anneau continu du bois se brise par l’ac-
tion de la pression radiale et de l’étirement tangentiel, dont la cause est
la croissance des faisceaux médullaires. Je crois également que c’est
ainsi qu’on doit se représenter le début du phénomène, quoique la zone
méristématique se forme sur toute la périphérie de la moelle; elle reste
étroite le long des côtés et là son activité sert plutôt à équilibrer les ten-
sions anormales surgies dans la moelle elle-même. La pression qu’elle y
produit est très faible et peut être négligée. On pourra donc bien dire
que l'anneau du bois se trouve sous l’action de quatre forces fournies par
le développement intense des faisceaux médullaires, appliquées vis-à-vis
des angles de la tige et dirigées suivant les rayons. Cette pression aux
angles se traduit sur les côtés comme un étirement tangentiel d’une
bande. Si cette dernière était uniforme, et les deux forces égales, elle
devrait se rompre, après avoir dépassé la limite de son élasticité, exacte-
ment à son milieu. Mais au milieu des côtés, sont disposées les parties
interfasciculaires du bois, ces bandes étroites faciles à briser, et on com-
= M. Warburg nie décidément que les « formations nouvelles » peuvent dériver
de cellules medullaires lignifiées. « Ob dagegen Neubildungen aus unverholzten
Markzellen entstehen können, ist zwar bei der Callusbildung, aber noch nicht für
Neubildungen in Lianenstämmen sicher erwiesen, doch halte ich es für wahr-
scheinlich », p. 436.
(20) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 345
prend combien est avantageuse à la plante la disposition des faisceaux
médullaires aux angles, car c’est ainsi que le maximum de l’etirement
tangentiel tombe sur les points faibles de l’anneau.— Je ne prétends pas
que c’est la seule raison qui détermine la position des faisceaux médul-
laires, il est possible, qu'entre autres causes, elle s'explique par le même
besoin de la plante, qui amène la concentration normale du bois en
masses volumineuses aux angles, tandis que le long des côtés, le tissu
ligneux ne forme que des bandes étroites. Il est possible aussi, qu'il s’y
ajoute encore des raisons, qui donnent leur structure aux tiges volubiles
de certaines espèces de Bignonia, c’est-à-dire l'avantage pour une plante
volubile de couper toute la masse de son bois par des bandes continues
de tissu mou. Mais, il me semble que c’est la première catégorie des
raisons, — que c’est l'avantage de produire l’action maximum dans un
point où la réaction est minimum — qui se fait sentir le plus.
Le bois doit se rompre dans la région des bandes interfasciculaires.
Mais pourra-t-on attendre que le fractionnement passe exactement par
le milieu des bandes ? Certainement pas, — il a la tendance d’y passer,
mais il ne l’atteint jamais, la structure d'un organisme n'étant jamais
parfaitement symétrique. En effet, ni les forces agissantes ne peuvent
être égales, — les faisceaux, dont elles dérivent, ne se développant pas
tous avec la même vitesse, — ni la réaction que présente à ces forces la
cohésion des éléments ligneux ne sera non plus parfaitement uniforme.
Meme les contours généraux du bois ne sont pas tout-à-fait symétriques;
toujours l’une des deux parties fasciculaires, que relie entre elles la bande
à briser, est plus développée que l’autre. Par suite, si même ce tissu, dont
la région du bois est formée, était parfaitement homogène, elle ne pré-
senterait pas de réaction bien régulière vis-à-vis des forces qui l’étirent
et tendent à la rompre. Et encore le tissu n’est-il point homogène. Sans
parler des parties fasciculaires que je laisse de côté, car c’est la bande
interfasciculaire qui nous intéresse plus spécialement, — la structure de
celle-là est souvent très différenciée. La masse, il est vrai, se compose
d'un tissu homogène, elle est à peu près privée de vaisseaux; il n’est pas
rare pourtant d'en voir un ou deux; on y rencontre aussi des ilots du
tissu mou. Et la présence d’un vaisseau ou d’une petite masse du tissu
non lignifié suffit souvent pour déterminer la ligne du fractionnement.
Les différences de structure encore moins considérables se laissent par
fois sentir, — ainsi la ligne qui limite la région du bois du côté de la péri-
phérie est toujours plus ou moins en zig-zag, car les files radiales des
cellules ligneuses ne viennent pas aboutir au même niveau, et il suffit
346 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (21)
souvent qu’une d’entre elles soit plus courte d’une seule cellule que les
files voisines, pour déterminer où le fractionnement passera. — Par le
même manque d’homogeneite dans la structure du bois, on ne pourra
pas attendre non plus que la ligne du fractionnement sera toujours
droite, et on ne s’étonnera pas de la voir en zig-zag ou même toute
déchiquetée. (Fig. 5, schématisée). — C’est ainsi qu'elle se présente sur
la plupart de mes sections et des bords irréguliers des ruptures
on peut déduire un nouvel argument pour la théorie de M. Schenck,
argument qui me semble même le plus démonstratif de tous.
Fig. 5. — Section transversale d'une jeune tige de Mendoncıa Schom-
burgkiana. Schématisée de la même manière que celle de la fig. 1,
p. 330.
c. Rupture principale du bois interfasciculaire remplie par le
tissu calleux. (Dessinée en detail sur la fig. 18).
1. Lacunes dans le tissu calleux des ruptures. Elles se sont for-
mées probablement pendant la dessication.
(Dans la rupture du côté inférieur et celle du côté gauche on voit
deux petites places laissées en blanc, ce sont des ilots ligneux qu'on
n'a pas rayé avec de l'encre par mégarde).
En effet, les bords peuvent être aussi irréguliers, aussi déchiquetés
qu'on le veut, toujours l’un d’entre eux répète en creux ce que l’autre
donne en saillie, et si on se représente les parties du bois fractionné
appliquées l’une à l’autre, on aura reconstilué sa masse toute entière. S’il
manque alors une cellule, ou un nombre quelconque d’entre elles, on les
retrouve aussitôt dans le tissu mou de la rupture, et on les voit par-
faitement bien conservées, sans aucune trace de la délignification. — En
(22) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 347
principe, c'est bien le même argument que M. Warburg donne, analysant
son dessin 2, de Bauhinia. Mais les faits qu’on trouve dans mes sections
de Mendoncia Schomburgkiana sont plus démonstratifs encore, et surtout
extrêmement£ variés.
Quant à la marche du fractionnement, je ne me la représente pas {out-
a-fait de la même manière que M. Schenck; je ne crois pas que dans le
bois se forme toujours une fente réelle, et pour moi ce n’est pas là
l'essence du phénomène :
A mesure que la tension dans la région du bois augmente, la cohésion
entre les files radiales de cellules ligneuses diminue. Il arrive un moment
où elle ne suffit plus à équilibrer la poussée des cellules vivantes qui
bordent le bois des deux côtés, et ces dernières, ne rencontrant plus de la
part du bois qu’une réaction faible, commencent à s’accroitre dans cette
direction, poussent leurs prolongements entre les cellules ligneuses, y
glissent, s’y inserrent. Une fois là, elles représentent un coin actif, enfoncé
dans une fente (Warburg, en décrivant le dessin 3, de Bauhinia); — en
glissant de plus en plus loin, en se dilatant en même temps, elles fendent
à la fin toute la région du bois en travers. Leur travail à lui seul suffirait
pour produire le fractionnement définitif du bois, si même l’étirement
tangentiel cessait d’agir. Mais ce dernier, au contraire, s’accroit toujours.
Les deux forces s’ajoutent. Tantôt c’est l’une qui l’emporte, tantôt c’est
l’autre. Si les deux files de cellules ligneuses sont écartées avec une force
telle que la croissance des cellules vivantes ne peut suivre ce mouve-
ment, il doit se former un espace vide. Dans mes sections on en rencon-
trait souvent. Mais je ne saurais affirmer que ce fussent des vides natu-
rels, — mes matériaux étant pris dans les herbiers, il me restait toujours
des doutes sur leur état de conservation. Certaines de mes sections
me semblent pourtant suffisamment démonstratives pour valoir la peine
d’en donner les dessins. Le vide avait l'air d’être naturel surtout dans
les cas, comme ceux de dessin 6, où la fente a la forme d’un coin dont
l’entree est fermée par les cellules ligneuses, dérangées de leurs places
par le même mouvement peut-être qui a produit la fente elle-même. Je
crois que les fentes vides doivent se produire plutôt sous l'influence des
agents extérieurs, — les secousses données par le vent, par exemple :
l’état d'équilibre dans le bois affaibli et prêt à se rompre finit alors brus-
quement, et le bois peut sauter tout d’un coup à travers toute son épais-
seur. On peut se représenter la chose encore ainsi: si les deux files
radiales de cellules ligneuses étaient liées entre elles très régulièrement,
le coin des cellules vivantes, dès le premier moment qu’il a pénétré dans
348 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
la région du bois, doit amener la séparation brusque des files sur toute
leur longueur. Dans ce cas aussi, avant que les cellules pénétrées auront
Fig. 6. — Fente vide dans le bois axial.
P. Tissu mou extérieur à la région du bois (xylème mou).
R. P. Rupture principale.
s. Cellule calleuse sclérifiée.
v. Fente vide.
a. Cellule du tissu mou pénétrant dans la fente de rupture prin-
cipale.
On voit dans la partie supérieure de la figure, à droite, l’ébauche
d'un coin actif pénétrant dans la région du bois affaibli. — Le tissu
de la rupture principale est mal conservé, ce qui est indiqué par
des traces schématiques. Les cellules qui pénètrent dans la fente
sont au contraire dessinées telles quelles à la chambre claire.
le temps de traverser l'épaisseur du bois, la rupture restera en partie
vide. C’est bien le cas pour le dessin Fig. 7, si réellement le tissu mou
Fig. 7. — Fente vide dans une bande interfasciculaire du bois axial.
M. Moelle.
On voit dans la partie supérieure de la figure le tissu mou péné-
trant dans la fente du côté périphérique du bois.
(24) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 349
dans la rupture a conservé son volume naturel. — Dans tous les cas,
les parois libres des cellules entrées dans la fente doivent être arrondies,
connexes, vue leur turgessence excessive.
Mais la rupture se fait-elle réellement ou existe-t-elle plutôt à l’état
potentiel, la conception du phénomène reste la même, — la force des
cellules vivantes réside dans leur croissance, et elles ne peuvent s’accroilre
que du côté de la moindre résistance. C’est donc toujours la diminution
de la résistance présentée par le bois qui initie le phénomène.
Cet affaiblissement des liens entre les éléments ligneux se fait sentir
souvent sur toute une region: au lieu de se rompre par une ligne unique,
Fig. 10, 11, 12, 13, 14. — Aspect d'une même rupture principale du bois axial (iuterfascicu-
laire) à des hauteurs différentes. — Le tissu calleux de la rupture principale, ainsi que celui
du coin ne sont indiqués que par quelques traces, leurs cellules ne présentant pas d'images
assez nets pour être dessinées à la chambre claire. Le tissu, mieux conservé, du coin sur la
fig. 13, est dessiné en entier.
Fig. 10. — Bord droit de la rupture. Tissu Fig. 11. — Cellules du coin mou actif com-
ligneux encore intact. Il n'y a qu'une seule mencent à se faire passage vers la rupture
cellule qui commence le travail disloquant. principale à travers les files d'éléments
C'est : ligneux qui les en séparent.
æ. Cellule du xyleme mou, dont l'angle
gauche inférieur s'enfonce entre les cellules
ligneuses. (La photographie n'est pas suffi-
samment nette pour en rendre compte.)
le bois devient lâche sur une certaine étendue, car des deux côtés de la
ligne qui correspond à la tention maximum, les files de cellules ligneuses,
quoique étirées avec moins de forces, peuvent s’écarter tout de même, si
elles ont moins de liens entre elles. Le fait se manifeste : 1° par la pré-
sence si fréquente de coins de tissu mou dans le bois à côté des ruptures
principales, 2° par un déplacement successif d’une rupture principale
A Se AE der ee aa RE EI Er CE ar à tel EN a ge AS En LC ae Beh re a ER gg
390 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (25)
qu’on peut bien poursuivre quelquefois sur une série des coupes. On la
voit, si elle est en ligne droite, se transmettre peu à peu vers le côté
gauche, par exemple, puis revenir de nouveau vers le milieu pour reconi-
mencer encore le mouvement de translation. Quant aux ruptures en
ligne brisée ou à celles qui ont des bords déchiquetés, on les voit varier
leur aspect dans une série de sections successives, presque de section en
section. Fig. 11-15.
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Fig. 12. — Tissu ligneux desagrege par le Fig. 13. — Desagregalion du tissu ligneux. Au
travail du coin. En haut, îlot d'éléments
ligneux séparé par le coin du boix axial.
Plus bas, ilot pareil, mais en voie de for-
mation, relié encore avec le massif du bois.
A côté, une file d'éléments ligneux, — sans
doute un rayon médullaire — déclinée de
sa position naturelle et prête à être emportee_
vers la rupture principale par les cellules du
coin.
milieu et en haut, îlot ligneux séparé du
massif du bois par le coin pénétrant du xy-
lème mou. La partie inférieure d’ilot est de-
sagrégée par le travail du tissu mou venant
de la moelle. — Au centre de la figure :
éléments ligneux en équilibre sous l'action
des deux courants inverses. Les parois cour-
bées des éléments font voir la force de la
pression subie.
Une fois la région du bois affaiblie, elle est envahie par les tissus mous
adhérents que rien ne comprime plus.
Rien ne frappe autant, si on examine les séries de mes coupes, que
l'impression de cette poussée intense du tissu vivant. On le voit profiter
de chaque point faible qu’il rencontre, enfoncer des processus innombra-
bles dans la région du bois maladif, lutter contre tous les obstacles,
courber tout ce qu'il ne peut pas emporter avec lui dans sa marche
envahissante et se faire enfin un chemin libre et uni à travers le bois.
de EU Sp n'ont Mr ie ne PAUSE éd nad SA OM ball Ci aa eos de en
(26) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 391
L’essence du phénomène est pour moi dans l'équilibre rompu entre la
pression mutuelle des deux tissus voisins, et son intérêt dans l’illustra-
tion du fait, combien l'équilibre est instable dans un tissu vivant,
combien puissante est la force d'expansion d’une cellule en vie et en
turgescence. On comprend bien après de pareilles illustrations l’idée de
M. Warburg, qu'il faut enfermer les cellules vivantes dans de forts cadres
Fig. 14. — Coin arrivé jusqu'à la rupture principale. On ne saurait
dire maintenant sans avoir poursuivi l'origine de cette rupture secon-
daire, si e’est elle ou l’autre qui fait partie de la rupture principale
primitive. — La partie inférieure de la rupture principale renferme
un ilot d'éléments lisneux, surmonté d'une file de mêmes éléments
et par quelques cellules isolées. Ces dernières marquent evidem-
ment la limite entre les deux courants inverses, — l'un qui vient de
la moelle et l’autre venant du xylème mou. — La limite entre le
tissu du coin et celui de la rupture principale est de même indi-
quée par la position d'une cellule isolée. — A droite de celle-là on
voit deux cellules ligneuses fortement courbées par la pression du
coin. En bas de la figure à côté d'ilot ligneux, on voit une cellule
séparée de cet ilot et entrainee par le courant, qui vient de la
moelle : elle n'est pas emportée bien loin, car là les cellules cal-
leuses pouvaient glisser à côté d’elle.
ligneux pour leur empêcher de se distendre, pour donner donc au corps
de la plante quelque peu de stabilité !
La poussée du tissu vivant se manifeste par plusieurs catégories de
faits, et premièrement par des courbures qu’elle donne aux cellules des
angles de la rupture, aussi bien à la limite du bois avec la moelle qu’à sa
limite avec les tissus pèriphériques. Le courant du tissu vivant, qui se
1 Warburg, 1. c., p. 440.
Kt D fes ee Coca. co. dr et
352 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
déverse dans une rupture, tend à arrondir ses angles, il arrache les cel-
lules qui sont sur son chemin s’il le peut, sinon il les courbe, leur don-
nant quelquefois les formes excessivement tourmentées. On peut juger
de la force du courant, si on se rappelle que ces cellules carrées des
coupes transversales sont en réalité des fibres ligneuses. Donner à une
paroi épaisse et fortement lignifiée un pli longitudinal ne peut qu'une
force énorme. Il faut se demander pourtant, si ce ne serait pas là un effet
de la délignification partielle, que peut bien produire la forte pression
subie par ces cellules. (Dessins : 13, 14, 8 et surtout 9). Bien souvent
le courant enlève les cellules des angles et les emporte avec lui. I y
Fig. 15. — Rupture à bords plus réguliers. À son milieu une file de
cellules ligneuses courbée à l'angle droit sous l'action des deux cou-
rants inverses. Plus haut, à droite, cellule isolée, emportée par le
courant venant de la moelle. On voit encore sa place vide en bas
sur le bord droit de la rupture.
a des cas où on le voit pousser devant lui toute une file de cellules. Ainsi,
sur le dessin 15 on voit une rangée de cellules ligneuses, pliée à l'angle
droit; il est évident que dans ce cas le courant qui l’emportait, en ren-
contre un autre inverse, et qu'elle reste en équilibre sous l’action simul-
tanée des deux courants.
Une seconde catégorie des faits est fournie par les coins du tissu mou,
qu’on rencontre si souvent à côté de la rupture principale. Dans leur forme
la plus simple on les voit, si la poussée du tissu vivant a courbé et décliné
les cellules des angles : l’espace libre entre celles-ci et la rangée voisine
d'éléments ligneux est alors pris par du tissu mou, par l’expansion d’une
(28) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 393
seule cellule ou de quelques-unes. Dans mes séries de coupes successives
j'ai tous les passages entre la première expansion d’une cellule, qui
pénètre dans la région du bois, et l’état où le tissu du coin, après avoir
désagrégé la masse de cellules ligneuses qui le séparaient du cal princi-
pal, s’est relié avec ce dernier. Je ne pense pourtant pas qu’on puisse
considérer les formes successives d’un coin dans une série de sections
comme des stades du développement progressif, car l’aspect général
d’une rupture ne présente pas toujours des variations continues, mais
change souvent brusquement. Aïnsi, par exemple, le courant du tissu
Fig. 8 et 9. — Poussée du tissu mou à la limite périphérique du bois tuterfasciculaire (limite
avec le xylème mou). Côté gauche d'une rupture principale.
Fig. 8. — Au milieu, une rangée d'éléments Fig. 9.— Le tissu derivant du xylème mou glisse
ligneux, déclinée de sa position naturelle et
coupée en deux. A gauche, tissu d'un coin;
deux cellules de forme arrondie, bizarre,
replient fortement par leur turgescence une
cellule ligneuse, A droite, tissu de la rupture
dans la rupture principale, courbe fortement
les cellules de l'angle et tend à enlever celles
qui forment les saillies du bord. — En bas
tissu venant de la moelle emportant lui
aussi les cellules ligneuses des bords.
principale, on le voit glisser le long des
bords, en arracher les cellules ligneuses et
les pousser devant lui.
mou, après avoir décliné d’abord, séparé ensuite les cellules ligneuses
des angles de la rupture, se montre tout d’un coup, sur une quelconque
des sections, tournant passivement l'angle droit, et toute la rupture,
après avoir eu des bords déchiquetés, les présente en ligne régulière,
droite ou brisée. Elle reste ainsi sur quelques coupes successives pour
reprendre ensuite de nouveau les contours irréguliers des bords et les
coins des côtés; mais ni ces contours, ni ces coins ne sont semblables à
ceux qui les pr&cedaient. Les dessins fig. 10-15 représentant les sections
BULL. HERB. BOISS., mai 1897. 26
394 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
d’une même rupture, donnent l'exemple d’un fait pareil. Les variations
dans la forme des coins proviennent plutôt du fait qu'ils moulent les
creux du bois, et ces derniers ne gardent pas leur forme constante même
sur la longueur d’une cellule. — Il me semble pourtant que de toutes ces
formes si variées, on peut tirer la conclusion que plus ou moins tard un
coin arrive toujours à traverser l'épaisseur du bois qui le sépare du tissu
mou. Si c’est un coin à côté d’une rupture principale, il se fera passage
plutôt vers celle-là. En effet, le coin, par sa propre activité, écarte et
décline les rangées de cellules ligneuses qui lui servent de parois. Celles
qui le séparent du tissu mou remplissant la rupture, sont plus faciles
DES
ve EN Sas
Pas
= et >
Fig. 16. — Coin dont l'extrémité pénètre vers la rupture principale.
m., moelle.
à vaincre, car elles ne rencontrent pas de ce dernier une réaction égale
à la force qui les pousse; le tissu mou dans la rupture forme une large
bande, dont toutes les cellules ne peuvent pas être à l’état de croissance
active, comme c’est le cas pour celles du coin; elles ne peuvent non plus
avoir une turgescence égale. A la force du coin s'ajoute encore celle du
courant principal, qui tend toujours à décliner les cellules des angles.
Les deux forces courbent de plus en plus les rangées de cellules
ligneuses et les cassent à la fin, ou plutôt il s’etablit la, où la courbure
alteint son maximum un point faible, dont les cellules du coin s’em-
parent aussitôt, y poussant leurs prolongements (Fig. 11, 12, 13, 16).
(30) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 335
Dès lors on voit une partie d'éléments ligneux séparés du massif du bois
sous la forme d’un îlot, qui se perd dans la masse du tissu mou (fig. 14).
— Je pense que l'équilibre entre les deux tissus ne se rétablira pas avant
que tous les lambeaux du bois à sa limite avec le tissu mou ne seront
pas coupés et éloignés : c’est-à-dire avant que toutes les cellules restées
sur le chemin du courant ne seront emportées par ce dermier.
La rupture principale, si même elle dérive d’un coin, doit se former
dans des conditions toutes différentes; la résistance qu’oppose le bois au
tissu mou, pénétrant dans son intérieur, est alors égale des deux côtés, et
il n'y a pas de raisons au coin à dévier de son chemin droit. — Une
rupture en ligne brisée pourrait se faire ainsi : deux coins, l’un partant
du tissu périphérique, l’autre de celui de la moelle, marchent l’un vers
l’autre, mais selon des lignes radiales différentes; arrivés à une même
rangée tangentielle de cellules ligneuses, ils rompent le bois se reliant
ainsi transversalement.— Quand il y a deux ruptures parallèles dans une
bande interfasciculaire, ce qui n’est pas bien rare, la seconde peut aussi
dériver d’un coin, car si le coin se forme à une distance assez grande
de la rupture qui existait déjà, il peut traverser toute la région du bois
sans dévier latéralement. ë
Les coins du tissu mou pénètrent dans la région du bois, sur mes sec-
tions, aussi souvent du côté de la moelle que de la périphérie. — Mais
ceux de la périphérie se présentent ordinairement plus développés, et
les parties du tissu ligneux qu’ils séparent du bois sont plus recourbees,
plus tourmentées que ce n’était le cas pour la limite avec la moelle. On
peut donc conclure que la poussée du tissu vivant existe aux deux limites
de la région du bois, et que ce dernier ne lui oppose qu’une résistance
affaiblie d’un côté comme de l’autre. D’après mes sections on pourrait
dire aussi que les deux phénomènes sont plus intenses du côté de la
périphérie. Mais je ne considère pas cette dernière conclusion comme
suffisamment démontrée, elle est due peut-être aux conditions spéciales
de mes matériaux.
Je passe maintenant à la structure intime du tissu mou des coins et
des ruptures. Comme je l’ai déjà dit, c’est un tissu calleux, qui sert tout
d’abord à cicatriser les plaies du bois. Je n’ai pu voir avec certitude des
excroissances libres de cellules vivantes qui forment la première ébauche
de tout cal. Dans beaucoup des cas il me semblait les voir. J’en donne
quelques dessins (les mêmes que pour les fentes vides). Du reste, elles
ne doivent pas souvent se rencontrer, la poussée énergique du tissu mou
356 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
ne laissant d’interstices libres entre les cellules ligneuses, que dans les
cas d’exception. Quant aux excroissances des cellules, entièrement enfon-
cées dans le tissu ligneux, adhérentes partout à ce dernier, rien n'est
plus facile que de les observer au début d’un coin, par exemple (fig. 6).
Les premières cloisons qui se forment dans une cellule mère de Coin,
sont perpendiculaires à la direction de la croissance. Parmi celles qui les
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Fig. 18. — Cal assez régulier dans une rupture principale du bois
interfasciculaire. (Le même que sur la fig. 5).
X. m., îlot du xylème mou.
c, et cz., cicatrices.
M., moelle. 2
v., lacune. Le tissu calleux s'est déchiré probablement durant le
travail.
suivent sont à remarquer les cloisons parallèles aux bords du tissu
ligneux. Pour les autres je n’ai pas remarqué de régularité.
Quant au tissu des ruptures, je n’ai pu poursuivre son développement
progressif. Je me représente que ce tissu dérive souvent d’un coin; j'ai
des coins qui traversent presque toute l’épaisseur du bois, mais non des
passages successifs entre le tissu d’un coin et d’une rupture toute formée,
el je ne peux parler que des cals qui traversent toute la région du bois.
Comme c’est toujours le cas pour un cal, le tissu qui les forme n’est
(32) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 397
jamais parfaitement régulier et varie d’un cas à l’autre selon les condi-
tions individuelles de chaque rupture.
Dans les ruptures aux bords parfaitement droits, le tissu du cal est le
plus souvent formé le long des côtés par des cellules rectangulaires, — je
parle toujours des coupes transversales, — étroites, étirées dans le sens
radial; leurs parois longitudinales sont parallèles aux bords de la rup-
ture, leurs parois transversales sont souvent situées sur une même ligne
droite pour plusieurs assises successives. C’est donc un tissu aux carac-
tères de cambium, et le fait qu’il borde les masses du bois fractionné est
Fig. 19. — Cal dans une autre rupture pareille.
bs. a., bois axial. 5
bs. p. a., bois periaxial.
l., lacune.
d'accord avec toutes les observations sur les tiges âgées de Mendoncia, où
chaque partie du bois, perdue dans les tissus mous, si abondants dans les
tiges adultes de ces plantes, est entourée d’une zone méristématique !.—
Plus loin vers le milieu du cal, les cellules prennent un autre aspect :
si même elles gardent leurs parois longitudinales parallèles aux bords de
la rupture, si même leurs parois transversales sont perpendiculaires aux
bords et s’appliquent en ligne droite aux parois des cellules cambiales,
jamais elles ne sont si étroites que celles-là, et leur forme assez commune
1 Schenck, Anatomie des lianes, p. 239.
398 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (33)
est celle d’un carré. Mais elles n’ont que rarement une forme régulière;
elles ne ressemblent le plus souvent, à aucune figure géométrique. Leurs
dimensions sont dans la plupart des cas beaucoup plus considérables que
celles des éléments cambiaux. La limite entre les zones latérales et
médianes est souvent bien netle, quoique les premières cellules de celte
dernière ne soient pas si grandes, qu'elles le deviennent plus loin vers le
milieu du cal.
Si le tissu du cal s’est bien conservé, on voit que ses cellules sont dis-
posées en files régulières, dont les initiales se retrouvent dans le tissu
vivant hors de la rupture. Le phénomène est souvent plus net du côté de
la moelle. La base du cal dans cette région présente ordinairement des
contours sinueux, qu’on peut comparer à des racines ou à des ruisseaux
qui vont se réunir dans le courant commun de la rupture principale. Tout
Fig. 20. — Passage du tissu calleux au tissu méristématique médul-
laire.
M., tissu calleux.
le cal étant formé par des cellules incomparablement plus grandes que
celles des tissus voisins, sa base élargie se dessine nettement sur la péri-
phérie de la moelle, sur ce tissu régulier méristématique. Les initiales
du cal ne sont pas dans les mêmes conditions que les cellüles voisines.
C'est pourquoi, tandis que celles-là subissent des divisions successives et
gardent leur forme très régulière d'éléments méristématiques, elles, au
contraire, ne recoivent que peu de cloisons, orientées d’une manière toute
différente, déterminée par des conditions résidant dans le cal. Cette
différence de forme et de grandeur ne se borne pas aux initiales du cal,
ou pour parler plus exactement, de ces files cellulaires qui composent
le cal; on voit sur les dessins que l'impulsion partie de la rupture se
transmet à une certaine distance, s’atténuant peu à peu : le passage entre
le tissu du cal et le tissu normal de la périphérie médullaire est suc-
cessif (fig. 20).
(34) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 999
Il y a pourtant des cas où la base du cal ne présente pas de passage
naturel au tissu environnant, — à celui surtout qui est sur les côtés —
et même en est séparé par une sorte de cicatrice : on voit sur une ligne
continue les parois de quelques cellules épaissies irrégulièrement comme
si elles étaient gonflées.
Quant à la partie périphérique du cal, on peut répéter tout ce qui a été
dit de sa base dans la moelle, avec cette différence pourtant qu'elle ne se
dessine pas aussi nettement sur le tissu environnant. La cause est proba-
blement que le tissu périphérique étant formé par de très petites cel-
lules, si même elles s’accroissent au même degré, la différence des gran-
deurs est plus difficile à saisir. Et encore faut-il dire que le tissu
périphérique de mes sections s’est conservé moins bien que celui de la
moelle, protégé par la région du bois. Je parle toujours de l’aspect
général, quant au passage des files cellulaires, composant le cal, dans
les initiales périphériques, il est souvent extrêmement net, comme on le
voit d’après mes dessins.
L'aspect des cals dans les ruptures régulières ne laisse pas décider,
dans mes matériaux, d’où vient le Lissu calleux — on peut se le repre-s
senter lié aussi bien avec la moelle qu'avec la périphérie, — ni non plus
juger de son origine: on ne pourra pas dire d’après un cal tout formé,
dérive-t-il d’une cellule-mère ou d’un groupe tout entier. Si la rupture
réelle préexistait, le tissu devait pénétrer dans la fente des deux côtés,
s’il ne préexistait qu’une disposition à la rupture, il serait plus facile de
croire que le tissu vint d’un seul côté. Mais au moment où le com a
fendu toute la région du bois, celte dernière sautant brusquement par la
force potentielle accumulée par le travail du coin, il y aura de l’espace
libre entre les cellules qui forment l'extrémité du coin et celles des
tissus environnants, les unes comme les autres pourront s’accroitre
vigoureusement, et c’est alors que pourront entrer dans la rupture les
cellules qui marchent dans le sens inverse du courant principal. Je pense
qu’on pourrait expliquer ainsi dans un grand nombre de cas cette struc-
ture des cals réguliers, où on peut croire qu’un coin de tissu mou vient
d’un côté et des masses plus petites de l’autre.
S'il ya un courant du tissu vivant qui en rencontre un autre, ou qui
arrive vers les Lissus mous stationnaires, on pourra attendre des cica-
trices entre les deux tissus. Pourtant M. Schenck, dans ses expériences
sur la torsion artificielle de certaines plantes volubiles, a démontré que
même dans le cas d’une rupture traversant tout le diamètre d’une tige,
même si les deux moitiés ont glissé le long l’une de l’autre, il peut
360 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
arriver que la cicatrice ne se forme pas : les cellules restées vivantes à
côté de la rupture se relient en un tissu continu, régulier *. — Donc, il n’y
a rien d’anormal dans le fait, que souvent le lissu d’une rupture ne
présente pas de cicatrices. Mais souvent aussi on les voit sous forme
d’une limite continue irrégulièrement épaissie entre plusieurs cellules
de suite. Je dois dire pourtant que jamais je ne l’ai vue traverser toute
la largeur du cal. En voici peut-être la cause : la limite épaissie a
plus de chance de se former là où les deux courants inverses se rencon-
trent de manière à ne pas pouvoir marcher plus loin : il y aura une
forte pression entre les cellules qui se heurtent, et leurs parois dans
ces conditions anormales pourront bien devenir maladives. Si, au con-
traire, un courant glisse à côté de l’autre, il n’y a pas de raison pour la
formation d’une cicatrice. C’est pourquoi, si je vois les cicatrices appa-
raitre dans le même cal à des niveaux différents, je me représente qu’elles
font partie d’une même limite entre les deux courants inverses et qu’elles
ne se relient pas en une ligne continue par la seule raison qu’une cica-
trice ne se forme pas là où ces deux courants se rencontrent latéralement.
Dans le cas d’une rupture en ligne brisée, mais toujours aux bords
entiers, non déchiquetés, le tissu du cal présente la modification suivante :
tous les angles rentrants des bords sont remplis par des cellules irrégu-
lières de formes et de dimensions différentes; puis, compris entre deux
lignes tangentes à tous les points saillants des bords, vient le même tissu
que dans un cal régulier, cambial dans les parües latérales, formé de
larges cellules dans la partie médiane. Un cal de ce genre donne toujours
l'impression que les angles des bords sont coupés par la limite extérieure
de la zone méristématique latérale.
Dans une rupture aux bords déchiquetés, le tissu calleux est d'autant
plus irrégulier que les conditions rencontrées par ses cellules diffèrent
davantage. Dans un cal de ce genre, on peut souvent déterminer avec
certitude la limite des deux courants inverses; elle est marquée par la
position des cellules ligneuses emportées par les courants ou déclinées
de leur position naturelle. Aïnsi sur le dessin fig. 13, le tissu qui est à
droite des éléments ligneux déclinés doit venir de la périphérie et celui
qui est à gauche — de la moelle; de même sur le dessin 15, la fibre
ligneuse qu'on voit au milieu du cal est évidemment arrachée du bois
‘ H, Schenck, Ueber den Einfluss von Torsionen und Biegungen auf das
Dickenwachsthum einiger Lianenstämme. Sonderabdruck aus Flora oder Allg.
Bot. Zeitung, 1893. Heft. 4, p, &.
(36) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 301
très près de la moelle, où reste encore sa place vide. Cette fibre marque
la limite atteinte par le courant qui vient de la moelle. — S'il y a des
éléments ligneux qui ferment le chemin aux cellules calleuses, ils doivent
forcément déterminer la limite entre les deux courants inverses: celui des
courants qui a moins de distance pour passer jusqu’à l'obstacle ou qui
marche avec plus de vitesse, sera arrêté, une fois là, et l’autre aura le
temps de gagner le même niveau.
De ces cals irréguliers, toute une série de passages mène à des cas où
me
Fig. 21.
le tissu est manifestement maladif, rempli de scléréides ou plus exacte-
ment sclérifié en partie. Ainsi, il y a des cals où des cellules du milieu
ont des formes bizarres, des dimensions énormes, mais gardent leurs
parois cellulosiques minces. Il y en a d’autres, où des cellules pareilles
ont des parois épaissies, denses, mais toujours cellulosiques; d’autres
encore où ces parois se sont imprégnées d’une substance brunätre (subé-
rifiees?) (Fig. 6 et 21). De celles-la, il ne reste qu’un pas à la transfor-
mation de cellules calleuses en scléréides typiques, qui sont si fréquentes
dans les cals en général.
A ces phénomènes maladifs doit se rapporter celui qu’on voit sur le
dessin (fig. 22). Le bois est fractionné d’après une ligne brisée et les deux
moities ont fortement glissé le long l’une de l’autre, de manière qu'il
se forme un grand espace rectangulaire au milieu de la rupture, vide en
partie, sur la plupart des sections de cette série. Je ne pourrais pas dire
362 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (37)
si c’est un phénomène naturel ou si le tissu a disparu plus tard par la
dessication ou même pendant le travail. Quant à la position des parties
du bois fractionne, je ne doute point qu'elle reste comme elle l'était
dans la plante. Car les cellules du cal aux deux limites de la rupture se
sont bien conservées, et dans leur aspect, il n’y a rien qui laisserait sup-
poser qu’elles ont été dérangées de leur situation naturelle. Depuis les
expériences citées plus haut de M. Schenck, il n'y a rien d’invraisem-
À
=)
Ne
NIE
N
lé
À
Big. 22.
blable dans ce phénomène, — qu'est-ce qui s’oppose à croire que la
plante, juste au moment où la rupture du bois s’est faite, a subi une
torsion energique par le vent par exemple, et que cette torsion a produit
le glissement des deux moitiés le long l’une de l’autre.
Enfin si on essaye de se représenter les causes réellement efficientes
dans la structure des tissus calleux,on n’aura pas de peine à les imaginer
semblables à celles dont il est question dans les travaux de Bertrand ',
Lignier ? et Kny *.
1 C.-Eug. Bertrand, Lois des surfaces libres (Bull. de la Soc. bot. de France,
t. XXXI, 1884).
2 O. Lignier, Contributions à la nomenclature des tissus secondaires (Extrait
du Bull. de la Soc. Linneenne de Normandie, Ame sér., 9me vol., 4er fasc.).
8 L. Kny, Ueber den Einfluss von Zug und Druck auf die Richtung der
Scheidewände in sich theilenden Pflanzenzellen (Ber. d. Deutsch. Bot. Ges.,
1896. B. XIV, H. 4. Sonderabdruck).
BEE ele ve
(38) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 363
En effet la particularite la plus saillante des tissus calleux en question,
c'est évidemment la formation d’une zone génératrice le long des bords
de la rupture. Ce phénomène a été prévu par la « loi des surfaces
libres » énoncées par M. Bertrand, loi si générale et dont M. Lignier
parle ainsi :
« Les positions si diverses occupées par les zones génératrices des
tissus secondaires, les conditions si variées sous l'influence desquelles
elles se produisent, les anomalies les plus complexes en apparence se
trouvent toutes nettement, brièvement et facilement déterminées par la
simple considération de l’action des surfaces libres sur les tissus vivants
et par celle de la réaction des tissus '.
Loi des surfaces libres : « Lorsque les productions secondaires se for-
ment dans un organe, elles sont toujours dues à l’activité d’une zone
génératrice à cloisonnements tangentiels dépendante d’une surface libre
naturelle ou accidentelle, réelle ou virtuelle ?. »
À toutes les surfaces libres mentionnées par M. Bertrand, M. Lignier
croit pouvoir ajouter « la surface limite de deux tissus antagonistes ou
simplement de fonctions différentes *. »
La manière dont se forme cette zone génératrice dépendante de la
surface libre est analysée par M. Bertrand dans l'exemple suivant :
« On sait depuis longtemps que, lorsque les éléments où la vie est
ralentie ou éteinte sont en contact avec un tissu où la vie est active,
ces derniers tendent à s’isoler des premiers; il s'établit entre les
deux tissus une zone génératrice qui entoure les éléments où la vie
s'éteint, qui les isole et les sépare; ce sont ces zones isolantes qui don-
nent naissance aux produits secondaires tardifs. Qu’on enfonce une
aiguille dans un organe, les cellules transpercées meurent, mais les élé-
ments vivants, voisins de la solution de continuité qu’on vient de faire,
s’hypertrophient, se cloisonnent une première fois perpediculairement à
leur nouvelle direction de maximum d’accroissement. Chacune des nou-
velles cellules produites peut à son tour se subdiviser, mais on remarque
que les nouvelles cloisons sont parallèles à la surface de la solution de
continuité; bientôt il se constitue ainsi une zone génératrice à cloisonne-
ments toujours parallèles à la surface de la blessure et dont les produits
isolent la blessure des tissus vivants“. » On voit souvent, dans cette zone
1 O. Lignier, 1. c., p. 15-16.
2 C.-Eug. Bertrand, I. c., p. 3.
8 0. Lignier, |. c., p. 23, note.
4 C.-Eug. Bertrand, 1. c., p. 3, 4.
364 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (39)
génératrice primitive, se différencier plus tard une assise cambiale qui
donnera naissance à du liber et du bois.
Quant à la cause de cette action d’une surface libre sur les tissus
vivants, — M. Bertrand n’en dit rien, il ne donne que la constatation des
faits. C’est dans le travail cité de M. Lignier que nous trouvons une indi-
cation générale sur la nature de cette cause : « La surface libre (réelle et
virtuelle) doit être considérée comme une surface excitante !, » dit
M. Lignier. L’excitation ne se manifeste pas toujours par la formation d’une
zone génératrice. Elle peut se faire voir en d’autres modifications des
tisssus atteints — ainsi par exemple, en une première légère subérification
de l’epiderme, qui ne sera pas nécessairement suivie par le cloisonne-
ment des cellules épidermiques, — parfois ces dernières demeurent sim-
ples. Le plus souvent pourtant l'excitation produite par une surface libre
amène l'allongement des cellules atteintes dans la direction normale à
celle-ci, et dans le cas général — leur cloisonnement tangentiel.
M. Lignier n’etudie pas de plus près la nature de cette excitation.
Une solution de ce problème se trouve dans l’article cité de M. Kny, —
solution sinon parfaitement générale, du moins applicable à la plupart
des faits connus. Après les expériences de M. Kny pour un cas spécial, ?
expériences d’une simplicité et d’une netteté frappante, il est évident
que l'influence d’une surface libre ne dérive que de causes mécaniques,
— c'est la diminution de la pression selon cette surface qui détermine le
phénomène: les cellules voisines, n’y rencontrant plus la même réaction
que de tous les autres côtés, y prennent l'accroissement maximal, et se
dirigent, pour ainsi dire, vers la surface en question, ce qui explique en
même temps leur cloisonnement ultérieur tangentiel; en effet, la loi géné-
rale des divisions cellulaires le demande, loi formulée encore par Hof-
meister et qui dit, «toute cellule se divise perpendiculairement à la direc-
tion de son accroissement précédent maximal.’» (M. Kny cite en passant
quelques exceptions à cette règle générale).
Je ne veux pas m’arreter sur l'application détaillée de ces théories aux
tissus calleux décrits dans ma note : elle est évidente d'elle-même. Je
veux mentionner seulement que le cas des Mendoncia pourrait peut-être
former une des meilleures bases pour les idées mentionnées ci-dessus de
M. Bertrand, Lignier et Kny‘“.
PDiomer AC esp 40}
? Formation du périderme parallèlement à la surface blessée dans les tuber-
cules de pommes de terre.
1 Kay UC 1p 889;
* Les théories citées de M. Bertrand, Lignier et Kny ne sont pas toutes nou-
(40) OLGA TCHOUPROFF. FRACTIONNEMENT DU BOIS AXIAL. 365
En résumé, je pense que mes matériaux :
1° démontrent incontestablement, par des preuves directes, a) que le
parenchyme de dilatation dans le bois axial de Mendoncia ne se forme
pas sur place, mais pénètre du dehors ; b) qu'il peut venir aussi bien de
la moelle que de la périphérie ; c) que les causes des fractionnements pri-
maires résident non seulement dans la formation des faisceaux médul-
laires, mais dans la poussée intense du tissu vivant aux deux limites du
bois.
20 ils font voir que le cas de Mendoncia est surtout interessant, a) comme
illustration caractéristique de l'équilibre instable dans les tissus vivants
d’une plante : la force immense d’expansion inhérente aux cellules de
ces tissus doit être réduite à l’état potentiel par la pression mutuelle des
cellules, pour que la plante aie quelque stabitité. Et b) comme démonstra-
tion naturelle du fait établi par M. Kny expérimentalement, — que
l’action d’une surface libre n’est souvent due qu'à la diminution de <
pression selon cette surface.
3° les mêmes matériaux laissent supposer que les fentes réelles vides
ne se forment que rarement dans le bois de Mendoncia. Dans la plupart
des cas c’est par la pénétration des Lissus vivants dans la région du bois
distendue et affaiblie, que les ruptures se produisent.
4° enfin ces matériaux donnent des indications sur le tissu qui remplit
les ruptures, tissu, qu’on peut bien considérer comme cal. On y trouve
tous les passages entre un tissu très régulier et des tissus tout à fait mala-
difs ; entre les cellules normales, cellules maladives sclérifiées et sclé-
réides typiques. Ainsi ces matériaux permettent de nier le rôle important
particulier de ces dernières, rôle qu’on leur a souvent attribué ; les sclé-
réides ne sont dans ce cas qu’une exagération extrême de cellules cal-
leuses servant à cicatriser les blessures.
Genève, le 1er mars 1897.
velles; leurs éléments se retrouvent dispersés çà et la dans la riche littérature du
sujet (voir pour la bibliographie l’ouvrage du Dr Franck, Die hrankheiten der
Pflanzen, Breslau, 1895), mais c’est dans les travaux mentionnés que les idées
fondamentales ont recu la forme des règles générales brièvement énoncées.
366
Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
Als ich in den Jahren 1890—1892 im Kgl. Herbarium zu München
mit der Revision des Systems der Convolvulaceen beschäftigt war,
da benutzte ich das zu diesem Zwecke aus verschiedenen grossen Herba-
rien gelieferte umfangreiche Material und die reichen Hilfsmittel der
Münchener Staatsbibliothek zugleich auch dazu, die Bausteine zu einer
Monographie dieser umfangreichen Pflanzenfamilie zu sammeln. Nach-
dem jedoch inzwischen durch einen über 3'/2 Jahre andauernden Auf-
enthalt auf Java und Borneo meine Interessen in andere Bahnen ge-
lenkt worden sind, sehe ich mich genötigt, von dem weit ausschauenden
Plane einer vollständigen Monographie bis auf weiteres Abstand zu nehmen.
Es wäre aber gewiss zu beklagen, wenn die nun schon seit einer Reihe
von Jahren auf das beabsichtigte Unternehmen verwendete Mühe völlig
fruchtlos gewesen wäre. In den folgenden Beiträgen übergebe ich daher
der Oeffentlichkeit in zwangloser Form meine Aufzeichnungen über die
Convolvulaceen in der Aufeinanderfolge, in der sie eben allmählich
für die Veröffentlichung heranreifen werden.
Die Worte «Bausteine zu einer Monographie» sind hier
in ihrem weitesten Sinne zu nehmen. Neben Uebersichten einzelner
Sektionen, Gattungen oder Triben werden voraussichtlich auch Beschrei-
bungen unzulänglich bekannter und neuer Arten, Abschnitte über die
Convolvulaceen bestimmter Gebiete oder einzelner Sammlungen,
Deutungen der Convolvulaceen einzelner älterer Werke u. s. w.
PC RE D
(2) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 307
gegeben werden, kurzweg überhaupt alles, was einem späteren Mono-
graphen der Familie irgendwie von Nutzen sein könnte.
Dabei befolge ich im Allgemeinen dieselben Grundsätze, wie in meinen
früheren Arbeiten über dieselbe Pflanzenfamilie. ' In’s Besondere werden
von Synonymen meist nur solche aufgeführt, die ich selbst zu prüfen
Gelegenheit hatte. Wo ich indessen zur Erreichung möglichster Vollstän-
digkeit auch solche Synonyme aufführe, deren Prüfung mir aus Mangel
an der nötigen Litteratur oder den authentischen Herbarexemplaren nicht
möglich war,da füge ich den Namen des Gewährsmannes bei, von welchem
ich das betreffende Synonym übernommen habe.
Von meinen teils morphologischen und anatomischen, teils auch bio-
logischen und pflanzengeographischen Aufzeichnungen und Beobach-
tungen gebe ich bei jeder einzelnen Art, gleichviel ob sie einigermassen
auf Vollständigkeit Anspruch erheben können oder nicht, alle diejenigen
wieder, welche mir nur irgendwie zur Erweiterung unserer Kenntnisse“
über die betreffende Pflanze beizutragen scheinen oder die von mir
gegebene Umgrenzung und Charakterisierung der Triben, Gattungen und
Sektionen zu befestigen geeignet sind.
Hinter jeder Standortsangabe pflege ich zwischen Klammern Namen
des Sammlers, Tag des Einsammelns, Nummer des Exemplars, die Namen
der Herbarien, in denen ich das betreffende Exemplar gesehen habe, und
schliesslich, zwischen Anführungszeichen, alle übrigen auf der Etikette
sich findenden Aufzeichnungen des Sammlers folgen zu lassen.
Bei der Anführung der von mir benutzten Herbarien bediene ich mich
derselben Abkürzungen, wie in meiner Arbeit über die afrikanischen
Convolvulaceen, in welcher indessen das Verzeichnis dieser Abkür-
zungen nur unvollständig zum Abdruck gelangt ist. Da mir inzwischen
auch noch eine ganze Reihe weiterer Materialien zugänglich geworden ist,
so möge hier nochmals eine Uebersicht aller den folgenden Abschnitten
zu Grunde gelegten Sammlungen folgen.
1 Hans Haruıer, Versuch einer natürlichen Gliederung der Convolvulaceen auf
anatomischer und morphologischer Grundlage. Exczer’s Jahrbücher 16 (VI. 1893),
8. 453-591. — Derselbe, Convolvulaceæ africanæ. Encı. Jahrb. 18 (22. XII. 1893),
S. 81-160. — Tu. Duran» et H. Pırrızr, Primitiæ floræ Costaricensis. Fasc. IM.
Convolvulaceæ auctore H. Harnıer. Bull. Soc. R. Bot. Belg. 35 (1896), S. 268-
276. — Systematisch overzicht van de Convolvulaceeen, gekweekt in’s Lands
plantentuin en gedetermineerd door H. Harrer. Verslag omtrent den staat van’s
Lands plantentuin te Buitenzorg over het jaar 1895 (Balavia 1896). Bijlage II.
S. 125-132.
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
1. H. Barb.-Boiss. — Herbarium Barbey-Boissier (die nach Boıssıer’s Tode
eingelaufenen Nachträge enthaltend).
2. H. Ber. — Herb. Regium Berolinense.
3. H. Boiss. — Herb. Boissier proprium.
&. Herb. Bog. — Herb. Bogoriense (Java).
Hort. Bog. — Hortus Bogoriensis.
5. H. Brux. — Herb. Bruxellense.
6. Herb. Calc. — Herb. Calcuttense.
Hort. Cale. — Hortus Calcuttensis.
7. H. DC. — Herb. De Candolle.
8. H. Del. = Herb. Delessert (Genf).
9. H. Flor. — Herb. Florentinum.
10. H. Gott. — Herb. Gottingense.
14. H. Gr. = Herb. Grisebach (ein besonderer Teil des Herb. Gott.).
12. H. Hamb. — Herb. Hamburgense.
13. H. Haun. — Herb. Hauniense.
1%. H. Hsskn. — Herb. Haussknecht (Weimar).
15. H. L. B. — Herb. Lugduno-Batavum.
16. H. Madr. — Herb. Madras.
17. H. Mon. — Herb. Regium Monacense.
18. Herb. et Hort. Per. = Herb. und Hortus Peradenyiens.
49. Herb. et Hort. Pin. — Herb. und Hortus Pinangian.
20. Herb. et Hort. Sing. — Herb. und Hortus Singapurens.
21. H. Tur. — Herb. Turicense (Zürich).
22. H. Vind. — Herb. Palatii Cæsarei Vindobonensis.
23. H. Vrat. — Herb. Vratislaviense.
In der Nomenklatur folge ich dem Sinne der De Canpozce’schen
Nomenklaturregeln, nicht aber den unglaublichen Missdeutungen,
welche dieselben durch die grosse Mehrzahl der modernen Systematiker
erfahren haben. Folgendes sind die hauptsächlichsten Grundsätze, denen
ich in der vorliegenden Arbeit gefolgt bin.
1. Endzweck der Nomenklaturgesetzgebung ist es, zur Erleichterung
des internationalen wissenschaftlichen Gedankenaustausches und zur
Vermeidung von Missverständnissen, durch welche bereits sicher gestellte
Ergebnisse der Forschung wieder verloren oder wenigstens verdunkelt
werden könnten, dahin zu wirken, dass von den Naturforschern aller
Länder ein und derselbe Name auch nur für ein und denselben Begriff
und umgekehrt für ein und denselben Begriff auch nur ein und derselbe
Name in Anwendung gebracht wird (möglichste Fixierung der Namen).
In’s Besondere ist unnütze Aufstellung neuer Namen und Anwendung
(4) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 369
solcher Ausdrucksformen und Namen zu vermeiden, aus welchen Irr-
tümer, Zweideutigkeiten und Verwirrungen für die Wissenschaft er-
wachsen könnten.
2. Das bei der Wahl der zu fixierenden Namen entscheidende Moment
ist das Prioritätsprinzip.
3. Das Prioritätsprinzip ist also nur das Mittel zum Zweck, nicht aber
selbst Endzweck der Nomenklatur, zu welch letzterem es von der
grossen Mehrzahl der modernen Botaniker in vollständigem Widerstreit
mit den leitenden Grundsätzen der DE Canpoze’schen Nomenklaturregeln
und in’s Besondere mit dem Gebot, jede unnütze Aufstellung von Namen
zu vermeiden, erhoben worden ist.
In solchen Fällen also, wo eine buchstäbliche Befolgung des Prioritäts-
prinzips dem Endzweck der Nomenklaturregeln (möglichster Fixierung
der Namen und Vermeidung unnützer Aufstellung von Namen) wider-
streiten würde, ist von denselben abzuweichen.
Dieselbe Forderung spricht auch schon DE CANDOLLE selbst ganz un-
zweideutig aus in dem das Prioritätsprinzip behandelnden Artikel 15
seiner Nomenklaturregeln, wo er sagt: « stets die Uebereinstimmung mit
den Grundregeln » (also den leitenden Grundsätzen Art. 1--7) « der
Nomenklatur vorausgesetzt »; und in seiner vor zwei Jahren vor der
Versammlung der British Association zu Ipswich gehaltenen und
in verschiedenen Punkten sehr beherzigenswerten Rede spricht THisezron
DyEr : ungefähr denselben Grundgedanken aus mit den Worten:
« Nomenclature is ameans, notan end.»
4. Ein besonderer Fall der im vorigen Paragraphen aufgestellten
Forderung ist der Grundsatz, eine Art, welche in eine andere Gat-
tung versetzt wird, nicht mit einem neuen Namen zu belegen, wenn
sie in ihrer Synonymie bereits ein mit dem Namen dieser Gatlung
gebildetes Binom besitzt und die Anwendung des letzteren nicht die
Neubenennung einer anderen Art derselben Gattung zur Folge haben
. würde. :
Wenn also z. B. Breweria tilwefolia Baker (1887) als Synonym von
Rapona madagascariensis Baïze. (1890) erkannt wird, so hat trotz seines
geringeren Alters der letztere Name in Kraft zu bleiben, da hier die rück-
sichtslose Durchführung des Prioritätsprinzips, nämlich die Verbindung
des ältesten specifischen Attributes « tiiæfolia » mit dem Gattungsnamen
1 TuıseLton Dyer in Kew bull. No 107 (XI. 4895) S. 280.
BULL. HERB. BOISs., mai 1897. 27
310 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. 5).
Rapona, mit der Schaffung eines überflüssigen neuen Namens gleich-
bedeutend sein würde. '
Durch diesen Grundsatz wird ein versöhnender Mittelweg geschaffen
zwischen den Kew-botanikern einerseits und der grossen Ueberzahl der
übrigen Botaniker andererseits. Denn während die letzteren bekanntlich
meist das Prioritälsprinzip mit aller Strenge durchgeführt und zum End-
zweck der Nomenklatur erhoben wissen wollen, wenden die Engländer
dasselbe für die einzelne Art nicht nur in dem in diesem Paragraphen
behandelten besonderen Fall, sondern überhaupt in allen Fällen nur
innerhalb der Gattung an, zu der die betreffende Art gehört. So ist
z.B. für Convolvulus Pes capræ L. (1753) der jetzt bei den Engländern
gebräuchliche Name nicht Ipomea Pes capræ SwEer (1818), wie bei den
festländischen Botanikern, sondern Ipome&a biloba Forsk. (1775), weil
die Pflanze unter diesem Namen zum ersten Male in der Gattung Ipomea
erschien.
Der oben angegebene Mittelweg hat nun allerdings den einen Nachteil,
dass es zu allen Zeiten Botanophilen geben wird, die wegen mangelnder
Befähigung oder Vorbildung zu einer erspriesslicheren Thätigkeit ihre
Lebensaufgabe darin suchen, die von den Anhängern der buchstäblichen
Durchführung des Prioritätsprinzips geforderten überflüssigen Namen zu
schaffen, und dass man dann auch gezwungen sein wird, diese Namen
anzuerkennen, da sie nun einmal bestehen. Immerhin aber wird, wenn
alle diejenigen Botaniker den angedeuteten Mittelweg einschlagen, denen
der innere Gehalt der botanischen Wissenschaft mehr am Herzen liest,
als das äussere Gewand, in welchem sie zur Darstellung gelangt, der
Prozess der Erschaffung von zahllosen überflüssigen Namen sehr wesent-
lich verlangsamt werden.
Einer eingehenderen Prüfung aber bleibt die Entscheidung darüber
vorbehalten, ob es nicht überhaupt besser ist, dem Prinzip des Prak-
tischen und Nützlichen und im Besonderen dem Grundsatz möglichster
Fixierung der Namen und möglichster Vermeidung der Aufstellung über-
1 Bei Gelegenheit dieser Erörterungen muss ich gestehen, dass ich mich in
meinen ersten beiden Arbeiten noch nicht mit voller Entschiedenheit zu dem in
diesem Paragraphen ausgesprochenen Grundsatz bekannt habe, sondern vielmehr,
da ich mir als Anfänger in dieser heiklen Frage noch kein eigenes Urteil zutraute,
noch zu der von der Mehrzahl der festländischen Botaniker vertretenen Auf-
fassung hinneigte. Daher denn solch überflüssige Namen, wie Prevostea alterni-
folia (PLaxcx. 1848) Haruer f. (syn. P. africana Benrtu. 1849), Jacquemontia
paniculata (Burm. 1768) Haruıer f. (syn. Jacq. umbellata Bos. 1837), Merremia
hederacea (Burum. 1768) Harıer f. (syn. M. convolvulacea Dennst. 1818) u. a.
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(6) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 371
flüssiger Namen auf Kosten des im Prioritätsgesetz zum Ausdruck kom-
menden historischen Leitprinzips noch mehr Zugeständnisse einzuräumen
und sich überhaupt voll und ganz der bei den Kew-botanikern in Ge-
brauch befindlichen Praxis anzuschliessen.
5. Jedes Synonym einer Art kann unter Umständen, z. B. wenn die-
selbe in eine Gattung zurückversetzt wird, in welcher sie bereits gewesen
ist, wieder in Kraft treten. Für Batatas edulis Caorsy tritt z. B., da die
Gattung Batatas mit Ipomea zu vereinigen ist, das bisherige Synonym
ipomea Batatas Lam. wieder in Kraft.
6. Doppelnamen wie Quamoclit Quamoclit, Merremia umbellata var.
umbellata ! u. s. w. betrachte ich als sinnlos und suche ich zu vermeiden.
Denn es versteht sich von selbst, dass das Untergeordnete im Wesent-
lichen dieselben Eigenschaften besitzt, welche dem Allgemeinen zukom-
men, die Varietät dieselben, wie die Art, die Art dieselben, welche den«
Charakter der Gattung ausmachen und so fort. Wenn also Merremia um-
bellata im Allgemeinen vor ihren Schwesterarten durch doldenförmige
Blütenstände ausgezeichnet ist, so ist es überflüssig, ja widersinnig, noch
einmal in dem Namen einer ihrer Abarten besonders zum Ausdruck zu
bringen, dass dieselbe ebenfalls doldenförmige Blütenstände besitzt. Der
Name der Abart soll ja gerade diejenige Eigenschaft dieser letzteren
bezeichnen, durch welche sie sich vor der Hauptform oder den übrigen
Abarten besonders auszeichnet, nicht aber eine Eigenschaft, welche allen
gemeinsam zukommt.
In der Anwendung der erwähnten Art von Doppelnamen vermag
ich nur einen erniedrigenden Rückschritt zu solchen primitieven Spra-
1 Da ich wegen meiner Abwesenheit von Europa die Korrektur meiner Ueber-
sicht über dieGonvolvulaceen von Gosta-Rica nicht selbst besorgen konnte,
so ist leider statt des verbesserten, 1896 eingesandten Manuskriptes ein für mich
persönlich bereits veraltetes und daher fehlerhaftes Manuskript von 189% zum
Abdruck gelangt, und so kann man denn im Bull. Soc. R. Bot. Belg. 35 (1896),
S. 270 in der That den Namen Merremia umbellata HALLıEr f. var. umbellata
HBazrier f. finden. Derselbe ist zu ersetzen durch den im Verslag van’s Lands
Plantentuin te Bwitenzorg 1895 (Batavia 1896), 8.127 fast gleichzeitig erschienenen
Namen M. umbellata Hazzrer f. var. occidentalis HarLıer f. Auch sonst sind aus
dem angegebenen Grunde in genannter Arbeit zahlreiche Fehler und Irrtümer
teils bei der Korrektur übersehen worden, teils aus der Redaktion neu hervor-
gegangen. Für die letztere Kategorie kann ich selbstverständlich keine Verant-
worlung übernehmen, und dasselbe gilt auch für meine Uebersicht über die afrı-
kanischen Gonvolvulaceen, welche ohne mein Vorwissen und Wollen in ganz
anderer Form aus der Redaktion hervorging, als sie im Manuskript eingeliefert
worden war.
372 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
chen zu erblicken, welche, wie z. B. das Malaiische, die Form für die
Verstärkung oder die Mehrheit durch Verdoppelung des betreffenden
Wortes bilden.
7. Ueberhaupt können auf Varietäten die für Arten gültigen nomen-
klatorischen Grundsätze mit ebenso wenig Recht angewendet werden,
wie auf Arten die für Gattungen oder noch grössere Pflanzengruppen
gültigen. Denn wenn es oft schon schwer genug ist, sich in dem Laby-
rinth von Synonymen nahe verwandter Arten zurecht zu finden, so
ist es bei Varietäten noch weit schwieriger, die Synonymie nach scharf
gefassten Vorschriften zu regeln, und das liegt ja in der Natur der Sache
tief begründet.
Denn während die Art schon etwas verhältnismässig scharf Umgrenztes,
nämlich eine Gruppe von einander nahe verwandten und nahezu gleich-
artigen Einzelwesen darstellt, welche bereits durch das Aussterben von
Zwischenformen von den nächststehenden Individuengruppen gleicher
Ordnung scharf gesondert ist, bezeichnet der Ausdruck Varietät etwas
viel weniger scharf Umgrenztes, nämlich eine Gruppe von einander sehr
nahe verwandten und nahezu gleichartigen Individuen, welche noch
durch einzelne, einander nicht so nahe stehende und in ihren Eigen-
schaflen minder übereinstimmende Individuen mit den nächststehen-
den Individuengruppen gleicher Ordnung, d. h. mit den übrigen Varie-
täten derselben Art, in lockerer verwandschaftlicher Verbindung
steht.
Dazu kommt noch, dass sich Varietäten in dem unablässigen Wechsel-
spiel zwischen äusseren Einflüssen und den sich im Inneren des pflanz-
lichen Organismus abspielenden Vorgängen oft mit einer unserer Beob-
achtung zugänglichen Schnelligkeit verändern, während die Umwandlung
von Arten viel längere Zeiträume beansprucht, in denen sie sich unserer
unmittelbaren Beobachtung entzieht. -
Schliesslich macht sich auch die Lückenhaftigkeit unseres Wissens bei
Varietäten in noch viel unangenehmerer Weise fühlbar, als bei Arten,
und wenn schon bei neu entdeckten Arten uns die erste Bekanntschaft
mit denselben oft ein recht verkehrtes Bild von ihren Eigenschaften,
ihrer Umgrenzung und ihren Unterschieden gegenüber den nächstver-
wandten Arten giebt, da sie uns zunächst meist nur durch ein einziges,
oft recht bruchstückartiges und uns nur als Leiche erhaltenes Individuum
bekannt werden, so ist dies noch weit mehr bei Varietäten der Fall. Durch
irgendwelche äussere Einflüsse hervorgerufene Missbildungen werden
als dauernde und erbliche Rasseneigentümlichkeiten aufgefasst und die
(8) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 373
mit ihnen behafteten Individuen als neue Varietäten beschrieben ; durch
wirkliche erbliche Rasseneigentümlichkeiten auffällige Individuen werden
zu Vertretern neuer Varietäten erhoben und erst später nach Erweite-
rung unserer Kenntnisse als Angehörige einer grossen, variablen, aber
durch ganz allmähliche Uebergänge zusammengehaltenen und noch nicht
durch das Aussterben von Verbindungsgliedern in kleinere Gruppen zer-
fallenen Pflanzengruppe erkannt; von verschiedenen Forschern wird
ein und dieselbe Varietät oder geringe Abweichungen derselben mit ver-
schiedenen Namen belegt; wegen der Lückenhaftigkeit unserer Kennt-
nisse kann den verschiedenen Abstufungen der Variation noch nicht in
entsprechender stufenweiser Nebeneinander- und Unterordnung der
Namen Ausdruck verliehen werden und so fort. Wenn aber unsere Kennt-
nis einer polymorphen Pflanzengruppe erst so weit vorgeschritten ist,,
dass ein Monograph die einzelnen Varietäten, Subvarietäten, Formen
u. S. w. von einander richlig abzugrenzen und einander bei- und unterzu-
ordnen vermag, dann ist gewöhnlich schon ein solches Chaos von Namen
vorhanden, dass es selbst dem Monographen unmöglich ist, dieselben
aus der Litieratur zusammenzusuchen und mit den von ihm in ihrer
natürlichen Umgrenzung und Anordnung erkannten Formen zu identifi-
zieren.
Das Fehlen scharfer Grenzen macht es also unmöglich, bei Varietäten
die Nomenklaturregeln und zumal das Prioritätsprinzip mit gleicher
Strenge in Anwendung zu bringen, wie bei Arten, Gattungen und
Gruppen noch höherer Ordnung.
À. Dinklage’s westalrikanische Convolvulaceen.
Die in diesem Abschnitte zu behandelnde kleine Partie von Convol-
vulaceen befindet sich im botanischen Museum zu Hamburg in einer
grösseren Sammlung, welche von M. J. DinktAcE, dem Vorsteher der
Woermann-Faktorei zu Grand Bassa (Liberia), in Kamerun, Liberia
und im Küstengebiete des Französischen Kongo’s zusammengebracht
wurde.
Ausser der noch wenig in den Herbarien vertretenen Bonamia cymosa
ist darin besonders bemerkenswert die neue Neuropeltis velutina, ein
grosses windendes Holzgewächs, welches durch den dicken rostbraunen
Filz und den wunderbaren Sammetglanz, der sich an den jungen sterielen
374 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Langtrieben auf der Unterseite der Blätter ausbreitet, einen bezaubern-
den Anblick gewährt.
1. Bonamia cymosa (R. et Sc. 1819) Haruier f. in ENGLER
Jahrb. 18 (22. XII. 1893), p. 9.
Kamerun, Gross Batanga (Ende Juni und 16. XI. 1890, no 684. —
« Flore albo villoso »).
2. Neuropeltis velutina sp. n. — Frutex scandens volubilis ;
rami crassiusculi, teretes, sicut petioli tomento denso crasso ferrugineo
subpatente pilis simplicibus composito vestiti, seniores longitudinaliter
rimosi; petiolus brevis, crassus, basi curvatus ; folii lamina obovato-
elliptica, abrupte et breviter acuminata, mucronata, basi subcordata, folia
Erycibes tomentosæ BL. forma imitans, subcoriaceo-membranacea, pinni-
nervis, subtus tomento denso crasso ferrugineo pulcherrime sericante
vestila, supra præter nervos et marginem glabra, fusca, venis reticulatis
rugosa fibrisque scleroticis minute rugulosa ; ner vi laterales utrinsecus
ca. 7, erecto-patentes, commissuris intramarginalibus valde arcuatis inter
se coniuncti; piliin folii facie infera simplices vel inæqualiter dibracchiati,
ramo altero longissimo, altero plerumque brevissimo; flores non exstant;
fructus numerosi in panicula terminali pyramidali longeramosa congesti;
paniculæ rami laterales in foliorum normalium axillis solitarii, stricte
erecto-patentes, tenues, longi, simplices vel parce ramosi; ramuli in
bractearum minutarum lanceolatarum axillis solitarii ; bracteæ pedicello
brevi tenui suffultæ, magnæ, suborbiculares, basi apiceque subacuminate,
mucrone filiformi ferrugineo (erminat®, membranaceæ, pinninerves, reli-
culato-venosæ, utrinque pilis ferrugineis secus nervos densioribus parce
obsitæ, supra nitidæ, subtus nitidulæ ; calyx subsessilis, bracteæ supra
eius partem tertiam infimam insertus, minutus, ferrugineo-tomentosus ;
sepala suborbicularia, obtusa vel acutiuscula ; capsula parva, ovoidea,
fusca, glabra, indehiscens, apice minute umbilicata, monosperma, peri-
carpio lenui submembranaceo.
Rami usque 5 mm. crassi, internodiis usque ultra 6 cm. longis ; petiolus
vix 7 mm. longus; lamina usque 1 dm. longa, 45 mm. lata, acumine ca. 4 cm.
longo, prope basin usque 8 mm. lato; panicula multo ultra 3 dm. longa, fere
3 dm. lata, ramis usque ultra 2 dm. longis, vix À mm. crassis; bractea usque
cm. longa, 45 mm. lata, mucrone ultra 1 mm. longo, pedicelli parte libera usque
5 mm. longa; sepala ca. 2 mm. longa: capsula ca. 7 mm. longa, 5 mm.
diametro transverso.
Re Ro
(10) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 375
Kamerun, Gross Batanga, im Buschwalde (9. IX. 1890, no 786. —
« Windende Holzpflanze. » — 17. XII. 1890 und 10. und 30.1. 1891,
n° 1009. — « Hochwindende Liane »).
3. Hewittia bicolor W. et A. — Bonamia Volkensii DAmMER.
Franz. Kongo, Bata, windend im Gesträuch und Rasen des Strand-
walls (16. IV. und 6. V. 1891, no 1189. — «Die schwefelgelben, inwendig
im Grunde roth-violetten Blüthen sind nur vormittags geöffnet »).
4. Merremia umbellata HarLıer f. var. occidentalis HALLIER f.
in Verslag Plantent. Buitenz. 1895 (Batavia 1896), p. 127.
Kamerun, im Gebüsch des Uferabhangs oberhalb der Wæœrmann-
Faktorei in Akwa-Town (17. VIII. 1889, no 157. — « In Sträuchern win“
dende Staude mit gelben Trichterblüthen »); Gross Batanga (3. IX. 1890,
n°. 754. — « Blüten gelb »).
Die an anderer Stelle‘ von mir ausgesprochene Vermutung, dass Mer-
remia umbellata in Westafrika durch die gelbblütige amerikanische
Form, in Ostafrika hingegen durch die weisshlülige ostindische Form
vertreten sei, hat sich hiermit bestätigt. Denn während DinkLAGE’s west-
afrikanische Exemplare, wie auch schon aus seinen Angaben über die
Blütenfarbe hervorgeht, beide zur var. occidentalis gehören, konnte ich
im H. Hamb. nachträglich noch feststellen, dass das von FiscHEr im
Massailande gesammelte Exemplar? nach Behaarung, Tracht und Blüten-
farbe zur var. orientalis HALLIER f. gehört.
Als neue Angehörige der Gattung Merremia sei hier beiläufig die ost-
indische M. poranoides m. (Ipomæa poranoides CLarke) erwähnt. In der
Form ihrer ungleich langen, knorpelig-häutigen Kelchblätter erinnert sie
stark an M. quinquefolia und pedata°, von denen sie sich jedoch durch
ungeteilte Blätter unterscheidet.
5. Ipomoa involucrata P. Brauv.
Kamerun, Ebea-Fälle (24. X. 1889, no 218. — « Zwischen Sträuchern
und Gräsern windende rauhe Pflanze. Stengel, Blatt- und Blüthendolden-
stiele mit rückwärts gerichteten Haaren besetzt. Blätler mattgrün, unter-
seits heller und oft mit einem Strich in’s Violette, Nerven daselbst her-
! Bull. Soc. R. Bot. Belg. 35 (1896) S. 271.
? Siehe ExGzer, Jahrb. 18, S. 114.
3 Siehe Ensı., Jahrb. 16, S. 552.
À: ét ASIE ide RO 5
376 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
vortretend, beiderseits striegelhaarig in der Richtung der primären Seilen-
nerven, herzförmig, zugespitzt. Stiel der Blüthendolde ungefähr doppelt so
lang wie der Blattstiel. Hüllblatt von der Seite gesehen einem « Drei-
master » vergleichbar, aussen ziemlich kurzhaarig, innen, namentlich
gegen die hellere Mitte, besetzt mit langen, abstehenden, graubraunen,
rauhen Haaren. Stützblätter, welche die sehr kurz gestielten Blüthen auf
der Aussenseite decken, lanzettlich rhombisch, dem Hüllblatt gleich be-
haart, nicht selten braunviolett überhaucht. Kelch bestehend aus fünf
ebenso behaarten und gefärbten, schmal lanzettlichen Blätichen, von
denen das äussersie des Kreises fast so lang wie das Stülzblatt, das
innerste aber — sie werden slufenweis kleiner — nur halb so lang ist.
Krone echt windenartig trichterig, roth. Staubfäden fünf, weiss, mit fünf
endständigen, rothen Antheren. Griffel weiss, mit starker, rother, ellipsoi-
discher, wie schwammig zusammengesetzter Narbe »); Gross Batanga
(16. II. 1891, no 1148. — « Blüthen fast weiss bis dunkelroth! Sehr ge-
meines Unkraut auf lichtem Terrain »).
6. Ipomoea littoralis Boıss. non BL.
Kamerun, Gross Batanga (17. III. 1890, no 617).
7. Ipomoea pes capræ Swekr.
Liberia, in Wegen in Harper bei Cap Palmas (21. VII. 1889, no 70);
Kamerun, Klein Batanga (1%. XII. 1889, ne 346).
Um dem Uebelstande möglichst abzuhelfen, dass Monographen in Eu-
ropa in den dürftigen Beschreibungen tropischer Gewächse der Verbrei-
tung von für das System wichtigen Eigenschaften meist vergeblich nach-
zuspüren suchen, habe ich in Buitenzorg nach dem Vorbilde von HassKaRL
ausführliche Beschreibungen von zahlreichen Arten aus den verschie-
densten Pflanzenfamilien, aber hauptsächlich aus der Familie der Con-
volvulaceen angefertigt." Es ist wohl hier ein geeigneter Ort, die
nach der lebenden Pflanze des Hort. Bog. angefertigte ausführliche
Beschreibung von Ipomea pes capr& folgen zu lassen :
Herba perennis, prostrala, caulibus prorepentibus ad nodos radican-
tibus late propagata, glaberrima, carnosa, in caulibus, petiolis, foliorum
nervis crassioribus, pedunculis, pedicellis succo copioso lacteo fœta ; cau-
! Vgl. auch meine Arbeit über «Neue und bemerkenswerte Pflanzen
aus dem malaiisch-papuanischen Jnselmeer in den Annal. jard.
bot. Buitenzorg 13. 2 (III. 1896), S. 277-278.
(12) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 377
les crassi, teretes, subangulati, apice luteo-virides, nitidi, ceterum rubes-
centes, opaci, ali elongati prostrati, alii breves erecti; petioli longi, basi
curvati, ceterum oblique erecti, rubescentes, crassi, teretes, supra canali-
culati, apice sub laminæ insertione utrinsecus nectario crasso, tuberculi-
formi, saturate rubro, excavato, a formicis nigris visitato præditi; lamina
oblique erecta, crassa, carnoso-herbacea, rotundata, basi cuneala vel obtusa
vel subcordata, apice lobis rotundatis profunde bifida, inter lobos mucro-
nala, supra læte viridis, nitida, pinninervis, nervo intermedio canaliculato,
lateralibus costato-prominentibus, utrisque quam intervenia paulo palli-
dioribus, crassis, tertii ordinis nervis prominulis, crassis, reticulatis,
pellucidis, ramis subtilissimis luce permeante tantum conspicuis, sub-
pellucidis, densissimis; lamina subtus paulo pallidior, nitidula, cavernis
respiratoriis minutis densis aëre foetis glaucescens, sub lente quasi rore *
obspersa, inconspicue glanduloso-punctata ; nervus intermedius subtus
valde prominens; nervi ceteri subtus ut in facie superiore; in folii
eulusvis axilla rami 1 vel 2 plerumque inevoluti; flores erecti,
solitarii vel in dichasiis paucifloris, raro multifloris; pedunculus in
folii axilla supra gemmulam vel ramum lateralem insertus, plerumque
longissimus, teres, viridis, nitidus, apice bractearum 2 oppositarum
deciduarum cicatricibus præditus; pedicellus longus, clavatus, angu-
latus et sulcatus, luteo-viridis, nitidus, apice secus sepala 3 externa
rimis 5 brevibus nectarifluis præditus; sepala 5 ovala, apice oblusa,
mucrone saturalius colorato terminata, dorso costis 5 longitudina-
libus cristata et transverse rugosula, viridia, cartilagineo-herbacea, mar-
gine pallidiora, membranacea, interiora exterioribus ad °/s gradatim lon-
giora et laliora, interiora 2 et intermedii dimidium ab extimo obtectum
latius membranaceo-marginala el minus conspicue costata ; corolla spe-
ciosa, infundibularis, purpurea, profunde 5-fida, tubo extus nitido, pallide
lilacino, subinde sensim ampliato et saturatius colorato, deinceps subito
in limbum patenlem expanso et in radios 5 mesopetalos fisso ; radii
mesopetali nervis 2 tumidis extus albidis distincte ab areis commissu-
ralibus limitati, apice mucronali, extus nitidi; areæ 5 commissurales
utrinque opacæ, plicis 5 longitudinalibus intus basin versus albicantibus
dimidiatæ, venis multis subtilibus paulo pallidioribus cum plica inter-
media parallelis lineatæ, margine medio profunde bifidæ ; corollæ lobi
5 mesopetali, lateribus rotundati, apice obtusi vel emarginati; corolla
intus in fauce et in fundo saturatius purpurea, in tubi parte media inter
faucem et fundum albicans, post anthesin undique deorsum involuta ;
genitalia inclusa; filamenta alba, nitore vitreo, corollæ fundo inserta,
378 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
inter se libera, sed styli basin arcte cingentia et Malvacearum columnam
staminalem imitantia, basin versus sensim inerassala et villis glandulosis
albis dense barbata, ad */; gradatim longiora ; antheræ longæ, basi sagit-
tatæ, rectæ, pallide flavæ, in connectivo tortubiles, rimis 2 longitudinali-
bus extrorsum dehiscentes; discus nectarifluus staminum columna con-
ditus. cupularis, obscure 5-lobus, croceus, nitidus; ovarium conicum,
croceum, nitidum ; stylus stamen quoad longitudinem secundum (vix
semper!) adæquans, albidus, nitore vitreo; stigmata 2 magna, semi-
globularia, paulo declinata, subtus paulo excavata, supra valde convexa,
albida, papillosa, opaca.
Petiolus usque 16 cm. longus: lamina ad 12 cm. longa, 1% cm. lata; sepa-
lum extimum ultra 6 mm. longum et 5 mm. latum, intimum 1 cm. longum et
ultra 7 mm. latum ; corolla 4 cm. longa et 65 mm. lata, tubo 2-2,5 cm. longo
et apice ca. 13 mm. lato.
8. Ipomaa paniculata R. Br. var. indivisa m. — 1. erio-
sperma P. Beauv. — I. camerunensis TAuBERT in Gartenflora 40 (1891)
t. 1352.
Kamerun, Gross Batanga (6. IX. 1890, n° 770).
9. Quamoclit pinnata Bor.
Kamerun, Akwa-Town, vereinzelt am und im Garten der Woermann-
Faktorei (15. VII. 1889, n° 153. — « Dem Boden meist anliegendes, mit
seinen Zweigen wirr in sich selbst verwundenes, zartlaubiges, hartes,
kahles Kraut, mit leuchtend rothen, schmal trichterförmigen, in einen
kurzen, aus fünf dreieckigen Zähnen gebildeten Saum auslaufenden
Kronen, fünf rothen Filamenten und einem hellweissen Griffel mit kopfiger
Narbe. Der Kelch wird gebildet aus fünf ungleichen, grünhäutigen, kurz
stachelspitzigen, bleibenden Blättchen, die nur ganz am Grunde ver-
einigt sind. »).
2. Die in Blume’s « Bijdragen tot de Flora van Nederlandsch
Indie » vorkommenden Convolvulaceen.
In den meisten europäischen Herbarien ist leider die indisch-malaiische
Flora nur sehr unvollständig vertreten und zumal waren es die in Nieder-
(14) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 379
ländisch Indien vorkommenden Convolvulaceen, über die ich bei den
Vorarbeiten zu meiner Revision des Systems dieser Pflanzenfamilie aus
den zu Rate gezogenen Herbarien nur sehr unzulängliche Auskunfterhielt.
Inzwischen habe ich jedoch Gelegenheit gehabt, nebst den übrigen ma-
laiischen Convolvulaceen des H. L. B. auch Brumr’s Belegexemplare
zu den in seinen « Bijdragen » aufgezählten Convolvulaceen zu Rate
zu ziehen, und teile nun in den folgenden Zeilen mit, in welcher Weise
dieselben zu deuten sind.
Dabei werden die augenblicklich gültigen Namen durch fetten Druck
hervorgehoben, die Synonyme hingegen cursiev gedruckt.
Die den meisten Arten beigefügten geographischen Angaben beziehen
sich auf die Gebiete, in denen dieselben von mir selbst beobachtet
wurden. Y
BLUME Bijdr. 2 (1825).
S. 708: 1. Ipomea Quamocht L. = Quamoclit pinnata (Desk.
1789) Bos. — In Westsumatra (Padang), Westborneo (Pon-
tianak) und Java hin und wieder kultiviert; amerikanischen
Ursprungs.
S. 709: 2. Ipomoea paniculata (L. 1753) R. Br. — Am Kapuas
und Sambas in Westborneo.
3. Ipomæa pes tigridis L. 1753.-- Batavia und Tand-
jong Priok.
4. Ipomea vitifohaBı. = Merremia vitifolia (Burn. 1768)
Harnier f. in EnGLer Jahrb. 16, p. 552, Verslag plantent. Buitenz.
1895 (1896), p. 127. — Von Buitenzorg bis Batavia häufig;
Westborneo.
S. 710: 5. Ipomoea hederacea (L. 1753) Jaco.
6. Ipomaa trichosperma BL. — Ip. longiflora (non
R. Br.!) var. diversifolia HALLıer f. in Versl. plant. Buitenz. 1895
(1896), p. 130.
S. 711: 7. Ipomea timorensis Br. = Ip. biflora (L. 1763) Pers. non
R. Br. — Ip. calycina CLarke ; HALLtER f. in ENGL. Jahrb. 18,
p. 129 ; Brirren in Journ. of bot. 32, p. 170.
8. Ipomea bracteata Vaur = Hewittia bicolor Wicur. —
Umgegend von Buitenzorg.
9. Ipomea luteola JAco. = Quamoclit coccinea (L. 1753)
MoencH. — Amerikanischen Ursprungs.
S. 712: 10. Ipomea bona nox L. — Calonyction bona nox Bor. —
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Verwildert bei Tjitjuruk oberhalb Buitenzorg; amerikanischen
Ursprungs.
11. Ipomæa Batatas (L. 1753) Lam. — Häufig kultiviert
um Buitenzorg und hie und da in Westborneo; amerikanischen
Ursprungs.
12. Ipomea radicans BL. — Merremia gemella (Burn.
1768) HarLier f. in Encr. Jahrb. 16, p. 552. — Batavia.
S. 713: 13. Ipomea littoralis Br. non Boss. = Ip. denticulata
(Desr. 1789) Caoisy ; HarLıer f. in ENGL. Jahrb. 18, p. 139, excl.
synn. Br. et Spr., Verslag Buitenz. 1895 (1896), p. 129. — Insel
Lombok Utan an Borneo’s Westküste.
14. Ipomea repens RotTa = Ip. reptans Porr.
S. 714: 15. Ipomea anceps \auL = Operculina Turpethum
(L. 1753) S. Manso ; HALLIER f. in Encı. Jahrb. 18, p. 120, Verslag
Buitenz. 1895 (1896), p. 127.
16. Ipomaa reptans (L. 1753) Poir. ; HaLLiıer f. in Ent.
Jahrb. 18, p. 143, Verslag Buitenz. 1895 (1896), p. 130. — Gemein
zwischen Batavia und Tandjong Priok; bei Sintang und auf
Lombok Utan in Westborneo.
17. Ipomea setosa BL. non Ker. nec GriseB. = Ip. Nil
(L. 1762) Rora; HarLıer f. in EnGz. Jahrb. 18, p. 136, Verslag
Buitenz. 1895 (1896), p. 128. — Gemein bei Padang (West-
sumatra) und Buitenzorg.
S. 715: 18. Ipomea malabarica L. = Hewittia bicolor Wichr.
19. Ipomoea aculeata BL. — Calonyction mollissimum
Zozz. = Ip. Yomæ Kurz; Praın in Journ. As. Soc. Beng. 63. 2
(1894), p. 103, excel. syn. WaLL. etc.
S. 716: 20. Ipomea pulchra Bi. = Stictocardia pulchra m. —
Von der weitverbreiteten Stictocardia titiefolia (Desk. 1789) HAL-
LIER f. in EnGz. Jahrb. 18, p. 159, Verslag Buitenz. 1895 (1896),
p. 131, unterscheidet sich die timoresische Art hauptsächlich durch
viel zierlicheren Wuchs und durch kleinere, lang zugespitzie
Blätter.
21. Ipomoea lilacina BL. non Zorı. et Mor. — Ip. fragrans
Bos. in Ener. Jahrb. 18, p. 153. — In Gesellschaft von Ipomea
denticulata Cuoisy häufig auf der Insel Lombok Utan an Borneo’s
Westküste.
22. Ipomea insuavis BL. = Ip. obscura (L. 1862) Bot. Reg.;
HALLIER f. in Exsr. Jahrb. 18, p. 140, Verslag Buitenz. 1895 (1896),
0.9.2717:
HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 581
p. 129. — Gemein von Buitenzorg bis Bata via, in Westborneo
hingegen nicht beobachtet.
23. Ipomea speciosa L. fil = Rivea nervosa (Burn.
1768) m. — Stimmt in der Beschaffenheit ihrer grossen, holzigen
Früchte und durch ihre unterseits silberweiss filzigen, oberseits
weiss umrandeten Blätter mit R. ornata und R. hypocrateriformis
überein, unlerscheidet sich aber sehr wesentlich durch die Form
der Blumenkrone und mag daher eine neue mit Eurivea nächst
verwandte Sektion bilden, für die ich EnpLicHer’s von RHEEDE
übernommenen Namen Samudra (sub Argyreia, characl. mutat.)
beibehalte.
24. Ipomea trichotosa BL. = Argyreia capitata (VAHL
1794) Guossy. — Dschungel bei Depok.
S. 718: 25. Ipomoea verrucosa BL. — Der Ip. sepiaria Keen.
sehr nahe verwandt. — Batavia und Tandjong Priok.
26. Ipomæa amena BL. = Ip. acuminata (Vauz 1794)
- R. et Scn. ; Haute f. in Verslag Buitenz. 1895 (1896), p. 128 var.
(non Meıssn. nec BAKER) — /p. congesta R. Br.; HALLIER f. in ENGL.
Jahrb. 18, p. 137.
27. Ipomea bifida Van = Merremia umbellata (L. 1753)
HALLIER f. ß. orientalis Harrer f. in Verslag Buitenz. 1895
(1896), p. 132, Bull. Soc. R. Bot. Belg. 35 (1896), p. 270. — Gemein
von Buitenzorg bis Batavia,in Westborneo und aufPinang.
S. 719: 28. Ipomæa nymphæfolia Bu. non Grises. = Merremia
nymphæifolia Hazuer f. in Verslag Buitenz. 1895 (1896),
p.127.— Hie und da bei Buitenzorg und Depok und gemein in
Westborneo.
3. 720: 29. Ipome&a maritima R. Br. = Ip. pescapræ (L. 1753)
SWEET; HALLIER f. in ENGL. Jahrb. 18, p. 145, Verslag Buitenz.
1895 (1896), p. 130, Bull. Soc. R. Bot. Belg. 35 (1896), p. 274. —
Gemein bei Batavia und Tandjong Priok, auf der Insel Lom-
bok Utan an Borneo’s Westküste und auf Pinang.
30. Ipomea Reinwardtiana Br. = Argyreia Reinward-
tiana Mn.
31. Ipomea sericea BL. = Argyreia mollis (Burn. 1768)
Cnossy. — Nicht selten bei Buitenzorg, Depok und Batavia.
0 8.721: 32. Ipomea filicaulis BL. — Merremia hastata (Desk.
1789) Hazuer f. in Ense. Jahrb. 16, p. 552, 18, p. 117, Verslag
Buitenz. 1895 (1896), p. 126. — Vereinzelt bei Padang (West-
sumatra), Buitenzorg,in Westborneo und auf Singapur.
382 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
33. Ipomea uniflora Burm. = Aniseia martinicensis
(Jaco. 1763) Cuoısy; HALLIER f. in ENG. Jahrb. 18, p. 96. — Bei
Suka Lanting und Smittouw am Kapüas in Westborneo.
34. Ipomea linifolia BL. = Merremia cæspitosa (Roxe.
et Warr. 182%) Hauuier f. in ENGL. Jahrb. 16, p. 552. — Hie und
da bei Buitenzorg und auf Singapur.
S. 722: 35. Lepistemon flavescens Bı.; HaıLıer f. in Verslag
Buitenz. 1895 (1896), p. 128. — Häufig bei Buitenzorg.
36. Breweria cordata BL. = Bonamia semidigyna (Roxs.
ei Warr. 1824) Haruıer f. in Encı. Jahrb. 16, p. 528, 18, p. 90
(excl. syn. Breweria abscissa Cnoisy !), Verslag Buitenz. 1895
(1896), p. 125. — Hie und da bei Buitenzorg.
S. 723: 37. Porana volubilis L. — Batavia.
S. 724: 38. Convolvulus parviflorus Var = Jacquemontia pani-
culata (Burm. 1768) HALLıer f. in ENGL. Jahrb. 16, p. 541, 18,
p. 95. — Bei Tandjong Priok, wo sie rosenrote Blüten be-
sitzt.
"39. Evolvulus javanicus BL. = E. argenteus R. Br. (1810);
HALLIER f. in ENGL. Jahrb. 18, p. 86 non Pursx.
3 (1826).
S. 1047: 40. Erycibe Rheedii BL. — Von der gelbblütigen E. pani-
culata Roxs., mit welcher sie vereinigt wurde, gänzlich verschie-
den. Grosser Strauch mit dicken Zweigen, geisselartigen, zuweilen
windenden Langtrieben und kleinen, weissen Blumen in grossen,
reichblütigen, endständigen Rispen. Häufig in den nordöstlichen
Partieen des Dschungels bei Depok, auch ein einzelner Strauch
am Tjiluwar östlich von Buitenzorg.
44. Erycibe glomerata Bı. non War. = E. albida PRAIN
in Journ. As. Soc. Bengal 63, 2 (189%), p. 87. — Nur eine schmal-
blättrige Varietät dieser Art ist die von Beccarı in Borneo ge-
sammelte E. angustifolia HaLLıer f. in Encı. Jabrb. 16, p. 524 in
nota. Warrich’s E. glomerata ist von der Buume’schen gänzlich
verschieden und mag daher künftighin den Namen E. Wallichü
Praın et HALLIER führen.
S. 1048: 42. Erycibe tomentosa Bı. ; Harıer f. in Verslag Buitenz.
1895 (1896), p. 126. — Häufig im Dschungel bei Depok, seltener
nördlich von Buitenzorg.
(18) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 289
3. Amerikanische Convolvulaceen.
(Hierzu Tafel XII, XII, XIV.)
L
1. Evolvulus confertus (Cnoısy) HALLIER f. in Ener. Jahrb. 16
(1895), p. 502, nota À (tab. nostra XI, fig. 1). — E. gypsophiloides B. con-
fertus Gnoısy in DG., Pr. 9 (1845), p. 443. — E. cricæfolius a. subca-
pitatus Meıssn. in Marr. Fl. Bras. 7 (1. VII. 1869), p. 340.
Intermedius inter E. gypsophiloidem Morıc. et ericæfolium MaRT. —
Herba suffrutescens, stricte erecia, apice ramosa, ramis stricte erectis
simplicibus, sericea, foliis minutis sessilibus lanceolato-subulatis acutissi-
mis cauli appressis dense imbricatis supra (i. e. intus) viridibus subtus
(1. e. extus) sericeis vestita ; caulis partes inferiores cum foliis argenteæ,
rami cum foliis fulvo-sericei ; flores in caulis et ramorum apice pauci,
subcapitati, axillares, subsessiles, parvi; sepala ovato-lanceolata, acu-
tissima, extus fulvo-sericea; corolla infundibuliformis, coerulea, fasciis
mesopetalis albidis, apice extus fulvo-sericeis, penicillatis.
Herba vix 2 dm. alta, caule sub ramis ca. 13 cm. longo, ramis ca. 7 cm.
longis; folia ca. 7 mm. longa, paulo ultra I mm. lata; calyx ca. 4 mm. longus;
corolla ca. 8 mm. longa.
Brasilien, Prov. Jacobina (BLancHher 1843, n° 3633, H. Boiss., DC.,
Del., Vind.).
2. Evolvulus rotundifolius (Wars) Hazuter f. L c. 16, p. 530
et 535 (tab. nostra XI, fig. 2). — PBreweria rotundifolia Waïson in
Prince Exs. 1887, no 1341.
Evolwulo holosericeo H. B. K., discolori BENTH., sericeo SwARTZ et præci-
pue E. prostrato Roginson affinis ; herba prostrata, longe ramosa, habitu
Linariæ spuriæ, perennis; radix palaris, longa, crassiuscula, apice ramo-
rum defunctorum rudimentis ramosa ; rami longi, simplices vel parce
iterum ramosi, tenues, lignescentes, teretes, sicut petioli, foliorum brac-
tearumque facies infera, pedicelli, calycis facies externa appresse griseo-
hirsuti, subsericei; folia alterna, disticha, breviter petiolata, elliptico-
ovata, obtusa, submucronulata, herbacea, supra viridia, glabra, subtus
paulo pallidiora, prope basin subpalmato-5-7-nervia, nervo intermedio
tamen ceteris multo longiore et robustiore, supra basin iterum nervis
angulo acutissimo ascendentibus parce ramoso; nervi utrinque, at
LS
PES US En
384 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
præcipue subtus prominuli; pedicelli breves, axillares, solitarii,
uniflori, teretes, tenues, prope basin bracteis binis parvis oppositis
spathulato-lanceolatis foliaceis suffulti ; flores parvi; sepala lanceolata,
acuta, subæqualia, ad °/s imbricala, herbacea, intus viridia, glabra; corolla
parva, rosea, tubuloso-infundibuliformis, post anthesin dextrorsum con-
torta ; fasciæ 5 mesopetalæ extus appresse sericeæ, ab areis com-
missuralibus male limitatæ; genitalia inclusa; filamenta 5 tenuissima,
corollæ profunde inserta, insertionem versus abrupte dilatata, utrinsecus
subdentata, quasi stipulata,eglandulosa; antheræ parvæ, breves, introrsæ;
pollen dodecaëdrieus ; discus annularis; ovarium glabrum, 2-loculare,
&-ovulatum ; styli 2 profunde bifidi, ramis facie interiore fere usque ad
basin stigmatoso-papillosis; capsula parva, glabra, ochracea, 4-valvis,
9-Jocularis, 4-sperma ; pericarpium tenue, chartaceum, fragile ; sæp-
tum tenuissimum, pallidum, membranulosum, pellucidum; semina
parva, atrata, glabra, opaca, trigona, dorso convexa, lateribus introrsis
plana, introrsum prope basin minute umbilicata.
Radix ultra 1 dm. longa; rami usque ultra 2 dm. longi, internodiis ca. 1 cm.
longis; petiolus ca. 2 mm. longus; lamina 8-23 mm. longa, 4-17 mm. lata ;
bracteæ usque ultra 4 cm. longæ, vix 2 mm. latæ ; pedicelli 5-8 mm. longi:
sepala 4-5 mm. longa, ultra 41 mm. lata; corolla ca. 7 mm. longa ; capsula
ca. à mm. diametro ; semina 2,5 mm. longa.
Oberhäute beider Blattseiten einander ähnlich, Zellen ziemlich gross, mit
bogig polygonalen bis seicht wellig verzahnten, glatten Aussenwänden ; Spalt-
öffnungen beiderseits dicht, unterseits dichter, klein, mit 2 oder 3 Nachbar-
zellen, kaum umwallt; Drüsenköpfchen wie bei Séylisma, doch meist
paarweis; Deckhaare am erwachsenen Blatt äusserst selten, mit 2 langen
Armen, dickwandig, englichtig, wenig aufwärts gekrümmt, kurz gestielt, an den
Zweigen mit sehr kurzem unterem und sehr langem oberem Arm; Blattfleisch
fast centrisch, ziemlich dick, dicht, dünnwandig, Palissadenzellen gross, mehr-
schichtig, im Profil eckig, nach unten zu kürzer und unregelmässiger werdend ;
Gefässbündel wie bei Stylisma; Nädelchen und Kryställchen in Menge
im Blattfleisch ; Drusen fehlen; Sekretzellen zahlreich in der Mittelebene
des Blattfleisches, nicht sehr gross, mit hellbraunem Inhalt, durchscheinende
Punkte verursachend.
Mexico, state of Chihuahua, damp places, pine plains, base of the
Sierra Madre (PRINGLE 30. IX. 1887, no 1341, unter dem Namen Breweria
rotundifolia Watson n. sp., H. Barb.-Boiss. und Calc.).
Eine diesem verwandte, noch näher aber dem E. disolor BEentH. stehende
Art lag mir vor in folgenden Exemplaren :
(20) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 389
Mexico (Hecewiscu, H. Gott.), Vallée de Mexico (Bourskau, n° 393,
H. Boiss. ; SCHAFFNER, n° 731 und n° 440, H. Gott.).
Bei genauer Vergleichung dieser Exemplare, von denen mir augen-
blicklich keines zur Hand ist, mit PRINGLE Exsicc. mex. 1893, no 4445,
wird sich vielleicht herausstellen, dass sie zu Evolvulus prostratus Ros.
in Proc. Amer. Ac. 29 (1894), Just, Jahresb. 22. 2 (1896), p. 47 gehören.
3. Jacquemontia Gurtisii PETER ms. ; Harıer f. 1. c. 16, p. 543
(t. XIII, f. 1).
Specim. herb. Mon.: Suffrutex prostratus sarmentosus, habitu inter
Jacq. pentantham Don et ovalifoliam (Caoisy) HALLIER f. intermedius, gla-
ber; rami complures e caudice brevi crasso hypogæo nati, graciles, ramosi,
basi lignescentes, apice herbacei, tereles, virides ; folia parva, breviter
petiolata, elliptica vel obovata, basi acutiuseula, apice oblusa vel emargi-
nata, mucronata, pinninervia, herbacea, viridia, subtus pallidiora nervis-
que saturatius tinctis obscure lineata; nervilaterales utrinsecus 2-3,
angulo acuto ascendentes ; pedunculi axillares, solitarii, erecti, foliis
longiores, 1-2-flori, nune infra, nunc supra medium bibracteati; bracteæ
minute, subulatæ; sepala late ovata, acuta, margine patula, apice recurva,
herbacea, viridia, intima 2 multo minora et breviora ; corollæ infundi-
bularis ceerule& (?) fasciæ 5 mesopetalæ nervis numerosis parallelis sub-
tiliter lineatæ, a segmentis commissuralibus bene limitatæ; antheræ
parvæ, sagittatæ; pollen inermis, granulosus; stylus slamina vix
superans ; stigmata 2 oblonga, recurva.
Rami usque ultra 3 dm. longi, seniores vix 2 mm. crassi, internodiis 3 mm.-
3 cm. longis; petiolus 3-5 mm longus ; lamina usque 15 mm. longa, 9 mm.
lata; pedunculus infra bracteas 3-15 mm., pedicellus usque ultra 1 cm.
longus ; calyx 5 mm., corolla 15 mm. longa.
Southeast Florida, rocky pine woods between the Everglades and
Biscayne Bay (A. H. Curriss, n° 2170 ex. p. unter dem Namen Jacq. vio-
lacea Cuoisy, H. Ber., Boiss., Mon. — « Floret mense Junio »).
4. Calystegia atriplicifolia sp. n. (t. XIII, f. 2). — Conv. califor-.
nicus Gray Fl. Amer. 2.1 (1878), p. 435 ex. p. non CHoisy.
Specim. herb. Mon. : Herba humilis, erecta (?), subvolubilis, glaber-
rima; caules tenues, teretes, flexuosi, virides, basi rubescentes ; folia
forma Atriplicem imitantia, superiora longiuscule, infima longissime petio-
lata ; petiolus lamina decurrente anguste marginatus ; lamina hastato-
BULL. HERB. BOISS., mai 1897. 28
386 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (21)
triloba, supra viridis, subtus glaucescens, triplinervis vel quintuplinervis,
utraque facie nervis raris divergentibus pallidis lineata, subtus præterea
venis saturatius tinctis obscure reticulata, inter lobos laterales cuneatim
in petiolum extenuata, lobo intermedio multo maiore, late ovato, acumi-
nato, conspicue mucronato (in foliis infimis nonnunquam obtuso, emar-
ginalo), lobis lateralibus transverse distantibus, obtruncatis, subbilobis,
lobulis subæqualibus vel altero minore, obtusis vel acutiusculis; pedun-
culus petiolo longior, uniflorus, gracilis, teres, basi tenuis, apicem
versus sensim incrassatus, apice bracteis decurrentibus angulatus, pallide
viridis; bracteæ 2 magnæ, late ovatæ, acutæ, mucronulatæ, calycem
(multo breviorem) prorsus involucrantes, parum inflatæ, obscure carinatæ,
herbaceæ, pallide virides, margine violascentes, obscure reticulato-venosæ;
corolla forma, magnitudine, colore ut in C. sepium (L.) aut. non R. Be. ;
antheræ, pollen, stigmata ut in C. sepium aut. — Inter hanc et
C. subacaulem Hook. et Arn. intermedia.
Rami usque 3 dm. longi, internodiis inferioribus usque 8 cm. longis; petioli
et pedunculi usque 8 cm. longi ; lamina usque ultra 6 cm. longa, ultra 7 cm.
lata, lobo intermedio usque 4 cm. longo, basi 4 cm. lato, lateralibus usque 2 cm.
longis, 15 mm. latis; bracteæ 23 mm. longæ, ultra 15 mm. latæ; corolla
5 cm. longa.
Oregon (Howeıı, H. Ber., Boiss., DC., Del.); Washington, Mount
Paddo (Adams) : W. N. Suxsporr 14. VII. 1886, n° 183 unter dem Namen
Convolvulus sepium L., H. Mon.
5. Ipomoea ($. Pharbitis) decasperma sp. n. (t. XIV).
Specim. herb. Boiss.: Herba e radice magna, crassa, tuberosa, nigra
perennis, gracilis, volubilis; caulis brevissimus, apice pluriramosus,
ramis longissimis, simplicibus, tenuibus, teretibus, sicut petioli, foliorum
facies infera, pedunculi, sepalorum facies externa appresse hirsutis, inter-
nedüs longis ; petiolus longus, tenuis, erecto-patens; lamina in petioli
apice extrorsum declinata, maiuscula, herbacea, hastato-3-loba vel lobis
basalibus nonnunquam iterum bifidis sub-5-loba, supra lobos basales (sub-
patentes oblique divergentes) pandurato-constricta, apice sensim in acu-
men aculum mucronulatum extenuata, basi profunde et anguste sinuata,
supra viridis, pilis raris secus nervos densioribus appressis parce hirsuta,
glabrescens, subtus densius hirsuta, pallidior vel nonnunquam violascens,
reticulato-venosa, pinninervis, nervis lateralibus basalibus densioribus,
infimis 2 in lobos basales recurvis, pinnatiramosis, ceteris angulo acuto
a PE SU
(22) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 387
ascendentibus; pedunculus axillaris, solitarius, petiolo multo longior,
uniflorus, teres, basin versus sensim atlenuatus, supra medium articu-
latus bracteisque 2 minutis linearibus oppositis præditus ; sepala maius-
cula, herbacea, viridia, subæqualia, late subcordato-ovata, acute acumi-
nata, basi capsulæ arcte appressa, ima basi connata ; ca psula calycem
vix adæquans, globosa, glabra, styli basi apicata, 5-valvis, 5-locularis,
10-sperma ! valvis 5 demum iterum bifidis, pericarpio chartaceo-lignoso,
fragiliÄ, ochraceo, seplis 5 tenuissimis membranulosis pallidis pellucidis ;
semina 10 subdiscoidea, trigona, nigricantia, pube minutissima bre-
vissima cinerascentia, opaca, introrsum prope basin conspicue umbilicata ;
cotyledones magn&, virides.
Radix usque ultra 5 cm. longa ;, caulis communis vix 3 cm. longus ; rami
usque ultra 4 m. longi, ca. 1 mm. crassi, internodiis usque 8 cm. longis; petio-
lus usque 3 cm. longus; lamina usque 45 mm. longa, loborum basalium acu-
minibus 25-30 mm. distantibus, lobo intermedio usque 25 mm. longo, basi usque
2 cm., medio usque 25 mm. lato; pedunculus usque 18 mm., pedicellus
usque 14 mm. longus; bracteæ ca. 4 mm. longæ, vix 1 mm. late; sepala
pæne 15 mm. longa, 8 mm. lata ; capsula ca. 12 mm. diametro, apiculo pæne
2 mm. longo; semina ultra 4 mm. longa.
Mexico (Scamrrz, n° 108, H. Vind.), Vallée de Mexico (E. BouRGEAU,
n° 497, H. DC. ; 15. IX. 1865, n° 792, H. Boiss.; 28. VIII. 1865, no 797,
H. Boiss. und DC.).
Die Fünfzahl der Fruchtblätter ist nicht etwa eine zufällige, vielmehr
fand ich sämtliche 4 Kapseln der beiden Exemplare des Herb. Boiss. zehn-
klappig. Diese Thatsache verdient um so mehr Beachtung, als nach
EicHhLer! zuweilen auch bei der ebenfalls zur Sektion Pharbitis gehö-
rigen Ipomea purpurea 5 Fruchtblätter vorkommen.
Hamburg, den 7. März 1897.
(Fortsetzung folgt).
1 Ercucer, Blütendiagr. A (1875), S. 192.
388
II oO u
SUR UN
NOUVEAU CYCADEOSPERMUM DE L'OXFORDIEN
PAR
René MAIRE
Le genre Cycadeospermum a été créé par Saporta ' pour des graines
trouvées isolément à l’état fossile et paraissant devoir être rapportées à
des Cycadées. Un assez petit nombre de Cycadeospermum jurassiques a
été décrit par les auteurs, et parmi eux, un seul, le Cycadeospermum
Schlumbergeri Sap., du callovien supérieur de Villers-sur-Mer (Calvados),
était donné comme ayant des côtes et des sillons bien prononcés. Celui
qui va être décrit ci-dessous possède le même caractère et appartient à
une formation géologique d’äge peu different.
Il y a quelques années, mon excellent ami A. Jourdy, de Gray, explo-
rant une marnière à Villers-sous-Montrond ? (Doubs), y recueillit une
graine fossile dont il me confia dernièrement la détermination. Après
avoir consulté les quelques ouvrages que j'avais sous la main, c’est-à-dire
Zittel, Saporta, Schimper, et en avoir référé à mon excellent maître,
M. Collot, je reconnus avoir affaire à un Cycadeospermum très voisin de
C. Schlumbergeri Sap. et paraissant nouveau.
Quelques jours après, ayant eu l’occasion de voir à Paris MM. Bureau et
Renault, je leur soumis mon fossile. Ils reconnurent tous deux qu'il
constituait une espèce nouvelle et m’engagerent à le décrire. M. Fliche,
que j'avais aussi consulté, fut du même avis. Je me décidai alors à décrire
cette espèce sous le nom de Cycadeospermum Collotianum, en le dédiant
à M. Collot.
1 Saporta, Plantes jurassiques, p. 235.
? Villers-sous-Montrond est entre Besançon et Ornans, non loin de cette der-
nière ville.
(2) RENÉ MAIRE. NOUVEAU CYCADEOSPERMUM DE L’OXFORDIEN. 389
Avant de donner la description du C. Collotianum, il convient de dire
quelques mots de l’endroit où il a été trouvé, au point de vue géologique,
d’après les fossiles qu'y a recueillis M. Jourdy et les renseignements qu’il
m'a donnés. Je dois ici adresser tous mes remerciements à M. Collot pour
l’obligeance avec laquelle il a bien voulu m'aider dans l'étude des fossiles
recueillis à Villers-sous-Montrond.
La marnière où a été trouvé notre Cycadeospermum est située sur le
flanc de la colline qui domine le village de Villers-sous-Montrond.
L’oxfordien y présente la coupe indiquée dans notre fig. 1.
zn
ah In)
Fig. 1. — Coupe de l’oxfordien à Villers-sous-Montrond.
La couche C renferme Peltoceras arduennensis, Cardioceras cordatum,
Perisphinctes sp., Oppelia oculata, O. crenata (0. Renggeri), Harpoceras
Henrici, Belemnites hastatus, Gryphaea dilatata, Turbo sp., Pleuroto-
maria Sp., Rhynchonella Thurmanni (différant un peu de celle du calcaire
à chailles par sa valve dorsale plus bombee et paraissant une mutation
plus ancienne), Terebratula dorsoplicata, Aulacothyris pala, Balanocrinus
pentagonalis, etc.
Dans la couche B domine Cardioceras cordatum.
Dans la couche À, M. Jourdy a recueilli le Collyrites bicordata et des
Ostrea.
La faune de C et de B est celle des marnes de Palente près Besançon :
elle permet de placer ces deux couches à la base de l’oxfordien entendu
selon la nouveile classification des terrains de Lapparent et Munier-
Chalmas, c’est-à-dire dans l’oxfordien moyen des auteurs qui ne rangent
pas le divésien (zone à Peltoceras athleta, Cardioceras Mariae, Cosmoceras
Duncani, Amaltheus Lamberti) dans le callovien. C’est dans la couche C
qu’a été rencontré le Cycadeospermum Collotianum, qui doit donc être
rapporté à l’oxfordien inférieur, tandis que le C. Schlumbergeri, trouvé
dans les marnes de Villers-sur-Mer (Calvados) avec Peltoceras athleta et
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Cardioceras Mariae* appartiendrait plutôt au sommet du callovien supé-
rieur.
L'âge du Cycadeospermum Collotianum étant établi par les considé-
rations qui précèdent, voici la description de ce fossile :
Cycadeospermum Collotianum n. sp.
C. semine ovato-conoideo, paullulum complanato, 28 mm. longitudine,
23 mm. latitudine metiente, usque ad 18 mm. crasso, basi truncato inser-
tionisque causa cicatrisato, costis plurimis sulcos totidem delineantibus,
alüs usque ad apicem (ubi connivent) extensis, alüs alternantibus nec
apicem adtingentibus, prædito.
Hujus speciei specimen unicum leg. amic. A. Jourdy ; quam cl. Collot
Universitati Divionensi professori dicavit auctor. Oxfordien inférieur
(zone à Cardioceras cordatum et Oppelia crenata) de Villers-sous-Mont-
rond (Doubs).
L’unique spécimen du Cycadeospermum Collotianum appartient à la
collection de M. A. Jourdy, 19, rue des Promenades, à Gray (Hie-Saöne).
Des moulages existent au Musée de l’Université de Dijon et au Muséum
de Paris.
Le Cycadeospermum Collotianum est voisin du C. Schlumbergeri Sap.
tant par ses fortes côtes et ses sillons que par sa forme générale, mais il
s’en distingue aisément par sa taille plus grande, sa section oblongue-
elliptique et non tétragone, ses côtes principales plus nombreuses, ses
côtes secondaires bien plus fortes, peu nombreuses, alternant avec les
principales, s’atténuant de la base au sommet et disparaissant avant le
sommet de la graine, qui est plus obtus que dans le C. Schlumbergeri. Les
deux faces sont inégalement bombées : la plus convexe a ses côtes prin-
cipales noueuses vers leur milieu et à cette hauteur s'arrêtent les côtes
secondaires ; sur l’autre face, les côtes principales sont lisses et les côtes
secondaires s’avancent jusque près du sommet.
Cette graine est pyriteuse comme la plupart des fossiles qui l’accom-
pagnent dans l’oxfordien inférieur de Villers-sous-Montrond ; sa surface
est par endroits un peu craquelée et formée surtout d’une matière
charbonneuse mêlée d’hydrate ferrique, provenant évidemment par épi-
génèse du sulfure ferrique qui reste intact au-dessous et se voit sur une
cassure.
! Lapparent, Traité de géologie, Are edit., p. 862.
(4) RENÉ MAIRE. NOUVEAU CYCADEOSPERMUM DE L'OXFORDIEN. 391
L’affinit& de cette graine avec le Cycadeospermum Schlumbergeri est
particulièrement intéressante, car ce dernier était jusqu'alors un fossile
absolument isolé. Il n’existe en effet aucun autre Cycadeospermum,
à ma connaissance du moins, qui soit muni de côtes et de sillons.
Quelques espèces comme C. arcis Fliche, C. Matthæi Fliche possèdent
quelques ondulations superficielles, mais ces ondulations ne sont nulle-
ment comparables aux côtes des C. Schlumbergeri et C. Collotianum. Ces
Fig. 3.
Fig. 2. — Cycadeospermum Collotianum, face à côtes noueuses.
Fig. 3. — Cycadeospermum Collotianum, face à côtes non noueuses.
Fig. 4. — Cycadeospermum Gollotianum, vue de la base.
Nora. — Les figures sont de grandeur naturelle.
dernières donnent à ces graines un aspect absolument spécial, de sorte
qu'il y aurait peut-être lieu d’en faire un genre distinct. Mais, comme le
fait remarquer très justement M. Fliche, il serait bon de ne démembrer
un genre laissé à dessein aussi vague que le genre Cycadeospermum sans
s'être assuré de ce que sont les côtes chez les graines de Cycadées actuel-
les qui en possèdent, ce qui ne peut se faire si l’on n’a pas sous la main
une grande collection. J’ajouterai que pour M. Renault, les côtes des
C. Schlumbergeri et Collotianum seraient peut-être dues à la dessiccation
d’une pulpe charnue, ce que supposait déjà Saporta pour la première de ces
deux espèces. Mais il semble que les côtes présentent trop de régularité
pour avoir cette origine. D’après M. Collot, il y aurait peut-être eu autour
de la graine une enveloppe plus ou moins charnue pourvue de bandes
RE AP ET PO PE NE NE TP PE ED eee PQ et A Elo re a raie et NO OPA Er 0 Ko ee ARE, a N a a PES ER si
PE à ONE x A & i # ONE TER a een
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
selerenchymateuses qui auraient dessiné les côtes par suite de l’affaisse-
ment des tissus dans les intervalles. Enfin je ne serais pas éloigné de
croire que sous une pulpe plus ou moins épaisse, aujourd’hui disparue,
l’amande était entourée d’un vérilable noyau sclérenchymateux à bandes
de renforcement plus épaisses dessinant des côtes et des sillons. Ce qui
semble venir à l’appui de ces deux dernières hypothèses, c’est que les
argiles à ammonites de Villers-sous-Montrond accusant un faciès de mer
assez profonde, la graine a dû être charriée longtemps par l’eau : or on
comprendrait difficilement qu'une pulpe charnue ait résisté à une pareille
macération.
En attendant qu’un spécialiste ayant sous la main les collections néces-
saires puisse démembrer à bon escient le genre Cycadeospermum, les
CG. Schlumbergeri et Collotianum n’en forment pas moins un groupe à part
dans ce genre, groupe qui, en attendant mieux, pourra constituer le sous-
genre Pleurocycadeospermum, tandis que les autres espèces pourront être
groupées provisoirement dans le sous-genre Leiocycadeospermum.
Le groupement des espèces jurassiques françaises de Cycadeospermum
pourra donc être établi ainsi :
Gen. CYCADEOSPERMUM Sap. = Cycadinocarpus Schimp.
Subgen. I. — Leiocycadeospermum Nob. — Graines lisses ou à peine ondulées.
C. Hettangense Sap., C. Wimillense Sap., C. Pomelii Sap., C. arcis Fliche,
C. Matthaei Fliche, C. Soyert Fliche.
Subgen. II. — Pleurocycadeospermum Nob. — Graines munies de fortes côles
séparant des sillons profonds.
C. Schlumbergeri Sap., C. Collotianum R. Maire.
Dans la même couche que le Cycadeospermum Collotianum, M. A. Jourdy
a trouvé un bois fossile dont j'ai eu un échantillon entre les mains. Trans-
formé en une matière charbonneuse mélée à une proportion assez grande
de sulfure ferrique et d’hydrate ferrique, et friable, cet échantillon paraît
difficilement utilisable.
Je terminerai en adressant mes plus vifs remerciements à MM. Bureau,
Collot, Renault et Fliche, dont les conseils m’ont été d’un si grand secours,
et à M. Autran qui a bien voulu accueillir dans le Bulletin de l Herbier
Boissier cette note, qui est le premier travail de paléontologie végétale
publié dans ce recueil.
Dijon, 10 février 1897.
393.
Beiträse
zur
Kenntniss der schweizerischen Rostpilze
von
Ed. FISCHER
1. Uromyces Dietelianus n. sp.
Uromyces-Arten sind bisher auf Carex nur in geringer Zahl bekannt
geworden : Spegazzini beschreibt in seinen Fungi patagonici ' einen
U. magellanicus auf Carex pallida. Ferner gehört hieher Halsted’s? U. peri-
gynius auf den Fruchtschläuchen von Carex intumescens in N. Amerika.
In Sydow’s Uredineen N° 1003 wurde derselbe Pilz auf den Blättern von
Carex pubescens ausgegeben. Uromyces caricis Peck° ist dagegen nach
Dietel * kein Uromyces, sondern die Uredoform einer Puccinia (P. caricis-
strictæ Dietel).
Im August 1893 fand ich auf der Bütschialp (bei c. 1800 M. über Meer)
und über dem Allenbachgraben (bei c. 1400 M.), beides in der Nähe von
Adelboden (Berner Oberland) auf den Blättern von Carex sempervirens
einen Uromyces, der von den genannten Arten verschieden ist, dessen
Beschreibung wir hier folgen lassen :
Uredolager klein, lange von der Epidermis bedeckt bleibend. Uredo-
sporen hellbraun, kugelig oder ellipsoidisch, 24—28 y, lang, bis 21 y
1 Boletin de la Academia Nacional de Ciencias de Cordoba Tomo XI, p. 29
des Sep. Abdruckes.
2 Journal of Mycology, Vol. 5, 1889, p. 11.
® 24 Report of the state Bolanist, New-York, p. 90.
4 Bemerkungen über einige in- und ausländische Rostpilze. Hedwigia 1889,
p. 19 bis 23.
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
breit; Membran mit sehr locker stehenden farblosen kleinen Stacheln
besetzt; Keimporen 2—3. Teleutosporen in den gleichen Lagern auftretend
wie die Uredosporen ; braun, ziemlich verschieden gestaltet, bald gleich-
seitig, bald unsymmetrisch, der Scheitel oft etwas vorgewölbt, namentlich
varürt auch das Verhältniss von Länge und Breite ; Länge 20-35 u,
Breite 20— 24 u; Membran glatt, c. 2-3 y dick, am Scheitel mit meist
ziemlich breiter, etwas hellerer Kappe von meist 3—6 y. Höhe. Stiel farb-
los, länger oder gleich lang wie die Spore. — Es dürfte sich hier um eine
hetercecische Art handeln, doch schlugen einige Versuche, die ich zur
Lösung dieser Frage anstellte, fehl.
Uromyces Dietelianus unterscheidet sich von U. Mugellanicus, soweit
sich dies aus Spegazzinis Beschreibung entnehmen lässt, durch den Besitz
einer Scheitelpapille an den Teleutosporen; U. perigynius hat kleinere
Teleutosporen (19—24 y lang, 14—17 y breit, daneben dünnwandige von
31—35 y Länge und 10—13 y. Breite, nach den Exemplaren in Sydow
Uredineen N° 1003) mit stärkerer und breiterer Verdickung am Scheitel.
2. Epilobium-bewohnende Puccinien.
Auf Epilobium Fleischeri findet man in den alpinen Bachgeröllen zu-
weilen eine Puccinia, welche in den Pilzfloren (z. B. bei Winter in Raben-
horst’s Kryptogamenflora Edit. 2) zur Puccinia Epilobü-tetragoni gerechnet
wird. Ich sammelte dieselbe z. B. auf den Moränen unterhalb der Gletscher-
alp bei Saas-Fee im Wallis und auf Bachgeröllen hinter Surlej bei Silva-
plana. In beiden Fällen fiel mir aber das Fehlen der Uredolager auf und
die ganze Art des Auftretens des Pilzes spricht dafür, dass durch die
Infektion mit Aecidiosporen direkt Teleutosporenlager hervorgebracht
werden. Die Aecidien treten ähnlich wie bei Puce. Epilobii-tetragoni in
grosser Zahl an der Blattunterseite auf, dieselbe dicht bedeckend, auch
sind die befallenen Sprosse etwas deformirt, woraus zu schliessen ist,
dass das Mycel dieselben auf grössere Strecken durchzieht. Etwas später
zeigten sich zum Theil an den æcidientragenden Exemplaren selber, ganz
besonders aber an den in der Umgebung der letztern stehenden Epilobien
Teleutosporenlager. Diese letztern sind rundlich, frühzeitg nackt, schwarz-
braun gefärbt und treten zerstreut sowohl an der Ober- als an der Unter-
seite der Blätter auf, welche durch das Teleutosporenmycel in keiner
Weise deformirt werden. Diese Lager bestehen ausschliesslich aus Teleuto-
sporen : bloss in einem einzigen Präparate sah ich vereinzelte Uredo-
sporen, die aber wohl eher von einer Verunreinigung herrühren.
Fe ve
(3) ED. FISCHER. SCHWEIZERISCHE ROSTPILZE. 395
Dieses Fehlen der Uredosporen lässt nun zwei Schlüsse zu : entweder
haben wir es hier mit einer von Pucc. Epilobü-Tetragoni verschiedenen
Art, einer Pucciniopsis zu thun, oder aber das Fehlen des Uredo ist eine
direkt durch den hohen Standort (1800 M. und darüber) hervorgerufene
Verkürzung des Entwicklungsganges von P. Epilobü-Tetragoni, mit andern
Worten : in die Ebene gebracht, würde der Pilz Uredo bilden. Genauere
mikroskopische Untersuchung der Teleutosporen und Vergleich derselben
mit denen von P. Epilobü-Tetragoni entschied für erstere Annahme,
indem sich scharfe, wenn auch kleine morphologische Verschieden-
heiten zwischen beiden Arten ergaben : die Teleutosporen auf Epilobium
Fleischeri sind birnförmig oder ellipsoidisch, unten gewöhnlich in den
Stiel verschmälert, am Scheitel meist stumpf papillenförmig ausgezogen,
oft etwas ungleichseitig, seltener gerundet, an der Grenze beider Zellen
etwas eingeschnürt, 28—35 y lang, 17—21 y breit ; die obere Zelle ist
meist etwas kürzer und breiter als die untere ; die Membran ist glatt,
hellbraun, am Scheitel mit breiter kappenförmiger Verdickung versehen ;
der Keimporus der oberen Zelle ist scheitelständig, derjenige der unteren
etwa bis zur Mitte herabgerückt. — Von diesem Verhalten weichen die
Teleutosporen der P. Epilobü-Tetragoni ab durch den regelmässigeren,
gerundeten, nicht papillenförmig ausgezogenen Scheitel, sowie dadurch,
dass die untere Zelle mehr gerundet, nicht in den Stiel verschmälert ist.
Es erscheint daher angezeigt, die Puccinia auf Epilobium Fleischeri als
besondere Art von P. Epilobü-Tetragoni abzutrennen; ich nenne dieselbe
P. Epilobü-Fleischeri n. sp.
Im Fexthal im Oberengadin fand ich am 17. August 1895 auf Eptlobium
roseum eine Puccinia, deren Teleutosporenlager dichtstehend grössere
Flächenstücke oder Streifen der Blätter deformirter Sprossstücke be-
decken, bei welcher also im Gegensatz zu den vorangehenden Arten das
teleutosporenbildende Mycel die Nährpflanze auf grössere Strecken durch-
zieht. Aecidien dürften fehlen, Uredosporen waren nicht zu finden. Die
Farbe der Teleutosporenlager ist eine rothbraune. Die Teleutosporen
sind ellipsoidisch bis birnförmig, von ziemlich wechselnder Gestalt,
meistens am Scheitel und an der Basis gerundet, sellener gegen die
letztere hin zusammengezogen oder gegen den Scheitel verschmälert, an
der Grenze beider Zellen ziemlich stark eingeschnürt, 30-—45 y. lang,
20—25 y breit; beide Zellen sind in Länge und Breite einander gleich,
sellener die obere oder die untere länger oder breiter als die andere ; die
Membran ist hellbraun, gleichmässig dick oder höchstens am Scheitel
mit ganz niedriger, flacher, farbloser Papille versehen ; sie ist überall
OP rs CNT, PT
396 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
mit ziemlich locker stehenden, schwachen, mitunter kaum sichtbaren
Wärzchen besetzt. Der Keimporus der oberen Zelle ist scheitelständig,
derjenige der untern ziemlich weit herabgerückt. — Die Hauptunter-
schiede gegenüber P. Epilobü-Tetragoni und P. Epilobii-Fleischeri be-
stehen also in den etwas grösseren Dimensionen der Teleutosporen, in
der stärkeren Einschnürung an der Grenze beider Zellen, ferner darin,
dass die Membran am Scheitel nicht oder kaum verdickt ist, vor allem
aber in der warzigen Skulptur.
Soweit ich, ohne selber Exemplare gesehen zu haben, aus der im
Botanischen Centralblatt XXVII, 1886, p. 394, 395 von Johanson gege-
benen Beschreibung entnehmen kann, ist diese Puccinia zu identifizieren
mit P. Epiiobii DC. welche de Candolle in der Flore française VI, p. 61,
auf Epilobium origanifolium aus den Pyrenäen angibt und Johanson (1. c.)
in Jämtland auf mehreren alpinen Epilobien, u. a. auch auf E. alpinum
gefunden hat. Puccinia Scandica Johans., welche ähnlich ist, hat kleinere
Teleutosporen. Ueber das Vorkommen von Pucc. Epilobü DC. in der
Schweiz liegt meines Wissens bisher keine Angabe vor. Höchstens dürfle
die von Trog, Verzeichniss schweizerischer Schwämme', p. 72, ohne
Standort angeführte Puccinia Epilobii hieher gezogen werden.
3. Puccinia Caricis frigidz n. sp.
An anderer Stelle? habe ich den Nachweis geleistet, dass Aecidien,
welche im Oberengadin auf Cirsium heterophyllum und spinosissimum
beobachtet wurden, zu einer auf Carex frigida lebenden Puccinia ge-
hören. Ihrem biologischen Verhalten nach ist dieselbe von Puccinia
dioicæ Magnus dadurch verschieden, dass sie ihre Aecidien nicht auf
Cirsium palustre und oleraceum bildet. Ich habe damals die in Rede
stehende Puccinia weder benannt noch beschrieben. Dies soll hier nach-
geholt werden :,
Puccinia Caricis frigidæ n. sp. Uredosporen vereinzelt in
den Teleutosporenlagern auftretend, kugelig, abgeplattet kugelig oder
ellipsoidisch; Durchmesser 21—26 y. Membran hellbraun, mit kurzen,
1 Mittheilungen der naturforschenden Gesellschaft in Bern aus dem Jahre 1844.
? Verhandlungen der schweiz. naturforschenden Gesellschaft bei ihrer Ver-
sammlung in Zürich 1896, p. 11%. — Compte rendu des travaux de la Société
helvétique des sciences naturelles réunie à Zürich 1896, p. 182. Archives des
sciences physiques et naturelles, année 101, Ame période, Tome II. Décembre 1896.
(5) . ED. FISCHER. SCHWEIZERISCHE ROSTPILZE. 397
ziemlich locker stehenden conischen farblosen Stacheln besetzt; Keim-
poren 2, dem der Anheftungsstelle der Spore entgegengesetzten Pole
genähert. Teleutosporenlager meist auf der Blattunterseite, anfänglich
von der Epidermis bedeckt, die dann gesprengt wird, ziemlich stark
vorgewölbt, meist in der Längsrichtung des Blattes mehr oder weniger
stark verlängert, bis 2 mm. lang, meist '/. mm. breit, schwarz. Teleuto-
sporen meist birnförmig bis keulenförmig, am Scheitel gerundet, an der
Basis allmählig in den Stiel verschmälert, an der Grenze beider Zellen
mehr oder weniger slark eingeschnürt, 42—58 u lang, 18—25 y breit,
untere Zelle länger und schmaler als die obere; Membran glatt, in der
untern Zelle hellbraun, in der obern meist auffallend dunkler, am
Scheitel stark verdickt (6—9 u Dicke erreichend); Keimporus der obern
Zelle seitlich vom Scheitel, derjenige der untern der Scheidewand
genähert, Stiel lang (oft länger als die Spore), fest, farblos; Sporen
nicht abfallend.
Die Teleutosporen von Pucc. dioice sind sehr ähnlich, unterscheiden
sich aber doch dadurch, dass sie im Allgemeinen etwas schmaler sind ;
ihr Scheitel ist in der Regel nicht so regelmässig gerundet, sondern eher
abgestutzt oder etwas zugespitzt und ungleichseitig; endlich dürfte im
Allgemeinen die Ungleichheit der Farbe beider Zellen weniger auffallend
sein.
Die Teleutosporenlager von Puccinia Caricis frigidæ habe ich bisher in
einem Walde am Inn gegenüber Celerina, an der Strasse zwischen Silva-
plana und Campfer, am Weg von Silvaplana zum Hahnensee, alles im
Oberengadin gefunden. Die Aecidien beoachtete ich auf Cirsium spinosis-
simum (Julier-Passhöhe, am Wege von Silvaplana zum Hahnensee), auf
C. heterophyllum (gegenüber Celerina, zwischen Silvaplana und Campfer),
auf C. eriophorum und C. rivulare ? (durch Infektion erhalten).
Bern, im April 1897.
2, 4 4
398
SERTUM CERIGENSE
ÉTUDE BOTANIQUE
PAR
C.-J. FORSYTH-MAJOR et William BARBEY
Le 26 octobre 1890, notre ami M. le docteur C.-J. Forsyth-Major
nous écrivait :
« Je vous envoie les trois espèces de Cerigo, récoltées vers le 20 juillet
1890, sur des rochers calcaires près de Mylopotamo, côte nord-ouest de
l’île, à environ 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, et à 4 kilo-
mètres en ligne directe de la côte. Si j'avais eu du papier, j'aurais pu
faire une récolte moins misérable: au reste tout était brûlé (42° C.) —
Parmi ces trois plantes, il y a une vieille connaissance ; aussi je m’attends
que toutes les trois se trouveront être des espèces considérées autrefois
comme endémiques de Crête. »
« Cerigo, comme l'indique déjà sa position géographique, serait le
jalon qui réunissait la Crète au continent grec, comme cela ressort de
considérations géologiques, qui font admettre une ancienne connexion.
Il faut donc s'attendre à trouver aussi sur le continent même, dans le
sud du Péloponnèse, d’autres plantes crètoises. A l'extrémité orientale
de Crète, Karpathos est aussi un jalon; et cette ancienne connexité peut
se poursuivre plus loin encore, au Nord-Est. »
« Que d’autres îles de l’Egée aient fait partie d’un continent, dans un
temps géologique fort récent, cela est prouvé entre autres par les fossiles
de Samos. Voilà Le trait d’union entre les recherches botaniques et paléon-
tologiques dans ces contrées. Toutes les îles n’ont pas été détachées tout
(2) C.-J. FORSYTH-MAJOR ET W. BARBEY. SERTUM CERIGENSE. 399
à fait à la même époque; Karpathos paraît être une des plus an-
eiennes. »
Quelques jours plus tard, notre ami nous écrivait de nouveau, le
1” novembre 1890 :
« Je me suis dans le temps donné beaucoup de peine pour réunir
tout ce qu’on a écrit sur Cerigo, depuis le temps où Vénus y des-
cendit à terre, pour en repartir presque aussitôt, comme je l’ai fait
moi-même. En fait de botanique, je n’ai trouvé que la note de Th. de
Heldreich dans Oesterreichische Botanische Zeitschjft, volumen 30, 1880,
p. 344-346 : Stachys Spreitzenhoferi n. sp. Eine neue Stachys-Art der
griechischen Flora. Il y a deux choses à corriger dans l’habitat : .... et
in faucibus Kalamo ad antrum Hypopotami. Ce sont deux localités
fort différentes, éloignées l’une de l’autre de sept ou huit heures au
moins. Au lieu de Hypopotami lisez Mylopotami, où il y a une célèbre
caverne; il n’existe pas de localité Hypopotami, mot qui, du reste, est
un non sens. »
À notre connaissance, voici les espèces qui ont été à ce Jour rapportées
de Cerigo :
1. Dianthus arboreus L. Boissier, Flora Orientalis, volumen I, p. 499. leg.
Forsyth-Major, 20 julio 1890 ad rupes calcareas prope Mylopotamo.
2. Inula limonifolia Sibth. Volumen III, p. 198. leg. Spreitzenhofer, junio
1880 ; Forsyth-Major, 20 julio 1890, prope Mylopotamo.
3. Campanula tubulosa Lam. III, p. 900. leg. Spreitzenhofer, junio
ineunte 1880.
. Salvia pomifera L. III, p. 60%. leg. Spreitzenhofer, junio ineunte 1880.
5. Stachys Spreitzenhoferi Heldr. |. c. leg. Spreitzenhofer et Forsyth-
Major, 20 julio 1890 ad rupes calcareas prope Mylopotamos.
En
M. le docteur John Briquet a bien voulu, en date du 16 fevrier 1897,
rediger la note suivante sur cette espece :
« Cette plante est voisine du Stachys candıda Bory et Chaub. qui en
diffère essentiellement par ses dents calieinales étroitement lanceolees-
acuminées, à pointe sélacée allongée, tandis que Stachys Spreitzenhoferi
a des calices à dents ovées, très brièvement acuminées au sommet. Le
Stachys Spreitzenhoferi possède d’ailleurs un port particulier, grâce à
ses spicastres condensés, ses tiges florifères très courtes, ses feuilles
bien plus longuement pétiolées, sa corolle plus petite, ete.... Le Stachys
chrysautha Boiss. et Heldr. ressemble encore davantage au Stachys
Spreitzenhoferi que l'espèce de Bory et Chaubert, au point de vue du
400 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
port; mais il en diffère également par ses dents calicinales étroitement
lancéolées et par sa grande corolle jaune et non blanche tachée de rose,
comme c’est le cas dans notre espèce. »
6. Ballota pseudodictamnus L. Volumen IV, p. 772. Spreitzenfofer leg.
ineunte junio 1880.
7. Statice Sieberi Boiss. IV, p. 861. cum præcedenti.
Nous n’avons pas su trouver de citation de Cerigo dans le Flora
Orientalis.
Les Jordils, 16 février 1897.
401
FONDATION MÜLLER-ARGAU
1896
Edouard Tuckerman, decede le 15 mars 1886, a le premier affırme
la nécessité de bibliothèques accessibles à tous, pour le développement
de la lichénologie. Il a légué sa bibliothèque lichénologique au « Amherst
College Library » à Amherst, Massachusetts, U. S. A., avec la clause
que cette bibliothèque serait conservée et développée en un département
lichénologique spécial du Collège. Cette fondation est connue sous le
nom de : Tuckerman Memorial Library. Tous les lichénographes
seront heureux de collaborer à l’exécution des dernières volontés de
Tuckerman.
L'exemple de Tuckerman fait école dans notre vieille Europe. Sur
la proposition d’un lichénographe connu, le D' A. Minks, de Stettin,
la direction de l’Herbier Boissier, à Chambesy, Suisse, a créé une Salle
Miiller- Argau, Spécialement consacrée à la bibliothèque et aux exsiccata
lichénologiques, base des travaux de Müller-Argau. Par convention
signée le 6 janvier 1886, l'héritage scientifique de Müller-Argau est
devenu, à sa mort, le 25 janvier 1896, propriété de l’Herbier Boissier,
sous le nom de FONDATION MüLLER-ARGAU.
Dans un pur intérêt scientifique, la direction de l’Herbier Boissier
demande aux lichenographes de bien vouloir lui adresser dès mainte-
nant toutes les publications lichénologiques parues depuis la mort de
Müller et celles qui paraîtront à l’avenir : les brochures et tirés à part
seront spécialement les bienvenus.
De plus, les savants qui créeront de nouvelles espèces lichéniques et
les collecteurs de raretés lichéniques ou de matériaux morphologiques
ou biologiques lichéniques sont instamment priés de déposer des types
de leurs échantillons dans la LICHENOTHECA UNIVERSALIS MÜLLER-
ARGAU, qui contient déjà l’herbier complet du lichénologiste Bernois
F. Schærer (1785-1853).
Un accusé spécial de réception sera envoyé pour chaque envoi et une
liste des publications reçues paraîtra chaque année dans le Bulletin de
l Herbier Boissier.
Nous prions done les sociétés botaniques d’accorder leur bienveillant
appui à la Fondation Müller-Argau, en la faisant connaître
dans leurs publications.
Chambésy, près Genève (Suisse), le 20 mars 1897.
| Eucèxe AUTRAN,
Conservateur de l’Herbier Boissier.
BULL. HERB. BOISs., mai 1897, 29
402 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
FONDATION MÜLLER-ARGAU
4896
Edward Tuckerman (f 15. März 1886) hat die Errichtung einer
öffentlichen Fachbibliothek zur Förderung Lichenologie als ein zeit-
gemässes Bedürfniss erkannt. Dieser horvorragende Flechtenforscher
hat in Consequenz seiner Ueberzeugung seine lichenologische Fach-
bibliothek der « Amherst College Library » zu Amherst, Mass., U. S. A.
testamentarisch mit der Bestimmung hinterlassen, dass sie als geson-
derte Abtheilung erhalten und erweitert werde. Diese Stiftung ist als
« Tuckerman Memorial Library» bekannt. Jeder Lichenologe wird den
letzten Willen Tuckerman’s mit Freuden erfüllen und bereit sein, an
dem weiteren Ausbau des Begonnenen mitzuwirken.
Dieses Beispiel hat nunmehr auch in Europa Nachahmung gefunden.
Auf Vorschlag des bekannten Lichenologen Herrn D’ Arthur Minks in
Stettin hat sich die Direktion des « Herbier Boissier » entschlossen, den
bereits früher (6. Januar 1886) erworbenen gesammten wissenschaft-
lichen Nachlass von Müller- Argau, nach dessen Tode (28. Januar 1896),
in einem eigenen Saale als gesonderte Abtheilung zur Aufstellung zu
bringen. Diese Stiftung, welche sowohl die Bibliothek, wie auch die
Flechtensammlung des berühmten Flechtenforschers umfasst, soll den
Namen « FOnDATION MÜLLER-ARGAU » tragen.
Lediglich wissenschaftliches Interesse leitet die Direktion des Herbier
Boissier, wenn sie an alle Autoren die Bitte richtet, ihre lichenologischen
Schriften, die seit dem Tode Müller’s erschienen sind und in Zukunft
erscheinen werden, an die unterzeichnete Adresse zu senden. Beson-
deres Gewicht wird auf die Zusendung von Sonderabdrücken gelegt.
Ferner bittet die genannte Direktion die Autoren von neuen Flechten-
arten und die Sammler lichenologischer Seltenheiten, oder in morpho-
logischer und biologischer Hinsicht bemerkenswerther Erscheinungen
des Flechtenreiches, ihre Typen in der « LICHENOTHECA UNIVERSALIS
MüLLER-ArGAU », welches schon das Gesammtherbar des Berneser
Lichenologen Schärer (1785-1856) enthält, niederlegen zu wollen.
Der Empfang jeder Sendung wird durch eine Zuschrift der Direktion
des Herbier Boissier bestätigt und die Liste der übersendeten Schriften
alljährlich im « Bulletin de ! Herbier Boissier » veröffentlicht.
Wir bitten zum Schlusse noch die botanischen Gesellschaften und die
Herausgeber botanischer Zeitschriften, wohlwollend die neue Stiftung
Müller-Argau zu unterstützen und durch geeignete Besprechung
in ihren Schriften weiteren Kreisen bekannt zu machen.
Chambesy bei Genf, den 20. März 1897.
EucÈnxe AUTRAN.
Conservateur de l’Herbier Boissier.
{3) FONDATION MÜLLER-ARGAU. 403
FONDATION MÜLLER-ARGAU
1896
It is due to Ed. Tuckerman (f the 15th of March 1886) that libraries
accessible to all have been recognized as one of the actual requirements
for the development of the special branches of Botany, at all events for
lichenology. This eminent lichenologist has left his lichenological
library to « Amhurst College Library, » Mass. U. S. A., with the
condition that this library should be preserved and developed as a
special department of this institution. This foundation is known under
the name of « The Tuckerman Memorial Library. » Every amateur
of lichens who wishes to see his science progress will carry out the last
wishes of Tuckerman.
It is satisfactory to hear that the example of Tuckerman has found
an imitator. At the suggestion of a well known lichenologist, D’ A. Minks
of Stettin, the directors of the Boissier Herbarium, have instituted a
Hall Müller-Argau, specially consecrated to the lichenological library
and exsiccata, basis of the works of Müller-Argau. By agreement signed
January 6th 1886, the scientific inheritance of Müller-Argau has become
at his death, January 25th 1896, the property of Boissier Herbarium,
under the name of FonDATION MÜLLER-ARGAU.
In a pure scientific interest, the direction of the Boissier Herbarium
beg botanists to be so good as to send at the adress below all lichenolo-
gical publications which have appeared since the death of Müller or
may appear hereafter. As papers reprinted for private circulation are
and should be found in special libraries in series as complete as pos-
sible, the attention of authors is called on this point that they may
forward their works to the library.
An other not less important desideratum is that creators of new
lichen species, collectors of rare lichens, or of important materials for
morphological and biological researches in the domain of lichens, be so
good as to deposit specimens in the LICHENOTHECA UNIVERSALIS MÜLLER-
ArGau, which contains already the complete herbarium of the Bernese
F. Schærer (1785-1853).
A special recept will be sent for each gift which will be annually
recorded in the « Bulletin of the Boissier Herbarium. »
We beg Botanical societies and editors of botanical periodicals to
kindley help in the success of this new foundation by making it widely
known in their works.
Chambesy, near Geneva, March 20th 1897.
Evuskne AUTRAN
Gurator of the Boissier Herbarıum.
PAU BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (%)
FONDAZIONE MÜLLER-ARGAU
| 1896
Edoardo Tuckerman, morto il 15 marzo 1886, fu il primo a procla-
mare la necessità di biblioteche accessibili a tutti e destinate alla
diffusione della lichenologia; e a tale intento appunto, egli lasciö erede
della sua biblioteca lichenologica I’ « Amherst College Library » di
Amherst, nel Massachusetts (Stati Uniti d’America) coll’obbligo di con-
servarla ed accrescerla si da formarne una sezione lichenologica speciale
di quel Collegio. Tale istituzione è conoseiuta sotto il nome di « Tucker-
man Memorial Library » e non v’ha dublio che tutti i lichenologhi si
faranno un pregio di arriechirla, contribuendo cosi a compiere le ultime
volontà del donatore.
L’esempio del Tuckerman comineia ad essere imitato nella nostra.
vecchia Europa. Su proposta del valente lichenologo D’ A. Minks, di
Stettino, la Direzione dell’Erbario Boissier, a Chambesy (Svizzera,
Cantone di Ginevra) ha istituito una Sala Müller-Argau, specialmente
consacrata ad accogliere la biblioteca e l’erbario lichenologiei, basi dei
lavori scientifici del Müller-Argau e che alla morte di questi, avvenuta.
il 25 gennaio 1896, diventarono, sotto il nome di FONDAZIONE MÜLLER-
Argau, proprietà dell’Erbario Boissier, in conseguenza della convenzione
firmata sino dal 6 gennaio 1886.
Con uno scopo puramente scientifico, la Direzione dell’Erbario
Boissier chiede ai lichenologhi che si compiacciano di mandarle fino da
ora tutte le publicazioni lichenologiche pubblicate dopo la morte Müller-
Argau e di favorirle pure quelle che verranne alla luce di poi, avverten-
doli che gli opuscoli e gli estratti saranno particolarmente graditi. I
botanici che creeranno nuove specie di licheni e i collettori di rarità o
di materiali riguardanti la morfologia o la biologia lichenica sono:
vivamente pregati di deporre i tipi dei loro campioni nella LicHENo-
THECA UNIVERSALIS Müller-Argau, nella quale si trova gia anche
l’erbario completo del lichenologo bernese F. Scherer (1785-1853).
Un avviso di ricevimento sarà spedito per ogni invio ed una lista.
delle publicazioni ricevute si pubblicherà annualmente nel Bulletin de
U’ Herbier Boissier.
Noi invochiamo dalle Società botaniche il loro benevolo appoggio
alla Fondazione Müller-Argau, pregandole di volerla far
conoscere nelle loro publicazioni.
. Chambesy, presso Ginevra (Svizzera), 20 marzo 1897.
Eucixe AUTRAN
Conservatore dell’Erbario Boissier..
H. SIEGFRIEDIIÆ, EXSICCATÆ POTENTILLARUM
SPONTANBARUM CULTARUMQUE
_ La huitième livraison de cet exsiccata renommé vient
de paraître. Elle contient 60 parts (38 de plantes sponta-
nées et 22 de cultivées). Les formes suivantes sont repré-
sentées par des exemplaires originaux : P. Reverchoni
Siegfried (pedemontana X villosa), Espagne, leg. Rever-
chon ; P. Römeri Siegfried, Transylvanie, leg. Römer ;
P. caulescens var. Gebennensis Siegfried, leg. Coste; P. stricta
Siegfr. (argentea X leucopolitana) Glattfelden, canton de
Zurich, leg. Siegfried; P. Wilczekii Siegfr. (Gaudini x glan-
dulifera) cultivée de semences de Guederoz et P. Bellowensis
_ Siegir., cultivée de semences de la Paphlagonie. M. Loxca
_y présente beaucoup d'espèces des environs de Bormio,
entre autres : P. grandiceps Zimmeter, Tiroliensis Zimmeter,
Amthoris Huter (dubia X verna), caulescens var. vıscosa
Huter, Burmiensis Cornaz; de la Bulgarie M. SrriBrny a
envoyé : P. semilacınıata Borbas, et la forma tenera, P. Tau-
rica Willd., M. pirotensis Borbas; de la Hongrie nous trou-
vons de M. Rıcnter: P. Kerneri Borbas (argentea X recta) ;
argentea var. perincisa Borbas, tephrodes Rehb.; la France
méridionale est représentée par des échantillons de.
M. Coste, le Piemont de Ferrari, l'Arménie de Sin-
tenis, etc.
Comme dans les livraisons précédentes, la préparation
et l'étiquetage sont excellents ; le prix est de 18 fr.
S’adresser à M. Hans Siegfried : Bülach, pres Winterthur,
canton de Zürich. |
15 Mars 1897. SCHRÖTER (Zürich).
Dre nr 20 CT CT Maren TT TER
BULLETIN
DE
l'HERBIER BOISS HE
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome V. 1897.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, elc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées.
(
(1894), 769 ». 32 » et A »
». 111 (1895): 706 : 92318 » et À »
(1896), 963 » 9 » et 3 »
Les abonnements sont reçus à V'HERBIER BOISSIER, à CHANBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en lirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
BULLETIN
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome V. 1897.
N° 6.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 90 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Genève (Suisse).
GENÈVE kr BALE
GECRG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. KFRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des leoles. 44, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 6. — JUIN 1897.
L-— Antoine Magnin. — NOTE SUR QUELQUES POTA-
MOTS RARES DE LA FLORE FRANCO-HELVETIQUE. .
I. — John Briquet. — UNIVERSITÉ DE GENEVE. — LA-
Pages -
405
BORATOIRE DE BOTANIQUE GÉNÉRALE. Vol. L n°4
1. John Briquet. — EXAMEN CRITIQUE DE LA THÉORIE
PHYLLODIQUE DES FEUILLES ENTIÈRES CHEZ LES
OMBELLIFÈRES TERRESTRES (avec: gravures dans le
2. John Briquet. — SUR LA CARPOLOGIE ET LA SYSTÉ-
MATIQUE DU GENRE RHYTICARPUS (avec gravures
dans I6MERte) re SA Sen NT RE A
3. John Briquet. —. RECHERCHES SUR LES FEUILLES
SEPTÉES CHEZ LES DICOTYLEDONES (avec gravures
dans Hé Hexte). 2. ee nn sn ee Ro
4. John Briquet. — QUELQUES NOTES D’HERBORISA-
TIONS DANS LE TYROL MERIDIONAL...............
5. Georges Hochreutiner. — REMARQUES SUR QUEL-
QUES FEUILLES COMPOSÉES MONSTRUEUSES (avec
STAVULES dans le texte) en a a es
6. M. Thury. — OBSERVATIONS SUR LA MORPHOLOGIE
ET L'ORGANOGÉNIE FLORALES DES PASSIFLORES
(Planches TK ei RNA ee s
7. Eugène Pitard. — QUELQUES NOTES SUR LA FLORULE
PÉLAGIQUE DE DIVERS LACS DES ALPES ET DU
JURA EUR ARE SU AU AN AR A A A PAR AR
II. — De Wildeman. — UNE PLANTE MYRMECOPHILE
NOUVELLE (SCAPHOPETALUM THONNERI DeWiLn.
ET Tu. DURAND) (Planche XX)......... EN EN
IV. — Le Jolis. — DEUX NOMENCLATURES..............
V. — P. Ascherson. — CYCLAMEN ROHLFSIANUM se.
NOV: (AVEC gravüres). na en
\ VI. — Frederic N. Williams. — GOORINGIA A NEW GE-
NUS OF CARYOPHYLLACEZÆ (avec gravures).. ......
\I. — De Wildeman. — ENCORE LE PLEUROCOCGUS
NIMBATUS DEWiLD
eee ge ee vien eee iiyetne laltelseliange ini inte lelletetie aile halte
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON %,
PLANCHE 5..— Cousinia larvea C. Winkler et J. Bornmäüller.
PLancHE 6. — Cousinia fragilis C. Winkler et J. Bornmüller.
. PrancHhe 19. — Fleur des Passiflores.
Pranche 20. — Fleur des Passiflores.
424
Eh
185
49%
504
5e année. No: Juin 1897.
RP PR PPT SR TR PR RD RP PP PL RP RSR aan
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
N COTE
SUR
QUELQUES POTAMOTS RARES
FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
PAR
Antoine MAGNIN
Parmi les espèces du genre Potamogeton que leur distribution géo-
graphique ou leur rareté dans certaines parties de l’Europe rend
particulièrement intéressantes, on peut citer les P. nitens et P. Friesii
connus seulement dans quelques localités de France et de Suisse et les
P. prelongus, P. decipiens et upsaliensis inconnus jusqu’à ces dernières
années ou indiqués par erreur dans les limites de la flore française.
Mes recherches sur la végétation des lacs et des rivières du Jura
m’ayant permis de rencontrer ces plantes dans plusieurs localités et de
les récolter en nombre suffisant pour les distribuer aux membres de la
Société pour l'étude de la flore franco-helvétique, je résume, dans les
pages suivantes, les observations que j’ai faites sur la biologie de ces
végétaux et les renseignements que j'ai pu recueillir dans un assez
grand nombre d’herbiers ou que j’ai obtenus par ma correspondance
avec plusieurs botanistes, notamment avec M. A. Bennett, le savant
monographe des Potamots, dont l’obligeance est mise à contribution
par tous les botanistes qui s’occupent de ce genre difficile.
BULL. HERB. BOISS., Juin 1897. 30
406 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Potamogeton nitens Nolte! Nov. Fl. Holsat., p. 18, 1826. — An Weber,
Prim. Fl. Holsat., suppl. no 41, 1787 ?.
Bor., Fl. Centre, 2me éd., p. 484, 1849.— Gr. God., Fl. Fr. III, p. 314, 1855.
-— Bréb., Fl. Norm., 3me éd., p. 286, 1859. — Camus, Cat., p. 278, 1888. —
Corb., Fl. Norm., p. 541, 189%. — A. Magnin, Echange, no 104, p.88, 1893. —
Soc. bot. Fr.,t. XXI, p. 451 et sess. p. cxIv, cXv, cxvu, cxvıu, 1894; t. XLIII,
p. 441, 1896. — Soc. Em. Doubs, 6me ser., t. X, p. 290, 1895. — Annotat. Fl.
du Jura, p. 146, 1894-1896. — A. Legrand, Fl. du Berry, 2e ed., 1894, p. 314.
P. prelongus Breb., Fl. Norm., Are éd., p. 306, 1836. — Gr. God., Fl. Fr.,
III, p. 316. — P. undulatus ? A. Magnin, Echange n° 57, p. 6, 1893, etc.
P. gramineus Wahl., Fl. ups., p. 57, 1820. — P. gramineus X perfoliatus
Almgq. in Hartm., Scan. Fl., 42me éd., p. 49, 1889.
HaBrTarT. — 1° Cette plante a d’abord été indiquée en France, dans
la Haute-Vienne, par Lamy de la Chapelle ; voy. Boreau, F1. du Centre,
2m éd., p. 484 (1849) : « RR. H“-Vienne : Limoges, C. dans la Vienne
et à Aixe, Saint-Victornien, Saint-Junien.» Les échantillons que j’ai vus
dans l’herbier Lamy et dans l’herbier du Muséum de Paris, provenant
de l’Etang des Etangs ou Etang Fleurat, près de la gare de Laforge
(Haute-Vienne, 10 août 1862), sont bien caractérisés ! Plus récemment
(7 juillet 1883), M. A. Legrand la récoltait dans le Cher, dans la Petite-
Sauldre; voy. FT. du Berry, 1894, p. 314.
2° P. nitens avait déjà été trouvé, dans les départements de l’Orne et
du Calvados, dans la rivière de l'Orne et ses affluents, la Rouvre et la
Vére, — mais confondu avec P. pr&longus, — par Brébisson : « Pont-
des-Vers, Pont d’Ouilly, etc. » Fl. Norm., 1° et 2° éd., 1836 et 1849.
Cf. Gren. et God., Fl. Fr. I, p. 316. La plante est indiquée, sous son
vrai nom, dans la 3% édit. de la Al. de Norm., 1859, p. 286 (et note
p. 287), avec une nouv. loc., Clécy (Calvados). Les échantillons récoltés
par Brebisson, sous le nom de P. prelongus, que j'ai vus dans les
herbiers Mutel, Tulasne, du Muséum de Paris, ete., sont certainement
P. nitens'; il en est de même de ceux récoltés par Husnot dans la
* La correction « P. nitens » avait déjà été faite sur les étiquettes de plusieurs
de ces herbiers, notamment dans ceux de Mutel, Tulasne.
(3) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 407
Rouvre (Orne, à la roche d’Oitre, sept. 1862, herb. Verlot, ete.! cf. F7.
Norm., 4”° edit., p. 303, 1869) et du P. nitens découvert plus tard, à
Pont-Erenbourg, dans la Vère (Calvados), par M. Corbiere; cf. Fl. Nor-
mandie, p. 541 (1894).
3° Le P. nitens se trouve enfin dans le massif jurassien franco-helvé-
tique, dans les lacs des Rousses (département du Jura), de Joux et Brenet
(Suisse, canton de Vaud) et de Saint-Point (département du Doubs).
C’est Michalet qui l’a récolté d’abord dans le lac des Rousses, le
5 août 1856, d’après les spécimens conservés dans l’herbier Grenier
(Museum de Paris) et que j'ai vus seulement en septembre 1896; ces
échantillons n'ayant été déterminés ni par Michalet, ni par Grenier,
létiquette est restée vierge de dénomination spécifique et c’est pourquoi
P. nitens ne figure, malgré la découverte de Michalet, ni dans son
Enumeration des plantes du Jura (1864), ni dans la Flore jurassique
de Grenier (1875); il n’y a pas de doubles dans l’herbier Michalet con-
servé à la Faculté des sciences de Besançon, mais la plante de l’herbier
Grenier est authentique et bien caractérisée.
Je n’ai pas observé P. nitens lors de mes explorations du lac des
Rousses, mais je l’ai trouvé assez abondamment, en 1894, 1895 et 1896,
dans les lacs de Joux et Brenet, qui communiquent avec celui des
Rousses, par la rivière l’Orbe.
Enfin, lorsque M. A. Bennett eût appelé mon attention sur cette
espèce et ses différences avec P. Zizü (in litt. 1894), je l’ai reconnue,
d’abord, parmi les Potamots que j'avais récoltés, des 1892, dans le lac
de Saint-Point, notamment dans ceux rapprochés avec doute du P. un-
dulatus Wolfg. * et l’ai retrouvée plus tard, dans mes explorations de
1894, 1895 et 1896, en plusieurs points de ce lac.
ÄIRE GÉOGRAPHIQUE. — D’après Richter, l’aire géographique de cette
espèce s'étend de l’Europe boréale à l’Europe centrale ; M. A. Bennett
a vu, d'autre part, des échantillons provenant de : Grande-Bretagne,
Islande, Norvège, Suède, Danemarck, Holstein, Schleswig, Mecklem-
bourg, Prusse, Russie septentrionale, moyenne et méridionale ; France
(herb. Gay) ; Chamisso l’aurait rapporté d'Italie ?. Il faut ajouter à ces
1 Voy. Echange, no 97, p. 6, janv. 1893; Végét. des lacs du Jura, p. 17
(1893) ; Rev. gén. de bot., 1893, p. 257.
2 D’après le Consp. de Nyman (1882, p. 681) : Irlande (rare), Ecosse, Islande,
Norvège, Suède (exc. Lapp.), Danemarck, Allem. septentr. (et moy. r.), Russie
moy. — France (Hte-Vienne).
408 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
indications géographiques, la Suisse (Jura) et préciser pour la France :
Est, Centre, Nord-Ouest (Jura, Berry, Limousin, Normandie).
Description. — Tige cylindrique, dressée, ordinairement rameuse,
souvent flexueuse au sommet, plus épaisse et plus solide que celle de
P. gramineus.
Feuilles ordinairement toutes submergées, planes ou recourbees,
sessiles, arrondies à la base (ou à peine rétrécies), semi-amplexicaules,
lancéolées ou élargies, mutiques ou subacuminées (mais à acumen obtus,
terminé par un pore vasculaire), plus ou moins nettement denticulées
sur les bords, minces, membraneuse ou raides et subcoriaces. Rarement,
feuilles supérieures, émergées, nageantes, atténuées à la base et pétiolées.
Stipules assez grandes, ovales-lancéolées, persistantes à la partie
supérieure de la tige.
Pédoncules plutôt courts que longs, un peu plus épais que la tige
(beaucoup moins que dans P. gramineus et P. lucens). Epis courts
(1 em. ‘2). Fruits très rares et variables ? '. D’après Tiselius, la plupart
des spécimens fructifères, dénommés witens dans les herbiers, sont des
formes de P. gramineus ; MM. Beely et Bennett, d'autre part, n’ont
jamais rencontré de fruits sur des milliers de spécimens examinés en
Angleterre, Ecosse et Irlande (in ft); je n’en ai pas encore observé
sur les P. nitens jurassiens. Il est problable que les plantes fructifères
ne sont pas le P. nitens type, surtout si l’on admet qu'il est un hybride,
ainsi que je l’examinerai plus loin.
Les feuilles semi-embrassantes séparent nettement P. nitens de
P. gramineus qui les a attenuées à la base et ordinairement plus étroites,
et de P. angustifolius :(P. Zizii) chez qui elles sont pétiolulées et plus
larges. La distinction est moins facile avec P. prelongus, P. decipiens et
même P.perfoliatus, surtout pour les formes à feuilles larges et à pédon-
cules allongés de P. nitens (voy. plus loin ce qui concerne ces espèces).
PoLYMORPHISME. — P. nitens est, en effet, très polymorphe : la tige
peut être grêle et débile ou ferme, simple ou rameuse; la largeur des
feuilles peut varier de 5 à 15 mm., leur longueur de 2 à 10 em. ; leur
base être arrondie ou atténuée ; les pédoncules courts ou longs, de même
diamètre ou plus épais que la tige, etc. Ce polymorphisme s'explique
* M. Corbière les indique comme « sensiblement semblables à ceux de P. gra-
mineus. »
(5) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 409
non seulement par les causes ordinaires de variations, telles que les
modifications dans le milieu aquatique, ete., mais parce qu’on a réuni
sous le nom de »nitens plusieurs formes constantes, mais d’origine diffe-
rente : les unes seraient des modifications extrêmes de P. gramineus,
d’autres des hybrides de P. gramineus et de P. perfoliatus (ef. P. nitens
type et sa var. curvifolius, ete.), ou de P. gramineus X P. prelongus
(ef. var. prœlongifolia Tis.), d’autres enfin, des hybrides dérivés, tels
que P.nitens X P. perfoliatus (var. latifolia Tis.) ou P. nitens X EP.
prelongus (var. prœlongifolia Tis.) ?
Voici les caractères particuliers des formes que j’ai observées :
1° P. nitens des lacs de Joux et Brenet (n° 669): c’est, parmi les
nitens jurassiens, celui qui se rapproche le plus du type : tige grêle
(1 à 1,5 mm.), flexible, à peine épaissie vers le sommet, peu incrustée,
ramifiee ; feuilles de dimensions moyennes (8 à 10 mm., sur 2 à 4 cm.),
minces, membraneuses, peu ou pas coriaces, planes, toutes recourbees
en dehors ; stipules larges, ovales, presque obtuses ; tiges ou rameaux
ne portant qu'un seul épi ; pédoncules longs de 3-4 cm., un peu épaissis,
surtout au sommet (1 */4 à 2 mm.).
D’après M. Bennett, ce Potamot ressemble beaucoup à une forme qui
croît en Angleterre dans le comté de Surrey et se rapproche de quel-
ques formes de l’Ecosse et du Schleswig-Holstein ; elle est aussi très
voisine de la plante originale de Weber conservée dans l’herbier de
Kiel (in Ktt.).
Le P. nitens du lac des Rousses est identique à celui du lac de Joux.
2° Le P. nitens du lac de Saint-Point (n° 670) diffère du précédent
par sa tige raide, plus épaisse, surtout au sommet (1,5 à 3 mm.), forte-
ment incrustée, à longs entrenœuds, à peine ramifiée, ou seulement
au sommet, sous les épis ; ses feuilles plus larges, dures, coriaces, pliées
en carene, celles des inflorescences relevées, dressées, atténuées, pétio-
lées, non recourbees en dehors ; ses stipules lancéolées-aiguës ; sa rami-
fication condensee au sommet de la tige en plusieurs branches spicifères ;
ses pédoncules plus épais (3 mm.).
Il serait très voisin du spécimen de l’herbier de Kiel, nommé P. nitens
par Nolte (A. Benn. in litt.).
3° Le P. nitens de l'étang Fleurat (Haute-Vienne) est tout à fait
semblable au P. nitens f. typica des Potamog. suec. exsicc. de Tiselius,
n° 34 ; il differe des précédents par sa tige grêle, filiforme, ses feuilles
plus courtes, plus étroites ; elles sont du reste pliées en carène et recour-
bées en dehors, etc.
410 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
4° Le Potamot du Pont Erembourg, communiqué par M. Corbière,
s’eloigne un peu des formes précédentes : la tige est épaisse ; les feuilles
sont longues et planes, les pédoncules assez longs mais à peine épaissis
ou renflés au sommet; il me paraît avoir des rapports avec un Potamot
récolté par Lamy dans la Vienne à Juriol près de Palais (Haute-Vienne)
et avec celui qui croît dans la Leyre, près de la Mothe (Gironde), en
même temps que le P. varııfolius, formes ambiguës sur lesquelles je
reviendrai dans une autre note.
PARTICULARITÉS BIOLOGIQUES. — Dans le Jura, P. nitens n'a été
observé, jusqu’à ce jour, que dans les eaux tranquilles des lacs (Rousses,
Joux et Brenet, Saint-Point); il y croît dans la zone littorale de la
Phragmitaie et de la Scirpaie, à une profondeur faible, variant entre
50 em. et 1 m. 10; la longueur moyenne de la tige est d’environ 70 em.;
elle atteint rarement un mètre; elle s'élève verticalement dans l’eau
pour porter ses épis à la surface.
Dans les lacs de Joux et Brenet, il se trouve en société des P. perfo-
hatus, P. densus, P. pectinatus; P. gramineus existe aussi dans le lac ;
mais je ne l’ai pas noté dans le voisinage même de nitens ; on y observe
aussi P. lucens, P. filiformis.
Dans le lac des Rousses, je n’ai pas constaté les conditions de végé-
tation du P. nitens; mais j'y ai noté la présence des P. perfoliatus,
Zizüi, lucens, coriaceus, zosterifolius, pusillus et filiformis ; P. rufescens
se trouve dans les fossés, près du bord.
Dans le lac de Saint-Point, il est aussi associé, mais à distance, avec
P. perfoliatus, lucens, Friesit, crispus, natans, densus ; je n’y ai pas
encore vu le P. gramineus, mais ce Potamot existe dans le lac voisin, de
Malpas, et se retrouvera très probablement dans celui de Saint-Point.
Les altitudes de ces lacs sont: les Rousses, 1060 m. ; Joux et Brenet,
1008 m. ; Saint-Point, 849 m.
Les autres localités françaises sont à des altitudes beaucoup plus
basses et dans les stations variables, étangs ou rivières, par exemple
l'étang Fleurat, où se trouve la forme typique; mais celles des rivières
de Normandie, de même que les formes douteuses de la Vienne et de la
Leyre, s’eloignent plus ou moins du type.
L’inerustation remarquable de la plante de Saint-Point s'explique
par la richesse en carbonate de chaux des eaux du lac (130 grammes
environ par mètre cube) et par la nature fortement calcaire et compacte
du fond sur lequel ce Potamot se développe : cette compacité est telle
(7) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 414
qu'elle empêche le développement des plantes de fond, Chara, Potam.
Friesu, densus, ete., dont les gazons tapissent les autres parties de la
zone littorale du lac.
La nature hybride de la plante ‘, du moins de la forme type et des
variétés qui s'y rapportent, est très problable ; cette hypothèse est
corroborée : 1° par la nature des caractères distinctifs de l'espèce, qui
sont intermédiaires entre ceux du gramineus et du perfoliatus, notam-
ment les caractères de la base de la feuille, du pédoneule, ete.; 2° par
la variabilité de ces caractères ; 3° par la stérilité des fleurs. Par son
habitat, P. nitens est aussi intermédiaire entre ses deux parents sup-
posés : tandis que P. gramineus croît dans les eaux peu profondes,
50 em. par exemple, et que P. perfoliatus peut au contraire allonger
sa tige à des profondeurs de 4 et 5 metres!, P. nitens habite les profon-
deurs moyennes de 70 cm. à 1 mètre.
Quant à la présence des deux parents dans le voisinage immédiat, ou
du moins dans le même lac, elle a été constatée avec certitude dans le
lac de Joux, moins nettement dans le lac Saint-Point; cette coexistence
n’est pas une preuve d’une nécessité absolue : une fois formées, les
hybrides, grâce à leur végétation souvent plus vigoureuse que celle de
leurs parents, continuent à prospérer et à se multiplier dans des
stations d’où les parents disparaissent (ef. observations de Fryer);
d'autre part, les boutures, par lesquelles les hybrides se multiplient et
se propagent, comme beaucoup de Potamots, sont transportées par les
vagues ou par les oiseaux aquatiques, plus ou moins loin du lieu de leur
première apparition.
I
Potamogeton proelongus Wulf., in Rem. Arch. III, p. 331, 1805. — Non
Breb., Fl. Norm., 2me éd., p. 250, 1849 ; nec Gr. et God., Fl. Fr., II, p. 316,
1855. — A. Magnin, Soc. bot. Fr., t. XXXIX, p. 413, 1892; t. XLI, session,
p. exxı, 1894, — Echange, no 97, p. 6, janv. 1893. — Soc. bot. Lyon, 1er août
1893, p. 43; 31 oct. 1893, p. 46. — Thurm., Phyt. Jura, II, p. 220, 1849. —
Godet, Fl. Jura, p. 673, 1852. — Gren., Fl. juras., p. 798, 1875.
1 Voy. Almgq. in Hartm., Scan. Fl., 12meéd., p. 49 ; Fryer, in Jowrn. of Bot.,
nov. 189%, p. 345 ; Tiselius, Pot. suecici exsicc., fasc. 1; A. Bennett, in kit.
Li a a ae Cr ee de EN À
412 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
P. flexicaulis Dethard in Strel. Anzl., no 50, 1809. — P. flexuosus Wredow
in Schl. et Wnd., Meckl. FL, I, p. 255, 1811. — P. acuminatus Wahlb., Fl.
ups., no 116, 1820. — P. serratus Scop.
Hagrrar. — 1° Cette plante a d’abord été constatée dans le Jura
suisse, dans le lac des Tallieres (canton de Neuchâtel), où Godet l’a
trouvée en 1848 ; j'ai vu dans l’herbier de Thurmann, conservé dans le
collège cantonal de Porrentruy, un échantillon de P. prelongus prove-
nant de Godet et accompagné de l’etiquette suivante : « Petit lac d’Etal-
lières, 17 juillet 1848 ; découvert cette année. » Cette localité figure,
l’année suivante, dans la Phytostatique de Thurmann (t. I, p. 220) et,
depuis lors, dans toutes les flores suisses et jurassiennes; je l’y ai
récolté, à diverses reprises, en 1892 et 1898.
2 Je l’ai découvert dans plusieurs localités du Jura français, de 1892
à 1895 ; ce sont :
Dans le département du Doubs : 1° lac de Saint-Point (juillet 1892),
où je ne l’ai pas revu ; 2° étang de la Rivière, près Pontarlier (juillet
1893), où il est très abondant : 3° lac des Mortes, commune de Chapelle-
des-Bois (septembre 1895), où il est assez commun.
Dans le département du Jura: 4° lac de Bellefontaine (août 1892) ;
5° lac du Val-Dessous (1392), près de Doucier ; abondant.
3° Les localités indiquées en Normandie par Brébisson (Flore de
Norm., 1° éd., p. 306, 1836) et par Grenier et Godron (Flore de France,
t. III, p. 316) étant inexactes et se rapportant à P. nitens, les localités
précédentes étaient donc les seules françaises connues à ce jour, quand,
en parcourant les collections du Museum de Paris, j'ai trouvé dans
l’herbier Lamotte, des échantillons indéterminés, mais se rapportant,
sans aucun doute possible, au P. prelongus, accompagnés des étiquettes
ci-dessous :
« Fond du lac Pavin, 7 septembre 1862. »
« Lac de Monteineyre, 4 septembre 1863. »
Ces deux localités du département du Puy-du-Döme étendent done à
la France centrale l’aire de dispersion de cette espèce.
ÂTRE GÉOGRAPHIQUE. — Le P. prelongus est connu, en Suisse, non
seulement dans le lac jurassien des Tallieres, mais aussi dans deux lacs
alpins du Valais : 1° le petit lac de Brettaye, dans les Alpes d’Aigle
(canton de Vaud), où Leresche l’a récolté en 1854 (cf. herbier Thurmann!,
flore de Gremli, ete.); 2° le Bettensee, situé entre le Riederalpe et
(9) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 415
l’Eggishorn, où il a été récolté par Marshall, en 1885 (ef. A. Bennett in
kitt., et Jaccard, Fl. du Valais, 1895, p. 332)‘.
De là, le P. prelongus se retrouve en Carinthie, Bohême, Saxe,
Allemagne boréale et Russie moyenne (Mecklembourg, Prusse, Pome-
ramie), Suède méridionale et moyenne (boréale, r.), Norvège, Dane-
marck, Schleswig-Holstein, Hollande, Belgique, Grande-Bretagne (cf.
Nyman).
P. prelongus n’est pas une plante endémique de l’Europe centrale,
comme le dit Richter (P?. Æur., p. 14) ; on l’a constatée dans l'Amérique
septentrionale (Aerb. Mus., Paris !, A. Bennett, ete.) et plus récemment
dans l'Himalaya et les lacs du Japon. .
Description. — Quoiqu'il soit aussi très polymorphe, le P. prelongus
se reconnaît, en général, assez facilement aux caractères suivants :
Tige allongée, ferme, cylindrique, peu ramifiee, les fertiles à entre-
nœuds longs, un peu flexueux, les stériles (surtout les rameaux) à entre-
nœuds courts, fortement flexueux.
Feuilles ovales-lancéolées, minces, souvent d’un beau vert, grandes
(2-3 em. de largeur, sur 6-12 de longueur), à base ovale et demi-am-
plexicaule, sommet obtus et cucullé (ce qui le fait se fendre par la
pression en herbier).
Stipules très grandes (2 ‘/2-3 cm.) ovales-lancéolées, obtuses, membra-
neuses, se détachant par leur blancheur sur le vert des feuilles, surtout
dans les rameaux stériles.
Pédoncules très allongés (15-20 em., quelquefois 30!), du diamètre de
la tige; carpelles gros (3 X 4 mm.), renfles, ailés en carène aiguë.
La longueur des pedoneules fructifères, la carène du fruit, la gran-
deur et la blancheur des stipules, la flexuosité des entrenœuds, l’extré-
mité cucullée de la feuille permettent de distinguer cette espèce des
formes à feuilles larges du P. nitens (var. latifolia et prelongifolia), du
P. decipiens et du P. perfoliatus.
Le PoLymorrnısmeE se manifeste surtout dans les feuilles : voici les
caractères particuliers des diverses formes que j’ai observées.
En général, les P. prelongus du lac de Val-Dessous, de l'étang de la
aivière, des lacs des Mortes et de Bellefontaine, se rapportent comme
ceux du lac de Brettaye et du Bettensee, à un type à feuilles larges et
! Schleicher l’indiquait déjà dans les Alpes suisses (voy. Reichenbach, Ie. fl.
Germ., p. 21).
41% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
très développées. La plante du Val-Dessous (n° 673) est très exacte-
ment semblabie à celle de Bettensee et on y observe des pieds à feuilles
plus allongées ressemblant au Potamot du lac de Brettaye (cf. A. Ben-
nett, in litt.); la plante est d’un beau vert et ses pédoncules peuvent
atteindre 30 cm. de longueur! Il en est de même du Potamot de la
Rivière (n° 672) dont les tiges fertiles ont des feuilles ovales d’un vert
sombre, de 2-3 cm. de larg. sur 10 em. de long., des pédoncules de 15 à
30 cm., — les tiges stériles, des feuilles, d’un beau vert, de 3 à 3 ‘/2 em.
sur 12-14, les supérieures souvent rougeätres, les stipules de 3 à 3 ‘2
cm., etc.
Dans le Potamot des Mortes et de Bellefontaine, les stipules sont plus
longues (jusqu'à 5 em.) et la plante est colorée çà et la de brun rouge.
Le Potamot de Saint-Point serait voisin de celui récolté à River
Madanne par Caspary (Bennett in tt.); il est moins développé dans
toutes ses parties; malheureusement je n’ai pu le retrouver et je ne sais
plus son origine exacte !
Le Potamot des Tallières se distingue de tous les précédents par ses
feuilles étroites et allongées, de 1 ‘2 cent. seulement de largeur pour
une long. de 12 à 15 cent.
Enfin, celui du lac du Boulu s'éloigne le plus des formes ordinaires
par ses rameaux stériles à feuilles très rapprochées, étroites, moyennes
(larg. 1 em., sur long. 6 cm.), leur extrémitée aiguë non cucullée;
M. Bennett le rapproche de Potamogeton Babingtonii Arth. Benn.
(P. longifolius Bab. non Gay), qu’il considère comme un hybride pro-
bable de P. lucens et de P. prelongus (voy. Journ. of Bot. juillet
1894) ; ce Potamot a aussi quelque ressemblance avec l’hybride P. cris-
pus X prelongus étudié par Caspary dans son mémoire Ueber eine
Bastard anischen P. prœlongus und P. crispus, paru dans les Abhandl.
d. Phys. Gesells. Koenigs., 1, p. 18, 1877 (d’après M. Bennett in kit.).
C’est une forme remarquable à étudier sur d’autres échantillons en
meilleur état que ceux recueillis jusqu’à présent.
PARTICULARITÉS BIOLOGIQUES. — P. prœlongus est une plante des
lacs de montagne, et même des lacs alpins, du moins dans le Jura et le
Valais.
. Les lacs du Jura, où je l’ai observé, ont respectivement, comme alti-
tude : Lac-Dessous, 510 m.; étang de la Rivière, 830 m.; lac de Saint-
Point, 850 m.; lac des Taillieres, 1037 m.; lacs des Mortes et de Belle-
fontaine, 1092 m.; lac du Boulu, 1152 m.
(11) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 415
Les lacs du Plateau central sont aussi situés à des altitudes considé-
rables : lac de Monteineyre, 1170 m.; lac Pavin, 1197 m.
Dans les Alpes suisses, P. prelongus s'élève encore plus haut, à
1729 m. dans le petit lac de Brettaye, à 2160 m. dans le Bettensee.
P. prelongus est une plante de la Nupharaie; il croît ordinairement
par des profondeurs de 3, 4 et 5 metres, d’autant plus profondement
que le lac est à une altitude plus basse?, du moins, dans le Jura: Boulu,
1 m. 50 à 2 m. 50; Bellefontaine, 1 m. 50 à 2 m.; Mortes, 2 m. 20; Tal-
lieres, id.?; Étang de la Rivière, 3 m. à 3 m. 50; Lac-Dessous, 4 m. 50
a5m.
A propos du P. Babingtont, considéré comme hybride de lucens et
preelongus, je dois remarquer que je n’ai observé jusqu’à présent, dans
le lac du Boulu, qu'une seule forme de Potamot, celle qui a été rappro-
chée de P. Babingtont.
Je n’ai pas de renseignements sur les autres localités où P. prelongus
a été signalé.
III
Potamogeton Friesii Rupr., Beit. z. Fl. d. Russ. Reich., IV, p. 43, 1845
— Camus, Cat., p. 278, 1888 (sec. A. Bennett). — A. Magnin, Bull. Soc. bot. Fr.,
t. XXXIX, p. 413, 1892; t. XLI, p. 451, et session, p. exxıı, 1894 ; — Echange,
n° 97, p. 6, 7, janv. 1893. — Corb., Fl. Norm., p. 543, 1894.
P. compressus OEder, Fl. Dan., t. 203, 1765. — Roth. 1783. — Sm. 1828;
non L., DC., Fr., Willd. — P. pusillus L. var. « Cham. et Schl., Linnea, II,
p- 171, 1827; var. major Fr., Nov. Fl. suec., p. 48, 1828. — Breb., Fl. Norm.,
2me éd., p. 251, 1849. — P. mucronatus Schrad. in litt., 1809. — Reich., Ie.
Fl. Germ. et Helv., VII, p. 15, 1844. — Legr., Fl. Berry, 2me éd., p. 315,
189%. — Gremli, Excurs. fl., ed.3 (1878), p. 351.— Tisel., Potam. suec. exsicc.,
fasc. II, no 100, 1895. — P. acutifolius Presl., 1819. — P. OEderi Mey., 1849,
— Breb., Fl. Norm., kme ed., p. 304, 1869. — Bor., Fl. du Centre, 3me éd.,
p. 601 (simple mention, sans localités).
Voy. Crépin, Notes, 1865, p. 106-143; A. Benn., Journ. of Bot., 1890, p. 301,
1891, p. 150, et juillet 1894; Ann. d. Hofmuseum Wien, 1892, p. 291.
P. obtusifolius Thurm., Phyt., II, p. 220, 1849. — Godet, Fl. jur., p. 677,
1852. — Gren., Fl. jur. p. p., p. 800, 1875. — Gremli, etc. — P. rutilus
Wolfg. in Richt., Pl. Eur., I, p. 15, 1890.
RE u D
416 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
Hagrrar. — La première mention française que je connaisse, se
trouve dans le Cat. de M. Camus (1888, p. 278) où P. Friesii est indiqué
dans les Alpes, d’après M. Bennett. Mais la plante était connue depuis
longtemps, confondue, il est vrai, avec les espèces voisines P. obtusifo-
lius, P. acutifolius, P. pusillus ou sous le nom plus vague de P. com-
pressus; C’est ainsi que Brébisson, Le Jolis, Lebel la récoltaient en Nor-
mandie dans les départements du Calvados et de la Manche, comme on
le voit dans la Flore de M. Corbière (1894, p. 543-544)! et comme je
l'ai vérifié sur les échantillons conservés dans les herbiers du Museum
d'histoire naturelle de Paris, notamment pour les localités suivantes :
Cherbourg (Lejolis herb. Grenier); — Corentan à Pommenanque
(Lebel, juillet 1863) avec les notes suivantes : « P. acutifolius, rivière
de Sèvre et fossés qui communiquent avec elles. Lebel ». — « Malgré
les pédoneules plus allongés et les feuilles un peu moins aiguës, je crois
que c’est encore du P. acutifolius Grenier. »
Les mêmes collections m'ont fourni les autres indications qui
suivent :
Nord : marais de Flers, près Douai, etc. (Cussac, 7 juillet 1851. =
P. pusillus).
Lozère : eaux dormantes, Mende (Prost. = P. compressus); ef. Puy-
de- Dôme : fossés du marais de Cœur (dans Lec. et Lam., Cat. Pl. centr.,
1848, p. 345 — P. pusillus ß major). Cher, où elle est rare (A. Legr and
Fl. Berry, 2”° éd., p. 315, 1894 = P. mucronatus).
Basses-Pyrenees : Escot, vallée d’Aspe (Loret?).
Haute-Garonne : Antignac (Zetterstedt in herb. Gren.).
Pour le massif du Jura, P. Friesi est connu, depuis 1848, dans le
lac des Tallieres (Suisse, canton de Neuchâtel), où Godet le récolta le
21 juillet, en le rapportant au P. obtusifolius; c’est sous ce nom, en
effet, qu'il figure dans la Phytostatique de Thurmann (t. II, p. 220,
1849), dans les Flores de Godet (1852, p. 677), Grenier (1875, p. 800),
Gremli, etc. Mais l’echantillon de Godet, que j'ai vu dans l’herbier
Thurmann, a Porrentruy, avec l’etiquette « lac d’Etallieres, 21 juillet
1848; je ne l’ai jamais trouvé en fleur », appartient bien au P. Friesü;
c’est aussi le nom que M. Arth. Bennett a donné aux spécimens que j’ai
? Calvados : Basseneville (Dur. Duq.); Caen (Hardouin); Falaise (Brebisson).
— Manche : Carentan (Lebel) ; Beaupte, Vrasville (Corbiere); Tourlaville, Quer-
queville (Lejolis). — Brébisson l’a décrit sous les noms de P. pusillus var. major
dans Fl. Norm., 2me éd., p. 251, 1849 (et suiv.) et de P, ÖEderi, à Falaise,
Carentan, dans la 4me éd., p. 304, 1869 (Corbière in Litt.).
(15) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES, 447
récoltés en 1892 dans la même localité; M. Bennett a enfin constaté
dans l’herbier De Candolle que cette espèce avait déjà été récoltée, en
Suisse, dès 1821, par Reynier (voy. Bull. Herb. Boissier, 1895,
p. 255).
P. Friesü existe aussi dans le Jura français : M. A. Bennett l’a
d’abord reconnu parmi les échantillons que j’ai récoltés, en 1892, dans
le lac de Malpas, et, depuis lors, je l’ai observé plusieurs fois, en 1894
et 1895, dans le lac de Saint-Point; ces deux lacs appartenant au
département du Doubs.
ÂTRE GÉOGRAPHIQUE. — Indique en Suisse, dans le lac de Zurich, par
Reichenbach, et signalé de là, dans l’Allemagne occidentale et septen-
trionale, la Silésie, la Russie méridionale et moyenne, la Finlande méri-
dionale, la Suède, le Danemark, la Hollande, la Belgique et la Grande-
Bretagne; il faut y ajouter la plus grande partie de la France !
Description. — Le P. Friesi ressemble beaucoup à P. obtusifolius ;
il en diffère par les caractères suivants :
1° Port plus grêle, mais plus ferme; fige moins comprimée, plus
courte, plus rigide, quelquefois cassante, à rameaux divariqués ;
2° feuilles plus courtes (4 à 5 cent.), plus raides, plus étroites (1 ‘/2 à
2°?/: mm., rarement 3-3 ‘/2 mm.), souvent un peu recourbees-faleiformes,
à à nervures, toutes très visibles, la médiane étroite, à nervilles serrées,
les latérales saillantes, très apparentes, plus rapprochees entre elles et
du bord que de la médiane, à sommet plus ou moins nettement mu-
croné; 3° stipules étroites, lancéolées-acuminées; 4° pédoncules un peu
épaissis au sommet, deux fois plus longs que l’épi; carpelles elliptiques,
lisses, petits (2,5 sur 1,5 mm.).
Dans le P. obtusifolius, la tige est plus développée, plus flexible, à
rameaux courts, souvent unilatéraux ; les feuilles plus longues (5-7 em.),
plus larges (2-4 mm.), ordinairement à 3 nervures, la médiane très
large, blanche ou rougeätre, à réseau formé de nervilles espacées, les
latérales très fines, peu apparentes; les stipules élargies au sommet; le
pedoneule à peine plus long que l’épi; les carpelles plus gros (3,5 sur
2 mm.), obovés, verruculeux sur le dos.
P. Friesu est intermédiaire entre P. obtusifolius et P. pusillus; ce
1 D'après le Consp. de Nyman : Grande-Bretagne, France (sec. A. Benn.),
Belgique, Hollande, Danemark. Suède mérid. et moy. (et bor.), Aland, Finlande
mer., Allemagne septentr., Russie moy., Hongrie (sec. A. Benn.).
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ENTE
418 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
dernier a la tige filiforme, cylindrique ou très peu comprimee; les
feuilles linéaires (1-2 mm.) aiguës, à 3 nervures; les pédoncules filiformes,
non renfles; les fruits encore plus petits, à 3 carènes, etc.
De même que P. obtusifolius, chez qui on observe les var. angustifo-
lius et latifolius, les formes acutus, muticus et obtusus pour le sommet
de la feuille, P. Friesii présente des variations dans la forme et les
dimensions des feuilles et des stipules.
La plante du lac des Tallieres a les feuilles du type, c’est-à-dire que
leur sommet est un peu atténué, non arrondi.
Les pieds provenant des lacs Malpas et Saint-Point ont le sommet
des feuilles arrondi et mucroné, d’où la dénomination de var. obtusus
que M. A. Bennett leur a donné (in tt). On observe, du reste, dans ces
deux localités, des sujets à caractères intermédiaires entre P. obtusifo-
lius et P. Friesii, par leur tige allongée, molle, leurs feuilles grandes
(5-7 em.), larges (2,5 à 3 mm.), à nervure large et blanchätre; leurs
stipules lancéolées un peu élargies au sommet; mais les 5 nervures
restent toujours bien visibles.
PARTICULARITÉS BIOLOGIQUES. — P. Friesii croît à de faibles profon-
deurs dans les marais, les fossés, les bords marécageux ou tourbeux des
lacs; je l’ai récolté fructifié à la profondeur de 10 à 30 centimètres sur
les bords du lac de Saint-Point; il tapisse d’autre part les fonds de
3 mètres de profondeur, dans les lacs tourbeux de Malpas et des
Tallieres, mais alors toujours stérile! cf. observation semblable de
Godet pour le lac des Tallieres!
Dans le Jura, on ne le connait encore que dans les lacs de mon-
tagne, aux alt. de 1037 m. pour le lac des Tallières, — de 924 m. pour
celui de Malpas, — de 849 m. pour le lac de Saint-Point.
IV
Potamogeton decipiens Nolte in Koch, Syn., p. 779, 1844. — A. Magnin,
Soc. Em. Doubs, 6me série, t. X, p. 291, 1895. — Annot., p. 147, 1896. — Soc.
bot. Fr., t. XLII, p. 443, 1896; tir. à p., p. 12, 1897. — Cf. Rapin, Guide,
2me éd., p. 585, 1862. — Gren., Fl. jur., p. 798, 1875. — Camus, Gat., p. 278,
1888.
(15) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 419
P. lucens X P. perfoliatus Marsonn, Fl. Vorpomm., p. 491, 1869.
Var. P. upsaliensis Tis., Bot. Centr., t. XVII, nos 6/8, 1884; Potam. suec.
exsic., 1895, no 70; A. Magnin, op. cit. — P. lithuanicus Gorski. — P. lanceo-
latus Reichb., Ic., p. 55, non Sm. — P. salicifolius Wolfg.? — A. Bennett, in
litt., 1894, 1895.
HaBiTarT. — Le type P. decipiens existe bien caractérisé dans le
Rhône, à Genève, où il a été trouvé abondant, de juin à septembre par
Rapin '; depuis lors, on l’a signalé dans d’autres localités de la Suisse,
à Schlittschuhweiher pres Aarau (0. Buser, 1880), et, sous une forme
différant légèrement du type, dans le lac de Zurich, à Enge Quai
(O. Buser, 1887); cf. Soc. bot. Suisse, 1893, p. 125.
C’est la première de ces trois localités, celle du Rhône à Genève, qui
a été indiquée dans la Flore jurassienne de Grenier (p. 798) et dans le
Catalogue de M. Camus, bien que cette localité ne puisse être considérée
ni comme jurassienne ni comme française.
Mais j'ai observé récemment le P. decipiens et sa var. upsaliensis,
dans le Doubs, près de Besançon et à Besançon même, où je l’avais
d’abord confondu avec le P. longifolius Gay qui y existe aussi; ils y
sont très abondants; j'y rapporte aussi des Potamots récoltés par Lamy
de la Chapelle dans la Vienne, à Juriol près Limoges et vers le moulin
d’Halary (Haute-Vienne), les 11 août 1861 et 29 septembre 1863 (herb.
communiqué par M. Malinvaud !.
Comme le P. decipiens est très probablement un hybride des P. lucens
et P. perfoliatus, on le retrouvera dans beaucoup d’autres localités où
ces deux espèces croissent ensemble ou au voisinage l’une de l’autre.
ÂTRE GÉOGRAPHIQUE. — France orientale et centrale!; Suisse; Salz-
bourg; Allemagne septentrionale; Schleswig; Suède méridionale ;
Grande-Bretagne (Angleterre, Irlande); Asie.
Caractères. — Le P. decipiens type, la forme typica n° 70 de Tise-
lius, par exemple, a les caractères suivants :
Tige allongée, dressée, flottante à la partie supérieure, cylindrique,
ramifiée, épaisse de 2 à 2,5 mm.
Feuilles uniformes, membraneuses, oblongues ou subarrondies aux
1 Rapin, Guide du Botaniste, ed. II (1862), p. 585.
2 Cf. Gren., Fl. jur., p. 797; il est probable que ce botaniste a dû faire la
même confusion.
ARMES ME a LT PAS D ee TE PO TA DEN PIS DÉS PAS TE las ER TT ae Sera at:
420 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
=
deux extrémités, à base atténuée-arrondie, sessile ou un peu demi-
embrassante, à sommet arrondi, terminé par un acumen court mais très
net; largeur moyenne 3 em. ‘2; long. 6 à 9 cm.
Rameaux stériles à feuilles plus petites, rapprochees; entrenœuds
courts, flexueux.
Stipules médiocres (2 em.), roussâtres, obtuses.
Pédoncules longs de 6 à 7 em., manifestement épaissis surtout vers le
sommet (4 à 4 mm. 2); épi de 4-5 cm., stérile.
La var. upsaliensis diffère du type, suivant Tiselius, par ses feuilles
transparentes, très allongées, oblongues-lancéolées, étroites, peu aiguës,
à bords ondules; elles manquent presque complètement de l’acumen
abrupte et caractéristique du type et ses pédoncules sont très peu
épaissis.
Le P. perfoliatus se distingue par ses feuilles ovales, à base large-
ment arrondie, en cœur, demi-embrassante et ses pédoncules non renfles;
les P. lucens et P. macrophyllus (P. longifolius Gay), par leurs feuilles
pétiolées, oblongues-lancéolées ou longuement lancéolées, les pédoncules
très renflés, etc.
Le P. decipiens est encore une espèce très polymorphe : parmi les
nombreuses variations qui sont représentées dans les belles séries
publiées par Tiselius (Potam. suec. exsic., fase. IT, n° 68 à 84), je note
les suivantes, prises dans les extrêmes, pour bien montrer l’étendue du
polymorphisme.
Dans la serie de P. decipiens, la forme major (Tis., n°° 68, 69) pos-
sède une tige épaisse de 3 mm.; des feuilles dont la largeur atteint
5 cm., et la longueur 15 à 16 em.; des pédoncules relativement courts
(7 cm.) mais très épais (4-5 mm.); de grandes stipules roussâtres
(4-5 em.); — dans la forme pulchella minor (Tis., n° 74), la tige grêle
n'a plus que 1 à 1 ‘/2 mm. d'épaisseur (2 sous le sommet); les feuilles
lancéolées, 1 à 1 ‘/2 em. de largeur, sur 3 à 6 cm. de long; les stipules
1-2 em., atténuées au sommet.
Parmi les nombreuses formes intermédiaires, je cite particulièrement
f. transiens (Tis., n° 71-72) qui fait le passage entre decipiens et upsa-
liensis, forme remarquable par ses feuilles de dimensions moyennes,
plus allongées, plus atténuées aux deux extrémités (surtout vers le som-
met) que celles du decipiens, mais qui possèdent encore un rudiment
d’acumen.
Enfin, parmi les variations de l’upsaliensis, je signale les formes
genuina prima (n° 79) et genuina secunda (n° 80) caractérisées par leurs
47) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 421
tiges greles (1 mm. ‘2 d'épaisseur), leurs entrenœuds espacés, leurs
feuilles lancéolées, atténuées aux deux extrémités, larges en moyenne
de 15 mm. (12 à 18), longues de 8-15 em., les stipules roux-verdâtres
de 2 ‘/2 à 3 em., les pédoncules longs de 6-8 em., épais de 2-3 mm.
Les spécimens provenant de notre région présentent les particu-
larités suivantes :
1° Le P. decipiens de Genève se rapporte à la forme typica (n° 70 de
Tiselius); le contour des feuilles est arrondi et l’acumen de l’extrémité
est bien caractérisé;
2° Celui d’Aarau appartient encore au type; mais ses feuilles sont un
peu plus allongées; on y observe des échantillons (jeunes?) qui ont
quelque analogie avec pulchella de Tiselius ;
3° Le Potamot d’Enge quai, lac de Zurich, se rapproche de la forme
transiens (n° 71 et 72 Tis.), mais n'est pas identique;
4° Le P. decipiens que j'ai observé dans le Doubs, soit à Besançon
même, soit au-dessus jusqu’à Arcier et Roche, présente une série nom-
breuse de formes dont plusieurs se rapportent exactement à des spéci-
mens de Tiselius, soit à des variations du type decipiens, soit à des
variations de la variété wpsaliensis.
A. D'abord, le type decipiens, semblable non pas à celui de Genève,
mais à la plante d'Angleterre, provenant du canal Moira (Leicester-
shire), communiquée par M. A. Bennett; elle se rapproche aussi de celle
d’Aarau.
B. Des formes intermédiaires, les unes se rapportant à transiens,
d’autres differentes et ne correspondant a aucunes de celles publiees
par Tiselius.
C. Enfin des P. upsaliensis très bien caractérisés, se rapportant prin-
cipalement aux formes genuina prima et secunda (n* 79 et 80) des
Potam. suec.; quelques-unes diffèrent et ne sont pas représentées dans
les Potamots de Tiselius.
5° Les Potamots récoltés par Lamy de la Chapelle dans la Vienne
(département de la Haute-Vienne) ne sont pas très bien caractérisés :
un provenant de Juriol, près Limoges (herb. Lamy, n° 111, 11 août
1861) me paraît une forme minor de decipiens; un autre, récolté pres
du moulin d’Halary (herb. Lamy, n° 48, 29 sept. 1863) ressemble beau-
coup à P. upsaliensis; mais les échantillons sont trop incomplets pour
permettre une dénomination certaine.
PARTICULARITÉS BIOLOGIQUES. — 1° Dans notre contrée, P. decipiens
BULL. HERB. BOISS., juin 1897. 31
1422 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
est une plante des rivières et des lacs; on l’a observé, en effet, dans le
Doubs, le Rhône, le lac de Zurich, PAar, la Vienne; — 2° il y croît dans
les eaux profondes, non seulement sur les bords mêmes, mais jusqu'aux
profondeurs de 3 et 4 mètres; il se comporte à cet égard, comme ses
deux parents supposés, les P. perfoliatus et P. lucens; — 3° dans la
plupart de ces stations, il croît en société de ces deux espèces, notamment
dans le Doubs, à Besancon, Arcier, ete.; dans le Rhône, sous Genève;
dans le lac de Zurich; dans l’Aar, près Aarau!
P. decipiens type est, en effet, très probablement, un hybride des
P. lucens et P. perfoliatus ; cette hypothèse est confirmée par les parti-
cularités suivantes : :
A. Par ses caractères distinctifs, P. decipiens est intermédiaire entre
P. perfoliatus et P. lucens;
B. Ces caractères présentent une variabilité très étendue, variabilité
qui n’est pas comparable à celle qu’on observe dans les formes spéci-
fiques voisines, P. lucens, P. perfoliatus, P. macrophyllus, P. pre-
longus, etc. ;
C. La plante est toujours stérile;
D. Elle se trouve ordinairement associée aux deux parents P. lucens,
P. perfoliatus ;
E. Enfin, les caractères histologiques, ceux de la tige notamment,
sont exactement intermédiaires entre ceux des tiges du lucens et du
perfoliatus (je développe ce point dans un travail spécial) °.
Si l’on admet que P. decipiens type est un hybride de P. lucens X
P. perfoliatus, quelle sera la nature de la variété, bien différente,
P. upsaliensis ?
Est-ce une variation extrême de P. decipiens, auquel elle est du reste
reliée par des intermédiaires? Serait-ce un hybride plus rapproché
d’un de ces parents, le lucens, par.exemple, ce dernier ayant exercé un
rôle prépondérant ?
Est-ce un hybride dérivé, dû à la fécondation de l’hybride primaire
! Pour M. Fryer, P. decipiens est un groupe de formes hybrides, résultant, la
plupart, du croisement du P. lucens (femelle) et P. perfoliatus (mâle) et peut-
être, pour quelques-unes, de la fécondation de P. Zizii par P. perfoliatus ; voy.
Journ. of Bot., t. 28, p. 137, 225 (1890).
* il est bien évident que toutes ces raisons, malgré leur importance, ne sont
que des arguments et non des preuves absolues en faveur de l'hypothèse de
Uhybridite; seule, l'obtention, par une fécondation expérimentale, d’un hybride
semblable aux plantes observées dans la nature permettra d'affirmer l’hybridité
de ces dernières.
TE AT PO PLANETE PONT TR
la ST 4
(19) A. MAGNIN. QUELQUES POTAMOTS RARES. 493
par un autre Potamot, lucens, macrophyllus, rufescens, prelongus, ete.?
A cause des différences qui séparent decipiens et upsaliensis, M. A. Ben-
nett (in litt.) serait porté à penser que ce dernier est peut-être un
hybride de P. lucens X rufescens, et M. J. Baagoe (in litt.) un hybride
de P. lucens X prælongus ? Mais, pour notre région, C'est-à-dire pour
les localites du Doubs, du Rhöne, de l’Aar, on ne peut songer, soit pour
P. decipiens, soit pour P. upsaliensis, a une hybridation avee P. rufes-
cens ou P. prelongus; ces deux especes manquent absolument dans les
stations où croissent les hybrides supposés et ne se trouvent que rare-
ment et à de très grandes distances dans la région; malgré les réserves
que j'ai moi-même faites plus haut sur l’emploi de cet argument, il a
ici, pour ce cas particulier, une grande valeur.
Quoi qu'il en soit, voici les autres espèces de Potamots qui croissent,
avec P. decipiens et upsaliensis, dans les eaux du Doubs : P. perfo-
liatus, P. lucens, P. macrophyllus, P. pectinatus et, un peu plus
éloignés: P. crispus, P. densus, P. pusillus, P. natans.
P. decipiens et ses variétés sont des plantes à rechercher partout où
P. perfoliatus, P. lucens eroissent ensemble ou à proximité l’un de
l'autre.
(J’adresse mes sincères remercîments aux botanistes qui ont bien
voulu me communiquer leurs observations sur les Potamots des régions
qu’ils habitent ou des renseignements bibliographiques; ce sont, parti-
F eulierement : MM. Tiselius, de Stockholm; Baagoe, de Næstved; Ben-
nett, de Croydon; Schræter, de Zurich; Autran, de Genève; Corbière,
de Cherbourg; Gillot, d’Autun; Legrand, de Bourges; Bonnet, de Paris;
Saint-Lager et Malinvaud, de Lyon; je cite encore MM. Clerc, de Pon-
tarlier, et Potard, de Doucier, qui m’ont aidé à récolter le Pot. prelongus
et MM. Mathiot et Pichon, mes préparateurs à la Faculté des sciences
et à l’École de médecine de Besancon, qui m'ont aidé dans la récolte
et l’étude histologique des P. decipiens, upsaliensis et formes ou espèces
voisines.)
Besançon, le 8 mai 1897.
PBIRBRTIN
LABORATOIRE DE BOTANIQUE GENERALE
DE L’UNIVERSITE DE GENEVE
REDIGE SOUS LA DIRECTION DE
Jonn BRIQUET
Vol. I, n° &.
Examen critique de la théorie phyllodique des feuilles entières
chez les Ombellifères terrestres '.
PAR
John BRIQUET
$ 1. Introduction.
On sait que les Ombellifères sont caractérisées par des feuilles à
organisation très homogène et relativement compliquée. La feuille se
compose d’une gaîne, d’un pétiole et d’un limbe diversément découpé.
Les exceptions à cette organisation sont très rares. La premiere a rap-
1 Ce travail était rédigé depuis longtemps et avait été commmuniqué à la
Société botanique de Genève dans sa séance de janvier 1897, lorsque parut l’in-
téressant travail de M. G. Bitter : Vergleichend-morphologische Untersuchungen
über die Blattformen des Ranunculaceen und Umbelliferen (Flora, vol. 83,
mars 1897). L'auteur étudie les mêmes plantes que nous et arrive exactement
(236) JOHN BRIQUET. OMBELLIFÈRES TERRESTRES. 425
port au genre linnéen Bupleurum, dont les feuilles sont rigoureusement
entières, tout en étant souvent différenciées, en apparence du moins, en
gaîne, pétiole et limbe. Une seconde exception est relative au genre
sud-africain Heteromorpha Eckl. voisin des Bupleurum, et qui se
comporte dans certains échantiilons d’une façon tout à fait analogue.
Enfin, une dernière et notable restriction est apportée à la règle par ce
singulier groupe d’Eryngium américains, que l’on a avec raison appelés
« monocotyloïdes, » et dont les feuilles répètent les facies bien connus
des Yucca, des Bromelia, des Pandanus, etc. '.
Tandis que la plupart des botanistes, sans examiner d’ailleurs la
question de bien près, ont considéré les feuilles qui viennent d’être
mentionnées comme des feuilles à limbe extier, d’autres les ont envisa-
gées d’une façon très différente.
Ainsi, pour les Æryngium, Delaroche a le premier soutenu que les
feuilles sont des petioles très développés : «In quibusdam vero, nervi
ad extremitatem usque simplices parallelique sunt : qua dispositione,
maximam habent cum foliis multarum plantarum monocotyledonum
similitudinem. Folia autem pro petiolis, cæterarum folii partium ab-
ortu valde auctis, haberi posse videntur?. » Cette manière de voir a
été défendue par A.-P. de Candolle * et Decaisne‘. Mais les recherches
de M. Mebius? ont montré qu'il existe de nombreux intermédiaires
permettant de reconnaître dans les feuilles de ces Zryngium l’homo-
logue d’une côte médiane tandis que les divisions latérales sont ré-
duites à des dents ou des appendices rigides.
Si la question peut être considérée comme élucidée en ce qui concerne
au même résultat (p. 270). Nous publions cependant intégralement nos recherches
sans y rien changer, parce que l'abondance des matériaux nous a permis de
traiter le sujet beaucoup plus en détail que M. Bitter et que, d’autre part, cet
auteur a entièrement laissé de côté l'anatomie des organes étudiés, laquelle ne
constitue pas la partie la moins intéressante de notre travail.
! C’est à tort que l’on attribue des feuilles entières au genre Hermas L. C’est
indivises qu'il faut dire. En effet presque toutes les espèces d’Hermas ont des
feuilles dentées de diverses manières ; il ne saurait par conséquent être question
de mettre en doute la signification morphologique du limbe dans ce genre.
? Delaroche, Eryngiorum nee non generis Alepideæ historia, p. 6. Parisiis
1808.
# A. P. de Candolle, Prodromus IV, p. 93 (1830).
* Decaisne, in Bull. Soc. bot. de France, vol. XX, p. 19 et suiv. (1873).
° Mœbius, Untersuchungen über die Morphologie und Anatomie der Mono-
kotylen ähnlichen Eryngien (Pringsheim’s Jahrb., vol. XIV); Weitere Unter-
suchungen über Monokotylen ähnliche Eryngien (Ibidem, vol. XVII).
426 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (237)
les Eryngium, il n’en est pas de même pour les Bupleurum. De Can-
dolle a considéré les «feuilles » des Bupleurum comme des phyllodes,
en se basant sur la callosité qui se trouve au sommet et sur la position
verticale de ces organes; il mentionne aussi comme un caractère des
phyllodes la nervation parallèle monocotyloïde '. Le célèbre botaniste
dit trouver une preuve de sa théorie dans le B. difforme L. du Cap, qui
a dans sa jeunesse des «feuilles à limbe développé, et découpé à la
manière des Ombelliferes, » tandis que « dans l’âge adulte, elle n’a plus
que des phyllodium. » L’interpretation phyllodique des feuilles entières
chez les Bupleurum a été reproduite dans le Prodromus”, ce qui n’em-
pêche pas l’auteur d'appeler dans les descriptions d'espèces les phyl-
lodes des « feuilles » et même des « feuilles pétiolées. » Cette inconsé-
quence a probablement été cause que la théorie d’A.-P. de Candolle
n’a jamais été discutée, quoique plusieurs auteurs l’aient mentionnée,
les uns en l’approuvant*, les autres sans exprimer d’opinion à son
sujet *.
Nous ferons d’abord observer que les soit disant phyllodes des
Buplèvres ne sont pas verticaux, mais horizontaux. Nous entendons par
là non pas simplement la position parallèle à l'horizon, qui peut être
parfois modifiée après coup par des torsions, mais encore l’organisation
anatomique qui est totalement différente dans les vrais phyllodes verti-
caux de ce qu’elle est chez les Bupleurum. D'ailleurs le critère de l’ho-
rizontalité a perdu beaucoup de sa valeur depuis que M. Hochreutiner
a démontré chez certains Acacia l'existence de véritables phyllodes
horizontaux *. En second lieu, il faut remarquer que la présence d’une
callosité au sommet de l’organe n’annonce pas nécessairement un avor-
tement, car beaucoup de feuilles chez les Labiées et de folioles chez les
Légumineuses en sont pourvues, sans avoir subi aucune réduction de
parties. Enfin, la nervation parallèle devient réticulée dans plusieurs
espèces de Bupleurum, tandis que beaucoup de feuilles incontestable-
! A.-P. de Candolle, Organographie végétale, I, p. 283 (ann. 1827).
? A.-P. de Candolle, Prodromus, IV, p. 127 (1830).
# A. de Saint-Hilaire, Morphologie végétale, p. 143 (1840); Endlicher Genera
plantarum, I, p. 772 (1836-1840).
* Klausch, Uber die Morphologie und Anatomie der Blätter von Bupleurum,
mit Berücksichtigung des Einflusses von Klima und Standort, p. 3. Leipzig 1887.
° Hochreutiner, Contribution à la connaissance des Acacia phyllodinés
(Arch. des sc. phys. et nat., kme per., vol. I, 1896; tir. à part dans le Bullet.
du Lab. de Bot. gen. de l'Univ. de Genève, I, no 1, p. 8-10).
(238) JOHN BRIQUET. OMBELLIFERES TERRESTRES. 427
ment simples chez les Dicotylédones sont rectinerviées (p. ex. Plan-
tago).
Chez les Acacia, l'interprétation morphologique est facilitée par plu-
sieurs Critères internes et externes qui manquent chez les Buplèvres. Le
plus élégant, c’est la présence dans certaines espèces (Acacia hetero-
phylla, À. Sophoræ, ete.) de pétioles phyllodiques portant à leur
sommet un rachis normal et des folioles. Evidemment, le limbe existant
indépendamment du phyllode, il ne saurait y avoir de doutes sur la
valeur pétiolaire de ce dernier. Les objections qui ont été présentées
par Fermond contre cette manière de voir se basent sur les idées théo-
riques obseures ou erronées bien connues de cet auteur et ne méritent
même pas d'être relatées ici !. Or dans les appendices des Bupleurum,
on n'a jamais signalé, ni à l’état normal, ni à l’état tératologique, de
limbe quelconque placé au sommet du soit disant phyllode. Il y a déjà
là, eroyons-nous, un argument très fort contre la théorie phyllodique
des feuilles de Bupleurum.
De Candolle semble avoir pressenti ces objections, car il fait porter
tout le poids de son argumentation sur le Bupleurum difforme qui doit
en fournir la preuve palpable. Il convient donc de faire une étude
détaillée de la morphologie et de l’anatomie de eette espèce. Nous allons
voir que l’analyse morphologique et anatomique des appendices du
Bupleurum difforme (Rhyticarpus difformis Benth.) et du B. arborescens
Spreng. (Heteromorpha arborescens Cham. et Schlecht. permet une solu-
tion complète de la question dans un sens opposé à celui d’A.-P. de Can-
dolle. C’est à l’expose de ces recherches que nous consacrons les para-
graphes suivants.
_ Nous avons à dessein laissé de côté les feuilles entières que l’on a
signalées chez quelques Ombellifères aquatiques. Ces dernières vivent
en effet dans des conditions biologiques très spéciales qui ont paricis
modifié profondément le type d'organisation foliaire habituel dans la
famille : témoin les feuilles à limbe pelté des Æydrocotyle et les feuilles
septées des Ottoa. L'introduction dans la discussion de ces formes hété-
rogènes, sans parenté étroite avec les Bupleurum, aurait compliqué
beaucoup le problème sans être d’ailleurs d’aucun secours pour la com-
préhension des types terrestres.
1 Fermond, Etude comparée des feuilles dans les trois grands embranchements
végétaux. p. 122-124, Paris 186%.
3) »
428 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (239)
$ 2. Morphologie et anatomie des appendices
dans le genre Rhyticarpus.
Le Rhyticarpus difformis* est un arbrisseau du Cap. Son trone assez
épais, à écorce brune et luisante, porte des rameaux, d’appparence jon-
coide, à entrenœuds de longueur très variable. Seules, les parties infé-
rieures de la plante sont feuillées. Sous les ombelles, les pédoncules à
entrenœuds d’abord allongés sous l’inflorescence, puis raccourcis à
mesure qne l’on se rapproche des axes ligneux, portent des écailles
représentant la gaîne des feuilles. Parfois ces écailles possèdent à leur
sommet des rudiments du limbe.
Les feuilles basilaires dont l’existence est éphémère sont très diffé-
Fig. 1. — Stades successifs de la réduction des feuilles du Rhyticarpus difformis en rhabdo-
phyllodes. — 1, feuille basilaire, à lobes normaux. — 2, feuille basilaire à lobes réduits.
— 3, feuille caulinaire trifide, avec rudiments des parties réduites. — 4, feuille caulinaire
trifide, à divisions eylindrigues. — 5, feuille caulinaire réduite au pétiole avec rudiments
apicaux. — 6, feuille caulinaire réduite à un simple rhabdophyllode. — Figures de !/2 gran-
deur naturelle.
rentes des phyllomes caulinaires qui sont beaucoup plus persistants.
Commençons par examiner celles-ci.
Les feuilles basilaires sont bipalmatiséquées (fig. 1, 1). On voit done
au sommet d’un pétiole assez long et élargi en gaine à la base, trois
rachis nus — on dirait trois pétiolules si la feuille était composée —
dont l’impaire est plus long. Chacun de ces rachis porte à son sommet
trois lobes sessiles, cunéiformes, incisés à incisions ovées. Ces lobes sont
© Le Bupleurum difforme L. a été rapporté avec raison par Bentham au genre
Rhyticarpus. Nous consacrons plus loin une note à la classification de ce genre.
LA = MEL 7, "= dla
BR >. <- = À
(240) JOHN BRIQUET. OMBELLIFÈRES TERRESTRES. 429
minces, membraneux, d’un vert gai. Dans les feuilles plus développées,
l’organisation est tripalmatiséquée, c'est-à-dire que les lobes sont portés
sur un assez long rachis et qu'ils sont eux-mêmes plus ou moins pro-
fondement trilobes.
Si l’on poursuit l'examen des feuilles, du bas en haut de l’axe qui les
porte, ou qu’on prenne celles produites à un âge plus avancé de la
plante, on verra les lobes perdre graduellement leurs ineisions; ils
deviennent entiers, plus coriaces, plus étroits (fig. 1, 2). Enfin ils
prennent une apparence linéaire et constituent des baguettes rigides,
vertes et prismatiques, canaliculées à la partie supérieure dans le voi-
sinage de la gaine (fig. 1, 3). Les feuilles entierement developpees sont
palmatipartites à un ou plusieurs degrés. A chaque ramification corres-
pond un rétrécissement de l’organe, de sorte que la feuille paraît arti-
culée. Tous les articles de la feuille sont semblables, ils ne diffèrent
que par le calibre : le plus gros d’entre eux fonctionne comme pétiole,
cest le basilaire. Les articles terminaux sont brusquement atténués en
une pointe aiguë.
Cette organisation est loin d’être commune à tous les individus. Sur
certains échantillons, les divisions latérales de la feuille deviennent très
courtes et celle-ci se réduit à une baguette rigide et trifide (fig. 1, 4).
Sur d’autres feuilles, les branches latérales de cette baguette se rac-
courcissent graduellement jusqu’à devenir nulles ou presque nulles.
Dans ce dernier cas on voit encore plus ou moins bas sur les côtés de
l’organe les rudiments de ramifications latérales. Le pétiole n’est plus
différencié exterieurement par rapport au « limbe, » c’est-à-dire à
l'organe virgultiforme qui le termine, la feuille n’est plus constituée
que par un pétiole et un rachis. Enfin, ce rachis peut lui-même dispa-
raitre. Dans ce dernier cas, la feuille est réduite au pétiole terminé
par des rudiments de limbe, au nombre de trois ou de un (fig. 1, 5).
Souvent ces rudiments disparaissent et le pétiole se termine par une
ponte aiguë (fig. 1, 6). On pourra alors homologuer le pétiole au
phyllode des Acacias du type rhabdophyllodine.
L’anatomie de ces singuliers organes a été ébauchée par M. Klausch.
Malheureusement, cet auteur n'avait à sa disposition que deux frag-
ments qui lui ont donné des résultats différents, dûs à ce qu'ils appar-
tenaient à des pièces d’äges et de niveaux foliaires différents. Les
riches matériaux de l’Herbier Delessert nous ont permis de compléter
la morphologie de la feuille du Æhyticarpus difformis telle qu’elle
vient d’être exposée par une étude anatomique très détaillée, dont les
résultats suivent.
F,
430 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (241)
STRUCTURE DES FEUILLES BASILAIRES. — Les sections transversales
de la gaine dans les feuilles basilaires ont la forme d’un croissant. L’épi-
derme possède sur les deux faces des éléments petits, à parois exté-
rieures peu épaissies et à cuticule peu épaisse. Tout l’intérieur de la
gaîne est occupé par un parenchyme fondamental à gros éléments,
devenant plus petits dans la région hypodermique. Les faisceaux sont
placés sous l’epiderme inférieur dont ils ne sont séparés que par
2-4 assises de parenchyme : ils sont alternativement de grande et de
faible dimension. Les grands faisceaux ont une section transversale de
forme triangulaire. Le côté inférieur du triangle est occupé par une
bande de stéréides péricycliques épaisse de 1-3 éléments. Immediate-
ment en dessus, se trouve une mince lame de liber. Le bois a exacte-
ment la forme d'un triangle dont les pointes sont occupées par les tra-
chées initiales. Celles-ci sont protégées par un endoxyle selerifie, à
membranes lignifiées, qui remonte sur les deux faces latérales du
triangle ligneux et vient le plus souvent se fusionner avec le stéréome
péricyclique. En dehors du stéréome péricyclique se trouve un canal
sécréteur de fort calibre. Les petits faisceaux intercalés aux précédents
en different par leur section arrondie. Le bois est bien entouré par une
gaine selereuse endoxylaire, mais le liber est dépourvu de stéréome
perieyelique. Le canal sécréteur est directement adossé au liber; il est
certainement d’origine perieyelique, tandis que cette origine est dou-
teuse pour les canaux sécréteurs qui accompagnent les gros faisceaux.
Le pétiole proprement dit, pris en dehors de la région de la gaîne,
possède une section pentagonale. Un des côtés du pentagone est plus
large que les autres : e’est la face supérieure du pétiole. L’épiderme
possède des caractères plus accentués que dans la région de la gaine;
ses parois externes sont plus épaisses et sont plus fortement cuticula-
risées dans leur région extérieure. Entre les angles du pentagone, l'épi-
derme est sous-tendu par une mince bande de chlorenchyme hypoder-
mique forte habituellement d’une seule assise et à éléments en général
plus petits que le parenchyme fondamental incolore sous-jacent. Chaque
angle porte au contraire une saillie remplie de collenchyme caractérisé.
Immédiatement sous les colonnettes de collenchyme vient un gros canal
sécréteur auquel fait suite un faisceau libéro-ligneux de section + tri-
angulaire. Le liber du faisceau est séparé du canal par une bande de sté-
réome péricyclique. L'organisation du faisceau et en particulier de l’en-
doxyle seléreux est ici la même que dans la gaîne. Au milieu des deux
faces inférieures du pentagone, se trouve un petit faisceau de section
(242) JOHN BRIQUET. OMBELLIFÈRES TERRESTRES. LS
plus ou moins eireulaire, présentant les mêmes caractères que les petits
faisceaux de la gaîne, dépourvu de stéréome péricyclique et à canal
sécréteur touchant ou touchant presque le chlorenchyme hypodermique.
Parfois l’un ou l’autre de ces petits faisceaux conflue avec un des gros
faisceaux angulaires voisins. La face supérieure du pentagone est aussi
pourvue de deux petits faisceaux très semblables aux petits faisceaux
intercalés qui viennent d’être décrits pour la face inférieure. Ils sont
souvent complètement entourés d’une gaîne scléreuse et à éléments
libériens très peu nombreux. Ils sont en outre séparés du chlorenchyme
hypodermique par plusieurs assises de parenchyme fondamental. Ce
parenchyme fondamental est à éléments incolores, très gros au centre
du petiole, plus petits vers la périphérie. Indépendamment des saillies
a
Se
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9 oe,
5765 de #6 0 0 6°
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2
73
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Fig. 2. — Section transversale du limbe dans une feuille basilaire du Rhyticarpus difformis. —
Es, épiderme supérieur. — P, palissades, — M, mâcle d'exalate de chaux en oursin. ——
C, chlorenchyme spongieux. — Ei, épiderme infèrieur. — S, stomates. — Grossissement
160/4.
collenchymateuses, le pétiole possède deux cornes qui en marginent la
face supérieure. Ces cornes sont perpendiculaires à l’axe des saillies
collenchymateuses voisines; elles contiennent dans leur moitié exté-
rieure du collenchyme, dans leur moitié intérieure du chlorenchyme ;
elles sont très peu élevées.
Sauf la diminution du calibre, les rachis nus qui portent les lobes de
la feuille ont la même organisation que le pétiole.
Le limbe foliaire (fig. 2) est fort mince et possède une organisation
bifaciale très marquée. L’epiderme supérieur possède des cellules
d'assez fort calibre, à parois externes peu épaisses, cuticularisées dans
leur partie extérieure; les parois radiales et internes sont fort minces.
Il n’y a pas de stomates à la face supérieure. L’epiderme inférieur a des
4.32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (243)
cellules de calibre beaucoup plus faible, coupées ca et là de stomates du
type dicotylédoné normal. Les stomates sont placés dans le plan de l’epi-
derme et entouré de cellules annexes disposées suivant le schéma habituel
des Ombellifères. Le mésophylle est différencié en une assise de hautes
pallissades à la face supérieure et en une couche de chlorenchyme lâche
à éléments + globuleux à la face inférieure. L’épaisseur de la couche de
chlorenchyme lâche atteint à peu près la moitié de la hauteur des pal-
lissades. Certaines cellules du chlorenchyme ont perdu leurs chloro-
plastes et contiennent une grosse macle d’oxalate de chaux en oursin. Les
marges de la feuille sont planes et ne contiennent que du chlorenchyme
sous l’épiderme. Les nervures médianes des lobes montrent à la base,
une structure à trois faisceaux périphériques avec parenchyme fonda-
mental central qui rappelle celle des pétioles, mais dans les nervilles
une réduction progressive les ramène à un seul faisceau pourvu d'un
endoxyle + sclérifié, à liber flanqué d’une mince bande péricyclique
collenchymateuse ou scléreuse et d’un canal sécréteur externe. Dans les
nervilles, les pallissades passent par dessus les faisceaux.
FEUILLES CAULINAIRES ET RAMÉALES. — La gaîne de ces feuilles pré-
sente une organisation très semblable à celle de la région homologue
dans les feuilles basilaires. La seule différence appréciable consiste dans
le fait que le développement des petits faisceaux intercalés se rapproche
beaucoup de celui des faisceaux primaires, dont ils ont à peu près la
même forme. En outre, l’endoxyle et le perieycle sont + collenchyma-
teux; si ces tissus deviennent scléreux, c’est seulement tardivement. À
mesure que, par des coupes successives, on quitte la gaîne, pour atteindre
le pétiole proprement dit, on voit l’epiderme prendre des caractères de
xérophilie plus extrêmes et on aperçoit sous celui-ci une bande de
chlorenchyme hypodermique. !
Le pétiole possède une section à peu pres pentagonale; le côté supé-
rieur est plus long que les autres, Le nombre des angles du polygone
n'a d’ailleurs rien d’absolu, car dans les grands pétioles, les petits fais-
ceaux intercales, avec leur colonne de collenchyme qui leur correspond,
font saillie extérieurement et peuvent difficilement être séparées des
angles principaux. Nous reviendrons plus loin, à propos des divisions
linéaires de la feuille, sur l’épiderme. Mentionnons seulement ici que les
faisceaux, constitués comme dans la gaine, sont disposés en cercle
autour d’une large moelle centrale à gros éléments incolores, à parois
minces. Le tissu situé entre les faisceaux, entièrement comparable aux
©
(244) JOHN BRIQUET. OMBELLIFERES TERRESTRES. 433
rayons médullaires des tiges, se selerifie avec l’âge et relie les faisceaux
par des bandes interfasciculaires. Outre la bande de stéréome péricy-
clique et le canal sécréteur qui l'accompagne, chaque faisceau est encore
flanqué d’une colonnette de collenchyme peu considérable et plus ou
moins saillante extérieurement. Entre les colonnettes de collenchyme se
trouve une mince bande de chlorenchyme à éléments globuleux. Cette
bande passe par dessus les canaux sécréteurs des plus petits faisceaux.
La ramification de la stèle pétiolaire, au point où a lieu la première
trifurcation de la feuille, ne s’opere pas par introflexion de la couronne
de faisceaux pour aboutir à une division qui rappelle celle des ovaires
>
Fig. 3. — Section transversale d’ensemble du limbe rhabdique (rachis) dans une feuille caulinaire
du Rhyticarpus difformis. — E, epiderme. — Co, travées de collenchyme des angles prin-
cipaux. — Ch, chlorenchyme. Ca, canaux sécréteurs péricycliques. — F!, faisceaux prin-
cipaux et HF? faisceaux accessoires comprenant un bois B, un liber Z et une bande de collen-
chyme péricyclique P. — M, Moelle. — Cp, saillies angulaires principales. — (s, saillies
angulaires secondaires. — Grossissement 30/1.
triloeulaires. On voit au contraire au voisinage du « nœud » foliaire, la
région corticale supérieure devenir plus épaisse et prendre un carac-
tère collenchymateux. La stèle se distend en deux points situés l’un à
côté de l’autre et introduit graduellement dans la région corticale col-
lenchymateuse les faisceaux à section mince et aplatie qui doivent cons-
tituer les steles des deux nouvelles divisions du limbe. Les faisceaux et
l'écorce reprennent très vite leurs caractères normaux.
Les divisions du limbe proprement dites ont une section nettement
pentagonale (fig. 3). L’epiderme possède des cellules assez étroites
et serrées en coupe transversale, Elles sont sclérifiées en fer à
43! BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (245)
cheval, c’est-à-dire que la paroi externe est bombée en dehors et
que la sclérification embrasse encore une partie des parois radiales.
La base de ces dernières est très mince, ainsi que les parois
internes. Toutes les parties sclérifiées des cellules épidermiques sont
cuticularisées. Les stomates (fig. 4) ont été très correctement décrits
par M. Klausch. Ils sont répartis également au-dessus du tissu vert
sur tous les côtés de la feuille ; leur grand axe est toujours paral-
lèle avec l’axe de la portion de feuille sur laquelle ils se trouvent.
Les cellules de bordure sont placées au fond d’un entonnoir formé
par les cellules épidermiques : les stomates sont done enfoncés sous
l’epiderme. En outre, des plis de la cuticule donnent à l’entonnoir
Fig. 4. — Section transversale d'un stomate et des régions voisines dans le limbe rhabdique du
Rhyticarpus difformis. — E, cellules épidermiques. — À, cellules annexes. — B, cellules
de bordure. — P, puits extérieur. — À, chambre respiratoire. — Ch, chlorenchyme, —
Grossissement 390/1.
une section vivement ondulée. Les deux cellules de bordure sont assez
grosses ; elles ont des arêtes externes très aiguës, des arêtes internes
moins marquées, des lumens vaguement triangulaires orientés norma-
lement ; elles sont à moitié recouvertes par les cellules annexes. Au-
dessous de chaque stomate, il existe une grande chambre respiratoire.
Le chlorenchyme forme une couche beaucoup plus épaisse que dans le
pétiole, les éléments hypodermiques sont un peu palissadiques, surtout
an voisinage des saillies angulaires. Les mêmes mâcles d’exalate de
chaux qui ont été signalées dans le mésophylle des feuilles basilaires se
retrouvent dans le chlorenchyme des feuilles raméales. Les angles prin-
cipaux sont occupés par des travées en forme d’I constituées par du
(246) JOHN BRIQUET. OMBELLIFERES TERRESTRES. 435
collenehyme, qui, avec l’âge, tend graduellement à se transformer en
stéréome. Ces travées partent de l’épiderme pour venir s'appuyer contre
le stéréome péricyclique des faisceaux. Dans leur région interne, elles
contiennent chacune un canal sécréteur. Les faisceaux qui correspondent
à ces travées ont la même structure que les faisceaux étudiés précé-
demment. Entre les faisceaux principaux, il s’en trouve de plus petits
auxquels correspond une simple saillie de l’épiderme, saillie remplie de
chlorenchyme. Ca et la, on voit au-dessus des petits faisceaux l’ébauche
de la constitution de petites travées de collenchyme, parfois coupées par
le chlorenchyme. Il n’y a rien à dire sur la médulle centrale qui présente
ici les mêmes caractères que dans le pétiole. Dans beaucoup de cas, on
voit deux saillies principales sur la face dorsale au lieu d’une seule. Ces
deux saillies sont alors moins développées que celle des feuilles pourvues
d’une seule arête dorsale. Si l’on sectionne ces feuilles dans le voisinage
du sommet d’un lobe, où le côté morphologiquement supérieur est très
réduit, la feuille a la forme d’un prisme à six côtés. C’est un fragment
de ce genre que M. Klausch a étudié dans l’herbier Roemer, tandis que
le fragment examiné par cet anotomiste dans l’herbier Koch était un
pétiole.
Ainsi que nous l'avons dit en note plus haut, le B. difforme L. doit
rentrer dans le genre Arhyticarpus. Or, les deux espèces considérées
jusqu'à présent comme typiques pour le genre de Rhyticarpus permet-
tent de constater le même phénomène de réduction qui vient d’être
étudié chez le R. difformis. Le Re. rugosus Sond. présente des feuilles
basilaires bi-tripennatifides à limbe assez développé. Dans les feuilles
moyennes, le limbe disparaît graduellement et la feuille se réduit aux
nervures. Enfin dans les feuilles raméales, les nervures peuvent dispa-
raitre une à une, laissant ainsi le pétiole et même uniquement la gaine
comme dernier vestige des phyllomes réduits. Chez le R. swellenda-
mensis (E. et Z.) Brig. (2. Ecklonis E. Mey.), qui est un arbrisseau, on
ne voit a l’etat adulte que ce dernier stade. Les petioles sont prisma-
tiques et sont assez régulièrement couronnés par les rudiments des trois
nervures principales réduites à de petits corpuscules coniques.
Il nous a paru intéressant, par comparaison avec le Rhyticarpus
difformis de faire l’anatomie de ces singuliers pétioles. Cette étude nous
a donné les résultats suivants.
La section de la gaîne est vaguement triangulaire, plus large que
haute. La face supérieure est concave. À l'extrémité des deux cornes
qui bordent la concavité se trouve un petit massif de collenchyme.
436 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (247)
L’epiderme possède des cellules médiocres, à parois extérieures très
_ fortement épaissies et cuticularisées, bombées en dehors. Cet épiderme
n’est point en contact immédiat avec le chlorenchyme sous-jacent, mais
il en est séparé par une couche hypodermique, parenchymateuse, aqui-
fère. Le chlorenchyme forme deux larges îlots placés sous les faces
latérales de la gaîne. Il est constitué par des éléments polyédriques, en
partie allonges perpendiculairement à l’epiderme et à caractères
+ palissadiques. Il existe trois gros faisceaux libéro-ligneux placés dans
les trois parties saillantes de la gaine. Ces faisceaux ont un bois composé
de trachées peu nombreuses, à endoxyle très étroit, protégé vers l’inté-
rieur par quelques éléments sclérifiés. Le liber est fort mince, adossé
au péricycle collenchymateux. Chaque faisceau est flanqué, vers l’exte-
rieur, d’un canal sécréteur de gros calibre. Le collenchyme perieyelique
est relié avec l’épiderme par une travée de collenchyme en forme d’I,
dans laquelle est plongé le canal sécréteur. Indépendamment des trois
canaux sécréteurs qui viennent d'être mentionnés, il en existe quatre
autres, plus petits, placés deux par deux, respectivement à droite et à
gauche de l’endoxyle des faisceaux latéraux. Sous l’épiderme supérieur
se trouve un parenchyme un peu collenchymateux et faiblement chlo-
renchymateux, sans caractères bien définis, qui confine à une région
médullaire centrale. Celle-ci est entièrement occupée par un parenehyme
à éléments assez gros, selerifies, lignifiés et pourvus de ponctuations
simples. Dans toute la région du chlorenchyme, on voit ca et là des
idioblastes contenant une grosse mäcle d’oxalate de chaux en oursin.
Le pétiole est presque cylindrique ou très vaguement pentaédrique
(fig. 5). A la face supérieure, il est creusé d’une profonde fissure, corres-
pondant à la concavité de la gaîne et dans laquelle l’épiderme se pour-
suit avec tous ces caractères. Cet épiderme a la même apparence géné-
rale que dans la gaîne, mais ses parois extérieures sont plus épaisses,
habituellement différenciées en deux zones, l’une externe prodigieuse-
ment Cuticularisée, l’autre interne plus purement cellulosique. Les parois
radiales et internes sont très minces. Les stomates sont placés à peu
près au niveau des cellules épidermiques voisines. Les cellules annexes
les dépassent cependant légèrement et dessinent un gradin tout autour
du stomate. Les cellules de bordure sont assez grosses. Les arêtes exté-
rieures sont très grosses et très aiguës de facon à dessiner une anti-
chambre eisodiale très nette. Au-dessous des arêtes extérieures, la
cuticule descend encore sur les lèvres du stomate, mais elle y est extré-
mement mince. Au-dessous des lèvres, la cuticule reprend en-épaisseur,
(248) JOHN BRIQUET. OMBELLIFÈRES TERRESTRES. 437
forme deux petites arêtes opisthodiales et s’etend de là sur la face
intérieure des cellules de bordure. Ce phénomène est très rare ; il est
ici presque aussi marqué que chez le Pimelea decussata étudié par
M. Tsehirch '. La chambre respiratoire est très spacieuse. Le chloren-
chyme est très développé, il sous-tend partout l’épiderme en constituant
plusieurs assises de hautes palissades. Ce chlorenchyme contient, comme
dans la gaîne, de nombreux oursins. Les faisceaux latéraux se sont
dédoublés : il existe donc en tout cinq faisceaux. Les troix inférieurs
sont les plus gros ; ils sont seuls reliés à l’épiderme par une petite bande
de ehiorenchyme et possèdent un endoxyle protégé par un volumineux
Fig. 5. — Section transversale d'ensemble d'un rhabdophyllode chez le Rhyticarpus swellenda-
mensis. — E, épiderme. — Co, travées angulaires de collenchyme correspondant aux faisceaux
latéraux et médian. — Ch, chlorenchyme. — Fm, faisceau médian, Fl, faisceauv latéraux,
Fs, faisceaux supérieurs, comprenant un bois B, un liber L et une bande de collenchyme
péricyclique P. — 5, canaux sécréteurs péricycliques. — M, médulle centrale. — R, rainure
supérieure. — Grossissement 30/1.
paquet de sclérenchyme offrant les caractères du sclérenchyme central
de la gaîne. Le centre est occupé par un parenchyme à membranes
minces. Chaque faisceau est flanqué extérieurement d’un canal sécréteur
de gros calibre. Le canal est séparé du liber par une mince bande de
collenchyme péricyclique dans lequel se développent, en face du faisceau
médian, quelques stéréides bien caractérisées.
Comme on voit l’organisation interne des pétioles chez le À. swellen-
damensis rappelle beaucoup celle du R. difformis. Les différences
1 Tschirch, Ueber einige Beziehungen des anatomischen Baues der Assimila-
tionsorgane zu Klima und Standort, mit spezieller Berücksichtigung des Spalt-
öffnungsapparates (Linnæa, vol. XLIII, tab. II, fig. %).
BULL. HERB. BOISS., juin 1897. 32
438 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (249)
qui existent sont en grande partie de,nature epharmonique, et pré-
sentent comme telles un grand intérêt. Le fond de l’organisation
étant le même, l’homologie des organes dans les deux plantes est aussi
solidement établie anatomiquement qu'elle l’est d’après l’examen de la
morphologie externe.
$ 3. Morphologie et anatomie des appendices dans
le genre Heteromorpha.
Le Bupleurum arborescens Thunb. ou Heteromorpha arborescens
Cham. et Schlecht. est un arbrisseau du Cap qui montre absolument
le port du B. fruticosum L. du bassin méditerranéen. Il possède de très
nombreuses feuilles, à limbe normal, séparées par des entrenœuds
Fig. 6. — Formes de feuilles de l’Heteromorpha arborescens. — 1, feuille entière de la variete
genuina. — 2, feuille entière de la variété collina. — 3 et 4, étapes intermédiaires entre
les feuilles entières et les feuilles divisées. — 5, feuille tripartite. — 6, feuille pennati-
partite à cinq lobes. — Figures de {/2 grandeur naturelle,
médiocres. Le limbe est porté par un pétiole élargi en gaîne à la base;
les marges sont rigoureusement entières ou, plus rarement, vaguement
crénelées; le sommet du limbe est aigu (fig. 6, 1). Dans une variété
appelée Heteromorpha collina par Ecklon et Zeyher, les feuilles sont
beaucoup plus petites (env. 2 X 0,7 cm. de surface en moyenne) et
rétuses émarginées au sommet (fig. 6, 2). Or, on connait au Cap une
forme de cette espèce (Heteromorpha trifoliata Eckl. et Zeyh.), dont
les feuilles sont également tripartites, les lobes étant eux-mêmes « pétio-
lulés » par un court rachis (fig. 6, 5). Dans une autre variété spéciale
aux montagnes de l’Abyssinie (Heteromorpha abyssinica Hochst.), les
feuilles sont même en partie pennatipartites à 5 segments (fig. 6, 6).
(250) JOHN BRIQUET. OMBELLIFÈRES TERRESTRES. 439
Des transitions instructives permettent d’homologuer les feuilles
entières avec les feuilles pinnatipartites qui viennent d’être signalées.
Sur des échantillons récoltés par Ecklon et Zeyher et par Verreaux,
conservés à l’Herbier Delessert, on voit en effet le limbe entier montrer
un commencement de lobation tantôt d’un côté, tantôt de l’autre de la
nervure médiane (fig. 6, 3). Ailleurs deux lobules bien distincts et sem-
blables se dessinent sur chaque côté du limbe (fig. 6, 4). Enfin, on
trouve tous les passages entre les limbes entiers et les limbes entière-
ment tripartites et même pennatipartites. Dans ce dernier cas c’est
aux dépens du lobe médian des limbes tripartites que se forment les
trois lobes foliaires terminaux.
Nous voulons encore, avant de passer aux conclusions, indiquer
l’organisation interne des feuilles de l’Æeteromorpha arborescens, orga-
nisation qui complète bien l’homologie absolue qui existe entre ces
feuilles et celles d’un Buplèvre caractéristique déjà cité, le B. fruti-
cosum L.
Le pétiole de I’Z. arborescens possède une section pentagonale à
angles arrondis. La face supérieure est + creusée en gouttiere; elle est
pourvue d’une grande quantité de poils constitués par une très courte
cellule basilaire encastrée dans l’épiderme et une longue cellule en
forme de bätonnet recourbé à l'extrémité. Cette cellule a des parois
très fortement sclérifiées et pourvues de perles cuticulaires. Partout
ailleurs, l’epiderme est entièrement lisse. Ses cellules sont bombees
extérieurement, à parois externes prodigieusement sclérifiées et entie-
rement euticularisees. Les parois radiales s’amineissent graduellement
vers l’intérieur et sont aussi en bonne partie cuticularisées. Les parois
internes restent cellulosiques et minces. Sous l’épiderme se trouve une
épaisse couche de collenchyme bien caractérisé qui remplit tout le
corps du pétiole jusqu'aux, faisceaux. Ceux-ci sont au nombre de trois
disposés en triangle. Le sommet du triangle tourné vers le côté dorsal
du pétiole est occupé par le faisceau impaire. La région, médullaire
pour ainsi dire, laissée entre les trois faisceaux, est occupée par un
parenchyme à éléments régulièrement polyédriques, à parois minces
et ponctuées. — Les faisceaux ont une région endoxylaire très peu
développée. En revanche, le bois proprement dit est très abondant et
constitué par un grand nombre de trachées de fort calibre. Il existe un
bois secondaire faible à éléments plus petits pourvus de ponctuations
aréolées. Le liber forme autour du bois une mince couche protégée par
une faible bande de collenchyme péricyclique. En dehors de ce péri-
cycle, se trouve en face de chaque faisceau un gros canal sécréteur. —-
440 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (251)
En fait d’autres particularités de ce pétiole, il y aurait encore à signaler
des canaux oléifères irrégulièrement développés sous le collenchyme
à la face supérieure du pétiole. Une autre particularité consiste dans la
présence de massifs de chlorenchyme à éléments globuleux complète-
ment emprisonnés dans le collenchyme. Ces massifs forment quatre
plages principales; les deux plus étendues sont placées sur les flanes du
triangle des faisceaux, entre les canaux secréteurs; les deux autres, plus
petites et de section arrondie sont situées au-dessus des deux angles
latéraux du triangle fasciculaire. Enfin, on constate ca et là de grosses
macles d’oxalate de chaux en oursin dispersées sans ordre dans le col-
lenchyme.
Le limbe de la feuille, dans lHeteromorpha drborescens, possède une
organisation très nettement bifaciale, avec une légère tendance çà et la,
à l’organisation centrique. — L’épiderme supérieur est à gros éléments
peu bombés extérieurement, à parois radiales et internes purement
cellulosiques et très minces. La paroi extérieure est assez fortement
épaissie, cuticularisée dans ses deux tiers extérieurs, cellulosique dans
le tiers interne. Cet épiderme ne porte pas de stomates. — L’epiderme
inférieur a des éléments plus petits et souvent plus papilleux que le
supérieur, Constitués d’ailleurs d’une facon analogue; il est stomatifere.
Les stomates sont enfoncés au niveau des lumens des cellules épider-
miques. Il faut done pour atteindre les cellules de bordure traverser un
petit entonnoir creusé entre les parois externes des cellules annexes.
Celles-ci enveloppent en partie les cellules de bordures en dessus et en
dessous. Les cellules de bordure sont pourvues de grosses arêtes externes
formées pour la plus grande partie de leur masse par la cuticule. Les
arêtes opisthodiales sont aiguës aussi mais moins fortement marquées.
Les lumens ont une section triangulaire allongée. — Sous l’épiderme
supérieur se trouvent deux rangées de hautes palissades alternes. Une
troisième rangée palissadique, mais à caractères moins marqués, fait la
transition vers le chlorenchyme spongieux à éléments lâches et +
rameux qui Constitue une couche équivalente en épaisseur à la couche
palissadique. Sous l’épiderme inférieur, les deux assises de chloren-
chyme hypodermique ont des éléments plus serrés et prenant par place
l’apparence de courtes palissades. Çà et la on voit un idioblaste rempli
par un oursin d’oxalate de chaux volumineux.
La marge foliaire est remplie par du collenchyme sous lequel circule
un faisceau accompagné d’un volumineux canal secréteur.
Les grosses nervures offrent une structure très intéressante. La ner-
vure est faiblement saillante à la face supérieure, très saillante à la face
252) JOHN BRIQUET. OMBELLIFERES TERRESTRES. 4h
inférieure. L’Epiderme, dans ces nervures, est plus papilleux, à éléments
plus petits, à parois externes plus fortement sclérifiées et entièrement
cuticularisées. Les saillies des nervures sont entièrement remplies, sous
l’épiderme par un collenchyme caractérisé, à gros éléments. A la face
supérieure, le collenchyme passe graduellement à l’endoxyle parenchy-
mateux et tendre. A la face inférieure il vient s'appuyer contre un gros
canal sécréteur qui accompagne le faisceau. Parfois, on voit à droite et
à gauche de ce canal deux canaux sécréteurs plus petits. — La partie
ligneuse du faisceau offre la même organisation que dans le pétiole. Le
Fig. 7. — Section transversale des régions extérieures d’un faisceau dans la nervure foliaire
médiane chez l'Heteromorpha arborescens. — N, collenchyme neural inférieur. — Cp, canal
sécséteur péricyclique. — P, assise phlocotermique. — Pe, collenchyme péricyclique. —
L, liber. Cl, canaux sécréteurs libériens. — B, bois (région périphérique). — Grossissement
160/4.
liber forme un are mince autour du bois, are protégé par une couche
de collenchyme péricyelique. Le point le plus saillant dans l’organi-
sation de ces faisceaux, c’est la présence de canaux sécréteurs libériens,
placés en dedans de l'arc collenchymateux péricyelique (fig. 7). Les deux
plus gros de ces canaux sont situés à droite et à gauche du gros canal
sécréteur cortical dont ils sont séparés par le péricyele. Les autres sont
échelonnés à droite et à gauche des précédents et sont beaucoup plus
petits. C’est là un cas nouveau de canaux sécréteurs libériens à ajouter
à ceux qui ont été signalés ces dernières années par M. Carl Müller‘.
La présence de ces canaux, qui manquent totalement chez les vrais
Buplèvres est un critère anatomique qui vient appuyer la séparation
générique des Bupleurum et des Heteromorpha.
Lorsque les feuilles sont tripartites ou pennatipartites, l’organisation
1 6. Müller, Ueber phloëmständige Sekretkanäle der Umbelliferen und Ara-
liaceen (Berichte der deutsch. bot. Gesellsch., vol. VI, Heft. 4, tab. 2, ann. 1888).
42 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (253)
du pétiole est la même, sauf dédoublement des faisceaux latéraux, ce
qui donne à la section du pétiole une forme pentagonale. Le collen-
chyme hypodermique est alors régulièrement sous-tendu par une mince
couche de chlorenchyme, interrompue seulement par les gros canaux
canaux seereteurs corticaux. La médulle centrale contient trois petits
canaux sécréteurs, dont un vers le milieu et deux au voisinage du bois
des deux faisceaux les plus supérieurs.
S 4 Conciusions.
Les conclusions à tirer de l’étude qui vient d’être faite, peuvent être
résumées sous la forme d’un tableau exprimant les homologies qui
existent entre les différentes parties des feuilles normales des Ombelli-
feres et celles des appendices chez l’Æeteromorpha arborescens et le
Rhyticarpus difformis. Ce tableau serait le suivant :
| -
i Ombelliferes 5
1 N Heteromorpha Rhyticarpus Bupleurum
| D ORTOGÎOE arborescens. difformis. en general. |
| RL 3 = |
Gaine. Gaine. Gaine.
|
| Pétiole
i present, plus rare- Petiole. Petiole.
Hl ment absent.
S91)S91197 SHAAITETWG) SOp ofjınaF 8] op SONSO[OUOY Sonde
Limbe divisé. ra-
rement entier |
dans les fewil- |
les superieu-
res (Smyr- |
nium). |
Limbe pennati-
partite.
Limbe palmati-
parlite.
Limbe divisé ou
entier avec
toutes les tran-
sitions.
A. Feuilles ba-
silaires. Limhe |
divisé normal.
B. Feuilles ra-
méales. Limbe
divisé en ba-
guettes pris-
matiques, re-
présentant les
nervures des
lobes foliai-
res basilaires:
pouvant être
réduit à la seu-
le nervure mé-
diane; et celle-
cidisparais-
sant, pouvant
se réduire au
pétiole.
Entier.
Gaine.
Petiole
present ou absent.
(25%) JOHN BRIQUET. OMBELLIFERES TERRESTRES. L43
On voit, grâce aux multiples transitions qui unissent les feuilles à
limbes entier à celles pourvues d’un limbe découpé, que le limbe entier
des Bupleurum n’est nullement un petiole phyllodiné mais qu'il est bien
homologue du limbe découpé des autres Ombellifères terrestres.
L’argument cardinal dans cette démonstration est fourni par l’Æete-
romorpha arborescens dont la feuille entière est strictement homologue
tant morphologiquement qu’anatomiquement de celle du B. fruticosum.
Or, chez chez la première de ces espèces, le même individu peut offrir
des transitions multiples entre un limbe entier et un limbe pennatifide.
Les appendices des Bupleurum sont done des feuilles complètes et non
point des phyllodes.
Le seul type qui présente une formation homologue aux vrais phyl-
lodes est le genre Rhyticarpus. En effet, dans les À. difformis et swel-
lendamensis, lorsque la réduction de la feuille en arrive au point que
cette dernière est limitée au seul pétiole, on peut homologuer ce der-
nier avec les phyllodes du type rhabdophyllodiné, dont Bentham a men-
tionné toute une série parmi les Acacias australiens appelés par lui :
Teretes. Mais ce phyllode est homologue du petiole des Bupleurum et
des Heteromorpha et non pas du limbe dans ces derniers genres, ainsi
que les transitions décrites le prouvent surabondamment.
Il est intéressant de constater que le résultat auquel nous arrivons
par la morphologie et l'anatomie comparées a été prévu par l’organo-
génie, sinon chez les Buplèvres mêmes, du moins chez certaines Renon-
cules qui présentent des formations tout à fait semblables et dont on
avait aussi donné une interprétation phyllodique ! On pourra done
désormais continuer sans arrière-pensée, dans les ouvrages descriptifs,
à attribuer aux Buplèvres de vraies feuilles.
1 Voy. Gœbel, Vergleichende Entwicklungsgeschichte der Pflanzenorgane,
p. 241 (Schenck’s Handbuch der Botanik, vol. III, Ire part.).
Lily BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (235)
Il
Sur la earpologie et la systématique du genre Rhylicarpus
PAR
John BRIQUEX
Le genre Rhyticarpus a été établi par Sonder en 1862 pour deux
espèces d’Ombelliferes du Cap, ballotées par les auteurs précédents
entre les genres Conium, Sum, Trima et Bupleurum'.
Dans la clef analytique placée en tête des Ombellifères, Sonder place
son genre Rhyticarpus entre les Ptychotis et les Pimpinella. Mais cet
arrangement n’est dû qu’à l’emploi des caractères carpologiques dont la
valeur et la signification changent complètement si on sort de la limite
de la flore du Cap pour envisager l’ensemble des Ombellifères de l’an-
cien monde. Dans le texte même, l’auteur rapproche les Rhyticarpus
des Bupleurum.
Bentham dans son Genera*, a précisé les affinités des Rhyticarpus
avec les Bupleurum, en les distinguant par leurs dents calicinales
aigües et par leur stylopode conique. De plus, l’auteur croit devoir faire
rentrer le Bupleurum difforme dans le genre Rhyticarpus.
Cette adjonction est entièrement justifiée. Non seulement, le Bu-
pleurum difforme possède le calice et le stylopode des RAyticarpus,
mais encore son appareil végétatif, ainsi qne nous l’avons montré dans
l'article précédent, se rapproche beaucoup plus du Ahyticarpus swel-
lendamensis que des vrais Bupleurum.
Sonder fait dériver le nom de RAyticarpus, de poue, ride et xapmoc,
fruit, voulant indiquer par là que les méricarpes sont rugueux dans son
? Sonder, in Harvey et Sonder, Flora capensis, II, p. 525 et 540.
? Bentham, in Bentham et Hooker, Genera plantarum, I, p. 866 et 887.
(256) JOHN BRIQUET. GENRE RHYTICARPUS. 445
nouveau genre. Ce caractère étant assez saillant, puisqu'on s’en est sou-
vent servi pour distinguer des genres parmi les Ombellifères, nous
avons été très étonné de voir que Bentham n’en disait pas un mot dans
la diagnose du genre. Un examen détaillé du fruit des Rhyticarpus
nous à bientôt convaincu que le silence de Bentham était significatif :
les À. rugosus et swellendamensis ont des fruits à vallecules lisses,
dans le sens habituel de ce mot; le fruit présente, il est vrai, une sur-
face un peu bosselée à la maturité; mais ce détail est dû à la disparition
sraduelle de l’albumen et à la contraction consécutive du péricarpe : il
n'y a aucun rapport entre cette apparence et celle des méricarpes à
surface ridee. En revanche, le Bupleurum difforme rapporté par Ben-
tham au genre Rhyticarpus possède des méricarpes rugueux. Cette
circonstance permet heureusement de conserver le nom de Æhyticarpus
qui sans cela, aux yeux de beaucoup de botanistes, aurait présenté des
inconvénients graves, puisqu'il aurait perpétué une erreur relative à un
caractère essentiel du genre.
Les fruits des Æhyticarpus ayant donné lieu à des indications incom-
plètes, il paraît essentiel d’en exposer en détail les caractères qui,
comme on verra sont fort curieux. Nous les utiliserons pour la classifi-
cation.
Éprcarpe. — L'épicarpe du R. rugosus est lisse. Les cellules épider-
niques ont une section vaguement carrée; les parois radiales sont
minces et cellulosiques; les internes sont assez nettement collenchyma-
teuses. Les parois extérieures sont fortement convexes et bombées exté-
rieurement, fortement eutieularisees dans leur région externe. Il n’y a
pas de différences entre les cellules épicarpiques des côtes, qui sont peu
marquées, et celles des vallécules.
Chez le R. swellendamensis, l’épicarpe possède des caractères de
xérophilie tout autrement accentués. Les parois internes sont seules cel-
lulosiques et très minces. Les externes sont très saillantes extérieure-
ment et presque coniques, d’ailleurs assez épaisses et entièrement euti-
cularisées. Le lumen, examiné dans les éléments voisins de la face
commissurale, a exactement la forme d’une bouteille ou d’une quille
(fig. 3 C) : il présente un tronc qui va se rétrécissant vers le haut en un
goulot étroit, terminé lui-même par un faible élargissement. Les parois
latérales, qui donnent au lumen cette forme bizarre sont très épaisses
et entièrement cuticularisées. Ce n’est qu’à la base, au point où le lumen
atteint son plus grand diamètre, qu’elles sont subitement rétrécies. Les
A) BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (257)
cellules de l’épicarpe ne conservent pas une apparence identique sur
les vallécules et sur les côtes extérieures. Dans cette région, les élé-
ments sont moins élevés, et le lumen au lieu de se terminer en cou de
bouteille, se prolonge à droite et à gauche sous la forme de deux fentes
divergentes (fig. 3 B). En revanche, sur la face commissurale des
méricarpes, la forme extrême des cellules s’atténue un peu pour se rap-
procher de celle décrite chez le Æ. rugosus.
Le R. difformis exagère jusqu’à l'excès la disposition décrite dans
l'espèce précédente. Ieï, l’épicarpe est entièrement plissé, à plis si serrés
et si compliqués, que les cellules sont entassées les unes contre les autres
Fig. 1. — Section transversale d'un méricarpe chez le Rhyticarpus difformis. — (, épicarpe. —
P, mésocarpe. — E, endocarpe. — Ep, faisceaux libéro-igneux. — B, bandelettes. —
A, albumen. — Grossissement 18/1.
x
de façon à ce que la forme en soit difficile à reconnaître (fig. 1). Les
éléments ont la forme de hautes palissades à parois internes minces et
cellulosiques, à parois radiales et externes formidablement eutieulari-
sées et épaissies. Le lumen, assez large à la base de la cellule, se réduit
subitement à un étroit canal entre les deux parois latérales voisines
(ig. 3 A). Il n’y a pas d’elargissement du lumen au sommet comme
dans l’espèce précédente, ou en tous cas, cet élargissement est beaucoup
moins net. Les parois externes sont bombées extérieurement.
Mésocarpe. — Cette partie du méricarpe est entièrement constituée
chez le À. rugosus par un tissu collenchymateux homogène à petits
éléments. Dans la jeunesse, ce tissu est + chlorophyllien, mais avec
l’âge, il devient incolore.
(258) JOHN BRIQUET. GENRE RHYTICARPUS. 447
Chez le À. swellendamensis, le mesocarpe est formé par nn paren-
chyme un peu collenchymateux à gros éléments. Ces éléments perdent
leur chlorophylle de très bonne heure. En revanche, les éléments péri-
phériques, qui sont aussi les plus gros, contiennent de grosses mâcles
d’oxalate de chaux en forme d’oursin, caractère qui rappelle beaucoup
le mésocarpe dans le genre Bupleurum.
Une organisation analogue, se trouve réalisée chez le R. difformis.
Seulement ici, l’espace laissé au parenchyme mésocarpique, qui a par-
tout des parois minces, est beaucoup plus restreint à cause de l’énorme
développement des bandelettes. On ne trouve guère ce parenchyme
développé que sous les voûtes formées par les saillies des rugosites de
l’épicarpe. Les éléments extérieurs contiennent çà et là des oursins.
Fig. 2. — Section transversale d'ensemble d'un méricarpe chez le Rheticarpus swellendamensis.
— Ep, épicarpe. — M, mésocarpe. — E, endocarpe. — F, faisceaux libéro-ligneux. —
B, bandelettes. — T, tissu de soutien commissural. — A, albumen. — Grossissement 18/1.
Tissu DE SOUTIEN DES cöTEs. — Le seul Rhyticarpus qui pré-
sente une formation de ce genre, est le R. swellendamensis. Dans
cette plante les côtes latérales sont très faibles, la médiane est plus
marquée, sans cependant posséder de tissu de soutien particulier. En
revanche, les deux côtes internes (commissurales), qui sont assez déve-
loppées, sont soutenues par un parenchyme à éléments polyédriques, à
parois sclérifiées, lignifiées et pourvues de ponctuations circulaires. Ce
tissu ne forme pas, comme c’est le cas habituel chez les Ombelliferes,
des lames adossées à l’endocarpe et traversant les côtes radialement
jusque vers leur sommet (fig. 2); il constitue une couche hypoder-
mique qui part environ du milieu des côtes pour s'étendre de là sous la
Be
2 X
raue:
"48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (259)
face commissurale de chaque méricarpe. Il va sans dire que cette zone
mécanique est interrompue sous la ligne commissurale.
BANDELETTESs. — Il existe, dans le genre Æhyticarpus, deux types
très différents de répartition des bandelettes.
Le premier type est réalisé par les À. rugosus et R. swellendamensis.
Chez ces plantes, chaque méricarpe comporte six bandettes, réparties
comme suit (fig. 2) : une dans chaque vallécule, deux sur la face com-
missurale, placées symétriquement à droite et à gauche de la ligne
commissurale. Les bandelettes ont une section elliptique, à grand axe
tangentiel; elles sont très rapprochées de l’endocarpe, dont seules 1-2 as-
sises de parenchyme les séparent.
Chez le R. difformis, les bandelettes forment autour de l’endocarpe
un anneau complet (fig. 1) : elles ne sont séparées les unes des autres
que par une à deux assises de parenchyme. Le nombre des bandelettes,
Fig. 3. — Cellules de l’épicarpe : A, chez le Rhuticarpus difformis: B, dans la région dorsale
du Rhyticarpus swellendamensis : C, dans la région latéro-commissurale de la même espèce.
Grossissement 120/14.
qui sont très volumineuses, est en général de huit. Nous disons en gé-
néral, car il arrive souvent que deux bandettes se fusionnent ou au con-
traire qu'une bandettese divise en deux canaux sécréteurs plus petits. La
répartition des bandelettes par vallécules ne saurait être indiquée
exactement parce que les côtes latérales ne sont pas marquées et que la
section transversale des méricarpes devient vaguement triangulaire au
lieu d’être nettement pentagonale. On aura alors trois vallécules sur
chaque face latérale et deux sur la face commissurale. On voit en
cutre quelquefois une bandelette correspondant à la côte dorsale
(fig. 1), mais ce cas est peu fréquent. Independamment de ces ban-
delettes normales, les faisceaux libéro-ligneux sont accompagnés de
bandelettes d’origine péricycle, beaucoup plus petites que les précé-
dentes. On trouve ces bandelettes très régulièrement en face des fais-
ceaux qui correspondent aux côtes internes (commissurales); elles sont
(260) JOHN BRIQUET. GENRE RHYTICARPUS. 449)
irrégulièrement développées ou manquent souvent en face des autres
faisceaux.
FAISCEAUX LIBÉRO-LIGNEUX. — Les faisceaux atteignent leur dévelop-
pement maximal en face des côtes commissurales chez le A. difformıs.
Ils présentent en section transversale un gros îlot ligneux, formé par
des vaisseaux et du parenchyme à parois épaisses, mélangé avee des
stéréides, un arc liberien normal et un paquet de stéréome perieyelique
surmontant le liber. Le stéréome péricyclique est séparé du canal sécré-
teur ci-dessus mentionné (quand il existe) par plusieurs assises de
parenchyme de sorte qu’on peut être dans le doute sur l’origine topo-
graphique du canal. Nous qualifions ee dernier de péricyelique en nous
basant sur les données obtenues dans notre monographie des Buplèvres
des Alpes-Maritimes actuellement à l'impression. Les autres faisceaux
(commissuraux, latéraux et médian; au total, avee les précédents, sept
par méricarpe) sont moins développés et, en particulier, n’ont pas de
stéréome péricyclique développé. Au voisinage des faisceaux, surtout de
ceux qui correspondent aux côtes commissurales, on voit souvent les
éléments du parenchyme selérifier et lignifier leurs membranes, en con-
servant des ponctuations circulaires. Mais la formation de ce seleren-
chyme est trop irrégulière et trop mal délimitée pour que nous ayons
eru devoir en faire mention comme tissu de soutien.
Chez le À. swellendamensis, et surtout chez le À. rugosus, les fais-
ceaux sont constitués d’une façon analogue, mais beaucoup plus débiles;
ils sont à peu pres dépourvus ou dépourvus de stéréome péricyclique
et ne sont pas flanqués de canaux sécréteurs.
ENDOCARPE. — Ce tissu est simplement formé par des cellules paren-
chymateuses, à parois également minces chez les 2. swellendamensis et
R. rugosus. Chez le R. difformis, il est constitué par des éléments
parallélipipédiques, à parois internes et externes très épaisses, possé-
dant l’éclat du collenchyme, et à parois radiales très minces. Cette orga-
nisation rappelle celle de beaucoup de Buplèvres. Vers le haut du méri-
carpe, au voisinage du stylopode, la paroi interne des méricarpes est
tapissée par plusieurs assises de trachéides, pourvues de ponctuations
aréolées, lesquelles établissent une connexion entre les éléments vascu-
laires des faisceaux du style et les faisceaux du méricarpe.
SEMENCES. — Le test presque entièrement résorbé et l’albumen ne
AIMER Pr En. LITRES a Er
450 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (261)
présentent chez les Æhyticarpus aucune particularité par rapport aux
Bupleurum et genres voisins.
L’anatomie du fruit, telle que nous venons de la faire, révèle des
caractères carpologiques importants qui peuvent être utilisés pour la
classification du genre. Nous entendons cette classification de la manière
suivante :
Rhyticarpus Sond.
in Harv. et Sond., FT. cap., IX, p. 540; Benth. in Benth. et Hook.,
Gen. plant., I, p. 887. — Calieis dentes evoluti, conspicui, acuti. Petala
basi lata, apice in acumen longum involutum angustata, costa haud
prominula, ideo apice quasi obtusa et + cucullata. Stylopodia late
conica, margine leviter expanso, stylis duobus brevibus coronata.
Fructus ovatus, a latere compressus, commissura sat lata; mericarpia
3-5 gona; juga primaria prominula, æqualia vel subæqualia, exalata;
vittæ ad valleculas solitariæ vel 3-5, facie commissurali 2, raro secus
fasciculos libero-lignosos evolutæ. Semen subteres. — Herbæ perennes,
suffrutices vel frutices glabri, glauei rigidi, ramosi. Folia caulina 3-pen-
natiseeta, segmentis pinnatis, vel ad petiolum rhabdophyllodineum
rigidum reducta. Umbelle compositæ. Involucri et involucellorum
bracteæ vel bracteolæ parvæ. Flores fiavi. — Species 3 Africæ australis
in aridioribus incolæ.
Sect. 1. BuPLEURASTRUM Brig. — Mericarpia epicarpio plicato-rugoso,
sectione subtriangulari, costis lateralibus vix evolutis. Vittæ circa
endocarpium crebræ, adpressæ, 2 commissurales, 3 in lateribus
(valleeulis), vel numero auctæ. Fascieuli libero-lignosi magis evo-
luti, sæpe vitta perieyelica aucti (præsertim ad costas internas
(commissurales). — Frutex.
1. À. difformis Benth. et Hook. in Jacks. Index Kewensis, IV, p. 719
(ann. 1895) = BD. difforme Linn. Sp. pl., ed. 1, p. 238 (1753); Sonder in
Harv. et Sond. Fl. cap., Il, p. 541 = Tenoria difformis Spreng.
in Neue Schr. Naturf. Gesellsch. Halle, II, p. 32 (1813) = Œnanthe
exaltata Thunb. Fl. cap., p. 254. — Frutex 2-3 pedalis. Folia prima
palmatisecta, plana, viridia, petiolata, mox deeidua; secundaria in
planta adulta ad caulem fasciculata, pinnato-ternata, segmentis tere-
tibus apice peracutis, vel a rachin cum petiolo reducta segmentis cæ-
teris abortietibus, vel ad petiolos rhabdophyllodineos reducta. Rami
nude panieulati. Umbella radiis 8-20, robustis, 1,5-3 cm. longis, invo-
(262) JOHN BRIQUET. GENRE RHYTICARPUS. 45
lueri bracteis 5-8 ovatis, apice acutis, valde abbreviatis. Involucellum
bracteolis cirea 5-6 ovato-lanceolatis acutis, valde abbreviatis; umbel-
lula pedicellis 2-8 mm. longis. Corollæ luteæ. Fruetus obovoideus, meri-
earpiis ochrofulvis (de struetura interna vide supra).
Hab. : in montibus aridis, ad rupes vel declivitates petræas, a Capite
Bonæ Spei usque ad Caffrariam.
Sect. 2. RHYTICARPELLUS Brig. — Mericarpia epicarpio lævi, sectione
5 gona, costis lateralibus evolutis. Vittæ solitariæ, in quoque valle-
cula 1 (rarissime hue vel illue 2), in facie commissurali 2. Fasciculi
libero-lignosi debiles, vittis pericyclicis carentibus. — Herbæ
perennes vel suffrutices.
2. R. swellendamensis Brig. = Trinia swellendamensis Eckl. et
Zeyh. Enum., II, p. 340 (1837) = Pupleurum acerosum E. Mey. in
Drege Zw. Pfl. Docum., p. 170 (absque diagn. 1842) = À. Ecklonis
Sond. in Harv. et Sond. F1. cap., I, p. 540 (1862). — Suffrutex 1-2
pedalis, caule ut videtur parum ramoso superne pallide viridi. Folia
basılaria biternata, lobis elongatis, teretibus, acutis, rigidibus sulcatis,
terminali longiore, viridia, petiolata; caulinaria trifida vel ad petiolum
rhabdo-phyllodineum apice rudimenta segmentorum ferente reducta.
Umbella peduneulata radis 5-7, viridibus, nudis, ad 2 em. longis, invo-
lueri bracteis ovato-lanceolatis vel lanceolatis apice acutis, abbreviatis.
Umbellula pedicellis 2-4 mm. longis, involucelli bracteolis linearibus
abbreviatis. Calix dentibus elongatis, stylopodium eireiter æquantibus.
Corolla flavida evidenter subeueullata. Fructus late ovoideus vel obo-
voideus, semper flavo-virens (de structura interna vide supra).
Hab. : in coloniæ capensis locis aridis prope Kano, inter Kochmans-
kloof et Gaunitzriver et prope Gnadenthal.
3. R. rugosus Sond. in Harv. et Sond. FT. cap., I p. 540 = Conium
rugosum Thunb. Fl. cap., p. 253 (1807-1813) = Sium paniculatum
Thunb., 1. e., p. 261 = Trinia uitenhagensis Eckl. et Zeyh. Enum.,
II, p. 340 (1837) = Lepisma paniculatum E. Mey. p. p., Eckl.
et Zeyh. in Drege Zw. PJ. Docum., p. 198 (1843). — Planta radice
nigra, caule 2-3 pedali, tereti, striato, pruinoso, nonnunquam pur-
pureo-maculato, superne ramoso. Folia basilaria, 2-3 pinnatisecta,
lobis integris vel trifidis et oblongo-lanceolatis vel cuneatis incisis vel
dentatis, conferta, viridia; caulinaria glauca internodiis elongatis sepa-
rata, ternato-pinnata, segmentis lineari-teretibus, brevibus, acutis;
Porn RE ec.
452 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (263)
suprema tripartita vel indivisa; omnia petiolata. Caulis superne ample
ramosus. Umbella radiis 6-8, glaueis, ad 2 em. longis, involueri bracteis
linearibus abbreviatis apice acutis. Umbellulæ pedicellis ad 3 mm.
longis, involucelli bracteolis brevibus subulatis. Calieis dentes stylopo-
dium æquantes. Corolla flava petalis evidenter subeueullatis. Fructus
late ovoideus, diu + glaucus (de struetura interna vide supra).
Hab. : In loeis aridis ad Caput Bonæ Spei.
Nota. — Genus et species ad specimina numerosa a cl. Verreaux,
Mundt et Maire, Drege, Ecklon et Zeyher, Roxburgh et Schlechter in
herbario Delessertiano asservata descripsimus.
(264) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTÉES CHEZ LES DICOTYLÉDONES. 453
[IT
Recherches sur les feuilles septées chez les Dicotylédones
PAR
John BRIQUET
$ 1. Des feuilles septees en général.
La première mention des feuilles septées chez les plantes supérieures
est due a Guettard, qui a signalé leur existence par cette phrase : « On
rencontre des valvules ou diaphragmes dans plusieurs plantes aqua-
tiques » !.
Cette vague indication a été précisée en 1825 par J. de Laharpe, qui
décrit les feuilles septees chez les Juncus, comme suit : « Il est une
structure particulière aux jones à feuilles arrondies, et d’autant plus
singulière qu'elle n’a été observée nulle part ailleurs ; elle se présente
sous l’aspect de diaphragmes celluleux, complets ou incomplets, divisant
la cavité interne de la feuille en un nombre plus ou moins grand de
cellules, et apparaissant, lors de la dessieeation, comme autant de nœuds
qui divisent la feuille. A quoi peut tenir une disposition si constante ? ? ».
Nos connaissances sur les feuilles septées ont gardé ce caractère
rudimentaire jnsqu’en 1872, époque à laquelle Duval-Jouve placa les
deux citations données ci-dessus en tête d’un mémoire fondamental
sur ce sujet °. Dans ce mémoire, non seulement Duval-Jouve a élucidé
la structure des diaphragmes chez le Joncacées, mais il a constaté leur
1 Guettard, Observations sur les plantes, IT, p. 18% (ann. 1747).
2 J. de Laharpe, Monographie des vraies Joncées (Mem. de la Soc. d’hist. nat.
de Paris, III, p. 106, ann. 1825).
# J. Duval-Jouve, Diaphragmes vasculaires des Monocotylédones aquatiques.
(Mém. de l’Acad. de Montpellier, VII, p. 157-176, tab. VII, ann. 1875).
BULL. HERB. BoIss., juin 1897. 33
45 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (265)
existence et les a étudiées dans un bon nombre d’autres groupes. L’or-
ganisation des diaphragmes est toujours dans ses grandes lignes la
suivante. La feuille, creuse intérieurement, est séparée en cavités dis-
tinctes par des cloisons persistantes. Ces cloisons sont constituées par du
parenchyme à éléments polyédriques ou globuleux ou bien à éléments
rameux et étoilés. Le plancher parenchymateux est parcouru par des
anastomoses libéro-ligneuses qui relient transversalement les faisceaux
longitudinaux situés à la périphérie de la feuille.
Voici l’énumération des genres dans lesquels Duval-Jouve a constaté
la présence de feuilles septées, à diaphragmes vasculaires :
Joncacées : J'uncus, Luzula.
Graminées : Œlyceria, Oryza.
Cypéracées : Cladium, Carex, Scirpus, Cyperus.
Typhacées : Typha, Sparganium.
Aracées : Acorus.
Potamogetonees : Potamegeton, Posidonia, Zostera, Aponogeton.
Musacées : Thalia, Stretitzia, Musa.
Hydrocharidees : Vallisneria.
Iridees : Zris.
Amaryllidées : ? Crinum.
Pontederiacées : Pontederia.
Alismacées : Butomus, Alisma, Sagittaria.
Ces diaphragmes existent donc dans 25 genres de Monocotylédones
et il n’y a pas de doute que ce nombre pourrait être encore considera-
blement augmenté.
Duval-Jouve a recherché lexistence des diaphragmes chez diverses
Dicotylédones aquatiques (Ceratophyllum, Hippuris, Myriophyllum,
Jussiæa), mais avec un insuccès complet. Seul, le Villarsia nymphoides
(Gentianées) a fait exception. Chez cette plante, il existe des diaphragmes
à cellules étoilées comme chez les Monocotylédones. Ces diaphragmes
sont accompagnés de petits vaisseaux qui en suivent les bords, en
s'appuyant contre les eloisons longitudinales des lacunes et sont entourés
d’un manchon de chlorenchyme.
Cette dernière indication est tombée dans l’oubli et la plupart des
traités considèrent les diaphragmes vasculaires comme une particula-
rité des Monocotylédones.
Nous nous proposons de faire connaître dans ce travail quelques cas
remarquables de feuilles septées chez les Dicotylédones. L'existence de
EE PEINTRE RP TE TT > = ET lens. ARE) a El
(266) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTÉES CHEZ LES DICOTYLEDONES. 455
ces feuilles était naturellement signalées dans les Genera et quelques
ouvrages systématiques généraux, mais la façon sommaire dont ces
organes y sont décrits explique qu'ils aient passé inaperçus des bota-
nistes en général '.
$ 2. Etude de la feuille de 1’Ottoa œnanthoides Kunth.
L’Ottoa eenanthoides Kunth? est une Ombellifère des marécages du
Mexique et de la Colombie qui est voisine des genres Anthriscus et
Scandix par l’organisation de la fleur et du fruit. L'appareil végétatif
B
Fig. 1. — Feuilles septées de Dicotylédones. — A, feuille cylindrique du
Crantzia lineata (grandeur naturelle). — B, feuille plus aplatie de la
même espèce (grandeur naturelle). — C, sommet d'une feuille cylin-
drique de l’Ottoa œnanthoïdes (1/4 de la grandeur naturelle). — D, som-
met d'une feuille cylindique du Tiedmannia teretifolia (1/4 de la gran-
deur naturelle).
est vivace. La racine pivotante s’enfonce profondément dans la vase, où
elle émet dans toutes les directions des radicelles débiles et assez peu
nombreuses. D’après des échantillons récoltés en Colombie par Jameson,
il se constitue avec le temps un rhizome oblique assez épais.
1 Nos recherches étaient terminées quand paru le mémoire de M. Bitter déjà
mentionné plus haut, qui attire l’attention des botanistes sur les feuilles septees
du genre Crantzia. Mais le travail de M. Bitter ne contient pour ainsi dire rien
sur ces feuilles, en dehors de leur simple mention. L’anatomie, en particulier, y
est totalement omise.
? Kunth, in Humboldt et Bonpland, Nova genera et species amer., vol. 20,
tab, 423.
456 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (267)
Les feuilles sont toutes basilaires. Tout au plus voit-on çà et là les
axes florifères scapiformes être ornés d’une feuille caulinaire largement
engainante.
Les feuilles (ig. 1 C) sont eylindriques, mais un peu aplaties perpen-
diculairement au plan de la gaine, de sorte que la section transversale
devient elliptique. La gaine est constituée par deux oreillettes obtuses au
sommet, membraneuses, qui sont beaucoup plus larges que la partie eylin-
drique de la feuille, et dont les extrémités sont libres. La partie eylin-
Fig. 2. — Section transversale d'ensemble de la feuille chez l'Ottoa senan-
thoides; le côté dorsal occupe le sommet de la figure. — Ep, epiderme.
-— 5, stomates. — A, tissu palissadique. — B, travées de collenchyme
des faisceaux principaux. — Ca, canaux sécréteurs perieycliques. —
F1, faisceaux principaux. — F?, faisceaux accessoires. — Ed, endothe-
lium. — C, cavité centrale. — Grossissement 24/4.
drique vient done s’inserer obliquement sur la gaîne qui en bouche la partie
inférieure. Çà et là, le cylindre foliaire vert, qni a l'apparence d’une
tige, est contracté. La contraction dessine une ligne circulaire plus
foncée autour du cylindre ; c’est le lieu d’insertion d’un diaphragme.
Les articles séparés par des diaphragmes vont en diminuant de lon-
gueur de la base au sommet de la feuille : le dernier, très court, se
termine par un sommet conique.
La surface du cylindre foliaire est entièrement glabre et finement
striée dans le sens de la longueur.
Une section transversale du cylindre (fig.2) passant par le milieu d’un
+
MANS.
Lo
Ro
(268) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTEES CHEZ LES DICOTYLÉDONES. 457
article montre à l’intérieur une cavité entièrement vide et tapissée par
une assise de cellules nettement définie, qui sera décrite plus loin. Il n’y
a pas de traces de lambeaux cellulaires sur les parois de la cavité.
L’epiderme est constitué par des cellules assez volumineuses, à parois
extérieures assez fortement épaissies, cuticularisées et recouvertes d’une
cuticule un peu plissée. La zone la plus intérieure de la paroi externe
reste cellulosique. Les parois sont bombées extérieurement et font
même saillie ca et là sous forme de papilles. Les cloisons radiales sont
minces et cellulosiques ; les internes sont très épaissies et à caractère
fortement collenchymateux.
Les stomates sont enfoncés dans des puits profonds, dont les parois
sont constituées par des cellules épidermiques superposées. Les parois
externes de ces cellules sont de moins en moins épaissies à mesure que
l’on se rapproche du stomate; en revanche, elles restent fortement
cuticularisées. Les stomates appartiennent au type dicotylédoné normal.
Lorsqu'on fait des coupes en série, on s'aperçoit que les cavités qui
paraissent être des puits sur une seule coupe transversale font en réalité
partie de rainures dans lesquelles sont logés les stomates. Ce sont ces
rainures qui donnent à la feuille son apparence striée. Avec l’âge, la
feuille s’elargissant dans sa partie inférieure, les stomates paraissent
moins enfoncés et ce sont les côtes à faisceaux, un peu saillantes, qui
conservent encore à la surface de la feuille une striation plus ou moins
apparente.
Le mésophylle absolument centrique est formé par deux assises de
hautes palissades dont les éléments alternent d’une couche à l’autre.
Ces palissades sont richement pourvues de chloroplastes ; elles s’écar-
tent et se raccoureissent fortement aux points où se trouvent des
stomates.
Les faisceaux sont répartis uniformément autour de la cavité centrale;
ils sont en contact avec ce tissu particulier qui limite la grande cavité
foliaire et auquel nous donnerons le nom d’endothelium. Leur calibre
est variable : en général, un faisceau volumineux est séparé du suivant
par un à trois faisceaux plus petits. Le bois possède une section
transversale aplatie perpendiculairement à la surface de la feuille. Il
est formé presque exclusivement par des trachées spiralées serrées,
accompagnées de quelques stéréides et éléments parenchymateux; il
n’y a pas d’endoxyle distinct. Le liber forme une mince bande super-
posée au bois, dans laquelle on distingue d’étroits tubes eribles du
type Cucurbita avec cellules compagnes et du parenchyme. Le péricycle
458 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (269)
différencie graduellement à la périphérie de ce liber quelques stereides.
Il donne en outre naissance à un canal sécréteur qui accompagne chaque
faisceau, si petit soit-il. En face de chaque faisceau, l’épiderme est
sous-tendu par un hypoderme collenchymateux qui se relie par quelques
éléments également collenchymateux avec l’épithèle du canal sécréteur.
Dans les petits faisceaux, cette union n’a pas lieu et le chlorenchyme
passe par dessous le canal sécéréteur. En outre, dans beaucoup de
feuilles, l’hypoderme collenchymateux s’etend plus ou moins loin sous
l’epiderme en dehors de la région neurale.
Le tissu que nous avons désigné plus haut sous le nom d’endothelium,
tapisse la cavité centrale sans interruption. Il est en contact direct avec
le bois des faisceaux et avec l’assise interne du chlorenchyme en dehors
des nervures. Il est constitué par des éléments médiocres à parois
radiales relativement minces, tandis que les parois internes et externes
sont fortement épaissies ; l’utricule plasmique ne contient pas ou seule-
ment de très rares chloroplastes. Le caractère de ce tissu est nettement
collenchymateux. Il ressemble à un épiderme, mais en diffère par
l’absence de cuticule et l’absence totale de stomates. Nous aurons à
revenir sur sa valeur morphologique. Avec l’âge, l’endothelium s’etire
tangentiellement, les lumens s’écrasent et la cavité paraît bordée par
une épaisse lame cellulosique brillante.
Aux articulations, la cavité centrale de la feuille est coupée par un
diaphragme complet, épais de 1-3 assises de cellules. Les éléments du
diaphragme sont parenchymateux, à membranes plus ou moins collen-
chymateuses. Ils forment une trame serrée, percée ca et là de meats,
dans laquelle circulent des branches libéro-ligneuses. Le réseau anasto-
motique formé par ces branches n’est pas très régulier. En général, on
voit partir des deux faisceaux qui occupent les sommets de l’ellipse
foliaire des branches qui pénètrent dans le plancher du diaphragme et
vont rejoindre, après avoir décrit une courbe, les faisceaux situés sur
les côtés de l’ellipse. Les communications transversales directes à travers
le diaphragme ne sont nettement visibles que dans les diaphragmes
supérieurs.
Cette organisation rappelle beaucoup, comme on voit, celle des
feuilles septées des Joncacees à diaphragmes parenchymateux.
(270) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTÉES CHEZ LES DICOTYLÉDONES. 159
S 3. Etude de la feuille du Crantzia lineata Nutt.
Tandis que l’Ottoa œnanthoides Kunth appartient aux Amminées, le
Crantzia lineata Nutt.! se range dans le groupe des Sésélinées. Et
cependant la similitude d'apparence extérieure est extrême entre ces
deux plantes, au moins dans certains états. Cette restriction nous amène
à parler du polymorphisme que produit dans cette plante les variations
du milieu. Le Crantaia lineata est une herbe aquatique vivace qui
abonde dans la région montagneuse et andine tropicale ou subtropicale
tant de l'Amérique du nord que de l'Amérique du sud. On la retrouve
de l’autre côté de l'Océan pacifique, tant en Australie qu’en Nouvelle
Zélande ! Malgré cette vaste distribution, qui lui à fait attribuer suivant
les pays divers noms spécifiques, l’espece ne modifie guère son faciès,
tant que les conditions extérieures du milieu restent semblables. Le
rhizome stoloniforme radicant produit aux nœuds de petites rosettes
de feuilles qui ont exactement la même forme que dans l’Ottoa œnan-
thoides. Ce sont des organes cylindriques (fig. 1 A), articulés, bouchés
à la base par une gaine à deux oreillettes. Aux nœuds, le rhizome pro-
duit de nombreuses racines adventives. — Au bord des fossés, dans la vase,
le Crantaa reste petit, ses feuilles forment de petites touffes gazonnantes,
hautes de quelques centimètres ; les articles sont courts; l’ensemble du
cylindre est presque linéaire. — Si le rhizome se trouve dans l’eau, les
rosettes deviennent plus läches, les feuilles s’allongent, tout en restant
étroites. — Enfin, si l’eau devient profonde, les feuilles nagent à la sur-
face, elles atteignent jusqu'à 40 em. de longueur. Les stolons pendent à
quelque distance au-dessous de la surface de l’eau en produisant aux
nœuds des paquets de racines adventives longues et délicates, qui se
ramassent en pinceau lorsqu'on sort la plante de l’eau, Le limbe tend
à perdre sa forme nettement cylindrique, la partie elliptique que pré-
sente la coupe transversale s’exagère : la feuille s’aplatit. Une disposi-
tion extrême, mais rare, présentée par les feuilles est celle dans laquelle
l’aplatissement relatif s'associe à un élargissement vers le sommet,
lequel tend à constituer un vrai limbe (fig. 1 B). Malgré cette apparence
particulière, la feuille conserve toujours ses articulations, sa cavité
centrale et ne modifie pas sensiblement sa structure anatomique.
L’epiderme, comme d’ailleurs tous les autres tissus du Crantzia, pré-
! Nuttall, Genera. North Amer. pl., I, p. 177 (ann. 1818).
460 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (271)
sente des caractères beaucoup plus nettement hygrophiles que dans le
genre Ottoa. Les cellules sont médiocres, à parois radiales minces, à
parois internes et externes collenchymateuses. Les externes sont peu
bombees, pourvues d’une eutieule très nette, même dans les organes
submergés ; en revanche, la cuticularisation de la paroi même est très
faible.
Les stomates ne présentent aucune particularité; ils sont placés dans
le plan des autres cellules épidermiques; ils manquent ou sont atrophiés
dans les feuilles entièrement submergees. i
Le mésophylle est constitué par trois à cinq assises de cellules polyé-
driqnes assez lâches. Ces cellules contiennent des chloroplastes en quan-
tité médiocre. L’assise située sous l’hypoderme possède en général des
éléments plus volumineux sans qu’il y ait réellement formation de palis-
sades. C’est surtout ici que se répercutent les variations morphologiques
signalées plus haut. Plus les feuilles ont une vie aérienne plus le chlo-
renchyme est caractérisé comme tel (abondance plus grande de chloro-
plastes, réduction des méats, ete.). Plus les feuilles adoptent une vie
aquatique, plus aussi ces caractères s’atténuent.
Les faisceaux distribués comme dans le genre Oftoa en diffèrent par
quelques caractères. Ils sont en général plus volumineux. Les vaisseaux
sont beaucoup plus grands. On passe très rapidement des trachées ini-
tiales aux gros élémentsde section polygonale, pourvus de grandes ponc-
tuations aréolées. Le parenchyme existe autour des trachées initiales,
mais le stéréome est presque réduit à zéro. Le liber et le péricyele avec
son canal sécréteur sont constitués comme dans le genre Ottoa.
L’endothelium est représenté ici par une assise de cellules parenchy-
mateuses à parois délicates et se déchirant facilement. Cet endothelium
ne possède ni stomates ni cuticule; il est dépourvu de chloroplastes.
Les diaphragmes dans les articulations sont constitués comme chez
l’Ottoa enanthoides, mais le parenchyme a des membrane délicates. Les
branches vasculaires ne présentent pas de différences marquées sur
celles du genre précédent.
Il y aurait encore, pour compléter cette description, à mentionner le
fait que la plupart des faisceaux libéro-ligneux sont nettement reliés
avec l’épiderme par un petit massif collenchymateux, très semblable à
celui des nervures de gros calibre dans le genre Ottoa.
(272) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTEES CHEZ LES DICOTYLÉDONES. A61
S 4. Etude de la feuille du Tiedmannia teretifolia DC.
Le Tiedmannia teretifolia DC.’ est une Peucédanée que Bentham
considère comme un sous-genre des Peucedanum, d’après l’organisation
de la fleur et du fruit?. Malgré la distance systématique qui sépare cette
plante des Crantzia et des Ottoa, elle leur ressemble beaucoup par son
apparence extérieure.
L'appareil vegetatif est vivace; à rhizome portant de nombreuses
racines vivant dans la vase. Les feuilles basilaires sont seules bien
développées; les caulinaires sont très courtes et pourvues de très peu
nombreuses articulations. Les feuilles basilaires atteignent au contraire
jusqu’à 40 et 50 em. de longueur. La gaîne est membraneuse, un peu
scarieuse, et très faiblement aurieulee; elle obstrue la base du cylindre
foliaire. Ce dernier possède l’apparence générale du cylindre foliaire
des Oftoa et des Crantzia. Il présente cependant diverses particularités
notables (fig. 1 D). Le cylindre est vert et strié, un peu aplati perpendi-
culairement au plan de la gaîne, droit et rigide; il se prolonge insensi-
blement au sommet en une pointe effilée et très aiguë. L’apparence
lanciforme de ces organes est encore exagérée par le fait de leur rigi-
dité, qui fait contraste avec la flaccidité de la feuille chez les Ottoa et
les Crantzia. La feuille au lieu de se contracter aux articulations est au
contraire un peu élargie et renflée en ce point.
L'organisation intérieure de ces feuilles est autrement compliquée
que dans les genres précédents et présente le plus grand intérêt (fig. 3).
L’epiderme possède des éléments assez gros, parallélipipédiques, à
parois radiales et internes minces, à parois externes à peine plus
épaisses, non Cuticularisées, mais couvertes d’une cuticule plissée. Ces
cellules sont faiblement convexes au dehors. Les stomates, placés dans
le plan de l’épiderme ou légèrement enfoncés, ont des cellules de bor-
dure, qui ont presque la hauteur des cellules annexes, à lumens de sec-
tion triangulaire et des becs extérieurs très marqués. L’ostiole commu-
nique avec la chambre respiratoire par un étroit canal inséré dans
l’hypoderme.
Une des particularités essentielles des feuilles du Tiedmannıa con-
siste en effet dans la présence d’un hypoderme selereux, à cellules
1 A.-P. de Candolle, Prodromus, IV. p. 187 (ann. 1830); Mem. Ombellif.,
Pot: XI
sentham, in Bentham et Hooker, Genera plantarum, I, p. 920.
462 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (273)
fibreuses, très allongees dans le sens de l’axe de la feuille. Ces cellules
ont des parois très fortement sclérifiées et lignifiees. Seule la région
la plus externe des cellules reste cellulosique et entoure d’un cerele
très net la partie lignifiée. L’hypoderme ne comporte habituellement
qu’une seule assise de cellules. Cependant ça et là, particulièrement
au-dessus des gros faisceaux, il peut atteindre une épaisseur de deux
12/08 EIN.
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Fig. 3. — Section transversale de la feuille-chez le Tiedmannia teretifolia, passant un faisceau
principal. — Er, epiderme. — H, hypoderme fibreux. — (, cellule de communication entre
l’epiderme et le chlorenchyme. — - A, chlorenchyme. — S, canal sécréteur péricyclique. —
P, stéréides péricycliques. — F, faisceaux comprenant : un liber L, une région ligneuse
secondaire B?, un gros vaisseau ponctué V, des trachées volumineuses T, une trachée initiale
TrA, et un parenchyme endoxylaire E. — M, gaine scléreuse incomplète de l’endoxyle. —
Ed, endothelium multiple. — Grossissement 146/1.
et même trois éléments. Il existe deux sortes d’interruptions dans la
continuité de l’hypoderme. L’une est pour les canaux qui font commu-
niquer les stomates avec leurs chambres respiratoires. L'autre sorte d’in-
terruption met directement en contact le chlorenchyme avec l’épiderme.
Le chlorenchyme forme une bande épaisse qui sous-tend d’une façon
(274) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTÉES CHEZ LES DICOTYLEDONES. 463
centrique l’hypoderme. Il comporte une épaisseur de 3-5 cellules. L’as-
sise la plus externe possède des caractères plus ou moins palissadiques,
les plus intérieures sont parenchymateuses et polyédriques. Toutes sont
abondamment pourvues de chloroplastes.
Le chlorenchyme est brusquement limité vers l’intérieur par une
épaisse couche de parenchyme incolore, à très gros éléments polyé-
driques, à parois minces et cellulosiques. Cette couche épaisse de
3-6 assises remplace l’endothehum unique des genres précédents et
tapisse toute la cavité interne de la feuille.
Les faisceaux libéro-ligneux sont entièrement immergés dans l’endo-
thelium multiple que nous venons de décrire; ils ne touchent au chlo-
renchyme que par leur région péricyclique. Comme dans les genres
précédents, ils varient de calibre : deux gros faisceaux sont séparés par
1-3 plus petits. Le bois possède une structure très complexe. Il existe
un endoxyle parenchymateux, à petits éléments, à parois minces et cel-
lulosiques protégés du côté de la cavité par une gaîne habituellement
incomplète, même à l’état adulte, d'éléments fortement selérifiés et ligni-
fiés. Outre les trachées initiales, chaque gros vaisseau possède trois à
sept vaisseaux de fort calibre. Les plus iuternes sont spiralés ; les autres,
de section polygonale sont pourvus de ponetuations aréolées. Les vais-
seaux sont souvent, au moins en partie, séparés par d’etroits ponts
parenchymateux. Avec l’âge, le faisceau se pourvoit souvent aussi d’ele-
ments selerifies et lignifiés, semblables à ceux de l’endoxyle sur les
flanes. Le liber est semblable à celui des genres Offoa et Crantzia.
Quant au perieycle, il différencie régulièrement quelques-uns de ses
éléments en stéréides qui séparent la région criblée des canaux péri-
cyeliques, dont il existe un en face de chaque faisceau.
Il n'existe pas de tissu neural, le chlorenchyme passe par dessus tous
les faisceaux.
La cavité centrale de la feuille n’est point vide comme dans les genres
Ottoa et Crantzia. Elle est pourvue d’un tissu étoilé lâche (fig. 4), et
c’est par ce fait remarquable que le Tiedmannia rappelle les Monocoty-
lédones. Les cellules ont de trois à huit bras cylindriques et légèrement
élargis à l'extrémité. La surface de communication entre les bras est
donc considérable; les échanges osmatiques sont facilités par l'existence
de ponctuations circulaires dans les parois qui séparent deux bras adja-
cents. Le tissu étoilé se raccorde brusquement et pour ainsi dire sans
transition avec l’endothelium. Les parois des cellules étoilées sont un
peu plus épaisses que celles des éléments de l’endothelium. Ces parois
46% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (275)
sont d’ailleurs plus ou moins lignifiées, tandis que celles de l’endothe-
liuum sont cellulosiques. Cependant les éléments étoilés attenant directe-
ment à l’endothelium conservent longtemps leurs parois cellulosiques.
à
Au diaphragme, les éléments étoilés font place à une plaque d’ele-
Fig. 4. — Cellules étoilées prises dans les chambres aérifères internes de
la feuille chez le Tiedmannia teretifolia. — Grossissement 446/1.
ments plus ou moins globuleux, selerifies et lignifies (fig. 5). Les épaisses
parois sont parcourues par d'innombrables canalieules, en partie bifur-
qués. Ces éléments, tout en étant solidement reliés les uns avec les autres,
laissent cependant entre eux de nombreux méats. Les diaphragmes sont
\ nn nl IT =
Naben
NANTES 2e
me
SZ
Fig. 5. — Organisation d'un diaphragme foliaire dans sa région marginale chez le Tiedmannnia
teretifolia. — F, region ligneuse d'un faisceau. — (, anastomoses reliant le faisceau avec
ses voisins. — D, elements scléreux du diaphragme. — Grossissement 146/4.
done selereux : ce qui n'empêche pas les faisceaux de s’anastomoser les
uns avec les autres, mais sur les bords du diaphragme, en s’adossant à
l’endothelium. Nous n'avons pas constaté d’anastomoses transversales
directes dans le plancher du diaphragme.
(276) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTÉES CHEZ LES DICOTYLÉDONES. 465
Ce sont ces diaphragmes selereux qui font faire saillie à l’articulation
des feuilles desséchées : elles conservent leur forme tandis que les autres
tissus cèdent beaucoup plus au collaps.
$ 5. Valeur morphologique des appendices septés des Dicotylédones.
Voiei done l'existence des feuilles septées bien établie chez les Dicoty-
lédones. Mais quelle est la signification morphologique des singuliers
organes que nous venons d'étudier ? Sont-ce des phyllodes ou des
feuilles complètes ? Et si cette dernière hypothèse est la vraie, comment
faut-il concevoir les rapports du cylindre creux des feuilles septées avec
le limbe ?
La première de ces questions est peut-être moins facile à résoudre
qu'il ne le semble au premier abord, parce que les transitions entre les
appendices septés et les feuilles ordinaires des Ombellifères manquent.
Cependant il existe quelques organisations qui nous permettent d'établir
des comparaisons fructueuses.
Dans le genre Œnanthe, il existe plusieurs espèces (O. fistulosa,
entre autres) chez lesquelles, le rachis fistuleux de la feuille est septé
ou plus ou moins « plein » au point d'insertion des lobes. Si on suppose
ceux-ci disparus, il restera un long appendice dont l’article inférieur
correspondra au pétiole, tandis que les articles supérieurs équivaudront
au limbe réduit au rachis. Malheureusement ce n’est là qu’un point de
comparaison et les transitions manquent. Lorsque, comme dans diverses
espèces du sud de l’Afrique que nous avons étudiées à l’Herbier Deles-
sert (CE. Dregeana et (E. filiformus), les lobes latéraux disparaissent,
la feuille se réduit au pétiole et peut directement se comparer au point
de vue morphologique avec les rhabdophyllodes des ÆRhyticarpus
étudiés dans un mémoire précédent. Mais ces rhabdophyllodes ne pré-
sentent aucune trace de septation.
Nous ne croyons pas que l’on puisse interpréter autrement les
organes que nous venons d'étudier et, tout en reconnaissant que l’on ne
peut en l’état de nos connaissances en donner une preuve absolue, nous
admettons que les appendices septés des Dicotylédones sont formés
d’une feuille complète, comprenant une gaîne, un pétiole uniarticulé et
nn rachis septé.
Ces prémisses étant admises, nous tranchons du coup la deuxième
question, celle de la constitution morphologique du limbe (rachis) septé.
466 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (277)
A ne considérer que les genres Ottoa et Crantzia, on pourrait en effet
se demander si l’endothelium n’est pas un épiderme et si le cylindre
foliaire n’est pas dû à une concrescence bord à bord des marges
foliaires : la cavité ainsi formée serait la cavité foliaire ? L’absence de
stomates et de cuticule sur cet épiderme sont déjà une objection grave
à cette interprétation. La présence des diaphragmes en devient une
autre pour ainsi dire insurmontable. Enfin l'étude du Tiedmannia telle
que ‘nous l’avons faite montre bien que la feuille est devenue fistuleuse
par destruction d’un tissu homologue de la moelle dans les tiges, tissu
qui est conservé dans les éléments etoiles de cette espèce remarquable.
Il est singulier de constater que, sauf pour les Crantzia, les formes
les plus voisines des genres offrant des feuilles cylindriques et septées
ne présentent aucune forme foliaire permettant un rapprochement ou
un point de comparaison. Les genres Lefeburia, Ferula, Peucedanum
et Heracleum, rapprochés par Bentham des Tedmannma, n'ont ni
feuilles entières (sauf les plus jeunes), ni rhabdophyllodes. Il en est de
même pour les genres Anthriscus et Scandix, rapprochés du genre
Ottoa. On doit conclure de la que l’organisation à feuille septées est
palingénique et comme telle possède une réelle importance systé-
matique.
$ 6. Considérations physiologiques sur les feuilles septées.
Dans son intéressant mémoire sur les diaphragmes vasculaires des
Monocotylédones, Duval-Jouve a très nettement caractérisé les fonctions
de ces diaphragmes. Ce sont des appareils destinés à augmenter consi-
dérablement la solidité de construction de la feuille, sans toutefois nuire
à la circulation de l’air dans celle-ci. Un excellent connaisseur des -
Joncacées, M. Buchenau, s’exprime dans les mêmes termes ‘. M. Haber-
landt a en outre attiré l’attention sur la difficulté que l’eau éprouve à
traverser les diaphragmes, de sorte que le eloisonnement de la feuille
en cavites distinctes permet à la feuille de continuer à fonctionner par-
tiellement en cas d’accident ?.
Les recherches que nous venons d’exposer sur les Décotylédones
amènent aux mêmes résultats. Chez les Crantzia, la solidité des dia-
* Buchenau, Monographia Juncacearum, p. 37-39 (1890).
* Haberlandt, Physiologische Pflanzenanatomie, ed. 2, p. 383.
(278) JOHN BRIQUET. FEUILLES SEPTEES CHEZ LES DICOTYLEDONES. 467
phragmes est à son minimum; le parenchyme est très délicat. En
revanche, les anastomoses entre les faisceaux consolident fortement la
charpente de la feuille. C’est là un point sur lequel certainement il
convient d’amender l'exposé de Duval-Jouve. Nous ne saurions admettre
que les diaphragmes, dans les cas où ils sont aussi délicats, aient pour
fonction de « fournir des points d’appui » aux faisceaux. C’est plutôt le
contraire qui a lieu ! Dans le genre Oftoa, le diaphragme joue par lui-
même, indépendamment des anastomoses libéro-ligneuses, un rôle plus
important à cause de sa constitution collenchymateuse.
Les mêmes différences qui existent entre les diaphragmes des deux
espèces, se retrouvent dans l’épiderme, les stomates et le tissu assimi-
lateur. Tandis que le Crantzia se comporte comme une plante très
aquatique à épiderme peu protecteur, à stomates exposés et à chloren-
chyme peu différencié, l’Oftoa possède un caractère terrestre beaucoup
plus accentué : ses stomates sont enfoncés dans des rainures, son épi-
derme a des parois externes épaisses et très cuticularisées, son chloren-
chyme est palissadique.
Il n’est pas sans intérêt de constater que dans les deux exemples qui
viennent d'être mentionnés, le tissu assimilateur se protège au contact
de l’atmosphère interne de la feuille par un exdothelium qui joue à son
égard le rôle d’epiderme, tout en ayant une valeur morphologique
médullaire !
Jusqu'ici, nos notions physiologiques sur les feuilles septées n’ont pas
subi d’additions bien importantes, si ce n’est celle du caractère peu
hygrophile de certaines particularités du genre Oftoa. Il en est autre-
ment si on envisage le Tiedmannia teretifolia. Cette plante possède en
fait de caractères dénotant une hygrophilie très nette: un limbe cylin-
drique fistuleux, à aération interne opérée au moyen de chambres
superposées, pourvues de moelle lâche et étoilée, et séparées par des
diaphragmes. Mais elle présente aussi des caractères de xérophilie pro-
noncée. L’epiderme est soutenu par un hypoderme fibreux, dont les
éléments sont soudés les uns aux autres par des lamelles mitoyennes
pectiques et qui donne une grande solidité à l’organe, tout en diminuant
la transpiration. L’epiderme fonctionne comme réservoir aquifère pour
le chlorenchyme. A cet effet, l’hypoderme fibreux s’interrompt ça et là,
une ou deux palissades s’insinuent entre les stéréides et se mettent en
contact avec les cellules épidermiques. Le tissu assimilateur, très déve-
loppé, ne reçoit les rayons lumineux qu’à travers l’écran formé {par
l’hypoderme fibreux. Du côté de la cavité centrale, le chlorenchyme est
are es pe NT
468 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (279)
séparé du contact direct avec l’atmosphère interne non plus par une
couche de cellules, mais par un endothelium multiple. Enfin l’endoxyie
délicat des faisceaux libéro-ligneux est protégé et soutenu par une
gaîne scléreuse.
La réunion dans une même plante de ces caractères disparates éton-
nerait à bon droit, si elle ne trouvait son explication tres simple dans
le mode de vie du Tiedmannia. Sans doute, c’est une plante vivant dans
la vase et dont la base au moins se trouve submergée : mais ce n’est le
cas que pendant une période. En d’autres temps, elle se trouve exposée
aux ardeurs du soleil subtropical de la Floride, l’eau qui la baignait
disparaît, la vase se dessèche et son appareil végétatif est obligé de
faire face à des conditions extrêmes, conditions temporaires mais par
cela même peut-être plus difficiles à supporter. De là le développement
considérable du système mécanique, les tissus protecteurs contre une
transpiration et une insolation trop énergiques, la selérification des
diaphragmes. Il convient de remarquer que, malgré cette sclérification,
le diaphragme est percé de méats. Les chambres sont relativement
étanches, comme Haberlandt l’a indiqué chez les Monocotylédones. Ce
fait, qui paraît au premier abord singulier, étant donné les meats, est
dû moins à l’air contenu dans ceux-ci qu’à la résistance très considé-
rable opposée par les colonnettes capillaires d’eau engagée dans ces
méats contre toute pression venant du dehors.
L'étude du Tiedmannia fournit donc, au point de vue œcologique,
une importante addition à nos connaissances sur les végétaux à feuilles
septées, c’est celle d’une plante amphibie, remarquablement organisée
pour vivre dans des conditions alternantes de grande humidité et de
sécheresse.
(280) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MERIDIONAL. 469
IV
Quelques notes d'herborisations dans le Tyrol méridional.
PAR
John BRIQUET
Nous réunissons ici quelques notes précises au cours de rapides
herborisations destinées à faire connaissance avec la flore alpine des
calcaires dans le Tyrol méridional et avee ses formations. Sans doute
beaucoup des plantes que nous signalons ne sont pas nouvelles pour le
district parcouru. Quelques-unes le sont cependant. Quant aux autres,
elles pourront servir de documents utiles aux auteurs qui s'occupent de
topographie floristique exacte.
Avant de passer à l’énumération de nos trouvailles, nous tenons à
remercier cordialement notre excellent confrère M. Gelmi, de Trente,
à l’obligeance duquel nous devons d’avoir pu herboriser avee quelque
fruit dans sa dition. L’ordre suivi dans l’énumération systématique est
celui du Prospetto della Flora Trentina (vol. in-8, Trento, 1893) de
M. Gelmi. — Nous avons laissé de côté toutes les espèces qui nous ont
paru trop répandues pour que leur mention puisse présenter quelque
intérêt.
Atragene alpina. — Abondant en montant de San Martino di Cas-
trozza au col de Rolle, vers 1800 m.
Anemone vernalis L. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Palla vers 2200 m.; col de Sella, rochers herbeux sur le versant
de Canazei, vers 2000 m.
A. baldensis L. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, sur les rochers vers 2400 m.
BULL. HERB. BOISS., Juin 1897. 3
470 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (281)
Ranunculus alpestris L. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, rocailles au bord des neiges vers 2500 m.
R. aconitifolius L. var. heterophyllus Briq. Flor. du M* Soudine,
p. 14 (1893) = R. heterophyllus Lap. non Hoffm. nee Sm. — Prairies
humides entre Predazzo et Paneveggio.
R. platanifolius L. — Clairières des forêts en montant de Pane-
veggio au col de Rolle. — Cette plante nous a paru présenter les
mêmes caractères distinetifs, par rapport au À. aconitifolius que dans
les Alpes occidentales. Voy. Brig. Flor. du M° Soudine, p. 16.
R. hybridus Bir. — Abondant dans les fissures des rocailles entre
le col de Rolle et le Cimone della Pala, vers 2400 et 2500 m.
R. Breyninus Crantz var. montanus Briq. Fl. du M Soudine, p. 21
— R. nivalis Crantz (1769), non L. = R. montanus Willd. (1800). —
Abondant au col de Rolle, au Monte Campedie sur Vigo, au col de
Sella et au col Rodella.
Var. gracilis Briq., l. c. = R. gracilis Schl. (1815) = R. montanus
var. tenuifolius DC. (1818) = À. carinthiacus Hoppe (1827) = R. mon-
tanus var. gracilis Greml. (1878). — Pelouses élevées entre le col de
Rolle et le Cimone della Pala, vers 2400 m.
Papaver alpinum L. — Rocailles le long du torrent entre Predazzo
et Moëna dans la vallée de Fiemme; éboulis du col de Sella sur le ver-
sant de Sta-Maria. — La forme observée est celle signalée par M. Gelmi
comme la plus répandue, à corolle d’un beau jaune et à feuilles
velues.
Arabis pumila Jacq. — Rocailles au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2400 m.
À. bellidifolia L. — Rocailles au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, au bord d’un torrent vers 2400 m.; bords des torrents au-dessus
du col de Rolle, vers 2200 m.
À. coerulea L. — Rochers élevés entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, vers 2500 m.
À. nova Vill. (1779) = A. saxatilis All. (1785). — Rochers au-dessus
de Predazzo.
Cardamine alpina L. — Rocailles au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2400 m.
C. Impatiens L. — Bois en montant de Paneveggio au col de Rolle.
Draba frigida Saut. — Rochers en montant du eol Rodella vers les
parois du Langkofel, vers 2500 m. — Nous n’avons pas observé le
D, tomentosa Wahlb. qui a été indiqué dans cette localité.
(282) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MERIDIONAL. 47
D. Johannis Host. — Rochers entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2200 m.
Thlaspi rotundifolium L. — Éboulis entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala, vers 2400 m.; éboulis en montant du col Rodella
vers la paroi du Langkofel, vers 2500 m.
Hutchinsia alpina L, — Rocailles au col de Rolle, au Monte Cam-
pedie sur Vigo et au col Rodella.
Polygala Chamæbuxus L. var. grandiflora Gaud. (1829) — P. Cha-
mæbuæus var. rhodoptera Ball. (1878); Chod. Mon. Polyg., IX, p. 113
(1893). — Bois en montant de Vigo au Monte Campedie.
Alsine aretioides Mert. et Koch. — Rochers en montant du col
Rodella vers la paroi du Langkotel, vers 2500 m.
Cerastium alpinum L. — Gazons humides entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala, vers 2300 m.; gazons au col de Rodella vers
2400 m.
C. latifolium L. — Eboulis entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2400 m.; en montant du col Rodella vers la paroi du Lang-
kofel vers 2500 m.
Trifolium cæspitosum Reyn. — Rocailles entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala, vers 2300 m.; au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo; col Rodella vers 2400 m.
Astragalus australis Lamck. — Rocailles au col Rodella, vers
2300 m.
A. alpinus L. — Abondant sur les rochers entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala, vers 2300 m.; Monte Campedie sur Vigo, pelouses
vers 2200 m.; col de Sella; col Rodella, jusque vers 2400 m.
A. campestris L. — Rochers au col Rodella, vers 2400 m.
A. montana L. — Rochers entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2300 m.; col de Rodella, vers 2400 m. Dans les gazons.
Hedysarum obscurum L. — Col de Sella, versant de Sa Maria vers
2200 m.
Lathyrus luteus Peterm. — Pâturages du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2000 m.
Potentilla salisburgensis Haenke (1788) = P. villosa Zimmett.
(1884) non Pallas (1814!). — Rochers herbeux au col de Rolle, au col
de Sella et au col de Rodella.
Var. sabauda Burn. et Brig. in Burn. F1. des Alpes-Marit., II, p. 265
— P. sabauda Vi. — P. aurea subsp. firma Gand. = P. verna Zimm.
(Linn. p. min. p.). — Tiges plus dressées, souvent lavées de rouge, bien
472 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (283)
moins velues. Feuilles plus épaisses, à folioles plus petites, relativement
plus larges, moins incisées, celles situées sous les fleurs, généralement
peu nombreuses, souvent très développées et assez fortement dentées.
— Gazons du Monte Campedie sur Vigo, vers 2300 m.
P. minima Hall. fil. — Plaques de gazon en montant du col de
Rodella vers le Langkofel, à 2400 m.
P. nitida Linn. — Rochers en montant du col de Rodella vers les
parois du Langkofel, vers 2500 m.
Sibbaldia procumbens L. — Abondant sous les rochers entre le col
de Rolle et le Cimone della Pala; au monte Campedie sur Vigo; au col
de Sella; au col de Rodella.
Alchemilla flabellata Buser. — Pelouses au col de Rodella, vers
2400 m.
Epilobium alsinefolium Vill. = E. origanifolium Lamek. — Torrents
entre Paneveggio et le col de Rolle; en montant de Vigo au monte
Campedie; entre Canazzei et le col de Sella.
E. alpinum L. = E. anagallidifohum Lamek. — Ruisseaux sortant
de la neige fondante entre le col de Rolle et le Cimone della Pala.
Sedum atratum L. — Col de Rolle; Monte Campedie sur Vigo; col
de Sella; col de Rodella.
S. alpestre Vill.— Col de Rolle, versant de Paneveggio, vers 2300 m.
Ribes petræum Wulf. — Bois entre Paneveggio et le col de
Rolle.
Saxifraga crustata Vest. — Rochers au-dessus de San Martino di
Castrozza.
S. cæsia Linn. — Rochers au col de Rolle; au col de Sella; au col
de Rodella jusque vers 2500 m. en montant contre la paroi du Lang-
kofel.
S. aspera Linn. — Col de Rolle.
S. bryoides Linn. — Rochers au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2300 m.
S. muscoides Linn. — Rochers au col de Rolle; au monte Campedie
sur Vigo; au col de Sella; au col de Rodella.
S. exarata Vill. — Entre le col de Rolle et le Cimone della Pala,
_près d’un ruisseau.
S. androsaca Linn. — Gazons au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2200 m.
Astrantia minor L. — Col de Rolle; Monte Campedie sur Vigo; col
de Sella.
BI ABLE de BT na
+ EIN
fe
(284) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MÉRIDIONAL. 473
Bupleurum stellatum L. — Gazons rocailleux et siliceux au Monte
Campedie sur Vigo, vers 2200 m.
Libanotis montana Crantz. — Prairiesen montant de Vigo au Monte
Campedie: entre Paneveggio et le col de Rolle.
Meum Mutellina Gærtn. — Gazons au col de Rolle; au Monte Cam-
pedie sur Vigo; au col de Sella.
Gaya simplex Gaud. — Gazons au col de Rodella, vers 2400 m.
Chærophyilum Villarsii Koch. — Clairieres des forêts en montant
de Paneveggio au col de Rolle.
Lonicera cœrulea L. — Forêts entre Paneveggio et le col de
Rolle.
Galium boreale L. — Bords d’un torrent entre Paneveggio et le col
de Rolle.
G. purpureum L. — Rochers au-dessus de Predazzo dans la vallée
de Fiemme.
Valeriana montana L. — Col de Sella.
V. saxatilis L. — Abondant sur les pelouses du Monte Campedie
sur Vigo, entre 2000 et 2200 m.
Scabiosa lucida Vill. — Pentes rocailleuses en montant de Vigo au
Monte Campedie.
Aster alpinus L. — Col de Rolle; Monte Campedie sur Vigo; col de
Rodella.
A. Amellus Linn. var. macranthus Brig. Le Mont Vuache, p. 83
(1894). — Rochers arides au-dessus de Predazzo dans la vallée de
Fassa.
Tige robuste et élevée, rameuse, assez velue. Feuilles largement lan-
céolées, entières, aiguës ou obtuses au sommet, et mesurant environ
4-5 X 1-1,5 em. de surface. Capitules espacés le long de la tige, les
supérieurs formant une panicule lâche et feuillée, relativement très
grands, mesurant environ 3 cm. de diamètre, à écailles de l’involuere
oblongues-obtuses, vertes, à extrémités souvent violettes, à fleurs du
rayon d’un beau bleu foncé, longues de 1-1,5 em. — La plante de
Predazzo est très semblable à celle du M' Vuache; nous n’avons pas vu
la var. gracılıs dans les vallées de Fiemme et de Fassa.
Erigeron alpinus Linn. var. intermedius Greml. — Päturages au
col de Sella.
E. glabratus Hoppe. — Pelouses au Monte Campedie sur Vigo.
Gnaphalium norwegicum Gun. — A la lisière supérieure des forêts
au bord d’un torrent entre Paneveggio et le col de Rolle.
474 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (285)
G. Hoppeanum Koch. — Rochers entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, vers 2300 m.
G. Leontopodium Scop. — Couvre littéralement le Monte Campedie
sur Vigo de 1200 jusqu’à 2300 m.; abondant au col de Rodella sur le
versant qui regarde Campitello, de 2300-2500 m.
Artemisia Mutellina Vill. — Rochers entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala, vers 2300 m.
A. spicata Wulf. — Entre le col de Rodella et la paroi du Langkofel.
Achillea Clavennæ L. — Abondant au col de Rolle sur le versant de
San Martino di Castrozza.
Leucanthemum alpinum Lamk. var. Rollensis Briq., var. nov. —
Rocailles en montant de San Martino di Castrozza sur les hauteurs qui
dominent le col de Rolle.
Cette singulière variété (ou simple forme?) atteint une hauteur de
16 cm. Les feuilles basilaires ont un rachis assez large, et des seg-
ments linéaires plus larges que dans le type; elles sont légèrement
poilues. Les tiges couvertes de poils souvent entremêlés, sont rameuses,
à capitules plus ou moins longuement pedoncules. Ecailles involucrales
extérieures + poilues. Capitules d’assez grand diamètre, à ligules lar-
gement oblongues, blanches, émarginées au sommet.
Aronicum scorpioides Koch. — Rocailles au col de Rolle; au col de
Sella; au col de Rodella.
A. Clusii Koch. — Très haut dans les éboulis entre le col de Rodella
et la paroi du Langkofel.
Arnica montana L. — Prairies au Monte Campedie sur Vigo.
Senecio nebrodensis L. — Bords d’un torrent au col de Rolle.
S. carniolicus Willd. — Rocailles au col de Rolle; col de Sella; col
de Rodella.
S. cordatus Koch. — Bois humides entre Paneveggio et le col de
Rolle.
Cirsium Erisithales L. — Prairies entre Bellamonte et Paneveggio.
C. heterophyllum All. — Prairies entre Bellamonte et Paneveggio.
X CG. Hausmanni Reichb. f. = ©. Erisithales X heterophyllum ! —
Prairies entre Bellamonte et Paneveggio, inter parentes.
Carduus defloratus L. var crassifolius Greml. = C. crassifolius
Willd.; Gaud. F7. helv., II, p. 173 = C. Summanus Poll. = C. Arge-
mone Schleich. non Lamck. — Rochers entre Bellamonte et Pane-
veggio.
Variété très remarquable par ses tiges luisantes, pourvues de sétules
(286) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MÉRIDIONAL. 475
éparses, à décurrences foliaires prononcées; ses feuilles oblongues-lan-
céolées, épaisses, un peu coriaces, vertes en dessus, d’un vert de mer en
dessous, à nervilles un peu saillantes, glabres à part quelques rares
sétules, irrégulièrement incisées-dentées sur les bords, indivises, à dents
prolongées en épines fines. Capitules assez gros, à longs pédoneules
blanchâtres, à écailles longuement atténuées, courbées ou ondulées et
brièvement mucronulées au sommet.
Saussurea alpina DC. var. nervosa Briq., var. nov. — Rocailles en
montant du col Rodella vers les parois du Langkofel, à 2400-2500 m.
Cette variété singulière rappelle beaucoup le S. depressa Gren., mais
elle en diffère nettement par ses feuilles. — Plante haute de 9-12 em.
Feuilles lancéolées, longuement acuminées ou sommet, atténuées à la
base, en un pétiole assez long, groupées dans la partie inférieure de la
tige, à marges un peu enroulées en dessous, d’un vert foncé et glabre en
dessus, d'un vert plus pâle et presque glabre en dessous, légèrement
araneo-laineuses vers les bords et sur la nervure médiane, dures, + co-
riaces, nerveuses, faiblement et irrégulièrement dentées sur les bords;
les supérieures beaucoup plus courtes. Capitules agglomérés, à pédon-
cules très courts, aranéeux-laineux ainsi que la tige, à écailles involu-
crales extérieures ovées, courtes, peu velues, les intérieures oblongues-
allongées, très velues.
Centaurea nigrescens Koch. — Prairies entre Paneveggio et Bella-
monte.
C. nervosa Willd. — Päturages au col de Sella.
C. Scabiosa Linn. var. Gelmii Brig. = ? C. Scabiosa var. integrifolia
Gaud. FT. helv., II, p. 404 = C. Gelmü Briq.? in sched. — Prairies
entre Predazzo et Forno dans la vallée de Fiemme.
Cette plante est remarquable non seulement par ses feuilles indivises,
mais encore par ses capitules beaucoup plus petits dans le type, à appen-
dices des écailles involuerales plus foncés et près de deux fois plus
courts que dans les formes ordinaires du © scabiosa. Nous n’osons
pas assimiler notre plante avec celle de Gaudin, parce que cet auteur ne
dit rien des capitules. Le terme ıntegrifolia ne peut d’ailleurs être con-
serve, les feuilles n'étant pas entières mais indivises. La var. Gelmit
mériterait, selon nous, aussi bien d’être distinguée comme espèce que le
C. alpestris Heg.! Nous la dedions à notre confrère M. Gelmi de Trente.
En voici la description
Plante haute de 30-35 em. Tige robuste, verte, glabre ou presque
glabre, à entrenœuds allongés, bifurquée ou faiblement rameuse vers
476 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (287)
le sommet. Feuilles basilaires oblongues ou oblongues-lancéolées,
aiguës ou subobtuses au sommet, atténuées à la base en un pétiole gla-
grescent, long de 2-4 cm., à limbe mesurant de 8-12 X 2-4,5 cm. de
surface, d’un vert de mer, parfois rougeätre, couvertes sur les deux
faces de poils courts et peu nombreux, épaisses, un peu coriaces, indi-
vises, irrégulièrement et faiblement crénelées-dentées sur les bords; les
supérieures plus étroites et plus courtes, d’abord un peu lyrées à la
base et sous les capitules, faiblement pennatilobées ou pennatifides à la
base. Capitules fleuris n’ayant guère que 3-3,5 em. de diamètre, done
relativement petits. Keailles de linvoluere, vertes, entourées d’une zone
marginale brune, à appendices scarieux foncés à la base, jaunätres au
sommet, plus longs vers le haut de l’écaille que vers la base, longs tout
au plus de 1-1,5 mm. Corolles d’un beau rose violacé.
Aposeris fœtida Less. — Bois en montant de Paneveggio au col de
Rolle.
Leontodon Taraxaci Lois. — Cimes entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala.
Scorzonera aristata Ram. — Pelouses au Monte Campedie sur Vigo,
à env. 2000 m. |
Hypocheris uniflora. — Päturages au Monte Campedie sur Vigo;
col de Rodella.
Mulgedium alpinum Cass. — Bois en montant de Paneveggio au
col de Rolle.
Crepis incarnata Tausch. var. Frelichiana = C. Frelichiana DC.
— C. incarnata var. lutea Haussm. — Päturages au Monte Campedie
sur Vigo, vers 2000 m.
Crepis montana Tausch. — Prairies subalpines au-dessus de Vigo.
Hieracium Hoppeanum Schult. — Col de Sella, dans les pâturages
vers 2000 m., versant de Canazei.-
H. sphærocephaium Frœl. = H. furcatum Hoppe p. p. — Cimes
entre le eol de Rolle et le Cimone della Pala, alt. 2400 m.; col de Sella,
dans les päturages vers 2000 m., versant de Canazei.
H. glaciale Reyn. — Pelouses alpines vers 2200 m., au-dessus du
Monte Campedie sur Vigo, vallée de Fassa; col de Sella, dans les pätu-
rages vers 2000 m., versant de Canazei.
H. Smithii Arv.-Touv. (1873) = H. niphobium et amaurocephalum
* Nos recoltes de Hieracium ont été revues et annotées par M. Arvet-Touvet à
Gières. Nous saisissons cette occasion pour lui adresser nos sincères remercie-
ments.
(288) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MÉRIDIONAL. 477
Næs. et Pet. (1885). — Col de Sella, dans les pâturages vers 2000 m.,
versant de Canazei.
H. aurantiacum L. — A la limite supérieure des forêts entre Pane-
veggio et le col de Rolle, vers 1800 m.
E. florentinum All. = A. piloselloides Vill. — Rochers entre Forno
et Moena dans la vallée de Fiemme.
H. glaucum All. — Rochers au-dessus de Predazzo dans la vallee de
Fiemme.
Ï. angustifolia Arv.-Touv. — Rochers entre Predazzo et Forno dans
la valllée de Fiemme.
f. subpilosa, angustifolia Arv.-Touv. — Rochers ru-dessus de Pre-
dazzo dans la vallée de Fiemme.
H. bupleuroides Gmel. f. subpilosa Arv.-Touv. — Rochers entre
Forno et Moena, rochers et murs a Moena dans la vallée de Fassa.
H. calycinum Arv.-Touv. f. angustifolia A.-T. — Pelouses dans la
partie superieure du Monte Campedie, sur Vigo, vers 1500 m.
H. villosum L. var. elatum Arv.-Touv. — Cimes entre le col de
Rolle et le Cimone della Pala, sur les rochers herbeux, vers 2300 m.
Var. subglabrum Arv.-Touv., var. nov. — Pelouses alpines au Monte
Campedie sur Vigo, vers 2100 m.
Plante haute d’environ 25 em., simple ou peu rameuse. Tige glabre
et glaucescente ou parsemee de quelques rares poils dans le bas, pour-
vues vers le haut d’un indument blanchätre subfarineux et court,
mélangé de poils plus longs à base souvent noirätre. Feuilles inférieures
oblongues, glabres et d’un vert glauque, eiliees sur les bords, rarement
pourvues de quelques rares poils sur la nervure médiane, les supérieures
réduites faiblement velues. Calathides médiocres, à écailles lancéolées,
assez longuement velues-blanchâtres.
H. perpilosnm Arv.-Touv., sp. nov. = A. pillosum var. pilosum
Arv.-Touv. Hier. Alp. franç., p. 28. — Pelouses aipines vers 2400 m.,
au Monte Campedie sur Vigo. — M. Arvet-Touvet nous transmet sur
cette plante les notes suivantes :
Submonocephalum, pilis niveis, sericeis, simpliciter denticulatis, un-
dique amcene villosum ; folia lanceolata vel lineari-lanceolata, subinte-
gerrima, caulinaria 3-5, sensim in bracteas decrescentia, basi nunquam
dilatata nec subcordada sed attenuata ; involuerum subrotundum, squa-
mis acuminatis, exterioribus + laxis sed interioribus sub conformibus ;
ligulæ elongatæ, pulchre luteæ, dentibus glabris. Achenia ?...
Presque toujours monocéphale, cette plante paraît tenir à la fois du
478 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER, (289)
H. villosum, du H. Pamphili, du Æ. piliferum de nos Alpes, et du
H. mixtum des Pyrénées. Elle paraît être assez exactement intermé-
diaire, mais non hybride, entre les 7. piliferum et villosum.
On ne peut conserver le nom de pilosum, parce que l'identité de
cette plante avec le Æ. pilosum Schl. n’est rien moins que certaine.
H. scorzonerifolium Vill. var. glabratum Arv.-Touv., f. pilosa. —
Pelouses dans la partie supérieure du Monte Campedie. sur Vigo,
1500 m.
H. piliferum Hopp. — Pelouses du col de Sella, vers 2000 m.,
versant de Canazei; gazons en plaques isolées au-dessus du col de Ro-
della vers 2400 m.
H. leucochlorum Arv.-Touv. — Très abondant dans les pâturages
. au col de Sella, vers 2000 m., versant de Canazei ; rochers herbeux au
col Rodella, vers 2400 m., abondant.
Var. brachiatum.— Replats herbeux au col de Rodella, vers 2400 m.,
rare.
Tiges glabrescentes à la base, velues dans leur parties supérieures,
profondément bifurquées. Feuilles basilaires souvent glabrescentes,
fortement ciliées.
H. amphigenum Arv.-Touv. — Gazons en plaques isolées au-dessus
du col Rodella, vers 2500 m., rare; en compagnie des A. piliferum et
glanduliferum, dont il est hybride.
H. glanduliferum Hut. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, vers 2400 m., sur les gazons courts; pelouses alpines au-
dessus du Monte Campedie sur Vigo, vers 2200 m., dans les gazons
courts.
Var. canescens Arv.-Touv. — Pelouses au-dessus du Monte Campedie
sur Vigo, vers 2309 m.
Cette variété diffère du type par ses feuilles plus larges, velues de
longs poils blanes abondants, par ses tiges florifères couvertes de haut
en bas de longs poils blanes, plus élevées, enfin par ses calathides
velues-blanchâtres.
H. glanduliferum Hopp. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, vers 2400 m.; pelouses gazonnées du col de Rodella, vers
2400 m.
f. subvestita A.-T. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2500 m. ; plaques gazonnées au-dessus du col Rodella, vers
2500 m.
Var. vestitum Arv.-Touv. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
=
(290) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MÉRIDIONAL. 479
della Pala, vers 2500 m. ; col de Sella, dans les pâturages, vers 2000 m.,
versant de Sta Maria.
H. neglectum Arv.-Touv., sp. nov. — Très abondant en plusieurs
endroits au col de Sella, dans les pâturages de 1900 à 2100 m., sur
le versant de Canazei, où il forme de grandes colonies.
Phyllopode. Tige mono-polycéphale, lâchement velue, surtout dans les
parties supérieures. Feuilles basilaires nombreuses, assez molles, obovées,
d’un vert foncé, à marges subentières ou irrégulièrement dentées, atté-
nuées en un long petiole cilié, poilues sur les deux faces ; les raméales
réduites, sessiles ou subsessiles. Pédoncules couverts d’un tomentum
étoilé dense, mélangé de poils plus longs, simples, souvent noirâtres à
la base. Péricline largement arrondi, court, à écailles allongées, étroites,
atténuées-obtuses ou subobtuses, noirätres, assez abondamment pourvues
de poils blancs, surtout vers la base, mélangés de glandes. Ligules à dents
glabres ou à peine ciliolées. Styles plus ou moins jaunâtres, d’un brun
jaurâtre après dessication.
M. Arvet-Touvet nous communique, au sujet de cette plante, l’obser-
vation suivante : « Diffère du R. rhæticum Fr., dont il a le port,
par sa pilosité plus abondante sur les feuilles et sur la tige, ainsi que le
tomentum étoilé sur les pedoneules; par ses feuilles entières ou peu
dentées et incisées ou subpinnatifides à la base ; par son perieline plus
arrondi et plus court, à écailles atténués-obtuses et non atténuées-subu-
lées ; par ses styles + jaunâtres et non noirâtres, etc.
H. alpinum L. — Col de Sella, dans les pâturages, vers 2009 m.,
versant de Canazei ; cimes entre le col de Rolle et la Cimone della Pala,
vers 2400 m.
f. macrocephala A.-T. — Lieux herbeux et abrites sur la erete du
col de Sella, vers 2200 m.
B. cochleare Hut. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2400 m., pelouses.
H. Berardianum Arv.-Touv. — Très abondant sur tous les rochers
au-dessus de Predazzo, dans la vallée de Fiemme ; rochers entre Pane-
veggio et Bellamonte en montant au col de Rolle (versant nord).
M. Arvet-Touvet rappelle en note, à propos de nos nombreux échan-
tillons que « l'A. Berardiamum a les achènes d’un jaune roussâtre à la
maturité, comme dans l’H. pseudo-Cerinthe et non noirätres comme
dans PH. amplexicaule et par tous ses caractères semble tenir le milieu
entre ces deux plantes, dont il n’est certainement pas hybride ! »
L’H. Berardianum comprend certainement une grande partie du
H. amplexicaule des auteurs tyroliens.
480 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (291)
H. cirritum Arv.-Touv. var. canescens Arv.-Touv. Hier. Alp. frane.,
p. 76, forma = H. tenellum Hut. et Ausserd. — Cimes entre le col de
Rolle et le Cimone della Pala, sur les rochers, vers 2300 m.
H. incisum Hopp. = HA. subincisum Arv.-Touv., p.p. — Cimes entre
le col de Rolle et le Cimone della Pala, sur les rochers herbeux, vers
2300 m.
H. Paicheanum Arv.-Touv., sp. nov. — Cimes entre le col de Rolle et
le Cimone della Pala, sur les rochers herbeux vers 2300 m., avec les
H. incisum, cæsium et villosum ; assez abondant.
Plante élancée, phyllopode. Tige un peu scapiforme, polyeepale,
habituellement pourvue d’une seule feuille raméale, glabrescente et
d’un vert olivätre vers le bas, parsemée seulement de quelques longs
poils simples ; vers le haut ces poils deviennent plus nombreux et sont
accompagnés d’un court indument étoilé blanc ainsi que de quelques
petites glandes. Feuilles d’un vert gai en dessus, d’un vert pâle en
dessous, glabres ou presque glabres entre les nervures, pourvues de
quelques poils sur la nervure médiane en dessus, à poils plus nombreux
sur la nervure médiane en dessous ainsi que sur les marges, les primor-
diales extérieures obovees-elliptiques, les intérieures longuement obovées-
lancéolées, allongées ; limbe le plus souvent irrégulièrement denté, à
dents souvent cuspidées, atténué en un pétiole velu plus court que le
limbe au moins dans les feuilles intérieures ; feuilles raméales elliptiques-
lancéolées, sessiles, à marges très velues surtout vers la base. Pédon-
eule à indument étoilé blanc abondant mélangé avec quelques glandes
et de longs poils simples. Calathide hémisphérique, à écailles allongées,
atténuées-aiguës, couvert de poils étoilés courtes; de petites glandes et
de poils simples allongés, d'apparence grisâtre. Ligules à dents glabres.
Styles brunâtres ou d’un jaune livide. — M. Arvet-Touvet nous com-
munique sur cette plante les renseignements suivants :
€ Voisin du Æ. Murrianum A.-T. dont il diffère surtout par sa taille
généralement plus élevée, par sa tige plus dure, plus ferme et plus
glabrescente, plus ramifiée et plus scapiforme à la façon de 1’H. hypo-
chærideum et des espèces de la sect. Cerinthoidea groupe Olivacea, dont
il a la teinte + verte-olivâtre et la tige violacée dans le bas; par son
péricline moins poilu ainsi que toute la plante, enfin par ses feuilles
ordinairement plus dentées, à dents parfois euspidees, ete. » — Se
retrouve identique sur les rochers siliceux au pied du mont Gietroz
(Alpes de Bagnes, alt. 2000 m.), où il a été découvert par M. Paiche de
Genève en juillet 1889 ».
(292) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MERIDIONAL. 481
H. cæsium Fr., 1. scaposa A.-T. — Cimes entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala, sur les rochers herbeux vers 2300 m.
H. lineatum Arv.-Touv. — Pentes gazonnées du col de Rodella, vers
2400 m. (tres abondant); pelouses alpines vers 2400 m., au-dessus du
Monte Campedie sur Vigo (en immense quantite).
Var. subcæsioides Arv.-Touv. — Rochers au-dessus de Predazzo,
rochers et rocailles entre Forno et Moena, partie inferieure du Monte
Campedie sur Vigo, vallee de Fassa.
H. Gelmianum Brig. = H. nivale Gelmi Prosp., p. 106 non Free.
(ann. 1838). — La plante deerite par M. Gelmi doit changer de nom
parce que le terme »ivale a été employé par plusieurs auteurs pour des
plantes différentes. Elle paraît voisine du 7. lineatum d’après la des-
eription, mais s’en distingue par plusieurs caractères saillants, entre
autres par les écailles involucrales etroites et acuminees.
H. arvernense Arv.-Touv. in Lamotte Prodr. fl. pl. centr., 2, p. 483.
— Dans les bois aux environs de San Martino di Castrozza, partieulie-
rement du côté du col de Rolle, assez abondant. — M. Arvet-Touvet
nous écrit au sujet de cette rare espèce : « Cette plante a quelques
rapports par ses feuilles veinées avec I’. venosum L. de l'Amérique du
Nord. Les échantillons d'Auvergne et les vôtres sont très conformes.
Elle a été trouvée également dans l’Aveyron, sur la montagne d’Au-
brae, etc. ».
H. murorum L. var. subatratum Arv.-Touv. — Col de Sella dans
les pâturages vers 2000 m., versant de Sta-Maria.
H. vulgatum Fries, forme. — Abondant sous diverses formes dans
les forêts entre Paneveggio et Bellamonte entre San Martino di Cas-
trozza et Predazzo.
Phyteuma pauciflorum Linn. — Pelouses au col de Rodella, versant
de Canazei.
P. hemisphæricum Linn. — Pelouses au Monte Campedie sur Vigo;
col de Rolle.
P. spicatum Linn. — Bois en montant de Paneveggio au col de
Rolle.
Campanula Scheuchzeri Vill. — Entre San Martino di Castrozza et
le col de Rolle, dans les pres.
C. Cervicaria Linn. — Abondant sur les rochers entre Bellamonte et
Paneveggio.
C. barbata Linn. — Päturages au col de Rolle; Monte Campedie sur
Vigo.
482 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (293)
Erica carnea L. — Col de Rolle.
Azalea procumbens L. — Pelouses siliceuses au-dessus du Monte
Campedie sur Vigo.
Rhododendron hirsutum L. var. microphyllum Briq., var. nov. —
Taillis subalpins calcaires en montant de Vigo au Monte Campedie vers
1700 m., en compagnie de la var. genuina.
Arbrisseau nain, trapu. Feuilles deux fois plus petites que dans le
type, elliptiques, assez longuement et régulièrement ciliées, mesurant
env. 1 X 0,6 em. de surface. Fleurs plus petites que dans la var. genui-
num, longues de env. 1,5 cm., à corolles d’un rouge intense, formant de
petites grappes serrées. — Cette variété est assez saillante pour attirer
de suite l’attention lorsqu'elle vient en petites colonies avec le type; elle
a été mentionnée en passant par Haussmann (voy. Fl. von Tyrol, II,
p. 571). En
Pyrola rotundifolia L. — Bois entre Paneveggio et le col de Rolle.
P. uniflora L. — Clairieres des bois entre Paneveggio et le col de
Rolle.
Gentiana bavarica L. — Pelouses humides au Monte Campedie sur
Vigo; eimes entre le col de Rolle et le Cimone della Pala.
G. brachyphylla Vill. — Gazons des cimes entre le col de Rolle et le
Cimone della Pala; en montant du eol de Rodella vers la paroi du
Langkofel.
G. nivalis L. — Pelouses au Monte Campedie sur Vigo.
Pæderota Bonarota L. — Rochers entre le col de Rodella et les
parois du Langkofel.
Veronica bellidioides Linn. — Col de Rodella.
V. aphyila L. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della Pala;
Monte Campedie sur Vigo; col de Sella; col de Rodella.
V. alpina L. — Col de Rodella.
V. saxatilis L. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala. ;
Pedicularis Jacquini Koch. — Monte Campedie sur Vigo; col de
Rodella.
P. elongata Kern. — Monte Campedie sur Vigo; col de Rodella, ver-
sant de Canazei. — Cette plante pourrait bien être une simple race du
P. tuberosa L. Nous ne pouvons que nous associer aux doutes énoncés
par M. Gelmi (Prospetto, p. 126) sur la valeur des caractères tirés de
la forme du cinquième lobe calicinal.
X P. erubescens Kern. = P. elongata X Jacquini ! — Deux ou trois
(294) JOHN BRIQUET. HERBORISATIONS DANS LE TYROL MÉRIDIONAL. 483
pieds isoles au milieu de milliers d’echantillons des deux parents au
Monte Campedie sur Vigo, entre 2000 et 2200 m.
Cet hybride tient exactement le milieu entre les deux parents. Les
inflorescences ont un aspect bigarré. La lèvre inférieure est d’un rose
très pâle. Le rostre est d’un jaune pâle dans sa plus grande partie, puis
coloré en rose vif au sommet. — C’est la seconde localité du Tyrol
meridional pour cette rare formation. M. Gelmi l’indique en effet (1. c.,
p. 125) non loin de lä dans la vallée de Fassa au-dessus de Campitello.
Salvia verticillata L. — Talus à Predazzo dans la vallée de Fiemme.
Horminum pyrenaicum L. — Col de Rolle; montagnes sur Pre-
dazzo, Campitello, Vigo, Canazei; col de Sella, ete.
Galeopsis pubescens L. var. genuina Brig. — Talus à Predazzo dans
la vallée de Fiemme.
G. speciosa Mill. var. speciosa Brig. — Bois au-dessus de Predazzo
dans la vallée de Fiemme.
Stachys Alopecuros Benth. var. Jacquini Brig. — Bois autour de
San Martino, Paneveggio, Predazzo, Vigo, Canazeï, etc.
S. densiflora Benth. = Betonica hirsuta L. — Päturages du Monte
Campedie sur Vigo, vers 2000 m.
Ajuga pyramidalis L. — Päturages du Monte Campedie sur Vigo;
col de Sella, vers 2000 m.
Primula minima Linn. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala; col de Rodella, vers 2300 m.
P. tyrolensis Schott. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, vers 2300 m.
Androsace helvetica Gaud. — Fissures de rochers en se dirigeant du
col de Rodella vers la paroi du Langkofel, à env. 2400-2500 m.
A. obtusifolia L. — Col de Rodella.
Armeria alpina L. — Col de Rodella et col de Sella.
Oxyria digyna Camb. — Graviers au Monte Campedie sur Vigo.
Salix cæsia Vill. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2300 m.
S. hastata L. — En montant de Canazei au col de Sella.
S. Myrsinites L. — Pelouses au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2300 m.
S. retusa L. — Col de Rolle; Monte Campedie sur Vigo; col de
Sella; col de Rodella.
S. reticulata L. — Mömes localités.
S. herbacea L. — Rochers en montant du col de Rodella vers la
paroi du Langkofel, à env. 2400 m.
TRS ABONNEMENT).
184 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (295)
Chamæorchis alpina L. — Pelouses du Monte Campedie sur Vigo.
Gagea Liottardi Schultes. — Pelouses au-dessus du Monte Campedie
sur Vigo.
Streptopus amplexifolius DC. — Bois entre Paneveggio et le col de
Rolle.
Luzula spicata DC. — Col de Rodella, vers 2300 m.
Scirpus pauciflorus Lightf. — Prés marécageux à Predazzo dans la
vallée de Fiemme.
Carex rupestris All. — Torrents au-dessus du Monte Campedie sur
Vigo, vers 2300 m.
C. curvula All. — Col de Rodella, en se dirigeant vers la paroi du
Langkofel.
C. nigra All. — Col de Rodella.
G. atrata Linn. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone della
Pala, vers 2300 m.
C. frigida All. — Pelouses humides au Monte Campedie sur Vigo.
C. sempervirens Vill. — Même localité.
C. firma Host. — Même localité.
G. ferruginea Scop. — Même localité; col de Rolle.
Agrostis alpina Scop. — Cimes entre le col de Rolle et le Cimone
della Pala, vers 2300 m.
A. rupestris All. — Rochers au col de Rodella, vers 2400 m.
Sesleria sphærocephala Ard. — Pelouses au Monte Campedie sur
Vigo; col de Rodella.
Avena distichophylla Vill.— Pelouses au Monte Campedie sur Vigo.
Poa minor Gaud. — Col de Rodella.
Festuca Halleri All. — Col de Rodella.
A LEE
(296) G. HOCHREUTINER. QUELQUES FEUILLES COMPOSÉES MONSTRUEUSES. 485
V
Remarques sur quelques feuilles composées monstrueuses.
PAR
Georges HOCHREUTINER
Nous voudrions attirer l’attention sur un certain nombre de feuilles
de Trifolium repens L. présentant des anomalies morphologiques
curieuses. Ces feuilles, au nombre de vingt-deux, ont été trouvées en
même temps dans une petite prairie près de Genève.
Nous ajouterons quelques considérations sur une feuille monstrueuse
de Potentilla atrosanguinea, trouvée par M. C. de Candolle, qui a bien
voulu nous la communiquer (v. fig. 4).
En ce qui concerne les feuilles de Trifolium repens L., dix-neuf
d’entre elles ont leur foliole médiane transformée en ascidie.
Sur ces dix-neuf, trois ont la foliole latérale gauche dédoublée toute
ou en partie, chez trois autres le dédoublement atteint la foliole droite
et dans un cas seulement les deux folioles latérales sont entièrement
divisées. Chez deux autres encore on peut observer un organe foliacé
à la base de l’ascidie. Des trois feuilles restantes, l’une présente quatre
folioles, dont deux sont des ascidies, la seconde possède une foliole qui
porte un second limbe à son extrémité ', et la troisième est pourvue de
quatre folioles, dont l’une est insérée exactement entre les deux folioles
latérales.
La feuille de Potentilla atrosanguinea est aussi trifoliolée : la foliole
médiane présente à la base un appendice foliacé et au sommet elle
consiste en une ascidie portée par un long pédoncule.
La plupart de ces monstruosités ont été déjà signalées chez la même
1 Penzig, Pflanzenteratologie. Genua, 1890, I vol., p. 387.
BULL. HERB. BOISS., juin 4897. 39
ae
ae Be A he Be EN a di nie Ve De le
A x er u = à, h - ne ? : TER ee ae à
RULES
486 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (297)
espèce ou chez d’autres. L'ouvrage si complet de M. Penzig permet de
s’en convaincre rapidement; pourtant on n’a pas tenu compte, ni des
appendices foliacés à la base des ascidies, ni de l’anatomie d’aucun de
ces cas tératologiques.
Chez Trifolium repens L. comme chez Trifohum pratense L., les
ascidies sont fréquentes !. Dans les cas qui nous occupent on est frappé
de voir que c’est toujours la foliole médiane qui est transformée.
Dans la feuille susmentionnée qui porte deux ascidies, l’une de ces
dernières correspond à la foliole médiane et l’autre à une foliole sur-
Fig. 1. — Feuilles anormales de Trifolium repens présentant une chorise plus ou moins
avancée des folioles latérales.
numéraire résultant de la chorise d’une foliole latérale; on peut s’en
convaincre par la distribution des faisceaux.
Le fait d’une foliole médiane ascidienne est si général qu’on pourrait
en conclure que cette formation est due à une pression mécanique
opérée par les folioles latérales sur la foliole médiane dont les bords
se sont soudés. L’anatomie ne corrobore pas cette opinion. Pourtant
dans la vernation la foliole médiane est située entre les folioles latérales
qui sont à l'extérieur et ont un excédent de place pour leur developpe-
ment. Cette explication spécieuse paraît d’autant plus vraisemblable
que, selon Vuillemin *, ce sont toujours les folioles latérales qui peuvent
se dédoubler en cas de chorise. On a pu voir que nos observations
1 Penzig, I. c., p. 386-387.
° Vuillemin, Subordination des caractères de la feuille dans le Phylum des
Anthyllis. Nancy, 1802, p. 116-118 (Extr. du Bulletin de la Soc. des sciences de
Nancy).
(298) 6. HOCHREUTINER. QUELQUES FEUILLES COMPOSÉES MONSTRUEUSES. 487
semblent corroborer cette opinion. En effet, dans plusieurs cas la
division des folioles latérales n’est pas complète; on peut observer tous
les passages depuis la foliole gauche de la fig. 1, A., où l’on distingue
une des nervures latérales dont les ramifications sont pennées au lieu
d’être dichotomes, — faible indication d’une chorise avortée, — jusqu’à
la feuille représentée dans la fig. 1, B., où les deux folioles latérales
sont divisées à fond et où les quatre organes qui en résultent sont tous
pourvus de pétiolules distincts. Ailleurs la division atteint la moitié du
limbe (v. fig. 1, C), ailleurs encore, la foliole tout entière, à l’exclusion
du renflement moteur ; on voit alors deux folioles portées par un seul
pétiolule.
Comme on vient de le voir, dans la grande majorité des cas, la divi-
sion se fait suivant un plan perpendiculaire à la foliole et c’est à ce
Fig. 2. — Feuille anormale de Trifolium repens. Une foliole surnuméraire
est insérée exactement du milieu des trois autres au sommet et à la
partie supérieure du pétiole.
phénomène qu'il faut attribuer la multiplication des folioles du fameux
« trèfle à quatre, » le porte-bonheur des âmes candides.
Mais il est des feuilles, beaucoup plus rares probablement, où la
division paraît devoir être interprétée d’une autre façon; tel est le cas
de celle que représente la fig. 2. Nous avons pensé pouvoir la rappro-
cher d’un exemple cité par Vuillemin ! chez une feuille de Tyifolium
Lupinaster. T1 a observé deux folioles soudées par leur nervure médiane,
de laquelle se detachaient les quatre demi-limbes comme les feuillets
d’un livre. L'auteur y voit une soudure dénotant un retour au type
trifolie, la plupart des feuilles du Tr. Lupinaster étant pourvues de
cinq folioles. Mais inversément on peut considérer ce dernier fait
1 Vuillemin, 1. c., p. 116.
188 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (299)
comme une chorise incomplète ! et la feuille que nous avons figurée se
trouve du même coup interprétée comme une chorise plus avancée de
la foliole latérale. Cette dernière se serait divisée suivant un plan
parallèle à son limbe, et aurait ainsi produit cette foliole supplé-
mentaire dont l'insertion au milieu des trois autres est au moins
curieuse.
Tout dernièrement encore, nous avons trouvé une feuille de trèfle
(probablement de Trifolium hybridum L.) qui présente une anomalie
inverse. Une des folioles latérales est soudée avec la foliole médiane.
Il est certain que c’est une soudure, car normalement le trèfle a trois
folioles et il n’y en avait que deux, dont l’une avait la nervure médiane
bifurquée depuis la moitié de sa longueur. On pouvait observer
en outre que le limbe était continu et présentait seulement un léger
sinus au sommet, alors que dans les cas de chorise on voit une profonde
echancrure qui se prolonge jusqu’à l’endroit où se séparent les nervures
médianes. Ce fait paraît assez naturel si nous admettons que sou-
dures et chorises sont dues à des phénomènes mécaniques, les pre-
mières à des pressions, les secondes à un excédant de place dans le
bourgeon. En effet, dans le premier cas, le limbe diminue sa surface et
dans le second il l’augmente, d’abord par un simple repli (v. fig. 1, A),
ensuite par une réduplication plus ou moins profonde (v. fig. 1, C).
Examinons maintenant les feuilles de la fig. 3 (A-D) et de la fig. 4.
Elles sont intéressantes en ce sens que l’appareil foliacé qu’elles portent
à la base de la foliole médiane peut être interprété comme des stipelles.
Il est vrai qu'il est formé de deux moities symétriques, alors que les
stipelles sont ordinairement simples; mais comme il se trouve à la base
de la foliole impaire, il est assimilable aux stipelles des Papilionacées
imparipennées.
Au reste il y a même le genre Mecopus qui possède deux stipelles.
Néanmoins nous pensons que l’on ne doit pas homologuer ces forma-
tions à des stipelles, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord ces organes sont placés au-dessus du pétiolule et non à
la base de ce dernier, comme c’est le cas pour tous les stipelles; fait
déjà cité par M. Alph. de Candolle dans une note inédite que M. C. de
Candolle a bien voulu nous communiquer, pour quoi nous le remercions
vivement.
! Il est bien difficile de décider si l’on a à faire à une soudure ou à une
chorise, l'observation pure et simple ne donnant pas d'indication à ce sujet.
(300) G. HOCHREUTINER. QUELQUES FEUILLES COMPOSÉES MONSTRUEUSES. 489
Or cette règle ne présente à notre connaissance qu’une seule excep-
tion et encore le cas est-il tout à fait spécial. Certaines Alchornea, en
particulier Alchornea mollis Muller Aarg. (Fam. des Euphorbiacées) pos-
sèdent deux appareils foliacés analogues à des stipelles à la base du
limbe de leur feuille. Cette feuille est simple et il n’est pas question de
pétiolules, les stipelles ne peuvent done se trouver à leur base.
Une seconde raison semble encore plaider en defaveur de l’analogie
des parties foliacées placées à la base des ascidies, avec des stipelles :
c’est le fait que l’on ne rencontre jamais de stipelles chez les Trifoliées,
Fig. 3. — Deux feuilles monstrueuses de Trifolium repens. — A, feuille présentant ude foliole
médiane ascidienne pourvue à sa base d'un petit appareil foliacé. — B, le même vu de profil
et un peu grossi. — C, feuille présentant la même anomalie, l'appareil foliacé est un peu
plus développé. — D, pseudo-stipelle de la feuille C vu de profil et grossi.
elles manquent aussi aux Vaciées et aux Genistees. Par conséquent si
Vuillemin a établi exactement les rapports de parenté entre ces diffé-
rentes tribus et les Hedysarees, Phaseolees, Galegées, ete., il n’est pas
d’atavisme possible qui puisse faire réapparaître les stipelles chez les
Trifolium, puisque leurs ancêtres supposés n’en ont jamais été pourvus.
M. Alph. de Candolle, dans le manuscrit mentionné précédemment, géné-
ralise même l'observation de l’absence des stipelles chez les feuilles pal-
mées et l’étend à toutes les familles. Si cette opinion est justifiée, ce serait
une raison de plus pour croire que, même chez des groupes autres
que les Papilionacées, chez notre Potentilla atrosanguinea par exemple,
les appareils foliacés se trouvant parfois vers la partie inférieure de
folioles ascidiennes, ne doivent pas être homologués à des stipelles.
790 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (301)
En dernier lieu, observons que la course des faisceaux dans les
stipelles et dans les appendices des feuilles monstrueuses que nous
avons mentionnées, présente des différences considérables. Les stipelles
sont innervés par un faisceau absolument indépendant de celui ou de
ceux des folioles, lequel faisceau se prolonge longtemps sans se ratta-
cher à celui du rachis. L’Amorpha herbacea montre cette disposition
d’une façon très nette. Au contraire, dans ces feuilles anormales nous
voyons le pétiolule se détacher du pétiole et présenter la structure nor-
Fig. 4 — Feuille monstrueuse de Potentilla atrosanguinea.
male de la foliole: un seul faisceau ! en demi-cerele entouré par du col-
lenchyme. Au-dessus du renflement moteur seulement nous voyons les
faisceaux par paires s'éloigner latéralement des deux extrémités du
faisceau pétiolulaire et aller innerver l'organe en litige.
La disposition rappelle done de point en point celle d’une foliole
normale; aussi pensons-nous devoir interpréter cet organe comme une
foliole plus ou moins atrophiée qui porte à la partie dorsale un prolon-
gement de son rachis soutenant une ascidie.
L’anatomie des ascidies de Trifolium présente des particularités
curieuses que nous voudrions signaler brièvement.
1 Ce faisceau naturellement est formé lui-même de la fusion de deux faisceaux
foliaires.
(302) G. HOCHREUTINER. QUELQUES FEUILLES COMPOSÉES MONSTRUEUSES. 491
Tous les exemplaires que nous avons examinés ont une structure
normale du renflement moteur, un faisceau en demi-cerele ; mais au-
dessus, dans le pétiolule qui porte la petite urne, des coupes en série
montrent les phénomènes suivants. D’abord le faisceau se referme peu
à peu et devient absolument concentrique; puis au niveau où com-
mence l’ascidie, on le voit se seindant en deux selon un plan qui serait
parallèle au limbe de la foliole si cette dernière était normalement
développée.
Sur les bords de ces deux demi-cereles se détachent les faisceaux qui
innerveront l’urne. Cette course des faisceaux si curieuse rappelle un
peu celle que l’on observe chez les phyllodes des Acacia. Néanmoins,
nous ne saurions voir la une analogie; le phyllode correspondant au
pétiole élargi de la feuille, alors que ces pétiolules d’ascidies corres-
pondent morphologiquement au rachis d’une foliole.
Mais on connaît des rachis de feuille qui prennent aussi l’apparence
de phyllodes. M. Briquet ' en cite des exemples dans son travail sur
les Rhyticarpus.
Lindley et Moquin-Tandon ?, et dans certains cas A.-P. de Candolle?,
ont admis que les aseidies était formées par la nervure longitudinale de
la feuille. Saint-Hilaire ‘ voit dans l’urne du Sarracenia la partie supé-
rieure du petiole ailé dont les bords se sont soudés, Baillon ? assimile cet
organe à une feuille peltée. Morren a prétendu mettre à néant de telles
théories et à plusieurs reprises il à présenté un réquisitoire en faveur
de son idée, mais il ne se base guère que sur des analogies °. Il pense
que la formation des ascidies normales ou anormales est un fait procé-
dant, dans le plus grand nombre de cas, de la soudure des bords du
limbe ?.
C’est ce qui a été généralement admis°, mais à tort peut-être.
Après examen de nombreuses ascidies tératologiques, nous pensons
! Briquet, Examen critique de la théorie phyllodique des feuilles entières chez
les Ombellifères terrestres (v. plus haut, p. 428 (239).
? Moquin-Tandon, Elements de teratologie végétale. Paris, 1841, p. 174-177.
« Déformations cupulées ».
# A.-P. de Candolle, Théorie élémentaire de la botanique. Paris, 1844, p. 314.
* A. de Saint-Hilaire, Morphologie végétale. Paris, 1840, p. 111-142.
5 Baillon, Adansonia, IX, p. 333.
5 Morren, Morphol. des ascidies. Annales des sciences nat., vol. 11, p. 128,
et Clusia, p. 154.
” Morren, Clusia, p. 144.
* Goebel, Jugendzustände der Pflanzen Flora. 1889, p. 39.
Fin dE es S
TE Ti ME 4 MS. nd) ENT 5 es ds LE ne né ae ré Mt (URLS 7 EN du ji Eins ab na EN rn a ES EN ani past,
492 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (303)
qu’en ce qui les concerne, il faut revenir à la théorie de Lindley et
surtout de Moquin-Tandon qui parle de déformations cupulées.
Quant aux ascidies normales, il serait à désirer qu'on en fit l'étude
anatomique à ce point de vue.
Nous proposons donc l'interprétation suivante :
Le pétiolule de l’ascidie correspond au rachis de la foliole. Ce
rachis prend une structure spéciale, puis s’elargit brusquement en
forme d’entonnoir plus ou moins grand, et plus ou moins évasé, lequel
dépend ainsi lui-même du rachis.
Quant aux appendices foliacés qui peuvent se trouver à la base, ils
constituent, — lorsqu'ils existent, — les rudiments de la foliole avortée.
En effet, nous avons vu précédemment que, dans ces organes, la
course des faisceaux est absolument identique à celle d’une foliole nor-
male; mais si l’on établit plus haut des coupes en série, on voit dans
le pétiolule se détachant de cet appareil, que le faisceau unique devient
concentrique et se divise comme dans les autres ascidies.
Il est vrai que l’apparence extérieure semble indiquer dès l’abord
une conerescence des bords de la foliole ; le bord supérieur porte même
la dentelure caractéristique. Mais nous estimons que le caractère de la
course des faisceaux libéro-ligneux a une réelle importance et qu’il peut
contribuer souvent mieux que la morphologie externe à la solution des
problèmes de ce genre. Ce caractère nous semble d’autant plus impor-
tant ici que la concordance de structure est entière pour une série assez
considérable d’aseidies.
Mentionnons enfin pour terminer la multiplication des faisceaux dans
le pétiole de toutes ces feuilles monstrueuses. Au lieu des eing faisceaux
réglementaires, il y en a toujours six ou sept, parfois plus; cependant ils
gardent la disposition habituelle.
Chose curieuse, nous avons aussi constaté cette multiplication de
faisceaux chez des feuilles qui, extérieurement, ne présentaient aucune
anomalie, mais qui avaient été cueillies, ou sur les mêmes plantes que
les feuilles monstrueuses, ou dans leur voisinage.
Nous nous trouvons ici en face d’une série de variations spontanées
intéressantes et nous ne pouvons nous empêcher de croire que des cas
semblables ont dû se présenter souvent dans le cours des temps.
Lorsque de telles anomalies ont été utiles à la plante, rien d’impossible
à ce qu'elles aient pu être fixées par la sélection. Aussi ne devons-nous
pas être étonnés outre mesure par ces formations si curieuses des
Nepenthes, des Surracenia ou même des Acacia phyllodinés. Si des
(30%) G. HOCHREUTINER. QUELQUES FEUILLES COMPOSÉES MONSTRUEUSES. 493
appareils aussi compliqués que ceux que nous avons décrits peuvent
être le fruit d’une variation spontanée — provoquée par une fumure
copieuse ou par le parasitisme, il n'importe — pourquoi nous refuse-
rions-nous à attribuer une certaine importance à ce facteur dans des
cas où, au premier abord, il semble que des causes finales ont agi.
Evidemment la variation spontanée n’a pu tout faire dans l'apparition
de formes nouvelles, mais elle semble cependant avoir souvent pris un
rôle que l’on est trop porté à dédaigner, parce que l'expérience ne peut
que très rarement et très difficilement corroborer l’observation dans ce
domaine.
it CARS À PAPAS PE UN Mr a a ey N a aa aa Gun dl arr Ci Go Mn a nr à eh 4
PA ENT PU ha us) ' HE
494 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (305)
VI
Observations sur la morphologie et l'organogénie
florales des Passillores.
PAR
M. THURY
Planches XIX et XX.
$ 1. Généralités.
La complication remarquable de la fleur des Passiflores a depuis
longtemps attiré l’attention des observateurs. Les nombreux vertieilles
de pièces supplémentaires intercalées entre la corolle et l’androcee ont
motivé des interprétations morphologiques très diverses pendant la
première moitié de ce siècle. Quant à l’organogénie, elle a été étudiée
en détail successivement en detail par Schleiden ', par Payer? et par
Masters °. Il n’a pas été publié dès lors d'observations organogéniques
sur les Passiflores, quoique les figures données par les auteurs cités pré-
sentent des divergences de détail appelant de nouvelles recherches.
On aurait pu croire que, après les analyses consciencieuses de Payer *
et de Wydler , le diagramme des Passiflores était entièrement élucidé.
! Schleiden, Grundzüge der wissenschaftlichen Botanik, ed. 3, Il, pr 581-584,
tab. III (1850).
? Payer, Traité d’organogenie comparée de la fleur, p. 396-400, tab. 87 (1857).
3 Masters, Contributions to the natural history of the Passifloraceæ (Tran-
sactions of the linnean socrety, vol. XXVII, p. 603-606, tab. 64 (1871).
“Payer Alec:
> Wydler, in Beiträge zur Kenntnis einheimischer Gewächse (Berner Mittheil.
1852, n. 243-244 ; Flora, 1852, p. 46; et dans Pringheim’s Jahrb. f. wiss. Bot.
XI, Heft 3 (1877).
(306) M. THURY. ORGANOGENIE FLORALE DES PASSIFLORES. 495
Mais Masters arrive dans le mémoire qu’il a consacré aux Passiflores à
des idées très différentes de ses prédécesseurs. Eichler a fait plus
récemment une critique sèvère de Masters, mais sans reprendre en
détail l'étude morphologique de ce groupe et en se basant plutôt sur
les données de Wydler.
Nous nous proposons dans ce travail de faire connaître nos observa-
tions personnelles sur l’organisation et le développement de la fleur des
Passiflores, complétant ou modifiant les données acquises, puis d’uti-
liser tous ces faits pour examiner la valeur des interprétations que l’on
a données de la fleur et de l’inflorescence.
Nous avons disposé d’abondants matériaux frais à tous les
degrés de développement empruntés au Passiflora quadrangularis.
Les principaux faits ont été vérifiés en outre sur les P. racemosa et
P. alata.
$ 2. Analyse morphologique de la fleur.
La fleur développée du P. quadrangularis (tab. XIX, 1) est placée à
l’aisselle d’une feuille dont le petiole est flanqué à droite et à gauche
de deux stipules; outre la fleur on trouve, à l’aisselle de la feuille,
une vrille placée latéralement par rapport à la fleur. La fleur est
pédoneulée et pourvue d’un involuere triphylle situé au sommet du
pédoneule, sous le calice (tab. XIX, 2). Ces trois bractées ovées-aiguës
et dentées, sont insérées sensiblement au même niveau; l’impaire est
située du côté opposé à la vrille.
Le calice est formée de cinq sépales oblongs, un peu cucullés, arrondis-
obtus au sommet. Ces sépales sont verdâtres en dessous, purpurins en
dessus et blanchâtres à la base; ils possèdent à la face inférieure et
pres du sommet une petite apophyse conique. Le sépale impair est
situé du côté opposé à la bractée impaire de l’involuere. Les sépales
sont réunis à la base en une collerette cupuliforme qui contient le
torus.
La corolle possède cinq pétales alternes avec les sépales et leur ressem-
blant beaucoup. Il sont aussi subeueulles, arrondis-obtus au sommet,
mais ils ne sont pas verts et sont dépourvus d’apophyse à la face infé-
rieure. Les pétales sont insérés au sommet du tube réceptaculaire men-
! Eichler, Blüthendiagramme, II, p. 412-445 (1878).
496 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (307)
tionne plus haut. La section transversale des pétales à leur base met en
évidence trois faisceaux, tandis que les sépales en ont cinq très saillants
(tab. XIX, 3).
II semble, lorsqu’on pratique l’ablation des sépales et des pétales,
qu'ils constituent des formations bien distinctes du tube réceptaculaire:
ils se détachent en effet au niveau de la coupe comme s'ils y étaient
articulés. Nous verrons plus loin que cette induction est vérifiée par
l’organogénie.
Entre la corolle et les étamines s’intercalent neuf verticilles ou cereles
de formations très diverses. On a donné le nom d’appendices, de stami-
nules, etc., à ces organes. Mais ces noms ont l’inconvénient de donner
des idées inexactes sur leur valeur morphologique ou de prêter à des
confusions. Ce sont, en effet, comme nous le verrons, des organes d’ori-
gine discoidale qui n’ont rien à voir avec des étamines, d’autre part si
on appelle les feuilles des appendices, il faudrait éviter de désigner
aussi par ce nom des organes de nature axile. Nous nous servirons done
du terme axidie pour désigner les pièces en forme d’appendice de
nature axile.
Voici la serie des verticilles d’axidies, des disques et des bour-
relets insérés après le calice et la corolle jusqu’à l’androcee (tab. XIX,
1 et 6):
1. Calice.
2. Corolle.
3. Premier verticille d’axidies développées.
4. Second verticille d’axidies développées.
5. Premier vertieille d’axidies rudimentaires, alterne au 4”°.
6. Second verticille d’axidies rudimentaires, alterne au 5%°.
7. Troisième verticille d’axidies rudimentaires, alterne au 6%.
8. Disque à bord frangé.
9. Disque à bord uni.
10. Bourrelet circulaire obseurement pentagone.
11. Second bourrelet cireulaire obscurément pentagone.
12. Androcée.
13. Gynécée.
Quelques courtes remarques sur ces diverses formations. Les axidies
du premier rang sont filiformes, cylindriques, et curieusement colorées
en blanc et violet, par des bandes annelées superposées (tab. XIX, 1:
(308) M. THURY. ORGANOGENIE FLORALE DES PASSIFLORES. 1497
St.). Les bandes naissent à la base des pétales, avec lesquels les axi-
dies peuvent s’enlever, lorsqu'on coupe les pétales tout à fait à la base.
Le second verticille d’axidies est inséré à peu près à la hauteur du
premier, c’est-à-dire au sommet de la coupe réceptaculaire. Les cer-
cles 5 et 6 sont encore placés ves le sommet de la coupe réceptaculaire,
mais ils sont très courts, presque coniques, à sommet dirigé contre le
gynosteme. Le cerele 7 a des pièces conformées presque comme les pré-
cédents, mais insérées plus bas sur les parois de la coupe (tab. XIX, 4).
Le disque à bord frangé qui constitue le n° 8 est situé à peu près à
mi-hauteur de la coupe réceptaculaire et se dirige droit vers le gynos-
teme contre lequel il s'appuie. Le disque à bord lisse (n° 9) est situé
dans le quart inférieur de la coupe et n’atteint pas le gynostème. —
Jusqu'ici, en suivant les parois de la coupe, nous sommes descendus.
Arrivés au fond de la cavité, si nous remontons en dirigeant notre
attention sur le gynostème qui s’eleve en forme de colonne massive du
fond de la coupe, nous rencontrons à mi-hauteur un bourrelet circu-
laire (n° 10), contre lequel s'appuie le disque frangé n° 8; puis un
second bourrelet (n° 11) droit au-dessus duquel s’appuient les axidies
des cercles 5 et 6.
La coupe réceptaculaire est done divisée en trois chambres ou trois
étages superposés ; les deux chambres inférieures communiquent assez
librement grâce à la faible saillie du bourrelet n° 9. La chambre supé-
rieure est au contraire assez nettement séparée des deux inférieures par
le disque n° 8 et le bourrelet n° 10 ; elle est en outre ornée d’une galerie
circulaire formée par le cerele d’axidies n° 7.
Au delà du dernier bourrelet circulaire, le gynosteme se retreeit,
puis il s’'amplifie graduellement vers le haut, où il s’évase en un plateau
(tab. XIX, 6, 12 et 13) qui porte sur les côtés cinq étamines extrorses à
courts filaments et, au sommet, un ovaire à trois carpelles soutenus par
un court gynophore et couronné par trois styles à stigmates massifs.
Nous passons sur les détails d'organisation de cette partie de la fleur
qui ne présente pas de particularités saillantes dans notre espèce et qui
est suffisamment illustrée par la figure. — Notons seulement que les
cinq etamines sont alternes avec les cinq pétales sans que la symétrie
soit altérée par l’intercalation des cercles d’axidies. L’etamine impaire
postérieure est donc superposée au sépale postérieur. Le carpelle impair
est postérieur et superposé à l’etamine impaire postérieure.
Les ovules, placentés pariétalement, sont nombreux sur les lignes de
sutures carpellaires ; ils sont anatropes et possèdent deux téguments.
498 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (309)
Il convient encore d'ajouter les renseignements suivants relatifs au
nombre des axidies dans les divers cercles. Dans le premier cercle
(n° 3), il existe deux grosses axidies alternes avec les pétales et
3-5 intermédiaires ; total maximum des axidies du premier rang : 35.
Les axidies intermédiaires sont sensiblement égales ; 1l n’y a que celles
du milieu qui sont un peu plus petites. Dans les cercles n° 4, 5, 6 et 7
les axidies sont sensiblement égales, leur nombre maximum est aussi
de trente, du moins dans les fleurs que nous avons analysées.
Nous avons donné (tab. XX, 12) un diagramme qui résume d’une
façon comparative la distance des verticilles, cercles et bourrelets,
mesurée sur l’axe ainsi que la longueur des pièces qui compose chacun
d'eux.
L'organisation de la fleur étant bien établie, nous passons à l'étude
de son développement.
$ 3. Organogénie de la fleur.
Avant de commencer notre description, nous tenons à mentionner un
fait qui se produit régulièrement chez le Passıflora racemosa et qui
complique quelque peu, chez cette espèce, l’organisation générale. C’est
la production de boutons accessoires. Leur disposition, telle que nous
l’avons observée, cadre avec la description qu’en a donnée Eichler pour
le Passiflora cœrulea. Il existe cependant une différence. Eichler des-
sine (op. cit. fig. 182 B, Grundriss) la vrille et la première fleur comme
étant située dans le même plan, puis le bouton accessoire en arrière
de la vrille. Pour nous, la première fleur est en arrière à gauche de la
vrille, le bouton accessoire à droite de la première fleur et à peu pres
dans le même plan. En outre, il existe un second bouton accessoire qui
reste généralement rudimentaire et qui est inséré en arriere et entre
les deux précédents, dans le petit espace laissé libre du côté de l’axe
(tab. XX, 1).
Il importe d’être averti de la présence de ces boutons surnuméraires
afin de ne pas en confondre les mamelons primordiaux avec des pri-
mordiums de pièces florales ou de bractées.
Si on examine une jeune tige présentant l’organisation que nous
venons de décrire, et qu'on s'adresse à une très jeune feuille, on verra
que le limbe forme une languette qui n’est guère plus longue que les
deux stipules (tab. XX, 2). Tandis que les stipules sont plus ou moins
(310) M. THURY. ORGANOGÉNIE FLORALE DES PASSIFLORES. 499
dressées, la languette limbaire est recourbee en dedans. A la base du
limbe, on voit un mamelon irrégulièrement hémisphérique. Ce mamelon
est le point d’origine de la vrille (tab. XX, 3). Dans un stade suivant, le
limbe de la feuille axillaire s’allonge, se redresse et produit deux
petits lobes latéraux ; les deux lobes se portent en dedans jusqu'à
mettre leurs extrémités en contact. En repoussant la feuille avec l’ai-
guille, on voit que le primordium précité s’est différencié en deux
mamelons (tab. XX, 4), l’un antérieur qui s’allongera directement en
vrille, l’autre postérieur et légèrement placé à gauche (a), qui donne
naissance à la fieur. Très peu après apparaît (en n) un mamelon col-
lateral au précédent (tab. XX, 5), placé à droite et qui donnera naissance
au bouton accessoire ; ce bouton, né de bonne heure, restera longtemps
rudimentaire et ne se développera que bien plus tard.
Fixons maintenant notre attention sur le mamelon o, point d’origine
de la fleur. On voit d’abord se dessiner à la périphérié du mamelon o,
trois protuberances (tab. XX, 6). La plus grosse (a) est antérieure, la se-
eonde (b) située à droite vient en second lieu comme dimension, la troi-
sième (c) située à gauche est la plus faible. La protuberance (a) apparaît
la première ; elle prend très rapidement une apparence paraboloïde.
Les protubérances (b) et (ce) apparaissent de suite après, presque en
même temps; cependant la pièce (b) se développe plus vite que la
piece (ce). Entre ces trois protuberances qui se développent en involucre,
on aperçoit toujours le mamelon floral assez régulièrement hémis-
phérique.
Ces détails sur lesquels Payer et Masters passent très rapidement ou
ne disent rien sont cependant assez importants en ce sens qu'ils per-
mettent d'établir la série des positions premières des différentes pièces
par rapport à l’axe principal et à la feuille mère. Or on voit que la
première bractée qui apparaît dans le primordium d’une fleur est placé
transversalement par rapport à l’axe principal, c’est-à-dire tout à fait à
gauche dans le diagramme général, vérifiant ainsi les indications
d’Eichler et en opposition complète avec les diagrammes donnés par
Masters. Cette position à gauche du premier mamelon de l’involuere
nous paraît avoir sa raison d’être dans la présence à droite du primor-
dium floral de la vrille auquel vient s'ajouter presque dès le début un
bouton accessoire. Si on considère que la vrille et le bouton accessoire
sont enveloppés par la stipule de droite, serrée contre le primordium,
on concevra aisément que la pression ainsi exercée empêche toute
espèce de production de bractées. Celles-ci naissent du côté de la stipule
500 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (311)
de gauche où les sollicite une place commode laissée à leur développe-
ment. Ces considérations, dont M. Schumann à fréquemment fait usage
pour expliquer des positions de ce genre ‘, ne tranchent rien relative-
ment aux rapports morphologiques qui existent entre la vrille et la
première fleur. Nous reviendrons d’ailleurs plus loin sur ce point.
Les pièces du calice naissent successivement et se disposent en quin-
conce. Sur ce point nos observations cadrent exactement avec celles de
Payer : les pièces 1 et 3 sont placées devant, celles 4 et 5 latéralement
et celle 2 en arrière par rapport à la bractée impaire (tab. XX, 7). La
genèse des pièces correspond done au cycle ?/:, mais on ne saurait
déduire sûrement de là une loi phyllotaxique, puisque dans bien d’au-
tres fleurs, quand les positions des organes environnants changent,
l’ordre d'apparition des sépales est modifié. Ajoutons encore que, con-
formément aux indications de Payer, les sépales se creusent très rapi-
dement en dedans et font proéminer de très bonne heure à leur partie
dorsale l’apophyse signalée au chapitre précédent.
Ce n’est que lorsque tous les sépales ont apparu que naissent les
pétales, et cela d’une façon simultanée (tab. XX, 8). Cette apparition
simultanée se comprend assez bien si on considère qu'avant la genèse
des pétales tout le centre de la fleur s’élargit en un gros mamelon. Les
pétales naissent à sa périphérie sans contact les uns avec les autres et
dans les intervalles des sépales. Il est donc compréhensible que l’activité
phyllogenique se manifeste d’une façon symétrique et simultanée à la
périphérie du primordium.
Le même phénomène a lieu pour les étamines. Avant et pendant leur
apparition, le primordium grossit et s’etend, de sorte que les mamelons
staminaux naissent sans contact les uns avec les autres (tab. XX, 9). A
ce moment les régions internes de la fleur ont l’apparence suivante.
Les pétales se dessinent d’une manière parfaitement tranchée sur un
fond lisse et brillant, semblable à la moitié d’un œuf que l’on aurait
coupé suivant son grand axe. Cependant, la portion centrale se relève
plus en saillie que cette comparaison ne l’indique. La distance qui sépare
les mamelons corollins est à peu près égale à leur longueur. Les mame-
lons se distinguent de la surface sur lequel ils s'élèvent, — laquelle est
beaucoup moins bombée que ne l'indique Payer, — par une différence
brusque de tissu. Il en est de même pour toute la partie centrale « de
la fleur, qui est très nettement délimitée et qui fait un saillie de hauteur
1 Schumann, Neue Untersuchungen über den Blüthenanschluss, Leipzig, 1896.
MN RES AR EN
(312) M. THURY. ORGANOGÉNIE FLORALE DES PASSIFLORES. 501
équivalente à celle des mamelons corollins. Cette partie saillante n’est
point plane, mais au centre se creuse une légère dépression. Le contour
est bordé de einq saillies à contour circulaire et fort peu proéminentes,
dont la forme est-comparable à celle d’un verre de montre : ce sont les
mamelons staminaux. Le contour de chacun d’eux paraît bien limité
par un espace où se prononce une légère différence de tissu, de sorte
que chaque mamelon est comme entouré d’un cerele brillant, peu sen-
sible quoique distinct.
Nous avons mentionné tout à l'heure l’existence, au centre de la fleur,
d’une légère dépression. Cette dépression s’accentue fortement à mesure
qu’apparait le mamelon ovarien, au point qu'il se forme presque un
bourrelet annulaire avec nombril central (tab. XX, 10). Ce stade n’est
pas mentionné par Payer et formellement nié par Masters. En revanche,
Schleiden l’a fort bien décrit et figuré. Nous ne pouvons que nous
ranger à la description de cet auteur.
Une fois le mamelon et sa dépression centrale constitués, les bords
se lobent en trois saillies qui deviendront des styles (tab. XX, 11). Par
le développement des lobes stylaires et la croissance en surface des
parois de l’ovaire, la coupe ovarienne se creuse de plus en plus, les pla-
centas se dessinent et les ovules se développent suivant le mode indiqué
par Payer auquel nous n'avons rien à ajouter. Ce n’est qu’une fois la
cavité ovarienne entièrement close, que le gynostème commence à s’al-
longer et que les cercles d’axidies et formations discoidales appa-
raissent. Les pièces naissent dans chaque cerele simultanément et les
cercles se développent dans un ordre rigoureusement centripète. Les
bourrelets circulaires du gynostème naissent en dernier lieu au fond de
la coupe réceptaculaire. Ils sont ultérieurement soulevés à leur place
definitive par la croissance intercalaire du gynosteme. Ainsi, les verti-
cilles fondamentaux et la fleur apparaissent avant les verticilles acces-
soires. Nous ne figurons pas les détails relatifs à la première appari-
tion des axidies et des collerettes, parce qu'ils ont été très fidèlement
rendus par Payer.
$ 4. Conclusions.
Comme on le voit, nous avons particulièrement insisté sur les premiers
développements de la fleur, sans nous arrêter longtemps aux dernières
phases du processus, dans lesquelles nos observations confirment entie-
rement les données de Payer.
BULL. HERB. BOISS., Juin 1897. 30
502 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (313)
Relativement au diagramme et à la façon de l’interpréter, nous ne
pouvons que confirmer entièrement celui qui a été donné par Eichler.
Cet auteur a avancé que les esquisses données par Masters étaient
«toutes fausses. » Ce jugement sommaire est un peu vif, mais il est
malheureusement justifié.
En revanche, nos recherches organogéniques ne justifient point la
théorie qu’Eichler a donné des rapports de la fleur avec la vrille. Pour
ce morphologiste, la vrille est un rameau axillaire né à l’aisselle d’une
feuille. Ce rameau produirait à son tour une branche florifère. La
bractée impaire de linvolucre serait la feuille axillante de cette
branche et les bractées latérales seraient les préfeuilles de l'extrémité
florifère. Pour expliquer la position anormale de la bractée axillante,
qui au lieu d’être à la base de la branche florifère, se trouve tout près
du sommet, Eichler admet un phénomène d'entraînement.
Malgré ce que dit en note le célèbre morphologiste sur l'appui fourni
en faveur de cette manière de voir par l’organogénie, nous arrivons par
cette méthode même à des résultats différents. On ne voit pas du tout
apparaître à l’aisselle d’une feuille (F), une vrille (I). puis une bractée
(B) et enfin à l’aisselle de celle-ci un rameau axillaire (II) et ses deux
bractéoles (bb) précédant la fleur (S) ainsi que l’exigerait la théorie. On
voit au contraire apparaître à l’aisselle d’une feuille (F) un premier
mamelon, c’est-à-dire un rameau axillaire (Iı), puis un second mame-
lon, obliquement collatéral au premier qui est le deuxième rameau
axillaire (le), puis un troisième mamelon obliquement collateral au
précédent et qui constitue un troisième rameau axillaire (I). Nous
avons même vu quil pouvait s’en produire un quatrième, lequel
cependant se développe rarement (11). Le premier rameau devient
une vrille et ne porte pas de feuilles; le second produit d’abord une
bractée antérieure (B), puis deux bractéoles latérales (bb), puis une
fleur (S) : on ne voit pas la bractée apparaître d’abord, puis produire
à son aisselle un primordium donnant naissance aux braeteoles et à la
fleur comme l’exige la théorie d’Eichler. Enfin les troisième et (éven-
tuellement) quatrième rameaux se développent en fleurs comme le
second. Ces troisième et quatrième fleurs ont ou n’ont pas de bractée
impaire antérieure, de même que la vrille a ou n’a pas de bractée
propre. La présence ou l’absence de cette pièce, n’a d’ailleurs pas plus
d'importance que l’adjonetion cu l’absence d’une feuille sur une tige.
La différence qui existe entre notre interprétation et celle d’Eichler
ressortira aisément d’une comparaison de notre formule technique com-
parée à celle de ce morphologiste.
(314) M. THURY. ORGANOGÉNIE FLORALE DES PASSIFLORES. 505
Formule d’Eichler. Formule donnée selon nous par l'organogénie.
FE F
I a
É | Iı (vrille). LE (B. b. b. S). Ts (bb. S). 1a.
Il. 0, 10: 8:
Les rameaux axillaires steriles (vrille) ou fertiles (fleurs) sont ainsi
placés en zigzag à l’aisselle de la feuille, comme cela a lieu fréquem-
ment lorsqu'il y a plusieurs rameaux axillaires à l’aisselle d’une même
fleur. Il n'est alors plus nécessaire de recourir à un phénomène d’en-
traînement contredit par l’organogénie et pour lequel les preuves anato-
miques font défaut.
Independamment de ce résultat qui touche à un des points les plus
difficiles de la morphologie des Passiflores, nous croyons avoir obtenu
des renseignements précis sur quelques points en litige entre les orga-
nogénistes (par ex. les premiers stades du gynécée), et l'étude que nous
venons de faire permet d’entrevoir que des recherches analogues entre-
prises sur des nombreuses formes d’inflorescence signalées, mais si
mal décrites dans les ouvrages descriptifs, qu’Eichler dit avoir renoncé
à en prendre une idée claire, fourniraient de nombreux faits nouveaux,
intéressants pour la morphologie des Passifloracées.
Genève, avril 1897.
504 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (315)
VIT
Quelques notes sur la florule pélagique de divers lacs
des Alpes et du Jura.
PAR
Eugène PITARD
Ceci n’est pas le travail d’un botaniste, et ne peut avoir que le carac-
tère d’une note préliminaire.
Dans l'étude que j'ai faite de la faune inférieure d’un certain nombre
de lacs alpins et du Jura, j'ai été naturellement amené à m'occuper de
quelques-uns des membres de la florule pélagique qui composent une
partie du Plankton. Comme la presque totalité des lacs dont il va
être parlé n'ont pas encore été étudiés à ce point de vue par les
botanistes (exception faite pour le lac de Tanney ') il m’a paru inté-
ressant de noter au passage les formes que je pouvais reconnaître,
appartenant à cette florule, surtout parce que des comparaisons entre
les divers lacs étudiés pouvaient être essayées.
Ceci n’est donc pas un travail complet, mais un simple aperçu qui
pourra servir de base à des travaux subséquents entrepris par des
spécialistes. Cette note aura encore- cet intérêt qu’elle indiquera, pour
quelques laes au moins (Tanney, Chavonnes, Lowerz, Joux, Brenet),
des recherches en verticale, pratiquées de la surface au plancher du lac.
L'étude de la florule pélagique des lacs a une certaine importance °
! R. Chodat, Note sur la florule pélagique d’un lac de montagne. Bull. Herb.
Boissier, 1856, t. IV.
? Voir aussi F.-A. Forel, Les Micro-organismes pélagiques des lacs de la région
subalpine. Bull. Soc. vaud. sc. nat., XXI, 87.
Lg ne]
(316) EUG. PITARD, FLORULE PELAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 505
pour deux raisons principales. La premiere, parce que cette florule peut
se developper plus ou moins abondamment en especes et en individus
selon la nature chimique des eaux du lac, selon la situation de celui-ci,
son altitude, la couleur et le degré de plus ou moins grande transpa-
rence de ses eaux, ete., ete., et que, de ce fait, des renseignements inté-
ressants nous sont fournis sur les conditions d'existence des êtres
inférieurs dans les nappes d’eau douce — et qu’à cet égard il est peut-
être possible d'établir des rapports entre la présence ou l’absence de
telle espèce et les conditions physico-chimiques d’un lac. La seconde
raison, qui n’est qu'une partie de la première, touche à la question du
cycle de la circulation de la matière organique, puisque ces microphytes
absorbent les matières dissoutes dans les eaux des lacs et deviennent à
leur tour la proie des Rotateurs et des Entomostracés phytophages. Le
nombre des organismes composant la tiorule d’un lac pourrait dès lors
nous renseigner — empiriquement — sur la valeur des matières dis-
soutes dans les eaux de ce lac et nous indiquer, a priori, la possibilité
ou l'impossibilité d'existence des autres organismes inférieurs.
Ainsi que le remarque R. Chodat, dans la note citée plus haut, les
indications botaniques sont très éparses !, et il est grandement temps
que l’on se mette à cette étude. N’etant pas botaniste, je le répète, mes
recherches n’ont pas été dirigées exclusivement dans ce sens et il man-
quera, sans doute, bien des espèces à l’appel.
J'ai dit que les récoltes que j'ai faites proviennent de la surface et
pour quelques lacs des eaux profondes. On verra que la florule péla-
gique habite les eaux moyennes et profondes tout aussi bien que la
surface des nappes d’eau, les espèces qui la composent suivant généra-
lement les autres membres de Plankton dans les migrations que ceux-ci
peuvent faire la nuit et le jour. Le produit de mes pêches est conservé
dans le formol dilué à la dose de 2 °% environ, ce qui donne de bons
résultats. Mes pêches sont pratiquées au moyen d’un filet fin de Müller
dont les mailles sont du plus petit diamètre qui existe dans le com-
merce (N° 19). Chacune des récoltes, quand il y a moyen de faire des
pêches quantitatives, dure 4 minutes. Pendant ce laps de temps je
parcours environ 136 mètres et je filtre à peu près 4,95 m°. d’eau. Mais
cette dernière indication a peu d'intérêt en l’espece, puisque je laisserai
de côté la question des volumes ramasses.
1 II vient de paraître un travail intéressant de M. Schrœter sur le Phyto-
plankton du lac de Zurich : die Schwebeflora unserer Seen. 99e Neujahrsblatt der
Naturforschenden Gesellschaft. Zurich, 1897.
506 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (317)
Ce travail sera divisé en deux parties principales, la première se
rapportera à quelques lacs alpins; la seconde à trois lacs du Jura.
Lacs des Alpes.
La région des Alpes dont j'ai étudié quelques-uns des lacs est située
entre le lac Léman, le ruisseau l’Eau froide, le Hongrin, le cours supé-
rieur de la Sarine à l'Ouest — le cours supérieur de la Sarine et le
cours moyen de la Kander (affluent de la Simmen) au Nord — la Dala
(qui descend des Alpes bernoises) jusqu’au cours du Rhône et de la
Dranse d’Entremont à l’Est — la frontière des Alpes valaisannes au
Sud. Ces lacs appartiennent done en partie au bassin du Rhône, en
partie au bassin de l’Aar et sont placés sur deux versants principaux.
Ce sont des nappes d’eau d’inegales étendues; elles sont assez diffé-
rentes les unes des autres par la nature de leurs bords et de leurs lits,
la couleur de leurs eaux, ete., et présentent done des conditions biolo-
giques diverses. Voici ces lacs groupés d’après leur altitude :
1. Blauseeli (lac bleu de Kandersteg)......... 880 m.
A) ÉEXOAD ER ETES rt 1411 »
3. Lac de Nairvaux \ ( 1495 »
4. Lac Rond pied de la Tour d’Ai.... , 1501 »
5. Lae Pourri ) 1509 »
GRACE OVER AE ee nee 1638 »
7. Lac des Chavonnes (Chamossaire).......... 1695 »
SMarestde No0zA(GureRanneEy) 20 2. 1836 »
3 JC on (Ciney). 06000 eee 1870 »
10. Daubensee (surlJaGemmi) "PP 00e 2714 »
Les lacs 2, 6, 8 sont situés sur la rive gauche de la vallée du Rhône,
les autres sur la rive droite.
Imhof qui a, je crois le seul, jeté un coup d’œil sur quelques-uns de
ces lacs, donne de très rapides informations! seulement au sujet des
lacs du Chamossaire (dans lesquels figure le lac des Chavonnes indiqué
plus haut) et du lac de Tanney. Les seules espèces végétales qu'il cite,
sont Dinobryon elongatum Imhof et Peridinium talulatum Ehg.
! O.-E. Imhof, Organismes inférieurs des lacs de la région du Rhône. C. R. de
la Soc. helv., Lausanne, 1893.
re
(518) EUG. PITARD. FLORULE PÉLAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 507
Pour mettre un peu d'ordre dans les indications qui vont suivre, nous
cemmencerons par les lacs situés sur la rive gauche de la vallée du
Rhône; puis l’enumeration de tous les lacs mentionnés au tableau, une
fois terminée nous ajouterons le lac de Lowerz (451 m.) qui appartient
aux lacs alpins par les eaux qui le forment. Nous le mettons à la suite
parce qu'il appartient à une toute autre région que celle dont nous
avons d’abord à parler.
LACS DE LA RIVE GAUCHE
Lac de Tanney.
Situé à l’altitude de 1411 mètres sur le versant nord du Grammont.
Superficie 0,17 km., profondeur maximale 31 m. Alimenté par un petit
ruisseau. Emissaire invisible, souterrain; dans tous les cas mal connu.
Le 17 juillet 1896 l’eau était assez transparente. Température 19° C.
La plus grande quantité du Plankton se trouvait à 20 mètres de pro-
fondeur et elle était surtout constituée par des Rotateurs.
A la surface, où la récolte de Plankton est très faible, on remarque
Cyclotella comta Ehg. Synedra delicatissima Grun, Peridinium tabula-
tum Ehg. Pediastrum boryanum Menegh.
Chose intéressante, les Dinobryon stipitatum, Stein et elongatum,
Imhof, qui sont excessivement rares à la surface deviennent très nom-
breux à partir de 5 mètres de profondeur. On les trouve encore en
masse importante à 30 mètres avec Synedra delicatissima.
M. R. Chodat : qui a publié la liste des espèces qu'il a rencontrées
dans ce lac (et elles sont bien plus nombreuses que les miennes) indique,
comme le fait le plus intéressant à retenir de son travail, concernant la
florule, l’absence de Ceratium hirundinella ©. F. Müller. (Ceratium
macroceros Schr. et Perty.) J'ai trouvé cette espèce dans une pêche
pratiquée à 10 mètres, mais représentée par quelques exemplaires
seulement.
Lac de Lovenex.
Au pied N. W. du Grammont. Il est situé à 1688 m. d’altitute à la
base d’une paroi de rochers et de pentes d'herbe. Il est alimenté par les
1 Voir la note de la page 50%.
508 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (319)
eaux de ruissellement et par la fonte des neiges. Profondeur maximale
4 mètres. Ce lac est très riche en algues filamenteuses et en diatomées
diverses (Navicula, etc.). J’y ai remarqué la présence de Cyclotella
comta Ehg.; Pediastrum boryanum Menegh; Botryococcus Braunu
Kütz, Cosmarium scenedesmus (?) Delp. Scenedesmus quadricauda Breb.
Ce qui m’a frappé, c’est l'absence de Synedra delicatissima, de Cera-
tium hirundinella et des Dinobryon qui existent dans le lac de Tanney,
situé de l’autre côté du Grammont. Cette absence est d'autant plus
remarquable que Lovenex est placé plus près du lac Léman et dans une
position qui lui faciliterait, plus que Tanney, le peuplement par des
espèces venues de ce grand lac, où elles existent.
Mares de Looz.
Au-dessus du lac de Tanney, à l'altitude d'environ 1600 mètres, se
trouvent quelques mares de faible étendue, de très bas fond et n'ayant
que peu d'écoulement. Ces mares sont extrêmement riches en Rota-
teurs. Par contre la florule y est très rare sauf Pediastrum boryanum.
Ces mares sont caractérisées par l’absence des mêmes formes indiquées
ci-dessus pour le lac de Lovenex.
LACS DE LA RIVE DROITE
Parmi les lacs situés sur la rive droite du Rhône, je laisse de eôté un
élargissement du cours de la Kander, un peu au-dessous du village de
Kandersteg. Cette toute petite nappe d’eau est froide (5° C.) et peu
capable, à cause de ce caractère, et à cause du courant qui y règne, de
contenir des membres de la florule pélagique. J’y ai trouvé, cependant,
et cela peut être intéressant à noter à cause justement des caractères
ci-dessus, des débris de Dinobryon et de Ceratium hirundinella.
Blauseeli (lac bleu de Kandersteg).
Ce petit lac, le plus beau des lacs bleus de la Suisse, est à l'altitude
de 880 m., sa longueur est de 120 mètres, sa largeur de 80; sa profon-
(320) EUG. PITARD. FLORULE PELAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 509
deur de 9,1. Malgré une pêche consciencieuse faite en bateau pendant
4 minutes et qui m'a permis d'explorer presque toute la surface de
l’eau, le filet n’a presque rien ramené. Par contre les diatomees sont
excessivement nombreuses, surtout sur le fond. Je crois que la liste de
celles-ei n’a pas encore été donnée. Grâce à l’obligeance de M. le pro-
fesseur J. Brun qui y avait déjà pris des échantillons et à qui J'en ai
remis d’autres provenant de ce ravissant petit lac, je puis indiquer ei-
dessous le catalogue des espèces reconnues (X = assez fréquente; xXK
— fréquente, XXX — abondante). — Récoltes Brun 1884 (août),
Keller 1895 (septembre) et Pitard 1896 (juillet).
>< Achnanthis trinodis Arnott.
rare — flexellum var. alpestris J. Brun.
rare Cymbella equalis (= Navicula angustata W. Sm.).
NX — delicatula Ktz.
> — Cistula Hemp.
x — — var. major J. Brun.
> — cymbiformis (forma minor) Ehr.
ZI 28 X = — var. stagnorum J. Brun.
rare — Ehrenbergii Ktz.
rare — graeilis (— levis Nes.)
rare — maculata Ktz.
x Eunotia Arcus Ehr.
rare — — var. plicata J. Brun.
rare Gomphonema angustatum Ktz.
rare — — var. æqualis Greg.
x — helveticum J. Brun.
rare — — var. incurvata J. Brun.
EN = intricatum var. pulvinata Grun.
x — montanum Schum.
DA Navicula Hebes Ralfs.
rare — exilis Grun. (= serians var. exilis).
rare —_ Patula N. Sm. (— lamuseula Ktz.).
rare — salinarum Grun. (= cryptocephala W. Sm. non Ktz.).
x — serians var. minima Grun.
x — Zellensis Grun.
rare Nüzsehia angustata Grun. (= Fryblionella ang. W. Sm.).
En dehors de ces formes le Blauseeli doit être considéré comme très
pauvre, et aussi bien en espèces animales qu’en espèces végétales. Cy-
clotella comta; Tabellaria fenestrata Kütz; Cosmarium scenedesmus;
510 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (321)
Ceratium hirundinella, sont les especes rencontrees; elles sont d’ailleurs
. très rares.
Lac de Nairvaux.
Au pied de la Tour d’Ai; au bas d’un gros rocher et de pentes
d’herbes; altitude 1495 m., alimente par les eaux de pluie et la fonte
des neiges. Eau claire. Ce lac nourrit beaucoup de truites que l’Etat de
Vaud y a introduites.
Très riche en Ceratium hirundinella. Ce Péridinien a une forme plus
élancée et plus gracieuse que celle des autres lacs; les cornes postérieu-
res sont plus éecartées et plus minces. A côté : Cyclotella comta, Fragi-
laria crotonensis Edw.; de très rares exemplaires de Dinobryon diver-
gens Imhof (avec kystes).
Lac Rond.
A 1501 m. dans la même région que le précédent. L’ecoulement de
ses eaux va dans l’Eau froide. Difficile à explorer parce que ses bords
sont formés par des radeaux d'herbes sur lesquels il y a danger à
S’aventurer. Je n’y ai guère rencontré que Dinobryon divergens, Me-
losira catenata Brun; ce lac est à revoir complètement.
Lac Pourri.
À 1509 m., d'altitude, sur le versant N. E. de la Tour d’Ai, au pied
d’une paroi de rochers, environne de sapins. Situé entre le lae de
Nairvaux et le lac Rond. Bords marécageux, difficilement abordables en
certains endroits et remplis de roseaux. Ce petit lac est extraordinai-
rement riche en larves d'insectes. Rencontré : Anabæna spiroides Klehb. ;
Melosira catenata; Fragilaria crotonensis; Cyclotella comta; Dinobryon
divergens; de très rares exemplaires de Ceratium hirundinella. Cette
dernière constatation est assez curieuse, en tant que distribution géo-
graphique, puisque le lac Pourri est à proximité du lac Nairvaux qui,
lui, est très riche de cette espèce.
(322) EUG. PITARD. FLORULE PÉLAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 511
Lac des Chavonnes.
Altitude 1695 m. Ce lac est situé dans le massif du Chamossaire (Alpes
vaudoises). Il est alimenté par quelques ruisseaux qui descendent des
pentes environnantes. Le 7 août 1896, j'ai récolté du Plankton; temp.
18°C. La surface totale du lac est de 0,05 km”, sa profondeur maxi-
male 28 mètres. Je ne possède des récoltes que jusqu'à 10 mètres de
profondeur, car je n’ai pas pu trouver le point de plus grande
dépression.
A la surface se trouvait : Merismopedia elegans; Tabellaria fenes-
trata; Cyclotella comta; des débris de Dinobryon (probablement D.
divergens); quelques très rares restes de Ceratium hirundinella. Ces
formes se retrouvaient à 10 mètres de profondeur. Il peut être encore
interessant de noter qu’en cette dernière partie du lac le filet rame-
nait des algues filamenteuses flottantes. On peut se demander comment
elles vivent.
Lac Lioson.
Sur le versant N. de Chaussy (dans la partie occidentale de la vallée
des Ormonts). Altitude 1870 m. Au pied de parois de rochers et de
prairies. Alimenté par les eaux de pluie et la fonte des neiges. Ce lac
m'a paru excessivement pauvre en florule pélagique, en dehors d’un
certain nombre de Navicules diverses. Malgré d’actives recherches
dans les flacons que j’ai rapportés, je n’ai pas trouvé trace de Dinobryon
ni de Ceratium.
Daubensee.
Sur le versant nord de la Gemmi. Altitude 2714 m. C’est un lac froid
aux eaux grises formé par la fonte des neiges. Le 10 août 1896, la tem-
pérature y était de 5° C. Le fond de ce lac est formé par des cailloux.
La faune et la flore y sont pauvres. J’y ai cependant rencontré :
Anabæna spiroïdes, Cyclotella comta, Dinobryon divergens, Ceratium
hirundinella. Il est bon de remarquer, des à présent, que cette dernière
forme était considérée jusqu’à ce jour comme ne dépassant pas l’alti-
tude de 2436 m.' (Wildsee). Les exemplaires du Daubensee sont d’une
1 Eug. Pitard, A propos de Ceratium hirundinella, O.-F. Müller, Arch. de
Geneve, t. III, 1897.
512 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (323)
petite taille, certainement très inférieure à celle de Ceratium habitant
d’autres lacs.
Lac de Lowerz.
Malgré son altitude peu élevée, ce lac a été placé à la fin de l’enume-
ration de ceux qui précèdent à cause de sa position géographique fort
éloignée de celle des autres lacs. Altitude 451 m. Superficie totale 3.10
km°; profondeur maximale 13 m. C’est done un lac peu profond dont
les rives, en certains endroits, sont assez marécageuses. Des pêches y
ont été pratiquées le 7 août et le 17 septembre aux abords de l’île de
Schwanau. C’est un lac alpin formé par des ruisseaux qui descendent
principalement de la région du Rossberg; du Hohe Stock et des
Mythen.
Il me paraît, au point de vue qui nous occupe, surtout riche en dia-
tomees et en Phalophycées. Cyclotella comta, Asterionella gracillima
Heib; sont les représentants de la premiere classe. La seconde a les
formes suivantes : Dinobryon divergens (avec kystes) D. stipitatum ;
Ceratium reticulatum Imhof (si cette espèce doit être admise '), Cera-
tium cornutum, Clap et Lachm; Peridinium tabulatum Ehg. Tous ces
membres de la florule se retrouvent encore à 10 mètres de profondeur.
Si nous essayons, sur ces quelques données, de récapituler les obser-
vations recueillies et si nous tentons quelques comparaisons entre les
divers lacs étudiés, relativement aux principales formes qu'ils contien-
nent en fait de florule pélagique, voici ce que nous voyons :
Asterionella gracillima Heib, ne s’est rencontrée que dans le lac
de Lowerz, c’est-à-dire dans celui qui, parmi tous les lacs alpins qui
figurent dans ce travail, est situé à la plus faible altitude.
Synedra delicatissima Grun, n’a été vue que dans le lac de Tanney ;
elle manque, avons-nous déjà remarqué, dans le lac de Lovenex et dans
les mares de Looz qui sont cependant très rapprochés.
Tabellaria fenestrata Kutz, a été recueillie dans le Blauseeli de Kan-
dersteg et dans le lac des Chavonnes seulement.
' 0.-E. Imhof, Resultate meiner studien über die pelagische fauna Kleinerer
und grösserer Süsswasserbecken der Schweiz. Leipzig, 1884.
H. Blanc, Note sur Ceratium hirundinella O.-F. Müller. Bull. Soc. vaud. sc.
nat., XX, 9.
A2 KA ee
(324) EUG. PITARD. FLORULE PÉLAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 313
Pediastrum boryanım Menegh, se trouve mentionnée dans le lac de
Tanney, dans le lac de Lovenex et dans les mares de Looz, c’est-à-dire
dans des nappes d’eau qui appartiennent à la même région. Elle manque
dans tous les autres lacs.
Ceratium herundinella O. F. Müller; est une forme dont l’aire géo-
sraphique est très étendue. Elle existe dans tous les lacs indiqués ci-
dessus, sauf dans celui de Lovenex et dans les mares de Looz, ce qui est
extrêmement curieux si l’on se rappelle la proximité de ces lacs de celui
de Tanney. Il est vrai qu’à Tanney cette espèce est rare. Elle ne figure
pas non plus dans le lac Rond où elle doit exister très probablement
puisqu'elle se trouve dans les lacs de Nairvaux et Pourri. Nos pêches
dans ce dernier lac sont absolument insuffisantes, nous avons dit pour-
quoi.
Ceratium cornutum Clap. et Lachn., n’est mentionnée que dans le lac
de Lowerz. Et il est intéressant de se rappeler qu’elle provient de la
surface aussi bien que de la profondeur. On pense généralement que ce
Péridiniacé n’habite que le fond des lacs; dans le lac Léman on ne le
trouve Jamais à la surface !.
Peridinium tabulatum Ehg, appartient aux lacs de Tanney et de
Lowerz seulement.
Lacs du Jura.
Les observations qui vont suivre se rapportent aux lacs des Rousses
et aux lacs de Joux et Brenet. Elles ont eu lieu pendant l'été de 1896,
les 12, 13 et 14 juillet, par un temps beau et clair le thermomètre mar-
quant dans les trois lacs la température de 18° C. Les récoltes de
Plankton dans lequel se trouvait la florule pélagique ont eu lieu de la
surface des eaux jusque pres du plancher du lac (soit à 20 mètres de
profondeur), sauf pour le lac des Rousses où les pêches n’ont eu lieu
qu'à la surface. Pour ce qui concerne les lacs de Joux et Brenet, des
récoltes ont été pratiquées le jour et la nuit.
Lac de Joux.
Ce lac est situé à l’altitude de 1008 m. Il est formé principalement
par le cours de l’Orbe et ses eaux s’en vont par des entonnoirs constituer
1 E. Penard, Recherches sur le Ceratium macroceros, etc. Genève, 1888.
E. Penard, Les Péridiniacées du Léman. Bull. Soc. bot. Genève, no 6, 1891.
514 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (325)
un émissaire souterrain qui apparaît à une certaine distance au nord.
Ce lac doit être certainement très intéressant pour les botanistes à cause
de ses diverses conditions physiques. Près du Sentier il est peu profond,
tourbeux; plus au nord, sa rive gauche à certains endroits descend assez
rapidement à pic. La drague ramène de la vase calcaire grise jaunâtre
mêlée à des débris organiques de toutes sortes. I] y à en outre dans ce
lac, par vingt mètres de fond environ, des éminences particulières con-
nues sous le nom de Monts et dont le sol, qui est un dépôt organique,
est formé presqu’uniquement de débris de Charas!.
Les membres de la florule pélagique que j’y ai rencontrés sont les sui-
vants : Merismopedia elegans; Fragilaria crotonensis; Asterionella gra-
cillima; Cyclotella comta; Melosia catenata; Pediastrum boryanum ;
Dinobryon divergens ; Ceratium hirundinella; Peridinium tabulatum.
Et cela depuis la surface (le jour et la nuit) jusqu’à vingt mètres de
profondeur, Ceratium hirundinella était particulièrement abondant.
Lac Brenet.
C’est une dépendance nord du lac de Joux, dont il est séparé par un
étroit chenal de quelques mètres de longueur; la partie de ce lae qui est
la plus rapprochée du village le Pont est un bas fond quelquefois en
partie à sec pendant l’été. An point de vue de la faune inférieure, le lac
Brenet m’a présenté cette particularité de fournir des différences sen-
sibles par rapport au lac de Joux, dans la présence, en même temps, de
diverses espèces de Crustacés pélagiques ?.
Représentants de la florule : Merismopedia elegans ; Fragilaria croto-
nensis; Asterionella gracillima; Cyclotella comta et ©. stelligera (?)
Clère et Grunow; Melosira catenata; Pediastrum boryanwm; Botryo-
coccus Braun; Pandorina morum Bory; Eudorina elegans Ehe. ;
Scenedesmus quadricauda; Dinobryon divergens; D. stipitatum; Cera-
tium hirundinella; Peridinium tabulatum.
Lac des Rousses.
Sur le territoire francais, altitude 1059 m., un des plus eleves des
U F.-A. Forel, La faune profonde des lacs suisses. Mem. Soc. helv. sc. nat.,
vol. XXIX, 1885.
? Pitard, Sur le Plankton des lacs de Joux-Brenet. Arch. de Genève, t. IH,
1897.
(326) EUG. PITARD. FLORULE PÉLAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 515
laes du Jura. Il est formé par quelques ruisseaux et son émissaire est
l’Orbe. Dans sa partie du sud-est et de l’est, ce lac est passablement
marécageux. Sa flore possède la particularité d'enregistrer une espèce
de Potamogeton qui ne se récolte nulle part ailleurs dans les lacs du
Jura. C’est le Potamogeton coriaceus Freyer', connu auparavant seu-
lement dans l'Angleterre, le Danemark et le Holstein.
Espèces pélagiques rencontrées : Merismopedia elegans; Fragilaria
crotonensis; Cyclotella comta; Pediastrum boryanum; Cosmarium scene-
desmus; Dinobryon divergens; Ceratium hirundinella; Peridinium tabu-
latum. Le plus nombreux de ces organismes était Pediastrum boryanum.
En comparant ces trois lacs du Jura, il peut sembler, au premier
abord, qu'ils ne renferment pas tous la même florule. Je crois qu’il n’en
est rien. Si certaines espèces sont mentionnées pour un lac et ne le sont
pas pour les autres, cela signifie peut-être que ces espèces n’ont pas
encore été rencontrées et voilà tout. Les trois lacs du Jura dont il vient
d'être parlé ont trop de caractères communs pour qu'il n’en soit pas
ainsi. Et cependant l’observation de Magnin indiquée plus haut (pré-
senee de Potamogeton coriaceus dans le lac des Rousses seulement) est
assez curieuse. Je sais bien qu'il s’agit d’une plante supérieure fixée au
sol, mais il ne faut pas oublier que les Potamogetons se disséminent
facilement ? et que si les conditions d'existence que peuvent fournir les
trois lacs ci-dessus sont identiques, rien n'aurait empêché cette espèce
de continuer son chemin par le cours de l’Orbe jusqu'aux lacs de Joux-
Brenet.
Nous avons dressé pour les quatorze lacs mentionnés dans ce travail
le tableau des formes pélagiques qui y ont été rencontrées. Ce tableau
permettra plus facilement les comparaisons. Nous avons esquissé quel-
ques-unes de celle-ci en terminant l’enumeration de la florule contenue
dans les lacs alpins. Voici ce tableau. On y remarquera que nous avons
groupé les Cyclotella sous le seul terme de Cyclotella comta Ehg.; les
études ultérieures qui pourront être faites par des botanistes sépareront
les espèces.
1 Ant. Magnin, Les lacs du Jura, no 1. Généralités sur la Limnologie juras-
sienne. Lyon-Paris, 1895.
? Hochreutiner, Notice sur la répartition des Phanérogames dans le Rhône et
dans le port de Genève. Bull. Herb. Boiss., t. V, 1897, p. 9-11.
516 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (327)
Tableau comparatif montrant la distribution des membres de la
florule pelagique dans les divers lacs étudiés.
I EI AI IEEE EE
|
LAC DES ALPES Lac du Jura
u Tr — Fre,
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Anabæna spiroides Klehb .... 1.2.21... en... 2.08 on
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ii Fragilaria crotonensis Edw..\. |..|..|..1X]..IX|.. DS ><
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ı Synedra delicatissima Grun ..|[X]..,..|..|..1..1..| leo.
i| Tabellaria fenestrata Kütz...\..|..|..|X|. A QE) OP
1 Cyclotella comta Ehrg....... LR ACER I ISIS x XIE
|| CHLOROPHYCEÆ.. ....:......, D PS EE EU en ON Re. al
| Eudorina elegans Ehrg...... ae x
ı Pandorina morum Bory ..... Sera sed a SoSe
1 Pediastrum boryanum Menesh. |X|X|X]..1..1..1..12.|..|22..1..1x [x |X
I 'Cosmareum scenedesmus Delp |... <12.| 1.2... 12.221.212. a
1 Botryococcus Braunii Ktz....|..|X|..|..|.... ER
| ScenedesmusquadricaudaBreb .. X\.. | 28
1 -Przopnvorar ee DA AA a Ro ee EP AS SR lee
| Dynobryon divergens Imhof.. .|..|..|..|..[KIXKIXIX!.. | x IXIXIxXIX
| D. stipitatum Stein ......... De PS EE rate ES IC:
|| D. elongatum Imhof......... RC ER see se
| Ceratium hrundenella QE EN PIE AE AREA AIS TERTE
1, Müller esse u ge PA KE <<) XXX X
|| CG. reticulatum * Imhof...... ee ee MAT) A EEE
G-rcormulum Glapgetikae en APP Pre En PEER Re
Peridinium tabulatum Erhg.. X|..|..|. I XIXIX IX
Il semble au premier abord qu’il n’y a pas de diminution sensible
dans le nombre des espèces, à mesure qu’on s’eleve dans la montagne,
au moins pour les deux classes : Diatomæa et Phæophycæa. Cependant
nous croyons que cette diminution avec les altitudes élevées doit exister.
1 Voir la note page 512.
2) PER
(328) EUG. PITARD. FLORULE PÉLAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 517
Nous ne l’avons pas révélée, c’est vrai; mais la florule pelagique doit
suivre, à cet égard, les mêmes modifications que la faune inférieure,
D'ailleurs les lacs mentionnés dans ces notes sont situés (sauf le Dau-
bensee) à de faibles altitudes.
Ce que le tableau peut nous faire constater, c’est le cosmopolitisme
des lacs situés à d’assez grandes distances les uns des autres, et placés
dans des conditions diverses. Cependant, dans certains cas, ce cosmo-
politisme est restreint. C’est ainsi que Synedra delicatissima s’est ren-
contrée dans le seul lac de Tanney et Tabellaria fenestrata dans le
Blauseeli de Kandersteg et dans le lac des Chavonnes seulement. A quoi
tiennent ces différences de répartition ? C’est ce que, en l’état, nous ne
saurions dire ; et il faut avouer que des conclusions sérieuses à cet égard
ne pourront être permises que lorsque des explorations complètes des
diverses nappes d’eau auront été effectuées.
Ce qui est encore plus curieux, c’est la différence qui paraît exister
dans le catalogue des espèces qui peuplent des lacs rapprochés les uns
des autres et placés, semble-t-il, dans les mêmes conditions physico-chi-
miques. Nous avons fait cette remarque au sujet du groupe : Lovenex,
Looz, Tanney qui nous paraît être, parmi les lacs qui nous con-
cernent, le plus caractéristique. En effet, deux Péridiniacées : Cera-
hum hirundinella et Peridinium tabulatum et un Dinobryon ne se
trouvent que dans le lac Tanney, à l’exelusion des mares de Looz et du
lac Lovenex; et ces trois nappes d’eau possèdent, toutes les trois,
Pediastrum boryanum. Nous pourrions en conclure que certaines
espèces de la florule pélagique sont plus aptes que d’autres à être trans-
portées sans crainte. Au fond, toutes ces espèces doivent être, à ce
dernier égard, placées dans les mêmes conditions, mais quelques-unes
d’entr’elles ne supportent probablement pas toujours le transport et
c’est la raison pour laquelle on ne les rencontre pas dans tous les lacs ;
pour laquelle elles manquent dans un ou deux, parmi une série de lacs
rapprochés les uns des autres.
Cette constatation nous amène à penser que certains lacs placés dans
les mêmes conditions physico-chimiques et qui sont privés de certaines
espèces doivent l’être temporairement seulement. Une fois ces espèces
v seront rencontrées. Il est bon de remarquer que nous ne parlons ici que
des lacs que nous avons explorés le mieux possible. Il y en a d’autres
1 F. Zschokke, Die Fauna hochgelegener Gebirgseen. Verhandl. der Naturf.
Ges. in Basel, t. XI, 1895.
BULL. HERB. BOISS., Juin 1897. 37
518 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (329)
dans lesquels ceux qui passeront après nous trouverons ample moisson,
d'autant qu’il y a des espèces que nous n'avons pas su déterminer.
Pourtant, il y a des membres de la florule pélagique qui paraissent
être particuliers à certains lacs. C’est ainsi que la gracieuse Asterionella
gracillima ne s’est jamais présentée dans mes récoltes en dehors des lacs
du Jura (Joux, Brenet, Rousses) et du lac de Lowerz. Peut-être en est-il
de même pour certaines plantes inférieures comme il en est pour cer-
tains animaux inférieurs dont l’existence ne peut avoir lieu que dans
un grand volume d’eau et à des altitudes pas trop élevées ? Je n’insiste
pas pour le moment, me réservant de revenir plus tard sur ce sujet.
Peridinium tabulatum serait un peu dans ce cas puisqu'il n’a été
trouvé, en dehors des lacs ci-dessus, que dans celui de Tanney.
Dans le cas où cette constatation se généraliserait, pourrait-on en
inférer que certaines espèces pourraient servir à caractériser certaines
catégories de lacs ? Cela est bien difficile à dire pour le moment. En
examinant le tableau que nous avons dressé (et qui est très incomplet,
il faut le bien répéter), nous voyons que les rapports les plus évidents
existent entre les lacs du Jura et celui de Lowerz et que, parmi les lacs
alpins, c’est Tanney qui se rapproche le plus de ceux-là. Or, des dix
lacs alpins indiqués en plus de Lowerz, c'est Tanney qui a le plus
considérable volume d’eau.
L’altitude seule ne devrait donc pas uniquement entrer en ligne de
compte relativement à la distribution des espèces, mais la position du
lac, le volume des eaux, la longueur, la largeur du lac, ete., ete., tout
comme lorsqu'il s’agit des animaux inférieurs.
Il y aurait encore quelques mots à dire au sujet des migrations dans
le même bassin auxquelles la florule peut être soumise. Les pêches en
verticale que j'ai pratiquées dans les lacs de Tanney, des Chavonnes,
de Lowerz et de Joux et Brenet, ont montré que la presque totalité
des formes de la florule pélagique subit des changements dans la posi-
tion que ces formes peuvent occuper dans la verticale d’un lac.
Et je ne sais rien relativement aux causes de ces variations. Ce mou-
vement existe pour tous les membres de la florule, je crois, mais il
serait téméraire d’en déterminer les raisons. Chacun sait ce que l’on
appelle les migrations du Plankton: le jour, la presque totalité des
espèces descend dans la profondeur, pour ne reparaître que dans la
nuit. Il y a des explications pour ce qui concerne les Entomostracés
pelagiques; il n’y en a pas, que nous sachions, pour les autres repré-
scntants du Plankton. D'ailleurs ces migrations présentent tellement
(330) EUG. PITARD. FLORULE PÉLAGIQUE DES ALPES ET DU JURA. 519
d’exceptions que là encore il y aurait témérité à discuter avec les élé-
ments que nous possedons.
On le voit, le champ des études relatives à la florule pelagique est
plein de promesses. À peine a-t-on commencé à l’explorer. Il y a des
travaux intéressants sur les grands lacs (Bodensee, Léman, Zurich, ete.),
sur certaines régions (Plönersee, par exemple), mais pour les lacs de
montagne il reste presque tout à faire.
Un point que nous voudrions encore signaler est celui qui touche à
la facon dont les membres de la florule pélagique ont pu se disséminer
comme ils l’ont fait.
On a mis en avant le transport par les oiseaux, comme devant être
le facteur le plus important de cette dissémination (nous laissons de
côté ce qui est relatif aux causes géologiques qui nous paraissent inu-
tiles à invoquer). Nous acceptons volontiers ce mode d'extension, au
moins en ce qui concerne les lacs situés dans les régions de faible alti-
tude. Tant qu'il s’agit de distribution horizontale rien ne paraît plus
naturel et des observations sérieuses faites en grand nombre, sont
venues prouver l'importance des oiseaux comme agents de dispersion.
Pourtant une objection se présente pour expliquer le peuplement des
laes de hautes altitudes. Pour ceux qui sont situés sur les passages des
oiseaux migrateurs, les raisons invoquees tout à l’heure subsistent dans
leur entier, car les oiseaux peuvent se reposer, en traversant les Alpes
ou toute autre chaîne de montagne, sur les flaques d’eau de ces régions
et laisser dans ces eaux les œufs, germes, spores, qu’ils peuvent avoir
attachés à leurs plumes ou à leurs pattes.
Mais il y a des dépressions contenant de l’eau situées en dehors des
routes de passage des oiseaux, des lacs sur lesquels, vraisemblablement,
les oiseaux ne s'arrêtent jamais. Comment se sont-ils peuplés? Nous
avons pensé que les insectes aquatiques ne devaient pas être étrangers
à ce peuplement et nous croyons qu'il y aurait intérêt à diriger des
recherches dans ce sens, car en dehors des oiseaux, les vents nous
paraissent d’une action de peu d'importance pour la dissémination des
espèces aquatiques dans les hautes montagnes.
Et puis, au-dessus de tout cela, une nouvelle objection surgit encore.
Ceux qui ont pratiqué des pêches pélagiques et qui ont essayé d'étudier
sur le vivant le produit de celles-ci, savent combien cela est difficile.
Certaines espèces meurent presque immédiatement et pour des causes
que nous ne comprenons pas très bien. Ceratium hirundinella, par
520 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (331)
exemple, ne supporte pas le transport; et cette espece n’est pas la seule
à cesser de vivre si rapidement. Or, pour avoir été amenée jusqu’à plus
de 2000 mètres, la flore pélagique a dû subir bien des vicissitudes.
Nous croyons que là encore il y a des choses qu’il est désirable
d'étudier.
Ajoutons, pour terminer, que le tableau qui est publié dans le texte
de ce travail permet d'élever l’altitude à laquelle se rencontre encore
Ceratium hirundinella, O.-F. Müller, a 2714 mètres (Daubensee) et rap-
pelons le peu de prétentions de cet article qui n’a eu que le but
d’esquisser un travail qu'il serait intéressant d'entreprendre.
Genève, mai 1897.
em
9321
UNE
PLANTE MYRMECOPHILE NOUVELLE
(SCAPHOPETALUM THONNERI DeWirn. et Tu. Duran)
PAR
Emile DE WILDEMAN
Planche XXI.
L’association des plantes et des fourmis a fait dans ces dernieres an-
nées l’objet de nombreuses recherches, aussi est-ce avec plaisir que nous
donnons ici une contribution à la connaissance des cas de symbiose
entre ces deux groupes d'organismes. La littérature sur le sujet est
déjà considérable, nous ne pouvons ni ne voulons la résumer ici, cela
nous entrainerait trop loin, nous voulons simplement attirer l’attention
sur une nouveauté pour la science, qui doit venir se ranger dans la
catégorie des plantes myrmécophiles. Notre plante nouvelle appartient
à une famille (Sterculiacees) dans laquelle, jusqu’à ce jour, à notre con-
naissance du moins, on n’a signalé qu’une fois la myrmécophilie !. Elle
est originaire du Congo belge, dont elle nous a été rapportée récem-
ment. C’est la troisième espèce possédant cette particularité que l’on
rencontre sur le territoire de l’État Indépendant. La première, Maca-
ranga saccifera, récoltée en 1881 par Pogge, décrite en 1894 par M. Pax,
a été retrouvée en 1896 par notre compatriote M. le prof. Ém. Laurent,
elle se trouverait dans plusieurs localités du sud-ouest du Congo. La
deuxième, dont nous donnerons plus loin la description complète, et
que M. Durand et moi avons rapportée au genre Scaphopetalum Mas-
1 Vide Cola marsupium Schum. in Ber. der deut. bot. Gesellsch. IX (1891),
p. 68.
522 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
ters, a été trouvée dans le nord de l'État (district de Bangala), par
M. Fr. Thonner, botaniste allemand. Nous sommes heureux de lui
dedier cette interessante plante.
Les plantes myrmecophiles le sont les unes par des cavités creusées
dans les parties aériennes, d’autres par des cavités des portions souter-
raines. Les végétaux à cavités aériennes sont myrmécophiles par
leurs tiges ou leurs feuilles et chez ces dernières, soit par des stipules
ou la base du pétiole, soit par le limbe foliaire.
En général chez les végétaux myrmécophiles de ce dernier groupe,
les cavités dans lesquelles se logent les fourmis sont ouvertes par un
pore plus ou moins grand, elles forment des bourses n’ayant un orifice
qu'en un point; en outre les cavités sont toujours paires, c’est-à-dire
que de chaque côté de la nervure médiane de la feuille l’on trouve une
cavité (plusieurs Mélastomacées offrent de beaux exemples : Tococa lan-
cifolia Spr.).
Chez notre espece rien de semblable, la feuille est asymetrique, par
suite de la presence, vers la base, a la face superieure du limbe,
d’une bourse nettement visible. C’est à la face inférieure de la feuille,
comme d’ailleurs dans la plupart des cas, que se trouve l'ouverture de
la cavité, mais cette ouverture au lieu d’être un pore plus ou moins
arrondi, n’est pas limitée; c’est une longue fente bornée d’un côté par
la nervure médiane de la feuille, de l’autre côté par la première ner-
vure latérale qui, au lieu d’être fortement écartée du milieu de la feuille,
s’en rapproche comme nous l’avons fait voir dans la figure 1 de notre
planche. C’est grâce au déplacement de cette première nervure latérale
que la feuille devient asymétrique, que le côté portant l’ampoule est
plus étroit que l’autre moitié de la feuille.
La manière dont se trouvent disposées les bourses sur la totalité des
rameaux est aussi curieuse, elle est des plus régulière. Toutes les
feuilles situées sur la droite d’un rameau possèdent une bourse à la
partie inférieure de la moitié de droite, toutes les feuilles de gauche
la possèdent à la partie inférieure de la moitié de gauche du limbe
foliaire. Cette disposition donne un aspect tout particulier aux rameaux
de notre plante qui forme, d’après les renseignements que nous a
fournis M. Thonner, un arbrisseau de 2 mètres environ de hauteur.
Nous avons essayé de donner dans la planche jointe à cet article une
idee des feuilles de notre plante ainsi que certaines particularités de la
fleur ; nous donnons ci-après la description aussi complète qu’elle a pu
être faite d’après les matériaux à notre disposition. La couleur de la
(3) ÉMILE DE WILDEMAN. UNE PLANTE MYRMÉCOPHILE NOUVELLE. 523
fleur et celle du fruit que nous n’avons pu étudier, sont données d’après
les indications prises sur le vif par M. Thonner.
Scaphopetalum Thonneri DeWild. et Durand. (Sterculiacées).
Arbrisseau de 2 m. de hauteur. Feuilles à pétioles courts de 6-8 mm.
de longueur, velus, plus courts que les stipules. Stipules subulées à
nervures parallèles bien marquées, parfois caduques. Extrémité des
rameaux couverte de poils bruns dressés. Feuilles alternes oblongues,
acuminées, entières, vertes, luisantes sur la face supérieure, coriaces,
glabres sauf le long de la nervure médiane de la face supérieure où la
pilosité du pétiole se continue, mais est moins marquée. Feuille de
9 à 23 cm. de largeur et de 2,5-7,5 em. de diamètre. Feuilles asymé-
triques ; côté droit des feuilles situées sur la droite, et côté gauche de
celles situées sur la gauche des rameaux contracté vers la base. Nervures
pennees. Face supérieure de la feuille présentant du côlé contracté et à
la base un repli en forme de bourse dont l'ouverture se trouve à la face
inférieure contre la nervure médiane. Nervures de la face inférieure
asymétriques, la première nervure de droite ou de gauche, au lieu de
S’ecarter de la nervure médiane à peu près à angle droit, forme avec
celle-ci un angle très aigu et se rattache à une distance de 20-25 mm.
de sa base par une petite nervure à la seconde nervure latérale, près de
la nervure médiane. Entre la nervure principale et cette nervure latérale
se trouve l'ouverture de la bourse, celle-ci n’est done pas ouverte par
un pore'. Fleurs petites, 5 mm. environ de longueur, réunies en
fascicules ramifiés plus ou moins en dichotomie, dressés de 10-20 mm.
de longueur, à V'aisselle des feuilles encore existantes et cachées généra-
lement sous celles-ei ; feuilles recouvrant souvent une partie du rameau
par leur base élargie. Pédicelles floraux de 5 à 6 mm. de longueur,
munis de petites bractées subulées. Boutons ovoïdes elliptiques à cinq
côtes bien marquées terminés en pointe obtuse à l'extrémité et se
rétrécissant vers le petiole. Sépales 5, libres presque jusqu’à la base,
oblongs, velus exterieurement, plus ou moins carénés à trois nervures
bien marquées. Pétales 5, verts, de même longueur environ que les
sépales, oblongs obtus recourbes en capuchon vers leur extrémité,
nettement striés. Tube staminal membraneux pentagonal, divisé en
10 segments, les cinq coins sont fertiles, les intermédiaires stériles.
! Ce repli de la feuille est habité par des fourmis, ce dont on peut s'assurer
en fendant les bourses, on y retrouve souvent les habitants.
524 | BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Lobes fertiles recouverts dans le bouton par les pétales, lobes fertiles
portant à leur extrémité vers l'extérieur 6 loges polliniques. Lobes
stériles un peu recourbées vers l’extrémité et présentant à gauche et à
droite de la partie médiane pres des anthères une petite corne. Ovaire
oblong à 5 lobes peu marqués et à 5 loges. Style simple, droit, ou légè-
rement recourbé à son extrémité. Fruit rouge.
Hab. Clairières des forêts : Bobi, pres de Ngali, district de Bangala
(Congo) (450 m., 2 sept. 1896, Rec. Fr. Thonner).
Le genre Scaphopetalum, exclusivement africain, comprenait trois
espèces décrites en 1869 par M. Masters dans le Journal of the Lin-
nean Society, t. 10. Elles sont toutes trois originaires de la Guinée et
proviennent des collections de Mann; ce sont les S. longipedunculatum,
Black et Manni.Ces trois espèces se distinguent aisément du 8. Thon-
neri, nous avons d’ailleurs souligné dans la description précédente les
caractères principaux de la nouvelle espèce.
Dans Over, Flora of tropical Africa, M. Masters donne la clé sui-
vante :
Inflorescence very long. Calyx segments 5, nearly free.. S. longipedunculatum.
Inflorescence fascicled, short. Calyx 2-valved.
Leaves oblong-lanceolate, tapering towards the base. S. Blackii.
Leaves oblong-acuminate, contracted above the base.. S. Maunii.
Nous nous voyons done forcé d’abandonner cette clé, mais nous
pourrions la remplacer par le tableau suivant dans lequel nous emploie-
rions à peu près les mêmes caractères.
Calice à 5 segments presque libres jusqu'à la base.
Inflorescence rameuse, longue, pendante ........... S. longipedunculatum.
Inflorescence rameuse, courte, dressée ............. S. Thonneri.
Calice à deux valves, inflorescences fasciculées.
Feuilles oblongues acuminées, contractées un peu au-
DESSUS TEL ANDASC RARES ie Tps S. Mannit.
Feuilles oblongues lancéolées, non contractées vers la
base rer Re ae S. Blackii.
De cette manière le S. Thonneri se sépare à un premier examen des
S. Blackii et Manni, par son calice 5-partite. Notre espèce se difie-
rencie en outre par le renflement de la base des feuilles, par les sépales
(5) EMILE DE WILDEMAN. UNE PLANTE MYRMÉCOPHYLE NOUVELLE. 525
qui au lieu d’être beaucoup plus longs que les pétales (S. longipednn-
culatum) sont de même longueur. Par certains caractères, le S. Thon-
neri se rapproche des deux autres espèces, mais il en diffère nettement
par l’inflorescence rameuse.
D’après l’ensemble de ses caractères on peut dire que le S. Thonneri
constitue une espèce intermédiaire entre le S. longipedunculatum d’une
part et les S. Mann et Blackii d'autre part, dont les caractères com-
muns sont d’ailleurs nombreux.
Bruxelles, 25 mars 1897.
DEUX NOMENCLATURES
PAR
Auguste LE JOLES
Entre Prioritaires intransigeants et Usagistes opportunistes le désaccord
s'est accentué de telle sorte qu'une transaction parait bien difficile. Au
lieu de chercher à concilier des opinions devenues inconciliables, ne
pourrait-on tourner la difficulté et donner à la fois satisfaction aux deux
camps opposés, en admettant la coexistence de deux nomenclatures
distinctes : 1° une nomenclature historique à l’usage des archéologues ;
2° une nomenclature courante à l'usage de ceux qui travaillent à l’avan-
cement de la science.
Pour ces derniers l’essentiel est de préciser rigoureusement la signi-
fication du nom qu'ils emploient, peu importe quand et par qui le nom a
été inventé ; ils se préoccupent de la chose plutôt que du mot.
Par exemple, le nom Scutosiphon s'applique aujourd’hui à un genre
fondé par G. Thuret sur des caractères de fructification inconnus avant
lui; G. Thuret est l'inventeur de la chose, mais c’est C. Agardh qui a
inventé le mot. En pareil cas on a décrété que la signature de l'inventeur
du nom doit toujours subsister, sauf à la faire suivre d'explications et de
correctifs, tels que: pro parte, sensu novo, reformatis characteribus, muta-
tis limitibus, etc., à quoi il faut nécessairement ajouter le nom du réfor-
mateur. Ainsi, outre le genre actuel Scytosiphon [C. Agardh, pro parte,
charactere novo, secundum] G. Thuret, nous avons un autre Scytosiphon
[C. Ag., pr. p., reform. char., sec.] Duby, qui correspond au genre Dictyo-
siphon ; il existe aussi un Scytosiphon [C. Ag., pr. p.,'sensu novo, sec.]
Trevisan, qui prétend supplanter Asperococcus ; de plus, le Scytosiphon
[C. Ag., pr. p., mut. limit., sec.] Endlicher est toute autre chose que le
genre de G. Thuret ; et même le Scytosiphon C. Ag. 1821 différait déjà du
primitif Scytosiphon C. Ag. 1812. De toute évidence, les mots placés
ci-dessus entre crochets sont parfaitement inutiles dans le langage cou-
ne Kal
(2) AUGUSTE LE JOLIS. DEUX NOMENCLATURES. 927
rant; la citation de l’auteur étant surtout une indication bibliographique,
il suffit de citer celui qui a caractérisé le genre dont on parle, afin que
l’on puisse se reporter à ses écrits, mais il est plus qu’oiseux de citer un
autre auteur chez qui on ne peut trouver aucun renseignement sur les
caractères de ce genre. L'expression Scytosiphon Thur. désignant le genre
moderne figurerait donc dans la nomenclature n° 2; et dans la nomen-
clature n° 1, l'expression Scytosiphon C. Ag. consacrerait l'invention du
mot.
Quelle significalion pratique peut avoir aujourd’hui la signature de
Linné accolée au mot Fucus ? Il ne peut plus être question de son genre,
et ce n’est pas lui qui a inventé le nom. Lorsque les antiquaires auront
définitivement constaté quel est le plus vieux bouquin où le mot a paru
pour la première fois, cet important résultat serait consigné dans la nomen-
clature n° 1. Par contre, dans la nomenclature n° 2, Fucus Dene et Thur.
indiquerait d’une manière précise le genre établi par Decaisne et Thuret
lors de leur découverte du mode de fécondation dans les Fucacées.
C’est surtout dans les cas de restauration de vieux noms oubliés ou
méconnus, que les deux nomenclatures auraient chacune leur rôle bien
distinct. Ainsi la nomenclature n° 1 consacrerait l’invention du mot Fasti-
giaria Stackh., et par là le «Droit historique du Nom » serait sauvegardé.
Mais comme, ainsi que je l’ai montré dernièrement, le genre de Stack-
house est un mélange confus de cinq espèces appartenant à cinq genres
différents, Ahnfeldtia, Furcellaria, Gigartina, Gymnogongrus et Polyides,
la nomenclature n° 2 retiendrait ces derniers pour l’usage des algologues
actuels, lesquels n’ont pas à tenir compte d’un nom exprimant une idée
absolument fausse.
Puisque les Prioritaires persistent à vouloir amalgamer la Synonymie
qui est l'historique des noms et de leur date, avec la Nomenclature qui a
pour but de désigner des êtres ou exprimer des idées, la nomenclature
n° A semble de nature à leur donner satisfaction, et elle pourrait étre
assez promptemeni fixée d’une manière définitive, à moins de la décou-
verte imprévue de quelque bouquin ignoré. Pour les botanistes pratiques,
qui tiennent à se faire comprendre par un langage bref et précis, la
nomenclature n° 2 leur en fournirait les moyens, et au lieu de demeurer
irrévocablement figée comme la première, elle se modifierait à mesure
des progrès et selon les besoins de la science dont elle doit être l’expres-
sion toujours actuelle.
Cherbourg, le 5 mai 1897.
—— A —- —
RE
528
CYCLAMEN ROHLEFSIANUM SP. NOY.
AUCTORE
P. ASCHERSON.
Cum icone xylographica a cl. G. SCHWEINFURTH delineata.
CyYcLAMEN RoHLFsiANuM (Ascherson in Aschers. et Barbey Fl. Lib. Prodr.
ined. t. XIII, cf. Autran et Durand, Hortus Boissierianus 207 c. ic. (1896).
C. sp. an C. africanum Boiss. et Reut.? Aschers. in Rohlfs Kufra, 531
(1881). Tuber depresse ellipsoideum usque ad 3,5 cm. crassum, 2 cm.
altum, fuscum, inferne fibrilliferum, superne e centro caules usque ad
5 cm. longos dense cicatricatos apice foliiferos et floriferos protrudens.
Folia synanthia et hysteranthia. Petioli 3-18 cm. longi; laminæ ambitu et
marginis incisione satis variæ, plerumque transverse latiores, 4-7 cm.
longæ, 5-11 cm. late, sepe inæquilateræ, obtusiusculæ vel acutæ, late —
profunde cordatæ, integræ — acutiuscule 5-7 lobulatæ, margine inæqua-
liter (subduplicato-) crenulatæ — subcrenato-denticulatæ, plus minus dis-
tincte vario modo maculis argenteis variegatæ. Flores auctumnales, odori.
Pedunculus fructifer spiraliter retractus, tum usque ad 4 dm. longus. Caly-
eis laciniæ oblongo-ovatæ, acuminatæ, 4 mm. longæ. Corolla fauce minute
('/; mm.) « corniculala » saturatius, laciniæ dilutius purpureæ, quæ e
basi angustata oblongæ, aculæ, 25 mm. longæ, usque ad 7 mm. latæ, tubo
quadruplo longiores. Stamina 4 mm. supra tubi basin inserta. Antheræ
5 mm. longæ, superne (3 mm.) e fauce exsertæ, 2 mm. a stylo superatæ.
Capsula subglobosa, calycem superans, 5 mm. diam. Semina subrotunda
1-1'5 mm. diam. ZX.
Habitat in Cyrenaicæ rupibus, in quarum fissuris tubera abscondita.
Primi legerunt cl. beati Rohlfs et Stecker prope Berenicen (Benghazi) ad
introitum specus in quo flumen subterraneum Lethes (Djöh), Novembri
1879 floriferum ! eodem loco legerunt 1881 b. Haimann! 1882 et 1884 cl.
Petrovich (n. 70 b.!). Præterea prope Darnin (Derna) b. Taubert 8 Aprili
1887 (n. 255!). In horto cl. Barbeyi «au Rivage » e tuberibus a cl. Taubert
allatis floruit Octobri 1891.
Species antheris exsertis ab omnibus congeneribus hucusque notis
(2) P. ASCHERSON. CYCLAMEN ROHLFSIANUM SP. NOV. 329
differt et ad genus vicinum Dodecatheon accedit; quare typum sectionis
vel subgeneris novi « Dodecatheoidis » Sistit. Character generis e tempo-
ribus Linnæanis traditus juxta hanc speciem reformandus.
De antheræ fabrica et impollinatione hoc in genere observatis cf.
Ascherson et cl. Kerner in den Berichten der Deutschen Bot. Ges. 1892,
p. 226, 31% seq. c. ic. Ibidem, p. 231 sq. de generis nomine, quod ab
auctoribus classicis nunquam aliter nisi XDANOLES, HOLAGULVOS, RORAL-
uuvoy, cyclaminos, cyclaminum traditum in medio ævo barbare in «cycla-
men » corruptum fuit. Quæ forma ab auctoribus in linguarum classicarum
cognitione versatis, etiam ab Hallero et Scopolio rejecta, Tournefortii et
Linn&i auctoritate prævaluit. Attamen nomen correctum « Cyclamini »
restituendum, ergo species nostra Cyclaminus Rohlfsiana dicenda.
von
1
3, (CORNE klin ey ae ee ee ao D cn EE ENS +
De Ntherayaperia intusn... een. ao N ER =,
4. Antheræ apertæ sectio transversa s. d. subschematica................ =
ERe Susheranelansa. extus 2.0 Re seele re I
Berolini d. XV Mart. a. MDCCCXCVIL.
——— 0
9930
CGOORINGIA
A NEW GENUS OF
CARYOPHYLLACEZ
BY
Frederic N. WILLIAMS
Gooringia. — Sepala 4, imä basi connata. Petala 0. Stamina 2.
Discus perigynus, staminifer, annularis, glandulis inconspicuis. Ova-
rium uniloculare; styli 2, a basi distincti. Capsula oblongo-ovata, fere
a basi in valvas 4 dehiscens. Semina estrophiolata, a latere compressa,
longe funiculata, lævia. — Herba annua?, pusilla, dense ramosa, foliis
carnosis brevibus. Flores minuti, axillares vel pseudo-terminales.
Genus Arenariæ et Buffoniæ affine ; habitu autem planta speciem
Saginæ revocat. =
Species unica. — Gooringia Littledalei.#
Syn. Arenaria Littledalei, Zemsley in Kew Bulletin, 1896, p. 209.
Hab. Gooring Valley, in Central Tibet, at 5000 metres.
It is only after due consideration, and a detailed examination of
Mr. St. George Littledale’s specimens from Central Tibet, in the Kew
Herbarium, that I have ventured to propose the plant as the type of a
new genus of the suborder Alsinineæ.
A well characterized description of the plant has been given by
Mr. W. B. Hemsley in the Kew Bulletin, who places it in the section
Alsine of the genus Arenaria in its more comprehensive sense. As
Godron long ago pointed out, if Lychnis is to be considered as a genus
distinct from Silene, then Alsine should be considered as distinct from
Arenaria; for in each case a primary differential character is the
number of the teeth of the capsule in relation to the number of the
styles. Mr. Hemsley would evidently refer the plant to Alsine, and
(2) FREDERIC N. WILLIAMS. GOORINGIA. 531
rightly states that the ripe capsule dehisces by four valves; but in all
the capsules I examined, there were certainly only two styles, so that
although the plant cannot be referred to Alsine as generally defined,
there might be some justification for referring it to Arenaria in its
more restricted sense. I know of no species of Arenaria with either
four sepals or two stamens : and though Alsine aretioides has tetra-
merous flowers and 8 stamens, otherwise it is a typical Alsine. The
styles, as far as I was able to examine them, seemed to alternate with
the stamens. The plant while allied in essential characters with Are-
naria and Buffonia has the habit of a species of Sagina.
ICONIS EXPLICATIO
a. Flos pedicellatus.
b. Ovarıum longitrorsum sectum.
The name of Littledalea first suggested itself to me as the name of
the proposed genus, in honour of the distinguished explorer, but I find
that Mr. Hemsley further on in his paper has utilized the name for a
new genus of grasses. I have therefore resorted to the convenient device
of forming the name from the locality where the plant was found, which
in a comparatively unexplored conntry precludes the possibility of its
_ having been used before.
Brentford, March 20th 1897.
ENCORE LE PLEUROCOCCUS NIMBATUS DEWILD.
PAR
Émile DE WILDEMAN
A deux reprises différentes, nous avons parlé dans ce Bulletin de
cette curieuse espèce; dans le tome I nous la décrivions, dans le tome IT,
acceptant les idées de M. Schmidle ', nous rangions notre algue dans le
genre Tetracoccus West, toutefois en rejetant le nom 7. Wildemani
que M. Schmidle voulait y appliquer et en le remplaçant par celui de
T. nimbatus qui avait la priorité. Nous nous voyons forcé aujourd'hui
de revenir encore sur la nomenclature de cette algue; nous n’avons en
effet pas fait attention lors de la publication de cette note, et M. West
n'y a pas songé non plus en proposant le nom de Tetracoccus, que le
mot Tetracoccus avait déjà été employé pour désigner un genre d’Eu-
phorbiacée, de la Californie. Or comme le genre Tetracoccus Engelm.
ex Parry in West. Amer. Scientist, date de 1885, et Tetracoccus West de
1892 seulement ?, c’est ce dernier qui doit disparaître.
Nous proposerions de dédier le dernier genre à M. West, les deux
espèces qui le composent porteraient dès lors les noms suivants, et il
faudrait leur donner la synonymie qui suit :
Westella botryoides (West) Nob. — Tetracoccus botryoides West.
Westella nimbata Nob. = Pleurococcus nimbatus DeWild., Tetracoccus
DeWild., Tetracoccus Wildemani Schmidle.
Il est fort probable que de nombreux doubles emplois existent
encore, il serait très avantageux que Ceux-ci soient connus, afin d'éviter
des confusions et des erreurs.
Bruxelles, mai 1897.
1 Bull. Herb. Boissier, t. II, 1894, p. 387.
2 Jowrn. Roy. mierosc. loc., Londres 1892.
— #4 => <—
Soeben erschien :
ne = Fritsch, Dr. Karl — Excursionsflora für Oesterreich
Le
4
SR
(mit Ausschluss von Galizien, Bukowina und Dalmatien).
Mit teilweiser Benützung des « Botanischen Excursions-
buches » von @. Lorinser. — Petit 8°, 664 p., Mk. 8.—
Wien, 1897. Garl Gerold’s Sohn, Barbaragasse n. 2.
Handliches Excursionsbuch, in Format und Stoffanordnung unserm altbe-
währten « Gremli » ähnlich : mit linneischem Schlüssel im Anfang des Werkes
und einem in den Text fractionnirt eingeschaltelen « natürlichen » Familien-
und. Gattungsschlüssel. Was die Fritsch’sche Flora auf den ersten Blick aus-
zeichnet, ist ihr modernes systematisches Gewand : die Familien sind in auf-
steigender Reihenfolge, das veraltete DC'sche System ist gegen das in Engler und
Prantl's « Natürlichen Pflanzenfamilien » befolgte vertauscht, an welches Werk
sich das vorliegende überhaupt enge anschliesst. Dadurch gewinnt es an didak-
tischem Wert, denn nichts ist für einen Lehrer unangenehmer, als neben einem
modern angelegten Lehrbuch eine veraltet Koch’sche Excursionsflora benutzen
. zu müssen. Schwierige Gattungen sind nur dann eingehender behandelt, wenn
synoptische Arbeiten darüber vorlagen; Bastarde, wo «die Benennung einzelner
Individuen immer mehr Mode wird », sind, doppelt löblich für einen öster-
reichischen Autor, nur der Formel nach aufgeführt. Die durch das Prioritäts-
gesetz nötig gewordenen Namensänderungen sind in zweifellosen Fällen, so
unangenehm sie oft sein mögen, eingeführt und auch das ist verdankenswert,
denn mit den ewigen Concessionen an den Usus wird die Sache nur verschleppt.
On traverse une situation équivoque, on n'y séjourne pas (Musset). Und dazu
sind Excursionsfloren das beste Mittel. Wir wünschen der Fritsch’schen Arbeit
‘den gleichen Erfolg in Oesterreich, dessen sich unser Gremli in der Schweiz .
erfreut.
Jede Gattung, selbst jede Art trägt neben dem wissenschaftlichen lateinischen
einen deutschen Namen. Es erscheint uns die Durchführung dieses Princips
überflüssig und bedenklich. Wird eine Pflanze vom Volke nicht beachtet, so genügt
dafür die lateinische Benennung, tritt sie aus irgend einem Grunde aus der Ano-
nymität, heraus, so arbeitet sich einer der Provincialismen zum allgemeinen
Namen durch oder schafft der Volksmund einen neuen. Die Mehrzahl solcher
gelehrten deutschen Gattungsnamen (man vergleiche die Cyperaceen, die Umbelli-
feıen) sind mehr minder glückliche Uebersetzungen des lateinischen Namens, oft
harınloser Natur, z. B. das « Alpengras » (Oreochloa), oft halb-komisch : der
« Alpenrachen » (Tozzia), der dem « Augentrost » nachgebildete « Zahntrost »
(Odontites), oft auch direkt unglücklich, wie « Sandglöckchen » (lasione) für
für eine Blüte, die nichts glockenförmiges an sich hat, (die übrigens Gremli
‚ebenso unpassend die « Jasonsblume » nennt, besser wäre « Schafrapunzel » —
Ovilla Adanson). In ihren Consequenzen führen diese deutschen Benennungen zu
einer neben der wissenschaftlichen lateinischen parallel laufenden vollständigen
zweiten Nomenclatur, deren Befolgung nach kurzer Zeit auf deutschem Sprach-
gebiet nach deren Vereinheitlichung rufen würde und es ist uns nicht recht
ersichtlich, was dann mit Namen, wie der « Bitterkraut-artige Schwefelsame »
oder der « Schabkraut-artige Pippau » gewonnen wäre. — Auch von den beiden
Registern am Schluss des Werkes ist praktisch eines zu viel (vgl. Greml und
A. DC. Phylographie, p. 297). R. B.
L'HERBIER
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SOMMAIRE DU N° 7 non ILLET 4
Carl Müller.
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aa Fedor Bucholtz. — BEMERKUNG, ZUR
VER a — PLECHTEN AUFD DEM. ARARAT..
VI. — F. Kränzlin. — ZWEI NEUE EULOPHIA-ARTEN..
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
_ PrancHe 21. — Scaphopetalum Thonneri mov. Sp.
PrancHhe 22. — Meliola corallina Mont.
5e année, Nos Juillet 1897.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Bu > SAUSSURZA DU IAPON
PAR
A. FRANCHET
Le genre Saussurea s’est sensiblement accru au Japon par les
recherches de M. Faurie. En 1866 Miquel n'en connaissait que deux
espèces; en 1874, on pouvait en inscrire dix, dont une, S. elongata DC.,
doit pourtant être retranchée de la flore japonaise. Cinq années plus
tard, en 1879, l’Enumerato plantarum en signalait deux nouvelles, soit
un total de onze.
Aujourd’hui on peut en citer seize, parmi lesquelles cinq seulement
se retrouvent en dehors du Japon : S. japonica, très répandu en Chine
sous ses nombreuses formes; le S. Maximowiczii, qui existe dans la
Mandchourie austro-orientale; le S. ussuriensis, appartenant aussi à la
flore de la Mandehourie et de la Corée, de même que le S, grandifolia
Maxim. ; enfin le $. Riederi, observé d’abord au Kamtschatka.
Si l’on excepte le $. japonica DC., qui rentre dans une section parti-
euliere, Theodorea, assez nettement définie, tous les autres Saussurea du
Japon (Benedictia) sont étroitement alliés par l’ensemble de leurs for-
mes extérieures ; c’est à peine si l’on peut les séparer en deux groupes,
numériquement très inégaux, puisque l’un ne renferme qu’une seule
espèce, S. gracilis, alliée aux discolores, et que l’autre est composé des
quinze espèces restantes, toutes à feuilles élargies vertes sur les deux
faces, glabres ou glabrescentes.
Cette homogénéité de forme qui caractérise les Saussurea de la flore
japonaise est un fait qui mérite d’être signalé, parce qu’il se manifeste
à l’une des extrémités de l’aire de dispersion du genre.
Les Saussurea de la France, qui d’ailleurs sont seulement au nombre
BULL. HERB. BOISS., juillet 1897. 38
D94 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
de quatre, sont en effet mal définis comme espèces, puisque Nymann les
réduit à deux, S. alpina L. et S. discolor DC., eux-mêmes très affines et
reliés par de nombreux états intermédiaires.
A l’est comme à l’ouest, c’est-à-dire aux points extrêmes où l’on ren-
contre des représentants du genre, le même fait se produit done, c’est-
à-dire une sorte d’épuisement dans la manifestation des formes spécifi-
ques qui, par cela même, deviennent de plus en plus obscures et
difficilement limitables.
Dans la Sibérie, où les espèces de Saussurea sont très nombreuses ;
dans l’empire chinois, la Chine occidentale surtout, où le genre atteint
son summum de développement, avec près de cent espèces; dans
l'Himalaya qui renferme aussi d’assez nombreuses formes spécifiques,
on peut observer entre presque toutes les espèces une diversité considé-
rable, qui en rend la distinction relativement facile. Quoi de mieux
caractérisé en effet et de plus profondément distinct que les Saussurea
villosa, Sughoo, Henryi, Delavayı, romuleifoha, Medusa, Gossipifera,
Apus, radiata, ete., ete., qui peuvent être considérés comme têtes de
groupe ?
C’est une nouvelle preuve, entre tant d’autres de même ordre, que
c'est aux centres ' de manifestation d’un genre qu'il faut aussi chercher
la manifestation spécifique la plus nette; aux limites de la dispersion,
outre que le nombre des espèces est considérablement réduit, leurs
caractères distinctifs deviennent de plus en plus effacés.
Exposé synoptique des SAUSSUREA de la flore du Japon.
A. THEODOREA. — Squamæ, præsertim interiores, apice dila-
tato-spatulatæ, coloratæ.
Folia secus caulem in alam tenuem non vel vix pro-
UC IA RER EE RAR RER tn EDR RE ne S. japonica var. aptera.
Folia secus caulem in alam tenuem latam, integram longe
POUCES ER Re S. japonica var. pterocaula.
1 II semble acquis aujourd'hui que certains genres peuvent avoir plusieurs
centres de manifestation. Le genre Primula en fournit un exemple; il a un centre
de manifestation dans la région alpine européenne, avec 30 espèces, au moins, et
un autre centre dans les hautes régions de la Chine occidentale et de l'Himalaya,
avec un nombre double d'espèces ; ces deux centres ont, un outre, chacun en
propre, plusieurs groupes de types spécifiques très distincts.
(3) A. FRANCHET. LES SAUSSUREA DU JAPON. 535
B. Benepicria. — Squamæ etiam interiores nullo modo apice
dilatatæ.
+ Inflorescentia corymbosa.
I. Folia vario modo dissecta vel incisa.
a. Folia profunde pinnatifida, lobis erectis, terminali haud
vel vix majore, superiora integra vel dentata, nulla
MECURTENETE SL ee AEnERE S. Maximowieziı Herd.
b. Folia decurrentia, trilobata, lobis duobus inferioribus
patentibus terminali triangulari multo majore.... S. iriptera Maxim.
c. Folia haud decurrentia, profunde incisa, lobis patentibus
vel reflexis, terminali majore.
1. Capitula e basi attenuata breviter ovato-cylindrica;
squamæ d-seriatæ, apice herbaceo mutico.... S. ussuriensis Maxim.
2. Capitula e basi acuta anguste oblonga; squamæ 6-7
serial, apice mucronato spinuloso.......... S. spinulosa sp. nov.
3. Squamæ longe herbaceo-appendiculatæ appendice pa-
NOMME a dodo ..... S. mongolica sp. nov.
II. Folia parva, basi tantum obscure lobata, ceterum integra; planta humilis.
Folia vix pollice longa, ovata, obtusa.............. S. Reinii Franch.
IT. Folia inequaliter et sepius grosse serrata vel dentata.
«. Folia, etiam adulta, subtus lanata nivea............ S. gracilis Maxim.
8. Folia mox utraque facie concoloria, glabra vel glabres-
centia, nunc asperulata.
+ Caulis angulatus, folio nullo decurrente.
a. Capitula campanulata, involucro 10-12 mm. diam.
1. Folia inferiora late aperte cordata, deltoidea, invo-
lucri squamæ late ovatæ, apice acuto brevissime
ÉONACEO ne ee S. grandifolia Maxim.
2. Folia inferiora profunde cordato-sagittata, lanceolata ;
squamæ omnes angustæ lineares fere tote herba-
DER A a EL EEE S. brachycephala sp. nov.
b. Capitula eylindracea parva.
Capitula tantum 4-5, omnia longe pedunculata. ...... S. Sagitta sp. nov.
++ Folia omnia, nune pauca, nunce etiam unicum (medium vel inferum) secus
caulem in alam decurrentia.
a, Inflorescentia laxe corymbosa.
Caulis paucifoliatus ........... Ds ARS DATE S. kiusiana Franch.
Bein TEEN bin de EN ES EE PR A a NET RO RE PR TP EE TENTE
RENE N A ME SET TS
536 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
b. Inflorescentia (nune plures) dense corymbosa! folia secus
totum caulem conferta.
1. Folia crassa, siccata rigide coriacea ; squamæ pro maxima
parterfuseescentes. ee er S. Riederi Herder.
2. Folia submembranacea ; caulis totus breve erispule
pubescens; squamæ obtusæ vel apice rotundatæ. S. Fauriei sp. nov.
3. Folia papyracea ; caulis superne vix pubescens inferne
glaber ; squamæ mucronatæ, mucrone nunc reflexo.
S. yesoensis Franch.
++ Inflorescentia simpliciter racemosa vel e corymbis laxe racemosis.
* Capitula e basi rotundata campanulata.
1. Squamæ brevissime mucronatæ, vel in acumen herba-
ceum breve, rectum vel recurvum, attenuatæ. S. Tanakæ Fr. et Sav.
2. Squamæ in acumen herbaceum lineare (parte scariosa
sæpius multo longius) attenuatæ .......... S. Tanake var. crinita.
** Capitula e basi attenuata cylindrico-conica..... S. Tanake var. sendaica.
/ Saussurea japonica DC. Ann. du Mus., vol. XVI (1810),
p. 203, tab. 9; Maxim., Mel. biol. IX. p. 337; Fr. et Sav. Enum. pl. Jap.
I. p. 225. Serratula Japonica Thunb. Flor. Jap. 305 (forma depau-
perata).
Var. aptera. — Folia integra vel varie dissecta, non vel vix conspicue
decurrentia; caulis valde angulatus.
Hab. — Japonia tota, sed præsertim in insula Kiousiou; insula
Nippon (Buerger; Maximowiez; Savatier) ; Fudsiyama (Faurie, n. 6612;)
prov. Nambu, prope Morioka (id., n. 6191;) Aomori, ad Sambongi (id.,
n. 33.) et ad montem Kuroihi (id., n. 1281); in monte Tyo (insulæ
Sikokou? Faurie n. 1176). Yeso, in montibus pro Hakodate (Faurie,
n. 3355).
Var. pterocaula. — Folia in alam tenuem föliaceam elongatam inte-
gerrimam decurrentia, media et inferiora inciso-lyrata.
Hab. in insulä Sikoku propre Koshi, provinciæ Tosa; insula Nippon,
ad Miura, provinciæ Kii.
Differe du S. alata DC., Ann. du Mus., XVI, p. 202, pl. X, par les
ailes de la décurrence qui sont entières et non dentées ou sinuées et
surtout par ses capitules dépourvus des bractées longues et linéaires
qui s’observent à la base du $. alata, de Sibérie, tel qu'il est décrit et
figuré par de Candolle.
(5) A. FRANCHET. LES SAUSSUREA DU JAPON. 537
Le $. japonica ne présente pas au Japon les mêmes variations que
sur le continent, principalement dans le Sibérie orientale et la Chine
boréale, où les modifications atteignent, non seulement comme au Japon,
l’ensemble de la plante, qui peut être grêle ou robuste, avec des feuilles
entières ou diversement disséquées, décurrentes ou non, mais se portent
aussi assez souvent sur la forme même des capitules au point de faire
douter de la réalité spécifique du 8. amara et du S. glomerata; Traut-
vetter et Maximowiez ont constaté ce fait depuis longtemps. Dans
le Japon, au contraire, que la plante eroisse dans Kiousiou ou dans
Yéso, les capitules sont toujours presque globuleux, arrondis à la base,
quelque soit d’ailleurs la forme des feuilles entières ou disséquées,
qu'elles soient sessiles ou décurrentes, etc.
C’est un fait qui se produit du reste chez presque toutes les plantes
dont l’aire géographique présente une grande extension, les variations
qui les affectent n'étant le plus souvent pas les mêmes, dans les divers
pays qu’elles occupent et pouvant d’autre part atteindre des organes
très divers. J'ai cité ailleurs ' le cas du Leontopodium alpinum qui, en
Sibérie, perd en partie ses feuilles rayonnantes sous les capitules, et qui
sont si caractéristiques dans la plante de nos Alpes; en outre dans la
Chine occidentale, la plante se montre parfois strictement dioïque et
devient ainsi un Antennaria.
Si l’on veut énumérer les variations d’une espèce en établissant entre
elles une sorte de subordination, on ne peut donc le faire qu’à la con-
dition de se limiter à une région très restreinte, en dehors de laquelle
on trouve le plus souvent un autre ordre de modifications qui ne se
prête à aucune concordance. On peut facilement s’en convaincre en
essayant de combiner les variétés européennes de l’Evonymus europaus,
par exemple, avec les variétés japonaises de la même plante. A ces
limites extrêmes de la distribution géographique d’une espèce, les
variétés se produisent dans des sens très différents.
J. Maximowiczii Herd., Plantæ Raddeanæ, Band IH, Heft 3
(1866, n. 175 ; Maximow., Mel. biol. IX, p. 337; Franch. et Sav., Enum.
pl. Jay. 1. 254. 56 mokou Zouss., fase. XV., fol. 47.
Hab. Mandshuria austro-orientalis, in sylva portus Deans Dundas
(Radde) ; eirca portum Possjet (F. Schmidt).
Japonia : Kiusiu, in subalpinis interioribus (Maximowiez) ; Nippon,
! Bull, de la Soc. bot. de France, vol. XXXIX, p. 130.
538 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
in tractu Hakone (Savatier, n. 675 et n. 676, ad imam basin montis
Fudsi (Faurie, n. 6528).
S. triptera Maxim. Mél. biol. IX, p. 338; Franch. et Sav., Enum.,
Dep Ep: 259.
Hab. Nippon, in silvis Fudsiyama (Tschonoski, ex Maxim.); in tractu
Hakone (Savatier, n. 679) et in tractu Nikko (id., n. 2020); prov. Boshiou
(Rein, n. 3021). |
Var. Savatieri. — Foliorum lobi duo inferiores lobo terminali maximo
contigui, nec, ut in forma primum descripta, parte limbi angustata dis-
siti.
Hab. in alpe Nikko (Savatier).
Le S. triptera Maxim. est bien caractérisé par ses feuilles moyennes
et inférieures trilobées ; les deux lobes inférieurs sont petits, étalés,
ovales, bordés de grosses dents inégales, séparés du lobe terminal
beaucoup plus grand, ovale triangulaire, par une portion retrécie du
limbe qui peut être entière ou bordée de grosses dents.
Dans la variété Savatieri, cette portion retrécie fait défaut et les trois
lobes sont contigus ; les feuilles ressemblent alors beaucoup à celles
du $. ussuriensis, mais elles sont décurrentes en une aile très sail-
lante.
S. ussuriensis Maxim., Prim. fl. Amur. 167 ; Mel. biol. IV.
340 ; Franch. et Sav., Enum. pl. Jap. 254. Sö mokou Zoussetz, XV,
fol. 48.
Hab. In regione Ussuriensi (Maxim.); China in provineia, Shantung
(Fauvel) ; Kiangsu et Corea.
Japonia: Kiusiu, in regione interiore alpina, v.c. ad Inutake (Maxim.);
Nippon, in fruticetis circa Yokohama (Maxim.); Yokoska (Savatier, n. 674,
678); in tractu Hakone (Maxim.). -
Dans le tres jeune äge les feuilles et les petioles presentent un
feutrage de poils laineux blanes, mais deviennent promptement gla-
brescents ; les feuilles demeurent pourtant toujours rudes en dessus; le
mode de dissection du limbe varie beaucoup sur un même individu.
S. spinulifera sp. nov.
Capitula anguste cylindracea, inferne attenuata, fere triplo longiora
quam lata ; squamæ infimæ et mediæ ovato-lanceolatæ, dorso carinatæ,
omnes in spinulam rigidam desinentes, margine arachnoideæ; folia illis
(7) A. FRANCHET. LES SAUSSUREA DU JAPON. 339
S. ussuriensis simillima ; inflorescentia racemoso-corymbosa, capitulis
confertis.
Hab. Insula Nippon, in tractu Hakone (Savatier).
Port et feuilles du S. ussuriensis avec des capitules plus nombreux,
plus serrés, de forme différente, étroitement cylindriques, les écailles
sont toutes terminées par un mueron rigide, presque spinescent '.
S. Reinii. — S. scaposa Franch. et Sav,, Enum. pl. Jap. IL, p. 408
(nomen improprium).
Ad deseriptionem adde : caulis nune ad 15 cent., striato-angulatus;
folia caulina nune ad 4-5, oblonga, obtusa, in alam semi decurrentia,
basilaria sub anthesi destructa, rosulantia longe petiolata, prima ætate
pilis rufis et albis lanuginosa, demum glabrescentia et tantum ciliata,
limbo rotundato angulato, vel ovato, nunc integro nune inferne
lobulato.
Hab. Insula Kiousiou, in prineipatu Satzuma ad montem Kiri Shima
(D’ Rein, n. 3545).
Je n’ai vu que des spécimens en fruits de cette espèce; sur quelques-
uns l'existence de feuilles caulinaires peut être difficilement constatée et
la tige ressemble alors à une hampe portant un ou deux capitules. J’ai
pu cependant examiner récemment un individu un peu plus robuste
et sur lequel l’existence de 5 feuilles caulinaires decurrentes ne
pouvait être mise en doute. La dénomination spécifique scaposa ne
peut dès lors être maintenue, puisqu'elle est établie sur une erreur
d'observation.
_S. gracilis Maxim., Mel. biol. IX p. 343; Franch. et Sav., Enum.
pl. Jap. I. 254. Sô mokou zouss. fase. XV, fol. 49.
! Le S. ussuriensis var. mongolica Franch., Pl. Davidiane, part. I, p. 181,
constitue une espèce particulière :
S. mongolica. — Caulis elatus, sulcatus, glaber vel parce strigosus, nunc
e medio ramosus; folia papyracea, inferiora et media longe petiolata, ambitu
deltoidea inferne incisa, superne grosse dentata, subtus pallida, utroque facie
strigillosa; inflorescentia sæpius ampla, paniculato-corymbosa ; capitula ad apicem
ramulorum dense aggregata, ovato-cylindrica, parce arachnoidea ; squamæ lutes-
centes, in apicem herbaceum lanceolatum acutum reflexum desinentes; setæ
receptaculi dimidium involucri æquantes; pappus duplex, exterior e paleis rigidis
persistentibus plurimis constans.
Hab. Mongolia chinensis, in silvis et montibus circa Gehol (A. David, n. 2110
et 2442).
Differe du 5. ussuriensis par ses feuilles plus grandes, plus molles, et surtout
par la longue pointe herbacée, recourbée, qui termine les écailles de l’involucre.
540 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Hab. in insulæ Kiusiu regione interiore, v. c. in jugo Kundsho san,
prata turfosa alpina incolens.
S. grandifolia Maxim., Prim. flore Amur., p. 169; Mel. biol.
p. 342; Franch. et Sav. Znum. pl. Jap. 1. p. 253. S. Nikoensis, Franch.
et Sav. Enum. pl. Jap. IT. 407.
Hab. In Mandshuria orientali a flumine Amur usque ad limites
Coreæ (Maximovicz); ad flumen Ussuri (Przewalski).
Japonia : insula Nippon, prov. Kodzuke (Siebold ex Maxim.); in
tractu Hakone (Maximoviez); in tractu Nikô (Rein, n. 3022).
S. brachycephala, sp. nov.
(Benedictia.) Gracilis, erecta, subsimplex, strigillosa; folia basilaria
et inferiora longe petiolata e basi profunde cordata anguste lanceolata
laxe denticulata, dentibus callosis, supra scabra, subtus ad nervos
strigillosa; folia superiora lanceolata acuminata; inflorescentia depau-
perata, ramis et peduneulis dense fulvo-puberulis; capitula brevia, fere
latiora quam longa, campanulata; squamæ dense puberulæ, lanu-
ginosæ, exteriores elongatæ, anguste lanceolatæ demum subpatentes,
magis interiores superne tantum herbaceæ, lanceolatæ, intimæ sca-
riosæ; receptaculi paleæ dimidium involueri æquantes; pappus bise-
rialis, setis seriei exterioris paucis.
Caulis 0”,50; folia basilaria 10-12 cent. longa, petiolo quam limbus
vix breviore; capitula 12-15 mill. lata et longa.
Hab. Insula Nippon, prov. Nambu, in monte Ganju (Faurie,
n. 13684).
Port du S. paleata Maxim., mais bien different par la forme élargie-
campanulee des capitules, par la nature des bractées de l’involuere dont
les 3-4 rangées extérieures sont complètement herbacées, étroitement
lancéolées-linéaires, presque aussi longues que le capitule; les bractées
médianes sont scarieuses inférieurement, les intérieures le sont dans
toute leur longueur.
Espèce bien caractérisée par la forme raccourcie des capitules et par
les bractées de l’involuere.
Saussurea Sagitta Sp. nov.
Var. blepharolepis.
(Benedictia). — Gracilis, glaber ; caulis flexuosus ad apicem usque
foliatus; folia omnia petiolata, inferiora multo longius, omnia tenuiter
Rx
(9) A. FRANCHET. LES SAUSSUREA DU JAPON. o41
papyracea, inæqualiter argute dentata, longe acuminata, inferiora e basi
cordata eximie sagittata, aurieulis elongatis divergentibus, acuminatis;
folia superiora e basi rotundata vel obscure cordata lanceolata; inflo-
rescentia laxa, oligantha, ramis gracilibus nudis vel subnudis; capitula
parva, cylindracea, basi obtusa, ad apicem ramorum solitaria et foliolis
minimis nune squamæformibus, foliaceo-acuminatis; squamæ quadrise-
riatæ, coriaceæ, lutescentes, margine longe arachnoideo-eiliate, extimæ
ovato-lanceolatæ, mucronatæ, interiores elongato-lanceolatæ; floseuli
eireiter 10, purpurascentes; involueri paleæ achænïis paulo longiores ;
pappus duplex, setis exterioribus paueis, scabris, inæqualibus, interio-
ribus longe plumosis.
Caulis 0”,50; rami florentes 4-6 cent.; capitula 10-12 mm. longa,
4 mm. lata.
Japon; Nippon, prov. Nambu, in rupibus ad cacumina montis Ganju,
ubi planta rara (M. Faurie, n. 599).
Espèce bien caractérisée par ses petits capitules cylindriques, soli-
taires au sommet de rameaux cinq à six fois plus longs qu'eux ; par ses
feuilles minces, étroites, sagittées, à oreillettes divergentes.
Saussurea Sagitta Franch.
Var. calvescens.
Folia magis erebe dentata, latiora, minus longe acuminata vel tantum
acuta, basi cordata, auriculis brevibus; squamæ quinqueseriatæ, margine
glabræ vel glabrescentes; pappus biseriatus, pilis exterioribus paueis,
scabris, brevibus, cadueis, interioribus basi lata in annulum concretis,
longe plumosis.
Japon; in monte Ganju cum forma præcedente, sed magis vulgata;
alt. 1500 m. et supra (M. Faurie, n. 13683).
Ne diffère de la variété précédente par aucun caractère précis ; les
poils plumeux de l’aigrette sont plus épais et moins nombreux ; les
écailles de l’involucre sont constamment sur Cinq rangs et glabres.
S. nipponica Miq., Prolusio, p. 115 ?; Maxim., Mél. biol. IX, 342;
Franch. et Sav., Enum. pl. Jap. I, 253.
Hab. Insula Nippon, in montanis sylvatieis prope pagum Susoka togi
(Buerger ex Miquel).
La plante de Miquel est restee incertaine; l’auteur ne parle ni de
l'insertion des feuilles (décurrentes ou non), ni des paillettes du recep-
tacle, ni de l’aigrette. Ce n’est qu’avee beaucoup de doutes que Maxi-
542 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
mowies, Mel. biol. IX, 342, rapporte à l’espece de Miquel la plante
suivante.
S. kiusiana. — S. nıpponica Maxim., Mel. biol. IX, 342 (An
Miq. ?
Caulis 1 m. altus, gracilis, rectus, totus laxe foliatus, striatus, pubes-
cens; folia media et inferiora petiolata, longe in alam teneram deeur-
rentia, limbo argute et inæqualiter dentato, apice abrupte et breviter
caudato, basi truncato vel late emarginato subcordato; folia superiora
breviter petiolata, e basi rotundata ovato-acuminata, serrata, supremis
minimis lanceolatis, omnibus tenuiter membranaceis, flaceidis, præser-
tius ad nervos utraque facie strigillosos; inflorescentia breviter panicu-
lato-corymbosa, peduneulis quam capitula vix brevioribus vel illa
æquantibus; capitula 15 mm. longa eximie obconica; squamæ (præter
intimas) omnes ovatæ, apice nigro-sphacelato recurvæ, laxe lanuginosæ,
7-seriate; receptaculi paleæ dimidium involueri superantes; pappus
duplex, pilis interioribus plumosis basi concretis, exterioribus paucis.
(Ex specimine authentico a Maximowiezio recepto descripta.)
Hab. Insula Kiousiou, ad pedem alpis Inutake, in pratis ! (Maxim .)
Maximowiez n'a point décrit la plante à laquelle il attribue le nom
de S. nipponica ; il se contente de dire que les feuilles du Saussurea de
Kiousiou sont moitié plus grandes que ne l’indique Miquel, à peu près
concolores sur les deux faces; que les capitules sont plutôt turbinés que
subcampaniformes, que toutes les écailles sont terminées par un ap-
pendice foliacé et plutôt multisériées que pluriseriees. Mais il ne parle
point de la longue décurrence des feuilles moyennes et inférieures, par-
ticularité très saillante dans le spécimen de l’herbier du Muséum et qui
a dû échapper à Maximowiez.
D'autre part Miquel ne dit point non plus que les feuilles de son
S. nipponica Soient décurrentes. Faut-il en conclure que lui aussi a
décrit insuffisamment sa plante à ce point de vue ?
Sous la réserve d’une nouvelle étude du S. nipponica Miq. de
l’herbier de Leyde, je propose de distinguer spécifiquement la plante
de Kiousiou récoltée par Maximowiez, à cause de ses feuilles décur-
rentes, de ses capitules obconiques allongés et dont toutes les écailles,
sauf les intérieures, ont leur pointe herbacée brune et recourbée.
S. Fauriei sp. nov.
(Benedictia.) Caulis robustus, striato-suleatus, ultra tripedalis, totus
(10) A. FRANCHET. LES SAUSSUREA DU JAPON. D43
dense foliosus arachnoideo-pilosulus, præsertim superne dense et bre-
viter puberulus; folia tenuiter papyracea, nunc subampla late ovata vel
ovato-lanceolata, subtus tenuissime et laxe araneosa, supra glabra,
irregulariter dentata, dentibus nune argutis, media et inferiora in
petiolum alatum attenuata, in alam cuneatam plus minus productam
decurrentia brevissime petiolatata, subsessilia, haud raro subintegra;
inflorescentia pluri-ramosa late corymbosa, foliata; capitula plurima,
sat dense congesta, breviter pedunculata, cylindrica basi breviter
attenuata; squamæ 5-seriatæ, totæ scariosæ, exteriores et mediæ ovatæ,
obtusæ, ciliolatæ, intimæ lanceolatæ, obtusæ; receptaculi paleæ invo-
luero paulo breviores; pappus duplex, pilis exterioribus scabris tan-
tum 7-8, fragillimis.
Folia media et inferiora nune 25-30 cent. longa, 8-12 cent. lata;
involuerum 15 mm. longum, 4 mm. latum.
Hab. Insula Yeso, Saruma secus littora (Faurie n. 8579).
Espèce nettement caractérisée par sa tige robuste, garnie jusqu’au
sommet de feuilles rapprochées, un peu molles, amples, souvent assez
obseurement dentées; par son inflorescence en large corymbe formée
de plusieurs rameaux portant à leur sommet de nombreux capitules
rapprochés et dont les écailles toutes scarieuses sont très obtuses. Les
capitules, avec leur forme étroite et leurs courtes écailles obtuses, rap-
pellent assez bien ceux du $. parviflora DC.
S. yesoensis Franch. Bull. Soc. philom. de Paris, serie 7°,
vol. XII, p. 88 (exclus. syn. et deseript. emend.).
Caulis elatus, suleato-angulatus præsertim apice furfuraceo-pubes-
cens, totus foliatus; folia rigide coriacea, utraque facie præsertim ad
nervos brevissime et parce puberula, infima et inferiora longe petiolata,
petiolo anguste alato ; limbus lanceolatus vel ovato-lanceolatus, acumi-
natus, basi inæqualiter cordatus vel hastato-cordatus, erosodentatus vel
profunde argute serratus;. folia media basi breviter attenuata, ala
angusta decurrentia, superiora lanceolata, suprema multo minora
sæpius integra; corymbi plures dense polycephali sæpius paniculam
amplam corymbiformem terminalem efficientes; pedicelli capitulo
multo breviores; capitula e basi cuneata oblonga; squamæ 4-5 seriatæ,
omnes coriaceæ, fusco-stramineæ, ciliatæ, exterioribus ovatis acumine
herbaceo haud rariter recurvo terminatis, late ovatis, intimis lanceo-
latis obtusis multo longioribus ; receptaculi paleæ involucro paulo
breviores; pappus duplex.
DAN BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Folia inferiora, cum petiolo limbum subæquante, 20-25 cent. longa,
4-5 cent. lata ; involuerum 14-15 mm. longum, 5 mm. latum.
Hab. Insula Yeso, ad Mororan prope littora maris rara (Faurie,
n. 1134, fl. sept.); ad littora Kunashiri frequens (id. n. 5203) ; falaises
d’Iwanai (id. n. 8179).
Differe de l’espece précédente par ses involucres moins allonges dont
les écailles disposées seulement sur 4 à 5 rangées sont terminées par
une pointe herbacée, dressée et recourbée en dehors ; les feuilles sont
aussi beaucoup plus coriaces, bordées de dents aiguës et souvent pro-
fondes ; l’inflorescence est moins large et moins composée.
J'avais cru pouvoir attribuer à cette espèce, en synonime, le S. Riederi,
var. Yedoensis Maxim., Mél. biol. IX, p. 343 ; je crois maintenant que
ce nom doit être appliqué à l’ensemble des variétés du 8. Riederi Herd.,
que je signale plus bas.
S. Riederi Herd., Plant. Radd., n. 185; Maxim., Prim. fl.
Amur., p. 167 et Mel. biol. IX. 334; Franch. et Sav. Enum. pl. Jap.,
I. 254.
o. Folia media et inferiora fere æquilonga et lata, ovato deltoidea.
Hab. Insula Yeso, ad colles prope Fukuyama (Faurie, n. 5688) ; insula
Nippon, Asariyama ad nives deliquescentes (id., n. 2977).
ß. Folia multo longiora quam lata; corymbus unicus, terminalis,
densus ; caulis vix pedalis vel nune bipedalis.
Hab. Insula Yeso, ad Otaru (Faurie, n. 145), ad littora Fukuyama
(id. n. 3801); Toi, ad littora, (n. 5788, 5837, 5835); insula Shikokou
(id., n. 7413); insula Eterop (D’ Mayr ex Faurie, n. 6795); insula
Rebunshiri (Faurie, n. 8463).
1. Inflorescentia e corymbis pluribus densis, racemosim dispositis ;
folia elongata lanceolata.
Hab. Insula Yeso (Faurie, n. 7410).
Toutes ces formes sont reliées par des états intermédiaires qui ne
permettent pas de les caractériser nettement; c’est notamment le cas de
plusieurs numéros distribués par M. Faurie, tels que : n. 13,608,
d’Hayachine; n. 2717, du sommet du Chokkaison qui, l’un et l’autre
représentent des formes peu nettes du 8. Riederi Herder.
S. Tanakæ Franch. et Sav. in Maxim., Mél. biol. IV, p. 340; Fr. et
Sav., Enum. pl. Jap. I, p. 255.
a. pycnolepis. — Squamæ ovata lanceolatæ acutæ.
(13) A. FRANCHET. LES SAUSSUREA DU JAPON. D45
Hab. Insula Nippon, loco non indicato (Tanaka); prov. Kaï (ex bot.
quodam indigena); prov. Nambu, in pratis (Tschonoki).
ß. phyllolepis Maxim. I. eit. — Squamæ omnes in acumen herbaceum
viride rectum vel recurvatum desinentes.
Hab. Insula Nippon, in jugo Hakone (Tschonowski); in monte Ha-
kone (Siebold) ; circa Yokohama (Dickins).
y. Crinita. — Squamæ omnes ante anthesin fere æquales, longe
appendiculatæ, appendiculo herbaceo lineari-lanceolato, demum patente
vel recurvo, quam pars squamæ scariosa longiore; folia nune vix cons-
pieue, nunc late et longe decurrentia ; capitula campanulata.
Hab. Nippon, prope Tanabu (Faurie, n. 4625); ad cacumina montis
Gansu (id. 13,684, 5870); ad ripas fluminis Kita gami (id. n. 6182).
ö. sendaica. — Squamæ in appendieulam lanceolatam plus minus
patentem vel recurvam desinentes; capitula magis cylindrica quam
apud alias varietates. Planta sepius gracilis.
Hab. Nippon, ad Oginohama (Faurie, n. 6348); eirca Sendai (id.
n. 6753) ; in monte Fudsiyama (id., n. 6638).
Il y a longtemps que Maximowiez a dit que le S. Tanakæ pouvait
présenter dans ses formes des modifications profondes au point de
simuler des espèces particulières très distinctes, mais d’autre part,
offrant toutes les transitions propres à les réunir. Et pourtant à cette
époque Maximowiez était loin de connaître toutes les variations de cette
espèce, que les recherches de M. Faurie nous ont révélées, en même
temps que celle du $. Riederi, également entrevues par Maximowiez ;
les plus extrêmes seulement sont signalées ici.
Mais que fut-il arrivé si ces formes, en apparence très distinctes,
eussent été disséminées dans plusieurs herbiers, au lieu d’être, comme
elle le sont, fort heureusement, réunies dans l’herbier du Muséum ?
N’est-il pas à craindre qu’elles n’eussent donné lieu à l'établissement
d'espèces saluées d’un nom différent, et cela, sans que les deseripteurs
aient été à même de faire autrement ?
La collection considérable réunie, surtout dans le Nord du Japon,
par M. Faurie, a été acquise intégralement par le Museum au fur et à
mesure de sa formation, c’est-à-dire de 1885 à 1893 inclusivement.
Cette collection est très précieuse parce qu’elle nous a fait connaître un
grand nombre de plantes de cette région sous leurs formes multiples,
ignorées jusqu'alors. Posterieurement à 1893 cinq à six collections de
même origine ont été distribuées par M. Faurie, dans quelques grands
herbiers d'Europe et d'Amérique. Mais ces collections ne sont point
546 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
comparables à celles que possède le Museum, surtout au point de vue
tout spécial de la multiplicité des formes; il ne pouvait d’ailleurs en
être autrement.
Il en résulte que c’est avec les collections du Muséum de Paris que les
plantes de M. Faurie peuvent seulement être étudiées d’une façon com-
plète, surtout en ce qui concerne les types nouveaux qui sont relative-
ment nombreux. D'ailleurs, avec celui de Saint-Petersbourg, l’herbier de
Paris est certainement le plus riche en plantes du Japon, en y joignant
celui de M. Emm. Drake, libéralement ouvert à ceux qui veulent le con-
sulter, et qui renferme la collection complète des types de l’Enumeratio
plantarum japonicarum; c’est done dans ces herbiers seulement qu’on
trouvera les éléments de comparaison qui sont si nécessaires pour par-
venir à une détermination exacte des espèces.
Cet exposé des espèces du genre Saussurea, au Japon, sera suivi
d'études concernant d’autres genres ou familles telles qu'elles existent
dans la collection Faurie et qui sont en ce moment entre les mains de
plusieurs botanistes du Museum de Paris.
———— hg _
T.
2
947
SYMBOLÆ
AD
BRYOLOGIAM JAMAICENSEM
AUCTORE
Carolo MULLER Hal.
Fissidens (Serridium) austro-adiantoides n. sp.; caulis
1-2-pollicaris latiuscule frondosus viridis, fiexuosus apice plus minus
obtusatus; folia caulina laxiuscule equitantia majuscula robusta, e
basi rotundata late oblongo-acuminata robuste breviter cuspidata
apice plus minus remote breviter dentata, cellulis magis incrassatis
veluti marginata, nervo lato viridi ante summitatem evanido calloso-
exarata, e cellulis rotundis incrassalis virenlibus grosse areolata;
lamina vera usque ad medium folii protracta majuscula obliqua ;
lamina dorsalis rotundate ad costæ basin oriunda. Cælera ignota.
Habitatio. Jamaica, sine loco speciali : Hart legit. Hb. Brotheri.
. Leucobryum (Euleucobryum) J amaicense n. Sp.; ces-
pites lati glauco-albidi dense radiculosi; caulis longiusculus apice in
ramum brevem fasciculatum productus; folia caulina densiuscule
imbricata, e basi angustiore late ovato-acuminata robuste mucronata
profunde canaliculato-concava, inferne e cellulis angustis longis pellu-
cidis lato-marginata, e cellulis magnis amplis longis maxime perfo-
ratis laxissime reticulata. Cætera ignota.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. alt., in terra, 2% Aprili 1896 :
W. Harris lg. Hb. Jamaicense No 10,072.
Ex habitu Leucobryo Martiano multo magis simile quam L. glauco.
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48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
3. Leucobryum (Euleucobryum) subglaucum n. sp.; ces-
pites pulvinati unciales densiusculi glauco-albidi vel dilute violacei;
caulis subgracilis apice veluti præmorsus parum divisus; folia caulina
erecla dense conferta parva strictiuscula angusta, e basi angustiore
anguste oblongo-lanceolata aculata valde regularia, inferne latiusculo-
marginata cymbiformia superne ob margines involutaceos in collum
angustius canaliculatum compressa, e cellulis angustis sed laxis pellu-
cidissimis facile emollitis reticulata. Cætera deficientia.
Leucobryum glaucum Mitt. nec. L. in Musc. Amer. Austr. p. 111.
Habitatio. Jamaica, Newhaven Pass, 5400 ped. altum, cum Campylopode
Harrisi commixtum, Decembri 1896 : W. Harris in Hb. Jamaicensi No 11,008.
Foliis pro genere minutis angustis strictis jam facile discernenda species.
4. Entosthodon (Amphoritheca) paucifolius n. Sp.; grega-
rius simplex paucifolius nanus; folia circa 7 parvula rosulatim dispo-
sita, e basi angustiore spathulato-ovata, acumine brevi acuto mucro-
nato terminata, angustissime marginata undulato-denticulata, nervo
anguslo pallido sepius purpureo ante apicem dissoluto exarata, e cel-
lulis laxiusculis majuseulis viridibus nec pellucidis reticulata; theca in
pedunculo breviusculo rubro tenui erecta minuta, e collo brevi ovalis
gymnostoma, operculo planiusculo minutissimo.
Habitatio. Jamaica, prope plantationes Cinchonæ, 4900 ped. altus, 11 Aprili
1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,044.
5. Mnium (Eumnium) rigidum n. sp.; cespites lati viridissimi
valde intricati rigidi; caulis filiformis nudus flexuosus ramosissimus,
ramis rigidis tenuibus flagelliformibus remotifoliis; folia ramea parva
remotissime disposila, caulina laxe palula apicem versus sureuli
magis conferta summitate in comulam congesta, e basi brevissima
angusta plus minus longe angustissime decurrente in laminam late
obovatam vel oblongam producta, mucrone perbrevi fuscato terminata,
latiuscule marginata nec limbata ubique fere breviter obtusiuscule
robustiuscule simplieiter denticulata, nervo viridissimo e basi crassa
anguste evanido ante apicem abrupto calloso-exarata, e cellulis densis
parvis hexagonis valde chlorophyllosis obscure reticulata. Cætera
speranda.
Habitatio. Jamaica, Newhaven Pass, 5000 ped. altum, Decembri 1896 sterile :
. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,092.
Species ob rigiditatem partium omnium, ramificationem teneram maximam
Earl Se EL
(3) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 949
atque folia marginata denticulato-serrulata obscure reticulata coriacea propria
pulchella. Folia caulina mixta cum foliolis multo minoribus longissime decur-
rentibus.
6. Polytrichum (Eupolytrichum) glaucicaule n. sp.; dioi-
cum; caulis 2-4-pollicaris gracilis flexuosus simplex vel innovando
divisus; folia caulina apicibus patulis horrida madore remota eleganter
juniperoideo-patentia, angusta brevia, e basi vaginata recta longa pel-
lucida cellulis angustis longis laxiusculis reticulata raptim in laminam
involutaceo-acuminatam integram attenuata, nervo lato laminam supe-
riorem tolam fere occupante in apicem pungentem robustum serru-
latum ferrugineum brevem excedente dorso apicis remote serrato
exarata; perichætialia similia sed longiuscule tenuiter serrulalo-aris-
tata; theca in pedunculo longiusculo crasso rubro flexuoso inclinata
parva cubica verrucosa. Cætera nulla.
Habitatio. Jamaica, Blue Mountains Peak, 7420 ped. altum, 31 Martio, cum
fruetu vetusto et juvenili 1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,029; Cin-
chona, 5200 ped. alt., Decembri 1896 : idem in Hb. Jamaicensi No 11,00%.
Gracilitudine surculi glauci, foliis parvis angustissimis atque theca parva
facile cognoscendum. Ad Eupolytricha juniperifolia pertinens.
7. Catharinea (Atrichum) synoica n. sp.; [los hermaphroditus
ditissimus; caules supra-bipollicares flexuosi laxissime aggregali sim-
plices subgraciles; folia caulina valde crispula madore valde patula, e
basi amplexante latiuscula lanceolato-acuminata, nervo angusto quin-
quies-lamellato in mucronem robustum excedente exarata, margine
supero duplicato-serrata, dorso hic illic spinosa, e cellulis majusculis
hexagonis vel polygonis utriculo primordiali maculato-repletis viri-
dibus reticulata ; perichætialia ut caulina limbata sed dentibus simpli-
cibus dense aggregalis obtusiusculis serrata; theca in pedunculo brevi
crassiusculo flavo-rubente erecta longiuscule angusto-cylindrica sub
ore constricta; peristomium longiusculum dentibus angustis. Cætera
inquirenda.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. alta, in terra, 2% Aprili 1896 :
W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,074; pr. Cinchona, 5200 ped. alt., Decembri
1896 : idem sub No 14,027.
8. Bryum (Sclerodictyum) chlorosum n. sp.; dioicum ; caulis
fertilis humilis julaceus apice ramis 2-3 julaceis perbrevibus comosus;
BULL. HERB. BOIss., juillet 4897. 39
390 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
folia caulina minuta densissime imbricata madore paulisper apice
patula, e basi tenuiter reticulata facillime fragili tenera brevi minute
ovata brevissime obtusiuscule acuminala ubique cymbiformi-concava
nec coarctata, nervo flavo applanato indistincto ante apicem evanido
carinato-exarata, e cellulis basi laxiuseulis teneris humore amene
dilute viridibus apicem versus densioribus pallidissimis reticulata ;
perichætialia multo minora anguste ligulate acuminata; theca in
pedunculo semipollicari tenero rubente valde flexuoso minuta plus
minus nutans angusle cylindrica sub ore valde constricta, peristomio
longiusculo normali. Cætera inquirenda.
Habitatio. Jamaica, 4900 ped. altum, prope plantationes Cinchonæ, 24 Aprili
1896 : W. Harris ad saxa legit. Hb. Jamaicense No 10,034.
Bryo pseudo-prostrato C. Müll. Novogranatensi ex habitu simillimum, sed
foliis tenuiter reticulatis humore chlorosis atque thecæ forma angustissime eylin-
drica jam differt.
9. Bryum (Rhodobryum) cygnopelma n. sp.; dioicum; ces-
pites lati laxissimi amoene viridissimi; caulis semiuncialis robustulus
simplex ; folia caulina inferiora minuta remota vel laxe patula, supe-
riora in rosulam polyphyllam discoideam congesta, siccitate crispatula
indistincte torquescentia humore eleganter rosulata subparva, e basi
angustiore rubente in laminam ovato-acuminatam robustam producta,
nervo crasso viridi canaliculato-calloso in mucronem brevem robustum
viridem excedente exarata, limbo lato flavo circumducta, margine
inferne vix revoluia superne tenuiter acute serrata, e cellulis parvis
densis amoene chlorosis mollibus infima basi vix amplioribus areolata;
perichætialia minora lanceolato-acuminata; theca in pedunculo lon-
giusculo tenui cygneo arcuato flavo-rubente inclinata longiuseula
angustissime cylindrica olivacea, operculo perbrevi conico sulphureo;
peristomium normale.
Habitatio. Jamaica, Cinchona, 5200 ped. altum; 5 Decembri 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 11,006.
Br. pycnopyxis Venezuelense simile foliis multo majoribus multo amplius
reticulatis jam toto coelo refugit. Planta ob capsulam angustam longam in
pedunculo eygneo-arcuato elegans.
10. Bryum (Dicranobryum) mammillosum n. sp.; dioicum ;
cespites lati pusilli viridissimi leptotrichacei teneri; caulis humilis
gracillimus simplex, ferlilis innovando parum brevirameus laxifo-
(5) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 951
lius; folia caulina parva angusta remotiuscula humore juniperoideo-
patula vel patentia, longiuscule lineari-acuminata, acutiuscula, mar-
sine indistincte angustissime revolula apice vix tenuiter denticulala
carinato-concava, nervo angusto pallescente vix excedenle exarala, e
cellulis longiusculis angustis sed laxiusculis viridibus reticulata; peri-
chætialia longiora; theca in pedunculo elongato tenui arcuato-
flexuoso glabro flavo-rubente parva inclinata, e collo rugulose am-
pullaceo-oblonga distinete mammillosa microstoma, operculo e basi
cupulata breviter conico glabro vel mammilloso, peristomium breve
brachymeniaceum; sporæ minutæ globosæ pellucidæ.
Habitatio. Jamaica, Cinchona, inter 5200-5400 ped. alt., Decembri 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,093 et 11,025.
Bryo papilloso C. Müll. Andino simillimum, sed foliis longioribus laxius
reticulatis subintegris jam refugiens.
11. Bryum (Navicularia) ripense n. sp.; cespites lati pollicares
rufescentes apice luteo-virides laxi nitiduli; caulis gracilis simplex
gemmula minuta virente terminatus; folia caulina remotiuscula
patula madore subpatentia minuta, e basi truncala cymbiformi-ellip-
tica brevissime acuminata, nervo angusto purpureo ad summitatem
evanido carinato-exarala, e cellulis angustis longiusculis laxiusculis
utriculo primordiali tenero repletis purpurascentibus reticulata,
margine erecto apice solum obsolete denticulata ; perichætialia
similia vel intima magis acuminata, omnia multo laxius reticulala
intense purpurea ; theca in peduneulo longiusculo tenui flavo-
rubente flexuoso nutans, e collo longiore siccitate ruguloso breviter
ovalis, peristomio brevi. Cætera ignota.
Habitatio. Jamaica, in paludosis fluminis Green River, 2509 ped. alt.,
13 Majo 1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,054.
Species perbella, foliis remotis purpurascentibus jam ab omnibus congene-
ribus distincta.
12. Pilopogon glabrisetus n. sp.; habitus P. gracılis; cespites
2-3-unciales laxissime cohærentes virides vel lutescentes rigidius-
culi; caulis gracilis vel gracillimus flexuosus flaccidus basi plus
minus compaclus; folia caulina erecto-patula angusla convolulacea
lanceolato-subulata summitate denticulata, nervo lato applanato
subulam totam occupante excurrente, cellulis alaribus paucis planis
emarcidis deciduis; perichætialia e basi longa appressa longe subu-
592
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
lata; theca in pedunculo breviusculo ubique glabro flavido deinque
rubente erecta minuta, e collo brevi angustissime cylindrica glabra,
operculo longe rostrato obliquiusculo, annulo minuto persistente,
peristomio longo flexuoso ruguloso, calyptra basi fimbriata.
Habitatio. Jamaica, prope Cinchona supra 5000 ped. alt., ut videtur vul-
garis: W. Harris. Decembri 1896.
A P. gracili pedunculis capsulisque glaberrimis primo visu distinetus pul-
cher. Dioicus; planta mascula tenera nodiflora.
13.
Thysanomitrium Jamaicense n. sp.; cespites lati laxissimi
infima basi solum tomentosi; caulis pollicaris tenuis julaceus flexuo-
sus flavus inferne magis patulifolius sordide virens, coma minuta
globulosa terminatus, prolifer directione varia ascendens; folia cau-
lina dense conferta minuta, e basi maxime longe fibrosa cellulis ala-
ribus distincts destituta in laminam cymbiformi-oblongam sensim
acuminatam strictam producia, pilo plus minus elongato vel breviore
hyalino apice dentato coronata, nervo lato lamellose striato levi per-
cursa, e cellulis basi longis pellucidis parenchymatice laxiusculis
apicem versus minoribus ellipticis incrassatis in membranam palli-
dissimam veluti conflatis areolata; comalia breviora latiora squami-
formia ex apice obtusiusculo breviter pilosa. Cætera ignota.
Habitatio. Jamaica, prope plantationes Cinchonæ alt. 4900 ped., 24 Aprili
1896 : W. Harris lg. Hb. Jamaicense No 10,032.
Ex habitu Thysanomitrio Caracasano m. aliquantulum simile, per analo-
giam ad Thysanomitrium adductum.
14.
Dicranum (Gampylopus) retinervis n. sp.; dioicum; ces-
pites humiles viridissimi mitidi laxi; caulis pusillus subsimplex tenuis
paucifolius; folia caulina strictiuscula erecta madore patula, e basi
angusta anguste cymbiformi-lanceolata subulalo-acuminata, apice
denticulata margine erecta, nervo lato laxe reticulato striæformi
deplanato excedente percursa, e cellulis minute quadratis densis
basi laxioribus majoribus et alaribus indistinctis planis pellucidis
reliculata; perichætialia longius subulata; (heca in pedunculo brevi
glabro flexuoso erecta parva ovalis, operculo breviter conico, calyptra
minuta dimidiata basi fimbriata ; peristomium breve angustum.
Habitatio. Jamaica, Cinchona, 5400 ped. altum, inter Dieranobryum mam-
millosum parce immixtum, Decembri 1896 : W. Harris in Hb. Jamaicensi
No 11,025.
Ye
2 Er We
(7) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 999
Statura pusilla foliisque laxinervibus prima fronte cognoscendum, ad Cam-
pylopodes brevifolios pertinens.
15. Dicranum (Campylopus) Harrisi n. sp.; cespites robusti
laxi viridissimi supra pollicares; caulis crassiusculus flexuosus apice
falcatus inferne nigrescenti-tomentosus; folia caulina siccitate et
humore patula apice in comam reduncam breviter caudalam unci-
natam congesia, e basi cellulis alaribus multis magnis fuscis vel
hyalinis ventricose dispositis ornata in laminam perangustam lan-
ceolato-acuminatam cymbiformi-concavam convolutaceam producta,
nervo lamellaceo-striato in subulam elongatam denticulatam canali-
culalam excedente lato-exarata, e cellulis ellipticis in membranam
viridem nitidulam incrassatis areolata; perichætialia similia longiora
patula; theca in pedicello breviusculo flavo curvato flexuoso inclinata
arcualo-oblonga leviter sulcala, operculo oblique subulato, calyptra
dimidiata basi longiuscule fimbriata, peristomio longiusculo.
Campylopus lamellinervis Mitt. in M. A. A. p. 82 nec C. Müll., partim.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. altum, in solo sylvestri, 24 Apr.
1896 : W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,040; Newhaven Pass, 5400 ped.
alt., inter Leucobryum : idem in Hb. Jamaic. No 11,008.
Ad Campylopodes capitiflores pertinens, species distincta robusta.
16. Dicranum (Leucolomata cespitulantia)longicapillare
n. sp.: caulis humilis parce divisus horridifolius; folia caulina sicci-
late et madore patula directione varia disposita nec secunda, e basi
cellulis alaribus multis laxis fuscis vel hyalinis eleganter ornata in
laminam anguste oblongo-acuminatam longissime subulatam sum-
mitate parum denticutatam pallidam attenuata parum involutacea,
limbo usque ad medium folii vel ultra lato hyalino marginata inde
usque ad subulam supremam angustissime marginata, infra e cellulis
minulis angustissime ellipticis incrassatis subpunctiformibus areo-
tata, nervo angusto hyalino excurrente carinato-exarata. Cætera
nulla.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. alt., 24 IV 1896 : W. Harris
legit frustula inter Pungentellam patentem.
L. albulum Sulliv. Cubense habitu simile et proximum differt : foliis multo
minoribus angustioribus, basi reflexis, cellulis alarıbus multo minoribus, limbo
vix ultra medium folii excurrente multo angustiore.
9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
17. Leptotrichum pseudo-rufescens n. sp.; dioicum; cespites
lati viridissimi laxissimi teneri; caulis pusillus, inferne nudiusculus
superne comosus, simplex vel apice pluries in ramulos brevissimos
divisus; folia longa angusta crispata, madore erecta, e basi angustis-
sime vaginata recta in laminam subulatam plus minus elongatam
flexuosam integerrimam attenuata recurviusculo-patula. nervo cras-
siusculo subulam usque ad summitatem extremam 2-3-dentatulam
omnino occupante exarala; perichætialia similia parum majora ;
theca in pedunculo elongato flavo tenuissimo erecta plus minus
longe cylindrica angustissima vix arcuata fusca nitida, operculo recte
subulato, annulo persistente angusto; peristomium longiusculum
strictum dentibus bifidis rubris. :
Habitatio. Jamaica, prope plantationes Cinchonæ, alt. 4900 et 5200 pedum
et Morces Pass alt. eadem, 24 IV 1896 : W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,036
et 11,009.
A Leptotricho rufescente Hpe. Andino theca angustissime cylindrica primo
visu distinctum. Flos masculus minutissimus in planta simplice minuta termi-
nalıs.
18. Angströmia (Weisiella) Harrisi n. sp.; dioica; cespites lati
humiles horridi virescentes; caulis pusillus simpliciusculus vel parce
stolonaceus; folia caulina paululo homomalla siccitate atque humore
patula breviuscula, e basi latiore vaginata in laminam subulatam
parum curvatam integerrimam canaliculatam attenuata, nervo cras-
siusculo virente subulam omnino fere occupante percursa, e cellulis
minutis quadratis basin versus multo longioribus rectangularibus
basi majoribus laxioribus viridissimis areolata; perichætialia majora;
theca in pedunculo breviuseulo flexuoso madore recto flavo tenui
minuta erecta anguste ovalis basi indistincte strumulosa, operculo
conico-subulato obliquo, calyptra dimidiata glabra. Peristomium ?
Habitatio. Jamaica, Blue Mountains Peak, 7420 ped. alta, in solo, 31 Martio
1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,068.
Fructum immaturum solum vidimus, sed dieranoideus certe erit.
19. Ängströmia (Euangströmia) Jamaicensis n. sp.; caules
gregarie cespitulosi pollicares tenuissimi simplices vel apice vix bre-
viter ramosuli ascendentes lutescenti-virides nitidi flexuosi; folia
caulina arcte appressa surculum angulatum in axi crassiusculo tereli
distantia parva, inferiora minuta apicem versus longiora : illa chrysea
(9) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 599
cymbiformi-oblonga nervo in mucronulum excedente, hæc pallida e
basi longe cymbiformi acuminatula nervo longius excedente pugio-
nata, suprema in pilum apice hyalinum protracta, omnia integerrima
e cellulis angustissimis in membranam splendentem incrassatis
indistinctis areolata. Folia perigonialia ut suprema formata gemmu-
lam minutam chryseam angustam terminalem sistentia. Cætera
nulla.
Habitatio. Jamaica, 4900 ped., alta, 24 Aprili 1896 : W. Harris sub
No 10,038.
Ex habitu 4. brevipedi Hpe. Mexicanæ similis, sed multo tenuior.
Flores masculi descripti in caulis apice 2-3 terminales, iconem Garckeæ
sistentes. Sub A. vuleanica Brid. Borbonica Cl. Mitten hane speciem in M. A. A.
p. 28 induxit.
20. Symblepharis Jamaicensis n.sp.; dioica; cespites unciales
laxı rigidi luteo-virentes; caulis angustus parce breviter ramosus
laxifolius; folia caulina valde crispata, madore e basi erecla subvagi-
nata angusta reflexiusculo-patula, in laminam angustam cymbiformi-
concavam subulato-acuminatam flexuosam acutiusculam integerri-
mam producta, nervo angusto deplanalo striæformi in apicem robus-
üusculum carnosulum excedente canaliculato exarata. e cellulis
minutis rotundis basin versus multo longioribus angustis densius-
culis vel margine pellucidis areolata, superne anguste revoluta; peri-
chætialia longiora; theca in pedunculo breviusculo flavo-rubente
erecla parva cylindrica exannulata rubro-fusca nitidula, operculo
conico erecto acutiusculo; peristomii dentes breves in conum con-
gesti angusti lineares linea longitudinali exarati glabri dilute auran-
tiaci; calyptra parva glabra.
Habitatio. Jamaica, Cinchona, 5200 ped. alt., Decembri 1896 : W. Harris
in Hb. Jamaicensi No 11,023; Contenti Road, altitudine 3000 pedum, cum fruc-
tibus junioribus olivaceis flavisetis atque operculis obliquiuscule rostratis :
W. Harris in Hb. Jam. No 10,08% ; Contenti Road, cum Barbula recurvicuspide
commixta : idem, No 10,082.
21. Pottia (Hymenostylium) glauca n. sp.; dioica; cespiles
pusilli glauco-virides protonemate byssaceo tenero glauco mixti
laxiuseuli; caulis humilis sImpliciusculus vel apice ramulos per-
breves paucos senophyllaceos exmittens; folia parva imbricata cris-
pula madore patula reflexiuscula, inferiora vetusta emarcida tenera
596 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
pallescentia, superiora amoene viridia, e basi anguste tenera pellu-
cida minute hexagono-reticulata lineari-acuminata profunde cari-
nato-canaliculata integerrima, nervo angusto viridi excedente bre-
viter mucronata, e cellulis rotundis mollibus flavo-viridibus minutis
areolala ; perichætialia similia majora ; theca in pedunculo brevi
rubente erecta minuta oblonga gymnostoma, operculo oblique ros-
trato, calyptra minuta dimidiata glabra.
Habitatio. Jamaica, Contenti Road, 3000 ped. alta, ad rupes, Decembri 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,083.
Species ob colorem glaucum ex habitu ad Glaucodium Leptotrichi generis
accedens propria. Ob staturam Hymenostylio pseudo-rupestri C. Müll. (Gym-
nostonum rupestre Sulliv. var. Musc. Cubens. No 8) similis.
22. Pottia (Hymenostylium) nanangia n. sp.; dioica; cespites
biunciales glauco-virides laxissimi basi radiculoso-compacti; caulis
gracilis flaccidus flexuosus apice breviter ramulosus laxifolius; folia
caulina siccitate subreflexo-patula crispula, humore valde patula
remotiuscula stricta angusta, tomentum brunneum ex axillıs emit-
tentia, e basi angusta lineali-acuminata, nervo carinalo viridissimo
excedente carnoso-cuspidata, margine infero revoluta ubique inte-
gerrima,e cellulis minutis rotundis chlorosis mollibus areolata; peri-
chætialia similia vix longius acuminata pauca patula; theca in pedun-
culo brevi tenui flavo-rubente erecta minuta oblonga truncata
(gymnostoma), operculo oblique rostrato.
Habitatio. Jamaica, Vinegar Hill, 4800 ped. alta, 4 Decembri 1896
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,094.
Cespitibus altioribus, caule gracili tomentoso elongato capsulisque minute
ovalibus vel oblongis primo visu distinguenda pulchra species, magis ad Hyme-
nostylia Emodica accedens.
93. Trichostomum (Eutrichostoma barbuloidea) lam-
prothecium n. sp.; cespites latiusculi humiles laxi sulphureo-
lutescentes rigidi; caulis semipollicaris gracilis simplieiusculus; folia
caulina cireinnato-crispula remotiuscula firma parvula humore
patula, e basi vaginata pellucide albida in laminam refiexiusculam
flexuosam latiuscule lanceolato-acuminatam attenuala, margine
usque ad summitatem distincte involutacea integerrima canaliculato-
concava, nervo lato in mucronem acutum excedente virente calloso-
exarata, e cellulis minutis rotundis obscuris basin versus parum
(11) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 997
majoribus sed minute anguste rectangularibus distinctioribus basi
ad marginem latum multo majoribus teneris parenchymalicis priores
cellulas sursum includentibus areolata; perichætialia sımilia angus-
tius acuminata; theca in pedicello brevi flavo flexili erecta parva
eylindrica nitide fusca exannulata, operculo conico-subulata recto
minuto; peristomium breve rugulosum rubiginosum, dentibus irre-
gularibus usque ad basin fissis.
Habitatio. Jamaica, prope plantationes Cinchonæ, 4900 ped., alt., 2% Aprili
1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,047.
Species propria foliis remotiusculis atque peristomio perbrevi.
24. Barbula (Senophylla revoluta) recurvicuspis n. sp.;
dioica ? cespites humiles semiunciales obscure virides inferne ferru-
ginei laxi; caulis nodosiusculo-teres simpliciusculus vel innovando
ramulis brevissimis parum divisus; folia caulina minuta dense indi-
stincte torquescenti-imbricata crispula, madore raplim reflexiusculo-
palula, e basi brevi erecta semiamplexicauli latiore in laminam
brevem angustius ligulatam apice rotundato-obtusatulam reflexam
veluii excisam vel emarginatam integerrimam profunde canalicu-
latam margine valde anguste revolutam producta, nervo carinato
angusto viridi in mucronulum brevem excedente exarata, e cellulis
minulis rotundis basi vix hexagonis ubique mollibus obscure viri-
dibus areolata; perichætialia similia vix majora; theca in pedunculo
longiusculo tenui rubente parva erecta anguste cylindrica fusca
glabra, operculo breviter subulato. Peristomium non vidi.
Habitatio. Jamaica, Bridgs Hill, 1550 ped. alta, Nov. 1896 : W. Harris in
Hb. Jamaicensi No 11,038; Contenti Road, inter Symbtephar. Jamaicensem vigens.
alt. 3000 pedum : idem inter No 10,082 : forma robustior.
Species foliorum summitate rotundato-obtusata emarginata plus minus
reflexa facillime distinguenda.
25. Barbula (Senophylla canaliculato -subulata) ferri-
nervis n.sp.; dioica; gregarie cespitulosa pusilla simplex lutes-
centi-viridis; folia caulina horride patula crispatula, madore erecta
stricla, e basi lanceolata angusta sensim angustissime lineari-acumi-
nato-subulata, integerrima margine basali parum revoluta, nervo
pro foliolo crasso stricto plus minus ferrugineo in mucronulum bre-
vissimum excedente calloso-exarata, e cellulis parvis sed pellueidis
rectangularibus basin versus majoribus laxioribus reticulata ; peri-
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
chætialia pauca longiora; theca in pedunculo longiusculo tenui stric-
tiusculo rubro erecta parva anguste cylındrica, operculo longe rostrato
tenui; peristomium longum angustissimum rubrum pluries con-
tortum.
Habitatio. Jamaica, supra Bridgs Hill, 1600 ped. alta, 28 Nov. 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 11.026.
Ob folia anguste lineari-acuminato-subulata diaphane reticulata crasso-rubri-
nervia species pulchra facile discernenda.
26.
Barbula (Senophylla canaliculato-subulata) purpu-
ripes n. sp.; dioica; cespituli lati humiles laxi obscure virides;
caulis simpliciuseulus vel innovando parce breviter ramulosus tener
flexuosus; folia caulina minuta crispula madore plumose patula, e
basi latiore sed angusta superne paululo dilatata cymbiformi concava
in laminam multo angustiorem canaliculato-acuminatam producta,
margine ubique erecto integerrima, nervo pro foliolo crassiusculo
plus minusve ferrugineo in mucronulum brevissimum acutum tenue
excedente dorso tenerrime papilloso exarata, e cellulis minutissimis
rotundis obscuris viridibus areolata, in axi rubro disposita; perichæ-
tialia longius acuminata; theca in pedunculo pro plantula altiusculo
tenui purpureo erecta minuta angustissime cylindrica, operculo longe
rostrato tenero, calyptra tenerrime asperula; peristomium longum
valde contorlum.
Habitatio. Jamaica, Cinchona, 5200 ped. alta, ad rupes, Decembri 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 11,022.
Foliis miuutis perangustis sublinearibus canaliculatis nec subulatis faciie
distinguenda.
27.
Zygodon (Anoectangium) Jamaicensis n. sp.; cespites
late expansi depressi e viridi ferruginei; caulis pusillus tener gracil-
limus parum brevissime ramulosus fragilis; folia caulina minuta
crispula humore valde patula reflexiuscula, apice surculi veluti in
rosulam nanam congesta, e basi lineari in laminam ligulato-dilatatam
plus minus brevissime acuminatam mucronulatam vel (superiora)
magis rotundatam obtusiusculam profunde carinatam integerrimam
producta, nervo angustissime canaliculato percurrente exarata, e cel-
lulis rotundis mollibus viridibus areolata; perichætialia vix majora
appressa e basi latiore lanceolato-acuminata pallida ; theca in pedun-
culo breviusculo tenero flavo strictiusculo erecta breviler anguste
cylindrica ochracea tenera gymnostoma, operculo oblique rostrato.
(13) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 999
Habitatio. Jamaica, Contenti Road, 3000 ped. altus, Decembri 1896 ad
terram : W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,088, 11,032.
Anoectangio pusillo similis, sed hæcce species cespites compactos efformat.
Dioicus ?
28. Macromitrium (Eumacromitria longifolia) cacu-
minicolum n. sp.; cespites lutescentes laxiusculi nec tomentosi
nec radiculosi; caulis repens, ramis brevibus gracilibus simplicibus
vel parce breviter ramulosis; folia caulina crispatula madore erecto-
patula, e basi longiuscula angusta verticali in laminam valde anguste
acuminatam subulatam acutam arcuatam producta, nervo profunde
canaliculato dilute ferrugineo in subulæ summitatem excurrente
exarala, e cellulis ubique æqualiter pallidis superne minutis rotundis
basin versus longis maxime incrassatis sublunatis levissimis nec
verrucosis areolala; perichætialia similia vix longiora; theca in pedun-
culo longo flexuoso fiavo-rubente tenui erecta parva ovalis micro-
stoma leviter membranacea ore solum plicatula, operculo conico
subulato recto, calyptra aurea multifida; peristomium breve simplex
pallidum rugulosum, dentibus indistincte articulatis; sporæ magnæ
globosæ virides æquales.
Habitatio. Jamaica, Blue Mountains Peak, 31 Martio 1896 : W. Harris. Hb.
Jamaicense No 10,060.
Macromitrio altipedi simile, sed foliis brevioribus erectis arcuato-curvatis,
areolatione et peristomio toto cœlo diversum.
29. Macromitrium (Eumacromitria longifolia) altipes
n. Sp.; cespites laxissimi nec tomentosi nec radiculosi luteo-virides ;
caulis primarius longe repens, ramis gracilibus semipollicaribus
parce divisis remotis arcuatis; folia caulina crispula madore recurvo-
patula longa, e basi verticali longiuscula aurea in laminam latiuscule
acuminatam leviter recurvam plus minus subulatam producta, mar-
gine infero revoluto integerrima supremo tenuiter indistincte denti-
culata, nervo ferrugineo superne pallido ante apicem evanido canali-
culate exarala, e cellulis minutis angulate rotundis incrassatis basin
versus longioribus in membranam lutescentem veluti conflatis parce
verrucosis areolata; perichætialia similia; theca in pedunculo longius-
culo flavorubente pro more spiraliter torto et fiexuoso erecta parva
tumide ovalis brevicolla sub ore parum constricta sulcatula ætate
levissime membranacea, operculo conico-subulato recto, calyptra
560
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
aurea nilida multifida glabra; peristomium duplex : externum den-
tibus brevibus rubiginosis fissis, internum membrana in dentes
angustissimos aciculares dilute ferrugineos rugulosos lacerata.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. alt., ad ligna putrida, 24 Aprili
1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,056; prope Newhaven Pass, 5500 ped.,
Decembri : idem No 11,007, 11,013.
30.
W.
31.
Macromitrium (Eumacromitria longifolia) peraris-
tatum n. sp.; cespites lati pulvinato-tumescentes virides inferne
ferruginei; caulis primarius repens, ramis pollicaribus gracilescen-
tibus parce divisis horridifoliis; folia caulina crispatula madore valde
patula, e basi angusie oblonga in laminam elongate loriformi-acumi-
natam angustiorem margine vix lenuissime crenulatam vel integer-
rimam produela, nervo profunde canaliculato angusto ferrugineo in
aristam teretem integram longiusculam sirictam acutam excedente
exarata, e cellulis seriatim dispositis parvis incrassatis unipunctatis
basin versus longioribus nec punctatis in membranam chryseam
conflatis levibus vel parce tenuiter verrucosis areolata ; perichætialia
similia sed margine distinctius revoluta; theca in pedunculo mediocri
arcuato rubro erecta, e collo brevi ovalis sulcata cornea, operculo
conico-subulato recto, calyptra multifida aurea nilida parva glabra:;
peristomium breve rubiginosum veluti abruptum externum simplex;
sporæ magnitudinis valde inæqualis virides.
Habitatio. Jamaica, prope plantationes Cinchonæ, 4900 ped. alt., ad rupes :
Harris 24 Aprili 1896. Hb. Jamaicense No 10,033.
Schlotheimia (Ligularia) ciliolata n. sp.: cespites late
pulvinati inferne valde tomentosi superne laxiusculi virides; caulis
humilis vix semipollicaris parce breviter divisus flexuosus terelius-
culus gracilis obtusiusculus madore tumescens; folia caulina dense
imbricata crispula humore recurviusculo-patula parva, e basi angus-
tiore ovato-oblonga ligulata rotundate obtusa vel pro more in apicem
recurviusculum excisum producta, nervo angusto ferrugineo in api-
culum excedente canaliculato-exarata, ubique undulato-rugulosa
tenuiter membranacea, e cellulis minutis rotundis basin versus
parum majoribus diaphanis areolata; perichætialia immersa paululo
majora; theca in pedunculo brevi rubro erecta, e collo brevi cylin-
drica sub ore angustissime constricta, operculo e basi cupulata longe
(15)
C. MÜLLER. SYMBOLE AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 561
subulato, calyptra nuda inferne lobata superne indistinete scabra ;
peristomium duplex : dentes externi breviusculi ferruginei asperuli,
interni membrana in ciliola ferruginea permulta capillaria regula-
riter fissa; sporæ majuscule globosæ virides.
Habitatio. Jamaica, in truncis arborum ripæ fluminis Green River, 2500 ped.
18 Majo 1896 : W. Harris Igt. Hb. Jamaicense No 10,050.
Schlotheimia (Ligularia) pellucida n. sp.; dioica; cespites
profusi laxi e viridissimo fuscati robustuli; caulis ionge repens, ramis
pollicaribus parum divisis clavatulis curvulis juventute æruginosis;
folia caulina indistinetius torquata madore patula caulem turgescen- :
tem sistentia majuscula, e basi angustiore longiuscule oblonga ligu-
lato-acuminata, nervo angusto flavido vel ferrugineo profunde cana-
lieulato in mucronem robustiusculum excedente percursa, basi uno
latere margine revoluta, distincte undulato-rugulosa tenuiter mem-
branacea pellucidissima state magis ferruginea, e cellulis ubique
incrassatis minutis oblique elliptieis basin versus longioribus areo-
lata; perichætialia majora longiuseule acuminala mucronata excorru-
gata; theca in pedunculo breviusculo flavo-rubente erecta cylindrica
sulcata majuscula, operculo e basi cupulata recte rostrato, calyptra
capsulam superante glaberrima aurea basi inflexo-laciniala; peristo-
mium duplex : dentes externi longi robusti carnosi opaci lineali-
subulati obtusiusculi indistincte articulati, interni brevissimi obso-
leti.
Habitatio. Jamaica, prope Newhaven Pass., 5500 ped. alt., ad truncas arbo-
rum, Decembri 1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 11,028.
A Schl. torguata magnitudine partium omnium atque foliis pellueidis multo
minus torquatis, a Schl. ciliolata caracteribus iisdem et peristomio jam refugit.
33. Helicophyllum Jamaicense n. sp.; caulis angustus; folia cau-
lina superiora facillime emollientia siccitate crispula nec terebellata,
e basi asymmetrica obliqua latiuscula majuscule ligulato-oblonga
obtusata vel magis acuminata obtusatula parum undulata carinato-
concava carnosula mollia fragilia distinctius limbata, nervo viridi
angusto anle apicem evanido carinato-exarala, e cellulis rotundis
distinctis amoene viridibus tenerrime punctatis sed haud scabris
molliter areolata; inferiora stipulacea brevia, e basi latiuscula lan-
ceolala, basi tenuiter pellucide superne viridi molliter reticulata,
obsoleto-limbata; perichætialia latiuscule lenceolato-acuminata, nervo
562
Hb.
(SE)
rs
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
crassiusculo apicem versus sæpius dilatato in mucronem vel longius
excedente luteo exarata, e cellulis longis angustis dilute luteis reti-
culata. Cætera nulla.
Helicophyllum torquatum Mitt. in M. A. A. p. 331.
Habitatio. Jamaica, ad rupes, alt. 2500 pedum, 43 Majo 1896 : W. Harris.
Jamaicense No 10,053.
Foliis facile emollitis mollibus sublevibus jam distincta species.
. Helicophyllum Portoricense n. sp.; caulis angustissimus ;
folia caulina superiora minuta dimorpha : breviter ligulata obtusata
et longius ligulata obtuse acuminata, omnia obsolete limbata nec
terebellata sed facile emollientia planiuscula, e cellulis parvis rotun-
dis ob papillas majusculas scabro-obscuris areolata, inferiora vel sti-
puliformia latiuscula lanceolato-acuminata pallidiora punctato-areo-
lata limbata; perichætium paucifolium breve pauperum, foliis anguste
lanceolato-acuminatis, nervo crasso dilute ferrugineo pungentibus,
margine vix revolutis, e cellulis parvis angustis densis areolatis. Cæ-
tera ignota.
Habitatio. Portorico, ad rupes in sylvis montosis, ubi Bertero legit. Balbis
in Hb. Curt Sprengel sub Fissidente.
Ab Helicophyllo Gubensi minutie partium omnium præcipue perichetii fer-
ruginei raplim distinetum.
35. Helicophyllum Cubense n. sp.; caulis perangustus; folia cau-
lina facile emollientia, superiora dimorpha : parva breviter oblongo-
ligulata obtusissima vix acuminulata, vel longiora lanceolato-acumi-
nata obtusiuscula acuminulata, omnia anguste limbata carinato-con-
cava, nervo angusto ante apicem evanido exarata, e cellulis rotundis
obscuris scabriusculis areolata; inferiora minuta e basi latiore ovato-
acuminata multo pallidiora, e cellulis rotundis minoribus tenerrime
punctatis reticulata, obsolete limbata ; perichætialia breviuscula sul-
phurea lanceolato-acuminata, nervo dilute ferrugineo excedente mu-
cronata vel pungentia, e cellulis longis pellucidis laxiusculis reticu-
lata. Cætera nulla.
Helicophyllum torquatum aut. partim.
Habitatio. Cuba, in sylvis corruptis : Charles Wright, Collect. No 73 sub
Helicophyllo torquato Sulliv.
Perichætio maximo congenerum omnium nitidulo-sulphureo statim decer-
nendum.
(17) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM, 563
36. Helicophyllum diversifolium n. sp.; minutum subferrugi-
neum; caulis angustissimus; folia caulina superiora dimorpha : altera
magis acuminala obtusiuscula, omnia immarginata asperrima; stipu-
liformia longiuscula lanceolato-acuminata margine angustissime
revoluta pallidiora punciato-papillosa; perichætialia calycem brevem
parum supra folia caulina dispositum sistentia robustiuscula breviter
lanceolata, nervo crassiusculo dilute ferrugineo excedente acute pun-
gentia, e cellulis angustis longiuseulis papillosis reticulata, margine
valde revoluta. Cætera nulla.
Helicophyllum torquatum Mitt. in M. A. A., p. 332.
Habitatio. Peruvia, Tarapoté ad saxa in fruticetis : Spruce. Coll. No 131.
Perichætio perbrevi ferrugineo ab obmnibus congeneribus statim decernen-
dum. Caracteres bonos forsan definitivos fructus rarissimi pro omnibus Helico-
phyllis dabunt.
37. Phyllogonium (Leiogonium) globitheca n. sp.; caulis
pendulus angustifrondeus minusculus tenuis e virescenti lutescens;
folia parva, e basi rotundate auriculata cellulis alaribus incrassatis
maculam brunneam sistentibus ornala in laminam angustam apice
ad latus unum valde repandam ad latus alterum excisulam sed mu-
crone brevi acuto recurviusculo terminatam producta; perichætialia
minuta pauca, e basi late vaginata in acumen subulatum longum
strictum integerrimum protraeta ; theca in pedicello brevissimo pau-
lulo exserto tenui flexuoso erecla minuta globosa. Cætera ignota.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. altum, ad truncos, 24 Aprili
1896 : W. Harris. Hb. Jamaicense No 10,049.
38. Pilotrichella (Turgidella) eroso-mucronata n. sp.; Pilo-
trichellæ turgescenti habitu simillima, sed folii mucrone robusto
apice pluries eroso statim decernenda.
Habitatio. Jamaica, New Haven Pass, inter Capressinam arcuatipedem :
W. Fawocett, 1896.
39, Pilotrichella recurvo-mucronata n. sp.; Pilotrichellæ
turgescenti habitu simillima, sed folii mucrone acuto recurvo raptim
cognoscenda.
Pilotrichella twrgescens Bescher. in Musc. Antillar.
Habitatio. Guadeloupe : L’Herminier ; Puerto Rico, prope Uticado, in sylva
primæva : Sintenis, 10. III. 1889.
90% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
40. Hookeria (Drepanella) dimorpha n. sp.; cespituli tenelli
glauco-viridissimi; caulis vage ramosus brevis, ramis perbrevibus
angustis pseudo-teretiusculis curvulis apice falcatulis simplieibus
aggregatis; folıa caulina leviter falcatula et secundula, madore patula
nec reflexa, e basi angustiore anguste oblongo-acuminata breviter
subulata acutata recliuscula nec rarius falcata tenuiter denticulata,
regulariter concava margine anguste revoluta, nervis binis angustis-
simis callosis longiuseulis parallelis apice abruptis vel in foliis infe-
rioribus latioribus plus minus brevissimis vel obsoletis exarala, e
cellulis angustis sed plus minusve laxiusculis chlorose maculatis
reticulata; perichætialia e basi latiore semiamplexicauli multo lon-
gius subulata; theca in pedunculo longiusculo tenui rubente glabro
erecta deinque inclinata vel nutans anguste cylindrica siccitate valde
coarlata igitur vesiculosa, basi strumosula, operculo e basi cupulatula
recte rostralo, calyptra operculum solum detegente basi lobatula
glabra; exostomii dentes angusti rufuli maxime introrsum curvati
obscuri asperuli linea longitudinali pallida exarati, endostomiü dentes
flavi nec secedentes.
Habitatio. Jamaica, Newhaven Pass, 5600 ped. alt., Decembri 1896
W. Harris inter Microthamnium legit. Hb. Jamaicense No 10,097.
41. Hookeria (Euhookeria) obliquicuspis n.sp.; caulis repens
complanatus longus. ramis brevibus plerumque simplicibus laxifoliis
complanatis glauco-viridibus remotiusculis pinnatus; folia caulina
majuscula distichaque frondem flaccidam teneram sæpius emarcidam
sistenlia, e basi angustiore in laminam lato-ovalam deinque acumi-
natam oblique acutato-cuspidatam produeta caviuscula nec compli-
cata, limbo distincto pallido crassiusculo apicem versus denticulato
ubique eircumducta, nervis longis pallidis valde divergentibus exa-
rala, e cellulis amplis hexagomis teneris grosse reticulata. Cætera
ignota.
Habitatio. Jamaica, Newhaven Pass, 5600 ped. alt., inter Microthamnium
frustula pauca : W. Harris Decembri 1896 sub No 10,097 Hb. Jamaicensis.
Hookeria blanda Lrtz. (H. varians Sulliv.) et H. albicans Schw. foliis reete
cuspidatis jam recedunt.
42. Hookeria (Drepanella) Harrisi n. sp.; dioica ? cespites
viridissimi teneri subdepressi; caulis repens vage ramosus, ramis
brevibus angustis complanatis geniculate dichotome dispositis obtu-
(19) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 565
siusculis teneris; folia caulina crispatula minuta, humore frondem
elegantem sistentia vesiculose patula in axi crassiuseulo rubro dispo-
sita valde falcata, e basi latiore dilute aurantiaca in laminam com-
plicate ovato-acuminatam integerrimam protracta, nervis binis diver-
gentibus longiusculis callosis glabris pallidis exarata, e cellulis
minutis densis subincrassatis virentibus prosenchymaticis angustis
areolata; perichætialia plura erecta regulartier concava et acuminata;
theca in pedunculo longiusculo rubente glaberrimo inclinata parva,
e collo brevissimo glabro oblonga truncata, operculo e basi cupulata
recte rostrato, calyptra pallida parva basi lobato-incisa glabra ; peris-
tomii dentes externi breves dense articulati cristati lutei, interni
dilute aurei carinati nec secedentes breves.
Habitatio. Jamaica, Vinegar Hill, 5800 ped. alt., 4 Decembri 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 11,015; Newhaven Pass, Decembri 1896,
5600 ped. alta : idem in Hb. Jam. No 11,030.
Ex habitu Cupressina perfecta.
43. Stereophyllum (Euglossophyllum) Jamaicense n. sp.;
moneicum; caulis angustifrondeus viridissimus flaceidus flexuosus
tenuiusculus; folia caulina parva laxe imbricata, madore patenti-
patula, e basi angustiore in laminam excavatam producta deinque
ligulata brevissime acuminala cymbiformi-concava, margine infe-
riore parum revoluta, integerrima, nervo unico pro foliolo crassius-
culo supra medium evanido calloso-exarata, e cellulis parvis ellipticis
mollibus valde chlorophyllosis areolata; perichætialia e basi latiore
appressa apice parce denticulata raptim in acumen longiusculum
latiusculum acutatum protracta; theca in pedunculo pro plantula
longiusculo rubente inclinata parva oblonga ore parum constricta,
operculo e basi conica rostrata; peristomium breve normale luteum.
Habitatio. Jamaica, Contenti Road, 3000 ped. altum, Decembri 1896
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,087.
Stereophyllo Cubensi Mitt. aliquantulum simile, sed hæcce species foliis
inferne ventricose dilatatis jam longe distat.
4%. Microthamnium minusculifolium n. sp.; cespites latis-
simi maxime intricati virides teneri rigidi; caulis valde vage ramosus
crassus viridis minutifolius; folia caulina remota patentia e basi
angustiore breviter lanceolata brevissime mucronata stricta tenuiter
denticulata breviter obsolete binervia, e cellulis brevibus densius-
BULL. HERB. BOISS., juillet 1897. 40
366
W.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
culis areolata; perichætialia multo majora e basi semi-amplexicauli
tenera pallida in acumen elongatum subulatum reflexum protracta
tenerrime denticulata; theca in pedunculo tenui rubente apice cur-
vaio erecia parva, e collo brevi oblonga olivacea, operculo conico-
subulato rubente; peristomium normale.
Habitatio. Jamaica, Newhaven Pass, 5600 ped. altum, Decembri 1896 :
Harris in Hb. Jamaicensi No 11,018, 11,031; Vinegar Hill, No 41,014;
prope John Crow Peak, 5400 ped. altum : idem sub No 11,036.
45.
Cupressina (Cupressinæ genuinæ) arcuatipes n. sp.;
cespites lati lutescentes laxi intricati decumbentes; caulis 1-2-polli-
caris vel supra remote regulariter pinnalim ramosus, ramis bre-
vibus caudatis curvatis; folia caulina falcata nitida, e basi impresso-
auriculata plicatula latiuscula in laminam longiuscule oblongo-acumi-
natam breviter subulatam margine erectam integerrimam pallidis-
sime membranaceam producta enervia, e cellulis angustissimis in
membranam conflatis areolata, cellulis alaribus destituta; perichæ-
tialia majora e basi vaginata in subulam elongatam protracta; theca
in pedunculo longissimo flexuoso vel arcuato tenui flavo-rubente
erecia angustissime cylindrica longiuscula vix curvata, operculo mi-
nuto conico. Cætera nulla.
Habitatio. Jamaica, New Haven Pass, 9 Augt 1896 cum fructu immaturo :
W. Fawcett. Hb. Jamaicense No 10,079 ; prope plantationes Cinchonæ, 4900 ped.
alta.
tain
24 Aprili 1896 sterilis : W. Harris. Hb. Jamaic. No 10,048; Blue Moun-
Peak, 7400 ped. alta, 31 Julio 1896, cum fructu immaturo : W. Harris.
Hb. Jamaicense No 10,077; Newhaven Pass, 5500 ped. alt., Decembri, fructibus
maturis : W. Harris No 11,020.
Ex habitu, ut videtur, Cupressinæ polypteræ (Mitt. sub Ectropothecio)
similis, sed foliis integerrimis jam remota.
46.
Rhynchostegium rigescens n. sp.; synoicum; cespites lati
viridissimi laxe intricali rigidi tumescentes ; caulis longe repens
valde vage ramosus rigidus; folia caulina parva remoia patentia
rigida complicata, madore e basi angustiore in laminam parvam
latiuscule ovatam breviter acuminatam tenuiter serrulatam carno-
sulam producta, nervo angusto ante apicem evanido carinato-exarala,
e cellulis densis brevibus viridissimis subobscuris areolata, compli-
catula; perichætialia plura multo majora, e basi lata semiamplexi-
cauli ovata in acumen longum valde reflexum apicem versus denti-
culatum acutatum protracta, e cellulis multo majoribus longioribus
(21) C. MÜLLER. SYMBOLÆ AD BRYOLOGIAM JAMAICENSEM. 567
laxioribus reticulata; theca in pedunculo longiusculo crasso rubro
superne leviter muriculato inclinata parva, arcuato-oblonga, operculo
longe rostrato. Cætera nulla.
Habitatio. Jamaica, Newhaven Pass, 5600 ped. altum, «on damp decaying
logs », % Dec. cum fructibus juvenilibus : W. Harris in Hb. Jamaicensi
No 10,091.
Species propria, inflorescentia hermaphrodita, rigiditate partium omnium,
foliis remote dispositis carnosis crassiusculis atque pedunculo semi-asperulo
facillime discernenda. Ex Potamorhynchostegiis.
47. Brachythecium Jamaicense n. sp.; cespites lati molles
intricati sericei luteo-virides; caulis longe profusus, ramis brevibus
tenuibus pseudo-teretibus densiuscule dispositis irregulariter pinnu-
latus; folia caulina dense imbricata breviter setosa madore erecto-
patula parva, e basi paululo decurrente excisa ovata in laminam acu-
minalam breviter subulatam producta, margine infero late revoluta
ubique integerrima vel ad subulam tenuiter denticulata, profunde
subcochleariformi-concava, nervo angustissimo in subulam evanes-
cente carinate exarata, e cellulis angustis longiusculis teneris pellu-
cidis laxiusculis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Jamaica, Contenti Road, 3000 ped. altum, in saxosis, Dec. 1896 :
W. Harris in Hb. Jamaicensi No 10,089.
var. albidum. Cespites albidi, folia parum majora flaccidiora
minus regulariter cavernoso-concava.
Habitatio. Jamaica, sine loco speciali : Boswell in Hb. Geheeb. 1878.
Ex habitu Brachythecio albicanti simile.
48. Thuidium perrigidum n. sp.; cespites lati robustiusculi viri-
dissimi; caulis tenacissimus rigidissimus, ramis brevissimis teneris
pinnatus; folia caulina minuta remota squarrosa, e basi dilatata has-
tato-subulata, nervo ferrugineo pro foliolo crassiusculo subulam
totam occupante calloso-exarata; ramulina siceitate et madore den-
siuscula erecta minutissima anguste oblongo-acuminata, nervo pal-
lido dorso alato-scabro excurrente percursa, e cellulis minutissimis
rotundis scabriusculis areolata. Cætera ignota.
Habitatio. Jamaica, Morces Pass, 4900 ped. alt., 24 Aprili 1896 : W. Harris.
Hb. Jamaicense No 10,076.
568
NOMS PATOIS
ET
EMPLOI POPULAIRE DEN PLANTEN DE LA SANOIE
PAR
le Dr Alfred CHABERT
Ce travail est le complément de ceux que j’ai publiés dans ce Bulletin :
en 1895 et cette année-ci. Les noms patois et quelques usages sont
extraits d’un manuscrit fait par un habitant de Beaufort? et remis par
lui en 1884 à M. Briot, inspecteur des forêts, qui a bien voulu me le
communiquer. Intitulé Dictionnaire de botanique patois et français avec
les noms latins, patois de Beaufort, par M. Bugand, il contient les noms
en ces trois langues et dialectes de 275 plantes, leur description som-
maire, et pour une partie leurs modes d'emploi dans la médecine popu-
laire et dans l’économie domestique de ces montagnes. Ecrit dans un
style primitif, il est l'exposé fidèle des faits observés et des traditions
du pays. Craignant probablement de laisser croire qu’il n’est pas au
courant des progrès de la civilisation, Bugand parle presque toujours
au passé. Mais j’ai constaté en 1891 et 1893, en explorant cette partie
de nos Alpes, que les traditions ne sont pas perdues, et que la méde-
cine populaire ne s’est pas transformée encore. J’avais remarqué alors
dans le patois quelques mots différents de ceux de nos autres patois de
la Savoie; je fus frappé, en lisant le manuscrit de Bugand, d’y voir
1 A. Chabert, De l'emploi populaire des plantes sauvages en Savoie, in Bulletin
de l’Herbier Bossier, t. III, p. 291, et Des plantes sauvages comestibles de la
Savoie, t. V, p. 258.
? Beaufort est un chef-lieu de canton du nord-est du département de la Savoie,
situé à 758 mètres d'altitude dans une vallée étroite entourée de hautes mon-
tagnes, tout auprès du Mont Blanc.
(2) A. CHABERT. EMPLOI POPULAIRE DES PLANTES DE LA SAVOIE. 569
aussi des noms de plantes particuliers au pays. Il m'a paru utile de les
faire connaître pour appeler sur eux l'attention des savants qui s’inte-
ressent aux questions de linguistique et d’ethnographie. J'ai pu remonter
à l’origine de quelques noms; pour d’autres je n’emets que des hypo-
thèses; pour les autres enfin je ne puis formuler une opinion. Peut-être
arrivera-t-on à leur trouver une origine celtique : la mode n’en est pas
perdue. Pour moi, j'aime à croire que quelques-uns de ces noms ont
précédé les langues écrites, qu’ils sont des mots du langage parlé par
les populations vraiment aborigènes, peut-être celles de l’âge de pierre,
et qu'ils se sont perpétués comme les plantes elles-mêmes à travers les
invasions et les conquêtes successives.
Le patois de Beaufort se distingue en ce que J et Ge sont souvent
remplacés par zd; ainsi jaune zdona, Jacques Zdaquet, sauvage sau-
vazde, ete., et ch par st : chardon stardon, chanvre stenève, châtaignier
statenié, etc. Je dois faire remarquer en outre que ce patois est accentué
comme tous ceux de la Savoie; que le # des mots det, let, Zdaquet, ete.
ne se prononce pas et que ces mots pourraient s’écrire dai ou dé aussi
bien que det, le son étant intermédiaire entre ceux indiqués par ces
trois orthographes.
Agrua, Agru, Imperatoria Ostruthium. En Italie, Agrume, cédrat.
Aigl'che, Rumex acetosa, — Aigl’che rionda, R. scutatus.
Barrö-rose, Raphanus Raphanistrum, — Barrö-zdöne, Bunias Erucago. Ce mot
a-t-il la même origine que le bas latin Barratus, rayé, que le francais
Barre ?
Beba. Bebet, Ranunculus, à fleurs jaunes.
Blanstella, Poa, graminées fines des montagnes. Le st de Beaufort remplaçant
notre ch, Blanstella se prononcerait en francais Blanchella. A Albert-
ville qui avoisine Beaufort, l’Artemisia campestris se nomme Blan-
stetta ; en certains pays la mâche s'appelle Blanchette.
Bostet, Phyteuma spicatum. Bostet se dit à Albertville d’une javelle de blé noir
qu’à Chambéry on nomme Bothet!.
Brirre, Brirret, Rhododendron ferrugineum et Calluna vulgaris, bruyère qui a
évidemment le même radical.
Canton, Zalousi, Main du diable, Nigritella angustifolia.
Cliostelet, Convoloulus arvensis et sepium. Cliostier signifie : dodeliner de la tête
en dormant, sonner le second coup de la messe, et le st — ch, clocher.
Cliostelet — petite cloche.
Encliosen, Agropyrum repens. A-t-il le même radical que Enclore ?
Eparges, Geranium Robertianum.
1 Le patois de Chambéry a le th anglais.
570 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Darbé, Abies excelsa et picea.
Favôta, Bunium bulbocastanum.
Favôtet, Crocus vernus. Le radical de ces deux mots est le même que celui de
Fava, fève.
Femet, Lycoperdon. Fumée, à cause du nuage formé par les spores, quand on
presse le champignon arrivé à maturité.
Fragnéla, Fragnélet, Cherophyllum cicutaria, Anthriscus sp.
Fuzdet, Pteris aquilina, et
Fuzdetta, Polypodium vulgare ont le même radical que le bas latin Fusta et le
vieux français Fust — bois.
Glnet, Lappa, en allemand Klette. D’après Humbert!, à Genève on nomme
Glenne « une sorte de Renoncule des champs ». Ces mots ont-ils le
même radical que les verbes gléner, glaner, que le grec 72e?
Gorzelion, Corillet, Silene inflata.
Lad’chon, Taraxacum. Son radical est-il celui de Lactuca ?
Loutrié, Vaccinium Myrtillus. Les myrtilles se nomment Loutret, Lieutret.
Lui, Zdui, Lolium temulentum.
Marla blanste, Ranunculus aconitifolius, M. zdöna, Trollius europœus.
Mrizoula, Mrizoulet, racines des Campanula Rapunculus et Phyteuma spicatum.
Merise ?
Musson, Mieusson, Amelanchier vulgaris. En vieux français Musse, cachette. Ses
buissons serviraient de cachette aux lièvres.
Nanton, Nasturtium officinale, de Nant vieux français — ruisseau.
Ome, Erba à standéla, Verbascum, vulgairement Bonhomme.
Orcetta, Orcettet, Vaccinium uliginosum.
Orenste, Orenstet, Petasites riparia, alba, nivea.
Palettet, Thlaspi arvense et montanum. A Chambéry pâla pelle.
Plemenste, Epilobium : P. la grand, E. spicatum, P. la petite, E. montanum, etc.
Précotzé, Arctostaphylos uva ursi, de précoce ? Les baies — Pr’cöta, Rozdet.
Pelset dé fens ou Mossa dé fen. Cuscuta.
Raste, Euphrasia officinalis.
R’naiget, Rubus fruticosus et cesius.
Sächena. Bromus secalinus. =
Sté. Polypodium filix mas. A Beaufort le chat se nomme ste.
Stenavellet, Galeopsis tetrahit. Stenève (thénève, à Chambéry), chanvre.
Stéri, Carum Carvi.
Stévrelet, Laserpitium latifolium. Stevrotta, stevro (st — ch) chèvre, chevreau.
Talieta, Pinguicula vulgaris de Talia, bas latin, taille, coupure, ses feuilles
servant à panser les coupures.
Trotzetta, Paris quadrifolia.
Trenstolen, Hypericum quadrangulum. St — ch, tranche lait, caille lait.
! Humbert, Nouveau glossaire genevois, p. 233.
(4) A. CHABERT. EMPLOI POPULAIRE DES PLANTES DE LA SAVOIE. 571
Tzai det montagne, Rumex alpinus, Tsai louzdet, Rumex sp.
Varcouaina, Varcouainnet, Ghenopodium bonus Henricus, dériverait de couenne,
Viabla, Clematis vitalba. Se dit à Albertville des gros ceps de vigne grimpant
sur les arbres et particulièrement sur les noyers.
Plusieurs botanistes, en lisant mon travail sur l’Æmploi populaire des
plantes sauvages en Savoie, se sont étonnés de me voir passer sous
silence les propriétés attribuées à certaines plantes en d’autres pays, et
m'ont demandé si ces traditions n’existaient pas aussi dans nos mon-
tagnes. Plusieurs s’y sont conservées. Je remplis done les lacunes dues
à mon oubli ou à mon ignorance d’alors, en faisant remarquer que c’est
par le manuserit de Bugand que j'ai connu les faits particuliers au
canton de Beaufort.
Peu de gens en Savoie sont instruits des propriétés vénéneuses de la
stramoine dont l'apparition ca et la dans les terrains vagues et dans les
terres remuées auprès des habitations ne m’a jamais paru bien spon-
tanée. La facilité d’empoisonner les chiens avec le colchique d'automne,
Lenga boueu bâtard à Beaufort, est heureusement peu connue; celle de
tuer les poules avec les graines du sureau à grappes, Sambucus race-
mosa l’est davantage et explique les épidémies qui frappent parfois cer-
taines basse-cours ou les poules d’un village après le passage d’un men-
diant mécontent.
Du mendiant à la vermine il n’est besoin de transition. Bugand donne
plusieurs recettes pour la détruire. Elles sont trop réalistes pour que
je ne les reproduise pas telles quelles :
« Eparges. Geranium Robertianum. On la reconnaît comme ennemie
des puces. Pendant l'été, époque où les puces tourmentent le pauvre
paysan quand il prend son repos, pour les éviter on se bouchonne bien
le corps avec cette herbe, principalement le cou et les bras. »
« Erba det let puzdet, absinta, Artemisia Absinthium. Nommée vul-
gairement herbe aux puces parce qu’on en fait avec le crottin de cheval
ou de mulet un composé pour attirer et détruire les puces. Le soir,
avant de se coucher, on prend une poignée d’absinthe et quelques crot-
tins qu'on pile bien ensemble : on place le tout recouvert de quelques
balayures au milieu de la chambre à coucher; les puces ne tardent pas
à s’y rendre, et le matin la cuisinière les brûle avec de l’eau bouil-
lante. »
Gardez-vous bien, 6 botanistes mes confrères, d’en tenter l'expérience.
J’ai passé une nuit dans un chalet où l’on avait fait cette preparation
572 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
en mon honneur sans m’en dire la composition. Elle est affreusement
nauséabonde, et l’intervention de la cuisinière au matin avec son eau
bouillante faillit me faire rendre l’äme.
En Piemont, il y a quelque quarante ans, j’ai vu procéder d’autre
manière. Retenu par un violent orage, un soir, dans une montagne à
l’époque de la fenaison, asile me fut donné dans une grange où se trou-
vaient une vingtaine de faucheurs et de faneuses. La nuit venue, les
hommes s’etendirent d’un côté pour dormir : les femmes et les filles
s’agenouillerent de l’autre pour la prière du soir; puis cinq d’entre
elles se couchèrent. Les huit autres se déshabillèrent aussi tranquille-
ment que si elles eussent été seules. A la clarté de lampions fumeux,
elles entr’ouvrirent leurs chemises avec l’impudeur inconsciente des
époques préhistoriques et la tinrent écartée d’une main pendant que de
l’autre elles poursuivaient leurs puces. La chasse dura longtemps. Les
incidents en étaient contés avec force éclats de rire et détails réalistes.
Puis elles remirent leurs vêtements et s’endormirent à leur tour. Le
spectacle était banal, paraît-il, car des faucheurs, deux seulement s’y
interesserent : le plus jeune et le plus âgé. Comme le lendemain en par-
tant je m’etonnai de cette toilette en déshabillé : « Oh! s’écria une jolie
faneuse, le vacche ne lasso vede ben d’pi! » les vaches en laissent voir
bien davantage.
Les autres moyens de détruire les puces employés dans nos cam-
pagnes sont de mettre dans les draps des fleurs de coucou, Primula
veris et elatior, ou la plante fraîche d’armoise, Artemisia vulgaris. Ce
dernier est efficace et j'en ai souvent usé en parcourant les Alpes.
Quand on a de la vermine, on a peine à s’en défaire, de celle de la
tête surtout. Aussi dans nos Alpes orientales, lorsqu'on n’y a pas réussi
en lavant la tête des enfants avec la décoction de campana zdona,
Digitalis lutea et grandiflora, on en fend la racine dans sa longueur et
on leur frictionne rudement la tête avec la surface de section. Heureu-
sement la tête est dure et la peau résistante!
Contre les mites, on m’a présenté comme très efficaces les débris
d’une petite plante à odeur forte apportée des hautes montagnes de la
frontière piemontaise; il m'a paru que c'était le Valeriana celtica que
j'ai trouvé autrefois dans les Alpes de Bonneval et de Bessans.
Quant aux mouches et aux taons, les bêtes à corne en sont préservées
par des aspersions d'une décoction d’hellébore vert, de feuilles de
noyer et de poivrette, Polygonum hydropiper mélangés. A Beaufort on
détruit les mouches dans les maisons avec de la courge!
(6) A. CHABERT. EMPLOI POPULAIRE DES PLANTES DE LA SAVOIE. 579
« Queurda, Cucurbita pepo. L'écorce de la courge est soigneusement
serrée dans un panier accroché à la cheminée. Quand le printemps
arrive, on arrose ces brins d’ecorce avec de l’eau saturée de sel de nitre
et on en fait un grard feu’ dont la fumée épaisse tue les mouches qui
se sont abritées pendant l’hiver dans la cheminée et dans les fissures de
la cuisine. Les cheminées anciennement étaient toutes en bois et leur
partie inférieure occupait la moitié de la cuisine; on les nommait
Bourna. C'était là qu’on tenait les viandes salées. » Bugand.
Dans le même pays on engraisse les porcs et le bétail avec une espèce
de choucroute faite des feuilles du Tzai det montagne, Rumex alpinus,
et on frotte les ruches, pour y attirer les essaims, avec le Varcouaina
ou Varcouainnet, Chenopodium bonus Henricus, et un peu de miel. Les
feuilles de l’Alié, Sorbus Aria, servent à faire ruminer le bétail, le
Lenga boueu, ris germanica, à le guérir de la pneumonie et l’Agrua,
Imperatoria Ostruthium, du tympanisme. Les Erba det Félin, Ceterach
officinarum et Thesium alpinum sont administrés aux moutons et aux
chèvres comme dépuratifs et l’Erba du boueu, Orobanche major, aux
vaches comme aphrodisiaque.
Enfin dans nos montagnes, le rhizome de grande gentiane ou Den-
sana est donné au bétail comme tonique matin et soir, coupé par
tranches ou mêlé à l’avoine; et dans nos vallées, où elle n’est que cul-
tivée et rarement subspontanée, la tanaisie dite à Beaufort Erba det
Menze ou det let coliquet, est ingurgitée aux animaux atteints de
eoliques.
Autrefois les montagnards privés de tabac fumaient des feuilles
d’Arnica; à Beaufort ils fumaient aussi celles de la sauge glutineuse,
Salvia glutinosa, qu'ils nomment tabac bâtard ou sauvazde; ils se
purgent avec la racine du Tsai det montagne, Rumex alpinus, ou avec
la résine de Vargne, Abies picea, mise dans du bouillon ou du petit-lait;
les enfants se debarrassent des vers en buvant du lait où a été cuit le
rhizome du campanet bluet des montagnes, Gentiana Kochiana. Le
calament et le flairon, Calamintha grandiflora et ascendens, le petit
chêne, Teuerium Chamcedrys et diverses autres labiées sont employées
comme stomachiques ou contre les indigestions; sur les hautes mon-
tagnes, le Pyrethrum alpinum remplace la camomille.
La racine de plusieurs Ruwmezx sert de dépuratif, ainsi que le fraisier,
les feuilles de frêne, etc. La bulbe du Ranunculus bulbosus a, m’a-t-on
dit, du succès comme cautère; et les feuilles de diverses renoncules,
1 En Kabylie, on brûle dans le même but les fruits du piment rouge.
97% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. . (7)
Beba ou Bebet, sont fort estimées des mendiants pour se provoquer des
plaies artificielles.
Les Beaufortains préparent avec les airelles, Vaccinium myrtillus, un
vin spécialement recommandé aux vieillards atteints de diarrhée, et
ils traitent aussi agréablement la dysenterie en faisant avaler au
malade force beignets contenant chacun une bonne pincée de graines du
grand plantain, Plantago major.
Parmi les plantes en vogue contre les hémorrhagies sont, d’après
Bugand, les pas d’äne, Petasites riparia, alba et nivea, connus à Beau-
fort sous les noms d’Orenste et d’Orenstet. Leur rhizome frais, celui
de la première surtout, arrête les épistaxis en étant appliqué sur la
nuque, et les hémorrhagies utérines en étant posé délicatement au bas
de l’épine dorsale! Mais la plante qui, avec le genépy, est la plus uni-
versellement estimée dans toutes nos montagnes, la plus recherchée des
paysans, ce qui explique sa rareté, celle dont les stations sont tenues
les plus secrètes, c’est l’herbe aux neuf chemises, Erba dé 9 stemiget,
Allvum victorialis, dont le nom lui vient des tuniques en réseau qui
enveloppent son bulbe. Appliquées sur une blessure, ces tuniques font
cesser l'écoulement du sang comme le fait la toile d’araignee, en agis-
sant d’une manière purement mécanique.
Arrêter une perte de sang ne suffit pas, si l’on a fait une chute dans
la montagne et qu'il en soit résulté des lésions internes. Dans ce cas,
buvez du vin où l’on aura fait cuire le Prié nin dé bouet, poirier nain
des bois, Pyrola rotundifolia, et pour soigner les contusions, faites re-
couvrir les parties contuses et tuméfiées de feuilles de biola, Betula alba
et pubescens que vous renouvellerez tant qu'il sera nécessaire, et vous
guérirez le membre fut-il menacé de grangrène. Mais pour obtenir un
aussi beau succès, il faut la foi et surtout la constitution robuste d’un
homme de nos grandes alpes. Les feuilles de bouleau agissent par le
tannin qu'elles contiennent. :
Dans beaucoup de maisons, en montagne, on conserve avec soin de
petites planchettes en bois de frêne de 15 à 20 centimètres de longueur,
pour les appliquer bien chaudes sur les névralgies intercostales, les
points pleuretiques, etc.
J'ai parlé dans mon premier travail de l’immense réputation qu’a
dans toutes nos Alpes et les Alpes voisines le Genépy ou Zdenépi, Arte-
misia spicata et mutellina pour ramener la chaleur et provoquer chez
les malades des transpirations abondantes. Beaufort est la seule contrée
où je lui ai vu préférer un autre médicament : « le bouillon de carcasse
(8) A. CHABERT. EMPLOI POPULAIRE DES PLANTES DE LA SAVOIE. 5975
de vipère qui est plus sur et moins dangereux pour les tempéraments
délicats ! » Bugand.
Les rhumatisants et les arthritiques dans nos montagnes usent volon-
tiers de calecons en peu de chamois. Quelques-uns leur preferent les
les corsets et les calecons faits avec de l’amadou tiré de l’amadouvier
parasite sur les arbres vieux ou gelifs; malheureusement le tissu
manque de résistance ; aussi reste-t-il appliqué sur la peau, tant qu'il
dure, sans jamais être ôté. Il en résulte un double effet : soulagement
pour le malade et parfum dans l’atmosphère ! Ne prenez jamais de
guide ainsi vêtu. Une malchance m’en donna un garni d’amadou pour
faire l’ascension de la pointe de Charbonnel. Le glacier étant tout ver-
glassé, nous restämes huit heures à le parcourir et toujours dans un
air empoisonné. Même à 3760 mètres d'altitude sur le sommet large de
deux mètres, j'en étais suffoque, Il y eut une compensation, je dois le
dire; plusieurs aigles évidemment attirés par l’odeur, vinrent planer
autour de nous et je pus leur tirer quelques coups de carabine.
Quelqu'un de mes lecteurs, si j’en ai, sait-il qu’avee les fleurs et les
fruits du fraisier, Fragaria vesca, pilées et macérées dans du beurre
frais et de l’huile d’olive, on prépare un onguent pour les gelures dans
nos Alpes orientales? Cet onguent est employé pendant la saison froide.
Dès que les fraises sont mûres, les braconniers dont les extrémités ont
été atteintes de congélation en traversant les glaciers, en remplissent
leurs chaussures et marchent ainsi chaussés. A chaque pas se fait
entendre un flic-flac peu harmonieux. Ce remède m'avait été conseillé
dans ma Jeunesse pour les pieds échauffés par la marche ; je m’en suis
toujours bien trouvé ; j'étais surtout heureux de cette manière de me
guérir en musique. Heureux âge !
Les Gaillets surtout le jaune, Galium verum sont employés partout
pour faire cailler le lait; à Beaufort on préfère se servir d’une macé-
ration faite à froid pendant longtemps des fleurs de caillet jaune et de
chardon et des sommités fleuries du serpolet. Cette macération se con-
serve dans des bouteilles. On emploie aussi la Taliéta, Pinguicula,
nommée aussi Caille, parce qu'elle a la propriété de coaguler le lait.
Dans les Alpes de Beaufort, on faisait autrefois avec cette plante et
plusieurs autres dont le souvenir s’est perdu, une présure employée à
fabriquer un fromage tout à fait hors ligne dont la recette est tombée
dans l’oubli depuis un demi-siècle, La raison en est que, si avec cette
présure on obtenait du bien meilleur fromage et en plus grande quan-
tité, le petit lait était trop dépouillé et devait être jeté.
TRISTE ARRETE
576 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
Dans le même pays, on recueillait avec le plus grand soin les fruits
de l’alié, Sorbus Aria, et ceux du Pri martin, poirier martin, Cratægus
oxyacantha ; on les faisait sécher et moudre et on en melangeait la
farine avec celle d'avoine ou d’orge pour faire le pain, « ce qui le
rendait plus doux, » mais on ne pouvait la mélanger avec celle de
seigle ! De la farine d’orge pure, Uerzde, on petrissait un pain réservé
aux enfants et aux vieillards.
Pendant l'été, l’eau de boisson est aromatisée avec les cônes du pin
sylvestre, Arola blanste!; on lui conserve sa fraîcheur en la mettant
dans des seaux de mélèze, Lâza, Larix europæa, placés sur des torches
en paille de seigle. L’eau est d’autant plus fraîche que la torche est
plus grosse et plus humide.
Dans les montagnes, le thé est remplacé par l'Argentine ou thé de
montagne, Alchemilla alpina, la dryade, Dryas octopetala, un mille-
pertuis, Aypericum quadrangulum, connu à Beaufort sous le nom de
Trenstolen et dont le goût est très savoureux, et enfin le Veronica
Allionii dont on arrache chaque année des quantités dans les Alpes de
Maurienne et dont on fait un grand commerce. Cette plante devient de
plus en plus rare.
D’après Bugand, le Lui, Lolium temulentum rendrait le pain narco-
tique, le Stieu-rava sauvazde, Raphanus Raphanistrum lui donnerait
un goût âcre, et les baies de l’Orcetta ou Orcettet, Vaccinium uligi-
nosum enivreraient les enfants qui en auraient beaucoup mangé.
Quand les grands chefs arabes en Algérie ont des relations suivies
avec un médecin français, ils lui demandent le moyen de ranimer leur
virilité defaillante. Dans nos campagnes, les paysans n’y songent guère,
sauf dans les cas très rares de mariages disproportionnés, et encore
dans ces cas, le vin leur paraît-il le meilleur remède. Pourtant quelques-
uns reconnaissent avoir oui parler de plantes qui rendent à l’homme sa
vigueur de jeunesse ; ces plantes je les ai signalées pour les vaches et
les taureaux, ce sont les Orobanche de haute taille. A ma dernière
ascension sur le Granier, je rencontrai sur les escarpements qui do-
minent l’Arpettaz, un paysan aisé des environs de Valence ayant dépassé
la cinquantaine et sa jeune femme pimpante et fort jolie, qui faisaient
ample provision de l'O. Laserpitii. A mon observation qu'ils allaient
détruire cette plante rare, la femme se mit à rire et le mari me répon-
dit que marié depuis trois ans, on lui avait certainement jete un sort
avant ses noces, car il était toujours resté froid et inerte depuis lors.
1 L'Arola rozde est le Pinus Cembra.
(10) A. CHABERT. EMPLOI POPULAIRE DES PLANTES DE LA SAVOIE. 977
L'année précédente, il était allé en pélerinage demander à Notre-Dame
de la Salette de lui rendre ses forces. « Elle n’a pas compris, Monsieur.
Ce n’est pas étonnant, une sainte vierge! J'aurais dû m'adresser à un
saint. Alors on m'a conseillé de venir prendre de cette plante; j'en
boirai de la tisane, on dit qu’elle est si bonne pour les bêtes à cornes! »
Deux plantes sont très estimées à Beaufort comme faisant la richesse
des pâturages où elles croissent ; l’une est l’Astra, Meum mutellina
qui transmet son arôme au lait et au fromage et leur donne une qualité
supérieure ; en Dauphiné, j'ai oui dire le contraire, la plante y est peu
appréciée. L’autre est la Fiona ou Citra, Meum athamanticum qui
qui jouirait des mêmes propriétés, mais moins prononcées.
Si rares et si coûteux étaient autrefois dans quelques localités les
moyens d'éclairage par les mèches trempées dans l’huile ou enduites de
graisse et par les torches de resine, que certains paysans les rempla-
caient par un flambeau moins dispendieux fait avec les tiges de Bouillon
blane, Ome ou Erba à standela, Verbascum thapsus, ete., macérées dans
l’eau, réunies et serrées plusieurs ensemble, puis convenablement dessé-
chées.
Les plantes dont il me reste à parler ne présentent de l'intérêt que
sous le rapport des superstitions.
L’Herba sacra du moyen âge, la plante qui se portait en amulettes
et qui présidait aux enchantements, la verveine, Verbena officinalis,
est bien déchue aujourd'hui; on ne parle plus de l’herbe sainte et guère
davantage des sorciers, tandis que dans mon enfance, les paysans s’oc-
cupaient encore des sorches, des gouêmes et des sarvants. Ils ne crai-
snent plus que les revenants! Avec la disparition des sorciers a coïncidé
celle de la fleur merveilleuse qui sortait de terre au premier coup de
minuit, s’epanouissait aussitôt, se fanait et disparaissait au douzième.
Quelle est cette plante si éphémère? Aucun botaniste ancien ne l’a vue.
Les modernes seront-ils plus heureux? Les devins eux ont encore con-
servé leur prestige : la baguette divinatoire faite d’un jet fourchu de
coudrier de deux ans inspire toujours confiance pour déceler les sources
et surtout les trésors.
Le gui et la euscute n’ont rien perdu de leur fâcheuse réputation.
Gardez-vous d’en offrir un rameau à une jeune fille ou à une jeune
femme; ce serait lui faire injure; ils sont trop l’emblême de liaisons
dangereuses. Une femme plus âgée sourira peut-être : elle aura pris la
chose pour un compliment ou pour une invite! Gardez-vous aussi, quand
vous parcourez les montagnes, de garder à la main des bougnets de
l'Hieracium intybaceum; vous verriez se fermer impitoyablement la
578 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
porte des chalets et seriez obligé de coucher à la belle étoile. Mon ami,
M. S. en sait quelque chose. Cette plante néfaste empêche le lait de se
coaguler. Bien plus grand sera votre erime si vous apportez des plantes
de canton ou orchis noir, Nigritella angustifolia, nommé aussi main
du diable à cause de ses tubereules palmés. Celle-la n’agit pas comme
la précédente par sa simple présence; il faut frotter le chaudron avec
ses tubereules, et ni cérac ni fromage ne pourront plus être fabriqués.
En apporter indique done des intentions malfaisantes ‘et on peut être
traité comme un malfaiteur, ainsi qu'il est arrivé à M. Reichnecker.
Le millepertuis, Æypericum quadrangulum, est moins redoute; pour-
tant les fromagers vous prieront souvent de le jeter loin de leurs chalets.
La main du diable peut aussi vous faire accueillir comme un galant.
En Savoie comme ailleurs les amoureux effeuillent la marguerite et
dans certaines montagnes quand elle répond : pas du tout, l’amoureux
tache de placer subrepticement trois tiges fleuries de nigritelle sous
l’oreiller de la bien-aimee. C’est infaillible! Aussi les mères prudentes
suppriment-elles l’oreiller à leurs filles. J’ai été bien longtemps sans en
connaître la cause.
Celles qui ne veulent pourtant pas coiffer sainte Catherine ont la res-
source d'aller chercher le trèfle à quatre feuilles, talisman souverain
pour se marier dans l’année. En Savoie, il faut l’avoir trouvé et eueilli
soi-même, mais il est si rare! Il paraît qu'ailleurs il agit dans d’autres
conditions; car un citoyen de Chambéry, vivant dans la première partie
de ce siècle, était arrivé à le reproduire de graines et il en faisait au
loin un commerce lucratif. Cette culture s’est perdue et les époux se
font désirer. On se plaint en France de la diminution des naissances et
de la dépopulation. Economistes, philosophes, hygiénistes en parlent à
l’envi; ils disent de fort belles choses, se lamentent et n’arrivent à rien.
Et pourtant le remède est bien simple : multipliez dans les prairies le
trèfle à quatre feuilles et envoyez les jeunes filles y cueillir des bou-
quets ‘. Mais rappelez leur bien le proverbe :
La promessa d’on galant
Dure atan qu'on boquet blanc.
Chambéry, le 22 mai 1897.
! ErRATA. — Une erreur s’est glissée dans mon article sur les plantes sauvages
comestibles de la Savoie, p. 270 et 272. Au lieu de Lathyrus tuberosus lire
L. macrorhizus.
579
Ueber neue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten.
von
J. FREYN
IT
Unter gleichem Titel findet sich im III. und IV. Bande des Bulletin de
l’Herbier Boissier eine Reihe von systematisch geordneten Bemerkungen
über verschiedene orientalische Pflanzenarlen, zu denen ich gelegentlich
allerhand Bestimmungsarbeiten veranlasst war. Ueber die in der Ein-
leitung ‘ausgesprochene Absicht hinaus hatte sich gleichwohl wiederholt
die Nothwendigkeit ergeben, den Rahmen der Arbeit zu erweitern, und
auch europäische Arten nicht streng orientalischer Verbreitung zu erör-
tern. Im gleichen Sinne sind die folgenden Bemerkungen entstanden.
Sie begründen sich auf ein Material, welches von verschiedenen Bota-
nikern und Sammlern in verschiedenen Theilen des Orientes zusammen-
gebracht worden ist und insoweit es mir zur Bestimmung überlassen
war. Hierher zählt die Ausbeute, welche Paul Sintenis aus Kupferberg
i. Sch. mittelst generöser Förderung seitens Herrn Tempsky’s in Prag
und werkthätiger Beihülfe Herrn Barbey’s in Chambésy i. J. 1896 im
südlichen (griechischen) Theile von Thessalien zusammenbrachte ;
dann die Sammlung, welche E. Deschamps aus Paris vom Spätherbst
1892 an bis zum Vorfrühling 189% auf Gypern angestellt hatte, die ich zur
Gänze erwarb und auch zur Vertheilung bringen werde ; ferner eine von
Herrn und Frau von Morgan aus Paris in Luristani.J. 1891 in einem theil-
980 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
weise botanisch noch nicht ausgebeuteten Gebiete gemachte Sammlung,
die dem Herbare des Herrn Mouillefarin in Paris einverleibt ist; endlich die
von Herrn Wetschky aus Gnadenfeld gelegentlich seiner Frühjahrsreise
1896 bei Konstantinopel, in Griechenland, Syrien, Palästina und Egypten
zusammengebrachte kleine Sammlung. Dazu kamen ausgewählte kritische
Sachen von der Reise. Bornmüller’s in West-Persien, Kerman und
Farsistan (1892), dann Assyrien (1893), sowie pontische und
paphlagonische Nachzügler von Manissadjian (seit 1893), desgleichen
aus Bosnien-Hercegovina von P. Brandis, aus Rhodos von Forsyth-
Major etc. etc.
Die Zahl der Neuheiten ist im Verhältnis zu dem massenhaften, der
Bestimmung zugeführten Materiale eigentlich sehr gering. Dies ist aber
ganz begreiflich, nachdem sich unsere Kenntnisse der orientalischen
Flora infolge der in den letzten Jahren sehr zielbewusst angestellten
Forschungsreisen immer mehr verdichten. So ist wohl eine Fülle pflan-
zengeographisch wichtigen Materiales zusammengekommen ; es über-
steigt aber den Rahmen vorliegender Arbeit, hierauf näher einzugehen.
Im Allgemeinen sei aber dennoch erwähnt, dass die Sammlung von
Sintenis eine noch weitere, dichtere und allgemeinere Verbreitung der
reinen Mediterranflora in das Innere von Thessalien nachweist, als selbst
nach den Veröffentlichungen der letzten Jahre zu vermuthen war (die
diesbezügliche Abhandlung Haussknecht’s schreitet leider so langsam
vorwärts, dass die Ergebnisse der kleineren Hälfte der Ausbeute immer
noch nicht veröffentlicht sind) : die allgemein verbreiteten Mediterran-
typen dringen bis in das Pindus-Gebirge in die Gegend von Kalambaka
vor. Die dort überreiche Vertretung der Gattung Verbascum entspricht
aber dem, was diesbezüglich zu erwarten war. Ferner zeigt es sich, dass
manche syrische Typen auf Cypern vorkommen, die dort bisher nicht
nachgewiesen waren, dass die Flora von Luristan von der übrigen West-
Persiens wenig verschieden scheint, dass aber die Landschaften Süd-Per-
siens und namentlich dessen Hochgebirge, überreich an endemischen
Arten sind, welche theilweise Beziehungen zur affganischen Gebirgsflora
andeuten. Gattungen, wie Astragalus und Umbelliferen überbieten sich
dort in immer wieder anderen Gestaltungen und nöthigen zur Neu-
beschreibung eines grossen Theiles ihrer dort vorkommenden Arten.
Aus der kleinen Sammlung Weischky’s ist das bedeutende Vordringen
nach Westen, nämlich ins Jordanthal und nach Judäa, der arabischen
Wüstenflora recht auffallend zu ersehen, aber durch Post’s Flora von
Palästina grösstentheils schon festgestellt. Trotzdem bleiben solche Funde
(3) 3. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. brel
nicht ohne starken Eindruck auf den Forscher : ich gedenke nur des Vor-
kommens von Caylusea am Todten Meere.
Was die Schreibung der Namen und die systematische Anordnung
betrifft, so folge ich meinen diesbezüglich bereits wiederholt verlautbarten
Grundsätzen, ebenso, wie in der Namengebung.
Ranunculus eriorrhizus Boiss.! et Buhse. Diese Art wird in
der Flora orientalis von Boissier aus habituellen Gründen neben
R. demissus DC. gestellt : « carpella ignota et ideo locus subdubius sed
habitu R. demisso affinis.» Buhse hatte die Pflanze am Gipfel des Schirkuh
bei Jezd in Ost-Persien gesammelt und es lag daher nahe, dass ich
einen der Beschreibung nach mit AR. eriorrhizus fast völlig überein-
stimmenden kleinen Ranunkel von der Tracht des R. demissus, den Born-
müller am schmelzenden Schnee des Kuh-i-Lalesar in der Provinz Kerman,
also in Süd-Persien aufgenommen hatte, mit R. eriorrhizus zu identi-
fiziren versucht war. Die gegenüber der ‚Beschreibung trotzdem be-
merkten Unterschiede veranlassten mich, Einsicht in das Herbar Bois-
sier’s zu nehmen. Zu dıesem Zwecke erbat ich mir dortselbst die in
Betracht kommenden Arten zur Ansicht und kann auf Grund des Ver-
gleiches der Original-Exemplare nunmehr das Folgende feststellen. Herrn
Barbey, dem Besitzer, und Herrn Autran, dem Bewahrer des unschätz-
baren Herbares Boissier’s, sei aber vor Allem an dieser Stelle der Dank
abgestattet für die liebenswürdige Bereitwilligkeit, mit der sie mir dies-
mal, wie immer, das verlangte Herbar-Material zur Benützung zugäng-
lich machten.
R. eriorrhizus Boiss. et Buhse ist im Herbar Boissier’s durch 4 Stücke
vertreten, welche zwar sämmtlich der Früchte entbehren, aber vor Allem
durch die merkwürdige Beschaffenheit des Wurzelhalses von R. demissus
und allen ähnlichen Arten unterscheidbar sind. Der Wurzelhals (eigent-
lich ein gestauchtes Rhizom) ist fast eiförmig, entsendet nach allen Seiten
dickliche Wurzelfasern und ist dazwischen dicht mit abstehenden, weissen
Borstenhaaren besetzt. Das kommt bei keiner näher verwandten Art und
in der Gattung Ranunculus überhaupt nicht eben häufig vor. Die dicklichen
Blätter sind zu 2 vorhanden und alle grundständig, lang gestielt, der Stiel
kahl, mit länglicher, häutiger, durchscheinender Scheide versehen, bogig
niederliegend und unterhalb der Spreite aufsteigend ; letztere sehr zer-
streut zottenhaarig, dreitheilig mit gestielten Segmenten, diese bis fast zum
Grunde in je drei spatelige oder verkehrleiförmige, vorn dreilappige,
stumpfliche Abschnitte getheilt. Der Stengel ist nur 8-10 cm. lang, kahl,
mit dem Grunde und der Spitze aufsteigend, mit dem mittleren Theile
BULL. HERB. BOISS., juillet 1897. 4A
532 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
niederliegend, einblüthig, aber oberhalb mit 1-2 genäherten, sitzenden,
entweder linealen oder dreitheiligen Hochblättern besetzt; aus einer Blatt-
achsel zweigt ein Ast aus, der aber abgebrochen ist. Die Pflanze kommt
also ästig vor. Die Blume ist klein, etwa 1,6 cm. im Durchmesser, mit
rundlich-eiförmigen, breit hyalin berandeten locker-zottigen,angedrückien
Kelchblättern von weniger als halber Petalenlänge. Die Petala sind gelb,
breit verkehrt-eiförmig, vom oberen Drittel an zum Grunde etwas keil-
förmig verschmälert ; die Staubgefässe sind zahlreich, noch nicht halb so
lang, wie die Petalen, die Antheren länglich und den Filamenten fast
gleich lang. Den Ovarien und Griffeln konnte ich ohne Beschädigung der
Exemplare nicht bekommen, ich vermag über dieselben daher ebenso-
wenig etwas anzugeben, wie über Torus, Fruchtboden und Früchte. Nach
Boissier müsste der Fruchtboden jedoch rauhaarig sein, weil diese Art
zwischen lauter derartig beschaffene eingereiht ist.
Die von Bornmüller gesammelte Pflanze (Persi® austr.-orient.prov.
Kerman : Kuh-i-Lalesar, ad nives liquescentes 3900-4100 m, s. mare
die 15. julio 1892, exsicc. n° 2008) liegt mir nun mit Blüthen und
Früchten vor und sieht den Buhse’schen Exemplaren vom Schirkuh voll-
kommen ähnlich. Da sie jedoch offenbar sorgfältiger gesammelt ist, so
sind die Wurzelfasern zahlreicher vorhanden und die (übrigens reich-
lich vorhandene) Behaarung des Wurzelkopfes durch + zahlreiche braune
Fasern, den Resten der abgestorbenen Blattstiele, theilweise verdeckt. Die
Zahl der Basalblätter ist 2-5; sie sind kürzer gestielt und ganz kahl, nach
Consistenz und Zuschnitt jenen der Buhse’schen Exemplare jedoch ganz
gleich. Dasselbe gilt von den Stengeln (einer ist 2blüthig) und Blüthen. Die
Kelchblätter sind jedoch nur mit wenigen, sehr zerstreuten Zottenhaaren
besetzt, im Mittelfelde röthlich überlaufen, der hyaline Theil schmäler ;
ebenso sind die Petala etwas schmäler, die Staubgefässe jedoch genau, wie
bei R. eriorrhizus. Der Fruchiboden ist ellipsoidisch kahl, von dem brei-
teren, kurz-kegelförmigen Torus (Anheftungsstelle der Staubgefässe)
durch einen eingezogenen Hals getrennt; Die Früchte sind zu einem
erbsengrossen, kugeligen Köpfchen angeordnet, verkehrteifürmig, seitlich
zusammengedrückt, nach aufwärts und gegen den ganz stumpfen Rand hin
jedoch bemerklich gedunsen, in der Verlängerung der Bauchnaht von
einem ganz kurzen, an der Spitze hakigen Schnabel (Griffelrest) geendigt.
Der geringe Unterschied im Indument ist so geringfügiger Natur, dass
darin bei der Uebereinstimmung alles Uebrigen kein Anlass zur auch
nur varielätsweisen Sonderung der Bornmüller’schen Pflanze gefunden
werden kann. Ich habe dieselbe also als R. eriorrhizus Boiss. et Buhse
bestimmt.
Be
(5) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 989
Was die Stellung im System betrifft, so bedarf dieselbe einer Aende-
rung gegenüber jener, welche sie, so lange die Früchte unbekannt
waren, inne hatte. In der Flora Orientalis muss R. eriorrhizus Boiss.
et Buhse nämlich nicht neben R. demissus DC., sondern neben R. ma-
cropus, einer ebenfalls niedrigen, ostpersischen Art eingereint werden.
Thlaspi subapterum Freyn nom. nov. Mit diesem Namen ist
künflig die von mir als T. stenopterum Conrath et Freyn im Bullet.
de l’Herb. Boissier III. 39, beschriebene Pflanze aus Somchetien zu
bezeichnen, da ich seinerzeit das von Boissier et Reuter für eine west-
mediterrane Pflanze bereits verwendete ältere Homonym übersehen
hatte.
Dianthus ($1. Verruculosi) palæstinus Freyn n. subspec.
D. multipunctati Ser. Perennis e rhizomate lignoso cæspitoso-multicaulis,
caulibus teretiusculis erectis vel arcuatis simplicibus vel apicem versus
dichotome breviter et stricte ramosis imam apicem exceptam dense velu-
tinis, folüs erectis caulem fere adpressis teneribus lanceolato-linearibus
acuminatis prominente-irinervis undique scabris, vagina caulis diametro
manifeste breviori, radicalibus ignotis, floribus vel foliis abbreviatis et
angustatis longe subsubulato-acuminatis pallescentibus involucratis vel
haud involucratis, squamis 4-8 adpressis pallidis 5nerviis ab infimis lan-
ceolatis subulato-acuminahs ad summa ovato-elliptica abrupte mucronata
membranaceo-marginata auctis calyce (cum mucrone) fere duplo brevio-
ribus, calycis a basi ad apicem valde angustati coriacei pallidi verruculosi
nervis sinualibus tubum enervem + longe decurrentibus, calycis dentibus
lanceolato-oblongis mucronulatis pallidis (haud zonatis) margine lævibus,
lamina rosea concolore barbulata subtus (ex sicco)livida calycis dimidium
subæquante cuneato-obovata acute dentata in unguem sensim angustata,
staminibus et filamentis roseis, stylis et stigmatibus luteis, capsula
ignota. Z.
Palæstina, in declivibus Judeæ in descensu a Hierosolyma ad Jericho
1896 leg. Weischky !
Dimensiones: Caules pedales; rami 2-8centimetrales; folia caulina
infima et media cum vagina sesquimillimetrali 25 mm. longa millime-
trum vel paulo amplius lata, summa et ramealia breviora et angustiora ;
squamæ intimæ cum mucrone 2millimetrali centimetrum longæ; calyx
1,6-1,7 cm. longus inter squamas 5 ad apicem vix 3 mm. diametro;
lamina 10-11 mm. exserta,
Diese im Verbreitungsbezirke des D. judæus Boiss. vorkommende Art
ist dem D. multipunctatus Ser. so nahe verwandt, dass ich sie als Unter-
84 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
art desselben auffasse. Sie unterscheidet sich nämlich nur durch das
dichte, reichliche Indument und andere Gestalt der Kelchschuppen, welche
auch nur am Rand häutig, sonst aber lederig und mehrnervig sind. Der
gleichfalls ähnliche D. zonatus Fenzl ist sofort durch warzenlose Kelche,
die bis zum Grunde gleichmässig vielnervig sind, etc. zu unterscheiden. —
Zu bemerken ist, dass die Dianthi verruculosi in der Regel 4 Deck-
schuppen haben; D. palæstinus hat deren jedoch an den untersten (zuerst
geöffneten) Blüthen %, an den übrigen 8. Ob die neue Unterart mit
D. multipunctatus var. pruinosus Post fl. of Syria, p. 124, identisch ist,
weissich nicht, denn esista. a. O. nichts über die Kelche gesagt. Aufkeinen
Fall kann aber der Name der neu beschriebenen Art oder Rasse auf
Grund der Post’schen Varietätsbenennung gebildet werden, da der Name
D. pruinosus schon mehrfach vergeben ist.
Silene (Gonosilene) Tempskyana Freyn et Sint. Annua a
basi divaricalim ramosa paniculata et glanduloso-viscida, folüis patentibus
pro grege magnis viridibus ufrinque et præsertim ad nervum crebre
glanduloso-hirtis infimis spathulatis in petiolum eis æquilongum angus-
tatis, caulinis late lanceolatis et oblongo-linearibus, summis e basi ovata
in caudam flexuosam abrupte attenuatis, ramis nudis vel foliatis flexuosis
cymoso-dichotomis, prophyllis herbaceis lineari-lanceolatis acuminatis
glandulosis et laxe hispidis, floribus pro grege magnis varie pedunculatis,
pedunculo tenui gracili dense glanduloso-pubescente calycem sesqui-
duplove longiore, calyce 30-nervi valde umbilicato initio cylindrico tan-
dem inflato et late cylindrico (non vero ovato) ad medium fere in dentes
elongato-triangulares acutissimas hyalino marginatas et ciliatas diviso ad
nervos virides glandulis stipitalis facie glandulis sessilibus obtecto viscoso,
petalis magnis roseis, lamina patente obcordala in unguem inclusum gla-
brum supra basin villosum vix duplo longiorem subito angustata ad
basin corona bifida conspicua munita, flamentis filiformibus glabris supra
basin tantum subpubescentibus, antheris oblongis, capsula (immatura
tantum nota) ovata sessili, seminibus immaturis orbiculari-reniformibus
dorso leviter canaliculatis et seriatim facie undique tuberculatis. ©). Majo.
Thessalia græca, Pindus tymphæus : in vineis ad Kalambaka ! die
&. majo 1896 legit Sintenis ! (Iter thessal. no 23).
Dimensiones : Caulis 35-50 cm. altus, rami 20-5 cm. longi, folia cau-
lina inferiora 6,0x1,#centimetralia sed etiam subbreviora et paulo angus-
1 Diese Schreibart des Namens Kalambaka kommt auf den Karten und in der
Litteratur allgemein vor; am Stationsgebäude des Ortes heisst er aber nach Sin-
tenis’ brieflicher Mittheilung Kalampaka.
(7) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 585
tiora; summa ad 3,5 X 0,5 cm. longa lata diminula; calyx ante anthesin
2 cm. longus 0,6 diametro, dentibus centimetrum longis, sub anthesin
0,8 cm., fructifer cenlimetrum latus fere æqualis tubulosus, vix ovatus;
petala 3 cm. longa cum lamina centimetrum longa et lata; capsula imma-
tura exacte ovata centimetrum longa in trientem inferiorem 0,7 diametro.
Unter den Gonosilene-Arlen ist S. Tempskyana durch den robusten
Wuchs, die Reichästigkeit und die grossen Blüthen (die grössten in der
Gruppe), sowie durch das vom Grunde der Pflanze an bis zu den Kelch-
spitzen hinauf drüsig-schmierige Indument sehr auffallend. Individuen mit
ganz ähnlicher Verästelung kommen allerdings auch bei den beiden ohne-
hin nächst verwandten und ebenfalls grossblüthigen Arten S. subconica
Friv. und S. juvenalis Del. vor. Von diesen ist jedoch die erstgenannte Art
durch das feine, fast sammtige, nur an den obersten Theilen drüsige
Indument, deutlich eiförmige, nur 15 mm. lange, 0,8 cm. weite Kelche,
feinpapillose, scheinbar kahle Kelchflächen, kleinere Corollen, glatie
Samen und das Vorhandensein des Carpophors unterschieden ; S. juve-
nalıs Del. ist ebenfalls durch das Indument verschieden, sowie durch
breiteiförmige Kelche, welche am Grunde gestutzt, nicht genabelt sind
und dieselbe Grösse, wie jene der S. subconica haben, durch viel schmälere
Berandung der Kelchzähne, nur 2,5 cm. lange, übrigens ebenfalls 1 cm.
breite Petalen und den deutlichen Carpophor zu unterscheiden. Die dritte
und der S. Tempskyana im starken Bau gleichkommende, grossblüthige
Art, nämlich S. conoidea L. ist schon durch ihre halsförmig verlängerte
Kapsel weit mehr unterschieden. — Das von den Autoren (auch Rohr-
bach) zur Unterscheidung der Arten dieser Gruppe benützte Längen-
verhältnis der Petalen-Nägel zum Kelche ist wandelbarer Natur und bei
einer und derselben Art wechselnd. — S. Tempskyana dürfte am besten
als Unterart der S. juvenalis aufzufassen sein. -
Silene (Auriculatæ) heterophylla Freyn n. sp. Pumila,
fragilis, undique glandulosissima, basi indurata (an suffrutescens?), mul-
ticaulis, caulibus breviter adscendentibus nodulosis simplicibus, folis
rosularum et inferioribus erectis linearibus (ex sicco) carinato-uninerviis
apice callosis, cæteris patulis ovato-lanceolatis basi subconnatis obsolete
3nerviis, summis horizontalibus cordato-ovatis acuminatis amplexicau-
libus 3-5nerviis, floribus 1-5 cymosis brevissime pedunculatis, calyce reti-
eulato-rubro-venoso cylindrico-clavato basi umbilicato dentibus lanceo-
lato triangularibus albomarginatis dense patuleque ciliolatis acutis, peta-
lorum lamina (alba vel livida?) ad medium in lacinias lineari-oblongas
bifida basi edentula coronæ laciniis obliquiis (ex sicco corniculatis) ungue
386 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
longe exserto basi ciliato apice auriculato, capsula ignota sed carpophoro
certe longissimo. %. Julio.
Persiæ occidentali provincia Luristan in monte OEchtöran-Kuh
3000 met. supra mare die 15. julio 1891 leg. Morgan !
Maasse: Stengel 8-15 cm. hoch; unterste Blätter 20 mm. lang, 2 breit;
untere Stengelblätier (unterhalb der Stengelmitte) 13 mm. lang bei 3,5
mm. Breite über dem Grunde (oder kleiner), Blätter über der Stengel-
mitte bis 10 mm. lang bei 6,5 mm. Breite unterhalb der Mitte — aber
auch kürzer oder schmäler ; Stiel der achselständigen Blüthen 4-5 mm.
lang, jener der seitlichen noch viel kürzer ; Kelch 23-35 mm. lang, zur
Blüthezeit im oberen Drittet 5 mm. breit; Nägel der Petalen 6-7 mm.
über den Kelch vorragend ; Platte des Petalums etwa 8 mm. lang.
Auffallend ist die verschiedene Länge der Kelche; die langen kommen
den schmälerblättrigen, die kurzen Kelche den breitblättrigen Formen
zu. Die Farbe der Blumen kann ich nach den Trocken-Exemplaren nicht
mit Sicherheit feststellen. Die neue Art unterscheidet sich von der nächst-
verwandten S. commelinæfolia Boiss. durch das Indument, die fast nadel-
förmigen (nicht lanzettlichen) Basalblätter und kurzgestielte Blüthen; _
von S. monantha Boiss. et Hausskn. ist sie durch Indument, den cymosen |
Blüthenstand, die linealen (nicht spateligen) Basalblätter, zugespitzie
Stengelblätier, sehr kurz gestielte Blüthen, doppelt so lange, rothadrige
(nicht grünnervige) Kelche, dreieckig-lanzettliche, spitze (nicht eiförmige)
Kelchzähne, geöhrlten (nicht ungezähnten) Nagel etc. unterschieden.
Silene (Sclerocalycinæ) Morganæ Freyn n. sp. glauca, gla-
berrima ad internodias viscida, caulibus elatis racemoso-paniculatis, ramis
brevibus oppositis, foliis infimis ignotis, caulinis cordato-amplexicaulibus
brevissime acuminatis subpungentibus, ramis arcuato-patentibus brevi-
bus unifloris bracteatis, bracteis minimis coloratis ovatis acuminatis, flo-
ribus maximis brevissime pedunculatis, calycis pallidi rubro suffusi
coriacei tenuissime 10-nervi et obsolete reticulati longe cylindrici den-
tibus alternatim ovalis late marginatis obtusissimis et triangularibus sub-
emarginatis acutiusculis, unguibus exsertis dilatatis glabris acute auricu-
latis, Jamina in lacinias spathulato-oblongas fere ad medium bifida,
coronæ laciniis e basi latiore angustatis acutis, capsula ignota. 2%.
Exeunte julii.
Persiæ occidentali provincia Luristan ad lacum Ghahar 2550 m.
supra mare leg. Morgan.
Maasse (nach 2 Bruchstücken, denen die unteren Theile fehlen) :
Blätter 22 mm. lang und über dem Grunde ebenso breit, oder kleiner,
(9) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 587
ganz jenen der S. chlorsefolia Sm. gleichend, Aeste bis zu dem Bracteen-
paar 22-16 mm. lang, Blüthenstiel (die Verlängerung des Astes oberhalb
der Bracteen) 5-6 mm. lang, Kelch 33-36 mm. lang, im obern Drittel
6 mm. breit, Nägel etwa 5 mm. über den Kelch hinausragend mit kleinen
spitzdreieckigen Oehrchen, Petala horizontal abstehend (weiss oder livid ?)
etwa 12 mm. lang.
Ganz vom Aussehen der S. chloræfolia Sm., davon jedoch durch den
nicht gabeligen Blüthenstand, die kurzen Zweige und Blüthenstiele, den
deutlich grösseren, nervigen Kelch und spatelig-längliche (nicht breit ver-
kehrteiförmige) Lappen der Petala verschieden. Die ebenfalls gross-
kelchigen S. megalocalyx Freyn et Sint. und S. swertiæfolia Boiss. sind
durch Blüthenstand, Blattform und auch sonst verschieden.
Ich benenne die neue Art zu Ehren von Frau von Morgan, welche mit
ihrem Galten, Herrn J. von Morgan das westliche Persien i. J. 1891 vom
kaspischen Meere an bis Mesopotanien bereist und hiebei unter Anderem
auch Pflanzen gesammelt hat, welche nun im Herbar des Herrn Mouille-
farine aufbewahrt sind.
Geranium (Batrachium) aristatum Freyn et Sint. perenne,
ad caulos et petiolos retrorsum hispidulo ad folias supra pubescens
inferne pr&serlim ad nervos hirsutum ad inflorescentiam patule et mol-
liter hispidum et glandulosissimum, rhizomale crasso, squamoso, caule
fere a basi ramoso flexuoso usque ad dichotomiam inferiorem aphyllo
superne dichotome-paniculato, foliis basilaribus longissime petiolatis,
petiolis flexuosis tenuibus, stipulis fuscis lanceolato-linearibus acuminatis
aristatis glabris præsertim ad apicem ciliatis, folis caulinis oppositis
etiam summis petiolatis, lamina omnium conformi depresso pentagoni
palmatim 7-partita segmentis rhomboideis trilobis et acute grosse-den-
tatis, pedunculis oppositifoliis strictis folio tandem duplo longioribus
bifloris, ad dichotomiam bracteis 4 subulato-aristalis villosis munitis
pedicellis tandem deflexis pedunculum dimidium subæquantibus vel bre-
vioribus, sepalis elliptico-oblongis 5-nerviis albo-villosis, arista villosa
herbacea apice truncata eis æquilonga terminatis post anthesin patentibus
subdeflexis, tandem erectis, petalis cyaneis calyce subbrevioribus elliptico-
oblongis breviter apiculatis basi brevissime unguiculatis et albo-villosis,
filamentis e basi elongato-triangulari villosula subulatis glabris, antheris
oblongo-ellipsoideis (sicco fuscis), valvulis basi adpresse albohirsutis ad
apicem breviter hirtis et (videtur) dentato cristatis, rostro viridi seriatim
hirto, seminibus ignotis. Z. Julio.
Thessalia græca in fissuris rupium montis Plaka Pindi tymphæi
prope pagum Chaliki rarum die 4. Julii 1896 leg. Sintenis (exs. 673).
Ed A ERRE p | red
MR a APS LES
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
Dimensiones: caulis 25-30 cm. altus, stipulæ ad basin caulis sitz
cire. 2 cm. summa vix 6 mm. longæ, petioli foliorum basilarium 13-18 cm.
ultimi 0,5 cm. longi, lamina foliorum ad dichotomiam inferiorem sitorum
maxima : 6,5-7,5 longa, 8-9 cm. lata, radicalium paulo minor; peduneuli
post petalorum delapsu 5,5 cm., pedicelli 2,7 cm. longi, lamina sepalorum
centimetrum longa ad medium 3 mm. lata, arista 6-7 mm. longa. petala -
1,3 cm. longa ad medium fere 6 mm. lata, valvule 7 mm. longæ, rostrum
cum valvulis 4,2 em. altingens.
Die Pflanze wächst in den Ritzen senkrechter Felsen und waren davon
mit Lebensgefahr nur wenige Stücke erreichbar. Das Rhizom ist fest
eingeklemmt und nicht ganz (gewöhnlich gar nicht) herauszubringen.
Das Indument, die kleinen Blüthen, die lang begrannten Sepalen, die
elliptisch-länglichen, kurz bespitzien Petalen, die am Grunde schmal
dreieckigen (nicht breit eiförmigen) Filamente und die wohl wie bei
G. refleeum Ten. an der Spitze gezähnt-kämmigen Valvulae unter-
schieden G. aristatum Freyn et Sint. genügend von den ihm ähnlichen
niedrigen, breitschnittigen Formen des G. pratense L. Im Indument und
habituell ähnelt die neue Art viel mehr dem G.reflexum L., welches jedoch
zu unterscheiden ist durch einen faserschopfigen Wurzelkopf, kerbig-zäh-
nige, minder getheilte Blattlappen, lanzett-lineale, kurz bespitzte Sepala,
schwarz-violette, anders gestaltete Petala, welche etwas länger sind, als
der Kelch, zerstreut rauhhaarige Klappen und viel schwächeres Indument
der Inflorescenz, namentlich auch durch den Abgang der langen Drüsen-
haare. Die Klappen scheinen bei beiden Arten gleich zu sein, allein der
zu jungen Früchte des G. aristatum wegen, bin ich hierüber unsicher.
Die Sepalen stehen bei G. reflezum L. und G. aristatum Freyn et Sint.
nach dem Verblühen eine kurze Zeit weit ab oder sind sogar schief zurück-
gerichtet. Doch dauert diese Stellung nicht lange, denn bei beiden Arten
sind die Sepalen noch lange vor dem Auswachsen der Frucht wieder
aufrecht, gerade vorgestreckt, Es scheint daher, dass auf dieses Verhalten
der Kelchblätter kein besonders hoher Werth zu legen ist.
Astragalus (18. Eu-Hypoglottis) minutissimus Freyn et
Bornm. adpressissime hirtus, griseus, caulibus declinatis tenuibus bre-
vibus, stipulis + alte connatis a petiolo liberis ovatis herbaceis leviter
hirsutis tandem coloratis, petiolis brevibus stipulas 2-3plo tantum longio-
ribus, foliolis oblongo-ellipticis 3-8 jugis parvis obtusis, pedunculis folio
manifeste brevioribus tenuibus, capitulo minuto 3-6 floro depresso vel
subgloboso, bracteis oblongis tandem coloratis pedicello brevi patente
tandem horizontali vix longioribus calyce multo brevioribus, calycis
(44) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 589
adpresse albo et nigro hirti virenti dentibus nigrescentibus tubo breviter
cylndrico duplo brevioribus linearibus acutiuseulis, floribus sordide luteis
violaceo suffusis (exsicco pallide violaceis) saturatius nervosis minutis-
simis, vexillo porrecto margine replicato oblongo-rhombeo apice emargi-
nato vel obtuso alas inciso-bilobas carina sublongiores manifeste supe-
rante plus duplo longiore, leguminibus duris subsessilibus + dense albo
hirsutis oblongis ventre rectilineis dorso rotundatis utrinque carinatis in
rostrum conicum rectum vel leviter incurvum vel in stylum subpersis-
tenlem abeuntem abrupte attenuatis. Z Augusto.
Persiæ austr.-occid. provincia Kerman : ad radices montis
Kuh-i-Häsar (inter Kerman et Bender-Abbas siti) prope pagum Tschähar-
tagh 3000 m. supra mare die 8. aug. 1892 leg. Bornmüller (exs. 37624 )!
porro in regione inferiore montis Kuh-Lalesar prope pagum Lalesar,
3000 m. supra mare die 12. julio 1892 leg. J. Bornmüller (exsic. 3761)!
Dimensiones: caulis 1,5-5 cm. tantum longus, folia cum petiolo
3 millimetrali 11 mm. longa, 2,3 mm. lata usque 32 mm. (petiolo 8 mm.
longo incluso) et 8 mm. lata; pedunculus 5-15 mm. longus, calyx 3-3,5
mm. longus, 1,5 mm. diametro; vexillum 6,5 mm. longum, legumen
(immaturum) cum rostro millimetrali 6 mm. longum, 3 mm. latum.
A.minutissimus steht durchdieKleinheit aller Theilein der Sektion einzig
da ; selbst der so kleinblüthige A. cicerellus Boiss. hat noch etwas längere
Blüthen, die ausserdem gelblich, zurückgebogen und sehr kurzkelchig
sind ; überdiess ist diese Art grün, nur schwach behaart, die Blätichen
sind 10-12paarig, oberseits Kahl, die Blüthensiele sind 1,5 bis 2 mal
länger als das Blatt, die Köpfe sind dichtblüthig, das Vexillum schmal
lineal etc. etc. Von den violett blühenden Arten ist höchstens A. viciæ-
folius DC. in Vergleich zu ziehen, doch ist er durch 3 mal längere Blüthen,
zurückgebogene Slipulæ, lange Kopfstiele, schmale Kelche, kurze Kelch-
zähne, weissrauhhaarige, am Rücken gefurchte Hülsen etc. weit abwei-
chend. — Zu bemerken ist, dass das Indument des A. minutissimus inso-
fern abändert, als die Kelche auch rein weiss behaart, also ohne Bei-
mengung schwarzer Haare vorkommen und dass ich an ganz jungen
Hülsen auch fast durchaus schwarze Haare bemerkt habe.
Astragalus (18. Eu-Hypoglottis) curvidens Freyn et
Bornm. Dense adpresseque hirtus griseo micans, caulibus tenuibus humi-
fusis brevibus vel elongatis laxe foliatis, stipulis hberis minulis elongato-
triangularibus sæpius adpressis viridibus tandem rufescentibus, foliis
oblongis brevissime petiolatis imparipinnatis, foliolis minutis oblongis
vel ellipticis obtusis 7-13 jugis approximalis, pedunculis folio duplo lon-
590 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
gioribus gracilibus porrectis, capitulis breviter ovatis mulhfloris densis
hirsutis, bracteis angustissime linearibus pallidis flaccidis pedicello 3-4-plo
longioribus, floribus (ex sicco saltim) violaceis, calycis patule albo-hirsuti
dentibus anguste linearibus sursum curvatis fubum superantibus, vexillo
oblongo-obovato alas carina @quantes superante, ovario breviter cylin-
drico recto villoso, legumine ignoto. Æ. Martio, Aprili.
Persia centralis; in desertis saxosis inter Bämbis et Husseinabad
1200-1600 m. s. m. die 26. et 27. martio et in saxosis ad Tast (provinciæ
Jesd) 1900 m. s. m. die 5. aprili 1892 leg. Bornmüller (exsic. ex itinere
persico-turcico n° 3763).
Dimensiones : Caulis 7-16 cm. longus; folia 17 x 8 usque 15 X
10 mm. longa lata vel minora; petioli 5-9 mm. longi, stipulæ 4 mm.
longæ, 1,5 mm. ad basin late; pedunculi 4 cm. longi, capitulum cire.
2,4 cm. altum, et 2,3 cm. supra basin diametro; bracteæ 5-6 mm. longæ
vix semimillimetrum latæ, pedicelli 1,5 mm. longi, tubus calycinus 4 mm.
longus, 2 ‘/; mm. diametro, dentes calycinæ 6 mm. long&, vexillum
1% mm. longum, alæ et carina 11 mm. long.
Von allen violett blüheuden Euhypoglottis-Arten, nämlich A. danicus
Retz., A. flaccidus MB., A. nurensis Boiss. et Buhse, A. saxatilis Freyn et
Bornm., sowie A. viciæfolius DC. ist A. curvidens durch die so langen,
schmalen Kelchzähne und die langen schmalen, den Kelchrand errei-
chenden Bracteen auf den ersten Blick zu unterscheiden. Im Indument
und der Tracht stimmt er sonst mit A. viciæfolius DC. überein, von dem
er aber noch durch freie (am Grunde nicht verwachsene) Stipulæ, viel
längere Kopfstiele und vielblüthige Köpfe durchgreifend verschieden ist.
— Die verbogenen, schliesslich abstehenden Kelchzähne, machen die
Pflanze recht auffallend. Sie ist so sehr selten, dass Bornmüller in der
pflanzenarmen Sieinwüste zwischen Teheran und Jesd im Ganzen nur
4 Stück zusammen brachte.
Astragalus (20. Malacothrix) tenuiscapus Freyn et Bornm.
subacaulis, e rhizomate indurato caudiculosus multiceps hirsutus, stipulis
e basi ovata triangulare-lanceolatis albo-nigroque hirsutis, infimis sub-
hyalinis pallidis subconnatis et insuper petiolo breviter adnatis, supremis
herbaceis brevius connatis; foliolis 8-10jugis minutissimis elliptieis vel
rotundatis obtusissimis vel retusis margine sæpissime revolutis; scapis
tenuibus declinatis folio manifeste longioribus; capitulis obovatis pauci-
floris; bracteis linearibus calyce 3 plo brevioribus; calycis tubulosi albo-
nigroque hirsuti dentibus nigris lubo 4-5 plo brevioribus; floribus viola-
ceis, vexillo porrecto rhombeo-obovato obtusissimo vel retuso alas carina
(13) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 591
longiores et sublatiores obtusas manifeste superante; ovario ellipsoideo
longe hirsuto-lanato ; legumine ignoto %. Julio.
Persiæ austr. prov. Kerman, inter lapides ad nıves deliques-
centes montis Kuh-Lalesar regionis alpinæ 3900-4000 m. supra mare
cum Oxytrop. Kermanica, Primula capitellata et Gagea persica die
15. julio 1892 leg. Bornmüller (Iter pers.-turc. n° 3777). Secundum born-
müller etiam in monte Kuh-i-Häsar ad 4450 m. s. m.
Dimensiones. Scapus 4-7 cm. longus; stipulæ infimæ cire. 3,
summæ 5-6 mm. longæ; petiolus 0,7-1,4 cm. longus; folia 1,2-2,5 cm.
longa, 0,5-1,0 cm. lata; calyx 8 mm. longus paulo plus 2 mm. diamelro;
vexillum 15 mm. longum, supra medium 8 mm. latum; alæ 12 mm.
longæ.
Zufolge der kleinen Blüthen nur mit dem ebenfalls violett blühenden
A. melanodon Boiss. zn vergleichen, von dem À. tenuiscapus jedoch durch
das rauhhaarige, horizontal abstehende (nicht abgedrückt graue) Indu-
ment, noch kürzere Kelchzähne, dagegen längere Bracteen vielleicht nicht
durchgreifend genug verschieden ist. A. griseus Boiss. ist ebenfalls durch
das Indument, dann aber auch durch doppelt längere Kelche, A. pulchellus
. Boiss. durch angedrückt seidige Behaarung, nervige Stipulæ, kurze Schäfte,
länglich-eiförmige Köpfchen, längere Kelchzähne, schmales, langes Vexil-
lum eic. verschieden. Die gelbblühenden Verwandten sind auch sonst
mehr abweichend : A. mollis MB. ist angedrückt rauhhaarig, grossblüthig
und hat längere Kelchzähne ; A. chrysotrichus Boiss. ist ästig, hat grosse
Blätter, steife Blütenstiele, gelbliches steifhaariges Indument, schmale
Blütenstände etc., endlich ist A. Spachianus Boiss. et Buhse grossblätterig,
grossblüthig und angedrückt grau.
Astragalus (33. Christiania) assyriacus Freyn et Bornm.
patule et laxe hirsutus caule pallido striato erecto a basi fere et ad apicem
usque crebre foliato, stipulis inter se liberis petiolo breviter adhæren-
tibus membranaceis nervosis e basi sessili late triangulari longe linea-
ribus acutiusculis laxe hirsutis tandem reflexis; foliis brevissime pelio-
latis patentissimis; foliolis 15-20-jugis elliptico-oblongis obtusis vel retusis
supra glabrescentibus subtus laxe et adpressiuscule hirsutis; racemis
sessilibus 2-1 floris, floribus luteis, calycis patule albo-hirsuti dentibus
herbaceis lineari subulatis (ubo pallido breviter cylindrico duplo brevio-
ribus, vexilli lamina elliptica obtusa resupinata marginibus valde
revoluta, carina alis manifeste sed paulo breviore, ovario..., legumine
oblongo-ovalo maximo inflato haud compresso valde ruguloso tenuissime
et brevissime pubescente ventre subplaniusculo, dorso leviter sulcato
in cuspidem rigidum subrecurvum abeunte. Z. Julio.
592 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
Assyriæ ditio Erbil in regione inferiore montis Kuh-Sefin circiter
1000 m. supra mare die 7. majo 1893 leg. Bornmüller (exsic. itin. pers.
turc. n° 3770 !).
Dimensiones (ex unico specimine) : caulis 43 cm. altus, 0,6 cm. circ.
. crassus, stipulæ infimæ cire. 1,2 cm. longæ, folia media cum petiolo centi-
metrali 17-18 cm. longa; foliola infima 2 X 1 cm. longa lata, apicem
folii versus sensim minora; calyx centimetrum longus, 3,5 mm. diametro
latus; vexillum 23 mm. longum, carina 18 mm. longa, legumen (sine
rostro semicentimetrale) 45-3,6 cm. longum, 2,2-2,0 cm. diametro
latum; semina reniformia rugoso-foveosa majuscula 8-9 mm. longa,
6 lata, et 3 mm. (dorso) crassa.
Eine dem A. Sintenisü Freyn in Oest. Bot. Zeitschr. XLI (1891) p. 407
nächststehende, ihm und A. sericans Freyn et Sint. I. c. habituell ganz
ähnliche Art, welche wegen der fein weichhaarigen, gedunsenen Hülsen
in die nähere Verwandtschaft des erstgenannten gehört. Doch unter-
scheidet sie sich von A. Sintenisu durch wenigerpaarige Blättchen, welche
länglich und nicht eiförmig sind, durch das Schiffchen, welches kürzer
ist, als die Flügel und durch die fast noch einmal so grossen Hülsen. Die
anderen Arten dieser Gruppe haben noch viel kleinere und seitlich meist
+ zusammengedrückte Hülsen.
Astragalus (35. Myobroma) variegatus Freyn et Bornm.
acaulis, griseo-hirsutus, caudiculis tenuibus subterraneis elongatis apice
reliquiis foliorum squamosis, stipulis membranaceis nervosis ciliatis inter
se liberis petiolo laxe hirsuto longe adnatis triangulare lanceolatis acu-
tiusculis, folio + longe petiolato circumscriptione lineari-oblongo, foliolis
15-27 jugis complicalis contiguis vel subdistantibus horizontaliter paten-
tibus ellipticis obtusis vel retusis superne glabris subtus albo-hirsutis-
simis, pedunculis (1-2-)3-5 floris albo hirsutis, nunc subnullis nunc cons-
picuis petiolo semper multo brevioribus floribus variegatis bractea lineari
hirsuta membranacea pedicello longiore suffultis, calycis tubulosi sub-
membranacei pallidi molliter albo-hirsuti dentibus iriangulare lanceolatis
herbaceis tubo quadruplo brevioribus, alis violaceis purpurascentibus
(ex sicco) late spaihulatis carina albida apice semicirculari æquilongis
vexillo subrecurvo violaceo (an roseo vel purpureo?) obovato obtuso basi
abrupte attenuato manifeste brevioribus, stylo sub stigmate glaberrimo,
ovario lanceolato hirsuto, Jegumine biloculari duro oblongo inflato subcom-
presso dorso et ventre carinalo breviter mucronato transverse nervuloso
molliter adpressiuscule hirsuto, seminibus reniformibus leviter sparseque
foveosis nitidulis. X. Majo.
(15) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 593
Persiæ austr. prov. Kerman : Kerman ad jugos altissimas montis
Kuh-i-Nasr 3600-3800 m. supra mare die 24. majo 1892 leg. Bornmüller
(exs. ex ilin. pers.-turc. 1892-1893 no 3768)!
Dimensiones. Petiolus 4-7 cm. longus, folium adultum 6-7 cm. lon-
gum 4,8cm. latum vel minor, pedunculi usque 3 cm. cum racemo alti,
pedicellus 3-3,5 mm., calyx 10,5 mm. longus vix 3 mm. diametro latus,
vexillum 16,5 mm. longum, lamina infra apicem 7-8 mm. lata, alæ 14,5
mm. longæ, legumen (fere maturum) sine mucrone millimetrali 17 mm.
longum 7-9 mm. crassum, semen 5 mm. longum vix 3 mm. latum et
semi millimetrum crassum.
A. variegatus ist eine höchst ausgezeichnete, durch die Blüthenfarbe
in der sonst nur gelb bühende Arten enthaltenden Sektion Myobroma
einzig dastehende Art, welche infolge der dicht stehenden Foliolæ eine
Zwischenstellung zwischen der kleinen Gruppe des A. monanthemus
Boiss. (ausser diesem nur noch aus A. purpurascens Bunge und A. con-
cinnus Benth. bestehend) und den übrigen Arten der Sektion einnimmt.
Obwohl sie nun den genannten drei Arten zunächst steht, so bestehen
doch so viele Unterschiede, dass die Stellung des A. variegatus sehr iso-
lirt bleibt. Er unterscheidet sich nämlich von A. monanihemus durch die
so schmalen (nicht eiförmigen) Stipul&, lineal-längliche (nicht länglich
eiförmige) Blätter von 15-27 (nicht 13-16) Fiederpaaren, deren Foliolæ
auch nicht so dicht genähert sind, sondern meist voneinander abstehen
und elliptisch (nicht verkehrt eiförmig) sind, durch mehrblüthige Schäfte,
weichrauhhaarigen (nicht filzigen) Kelch, viel kürzere (nicht der halben
Kelchröhre g'eich lange) Kelchzähne, die auch dreieckig-lanzettlich (nicht
pfriemlich) sind, durch anders gestaltete Flügel, welche nur so lang wie
das Schiffehen (nicht länger) und kürzer (nicht eben so lang) wie die
Fahne sind, durch längliche (nicht eiförmige) Hülsen etc. Von A. purpu-
rascens (einer ebenfalls gelb blühenden, nur beim Abblühen sich schwarz-
roth färbenden Art) ist A. variegatus durch die dünnen Zweige des
Wurzelstockes, dreieckig-lanzettliche (nicht lineale), 15-27- (nicht 25-40-)
paarige Blätter, elliptische (nicht eiförmige) Fiederchen, längere Kelch-
zähne, verkehrt eiförmiges (nicht längliches) Vexillum etc. verschieden.
A. concinnus ist kahl, seine Blätter 20-25-fiederig, winzig, das Vexillum
endlich wohl auch purpurroth, aber kürzer als das Schiffchen etc. Alle
anderen Arten der Sektion weichen noch viel mehr ab.
Die roth-bunten Blüthen des A. variegatus legen nahe, ihn auch in
anderen Sektionen unterzubringen. Allein in die Sekt. Rhodophaca
Boiss., deren einzige Art A. lætus von Bunge noch zu Myobroma ge-
594 . BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
stellt worden war (in der sie wegen ihrer rosenrothen Blüthen damals
ebenso einzig da stand, wie jelzt A. variegatus), kann man den letzt-
genannten darum nicht unterbringen, weil dessen Stipulæ dem Blattstiele
hoch hinauf angewachsen, unter sich jedoch frei sind, während sie bei
Rhodophaca unter sich verwachsen, jedoch vom Blatistiele frei sind.
Denn käme nur noch die Untergattung Calycophysa mit ihren Sektionen
und von letzteren, insofern sie Arten mit 2fächrigen Hülsen enthalten,
nur Grammocalyx in Betracht. Allein, selbst abgesehen von der totalen
habituellen Unähnlichkeit der einschlägigen Arten, verbietet sich das
Einbeziehen des A. variegatus schon deshalb, weil sein Kelch bei der
Fruchtreife ungeändert bleibt und durch das Wachsen der Hülsen auf-
reisst, während die Grammocalyx-Arten zur Fruchtzeit stark aufge-
blasene Kelche haben.
Astragalus (38 Acanthophace?) leiophyllus Freyn et
Bornm. fruticulosus, humilis, dense pulvinatus, ramis glabris crassis
spinis mediocribus erecto-patulis fuscis rigidis horridis, stipulis magnis
inter se liberis petiolo alte adnatıs glabris parte libera oblonga subuni-
nervi excepta multinerviis hyalinis albis subdiaphanis tandem inferne
fuscescentibus et induratis, petiolis leviter et adpresse hirtulis in spinam
flavescentem pungentem abeuntibus, foliolis 4-jugis minutis nunc glaber-
rimis nunc versus basin parcissime hirtis ellipticis vel oblongis planius-
culis aceroso-spinulosis spina petiolari superatis, florum capitulis globosis
densis e racemis pluribus 3-8 floris brevissime pedunculatis compositis
folus interstitis, pedunculis racemo mulioties brevioribus, bracteis pedun-
culo et pedicellum valde superantibus calycis tubum dimidium cireiter
æquantibus hyalinis glabris margine parce ciliatis oblongo-ovatis acumi-
natis navicularibus basi producta subsaccatis, fioribus (sicco saltim) viola-
ceis, calycis breviter tubulosi subcampanulati basi glabri dentibus anguste
subulatis tubo æquilongis et cum eo patule albo-vel violaceo-villosis +
coloratis, vexillo complicato alas et carina sublongiore oblongo-obovato
infra medium in unguem eo longiorem subito contracto, stylo glaberrimo,
leguminibus ignotis. }}. Junio, Julio.
Assyriæ orientali (Karduchiæ) ditio Rivandous in regione nivali
montis Stelgurd 2500 m. supra mare die 26. junio 1893 leg. Bornmüller
(exs. 1195 ex itinere persico-turcico).
Dimensiones: Dumus circ. 20 cm. altus, stipulis 11 mm. longis ad
divisionem ambæ dua 4,5 mm. latis, parte libera 6,5 mm. longis; spinæ
% cm. longæ vel breviora; foliola cum spinula millimetrali 6 mm. longa
paulo supra medium 2 lala vel subminora; bractea 7 mm. longa et (expla-
(17) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 595
nata) 4,5 ad trientem inferiorem et basin versus lata; calyx 10 mm.
longus, tubo ventre 5,5, dorso 4,5 mm. longo; vexillum 13-, ala 12,5-,
carina 12,5- millimetrales; stylus 10 mm. longus.
Nachdem die Früchte der neuen Art unbekannt sind, so ist deren Ver-
wandtschaft zwischen den Sektionen Aegacantha und Acanthophace
zweifelhaft. Ich stelle sie in letztere also vornehmlich aus habituellen
Gründen. Dort nimmt sie unter den mit nicht röhrig verwachsenen Sti-
pulæ versehenen Arten eine Mittelstellung zwischen A. /ycioides Boiss.,
dessen Blüthen von 2 Bracleolen gestützt sind und den 7 Arten ein, die
bracteenlos sind. Ich fand nämlich bei einer einzelnen Blüthe des A. leio-
phyllus ebenfalls 1 lineale Bracteola (von 4 mm. Länge und etwa */: mm.
Breite), während alle anderen untersuchten Blüthen bracteolenlos waren.
A. lycioides ist aber freilich eine durchaus verschiedene, unähnliche Art.
A. leptacanthus Boiss. et Buhse ist durch nur halb so grosse Blättchen,
kleine Stipulæ, lang gestielte, lockere Blüthenstände, kurzzähnige Kelche
und das Indument verschieden; A. syrischensis Bunge ist langästig, klein-
blättrig. hat winzige dreieckige Stipule und Bracieen, 8-9paarige Fieder-
blättchen, kurzzähnige Kelche und sieht sehr verschieden aus; A. steno-
stegius Boiss. et Hausskn. ist dünnästig, feindornig, hat doppelt grössere
Blättchen, linealpfriemliche Bracteen, kurzzähnige Kelche, kleine Blüthen ;
A. spinellus Boiss. et Hauskn. hat bald abfällige, winzige Blättchen, dünne,
nur Y/s so lange Dornen, schmal-dreieckige Stipulæ, kurzzähnige Kelche
und ist durch die Kleinheit alle seiner Theile von allen Verwandten unter-
schieden; A. ochrochlorus Boiss. et Hohen. scheint nächst verwandt, doch
hat er kurzhaarige Zweige, eiförmige Stipulæ, 6-7 paarige, gefalzte Blätt-
chen, viel längere Blüthen und ein zum Grunde allmählig verschmälertes
Vexillum ; A. hystrix F. M. hat weiss kurzhaarige Zweige, kurz dreieckig-
eiförmige Stipulæ, 5-7paarige, stumpfe oder ausgerandete Blättchen,
winzige Bracteen, kurzglockige, filzige Kelche, sehr grosse, den Kelch
um das Doppelte überragende Blüthen, allmählig verschmälertes Vexil-
lum etc. A. ovigerus Boiss. endlich hat lanzettliche, kurzhaarige Stipulæ,
winzige, 10-12 paarige, stumpfe, beiderseits abstehend kurzhaarige Blätt-
chen und dreieckig-lanzettliche Kelchzähne. Ebenso weit abweichend sind
die mit kahlem Vexillum, und freien, nur dem Blattstiele + angewachsenen
Stipulæ begabten Aegacantha-Arten, von denen nur A. rhaphiodontus
Boiss., A. hostilis Boiss. und A. polemius Boiss., da sie bracteolenlos sind,
in Betracht kommen können ; doch sind sie in jedem Stücke so verschie-
den, dass ein Vergleich völlig überflüssig ist.
Aehnlich sind dagegen die Melanocercis-Arten und insbesondere A. an-
596 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
gustifolius Lam. Allein alle diese haben Gabelhaare, gehören deshalb zur
Untergattung Calycophysa und sind somit im Systema nicht nur weit
entfernt, sondern vielleicht auch wirklich nicht näher verwandt.
Astragalus (39. Brachycalyx) öchtöranensis Freyn, fruti-
cosus (elatus?) ramulis brevibus tenuibus breviuscule et stricte erinaceis
internodiis tomentosis, stipulis parvis hyalinis seriatim villosis parte
libera triangularibus glabris, foliolis subsexjugis distantibus complicatis
oblongis aculis muticis supra glabris subtus parce adpresseque hirsutis,
floribus (sieco saltim) ochroleucis capitulas paucifloras laxas globosas
vel oblongas ad basin ramulorum sitas ferentibus, axillis bifloris, bracteis
pro ratione majusculis calyce parum brevioribus suborbiculatis concavis
extus laxe villosis, calycis firmi eliam imam basin breviter et dense albo-
hirsuti dentibus triangulare-subulatis tandem valde curvatis et coloratis
dimidium tubum turbinalo-tubulosum æquantibus, vexillo calyce plus
duplo longiore obovato-spathulato alas carinam subæquantes manifeste
superante, ovario ellipsoideo-oblongo hirsutissimo, stylo glabro, fructu
ignolo. fi. Julio.
Persiæ occid. prov. Luristan, in monte OEchtôran-Kuh 3000 m.
supre mare Julio 1891 leg. Morgan!
Dimensiones : Ramuli 2-7 cm. longi, spinæ 3-5 cm. longæ tenues,
stüipulæ 6 mm. parte libera 2 mm. longæ, vix 2 mm. latæ, foliole 5-8 mm.
longæ (explanaiæ!) 2 late pectinatim dispositæ, bractea 4 mm. longa et
lata, calyx 4,5 mm. longus 2 latus, vexillum 9,5 mm. longum, alæ 7 mm.
longæ, stylus cum ovario 6 mm. longus.
Wegen der winzigen, nicht schlitzbaren Kelche sicher zu Brachycalyx
gehörig, in welcher Sektion die neue Art wegen der armblüthigen Blatt-
achseln nur mit A. eriostylus Boiss. et Hausskn. zu vergleichen ist. Sie
unterscheidet sich von ihm jedoch durch viel grössere, im freien Theile
kahle (nicht zottige) Stipulæ, entfernt stehende (nicht genäherte) grössere
Foliolæ, die oberseits kah! (nicht- beiderseits angedrückt seidig) sind,
rundliche, ansehnliche, locker zottige Bracteen, den bis zur Basis dicht
behaarten Kelch, pfriemlich-dreieckige, endlich stark gekrümmte Kelch-
zähne, viel breiteres, verkehrt eiförmig-spaleliges Vexillum etc.
Bemerkenswerth ist, dass A. öchtöranensis zu jenen Arten gehört,
welche von Pilostylus Haussknechtu Boiss. bewohnt werden.
Astragalus (40. Platonychium) luristanicus Freyn, fruti-
culosus (?) humilis (?) erinaceus, patentim armatus, ramis brevibus sti-
pulis tectis dense villosis, stipulis ovalis breviter vel nullo modo acumi-
natis coriaceis laxe et breviter villosulis mox glabratis stramineis, foliolis
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(19) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 597
4-6 jugis oblongis (sicco sallim) complicatis brevissime spinosis cano-
viridibus supra laxe brevissime et adpressissime hirsutis, subtus et rha-
chide plus minus adpresse sericeis subnitentibus spina petiolari superatis,
axillis bifloris in capitulum globosum congestis, bracteis calyce dimidio
brevioribus lineari-oblongis navicularibus obtusis vel aculis superne vil-
losis vel totidem glabris, floribus majusculis (sicco saltim) violaceis
calycis facile fissili villosissimi basi glabri dentibus rectiusculis tubum
æquantibus, vexillo leviter panduriformi obtusissimo ungue latissimo, alas
carina paulo longiores manifeste superante, ovario ellipsoideo styloque
hirsuto, leguminibus ignotis. fi. Augusto.
Persia occidentalis; Luristan : in monte OEchtöran-Kuh 3000 m.
supra mare augusto 1891 leg. Morgan !
Dimensiones : Ramuli cum foliis terminalibus 5-6 cm. tantum longi;
stipule 8-9 mm. longæ infra medium 4 latæ, petiolis (et spinis) 3-3,5 cm.
longis foliola 5-8 mm. X 2-2,5 mm., bracteæ 4,5-6,5 mm. longæ, calyx
10 mm. longus, vexillum 15 mm. longum, alæ 13,5 mm. longæ, carina
13 mm. longa, stylus cum ovario 9,5 mm. longus.
Diese zweifellos neue Art konnte ich leider nach nur 3 kleinen Zweiglein
beschreiben und es ist über die Grösse der ganzen Pflanze nichts bekannt.
Sie ist mit A. soficus Bunge verwandt, der aber durch filzige Zweige und
Sipulæ, 3paarige Blattfiedern, oberseits graufilzige Blätichen, ausge-
randetes, stark geigenförmiges Vexillum und kleinere Blüthen verschieden
ist. Der europäische A. veluchensis Boiss. hat eilanzettliche Stipulæ, 5-7-
paarige Blattfiedern, eiförmige oder längliche Blüthenstände, Bracteen
von Kelchlänge, Kelchzipfel, die kürzer sind als die Röhre, kleinere
Blüthen etc. und weicht also noch viel mehr ab, wie A. soficus. Der von
Bunge neben À. soficus geslellte A. paralipomenus Bunge ist dem A. luri-
stanicus ähnlich, hat aber harte. nicht schlitzbare Kelche und gehört
demzufolge unter die Rhacophori.
Astragalus (40. Platonychium) multispinus Freyn et
Bornm. fruticosus pulvinatus ramosissimus, ramis brevibus intricatis
dense lanatis,spinis patentibus tenuibus numerosissimis intricatis horridis,
stipulis coriaceis, foliorum infimorum ovatis aculis, summorum ovato-
lanceolatis acuminatis omnibus apice glabris dorso plus minusve dense
villoso-lanatis tandem glabratis stramineis (vetustis nigricantibus),
foliolis 6-9 jugis ovato-oblongis complicatis longe spinosis utrinque viri-
dibus hirsutis spina straminea petiolari longe superatis, axillis 2-3floris
in capitulum parvum oblongum vel ellipsoideum ad ramorum basin siti
congestis, bracteis calycem subæquantibus spathulato oblongis vel oblongis
BULL. HERB. BOISs., Juillet 1897. 42
598 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
navicularibus obtusiusculis dorso fere a basi dense villosis, floribus
parvis carneis (? sicco albidis vel ochroleucis vel pallide violaceis), calycis
facile fissili villosissimi basi glabri dentibus incurvis subulatis villo
occultis dimidio tubo longioribus, vexilli calyce duplo fere longiore brac-
teas et stipulas longe superante lamina rotundata ungue obovato-oblongo
æquilata et breviore carina et alas subæquante, ovario villosissimo, stylo
supra basin villeso, legumine ellipsoideo compresso villosissimo mono-
spermo, seminibus nigris vel alroolivaceis nigro-striatis chlongis com-
pressiusculis h. Exeunte julio.
Persiæ austr. provincia Kerman: in declivibus montanis prope
Rahbur (inter Kerman et Bender-Abbas) 2700-2800 m. supra mare die
31. julio 1892 (exsic. 3781 et 3785) et in regione subalpina montis
Kuh-i-Lalesar 3200 m. supra mare die 23. julio 1892 (exs. 3783) leg. Born-
müller! Etiam provenit in locis siccis et calidis montis Kuh-i-Diwassi
teste Bornmüller in litt.
Dimensiones: frutex bipedalis pulvina 60-90 cm. lata ferens, ramis
nunc brevissimis nune subelongatis; stipulæ summ& cum cauda 2 milli-
metrali 8 mm. longæ supra basin 4 mm. latæ vel angustiores, petioli et
spinæ (2,5-) 3,5-5 cm. longæ, foliola 3 X 2—6 X 2,25 mm., capitula 1,5-
2 cm. diametro 2-3 cm. longa, bracteæ 5,5-6 mm. longæ, 2-3,5 infra apicem
latæ, calyx 6 mm. altus, vexillum 10 mm. longum, ala 9,5-10 mm,, carina
9-9,5 mm. longa, stylus 5,5 mm. longus, legumen 5 mm. longum, semen
3 xX 2 X 1,5 millimetrale.
ß. parviflorus Freyn et Bornm. Omnino iypi sed flores eis À. myria-
canthi Boiss. non majores. Folia plurijuga, jugis approximatis. foliolis
parvis; caulis dense lanatus — huc nota a A. myriacantho statim dignos-
eitur.
Persiæ austr. prov. Kerman: in regione alpina monts Kuh-i-
Dschupar 3000 m. supra mare hic dumum longe lateque dispersum
observavit et die 11. junio 1892 leg. Bornmüller (exs. 3712)).
Die neue Art ist dem A. myriacanthus Boiss. nächst verwandt, unter-
scheidet sich aber durch dicht wollige (nicht verkahlende) Zweige, doppelt
grössere Blättchen, grössere Blüthen, anderthalbmal längere Kelche,
längeres Vexillum und kürzere Stipulæ, so dass seine Blüthen nicht, wie
bei der genannten Art, unter den Stipulis fast versteckt sind. A. semi-
pellitus Bunge ist ein nur niedriger Zwergstrauch mit halb so langen
Spinæ, halb so langen Kelchen mit dreieckig-lanzettlichen Kelchzähnen,
halb so langem Vexillum etc. — Auch bei der Varietät sind die Blüthen
immer noch viel länger als die Bracteen und Stipulæ.
(21) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 399
Astragalus (40. Platonychium) lateritians Freyn et
Bornm. fruticosus, pulvinatus, ramosissimus, ramis intricatis crassis
strielis brevibus spinis densissimis tenuibus longe acutatis subhorizonta-
libus tota longitudine armatissimis inter stipulas villoso-lanatis tandem
glabratis, stipulis ovato-ellipticis acuminatis nervosis stramineis basi villo-
sulis tandem fuscescentibus glabratis, foliolis 6-8 jugis minutis mox deci-
duis spina petiolari pallida longe superatis lineari-oblongis acuminatis
complicatis viridibus laxe hirsutis, axillis subbifloris in apice ramorum
capitula parva formantibus, bracteis calyce brevioribus, lanceolatis plus
minus flexuosis acuminatis navicularibus apicem versus læviter villosis,
floribus violaceis siccatione lateritüs, calycis facile ad basin fissili et ibi
longe glabri dentibus subulatis tubo duplo brevioribus apice glabriusculis
e villo exsertis subineurvis, vexilli lamina truncata ungue obovato mani-
feste breviore et duplo angustiore, alas carina subsuperantes longiore,
ovario oblongo dense hirsuto, stylo glabro ad basin ipsam tantum hir-
suto; legumine ellipsoideo-compresso basi glabra excepta villoso. f Julio,
Augusto.
Persiæ austr. provincia Kerman in regione alpina montis Kuh-i-
Nasr 3800 m. supra mare die L. julio (exs. 3788) et in subalpinis montis
Kuh-i-Diwassi districti Rahbur (inter Kerman et Bender-Abbas) 3100 m.
supra mare die 2. augusto 1892 (exs. 3789) leg. Bornmüller !
Dimensiones: frutex cire. 30 cm. altus, pulvinar 60 cm. latum intri-
catum ferens, trunco centimelrum crasso, ramis dimidium crassitie
trunei æquantibus 12-16 cm. longis ; spinæ 2-2,2 cm. vel 3-3,5 cm. longæ,
capitula 1,5-2 cm. alta, 1,5 cm. diametro; stipul@ 3 mm. ad medium lata,
4 longa in acumen 4millimetralem producta; foliola normalia cum spi-
nula 1,3 millimetrali 6,5 mm. longa et ad medium 2 mm. lata, sed
foliola minora 3 mm. tantum longa; bracteæ 5 mm.longæ, 1,5 mm. latæ ;
calyx 7 mm. longus cum dentibus millimetrum supra villam exsertis,
vexillum 2,5 mm. latum, 12 mm. longum cum ungue 7 mm. longo; ala
40,5, carina 10 mm. longa; legumen 5 X 2,7 x 1 millimetrale.
A. lateritians ist durch die beim Trocknen ziegelroth werdenden
Blüthen höchst auffallend ; er ist am nächsten mit A. Echidna Bunge ver-
wandt, jedoch durch folgende Merkmale unterschieden : Die Dornen sind
dünn und lang zugespitzt, fast wagrecht (nicht aufrecht abstehend), die
Stipulæ sind eiförmig-elliptisch (nicht breit eiförmig), lang- (nicht kurz-)
zugespitzt, die Fiederblätichen sind grün (nicht seidig grau), von der
Blattspindel weit überragt (nicht über diese hinausragend), die Blüthen-
köpfe stehen an der Spitze (nicht an der Basis) der Aeste, die Bracteen
600 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
sind lanzettlich (nicht länglich lineal), die Fahne ist nur halb so breit, wie
deren fast doppelt längerer und doppelt breiterer Nagel. A. semipellitus
Bge. hat breiteiförmige Stipule, grundständige Blüthenköpfe, lineal-
spatelige, stumpfe Bracteen, dreieckig-lanzettliche, in den Kelchzotten
ganz verborgene Kelchzähne, und nur halb so grosse Blüthen, deren
Vexillum auch anders gestaltet ist. Die anderen Arten der Gruppe weichen
noch mehr ab.
Astragalus (41. Adiaspastus) dschuparensis Freyn et
Bornm. fruticosus, pulvinatus, ramosissimus, ramis intricatis vel laxius-
culis erassis strictis brevibus vel elongatis spinis densissimis rigidis longe
acutatis erecto patentibus porrectis vel subrecurvis tota longitudine arma-
tissimis inter stipulas glabris, stipulis duris tenacissimis oblongis acumi-
natis nervosis stramineis dense breviterque pubescentibus tandem fuscis
glabratis denique nigricantibus, foliolis (4-)5-(6-) jugis minutis mox
deciduis spina petiolari xanthina longe superatis oblongis vel spathulato-
oblongis cuspidatis complicatis cano-hirsutis tandem glabrescentibus
nervo medio excurrente spinulosis, axillis (1-) 2floris in apice ramo
capitulum parvum angustum subcylindricum formantibus, bracteis calyce
brevioribus lanceolatis acuminatis plus minus flexuosis navicularibus
dorso a medio villosis, floribus roseis (?) dilutius nervosis siccatione pal-
lidis, calycis angusti acutissimi submembranacei irregulariter rumpenti
(sed secus commissuras non fissili) a basi usque ad medium glabri den-
hbus lanceolato-subulatis fubi dimidium superantibus apice nudiusculis
e villo paulo exsertis subincurvis, vexilli alas carinaque æquante lamina
emarginata ungue oblongo-obovato dimidium æquante et subangustiore,
ovario oblongo dense hirsuto f. julio.
Persiæ austr. prov. Kerman frequens in regione subalpina et
alpina montis Kuh-i-Dschupar 2900-3600 m. supra mare die 10. julio
(exs. 3786) et 3400 m. s. m. die 12. julio 1892 (exs. 3787, specimina
partim spinis subrecurvis, stipulis coloratis et foliolis mox glabratis
donatis) leg. Bornmüller !
Dimensiones: frutex 0,15-0,5 m. altus, pulvinar 0,6-1,0 m. latum for-
mans, trunco centimetrum crasso, ramis tenuioribus 8-24 cm. longis; spinæ
2,9-4 cm. longæ; capitula centimetrum diametro vel paulo crassiora,
1-2 cm. longa; stipulæ 4 mm. ad medium lata 6,5 longa in acumen tri-
millimetralem subito producta; foliola cum spinula miilimetrali 4,5-6 mm.
longa, 2 lata; bracteæ 5,5-6 mm. longæ; calyx cum dentibus 3millime-
tralibus 8 mm. longus; vexililum fere 3 mm. latum lamina obovata
3,5 mm. longa, colorata, ungue obovato-oblongo 7 mm. longo pallido;
ale carinaque vexillo equilong&; legumen ignotum. |
(23) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 601
A. dschuparensis ist eine durch die überreichliche Bewehrung an
A.myriacanthus Boiss. und seine näheren Verwandten erinnernde Pflanze
und ist der genannten Art auch durch die kahlen Zweige und die aus-
randete Fahne ähnlich, aber weit verschieden durch 5-(nicht 7-8)paarige
Blälter, end-, nicht basal-ständige Köpfchen, fast doppelt längere, hoch
hinauf kahle Kelche, deren Zähne nur wenig über '/s der ganzen Kelch-
länge ausmachen, schmales, anderthalbmal längeres Vexillum von anderer
Gestalt ete. — Von A. multispinus Freyn et Bornm. ist die neue Art durch
anders gestaltele Blüthen, armpaarige Blätter und von beiden Verwandten
durch die sich ausnehmend ziegeldachig deckenden, harten und zähen Sti-
puiæ, sowie durch die nicht schlitzbaren, sondern wenn auch dünnem, so
doch unregelmässig zerreissenden Kelche leicht zu unterscheiden. Die
nächsten Verwandten sind jedoch die um A. pseudocaspüus Fisch. gruppirten
wenigen Arten, denen allen die zum Grunde kahlen Kelche und die vom
Nagel abgesezie Fahne zukommen. Unter diesen isi die eben genannte Art
durch filzige Zweige, eilanzettliche Stipulæ, sichtlich schmälere Blättchen,
ährig angeordnete Blüthen, lineal-längliche, pfriemlich bespitzte Bracteen,
kürzere Kelchzähne, breitere, 2lappige Fahne unterschieden. A. creno-
philus Boiss. hat 7-Spaarige kahle, lineale Blättchen, ährig angeordnete
Blüthen, breitverkehrt eiförmige, kahle Bracteen, kürzere Kelchzähne,
kleinere Blüthen mit noch kürzerem Vexillum; A. Kuhistanus Bunge hat
zurückgebogene, starre Dornen, ei-dreieckige Stipulæ, 7 paarige Blättchen,
schmal kahnfôrmige, stumpfe Bracteen und ein spatelig-längliches abge-
rundetes Vexillum, welches so breit ist, wie der Nagel; der Blüthenstand
ist jedoch wie bei A. dschuparensis, womit auch A. janthinus Boiss. et
Hausskn. übereinstimmt. Doch unterscheidet sich dieser durch 6-8paarige,
eiförmige, winzige Blätichen, filzige Bracteen, dreieckige, kürzere Kelch-
zähne etc. A. eschkerensis Boiss. et Hauskn. hat basalständige Blüthen-
köpfe, eiförmige Stipulæ, winzige, 6-7 paarige Blätichen mit seidiger Be-
haarung, lanzettliche Kelchzähne etc. A. fissiis Freyn et Sint. und
A. neglectus Freyn haben zwar ebenfalls ährige Blüthenstände, sind aber
sonst sehr verschieden,
Astragalus (44. Rhacophorus) Morgani Freyn, fruticosus
(?), ramis erassiusculis (videtur brevibus) inter stipulas villosis, spinis hori-
zontalibus robustis longis junioribus tomentosis tandem glabratis, stipulis
ovato-oblongis acuminatis {enacibus nervosis alutaceis tomentosulis tandem
glabratis fuscescentibus, foliohs 3-4jugis amplis rigidis plano-carinatis
lanceolatis in spinam lutescentem longam acuminatis adpressissime
tomentosis supra elevalim pauci-nervatis spina petiolari superantibus,
602 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
axillis 3floris capitula ellipsoidea vel oblonga rarius globosa densa ad
basin ramulorum formantibus, bracteis linearibus acutis subplicatis a
medio ad apicem dense villosis calyce paulo brevioribus, calycis ad basın
usque villosi et fissili dentibus tubo subæquilongis anguste subulatis etiam
ad apicibus villosis, petalis (ex sicco dijudicatum ochroleucis sed potius)
carneis, vexilli carina et alas paulo longiori Jamina truncata basi reverse-
auriculata ungue subbreviore, legumen obovatum compressiusculum hir-
sutissimum, semine unico oblongo olivaceo. fK. Julio-Augusto.
Persiæ occid. prov. Luristan in monte Hachtäd-pahlu-Kuh (ad
meridiem oppidii Korremäbäd siti) a. 4894 legit Morgan !
Dimensiones : spinæ sub Scentimetrales, brevioribus immixtæ; sti-
pulæ 9 mm. longæ 3-4 infra medium latæ ; foliola usque 21 X 4 millime-
trales, sæpissime paulo breviores, sed etiam ad 12 x 2 mm. diminuta;
capitula 4 cm. alta. 3,3 diametro vel minora; bracteæ 9-10 mm. longæ
1 '/s; mm. latæ; calyx 12,5 mm. altus cum tubo sexmillimetrali; vexillum
14 mm. longum ungue 8 millimetrali; carina et ale 13 mm. longæ.
A. Morgani hat das Aussehen des A compactus Willd, welcher wegen
seinen breiten Bracteen jedoch einer anderen Artengruppe angehört, als
A. Morgani. Dieser ist wegen den linealen Bracteen, den langen Kelchen
und grossen Fieder-Blättchen vielmehr nur mit A. eriacmus Boiss., A. anda-
lanicus Boiss. et Hausskn., A. elymaiticus Boiss. et Hauskn. und A. sieno-
lepis Fisch. zu vergleichen, aber von allen durchgreifend verschieden.
So ist A. eriacmus dickästig, kurzdornig, seine Stipulæ sind dünnhäulig,
die Blätichen 4-5 paarig, elliptisch, stumpf, die Blüthen stehen zu 4-5, die
Bracteen sind nur wenig länger als die Kelchröhre, kahl, nur an der Spitze
etwas behaart, die Kelchzähne 2mal so lang als die Röhre, die Platte der
Fahne doppelt länger, wie der Nagel etc. A. andalanıcus hat zurück-
gerichtete, nur halb so lange Dornen, breit eiförmige Stipulæ, elliptisch-
längliche Fiederblättchen, Bracteen von halber Kelchlänge, Kelchzähne
von 2'/sfacher Länge der Röhre; A. elymaiticus hat aufrechte, viel kürzere
Dornen, eiförmige, rauhhaarige Stipulæ von Kelchröhrenlänge, Kelch-
zähne von 2'/2facher Länge der Kelchröhre, die Fahnenplatte doppelt
länger, als der Nagel; endlich unterscheidet sich A. stenolepis durch dicke,
filzige Aeste, dreieckig-lanzettliche Stipulæ, 6-8paarige, verkehrt-eiförmig-
elliptische Blättchen, 5-7blüthige Achseln, Kelchzähne von 3facher Röhren-
länge und anderthalbmal längeres Vexillum.
Astragalus (48. Hymenostegis) laguriformis Freyn nom.
nov. Hiemit bezeichnete ich im Herbare jene Art, welche ich als A. Zagu-
roides im Bulletin de l’herbier Boissier III, pag. 180, neu beschrieben
(25) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 603
habe. Der a. a. O. gegebene Name ist nämlich vor mir längst schon von
Pallas an einen auch heute noch anerkannten Astragalus vergeben ; da
ich dies seinerzeit übersehen hatie, so musste ich den von mir gegebenen
Namen ändern.
Astragalus (48. Hymenostegis) melanostictus Freyn,
fruticulosus hirsutus virens, stipulis oblongo-triangularibus parce ciliatis
parallele multinervüs parte infima subcoriacea alutacea persistentibus,
parte libera et margine hyalinis undique nigro-punctatis, foliolis remote
4-8-jugis rhachide tomentoso-hirsuta insidentibus rigidis lanceolatis laxe
hirsutis venulosis nervo medio subtus prominente in spinam flaves-
centem abeunte, pedunculis tomentoso-hirsutis folio 2-3plo longioribus,
racemis crassis oblongis densis, bracteis glumaceis subglabris parallele
nervosis lutescentibus nigro punctatis nitidis flore multo brevioribus ab
infimis late ovatis acuminatis ad summa breviora lanceolata acuta sensim
diminutis et angustatis, calycis longe hispidi tandem valde vesicarii den-
tibus subulatis tubo subgloboso flexuoso-nervoso membranaceo manifeste
brevioribus corolla sulfurea longe superatis, vexillo stenonychino acuto
alas carina longiores superante, lamina profunde canaliculata ungue
dupio longiore, legumine ignoto. fi. Majo.
Persiæ oceid. prov. Irakadjmi, Sultanabad ad Mowdere die 26. majo
189% leg. Th. Strauss (distrib. Bornmüller ! pro A. chrysostachyde).
Dimensiones: spinæ 11 cm. longæ vel breviores; stipulæ 19,5 mm.
parte libera 10 mm. longæ, basi 8, ad divisionem 6 mm. latæ; foliola nor-
malia cum spinula millimetrali 13 mm. longa, ad medium 3 lata; pedun-
culus 10-15 cm. longus; capitula 4-7 cm. alta, 2-3 em. diametro; bracteæ
infimæ 10 X 8, summæ 7 X 2 millimetrales; calyx cum dentibus 5,5
millimetralibus 14 mm. longus, tubo tandem 8,5 mm. longo, 6,5 dia-
metro; vexillum 19,5 mm. longum, ungue 6 mm. longo angusto, lamina
13,5 mm. longa, 4 lata; ale 16 mm. longæ ; carina 13 mm. longa, ad
apicem 2 lala.
Wegen der gelben Blüthen und des spitzen Vexillums gehört A. melano-
stictus wohl unter die um A. chrysostachys Boiss. gruppirten drei Arten,
aber ganz gewiss nicht zur eben genannten, denn er ist von ihr sofort
durch die nur theilweise hyalinen, vielnervigen (nicht nervenlosen) Sti-
pulæ unterschieden, bei näherem Zusehen aber auch durch das abstehende
(nicht angedrückte, silberweisse) Indument, harte, nicht häulige Bracteen
von anderer Gestalt, welche viel kürzer (nicht so lang) sind, wie der Kelch,
durch Kelchzähne, welche viel kürzer (nicht fast so lang) sind, wie die
Corolle etc. — A. glumaceus Boiss. ist näher verwandt, aber doch ver-
604 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
schieden durch sehr kurze Pedunculi, — sie sind viel kürzer wie die
Blätter — länglich-lanzettliche Bracteen, länglich-eiförmigen, 18-20 mm.
langen Kelch, dessen Röhre den Zähnen gleich lang ist, und der selbst
die Corolle überragt. Auch A. hymenocystis Fisch. hat vielnervige Stı-
pulæ, aber er ist kurz-röthlich-filzig, seine Bältchen sind sehr klein (nur
4-5 mm. lang), die Pedunkuli so lang, wie die Blätter, die Bracteen von
Kelchröhrenlänge, die Blüthen kleiner etc. — Die anderen gelb oder
gelblich blühenden Arten der Sektion, nämlich A. recognitus Fisch. und
A. nervistipulus Boiss. et Hausskn. sind schon durch das stumpfe Vexil-
lum weit verschieden.
Astragulus (50. Microphysa) aciphyllus Freyn, fruticu-
losus adpressissime sparse hirlus glabrescens, ramis repetite ramulosis
arcte approximatis intricatissimis, spinis tenuibus brevibus pungentibus
horridis, stipulis parvis coriaceis oblongo-ovatis candidis tandem fusces-
centibus parte libera uninerviis margine ciliatis basi subhispidis, fololis
2-5 jugis subglaueis spina petiolari superalis lanceolato-linearibus com-
plicatis in spinulam flavidam pungentem abeuntibus, capitulis pedunculo
porrecto eis multo longiori robusto insidentibus multifloris globosis, bracteis
ab infimis orbicularibus concavis ad summa lanceolata navicularia acuta
diminutis glaberrimis stramineis margine plus minusve hyalinis iubo
calycino longioribus, calycis patentim hispidi eylindrici tandem globoso-
inflati nervis 5 purpureis percursi membranacei dentibus a basi brevis-
sime triangulari setaceis tubo sesqui longioribus, petalis (sicco saltim) vio-
laceis saturatius nervosis, vexilli stenonychini profunde canaliculati
recurvi lamina elliptica obtusa alas carina longiores manifeste superante
ungue duplo longiore, ovario hirsuto, stylo glabro, legumine coriaceo mono
dispermo villoso ovato-oblongo parum compresso sed dorso carinato semi-
nibus atro-olivaceis oblongis compressis radicula valde prominente. fi.
Persiæ occid. prov. Irakadjimi prope Sultanabad a. 1892 leg.
Sirauss (sine nomine a. 1896 distribuit Bornmüller !).
Dimensiones: fruticulus 15-20 cm. altus; spinæ cire. 2,2 cm. longæ ;
stipulæ 5,5, parte libera 3,5 mm. longæ, ad divisionem 2 mm. lat;
foliola normalia 5-6 mm. cum spinula 0,6 millimetrali longa (sed etiam
usque 9millimetrialia), °/.-1 mm. (explanata!) lata; pedunculus 4-6 cm.
longus; capitulum 2 cm. cire. diametro; bracteæ 8X 7 usque 6,5 x 2 mil-
limetrales; calyx 16 mm. longus cum dentibus centimetralibus, tubo ab
2 */, mm. latitudine ad 5 mm. aucto; vexillum 17,5 mm. longum, lamina
ad medium 6 mm., 4 mm. ad basin lata, ungue superne 5, basi 3 mm
lato; ala 15, carina 14 mm. longa; stylus centimetralis; legumen 7 mm.
longum 2,5-3 mm. ad basin diametro; semen 3 mm. longum, 1,5 latum.
(27) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 605
Vom Aussehen eines robusten A. cephalanthus DC., jedoch die Blättchen
stachelspitzig, stechend, die Stipulæ 1-(nicht viel-) nervig, die Blättchen 2-5-
(nicht 7-9-) paarig, schmal, spitz (nicht oblong, stumpf), grün (nicht ange-
drückt grau), die Bracteen verschiedengestaltig, der Kelch abstehend, steif-
haarig mit borstlichen (nicht lanzettlichen) Zähnen, welche anderthalbmal
länger (nicht 3 mal kürzer), wie die Röhre sind, die Corolle länger als der
Kelch. Die mit stachelspitzigen Blättchen ausgestatteten drei Arten der-
selben Gruppe, nämlich A. Kellalensis Boiss. et Hausskn., A. callistachys
Boiss. et Buhse und A. porphyrobaphis Fisch. sind alle sehr unähnlich
und darunter insbesondere die beiden erstgenannten durch fast sitzende
Blüthenstände sofort zu unterscheiden.
Astragalus (63. Craccina) Huthianus Freyn et Bornm.
parce adpresseque hirtulus, virens, multicaulis, caulibus tenuibus diffusis
flexuosis slriatis ramosis, ramis iterum ramulosis, stipulis ovato-triangu-
laribus hyalinis parce hispidulis connatis sed tandem sejunctis, foliis
palentibus, foliolis 3-5 jugis linearibus obtusis, pedunculis folio multo
longioribus porrectis strictis in racemos tandem elongalas laxos abeun-
übus, bracteis parvis elongato-triangularibus adpresse albo et nigro hirtis
pedicello calycis tubum dimidiam vix æquante tandem arcuato deflexo mani-
feste brevioribus, floribus (mihi adhuc ignotis sed certe parvis et sec. Born-
inüller in litt. violaceis), calycis tubuloso-campanulati albo vel albo et nigro
hirti dentibus e basi triangulari subulatis tubum mox lacerantem 4 plo bre-
‚vioribus, corolla....., leguminibus tandem deflexo-pendulis breviter eylindri-
eis compressis adpresse albo hirtulis acutis subarcuatis ventre carinatis
dorso rotundatis calyce 4plo longioribus 3ovulatis, seminibus oblongo-
reniformibus olivaceis. Z. Junio, julio.
Persiæ austr. prov. Kerman ad margines agrorum et in pascuis
regionis inferiore montis Kuh Lalesar prope pag. Lalesar circ. 2900-
3000 m. supra mare die 23. julio 1892 leg. Bornmüller ! (exs. 3759).
Dimensiones : Caulis 30 ad 40 cm. longus; stipulæ 2 mm. longæ ad
basin 1,25 mm. latæ; folium cum petiolo sesquicentimetrali 45 cm.
longum, foliolis 13 x 2millimetralibus vel brevioribus et angustio-
ribus ; racemus usque 12 cm. longus sine pedunculo 3-5 cm. longo;
pedicelli 2 mm. longi; bracteæ 1,5 mm. longæ; calyx cum dentibus mil-
limetralibus 4 mm. longus ad dentorum basin 2 '/; mm. latus, corolla
7,5 mm. longa (ex rudimentis permaturis judicatum); legumen fere
maturum paulo plus centimetrum longum ad vel infra medium 2,5 mm.
diametro.
Dem A. austriacus L. nächst verwandt, davon aber durch armpaarige
606 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
(nicht ausgerandete) Blätichen, völlig zurückgebogene (nicht schief oder
horizontal abstehende) Pedizellen von kaum halber Kelchlänge, röhrig-
glockigen (nicht rein glockigen) Kelch, pfriemliche (nicht dreieckige)
Kelchzähne von '/: (nicht '/s) Kelchlänge, völlig zurückgeschlagene, gleich-
sam hängende (nicht schief bis horizontal abstehende) Hülsen, mit abge-
rundetem (nicht gefurchtem) Rücken leicht zu unterscheiden. Die Hülsen
sind gegenüber den mährischen, niederösterreichischen und mittelunga-
rischen Exemplaren des A. autriacus L., meines Herbares auch fast doppelt
grösser ; serbischer A. austriacus hat aber eben so grosse Hülsen, wie
A. Huthianus, und der siebenbürgische dürfte ebenfalls grosshülsig sein,
wenigstens seine Blüthen sind fast doppelt grösser, als die normalen.
Durch die Entdeckung des A. Huthianus wird das Verbreitungsgebiet
der Sektion Craccina, dessen Südgrenze bisher etwa durch die Linie
Krim-Turkestan gegeben war, weit nach Süden gerückt.
Oxytropis (Phacoxytropis) Kermanica Freyn et Bornm.
laxe cæspitosa, pilis simplicibus adpressis cana, virescens, caudiculis pros-
tralis ramosis sepe valde abbreviatis, stipulis herbaceis fuscescentibus
oblongo-triangularibus vel triangulare lanceolatis acutis adpresse albo
hirsutis ima basi petiolo adnatis inter se liberis, foliis patentibus impari-
pinnatis longiuscule vel breviter petiolatis, petiolo gracili folio æquilongo
vel subbreviore, foliolis (5-)6-8 jugis ellipticis oblongis vel cuneato-
oblongis emarginatis vel truncatis minimis approximatis vel mediocribus
laxis, glandulis interfoliaribus inconspicuis, scapis decumbentibus adscen-
dentibus folio 2-3plo longioribus gracilibus flexuosis, capitulis parvis
brevissime racemosis 5-15floris, floribus parvis breviter pedicellatis
ebracteolalis bractea lineari obtusa nigrohirta pedicello æquilonga sufful-
tis, calycis campanulati adpresse albo- et præsertim nigro-hirsuti dentibus
triangularibus tubum dimidium æquantibus obtusiusculis, corolla carnea
(siccatione livescente vel violascente) calyce 3 plo longiore, vexillo subor-
biculari retuso rectangule reflexo, alas obtusas et carina breviter triangu-
lare-rostrata sesqui longiore, legumine sessili tandem deflexi coriaceo
uniloculari %spermo breviter cylindrico subcompresso recurvo acuminato
reticulato wtrinque carinato pube alba patula obsito. Z. Julio.
Persiæ austr.prov. Kerman ad nives regionis alpinæ montis Kuh-
Lalesar in consortio Gageæ persicæ Boiss., Primulæ capitellatæ Boiss.,
Astragah syrtschensi Bunge et Astragali lalesarensi Bornm. 3700-4400 m.
supra mare die 15. julio 1892 leg. Bornmüller ! (exs. 3766).
Dimensiones: scapi usque 13 cm. longi, racemus 2,5 X 1,8 usque
1,5 x 1,5 centimetralis; folia cum petiolo 10 millimetrali 2,5 X 0,8 cen-
(29) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 607
timetralia usque 10 cm. longa (petiolo 5 centimetrali incluso) et 1,5 cm.
lata; foliola maxima a me visa 10 X 3millimetralia; pedicellus 2 mm.
calyx 3 mm. longus tubo 2millimetrali ; ale et carina 6,5 mm. longæ,
vexillum 9,5 mm. longum ; legumen (bene evolutum sed immaturum) sine
rostro 1-1,5 millimetrali 9 mm. longum, fere 4 mm. latum, 2-2,5 mm.
crassum.
An der neuen Art ist bemerkenswerth, dass das Rostrum der Carina
manchmal fehlt, und dass sich dann an seiner Stelle eine tiefe Ausbuchtung
im Schiffchen vorfindet. Gleichwohl lässt sich O. Kermanica nirgends unter
den Astragali befriedigend unterbringen, sie fügt sich auch selbst habi-
tuell ganz gut in den Kreis der Oxytropis-Arten ein. Der Tracht nach
entspricht sie etwa der O. albana Stev., ihren Charakteren nach jedoch
gehört sie wegen ihrer aus dem Kelch weit hervorragenden Hülsen
und der fehlenden Interfoliolal-Drüsen unter die um ©. dioritica Boiss.
gruppirten Arten. Von diesen hat O. Griffithii Bunge wohl unter sich
freie, aber dem Blattstiele hoch hinauf angewachsene, ausserdem länglich-
lineale Stipula, 10-12paarige Blättchen, Kelchzähne von der Länge der
Kelchröhre, Blüthen von nur °/ı Kelchlänge, ausgerandete Flügel und
einen langen, pfriemlichen, zurückgebogenen Schnabel der Carina; 0. per-
sica Boiss. hat ebenfalls hoch hinauf angewachsene, unter sich jedoch
freie Stipula, lineale Kelchzähne, die etwas kürzer, als der Kelch sind,
ausgerandete Flügel, lange lanzettliche Schnäbel der Carina und eiförmige
Hülsen; O. dioritica Boiss, ebenso beschaffene Stipula, wie die beiden vor-
verglichenen Arten, 5-6 paarige Blätichen, 5-7 blüthige Köpfchen, lanzett-
lineale Kelchzähne von Röhrenlänge, lange lanzettliche Schiffehenschnäbel,
papierartig dünnwandige, eiförmige Hülsen etc., O. savellanica Bunge hat
breit eifürmige, mit einander hoch verwachsene, dem Blattstiel nur am
Grunde angewachsene Stipulæ, 3-5 blüthige, fast doldige Köpfchen, aus-
gerandete Alæ, bauchseits tief gefurchte Hülsen ; endlich O0. Lehmanni
Bunge Stipulæ, wie die vorgenannte Art, spitzliche Blättchen, lang gestielte,
häutige, eiförmig-längliche Hülsen — alle diese Arten überdiess ein anderes
Indument.
Hedysarum candidissimum Freyn in litt. 1893. nom. nov.
Ich hatte seiner Zeit übersehen, dass H. candidum Freyn. et Sint.
in Oest. Bot. Zeitschr. XLII, pag. 80, bereits ein viel älteres Homonym
besitzt, welches vollkommen in Kraft steht und habe daher den Namen
der von mir neu aufgestellten Art in oben angegebener Art gändert.
Onobrychis Gærtneriana Boiss. ap. fl. Orient. II. 528. — Auf
Cypern um Larnaka von Deschamps mehrfach gesammelt : an Strassen
608 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
und Wegen, 12. April 1893 (exs. 148), und im Hügelgelände am 28. April
1893 (exs. 147). Diese Art ist in der Flora Orientalis nur für Palästina,
Syrien und Persien verzeichnet, ihr Vorkommen in Cypern also bemerkens-
werth.
Lathyrus hierosolymitanus Boiss. ist in der Flora Orientalis
nur aus Palästina und Syrien angegeben, wurde aber von Deschamps
auch auf Gypern, in Feldern um Larnaka, am 24. März 1893 (exs.
160) gesammelt. Nebst diesen ziemlich typischen Exemplaren fand
dieser Sammler dort auch eine forma foliis brevioribus, angustioribus,
legumine minore in Feldern bei Larnaka am 29. April 1893 (exs. 161),
welche eine deutliche Mittelform zu L. cassius Boiss. darstellt. Letztere,
schon von Sintenis et Rigo in Cypern gesammelte Art ist auch von Des-
champs an Fusssteigen bei Larnaka am 12. April 1893 (exs. 162) gefun-
den, und zwar in einer Form mit kürzeren Pedunkuli (diese sind nur von
Blattlänge). Hiedurch ist eine lückenlose Reihe von Uebergangsformen
zwischen L. hierosolymitanus Boiss. und L. cassius Boiss. gegeben.
Schon Boissier ist die nahe Verwandtschaft dieser beiden Pflanzen auf-
gefallen, doch waren ihm Mittelformen nicht bekannt (Flora Orientalis II,
pag. 605); nun sind solche selbst in Cypern sicher gestellt, nachdem
schon Post Flore of Syria, pag. 292, diese Formen (und noch andere), als
Varieläten zu L. annuus L. gestellt hatte. Dieser weitgehenden Zusammen-
ziehung möchte ich aber nicht das Wort reden, da L. annuus L. denn
doch eine genügend unterschiedene, wenig veränderliche Art weiter Ver-
breitung ist.
Lathyrus amoenus Fenzl. Diese von Cilicien bis Palästina und
Persien verbreitete Art ist von Deschamps auch auf Cypern in Feldern
bei Larnaka am 24. März 1895 gesammelt worden (exs. 163).
Orobus Tempskyanus Freyn et Sint., rhizomate ignoto, caule
adscendente a basi brachiato parce et longe ramoso striato patule pubes-
cente vel glabrescente, foliolis parce hirtis unijugis lanceolato-oblongis
aculis 5-11 nerviis, petiolo brevissimo sæpe subnullo stipulis semisagittatis
triangulare-lanceolatis longe superato, pedunculis gracilibus folia longe
superantibus laxe 2-3floris, floribus pedicellatis, calycis pedicello subbre-
viori lacinüs subæquilongis triangularibus acutis tubo plus duplo brevio-
ribus, corollæ (ex sicco) violaceæ unguibus calyce manifeste longioribus,
vexilli subrecurvi alas et carina multo longiori lamina angusta emargi-
nata ungue pallido duplo longiore, legumine (juvenili tantum noto)
lineari patente brevissime hirto, stylo late lineari apice vix dilatato, semi-
nibus ignotis. X. Majo.
RO EE CU, EX
(31) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 609
Thessalia græca, Kalambaka : in quercetis supra Witomo die
1%. majo 1896 leg. Sintenis (exs. 384). +
Dimensiones: caulis 30-54 cm. altus, foliola 3,4 <0,6 em. longa lala,
vel subbreviora et paululum angustiora, pedunculus 8-9 (-5) cm. longus,
pedicelli 8 (-5) mm. longi, calyx cum dentibus 7 mm. longus 4,5 latus,
vexillum 25 mm. legumen (immaturum) 4,5 cm. longum, 0,3 latum.
Der Tracht nach und infolge der breiten, kurzen Blättchen ähnelt
0. Tempskyanus am meisten dem O. cyaneus Stev., einer durch kurz ge-
stielte Blätter, ungleich lange, lanzettliche Kelchzähne, viel kleinere
Blüthen, kahle Hülsen und die Griffelgestalt genügend scharf unter-
schiedenen anatolischen Art. Nächst verwandt ist indessen O0. sessili-
folius S. S., dessen behaartfrüchtige Formen jedoch durch lanzett-lineale
zugespitzte bis schmal-lineale, feinspitzige Blättchen, längere dreieckig-
lanzettliche, sehr spitze und unter sich ungleiche Kelchzähne, etwas
kleinere Blüthen und durch den auffällig keilig-verbreiterten Griffel ver-
schieden sind. Man fasst O. Tempskyanus nach Allem daher wohl am
besten als Rasse des 0. sessilifolius S. S. auf, welchen sie mit O0. cy-
aneus verbindet. Die abweichende Gestalt des Griffels spricht nicht gegen
diese Auffassung, denn O. vernus L. welcher derselben Artengruppe wie
O. sessilifolius und O. cyaneus angehört, hat fast genau dieselbe Griffel-
form, wie 0. Tempskyanus.
Pisum humile Boiss. et Noë. Diese, durch ihre kleinen Blüthen
(sie sind etwa 1,5 cm. lang) auch zur Blüthezeit leicht kenntliche Art
kommt vom südlichen Armenien an durch Mesopotamien bis Syrien (wo
sie nach Post gemein ist) vor. Sie scheint aber auch auf Cypern um
Larnaka nicht gar selten zu sein, denn Deschamps hat sie dort auf Feldern
am 9. und 17. März und 1. April 1893 aufgenommen (exsice. 163 a, 163,
163c) — durchaus in Blüthen und mit ganz jungen Hülsen. Da dieser
Sammler die Pflanzen gewiss nicht kritisch zu unterscheiden vermag,
also nur Zufallsfunde zu verzeichnen hat, so müsste der Zufall seltsam
mitgespielt haben, wenn er eine um Lakarna sonst seltene Pflanze an
verschiedenen Tagen gleich von drei Stellen mitgebracht hätte.
Saxifraga glabella Bertol. var. adenophylla Freyn, typo ila-
lico laxior, caulibus sæpe elalioribus et cum inflorescentia et foliorum
margine stipitato-glandulosis. £. Julio, augusto.
Hercegovina in alpe Prenj die 19. aug. 1886 et in monte Volujak die
22. julio 1891 leg. Brandis !
Die Pflanzen sind sehr lockerrasig, die Stämmchen (3-5-) 6-15 cm.
hoch, die Blätter nicht grösser, als an der typischen mittelitalienischen
610 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
Pflanze, aber am Rande immer mit zerstreuten Stieldrüsen besetzt. Es
scheint hier keine geographisch gesonderte Rasse vorzuliegen, da sowohl
Beck, als Murbeck ohne Kenntniss dieser Varietät sind und in ihren Ver-
öffentlichen nur die typische S. glabella aus der Hercegovina verzeichnen.
Auch Boissier in der Flora Orienlalis und Engler Monographie der Gattung
Saxifraga erwähnen nichts von der Drüsenbehaarung der Blätter,
ersterer aber des Umstandes, dass die Blätter « remote et obsolete foveo-
lati » sind, so dass er sie deshalb unter die sonst absolut unähnlichen
Arten der Sektion Aizoonia stellt. Ich finde nun an den herzegovinischen
Exemplaren nichts, was der Beschreibung der Flora Orientalis entspräche
und halte die Stellung der S. glabella, so wie sie in Engler’s Monographie
im Systeme untergebracht ist, für völlig natürlich.
Saxifraga Prenja Beck. Zwischen Exemplaren der S. sedoides L.,
die von Brandis und Vandas am Prenj selbst gesammelt sind und italie-
nischen Exemplaren der S. sedoides L. aus der Majella finde ich auch
habituell nicht den den leisesten Unterschied. Namentlich sind die Petalen
aller dieser Pflanzen spitz und nicht gestutzt, so dass S. Prenja keines-
wegs als vikarirende Art oder Rasse gelten kann. Sie kommt vielmehr
mit S. sedoides L. in der Herzegovina zusammen im selben Gebiete
vor.
Reutera caroides Freyn et Bornm. brevissime scabridula, radice
crassa multicipite reliquiis tenacibus foliorum comosa pluricaulis, caulibus
subnudis procumbentibus v. adscendentibus rigidulis teretibus jam a basi
repetite divaricato-dichotomis ad dichotomias folio minimo vagina insi-
dente instructis, foliis glaucis carnosulis basilaribus petiolatis, petiolo pal-
lide lilacino erecto vel arcuato basi in vaginam caulem includentem duram
tenacem abeunte, /amina petiolo sæpissime breviore ambitu ovata pinnata,
pinnis 5-6jugis ab infimis valde remotis brevissime petiolulatis cuneato-
obovatis bipinnathfidis ad summa sessilia obovato-oblonga antice tantum
incisa sensim diminutis omnium lacinulis oblongis acutiusculis et sæpe
apiculo calloso terminatis, foliis caulinis ad dichotomias minimis parce
divisis, summis ad laminam minimam oblongam indivisam vel vix incisam
reduclis ; umbellis longe pedunculatis, inæqualiter 3-6 radiis et sæpe valde
irregularibus, radis glabris nunc brevissimis phylla involucralia vix supe-
rantibus nunc eis multoties longioribus, involucro irrequlari 2-kphyllo,
phyllis herbaceis pallide marginatis nunc omnibus subæqualibus lanceo-
lalis, nunc ab uno vaginæformi maximo per secundum intermedium navi-
culari ad tertium triangulare-lanceolatum minimum subito reductis; umbel-
lulis parvis 1-Sfloris pedicellis inæqualibus brevibus glabris, involucello
NE
(33) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 611
3-Zphyllo, phyllis inæqualibus oblongis vel lineari oblongis acutis mar-
gine albo-hyalinis pedicella non atlingentibus, petalis glabris luteis, sta-
minibus luteis arcuatis, antheris globosis luteis, stylopodiis depressis latis-
sünis fructu papilloso-verrucoso latioribus stylos recurvos eis dimidio bre-
vioribus superatis. X. Junio.
Persiæ austr. prov. Kerman in montis Kuh-i-Dschupar regione
alpina 3600 m. supra mare die 12. junio 1892 leg. Bornmäüller (exsice. ex
itin. pers. turc., n° 3811).
8. nivalis Freyn et Bornm. minor, tota planta humi expansa, foliis
minoribus minus divisis lacinulis lalioribus sæpe ellipücis, caulibus sub-
simplicibus, umbellis depauperatis avellanæ sæpe vix majoribus confertis,
petalis extus purpurascentibus. £. Julio.
Persiæ austr. prov.Kerman in montis Kuh-i-Lalesar regione alpina
ad nives deliquescentes 3900-4000 m. supra mare die 15. julio 1892 leg.
Bornmüller (exs. pers. ture., n° 3810).
Dimensiones, radix sæpe centimetrum crassa, caulis 17-27 cm. in
forma nivali 6-12 cm. longus, petioli foliorum basilarium 5-7 cm. longi,
lamina 3.5-4 cm. longa 2 cm. supra basim lata, radii 3-25 mm., pedicelli
$/1-25 mm. longi, fructus immaturus sed bene evolutus ovato-glohosus a
latere compressus 1,7 mm. longus et latus.
R. caroides hat ganz die Tracht der alpinen Carum-Arlen, von denen
allen sie jedoch schon durch die gelben Blüthen sofort zu unterscheiden
ist. Auch unter den Reutera-Arlen ist sie wegen der überall papillos-
warzigen Früchte höchst ausgezeichnet und nur der einzigen, ihr hierin
ähnlichen Art À. papillaris Boiss. zu vergleichen. Diese, eine affganische
Art, unterscheidet sich jedoch nach der Beschreibung durch ruthen-
förmige Stengel und Aeste, fiederschnitlige, in nur drei Abschnitte ge-
theilte Blätter, 4-5blättrige Hülle und Hüllchen, kurzsteifhaarige Petalen
und kürzere Griffel — ist also sehr durchgreifend verschieden. Alle
anderen Reutera-Arten weichen durch das Fehlen von Hülle und
Hüllchen, sowie durch kahle, glatte Früchte noch vielmehr ab. Born-
mäüller hatte die neue Art für ein Carum gehalten, so ähnlich ist sie
einem solchen, daher der Speciesname.
Scaligeria (Elæosticta) assyriaca Freyn et Bornm. glabra,
radice oblongo- vel ovalo-napiformi, caule erecto elato tereti striato
folioso a basi vel apice tantum paniculato-corymboso, ramis rigidis divari-
catis nudis vel ad medium folio instructis, folüs ambitu ovatis vel oblongo-
ovalis infimis bipinnatis lacımüs cuneato-obovatis in lacinulas oblongas
obtusiusculas dissectis, caulinis sensim diminutis et minus decompositis
612 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
summis et ramealibus vagina oblonga submembranacea insidentibus parvis
trisectis laciniüis oblongis obtusiusculis, involucro sub-5phyllo deflexo
phyllis oblongis antice plus minus lobulatis margine albo-membranaceis
constanti, umbellis longe vel breviter pedunculatis sed inæqualiter
10-15radiatis, radis stellatim patentibus longis arcuatis rigidiusculis,
involucello 1-5 phyllo patente vel deflexo raro nullo phyllis oblengis navi-
cularibus late membranaceis sæpe cuneatis, umbellulis 15-30floris, flo-
ribus majusculis longe tenuiterque pedicellatis, calyce denticulato, petalis
albis orbieulatis brevissime unguiculatis, filamentis arcuatis albis, anthe-
ris ellipsoideis ochroleucis, stylopodiis distinctis florum masculorum
depressis, feminorum conicis acutis, stylo elongato patente et s&pe.
deflexo terminatis, mericarpiis (immaturis lantum notis) globoso-subdi-
dymis pro genere majusculis. (2) Exeunte majo.
Kurdistania assyriaca, ditio Erbil in montis Kuh-Sefin regione
subalpina circ. 1300 met. supra mare die 27. majo 1892 leg. Bornmüller
(exsic. ex itinere persico-turcico n° 1276).
Dimensiones: caulis 50-65 cm. altus, ramis 10-20 cm. longis. Folia
basilaria petiolo 6-12 cm. longo insidentibus, lamina 5,5-8 cm. longa,
4-6 cm. in trientem inferiorem lata; folium summum bractexforme
lamina vix centimetrum longa lata, umbellæ fructiferæ radii 6-8centime-
trales, pedicelli fructiferi 0,8-2,2 cm. longi, mericarpia bene evoluta (sed
immatura) 4,5 mm. lata, 2,5 alta.
Die neue Art ist von allen, der Untergattung Elæosticta angehören-
den Arten, da letztere durchaus fädliche Blattzipfel besitzen, schon durch
die Blattgestalt weit verschieden, aber auch sonst hat sie so durchgrei-
fende Eigenthümlichkeiten, dass sie ganz isolirt steht. Dem Habitus nach
ist sie der S. cretica Vis. ganz ähnlich, doch gehört diese zu Eu-Scali-
geria.
Conopodium (?) græcum Freyn et Sint. elatum, bulbo parvo
globoso, caule erecto stricto vix flexuoso tereti folioso ad medium brevis-
sime et patule hirto glabrescente apice tantum vel jam infra medium
parce ramoso subcorymboso, fohis basilaribus ignotis, caulinis 1-2 infimis
ovato-oblongis pinnats, pinnis 5-8jugis ab infimis breviler petiolulatis
cuneato-ovatis in lacinulas sub 7 pinnatifidis per media basilarium con-
formia sed subbreviora ad summa lanceolato-oblonga indivisa sensim
diminutis, lacinulis oblongis, folio caulino supremo ambitu ovato in laci-
nulas oblongo-lanceolatas bipinnatisecto, foliis anthelæ in lacinuleas valde
inæquales tenuissime-lineares (sed non vero setaceas) decompositis, infimo
late triangulari-ovato multipartito, summo trifido — foliorum omnium
(35) J. FREYN. ORIENTALISCHE ‚PFLANZENARTEN. 615
vagina oblonga truncata margine hyalina et ciliata, lacinulis foliorum mar-
gine et ad nervum medium + brevissime scabridulis, involucro nullo,
umbellæ 5-12radiatæ radiis levibus strictis tandem contractis, involucelli
5-6 phylli phyllis patulis lanceolatis vel lancolato-linearibus longe acumi-
natis aculissimis pedicello longioribus umbellula subbrevioribus margine
+ breviter scabridis, umbellule 9-20radiatæ pedicellis erecliusculis sub-
æqualibus strictis apice aculeolis nonullis hyalinis brevissimis munitis,
petalis albis radiantibus majoribus obcordatis lacinula inflexa terminatis,
filamentis albis filiformibus petala superantibus, antheris ellipsoideis
luteis, stylopodiis distinctis conicis in stylum initio porrectum brevem
tandem elongatum subrecurvum attenuatis, fructu (immaturo tantum
noto) attenuato-oblongo pedicella subæquante tenuissime punetato, nigri-
canta. Z. Junio, julio.
Thessalia græca, Pindus tymphæus : in subalpinis montis Plaka
prope Chaliki die 4. Julio 1896 leg. Sintenis (exs. 648).
Dimensiones. Bulbus cire. 1,3 cm. diametro, caulis 25-65, rami
19-16, peduneuli 3,2-8, radii 1,6-2,6 cm., pedicelli 5-8 mm. longi;
folia caulina infima 6 X 2,2 cm. longa lata, petiolo 6 cm. longo,
lacinulis 7 x 2 mm. longis latis vel minoribus, involucelli phylla fere
centimetrum longa ad basin millimetrum lata, fructus 4-4,5 mm. longus;
stylopodium cum stylo 1,5 mm. longum.
Die oben beschriebene Pflanze scheint mir eine hauptsächlich durch
breite und kurze Abschnitte der unteren Blälter gekennzeichnete Rasse
des C. capillifolium Boiss. zu sein, die von der typischen (italienischen)
Pflanze auch noch durch viel längere, die Höhe der Döldchen fast errei-
chende Hüllchen (bei C. capillifolium sind sie halb so lang, wie die Pedizellen,
lanzettlich, feinspitzig) und kürzer gestielte, fast gerade (nicht langgestielte
etwas gekrümmte) Früchte abweicht. Leider sind letztere an den thessa-
lischen Exemplaren zu jung (einzelne nothreif, aber eingeschrumpft) und
beim Trocknen furchig geworden (was auch bei echtem C. capillifolium
vorkommt). Da aber von Oelgängen nichts zu sehen ist, so sehe ich in der
Pflanze trotz der gefurchten Früchte ein Conopodium und keine Biasolettia.
Von den Arten der letzteren Gattung käme übrigens höchstens B. congesta
Nym. in Betracht, die auch hochwüchsiger vorkommt, als die Beschrei-
bung besagt. Diese Art hat aber striemige Früchte und ist somit kein
Conopodium.
Biasolettia pindicola Hausskn. var. alpina Freyn et Sint. a
typo differt umbellulæ radiis paucioribus (7-10), phyllis involucelli parce
setulosis et præsertim mericarpiis (maturis !) multo minoribns 4,5 mm.
BULL. HERB. Boiss., juillet 1897. 43
614 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
longis et stylopodio cum stylo 1,25 mm. longo. Fructus lævis sub lente
punctulatus, stylis tandem leviter recurvis. Caulis 10-15 cm. altus tortuo-
sus, foliosus. Foliorum infimorum partes laterales intermedio breviores et
subangustiores.
Thessalia græca; Pindus tymphæus: in cacumine montis Peristeri
die 2. julio 1895 leg. Sintenis (exs. 651).
Die Achänen der von Haussknecht in den Miltheil. des Thüring. Botan.
Vereins, Neue Folge, V. (1893), pag. 11%, beschriebenen Pflanze sind
6 mm., die Stempelpolster mit den Griffeln ausserdem 1,5 mm. lang.
Von B. pumila Nym., welcher die oben beschriebene Pflanze eigentlich
am nächsten ist, weicht sie jedoch durch ihre kahlen (nicht dornig-
schuppigen) Früchte doch zu sehr ab, so dass ich sie lieber als Varietät
der B. pindicola Hausskn. auffasse und dies um so mehr, weil letztere
im südlichen Theile des Pindus-Gebirges, dem Pindus Dolopeus ange-
geben ist, welcher Standort dem Peristeri viel näher liegt, als der Par-
nass, der Standort der B. pumila.
Biasolettia Barbeyi Freyn, radice globosa vel depresso-globosa,
collo brevissimo vel nullo, caule tortuoso-flexuoso vel e basi flexa adscen-
dente tereti glabro foliato a medio vel superne tantum ramoso subco-
rymboso, ramis flexuosis glabris folio bracteæformi munitis, foliis in
lobulas breves breviter cuspidatas margine asperas divisis, basilaribus
flaceidis petiolo glabro filiformi flexuoso eis longiore suffultis laminæ
triangulari biternatim decompositæ segmentis secundariis ab infimis
petiolulatis ovatis 3-5fidis vel subpinnatis ad summa lanceolato-oblonga
indivisa sensim diminutis, foliis caulinis basilarium conformibus sed
sensim minoribus, infimo longe petiolato, petiolo e vagina oblonga mar-
gine hyalina omnino glabra orio, medio et summo vagina oblonga trun-
cata late albo-marginata et apice præsertim villosa insidente, minus
decomposito confluente-lobulato, foliis anthelæ vagina ovata vilosissima
insidentibus bracteæformibus valde diminutis tripartitis, lobis lanceolatis
vel setaceis brevissimis, peduneulis filiformibus tandem strictis glabris
umbella longioribus, involucro nullo, umbellis 7-1{radiatis, radiis strictis
patentibus pedunculo subbrevibus, involucello patente tandem deflexo
phyllis membranaceis latis oblongo triangularibus vel breviter oblongis
vel ellipticis in acumen subbreviorem subsetaceum abrupte angustatis
umbellula 10-12radiala brevioribus, petalis albis radiantibus obcordatis
lacinula inflexa terminatis, staminibus petala æquantibus, filamentis fili-
formibus albis, antheris globosis ochroleucis (ex sicco), siylopodüs
depresso-conicis latissimis ovario oblongo glabro manifeste latioribus in
{37) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 615
stylum porrectum tandem subrecurvum abrupte angustatis, acheniis
ignotis. 2. Aprili.
In Insula Rhodos die 17. aprili 1886 auspice W. Barbey leg. Forsyth
Major (exs. 5771).
Dimensiones: Bulbus 1-1,7 cm. diametro, caulis 20-32 cm. altus,
petioli foliorum infimorum circ. 12 cm., caulinorum 4,5-2 cm. longi, folium
caulinum infimum 6 cm. longum, 10 cm. latum vel minor, lobulis ultimis
cire. 5 X 1 mm. longis, latis ; phylla involucelli 1,5 mm. el magis lata.
Die Biasolettia-Arten bieten in ihren Achänen gewöhnlich gute Unter-
scheidungs-Merkmale, ebenso in der Gestalt und Art der Theilung ihrer
Blätter; das Indument ist veränderlich und zur Unterscheidung daher
ohne hervorragender Bedeutung. Bei Abgang der Früchte können zwar
über die Gattungs-Zugehörigkeit Zweifel entstehen ; im gegebenen Falle
spricht jedoch der Habitus derart deutlich, dass eine nachträgliche Kor-
rektur in dieser Hinsicht kaum zu erwarten ist ; zur Unterscheidung von
den Verwandten wird man sich an die Beschaffenheit der Stylopodien
uud Blätter halten. Es ist nun aus dem Oriente nach der Flora Orientalis
nur eine Art stylopodiis depresso-conicis beschrieben, nämlich B. stylosa
(Boiss., sub. Freyera) Freyn aus Lydien ; diese ist aber durch aufrechte
Stengel, armstrahlige Dolden, schmälere Hüllchen, viel längere Griffel
{sie sind 3 mal länger, als das Stylopodium, bei B. Barbeyi diesem gleich
lang) und borstliche, lange Zipfel der oberen Blätter auch ohne Früchte
sicher zu unterscheiden. Die Blätter sind aber ähnlich jenen der B. Bar-
beyi. Die übrigen Arten mit unter sich ziemlich gleichen, nur kurzen
Blattsegmenten, nämlich B. tuberosa Koch, B. balcanıca Velen., B. diva-
ricata Nym., B. pumila Nym. und B. cretica Nym. haben entweder anders
gestaltete oder anders getheilte Blätter, oder anders geformte, mehr
krautige, schmälere Hüllblättchen, alle aber stark konische Stylopodien
und meist auch eine andere Tracht. Hier sei auch angemerkt, dass die
von Bornmüller und Sintenis i. J. 1891 auf der Insel Thasos gesammelte
und unter No 654 als « Freyera balcanica Velen. » vertheille sehr robuste
Art entgegen Velenovsky’s Beschreibung, welche verlängert kegelförmige
Stylopodien verlangt, gerade so depresse Stylopodien besitzt, wie B. sty-
losa und B. Barbeyi, und dass sie daher nicht zu B. balcanica gehört.
Silaus carvifolius C. A. Mey. Neurer Zeit ist es versucht worden,
hievon S. virescens Griseb. und Autt. nicht nur abzutrennen, sondern
letzteren selbst wieder in 2 Arten zu sondern : in eine französische und
wahrscheinlich überhaupt westeuropäische mit kegelförmigen Stylopo-
dien, welcher der Name virescens verbleiben sollte, und eine osteuro-
SE EN RE ER RN LE TS
RES NEU RIENDEE En re
616 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (38)
päische (siebenbürgisch-balkanische, das ist also der echte S. virescens
Griseb.), welche sich durch depresse Stylopodien von der französischen
unterscheiden soll. So stellt wenigstens Janka in Oester. Botan. Zeitschr.
XXIX (1879), pag. 308-311, den Sachverhalt dar und Andere sind ihm
hierin gefolgt. Beide Arten seien aber wieder von dem kaukasischen
S. carvifolius GC. A. Mey. (= Bunium peudanoides MB.) durchgreifend, ja
sogar generisch verschieden, denn da ihnen valleculæ univittatæ zu-
kommen, so gehören sie zur Gattung Foeniculum und sind als F. vires-
cens Benth. et Hoock. und F. Rochelü Janka zu bezeichnen, während
S. carvifolius C. A. Mey. bei Stlaus zu verbleiben hätte. Nebst der Zahl
der Striemen wäre nun S. carvifolius auch noch durch die Breite der
Blattzipfel und das Längenverhältnis zwischen den Hüllchen uud Pedi-
zellen des Döldchens von den beiden zu Foeniculum gestellten, aus
S. virescens Autt. gebildeten Arten zu unlerscheiden.
Ohne nun darauf eingehen zu wollen, ob die in Erörterung stehenden
Pflanzen alle oder theilweise bei Silaus zu belassen oder zu Foeniculum
oder zu Seseli zu stellen sind, möchte ich meiner Ansicht dahin Ausdruck
geben, dass alle diese angeblich spezifisch zu trennenden Formen wirk-
lich nur zu einer einzigen Sammel-Art gehören und, nur die kauka-
sische ausgenommen,nicht einmal varietätsweise unterscheidbar sind. Ich
stelle demnach vor Allem fest, dass weder die von Janka a. a. 0. her-
vorgehobenen Unterscheidungsmerkmale bestehen, noch jene, welche
durch die Zahl der Vittæ begründet werden wollen. Ich fusse diese Be-
hauptung auf folgendes Material meines Herbar’s:
Frankreich: Puy-de-Döme: plateau de Mirabelle, pres Riom; 26 juillet
1880 leg. Heribaud ; Côte-d'Or: bois des coteaux calcaires à Santenay ;
30. juillet 1884 leg. Dr Gullot (Magnier fl. exsice. no 292 bis);
Siebenbürgen: Bergwiesen bei Klausenburg, Tegel 506 m. ü. M.,
5. April 1873 leg. Freyn ; (Grundblätter und Rhizome) ; Bergwiesen bei
Boos, Tegel 450 m., 27. Juli 1871 leg. Freyn; Bergwiesen bei Kolos, Tegel
450 m., 20. Juli 1871 leg. Freyn; Gebüschränder am Kapellenberg bei
Kronstadt, Kalk 630 m., 11. Aug. 1873 lg. Freyn;
Bosnien: Jlog bei Sarajewo, 16. Aug. 1837 leg. Formanek; am Vlasie
bei Travnik, 4. Sept. 1884 leg. Brandis;
Hercegovina: in silvaticis montis Porim supra castellum Ruischtje
prope Mostar, aug. 1889 leg. Vandas ;
Thessalia gr&ca: in pratis subalpinis montis Sina prope Malakasi,
die 13. julio 1896 leg. Sintenis (exs. ex itin. Thessalico 1896, n° 819);
Paphlagonia: Vilajet Kastemuni, Tossia : in pinetis ad Schakirla,
(39) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 617
16 Juli 1892 leg. Sintenis (exs. ex intin. orient., 4645); et in pratis
silvaticis montis Giaurdagh, 29. julio 1892 leg. Sintenis (n° 4799);
Armenia turcica: Gümüschkane: in declivibus supra Istavros, 9. aug.
1889 leg, Sintenis (exs. ex it. orient., 1659); Kösve: in pascuis prope
Sadagh, 25. Julio 1890 leg. Sintenis (exs. 3196);
Somchetien : Buschige Hänge am Wege (von Achtala) nach Tscham-
luk, Ende August 1887 und 17. Juni 1888 leg. Conrath (Diese Exemplare
als S. carvifolius [MB.] C. A. Mey.).
Dieses Material umfasst also mit einziger Ausnahme Itatiens das ganze
Verbreitungs-Gebiet des umstrittenen Formenkreises von Frankreich
bis Kaukasien; es enthält alle Enwicklungsstadien bis zur Fruchtreife
und namentlich auch solche Pflanzen aus dem ganzen Gebiete, welche sich
im gleichen Entwicklungsstadium befinden. Ich betone nun, dass dieses
gesammle Material mit Ausnahme jenes aus Somchetien, worauf ich
unten noch zurückkommen werde, so vollständig gleichartig ist, dass es
oft sogar schwer fallen würde, eine induviduelle Sonderung vorzunehmen.
Ich finde insbesondere, dass die Hüllchen überall wenig kürzer sind,
als die Döldchen. So kurze Hüllchen, wie sie nach Grisebach testa Janka
1. c. dem S. virescens Gris. zukommen sollen (involucello umbellula duplo
breviori), kommen unter meinem gesammten Material nirgends vor ; die
kürzesten Hüllchen erreichen immer noch die Basis der jungen Früchte:
Dies gielt also von Frankreich bis Kaukasien. Was nun die Zahl der
ölführenden Kanälchen betrifft, so verhält es sich folgendermassen (und
zwar nach den fruchtreifen Exemplaren aus der Herzegovina). Die
Thälchen sind einstriemig und zwar auch an solchen Früchten, an
denen sie bei äusserlicher Betrachtung 2- oder 3-striemig erscheinen.
Die Mehrstriemigkeit erweisst sich nämlich bei Untersuchung von Frucht-
Querschnitten einfach als Faltenbindung der Oberhaut. Hiernach be-
zweifle ich, dass es überhaupt echt 2- oder 3-striemige Formen in dem
hier erörterten Formenkreise giebt. Ich finde insbesondere den kauka-
sischen, also echten S. carvifolius, von dem mir freilich nur unreife
Früchte vorliegen, hierin von irgend welchen westlicher vorkommenden
Exemplaren absolut nicht unterschieden. Dasselbe gilt von den Stylo-
podien. Dieselben sind an der noch unreifen Frucht niedergedrückt
konisch, ja zur Blüthezeit beinahe flach; erst zur Fruchtreife sind sie
endlich erhaben, kegelförmig geworden. Das gilt sowohl in Frankreich;
wie in Kaukasien und überall dazwischen, und man kann dieses allmäh-
lige Hinaufentwickeln des Stylopodiums an dem meist ohnehin nur in
Blüthen und jungen Früchten vorhandenen Herbarmaterial ganz gut ver-
618 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
folgen. Durch diesen Thatbestand ist jedoch der einzig schwer wiegende
Grund beseitigt, welcher von Janka a. a. O. für die Trennung des S. vires-
cens Gris. in 2 Arten in’s Treffen geführt worden ist.
Während aber das gesammte Material von Frankreichbis Armenien
auch im Blatibau und in der Gestalt der Blattzipfel völlig uniform ist,
bemerke ich an den kaukasischen Exemplaren einen Unterschied und
zwar überhaupt den einzigen, der mir aufgestossen ist. Dieser betrifft die
Blätter-Theilung.
Die Blätter des echten S. carvifolius C. A. Mey. sind nämlich im Um-
risse nicht eiförmig, sondern länglich und doppelt gefiedert mit von ein-
ander abstehenden Segmenten erster Ordnung. Besonders das unterste Paar
ist vom nächsten oft sehr weit abstehend; der Zwischenraum beträgt mehr
als die Länge des Segmentes. An den Grundblättern sind die Segmente
I. Ordnung gestielt, jene II. Ordnung sitzend, keilig, verkehrt-eiförmig und
fast dreizählig-fiederspaltig mit länglichen, etwa 1,5 mm. breiten Lappen,
welche entweder ganzrandig sind, oder auch, besonders gegen den Blatt-
grund zu, eingeschnilten, 1-2lappig vorkommen. Die Endlappen sind nun
vorne etwas breiter, halbkreisförmig abgerundet und mit einer aufge-
setzten, callosen Spitze versehen. So sind alle Bläiter beschaffen, von der
Basis bis zur Mitte des Stengels herauf; die oberen sind allmählig kleiner
und minder getheilt, sonst ganz ähnlich und namentlich auch die Läppchen
wohl etwas schmäler, dabei aber kürzer, so dass deren physiognomischer
Eindruck kein anderer ist.
Die Blätter des S. virescens Gris. sind nun anders : in der Regel sind
sie eiförmig-länglich, dreifach-dreizählig-fiederspaltig, fast bis zum Grunde
in fast fädliche, 2-3 mal schmälere und oft mehrmal längere Zipfel zer-
theilt. Die Länge dieser Zipfel ist an einem und demselben Jndividuum
so ziemlich gleich, doch an verschiedenen Individuen um ein Vielfaches
verschieden, immer aber grösser als der Abstand der Segmente, so dass
die Läppchen der unteren Segmente in den Bereich des zweiten, manch-
mal sogar des dritten Segmentes hinaufreichen. Bei einem paphlago-
nischen und noch mehr bei einem französichen Exemplar sind die Blätter
dieserwegen und wegen der sehr langen Zipfel letzter Ordnung fast kreis-
rund im Umrisse. Die Endzipfel sind nun bei S. virescens Gris. nicht ab-
gerundet, sondern enden in eine dreieckige Spitze, die aber ebenfalls ein
calloses Spitzchen aufgesetzt hat.
Mit Rücksicht auf Obiges halte ich dafür, dass die erörterten Pflanzen
zu 2 Formen gehören :
S. carvifolius C. A. Mey. (S. peucedanoides Boiss. fl. or. quod plant.
(41) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 619
caucas.) kenntlich durch längliche Blätter, deren Segmente I. Ordnung
von einander entfernt stehen und sich nicht berühren, und breitliche,
(1,5 mm.), vorne abgerundete Zipfel — diese Form nur aus Kaukasien
bekannt; dann
S. virescens Gris. et Autt. fere omnium (S. peucedanoides Boiss. fl.
or. max. pro parte, Foeniculum virescens Benth. et Hook. und F. Rochelü
Janka, Seseli virescens Beck, Flora von Süd-Bosnien, VII. Theil); kenntlich
durch eiförmige, eiförmig-längliche oder rundliche Blätter mit stark ge-
näherten, einander übergreifenden Segmenten und fast fädlichen, 0,5 bis
0,75 mm. breiten Zipfeln, die vorne in eine dreieckige Spitze enden. —
Diese Form von Frankreich bis Armenien verbreitet. :
Ob S. carvifolius C. A. Mey. und S. virescens Gris. als Arten I. Ranges,
Rassen oder Varietäten zu bewerthen sind, muss ich vorläufig dahin ge-
stellt sein lassen, bis die kaukasische Pflanze in fruchtreifen Exemplaren
untersucht werden kann. Bis dahin bezweifle ich jedoch für dieselbe ent-
schiedenst das Vorkommen von 2-3 echten Riefen.
Levisticum persicum Freyn et Bornm. glaberrimum, graveolens,
caule elato tereti striato corymboso-paniculato folioso, foliis glaucis coriaceis
basilaribus petiolatis maximis biternatim decompositis, caulinis (infimis
petiolatis ?) ovato-triangularibus ab infimis biternatis segmentis peliolatis
constantibus ad floralia in vaginam amplexicaulem ovatam coriaceam ner-
vosam hyalino-marginatam sessilia oblongo-ovata biternato-pinnata sen-
sim diminutis, foliolis ultimis foliorum infimorum conformibus calloso-
marginatis lanceolatis integerrimis vel antice 1-2dentalis vel trifidis, pani-
culæ ramis longis teretibus strictis iterum ramulosis, ramulis e vagina
aphylla ortis, pedunculis ramo longioribus vel subbrevioribus, involucro
8-9phyllo, phyllis membranaceis lanceolato-oblongis in acumen acutissi-
mum angusiatis tandem deflexis, umbellis sparsis sed numerosis
9-43radiatis, radiis arcuato-adscendentibus rigidis involuecrum multo
superantibus, involucelli polyphylli phyllis 8-16 membranaceis lanceolato-
oblongis longe acuminatis acutissimis expansis, umbellulis 15-20 radiatis
pedicellis brevibus strictis apice subincrassatis suffultis fructu parum
usque 5 plo brevioribus, calyce obsoleto, ovariis florum masculorum bre-
viter ovatis viridibus stylopodio vittelino hypocrateriformi quadrilobo fere
triplo latiore coronatis filamenta filiformia et antheras luteas subæquan-
tibus, petalis ovatis ob apicem mox inflexam quasi obcordato-orbicula-
ribus ; ovariis florum feminorum stylopodio minus lato et stylis binis
brevibus reflexis terminatis, petalis antherisque nullis, diachenüs maturis
ellipsoideis a dorso compressis, carpophoro bipartito, mericarpiis 5 jugis, :
620 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (42)
jugis alæformibus subæquidistantibus albidis subspongiosis marginalibus
hyantibus vix latioribus, valleculis univitattis, albumine antice planius-
culo. X. Augusto.
Persiæ austr. provinc. Kerman. in monte Kuh-i-Häsar (inter
urbem Kerman et Bender-Abbas siti) 3400 m. supra mare die 10. augusto
1892 leg. Bornmüiler (exs. ex itinere pers.-turc. 383%).
Dimensiones: caulis (ex specimine incompleto mihi communicato)
circiter orgyalis ad medium centimetrum diametro, foliorum basilarium
segmenta primaria ultra 30 cm. longa, 16 cm. infra mediam lata, foliola
ultima 5,5 x 1,3 — 7 X 1,6 cm. longa lala ; rami pedales, pedunculi
6-15 cm. longi, radii umbelle terminali ramis lateralibus longe supra-
fastigiatæ cire. 4 cm., pedicelli 1,5-5 mm. longæ, fructus umbellæ termi-
nalæ, cum stylopodio paulo plus semimillimetrali 7 mm. longus et 4 mm.
latus, fructus umbellis lateralibus manifeste minor ellipticus 5,5 XX 3 mm.
longus latus.
Die Gattung Levisticum ist in Boissier’s Flora orientalis nicht ent-
halten, die Auffindung einer zweiten Art dieser bisher monotypischen
Gattung in einem vom Verbreitungsbereiche des L. officinale Koch so sehr
entfernten Gebiete ist daher nur um so merkwürdiger.An der Zugehörig-
keit der oben beschriebenen Art zu Levisticum ist nicht zu zweifeln, sogar
ihr Geschmack und Geruch ist fast derselbe, wie jener der in den Bauern-
gärten Mittel-Europas fast nirgends fehlenden Pflanze. Der Umstand,
dass die Riefen alle fast gleich breit geflügelt und etwas korkig-schwammig
verdickt sind, wird zur generischen Abtrennung des L. persicum wohl
allgemein als unzureichend anerkannt werden. Die neue Art ist dem
L. officinale Koch auch habituell ganz ähnlich, doch von diesem gut unter-
schieden. Die Blattzipfel sind nämlich bei gleicher Länge nur halb so
breit, meist ganzrandig, die Stylopodien, besonders der g’ Blüthen, teller-
förmig (nicht zitzenarlig gewölbt), die Hülle schief abstehend, die Hüll-
chen abstehend (nicht beide schief zurückgeschlagen), deren Blättchen
bei gleicher Länge schmäler, die Stylopodien der Z' Blüthen mehr als
doppelt so gross und viel breiter als die Ovarien, die Früchte der Seiten-
dolden immer noch länger, als jene des L. officinale, elliptisch (nicht fast
kreisrund), die Früchte der Hauptdolde aber fast anderthalbmal länger,
die Riefen aller Früchte breit und korkig geflügelt, die Stylopodien der
reifen Früchte sind bei beiden Arten ganz zusammengeschrumpft, 3-4
mal schmäler, als die Frucht selbst, die Griffel des L. persicum kürzer, _
als das Stylopodium (bei L. officinale länger) etc. Der Umstand, dass die
Achänen der Hauptdolde erheblich grösser sind, als jene der Seitendolden,
(43) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 621
fällt nicht schwer in’s Gewicht ; viele Umbelliferen zeigen darin ein
ganz gleiches Verhalten, ob aber auch L. officinale Koch, ist mir unbe-
kannt.
Ainsworthia trachycarpa Boiss. Diese Art wurde von Des-
champs an zwei Standorten Cypern’s gesammelt : In Feldern bei Lar-
naka am 49. März 1893, blühend (exs. 193) und am Gipfel des Berges
Stavro-Vuno des Troodos-Stockes am 16. Mai 1893 ein zwergiges Exem-
plar mit guten Früchten (exs. 192). Da diese letzteren winzig sind und
kaum 2,5 mm. im Durchmesser haben, so kann nicht A. cordata vor-
liegen, welche für Cypern schon sichergestellt ist. A. trachycarpa ist für
Gypern neu und erreicht daselbst die Westgrenze ihrer Verbreitung.
Zu bemerken ist, dass die Petalen der bei Larnaka gesammelten Exem-
plaren beim Aufblühen rosenroth sind und erst im weiteren Verlaufe
der Anthese weiss werden.
Zozimia suffruticosa Freyn et Bornm. plus minus dense pubes-
centi-cinerea, pluricaulis, caulibus tortuosis teretibus inferne lignosis reli-
quüs foliorum induratis pallidis dense obsitis a basi dichotome longe-
ramosis laxe foliosis, foliis basilaribus longissime petiolatis petiolis sub-
cylindricis indurascentibus lamina ovato-oblonga (rarius ovata) pinnati-
secta, segmentis remotis saltim inferioribus + longe petiolulatis supremis
sessilibus, omnibus late cuneato-obovatis trisectis, lacinüs obovatis vel orbi-
culatis cuneatis in lacinulas late triangulares acutas 1-3 dentatas + fal-
catas 3-partitis, foliis caulinis sensim diminutis, summis et ramealibus
bracteæformibus vel ad vaginam triangulare-oblongam herbaceam immar-
ginatam reductis, pedunculis porrectis strictis folio subjecto multoties lon-
gioribus, involucro patulo 6-7 phyllo conspicuo, phyllis e basi triangulari
longe acuminatis aculissimis immarginatis, radüs umbellæ 5-12 erecto-
patulis strictis longis, involucello expanso polyphyllo, foliolis anguste
linearibus aculis subherbaceis umbellula 15-17radiata brevioribus, pedi-
cellis strictis inæqualibus extimis intimum 2-3plo longioribus, ovario
dense brevissime pubescente subvelutino, calycis dentibus brevibus acute
triangularibus, petalis obcordatis lacinula inflexa terminatis albis con-
spicue radiantibus extus + patule pubescentibus subvelutinis, filamentis
albis filiformibus, antheris ellipsoideis luteis, stylopodiis depresso-conicis
luteis ovario latioribus approximatis fructu multo angustioribus stylo
deflexo eis longiore terminatis, fructu glabrescente elliptico a dorso valde
compresso apice emarginato, margine dilatato tumido lævi cincto, spatio
inter semen et marginem lato hyalino, mericarpiis jugis tenuissimis inter-
mediis æquidistantibus, lateralibus remotis margini contiguis, valleculis
622 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
1-vitlatis, viltis latis totam valleculam explentibus, commissuralibus binis
contiguis (nonnumquam 1-2 brevibus parallelis associatis) albumine lenti-
culari-compresso comissura plano. }ı. Julio.
Persiæ austr. provinc. Kerman: in regione alpina montis Kuh-
Lalesar 3500-3600 m. supra mare die 17. julio fructiferam (exsic. ex
itin. pers.-turc. 3845) et in monte Kuh-i-Nasr prope Kerman 3300-3800 m.
supra mare die %. julio 1892, florentem (exs. 3844) leg. Bornmüller !
Maasse: Der verholzte Theil des Stengels 5-6 mm. dick, 10 cm. lang;
der krautige 40-70 cm. hoch ; Grundblätter : Stiele 12-13 cm., Spreite
(4,5-) 10 cm. lang, letztere (über die Spitzen der schief vorgerichteten
unteren Segmente gemessen) (3,5) bis 6 cm. breit, der Stiel des untersten
Segmentes bis 2-5 cm., Segmente zweiter Ordnung bis À cm. lang und
ebenso (über der Mitte) breit; Pedunkuli 20-30 cm., Hüllblättchen 6 mm.,
Doldenstrahlen 4—4,5 cm., Hüllchen 3-4 mm., Pedizellen bis 4 mm.,
Strahlblüthen 3,5 mm., Früchte 7 mm. lang, letztere in der Mitte 4 mm.
breit.
Von der ebenfalls halbstrauchigen Z. dichotoma Boiss. ist Z. suffruticosa
durch viel höheren Wuchs, vielmal breitere, mehrpaarige Blätter, viel-
strahlige Dolden und strahlige Petala mit Sicherheit unterschieden (die
Früchte der erstgenannten Art sind unbekannt) ; die ausdauernden, aber
nicht halbstrauchigen Arten Z. tragioides Boiss., Z. frigida Boiss. et
Hausskn. und Z. lasiocarpa Boiss. sind alle sehr schmalblättrig und mit
anderer Blattiheilung ausgestattet, ihre Dolden armstrahlig, die Früchte
theils grösser, theils kleiner, als jene der neuen Art; die monokarpischen
Arten der Gattung sind überhaupt sehr unähnlich. Z. suffruticosa hat
einen etwas scharfen, fast lavendelähnlichen Geruch, ihre Blätter einen
bitteren, unangenehm-aromatischen Geschmack.
Malabaila Tempskyana Freyn et Sint. pubescenti-canescens,
superne insuper parce glandulosa, radice napiformi, caule sulcato crasso a
basi vel medio paniculato-corymboso, foliis pinnatisectis, segmentis 4-5-
jugis ovatis vel cuneato-ovatis sessilibus tripartitis lobulatis et inciso-
dentatis, foliorum superiorum diminutis acute dentatis, petiolis foliorum
infimorum longiuseulis e vagina triangulari sensim angustata semiam-
plexicauli ortis lamina subbrevioribus, foliorum superiorum nullis ; ramis
præsertim ultimis longis interdum ramulosis, pedunculis folio subjecto
multo longioribus crassiusculis,involucri et involucelli phyllis 5-10 persis-
tentibus tandem deflexis hisce umbellulæ vix brevioribus angustissime
lanceolatis in acumen subsetaceum anguslatis, umbellis 15-20-radiatis,
radiis arcualis strictiusculis involucro 6-8plo longioribus teretibus minute
D:
Ça?
(45) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 6
aculeolato — asperulis, umbellulis sub 50radiatis pedicellis subinæqui-
longis involucellum vix superantibus, floribus aureis parvis, stylopodiis
distinctis hypocrateriformibus ovario latioribus, stylis divergentibus longe
persistentibus stylopodia multoties superantibus, fructu majusculo glabro
nitidulo obcordato apice sinu profundo angusto, marginis albi semine sub-
zequilati parte interiori diaphana exteriore manifeste inflata conspicue,
latiori, viitis purpureis elongatis dorsalibus exterioribus latioribus, com-
missuræ glabræ nitidæ binis arcuatis. @) Majo.
Thessalia græca, Pindus tymphaæus : in fauce Karawa prope Hagios
Stephanos ditionis kalambakensi die 4. majo florentem (exs. 164) et 27.
majo 1896 fructiferam (exs. 1646) leg. Sintenis !
Dimensiones: caulis 60-70 cm. altus, inferne 0,7-0,8 crassus, ramis
ultimis subpedalibus; pedunculi 12-48 cm. longi; radii umbellæ 6-8 cm.,
pedicelli 0,5-centimetrum longi; foliorum infimorum lamina 6 X 12—
7 X 17 centimetralis, diachenium 0,9 em. longum et 0,9-0,8 cm. supra
medium latum.
Von M. rectisiylis Boiss., der die neue Art infolge der Persistenz ihrer
Griffeln nahe steht, ist letztere durch die breiten (nicht lanzettlichen
oder linealen) Abschnitte auch der oberen Blälter, viel- (nicht 3-6-)
strahlige Dolden, vorhandene (nicht fehlende) Hülle, persistente, längere
Hüllchen, kleinere, weisse Achänen, deren Rand überhaupt breiter und
im inneren, durchscheinenden Theile, fast doppelt breiter ist und dessen
Oelgänge gleich lang (die inneren also nicht viel kürzer, als die äusseren)
sind, kahle (nicht behaarte) Commissura etc. durchgreifend verschieden.
M. involucrata Boiss. Sprun., mit welcher M. Tempskyana durch das Ver-
halten der Hüllen übereinstimmt, ist durch die kurzen Hüllen und Hüllchen
und um die Hälfte grösseren Früchte verschieden, deren Rand viel schmäler,
als der Samen und deren Aussenrand breiter ist, als der durchscheinende
innere Theil des Randes, sowie durch die Richtung der bauchseitigen 2
Oelgänge. M. graveolens Hoffm. ist eigentlich am ähnlichsten, ihr fehlen
aber die Hüllen, die Früchte sind oben ausgerandet (nicht tief einge-
schnitten) und um die Hälfte kleiner.
Malabaila erbilensis Freyn et Bornm. patule pubescens, superne
subviscidula, radice ignota, caule elato sulcato-striato valde ramoso, foliis
inferioribus ignotis, caulinis supremis magnis vagina semiamplexicauli
oblonga apice rotundata sessilibus, lamina ovato-oblonga pinnatisecta,
segmentis Ajugis sessilibus majusculis oblongis grosse duplicato-crenato-
serralis basi sæpe bipartitis, ramis longiusculis striatis et ramulosis,
pedunculis crassiusculis striatis, involnero nullo, umbellæ 8-11radiatæ
62% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (46)
radis inæquilongis aculeolato-scabris patulis strictis, involucelli phyllis
O-1 caducis lanceolato-linearibus acuminatis umbellula 20-30radiata
dimidio brevioribus, pedicellis subinæqualibus tenuibus patule hispidulis
et glandulosis, floribus luteis parvis, stylopodiis depresso conicis tandem
cyathiformibus distinelis ovario multo latioribus, stylis recurvis longe
persistentibus, fructu orbiculari-elliptico patule pubescente majusculo
apice emarginalo, marginis semine duplo latiori parte pellucida exteriori
subinflata 2-2,5plo latioris, vittis æquilongis dorsalibus lateralibus sub-
latioribus et semper manifestis, interioribus sæpe obsoletis, commissuræ
glabræ 4 arcuatis una vel duabus interioribus brevissimis sæpe additis.
(2)? Majo.
Assyriæ orientali in planitie ditionis Erbil cire. 500 m supra mare
die 6. majo 1893 leg. Bornmüller (exs. pers. turc. 1281).
Dimensiones: (ex ramo unico desumpti) caulis certe pluripedalis,
folia radicalia ignota, rami circ. 50 cm. ramuli 10 em... peduneuli 10-5 cm.,
radi umbellæ maximæ 8-4 cm., pedicelli 1-1,2 cm. longi, folia caulina
(suprema mihi tantum nota) 22 cm. longa, 16 cm. supra basin lata ; fruc-
tus 11,5 mm. longus, 11 mm. supra medium latus, '/ mm. tantum
CFASSUS. |
Von dieser, nach dem vorhandenen Bruchstücke geurtheilt, zweifellos
robusten Art liegen glücklicherweise fast ganz reife Früchte vor. Diese
sind nun insbesondere deshalb so sehr bemerkenswerth, weilzwischen den
haardünnen Riefen der Aussenseite meist nur die ölführenden Kanäle in
den Thälchen neben den Marginalriefen, dagegen keine zwischen den
Mittelriefen entwickelt sind. Die Dorsalseite der Früchte ist also gewöhn-
lich 2striemig. Diese Striemen erreichen etwa ‘/2-?/; Fruchtlänge. Wenn
noch 1 oder beide Striemen zwischen den Mittelriefen entwickelt sind,
so sind dieselben fädlich dünn und von */s Fruchtlänge. Die Commissural-
Seite führt 4, unter sich gleichlange, dickliche. bogig convergirende
Riefen von ?/s Fruchtlänge und nebst diesen manchmal noch 1-2 viel
kürzere Seitenriefen an den beiden Mittelriefen. Die neu beschriehene
Art scheint der M. pastinacæfolia Boiss. et Bal. am ähnlichsten zu sein,
doch sind ihre Blattsegmente bis 7 cm. (nicht 2,2-3 cm.) lang, die Früchte
über 41 (nicht gegen 8) mm. lang, deren Rand doppelt breiter, nicht ebenso
breit, wie der Samen und der durchscheinende Rand des Samens 2-2!/2-
fach breiter als der elwas gedunsene Randtheil. Diese Verhältnisse kommen
überhaupt bei keiner anderen Art der Gattung wieder vor. 4 Striemen an
der Commissur haben von den hüllenlosen Arten mit hinfälligen Griffeln
auch M. pumila Boiss. (eine sehr kleinwüchsige und auch sonst sehr unähn-
(47) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 625
liche Art), M. carvifolia Boiss. et Bal., eine nach Tracht und Blatttheilung
ganz unähnliche, kleinfrüchtige Art, M. Kotschyi Boiss., welche durch
doppelt fiedertheilige Blätter. spinnwebig-weichhaarige Commissur und
kleinere Früchte auch sonst verschieden ist, etc.
Pterocephalus lignosus Freyn et Bornm. fructicosus, breviter et
patule incanus, ramis teretibus in nodos caudiei lignosi aggregatis vel intri-
catis brevibus vel paralellis elongatis ramulos monocephalas elongatas
strictas opposilas ferentibus, fois utrinque canis, inferioribus ambitu
oblongis pinnatipartitis, pinnis 3jugis remotis breviter-oblongis apiculo
calloso terminatis integerrimis vel parce dentatis terminali nonnun-
quam multo longiore et sæpe serrato, foliis intermediis valde diminutis
pinnatipartitis 2jugis segmentis lanceolato-linearibus æqualibus, foliis
supremis integerrimis lanceolato-linearibus acutis, pedunculis divaricatis
vel paralellis apice subincrassatis, involucri phyllis lanceolatis subacumi-
natis erectis capitulum dimidium vix æquantibus, corollis (ex sieco) pal-
lide roseis (certe non luteis) æqualibus extus dense hirsutis tubo elongato
limbo amplo, staminibus roseis longe exsertis, involucelli hirsuti ovati
corona brevissima hyalina crenulata extus hirsuta, calycis limbi sessili
aristis sub-18nis fuscis albo plumosis involucello (florendi tempore) plus
triplo longioribus, fructu ignoto fi. Autumno.
Persiæ australi provinc. Farsistan in collibus ad Schiras
1700 m. supra mare die 25. octob. 1892 florentem leg. Bornmüller (exs.
ex. itinere pers. turc. anni 1892-93, no 3620).
Dimensiones: caulis 6 mm. crassus, humilis, ramis sub 20 cm. lon-
gis, vel multo brevioribus ; folia infima 4-5 X 1,5 cm. longa lata, lobulis
0,5 X 0,25 em. longis latis, rhachide 2-3 mm. lata ; involucri phylla 7 mm.
longa, 2'/s infra medium lala ; capitulum fere 2 cm. altum, floribus cire.
1,6 cm. longis.
Die mir vorliegenden Exemplare sind alle verbuttet; nach den sehr
kurzen Stengelinternodien geurtheilt, scheint dies aber der normale Zu-
stand der Pflanze zu sein. Sie ist mit P. Putkianus Boiss. et Kotschy nächst
verwandt, welcher jedoch grün und kahl ist, lange, ruthenförmige Aeste,
anders gestaltete und anders getheilte Blätter, sowie flaschenförmige
Involucella besitzt. Es ist natürlich nicht ausgeschlossen, dass letztere
zur Fruchtzeit auch an P. lignosus anders aussehen, als zur Blüthezeit ;
doch bleiben beide verglichene Arten auch dann noch gründlich ver-
schieden.
Achillea dolopica Freyn et Sint. n. subsp. A. setaceæ W.K.a
qua differt indumento præcipue caulis ramorum et foliorum juniorum
626 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
densissime longeque lanato. Folia indumentum exceptum omnino typi
ambitu lineari-oblonga confertissime bipinnatisecta, lobulis insuper sæpe
2-3sectis omnibus calloso mucronatis ; capitula dense coarctata ejusdem
magnitudine ut in À. setacea W. K., involucri phyllis carinato-uninerviis,
floribus albis involucro triplo brevioribus. Planta elata, stricta, superne
ramosa, ramis erecto-patulis approximatis Æ. Augusto.
Thessalia græca, Pindus dolopicus: in planitie alta Nevropolis prope
Sermoniko die 8. aug. 1896 leg. Sintenis (exs. 1062).
Die oben unterschiedene Unterart ist durch ihr dichtes zottiges Indu-
ment in hohem Grade auffallend und erinnert darin einigermassen an
die Arten der Gruppe Filipendulina Boiss. Doch ist dies die einzige Be-
ziehung, denn die übrigen Merkmale stimmen mit A. setacea W. K. der-
massen überein, dass an der nächsten Verwandschaft mit letzterer nicht
gezweifelt werden kann. Es verhält sich A. dolopica zu A. setacea etwa
ebenso, wie A. pannonica Scheele zu A. Millefolium L., nur ist das Indu-
ment vielmal dichter, als jenes der A. pannonica.
Achillea anthemoides Freyn et Sint. im Bulletin de l’Herbier
Boissier III. 347. Mit dieser Pflanze hat nach Prof. Velenovsky’s brieflicher
Versicherung A. argyrophylla Halacsy et Gheorgh. gar nichts zu thun,
indem die letztgenannte Pflanze gar keine Achillea, sondern eine Anthe-
mis aus der Verwandschaft von Anthem. montana L. ist, Ich selbst habe
die in Rede stehende Pflanze nicht gesehen, sondern nur nach deren Ori-
ginalbeschreibung verglichen.
Der Name Ach. anthemoides hat bereits ein viel älteres, vom Mono-
graphen Heimerl nicht verzeichnetes und von mir früher übersehenes
längst verschollenes Homonym, welches eine Gartenpflanze unbekannter
Herkunft führt. Meiner Ansicht nach kann und soll man derlei wohl nie
mehr aufklärbare alte Namen ruhig eingehen lassen und nicht immer
wieder von Neuem aufwärmen. Wer jedoch anderer Ansicht ist, möge die
von mir beschriebene armenische Art A. anthemiformis Freyn et
Sint. nennen.
(Fortsetzung folgt.)
+
+ ES AE SUR va se ke \ ö ä
Ka
627
BEMERKUNG
zur
SYSTEMATISCHEN STELLUNG DER GATTUNG MELIOLA
von
Fedor BUCHOLTZ
Mit Tafel XXII.
Neuere Untersuchungen haben verschiedene weitgreifende Unter-
schiede im Bau und in der Fruchtkörperanlage der angiocarpen Asco-
myceten festgestellt. Es sind mehrere Reihen aufgestellt worden, welche
trotz häufiger äusserlicher Aehnlichkeit einen verschiedenen Frucht-
körperbau zeigen. So unterscheidet man jetzt nach Engler und Prantil.
« Die natürlichen Planzenfamilien » in den Bearbeitungen von Schreter,
Fischer und Lindau, zwei streng von einander getrennte Reihen, die
Piectascineen und die Pyrenomycelineen.Beide sind angiocarp, doch stehen
in ersterem Fall die Schläuche in ungleicher Höhe und füllen das Frucht-
körperinnere in unregelmässiger, knäuelartiger Lagerung aus. Bei den
Pyrenomycelineen sind die Schläuche büschelig gestellt und bilden, zu
einer regelmässigen Schicht vereint, den sogenannten Kern der Frucht.
Zu der Gruppe der Aspergilleen unter den Plectascineen zieht Fischer !
die Gattungen Testudina, Meliola, Zukalia, Ceratocarpia — alle durch viel-
zellige Sporen ausgezeichnet und schon dadurch von den typischen Asper-
gillaceen abweichend. Von allen diesen angeführten Gattungen war
bis jetz nur die Form der Sporen und der Asci beschrieben. Ueber die
Anordnung letzterer, welche gerade bei der Betrachtung über die syste-
matische Stellung dieser Gattungen von Wichtigkeit ist, war in der dies-
1 Engler und Prantl. Natürl. Pflanzenfamilien. Lief. 148, p. 297.
628 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
bezüglichen Litteratur keine sichere Angabe zu finden. Nur Bornet! er-
wähnt vorübergehend, dass bei Meliola die Asci vom Grunde des Perithe-
ciums ausgehen, während Gaillard in seiner Monographie von Meliola ?
sich nicht über diesen Punkt ausspricht.
Ed. Fischer hebt daher in einer Anmerkung * hervor, dass noch Ver-
schiebungen zwischen den Gruppen der Perisporiaceen und Plectascineen
stattfinden könnten. Diese Umstände veranlassten Herrn Prof. Ed. Fischer
die Gattung Meliola mir freundlichst zur näheren Untersuchung zu über-
geben. Aus verschiedenen Gründen konnte ich leider die angefangenen
eingehenderen Untersuchungen über den Bau und die Entwicklungs-
geschichte von Meliola nicht zu Ende führen und ich beschränke mich
daher auf diese vorläufige Mitteilung.
Unter dem Herbarmaterial aus dem Musée d’histoire naturelle in Paris,
welches ich der Güte des Herrn Hariot verdanke, fand ich für meine
Zwecke am geeignetsien die Art Meliola corallina Mont. auf den Blättern
von Drymis chilensis‘. Nach Aufweichung eines infizierten Blattstückes
in Milchsäure, wurde dasselbe auf übliche Weise in Celloidin eingebettet.
Dadurch wurde es möglich gemacht, dünne Schnitte zu erhalten, welche
die Anordnung der Asci klar legten.
Auf dem die Blattepidermis überziehenden gebräunten grosszelligen
Mycel erheben sich die Perithecien, die in reifem Zustande etwa die
Grösse eines Stecknadelkopfes erreichen und von oben wie eingedrückt
erscheinen. Dies beruht darauf, dass die Sporen meistens schon ausge-
stossen sind, wodurch im Innern ein Hohlraum entsteht, dessen Decke
eingefallen ist. Die Wand des Peritheciums besteht aus mehreren Schichten
gebräunter dickwandiger Zellen, welche in der Richtung von aussen nach
innen zu immer mehr abgeplattet erscheinen (Fig. 1.) und weniger ge-
bräunte Membranen besitzen. Längs der Wand dieser Höhlung liegen
hyaline Gebilde, welche sich gegen die Mündung des Peritheciums hin in
Periphysen fortsetzen’. Typische Paraphysen scheinen zu fehlen, jeden-
falls gelang es mir nicht bei meinen freilich meist nicht jungen Exem-
1 Bornet, Etude sur l’organisation des espèces qui composent le genre Meliola.
(Ann. d. scienc. nat. 3 ser. Bot. T. XVI. 1851.
2 Gaillard, Le genre Meliola. Paris 1892.
8 in Engler u. Pranil. 1. c.
# Auch M. cymbisperma Mont. und M. amphitricha Fr. wurden untersucht und
zwar wesentlich mit denselben Resultaten.
5 Leider auf der Abbildung nicht mit völliger Klarheit wiedergegeben. Das-
selbe gilt auch für das Parenchym u. die ascogenen Zellen im Innern des Frucht-
körpers auf Fig. 3, A.
PPT PS CS Pr pe Eee ra échos
x KARIN! m
(3) FEDOR BUCHOLTZ. STELLUNG DER GATTUNG MELIOLA. 629
plaren solche aufzufinden. Die Höhlung des Peritheciums wird bei der
Sporenreife von verquollenen fadenförmigen oder auch fetzenartigen
Gebilden erfüllt, deren Entstehung mir aber unklar geblieben ist. In die
Peritheciummündung, durch welche die Sporen ausgestossen werden,
ragen viele farblose Periphysen hinein. Am Rande der Mündung bemerkt
man einige dicke bräunliche periphysenartige Zellen. Die Asci sind grund-
ständig und büschelig angeordnet (Fig. 2.). Sie scheinen nicht gleichzeitig
zu reifen, denn häufig sieht man neben völlig reifen Sporen noch ganze
Asei mit unentwickelten Sporen.
Aus dem Gesagten geht hervor, dass Gaillard nicht recht hat, wenn er
angiebt!, die Peritheciumwand sei einschichtig. Der in Fig. 1 wiederge-
gebene Schnitt, welcher nur median sein kann, lässt eine solche Auf-
fassung nicht zu. Ausserdem beschreibt Gaillard für M. corallina und
andere eine eigentümliche Scheitelbildung des Peritheciums, von der er
auch eine Abbildung giebt, die später in Engler und Prantl.s «Natürl.
Pflanzenfamilien, » p. 307, aufgenommen ist. Dergleichen Gebilde konnte
ich bei meinem Material nicht finden, wohl aber kann es möglich sein,
dass von oben gesehen einige keulig angeschwollene bräunliche Peri-
physen in der Mündung des Peritheciums dieses Bild bieten. Oder aber
Gaillard hat nicht völlig reife Exemplare untersucht, bei welchen das
Ostiolum noch nicht gebildet war.
Zwischen dem reifen Herbarmaterial fanden sich auch einige jüngere
Fruchtkörperanlagen, von denen zwei Stadien auf Fig. 3 und 4 abgebildet
sind. Der junge Fruchtkörper scheint echt parenchymatischer Natur zu
sein und dürfte aus wenigen sich aufrichtenden Hyphen entstehen,
welche durch Quer- und Längsteilung den Fruchtkörper aufbauen. Im
Innern dieses parenchymalischen Fruchtkörpers sieht man zuweilen
einige plasmareiche glänzende Zellen, welche die Ascusanlagen zu sein
scheinen (Fig. 3 bei a.). In einem weiteren Stadium nehmen sie nach mehr-
facher Teilung das Centrum des Fruchtkörpers ein. Man muss annehmen,
dass sich nun der Hohlraum bildet, indem die Zellen, welche die Ascus-
anlagen umschliessen, zu verquellen und zu verschleimen beginnen. Am
Grunde dieses Hohlraumes bilden sich später die Asci, während am
Scheitel eine Mündung entsteht. Wir hätten es hier also mit einer ähn-
lichen Fruchtkörperentwickelung zu thun, wie sie Bauke? für Pleospora
herbarum angiebt.
1 Gaillard, 1, e.
? Bauke, Zur Entwicklungsgeschichte der Ascomyceten. Bot. Zeit. 1877.
p. 313.
BULL. HERB. B0185., juillet 1897. A
RP a
630 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Die untersuchten Fruchtkörperanlagen wiesen aber in den meisten
Fällen auch im Innern Zellen mit gebräunten Membranen auf und so
erscheint es zweifelhaft, ob wir es hier mit völlig normalen Fruchtkörper-
anlagen zu thun haben. Deswegen müssen hierüber noch weitere Unter-
suchungen mit frischem Material angestellt werden.
Die Resultate dieser kleinen vorläufigen Untersuchung sind folgende :
Erstens sind die Asci bei Meliola grundständig und büschelig angeordnet
und zweitens ist ein typisches Ostiolum vorhanden. Daher muss Meliola,
und wahrscheinlich auch die Gattungen Testudina, Zukalia, Ceratocarpia
zu den echten Pyrenomycelineen gestellt und aus der Reihe der Plectas-
cineen gestrichen werden. Eingehendere entwicklungsgeschichtliche Unter-
suchungen müssen noch angeben, ob wir diese Gattungen zu den Perispo-
riaceen, im Sinne Schreeters zählen dürfen, etwa als nahe Verwandte von
Asterina und Lasiobotrys, oder vielleicht zu ganz anderen Gruppen der
Pyrenomycetineen.
Nachträgl. Anm. Schon während des Druckes dieser Notiz wurde ich
zufällig auf eine Abhandlung über den besprochenen Gegenstand auf-
merksam, welche schon im Jahr 1833 erschienen, doch in der von mir
benutzten neueren einschlägigen Litteratur unberücksichtigt geblieben
ist. Es ist dies « On the morphol. and the developmn. of the perithec. of
Meliola by H. Marshall Ward (Phil. trans. of the royal. soc. Part. II. 1883),
und sie enthält interessante Daten über die Entwicklungsgeschichte von
Meliolafruchtkörper. Das Vorhandensein eines Ostiolums hat Marshall
Ward nicht mit Sicherheit nachweisen können, ebenso ist die grund-
ständige Anordnung der Asei nicht betont worden. Wie aus den Ab-
bildungen zu ersehen ist, dürfte letztere jedoch wahrscheinlich sein.
München, den 15ten April 1897.
SE
651
Flechten auf dem Ararat
VON
Dr. F. ARNOLD.
Am 26. September 1896 war Herr Harutian Abeljanz, Professor der
Chemie an der Universität Zürich, auf dem ganz mit Schnee bedeckten
Gipfel des grossen Ararat (:4912 m.:). Aus den Schneefeldern unterhalb
des Gipfels in nordöstlicher Richtung ragen hie und da trachytische
Felsen (: Lavageslein:) hervor, in deren Spalten und Vertiefungen
Flechten wachsen. Hievon wurden einige Proben mitgenommen, welche
Herr Professor Schröter in Zürich mir zur Einsicht mittheilte. Ich ver-
mochte sieben Arten zu unterscheiden.
1. Gyrophora Delisei Despr., Nyl. Scand., p. 117, Hue. lich. exot.
1892, p. 118: forma: Thallus sterilis monophyllus vix i centim-latus,
margine non raro connivens, rimulosus, sordide cinerasc. albescens,
K —, C —. subtus concolor et dense fibrillosus. [Angaben über das Vor-
kommen der Gyrophora-Arten auf den obersten Berghöhen finden sich in
Schär. Enum., p. 23, Kplhbr. Lich. Bayerns, p. 181, Stizenb. lich. helv.,
p. 76, Müller, Bull. de la Soc. murith. du Valais, 1881].
2. Physcia elegans L. K. planta normalis, miniata, K-+ sanguinea,
sporæ speciei, polaridyblastæ, 0,012-15 mm. Ig., 0,007-8 mm. lat., octonæ,
[Diese Flechte ist auch auf den europäischen Berggipfeln verbreitet:
Schär. Enum., p. 52, Kplhbr. p. 141 et Müller 1. c.].
3. Gyalolechia aurella Hoff. Arn.
Lecanora epixantha Ach., Nyl., C. subsimilis Th. Fries Sc. p. 189.
Thallus subnullus, apothecia flavovitellina, K—, epithecium lutescens,
subgranulatum, sporæ regulariter simplices, indistincte dyblastæ, elon-
galo-oblongæ, 0,015-17 mm. Ig,, 0,006 mm. lat., octonæ. [Eine sowohl in
632 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
der Ebene als in den Alpen häufige Art. Für diese und die folgenden
Species ist der Ararat der höchste bis jetzt beobachtete Standort].
Thalli lepra, pallide flava minute granulosa, K— ; auf einem Stein be-
merkte ich diesen sterilen Thallus, welcher besser hieher, als zu Cande-
laria vitellina Ehr. gehört.
4. Placodium disperso areolatum Schär. Enum.p. 66, exs.333;
Arn. Tirol XXII, p. 120: planta pallide flavescens, K—, C —, hyph. non
amyloid., thallus disperso-areolatus, glebulæ non raro dispersæ, ambitu
non distincte lobatæ ( : quare non Placodium concolor Ram. : ) ; apothecia
rara, testaceo lutescentia, epithec. lutescens, sporæ oblongæ, 0,012-15 mm.
Ig., 0,005-6 mm. lat., octonæ. [Auf dem Ararat, wie nach den mitge-
brachten Exemplaren zu vermuthen ist, häufig. Bei Th. Fries lich. arct.
1860, Stizenberger lich. hyperb. 1876, Crombie lich. brit. 1894, Hue exot.
1892, ist diese in den Schweizer- und Tiroler-Alpen, sowie in den Pyre-
näen (: Lamy lich. Cauterets 1884, p. 38, Schär. Enum., p. 66 : ) ange-
troffene Flechte nicht erwähnt).
5. Lecanora —: Thallus sterilis, crassus, glaucescente-albidus K -—,
C—, hyph. non amyloid. ; planta ad stirpem L. albescentis Hoff.,
Th. Fries Sc., p. 252, trahenda.
6. Lecidea (:Buellia?:): Thallus albescens, areolato-glebulosus,
K—.C—; apothecia (:jam vetusta:) atra, intus K—, epithecium et
hypotheeium nigric. fusca, hym. jodo cæruleum ; ascos et sporas non
vidi. [Die Buellia-Arten gehören hauptsächlich dem Süden an und sind in
den Hochalpen nicht stark vertreten. Möglicherweise ist das Fehlen der
Sporen bei dem vorliegenden Exemplare hierauf zurückzuführen].
7. Tichothecium pygmæum Kb. parasitisch auf dem Thallus,
des Placod. disperso areolat. sehr zerstreut : apothecia atra punctiformia
perithecium fuscum, sporæ fuscescentes, 1 septaiæ, 0,007-9 mm. lg.,
0,003-4 mm. lat. [Bei Ischia: Jatta lich. ital. merid. 1889, p. 205; in
Algier (: Flagey lich. alger. 1896, p. 113: ) ; auf dem Gipfel der Kreuz-
spitze, 345% m., Arn. Tirol XVIIL., p. 296; in Neufundland und l.abrador;
weitere Standorte in Hue lich. exot. nr. 3603].
' Die wenigen Angaben, welche über das Vorkommen von Flechten auf
den obersten Bergspitzen vorliegen, gestatlen noch keinen Ueberblick
über die Höhengrenzen dieser Gewächse. Es darf jedoch angenommen
(3) F. ARNOLD. FLECHTEN AUF DEM ARARAT. 633
werden, dass die Zahl der Arten keineswegs unbeträchtlich ist. Auf dem
erwähnten Gipfel der Kreuzspitze in Tirol (:zwei Meter Höhe, gegen fünf
Meter Breite:) fand ich 35 Arten. Müller 1. c. nennt 41 Species, welche in
den Walliser-Alpen über 3000 Meter beobachtet wurden. Hiezu kommen
die am 11. September 1895 von Schröter und Abeljanz am Monte Rosa
bei 4354 m. bemerkien Flechten (:Berichte der schweiz. bot. Gesellsch.
1896, Heft 6:). Beachtenswerth ist, dass die Flechten mit den gewöhnlichen
gelbgrünen Gonidien (: vgl. Schwendener Algentypen, 1869, p. 9, 39 :
Cystococcus humicola Næg.:) auf den obersten Höhen so überwiegen,
dass Arten mit einem anderen Gonidientypus sich nur als seltene Aus-
nahmen darstellen. Bei den Ararat-Flechten zeigten die gelbgrünen Goni-
dien in Gestalt und Grösse keine Aenderung gegenüber den Gonidien der
von anderen Standorten stammenden Exemplare.
Ein steriles Laubmoos, welches einem der milgebrachten Steine an-
haftete, gehört in die Nähe des Amblystegium subtile.
München, den 16. Mai 1897.
63%
Zwei neue Eulophia-Arten
von
F. KRANZLIN
Eulophia Junodiana Krzl.n. sp. Radieibus satis erassis albis, caulibus
foliosis, cataphyllis quibusdam in basi rubro v. nigro-maculatis (certis-
sime non fungorum vestigiis) folüis lineari-lanceolatis acuminatis (Junio-
ribus)ad 15 em. longis, 1 em. latis, scapis floriferis ad 35-60 em. altis sub-
flexuosis eataphyllis perpaueis brevibus vestitis, racemo pauci-plurifloro,
bracteis minutis lanceolatis acutis. Sepalis petalisque brevioribus oblon-
gis obtuse acutatis, labello obsolete-trilobo compresso cordato-ovato
lobis lateralibus subnullis toto margine præsertim apicem versus undu-
lato-crispulo apice recurvo, lineis 2 erassis undulatis per diseum apicem
usque adjeeta utrinque et interjecta medium fere usque una multo
minore, Calcari late compresso didymo energice ineurvo ; gynostemio
acuto dimidium sepalorum æquante vix curvato, ceterum omnino gene-
ris. — Flores mediocres sepala et labellum 1 em. longa, petala subbre-
viora ; sepala petalaque viridia, labellum purpureum, intus pulcherrime
purpureo venosum.
Süd-Ost-Afrika, Mozambique ; Delagoa-Bay. Trouvé à un seul endroit
(A. Junod, missionnaire, n° 122).
Diese Art verbindet gewissermassen Zul. pulchra Lindt. et Zul. bera-
vensis Rehb. F., sie hat die Statur und die gefleckten Blattscheiden der
letzteren und die Dimensionen, sowie die Aderung der Lippe der
ersteren. Von beiden unterscheidet sie sich durch das in eine ziemlich
feine, zurückgekrümmte Spitze ausgezogene Labellum. Die Blüthen-
farbe ist angegeben « fleurs vertes et pourpres, » was jedenfalls so zu
verstehen ist, dass die Sepalen und Petalen grün sind, die Lippe aber
purpurrot, mit dunkleren Adern. Der Verlauf dieser Adern an den
Seitenwänden der Lippe erinnert ungemein an Zul. pulchra. Zu be-
(2) F. KRANZLIN. ZWEI NEUE EULOPHIA-ARTEN. 635
merken wäre noch, dass die Trennung von Seitenlappen und Mittel-
last ganz verwischt ist. Die Säule zeigt nicht Bemerkenswertes.
Eulophia aurea Krzl. n. sp. Bulbis subterraneis globosis? (pars supe-
rior tantum adest) foliis sub anthesi junioribus gramineis acuminatis
25-30 longis vix 1 em. latis, cataphyllis in basi paueis obtusis v. acutis,
scapo gracili 50-60 em. alto supra leviter flexuoso, racemo brevi pauci-
floro subsecundo, bracteis rhombeis acuminatis aristatisve convolutis
ovarium non æquantibus. Sepalo dorsali ovato-oblongo obtuso, latera-
libus late ovatis obtusis mentum rectangulum formantibus, petalis bre-
vioribus oblongis acutiuseulis, labelli lobis lateralibus autrorsis acutis,
lobo intermedio spathulato antice surborbieulari margine crenulato
dentato basi in calcar brevissimum producto, disco lamellulis radianti-
bus a medio marginem usque decrescentibus decoro ; ceterum generis,
gynostemio fere ‘/2 sepali dorsalis æquante. — Flores aurei ringentes
fere 2 em. diam. sepala et labellum 1 em. longa.
Mozambique. Plantes de Delagoa-Bay (1890), 1. Belle orchidee de
50-75 em., 2. avec une belle grappe de fleurs jaune d’or, 3. Marais, Sable
blane. Déc.-Avril (H. Junod, missionnaire, n° 187).
Die Blüthen dieser sehr zierlichen Pflanze sind so ausserordentlich
zart, dass es grosse Mühe machte, sie leidlich und ohne zu grossen Auf-
wand an Material zu zergliedern. Ich gestehe gern, dass ich mit dem
Erfolg meiner Untersuchung nicht absolut zufrieden bin. In allen
Hauptpunkten aber ist meine Analyse correct. Die Pflanze findet sich
nicht häufig in unseren Sammlungen. Ich kenne sie nur aus dem Her-
bier Boissier und dem Brüsseler Herbar. Die Merkmale weisen die
Pflanze in die nächste Verwandschaft der indischen Zul. nuda Lindt.
(= Eul. bicolor Dalzell). Physignomische Merkmale sind mit äusserster
Vorsicht zu verwenden, es liegt aber etwas in der Pflanze, was von fern
her an Pachystoma erinnert.
Ich benutze diese Gelegenheit, um zu erklären, dass ich die von
Blume im Jahre 1858 ausgesprochene Identität von Eulophra und
Lissochilus anerkenne und die von mir publieirten Zissochilus-Arten
von jetzt an als zur Gattung Zulophia R. Br. gehörig eitieren werde.
636
Mitteilungen aus dem Botanischen Museum der Universit@t Zürich.
UNE NOUVELLE ESPÈCE
DE
MOMORDICA DU SAMBESE
PAR
A. COGNIAUX (Verviers).
Momordica fasciculata Cogn.
Petiolo glanduloso ; foliis satis parvis, submembranaceis, ambitu suborbicu-
laribus, eglandulosis, supra brevissime et sparsissime selulosis præcipue ad
marginem nervosque, subtus ad nervos nervulosque brevissime subsparseque
setulosis cæteris glabratis vel vix setulosis, basi leviter emarginatis, profunde
3—5-lobatis, lobis lanceolatis vel ovato-lanceolatis, acutis vel breviter acuminalis,
margine remote denticulatis vel leviter lobulatis, terminali satis majore ; cirrhis
simplicibus; pedunculis masculis fasciculatis, simplicibus, ebracteatis, petiolo
sæpius multo longioribus, brevissime puberulis ; floribus mediocribus; calyce
densiuscule breviterque pilosulo, segmentis anguste triangulari-lanceolatis, longe
acuminalis.
Caulis gracilis, ut videtur brevis, salis ramosus ; rami gracillimi, sulcati, satis
ramulosi, læves, primum puberuli demum glabri, 1—2 m longi. Peticlus gracil-
limus, vix striatus, brevissime puberulus 1—2 cm longus. Folia supra late
viridia, subtus viridi-cinerea, 2 !/2—4 cm longa et fere totidem lata, superiora
interdum multo minora ; sinus inter lobes angusti obtusique; basilaris late sub-
rotundatus, 3—5 mm profundus. Cirrhi filiformes, elongati, teretiusculi, glabri.
Peduneuli masculi sepius 3—4, superiores interdum geminati vel solitarii, sub-
filiformes, vix striati, 3—6 cm longi. Calyx viridi-cinereus, tubo cyathiformi,
apice 3 mm lato, segmentis 6—7 mm longis, basi 4 1/2 mm latis.
Petala ut videtur flavescentia glabrata, patula, anguste ovata, apice abruple
apicnlata, distincte nervulosa, 4 1/2—2 cm longa. Flores feminei et fructus
ignoti.
Africa æquat.-austr. : Bassin du Sambese à Boruma, Menyhart, 931.
Cette espèce se distingue facilement de toutes celles à feuilles entières et
lobées, par les fleurs mâles fasciculées. Ce caractère permet, en la placant après
le M. denudata, de former pour elle un petit groupe intermédiaire entre les
espèces à fleurs mâles solitaires, et celles qui ont le pedoncule male multiflore.
espèce et surtout l'indication de figures ou planches parues dans les prinei-
pales publications botaniques et horticoles.
_ HORTUS BOIS SIERIANUS
ENUMERATION
des Plantes cultivées en 1885 à Valleyres (Vaud) et à la
Pierrière (Chambésy près a)
PAR à
2 E. AUTRAN et Th. DURAND a ar
Préface de F. CRÉPIN.
LT et 572 pages, grand in-octavo, avec 1 ira gravé (de E. Boissier)
et 3 planches photograph. Fr. 12. —
_ Les collections botaniques de Boissier sont les plus riches qu'un particulier ait
jamais réunies. Boissier cultivait dans ses deux jardins surtout des espèces
alpines non seulement d'Europe, mais encore des montagnes de l’Asie et de
l'Amérique qu'il avait recueillies lui-même pendant ses longs et nombreux voya-
_ ges, ou avait obtenues par d'autres botanistes-voyageurs. Ainsi en 1885, l’année
de la mort de Boissier, le total des plantes vivantes qu'il possédait s'élevait à
- 1018 genres avec 4695 espèces et 359 variétés.
‚Le calalogue donne aussi la synonymie, la distribution géographique de. chaque
_ EXSICCATA HYPODERMEARUM
GALLIÆ ORIENTALIS
AUCTORIBUS
René MAIRE et Félix MARGUERY
Sous le titre ci-dessus, MM. R. Maire et F. Marguery ont commencé la publi-
calion, par décades, d’un exsiccala renfermant toutes les espèces d’Uredinees et
Ustilaginées qui croissent dans 12 départements français, constituant pour les
auteurs la France Orientale. Le but est de fournir à l'étude des Lypes bien
denommes de cette région, pour servir de base à des travaux sur les champignons
inférieurs de l’est de la France.
M. le prof. P. A. Saccardo, de Padoue, veut bien revoir toutes les nme: |
tions, ce qui donne à cette publication une haute valeur d’exactitude.
Les trois premières décades que nous avons sous les yeux nous permettent de
recommander cet exsiccala aux mycologistes français et étrangers.
Chaque décade est du prix de fr. 2.
Pour de plus amples renseignements ainsi que pour la collaboration à celte
œuvre, s'adresser directement à M. René MAIRE, 34, rue Vannerie, Dijon,
(Côte-d'Or) France. E, A.
r
eurs des Ur Vaux. insérés s dan
ont dro L gral uitement à a trente exemplaires. en u ge
SOUS LA DIRECTION DE
PARIS
Br, PAUL K KLINCKSIECK
nd rue des Ésoles.
1K tn
SOMMAIRE DU NS 5 AOÛT 1897.
Robert Keller. — HYPERICINEZ JAPONIG: ;
Rev. P. Urbain. FAURIE lectze. ee
en G- Dan A ACANTHACEÆ ANERICANE E
ASIATICH novæ vel minus cognitæ .
Henri de Boissien. — LES SAXIPRAGERS
JAPON. Espèces et localités nouvelles pour. la flore du
Japon d’apres les collections de M. l'abbé Faune.
“C, de Candolle. — PIPERACEÆ ANDREANE.
R Chodat. — SUR DEUX ALGUES PERFORANT
DE ui DE MAN..
APPENDIX. a 1.
VI. — Société pour l'étude de. 6 re alone (Société
pour l'élude de la Nore fra ançaise à transformée). 1896.
Gme Bulletin. a Be ER secte cree He DEN RE en à
1
Tape
PLANCHES CONTENUES we ne a
5e année, N° 8. Août 1897,
CE EAU
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
HYPERICINEZ JAPONICÆ
A REV. P. URBAIN FAURIE LECTÆ
AUCTORE
Robert KELLER
Hypericum L.
Sect. Elodea Spach.
H. Fauriei Keller spec. nov.
Suffruticosum, glabrum. Caules ascendentes, teretes, simplices. Folia
sessilia, oblongo-elliptica, marginibus sæpe subparallelis, obtusa vel sube-
marginata subacutiusculave, basi cordata, margine revoluta, punctis nume-
rosis majoribus minoribusque pellueidis, nervo medio prominente. Flores
in foliorum superiorum angulis in corymbis 3-7-floris, corymbo termi-
nali 13-17-floro. Bracteæ lineari-lanceolatæ, pellucido-striatæ, pedicellis
breviores. Sepala ovata, obtusa, septem-costata, pellucido-striata, post
anthesin erecta. Petala decidua.Stamina 9, triadelpha, persistentia, gynaecei
saturis apte hærentia. Staminodia parva, obtusa, valvis adpressa. Styli 3,
ovario breviores. Capsula coriacea, longitudinaliter tæmiata, cylindrica, tri-
locularis, placenta centrali. Semina atrofusca, foveolato-punctata, ellip-
soidea, apiculata.
Hab. In paludosis prope Morioca (Nr. 6233); Mororan (Nr. 1121); Aomiri
(Nr. 1029).
Vacies H. breviflori Wallich ; sed foliis mäjoribus, cordatis, inflores-
centia multiflora, capsula majore, cylindrica. seminibus majoribus, apicu-
latis, etc.
BULL. HERB. BoIss., août 1897. 45
N
\
638 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Sect. Nerysea Spach.
H. patulum Thunbg.
Tokio, in hortis (Nr. 506).
Sect. Roscyna Spach.
H. Ascyron L.
In planicie Sapporo (Nr. 1228 u. Nr. 2859).
f. micropetalum Keller var. nov.
Folia oblonga, acutiuscula. Corolla parva. Sepala acutiuscula.
Hab. In planicie Sambingi (Nr. 1885) ; — prope Nuruyu (Nr. 793).
Sect. Euhypericum Boissier.
Subsect. Homotænium Keller in Englers Nat. Pflanzenfam.
H. pseudopetiolatum Keller spec. nov.
Suffrulicosum, glabrum. Caules e rhizomate tenui ascendentes, teretes,
imo atrofusci, apicem versus flavi. Folia ab imo ultra medium accres-
centia, obovata, versus basin cuneata, breviter petiolata, obtusa vel sube-
marginata, margine plana vel subundulata, nigropunctata, punctis minutis
pellucidis densis, inferiora hinc inde punctis magnis pellucidis, superiora
multipunctata. Inflorescentia pauciflora, bracteis foliosis, ovalis vel lanceo-
lato-ovatis, pedicellis longioribus. Flores parvi diametro c. 0,8 cm. Sepala
elliptica, breviter apiculata, tricostata, pellucido-striata, margine nigro-
punctata, basin versus 1-2 glandulis parvis sessilibus, post anthesin erecta.
Petala sepalis paulo longiora, margine glandulis sessilibus. Stamina tria-
delpha, antheris nigro-maculatis, -globosis. Styli 3 staminibus breviores
stigmatibus Subeapitatis. Ovarium Lriloculare, valvis longitudinaliter stria-
Lis, ovulis numerosis. Gapsula.... ; semina.....
Hab. In sylvis prope Tsurugizan c. 500-1000 m. (Nr. 13,411) ; in colli-
bus ; Fukuyamo (Nr. 5670).
Facies H. petiolati Purh a quo longe differt staminodiis absentibus,
staminis numerosis (c. 30-40) etc.
FH. mutiloides Keller, spec. nov.
Herbaceum, glabrum, glaucum. Caules e rhizomate tenui ascendentes,
(3) ROBERT KELLER. HYPERICINEÆ JAPONICE. 639
numerosi, tenues, teretes, atrofusci, internodiis longis. Folia ab imo ultra
medium accrescentia, late-ovata, basi subcordata, obtusa vel subacutius-
cula, nigro-punctata, minutissime pellucido-punctata, nervo medio tenui,
nervis secundariis 3-4, e basi discedentibus. Inflorescentia pauciflora,
corymbosa, laxa. Bracteæ ovatæ foliosæ, nigro-punctatæ. Bracteolæ ovato-
lanceolatæ, obtusæ, nigro-punctatæ pedunculis 3-4-plo longiores. Flores
parvi, breviter petiolati. Sepala lanceolata obtusa vel acutiuscula nigro-
striata, bracteis breviora.Petala nigro-striata, calycis laciniis duplo longiora.
Stamina triadelpha, petalis subæquilonga, antheris globosis. Styli 3, sta-
minibus breviores. Ovarium triloculare, ovulis numerosis, valvis longitu-
dinaliter striatis. Capsula.... Semina.....
Hab. Jovagisan (Nr. 1046) ; Herb. Dec.
Facies formarum parvarum A. mutili, sed valde differt staminibus tria-
delphis. H. pseudopetiolato floribus parvis, inflorescentia laxa, pauciflora,
bracteis majoribus, foliosis, foliorum forma cauliumque magnitudine satis
differt.
f. erectum Keller, f. nov.
A forma genuina differt caulibus erectis, duplo triplove longioribus
(e. 45 em.), foliis majoribus (c. 3'/2 cm. lg. et 1,4 cm. 1t.), ovato-oblongis,
basi cordatis, obtusis vel subtruncatis, copiose nigropunctatis,inflorescentia
corymbosa, laxa, multiflora, cymis trifloris longe petiolatis composita.
Hab. Mombetsu (Nr. 804).
H. procumbens Keller spec. nov.
Glabrum, suffruticosum. Caules bilineati, rufescentes, ramosi, procum- #
bentes, internodiis foliis 2-3-plo brevioribus. Folia parva, c. 1 cm. longa,
obovata, versus basin attenuata, obtusa, margine subrevoluta, punctis
nigris versus apicem confluentibus, pellucido-punctata, nervo medio valido,
prominente. Inflorescentia pauciflora cyma 3-5-florum formans. Flores
breviter peliolati bracteis pedunculis 2-5-plo longioribus. Bracteæ oblongæ
subacutiusculæ, tricostatæ, margine integræ, nigro-punctatæ punctis pel-
lucidis paucis. Sepala anguste ovata, aculiuscula, 3-5-costata, margine inte-
gra, nigro-punctata, hinc inde pellucido-punctata. Petala calycis laciniis
duplo longiora, oblonga, margine nigro-punctata. Stamina stylis longiora,
triadelpha, antheris globosis, nigro-maculata. Styli 3, ovario longiores.
Ovarium triloculare, ovulis numerosis, valvis longitudinaliter viliatis.
Capsula.... ; Semina....
Hab. In promentorio Gangenyaki ; raro (Nr. 13,325).
x
<=
640 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Facies f. repentium humiliumque AH. linearüfolii a quo satis differt
folliis pellucido-punctatis, latioribus, bracteis, sepalis petalisque margine
integris.
H. erectum Thunbg.
Hab. Rebunshiri (Nr. 13,893). — In monlibus Mombetsu (Nr. 779).
Jobetsu (Nr. 742).
f. Fauriei Keller var. nova.
Folia oblonga, basi subcordata vel subrotunda, minute pellucido-punc-
tata, copiose nigro-punctata. Inflorescentia laxa pedunculis bracteis sub-
duplo longioribus. Sepala anguste lanceolata vel sublinearia, acuta.
Hab. Peninsula volcanica (Nr. 1452).
f. Wichuræ Keller var. nova.
Syn. H. Wichuræ Keller in sched. Berol.
Folia ovata, obtusa, basi cordata, margine subundulata, punctis nigris,
non pellucidis. Inflorescentia pauciflora. Bracteæ pedicellis duplo longiores,
margine nigro-punctal®. Sepala ovata, obtusa, margine nigro, punetata.
Semina f. {ypica pauciora.
A f. typica folus latioribus, sepalis obtusis, latioribus, seminibus pauci-
oribus distingetur.
f. debile Keller, f. nova.
In omnibus partibus A. erecto iypico minus.
Caules tenues, c. 25 cm. longi. Folia nigro-punctata, elliptica, basi sub-
cordata, apice obtusa, majora c. 20 mm. lg. et 8 mm. It. Inflorescentia
paucifiora (3-7 fl.) vel uniflora. Flores parvi, sepalis inæqualibus, nigro-
punctatis, ınlegris, petalis nigro-punctalis striisque.
Hab. Akan (Nr. 10,693).
H. Mororanense Keller, spec. nov.
Herbaceum, glabrum, caulibus erectis vel ascendentibus, bilineatis,
nigro-punctatis. Folia late-ovata, obtusa, basi cordata, margine nigro-punc-
tata, subrevoluta, facie copiose pellucido-punctata, sparse punctis nigris
magnis, quinquenervia, nervis subtus acute prominentibus, gemmifera.
Inflorescentia pauciflora. Flores H. erecio minores, breviter petiolati.
Sepala ovata, acuta, margine nigro-punctata, integra, punctis striisque pellu-
cidis. Petala calycis laciniis duplo longiora, nigro-punctata. Stamina tria-
(5) ROBERT KELLER. HYPERICINEÆ JAPONICÆ. 641
delpha, antheris globosis nigroviolaceo-maculatis. Styli tres stammibus
æquilongi. Ovarium subglobosum, stylis æquilongum, triloculare, ovulis
numerosis. Capsula oblonga. Valvis longitudinaliter striatis. Semina
oblonga, obtusa, foveolato-punctata.
Hab. Mororan (Nr. 10,30%). Promontorium Asushi, Yezo (Nr. 5061).
Affinitate H. erecti Thbg. differt a specie Thunbergensi caulibus bili-
neatis, nigro-maculatis, foliis solum margine nigro-punctatis, facie copiose
pellucido-punctatis, floribus minoribus, calycis laciniis latioribus.
H. Otaruense Keller spec. nova.
Glabrum, suffruticosum. Caules atrofusci, apicem versus bilineati, ramosi,
ramis cymis laxis terminalibus. Folia late ovata, basi profunde cordata,
apicem versus attenuata, obtusa, margine nigro- et pellucido-punctata,
nervo medio prominente. Inflorescentia laxa, multiflora, cymis trifloris vel
racemosis composita. Bracteæ lineari-lanceolatæ, acutiusculæ, margine
nigro-punctatæ. Flores breviter petiolati, parvi. Calycis laciniæ ovatæ, acu-
üusculæ vel obtusæ, margine imbricatæ, punclis nigris hine inde confluen-
tibus, post anthesin erectæ. Petala nigro-punctata, sepalis duplo longiora,
0,5-0,7 em. longa, persistentia. Stamina triadelpha, persistentia, antheris
globosis, nigro-maculatis. Styli 3, ovario æquilongi, patentes vel recur-
vali. Capsula trisulcata, trilocularis, ec. 0,6 cm. longa, valvis longitudina-
liter vittatis. Semina cylindrica, angusta, utrinque apiculata, parum cur-
vata, foveolato-punctata, 1-11/; mm. longa.
Hab. Otaru (Nr. 1160).
Sect. Brathys Spach.
H. japonicum Thunbg.
Hab. In orycetis Akitæ (Nr. 13,771); Aomiri (Nr. 949); Morioko
(Nr. 6231); Matsuyama (Nr. 11,689).
Sect. nova (?)
H. paradoxum Keller spec. nova.
Caules glabri, teretes, tenues, simplices. Folia glabra, papyracea, in-
feriora subrotunda, superiora late elliptica, basi rotundata vel subcordata,
minutissime pellucido-punctata, margine plana, nigro-punctata, nervis
teneris. Flores tetrameri, cyma terminale triflorum formantes. Calycis
laciniæ foliosæ inæquales ; longiores ellipticæ, præsertim margine nigro-
Ÿ
642 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
punciatæ, obtusæ, petalis sesquilongiores; minores lineares. obtusæ, petalis
æquilongæ. Petala obovata. Stamina stylis longiores, tetradelpha (?),
antheris subglobosis, nigro-maculatis. Styli 4, ovario longiores, recurvati.
Ovarium subglobosum, tetraloculare, valvis longitudinaliter striatis. Cap-
sula....; semina.... 2%. fl. VIT.
Hab. In alpinis ; Asariyama (Nr. 2979).
Sepalorum forma sect. Ascyro affinis, sed styli %, ‘ovarium tetralocu-
lare. Species sect. Ascyrum sect. Euhyperico conjungens — an forma
teratologica ?
643
ACANTHACEE AMERICANE ET ANIATICR
NOVAÆ VEL MINUS COGNITÆ
AUCTORE
G. LINDAU
Seit meiner Bearbeitung amerikanischer Acanthaceen (Bull. de l'Herb.
Boiss. 1895) halle sich eine solche Menge von Material angehäuft, dass
eine Durchbestimmung und Bearbeitung geboten erschien. Ausser den
Schätzen und dem einzig dastehenden Vergleichsmaterial des Königlichen
Botanischen Museums zu Berlin standen mir die unbestimmten Acan-
thaceen des Herbar Barbey-Boissier und die amerikanischen des Herbar
Kopenhagen zur Verfügung. Desgleichen wurden mir auf meine Bitte
die Sammlungen der Regnellschen Expeditionen und anderer brasilia-
nischen Sammlungen aus Stockholm übersandt. Dazu kamen noch die
hinterindischen Sammlungen von Balansa, wie ich sie in den Herbarien
von Berlin und Barbey-Boissier vorfand. Leider musste vieles, nament-
lich aus dem Herbar Barbey-Boissier, als vor der Hand unbestimmbar
zurückgelegt werden. Diese Lücken können hoffentlich später, wenn
durch weitere Sammlungen reichlicheres Material zur Verfügung stehen
wird, ausgefüllt werden. Allen Herren, die mich in so liberaler Weise
durch Leihen der Sammlungen unterstützten, insbesondere den Herren
Barbey und Autran, Lindman, Malme und Warming spreche ich auch an
dieser Stelle meinen ergebensten Dank aus.
W
Staurogyne macrantha Lindau n. sp.
Frutex in omnibus partibus dense glutinoseque pubescens, caulibus
teretibus. Folia petiolis c. 7 mm. longis ovata basi angustata apice sensim
acuminata, obtusiuscula, usque ad 45 X 6 cm. Flores in axillis solitarii,
ad rami apicem versus vix in spicam congesti, flavescentes corolli lobis
viridibus. Pedicelli c. 4 cm. longi, bracteolæ supra medium pedicelli
PE NN ut) hen a a PR RL EZ RT Fe San „> 2 à RON Fr Aa all Er ET de. re Ba. CO DE, 25 te ME a en a,
TE ee“ SR TT EURE FA
64% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
affixæ, oblique oblongæ stipitatæ, ce. 13 X 3 mm. Calyeis laciniæ sul-
phureæ apice virides, anticæ lanceolatæ, subacutæ, 30 x 5 mm., laterales
23 X 2, postica obtusa 32 X 12 mm. Tubus c. 42 mm. longus, hasi 4,
apice 8 mm. diam., corollæ lobi inæquales 3-5 X 4 mm. Filamenta in
anthesi exteriora 33, interiora 30 mm. longa, demum parum exserta. Sta-
minodium sigmoideum. 10 mm. longum, apice capitatum. Pollinis gra-
nula typica 31-35 y, diam. Ovarium 4, stylus 43 mm. longa. Stigma bilobum.
Capsula ignota.
Brasilia in prev. Minas Geraes prope Itacolumy in fruticetis ad rivulos
(Schwacke n. 10495 flor. Majo); ecdem loco (Ule n. 2662 flor. Febr.); ad
Tapuaral prope Ouro Preto (Schwacke n. 7959); et n. 10515 (S. gluti- .
nosæ) intermixtum. A
Von St. Minarum (Nees) 0. Ktze. durch die klebrige Behaarung und
die Bracteolen weit verschieden.
Staurogyne glutinosa Lindau n. sp.
Frutex humilis in omnibus partibus glutinoso-pubescens caulibus tere-
tibus. Folia petiolis ce. 3 mm. longis, oblonga basi angustala apice obtusa,
20—30 X 6—10 mm. Flores in spieis terminalibus, paucifloris, cum
calyce lutei. Pedicelli €. 2—3 mm. longi, bracteolæ ad apicem pedicelli
affixæ, lanceolatæ, obtusæ, 5 X 1 mm. Calycis laciniæ antice lanceolatæ,
obtusiuscule, 17 X 2,5 mm., laterales 17 x 1 mm., postica obtusa
18 XX 5 mm. Tubus 22 mm. longus, supra basin 4, apice 5 mm. diam.
Corollæ lobi subrotundi, 2X 2 mm. Filamenta ad basin fere tubi affixa,
exteriora iongiora, primo inclusa, demum longe exserta, staminodio c.
5 mm. longo, filiformi. Antheræ c. 1 !/. mm. longæ. Pollinis granula typica,
30—35 y, diam. Ovarium 3 mm. altum. Stylus demum 43 mm. longus. Cap-
sula ignota.
Brasilia in prov. Minas Geraes in Serra de Ouro Preto in locis humidis
(Schwacke n. 10515 flor. Junio).
Am nächsten der Si. macrantha Lindau stehend, aber durch die zuletzt
weit exserten Stamina und die viel kleineren Blätter leicht zu unter-
scheiden. :
Staurogyne eustachya Lindau n. sp.
Planta simplex c. 30—40 cm. alta, caule pubescente. Folia petiolis
tenuibus, 4--3 cm. longis puberulis oblongo-ovata, basi subito angustata, _
apice sensim obtuso-acuminata, usque ad 10 X 3,5 cm., glabra, subtus
ad nervum medium pilosiuscula. Spica terminalis, breviter pedunculata,
at or tu nr 7 his 28, ep RSS A) ac NON na, Fu RE ERBE ET I 4! Le
Or
(3) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICE. 645
conspicue a regione foliifera segregata, c. 4 cm. longa, rhachi viscido-
pubescente. Bracteæ stipitatæ oblongæ, obtusæ, c.7 mm.longæ, 27 mm. latæ,
ad apicem minores ; bracteolæ ad basin pedicelli brevis affixæ 5 Xi mm.,
omnes pubescentes. Calycis laciniæ anticæ obtusæ, lineares, 8 X 1, late-
rales 7 X à postica 11 5 mm, omnes pubescentes. Tubus 7 mm.
longus, apice 3, basi 1,5 mm. diam., extus puberulus. Corollæ lobi æquales
2 X 2 mm. Filamenta ad basin tubi affixa, exteriora 4, interiora 3 mm.
longa. Antheræ 1 mm. longæ. Staminodium ‘/2 mm. longum. Pollinis
granula typica, 23—27 y diam. Ovarium 2, stylus # mm. longa. Capsula
ignota.
Brasilia in prov. S8 Catharina prope Blumenau in silva ad terram
(Schenck n. 193 flor. Septembr.).
Gehört in die Gruppe der St. stolonifera (Nees) 0. Ktze., ist aber durch
die grossen, kahlen Blätter und die scharf abgesetzte Aehre von allen ver-
schieden.
Staurogyne diantheroides Lindau n. sp.
Frutex humilis caulibus albo-hirsutis, teretibus. Folia petiolis 1—4 mm.
longis oblonga basi angustata apice acuminata obtusiuscula usque ad
3 CM CM. subglabra vel ad nervos hirsuto-pilosa. Spicæ terminales
folus longiores, densæ, multifloræ. Bracteæ oblongæ 5 X 2,5 mm., ad
spicæ apicem versus minores, pubescentes pilis brevissimis glandu-
ligeris intermixlis. Bracteolæ 5 X °/ı mm., lanceolalæ, pilosæ. Flores
lactei. Calycis lacinie æquales, 4—5 X °/ı mm., pilosæ. Tubus 4 mm.
> medio 1 mm.diam. Corolla subbilabiata, labio postico 1 mm. longo,
2-fido, antico 3-lobo, 2 mm. longo, 1 mm. lato, lobis e. 1 xX 1 mm. Fila-
menta antica 1 ‘/2, postica 2 mm. longa, staminodio nullo. Antheræ
mm. long. Pollinis granula typica 27-30 X 23 u. Ovarium 1, stylus
3 mm. longa. Capsula ignota.
Bolivia in prov. Velasco orient. alt. 200 m (0. Kuntze flor. Julio).
Gehört in die Gruppe von St. veronicifolia (Nees) O. Ktze., wo sie aber
von allen durch die Blattform, die Blüten und die Blütenstände, die denen
vieler Justicia-Arten aus der Section Dianthera gleichen, unterschie-
den ist.
Ophiorhiziphyllon laxum Lindau n. sp.
Frutex ramis sulcatis, glabris. Folia petiolis 1,5—5 cm. longis puberulis
oblonga, basi rotundata, apice longe obliqueque acuminata, obtusiuscula,
15 x 3—7 cin., ad inflorescentiam minora, pilis parvis sparsis ins-
646 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
tructa. membranacea. Inflorescentia laxe paniculata, terminalis, e spicis
axillaribus, peduneulatis (in eodem axillo spica simplici et ramosa) for-
mata, spicis interruptis rhachi pilis glanduligeris paucis adspersis. Brac-
teæ bracleoleque 1 mm. longæ, pilosæ. Flores albi, oppositi. Calycis
laciniæ 2 mm. longæ, puberulæ. Alabastrum jam satis evolutum 6 mm.
longum, labio supero breviter bidentato, infero breviter 3-lobo. Filamenta
tenuia antheris bilocularibus obtusis, 1,25 mm. longis rima longitudinali
dehiscentibus. Staminodia 2 filiformia. Pollinis granula typica, 30—35 y
diam. Discus parvus. Ovarium 1 mm. altum. Stylus 5 mm. longus. Capsula
15 mm. longa, glabra, usque ad medium stipitata seminibus 4, jaculato-
ribus uneinatis.
Tonkin in valle Langkok (Mons Bavi) (Balansa n. 4267 flor. Ocloh.),
Tu-Phap in silvis montis Bavi (Balansa n. 3488 fruct. Sept.).
Von 0. macrobotryum Kurz durch die Blütenstände sehr charakteristisch
verschieden. Der Pollen ist typisch mit drei Längsspalten versehen, in
denen je ein Porus liegt. Die Exine ist sehr fein netzig sculpturiert. —
Das Fruchtexemplar, das ohne Zweifel, wie aus dem Bau der Blätter und
Infiorescenzen hervorgeht, hierher gehört, zeigl die reifen Früchte,
die bisher unbekannt waren. Danach würde sich die Gattung vor den
übrigen Nelsonioideæ durch den Besitz von Jaculatoren auszeichnen.
Mendoncia fulva Lindau n. sp. -
Scandens caule adpresse hirsuto, subtereti. Folia petiolis 1—2 cm.
longis adpresse hirsutis ovata basi rotundata, apice rotundata cum
mucrone brevi hirsuto, usque ad 12 X 7,5 cm., supra scabro-hirsula,
subtus densius pubescentia. Pedicelli 1—2 in axillis foliorum, 3—4 em.
longi, adpresse fulvo pubescentes. Bracteolæ oblongæ, basi fere cordatæ,
apice subrotundatæ, parum acutæ, 30 X 16 mm. fulvo-pubescentes, usque
ad apicem fere marginibus adglutinatæ. Calyx brevissimus, annularis.
Flores et fructus desunt. -
Prope Panurè ad Rio Uaupès (Spruce n. 2683).
Die Art ist durch ihre rötliche Behaarung der Blütenstiele und der
Bracteolen sehr ausgezeichnet. Sie gehört in die Verwandtschaft von
M. Velloziana Mart., welche aber mehr längliche Bracteolen besitzt.
Mendoncia obovata Lindau n. sp.
Planta volubilis bracteolis exceptis glabra caule torto, tenui, internodiis
10 cm. superantibus. Folia petiolis 2—3 cm. longis, tenuibus ovata
utrinque angustata, usque 11 6 cm., tenuia. Flores 2 in axillis foliorum,
(5) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANE ET ASIATICÆ. 647
pedicellis tenuibus, c. 3 cm. longis. Bracteolæ oblongo-obovatæ, 27 X
10 mm., apice rotundatæ breviter mucronulatæ, sparsis pilis obtectæ,
usque ad apicem fere margine adglutinatæ. Calyx annularis brevis. Ala-
bastra inevoluta tantum adsunt.
Ad flumina Casiquiari, Vasiva et Pacimoni (Spruce n. 3285).
Durch die Kahlheit, sowie die nach oben etwas verbreiterten Bracteolen
sehr ausgezeichnet. Scheint der M. glabra Pœpp. et Endl. nahe zu stehen,
die aber zugespitzie Bracteolen besitzt.
Mendoncia crenata Lindau n. sp.
Scandens caule subtereti, subsulcato, pubescente, internodiis 10 cm.
superantibus. Folia petiolis c. 2 cm. longis, supra canaliculatis, pubescen-
tibus, oblonga basi angustata, apice longe acuminata, usque ad 15x77 cm,,
supra scabro-hirsuta, subtus molliter pubescentia, margine late planeque
erenata. Flores in axillis complures, pedicellis usque ad 4 cm. longis
pubescentibus. Bracteolæ ovatæ, basi rotundatæ, apice acuminatæ vel
rarius rotundal&, dense molliter pubescentes, c. 2013 mm.,ad fructum
parum majores. Calyx annularis, brevis. Flores desunt. Fructus glaber
drupaceus 15 mm. longus, 8 mm. latus, subcompressus, apice truncatus
antice acuminatus rudimento styli instructus, postice rotundatus.
Guyana anglica (Mélinon).
Am nächsten steht M. hirsuta Poepp. et Endl., die aber weichhaarigere, .
glattrandige Blätter und nicht so dicht und weich behaarte Bracteolen
besitzt.
Mendoncia Sprucei Lindau n. sp.
Scandens caule tenui. sparse piloso, torto, internodiis 10-13 cm. longis.
Folia petiolis c. 1,5 cm. longis, tenuibus, adpresse pilosis ovata basi rotun-
data, apice acuminata, c. 7 X 4 cm., sparsissime, sed ad nervos densius
adpresse pilosa. Flores solitarii pedicellis c. 5 cm. longis, adpresse spar-
seque pilosis. Bracteolæ ovatæ basi rotundatæ, apice sensim acuminatæ,
6. 23 X 11 mm., sparsæ pilosæ, usque ad apicem fere margine adglu-
ünatæ. Calyx annularis, brevis. Tantum alabastra inevoluta adsunt.
In Brasilia boreali prope San Gabriel da Cachoeira, ad Rio Negro (Spruce
n. 2332).
Am nächsten mit M. aspera R. et Pav. verwandt, die aber viel grössere
Blätter, dichtere Behaarung und etwas anders gestaltete Bracteolen
besitzt.
648 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Thunbergia hastata Decsne.
Im Herbar C. Sprengel fand sich unter dem Namen Diplocalymma (nicht
Dipterocalymma, wie Sprengel später schreibt) volubile Spr. eine Pflanze,
die identisch mit Thunbergia hastata Decsne ist. Obwohl nur eine lädierte
Blüte und eine Knospe vorhanden waren, genügte das Material, um die
Uebereinstimmung mit der Decaisneschen Pflanze auf das Ueberzeu-
gendste nachzuweisen. Der Pollen von Th. hastata besitzt nämlich ausser
den Spiralfurchen noch stumpfe, lange Stacheln. Dieselbe Structur liess
sich auch für die Sprengelsche Pflanze nachweisen. Sonst stimmt die
Pflanze auch im Blatibau genau mit Th. hastata überein. Die Herkunft
ist im Herbar Sprengel nicht angegeben, dürfte aber wohl, wie mir
sehr wahrscheinlich, Timor sein. Sprengel stellte die Gattung Dilpoca-
Iymma zu den Convolvulaceen (Sprengel Syst. I, 586). Steudel taufte sie
in Thunbergia Dipterocalymma um (Nomenclator 2® ed., pag. 683). Nees
stellte sie zu den zweifelhaften Arten des Genus Thunbergia (DC. Prodr. XI,
59). Nunmehr dürfte die Gattung und Art Diplocalymma volubile endgültig
gelöscht sein.
Sanchezia Sprucei Lindau n. sp.
Rami teretes, pubescentes. Folia petiolis pubescentibus 6—12 mm. longis
ovalia utrinque acuminata, 11 X 3,5 cm., sed folia compluria speciminis
unici dimidio minora, sparse pilosa, supra cystolithis magnis striata.
Spice lax&, interruptæ, terminales folia æquantes, axillares (in axillis
apicalibus) breviores, paucifloræ. Bracteæ densiuseulæ, ovatæ, acuminatæ,
7—13 x 3—5 mm., dorso et margine pilosæ. Bracteolæ lanceolatæ,
15 X 4 mm., pilosæ. Calyeis laciniæ subcoriaceæ, lanceolatæ, 20—22 X
3,9-4,5 mm., margine pilosæ et subhyalinæ. Tubus 38 mm. longus, basi
4, apice 8, in medio 9 mm. diam., supra basin intus diaphragmate annu-
loso præditus. Corollæ lobi æquales, reflexi, obtusi, 3 X3 mm. Filamenta
antica 34 vel 39 mm. in flore unico longa, exserta, sparse pilosa, in dia-
phragmate affixa. Antheræ % mm. longæ, loculis basi mucronulatis, ad
fissuram pilosiusculis. Staminodia postica 18 vel 15 mm. longa, glabra
antheris cassis instructa. Pollinis granula typica, c. 77 y diam. Discus
1 1/2 mm. altus, ovarium 4 mm. altum. Stylus 45 mm. longus, exsertus.
Stigma filiforme, 4 mm. longum. Capsula 8 sperma, 16 mm. longa, 4mm.
lata, tetragona, apice acula.
In Peruvia orientali prope Tarapoto (Spruce n. 4325).
Von S. peruviana (Nees) Lindau durch die fast lancettlichen Bracteen
und die ungezähnten Blätter verschieden.
(7) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 649
- Hemigraphis tonkinensis Lindau, n. sp.
Herba caule radicante, repente, ramis adscendentibus, glabris, ad geni-
culas pilosiusculis, eystolithis striolatis. Folıa subsessilia vel brevissime
petiolata oblonga, utrinque angustata, 15—30 X 5—6 mm., glabra vel
margine ad basin ciliata, cystolithis dense striolata, margine integro.
Spicæ brevissimæ, terminales, subcapitatæ. Bracteæ oblongæ, obtusæ,
8 xX 2 mm., ad apicem spicæ minores, puberulæ. Bracteolæ lanceolatæ,
5X 1 mm., puberulæ. Flores cyanei. Calycis lobi lanceolati, 4 X 1 mm.,
puberuli. Tubus 4 mm. longus, 1,5 mm. diam. Labium superum 2 mm.
longum, apice subbilobum; inferum 2 mm. longum, usque ad basin fere
in lobos 3 obtusos, 1 mm. latos divisum. Stamina fertilia 2, filamenta
glabra 1 mm. longa ad basin cum staminodio brevi membrana lateraliter
conjuncta. Antheræ obtusæ, '/. mm. longæ. Staminodia 2, vix 1 mm.
longa. Pollinis granula typica, c. 35 y. diam. Discus brevissimus. Ovarium
1,5 mm. altum, apice pilosum. Stylus 3 mm. longus, pilosus. Capsula
ignota.
Tonkin, Tu-Phap in pratis paludosis (Balansa n. 4259 flor. Nov.).
Mit H. parabolica (Nees) Lindau am nächsten verwandt, aber durch
die fehlende Behaarung und die fast sitzenden, schmaleren, kahlen, ganz-
randigen Blätter sofort zu unterscheiden. :
“Strobilanthes gigantodes Lindau n. sp.
Fruticosa, 1,50 metralis, caulibus basi lignosis, glabris teretibus. Folia
petiolis 1—3 cm. longis, oblonga basi ex rotundato breviter angustata,
apice acuminata, obtusa, 8S—13 X 4—6 cm., glabra, cystolithis vix cons-
picuis, margine dentato-crenata. Spicæ terminales, capituliformes, vix
peduneulalæ, paucifloræ. Bracteæ eblong&, unilateraliter subobliquæ,
acuminatæ, 4 X 1,5 cm., a medio ad apicem margine crenatæ, glabræ.
Bracteolæ lanceolatæ, ad apicem subobliquæ, 30 x 6 mm., glabræ. Flores
albi. Calycis lobi lanceolati, 20 X 3 mm., glabri. Tubus 60 mm. longus, a
basi usque ad 20 mm. alt. 6 mm. diam., tum in faucem subobliquam, in
medio 17, apice 23 mm. met. sensim ampliatus, glaber. Corollæ lobi sub-
æquales, 10 >< 10 mm. Filamenta lateraliter bina ad 6 mm. connala,
antica 12, postica 8 mm. longa, hirsuto-pubescentia, tubo inter filamenta
decurrentia eodem modo pubescente. Pollinis granula typica, 95—105
> 65—75 y. Discus 4 mm. altum. Ovarium 4 mm. longum. Stylus pubes-
cens, €. 40 mm. longus. Capsula ignota.
Tonkin, Vallis Langkok ad montem Bavi in silvis (Balansa n. 5491
flor. Febr.).
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650 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Gehört in die Nähe von S. Simonsü T. And. und S. pectinatus T. And.,
unterscheidet sich aber von beiden durch die Blätter und Dimensionen
der Blütenteile.
Strobilanthes mucronato-productus Lindau n. sp.
Frutex 1,5 metralis ramis basi lignosis, subtetragonis pubescentibus,
postea glabris. Folia petiolis 10—15 mm. longis, pubescentibus ovata
vel oblonga, basi rotundata vel parum angustata, apice longe acuminata,
6—13 x 3—4 cm., supra glabra, subtus ad costas puberula, cystolithis
(præsertim supra) striolata, margine crenato vel subintegro. Spice termi-
nales, foliis multo breviores, capituliformes, densissimæ, vix pedunculatæ.
Bracteæ oblongo-lanceolatæ, 24 X 6 mm., ferrugineo-pubescentes. Brac-
teolæ lanceolatæ, apice fere filiformes, 25x 4 mm., pubescentes. Calyeis
lobi lanceolati, 16—17 X 2 mm., pubescentes. Tubus 40 mm. longus,
basi 3 mm. diam., sensim suboblique in faucem apice 13 mm. diam. met.
ampliatus, glaber. Corollæ lobi 7 X 7 mm., obtusi. Filamenta lateraliter
bina basi conjuncta, pubescentia, cum linea pubescente decurrentia,
postica 2, antica 6 mm. longa. Antheræ posticæ 2, anticæ 2,5 mm. longæ,
connectivo apice in mucronem ‘/2 mm. met. producto. Pollinis granula
typica 70—78 X 38—46 y. Discus 1 mm altum. Ovarium 3 mm. altum,
apice pilosum. Stylus 27 cm. longus, pubescens stigmale 3 mm. longo.
Capsula ignota.
Tonkin, Tu-Phap in silvis montis Bavi (Balansa n. 3490 flor. April.).
Mit S. fimbriatus (Wall.) Nees verwandt, aber durch die längeren
Aehren, die Form der Hüllblätter und ihre Behaarung sofort zu unter-
scheiden. Charakteristisch ist das in eine lange Spitze ausgezogene
Connectiv.
Strokilanthes bantonensis Lindau n. sp.
Frutex ramis subtetragonis, glabratis. Folia petiolis —5 mm. longis
ovata bası sensim in petiolum angustata, apice longe vel breviler acumi-
. nata, acutiuscula, 7—15 X 4-7 cm., glabra margine sinuato-denlata,
cystolithis densis. Spicæ axillares, simplices vel ramosæ, unilateraliter
subnutantes, ad nodos sæpe subgeniculatæ, rhachi glabra, floribus oppo-
sitis vel bractea allera sierili. Bracteæ ovatæ vel ad apicem lineares,
3—4 mm. longæ, cystolithis et pilis paucissimis glanduligeris adspersæ,
persistentes. Bracteæ lanceolatæ, obtusæ, 5 mm. longæ, pilis paucissimis
glanduligeris obsitæ. Calycis laciniæ 9 X 1 mm, obtusæ, ad apicem pilis
glanduligeris sparsis instructæ. Flores desunt. Capsula subletragona,
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.
(9) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 651
13 mm. longa, 3 mm. laxa, basi ad 4 mm. steriliter stipitata, apice acuta,
4-sperma. Semina c. 3 mm. diam., glabra, jaculatoribus hamatis.
Tonkin in valle Banton in silvis (Balansa n. 4273 fruct. Dec.).
Obwohl keine Blüten vorhanden sind, lässt sich doch die Affinitaet der
neuen Art unschwer festlegen. Sie gehört in die Nähe von 8. Brunonianus
(Wall.) Nees, weicht aber durch die viel breiteren Blätter, die grösseren
Kapseln und die unbehaarten Aehren ab.
Strobilanthes tonkinensis Lindau n. sp.
Fruticosa ramis basi lignescentibus, subtetragonis, puberulis. Folia
petiolis 3—4 cm. longis, puberulis ovata, basi ex rotundato breviter
angustata, apice acuminata, ©. 23 X 12 cm. vel parum minora, glabra,
ad costas subtus puberula tum glabrata, cystolithis striolata, margine sub-
integro vel plane et irregulariter sinuato-dentato. Spicæ in axillis supe-
rioribus axillares pedunculatæ, tomentosæ, floribus albis, oppositis. Brac-
teæ subspathulathæ, obtusæ, dense tomentosæ, 10 x 3 mm. Bracteolæ
lanceolatæ, obtusæ, dense tomentosæ, 6 X 1 mm. Calyeis laciniæ sub-
æquales, obtusæ, 8—9 X 1,25—1,5 mm., tomentosæ. Tubus 28 mm.
longus, inflexus, basi 2,5, apice 8 mm. diam. Corolla lobi 6 X 6 mm.
apice sinuati, lobis brevibus, apice subacuminatis. Filamenta pilosa, late-
raliter bina basi connala et linea puberula decurrentia, 5 resp. 2 mm.
longa. Antheræ 3,5 mm. long. Pollinis granula 85 X 60 y. Stylus glaber
20 mm. longus stigmate 3 mm. longo. Capsula 15 mm. longa, # mm. lata,
basi steriliter stipitata, apice acuta, minute glanduloso-puberula, semi-
nibus % glabris.
Tonkin in silvis montis Bavi alt. 400 m. (Balansa n. 3498 flor. et fruct.
Majo).
Mit S. maculatus (Wall.) Nees verwandt. Indessen sind die Blüten,
Blätter und Bracteen viel grösser und die Behaarung ist dichter.
Strobilanthes cystolithigera Lindau n. sp.
Frutex 4,50 metralis, caulibus subtetragonis, glabris. Folia petiolis
10—15 mm. longis, glabris, oblonga, basi angustata, apice caudato-acumi-
nata, 10—14 x 4—5 cm., glabra, margine plane sinuato-dentata, utrin-
que eystolithis oculo nudo conspicuis canescentia. Spicæ foliis breviores,
maxime in axillis geminæ, in omnibus partibus cystolithis subcanæ, brac-
teis oppositis fertilibus vel altera sterili. Bracteæ ovatæ acuminatæ, dorso
carinatæ, 10 X 4 mm., margine ciliatæ. Bracteolæ lanceolatæ, 10 x
1,5 mm., margine ciliatæ. Flores cyanescentes. Calycis lobi 10 x 1,5 mm.
652 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10;
margine ciliati. Tubus 35 mm. longus, incurvus, basi 2 mm. diam., sensim
in faucem obliquam, 13 mm. apice met. ampliatus. Corollæ lobi obtusi,
e. 7 X 7 mm. Filamenta pubescentia lateraliter bina basi conjuneta et
linea pubescente decurrentia, postica 3, antica 7 mm. longa. Antheræ
anticæ 3, posticæ 2,5 mm. longæ. Pollinis granula typica, 77 X 55—57 y.
Discus 1 mm. altus. Ovarium 2 mm. altum. Stylus 35 mm. longus, pubes-
cens. Capsula ignota.
Tonkin, vallis Langkok, ad montem Bavi in silvis (Balansa n. 4275
fior. Octob.).
Gehört in die Nähe von S. perfoliatus T. And., unterscheidet sich aber
scharf durch die gekielten Bracteen und das durch dieCystolithen bedingte
weissliche Aussehen.
Strobilanthes Balansæ Lindau n. sp.
Frutex ramis obtuse tetragonis novellis breviter ferrugineo-puberulis.
Folia petiolis 1 x 2 cm. longis, puberulis ovato-oblonga, basi sensim
angustata, apice acuminata et obtusata, 15 x 5—6 cm. vel minora, glabra,
sublus ad costas puberula, cystolithifera, margine crenato-dentata. Spicæ
axillares pedunculatæ, ad apicem ramorum quasi paniculam mentientes,
rhachi puberula. Bracteæ a foliis minoribus ad bracteas genuinas apicis
spicæ transeuntes, in medio ovatæ, apice subacuminatæ, basi stipitatæ,
28 X 12 mm., parce pilosiusculæ, ad planlam fructiferam deciduæ. Brac-
teolæ 2,5 mm. longæ, deciduæ. Flores rosei. Calycis lobi lanceolati, sparse
puberuli, 13 x 2 mm., postico 17 X 4 mm. Tubus 35 mm. longus, basi
3 mm. diam., in faucem obliquam apice 12 mm. diam. ampliatus. Corolla
lobi subæquales, 7 X 7—8 mm., apice sinuati. Filamenta lateraliter bina
basi conjuncta, 9 resp. 5 mm. longa, glabra, linea elevata decurrentia.
Antheræ 3,5 mm. longæ. Pollinis granula typica, 88—95 X 70 u. Discus
1 mm. altum. Ovarium 4 mm. altum, apice glanduloso-pilosum. Stylus
glaber, 27 mm. longus stigmate 6 mm. longo. Capsula subtetragona,
18 mm. longa, 4 mm. lata, basi ad 4 mm. steriliter stipitata, 4 sperma,
sparse pilosa, apice acuminata. Semina 4 glabra, 3 mm. diam,, jaculato-
ribus hamatis.
Tonkin in valle Langkok culta (Balansa n. 3500, 3501 flor. et fruct.
Dec.).
Verwandt mit S. extensus Nees, aber Blätter, Bracteolen und Blüten
grösser, Blätter gestielt, hinterer Kelchzipfel grösser etc.
Die Pflanze wird nach Balansas Angabe in der Umgebung des Mont
Bavi als Indigopflanze gebaut und von den Eingebornen « Kei-Tcham »
genannt.
(11) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICE. 653
Strobilanthes pateriformis Lindau n. sp.
Frutex ramis subtetragonis, glabris, cystolithiferis. Folia petiolis usque
ad 1 cm. longis, parce pilosis, oblonga, utrinque acuminata, 10 x 3—4 cm.
vel breviora, glabra, cystolithis striolata, margine ample sinuata vel
sinuato-dentata, altero in pari quoque minore, sed in speciminibus mihi
propositis minoribus deciduis et tantum in uno pari conspicuis. Spice in
axillis superioribus solitariæ vel rarius geminæ, oppositæ, simplices vel
rarius ramosæ, breviter pedunculatæ, laxæ, internodiis ec. 5—10 mm.
longis, puberul&, floribus bracteisque in parte inferiore deciduis et cica-
irices pateriformes linea transversali conjunctas reliquentibus. Bracteæ
deciduæ, in spec. visis desunt. Bracteolæ lanceolatæ, subobtusæ, 7 X
1,5 mm., glabræ. Flores oppositi, pallide cyanei. Calycis lobi lanceolati,
c. SX 1,5 mm. Tubus 33 mm. longus, basi 3 mm. diam., in faucem obli-
quam apice 12 mm. diam. ampliatus. Corollæ lobi subæquales, obtusi,
» X 8 mm. Filamenta pilosa, lateraliter bina basi connala et in mem-
branam tantum parte interiore affixam pilosam decurrentia, 4 resp.
2 mm. longa. Antheræ 3,5—4 mm. longæ. Pollinis granula 60—70 y
diam. Discus 1 mm., ovarium 2,5 cm. alta. Stylus 24 mm. longus, glaber,
stigmale 3 mm. longo. Capsula deest.
Tonkin, in valle Langkok ad montem Bavi in ripis torrentium alt.
450 m. (Balansa n. 4280 flor. Nov.).
Gehört in die Verwandschaft der Arten 102—120 (Clarke, Flora Brit.
Ind. IV, 463 ff.), unterscheidet sich aber von allen durch die eigentüm-
lichen Aehren und die Blätter. Auch der Pollen ist abweichend vom
Typus. Die Rippen enthalten nämlich Stacheln, wie bei Lamiacanthus.
Da aber vier Ovula vorhanden sind, ist die Art ein echter Strobilanthes.
Es scheint mır überhaupt Lamiacanthus kaum von Strobilanthes ver-
schieden, die Einzahl der Samen im Fach ist wohl besser durch Abortus
zu erklären.
Ruellia (Dipteracanthus) Sprucei Lindau n. sp.
Suffrutex (?) ramis subteretibus subglabris, ad geniculas pilosis. Folia
petiolis 3—5 mm. longis, puberulis ovata basi angustata apice ex rotun-
dato subito in acumen breve obtusum producta, 6—9 X 3—4 cm., pilis
paucis præsertim ad costas adspersa. Flores in spicam terminalem, brevem,
paucifloram congesti. Bracteæ? Calycis laciniæ lineales, acutæ, 9x1 mm.,
puberulæ. Tubus 80 mm. longus, extus puberulus, basi 4, apice 14 mm.
diam, Corollæ lobi 25 x 20 mm. Filamenta 15 resp. 8 mm. longa, basi
lateraliter bina in stipitem, 3 mm. longum pilosum, tum decurrentem
BULL. HERB. BOISS., août 1897. 46
654 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
connata. Antheræ 6 mm. long, inclusæ. Pollinis granula typica, c. 115 y
diam. Discus 1 mm. altus. Ovarium 6 mm. longum, puberulum. Stylus
65 mm. longus, pilosus. Stigma dilatatum, breve. Capsula deest.
Prope Panurè ad Rio Uaupes (Spruce n. 2605 Oct. 1852-Jan. 1853).
Verwandt mit R. subringens (Nees) Lindau, aber durch die grösseren
Blätter, kleineren Kelche und viel grösseren Blüten sehr verschieden.
Die Blüten ähneln denen der Neesschen Gattung Stemonacanthus.
Ruellia (Dipteracanthus) Löfgreni Lindau n. sp.
Herba simplex, 20—30 cm. alta, caule glabro, ad geniculas piloso, cys-
tolithis striolato. Folia sessilia oblonga, basi rotundata, apice rotundata
vel subacuminata, infima minora, 2—3 X 1—1,5 cm., floralia majora,
3,95—4,5 X c. 1,5 cm., superiora tum minora, pilis paucis adspersa, cysto-
lithis striolata. Flores axillares, solitarii, maxime in oppositis axillis, brac-
teolis 0. Calycis lobi inæque longi, 6—9 X 1 mm., margine longe ciliati.
Tubus 32 mm. longus, basi 2 mm. diam., ad apicem a medio sensim ad
S mm. diam. ampliatus, extus puberulus. Corollæ lobi rotundati, 18 X
18 mm. Filamenta basi connata, 8 resp. 4 mm. longa. Antheræ 4 mm.
longæ, Pollinis granula typica, 75 u diam. Discus parvus, ovarium gla-
brum, 2 mm. altum. Stylus 26 mm. longus, pilosus. Stigma dilatatum
2,5 mm. longum, Capsula ignota.
Brasilia in civitate S. Paulo ad Feijas in campis (Löfgren n. 997 flor.
Oct.).
Am nächsten mil R. hypericoides (Nees) Lindau verwandt, aber mit
höherem und weniger behaartem Stengel, längerem und behaarterem
Kelch und viel grösseren Blüten.
Ruellia (Dipteracanthus) exostemma Lindau n. sp.
Fruticosa ramis subtetragonis glabris. Folıa petiolis 1—3 cm. longis,
cystolithiferis ovata basi angustata, apice sensim acuminata, 12—20 X
4,5—8,5 cm., glabra, cystolithis striolata. Flores axillares, solitarii, brac-
teolis? Pedicelli c. 13 mm. longi, puberuli. Calycis laciniæ lanceolatæ,
20 X 3 mm., puberulæ. Tubus c. 40 mm. longus, basi 5 mm. diam., in
'/s alt. subito oblique ad faucem apice 25 mm. diam. ampliatus, extus
puberulus. Corolla lobi obtusi, 8—10 mm. longi, c. 13 mm. lati. Filamenta
longissime exserta, c. 11 cm. longa. Antheræ 7 mm. longæ. Pollinis gra-
nula typica, c. 105—115 y diam. Discus 2 mm. altum. Ovarium 5 mm.
altum, dense pubescens. Stylus pilosus, c. 11 cm. longus. Capsula ignota.
Venezuela prope coloniam Tovar (Fendler n. 2563).
(15) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASJATICÆ. 655
Eine sehr ausgezeichnete Art, die am ehesten in der Blülenform noch
Aehnlichkeit mit Eurychanes besitzt. Bei keiner von allen bisher be-
kannten Arten kommen Filamente und Griffel von diesen Dimensionen
vor.
Ruellia (Physiruellia) Pittieri Lindau n. sp.
Fruticosa ramis obtuse tetragonis, puberulis. Folia petiolis 4—6 cm.
longis, puberulis ovata basi angustata apice longe acuminata acutiuscula,
usque ad 21 X 8 cm., glabra, cystolithis dense striolata, nervis lateralibus
venulis parallelis eleganter conjunctis. Paniculæ laxæ axillares, foliis bre-
vioribus, pedunculis folia æquantibus tetragonis, subulatis, dense cysto-
lithis striolalis, peduneulis partialibus puberulis. Bracteolæ 1 mm. longæ.
Pedicelli breves. Calycis lobi lanceolati, 4 mm. longi, puberuli. Tubus
49 mm. longus, extus puberulus, usque ad medium 2 mm. diam., tum in
faucem obliquam apice 6 mm. diam. ampliatus. Corollæ lobi æquales,
obtusi, 8 <5 mm. Filamenta lateraliter 2 basi conjuncta. pilosa, 7,5 resp.
4 mm. longa. Antheræ 2,5 mm. longæ. Pollinis granula typica, c. 75 y
diam. Discus °/ı mm. altus. Ovarium 2 mm. altum. Stylus 15 mm. longus,
pilosus. Stigma indivisum, 1,5 mm. longum. Capsula tota 13 mm. longa,
glabra, acuta, 4 mm. lata, 4 sperma, spitite compresso sterili c. 7 mm.
longo.
Costarica in silvis Cerro del Volcan prope Boruca, alt. 1200 m. (Pittier
n. 6743 flor. et fruct. Mart.).
Eine höchst charakteristische Art, die mit keiner der mir bekannten
amerikanischen Arten irgend welche Aehnlichkeit besitzt. — Die Stiele
der axillären Rispen sind etwas gebogen und überragen die oberen
Blätter. Am Ende des Stieles stehen in der Achsel zweier kleiner hoch-
blattartigen Bracteen vier weitere Pedunculi, wovon die beiden inneren
viel grösser und dicker als die äusseren sind. Nach oben verzweigen sich
die inneren Stiele noch 2—3 Mal in ähnlicher Weise, während es die
äusseren nur einmal thun. Die Blüten sitzen schliesslich an den letzten
Auszweigungen zu mehreren Paaren und zwar so, dass jede Bractee ein
verkürztes vollständiges oder unvollständiges Dichasium trägt. Die ganze
Rispe ist sehr sparrig und locker.
Lophostachys pubiflora Lindau n. sp.
Fruticulosa (?) caule tetragono sparse piloso tum glabrato cystolithis
striolato. Folia subsessilia ovata basi sensim cuneatim angustata, apice ex
rotundato brevissime acuminata, 10—16 x 5—7,5 cm. vel minora, glabra,
656 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
cystolithis dense striolata. Spicæ terminales, secundifloræ, pedunculatæ,
c. '/ foliorum longit. æquantes. Bracteæ steriles virides, ovatæ acumi-
nat, ciliatæ, nervis 5-7 parallelis, fertiles 15 X 8 mm. Bracteolæ ovatæ,
acutæ, 16 X 5 mm., nervis parallelis 3 instructæ, puberulæ, virides apice
roseæ. Flores pallide rosei extus villoso-puberuli, intus puberuli, limbo
glabro badio-rufo. Calycis lobi laterales 2 lanceolati, hyalini, ciliati, 12 X
1,5 mm., posticus ovatus basi angustalus, apice acutus, 23 X 12 mm.,
puberulus, viridis apice roseus; anticus ovatus, 17 X 10 mm., basi parum
angustatus, apice in dentibus 2 acutis, 5 mm. longis divisus, puberulus,
viridis, omnes nervis parallelis instructi. Tubus 27 mm. longus, inflexus,
basi 4, medio 2, apice 4,5 mm. diam. Labium superum 4 X 3,5 mm.,
apice emarginatum; inferum usque ad basin in lobis 3 obtusis divisum,
lateralibus 4 X 2, medio 4 X 2,5 mm. Filamenta antica in medio tubi
affixa, 14 mm. longa cum antheris bilocularibus obtusis 2,5 mm. longis;
postica parum profundius affixa, 13 mm. longa, cum antheris unilocula-
ribus, 2 mm. longis, loculo casso minuto. Pollinis granula typica 65 X
50 u. Discus 1,5, ovarium 3 mm. alta. Stylus 32 mm. longus, glaber. Cap-
sula ignota.
Brasilia in prov. Matto Grosso prope Santa Cruz da Barra in nemoribus
solo sicco nec non in ruderalibus collibusque siceis (Lindman n. A 3157,
fior. Mart.).
Nahe mit L. sessilifolia Pohl verwandt, aber durch die Form und Grösse
der Blätter sofort zu unterscheiden.
Aphelandra Blandii Lindau n. sp.
Fruticosa glaberrima (præter bracteolas) ramis teretibus. Folia petiolis
15—20 mm. longis oblonga basi sensim in petiolum angustata, apice
longe acuminata, 15 X 4—45 cm., margine integro. Spice terminales
simplices vel ad rami apicem congestæ et axillares et terminales, foliis
breviores, breviter pedunculatæ ad pedunculos sæpe pilosæ. Bracteæ
ovatæ, aculæ, 8—9 mm. longæ, 4—5 mm. lalæ, dorso carinatæ, margine
ciliatæ. Bracteolæ lanceolatæ, 8—10 mm. longæ, 1,5—2 mm. latæ, dorso
carinatæ et ad carinam pubescentes. Calycis laciniæ 15—16 mm. longæ,
lanceolatæ, acutæ, in latitudine parum diversæ, 1,5—3 mm. Tubus 35 cm.
longus, rectus, basi 2, apice 5 mm. diam., glaber. Labium superum
23 mm. longum, basi c. 6 mm. latum, dentibus 2 acutis, 10 x 3 mm.;
inferum usque ad basin 3-divisum, lobis lateralibus 6 X 1,5 mm., medio
23 X 5 mm. Filamenta c. 35 mm. longa. Antheræ exsertæ, 8 mm. long,
utrinque acutæ. Pollinis granula non visa. Discus parvus. Ovarium 3 mm.
longum. Stylus c. 55 mm. longus. Capsula deest.
(15) G. LINDAU. ACANTHACEE AMERICANE ET ASIATICÆ. 657
Columbia prope Santa Fé de Bogotà (Bland).
Nahe mit A. Hartwegiana Nees verwandt, aber durch die zugespitzten
Bracteen und Kelchlappen, ferner durch die Behaarung der Bracteolen
verschieden. A. glabrata Willd. besitzt viel kürzeren Kelch und stark
behaarte Aehrenspindel.
Aphelandra impressa Lindau n. sp.
Fruticosa ramis lignosis leretibus, novellis puberulis. Folia petiolis
1—2 cm. longis ovata basi sensim in petiolum decurrentia, apice longe
acuminata, €. 12 X 4 em. in ramis floriferis, subscabra, ad costas pubes-
centia margine leviter crenata, sub inflorescentia sepe aggregala. Spicæ
terminales simplices vel ternatæ, folia æquantes, laterales breviores, bre-
viter pedunculatæ, puberulæ. Bracteæ imbricatæ, puberulæ, subrhom-
boideæ, basi substipitatæ, apice longe mucronatæ, margine dentibus
longis acutis munitæ, 18 mm. longæ, c. 9 mm. latæ sine dentibus, in
margine quoque macula glandulosa impressa notatæ. Bracteolæ lanceo-
latæ, 8 X 1 mm., puberulæ. Calycis laciniæ c. 9 X 1,5 mm., postica 2,5
mm. lata, omnes puberulæ. Flores purpurei. Tubus 33 mm. longus, sub-
recius, extus puberulus, basi 1,5, apice 5 mm. diam. Labium superum
indivisum, 13 mm. longum, basi 9 mm. latum; inferum fere ad basin
3-divisum, lobis acutis lateralibus 8X 1,5, medio 11 x 4 mm. Filamenta
33 mm. longa, pilosa. Antheræ % mm. longæ, exsertæ. Pollinis granula
iypica 40—45 x 27 y. Discus 1 mm., ovarium 2 mm. alta. Stylus 43 mm.
longus, exsertus. Capsula deest.
Venezuela in prov. Merida prope san Cristoval, alt. 950 m. (Funck et
Schlim n. 1244, flor. Novemb.).
Nahe mit A. Deppeana Schlecht. verwandt. Bei dieser Art sind aber
die beiden Drüsenflecke an den Bracteen nicht so deutlich, ferner ist die
Behaarung von Inflorescenz und Blüte länger, endlich ist die Oberlippe
tief zweizähnig.
Orophochilus Lindau nov. gen. Aphelandrearum.
Calyx 5 laciniatus. Tubus longus, apice sensim ampliatus, sicut in Geis-
someria. Labium superum apice bifidum, breve; inferum 3-lobum, breve.
Stamina 4, in "/s alt. tubi affixa, unilocularia, loculis non adglutinatis.
Pollinis granula Aphelandrearum. Stigma capitatum. — Inflorescentia
terminalis, spicata, laxa. Ad basin petiolorum adsunt aculei 2 reflexi
stipulas mentientibus.
Eine mit Geissomeria nahe verwandte Gattung, die sich von ihr, sowie
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658 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
von Aphelandra durch die an der Basis der Blattstiele befindlichen kurzen
Dornen scharf unterscheidet. Diese Dornen sind wohl nichts weiter als die
ersten umgebildeten Blätter von verkümmerten Axillarsprossen, wie sie
bei den Bignoniaceen nicht selten zu finden sind. Die Blumenkronlippen
ähneln mehr denen von Geissomeria, sind aber noch kürzer, während
Aphelandra sehr lange Lippen besitzt. Die Oberlippe ist bei der kurz vor der
Blüte stehenden Knospe bereils von der Unterlippe abgelöst und wölbt sich
wie ein Dach über dieselbe, daher der Nahme (öpöpos Dach, yetkoc Lippe).
Der Pollen ist typischer Aphelandrapollen, lang ellipsoidisch mit drei
langen Spalten ; auf der Oberfläche ist er mit kleinen Höckern ver-
sehen.
O. stipulaceus Lindau n. sp.
Fruticosa ramis teretibus glabris. Aculei stipulares 2 mm. longi, reflexi,
ad basin petiolorum in ramis sedentes. Folia petiolis 6—8 mm. longis,
glabris oblonga basi angustata, apice longe acuminata, 9—12 X 3,5 cm.
vel minora, glabra, ad marginem spinis brevissimis 6—8 instructa, mem-
branacea. Spicæ terminales, raro ad basin subramulosæ, folia æquantes,
pedunculatæ, laxifloræ, floribus 8—12. Bracteæ lanceolatæ, 8 X 1, brac-
teolæ 9 x 1 mm., sparse pilosæ. Calycis laciniæ lanceolatæ, 10—11 x
25 mm., margine minute pilosæ. Tubus 45 mm. longus, basi 2, apice
7 mm. diam., extus puberulus. Labium superum c. 10 mm. longum, apice
dentibus 2 obtusis brevibus; inferum 5 mm. longum, lobis 3 obtusis, bre-
vibus. Filamenta 25 mm. longa, basi puberula. Antheræ 4 mm. long.
Pollinis granula 75 X 35 y. Discus brevis. Ovarium 4 mm. longum. Stylus
35 mm. longus. Capsula ignota.
In Peruvia orientali prope Tarapoto (Spruce n. 4324). =
Ich konnte nur Blüten untersuchen, die kurz vor der vollen Anihese
standen. Es ist daher wahrscheinlich, dass die Maasse der Lippen, der
Filamente und des Griffels bei voller Blüte etwas grösser sind.
Geissomeria tetragona Lindau n. sp.
Fruticulus ramis teretibus novellis puberulis, adultis glabratis. Folia
petiolis 5 mm. longis oblonga basi sensim angustata, anguslissime in
petiolum decurrentia et acuminata, 12—22 X 3—5,5 cm., superiora
multo minora, obtuse desinentia, margine interdum suberenulata, mem-
branacea, glabra. Spice tetragonæ, terminales et in axillis superioribus
axillares, regulariter in eadem planitie dispositæ, erectæ, peduneulis
3—4 cm. longis, puberulis, curvatis, rhachi puberula. Flores rubri,
u La UE A PEER e - De SN FU end
(17) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 659
corolla luteo-striata, limbi segmentis atrorubris. Bracteæ lanceolatæ 5 X
2,5, bracteolæ 4 1 mm., omnes puberulæ, rubræ. Calicis lacinie rubræ,
margine hyalinæ, 8 X 1,5 mm., postica 8 X 2 mm., glabræ. Tubus
25 mm. longus, basi 3 apice # mm. diam., extus puberulus. Labium supe-
rum 3 mm, longum, basi 3 mm. latum, dentibus 2 obtusis, 1 mm. longis;
inferum lobis lateralibus 3 X 1,5, medio 4 x 2 mm. Filamenta 22 mm.
longa, basi pilosa. Antheræ 3 mm. longæ, apice barbatæ et adglutinatæ.
Pollinis granula typica 77 X 30—32 y. Discus 1 mm. altus, sublobatus.
Ovarium 2 mm. altum. Stylus 28 mm. longus. Capsula ignota.
Brasilia in prov. Matto-Grosso frequens in silvis primævis « Poaia »
dictis prope Santa Cruz da Barra (Lindman n. A. 3167 flor. Mart.); in
prov. Rio de Janeiro in monte Corcovado (Comes Raben).
Phlogacanthus publiflorus Lindau n. sp.
Frutex 2 metralis ramis basi lignosis, teretibus, pubescentibus, adultis
glabris. Folia petiolis 1—2 cm. longis pubescentibus oblonga basi breviter
angustata apice longe acuminata, acutiuscula, 10 —16 x 3—6 cm., scabra
ad nervos puberula, integra. Inflorescentia paniculata, terminalis, foliis
1/2-ple breviores, pubescens. Bracteæ 3—4 mm. longæ, filiformes, pubes-
centes. Flores albi, pedicellati. Calicis lobi lanceolati, 5 x 1 mm., pube-
ruli. Tubus 12 mm. longus, extus intusque pubescens (præsertim alabas-
trum), basi 4, apice 6 mm. diam. Corollæ lobi subæquales, obtusi, 4 X 4
mm., sed postico minore 3 xX 2 mm. Stamina fertiles 2, staminodis 2
filiformibus, pubescentibus, 2 mm. longis. Filamenta 9 mm. longa, pubes-
centia, ad basin sensim in membranam pubescentem in latere postico
staminodia 2 gerentem et ad tubum adnatam, in latere antico liberam
dilatata. Antheræ 3 mm. longæ. Pollinis granula typica, 38 X 27-—28 y.
Discus À mm. altus. Ovarium 2,5 mm. altum. Stylus 12 mm. longus, parce
pilosus. Capsula subtetragona, 35 mm. longa, 4--5 mm. lata, glabra,
12-sperma.
Tonkin, Tu-Phap in silvis montis Bavi (Balansa n. 3478 fl. et fr. Majo).
Mit P. asperulus (Wall.) Nees dem Anschein nach am meisten, verwandt.
Unterschieden ist die Art durch die viel grösseren Blüten und Blätter,
die Behaarung der Blüten und die rispigen Blütenstände.
Rhombochlamys Lindau nov. gen. Andrographidearum.
Calycis laciniæ 5, æquales. Tubus subcylindricus, ad apicem parum et
sensim ampliatus, inflexus. Labium superum 2 dentatum, inferum 3 lo-
bum. Stamina %, antheris unilocularibus. Pollinis granula iis Asystasiæ
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660 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
similia. Discus parvus. Stigma capitatum. Capsula vix stipitata, 8 sperma.
— Inflorescentiæ spicatæ, bracteis rhomboideis, margine dentatis, brac-
teolis lanceolatis oblusis.
Von allen übrigen Gattungen der Andrographideen durch die vier ein-
fächrigen Antheren scharf getrennt. Während alle übrigen Galtungen in
der alten Welt verbreitet sind, ist dies die erste neuweltliche Gattung.
Vielleicht dürfte es sich empfehlen, eine besondere Gruppe auf Rhom-
bachlamys zu begründen, da sonst bei den A. keine solche Bracteen vor-
handen sind. Der Pollen ist typischer Daubenpollen, bei dem die kleinen
Daubenstücke lancettlich sind. Aeusserlich hat die Gattung mit Aphe-
landra Aehnlichkeit.
R. rosulata Lindau n. sp.
Herbacea scapo brevissimo, in unico specimine mihi proposito cum
innovatione una brevi ad scapi basin orta. Folia subrosulata petiolis
10—15 mm. longis, pubescentibus ovalia basi in petiolum angustata,
apice rotundata vel breviter obtuso-acuminata, 5—7 X 2—3 cm., pubes-
centia, obscure viridia. Inflorescentiæ ad basin scapi axillares longe
pedunculatæ, pubescentes, spicatæ. Bracteæ rhomboide® basi angustatæ,
apice acuminatæ, in utroque margine sub apice dentibus 2 acutis munitæ,
glanduloso-pubescentes, 9 5 mm., nervis 5 parallelis. Bracteolæ lan-
ceolatæ, 6 X 2 mm., apice obtusæ et apice et margine ciliatæ. Flores
dilute lilacini. Calycis laciniæ lanceolatæ, 5 > 1 mm., puberulæ. Tubus
12 mm. longus, basi 1,5, apice 3 mm. diam., inflexus. Labium superum
5 mm. longum, dentibus 2 obtusis, 3X 2,5 mm.; inferum 6 mm. longum,
lobis obtusis lateralibus 4 X % medio 4 X 6 mm. apice sinuato.
Filamenta 6 mm. longa, in medio tubi affixa. Antheræ 2 mm. longæ,
apice barbatæ et adglutinatæ. Pollinis granula ellipsoidea 46 X 35—38 y.
Diseus parvus. Ovarium 1 mm. altum. Stylus 11 mm. longus. Stigma sub-
capitatum. Capsula glabra, 6 mm. longa, c. 3 mm. lata, 8-sperma, brevis-
sime slipitata. :
Columbia prope Tolima ad Rio de la Plata in locis udis et umbrosis
alt: 1300 m. (Lehmann n. 2197 flor. et fruct. Novemb. et Dec.).
Die Bracteen liegen bei den blühenden Aehren ganz dicht an und
spreizen sich bei den fruchttragenden wagerecht ab. Die Kelche und
Kapseln stehen deshalb bei letzteren ganz frei.
Unter Nr. 2294 hat Lehmann eine Pflanze gesammelt (Tolima in locis
udis ad ripam fluminis Timanä alt. 1200 m.), welche ich unbedenklich
zu vorstehender Art ziehe.
(19) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 661
Hier ist deutlich zu sehen, dass ein kriechender Wurzelstock vorhanden
ist, aus dem die einzelnen Stengel hervorsprossen. Lehmann giebt auf
dem Zettel an, dass die Stengel bis 15 cm. hoch werden. Obgleich dann an
der Basis nur wenige entfernt stehende Blattpaare vorhanden sind, tritt
doeh an der Stengelspitze wieder die Rosette auf, die axillär die Blüten-
stände trägt. Die Blätter sind etwas länger und schmaler als bei der
Pflanze Nr. 2197, doch erklären sich diese Variationen wohl aus dem
Standort. Die Blüten sind fleischfarben.
R. elata Lindau n. sp.
Herbacea caule usque ad 50 cm. alto, raro ramoso, tereti, pubescente.
Folia distantia petiolis 12—20 mm. longis, pubescentibus ovalia utrinque
angustata, usque ad 12 X 3,5 cm. vel paullo minora, ad costas pilosa,
obscure viridia. Spicæ terminales, rarius in axillis superioribus axillares,
densæ, foliis !/s breviores pedunculo c. 1 cm. longo, pubescente. Bracteæ
floriferæ imbricatæ, subrhomboideæ, sed ad margines et apice obtusæ,
c. 13 x 8 mm., nervis 3 parallelis, ad marginem dentibus quinis acutis
instructæ, glabræ. Bracteolæ lanceolatæ, apice et margine ciliolatæ, 3 X
°/ı mm. Flores flavescenles. Calycis laciniæ lanceolatæ, margine minute
ciliolatæ, 6 X A—1,5 mm. Tubus 12 mm. longus, basi 2 mm. diam., apice
ampliatus ad 5 mm. diam. Labium superum 6 mm. longum, dentibus 2
obtusis, 2,5 X 2,5 mm.; inferum 8 mm. longum, lobis obtusis lateralibus
6x5, medio 5 X 8 mm., apice subsinuato. Filamenta 8 mm. longa.
Antheræ 2 mm. longæ, apice adglutinatæ, barbatæ. Pollinis granula 50 x
35 y. Discus parvus. Ovarium 2 mm. altum. Stylus 12 mm. longus. Cap-
sula deest.
Columbia in prov. Cauca supra La Vitrera ad Palmira in silvis densis
alt. 1600—2000 m. (Lehmann n. 2891 flor. Junio).
Von AR. rosulata Lindau durch den Wuchs, die Bracteen und die Blüten-
maasse verschieden. Der Pollen ist nur schwer als Daubenpollen zu
erkennen, da die Einsatzstücke sehr eng an die Rahmenstücke heran-
reichen und deshalb nur unter günsligen Verhältnissen wahrnehmbar
sind. Ich konnte mich aber mit voller Sicherheit davon überzeugen, dass
die Art zu der Gattung gehört.
Carlowrightia linearifolia Lindau n. sp.
Rami teretes longitudinaliter striati glabrati, ad apicem versus pube-
ruli pilis glanduligeris interspersis. Folia linearia, sessilia, 20—40
> 1—2 mm., acuta, glabra, ad apicem ramorum minora. Spicæ inter-
662 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
ruptæ laxæ, peduneulatæ, rhachi puberula pilis glanduligeris inter-
spersis, floribus solitariis oppositis. Bracteæ lineares, 3 mm. longæ, brac-
teolæ 2 mm. longæ, omnes glanduloso-puberulæ. Calycis laciniæ lanceo-
latæ, 3 mm. longæ, puberulæ pilis glanduligeris interspersis. Flores
evoluti desunt. Alabastra novella præbent pollinis granula pro genere
typica. Capsula 9 mm. longa, usque ad medium in stipitem sterilem
contracta, extus puberula, tetrasperma. Semina lentiformia, 3 mm. diam.,
verruculosa.
Mexico (Pavon in Hb. Barbey-Boissier).
Von allen bisher bekannten Arten durch die linealen Blätier und die
kleinen Kapseln verschieden.
Carlowrightia (?) Pringlei Rob. et Greenm. ist eine typische
Siphonoglossa, wie aus der Form der Corolle und dem Pollen (Spangen-
pollen) hervorgeht. Die Art hat deshalb zu heissen Siphonoglossa Prin-
glei (Rob. et Greenm.) Lindau.
Anisacanthus Malmei Lindau n. sp.
Frutex sat altus, c. 2 metralis ramis tenuibus sæpe sarmentosis, tere-
libus corlice lævi, novellis longitudinaliter striatis, minute pilosis. Folia
petiolis 5—4 mm. longis pilosis ovata basi angustata, apice longe acumi-
nata, acutiuscula, maxime 7 X 2—3 cm. vel parum minora, ad costas
puberula, cystolithis vix conspicuis, margine integro. Spicæ terminales et
in superioribus axillis axillares, maxime ad apicem paniculiformiter con-
gestæ, folia subæquantes, secundifloræ, bractea altera sierili, rhachi pube-
rula. Bracteæ 2 mm. longæ, bracteolæ 1,5 mm. longæ, omnes puberulæ.
Calyeis lobi puberuli lanceolati, 2 mm. longi, 1 mm. lati, in tubum 3 mm.
longum extus puberulum connati. Flores purpurei. Tubus 23 mm. longus,
ad apicem suboblique ampliatus, basi 2,5, apice 8 mm. diam., extus et
intus puberulo. Labium superum 44 mm. longum, erectum, apice subbi-
dentatum ; inferum 15 mm. longum, lobis lateralibus suboblique acumi-
natis, 13 X 3 mm., medio acuminato 12 X 4 mm. Filamenta 26 mm.
longa, exserla, pilosa. Antherarum loculi subæquialte affixi, obtusi,
3,5 mm. longi. Pollinis granula typica 45—50 X 42—45 y. Discus ‘/2 mm.
altum. Ovarium apice pilosum, 2 mm. altum. Stylus pilosus, 50 mm. altus.
Capsula 20 mm. longa, 3 mm. lata, extus puberula, usque ad medium in
stipitem sterilem compressa, apice acuta. Jaculatores 3 mm. longi. Semina
4, lentiformia, c. 5 mm. diam., glabra.
Paraguay ad coloniam Risso prope Rio Apa in silvis minus densis,
(21) G. LINDAU. ACANTHACEE AMERICANE ET ASIATICE. 663
locis siccis (Malme n. 1075 c. flor. et fruct. Octob.; Lindman n. A
2123 b); ad Itapucü-mi in silvula sicca monticuli calcarei ad ripam fluvii
(Lindman n. A. 2123 flor. Sept.).
Von A. ruber Lindau durch die lockeren, nicht zusammengezogenen
Blütenstände, von A. brasiliensis Lindau durch die grösseren Blüten
sofort zu unterscheiden.
Anisacanthus Pohlii Lindau n. sp.
Fruticosa ramulis novellis patenti-pubescentibus; folia petiolis 3—#% mm.
longis oblonga basi subrotundato-angustata, apice longe acuminala,
4—7 X 1,5—2 cm., utrinque pilosa (præsertim ad nervos), cystolithis
lineolata; spicæ terminales foliis brevioribus pubescentibus, laxifloris,
floribus in axillis bractearum alternantibus; bracteæ lanceolatæ 7 1 mm.,
pubescentes, bracteolæ 0; calycis lobi basi ad 3 mm. connati, 5x 1,5 mm.,
acuti, puberuli; tubus sensim ampliatus, 26 mm. longus, basi 2, apice
7 mm. diametro, exius pilosus, labium superum 11 mm. longum, basi
4 mm. latum, apice breviter 2-dentatum, lab. inferum 10 mm. longum,
lobis lateralibus 5 X 3, medio 5 X % mm.; filamenta 16 mm. longa,
anthere 4 mm. longæ; pollinis granula typica, 60—62 X 4850 u.
Discus 1 mm., ovarinm 2 mm. alla; stylus 38—40 mm. longus; capsula
ignota.
In Brasilia loco non indicalo (Pohl n. 1905).
Von den übrigen Arten der Gattung durch die Aehren abweichend, bei
denen in den alternierenden Achseln der Bracteen die Blüten stehen. Ob
die Unterschiede, die in dieser fast zweizeiligen Anordnung der Blüten
und in dem Fehler der Bracteolen liegen, zur Abtrennung einer neuen
Gattung ausreichen, muss reichlicheres Material zeigen.
Psilanthele Lindau nov. gen. Graptophyllearum.
Calyx 5 lobus, parvus. Flores parvi, bilabiati, labio supero breviter biden-
tato, infra 3 loho. Slamina 2 filamentis brevibus. Antheræ loculis 2, basi
subacutis. Pollinis granula pro tribu typica. Discus parvus. Stigma subca-
pitatum. Capsula immatura stipitatla. — Inflorescentiæ paniculatæ, in
ramulis lateralibus terminales, lax&, paucifloræ. Bracteæ minutæ.
Die neue Gattung gehört in den Kreis von Carlowrightia, Anisacanthus
und Harpochilus. Alle drei haben viel grössere Blüten und ährenförmige
Blütenstände. Ihre Antheren besitzen durchgängig viel längere, hervor-
ragende Filamente, während der Pollen genau derselbe, aber grösser ist
(Rahmenpollen). Sehr charakteristisch sind die Blütenstände der neuen
664 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22)
Gattung. Die kurzen Seitentriebe schliessen mit einer zartstieligen Rispe
ab. Diese gleicht äusserlich einer Traube, indem von der Mitlelaxe häufig
nur einzelne Blütenstiele abgehen ; andere Stiele dagegen verzweigen sich
noch einmal dichasial. Da nur 3—4 solcher Blütenpaare resp. Blütenstiele
an jeder Rispe vorhanden sind, so besitzt sie höchstens 10—20 Blüten.
Die Pflanze gewinnt durch diesen Aufbau etwas fremdartiges, das nicht
an Acanthaceen erinnert.
P. Eggersii Lindau n. sp.
Frutex */1— 2 m. altus, ramis teretibus, sed lineis 4 elevatis subtetra-
gonis, cortice lævi, pallide griseo-brunneo. Folia petiolis 3—5 mm. longis,
gracillimis puberulis oblonga utrinque sensim angustata, ad ramos circa
40 x 12 mm., in ramulis axillaribus minora, glabra vel hic et illic pilis
adspersa vel ad marginem ciliis instrueta, cystolithis striolata, tenuia.
Paniculæ racemiformes, 10—20-floræ, breviter pedunculatæ, foliis bre-
viores, glabræ. Bracteæ minutæ. Flores azurei. Calycis lobi 1,5 mm.
longi, acuti, minutissime pilosi. Tubus 2,5 mm. longus, 1 mm. diam.
Labium superum 2 mm. longum, apice leviter emarginatum; inferum
2 mm. longum, lobis lateralibus 1 x 4, medio 1,5 X 1 mm. oblusis.
Filamenta in parte tubi superiore affixa, °/ı mm. longa. Antheræ 1 mm.
long. Pollinis granula 30—34 X 27 ı. Ovarium */4 mm. altum. Stylus
2,5 mm. longus. Capsula immatura glabra, usque ad medium steriliter
slipitala, 4-sperma.
Ecuador in prov. Manabi prope Hacienda El Recreo (Eggers n. 15129
flor. et fruct. Aug. et Sept.).
Pseuderanthemum (?) leptorhachis Lindau n. sp.
Herba usque ad 80 cm. alta caule subtetragono pubescente mox
glabro. Folia breviter petiolata ovata basi sensim angustata ad petiolum
rotundatim vel subauriculatim desinentia, apice acuminala, acutiuscula,
usque ad 20 x 9 cm. vel sæpe fere duplo minora, subtus ad costas
pubescentia tum glabrata, utrinque cystolithis striolata, margine integro.
Spice terminales cum pedunculo c. 10 cm. longo folia longitudine supe-
rantes, rhachi pedunculoque puberulis, floribus fasciculatim oppositis
pedicellis I—2 mm. longis. Bracteæ 1,5 mm. longæ, minute puberulæ.
Flores rosei. Calycis lobi 3 mm. longi, lanceolati, minute puberuli. Tubus
c. 11 mm. longus, c. 1,5 mm. diam., extus puberulus. Labium superum
6 mm. longum, lobis 2 obtusis, £ x 2 mm. metientibus; inferum fere ad
basin 3 lobum, lobis 6 X 2,5 mm. obtusis. Stamina 2 inclusa, filamentis
(23) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 665
1 mm. longis, antheris 1,25 mm. longis, basi acutis. Pollinis granula sub-
globosa, 45—50 y diam. Staminodia 2 posticà, */: mm. longa. Discus
parvus. Ovarium 1,5 mm. longum. Stylus 7 mm. longus, pilosus, stigmate
bifido. Capsula glabra, 18 mm. longa, 4 mm. in parte superiore lata, sti-
pite sterili, compresso, c. 10 mm. longo, tetrasperma.
In Brasilia septentrionali, prope Tavalo (Spruce n. 4839 flor. Maj.).
Venezuela in prov. Manabi in silva Zapallo (Eggers n. 15025 flor. et
fruct. Sept.).
Ist P. albiflorum (Hook.) Radikf. sehr nahestehend, unterscheidet sich
aber durch die schlankeren Blütenstände, die Blütenfarbe, kleinere Kap-
seln etc. — Eigentümlich ist hier der Pollen. Derselbe ist in den meisten
Fällen typischer Rahmenpollen, doch finden sich Körner, bei denen
die Rahmen mit den Einsatzstücken an den Polen durch schmale Brücken
zusammenhängen. Bis darüber weiteres bei anderen Arten bekannt wird,
stelle ich die Art zu Pseuderanthemum, andernfalls würde sie ein neues
Genus der Asystasieen bilden.
Dicliptera Sumichrasti Lindau n. sp.
Fruticulosa ramis sexangularibus glabris vel sparse pilosis. Folia
petiolis 1—4 em. longis puberulis ovata basi angustata apice longe acu-
minata, 12 X 7 cm. sed ad ramulos laterales dimidio minora, ad costas
puberula, cystolithis striolata. Inflorescentiæ cymosæ e paniculis axilla-
ribus congestis, ad apicem ramorum thyrsum densissimum continuum
formantibus compositæ, rhachi hispidulo-pilosa. Bracteæ subspathulatæ,
apice mucronulatæ, subreflexæ, interiores sublanceolatæ, varia magnitu-
dine, 10 X 1,75 vel 7 X1,5 vel 5 x 1 vel 4 XX 1 vel minores, puberulæ.
Calycis laciniæ 3 X 0,5 mm., puberulæ. Tubus 8 mm. longus, vix am-
pliatus, 1,5 mm. diam., extus puberulus. Labium superum apice subemar-
ginatum, 9 X 3 mm., inferum 9X 3 mm. apice brevissime 3 lobus.
Filamenta 7 mm. longa, exserta, pilosa. Antherarum loculi fere superpo-
siti, obtusi, 1 mm. longi. Pollinis granula typica, 45—50 X 35 y. Discus
0,75 mm. altus. Ovarium 1 mm. altum. Stylus 15 mm. longus, pilosus.
Capsula ignota.
Mexico prope Vera Cruz (Sumichrast n. 1898).
Am nächsten der D. æquatoriensis Lindau stehend, aber durch die
grösseren Blätter und die stumpflichen nur mit aufgesetzter Stachelspitze
versehenen Bracteen verschieden. — Der endständige, dichte, kanonen-
wischerähnliche Blütenstand ist aus axillären, dichasial aufgebauten, sehr
verkürzten Blütenständen zusammengesetzt; nach unten werden mit dem
666 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (24)
Grösserwerden der Knoten die Achseln von einander entfernt und der
Blütenstand wird dadurch locker und unterbrochen.
Megaskepasma Lindau nov. gen. Porphyrocominarum.
Calycis laciniæ 5, æquales. Flores eis Beloperones similes, labio supero
breviter bifido, infero 3 dentato.Stamina 2 antheris bilocularibus. Pollinis
granula globosa verrucis annuliformibus munita poris nullis. Discus annu-
laris. Stigma capitatum, subdivisum. — Inflorescentiæ spicatæ, terminali-
aggregatæ, bracteis bracteolisque magnis, coloratis.
Auf den ersten Blick einer Aphelandra sehr ähnlich, unterscheidet sich
die neue Gattung von ihr durch die 2 fächrigen Antheren. Von Belope-
rone, mit der sie in der Organisation sonst übereinstimmt, ist sie durch
den sehr charakteristischen Pollen verschieden. Die Körner sind kugelig
und auf ihrer ganzen Oberfläche mit ringförmigen Warzen bedeckt, die
in der Mitte vertieft, an den Seitenwänden fein punktiert sind. Am
nächsten ist die Gattung mit Rhacodiscus verwandt, von der sie sich durch
den Blütenstand und den Pollen leicht unterscheiden lässt. — Die Knospen-
lage ist imbricat.
M. erythrochlamys Lindau, n. sp.
Fruticosa ramis teretibus breviler puberulis. Folia petiolis 12—15 mm.
longis, puberulis ovata utrinque acuminata, usque ad 16 X 9 cm. vel
paullo minora, ad costas puberula nervis lateralibus 12—13, nervulis
regulariter reticulatis. Inflorescentiæ spicatæ terminales et ad apicem
rami axillares binæ, pedunculatæ rhachique puberulæ. Bracteæ purpu-
reæ, ovalæ basi angustatæ, apice breviter mucronulatæ, 4% x 17 mm.,
puberulæ. Bracteolæ ovato-lanceolatæ, subfalciformes acutæ, puberulæ,
36 x 8 mm. Flores albi. Calycis laciniæ lanceolatæ, coriaceæ, 15x 3 mm.,
glanduloso-puberulæ. Tubus 22 mm. longus, c. 3 mm. diam., erectus.
Labium superum 36 mm. longum,-basi c. 5 mm. latum, apice brevissime
bifidum, extus pubescens; inferum 32 mm. longum, in medio 9 mm.
latum, dentibus 3 obtusis, 7 X 3 mm. Filamenta fere ad basin tubi affixa,
46 mm. longa, exserta. Antherarum loculi parum inæquialte affixa (infero
5, supero 4,5 mm. longo), basi mucronulati. Pollinis granula c. 75 y, diam.
Discus 1 mm., ovarium 2 mm. alta. Stylus 55 mm. longus. Stigma capi-
tatum. Capsula deest.
Venezuela in prov. Merida alt. 1600 m. (Funck et Schlim n. 1171 flor.
Septemb.).
(25) G. LINDAU. ACANTHACE.E AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 667
Rhacodiscus Lindau nov. gen. Porphyrocominarum.
Calyx 5-partitus. Corolla ei Jacobiniæ vel Beloperones similis, sed
labium superum indivisum. Stamina 2 filamentis ad ?/s alt. tubi affixis.
Antherarum loculi inæquialte affixi, basi mucronulati, loculo inferiore
paullo minore. Pollinis granula ellipsoidea, aculeata, poris 2 æquatoria-
libus. Discus lobatus. — [nflorescentiæ paniculatæ.
Das neue Genus ist auf die nachstehend beschriebene Art und auf
Rhytiglossa acuminatissima Miq. und R. lucida Nees begründet. Der
äussere Habitus ist ganz der einer Beloperone, mit der auch die Form der
Antheren übereinstimmt. Der Pollen dagegen ist abweichend. Während
Beloperone zu jeder Seite eines Porus 2—3 Reihen deutlicher Knötchen
besitzt, ist der Pollen von Rhacodiscus gleichmässig bestachelt. Die Gattung
gehört in die Abteilung der Porphyrocominæ. Es kann nun nicht geleugnet
werden, dass diese Abteilung mit der der Justiciæ viele Beziehungen hat,
so z. B. die Gattung Poikilacanthus mit Justicia. Habituel sind beide Ab-
teilungen überhaupt nicht zu trennen, sondern es bedarf in jedem Falle
einer sorgfälligen Untersuchung, um die Stellung einer Art festzulegen.
Solange indessen nicht andere Merkmale als das bisher bei meinen Unter-
suchungen nie versagende der Pollenform ausfindig gemacht werden,
sind wir genötigt, uns an die mikroskopische Beschaffenheit des Pollens
zu halten. Mag auch manchem Systematiker, der den Gebrauch des Mikros-
kops bei der Phanerogamensystematik perhorresciert, dies Merkmal
minderwerlig erscheinen, so ändert dies doch an der Thatsache nichts,
dass wir nur so imstande sind, scharfe Unterschiede zwischen den ein-
zelnen Gattungen aufzustellen.
R. Lindmani Lindau n. sp.
Fruticosa ramis subtetragonis, adultis lineis 2 vel novellis totis pubes-
centibus. Folia petiolis 8—12 mm. longis pubescentibus ovata, basi rotun-
data vel vix acuminata, basi in longum acumen producta, 16 X 8 cm.
vel superiora minora, subscabra, ad costas præsertim novella pubescentia,
cystolithis conspicuis. Inflorescentia longe pedunculata, terminalis inter-
rupla, ex inflorescentiis partialibus axillaribus foliis multo brevioribus
spiciformibus formata, foliis ad inflorescentiam mox deciduis. Bracteæ
bracteolæque filiformes, c. 3 mm. longæ, puberulæ. Flores purpurei.
Calycis laciniæ lanceolatæ, 13 X 1,5 mm., puberulæ. Tubus subrectus,
25—30 mm. longus, basi 3, apice 7 mm. diam., extus sparse pilosus.
Labium superum indivisum, 20—25 mm. longum, basi c. 12 mm. latum,
sensim acuminalum; inferum c. 25 mm. longum, 5 mm. latum, apice
668 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
brevissime 3-dentatum. Filamenta 20 mm. longa, exserta. Antherarum
loculi 2,5 resp. 2 mm. longi. Pollinis granula 58—62 long. et 30—35 y
crass. Discus I mm. altus cum lobis (sæpissime 2) 1 mm. longis. Ovarium
2 mm. longum. Stylus pilosus, 50 mm. longus. Stigma indivisum. Cap-
sula deest.
Brasilia in civ. Matto Grosso in Serra do Itapirapuan ad Affonso ad
marginem silve in udis (Lindman n. A 3509 flor. Majo).
R. acuminatissimus (Miq.) Lindau hat viel längere, an der Basis ver-
schmälerte Blätter und grössere Blüten. Während bei dieser Art die
Inflorescenz eine dichte, terminale Rispe darstellt, deren einzelne Zweige
ziemlich lang sind, besitzt R. Lindmani lang ausgezogene Inflorescenzen,
welche lange internodiale Unterbrechungen zeigen ; auch sind hier die
einzelnen Teilinflorescenzen, welche zu mehreren in der Achsel abge-
fallener Hochblälter stehen, viel kürzer und dichter. Der Pollen von
R. acuminatissimus ist dem der neuen Art absolut gleich, nur sind die
Dimensionen verschieden, 88—95 X 38—45 y. Bei R. lucidus (Andr.)
Lindau ist der Poilen bedeutend kleiner, nur 58—65 X 35—38 y.
Habracanthus cyaneus Lindau n. sp.
Fruticosa ramis novellis pubescentibus, tum in lineis 2 longitudina-
libus pilosis, adultis teretibus glabris. Folia petiolis 5—15 mm. longis
pubescentibus ovata basi in petiolum angustata, apice in acumen longum
producta, usque ad 8 X 2 cm., sæpissime minora, sparse pilosa, cystoli-
this conspicuis. Panicula laxa, pedunculis pedicellisque longis, pubescen-
tibus. Bracteæ filiformes, 3—5 mm. long. Flores pedicellati, cyanei.
Calycis laciniæ 8 X 1 mm., ad fructum c. 12 mm. longæ, pubescentes.
Tubus 9 mm. longus, antice ventricosus, medio 5, apice 4 mm. diam.,
extus pilosus. Labium superum indivisum, obtusum, 4 X 2 mm.; inferum
5 mm. longum, in medio 5 mm. latum, dentibus 3, lateralibus 1,5
x 15 mm., medio 2 X 2 mm. Filamenta fere ad basin tubi affixa,
12 mm. longa. Antheræ 3 mm. longæ, parum exsertæ. Pollinis granula
typica 58 y diam., 50—55 y crass. Discus */:, ovarium 2, stylus 15 mm.
longa. Capsula c. 14 mm. longa, 3 mm. lata, glabra, stipite 5 mm. longo, -
seminibus 4.
Nova Granata in prov. Ocaña alt. 2700-3300 m. in «Paramos» (Schlim
n. 381 flor. Janu.).
Von H. hæmatodes Nees durch die kleineren Blätter, die Behaarung
und die fast regelmässig dichasial aufgebaute Rispe scharf unterschie-
den.
(27) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 669
Habracanthus diversicolor Lindau n. sp.
Fruticosa ramis novellis teretibus pubescentibus. Folia petiolis 1,5—
25 cm. longis ovata basi ex ovato sensim in petiolum attenuata, apice
longe producta, usque ad 20 X 8,5 cm. vel minora, subpubescentia, cys-
tolithis striolata. Panicula terminalis, pyramidata, c. 30 cm. longa, pedun-
culata, ramulis lateralibus subdichotomis vel cincinniformibus, in toto
glanduloso-pubescens. Bracteæ filiformes, breves. Flores breviter pedicel-
lat, erecti, purpurei vel flavi. Calycis laciniæ 6 X 1 mm., glanduloso-
pubescentes, ad fructum usque ad 12 mm. long. Tubus 15 mm. longus,
postice subventricosus, basi 3, in medio 6, apice # mm. diam. Labium
superum 9,9 X 1,5 mm., indivisum, margine ciliatum; inferum e den-
tibus 3 obtusis formatum, lateralibus 1,5 X 2, medio 1,5 X 1,5 mm.
Filamenta ad basin tubi affixa, lata, 28 mm. longa. Antheræ 4 mm. long,
Pollinis granula typica, subglobosa 58 y diam. Discus 1, ovarium 3,
stylus 30 mm. longa. Capsula 14 mm. longa, 3 mm. lata, glabra, stipite
5 mm. longo, seminibus %.
Venezuela in prov. Truxillo ad Agua Oleispo alt. 2300 m. (Funck et
Schlim n. 791 flor. Aug.).
Nova Granata in prov. Ocafña in silvis alt. 2700 m. (Schlim n. 458
flor. Febr.); in prov. Pamplona ad La Baja alt. 3000 m. (Funck et Schlim
n. 1309 flor. Dec.).
Am nächsten mit H. pyramidalis Lindau verwandt. Bei dieser Art sind
aber die Blüten kleiner, nicht bauchig erweitert und weiss. Auch die
Behaarung der Inflorescenz ist eine andere.
Habracanthus macrochilus Lindau n. sp.
Fruticosa ramis novellis teretibus pubescentibus. Folia petiolis tenuibus
pubescentibus 5—7 mm. longis oblonga basi attenuata, apice sensim
producta, 4—7 x 2—3 cm. vel minora, pubescentia, cystolithis striolata.
Paniculæ vel terminales foliis longiores vel breviores axillares seu in
ramulis lateralibus terminales, subdichotomæ, laterales maximæ pauci-
floræ laxæ, terminales densæ, in toto glanduloso-pubescentes. Flores
purpurei. Calycis laciniæ inæquilongæ 12 X 1 mm., ad fructum 18—19
> 1,5, glanduloso-pubescentes. Tubus 14 mm. longus, basi 2, apice
3 mm. diam. Labium superum 28 mm. longum, basi 4 mm. latum, apice
subobtusum, angustum; inferum 28 mm. longum, in medio 10 mm.,
apice # mm. latum, dentibus tribus, 1,5 mm. longis, obtusis. Filamenta ad
apicem tubi affixa, longe exserta, 35 mm. longa. Antheræ 3,5 mm. long&.
Pollinis granula 65 y, diam., 35—40 y crass., typica. Discus parvus. Ova-
BULL HERB Boıss., août 1897. 47
RAT LL Re RL Te
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670 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
rium 2 mm. altum. Stylus 50 mm. longus, exsertus. Capsula 44 mm.
longa, 3 mm. lata, glabra, stipite 5 mm. longo, seminibus 4.
Nova Granata in prov. Ocaña in silvis alt. 2700 m. (Schlim n. 429
flor. Janu.).
Von den bisher bekannten Arten durch die grossen Lippen und die
langen Kelchzähne, welche den Blütenstand wie grob behaart aussehen
lassen, sehr charakteristisch verschieden.
Stenostephanus puberulus Lindau n. sp.
Frutex ramis subtetragonis, glabris. Folia magnitudine longe diversa.
Petioli vel 5 vel 1 cm. longi, glabri. Folia 20 x 10 cm. vel 10 x 3 cm.,
ovata, basi in petiolum sensim angustata, apice longe acuminata, glabra,
cystolithis conspicuis. Inflorescentiæ paniculatæ, ad apicem ramorum
thyrsum formantes, puberulæ. Bracteæ bracteolæque filiformes, 2—4 mm.
longæ. Flores pedicellati, aurantiaci vel rosei. Calyeis laciniæ lanceolatæ,
c. 12 1,5 mm., extus cano-pubescentes. Tubus 13 mm. longus extus
pilosus, basi ad longitudinem 3 mm. c. 3 mm. diam., tum subito anticein
ventrem 10 mm. longum, supra basin 7,5 mm. diam., apice ad 5 mm.
contractum ampliatus. Labium superum indivisum, linguiforme, 6 X
2 mm.;inferum 3 lobum, lobis 5 X 3,5 mm. Filamenta ad basin tubi
affixa, exserta, 12 mm. longa. Antheræ uniloculares, 4 mm. long. Pol-
linis granula typica, c. 60 y diam. Discus 1, ovarium 3,5, stylus 25 mm.
longa. Capsula ignota.
Nova Granata in prov. Pamplona prope la Baja alt. 2800 m. (Funck et
Schlim n. 1309 flor. Janu.); in prov. Ocaña alt. 1700—1900 mm. in
silvis (Schlim n. 1094 flor. Majo).
Von den beiden bisher bekannten Arten der Gattung total verschieden.
Die beiden Exemplare sind durch die Grösse der Blätter verschie-
den.
Cylindrosolenium Lindau nov. gen. Isoglossinarum.
Calyx 5-lobus. Tubus cylindrieus, non ampliatus, rectus. Labium
superum linguiforme, indivisum ; inferum usque ad basin in lobos tres
linguiformes divisum. Stamina 2, ad apicem 1ubi inserta, antheris unilo-
cularibus. Pollinis granula typica Isoglossinarum. Discus parvus. Stigma
subindivisum. — Inflorescentiæ terminales thyrsoideæ, laxæ, floribus
fasciculatis oppositis. Bracteolæ parvæ.
Mit Sienostephanus am nächsten verwandt. Die Blütenstände sind le
lockerer und wenigerblütig. Während bei Stenostephanus der Tubus sich
REN es SV GG as de EN REN
(29) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 671
nach oben in einen weiten, schief bauchigen Schlund erweitert und die
Corollenzipfel kurz und fast halbrund sind, ist bei der neuen Gattung
der Tubus cylindrisch und die Lappen zungenförmig. Der Pollen ist typi-
scher Gürtelpollen.
Die amerikanischen Gattungen der Gruppe unterscheiden sich nur
durch den Blütenstand und die Form der Blüten. Diese Merkmale sind
aber trotz ihrer scheinbaren Geringfügigkeit sehr konstant und sind voll-
ständig ausreichend zur Trennung der Genera.
G. Sprucei Lindau n. sp.
Suffrutex (?) ramis subtetragonis glabris vel lineatim puberulis. Folia
petiolis c. 5 mm. longis oblonga basi sensim cuneatim angustata et ad
petiolum rotundatim desinentia, apice longe acuminata, acutiuscula,
13—27 X 4,5—8,5 cm., interdum minora, glabra, membranacea, cysto-
lithis striolata, margine integro vel subcrenatulo. Inflorescentiæ termi-
nales, pedunculatæ, interrupte laxæ, folia mediocria æquantes, floribus
fasciculatim oppositis, rhachi puberula. Bracteæ filiformes, 3 mm. longæ.
Bracteolæ parum minores. Alabastra cylindrica, acuta. Calyeis lobi lanceo-
lati, 3 mm. longi, puberuli. Tubus 8 mm. longus, 1 mm. usque ad anicem
diam. Labium superum indivisum, linguiforme, 7 X 4,5 mm.; inferum
usque ad basin in lobis 3 linguiformibus, 7 x 1 mm. met. divisum. Fila-
menta 4 mm. longa, exserta. Anther& uniloculares, 2 mm. longæ. Pol-
linis granula 35—40 y diam. Discus 1 mm. altum. Ovarium 1,5 mm.
altum. Stylus 15 mm. longus, pilosus, exsertus. Capsula ignota.
In Peruvia orientali prope Tarapoto (Spruce n. 4371).
. Justicia (Monechma) Balansæ Lindau n. sp.
Herbacea caule tereti, cystolithis striolato, radicante, ramulis tenuibus
subtetragonis puberulis. Folia petiolis tenuibus, puberulis, 2—3 mm.
longis ovata, e rotundato subangustala, apice vix acuminata, obtusiuscula,
€, 2 X À cm. vel minora, ad basin pilosiuscula, eystolithis striolata.
Spicæ terminales, subsecundæ, bractea sterili altius inserta. Bracteæ imbri-
calæ, ovatæ, apice acuminatæ mucronulatæ, 8 X 4—5 mm. ciliatæ nervis
subparallelis apice subreticulatis. Bracteolæ lanceolatæ, 6 X 1 mm.
ciliatæ. Calycis lobi lanceolatæ, 5 x 1 mm. puberulæ. Flores albi roseo-
venosi. Tubus 6 mm. longus, basi 1,5, apice 2,5 mm. diam., extus pube-
rulus. Labium superum 2,5 mm longum, basi 3 mm. latum, apice subbi-
dentatum; inferum 3,5 mm. longum, in medio 2 mm. latum, palato
ruguloso, lobis 3 obtusis, 1 mm. longis. Filamenta 1,5 mm. longa. Anthe-
672 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
rarum loculi subsuperpositi, 1 mm. longi, basi calcarati. Pollinis granula
typica, subglobosa, c. 25 u diam. Discus brevissimus. Ovarium 1 mm. altum
Stylus 5 mm. longus, pilosus. Capsula ignota.
Tonkin, Tu-Phap in silvis humidis (Balansa n. 3471 flor. Febr. et
Mart.).
Mit Justicia tranquebariensis L. f. am nächsten verwandt, aber durch
die kleineren Blätter, die dichteren Aehren mit den stachelspitzigen
Bracteen und die Behaarung sofort zu unterscheiden.
Justicia (Amphiscopia) Regnellii Lindau n. sp.
Fruticulosa caulibus erectis spithameis vel ad 50 cm. elongatis, patenti-
pubescentibus, teretibus, sæpissime simplicibus. Folia petiolis brevissimis
oblongo-lanceolata, apice obtusa, usque ad 40 X 5 mm., ad laminam
sparse pilosa, margine ciliato-hirsula, cystolithis vix sub lente conspicuis.
Spicæ terminales, interruptæ, floribus oppositis, sessilibus. Bracteæ 6 X
1, bracteolæ 5 X 1 mm., obtusæ, glanduloso-pubescentes. Flores rosei.
Calycis laciniæ 7 X 1 mm., subobtusæ, glanduloso-pubescentes. Tubus
9 mm. longus, basi 2, apice 3 mm. diam., extus puberulus. Corolla bila-
biata, labio infero 3 lobo, lobis?, palato rugoso. Filamenta 4 mm. longa,
pilosa. Antherarum loculi superpositi, superus 1,5 mm. longus, hasi
acutus, inferus 2 mm. longus, basi calcaratus. Pollinis granula typica,
45 X 23—26 y. Discus ‘/2 mm., ovarium glabrum 2,5 mm. alta. Stylus
pilosus, 11 mm. longus. Capsula 20 mm. longa, 4 mm. lata, puberula,
usque ad medium compressa in slipitem sterilem. Semina 2, lentiformia
3 mm. diam.
Brasilia in prov. Minas Geræs inter Uberava et Badajös (Regnell III
n. 955 fl. et fr. Sept.).
Gehört in die Gruppe der argentinischen Arten (J. Loreniziana Lindau,
J. paueiflora Griseb. etc.), unterscheidet sich aber von allen durch die
Behaarung. i
Justicia (Leptostachya) Physogaster Lindau, n. sp.
Herbacea caule tetragono glabro. Folia petiolis usque ad 1 cm. longis,
pubescentibus oblonga basi sensim in petiolum angustata, apice longe
acuminata, usque ad 20 x 6 cm. vel minora, subtus pubescens supra
glabrata. Spicæ axillares, erectæ, folia æquantes, ramosæ vel subverticilla-
riter ramosæ, pedunculis longis rhachique gracilibus pubescentibus, flo-
ribus distantibus, secundifloris, bractea opposita sterili. Bracteæ 1 mm.
longæ, bracteolæ °/ mm. longæ, acutæ, puberulæ.: Flores flavi cum
(31) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 673
punetis pallide violaceis. Calycis lobi 5, puberuli, 2 mm. longi. Tubus
4 mm. longus, basi 1,5 mm. diam., antice in ventrem 6 mm. diam. met.
inflatus. Labium superum 5 mm. longum, basi 4 mm. latum, apice bre-
vissime bidenticulato ; inferum 4 mm. longum, in medio 5 mm. latum,
lobis 3 obtusis, 1,5 X 1,5 mm. Filamenta 3 mm. longa. Antherarum
loculi superpositi, superus 1 mm. longus, inferus 1,5 mm. longus basi
calcaratus. Pollinis granula typica, sed cum 3 poris, 38 X 25 y. Discus '/a,
ovarium À mm. alta. Stylus 5 mm. longus. Capsula gracilis, 11 mm. longa,
puberula, stipite 5 mm. longo, 4 sperma.
Brasilia in prov. Bahia prope St. Anna (Herb. Barb.-Boiss. collect.
ignoto fl. Apr.).
Aehnelt der J. elegans Pohl (DC. Prodr. XI, 382) sehr, unterscheidet
sich aber durch den 5zipfeligen, viel kleineren Kelch, die kahlen Blüten
und die längeren Blätter sehr leicht.
Justicia (Dianthera) patenti-ciliata Lindau n. sp.
Fruticulosa caulibus erectis, maxime simplicibus, usque ad 0,5 cm.
altis, tetragonis, patenter hirsuto-pilosis. Folia petiolis c. 5 mm. longis,
pilosis ovata basi rotundata vel subcordata, apice acuminata obtusa, usque
ad 4 > 3 cm., utrinque pilis albidis patentibus obtecta, cystolithis sub
lente conspicuis. Spicæ terminales, folia subæquanies, floriferæ densæ,
fructiferæ laxiusculæ, hirsuto-pilosæ. Bracteæ lanceolatæ, 13 x 2 mm.
bracteolæ 10 x 1 mm., omnes ad marginem et ad costam mediam
patenti-ciliatæ. Flores purpurei. Calycis lobi 4 lanceolati 14 X 1 mm., ut
bracteolæ ciliati. Tubus glaber, 12 mm. longus, basi 3, apice 4 mm. diam.
Labium superum 8 mm. longum, basi 8 mm. latum, apice dentibus
duobus 1,5 x 1 mm.; inferum 10 mm. longum, palato rugoso, lobis
obtusis lateralibus 5 X 5, medio 6 X 5 mm. Filamenta 5 mm. longa.
Antherarum loculi obtusi, superpositi, 1,5 mm. longi. Pollinis granula
iypica 42—46 X 30 y. Discus À mm., ovarium 2 mm. altum. Stylus
15 mm. longus. Capsula 42 mm. longa, 3 mm. lata, stipitata, 4 sperma.
Mexico, Chiapas (Ghiesbreght n. 684), Orizaba (Botteri n. 609 fl. et
fr. Sept.), in valle mexicana (Bourgeau n. 2901 flor. Aug.).
Am ehesten scheint mir die Pflanze mit Rhytiglossa breviflora Nees
verwandt, ist aber durch die Behaarung von ihr, sowie von den übrigen
mexicanischen Arten total verschieden.
Justicia (Dianthera) filibracteolata Lindau n. sp.
Fruticulosa caule ramoso usque ad À m. alto, multiangulari, novello
674 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
pubescente tum lineatim pubescente vel glabro. Folia petiolis usque ad
1 cm. longis, pubescentibus lanceolata utrinque sensim acuminata, usque
ad 10 x 2 cm., flavo-viridia, subglabra. Panicula terminalis, densiflora,
contracia e paniculis paucifloris axillaribus erectis composita, foliis parum
brevior, rhachi pubescente. Bracteolæ filiformes 4 mm. longæ. Flores
kermesini. Calyeis laciniæ 5 lanceolatæ, 9 X 1,5 mm., puberulæ. Tubus
6 mm. longus, glaber, basi 3, apice c. 5 mm. diam. Labium superum
10 mm. longum, basi 5 mm. latum, apice obtusum, indivisum; inferum
10 mm. longum, in medio 9 mm. latum, palato rugoso, lobis obtusis,
lateralibus 1,5 X i.5 mm., medio 1,5 X 3 mm. Filamenta 9 mm. longa.
Antherarum loculi superpositi, obtusi, infero 2, supero 1,5 mm. longo.
Pollinis granula typica 27—30 X 20—25 y. Discus 1 mm., ovarium
1,5 mm. alta. Stylus 15 mm. longus, sparse pilosus. Capsula ignota.
Columbia in civit. Antioquia ad Rio Guacaica prope Manizales alt.
1800 mm. (Lehmann n. 309% flor. Sept.).
Var. pubescens Lindau differt foliis pubescentibus, bracteolis caly-
cisque laciniis pilosioribus et florıbus violaceis.
Nova Granata in prov. Ocaña prope Ocana alt. 3500 m. (Schlim n. 196
flor. Oct.).
Am nächsten ist J. angustifolia Pohl verwandt, die sich aber durch
Behaarung und kleinere Dimensionen der Blätter und Blüten unter-
scheidet.
Justicia (Dianthera) Funckii Lindau n. sp.
Fruticulosa ramis terelibus puberulis tum glabrescentibus. Folia
petiolis ec. 6—8 mm. longis ovata basi angustala, apice sensim acuminata,
12x 5 cm., sed ad ramulos axillares minora, ad costas puberula, cysto-
lithis conspicuis. Spice terminales vel axillares, laxæ, foliis parum bre-
viores, breviter pedunculaiæ, rhacht puberula. Bracteæ ovato-lanceolatæ,
5 X 1,5 mm., bracteolæ lanceolatæ, 3 x 1 mm. Flores purpurei. Calycis
laciniæ 4, lanceolatæ, 7—8 X 1 mm. Tubus 23 mm. longus, basi 2, apice
4 mm. diam., glaber. Labium superum 13 mm. longum, basi 7 mm.
latum, apice breviter bidentatum; inferum 15 mm. longum, in medio
8 mm. latum, palato rugoso, lobis laleralibus 2,5 X 2,5, medio 2,5 X
3 mm. Filamenta 15 mm. longa. Antherarum loculi superpositi, 1,5 mm.
longi, obtusi. Pollinis granula typica, 50—57 X 35—38 y. Discus 1 mm.
altum, ovarium 1,5 mm. altum. Stylus 30 mm. longus. Capsula ignota.
Venezuela in prov. Caracas (Funck n. 403 fl. Majo).
(33) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 675
Gehört in die Verwandtschaft von J. læta Mart., unterscheidet sich aber
schon durch die mehr eiförmigen Blätter und die grösseren Blüten.
Justicia (Dianthera) aurea (Rose) Lindau.
Die Art wurde von Rose als Tetramerium aureum beschrieben. Schon
der äussere Habitus, der Blütenstand mit den kurzen fädigen Bracteen
lehrt, dass die Art mit Tetramerium nichts zu thun hat. Der Pollen ist
der aller Justica-Arten : Knötchenpollen mit zwei Poren.
Beloperone pubinervia Lindau n. sp.
Fruticosa (?) ramis teretibus velutino-puberulis. Folia petiolis 2—4 cm.
longis puberulis ovalia basi angustala apice longe acuminata, obtusata,
usque ad 23 X 10 cm., sed adulta certe majora, margine suberenulata
vel integra, nervis lateralibus densis fere ad marginem rectis, parallelis,
utrinque inilio velutino-puberulis, postea glabratis, eystolithis conspicuis.
Spicæ terminales et in axillis superioribus axillares, pedunculatæ, densi-
floræ, breves, in toto fere paniculam pyramidatam mentientes rhachi
puberula. Bracteæ lanceolatæ, obtusæ, 7 X 2 mm., puberulæ. Bracteolæ
9 X 1,5 mm., acutæ, puberulæ. Calycis laciniæ 8 X 1 mm., puberulæ.
Tubus ce. 35 mm. longus, basi 2,5, apice 5 mm. diam., extus puberulus.
Labium superum 23 mm. longum, basi 8 mm. lalum, apice brevissime
bidentatum; inferum 24 mm. longum, in medio 5 mm. latum, lobis sub-
æqualibus, c. 3,5 X 2 mm. Filamenta 20 mm. longa. Antherarum loculi
superpositi, inferus 2 mm. longus cum calcare 1 mm. longo, superus
2 mm. longus, basi mucronulatus. Pollinis granula cum una serie verru-
cularum ad latus quodque pororum, 65—70 X 35—38 y. Discus 1 mm.
altum. Ovarium pubescens, 3 mm. altum. Stylus c. 50 mm. longus. Cap-
sula ignota.
Peruvia (Pavon in Hb. Boiss. sub nomine Justicia sp. nova).
Eine durch die grossen Blätter mit den behaarten Nerven sehr aus-
gezeichnete Art. Am nächsten mit B. appendiculata (R. et Pav.) Nees
verwandt, aber durch die Behaarung und die grösseren Blüten verschie-
den.
Beloperone Mandoni Lindau n. sp.
Fruticosa ramis terelibus, pilosis, ad apicem puberulis. Folia petiolis
7 mm. longis, pubescentibus, oblongo-lanceolata, basi subrotundata
vel parum acuminata apice sensim in acumen longum acutum producta,
usque ad 7 x 1,5—2 cm., hirsuto-pubescentia, postea tantum ad coslas
à
076 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (34)
hirsuta. Flores in spicis axillaribus, alternantibus, congestis, brevibus
paucifloris dispositi. Bracteæ lanceolatæ 14 X 2, bracteolæ 13 XK4,5 mm.,
omnes pubescentes. Calycis lobi 20 X 3—4 mm., pubescentes. Corolla
15 mm. longa, basi 4, apice 5 mm. diam., extus puberula. Labium superum
23 mm. longum, basi 10 mm. lalum, apice dentibus 2 obtusis, 2X 2 mm.
metientibus; inferum 23 mm. longum, in medio 10 mm. latum, palato
bullato, lobis obtusis lateralibus 9 X &, medio 10 x 5 mm. Filamenta
18 mm. longa, basi pilosa. Antherarum loculi inæquialte affixi, superus
3 mm. longus obtusus; inferus 3,5 mm. longus, basi calcaratus. Pollinis
granula typica, 65—70 X 38 y. Discus 1 mm. altus, lobatus. Ovarium
2,5 mm. altum. Stylus 34 mm. longus, pilosus. Capsula ignota.
Bolivia in prov. Larecaja in viciniis Sorata ad Cerro Iminapi in sepibus
alt. 2650 m. in reg. temp. (Mandon n. 297 flor. April).
Aehnelt von den übrigen bekannten andinen Beloperonen keiner ein-
zigen. Die abwechselnd in den Achseln stehenden kurzen Aehren sind
morphologisch höchst wahrscheinlich so zu erklären, dass der Blüten-
stand die Axe abschliesst, während gleichzeitig aus der Achsel des
gegenüberliegenden Blattes ein Axillarspross treibt, der scheinbar die
Fortsetzung der Hauptaxe wird; am nächsten Knoten wiederholt sich
das Spiel, nur dass sich alles um 180° verschiebt u. s. f. Dadurch entste-
hen scheinbar axilläre abwechselnde Aehren. Genau dasselbe findet sich
bei der folgenden Art, nur dass statt eines Blütenstandes eine Einzelblüte
steht.
B. consanguinea Lindau n. sp.
Fruticosa ramis teretibus pilosis. Folia petiolis 2— 3 mm. longis pube-
rulis oblonga basi angustata, apice acuminata, obtusiuscula, usque ad
5X 1 cm. vel maxime minora, fere glabra, cystolithis conspicuis. Flores
alternantes in axillis foliorum, solitarü. Bracteolæ lanceolatæ, 203 mm.
glabra. Galyeis laciniæ ut in præced. Tubus ut in præced., sed 23 mm.
longus. Corolla ut in præc. Filamenla etc. ut in præc. Capsula 18 mm.
longa, c. 5 mm. lata, slipite sterili, glabra.
Bolivia in prov. Larecaja in viciniis Sorata prope San Pedro in dumosıs
alt. 2690 m. in reg. temp. (Mandon n. 298 flor. et fruct. Febr., Mart.).
Var. pubescens Lindau n. v. In omnibus partibus pubescens, sed
capsula glabra. Flores violacei. |
Bolivia (Mandon sub n. 297, inter B. Mandoni Lindau).
Venezuela in prov. Merida alt. 2300 m. (Funck et Schlim n. 891 flor.
Aug.).
er
(35) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICE. 677
Die Blütenregion zeigt genau denselben Typus wie B. Mandoni Lindau,
nur dass statt der Aehre immer nur eine Blüte eintritt. Im übrigen sind
die beiden neuen Arten sehr nahe verwandt, was sich schon in der über-
einstimmenden Blütengrösse kundgiebt.
Chætochlamys ciliata Lindau n. sp.
Fruticosa caulibus teretibus puberulis. Folia petiolis 1—1,5 cm. longis
puberulis olonga basi in petiolum sensim angustata, apice longe acumi-
nata, obtusiuscula, 10—12 X 4 cm. vel parum minora, ad costam mediam
subtus initio pubescentia, utrinque cystolithis striolata. Inflorescentiæ in
apicem ramulorum capituliformes, e spicis 2 axillaribus et À terminali bre-
vibus, paucifloris, breviter pedunculatis compositæ, puberulæ. Bracteæ
lanceolatæ, 16 x 2 mm., margine longe ciliatæ; bracleol® 15 x 1 mm.,
margine longe ciliatæ. Calycis laciniæ lanceolatæ, 10 X 1,5 mm., margine
cilatæ. Tubus 25 mm. longus, basi 3,5, medio 2,5, apice 7 mm. diam.,
extus pilosus. Labium superum indivisum, 10 mm. longum, basi 6 mm.
latum; inferum 11 mm. longum, lobis obtusis lateralibus 6 X 6, medio
7 XX 8 mm. Filamenta ad apicem faucis affixa, 5 mm. longa. Antherarum
loculi superpositi, 2 mm. longi, basi acuti. Pollinis granula typica, 70 —
77 x 42—50 y. Discus 1 mm. altus. Ovarium 3 mm. altum, puberulum.
Stylus sparse pilosus, 25 mm. longus. Stigma capitatum. Capsula deest.
Brasilia in prov. Parä prope Santarem (Spruce s. n. flor. Aug.).
Verwandt mit C. macrosiphon Lindau, aber in allen Blütenteilen kleiner,
ferner durch die am Rande ciliaten Bracteen, Bracteolen und Kelchblätter
leicht zu unterscheiden.
ANHANG.
Im Folgenden gebe ich noch die Bestimmungen der von mir gesehenen
Acanthaceen einer Anzahl von wichtigeren Sammlungen, von denen meh-
rere käuflich zu haben waren und deshalb in vielen Museen verbreitet
sind. Ein Teil der brasilianischen Sammlungen befindet sich in den Her-
barien von Stockholm und Kopenhagen, die mexikanischen und andinen
dagegen im Herbar Barbey-Boissier. Balansa (Tonkin) lag mir von letz-
terem und von Herbar des Kgl. Botanischen Museums in Berlin vor. Die
bei den vorstehenden Diagnosen bereits erwähnten Nummern sind in der
Aufzählung weggelassen.
: 3476. Pseuderanthemum
« 4828.
678
Balansa (Tonkin).
“ 77%. Hygrophila salicıfolia
Nees.
778. Codonacanthus parviflorus Nees.
- 783. Rungia parviflora Nees.
«785. Justicia procumbens L.
792. Justiciæ spec.
-. 796, 797. Justicia ventricosa Wall.
3469. Hygrophila salicifolia (Vahl)
Nees forma (= Thwaites C. P.
3109).
‘ 3470. Micranthusoppositifolius Wendl.
‘ 3475. Justicia vasculosa Wall.
malaccense
(Vahl)
(Clke.) Lindau.
348%. Justicia procumbens L.
3489. Eranthemum nervosum (Vahl)
Radlkf.
3492. Peristrophe tinctoria Nees.
- 3496. Ruellia ciliata Hornem.
4251. Nelsonia brunelloides (Lam.)
0. Kize.
33. Asystasia gangetica (L.) T. And.
. Rhinacanthus nasutus (L.) Lin-
dau.
4255. Lepidagathis hyalina Nees.
« 4261. Rungia parviflora Nees.
. 4262, 4263, 4264. Justicia procum-
bens L.
427%, 4277. Pseuderanthemum malac-
cense (Ulke.) Lindau.
4408. Clinacanthus
Lindau.
= 700:
EE &
NO MO
Qt ©
Æ ©
nutans (Burm.)
Bourgeau (Mexico).
1589. Blechum Brownei Juss.
1810. Tetramerium hispidum Nees.
1990. Justicia pectoralis Jacq.
1998. AphelandraSchiedeanaSchlecht.
2000. Hansteinia gracilis (Nees) Lindau.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(36)
2663. Ruellia Schlechtendahliana (Nees)
Hemsl.
2903. Dyschoriste ovata (Cav.) O. Kize.
Fendler (Venezuela).
303. veris. Justicia pectoralis Jacq.
802. Hygrophila guyanensis Nees.
814. Aphelandra tomentosa Lindau.
819. Dicliptera Moritziana Schauer.
203%. Stenostephanus lasiostachyus
Nees.
Funck (Venezuela)
755. Justicia furcata Jacq.
Funck et Schlim (Venezuela).
61. Justicia carthagenensis L.
528. pr. p. Justicia androsæmifolia
(Nees) Lindau.
528. pr. p. Justicia lucens Hiern.
923. Aphelandra tomentosa Lindau
943. Aphelandra pulcherrima H B.K.
. Forsan Odontonematis spec.
Jameson (Ecuador).
549. Justicia comata Sw.
826. Dicliptera cochabambensis Lin-
dau.
Jurgensen (Mexico).
859. Anisacanthus virgularis (Salisb.)
Nees.
Lehmann (Columbien, Ecuador,
Guatemala, Costa-Rica).
199. Aphelandra tomentosa Lindau.
725. Jacobinia glabribracteata Lindau.
726. Ruellia amœna Nees.
(37)
. Pseuderanthemum
G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ.
albiflorum
(Hook.) Radlkf.
. Aphanandrium Lehmannianum
Lindau.
. Habracanthus silvaticus Nees.
. Justicia inæqualis Bth.
. Ruellia lactea Cav. var. acaulis
Nees.
. Dyschoriste quitensis (H. B. K.)
0. Ktze.
. Jacobinia umbrosa Bth. (— J.au-
rea Hemsl.).
. Pachystachys Riedeliana Nees.
. Fittonia Verschaffeltii Cœm.
. Aphelandra acutifolia Nees.
. Aphelandræ spec.
. Pseuderanthemum albiflorum
(Hook.) Radlkf.
. Aphelandra Lehmanni Lindau.
. Sanchezia peruviaua (Nees) Lin-
dau.
. Aphelandra columbiensis Lindau.
. Aphelandra acutifolia Nees.
. Ruelliæ (Physiruellia) spec.
Levy (Nicaragua).
. Ruelliæ spec.
. Aphelandra Deppeana Schlecht.
. Blechum Brownei Juss.
. Odontonema geminatum (J. D.
Sm.) Lindau.
Linden (Mexico, Venezuela, etc.)
190.
196.
197.
396.
792.
1081.
1526.
Tetramerium scorpioides (Nees
et Bth.) Lindau.
Diclipteræ spec.
Hansteinıa gracilis(Nees) Lindau.
Pseuderanthemum cuspidatum
(Nees) Radlkf.
Habracanthus sanguineus Nees.
Dicliptera assurgens Juss,
Justicia furcata Jacq.
679
Lindman (Paraguay und
Brasilien).
A. 771. Beloperone Amherstiæ Nees.
A. 909. Ruellia angustiflora (Nees)
Lindau.
A. 1257. Dicliptera squarrosa Nees.
A. 1421. Beloperone Amherstiæ Nees.
A. 17092. Beloperone ramulosa Mo-
Tong.
A. 1725 1/2. Chætothylax umbrosus
Nees.
A. 1913. Dicliptera Tweediana Nees.
A. 1981. Ruellia bahiensis (Nees).
A. 3187. Justicia obtusifolia (Nees)
Lindau.
A. 3305. Ruellia longifolia (Pohl)
Griseb.
A. 3307. Lophostachysfloribunda Pohl.
A. 3323. Ruellia Puri (Nees).
A. 3433. Ruellia costata (Mart.) Lin-
dau var. latifolia Nees.
A. 3555. Tubiflora squamosa (Jacq.)
0. Ktze.
A. 3707. BeloperoneramulosaMorong.
A. 3709. Beloperone Amherstiæ Nees.
A. 3711. Justicia axillaris (Nees) Lin-
dau.
Löfgren (San Paulo).
15. Ruellia geminiflora H. B. K.
16. Ruellia viscosissima (Nees) Lin-
dau.
106. Chætothylax ovalis (Nees) Lin-
dau.
117. Dyschoriste Maranhonis (Nees)
0. Ktze.
145. Ruellia formosa Ait.
443. Mendoncia Velloziana Mart.
962. Ruellia formosa Ait.
621. Geissomeria pubescens (Nees).
687. Chætothylax ovalis (Nees) Lin-
dau.
PAR Re a Ce ZN in At RTS
680 BULLETIN DE L’HERBIER
696. Dicliptera squarrosa Nees.
708. Clistax brasiliensis Mart.
730. Ruellia mattogrossensis Lindau.
968. Ruellia porrigens (Nees) Lindau.
Malme (Paraguay und Brasilien).
616. Justicia campestris (Nees) Lin-
dau.
914. Ruellia geminiflora H. B. K.
1074. Stenandrium trinerve Nees.
1088. Ruellia humilis Pohl.
1088 B. Ruellia angustifolia (Nees)
Lindau.
1690. Ruellia macrantha Mart.
Mandon (Bolivien).
296. Dicliptera cochabambensis Lin-
dau!.
Mosen (Brasilien).
25. Ruellia calvescens (Nees) Lindau.
26. Justicia læta (Nees) Lindau.
219. Ruellia geminiflora H. B. K.
var. hirsutior Nees.
648, 97%. Ruellia brachysiphon (Nees)
Hiern.
1341. Geissomeria pubescens Nees.
1535. MendonciaSchwackeana Lindau.
1536. Hygrophila costata Nees.
1537, 1538. Ruellia Puri Mart.
1539. Ruellia longifolia (Pohl) Griseb. _
1542. Beloperone plumbaginifolia Nees.
192%. Chætothylax ovalis(Nees) Lindau.
199%. Dicliptera squarrosa Nees.
2547. Justicia Beyrichii (Nees) Lindau.
2548. Ruellia calvescens (Nees) Lindau.
2549.
2909.
2910.
BOISSIER. (38)
Beloperone involucrata Nees.
Jacobinia Sellowiana (Nees) Lin-
dau.
Aphelandra prismatica (Vell.)
Lindau.
. Aphelandra ornata (Nees) Lin-
dau.
. Hygrophila costata Nees.
. Jacobinia parabolica (Nees) Lin-
dau.
. Hygrophila costata Nees.
. Ruellia geminiflora H. B. K.
var. hirsutior Nees.
. Thunbergia alata Boj.
. Hygrophila costata Nees.
28. Ruellia
brachysiphon (Nees)
Hiern.
. Ruellia geminiflora H. B. K.
var. hirsutior Nees.
. Ruellia formosa Ait.
. Jacobinia magnifica (Nees) Lin-
dau.
. Justicia læta (Nees) Lindau.
Perdonnet (San Paulo).
. Mendoncia Sellowiana Nees.
. Beloperone Amherstiæ Nees.
. Aphelandra
montana (Nees)
Lindau.
. Jacobinia magnifica (Nees) Bth.
. Hygrophila costata Nees.
Pöppig (Peru, Maynas).
1548. Fittonia Verschaffeltii Coem.
D. 1248. Ruellia
longifolia (Pohl)
Griseb.
a Rusby hat diese Pflanze mit seiner neuen Art Diapedium multicaule Rusby
(Mem. Torrey Bot. Gl. VI, 1896, p. 115 — M. Bang n. 1001) identifieiert. Unter.
der Vorraussetzung, dass Bang i001 — Mandon 296 und die Mandonsche
Pflanze im Hb. Barb.-Boiss. mit der von Rusby gesehenen übereinstimmt, ist
D. multicaule Rusby als Synonym zu meiner älteren Art zu setzen. ,
E
(39) G. LINDAU. ACANTHACEÆ AMERICANÆ ET ASIATICÆ. 681
D. 1439. Ruellia geminiflora H. B. K. IIL. 958. Beloperone longepetiolata
D. 1810. Justicia pilosa (Nees) Lindau. Nees.
D. 1988. Hygrophila costata Nees.
Schlim (Neugranada).
Regnell (Brasilien). 19. Mendoncia hirsuta Popp. et
Endl.
136. Ruellia fulgida Andr.
258. Aphelandra tetragona (Vahl)
Nees.
278. Aphelandra pectinata Willd.
537. pr. p. Aphelandra tetragona
163. Mendoncia Velloziana Mart.
164. Aphelandraprismatica (Vell.)
Lindau.
165. Justicia Schwackeana Lindau.
338. Beloperone plumbaginifolia
Nees.
Vahl) Nees.
neo ne
Griseb 537. pr. p. Aphelandra glabrata
r1 à
Willd.
563. Habracanthus sanguineus Nees.
779. Ruelliæ (Dipteracanthus) spec.
780. Aphelandra acutifolia Nees.
372 a u. b. Ruellia brachysiphon
(Nees) Hiern.
I. 338. Chætothyiax ovalis (Nees)
I u Gei en 838. Habracanthus sanguineus Nees.
; Ba ee ee nel (Physiruellia) spec.
N 89%. Ruellia paniculata L
= ee N ne aa Nes) 1092. Aphelandra pulcherrima H. B.K..
indau.
1093. Jacobiniæ spec.
* _
L 341, I. 3441 *. Beloperone plumba ADO Babar ec
ginifolia Nees.
I. 342, I. 342*. Geissomeria pubes-
R. Spruce (Peru, Amazonas).
cens Nees.
1. 313. Dicliptera squarrosa Nees. 2652. Justiciæ (Amphiscopia) spec.
I. 372*. Ruellia geminiflora H.B.K. 9656. Justicia pectoralis Jacq.
I. 373. Ruellia Puri Mart. 2683. Mendoncia aspera R. et P.
I. 378. Ruellia formosa Ait. 3263 pr. p. Hygrophila conferta Nees.
I. 379. Jacobinia magnifica (Nees) 9963 pr. p. Hygrophila guyanensis
Lindau. Nee
1. 950. Ruellia formosa Ait. 3284. Mendoncia aspera R. et P.
II. 21%. Clistax brasiliensis Mart. 3415. Lepidagathis cataracte (Nees)
III. 949, III. 949 5. Mendoncia Vello- Len.
ne art: 2524. Fittonia Verschaffeltii Com.
III. 949 a. Mendoncia Schwackeana 5989 Dicliptera scabra Nees.
Lindau.
III. 952. Lophostachys floribunda Pohl.
III. 953. Hygrophila costata Mart.
III. 95%. Dicliptera Pohliana Nees. 936. Chileranthemum trifidum Oerst.
Sumichrast (Mexico).
—
—ang DD
Va RS RU SEPT TA EN
LES SAXIFRAGÉES DU JAPON
ESPÈCES ET LOCALITÉS NOUVELLES POUR LA FLORE DU JAPON
D'APRÈS LES
COLLECTIONS DE M. L’ABBE FAURIE
PAR
Henri DE BOISSIEU
La plupart des matériaux de cette liste ont été fournis par la collec-
tion très nombreuse et bien échantillonnée en général qui a été achetée
au Muséum d'Histoire naturelle de Paris. M. Drake, qui possède une
autre collection de M. l’abbé Faurie, a bien voulu également la mettre à
notre disposition. Nous avons pu ainsi compléter nos documents et étu-
dier pour chaque espèce un grand nombre d'exemplaires, condition indis-
pensable d’une détermination précise.
Beaucoup de numéros, certaines espèces même, ne se trouvent que
dans l’une ou l’autre des collections examinées. La liste ci-dessous ne
présente peut-être pas l’énumération complète des Saxifragacées de
M.Faurie qui ne parait pas avoir suivi de règles bien fixes dans la distri-
bution de ses plantes.
Le genre Chrysosplenium ayant été récemment l’objet d’une étude
complete, nous n’avons pas eu à nous en occuper. La plupart des échan-
tillons de ce genre expédiées au Muséum de Paris depuis la monographie
de M. Franchet sont indéterminables.
! Franchet, Monographie des Chrysosplenium.
(2) HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGÉES DU JAPON. 683
ASTILBE Don.
4. A. saponicA Miq. Prol. Fl. Jap., p. 270.
3438. Hirosaki (Nippon), fin oct. 1888 (Herbiers Museum et Drake).
11799. Tosa (Sikoku), 11 nov. 1893 (Herb. Mus. et Dr.).
UE
72. A. Taunserait Mig. Prol., p. 260.
Species habitu, foliis, inflorescentia, valde variabilis ; formæ tres præci-
puæ mihi vrdentur distinguendæ.
o.. typica. Pedicelli breves, florem vix æquantes, solitarü ; petala sæpius
brevia. Hæc est vera Hoteia Thunbergii a Sieb. et Zucc. descripta (Fam.
nat. n° 367).
ß. pedunculata. Pedicelli elongati, sæpe flore 6-10 plo longiores ; petala
sæpius elongata. Flos sæpe sterilis. Polius monstruositas quam mera
varietas.
y. congesta. A. odontophylla. Miq. Prol., p. 260. A. chinensis Max. var.
japonica Franch. Sav. Enum. PI. Jap. L p. 144. Pedicelli in glomerulos
approximatı ; petala staminaque sæpissime (sed non semper) calyce plu-
ries longiora. Ad typum certe transit (vide spec.. Fauriana n° 439 et
42%5). Nec caracter petalorum nec etiam pedicellorum valde constans.
Color florum e speciminibus a me observatis incertus remanet. A. chi-
nensis typica Max. Prim. Fl. Amur., p. 120 ab A. Thunbergii longius abest
colore roseo florum et racemis secundariis densissimis, nec ut in varielate
japonica manifeste interruptis.
nn
Aa
a. typica.
439. Oginohama (Nippon), 27 juin 1885 (Herb. Mus.).
2665. Yamagate (Nippon), 4er juil. 1888 (Herb. Mus.).
3243. Shiobara (Nippon), 3 juil, 1889 (Mus.).
4245. Shiobara (Nippon), 3 juil. 1889 (Mus.).
4331. Yamagate (Nippon), 16 juil. 1889 (Mus.).
4412-13. Yamagate (Nippon), 12 juil. 1889 (Mus.).
4439. Yamagate (Nippon), 42 juil. 1889 (Mus.).
5663. Fukuyama (Yéso), 19 juil. 1890 (Mus.).
5772. Cap Esan (Yéso), 30 juil. 1890 (Dr.).
684 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
B. pedunculata.
5663 bis. Mixta cum 5663 (Mus.).
5772. Forêts de Todoke (Yéso) (mixta cum typo), 30 juil. 1890 (Mus.).
7. congesta.
772. Nuruyu, 18 juil. 1885 (Mus.).
793. Mombetsu (Yéso), 26 juil. 1887 (Mus.).
799. Mombetsu (Yéso), 29 juil. 1887 (Mus. et Dr.).
955. Noësi (Nippon), mi-juil. 1886 (Mus.).
1859. Kurvieshi (Nippon), 26 juil. 1885 (Mus.).
2665. Yamagate (Nippon), 8 juil. 1888 (Mus.).
2883. Aaru (Yeso), 3 août 1888 (Mus.).
3601. Aaru (Yeso), 18 août 1888 (Mus.).
4155. Shiobara (Nippon). 20 juil. 1889 (Dr.).
4410-11. Yamagate (Nippon), 12 juil. 1889 (Mus. et Dr.).
4481. Yamagate (Nippon), 12 juil. 1889 (Mus.).
5205. Kushino (Yeso), 24 juin 1890 (Mus.).
6650. Fukuyama (Nippon), dec. 1890 (Mus. et Dr.).
13501. Okumasan, juil. 1894 (Dr.).
13579. Hayashine (Nippon), 24 août 1894 (Dr.).
Ta. A. PLATYPHYLLA Sp. nov.
Ad basin caulis petiolorumque divisiones pilis rufis prædita, ceterum
glabra ; folia ampla, longe petiolata, bi-tri-ternata, foliolis petiolatis, e basi
cordato-ovalis, apice acuminatis, inciso dentatis et duplicatim serratis ;
racemus compositus laxus e racemis simplicibus longis constans, racemis
secundariis sessilibus, inter se fere æquilongis, primum erecto patulis,
laxiusculis, fructiferis densioribus et descendentibus ; pedicelli breves,
solitarii, bractea minuta fulti; calycis lobi 8 tubum superantes ; petala
nulla,; stamina 8, lobis calycinis opposita, antheris ovatis ; germen bipar-
titum; carpella elongata, nutantia; semina elliptica, utrinque attenuala.
Inter A. apetalas numero staminum loborumque calycis insignis. Habitu,
foliis, affinis A. decandræ ex America boreali oriundæ, sed in ista, præter
caracter florum, fructus sunt breves, racemi secundarii compositi. A. rivu-
laris Don, planta indica, foliis pinnatisectis et foliolis forma diversis ab
A. platyphylla longius abest.
10480. Forêts de Saruru (Yeso), 21 juil. 1893 (Mus.).
+
BR
(4) HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGÉES DU JAPON.
RODGERSIA A. Gray
%. R. PoDoPHyYLLA A. Gray, Bot. Jap., p. 389.
649. Aomori (Nippon), 10 juil. 1885 (Mus.).
2441. Shimidzutoge (Nippon), 21 juin 1888 (Mus.).
4199. Shiobara (Nippon), 30 juin 1889 (Mus.).
4371. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
5655. Fukuyama (Yéso), juil. 1890 (Mus.).
| 38 Hayashine (Nippon), 14 juin 1894 (Dr.).
SAXIFRAGA L.
5. S. SARMENTOSA L. fil. in Ell. de Dionaea cur Schreb. 46.
810. Shishinohe (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
2389. Shimidzutoge (Nippon), juin 1888 (Mus.).
6. S. CORTUSZFOLIA Sieb. et Zucc. Fam. nat., no 364.
170. Aomori (Nippon), nov. 1886 (Mus. et Dr.).
308. Tokyo (Nippon), juin 1887 (Mus.).
1102. Mombetsu (Nippon), sept. 1887 (Mus. et. Dr.).
1168. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1271. Horonaï (Yéso), août 1886 (Mus.).
1476. Presqu'ile des volcans (Yéso), sept. 1886 (Mus. et Dr.).
3078. Otaru (Nippon), sept. 1888 (Mus.).
3115. Otaru (Nippon), sept. 1888 (Mus. et Dr.).
3200-201. Hakodate (Nippon), oct. 4887 (Mus. et Dr.).
4746. Iwagisan (Nippon sept.), sept. 1889 (Mus.).
5182. Falaises de Kunashiri (Kurilles), oct. 1889 (Mus.).
7896. Falaises de Tsuruga, mai 1892 (Mus. et Dr.).
8178. Falaises d’Iwanai (Yeso), oct. 1891 (Mus. et. Dr.).
8397. Falaises de Riishiri, juil. 1892 (Mus.).
8449. Falaises de Rebunshiri, août 1892 (Mus.).
11779. Tosa (Sikoku), nov. 1893 (Mus. et Dr.).
13566. Hayashine (Nippon), août 189% (Mus. et Dr.).
13712. Tsurugisan, sept. 1894 (Mus.).
BULL. HERB. BOISs., août 1897.
18
686 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
7. S. rusca Max. Mel. biol. t. VIII, p. 602.
1041. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
1109. Mombetsu (Yeso), sept. 1887 (Mus. et Dr.).
1270. Horonai (Yeso), fin août 1886 (Mus.).
1475. Presqu’ile des volcans (Yéso), sept. 1886 (Mus. et Dr.).
4726. Iwagisan (Nippon), sept. 1889 (Mus.).
7486. Falaises de Yetonopu (Kurille), 25 août 1891 (Mus.).
8631. Kushino (Yéso), 26 août 1892 (Mus.).
8. S. PUNCTATA L. sp. plant. 401.
7379. Riishiri juin 1891 (Mus.).
8397. Riishiri, 30 juin 1892 (Mus. et Dr.).
9. S. BRONCHIALIS L. sp. plant. 400.
7281. Rebunshiri (île), 21 juin 1891 (Dr. et Mus.).
7419. Shakotan (Yéso), 23 août 1892 (Dr. et Mus.).
8411. Riishiri (île), 30 juin 1892 (Dr. et Mus.).
8466. Rebunshiri (île), 31 juil. 1892 (Mus. et Dr.).
10. S. LycocronIroLiA Max. Mel. biol. t. XII, p. 156.
Semina parva brunnea, ovoideo oblonga, minutissime tuberculata.
8430. Riishiri (ile), 30 juin 1892 (Mus. et Dr.).
8553. Mont de Mashike (Yeso), 14 juil. 1892 (Mus. et Dr.).
11. S. vıreınıensis Mich. var. Yesoensis Franch. Bull. Soc. Phil., 14 avril 1888,
p. %. S. REFLEXA Mayabe Mem. of the Boston Soc. of nat. History IV, VII, 233.
Gray. Proc. of the Am. Acad. XX, p. 10 (non Hook.).
267. Aaru (Yeso), mai 1887 (Mus.).
296. Sozam (Yeso), juin 1887 (Mus.).
2829. Aaru (Yeso), juil. 1888 (Mus. Dr.).
5491. Shari (Yéso), juin 1890 (Mus.).
7012. Iwanai (Yeso), 7 juin 1891 (Mus.).
8417. Riishiri (île de), juil. 1892 (Mus.).
9928. Shakotan (Yeso), 9 juin 1891 (Mus. Dr.).
(6) HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGÉES DU JAPON. 687
7
712. S. JAPONICA sp. nova.
Sectio Boraphila Engl.
Elata, glabra, caule sæpius folioso ; folia ampla, basilaria longe petiolata,
basi cordata, ovato-orbicularia, argute et inæqualiter serrata, caulina 1-4
diminuta, brevi petiolata; bracteæ inferiores sæpe dilatatæ; inflorescentia
ampla, paniculata, pedicellis villosis flores æquantibus vel iis longioribus,
calyx et stamina mox reflexa; sepala obtusa lanceolata; petala ovalia obtusa
alba ; filamenta fiiformia antheris multo longiora ; styli conici; capsula
nutans, carpellis ad tertiam partem liberis, apice inflexis; semina utrinque
attenuato-alata, transverse tuberculato-rugosa.
Affinis S. punctatæ L. quæ differt caule nudo, foliis subæqualiter cre-
natis nec irregulariter dentatis, sepalis acutis, filamentis clavatis. S. fusca
Max. longius abest florum colore, petalorum forma, staminibus, disco
expanso, etc.
9921. Shari (Yéso), juin 1890 (Dr. Mus.).
8277. Karibasan, juil. 1892 (Mus.).
13711. Tsurugizan, 3 sept. 1894 (Dr. Mus.).
15451. Tsurugizan, juill. 489% (Dr. Mus.).
en
SE
43. S. FAURIEI sp. nova.
Sect. Isomeria Torr et Gray (Engl.).
Perennis, multicaulis, glabra, rhizomate crasso abbreviato fibrilloso ; folia
basilaria reniformi-cordata, obtusa, inciso-crenata, longe petiolata, caulina
basilariis conformia brevius petiolata; inflorescentia (fructifera) coarctata
corymboso paniculata, pedicellis inferioribus calyce multo longioribus,
superioribus diminutis; calycis (ut videntur) dentes tubum æquantes ;
petala unguiculata ; stamina 10 filamentis filiformibus ; capsula erecta
semi-infera ; semina minula oblonga.
E speciminibus fructiferis descripta, atque ulterius examinanda. Affinis
S. Jamesian® Torr et Gray, Americæ borealis incolæ, sed in ista rhizoma
tenue squamosum, folia minus longe petiolata, acutiuscule dentata, inflo-
rescentia racemosa, tota planta glanduloso-pubescens.
5027. Cap Otsushi, 20 sept. 1889 (Dr. Mus.).
7528. Nemuro (Yéso), 27 août 1891 (Mus.).
—
——
688 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
TIARELLA L.
1%. T. porypsuyıLa Don. Prod. Fl. Nepal. p. 210.
224. Sapporo (Yeso), 23 mai 1885 (Mus.).
603. Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus. Dr.).
658. Shishinohe (Nippon), juin 1886 (Mus.).
774. Mombetsu (Yeso), juil. 1887 (Mus.).
1019. Twagisan (Nippon), 21 juil. 1886 (Mus.).
2188. Akita (Nippon), 22 mai 1885 (Mus. Dr ).
2497. Ile de Sado, 30 juin 1888 (Mus.).
2757. Prov. de Dewa, juil. 1888 (Mus. Dr.).
2859. Aaru (Yeso), 27 juill. 1888 (Mus.).
13622. Hayashine (Nippon), 24 août 189% (Dr.).
MITELLA L.
715. M. sryLosa sp. nov.
Sectio Mitellaria Torr et Gray, caractere petalorum sublato.
Folia longe petiolala, cordato ovalia, acutiuscula, ineiso lobata, serrata,
superne adpresse setosa, sublus ad venas setoso pubescentia; scapi nud!;
racemus elongatus, pedicellis calyce paullo longioribus vel cum æquan-
tibus; calycis lobi latiuscule triangulares; stamina 5 petalis, sæpius inte-
gris, interdum basi tripartitis, opposita; styli breves sed conspicui; stia-
mata biloba, lobis sæpius bilobulatıs.
Facies omnino M. Japonicæ Miq. sed in flore inter utramque speciem
differentiæ graves. In M. Japonica enim stylus subnullus, stigma subinte-
grum, petala pectinato-pinnatifida. Stigma in M. stylosa etiam magis divi-
sum est quam in M. pentandra Hook sp. americana, in qua præterea lobi
foliorum sunt indistincti, styli subnulli, petala pectinata.
7786. Pied de l’Ibukiyama, 29 avril 1892 (Mus. Dr.)
Les exemplaires suivants trop défectueux ne peuvent être déterminés
. d'une facon certaine.
2188. Mont d’Akita (Nippon), 22 mai 1888 (Mus.).
2397. Shimidzutoge (Nippon), 21 juin 1888 (Mus.).
2757. Prov. de Dewa, juil. 1888 (Mus.).
4429. Yamagate (Nippon), 12 juil. 1889 (Mus.)
CN ee
(8) HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGÉES DU JAPON. 689
Spuriomitella sect. nova. Petala integra, basi eiliata, cum staminibus alternia;
siyli papillosi, elongati, a principio ima basi liberi!, in stigmata sensim abeuntes.
ee
“16. M. InTEGRIPETALA sp. nova.
Perennis, glabriuscula, rhizomate stolonifero ; folia basilaria longe,
caulina 1-3 approximata, brevius petiolata, cuncta ovalo-triangularia cor-
data, 3-5 lobata, lobis inciso-dentatis, supra sparsim et adpresse hirta,
ceterum glabriuscula ; racemus nudus, pedicellis brevibus, erecto patulis,
frucliferis parum accretis, horizontaliter patentibus ; calyeis lobi elongati
lanceolati, tubum superantes, decidui; petala calyce multo longiora, linea-
ria; stamina 5, cum petalis in ore tubi calycini inserta ; capsula nutans,
semina nigra tubereulata.
Nulli affinis, et a precedenti ut a M. japonica cunctis caracteribus fere
distinguenda. Ex duobus speciebus supra descriptis, apparet caracter
petalorum pinnatifidorum vel triparlitorum in genere Mitella nullo modo
esse firmum.
2996. Aaru (Yéso), août 1888 (Mus.).
8270. Karibasan, 10 juil. 1892 (Dr.).
13321. Kamido, 10 juil. 1894 (Dr.).
—
Pe
PARNASSIA L.
17. P. pazusrris L. sp. 391.
745. Shishinohe (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
780, Rivière de..., juil. 1885 (Mus.).
1059. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1139. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1396. Hakodate (Yéso), sept. 1886 (Mus.).
1480. Sambongi (Nippon), nov. 1885 (Mus.).
2976. Asuriyama (Nippon), 17 août 1888 (Mus.).
3229. Shishinohe (Nippon), oct. 1887 (Mus. Dr.).
4349. Yamagate (Nippon), 40 juil. 1889 (Mus.).
8428. Ile de Riishiri, juil. 1892 (Mus.).
13721. Tsurugizan (Nippon), sept. 1894 (Mus.).
1 In ceteris Mitellis quas mihi observare licuit, nempe M. japonica. pentandra,
stylosa, ete... styli primum agglutinati tantum capsula dehiscente vel paulo ante
secedunt.
590
MAR
4182
7617
7856
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
HYDRANGEA L.
18. H. uıara Sieb. et Zucc. Fl. Jap. I, p. 117.
. Shiobara (Nippon), 28 juin 1889 (Mus.).
. Shiobara (Nippon), 28 juin 1889 (Dr.).
. Utsunomiga, 16 mai 1892 (Mus.).
. Tsuruga, 4 mai 1892 (Mus.).
19. H. vırens Sieb. in act. Leop. XIV, 2, p. 690.
11540. Onomichi, nov. 1893 (Mus.).
11709. Mont de Tyo (Sikoku), 16 mai, 1893 (Mus. Dr.).
1192
1. Mont de Kochi (Sikoku), nov. 1893 (Dr.).
BEE
7 20. H. panıcuLara Sieh. loc. cit., p. 691.
Species quoad habitum, folia, sepalium radiantium formam et magni-
tudinem, etiam, ut mihi videtur, inflorescentiam, valde polymorpha, in
qua toti formæ describere possis quot exemplaria adhibentur.
In speciminibus Faurianis varietates due mihi imprimis visæ sunt
notatione dignæ.
1223).
To var. bracteata Franch. Bull. Soc. Phil. 14. av. 1888, p. 4 (n° 488,
IIo var. intermedia. Inflorescentia vix vel nullo modo paniculata, pla-
niuscula. Facies H. hortensis, sed bracteolæ et semina H. paniculatæ
(n° 3367, 4538, 4542, 4962). Ad typum transit (n° 4538) ; ad var. brac-
teatam interdum accedit (n° 4962).
101.
146.
289.
816.
877.
888.
954.
Saporo (Yéso), % mai 1885 (Mus.).
Aaru (Yeso), janv. 1886 (Mus.).
Mont de Niigata (Nippon) (Dr.).
Noësi (Nippon), 4 août 1885 (Mus.).
Hakodate (Yéso), juil. 4881 (Mus.).
Hakkoda (Nippon), juil. 1888 (Mus.).
Noësi (Nippon), juil. 4886 (Dr. Mus.).
2667. Yamagate (Nippon), juil. 1888 (Mus.).
3367
3379
. Hakodate (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
. Sapporo (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
3385. Hakodate (Yeso), oct. 1888 (Mus.).
er
(10)
4223.
4218.
4520.
HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGÉES DU JAPON. 691
Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
Shiobara (Nippon), 3 juil. 1888 (Mus.).
Hakodate (Yéso), 16 août 1889 (Mus.).
4537-38. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus. Dr.).
4541-42-43. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus. Dr.).
4962.
9689.
5823.
5828.
5971.
Twozan (Yeso), sept. 1889 (Mus.).
Fukuyama (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
Yesan (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
Todoke (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
13472. Okumasan, 24 juil. 1894 (Dr.).
2549.
4254.
21. H. HoRTENsıs Sm. Ic. pl. rar. I, tab. 12.
I. var. acuminata Max. rev. Hydr., p 13.
1. type de Max.
Ile de Sado, 21 juin 1881 (Mus.).
Shiobara (Nippon), 30 juin 1889 (Mus.).
2. lusus 3 Max. loc. citato.
876-77. Hakodate (Yéso), août 1887 (Dr. Mus.).
981. Noësi (Nippon), juil. 1886 (Dr.).
1472.
4539.
5970.
Hakodate (Yéso), sept. 1886 (Mus.).
Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
Ganju (Nippon), 13 août 1890 (Mus.).
II. var. japonica Max., loc. cit. p. 14.
311. Tokyo (Nippon), 23 juin 1887 (Mus.).
690. Hirosaki (Nippon), 16 juil. 1885 (var. Belzooni Sieb. et Zucc).
II. var. Thunbergii. H. Thunbergii Sieb. Syn. Hydr.
in Act. Leop. XIV, p. 290.
Certe varietas, iantum H. hortensis, ut Max. Rev. Hydr., p. 15, Franch.
Sav. Enum. pl. Jap., I, p. 153, arbitrabantur, sed propter documentorum
inopiam non affirmare sunt ausi. In specimine Fauriano, nervi foliorum
sunt manifeste pubescentes eorumque axille barbatæ. Remanet tantum
ut H. Thunbergii ab H. hortensi distinguatur forma sepalorum radiantium,
quod caracter, a floris parte valde polymorpha desumptum, mihi non
BE PE TA
692 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
multi momenti videtur. Capsula et semina H. Thunbergii ut in H. Hor-
tensi.
3435. Hirosaki (Nippon, cultivé), fin oct. 1888 (Mus. Dr.).
22. H. pETIOLARIs Sieb. et Zucc. Fl. jap. I, p. 106, tab. 54.
æ. ovalifolia Fr. Sav. loc. cit. I, p. 154.
588. Aomori (Nippon), 10 juil. 1885 (Mus.).
614. Mombetsu (Yeso), 15 juil. 1887 (Mus.).
757. Shishinohe (Nippon), 21-23 juin 1886 (Mus.).
3266. Sapporo (Yéso), sept. 1888 (Mus. Dr.).
5226. léséki, sept. 1889 (Mus.).
ß. cordifolia Max. Rev. Hydr. p. 16.
S07. Hakkoda (Nippon), 6 juil. 1886 (Mus. Dr.).
4386. Yamagate (Nippon), 12 juil. 1889 (Mus.).
4540. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
SCHIZOPHRAGMA Sieb. Zuc.
23. S. HYDRANGEOIDES Sieb. et Zucc. Fl. jap. I, p. 60.
102. Sapporo (Yéso), 4 mai 1882 (Mus.).
160. Aomori (Nippon), nov. 1886 (Mus. Dr.).
227. Mombetsu (Yeso), 24 mai 1887 (Mus. Dr.).
814. Mombetsu (Yeso), 29 juil. 1887 (Mus. Dr.).
299%. Aaru (Yeso), août 1888 (Mus.).
3169, Sapporo (Yéso), sept. 1880 (Mus.).
4351. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
4536. Tanabu (Nippon), aoüt 1883 (Mus.).
9908. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
DEUTZIA Thunb.
2%. D. scagrA Thunb. in diss. acad. 1799, 1, p. 20.
37. Sambongi (Nippon), oct. 1886 (Mus. Dr.).
151. Aomori (Nippon), nov. 1886 (Mus.).
568. Oginohama (Nippon), juil. 1887 (Mus. Dr.).
(12) HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGEES DU JAPON.
77%. Shishinohe (Nippon), 27 juin 1888 (Mus.).
2546. Sado (ile de), juin 1888 (Mus.).
3468. Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus.).
4306. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
11533. Onomichi, nov. 1893 (Dr.).
11724. Tyo (Sikoku), 16 nov. 1893 (Mus.).
11947. Kochi (Sikoku), nov. 1893 (Dr.).
25. D. srEBozpraNA Max. Rev. Hydr., p. 26.
430. Oginohama (Nippon), 27 juin 1888 (Mus.).
6495. Hakone (Nippon), oct. 1899 (Mus.).
11748. Tyo (Sikoku), nov. 1893 (Mus.).
26. D. eracınıs Sieb. et Zucc. El: jap. I, p. 22.
6496. Hakone (Nippon), oct. 1890 (Mus.).
7865. Tsuruga, mai 1897 (Mus.).
PRILADELPHUS L.
27. P. coronarius L. y. Satzumi. Max. Rev. Hydr.. p. 40
483. Nikosan (Nippon) (Dr.).
6058-59. Kessennuma (Nippon), août 1890 (Dr. Mus.).
6497. Hakone (Nippon), oct. 1896 (Dr.).
13125. Morioka (Nippon), juin 1894 (Dr.).
RIBES L.
98. R. FASCICULATUM Sieb. Zuc. Fam. nat., no 362.
90. Sambongi (Nippon), oct. 1886 (Dr.).
880. Sambongi (Nippon), août 1885 (Mus.).
1479. Sambongi (Nippon), nov. 1885 (Mus.).
9847. Nambu (Nippon), août 1890 (Mus.).
6151. Kessennuma (Nippon), août 1890 (Mus.).
1301%. Sambongi (Nippon), mai 189% (Dr.).
29. R. Laxırorum Pursh. Fl. Am. sept. 2, p. 731.
3739. Nemuro (Yéso), mai 1889 (Mus. Dr.).
9963. Nemuro (Yéso), juil. 1896 (Mus. Dr.).
693
694 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
7241. Cap Soya (Yeso), juin 1891 (Mus.).
9696-98. Rebunshiri (ile de), mai 1893 (Mus. Dr.).
10633. Akan (Yéso), août 1893 (Mus.).
13127. Hayashine (Nippon), juin 189% (Mus.).
30. R. auBIeuum Max. Mel. biol.. p. 219.
61. Shishinohe (Nippon), 23 juin 1886 (Mus. Dr.).
28%. Akila (Nippon), 22 mai 1888 (Mus. Dr.).
13301. Towada, juin 1894 (Mus. Dr.).
vo
NO 1
31. R. Japonıcum Max. |. c.. p. 211.
329. Sapporo (Yeso), 1er et 2 juin 1887 (Mus.).
2999. Otaru (Yéso), août 1887 (Mus.).
7029. Iwanai (Yeso), juin 1891 (Mus.).
8267. Karibasan, juil. 1892 (Mus.).
9851. Raïden, juin 1893 (Dr.).
13127. Hayashine (Nippon), juin 1894 (Dr.).
32. R. nIGRuM L. sp. 201.
6818. Sapporo (Yeso), cultivé, mai 1891 (Mus.).
33. R. perkzum Wulff in Jacq. Mise. Il. 36.
x. typicum Max. Mel. biol. 9, p. 231.
2698bis. Riishiri, 28 mai 1893 (Mus.).
9306. Kushiro (Yeso), juin 1890 (Mus.).
7242. Soya (Yeso), juin 1891 (Mus.).
&. tomentosum Max. -Prim. Fl. Amur. 118.
9852. Raiden, 7 juin 1893 (Mus.).
9852 bis. Shakotan, 20 juın 1893 (Dr.).
7. brevistylum.
Siylus brevissimus, calyce multo superatus, omnino nec bası tantum
conicus ; stigmata elongata. Ad typum transire videtur (7242). E speci-
minibus mancis, fructiferis, vel contra alabastriferis cognitum. Fortasse
species diversa. Stylus R. tristis Pall. Folia juniora subtus pubescentia.
(14) HENRI DE BOISSIEU. SAXIFRAGÉES DU JAPON. 695
A. R. tristis varietas hæc certe differt. Habitus diversissimus. Frutex,
ut videtur elatus, sæpius valde ramosus, cortice non vel serius secedente,
R. petræum typicum facie omnino referens. Receptaculum campanu-
latum (?).
3778. Nemuro (Yéso), mai 1889 (Mus.).
9068. Nemuro (Yéso), oct. 1889 (Mus.).
5617. Nemuro (Yéso), juil. 1890 (Mus. Dr.).
8486. Rebunshiri, août 1892 (Mus. Dr.).
? 8567. Abashiri (Yéso), août 1891 (Mus.).
?10633. Akan (Yeso), août 1893 (Dr.).
696
PIPERACEÆ ANDREANÆ
PAR
C. DE CANDOLLE
Il y a déjà plusieurs années que j’ai publié une liste complete des
Pipéracées récoltées par M. Edouard André pendant son voyage d’explo-
ration dans l'Amérique équinoxiale et dont ce savant avait bien voulu
me confier l’etude!. Dans cette publication préliminaire, je m'étais con-
tenté d'indiquer les noms correspondants aux numéros des échantillons
et de fournir les diagnoses abrégées des espèces nouvelles qui s'étaient
rencontrées parmi eux, me réservant de publier plus tard leurs des-
criptions complètes. C’est ce que je me propose de faire dans les
pages qui suivent. À cette occasion, J enumererai de nouveau toutes les
Pipéracées de cette riche collection, en ayant soin de reproduire les
notes, toujours fort instructives, dans lesquelles l’éminent explorateur a
pris la peine de préciser les données relatives aux localités où croissent
ces plantes et d'indiquer, pour plusieurs d’entre elles, les caractères sail-
lants qu’elles présentent à l’état vivant.
PIPER L.
SECTIO 2. ENCKEA C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
1. P. smilacifolium (Kunth in H.et B. Nov. gen. v. 1, p. 56), in Nova-
. Granata, Pita ad orillas fluminis Magdalenæ, altit. 30 m., Decembri
(n. 463). Arbuscula pauciramosa.
1 Voir Morot, Journal de botanique, t. IV, p. 395, 1890. _
(2) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANÆ. 697
SECTIO 3. STEFFENSIA C. DC. I. c.
A. Bacca apice stilifera.
2. P. albescens (C. DC. in Journ. Morot, v. 4, p. 398) ; foliis modice
petiolatis oblongo-ovatis basi leviter inæquali rotundatis apice longius-
eule et acute acuminatis supra glabris subtus dense velutinis, nervo cen-
trali nervos paulo ultra ‘/: longitudinis alternos suboppositosve utrin-
que 5 mittente, petiolo extus dense villosulo ad ‘/2longitudinis vaginante,
peduneulo quam petiolus paulo breviore dense villosulo, amento limbi
dimidium cireiter æquante, bracteæ pelta triangulari margine aureo-
hirsuta pedicelloque lato brevi.
In Nova-Granata prope Mediacion ad pedem occidentalem montis
Quindio altit. 2500 m., Marte (n. 2034).
Ramuli dense villosuli, collenchymate continuo zona libriformi intus
duplieato, faseieulis intramedullaribus 1-seriatis. Limbi ad 18 cent. longi
ad 7!/2 cent. lati, in sieco pallide virescentes membranacei subpellueidi.
Petioli 1'/. cent. longi. Amenta viva albescentia, matura ad 6 mill. crassa.
Stamina 4, antheris elliptieis exsertis quam filamenta brevioribus.
Bacea ovata glabra, apice brevissime stilifera. Stigmata 3.
Species P. scutelliferı C. DC. ß. aurei proxima, ab eo nervorum
numero diserepans.
B. Bacca stilo destituta.
+ Bacca tetragona vel subtetragona.
a. Bractea apice peltata vel truncato-peltata.
10 FOLIA PENNINERVIA.
3. P. Andreanum (C. DC. in Journ. Morot, v. 4, p. 397), foliis bre- :
viter petiolatis oblongo-lanceolatis basi leviter inæquali acutis apice
acute acuminatis supra bullatis et scabride hirtellis subtus adpresse
molliter villosis, nervo centrali fere e tota longitudine nervos utrinque
circiter 12 subtus prominulos mittente, petiolo dense hirsuto basi ima
vaginante, amentis quam folia circiter duplo brevioribus crassis, pedun-
culis dense hirsutis cum petiolis eireiter æquilongis, bracteæ pelta tri-
angulari margine dense et pallide villosa.
698 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
In Nova-Granata ad pedem montis ignivomi (hodie extineti) Pululagua
Andium æquatoriensium, altit. 2500 m. (3730 bis).
Frutex ad arborum truncos sarmentose scandens. Ramuli dense et
fiavide villosi, collenchymatis normalis haud libriformis faseieulis diseretis
crassis, fasciculis lignosis intramedullaribus 1-seriatis. Limbi coriacei in
sicco opaci pallidi supra albicantes subtus flavescentes ad 14 cent. longi,
5 cent. lati. Petioli vix 7 mill. longi. Amenta matura 7 mill. crassa, fas-
ciculis intramedullaribus crassis 1-seriatis prædita. Stamina 4, filamentis
alte supra basin baccæ insertis, antheris ovatis quam filamenta brevio-
ribus.
Species P. Mathewsü C. DC., proxima.
4. P. obumbratum (C. DC. in Prodr., v. 16, I, p. 265), Villavicensio
ad pedem Cordilleræ orientalis Novæ-Granatæ, altit. 505 m., ad
Orillas fluminis Guatiquia in pratis dumosis, Januario (n. 786).
5. P. tuberculatum (Jaca. :c. rar., v. 2, p. 2, t. 210), in Nova-Granata,
Puerto nacional in valle fluminis Magdalenæ, altit. circiter 60 m., Decem-
bri (n. 235). Frutex ramosissimus.
6. P. Fraseri (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 269), in regione humidissima
ad Quebrada Cuyamba in Cordillera oceidentali Novæ-Granatæ, Maio
(n. 3373).
7. P. Miersinum (C. DC. I. e., p. 278), in Alto del Tabano, in Andi-
bus pasteensibus in Nova-Granata, altit. circiter 3000 m., Maio florens
(n. 3044). Frutex ramosissimus 2-3 m. altus. Spicæ albidæ.
8. P. eriopodon (C. DC., I. e., p. 284), prope pagum Fusagasuga ad
semitam fluminis Magdalenæ in Nova-Granata, altid. 1700 m., Februario
(n. 1748).
9. P. aduncum (L. sp., p. 41), inter Caqueza et Quetame in Cor-
dillera orientali Bogotensi in Nova-Granata, altit. 2500 m., Decembri
ftorens (n. 891).
10. P. angustifolium (Ruiz et Pav. Flor. Peruv.,1, p. 38, t. 57a), in
regione saxosa arida prærupta ad Quetame in sepibus Cordilleræ orien-
talis Novæ-Granatæ, Decembri (n. 994).
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
11. P. Mariquitense (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 290), B. magnifolium,
var. nov., in Nova-Granata prope Barroblanco altid. 2200 m. in silvis
primævis præcipue partibus madefactis, Februario (n. 1513). Limbi
supra parce puberuli subtus molliter et dense pubescentes, ad 20 cm.
longi.
TEAM an
(4) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANE. 699
12. P. montanum (C. DC. I. e.), Armada in Cordillera meridionali
Novæ-Granatæ, Majo (n. 3407). Frutex pauciramosus 2-4 m. altus
foliis junioribus maximis supra viridibus subtus atro purpureo-vio-
laceis.
b. Bractea cucullata inierne lata apice haud peltata.
10 FOLIA PENNINERVIA.
13. P. Holtonii (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 300) Panche in Nova-Gra-
nata, in silvis frequens altit. 1325 m., Februario (n. 1640).
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
14. P. Boissierianum (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 305), in Nova-Gra-
nata meridionali juxta urbem Popayan altit. 1815 m., Aprilli (n. 2765).
Arbor 4-6 m. alta ramosa, amentis albidis.
15. P. cernuum (Vell. ‚for. flum., t. 58), in Nova-Granata, Alto Potre-
rito prope Vijes in partibus humidis Cordilleræ oceidentalis, altit.
1800 m., Marte (n. 2701). Arbuseula 5 m. alta, foliis 50 cent. longis.
30 FOLIA MULTINERVIA.
16. P. marginatum (Jacq. ic rar. v. 2, p. 2,t. 215). In Nova-Gra-
nata (n. 1630)
++ Bacca obpyramidato-trigona vel obovata.
19 FOLIA PENNINERVIA.
17. P. asperifolium (Ruiz et Pav., Flor. perruv., v. I, p. 37, t. 56,
f. b). Prope la Guaira (Venezuela) ad littus maris caribæi altid. 30 m.,
Novembri (n. 324 bis). Frutex 3-4 m. altus ramis gracilibus, in regione
arida arenosa.
18. P. lanceæfolium (Kunth in H. et B. nov. gen., v. I, p. 49 x bul-
losum ©. DC. in Prodr., 1. e., p. 317), Salento altit. 2600 m. In mon-
tibus Quindio Cordilleræ centralis Novæ-Granatæ, Marte florens
(n. 2335). Frutex 3 m. altus, amentis albis.
19. P. lineatum (Ruiz et Pav., Flor. perruv., v. I, p. 35, t. 60, f. a), :
ß magnifohium, El Cascajal altid. 1380 m., Junio subflorens (n. 3707).
Frutex 2-4 m. altus, habitu elegans amentis albis conspicuis.
700 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
20. P. fuligineum (Kunth, C. DC. in Prodr., 1. e., p. 316), 8 levifo-
lium var. nov., prope urbem Popayan in valle Cauca in Nova Granata
altid. 1810 m., Aprili (n. 2761). Folia supra haud strigulosa.
21. P. Novo-Granatense (C. DC. in Prodr., |. e., p. 313), in Nova
Granata propter pagum Altaquer in Cordillera meridionali altit.
1050 m., Majo (n. 3355). Frutex 2 m. altus, ramis nigrescentibus, foliis
glaueis, amentis albidis.
22. P. Guairanum (C. DC. in Journ. Morot, v. 4, p. 397), foliis bre-
vissime petiolatis elliptico-oblongis basi mæquali rotundatis apice acute
acuminatis supra glabris subtus ad nervos adpresse puberulis, nervo
centrali ad '/s longitudinis nervos adscendentes utrinque 4 quorum
superiores alternos et supremos ad apicem usque duetos mittente,
petiolo parce puberulo basi ima vaginante, peduneulo petiolum supe-
rante, amento limbi dimidium superante, bracteæ pelta triangulari mar-
gine flavide hirsuta, bacea obpyramidato-trigona.
Prope La Guaira in Venezuela ad littus Oceani altit. 30 m. (n. 137).
Ramuli glabri in sieco flavescentes, collenchymate fere subepidermi-
dali eontinuo intus libriformi, faseieulis lignosis intramedullaribus 1-se-
riatis. Limbi in sicco membranacei subtiliter pellueido-punetulati vires-
centes, ad 15 cent. longi, ad 5 ‘/2 cent. lati. Petioli ‘/2-1 cent. longi.
Peduneuli ad 1 ‘/2 cent. longi. Amenta subnatura cireiter 2 mill. erassa.
Stamina 4.
Species P. variegati Kunth affinis.
23. P. Pitanum (C. DC. in Journ. Morot, ]. e.), foliis subsessilibus
ovatis basi mæquali aurieulatim eordatis apice acuminatis supra glabris
subtus ad nervos nervulosque adpresse puberulis, nervo centrali ad
apicem ducto ex ‘/: longitudinis nervos utrinque 4 alternos quorum
infimos subtiles e basi ortos supremos ad apicem usque ductos mittente,
amento peduneulato folium cireiter æquante, bracteæ anguste spathu-
latæ vertice triangulari inflexo nudo, baccæ obpyramidato-trigonæ
vertice glanduloso-hirtello.
In Nova-Granata ad Pita secus ripas fluminis Magdalenæ altit. 40 m.
(n. 449). Ramuli juniores pilosuli in sieco nigrescentes collenchymatis
libriformis fasciculis transverse elongatis, fasciculis lignosis intrame-
dullaribus 1-seriatis. Limbi 11 cent. longi, 4 ‘/: cent. lati membranacei
in sicco obseure virescentes. Peduneuli eireiter 11 mill. longi. Amenta
2 1/2 mill. erassa. Stamina 4.
24. P. Carizalanum (C. DC. in Journ. Morot, 1. e., p. 297), foliis bre-
viter petiolatis lanceolatis basi æquali acutis apice acute acuminatis
=
(6) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANÆ. 701
utrinque glabris, nervo centrali ad °/s longitudinis nervos utrinque cir-
eiter 6 quorum supremos ante apicem evanidos nervulosque validos
mittente, petiolo basi ima vaginante, amento longe peduneulato limbi
dimidium vix æquante, peduneulo petiolum pluries superante, bracteæ
pelta elliptica margine dense villosa pedicelloque villoso, bacca obovata
glabra.
In Carizal secus ripas San Pablo ad viam Barbacoas, altit. 1516 m.
_(n. 3346).
Ramuli in siceo albicantes glabri, amentiferi vix 2 mm. crassi, collen-
chymatis fasciculis diseretis zona interna libriformi, fasciculis intrame-
dullaribus 1-seriatis. Limbi in sicco membranacei subpellueidi pallide
virescentes eireiter 9 em. longi 2 ‘/2 em. lati. Petioli 5 mm. longi. Pe-
duneuli 3 ‘/2 em. longi. Amenta matura 2 ‘/2 em. longa 3 mm. crassa.
Stamina 4.
Species P. oblongifoli C. DC. proxima.
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
25. P. auritum (Kunth in H. et B., Nov. gen., v. I, p. 54), 7. ampli-
folium C. DC. in Prodr.]. e. p. 321, in silva primæva umbrosa ad Isla
brava, secus flumen Magdalenæ in Nova-Granata, Decembri (n. 335).
SEcTIO 4. CARPUNYA C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
26. P. concinnum (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 328), in Nova-Granata
ad Las Cruces in montibus Quindio in Cordillera centrali, altit.
3000 m., Marte (n. 2291). Frutices in silvis madefactis cum Gunnera
scabra, haud procul a gregibus Ceroxylonis andicolæ.
27. P. Carpunya (Ruiz et Pav., For. perruv., v. I, p. 37, t. 63, f. b),
in Republica æquatoriali, Hacienda de Melli ad pedem montis Pululagua,
altid. 2000 m. Junio (n. 3313 bis).
98. P. Cascajalanum (C. DC. in Journ. Morot, 1. c., p. 398), foliis
modice petiolatis oblongo-elliptieis basi æquali acutis apice acute acu-
minatis utrinque glabris nervo centrali fere e tota longitudine nervos
utrinque 8-9 patulo-adscendentes subrectos mittente, petiolo basi vagi-
nante, amento quam folium breviore, bracteæ vertice triangulari trun-
cato margine parce villosulo, baeca puberula.
BULL. HERB. BOIss., août 1897, 49
702 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
In Republica æquatoriali ad El Cascajal secus ripas fluminis Pila-
ton altit. 1370 m. (3643).
Frutex 3-4 m. altus. Rami ramulique glabri, collenchymate libriformi
subcontinuo, faseieulis intramedullaribus, -seriatis. Limbi ad 15 '/s cent.
longi circiter 6 !/ cent. lati in sicco firmuli subopaci pallide virescentes
minute pellueido-punetulati. Petioli eireiter 1 cent. longi. Peduneuli
petiolis æquilongi glabri. Amenta eireiter 5 mill. erassa. Bacca obpy-
ramidato-trigona. Stamina 3.
Secrro 5. POTHOMORPHE C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
40 FOLIA PELTATA.
29. P. peltatum (L. sp., p. 42), in silvis umbrosis prope Cartago
novo-granatensium altit. 989 m., Marte florens (n. 1915 bis). Caulis
2-3 m. altus. Folia subtus albida. Amenta alba.
20 FOLIA NON PELTATA.
30. P. umbellatum (L. sp., p. 43), 1. e.
31. P. Guernavacanum (C. DC. in Zinn., v. 37, p. 363), secus ripas
rio Toachi in Ecuador, Junio florens (n. 77, 3725). Planta 1-2 m. alta,
erecta. Folia maxima subtus incana.
32. P. pedunculatum (C. DC. in Seem., Journ., 1866, p. 162), in
Nova-Granata ad rio Cuaiquer, ad viam Tuquerres Andium Pastoensium,
altit. 1017 m., Majo (n. 3406). Frutex 1 m. altus amentis albidis.
SECTIO 6. COCCOBRYON CC. DC. in Prodr. I. e.
33. P. piluliferum (Kunth in H. et B., nov. gen., v. I, p. 53), El Cas-
cajal in declivitate montis Corazon in Ecuador, Junio (n. 3728). Frutex
subsarmentosus ramis cum arborum fronde intermixtus.
SECTIO 7. EUPIPER C. DC. in Prodr. 1. e.
34. A. bullosum (C. DC. in Prodr., 1. c., p. 345), El Cascajal in decli-
vitate occidentali Cordilleræ littoralis secus rio Pilaton, altit. 1380 m.
Junio florens, (n. 3784). In præruptis ad arbores seandens (pseudoepi-
pbytum). Rami horizontaliter dispositi sicut et folia disticha.
(8) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANE. 703
Species verisimiliter novæ ob specimina manca haud describendæ.
N. 2302. Palmilla in declivitate orientali montis Quindio Novæ-Gra-
natæ altit. 1960 m.
N. 1009. Viota in Cordillera orientali Novæ-Granatæ, altit. 620 m..
Februario subfforens.
PEPEROMIA R. et Pav.
A. Amenta in spicam vel panicnlam terminalem disposita vel in apice
ramuli ternata, foliis squamiformibus fulta.
1. P. Cotyledon (Benth., Plant. Hartew., p. 148), Cordillera centralis
in Republica æquatoriali, altit. 2800 m. (n. 4538).
Hac planta contra palpitationes cordis indigenæ utuntur.
2. P. Fraseri (C. DC. in Seem. Journ. bot. 1866, p. 134, specimine
spruceano exeludendo).
Palonuma in republica æquatoriali, altit. 1050 m. (André, n. 4657).
. Spicæ niveæ, fragrantes. In silvis umbrosis.
8. resediflora, foliorum limbis e basi cordata rotundato-ovatis et
apice breviter acuminatis a specie diserepans. P. resedæflora Linden et
Andre, Illustr. hort. XVIT, 1870, t. 26.
Epiphyta prope Bogota (el. E. Andre, 1. e.), in caldariis Europæ com-
munis.
3. P. polybotrya (Kunth. in H. et B. Nov. gen. v. I, p. 64, t. I).
Planta 50-80 cent. alta. Folia begoniformia carnosa lucida. Scapi
erecti, inflorescentia paniculata alba. Flores albi.
Prope rio Mayo in Cordillera pastoensi in Nova-Granata, altit. 1170 m.
Aprilli florens (n. 2912).
4. P. Andrei (©. DC. in Morot, Journ., I. e., p. 398), foliis petiolatis 4
elliptico-obovatis utrinque glabris 5-nerviis nervis lateralibus subti-
libus, amentis ramulo axillari fasciculatim insertis, bractea rotundata
apice subapiculata, ovario oblongo apicis in imo stigmatifero.
In Naranjo, ad orillas Rio Dagua in Cordillera oceidentali Nov
Granatæ, altit. 490 m. (n. 2545).
704 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
Planta subeauleseens. Caulis eieatrieibus foliorum delapsorum aspe-
ratus, in sicco coriaceus. Folia alterna,apiee caulis congesta. Limbi in
siceco membranacei subpellueidi ad 3 cent. longi fere ad 2 cent. latı.
Petioli ad 20 mill. longi. Infloriescentiæ ad 15 cent. longæ earumque
pedunculus (seu pars infera nuda) circiter 7 cent. longus, amentis
squamis fultis, ad 6 cent. longa. Flores vivi pallide lutei.
Species P. Berteroanæ Miq. affinis sed ab ea foliis multo minoribus
et infiorescentia valde diserepans.
5. P. glandulosa (C. DC. in Morot, Journ., 1. e., p. 398), foliis petio-
latis, lanceolatis basi cuneatis apice acute acuminatis, utrinque villosulis
subtus glandulis conspersis, nervo centrali nervos utrinque 4 mittente;
amentis ramulo axillari spicatis, ipsis quam folia paulo brevioribus.
In Cordillera centrali Andium æquatoriensium, altit. 3200 m.
(n. 2765).
Erecta, caule inferne foliorum cicatricibus notato, villosulo coriaceo.
Folia alterna, apice caulis dense approximata. Limbi 6 cent. longi,-
18 mill. lati. Petioli 12 mill. longi. Spicæ amentiferæ pedunculatæ,
peduneuli circiter 4 cent. longi. Amenta ad 5 cent. longa in sicco flavi-
cantia, opposita vel alterna. Bractea orbiculata. Ovarium apice oblique
et obtuse mucronatum oblique stigmatiferum glandulis flavis consper-
sum.
Species P. Pernambucensis C. DC. affinis.
6. P. tristachya (Kunth in H. B. nov. gen., v. I, p. 61, tab. 6), prope
pagum Fusagasuga in Cordillera Andium bogotensium ad rupes made-
factas secus rivulos, altit. 1780 m., Februario (n. 1749).
B, Amenta in axillis foliorum normalium sita vel terminalia.
S 1. Ovarium apice stiliferum vel distincte et recle attenuatum.
7. P. Mandonii (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 395), Alto de Poterito in
umbrosis, Marte florens (n. 2680). Folia nigro-violascentia. Amenta
viridia.
8. P. hispidula (A. Diet. sp., v. I, p. 165), prope La Galera in ascensu
montis ignivomi pastoensis in Nova-Granata meridionali, altit. 3800 m.,
Marte florens (n. 3169). Caules et petioli viridi-violascentes. Amenta
viridia.
9. P. diffusa (C. DC. in Prodr., 1. e.), Dolores in Cauca, Aprilli
florens (n. 2840). Amenta viridia.
(10) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANE. 705
$ 2. Ovarium nec stilifernm neque recte attenuatum.
A. Folia alterna.
7 Ovarium apice imo stigmatiferum.
10. P. tenuiflora (Opiz in Relig. Haenk., fasc. 3, p. 164). La Laja
prope Ipiales in Nova-Granata meridionali, Junio florens (n. 3479).
11. P. laxiflora (Kunth in H. et B. nov. gen., v. I, p. 63, tab. 10).
Facatativa in alta planitie bogotensi Novæ-Granatæ, altit. 2630 m. in
saxosis, Decembri (n. 670).
12. P. pellucida (Kunth, I. e., p. 64), secus ripas fluminis Magdalenæ
Novo-Granatensium, Decembri florens (n. 634, non Armadana ut in
Merot, Journ., 1. €.. p. 396).
13. P. Pandiana (C. DC. in Morot, Journ., ]. e., p. 398), foliis longe
petiolatis e basi cordata rotundato-ovatis apice obtuse subacuminatis
utrinque cum petiolis villosis, 9-nerviis, amentis terminalibus longe
peduneulatis densifioris, bractea orbiculata, ovario emerso ovato apice
imo stigma carnosulum papillosulumque gerente.
In Nova-Granata, prope Pandi ad rupes arenosas, alt. 900 m.
(n. 1328), San Floreneio ad pedem montis Corazon altit. 1580 m.
(n. 3756) et Mindo in Cordillera Andium Quitensium altit. 1260 m.
(n. 3817).
Herba e nodis radicans, villosa. Folia alterna viridia sepe purpuras-
centia. Limbi in sieco membranacei subopaei crebre et conspieue pellu-
cido-punetulati, ad 7 cent. longi, ad 6 ‘/2 cent. lati. Petioli ad 6 ‘/2 cent.
longi. Peduneuli 7 cent. longi. Amenta ipsa ad 7 cent. longa, cireiter
2 mm. crassa. Rhachis glabra.
Species P. villosæ C. DC. proxima.
14. P. leucostachya (C. DC. in Morot, Journ., 1. e., p. 398), foliis
longe petiolatis e basi cordata ovatis apice obtusis utrinque pilosis 7-9-
nerviis nervis exterioribus subtilibus, petiolo villoso, amentis apice
caulis 3-4 foliis parvis lanceolatis fultis folia vera superantibus densi-
floris, bractea orbieulata, ovario obovato apice imo stigma pilosulum
gerente.
In J. Cagne (?) secus amnem Combeima in Cordillera centrali Nov
Granatæ, altit. 1350 m. (n. 2003).
Herba erecta, caule dense villoso. Folia alterna, juniora sæpe atro-
sanguinea-lineata. Limbi in sieco tenuiter membranacei subpellueidi
706 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
virescentes, inconspicue pellueido-punetulati eireiter 6 ‘/2 cent. longi,
58 mill. lati. Petioli circiter 7 cent. longis. Folia superiora ad basin
amentorum vix 2 cent. longa. Peduneuli eireiter 3 cent. longi. Amenta
in vivo albida in sicco ad 2 mill. crassa. Rhachis glabra.
Species P. Muelleri C. DC. affinis.
++ Ovarium apice oblique acutatum subacutatumve sub apice stigmatiferum.
FOLIA MULTIPLINERVIA.
15. P. Trianæ (C. DC. in Seem., Journ., 1866, p. 135), Piedra de
Moler prope urbem Cartago novo-granatensium, Marte florens in silvis
umbrosioribus (n. 2356). Amenta luteola.
16. P. Carlosiana (C. DC. I. e., p. 140), La Cruces in monte Quindio
Cordilleræ centralis novo-granatensis prope rio Tochesito, altit. 3000 m.
in silva primæva cum Ceroxylone andicola, Marte (n. 2297).
17. P. nigropunctata (Migq., Syst., p. 88), Alto de Poterito prope
Vies (Cauca) ad pedem orientalem Cordilleræ orientalis Novæ-Gra-
natæ, Marte florens (n. 2680). Planta cæspitosa. Folia nigro-violascentia.
Amenta viridia.
FOLIA MULTINERVIA.
Limbi 2 1/2 cent. longitudine superantes.
10 Leimbi basi acutr vel subacuti.
18. P. alata (R. et Pav., For. Peruv., v. I, p. 31, tab. 48, f. b), Piedra
de Moler, in descensu montis Quindio in Nova-Granata, Marte florens
(n. 2407). Amenta viridia.
19. P. basellæfolia (Kunth in H. et B. non gen., v. I, p. 66), Alto del
Tabano, in Andibus orientalibus pastoensibus, altit. 3000 m., Majo
florens (n. 3124). Amenta viridia.
20. P. trinervis (R. et Pav.,1l.c., p. 32, tab. 50, fig. b), ß. brachy-
phylla (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 417), in Cordillera centrali Andium
æquatoriensium, tierra templada, altit. 1800 m. (n. 4655). Flores rosei.
21. P. Hamiltoniana (Miq. in Hook. Sond. Journ., v. 4, p. 417)?,
prope Panche in Cordillera orientali Novæ-Granatæ, altit. 1300 m.,
Februario florens (n. 1643). Amenta viridia.
22. P. Dauleana (C. DC. in Morot, Journ., 1. c., p. 396), foliis brevis-
(12) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANE. 707
sime petiolatis lanceolatis basi acutis apice acute acuminatis adultis
utrinque glabris 3-nerviis, amentis axillaribus terminalibusque folia
eireiter duplo-superantibus.
Rio Daule Reipublicæ æquatorialis (n. 613).
Herba erecta caule adulto glabro juniore, puberulo, in sicco qua-
drangulari. Limbi ad 3 cent. longi, 1 cent. lati, in siceo subeoriacei opaci.
Petioli eireiter 1 mill. longi. Peduneuli eireiter 2 mill. longi. Amenta
breviter peduneulata densiflora, florentia eireiter 1 mill. erassa. Rhachis
glabra. Bractea orbicularis ovarium apice oblique stigmatiferum et
brevissime acutatum.
Species P. Hamiltonianæ C. DC. proxima.
23. P. albidiflora (C. DC. in Morot, Journ., 1. e., p. 399), foliis bre-
viter petiolatis oblongo-elliptieis basi et apice acutis subacutisve
utrinque glabris 5-nerviis, amentis in apice ramulorum axillaribus ter-
minalibusque folia eireiter duplo-superantibus.
In Nova-Granata prope Fusagasuga et Alto de San-Juan in montibus
Quindio Cordilleræ centralis, altit. 1680-2500 m. (n. 2111).
Caulis inferne radieans glaber, siceus coriaceus. Ramuli floriferi
glabri ad 2 mill. erassi. Limbi in sicco subcoriacei opaci, 38 mill. longi
eireiter 15 mill. lati. Petioli vix 5 mill. longi. Peduneuli petiolos supe-
rantes. Amenta viva albida, matura eireiter 2 mill. crassa. Bacca sub-
globosa apice oblique mueronulata.
Species P. Guadaloupensis ©. DC. proxima, amentis brevioribus pr&-
sertim discrepans.
90 Limbi basi cordatı.
24. P. Jamesoniana (©. DC. in Prodr., I. e., p. 412), Cerita in Cor-
dillera orientali Novæ-Granatæ, altit. 800 m. Januario florens (n. 1201).
25. P. densifolia (©. DC. Morot, Journ., t. IV, p. 396, nomen), foliis
longe petiolatis rotundis basi cordatis utrinque glabris 7-nerviis, amentis
axillaribus longe peduneulatis ipsis quam limbi paulo longioribus,
bractea orbiculata, ovario turbinato, bacca ovata glandulis conspersa
apice subacutata.
In Jimenes ad orillas Rio Dagua alt. 490 m. et Naranjo altit. 594 m.
in Cordillera oceidentali Novæ-Granatæ (n. 2491 et 2547). Adest forma
foliis pulcherrime albo-maeulatis.
Herba stolonifera repens. Folia alterna apice stolonis congesta.
Limbi in sicco tenuiter membranacei subpellueidi ad 4 ‘/2 cent. longi
708 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
latique. Petioli ad 6 cent. longi. Peduneuli ad 5 cent. longi. Amenta
viva albida ad 5 cent. longa. Bractea orbieulata.
Species P. Gardneriane Miq. proxima, verisimiliter ejus varietas
foliis rotundis.
Limbi 2 1/2 cent. longitudine haud superantes.
26. P. defoliata (C. DC. in Seem., Journ. bot., 1866, p. 138), prope
cataractam Tequendamæ Andium bogotensium, Februario (n. 1603).
ß. obovata var. nov., Pandi in Cordillera orientali Novæ Granatæ
(n. 1376). Erecta 15-20 cent. alta. Folia rubescentia, flores luteoli, ad
rupes.
27. P. Moritzii (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 420)?; Tuquerres ad muros
urbis, altit. 2900 m. Amenta rubescentia.
28. P. serpens (C. DC. I. c., p. 419), Santa Rosa in Republiea æqua-
toriali (n. 4273).
29. P. nummularifolia (Kunth in H. et B., nov. gen., v. I, p. 66),
Piedra de Moler prope Cartago novo-granatensium, in arboribus mon-
tium, inter muscos lichenes, filices, ete. cortice affıxos, Marte florens
(n. 2413).
-30. P. violacea (©. DC. in Morot, Journ., 1. e., p. 398), foliis breviter
petiolatis rotundatis vel superioribus rotundato-ovatis supra glabris
subtus dense hirsutis violaceis, amentis ramulos terminantibus eosque
superantibus breviter peduneulatis, ovario rhachi impresso.
In Alto del Potrerito prope Vijes in Novæ-Granatæ provineia Cauca,
altit. 1780 m. (n. 2688).
Herba repens caule dense hirtello vix 1 mill. erasso. Limbi in sicco
subeoriacei supra pallidi subtus fuscescentes in vivo subtus violacei, ad
8 mill. longi 5-8 mill. lati. Amentorum peduneuli ad 6 mill. longi.
Amenta ipsa ad 3 cent. longa. Rhachis glabra. Bractea orbieularis.
Ovarium oblique stigmatiferum. Bacca globosa ‘2 mill. longa.
++ Ovarium superne peltatim vel subpeltatim auctum infra apicem
stigmatiferum, bacca apice oblique et distincte rostrata.
19 FOLIA PENNINERVIA.
31. P. distachya (A. Dietr. sp., p. 156), Pandi in Cordillera bogo-
tensi, altit. 1100 m., Februario florens (n. 1581). Semiscandens.
(14) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANÆ. 709
32. P. magnolifolia (C. DC. in Prodr., 1. e., p. 427), Juntas ad
Orillas rio Dagua in Cordillera occidentali Novæ-Granatæ, altit. 300 m.,
Aprilli florens (n. 2529).
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
33. P. Armadana (C. DC. in Morot, Journ., 1. e., p. 399), foliis longe
petiolatis basi peltatis ovato-ellipticis apice acutis cum petiolis utrin-
que villosis, nervo centrali utrinque nervos tenues inconspicuos e basi
circiter 2 et supra basin 2-3 mittente, peduneulis villosulis, amentis den-
sifloris.
Prope Alto de Armada in Cordillera meridionali-oceidentali Novæ-
Granat& altit. 1458 m. (n. 3457).
Herba erecta. Caulis dense villosus. Limbi vivi subtus albidi supra
læte viridia nervis albidis, in sicco coriacei subopaei ad 13 cent. longi,
6 ‘/2 cent. lati. Petioli ad 9 cent. longi. Peduneuli petiolis eireiter æqui-
longi. Amenta ut videtur limbis breviora, florentia eireiter 3 mill. erassa.
Rhachis glabra. Ovarium apice oblique scutellatum seutello elliptico
apice acutato in medio stigmatifero.
Species P. hernandiæfoliæ A. Diet. affınis.
34. P. Pululaguana (©. DC. in Morot, Journ., 1. €, p. 399), foliis
modice petiolatis subovato-rotundis basi cordatis apice imo obtusiuseule
acutatis utrinque glabris 7-plinerviis nervis 3 centralibus paulo supra
basin solutis, amentis terminalibus longe peduneulatis, bractea ovato-
rotundata.
In Niebli ad pedem montis Pululagua in Ecuador, altit. 2000 m.
(n. 2526).
Herba erecta glabra, in sieco flavescens, caule tereti ad 2 mill. erasso.
Limbi coriacei ad 3 ‘/2 cent. longi ad 3 cent. lati. Petioli ad 2 cent.
longi. Peduneuli ad 3 ‘/2 cent. longi. Amenta ipsa fere matura 5 cent.
longa, 2 mill. crassa. Rhachis glabra. Ovarium apice oblique seutellatim
auctum, scutello apice acute acuminato infra medium stigmatifero.
Bacca globosa apice oblique et acute rostrata.
Species P. Tlapacoyoensis C. DC. proxima.
30 FOLIA MULTINERVIA.
35. P. pseudo-peltoidea !(C. DC. in Prodr., 1. c., p. 334? vel ejus
forma) Tambores in descensu montis Quindio in Cordillera centrali
710 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
Novæ-Granatæ, Marte (n. 2367). Folia subtus et inter nervos violas-
centia.
36. P. major (C. DC. 1. ce., p. 432), Cervita, in declivitate orientali
Andium bogotensium in Nova Granata, altit. 800 m., Januario florens
(ne 12119);
37. P. reptans (C. DC. 1. c., p. 434), Piedra ancha, in declivitate
occidentali Andium meridionalium Novæ-Granatæ, Majo florens
(n. 3437).
B. Folia verticillata.
1° Limbi 3 cent. longitudine superantes.
38. P. Victoriana (C. DC. 1. e., p. 449), Cordillera centralis æqua-
toriensis, altit. 2500 m. (n. 4404).
39. P. pereskiæfolia (Kunth, syn. 1, p. 120), Pandi in Cordillera
bogotensi prope celeberrimum pontem Zcononzo, altid. 950 m.,
februario florens (n. 1600).
40. P. blanda (Kunth in H. et B., nov. gen., v. 1, p. 67), in silvis
montium prope Vijes novo-granatensium, Marte florens (n. 2452).
41. P. Botterii (C. DC. in Seem. journ. 1866, p. 146), in silvis made-
factis prope Fusagasuga novo-granatensium, altit. 2000 m., Februario
tlorens (n. 1338).
2° Limbi vix 1 cent. longi.
42. P. chrysotricha (Miq., syst., p. 163), Parmo de Chimbalan in
Andibus pastoensibus in Nova-Granata, altit. 3200 m., Majo florens
(n. 3001). Folia plus minus violascentia.
43. P. rubioides (Kunth in H. et B., nov. gen., v. 1, p. 70), El Cascajal
in deelivitate occidentali montis ignivomi Corazon Andium æquatorien-
sium, altit. 1380 m., Junio florens (n. 3479).
44, P. Loxensis (Kunth, I. e.), San Juan (Quindio-Nov.-Granat.),
altit. 2000 m., Marte florens (n. 2102).
45. P. Agapatensis (C. DC., in Prodr., |. c., p. 455) Fugatativa in
Nova-Granata, altit. 2700 m., Decembri florens (n. 613).
46. P. quaternata (Miq. in Seem., bot. Herald, p. 197), San Juan in
monte Quindio in Cordillera centrali novo-granatensi, altit. 2000 m.,
Marte florens (n. 134).
47. P. linearis (C. DC. in Seem., Journ. 1866, p. 145), El Cascajal in
(16) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ ANDREANÆ. TA
republica æquatoriali, altit. 1300 m., Junio florens (n. 3672), truncicola-
reptans. ‘
48. P. cæspitosa (C. DC. in Morot, Journ., 1. e., p. 399), foliis 4-6-
verticillatis petiolatis oblongo-elliptieis supra pilosulis subtus petiolisque
glabris, amentis terminalibus longiuseule peduneulatis filiformibus haud
densitloris.
In Republica æquatoriali ad declivitatem meridionalem montis
Chimborazo, altit. 2600 m. (n. 3672).
Herba repens minima cæspitosa. Ramuli amentiferi ad 7 cent. longi,
Limbi vix 5 mill. longi et 2 mill. lati. Petioli ad 2 mill. longi. Peduneuli
eireiter 1 cent. longi. Amenta erecta in vivo viridia ad 3 cent. longa.
Braetea orbiculata. Ovarium in apice obtuso oblique stigmatiferum.
Species P. edulis Miq. proxima (v. s.).
SUR DEUX ALGUES PERFORANTES
DE L'ILE DE MAN
PAR
R. CHODAT
Les végétaux perforants dont il est question dans le présent travail
ont été récoltés à Castletown durant l’exeursion botanique organisée
par la Britisch Association for the advancement of science, à l'Ile de Man.
Sur ce point de la côte la plage est occupée par des affleurements rocheux
riches en algues brunes et rouges. Ce sont des calcaires carbonifères,
fossiliferes et sillonnés de veines blanches et étroites de spath calcaire.
Il est intéressant de voir comment les Fucus jeunes germent de préfé-
rence sur ces lignes du minéral moins résistant et divisent la roche en
carrés souvent fort réguliers. Les crampons trouvent plus facilement
leur chemin dans cette substance plus soluble. On constate les mêmes
faits dans la répartition de certaines algues calcaires perforantes d’eau
douce. C’est au milieu de cette belle formation végétale, véritable prairie
de Fucus, que furent récoltées les Volutes attaquées par des algues
perforantes.
Il existe jusqu’à present peu de travaux sur les algues endoconches;
c'est ce qui m’engagea à examiner de plus près les coquilles en question.
Dans nos matériaux récoltés la perforation était limitée aux couches
externes et notamment à la région ostiolaire.
Ces algues sont visibles à l'extérieur par la coloration vert bleuâtre
qu'elles donnent à la coquille. On ne peut les étudier sans préparation
préalable.
J'ai trouvé avantageux de laisser séjourner pendant quelques heures
ces petites coquilles dans une solution faible d’acide acétique ; le calcaire
est lentement dissout et le végétal se laisse alors facilement enlever avec
le scalpel. Il est en même temps fixé et admirablement conservé. On
peut alors monter les préparations au liquide J. Brun qui conserve
admirablement les algues d’eau douce et beaucoup d’algues marines.
On ferme les préparations avec une solution de gomme-laque addi-
(2) R. CHODAT. DEUX ALGUES PERFORANTES DE L'ILE DE MAN. 713
tionnée d’un peu de Baume-styrax. Des préparations de ce genre se
sont conservées parfaitement pendant plus de vingt ans.
On peut aussi les monter simplement à la gélatine glycérinée.
Trois végétaux concourent simultanément ou séparément à cette per-
foration. Le premier et le plus remarquable est une chlorophycée, une
espèce du genre Gomontia (Siphonocladus) ; une cyanophycée colorée
en rose ou en pourpre du genre Ayella s'étend également dans cette
zone périphérique et y vit tantôt isolée, tantôt envahie par un cham-
pignon, ou mieux dit, par les hyphes d’un lichen qui d’ailleurs attaque
aussi le Gomontia et s'étend librement dans la profondeur du test. Ces
hyphes correspondent exactement à celles décrites par Bornet et
Flahault sous le nom de Ostracoblabe implexa et qui envahit diverses
especes de coquilles sur les cötes de France. Comme il sera mentionne
plus loin, la présence d’un champignon dans ces coquillages devient
intéressant lorsqu'on suit son développement en consortium facultatif
avec la cyanophycée. C’est un lichen en voie de formation.
Gomontia manxiana nov. spec.
Hariot a dans son beau mémoire sur les algues de la Terre de Feu '
rattaché une algue verte perforante au genre Siphonocladus de
Schmitz? à cause du fait que les ramifications du thalle ne sont pas
séparées du filament générateur par une cloison. Toutes les autres
espèces de Siphonocladus sont grandes et rappellent les Valonia. Le
diamètre de leurs cellules est en moyenne de 100-200 y. tandis que chez
S. voluticola Hariot il est de 5-8 y. Hariot n’a d’ailleurs pas décrit les
organes de propagation. Bornet et Flahault n'ayant pas rencontré de
Siphonocladus dans leurs recherches sur les Algues perforantes, se sont
bornés à répéter ce qu’en dit Hariot.
Voici d’ailleurs la description de cette espèce d’après Hariot. « Sipho-
nocladus thallo minimo maculiformi, orbiculari, ærugineo e filis a
puncto radiantibus ramosis, ad superficiem et inter laminam exteriorem
concharum repentibus constituto. Filis primariis 6-8 y. crassis vage
ramosis; ramis inferioribus hinc inde oppositis, superioribus alternis
sæpe unilateralibus æqualibus, 5 y. crassis, articulis eylindrieis 44-51 y.
longis. »
La dimension des cellules des vrais Siphonocladus de Schmitz laisse
supposer que l'attribution de l'espèce voluticole à ce genre par Hariot
1 Mission scientifique du cap Horn, t. X, Botanique, Algues, p. 22, 1888.
2 Schmitz, Ueber grüne Algen aus dem Golfe von Athen, Sitz.berichte der
Naturf. Gesellschaft zu Halle, 1878,
714 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
n'était que provisoire. En effet, le seul caractère important qui autori-
sait momentanément cette réunion, c’est le fait que les ramifications ne
sont ordinairement pas pourvues de cloison basilaire; il y a done con-
tinuité entre la base du rameau et le filament principal.
Bornet et Flahault ' parlant d’un autre genre d’Algue incrustante
s’expriment comme suit :
« Par la structure du corps protoplasmique et de la membrane cellu-
laire, le Gomontia se rapproche surtout des Siphonocladées, mais dans
aucun genre de cette famille il n’existe de sporanges végétants compa-
rables à ceux de Gomontia. Nous proposons en conséquence d'établir
provisoirement pour ce genre une tribu particulière, ete. »
Notre plante correspond, au point de vue végétatif, presqu’exactement
à l'espèce décrite par Hariot. La seule différence importante constatée,
c'est le fait qu’à chaque cloison il y a un renflement, une espèce de nœud.
Les filaments qui constituent le rhizome ont leurs articles plus courts
et souvent plus renflés. Il y a ici une différenciation en filaments
rampants et filaments dressés comme chez Sfigeoclonium. Les rameaux
qui sortent de ces rhizomes peuvent avoir leur cellule inférieure séparée
du thalle par une cloison, mais la continuité s’observe aussi. Ces rameaux
sont souvent recourbes en corne de daim au sommet, C'est-à-dire la
ramification latérale se fait dans certains cas très près du sommet.
Mais le caractère essentiel de ce Siphonocladus nouveau, c'est la pro-
duction de sporanges (?) semblables à ceux de Gomontia. En effet, sur
le parcours des filaments rampants naissent de grosses cellules renflees,
ordinairement étroitement elliptiques à paroi épaisse et stratifiée. Cet
épaississement est maximum du côté du rhizome; là, le sporange se pro-
longe en un pied cellulosique souvent épais et quelquefois, se libérant,
pousse des rhizoides réduits. Ces sporanges sont assez rares; dans tous
les cas, je ne les ai pas vu se succéder à la file comme les deux savants
français les ont décrits pour le Gomontia. On les trouve quelquefois
isolés; ils rappellent alors beaucoup les Codiolum de Lagerheim.
Faut-il conclure, après avoir constaté cette présence de sporanges
sur le prothalle du Siphonocladus manxianus, que cette espèce doit
être rangée parmi les Gomontiées et spécialement dans le genre
Gomontia ? |
Dans l’état actuel de la science à ce sujet, il me semble que cette ma-
nière de faire serait seule correcte. Le Siphonocladus voluticola Hariot
! Bornet et Flahault, Sur les algues perforantes, Bull. Soc. bot. de France,
Congrès botanique, 1889, tome XXX VI, p. cıvu.
(4) R. CHODAT. DEUX ALGUES PERFORANTES DE L'ILE DE MAN. 715
rentre difficilement dans le genre créé par Schmitz dont il constitue la
seule espèce aberrante. Par contre rien actuellement ne s’oppose à sa
réunion au Gomontia si l’on tient compte de la morphologie de notre
espèce de l’île de Man. En conséquence je propose de réunir ces deux
espèces au genre d’algue perforante avec lequel elles ont tant de res-
semblance.
Gomontia voluticola Chod. (Siphonocladus voluticola Hariot).
Gomontia manxiana Chod. nov. spec.
Characteres Siphonocladi voluticolæ Hariot sed cellulæ ad septa
leviter inflatæ subarticulatæ i. e leviter nodosæ; cellulæ giganteæ
oblongo-ellipticæ forsan sporangia membrana crassa stratosa donatæ
basi in appendicem membranæ magis inerassatæ prolongata interdum
radicantia et libere viventia.
Species nova a @. polyrhiza Born. et Fl. habitu graciliori, ramis
apice haud clavatis sed acutis, sporangiis gracilioribus diversa.
Habitat ad superficiem et inter laminam exteriorem concharum in
Insula manxiana ad rupes inundatas inter Fucos vel in excavationibus
aqua marina expletas.
Mélangés à ces Gomontia ou même à l’état de pureté parfaite, se sont
_ trouvés des thalles d’une Cyanophycée qui rappelle beaucoup une
Sirosiphoniacée. Des filaments à gaine épaisse et stratifiée multiplient
leurs cellules à la façon de Sirosiphon. Le contenu des cellules est d’un
beau rose et au premier abord on serait tenté de prendre cette myxo-
phycée pour une floridée. Les cellules sont indépendantes et les heté-
rocystes font défaut. Chaque cellule peut épaissir sa membrane très
fortement et s'éloigner ainsi de ses voisines. Quant à la ramification
elle se fait comme chez Sirosiphon. Sur le parcours du filament une
cellule fait latéralement hernie et peut s’allonger sans cloisonnement.
Ce dernier intervient d’ailleurs assez rapidement. En arrière la divi-
sion des cellules se faisant selon deux directions, il se produit des thalles
indéfinis où la nature filamenteuse n’est plus visible. En certains points
la division se fait dans trois directions ; il en résulte des agglomérations
rappelant un peu des sporanges. Tout ce développement rappelle évi-
demment les Æyella, mais les vrais sporanges si caractéristiques pour
ce genre font défaut. Par sa morphologie, notre plante devrait rentrer
dans les Sirosiphoniacées, mais l’absence de cellules végétatives (hetero-
cystes) l’en éloigne suffisamment. D'ailleurs l'indépendance des cellules
est ici complète. Il est plus naturel done de faire de cette plante une
Hyellée nouvelle.
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 6)
Hyella voluticola Chod.
Thallo immerso fusco-purpurascens, indefinito modo Sirosiphonis
ramoso, ramis sæpius brevibus iterum ramosis articulis sæpe diametro
brevioribus vel æqualibus membrana crassa lamellosa diametrum cel-
lulæ sæpius dimidio angustiore donatis. Propagatio fit per cellulas vege-
tativas vagina liberatas vel pseudosporis divisione tetrædica cellularum
ortis.
Affınis Hyellæ cæspitosæ Bornet et Flh., differt coloratione, structuræ
vaginæ, ramis brevioribus et absentia sporangiorum verorum.
Ce n’est pas ici la place de discuter de l’opportunite de séparer les
Hyella des Sirosiphoniacées et de les réunir aux Chamæsiphoniacées.
J'aurai l’occasion de revenir sur ce sujet à propos des cultures pures
que j'ai établies.
Enfin ces Volutes étaient attaquées par des filaments mycéliens d’une
grande ténuité. Ainsi qu’on peut s’en assurer par la comparaison de
mes figures avec celles de Bornet et Flahault; ils ressemblent d’une
manière frappante à ceux que ces auteurs ont décrit sous le nom de
Ostracoblabe et qu'ils ont trouvés envahissant des coquilles d’huitres.
Dans nos matériaux ces filaments existent aussi librés, mais il n’est
pas besoin d’un long examen pour découvrir que la plupart envahissent
la gaine de l’Æyella voluticola et s’y ramifient comme le mycelium qui
vit en symbiose avec les Sirosiphon formant les Lichens connus sous le
nom de Æphebe. Plus encore, entourés par le thalle des AZyella qu'ils
sillonnent, les filaments finissent par former des spermogonies bien
caractérisées par les hyphes rayonnantes et terminées par les petites
spermaties.
Les fruits sont enfermés dans les Æyella dont le thalle constitue à
leur périphérie une enveloppe continue.
Ici comme chez Æphebe, le lichen est formé en majeure partie par la
myxophycée, le champignon étant secondaire.
Il était intéressant de signaler cette symbiose facultative qui se com-
plique encore par le fait de la présence du Gomontia manxiana. En
effet, ce dernier peut pénétrer le Lichen et finir par faire corps avee
lui. J’ai aussi observé que les hyphes, d’ailleurs peu nombreuses, sont
capables d’envahir le Gomontia, à la surface duquel elles rampent et se
ramifient. Vu l'absence de fruits ascogènes il est actuellement impos-
sible de classifier ce Lichen.
L'important était d'établir la symbiose d’une espèce Oetnacabiehe
avec une Ayella.
er
Be
HORTUS BOISSTERTANUS
ENUMERATION
des Plantes cultivées en 1885 à Valleyres (Vaud) et à la
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l'Amérique qu'il avait recueillies lui-même pendant ses longs et nombreux voya-
ges, ou avait obtenues par d'autres botanistes-voyageurs. Ainsi en 1885, l’année
de la mort de Boissier, le total des plantes vivantes qu'il possédait s'élevait à
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BULLETIN
L'HERBIER BOISSIER
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome V. 1897.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, ele.. de bolanique
systématique générale. Il parait à époques indeterminees.
(1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
(1894), 769 » 32 » et % »
(1895), 706» 18 » et i »
(1896), 963 » 9 web »
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à GHANBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auleurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droil gratuitement à {rente exemplaires en tirage à part.
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Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalals, 26.
BULLETIN
DE
… L'HERBIER BOISSIER
Mu:
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR: DE L'HERBIER.
(Ghaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome V. 1897.
N° 9.
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VL.
.— Hans Hallier.
SOMMAIRE DU N° 9. — SEPTEMBRE 1897.
.-— ©. Arvet-Touvet. — HIERACIORUM NOYORUM DES-
HEINE 0 ee
PHIE DER CONVOLYULACEEN (ft suivre)...
___ GE. Post et E. Autran. — PLANTÆ POSTIANÆ:
Kascrulus VIE 75 À AE NE A AIR Le ET à
. — ©. V. Darbishire. — REVISION DER ARTEN DER.
ROCCELLET IM FLECHTENHERBAR DES + Dr J. MUL-
LERARGOVIENSBS Se. 2 0 0, a, |
.— John Briquet. — RÈGLES DE NOMENCLATURE POUR
LES BOTANISTES ATTACHES AU JARDIN ET AU MU-
SÉE ROYAUX DE BOTANIQUE DE BERLIN, TRADUITES
ET SUIVIES D’OBSERVATIONS CRITIQUES. ..........
— John Briquet. — NOTE SUR UN NOUVEAU CLINO-
PODE DE VADAS Eure en ee
APPENDIX No III (suite et fin).
VII. — Hans Schinz. — Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas (mit Einschluss der Westlichen Kalachari).. 83 à 101
762
780
9° année, No; Septembre 1897,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES
AUCTORE
C. ARVET-TOUVET
SUBGENUS ARCHIERACIUM
SEcTt. PSEUDOCERINTHOIDEA Koch.
Gr. Rupigena Arv.-T., 1. c.
Hieracium Valentinum Arv.-T.
In Reverchon, Plantes d’Espagne, 1891. — Phyllopodum, suberio-
podum, pumilum, olivaceo-virens; caulis rigidus, sed gracilis, eireiter
decimetralis, submonophyllus, a basi vel apice tantum furcatus, inferne
sparsim superne, cum peduneulis et perielinio, dense glandulosus; peri-
clinium, pro sectione, subparvum, squamis acutis, ligulæ dentibus dense
ciliatæ, stylo luteo; achenia matura badia vel castanea; folia olivaceo-
virentia, margine et subtus in nervis sparsim glandulosa, cæterum gla-
brescentia, + denticulata ; radicalia elliptico- vel ovato-lanceolata, basi
in petiolum vulgo brevem, imo brevissimum contracta vel attenuata,
apice obtuso mueronata vel subito et breviter acuminata; caulina 1-3,
sessilia, remota et valde decrescentia. — Cum Hieracio atlantico Fries,
Epic., p. 53, præcipue convenit, a quo tamen notis indicatis certe
diversum !
Hispania : prov. Valentina : Sierra de Javalambre, in rupibus calca-
reis, Julio, E. Reverchon, Plantes d’Espagne, 1891.
BULL. HERB. BOIss., septembre 1897. 50
718 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Gr. Balsamea Arv.-T., I. c.
Hieracium Legrœanum Arv.-T. in herb. Legre!
Hier. pulmonorioidi Vill. affine. a quo differt, colore intense glauco;
caudice nunquam eriopodo, semper gymnopodo; foliorum pilis omnibus
pallide glandulosis, et ut totius plantæ, nunquam simplieibus; acheniis
maturis badiis vel castaneis. —- Hier. pulmonarioides var. glaucellum
A.-T. in E. Reverchon.
Gallia meridionali : Galloprovineia : in rupibus, Aurent et Fugeret
prope Annot, La Condamine, ete. (Basses-Alpes); Aiguines, in prærup-
tibus « Astuby » (Var), ete.
Hieracium acantophyllum Arv.-T.
Phyllopodum, furcato-ramosum, sæpe multicaule, giganteum ; caulis
4-7 deeim. eireiter altus. inferne hirsutus, superne cum periclinio et
peduneulis + glanduloso-pilosus; periclinium sat magnum rotundato-
ovoideum, squamis-acuminatis; receptaculum hirsutum; ligulæ den-
tibus ciliolatæ; achenia subatrata; folia magna, imo maxima, grosse et
inæqualiter subserrato-dentata, hirsuto-pilosa et + glandulosa; radi-
calia ovata vel oblonga, in petiolum vulgo longum contracta vel.atte-
nuata; caulina remota, ramos elongatos fulerantia, inferius alato-atte-
nuatum, cætera sessilia vel subamplexicaulia, decrescentia. — Hiera-
cium coriaceum Vayreda non Scheele!
Hispania : Gerona : In Hilari, sylvatieis umbrosis, alt. 700-800 m.
Jul. 1880 (Vayreda).
Gr. Hispanica AT ec}
Hieracium salvifolium Arv.-T. et G. Hier. nouv. in B. 8. b. fr.,
ONE 0, 882.
Pilis glandulosis totius plant, pilis simplieibus intermixtis et ab eis
tantum obtectis in Pseudocerinthoideis Hispanicis potius quam in Cerin-
thoideis Sonchoideis, collocandum est!
(3) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 719
Hieracium myagrifolium Arv.-T. et Gautier.
Hier. cordatum Vayreda, p. p. non Scheele! — Ab Hier. cordato
Scheele cui affine, differt : foliis angustioribus, + et sæpe fortiter
sinuato-dentatis, caulinis remotiuseulis, sessilibus vel + cordato-sub-
amplexicaulibus; involuero majore et receptaculo densius hirsuto;
acheniis, ut in 7. Gouani A.-T., 1. e., p. 47, tum rufis, tum badio-sub-
atratis. Huie plant, ut varietatem nitidam, Hier. nitidum Scheele non
Backh.! suspicor pertinere.
ß. hirsutum. Planta, eaule et foliis, pilis simplicibus, glandulosa fere
omnino obtegentibus, undique obtecta.
Hispania : Catalaunia : S' Hilari, in sylvatieis, 850 m. Jun. 1881 legit
Vayreda!
Gallia : Pyren. Orient. satis frequens ut in rupibus supra viam eirca
Thues, etc. Prats-de-Mollo, prope La Preste et Rocca Galiniera; in
monte Canigou « Passere-Cremade » et Vernet-les-Bains, etc.
Var. 8. in rupibus supra viam eirca Thues! etc.
SECT. CERINTHOIDEA Koch.
Gr. Microcerinthea A.-T., |. c.
Hieracium Guadarramense Arv.-T., in herb. Univers.
Lausanne 1894.
Phyllopodum et + eriopodum, glaucum vel glaucescens; caulis
1-2 decim. circiter altus, ascendens vel erectus, aphyllus vel remote
1-3 phyllus, monocephalus vel apice, vel a basi furcato-oligocephalus,
glabratus subpilosusve; periclinium subparvum, rotundato-ovoideum
squamis attenuato-acutis subacutisve, margine scariosis, dorso sub-
atratis, cum peduneulis + cano floccosis et glanduloso-pilosis; ligulæ
dentibus ciliolatæ, stylo vulgo luteo; receptaculum denticulato-fibril-
losum et subeiliatum; folia glauco subolivaceove viridia, supra (sub
lente) apertissime albo-punctulata, subtus magis glaucescentia, margine,
subtus in nervis et petiolo præsertim ciliato-pilosa, cæterum glabres-
centia; radicalia ovata vel lanceolata apice obtuso mucronata vel sub-
acuminata, basi in petiolum contracta vel attenuata, margine subinte-
gerrima sæpiusve denticulata, dentata, etiamve inferne ineiso-dentata;
720 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
caulina nulla vel 1-3, remota et valde decrescentia, lanceolato-
acuminata vel sublinearia; inferius basi lineari attenuatum vel pas-
sim supra basin dilatatam et subvaginantem angustatum et + coare-
tatum.
Hæc planta, habitu, colore glauco, pilis fere setiformibus, aperte den-
ticulatis potius quam subplumosis et foliis + dentatis etiamque passim
inciso-dentatis, Hier. rupicolum Fries in mentem mox revocat et a cæ-
teris hujus gregis speciebus est distinetissima.
Hispania : montibus Castellæ-Veteris « Guadarrama » julio 1858,
legerunt Boissier et Reuter! (sine nomine); Aragonia australi prope
Penarroya in monte « La Bichonga, » Junio 1865 legit Loscos in herb.
Willkomm !
Gallia meridionali : plateau de Saint-Paul, entre Maury et Duillae,
versant regardant Duillac, alt. 780 m. (Aude) : château de Quiribus
intra fines Aude et Pyr. Orient. legit Gautier!
Gr. Eriocerinthea Arv.-T., |. c.
Hieracium andurense Arv.-T.! in herb. Mareailhou
d’Aymerie et Gautier.
Hieracio phlomoidi Free. Fries affine, a quo differt præcipue : caule
semper scapiformi, aphyllo vel minute 1-2 phyllo, foliis braeteifor-
mibus, basi lineari-attenuatis, nunquam dilatatis; periclinio minore,
cum peduneulis glabreseente (nonque dense cano-farinosis); pilis folio-
rum tomentosis, lanato-plumosis (nonque sericeo-subplumosis), ete.
Hispania : valle Anduræ : in rupibus viæ intra cataractam « lEs-
tagno » sacellumque « San Joan de Canillo, » alt. 1600 m. 10 julio 1894
legit Marcailhou!
Hieracium sericiiolium Arv.-T. et Gautier.
(Hier. nitidum Vayreda exsicc.) non Scheele! nec Back. Phyllopodum,
dense eriopodum, glaucescenti-olivaceum ; caulis 1-3 decim. eireiter
altus, passim rubescens, inferne sericeo-pilosus, superne cum pedun-
eulis et involuero + canofloccosus et luteolo-glanduloso-pilosus, apice
mono-oligocephalus vel subeorymbosus, sub peduneulis 2-4 phyllus ;
involuerum pallidum, subrotundo-ovoideum, pro sectione subparvum,
squamis acuminatis ; ligule dentibus ciliolatæ; achenia matura luteo-
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(5) €. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 721
rufescentia ; folia subintegerrima vel tantum denticulata, supra subtus
vel subtus tantum sericeo-pilosa; radicalia eximie ovato-elliptica vel
elliptico- lanceolata, apice obtuso mucronata vel subacuminata, basi in
petiolum vulgo brevem, sericeo-villosum attenuata ; caulina sub pedun-
eulis 2-4, minora, remota, decrescentia, ovato-acuminata, basi vaginato-
semi-perfoliata, vel bracteiformia. — Planta eximia, Æieracium subni-
vale G. G., caule foliato, in mentem revocans !
Hispania : Catalaunia : Pyr. Or. in rupibus nella Sierra del Mont
alt. 800 m. Jul. 1880 legit Vayreda !
Hieracium eriopogon Arv.-T.et Gautier.
Ab. Hier. eriocerinthe Fries. (cordifolio Freel. non Lap.!) cui satis
alfıne, differt præcipue : indumente lanato, contorto-intricato quasi vel-
lereo (nonque sericeo-patente), ita ut Andryaloideum Thapsoideum fere
appareat; foliis crassioribus, snbintegerrimis passimve grosse dentatis;
radicalibus in petiolum sæpius, potius contractis quam attenuatis ; cau-
linis vulgo numerosioribus, sessilibus amplexicaulibusve; perielinio sub-
obæso, aperte latiore quam longo, magis rotundato et minus ovato,
squamis angustioribus minusque acuminatis ; receptaculo multo magis,
* densius longiusque hirsuto-piloso, etc.
Gallia : Hautes-Pyrénées : Pierrefite. Gedre, Gavarnie, etc.
Hieracium æmulum Arv.-T. et G., 1. c., p. 331.
Hæc planta, in Corbariis, prope Camps, Bugarach, etc. vulgatis-
sima, Aurigero, Pyrenæis Orient. et centralibus minus frequens,
sæpe magis evoluta evasit quam |. e. indieatur, præsertim foliis cau-
linis majoribus, basi cordato-amplexicaulibus, subintegerrimis vel +
grosse dentatis, ramos, seu peduneulos, sæpe a basi fere incipientes,
fulcrantibus.
Obs. Planta quæ in valle Ilo, I. e., p. 331, indicatur, certe diversa est,
ut nunc apertum habeo, et in herbario meo, neosaxatile nominatur.
Caulem habet gracilentum, 1-2 decim. circiter altum, periclinium sub-
parvum, quasi sericatum, canofloccosum et + glanduloso-pilosum, squa-
mis attenuato-obtusis, internis ve tantum acutis, etc. itaque facile a vici-
nis agnoscenda. Sub duobus formis se habet: altera glabrescens, altera
vestita, in ïisdem locis provenientes.
1
[Ke]
1O
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Gr. Eucerinthea A.-T., l. ec. (In hoc grege inserendum est Hier. lustratum
Arv.-T. et Guilh., 1. c., p. 942, in grege Alatorum falso inscriptum.)
Hieracium mucronatum Arv.-T. et Gautier.
Hoc, Hier. neocerinthi Fries affine, ab eo et ab omnibus Cerinthoideis
facile dignoseitur : foliis radiealibus spathulato-obovatis, apice rotun-
datis et mutieis vel brevissime mueronatis; caulinis basi subaurieulato-
amplexicaulibus, apice rotundato mucronatis vel subito et brevissime
acuminatis ut in Zier. arvasıco (Sect. Pseudocerinthoideorum) ; eaule
lævigato et glaberrimo peduneulis et periclinio canofloccosis et + glan-
duloso-pilosis ; ligularum dentibus et receptaculo parce ciliatis.
Gallia austro-oceidentali : Via inter Rouze et Campagne de Sault
(Aude) alt. 1000 m. eireiter — Julio 1892 legit Gautier; in rupibus sub
castello Usson, via inter Mijanes et Fontanes, — etc.
Hieracium asturicum Arv.-T. in herb. Universit. Lausanne, 1894!
Habitum Hier. vogesiacı præ se fert sed folia radicalia brevius petio-
lata et tantum subdenticulata ; caulina reducta, etiam bracteiformia
basi attenuata; perielinium subparvum, squamis minus acutis; ligule
dentibus valde ciliatæ, stylo bruneo.
Asturiis : Pico d’Arvas circa 5080’ 18 Jul. 1878 Boissier, Leresche,
Levier, Voyage en Epagne et Portugal, 1878 (sub nomine Hier. cerin-
thoidis L.)
Gallia : H**-Pyrénées : vallée de Gaube pres Cauterets, alt. 1500 m.
— Pont d'Espagne pres Cauterets, alt. 1560 m. legit Foueaud — Gavar-
nia rochers à 1500 m., 5 août 1896, legit abbé Coste.
Hieracium macrorhizum Arv.-T.
Ab Hier. vogesiaco characteribus sequentibus valde diversum: colore
totius plantæ, etiam in sieco, intense viridi-olivaceo ; caudice eriopodo,
foliorum destructorum petiolis vulgo valde inerassato ; foliis subinteger-
rimis vel tantum subsinuatis et minute dentieulatis ; radicalibus spathu-
lato-obovatis vel ovatis in petiolum vulgo brevem et angustum subcon-
tractis ; Caulinis 2-4, inferiore supra basim + dilatatam et vaginantem
vulgo coarctata, etc.
Gallia : Aurigero : Pech de Foix, ete., legit Guilhot.
(7) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 723
Hieracium megalocerinthe Arv.-T. in herb. Marcailhou
d’Aymerie.
Hier. cerinthoides var. obscurum A.-T. prius. — Hier. cerinthoidi L.
affine a quo differt præcipue : caule vulgo altiore et magis foliato ; foliis
radicalibus sub anthesi sepe emareidis vel destruetis ; pilis peduneulo-
rum et perieclinii copiosioribus et magis atratis; periclinio minus rotun-
dato et magis ovato, stylo luteo-fuscidulo vel tandem bruneo (nonque
semper pulchre luteo).
Gallia : in Pyrenæis Aurigeranis frequens, ita ut: pelouses avant d’ar-
river à la fontaine du Drazet, alt. 1460 m. ; l’Hospitalet, prairies sur la
rive droite de l’Ariège, sur le pont Cerda alt. 1530-1575 m. ; des Esquers
à Pra-Redoun, rochers de la Pujale alt. 1630 m.; rochers satinés sur la
jonction du ruisseau de Costa-Redoun avec l’Ariege, alt. 2000 m.; col
de Llausès alt. 2105 m. legit Marcailhou d’Aymerie, ete.; in Pyrenæis
centralibus : Gedre, ete., Bordere.
Gr. Exaltata. Inter Eucerinthea et alata media! (In hoc grege inserendum est
Hier. periplecum A.-T. et G., |. c., p. 355 in grege Compositorum falso
ınscriptum.)
Hieracium soyeroides Arv.-T. et Gautier.
Phyllopodum et gymnopodum; glauco-vel-olivaceo-virens; glabra-
tum; eaulis præaltus, 5-6 deeim. altus, 3-pleiophyllus, apice oligoce-
phalus, sepiusve inæqualiter furcato-ramosus et subeorymbosus, ramis
seu peduneulis arcuato-ascendentibus; periclinium centimetrale et am-
plius, obeonico vel tandem rotundato-ovoideum, squamis attenuato-
acuminatis, ut et peduneuli, atro-glanduloso-pilosis; ligulæ dentibus
subciliatæ, stylo subluteo sæpiusve tandem fuscidulo; folia glabres-
centia, subintegerrima vel + sinuato-dentata ; radicalia spathulato vel
oblongo-obovata, in petiolum + elongatum et angustatum attenuata;
caulina 3-5, remota, decrescentia, inferiora 1-2 alato-attenuata, basi
vaginantia, cætera semi-amplexicaulia vel sessilia, apice acuminata.
Folia caulina media supra basin amplexicaulem semper sunt coarctata
et ideo manifeste panduræformia! Hier. neocerinthis Fr. gigantei, habi-
tum habet!
Gallia : in Pyrenæis centralibus : Massif d’Arbas à Penne-Blanque, à
la source de l’Arbas et à la grotte de Borusso, ete.
724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Gr. Alata Arv.-T., 1. c.
Hieracium Gastonianum Arv.-T.
Phyllopodum, einereo-subolivaceo-virens; caulis præaltus, 4-6 decim.
altus, ‚pilis fortiter denticulatis subplumosis-ve, pubescente-hirsutus,
remote 3-4 phyllus, apice furcato vel subeorymboso-oligocephalus; peri-
clinium centimetrale et amplius, rotundato-ovoideum, ut et peduneuli
ascendentes, + canofloccosum et glandulosum prætereaque subsericeo-
pilosum, squamis attenuato-subobtusis; ligulæ dentibus ciliatæ, stylo
luteo vel tandem fuscidulo; folia subolivacea, einereo-virentia; subinte-
gerrima sæpiusve, præcipue inferne, + subserrato-dentata vel denticu-
lata, supra subtus, pilis subplumosis hirsuto-pilosa; radicalia ovata vel
lanceolata, in petiolum hirsutum contracta vel attenuata; caulina 2-4
lanceolata, in petiolum attenuata vel suprema sessilia, sub peduneulis in
bracteas vel squamas abeuntia. — (Hier. viduatum var. ellipticum
Arv.-T., 1. c., p. 349!) — Amico devotoque collaboratori, Gaston Gau-
ter, grato animo dicatum !
Gallia : in Pyrenæis centralibus : Saint-Pé prope Saint-Beat; gorge
de Luz; Gèdre, etc. Boutigny et Bordère.
Hieracium oleicolor Arv.-T. et G.
Hoc transitum facit Alatorum ad Olivacea paucisque verbis depingi
potest : habitum, caulis altitudinem et ramificationem, capitulorum
magnitudinem et involueri formam fere Hier. epimedii Fr. a quo aperte
differt : receptaculo ciliato, caudice + eriopodo et colore olivaceo vel
lutescenti-olivaceo, ideoque vere Cerinthoideis nonque, ut epimedium
Fr., Prenanthoideis pertinet !
In Gallia meridionali : Corbariis, Pyrenæis tam orientalibus, aurige-
ranis (Capsir, Laurenti) quam centralibus : Bagneres-de-Luchon, val-
lées du Lys, d’Oo, ete., pervulgatum !
Gr. Pogonata Arv.-T., |. c., p. 344. Hoc in grege collocanda sunt Hier. Losco-
sianum Scheele, 1. c., p. 668 et Wk. et Lange, Prod., 2, p. 260. — Hier.
Bourgei Boiss., Diagn. Pl. or., Il, 3, p. 102 (Hier. atrovirens Wk. et Lange,
l. c., p. 267 — non Guss!) — Hier. Timbalianum Arv.-T. et G., I. e.,
(9) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 725
p- 348 in sectionibus vel gregibus Gerinthellorum, Vulgatorum, Olivaceorum
que falso inscripta.
Hieracium mzsstum Arv.-T. et G.
Phyllopodum et + eriopodum; triste griseo-vel olivaceo-virens ;
caulis 2-4 decim. altus, usque ad apicem vulgo hirsuto-pilosus, apice,
sæpiusve a medio vel infra furcato-ramosus, oligocephalus; perielinium
sat magnum, 1-1 '/. centim., rotundato-ovatum, squamis acuminatis,
dorso fuseatis, ut et peduneuli elongati + canofloccosis et pilis simpli-
eibus et glandulosis instructis; ligule dentibus ciliatæ; receptaculum
eililatum; folia margine et subtus longe hirsuto-pilosa, praeeipue inferne
inæqualiter et + subserrato-dentata vel ineisa; radicalia in petiolum
dense hirsutum contracta vel subattenuata, apice rotundato-mucronata
vel subacuminata; caulina 1-2, lanceolata vel sublinearia, vulgo longe
et anguste-acuminata, ramos fulerantia.
Gallia Meridionali : Ruseinonensi : Monte Canigou sur le sentier de
la Passère-Crémade, près le Vernet (Pyr.-Or.), alt. 1100 m. Juin 1881,
legit Gautier, etc. !
Gr. Olivacea Scheele, A.-T., 1. c.
Hieracium chondroseum Arv.-T.
Phyllopodum et + eriopodum; cinereo-glaucum vel glaucescens:
caulis scapiformis, 2-3 deeim. circiter altus, compressibilis et sat fra-
gilis, scarioso-lineatus, glabratus vel subeiliatus, aphyllus vel 1 phyllus,
apice 2-oligo-cephalus, peduneulis ealathio longioribus, manifeste striatis,
ut et periclinium + glanduloso-pilosis; perielinium ut in præcoci vel
fragili Jord. magnum, squamis attenuato-acutis subacutisve exterioribus
patentibus vel subreflexis; receptaculum eiliato-pilosum; ligulæ den-
tibus ciliatæ stylo vulgo luteo ; achenia matura badio-atrata, 3'/.-4 mill.
longa; folia lanceolata vel ovato-lanceolata, supra plumbeo-virentia,
subtus glauco-cinerea, nervo medio et lateralibus scariosis proeminen-
tibusque substelligera ciliataque, præsertim inferne, inæqualiter, denti-
culata, dentata vel sublaciniata; radicalia in petiolum eiliato-hirsutum
manifesteque nervoso-striatum attenuata; caulina nulla vel 1-3 remotis-
sima, superiora sub peduneulis lineari- bracteiformia squamiformiave.
Gallia : in Pyrenæis aurigeranis : éboulis d’Aiguobouno, sur la route
nationale de Merens ou d’Espagne, alt. 1060 m. Canton d’Ax, legit
726 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
Marcailhou d’Aymerie; in Pyrenæis Orient. : Prats de Valaguer, legit
Gautier; reperiturque in Hispania.
Hieracium Catolanum Arv.-T. in hb. Wk.
(H. neocerinthe? Wkomm herb. non Fries!) Phyllopodum et + erio-
podum ; glaucum ; caulis scapiformis, 2-3 deeim. altus, sat firmus et ri-
gidus, subeiliato-pilosus, 1-3 phyllus, apice vel a medio inæqualiter fur-
cato-oligocephalus, peduneulis areuato-subdivaricatis, ut et perielinnum
subparvum squamis subacuminatis, glanduloso-pilosis ; receptaculum
eiliato-pilosum ; ligulæ dentibus ciliatæ, stylo luteo ; achenia matura
atra, 3 milim. longa; folia ovata, elliptico-lanceolata, vel lanceolata,
utrinque glauca, subtus vix pallidiora, + subcoriacea, margine et sub-
tus + ciliato-pilosa, inferne + denticulata vel dentata; radicalia in
petiolum hirsutum brevem subelongatumve contracta vel attenuata ;
caulina 1-3, inferius in petiolum basi subdilatatum attenuatum, supe-
riora basi attenuato-subvaginantia vel bracteiformia.
Hispania : Aragonia australi : Tora, Catola, ete., leg. Wk. ; — Alba-
ceta, in pascuis nemorosis Sierra de Alcaraz sol. cale. 1500-1800 m., etc.
Porta et Rigo Iter III hipanicum 1891, n° 396 p. p. (Primum sub nomine
falso Hier. prasiophæi).
Hieracium lividulum Arv.-Touy. et G.
Phyllopodum et + eriopodum ; olivaceo-virens ; subpumilum ; caulis
scapiformis, 1-2 deeim. eireiter altus, eiliato-pilosus vel glabrescens,
subaphyllus, monocephalus sæpiusve apice vel a medio vel etiam a basi
fureato-oligocephalus; peduneulis ascendente-erectis, ut et periclinium
subparvum, rotundato-ovoideum, squamis acuminatis, canofloccosis et
piloso-glandulosis ; receptaculum subeiliatum ; ligulæ dentibus glabræ
vel subeiliatæ, stylo luteo vel tandem fuseidulo ; achenia matura sub-
atrata, sub 3 milim. longa ; folia elliptica, elliptico-lanceolata vel lan-
ceolata, subolivacea et semper mollia, margine et subtus in nervis vel
supra subtus hirsuto-pilosa, subintegerrima sæpius ve + denticulata
etiam que inferne dentata; radicalia in petiolum hirsutum brevissimum
vel subelongatum contracta vel attenuata; caulina nulla vel sublinearia
et bracteiformia.
Planta in Pyrenæis tam gallieis quam hispanicis pervulgata ; Corba-
ris, Pyr.-Orient. et Aurigeranis : Vallibus Py, Llo, Capsir, Laurenti ;
Pyr. centr. Val d’Aran, ete.
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I
19
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(11) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES.
Hieracium valerianæfolium Arv.-T. et G.
Phyllopodum et gymnopodum, Valerianæ tuberosæ color glaucescens;
subpumilum; caulis 1-2 deeim. altus, subeiliatus, a basi furcato-ramosus ;
pedunculo centrali erecto, ramis et peduneulis lateralibus, ascendente-
erectis, multo breviore, omnibus canofloccosis et glanduloso-pilosis ;
periclinium sat magnum, centimetrale et amplius, rotundatum vel rotun-
dato-ovoideum, squamis lanceolatis, subacuminatis, dorso pilosis et glan-
dulosis ; ligulæ dentibus ciliatæ ; folia subintegerrima. olivaceo-glauca,
margine, subtus in nervis vel tota facie, breviter ciliato-pilosa; radicalia
sat numerosa, eximie elliptica vel elliptico-lanceolata, apice obtuso
mucronata vel subacuminata, inferne in petiolum brevem basi dila-
tatum vaginantem que contracta vel attenuata ; caulina pauca, lanceo-
lata, vel lineari-lanceolata, acuminata vel quasi cuspidata, ramos vel
peduneulos fulerantia. Capitulum centrale vulgo bicephalum, involueris
seminatis, brevissime sed aperte peduneulatis formatum ! Folia radi-
calia, colore, integritate et forma eximie elliptica Valerianam tuberosam
in mentem statim revocant ! |
Gallia meridionali : in Pyrenæis Orientalibus : Capsir: lac d’Aude, ete.
Hieracium globulariæforme Arv.-T. et G.
Phyllopodum et gymnopodum; olivaceo-virens, subglaucescens ; sub-
pumilum ; caulis 1-2 deeim. eireiter altus, glaber et levigatus, monoce-
phalus vel apice furcato-oligocephalus; perielinium cireiter centimetrale,
rotundato-ovoideum, squamis subaeuminatis, dorso pilosis et ut pedun-
euli canofloccosi + glandulosis ; ligulæ dentitbus ciliatæ ; receptaculum
eiliatum ; folia subintegerrima vel tantum denticulata, olivaceo-sub-
glaucescentia, margine, subtus in nervis, ciliata, cæterum glabrescentia ;
radicalia pauca, rosulata, spathulato-rotundata vel obovata, apice rotun-
dato brevissime mucronata, basi in petiolum vulgo brevissimum et
angustum contracta; caulina 1-3, distantia, reducta inferius supra basin
subdilatatam et vaginantem + contractum, cætera bracteiformia, vel
etiam squamiformia, omnia brevissime acuminata.
Gallia meridionali, occidentali : Basses-Pyrénées : Esterencuby,
prope Saint-Jean-pied-de-Port, etc. legit J. A. Richter, 10 majo 1881.
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(#2)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Hieracium origanifolium Arv.-T. et G. (non Freelich).
Phyllopodum et suberiopodum ; subolivaceum ; subpumilum ; caulis
1-2 deeim. eireiter altus, firmus, rigidus, glaber et levigatus, a medio
sæpe furcato-ramosus, oligocephalo que subcorymbosus ; ramis pedun-
culisque ascendentibus, ut et periclinium subparvum squamis attenuato-
acutis, exterioribus patentibus vel subreflexis, canofloccosis et + glan-
duloso-pilosis ; ligulæ dentibus glabræ vel subciliatæ ; receptaculum
ciliatum ; folia subintegerrima vel tantum denticulata, subolivacea,
margine, subtus in nervis ciliata, cæterum glabrescentia ; radicalia, ut in
Plantagine, rosulatim patula, obovata, elliptica vel elliptico-lanceolata,
apice obtuso mucronata vel subacuminata, basi in petiolum vulgo bre-
vem, piloso-hirsutum, basi dilatato-vaginantem contracta vel attenuata;
caulina nulla vel 1-2 bracteiformia, imo squamiformia, ramos ful-
erantia.
Gallia meridionali: Aude; Corbariis: au pont de la Fou, legit
Pourret, sub nomine Hier. præmorsi.
Hieracium prærosum Arv.-T.
Caudice vulgo incrassato, obliquo vel descendente, præmorso ; phyl-
lopodum et + eriopodum ; glauco-olivaceum ; caulis 2-4 decim. cireiter
altus, cavus, subfacile comprimendus, glabrescens sæpiusve pubescenti-
pilosus, monocephalus sæpiusve apice vel a medio vel infra, furcato-
ramosus, oligo-pleio-cephalus ; perielinium sat magnum, 14-16 milim.,
rotundato-ovatum, squamis omnibus acuminato-acutis, dorso fuscatis,
pilis simplieibus olivaceis vel rufis et ut rami et pedunculi patente-ereeti,
cæteris glandulosis instructis prætera que + canofloccosis ; ligulæ den-
tibus ciliatæ stylo vulgo luteo ; receptaculum ciliato-pilosum ; folia sub-
glaucescenti-olivacea, inæqualiter cuspidato-dentata vel etiam inferne
sublaciniata, margine, subtus in nervis vel facie tota, pilis elongatis
fere subsetosis, hirsuta ; radicalia in petiolum dense hirsutum, basi dila-
tatum et subvaginantem, sat brevem vel subelongatum angustata, apice
mucronata vel cuspidato-acuminata ; caulina, 1-3, distantia, ramos vulgo
fulerantia, apice cuspidato-acuminata, basi sessili — vel subvaginante-
attenuata. — Ab Hier. olivaceo G. G., cui affine iisdem que in locis
sæpe proveniente, differt præcipue calathiis majoribus, involuero sub-
rotundato (nonaue oblongo-subturbinato), peduneulis sub involuero non
REN
(13) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 729
aperte dilatatis, receptaculo magis ciliato et stylo luteo, caulis rami-
fieatione et involueri squamis omnibus acuminato-acutis, etc. Aeque
floret majo-junio.
Gallia australi : Ruseinonensi : Mont-Louis près de la ville; vallée de
Consolation, allant a la Massane; Tour de la Massane au col de Baladon,
vers Valbonne; Consolation, au-dessus de la Chapelle; Taillefer, au-
dessus de N. D. de Consolation ; bois en montant de Consolation à Val-
bonne, etc. Pyr. Orient. (Cum. Hier. prasiophæo A. T. et Hier. oli-
vaceo G. G.)
Gr. Pyrenaica Scheele, Arv.-T., 1. c.
Hieracium neodipsaceum Arv.-T.
Phyllopodum et eriopodum; caulis erassus elatusque, 5-8 deeim.
altus, usque in paniculam dense foliosus et longe hirsutus, superne
ramoso-paniculatus glandulosusque, ramis elongatis, piloso-glandulosis,
arcuato-ascendentibus erectisve, apice tantum florigeris et mierophyl-
linis; peduneulis subbrevibus, flexuosis, bracteatis, dense cano-floccosis
et glanduloso-pilosis ; perielinium subparvum, squamis attenuato-subob-
tusis, dorso glanduloso-pilosis, exterioribus patentibus etiamve sub-
reflexis; ligulæ dentibus dense eiliatæ; achenia pallida; folia subglau-
cescentia, subtus nervoso-venosa, margine subtusque longe piloso-hir-
suta; radicalia caulinaque inferiora obovata, in petiolum longe hirsutum
+ marginatum alatumve subeontracta vel attenuata, præcipue inferne
grosse dentata; cætera amplexicaulia, ovato-acuminata, superiora sub-
integerrima sed pilorum marginalium basi valde inerassata quasi acu-
leolata! — (H. Lasergesi Timb. p. p. ex loco natali (non A. Lasergesi
Timb. (Massif du Laurenti!), p. 408, ex deseriptione!). — Inter pyre-
naicum Jord. et dipsacifolium Arv.-T. Spicileg. Supplem. IL, p. 49, quasi
medium sed neutiquam hybridum !
Gallia meridionali : Aurigero : Lavelanet, in rupibus calcareis montis
« du Soule, » etc.
Hieracium muricatum Arv.-T.
Hypophyllopodum, gymnopodum suberiopodumve, virescens, sub-
glaucescens; caulis durus, strietus, anguloso-striatus, 3-4 deeim. eireiter
altus, breviter et + piloso-hirsutus, a basi usque ad apicem foliatus,
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
superne vel a medio ramoso-paniculatus, subeorymbosus; ramis brac-
teatis, ascendente vel patente-erectis, glanduloso-pilosis; periclinium
circiter centimetrale, rotundato-ovoideum, squamis obtusis, ut et pedun-
euli cano floccosi, glanduloso-pilosis, exterioribus patentibus subre-
flexisve; ligulæ dorso et dentibus muricato-ciliatæ, stylo vulgo fuseidulo;
receptaculum ciliatum; achenia matura rufa; folia omnia subeonformia,
ovato-mucronata vel subacuminata, subintegerrima vel tantum argute
denticulata, supra subtus in nervis et margine breviter laxeque ciliato-
hirsuta; radicalia breviter petiolata, sub anthesi vulgo emareida; eau-
lina sessilia, subamplexicaulia, usque in paniculam sensim decres-
centia.
Gallia meridionali : Bains d’Escouloubre (Aude), julio 1855 legit
Loret sine nomine.
Hieracium exanthinum Arv.-T.
Phyllopodum et + eriopodum; caulis strictus, rigidus, 2-3 decim.
eireiter altus, breviter et + piloso-hirsutus, inferne approximate,
superne remotiuseule et valde decrescente-foliatus, superne ramoso-
paniculatus, corymbosus; ramis centralibus brevibus et peduneulifor-
mibus, erectis, lateralibus ascendente vel patente erectis, + cano-floc-
cosis et breviter glanduloso-pilosis multo brevioribus; periclinium cir-
citer centimetrale, ovoideum, squamis obtusis, margine scariosis, ut et
peduneuli, dorso cano-floccosis et glanduloso-pilosis, exterioribus 1-2
subpatentibus; ligulæ dentibus vix ciliatæ, stylo vulgo luteo; recepta-
culum, fibrillosum dentieulatum et subeiliatum: achenia matura badio-
castanea; folia ovato-lanceolata lanceolatave, + acuminata subinteger-
rima vel tantum argute dentata vel denticulata, dorso barbata, supra,
subtus vel subtus tantum hirsuta, inferiora majora, in petiolum bar-
batum + marginatum basi subvaginante dilatatum attenuata; cætera
minora valde deerescentia, remotiora, sub ramis bracteiformia vel
squamiformia. Habitum Hier. heterospermi var. provincialis præ se fert,
sed receptaculo et ligulis subeiliatis, stylo luteo et paniculæ singulari
dispositione abunde distinetum et verum cerinthoideum !
Gallia meridionali : Bains d’Escouloubre (Aude) legit Loret sine
nomine, Julio 1876, etc.
Hispania : Gerundeam ? legit Vayreda sub nomine Hier. borealıs.
(15) €. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 731
SECT. PULMONAROIDEA Fr.
Gr. Oreadea Fr.
Hieracium lusitanicum Arv.-T.
(Hier. rupicolum Wk. et Lge p. p. Prodr. Hisp., I, p. 267 non
Fries!). — (Hier. atrovirens Wk. herb. p. p. non Guss.!). — Phyllo-
podum, subglaueum; caulis strictus, striolatus, gracilentus, 1-3 decim.
circiter altus, aphyllus, sæpiusve remote 1-2 phyllus, sparsim pilosus,
apice cum ramis peduneulisve glandulosus et floccoso-puberulus, apice
vel a medio vel infra, furcato-ramosus, oligocephalo-subeorymbosus;
perielinium parvum, subturbinato vel denique subrotundo-ovoideum,
squamis acuminatis, margine scariosis, dorso subsetoso-villosis et glan-
dulosis; ligule dentibus ciliolatæ stylo luteo; achenia matura atrata
3 mill. longa; folia subintegerrima sæpiusve præsertim inferne sub-
sinuato-argute-dentata vel denticulata, margine, supra, subtus vel
subtus tantum subsetoso-pilosa; radicalia ovata, elliptica vel lanceolata,
apice obtuso mucronata vel subacuminata, basi in petiolum setoso-
pilosum vel pilosissimum sæpiusque brevem contracta vel attenuata;
caulina nulla sæpiusve 1-2 lanceolato-acuminata vel sublinearia, infe-
rius in petiolum basi subvaginantem attenuatum.
Hispania : in ericetis regionis montanæ regni Legionensis (ad Villa-
franca del Vierzo!); Mas de Arrufat! et Lusitania : Serra de Gerez
(cum Hier. tolpidifolio A.-T.).
Gr. Aurellina Arv.-T., ]. ce.
Hieracium danicum Arv.-T. Cat. et herb. Universit. Lausanne.
Phyllopodum; habitum proferrens Hier. casıı Fr. oligo-macrocephali;
caulis robustus sed seapiformis et monophyllus, 2-3 deeim. eireiter altus,
+ pubescenti-pilosus, apice mono-oligocephalus, raro cum ramo axil-
lari; perichnium sat magnum, ultracentimetrale, æque latum ac longum,
rotundato-ovoideum, griseo-atratum, squamis attenuato-ohtusis -- eano-
floccosis et subeglanduloso-pilosis peduneulisque; ligulæ dentibus gla-
bræ, stylo luteo vel tandem sublivido; folia sæpe purpureo-maculata et
732 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
es en UC
+ pubescenti-pilosa, præsertim inferne euspidato-dentata, basi in
petiolum contracta, caulinum brevius. — Junio-Julio.
Dania : in promontorio insule Monæ legit Th. Holm., 1887 (sub
nomine Zier. cæsii Fr.).
Hieracium Wilczekianum Arv.-T., Catal. et in herb. Wilezek!
Phyllopodum, læte vel subglaucescenti-viride; caulis 3-4 decim. eir-
citer altus, subseaposus, remote 2-4 phyllus, glabreseens vel + pubes-
centi-pilosus, apice vel a medio vel rarius infra furcato-ramosus, oligo-
cephalus; ramis peduneulisque + elongatis, ascendente-erectis, cum
involuero canofloccosis et subeglanduloso-pilosis; perielinium mediocre
vel sat magnum, centimetrale et amplius, basi rotundato-ovoideum (in
vivo, maturum, turbiniforme), squamis attenuato-acutis; receptaculum
fibrilloso-dentatum; ligulæ dentibus glabræ, stylo vulgo bruneo; ache-
nia matura e badio-atrata, 3 millim. longa; folia margine subtusque in.
nervis piloso-hirsuta, inæqualiter sinuato-dentata vel denticulata pas-
simve præcipue medio subserrato-dentata; radicalia vulgo dense rosu-
lata, ovata vel lanceolata, basi subrotundata vel cuneiformi subdeltoidea,
in petiolum angustum hirsuto-pilosum, + elongatum contracta vel atte-
nuata; caulina. 2-4, remota et valde decrescentia, elliptico-lanceolata in
petiolum cuneiformem attenuata, vel sublineari-lanceolata, in bracteas
vel squamas sub peduneulis vel periclinio abeuntia.
Helvetia : canton de Vaud : Ormonts, alt. 2100 m., Aug. 1893, legit
Wilezek, — vallon de Nant, Alpes de Bex, Aug. 1895, legit Wilezek.
SECT. PRENANTHOIDEA Koch, Arv.-T., 1. e.
Gr. Rapunculoidea A.-T. ined. (Grex iste, in Pulmonaroideis, æquo jure ac
in Prenanthoideis collocari potest.)
Hieracium centaureifolium Arv.-T.
Ab Hier. rapunculoide A.-T. Hier. Alp. franc., p. 87, eujus habet
præcipuos characteres, achænia matura atrata, ligulas dentibus glabras
vel ciliatas, folia caulina sessilia, subamplexicaulia vel in petiolum sub-
vaginantem attenuata, caulem hypophyllopodum et cui valde affıne,
differt : ligulis + ochroleucis, periclinio minore et minus rotundato, caule
RN
er 5:
mx u.
(17) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 733
minus foliato et, ut rami et peduneuli, graciliore, foliis subintegerrimis
vel tantum denticulatis, colore totius plantæ subolivaceo-viridi, etc.
Gallia meridionali: Aude et Pyren.-Orient. : forêt de Boucheville, etc.;
Pyren. centr. : Luchon à Bagnartigues, à Labatsee, etc.
Hieracium scrofulosum Arv.-T.
Planta singularis, caule crasso, fragili, atro-violaceo varie, etiam pal-
lide tineto, foliorum dispositione et forma, quasdam Scrophularias,
quodam modo, revoeans. Hypophyllopodum; caulis crassus, subfragilis,
violaceo varie tinctus, subglabratus, foliatus, erectus, 4-6 decim. circiter
altus, apice oligocephalo-subeorymbosus; ramis seu peduneulis erassius-
eulis, ascendente vel patente-erectis, subfloceosis et, ut involuerum, pilis
basi atris, plerisque glanduliferis instructis; perielinium sat magnum,
ultra centimetrale, æque latum ac longum, rotundato-ovoideum, squa-
mis acuminato-obtusis subobtusisve, dorso nigricantibus; ligulæ den-
tibus glabræ vel subciliolatæ, stylo luteo tandem fuseidulo; recepta-
culum tenuissime et fere eiliolato-fibrillosum; folia læte vel obseure et
maculato-viridia, subglaucescentia margine, subtus in nervis ciliato-
pilosa, præcipue medio et inferne argute dentata vel dentieulata; radi-
calia pauca, obovato-lanceolata, sub anthesi vulgo emarcida; caulina
5-10, remotiuseula, ovato-lanceolata, inferiora in petiolum dilatatum et
+ subvaginantem attenuata, cætera sessilia vel subamplexicaulia, sub
peduneulis in bracteas abeuntia.
Gallia meridionali : Aurigero : l’Hospitalet, canton d’Ax-les-Ther-
mes, etc.
Gr. Jurassica A.-T. inéd.
Hieracium dofrinense Arv.-T., Catal. et in herb. Universit.
Lausanne!
Hier. prenanthoides (var. gracılescens Almg. p. p.) non Vill.!— Hier.
crocatum Boiss. et Reut. iter Norveg. non Fries! — Hier. cichoriaceum
A.-T., 1. e., p. 92, var. dofrinense? — Hypophyllopodum pallide et +
glaucescenti-virens; eaulis gracilis, flexuosus, ascendens vel erectus,
slaber vel +, saltem inferne, pubescenti-pilosus modice foliatus, apice
panicula oligocephala subeorymbosus, peduneulis, cum involucro, cano-
floccosis et + subglanduloso-pilosis; periclinium parvum, ovoideo-sub-
eylindrieum, squamis attenuato-obtusis; achenia matura purpureo vel
BULL. HERB. B018S., septembre 1897. 51
13% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
castaneo-badia; ligulæ dentibus glabræ vel subeiliolate, stylo luteo vel
luteseente; folia subtus manifeste venoso-reticulata, subintegerrima vel
tantum denticulata, glabrescentia vel + pubescenti-pilosa ciliataque ;
radicalia subanthesi, sepe marcescentia, anguste oblongo-subelliptica
vel lanceolata, in petiolum angustissimum et + elongatum, ut et cau-
lina inferiora attenuata; cætera æque pauca, attenuato-sessilia vel ses-
silia subamplexicaulia, apice acuminato-acuta, sub peduneulis in brac-
teas vel squamas decrescentia.
Norvegia occidentali : ad rupes supra Christiansund Boissier et Reut.
iter Norvegicum, 1861 (sub nomine Hier. crocati Fries ex Blytt); Scan-
dinavia : Jamtland Areskutan! sub nomine Hier. prenanthoidis* gra-
cilescentis Almq. p. p.), ete. (sub eodem isto nomine, Aer. dovrensis Fr.
formam angustatam accepi).
Gr. Euprenanthea Arv.-T., |], ce.
Hieracium ephemeridifolium Arv.-T.
(Hier. strictum Huter et Freyn, Exsicc., 1885, non Fries). — (Hier.
prenanthoides Warodel et Auct. Scand. p. p. non Vill.). — Habitu stricto,
foliis angustis, subpanduræformibus, repando-tantum denticulatis, pani-
cula strieta, terminali, vulgo subreducta, periclinio ovoideo, acheniis
rufo-fulvis vel rufo-badiis, inter Zier. prenanthoides et lanceolatum Vill.
quasi medium tenet et foliorum forma dispositione, coloreque Zysima-
chiam Ephemerum L. in mentem revocans, statim dignoseitur.
Austria: Tyrolia : monte Kals, in paseuis alpinis jugi Gometschamp,
sol. gneiss. alt. 2050 m. legerunt Freyn et Huter, 20 agust. 1885.
Scandinavia : Suecia : in agris prope oppidum Ostersund Jemtlandia
alt. 300 m. 20 septembre 1888 legit Emil Warodel etc,
Gr. Cotoneifolia Arv.-T.,1. c.
Hieracium scabiosæfolium Arv.-T.
Inter H. doronicıfolium Arv.-T. ]. e. p. 98 et A. porrectum Fries
quasi intermedium, Âier. porrecti Fr. habitum præ se fert sed peri-
clinio rotundato-ovoideo, squamis obtusis ut et pedunculis + glanduloso-
pilosis, ligularum que dentibus ciliolatis abunde diversum. Achenia
matura badio-rufa vel castanea ; planta tota pallide virens et cinereo-
(19) C. ARVET-TOUVET. HIERACIORUM NOVORUM DESCRIPTIONES. 739
grisea; folia subtus glauca, subintegerrima vel parum dentata ; radi-
calia caulina que inferiora oblongo-elliptica, in petiolum subelongatum
attenuata; caulina pauca, 3-4, ovato-lanceolata vel ovato-acuminata,
inferiora in petiolum + marginatum attenuata, superiora basi rotun-
dato-sessilia vel + amplexicaulia. Planta tota laxe pubescente-pilosa,
distinetissima !
Gallia : Delphinatu : Chaîne calcaire de Grenoble à Die et à Gap:
Col Vert en Lans, etc.
Hieracium intybellifolium Arv.-T.
Hier. .epimedio accedens, Fries, Hieracia Europæa exsicc. n° 105! —
Planta inter 7. epimedium Fr. et Hier. Gombense Lagg. intermedia.
Phyllopodum, + glaucescenti-viride ; caulis 2-3 decim. altus, firmus,
durus sed vulgo flexuosus, 2-3 phyllus, + pubescenti-pilosus vel gla-
brescens, apice monocephalus vel subcorymboso-oligocephalus ; pedun-
eulis sat brevibus flexuosis canofloccosis et cum involuero + glanduloso
pilosis; perielinium rotundato-ovoideum subæque latum ac longum, cir-
citer centimetrale, squamis lanceolato-obtusis, interioribus ve passim
tantum acutis, dorso fuscescentibus ; ligulæ dentibus eiliolatæ; achenia
matura badio-fulva vel rufescentia; folia præcipue inferne + profunde
serrato-dentata vel denticulata, supra, subtus vel subtus tantum +
pubescenti-pilosa, pilis, fortiter denticulatis ; radicalia ovata vel ellip-
tico-lanceolata, in petiolum vulgo sat brevem, + marginatum et basi
subyaginanti-dilatatum contracta vel subattenuata, apice obtuso-mucro-
nata vel subacuminata; caulina pauca, 2-3, remota et valde decrescentia,
inferius radicalibus subeonforme, cætera basi sessilia subamplexicaulia
apice acuminato-acuta.
Austria: Tyrolia : in alpibus schistosis, calcareis vallium Ahrn,
Mühlwald et Lappoch, legit Ausserdorfer in Fries Hier. Europæa
exsice. n° 105! —- etc.
— © 404 — ——
Ber CRE TAC RME
TEN REN
Re
1
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©
Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
(Fortsetzung zu S. 366-387).
4. Veber die Gattung Eryeibe und die biologische Bedeutung
der stammbärligen Blüten und Früchte.
Nach A. P. pe CanpozLe’s Bearbeitung im 9. Bande des Prodromus
umfasste die Gattung Erycibe vor 52 Jahren nur erst 7 Arten, zu denen
noch 5 weitere hinzukommen, welche zwar von DE CANDOLLE bereits
erwähnt, aber noch nicht als selbständige gute Arten erkannt worden
sind. Drei weitere Arten beschrieb CLarke im 4. Bande von Hookur’s
Flora of British India und durch Praın wurden in den letzten Jahren in
zwei Nachträgen zur Gonvolvulaceenflora Britisch Indiens ' nicht
weniger als 9 neue Arten bekannt: Damit ist jedoch der Artenbestand
der Gattung noch nicht annähernd erschöpft, und nach einer Durch-
arbeitung der im Hort. Bog. und in den Herbarien zu Buitenzorg,
Calcutta, Chambésy, Leiden, Peradeniya und Singapur vor-
handenen Materialien dürfte derselbe nahezu an die fünfte Dekade heran-
reichen. |
Bei diesem rapiden Anwachsen der Gattung macht sich das Bedürfnis
1 D. Pram in Journ. As. Soc. Bengal 63, 2 (1894), S, 83-88 und 65, 2
(1896) S. 536-537.
EN RN
Br
(24) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 737
nach einer übersichtlichen Gliederung derselben mehr und mehr fühlbar.
Nachdem es mir daher durch das überaus liberale Entgegenkommen der
Herren Doktoren Kına und Praın und durch die liebenswürdige Gast-
freundschaft des letzteren während eines dreiwöchentlichen Aufenthaltes
im botanischen Garten zu Sibpur bei Calcutta vergönnt war, unter
Anderem die Ærycibe-arten des reichhaltigen dortigen Herbars durchzu-
arbeiten, gebe ich hier eine vorläufige Uebersicht der Gattung, wie sie sich
mir bei der Durchsicht dieser wertvollen Materialien ergeben hat. Zu-
gleich soll hier auch ein Anfang gemacht werden mit der Veröffent-
lichung der in den verschiedenen vorerwähnten Sammlungen enthaltenen
noch unbeschriebenen Arten.
I. RIMOSÆ. Caules juniores dense jerrugineo-velutini, seniores rimis
longitudinalibus irregulariter angulati; inflorescentiæ sæpe terminales ;
folia (excepta E. Hellwigi) subtus + venosa, non fibris scleroticis rugu-
losa; calyx fructui appressus, cyathiformis; bacca carnosa, plerumque
ellipsoidea, sepe vertice complanata.
1. E. subspicata Wa. — Sikkim, Bhootan, Assam, Khasia
und Silhet.
2. E. paniculata Roxs. non Wicur. — Nordwestliches, mittleres
und südôstliches Vorderindien, Behar, Bengalen und Assam.
3. E. sp. — Formosa (A. Henry, n° 1884, Herb. Calc.).
4. E. peguensis Praın in Journ. As. Soc. Bengal 63, 2 (1894), p. 83.
Assam, Chittagong, Pegu, Moulmein, Tenasserim, Diamant-
insel, Kokosinseln. Andamanen und Nikobaren.
5. EB. Wightiana Grau. — Westliches Vorderindien.
6. Auf Zeylon kommen mehrere mit E. Wightiana nahe verwandte
Arten vor, welche in Exemplaren von Tuwarres (C. P. n° 1881, Herb.
Barb.-Boiss., Brux., Flor., Per., Vind.) und Trımen (Herb. kan, ones
es noch einer krifischen Untersuchung bedürfen.
1. E. expansa War. — Moulmein, Tenasserim und Insel Lan-
kawi bei Kedah.
8. E. strigosa Prain L. c. 65, 2 (1896) p. 536. — Perak.
?9. E. Maingayi CLarke. — Hat mir nicht vorgelegen.
O 10. E. Princei War. — E. camptobotrya Mio. — Assam (?),
khasia (?), « Birma and Malay Peninsula », Singapur, Banka,
Südsumatra, Südborneo.
4
138 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (25)
11. E. tomentosa Br. — Westjava!.
12. Verschiedene von Borneo, Madura, Ambon und Timor stam-
mende Formen aus der Verwandtschaft von E. Princei und E. tomentosa
bedürfen noch einer kritischen Untersuchung.
0 13. E. parvifolia sp. n. — Sumatra? Kultiviert im Hort. Bog.
14. E. sp. n. — Singapur.
15. E. malaccensis CLarke. — Perak, Staat Malakka und
Pinang.
16. E. sp. n° 12 Haruier f. in Verslag plantent. Buitenzorg 1895
(Batavia 1896) p. 126. — Celebes.
17. E. obtusifolia Benrx. — Hongkong.
? 18. E. Hellwigii Pramm |. c. 63, 2 (1894) p. 84 in nota. — Neu-
guinea.
IT. TERETICAULES. Caules plerumque teretes, raro dense ferrugineo-
velutini, seniores lenticellis pallide punctati; inflorescentiæ plerumque
axillares; calyx fructifer patens, rotatus; fructus plerumque globosus,
lignosus, majusculus, vertice plerumque apicatus nec areola complanata
terminatus.
A. Venulosæ. Folia subtus reticulato-venosa.
19. E. Stapfiana Praimn L c. 63, 2 (1894), p. 87. — Tenasserim
und Perak.
© 20. E. Griffithii CLarke; Haruıer f. in Verslag Buitenz. 1895
(1896), p. 126. — E. micrantha Haruer f. in ENGLER Jahrb. 16 (VI. 1893),
p. 924 in nota. — Perak, Pinang, Westsumatra und Philippinen
(Cumine n° 1743, H. Barb.-Boiss. u. Flor.).
21. E. lævigata WaLL. — Sikkim, Ostbengalen und Khasia.
? 22. E. sp. n° 6 Haunier f. in Verslag Buitenz. 1895 (1896), p. 126. —
Java. Kultiviert im Hort. Bog. unter n° X. F. 114.
?23. E. Wallichii Pram et Harrer in Bull. herb. Boiss. 5 (V.
1897), p. 382. — E. glomerata War. non Br. — Amherst und
Rangun.
1 In Bull. herb. Borss. 5 (1897), S. 382 letzte Zeile lies südlich statt nörd-
ere
(26) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 739
B. Fibrosæ. Folia subtus plerumque glaucescentia fibrisque
scleroticis rugulosa, raro remote reticulato-venosa.
© 24. E. sp. — Südsumatra, Prov. Lampongs (Forges n° 754, Herb.
Calc.).
25. E. glaucescens War. — Silhet, Pegu und Moulmein.
26. E. festiva Pran |. c. 63, 2 (189%), p. 87 et 65, 2 (1896), p. 536.
— Perak und Singapur.
27. E. glomerata Bı.; HALuER f. in Bull. herb. Boiss. 5 (V. 1897),
p. 382 non War. — E. albida Pran 1. c. 63, 2 (189%), p. 87. — Perak,
Pungah und Java.
var. longifolia Br. — E. angustifolia HALLIER f. in ENGLER Jahrh. 16
(1893), p. 52% in nota. — Java und Borneo.
28. E. sp. — Birma and Malay Peninsula (Grırrırn n° 5881, Herb.
Cale.); Tenasserim, Pilai (T. Anperson 1. II. 1882 ex p., Herb. Cale.),
Mergui (ProupLock n° A, Herb. Cale.).
29. E. coriacea Warr. cum var. fragrans CLARKE; Prain]. c. 63. 2
(189%), p. 86 et 65, 2 (1896), p. 536. — Chittagong, Amherst und
Tenasserim.
O 30. E. angulata Pram 1. c. 63, 2 (1894), p. 8% excl. pl. javan. —
Perak und Sumatra.
31. E. Rheedei Bı.; Haruıer f. in Bull. herb. Boiss. 5 (V. 1897),
p. 382. — Westjava.
32. E. macrophylla sp. n. — Java,
© 33. E. ramiflora sp. n. — Westsumatra.
34. BE. ænea Pran |. c. 63, 2 (189%), p. 85. — Perak.
39. EB. præcipua Prann l. c. 65, 2 (1894), p. 86. — Pinang.
2 36. E. sp. — Philippinen (Cumme n° 1071, H. Barb.-Boiss. u.
Flor.).
Es mögen nun die nach der lebenden Pflanze des Hort. Bog. ange-
fertigten Beschreibungen der drei in obiger Uebersicht bereits benannten
neuen Arten folgen.
> 13. E. parvifolia sp. n. — Erycibe sp. n° 11 Hauser f. in Verslag
Buitenz. 1895 (1896), p. 126.
Planta viva horti Bogor. : Frutex alte scandens, volubilis; rami sicut
folia succo lacteo carentes, tereles, juniores dense et patule stellato-
740 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
tomentosi, ferruginei, seniores glabrescentes, cinerascentes, nitiduli, cor-
tice rimis raris longitudinalibus pallide cinereis fisso; petioli brevis-
simi, teretes, ferrugineo-tomentosi; folia novissima supra dense
cinereo-puberula, subtus in nervo intermedio præcipue ferrugineo-
tomentosa, marginibus lateralibus vix involutis, acumine subglabro læte
viridi Supra innovationes incurvo, adolescentia herbacea, supra late
viridia, farina cinerea abstergibili vestita, subtus pallide viridia, pilis
stellatis raris ferrugineis obspersa, nervo intermedio subtus dense ferru-
gineo-tomentoso, adulta tenuia, rigidiuscula, membranaceo-herbacea,
longe obovata, basi angusta subcordata, acumine acutiusculo terminata,
supra glaberrima, nitidula, saturate viridia, sub lente glandulis sparsis
immersis punctata, subtus subopaca, pallide viridia, in nervo intermedio
parce ferrugineo-tomentosa, ceterum glabra, pinninervia; nervus inter-
medius subtus pallidus, laterales utrinsecus 5-7, supra sicut nervus inter-
medius obscure sulcati, subtus paulo prominentes, saturatius quam inter-
venia virides, pellucidi, arcubus marginalibus venisque raris oblique
transversis angulatis inter se conjuncti; paniculæ (terminatæ!) parvæ,
ca. 15-20-floræ, in ramis brevibus lateralibus terminales, compositæ ;
pedunculi teretes, dense ferrugineo-tomentosi; paniculæ rami laterales
i-5-flori; bracteæ et bracteolæ (in ramo quovis 1-4) sessiles, parvæ,
squamiformes, ovatæ, acutæ, virides, nitidulæ, subglabræ; cujusvis floris
pedicellus proprius (supra bracteas) brevissimus, obconicus, basi ferru-
gineus, apice glabrescens; alabastra globosa; sepala crassa, coriacea,
arcte imbricala, convexa, orbicularia, subæqualia, extus basi ferruginea,
ceterum glabra, viridia, nitidula, margine ciliolata, intus glabra, pallide
viridia; corolla odore gravi gratissimo hyacinthino, in alabastro extus
dense et appresse strigosa, ferruginea, metalli limati instar nitida, in
anthesi late infundibularis, magis aperta quam in E. tomentosa, subrotata,
profunde- 5-fida, lobis late obcordatis, dextrorsum contorto-induplicatis,
tubo brevissimo, obconico, extus nitido, albo, intus rubro, deorsum in
fascias 5 mesopetalas triangulares, extus dense et appresse ferrugineo-
strigosas, intus rubras glabras nitidas fisso, loborum segmentis latera-
libus implicatis, quam fasciæ tenuioribus, attamen multo crassioribus et
magis carnosis quam in E. tomentosa, glabris, flavis, nitidulis, margine
paulo involuto, crispatulo, vix fimbriolato; filamenta 5 brevia, crassa,
alba (in alabastro rosea), nitida, glabra, basi in annulum commissuralem
flavum nitidum connata nec dentata ; antheræ cordatæ, apice rostratæ,
pallide flavæ, rimis 2 lateralibus longitudinalibus extrorsum dehiscentes,
supra sligma conniventes, in alabastro stigmatis suleis impressæ ; discus
(28) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 741
deest; ovarium globosum, glabrum, viridulum, nitidum, A-loculare,
4-ovulatum; stigma sessile, viride, opacum, turbinatum, Paparis instar
5-sulcatum, costis sinistrorsum contorlis; bacca fere ut in E. Princei et
tomentosa, ellipsoidea, carnosa. — E. Princei et tomentosæ arcte affinis,
sed corollæ forma atque colore et foliis multo minoribus bene distincta.
Petiolus 3 mm. longus; folii lamina usque 8 cm. longa, 33 mm. lata;
paniculæ ca. 5 cm. longæ; pedicellus vix 3 mm. longus; calyx vix 4 mm.
diametro; corolla ca. À cm. longa, limbo 15 mm. diametro.
Sumatra? (ohne Angabe des Sammlers im H. L. B.). Unter n° X. F.
1004 im Hort. Bog., wo sie am 31. Mai 1895 zu blühen begann.
32. E. macrophylla sp. n. — E. angulata Praın I. c. 63, 2 (1894),
p. 84 quoad pl. jav. tantum. — Erycibe sp. n° 8 Haruıer f. in Verslag
Buitenz. 1895 (1896), p. 126.
Planta viva horti Bog. : Frutex robustus, scandens, subvolubilis ;
rami sicut folia succo lacteo carentes, crassi, teretes, novelli in tota
planta eodem tempore nati, sicut petioli furfure densa crassa ferruginea
stellato-tomentosi, alii rigidi, oblique erecti, apice decurvi, alii longiores,
tenuiores, flagellares, volubiles, seniores sicut petioli sensim glabres-
centes, colore cinnamomeo, denique cinerascente, opaci, rimis longitudi-
nalibus subtilissimis densissimisque lineolati, vetusti lenticellis nume-
rosis magnis orbicularibus rima transversa apertis verrucosi; petioli
breves, crassi, teretes, vario modo curvati vel torti; folia novissima
supra innovationem connivenlia, falcato-incurva, lateribus valde involuta,
pelle crassa ferruginea veslila, acumine angusto crasso carnoso pallidiore
incurvo terminata, adolescentia laxe pendula, lateribus minus involutis
cymbiformia, utrinque tomento denso cinereo pellita, nervis subtus ferru-
gineo-tomentosis, acumine brevi triangulari acutiusculo viridi terminata,
tenuia, herbacea, nuper adulta pendula, elastice coriacea, supra pallide et
læte virıdia, furfure minuto cinereo aspero abstergibili obspersa, subtus
furfure minuto denso ferrugineo scabro-tomentosa, prorsus adulta +
horizontalia, in ramis plagiotropis subdisticha, rigide coriaceo-pergamacea,
Loranthorum quorundam foliis similia, pinninervia, ovato-oblonga, basi
lata rotundato-subcordata, apice rotundata, acumine brevissimo, triangu-
lari, acuto, recto vel falcato, paulo decurvo abrupte terminala, supra satu-
rate viridia, glaberrima, lucida, sub lente glandulis densis immersis
punctala, nervis pallidioribus luteo-viridibus lineata, subtus pallide glauco-
742 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
viridia, opaca, furfure raro minutissimo scabra, venis saturatius viridibus
reticulata, nervis ferrugineo-tomentosis; ner vi supra paulo sulcati, subtus
costati, laterales utrinsecus 6-8, arcubus intramarginalibus sertis, in
cujusvis nervi serie versus lamin® apicem sensim diminutis inter se
conjuncti; flores in panicellis (terminatis!) brevibus axillaribus solitariis
ad apicem rami cujusvis in panicula (terminata!) communi terminali
brevi congestis, odore gravi gralo hyacinthino; flos lateralis quivis bractea
solitaria bracteolisque binis oppositis suffultus; pedunculi et pedi-
celli teretes, tomento denso stellato ferrugineo pelliti; bracteæ brac-
teolæque minute, sessiles, subulatæ vel lanceolatæ, virescentes, ferru-
gineo-tomentos&; pedicelli clavati, sub calyce subito in pulvinar con-
spicuum valde incrassati; sepala parva, æqualia, ad °/s arcte imbricata,
semi-orbicularia, convexa, crassa, coriacea, utrinque viridia, extus opaca,
basi tomento ferrugineo afflata, intus lucida; corolla in alabastro glo-
bosa, extus rufa, velutina, post anthesin nigricans, in anthesi pallide
citrina, turbinato-rotata, tubo brevissimo turbinato, sepalis obtecto, glabro,
extus albido-luteolo, vitreo, nitido, supra tubum profunde in lobos 5 late
obcordatos, margine fimbriato-crenulatos undulatos divisa; cujusvis lobi
fascia mesopetala marginibus curvatis longe triangularis, acuta, intus
albicans, glabra, opaca, nervis 3-5 longitudinalibus parallelis viridulis
subtiliter lineata, extus tomento appresso denso ferrugineo vestita,
?/s lobi longitudinis adæquans; lobuli bini laterales semi-obcordati, apice
supra fasciam mesopetalam connati, tenues, membranacei, utrinque pal-
lide citrini, glabri, subopaci, in alabastro dextrorsum induplicato-contorti,
saturate aurantiaco-lutei; filamenta tubo inserta, brevissima, lata, com-
planata, nitidula, albida, basin versus sensim dilatata nec dentata, glabra,
ima basi in annulum commissuralem nitidum connata; antheræ pallide
citrinæ, parvæ, longe ovatæ, basi subcordaiæ, marginibus undulatæ, acu-
mine aculo incurvæ, rimis 2 longitudinalibus lateralibus dehiscentes, in
alabastro albæ, stigmatis sulcis impressæ; discus deest; ovarium glo-
bosum, læte viride, nilore vitreo, solidum (?), sterile(?); stigma sessile,
semiglobosum, costis 5 radiatum, albidum, opacum; fructus non pro-
tulit. — E. Rheedei Bı. et glomeratæ BL. non War. arcte affinis.
Trunei usque 8 cm. diametro; rami novelli 3 mm. crassi; petiolus A0-15
mm. longus, 3 mm. crassus; lamina usque ultra 2 dm: longa, ultra 4 dm. lata;
panicellæ usque 7 cm. longæ; bracteæ usque 7 mm. long&, vix 1 mm. latæ;
pedicellus vix 5 mm. longus, pulvinari 3 mm. crasso terminatus; sepala vix
2 mm. longa, ultra 3 mm. lata; corolla 8 mm. longa, limbo 18 mm. diametro ;
fasciæ mesopetalæ 6 mm. longæ, basi 3 mm. late; lobi 9 mm. longi,
11 mm. lati.
(30) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 743
Java (S. Kurz, Herb. Calc.). Unter n° X. F. 10% u. 104 A und XVI. A.
13 im Hort. Bog. kultiviert.
0 33. E. ramiflora Hazuter f. in Annal. Buitenzorg 14, 2 (VII. 1897),
p. 252. — Erycibe sp. Massarr in Bull. Soc. R. Bot. Belg. 34, 1 (1895),
p. 192. — Erycibe sp. n° 7 Hauuier f. in Verslag Buitenz. 1895 (1896),
p. 126.
Planta viva horti Bog.: Frutex arborescens, ramis aliis (vetustioribus)
divaricatis renixis scandens («Spreizklimmer »), aliis (junioribus) volu-
bilis; truncus 12 cm. diametro, ramorum defunctorum cicatricibus
tuberculatus; truncus et rami vetustiores lenticellis magnis trans-
verse serlis, rima transversa vel raro longitudinali apertis dense punc-
tati, cortice ochraceo, rimarum longitudinalium transversarumque rete
subtili subregulari lineati, sed ubique fere lichenibus albidis obtecti;
rami juniores ali rigidi dense foliosi, alii elongati foliis gradatim dimi-
nutis remolis præditi flagellisque longis efoliosis spiralibus terminati ;
rami et folia juvenilia periodice et celeriter evoluti, undique pilis
rubris in lamina subappressis sericantibus, in ramo patentibus dense
strigosi; rami adulti cinerei, subtiliter et dense rimoso-lineolati, lenti-
cellis parvis suborbieularibus albidis dense punctati, pilis discoloribus
pluviorum impetu disturbatis et hic illic agglutinatis sensim detritis ves-
titi; folia alterna, in ramis erectis quocunque divergentia, in ramis pla-
giotropis petiolorum torsione subdisticha; petiolus brevissimus, crassus,
vestimento suo ramum maternum imitans, juniore denso, rubro, patente,
vetustiore discolore, disturbato, sensim detrito; lamina adulta crassa,
rigida, coriacea, longe obovata, basi anguste rotundata, apice acumine
brev: obtuso terminala, alternatim vel raro subopposite pinninervis, supra
saturale viridis, glaberrima, nitida, fibrorum rete denso subtili pallide fla-
vido lineolata, nervis quam internervia pallidioribus, subtus pallide viridis,
cavernis respiratoriis densissimis minutis aëre fœtis glaucescens, nitidula,
glandulis immersis dense sed vix conspicue puncticulata, pilis subap-
pressis sparse, in nervis robustioribus densius et patule obsita; nervus
intermedius cum lateralibus et laterales inter se subtus venis perpaucis
oblique transversis arcubusque intramarginalibus conjuneti; paniculæ
(floribus terminalibus præditæ!) ubique e trunco et ramis vetustis efo-
liosis nalæ, solitariæ vel fasciculatæ, compositæ, efoliosæ, dum flores
nondum evoluti, alabastrorum globosorum densitale vitis racemos simu-
lantes, raro ramos breves foliosos terminantes et tunc ipsæ basi foliosæ ;
pedunculus et pedicelli teretes, crassi, pilis sparsis stellatis incompte
74% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (31)
palentibus rubris obsili; bracteæ bracteolæque parvæ, sessiles, squa-
miformes, ovatæ, valde convexæ, eodem quo pedunculus indumento ves-
titæ, in paniculis foliosis tantum bracteæ inferiores gradatim majores,
foliaceæ; pedicellus floris singuli cujusvis brevissimus, clavato-obco-
nicus, apice pulvinaris obconici ope sensim in calycem ampliatus; sepala
subæqualia, suborbicularia, valde convexa, arcte imbricata, extus sordide
viridia, opaca, dense et minute iomentosa; corolla in alabastro subma-
turo calycem plus quam duplo superans, globosa, extus pilis densissimis
arcte appressis atrorubris strigosa, stridore adamantino, in anthesi odore
gravi chlorico, pallide flava, crassa, carnosa, stellato-rotata, profunde
5-fida, basi (calyce obtecta) extus pallidiore, flava ; lobi 5 transverse diver-
gentes, apice profunde 2-lobulati; fasciæ 5 mesopetalæ extus ovatæ,
acutæ, pilis arcte appressis sericeis atrorubentibus in apice præcipue den-
sissimis vestitæ, apice valde incrassat&; loborum margines 2 laterales
extus angusti, glabri, flavi, apice quivis in lobulum mamilliformem cla-
valum valde incrassatum carnosum pressura mutua præflorali obscure
angulatum flavidum glaberrimum extus et ad basin intus rubescentem
erectum continuatus; cujusvis lobi corollini lobulus dexter extus paulo
concavus, intus valde convexus, introrsum paulo inclinatus, sinister extus
parum convexus, intus paulo concavus, extrorsum paulo reclinatus, uter-
que e lobo transverse patente rectangulatim erectus; filamenti cujusvis
pars inferior valde incrassata, carnosa, flava, squamiformis, quadranguli
rectangulari forma, pars superior multo tenuior, teres, brevissima ;
antheræ parvæ, ovatæ, apice rostratæ, dorso sicut connectivi facies
interna rubescentes, thecis pallide flavis; discus deest; ovarium ovoi-
deum, nitidum, virescens, apice sub stigmate annulo atrorubente orna-
tum; stigma sessile. grossum, coniforme, viride, radiis 9, quæ in ala-
bastro antheris obteguntur, latius viridibus, minus papillosis, parum
sulcatis; fructus non protulit. — Habitu et foliorum forma præcedenti
simillima, sed inflorescentia et floris forma singulari a speciebus omnibus
ceteris bene distincta.
Petiolus 5 mm. longus; folii lamina usque 15 cm. longa, 7 cm. lata; ala-
bastra adulta 6 mm. diametro; corolla 15-17 mm. diametro; corollæ lobi
6 mm. longi, lobuli ultra % mm. longi, 2 mm. fere crassi.
Westsumatra, Lubu alang im Padang’schen Oberland (Teysmann,
n° 3692, Herb. Bog.). Im Hort. Bog. zwei alte Stöcke unter n° X. F. 107
u. 107 A in Kultur.
(32) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 745
Wie bei sämmtlichen übrigen autotrophen Convolvulaceen, so sind
auch bei Z. ramiflora die Blüten nur von sehr kurzer Dauer. Sie scheinen
sich für gewöhnlich bei Nacht oder wenigstens am frühesten Morgen zu
‘ öffnen, doch schon in der nächsten Nacht schliessen sie sich wieder und
am darauf folgenden Morgen findet man den Boden dicht mit den abge-
fallenen Blumenkronen besäet. Dabei werden jedoch die abgefallenen
Blüten nicht, wie es gewöhnlich bei den Convolvulaceen der Fall ist,
tagtäglich durch neue ersetzt, sondern zwischen je zwei auf einander
folgenden Blütetagen findet während der ganzen ungefähr 7 Wochen
andauernden Blütezeit meist eine ein- oder seltener eine zweitägige
Ruhepause statt. Bei einer vom Beginn bis zum Ende einer Blüteperiode
genau durchgeführten Ueberwachung der beiden im botanischen Garten
zu Buitenzorg befindlichen Sträucher ergaben sich folgende durch Beob-
achtungen meines Freundes J. Massarr ergänzte Einzelheiten :
Am 28. XI. 189% waren in grosser Zahl die ersten Terminalblüten
offen. Nachdem es am Nachmittag und nachts stark geregnet hatte, waren
am 29. XI. sämmtliche Blumenkronen abgefallen und auch am 30. XI.
hatten sich nach einem regenarmen Nachmittag und ebensolcher Nacht
noch keine Blüten wieder geöffnet. Am 1. und 3. XII. hingegen waren
die beiden Sträucher wieder in voller Blüte und ebenso beobachtete ich
offene Blüten am 6., 7., 9., 11., 13. und 15. XII., während die dazwischen
liegenden Tage durch eine Reihe eintägiger und eine einzelne zweitägige
Ruhepause ausgefüllt waren. Am Morgen des 16. XII. wurden von mir
und noch um 11 Uhr von Massarr keine offenen Blüten beobachtet und
doch fand ich am Morgen des 17. XII. eine Menge frisch abgefallener
Blumenkronen, aber keine offenen Blüten mehr vor. Am 16. X.
mussten sich demnach nach 14 Uhr doch noch Blüten geöffnet haben.
Am 18. XII. nicht in Blüte. Am 49. XII. morgens schwach in Blüte und
abends 5 Uhr noch ebenso. Am Morgen des 22. XII. von 8-1/.12 Uhr in
voller Blüte. Eine an diesem Tage vermittels eines Pinsels vorgenommene
künstliche Befruchtung hat leider nicht den geringsten Erfolg gehabt
und obgleich beide Sträucher sehr stark geblüht haben, so hat sich doch
keine einzige der Tausende von Blüten zur Frucht entwickelt. Es mag
dies darauf zurückzuführen sein, dass die Pflanze möglicherweise auf
Fremdbestäubung angewiesen ist und dass hierzu, da beide Sträucher
offenbar von derselben Mutterpflanze abstammen, die Gelegenheit fehlt.
Am Morgen des 24. XII. 10 Uhr spärlich in Blüte. Die zweitägige Ruhe-
pause am 20. und 21. XII. erklärt sich möglicherweise daraus, dass es
vor dem 22. XII. sehr regnerisch war, während das mit dem 24. XII. ein-
746 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
setzende unablässige Blühen wohl in dem inzwischen eingetretenen son-
nigen Wetter seine Ursache hatte. Am 25. und 28. schwach, am 26. und
27. stark in Blüte, am 29. XII. nur am grossen Strauch eine Blüte. Am
36. XII. 1894 und am 2. und 5. I. 1895 in voller Blüte, am 31. XII. und
am 1., 4., 6.,7. und 8. I. nicht und am 3.1. nur schwach in Blüte. Es
waren jetzt nur noch wenige Knospen vorhanden. Am 10.1. fand ich nur
wenige offene Blüten vor, doch keine am Boden liegend. Am 9. L, an
welchem Tage ich nicht in.den Garten gekommen war, dürften sich dem-
nach keine Blüten erschlossen haben. Die Regenzeit hatte inzwischen
wieder mit aller Kraft eingesetzt und am kleinen Strauch fand ich daher
am 41. I. nur noch zahlreiche durch Schimmel vernichtete Knospen, aber
keine offenen Blüten, am grossen Strauch hingegen nur noch eine ein-
zige Knospe vor, die sich erst am 14. I. öffnete.
Dieses periodische Blühen mit ein- oder zweitägigen Ruhepausen erin-
ner! einigermassen an das, was von Treus und Massarr' bei Dendrobium
crumenatum und Grammatophyllum speciosum beobachlet wurde. Während
jedoch in dem noch völlig unaufgeklärten Falle von Dendrobium die ein-
zelnen eintägigen Blüteperioden mit Ruhepausen von mehreren Wochen
abwechseln und die sich gleichzeitig öffnenden Blüten einer jeden Blü-
tenähre von verschiedenem Alter sind, folgen die einzelnen Perioden bei
E. ramiflora einander in viel kürzeren Abständen und die sich gleich-
zeitig öffnenden Blüten sind hier offenbar von ungefähr gleichem Alter.
Bei der letzteren lässt sich daher das periodische Blühen leicht aus dem
regelmässigen Bau der Blütenrispe erklären. Es öffnen sich zunächst die
ältesten Terminalblüten, dann je nach der Altersfolge nach einander die
Terminalblüten der Seitenzweige und schliesslich, immer in einer
durch das Alter bestimmten Reihenfolge die Seitenblüten erster, zweiter,
dritter und aller folgenden Ordnungen. Dabei scheint die Witterung auf
die Länge der Ruhepausen von grossem Einfluss zu sein und regnerisches
Wetter, vielleicht durch Entziehung der zum Entfalten der Blumenkrone
nötigen Wärme, eine Verlängerung, klarer Himmel hingegen eine Ver-
kürzung der Ruhepausen bis zum völligen Ausbleiben derselben zur
Folge zu haben. Ob vielleicht auch bei den erwähnten Orchideen das
periodische Blühen auf eine auf irgendwelchen unbekannten Ursachen
beruhende periodische Wärmeentwicklung zurückzuführen ist, mag
dahingestellt bleiben.
1 J. Massart, Un botaniste en Malaisie. Bull. Soc. R. Bot. Belgique 34. 1
(1895), S. 173 u. 197. — Siehe auch meine Bemerkung über Fagrea imperialis
in der Natuurk. Tijdschrift voor Nederl. Indie 56 (1897), S. 337.
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AEAT ei ai Ya ;
(34) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 747
Zum zweiten Male sah ich E. ramiflora nach länger als ein Jahr
andauernder Pause am 1. III. 1896 in Blüte, doch war es mir damals
‚nicht möglich, die Blütezeit mit derselben Genauigkeit, wie im Vorjahre,
zu überwachen.
Mit ihren stammbürtigen Blütenständen und in Form, Beschaffenheit
und Geruch ihrer Blumen steht E. ramiflora innerhalb der Gattung Ery-
cibe und überhaupt innerhalb der ganzen Familie der Convolvulaceen
völlig vereinzelt da. Zumal die 10 dicken, fleischigen, zitzenförmigen,
den 5 fast radförmig ausgebreiteten Lappen der Blumenkrone senkrecht
aufsitzenden, kronenarligen Fortsätze machen einen ganz abenteuer-
lichen Eindruck, der durch die im Knospenzustande stark an Wein-
trauben erinnernde Form der überall unmittelbar aus dem alten Holze
hervorbrechenden Biütenstände noch bedeutend erhöht wird. Durch ihre
fleischige Beschaffenheit sowohl, wie auch durch die fahlgelbe, stellen-
weise mit einem trübroten Hauche übergossene Färbung scheinen die
Blumen vorzüglich zur Anlockung von Aasinsekten geeignet zu sein und
in der That auch liess sich an ihnen ein sehr zahlreicher Besuch ver-
schiedener Dipterenarten feststellen, welche sich durch den widerlichen
starken Chlorgeruch, durch den sich die Pflanze weithin bemerkbar
machte, keineswegs abschrecken liessen, sondern sich vielmehr gerade
durch diesen gifugen Hauch, von dem man hätte meinen sollen, dass er
allem Lebendigen nur Verderben bringen könne, angezogen zu fühlen
schienen.
Dieses gleichzeilige Vorkommen von stammbürtigen Blütenständen
neben ausgeprochener Anpassung der Blüten an Dipterenbesuch scheint
mir nun kein zufälliges Zusammentreffen zu sein.
Von Warrıck ! wird allerdings die bei zahlreichen Holzpflanzen des
tropischen Urwaldes vorkommende Stammbürtigkeit der Blüten und
Früchte als eine Anpassung an den Besuch der Schmetterlinge gedeutet,
welch letztere sich angeblich im Unterholz aufhalten und nur selten zu
den Kronen der Bäume emporsteigen sollen. Schon von HABERLANDT’
und Massarr ? wird jedoch auf die Unwahrscheinlichkeit dieser Erklärung
hingewiesen und auch meine in den endlosen Urwäldern Borneo’s
! E. Hurx, Sammlung naturwissenschaftlicher Vorträge, Band 2, no 8.
E. Hura, Ueber stammfrüchtige Pflanzen (Berlin 1888), S. 219. — G. HABER-
LANDT, Eine botanische Tropenreise (Leipzig 1893), S. 130. — J. MassArr a.
1/05, 492;
2 HABERLANDT und Massarr à. à. O.
748 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
gemachten Beobachtungen stehen zu der von Warrace gegebenen Erklä-
rung durchaus im Widerspruch. Nur ein einziger Falter, der durch Form
und Färbung seiner durchscheinenden Flügel einigermassen an unseren
Apollo erinnert, hält sich dort mit Vorliebe, aber stets nur in einzelnen
Exemplaren, in Felsgrotten und im tieferen Schatten des Urwaldes auf.
Gerade der in Borneo durch so zahlreiche farbenprächtige Arten vertre-
tenen Gattung Papilio hingegen begegnete ich vorzugsweise an offenen
sonnigen Orten und zumal an solchen feuchten Stellen in der Nähe von
Bachufern und Wohnungen, wo man auch bei uns in Europa zuweilen
ganze Schwärme von Weisslingen und Bläulingen antrifft. Nur die
häufigste, schwarz und gelb gezeichnete Art traf ich zuweilen auch
vereinzelt in der Tiefe des Urwaldes an.
Für eine Reihe von Arten, wie z. B. für Polyalthia lateriflora, Anona,
Myristica-arten und andere Anonaceen, Bombaceen, Theobroma
Cacao, Cynometra cauliflora, Dysoxylum ramiflorum, einen Diospyros auf
dem Bukit Timah der Insel Singapur, Crescentia Cujete, Parmentiera
cerifera, Carica Papaya, Vasconcellea gracılis, Baccaurea-, Artocarpus-
und Ficus-arten, Kadsura scandens, verschiedene lianenartige Gnetum-
arten Borneo’s, Fibraurea tinctoria, Tinomiscium phytocrenoides u. a.
könnte zwar die von Johow gegebene Erklärung zutreffend sein, dass
die Stammfrüchtigkeit den Zweck hätte, den schwächeren Zweigen die
Last der schweren Früchte abzunehmen, und auch unsere Erycibe rami-
flora, deren Früchte zwar noch nicht bekannt sind, deren Verwandte aus
der Gruppe der Tereticaules, wie z. B. E. Griffithüi, sich jedoch durch
holzige und verhältnismässig grosse Früchte auszeichnen, schliesst sich
vielleicht hier an. Von Huru! und HABerLanpr! wird jedoch darauf hinge-
wiesen, dass die Jouow’sche Erklärung nicht für alle Fälle von Stamm-
blütigkeit zutrifft, da es einerseits auch zahlreiche stammfrüchtige Holz-
pflanzen mit verhältnismässig kleinen Früchten giebt, welche einer
solchen Entlastung der jüngeren Zweige nicht bedürfen,andererseits aber
bei Behmeria ramıflora Jaco. die männlichen Blüten astständig, die
weiblichen, also gerade die fruchttragenden, hingegen zweigständig
sind. Nach meinen eigenen Beobachtungen gehören hierher z. B., —
abgesehen von den männlichen Exemplaren der stammblütigen Myris-
tica- und Baccaurea-arten, deren Stammblütigkeit vielleicht nur in
Wechselbeziehung mit derjenigen der fruchtbeladenen weiblichen
Bäume entstanden oder durch die biologischen Verhältnisse der Befruch-
1 Hura und HABERLANDT a. a. 0.
(36) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 749
tung veranlasst worden ist, — viele kleinfrüchtige Ficus-arten, Saurauja
cauliflora, Stephania rotunda Lour. (in der Tjapus-schlucht am Vulkan
Salak bei Buitenzorg) und eine mit Hilfe von Haftwurzeln an den
Stämmen des Urwaldes aufdem Liang Gagang und dem Amai Ambit
in Mittelborneo emporkletiernde Melastomacee aus der Verwandt-
schaft von Medinilla (Herb. Bog. B. 2833 u. B. 3314). Die Früchte der
letzteren sind mir zwar nicht bekannt geworden; nach dem, was wir im
Allgemeinen über die Grösse der Früchte von Medinilla und Verwandten
wissen, dürften dieselben indessen auch bei unserer Pflanze kaum eine
erhebliche Grösse erreichen. Auch für die erwähnten beiden Papayaceen
ist übrigens zur Erklärung ihrer Stammblütigkeit ausser der Schwere
ihrer Früchte auch noch ein anderes Moment in Betracht zu ziehen, der
Umstand nämlich, dass dieselben bei ihrem palmenartigen Habitus gar
keine dünneren Zweige besitzen, an welchen sich Blüten entwickeln
könnten.
Etwas gesucht oder zum mindesten weniger aus der unmittelbaren
Beobachtung entspringend, wie aus einer gewissen Neigung, den äus-
seren Bau der Pflanzen vorwiegend auf innere, im Organismus selbst
wirkende Ursachen zurückzuführen, scheint mir die von HABERLANDT!
gegebene Erklärung zu sein, wonach die biologische Bedeutung der
Stammblütigkeit allein schon in einem räumlichen Auseinander-
halten verschiedener Funktionen — der Assimilation und der Fortpflan-
zung — liegen würde. Ohne dass man nicht wenigstens nebenher auch
noch anderen Umständen einen bestimmenden Einfluss auf das gegen-
seitige räumliche Verhältnis des Assimilations- und des Fortpflan-
zungssysiemes zugesteht, lässt es sich kaum begreifen, weshalb eine so
allgemein und gleichmässig wirkende Ursache, wie das Prinzip der
Arbeitsteilung, nur in verhältnismässig wenigen Fällen zu ausge-
sprochener Stammblütigkeit geführt haben sollte, während der weitaus
grösste Teil der tropischen Holzgewächse Blüten und Früchte an der
dem vollen Sonnenlichte preisgegebenen Oberfläche des Waldes hervor-
bringt.
Demnach werden wir die Stammblütigkeit auf eine weniger allgemein
wirkende Ursache, ja aller Wahrscheinlichkeit nach auf eine Reihe ver-
schiedener, bald einzeln, bald gemeinschaftlich in Erscheinung tretender
Ursachen zurückführen müssen, und wenn der Wazrace’sche Erklärungs-
versuch als misglückt bezeichnet werden muss, so scheint er mir doch
1 HABERLANDT a. a. O. S, 132.
BULL. HERB. BOISS., septembre 1897. 92
750 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
darin wenigstens das Richtige getroffen zu haben, dass er die Stammblü-
tigkeit zu der bei der Befruchtung eine so bedeutende Rolle spielenden
Insektenwelt in Beziehung bringt.
Unter den im sonnigen Lichtmeer sich wiegenden Tagfaltern freilich
dürfen wir die emsigen kleinen Boten nicht suchen, welche im geheim-
nisvollen Dunkel des Urwaldes, da, wo die grosse Mehrzahl der stamm-
blütigen Gewächse zu Hause ist, den Blütenstaub von einer Blüte zur
anderen tragen. Einem aufmerksamen Beobachter des Tropenwaldes
kann es kaum entgehen, dass grosse oder lebhaft gefärbte Blumen, wie
sie im Allgemeinen für Pflanzen charakteristisch sind, die von Tag- und
Nachtfaltern bestäubt werden, bei stamm- und astblütigen Gewächsen
äusserst selten sind. Die einzigen mir bekannten Beispiele sind die
Brownea-arten des botanischen Gartens zu Buitenzorg, bei denen
jedoch die Astblütigkeit, soviel ich mich erinnere, nur sehr schwach aus-
gebildet ist und nicht auf den Stamm übergreift. Auch scheint mir eber
die brennend rote Farbe der Blüten im Verein mit der ganzen Tracht
dieser kleinen Bäumchen darauf hinzudeuten, dass dieselben nicht im
Dunkel des geschlossenen Hochwaldes, sondern vielmehr im niedrigen,
lichtdurchlässigen Sekundærwald heimisch sind und dass bei ihnen
dementsprechend die Astblütigkeit auf andere Ursachen zurückzuführen
ist, als bei den ausgesprochenen Caulifloren des schattigen Urwaldes.
Auch Blüten mit starken Wohlgerüchen finden sich, soweit meine
Beobachtungen reichen, bei Caulifloren äusserst selten. Das einzige mir
bekannte Beispiel ist Carica Papaya, die sich aber einerseits in ihrer
ganzen Tracht und im Besonderen durch ihren fleischigen Stamm und
ihre krautigen gelappten Blätter als schnellwachsendes Sonnengewächs
zu erkennen giebt und in Java und Borneo in der That auch stets an
ziemlich stark besonnten Orten kultiviert wird, andererseits, wie oben
bereits hervorgehoben wurde, schon durch ihren palmenartigen
Habitus zur Stammblütigkeit verurteilt ist und daher zur Erklärung
dieser vorwiegend im liefen Waldesschatten auftretenden Erscheinung
nicht herangezogen werden kann. Eine sehr deutliche Sprache zu
Gunsten der soeben ausgesprochenen Behauptung, dass Blumenduft und
Stammblütigkeit sich gegenseitig meiden, redet der auffällige Gegensatz
zwischen der stammblütigen Erycibe ramiflora mit ihrem starken wider-
lichen Chlorgeruch und den übrigen, durchweg zweigblütigen Erycibe-
arten des botanischen Gartens zu Buitenzorg, nämlich E. Princei,
tomentosa, parvifolia, macrophylla u. s. w., deren Blüten sämmtlich einen
durchdringenden angenehmen Hyacinthenduft ausathmen.
(38) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 751
Ausser dem brennenden Roth der Blütenbüschel von Brownea sind es
unter den Blüten der mir bekannt gewordenen Caulifloren nur noch die
weissen, rosenrot überhauchten Röschen von Kadsura cauliflora und
Saurauja cauliflora, sowie die einfarbig rosenroten Blüten der erwähnten
Melastomacee und allenfalls noch die rein weissen Blütenrispen von
Fibraurea tinctoria, welche auf den menschlichen Schönheitssinn einen
wohlthuenden, harmonischen Eindruck machen.
Im Allgemeinen herrschen bei den ausgesprochenen Caulifloren des
schattigen Urwaldes unbestimmte und gemischte Blütenfarben vor, und
zwar tritt unter diesen wiederum ein fahles, oft mehr oder weniger
verunreinigtes Gelb oder ein schmutziges mehr oder weniger an geron-
nenes Blut oder faules Fleisch erinnerndes Dunkelrot am häufigsten auf.
Und dabei geht meist mit dieser trüben Färbung der Blumen eine flei-
schige Ausbildung der Blumenblätter Hand in Hand. So finden wir z. B.
abgesehen von unserer Erycibe und den erwähnten als Sonnenpflanzen
von palmenähnlichem Habitus hier nicht in Betracht kommenden
Papayaceen fleischige, fahlgelbe Blumenblätter bei folgenden ast- und
stammblütigen Holzgewächsen : Durio zibethinus und anderen Bomba-
ceen, die aber Blüten und Früchte nur an den stärkeren, wie schützende
Arme über ihren Kameraden ausgereckten Aesten der mächtigen, lockeren
Krone {ragen und daher nicht zu den ausgeprägten stammblütigen
Schattenbewohnern gehören, ferner bei Stelechocarpus Burahol (?), bei
einer auf dem Liang Gagang und dem Amai Ambit in Mittelborneo
häufigen Anonaceen-liane (Herb. Bog. B. 3012), Myristica-arten und
anderen Anonaceen, Dysoxylum ramiflorum, dem vorerwähnten Dios-
pyros auf Singapur (?) u. a. Im Verein mit schmutzigroter Blütenfarbe
hingegen findet sich fleischige Beschaffenheit der Blumenblätter bei fol-
genden Caulifloren : Gomothalamus-arten, einer Polyalthia auf dem
Bukit Timah der Insel Singapur, Polyalthia lateriflora (?) in West-
borneo (Herb. Bog. B. 1018) und anderen Anonaceen derselben Insel
(Herb. Bog. B. 2739 und B. 3231), sowie bei mehreren Bombaceen. Nur
in Form eines schwachen Hauches oder einzelner Flecken und Punkte
findet sich eine schmutzigrote Färbung ferner an den Blüten von Erycibe
ramiflora und Aristolochia-arten. Auch die Urnen der stamm- und ast-
früchtigen Ficus-arten und die Blütenstände von Artocarpus- und
Antiaris-arten reihen sich mil ihren unreinen, gelblichen und roten Far-
bentönen hier an.
Dieses häufige Vorkommen unbestimmter, gemischter Blütenfarben
und fleischiger Blumenblätter bei den ausgesprochenen Caulifloren
752 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (39)
scheint mir nun darauf hinzuweisen, dass die Bestäubung der Blüten,
wie bei Erycibe ramiflora, so überhaupt im Allgemeinen bei den stamm-
blütigen Holzgewächsen des tropischen Urwaldes nicht durch Falter ver-
mittelt wird, sondern durch Dipteren und andere unscheinbare Insekten,
welche eine Vorliebe für den dumpfen Schatten und feuchten Moder-
dunst des Urwaldes haben. Auch bei denjenigen Pflanzen, bei welchen
regelmässiger Dipterenbesuch bereits unzweifelhaft nachgewiesen oder
wenigstens aus ihren Eigenschaften ‘abgeleitet worden ist, herrschen ja
an denjenigen Organen, welche der Anlockung von Aasfliegen besonders
angepasst sind, fleichige Beschaffenheit und unreine Farbentöne vor,
unter denen wiederum ein an Blut oder faules Fleisch erinnerndes
schmutziges Rot am häufigsten auftritt, so z. B. an den Blüten von Raf-
flesiaceen, Aristolochiaceen und Aroideen, an den Blütenständen
von Bulbophyllum sect. Beccariana und sect. Bulbophyllaria', an den
Bechern von Nepenthes, Sarracenia, Darlingtonia und Cephalotus, an den
Blällern von Drosera, an den Blättern, Blatt- und Blütenstielen von
Aroideen, an manchen fleischigen Früchten und an den Fruchtkörpern
vieler Hymenomyceten. Es sei hier ferner an die Gattung Ficus erin-
nert, in welcher Stammfrüchtigkeit bei zahlreichen Arten auftritt und
deren fleischige, gelbliche oder trübrot angehauchte Urnen bekanntlich
von Gallwespen besucht werden, die mit der Aufgabe der Uebertragung
des Blütenstaubes betraut sind. Ich selbst fand an den Ufern des Man-
daistromes in Westborneo drei Exemplare eines stammfrüchtigen
Ficus (Herb. Bog. B. 2572), dessen grosse halbreife, gelbliche, rot-
bäckige Urnen regelmässig mit kleinen, vor der Fruchtreife nahe dem
Scheitel durch ein oder zwei Bohrlöcher entweichenden Gallwespen
angefüllt waren und daher erst einer gründlichen Säuberung bedurfien,
bevor sie zu einem wohlschmeckenden, an feinere Aepfelsorten erin-
nernden Compot zubereitet werden konnten.
Auch bei zahlreichen Caulifloren, deren Blüten so klein und unschein-
bar sind, dass sie nur durch ihre Anhäufung in dichten Blütenständen
bemerkbar werden, so z. B. bei den gelben männlichen Blütenrispen
gewisser Myristica-arten (Herb. Bog. B. 426), den bleichgrünen Blüten-
dolden von Stephania-arten, den weissen Blütenrispen von Fibraurea
tinctoria, den grünlichgelben Trauben von Baccaurea-arten Borneo’s
(Herb. Bog. B. 475, B. 2909 und B. 2971), den Kätzchen einzelner Gnetuin-
! Siehe Bulbophyllum mirabile Harzrer f. in den Annal. jard. bot. Buitenzorg
13. 2 (III. 1896), S. 316-318, Taf. 28, Fig. 1. a-d.
FEAT
(40) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 753
arten Borneo’s (Herb. Bog. B. 2613), den weisslichen Blütenbüscheln
von Cynometra cauhflora, den fahlgelben Blütenbüschein von Theobroma
Cacao und den rötlichen Blüten von Averrhoa, dürfte die Uebertragung
des Blütenstaubes kaum durch langrüsselige Falter, sondern durch klei-
nere Insekten aus den Gruppen der Coleopteren, Dipteren oder
Hymenopteren vermittelt werden.
Ausser der Schwere der Früchte und den Bestäubungsverhältnissen
scheint mir indessen auch noch ein weiterer Umstand bei der Erklärung
der Stammblütigkeit Beachtung zu verdienen. In einer Arbeit über die
indonesischen Clematideen : sprach ich die Ansicht aus, dass derbe,
ungeteilte, längliche oder lanzettliche Laubblätter, dicke, fleischige Blu-
menblätter und schwere, unförmige Früchte vornehmlich für die älteren
Phanerogamentypen charakteristisch sind und dass aus ihnen erst die
krautigen, reich gegliederten Laubblätter, die zarten Blumen und die
zierlich gebauten Früchte der jüngsten Phanerogamentypen unserer
gemässigten Breiten in allmählicher Entwickelung hervorgegangen sind‘.
Bei den Caulifloren sind nun, wie wir gesehen haben, fleischige Blu-
menblätter und schwere Früchte sehr häufig, und bei genauerer Durch-
sicht der erwähnten Arten werden wir finden, dass auch die Laubblätter
bei ihnen meist die lederige Beschaffenheit und die längliche Form der
älteren Phanerogamentypen besitzen. Diese Thatsache nun führt uns zu
der Vermutung, dass Stammblütigkeit und die so häufig mit ihr gepaarte
Anpassung an den Besuch der unscheinbareren, noch nicht mit bunten,
beschuppten Flügeln ausgerüsteten Insekten alte Ueberreste einer
früheren Periode der Erdgeschichte sind, welche der durch das Vor-
herrschen von Falterblumen gekennzeichneten Jetztzeit voraufging. Die
dürftigen Ueberreste der vorweltlichen Tierwelt lassen uns zwar gerade
in der Frage nach dem relativen Alter der einzelnen Insektenstämme
ganz im Stich ; die Ergebnisse der vergleichenden Anatomie haben
jedoch mit einem hohen Grad von Wahrscheinlichkeit dargethan, dass
die Lepidopteren der jüngste und am höchsten entwickelte Stamm
der Insekten sind, und dies hinwiederum spricht sehr zu Gunsten der
soeben ausgesprochenen Vermutung, dass unserer Zeit der Falterblumen
eine Zeit voraufging, in welcher vornehmlich Dipteren, Hymenop-
teren u. s. w. mit der Aufgabe der Pollenübertragung betraut waren.
So scheint denn aus mancherlei Thatsachen mit grosser Wahrschein-
lichkeit hervorzugehen, dass Stammblütigkeit, fleischige Ausbildung der
1 H. Hazuer in Annal. jard. bot. Buitenz. 14, 2 (VII. 1897), S. 249-252.
794 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
Blumenblätter, Anpassung der Blüten an Dipterenbesuch und ungewöhn-
liche Grösse und Plumpheit der Früchte zu einander oft in sehr naher
Beziehung stehen und vorwiegend bei älteren Phanerogamentypen ange-
troffen werden, wie z. B. bei Gnetaceen, Menispermaceen, Anona-
ceen (einschliesslich Myristiceen), Magnoliaceen, Bombaceen,
Buettnerieen, der offenbar zu den älteren Caesalpinieen-typen
gehörenden Gattung Cynometra, Ebenaceen und der unter die ältesten
Gonvolvulaceen-typen zählenden Gattung Erycibe.
Welche der genannten Eigenschaften nun die ursprüngliche ist, welche
die Vorbedingungen und den ersten Anstoss zur Ausbildung der übrigen
gegeben hat, das lässt sich wohl kaum mit Sicherheit ermitteln. Viel-
leicht liesse sich z. B. der Vorgang so denken, dass die Schwere und
Plumpheit ihrer Früchte viele Phanerogamen der Vorzeit veranlasst hat,
unter dem allmählichen Einfluss der natürlichen Auslese die schwächeren
Zweige zu entlasten und die Erzeugung von Blüten und Früchten auf den
Stamm und die älteren Zweige zu verlegen. Durch die in dieser Weise
entstandene Stammblütigkeit, sowie durch die noch sehr unvollkom-
mene, derbe und fleischige Beschaffenheit und die unscheinbare, noch
nicht lebhafte Farbe der Blumenblätter waren dann die Vorbedingungen
zur Anpassung an Dipterenbesuch gegehen.
Jena, den 5. Juni 1897.
(Fortsetzung folgt.)
755
PLANTE POSTIANÆ
quas enumerant
Go, DOSE a NEUER NN
NOVAS SPECIES DESCRIPSIT G.-E. POST
FASCICULUS VIII
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN I
Glaucium Arabicum Fresen. P. 120.
Mardin, juin 1894. No 1.
Alyssum linifolium Steph. P. 286.
Mardin, mars 1894. No 2.
Erysimum verrucosum Boiss. et Gaillardot. P. 194.
Mardin, juin 1894. No 3.
Dianthus multipunctatus Ser. P. 482.
Habitat in Monte Troodos Cypri; floret vere. No 4.
Dianthus intermedius Boiss. P. 515.
Bardezag Bithyniæ, mai et juin 1892. No 5.
Saponaria Cyprica Post. — Species nova.
Perennis, caudex subterraneus ligneus obliquus caudiculos tenuos nudos
edens, caulibus erectis parce ramosis et foliis caulinis oblongis parvis
obtusis glanduloso-pubescentibus, foliis turionum radicalium glaberrimis
crassis obovalo-spathulalis in petiolum laminam æquantem sensim angus-
tatis, floribus laxe corymbosis, calycis eylindrici fructiferi inflati dentibus
lanceolatis acutis, corollæ lamina rosea obovata bifida, capsula polysperma
carpophoro suffulta.
Habitat in monte Troodos (Cypri); floret julio. No 6.
I
ex
Où
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Planta 3-5-pollicaris, folia radicalia pollicem longa, calyx floriferus pol-
licem longus 3 lineas diametro.
Species sectionis Bootiæ foliis radicalibus glaberrimis statim distinguetur.
Silene longipetala Vent. P. 636.
Plaine de Mardin, mai 1894. No 7.
Althæa Armeniaca Ten. P. 825.
Collines près de Mardin, août 1894. No 8.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN Il
Pistacia Terebinthus L. P. 6.
Mardin, avril et mai 4894. No 12.
Astragalus Antiochianus Post. — Species nova.
Fruticulosus ramosissimus, ramis flavidis modice elongatis laxiuscule
foliosis inter stipulas dense tomentellis inferne spinis vetustis horridis, sti-
pulis ovato-triangularibus cuspidato-acuminatis basin versus tomentellis
apicem versus glabrescentibus ciliatis, foliolis 6-8-jugis oblongo-lenticula-
ribus spinuloso-mucronatis spina petiolari longioribus adpresse sericeis pal-
lide viridibus, axillis 5-6-floris in capitulum terminale densum ovatum vel
globosum spinis foliiferis valde superantibus intermixtum conglobatis, brac-
teis oblongo-linearibus acuminatis dorso superne longe villosis calyce fere
æquilongis, calyeis albo-villosissimi dentibus tubo longioribus, vexilli
recurvi lamina obovato-panduriformi auriculata ungue lineari breviori.
Habitat prope Antiochiam; floret augusto. No 9.
Frutex 6-8 pollices alta, spinæ 1 1/2-2 1/2 pollices longæ, foliola majora
3 lineas longa 1 lata, calyx 4 lineas longus, vexillum 5 lineas longum, capi-
tula 1-2 pollices longa. ; |
Species A. gossypino affinis, differt foliolis lenticularibus nec ovatis,
bracteis calyce fere æquilongis, calycis dentibus tubo æquilongis, vexilli
lamina ungue breviori.
Sect. XLIV Rachophorus Boiss., Fl. or., II, p. 349.
** Calyx fissilis ++. Bracteæ angustæ oblongæ naviculares. (a) Calyx
L lineas longus.
Astragalus gossypinus Fisch. var. fillagineus Boiss. P. 349.
Entre les rochers; collines de Mardin, août 189%. No 10.
Hedysarum atomarium Boiss. P. 517.
Mardin, juillet 4894. No 41.
1
or
Ke
G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTE POSTIANE.
Ferulago Kurdica Post. — Species nova.
Glabra giaucescens, rhizomate crasso horizontali, caule tereti elato folioso
paniculato-ramosissimo, foliis ambitu triangulari-ovatis ternatipartitis divi-
sionibus secundariis ternatis vel pinnatis ramis distantibus, laciniis parvis
oblongis crassiusculis mucronulatis, umbellis longiuscule et inæqualiter
3-4-radiatis, involucris involucellisque lanceolato-linearibus, pedicellis bre-
vibus.
Habitat in monte Kurd Dagh (Syriæ borealis); floret junio.
Planta 3-4-pedalis, folia inferiora 9-10 pollices longa et lata, foliola
À 1/2-2 1/2 lineas longa, /2 lineam lata, radii floriferi 4-2 pollices longi.
Species F. pauciradiate affınis, differt caule folioso, foliolis minoribus,
umbellæ radiis longioribus : F. Aucheri affinis, differt foliis ambitu trian-
gularibus ternatis, caule superne paniculato nec corymboso.
Specimen unicum in Herbario Postiano apud Berythum conservandum
est.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN Ill
Galium Autrani Post — Galium lanuginosum Post in Journal Linnæan Soc.
Scabiosa Cyprica Post.
Bot. XXIV (1888) p. 432. Nomen preoccupatum (G. lanuginosum Lam.).
Species nova.
Ad folia densissime ad caules rubros parce et breviter adpresse sericeis,
caule ad tertiam partem folioso simplice vel ab medio dichotomo, folüs inter-
rigimis obovatis et obovato-spathulatis in petiolum longe attenuatis eis
nodorum exterioribus basi connatis turionibus axillaribus duplo longiori-
bus, superioribus ad trichotomorum basin et ad tertiam inferiorem ramorum
lateralium parvis linearibus, capitulo longe pedunculato parvo fructifero
hemisphærico, involucri phyllis oblongo-lanceolatis floribus duplo brevio-
ribus, corollis albo-roseis parce radiantibus velutinis, involucelli breviter
hispidissimi foveolis tubo quintuplo brevioribus, corona 24-30-radiata fere
erecta tubo breviori, calyeis aristis triangulari-setosis corona quadruplo
brevioribus
Habitat prope Perapedia (Cypri); floret æstate. No 14.
Planta bipedalis, folia majora 15 lineas longa, capitula florifera 4 fructi-
fera 7-8 lineas lata, involucellum 2 1/2 lineas longum 1 1/2 latum, calyeis
aristæ lineam longæ.
Species S. Kurdicæ Post affinis, differt foliorum forma et integritate,
capitulis parvis, sed præsertim calyeis aristis brevissimis.
758 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Tracheliopsis Postii Buser in Bull. Herb. Boiss., II (1894) 527 (= Tra-
chelium Postii Boiss. in Supplementum Fl. or. (1886) 336; = Campanula
Shepardi Post in Pl. Post., V, p. 11).
Sur les faces perpendiculaires des rochers, collines de Mardin, sept. 1894.
No 15. Une nouvelle station pour cette belle plante.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN IV
Alkanna Kotschyana DC. P. 230.
Collines de Mardin, juillet 1894. No 16.
Onosma cœrulescens Boiss. P. 198.
Rochers près de Mardin, juin 1894. No 17.
Verbascum sinuatum L. P. 322.
Collines de Mardin, juillet 1894. No 18.
Verbascum Boissieri Post = V. caudatum Post in Bull. Herb. Boiss., II
(1895) 160. Nomen mutandum (V. caudatum Freyn).
Collines de Mardin, août 1894. No 19.
Species V. Sinaitico Benth, valde affinis, sed foliis superioribus longe
caudatis inter alias differe videtur.
Verbascum Andrusi Post.
Collines de Mardin, juillet 1894. No 20.
Verbascum Sinaiticum Bth.? P. 318.
Collines de Mardin, août 1894. No 21.
(Peut être intermédiaire entre V. Sinaitico Bth. et V. Boissieri Post. Si
cela est juste, le no 19 serait V. Sinaiticum Bth. var. Boissieri Post., et
non une espèce propre).
Calamintha staminea Boiss. var. pilosa Post. P. 580.
Collines de Mardin, août 1894. No 22.
Salvia spinosa L. P. 613.
Habitat prope Mardin ; floret junio. No 23.
Teucrium Andrusi Post. — Species nova.
Perenne. Patule pubescens viscidulum, caudice decumbenti ligneo, ramis
filiformibus fragillimis numerosis simplicibus vel parce ramosis, foliis bre-
viter petiolatis ovatis obtusis integris vel obsolete crenatis adpresse velu-
tinis subtus elevatim nervosis floralibus oblongo-lanceolatis floribus æqui-
longis, floribus binis oppositis pedicellis calyce 2-A-plo brevioribus suffultis
racemos densos oblongos formantibus, calycis pubescentis obconico-campa-
G.-E. POST ET E. AUTRAN, PLANTE POSTIANÆ. 759
nulati patentis dentibus tubo duplo longioribus superioribus tribus ovato-
lanceolatis acutiusculis inferioribus lanceolato-linearibus acutis, corolla
velutinæ albæ lobis lateralibus triangulari-lanceolatis.
Habitat ad rupium faciem prope Mardin; floret julio. No 25.
Planta 3 pollicaris, rami innumeri intricati, folia majora 6 lineas longa,
racemi 1-2 pollicares.
Species T. Odontites Boiss. et Bal, affinis, differt indumento, foliis basi
cuneatis floralibus flores æquantibus, pedicellis calyce 2-4-plo brevioribus,
corollæ colore, etc.
Sect. VI, Isotriodon Boiss. Fl. or., IV, p. 814.
Teucrium Cypricum Post. — Species nova.
Dense et molliter hispidum griseum, ramis ex caudice ligneo obliquo
numerosis tenuibus ascendentibus vel erectis simplieibus vel parce ramosis
gracilibus, foliis parvis crassis cuneato-oblongis basi attenuatis subsessilibus
margine subrevolutis crenulatis floralibus flores subæquantibus, floribus
minutis subsessilibus capitulos terminales breves formantibus, calycis mol-
liter hispidi dentibus tubo triplo brevioribus superioribus tribus ovatis
obtusis inferioribus ovato-lanceolatis acutiusculis, corollæ siccitate fusca
calyce vix longioris lobis lateralibus terminali vix brevioribus.
Habitat in loco non notato Cypri ; floret æstate. No 26.
Planta 2-3-pollicaris, folia 2 !/s-3 lineas longa 1-1 1/2 lata, capitulum
à lineas longum et latum.
Species indumento, foliorum forma, floribus minutis in eapitulum densum
dispositis, corollæ lobis lateralibus magnis, inter congeneres sectionis Iso-
triodontis facile distinguetur.
Sect. VI, Isotriodon. Boiss. Fl. or., IV, p. 814.
Kochia scoparia L. P. 925.
Collines de Mardin, août 1894. No 24.
BOISSIER, FLORA ORIENTALIS, VOLUMEN V
Orchis militaris L. ?.
Bardezag : Bithyniæ, mars 1893. No 27.
Crocus ochroleucus Boiss. et Gaill. P. 98.
Mardin, A mars 189%. No 28.
Fritillaria Pinardi Boiss. P. 185.
Mardin, mars 1894. No 30.
MN MMA D Ne 2 ANS
760 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Asparagus trichophyllus Bunge. P. 334.
Dans les haies, Mardin, juillet 1894. No 31.
Triodia glaberrima Post. — Species nova.
Perennis, glabra, cespitosa, culmis basi bulbo-incrassati gracilibus ad 2/3
parce foliosis, foliis parce linearibus convolutis acuminatis, ligula ad mar-
ginem laceram fuscam reducta, spica interrupta simplice, spiculis 1-3 inter-
nodiis brevioribus pedicellis obsoletis, flosculis distachyis, glumis lineari-
lanceolatis acutis 5-nerviis, axe et paleis glaberrimis, glumella lobis hyalinis
triangulari-ovatis obtusis ex incisura aristatis arista brevissima ciliolata
lobis non vel parum longiore.
Habitat inter es- Salt et Burmah (Galaad); floret maio. No 34.
Planta 10-pollicaris, spicula 3-5 lineas longa.
Species aspectu T. decumbentis L. sed glabritie usque ad axin et paleas,
et paleæ lobis hyalinis et arista plumosa facile distinguetur.
Poa Hackeli Post. — Species nova.
Annua inflorescentia excepta glaberrima, culmis cespitosis geniculatis ad
basin confertim superne ad #/4 sparse foliosis, foliorum radicalium vaginis
lanceolatis membranaceis imbricatis nervosis, laminis omnibus anguste
linearibus planis acutiusculis brevibus, panicula oblonga compacta dein
laxa ramosa, ramis scabridulis 3-2-nis verticillatis capillaribus, spiculis
pedicellis superne incrassatis eis brevioribus suffultis ovatis valde com-
pressis imbricatim 5-7-floris, glumis acutis ad carinam scabriusculis infe-
riore breviore, glumella oblonga apice scariosa undique tuberculis minutis-
simis longitudinaliter lineatis carina et marginibus usque ad mediam pecti-
nato ciliatis, palea hyalina oblonga apice truncata acute 4-denticulata mar-
gine viride scabriuscula.
Habitat in collibus prope Cisternas Solomonis (Palæstinæ), Aintab (Syriæ
borealis) et Midyät (Mesopotamiæ) ; floret maio. No 37.
Planta sesquipedalis, lamina foliorum 2-4 pollicares longa lineam lata,
panicula 2-4 pollices longa 1-2 lata, rami inferiores 6 lineas longi, spicula
2-3 lineas longa.
Species P. bulbosæ L. affinis præsertim glumella carina marginibusque
rigidule pectinato-ciliata basi non protrahendo-lanata distincta (In Poa bul.
bosa cilia mollia, basi convexa, lana protrahenda).
Eragrostis Barbeyi Post. — Species nova.
Perennis, glabra, rhizomate repente, culmis elatis teretibus usque ad
apicem foliosis, foliis linearibus sensim acuminatis planis, panicula longa et
ampla effusa verticillatim ramosissima ramis bulbosodilatatis capillaribus
inæquilongis longioribus verticillatim vel alternatim ramulosis, pedicellis
capillaribus spiculis æquilongis vel longioribus vel brevioribus, spiculis
longis valde compressis linearibus 7-13-floris, glumis flosculo proximo
duplo brevioribus lanceolatis acutis inferiore breviore et angustiore, glu-
(7) G.-E. POST ET E. AUTRAN. PLANTÆ POSTIANÆ. 761
mella subcoriacea viride oblonga obtusissima apice hyalina brevissime
mucronata carina scabriuscula, palea hyalina apice bifida glumella breviore.
Habitat in collibus prope Midyät (Mardin); floret maio. No 38.
Planta 4 Ys-2-pedalis, panicula 6-7 pollices longa 3-% 1/2 lata, spicula
5 lineas longa 11/2-2 lata.
Species inflorescentia 1-2verticillata paniculam effusam decompositam
formante facile distinguetur.
Bromus matritensis L. P. 649.
Escalier de Tyre, le 26 avril 1886. No 32.
— — var. 8 Delilei Boiss. P. 649.
Aegilops crassa Boiss. P. 677.
— — var. ß macranthera Boiss.
Mardin, juin 1894. No 39.
Agropyrum Aucheri Boiss. P. 664.
Collines de Mardin, juillet 1894. No 40.
Heteranthelium piliferum Hochst. P. 672.
Mardin, mai 1894. No 36.
Elymus Caput-Medusæ L. P. 691.
Mardin, mai 1894. No 35.
N.B. Gramineæ a cl. Prof. Hackel revisæ.
Revision
der
Arten der Roccellei im Flechtenherbar
des + D" J. Müller-Argoviensis
von
Dr. 0. V. DARBISHIRE (Kiel).
Durch die Liebenswürdigkeit des Besitzers, des Herrn W. Barbey, und
mit Unterstützung des Herrn Eugene Autran, des Conservators am Her-
bier Boissier, war ich in der Lage, die Arten und Gattungen der Flechten-
tribus der Roccellei aus dem Herbar des verstorbenen Dr J. Müller-Arg.
- einzusehen.
Von neueren Sammlungen ıst diese die reichhaltigste, in Bezug beson-
ders auf aussereuropäische Standorte. Sie ergänzt in ausgezeichneter
Weise die Sammlung des naturhistorischen Museums zu Paris, welche
eine Fundgrube des schönsten Materials aus der ersten Hälfte dieses
Jahrhunderts ist. :
Den beiden obengenannten Herren sage ich für die mir gestattete Ein-
sicht in das Müller’sche Herbar meinen besten Dank.
Die folgenden 10 Bogen enthalten nur aussereuropäische Arten, die
ich kurz besprechen will :
Ramalineæ : Roccella DC.
1. Roccella Montagnei Bel. — Roccella Montagnei Bel.
Mit Ausnahme eines Pflänzchens, das Sorale trägt, sind alle Exemplare
(2) D! 0. V. DARBISHIRE. REVISION DER ARTEN DER ROCCELLEI. 763
dieser Art holzbewohnend. Das betreffende Pflänzchen stammte aus
Tonkin und wuchs auf Stein.
Aus dem vorliegenden Material lässt sich leicht der Uebergang von
Roccella Montagnei Bel. var. rigidula Müll.-Arg. zur Hauptform verfolgen.
Von dieser Form sagt Müller-Arg. (siehe auch Lichenolog. Beiträge,
n. 126) : « rigider, schmäler, dunkler, Soredien kleiner, als im Typ. » Es
ist eine schmale sorediöse Form, welche oft der forma angusta Nyl.
vollständig gleicht. Die verschiedensten Flechtenarien zeigen oft den
Drang, bei dem Vorkommen von Soralen schmäler zu werden. Je nach
dem Standorte variieren nun die verschiedenen sorediösen, schmalen
Pflänzchen, und so kommen die Formen und Varietäten zu Stande.
Ein vom Congo stammendes Pflänzchen ist dasjenige, welches seiner-
zeit bei der Diskussion über die Stanley’sche Orseilleflechte eine Rolle
spielte. Es gehört zweifellos zu Roccella Montagnei Bel. Ein Exemplar
desselben Ursprungs liegt aber bei R. fuciformis (L.) DC. an richtiger
Stelle.
Auszuschliessen von Roccella Montagner Bel. sind alle aus Amerika
stammende Pflänzchen, wo diese Art gar nicht vorzukommen scheint.
Die betreffenden Exemplare gehören zu Roccella peruensis Krphbr. und
. tragen sämmtlich Sorale. Man kann die letztere Art an den auf der
Unterseite der Basalscheibe befindlichen gelben Fäden erkennen, welche
bei Roccella Moniagnei Bel. fehlen. Die in Afrika vorkommenden
Pflänzchen von Roccella Montagnei Bel. var. peruensis Krphbr. gehören
zu R. Montagnei Bel. und haben zu R. peruensis Krphbr. keine Bezie-
hungen.
2. Roccella intricata Mig. Ein Pflänzchen, von Winterfeld in Peru
gesammelt, stammt aus dem Herbar Hampe, und ist ein Originalexemplar
von Roccella mollis Hampe.
Der Hampe’sche Name ist älter als der von Montagne, doch hat sich
der letztere mehr eingebürgert. Diese Art heisst jetzt Roccellaria intri-
cata (Mtg.) Darbish.
3. Roccella gracillima Krphbr. = Dictyographa gracillima (Krphbr.)
Darbish. Ein Originalexemplar von Roccella mollis Hampe ß. filescens
Hampe zeigt, dass Hampe auch diese Art Kannte. Hierzu gehört die
später zu nennende Roccella dissecta Müll.-Arg.
4. Roccella phycopsis Ach. = Roccella phycopsis Ach. Diese Art ist
764 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. . (3)
schwer von AR. tinctoria DC. zu trennen. Bezeichnend sind für unsere Art
die kleinen, rundlichen, thallusgehäuselosen Apothecien, sowie die
gelben Fäden am Grunde und im Innern der Basalscheibe.
Interessant ist ein Pflänzchen von Roccella phycopsis Ach., das aus
Neu-Kaledonien stammt und sowohl Apothecien als auch Sorale trägt.
Einige Exemplare von Roccella tinctoria DC. f. exigua, welche Hepp
exs. n. 568 zu entstammen schienen, hatte Müller-Arg. selbst zum Teil
als zu R. phycopsis Ach. gehörig erkannt, bemerkt jedoch dabei, « diese
Exemplare gehören, der Verästelung nach, alle zu R. tinctoria Ach. »
Die Art der Verästelung ist kein sicherer Maassstab.
Aus Payta (Peru) befand sich, als R. phycopsis Ach. bezeichnet, ein
Pflänzchen, welches ich einer neuen Gattung und Art zu Grunde gelegt
habe. Es folgt hier die Diagnose der neuen Pflanze.
Reinkella Darbish. nov. gen.
Thallus fructiculosus, basi substrato affixus. Protothallus ecorticatus,
gonidiis nullis. Podetia ramosa, hyphis transversalibus corticata. Apothecia
lirelliformia, elongata, ramosa, hypothecio, parathecio, epithecio fusco-
nigro; amphithecio nullo ; sporæ decolores, 8-loculares. Spermogonia
nulla detecta. Soralia orbicularia, concavula.
Bemerkungen : Diese neue Gattung habe ich nach Herrn Prof.
Dr J. Reinke genannt, weil sie einen so wichtigen Beweis für die zuerst
von Reinke erkannte nahe Verwandschaft zwischen Roccellei und Gra-
phidei darstellt, wegen ihres typischen Graphideen-Apotheciums.
Reinkella lirellina Darbish. nov. spec.
Thallus fruticulosus, basi subtrato affixus. Protothallus intus stuppeus,
fuscescens, ecorticatus, gonidiis nullis. Podetia 3-9 cm. alt., cæspitosa,
erecta, phycopsoidea, albescentia, ramosa, dichotome divisa, præcipue
apicibus, complanata v. teretiuscula ; stratum corticale ex hyphis for-
matum transversalibus; stratum gonidiale bene evolutum, cellulis instruc-
tum Trentepohliæ speciei ; stratum medullare stuppeum, axes con-
tinens longitudinales ex hyphis formatum longitudinalibus valde congluti-
natis.
Apothecia lateralia, lirelliformia, elongata, ramosa, aut simplicia aut
primitus suborbicularia ; hypothecium fusconigrum, 60-200 y crassum ;
parathecium (= perithecium sensu Wainio) fusconigrum 30-50 y, crassum >
(4) D' 0. V. DARBISHIRE. REVISION DER ARTEN DER ROCCELLEI. 765
thecium S0-100 w alt.; asci 12-16 y lat. ; sporæ octonæ, decolores, fusi-
formes, apice rotundatæ, S-loculares, 4 y lat., 26-54 y long.; paraphyses
ramosæ, anastomosantes, in thecio 0,6-0,8 u lat., in epithecio 2-2,5 y
lat.; epithecium fuscescens, 24 y alt.; amphithecium thallinum nullum.
Soralia lateralia, orbicularia, elevata, basi constricta ; discus planus v.
concavulus.
Habitat ad saxa.
Distribut. Payta et Lima in Peruvia Americæ australis.
Ein Exemplar dieser Art soll auf den Canarischen Inseln gefunden
worden sein, doch bin ich fest überzeugt, dass hier ein Irrthum infolge
Verwechselung von Etiketten vorliegt. Von den sehr zahlreichen
Pflänzchen, die ich gesehen, kommt nur dieses eine von den Canar.
Inseln.
5. Roccella tinctoria DC.— Roccella tinctoria DC. « Roccella tinctoria
f. minor Nyl.» aus Los Banos in Mexiko, sowie R. Montagnei f. aus
St-Domingo gehören als feine Formen zu Roccella peruensis Krphbr.
Als Roccella fuciformis, bezw. Roccella tinctorea forma valida werden
zwei Exemplare ’von Hampe bezeichnet, die ich zu Roccella canariensis
Darbish. gestellt habe. Dieselben hatte Müll.-Arg. als Roccella dichotom«
Pers., eine Form von AR. tinctoria DC., angesehen. Nach Exemplaren aus
dem Herb. Acharian., die ich gesehen, stellt R. dichotoma Pers., jedoch
nur eine gewöhnliche, etwas regelmässiger verzweigte Form von R. linc-
toria dar, welche mit R. canariensis Darbish. nichts gemein hat. Diese
fraglichen Pflänzchen sollen zum Theil aus Peru stammen, was mir
sehr zweifelhaft erscheint. Es liegt auch hier vielleicht eine neue Art
vor, denn von dieser sehr häufigen Art kommen nur auf den Cana-
rischen Inseln Pflänzchen vor.
Zu Roccella portentosa Mtg. sind die folgenden, in diesem Bogen lie-
genden Pflänzchen zu stellen: AR. loriformis Kz. in Pöppig coll. pl. chil. I,
n. 27%; R. tinctorea var. portentosa Nyl.; R. tinctoria DC. var. Cumin-
giana Mtg.; R. tinctoria sensu Mey. et Flot. in Act. Acad. Leopold. —
Carol. 1843, p. 21%, das Müll.-Arg. zu der Form Cumingiana Mtg. zählt,
die nur alte Pflänzchen von A. portentosa Mig. umfasst.
Einige Pflänzchen aus Unteregypten und Tunis gehören sicher zu
Roccella phycopsis Ach.
Roccella Boryi Fee, aus Bourbon, sowie einige andere Exemplare von
Mauritius und Bourbon rechene ich zu Roccella flaccida Del. inedit. Herb.
Mus, Paris. Hierzu gehören auch zwei von Mauritius (lle de France) stam-
BULL. HERB. BO188., septembre 1897. 53
766 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. 263)
mende Exemplare, die als À. tincioria var. hypomeca, bezw. R. hypo-
mecha Ach. bezeichnet sind.
Rocceila hypomecha Ach. führt Müll.-Arg. als Form von AR. tiuc-
toria DC. an.
Rocceila Gayana Mig. kennt Müll.-Arg. nicht. Sein, mit diesem Namen,
aber auch mit einem Fragezeichen, versehenes Pflänzchen gehört zu
Roccella portentosa Mig.
6. Roccella sinensis Nyl. — Roccella sinensis Nyl. Zwei Original-
exemplare von Meyen zeigen, dass Roccella tincioria var. hypomecha in
Meyen et Flotow Act. Acad. Leopold. — Carol. 19. Suppl. I, p. 21%, ein
Synonym von À. sinensis Nyl. ist.
Ein von Balansa in Tonkin von dieser Pflanze gesammelter Rasen
stimmt zwar anatomisch mit AR. sinensis Nyl. überein, doch hat er ein
anderes Aussehen, das eigentlich auf eine neue Art hindeulet. Die ste-
rilen Podetien sind mit kleinen Warzen bedeckt, welche scheinbar nicht
zur Ausbildung gelangte Apothecien darstellen. Bei dem geringen, un-
genügenden Material habe ich die Pflänzchen vorläufig liegen lassen
müssen.
7. Roccella Balfourii Müll.-Arg. = Roccella Balfourii Müll.-Arg.
Einige wenige Pflänzchen von Socotra.
8. Roccella fuciformis Ach. und ß. linearis Ach. Neben einigen
Pflänzchen, die zu Roccella fuciformis (L.) DC. gehören, finden sich
einige, die ich zu Roccella decipiens Darbish. stellen musste (leg.
Dr E. Palmer). Ausserdem liegen in demselben Bogen noch einige
Exemplare, die aus Mauritius stammen und schon in ihrer Reaction
(ca el + roth) stark von Roccella fuciformis (L.) DC. differieren. Ich
ziehe sie zu Roccella mauritiana Darbish.
9. Roccella dissecta Müll.-Arg. ist schon von Krempelhuber be-
schrieben worden und ist nur ein Synonym von Dictyographa gracillima
(Krphbr.) Darbish.
10. Dendrographa leucophæa Darbish. — Dendrographa leucophæa
(Tuck) Darbish. Neben den typischen Formen liegen auch als « reduced
form of Roccella leucophæa Tuck. » Exemplare von Dendrographa minor
(Tuck.) Darbish. in diesem Bogen.
(6) D' O. V. DARBISHIRE. REVISION DER ARTEN DER ROCCELLEI. 767
Drei weitere Bogen enthalten nur Pflänzchen europäischen Ur-
sprunges :
Ramalinæ.
1. Roccella tinctoria Ach. Ailes gehört in diesem Bogen zu Roccella
phycopsis Ach. « Aesie nach oben lang ausgezogen, einfach, bei R. phy-
copsis nach oben ästig und ap. lecid », bemerkt Müll.-Arg. auf einem
Zettel. Doch ist die Verzweigung nicht allein und immer maassgebend.
Allein absolut sicher sind die gelbe Färbung an der Basalscheibe und die
lecideinen Apothecien.
2. Roccella phycopsis Ach. = Roccella phycopsis Ach. Von Interesse
ist ein Pflänzchen aus dem Herb. von De Candolle, das als Roccella tinc-
toria fl. fr. bezeichnet ist. Es gehört, wie auch Müll.-Arg. bemerkt hat,
sicher zu A. phycopsis Ach.
3. Roccella fuciformis Ach. — Roccella fuciformis (L.) DC. Nur eines
von den vielen Pflänzchen trägt Apothecien. Obgleich Müll.-Arg. neben
demselben eine Spore abbildet, gelang es mir doch nicht, ein voll ent-
wickeltes Apothecium zu finden.
Im Juli 1897.
768
RÈGLES DE NOMENCLATURE
POUR LES
BOTANISTES ATTACHÉS AU JARDIN ET AU MUSÉE ROYAUX
DE BOTANIQUE DE BERLIN
TRADUITES ET SUIVIES D OBSERVATIONS CRITIQUES
PAR
John BRIQUET
A. Introduction.
L’elaboration des « Natürliche Pflanzenfamilien » a eu lieu à cette
époque agitée en matière de nomenclature qui a commencé avee l’appa-
rition du « Revisio generum » de O.Kuntze. Les conséquences devaient
aussi s’en faire sentir aussi dans cet ouvrage. Le nombre des collabo-
rateurs travaillant dans de nombreuses localités de l'Allemagne et de
l'étranger étant très grand, il était inévitable qu'il ne se produise pas
des divergences dans la manière de comprendre les principes de nomen-
clature. De même, avec la vive réaction qui s’eleva bientôt contre les
réformateurs extrêmes, il devait forcément se produire des variations
dans l’application des principes. Cependant tous les botanistes qui
veulent se servir de cet ouvrage ont le droit de désirer, et même d’exiger
de l’uniformite dans l’application des règles de nomenclature, surtout
lorsqu'il s’agit d’un traité aussi généralement répandu que les
« Natürliche Pflanzenfamilien ». C’est pourquoi on a procédé à une
1 M. le professeur Ad. Engler, directeur du Musée et du Jardin botaniques
royaux de Berlin, a bien voulu nous autoriser à traduire en francais ses règles
de nomenclature et nous envoyer des notes explicatives précieuses. Nous prions
ce maître d’agréer ici l'expression de nos vifs remerciements.
2! ie des el Fe PRISE
je: EN ve al y L N
(2) JOHN BRIQUET. RÈGLES DE NOMENCLATURE. 769
revision de tous les noms de genres et on a introduit dans cet ouvrage
une rédaction aussi uniforme que possible en se basant sur des règles
de nomenelature simples.
Cette opération a été exécutée pour la plus grande partie au Muséum
royal de botanique de Berlin ; pour les auteurs qui ne résident pas dans
cette ville, il leur a au moins été adressé d'ici des propositions pour
qu'ils fassent une revision des noms qu'ils ont adoptés.
Nous nous proposons de réunir ici les règles qui ont servi de ligne de
conduite aux botanistes de cet établissement.
Les botanistes qui travaillent au Muséum et au jardin royaux de
botanique de Berlin ne peuvent taire l’opinion que la voie inaugurde
par les réformateurs intransigeants ne peut pas être poursuivie. Avec
les résultats que le développement logique de la réforme commencée en
Allemagne a produits aux États-Unis, nous en sommes venus au point
que les termes employés par certains botanistes américains, ne sont
plus compris parmi nous, et, ce qui est pire, qu'il n’existe parfois pas de
clef pour résoudre ces énigmes. Ce résultat montre vers quelle con-
fusion nous marchons.
Pour nous, les noms de plantes ne constituent qu’un moyen pour
atteindre un but, et ne sont pas eux-mêmes um but de recherches, dont
l'exécution est devenue un sport. Nous voulons nous faire comprendre
les uns des autres au moyen des noms, et nous ne voulons pas faire
d’abord des efforts particuliers et gaspiller notre temps pour traduire
des vocables inconnus en langage connu. C’est pourquoi notre but est
de rester aussi conservateurs que possible et, lorsqu'on fait une réforme,
de sauver tout ce qu'il est possible de l’état antérieur des choses. Nous
espérons pouvoir atteindre ce but en appliquant les règles données ci-
dessous.
Le maintien de l’ancienne nomenclature a en botanique une tout
autre signification que dans n'importe quelle autre branche des sciences
naturelles. Aucune branche n’a en effet antant d'applications dans la
vie industrielle et économique que la botanique. En effet, tout chan-
sement de nom dans les objets traités par la zoologie, la minéralogie,
Ja chimie, ne touche que les spécialistes, qui sont en état de remonter
à toute heure aux sources permettant de déchiffrer les appellations
étrangères, ou encore des amateurs aussi avides de connaissances que
les spécialistes. Au contraire, la nomenclature en botanique scientifique
joue un rôle important dans l’horticulture, la science forestière, l’agri-
culture et la connaissance des drogues, et tous les dérangements qu’elle
770 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
subit y sont ressentis. Et cela d'autant plus que, dans ces branches,
le nom nouveau doit rester non seulement étranger, mais encore que
chaque changement peut produire des confusions fâcheuses et même
causer des pertes matérielles.
La collaboration des branches pratiques avec la botanique scienti-
fique a donné à cette dernière des avantages extraordinaires : je rap-
pelle quel agrandissement des connaissances en matière d’Orchidaeees,
de Cactacées, de Palmiers, d’Aracees, ete., la botanique doit aux collec-
teurs horticoles. Ne serait-ce pas établir un abîme entre les deux, si on
produit un trouble continuel dans la nomenclature par des tentatives
de réforme, et surtout si on nous menace d’une révolution dans les
désignations ? Un danger de ce genre doit être conjuré, même au risque
de nous voir taxes d’inconsequence par les réformateurs intransigeants !
Nous chargerons allègrement ce reproche sur nos épaules, si nous
Savons que nous exercons une action utile en appliquant moins sévère-
ment un principe abstrait.
Le prineipe qui, poussé à l’extrème, a entraîné aux conséquences les
plus désastreuses, c’est celui de la stricte priorité. Nous voulons bien
reconnaître ce principe (voy. règle 1), mais nous voulons pourtant nous
réserver une certaine liberté dans cette reconnaissance (voy. règle 2).
Comme juge suprême dans toutes les questions de nomenclature nous
nous ne reconnaissons que le monographe qui se place à notre point de
vue, lequel possède seul la compétence matériellement nécessaire pour
décider. Ce monographe peut en effet seul prévoir quels changements de
nomenclature une modification peut avoir pour conséquences, et lui
seul, par sa connaissance des détails est en état de transporter des
espèces d’un genre dans un autre ou d'exécuter des opérations ana-
logues. C’est pourquoi nous ne nous considérons nullement comme tenus
d'accepter tous les transferts schématiques pourvus de la signature de
leur auteur qui se sont produits ces derniers temps, à moins quil ne
soit visible que ces transformations de noms n'aient été faites avec une
connaissance parfaite du groupe de plantes dont il s’agit. Nous ne
saurions naturellement approuver qu’un nom soit préléré pour cause
de priorité pour la seule raison qu'il était cité jusqu'alors parmi les
synonymes de l'espèce’. Avant d'exécuter le changement de nom, ıl
faut avoir démontré sans réplique possible l'exactitude de la synonvmie
1 Salix Eleagnos Vill. et S. spadicea Scop. ont été préférés par Dippel à
S. incana Schrk. et S. nigricans Sm. pour cause de priorité; Befula quebeckensis
Burgsd. est cité comme plus ancien synonyme à la place de B: humalis.
a RE Ne POS 4 a a
(&) JOHN BRIQUET. RÈGLES DE NOMENCLATURE. HA
et avoir prouvé que le nom plus ancien s'applique bien au type de
l'espèce et non pas par hasard à un hybride ou quelque chose d’ana-
logue.
Les botanistes du Muséum botanique de Berlin se sont imposés ces
règles seulement pour répondre à un besoin pressant. Ils savent fort
bien qu'une nomenclature uniforme est une impossibilité et recon-
naissent qu'il n y a pas de mal à ce que certaines divergences persistent,
et il en persistera. Pour cette raison, ils sont très loin de considérer ces
regles comme des Lois qui puissent être imposées aux autres botanistes
par une autorité quelconque et renoncent volontiers à les faire sanc-
Bonner par ce que l'on appelle un congrès botanique général.
En revanche, ils se sentent le devoir de recommander l'emploi de ces
règles de la manière la plus pressante à tous leurs confrères, dans le
but d'arriver en Allemagne et auprès des botanistes d’autres natio-
nalités qui sont nos amis sur ce terrain, particulièrement auprès des
sens de pratique, à une nomenclature courante des végétaux. Et cela
d'autant plus, que par le moyen de nos règles, on se rapproche à tel
point de la nomenclature de l’Index Kewensis, que la différence entre
nos désignations et les désignations anglaises devient insignifiante et
ne saurait donner lieu à des erreurs étendues.
B. Règles.
1. Le principe de la priorité dans le choix des noms pour les genres
et les espèces des végétaux est maintenu en général; comme point de
départ pour fixer la priorité on adopte la date 1753-54.
2. Un nom de genre ne peut être conservé, si son emploi n’est pas
devenu général pendant cinquante ans à partir de la date de sa publi-
cation. Cependant, si ce nom a été employé dans des monographies ou
de grands ouvrages floristiques comme conséquence de l'observation
des « Lois de la nomenclature de 1868 », il restera valable pour nous.
3. Pour obtenir de luniformité duns la désignation des divers
groupes du règne végétal, nous appliquons les terminaisons suivantes.
Les series se terminent en -ales, les familles en -aceæ, les sous-familles en
-oilleze, les tribus en -cæ, les sous-tribus en -ine; ces terminaisons sont
ajoutées à la racine des noms de genre qui servent à les former, ainsi
1O
172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Pandan(us) -ales; Rumex, Rumic(is) -oidee; Asclepias, Asclepiad(is)
-eæ; Metastelma, Metastelmat(is) -in®; Madi(a) ine ?.
4. En ce qui concerne le genre (sexe) des noms génériques, nous
nous dirigeons pour les désignations classiques d’après l’usage gram-
matical correct; pour les noms plus récents et les barbarismes, l’usage
adopté par les « Natürliche Pflanzenfamilien » fait loi; dans la règle,
on ne doit pas non plus apporter de modifications aux terminaisons ou
ailleurs dans le mot. Des erreurs notoires dans les désignations
empruntées aux noms propres doivent être supprimées, par ex. on doit
écrire Rülingia au lieu du terme Rulingia employé par les Anglais et
importé chez nous.
5. Il est préférable de ne pas employer dans un sens différent, pour
désigner un nouveau genre ou une nouvelle section, les noms génériques
qui sont tombés dans la synonymie.
6. La priorité décide dans le choix des noms spécifiques, à moins que
le monographe n’ait des raisons majeures à invoquer contre la desi-
guation la plus ancienne. Lorsqu'une espèce est transportee dans un
autre genre, elle doit conserver là aussi son plus ancien nom spécifique.
7. L'auteur qui le premier a donné le nom spécifique, même en
plaçant l’espece dans un autre genre, doit toujours pouvoir être
reconnu et son nom figurera par conséquent entre parenthèse devant
celui de l’auteur du nouveau binome. Ainsi on écrira Pulsatilla pra-
tensis (L.) Mill., à cause de I’ Anemone pratensis L. Lorsqu'un auteur a
lui-même transféré une de ses espèces dans un autre genre, nous
laissons tomber la parenthèse ?.
8. En ce qui concerne l'orthographe des noms spécifiques, on admet
au jardin et au muséum botaniques celle suivie par Linné. On doit con-
tinuer à s'y tenir à l’avenir; nous écrivons done tous les noms spéci-
fiques avec des minuscules à l'exception de ceux qui derivent de noms
propres ou de ceux qui sont des substantifs (souvent encore maintenant
eu au moins autrefois des noms génériques valables), p. ex. Ficus indica,
Circæa lutetiana, Brassica Napus, Solanum Dulcamara, Lythrum
Hyssopifolia, Isachne Biüttneri, Sabicea Henningsiana.
1 Quelques exceptions comme Coniferæ, Cruciferæ, Umbellifere, Palme, ete.,
sont maintenues de plein droit.
2 Cette règle n’est pas obligatoire pour les auteurs qui ont en cours de publi-
cation des ouvrages où le système des parenthèses n’a pas été appliqué.
(6) JOHN BRIQUET. RÈGLES DE NOMENCLATURE. 713
9. Lorsqu'on se sert de noms propres pour former des noms géné-
riques ou spécifiques, et que ces noms se terminent par une voyelle ou
un æ., nous ajoutons a (pour un genre) et à (pour une espèce), ainsi
Glazioua (d’après Glaziou), Bureaua (d’après Bureau), Schützea (d’après
Schütze), Kernera (d’après Kerner) et Glazioui, Bureaui, Schützei, Ker-
neri. Quand le nom finit par a, nous modifions cette voyelle en ze pour
raison d’euphonie, ainsi de Colla on fera Collæa. Dans tous les autres
cas, on termine le nom par ia, correspondant à ii, ainsi Schützia,
(d’après Schütz), Schützir, ete. Cette règle s’applique aussi aux noms
qui se terminent en us, ainsi Magnusia,, Magnusii (et non pas Magnı),
Hieronymusia, Hieronymusiı (et non pas Hieronymi). Les formes adjec-
tives des noms propres sont constituées de la même manière, p. ex.
Schützeana, Schütziana, Magnusiana. Il ne parait plus pratique à
l’époque actuelle de faire une différence dans l’emploi de la forme adjec-
tive des noms propres ou leur emploi au génitif.
10. Dans la formation de substantifs ou d’adjectifs latins ou grecs, la
voyelle placée entre les deux racines devient voyelle de liaison, en
latin i, en grec ©; on écrira done menthifolia et non pas menthefolia
(on ne peut pas admettre que le genitif du premier mot entre ici dans
la construction du composé).
11. Nous recommandons d'éviter les combinaisons de noms qui
représentent de simples tautologies, ainsi p. ex. Linaria Linaria ou
Elvasıa elvasioides. Il est également permis de s’ecarter de la priorité,
lorsqu'il s’agit de noms qui proviennent d’evidentes et grossieres
erreurs géographiques commises par leur auteur, comme p. ex. Ascle-
pias syriaca L. (qui est originaire des États-Unis), Leptopetalum mexi-
canım Hook. et Arn. (des îles Liu-Kiu).
12. Les hybrides se designent en reliant les noms des parents par le
signe X et en plaçant ces noms dans l’ordre alphabétique, p. ex. Cir-
sium palustre X rivulare. La position des noms ne doit pas indiquer
lequel des parents est père et lequel mère. Nous ne considérons pas la
nomenclature binaire comme convenable pour les hybrides.
13. Les noms manuscrits n’ont eu aucun cas droit à être conservés
par d’autres auteurs, même quand ils paraissent sur des étiquettes
d’exsiccata imprimées. Il en est de même pour les noms horticoles ou
les désignations de catalogues commerciaux. La reconnaissance de
l'espèce suppose pour nous une diagnose imprimée, celle-ci peut natu-
rellement figurer sur une étiquette d’exsiccata.
Se ANS BE le ae u TE
DEREN
x ne EEE EUER SE
714 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (7
14 Un auteur n'a pas le droit de modifier à sa guise un nom gene-
rique ou spécifique une lois donné par lui, 4 moins de raisons très
oraves, telles que celles données à la règle 11.
À. Engler. I. Urban. A. Garcke. K. Schumann. G. Hieronymus.
P. Hennings. M. Gürke. U. Dammer. G. Lindau.
E. Gilg. H. Harms. P. Gr&bner. G. Volkens. L. Diels.
C. Okservations critiques!
Tous les systématistes ont pareouru avec le plus vif intérêt le mani-
feste dont nous venons de donner la traduction. Cet intérêt découle
non seulement du sujet lui-même, qui n’est que trop actuel, mais encore
de l’autorite incontestable qui s'attache aux noms des signataires. Ce
ne sont ni des floristes locaux, ni des auteurs de catalogues relatifs a-
des régions épuisées au point de vue de la systématique générale, mais
des travailleurs qui élargissent journellement le champ de nos connais-
sances. Si l’on considère en outre que les prineipes de nos confrères
berlinois sont appliqués dans le plus vaste Genera qui ait été conçu et
exéeuté jusqu'à ce jour (les Natürliche Pfianzenfanulier) et dans un
conspectus de la flore d'Europe destiné à remplacer eelui de Nyman
(les Plante europææ de M. Gürke), sans compter une foule de monc-
graphies, de mémoires plus spéciaux, ou de flores, on conviendra qu'ils
méritent la plus grande attention.
Disons tout de suite que nous sommes en général d'accord avee
l'esprit qui a présidé à la rédaction de ces règles. 1. s points où nous
scmes en désaceord seront mentionnés plus loin. Il en est un cependant
que nous devons citer tout de suite, e’est celui qui concerne un futur
congrès botanique. Malgré la sympathie que nous éprouvons pour nos
savants confrères du Musée de Berlin, nous voudrions voir leurs règles
passées au crible d’une discussion générale après quelques années
d'expérience, et cela dans l'intérêt de la nomenclature elle-même. Si
chaque musée adopte un code particulier, on peut prévoir, étant donné
AS
1 Ces observations ont été rédigées par M. Briquet, qui en est seul ss sable,
tanılis que les deux chapitres ÉCRIS sont la ot ion exacte de l'artiele
paru dans le n° 8 du Notrzblatt des k. bot. Gartens und Museums zu Berlin, du
8 mai 1897.
(8) JOHN BRIQUET. REGLES DE NOMENCLATURE. 718
les divergences qui existent actuellement, que l’on ne tendra pas à se
rapprocher de l’uniformité désirée, D'ailleurs les signataires des règles
ne disent pas qu'ils refusent de soumettre leurs règles à un congrès,
mais qu'ils renoncent volontiers à les faire sanctionner. Cependant si la
généralité des botanistes désirait cette sanction, nous ne doutons pas
qu'ils n'y accèdent, même au risque de voir leur code subir quelques
retouches! La nomenclature botanique étant internationale, on doit,
selon nous, rechercher dans la mesure du possible les occasions qui per-
mettent de la généraliser.
Avant de passer à l'examen des diverses règles, nous devons dire que
leur application est rétroactive. Ce principe, qui a été contesté par divers
auteurs dans les diseussions relatives aux Lois de 186$, a paru aux
signataires d’une évidence telle qu'ils ne l'ont même pas mentionné!
M. Engler nous écrit à ce sujet : « Notre opinion est que les règles ont un
effet rétroactif ! Si ce n'était pas le cas, nous aurions été obligés de le
dire » (lettre du 16 juin 1897).
Voici maintenant quelques observations sur les règles.
1. Le principe de la priorité est maintenu : selon nous aussi on ne
peut faire autrement, c’est la seule ligne de conduite possible. Quant
_ à la date de 1753-54, que nous avons critiquée à deux reprises depuis
le congrès de Gênes, sans que l’on ait répondu à nos derniers argu-
ments, nous ne nous y opposons pas. On verra en effet à l’article
Poe
suivant que la nomenclature partant de 1737 coïncide avec celle des
botanistes berlinois si on adopte le prineipe de la prescription.
. Cet article constitue la grande innovation des botanistes berlincis.
Fate preseriptive de cinquante ans a pour but d'éliminer de la
nomenclature une série de vieux vocables génériques remis en vigueur
récemment par M. O. Kuntze et divers auteurs américains. Mais le
principe de la prescription einquantenaire est entouré de restrictions
qui en rendent l’application délicate. Les cas que nous avons eu à juger
chez les Verbénacées et les Labiées ne nous ont paru présenter aucune
ambizuite et, à la demande de M. Engler, nous n'avons pas eu de peine à
appliquer le nouveau principe qui permet de conserver la plupart des
dénominations génériques traditionnelles. Mais en sera-t-il de même
partout et n'y aura-t-il pas parfois, peut-être même souvent, des sujets
à contestation? — Nous considérerions comme dangereux l’adoption
définitive sans expérience préalable du principe de la prescription, tel
qu'il est énoncé par les botanistes berlinois. Nous sommes disposé à
716 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9)
l’aceepter et à l’appliquer provisoirement, quitte à voir ce qu'il vaudra
en pratique. Un congrés réuni dans quelques années, après de nom-
breuses expériences, sera mieux placé que nous pour juger de la valeur
de la règle 2. — Notons en passant, ce que nous avons déjà fait une
fois, qu'en adoptant la règle 2, on peut parfaitement prendre 1737
comme point de départ de la nomenelature, attendu que cette règle fait
tomber « immense majorité des noms inusités dus a Haller, Scopoli,
Duhamel, Fabricius, Boehmer, ete. » que l’on désire éviter‘. Avec la
règle 2 des botanistes berlinois 0x obtient donc une nomenclature à peu
près identique quelqu’en soit le point de départ (1737 ou 1753-54).
3. Nous applaudissons à cette proposition qui met fin à une anarchie
intolérable dans la nomenclature des groupes supérieurs aux genres et
désirons vivement qu’elle soit généralement adoptée.
c
4. Nous nous rangeons également très volontiers à cette propo-
sition.
5. Règle excellente. Cet article est le seul qui ne doive pas avoir d’effet
rétroactif, à cause des nombreux changements que cela introduirait
dans la nomenclature. M. Engler nous écrit positivement à ce sujet :
« L'art. 5 n’a pas d'effet retroactif » (lettre du 26 juin 1897).
6. Cette règle est fondamentale. En effet, si l’on peut essayer d’intro-
duire le principe de la prescription dans la nomenclature où les chan-
gements ont une importance très grave, le procédé est inapplicable aux
noms spécifiques. Avec la littérature qui s’est accumulee depuis Linné
et qui grandit de jour en jour, il est extrêmement difficile d'exercer un
contrôle précis sur l’emploi des noms spécifiques pendant une période
de cinquante ans, et les cas litigieux abonderaient. La priorité pure
et simple est la seule règle qui puisse être adoptée. Il est vrai que la
rèole prévoit des exceptions motivées par « des raisons majeures >.
Comme les partisans de l’«usage» en matière de nomenclature spéei-
fique n'auraient pas manqué d'utiliser cette restriction pour rendre
Vemploi de la règle illusoire en pratique, nous avons demandé des
éclaircissements à M. Engler. Nous avions immédiatement pensé que les
exceptions ne pouvaient être motivées que par des termes impliquant de
grossieres erreurs morphologiques, des noms contraires aux caractères
! Briquet, in Burnat, Fl. des Alpes maritimes, II, Observations préliminaires,
7
Da
De a E PT
+
(10) JOHN BRIQUET. RÈGLES DE NOMENCLATURE. 777
spécifiques ou produisant une confusion inextricable. M. Engler nous
écrit comprendre la restriction comme nous (lettre du 26 juillet 1897).
La phrase : « Lorsqu'une espèce est transportée dans un autre genre,
elle doit conserver là aussi son plus ancien nom spécifique », est la
reproduction de l’art. 57 des Lois de la nomenclature de 1868. Aïnsi on
doit dire: Arabis pauciflora Garcke (1878) = Turritis pauciflora Grimm
(1767) et non pas Arabıs brassiciformis Wallr. (1822), parce que pauci-
flore est le plus ancien nom spécifique de la plante et doit être conservé
lorsqu'on transporte une espèce d’un genre dans un autre. Le seul cas
où cette règle ne peut être appliquée, c’est lorsqu'il se produit un double
emploi de nom ou un contre-sens. M. Engler nons écrit sur ces divers
points : « Nous comprenons cet article 6 comme vous » (lettre du 26
juillet 1897). On voit done que le principe de « l’antériorité de la déno-
mination binaire » qui, au dire d’un estimable floriste, devait réunir en
une ligue puissante les directeurs des grands herbiers contre le mal-
heureux auteur de ee mémoire n’est pas encore près d’être universelle-
ment adopté, tant s’en faut!
7. Cet article n’est que le complément du précédent. Il est évident
que l'emploi d’une parenthèse pour indiquer le premier créateur du
nom spécifique devient un non-sens pour les partisans de « l’antériorité
de la dénomination binaire ». Il est clair aussi que l'emploi d’une paren-
thèse devient superflue lorsqu'on indique la synonymie complète. M. En-
gler nous écrit ce qui suit sur l'emploi de la parenthèse : « J’ai person-
lement avant tout insisté pour que l’on maintienne la double notation
des auteurs lorsqu'on transporte une espece d’un genre dans un autre,
non seulement pour rendre justice au premier créateur de l'espèce,
mais surtout parce que cette double notation fait ressortir jusqu’à un
certain point l’histoire de l’espèce » (lettre du 16 juin 1897). — Nous
approuvons sans réserves.
8, 9, 10 et 11. Nous sommes pleinement d’accord.
12. Ici nous ne pouvons pas suivre nos éminents confrères berlinois.
Beaucoup de plantes sont des hybrides douteuses. Il y a nombre de
genres critiques où les spécialistes se disputent pour savoir si une forme
donnée est une hybride ou une race intermédiaire. Parfois même un
groupe joue le rôle de groupe de transition fertile dans une division
géographique et est une hybride incontestable dans un autre. Enfin une
source de complication extreme se produit dans les genres riches en
tn er PVO ' pe kan : ra} PGO UE ER N PRET a PACE CR OS RE ee >
718 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. GUL)
formes subordonnees où on ne peut souvent indiquer la formule précise
tout en sachant que l’on a affaire à des hybrides. Par ex. Mentha longi-
Joha X rotundfolia et A. rotundijolia X viridis ne peuvent souvent
pas être distingués. En revanche il existe de nombreuses formes croisées
très différentes les unes des autres, ayant la même formule générale
longifolia X rotundifolia, mais provenant de variétés et de sous-espèces
différentes, sans que l’on puisse indiquer lesquelles dans la grande ma-
jorité des cas! — Nous croyons cet article inapplicable dans les ouvrages
de fond tels que les monographies. Pour nous, un groupe hybride doit
avoir un nom et une formule, et ce sont la deux choses différentes. Le
nom peut être employé par tout le monde, quelles que soient les idées que
l'on ait sur le groupe en question. La formule exprime souvent une opi-
nion ou le sésultat d'une spéculation qui n'engage que son auteur.
L'avantage de ce systeme est que l’on peut, à côté des noms, donner
des formules détaillées, sans introduire dans le langage botanique des
dénominations impossibles analogues à celles qui ornent les modernes
mémoires de chimie organique, tels que par exemple : Mentha (aqua-
tica X arvensis) X << viridis ou M. arvensis subsp. austriaca > X
longifolia subsp. minutiflora. On ne peut imposer au langage habituel
de pareilles formules qui pourront être rendues plus compliquées
encore avec le progrès des recherches. Quant à ce qui est dit de la
position des noms, nous approuvons pleinement. On est étonné, après
les remarquables travaux de Kelreuter, Wichura, Nægeli, ete., de
voir encore des botanistes sérieux attribuer le rôle de père ou de mère
à un des parents d’après la répartition des caractères sur l'appareil
végétatif ou l'appareil reproducteur chez l’hybride! On sait pourtant
depuis longtemps, et par l'expérience, qu'il est absolument impossible
de rien tirer de cette répartition relativement au rôle sexuel des
parents. Un botaniste qui résumerait en français la quintessence des
travaux énumérés plus haut rendrait un grand service aux floristes
trop parqués dans leur spécialité.
13. On remarque dans cet article, dont l’esprit général rencontrera
une approbation générale, une phrase qui exclut de tout droit à être
conservé les espèces publiées en exsiccata sans diagnoses. Il est vrai que
cette régle ne vise le plus souvent que ces créations éphémères faites
sous des noms binaires par des floristes locaux qui seraient pariois :
embarrasses pour établi: une diagnose difierencielle de leurs espèces
nouvelles par rapport aux voisines. Mais elle frappe aussi d’autres col-
lecteurs qui auraient des droits plus réels à être protégés (Wallich,
mer
(12) JOHN BRIQUET. REGLES DE NOMENCLATURE. 778
Spruce, ete.) Nous sommes disposés à utiliser provisoirement cette
règle, destinée à conserver à la science descriptive un caractère sérieux,
quitte à voir au bout de quelques années si son adoption rétroactive
n'entraîne pas à des changements inutiles.
14. Nous sommes d'accord.
En résumé, sauf l’article 12, qui ne nous paraît pas applicable dans
un très grand nombre de cas, nous engageons vivement tous nos Con-
frères suisses et étrangers à adopter les propositions de nos collègues
de Berlin. Leurs règles concilient dans la mesure du possible l’ordre
qui doit règner dans la rédaction des livres de classification avec le
désir de conserver ce que l’on peut de la nomenclature actuelle. Si nous
ne nous rattachons que provisoirement aux art. 2 et 13, c’est qu'il n’est
pas possible de prévoir de prime abord quelles conséquences ils entrai-
neront à leur suite, et que la prudence demande que l'expérience pour-
suivie pendant un certain temps ait permis de les juger sainement.
On remarquera que beaucoup des règles du code de Paris en 1868
ne figurent pas dans les principes des botanistes berlinois. C’est que ces
règles ne sont pas sujettes à contestation: elles restent naturellement en
vigueur. Ainsi par exemple, l’art. 58 du code de 1868, qui prescrit
qu'en élevant une variété au rang d'espèce le nom doit être conservé
(sauf contre-sens ou double emploi), est maintenu en plein, ce que
M. Engler nous explique dans sa lettre du 26 juin 1897. Les botanistes
berlinois vont encore plus loin et désirent qu'à partir de 1897 les noms
des espèces soient toujours différents des noms spécifiques afin que,
dans un genre donné, on puisse toujours, et sans accroc, élever une
variété au rang d’espece sans changement de nom. « Celui qui n’observe
pas cette recommandation, dit M. Engler (lettre du 26 juillet 1897), ne
doit pas s'étonner que le nom qu’il a imposé à une variété soit modifié
lorsque celle-ci est élevée au rang d'espèce, pour cause de double
emploi ». On ne saurait qu’approuver ces judicieuses observations.
Qu'il nous soit permis, en terminant, d'adresser à la pleiade des
botanistes du musée de Berlin de vifs remerciements pour l'initiative
qu'ils ont prise et qu'un congrès futur ne manquera d'apprécier à sa
haute valeur.
10 août 1597.
INC) NES
SUR
UN NOUVEAU CLINOPODE DU VALAIS
PAR
J. BRIQUET
Le Satureia Clinopodium Car. (Clinopodium vulgare L., Calamintha
Clinopodium Spenn.) est une espèce assez variable lorsqu'on l’envisage
dans l’ensemble de son aire. La forme des feuilles, leur mode de dente-
lure, l’indument de l'appareil végétatif et surtout l'apparence poilue ou
plumeuse des verticillastres permettent de distinguer plusieurs races,
reliées entre elles par des colonies intermédiaires à caractères ambigus.
Jusqu'ici, cependant, nous n'avions jamais vu de variété à appareil végé-
tatif entièrement glabre. Cette forme remarquable et rarissime a été
découverte en Valais par M. G. Kohler, préparateur à l’Herbier Delessert.
En voici la description :
Satureia Clinopodium var. Kohleri Briq., var. nov. — Herba
circa 30-40 cm. alla. Caulis pro specie debilis, ascendens, sæpe flexuosus,
viridis vel cupræus, a basi ad apicem glaberrimus, internodiis mediis
5-7 em. longis. Folia ovato-elliptica, apice acula vel subacuta, marginibus
parte inferiore convexioribus, basi rotundato-acuta, utrinque viridia,
glaberrima, minute et distanter denticulata vel subintegra, superficie
25-35 X 1,5-2 cm., petiolo glabro ad 6 mm. longo aucta. Verticil-
lastri multiflori, sympodiüs pedicellisque glabris vel glabrescentibus,
bracteolis linearibus ciliatis. Calix viridis, parce patenter pilosus viridis,
dentibus extus cilialis sæpe cupræis. Corolla normalis, extus glahra,
pulchre purpurea. — Ad vias prope Louèche-les-Bains (Valesia): G. Kohler
leg., Aug. 1896.
HORTUS BOISSIERIANUS
ÉNUMÉR À TION
des Plantes cultivées en 1885 à Valleyres (Vaud) et à la
Pierrière (Chambesy près Genève)
PAR
E. AUTRAN et Th. DURAND
Préface de F. CRÉPIN.
XI et 572 pages, grand in-octavo, avec 1 portrait gravé (de E. Boissier)
et 3 planches photograph. Fr. 12.—
Les collections botaniques de Boissier sont les plus riches qu'un particulier ait
jamais réunies. Boissier cultivait dans ses deux jardins surtout des espèces
alpines non seulement d'Europe, mais encore des montagnes de l’Asie et de
l'Amérique qu'il avait recueillies lui-même pendant ses longs et nombreux voya-
ges, ou avait obtenues par d'autres botanistes-voyageurs. Ainsi en 1885, l’année
de la mort de Boissier, le total des plantes vivantes qu'il possédait s'élevait à
1018 genres avec 4695 espèces et 359 variétés.
Le catalogue donne aussi la synonymie, la distribution géographique de chaque
espèce et surtout l'indication de figures ou planches parues dans les princi-
pales publications botaniques et horticoles.
La librairie J.-B. BAILLIERE & FILS. 19, rue Haute-
feuille à Paris, commence la publication d’une
BIBLIOGRAPHIE BOTANIQUE
qui paraitra en 5 fascicules mensuels de 32 pages à 2 colonnes.
On y trouvera l’annonce détaillée, la date de publication, le
nombre de pages et un compte rendu ou un extrait de la table
des matières des ouvrages importants, d'environ dix mille
volumes et brochures , français et étrangers, anciens et modernes,
avec les prix de vente.
Le 1° fascicule, comprenant les auteurs des lettres A à C,
vient de paraitre : : il sera adressé gratis à tous les lecteurs de
ce journal qui en feront la demande à MM. J.-B. Baruère et
Frs.
Les 5 fascicules seront adressés régulièrement contre envoi
de 50 centimes en timbres-poste français ou étrangers, pour
frais d’affranchissement.
$ sous LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Ex Conservateur de T eier,
; £
2 en Bye
Tome I (1893),
» II (1894), 769
» III (1895), 706
» IV (1896), 963
OBSERVA! TION |
Les nue des Du insérés Mate le Bulletin de PHerbier B
ont droit 7 à ir ur zu, en Bu apa
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
GONSERVATEUR DE L'HERBIER,
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome V. 1897.
N° 10.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L'HERBIER BOISSIER
à CHAMBÉSY prés Genève (Suisse).
GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
| PARIS BERLIN
4 PAUL KLINCKSIECK R. MRIEDLÆNDER & SOHN
F1 52, rue des Écoles. 44, Carlstrasse,
“ORENTALISOUE PFLANZENARTEN Gm suite et fn +
3 is —- ne Aufeed. Chabert.
€ REUR. onen |
\ Beitrenv von à Prof. D am 5 F. Ne Kat: à
Dre
© NOISES DE LA NOMENCLATURE.
Sms année, NO: Octobre 1897,
Annan PPS SSSR PS TRS DST SDS DT nn nn
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Ueber meoue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten.
von
J. FREYN
(Sehlüss.)
Chamzmelum Tempskyanum Freyn et Sint. Bienne (?)
elatum, erectum, strictum, glabrum, caule fistuloso sulcato-striato folioso
apice corymboso oligocephalo et tunc peduneulis erecto-patulis nudis
monocephalis vel polycephalo paniculato-corymboso ramis 2-4-cephalis,
foliis ambitu oblongis utrinque in segmenta 5-7 remotiuscula brevia in
lacinias tenuissimas mucronatas bis vel semel secta pinnatisectis (radi-
calibus florendi tempore jam exsiccatis nobis ignotis), caulinis basi dilatata
setaceo-pectinata sessilibus, versus apicem caulis remotioribus et sensim
diminutis, capitulis sæpissime discoideis, involucri glabri phyllis obtusis
fusco et scarioso marginatis oblongis externis angustioribus et subbre-
vioribus, ligulis albis disci dimidium æquantibus oblongis, receptaculo
hemisphærico, achenüs obpyramidatis subcurvatis crasse albo-costalis
inter costas et dorso convexo apice biglanduloso dense transverse rugu-
losis nigris, corona brevissima marginiformi. @) vel polius % Floret
augusio.
Thessalia græca, Pindus tymphæus: frequentissimum in pratis fer-
tilibus prope Said-Pascha et versus Zygos die 9. julio 1896 leg. Sintenis
(exs. 744 forma discoidea, et 744b forma radiata).
Dimensiones: caulis 40-60 cm. altus; folia caulina infima 5- x 1 cm.
BULL. HERB. BOIss., Octobre 1897. by
182 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (50)
longa lata, summa 0,4-0,5 cm. longa indivisa vel in lacinias 3 selaceas
secta ; pedunculi 5-10 cm. longi, capitulum (fere maturum !) hemisphæri-
cum 1,5 cm. diametro, achenia 1?/; mm. longa.
Beide Formen, die strahllose, sowie die strahlende, wachsen durch-
einander, die erstere ist nach Sintenis brieflicher Mittheilung jedoch
häufiger ; letztere zieht die lichten Gebüsche vor und ist üppiger, viel-
köpfig und mit längeren Blatizipfeln versehen. Die Strahlblüthen sind
sehr kurz, kaum von der halben Länge des Scheibendurchmessers.
Ch. Tempskyanum Fr. et Sint. ist der Tracht nach dem Ch. conoclinium
Boiss. et Bal. sehr ähnlich, doch ist dieses durch kronenlose Achänen,
schwammig-korkige, sich fast berührende Achänen-Rippen und glatte,
nicht runzelige Achänenflächen ebenso durchgreifend verschieden, wie
Ch. trichophullum Boiss., welches ebensolche Achänen, wie C. conoclinium
hat, aber sehr lange, dicht stehende Strahlblüthen und einen meist viel-
köpfigen Kopfstand besitzt. Viel näher stehend als beide letztgenannte
Arten ist das mit ganz gleichen Achären, wie Ch. Tempskyanum ausge-
stattete C. inodorum Vis., doch ist davon die neue Art durch die schmalen
in von einander entfernt stehende Segmente getheilte Blätter, sehr kurze
Blattzipfel, meist armköpfige Rispen, breit skarios berandete, nicht spitze
Involucralblätichen, halbkugeliges Receptakulum, fehlende oder sehr
kurze, entfernt von einander stehende Strahlblüthen und die Tracht ver-
schieden; von C. disciforme Vis. ist C. Tempskyanum durch ganz andere
Achänen, ebenso von C. decipiens Boiss. verschieden ; von diesem letz-
teren überdies durch braun- (nicht weiss-) randige Hüllblättchen und
halbkugeliges (nicht eiförmiges) Receptaculum. Von C. rosellum Boiss. et
Orph. sind die Früchte unbekannt, doch ist die neue Art auch hievon
durch Kahlheit, vielköpfigen Kopfstand, kurz- (nicht lang-) zipfelige
Blätter und fehlende oder weisse, nicht blassrothe, Ligularblüthen ver-
schieden.
Galendula micrantha Tineo et Guss. in Guss. floræ siculæ
syn. Il. 87%. Nach Boissier in flora Orient. II. 418 Synoym von C. arven-
sis L., nach Nyman Conspectus, deren Varielät, scheint mir davon spe-
zifisch verschieden und auf alle Fälle nach Blüthen und Früchten leicht
unterscheidbar. Ich urlheile zwar nicht nach der sizilischen Pflanze, die
ich nicht besitze, wohl aber nach einem ziemlich ausgiebigen Material
cyprischer Galendula-Formen, deren eine aber ich nur mit C. micrantha
Tin. et Guss., deren andere ich nur mit C. gracilis DC. identifizieren
kann. Diese beiden Ringelblumen sehen sich nun dem äusseren An-
sehen nach, welcher besonders durch die so kleinen Köpfe und kurzen,
EL Se
HET
(51) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 783
das Involucrum nur wenig überragenden Strahlblüthen bedingt wird,
zum Verwechseln ähnlich. Beide haben ausserdem nur sehr kleine
Achänen, die kaum halb so lang sind, wie jene der gleichen Blüthen-
Reihe von C. arvensis L. — Diese letztere ist durch fast doppelt grössere
Köpfe und Strahlblüthen von fast doppelter Involucrallänge sofort sowohl
von C. gracilis als von ©. mierantha zu unterscheiden. Richtig bleibt aber,
dass GC. micrantha der C. arvensis viel näher steht, als der C. gracilis,
denn ihre Ahänen sind genau so gestaltet, nur viel kleiner, die kahn-
förmigen der zweiten Reihe sind aber spärlich vorhanden oder fehlen
auch gänzlich und jene der ersten Reihe sind mehr einwärts gebogen und
mit einem kurzen, abstehenden Indument ziemlich reichlich vorhandener
Papillen bekleidet. Dagegen sind die Achänen von C. gracilis alle ring-
förmig eingerollt, die äusseren an ihrer inneren Seite etwas geflügelt, jene
der beiden inneren Reihen querrunzlig, gleich gestaltet; die kahnförmigen
fehlen. C. gracilis DC. wird von Boissier aber mit C. persica C. A. Mey.
als Varietät vereinigt. C. micrantha liegt mir von folgenden Standorten
vor:
Cypern, auf Feldern bei Larnaka 9. und 20. März (exs. 2664),
12. März (eine kleinere Form; exsic. 2665) und 17. März 1893 (exs. 266 c)
leg. Deschamps! — Die Form, welche am 9. März gesammelt worden
war, war mit C. gracilis gemischt. Beide Pfianzen wachsen also auch
durcheinander in Aeckern, doch kommt die letzigenannte gewöhnlich
auf Hügeln vor.
Gentaurea (Acrolophus) drakiensis Freyn et Sint. perennis,
asperula, virens, caulibus ereclis gracilibus obtusangulis striatis crebre
foliosis supra medium racemoso-ramosis ramis monocephalis ab infimis
brevissimis capitulo brevioribus vel paulo longioribus ad summa capitula
sæpe 5-6-plo longiora sensim elongatis, foliolis 1-3 lanceolato-oblongis
acutiusculis munilis, folis impresse punclatis et pallide glandulosis ab
infimis petiolalis parce arachnoideis ad summa sensim diminutis pinnati-
sectis, pinnis 2-3-jugis, lanceolato-linearibus calloso apiculatis terminali
majore et sæpe latiusculo, capitulis solitaruis terminalibus basi sæpe brac-
tealis parvis elongato-ellipsoideis, involueri minute glanduloso-pruinosi
phyllis stramineis coriaceis anguste lanceolatis Ionge et rigide spinuloso-
ciliatis in spinam patulo-recurvam subulatam eis longiorem abeuntibus,
flosculis roseis (exsicco !) parum radiantibus calathio subæquilongis, ache-
nis parvis lividis pappo eis ?/s equantem coronatis. X Septembri.
Thessalia græca, Volo : in monte Pelion prope Drakia die 8. sept.
1896 leg. Sintenis (exs. 1316).
784 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (52)
Dimensiones: caulis 48-70 cm. altus, ad basin cire. 2 mm. crassus ;
folia basilaria florendi tempore jam evanida cum petiolo laminae æqui-
longo 10 cm. longa, 2,5 cm. lata, caulina multo minora lobis divergenti-
bus; calathium 1,5 cm. longum sine spinis 0,5, cum spinis 1,1 cm. dia-
metro : achenium 3 mm. longum ad medium 1,3 mm. crassum, pappo
2 mm. longo.
Die neue Art hat ganz und gar die lange, schmale Köpfchenform der
Arten, welche Boissier unier seiner Gruppe Cylindraceæ begreift, aber
die Köpfchen der C. drakiensis sind 2 mal grösser und dicker, als etwa
jene von C. diffusa Lam., einer auch sonst verschiedenen, in der Blüthen-
farbe variablen Art mit pappuslosen Achänen, oder von C. virgata Lam.,
einer mit kurzem Pappus ausgestatteten Art, deren Blüthenstand traubig-
rispig mit 4-köpfigen Zweigen, nicht rispig-vielköpfig ist, etc. etc. Die
wenigen Arten der Gruppe Ramosissimæ kommen der C. drakiensis
in der Kopfgrösse etwas näher, doch sind die Calathien immer noch
kleiner, als jene der neuen Art, drüsenlos, kahl, der Kopfstand vielköpfig-
verzweigt, der Pappus so lang, wie die die Achäne und C. pelia DC. ist
ausserdem gelbblüthig.
Centaurea (Acrolophus) kalambakensis Freyn et Sint.
parcissime arachnoidea, læte virens, glabrescens, subasperula, foliosis-
sima a medio vel superne tantum ramosissima paniculato-corymbosa,
ramis crebre foliosis iterum ramosis et ramulosis, ramulis monocephalis
ad apicem usque foliosis, folüs basilaribus primordialibus petiolatis lyra-
tis florendi tempore jam exsiccatis, cæteris cum caulinis inferioribus irre-
gulariter pinnatisectis lobis distantibus lanceolatis elongatis acutis parce
et acute lobulato-dentatis immixtis lobulis minoribus omnibus petiolum
versus decrescentibus apice subconfluentibus, foliis caulinis sensim mino-
ribus sed jugis longis eis foliorum infimorum congruentibus, foliis rameali-
bus minoribus parcius et angustius sectis, summis capitula involucrantibus
lanceolatis basi unijugis, lobulis foliorum omnium mucronalis, capitulis
mediocribus, involucri glabrati subglobosi phyllis adpressis 3-5-nervüs
ab infimis ovatis ad intima linearia auclis appendice straminea triangulari
5-6 longiuscule et pectinatim ciliata basi hyalina decurrente apice in
mucronem subsetaceum cils validiorem et 2-Splo longiorem erectum vix
curvatum angustata superatis, flosculis roseis vix radiantibus, acheniis
parvis glabris, pappi serie intermedia achenio sublongiore. £ Junio.
Thessalia græca, Kalambaka : ad parietes rupium prope Guwelzi die
6. junio 1896 (exsicc. 409, forma foliis angustius sectis ; et 4095, forma
iatius secta) porro 25. majo (exs. 409c, forma nondum evoluta) leg. Sin-
tenis !
(53) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 785
Maasse: Stengel 25-50 cm. hoch, untere Zweige bis 17 cm. lang;
untere Stengelblätter sammt dem 2 cm. langen Stiele 14 cm. lang, ober
der Mitte 4 cm. breit, ihre schief vorwärts gerichteten Hauptabschnitte
fast 3 cm. lang und vorne 3-4 mm. breit, jedoch auch schmäler ;
Hülle 1,2 cm. hoch, und oben ebenso breit, von den Scheibenblüthen um
4 cm. überragt ; Achänen 3, Pappus fast 5 mm. lang.
Von C. Karstiana Scop., welcher die neue Art am ähnlichsten ist,
weicht sie durch die noch viel reichlichere Belaubung, die breiteren und
viel längeren, bespitzten Blattzipfel, die viel längeren und fein zuge-
spitzten Enddörnchen der Hüllblättchen, die (wenigstens nach den ge-
trockneten Exemplaren) kaum strahlenden Blüthen, welche rosenroth
(nicht violett) sind und etwas grössere Achänen mit kürzerem Pappus ab.
C. pallida Friv. hat fast doppelt grössere Köpfe, strahlende Blüthen,
9-11 Wimpern an den Anhängseln der Hüllblättchen und deren Enddorn
kürzer, als die Cilien etc.
Scorzonera hirsuta L., in Boissier’s Flora Orientalis nicht ver-
zeichnet, befindet sich unter den von Sintenis 1. J. 1896 in Thessalien
gesammelten Arten von folgenden zwei Standorten :
Thessalia græca, Kalambaka : in glareosis fluvii die 15. junio
(exs. 591) etin vineis prope Kastreiki die 20. majo (exs. 40%) leg. Sin-
tenis !
Lactuca aculeata Boiss. et Kotschy, in der Flora Orientalis nur
von je einem Standorte aus Nord-Anatolien und Süd-Armenien ver-
zeichnet, befindet sich unter den von Deschamps aus Gypern mitge-
brachten Pflanzen. Wenigstens rechne ich hiezu die in Gärten um Lar-
naka am 14.’April 1893 (exs. 315) gesammelte hochwüchsige Art, welche
ober dem Grunde und bis in’s untere Drittel abstehend viel- und kurzästig
ist, dicke, ruthenförmig verlängerte, hoch hinauf reichlich stachelige
Stengel, dicht stachelige Blattrippen und Blattränder und schärflich-rauhe,
etwas lockere Anthodialschuppen besitzt — im Uebrigen der L. Scariola L.
ganz ähnlich ist. Früchte kann ich nicht vergleichen. Die Blüthen
scheinen sehr kurz zu sein und überragen (wenigstens im getrockneten
Zustande) das Involucrum nur sehr wenig. Die Rispe ist schmal pyra-
midenförmig und für die Grösse der Pflanze auffallend schmal mit
schiefen, nicht horizontalen Aesten.
Hieracium (Andryaloideum) dolopicum Freyn et Sint.
. bumile vel modice elatum, pseudophyllopodum subscaposum 1-oligocepha-
lum vel aphyllopodum eglandulosum apice in pedunculos longas monoce-
phalas solutum, caule inter folias densissime lanato tota longitudine cum
786 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (54)
pedunculis crebre stellipilo et superne laxe longeque piloso, folüs late
lanceolatis vel spathulate-lanceolatis acutis integerrimis vel subdentatis
basin versus longe angustatis (sed tantum infimis vero petiolatis) utrin-
que viridibus sed crispule lanatis et subtus præsertim et secus nervum
medium albo-crinitis omnibus dense approximatis nunc rosulam sessilem
formantibus nunc usque ad medium caulis dissitis ibique abrupte diminutis
ovato-oblongis, pedunculis bracteis parvis jubatis ovatis obsitis, capitulis
majusculis depresso-globosis, anthodü phyllis anguste lanceolato-lineari-
bus acuminatis acutis villosis et villis præsertim inferne oceultatis atro-
viridibus parce stellipilis eglandulosis, ligulis aureis latiusculis eglandu-
losis inferne extus puberulis, stylis etiam sicco luteis, achents pallidis.
% Augusto.
Thessalia græca; Pindus dolopicus : ad parietes rupium in cacumine
montis Coceino-Lithari prope Sermoniko die 21. aug. 1896 leg. Sintenis
(exs. 1265).
8. minus Freyn et Sint. humilior 1-2 cephalum, foliis et capitulis sub-
minoribus hisce minus lanalis.
Thessalia græca, Pindus dolopicus : ad parietes rupium montis
Skala prope Sermoniko die 10. aug. 1896 leg. Sintenis (exs. 1129).
Dimensiones: caulis 9-30 cm. altus, anthodia maxima 1,7 em. alfa et
3 cm. lata, radio 4,5 cm. diametro, anthodia minima centimetrum alta,
1,3 cm. diametro, achenia 3,5 mm. longa ; folia 13,5-12 cm. longa,
2,8-2,2 cm. ad vel paulo supra medium lata.
Hier. dolopicum ist eine der zahlreichen Unterarten, in welche sich das
typische H. pannosum Boiss. auflöst. Da mir das Consortium unbekannt
blieb, so ist es schwer, sich über weitere Beziehungen zu äussern. Die
Pflanze ist für die Gruppe, der sie angehört, ungemein schmalblättrig
und hierin, sowie auch im Wuchse, dem sonst nicht näher verwandten
H. odontophyllum Freyn. et Sint., welches in Armenien zuhause und
durch die Formel H. lazicum > pannosum definirt ist, ähnlich. Nächst
verwandt scheint mir doch nur H. pannosum selbst zu sein, welches durch
viel breitere, meist stumpfliche Blätter und ansehnlich längere Achänen
allerdings handgreiflich verschieden ist, zu dem aber doch Uebergänge
vorzukommen scheinen. H. dolopicum entspricht am ehesten der Formel
H. pannosum > tridentatum und ist ganz bestimmt kein Bastart.
Die var. minus sieht besonders merkwürdig aus und erinnert im
Wuchse an die niedrigen pyrenäischen Cerinthoiden, mit denen sie
allerdings nichts zu schaffen hat.
Die oben als vermuthliche Uebergangsformen gedeuteten Pflanzen
(55) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 787
sind breitblättrig, etwas höher im Wuchs, aphyllopod und erst in der
Gipfelgegend in wenige Pedunkuli aufgelöst. Habituell gleichen diese
Individuen dem H. divergens Näg. Pet., haben aber bleiche Achänen,
während die letztere Form solche von brauner Farbe besitzt. Da die
Achänen der breitblättrigen Form jenen des H. dolopicum vollkommen
gleichen (nach Farbe und Grösse) und, da die Blätter derselben verbissen
sind, so ist die genannte Form vielleicht doch nichts, als ein reduzirtes
H. dolopicum.
Hieracium (Oreadeum) eriobasis Freyn et Sint. glaucoviride,
scaposum, mono-vel dichotome 2-(raro 3-) cephalum, radice tortuosa
squamosa, folüs omnibus basilaribus rosulam ferentibus brevissime petio-
latis ab infimis obtusissimis ad intima acuta increscentibus ellipticis vel
oblongo-ellipticis raro lanceolato-oblongis integerrimis vel subdenticulatis
utrinque sed subtus ad nervum crebrius pilis albis denticulatis hirsulis,
petiolo lanatis, scapis fistulosis teretibus tota longitudine laxe hirsutis a
medio ad apicem insuper increscente stellipilis parce glanduligeris et
bracteolis parvis ovato-lanceolatis crinitis munitis, capitulis majusculis
(virgineis ex sicco nutantibus), anthodio globoso albo-hirsuto stellipili et
sparse glanduloso phyllis lanceolato-linearibus acuminatis acutissimis sub-
conniventibus nigricantibus constante, ligulis luteis latiusculis, stylis
* (ex sicco) livescentibus, acheniis atro-castaneis. X Junio.
Thessalia græca, Pindus tymphæus: ad rupes montis Turnara
prope Chaliki die 26. junio 1896 leg. Sintenis (exs. 738).
Dimensiones : scapus 20-30 cm. altus, pedunculis 10-15 centimen-
tralibus erecto-patentibus, foliis ad summum 8 cm. longis, 3 cm. ad
medium latis, petiolo 2,5 cm. longo, 3 mm. lato; anthodium 1,9-1,7 cm.
altum, 4,7 (tandem 4,4) cm. latum, radius cire. 4 cm. diametro, achenia
4,5 mm. longa.
H. eriobasis scheint mir am besten durch die Formel A. candicans >
villosum definirt. Der Summe seiner Eigenschaften nach gehört es zwar
den Oreadeis an, die dicht rauhhaarige, kugelige Hülle mit den schmalen
Anthodialblättchen deuten aber auf eine Verwandtschaft mit der Gruppe
der Villosa. Von letzteren kommt jedoch im Süden der Balkanhalbinsel
nur mehr H. çræcum Boiss. Heldr. vor, eine zwar ebenfalls skapose, aber
sehr schmalblältrige Art, zu welcher H. eriobasis keinerlei nähere Be-
ziehungen aufweist. Von den gesammten Oreadeis unterscheidet es
. aber sein skaposer Wuchs und die kugeligen Anthodien, deren Blättchen
mit den Spitzen elwas zusammenneigen. Die Gruppe der Oreadea ist
übrigens auf der Balkanhalbinsel nur sehr spärlich vertreten : durch
788 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (56)
H. Vandasii Freyn im Centralbalkan und durch die beiden, einander
nahe stehenden, wie mir scheint unbeschriebenen Arten H. vranjanum
Panc. und MH. pljackavicense Petrovic in Süd-Serbien.
Hieracium (Bracteolatum) bracteolatum Sm. Das im
hohen Grade eigenthümliche Ansehen dieser Pflanze ist bekannt ; man
fühlt sich darnach versucht, die Art im Systeme für völlig isolirt anzusehen.
Gleichwohl ist letzteres durchaus nicht der Fall : das von Sintenis aus
Thessalien mitgebrachte reichliche Material liefert nämlich den Beweis
eines innigen Zusammenhanges einerseits mit A. Koracis Boiss., andrer-
seits mit H. crinitum Sm. Bevor ich hierauf näher eingehe, sei nur noch
bemerkt, dass H. bracteolatum Fries epicr. p. 71, dessen Pappus schnee-
weiss sein soll und dessen Achänen aufwärts verschmälert angegeben
werden, mit dem echten H. bracteolaium Sm. gewiss nicht identisch und
jedenfalls kein Hieracium ist. Ich habe es zwar nicht gesehen, doch
sind die beiden hervorgehobenen Eigenschaften solche, die die Pflanze
von Hieracium ausschliessen. H. bracteolatum Sm. hat ebenso, wie
H. Koracis Boiss. kurz-cylindrische, nur zum Grunde kurz verschmälerte
Achänen und bräunlich-weissen Pappus, ist also ein echtes Hieracium.
Die von Boissier in der Flora Orientalis unterschiedene Varietät ß. laxzum
halte ich für nichts anderes, als schwächere Exemplare der Art. Diese
Anschauung zwingt sich bei Durchsicht eines grösseren Materiales auf.
Wirklich variirt jedoch H. bracteolatum Sm. im Indumente der Antho-
dien. Dieselben sollen kahl sein. In Wirklichkeit fand ich sie so nur
selten. Das Colorit der Anthodialschuppen ist dann blasserün, an den kurzen
äusseren nach innen zu rasch ius Schwarzgrüne verdunkelt, während die
langen Mittel-Schuppen einen solchen schwarzgrünen Mitteistreif haben
und die innersten Schuppen von der Mitte an nach aufwärts blass rosen-
roth-bräunlich sind. Das in der Regel spärliche Indument besteht aus
zerstreuten, ungleich langen, weissen, oft bis zur Hälfte hinauf schwarzen,
abstehenden Borsthaaren, welche theilweise (oft fast alle) durch Stiel-
drüsen ersetzt sind. Die Köpfe fand ich jedoch immer verhältnismässig
lang, oft sehr lang gestielt und die Stiele + reichlich mit entfernten,
kleinen, lanzettlichen dunkelgrünen Hochblättchen besetzt.
H. Koracis Boiss., welchem der Autor im Suppement zur Flora Orien-
talis zum Unterschiede von A. bracteolatum Sm. drüsenborstige Antho-
dien zuschreibt, könnte also nach diesem Merkmale nicht unterschie-
den werden. Wohl aber ist es nach dem gewöhnlich gertenförmigen |
Blüthenstande und den so kurzen Kopfstielen zu unterscheiden. Die
Köpfe stehen übrigens in der Regel nicht, wie es in der Beschreibung
MR IE MP UT
(57) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 789
heisst, zu 3-5 genähert an den Spitzen der Rispenzweige, sondern sie
sind im Gegentheil meist serstreut und traubig längs des ganzen Zweiges
angeordnet und, da die Pflanze häufig unverzweigt ist und nur aus dem
einzigen gertenförmigen Stengel besteht, so ist der Kopfstand in solchen
Fällen eine ganz schmale Traube und solche Pflanzen sehen dann habi-
tuell täuschend einer Chondrilla ähnlich. Nebst diesen gertenförmigen
Kopfständen kommt bei H. Koracis auch die Rispe vor. Diese ist oft sehr
weitschweifig, aber die Köpfe sind bald traubig entlang der dünnen
gertenförmigen Zweige, bald, u. z. infolge Fehlschlagens der unteren
Köpfe, nur im obersten Drittel der Zweige entwickelt. Da nun H. Koracis
zur Blüthezeit meist auch der grundständigen Blätter'entbehrt und die
stengelständigen häufig auf eine bis wenige Bracteen reducirt sind, so
sehen solche Exemplare im hohen Grade abweichend aus.
Die Blatiform selbst unterliegt ebensowohl bei H. Koracis Boiss., wie
bei H. bracteolatum Sm. erheblichen Schrankungen. Der Rlattrand ist
nämlich bei sonst gleich umschriebener Grundform des Blattes ent-
weder kaum gezähnelt, fast ungezähnt, mit wenigen abstehenden oder
selbst rückgerichteten Zähnchen versehen, oder die Zähne sind besonders
im unteren Theile der Pflanze zahlreicher, dreieckig und gross, von run-
den Buchten getrennt, oder sie sind gegen den Blatigrund zu in läng-
liche Lappen umgewandelt und die Blätter dann über die Hälfte tief ein-
geschnitten. Dabei ist der Endzipfel immer viel grösser als die einzelnen
Lappen. Dieser Variationskreis kommt also bei beiden erörterlen Arten
vor, die überhaupt die nächsten Beziehungen zu einander aufweisen und
insbesondere nach Grösse, Form, Indument und sonstiger Beschaffenheit
der Köpfe geradezu identisch sind. Beziehungen zu anderen Arten
kommen nun auch zum Ausdruck. Vor Allem kann bei den Stengel-
blättern eine Andeutung solcher Beziehungen zu den andern Australiis
darin gefunden werden, dass diese Stengelblätter öfter nicht ober dem
Stengelgrunde plötzlich reduzirt und bracteenförmig sind, sondern, dass
sie manchmal entlang des ganzen Slengels ziemlich gleichmässig ver-
theilt vorkommen und an Grösse allmählig abnehmen. Dies Verhalten
beeinflusst den Habitus besonders dann, wenn der Blattrand fast unge-
zähnt ist; solche Pflanzen erinnern lebhaft an die Belaubung von H. race-
mosum W. K., H. Virga aurea Coss., H. crinitum Sm. und andere Arten
dieser Gruppe.
Ist nun mit dieser Vertheilung der Blätter eine mehr elliptische Gestalt
derselben verbunden, wird der Kopfstand traubig-rispig und dabei die
uspenzweige dicklich, so ist trotz der dann immer noch erhaltenen
799 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (58)
Kleinheit der Köpfe eine ausgesprochene Mittelform zwischen H. bracteo-
latum Sm. und H. racemosum W.K. oder H. crinitum Sibth. gegeben.
Solche Mittelformen hat Sintenis vom Pelion bei Volo mitgebracht, wo
sie in denselben Buchenwäldern vorkommen, welche #. Koracis beher-
bergen; ferner aus dem dolopischen Pindus, wo sie in Wäldern bei
Sermoniko zusammen mit H. racemosum W. K. und H. crinitum Sm.
wachsen. Sie sind von diesen Arten an den kleinen Köpfchen mit Sicher-
heit zu unterscheiden, doch ähneln sie sich aber, u. z. insbesondere die
depauperaten Formen dieser Arten, ganz erstaunlich. Im Folgenden habe
ich diese Mittelformen zu beschreiben versucht.
Hieracium (Bracteolatum) sermonikense Freyn et Sint,
H. bracteolatum > racemosum. Modice elatum vel humile a
medio vel superne tantum racemoso-paniculatum (rarius monocephalum),
ramis patulis subæquilongis crebre bracteolatis A-3-cephalis, caule foliato
viridi vix compressibili patentim hirsuto stellipili papilloso-tuberculato
superne parce glanduloso ad nodos longiuscule seloso, foliis acutis mem-
branaceis triplieinerviis læle vel obscure viridibus concoloribus utrinque
hirsutis ad petiolos hirsutissimis difformibus: basilaribus majoribus petio-
latis ellipticis vel oblongo elliptieis parce et acute dentalis, caulinis sessili-
bus basilarium manifeste minoribus crebris sed discretis ab infimis ovatis
vel ellipticis ad summa ovato-lanceolata acuminata senso sensim dimi-
nutis, pedunculis capitulo longioribus, capitulis parvis, anthodii erecli cire.
20-phylli phyllis extimis laxis abbreviatis mediis et intimis lineari-lanceo-
latis acutis obscure viridibus margine pallidioribus secus nervum medium
paucis pilis albis subflexuosis patenti hirsutis et parce glandulosis efloc-
cosis, liqulès parvis luteis extus pilosiuseulis apice ecilialis, stylo fusces-
cente achenüs parvis pallidis pappo subbreviore coronatis. Z Augusto.
Thessalia græcæ; Pindus dolopieus : in silvis prope Sermoniko
supra pagum Bezula cum A. racemoso W. K. forma die 18. aug. 1896
(exs. 1197); Volo : in fagetis montis Pelion die 5. sept. 1896 (exs. 1277)
leg. Sintenis !
Dimensiones: Caulis 10-40 cm. altus, folia radicalia 6 X 2,4, 6x3
— 11 X A öcentimetralia ; anthodium 9,5—411 mm. altum, achenia in
speciminibus typicis 2,7 mm., in robustioribus 3,7 mm. longa.
Wegen des Vergleiches mit den nächstverwandten Formen ist oben
nachzusehen. Von A. racemosum W. K. unterscheidet sich H. sermoni-
kense, abgesehen von den oben hervorgehobenen Eigenschaften, auch
noch durch die bleichen (nicht braunen) Achänen. Zu bemerken ist auch,
dass sich die kleinen Formen ven H. sermonikense, H. racemosum und
ae ee ANS TREE N |
cs
(59) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 791
H. erinitum derart ähnlich sind, dass sie nur mit äusserster Aufmerksam-
keit unterschieden werden können. Bei reichlichem Material und gut
entwickelten Achänen fällt dies übrigens nicht schwer ; bei geringem
und unentwickeltem Material, sowie ohne Kenntnis der Herkunft, wird
man leicht im Zweifel bleiben, wie verschieden auch die normal ent-
wickelten Pflanzen von einander sind.
Campanula (Medium, Triloculares) luristanica Freyn ;
perennis, virens el (corollam excepta) undique sed præsertim versus
basin et apicem papilloso-hirta, radice ignota sed sine dubio caudiculosa
caules plures filiformes flexuosas foliosas a basi laxe paniculato-ramosas
edente, ramis racemosis paucifloris, foliis membranaceis reniformibus et
depresso-ovato-cordatis angulato-dentatis, petiolo subæquilongo filiformi
insidentibus apicem caulis versus parum diminutis, pedunculis tenwissime
fihformibus bracteolis 2-3 lanceolatis minutissimis obsitis folio subjecto
pluries longioribus, junioribus (ex sicco saltim) arcuato recurvis tandem
erectis, floribus minulissimis, calycis exappendiculati lacinüs patulis e
basi depresso-triangulari abrupte lineari-subulatis tubo hemispharico
æquilongis, corollæ calyce 3-Aplo longiori anguste infundibuliformi lobis
ovatis acuminalis acutis staminibus 5, filamentis filiformibus antheras
lineares vix dimidiam æquantibus, stylo subexserto in stigmata {ria
recurva diviso, capsula ignota. X Floret exeunte julio, augusto.
Persiæ occid. provincia Luristan : in rupibus ad pedem montis
Kalian-Kuh 2000 m. supra mare, augusto 1891 et ibidem prope Ziba
2600 m. s. m. die 29. julio 1891 legt. dom. et domina Morgan !
Dimensiones (ex paucis frustulis); caules circ. semipedales, rami
usque 10 cm. longi, folia ima 8 x 7 mm. lata longa peliolis usque
12 mm. longis, pedunculi usque 3 cm. longi, calyx 2 mm. longus, tubo ad
dentorum basin 1,5 mm. diametro, corolla 5 mm. longa.
Synon. Wahlenbergia luristanica Freyn herb.
Da die Früchte unbekannt sind, so ist wohl die Möglichkeit nicht aus-
geschlossen, dass C. heristanica nicht zur Untergattung Medium, sondern
zu Rapunculus gehört; doch ist dies im Hinblick auf die dorthin einge-
reihten Arten wenig wahrscheinlich. Alle Merkmale weisen vielmehr
auf die Gruppe der Saxicolæ hin, in welcher die neue Artan C. humillima
A. DC., C. perpusilla A. DC. besonders aber an C. Cymbularia S. S.
nähere Verwandie hat, von denen die letzigenannte sogar eine bedeu-
. tende habituelle Aehnlichkeit besitzt. Dies ist auf die Gestalt der Stengel-
blätter und die Verästelung der Stengel zurückzuführen, welche Charak-
tere bei beiden Arten fast gleich sind. Aber GC. Cymbeiaria ist kahl oder
792 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (60)
doch sehr sparsam weichhaarig, die Stengel viel robuster, die Blätter
spitz gezähnt, die Blüthen dreimal so gross, wie bei C. luristanica, die
Kelchzähne dreimal länger, als die Kelchröhre, die Corolle nur bis zum
Drittel (bei C. luristanica fast bis zur Mitte) eingeschnitten. Auch hat
CG. Cymbalaria eine andere geographische Verbreitung. Die übrigen fein
gebauten Verwandten haben entweder anders gestaltete Blätter und
dabei schaftförmige Stengel (C. persepolitana Kotschy und C. perpusilla
A. DC.) oder — und dies betrifft C. humillima A. DC. — sie sind noch
viel zarter, die Blätter und Blüthen noch kleiner und ihre Corolle ist nur
doppelt so lang als der Kelch.
Die Tracht der neuen Art ist ganz und gar jene von Wahlenbergia hede-
racea Reichb. und habe ich sie daher zuerst für eine Wahlenbergia ge-
halten. Wegen Mangel an Früchten ist die Zugehörigkeit zu dieser
Gattung wohl nicht so ohne Weiteres abzuweisen — allein die Bezie-
hungen der neuen Art zu den Verwandten der C. Cymbalaria sind einer-
seits so offenkundig und andrerseits die Verbreitung der Gattung Wahlen-
bergia im ganzen Gebiet der Flora Orientalis einzig auf Egypten be-
schränkt, also auf ein Gebiet, mit dem die westpersischen Hochgebirge
gar keine pflanzen-geographischen Beziehungen haben, so dass ich nicht
fehl zu gehen glaube, wenn ich die neue Art in die Gattung Campanula
einreihe.
Verbascum (Thapsus, Euthapsi) viscidulum Freyn et
Sint. bienne(?) viride, totum glandulis breniter et longius stipitatis obsitum,
viscidulum, superne glandulosissimum, inferne insuper tenuiter stelli-
pilum (juvenile an albo-tomentosum ?), caule tereti elato nitidulo nigres-
cente in paniculam amplam virgato-ramosissimam abeunte foliato, folus
basilaribus ignotis, caulinis mitidis late elliplicis minute crenulalis ab
infimis subpetiolatis obtusis ad summa sessilia breviter sed acute acumi-
minata decrescentibus, ramealibus + crebris ab infimis oblongo-lanceo-
latis ad summa ovata acuminata et adbracteas ovato-lanceolatas acutissimas
florum fascicula adæquantes vel paulo superantes sensim diminutis, flori-
bus 2-3 fasciculatis vel solitariis in racemos laxos dispositis, pedicellis
calyce sublongioribus æquilongis vel multo brevioribus, calycis glandulo-
sissimi parvi lacimüs ovato-ellipticis acutiusculis, corollæ mediocri extus
tomentosulæ lobis obovatis luteis basi aurantiacis, staminibus 4 vel 5,
fllamentis violaceo barbatis longioribus fere glabris, antheris longiorum
totidem decurrentibus, capsula (perjuvenili tantum nota) globosa villoso-
tomentosa stylo longo superata. (2) Augusto.
Thessalia græca, Pindus dolopicus: in valle fluvii Prion die 18. aug.
1896 unicum specimen tantum leg. Sintenis (exs. 1218).
(61) 3. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 793
Dimensiones: caulis orgyalis, centimetrum crassus, rami ad 50 cm.
longis, folia caulina infima 27 X 14 cm. longa lata petiolo 2centimetrali,
calyx vix 5 mm. longus, corolla 3 cm. diametro.
Die hier beschriebene riesige Pflanze ist bezüglich ihrer Verwandt-
schaft in der Sektion Thapsus zwischen den beiden Gruppen Eutha-
psi und Blattariæ etwas zweifelhaft, weil die Blüthen so oft vereinzelt
stehen, dass man die neue Art ebensogut der letztgenannten Gruppe
zuweisen könnte, während ich vorgezogen habe, sie der ersteren anzu-
reihen. Dies begründet sich auf die ausgeprägte nahe Verwandtschaft,
welche zwischen V. viscidulum Freyn et Sint. und V. Baldaccü Degen in
Oest. Bot. Zeitschr. XLVI (1896), pag. 416-7 besteht, einer Art, die nach
der Beschreibung zu 2-3 gebüschelte Blüthen hat und hiernach ebenfalls
eher unter die Euthapsia als unter die Blattariæ zu stellen ist. Beide
nehmen also eine deutliche Zwischenstellung ein und man könnte an
einen hybriden Ursprung beider denken, wenn sich nur sonst auch An-
haltspunkte für eine solche Anschauung ergeben würden. Dies ist jedoch
bisher nicht der Fall und deshalb erübrigte nichts, als die ohnehin schon
grosse Zahl der neuen orientalischen Verbasca noch durch ein weiteres
neues zu vermehren.
V. Baldaccü Degen unterscheidet sich nach der Beschreibung von V. vis-
cidulum Freyn et Sint. durch das nur im Blüthenstande drüsig-schmierige,
sonst abwischbare flockige Indument, den eine Traube nachahmenden
Blüthenstand, die stengelumfassenden obersten Blätter, längere Bracteen,
schmallanzettliche (nicht breite eiförmig-elliptische) Kelchzipfel etc.
V. malacotrichum Boiss. et Heldr. ist im Blüthenstand ebenfalls viscid,
sonst aber sehr unähnlich und letzteres gilt insbesondere auch von
V. heterophyllum Velen. und V. glanduligerum Vel., zwei bulgarischen
Arten, welche wohl ebenfalls drüsentragend, aber zweifellos den echten
Blattariis beizuzählen sind.
Verbascum (Lychnitis, Glomerulosa) pindicolum
Freyn et Sint. bienne, flavicans et virescens, griseo-tomentosum et superne
præsertim glandulosum, caule parum elato tereti glabrescente rufescente
crebre folioso in racemum densiflorum simplicem vel in paniculam con-
fertam basi tantum breviter et parce ramosam abeunte, foliis integerrimis
vel minute repande crenatis præsertim subtus secus marginem et ad ner-
vos griseo-vel lutescenti-tomentosis, basalibus in petiolum eis dimidio bre-
‚viorem altenualis elliptieo-oblongis acutis, folus caulinis ab inferioribus
breviter petiolatis lanceolato-oblongis vel lanceolatis acutiusculis ad summa
acula basi rolundala sessilia et senso sensim ad bracteas lanceolato-
194 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (62)
lineares transformatas diminutis, florum glomerulis (2-) 4-7 floris approxi-
matis vel inferioribus et ramealibus subdissitis, pedicellis calyei æqui-
longis vel sublongioribus, calyce mediocri tomentoso et crebre glanduloso
fere ad basin in lacinias ovato-lanceolatas acutas partito, corollæ mediocri
lutea basi auranliaco maculata extus tomentosula lobis rotundatis, fila-
mentis longioribus unilateraliter violaceo barbatis, brevioribus inferne
violaceo-superne luteo-barbatis, antheris omnibus reniformibus subæquali-
bus aurantiacis, capsula immatura ovato-ellipsoidea calyce sesqui IEEE
mucronata albo-tomentosa. (2) Julio.
Thessalia græca, Pindus tymphaeus : in subalpinis montis Plaka
prope Chaliki die 4. julio 1896 leg. Sintenis (exs. 922) !
Dimensiones. Caulis 40-70 cm. altus; racemus 15-40 cm. longus,
rami (si adsunt) 16 em. longi; folia basilaria maxima a me visa 16,5 X 7
et 16,5 x 2,5 cm. longa lata in petiolum 5-6 cm. longum breviter atte-
nuata; caulina infera 14 xX5 et 14x 3 cm. longa lata ; pedicelli 2-6 mm.
longi, calyx 4-6 mm. attingens, corolla 2,7-3,3 cm. diametro, capsula
7 mm. longa.
Eine dem V. Berhaviü L. der Tracht nach ganz ähnliche Art, von ihr
aber durch die verhältnismässig lang gestielten (nicht fast sitzenden),
kleineren Blüthen, die reichliche (nicht bloss an den Kelchen vorhan-
dene) Drüsenbehaarung und nicht herzförmig umfassende, sondern mit
abgerundeter Basis sitzende Blätter sofort zu unterscheiden. Wegen den
deutlich gestielten Blülhen gehört V. pindicolum Freyn et Sint. über-
haupt nicht in die Gruppe der Thapsoideæ (in welche V. Berhavü ein-
gereiht wird), sondern unter die Glomerulosa, unter denen sie nebst
dem ganz unähnlichen V. sinuatum L. eine auch der Tracht nach etwas
"ähnliche Verwandte besitzt, nämlich V. Adeliæ Heldr. Dieses ist aber, auch
abgesehen von anderen Merkmalen, schon durch kleinere, nur wenig
über 2 mm. lange Kelche durchgreifend verschieden, wenn auch festzu-
halten ist, dass die Blülhen — und damit auch die Kelchgrösse der Ver-
basca im selben Blüthenbüschel variirt : die erstaufblühende Blüthe ist
die grösste und längst gestielte, die letztaufblühende die kleinste und am
kürzesten gestielle. V. glocotrichum Hausskn. ist ebenfalls mit V. pindi-
colum verwandt und, wie dieses, in Thessalien heimisch. Es hat auch
grosse Kelche und Kapsein, ist aber sehr robust, sein Blüthenstand ist
anders und die ganze Pflanze drüsig-schmierig, nicht filzig. — Wegen
der oft so langen Blüthenstiele könnte man V. pindicolum wohl auch
unter die Lychnitidea einreihen wollen. Dortselbst hat sie aber unter
den wenigen grosskelchigen Arten dieser Gruppe keine näheren Ver-
(63) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 795
wandten und insbesondere auch keine solcheu mit violett-wolligen Staub-
fäden. Ausserdem ist die geographische Verbreitung der grosskelchigen
Lychnitidea eine ganz andere : von Paphlagonien bis Persien.
Verbascum (Lychnitis, Glomerulosa) tymphæum
Freyn et Sint. bienne, viride sed detersile stellipilum et præsertim ad api-
cem racemi dense villoso-tomentosum et præterea undique (sed ad basin
minus) glandulosum, caule parum elato tereti glabrescente fuscescente cre-
bre folioso in racemum densiflorum simplicem vel basi breviter et parce
ramosum abeunte, foliis denticulato-crenatis crassiusculis ab basilaribus et
caulinis inferioribus longiuseule petiolatis ellipticis vel ovato oblongis obtu-
siusculis subtus subeinereis in petiolum attenuatis ad summa ovata longe
acuminata acuta basi cordata semiamplexicaulia sensim diminutis, bracteis
linearibus fascicula subæquantibus, florum fasciculis 4-5-floris approxi-
matis (vel inferioribus et ramealibus subdissitis), pedicellis calyci mediocri
longioribus vel æquilongis (raro brevioribus), calyce detersile tomentoso et
crebre glanduloso fere ad basin in lacinias ovato-lanceolatas acutas par-
tito, corolla lutea extus tomentosula, filamentis albido barbatis, antheris
omnibus reniformibus, capsula ellipsoidea subglobosa calyce sublongiore
mucronata detersile albo-\omentosa glabrescens. (2) Julio.
Thessalia græca, Pindus tymphæus : in subalpinis inter Dokimi et
Kisiltepe die 9. julio 1896 leg. Sintenis (exs. 923 |)
Dimensiones: Caulis cire. 75 cm. altus ; folıa basilaria 7 X 3,5 cm.
longa lata petiolo 4-5 em. longo, caulina infima maxima 45 x5 cm.
longa lata; racemus 35 cm. longus, ramulis 5-10 cm. longis arrectis ;
pedicelli 3-8-(-10) mm. longi, calyx 5-6, capsula 6-7 mm. attingens.
Tracht und Blüthenstand dieser Pflanze, ebenso wie Grösse und Ge-
stalt ihrer Kapseln entsprechen dem oben beschriebenen V. pindicolum
Freyn et Sint., von dem sie aber durch die Gestalt der dicklichen, grünen
Blätter, das noch viel reichlichere, drüsig-schmierige Indument, den ab-
wischbaren Sternfilz, längere Blüthenstiele und die weissen (nicht violett-
wolligen) Staubfäden zu unterscheiden ist. Sonst ist V. tymphæum nur
noch mit V. glocotrichum Hausskn. in Mitth. Thüring. Bot. Vereins, Neue
Folge, Heft X (1897), pag. 162-3 zu vergleichen, einer sehr robusten,
pyramidenförmig ästigen, überaus drüsig-schmierigen Art, welche ausser-
dem durch kleinere Kapseln ausgezeichnet ist, aber ebenfalls im Pindus
vorkommt. Ein Bastard V. glocotrichum X pindicolum müsste etwa wie
V. tymphæum aussehen, doch zeigt letzteres keinerlei Abminderung
seiner Fertilität und fehlt auch sonst bis jetzt aller Anhalt für die An-
nahme der Hybridität; zumal das Consortium der Pflanze ist mir unbe-
kannt.
796 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (64)
Veronica (Chamædrys) filicaulis Freyn brevissime sparse-
que hirta, humifusa, ramis prostratis fiiformibus teretibus crebre et
opposite ramulosis, ramulis brevibus filiformibus adscendentibus vel
ereclis crebre opposite folialis, foliis (carnosulis ?) integerrimis e basi
cuneata oblongis obtusis vel subspathulatis brevissime petiolatis sepe sub-
revolutis vel planis, pedunculis alternis axillaribus vel abortu gemmæ
pseudo-terminalibus filiformibus ramulo sæpe brevioribus in racemum
pauci-vel multiflorum breviter cylindricum densum tandem elongatum
laxum abeuntibus, floribus sicco saltim roseis mediocribus breviter pedi-
cellatis, pedicellis cinereis bractea elliptico-oblonga et calyce primum vix
tandem sesqui-duplo longioribus filiformibus, calyeis laciniis 4 oblongis
parum inæqualibus, corollæ lobis subæqualibus late ellipticis obtusis vel
subemarginatis tubo 5-6plo longioribus, staminibus corolla subæquilongis,
antheris majusculis ex sicco fuscis, stylo longo superatis, capsula et semi-
nibus ignotis. %. Julio.
Persiæ occid. provincia Luristan in monte Oechtöran-Kuh
3009-4900 m. supra mare cum V. orientalis var. die 15.-20. julio 1894
legt. dom. et da Morgan.
Dimensiones: rami semipedales, ramuli 2-5 cm. longi, peduneuli
1-2 cm., racemi 2-3 cm. florendi tempore longi, folia cire. 7 xX 2 mm.
longa lata, pedicelli 2millimetrales, calyx 1?/s mm. altus, corolla 8 mm.
diametro.
Es ist misslich, eine Veronica ohne Kenntnis ihrer Früchte und Samen
zu bestimmen, geschweige denn, eine neue Art so zu beschreiben —
gleichwohl war letzteres im gegebenen Falle nicht zu umgehen, da die
oben beschriebene Art unter allen Verwandten schon durch die rothen
Blüthen und ganzrandigen Blätter sehr auffällt. Ihr Wuchs ist ganz jener
von Thymus Chamædrys Fries, nur sind Aeste und Zweige viel feiner
und sehr gebrechlich und erstere wurzeln auch nicht. Dadurch unter-
scheidet sich V. filicaulis von V. thymifolia S. S., einer kretensisch-grie-
chischen Art mit blauen Blüthen, verhältnismässig breiteren, meist auch
grösseren Blättern, deren obere oft armkerbig, also nicht ganzrandig sind,
armblüthigen Trauben und noch viel kürzeren Blüthenstielen. Auch
V. cuneifolia Don ist im Wuchs ähnlich, aber kriechend, ihre Blätter sind
verkehrt-eiförmig, beiderseits gekerbt, ihre unteren Bracteen gezähnt,
die oberen elliptisch, die Blüthenstiele ebenfalls kurz. Y. telephüfolia
Vahl, ebenfalls der Tracht nach ähnlich, ist kahl, mit fast ziegeldachig
angeordneten verkehrteiförmig-spateligen, gekerbten Blättern, kurzen,
von den Blättern überragten Pedunkuli, viel längeren Blüthenstielchen
vs “RENE TORRES
N
(65) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. zer
und blauen Blüthen; V. euphrasiæfolia Link hat winzige, gezähnte
Blätter und unterscheidet sich sonst auf ähnliche Weise, wie die vorbe-
nannte Art. Die letzte, durch ihren Wuchs in Betracht kommende Art,
nämlich V. minuta C. A. Mey. ist noch weit mehr verschieden. Leider
sind die Früchte von V. filicaulis unbekannt und deren Vergleich mit
jenen der vorbenannten Arten daher undurchführbar.
Leptorhabdos glutinosa Freyn annua (?) nigricans glutinosa,
sparse papillaris et præsertim superne valde glandulosa, caule tetra-
gono rufescente angulis viridibus simplice vel ramoso, ramis oppositis
brevibus gracilibus patulis paniculam angustam formantibus uti caulis in
racemum rectum tandem laxum bracteatum desinentibus, foliis oppositis
sparsis sessilibus, summa angustissime lineares integerrimas excepia,
irregulariter in lacinias angustissime lineares acutas integerrimas divisis
rhachide angustissima, bracteis angustissimis filiformibus ab infimis flo-
rum duplo longioribus ad summa calycıs dimidium vix altingentes senso
sensim diminutis, floribus oppositis pedicello filiformi bractea subduplo
vel vix breviori Suffultis, calycis campanulati tandem aucti sed immutati
»fidi lobis elongato-triangularibus calloso apiculatis subæqualibus ?/s tubo
æquantibus, corollæ (roseæ ?) calyce fere triplo longioris {ubo rectiusculo
lato calyce sesqui longiore limbo ampliato oblique campanulato 5-fido
lobis subæqualibus in lobulos ovato-oblongas bifidis, antheris corollæ
lobæ infimæ attingentibus parvis ellipsoideis muticis, stylo incluso glabro
filiformi apice subincrassati stigmate parvo capitato terminato, capsula
(immatura) calyce inclusa oblonga compressa leviter emarginata ciliata.
© Julio.
Persiæ occid. prov. Luristan: in valle ad lacum Gahar die
28. julio et ad lacum prope Ab-e-Sefid 2550 m. s. m. die 27. julio 1891
leg. Morgan.
Dimensiones (ex speciminibus incompletis desumpti) : caulis vero-
similiter pedalis, panicula 17-24 cm. longa ad 4 cm. lata, foliorum laciniæ
et rhachis ‘/2-1/; mm. latæ, sæpe pollicaribus; pedunculi infimi (deflorati)
6-7 mm. longi, calyx florifer 4 fructifer 5,5 mm. longus ad dentorum ortu
2,5 latus, corolla (cum calyce) 8 mm. longa.
Die oben beschriebene Art ist getrocknet bei flüchtiger Betrachtung
dem Odontites Aucheri Boiss. in überraschender Weise ähnlich. Die
Grundtheile der Pflanze liegen mir aber nicht vor. Von L. virgata Benth.
ist L. glutinosa durch das drüsig-schmierige (nicht bereifte) Indument,
schliesslich längere Blüthenstiele, längere Kelchzähne und Corollen und
kürzere Kapseln unterschieden ; der Blüthenstand beider Arten ist nach
55
BULL. HERB. BoIss., octobre 1897. )
798 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (66)
der Beschreibung gleich ; L. micrantha Schrenk hat nach der Original-
beschreibung in Fisch. et Mey. enumer. plant. novar. a cl. Schrenk lec-
tarum (1841), p. 24-25, dünne, ruthenförmige Verzweigung, breitere
ganzrandige oder gezähnte Blattabschnitte, unterbrochene Trauben, zur
Blüthezeit nur 3'/: mm. lange Kelche, linealpfriemliche Kelchabschnitte
von Kelchröhrenlänge, Kleinere purpurne Corollen und dünne, leicht
gekrümmie Krönenröhre; L. brevidens Fisch. Mey. nach Ledeb. fl. ross.
III. 257 hat kürzere eiförmige Kelchzipfel. Drüsig sind im Blüthenstande
alle hier genannten Arten. Inwieweit die hervorgehobenen Unterschiede
sich bestätigen und die Arten aufrecht zu halten sind, muss erst nach
einem reichlicheren Material sicher gestellt werden.
Höchst bemerkenswerth bleibt das Vorkommen eines Vertreters der
Gattung Leptorhabdosin Luristan aber immer. Die geographisch nächste
Art, L. virgata Benth. ist von Nord-Persien an durch Korassan bis in den
Himalaya verbreitet, die beiden anderen in Vergleich gezogenen sind
in der Songarei zuhause.
Plantago notata Lag., von Boissier in der Flora orientalis für
Alexandrien in Egypten und für Baku am kaspischen Meere verzeichnet,
scheint eine Pflanze von sehr zerstreutem Vorkommen. Denn, nebst
den eben angegebenen Standorten kennt man sie noch von Almeria in
Spanien, dann von mehreren Standorten in Algier und Tunis. Hierzu
kommt nun auch Cypern, woselbst diese ausgezeichnete Art bei Lar-
naka an Wegrändern, in Gärten und am Platze bei der Post von Deschamps
zwischen dem 15. Januar und 21. Februar 1893 mehrfach gesammelt
worden ist (exs. 424 a-d). Alle vorliegenden Pflanzen sind sehr gut ent-
wickelt, völlig normal; die Blüthezeil ist also eine recht zeitliche, so dass
anzunehmen ist, dass die Pflanze dann schon längst verschwunden ist,
wenn die reisenden Botaniker zu sammeln beginnen. Vielleicht liegt
hierin allein die Erklärung der sprunghaften Verbreitung. Die Pflanze
wäre dann wegen ihres zeitigen Blühens in den Zwischengebieten bisher
nur übersehen.
Romulea Tempskyana Freyn, glaberrima, bulbi tunicis fuscis
coriaceis nitidulis apice in dentes 3-5 angustas acutissimas elongato-trian-
gulares fissis, vagina aphylla unica multinervi pallida apice rotundata sub-
colorata, foliis 3-5 angustissime linearibus compressis angulatis supra sul-
‚catis recurvis scapo 1-2floro 2-3-plo longioribus basi in vaginam decolo-
ralam multinerviam margine hyalinam sensim dilatatis, spathæ valvis pro
ratione majusculis late lanceolatis acutis multinerviis, inferiore herbacea
margine rubro suffusa, superiore late hyalina centro tantum herbacea,
perigonü (sicco saltim) intense violacei fauce brevissime aurantiaco spathæ
{67) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 799
sesqui altioris tubo longiusculo aurantiaco vel intense violaceo laciniis
subæqualibus oblongo-elliptieis vel lanceolato-oblongis obtusiusculis vel
brevissime retusis, staminibus perigonio triente brevioribus, filamentis
glaberrimis aurantiacis subulatis anthera aurea vix dimidium æquantibus.
stylo pallide-vilaceo, stigmate antheras superante trifido ramis bilobis,
capsula ignota. %. Januario.
Cyprus in peninsula Karpas die 7. januario 1894 leg. Deschamps
(exs. 465).
Syn. Trichonema Tempskyana Freyn herb.
Dimensiones: Bulbus 10 X 12-8 x 10 cm. crassus altus, folia cum
vagina 10-15 cm. longa, sicco 4-1'/2 mm. lata, scapus 2-4 cm. altus, spatha
15-16 mm. longa, tubus perigonii 9 mm. longus tenuis faucem versus
subdilatatus, perigonii laciniæ 16 mm. longæ, 5 mm. ad vel infra medium
late.
Die Nervatur der Perigonzipfel finde ich bei allen mir zugänglichen
mediterranen Romulea-Arten ganz gleich u. z. auch solcher Arten, denen
die Diagnosen in dieser Hinsicht sehr erhebliche Unterschiede zuweisen.
Jeder Zipfel ist nämlich von 3 (selten von 5) Längsnerven durchzogen,
B
deren mittlerer gerade ist, während die 2 seitlichen bogenförmig bis zur
Spitze des Zipfels verlaufen und dort mit den Mittelnerven zusammen-
treffen. Sind 5 Längsnerven vorhanden, so sind die äussersten etwa halb
“so lang, wie die 3 anderen und enden frei in der Blattfläche. Diese 3 oder 5
Längsnerven entsenden nun einseitig + zahlreiche, schiefe, paralelle
Seitenadern, welche vor dem Blattrande frei enden. Die Zahl dieser Seilen-
800 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (68)
adern scheint grossen Schwankungen zu unterliegen, bemerkenswerth
ist es aber, dass sie bei manchen Arten (z. B. R. Tempskyana) viel feiner
sind, als die Hauptnerven (fig. A.), während bei anderen Arten Nerven
und Adern gleich stark oder vielmehr dünn sind (fig. B.). Bei solchen
kann es vorkommen (es ist aber nicht die Regel), dass die Hauptnerven
in der Fülle der Adern scheinbar verschwinden ; sie sind aber wirklich
immer vorhanden. Durchgreifend scheinen mir diese Unterschiede jedoch
nicht zu sein.
Da die einzelnen Arten dieser Gattung gewöhnlich auch nach den
Längenverhältnissen unterschieden werden, welche zwischen Perigon,
Staubgefässen und Griffel bestehen, so bemerke ich, dass ich hierauf
keinerlei Gewicht lege, weil diese Verhältnisse (wenigstens in anderen
Gattungen der Iridaceæ z. B. Crocus) erheblichen Schwankungen bei
ein und derselben Art zu unterliegen pflegen und von rein biologischem
Interesse sind.
R. Tempskyana gehört nach Baker’s Eintheilung der Romulea-Arten
in dessen Gruppe Purpurascentes der mediterranen Arten. Unter
diesen hat sie mit R. Requenii Parl., einer in Corsika und Sardinien ende-
mischen Art, die grösste habituelle Aehnlichkeit; doch ist R. Tempskyana
am Schlunde kahl und daselbst deutlich, wenn auch auf nur geringe Breite
goldgelb (nicht etwas weichhaarig und dunkelroth), die Staubfäden sind
ganz kahl (nicht bis über die Mitte hinauf abstehend papillös) und die An-
there mehr als doppelt (nicht halb) so lang, wie das goldgelbe (nicht livide)
Filament. Alle anderen Arten dieser Gruppe sind viel unähnlicher, aus
habituellen Gründen ist aber auch die in Ligurien endemische A. ligustica
Parl. in Vergleich zu ziehen. Nach genuesischen Exemplaren ist diese
jedoch durch viel zarteren Bau, kleinere, ganz blass-violette Blüthen mit
weisslichem, nicht gelbem Schlund, kurze Perigonröhre, lanzettliche Peri-
gonzipfel undkleinere Staubgefässe, deren Antheren ebenso lang sind, wie
die Filamente, unterschieden. Der Schlund und die Filamente sind ausser-
dem behaart und die Spatha ist nicht einmal halb so lang, wie bei R. Temps-
kyana. Von den um R. Bulbocodium Seb. Maur. gruppirten gelbschlun-
digen Arten ist die eben genannte sehr robust und in jedem Stücke ver-
schieden und auch die in den Bergregionen des benachbarten Syrien ver-
breitete R. nivalıs Boiss. et Kotschy so abweichend, dass es mir über-
flüssig scheint, die Unterschiede hervorzuheben.
Colchicum (Eucolchicum) halophilum Freyn ei Bornm.
nov. spec. folüs hysteranthus (ignotis), cormo simplici, tunicis crassis in
collum + longe productis castaneis intimis nitentibus pallidioribus, flori-
bus 1-3 (sæpissime solitariis), perigonii laciniis læte roseis non tesselatis
AT EE = ee NL rl fl
re ef Ks = t 7
(69) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 801
lanceolatis acutis tubo 3-5-plo brevioribus basi intus glabris haud papil-
losis 12-17-nervis, nervis anastomosantibus, staminibus pallide roseis
glabris, antheris (videtur roseis) linearibus 6,5-8 mm. longis, stylis rec-
tiusculis ad apicem subcurvatis et ibi truncatis, stigmate punctiformi et
unilateraliter brevissime decurrente, capsula ignota. Z Octobri, novembri.
Persiæ austr. provincia Farsistan. In campis salsis ad Cheirabad
ditionis Nirisensi die 11. octob. 1892 cire. 1600 m. s. m. leg. Bornmüller
{exsic. ex itinere pers.-tureico n° 4734); ad fluv. Pulwar prope Had-
schiabad die 11 novb. 1892 circ. 1800 m. supra mare leg. Born müller
(exs. 4790). Secundum el. Bornmüller (in sched.) frequens provenit
etiam ad Derya-i-Nemek inter Niris et Schiwas, porro rarum ad ruinas
Persepolitanis (2. novb. 1892 flor. et in planitie persepolitani prope
Nakschi-Rustam (3. novb. 1892 flor.) unde specimina non vidi.
Dimensiones: (cormum non vidi); perigonii tubus usque 11 cm.
longus vagina pallida 5-6 mm. lata sublongior superne subampliatus ;
limbus 2,5-4 em. altus, laciniis 2,5-4 cm. longis et 0,5-1 cm. latis ; fila-
menta inæquilonga, antheris 6,5-8 mm. longis.
Die oben beschriebene neue Art, nach Bornmüller’s brieflicher
Mittheilung ein ausgesprochener Halophyt, kommt gewöhnlich inmitten
von Salsola crassa und S. incanescens in trockenen Salzwüsten vor und
ist in Farsistan offenbar weiter verbreitet. Zwar sind ihre Blätter und
Früchte unbekannt, aber sie ist vermöge ihrer spitzen Perigonabschnitle
mit keiner der verwandten orientalischen Arten mit ungeschachten Peri-
gonen (C. speciosum Stev., C. Bornmülleri Freyn, C. candidum Schott et
Kotschy, C. Kotschyi Boiss., C. byzantinum Park., C. turcicum Janka,
C. lingulatum Boiss. et Sprun., C. parnassicum Sart. Orph. et Held.,
C. Troodi Kotschy, C. umbrosum Stev., C. mieranthum Boiss., C. Kochu
Parl. und C. Parlatoris Orph.) zu verwechseln. Alle haben nämlich
stumpfe Perigonalzipfel, nur C. Troodi hat auch spitze Perigone, die aber
der Röhre gleich lang sind, und eine andere geographische Verbreitung
(Cypern, Lycien); auch ist es eine Bergpflanze und es ist nicht zu be-
zweifeln, dass diese Pflanzen auch in Blatt- und Fruchtgestalt verschie-
den sein werden. C. persicum Baker, eine unvollständig bekannte Art, ist
durch ihre 12-15 mm. langen Antheren weit verschieden.
Colchicum (Fouha) varians Freyn et Bornm. nov. spec. vel
subspec. folüis synanthiis, cormi solidi ovati vel oblongi tunicis atrofuscis
- subnitentibus secus spatham plus minusve produetis, spatha pallida
apicem versus ampliata et ibi oblique truncata, folüs 4-5 expansis glaber-
rimis lineari-lanceolalis sensim attenuatis obtusis canaliculatis tandem
varie undulatis, floribus (1-) 2-4 fasciculatis, tubo angusto limbo roseo
802 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (70)
2'/2-A-plo longiore, laciniis 15-20-nervüs oblanceolatis obtusis tribus inte-
rioribus intus inferne glabris, munitis secus nervum medium lamellis
binis remotis paralellis in dentem triangulari-lanceolatum abeuntibus,
filamentis inferne valde incrassatis (aurantiacis) apicem versus subulatis
pallidis anthera lutea oblonga multoties longioribus, stylis rectiusculis
pallidis stigmate punctiformi ; fructu ignoto % Martio.
Persia occid. in montibus prope pagum Ragnird inter Kom et Sul-
tanabad 1600-1800 m. supra mare die 6. et 7. martio 1892 leg. Born-
müller ! (exsic. ex itinere pers.-tureico n° 4729).
Dimensiones: cormus 2,5 X 1 usque 2,3 X 1,7 cm.; folia sub
anthesin parum exserta recurva, tandem elongata 4-7 cm. supra spa-
tham producta ad ortum usque centimetrum lata sed etiam multo angus-
tiora, margine cartilagineo lævia glabra ; tubus 6,5-9 cm. longus cire.
2 mm. diametro apice vix ampliatus ; limbus perigonii 2,5-3,5 cm. altus,
lobis (in trientem superiorem) 0,4-0,7 cm. latis; antheris 2,5-3 mm.
longis.
Unter den vielblättrigen Arlen steht C. varians dem C. fasciculare R.
et S. zunächst, welches aber durch zahlreiche weisse Blüthen von
3-3,5 cm. Höhe, spitze, nur 6-10-nervige, lanzettliche Perigonzipfel,
nur 1-2 (oder keinen!) Griffel, endlich durch braune Antheren verschie-
den ist. Nächst verwandt scheint aber C. Ritchii R. Br., u. z. insbesondere
dessen Varietät (?) mit kleinen Antheren, nämlich C. ægyptiacum Boiss.
zu sein, doch sind diese beiden dreiblättrig, kleinblüthig (der Limbus ist
nur 2-25 cm. lang), die Perigonzipfel nur 7-9nervig und C. Ritchü ist
insbesondere noch durch 3,8-4,1 mm. langen Antheren unterschieden.
Das nur in Frucht bekannte C. falcifolium Stapf ist in meinem Sinne nur
2blättrig und mit C. varians sicher nicht identisch. Ich bemerke hier nur
noch, dass das Längenverhältnis zwischen den männlichen und weib-
lichen Geschlechtsorganen bei den Liliaceen überhaupt und ganz beson-
ders unter den Herbstzeitlosen für systematische Zwecke völlig belanglos
ist und von mir hier absichtlich unerörtert blieb.
Colchicum (Fouha) hiemale Freyn, folüs synanthiis, cormi solidi
ovali tunicis atrofuscis coriaceis secus spatham longe productis, spatha
hyalina pallide fusca cylindrica apice breviter ovata subtruncata mucro-
nata, folüs 4 recurvis late linearibus obtusis calloso marginatis levibus
undique glaberrimis, floribus (1-) 2-5 fasciculatis parvis tubo angusto
apice breviter ampliato limbo roseo 3-5-plo longiore, perigont infundi-
buliformi laciniis glabris 5-9-nervis lanceolato-oblongis obtusis ommibus
basi bilamellatis parce puberulis, lamellis linearibus remotiusculis erectis
secus nervum medium paralellis in dentem acinaciformem pro ratione
(74) J. FREYN. ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 803
longum divaricatum abeuntibus, filamentis linearibus lutescentibus basi
breviter incrassatis subglabris sordide luteis, apice breviter subulatis
anthera parva fusca oblonga multolies longioribus, stylis pallidis rec-
tiusculis apice subrecurvis stigmate punctiformi, fructu ignoto %
Decembri.
Cyprus ad viam inter Larnaka et Varoscia die 5. decembri 1892 leg.
Deschamps (exs. 469).
Dimensiones: cormus 1,5 <1 cm., foliorum pars producta sub anthesin
10 C1 mm. usque 60 <3 mm. longa lata, tubus 3-9 em. longus 0,5-1 mm.
crassus apice ad 2 mm. ampliatus, perigonii limbus 1,5-1,9 cm. altus, lobis
ad medium 2-4 mm. latis, antheræ vix 2 mm. longæ.
Unter den vielblättrigen Arten (zu denen ich die mit 4-9 Blätiern ver-
sehenen rechne, also C. crocifolium Boiss., C. fasciculare R. et S., C. hale-
pense Freyn ined., C. brachyphyllum Boiss. Hauskn., C. Steveni Kunth
und C. Parlatoris Orph. nebst dem vorbeschriebenen C. varians Freyn et
Bornm.) ist C. hiemale nur dem C. fasciculare näher verwandt, dem es
durch die zwar stumpfen, aber doch etwas lanzettlichen, armnervigen
Perigonzipfel und braunen Antheren ähnelt ; doch unterscheidet sich die
letztgenannte Art durch weisse, anderthalbmal längere Perigone, deren
. innere Zipfel wohl ebenfalls in einen Zahn enden, welcher Zahn aber
- kurz ist, während er bei C. hiemale die halbe Länge der Lamelle erreicht
und selbst überragt, ferner durch die längeren Antheren und die Griffelzahl.
C. varians hat lanzettliche, viel breitere Blätter, 15-20.nervige Perigon-
blätter von grösserer Länge und Breite, viel grössere, gelbe Antheren,
etc. C. ægyptiacum Boiss. kommt dem C. hiemale durch die Kleinen
Antheren ebenfalls nahe, ist aber nur 3 blättrig, die Antheren sind um
die Hälfte länger, die Perigonzipfel 13-15 nervig, spitz, nur die inneren
mit Flügelleisten, die äusseren jedoch mit Hautfalten versehen, die Fila-
mente pfriemlich, unten stark und lang verdickt, orangefarben. — Da
C. halepense m. noch unbeschrieben ist, so sei einstweilen nur er-
wähnt, dass es eine robuste Art ist, welche 4-5 synanthe, breit lanzelt-
liche, zugespitzte Blätter besitzt (zur Fruchtzeit sind sie bis 30 cm. lang,
gefalzt und wellig), seine Scheide ist aufwärts etwas trichterig erweitert,
Die Perigonzinfel sind 2,3-3 cm. lang bei 3-4,5 mm. Breite in der Mitte,
die Antheren 3-4 mm. lang (die langgrifflige Form hat kürzere, die gleich-
grifflige längere Antheren). Diese in Syrien vorkommende Pflanze ist
also dem C. hiemale recht unähnlich. Im übrigen verweise ich auf meine
demnächst zu veröffentlichende Revision der synanthen Colchicum-
Arten.
804
Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
(Fortsetzung zu S. 736-754).
5. Uebersicht über die Gattung Bonamia.
(Hierzu Tafel XV).
Bonamia Per. THouars Hist. veg. Afr. 1 (1806), p. 17 et 32, t. 5;
Rozx. et SoauLr. Syst. 4 (1819), p. xt; Lam. Illustr. 4 (1823), t. 917; Sp.
Syst. 1 (1825), p. 505; CHorsy in Mém. Soc. phys. hist. nat. Genève 6
(1833), p. 495 et in Ann. se. nat. bot. II. 2 (183%), p. 151 et 154 et in DC.
Prodr. regn. veget. 9 (1845), p. 439; Don Gen. Syst. 4 (1838), p. 300;
Enpr. Gen. (1836-46), p. 652; Gray in Proc. Amer. Acad. 5 (1862),
p. 337 (exel. Siylisma); BentH. et Hook. Gen. 2 (1876), p. 877; Tison in
Baırr. Diet. 1 (1876), p. 448; Bacon Hist. pl. 10 (1890), p. 327 (ex p.) et
in Bull. Soc. Linn. Paris ne 103 (8. I. 1890), p. 817; Perer in ENGLER u.
PrantL Natürl. Pflanzenf. 4. 3. a (4894), p. 17; Hook. f. et Jacks. Ind.
Kew. 1 (1893), p. 321; HaLLier f. in EnGLer Jahrb. 46 (VI. 1893), p. 527
et 573, 18 (22. XII. 1893), p. 90. — Breweria R. Br. Prodr. Fl. Nov. Hell.
(1810), p. 487; Rom. et ScHuLr. L. €. p. xxir; See. I. c. p. 505; CHoisy in
Mem. Soc. Genève 6 (1833), p. 492 t. 2 f. 14 et in Ann. sc. nat. bot. II.
2 (1834), p. 151 et 15% et in DC. Prodr. 9 (1845), p. 438; WaLKker-ARNOTT |
in Madras Journ. 5 (I. 1837), p. 22 (ex p.); Don l. c. p. 299; Enpz. I. c.
p. 652; Hook. Nig. Fl. (1849), p. 470 ; Mio. Fl. Ind. Bat. 2 (1856), p. 627;
an NM Sa EE
Lee vin
domi * » x a ee %
(43) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 805
BENTH. Fl. Austr. % (1869), p, 435; Mreissx. in Marr. Fl. Bras. 7 (4. VII.
1869), p. 325; Bentn. et Hook. 1. c. p. 876 (ex p.); Tison 1. c. p. 49%; Gray
Syn. Fl. North Amer. 2. 1 (1878), p. 217 (ex p.); CLARKE in Hook. f. Fl.
Brit. Ind. 4 (1885), p. 223 (ex p.); Hırueer. Fl. Hawaii (1888), p. 318;
PETER 1. c. p. 16 (excel. Siylismate et Seddera); Hook. f. et Jacks. 1. c.
p. 397; Trımen Fl. Ceyl. 3 (1895), p. 227. — Trichantha Karsr. et TRIANA
in Linnæa 28 (1856), p. 437 non Hook. — Convolvuli, Ipomææ, Maripæ,
Pcranæ, Prevosteæ spp. aut.
Flores axillares, solitarii vel in cymis nonnunquam in panicula termi-
nali plerumque unilaterali secundis ; bracteæ parvæ, lanceolatæ, rarius
foliosæ (B. spectabilis); sepala varia, æqualia, orbicularia coriacea, vel
lanceolata herbacea, rarius paulo inæqualia, nunquam membranacea;
corolla mediocris vel parva, infundibularis, alba vel coerulea, exceptis
> areis commissuralibus (quæ in B. Madagascariensi et poranoide vix
exsiant) extus hirsuta; corolle fasciæ 5 mesopetalæ haud distincte limi-
tale nervisque 2 tumidis terminalibus destitutæ; genitalia inclusa;
filamenta glanduloso-villosa vel rarius calva; antheræ rimis 2 longi-
tudinalibus introrsum dehiscentes, basi cordalæ vel sagillal®, sæpe
extrorsum reflexæ; pollen ut in Convoloulis, in B. spectabili dode-
caëdrieus; discus plerumque oblitteratus, raro conspicuus; ovarium
2-loculare, 4-ovulatum ; stylus ramis inæqualibus bifidus vel styli 2, raro
Gin B. Trichantha et maripoide) stylus unus integer; stigmata 2 glo-
bosa vel (in B. Trichantha) late ovata deorsum complanata vel (in B.agros-
topoli) obscure bipartita vel (in B. Burchellü) siigmata % ovoidea; cap-
sula 2-locularis, 4-sperma, nunc chartacea, 4-valvis, valvis sæpe e medio
basin apicemque versus multifidis, nune lignosa, 2-, demum #-valvis vel
raro (in B. spectabili et maripoide) demum 8-valvis; semina glabra vel
rarius marginibus 2 externis vel undique villosa.
Herb caule tenui subvolubili vel fruticuli rigidi vel frutices volubiles
alte scandentes, foliis herbaceis vel rarius coriaceis, ellipticis vel lanceolatis,
raro ovatis vel cordatis.
Spaltöffnungen meist mit 2 oder mit 3 Nachbarzellen im gleichseitigen
Dreieck, seltener mit % Nachbarzellen, nicht eingesenkt, bei B. Menziesii, ferru-
ginea, semidigyna, speclabilis, Madagascariensis, Boivini, Balanse, Burchellii,
agrostopolis, Trichantha und maripoides oberseits fehlend oder fast fehlend, bei
B. rosea, media, sericea, pannosa, elegans und wmbellata beiderseits zahlreich ;
Deckhaare 2-armig; Drüsenköpfchen ellipsoidisch, nur quer oder auch
längs gefächert, einseitswendig, bisweilen gepaart, nur bei B. Madagascariensis
aufrecht, kugelig und regelmässig strahlig 4-zellig, nur längs gefächert; Blatt-
tleisch meist dünnwandig, meist mit zahlreichen Nädelchen oder Kryställchen
806 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4%)
und Körnchen oder beiden, daher nicht durchscheinend, bei B. Menziesii, fer-
ruginea, semidigyna, spectabilis, Madagascariensis, umbellata, Boivini, agrosto-
polis, Trichantha und maripoides bifacial, bei B. Burchellii fast centrisch und
bei B. rosea, media, sericea, pannosa, elegans und Balansæ centrisch; Gefäss-
bündel bei B. ferruginea, Madagascariensis, agrostopolis, Trichantha und
maripoides mit Holzprosenchym und unterseitigem Hartbastbeleg, die grösseren
unterseits meist mit Collenchym durchgängig; Drusen von oxalsaurem Kalk
meist gross und zahlreich in der Mittelebene des ganzen Diachym’s, äusserst
mächtig bei B. Balanse und Trichantha, seltener fast nur längs der Nerven
(B. Trichantha) oder ganz zurücktretend (B. spectabilis), bei B. Balansæ in
Menge auf der Unterseite der stärkeren Gefässbündel, in geringerer Menge hier
und im Weichbast auch bei den übrigen Arten; Sekretzellen meist durch-
scheinende Punkte bedingend, meist äusserst zahlreich innerhalb der beidersei-
tigen Oberhaut des Blattes, unter der oberseitigen meist sackartig und unten
weiter als oben (B. rosea, media, sericea, pannosa, elegans, Menziesii, semidi-
gyna, spectabilis, umbellata und Boivini), über der unterseitigen kugelig, seltener
wagerecht gestreckt (B. Madagascariensis), oder in der wagerechten Mittelebene
des Blattes auftretend und dann wagerecht gestreckt (B. Trichantha) und meist.
in Arme ausgestülpt (B. Balansæ und agrostopolis), bei B. Burchellii nur in der
Parenchymscheide grösserer Nerven, bei B. Trichantha ebenfalls in den Nerven,
wo sie bei den übrigen fehlen, und bei B. ferruginea überhaupt nicht beo-
bachtet; Inhalt meist farblos, seltener braun.
In 28 bis 31 Arten von den Verbreitungsmittelpunkten Australien, Mada-
gaskarund Brasilien aus durch alle wärmeren Erdteile verbreitet.
Synonyma exeludenda in Ind. Kew. 1, p. 337 tamen huc relata :
Calycobolus Wirrv. = Prevostea CHoisy.
Codonanthus Don = Loganiacearum gen.? (syn. Coinochlamys
T. Anpers. ?) teste RapLx. in Abhandl. naturw. Ver. Bremen 8, p. 413 in
nola.
Dethardingia Ness = Prevostea Cnoisy.
Dufourea H. B. K. — eadem.
Prevostea CHoisy = genus proprium.
Reinwardta Spr. = Prevostea CHoisy.
Seddera Hocasr. = gen. propr.
Stylisma RAFIN. = gen. propr.
Wilberforcia Hook. f. = Prevostea Cnoısv.
1 2 ie Re BE
(45) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. . 807
Conspectus specierum.
1. B. glomerata (Bar. f.) Hazuter f. in ENGLer Jahrb. 18 (22. XII.
1893), p. 90. — Breweria glomerata Baur. f. in Proceed. Edinb. Soc. 12
(29. I. 1883), p. 83. — Br. glaucata Peter in ENGLER u. Pranrı Natürl.
Pflanzenf. 4. 3. a (1891), p. 17 (lapsu calami).
Socotra (Barr. n° 114, H. Ber.).
2. B. rosea (F. v. MueıLr.) HALLieR f. in Ener. Jahrb. 16 (VI. 1893),
p. 528 nota 2. — Br. rosea F. v. MurLı. Fragm. phytogr. Austr. 1
(XI. 1859), p. 233; Benru. Fl. Austr. 4 (1869), p. 436.
« An undershrub or shrub of À to 2 or even 3 ft. » (BENTH. 1. c.);
Blüten einseitswendig.
Blattgewebe dünnwandig, ziemlich dünn, centrisch; Oberhaut beiderseits
gleichartig, mit wellig verzahnten Seitenwandungen, aussen gerillt, Zellen mit-
telgross; Spaltöffnungen beiderseits, verstreut, mit 2-4 Nachbarzellen, etwas
umwallt, breit elliptisch; Drüsenhaare nicht beobachtet; Deckhaare wie
bei B. media, doch fast seidig; Mesophyll wie bei B. sericea; Gefässbündel
ohne Hartbast, grössere unterseits meist mit dünnwandigem Gewebe durchgängig;
Nadelbündel und Kryställchen massenhaft im Blattfleisch; Kalkdrusen
fehlend; Sekretzellen wie bei B. media, doch weniger zahlreich und meist
nur oberseits, unterseits sehr vereinzelt, ungefähr würfelförmig, durchscheinende
Punkte verursachend.
West-australien, Nichol River (Torresr, H. Mon.), Champion Bay
(Mrs. Rowan, H. Mon.), Murchison River (OLprıeLo, H. Vind.).
3. B. linearis (R. Br.) Hauıee f. I. c. 16, p. 530. — Br. linearis
R. Br. Prodr. Fl. Nov. Holl. (1810), p. 488; Rom. et SchuLt, Syst. veget.
4 (1819), p. 30%; Spr. Syst. veget. 1 (1825), p. 614; Guoisy in Mem. Soc.
Genève 6 (1833), p. 493 et in DC. Prodr. regn. veget. 9 (1845), p. 439;
Don Gen. syst. 4 (1838), p. 299; Bern. 1. c., p. 435.
« Stems prostrate or shortly twining » (BENTH. 1. c.).
Blattbau centrisch; Spaltöffnungen mit 2 Nachbarzellen; Drüsen-
köpfchen ellipsoidisch, durch unregelmässige Längs- und Querwände geteilt,
nach der Blattspitze zu geneigt; Deckhaare lang zweiarmig; Blattfleisch
zartwandig, voller Nädelchen und Kryslällchen, mit vereinzelten mittelgrossen
808 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (46)
Drusen ; Sekretschläuche gross, lang, wagerecht, nur beiderseits unter der
Oberhaut, nicht aber auch in den Nerven auftretend, mit eigentümlichen Inhalts-
körpern.
Australien (Bauer n° 318, H. Vind. — Unter dem Namen Ipomea
pannosa Br. Steriel).
4. B. media (R. Br.) HazueR f. 1. c. 16, p. 528 nota 2. — Br. media
R. Br. 1. c. p. 488; Rom. et Schurr. 1. c. p. 304; Spa. l. c. p. 61%; CHoisx
ll. cc. pp. 493 et 438; Don. c. p. 299; BENTH. ]. c. p. 436.
« Stems prostrate » (BENTH, 1. c.).
Blattgewebe dünnwandig; Oberhaut beiderseits gleich, kleinzellig, mit
bogig vielseitigen, fein gerillten Aussenwänden ; Spaltöffnungen beiderseits
dicht, breit elliptisch, mit 2 parallelen Nachbarzellen, klein, in Höhe der Ober-
haut; Drüsenhaare beiderseits zahlreich, klein, mit kurzer Stielzelle, kugelig
oder ellipsoidisch, unregelmässig vielzellig, gekrümmt (siehe Fig. 1); Deckhaare
fa
Fig. 1. — Drüsenhaar von Bonamia media !.
dicht, besonders unterseits, dickwandig, englichtig, sonst wie bei B. sericea,
doch nicht seidig; Blattfleisch mit schwach ausgeprägtem Schwammgewebe,
sonst wie bei B. sericea ; Gefässbündel wie bei B. spectabilis; Nadelbündel
massenhaft im Blattfleisch; Drusen wie bei B. sericea, doch auch in Reihen
im Grundgewebe der grösseren Nerven; Sekretzellen wie bei B. sericea, doch
oberseits vorwiegend zur Oberhaut senkrecht, becherförmig, unterseits mit der
Oberhaut parallel.
Australien (Herb. Expr. und Bauer n° 321, H. Vind.); Nordwestau-
stralien, Distrikt Kimberley (F. v. MueLLer, Herb. Calc., H. Vrat.).
Mit B. media ist wahrscheinlich die ebenfalls australische Breweria
brevifolia BENTH. ]. c. zu vereinigen, welche nach BENrHAM «a perennial
with a thick and hard stock and long, slender, prostrate, pubescent
stems » ist.
1 Sämmtliche Textfiguren waren ursprünglich nicht für Veröffentlichung
bestimmt und sind daher nur schematisch gehalten.
PR RP Tes on
(47) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 809
5. B. ovalifolia (Gray) HALLIER f. 1. c. 16, p. 528 nota 2. — Br. ova-
lifolia Gray Syn. Fl. North Amer. 2. 1 (1878), p. 217 c. syn.
From Western Texas to El Paso (Wricur, 1849 no 514, H. DC.)?;
southwestern borders of Texas (CouLTer in Contrib. U. S. Nat. Herb. 2
(X. VI. 1892), p. 293.
6. B. sericea (Grises.) HALLIER f.1. c. 16, p. 528 nota 2.— Br. sericea
Griseg. Pl. Lorentz. (1874), p. 181.
Pedunculi breves, in apice ramorum approximati; bracteæ parvæ,
lanceolatæ; sepala herbacea, ovala, acuta, extus sericea, æqualia;
corolla mediocris, e iubo brevi infundibuliformis; corollæ fasciæ 5
mesopetalæ extus hirsul&, paulatim in areas commissurales diffluentes ;
pollen ut in Convolvulis; genitalia, filamenta, antheræ ut in
B. agrostopoli; discus deest; ovarium apice hirsutum, biloculare,
4-ovulatum; stigmata 2 parva, globosa; capsula 4-valvis, bilocularis,
charlacea; semina glabra, atra, opaca.
Blattgewebe dünnwandig; Oberhautzellen beiderseits gleichartig, mit-
telgross, bogig vieleckig, glatt; Spaltöffnungen beiderseits zahlreich, unter-
seits dichter, gross, breit elliptisch, urglasförmig vorgewölbt, mit zwei halb-
. mondförmigen Nachbarzellen; Drüsenköpfchen sehr vereinzelt, mittelgross,
ellipsoidisch, unregelmässig vielzellig, mit kurzer Stielzelle; Deckhaare bei-
derseits sehr dicht, seidig, lang zweiarmig, dünnwandig, weitlichtig, mit
niedriger, glockiger Stielzelle, Arme der Hauptzelle nur wenig nach aufwärts
gebogen; Blattfleisch ziemlich dünn, centrisch, dicht; Palissadenzellen
klein, dicht, eckig, nach der Mittelebene zu in kürzere, dickere, etwas lockere,
sackartige Schwammzellen übergehend; Gefässbündel wie bei B. spectabilis ;
Kryställchen und Nädelchen zahlreich im Blattfleisch; Drusen von mäs-
siger Grösse zahlreich in Sonderzellen nahe der Mittelebene ; Sekretzellen mit
hellem, homogenem Sekret massenhaft, oft gepaart, unter der beiderseitigen
Oberhaut, sackartig oder kugelig, durchscheinende Punkte verursachend.
Argentinien, Cordoba (G. Hırronymus Sommer 1874-5, H. Ber.,
H. DC.; Lorentz n° 605, H. Ber.; Schnyper n° 102, H. Ber.), in den
Schluchten und Barrancos bei Cordoba (Dr P. G. Lorentz Frühling 1870
n° 82, H. Ber.). |
7. B. pannosa (R. Br.) Haruıer f. 1. c. 16, p. 530. — Br. pannosa
R. Br. Prodr. (1810), p. 488; Rom. et Schurrt. 1. ec. p. 304; Spr. 1. c.
p. 61%; Cnoısy IL cc. pp. 493 et 438; Don L. c. p. 299; Bentu L. c. p. 436.
« Stems from a perennial stock, prostrate or twining; flowers blue »
(B. Brown); « corolla above ‘/2 in long » (BENTH. ]. c.).
810 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (48)
Descript. e specim. Dietrich. : Gaules tenues, teretes, volubiles, lignes-
centes, sicul tota planta tomento denso fulvo subappresso subsericeo
vestiti, internodiis longiusculis; petiolus mediocris, teres, tenuis, basi
curvatus; fol lamina ovato-subcordata, obtusa vel emarginata, mucro-
nata, herbacea, supra sordide et saturate viridis, subtus multo pallidior,
fulva, pinninervis, nervis lateralibus utrinsecus ca. 6, angulo acuto ascen-
dentibus, apice procurvis, supra vix conspicuis, subtus sicut costa inter-
media prominentibus ; pedunculus axillaris, solitarius, unifiorus, brevis,
tenuis, leres, supra medium bracteis 2 oppositis foliosis petiolatis ovalis _
præditus; alabastra juvenilia subulata; sepala 5 ad °/s arcle imbri-
cata, lanceolata, acuminala, subcoriacea, exteriora 2 paulo longiora, apice
recurva, exlus appresse fulvo-sericea, interiora 3 glabra; corolla majus-
eula, infundibularis, alba (?), præter fascias 5 mesopelalas exlus appresse
fulvo-sericeas nervis binis tumidis limitantibus destitutas apice penicil-
latas glabra, 5-loba, lobis commissuralibus, obtusis, eadem fere qua in
B. semidigyna forma; antheræ5 lineares, basi sagittatæ, in filamenti
apice extrorsum reflexæ; capsula non exstat.
Caules usque 4 m. fere longi, vix À mm. crassi, internodiis usque ultra 8 cm.
longis ; folii petiolus usque 7 mm. longus, lamina usque 35 mm. longa, 25 mm.
lata, mucrone ca. À mm. longo; pedunculus infra bracteas 6-7 mm. longus;
bracteæ petiolulus 2-3 mm. longus, lamina ca. 8 mm. longa, 6 mm. lata;
pedicellus ca. 3 mm. longus; sepala 2 extima ca. 13 mm. longa; corolla
paulo ultra 3 cm. longa, limbo ca. 35 mm. lato; antheræ ca. 2 mm. longæ.
Haare des Blattes an den Wiener Exemplaren zweiarmig.
Australien (Herb. EnpLicHher und Bauer n° 325, H. Vind. — Beide
Exemplare unter dem Namen Polymeria lanata); Queensland (AMALIA
Dietrich, H. Hamb.).
8. B. grandiflora (Gray) m. — Br. grandiflora Gray in Proceed.
Amer. Acad. 15 (1880), p. 49 et in Fl. North Amer. ed. IT, vol. 2. 1
(I. 1886), p. 436.
Sequenti proxima, subvolubilis (2); corolla tubuloso-infundibularis.
South Florida, Manatee and Sarasota (Dr A. P. GarBer VI. 1878
nach dem Zeugnis Gray’s); Central peninsular Florida, Lake county,
vicinity of Eustis, sandy soil, exclusively in the scrub (Geo V. Nash 16-
31. VII. 189% no 1326, Herb. Cale. — « Flowers light blue »).
9. B. elegans (Warr.) Hazuer f. 1. c. 16, p. 529. — Convolvulus
elegans WaL. Cat. (1828), p. 38 n° 1392. — Br. elegans Cuoısy in Mem.
(49) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 811
Soc. Genève 6 (1833), p. 494 et in DC. Prodr. 9, p. 439; Don 1. c. p. 299;
Mio. Fl. Ind. Bat. 2, p. 627; Crarke in Hook. f. Fl. Brit. Ind. 4 (1885),
p. 224.
Corolla coerulea, campanulata, eadem fere forma, qua in 1pomææ sect.
Pharbitidis speciebus ; pollen ut in Convolvulis.
Drüsenköpfchen des Blattes ellipsoidisch, vielzellig, einseitswendig.
British Burma, Prome Hills (Warrich 9. X. 1826 n° 1392, H. Ber.,
Calc,, Del.).
ai B. Menziesii Gray in Proceed. Amer. Acad. 5 (1862), p. 336.
— Br. Menziesü Hınuerr. Fl. Hawaii (1888), p. 318. — B. Herminieri
HArLier f. 1. c. 16, p. 529 nota 2.
Descr. secus specim. HERMINIERI : Frutex volubilis heterocladus;
ra mi dense fulvo-tomentosi, alii longissimi, crassi, teretes, obscure canel-
lati, basi gemmulis densis verrucosi et ad foliorum cicatrices fructiferi,
apice valde elongati, flagellares, foliis destituti, ali e ramorum flagella-
rium axillis abbreviati, tenuiores, juniores, densius vestiti, floriferi;
petiolus longus, fulvo-tomentosus; lamina coriaceo-herbacea, ovato-
lanceolata, acuta, basi subcordata, pinninervis, supra nigricans, tenuiter
et densiuscule reticulato-venosa, prope basin secus nervum intermedium
appresse fulvo-hirsuta, ceterum glabra, subtus dense et appresse fulvo-
tomentosa, venis minus conspicuis; nervus intermedius semiteres,
supra sicut nervi laterales anguslissime sulcatus, subtus multo latior,
valde prominens, laterales utrinsecus ca. 8-10, tenues, angulo acuto
erecto-patentes commissurisque intramarginalibus valde arcualis inter se
conjuncti, subtus prominuli; flores in cymis ad ramos abbreviatos axilla-
ribus subsessilibus paucifloris subumbellati; bracteæ et bracteolæ
parvæ, lineari-lanceolatæ, sicut pedicelli et calyces dense et appresse
fuivo-hirsutæ; pedicellus brevis, clavatus; sepala ovata, acuta, cilio-
lata, intus glabra, exteriora 3 interioribus 2 majora; corolla juvenilis
extus fulvo-strigosa; ovarium glabrum ; stylus usque ad basin bifidus;
stigmata 2 parva, globosa ; pollen parvus, ut in Convolvulis; capsula
globosa, suturis 4 in vertice crucialis quadrata, irregulariter fissilis,
2-locularis, sæpto pellucido, membranaceo, pallido, loculis abortu mono-
spermis; semina nigricantia, undique arillo carnoso involucrata ; testa
dura.
Rami flagellares usque 2 m. longi, basi 7 mm. crassi, abbreviati vix A dm.
longi; petiolus usque ultra 2 em. longus; lamina usque 85 mm. longa,
/
ÿ
812 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (50)
35 mm. lata; pedicellus alabastri vix 1 cm. longus, fructiferus usque 47 mm.
longus; calyx alabastri 4 cm longus, 5 mm. diametro transverso ; capsula ca.
17 mm. diametro; semen 9 mm. longum, 6 mm. latum.
Drüsenköpfchen des Blattes ellipsoidisch, vielzellig, einseitswendig.
Sandwich-Inseln, Hawaii (Mann and Bricaam, H. DC.); Oahu, Wai-
lupe (LypsAte 1870, H. Ber.; HırLesrand, H. Ber.); Molokai (HıLLker.,
H. Ber.); Lanai (HizceBr. VI. 1870, H. Ber.); Guadeloupe (L’HERMINER,
H. Barb.-Boiss.).
11. B. abscissa (Cuoısy) m. — Br. abscissa Cuoısy in DC. Prodr. 9
(1845), p. 438.
Madagaskar (Boyer).
Wurde von mir früher (EnsLer Jahrb. 48, S. 90) irrtümlich mit
B. semidigyna vereinigt. Nach Cnoisy’s Beschreibung indessen der
vorigen sehr nahe stehend, aber durch die Kürze ihrer Blütenstielchen,
ihre rote Blumenkrone mit abgestutztem Rande und ihren behaarten
Fruchtknoten abweichend.
12. B. ferruginea (Cnoısy) HALLier f. 1. c. 16, p. 530. — Prevostea
ferruginea Cnoısy in Annal. sc. nat. 4 (1825), p. 498 et in DC. Prodr. 9,
p. #38; Meıssn. in Marr. Fl. Bras. 7, p. 323 t. 116 f. À. — Br. ferruginea
Hook. f. et Jacks. Ind. Kew. 1 (1893), p. 337.
Marrıus Observ. n° 2764 : Frutex ramis vagis volubilibus vel scanden-
tibus vel adscendentibus teretibus tomentoso-ferrugineis, foliis ovato-
oblongis incano-tomentosis junioribus subtus ferrugineis. Flores axil-
lares capitati bracteis hnearibus acutis distincti. Galycis foliolis duobus
exterioribus majoribus ovatis paulo concavis oppositis amplectentibus
extus cano-tomentosis, tribus interioribus orbiculari-ovatis minoribus
glabris. Gorolla alba superne tenuissime coerulescens, tubo subæquali
5-gono albo, intus flavescente atque uti nonnulli Convolouli 5 poris
pervio, limbo campanulato-ventricoso, margine subæquali obiter 5-loho,
extus piloso. Stamina 5 inclusae tubo cum poris alternantia, filamentis
glabris basi flavescentibus superne albis, antheris oblique bilocularibus.
Ovarium globosum glabrum. Styli 2 filiformes erecti longitudine sta-
minum. Stigmata granulosa globosa flavescentia. Capsula Convoloul,
globosa, 4-valvis, 2-locularis; semina 4 hinc convexa, inde bilateralia
acuta ferruginea.
Addenda ex specim. herb. Mon.: Florum capitula brevissime pedun-
culata; sepala exteriora 2 subacula, cartilaginea, extus et ad marginem
DE Ed € AE GC pt si di ME SN RTE NE DCS RE
(51) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 813
intus rufo-tomentosa, interiora 3 rotundata, membranacea, pellucida :
corolla Bonamiæ nec Prevosteæ, parva, tubuloso-campanulata, præter
areas 5 commisssurales extus rufo-hirsuta; filamenta altius consueto
inserta, inæqualia, eglandulosa, basin versus paulatim dilatata ; antheræ
introrsæ, basi profunde sagittatæ, apice extrorsum reclinatæ; pollen ut
in Gonvolvulis; discus humilis, cupularis; ovarium 2-loculare, 4-ovu-
latum; capsula glabra, coriacea.
Blattgewebe dünnwandig, dünn, bifacial; Oberhautzellen klein, mit
wellig verzahnten Seitenwänden und fein gerillten Aussenwänden ; Spaltöff-
nungen nur unterseits, klein, breit ellipüsch; Drüsenköpfchen lang keulen-
förmig, nur durch Querwände geteilt, einer Pleospora-spore ähnlich, einseits-
wendig und nach der Oberhaut niedergebogen, sonst wie bei B. umbellata (siehe
Fig.2);Deckhaare beiderseits sehr dicht, unregelmässig nach aufwärts gebogen,
Fig. 2. — Drüsenhaar von B. ferruginea.
sonst wie bei B. umbellata ; Palissadenzellen klein, dicht, eckig, meist ein-
schichtig, in die ungefähr isodiametrischen, kleinen, lockeren, kurzarmigen
Schwammzellen unvermittelt übergehend ; grössere Gefässbündel unterseits
mit schwach collenchymatischem Grundgewebe durchgängig, oberseits und
unterseits mit wenigen Hartbastfasern ; an Stelle der Endtracheiden ist knor-
riges Sklerenchym, das zuweilen Ausläufer nach der oberseitigen Oberhaut
sendet; Kryställchen überall im Blattfleisch; Drusen klein, zerstreut in
gewöhnlichen Zellen des Blattfleisches und in der Parenchymscheide der grös-
seren Nerven ; Sekretzellen in Blättern und Kelchblättern fehtend, in der Blu-
menkrone ziemlich zahlreich, mit glashellem homogenem Inhalt, durchschei-
nende Punkte verursachend; Kelchblätter ohne Sklerenchym.
Brasilien, in collibus siccis ad Barra do Rio Negro (MaArruus,
n° 2764, H. Mon.; Spruck, n° 1568, H. Boiss., DC., Vind.), Ega am Ama-
zonenstrom (Poeprıs, n° 2589, H. Vind.), Manaos (Scawacke, n° II, 210,
H. Gott.), ohne Standortsangabe (Herb. Pavon im H. Boiss.).
BULL. HERB. BOIss., octobre 1897. 56
814 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (52)
13. B. Langsdorffii (Meıssn.) m. — Br. Langsdorffiü Meıssn. in
Marr. Fl. Bras. 7 (1869), p. 325.
Rio de Janeiro (Lancsporrr). —- Hat mir nicht vorgelegen.
14. B. semidigyna (Roxe. 1824) HaLuıer f.]. c. 16, p. 528 et 18,
p. 90 (excl. syn. Br. abscissa Cuoisy!), Verslag plantent. Buitenzorg 1895
(Batavia 1896), p. 125, Bull. herb. Boiss. 5 (V. 1897), p. 382 (tab. nostra
XV). — Conv. semidigynus Roxs. Hort. Beng. (1814), p. 13 (nomen
tantum!) et Fl. ind. 4 (1832), p. 468 et Icon. ined. in herb. Calc. 4, t. 90;
Warr. Fl. ind. 2 (1824), p. 47 et Cat. (1. XI. 1828), p. 38 n° 1405. —
Br. cordata BL. Bijdr. (1825), p. 722; Cnoısy Il. cc. pp. 493 et 438; Don
1. c. ; Morıtzı Verz. (1845-6), p. 51; Zorr. in Nat. en Gen. Arch.2 (1845),
p. 6 et Verz. (1854), p. 130; Mio. 1. c.; CLARke L. c. p. 223; Curris Catal.
pl. Penang in Journ. Straits As. Soc. 1895, p. 121; Trınen Fl. Ceylon 3
(1895), p. 227 (excel. syn. L.). — Br. Roxburghn Coisy IL ce. pp. 493 et
438; Arn. in Madras journ. 5 (1837), p. 22; Don 1. c.; Wicuar Ice. 4. 2
(1850), p. 13 t. 1370; Mio. 1. c.; Tawarres Zeyl. (186%), p. 213. —
Br. madagascariensis Caoisx IL ce.; Don L. c. — Breweria Wicar Ind. bot.
2 (1850), t. 168 b. fig. 7. -- Ipomea Turpethum Gurris I. ec. non alior.
Pl. viva in horto Bogor. culta : Frutex alte scandens, sinistrorsum
volubilis, undique molliter tomentasus, succo lacteo non coNSPICUO ;
radix palaris, longa, crassa, ramosissima ; rami crassi, teretes, juniores
sicut pedunculi, pedicelli, sepala pilis patulis minute sed dense tomentosi,
ferrugineo-virides, seniores glabrati, olivacei, corticis strato tenuissimo
membranaceo cinereo rimis longitudinalibus irregulariter dilacerato
obtecti, demum lenticellis raris tuberculati, infimi 2 opposili; petiolus
longus, crassus, teres, apicem versus deorsum obscure et anguste sulcatus,
nectariis carens, basi curvatus, ceterum striclus, patens, sicut nervi inter-
medii facies inferior ferrugineus ; lamina extrorsum deflexa, longe cor-
data, breviter acuminata, mucronala, luce permeante sub lente minute et
dense pellucido-punctulata, supra late viridis, nitidula, minutissime sed
dense et molliter tomentosa, subtus pilis densis oblique patentibus quo-
cunque divergentibus subsericantibus villosa, pallide ferrugineo-viridis,
venis subtilibus vix conspicuis pellucidis laxe reticulata, pinninervis ;
nervi laterales utrinsecus 5-6, commissuris oblique transversis arcu-
busque intramarginalibus inter se conjuncti, sicut commissuræ et arcus
supra sulcati, sublus costati, quam intervenia pallidiores; flores erecti,
in dichasiis paucifloris; pedunculus folii axillæ supra gemmulam
minutam solitariam insertus, solitarius, usque ad fructuum maturitatem
{53) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 815
oblique et rigide erectus, crassus, teres, petiolo longior ; bracteæ parvæ,
ovato-lanceolai®, sensim in petiolulum brevem attenuatæ, indumento et
colore foliis similes; bracteolæ bracteis similes, sed gradatim multo
minores, lanceolatæ ; pedicellus brevis, parum clavatus; sepala her-
bacea, subæqualia, ovata, acuta, arcte imbricata, basi convexa, apice
corollæ tubo ampliato paulo reflexa, intus læte viridia, glaberrima, nitida,
nervosa, extus pilis densis brevibus patentibus cinerascentibus molliter
velutina, exteriora 2 nervis 1-3 parallelis vix prominulis lineata; corolla
lactea (in sicco coerulescens), ephemera, e primis horis matutinis usque
sub vesperum aperta, post anthesin dextrorsum convoluta, forma exacte
ut in varielatibus, sed minor; genitalia quam corolla breviora; pollen
ut in Convolvulis, 1. e. ellipsoideus, granulosus, ceterum inermis, exines
segmentis 3 longitudinalibus tenuioribus lævibus plicatis præditus ;
discus annularis; ovarıum apice hirsulum, 2-loculare, 4-ovulatum ;
styli rami gemini, inæquales; stigmata 2 globosa ; capsula sepalis
torridis suffulta, A-valvis, 2-locularis, %-sperma ; valvæ chartaceo-lignes-
centes, e medio fissuris longitudinalibus parallelis basin apicemque
versus multifide; semina atrala, glabra, opaca, trigona, angulis 2 late-
ralibus angustissime alatis, testa rugulosa.
Petiolus usque à cm. longus; lamina usque 11 cm. longa et paulo ultra
8 cm. lata; sepala ca. 1 cm. longa, 8 mm. lata; corolla 30-35 mm. longa,
45 mm. lata.
_ Blattbau (nach einem Herbarexemplar des Herb. Mon.) : Oberhautzellen
beiderseits gleich, gross, mit vieleckigen bis wellig verzahnten, gerillten Aussen-
a
Fig. 3. — Drüsenhaare von B. semidigyna, a. und b. vom Scheitel,
c. von der Seite gesehen.
- wänden ; Spaltöffnungen nur unlerseits, dicht, nicht eingesenkt, mit 2 Nach-
barzellen ; Drüsenköpfchen beiderseits, einzeln, millelgross, nur wenig ein-
gesenkt, einseitswendig, mit kurzer Stielzelle, kurz ellipsoidisch bis kugelig,
unregelmässig gefächert, meist mit 2 oder 3 Scheitelzellen (siehe Fig. 3); Deck-
816 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (54)
haare beiderseits dicht, mit 2 langen Armen, flach V-förmig, dickwandig,
englichtig, mit äusserst flacher glockiger Stielzelle; Blattfleisch und Gefäss-
bündel wie bei B. spectabilis, doch die Palissadenzellen grösser, meist ein-
schichtig; Nädelchen und Kryställchen im Blattfleisch; Drusen mittlerer
Grösse spärlich in Sonderzellen des Blattfleisches; Sekretzellen wie bei
B. spectabilis, doch nur im Palissadengewebe, durchscheinende Punkte verur-
sachend.
Madagaskar (Goupor, H. Del. — « Les fleurs de cette liane sont
blanches en entonnoir, les feuilles d’un tres beau vert »), ebendort
(Baron n° 2773, H. Ber.), Tamatäve ebendort (Pauray VI. 1887, H. Vind.).
Geylon (Wauker, H. Del.; Tuwaıres C. P. 2853, Herb. Ber., Bog.,
Boiss., Calc., DC., Madr., Vind.), near Galle XII. 1853 and near Colombo
1857 (Tuwartes C. P. 2853, Herb. Per.), gemein im Sekundärwald bei
Colombo an der Eisenbahn nach Kandy (nach eigener Beobachtung vom
26. und 28. XI. 1896).
Britisch Indien (WarLıca n° 1405 und Roxgursn, H. Del.).
Vorderindien (Herb. Wicar Kew distr. n° 1999, Herb. Ber. und
Cale.) ; Saharampur (Lemann, H. Boiss.); Bombay, Marmagoa (Herb.
College of science, Poona 26. XI. 1892, Herb. Calc.), Malabar, Concan etc.
(Stocks, Law etc., Herb. Ber. u. Cale.); Nordcanara, Naiti, tidal ereek
(W. A. TazBor 10. I. 1891 n° 2868, Herb. Calc.) ; Nordcanara, Gokuru in
hedges (TazBor 7. XII. 1883 no 854, Herb. Cale.); Anamallays nahe den
Nilgherries (ohne Angabe des Sammlers im H. Madr.); Travancore, Cour-
tallum (H. Madr. im Herb. War. 1405/E, Herb. Ber. u. Calc.); Travan-
core, Cranganore (J. S. GAmBLE IX. 1884 n° 14,778, Herb. Calc.) ; Mercara
(HOHENACKER n° 563, H. Boiss. u. DC.)
Hinterindien, Sylhet (F. pe Sı.va XI. 1828 im Herb. Warr. n° 1405/1,
Herb. Ber., Calc., Del. u. Sing.); Chittagong 0-1000 ped. (Hook. f. and
Taomson, Herb. Ber., Cale., DC. u. Vind.), Kodala Hill 50 miles from
Chittagong (Dr. Kıng’s Collector Bapur Kuan X. 1885 n° 206, Herb. Cale.),
ebendort (derselbe XI. 1887 no 615, Herb. Calc.); Arracan, Sandoway
(Capt. MARGRAvE, H. Mon. ; derselbe 1833 n° 34, Herb. Calc.) ; Hort. Calc.
from Burmah (WarLıch n° 1405 J, Herb. Cale.), Pegu (R. Scorr XII. 185%
n° 362, Herb. Cale.); Martaban, Amherst (Warr. 4. II. 1827 no 1405/3,
Herb. Ber. u. Cale.); Tavoy (W. Gomez in Herb. Warr. n° 1405/4, Herb.
Ber. u. Cale.); Tenasserim, Kamkanet river (Geo GALLATTLY 7.1. 1877
n° 42, Herb. Calc.); Tenasserim and Andamans (Herb. Hezrer Kew disir.
n° 587%, Herb. Ber., Calc., Mon., Vind.); Südandamanen, Tiefland-
dschungel bei Port Mouat (Dr. Kına’s Collector 19. XIT. 1891, Herb. Cale.) ;
Cochinchina (GERMAN n° 78, H. Del.).
(55) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 817
Pinang (G. Porter 1822 im Herb. Warr. n° 1405/2, Herb. Ber., Calc.
Dei. u. Mon.; Deuesserrt, H. Del.), coast (C. Curris III. 1889 no 4703, Herb.
Cale. u. Pin.), Tandjong Bunga (Currıs X. 1886 no 1066, Herb. Pin.), im
Hort. Pin. wild (nach eigener Beobachtung vom 21. X. 1896).
Halbinsel Malakka, Provinz Wellesley, Kubang Ulu (Guariıs II. 1890,
Herb. Pin. u. Sing.); Perak, Ipoh (Curris XII. 1895 no 3166, Herb. Calc.
u. Sing.).
Sumatra (KorTHALS, H. L. B.).
Java (Brume n° 1851 unter dem Namen Breweria cordata Br... H. L. B.;
KoRTHALS, H. L. B.), Residentschaft Bantam, sumpfiges Gesträuch bei
Panimbang (Zorr. V. 1843 no 1399, H. Ber., DC. u. Del.), Bidara Tjina bei
Batavia (Eperine in Natuurk. Tijdschr. Ned. Indie 31 (1870) S. 300), um
Buitenzorg am Tji Sadaneh hinter Panaragan (HALLikr f. 23. III. 1893
n° 20%4a, Herb. Bog.), bei Pandjassan in einer Hecke am Weg nach Tji
Karet (Haruıer f. 13. I. 1893 no 204b, 20. X. 1894 no 204c, Herb. Bog.),
in Tetracera-Gesträuch an der Fahrstrasse bei Tji Paku (Haruier f. 14. VIII.
4896 n° 204d, Herb. Bog.). |
Hort. Bot. Calc. (aus dem Herb. Hort. Bot. Calc. im H. Mon.) ; kulti-
viert im Hort. Bog. unter n° X. F. 79 u, 79A (Harnier f. 24. V. 1893
n° C. 18. a, H. Mon. ; 5. V. 1893 n° C. 18. b), Hort. Bog. (Haruıer f. 13. V.
1895 n° C. 18.c, H. Mon. — Mit Wurzelsystem und den beiden gegen-
ständigen untersten Aesten !).
ß. ambigua var. nov. — Pl. viva in horto Bog. culta : Intermedia
(an hybrida ?) inter formam Lypicam et var. y. farinaceam ; a priore differt
præcipue ramorum, petiolorum, pedunculorum, pedicellorum, calycis
indumento cinerascente, arctius appresso, foliis multo majoribus latiori-
busque, late rotundato-cordatis, sublus tomento denso breviore subap-
presso cinerascente sericante mollibus, sepalis apice minus revolutis,
corollæ multo majoris limbo latius patente ; inflorescentia et flores
fere ut in forma lypica ; sepala extus pube densa minuta subappressa
cinerascente veslila, exteriora 2 dorso nervis 3-5 parallelis prominulis
lineata ; corolla speciosa, lactea (in sicco coerulescens), in fundo sicut
filamenta luteolo-virescens, infundibularis, tubo supra calycem subito
ampliato, deinde in fascias 5 mesopetalas diviso et sensim iterum ampliato;
fasciæ 5 mesopetalæ nervis 3 longitudinalibus lineatæ, ab areis commis-
suralibus male limitatæ, extus virescenti-luteolæ. nitidæ, pilis patulis molli-
bus hirsutæ, apice mucronulatæ, penicillalæ ; areæ 5 commissurales ner-
vis tenuissimis parallelis vix conspicuis lineatæ, opacæ, sub lente punc-
tulis densis minutissimis quasi microcrystallinis micantibus obspersæ,
818 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (56}
plica longitudinali dimidiatæ, medio profunde emarginatæ ; genitalia
inclusa; filamenta subæqualia, crassa, nitore vitreo, basin versus sensim
dilatata et introrsum pilis glandulosis barbata, dorso quasi e vagina
parva orta et prælerea cum aperturis 5 magnis, quæ cum nectario com-
municant, alternantia ; antheræ magnæ, longæ, basi profunde sagittatæ,
extrorsum reclinatæ, flavæ; discus cupularis, 5-angulus, viridulus,
nitidus; ovarium ovoideum, viridulum, nitidum, apice longe et dense
sericeo-setosum ; styli 2 inæquales, albido-viriduli, nitidi, brevior sta-
mina adæquans, longior antheras superans ; in utroque stylo stigma
magnum, solitarium, globosum, papillosum, viridulum.
Petiolus ultra 5 cm. longus; lamina usque 44 cm. longa et 42 cm. lata;
bracteæ cum petiolo suo usque 15 mm. longæ, 5 mm. late; pedicellus
15 mm. longus; sepala 12 mm. longa et 9 mm. fere lata; corolla 45-50 mm.
longa, tubo ca. 3 cm. longo, limbo 65 mm. lato.
Früher im Hort. Bog. kultiviert unter n° X. F. 75% (Harnıer f. 23. V.
1893 n° C. 17a, Herb. Mon. ; 7. IV. 93 no C. 17b, 29. IE. 93 no C. 17c und
5. V. 93 n° C. 17d), beim Verpflanzen der Lianen in ihre neuen Quar-
tiere aber verloren gegangen. Wahrscheinlich aus dem malaiischen
Archipel stammend, vielleicht auch ein im Garten entstandener Blend-
ling zwischen der Hauptform und der var. y. farinacea.
7. farinacea Haruier f. in Verslag plantent. Buitenz. 1895 (1896),
p. 125. — Lettsomia bancana Mio. Fl. Ind. Bat. Sum. (1860), p. 561.
PI. viva in horto Bog. culta : Proxime accedit ad var. $. ambiguam,
sed differt caulibus farinaceo-albidis, foliorum multo longiorum el angus-
tiorum supra demum glabratorum indumento subtus pallidiore, magis
albescente, subsericeo, arctius appresso, sepalis brevius acuminalis, apice
vix reflexis, corolla paulo latiore ; flores ceterum ut in var. ß. ambigua ;
corolla lactea (in sicco coerulescens), limbo late patente; tubus et
fasciæ mesopetalæ extus flavido-virescentes, nitore vitreo, pilis par-
cis longis patulis hirsutæ; areæ commissurales a fasciis male limitatæ,
glabræ, opacæ, punctulis minutissimis densissimis micantibus quasi miero-
crystallinis obspersæ ; filamenta nilore vitreo, apice albida, sensim
extrorsum recurva, basi stylo arcte appressa et Malvacearum columnam
imitantia, virescentia, sensim dilatata, introrsum pilis longis patulis non
glandulosis barbata ; antheræ magnæ, longæ, sagittatæ, extrorsum recli-
natæ, flavidæ ; styli 2 basi breviter connati, inæquales, stamina non
adæquantes, albidi, nitore vitreo; stigmata 2 magna, globosa, opaca.
FOIRE PU
(57) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 819
Lamina foliorum majorum usque 17 cm. longa, 9-12 cm. tantum lala;
sepalum extimum 13 mm. longum, ca. 1 cm. latum; corollæ tubus 3 cm.
longus, limbus 7 cm. diametro.
Bangka (Mi. Sum. a. a. O.), Pulu Jbul im Lepar-Archipel (TEYSMANN,
Herb. Bog. — Malaiisch : Akar lambai puti) , Südwestcelebes, Felsen
bei Pangkadjene (Teysm. n° 12,197, Herb. Bog.), Strand bei Pare-pare
(Koonpers 24. V. 1895 no 16,559 6, Herb. Bog.); aus Celebes im Hort.
Bog. (Harrer f. 23. V. 1895 no C. 16. a u. M. VI. 1895 no C. 16. b,
H. Mon.).
Eine vierte, der Etikette zufolge von Port Darwin stammende Form
des Hort. Bog. (Harnıer f. 23. V. 1893 n° D. 191 a, Herb. Bog.; 10. V.
1893 no D. 191 b, Herb. Bog. u. Mon.), welche ebenfalls beim Verpflanzen
verloren gegangen ist. kommt der Hauptform am nächsten, unter-
scheidet sich aber von ihr durch breitere, unterseits mit noch viel
dickerem, abstehendem, sammetweichem Haarfilz bekleidete Blätter, so-
wie durch kleinere Kelchblätier und Blumenkronen. Ein bläulicher
Farbenton der im lebenden Zustande ebenfalls milchweissen Blumen ist
am Herbarmaterial dieser Form kaum wahrzunehmen.
Sehr eigenartig ist das bei der Hauptform und bei den Varietäten £.
und y. nach dem Trocknen eintretende Blauwerden der im Leben
_ milchweissen Blumenkrone. Es ergiebt sich aus demselben die Warnung,
dass die auf Herbarmaterial gegründeten Angaben über die Farbe der
Blüten nur mit grosser Vorsicht aufgenommen werden dürfen. Auch bei
B. elegans, deren Blüten ich an den Warricn’schen Exemplaren himmel-
blau fand, ' sind dieselben vielleicht im Leben weiss und überhaupt
scheint dies in dieser Gattung die vorherrschende Blütenfarbe zu sein,
die sich z. B. nach Preuss ? auch bei B. cymosa und nach HILDEBRANDT °
bei B. spectabilis wiederfindet, während Boyer, ? vielleicht nach dem
bereits getrockneten Herbarexemplar, die Blütenfarbe der letzteren als
blau (cyaneus) bezeichnet. Dass allerdings eine blaue Färbung der
Blumen aus der Gattung nicht völlig ausgeschlossen ist, beweist STUHL-
MANN’S * offenbar nach der lebenden Pflanze gemachte Aufzeichnung
über B. mossambicensis, wonach diese Art ein « Strauch mit hellblauen
Blüten » ist. Auch bei anderen niederen Gonvolvulaceen aus den Ab-
teılungen der Erycibeen und Dicranostyleen, wie z. B. bei Maripa
‘ passifloroides * lassen sich vielleicht die Angaben über blaue Blütenfarbe
1 Siehe Ensrter’s Jahrb. 16, S. 529.
2 Ensr. Jahrb. 18, S. 9.
3 Siehe Ensuer Jahrb. 16, S. 595.
a
820 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (58)
auf eine erst während des Trocknens eingetretene Veränderung zurück-
führen.
Sehr auffällige Beispiele dieser Art liefern die Gattungen Merremia
und Operculina, deren früher von mir aufgestellte Diagnosen ! nun, nach-
dem ich eine grosse Anzahl von Arten lebend zu sehen Gelegenheit
hatte, einer gründlichen Verbesserung bedürfen. Während nämlich die
grossen, lebhaft und intensiv gelben Blumen von M. nymphaeifolia (Ipo-
ma BL.) auch im getrockneten Zustande noch ihre natürliche Farbe bei-
behalten, werden die ebenfalls lebhaft gelben Blumen anderer Arten,
wie z. B. M. gemella, M. hederacea, M. emarginata und O. tuberosa, weiss,
und im scharfen Gegensatze hierzu geht bei M. vitifolia dieselbe lebhaft
gelbe Farbe durch das Trocknen in das lebhafte schöne Rot der Rosa puni-
cea über. Auch die geiblichweissen Blüten von M. quinquefolia, hastata,
cæspitosa und umbellata ß. orientalis (Ipomea cymosa R. et Scx.), sowie
von /pomea obscura Bot. reg. werden im Herbar völlig weiss, während
die rein weissen Blüten von 0. Turpethum und M. dissecta ihre natür-
liche Farbe beibehalten, und zwar bei der letzteren bis auf den schwin-
denden Purpur des Schlundes und bis auf 5 feine Linien in jedem meso-
petalen Streifen der Blumenkrone, welche im Leben durchscheinend
sind, beim Trocknen aber, wie bei vielen anderen Arten der Gattung und
zumal bei denen der Sektion Skinneria, schwarzviolett werden. ?
! Ensrer Jahrb. 16, S. 581-582.
2 Ener. Jahrb. 16, S. 551-552.
(Fortsetzung folgt).
+
Ad
LS un Er. ur ele sde > fe VAR nt vel Sn A RSC SE DR | LANCE ONE er A > ü "MT,
VILLARS SOUS LA TERREUR
PAR
le Dr Alfred CHABERT
Vers 1850, Huguenin, professeur de botanique au collège de Cham-
béry, nous raconta un jour que Villars avait été chansonné et gravement
compromis sous la Terreur, à la suite d’un discours sur les plantes, où
il avait exprimé, sans le savoir et sans le vouloir, des idées qui parurent
contraires à ia cause révolutionnaire. « Il a cédé à l’orage et pourtant
c’est lui qui a ri le dernier ‘ », ajoutait Huguenin avec son bon gros
rire. Jamais nous ne pümes avoir d'explications. Si nous insistions :
«Allez le demander à Bonjean », disait-il en riant plus fort. Or, Bon-
jean était décédé.
En vain je cherchai à diverses reprises l’explication des paroles
d’Huguenin, soit dans les écrits de Villars, soit dans les rares docu-
ments que j'ai pu trouver sur lui; je ne sus rien découvrir pendant
quarante ans, et ce ne fut qu’en 1891 que, feuilletant un recueil manus-
crit de chants révolutionnaires, je remarquai deux couplets d’une
chanson ? fort en vogue en l’an II à Grenoble, disait le recueil, et qui
me parurent se rapporter au célèbre botaniste dauphinois.
1 Allusion au proverbe : Rit bien qui rira le dernier.
2 Voici l’un des couplets :
De l'écorce du vert sapin
Il voudrait bien nous faire vivre!
Il veut accaparer le vin
‘n prétendant qu'il nous enivre,
Nous enlever le gout du pain,
Nous abreuver de jus d'érables,
Nous nourrir de sarments! Gredin !
Tu nous traites en misérables !
822 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Mais ce n’était là qu’une hypothèse, car son nom n’était pas cité dans
ces couplets les seuls conservés. La justification de cette potes s’est
fait attendre jusqu’à présent.
Après avoir lu mon travail sur les plantes sauvages comestibles de la
Savoie !, M. le D' Edmond Bonnet m'écrivit que le même sujet avait
déjà été traité pour le Dauphiné, à la fin du siècle dernier, par Villars,
dans un opuscule à peu près ignoré et devenu extrêmement rare. Ne
pouvant aller à Paris uniquement pour en prendre connaissance, je le
demandai à tous mes correspondants. Aucun d'eux n’en avait oui parler
et ne put me le procurer. Enfin après de nombreuses recherches, mon
ami, M. Autran, dont la complaisance est vraiment inépuisable, m’apprit
que l’ouvrage existait à Genève dans la bibliothèque de M. Lucien de
Candolle, qui eut la gracieuseté de me le prêter. Je l’emportai avec moi
aux eaux de Nauheim, où j’eus tout le loisir de le lire et de le relire;
car mon traitement exige un repos relatif : il ne m'est pas permis de
parcourir les collines pittoresques et riantes qui entourent la ville, et
d’aller errer au loin sous les bois ombreux qui offrent aux baigneurs
des promenades si attrayantes.
La curiosité qui me portait à lire l’opuseule de Villars se changea
bientôt en un intérêt de plus en plus vif, à mesure que je pénétrai
mieux la pensée de l’auteur noyée à dessein dans une foule de détails et
voilée par la phraséologie déclamatoire en usage dans ces temps révo-
lutionnaires. Si je n’ai pas trouvé beaucoup de notions non encore
publiées par moi sur les plantes comestibles de nos Alpes, jy ai ren-
contré du moins des indications fort curieuses sur une période de la
vie de ce grand botaniste. Ce travail nous le montre sous un jour tout
nouveau qu'il me paraît utile de faire connaître; car quoi qu'en puissent
dire quelques. savants (?), ce ne sont pas seulement les travaux de
systématique et d’organographie qui intéressent dans l'existence d’un
aussi savant naturaliste. -
Refrain.
FED | nous te raccourcirons
Avec la sainte Guillotine,
Et tout autour nous danserons
En buvant le jus de ta vigne!
L'autre couplet, bien mieux tourné, spirituel et très gai, ne peut être reproduit ;
il est par trop sans culotte. Il parle des lits de mousse et fait évidemment allu-
sion à une aventure folâtre attribuée à tort ou à raison à Villars.
! Bnlletin de l'Herbier Boissier, 1895, p.292 et 334 et 1897, p. 258 et p. 569.
Re ee.
(3) D' ALFRED CHABERT. VILLARS SOUS LA TERREUR. 823
Il est bien rare qu'un travail botanique ait pu soulever une émotion
populaire. Le fait n’est pas si commun qu'on doive le passer sous
silence. Villars exeita contre lui la suspicion des sans-culottes et la
colère des citoyennes de Grenoble. Son discours sur les plantes, dont il
n'avait pas pesé tous les termes, porta atteinte à sa popularité. Il fut
menacé, non peut-être dans sa vie, mais dans sa liberté et dans sa posi-
tion. On va voir comme il se défendit.
Nous avons peu de détails sur sa vie intime, sur son caractère, sur
ses sentiments personnels; nous savons seulement qu'il était très désin-
téressé dans sa pratique médicale et qu'il faisait beaucoup de bien. Il
avait été nommé médecin de l’hôpital militaire de Grenoble et pro-
fesseur de botanique. En cette qualité, et pour parer à la famine qui
menaçait la contrée, il reçut des Directeurs du Département l’ordre de
publier un travail sur les plantes du Dauphiné pouvant servir à l’ali-
mentation de l’homme. Le 17 pluviôse de l’an II de l’Ere républicaine,
il lut sur ce sujet un discours préliminaire, et de suite il se heurta à
deux écueils trop souvent associés dans notre première révolution : les
sans-eulottes et les femmes. Ce digne homme jusqu'alors avait passé sa
vie à étudier les plantes sauvages tout en exerçant la médecine;
mais il n’avait rien appris sur la science de l’homme et sur les dange-
reuses évolutions des courants populaires. Aussi fut-il un moment
suspect, et l’on sait la terrible signification que ce mot a eu pendant la
Terreur. Son existence ne fut pas sérieusement en danger, il est vrai;
mais il avait la prison en perspective et la perte de ses places, et il était
sans fortune. Aussi en publiant son travail, eut-il soin de le faire pré-
céder d’une préface qui est en même temps un plaidoyer en faveur de
son eivisme et de ses opinions républicaines. J’en reproduis les par-
ties les plus saillantes tout à fait à l’unisson des déclamations ampou-
lées dont sont remplis les journaux de l’époque.
L’opuseule a quarante-huit pages; il est intitulé :
« CATALOGUE DES SUBSTANCES VEGETALES qui peuvent servir à la nour-
riture de l’homme et qui se trouvent dans les départements de lIsère,
la Drôme et les Hautes-Alpes, par le citoyen Villar, Officier de santé de
l'Hôpital militaire de Grenoble, Professeur de botanique. A Grenoble,
de l’Imprimerie d'Alexandre Giroud cadet. Place aux Herbes. »
Il n’y a pas de date; mais d’après ce qui suit, il est presque certain
qu'il a été publié en l’an II de l’ére républicaine et par. conséquent
en 1794.
On remarquera que Villars a supprimé l’s terminal de son nom. C’est
824 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
ce qu'il fit pendant la période révolutionnaire, tandis qu'avant et après
il signa Villars avec un s. Pourquoi cette suppression? Personne n’a su
le dire. Cette lettre avait-elle offusqué les sans-eulottes ?
L’opuseule se compose de deux parties : la préface et l’énumération
Ges plantes comestibles. Parlons d’abord de la préface et notons que
toutes les citations extraites de son opuseule sont publiées entre guil-
lemets et reproduites textuellement.
Voici le début de la préface :
« Les membres du Directoire du Département de l'Isère, empressés
de faire concourir leurs administrés au progrès de la révolution et au
bien-être du peuple français, qui la soutient avec tant d'énergie, m'ont
engagé à entreprendre ce travail. »
« Le 17 pluviôse, l’an II de l’ère républicaine, je lus, en séance
publique, un discours préliminaire qui en contenait le plan et les motifs.
Apres une discussion publique et intéressante. en approuvant mon zèle,
je fus invité par le president à supprimer le même discours ou préface
des exemplaires destinés aux sans-culottes de la campagne. Il m’observa
que cette préface était un peu longue et trop scientifique. »
« L'économie des fonds du Département, celle du temps des admi-
nistres, plus précieux encore, tels furent les motifs du Directoire. »
Or ce ne furent pas la les seuls motifs. Villars ne dit pas tout; car il
remplace ce discours par une préface de dix pages en fins caractères.
Tout une partie est consacrée à sa défense, comme nous le verrons
bientôt.
L'autre partie de la préface expose des notions conformes à la science
d'alors sur les substances qui constituent la matière nutritive, substances
au nombre de trois, suivant Villars : le mucilage, le sucre et l’amidon.
Il raconte comment il s’est instruit sur ces questions en interrogeant les
paysans des montagnes, les voyageurs, en consultant les historiens
anciens et modernes et en étudiant l'instinct des animaux.
« J’ai profité, dit-il, dans mes voyages des instructions des citoyens
qui habitent les Alpes. Les bergers de ces régions élevées ont conservé
un tact et une habitude que nous ne connaissons pas dans les plaines;
ils ont les uns et les autres hérité de la tradition respectable et suivie
de l'antiquité, qui s’est perdue par la civilisation des villes ou plutôt
qui n’y pénètre Jamais. »
La chose était encore vraie dans ma jeunesse ; maintenant tout a bien
changé. L’affluence des alpinistes, la facilité croissante des communi-
cations, et surtout le service militaire obligatoire ont transformé l'esprit
5) DT ALFRED CHABERT. VILLARS SOUS LA TERREUR. 825
des bergers des régions élevées et l’ont mis au niveau des gens de la
plaine; et Villars ne retrouverait plus guère chez eux le tact qui les
caractérisait autrefois et les traditions qu'il se plaisait à recueillir de
leurs bouches.
Il explique que sur les trois mille plantes qui eroissent naturellement
en Dauphiné, il en est à peine cent qui sont employées dans l’alimen-
tation, et pourtant, s’écrie-t-il, « il est facile de prouver par des notes et
par des observations certaines que plus de cinq cents de ces mêmes
plantes étaient déjà employées à la nourriture de l’homme auparavant
dans divers pays. » Plus bas il conclut que « presque tous les végétaux
peuvent servir à notre nourriture. »
Cette conclusion en amène forcément une autre, c’est qu'il n’était pas
dyspeptique. Heureux homme!
Ou peut-être avait-il reconnu aux estomaes des sans-culottes du
Dauphiné des facultés digestives tout à fait hors de proportion avec
celles que nous constatons aujourd'hui chez leurs petits-fils dégénérés.
Les gens qui ont une digestion facile ont un bon caractère, dit-on.
Peut-être est-ce à cause de cela que les sans-culottes paraissent avoir
moins préoccupé Villars que les citoyennes de Grenoble. Il est certain que,
‘si en tout temps la colère des femmes est à craindre, elle était mille
fois plus dangereuse à cette époque de troubles où les passions popu-
laires étaient si faciles à exciter et si cruelles dans leurs manifestations.
La page qu’il consacre à apaiser l'émotion féminine est une trop fidèle
image de l’état des esprits d’alors pour que j'hésite à la reproduire en
entier. Elle nous montre Villars plaidant une cause. C’est une figure
d'avocat à laquelle personne n’a songé en lisant son magistral ouvrage,
l’ Histoire des plantes du Dauphiné.
«… Heureux, si profitant des avantages de notre sublime révolution,
j'ai su avoir la conscience et l’énergie qui conviennent à un aussi beau
sujet. »
« La matière que je traite est de la plus haute importance. En vain
diroit-on que j'ai, comme Longuet, cherché à calomnier le pain. La
pusillanimité de quelques bonnes femmes qui, apprenant que je
m’oceupois de cet objet, leur a fait demander si l’on vouloit leur ôter
le pain, pour lui substituer des racines, ne sauroit m’intimider. J’ai
voulu prouver à un peuple éclairé et courageux que le pain n’est pas le
seul aliment que produise le sol de la liberté, ni le seul digne de lui être
offert. Il est possible de se nourrir mieux avec très peu de pain, qu'avec
le pain seul. Quoique bon, quoique consacré par l'usage et par la plus
826 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
antique habitude, il suffit de jeter les yeux sur les hommes qui ne
vivent que de pain pour juger de son insuffisance. »
« Que nous montrent en effet les hommes réduits à vivre de pain
seul ? des spectres ambulants, sans force, sans courage et sans énergie:
leurs traits sont effacés par les tiraillements de la faim, de la misère et
d’une sombre mélancolie; leurs traits sont encore defigures par la ver-
mine, par la malpropreté, par un duvet sale, et par une vapeur qui
nous fera bénir à jamais le décret de la Convention nationale qui
proserit la mendicité. »
« L’habitant de l'Amérique septentrionale, au contraire, qui mange
très peu de pain, et qui le remplace par des patates, ou autres racines
qu'il met à côté de soi par coupons, au lieu de pain, est à concevoir
comment les Francais peuvent manger autant de pain qu'ils en
mangent”. »
« Le peuple français, fier et courageux, puisqu'il a reconquis sa
liberté, ne voudra sûrement pas être eselave du pain. Eh! que nous
importe du pain, des racines ou autres mets agréables et nourrissants
propres à le remplacer! L’objet de ce mémoire est de lui indiquer une
nourriture agréable et saine. »
« Parce que les subsistances sont la force du peuple et l’objet de ses
inquiétudes, faudroit-il done renoncer à nous occuper de les connoitre
et de les multiplier ? Non : les craintes pusillanimes de quelques âmes
fanatisées ou intimidees par l'aristocratie, qui eraindroient peut-être,
par défaut de courage, ou par singularité, d’être ramenées à la bonne
cause, ne doivent pas nous arrêter. Laissons-les; parlons à la masse
nationale, qui est pure et qui a le courage de tout entendre et de tout
braver pour sa liberté. C’est elle; oui, c’est le peuple français, dont le
courage magnanime s’est signalé tant de fois, qui doit tout entendre,
parce qu'il est en état de tout apprécier. »
Décidément Villars n'avait que l’étoffe d’un bien médiocre avocat. Je
ne suis pas éloigné de croire que, si son opuseule est devenu si rare,
c’est que l’ayant écrit par ordre, à une époque de troubles, et ayant dû
l’emailler des protestations de eivisme et des déclamations à la mode
alors, pour effacer le souvenir de quelques paroles irréfléchies pro-
1 Par une singulière coïncidence, le jour où je lus pour la première fois ce
passage de Villars, je fus plaisante à table d'hôte, par mes voisins, sur la quantité
de pain que mangent les Francais. Il paraît que nous avons cette réputation en
Allemagne. Est-ce un souvenir des invasions de Napoléon Ier, ou un souvenir
laissé par nos soldats captifs en 1870 ?
PL Leon) 1) NT ES,
Ts nat: er
(7) D' ALFRED CHABERT. VILLARS SOUS LA TERREUR. 827
noncées dans le discours préliminaire du 17 pluviôse, il a regretté plus
tard cette publication si disparate avec ses études favorites, et il en a
détruit et fait détruire le plus d'exemplaires possible. Peut-être aussi
a-t-il regretté la fantaisie dont il a fait preuve en la redigeant!
Les plantes qu'il énumère comme étant nutritives ont été rangées par
Jui en quatre classes : 1° les subtances farineuses, fécules et racines ;
2 les plantes potagères, herbages ; 3° les fruits d’ete, vins, boissons
acides et spiritueuses ; 4° les conserves, compôtes, huiles, ete. Je ne le
suivrai pas dans cette énumération pour deux raisons : la première est
qu'il ne s’est pas borné à indiquer les plantes que les habitants des
campagnes mangeaient en tout temps et celles dont ils avaient pu excep-
tionnellement se nourrir en temps de disette, mais qu'il en a proposé
sérieusement un certain nombre d’autres parfaitement impropres à
l’alimentation. La seconde raison est que, dans mes articles cités plus
haut, presque toutes les plantes sauvages reconnues comme bonnes à
alimentation par les habitants de nos montagnes ont été indiquées
conformément aux traditions que j'ai recueillies autrefois. Je n’ai done
à signaler aujourd'hui que celles dont Villars a observé l'emploi en
Dauphiné sans que je l’ai constaté en Savoie. Ces plantes sont les
suivantes :
D'abord l’Asphodèle, dont il dit qu'on mange les tubercules cuits
sous la cendre. A-t-il voulu parler des deux espèces que l’on trouve en
Dauphiné : A. delphinensis et Villarsii ou seulement de l’une d'elles ?
Ce que je sais bien, c’est que dans toutes les montagnes de la Savoie,
du Piémont et du Dauphiné où j'ai interrogé les paysans sur leurs pro-
priétés nutritives, partout ils m'ont répondu par la négative, en disant
ces plantes dangereuses. Villars vante la racine du panais, Pastinaca
sylvestris, cuite à l’eau comme les carottes, et il signale aussi comme
comestibles celles du ‘chardon des blés, Cirstum arvense et des trois
espèces de Chardon-Rolland, Eryngium campestre, alpinum et spina
alba. Il recommande pour les potages ou pour être apprêtées comme
les épinards, les feuilles des amaranthes, A. Blitum et sylvestris, des
plantains à feuilles lisses, des alchémilles, des borraginées à l'exception
des cynoglosses et des myosotis, les feuilles du liseron des champs,
Convolvuhıs arvensis, des scabieuses à feuilles larges et succulentes
(Knautia?, Succisa?). I a vu les habitants des vallées des Alpes manger
comme plantes potageres les jeunes plantes de nombreuses campanules :
I. rotundifolia, rhomboidalis, rapunculus, persicifolia, rapunculoides et
speculum, de méme que les Phyteuma à fleurs en épi. Il raconte qu'on
328 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
mange en potages les jeunes feuilles de la livêche ou ache des marais,
Ligusticum (2) de l’angélique sauvage, Aegopodium podagraria, de l’anet
et du fenouil, plantes qui, dit-il, sont succulentes, aromatiques, agréa-
bles et saines. Les tubercules du terre-noix (ou linsolet dans le
Champsaur), Bulbocastanum Linnaæi, dont il n’avait pas parlé dans sa
flore du Dauphiné et dont on prépare dans une haute vallée de la
Savoie méridionale, un excellent gâteau dont j'ai publié la recette, sont
dits par lui farineux, doux, un peu aromatiques, ayant même un goût
fin et relevé, très agréable. Les jeunes tiges du sureau en arbre Sam-
bucus nigra et de l’hyèble $S. Æbulus, de même que celles de la berce,
Heracleum sphondylium se mangeaient autrefois cuites à l’eau et appré-
tées comme des asperges.
Je ne sais sur quoi il se fonde pour dire que le gland de chêne
Quercus robur, « fut le premier aliment de nos pères. » Il ajoute avec
raison que « cet aliment est astringent et indigeste. » Mais alors
comment nos pères s’en nourrissaient-ils ? De la faine ou fruit du fayard,
Fagus sylvatica, 11 dit qu’elle est « huileuse, farineuse, nourrissante et
astringente, mais qu’elle porte à la tête, enivre et donne la migraine. »
J'avais déjà constaté ! qu’en Savoie on la regarde comme dangereuse et
que les paysans la laissent perdre. Pourtant dans ma jeunesse, en par-
courant les forêts en automne, il m'est plusieurs fois arrivé d’en remplir
mes poches et d’en manger des quantités notables, et jamais je n’ai res-
senti de migraines et n’ai éprouvé la moindre ivresse.
Il s'élève avec raison contre les gens qui mangent en salade l’aconit
napel très jeune, et approuve les habitants des Vosges qui mangent de
la même manière ou en potage les saxifrages dorés, Chrysosplenium,
qu'en Savoie et en Dauphiné on dédaigne.
Dans les temps anciens où le vin était rare et le vinaigre plus rare
encore, on remplacait celui-ci par du verjus préparé avec les fruits
acides du saule épineux ou de Saint-Jacques, Hippophæ rhamnoides. Les
habitants de Grenoble en usaient déjà au temps où vivait Daléchamp.
Le raisin vert, l’épine-vinette servaient au même usage. Surpris de voir
dans un village élevé de nos Alpes, où le raisin ne pouvait mürir, des
ceps de vigne soigneusement disposés en espalier sur la façade méridio-
nale des maisons, j'appris que le vinaigre y étant très cher, on élevait
de la vigne uniquement pour faire du verjus.
Villars nous apprend encore qu'en Dauphiné on faisait de l'huile
! Bull. de l’Herb. Boissier, 1895, p. 335.
(9) D' ALFRED CHABERT. VILLARS SOUS LA TERREUR. 829
avec le chenevis Cannabis sativa et qu’on s’en servait pour l'éclairage, et
même dans les campagnes pour les fritures et pour assaisonner les po-
tages, et il ajoute : « Mais qui le croirait! La dure nécessité a quelque-
fois obligé les habitants de Chartreuse à se servir de cette graine con-
cassée, réduite en une espèce de gruau, en la broyant et la dépouillant de
son écorce ou coque. Ce gruau est gras et huileux; dès qu’on y mêle un peu
de celui d'avoine, il est même agréable. Mais quelle économie! Cette
graine valait en 1792, époque où J'en ai vu manger et où j'en ai mangé
moi-même, 13 liv. et même 19 liv. la mesure, tandis que la même mesure
de pur froment ne valait que 4 liv. » Dans certaines vallées du Brian-
connais, on tirait de l'huile de l’amande du prunier qui est particulier
à ce pays, Prunus brigantiaca, et « dans certains endroits de l'Italie,
on se sert pour les lampes, les soupes et les fritures, de l’huile que
donne assez abondamment le fruit du cornouiller, Cornus L., appelé
sanguin. » Mais je crois que Villars fait là une erreur. Le cornouiller
dont le fruit donne beaucoup d’huile est le cornouiller mâle, Cornus
mas L.
Il recommande le sucre obtenu du sue tiré, au moyen d’une
tariere, au printemps, du trone de l’erable faux-platane, commun dans
les bois aux environs de Grenoble, par imitation de celui obtenu
en Amérique de l’érable à sucre. Parmi les traditions qu’il rapporte, il
en est une qui m'était inconnue; C'est aux temps de disette le mélange
à la farine de blé, pour faire le pain, de la farine obtenue des fruits
séchés et réduits en poudre de la busserole ou raisin d’ours. En Savoie
on n’employait dans ce but que les fruits de l’allier et de l’aubepine, en
Laponie, une substance tirée de l’écorce du pin silvestre au moment de
de la sève, et en Suède, le rhizome du chiendent, Agropyrum repens
séché et moulu. Villars rapporte encore que « l’on en a aussi extrait
une gelée par l’evaporation à feu doux, qui était sucrée, agréable et
nourrissante, et qu’on a pu réduire en écailles solides propres à être
transportées en voyage, ainsi que les gelées de bouillon de viande des-
séchées pour les voyages de mer et de longue durée. »
Il parle peu de l’emploi médical des plantes. D’après lui, la racine de
l’Astragalus tragacantha, énorme, succulente et très nutritive peut
remplacer la réglisse. Il rassure les sans-culottes sur une imputation
lancée par Dioscoride contre la réglisse sauvage, fougère commune,
Polypodium vulgare, que cet auteur antique avait accusé de nuire à
la fécondité; il en recommande l’emploi dans beaucoup de cas, ainsi
que des autres fougères; car, dit-il «Les républicains aiment les hommes ;
BULL. HERB. BOI8s., octobre 4897. 57
830 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
c’est un besoin pour eux que de leur faire du bien : et certes, ce n’est
qu'en soignant de très bonne heure leurs jeunes frères, qu'ils peuvent
espérer de leur acquérir les forces robustes, le tempérament néces-
saire pour perpétuer un peuple libre, et pour intimider à jamais des
ennemis ! »
Il est fâcheux qu'on ne suive pas les conseils de Villars; bourrer les
jeunes frères de fougères coûterait moins cher que d'entretenir des
armées permanentes, si on peut leur donner ainsi les forces et le tempé-
rament nécessaires pour perpétuer le dit peuple libre. Nous n’aurions
plus à déplorer la dépopulation de la France, et le trèfle à quatre feuilles
lui-même deviendrait inutile.
Je ne saurais passer sous silence une tradition du Dauphiné qui est
perdue aujourd'hui et que notre grand botaniste appuie de toute son
autorité. « Le fruit du figuier engendre des poux; c’est un fait certain.
Les autres fruits doux et sucrés, tels que la cerise, ne sont pas exempts
de cet inconvénient, mais le fait est moins constant que par l’usage des
figues. » Et à ce propos il raconte comme quoi la décoction du rhizome
du varaire ou ellébore blanc, Veratrum album, est employée en lotions
tièdes pour détruire la gale et la vermine des hommes et des bestiaux.
Après avoir passé en revue celles des plantes vraiment comestibles
qu'a indiquées Villars et dont je n’ai pas parlé dans mes travaux anté-
rieurs, il me reste à parler de celles qu'il a proposées comme telles et
qui ne le sont pas.
S’est-il laissé entraîner par une fantaisie de son imagination ? A-t-il
voulu rassurer le peuple effrayé par la perspective de la famine en lui
montrant des ressources abondantes dans les plantes des campagnes ?
Ou a-t-il voulu jouer un tour aux sans-culottes de la ville qui le tenaient
sous leur dépendance et aux citoyennes qui hurlaient contre lui? Il est
difficile de ne pas admettre cette dernière hypothèse, quand on songe
que Villars était un botaniste trop instruit, un médecin trop expéri-
mente pour avoir pu croire un instant qu'il y eût des ressources ali-
mentaires dans les feuilles épineuses du chardon des champs, Cirsium
arvense, dans les feuilles tendres de la vigne et les jeunes sarments
auxquels elles sont attachées’, dans les graines, les jeunes gousses, les
feuilles et même les tiges et les racines de la plus grande partie des
légumineuses du Dauphiné?, dans la racine des pieds de veau, Arum
maculatum et italıcum, dans les rhizomes purgatifs du liseron des
1 Page 29.
? Pages 37 et 38.
Du Be fe SR PS Did, MAT ANSE LE Een CRT re
(11) D' ALFRED CHABERT. VILLARS SOUS LA TERREUR. 831
champs Convolvulus arvensis et surtout ceux de la bryone. Les pre-
parations ou manipulations qu’il indique pour leur ôter leurs propriétés
irritantes, purgatives ou vénéneuses sont loin d’être suffisantes. L’ins-
truction étant alors très peu répandue dans les campagnes du Dauphiné
et bien peu de paysans sachant lire, Villars savait bien que son opus-
eule ne serait ni lu ni compris par eux, et que l’eussent-ils lu, ils étaient
bien trop avisés pour préparer leurs repas avec les feuilles épineuses
du chardon des champs ou avec les jeunes sarments de vigne, qu'ils
étaient bien trop prudents pour se hasarder, sur la foi d’un écrit, à
manger de la bryone que toutes les traditions représentent comme dan-
gereuse. Un citadin seul pouvait le faire, et dans les sans-culottes
d'alors il en était de convaincus, n'hesitant pas à prêcher d’exemple
pour ce qu'ils croyaient être le bien du peuple! Le rhizome de la bryone
est volumineux, blanc, appetissant; il est commun dans la campagne et
il est facile de s’en procurer. Le traitement qu’indique Villars pour en
obtenir la fécule pure peut lui enlever ses propriétés vénéneuses, mais
non la débarrasser complètement de ses propriétés purgatives. Je le
sais, j'en ai fait l'expérience sur des chiens qui ont été fortement purgés.
N'est-ce done pas la bryone qui exeitait la gaîté d’Huguenin, lorsqu’il
parlait de Villars et qui lui faisait dire : «Il a cédé à l’orage, et pour-
tant c’est lui qui a ri le dernier. »
En y réfléchissant, on est obligé de reconnaître que sans-culottes et
citoyennes n’ont pas eu tout à fait tort de se fächer contre lui. On l’au-
rait fait à moins; car en résumé il les conviait à se nourrir de pain
d’ecorce de pin silvestre, de plats de feuilles de chardons, de gratins de
sarments de vigne et à faire passer le tout au moyen de purée de
bryone! Il est difficile de mieux se moquer du public.
Et encore s’il s’en était tenu là!
Mais non. Il s’oceupait aussi de leur procurer des lits. « Les mousses
écrit-il d’un air paterne, pourraient être considérées comme une espèce
de laine végétale, propre à servir de lit aux républicains, comme elles
servent aux Lapons. »
Après celle-là, il faut tirer la corde.
Il est heureux pour Villars qu’il ait habité Grenoble. S'il eût résidé à
Paris, il eût probablement tâté de la guillotine. Quelque estimables que
- soient les Lapons qu'il donnait pour exemple, on aurait pu croire que
s’il voulait faire coucher les républicains sur la mousse, c’est qu’il réser-
ait Ja laine et le crin à ceux qu’alors on nommait les aristocrates, qu’on
appelle aujourd’hui les bourgeois, que dans cinquante ans on nommera
832 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
les... ? Heureusement si à Grenoble les masses populaires s’agitaient
et criaient beaucoup, elles commirent peu d’exces, et Villars n’eut pas à
pâtir de ses propositions ultra-fantaisistes.
De deux choses l’une : ou le botaniste dauphinois était un homme
simple, naïf, parlant et écrivant sans beaucoup réfléchir et sans se
rendre compte de la portée de ses paroles et de ses écrits; ou c'était un
profond observateur, instruit, fin et réfléchi, cachant sa finesse sous un
air de bonhomie et se moquant des gens sans paraître y toucher. C’est
là un caractère qui n’est pas rare dans les hautes montagnes du Dau-
phiné et de la Savoie. Ce fut le caractère de Villars autant que nous
pouvons en juger par ses écrits en botanique et en médecine. Quoi qu'il
en soit, son discours du 17 pluviôse de l’an IT de l’ère révolutionnaire
et l’irritation populaire qu'il provoqua sans le vouloir et qui s’epuisa
dans une chanson, le degoüterent pour un temps de la tribune et de
la presse. Il resta plusieurs années sans parler en public et sans rien
publier.
Bad-Nauheim, le 3 août 1897.
833
BRYUM HAISTII SCHIMPER
PAR
William BARBEY
Dans la première édition, qui date de 1860, de son Synopsis muscorum
europæorum, Schimper ne mentionne pas l'espèce qui fait l’objet de
cette note; sa descriptio princeps n'apparaît pour la première fois que
dans la seconde édition publiée en 1876, avec l'indication suivante :
« Habitat in muris vinearum, Æypno Sommerfelti intermixto, prope
Cressier ditionis neocomiensis (Neuchâtel) Helvetiæ (Haist, pharma-
copola ad Fontaine, Val de Ru).
Fruct. matur. Junio.
Species pulchella, distinetissima, foliis parvis rubentibus, caulinis et
eornalibus externis obovatis valde concavis, subula rufula recurva,
internis oblongis et lanceolatis longius et flexuoso-subulatis, margine
reflexis, omnibus sat solidis, ad insertionem fragilibus, capsula pendula
longa subeylindrica, operculo magno sicco convexo-conico.
Nulli generis sat similis ut commutari possit. »
Depuis lors l’espece n’avait pas été retrouvée parce que, sans doute,
elle n’avait pas été recherchée. Il y a quelques semaines, au printemps
1897, notre savant ami M. le prof. D' Jules Amann, à Lausanne,
demandait à M. Autran de lui procurer à Kew l'échantillon du type de
Schimper. M. Amann travaille en effet à la publication de son im-
portant ouvrage Flore de Mousses de la Suisse et il lui importait de
savoir si Bryum Haistii Schimper devait être maintenu au rang
d'espèce. Le très maigre échantillon qui lui fut envoyé de Londres ne
Jui laissa aucun doute à ce sujet.
Nous étions done en présence d’une des plantes les moins répandues
de l’Europe et il s'agissait de la retrouver. Pour cela nous nous sommes
adressés à notre fidèle correspondant M. Charles Meylan, à la Chaux
près Sainte-Croix, au Jura vaudois, auquel nous sommes redevables de
GARE TES
834 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
tant de trouvailles précieuses. Notre attente n’a pas été déçue et, le
13 août 1897, M. Meylan nous écrivait :
« J'avais complètement oublié le Bryum Haistii' lorsque vous me
l’avez remis en mémoire. Je suis parti mercredi 11 de bon matin et
après une heure ou deux de recherches et d'orientation, j'ai eu le
bonheur de tomber sur la localité classique, car je ne saurais absolument
pas où la trouver ailleurs, ayant visité avant et après tous les environs
de Cressier. Sur un mur de vignes, au bord de la route, on trouve un
bryum rouge-brun à feuilles concaves, à poils flexueux, nervure rouge,
teinte vineuse, soit seul soit mélangé au Hypnum Sommerfeltu qui est
très abondant le long de ce mur, ainsi que de nombreuses Barbula,
parmi lesquelles j’ai recueilli le rare Barbula aloides. Malheureusement
les fruits du Dryum sont passés et détruits; je crois pourtant que ceux
qui sont dans le petit papier sont bien de l’espèce : un fruit est encore
operculé, mais l’opereule est peu solide. En tous cas la plante corres-
pond exactement à la description de Schimper comme vous pouvez
vous en assurer. »
En attendant de meilleurs échantillons, nous offrons de partager
ceux que nous possédons avec les bryologues qui voudront bien nous en
adresser la demande.
Valleyres, ce mereredi 18 août 1897.
! A la dernière heure, nous avons pu obtenir quelques détails biographiques
sur Haist, que nous regrettons d’être obligés de renvoyer au Bulletin de
novembre.
835
Mittellungsen
aus dem
Botanischen
der
Universität Zürich.
HERAUSGEGEBEN von Hans Schinz (Zürich).
Mit Beiträgen
von
Prof. D' Hans SCHINZ : F. W. Klatt.
F. STEPHANI (Leipzig) : Hepaticæ sandvicenses.
Prof. D’ Karl MULLER (Halle) : Additamenta ad Bryologiam
Hawaiicam.
Prof. D' Hans SCHINZ (Zürich) : Beiträge zur Kenntnis der
Afrikanischen Flora, VI.
836 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (254)
Friedrich Wilhelm Klatt.
Der nunmehr verstorbene Dr. F. W. Klait hat sich so wesentliche Ver-
dienste um die systematische Botanik und ganz besonders um die Fr-
forschung der afrikanischen Pflanzenwelt erworben, dass ich, der ich
ihm so manchen, in diesen Heften publizirten Beitrag zu verdanken habe,
nur einem Gebot der Pflicht nachkomme, wenn ich an Hand der mir von
dessen hinterlassenen Töchtern zugestellten Notizen, in kurzen Strichen
den Lebenslauf des Verblichenen skizzire.
Friedrich Wilhelm Klatt wurde am 13. Februar 1825 in Hamburg als
Sohn unbemittelter Eltern geboren. Der Knabe, der frühzeitig den Vater
durch dessen Tod verlor, zeichnete sich schon in den unteren Klassen
durch grossen Fleiss und auffallende Begabung vor seinen Mitschülern
aus. Sein bedeutendes Zeichentalent weckte in ihm die Lust, Maler zu
werden und von diesem Gedanken geleitet und unterstützt von einsich-
tigen Lehrern, sandte er auf eine Hamburger-Kunstausstellung, die 1842
eröffnet werden sollte und die den fähigsten Schülern Stipendien zum
Studium der Malkunst in Aussicht stellte, seine besten Zeichnungen. Da
griff ein verhängnisvolles Geschick mit rauher Hand in die Laufbahn des
siebzehnjährigen Jünglings : der Hamburger-Brand vom 4. und 5. Mai
1842 zerstörte die Ausstellung und Klatt musste seine schönste Hoffnung
zu Grabe tragen.
Da ihm die Mittel zur Fortsetzung seiner Studien fehlten, so wandte
er sich nun dem Lehrfache zu und eröffnete mit seinem Bruder, der ihm
1865 durch den Tod entrissen wurde, in Hamburg eine höhere Knaben-
schule, die er, nachdem er sich 1856 vermählt hatte, mit seiner Gattin
bis zum Jahre 1870 leitete. In den Jahren 1854 bis 1860 war es nament-
lich Professor Dr. Lehmann, der sich Klatt’s annahm und der dessen
hohe Begabung für die Naturwissenschaften erkennend, suchte, ihn
völlig für die Botanik zu gewinnen. Lehmann übertrug Klatt das Ordnen
seines Herbars und als Lehmann 1860 starb, ging ein Teil des Leh-
mann’schen Herbariums in die Hände von Klatt über und von dieser Zeit
ER TS PE I LR A RS TT
PME TT *
(255) SCHINZ. BOTANISCHEN MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. 837
an begann sich der junge Botaniker vorzugsweise mit der Familie der
Compositen zu beschäftigen, einer Familie, der er bis an sein Lebensende
treu geblieben ist.
186% ernannte ihn die Universität Rostock zum Ehrendoktor und bot
ihm später auch eine Professur an, eine Ehre, die Klatt aber in seiner
Bescheidenheit und wohl auch um in Hamburg bleiben zu können, aus-
schlug.
Nachdem Klatt im grossen Kriegsjahre 1870 seine Privatschule auf-
gegeben hatte, unterrichtete er in höheren Knaben- und Mädchenschulen
seiner Vatersiadt in den Naturwissenschaften, sich im Uebrigen aber
mehr und mehr von der Oeffentlichkeit zurückziehend, um voll und ganz
seiner Familie und seiner Spezialwissenschaft, der Botanik, leben zu
können.
1894 wurde ihm die treue Lebensgefährtin, die so viele Jahre hin-
durch Freud und Leid mit ihm geteilt, durch den Tod entrissen und ihm
dadurch eine Wunde zugefügt, die nie mehr vernarbte.
Am 93. März dieses Jahres verliess der bejahrte Gelehrte, froh und heiter,
wie er stets zu sein pflegte, seine Wohnung halb elf Uhr vormittags, um
in einer höheren Mädchenschule Unterricht zu erteilen; eben im
Begriffe die Stunde zu eröffnen, wurde er in der Klasse von einem
Herzschlag getroffen und verschied gleich darauf.
Ein an Arbeit reiches Leben hatte dadurch seinen Abschluss ge-
funden.
Wie zuvorkommend und dienstbereit Klait stels gewesen, das wissen
Alle, die je mit ihm in Verbindung gestanden haben ; unwesentliche
Eigenheiten, die den Fernerstehenden befremden konnten, erklären
sich unschwer durch den Entwicklungsgang des Verstorbenen. In der
Behandlung nicht ihm gehörender Sammlungen war Klatt peinlich sorg-
fältig, die unrühmliche Gewohnheit, in fremden, im zur Bearbeitung zu-
gestellten Collectionen zwecks Aeufnung des eigenen Herbariums zu
« botanisiren » war ihm fremd, vielleicht ist es gerade dadurch zu er-
klären, dass Klatt’s Bestimmungen nicht stets das Richtige trafen, denn
er begnügte sich, um das ihm zugestellte Material dem Besitzer unver-
kürzt wieder zusenden zu können, von den ihm vorgelegenen Pflanzen
Skizzen anzufertigen und dem Gedächtnisse durch Notizen und Analysen
nachzuhelfen.
Wie fruchtbar Klatts schriftstellerische Tätigkeit trotz manigfaltiger
amtlicher Inanspruchnahme gewesen, zeigt die nachfolgende Liste der
mir bekannt gewordenen Veröffentlichungen des Verblichenen.
838
Qt Æ © RO
10.
11.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (256)
. Plantæ Müllerianæ : Pittosporeæ. Linnæa, 1856.
. Plantæ Müllerianæ : Umbelliferæ. Linnæa, XXIX, 4858.
. Monographia generis Sisyrinchium. Linnæa, 1860-61.
. Nachtrag zu der Monographie von Sisyrinchium. Linnæa, 1861-62.
. Berichtigungen und Nachträge zu der Monographia generis Sisyrinchium ;
nebst Monographie der Gattung Libertia. Linnæa, 1861-62.
. Specimen e familia Iridearum. Linnæa, 1861-62.
. Die Gattung Lysimachia L., monographisch bearbeitet. Abhandl. des Vereins
in Hamburg, 1862.
. Fortsetzung der Bestimmungen von Irideen. Linnæa, 1862.
. Ueber einige zweifelhafte und neue Arten Androsace. Ein Beitrag zur
Kenntniss der Primulaceen. Linnæa, 1863.
Revision Iridearum. Linnæa, 1863-66.
Norddeutsche Anlagenfiora oder Anleitung zur schnellen Bestimmung der
in den öffentlichen Anlagen sowie in den gewöhnlichen Lustgärten vor
kommenden Zierbäume und Ziersträucher. Hamburg, 1865.
. Flora des Herzogthums Lauenburg oder Aufzählung und Beschreibung aller
im Herzogtum Lauenburg wildwachsenden Pflanzen. Hamburg, 1865.
. Nachtrag zur Flora des Herzogthums Lauenburg. Verhandl. Bot. Verein
Brandenb, 1867.
. Beitrag zur Kenntnis der Irideen. Linn&a, 1867-68.
. Ueber die Gattung Euparea Banks. Linnæa, 1867-68.
. Diagnoses Iridearum novarum. Linnæa, 1867-68.
. Enumeration of the Primulaceæ, Pittosporeæ and Irideæ, collected during
the years 1855-57 in High Asia by Messrs. Schlaginweit. Journ. of Bot.,
1868.
. Cryptogamenflora von Hamburg. Hamburg, 1868.
. Determinationes et Descriptiones Compositarum novarum ex herbario cel.
Drs. C. Hasskarl. Flora, 68. Jahrg.
. Ueber die Gattungen Bellis und Bellium. Leopoldina, Heft XIX, 1883.
. Ueber die Gattung Iris L. Bot. Zeitung, 1872.
. Iridex in Flor. brasiliensis, II, 1871.
. Symbol» ad floram Brasiliæ centralis cognoscendam, edit. Eug. Warming.
Fam. Irideæ. Kjöbenhavn, Vidénsk. Meddel., 1872-73.
. Sur quelques Composées des colonies françaises. Ann. sc. nat., X VIII, 1873.
. Die Gnaphalien Amerikas. Linnæa, 1878.
. Bearbeitung der Compositen und Iridaceen in « Botanik von Ostafrika »,
1879.
. Beiträge zur Kenntnis der Compositen Südafrikas. Linnæa, 1879.
. Ergänzungen und Berichtigungen zu Bakers Systema Iridacearum. Abhand-
lungen der Naturforsch. Gesellschaft zu Halle, 1882.
. Neue Compositen, in dem Herbar des Herrn Francaville entdeckt und
ET TU dE
(257) SCHINZ. BOTANISCHEN MUSEUM DER UNIVERSITÄT ZÜRICH. 839
30.
31.
beschrieben. Aus den Abhandlungen der Naturforsch. Gesellschaft zu
Halle, 1881.
Die Composite des Herbariums Schlaginweit aus Hochasien und südlichen
indischen Gebieten. Nova Acta Academiæ Cæs. Leopoldinæ-Carolinæ Ger-
manicæ, 1880.
Ueber Carlina traganthifolia, eine neue Eberwurz. Berichte über die Gesell-
schaft f. Botanik zu Hamburg, 1886.
. Plantæ Lehmannian& in Guatemala, Costarica et Columbia collectæ. Compo-
site. Engl. Bot. Jahrb., 1886.
. Beiträge zur Kenntnis der Compositen. Leopoldina, 1889.
. Compositæ Hildebrandtianæ in Madagascaria centrali collectæ. Engl. Bot.
Jahrbücher, 1890.
. Die von E. Ule in Estado da Sta. Catharina (Brasilien) gesammelten Compo-
siten. Jahrbuch d. Hamburg. Wissenschaftl. Amstalten, 1892.
. Composite Endresianæ. Leg. Costa Rica sine loci indic. Ann. d. K. K. Na-
turh. Hofmuseums, 1892.
. Composite Hildebrandtianæ et Humblotianæ in Madagascaria et insulas
Comoræ collectæ. Ann. d. K. K. Naturh. Hofmuseums, 1892.
. Determination and description of Cape Irideæ, chiefly collected by M. Robert
Templeman and contained in the herbarium of Professor Macowan.
. Composite Mechowianæ. Ann. d. K.K. Naturh. Hofmuseums, 1892.
. Die vou Dr. Fischer 1884 und Dr. Fr. Stuhlmann 1888-89 in Ostafrika
gesammelten Gräser. Jahrbuch d. Hamburg. Wissensch. Austalten, 1892.
. Die von Dr. Fr. Stuhlmann und Dr. Fischer in Ostafrika gesammelten Com-
positen und Irideen. Jahrb. d. Hamburg. Wissensch. Austalten, 1892.
. Die von Frau Amalia Dietrich für das frühere Museum Godeffroy in Austra-
lien gesammelten Compositen. Jahrb. d. Hamburg. Wissensch. Austalten,
1892.
. Composite in Primitie Floræ Costaricensis v. Th. Durand et H. Pittier.
Bull. Soc. Roy. de Bot., 1892.
. Berichtigungen zu einigen von C. G. Pringle in Mexico gesammelten Com-
positen. Arbeiten des Botanischen Museums, 1892-93.
. Composite novæ Costaricenses. Beiblatt zur Leopoldina, 1895.
. Neue afrikanische Compositen. Leopoldina, 1895.
. Neue Compositen aus dem Wiener Herbarium. Ann. d. K. K. Naturh. Hof-
museums, 1895.
. Compositæ austro-africanæ in Schinz, Beiträge zur Kenntnis der Afrikanis-
chen Flora. Bulletin de l’Herbier Boissier, 1895 und 1896.
. Amerikanische Compositen (Aus dem Herbarium der Universität Zürich).
Bulletin de l’Herbier Boissier, 1896.
M hr Poe 1
840 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (258)
Beiträge
zur
Kenntnis der Moosflora der Hawaiinseln.
1. F. STEPHANI (Leipzig) : Hepaticæ sandvicenses.
2. Karl MULLER (Halle) : Additamenta ad Bryologiam Hawaiicam.
Hepaticæ sandvicenses
von
F. STEPHANE
Prof. Askenasy übergab mir vor Kurzem eine Anzahl von Baldwin vor
mehr als 20 Jahren gesammelter Hepaticæ von den Sandwich-Inseln, zur
Bestimmung, welche, in Verbindung mit einer neueren Collection von
Heller (im Besitz von Prof. Underwood, New-York und Prof. Schinz,
Zürich) mir willkommenen Anlass gaben, das gesammte, von dieser
Inselgruppe bekannte Material, zusammenzustellen und die neuen Arten
zu beschreiben.
Die älteste einschlagende Publikation ist die Synopsis Hepat. vem
Jahre 1844; wenige Arten beschrieb dann Montagne in Ann. sc. nat.,
(259) SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAIINSELN. 841
Le série, vol VI, 1856 ; grössere Beiträge lieferte Mitten in Flora Vitiensis
(Bonplandia, vol. IX) 1861, ebenso Austin in Proc. Acad. Philadelphia
1869 und Torrey Botan. Club, vol. V. und VI. 1874/1875, sowie Angström
in Oefvers. af Kongl. Vet. Akad. Förh. 1872.
Reichardt endlich beschrieb einen neuen Anthoceros in den Sitzber.
Wiener Ak. 1877.
Dieses zerstreute Material fasste Evans (Trans. Connect Akad. VII. 1891)
zusammen und publizirte einige, zum Theil von Austin, nur mit ms.
Namen versehenen Arten; da ihm aber die Arbeiten von Mitten und
Reichardt unbekannt waren, die Lejeunien von ihm auch nicht nach dem
jetzigen Stande unserer Kenntnisse aufgeführt wurden, so gebe ich neben
der Beschreibung des Neuen hier eine vervollständigte Liste aller aus dem
Gebiete bekannten Lebermoose. Der Kenner wird eine ganze Anzahl von
Arten darunter finden, welche der nördlichen Waldflora von Europa und
Amerika angehören (wie Mastigobr. deflexum, lung. lurida, Lepidozia
reptans. Scapania nemorosa und Andere), die sicher einer Verkennung
der Pflanzen ihre Bestimmung verdanken, da sie unter diesen Breiten-
graden nicht zu erwarten sind, trotz der bedeutenden Höhe des Ge-
birges.
Aufzählung der bekannten Arten.
Aitonia cordata (L. et L.). , Anthoceros communis St. 2
Anastrophyllum contractum (Nees) St. » hawaiensis Reich.
» ?coriaceum (Aust.) St. » vesiculosus Aust.
» Eseubeckii (Mont.) St. » vincentinus L. et L.
» flexicaule (Nees) St. Bazzania Baldwini Evans.
» fissum St. n. sp. » Brighami (Aust.) Evans.
» macrophyllum (Angstr.) St. » cordistipula (Ldbg.).
» piligerum (Nees) St. » deflexa (Mart.).
» : ?rigidum (Aust.) St.! ». Didericiana (St.).
» ? robustum (Aust.) St. ! » falcata (Ldbg.).
Aneura attenuata St. n. sp. » integrifolia (Aust.) Evans.
» hamatiflora St. n. sp. » minuta (Aust.) Evans.
» multifida (L.) Dum. » patens (Ldbg.).
» palmata (Hedw.) Dum. » sandvicensis (G.).
» pauciramosa St. n. sp. Cephalozia multiflora Spruce.
» pectinata Aust.* » sandvicensis (Mont.) Spruce.
» pinguis (L.) Dum. Chiloseyphus decurrens Mitten non
» pinnatifida Nees. Nees. 5
» tamarisci St. n. sp. Dendroceros Clintoni Aust.
842
Diplophyllum albicans (L.) Dum.
Dumortiera hirsuta (Sw.) Nees.
» nepalensis Nees.
» trichocephala Nees.
Fimbriaria innovans (Aust.) Evans.
Frullania apiculata Nees.
» arietina Tayl.
» explicata Mont.
» Helleri St. n. sp.
» hypoleuca Nees.
» Kunzei L. et L.
» Meyeniana Ldbg.
» oceanica Mitt.
» sandvicensis Angsir.
» squarrosa Nees.
Gymnanthe Bolanderi Aust.
Herberta gracilis (Mont.) St. (an Lepi-
colea ?)
» juniperina (Sw.).
» longifissa St.
» sanguinea Aust.
Herpocladium bidens Mitt.
Jubula Hutchinsiæ (Hook.) Dum. syn.:
Frullania piligera Aust.
Jungermannia lucens Evans (an Anas-
trophyllum ?).
» Jurida Dum.
» subulata Evans.
Kantia Baldwini (Aust.).
» bidentula (Web.).
» bifurca (Aust.).!
» cuspidata St. n. sp.
» rotundistipula St.n. sp.
» tosana St.
» Trichomanes (Sprengel).
Lejeuneæ
Archilej. Mariana (G.) St.
Brachiolej. japonica (G.) Steph. syn. :
Brachiolej. Gottschei Schiff.
» apiculata St. n. sp.
» aleina (Angstr.) St.
Ceratolej. oculata (G.) St.
Cheilolej. hawaica St. n. sp.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(260)
Cheilolej. intertexta (Ldbg.) St.
» sandvicensis St.
Colole;. Hillebrandii (Aust.) St.
» ceatocarpa (Angstr.) St.
Drepanolej. uncinata (Mitt.) St.
Eulej. pacifica (Mont.) St.
Harpalej. Andersonii (Angstr.) St.
Lopholej. gibbosa (Angstr.) St.
» Mannii (Aust.) St.
» owahuensis (G.) St.
» subnuda (Mitt.) St.
Masiigolej. sandvicensis (G.) St.
Microlej. albicans (Nees) St.
» erectifolia Spruce.
Platylej. eryptocarpa (Mitt.) St.
Prionolej. mierodonta (G.) Spruce.
Ptycholej. elongata (Aust.) St.
Pycnole]. stenoschiza (Angstr.) St.
Stictolej. squamata (Nees) Spruce.
Strepsilej. oweihiensis (G.) St.
? lej. calyptrata Angstr.
? lej. ungulata Angstr.
Leioscyphus Taylori (Hook.),
Lepidozia australis L. et L. Pug. VI
syn. : Lep. triceps Tayl. (sec.
Mitten).
» holorhiza Ness.
» reptans (L.) Nees.
» sandvicensis Ldbg.
Lophocolea Beecheyana Tayl.
» bidentata (L.) Dum.
» Breutelii G.
» columbica G.
» connata (Sw.) Nees.
» Gaudichaudii Mont.
» Orbigniana M. et N.
» spinosa G.
Marchantia crenata Aust.
» disjuneta Sull.
» nitida L. et L.
» polymorpha L.
Metzgeria dichotoma (Sw.) Nees.
» scobina (Mitt.).
(261)
Madotheca hawaiensis Evans.
» laevigata (Schrad.) Dum.
Nardia callithrix (L. et G.) Spruce.
» exserta Evans.
» Maui (Aust.) Evans.
» micrantha (Mitt.) St.
Odentoschisma gracilis (Mitt.) St.
» sandvicensis (Angstr.) Evans.
» subjulacea Aust.
Pallavieinia Baldwini (Aust.) Evans.
» cylindrica (Aust.) Evans.
» simplex St. n. sp.
Plagiochila acutiuscula Evans.
» adianthoides (Sw.) Ldbg.
» Askenasii St. n. sp.
» Baldwini Evans.
» biserialis L. et L.
» cæspitosa St. n. sp.
» combinata Mitt.
». deflexa Mont.
» deltoidea Ldbg.
» Eatoni Evans.
» fissidentoides Tayl.
» frondescens Nees.
» Gaudichaudii M. et G.
» gracillima Evans.
SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAIINSELN. 843
Plagiochila oppositifolia Aust.
» oweihiensis Nees.
» simplex (Sw.) Ldbg.
» tingens St. n. sp.
» vitiensis Mitt.
Pleurozia cochleariformis (Hook.) Dum.
» conchæfolia (Hook.) Evans.
» evoluta Mitt.
» gigantea (Web.) Lindb.
» subinflata (Aust.) Evans.
Radula acutangula St. n. sp.
» cordata Mitt.
» excisiloba St. n. sp.
» javanica G.
» Mannii Aust.
» reflexa N. et M.
» xalapensis Mont.
Scapania nemorosa (L.) Dum.
» Oakesii Aust.
» planifolia (Hook.) Dum.
» undulata (L.) Dum.
Symphyogyna picta St. n. sp.
» semi-involucrata Aust.
» subsimplex Mitt.
Trichocolea gracillima Aust.
Tylimanthus integrifolius Evans.
Anmerkungen.
‘ Diese drei Pflanzen beschrieb Austin unter dem Namen Junger-
mannia; dazu gehören sie nach den Beschreibungen nicht ; unsicher ist
es, ob sie der Gatttung Anastrophyllum oder Jamesomiella anzureihen
sind.
? Die Beschreibung von Anthoceros cummunis St. erschien bereits im
Bull. Herb. Boiss.
° Da es schon einen Chilosc. decurrens Nees (Syn. Hepat, p. 173)
giebt, so nenne ich diese Pflanze Mittens, die ich aber nicht gesehen
habe, Chiloscyphus Mitten St.
* Zwei Arten, welche ich mit anderen Pflanzen von Prof. Underwood
früher erhielt, ehe ich die Diagnosen Austins zu beschaffen vermochte
Sal BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (262)
und damals Aneura coriacea St. und Kantia quadrifida St. nannte, sind
zu kassiren, da sie mit Aneura pectinata Aust. und Kantia bifurca iden-
tisch sind. Spruce publizirte 1885 (Trans. Bot. Soc. Edinb., pag. 546) eine
Aneura pectinata Spr., die ich Aneura Sprucei St. nenne, da sie mit
Austins Pfianze nichts gemein hat und einem ganz anderen Florengebiet
(Waldgebiet des Amazonas) angehört.
Diagnosen der neuen Arten.
Aneura attenuata St. n. Sp.
Dioica, mediocris, dilute viridis, dense depresso cæspitosa. Frons
&—5 cm longa, dense longeque bipinnata, hamatim decurva, basi stolo-
nifera; éruncus primarius biconvexus (quadruplo latior quam altus;
pinnæ pinnulæque sensim angustiores, disuncte attenuatæ, valde hamatæ,
ultimæ 5 cellulas solum lat&; cell. corticales internis multo minores, in
pinnulis papuloso-prominulæ. Ramulus © in trunco lateralis, magnus,
disciformis, late ligulatus, subplanus, apice decurvus, margine attenuato
longe angusteque laceratus quasi fimbriatus; pistilla quadriseriata, nume-
rosissima, perfecte nuda i. e squamulis interjectis haud protecta; planta
d ignota (Heller, n° 2711).
Habitu Lepidoziarum; facile distinguenda ramis hamatis et ramulis
femineis magnis, disciformibus.
Aneura hamatiflora St. n. sp.
Dioica, major, intense viridis, corticola. Truncus primarius 3—4 cm
longus, angustus, planus, tenuis, irregulariter ramosus, ramis dense pin-
natis, plus minus longe ligulatis, contiguis, obtusis, trnnco parum angus-
tioribus, ubique æquicrassis, margine vix attenuatis; cellule corticales
multo minores. Ramulus Q magnus, canaliculatus, triplo longior quam _
latus, hamatim recurvus, inde sub fronde materna occultus, margine
abrupte attenuatus, profunde irregulariterque incisus, sublaceratus, laci-
(263) SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAINSELN. 345
niis adscendentibus, crispatis, canaliculatis, rarius ramosis. Pistilla dense
conseculiva, biseriata (Heller, n° 2281).
Ad sectionem « Planifrondes » ponenda; distinctissima species.
Aneura pauciramea St.
Sterilis, magna, gracilis, fusco virens, laxe cæspitosa. Frons 5—6 cm
longa, tenuis (truncus primarius 3—4 cell. crassus) in paucos ramos sat
longos dissoluta. Rami remote pinnati, pinnis alternantibus, brevibus
dense minuleque bipinnatis. Reliqua desunt (leg. Baldwin) comm. Aske-
nasy.
Cum Aneura micropinna St. (Nova Zelandia) comparanda, planta
majore, magis robusta.
Anastrophylium fissum St. n. sp.
Sterilis, badia, magna, robusta et tenax, dense cæspitosa. Caulis
6-8 em longus, longe pauciramosus, erectus vel adscendens. Folia conferta,
homomalla, semiamplexicaulia, optime cordiformia 1. e basi cordatim
ampliata, superne angustata, ad °/ı bifida, laciniis triangulatis longe cus-
pidatis, acutis, postica minore. Cellulæ apice 12 p, basi 17 X 25 y, parie-
tibus maxime trabeculatim incrassatis, superioribus nodulosis nodu-
lisque late confluentibus.
Cum Anastro. imbricato comparanda (Baldwin, Herb. Askenasy).
Frullania Helleri St. n. sp.
Monoica, rufo-badia, sicco fere nigra, parva, in cortice longe lateque
expansa. Caulis 20—25 mm longus, dense pinnatus, pinnis brevibus,
paucis longioribus iteralim pinnulatis. Folia imbricata, recte patula,
parum convexa, late ligulata, in plano leniter falcata, apice rotundata
devexula. Cellulæ margin. 8 y, medio 12 u, basi 17 X 25 u, parietibus
strictis, trigonis ubique magnis acutis contiguis. Auricula pro planta
magna, cauli approximata vel oblique incumbentia, oblongo cylindrica,
vertice angustata, sub ore leniler constricla, ipso ore crenulata, stylo 4
cellulari. Amphig. parva, caule parum latiora, transverse inserta, e basi
cuneata spathulata, duplo longiora quam lata, ad '/s bifida, rima angusta,
lobis oblongis, oblique truncatis obtusis. Per. in caule terminalia, uno
latere innovata, obovato-triquetra; folia flor. trijuga, intima caulinis
BULL. HERB. BOISS., octobre 1897. 58
846 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26%)
mullo majora, e basi cuneata ovata, acuta vel apiculata, angulatim pauci-
dentata, lobulis duplo angustioribus, æquilongis ad ?/s solulis, acuminatis,
paucidentatis. Amph. flor. intimum ad ?/ bifidum, lobis lanceolatis
grosse paucidenlatis, apice selaceis. Andrecia in ramulo parvo, perian-
thio approximata eoque sæpe geminatim tributa, bracteis 3 jugis (Heller,
n° 2411).
Kantia cuspidata St. n. sp.
Sterilis, glauco-virens, in cortice dense depresso cæspitans. Caulis
3-4 cm. longus, pauciramosus, ramis subrecte patentibus, interdum atte-
nuatis, apice microphyllis et radicantibus. Folia recte patentia, plana,
ovata, acuta vel obtusiuscula, nunquam rotundata. Cell. apicales 25 w,
medio 35 y, basi 25 x 50 y incrassatio nulla. Amphig. magna, patula,
sinuatim inserta, ad °/s bifida, sinu subrecto-obtuso, laciniis itaque diver-
gentibus, anguste triangulatis, acuminatis, acutis, integerrimis. Reliqua
desunt (Heller, n° 2308).
Kantia rotundistipula St. n. sp.
Sterilis, minor, laxe depresso cæspitans, flavo-rufescens. Caulis 15 —
20 mm longus, remote pauciramosus, crassus, repens. Folia contigua,
plano-disticha, recte-patentia, falcato-ovata, ventre parum decurrentia,
obtusa vel truncata, cellulis conico-prominulis subserratula, papillis
magnis asperrima. Cellulæ apicales 25 y, medio 25 X 45 1, basi 35 X
50 y, trigonis parvis. Amphig. parva, caule parum latiora, rotunda vel
rotundato-reniformia, transverse inserla, apice minute emarginata (ex
Herb. Spruce).
Brachiolejeunea apiculata St. n. sp.
Dioica, in corlice cæspitans, brunnea, mediocris. Caulis 3—% cm
longus, repetito furcatus. Folia conferla, subrecte patula, in plano oblonga,
accreta lamen falcata ligulata ob marginem posticum recurvum, apice
rotundata apiculata. Lobulus convolutus, turgidus, oblongus, in folii mar-
ginem excurrens. Amphig. magna, transverse inserta, quadruplo latiora
quan caulis, subrotunda, apice recurvula. Perianth. terminalia, utroque
latere innovata, pyriformia, 7 plicata, plicis acutis longe decurrentibus,
rostro subnullo. Folia floralia oblongo-ovata, cuspidata acuta, caulinis
(255) SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAIINSELN. 847
multoties longiora, falcatim patula, lobulo vix duplo breviore, anguste
lanceolato, ad ‘/2 soluto, acuto. Amph. flor. spathulatum, apice truncato-
relusum, integerrimum. Androecia ignota (Heller, n° 2111).
Cum B. Frauenfeldi (Reichard) ex insula Tahiti atque cum B. Kirku
St. ex insulis Novæ Zelandiæ comparanda.
Cheilolejeunea hawaica St. n. sp.
Monoica, gracilis, muscis irrepens, flavo-rufescens. Caulis pinnatim
multiramosus. longe procumbens, usque ad 3 cm longus. Folia contigua,
recte patula, e basi cuneatim angustata subligulata, duplo fere longiora
quam lata, apice rotundata. Cellulæ apice 8 y, medio 17 y, basi 17 X
25 u, trigonis magnis sæpe confluentibus. Lobulus parvus, caulis dia-
metro duplo longior, ovatus, turgidus, apice excisus, acutangulus, carina
oblique adscendente, leniter arcuata. sinu lunato in folium excurrente.
Amphig. subcireularia, transverse inserta, ad '/s bifida, rima angustissima
lobis acutis. Per. uno latere innovala, compresso-obconica, apice late
truncato-rotundata, longius rostrata, postice plica singula late inflata per-
cursa. Folia fl. caulinis similia, æquimagna, lobulo 2-plo breviore,
oblongo vel lineari, obtuso, parum soluto. Amph. flor. foliis suis æqui-
longum, ellipticum, ad '/s bifidum, rima angusta, lobis obtusis. Andrecia
cauligena, bracteis 5-6 jugis, confertis.
Cum Cheilolej. intertexta comparanda (Baldwin, Herb. Askenasy).
Pallavicinia simplex St. n. sp.
Dioica, longe linearis, 5—6 cm longa, inlegerrima, costa valida; raris-
sime furcata vel ramo postico laterali instructa. Involucrum infundibu-
latum, valde laceratum, pistillis numerosis.
Ab omnibus congeneribus distincta fronde anguste lineari et invo-
lucro infundibuliforme. Pallav. æxiphoides ex insulis Novæ Zelandiæ
differt fronde multo angustiore Metzgeriis simillima et bifurcatione repe-
tito (Baldwin) Herb. Askenasy.
Plagiochila Askenasii St. n. sp.
Sterilis, magna robusta, aliis hepaticis consociata, flavo-rufescens.
Caulis 8—-9 cm longus, subsimplex vel pauciramosus, cum foliis 7 mm
latus, Folia parum imbricata, recte patula, plano disticha, falcato-triangu-
848 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (266)
lata, basi %-plo latiora quam apice, postice caulem late superantia, uno
latere caulis reflexa, altero plano-tegentia, marginibus arcuatis (antıco
multo magis) apice et margine postico (nudam basin exceptam) remote
dentata, dentibus validis, brevibus, e lata basi pungentibus; ramulina
angustiora, poslice minus ampliata, dentibusque angustioribus. Cellulæ
apice 25 y, medio 35 X 43 u, basi 35 X 50 u parietibus trabeculatis
(ex Herb. Spruce).
Plagiochila cæspitosa St. n. sp.
Sterilis, longissima, gracilis, flavicans, effuse cæspitosa. Caulis usque
ad 8 cm longus, longe pauciramosus. Folia remotiuscula, recte patula, late
ovata, postice plus minus ampliata, cauli pro more incumbentia, alia a
caule recurva, apice et margine postico valide dentato-spinosa, dentibus
sub 19, anguste triangulatis, cuspidatis, in apice interdum majoribus
unde folium acutum vel bidentatum evadit. Cellulæ apicales 30 x, parie-
tibus validis, medio 25 X 50 y, basi 35—70 y, parietibus trabeculatim
incrassalis (Baldwin, Herb. Askenasy).
Plagicchila tingens St. n. sp.
Sterilis, muscis commixta, major, flavo-rufescens, aquam sulphureum
tingens. Caulis 5—6 cm longus, cum folis 3 mm latus, subsimplex
(semper?). Folia oblique palula, conferta, pro planta parva, triangulata,
basi sub triplo latiora, si alam decurrentem excipis; ventre ampliata et in
cristam nudam erecto-conniventia, apice truncata, —5 dentata, margine
postico 9 dentala, dentibus ubique angustis, brevibus, versus folii apicem
spectantibus. Cellulæ apicales 25 u, medio 25 X 40 y, basi 25 X 50 u
(ex Herb. Spruce).
Radula acutangula St. n. sp.
Sterilis, fusco-rufa, corticola, dense depresso cæspitosa, mediocris.
Caulis usque ad 3 cm longus, irregulariter pinnatus vel bipinnatus, pin-
nulis remotis vel contiguis. Folia valde conferta, oblique patula late
semicordata, apice rotundata, antice caulem latissime superantia. Cell.
ubique æquales, 17 y, haud incrassatæ. Carina lobuli oblique et arcuatim
adscendens, levi sinu in folium excurrens; lobuli magni, imbricati, folio
solum duplo breviores, apice oblique truncati, angulo sæpe acuminato
a?
(267) SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAIINSELN. 849
semper obtuso, caulem late superantes ibidemque in lobum liberum tri-
angularem acutum abeuntes (ex Herb. Spruce).
Radula excisiloba St. n. sp.
Sterilis. Magna, robusta, flavo-rufescens, laxe cæspitosa. Caulis usque ad
5 cm longus, procumbens, regulariter pinnatus, pinnis remotis subrecte
patulis strictis, brevibus, semper fere simplicibus. Folia magna, imbri-
cata, oblique patenlia, ovata, dorso caulem superantia, apice obtusa vel
rotundata. Cell. apice 47 y, medio 17 X 25 u, basi 17 X 35 y, trigonis
magnis, obtusatis, in medio parietum nodulose incrassatæ. Lobuli maximi,
foliis subæquilati duplo tamen breviores, caulem late superantes, carına
ohlique adscendente, substricta, levi sinu in folium excurrente, margine
supero valde arcualo, angulo apicali in lobulum magnum triangularem
obtusumque protracto, lobuli apex ilaque haud truncatus sed quasi
excisus (ex Herb. Spruce).
Cum Radula cordata, cui simillima, comparanda.
Symphyogyna picta St. n. sp.
Dioica. Frons 5—7 cm longa, repetilo-furcata, 5 mm lata, interdum
longe attenuala, radiculis purpureis repens, integerrima, subplana vel
margine plicatula; costa valida, antice posticeque convexa, in sectione
itaque elliptica. Cellulæ alarum in margine 25 y, medio 35 X 68 y, ad
costam 50 X 100 y, haud incrassatæ. Squama involucralis fem. parva,
profunde bi- vel trilobata, lobis irregularibus subintegerrimis. Calyptra
6 mm longa, cylindrica ; capsula & mm longa, parum exserla, valvularum
cellulæ 47 x 102 y, æqualiter incrassat®. Andræcia in furcis termina-
libus longissima, sæpe totum ramulum tenentia, bracteis ad coslam con-
clusis, confertis, varie dentato-lobulatis (Baldwin, Herb. Askenasy).
850 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (268)
Additamenta ad Bryologiam Hawalicam
auctore
Carolo MÜLLER Hal.
Fissidens (Crispidium) alto-gracilis n. sp.; cespites altiusculi laxe
cohærentes ; caulis pergracilis tener flexuose flaccidus lutescens; folia
caulina remota parvula patula, e basi latiore oblongo-acuminata, nervo
pallido erassiusculo geniculato-flexuoso excurrente plus minus pungentia,
e cellulis pallidis rotundis grossiusculis incrassatis areolata, integerrima ;
lamina vera in medio folii oblique abseissa plana ; lamina dorsalis supra
costæ insertionem rotundato-oriunda. Cætera nulla.
Habitatio. Insulæ Hawaïicæ, sine loco speciali : Dr. Wilh. Hillebrand
1870.
Muscus vere gracilis madore eleganlissimus.
Symblepharis Hillebrandii n. sp.; cespituli pusilli tenelli lutes-
centes ; caulis humilis ramulis perbrevibus pluries divisus crispifolius;
folia caulina laxe disposita madore valde patula, e basi longe vaginacea
laxius reticulata oblonga in laminam longiusculam subulato-acuminatam
integerrimam acutam profunde canaliculatam flexuosam attenuata, e cellu-
lis grossiusculis rotundate quadratis vel ellipticis plus minus angulatis in
membranam dilute lutescentem incrassatis apicem versus majoribus rec-
tangularibus areolala, nervo angusto in subulam cornosulam evanescente
exarata, margine hic illic indistincte angusto-revoluta ; perichætialia
majora latius laxius vaginacea ; theca in pedunculo brevi flavido erecta
* cylindrica ; peristomii dentes breves rufuli angusti ; annulus latiusculus.
Operculum ignotum.
Habitatio. Insulæ Hawaiïicæ, sine loco natali : Dr. W. Hillebrand inter
alios muscos parcissime collegit 1870.
Orthotrichum (Euorthotrichum) verrucatum n. sp. ; dioicum ? cau-
lis uncialis gracilis infima basi nudiusculus, apicem versus subsecundi-
UHR
PR. a
NAS
(269) SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAIINSELN. 851
folius pluries fertili-innovatus flexuosus; folia caulina densiuscule imbri-
cata parva, madore raplim reflexa deinque patula, e basi oblonga leviter
plicata diaphana dilute aurantiaca in laminam profunde canalıeulato-lori-
formem inferne margine revolutam superne plus minus undulatam atque
subsubulatam atienuata, nervo latiusculo in subulam evanescente robuste
exarala, e cellulis grossiusculis rotundis ob papillas majusculas valde
obscuris basin versus longioribus rectangularibus subpellueidis hie illie
verrucosis areolata ; perichætialia similia ut caulina scaberrima ; theca
sessilis minuta ovalis estriata, calyptra pilis robustis hirta ; peristomium
duplex : dentes externi longiuscule lanceolato-subulati rufuli obseuri car-
nosuli linea longitudinali subtili exarali, interni (8?) robustiusculi irregu-
lares latere erosi rugulosi. Cætera nulla.
Habilatio. Insulæ Hawaiic®, sine loco natali : Dr. Wilh. Hillebrand.
Neckera (Rhystophyllum) lepto-frondosa n. sp. ; cespites late decum-
bentes laxe cohærentes ; caulis primarius longiusculus filiformis nudus
ramesissimus ; secundarius frondem basi attenuatam deinque latam dein-
que ligulato-oblusatam vel caudato-attenuatam teneram remole parce
irregulariter ramulis brevibus pinnatam nilido-virentem sistens, sepius
in flagella anguslissime complanala elongala protractus; folia densiuscule
equitantia tenera, transversaliter rugulosa madore planissima, e basi
asymmetrica ligulato-oblonga brevissime rotundato-acuminata, apice
tenuiter crenulato-denticulata, nervis binis indistinetis obsoletis, e cellulis
angustissimis densis viridibus areolata. Cætera desiderantur.
Habitatio. Insulæ Hawaïicæ, sine loco speciali : Dr. Wilh. Hillebrand
1870.
N. Kealensis Rehdt. differt foliis uninerviis, N. Hillebrandü Rehdt. foliis
enervibus jam recedit.
Hookeria (Lepidopilum) Hillebrandii u. sp. ; decumbens laxe dispo-
sila pallide virens; caulis secundus angustiusculo-complanatus simplex
curvulus tener; folia caulina laxe equilantta parva plus minus patentia
vel parum reflexa nitida, e basi vix angustiore breviter oblonga brevfler
late obtuso-acuminata caviuscula, margine erecta apicem versus serrulala,
asymmetrica, nervis binis brevibus ornata, e cellulis brevibus pellueidis
laxiuseulis reticulata ; perichætialia minora acuminatiora ; theca in pedun-
culo longiusculo glabro rubro erecta cylindrica pro more amblystegiaceo-
curvata ore valde coarctata. Cætera nulla.
Habitatio. Insulæ Hawaïicæ, sine loco natali : Dr. W. Hillebrand 1870.
852 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Pungentella semi-asperula n. sp.; cespites bipollicares laxe cohæ-
rentes flavidi ; caulis subgracilis flexuosus, inferne usque fere ad basin in
ramos longiores dichoteme superne in ramos breves apice brevissime
uncinato-cuspidatos irregulariter divisus ; folia caulina siccitata et madore
subsquarrose palentia vel patula horrida, e basi latiore coarctato-auricu-
lata cellulis alaribus magnis vesiculosis hyalinis vel flavidis deeiduis
ornata in laminam lato-oblongam acuminatam pungentem plus minus
. convolutaceam integerrimam breviusculam attenuata, enervia, e cellulis
pallidissimis angustis incrassatis areolata ; perichætialia minora ; theca in
pedunculo brevi tenui rubro apice asperulo erecta minuta, e collo angusto
obovata, operculo e basi cupulato-conica erecte longe rostrato.
Habitatio. Insulæ Hawaiic&, sine loco natali : Dr. Wilh. Hillebrand
1870.
Foliis siccitate atque humore rigidis patentibus pedunculisque semi-
asperulis facile distinguenda.
Vesicularia Hanapepeana n. sp. ; cespites latissimi planissimi viridis-
simi intricatissimi; surculus vage ramosus decumbens, ramis angustissime
complanatis attenuatis longioribus vel brevioribus ; folia caulina minuta
remotiuscula, humore ramulum vesiculoso-complanatum sistentia, e basi
angusliore rotundato-ovata brevissime acuminata vel longius acuminata
asymmetrica plus minus obliqua enervia caviuscula, e cellulis brevibus
sed ampliusculis pellucidis laxis teneris viridibus utriculo primordiali
tenero repletis eleganter reliculata, summitate ramuli gemmulam rosulato-
patulam efficienlia. Cætera nulla.
Habitatio. Insula Hawaïicæ, insula Kauai, secus rivulum Hanapepe,
Julio 1895 : A.-A. Heller in Hb. Zürich. Nr. 2517. à
Ex habitu Rhynchostegio alicui tenero viridissimo haud dissimilis.
Taxicaulis (Chrysoblasti) linearis n.sp.; cespituli planissimi appressi
viridissimi niliduli teneri intricati; caulis repens tenellus tenuissimus,
ramulis brevissimis teneris plumosulis cuspidatulis irregulariter pinnatim
disposilis; folia caulina plumose patula, e basi brevissima coarctata cellulis
alaribus vesiculosis minutissimis chryseolis ornata in laminam lineari-
lanceolatam longiuscule subulato-acuminatam producta, caviuseula inte-
gerrima stricliuscula, e cellulis angustissimis densis flavo-virentibus areo-
lata ; perichætialia e basi ovata tenera raptim fere in subulam elongatam
acicularem attenuata; theca in pedunculo elongato tenuissimo glabro
rubro minuta inclinata cernuo-oblonga, operculo e basi conica tumidula
rostellato, Cætera nulla.
(271) SCHINZ. KENNTNIS DER MOOSFLORA DER HAWAIINSELN. 853
Habitatio. Insulæ Hawaïicæ, insula Oahu, in declivibus superioribus
monts Konahuanui supra Manoa, in ligno putrido, Novbr. 1895: A.-A.
Heller in Hb. Zürich. Nr. 2307.
Rhynchostegium (Leptorhynchostegium) tapetiforme n. sp.; ces-
pites latissimi deplanati viridissimi nitiduli intricati; caulis repens tomento-
sulus, ramis brevissimis densiuscule dispositis teneris plumulosis irregu-
lariter pinnatus; folia minuta plumoso-patula ad summitatem ramuli
gemmulam minutissimam cuspidatulam sistentia, e basi vix angusliore
anguste lanceolata acuta, margine infimo parum revoluta supremo tenuis-
sime denticulata, nervo anguslissimo supra medium fol evanido carinato-
exarala, e cellulis angustissimis densis viridibus areolata ; perichætialia
majora reflexa, e basi amplexante latiore longiuscule acuminata ; seta lon-
giuscula rubra glabra. Cætera nulla.
Habitatio. Insule Hawaïicæ, insula Kauai, Kaholuamanoa prope Waimea,
ad rupes madidas, Octobri 1895 cum fructibus juvenilibus : A.-A. Heller
in Hb. Zürich. Nr. 2877.
Planta fertilis robustior, foliis majoribus basi parum impressis. Dioicum
videtur.
Corrigenda.
Grimmia Hawaiica C. Müll. Flora 1896, p, 454, est Grimmia Halea-
kalæ Rehdt. (sub. nom. G. Haliacalæ) in Sitzunsgber. der Wiener Akad.
d. Wiss., mathem. Class. LXXV. I., p. 561 (1877).
Tamariscella cymbifoliola C. Müll. Flora 1896, p. 476, est T. Havaien-
sis Rehdt. 1. c., p. 579.
854 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. - (272)
Beiträge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folse)
VE.
Mit Beiträgen
Prof. D' Fr. BUCHENAU (Bremen).
D’ SCHONLAND (Grahamstown).
Prof. D’ Hans SCHINZ (Zürich).
ALISHATACER.
. Er. BUCHENAU (Bremen).
Rautanenia Fr. BUCHENAU
Novum genus Alismatecearum.
Flores abortu dioici. Perigonium hexaphyllum; tepala tria externa caly-
cina persistentia, tria interna petaloidea, marcescentia. Flores masculini :
Stamina hypogyna, 7,8 vel 9, interdum bina plus minusve connata; car-
pella abortiva. Flores feminini : (Stamina abortiva ?) ; carpella 7 usque 9
(273) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 855
(in flore verticillata?) plerumque non omnia fertilia, monosperma; micro-
pyle extrorsa. Fructiculi irregulariter capilali, herbacei, monospermi.
Semen erectum, pars infera (radicularis) embryonis externe spectans;
embryo oblonge hippocrepicus.
R. Schinzii Fr. Buchenau (Echinodorus (?) Schinzii Fr. Buchenau olim,
in H. Schinz, Beiträge zur Kenntnis der afrikanischen Flora, IV, Bull. de
l’herbier Boissier, 1896, IV, pag. 413, 41%).
Perennis, glaber, viridis. Radices filiformes, albæ, diam. 0,5—0,8 mm.
Rhizoma crassum, magnitudine nucis avellanæ, fibris emarcidis, reticu-
latis, griseis obtectum. Caulis erectus, teres, lævis, in statu sieco distincte
striatus, usque ad inflorescentiam 30—35, in toto 40—50 cm altus, diam.
3—4 mm. Folia erecta, caulem fere æquantia; petioli lineares, probabiliter
canaliculati, usque 35 em longi, circa 2,5 mm lati; lamina linearis vel
lineari-lanceolata, plana, trinervis, usque 16 mm lata, integra, basi et apice
sensim angustata, apice acula. Inflorescentia trimero-panniculata ; rami et
petioli singuli distantes. Bracteæ hypsophyllinæ, #—5 mm, infimæ usque
20 mm longæ, acutatæ. Flores abortu monoclini, dioici, odorati, diam. 7
usque 7,5 mm. Tepala externa majora, circa mm longa, late ovata, obtusa,
medio calycoidea viridia, marginibus teneris, albis ; tepala interna parva,
vix 2 mm longa, reniformi-orbicularia, marcescenlia, tenera, alba, peta-
loidea. Stamina 7,8 vel 9, interdum bina plus minus connata ; filamenta
linearia, sursum angustata, alba; antheræ fiavescentes, oblongæ, basifixæ,
longitudinaliter dehiscentes. Carpella 7,8 vel 9, erecta, obliqua, facie
interna apicis papillosa. Fructiculi herbacei, virides, semiorbiculares ;
facies interna subcurvata, fere recla, apice in rudimentum styli desinens;
facies externa orbiculari-curvala, arguta ; latera plana, auriculiformi-alata
(ergo seclio horizontalis fructiculi acute costata, costis tribus frontalibus,
tribus dorsalibus). Fructiculi monospermi ; semen erectum ; pars infera
(radicularis) embryonis externe spectans ; semen obovatum, a lateribus
complanatum, fuscum.
Amboland : Omulonga, 20. März 1890; Ombalambuenge, 28. März 1896.
leg. M. Rautanen, Nr. 51 et 159 (Herb. Academiæ Turicensis et herb.
Buchenau). — Blülen nach echtem kölnischem Wasser riechend. Einhei-
mischer Name : Ekakafule.
Die neue, im März 1896 gesammelte Sendung gestattet, da sie Exem-
plare mit reifen Früchten enthält, dieser Pflanze nunmehr ihren Platz im
System mit Sicherheit anzuweisen. Sie bildet den Typus einer neuen
Gattung, welche durch Diöcie, durch das vollständige Perigon, die
wenigen cyclisch geordneten Staubblätter und Fruchtblätter (9 ist sehr
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856 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (274)
wahrscheinlich für beide die Normalzahl) und einsamige Carpelle charak-
terisiert ist. Die Lage des Embryos ist dieselbe, wie bei Alisma und Echi-
nodorus ; es liegt nämlich das Radikular-Ende aussen, weshalb auch die
Früchtchen aussen stärker gewölbt sind, als innen.
Sehr merkwürdig ist die Form der (jetzt erst bekannt gewordenen)
Früchichen. Man wird sich dieselbe am leichtesten klar machen können,
wenn man sich einen flach linsenförmigen Körper vorstellt, welchem auf
jeder Seit eine scharfrandige Ohrmuschel aufgewachsen ist. Die Farbe
der Früchtchen ist grün, in dem Mittelfelde (der Ohröffnung nach der
vorstehenden Beschreibung) aber giebt der durch die Wandung durch-
scheinende Samen ihr einen bräunlichen Ton. — Auch die neue Sendung
enthält nur Pflanzen mit aufrechten Luftblättern, so dass es wahrschein-
lich ist, dass Schwimmblätter überhaupt nicht gebildet werden. Die
Pflanze macht höchst wahrscheinlich einen Ruhezustand während der
trockenen Jahreszeit durch.
Ich habe die Pflanze früher für monoclinisch oder (durch Abort) dicli-
nisch gehalten. Das jetzt vorliegende Material belehrt mich aber, dass sie
wirklich diöcisch (durch Fehlschlagen) ist. Die männliche Pflanze (welche
früher allein vorlag) enthält in den Blüten verkrüppelte Pistille. Ob in
den weiblichen Blüten verkrüppelte Staubblätter vorkommen, muss ich
dahin gestellt lassen, da die vorliegenden weiblichen Pflanzen nur Blüten.
mit reifen Früchten besitzen. — In den männlichen Blüten zeigt sich
häufig die Erscheinung, welche Celakovsky negatives Dedoublement ge-
nannt hat, nämlich Verwachsung zweier benachbarter Staubblätter,
welche bis zur völligen Ersetzung von zwei Staubblättern durch eins
gehen kann.
(275) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 857
LILIACHA.
Hans SCHINZ (Zürich).
Scilla Rautanenii SCHINZ
Bulbus oblongo-ovatus, + 7 cm longus et + 4 cm crassus, tunicis
exterioribus membranaceis productus; folia synanthia anguste lanceo-
lata, + 15 cm longe, acuminata, emaculata, margine minute ciliata,
patentia. Racemus + 5 cm longus, + 2 cm latus, + 50-florus; bracteæ
albidæ, hyalinæ, subulato-lanceolatæ; pedicelli subpatentes, + 5 mm
longi, inferiores cernui. Perianthium oblongo-campanulatum, + 4 mm
longum, segmentis violaceo-roseis; filamenta supra basin segmentorum
inserta, filiformia ; ovarium stipitatum. Stylus albidus, + mm longus.
Amb. : Ombalambuenge, 14. XI, 1895, Rautanen 172.
Gehört in die Section Ledebouria (cf. Baker in Journ. Linn. Soc. XII
(1875), p. 231 et Engler und Prantl Liliacee, p. 66) und wohl in die Ver-
wandtschaft der S. Cooperi Hook.
CAPPARIDACEN.
Mærua emarginata SCHINZ
Fruticosa; folia simplicia, petiolata, late obovata vel late ovalia, basi
leviter attenuata, apice rotundata vel truncala, emarginata. Flores pedi-
cellati; calycis laciniæ oblongo-obovatæ, apice cucullatæ; petala 0. Fructus
immaturus oblongus.
Transvaal : Crocodile Poort near Barberton, 2000’, Galpin 1066.
Ein circa 40 Fuss hoher, reich verzweigter Strauch mit einfachen, bis
2 cm lang gestielten, kahlen, dünn-lederigen Blättern. Die Spreite ist
breit-verkehrteirund bis breil-oval, am Grunde etwas zusammengezogen,
am entgegengesetzten Ende abgerundet bis abgeflacht und dabei herz-
förmig ausgerandet, circa 3'/s cm lang und circa 23 mm breit. Die
Blüten sind A ‘/: cm lang gestielt; die Kelchröhre erreicht eine Länge
858 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (276)
von bis zu 15 mm, die freien Abschnitte sind oblong-verkehrteirund,
stumpf, an der Spitze kapuzenförmig, pubescirend, + 14 mm lang und
+ 7 mm breit. Die Staubfäden der in grosser Zahl vertretenen Staubblätter
sind gelb, das Gynophorum der noch ganz jungen Frucht, die in diesem
Zustande walzlich und + 1 ‘/2 cm lang ist, hat eine Länge von + 3 cm.
Unsere Art unterscheidet sich von Merua triphylla (Thunb.) Schinz und
von Mærua undulata (Eckl. et Zeyh.) Schinz durch lang-walzliche
Früchte, von Mærua nervosa Oliv. durch das Fehlen der Petalen. Andere
Arten kommen zur Vergleichung kaum in Betracht.
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(277) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 859
CRASSULAGCER.
SCHONLAND (Grahamstown).
Dinacria grammanthoides SCHONLAND
Annua (?), glabra, 3—4 cm alta. Caulis filiformis c. 2 cm alta. Folia
caulina quatuor, sessilia, obovata-lanceolata (?), inferiora 2 mm longa
perfoliata, superiora basi libera, 5 mm longa. Flores in dichasio laxo ter-
minali subcorymboso 7—16 fi. dispositi, bracteis foliis similibus sed
minoribus, peduncilis pedicellisque filiformibus «—7 mm longis. Sepala
sublibera, ovata, dorso subcarinata, intus concava, 2 mm longa. Petala con-
nata, tubo 2 mm longo, lobis ovatis tubo subæquilongis. Stamina corollæ
tubo adnata, ultra libera c. 1,5 mm longa. Carpella gracilia papillifera,
corollæ subæquilonga, slylis subulatis, stigmatis infra apicem stylorum
semiglobosis dorsalibus, squamis spathulatis.
Kapkolonie : Zwartberg, 1500’, 17. X. 94. Leg. R. Schlechter, n° 5570.
Eine sehr kuriose Art. Nach dem Habitus der Pflanze und dem Aus-
sehen der Blüten sollle man denken, dass sie zu Grammanthes gehört
und man wird darin bestärkt, wenn man sieht, das die Petalen etwa bis
zur Hälfte in eine Röhre verwachsen sind und dass die Staubfäden mit
dieser Röhre verwachsen sind. Allein die Sepalen sind nahezu frei und
die Honigschuppen (« squam& ») sind verhältnissmässig gross, während
bei Grammanthes der Kelch glockenförmig ist und die Honigschuppen
sehr klein sind oder fehlen. Dazu kommt noch, dass bei unserer Art
ähnlich wie bei Dinacria filiformis Harv. die Narbe jedes Griffels auf eine
kleine halbkuglige, ein wenig erhabene Stelle unterhalb der Spitze auf
der Aussenseite beschränkt ist oder mit den Worten Harvey’s (Flora
Capensis, II, p. 330) « each carpel has a short, dorsal horn at the summit
behind the style.» Ein ziemlich eingehendes Studium der südafrika-
nischen Crassulaceen hat mir nichts Aehnliches bei den Arten von Cras-
sula gezeigt und halte ich es für angezeigt, die Gattung Dinacria, die ich
in den « Natürlichen Pflanzenfamilien » eingezogen halte, aufrecht zu
erhalten, nur müsste in Folge des Vorkommens von verwachsenen
Blumenblättern bei unserer Art und verwachsenem Kelche und Blumen-
blättern bei einer andern Art (meine n° 41%, Grahamstown, Sept. 91) die
860 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (278)
Gattungsdiagnose erweitert werden. Diese letztere Art habe ich Dinacria
sebæoides Schönland genannt, da sie wahrscheinlich mit Grammanthes
sebæoides E. et Z. (= G. gentianoides var. sebæoides, Flora Capensis)
identisch ist. Ich bemerke jedoch, dass die echte Grammanthes gentia-
noides DC., endständige Narben hat.
Crassula griquaensis SCHÖNLAND
Subherbacea, glaberrima e basi ramosa. Caules erecti + 15 cm alli,
internodiis + 8 mm longis, ramulis brevibus numerosis. Folia connata,
subulala, acuta, incurva 10—12 mm longa. Inflorescentiæ cymoso-corym-
bosæ terminales breviter pedunculatæ, 1,5—2 mm latæ, floribus breviter
pedicellatis. Calycis lobi ovato-lanceolati, acuti, dorso carinati 1,5 mm
longi. Petala alba oblongo-obovata, 2,5 mm ionga. Styli subulati + À mm
longi. Squamæ minutæ, membranaceæ, subrectangulares, triplo longiores
quam altæ apice rotundatæ.
Natal : « River-bank near Kokstad », leg. W. Haygarth, Dec. 89 (Natal
Government Herbarium, n° 5182).
Eine mit C. acutjohia Lam., nahe verwandte Art, unterscheidet sich
hauptsächlich durch die fast sitzenden Blütenstände, die zahlreichen
kleinen Seitenzweige am Stengel, die eingebogenen Blätter.
Crassula tenuifolia SCHÔNLAND
Herbacea diffusa. Caulis adscendens 25 cm longus et ultra, + 1,5 mm
latus, subquadrangularis, subglaber, internodiis inferioribus + 5 mm
longis superioribus + 10 mm longis, ramis numerosis cauli similibus sed
tenuioribus. Folia linearia acuta perfoliata basi vaginantia 2—3 cm longa,
1—1,5 mm lata, sparse hispida basi sparse ciliata vel subglabra. Inflores-
centiæ terminales vel laterales laxe cymoso-corymbos&, multifloræ. Sepala
sublibera, lanceolata + 1 mm longa. Petala alba, sublibera, ovata, 2,5 mm
longa. Stamina carpellaque petalis subæquilonga. Styli subulati. Squamæ
minutæ cuneatæ.
Natal : « Rocks on bank of Ipolweni », 3000’, 8. IV. 94, leg. J. M. Wood,
n° 4462 et 1840 (Natal Government Herbarium, n° 1564).
Eine mit Cr. fruticulosa (Linn.?) Harv. sehr nahe verwandte Art. Sie
ist leicht durch ihre viel kleineren Blüten und zarteren Blätier zu unter- _
scheiden. Es sollte mich jedoch nicht wundern, wenn sich Uebergänge
zwischen beiden Arten finden würden, wonach Cr. tenuifolia bloss als
Varietät von Cr. fruticulosa zu betrachten wäre.
(279) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 861
Crassula drakensbergensis SCHONLAND
Herbacea erecta. Caulis simplex (?) sparse hispidus, substriatus, inter-
nodis + 5 cm longis. Folia basi vaginantia perfoliata, ovato-lanceolata,
sparse hispida, margine carlilagineo-ciliata, inferiora 4—5 cm longa, supe-
riora sensim minora. Inflorescentia terminalis subsessilis, dense cymoso-
corymbosa, multiflora, bracteis bracteolisque foliis similibus sed mino-
ribus, floribus breve pedicellatis. Sepala glabra, sublibera lanceolata, dorso
carinala, 3 mm longa. Petala alba (?), obovata, apice subumbonata, 4 mm
longa. Stamina carpellaque sepalis subæquilonga. Carpella gracilia, stylis
brevibus, squamis minutis subrectangularibus, apice rolundatis, emargi-
natis.
Natäl : « Van Reenen », 5400’, 4. II. 95, leg. R. Schlechter,
no 6962.
Es liegt mir bloss ein abgebrochenes, 26 cm langes Stück vor, welches
die obigen Charaktere darbietet. Die Art ist mit Cr. vaginata und Cr.rubi-
cunda verwandt. Sie unterscheidet sich von ersterer durch den schwach
behaarten Stengel, grössere und jedenfalls nicht gelbe Blüten ete., von
letzterer durch nicht behaarte und verhältnissmässig längere Kelch-
zipfel etc. Auf den ersten Blick kann man sie von den bisher beschrie-
benen verwandten Arten dadurch unterschieden, dass die Blätter nur
etwa so lang wie die Internodien sind. Es frägt sich jedoch, ob diese
Eigenschaft auf die ganze Pflanze passt.
Von der folgenden Art, Cr. natalensis ist sie durch grössere Blüten
und die durchwachsenen Blätter zu unterscheiden.
Crassula natalensis SCHONLAND
Subherbacea, erecta, ramosa, ad 50 cm alta. Caules hirsuti vel subglabri.
Folia sessilia, basi subconnata, plana (?), glabra, margine cartilagineo-
ciliata vel sublævia, inferiora ovata, «—5 cm longa, superiora ovato-lan-
ceolata, 2—3 cm longa. Internodia foliis subæquilonga. Inflorescentia
cymoso-corymbosa, terminalis mulliflora, breviter pedunculata. Flores bre-
viter pedicellati. Calycis lobi ovato-lanceolati, obtusiusculi, glabri 2 mm
longi. Petala alba vel rosea, obovata, 5 mm longa. Styli breves. Squamæ
cunealæ.
Natal : « Amawahana mountains », 6-7000’, 5. IV. 92, leg. J. M. Wood,
n° 4637 et 4337; « In Mooiriver Thorus », 3-4000’, AA. IV. 61, leg.
BULL HERB Botss., octobre 1897. 59
862 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (280)
J.-M. Wood, no 4484: « Amongst rocks in the Park, East London », 20”,
ap. 92, leg. H.-G. Hanagan, n° 1372.
Nach einer brieflichen Mittheilung von Mr. H.-G. Flanagan kommt diese
Art auch am Keiriver vor.
Hierzu gehört wohl auch Wood’s n° 1876 (Movo, Ap. 1883), dieselbe
hat kürzere Kelchlappen, unterscheidet sich jedoch sonst nicht durch
irgend welche wichtige Eigenschaften.
Cr. natalensis E. et L. ist nahe mit Cr. vaginata E. et L. verwandt. Die
letztere hat steis einen unbehaarten Stengel, geibe Blüten etc,
Crassula maritima SCHONLAND
Herbacea, decumbens, ramosissima, glaberrima. Caules filiformes, rubri
vel rubescentes, internodiis inferioribus + 45 mm, superioribus + 40 mm
longis. Folia rubra, rubescentia vel viridia, lanceolata, subtereta, intus
applanata, subapiculala + 16 mm longa. Inflorescentiæ terminales subses-
siles, laxe cymoso-corymbos&, paucifloræ, bracteis bracteolisque foliis simi-
libus, floribus urceolatis pedicellatis, pedicellis tenuibus + 5 mm longis.
Calycis lobi lanceolati semitereti + 2,5 mm longi. Petala alba, basi connata,
ovato-spathulata, 4 mm longa. Stamina = 3 mm longa. Carpella gracilia
staminis subæquilonga, stylis À mm longis, squamis minutis, cuneatis.
Kapkolonie : « Humansdorp », leg. R. Schlechter (sine no.); « Port
Elizabeth », leg. W. Kemsley.
Eine niedliche kleine Art, die unter günstigen Umständen rasenartig
wächst, und dann mit ihren weissen Blüten und häufig rötlichen Sten-
geln und Blättern einen hübschen Anblick gewährt. Ich erhielt dieselbe
zuerst von Herrn Rudolf Schlechter (ich glaube im Oktober 4894), der
sie bei Humansdorp gesammelt hatte. Ich hielt sie für eine maritime Abart
von Cr. expans& Ait. Ich habe sie jedoch länger wie ein Jahr in meinem
Garten kuliviert und sie hat keine ihrer wesentlichen Eigenschaften ver-
loren. Nur die Farbe der Blätter und theilweise auch der Stengel, die
ursprünglich dunkel roth waren, hat sich mehr oder weniger in grün ver-
wandelt. Mit Cr. expansa verglichen sind ihre Blätter viel dicker beson-
ders nach dem Stengel zu, die Blütenstände sind stets terminale Schein-
dolden, wohingegen bei Cr. expansa einzelne axilläre Blüten die Regel
sind ; die Kelchlappen sind nur ?/: so lang wie die Blumenblätler, bei
Cr. expansa haben sie nahezu dieselbe Länge; ihre Fruchtknoten und
Griffel sind schlank, bei Cr. expansa sind die Griffel sehr kurz ete. etc.
Wie Cr. expansa isl auch Cr. maritima eine perennirende Pflanze
= 1 NO RS EEE
2 a a RS 1 h A
(281) SCHINZ. BEITR.EGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 8653
(Harvey dachte, dass die erstere zweijährig oder gar einjährig sei). Beide
Arten verzweigen sich fortwährend, die Zweige bewurzeln sich und die
älteren Teile sterben ab.
Harvey giebt in der Flora Capensis (Vol. II, p. 35%) an, dass die Blüten-
stiele von Cr. expansa */2—1'/2 Zoll lang seien. Dieses ist nicht ganz
richtig. Sie hat sehr kurze Blütenstiele wenn die Blüten sich Öffnen. Die-
selben verlängern sich nach der Befruchtung und die Fruchtstiele sind
daher sehr lang. Dasselbe ist bei Cr. maritima der Fall.
Bei den wilden Exemplaren von Cr. maritima beobachtete ich bloss
fünfzählige Blüten, in meinem Garten (auf einer trockenen Stelle zwischen
Steinen gewachsen) waren viele Blüten vierzählig.
Crassula involucrata SCHONLAND
Herbacea, + 10 cm alta. Caulis scaber filiformis, adscendens, simplex-
vel parum ramosus, internodus inferioribus 1,5—2,5 cm longis, supe-
rioribus sensim minoribus. Folia subplana (?), basi connata, sparse scabra
vel subglabra, margine incrassala. ovata, acuta, in petiolum brevem atie-
nuala vel rare suborbicularia, sessilia, mucronulata, cum petiolis 6—15
mm longa. Inflorescentiæ terminalis dense capitatæ, paucifloræ, involu-
cratæ, floribus subsessilibus. Sepala lanceolata, 3—3,5 mm longa. Petala
ovata, acuminata 2—2,5 mm longa. Stamina petalis subæquilonga. Car-
pella gracilia + 1,5 mm longa, stylis subulatis, squamis minulissimis
subrectangularibus. apice rotundatis emarginatis.
Natal : « Insiswa Mt. », 6000!, 26. I. 95. — leg. R. Schlechter n° 6448.
Verwandt mit Cr. brachypetala E. Mey., von der sie sich u. À. durch
die kopfförmigen mit einer Hülle versehenen Blütenslände auszeichnet.
Crassula Woodii SCHONLAND
Herbacea, glaberrima, diffusa. Caules ramosi ad 25 cm longi internodiis
+ 4 mm longis. Folia planiuscula, obovata, basi contracta, inferiora
2—3 cm longa, superiora 2 cm longa. Inflorescentiæ terminales laxe
cymoso-corymbos&, floribus breve pedicellatis. Calycis lobi sublanceolati,
ontusi, + 4 mm longi. Pelala alba ovata 2 mm longa. Stamina carpellaque
petalis subæquilonga. Styli subulati = 1 mm longi. Squamæ membra-
naceæ cunealæ apice subemarginalæ.
Natal : « Near Karkloof », 2—3000’, Ap. 91, leg. J. M Wood, n° 4485
(Natal Government Herbarium, n° 5135).
864 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (282)
Verwandt mit Cr. centauroides L.. von der sich unsere Art durch
kleinere Blüten, eiförmige Blumenblätter und andere Charakteren
unterscheidet.
Crassula tenuicaulis SCHONLAND
Herbacea, glaberrima, decumbens, nodis radicantibus. Caulis tenuis,
flexuosus, internodiis 0,8—2 em longis. Folia 0,5—1 cm longa, ovata,
acuta vel obtusa, subsessilia vel basi in petiolum brevem attenuata. Flores
pentameri, axillares, longipedicellati, pedicellis tenuissimis. Sepala lan-
ceolata petalis fere æquilonga. Petala alba, ovato-lanceolata, 3,5 mm
longa. Stamina carpellaque sepalis subæquilonga. Carpella gracilia, stylis
subulatis, squamis minutissimis subrectangularibus apice rotundatis.
Natal : « Van Reenen », 5500”, 4. III. 95, leg. R. Schlechter, n° 6964.
Eine mit Cr.centauroides nahe verwandie Art, bei letzterer sind jedoch
die Kelchblätter, Staubfäden und Carpelle viel kürzer wie die Blumen-
blätter, während sie bei Cr. tenuicaulis etwa gleichlang sind. Cr. tenui-
caulis ist in allen Teilen viel zarter wie Cr. centauroides und die mir vor-
liegenden Exemplare besitzen nur wenige axilläre Blüten, während bei
Cr. centauroides Scheindolden die Regel sind. Diese finden sich wohl auch
bei Bulliarda Dregei Harv., welche dem Habitus nach mit der vorliegen-
den Art einigermassen übereinstimmen dürfte, und da die Anzahl der
Blütenteile bei den mit Cr. centauroides verwandten Arten häufig va-
rürt, wäre es möglich, dass Bulliarda Dregei und Cr. tenuicaulis identisch
sind, obgleich für erstere axilläre Einzelblüten nicht bekannt zu sein
scheinen. |
(283) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNINIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 865
LEGUMINOSM.
Hans SCHINZ (Zürich).
Lebeckia Schlechteriana SCHINZ
Suffruticosa, erecta ; caulis sericeus; folia petiolata, ternata; foliola
oblongo-spathulata, sericea, obtusa, mucronata; racemi terminales ; ca-
lyeis segmenta triangulare-acula ; petala inter se æqualia, glaberrima ;
vexillum reflexum ; legumen stipitatum, ellipticum, acutum, polysperum.
Südafrika (Kapkolonie) : in arenosis prope Hopefield, 150’, Schlechter
5333.
Die mehr oder weniger rutenfürmigen Zweige dieses Halbstrauches
sind im jugendlichen Zustande kantig und dicht seidenartig behaart. Die
Blätter sind + 5 mm lang gestielt und dreizählig. Die Blätichen sind ver-
schwindend kurz gestielt, + 9 mm lang und 2—3 mm breit, von keil-
bis spatelförmigem Umriss, ausgerandet, meist über die Mittelrippe nach
onen gefaltet, anfangs seidig behaart, später kahl. Die vielblütigen Trauben
schliessen die Zweige ab und erreichen eine Länge von + 5 cm. Die
nickenden Blüten sind + 4 mm lang gestielt ; die Blütenstiele sind sei-
dig behaart und gegen den Ansatz der Blüten zu etwas verdickt. Der
kahle Kelch ist schief-glockig, = % mm weit und 5zähnig. Die Zähne
sind dreieckig-spitz, + 1'/. mm lang und durch seichte Buchten von ein-
ander getrennt. Die Kronblätter sind unbehaart und unter sich von glei-
cher Grösse. Die breit-eiformige, 5—6 mm lange und + 5 mm breite
Platte der 5 mm lang benagelten Fahne ist scharf zurückgeschlagen; die
Flügel und Kielblätter sind 10—11 mm lang und dabei 4—5 mm lang
benagelt. Der Kiel ist spitz. Der Fruchtknoten ist ansehnlich gestielt,
mehrsamig und von elliptischem Umriss ; der Griffel ist gekniet.
Diese neue Art erinnert habituell auffallend an Lebeckia mucronata
Benth. in Hook. London Journ, III, pag. 359 und dürfte mit dieser auch
nächstverwandt sein. L. mucronata unterscheidet sich von L. Schlechter-
iana durch schwächere, oft ganz fehlende Behaarung der vegetativen
Organe, auffallend stumpfe Carina und ungestielten oder sehr kurz ge-
stielten Fruchtknoten. Von Lebeckia mucronata liegen mir vor : die
Exemplare von Zeyher (1318) und solche, die Glass 1892 im Albany-
District gesammelt hat.
(@2)
@n
&
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28%)
REIZOPHORACEN,.
Hans SCHINZ (Zürich).
Dactylopetalum BENTH.
Die von Wood in Natal gesammelten Pflanzen aus dieser Gattung sind
von N. E. Brown in Kew Bull. 4894, p. 5 unter dem Namen Cassipoure«
verticillata N. E. Brown beschrieben werden, da Brown von der Ansicht
ausgeht, dass zwischen der amerikanischen Gaitung Cassipourea und
und Dactylopetalum keine generellen Unterschiede existiren. Etwas
weiler geht in dieser Beziehung Baillon, der die drei Gattungen Weihea,
Dactylopetalum und Cassipourea zusammenzieht und die alt bekannte
Daciylopetalum gummifluum Tul. (= Dactylopetalum sessiliflorum Bent.)
Weihea gummiflua (Tul.) Baill. benennt. Ich vermag den beiden aus-
gezeichneten Pflanzenkennern in diesem Vorgehen nicht zu folgen und
halte mich an die Auffassung Schimpers in den Natürl. Pfianzenfamilien,
der die drei Gattungen, vorzugsweise auf Grund der anatomischen Blatt-
structur auseinander hält. Cassipourea hat ganz entschieden eine zwei-
schichtige obere Blattepidermis, während Dactylopeialum vertieillatum
eine einschichlige Blatleberhaut und unter dieser ein, der Gatlung
Cassipourea fehlendes hypodermales Wassergewebe besitzt. Ich entferne
daher diese Natalflanze aus der Galtung Cassipourea und weise sie Dacty-
topetalum zu.; sie wäre somit in Zukunft zu nennen : Dactylopetalum.
vertieillatum (N. E. Brown) Schinz, sofern es sich nicht herausstellt, dass
Dactylopetalum gumnufiuum, D. Barteri und D. verticillatum identische
Arten sind. Bereits Brown macht auf die grosse Uebereinstimmung auf-
merksam und ich kann soweit wenigstens D. gummifluum in Betracht
kommt, nur bestätigen. D. Barteri ist mir unbekannt. Würde es sich
herausstellen, dass sowohl bei D. Barteri wie bei D. gummifluum drei-
und vierzählige Blattquirle vorkommen können, so würde allerdings
Browns Benennung der älteren gummifluum Platz zu machen haben.
Auffallend ist es, dass Baillon in der vortreffliichen Tafel 323 in « His-
toire de Madagascar » (par Grandidier) für D. gummifluum keine Petalen
angibt, was doch wohl nur auf ein Versehen zurückzuführen ist.
(285) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 867
Weihea SPRENG.
Aus dieser Gattung, die drei Arten im tropischen Afrika, 7 auf Mada-
gaskar und den Komoren und eine auf Ceylon besitzt, ist seit Jahr-
zehnten auch ein südafrikanischer Vertreter bekannt, der aber vermut-
lich mangels genügenden Materials unbeschrieben geblieben ist und in
den einschlagenden Floren (Harvey, Genera, 2. Auflage; Oliver, Flora of
irop. Afr.) unter der Bezeichnung Gerrards Weihea oder Gerrard 1655
nachgeführt wurde. Oliver vermutet, dass Weihea Gerrard 1655 entwe-
der identisch sei mit Weihea africana Benth. oder dieser doch recht
nahe siehe, wogegen Harvey dieselben Vermutungen im Hinblick auf
W. madascariensis äusserst.
Der Umstand, dass mir jüngst zwei verschiedene Weihea Arten zur
Bestimmung zu geschickt wurden, hat mich veranlasst, der Sache etwas
näher zu rücken und das Resultat der Prüfung und Vergleichung ist die
Aufstellung zweier neuer Arten, die sich von einander sehr leicht unter-
scheiden lassen.
Weihea Gerrardii SCHINZ
Südostafrika : Natal, Jnanda, leg. Wood 684 (Wood bezeichnet die
Pflanze auf der Etiquette als identisch mit Gerrard 1655, von der ihm
sicherlich Belegexemplare zur Verfügung standen).
Die Blätter dieser Art sind 3 bis mm lang gestielt, von elliptischem
Umriss, 5 cm lang und 18 mm breit, in der halben Länge am breitesten,
in eine 4 bis 5 mm lange stumpfiche Spitze ausgezogen, gegen das
obere Ende zu entfernt-grob-gesägt bei ganzrandiger Spitze. Die Spreite
ist von fast lederiger Beschaffenheit und oberseits lakiert-glänzend.
Die Sepalen sind schmal-lanzettlich, spitz, aussen behaart, innen kahl,
5 mm lang und 2 bis 2 */2 mm breit. Petalen ? Der Fruchtknoten ist kahl,
dreilappig, der Griffel 8 mm lang, die Narbe kopfig. Diese Pflanze ist
entschieden mit Weihea madagascariensis nicht zu verwechseln; die
Blätter sind auffallend schmäler (ich beziehe mich auf die prächtige
Tafel 325 in Histoire de Madagascar de Grandidier) im Verhältnis zur
jreite, auch ist der Fruchtknoten kahl, bei der madagassischen Pflanze
dagegen behaart. Viel eher könnte W. africana in Frage kommen, eine
Art, die ich nur aus der Beschreibung kenne. Ich halte auch diese für
verschieden. denn die Blätter der Woodschen bezw. Gerrardschen
868 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (286)
Pflanze sind am Grunde niemals abgerundet und ebensowenig jemals
verkehrtlanzettlich.
Weihea Flanaganii SCHINZ
Südostafrika : Natal, Komgha, leg. Flanagan, 64.
Der Tracht nach würde diese Art der W. madagascariensis sehr nahe
kommen; die Blätter sind auch hier 2 bis 3 mm lang gestielt, von ver-
kehrteiförmigem bis breit-spathelförmigem Umriss, am Grunde keil-
förmig, abgerundet oder in eine kurze, stumpe Spitze ausgezogen, ober-
wärts — mit Ausnahme der Spitze — entfernt gesägt. Die Spreite ist
4,5 cm lang und 19 mm breit und zwar befindet sich die grösste Breite
über der Mitte; die Blätter sind endlich von lederiger Beschaffenheit.
oberseits matt. Die Sepalen sind lanzettförmig, spitz, 5 bis 6 mm lang
und 2 mm breit, aussen behaart. Die Kronblätter sind länglich spathel-
förmig, gefranst, kahl nnd so lang wie die Sepalen. Die Staubfäden sind
fadenförmig; der Fruchtknoten ist seidenartig behaart und wird von
einem 4 bis 5 mm kangen Griffel überragt. W. madagascariensis unter-
scheidet sich von der anmit diagnosticirten Art durch kurze und breite
Petalen, weniger schlanke Staubfäden und durch das Vorhandensein
einer Mittelnervrinne auf der Oberseite der Blätter, von W. africana
scheidet sich W. Flanaganiü durch den behaarten Fruchiknoten.
Ich behalte die Genusbezeichnung Weihea bei, trotzdem Otto Kuntze
und auch Baillon den allerdings älteren Namen Richea wieder hervor-
gegraben haben. Ich sehe von einer Umtaufung ab mit Rücksicht auf die
Natürlichen Pflanzenfamilien von Engler und in Beachtung der Nomen-
claturregeln für die Beamten des k. bot. Gartens und Museums in Berlin,
denen ich mich aus Zweckmässigkeitsgründen anschliesse.
(287) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTN!S DER AFRIKANISCHEN FLORA. 869
Generalregister.
Um den Fachgenossen den Gebrauch der bis anhin von mir herausge-
gebenen Beiträgen zur Kenntnis der afrikanischen Flora zu erleichtern
und das zeitraubende Durchblättern zu ersparen, schliesse ich das 10.
Heft mit einem Generalregister der Pffanzennamen ab. Dasselbe umfasst
die Hefte 1 bis 4 der Beiträge zur Kenntnis der Flora von Deutsch-Süd-
west-Afrika und der angrenzenden Gebiete (publicirt in den Verhand-
lungen des Botanischen Vereins der Provinz Brandenburg XXIX, XXX
und XXXI sowie die 6 Hefte der «Neuen Folge » : Beiträge zur Kenntnis
der Afrikanischen Flora (Bulletin de l’Herbier Boissier I, II, II, IV, V).
Abkürzungen : B. V. Br. = Botanischer Verein der Provinz Bran-
denburg.
B. H. B. = Bulletin de l’Herbier Boissier.
Hans SCHINZ.
Acacia cinerea Schinz, B. V. Br. XXX, p. 240.
» erioloba E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 172.
» Goeringii Schinz, B. V. Br. XXX, p. 239.
» hereroensis Engl., B. V. Br. XXX, p. 240.
» horrida Willd., B. V. Br. XXX, p. 172.
» Lüderitzii Engl., B. V. Br. XXX, p. 240.
» uncinata Engl., B. V. Br. XXX, p. 240.
» Verek Gnill. et Perrot, B. V. Br. XXX, p. 240.
Acanthaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 196; B. H. B. IH, p. 415.
Acanthodium carduifolium Nees et Esenb., B. V. Br. XXXI, p. 200.
» dispermum E. Mey., B. V. Br. XXXI, p. 201.
» glabrum Nees ab Esenb., B. V. Br. XXXI, p. 200.
» glaucum Nees ab Esenb., B. V. Br. XXXI, p. 201.
» Hoffmanseggianum Nees ab Esenb., B. V. Br. XXXI, p. 200.
870 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (288)
Acanthodium plumosum E. Mey., B. V. Br. XXXI, p. 200, 201.
» spathulare Nees ab Esenb., B. V. Br. XXXI, p. 201.
Acanthopsis, B. V. Br. XXXH, p. 200.
» carduifolia (L.) Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 201.
» carduifolia (L.) Schinz var. glabra (E. Mey.) Schinz, B. V. Br. XXXI,
p. 200.
» carduifolia (L.) Schinz var. longearistata Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 204.
» disperma Harv., B. V. Br. XX XI, p. 200.
» disperma Harv. var. villosa Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 201.
» glauca (E. Mey.) Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 201.
» horrida Nees ab Esenb., B. V. Br. XXXHY, p. 200, 201.
» spathularis (E. Mey.) Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 201.
Acanthus carduifolius L., B. V. Br. XXXI, p. 200.
» glaber E. Mey., B. V. Br. XXXI, p. 200.
» glaucus E. Mey., B. V. Br. XXXI, p. 201.
» spathularis E. Mey. (mss.), B. V. Br., XXXI, p. 201.
Achyranthes conferta Schinz, B. H. B. IV, p. 420.
» Schweinfurthii Schinz, B. H. B. IV, p. 421.
» Welwitschu Schinz, B. H. B. IV, p. 421.
Achyrocline pumila Klatt, B. H. B. II, p. 425.
Acidanthera rosea Schinz, 8. H B. I, P- 229.
Adenium arboreum Ehrenb., B. V. Br. XXX, p. 260.
» Bœhmianum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 259, 271.
» multiflorum Klotzsch, B. V. Br. _. p. 250.
Adonis capensis L., B. H. B. IV, p. 424.
» daucifolius Lam., B. H. B. IV, p. 425
» FiliaL., B.H.B. IV, p. 425
» gracilis L., B. H. B. IV, p. 19%.
Aeolanthus canescens Gürke, B. H. B. V, p. 820.
» Rehmannii Gürke, B. H. B. V, p. 819.
» tormsii Gürke, B. H. B. V, p. 820.
Agaricineæ, B. V. Br., XXXI, p. 224.
Agaricus asenus Fr., B. V. Br., OU p- 228.
» cretaceus de Seyn., B. V. Br. XXXI1, p. 225.
Agrostis curvifolia Hack., B. H. B. IL, p. 384.
Aitonia capensis L. var. mierophylla Schinz. B. V. Br., XXX, p. 156, 186.
Alectra parasitica (Hochst.) Rich., B. V. Br., DAS
» parvifolia Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 19
» pumila Benth., B. V. Br. XXXT, p. 485.
Alismaceæ, B. H. B. IV, p. 413; V, p. 85%.
Aloe dichotoma L., B. V. Br. XXX, p. 241.
Amarantaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 209; B. H. B. IV, p. #18.
Amaryllidaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 210; B. H. B. III, p. 394; V, p. 812.
(289)
SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 871
Amellus epaleaceus O. Hoffm., B. H. B. I, p. 74.
»
nanus O. Hoffm., B. H. B. I, p. 75
Ammocharis falcata Herb., B. V. Br. XXXI, p. 214.
»
Taveliana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 214.
Ampelideæ, B. V. Br. XXX, p. 241; B.H. B. II, p. 19.
Amphidoxa glandulosa Klatt, B. H. B. V, p. 832.
Anacardiaceæ, B. V. Br., XXIX, p. 63.
Anagallis acuminata Welw., B. H. B. IE, p. 221.
»
pulchella Welw., B. H. B. IH, p. 221.
Anamenia sp., B. H. B. IV, p. 425.
Anemone alchemillifolia E. Mey. var. caffra (Eckl. et Zeyh.) Huth, B.H.B. IV,
»
»
p- 423.
alchemillifolia E. Mey. var. grandifiora Huth, B. H. B. IV, p. 423.
alchemillifolia E. Mey. var. Schlechteriana Huih, B. H. B. IV, p. 423.
Androcymbium albomarginatum Schinz, B. H. B. IV, p. 415.
»
»
erispum Schinz, B. HE. B. IV, p. 445.
latifolium Schinz, B. H. B. IV, p. 45.
Andropogon Schinzii Hack., B. V. Br. XXX, p. 139.
»
»
Sorghum Brot., B. H. B. II, p. 225.
‚Sorghum Brot. var. æthiops Kcke., B. H. B. II, p. 227.
Sorghum Brot. var. albidus Kcke., B. H. B.
Sorghum Brot. var. bicolor L., B. H. B. I,
Sorghum Brot. var. cernuus Ard.. B.H.B.
Sorghum Brot. var. ondong& Kcke., B. H.
Sorghum Brot. var. rubicolor Kcke., B. H.
Sorghum Brot. var. Schenckii Kcke., B. F B
Sorghum Brot. var. usorum Nees ab Esenb., B. H.
Aniseia calycina Chois., B. V. Br. XXX, p. 275.
»
»
calystegioides Chois., B. V. Br. XXX, p. 275.
Hackeliana Schinz!, B. V. Br., XXX, p. 274.
Anosporum Schinzii Böcklr.?, B. V. Br. XXIX, p. 46.
Anthænantia glauca Hack., B. V. Br., XXX, p. 237.
»
lanata Hack., B. V. Br. XXX, p. 237.
Anthemis grangeoides Vatke et Hæpfner, B. H. B. IV, p. 465.
Anthephora pubescens Nees ab Esenb., B. V. Br. XXX, p. 140.
»
- Schinzii Hack., B. V. Br. XXXI, p, 139.
Anthericum arvense Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 216.
»
»
Jacquinianum Schult., B. V. Br. XXXI, p. 217.
revolutum L., B. V. Br. XXXI, p. 217.
Anticharis arabica (Hochst. et St.) Endl., B. V. Br. XXXI, p. 189.
»
arabica (Hochst. et St.) Aschers., B. V. Br. XXXI, p. 189.
Ipomz@a Hackeliana (Schinz) Hallier in Engl. Bot. Jahrb. XVIII, p. 126.
Seirpus cubensis Popp. et Kunth; cf. Dur. et Schinz Consp. V, p. 620.
872 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (290)
Anticharis Aschersoniana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 188.
» ebracteata Schinz, B. V. Br., XXXI, p. 187, 189.
» glandulosa (E. et H.) Hochst., B. V. Br., XXXI, p. 189.
» longifolia Marl. et Engl., B. Y. Br. XXXL pa1sg.
» ımbricata Schinz, B. V. Br., XXXI, p. 187.
» inflata Engl., B. V. Br., XXXI, p. 189.
» linearis (Benth.) Hochst., B. V. Br. XXXI, p. 189.
» longifolia Marl. et Engl., B. V. Br. XXXI, p. 189.
» scoparia (Benth.) Hiern, B. V. Br. XXXI, p. 189.
Antirrhinum Orontium L., B. V. Br., XXX, p. 183.
Apocynaceæ, B. V. Br., XXX, p. 258; B. H. B. V, p. 816.
Aptosimum abietinum Burch., B. V. Br., XXXI, p. 186.
» depressum Burch., B. V. Br. XXXL p- 186.
» decumbens Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 184.
» scaberrimum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 185.
Araliaceæ, B. H. B. II, p. 211.
Aristida equiglumis Hack., B. H. B. II, p. 381.
» alopecuroides Hack., B. V. Br. XXX, p. 144.
» amplissima Rupr., B. H. B. III, p. 381.
» congesta R. et Sch., B. V. Br. XXX, p. 144.
» Hochstetteriana Beck, B. V. Br., XXX, p. 144.
» Sieberiana Trin. Rupr., B. V. Br. XXX, p. 144.
» Meccana Hochst., B. H. B. II, p. 381.
» sericans Hack., B. H. B. III, p. 381.
» spectabilis Hack., B. H. B. III, p. 380.
» stipitata Hack., B. V. Br., XXX, p. 143.
» vestita Thunb., B. H. B., III, p. 381.
Asclepiadaceæ, B. V. Br. XXX, p. 261; B. H. B. IL p. 218; IV, p. 445.
Asclepias Buchenaviana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 261.
» Cornuti Dene., B. V. Br. XXX, p 182.
» filiformis (E. Mey.) Benth. et Hook., B. V. Br. XXX, p. 262.
» lineolata (Dene.) Schltr., B. H. B. IV, p. 445.
». syriaca L., B. V. Be. XXX, p. 182.
Aster quinquenervius Klatt, B. H. B. IV, p. 459.
» Woodii Klatt, B. H. B. V, p. 830.
» xylophyllus Klatt, B. H. B. V, p. 831.
Athanasia ramosa Klatt, B. H. B. III, p. 428.
» triloba Klatt, B. H. B. II, p. 435.
Atheranthera Mast., B. V. Br. XXX, p. 251.
Atriplex amboense Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 211.
» portulacoides L., B. V. Br. XXXI, p. 212.
Aulostephanus Schltr., B. H. B. IV, p. 451.
» natalensis Schltr., B. H. B. IV, p. 451.
(291) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 873
Baissea angolensis Stapf., B. H. B. V, p. 817.
» Wulfhorstii Schinz, B. H. B. V, p. 816.
Baphia obovata Schinz, B. H. B. V, p. 815.
Barbula porphyreoneura C. Müller, B. H. B. IV, p. 410.
» torquatifolia Geh., B. H. B. IV, p. 410.
Barleria acanthoides Vahl f. lanceolata Schinz, B. V. Br., XXXI, p. 199.
» Schenckii Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 198.
Barrowia, B. V. Br. XXX, p.264.
Basananthe heterophylla Schinz!, B. V. Br., XXX, p. 252.
» Jlittoralis Peyr., B. V. Br. XXX, p. 253.
» nummularia Welw., B. V. Br. XXX, p. 253.
Bauhinia macrantha Oliv., B. V. Br., XXX, p. 170.
» Pechuelii O. Kuntze, B. V. Br. XXX, p. 172.
» Petersiana Bolle, B. V. Br. XXX, p. 171.
» Urbaniana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 169.
Belmontia Flanaganii Schinz, B. H. B. III, p. 413.
» grandis E. Mey., B. H. B. II, p. 220.
» natalensis Schinz, B. H. B. II, p. 220.
Berkheya ferox O. Hoffm., B. H. B. II, p. 214.
» gazanioides Harv., B. H. B. I, p. 90.
» lanceolata Willd., B. H. B. II, p. 213.
» Schenckii O. Hoffm., B. H. B. II, p. 214.
» Schinzi O. Hoffm., B. H. B. II, p. 213.
» stobæoides, B. H. B. IL p. 214.
Berkheyopsis, B. H. B. I, p. 89.
» Schinzii O. Hoff., B. H. B. I, p. 90.
Bidens africana Klatt, B. H. B. IV, p. 464.
» hawaiensis Asa Gray, B. H. B. IV, p. 465.
» lantanoides Asa Gray, B. H. B. IV, p. 465.
Blastania fimbristipula Kotschy et Peyr., B. V. Br. XXX, p. 153.
» Garcini Cogn., B. V. Br. XXX, p. 153.
» Lüderitziana Cogn., B. V. Br. XXX, p. 152, 153.
Blepharis glauca T. Anders., B. V. Br. XXXI, p. 201.
» spathularis T. Anders., B. V. Br. XXXI, p. 201.
Blepharispermum fruticosum Klatt, B. H. B. IH, p. 429.
» lobatum Klatt, B. H. B. III, p. 428.
Boerhaavia fallacissima Heimerl., B. V. Br. XXXI, p. 223.
» grandiflora A. Rich., B. V. Br. XXXI, p. 222.
» pentandra Burchell, B. V. Br. XXXI, p. 221.
» plumbaginea Cavan., B. V. Br. XXXI, p. 222, 223.
» repens L., B. V. Br. XXXI, p. 222.
1 — Tryphostemma heterophyllum (Schinz.) Engl., Bot. Jahrb. VIV, p. 388.
874 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (292)
Boerhaavia Schinzii Heimerl, B. V. Br. XXXI, p. 222.
» Schinzii Heimerl f. angustata Heimerl, B. V. Br. XXXI, p. 223.
» Schinzii Heimerl f. villosa Heimerl, B. V. Br. XXXi1, p. 223.
» squarrosa Heimerl, B. H. B. V, p. 813.
» verticillata Poiret, B. V. Br. XXXT, p. 222. 223.
Boottia exserta Ridl., B. H. B. III, p. 376.
» Schinziana Asch. et Gürke, B. H. B. II, p. 376.
Borbonia cordata Andrews, B. H. B. II, p. 201.
» perfoliata Thunb., B. H. B. IT, p. 201.
Borraginaceæ, B. V. Br. XXX, p. 268.
Boscia caïffra Sond., B. B. Br. XXIX, p. 50.
» fœtida Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 49.
» microphylla Oliv. B. V. Br. XXIX, p. 50.
Brachyelytrum africanum Hack., B. H. B. Ill, p. 382.
» aristatum Pal., B. H. B. IX, p. 383.
Brachystelma fetidum Schlir., B. H. B. IV, p. 450.
» Rehmannii Schltr., B. H. B. IV, p. 449.
» spathulatum Lindl., B. H. B. IV, p. 450.
» tuberosum R. Br.!, B. V. Br. XXX, p. 266.
Preweria suffruticosa Schinz?, B. V. Br. XXX. p. 275.
Brunsvigia, B. V. Br. XXXI, p. 214.
Bubon tortuosus Desf., B. H. B. I, p. 210.
Buchnera Browniana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 194.
» dura Benth., B. V. Br. XXXI, p. 194.
» glabrata Benth., B. V. Br. XXXI, p. 194.
» hispida Hamilt., B. V. Br. XXXI, p. 194.
» leptostachya Benth., B. V. Br. XXXI, p. 194, 195.
« longespicata Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 19.
» longifolia Klotzsch, B. V. Br. XXX, p. 194.
» mossambicensis Klotzsch., B. V. Br. XXXI, p. 194.
Builiarda Dregei Harv., B. H. B. V, p. 864.
Bunburya capensis Meisn., B. H. B. III, p. 417.
Calophanes crenata Schinz®, 8. H. B. I, p. 415; V, p. 846.
» ovata (Sond.) Schinz, B. H. B. IH, p. 416.
» Nagchana Nees ab Esenb., B. H. B. V, p. 846.
» Perrottetii Nees ab Esenb., B. HE. B. V, p. 846.
! Schumann hat nun aber nachgewiesen, dass die von mir irrtüumlich als
Brachystelma tuberosum bezeichnete Pflanze einen ganz neuen Typus darstellt,
den er unter dem Namen Craterostemma Schinzii K. Sch. in Engl. Bot. Jahrb.
XVII (4893), p. 15% beschrieben hat.
? — Seddera suffruticosa (Schinz) Hallier in Engl. Bot. Jahrb. XVII, p. 88.
3 — Dyschoriste depressa Nees ab Esenb.; cf. Schinz in B. H. B. IV, p. 846.
(293) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 879
Calostephane foliosa Klatt, B. H. B. IH, p. 436.
» Schinzii ©. Hoffm., B. H. B. I, p. 77.
Calpurnia intrusa E. Mey., B. H. B. IV, p. 427.
» obovata Schinz, B. H. B. IV, p. 496.
» sericea Harv., B. H. B. IV, p. 427.
» villosa Harv., B. H. B. IV, p. 427.
» Woodii Schinz, B. H. B. IV, p. 426.
Campanulaceæ, B. V. Br. XXX, p. 257; B. H. B. Ii, p. 217; III, p. 422.
Cantarellus cibarius Fr., B. V. Br. XXXI, p. 228.
Capparidaceæ, B. V. Br. XXIX, p. 48; B. H. B. III, p. 395; V, p. 857.
Capparis hereroensis Schinz, B. H. B. III, p. 356.
» spinosa L., B. H. B. Ill, p. 397.
Carissa pilosa Schinz, B. V. Br. XXX, p. 258.
Carum imbrieatum Schinz, B. A. B. jy, 208.
Cassine Burchellii Loes., B. H. B. H, p. 193.
» lacinulata Loes., B. H. B. IV, p. 432.
» papillosa (Hochst.) O. Ktze., B. H. B. IV, p. 432, 433.
» scandens Eck. et Zeyh. var. y. laxa Loes., B. H. B. I, p. 194.
» Schlechteriana Loes., B. H. B. IV, p. 432.
» Schweinfurthiana Loes., B. H. B. IV, p. 454.
Cassipourea, B. H. B. V, p. 866.
» verticillata N. E. Brown, B. H. B. V, p. 866.
Celastraceæ, B. H. B. IT, p. 193; IV, p. 429.
Celosia, B. V. Br. XXXI, p. 211.
» angustifolia Schinz, B. H. B. IV, n. 419.
» anthelmintica Aschers., B. H. B. IV, p. 418.
» u…Boivini HO00Kk:, B. H. B. IV, p. 419.
» oblongocarpa Schinz, B. H. B. IV, p. 218.
» Schweinfurthiana Schinz, B. H. B. IV, p. 48.
» Stuhlmanniana Schinz, B. H. B. TV, p. 419.
Centaurea ragusina L., B. V. Br. XXX, p. 182.
Centema alternifolia Schinz, B. H. B. IV, p. 419.
» angolensis Hook., B. H. B. IV, p. 420.
» subfusca (Moq.) Hook. B. H. B. IV, p. 420.
Centunculus, B. H. B. IT, p. 221.
Cephalostigma Fockeanum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 297.
» hirsutum Edgw., B. V. Br. XXX, p. 258.
» Perrottetii DC., B. V. Br. XXX, p. 258.
» Prieurei DC., B. V. Br. XXX, p. 258.
» ramosissimum Hemsl., B. V. Br. XXX, p. 258.
Ceratotheca elliptica Schinz, B. H. B. IV, p. 452.
» melanosperma Hochst., B. H. B. IV, p. 452.
Ceropegia elegans Wall., B. V. Br. XXX, p. 266.
876 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (294)
Ceropegia gymnopoda Schltr., B. H. B. IV, p. 450.
» pygmæa Schinz, B. V. Br. XXX, p. 265.
Chenopodiaceæ, B. V. Br., XXXI, p. 211.
Chitonia, B. V. Br. XXXI, p. 226.
Cineraria seminuda Klatt, B. H. B. IH, p. 438.
Cissus Bainesii Hook., B. V. Br. XXX, p. 241, 242.
» Cramerianus Schinz, B. V. Br. XXX, p. 241.
» Currori Hook., B. V. Br. XXX, p. 241.
» cussonioides Schinz, B. H. B. II, p. 195.
» macrocarpus Welw., B. V. Br. XXX, p. 241.
» Mappia Lam., B. V. Br. XXX, p. 242.
Citrullus Colocynthis Schrad., B. V. Br. XXX, p. 152.
» ecirrhosus Cogn., B. V. Br. XXX, p. 151.
» Naudinianus Hook., B. V. Br. XXX, p. 150.
» vulgaris Schrad., B. V. Br. XXX. p. 151.
Cladostigma dioicum Radlk. B. H. B. IH, p. 414.
Clematis mauritiana Lam. var. Kelleriana O. Kize., B. H. B. II, p. 182.
» orientalis L. Thunbergii subsp. O. Ktze. (Steud.) var. Bolusiana 0. Kize.,
BSH BE 0, 182
» orientalis L. Thunbergii subsp. O. Ktze. (Steud.) var. Oweniæ O. Kize.
(Harv.), B. H. B. I, p. 182.
» villosa DC. em. O. Ktze. subsp. Schinziana O. Ktze., B. H. B. IE,
p. 182.
Cleome arabica L., B. V. Br. XXIX, p. 50.
» Lüderitziana Schinz, B. V. Br. XIX, p. 51.
» oxyphylla Burch., B. V. Br., XXIX, p. 51.
» platycarpa Schinz!, B. V. Br. XXIX, p. 50.
» suffruticosa Schinz, B. V. Br., XXIX, p. 50.
Clerodendron aculeatum, B. V. Br. XXXI, p. 207.
» glabrum E. Mey., B. V. Br. XXXI, p. 206.
» scandens Pal., B. V. Br. XXXI, p. 206.
» splendens J. D., B. V. Br. XXXI, p. 206.
» ternatum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 205.
» uncinatum Schinz?, B. V. Br. XXXI, p. 206.
» volubile Pal., B. V. Br. XXXI, p. 206.
Coccinia ecirrhosa Cogn., B. H. B. V, p. 822.
» hirtella Cogn., B. H. B. V, p. 821.
» palmatisecta Kotschy, B. H. B. HI, p. 419.
» quinqueloba Cogn., B. H. B. II, p. 419.
1 = Polanisia Paxii Schinz; cf. Schinz, Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas in B. H. B. V, p. 93.
? — Clerodendron spinescens (Oliv.) Gürke in Engl. bot. Jahrb. XVIII.
p. 180.
(295) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
Coceinia Rehmannii Cogn., B. H. B. III, p. 418.
» Schinzii Cogn., B. H. B. II. p. 419.
» Senensis Cogn., B. H. B. IH, p. 419.
» sessilifolia Cogn., B. H. B. III, p. 419.
» sessilifolia Cogn. var. major Cogn., B. V. Br. XXX, p. 152.
Cedon Royeni Thunb., B. V. Br. XXX, p. 174.
» Schenckii Schinz, B. V. Br. XXX, p. 173.
Collybia arcuata, B. V. Br. XXXI, p. 227.
» fusipes Bull., B. V. Br. XXXI, p. 228.
» ratticauda Fayod, B. V. Br. XXXI, p. 228.
Combretaceæ, B. V. Br. XXX, p. 242; B. H. B. II, p. 202.
Combretum coriaceum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 247.
» Eilkerianum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 246.
» hereroense Schinz, B. V. Br. XXX, p. 245.
» holosericeum Sond., B. V. Br. XXX, p. 248.
» microphyllum Klotzsch, B. V. Br. XXX, p. 245.
» pisoniæflorum Klotzsch, B. V. Br. XXX, p. 246.
» transvaalense Schinz, B. H. B. II, p. 202.
Composite, B. H. B. I, p. 71; IL, p. 243: III, p. 424; IV. p. 456, 82%.
Convolvulaceæ, B. V. Br. XXX, p. 270; B. H. B. III, p 414.
Convolvulus arvensis L., B. V. Br. XXX, p. 274.
» hastatus Thunb., B. V. Br. XXX, p. 274.
Copaifera Gorskiana Benth., B. V. Br. XXX, p. 172.
» Mopane (Kirk.) Benth. B. V. Br. XXX, p. 170.
Corallocarpus Schinzii Cogn., B. V. Br. XXX, p. 153.
» sphærocarpus Cogn., B. V. Br. XXX, p. 154.
» sphærocarpus Cogn. £. scaberrimus Cogn. B. H. B. III, p. 422.
» spærocarpus Cogn. y. subhastatus Cogn. B. H. B. III, p. #22.
» Welwitschii Hook., B. V. Br. XXX, p. 15%, 155.
Craspedorrhachis, B. V. Br. XXX, p. 145.
Crassula acinaciformis Schinz, B. H. B. II, p. 204.
» acutifolia Lam., B. H. B. V, p. 860.
» brachypetala Schönland, B. H. B. V, p. 863.
» centauroides L., B. H. B. V, p. 864.
» drakensbergensis Schönland, B. H. B. V, p. 861.
» expansa Ait., B. H. B. V, p. 862, 863.
» falcata Willd., B. H. B. IL p. 203.
» fruticulosa (L.) Harv., B. H. B. V, p. 860.
» griquaensis Schönland, B. H. B. V, p. 860.
» heterotricha Schinz, B. H. B. II, p. 203.
» maritima Schönland, B. H. B. V, p. 862, 863.
» natalensis Schönland, B. H. B. V, p. 862.
BULL. HERB. BOss., octobre 1897.
60
877
878 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (296)
Crassula perfoliata L., B. H. B. IL p. 203.
» rubicunda E. Mey., B. H. B. V, p. 861.
» tenuicaulis Schönland, B. H. B. V, p. 864.
» tenuifolia Schönland, B. H. B. V, p. 860.
» vaginata Eckl. et Zeyh., B. H. B. V, p. 862.
» Woodii Schönland, B. H. B. V, p. 863.
Crassulaceæ, B. V. Br. XXX, p. 1705 BH7B I, p. 203 N pot
NS 899.
Crepis oligophylla Klatt, B. H. B. II, p. 426.
Crinipes abyssinicus Hochst., B. V. Br. XXX, p. 447.
Crotalaria amplexicaulis Lam. B. H. B. I, p. 201.
» Belckii Schinz, B. V. Br. XXX, p. 159.
» globifera E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 159.
» Leubnitziana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 158.
» mollis E. Mey. var. erecta Schinz, B. V. Br. XXX, p. 161.
» nubica Benth., B. V. Br., p. 160.
» opposita L., B. H. B. II, p. 199.
» Pechueliana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 157.
» podocarpa DC. var. villosa Schinz, B. V. Br. XXX, p. 160.
» polycarpa Benth., B. V. Br. XXX, p. 160.
» reniformis Lam., B. H. B. II, p. 201.
» sphærocarpa Perr. var. angustifolia Hochst., B. V. Br. XXX, p. 160.
» sphærocarpa Perr. var. lanceolata Schinz, B. V. Br. XXX, p. 160.
» triflora L., B. H. B. II, p. 201.
» versicolor Bak., B. V. Br. XXX, p. 160.
Cucumis africanus L. var. acutilobus Cogn., B. H. B. III, p. 418.
» dissectifolius Naud. var. ? filiformis Cogn., B. V. Br. XXX, p. 150.
» hirsutus Sond. var. y dissectus Cogn., B. H. B. IH, p. 418.
Cucurbitaceæ, B. V. Br. XXX, p. 149; B. 4. B. III, p. 418; IV, p. 821.
Cussonia angolensis (Seem.) Hiern, B. H. B. II, p. 212.
» aralioides Welw., B. H. B. II, p. 196.
» chartacea Schinz, B. H. B. II, p. 211.
» Kraussii Hochst., B. H. B. II, p. 196.
» Kirkii Seem., B. H. B. II, p. 212.
Cyamopsis senegalensis Guill. et Perr., B. V. Br. XXX, p. 162.
» serrata Schinz, B. V. Br. XXX, p. 161.
Cyanella alba L., B. H. B. III, p. 39.
» capensis L., B. H. B. III, p. 394.
» lutea L.. B.H.B. Ill, p. 394.
» orchidiformis Jacq., B. H. B. III, p. 394.
» racemosa Schinz, B. H. B. III, p. 394.
Cyathula spathulata Schinz, B. H. B. IV, p. 421.
Cyclopia brachypoda Bth., B. H. B. II, p. 202.
(297) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 879
Cynanchum eurichtioides K. Sch., B. H. B. IV, p. 447.
» patalitium Schltr., B. H. B. IV, p. 447.
» somalense N. E. Brown, B, H. B. IV, p. 449.
» subcoriaceum Schltr., B. H. B. IV, p. 447.
» trifurcatum Schltr., B. H. B. IV, p. 448.
Cyperaceæ, B. V. Br. XXIX, p. 45; XXX, p. 139; XXXI, p. 179.
Cyperus ensifolius Nees et Ehrenb., B. V. Br. XXX, p. 139.
» fuscescens Willd., B. V. Br. XXIX, p. 45.
» niveus Retz, B. V. Br. XXIX, p. 46.
» niveus 8 polyphyllus Bocklr., B. V. Br. XXIX, p. 46.
» pseudoniveus Böcklr.!, B. V. Br. XXIX, p. 45.
» pseudoniveus Böcklr. 8 tenuifolius B. V. Br. XXIX, p. 46.
» purpureus Böcklr.?, B. V. Br. XXIX, p. 45.
» Schinzii Böcklr.°®, B. V. Br. XXIX, p. 45.
» subaphyllus Böcklr.*, B. V. Br. XXX, p. 139.
Cytisus capensis Berg, B. H. B. II, p. 199.
Dactylopetalum Benth., B. H. B. V, p. 866.
» Barteri, B. H. B. V, p. 866.
» gummifluum Tul., B. H. B. V, p. 866.
» sessiliflorum Benth., B. H. B. V, p. 866.
» verticillatum (N. E. Brown) Schinz, B. H. B. V, p. 866.
Danthonia Bachmanni Hack., B. H. B. III, p. 385.
» holciformis Nees ab Esenb. B. H. B. III, p. 386.
Decaneurum senegalense DC., B. H. B. IV, p. 827.
Dermocybe cinnabarina Fr., B. V. Br. XXXI, p. 229.
Deverra juncea Ball, B. H. B. II, p. 211.
Dicliptera Marlothi Engl., B. V. Br. XXXI, p. 205.
» Schumanniana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 204.
Dicoma ramosissima Klatt, B. H. B. IV. p. 843.
» Zeyheri Sond. var. thyrsiilora Klatt, B. H. B. IV, p. 844.
Dilivaria horrida Nees ab Esenb., B. V. Br. XXXI, p. 200, 201.
Dinacria filiformis Haw., B. H. B. V, p. 859.
» grammanthoides Schönland, B. H. B. V, p. 853.
» _.sebæoides Schönland, B. H. B. V, p. 860.
Dipcadi Bakerianum Schinz®, B. V. Br. XXXI, p. 217.
' — Cyperus margarilaceus Vahl; cf. Dur. et Schinz, Consp. V, p. 568.
? — Cyperus apricus Ridl.; ef. Dur. et Schinz, Consp. V, p. 548.
3 — D.
* — Juncellus levigatus (L.) C. B. Clarke in Dur. et Schinz, Consp. V,
p. 544.
° — Dipcadi Durandianum Schinz in Dur. et Schinz, Consp. V, p. 374.
HL N DA BER
880 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (298)
Dipcadi Clarkeanum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 218.
» hyacinthoides Baker, B. V. Br. XXXI, p. 217.
» longebracteatum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 218.
Diplachne alba Hochst., B. H. B. III, p. 388.
» andropogonoidis Nees ab Esenb., B. H. B. III, p. 389.
» biflora Hack., B. H. B. II, p. 387.
» fusca Pal., B. H. B. IH, p. 388.
» pallida Hack., B. H. B. III, p. 387.
Distegia acida Klatt, B. H. B. IV, p. 463.
Dolichos Lablab L. var. rhomboideus Schinz, B. V. Br. XXX, p. 168.
Dolosanthus silvaticus Klatt, B. H. B. IV, p. 473.
Dyschoriste depressa Nees ab Esenb., B. H. B. IV, p. 846.
Echinodorus ranunculoides Engelm., B. H. B. IV, p. 414.
» (2) Schinzii Fr. Buchenau!, B. H. B. IV, p. 43.
Ectadium virgatum E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 261.
» virgatum E. Mey. var. latifolium Schinz, B. V. Br. XXX, p. 261.
Elæodendron capensis Eckl. et Zeyh., B. H. B. IV, p. 432.
Endomyces parasiticus Fayod, B. V. Br. XXXI, p. 288.
Entosthodon curvi-apiculatus C. Müll., B. H. B. IV, p. 411.
» marginatus C. Müll., B. H. B. IV, p. 411.
» rhomboideus Shaw., B. H. B. IV, p. 411.
» rivalis Geh., B. H. B. IV, p. 411.
» Schinzii Geh., B. H. B. IV, p. #11.
Eragrostis airoidis Nees ab Esenb., B. H. 8. III. p. 390.
» albescens Steud., B. H. B. III, p. 393.
» barbinodis Hack., B. H. B. IH, p. 390.
» biflora Hack., B. H. B. III, p. 389, 390.
» chalcantha Trin.,B. H. B. IH, p. 392.
» curvula Nees ab Esenb., B. H. B. Ii, p. 391.
» denudata Hack., B. H. B. II, p. 392.
» emarginata Hack., B. V. Br. XXX, p. 238.
» enodis Hack., B. V. Br. XXX, p. 148.
» Hornemanniana Nees ab Esenb., B. H. B. III, p. 392.
» membranacea Hack., B. V. Br. XXX, p. 148.
» micrantha Hack., B. H. B. UE, p. 389.
» pallens Hack., B. H. B. TI, p. 392.
» patentissima Hack., B. H. B. III, p. 391.
» porosa Nees ab Esenb., B. V. Br. XXX, p. 238.
» spinosa Nees ab Esenb., B. V. Br. XXX, p. 148.
» tremula Hochst., B. V. Br. XXX, p. 147; B. H. B. IL, p. 392.
1 — Rautanenia Schinzii Fr. Buchenau in B. H. B. V, p. 855.
BA
Messe
(299) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
Eriocephalus Lüderitzianus ©. Hoffm., B. H. B. I, 86.
Eriospermum abyssinicum Baker, B. V. Br. XXXi, p. 216.
» Bakerianum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 215.
» Galpinü Schinz, B. H. B. IV, p. #16.
» Sprengerianum Schinz, B. H. B. IV, p. 416.
» somalense Schinz, B. H. B. IV, p. 416.
Erlangea Schinzii ©. Hoffm., B. H. B. I, p. 71.
Erythrocephalum erectum Klatt, B. H. B. IV, p. 472.
Eulophia æqualis Bolus, B. H. B. IV, p. 417.
» hereroensis Schltr., B. H. B. IV, p. 417.
» inzqualis Schltr., B. H. B. IV, p. 417.
Euryops longipes DC., B. H. B. V, p. 845.
» peduntulata N. E. Brown, B. H. B. IV, p. 845.
» Schenckii O. Hoffm., B. H. B. I, p. 88.
» subcarnosus DC., B. H. B. I, p. 88.
» suleatis Harvey, B. H. B. IV, p. 843.
» transvaalensis Klatt, B. H. B. IV, p. 843.
Eustegia plicata Schinz, B. H. B. IH, p 218.
Felicia lingulata Klatt, B. H. B. IV, p. 831.
Fieinia Kunthiana Böcklr., B. V. Br. XXIX, p. 47.
» laciniata Nees ab Esenb., B. V. Br. XXIX, p. 48.
» Schinziana Böcklr.!, B. V. Br. XXIX, p. 47.
» varia Böcklr., B. V. Br. XXIX, p. 47.
Ficoideæ, B. V. Br. XXX, p. 47; B. H. B. II, p. 204.
Fresenia foliosa Klatt, B. H. B. III, p. 431.
» foliosa Klatt var. monocephala Klatt, B. H. B. III, p. #31.
» pinnatilobata Klatt, B. H. B. III, p. 432.
Garuleum album Moore, B. H. B. Hi, p. 441.
» bipinnatum (Thunb.) Less., B. H. B. III, p. 444
» Jatifolium Harv., B. H. B. Ill, p. 441.
» pinnatifidum (Thunb.) DC., B. H. B. III, p. 341.
» Schinzii O. Hoffm., B. H. B. I, p. 74; III, p. 441.
» Woodi Schinz, B. H. B. II, p. 440.
Gazania diffusa Oliv., B. H. B. I, p. 89.
» heterotricha DC., B. H. B. II, p. 217.
» Pechuelii O. Ktze., B. H, B. I, p. 89.
» Schenckii O. Hoffm., B. H. B. II, p. 216.
» Schinzii O. Hoffm., B. H. B. II, p. 215.
1 — Scirpus diabolicus Steud. ; ef. Dur. et Schinz, Consp. V, p. 621.
881
882 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. - (300)
Gazania varians DC., B. H. B. IL, p. 216. 2
» leptophylla DC., B. H. B. IL, p. 215.
» uniflora Sims, B. H. B. II, p. 216.
Geigeria acaulis Benth. et Hook , B. H. B. I, p. 79.
» acicularis O. Hoïfm., B. H. B. I, p. 80, 82.
» africana Griessel, B. H. B. I, p. 79.
» alata Benth. et Hook., B. H. B. I, p. 80.
» angolensis O. Hoffm., B. H. B. I, p. 80, 85.
» aspera Harv., B. H. B. I, p. 80.
» brevifolia Harv., B.H. B. I, p. 80.
» Burkei Harv. B. H. B. 1, p. 79, 81.
» Lüderitziana O. Hoff., B. H. B. I, p. 79, 81.
» odontoptera O. Hoffm., B. H. B. I, p. 80, 85.
» ornativa O. Hoff., B. H. B. I, p. 79, 82.
» passerinoides Harv., B. H. B. I, p. 79.
» pectidea Harv., B. H. B. I, p. 80.
» protensa Harv., B. H. B., I, p. 79, 81.
». rigida O. Hoffm., B. H. B. I, p. 80, 84.
»>5Schinzi 0.2Hofm-, B.H.2B21.9:.79,80.
» spinosa O. Hoffm., B. H. B. I, 80, 83.
» vigintisquamea O Hoffm. B. H. B. I, p. 80, 83.
» Zeyheri Harv., B. H. B. I, 80.
Gentianaceæ, B. H. B. II, p. 218; III, p. 411; IV, p. 442.
Geraniaceæ, B. V. Br. XXIX, p. 58; XXXI, p. 182; B. H. B. Il, p. 399.
Gerbera Galpinii Klait, B. H. B. IV, p. 814.
» integralis Sond., B. H. B. IV, p. 844.
» tuberosa Klatt, B. H. B. IV, p. 845.
Gnaphalium helichrysoides Ball, B. H. B. IV, p. 835.
Gomphocarpus bisacculatus Oliv., B. H. B. IV, p. 446.
Gongrothamnus multiflorus Klatt, B. H. B. TI, p. 427.
Gramineæ, B. V. Br. XXX, p. 137, 139; B. H. B. II, p. 225; ILE, p. 377; IV,
p- 810.
Grammanthes gentianoides DC., B. H. B. V, p. 859.
» gentianoides DC. var. sebæoides Harv., B. H. B. V, p. 860.
» sebæoides Eckl. et Zeyh., B. H. B. V, p. 860.
Gymnanthemum numulariæfolium Klatt, B. H. B. III, p. 427.
Gymnosporia borumensis Les., B. H. B. IV, p. 430.
» botsabelensis Læs., B. H. B. IV, p. 429.
» Harveyana Les., B. H. B. IV, p. 430.
» heterophylla (Eckl. et Zeyh.) Lœs. var. y stenophylla Les., B. H. B.
IV, p. 429.
» linearis L., B. H. B. IV, p. 429.
» polyacantha Sond., B. H. B. IL, p. 193.
(301) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 883
Gymnosporia rubra Harv., B. H. B. IV, p. 430, 431.
» Schlechteri Les., B. H. B., II, 193.
» senegalensis (Lam.) Les. var. inermis Rich. forma 8 charlacea Les.,
B. H. B. IV, p. 430.
> senegalensis (Lam.) Les. var. inermis Rich. forma « coriacea (Guill. et
Perr.) Les., B. H. B. IV, p. 430.
» somalensis Engl.. B. H. B. IV, p. 430.
Gyaura auriculata Klatt, B. H. B. III, p. 426.
» cœrulea ©. Hoffm., B. H. B. I, p. 86.
Hæmax Massonii Schltr., B. H. B. IV, p. 425.
Helichrysum agrostophilum Klatt, B. H. B. IV, p. 833.
» araneosum Klatt, B. H. B. IV, p. 834.
» Bachmannii Klatt, B. H. B. IV, p. 459.
» Ballii Klatt, B. H. B. IV, p. 836.
» calocephalum Klatt, B. H. B. IV, p. 834.
» confertifolium Klatt, B. H. B. IV., p. 835.
» floccosum Klatt, B. H. B. IV, p. 835.
» glomeratum Klatt, B. H. B. IV, p. 460.
» Hôpfnerianum Vatke, B. H. B. IV, p. 460.
» involucratum Klatt, B. H. B. IV, p. 461.
» Kirkii Oliv. et Hiern, B. H. B. IV, p. 836.
» nanum Klatt, B. H. B. IV, p. 461.
» nudifolium Less. B. H. B. IV, p. 835.
» opacum Klatt, B. H. B. IV, p. 835.
» oreophilum Klatt, B. H. B. IV, p. 837.
» polyciadum Klatt, B. H. B. IV, p. 837.
» præcinctum Klatt, B. H. B. IV, p. 838.
» recurvatum Willd., B. H. B. IV, p. 835.
Heliotropium pallens Delil., B. V. Br. XXX, p. XXX, p. 269.
» villosum Willd., B. V. Br. XXX, p. 269.
Hermannia abyssinica K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 236.
» affinis K. Sch., B. V. Br. XXXI, p. 180.
» althæifolia L., B. V. Br. XXX, p. 230.
» betonicæfolia (Eckl. et Zeyh.) Schinz, B. H. B. IV, p. 437.
» ‘chrysantha (Planch.) Schinz, B. H. B. IV, p. 437.
» chrysanthemifolia E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 233.
» comosa Burch., B. V. Br. XXX, p. 230.
» filipes Harv. var. elatior K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 235.
» fruticulosa K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 233, 234.
» Galpiniana Schinz!, B. H. B. IV, p. 435, 437 ; IV, p. 846.
1 — Hermannia grandifolia N. E. Brown in Kew Bull. (1895), p. 940.
8854 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (302)
Hermannia Gerardi Harv., B. H. B. IV, p. 436, 437.
» glanduligera K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 232.
» grandifolia N. E. Brown, B. H. B. IV, p. 846.
» grandistipula (Burch.) Schinz, B. H. B. IV, p. 437.
» Gürkeana K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 231.
» lanceolata Schinz!, B. H. B. IV, p. 436; B. H. B. IV, p. 846.
» laneifolia Szysz., B. H. B. IV, p. 436.
» leucophylla Presl, B. V. Br. XXX, p. 231.
» montana N. E. Brown, B. H. B. IV, p. 846.
» ovalis (Harv.) Schinz, B. H. B. IV, p. 438.
» paucifolia Turez., B. V. Br. XXX, p. 233.
» paucifolia Turcz. var. chrysanthemifolia O. Kize., B. V. Br. XXX,
p. 233.
» paucifolia Turez. var. intermedia O. Ktze., B. V. Br. XXX, p. 233.
» paucifolia Turez. var. normalis O. Ktze., B. V. Br. XXX, p. 233.
» Schinzii K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 235.
» spinosa E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 235; XXXI, p. 180.
» stricta E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 235; XXXI, p. 180.
» transvaalensis Schinz, B. H. B. IV, p. 437.
» Woodii Schinz, B. H. B. IV, p. 437.
Hermbstædtia argenteiformis Schinz?, B. V. Br. XXXI, p. 209.
» argenteiformis Schinz var. oblongifolia Schinz, B. V. Br. XXXI,
p- 209.
» linearis Schinz®, B. V. Br. XXXI, p. 210.
» scabra Schinz*, B. V. Br. XXXI, p. 209.
Hepaticæ, B. H. B. II, p. 374.
Hessea Bachmanniana Schinz, B. H. B. IV, p. 812.
Heteromorpha arborescens Cham. et Schlecht., B. H. B. If, p. 208.
» stenophylla Welw., B. H. B. II, p. 207.
Heteropyxis canescens Oliv., B. H. B. IV, p. 846.
» natalensis Harv., B. H. B. IV, p. 439. ;
» transvaalensis Schinz5, B. H. B. IV, p. 439; IV, p. 846.
Hibiseus æthiopicus L., B. H. B. III, p. 406.
» aristævalvis Garcke, B. H. B. II, p. 403; B. V. Br. XXX, p. 179.
» cæsius Garcke var. micropetala Gürke, B. V. Br. XXX, p. 179.
» cordatus Harv., B. V. Br. XXX, p. 177.
» Engleri Schum., B. V. Br. XXX. p. 178.
— Hermannia montana N. E. Brown in Kew Bull. (1895), p. 920.
— Celosia argenteiformis Schinz in Engl. Bot, Jahrb. XXI, p. 180.
— Celosia linearis Schinz, 1. c., p. 180.
— Üelosia scabra Schinz, I. e., p. 180.
— Heteropyxis canescens Oliv. in Hook. Icon. (1895), t. 2407.
ot REC OR
(303) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 885
Hibiscus Fleckii Gürke, B. H. B. LL, p. 404.
» Ludwigii Eckl. et Zeyh., B. V. Br. XXX, p. 178.
» physaloïides Guill. et Perr., B. V. Br. XXX, p. 178.
» rhabdotospermus Garcke f. palmatipartita Gürke, B. V. Br. XXX,
pr 179:
» rhodanthus Gürke, B. H. B. III, p. 405.
» Schinzii Gürke, B. V. Br. XXX, p. 176.
» Upingtoniæ Gürke, B. V. Br. XXX, p. 178.
» urens L., B. V. Br. XXX, p. 180.
Hirpicium Echinus Less, B. H. B. I, p. 89.
Hydrocharitaceæ, B. H. B. Hi, p. 376.
Hydrocotyle Burmanica Kurz, B. H. B. IH, p. 411.
» heterophylla Schinz, B. H. B. III, p. 410.
» javanica Thunb., B. H. B, UI, p. 444.
» montana Cham. et Schlecht.,-B. H. B. III, p. #10.
» septemloba Schinz, B. H. B. III, p. #10.
» triloba Thunb., B. H, B. III, p. 410.
Hydrophyllaceæ, B. V.B. XXX, p. 173.
Hymenophora Viv., B. H. B. IH, p. 209.
» denudata Viv., B. H. B. Il, p. 210.
Hypocrea Solmsii E. Fischer, B. V. Br. XXXI, p. 228.
Hypoxis serrata L. var. Macowanii Schlechter, B. H. B. III, p. 394.
Hypnum compressicaule C. Müll., B. H. B. IV, p. 412.
Indigofera acutifolia Schinz, B. V. Br. XXX, p. 169.
» Charlieriana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 169.
» desmodioides Bak., B. V. Br. XXX, p. 163.
» dimorphophylla Schinz, B. V. Br. XXX, p. 164.
» erythrogramma Welw., B. V. Br. XXX, p. 163.
» flavicans Bak., B. V. Br. XXX, p. 163.
» Hofmanniana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 162.
» scaberrima Schinz, B. V. Br. XXX, p. 163.
» tinctoria L., B. V. Br. XXX, p. 163.
Inula britannica L., B. V. Br. XXX, p. 182.
Ipomea adenioides Schinz!, B. V. Br. XXX, p. 270, 274.
» argyrophylla Vatke, B. V. Br. XXX, p. 271.
» bipinnatipartita Engl., B. V. Br. XXX. p. 274.
» Bolusiana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 271.
» convolvuloides Schinz?, B. V. Br. XXX, p. 273.
1 — Rivea adenioides (Schinz) Hallier in Engl. Bot. Jahrb. XVII, p. 156.
2 — Merramia angustifolia (Jacq.) Hallier var. ambigua Hallier in Engl. Bot.
Jahrb. XVIIL, p. 117.
886 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (304)
Ipomæa Magnusiana Schinz, B. V. Br., XXX, p. 272.
Iridaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 212; B. H. B. II, p. 222; III, p. 395.
Isolepis dioicus Kunth., B. V. Br. XXX, p. 139.
Iva annua L., B. H. B. IV, p. 464.
Jæggia repanda Schinz!, B. V. Br. XXX, p. 254.
Jasminum abyssinicum Hochst., B. V. Br. XXX, p. 257.
» auriculatum Vahl, B. V. Br. XXX, p. 257.
» azoricum L., B. V. Br. XXX, p. 257.
» Schrôüterianum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 256.
Jaumea altissima Klatt, B. H. B. Ill, p. 495.
Justicia Gürkeana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 201.
» leucodermis Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 202.
» namaensis Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 202.
» odora Vahl, B. V. Br. XXXI, p. 203.
» polymorpha Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 203.
Kalanchoe brachyloba Welw., B. V. Br. XXX, p. 173.
» Kelleriana Schinz, B. H. B. IV, p. 814.
» multiflora Schinz, B. V. Br. XXX, p. 172.
» Quartiniana A. Rich., B. H. B. IV, p. 814.
» Schimperiana A. Rich., B. H. B. IV, p. 814.
Kedrostis hirtella Cogn., B. H. B. HI, p. 420.
» longipedunculata Cogn., B. H. B. IH, p. 421.
Kelleronia splendens Schinz, B. H. B. IH, p. 400.
Knowltonia capensis (L.) Huth, B. H. B. IV, p. 424.
» capensis (L.) Huth, f. rigida Salisb., B. H. B. IV, p. 424.
» capensis (L.) Huth, f. vesicatoria Sims, B. H. B. IV, p. 424.
» daucifolia Lam., B. H. B. IV, p. 425.
» glabricarpellata Huth, B. H. B. IV, p. 425, 425.
» hirsuta DC., B. H. B. IV, p. 424.
» hirsuta DC. £. gracilis DC., B. H. B. IV, p. 424.
» rotundifolia Huth, B. H. B. IV, p. 424, 425.
Labiatæ, B. V. Br. XXXI, p. 208; B. H. B. IV, p. 819.
Lachnæa funicaulis Schinz, B. H. B. II, p. 408
» penicillata Meisn., B. H. B. III, p. 408.
Lagarinthus filiformis E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 262, 263.
Laggera stenoptera O. Hoffm., B. H. B. I, p. 76.
! — Paschanthus Jäggianus Schinz; cf. Schinz in Bull. Soc. Bot. Genève,
1891, p. 69 und Harms in Engl. et Prantl Natürl. Pflanzenfam. III. Teil, 6.
Abt. a, p. 81.
(305) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 887
Laguna lobata Willd., B. V. Br. XXX, p. 181.
» Schinzii Gürke, B. V. Br. XXX, p. 180.
» ternata Willd., B. V. Br. XXX, p. 180, 181.
Laminaria digitata (L.) Edm., B. H. B. I, p. 91, 94.
» digitata (L.) Edm. f. ensifolia, B. H. B. I, p. 91.
» digitata (L.) Edm. f. genuina, B. H. B. I, p. 9.
» Schinziü Fosl., B. H. B. I, p. 91.
» Schinzii Fosl. f. cuneata Fosl., B. H. B. I, p. 92, 93.
» Schinzii Fosl. f. typica Fosl., B, H. B. 1, p. 92, 93.
Lapeyrousia abyssinica (Hochst.) Baker, B. V. Br. XXXI, p. 213.
» caudata Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 213.
» cœrulea Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 212.
Lasiochloa alopecuroides Hack , B. H. B. III, p. 393.
» utriculosa Nees ab Esenb., B. H. B. IH, p. 393.
Lebeckia mucronata Benth., B. H. B. V, p. 865.
» multiflora E. Mey. var. parvifolia Schinz, B. V. Br. XXX, p. 157.
» Schlechteriana Schinz, B. H. B. V, p. 865.
Lefeburia abyssinica A. Rich., B. H. B. I, p. 207.
» brachystyla Hiern, B. H. B. II, p. 207.
» upingtoniæ Schinz, B. H. B. I, p. 206.
Leguminos&, B. V. Br. XXX, p. 156, 239: B. H. B. IL, p. 197; IV, p. 426;
IV, p. 815.
Lentinus cochleatus Pers., B. V. Br. XXXI, p. 229.
» cochleatus Pers. var. tridentatus Secret., B. V. Br. XXXI, p. 229.
» tigrinus, B. V. Br. XXXI, p. 229.
Leptadenia Spartium Wight, B. V. Br. XXX, p. 265.
Leptochloa falcata Hack., B. H. B. II, p. 386.
Leptocoryphium lanatum Nees, B. V. Br. XXX, p. 237.
Leptothamnus ciliaris DC., B. H. B. I, p. 76.
» rarifolius Turez., B. H. B. I, p. 76.
Lessertia brachypus Harv., B. V. Br. XXX, p. 167.
» emarginata Schinz, B. V. Br. XXX, p. 166.
» incana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 167.
» rigida E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 167.
» spinescens E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 167.
Lidbeckia integrifolia Klatt, B. H. B. IV, p. 840.
Liliaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 2145; B. H. B. II, p. 223; IV, p. 415; IV, p. 857.
Limeum viscosum Fenzl var. longepeduneulatum Schinz!, B. V. Br. XXX,
p. 256.
Liparia opposita L., B. H. B. II, p. 199.
1 — Limeum viscosum Fenzl; cf. Schinz, Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas in B. H. B. V.
888 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (306)
Lipocarpha Rautanenii Böcklr.!, B. V. Br. XXXI, p. 179.
Lotononis carinalis Harv., B. V. Br. XXX, p. 157.
» clandestina Benth. var. Steingröveriana Schinz, B. V. Br. XXX,
p. 157.
Lüderitzia pentaptera K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 176.
Lycium glandulosissimum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 183.
» villosum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 184.
Lyperia amplexicaulis Benth., B. V. Br. XXXI, p. 193.
» elegantissima Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 192.
» fruticosa Benth., B. V. Br. XXXI. p. 193.
» Jlitoralis Schinz. B. V. Br. XXXI, p. 192.
Lythraceæ, B. H. B. III, p. 409; B. V. Br. XXX, p. 248.
Mærua angustifolia Schinz?, B. V. Br. XXIX, p. 48; B. H. B. IV, p. 858.
» emarginata Schinz, B. H. B. V, p. 857.
» Grantii Oliv., B. V. Br. XXIX, p. 49.
» nervosa Oliv., B. V. Br. XXIX, p. 49; B. H. B. V, p. 858.
» triphylla Rich., B. V. Br. XXIX, p. 49.
» triphylla (Thunb.) Schinz, B. H. B. V, p. 858.
» undulata (Eckl. et Zeyh.) Schinz, B. H. B. IV, p. 858.
Malvaceæ, B. V. Br. XXX, p. 174; B. H. B. II, p. 404; IV. p. 432.
Marasmius Fr., B. V. Br. XXXI, p. 229.
» acervaius, B. V. Br. XXXI, p. 229.
Matricaria pinnatifida Klatt, B. H. B. IH, p. 437.
Maurocenia capensis Sond., B. H. B. II, p. 194.
» frangularia Mill., B. H. B. II, p. 194.
» Schinziana Loes., B. H. B. Hi, p. 194.
Mechowia, B. H. B. IV, p. 421.
Melhania Forbesii Planch., B. V. Br. XXX, p. 230.
» griquensis Bolus, B. V. Br. XXX, p. 229.
» griquensis Bolus var. virescens K. Sch., B. V. Br. XXX, p. 230.
Meliaceæ, IV, p. 498; B. H. B. IH, p. 402.
Melothria acutifolia Cogn., B. H. B. IE p. 419.
» capillacea Cogn., B. V. Br. XXX, p. 152.
» longipedunculata Cogn., B. H. B. III, p. 420.
» Marlothii Cogn., B. V. Br. XXX, p. 152.
» membranifolia Cogn., B. H. B. III, p. 420.
» minutiflora Cogn., B. H. B. III, p. 420.
» parvifolia Cogn., B. H. B. III, p. 420.
1 — Scirpus Isolepis (Nees) Becklr.; cf. Dur. et Schinz, Consp. V, p. 624.
2 — Mærua Gürichii Pax; cf. Schinz, Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas in B. H. B. V, app. III, 97.
(307) SCHINZ. BEITR.EGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
Melothria perpusilla Cogn., B. H. B. III, p. 420.
Mesembryanthemum, B. V. Br. XXX, p. 256.
Microloma longituba Schltr., B. H. B. IV, p. 445.
Mimusops caffra E. Mey., B. H. B. IV, p. 441.
» cuneata Engl., B. H. B. IV, p. 441.
» Kummel Bruce, B. H. B. IV, p. 441.
» natalensis Schinz, B. H. B. IV, p. 441.
» obovata Sond., B. H. B. IV, p. 441.
Modecca Lamk., B. V. Br. XXX, p. 254.
» Paschanthus Harv., B. V. Br. XXX, p. 255.
Momordica, B. V. Br, XXX, p. 149.
» balsamina L., B, V. Br. XXX, p. 150.
» balsamina L. var. ? minor Cogn., B. H. B. III, p. 418.
» involucrata E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 150.
» Schinzii Cogn., B. V. Br. XXX, p. 149.
» sessilifolia Cogn., B. H. B. IV, p. 821.
Monactinocephalus Klatt, B. H. B. IV, p. 474.
» paniculatus Klatt, B. H. B. IV, p. 474.
Monelytrum Hack., B. V. Br. XXX, p. 140.
» Lüderitzianum Hack., B. V. Br. XXX, p. 140.
Monsonia biflora DC., B. H. B. III, p. 400.
» Drudeana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 182.
» ignea Schinz, B. H. B. ill, p. 399.
» Lüderitziana Focke et Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 60, 61.
» nivea Dene., B. V. Br. XXXI, p. 182, 183.
» ovata Cav., B. V. Br. XXIX, p. 61; XXXI, p. 182.
» parvifolia Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 61.
» senegalensis Guill. et Perr., B. H. B. III, p. 400.
» umbellata Harv., B. V. Br. XXIX, p. 61; B. H. B. IH, p, 400.
Musci, B. H. B. IV, p. 410.
Myrtaceæ, B. H. B. IV, p. 439.
Natalanthe floribunda Sond., B. H. B. III, p. 417.
889
Naucoria pediades Fr. var. 8 major Berk. et Broome, B. V. Br. XXXI, p. 227.
» pédiades Fr. var. obscuripes Fayod, B. V. Br. XXXI, p. 226.
» semi-orbicularis Bull. f. typica, B. V. Br. XXXI, p. 226.
Nemesia barbata Benth. var. minor Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 189.
Neolüderitzia Schinz, B. H. B. II, p. 190.
» sericeocarpa Schinz, B. H. B. I, p. 19.
Nerine, B. H. B. V, p’ 812.
Nesæa Arnhemica F. v. Müll., B. V. Br. XXX, p. 248.
» dodecandra (DC.) Kæhne, B. V. Br. XXX, p. 248, 249.
» heptamera Hiern, B. V. Br. XXX, p. 248.
890
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Nesæa icosandra Kotschy et Peyritsch., B. V. Br. XXX, p- 248.
linifolia Welw., B. V. Br. XXX, p. 248.
lythroides Welw., B. V. Br. XXX, p. 248, 251.
longipes A. Gray, B. V. Br. XXX, p. 248:
Lüderitzii Kehne, B. V. Br. XXX, p. 248, 251.
lythroides Welw., B. V. Br. XXX, p. 250.
mucronata Köhne, B. V. Br. XXX, p. 248.
mucronata, B. V. Br. XXX, p. 248, 249, 251, 252.
passerinoides (Welw.) Kıehne, B. V. Br. XXX, p. 248, 249, 251.
Robertsii F. v. Müll., B. V. Br. XXX, p. 248.
sagittifolia (Sond.) Kehne, B. V. Br. XXX, p. 248, 252.
(
sagittifolia (Sond.) Kehne var. y ericiformis, B. H. B. IH, p. 409.
(
(308)
sagittifolia (Sond.) Kœhne var. £ glabrescens, B. H. B. III, p. 409.
sagittifolia (Sond.) Keehne var. « typica, B. H. B. III, p. 409.
Schinzii Kœhne, B. V. Br. XXX, p. 248, 252; B. H. B. III, p. 409.
Schinzii var. Fleckii Kehne, B. H. B. III, p. 409.
Nolletia arenosa O. Hoffm., B. H. B. I, p. 76.
»
»
ciliaris Steetz, B. H. B. IH, p. 431.
costata Klatt, B. H. B. III, p. 430.
Nomaphila gracillima Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 196.
Nyctaginaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 221; B. H. B. IV, p. 813.
Ochnaceæ, B. V. Br. XXIX, p. 61.
Ochna arborea Burch., B. V. Br. XXIX, p. 62.
»
»
Aschersoniana Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 61.
pulchra Hook., B. V. Br. XXIX, p. 62.
Oleaceæ, B. V. Br. XXX, p. 256.
Orchidaceæ, B. H. B. IV, p. 47.
Oreodaphne bullata Nees ab Esenb., B. V. Br. XXX, p. 244.
Oreosyce Kelleri Cogn., B. H. B. IV, p. 822.
Ornithogalum amboense Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 220.
»
graminifolium Thunb., B: V. Br. XXXI, p. 221.
longebracteatum Jacq., B. V. Br. XXXI, p. 221.
miniatum Schinz, B. H. B. II, p. 223.
pulchrum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 221.
Schlechterianum Schinz, B. H. B. II, p. 223, 224.
Orthanthera albida Schinz, B. V. Br. XXX, p. 265.
»
»
Browniana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 264.
jasminiflora (Dene.) Brown., B. V. Br. XXX, p. 265.
Osteospermum montanum Klatt, B. H. B. III, p. 432.
»
»
»
odoratum Klatt, B. H. B. III, p. 433.
psammophilum Klatt, B. H. B. IH, p. 434.
pterigoideum Klatt, B. H. B. IV, p. 471.
(309) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 891
Othonna bracteaia Klatt, B. H. B. IV, p. 471.
» cneorifolia (DC.) Schinz, B. H. B. III, p. 440.
» glauca Klatt, B. H. B. III, p. 439.
» graveolens O. Hoffm., B. H. B. I, p. 88.
» lamulosa Schinz, B. H. B. III, p. 439.
» polycephala Klatt, B. H. B. IV, p. 471.
» rosea Harv., B. H. B. III, p. 424; IV, p. 471.
Panicum antidotale Retz., B. V. Br. XXX, p. 143.
» brachyurum Hack., B. V. Br. XXX, p. 142.
» chusqueoides Hack., B. H. B. III, p. 377.
» coloratum L., B. H. B. II, p. 379.
» filiculme Hack., B. H. B. IH, p. 377.
» glomeratum Hack., B. V. Br. XXX, p. iM.
» gossypinum À. Rich., B. V. Br. XXX, p. 141.
» levifolium Hack., B. H. B. IH, p. 378.
» leptocaulum Trin., B. H. B. III, p. 377.
» Petiveri Trin., B. V. Br. XXX, p. 142.
» repens L., B. V. Br. XXX, p. 143.
» Schinzii Hack., B. V. Br. XXX, p. 142.
» xantholeucum Hack., B. V. Br. XXX, p. 141.
Pappea capensis Eckl. et Zeyh., B. V. Br. XXX, p. 157.
» Schumanniana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 156.
Paschanthus repandus Burch., B. V. Br. XXX, p. 255.
Passifloraceæ, B. V. Br. XXX, p. 252.
Pavonia arabica Hochst. var. glanduligera Gürke, B. H. B. III, p. 406.
» arabica Hochst., B. V. Br. XXX, p. 176.
» cancellata Cav., B. V. Br. XXX, p. 176.
» clathrata Mast., B. V. Br. XXX, p. 175, 176.
» cristata Schinz, B. H. B. IH, p. 407.
» elegans Garcke, B. H. B. III, p. 407, 408.
» Franchetiana Schinz, B. H. B. III, p. 407.
» Galpinia Schinz, B. H. B, IV, p. 434.
» glandulosa Franch., B. H. B. III, p. 406, 407.
» Kotschyi Hochst., B. V. Br. XXX, p. 175, 176.
) xehmannii Szyszylowiez, B. V. Br. XXX, p. 176.
» Schumanniana Gürke, B. V. Br. XXX, p. 174.
» somalensis Franch., B. H. B. III, p. 406, 407.
» urens Cav., B. H. B. IV, p. 434.
» zeylanica Cav., B. V. Br. XXX, p. 175, 176.
Pedaliaceæ, B. V. Br. XXX, p. 181, 239; B. H. B. IV, p. 492.
Pelecynthis axillaris E. Mey., B. H. B. II, p. 201.
» corymbosa E. Mey., B. H. B. II, p. 199.
892 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (310)
Pelecynthis dichotoma E. Mey., B. H. B. II, p. 201.
» diffusa E. Mey., B. H. B. II, p. 200.
» gibba E. Mey., B. H. B. II, p. 200.
» opposita E. Mey.. E. Mey., B. H. B. IT, p. 200.
» retroflexa E. Mey., B. H. B. II, p. 200.
» rhomboidea E. Mey., B. H. B. II, p. 199.
Pennisetum spicatum Kcke., B. H. B. II, p. 227.
» Schimperi Hochst., B. H. B. IH, p. 380.
» tenuifolium Hack., B. H. B. Il, p. 380.
Pentatrichia petrosa Klatt, B. H. B. IE, p. 437.
Philyrophyllum Schinzii O. Hoffm., B. H. B. I, p. 78.
Pituranthos aphyllus (Cham. et Sehlecht.) BH., B. H. B. Ti, p. 209, 210, 211.
» aphyllus (Cham. et Schlecht.) BH. var. denudata Sonder, B. H. B. II,
p. 210.
» Burchellii (Sonder) BH., B. H. B. II, p. 209, 210.
» chloranthus (Coss. et Dur.) BH., B. H. B. IL, p. 209. 210, 211.
» denudatus Viv., B. EH. B. II, p. 210.
» junceus Ball, B. H. B. II, p. 244.
» Korolkowi (Regel et Schmalh.) Schinz, B. H. B. II, p. 209, 211.
» Reboudii (Coss. et Dur.) BH., B. H. B. II, p. 209, 211.
» Rohlfsianus (Aschers.) Schinz, B. H. B. I, p. 209, 210.
» scoparius (Coss. et Dur.) BH., B. H. B. II, p. 209, 210, 211.
» tortuosus (Desf.) BH., B. H. B. II, p. 209, 210.
» tortuosus (Desf.) BH. var. virgata DC., B. H. B. 9, p. 240.
» triradiatus (Hochst.) BH., B. H. B. I. p. 209, 240.
Pluteus admirabilis Peck, B. V. Br. XXXI, p. 227.
» (?) xanthogrammus Ces., B. V. Br. XXXI, p 227.
Polanisia Kelleriana Schinz, B. H. B. II, p. 395.
Polycarena discolor Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 191.
Polygalaceæ, B. V. Br. XXIX, p. 52; B. H. B. IH, p. 402.
Polygala abyssinica Fresen., B. H. B. III, p. 403.
» albida Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 53.
» arenarla Willd., B. V. Br. Ode p. 53.
» asbestina B rch., B. V. Br. XXIX, p. 53.
» hottentotta Presl var. Fleckiana Schinz, B. H. B. IH, p. 402.
» illepida E. Mey., B. V. Br. XXIX, p. 53.
» kalachariensis Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 52.
» persicariæfolia DC., B. V. Br. XXIX, p. 53, 54.
» serpentaria Eckl. et Zeyh., B. V. Br. XXIX, p. 53.
Prismatocarpus acerosus Schinz, B. H. B. II, p. 217.
» sessilis Eckl., B. H. B. II, p. 217.
Primulaceæ, B. H. B. II, p. 2241.
Psalliota africana Fayod, B. T. Br. XXXI, p. 225, 226.
(311) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
Psalliota amboensis Fayod, B. V. Br. XXXI, p. 224.
» campestris Kalchbr., B. V. Br. XXXI, p. 226.
» hæmorrhoïidaria Kalchbr., B. V. Br. XXXI, p. 226.
» jejuna Fr., B. V. Br. XXXI, p. 226.
» rubella Gillet, B. V. Br. XXXI, p. 225.
Pseudobarleria Engleriana, B. V. Br. XXXI, p. 197, 198.
» latifolia Schinz, B. V. Br. XXXi, p. 197.
» ovata Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 198.
Pseudogaltonia Pechuelii ©. Kize., B. V. Br. XXXI, p. 215.
Pterodiscus angustifolius Engl., B. H. B. IV, p. 453.
» aurantiacus Welw., B. V. Br. XXX, p. 151.
» brasiliensis (Gay) Aschers., B. V. Br. XXX, p. 182.
» Gayi Dene., B. V. Br. XXX, p. 181.
» Kellerianus Schinz, B. H. B. IV, p. 453.
» luridus Hook., B. V. Br. XXX, p. 181; B. H. B. IV, p. 453.
» speciosus Hook., B. V. Br. XXX, p. 181; B. H. B. IV, p. 453.
Pterocelastrus Galpinii Loes., B. H. B. IV, p. 431.
» rostratum (Thunbg.) Walp., B. H. B. IV, p. 432.
Pteronia cylindracea DC., B. H. B. I, p. 72.
» polygalifolia O. Hofim., B. H. B. I, p. 73.
» undulata DC., B. H. B. I, p. 73.
Pulsatilla caffra Eckl. et Zeyh. pr. spec., B. H. B. IV, p. 423.
Pupalia atropurpurea Mogq., B. H. B. IV, p. 422.
Pyenostachys congensis Gürke, B. H. B. IV, p. 819.
» micrantha Gürke, B. H. B. IV, p. 819.
» Schweinfurthii Brig., B. H. B. IV, p. 819.
Rafnia affınis Harv., B. H. B. II, p. 199, 200.
» alpina Eckl. et Zeyh., B. H. B. If, p. 201.
» amplexicaulis (L.) Thunb., B. H. B. II, p. 200, 201, 202.
» angulata Thunb., B. H. B. II, p. 200, 201, 202.
» angulata Thunb. var. angustifolia E. Mey., B. H. B. II, p. 201.
» angulata Thunb. var. filifolia E. Mey., B. H. B. If, p. 201.
» angustifolia Thunb., B. H. B., II, p. 204.
» axillaris Benth. non Thunb., B. H. B. II, p. 200
» axillaris Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 201.
» axillaris Thunb., B. H. B. IT, p. 201.
» capensis (L.) Schinz B. H. B. II, p. 199, 202.
» cordata Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 201.
» cordala Mart., B. H. B. II, p. 202.
» corymbosa Walp., B. H. B. II, p. 199.
» crassifolia Harv., B. H. B. IT, p. 200, 201, 202.
BULL. HERB, BOISS., Octobre 1897.
61
893
894 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (312)
Rafnia cuneifolia E. Mey., B. H. B. IL, p. 201.
» cuneifolia Thunb., B. H. B. I, p. 199, 202.
» cuneifolia Willd., B. H. B. II, p. 200.
» cuneiformis Lam., B. H. B. II, p. 199.
» dichotoma Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 199, 200, 202.
» diffusa Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 201.
» diffusa Thunb., B. H. B. II, p. 199, 200, 202.
» Ecklonis E. Mey., B. H. B. II, p. 200.
» elliptica Thunb., B. H. B. II, p. 200, 201, 202.
» erecta Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 201.
» fastigiata Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 201.
» filifolia Thunb., B. H. B. II, p. 201.
» humilis Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 200, 202.
» intermedia Vogel ex Walp., B. H. B. II, p. 201.
» Jancea Benth., B. H. B. II, p. 201.
» lancea (Thunb.) DC., B. H. B. II, p. 200, 201.
» Jancea Thunb., B. H. B. II, p. 202.
» Meyeri Schinz, B. H. B. II, p. 200, 201, 202.
» opposita Thunb., B. H. B. II, p. 199.
» ovaia E. Mey., B. H. B. IL p. 201.
» ovata (Berg.) Schinz, B. H. B. II, p. 199.
» pauciflora Eckl. et Zeyh., B. H. B, II, p. 200.
» perfoliata (Thunb.) E. Mey., B. H. B. II, p. 201, 202.
» perfoliata var. acuminata Walp., B. H. B. II, p. 201.
» racemosa Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 199, 200, 202.
» retroflexa Benth., B. H. B. II, p. 200.
» retroflexa Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 201.
» retroflexa Thunb., B. H. B. II, p. 199, 200, 202.
» retusa Vent., B. H. B. II, p. 202.
» rhomboidea Walp., B. H. B. II, p. 199.
» Schlechteriana Schinz, B. H. B. II, p. 197.
» spicata Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 200.
» spicata Thunb., B. H. B. II, p. 199, 200.
» triflora (L.) Thunb., B. H. B. II, p. 200, 201, 202.
» virens E. Mey., B. H. B. II, p. 200, 201.
Randonia africana Coss., B. H. B. Ill, p. 399.
» somalensis Schinz, B. H. B. III, p. 398.
Ranunculaceæ, B. H. B. II, 1. 182; IV, p. 493.
Raphionacme divaricata Harv., B. V. Br. XXX, p. 264.
» lanceolata Schinz, B. V. Br. XXX, p. 263.
Raphanocarpus humilis Cogn., B. V. Br. XXX, p. 149.
Rautanenia Schinzii Fr. Buchenau, B. H. B. V, p. 855.
Reichardia laciniata Klatt, B. H. B. IV, p. 475.
(313) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER ATRIKANISCHEN FLORA. 895
Resedaceæ, B. H. B. II, p. 397.
Reseda oligomeroides Schinz, B. H. B. III, p. 397.
Rhizophoraceæ, B. H. B. V, p. 866.
Ricciella Rautanenii Steph., B. H. B. III, p. 374.
Rogeria adenophylls Gay, B. V. Br. XXX, p. 182.
» brasiliensis J. Gay, B. V. Br. XXX, p. 181.
» longiflora (L.) Gay, B. V. Br., XXX, p. 182.
Romulea Schlechteriana Schinz, B. H. B. III, p. 395.
Rotantha combretoides Baker, B. H. B. IV, p. 439.
Rubiaceæ, B. H. B. III, p. 416.
Rynchelytrum Wightii Nees ab Esenb., B. V. Br. XXX, p. 143.
Rhynchosia glandulosa DC., B. V. Br. XXX, p. 169.
» hirsuta Schinz, B. V. Br. XXX, p. 168.
» longiflora Schinz, B. V. Br. XXX, p. 168.
» Woodii Schinz, B. H. B. II, p. 197.
Salacia Kraussii Hochst., B. H. B. I, p. 195.
» pyriformis Walp., B. H. B. II, p. 195.
» Rehmannii Schinz, B. H. B. II, p. 195.
» Zeyheri Planch., B. H. B. II, p. 195.
Salvia namaensis Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 208.
» runcinata L., B. V. Br. XXXI, p. 208.
Sapindaceæ, B. V. Br. XXX, p. 156, 186.
Sapotaceæ, B. H. B. IV, p. 441.
Sareocaulon L’Heritieri DC., B. V. Br. XXIX, p. 58, 59.
» L'Heritieri DC. var. brevimucronatum Schinz, B. V. Br. XXIX,
p. 58, 60.
» Pattersoni DC., B. V. Br. XXIX, p. 58, 59.
» rigidum Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 58, 59, 60.
Schinzinia pustulosa Fayod, B. V. Br. XXXI, p. 227.
Schizoglossum delagoense Schltr., B. H. B. IV, p. #46.
» glanduliferum Schltr., B. H. B. IV, p. 447.
Schizostephanus somalensis N. E. Brown, B. H. B. IV, p. 448.
Seilla Cooperi Hook., B. H. B. V, p. 857.
» Rautanenii Schinz, B. H. B. V, p. 857.
Scirpus articulatus L., B. V. Br. XXIX, p. 47.
» capilaris L., B. V. Br. XXXI, p. 179.
» dioicus Böcklr., B. V. Br. XXX, p. 139.
» granulato-hirtellus Böcklr.!, B. V. Br. XXXI, p. 179.
» Hochstetteri Böcklr., B. V. Br. XXXI, p. 179.
1 — Fimbristylis exilis (Willd.) Roeem. et Schult.; ef. Dur, et Schinz, Consp.
V, p. 604,
896 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (31%)
Scirpus leucanthus Böcklr.!, B. V. Br. XXIX, p. 46.
» minutissimus Böcklr.?, B. V. Br. XXIX, p. 46.
» _Schinzii Böcklr.®, B. V. Br. XXIX, p. 47; XXX, p. 139.
» supinus, B. V. Br. XXIX, p. 47.
Sclerocarya Birrea Hochst, B. V. Br. XXIX, p. 69.
» Caffra Sond., B. V. Br. XXIX, p. 63.
» Schweinfurthiana Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 63; XXX, p. 242.
» Scrophulariaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 184.
Sebæa acutiloba Schinz, B. H. B. III, p. 442; IV, p. 444.
» albens (L.) R. Br., B. H. B. IV, p. 443.
» ambigua Cham., B. H. B. II, p. 413; IV, p. 443.
» aurea (L.) R. Br., B. H. B. II, p. 220; IV, p. 443.
» Barbeyiana Schinz, B. H. B. IV, p. 444.
» brachyphylla Griseb., B. H. B. IV, p. 444.
» capitata Cham. et Schlecht., B. H. B. IV, p. 443.
» crassulæfolia Cham. et Schlecht., B. H. B. IV, p. 444.
» elongata Schinz, B. H. B. II, p. 220 ; IV, p. 444.
» Evansii N. E. Brown, B. H. B. IV, p. 444.
» filiformis Schinz, B. H. B. II, p. 411; IV, p. 443, 444.
» Grisebachiana Schinz, B. H. B. IV, p. 444.
» Junodii Schinz, B. H. B. IV, p. 442, 443.
» linearifolia Schinz, B. H. B. IH, p. 412; IV, p. 443.
» longicaulis Schinz, B. H. B. HI, p. 219; IV, p. 443.
» minutiflora Schinz, B. H. B. IN, p. 413; IV, p. 443.
» natalensis Schinz, B. H. B. IV, p. 442, 444.
» pallida E. Mey., B. H. B. II, p. 220.
» pentandra E. Mey., B. H. B. IV, p. 443.
» Rehmannii Schinz, B. H. B. IV, p. 444.
» repens Schinz, B. H. B. II, p. 219; B. H. B. IV, p. 444.
» sulphurea Cham. et Schlecht., B. H. B. IV, p. 443.
» Welwitschii Schinz, B. H. B. IV. p. 443.
» Zeyheri Schinz, B. H. B. III, p. 442; IV, p. 444.
Secamone discolor K. Sch., B. H. B. IV, p. 449.
» Schinziana Schltr., B. H. B. IV, p. 449.
Sedum glaucum W. K., B. V. Br. XXX, p. 182.
» hispanicum L., B. V. Br. XXX, p. 182.
Selaginaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 205; B. H. B. II, p. 222.
Selaginellaceæ, B. H. B. III, p. 375.
Selaginella æquilonga Christ, B. H. B. IH, p. 375.
1 = Seirpus supinus L.; cf. Dus. et Schinz, Consp. V, p. 632.
? = Seirpus sororius (Kunth.) C. B. Clarke in Dur. et Schinz, 1. c. p. 630.
° = Seirpus dioecus (Kunth.) Böcklr.; ef. Dur. et Schinz, Consp. V, p. 621:
(315) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
She an Fe ae
Selago densiflora Rolfe, B. H. B. II, p. 222.
»
Nachtigali Rolfe, B. V. Br. XXXI, p. 205.
Senecio barbertonicus Klatt, B. H. B. IV, p. 840.
Sesamun alatum Schum., B. V. Br. XXX, p. 184, 185.
angolense Welw., B. V. Br. XXX, p. 183, 184; IV, p. 455.
antirrhinoides Welw., B. V. Br. XXX, p. 183.
» ‘ Mac Owaniana Schinz, B. V. Br. XXX, p. 165.
Bolusii Oliv., B. H. B. I, p. 88.
cacteæformis Klatt, B. H. B. IV, p, 465.
eurtophyllus Klatt, B. H. B. IV, p. 466.
drakensbergis Klatt, B. H. B. IV, p. 467.
gyrophyllus Klatt, B. H. B. IV, p. 467.
Hoepfnerianus Vatke, B. H. B. IV, p. 841.
laxus DC., B. H. B. I, p. 87.
Marlothianus OÖ. Hoffm., B. H. B. I, p. 88.
othonnæflorus DC., B. H. B. I. p. 88.
paucicalyculatus Klatt, B. H. B. IV, p. 468.
pentactinus Klatt, B. H. B. IV, p. 469.
Piptocsma O. Hoffm., B. H. B. I, p. 87.
prostratus Klatt, B. H. B. IV, p. 844.
pullus Klatt, B. H. B. IV, p. 469.
Schinzii O. Hoffm., B. H. B. I, p. 87.
trachylepus Klatt, B. H. B. IV, p. 470.
trifurcatus Klatt, B. H. B. IV, p. 842.
calycinum Welw., B. V. Br. XXX, p. 183.
digitaloides Welw., B. H. B. IV, p. 454, 455.
grandiflorum Schinz, B. H. B. IV, p. 453.
indicum (L.) DC,, B. V. Br. XXX, p. 183.
macranthum Oliv., B. V. Br. XXX, p. 183.
897
pentaphyllum E. Mey., B. V. Br. XXX, p. 184, 185; B. H. B. IV,
p. 494.
Schenckii Aschers., B. V. Br. XXX, p. 184, 185, 186.
Schinzianum Aschers., B. V. Br. XXX, p. 182.
triphyllum Welw., B. V. Br. XXX, 185, 239; B. H. B. IV, p. 454.
Sesbania leptocarpa DC., B. V. Br. XXX, p. 166.
Seseli annuum L., B. V. Br. XXX, p. 182.
»
coloratam Ehrh., B. V. Br. XXX, p. 182.
Setaria perennis Hack., B. H. B. IH, p. 379.
Sheadendron pisoniæflorum Klotzsch, B. V. Br. XXX, p. 246.
Sida Höpfneri Gürke, B. H. B. IIl, p. 40%.
»
spinosa L., B. H. B. III, p. 404.
Sisyndite spartea E. Mey., B. H. B. II, p. 191, 192.
Solanaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 183.
898 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (316)
Sorosporium Ehrenbergii J. Kuhn, B. H. B. II, p. 226.
Spartium capense L., B. H. B. II, p. 199.
» ovatum Berg., B. H. B. II, p. 199.
Sporobolus fimbriatus Nees, B. H. B. IH, p. 383.
» Rehmanni Hack., B. H. B. III, p. 383.
Squilla sphæroïidea Jord. et Fourr., B. V. Br., XXXI, p. 2i9.
Stapelia pilifera L., B. V. Br. XXX, p. 267.
Stenocline tomentosula Klatt, B. H. B. Iil, p. 454.
Sterculiaceæ, B. V. Br. XXX, p. 229; XXXI, p. 180; B H.B. IV, p. 435.
Strophanthus Petersianus Klotzsch var. amboensis Schinz !, B. V. Br., XXX,
p- 259.
» sarmentosus DC., B. V. Br. XXX, p. 259.
Symphipappus dichotomus Klatt, B. H. B. IV, p. 462.
Tamariscin&, B. H. B. II, p. 183.
Tamarix articulata Vahl., B. H. B. II, p. 183, 184.
» austro-africana Schinz, B. H. B. II, p. 183.
» nilotica, B. H. B. II, p. 185.
Taxithelium compressicaule, B. H. B. IV, p. 412.
» glabratum Broth. et Geh., B. H. B. IV, p. 412.
» planum Brid., B. H. B. IV, p. #12.
Templetonia retusa R. B., B. H. B. Il, p. 202.
Terminalia Brownii Presen., B. V. Br. XXX, p. 243, 245.
» porphyrocarpa Schinz, B. V. Br. XXX, p. 242, 244, 245.
» prunnioides Laws., B. V. Br. XXX, p. 243, 244.
» Rautanenii Schinz, B. V. Br. XXX, p. 243.
» sericea Burch., B. V. Br. XXX, p. 243, 244.
Tetragonia Schenckii Schinz, B. H. B. II, p. 204.
Tetrapogon flabellatus Hack., B. H. B. IV, p. 810.
Thymelæaceæ, B. H. B. III, p. 408.
Thyrsus polycephalus, B. H. B. IV, p. 844.
Tribulus alatus Del., B. H. B. II, p. 188.
» cistoides L., B, V. Br. XXIX, p. 54; B. H. B. II, p. 187, 188.
» cristatus Presl., B. H. B. IT p.188:
» erectus Engl., B. H. B. II, p. 187.
» inermis Engl., B. H. B. Il, p. 187.
» Pechuelii O. Ktze., B. V. Br. XXIX, p. 54; -B. H. B. II, p. 187, 188.
» pterocarpus Ehrh., B. H. B. II, p. 188.
» pterophorus Presl, B. H. B. II, p. 188.
» terrestris L., B. H. B. II, p. 185, 186, 187, 188.
1 — Strophanthus amboensis (Schinz) Engl. et Pax in Engl. Bot. Jahrb. XV
(1894), p. 376. :
(317) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 899
Tribulus terrestris L. var. Zeyheri Sond., B. H. B. I, p. 187.
» Zeyheri Sond., B. V. Br. XXIX, p. 54; B. H. B. IL, p. 185, 186, 187.
» Zeyheri Sond. var. hirtus Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 54; B. H. B.
II, p. 186.
» Zeyheri Sond. var. hirsutissimus Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 54;
B. H. B. II, p. 187.
» Zeyheri Sond. var. Pechuelii (Kuntze) Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 54.
Tricalysia Galpinii Schinz, B. H. B. IH, p. #16.
Trichilia emetica Vahl, B. H. B. IV, p. 428.
» quadrivalvis Cas. De Candolle, B. H. B. IH, p. 402.
» vestita Cas. De Candolle, B. H. B IV, p. 428.
Trichocaulon flavum N. E. Brown, B. V. Br. XXX, p. 267, 268.
» pedicellatum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 266.
» piliferum (L.) N. E. Brown, B. V. Br. XXX, p. 267, 268.
Trichodesma angustifolium Harv., B. V. Br. XXX, p. 270.
» Janceolatum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 269.
» physaloides DC., B. V. Br. XXX, p. 270.
Tricholæna brevipila Hack., B. V. Br. XXX, p. 143.
» Wightii Hack., B. V. Br. XXX, p. 143.
Trichomeria Hookeri Harv. quinquepartita Cogn., B. H. B. III, p. 418.
» pectinata Cogn. var. subintegrifolia Cogn., B. H. B. IH, p. 418.
Tricocephalum glabrifolium Klatt, B. H. B. IV, p. 832.
Triraphis mollis Brown., B. V. Br. XXX, p. 238.
» mollis Brown., B. V. Br. XXX, p. 147, 238.
» pumilis R. Br., B. V. Br. XXX, p. 147.
» pungens R. Br., B. V. Br. XXX, p. 147.
>esspurpures Hack., B. V. BE. XXX, D 1837:
» ramosissima Hack., B. V. Br. XXX, p. 237.
» Rehmanni Hack., B. H. B. IH, p. 388.
» Schinzii Hack., B. V. Br. XXX, p. 147.
Tristachya leiostachya Nees ab Esenb., B. H. B. II, p. 385.
» leucothrix Trin., B. H. B. III, p. 385.
» Rehmanni Hack., B. H. B. III, p. 384.
» somalensis Franch., B. H. B. II, p. 385.
Umbelliferæ, B. H. B. II, p. 206; III, p. 410.
Urginea acinacifolia Schinz. B. V. Br. XXXI, p. 220.
» maritima (L.) Baker, B. V. Br. XXXI, p. 219.
» nigritana Baker, B. V. Br. XXXI, p. 220.
» sanguinea Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 219.
Vascoa acuminata E. Mey., B. H. B. II, p. 201.
» amplexicaulis DC., B. H. B. Il, p. 201.
900 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (318)
Vascoa perfoliata DC., B. H. B. II, p. 201.
Verhenaceæ, B. V. Br. XXXI, p. 205; B. H. B. IV, p. 818.
Vernonia centauroides Klatt, B. H. B. IV, p. 824.
» collina Klatt, B. H. B. IV, p. 824.
» cruda Klatt, B. H. B. IV, p. 456.
» Dupuisii Klatt, B. H. B. IV, p. 825.
» eriocephala Klatt, B. H. B. IV, p. 826:
» eritreana Klatt, B. H. B. IV, p. 826.
» Galpinii Klatt, B. H. B. IV, p. 827.
» hamata Klatt, B. H. B. IV, p. 456.
» Hensii Klatt, B. H. B. IV, p. 828.
» inulæfolia Steud., B. H. B. IV, p. 459.
» Lüderitziana O. Hoffm., B. H. B. I, p. 71.
» nummulariæfolia Klatt, B. H. B. III, p. 427.
» obionifolia O. Hoffm., B. H. B. I, p. 72.
» oligocephala Klatt, B. H. B. IV, p. 458.
» Ondongensis Klatt, B. H. B. III, p. 430.
» Schinzii ©. Hoffm., B. H. B. I, p. 72.
» sphacelata Klatt, B. H. B. IV, p. >
» stipulacea Klatt., B. H. B. IV, p.
» suprafastigiata Klatt, B. H. B. ns P- nn
» Teusezii Klatt, B. H. B. II, p. 424.
» tigna Klatt, B. H. B. IV, p. 829.
» verrucosa, B. H. B. III, p. 425.
Vincetoxycum officinale L., B. V. Br. XXX, p. 262.
Vitex obovata E. Mey., B. H. B. IV, p. 818.
» Rehmanni Gürke, B. H. B. IV, p. 818.
» Zeyheri Schau., B. H. B. IV. p. 818.
Wahlenbergia cernua (Thunb.) DC., B. H. B. HI, p. 422.
» denudata DC., B. H. B. III, p. 422.
» paucidentata Schinz, B. H. B. III, p. 422.
» paucidentata Schinz var. Tysonii Schinz, B. H. B. III, p. 493.
» undulata (Thunb.) DC., B. H. B. III, p. 422.
Waltheria americana L., B. V. Br. XXX, p. 236.
Webbia oligocephala DC., B. H. B. IV, p. 458.
Wedelia triternata Klatt, B. H. B. IV, p. 839.
Willkommia annua Hackel, B. V. Br. XXX, p. 146; B. H. B. V, p. 811.
» Newtonii Hack., B. H. B. IV, p. 810.
» sarmentosa Hack., B. V. Br, XXX, p. 145.
Weihea, B. H. B. V, p. 867.
» africana Benth., B. H B. V, p. 867.
» Flanaganiïi Schinz, B. H. B. V, p. 868.
(319) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 901
Weihea Gerrardii Schinz, B. H. B. V, p. 867.
» gummiflora (Tul.) Baill., B. H. B. V, p. 867.
» madagascariensis, B. H. B. V, p. 867.
Zaluzianskia Aschersoniana Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 190.
» divaricata Benth., B. V. Br. XXXI, p. 191.
» peduncularis Benth., B. V. Br. XXXI, p. 191.
» pusilla Benth., B. V. Br. XXXI, p. 191.
» villosa Benth., B. V. Br. XXXI, p. 191.
Zygophyllaceæ, B. V. Br. XXIX, p. 54; XXX, p. 155 ; XXXI, p. 181; B. H.B.
I, p. 185 ; UE, p. 400.
Zygophyllum cinereum Schinz, B. H. B. II, p. 189.
» cordifolium L., B. V. Br. XXX, p. 156.
» decumbens Del., B. V. Br. XXXI, p. 181.
» densiflorum Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 181.
» divaricatum Eckl. et Zeyh., B. H. B. II, p. 190.
» Dregeanum Sond., B. V. Br. XXXI, p. 181.
» fasciculatum Lichtenstein, B. V. Br, XXX, p. 186.
» incanum Schinz, B, H. B. II, p. 190.
» longicapsulare Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 59.
» longistipulatum Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 56.
» Marlothii Engl., B. V. Br. XXX, p. 155.
» microcarpum Lichtenstein, B. V. Br. XXIX, p. 57.
» microphyllum L., B. H. R. II, p. 189.
» Morgsana L., B. V. Br. XXIX, p. 57, 58.
» paradoxum Schinz, B. V. Br. XXX, p. 154.
» rigidum Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 55.
» simplex L. var. namaense Schinz, B. V. Br. XXXI, p. 182.
» Stapffii Schinz, B. V. Br. XXIX, p. 57; XXX, p. 155.
» suffruticosum Schinz, B. H. B. I, p. 188.
BKerata.
Seite 870, Zeilen 29, 30 und 31, anstatt B. V lesen B. IV.
» 87%, Zeilen 33, 35 und 36, anstatt B. V lesen B. IV.
» 876, Zeilen 36 und 37, anstatt B. V lesen B. IV.
m —
NE TRACE
RÈGLES BERLINOISES DE LA NOMENCLATURE
Aug. LE JOLIS
Le manifeste des savants botanistes de Berlin, dont M. le Dr F. Briquet
vient de donner une traduction annotée dans le dernier numéro de ce
recueil, est en effet un document d’une grande importance et qui com-
mande l'attention des nomenclaturistes. Dans son esprit, il est en par-
faite conformité avec les lois de 1867, que A. De Candolle a résumées en
ces mots : « L'esprit général de notre code est de faire maintenir les
noms existants à moins d’objections capitales. » Sous ce rapport et dans
son ensemble, je ne puis done qu’y donner mon adhésion au point de vue
pratique, mais au point de vue théorique je me permets de faire
quelques réserves, notamment en ce qui concerne la rétroactivité des
règles.
J'admettrai difficilement que, seuls, les botanistes aient le pouvoir de
violer un principe de Droit aussi fondamental que celui de la non-rétro-
activité des lois. Je crois donc qu’il convient de respecter ce grand prin-
cipe, tout en y admettant des exceptions, déduites d’ « objections capi-
tales » et sérieusement molivées, de facon qu’on puisse leur appliquer
l’adage « l’exception confirme la règle. »
Au contraire, d’après les déclarations de MM. 3. Briquet et Engler, les
règles berlinoises comportent une application rétroactive de la loi de.
prieriie, mais cette application se trouve immédiatement entravée par
une prescription cinquantenaire; c’est-à-dire qu'après avoir posé un
(2) AUG. LE JOLIS. RÈGLES BERLINOISES DE LA NOMENCLATURE. 903
principe, on le rend tout aussitôt illusoire par une restriction qui en
annule l’effet dans la plupart des cas. Or un axiome, formulé par notre
vieux jurisconsulte Loysel, dit que « donner et retenir ne vaut, » ce qui
signifie qu'il n’est pas permis de reprendre d’une main ce que l’on
accorde de l’autre. De plus, cette restriction se trouve à son {our contra-
riée par une autre restriction subsidiaire : « Si ce nom a été employé
dans des monographies ou de grands ouvrages floristiques, il restera
valable. » Et à côté de cette règle à rétroactivité intermittente, il y a
d’autres règles auxquelles on refuse une application rétroactive, par
exemple les n° 5 et 15; or cet amalgame dans un même code de règles
à effet rétroactif et de règles à effet non rétroactif ne semble pas des plus
logiques.
Enfin, la prescription cinquantenaire, quoique excellente dans la pra-
tique pour se débarrasser de résurrections fâcheuses, n’en est pas moins
une mesure complètement arbitraire, qui pourrait parfois remplir le rôle
du lit de Procuste et avoir des résultats injustes ou absurdes si on l’ap-
pliquait rigoureusement à la lettre : « Un nom de genre ne peut étre
conservé si son emploi n'est pas devenu général pendant cinquante
années à partir de la date de sa publication. » Or il est des noms de
plantes tellement rares qu'ils ne figurent que dans bien peu de livres et
dont on ne peut dire que leur emploi soit général; et surtout il en est sur
lesquels les avis demeurent partagés et qui, aujourd’hui encore, sont
employés concurremment au gré de chaque auteur, de sorte qu'aucun
d’eux n’est devenu d’un emploi général : s’ensuivrait-il qu’aucun d’eux
ne peut être conservé? — Je préférerais beaucoup l’ancienne rédaction
de 1894, d’après laquelle un nom négligé pendant cinquante ans ne peut
être repris plus tard en remplacement d’un nom généralement usité.
Par l'application de cette dernière règle, ainsi que je l’aı dit ailleurs,
les vieux noms génériques d'algues, de mousses et d’hepatiques ressus-
cités par Lindberg et par M. Kuntze se trouveraient exclus d'office; mais
sans recourir à ce moyen, j'ai donné d’autres raisons suffisantes pour faire
repoussér ces bouleversements inutiles. Ainsi donc le résultat final est le
même, que l’on adopte le système de la non-rétroactivité ou celui de la
rétroactivité limitée à cinquante ans. A mon avis, il est préférable de se
conformer aux principes absolus du Droit commun ; et quant à l’objection
tirée de l'arbitraire qui pourrait résulter de la pratique des exceptions,
elle peut s'adresser aussi bien à celle des restrictions; d’ailleurs les
règles de Berlin elles-mêmes prévoient des exceptions en ce qui concerne
les noms spécifiques (art. 6).
904 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
Assurément il y aura toujours des divergences d'opinion sur des
points parliculiers; mais une saine interprétation de l'esprit des lois
de 1867 suffit, sans qu'il soit besoin de nouvelles règles arbitraires,
pour faire maintenir un langage courant compris de tous les bota-
nistes.
Cherbourg, le 49 septembre 1897.
HORTUS BOISSIERIANUS
: ÉNUMÉRATION
des Plantes cultivées en 1885 à Valleyres (Vaud) et à la
Pierrière (Chambésy près Genève)
PAR
E. AUTRAN et Th. DURAND
Préface de F. CRÉPIN.
XI et 572 pages, grand in-octavo, avec 1 portrait gravé (de E. Boissier)
et 3 planches photograph. Fr. 12.—.
Les collections botaniques de Boissier sont les plus riches qu'un particulier ait
jamais réunies. Boissier cultivait dans ses deux jardins surtout des espèces
alpines non seulement d'Europe, mais encore des montagnes de l’Asie et de
l'Amérique qu'il avait recueillies lui-même pendant ses longs et nombreux voya-
ges, ou avait obtenues par d’autres botanistes-voyageurs. Ainsi en 1885, l’année
de la mort de Boissier, le total des plantes vivantes qu'il possédait s'élevait à
1048 genres avec 4695 espèces et 359 variétés.
Le catalogue donne aussi la synonymie, la distribution géographique de chaque
espèce et surtout l'indication de figures ou planches parues dans les princi-
pales publications botaniques et horticoles.
La librairie J.-B. BAILLIÈRE & FILS, 19, rue Haute-
feuille à Paris, commence la publication d’une
BIBLIOGRAPHIE BOTANIQUE
qui paraitra en 5 fascicules mensuels de 32 pages à 2 colonnes.
On y trouvera l'annonce détaillée, la date de publication, le
nombre de pages et un compte rendu ou un extrait de la table
des matières des ouvrages importants, d'environ dix mille
volumes et brochures, francais et étrangers, anciens et modernes,
avec les prix de vente.
Le 1® fascicule, comprenant les auteurs des lettres A à C,
vient de paraître : il sera adressé gratis à tous les lecteurs de.
ce journal qui en feront la demande à MM. J.-B. Burruëre et
Fırs.
Les 5 fascicules seront adressés régulièrement contre envoi
de 50 centimes en timbres-poste français ou étrangers, pour
frais d’affranchissement,
BULLETIN
DE
LHERPBIEE BOISSEER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome V. 1897.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
D: AL, (489%), 769.9. 92 » et & »
» HT (1895) 7065», 18 » et 1 »
» IV (1896), 963 » 9 » et 3 »
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auleurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
RBIEI
_ SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN,
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
.. Tome V. 1897.
EEE N
Prix de Abonnement
45 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20) FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENEVE er BALE
GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDL/ENDER & SOHN
52, rue des Écoles. 44, Carlstrasse,
.. DU N° Fi = NOVEMBRE 1897.
nn 3
1. — H. de Boissieu. — LES ÉRICACÉES DU APON denne
les collections de'’M. l’abbé Faurie.. ................. = 905 m
ER. Chodat. — UNIVERSITÉ DE GENÈVE. — LABORA- ee
TOIRE DE BOTANIQUE, me serie, VIme fascicule. Be
1. R. Chodat et A. Lendner. — REMARQUE SUR LE DIA- Lire
GRAMME DES a une nn dans le =
2. R. Chodat. Ss STAPFIA Cuoo. Un: nouveau genre = Palmel-
lacées (Planche XXHI). PR D Ph DD SUR de 939 = ei
3. A. Preda. — RECHERCHES SUR LE. SAC EMBRYON-
NAIRE DE QUELQUES NARCISSÉES. ...…............. me
4. R. Chodat et Mlle M. Goldflas. — NOTE SUR LA CUL-
TURE DES CYANOPHYŸCÉES ET SUR LE DEVELOPPE-
MENT D'OSCILLATORIÉES COCCOGÈNES (Planche XXIV) 953 : Y
5. A. Preda. — CATALOGUE DES ls MARINES DE
EIVOUBNE (BlanheiaxV). u. 0.0.0, 000 ee
II. — Hans Hallier. — BAUSTEINE ZU EINER MONOGRA-
PHIE DER CONVOLYULACEEN (à suivre)... .......... 996
IV. — J. Briquet. — NOTE SUR UN NOUVEAU SPHACELE-
DES ANTILEES; = - ae AOL
V.— R. Buser. — QUELQUES REMARQUES AU SUJET DE
L'ANACAMPTIS PYRAMIDALIS \ VAR. zn
CHENEVARD . ,....... nn en ue de LE A UEGS : : Fa
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON : :
Prancae 12. — Fig. 1. Evolvulus confertus Hallier f. : ; Fig. 2 . Evolvulus. rotun- Er ar }
difolius Hallier f. = i
PLANCHE 13. — Fig. 1. Jacquemontia Curtisié Peter; Fig. 2. Galystegia atri-
plicifolia Hallier f. |
Prancue 14. — Ipomea decasperma Hallier f.
PLANCHE 15. — Bonamia semidigyna Hallier f.
Pranche 16. — Calonyction ventricosum Hallier f.
Pranche 17. — Calonyction bona nox Bo).
PLANCHE 18. — Fig. 1. Calonyction Pavoni Hallier f.; Fig. 2: Cnlonyetion cam-
panulatum Hallier £.
PLANCHE 23. — Stapfia nov. gen.
pence 25. — Carte des zones marines devant Livourne.
5e année, NO
PPS PSP PPS RS RP PTT PPT LL TRS LS
Novembre 1807,
BULLETIN DE L'HERBILR BOISSIER
LES ERICACÉES Du JAPON
D'APRÈS LES COLLECTIONS DE M. L’ABBE FAURIE
PAR
H. DE BOISSIEU
Pour les observations générales, se reporter à l’article précédemment
paru dans ce Bulletin : les Saxifragées du Japon.
VACCGINIEÆ
G. VACCINIUM L.
1. V. oxycoccos L. sp. 500 var. INTERMEDIUM Gray. Synop. F1. IL p. 9.
77. Hakkoda (Yéso), juil. 1886 (Mus. et Dr.).
15. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus.).
5206. Kunashiri (Kurilles), oct. 1889 (Mus.).
587. Nemuro (Yeso), juil. 1890 (Mus. et Dr.).
7208. Cap Soya (Yéso), juin 1891 (Mus.).
353%. Meninski, août 1897 (Mus. et Dr.).
8676. (Forma microphylla) Akkeski, août 4892 (Mus.).
2. V. saponıcum Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. I, p. 28.
613. Aomori (Nippon sept.), juil. 1885 (Mus.).
652. Shishinohe (Nippon), juin 1886 (Mus.).
860 (specimen mancum) Hakkoda (Yéso), août 4887 (Mus.).
868. Hakodate (Yéso), août 1887 (Mus.).
BULL. HERB. BOIss., novembre 4897. 62
906 . BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
972. Noësi (Nippon), juil. 1886 (Mus. et Dr.).
1148. Aomori (Nippon sept.), sept. 1885 (Mus.).
1462 (specimen fructiferum). Sambongi (Nippon), nov. 1885 (Dr.).
2462. Ile de Sado, juin 1888 (Mus.).
3:90. Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus.).
4359. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus. et Dr.).
4559. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
5745. Yesashi (Nippon), juil. 1890 (Mus.).
13252. Towada (Nippon).
3. V. vırıs Inæa L. sp. 500.
72%. Shishinohëé (Nippon), juin 1886 (Mus.).
785. Mombetsu (Yeso), juil. 1888 (Mus. et Dr.).
891. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus. et Dr.).
1240. Iwagisan (Nippon), sept. 1887 (Mus. et Dr.).
2707. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus. et Dr.).
5549. Nemuro (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
5824. Vesan (Yeso), juil. 4890 (Mus.).
8394. Ile de Riishiri, juil. 4892 (Mus.).
13392. Kattasan, juil. 489% (Dr.).
%. V. ovALIFOLIUM Sm. in Rees Cycl. n° 2.
Species polymorpha. In speciminibus Faurianis, varietates tres præ-
cipuæ occurrunt, prima facie inter se differentes. Specimen omnino
intermedium e Japonia non vidi.
a. membranaceum. Elatius? Folia parva, membranacea, ovalia, subtus
non reliculata, glabra, inlegra vel vix denticulata; pedunculi elongati cur-
vati. Hæc est varietas a Max. Mel. Biol. VIT, p. 605 e speciminibus japo-
nicis eximie descripta. Statura, foliis tenuibus, subtus non rugosis, pedi-
cellis curvatis, ad plantam continentaii-americanam accedit, a qua tantum
iis notis discrepat, quæ a Max |. c. optime indicantur. Observandum est
tamen, plantam americanam nonnunquam foliis subserrulatis esse præ-
ditam (v. Hook. Fl. Bor. Am. II, p. 33 et tab. 127; A. Gray, Fl. of N. Amer.
Il, 24).
B. coriaceum. Humilius? Folia parva, coriacea, ovato-orbicularia, subtus
valde reticulata, glabra, integra vel manifeste denticulata ; pedunculi bre-
viores sæpius erech. Plantæ sibiricæ non absimilis, foliis (ellipticis) subtus
præsertim reticulatis sed pedicellis curvatis donatæ (cf. Led. Fl. R. I,
p. 903). Propior plantæ sitchensi (vide Bong. mem. Ac. Petersb. V1. S. t. II,
(3) H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON. 907
p. 150) foliis venosis et pedunculis fructiferis erectis præditæ. Accedit
præsertim ad formam sacchalinensem (ef. Schmitt, Reisen in der Insel
Sacchalin : Mem. Ac. Sc. Petersb. VIT. S. t. VII, p. 457 : « die Blätter sind
genau wie in der Sitkaschen Pflanze, auch dort finden sich Sägezähne
am Rande, die Farbe unserer Pflanze ist dunkler ». Specimen sacchali-
nense in herbario Mus. Par. servalum nostræ varietati omni parte est
similis.
y. villosum. Varietati præcedenti robustius. Folia ampla, supra glabra,
subtus quanquam adulta tota facie leviter pubescentia et secus nervos
molliter villosa; pedunculi breves erecti. Accedit ad plantam amurensem
necnon sacchalinensem (ef. Max. Prim. Fl. Am. 157, Bong, 1. c.). In
forma sacchalinensi folia dicuntur sæpius juventute pilosa; in amurensi,
sub lente subtus ad venas hine inde pilosiuscula. Arbitratur Max (l. €.)
plantam amurensem ad speciem V. ovalifolii vicinam sed diversam for-
tasse pertinere. Mihi vero non dubium videlur, cunctas formas V. ovali-
folu ad typum unicum esse referendas. Varietates japonicæ quodam modo
nexum pr&bent inter plantam asiaticam et boreali-americanam.
Var. «. membranaceum.
8278 (folia vix denticulata). Karibasan. juil. 1892 (Mus.).
13086. Hakkoda (Yeso), juin 189% (Mus. non Dr.).
k
Ka
Var. £. coriaceum.
857. Hakkoda, août 1887 (Dr. non Mus.).
859. Hakkoda, août 1887 (Mus.).
2713 (partim tantum, partim specimen junius Menziezia! Chokkaisan, juil.
1888 (Mus. et Dr.).
2993. Otaru (Nippon), août 1888 (Mus.).
3380. Hakodate (Yéso), sept. 1888 (Mus.).
5950. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus. et Dr.).
7313. Rebunshiri, juin 1891 (Mus. et Dr.).
8205. Iwanobori (Yéso), juil. 1892 (Mus.)
10623. Akan (Yéso), août 1893 (Dr. et Mus.).
? 13888. Hakkoda, juin 189% (Dr. et Mus.).
13460 (folia eximie serrulata, pedunculi curvati) Tsurugizan (Nippon), juill.
1894 (Dr. et Mus.).
Var. y. villosum.
857. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus. non Dr.).
908 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
5. V. Hırtum Thunb. Fl. Jap. p. 155.
&. typicum Max. Mel. biol. VII, 106.
69. Oginohama (Nippon), juin 1883 (Mus.).
207. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
248. Otaru (Nippon), mai 1885 (Mus.).
971. Mori, août 1885 (Mus.).
B. Smalii Max. Mél. biol. VII, 606.
1372. Otaru (Nippon), sept. 1886 (Mus.).
2951. Asuriyama (Yeso), août 1888 (Mus.).
5525. Shari (Yéso), juil. 1890 (Mus. et Dr.).
9712. Yesashi (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
7103. Sozam (Yéso), juin 1894 (Mus.).
7114. Sozam (Yéso), juin 1891 (Mus.).
7248. Cap Soya (Yeso), juin 1891 (Mus, et Dr.).
8216. Iwanobori (Yéso), juil. 1892 (Mus.).
9865. Shakotan, juin 1893 (Dr.).
13081. Hakkoda, juin 189% (Dr.).
13086. Hakkoda, juin 1894 (Dr. non Mus.).
13087. Hakkoda, juin 189% (Mus.).
13124. Hayashine (Nippon), juin 1894 (Dr.).
13355, Kattasan, juil. 1894 (Dr ).
6. V. Burreerı Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. I, p. 29.
895. Hakkoda (Yeso), juil. 1886 (Mus.).
5713. Yesashi, juil. 4890 (Mus.).
775%. Gifu, août 1892 (Dr. et Mus.).
13120. Hayashine (Nippon). juin 1894 (Dr. et Mus.).
13274. Towada (Nippon), juin 1894 (Dr. et Mus.).
Les exemplaires suivants très défectueux se rapportent à l’une des
deux espèces précédentes :
856. Hakkoda, août 1887 (Mus.)
860. Hakkoda. août 1887 (Mus.).
13354. Kattasan, juil. 1894 (Dr.).
7. V. aıarum Thunb. Fl. Jap. p. 156.
2609. Ile de Sado, juin 1888 (Mus.).
4185. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus. et Dr.).
(5)
LAGA.
DOUX,
2805.
9898.
7543.
13207.
13275.
13315.
11914.
11934.
15705.
2957.
9029.
Saul.
7312.
7324.
13117.
13549.
11. G. pyroLornes Hook et Thom. in Sched. Herb. Ind. Mig. Prol. p. 94.
H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON.
Oginohama (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
Fukuyama (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
Yesan (Yeso), juil. 4890 (Mus.).
Ganju, août 1890 (Mus. et Dr.).
Yesan (Yéso), sept. 1891 (Mus. et Dr.).
Kominato, juin 1894 (Mus. et Dr.).
Towada (Nippon), juin 189% (Mus. et Dr.).
Kamido, juil. 183% (Mus. et Dr.).
8. V. BRACTEATUM Thunb. Fl. Jap. p. 156.
Kochi (Sikoku), nov. 1893 (Mus. et Dr.).
Kochi (Sikoku), nov. 1893 (Dr.).
Nagasaki, mars 1895 (Mus.).
9. V. prastans Lamb. in Trans. Linn. Soc. X, 264, t. 9.
Asuriyama (Yeso), août 1881 (Mus. ei Dr.).
Cap Otsushi, sept. 1889 (Mus.).
Twozan, juil. 1890 (Mus.).
Rebunshiri (ile de), juin 1891 (Dr.).
Rebunshiri (île de), juin 1891 (Dr.).
ERICEÆ
G. ARCTOSTAPHYLOS Adans.
10. A. aupına Spreng. Syst. II, 287.
Hayashine (Nippon), juin 1894 (Dr. et Mus.).
Hayashine (Nippon), août 189% (Dr. et Mus.).
ANDROMEDEÆ
G. GAULTHERIA Kalm.
642. Mori, juil. 1887 (Mus.).
904. H
akkoda (Yéso), juil. 1886 (Mus.).
977. Mori, août 1885 (Mus. et Dr.).
3950. Asuriyamä (Yéso), août 1888 (Mus. et Dr.).
909
940 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
4679. Shikaya, sept. 1889 (Mus.).
981%. Yesan (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
13706. Tsurugizan (Nippon), sept. 189% (Mus. et Dr.).
14387. Kattasan, juil. 1894 (Mus. et Dr,).
12. G. ADENOTHRIX Max. Mel. biol. VII, p. 610.
485. Hakkoda, août 1887 (Mus. et Dr.).
889. Hakkoda, juil. 1886 (Mus.).
1047. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus. et Dr.).
2201. Akita (Nippon), mai 1883 (Mus.).
2701. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus. et Dr.).
3965. Ganju, août 1890 (Mus.).
13352. Kattasan, juil. 189% (Mus.).
G. CASSANDRA Don.
13. C. cALycuLaTA Don. Edimb. N. Phil. Journ. XVII, 158.
8672. Otamaru pres Akkeski, août 1892 (Mus. et Dr.).
(Espèce et genre nouveaux pour le Japon.)
G. CASSIOPE Don.
1%. C. zycopoproines Don. Gén. Syst. III, p. 829.
633. Mori, juil. 1887 (Mus. et Dr.).
1059. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus. et Dr.).
2704. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus. et Dr.).
5860. Ganju, août 1890 (Mus.).
8441. Ile de Rüshiri, juil. 1891 (Mus.).
10023. Tarumai, juin 1893 (Dr.).
13042. Hakkoda (Yeso), juin 1894 (Dr.).
13444. Tsurugizan (Nippon), juillet 189% (Dr. et Mus.).
13661. Ganju, août 1894 (Dr.).
(7) H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON. 911
G. LEUCOTHOE Don.
15. L. Tscnonoskir Max. Mél. biol. VIIL, p. 613.
A specie sequenti foliorum et corollæ forma tantum, sed, ut mihi
videtur, sat distincta.
4336. Yamagale (Nippon), juil. 1889.
16. A. GRAYANA Max. Mel. biol. VIE, p. 613.
Typus polymorphus, plures fortasse species amplectans.
Var. o. typica. Folia forma varia (ovato-lanceolata, ovalia, obovalia, sed
nunquam lanceolato-linearia), apice integra vel emarginata, glabra, gla-
brescentia vel hirsuta, semper papyracea. Ovarium glabrum. Typus Maxi-
mowiczi. Folia in eodem specimine reperiuntur dissimillima.
Var. 6. intermedia. Folia præcedentis. Ovarium hirsutum. Cum folia
occurrunt elongata, L. Tschonoskii proxima.
Var. 7. Whrightiana. Habitus peculiaris. Folia ovato-lanceolata mem-
branacea, fere coriacea, ovarium semper hirsuium. Pro specie propria
haberem nisi var. ß. transitum ad typum præberet. Observandum erit
tamen, num caracter ex consistentia foliorum desumptum sat firmum sit,
ut species Maximowiczii jure dividatur. Ad var. y. pertinent specimina, in
Mus. Paris. servata, plantæ a C. Whrigt. in itinere Japonico lectæ, et ab
A. Gray, Bot. Jap.; sub nomine L. chloranthæ DC. enumeratæ. Huic a
L, chlorantha vera alienæ, Max. I. c. merito nomen L. Grayanæ dedit,
sed, ut mihi videtur, descripsit formam typi Grayani diversam, varietatem
nosiram ©. (pro parte).
2. typica.
952. Mori, août 1885 (Mus. non Dr.).
2476. Ile de Sado, juin 1888 (Mus.).
4360. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus. et Dr.).
7817. ? (specimen junius). Bords du lac Biwa, août 1892 (Mus.).
10466. Saruru (Yéso), juil. 1894 (Dr.).
13267. Towada (Nippon), juin 189% (Mus.). Specimen foliis amplis, supra
emarginatis, infimis ovato-orbicularibus, bracieis dilatatis, staminibus vix hir-
sutis ; non, ut mihi videtur, vera varielas, vix forma.
912 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
ß. intermedia.
296 (fructus glabriusculus). Yesan (Yeso), (Dr.).
751. Shishinohë (Nippon), juin 1886 (Mus.).
814. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus.).
952. Mori, août 1885 (Dr. non Mus.).
4430 (ad var. y. accedit). Yamagate, juil. 1884 (Dr. Mus.).
10622. Akan, août 1893 (Dr. Mus.).
7. Warightiana.
147 (specimen fructif.) Aaru (Yeso), janv. 1886 (Mus.).
155. Aomori (Yéso), nov. 1886 (Mus.).
185. Aomori (Yeso), nov. 1886 (Dr.).
78%. Mombetsu (Yeso), juil. 1887 (Mus.).
4551. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
5881-82. Tomori (Rebunshiri), oct. 1889 (Mus. Dr.).
G. EPIGÆA L.
17. E. asrarica Max. Mél. biol. VI, p. 204.
691. Shishinohe (Nippon), juin 1886 (Mus.).
879. Hakkoda (Yéso), juil. 1886 (Mus.).
882. Hakkoda (Yeso), août 1887 (Dr.).
888. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus.).
2010. Tanabu, août 1888 (Mus. et Dr.).
2034. Hirosaki (Nippon), mai 1888 (Mus.).
570%. Yesashi (Yéso), juil. 4890 (Mus.).
11043. Hakkoda (Yéso), juin 189% (Dr.).
G. ANDROMEDA L.
18. A. Nana Max. Mel. biol. VIII, p. 615.
893. Hakkoda (Yeso), aotıt 1887 (Mus. et Dr.).
1057. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus. et Dr.).
2716. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus. et Dr.).
5878. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
13098. Hakkoda (Yéso), juin 189% (Mus. et Dr.).
13350. Kattasan, juil. 1894 (Mus).
13645. Ganju (Nippon), août 1894 (Dr. et Mus.).
(9) H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON. 913
49. A. saponıcA Thunb. Fl. Jap. p. 181, tab. 22; Max. I. c. p. 616.
266. Env. de Niigate (Dr.).
226%. Sendai (jardins), mai 1885 (Dr. Mus.).
3341. Shiobara (Nippon). |
7816. Mont. de la Biwa, août 1832 (Mus.).
41411. Mayebara, nov. 1893 (Mus. Dr.).
15527. Idza, fév. 1895 (Mus. Dr.).
20. A. ovarırouia Wall. As. res. 13, p. 394.
4483. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus. Dr.).
14555. Onomichi, nov. 1893 (Mus. Dr.).
21. A. cernuA Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. I, p. 31.
8042. Yesan (Yeso), juin 1892 (Dr.).-
22. A. nıkosnsıs Max. Mel. biol. XII, p. 74i.
4208. Shiobara (Nippon), juin 1889.
G. ENKIANTHUS Lour.
23. E. saponıcus Hook. Bot. Mag. 5822.
2121. Cultivé à Akita (Nippon), mai 1889 (Mus. Dr.).
2268. Cultivé à Sendai, mai 1889 (Mus.).
2%. E. campanuLarus Nichols. Diet. Gard. 1, 510.
4407. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
7539. Yesan (Yéso), sept. 1891 (Mus. Dr.).
8042. Yesan (Yéso), juin 1892 (Mus.).
13444, Tsurugizan, juil. 189% (Dr.).
RHODOREÆ
G. LOISELEURIA Desv.
25. L. PROCUMBENS Desv. Journ. bot. III, p. 35.
Specimina japonica caracleribus nonnullis ab europæis secedunt. In
planta europa, folia sunt ovalo-lancolala, omnino glabra, perulæ glabræ.
914 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
sepala levia; in japonica vero folia sunt eximie lanceolata fere linearia,
secus petiolum et nervos leviter pubescentia, perulæ juniores viscoso-
pubescentes, sepala tuberculata. Præterea specimen Faurianum n° 10622
mihi insigne visum est pedicellis flore 5-6 plo longioribus (pedicellis Phyl-
lodoces omnino similibus) et eximie curvatis nec ut in typo ceterisve
exemplaribus japonicis erecto-patulis.
3707. Twozan (Yeso), mai 1889 (Mus.).
4959. Twozan (Yeso), sept. 1889 (Mus.).
9825. Yesan (Yéso), juil. 1890 (Mus. Dr.).
7569. Yesan (Yeso), sept. 1891 (Dr.).
10624 (varietas longe pedicellata). Akan, août 4893 (Mus. Dr.).
G. BRYANTHUS Gm.
26. B. Gmeuini Don., Edindb. New. Phil. Journ. no 17 (183%), p. 160.
13546. Hayashine (Nippon), août 1894 (Mus. Dr.).
(Espèce et genre nouveaux pour le Japon.)
G. PHYLLODOCE Salisb.
27. P. Parrasıana Don Edind. New. Phil. Journ. 17, p. 160.
881. Hakkoda, août 1887 (Mus.).
891. Hakkoda, juil. 1886 (Mus. et Dr.).
2889. Asuriyama, août 1888 (Mus.).
10942. Shiresoko, août 1893 (Dr.). _
13351. Kattasan, juil 1894 (Dr. et Mus.).
28. P. Taxırorıa Pal. Par. Cond. t. 56.
632. Mori, juil. 1887 (Mus.).
1053. Twagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus. et Dr.).
2705. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus.).
4715. Iwagisan (Nippon), sept. 488% (Mus.).
9861. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
(41) H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON. 915
G. TRIPETALEIA S. 2.
29. T. pantcuLAta S. Z. Abtr. B. Ak. II, p. 731.
151. Aomori (Nippon sept.), nov. 1886 (Mus. et Dr.).
620. Aomori (Nippon sept.), juil. 1885 (Mus.).
834. Mororan, juil. 4887 (Mus. et Dr.).
1143. Aomori (Nippon), sept. 1888 (Mus. Dr.).
2271. Sendai, mai 1888 (Mus.).
2612. Ile de Sado, juin 1888 (Mus. Dr.).
3491. Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus. Dr.).
374%. Yesan (Yéso), juil. 1890 (Dr.).
4548. Tanabu (Nippon), août 1890 (Mus.).
5876. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
6091. Kessennuma, août A890 (Mus.).
7138. Sozam (Yéso), juin 1891 (Mus.).
114417. Mayebara, nov. 1893 (Dr.).
30. T. BRACTEATA Max. Mél. biol. VI, p. 206.
861-2-3. Hakkoda (Yeso), août 1887 (Mus.).
1041. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
1130. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1451. Presqu'île des volcans (Yéso), sept. 1886 (Mus. Dr.).
3317. Hakodate (Yéso), sept. 1888 (Dr. Mus.).
4742. Iwagisan (Nippon), sept. 1889 (Mus.).
4735. Iwagisan (Nippon), sept. 1889 (Mus.).
9706. Yesashi (Yéso), juil. 1890 (Mus.).
7506-7. Yesan (Yéso), sept. 1889 (Mus. Dr.).
7571. Yesan (Yéso), sept. 1891 (Mus.).
G. LEDUM L.
31. L. PALUSTRE L. var. DILATATUM Wahl. Fl. Lapp. p. 103.
631. Mori, juil. 1887 (Mus. Dr.).
885-87. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus. Dr.).
1080. Lac de Sobetsu, sept. 1887 (Mus.).
3120. Olaru (Yéso), sept. 1888 (Mus.).
3264. Hakodate (Yéso), sept. 1888 (Mus.).
3713. Twozan (Yéso), mai 1889 (Mus. et Dr.).
916 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
4533. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
5088. Kunashiri (ile), oct. 4859 (Mus.).
5392. Twozan (Yéso), juin 1890 (Mus.).
G. RHODODENDRON L.
,
” 32. R. Merrernicun S. Z. Fl. Jap. p. 23.
Species, si specimina spontanea consideres, a R. brachycarpo bene
distincta.
Exemplaria vero cuita ad AR. brachycarpum omnes transitus præbent
atque formæ hybridæ videntur. Notandum est ceterum, etiam in AR. Mei-
iernichii vero, stamina non semper esse glabra, sed basi nonnunquam
mediocriter pubescentia (in À. brachycarpo sunt manifeste villosa).
447%. Sendai, 4% juil. 4889 (Mus.). (Specimen cultum, stamina glabrescenita,
tomentum rubiginosum potius quam ferrugineum).
7854. Kyoto, 2 mai 1892 (Mus.). (Specimen cultum, folia basi attenuaia,
tomentum ferrugineum, stamina basi pubescentia).
Specimen n° 4205 (Shiobara, juin 4889, Mus.) flore fructuque caret.
Tomentum primum ferrugineo-rubiginosum mox fit rubiginoso-album. An
R. Metternichii, an brachycarpi forma ?
33. R. BRACHYCARPUM Don. Syst. 3, p. #4.
655. Mori, juil. 1887 (Mus. et Dr.).
210%. Tanabu (Nippon). août 1888 (Mus.).
2492. Ile de Sado, juil. 1888 (Mus.).
2639. Ile de Sado, juil. 1888 (Mus.).
265%. Chokkai, juil. 1888 (Dr. non Mus.).
3463. Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus.).
3708. Twozan (Yeso), mai 1889 (Mus.).
3887. Yesashi (Yeso), juin 1889 (Mus.).
4531. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
9945. Twozan (Yeso), mai 4890 (Mus.).
5737. Yesashi (Yéso mérid.), juil. 1890 (Mus.).
10619. Akan, août 1893 (Dr. et Mus.).
(13) H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON. 917
3%. R. Faurisı Franch. Bul Soc. phil. Par. Mai 1886, p. 3.
Speciei præcedenti proximum. Differt foliis subtus glabris. Variat ut
R. brachycarpum. Formæ dus occurrunt, altera foliis latis, tenuibus et
corymbe paucifloro altera probabiliter monticola (R. sertiferum Franch.
in Herb. Mus. Par.) foliis angustioribus, coriaceis et corymbo plurifloro.
758. Shishinohe (Nippon), juin 1886 (Mus.).
881. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus. et Dr.) (partim tantum, partim brachy-
carpum).
? 1492. Sado (ile), juin 1888 (Dr. ? non Mus.).
2654. Chokkai, juil. 1888 (Mus. non Dr.) (R. sertiferum Franch. in Herb.
Mus. Par.).
4400. Yamagate (Nippon), juil. 4889 (Dr.) (var. sertiferum).
4531. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
15383. Kattasan, juil. 189% (Mus. Dr.).
35. R. CHRYSANTHUM Pall. It. II, p. 729.
7385. Ile de Riishiri, juin 189# (Mus.).
8360. Ile de Riishiri, juil. 1892 (Mus. Dr.).
36. R. sınense Swet. Brit. Fl. gard. ser III, tab. 290.
865. Hakkoda (Yeso), juil. 1886 (Mus.).
902. Hakkoda (Yéso), août 1837 (Mus.).
2129. Akita, cultivé (Nippon), mai 1888 (Mus. et Dr.).
2291. Akita, cultivé (Nippon), mai 1888 (Mus.).
37. R. ArsrecarTi Max. Mel. biol. VII, p. 337.
269. Aaru (Yeso), mai 1887 (Mus.).
2289. Akita (Nippon), mai 1888 (Mus. Dr.).
2430. Shimidzutogé (Nippon), juin 1888 (Mus.).
2822. Aaru (Yéso), juil. 1885 (Mus.).
3381. Fukuyama (Yéso), juin 1889 (Mus.).
3389. Yesashi (Yéso mérid.), juin 1889 (Mus.).
5714. Yesashi (Yéso mérid.), juil. 1890 (Mus. et Dr.).
8207. Iwanai, juil. 1892 (Mus.).
8273. Karibasan, juil. 4893 (Mus.).
9858. Shakotan (Yeso), juin 1893 (Dr.).
918 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
13254. Towada (Nippon), juin 1894 (Mus. et Dr.).
? 13046. Hakkoda (Yéso), juin 1894 (Dr.) (insigne bracteis diutias persisten-
tibus).
38. R. rHoMBICUM Miq. Prol. p. 96.
4482. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
6142. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Dr.).
7849. Kyoto, cultivé, mai 1892 (Mus.).
39. R. piLaTaATuM Mig. Ann. Mus. Lugd. Bat. I, p. 34.
778. Mombetsu (Yeso), juil. 1887 (Mus.) (partim, partim R. indicum).
8027. Asuriyama, mai 1892 (Mus.).
40. R. LINEARIFOLIUM S. Z. Fam. nat. no 443.
2644. Cultivé à Shonaï, juil. 1888 (Mus.).
41. R. LEDIFOLIUM Don. Gen. Syst. III, p. 846.
2051. Akita, cultivé (Nippon), mai 1884 (Mus.).
2127. Akita, cultivé (Nippon), mai 1884 (Mus.).
2133. Akita, cultivé (Nippon), mai 1888 (Mus.).
3129. Nanaï, cultivé, juin 1889 (Mus.).
3793. Fukuyama (Yeso), cult., juin 1889 (Mus.).
7867. Tsuruga, mai 1892 (Mus.).
4] R. MACROSEPALUM Max. Mel. biol. VII, p. 335.
7820. Bords du lac Riwa, août 1892 (Dr. et Mus.).
? 2300. Sendai, cultivé, mai 1888 (Mus.) (specimen cultum; petala oblonga,
stamina 5 ut in R. macrosepalo, sed umbellæ trifloræ, pubescentia non glandu-
losa ut in R. ledifolio. Forma intermedia, an hybrida ?).
e
43. R. InDIcUm Si Brit. Fl. Card. ser. II, t. 128.
2. Kæmpfert Max. Rhod. As. Or. p. 38.
124. Aomori (Nippon sept.), mai 1886 (Mus.).
661. Shishinohëé (Nippon), juin 1886 (Mus.).
778. Mombetsu (Yeso), juil. 1887 (Mus.).
1016. Tarunai, juin 1893 (Mus.).
(15) H. DE BOISSIEU. LES ERICACEES DU JAPON. 919
2128. Akita, cult., mai 1888 (Mus.).
2132. Akita, cult., mai 1888 (Mus.).
2130. Akita, cult., mai 1888 (Mus. et Dr.).
2292-3. Akita, cult., mai 1888 (Mus. et Dr.).
2294. Nambu, mai 1888 (Mus. et Dr.).
3892. Fukuyama (Yéso), juin 1889 (Mus.).
3929. Nanai, cult., juin 1889 (Dr.).
3968. Yesan (Yeso), juin 1889 (Mus.).
4217. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
4366. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
7821. Près du lac de Riwa, août 1892 (Mus.).
10177. Lac de Toya, juin 1892 (Mus. et Dr.).
10%72. Saruru (Yeso), juil. 1893 (Dr.).
y. macranthum Max. 1. c. p. 39.
888. Yeso (Mus.).
2675. Shonaï, cultivé, juil. 1888 (Dr. et Mus.).
4137. Shiobara, cult., juin 1889 (Mus.).
ö. obtusum Max. IL. c. p. 40.
159. Aomori (Nippon sept.), nov. 1886 (Mus.).
2294. Nambu, mai 1888 (Mus.) (mixta cum R. Kæmpferi).
2295. Shonai, cult., mai 1888 (Mus. et Dr.) (accedit ad R. Kaempieri).
3930. Nanai, eult., juin 1889 (Mus.).
7703. Shidzuoka, août 1893 (Mus.).
=. amænum Max. |. c. p. 38.
2287. Morioka, cult. mai 4888 (Mus. Dr.).
2288. Sendai, cult., mai 1888 (Mus.).
44, R. SERPYLLIFOLIUM Miq. Prol. p. 97.
11440. Mayebara, nov. 1893 (Mus. Dr.).
45. R. Tscaonosxir Max. Mél. biol. VII, p. 359.
800. Shishinohe (Nippon), juin 1886 (Mus. Dr.).
875. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus. Dr.).
894. Hakkoda (Yéso), juil. 1886 (Mus.).
3386. Yesashi (Yéso), juin 1889 (Mus. Dr.).
920 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
Lhhh. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
454&. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus. Dr.).
5740. Yesan (Yeso), juil. 1890 (Mus. Dr.).
5822. Yesashi (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
10020. Noboribetzu, juin 1892 (Dr.).
13256. Towada (Nippon), juil. 1894 (Mus. Dr.).
13279. Towada (Nippon), juil. 189% (Mus. Dr.).
Specimen sine ordinis numero in herb. Dr. servatum, et Tsuruggæ a.
159% lectum mihi insigne visum est foliis majoribus, sublus distincte
nervosis, nervis 2-7 tenuibus, brevibus, angulo recto insidentibus, supra
non apparentibus. Ad R. trinerve Franch. transitum efficit.
7 A6. R. TRINERVE Franch. in herb. Mus. Par. sp. nova.
Sectio Tsusia Max. Rhod. As. Or. p. 32.
Verticillato-ramosum, dense frondesum, adpresse strigosum, parvifo-
lium, minutiflorum; folia apice ramulorum congesta, subsessilia, lanceo-
lata, basi et apice longe attenuata acuta, subtus pallidiora, manifeste 3
(rarius 5) costata, costis secundariis a nervo medio angulo acuto seceden-
hbus et longe ac subparallele excurrentibus; perulæ vilosissimæ, flores
terminales 2-5; pedunculi calyce 3-5 plo longiores, sicut calyces rufo stri-
gosissimi; calyeis laciniæ breves, triangulari-ovatæ; corolla infundibuli-
formi-campanulata 5 fida, laciniis ovato-oblongis apice rotundatis, fundo
intus sicut filamenta infra medium villosa; stylus corollam subæquans;
antheræ ovatæ; capsula brevis, denique glabrata.
R. Tschonoskii proximum sed foliorum forma manifeste diversum.
Præterea in R. Tschonoskoi peduneuli sunt breviores, styli longiores,
antheræ ellipticæ.
267%. Shonai (jardins), juil. 1888 (Mus.).
2704. Chokkaisan, juil. 1888 (Mus.)-
u
47. R. DAHURICUM L. Cod. p. 409, no 3088.
3715. Twozan (Yéso), mai 1889 (Mus. Dr.).
8566. Abashiri, août 1892 (Mus.).
48. R. SEMIBARBATUM Max. Mel. biol. VII, p. 338.
4213. Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus. Dr.).
13358. Kattasan, juil. 189% (Mus.).
(17) H. DE BOISSIEU. LES ERICACEES DU JAPON. 921
49. R. Kamsnarıcum Pall. Fl. Ross. I, p. 48.
7422. Shakotan (Yeso), août 1891 (Mus. Dr.).
8367. Ile de Riishiri, juil. 1892 (Mus. Dr.).
10993. Shiretoko, août 1893 (Mus. Dr.).
11671. Ganju, août 189% (Mus. Dr.).
G. MENZIEZIA Sm.
50. M. PENTANDRA Max. Mel. biol. VI, p. 60%.
? 2814. Hirosaki (Nippon), mai 189% (Mus.).
9084. Tomari (Kunashiri), nov. 1889 (Mus. Dr.).
5875. Ganju, août 1890 (Mus.) (mixta cum multiflora).
10017. Tarumai, juin 1893 (Dr.).
13099. Hakkoda (Yéso), juin 1894 (Mus. Dr.).
13119. Hayashine, juin 1894 (Mus. Dr.).
d1. M. muLtırLora Max. Rhod. As. Or. p. 10.
126. Aomori, nov. 1886 (Mus. Dr.).
235. Yosen (Dr.).
44-3. Aomori (Nippon), juin 1886 (Mus.).
661. Shishinohë, juin 1886 (Mus.).
697. Shishinohë, juin 1886 (Mus.).
855. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus.).
869-70. Hakkoda (Yeso), août 1887 (Mus. Dr.).
2269. Sendai, mai 1888 (Mus.).
2272. Sendai, mai 1888 (Mus.).
2384. Shimiddzutoge, juin 1888 (Mus.).
2447. Sado, juin 1888 (Mus.).
2575. Sado (ile de), juin 1888 (Mus.).
4395-6. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus. et Dr.).
4553. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
5875. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus. Dr.) (mixta cum M. pentandra).
7891. Tsuruga (Nippon), mai 1892 (Mus.).
11266. Towada (Nippon), juin 4894 (Mus. Dr.).
134410. Hakkoda (Yéso), juin 1894 (Dr. Mus.).
13459. Tsurugizan (Nippon), juil. 189% (Mus. Dr.).
BULL. HRRB. BOIss., novembre 4897. 63
615.
974.
1163.
2428.
3446.
3461.
4070.
4MMT.
1686.
5818.
6101.
SAL,
420.
470.
477.
600.
609.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
CLETHREE
G. CLETHRA L.
52. C. BARBINERVIS S. Z. Fam. nat. n0 435.
Aomori (Nippon), juil. 1885 (Mus.).
Ibashi, août 4887 (Mus.).
Aomori, sept. 1888 (Mus. Dr.).
Shimidzutoge (Nippon), juin 1888 (Mus.).
Hirosaki (Nippon), oct. 1888 (Mus. Dr).
Hirosaki (Nippon), oct. 4888 (Mus.).
Shiobara (Nippon), juin 1889 (Mus.).
Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus. Dr.).
Aomori, sept. 1889 (Mus.).
Todoke (Yéso), juil, 1890 (Mus.).
Kessennuma, aoüt 1890 (Dr.).
PYRÔLEÆ
G. PYROLA L.
53. P. ROTUNDIFOLIA L. sp. 576.
Niigate (Dr.).
Mori, juin 1887 (Mus.).
Kurvishi, mai 1886 (Mus. Dr.).
Hakodate (Yeso), juin 1885 (Mus.).
Mori, juil. 1890 (Mus.).
Aomori (Nippon), juil. 1888 (Mus.).
2625. Ile de Sado, juil. 1888 (Mus.).
5701.
Yesashi (Yeso), juil. 4850 (Mus.).
10162. Sobelsu, juin 1893 (Dr.).
Var.
54. ? P. Eruiprica Nutt. Gen. I, p. 273.
intermedia.
Foliorum lamina elliptica; squamæ anguste lanceolatæ pedunculo vix
æquilatæ; calycis laciniæ elongatæ, lanceolatæ, latitudine sua plus duplo
longiores.
Inter P. ellipticam et rotundifoliam intermedia; priori accedit foliorum
(19) H. DE BOISSIEU. LES ÉRICACÉES DU JAPON. 923
forma, squamis angustis, sed calycis laciniæ P. rotundifolie. Propior
P. ellipticæ americanæ (typicæ) quam varietatis minoris (Max. Mel. biol.
t. VIL, p. 623). Specimen quoddam in herb. Mus. Paris. servatum (sub
nomine P. ellipticæ mutabilis) et in insula Yeso lectum varietati nostræ
omnino videtur similis.
4453. Oginohama (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
5374. Abashiri, juil. 1890 (Mus.).
95. P. MeprA Sw. in Act. Holm. 1804, p. 257.
10697. Akan (Yéso), août 1893 (Dr.).
56. P. RENIFOLIA Max. Pr. Fl. Amur. p. 190.
229. Sapporo (Yéso), mai 1885 (Mus.).
471. Kurvishi, mai 4886 (Mus. Dr.).
480. Hirosaki (Nippon), mai 1886 (Mus.).
4255. Sapporo, sept. 1888 (Mus.).
4368. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus.).
5350. Abashiri, juil. 1890 (Mus. Dr.).
» 8205. Kudo, juil. 1890 (Mus.).
10262. Yinabe, juil. 1893 (Dr.).
13185. Hayashine (Nippon), juin 1894 (Dr.).
97. P. suBaPxyLLA Max. Mél. biol. VI, p. 206.
605. Mori, juil. 1887 (Mus. Dr.).
? 966. Mori, août 1885 (Mus.) (specimen foliis latioribus, duobus sæpe inter
squamas nascentibus).
58. P. secunpA L. sp. 567.
603. Mori, juil. 1887 (Mus. Dr.).
1098. Sheretoko, août 1892 (Dr.).
5358. -Abashiri, juil. 1890 (Mus.).
6843. Sapporo (Yeso), mai 1891 (Mus.).
7495. Yeterofu (Kurilles), août 1893 (Mus.).
G. CHIMAPHILA Pursh,
59. C. umBELLATA Ahlef. Linn. t. XI, p. 78.
60%. Mori, juil. 4887 (Mus. Dr.).
978. Mori, août 1885 (Dr.).
924 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (20)
60. C. saponıca Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. II, 165.
765. Sobetsu, juil. 1887 (Mus. Dr.).
2509. Ile de Sado, juin 1888 (Mus.).
4583. Osorezan, août 1889 (Mus. Dr.).
5731. Yesashi (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
5990. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
13397. Kattasan, juil. 1894 (Dr.).
MONOTROPEÆ
G. MONOTROPA L.
61. M. ayporirays L. var. JaponıcA Franch. Sav. En. pl. Jap. II, 428.
981. Mori, août 1885 (Mus.).
9879. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
13363. Kattasan, juil. 1854 (Dr.).
62. M. unırLorA L. sp. 555.
65. Oginohama (Nippon), juin 1885 (Mus.).
673. Sishinohëé (Nippon), juin 1886 (Mus.).
: 989. Hakkoda (Yéso), août 1887 (Mus.).
1085. Sobetsu, sept. 1887 (Mus.).
2725. Ile de Sado, juin 1888 (Dr. Mus.).
5400. Abashiri, juil. 1893 (Mus.).
7378. Yesan (Yéso), sept. 1891 (Mus.).
13468. Tsuruga (Nippon), juil. 1894 (Dr.).
925
UNIVERSITÉ DE GENÈVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
Ame Série. — VIme Fascicule.
REMARQUES
SUR
LE DIAGRAMME DES CRUCIFÈRES
R. CHODAT et A. LENDNER
On sait que l’explication du diagramme floral des cruciféres a déjà
donné lieu à de nombreuses discussions. Il ne semble pas d’ailleurs que
cette question soit près d’être vidée. Au contraire, presque chaque année
nous apporte un contingent de faits nouveaux qui déterminent les
auteurs qui s’en sont occupés à proposer une nouvelle théorie.
926 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
La plus ingénieuse est sans contredit celle que M, O. Lignier ‘ a tout
récemment proposée.
Il considère la fleur comme constituée par des feuilles disposées en
dimérie parfaite dont les plus extérieures, les sépales latéraux, resteraient
entières tandis que les successives seraient profondément trilobées de
manière à simuler chacune trois feuilles indépendantes. C’est ainsi que
les pétales qui sont, comme chacun le sait, diagonaux, ne seraient que
des lobes latéraux des sépales antéro-postérieurs, lobes qui non seule-
ment seraient si profondément découpés qu'ils paraissent indépendants
mais seraient en outre insérés plus haut sur l’axe que la foliole médiane.
Ce serait quelque chose d’analogue à ce qui peut s’observer quelquefois
pour les stipules qui sont, dans la grande majorité des cas, des dépendances
des feuilles, mais cette dépendance pouvant se manifester seulement par
l’origine des faisceaux qui y aboutissent et qui sont produits par une
ramification du faisceau foliaire. Lignier pose comme principe que le
mériphyte foliaire des Fumariacées et des Crucifères comprend trois fais-
ceaux longitudinaux dans la région qui correspond à la base de la feuille.
D’ordinaire les trois faisceaux entrent dans la couronne de la tige soit
en s’accolant les uns aux autres, soit simplement côte à côte: plus rare-
ment (Hypecoum), ils s’écartent davantage de façon à laisser d’autres fais-
ceaux s’intercaler entre eux.
Une même feuille florale de Crucifère renferme donc toujours à sa base
trois faisceaux longitudinaux. Mais tandis que ceux des feuilles inférieures
(bractées, sépales, et quelquefois pétales) se réunissent en un seul pour
rentrer dans la couronne normale du torus, ceux des feuilles supérieures
(quelquefois pétales, étamines, carpelles) restent plus ou moins écartés
les uns des autres vers le bas et rentrent isolément dans la couronne.
En tout cas l’étude de la base du mériphyte prouverait que la surface d’in-
sertion des feuilles florales est d’autant plus large qu’elles appartiennent
à un verticille plus élevé, et aussi que dans les verticilles supérieurs,
quelque fois les feuilles opposées sont connées (puisque leur insertion
est de 180°).
En outre, chaque feuille florale de ces deux familles tend à diviser son
limbe en trois lobes plus ou moins profonds et cette trilobation, nulle
dans les verticilles inférieurs, est progressivement plus accusée dans les
1 O. Lignier, Cpt. rendus. Acad. d. sc., 1895, p. 675-678. — O. Lignier, La
fleur des Crucifères comparées à celle des Fumariacees, Association française
pour l’avancemont des sciences, congrès de Carthage, 1896, p. 403-406.
(3) R. CHODAT ET A. LENDNER. LE DIAGRAMME DES CRUCIFÈRES. 927
verticilles supérieurs. C’est ainsi que chaque feuille carpellaire est, aussi
bien chez les Crucifères que chez les Fumariacées, composée de trois
lobes connés dans leur longueur et dont le médian seul est fertile (bour-
relet placentaire). Chaque feuille staminale est de même trilobée jusqu'à
la base (Dicentra, Hypecoum, Cruciferes'), mais elle peut ne l'être qu’à
son sommet (androphores des Fumaria et Corydalis). Selon cette théorie
les feuilles du verticille sous-jacent aux étamines sont trilobées jusqu’au
torus, chez les Cruciferes, de telle sorte que les lobes s’y montrent
entièrement indépendants les uns des autres et que par suite, ils ont
toujours élé considérés comme appartenant à des verticilles différents :
les lobes latéraux sont colorés et forment ce qu’on appelle vulgairement
les pétales; les lobes médians restent verts, ce sont les petits sépales
(Lignier, 1. c., p. 405).
Nons citons les propres expressions de M. Lignier de manière à pou-
voir discuter en connaissance de cause. Il arrive malheureusement trop
souvent que les divergences ne reposent que sur un malentendu. Ainsi
l’un des critiques de la théorie de Lignier, M. E. Marchand n’a évidem-
ment pas compris la partie relative aux carpelles, ce qui ressort du dia-
gramme des Crucifères qu'il attribue à M. Lignier et dans lequel les car-
pelles sont antéro-postérieurs avec les placentaires latéraux, ce qui ma
jamais été prétendu par le savant botaniste de Lille ?.
Le point capital dans l'argumentation de ce dernier, c’est la notion du
mériphyte, notion assez vague et, dans le cas présent, tout arbitrairement
conçue.
Du fait que les phalanges staminales irilobées des Fumariacées lui
paraissent être analogues aux pétales trifurques des Hypecoum, il leur
attribue la valeur d’une feuille unique dont la lobation se ferait plus
accentuée chez Dicentra et plus encore chez les Crucifères.
Le fait de leur insertion différente chez les Crucifères et que leur
ordre d'apparition est différent, les étamines latérales naissant bien avant
! Ainsi, dit-il, les six étamines des Crucifères n’appartiennent pas à deux ver-
ticilles alternes mais à un seul verticille de deux feuilles trilobées. Les lobes
latéraux de ces feuilles (étamines longues) sont, il est vrai, insérés plus haut que
les lobes médians (étamines courtes); mais cela n’a rien qui puisse étonner. Les
bords d’une feuille s’inserent souvent plus haut sur la tige que son milieu. Nous
verrons plus loin que le même fait se reproduit pour les pétales (lobes latéraux
des petits sépales des mêmes crucifères).
? E. Marchand, Note sur la fleur des Crucifères, à propos d'un anomalie flo-
rale chez Cheiranthus Cheiri L., Bulletin de la Société des sciences naturelles
de l'ouest de la France, sept. 1896, p. 159.
928 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
les grandes étamines, ne paraissent avoir qu’une valeur minime aux
yeux de l’auteur de cette très séduisante théorie.
Il eüt valu la peine de discuter ces faits vu l'opinion contraire préva-
lente. Sans doute l’auteur se réserve de le faire ultérieurement à l’occa-
sion d’un travail plus complet.
Il eût été en outre particulièrement intéressant de connaître l'opinion
de Lignier sur les théories de Celakowski parues en 1894 et qui au point
de vue des Crucifères faisaient entrevoir une explication toute nouvelle
de leur diagramme, basée sur l'interprétation des lois appelées par lui :
Loi de réduction, loi du dédoublement négatif, etc.
Cette discussion eût été d'autant plus instructive que Celakowski n’ad-
mettant pas le dédoublement positif des étamines longues et les considé-
rant comme simplement rapprochées, il précédait Lignier dans la néga-
tion de la chorise telle qu’elle était comprise jusqu'alors.
Lignier ne paraît pas en outre avoir eu connaissance d’un mémoire de
JuLıus KLEIN? où ce dernier étudie grossièrement l’analomie de la fleur de
Cheiranthus et surtout de Matthiola. lei encore les grandes étamines ne
sont pas considérées comme dédoublées positivement mais comme indé-
pendantes. En outre il précède Lignier de deux ans en montrant que les
sépales latéraux recoivent les premiers faisceaux détachés de la couronne
fasciculaire. Enfin il considère les placentaires comme des carpelles
réduits, tandis que les deux valves seraient les carpelles normaux.
Si nous faisons abstraction des opinions les plus anciennes voici le
seul résultat identique de ces trois travaux : les étamines longues ne
sont pas le produit d’un dédoublement positif (chorise).
Quant au reste, il y a des divergences profondes qui demandent à être
applanies ou à être éclaircies.
On ne saurait faire mieux qu’en mettant en regard les trois opinions
récentes :
1 Dr Lad. Celakowski, Das Reductionsgesetz der Blüten, das Dedoublement
und die Obdiplostémonie, in Sitzber. der königl. böhm. Gesellschaft der Wassen-
schaften, math. Naturwiss., Classe, 189%, p. 76 et 109.
2? J. Klein, Berichte der deutsch bot. Gesell., 1893.
(5) R. CHODAT ET A. LENDNER. LE DIAGRAMME DES CRUCIFERES. 929
|
KLEIN LIGNIER CELAKOWSKI
Sepales exterieurs| Ce sont les laté-| Idem. Ce sont les an-
raux car ils recoi- téro-postérieurs, car
vent les premiers ils apparaissent en
faisceaux détachés premier lieu (Payer
de la couronne. Eichl.); ils recou-
vrent les latéraux à
leur base!
Sépales intérieurs) Ce sont les an- Les antéro-posté-| Ce sont les late-
téro-postérieurs. |rieurs ne sont que raux car l’organo-';
les lobes médians|génie le démontre. |
d'une feuille trilo-
bée dont les lobes
latéraux deviennent
les pétales.
Pétales. ........ En un verticille (Ce sont les lobes! Un verticille de
indépendant. indépendants dessé-|4 pétales indépen-X
pales antéro-posté-|dants. À
rieurs.
Androcee........... Deux verticillesı Un verticille bi-; Deux verticilles
de2 4-4. naire à feuilles tri- de 44 dont deux |
furquees. étamines suppri-|
mées dans l'exté-}
rieur et dans le plan;
médian. }
INymeceen....... L carpelles dont Deux carpelles Deux carpellesk
deux stériles, les|trilobés et connés latéraux à ovules|
| medians; deux fer-| dont le lobe médian | marginaux. j
| tiles, les latéraux. est fertile, les laté-
raux connes for-
mant les valves sté-
riles.
De ces trois travaux deux sont basés sur la même methode, la course
des faisceaux ou tout au moins l’anatomie florale. Ce sont ceux de Klein
et de Lignier. Il sera donc facile de les comparer, nos recherches ayant
surtout porté sur la course des faisceaux.
Pour établir cette dernière avec toute la précision possible, nous avons
paraffiné des fleurs de Crucifères et notamment de Cheiranthus. Ces
objets paraffinés ont été sectionnés au microtome et les sections dispo-
sées en série.
Ces recherches ayant été faites sur plusieurs fieurs et indépendamment
par les deux collaborateurs ont amené aux mêmes résultats.
Lorsqu'on suit, du pédicelle floral jusqu’à l’ovaire, les modifications qui
se passent dans la couronne libéro-ligneuse, voici ce qu'on observe.
930 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Le pédicelle floral au-dessous de la fleur se trouve présenter une sec-
tion rhomboidale à grand axe dirigé dans la direction transversale.
Autour d'une moelle elliptique sont disposés un certain nombre de fais-
ceaux; on peut ordinairement y distinguer huit groupes de faisceaux,
mais cela est parfois indistinct, grâce au fait de la disposition en cou-
ronne.
Les premiers faisceaux qui se détachent de la couronne sont ceux qui
iront innerver les sépales latéraux. On les voit s’écarter bien avant
qu'aucune autre modification soit apparue dans l’anneau général. La
trace à laquelle ils appartenaient se continue dans la même direction
verticale simple ou bifurquée ou plus tard légèrement trifurquée. Ces
traces foliaires sépalaires ne sont plus visibles lorsque celles destinées
aux sépales médians commencent à se détacher. A ce moment, à la place
des sépales latéraux dont l'insertion est irès profonde et qui sont
gibbeux, se voient les bases des nectaires qui proéminent dans la gibbo-
sité. À cette hauteur, la couronne se montre formée de huit faisceaux
dont deux latéraux ei deux médians et quatre diagonaux. Les deux laté-
raux sont tantôt trifurqués tantôt bifurqués; les deux médians qui com-
mencent déjà à faire saillie sont nettement trifurqués, tandis que les dia-
gonaux ont leurs éléments régulièrement disposés en une plaque con-
tinue ou à peine irrégulièrement interrompue. On voit se détacher peu
après le lobe médian des faisceaux medians; pendant un court trajet il
s'élève en dehors de la couronne, perpendiculairement, avant d'entrer
dans le sépale. C’est à ce moment que les faisceaux diagonaux qui ont
pris maintenant une forme en arc font saillie aux quatre coins et
envoient un faisceau vers les pétales tandis qu'ils continuent verticale-
ment leur chemin dans le torus; c’est presque toujours leur flanc exté-
rieur qui se détache pour innerver les pétales tandis que le flanc inté-
rieur devient trace staminale.
Presqu’en même temps les faisceaux latéraux dont étaient précédemment
issus les sépales, abandonnent leur lobe médian qui va innerver les éta-
mines latérales, laissant les deux petits cordons latéraux suivre leur
course verticale. À ce moment, les sépales, les pétales et les étamines
latérales sont innervés. La couronne centrale comprend maintenant
quatre faisceaux diagonaux robustes, deux faisceaux médians bifurqués
et deux faisceaux latéraux bifurqués. Peu après les quatre faisceaux dia-
gonaux se rendent dans les étamines dont l'insertion est franchement
diagonale, ils laissent en arrière une petite branche qui ira à son tour se
perdre en s’eteignant dans le torus. C’est des faisceaux staminaux mais
(7) R. CHODAT ET A. LENDNER. LE DIAGRAMME DES CRUCIFERES. 931
aussi parfois des mêmes traces mais pétalaires que part une pelite
branche qui se dirige vers le bord des sépales médians.
Peu au-dessous de l'ovaire, une section dans le torus montre les traces,
résidus des faisceaux diagonaux, des étamines longues à la périphérie du
torus où ils vont bientôt disparaître. Au centre les quatre doubles traces
se sont condensées en traces uniques médianes et transversales dispo-
sées en un carré régulier. Les traces médianes sont les plus robustes.
Cette disposition fait bientôt place à la suivante qui ira s’accentuant. Les
faisceaux latéraux s’éloignent du carré tandis que les médians s’etalent
et se fortifient et finissent par se bifurquer peu avant l'apparition des
cavités ovariennes. Lorsque ces dernières ont apparu, l'éloignement des
faisceaux latéraux est du double de celui des faisceaux médians. L’aug-
mentation du volume des cavités fait apparaitre les valves ovariennes
tandis que la dite fausse cloison se détermine. En suivant maintenant le
sort des quatre faisceaux qui se rendent dans cet ovaire, il sera aisé de
constater que les faisceaux médians sont les plus robustes, que leurs deux
détachés latéraux vontinnerver les ovules, tandis que les faisceaux latéraux
plus faibles innervent en se subdivisant les valves ovariennes, sans que
leurs détachés latéraux se rendent dans les ovules qui demeurent indé-
pendanis des soi-disant carpelles.
Que l’on vienne à comparer la structure que nous décrivons pour la
fleur des Crucifères avec celle précédemment donnée par Jul. Klein on
verra que nous ne différons en aucun point important. Cependant cet
auteur n'a pas Suivi avec la même attention la course des faisceaux; il
s’est uniquement occupé de l’ordre de sortie des faisceaux innervant les
organes et de leur position au point de vue du diagramme. Nos recherches
viennent donc combler cette lacune.
Klein avait déjà observé que du faisceau pelalaire partait un détaché
venant innerver le bord des sépales médians; nous avons observé que ce
détaché peut naître plus tard.
Enfin nous avons précisé le sort des faisceaux ovariens dont les
médians placentaires sont fertiles tandis que les latéraux valvaires sont
stériles.
S1 l’on représente graphiquement cette course des faisceaux dans le
torus des fleurs de Crucifères on pourra établir le diagramme suivant :
S 2—+ 2, P.4. Et 2 + 4. Cp. 4.
C’est en résumé le diagramme formulé déjà en 4894 par Klein. Dans le
932 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
notre, cependant, les deux carpelles latéraux qui sont considérés comme
fertiles par Klein sont représentés au contraire comme complètement
stériles.
Au contraire, nous nous écartons considérablement de celui proposé
par M. Lignier, pour les raisons suivantes :
Tout en constatant avec lui que les sépales latéraux innervés bien
avant les autres et insérés plus bas sont vraisemblablement les exté-
rieurs, NOUS ne voyons aucune raison pour considérer les pétales comme
des lobes des sépales médians. D'abord la place occupée par l’ensemble
de ces faisceaux ne correspond nullement à celle occupée par le faisceau
qui se rend dans les sépales latéraux, mais leur étendue est au moins
irois fois plus considérable. Deuxièmement, le faisceau qui se rend au
sépale médian se détache avant ceux qui se rendront dans les pétales.
Ces derniers faisceaux se comportent durant les premières phases de
l’écartement du faisceau sépalaire comme appartenant à la couronne
libéro-ligneuse caulinaire et nullement comme des lobes d’un faisceau
unique. M. Lignier ne se laisse pas ébranler par le fait que l'insertion
des pétales est plus élevée que celle des sépales parce qu'il arrive que le
lobe moyen d’une feuille soit plus profondément inséré que ses bords.
Mais alors il aurait fallu démontrer que les faisceaux qui se rendent
dans cette feuille triiobée d'insertion anormale appartiennent réellement
au même mériphyte. M. Lignier n’en fournit aucune preuve de fait.
La tératologie n'apporte aucune preuve indirecte à l’appui de M. Li-
guier. Je ne sache pas qu'on ait décrit des sepaies médians trilobes
dont les lobes seraient petaloides.
Plus grave est l’objection que nous ferons à sa théorie de la diandrie
des Crucifères. Il est manifesie, soit après les recherches de Jul. Klein
soit après les nôtres, que les six étamines appartiennent à deux verticilles
distincts. Nous ne comprenons pas que l'étude de la course des faisceaux
chez les Crucifères ait pu amener M. Lignier à une théorie semblable. Il
serait pour le moins curieux que les faisceaux destinés à une feuille
staminale puisent leur origine dans le faisceau sépalaire latéral et aux
dépens des faisceaux de pétales supposés lobes latéraux de sépales
médians.
Cette conception de l’&tamine trifurquée jusqu’à la base ne repose
évidemment que sur des considérations tirées de la comparaison avec les
Fumariacées diadelphes (Fumaria et Corydalis). Nous ne pensons pas
qu’il y ait de fortes raisons pour considérer le type Corydalis comme
primitif et le type Crucifère comme dérivé. Tout porte à croire d’ailleurs
(9) - R. CHODAT ET A. LENDNER. LE DIAGRAMME DES CRUCIFÈRES. 933
que Corydalis et Fumaria sont bien plus vraisemblablement des types
plus aberrants. L'irrégularité florale, la grande spécialisation de chacune
des parties de la fleur, leur plus grande adaptation sont certainement
des caractères peu primitifs. On lira avec fruit les considérations très
savantes que Celakowski fait valoir en faveur de la théorie de la réduction.
Quant aux carpelles il est manifeste qu’on ne saurait les considérer
comme trilobés et les valves comme le résultat de la concrescence de
deux lobes latéraux de carpelles médians. L'origine des faisceaux val-
vaires est si manifestement différente de celle des faisceaux placentaires
qui ne se bifurquent que bien après que les faisceaux valvaires sont
détachés, que nous ne voyons pas ce qui a pu conduire M. Lignier à sa
singulière théorie de l'ovaire des Crucifères, sinon des considérations
théoriques basées sur sa conception du meriphyte dont l'insertion serait
d'autant plus large et étalé que l’on s'approche du sommet de la fleur.
L'indépendance complète des faisceaux carpellaires parle bien plus
fortement en faveur de l'existence de quatre carpelles, ce qui d’ailleurs
est confirmé par l’organogénie florale. On sait en effet que les placentes
naissent à la facon des carpelles et qu'il y a quatre primordium primitifs.
Il nous semble donc que l’ingénieuse théorie du savant anatomiste
français ne saurait résister à une critique basée sur les méthodes mêmes
qu'il dit l'avoir conduit à cette singulière mais intéressante conception.
Il est cependant deux points dans cette théorie qui gardent toule leur
valeur. L’auteur pense que le fait (exact d’ailleurs) que les faisceaux
destinés aux sépales latéraux sont détachés bien avant les autres démon-
trerait que ces sépales sont extérieurs. C’est d’ailleurs ce qu'avait déjà
dit Jul. Klein, 1. c.. p. 49.
« D’après nos connaissances, » s’exprime cet auteur, « c’est dans les
feuilles qui naissent les premières que se rendent les premiers fais-
ceaux. »
C’est bien le fait général résultant de l’étude de la course des faisceaux.
D'autre part, M. Lignier a bien saisi que les placentes sont seules fer-
tiles tandis que les valves ne le sont pas. L'interprétation qu'il donne
aux faits observés ne change rien à cette constatation. C’est ce qui ne
semble pas clairement indiqué par Klein. Cet auteur considère en effet
les valves comme des carpelles qui arrivent à leur complet développe-
ment, tandis que les médians empêchés ou arrêtés dans leur développe-
ment deviennent fausse cloison.
Ainsi que nous l’avons indiqué plus haut les ovules sont exclusivement
innervés par les faisceaux latéraux des placenta. Ce sont donc bien des
934 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
dépendances de ces derniers et si donc on les considère comme des car-
pelles ainsi que le fait Jul. Klein, il faut logiquement considérer les pla-
centa, carpelles médians, comme stériles.
Celakowski n’admel pas l'existence de quatre carpelles :
« Die falsche Lehre, dass die Placenten sammt Scheidewänden des
Cruciferenpistils besondere Blasteme seien, ist übrigens nicht neu, sie
ist schon von Hanstein, und zwar auf Grund der Entwickelungsgeschichte
aufgestellt worden. Die Placenten bilden sich nämlich schon früh, fast
gleichzeitig mit den Medianen der Carpiden, und sehr kräftig ; da ent-
steht der Anschein, dass es besondere Blasteme seien. Ihre frühzeitige
und kräftige Anlage ist wohl auch der Grund, dass sie zugleich mit den
Carpidmedianen aus der Achse so kräflige Bündel erhalten.
« Die jetzigen Cruciferen (ausser Teirapoma und Holargidium) haben
normal nur zwei Carpiden, sowie sie nur zwei Staubgefässe im äusseren
Kreise haben, die Vierzahl ist in beiden Kreisen nur für deren Vorfahren.
für den Urtypus anzunehmen, wovon jedoch die medianen Glieder beim
Uebergang in Dimerie spurlos verschwunden sind. Die zwei kräftigen.
Bündel, welche jetzt in die Placenten der dimeren Fruchtknoten ein-
treien, könnten zwar vielleicht als ein Ueberrest nach den einstigen
medianen Carpiden betrachtet werden, sie gehen aber jetzt statt in
Medianen der geschwundenen Fruchthlätter in die verschmolzenen Blatt-
ränder der zwei lateralen Carpiden. »
. Klein s'étant basé sur le cas de Tetrapoma et Holargidium pour con-
firmer sa théorie anatomique de la quadricarpellie des Cruciferes, Gela-
kowski répond :
« Die Berufung auf Tetrapoma beweist das Gegentheil von dem, was
Klein beweisen will. Denn Teirapoma hat nicht nur & Carpiden, sondern
auch 4 Placenten und 4 Scheidewände, und wird demgemäss nicht nur 4,
sondern 8 Bündel aus der Achse erhalten. Nach jenem Fehlschuss müsste
das Pistill daselbst âus 8 Carpiden bestehen. Es ist mir unbegreiflich,
dass man lieber zu zweifelhaften Schlüssen aus dem anatomischem Ver-
halten greift, statt den ganz zweifellosen Beweis in den vergrünten
Blüthen zu acceptiren. »
Celakowski cite alors des cas de chloranthie où les placentes dispa-
raissent et où les carpelles latéraux portent les ovules à leur bord. Il
est humiliant pour les savants de voir que souvent les raisonnements
les plus logiquement étayés sont des sophismes. Ainsi dans le cas
particulier, Celakowski argumente aux dépens de Tetrapoma qu’il ne
connaît qu'incomplètement et dont la structure une fois mieux connue
(ll) R. CHODAT ET A. LENDNER. LE DIAGRAMME DES CRUCIFÈRES. 935
pourrait bien démontrer exactement le contraire de ce qu'il avance. Que
l’on juge plutôt.
Nous avons eu l’occasion d'examiner un grand nombre de Cheiranthus
dont l'ovaire était à quatre loges, quatre valves et quatre placentes. C’est
en essayant d'étudier ces ovaires à quatre carpelles à la lumière des indi-
cations de Lignier que nous sommes arrivés à vérifier toute la question.
Des sections pratiquées en série (fig. 4-16) ont montré que ce qui suit
la base de l'ovaire est normal, c’est-à-dire les placenta ont chacun les trois
faisceaux normaux dont l'origine a été élucidée plus haut, les carpelles
latéraux se séparent comme cela a été expliqué. Ce n’est qu’à une hauteur
variable selon les ovaires que l’origine des carpelles supplémentaires est
visible. Les trois faisceaux placentaires sont alors largement écartés.
Devant le faisceau médian se forme une cavité qui va grandissant.
Tantöt celte nouvelle loge ne naît que devant l’un des faisceaux médians
placentaires, tantôt ce développement est égal des deux côtés. Il est évi-
dent que dans ces conditions le placenta prend l’apparence d’un car-
pelle et si la nouvelle loge ne se forme que devant l’un d’eux, l'ovaire
paraîtra formé par trois carpelles.
Par ce développement des nouvelles loges l’ovaire se trouve ainsi pos-
séder une fausse cloison en croix portant au sommet des quatre ailes un
faisceau longitudinal. Pendant que s’organisait les nouveaux carpelles,
valves, le faisceau médian de chaque placentaire se comportait comme le
faisceau des carpelles transversaux, se ramifiait et finissait par donner
aux nouvelles valves exactement l’apparence des anciennes. Il est à
remarquer qu'une fois établi, le fruit à quatre valves et à quatre placen-
taires diffère essentiellement du fruit normal. Chez ce dernier chaque
placenta est muni de trois faisceaux; ici les placenta n’ont qu'un seul
faisceau et cela se comprend aisément puisque ce ne sont en somme que
les faisceaux latéraux des placenta.
Dans ces conditions les ovules ne dépendent que des quatre placenta
et ceux-ci de deux carpelles seulement, les deux médians.
il est vraisemblable que si l’on étudie l’anatomie de l'ovaire de Tetra-
poma il se trouvera que les deux carpelles nouveaux ont l’origine que
nous venons de décrire pour les fruits anormaux de Cheiranthus.
Malgré les apparences ces fruits si réguliers de Cheiranthus n’ont pas
quatre carpelles fertiles mais seulement deux. Il est probable que tel est
aussi le cas de Tetrapoma et que ce dernier genre loin de constituer une
exception à la règle n’en est qu’une légère modification.
On remarquera aussi que la fausse cloison ne peut être considérée
PRIMES À
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
30
9
“og/podaeoripenb quoraop enbrjis ep onb je soayea ue
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(43) BR. CHODAT ET A. LENDNER. LE DIAGRAMME DES CRUCIFÈRES. 937
comme une production des bords des deux ou des quatre carpelles, mais
qu'elle paraît bien plutôt une production axiale différemment découpée
selon le nombre des carpelles qui s’en detachent.
Sans vouloir faire dire aux cas anormaux ce qu'ils sont incapables de
démontrer. ils viennent jeter une lumière toute particulière sur la
théorie des quatre carpelles des Crucifères; ces cas mêmes n'étant que
l’exagération d’un caractère normal appartiennent à cette catégorie établie
par M. C. de Candolle' et à laquelle il a donné le nom de taxinomique.
Ces anomalies ne sont d’ailleurs nullement en faveur des idées de
M. Lignier. On ne conçoit pas aisément que si les valves des ovaires et
plus tard des fruits de Crucifères sont dues à la concrescence de lobes
latéraux de carpelles médians comment il se ferait que les placentes
puissent prendre la même apparence que les feuilles doubles lorsqu'ils
se différencient en carpelles. Au contraire, tout est expliqué si l’on
admet ce qui est conforme à l'observation organogénique et anatomique
que les valves sont des carpelles stériles et les placenta des carpelles
fertiles.
Restent encore les divergences d'opinion relatives à la position des
sépales. S'il est vrai que les sépales médians naissent les premiers sur
le point vegetalif il y aurait une singulière discordance entre l’ordre de
leur apparition et de leur innervation. Nous n'avons pas eu l’occasion de
reviser ce point d’organoge£nie. Il reste donc encore des doutes relative-
ment à cette discordance.
fl est néanmoins certain que les nectaires n’ont point la valeur de
blastèmes, aucun faisceau principal ne s’y rend.
Discuterons-nous maintenant d’une manière générale le diagramme
des Cruciféres ? Ce serait dans l’état actuel encore prématuré. L’un de
nous a défendu en 1887 la tétramérie parfaite des Crucifères se basant
sur des cas monstrueux de Capsella Bursa Pastoris, chez lesquels les éta-
mines étaient au nombre de huit et les carpelles au moins dans le jeune
âge au nombre de quatre. Seulement les quatre étamines longues étaient
considérées comme dédoublées et appartenant au verlicille externe.
Aujourd'hui cette théorie n’est plus soutenable dans son détail. L’ana-
tomie montre nettement que les étamines longues sont du second verti-
cille et nous agréons sur ce point parfaitement avec Celakowski. Quant
à savoir si dans le verticille extérieur les deux étamines médianes ont
1 (. de Candolle, la Tératologie végétale, Arch. Sc. phys. et nat., kme série,
t. II, 1897.
BULL. HERB. BOIss., novembre 1897. 64
238 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
été supprimées, c’est une question que nos observations actuelles laissent
nécessairement en suspens.
On reconnaitra cependant que la tétramérie parfaite devient extrême-
ment probable.
Les deux verticilles sépalaires se comportent ici comme un seul verti-
cille; cela est d’ailleurs réalisé chez la plupart des Dicotylédonées où le
calyce naît selon une spirale, mais fonctionne comme si ses pièces étaient
en verticille. Les quatre pétales sont donc déterminées dans leur situa-
tion par les verticilles sépalaires. Il serait, semble-t-il, logique d'admettre
pour l’androcée deux verlieilles de quatre pièces, ce que fait Celakowski
avec le second desquels les carpelles au nombre de quatre seraient en
alternance.
Ce serait le diagramme théorique; à la lumière des observations
actuelles on ne saurait aller au dela de la constatation du diagramme
réel.
Calyce en deux verticilles médians et transversaux.
Corelle en un verticille à pièces diagonales.
Androcée en deux verticilles, le premier à deux étamines latérales, le
second à quatre étamines dans les diagonales.
Gynécée à quatre carpelles dont deux latéraux stériles et deux médians
fertiles formant les placentaires el la fausse cloison.
! R. Chodat, Das Cruciferendiagramm, Flora 1887.
939
STAPFIA Con.
UN NOUVEAU GENRE DE PALMELLACÉES
PAR
R. CHODAT
Planche XXIII.
L’algue curieuse qui fait l’objet de cet article a été rencontrée par l’un
de nous dans un petit étang alimenté par une petite source près de Hall-
stadt dans la Haute-Autriche. Elle était très abondante et se faisait remar-
quer par sa dimension et sa magnifique couleur verte. L’&tang occupe
une partie d’une prairie appartenant à la ferme dite « Hallerbauerngut »
du lieu appelé Lahn, vers 500 m. d'altitude. Sa superficie est d’a peu près
70 m., sa profondeur 4-1,25 m. La température de l’eau était au mois
de mars dernier de 4° C. environ, alors que la température de l’air était
seulement de 2°, 5 C. L’eau ne gèle pas en hiver à part quelques glaçons
sur les bords. C’est en somme une station plutôt favorisée. On peut cons-
tater dans l'étang même un courant qui s’accentue vers l’émissaire. La
partie voisine de ce dernier et sa partie supérieure sont endigués par des
palissades en bois équarris tandis que les bords submergés de l'étang sont
couverts de grosses pierres.
_ C’est sur ces dernières aussi bien que sur les troncs submergés vers
l’émissaire, que la plante a été trouvée la première fois. En certains endroits
elle recouvrait complètement le substratum sur lequel elle était fixée; le
courant de l’eau entrainait selon son intensité les longs cylindres lom-
bricoides (vermiculaires) d’une magnifique couleur vert émeraude, plus ou
moins dans la direction de l’&missaire. Lors d’une seconde visite leur
940 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
développement était tout aussi intense. Mais l’an dernier, l’un de nous
s'étant rendu à Hallstadt, voulant se procurer du matériel frais pour l'étude
il trouva l'étang soigneusement nettoyé et l’algue limitée en certains
points sur l’endiguement de bois. Ce sont ces exemplaires qui, conservés
au formol, ont servi à faire la plus grande partie des observations et
dont une partie a été remise à M. Chodat. Quelques semaines plus tard
M. le Dr R. Lorenz, chef de section à Wien, que l’on avait rendu attentif à
cette algue et à sa station, en récolia encore quelques exemplaires. Ce
sont ces derniers qui ont servi en partie à faire les dessins du port. Les
recherches préliminaires faites immédiatement après la découverte de cette
algue montrèrent qu’on était en présence d’une Tetrasporée. Mais d’abord
le manque de matériel de comparaison, puis plus tard, le départ pour l’An-
gleterre de celui qui l'avait trouvée en retarderent l'étude définitive et ce
n’est qu'à la suite de nouvelles recherches faites l’an dernier qu’il parut
convenable de terminer cette étude. M. Stapf ne s'étant pas spéciale-
ment occupé de la systématique des algues vertes, préféra soumettre à
M. le Prof. Chodat une partie du matériel récolté et l’ensemble des obser-
vations faites indépendamment, soit sur la plante vivante, soit sur l’algue
fixée. C.S.
La plante découverte par M. le Dr Stapf rappelle extraordinairement
un Tetraspora. Au premier abord l'identité paraît complète. Le thalle
vermiculaire, gélatineux et visqueux atteint de quelques centimètres à un
demi-metre de longueur. Son diamètre varie peu, il est ordinairement de
5-10 mm. Chez les exemplaires âgés, il arrive que sur le parcours, il se
produit des renflements en vessie (fig. A et 2, pl. XXI). Le plus souvent
ces derniers sont limités à la région basilaire. Alors le diamètre atteint
jusqu’à À cm. et la couleur est plus pâle. Mais ce qui frappe au premier
examen c’est le fait que la masse principale du thalle est occupée par un
axe gélifié incolore et relativement solide. Le cylindre n’est donc pas
creux, il est plein. Les cellules sont ordonnées à la périphérie en une
seule couche qui, lorsqu'on examine une section épaisse du cylindre,
paraît former une pellicule verte excessivement mince (fig. 3, pl. XXHD).
La régularité des cylindres et la disposition exactement périphérique de
a couche colorée produit une impression tout à fait différente de celle
qui est donnée par le thalle lâche, creux ou perforé des vrais Tetraspora.
Ces cylindres fixés au formol supportent parfaitement l'immersion
dans l’alcool absolu, pourvu qu'on ait soin de les faire passer par des
alcools de plus en plus concentrés. Finalement ils durcissent suffisam-
ment pour pouvoir être sectionnés transversalement dans la moelle de.
(3): R. CHODAT. UN NOUVEAU GENRE DE PALMELLACÉES. 941
sureau. Dans des sections ainsi obtenues et colorées au bleu de méthy-
lene on peut étudier la structure de cellules et leur posilion vis-à-vis de la
périphérie (fig. 20, pl. XXII).
La gelée générale ne se colore pas avec ce réactif en solution alcoolique
faible. Chaque cellule assez éloignée de la périphérie se montre entourée
par une membrane spéciale dont la gelée acide fait virer le bleu de méthy-
lène au violet. En outre il existe indépendamment de cette enveloppe
que l’on peut comparer à celle des volvocinées une membrane adhérente
au plasma et qui prend une teinte encore plus violacée (fig. 20, pl. XXI).
On peut avec certains colorants, par exemple la safranine-eau d’aniline,
déceler ainsi une membrane quelquefois même stratifiée. L’épaisseur de
cette membrane atteint de 5-7 u. La structure de chaque protoplaste est
celle d’une Palmellacée quelconque. La cellule est largement ovale; le
chromatophore présente une faible echancrure au sommet. Comme il
recouvre presque complètement la périphérie de la cellule, il est difficile
a’en donner une description plus détaillée. C’est dans cette échancrure
occupée par du protoplasma hyalin (tache claire) qu’on peut voir, même
sur le matériel fixé, deux vacuoles. Le noyau est situé beaucoup plus
bas, un peu au-dessous du tiers supérieur. On peut le voir sans colo-
rants, mais avec l'Hématoxyline Delafield, la safranine, le bleu de méthy-
lène, etc. il devient très visible.
Le pyrénoide est gros; formé d’un noyau dont le contour rappelle
celui d’un cristalloïde, il est entouré d’une zone amylacee assez considé-
rable. Le noyau cellulaire se trouve situé exactement au-dessus du pyré-
noide, c’est-à-dire confine presqu’a la zone amylacée. Le pyrénoiïde prend
comme le noyau les colorants de la chromatine, mais il se colore moins
fortement. La fixation au formol concentré permet de voir avec netteté
le cristalloïde, car l’amidon fortement gonflé ou modifié est devenu trans-
parent. Dans certains cas il paraît s'être dissous.
Chaque cellule est munie de deux pseudo-cils. Thuret les a déjà cités
chez Tetraspora et Fresenius chez Apiocystis. Ils ont été vus de nouveau
par S. Moore et plus tard par Correns et d’autres dans l’un ou l’autre de
ces genres.
Ici les deux cils partent de la tache claire, traversent la membrane
sélifiée et se rendent, ordinairement, directement vers la périphérie. On
voit dans les sections transversales, faites dans le matériel durci à l’alcool,
que leur longueur excède de beaucoup celle de la cellule (4-5 f.). Dans le
matériel frais (vivant) on a pu constater que ces pseudo-cils qui sont d’ail-
leurs immobiles peuvent dépasser la gelée périphérique et aboutir libre-
942 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
ment dans l’eau. Examinés sur le matériel fixé, ces cils arrivés à la péri-
phérie continuent à s’étendre encore, mais sont adhérents à la surface (fig.
20, pl. XXI): ils sont alors plus ou moins déformés et granuleux. Les cils
sont d’une finesse extrême. Examinés avec un apochromatique Seibert, on
peut à peine les différencier de leur gaine qui est plus visible. C'est cette
dernière qui se colore avec le bleu de méthylène en violet et qui permet
aussi de suivre la marche de ces prolongements, même à un faible grosis-
sement. En général la gaine va s’élargissant vers la périphérie tandis
qu'elle devient de plus en plus réduite vers le point d’attache. A la sur-
face du cylindre la gaine semble manquer ou tout au moins être forte-
ment réduite. Quant au cil lui-même les réactifs le colorent assez vive-
ment. La safranine-eau d’aniline, le fait nettement apparaître. Dans le
matériel fixé, il se présente souvent comme toruleux ou interrompu
(fig. 18, pl. XXI); ce sont sans aucun doute des déformations dues au
réactif. Dans des préparations bien faites, sa direction est régulière ; il
arrive cependant qu'il paraisse oblique ou diversement contourné. Ceci
est le résultat de contractions ou d’étirements. Dans ce dernier cas la gaine
étant souvent indéfiniment distendue, on obtient des figures bizarres qu'il
ne faut pas confondre avec les cils à l’état normal.
Il est interessant de constater que Gorrens, qui a soigneusement étudié
les pseudo-cils d’Apiocystis, n’a constaté de gaine bien différenciée qu’au-
tour du eil librement étalé dans l’eau, tandis que la portion basilaire tra-
versant la gelée qui contient la colonie est dépourvue de gaine differen-
ciée. Ici, tout au contraire, la gaine paraît nettement délimitée vis-à-vis
de la gelée communne et avoir une existence propre tout aussi réelle que
celle de la membrane cellulaire spéciale avec laquelle elle partage en
commun la propriété de se colorer en violet par le bleu de méthylène.
La multiplication des cellules rappelle en tous points ce qui se passe
chez Tetraspora. Mais comme les détails de cette division n’ont pas été
jusqu’à présent donnés en détail il vaut la peine de décrire le phénomère
pour Stapfia.
Dans le cas le plus ordinaire, au moment de la division, la cellule n’a
plus de cils, soit que ceux-ci aient été retirés soit qu'ils aient été aban-
donnés dans le mucilage. C’est cette alternative qui paraît la plus pro-
bable car on rencontre souvent des cils sans relation avec des cellules.
Il est cependant certain que tel n’est pas toujours le cas. On peut voir
dans la figure 20, pl. XXIIL, des cellules dont les noyaux et les pyrénoïdes
1 Correns, Ueber Aprocystis Brauniana Nxg., in Zimmermann, Beiträge zur
Morphologie und Physiologie de Pflanzenzelle. I. Band, 241.
(8) R. CHODAT. UN NOUVEAU GENRE DE PALMELLACEES. 943
sont dédoublés et où les cils sont cependant nettement visibles (les pré-
parations avaient été traitées avec le chlorure de zinc iodé et les détails
de structure étaient admirablement visibles). Les quatre cils partent
encore du même point dans la cellule représentée dans les fig. 1%, 45
et 49; les deux nouveaux noyaux sont encore contigus, tandis que plus
tard la cellule s’allongeant dans le sens transversal, les cils sont séparés
par paires. Ceci n’est explicable qu’en supposant qu'aux deux cils pri-
mitifs sont venus s’adjoindre deux autres cils, comme cela arrive d’ail-
ieurs chez les Volvocinées qui peuvent se multiplier durant leur phase
mobile *.
Quant au pyrenoide, plusieurs cas peuvent se présenter. Tantôt le
pyrenoide primitif est dévolu à l’une des moitiés (fig. 11). Le nouveau
pyrenoide devra donc naître de novo. C’est ce qui se voit dans la fig. 17;
le nouveau est alors fort petit. Tantôt le pyrenoide primitif conserve sa
grosseur et sa réfringence, tantôt il diminue fortement et devient plus
ou moins indistinet. D'autre fois, alors qu'il est encore inaltéré, on voit
apparaître dans la cellule en voie de division quatre nouveaux petits
pyrenoides.
Enfin il peut subir une bipartion symetrique apres avoir cependant
diminué de volume. Il s’allonge transversalement au préalable puis
s’etrangle (fig. 10, 12, 13, 14. 15) ou se brise par une fente étroite.
Dans d’autres cellules, le pyrenoide s’est brisé en quatre morceaux
(fig. 9). On peut observer tout aussi souvent une division asymétrique.
Dans ces conditions les deux nouveaux pyrénoïdes seront inégaux.
Ces mêmes variations, je les ai observées chez Tetraspora lubrica,
chez Eudorina elegans et chez Hæmatococcus pluvialis.
De ceci nous pouvons conclure en disant que dans la division cellulaire
des Palmellacées et des Volvocinées le pyrénoïde
1° peut entrer en division en même temps que le noyau;
20 avant la division de ce dernier;
3° ne pas entrer en division et être dévolu à l’une des cellules filles ;
alors les nouveaux pyrénoïdes naissent de novo.
On ne saurait donc attribuer au pyrénoïde une valeur semblable à celle
du noyau. Il est très probable que dans les cas où les auteurs ont pensé
qu'il en remplissait la fonction, ils n’ont pas su ou pu mettre en évidence
le vrai noyau.
1 Voir Chodat, Matériaux pour servir à l’histoire des Protococcoïdées, Bull.
de l'Herbier Boissier, 1895.
944 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6;
Dans tous les cas, chez nos plantes, le pyrénoïde a nettement l’apparence
d'un cristalloide. Son contour est aussi défini que celui des cristalloides
d’aleurone. D’autre part, à la division, il se fractionne à la facon d’un
eristalloide. Les images obtenues à ce moment correspondent bien à
celles qui sont très connues pour le fractionnement de ceux des semences
de Ricin. J’y vois pour ma part un corps figuré et cristallisé. Quant à
savoir si chaque pyrenoide est contenu dans une seule vésicule indivi-
dualisée, cela est une question qui demande à être traitée avec beaucoup
de circonspection. Ceci fait d’ailleurs dans mon laboratoire l’objet de
recherches spéciales de M. Boubier, Dr ès sc., qui, sans doute, publiera
prochainement le résultat de ses recherches.
Le matériel fixé au formol concentré s’est trouvé admirablement apte
à cette sorte de recherche. L’amidon qui constitue l'enveloppe du cristal-
loide est finalement dissous. À sa place on peut constater une auréole
blanche qui permet de voir plus nettement les contours du pyrenoide.
. La division du noyau est difficile à suivre chez les Palmellacées à cause
de sa petitesse. J’ai pu néanmoins constater à plusieurs reprises qu'elle
s'effectue par mitose. Les chromosomes paraissent être au nombre de
quatre. Dans la fig. 6, qui est prise d’une préparation traitée par la
safranine, on apercoit des bâtonnets en forme de V dont trois sont plus
distincts, le quatrième ne pouvant être mis en évidence. La fig. A
représente un stade plus avancé. [ci encore, le nombre des éléments
figurés paraît être de quatre pour chaque plaque. La disposition de ces
bâtonnets selon le grand axe des cellules fait supposer qu'une nouvelle
bipartition va commencer dans les deux cellules filles. Ces faits ont été
observés avec l’?m. homog. Seib., 2 mm. Le peu de figures de division
observées ne permet cependant pas de conclure définitivement sur les
détails du phénomène. C’est cependant le premier cas observé de caryo-
kynèse chez les Palmellacées.
C’est surtout dans les préparations à la fuchsine-vert-d’iode que j’ai pu:
observer cette division. Durant cette mitose, le pyrénoïde est dissous ou
diminue beaucoup de réfringence. -
Immédiatement après la division apparaissent les cils et chaque cellule
s’entoure d’une membrane spéciale à l’intérieur de la membrane de la
cellule mère. Les cils morts de la cellule mère sont quelquefois attachés
à l’enveloppe commune.
On trouve assez souvent des hypnospores parmi les cellules normales.
Elies se distinguent par leurs dimensions plus grandes (14-20 w), leur
forme parfaitement sphérique et la membrane plus ferme, un peu bru-
(7). R. CHODAT. UN NOUVEAU GENRE DE PALMELLACÉES. 945
nâtre. Le plasma est ordinairement plus fortement granuleux et mélangé
de globules huileux. Dans les moins avancées on peut constater un seul
noyau, alors que le nombre des pyrénoïdes est déjà de quatre. Ces
derniers sont souvent très marqués, d’autres fois ils disparaissent (fig.
7, 8). |
La membrane de ces hypnospores rappelle beaucoup celle que jai
décrite à propos de formations homologues chez Monostroma. Elle est
stratifiée et souvent immergée dans une auréole demi-gélifiée. A la
germination cette enveloppe est brisée comme chez Monostroma et les
autres Palmellacées, mais les détails de cette germination nous sont
encore inconnus.
La disparition des pyrénoïdes dans quelques-uns fait supposer qu'il
s'agit d’hypnospores zoosporipares semblables à celles que j’ai décrites
précédemment pour Monostroma et pour Gonium.
L'origine du thalle est obscure; il faudrait avoir, en effet, suivi le.
développement à partir de la zoospore. La disposition périphérique des
cellules fait supposer que ces dernières ont la faculté de développer en
arrière une assez grande quantité de gélée, ce qui les ramènerait à la
périphérie. Cette question demande une étude spéciale faite sur du
matériel vivant. |
La plante que nous venons de décrire correspond sans contredit, quant
au mode de division cellulaire et la structure du plasma, au genre Tetras-
pora. Mais ici la disposition parfaitement périphérique et la constance
des pseudo-eils sont des caractères qui donnent à notre plante un faciès
tout à fait spécial.
Dans la série des Palmellacées, telle que nous la comprenons, les
genres ont été distingués par les caractères de leur thalle. Chez Palmella
le thalle informe contient les cellules disposées d’une manière irrégulière
el quelconque. Tetraspora possède un thalle plus développé, le plus sou-
vent en forme de sac, mais les Tetraspora vrais n’ont pas de consistance
ferme. La tendance à une disposition périphérique y est déjà fortement
accusée ; les pseudo-cils sont présents ou absents. Le plus souvent ils
font complètement défaut, ainsi que j'ai pu m'en assurer à bien des
reprises. Chez Glæocystis, l’emboîtement régulier et caractéristique des
membranes gélifiées paraît encore être le caractère essentiel de distinc-
tion. Apiocysüs est déjà plus hautement différencié. Le thalle est
entouré d’une écorce plus dense traversée par les pseudo-cils qui se pro-
longent extérieurement munis d’une gaine épaisse. Mais chez toutes les
espèces la structure cellulaire est si semblable qu’on ne saurait en
946 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
donner une description différentielle. Des hypnocystes ont été conslatés
chez Tetraspora et Gleocystis; je les ai rencontr6es chez Apiocystis el
Palmella où ils se présentent tantôt comme état durable, tantôt germant
à la facon de Schizochlamys.
Ce même caractère se retrouve chez notre plante. Le trait distinctif en
est la production d'un axe de gelée solide et la disposition strictement
périphérique des cellules. C’est à mon avis une raison suffisante pour la
séparer de Tetraspora et en constituer un genre nouveau que je dédie à
M. le Dr Stapf qui l’a découverte.
Ceite plante est-elle absolument nouvelle? Je n’oserais l’affirmer.
Kützing a représenté dans ses Tabulæ phycologice, I, tab. 30, une plante
qui ressemble extrêmement à la nôtre et à laquelle il donne le nom de
Tetraspora cylindrica Ag. Mais cette dernière plante, qui n’est que la
reproduction de l'Ulva cylindrica Wahlb., diffère essentiellement de celle
figurée par Wahlenberg dans le Flora lapponica, fig. 509, par des
dimensions beaucoup plus réduites. En effet, son diamètre est à peine de
2 mm. tandis que celle figurée par Küntzing atteint au moins 10 mm.
L'identification faite par Kützing et ceux qui l'ont suivi me semble au
moins hâtive, car la description de Wahlenberg est assez obscure: « gelati-
nosa simplicissima utrinque obtusata apice incrassata subcylindrica
viridis punctata evasculosa. Substantia interna tota hyalina sino ullo
nervo cenirali et omnibus radiis seminuliferis. » Néanmoins, vu la
variabilité extrême qu'on peut observer quant à la grandeur du thalle
chez les Tétrasporées, l’objection de la différence de dimension ne serait
pas décisive.
Quant à l'identité de notre plante avez celle de Kützing elle est pro-
bable, malgré certaines différences de détail qui proviennent sans doute
d’un examen peu approfondi. De Toni la décrit comme suit : Thallo
tubuloso cylindraceo-elongato, simplici, 15-25 em. Ig., 2-10 mm. crasso,
apice clavato incrassato, gelatinoso subfirmo sordide viridi, etc.
A formis facie externa similibus differt substanlia firmiori, præcipue
cellularum indole. :
Kirchner : Lager festgewachsen, spannenlang 2-10 mm. dick, röhren-
förmıg, cylindrisch, einfach an der Spitze keulig verdickt, gelatinös,
ziemlich consistent, von schmutzig grüner Farbe. Cette description qui
n’est d’ailleurs que la traduction en allemand de la diagnose latine de
Rabenhorst (Fl. Europ. algar., III, p. 40) est confirmée par Hansgirg
(Prodr. Alg. fl. v. Böhmen) qui ajoute : zuerst sackartig.
Donc {ous les auteurs à partir d’Agardh s’accordent pour considérer
(9). R. CHODAT. UN NOUVEAU GENRE DE PALMELLACEES. 947
P. cylindrica Ag. comme tubuleuse. Rabenhorst, Kirchner et De Toni
ajoutent bien qu’elle est assez consistante. En présence d’une unanimité
aussi remarquable il serait imprudent d'identifier notre espèce de Stapfia
avec le Teiraspora cylindrica Agh.
Quoiqu'il en soit notre algue ne saurait rentrer dans le genre Tetras-
pora tel qu'il est conçu par les auteurs modernes. Kirchner en donne la
diagnose suivante : « Lager häutig oder blasig, einschichüg, etc. »
De Toni « Thallus gelatinosus. membranaceus vel submembranaceus,
initio saccato-clausus, demum apertus et applanatus. etc. »
Je propose denc d'établir pour la curieuse plante découverte par le
Dr Stapf un genre nouveau auquel je donne le nom de
Stapfia nov. gen.
Thallus gelatinosus subfirmus haud tubulosus nec saccatus nec mem-
branaceus sed cylindricus ; cellulæ similes eis Tetrasporæ stratum tenuis-
simum periphericum viridem formantes. Multiplicatio ut in Tetraspora.
Stapfia cylindrica nov. spec.
Thallus cylindricus 10-50 cm. longus, 5-2 mm. crassus apice obtusus,
pulchre viridis : cellulæ globosæ vel ovoideæ 7-13 y, pseudociliis duobus
quielis munitæ, in stratum tenue subperiphericum. dispositæ; cellulæ
perdurantes majores membrana crassiore sæpe fuscescente munitæ
14-22 y crassæ sphericæ et sæpe pyrenoïdibus 2-4 munitæ, ciliis desti-
tutæ.
Habitat in aqua limpida apud Hallstadt in loco dicto Lahn ubi legit
Dr O. Stapf (Austria superiore).
948
RECHERCHES
SUR LE
NAC EIBRYONNAIRE DE QUELQUES NARCISSEES
PAR
A. PREDA!
Docteur ès sciences.
Pendant l'hiver dernier, j’ai pu entreprendre des recherches sur des
ovules de Narcissus et d’Ajax conservés dans l’alcool. Bien que le
matériel dont je disposais ne füt pas très riche, il présentait pourtant un
certain intérêt car, outre quelques bonnes espèces, commeles N. poeticus L.,
Tazetta Lois., Jonquilla L., papyraceus Gawl.? et l’Ajax pseudo-nar-
cissus Harr., il y avait aussi des formes que l’on considère comme
hybrides, savoir le N. tenujor Curt., provenant de Haarlem et son syno-
nyme le N. Puccinellü Parl. de Lucques, le N. biflorus Gurt. de Modène,
V’A. odorus Car. et l'A. incomparabilis Car. Il était donc important de voir
si ces formes présentaient un sac embryonnaire, et, dans le cas affirmatif,
quel était son aspect. Il n’eüt pas été moins intéressant d'étudier les
différentes phases de développement du sac; mais comme je ne disposais
que d’ovaires pris sur des plantes en pleine floraison. je fus contraint,
malgré moi, de renvoyer mes recherches sur ce point au printemps de
! Ce travail a été fait sur le conseil et dans le laboratoire de M. le prof. Chodat
(Laboratoire d'anatomie végétale et de botanique sysiématique).
? M. le prof. Arcangeli suppose que cette plante est hybride (voir la note dans
le Bull. della Soc. bot. ital., A897, p. 79-89). Après l'examen du sac embryon-
naire, Je ne suis pas de cet avis.
(2) - A. PREDA. SAC EMBRYONNAIRE DE QUELQUES NARCISSÉES. 949
l’année prochaine. Voici en attendant quelques résultats de mes obser-
vations : :
Les ovules des bonnes espèces ont un sac embryonnaire bien déve-
loppé, tandis que ceux des formes hybrides, dans les rares cas où ils en
ont, le présentent toujours très réduit. Dans les bonnes espèces, comme
par exemple dans le N. poeticus, nous observons au sommet du sac
embryonnaire les deux synergides et l’œuf; ce dernier est généralement
un peu plus grand. Dans certains cas, comme observe M. Vesque?, l’œuf
et les synergides peuvent se superposer assez exactement, et sans la pré-
sence de leurs nucleus on ne pourrait les distinguer. Ces trois vésicules
et leurs nucleus sont nettement, quoique faiblement, érythrophiles. A
l'extrémité opposée du sac on trouve un autre groupe formé par le noyau
secondaire et par les trois antipodes; ces dernières sont disposées, comme
M. Vesque l’avait déjà indiqué”, et comme M. Guignard l’a confirmé plus
tard *, dans un plan horizontal, c’est-à-dire parallèle à une section trans-
versale de l’ovule. Le noyau secondaire se trouve situé du côté supérieur
de ce plan et en est souvent tellement rapproché, qu’il touche aux anti-
podes; cela pourrait dépendre du fait indiqué par M. Guigrard °, savoir de
ce que la fusion des noyaux polaires s'effectue justement dans le voisi-
nage des antipodes. Dans certaines coupes d’ovules de N. poeticus et de
N. Tazetia, le nucleus secondaire se présente éloigné des cellules anti-
podiales, et tend à occuper le centre du sac; mais, même dans ce cas. il
est toujours plus rapproché de celles-là que de l’œuf. Une grande trabé-
cule le relie toujours aux antipodes et souvent aussi à l’appareil sexuel.
Le noyau secondaire se distingue par une érythrophilie constante et
bien plus marquée que celle de l’appareil sexuel; son nucléole est vive-
ment coloré en rouge, mais les chromosomes n’y sont pas distincts.
1 Voici comment j'ai traité les ovules : Je les ai tout d’abord détachés du pla-
centa et je les ai laissés dix-huit à vingt heures dans un liquide colorant constitué
de fuchsine gr. 0,5, vert d’iode gr. 0,5, eau gr. 250. Après avoir enlevé l’excès du
colorant, moyennant des lavages prolongés dans l'alcool absolu, j'ai parafiné le
matériel. Pour les coupes, j'ai préféré le simple rasoir au microtome, parce
qu'avec des coupes minces on risque de détacher les appareils du sac.
2 Nouvelles recherches sur le développement du sac embryonnaire des Phané-
rogames angiospermes (Annales des sciences naturelles, botanique, tome VII,
1897, p. 316.).
3 Loc. cit., p. 316.
* Recherches sur le sac embryonnaire des Phanérogames angiospermes
(Annales des sciences naturelles, botanique, tome XIII, 1882, p. 153).
> Recherches, etc., p. 153.
950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Les antipodes ont un protoplasma décidément érythrophile, tandis que
leurs noyaux, très volumineux et pourvus de chromosomes très épais,
sont fortement cyanophiles. Chaque noyau présente vers le centre une
zone claire, légèrement violacée, qui entoure un nucléole à Lendance
érythrophile.
Dans certains hybrides, comme nous l’avons déjà dit, on peut quelque-
fois trouver un sac embryonnaire, mais toujours de très petite dimen-
sion, dans d’autres on en trouve seulement la trace, il manque tout
à fait et dans d’autres enfin l'ovaire ne porte pas même d’ovules.
Quand le sac existe, il peut quelquefois contenir l’appareil sexuel, le
noyau secondaire et les synergides, qui se comportent toujours envers
le liquide colorant comme dans les bonnes espèces. Bien que j'aie
fait un grand nombre de coupes longitudinales dans les ovules de
l’A. odorus, je n'ai trouvé aucune trace de sac; du reste, dans cette
plante, la forme allongée de l’ovule est tout à fait anormale. Il n’en est
pas de même pour l’A. incomparabilis qui peut avoir un sac, certainemeut
fort réduit, mais renfermant dans certains cas un appareil sexuel, un
noyau et des synergides. En effet, dans une section longitudinale j'ai
observé un œuf et des synergides assez bien développés, et dans une
autre, le noyau et les trois antipodes qui remplissaient une grande partie
du sac.
Les ovaires de N. biflorus sont généralement sans ovules. Il existe
seulement une forme provenant de Modène qui en a et que j'ai pu
examiner. Dans cette plante je n’ai obtenu que quelques sections où le sac
est représenté par une fente longitudinale. Selon M. Vesque ‘, dans les
Amaryllidacées, le sac embryonnaire, pendant son développement, écrase
les cellules environnant le nucelle, de manière que sa paroi n’est pas
seulement constituée d’une seule membrane, mais aussi d’une lame de
parenchyme corné, dans laquelle on distingue encore, sous forme de
petiies lignes onduleuses, les anciennes cavités cellulaires, Or, dans notre
cas, ces cellules environnantes se sont en grande partie bien développées,
le sac n’a pas pu s'étendre ei a été fortement comprimé.
Le N. tenuior de Haarlem et le N. Puccinellii de Lucques peuvent pré-
senter quelquefois des sacs, mais toujours très petits.
Je dois faire observer que les tissus des téguments et du nucelle,
aussi bien dans les ovules des bonnes espèces que dans ceux d’hybrides,
présentent une chromatophilie indifférente. En effet, dans des sections
" Nouvelles recherches, etc., p. 318.
58)
(4) A. PREDA. SAC EMBRYONNAIRE DE QUELQUES NARCISSÉES. 951
d’ovules d’une même espèce, qui ont été traitèes avec le même liquide
colorant, on trouve ces parties tantôt colorées en violet ou en bleu,
tantôt en rouge plus ou moins intense, tantôt simultanément dans ces
différentes colorations, et cela tout à fait d’une manière accidentelle.
La chromatophilie, c'est-à-dire le différent mode de se comporter du
noyau en présence de certaines couleurs basiques ou acides, avait été
considérée pour la première fois par M. Auerbach ' comme un caractère
distinctif des éléments sexuels. C’est ainsi que, selon cet auteur, les
nucleus mâles seraient toujours cyanophiles, tandis que les femelles
seraient érythrophiles.
M. Strasburger, dans un travail fort intéressant?, dit que le noyau
secondaire du sac, qui est toujours érythrophile, se comporte vis-à-vis du
liquide colorant comme le noyau végétatif du grain de pollen et il
explique l’érythrophilie de ces noyaux et la cyanophilie du noyau de la
cellule sexuelle du tube pollinique, comme un phénomène dû à une
différente nourriture, plus abondante dans le premier cas, moins abon-
dante dans l’autre.
Les expériences de M. Zacharias® ne sont pas d’accord avec cette
manière de voir de M. Strasburger. Selon cet auteur, la chromatophilie
dépend de la quantité variable de nucléine et de phosphore contenue dans
le noyau ; si la quantité est grande, le noyau est cyanophile; à mesure que
la richesse en phosphore diminue, le noyau passe à l’érytrophilie. La
{théorie de M. Strasburger ne s'accorde pas non plus avec les récentes
recherches de M. Rosen‘; cet auteur a observé que dans les cellules
épuisées qui forment la coiffe des racines, les vaisseaux el les idioblastes
cristallifères, la chromatine diminue, tandis qu’elle est richement repré-
sentée dans les cellules qui conservent leur pouvoir de subdivision (péri-
cambium et cambium). Selon la théorie de M. Strasburger, les cellules
riches en chromatine seraient moins nourries et par cela incapables de
développement ultérieur; ce qui n’est pas seulement contraire aux
dernières recherches de M. Rosen, mais à celles encore inédites qui ont
été faites dans le laboratoire de M. Chodat.
1 Ueber einen sexuellen Gegensatz in des Chromatophilie der Keimsubstanzen
(Berlin, 4891).
2 Ueber das Verhalten des Pollens und die Befruchtungsvorgänge bei den
Gymnospermem (Jena, 1892).
# Ueber Chromatophilie (Berichte der deutschen botanischen Gesellschaft,
Berlin, 1895).
* Kerne und Kernkörperchen in meristematischen und sporogenen Geweben
(Conhn’s, Beiträge zur Biologie der Pflanzen, Bd. 7, p. 225).
952 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Dans notre cas particulier du sac embryonnaire des Narcissées, les
idées de M. Strasburger ne pourraient pas évidemment s'appliquer, parce
qu'il faudrait admettre que tous les noyaux contenus dans le sac sont
érythrophiles. En effet, si réellement la cyanophilie indiquait une pauvreté
de nourriture, comment se ferait-il que les synergides, qui sont situés
près de la chalaze, c'est-à-dire au point d’où passe la nourriture, seraient
cyanophiles; autrement, pourquoi le noyau secondaire, qui est presque
toujours en contact avec les antipodes, ne serait-il pas aussi cyano-
phile ?
Comme nous avons déjà vu plus haut, nous pouvons distinguer dans le
sac embryonnaire deux groupes :
10 L’œuf et ses deux cellules sœurs, ou synergides.
20 Les antipodes, dont aucune ne donne origine à un œuf et qui ne
possèdent pas le caractère femelle du premier groupe.
De la fusion des deux noyaux polaires prend naissance le noyau secon-
daire du sac; nous sommes donc en présence d’une fécondation qui
donne naissance à une nouvelle plante, l’albumen. Si la chromatophilie
dans notre cas indique réellement une différence de sexe, nous pouvons
bien dire que les synergides et l’œuf ont un caractère femelle et les anti-
podes un caracière mâle; mais, quant au noyau secondaire, nous n’osons
pas nous prononcer.
953
RO ARE
SUR LA
CULTURE DES CYANOPHYCEES
ET SUR LE
DÉVELOPPEMENT D’OSCILLATORIEES COCCOGÈNES
PAR
R. CHODAT et Mlle M. GOLDFLUS
Planche XXIV.
C’est une opinion assez généralement répandue que les Cyanophycées
nécessitent pour leur développement la présence d’autres organismes.
On pense que, dans ces mélanges, ces plantes peuvent absorber direc-
tement une partie de leur azote à l’état élémentaire. Les recherches à
ce sujet sont contradictoires et c’est ce qui nous a engagé à entreprendre
une série d'expériences dont le travail présent n’a pour but que d’en
préciser les conditions.
Le principe est en somme celui qui a été proposé par R. Koch pour
la culture des bactéries, c’est-à-dire le développement sur plaque qui
permet aux colonies diverses de s’etaler et de constituer des groupes
plus ou moins purs. On sait que grâce à ce procédé le triage des
bactériacées s’effectue avec une assez grande facilité. Par cultures répé-
tées et toujours sélectionnées on arrive à ne produire sur plaque que
des colonies d’une seule espèce, ce qui est visible à la régularité de leur
expansion et ce qui peut être vérifié au microscope.
On a déjà proposé pour la culture des algues des milieux en plaques
consistant en argile humide, tourbe ou dépôt de silice gélatineuse dé-
BULL. HERB. BOISS., novembre 1897. 65
95% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
posée sur verre. Il est assez difficile d’experimenter de cette manière,
car pour l'argile humide (marne) il est impossible de la stériliser, la
chaleur altérant son état marneux; la tourbe présente outre l’incon-
vénient des acides humiques qui ne conviennent pas également à toutes
les algues, celui d’être un milieu foncé sur lequel ne se détachent pas
avec netteté les cultures établies. Il en est de même pour les cultures
sur silice gélatineuse qui sont difficile à stériliser.
Depuis longtemps on emploie le plâtre comme substratum pour des
cultures de levures et surtout pour la production des spores. Le fait
qu'on peut dans le laboratoire lui donner une forme voulue, le couler
dans des vases de forme quelconque explique son emploi très répandu.
Cependant le sulfate de chaux est en partie soluble et peut entraver
certaines cultures; d’autre part il est plus friable et se laisse difficile-
ment calciner sans rupture.
C’est ce qui nous a fait préférer des plaques de terre de pipe ou de
porcelaine poreuse non vernies. Leur pouvoir d'absorption pour l’eau
est considérahle. Elles n’ont pas de propriétés chimiques accusées vu
leur issolubilité; elles ne sont pas dehydratantes et se laissent en tout
moment stériliser par calcination. Ces deux propriétés d’être poreuses
et stérilisées à volonté en font l’idéal d’un substratum pour la culture
des algues. En effet, il suffira d'ajouter à l’eau sur laquelle on les dé-
pose, les sels ou substances chimiques sur lesquelles on désire expéri-
menter pour que ces dernières soient entraînées en même temps que
l’eau, dans la terre poreuse. Enfin il est beaucoup d’algues qui ne sau-
raient être immergées vu leur besoin d'oxygène. Dans ces conditions
elles pourront se développer librement à la surface de ces plaques et
on aura l’avantage de pouvoir vérifier d’un coup d’œil la pureté de la
culture, car le moindre mélange altère l'apparence régulière des colo-
nies. — Nous avons trouvé qu’il était utile pour le triage de faire ces
cultures avec le moins de liquide possible, de manière à empêcher les
algues de se répandre au moyen de l’eau qui recouvrerait la plaque. Si
cette dernière n’est que faiblement humectée le développement de colo-
nies se fait évidemment plus lentement, mais par le fait de leur com-
pacite les colonies deviennent plus distinctes les unes des autres. Inutile
de décrire en détail les procédés de stérilisation. Nous avons employé
la méthode de stérilisation discontinue. Les vases dans lesquels on
place les plaques doivent nécessairement avoir un fond plat et une
grande ouverture. Nous avons pris tantôt des crystallisoires, tantôt des
boîtes en verre telles qu’on les emploie pour la conservation des pièces
(3): R. CHODAT ET MIE M. GOLDFLUS. CULTURE DES CYANOPHYCEES. 955
chirurgicales ou d'instruments de chirurgie mis à l’abri de l’air. La
stérilisation de ces vases lavés à l'alcool se fait aussi par le mode dis-
continu qui nous à parfaitement réussi. Dans ces conditions on peut
éviter l’envahissement par des chlorelles qui sont l’ennemi des cultures
d'algues, comme l’on sait, et aussi des bactéries. Ces dernières ne
seraient pas importantes vu qu’elles ne sauraient être confondues avec
les Cyanophycées que l’on étudie, mais leurs propriétés chimiques, enfin
leur expansion suffiraient dans beaucoup de cas pour entraver un beau
développement et à conduire à des voies et des déductions fausses. Il
est en effet important aujourd'hui d'établir la physiologie des Cyano-
phyeees qui non seulement est dans l'enfance mais est absolument in-
connue.
Leur ressemblance avec les Bactériacées, le fait qu’on les trouve com-
munément dans des stations si diverses (eaux sulfureuses, alcalines,
putrides, alunées, ferrugineuses et thermales) font de ces Schizophytes
colorées l’un des groupes végétaux sur lesquels des recherches de
biologie et de physiologie s'imposent maintenant. Ces dernières sont
loin d’être arrivées à une conclusion. L’hiver prochain nous espérons
en donner un compte rendu détaillé. Pour le moment nous nous bor-
nons à indiquer la methode et l'observation générale suivante.
Il semblerait a priori que la cyanophycée vivant souvent dans des
milieux putrides s’accommoderait plus facilement d’une nutrition am-
moniacale. Nous avons établi des cultures avec solutions contenant
J’Az. ammoniacal et d’autres avec l’Az. nitreux. Les premières n’ont
point donné de résultat, au moins pour les espèces examinées jusqu’à
présent. Par contre la solution de Knopp. (Sachs) leur convient admira-
blement. Leur développement est très rapide et au bout de 4 à 5
semaines une plaque de 20 em? est complètement couverte par la
cyanophycée, si l'humidité était suffisante.
Voiei le mode suivi :
Les plaques ont 5 em. de côté, leur épaisseur est de 9-10 mm., elles
sont carrées, mais on peut les faire confectionner d’une autre forme,
par exemple arrondies. Cela dépend du vase dans lequel on les place.
Ces plaques stérïlisées a 120° sont introduites encore chaudes avec une
pince ffambée dans le vase stérilisé. On ajoute à ce moment le liquide
de Knopp stérilisé et encore chaud, de manière à ce que le niveau ne
dépasse pas la moitié de la hauteur. Par capillarité la plaque restera
humectée. Lorsque le tout est refroidi, on transporte à l’aide d’une
spathule en platine flambée une trace de l’algue à étudier que l’on
dépose exactement au centre de la plaque.
956 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
Si le point de départ n'était pas pur, on peut trier plusieurs fois
les colonies. Généralement les différentes espèces présentent non seule-
ment une apparence distincte mais aussi une coloration différente.
La Cyanophycee qui a été le point de départ de ces recherches s'était
développée sur des plaques semblables à celles décrites et que l’un de
nous employait pour la culture des algues vertes. Elle se présentait
sous l’apparence d’un thalle plus ou moins filamenteux mais ordinai-
rement cloisonné selon deux directions. Traité par le bleu de méthylène,
il était facile de voir que l’ensemble était contenu dans une gaine cloi-
sonnée et que pouvaient abandonner les cellules arrondies ou irrégu-
lières par compression. Alors la gaîne dépouillée de son contenu vivant
apparaissait comme un squelette alvéolaire en partie encore muni de
cellules vertes. A ce moment chacun des protoplastes avait done
développé une membrane spéciale et c’est ici l’occasion de faire la
distinction proposée par Gomont entre la gaîne et la membrane. C’est
quelque chose de semblable à ce qui arrive chez les Sirosiphonées, à
cette différence près que notre plante est dépourvue d’hétérocyste. Si
on essaye de elassifier cette Cyanophycée, la premiere idée qui s'impose
c’est celle d’une affinité avec le genre Hyella créé par Bornet et
Flahault pour des algues perforantes. Que l’on compare les figures
données avec celles qu'ont publiées ces auteurs et l'identité générique
paraît tout d’abord évidente (v. fig. 9 pl. XXIV, 1. e.). Mais dans tout le
cours de son développement notre cyanophycée n’a jamais produit de
cellules allongées de manière à ce que leur longueur excède plusieurs
fois leur largeur. Les cellules renflées qui deviennent finalement des
sporanges chez Hyella n’ont pas été rencontrées. On ne pourrait done
identifier ces deux genres. Nous verrons d’ailleurs que lorsqu'il y à
sporange dans notre plante, celui-ci se forme par un autre pro-
cédé.
Le filament, quand il présente son apparence d’oscillariée, a ses cel-
lules isodiamétriques, quelquefois leur longueur excède la largeur,
d’autres fois toutes les cellules tendent à s’arrondir et former un cha-
pelet à gaîne appliquée contre les éléments, et par là un peu sinuevse.
Dans ces conditions la multiplication se fait par division intercalaire
des cellules et les filaments oscillarioïdes se fractionnent facilement.
Ainsi naissent des hormogonies qui pourront indéfiniment se com-
porter ainsi.
Mais, cultivé sur une plaque plus ou moins humide, le filament peut
se comporter tout autrement. À quelque distance du sommet dont la
(5) : R. CHODAT ET Me M. OOLDFLUS. CULTURE DES CYANOPHYCÉES. 957
cellule terminale est conique, les cellules s’allongent transversalement.
On peut facilement observer comment par la pénétration de la gaîne
intercellulaire les éléments redeviennent isodiamétriques par segmer-
tation (v. fig. 1, 2 et 3). Alors la gaîne renflée renferme à chaque
article deux éléments côte à côte et régulièrement disposés en filament
double sur une certaine longueur, tandis qu'aux extrémités la segmen-
tation longitudinale n’a pas encore lieu. Chacune des cellules nouvelle-
ment formée peut se diviser à son tour ou rester indivise, ce qui amène
le plus souvent à une irrégularité assez grande dans la constitution du
filament, ce dernier étant inégalement renflé sur son parcours. Ceci
initie la production de faux sporanges ou de thalles dont il va être
question. En effet il suffira que cette segmentation longitudinale s’ac-
centue pour qu'il se produise des thalles tout d’abord en bandes plus
ou moins larges, irrégulières et finalement en lames apprimées contre
le substratum. Les cellules peuvent alors être de dimensions très va-
riables; en outre, la gaîne prend souvent un beau développement et
simule un parenchyme assez régulier (fig. 4, 5, 6, 7, 8 et 9), mais où les
protoplastes conservent une forme plus ou moins arrondie. Chez
ces dernières la gaîne ferme n’est pas appliquée contre les éléments
mous; au contraire, dans la production de faux sporanges, cette der-
nière se gélifie, se gonfle et les cellules se segmentant plus librement
dans le mucus, donnent naissance à de courts filaments à cellules lâche-
ment réunies qui à leur tour se divisent rapidement selon d’autres
directions; leur disposttion devient si irrégulière qu’elles simulent des
spores dans un sporange de forme arrondie ou utriculaire (v. fig. 10).
Tandis que les protoplastes des bandes ou des lames fermes sont faci-
lement mis en liberté, ceux des pseudosporanges gélifiés sont longtemps
réunis et ne se dispersent qu'avec la destruction du mucus entourant.
Ces pseudospores sont arrondies, ovoïdes, ellipsoïdes et quelquefois
même légèrement anguleuses. Elles sont gorgées de cyanophycine et
recommencent à croître en produisant les filaments initiaux.
Si maintenant on se demande à quel groupe de myxophycées appar-
tient cette algue, la réponse est évidente. Ce ne peut être une vraie
Chamæsiphoniée au sens de Bornet et Flahault, car elle produit des
hormogonies. D’autre part cependant la manière lâche dont sont tenues
les cellules les unes aux autres n’est pas commune chez les oscillariées.
Enfin on n’a pas cité chez ces dernières la production de pseudospo-
ranges ni la mise en liberté de pseudospores.
Il faut cependant convenir que déjà précédemment M. Sauvageau a
958 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
décrit un état chroococcoïde pour les Nostocs !. M. Macchiati? a aussi
cité la formation de spores produites dans des cellules enkystées et
mises en liberté par rupture du kyste. |
Dernièrement M. Schmidle a observé sur des plantes fixées à l’aleool
des cellules renflées se réduisant en petites cellules à l’intérieur de la
membrane. Ces formations rappellent excessivement celles que nous
venons de décrire pour notre plante. Le Spharozyga dont il s’agit est un
Nostacacée hétérocystée, il n’y a done pas lieu d'identifier nos plantes.
Mais tout ceci démoñtre que les Nematogénées hormogonées ont le
pouvoir de se réduire en cellules isolées et de présenter des pseudo-
sporanges rappelant ceux des Chamæsiphoniacées.
Vu son développement si singulier, nous ne savons dans quel genre
placer cette mycophycée. Faut-il en faire un genre nouveau ou le rat-
tacher aux oscillariées. Ceci ne peut être élucidé que par une étude
plus approfondie des variations que peuvent présenter les oscillariées
dans les cultures pures. Or ces recherches n’ont jamais été entreprises,
et il vaut mieux, plutôt que de créer de nouveaux genres, attendre des
informations nouvelles sur ce développement.
Nous avons cultivé, en ayant soin de la maintenir pure par une
sélection répétée, une seconde eyanophycee qui présentait la partieula-
rité de produire de faux sporanges dans des liquides nutritifs de
Knopp.
À son état normal elle constitue des filaments oseillarioides qui vont
s’amineissant sensiblement vers l'extrémité (fig. 1). La gaine est dis-
tincte même sans coloration, plus nettement visible à l’aide du bleu de
methylene. Par l’accroissement des filaments s’etablissent des hormogo-
nies par rupture du filament et les deux tronçons peuvent glisser l’un
sur l’autre comme cela est bien connu pour Lyngbya. Mais la ramifi-
cation s’y fait tout aussi souvent à la facon de Pleetonema.
Cet accroissement du filament dans la gaîne amène finalement à un
enroulement en spire comme cela se voit dans la fig. 8 et 5. Les cellules
s’arrondissent, diminuent leur adhérence et constituent bientôt un état
toruleux irrégulier (fig. 4). En certains points la multiplication des
1 Sauvageau, Sur l’état coccoïde d’un Nostoc, Comptes rendus, tome CXX,
8 août 1892.
? Macchiati, Ricerche preliminari sulgli sviluppi cellulari e sulle communica-
zoni intracellulari di qualque Nostochinee, Nuov. Gior. bot. it. Firenze, 1890.
3 Schmidle, Zur Entwickelung von Sphærozyga oscillarioides (Bory) Külz.
Ber. d. d. bot. Ges. 1896, Bd. XIV, Hft. 10.
(7) R. CHODAT ET MI M. GOLDFLUS. CULTURE DES CYANOPHYCÉES. 959
cellules se faisant activement dans une gaine qui n’a pas suivi l’accrois-
sement du protoplasme des états botryoïdes allongés ou globuleux
s’etablissent et même s’isolent du filament sur le parcours duquel on
pouvait d’abord les constater.
Finalement des cellules peuvent s’isoler dans la gaîne plus gélifiée
et devenir ainsi le point de départ de nouveaux filaments (fig. 15, 16,
17).
Il est intéressant de constater la possibilité de la production de faux
sporanges et finalement d’arthrospores non différenciées et résultant
simplement de la desagregation des éléments de l’hormogonie. Ce déve-
loppement a été suivi d’une manière répétée et il s’est trouvé constant
pour cette espèce.
Dans un prochain mémoire nous reviendrons sur ces questions rela-
tives à la morphologie des cyanophycées.
—
960
CATALOGUE
DES
ALGUES MARINES DE LIVOURNE
PAR
A. PREDA
Planche XXV.
Livourne, cette agréable ville d’Italie, au bord de la mer Tyrrhénienne,
unique port, peut-on dire, de la Toscane, a été visitée à différentes
époques par plusieurs botanistes qui n’ont pas seulement étudié une
bonne partie des plantes phanérogames de la région, mais aussi les
cryptogames et particulièrement les algues qu’on trouve le long de ses
côtes.
Parmi ceux qui recueillirent des algues dans ces parages, nous pou-
vons citer le Prof. Meneghini, le Dr Corinaldi, MM. les Prof. Caruel (de
l’Institut supérieur de Florence) et Arcangeli (de l’Université de Pise),
MM. Cherici et Dattari et d’autres encore, qui firent des récoltes plus ou
moins suivies. Mais personne n’a pensé, jusqu'à présent, à publier les
résultats des herborisations de ces éminents bolanistes; le seul ouvrage
ou l’on trouve cité un grand nombre d’algues livournaises, est celui du
Dr P. Pichi, intitulé « Elenco delle alghe toscane » (Voir Atti della
Società Toscana di Scienze Naturali, Pise, vol. IX, fase. 1); mais dans
cette liste, publiée en 1888, l’auteur s’occupe exclusivement des Rhodo-
phycées.
Les riches collections algologiques de l’herbier de l’Université de Pise,
auxquelles est venue s’ajouter récemment celle donnée par M. Caruel,
(précieux matériel mis obligeamment à ma disposition par M. Arcangeli, -
(2) - A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 961
qui, avec sa bienveillance accoutumée, me permit d'étudier aussi un cer-
tain nombre d'algues récoltées par lui-même); la liste des algues recueil-
lies par M. Cherici et de laquelle je suis redevable à M. Piccone, profes-
seur au Lycée Cristoforo Colombo de Gênes et celle que je dois à l’ama-
bilite de M. G. B. De Toni, professeur à Padoue, des algues trouvées par
M. Dattari, et, enfin, ma collection, d’ailleurs bien modeste; voilà les
bases du travail que je présente aux lecteurs du Builetin. Mais avant
d'aborder mon sujet, je crois utile de donner une idée du champ d’herbo-
risation, à savoir des principales zones de profondeur que l’on peut
observer dans le port, la rade et le long de la côte de Livourne.
Si nous consultons les cartes de l’Istituto idrografico de Gênes, dres-
sées sous la direction de M. G. B. Magnaghi, capitaine de vaisseau de la
marine italienne (actuellement vice-amiral), nous distinguons au premier
coup d’eil cinq zones principales ! :
Zone A : profondeur des eaux inférieure à un mètre.
Zone B : profondeur des eaux non inférieure à un mètre, mais n’atlei-
gnant pas les cinq mètres.
Zone C : profondeur des eaux non inférieure à einq metres, mais n’atlei-
gnant pas les sept mètres.
Zone D : profondeur des eaux non inférieure à sept mètres mais n’attei-
gnant pas les onze mètres.
Zone E : profondeur des eaux non inférieure à onze mètres.
Naturellement j’adopte ces cinq zones pour pouvoir mieux faire com-
prendre la bathomètrie de la mer livournaise; mais je n’entends pas avec
cela détruire les trois zones typiques que le Prof. Ardissone a établies
! Les sondages se rapportent au niveau moyen de la basse marée. — Voici
quelques indications que M. S. Proto Tola, lieutenant de vaisseau dans la
marine italienne, a bien voulu me donner sur les oscillations des eaux dans le
port de Livourne, oscillations dues non seulement à la marée, peu sensible sur
celte plage, mais aussi au vent et aux courants. Les numéros indiquent des
mètres linéaires :
Niveau moyen des eaux 0,43 de l'échelle maréométrique.
Minimum 0,06 le 4er février (0,49 au-dessous du niveau moyen).
Maximum 0,12 le 6 décembre (0,69 au-dessus du niveau moyen).
Moyenne des minima 0,3% (0,09 au-dessous du niveau moyen).
Moyenne des maxima 0,61 (0,18 au-dessus du niveau moyen).
Nous pouvons considérer à peu près comme effet de la marée, la différence des
deux moyennes.
962 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
pour la Méditerranée, dans son ouvrage : Enumerazione delle alghe di
Liguria*.
Zone A.
(Profondeur des eaux inférieure à un mètre.)
Au nord du Porto vecchio existe une plage sablonneuse et boueuse qui
côtoie la partie de la banlieue de la ville comprise sous les noms de Tor-
retta et Paduletta, et qui continue le long de la forêt de Tombolo. Cette
grande étendue de sable et de boue qui, à certains endroits, s’avance jus-
qu’à 500 mètres au large, sans être jamais recouverte, pendant la basse
marée, par plus de 80 ou 90 centimètres d’eau, doit son origine aux
alluvions continuelles de l’Arno et d’autres cours d’eau moins impor-
tants, comme le Calambrone.
La zone en question cesse à l’extrémité nord-ouest de la Diaa rettilinea
ou Moletto, dans le voisinage de l'embouchure nord du Porto nuovo, et
recommence, mais avec d’autres caractères, à l'embouchure sud près du
Fanale ou Faro (phare); elle s'étend le long de la première partie du
Passeggio, diminue sensiblement à la Spianata dei Cavalleageri, pour se
développer de nouveau près du village de l’Ardenza.
On peut bien dire que cette seconde partie, qui se trouve au sud du
Porto nuovo, est de toute la zone, la plus riche en algues; en effet, les
abords du Fanale, les grandes étendues couvertes de Posidonia ocea-
nica Del. et de Zoostera marina L., qui existent entre le Fanale et l’eta-
blissement des bains Rinaldi, entre les bains de S. Jacopo et l’ Accademia
navale, et à l’Ardenza; les écueils que l’on trouve particulièrement à la
Spianata dei Cavalleggeri, aux établissements de bains Rinaldi et de
S. Jacopo, à l’ Accademia navale et au Lazzaretto di S. Leopoldo, sont les
endroits où l’on a le plus de chance de faire de bonnes récoltes.
Pour compléter cette première zone, nous pouvons citer aussi les
vastes enrochements de l’extrémité du Molo mediceo et du Molo nuovo,
au Fanale, à la Diga frangiflutti (brise-lames).
1 Voici les zones admises par cet auteur :
ire zone : de la surface de la mer jusqu'à trois brasses marines (m. 5).
a) sous-zone : entre le plus haut niveaü et le niveau moyen.
b) sous-zone : entre le niveau moyen et un mètre de profondeur sous le
niveau plus bas.
c) sous-zone : de cette limite jusqu’à la profondeur de cinq mètres.
2me zone : de trois à vingt brasses (m. 35).
3me zone : de vingt brasses en plus.
a6
(4) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 963
Zone B.
(Profondeur des eaux non inférieure à un mètre, mais n’atteignant pas
les cinq mètres.)
De l'étendue de sable et de vase qui se trouve au nord du Porto nuovo,
et que nous avons déjà mentionnée comme appartenant à la zone A, on
passe graduellement, en s’éloignant de la côte, à une seconde zone, ou la
profondeur de l’eau varie de un jusqu’à moins de cinq mètres. Cette zone,
qui s'avance vers l’ouest, au large, et sur certains points arrive a un
kilomètre de la terre ferme, est indiquée sur la carte de M. Magnaghi
comme sablonneuse au nord, rocheuse au sud; on la retrouve, quoique
peu développée, ou interrompue, dans les parties périphériques du bassin
du Porto franco, de ia Darsena vecchia (vieille darse), de la Darsena
nuova, du Porto vecchio, et prend un grand développement dans la partie
du Porto nuovo délimitée par le Molo mediceo à l'est, le Fanale et ses
enrochements au sud.
La zone recommence, encore plus importante, au sud du Fanale : elle
suit jusqu'à la hauteur des bains Squarci la zone A, conservant une lar-
geur d'environ 500 mètres; là elle se partage en deux branches, dont
l’une continue le long de la côte, et l’autre, se dirigeant au sud-ouest,
vient embrasser la partie orientale de la Diga frangıflutti.
Zone C.
(Profondeur des eaux non inférieure à cinq mètres, mais n’atteignant
pas les sept mètres.)
En commençant au nord du Porto nuovo, nous voyons que cette zone
pénètre dans le Porto vecchio; là elle ne présente quelque développe-
ment que dans la partie méridionale, tandis que dans le reste elle se
réduit à une bande étroite qui s'étend le long de la zone B. Elle occupe
une bonne partie du bassin dans le Porto franco et constitue le centre
des deux Darsene (darses). Mais elle a une bien autre importance au
Porto nuovo, où elle s’etend dans la partie centrale jusqu’à occuper au
moins un tiers de la surface totale,
Au sud du Porto nuovo cetle zone continue, peu développée, vers le
sud-ouest et va aboutir à peu près au centre de la Diga frangiflutti, du
côté nord, pour recommencer de nouveau du côté sud, et suivre ensuite
le long de la plage, la zone B.
S6% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
Zone D.
(Profondeur des eaux non inférieure à 7 mètres, mais n’atteignant
pas les onze mètres.)
Cette zone, dans la partie au nord du Porto nuovo, où elle est consti-
tuée principalement de boue, et par-ci par-là de rochers, a, dans certains
endroits, sa limite externe à quelques kilomètres de la terre ferme. Elle
se dirige vers le sud, en suivant le côté occidental ou extérieur du Molo
nuovo; mais, à environ 390 mètres de la lanterne nord du Molo, elle
s’interrompt pour recommencer 460 mètres plus au sud. Près de la lan-
terne qui occupe la pointe méridionale, elle se partage en deux branches:
L'une a une interruption en rencontrant le côté nord de la Diga fran-
gifluth, mais elle apparait de nouveau à la pointe occidentale de celle-ci,
près du petit fanal; elle suit en partie le côté méridional, forme ensuite
une pointe prononcée vers le sud et s'étend le long de la zone C, qui suit
la côte.
L'autre embranchement, plus important, pénètre dans le Porto nuovo
el occupe le grand espace laissé libre par la zone C (c’est-à-dire presque
la moitié de toute la surface du port même) et pénètre ensuite dans le
Porto vecchio, pour en occuper la plus grande partie.
Zone E.
(Profondeur des eaux non inférieure à onze mètres.)
Cette zone, étant la plus développée et n’ayant pas sa limite inférieure
bien connue, est aussi la plus indéterminée. Voilà pourquoi nous ne pou-
vons en indiquer, même approximativement, les limites, comme nous
avous fait pour les autres. Elle occupe généralement les parties les plus
éloignées de la côte, et seulement dans certains endroits, au sud de
Livourne (à cause du moindre développement ou de l'absence des autres
zones), elle n’en est éloignée que de quelques mètres.
Au sud-ouest de la Diga frangiflutti on peut trouver des profondeurs
de seize à dix-sept mètres; à la hauteur du village de l’Ardenza, à
quelques kilomètres de la côte, on dépasse les trente mètres; entre
l’Ardenza et Antiguano, à peu près à la même distance de la côte, on
peut compter trente-six mètres.
Pour avoir de plus grandes profondeurs, il faut aller plus au sud, dans
(6): A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 965
les endroits où l’on a des rochers qui descendent presque à pic sur la
mer. En effet, à la hauteur de la Torre di Calafuria, à peu de kilomètres
de la côte, on peut arriver jusqu'à 56 mètres, el près du Romito jusqu’à
44 mètres; c'est surtout dans ces dernières localités que l’on fait, après
les forles libecciate ‘ de bonnes récoltes d’algues de mer profonde.
Apres cet apercu, bien sommaire sans doute, de la rade de Livourne,
je me reprocherais de commencer mon énumération des algues, sans
témoigner ici ma vive reconnaissance à MM. Jean Arcangeli, Robert
Chodat (Prof. à l’Université de Genève), G.-B. De Toni, Antoine Piccone,
qui m'ont aidé de leurs conseils ou m'ont fourni une partie du matériel
de mon étude; MM. Barbey et C. de Candolle qui, à Genève, ont bien
voulu m’ouvrir leurs riches bibliothèques, et M. Autran, qui a accueilli
dans les colonnes du Bulletin de l’Herbier Boissier le présent catalogue.
Ir Embranchement : Schizophyte.
l. Gras. SCHIZOPHYCEÆ
1. Fam. Nostocaces.
1. Schizosiphon crassus Külz.
Calotrix crustacea Thur.
Algue qui vit dans les eaux peu profondes, à savoir dans la zone A°:
on la trouve sur les écueils ou végétant sur d’autres plantes, comme les
Zostera, les Cladophora, les Cystosira (Ardis.).
Réc. par M. Arcangeli sur les écueils battus par les vagues, près de
l'établissement de bains Ferrari (août 1879).
2. Lyngbya salina Kütz.
L. æruginosa Ag. — L. &stuarü Liebm.
Cette espèce se développe sur les &cueils à fleur d’eau et sur la vase
(juin, août).
1 Le Libeccio (Lébèche) est le vent du sud-ouest, qui souffle, parfois avec une
grande violence, sur les côtes de Livourne et qui dure généralement pendant
trois jours.
2 Pour l'indication des profondeurs, j'ai principalement consulté les travaux
de M. Ardissone qui se rapportent à la Méditerranée.
966 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Réc. par M. Savi et par M. Arcangeli, dans les flaques d’eau de mer sur
les écueils de la Spianata dei Cavalleggeri (août 1879).
3. Lyngbya semiplena J. Ag.
Calothrix Ag. — Leibleinia Meneghiniana Kütz.
Espèce qui vit dans la partie supérieure de la zone A, sur les rochers.
sur les poteaux (Vinassa) et sur d’autres algues (Ardis.).
Réc. par M. Arcangeli sur les écueils de la Vegliaia avec des Schizosi-
phon et d’autres algues (août 1879).
4. Lyngbya sordida Kütz.
L. luteo-fusca J. Ag. — Calothrix luteo-fasca Ag.
Cette plante croît sur d’autres algues à fleur d’eau (Ardis.), sur les
pilotis, les cloisons en bois et les toiles des cabines de bain.
Réc. par M. Arcangeli sur la toile des cabines aux bains Ferrari (août
1880).
2. Fam. Rivulariaces.
5. Euactis prorumpens Kütz.
Zonotrichia pachynema Rabenh. — Rivularia hospita Thur. — R. po-
lyotis (J. Ag.) Born. et Flahault.
Elle vit sur les rochers à fleur d’eau, et, selon M. Ardissone, sur les
Cladophora en décomposition et sur les Sphacelaria scoparia (L.) Lyngb.
(en août).
Rec. par M. Arcangeli sur les écueils à la Spianata dei Cavalleggeri
(août 1879).
6. Rivularia mesenterica Thur.
Sur les écueils à fleur d’eau.
Réc. par M. Cherici (1838).
7. Zonotrichia atra Rabenh.
Rivularia atra Roth.
On la trouve sur les écueils, ou vivant sur d’autres algues à fleur d’eau
(Ardis.) (en août).
Réc. par M. Arcangeli sur les rochers à la Spianata dei Cavalleggeri
(août 1881). Elle abonde dans cette localité.
(8) - A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 967
In Embranchement : Als.
ll. Gras. CHLOROPHYCEA
(A. Euchlorophyceæ).
3. Fam. Ulvacex.
8. Enteromorpha clathrata (Roth.) J. Ag.
Conferva Roth. — Ulva Ag.
Plante de bas-fond qui ne dépasse pas la limite inférieure de la zone
B, c’est-à-dire 5 metres de profondeur. On la trouve à toutes les époques
de l’année sur les parties immergées des pièces de bois et sur des
algues; selon M. Ardissone, on peut la trouver sur la Cystosira abrotani-
folia Ag.
Rec. par M. Caruel sur les pilotis des bains.
9. Enteromorpha compressa L.
Ulva L. — U. enteromorpha ß. compressa Le Jol. — E. complanata
Kütz.
Cette espèce, commune pendant toute l’année, est aussi une algue qui
vit à peu de profondeur et qui ne descend pas non plus au-dessous de la
zone B; elle se développe sur les parties des pièces de bois plongeant
dans l’eau.
Rec. par MM. Cherici (1863), Arcangeli et Dattari (5 juillet 1890).
10. Enteromorpha intestinalis (L.) Link.
Ulva L. — U. enteromorpha y. intestinalis Le Jol.
C'est une espèce très abondante dans la zone A, et que l’on peut
trouver pendant toute l’année.
Réc. dans plusieurs localités par MM. A. Tani (1842) et Arcangeli (1894)
ei par moi-même à l'établissement de bains Rinaldi et sur d’autres points
de la côte (28 août 1894 et en 1896).
11. Enteromorpha Linza (L.) J. Ag.
Ulva L. — U. enteromorpha o. lanceolata Le Jol.
Plante habitant la zone A, et commune pendant toutes les &poques de
l’année, comme ses congénères. On la trouve quelquefois déposée sur la
plage par les vagues.
968 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
J'en ai ramassé des exemplaires détachés, qui flottaient sur l’eau dans
le Porto nuovo ; le thalle était parsemé de petites taches sombres dues à
la présence d’une algue épiphyte, le Myrionema sirangulans Grev.
Var. crispata J. Ag.
Elle accompagne habituellement l’espece et est très commune.
49. Ulva Lactuca (L.) Le Jol.
Espèce très commune, qui ne dépasse généralement pas la zone B; elle
croît sur les écueils et parmi les enrochements. On la trouve souvent
rejetée sur la plage.
Rec. à différents endroits par MM. Cherici (1838), A. Tassi (1842), Cori-
naldi, Arcangeli, P. Dattari (5 juillet 1890), et par moi-même aux bains
Rinaldi (1895).
Var. latissima Ardis.
Avec l'espèce.
Réc. par M. Archangeli (mai 1876).
h. Fam. Cladophoracezæ.
13. Chætomorpha brachyarthra Kütz.
Ch. Linum (Fl. Dan.) Kütz.
Elle vit sur les écueils à fleur d’eau (août).
14. Chætomorpha tortuosa (J. Ag.) Kütz.
Réc. à Livourne (selon Kütz).
15. Cladophora Bertolonii Kütz.
Var. hamosa Ardis.
Sur les rochers à fleurs d’eau.
Rec. à Livourne (selon Kütz).
16. Cladophora catenata Kütz.
Conferva Ag.
Tres commune dans les parties superieures de la zone A, sur les
écueils (en été).
Rec. par MM. Meneghini et Corinaldi, dans des endroits indéterminés,
et par moi aux bains de la Villa Gamba près de Antignano (1896).
17. Cladophora crystallina (Roth.) Kütz.
Conferva Roth.
Sur les écueils à fleur d’eau.
Rec. par M. Arcangeli.
(16) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 969
18. Cladophora flaccida Kütz.
Plante qui vit dans la zone A, sur les écueils (juin-aoüt).
Rec. par M. Arcangeli sur les rochers pres de l’etablissement de bains
Ferrari (juin 1892) et à S. Jacopo (août 1885).
19. Cladophora gracilis (Griff.) Kütz.
Cette plante se trouve dans les mêmes conditions que l’espèce précé-
dente.
Je l’ai récolitée dans la zone A, aux bains Rinaldi (4896).
20. Cladophora Kützingii Ardis.
Ci. Rissoana Kütz. — Conferva Rissoana Montg.
Sur les rochers dans la zone A.
Réc. par M. Corinaldi (selon Ardis.).
21. Gladophora prolifera (Roth.) Kütz.
Conferva Roth.
Espèce très commune pendant toute l’année sur les écueils de la
zone À.
Réc. dans des endroits indéterminés par M. Corinaldi et miss Price; et
sur les écueils du Moletto par M. Caruel (juillet 1851).
22. Cladophora Ruchingeri Külz.
Cl. trichocoma Ag.
Sur les écueils, dans la partie supérieure de la zone A.
Rec. par M. Arcangeli sur les écueils aux bains Ferrari (août 1882).
(B. Siphonaceæ).
3. Fam. Bryopsidacez.
23. Bryopsis Balbisiana Lamour.
Derbesia Lamourouxi (J. Ag.) Sol.
On trouve cette algue assez fréquemment sur les écueils de la zone A,
de préférence dans les endroits abriles.
Rec. par M. Corinaldi dans le Port, et par M. Arcangeli à la Punta del
Molo (août 1879).
1 Souvent les botanistes ne spécifient pas si l’algue a été trouvée dans le Porto
vecchio ou bien dans le Porto nuovo, mais ils se contentent de l'indication som-
maire de Porto. En pareil cas, tout en étant convaincu qu'il s’agit du Porto
vecchio, pour éviter toute possibilité de méprise, je préfère me tenir aussi à la
simple indication de Port.
BULL. HERB. BOISS., novembre 1897. 66
970 BULLETIN DE L' HERBIER BOISSIER. (44)
24. Bryopsis corymbosa J. Ag.
Sur les écueils de la zone A.
Rec. à Livourne selon J. Ag. (Ardis.).
25. Bryopsis distica J. Ag.
B. duplex De Not.
Cette plante se trouve, comme l'espèce précédente, sur les écueils à
peu de profondeur. et préfère aussi les endroits abrités (en été).
Rec. par M. Caruel sur les rochers du Moletlo (juillet 1851).
26. Bryopsis muscosa Lamour.
Sur les écueils de la zone A.
Rec. par M. Corinaldi.
27. Bryopsis plumosa (Huds.) Ag.
Plante commune dans la zone A, sur les écueils, et qui préfère les
endroits abrités (printemps el été).
Rec. par M. Caruel dans le Porto vecchio (novembre 1873) et par
M. Arcangeli à la Punta del Moletto.
6. Fam. Valoniaceæ.
28. Valonia utricularis (Roth.) Ag.
Cette algue, qui se développe généralement sur les écueils de la zone A,
peut aussi se trouver, selon M. Piccone, jusqu'à 40 mètres, comme l'ont
prouvé les dragages, ei peut vivre sur d’autres algues, par exemple, sur
la Vidalia volubilis (L.) FT. Ag. (juillet et octobre).
Rec. par M. Arcangeli à la Spianata dei Cavalleggeri (août 1880 et
1886) ; je l’ai trouvée dans le même endroit (août 1896).
Je dois signaler un fait assez curieux, au sujet de cette plante. C’est sa
ressemblance frappante avec des oothèques vidées d’un mollusque
marin, probablement du genre Buccinium. N est arrivé maintes fois à
des botanistes, voire même à des algologues, de ramasser de ces
ootheques en croyant d'abord avoir récolté des exemplaires de Valonia
utricularis, ainsi qu’on peut voir dans un intéressant mémoire publié il
y a quelques années par M. le professeur Piccone, sur la ressemblance
entre des animaux et des algues !. Je faillis être victime à mon tour d’une
pareille méprise au mois d'octobre 41896, à cause d’un amas d’ootheques
1 Casi di mimetismo tra animali ed alghe, Malpighia, vol. V, fase. VII-XI,
1892. |
(12) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 971
trouvé au milieu des algues déposées par les vagues sur la plage d’Anti-
gnano. Il va sans dire qu'un examen un peu minutieux ne tarde pas à
faire comprendre qu'il s’agit d’un tissu animal; mais la première appa-
rence est faite pour induire en erreur un œil même expérimenté.
7. Fam. Caulerpaceæ.
29. Caulerpa prolifera Lamour.
Cette algue préfère les fonds marins formés de sable (Ardis.), et de
fange calcaire dus aux détritus de différents coquillages (Pice.); on la
trouve en général dans la zone B; pourtant elle vit aussi dans la partie
supérieure de la zone C (au printemps).
Rec. dans le Porto nuovo par MM. Caruel et Arcangeli (août 1887). Je
possède des exemplaires provenant du même endroit.
8. Fam. Codiaceæ.
30. Penicillus mediterraneus Thur.
Espera mediterranea Decne.
Sur les fonds sablonneux et sur les rochers (en été et en hiver).
Réc. à Livourne, selon M. Ardis.
31. Udotea Desfontainii (Lamour.) Decne.
Codium flabelliforme Ag.
Cette espèce croît entre les crevasses des rochers où pénètre peu de
lumière (Ardis.), et quelquefois sur les plantes de Posidonia (Pice.); elle
vit généralement dans les parties inférieures de la zone B, mais elle a été
draguée même à des profondeurs de 25, 70 et 80 mètres (Pice.) (en été et
pendant une partie de l'hiver).
Rec. par M. Caruel dans le Porto vecchio près de la Punta del Molo me-
diceo, et par M. Cherici aussi dans le Port (1893). Je l’ait trouvée aux
bains Rinaldi (août 1894 et 1896).
32. Halimeda Tuna (Ell. et Sol.) Lamour.
Elle habite, comme le genre précédent, les crevasses des rochers où
les rayons solaires pénètrent difficilement. On la trouve quelquefois sur
la plage, transportée par les vagues. Elle vit dans les zones B, C, D, E;
dans la zone E on l’a récoltée à 30 mètres de profondeur (en été et en
automne).
Rec. à Antignano par M. Caruel, et aux bains Ferrari par M. Arcangeli
972 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (13)
(août 1886). Je l’ai trouvée détachée aux bains de la Villa Gamba, au sud
du village de Antignano, parmi des débris de Posidonia.
33. Codium Bursa (L.) Ag.
Cette algue, qui se fixe avec ténacité sur les rochers ou sur la Posidonia
oceanica Del., habite de préférence les zones C, D, E, et on a pu la pêcher
à plus de 30 mètres de fond. Elle se développe quelquefois dans la zone
A, mais alors dans des endroits peu éclairés (Pice.). On la trouve pendant
toute l’année, et c’est particulièrement en hiver, après les tempêtes, que
l’on peut en recueillir de forts beaux exemplaires.
Rec. par MM. Caruel (octobre 1873) et Arcangeli à S. Jacopo. J'en ai
trouvé de nombreux exemplaires, en hiver, aux bains de la Villa Gamba
près de Antignano (octobre 1895-96); généralement ils mesuraient, à
l’état frais, seulement quelques centimètres de diamètre transversal, mais
il y en avait qui atteignaient un décimètre. Je possède dans mon herbier
un exemplaire qui mesurait presque deux décimètres à l’état frais.
34. Codium tomentosum (Huds.) Stackh.
Espèce qui préfère les zones C, D et E, mais qui peut aussi vivre dans
la zone B. On la trouve pendant toute l’année, parfois rejetée sur le
rivage.
Rec. par MM. Cherici (1863) et Arcangeli (1874) dans le Porto nuovo,
le long du côté sud du Molo mediceo. C’est dans le même endroit que je
lai pêchée, à 5 ou 6 mètres de fond, parmi les enrochements, en me
servant d’une corde munie à son extrémité d’un crampon (mai 1896).
Elle fut aussi ramassée par le Prof. P. Preda à Antignano, rejetée sur le
rivage (janvier 1897).
9. Fam. Dasycladiaceæ.
39. Acetabularia mediterranea Lamour.
Sur les rochers dans les zones A et B, et même dans la partie supé-
rieure de la zone C. Quelquefois rejetée par les vagues.
Je l’ai récoltée près de l'établissement de bains Rinaldi, dans des
mares, sur les écueils entre le Lazzaretto di S. Jacopo et l’Ardenza et
sur des morceaux de pierre couverts par l’eau (juin, juillet 1896). Après
les fortes hibecciate on la trouve assez fréquemment sur la côte, parmi
les fragments d’autres algues et de Posidonia oceanica Del.
(14) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 973
Ill. Gras. PHEOPHYCEZÆ
10. Fam. Ectocarpaces.
36. Ectocarpus confervoides (Roth.) Le Jol.
Ceramium confervoides Roth. — E. siliculosus Lyngb.
Cette algue est commune dans la partie supérieure de la zone A, sur
les écueils à fleur d’eau (février, mai).
Je lai récoltée au Molo nuovo (mai 1896) et dans d’autres localités,
toujours près de la surface de l’eau.
37. Myrionema strangulans Grev.
M. vulgare Thur. — M. maculiforme Kütz.
Epiphyte sur les Ulvacées en général (juin, août).
Je l’ai trouvée sur l’Enteromorpha Linza (L.) J. Ag., sous forme de
petites taches sombres (août 1896).
11. Fam. Sphacelariaceæ.
38. Sphacelaria cirrhosa (Roth.) Ag.
Dans les zones A, B, C, D, E jusqu’à 35 mètres. Elle peut vivre, selon
M. Ardissone, sur les Corallineæ (février, avril).
Réc. à Livourne, selon Falkenberg (Ardis.).
39. Sphacelaria filicina (Grat.) Ag.
Plante commune pendant toute l’année; on la trouve sur les écueils,
depuis la zone À jusque dans une partie de la zone E. Elle ne dépasse
guère 35 mètres de fond.
Réc. par MM. Meneghini et Arcangeli (1879), dans des endroits indé-
terminés.
40. Sphacelaria scoparia (L.) Lyngb.
Cette espèce se trouve dans toutes les zones, même au-dessous de
35 mètres; elle est très commune pendant toute l’année sur les écueils,
et on la rencontre fréquemment rejetée par les vagues sur la plage.
Réc. par M. Corinaldi dans le Port, par M. Caruel à Antignano (1874)
et par moi-même à l'établissement de bains Rinaldi (1894-96).
4A. Cladostephus verticillatus (Lightf.) Ag.
C. myriophyllum Ag.
974 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (49)
Algue qui se trouve dans les mêmes conditions de lieux et d’époques
que l’espèce précédente.
Rec. par M. Corinaldi au Port (1845) et par M. Dattari (juillet 1890). Je
lai trouvée dans les bas-fonds pres des établissements de bains Rinaldi
et Squarci, et au Porto nuovo (août 1896).
12. Fam. Encoeliacez.
12. Phyllitis Fascia (Fl. Dan.) Kütz.
Var. debilis Hauck.
Laminaria debilis J. Ag.
Dans les zones A et B, particulièrement sur les ecueils des endroits
abrités (en hiver et au printemps).
Rec. par M. Corinaldi dans le Port. |
13. Fam. Desmarestiacezæ.
L3, Arthrocladia villosa (Huds.) Duby.
Dans les zones C, D, E, jusqu’à 35 mètres (en été).
Rec. à Livourne, selon Agard. (Ardis.).
14. Fam. Laminariaceæ
44, Scytosiphon tomentosum J. Ag.
Chorda Filum (L.) Stackh. ß. tomentosa Hauck.
Dans les zones A et B (?).
Ree. par M. Dattari (juillet 1890).
15. Fam. Cutleriacezæ.
45. Gutleria multifida (Engl. Bot.) Grev.
Dans les zones A et B sur les rochers (avril).
Réc. à Livourne selon M. Ardissone.
16. Fam. Fucacezæ.
46. Cystoseira abrotanifolia Ag.
On trouve cette plante à partir de la zone A jusqu'à la zone E incluse,
mais surtout dans les zones À et B et dans la partie supérieure de la
zone C, sur les écueils (mars-septembre).
(16) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 975
Rec. par M. Arcangeli sur les écueils émergeants, dans le Port (1871).
J'ai récolté l’espece sur les enrochements du Fanale (1895-96).
47. Gystoseira amentacea Bory.
Cette plante se trouve dans les mêmes conditions que l'espèce précé-
dente, et préfère aussi spécialement les écueils des zones A et B et de la
partie supérieure de la zone C (mars-aoüt).
Réc. par M. Corinaldi dans le Port.
LS. Gystoseira barbata (Good. et Woodw.) Ag.
Dans les parties profondes de la zone E, savoir au-dessous de 35 mètres;
fréquemment rejetée sur la plage par les vagues.
Réc. dans le Port par M. Corinaldi.
49. Gystoseira corniculata (Wulf.) Zanard.
Algue des zones A, B, C, D, E.
Rec. par M. Cherici (1863).
50. Cystoseira crinita Menegh.
Espèce pas très commune, qui vit sur les fonds boueux dans les zones
À, B, CO, D, E, mais qui ne dépasse pas 35 mètres de profondeur. Elle
préfère les endroits abrites (mai-aoüt).
Rec. sur les écueils du Port par M. Corinaldi.
51. Gystoseira discors (L.) Ag.
Ça et la sur les écueils abrités et les fonds boueux des zones A, B et
C (juin-août).
Réc. par M. Corinaldi dans le Port.
52. Sargassum linifolium (Turn.) Ag.
Dans les zones A, B, C, D, E, sur les rochers (en été).
Rec. par M. Caruel à Antignano, par M. Arcangeli à S. Jacopo
(1884), et par moi-même sur les écueils aux bains Rinaldi (juillet
1896).
17. Fam. Dictyotaces.
33. Dictyota dichotoma (Huds.) Lamour.
Commune sur les écueils des zones A et B.
Réc. par M. Cherici (1838), par M. Corinaldi dans le Port (1843), par
M. Arcangeli au Fanale (1870) et aux bains Ferrari (1877). Je lai
trouvée pres des bains Rinaldı (pendant toute l’année).
976 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
Var. implexa J. Ag.
On trouve cette variété dans les mêmes conditions que l’espèce.
Réc. par M. Arcangeli sur les écueils (22 août 1879) et par M. Corinaldi
dans le Port.
54. Dictyota fasciola (Roth.) Lamour.
Espèce qui vit sur les rochers des zones A, B, C, D, E, jusqu'à
35 mètres de fond environ.
Réc. par M. Corinaldi dans le Port (1843); au Fanale (1870) et aux
bains Ferrari (août 1879) par M. Arcangeli. Je l’ai trouvée près du
Fanale (mai 1896).
55. Dictyota ligulata Kütz.
Sur les écueils dans la partie supérieure de la zone A.
Rec. par M. Arcangeli sur les rochers à fleur d’eau près des bains Fer-
rari.
56. Dictyota linearis Ag.
Espèce peu commune, des zones À, B. C, D, E (en été).
Je l’ai récoltée, rejetée sur la plage, près de l’Ardenza (1890).
57. Taonia atomaria (Woodw.) J. Ag.
Commune pendant toute l’année sur les écueils, dans les zones A
et B.
Réc. dans le Port par M. Corinaldi (1845) et près des bains Ferrari
par M. Arcangeli (1879).
58. Padina Pavonia (L.) Gaillon.
Très commune sur les écueils des zones À et B et de la partie supé-
rieure de la zone C, particulièrement dans les endroits abrités des vents
(janvier, septembre).
Rec. par M. Cherici (1838), par M. Arcangeli aux bains Ferrari (1866,
1879), par M. Dattari (juillet, août, septembre 1890).
Je l’ai trouvée sur les rochers dans différents endroits de la côte
(février 1896).
59. Dictyopteris polypodioides (Desf.) Lamour.
De la zone A jusqu'à la partie supérieure de la zone C; commune pen-
dant toute l’année sur les écueils.
Réc. par M. Cherici (1838), par M. Corinaldi dans le Port (1843), par
M. Magnaguti sur les rochers de la partie supérieure de la zone À, au
Porto vecchio, par M. Arcangeli aux bains Ferrari (1866, 1871), par
(18) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 977
M. Caruel à Antiguano (20 juillet 1871), et par moi-même aux bains
Rinaldi (avril 1896).
IV. Gras. RHODOPHYCEA
18. Fam. Bangiaceæ.
60. Bangia fusco-purpurea (Dillw.) Lynb.
B. lutea J. Ag.
Commune sur les écueils ensoleillés et plus ou moins exposés à la
violence des vagues (Ardis.), dans la partie supérieure de la zone A (en
été et au printemps).
Rec. par M. Arcangeli dans le Port (1870) et à l'établissement de bains
Ferrari, Sur les rochers (1 juin 1882).
61. Porphyra laciniata (Lightf.) Ag.
Sur les écueils à fleur d’eau (?).
Rec. dans le Port par M. Corinaldi. Je l’ai trouvée rejetée par les
vagues, près des bains de la Villa Gamba (août 1896).
62. Porphyra leucosticta Thur.
Commune sur les écueils, sur les enrochements et quelquefois sur
d’autres algues, dans la partie supérieure de la zone A (en hiver et au
printemps.).
Réc. par M. De Notaris (1839), par M. Corinaldi dans le Port (novembre
1842, 1845), par M. Arcangeli, fixée aux murs d’une digue (décembre
1870) et à la Punta del Molo mediceo (avril 1885).
19. Fam. Helminthocladiacezæ.
63. Nemalion lubricum Duby.
Plante commune dans la zone A, sur les rochers à fleur d’eau généra-
lement exposés à la violence des vagues (Ardis.) et sur d’autres plantes
comme la Posidonia oceanica Del. (en été).
Réc. par M. Cherici (1838), par M. Magnaguti sur les écueils extérieurs
du Porto nuovo (1867), par M. Arcangeli aux bains Ferrari (1866, 1879).
Je l’ai trouvée abondante sur les plantes de P. oceanica Del. dans les
bas-fonds qui environnent le Fanale el qui s'étendent jusqu'aux bains
Rinaldi (1890 et juin 1896).
978 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (19)
64. Liagora viscida (Forsk.) Ag.
Commune sur des fragments de rochers à la profondeur de un à cinq
mètres (Picc.), savoir dans la zone B et dans la partie supérieure de la
zone C. Fréquemment rejetée sur la plage par les vagues (au printemps
et en été).
Réc. par M. Caruel (juillet 1871) et par d’autres botanistes. Je lai
trouvée très commune dans les bas-fonds près du Fanale, et le long de
la Spianata dei Cavalleggeri, fixée en touffes chevelues à des morceaux
de rochers (1890 et juin 1896).
20. Fam. Gelidiaces.
65. Gelidium corneum (Huds.) Lamour.
Algue très commune sur les rochers dans les différentes zones;
elle est souvent rejetée sur la côte par les vagues (pendant toute
l’année).
Réc. par M. Corinaldi dans le Port, et par M. Arcangeli, sur les écueils
du Moletto (1874).
Var. pinnatum Grev.
Dans les mêmes conditions que l'espèce, et aussi très commune (avril-
août).
Rec. par MM. Corinaldi (1845) et Arcangeli (août 4874). Je l’ai trouvée
près du Porio nuovo (1896). — Selon M. Ardissone, M. Corinaldi a aussi
trouvé à Livourne la forme clavata.
66. Gelidium crinale (Turn.) J. Ag.
Sur les écueils de la zone À (mars-octobre).
Rec. par M. Corinaldi, et par M. Arcangeli sur les enrochements près
du Fanale (août 1879) et dans le Port (novembre 1891).
21. Fam. Gigartinacez.
67. Chondrus crispus (L.) Stackh.
Sur les rochers de la zone A.
Rec. par M. Caruel sur les écueils le long de la route de l’Ardenza.
68. Gigartina acicularis (Wulf.) Lamour.
Commune sur les écueils de la zone A, pendant toute l’année.
Rec. dans le Port par M. Corinaldi (1845) et sur les rochers à $S. Jacopo
par M. Arcangeli (1873).
(20). A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 979
69. Gigartina Teedii (Roth.) Lamour.
Sur les rochers de la zone A, en toute saison.
Rec. dans le Port par MM. Cherici (1838), Corinaldi (1845) et Arcangeli
(1866 et 1875), et particulièrement à la pointe du Molo mediceo par
MM. Corinaldi et Arcangeli (1876 et 1885).
70. Gymnogongrus Griffithsiæ (Turn.) Mart.
Fentes des rochers dans la partie superieure de la zone A; peu fre-
quente (septembre, octobre).
Rec. dans le Port par M. Corinaldi (1845).
71. Phyllophora Heredia (Clem.) 3. Ag.
Plante peu fréquente, que l’on trouve généralement sur la plage,
rejetée par les vagues. Elle vit assez souvent, selon M. Piccone, sur la
Pesidoma. M. Ardissone l'indique comme étant probablement exclusive
des zones profondes: je dois pourtant faire observer que je l’ai trouvée
en place, sur des rochers presque à fleur d’eau.
Rec. par M. Corinaldi dans le Port (1845), par M. Caruel à Antignano,
par M. Arcangeli sur les écueils de S. Jacopo (1866-1873) et par moi-
même sur les rochers entre le Lazzaretio di S. Leopoldo et l Ardenza
(juillet 1896).
72. Phyilophora nervosa (DC.) Grev.
Cette espèce est très commune pendant toute l’année dans les zones
À, B, O, D, E, mais probablement pas au delà de 35 mètres.
Rec. par MM. Cherici dans le Port (1838), Corinaldi sur les enroche-
ments du Fanale (1845), Piccioli (4859), et Arcangeli (1866, 1873 et août
1884), sur les écueils de S. Jacopo. Je l’ai ramassée, rejetée par les
vagues, sur la plage de l’Ardenza (janvier 1895) et aux bains de la Villa
Gamba près de Antignano (septembre 1896).
22. Fam. Sphærococcaceæ.
73. Sphærococcus coronopifolius (Good. et Woodw.) Ag.
Plante très commune pendant toute l’année, que l’on peut trouver
quelquefois sur les rochers de la zone A, mais qui généralement habite
la partie inférieure de la zone B, et la supérieure de la zone C. Selon
M. Piccone elle peut croître sur la Posidonia.
Rec. par M. Cherici (1858), par M. Corinaldi dans le Port (1845), par
MM. Magnaguli (1863) et Caruel (1866) à Antignano, par M. Arcangeli à
980 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
Calafuria et à S. Jacopo (1887), et par M. Dattari (1890). J’ai récolté cette
algue à l’Ardenza (janvier 1895) et aux bains de la Villa Gamba, pres de
Antignano (1895, 96), rejetée par les vagues.
74. Gracilaria armata J. Ag.
Commune en été el en automne, sur les écueils de la zone A.
Rec. par MM. A. Tani (1842) et Corinaldi, dans le Port.
75. Gracilaria compressa (Ag.) Grev.
On trouve surtout cette espèce dans la zone A (février-septembre).
Réc. sur les rochers par M. Arcangeli (août 1874).
76. Gracilaria confervoides (L.) Grev.
Gigartina Lamour, Sphærococcus Ag.
Commune sur les rochers et les enrochements assez abrités de la zone
A (au printemps et en été).
Rec. par MM. Cherici (1838), Corinaldi (1845) et par M. Arcangeli sur
les enrochements de la pointe du Molo mediceo (1874).
77. Hypnæa musciformis (Wulf.) Lamour.
Cette algue est commune dans la zone A sur les pilotis et les écueils,
pendant toute l’année.
Rec. par MM. Cherici (1838) et A. Tani, dans des endroits indetermines;
par M. Corinaldi dans le Port (1845), par M. Caruel au Moletto (1851) et
a Antignano (juillet 1871), par M. Arcangeli sur les écueils aux bains
Ferrari (août 1866). Je l’ai trouvée près de la Spianata dei Cavalleggeri
(1890). Pendant la même année elle a été ramassée par M. P. Dattari,
mais j'ignore sur quel point de la côte.
23. Fam. Rhodymeniaceæ.
78. Chrysymenia uvaria (Wulf.) J. Ag.
Sur les écueils dans les zones À, B, C, D, E (au printemps et en été).
Rec. à Antignano par M. Caruel (1 janvier 1866 et 23 juillet 1871), par
M. Arcangeli sur les enrochements dans le Port (août 1873) et par moi-
même, rejetée sur la plage (1890).
79. Fauchea repens (Ag.) Mont.
Plantes rares des parties profondes de la zone E.
Réc. sur la plage de Antignano (Herbarium Caruel, janvier 1866).
80. Plocamium coccineum (Huds.) Lyngb.
Algue abondante pendant toute l’année sur les écueils et les enroche-
(22) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 981
ments, dans les zones A et B. On la trouve souvent sur la plage, trans-
portée par les vagues.
Rec. par M. Corinaldi dans le Port (1845), par M. Caruel sur les enro-
chements du Moletio, par M. Arcangeli à la pointe du Molo mediceo
(octobre 1870, 1873) et par moi-même dans le Porto nuovo (juillet 4896).
81. Rhizophyllis Squamariæ Kütz.
R. dentata Mont.
Commune sur la Peyssonnelia Squamaria (Gmel.) Decne. dans la
zone C.
Rec. dans le Port par M. Corinaldi (1845), à S. Jacopo par M. Arcan-
geli (1879) et par M. Dattari (juillet 1890).
82. Rhodophyllis bifida (Good. et Wodw.) Külz.
Sur les écueils et les enrochements des zones A et B.
Rec. par M. Corinaldi dans le Port (1845) et par M. Arcangeli sur les
enrochements du Molo (décembre 1870).
83. Rhodymenia Palmetta (Esper.) Grev.
Rh. corallicola Ardiss.
Plante commune sur les écueils et les enrochements dans toutes les
zones; elle a même été draguée, selon M. Piccone, à 40 et 70 mètres de
profondeur (avril, août).
Réc. dans le Port par M. Corinaldi.
Var. Nicæensis J. Ag.
Gymnogongrus nicæensis Ardiss. et Siraf.
Sur les rochers des zones A et B (février, avril).
24. Fam. Delesseriaces.
84. Nitophyilum punctatum (Stackh.) Harv.
Algue commune pendant toute l’année sur les rochers, sur le thalle de
différentes algues et sur les rhizomes de Zoostera, dans les zones A et B.
Rec. par M. Corinaldi (1845) et par M. Arcangeli aux enrochements du
Fanale, sur différentes algues (21 mai 1886).
85. Nitophyllum uncinatum (Turn.) J. Ag.
Dans les mêmes conditions que la congénère.
Réc. par M. Arcangeli dans le Port sur le thalle de différentes algues
(août 1879). J'ai trouvé l’espece dans les bas-fonds près des bains Squarci
(20 mai 1896).
982 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
95. Fam. Rhodomelaceæ. ‘
86. Laurencia obtusa (Huds.) Lamour.
Commune sur les rochers des zones À, B, et dans la partie supérieure
de la zone ©. Selon M. Piecone. elle a été draguée à 40 mètres de fond:
il est pourtant rare de la trouver si bas (en été et pendant une partie de
l'automne).
Rec. par MM. Cherici (1838) et Corinaidi (1845) dans le Port, et par
M. Dattarı (6 septembre 1890). Je l’ai trouvée très abondante près du
Fanale (1894, 1896) et aux bains Rinaldi (1896), tantôt d’une couleur
verte, tantôt d’un jaune rougeätre.
Var. gelatinosa Ardiss.
Dans les mêmes conditions que l'espèce (en été).
Réc. dans le Port par M. Corinaldi (1845) et sur les écueils aux bains
Ferrari par M. Arcangeli (août 1866).
57. Laurencia papillosa (Forsk.) Grev.
Sur les écueils dans la zone A (en été).
Rec. par M. Meneghini. Je l’ai trouvée dans différents endroits sur les
écueils le long de la côte (1890, 1896).
83. Laurencia pinnatifida (Gmel.) Lamour.
Sur les rochers dans les zones B et C. On peut la trouver quelquefois
beaucoup plus bas; selon M. Piccone, on l’a draguée à 70 mètres de fond.
Rec. dans le Port par M. Corinaldi (1845).
89. Vidalia volubilis (L.) J. Ag.
Commune dans la zone E, où elle ne dépasse généralement pas les
35 mêtres de fond; elle a pourtant été draguée à 40 et 70 mètres (Pic.).
On la trouve souvent, après les tempêtes, rejetée par les vagues sur la
plage.
Rec. par M. Corinaldi (1845), et par M. Arcangeli pres de S. Jacopo
(septembre 1873). Je l’ai trouvée, parmi des débris d’autres algues et de
Posidonia oceanica Del., le long de la côte, entre Antignano et Calafuria,
et particulièrement aux bains de la Villa Gamba (1895 et janvier 1896)
après les fortes libecciate.
90. Rytiphlæa pinastroides (Gmel.) Ag.
Cette algue vit de préférence dans la zone E; selon M. Piccone, elle a
été draguée à 70 mètres de fond; on peut cependant la trouver aussi dans
(24) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 983
les deux premières zones. Elle est très commune pendant toute l’année
le long de la plage, ou elle est rejetée par les vagues.
Rec. par MM. Corinaldi (1845), Magnaguti (1863) et Arcangeli (septembre
1873) dans le Port. Je l’ai trouvée sur la plage de Antignano (1896).
91. Rytiphiæa tinctoria (Clem.) Ag.
Dans les mêmes conditions que sa congènère. Elle a été draguée à
10-40-70 mètres de profondeur (Picc.).
Réc. par MM. Moris et De Notaris à la Meloria (1844) et par MM. Cori-
naldi (1845) et Magnaguti (1863) dans le Port.
92. Digenea simplex (Wulf.) Ag.
Sur les fonds arénacés et abrités des zones A et B. On la rencontre
aussi sur la plage, rejetée par les vagues. Elle n’est pas très fréquente
(pendant toute l’année).
Rec. par M. Corinaldi (1845) et par moi-même (1890) dans le Porto
nuovo.
95. Alsidium corallinum Ag.
Sur les écueils et les enrochements des zones A et B; elle n’est pas
tres frequente. |
Rec. dans le Port par MM. Orsini et Corinaldi (1845).
94. Polysiphonia collabens (Ag.) Kütz.
Rec. par M. Caldesi (selon M. Ardiss.).
95. Polysiphonia elongata (Huds.) Harv.
Espece qui croit dans les zones G, D, E (avril-aoüt).
Rée. par MM. Corinaldi (1845) et Arcangeli (1873).
96. Polysiphonia furcellata (Ag.) Harv.
Dans les zones A et B et dans la partie supérieure de la zone C (au
printemps).
Rec. par M. Corinaldi (1845).
97. Polysiphonia obscura J. Ag.
Sur les rochers dans la zone B.
Rec. par M. Arcangeli aux bains Squarci (août 1879).
98. Polysiphonia parasitica (Huds.) Grev.
Algue plutôt rare, qui vit sur les écueils ou sur des coquillages, dans les
zones A et B (en été ot en hiver).
Rec. par M. Corinaldi (1845).
984 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
99. Polysiphonia pinnata (Roth.) J. Ag.
Sur les rochers et sur les coquilles de Patella (Ardis.), dans les zones
À et B (avril-août).
Réc. par M. Corinaldi (1845) et par M. Arcangeli, sur les écueils près
de S. Jacopo (4880).
100. Polysiphonia repens Kütz.
Sur les écueils de la zone À (au printemps et en été).
Réc. par M. Arcangeli sur les rochers à fleur d’eau près des bains
Squarci et près des bains Ferrari (août 1879).
101. Poiysiphonia secunda (Ag.) Zanard.
Espèce fréquente pendant toute l’année dans les zones À et B; elle vit
souvent sur d’autres algues (février-octobre).
Rec. par M. Cherici (1838) et par M. Arcangeli à S. Jacopo (août 1879).
102. Polysiphonia subtilis Fl. Not.
P. Nemalionis Zanard. — P. floccosa Zanard. — P. tenerrima Kütz. —
P. sertularioides (Grat.) J. Ag. 8. tenerrima Hauck.
Cette plante vit dans les zones A et B sur le Nemalion lubricum Duby
et aussi sur d’autres algues.
Rec. par M. Arcangeli près des bains Ferrari (août 1873).
103. Polysiphonia variegata (Ag.) Zanard.
Elle préfère les rochers abrités des zones A et B (au printemps et en
été).
Rec. par M. Arcangeli dans les flaques d’eau marine, parmi les enro-
chements du Mole sur les frondes de plusieurs algues (août 1873, 1879,
1880, 188%).
104. Dasya rigidula (Kütz) Ardis.
Sur les Spacelaria scoparia (L.) Lyngb., sur les Codium tomentosum
(Huds.) Stackh., et sur d’autres algues, dans les différentes zones (pendant
toute l’année). 3
Rec. par M. Arcangeli sur plusieurs algues adhérentes aux écueils
(août 1879).
26. Fam. Ceramiacez.
105. Griffithsia opuntioides J. Ag.
Sur les écueils dans les zones À et B, et dans la partie supérieure de
la zone C (pendant toute l’année).
Réc. par M. Corinaldi (1845).
(26) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 985
106. Griffithsia Schousbei Mont.
Cette espèce préfère les écueils des zones C, D, E (avril-août).
Réc. par M. Corinaldi, et par M. Arcangeli sur les rochers à la Punta
del Molo mediceo (décembre 1870).
107. Griffithsia sphærica Schousb.
G. setacea (Huds.) Ag. var. sphærica Ardis.
Dans la zone A (?).
Rec. par M. Corinaldi (1843).
108. Halurus equisetifolius (Lightf.) Kütz.
Livourne est le seul endroit de la Méditerranée où l’on a trouvé cette
algue, d’après la Phycologia mediterranea de M. Ardissone et l’Elenco
delle alghe toscane de M. Pichi. Elle a été recueillie dans le Port en 1845
par M. Corinaldi, qui en envoya des exemplaires à l’Herbier Trevisan, à
l’Herbier de l’Institut botanique de l'Université de Pise, et à l’Herbier
Caruel, appartenant depuis peu au dit Institut. Je n’ai pu vérifier si le Ha-
lurus se trouve réellement dans l’Herbier Trevisan, ainsi que l’affirme
Ardissone, car M. le Prof. Piccone, qui a bien voulu faire des recherches
pour moi, m'a fait savoir que Gênes ne possède que la partie de l’Herbier
Trevisan consacrée aux plantes phanérogames, tandis qu'on ignore abso-
lument où se trouve maintenant la collection d'algues récoltées par ce
botaniste. M. le Prof. G.-B. De Toni, que j'ai consulté aussi là-dessus, m’a
fait observer qu'il ne croit pas à la présence de l’Halurus dans la mer de
Livourne, pas plus que dans le reste du bassin de la Méditerranée. Mais
comme, de l’avis aussi de M. Arcangeli, on ne saurait contester l'identité
des exemplaires conservés dans l’Herbier de l'Institut botanique et dans
l’'Herbier Caruel, on doit tout au moins admettre qu'il s’agit d’une de ces
apparitions accidentelles dont parle M. Piecone dans son travail « Prime
linee per una geografia algologica marina » (Genova, 1883).
109. Bornetia secundiflora (J. Ag.) Thur.
Fréquente dans les crevasses des écueils peu exposées à la lumière,
dans les zones À et B (en été et en automne).
Réc. par M. Cherici (1838) et par MM. Meneghini (1842), Corinaldi
(1845) et Magnaguti (1863) sur les enrochements du Porto vecchio, par
M. Arcangeli sur les écueils près des bains Ferrari (1873, 1879, 1880),
par M. Daltari (22 septembre et 20 octobre 1890). Je l’ai trouvée très
abondante et en touffes épaisses parmi les enrochements du Fanale à
près d’un demi-mètre de profondeur (juillet 1896).
BULL. HERB. BOISSs., novembre 1897. 67
986 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
110. Callithamnion Borreri Harv.
C. seminudum Ag. — Pleonosporium Borreri (Eng. Bot.) Nörg.
Plante commune pendant toute l’année dans les crevasses des écueils
peu exposées à la lumière, dans les zones A et B. Rarement elle est adhé-
rente à d’autres algues.
Réc. dans le Port par M. Corinaldi (1845) et à la Punta del Molo
mediceo par M. Arcangeli (décembre 1870).
111. Callithamnion plumula Ag.
Antithamnion (Ellis.) Thur.
Commune sur les écueils des deux premières zones.
Réc. par M. Corinaldi (1845) dans le Port.
412. Spyridia filamentosa (Wulf.) Harv.
Algue commune sur les &cueils, et les enrochements des zones A etB;
on peut aussi la trouver dans les zones C, D, E.
Réc. par M. Corinaldi dans le Port (1845), par MM. Magnaguti, Caldesi
et Ardissone, sur les écueils à fleur d’eau au Lazzaretto di S. Leopoldo
(1863), par M. Caruel et le comte Castracane (1871). par M. Arcangeli à
la tour de Calafuria (octobre 1866) et aux bains Pancaldi (juillet 1879)
par M. Dattari (septembre, 1890) et par moi-même (1896) sur différents
points de la côte.
113. Geramium ciliatum (Ellis.) Duel.
Espèce très fréquente pendant toute l’année, sur les écueils et sur les
fonds sablonneux des endroits abrités, dans les zones A et B.
Réc. par MM. Cherici (1838) et Corinaldi (1845), dans le Port, par
M. Arcangeli sur les écueils à fleur d’eau à la Spianata dei Cavalleggeri
(juin 1882). Je l’ai récoltée aux bains Rinaldi (1835).
114. Ceramium diaphanum (Lightf.) Roth.
Sur les rochers et sur d’autres algues, particulièrement dans les zones
A el B (au printemps et en été).
Rec. dans le Port par M. Cherici (1838), et au Moletto, sur d’autres
algues, par M. Arcangeli (juin 1891).
115. Ceramium rubrum (Huds.) Ag.
Espèce commune en toute saison sur les rochers, dans les zones A
et B.
Rec. dans le Port par M. Corinaldi (1845) et à Antignano par
M. Caruel.
(28) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 987
116. Ceramium strictum Grev. et Harv.
Algue assez fréquente sur les feuilles de Zoostera et sur différentes
algues, dans les zones C, D, E.
Rec. par M. Arcangeli au Moletto, sur d’autres algues (décembre
1870).
27. Fam. Grateloupiace:e.
117. Halymenia Corinaldii Menegh.
Rec. à Livourne, d’après un exemplaire de l’Herbier Meneghini,
118. Aeodes marginata (Rouss.) J. Schm.
Schizymenia J. Ag.
On: la trouve dans les parties inférieures de la zone E, à savoir au-des-
sous de 39 mètres.
Rec. par M. Dattari !.
119. Grateloupia filicina (Wulf.) Ag.
Sur les rochers et les enrochements à l’abri des vagues, dans les zones
A et B (au printemps et en été).
Rec. par MM. Cherici (1838) et Corinaldi (1845) dans le Port et par
M. Dattari (juillet 1890).
120. Cryptonemia Lomation (Bertol.) J. Ag.
Plante des zones C, D, E; on la trouve souvent rejetée sur la plage.
Réc. par M. Corinaldi dans le Port (1845) par M. Arcangeli à S. Jacopo,
rejetée par les vagues (août 1879).
Je l’ai trouvée à la Spianata dei Cavalleggeri (1896).
28. Fam. Dumontiaceæ.
121. Constantinea reniformis Post et Rupr.
C’est une plante assez rare, qui ne vit jamais, paraît-il, à moins de
35 mètres de profondeur.
J'en ai trouvé un seul exemplaire rejeté par les vagues pres de
Antignano *? (janvier 1896).
1 Voir «Di una floridea nuova per la Toscana. » — Notizia di G. B. De Toni
(Bull. Soc. bot. ital., anno 1895, p. 10).
2 Voir ma communication : «Di un’alga rara, nuova per la ficologia labro-
nica (Bull, Soc. bot. ital., anno 1896, p. 312).
988 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
29. Fam. Squamariaceæ.
122. Peyssonnelia rubra (Grev.) J. Ag.
On la trouve rejetée par les vagues sur la plage, souvent encore adhé-
rente à d’autres algues, à des Posidonia, et à des Zoostera sur lesquelles
elle vit. Elle croît de préférence dans la zone C (en été).
Je l’ai récoltée dans différents endroits, le long de la côte (1894 et
août 1896); elle est moins commune que sa congénère, la :
123. Peyssonnelia squamaria (Gmel.) Decne., qui vit dans les mêmes
conditions.
Rec. par MM. Cherici (1838). Corinaldi (1849), Piccioli (1859), par
M. Arcangeli en différents endroits (1866, 1871, 1875) et aux bains Fer-
rarı (août 1879), et par M. Dattari (5 juillet 1890). J'ai ramassé cette
algue sur la plage entre Antignano et l’Ardenza, et aux bains de la Villa
Gamba près de Antignano (novembre 1896), rejetée par les vagues. Elle
est très commune dans les bas-fonds couverts par la Posidonia oceanica
Del. et la Zoosiera, qui existent entre les bains Rinaldi et le Fanale, et
eroît sur les rhizomes de ces plantes.
30. Fam. Corallinaceæ.
Il existe dans le musée géologique et paléontologique de l’Université
de Pise, une collection de Corallinaceæ de la Méditerranée, faite par le
Prof. Meneghini. Selon le D: Vinassa, qui a étudié cette collection !, la
plus grande partie de ces plantes proviendrait de Livourne; mais ce n’est
la qu’une simple supposition, parce qu’il manque malheureusement, pour
beaucoup de ces algues, l'indication de la localité où elles furent récoltées.
J'ai donc préferé m’abstenir d'indiquer celles d’origine incertaine.
Je dois en dire autant pour une nouvelle espèce de Melobesia admise
par M. Vinassa (la Melobesia rubra”) et dont un exemplaire, récolté par
M. Corinaldi, ne porte non plus aucune indication de la localité. M. Vinassa
la croit en toute sûreté de Livourne, parce qu’elle se trouve avec d’autres
algues récoltées par M. Corinaldi dans cet endroit, ce qui ne me semble
pourtant pas une raison suffisante.
1 Voir la note « Coralline mediterranee raccolte dal Prof. Meneghini » dans
ies Processi verbali de la Soc. tosc. di Scien. nat., du 13 mars 1892, p. 58.
? Voir la note « Nuove Coralline mediterranee» dans les Process verbali della
Soc. tosc. di Scien. nat., du 13 mars 4892, p. 56.
(30) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 989
124. Melobesia farinosa Lamour.
Plante qui vit dans les zones A et B, sur d’autres algues, comme le
Sargassum linifolium (Turn.) Ag.. la Padina Pavonia (L.) Gaillon., | Udotea
Desfontainii (Lamour.) Decne., et aussi sur la Zoostera.
Rec. par M. Arcangeli sur I’U. Desfontainü aux bains Ferrari (août
1879).
125. Melobesia Lenormandi Aresch.
Dans la zone A.
Rec. par M. Arcangeli aux bains Ferrari, sur les rochers à fleur d’eau
(août 1873).
126. Melobesia stictæformis Aresch.
Cette espèce vit dans les zones C, D, E (août-septembre).
Réc. à S. Jacopo par M. Arcangeli (1879).
127. Lithophyllum cristatum Menegh.
Spongites cristata Kütz. — Melobesia cristata (Menegh.) Ardis.
Sur les écueils, dans la partie supérieure de la zone A.
Réc. par M. Arcangeli sur les rochers à fleur d’eau aux bains Ferrari
(août 1873) et aux bains Squarci (août 1879).
128. Lithothamnion polymorphum (L.) Aresch.
Sur les rhizomes de Zoostera et sur des coquilles.
Réc. à Livourne (selon M. Vinassa).
129. Amphiroa exilis Harv.
Cette algue vit dans les zones C, D, E.
Réc. par MM. Corinaldi (1845) et Arcangeli (décembre 1870).
130. Corallina officinalis L.
Plante très commune pendant toute l’année, dans les zones A et B.
Rec. par M. A. De Toni, par MM. Corinaldi (1845) et Arcangeli (1871),
sur les enrochements du Moletto. Je l’ai récoltée dans le Porto nuovo,
sur le côté ouest du Molo mediceo. ï
131. Jania corniculata Lamour.
Corallina rubens L. ß corniculata Hauck.
Plante peu frequente, qui vit sur d’autres algues.
Rec. par M. Arcangeli sur les écueils du Port (1870).
132. Jania rubens Lamour.
Corallina rubens L.
990 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (31)
Très commune pendant toute l’année sur les écueils ou sur d’autres
algues, dans les zones A et B; souvent rejetée sur la plage par les
vagues.
Réc. par M. Magnaguti sur les écueils à fleur d’eau près de S. Jacopo
(1865) et par M. Arcangeli aux bains Ferrari (1890 et août 1891). Je l’ai
trouvée sur les rochers à la Spianata dei Cavalleggeri (août 1895). Elle
fut ramassée par le Prof. P. Preda à Antignano, rejetée sur le rivage
(janvier 1897).
J'aurais pu augmenter ce catalogue en y ajoutant le nom de toutes les
algues marines qui, dans la Phycologia mediterranea de Ardissone, sont
indiquées comme étant communes ou très communes partout; mais j'ai
cru mieux faire en me bornant à indiquer celles qui ont été positivement
récoltées dans les eaux livournaises. Il est probables que les futurs
addenda se composeront surtout des noms de ces espèces.
Resteraient les Diatomacées, qui présentent à Livourne un champ
d’études presque tout à fait inexploré, car, à ma connaissance du moins,
on n'y aurait trouvé que le Triceramium pentacrinus *, espèce que je n'ai
pas cru devoir citer, ayant omis d’en mentionner beaucoup d’autres très
communes partout et qui doivent sans doute s’y trouver. Je me réserve,
du reste, de publier plus tard un catalogue des Diatomées de cette partie
de la mer Tyrrhénienne.
D’après les conclusions que l’on peut déduire du matériel jusqu'ici
récolté, la flore marine de Livourne ne diffère pas essentiellement de
celle des autres côtes d'Italie, si nous en exceptons pourtant, parmi les
Diatomacées, le Triceramium pentacrinus, que je viens de citer, et qui est
une espèce des mers tropicales, parmi les Céramiacées, le Halurus equise-
tifolius, et parmi les Grateloupiacées l’Halymenia Corinaldü. Parmi les
espèces rares dans cette mer, nous avons indiqué la Constantinea reni-
formis. É
1 Voir le mémoire de M. Marcucci « Triceramium pentacrinus, specie di
Diatomea nuova per l'Italia et per l’Europa, dans les Atti della Societa italiana
di Scienze Naturali, vol. VIII, p. 272, Milano.
(32) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE. 991
TABLE ALPHABÉTIQUE
Numéros
Acetabularia mediterranea Lamour................... 39
PAbdeSnanginatal(Rouss.) J. Schm.................. 118
NEE N a se IIme embranchement.
EN Saum corallinum Ag. u... M OR RER 93
Elmnlenonzexilis HAN. 22. 2... 0 AE 129
Arehrocladia vullosa (Huds.) Duby ...........2..2...... 43
Bangia fusco-purpurea (Dillw.) Lynb................. 60
BANGIACEZ. . : . 0. ER AS An RE ee APR 18 Fam.
Pornetia secundiflora (J. Ag.) Thur................... 109
DEWSPSIDACHE.: LR an MA AE dich 5 Fam.
Biyapsıs, Balbısiana, Lamour............. una... 23
an 2753 com mbosa, I SAT... a ee PE 2%
PDAs 20 OS DICO Nun EEE EE NU At PR ee 29
Baogsisi mıscosa- Lamoutr......- 2.2 220 2200 2 ne nenne 26
IBuuonsissplumosa(Huds.) Ag... Mt AL 27
Ballzthammion:Borterö Hary:...=..2..22: 2.2. 110
Callithamnion plumula Ag........ es ae AR 11i
Banlenpasprolifero.kamour... 20.2 an. een ee 29
PAHPERENGEEL. pe see AT ANA 7 Fam.
ERA Re ee nes es 26 Fam.
Geramium cihiatum (Ellis.) Duel. : ...........2....... 113
Ceramium diaphanum (Lightf.) Roth................. 11%
Cenemiumenubrun(Huds ) AG. LE RENE RO RARE 115
Geramium strietum Grev. et Hary..........:2. 0 116
Chetomorpha brachyarthra Kütz..................... 13
Chetomorpha tortuosa (J. Ag.) Kütz.................. 1%
EHIOTODEVCER BT Ce tn Wr N 2 Clas.
Phondmusscrispus KL) Stackh. ELLE EME a 67
Chr'ysymenia uvaria (Wulf.) J. Ag.................... 78
Cladophora Bertolonii Kütz. var. hamosa Ardis........ 15
Cladophora catenata Kütz..........,...,... 402 16
Cladophora crystallina (Roth.) Kütz.................. 17
992
Cladophora gracilis (Griff.) Kütz
Cladophora Kützingir Ardis
Cladophora prolifera
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
CCC CCC Ser er er er er
ons nm mm
(Ro ro Rire EURE EN
Gladophora RuchengenekRütz RE 2... ECC ET
Codium Bursa (L.) A
Codium iomentosum (
nn ns sms
CC CC Er ee er Ber Se Er Ze er
[04
SO
ÉAS OS CNET Re anne
Constantinea reniformis Post. et Rupr................
Corallina offieinalis L
CORALLINACEÆ. ......
nm mm
nee nm mn mes
Gystoseira abrotanifolia Ag. .................. .....
Cystoseira amentacea
Bopyın ns ne sas 2 ST
Cystoseira barbata (Good. et Woodw.) Ag.............
Cystoseira corniculata (Wulf.) Zanard ................
Uystoseira crinita Me
Cystoseira discors (L.
Dasya rigidula (Kütz
DASYCLADIACEZÆ. . . ...
DELESSERIACEZÆ ......
Desmarestiace®......
Don. Le a PR AE
De Re RE ON A
RATS ES Da ee CET
CC nrne
nn mm mms sms
Dictyopleris polypodioides (Desf.) Lamour.............
Dictyoia dichotoma (Huds.) Lamour..................
var. implexa J. Ag
Bere rer. ne
Dictyota fasciola (Roth.) Lamour.....................
Dietyota: hgulataülze. nn ee Let.
Dictyota linearis Ag.
DICTYOTACEÆ . ......
nn mms mn ms er
ss nn msn sms ste.
Drgeneussemplec Nu PAT RER ern.
DUMONTIACEÆ.. . ..
sons msn ses.
Ectocarpus confervoides (Roth.) Le Jol................
ENCOELIACEÆ .......
sn sn nm seems se
Enteromorpha clathrata (Roth.) J Ag. ...............
Einteromonphalcompnessali... 22... RES
Enteromorpha intestinalis (L.) Link..................
Enteromorpha Linza
var. crispata J. Ag
Ag ee ro
nn ns mn
Numéros
19
20
21
4 Fam.
8 Fam.
45 Fam.
9 Fam.
24 Fam.
13 Fam.
17 Fam.
28 Fam.
10 Fam.
36
19 Fam.
(33)
(34) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE.
BMACS BTOTUMNENS IRUIZ RS len MESA MERE
Enehlorophyce@ u anne a Ren
Banshen repens (Ag) Mont... en.
NN ea A A EAN ES ARUNAL Ru
Gelidium corneum (Huds.) Lamour. ..................
SNAESPINNAUMIGEEV. 2... 202. N he
Gélapumerinale (uen. )J Ag... na.
Gigartina acicularis (Wulf.) Lamour. .... AN en Eee UN
Giyartina Teedii (Roth:) Lameur.....................
EISARIINAGEENN RR ne PA DR See
Gmeerlaria,armatas). Ag... nn. nen
Gracilaria compressa: (Ag.) Grev. .......22..e......>.
Gracilaria confervoides (L.) Grev.....................
Grateloupia filicina (Wulf.) Ag.................2....
CARE LOU PIA GRAS N A UT MAIS LE AeR Ain an
GERS 0 opuntioides JA NE Et
Grefiohsio-.Schousboei Mont... Aer Rene
Gens io sphenica Schousbh....... -..-...= Re nee
Gymnogongrus Griffithsiæ (Turn.) Mart................
Halimeda Tuna (Ell. et Sol.) Lamour.................
Halurus equisetifolius (Lightf.) Kütz..................
Halymenia Corinaldis Menegh. ............-.........
HE ÉMINEHOCDADIAGEZÆR . 20. 2 eu ed 0 ete à c'e Re A TARN
Hypnea musciformis (Wulf.) Lamour. ................
enaakconmıculatarBamourz.. .... asus - per OMR
MIA OENSAAMOUr. LEE Saas ee
RE NPA GR A Le Linie ala sua re ale re Late ele eek
Laurencia obtusa (Huds.) Lamour.........,..........
VAN LÉO PALAIS. 200 LU An ee een
Laurencia papillosa (Forsk.) Grev....................
Laurencia pinnatifida (Gmel.) Lamour................
Dnapraviscidai(Rorsk) AG. EUR ER RE
Litophyllum cristatum Menegh......................
Lithothamnion polymorphum (L.) Aresch..............
Melobesia Lenormandi Areseh.... .. ..-..--..».2......
Melobesia stieteformis Aresch......................0.
Myrionema strangulans Gras... seen een de.
Numeros
21 Fam.
119
27 Fam.
105
106
107
108
19 Fam.
131
132
14 Fam.
995
994 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
INemalonnlubmicum Duby se an
Nitophyllum punctatum (Stackh.) Harv,...............
Nitophyllum uncinatum (Turn.) J. Ag.................
NOSTOCACE ZE IN PERE ER A OR APP Be
BadınarBaponzan ki.) Gallen me 2 CEE ER EE
BeniedllustmediternaneussDhune. an PR ERREE PER
Peyssonnelatubna(Grev EPA nn...
Peyssonnelia squamaria (Gmel.) Deene..,.............
PheophyCe PNR En en N
Phyllitis Fascia Kütz. var. debilis Hauck .............
Phyllophozankleneionßlem) IA nee
Phyliophoramnervosa De) Greven. 2... en
Plocamium coccineum (Huds.) Lyngb..................
Polysiphomna. collabens (Ag.) RKütz....................
Polysiphonia elongata (Huds.) Harv...................
Polysiphonia furcellata (Ag.) Harv...................,
Bolysiphonzanobscuna la Nee sn... ARE ER ANR
Polysiphonia parasitica (Huds.) Grev. ................
Bolysıphonsassuhtelas BINoL.-. nn. nor.
Polysiphonia variegata (Ag.) Zanard..................
Rorphynaulacıniatas Meitt) Ag... PENSE
Dowphymanleueostictanbhursz u EURE BR N
RinzophyllisSquamarienRützu 2a
RÉAODOMBÉACRE AAA N ee ee nes
RhodOphy Ce u. 02... 2. en an
Rhodophyllis bifida (Good. et Woodw.) Kütz...........
Rhodymenia Palmetta (Esper.) Grev..................
NAT dcacensisEn green
BKHODYMENTAGEE NS ana Nee eher ent
Rytiphlea pinastroides (Gmel.) Ag....................
Rytiphleartenctoman(@lem.) An ..............0.
Sargassum,linifolhum Burn.) Ag LCR EEE
D CHIZOPHYCE LME RE Ie
SCDIZO PRO) RP N A N
SCRCZOS DR ONICEUSSUSE RIZ PE a en es
SCYLOS DRONALOMENTOSL MAI PAT EE MR PET OR
DIDNONACER) NN ERREUR N a
(35)
Numeros
63
1 Fam.
3 Clas.
25 Fam.
4 Glas.
83
1 Glas.
Ier embranchement.
1
LA
(36) A. PREDA. ALGUES MARINES DE LIVOURNE.
Numéros
Shaceinren cirrhose (Roth.) Ag LR Ua en 38
Sphacelaria filicina (Grat.) Ag. ..:..............:..... 39
Sphacelarıa scoparia.(L.) Lyneb. ......-...2-..2..2.... 40
SOUS ARENA SR NER 11 Fam.
SBBENRDEHERNCHAL.. N et el aaa. 22 Fam.
Spherococcus coronopifolius (Good. et Woodw.) Ag..... 73
STERNEN UÄOHEDD ee SR NE Le US 29 Fam.
Spyridia filamentosa (Wulf.) Harv.................... 112
Taonia atomaria (Woodw.) J. Ag. ................... 57
Udotea Desfontainii (Lamour.) Decne................. 31
Ulva Lactuca (L.) Le Jol....... A AMAR Bo ER 12
DATES SUP AT AIS ER een 12
LATE EEE a HL ER ER 3 Fam.
Kalnaaatmieularıs (Roth) Ag nm... 28
VALID Se PUR EN N 6 Fam.
Wrakhaksolubelis (BAT RATE TURN A RE er 89
Fonnetnichtn.aimankabenhu.....20..2. ern. 4
2) (0) C————
995
996
Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
5. Uebersicht über die Gattung Bonamia.
(Fortsetzung zu S. 804-820).
15. B. mossambicensis (Krorzsch) HALLier f. in ENGLER Jahrb.
18, p. 91; Daumer in EnsLer Pflanzenwelt Ostafr. C (1895), p. 328. —
Prevostea mossambicensis KLorzsch in Perers Mossamb. Bot. 1 (1862),
p. 244 t. 38. — Breweria buddleoides Baker in Kew Bull. n° 86 (II. 1894),
p. 69.
Sepala 2 exteriora interioribus 3 (glabris) multo majora, extus dense
ferrugineo-villosa ; pollen inermis, dodecaëdricus ; ovarium dense
hirsutum; styli rami 2 inæquales ; stigmata 2 oblongo-capitata ; pili
dibracchiati.
Ostafrika (siehe HarLırr f. und DAMMER a. à. O.); Usaramo (STUHL-
MANN 29. I. 1894 n° 6166, H. Ber. — « Einheim. Name Mkaranga; Blüte
hellblau »); Kisserawe 200 m. (Sruuın. 17.1. 1894 no 6178, H. Ber.); auf
Sand bei Dar es Salam (Stunın. 8. VIII. 189% no 8467, H. Ber. — « Ein-
heim. Name Mkallansuru »); Rovuma River, 30 miles from coast, sandy
soil (Dr J. Kirk 16. III. 1861, H. Kew. — « Native name M’muntua »).
16. B. cymosa (R. et Scn.) Harnıer f. in Enter Jahrb. 48, p. 91
et in Bull. Herb. Boiss. 5 (V. 1897), p. 374. — Convolvulus cymosus R. et
(60) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 997
ScH. Syst. 4 (1819), p. 303; Herb. Wizcp. n° 3682 non Desr. nec Rurz el
Pav. — C. Senegambiæ Spr. Syst. 1 (1825), p. 610. — Ipomea Sene-
gambiæ et Afzelii Cnoisy in DC. Prodr. 9 (1845), p. 351 et 375. —
IT. secunda Don I. c. p. 282; Cnoisy 1. c. (1845), p. 390. — Br. secunda
Hook. Niger Fl. (1849), p. 470.
Pollen inermis, parvus, poris brevissimis dodecaëdricus ; ovarıum
dense hirsutum ; stylus semibifidus ; stigma ta 2 globosa.
Kamerun (siehe HALLIER f. a. a. O.).
Lagos (H. Mırzen 27. XII. 1891 no 45, H. Ber.; Barrer n° 20167,
H. Kew. — « Trailing shrub »); Lagos Island (Barrer n° 2227, H. Kew.
— «Twining shrub, 12 feet; flower white »); Botanical Station (H. MiLLen
26. III. 1896 no 34, H. Kew).
Aschanti-land, Cumassie (H. A. Cummins 1895/6 n° 165, H. Ber. u.
Kew. — «Fls. white »).
Liberia (Henry MiLLEn n° 203, H. Ber.).
Sierra Leone (Scorr Ezuor n° 3930 u. 5836, H. Ber. ; BARTER \.
1857, Don, Hant u. Morson, H. Kew; Stormont, Herb. Calc.; THUNBERG,
Herb. Wizzp. n° 3682 im H. Ber.; Arzeuus 1798 im Herb. ArzeL., H. Ber.
und Herb. J. E. Surta); bush near Regent, Mahera, Kitchom (G. FE. Scorr
Erzior 6. XIL 1891 n° 3930, Herb. Calc. u. Kew); common Sierra
Leone etc. (derselbe n° 4170, Herb. Cale. — « Climber with handsome
white racemes »); Limba, near Madina (ders. 11. IV. 1892 n° 5599, H.
Kew); from Mr. GARRETT, Sherboro (ders. n° 5835, H. Kew).
Gambia (InGram, H. Kew).
17. B. spectabilis (Guoısy) Hazuter f. in Encı. Jahrb. 16, p. 529
et 18, p. 91. — Br. spectabilis CHorsy in Mém. soc. Genève 6 (1833), p. 495
et 8 (1839), p. 68 et in DC. Prodr. 9, p. 439; Don. 1. c. p. 300.— Br. Hilde-
brandtü Varke in Linnæa 43 (V. 1882), p. 323. — B. Hildebrandt Hauer
f. in Encı. Jahrb. 18, p. 91.
Flores in dichasiis plurifloris, compositis, umbelliformibus, breviter
pedunculatis, sæpe in apice ramorum congestis, secundis; bracteæ
parvæ, lanceolatæ vel foliis æquales, sepala coriacea, pellucida, elliptica,
exlus sericea, > exteriora paulo longiora ; corolla mediocris, infundi-
buliformis, fasciis 5 mesopetalis exlus fulvo-sericeis ; genitalia inclusa ;
stamina, antheræ, ovarium ut in B. agrostopoli ; pollen dodecaë-
drieus; discus cupularis, 5-lobus ; stylus usque infra medium bifidus,
ramis æqualibus; stigmata 2 globosa ; capsula 4-vel demum 8-valvis,
lignescens.
998 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (61)
Zellen der Oberhaut des Blattes auf beiden Seiten gleich, ziemlich klein, mit
bogig vielseitigen, gerillten Aussenwänden ; Spaltöffnungen oberseits fast
fehlend, unterseits dicht, mit 2, seltener 3 Nachharzellen, nicht eingesenkt, gross,
breit elliptisch; Drüsenköpfchen (siehe Fig. 4) beiderseits, zahlreich, einzeln
oder selten paarig, einseitswendig, klein, ellipsoidisch, quer und längs gefächert,
mit kurzer, cylindrischer Stielzelle und bauchiger Oberhautzelle, nicht eingesenkt;
Deckhaare bei no 2903 beiderseits dicht, bei n°0 3093 an alten Blättern ober-
seits fehlend, unterseits dicht, fast seidig, lang zweiarmig, dünn, dickwandig,
englichtig. Hauptzelle ohne Stiel, Glockenzelle kurz; Blattfleisch (siehe
Fig. %) bifacial, dünn, dünnwandig; Palissadenzellen klein, dicht, mehr-
schichtig, in die ziemlich dichten, kurzarmigen, vorwiegend gleichsinnig zur
Oberhaut gestreckten, kleinen Schwammzellen unvermittelt übergehend; Ge-
fässbündel ohne Hartbast, grössere unterseits mit collenchymatösem Grund-
Fig. 4. — Querschnitt durch das Blatt von B. spectabilis, mit einem
Drüsenhaar und einem Sekretsack, der leiztere quer gefaltet und mit
zahlreichen Saftblasen, in den Zellen des Blattfleisches zahlreiche
Kryställchen und Nädelchen.
gewebe durchgängig; Kryställchen überall im Blatifleisch; Drüsen höchst
vereinzelt im Blattfleisch; Sekretzellen zahlreich, aber einzeln im Blatt-
fleisch, meist unter der Oberhaut, und zwar unter der oberen senkrecht, sack-
förmig (siehe Fig. %), innerhalb der unteren wagerecht, gross, mit hellem
homogenem Inhalt, unter dem Vergrösserungsglas als durchscheinende Punkte
kenntlich, selten vereinzelt in der Parenchymscheide der grösseren Nerven,
aber nie in Reihen; Kelchblätter auf der Innenseite mit dickem Sklerenchym-
beleg, aussen mit zahlreichen Sekretzellen.
Madagaskar (Mac Wiruım, H. Del.)?, in sylvis vastis prope Maurou-
voai (Boser, H. Kew); North-West Madagascar (R. Baron next
5861, H. Kew), Bekilus mountains (J. I. Lasr XII. 1890, H. Kew); Cen-
(62) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 999
tral Madagascar (Baron n° 4906, H. Kew); East Central Madag.,
Majunga (W. W. Perry VII. 1879 u. Boyer, H. Kew); Westmadagaskar,
Mazangay (Boser. H. Vind.), Bombatok Bay (Bouron 1857, H. Kew),
copiose in montibus provincie Bombatok (Boser, unter dem Namen 1po-
mea spectabilis Bos., H. Ber. — «Corolla cyanea»), Beravi interior,
Gebirge (J. M. HıLDEBRANDT n° 3093, H. Ber., Boiss., Kew, Mon., Vind. —
« Fl. alb. »), Nossi-bé (HıLpEsranpr IV. 1879 ne 2903, H. Ber., Boiss.,
Goti., Kew, Mon.).
Cymen einseitswendig, wie bei B. cymosa HaLLıer f. Von HiLDEBRANDT
n° 3093 unterscheidet sich n° 2903 (B. Hildebrandtii) nur durch die Be-
haarung und durch etwas kleinere Kelche und Blumenkronen. Die beiden
Arten sind daher zu vereinigen.
18. B. densiflora m. — Br. densiflora Baker in Journ. Linn. Soc.
Bot. 25 (28. I. 1890), p. 336.
Madagaskar (R. Baron n° 5868 u. next 5869, H. Kew).
Steht der folgenden sehr nahe.
19. B. minor Harnier f. 1. c. 18, p. 91 ; Duranp et ScHinz Fl. Congo
(1896), p. 205.
Oberes Kongogebiet, am Lomami (Pocce n° 1214, H. Ber.) und am
Kozembi, einem Seitenfluss des Lualaba (Capt. Descamps 22. VI. 1891,
H. Brux.).
20. B. Madagascariensis Pom. ; Roem et Schurr. Syst. 4 (1819),
p. 467; Spr. Syst. 1 (1825), p. 614; Don l. ec. p. 300; Cnoisy in DC.
Prodr. 9, p. 439; Haruıer f. in Enszer Jahrb. 18, p. 91. — Bonamia
Per. Taouars Hist. veg. Afr. 1 (1806), p. 17 et 32 t. 5; Lam. Illustr.
1. 917. — B. Thouarsü Eruor in Journ. Linn. Soc. Bot. 29 (22. VII.
1891), p. 35.
Corollæ æstivatio dextrorsum induplicato-contorla, ut in Erycibe
(vide fig. 5. a), sed lobi apice convoluti (vide fig. 5. b); sepala ad °/s
imbricata (fig. 5. d); capsula sepalis arcte appressis suffulta, lignosa,
glabra, fusca, ovoidea, cuspidata, 2-valvis, fere ut in B. Balansæ, Bur-
chellüi et Trichantha.
Oberhaut auf beiden Blattseiten fast gleich, die oberseitige mit mässiger
Celluloseverdickung der Zellwände, Zellen ziemlich klein, stark wellig verzahnt ;
Spaltöffnungen nur unterseits, nicht eingesenkt, mit 3 Nachbarzellen im
ns
gleichseitigen Dreieck (siehe Fig. 5. c, sehr schematisch !); Drüsenköpfchen
1000 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (63)
vereinzelt unterseits, kugelig, regelmässig strahlig vierzellig; Deckhaare am
Blatt fehlend, am Kelch dicht, zweiarmig; Blattfleisch bifacial, Palissaden-
zellen dünnwandig, Schwammzellen lückenhaft, armig, ziemlich dickwandig ;
Gefässbündel unterseits mit starkem Hartbastbeleg, Holz mit Spitzzellen ;
grosse Drusen und Kryställchen zahlreich im Blattfleisch; Sekretzellen
zahlreich innerhalb der beiderseitigen Oberhaut, gleichsinnig mit ietzterer ge-
streckt.
Madagaskar (Rıcraep, H. Del.; ex herb. Duperrr-Tnuovars in herb.
Kew., in Blüte), Nordmadagaskar (R. Baron I. 1892 no 6684, H. Kew. —
Fig. 5. — B. Madagascariensis. a. Knospenlage der Blumenkrone im
Querschnitt nahe der Röhre, b. desgleichen nahe der Spitze, ce. Spalt-
öffnung, die beiden Schliesszellen umgeben von 3 Nachbarzellen im
gleichseitigen Dreieck, d. Knospenlage des Kelches.
In Frucht), woods near Fort Dauphin (G. F. Scorr-Ezrior n° 2688“ , H.
Kew. — Originalexemplar von B. Thouarsiüi! Ist nur ein Exemplar von
B. Madagascariensis mit jungen Zweigen und Blättern und gallenartig
verholzten Blüten; Zweige und Blattunterseite von gelbbraunem Filz
überzogen). i
Steht durch Form des Blütenstandes und der Blütenknospen der B. spec-
tabilis sehr nahe. Lappen der Blumenkrone mit je 2 Seitenstreifen, in der
Knospenlage an der Spitze so zusammengerollt, dass der linke Seiten-
streifen eines jeden Lappens den rechten deckt (siehe Fig. 5. b). Wohl
nur zufälliger Weise wurden in der untersuchten Knospe die linken
Seitenstreifen zweier benachbarter Blumenkronenlappen durch die
rechten gedeckt.
(64) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1001
21. B. umbkellata (Caoısy) Hazuer f. in EG. Jahrb. 16, p. 530. —
Prevostea umbellata Gaoisy in Ann. sc. nat. 4 (1825), p. 497 et in DC.
Pr. 9, p. 437 ; Meıssn. 1. c. p. 32% t. 416 1. 2.
Fiores in cymis umbelliformibus breviter pedunculatis, secundis :
bracteæ parvæ, lanceclatæ ; sepala coriaceo-membranacea, glabrius-
eula, elliptica, mucronulata, pellueida, 3 interiora paulo minora, margine
ciliata ; corolla Bonamiæ nec Prevosteæ, mediocris, tubuloso-campanu-
lata, fasciis 5 mesopetalis extus flavo-hirsutis, in areas commissurales
paulatim diffluentibus; genitalia inclusa; filamenta inæqualia, basi
vix dilatata, eglandulosa; antherae longæ, introrsæ, basi sagittalæ ;
pollen ut in Convolvulis ; discus deest; ovarium glabrum, 2-loculare,
4-ovulatum; stylus breviter bifidus, ramis inæqualibus; stigmata
2 globosa.
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5
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Fig. 6. — Drüsenhaar von B. umbellata.
Oberhaut des Blattes beiderseits gleich, Zellen ziemlich klein, mit gerad
vielseitigen, besonders auf der Blattunterseite fein gerillien Aussenwänden ;
Spaltöffnungen oberseits zerstreut, unterseits dicht, gross, breit elliptisch,
mit 2, selten 3 Nachbarzellen; Drüsenköpfchen beiderseits, einzeln, selten
paarweis, alle nach derselben Seite geneigt, klein, umgekehrt eiförmig, mit
wenigen Querwänden, selten mit Längsscheidewänden, auf kurzer, nach oben zu
allmählich erweiterter Stielzelle (siehe Fig. 6); Deckhaare beiderseits zer-
streut, lang zweiarmig. dickwandig, weitlichtig, Hauptzelle gerade, Glockenzelle
sehr niedrig; Blattfleisch bifacial, nicht sehr dünn, sehr zartwandig, Zellen
ziehharmonika-artig quer gefaltet; Palissadenzellen gross, dicht, eckig,
meist einschichlig, in die kürzeren, etwas lockerern Schwammzellen unver-
mittelt übergehend; Gefässbündel olıne Hartbast, grössere unterseits mit col-
lenchymatösem Grundgewebe durchgängig; Nädelchen bündelweise massenhaft
im Palissadengewebe; Drusen mässiger Grösse spärlich zerstreut in gewöhn-
lichen Zellen des Blattfleisches und in der Parenchymscheide der grösseren
Nerven ; Sekreizellen zahlreich innerhalb der beiderseitigen Oberhaut, durch-
sichtige Punkte verursachend, vorwiegend sackartig unter der oberseitigen,
innerhalb der unterseitigen mit ihr gleichsinnig gestreckt, auch in der Blumen-
krone sehr zahlreich und durchscheinende Punkte verursachend ; Kelchblätter
ohne Sklerenchym, mit Drusen und zahlreichen Sekretzellen.
BULL. HERB. BOISs., novembre 1897. 68
1002 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (65)
Brasilien (BurcHeLL 1858, H. Kew; Staunton, H. Vind.), Rio de
Janeiro (GaupicHAaup, H, Ber. u. Kew; Garpner 1841 n° 5560. H. Kew;
Sezco n°0 38 und 225, H. Ber. ; Marrıus, H. Mon. ; SCHOTT n° 5462,
H. Vind.).
22, B. Boivini Hazuer f. in Exct. Jahrb. i8, p. 91.
Drüsenköpfchen des Blattes einseitswendig, mit Längs- und Querscheide-
wänden.
Nordwestmadagaskar, Insel Nossi- bé (Boivin, H. Boiss.).
23. B. Balansz Hazuer f. in Ener. Jahrb. 16, p. 526, nota 4.
Rami lignosi, volubiles, discolores, glabri, seniores lentıcellis ochraceis
parce punctati; folia coriacea, fragilia, glabra, brunnea, breviter petio-
lata, ovata, subcordata, acuta, mucronata, nervis lateralibus utrinsecus
6-7 subtus costata, supra canaliculata, sublus opaca, supra nitidula ;
pedunculus axillaris, brevis, teres, rigidus, lignosus, cymoso-pauci-
florus; sepala sub fructu parva, coriacea, patentia, orbicularia vel emar-
ginata, glabra, brunnea, 2 exteriora minora ; capsula nilida. brunnea,
ovoidea, subquadrangula, subacuta, apieulata, magnitudine parvam Coryli
nucem adæquans, 2-vel rarius demum 4-valvis, 2-locularis, 4-sperma ;
pericarpium crassum, lignosum; septum ovoideum, subacutum, ochra-
ceum, crassiusculum, lignescens, sub-pellucidum, secus Jineam inter-
mediam utrinsecus carina pubescente anguste alatum et præterea nervis
binis longitudinalibus curvatis non pellueidis lineatum, ad seminum
cicatrices hirsutum ; semina ventre breviter, dorso longe fulvo-villosa.
Rami seniores 2-3 mm. crassi ; petiolus 4 cm. longus; lamina usque 4 cm.
ionga, 25 mm. lata; pedunculus 2-40 mm. longus; pedicellus usque ultra
À cın. longus; sepala exteriora vix 6, interiora 8 mm. lata; saeptum ca.
13 mm. longum, vix 11 mm. latum; semina ca. 6 mm. longa, lana ca. À cm.
lon ga.
Drüsenköpfchen des Blattes einseitswendig, ellipsoidisch, mit Quer- und
Längsscheidewänden.
Paraguay (BaLansa n° 4078, H. Boiss. u. DC.).
24, B. Burchellii (CHoisy) Haruıer f. in Ense. Jahrb. 16, p. 529. —
Br. Burchellii Guoısy in Mém. soc. Genève 6 (1833), p. 493 et 8, p. 68
et in DC. Pr. 9, p. 439 (excl. syn. Verz. et specim. Gaup.); Don 1. c.
p. 300; Meıssn. 1. c. p. 326 t. 117 (excl. syn. VELL. et specim. Gaup.). —
Ipomea terminalis et Lundi Guoisy 1. c. 8 (1838), p. 54 et 56.
(66) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1003
Flores in dichasiis compositis, multifloris, breviter pedunculatis, in
apice ramorum congestis; bracteæ minimæ, lanceolatæ ; sepala parva,
coriacea, orbicularia, convexa, extus fulvo-sericea, 2 exteriora minora ;
corolla ut in B. agrostopoli; discus deest; genitalia, filamenta,
antheræ, pollen, stylus ut in B. agrosiopoli; ovarium 2-loculare,
4-ovulatum, apice pilosulum ; stigmata in utroque styli ramo 2 ovala;
capsula glabra, fusca, lignosa, longe ovoidea, acuta, 2-, postremo
k-valvis, 2-locularis, aborlu 2-sperma; sæptum ovato-lanceolatum,
acutum, rigide charlaceum, salurate ochraceum, secus medium utrinque
obseure carinatum; semina undique velutina, secus angulos 2 laterales
pilis longis rufis sericeis barbata; cotyledones in ic. cit. multiplicatæ !
Oberhaut beider Blattseiten gleich, Zellen klein, stark verzahnt, mit glatten
Aussenwänden; Spaltöffnungen nur unterseits, dicht, kreisrund, etwas
uhrglasförmig vorgewölbt, mit 2 schmalen, halbmondförmigen Nachbarzellen ;
Drüsenköpfchen nicht aufgefunden ; Deckhaare beiderseits sehr dicht, mit
zu einer fast des Innenraumes entbehrenden Platte verkümmerter Glockenzelle,
im übrigen wie bei B. semidigyna; Blattfleisch dünn, fast centrisch, dicht,
dünnwandig; Palissadenzellen klein, dicht, in der Seitenansicht eckig,
wenigschichtig, an die kürzeren, dickeren, abgerundeten, etwas gelockerten
Schwammzellen unvermittelt angrenzend; Gefässbündel wie bei B. specta-
bilis; Kryställchen äusserst spärlich im Blatifleisch; Krystalldrusen sehr
gross und zahlreich, jede in einer sackartigen Sonderzelle des Palissadengewebes,
sehr klein und massenhaft im Weichbast; Sekretzellen nur in Reihen in der
Parenchymscheide der grösseren Nerven, mit braunem, körnigem Inhalt, durch-
scheinend.
Brasilien (Burcnezz n° 1720 in Blüte, H. Kew; VAuruier n° 153 in
Frucht, H. Kew), Rio de Janeiro (DöLLınger, H. Mon.; G£aziou no 13,027,
H. Del., 1882 no 14,127 u. 18,381 in Blüte, H. Kew; BurcHezz n° 2778 in
Blüte, H. Kew), Sebastianopolis (Scaücx, H. Mon.)
25. B. agrostopolis (Verr.) Hazuer f. in Encr. Jahrb. 16, p. 529. —
Convoloulus agrostopolis VeLL. Fl. Flum. 2 (1827), t. 51. — Br. Burchellü
Cuoısy in DC. Pr. 9, p. 439 et Mekıssn. L. c. p. 326 quoad specim. GAuD. —
Br. venulosa Meıssn. 1. c. p. 326.
Flores in paniculis axillaribus, spicæformibus, longis, multifloris ;
sepala parva, æqualia, coriacea, orbicularia, convexa, extus ferrugineo-
tomentosa ; corolla e tubo brevi infundibuliformis, mediocris, fasciis
mesopetalis extus fulvo-hirsutis ; genitalia inclusa; filamenta brevia,
corollæ paulo altius consueto inserla; antheræ mediocres, introrsæ, basi
1004 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (67)
cordatæ; pollen ut in Convolvulis ; discus obsoletus; ovariu m gla-
brum, 2-loculare, 4-ovulatum ; stylus inæqualiter dibracchiatus ; stig-
mata 2 globosa, obscure bipartita; fructus ignotus.
Oberhaut beider Blattseiten gleich, mit kleinen, stark wellig verzahnten
Zellen; Spaltöffnungen oberseits fast fehlend, unterseits dicht, sehr klein,
mit 2 oder seltener 3 wellig umsäumten Nachbarzellen (siehe Fig. 7. b); Drü-
senköpfchen nur unterseits, vereinzelt, nicht paarig, alle nach derselben
Richtung geneigt, sonst wie bei Cladostigma (siehe Fig. 7. c); Deckhaare auf
beiden Blattseiten zerstreut, Stielzelle kurz glockig, Hauptzelle ungestielt, lang,
ungleich 2-armig, dickwandig, englichtig; Blattfleisch nahezu centrisch,
ZT EB EN
CA N
Fig. 7. — B. agrostopolis, a. Sekretzelle, von oben gesehen, b. Oberhaut
der Blattunterseite, ec. Drüsenhaar.
dünn, dünnwandig; Palissadenzellen kurz, klein, dicht, wenigschichtig, an
die kürzeren, etwas lockerern, senkrecht zur Blattfläche gestreckten Schwamm-
zellen unvermittelt angrenzend; Gefässbündel unterseits mit Hartbastbeleg,
die kleineren eingebettet, die grösseren unterseits mit collenchymatösem Gewebe
durchgängig; Nädelchen und Kryställchen in Menge im Blattfleisch ;
Drusen bis zu beträchtlicher Grösse zahlreich, je eine in zerstreuten Sonder-
zellen des Blatifleisches und in der Parenchymscheide grösserer Nerven, sehr
kleine im Weichbast ; Sekretzellen zahlreich, doch nur einzeln in der Mittel-
ebene des Blattfleisches, in grösseren Maschen des Nervennetzes auch wohl zu
zweien aneinander gereiht, meist sehr gross und lang, schlauchartig, unregel-
mässig armig, unter dem Vergrösserungsglas als durchscheinende Striche kennt-
lich, mit glashellem, homogenem Inhalt (siehe Fig. 7. a); Kelchblätter mit
zahlreichen Sekretzellen, grossen Einzelkrystallen, wie bei Maripa und Sapota-
ceen, grossen Drusen und innen mit starkem Sklerenchymbeleg.
(68) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 410605
Brasilien (Strro, H. Mon.), St. Rita (SerLo no 1583, H. Ber.).
ß. velutina m. — Folia utrinque ferrugineo-velutina. — Siehe
Enszer’s Jahrb. 16, S. 529, Anm. 1!
Rio Janeiro (Gaupvicn. n° 567, H. Ber. und Del.).
26. B. Trichantha (Karsr. et Tr.) Harnier f. in Enct. Jahrb. 16,
p. 528. — Trichantha ferruginea Karsr. et Tr. in Linnæa 28 (1856),
p. 438. — Breweria sp. Benra. et Hook. Gen. 2, p. 877.
Fores in dichasio composito, paucifloro, breviter pedunculato; sepala
5 parva, coriacea, subæqualia, orbicularia, convexa, extus ferrugineo-
pubescentia; corolla parva, calycem duplo superans, tubuloso-campanu-
lata, exceptis 5 areis commissuralibus extus rufo-strigosa ; filamenta
ad squamulas margine villis glandulosis pubescentes, corollæ paulo supra
basin insertas reducta ; antheræ mediocres, latæ, introrsæ, basi cordatæ;
pollen utin Convolouiis; discus cupularis, inleger; ovarium glabrum,
e basi biloculari uniloculare, 4-ovulatum ; stylus inclusus, integer (vel
teste Karsten apice bifidus); stigmata 2 lale ovata, deorsum com-
planata ; capsula lignosa, brunnea, striata, 2-vel demum 4-valvis,
4-locularis, A-sperma; semina dorso longe villosa; corolla teste
KARSTEN alba.
Oberhäute der beiden Blattseiten einander ähnlich, kleinzellig, mit viel-
eckigen Aussenwänden, die unterseitige mit dicker Cuticula und sehr dicker Cellu-
loseschicht (siehe Fig. 8. b); Spaltöffnungen oberseits fast fehlend, unterseits
zahlreich, nicht eingesenkt, mit 2 zu ihnen parallelen Nachbarzellen; Drüsen-
köpfchen nur unterseits, zerstreut, ellipsoidisch bis keulenförmig, mit Quer-
und Längsscheidewänden, alle nach derselben Richtung geneigt, nicht eingesenkt,
mit kugeliger Oberhautzelle und gewöhnlicher, kurz eylindrischer Stielzelle
(siehe Fig. 8. b); Deckhaare am erwachsenen Blatt nur unterseits, dicht, sehr
lang zweiarmig, dickwandig, englichtig; Blattfleisch dickwandig; Palissa-
denzellen dicht, klein, in der Seitenansicht eckig, mehrschichtig, an die grös-
seren, lockeren, kurzarmigen Schwammzellen unvermittelt angrenzend (siehe
Fig. 8. a); Gefässbündel mit weiten Endtracheiden, auch die kleineren
unterseits mit Hartbasibeleg, die Parenchymscheide besonders unterseits ent-
wickelt, dünnwandig; Nädelchen und Kryställchen überall im Blattfleisch;
Drusen zahlreich, von ungewöhnlicher Grösse in Sonderzellen (siehe Fig. 8. a),
besonders über und unter den Nerven, sehr kleine im Weichbast der grösseren
Nerven; Sekretzellen zahlreich, mit dunklem, körnigem Inhalt, im Blatt-
fleisch einzeln, in Reihen besonders unterhalb der Hauptnerven in deren Paren-
„chymscheide; Kelchblätter mit zahlreichen zerstreuten Sekretzellen und
innen mit diekem Sklerenchymbeleg ; Fruchtschale mit dicker sklerenchyma-
1006 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (69) -
tischer Mittelschicht, verstreuten Steinzellen unter der äusseren Oberhaut und
zahlreichen Sekreizellen im äusseren dünnwandigen Gewebe; markständiger
Weichbast in der Achse deutlich ausgeprägt.
Columbien, Provinz Mariqueta. Piedras, Thal des Magdalenen-
stromes (Triaxa n° 2146. H. DC. und Vind.), S. Fé de Bogota (Goupor,
H. Griseb.).
27. B. maripoides Haırıer f. in Exec. Jahrb. 16, p. 529. —
Maripa spectabilis Caosy in DC. Pr. 9 (1845), p. 327. — Prevostea
spectabilis Meısen. ]. c. p. 325.
Flores in dichasiis compositis, umbelliformibus, breviter pedunculatis,
in panicula terminali collectis; bracteæ parvæ, lanceolat@; sepala
Fig. 8. — Querschnitt durch das Blatt von B. Tricharihe, a. oberseitige
Oberbhant und Blatilleisch, das leiztere mit einer stossen Druse in
einer Sonderzelle und zahlreichen Nädelchen und Kryställchen, b.
unterseitiige Oberhaut mit einem Drüsenhaar, die Aussenwande stark
verdickt.
coriacea, orbieularia, fere æqualia, extus rufo-subsericea ; corolla parva.
tubuloso-campanulata, præter areas 5 commissurales extus hirsuta; geni-
talia inelusa; antheræ mediocres, longæ, introrsæ, basi corda!&;
pollen ut in Convolvulis: discus deest: ovarium hirsutum, Z-locu-
lare, 4-ovulatum; stylus integer vel + profunde bifidus vel styli2;
stigmata globosa; capsula lignosa, præter apicem hirsutum glabra,
4-vel demum 8-valvis, 4-sperma ; semina atra, opaca, glabra.
(50) HANS HALLIER. MONOGRAPAIE DER CONVOLVULACEEN. 1007
Oberhaut auf heiden Blatiseiien gleich, kleinzellis, mit gerad viekeifigen,
gleiten Aussenwänden; Spaltöffnunger nur uniersesis, im der Ebese der
Oberhaut, breit elliptisch, mit 2 halbmondförmisen Nachbarzellen; Drüsen-
köpfehen nur unferseits, klein, ellipsoidisch. mit Querwänden, zuf kurzer
Stielzelle, alle nach derselben Richtung seneisi; Deckhaare nur wnierseiis,
eimander parallel, seidig. Haupizælle serade, wit 2 lansen Armen, Gloekenzeile
ziemlich hoch: Blattfleisch bifacial, dünnwandız, zemlieh dimn: Palıss=-
denzellen klein, dichi, in der Seitenansichi eekig, meist einschicehüs. an die
srösseren, lockeren. kurzarmisen, vorwiegend gleichsinniz mit der Blaiifäche
sesfreckien Schwammzellen unvermitielt anschliessend ; stärkere Gefässbündel
beiderseits mit Harihasiheleg, dessen Fasern ähnlieh desorgamisiert sind, wie hei
Erycibe Grifiihii Crane (Cuwse ne 1785, Philippinen), aber noch den Innen-
raum erkennen lassen, unierseits mit dünnwandiser Parenchymscheide: Nidel-
cher und Kryställchen, sowie ziemlich grosse Drusen im Mense im BRii-
Heisch; Sekreizellen mit hellem, glasigem Inhalt zahlreich im Bleiifleiseh,
besonders unier der oberseitigen Oberhaut. durchscheinende Punkie verur-
sachend ; Kelehblätter ohne Sklerenchym. Oberhautizellen der Innenseite sehr
diekwandig.
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AAA ES 35 GE BOT LOC N antun En 37 102 Sa BEE A Se
Brasilia in campis ad Rio Negro prov. Rio Negro. in sylvis ad Para
ei in sylvaticis prope civilatem S. Marie de Belem prov. Para&nsis (Mar-
rs, H. Mon.): cultivated at Rio Janeiro (M Grau XIL 1873 ne 9976.
H. Kew).
Blätter unterseits braun seidengiänzend, ähnlich wie bei Neuropeltis
velutina HarLıer f. in Bull. herb. Beiss. 5, p. 374 Cymen einseiiswendig
wie bei B. cymosa Harrer f. In der Form der Blätier, Blütenstände und
Kapseln kommi der B. marıpeides die folgende Art sehr nahe.
23. B. poranoides m. — Porana densifiora HALL f. in Ensisa
Jahrb. 18. p. 93; Dauwer L €. p. 329
Capsula (in specim. Sruaux. n° 2950) fere ut in B. Burchellu. B.Tre-
chautha et B. maripeide, sed compluries minor, %-valvis. atrata, giabre.
2-locularis, plerumque obliqua et abortu loculi alterius disperma, calyee
vix ampliato, pericarpio lignescente tenuiuseulo, Sæpto tenu brunneo
membranaceo ; semina parva, micantia, subovoidea.
Ostafrika (Fischer 1855/6 ne 28%, H. Ber. — In Blüte); Pangani
(StuaLmann 29. XL 1889 ne 59, H. Hamb. — In Blüte): Usambara, Station
Buiti, Daluni, nicht gerade häufig, in dichtem Gesträuch der fruchtbaren
Vorlandsteppe (Horsr 2. II. 1833 ne 2379, H. Ber. u. Hamb. — « Sehr
lang und hoch windend, weissblütig; einheim. Name Ngendaga Noika »),
Duga, 100 m. überm Meer im Busch windend (C. Horsr 7. VIH. 1895
1008 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (74)
n° 3205, H. Ber. u. Hamb. — « Blüte weiss ») ; Kiriamo 800 m. (Sruarn.
1890-92 n° 2930, H. Ber. — In Frucht).
Species exclusæ :
Bonamia Althoffiana Dammer in EnGLer Pflanzenwelt Ostafr. C (1895), p. 329
— Gonvolvulus Kilimandschari EnsL.; HALLIER f. in ENG. Jahrb. 18, p. 109 —
Hewittia Kilimandschari (Ener. 1892) m. ex specim. authent. herb. Ber.
Bon. aquatica Gray — Stylisma aquatica (War. 1788) CHapm.
Bon. humistrata Gray in Proceed. Amer. Acad. 5 (1862), p. 337 = St. humi-
strata (Waur. 1788) CHAPM.
Bon. Pickeringii Gray — St. Pickeringii (Torr.) GRAY.
Bon. Volkensii Dammer |. c. p. 329 — Hewittia bicolor Wicar ex specim.
authent. herb. Ber.
Breweria africana (BentH. 1849) Ind. Kew. 1 (1893), p. 337 = Prevostea
alternifolia (PLancx. 1848) Hazcrer f. in Ener. Jahrb. 18, p. 92.
Br. alternifolia Rapzx. in Abhandl. naturw. Ver. Bremen 8 (188%), p. 443 in
nota — præced.
Br. angustifolia Nash in Exsice. Florid. 1894 no 971 = Stylisma sp. affinis
St. humistrate (HAPm.
Br. aquatica Gray Syn. Fl. N. Amer. 2, 4 (1878), p. 217 = St. aquatica
(War. 1788) CHAPM.
Br. baccharoides Baker in Kew bull. no 86 (II. 189%), p. 68 — Seddera
suffruticosa (Scuinz 1889) Hazzrer f. in ENGL. Jahrb. 18, p. 88.
Br. campanulata Baker |. €. = Prevostea campanulata K. Scuum. in
Exner. u. Prantı Nat. Pflanzenf. 4. 3. a (1891), p. 17; HALLIER f. in Ener.
Jahrb. 18, p. 92.
Br. Choisyana Stzup. Nomencl. ed. I, vol. 4 (1840), p. 224 — Seddera
evolvuloides (Caoisy 1833) Wiçur Icon. L. 2, p. 13, t. 1369.
Br. Godonanthus Baker in Hoox. Ic. 23 (I. 1894), sub n° 2276 — Prevostea
aiternifolia (PLancx. 1848) HALLIER f. in Engrer Jahrb. 18, p. 92.
Br. conglomerata BAKER in Kew bull. n° 86, p. 68 = Seddera conglome-
rata (Baker Il. 189%) m.
Br. evolvuloides CuoIsy in Mém. soc. Genève 6 (1833) p. 49% ; Don I.c. p. 293;
DC. Prodr. 9, p. 439; Hook. £. Fl. Brit. Ind. 4, p. 224 — Seddera evolvu-
loides (Cnorsy 1833) Wicar 1. c.
Br. evolvuloides R. Br. (nomen nudum!) in Sarr Abyss. App. p. Lxıv; Jacks.
in Ind. Kew. 4 (1893), p. 337 (non 4, p. 860 sub Seddera) — Seddera arabica
(Forsx. 1775) Cuossy in DC. Prodr. 9, p. 441; Haruıer f. in Encı. Jahrb. 18,
p. 90 teste Jacxs. Ind. Kew. 1, p. 337 sub Breweria oxycarpa Hocusr.
(72) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1009
Br. evolvuloides Varxe in Linnæa 43, p. 523 — Seddera latifolia Hocusr.
et Sreup. in Flora 1844. 4. Beil., p- 8, t. 5 figg. B. et C.
Br. fastigiata BALr. f. in Proc. Edinb. Soc. 12, p. 83 — Convolvulus fas-
tigiatus (Bazr. f. 4883) Harcrer f. in Ener Jahrb. 18, p. 97, non Roxs.
Br. Heudelotii Baxer in Hook. Ic. 23, t. 2276 et in Kew bull. I. c. = Pre-
vostea Heudelotii (Baker I. 189%) m.
Br. hispida Francu. Sert. Somal. (1882), p. 43 — Seddera arabica (Forsk.
1775) CHoisy.
Br. humistrata Gray Syn. Fl. N. Amer. 2. 1 (1878), p. 217 = Stylisma
bumistrata (War. 1788) CHEAP».
Br. intermedia Jacxs. Ind. Kew. 4 (1895), p. 1271 = Seddera intermedia
Hocasrt. et Sreup. in Exs. un. itin. no 977 et in Flora 1844. 4. Beil., p. 8;
Caoisy in DC. Pr. 9, p. 440; Harzer f. in ENGL. Jahrb. 18, p. 89.
Br. latifolia CLARKE in Hook. f. Fl. Brit. Ind. 4 (1885), p. 224; MARTELLI in
Nuovo giorn. bot. It. 20 (1888), p. 369; Jacks. Ind. Kew. 4 (1895), p. 4271 =
Seddera latifolia Hocasr. et Sreup. in Exs. un. itin. n° 884 et in Flora 1844.
4. Beil., p. 8, t. 5, fig. B. et C.; Cnoısy in DC. Pr. 9, p. 440; Harvıer f. in
Ener. Jahrb. 18, p. 88.
Br. linifolia Spr. Syst. 1 (1825), p. 61%; Cnoısy Il. cc. pp. 493 et 439; Don
l. c. p. 299: Meıssn. in Marr. Fl. Bras. 7, p. 327 — Wahlenbergia lina-
rioides (Lam.) A. DC. Pr. 7. 2, p. 440.
Br. malvacea Kıorzscn in Prrers Mossamb. Bot. 1, p. 245, t. 37 = Astro-
chlæna malvacea (Krorzsch 1862) Harrer f. in Ener. Jahrb. 18, p. 121.
Br. mexicana Heusu. Bot. Centr. Am. 2, p. 400 — Porana velutina (Manrr.
et Gar. 1845) Harnıer f. in Ener. Jahrb. 16, p. 538.
Br. microcephala BAKER in Kew bull. n° 86 (IL. 1894), p. 68 = Seddera
Welwitschii Harcrer f. in Ener. Jahrb. 18, p. 88, var.
Br. minima Gray in Proc. Amer. Ac. 17 (1882), p. 228 = Convolvulus
pentapetaloides L. teste Gray ipso in Syn. Fl. N. Amer. ed. II, vol. 2. 4
(1886), p. 436 et ex specim. authent.
Br. mirabilis Baxer in Hook. Ic. 23 (I. 189%), sub no 2276 — Prevostea
campanulata K. Schaum. in Enter u. Prantı, Nat. Pfl.%. 3. a (1891), p. 17.
Br. mirabilis Scorr Error Exsice. Sierra Leone Bound. n° 5640 in herb.
Kew. = Flabellaria paniculata Cav.
Br. montevidensis PErer in Enger. u. Pr. l. c. p. 16 = Convolvulus
ttonis GriseB. (non Miss.) Conv. montevidensi Spr. proximus.
Br. oxycarpa Hocasr. in Exs. un. itin. 1842, no A015 — Seddera arabica
(Forsk. 1775) Cuoısy in DC. Pr. 9, p. 441; Hazurer f. in Ensı. Jahrb. 18, p. 90.
Br. parviflora Steup. Nomencl. ed. II, vol. 4 (1840), p. 224 in Ind. Kew. 1,
p. 337 false et certe ob nomen specificum tantum ad Jacquemontiam paniculatam
Haruier f. (Conv. parviflorum VAuL) relata = Breweria sp. Ars. in Madr.
journ. 5 (1837), p. 22 (syn. Ipomea parviflora Rorr. teste AR. I. c. p. 23) =
Soddera evolvuloides (Cuoïsy 1833) Wiçur Ic. 4. 2, p. 13, t. 1369.
1010 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (72)
Br. pedunculaia Baur. f. in Proc. Edinb. Soc. 12 (1883). p. 83 = Seddera
pedunculata m.
Br. Pickeringii Gray Syn. Fl. N. Amer. 2. 1 (1878), p. 217 = Stylisma
Pickeringii (Torr.) GraY.
Br. rotundifolia Wars. in Prinee Exs. n0 1341 = Evolvulus rotundi-
folius (Wars. 1887) Hazzter f. in Ener. Jahrb. 16, p. 530 et in Bull. herb.
Boiss. 5 (V. 1897), p. 383.
Br. scoparia Linpr. Fl. med. p. 400 = Convolvulus scoparius L. f.
Suppl. (1781), p. 135 teste CHorsy in DC. Pr. 9, p. 439.
Br. sessiliflora BAKER in Kew bull. no 86 (II. 1894), p. 68 = Seddera
suffruticosa (Schınz 1889) Hazzrer f. in Engr. Jahrb. 18, p. 88.
Br. somalensis Varke in Linnæa 43, p. 523 — Seddera arabica (Forsx.
1775) Cnorsy ; HAtLıer f. in Ener. Jahrb. 18, p. 90 ex specim. authent.
br. suffruticosa Scuinz in Verh. bot. Ver. Brandenb. 30, p. 275 = Seddera
suffruticosa (Schinz 1889) Hazcrer f. in ENG. Jahrb. 18, p. 88.
Br. tenella (Desr. 1789) Peter 1. c. p. 16 = Stylisma humistrata (Warr.
1788) CHapm.
Br. tiliefolia Baker in Journ. Linn. Soc. Bot. 22 (30. VI. 1887), p. 508 =
Rapona madagascariensis Barzr. Hist. pl. 10 (1890), p. 327 in nota; Har-
LIER f. in Engr. Jahrb. 18, p. 94.
Br. valerianoides Vırıar in Branco Fl. Filip. ed. III, Nov. App., p. 143 =
Jacquemontia paniculata (Buem. 1768) Hazzer f. in Ener. Jahrb. 16,
p. 541 et 18, p. 95 ex deser. Branc.
br. villosa Nass in Exsicc. Florid. 1894, no 770 et 774 = Stylisma sp.
affinis St. humistrate Cuapm.
Br. virgata VATks in Linnæa 43, p. 523; Jacks. Ind. Kew. 4 (1895), p. 1271
— Seddera virgata Hocasr. et Sreup. in Exs. un. itin. no 849 et in Flora
1844. 1 Beil., p. 8, t. 5, f. 1-10 ; Cuossy in DC. Prodr. 9, p. 440; HAutier f. in
Ener. Jahrb. 18, p. 90.
Br. sp. Ars. in Madras journ. 5 (1837), p. 22 = Seddera evolvuloides
(Cnorsy 1833) WisHrt Icon. 4. 2, p. 13, t. 1369.
Br. sp. VATkE in Linn&a 43, p. 524 — Seddera spinescens P&TER in
EnGLer Jahrb. 18 (22. XII. 1893), p. 89.
Jena, den 20. Mai 1897.
Nachträge und Berichtigungen.
Nach dem Erscheinen des ersten Teiles dieses fünften Abschnittes
hatte ich Gelegenheit. die Bonamia-arien des Kew-herbariums zu sehen.
Es ergaben sich dabei einige Aenderungen, welche noch anhangsweise
hier Platz finden mögen.
(74) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1011
Die oben (p. 807-820) unter no 1-14 aufgeführten Arten lassen sich:
nach den in Kew gemachten Beobachlungen besser in folgender Reihen-
folge anordnen :
I. Fruticuli humiles, ramis rigide erectis.
1. B. glomerata HALUIER f.
Socotra (Barr. I1.-II. 1880 n° 114, H. Ber. u. Kew), Nordost, Galonsir
Dionithügel (Dr G. Schweinrurt# 10. IV. 1881 no 258, H. Kew).
2. B. rosea HauLier f.
H. Kew : Westaustralien (Sınprorp), Murchison, sand plain north
of Collallia (OLprıeLo), Barrow Range (R. Hecus 17. VIII. 1891), Südwest-
australien (Burges 1860).
3. B. ovalifolia HALLIER f.
4, B. sericea HALLIER f.
Cordoba (Hırronymus XII. 1874 no 73 u. 4. 1. 1877 no 122, H. Kew).
a
I, Fruticuli vel frutices, ramis flexuosis nunc prostratis, nunc volubilibus.
u
5. B. linearis m. sensu ampl.
a. genuina m. — B. linearis Hatuier f. in Bull. herb. Boiss. 5
(X. 1897), p. 807 c. syn. — Folii lamina linearis, utrinque acutiuscula,
usque 35 mm. longa et 5 mm. tantum lata.
Carpentaria Island (R. Brown XIL. 1814, H. Kew), Upper Victoria
River (Ferd. MürLer, H. Kew).
6. media m. — Br. media R. Br.; Bent. Fl. Austr. 4, p. 436 incl.
var. parviflora. — Bon. media Hazuer f. in Bull. herb. Boiss. 5 (X. 1897),
p. 808 c. syn. — Folii lamina ovato-lanceolata, plerumque sub-cordata,
acuta vel obtusiuscula. nunc latior, nunc longior, usque 12 mm. lata vel
27 mm. longa.
H. Kew : Australien (R. Brown 1802-5 no 2779), Carpentaria
(R. Brown), Speers Island (Henne), Victoria River (Ferd. Mürer).
Subvar. villosa (Bextn. |. c. sub Br. media) m.
Victoria River (Ferd. Mürter, H. Kew).
1012 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (75)
7. brevifolia m. — Br. brevifolia Bentn. 1. c.; Haruer f. in Bull.
herb. Boiss. 5 (X. 1897), p. 808. — Volia cordiformia, acuta, usque 15mm.
longa, 11 mm. lata.
Port Essington (ArusreonG n° 409, H. Kew).
6. B. pannosa Hazuer f. in Ener. Jahrb. 46, p. 530 et in Bull.
herb. Boiss. 5 (X. 1897), p. 809 c. syn. (excl. specim. Dirrr. ejusque
deser.).
H. Kew : Tropical Ausiralia (A. CuNNINGHAM; R. Brown 1802-5
n° 2780), Carpentaria Island (Brown), Port Essington (Arnstrong n° 578),
Upper Victoria River (Ferd. MÜLLER).
7. B. Dietrichiana sp. n. — B. pannosa Hauer f. in Bull. herb.
Boiss. 5 (X. 1897), p. 809 quoad specim. Dierk. ejusque descr. tantum.
Queensland (A. Dierrica, H. Hamb. u. Mon.).
8. B. grandiflora HALLIER f.
Florida (Nasa n° 1326 in Blüte und Frucht, H. Kew), Manatee (GARBER
VI. 1878 in Blüte, H. Kew).
9. B. elegans Hauer f.
Prome (War. no 1392, H. Kew).
10. B. Menziesii Gray.
Oahu, Wailupe (HırLesr., in Blüte, H. Kew), Kaala Mts. (Mann and
Brıcuam n° 618, in Frucht, H. Kew).
11. B. abscissa Harniee f.
12. B. ferruginea Harnier f.
H. Kew : Brasilien, Goyaz, sandy camps (GARDNER V. 1840 no 4291.
— « Fl. white »), ad oram meridionalem Rio Negro, usque ad concursum
flum. Solimoes (R. SprucE V. 1851 no 1568), Barra, capoeiras (SPRUCE
n° 1568), Prov. Amazonas, Manaos (J. W. H. Traizz 12. VI. 1874 no 558.
— « Flowers white »).
13. B. Langsdorffii HALLIER f.
14. B. semidigyna Haruıer f.
H. Kew : Madagaskar (M. HumBcor n° 211), Central-mad. (BARON
(76) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1043
n° 2497 u. 2775); Ceylon (WALkER n° 66 u. Tuwaıtes C. P. 2853); East
India (Dr RoxBurcn unter dem Namen Conv. semidigynus; Herb.
R. Wicar propr. 1837 n° 2363); Bombay (N. A. Darzezz XI. 1848), prope
Courtallum (Herb. RorTLer IX. 1814), Mergui 1839 (Herb. HELFER Kew
distr. 1862-3 n° 5874), Moulmein (ParisH 1859 no 19% in part) u. s. w.
Von der oben (S. 818) mit B. semidigyna y. farinacea vereinigten
Lettsomia bancana Mio. liegt unter dem Namen Rivea tilisefolia CH. im
Herb. Kew ein von T. HorsrieLp auf Banka gesammeltes Exemplar
(n° 195) vor mit folgenden Grössenverhältnissen :
Blattspreite bis 9 cm. lang, bei 7 cm. Breite; äussere Kelchblätter
bis 1 em. lang; Blumenkrone 45 mm. lang.
Hiernach scheinen die Exemplare von Banka und Umgebung nicht zu
var. y. farinacea, sondern vielmehr zur var. ß. ambigua zu gehören und
sind jedenfalls mit der letzteren noch genauer zu vergleichen.
Nachdem im Kew-herbarium eine Anzahl von zweifelhaften Arten
identifiziert werden konnte, umfasst die Gattung augenblicklich 28 und
nicht, wie noch auf S. 806 angegeben wurde, bis 31 Arten.
Jena, den 13. November 1897.
(Forisetzung folgt.)
—_ pe ——
Mm.
1014
Se
SUR
UN NOUVEAU SPHACELE DES ANTILLES
PAR
J. BRIQUET
Nous avons recu dans le courant de l’et&, de M. le professeur Urban,
quelques fragments d’une plante récoltée dans les montagnes de Saint-
Domingue, et attribuée dubitativement aux Labiées. Ces fragments ne
possèdent malheureusement pas de corolle, mais les calices accrus à la
maturité, leur dentition et leur nervation, les nucules, la forme et le
mode de nervation des feuilles permet d’y reconnaître une espèce nou-
velle de Sphacele, la première de ce: genre constatée aux Antilles. Nous
dédions cette espèce à notre savant confrère de Berlin. En voici les carac-
teres, pour autant que les fragments à notre disposition permettent de
les établir.
Sphacele Urbani Briq., sp. nov. — Frutex ramis furfuraceo-
lanatis, pilis ramoso-crispulis. Folia longe et anguste lanceolata, apice
sensim acuminata, marginibus basin versus lenissime convexiusculis,
basi cuneala, petiolo brevi lanato aucta, bullato-rugosissima, supra viridia
parce crispule pubescentia, subtus albo-tomentosa, tomento + reticulato;
nervatio reticulata, areolis parvis, crebris, in pagina superiore quasi parvi
colles apparentibus; serratura constans ex crenis parvis creberrimis
+ subtus recurvis. Inflorescentia terminalis, paniculata. Pedicelli villosi,
breves. Calix maturus tubuloso-ampliatus, parce villosus, pilis + undu-
latis cum glandulis stipitatis et aliis sessilibus nitentibus commixtis;
nervis parte tubi superiore reticulatis, dentibus 5 lanceolalo-acuminatis
subæqualibus, tubo brevioribus. Corolla deest. Nuculæ obovoideæ, læves.
(2): J. BRIQUET. UN NOUVEAU SPHACELE DES ANTILLES. 1015
Foliorum lamina superficie 4-9 X 0,6-1,5 cm. Pedicelli 1-2 mm. longi.
Calicis tubus circa 0,9 mm. longus, dentes 0,5 cm. longi.
Sto. Domingo : in monte Pico del Valle, alt. 2620 m. s. m. (herb. Krug
et Urban).
D'après la forme du calice cette espèce doit rentrer dans la section
Sphacelocodon $ 1 Macranthæ, dans le groupe B. Rugosæ !. Elle se rap-
proche le plus du S. chilensis (Mol.) Briq. de l'Amérique du Sud, dont
elle se distingue très facilement par la forme et l’organisation de la
feuille et du calice. Si, contrairement à notre attente, les corolles étaient
à lube inclus, il faudrait ranger le S. Urbani dans le $ Micranthæ,
B. Bullaiæ groupe Extenuatæ, dont aucune des espèces continuelles ne
cadre avec notre nouvelle plante insulaire.
; Voy. Briquet, Eléments d’une classification du genre Sphacele (Bull. du
Lab. de Bot. gener. de l’Univ. de Genève, I, p. 338-341, 1897).
1016
QUELQUES REMARQUES
AU SUJET DE
L'ANACAMPTIS PYRAMIDALIS
Var. TANAYENSIS Cnenevaro
PAR
KR. BUSER
Dans le 8e Bulletin des travaux de la Société botanique de Genève qui
vient de paraître, M. Paul Chenevard propose une variété nouvelle —
tanayensis — de l’Anacamptis pyranudalis, provenant du Grammont sur
Taney (alpes de Vouvry, Bas-Valais) et s’éloignant du type par des fleurs
plus petites, à coloris foncé, condensées dans un épi compacte, à lobes
labellaires raccourcis et élargis, à éperon à peine égalant l’ovaire pendant
l’anthèse. Cette forme ne nous est pas inconnue : il ya cinq ans, elle
nous fut soumise, également des alpes de Taney, par M. F.-O. Wolf, à
Sion, sous la dénomination d’Orchis vallesiaca Spiess? L’Orchis de Spiess
étant censé être un Orchis globosa X Gymnadenia conopea, nous ne nous
arrelämes pas autrement à cette détermination et la plante présentant, à
quelques faibles différences près, tous les caractères d’un Anacamptis pyra-
midalis, nous répondimes dans ce sens. Nous avons appris plus tard que
la même plante fut présentée par M. Wolf à M. le professeur Schrôter, à
Zurich, et que celui-ci avait donné la même réponse.
En parcourant l’article de M. Chenevard une chose nous a frappé :
selon M. Chenevard la plante de Taney rappelle par son port, mais non par
ses caractères, l’Orchis globosa, tandis que la forme de son labelle res-
semble beaucoup à celle du Gymnadenia conopea. Toute idée d’hybridite
serait à écarter à cause de l’abondance relative de la plante. Si mainte-
nant on se rappelle que l’Orchis de Karl Spiess! passe pour être un Orchis
. 1 Gharles-Frederic Spiess, botaniste (flore du Jura, du Valais) et entomolo-
giste distingué, ancien membre de la Société d'échange de Vienne, né le 44 mai
1841 à Landau (Palatinat bavarois), recu pharmacien à Wurzbourg après de
(2) R. BUSER. ANACAMPTIS PYRAMIDALIS. 1017
globosa X Gymnadenia conopea on nous concédera qu'on s'approche là
singulièrement de la limite où le même fait, la même plante peuvent se
refléter un peu différemment dans l'esprit et sous la plume de deux
observateurs différents et le soupcon nait sans peine que le tanayensis
de Chenevard et le vallesiaca de Spiess ne soient la même plante. Et ce
qui n'était d’abord que soupcon, devient réalité par la comparaison du
texte de Spiess. Nous en transcrivons ci-après, en traduisant de l’Oester-
reichische bot. Zeitung XXVIL, 1877, p. 352, la description en mettant en
ilalique les caractères plus saillants en commun avec le tanayensis de
Chenevard :
Orchis vallesiaca Spiess : Bulbes entiers. Tige de 40 cm. Feuilles lan-
céolées-allongées, le plus souvent longuement acuminées. Inflorescence
en épi compacte, capituliforme, peu allongé. Bractées parcourues de trois
nervures, ‘/s plus longues que l'ovaire. Fleurs odorantes, d’un beau
pourpre foncé, les inférieures de nuance plus claire, les supérieures de
nuance plus saturée. Divisons périgonales oées-acuminées, mais sans
pointe effilée. Labelle érilobé («semi-trifide »), à lobe médian un peu plus
large que les latéraux. Éperon cylindrique-subulé, descendant, courbé
légèrement au bout, égalant l'ovaire ou le dépassant légèrement.
L'identité s'étend jusqu'à la station, Spiess ayant récolté sa plante le
1er août 1877 sur les pentes du Grammont sur Vouvry, à environ 1900 m.
d'altitude. Surpris par un de ces orages violents et durables dont la plu-
part des visiteurs du Grammont gardent un souvenir, Spiess ne put rap-
porter de sa course qu'un seul échantillon, et il est naturel qu’en face
de cet unique spécimen, il discute la possibilité d’une origine hybride.
M. Chenevard a eu le beau temps et a vu beaucoup de ces plantes, ce
qui lui a ôté les vélléités hybrides. C’est là toute la difference que je
puis découvrir entre les deux auteurs.
Ceux, du reste, qui ont cité sans restriction l’Orchis vallesiaca pour un
Orchis globosa X Gymnadenia conopea, ont été plus affirmatifs et sont
allés plus loin que l’auteur du nom. C’est une justice à rendre à Spiess.
Voici ce qu'il dit (je dispose le texte un peu à ma facon): « Ma plante est
complètement du port de l’Orchis globosa. Vu sa rareté on pourrait
supposer une origine hybride. Le pourpre foncé des fleurs odorantes fait
brillants examens, successivement aide-pharmacien à Aigle et à Genève, où il se
fit naturaliser en 4874, peu après établi à Porrentruy, où il est mort le 14 juin
1890, après une longue et douloureuse maladie (extrait de la notice nécrolo-
gique parue dans les Actes de la Soc. jurassienne d’emulation, ser. 2, t. 2 («1889 »)
et dont nous devons la communication à l’obligeance de M. le Dr F. Koby à
Porrentruy).
BULL. HERB. BOISs., novembre 1897. 69
1018 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER. (5)
penser tout d’abord au Nigritella que la longueur de l’éperon écarte tout
aussitôt. La combinaison Orchis globosa X Gymnadenia conopea aurait
peut-être plus de probabilité. Jusqu'à ce que de nouvelles observations
et de plus amples matériaux (Spiess pensait évidemment retourner au
Grammont) me mettent à même de formuler quelque chose de précis sur
l’'hybridité ou la non-hybridité de cette plante curieuse, je l’appelle pro-
visoirement Orchis vallesiaca.» (Cette promesse ne fut pas tenue. Spiess
n’a plus rien écrit sur son Orchis, ni publié l’article sur la riche flore du
Grammont qu’il se proposail d'écrire).
Si donc le nom de tanayensis Chenevard est à casser et que la plante
doit s'appeler Anacamptis pyramidalıs var. vallesiaca Spiess (spec.), l’arti-
cle de M. Chenevard a néanmoins le mérite d’avoir attiré de nouveau
l'attention sur la plante problématique de Spiess et d’avoir préparé son
explication. C’est presque une règle que pour tirer au clair une ancienne
plante douteuse on doit la découvrir et décrire de nouveau.
Quant à la valeur systématique de la plante, il faudra de nouvelles
observations pour décider. Chez les Gymnadenia et autres Orchidées
on a observé que la couleur des fleurs d’une même espèce est plus
intense sur les hauteurs que dans la plaine '. Il ne serait pas surprenant!
que ce fût de même chez l’Anacamptis. Spiess indique pour sa plante
l'altitude considérable de 1900 mètres, altitude tout à fait anormale pour
l’Anacamptis qui est avant lout une plante de la région montagneuse
inférieure. Si les 33 parts de cette espèce contenues dans l’herbier de
France du Museum de Paris ont toutes les fleurs roses, c’est qu’elles
proviennent probablement toutes de stations peu élevées. — Quant aux
différences signalées dans la fleur elles se laissent, ce me semble,
ramener à une seule variation : réduction et différenciation moins pro-
noncée de toutes les parties : sépales plus courts paraissant ainsi plus
larges, lobes du labelle raccourcis. arrondis, à sinus moins profond, pen
évasé, éperon + égalant l'ovaire. Chez presque toutes nos Orchidées la
forme du labelle subit de grandes variations et la description. de l’Ana-
camptis chez Rchb. f. ({cones XIV, 7) en mentionne de très notables. En
somme, je ne vois rien dans le vallesiaca qui ne se laisse pas ramener
au type et si M. Chenevard croit à l'existence d’une race locale constante,
je serais plutôt porté à n’y voir qu’une forme stationneile exirême, une
forme monticole. Il serait, dans la question, de grande importance de
comparer des échantillons provenant d’altitudes moyennes pour voir si
ceux-ci n’établiraient pas une sorte de passage du vallesiaca vers le type.
*
1 In alpibus color intensior. Rehb. f. Icones XIV, 414 (sub @. conopea).
— ng —— —
1019
RODOLPHE HAIST
PAR
William BARBEY
Rodolphe Haist, fils d’un pasteur wurtembourgeois, fit son appren-
tissage de pharmacie à Calw, dans la Forêt Noire, et ses études à
Tubingue, pour pratiquer ensuite à Strasbourg, Paris et Bienne. Dans
le canton de Neuchâtel, il commença sa carrière pharmaceutique à
Fontaine qu'il quitta au bout de quelques années pour fonder, en 1865,
à Neuchâtel, un laboratoire de chimie technique. Cette entreprise
n'ayant pas réussi, Haist acheta une pharmacie au Locle et l’exploita
pendant quelques années, tout en s'intéressant à la chimie industrielle
appliquée à l’horlogerie. Plus tard, il cecupa à Chaux-de-Fonds le
poste de chimiste-expert communal et donna plusieurs cours théoriques
et pratiques d’essais des matières d’or et d'argent, sous les auspices du
bureau du contrôle, formant ainsi toute une série d’essayeurs-jurés qui
tous ont obtenu le brevet fédéral.
Il s'était voué spécialement à la botanique qu'il eultiva avec amour :
pendant toute sa vie, Haist fut le type du savant modeste, désintéressé,
livrant sa science sans compter au premier venu et accordant bien
souvent sa confiance à des personnes qui, plus tard, le payerent d’in-
gratitude. Quant à son herbier, il en a distribué une partie de son
vivant aux personnes qui lui demandaient des renseignements bota-
niques; une portion de sa splendide collection de mousses doit avoir été
donnée au Coilege de Chaux-de-Fonds ; sauf quelques paquets entre les
mains de sa famille, tout le reste se trouve actuellement chez un tiers à
Lausanne.
Né le 16 mai 1831 à Flôtzlingen, en Wurtemberg, Haist est mort le
1020 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
14 avril 1896, à Chaux-de-Fonds. Il était bourgeois de Freudenstadt,
en Wurtemberg.
M. le secrétaire municipal Eggli, à Fontaine, le D’ Alexandre Strohl,
à Neuchâtel, M. V. Andreæ, à Clarens, et surtout le très aimable député
Paul Monnier, à Chaux-de-Fonds, ont bien voulu nous mettre à même
de retracer les lignes qui précèdent : nous leur en exprimons ici toute
notre gratitude au nom de leur défunt ami.
Valleyres, 17 septembre 1897.
PUBLICATIONS DE L'HERBIER BOINSIER
Bulletin de l'Herbier Boissier, sous la direction de Euc. Aurean, conservateur de
l'Herbier. 12 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 15 fr. Union postale,
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» II (1894), 769 32.9» et 4 »
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et Ægypto ad Indiæ fines hucusque observatarum. — 5 vol. et Supplément,
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grand in-folio, 24 pages de texte et 221 planches, Genève, 1866 .. 70 fr.
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cules. — [n-80. Genève, 1842-1859, le écoulé cr so 3 fr.
Les fascicules 1, 3, 6 et 7 sont épuisés.
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und Persien gesammelten Pflanzen. — In-40 avec 10 planches et 1 carte.
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BARBEY, C. er W. Herborisations au Levant : Egypte, Syrie et Méditerranée.
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BARBEY, W. Flora Sardoæ compendium. Catalogue raisonné des végétaux observés
dans l’île de Sardaigne. Avec suppl. par MM. Ascxerson et E. Levier. Avec
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gique, logie et botanique. Avec 13 pl., par CH. Cuisix. 1894. 20 fr.
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— — Karpathos. Étude géologique, paléontologique et botanique. — In-%0,
avec 43 pl., par CH. DT NU SIM ONE PME 20 fr.
AUTRAN, E. er DURAND, TH. — Hortus Boissierianus, Énumération des
plantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambésy, avec préface de
M. F. Crépin, — In-80, xı et 572 pages, avec 3 planches. Genève, A
12 fr
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Tome
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»- III (1895), 706
» IV. (1896), 963
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ont droit gratuitement à rente exem plaires e
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SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
GENÈVE. HT BALE
HR: GEORG & Gie | er
PARIS ee HN ONCE NBERLIN
| PAUL KLINGKSIECR ee) Be FRIBDLÆNDER & SOHN
MEN er H 14, Carlstrasse, ne
FM: DER CONY OLNULACHEN a ser).
— Huth. — RANUNCULACEZ JAPON
5me année, N° 12, Décembre 1897.
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PPS PPS PPS RSR RSR TPS TTL RTS PTT TPS TL PTT TT nn nn
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
(Fortsetzung zu S. 996-1013).
6. Die Gattung Calonyetion.
(Hierzu Tafel XVI, XVII, XVII.)
Schon an anderer Stelle‘ wies ich darauf hin, dass die Gattung Calo-
myction in der ihr von Corsy gegebenen Umgrenzung sich aus zwei
ganz heterogenen Gruppen zusammensetzt, deren eine eine Reihe von
Arten mit behaarten Samen, meist eimblütigen Blütenstielen, mehr oder
weniger stumpfen Kelchblättern und die Blumenkrone nicht über-
ragenden Geschlechtsorganen umfasst und mit /pomæa S Eriospermum
zu vereinigen ist, während die andere sich am nächsten an /pomaa
$ Leiocalyx anschliesst und durch glatte Samen, meist wickelständige
Blüten, bisweilen lang bespornte Kelchblätter und die Blumenkrone
überragende Geschlechtsorgane gekennzeichnet ist.
Zur ersteren Gruppe, welche ihren Verbreitungsmittelpunkt im indisch-
malaiischen Florengebiet hat, gehören 1pomæa grandiflora HALLıer f. ?
1 ExcLer, Jahrb. 16 (1893), S. 556.
2 Ensr., Jahrb. 18 (22. XII. 1893), Seite 153.
BULL. HERB. BOIS, décembre 1897. 70
1022 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (78)
non alior., I. trichosperma Bı., die von mir späler ' versehentlich wieder
unter Calonyction aufgeführte I. aspera VATKE, I. latiflora R. et Sch. non
Linor., I. longiflora R. Br. non Wırın., I. aculeata Br. (1. Yomæ Kurz;
Calonyction mollissimum Cnoisx), I. jucunda Tuwaïres und vielleicht
auch noch 7. bullata OLıw., 1. lapidosa Vatke und I. Habeliana Ou.
Zur zweiten, unter dem Gattungsnamen Calonyction noch allein auf-
recht erhaltenen Gruppe rechnete ich damals nur €. bona nox Bor.,
C. muricatum Don und das noch nicht beschriebene C. ventricosum, von
denen das letztere bis jetzinur von Mexico und Guatemala vorliegt
und wohl auch die ersten beiden ursprünglich nur in Amerika heimisch
waren.
Auch Pram ? ist kurz nach mir zu ähnlichen Ergebnissen gelangt,
indem er seiner Einteilung ebenfalls die Beschaffenheit der Samen zu
Grunde legt, mit dem Unterschiede jedoch, dass er beide Gruppen noch
neben einander als Sektionen der Untergattung Calonyction bestehen
lässt.
Ob man nun Calonycüon als eigene Galtung oder nur als Unter-
gattung von Ipomea auffasst, das halte ich für eine Frage von nur unter-
geordneter wissenschaftlicher Bedeutung, und hauptsächlich nur das
praktische Bestreben, die wegen ihrer ungeheuren Artenzahl und
ihrer unvollkommenen Gliederung in Sektionen sehr unübersichtliche
Gattung Ipomea möglichst zu verkleinern, bestimmen mich zur Auf-
rechterhaltung der unter einander äusserst nahe verwandten Gattungen
Calonyction und Quamoclit, die sich zwar durch nur unwesentliche, aber
darum doch nicht minder in’s Auge springende Eigenschaften von
Ipomea unterscheiden. Die von mir eingangs dieser Zeilen aus-
gesprochene Behauptung hingegen, dass Calonyction sich aus zwei ganz
heterogenen Gruppen zusammensetzt, die nur in Folge von biologischer
Anpassung der Blumen einander äusserlich in so hohem Grade ähneln,
dass man sie bisher allgemein als Schwesterarten ein und derselben
Gattung oder Sektion aufgefasst hat, muss ich um so mehr aufrecht
erhalten, als sich zu den bereits früher angeführten Beweisgründen nun
auch noch einige weitere gesellen.
Im botanischen Garten zu Buitenzorg habe ich nämlich inzwischen
Gelegenheit gehabt, Vertreter aus beiden Gruppen (I. trichosperma Bu.,
C. bona nox Bos. und €. muricatum Don) lebend zu untersuchen, und
113.2. 0.18, S. 154.
? D. Praın, Novitiæ Indicæ. VII. Some additional species of Convolvulaceæ.
— Journ. As. Soc. Bengal 63. 2 (189%), S. 101.
(79) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1023
hierbei bestätigte sich, was übrigens auch schon an Herbarexemplaren
andeutungsweise zur Beobachtung gelangt, dass die von mir zu Ipomea
S Eriospermum verbrachten Arten grosse, kräftige, windende Holz-
gewächse vom Wuchs der I. paniculata R. Br. sind, während die eigent-
lichen Calonyctien kurzlebige, vergängliche, windende Kräuter sind,
die sich durch ihre Zartheit und ihre äusserst dünnen, lappigen Blätter
sehr wesentlich von ihren zu Ipomea gehörigen Doppelgängern unter-
scheiden. Dazu kommt noch, dass sich unter den letzteren einige Formen
mit dicht behaarten Blättern finden, während ich bei den Calonyctien
in dem von mir angenommenen Sinne die Blätter nur in wenigen
Fällen stärker behaart fand. Als wichtigstes Merkmal der Gattung Calo-
nyction, durch welches sie nicht nur von Ipomea, sondern zugleich auch
von der nächstverwandten Gattung Quamoclit leicht zu unterscheiden
ist, erwiesen sich jedoch die Blütenstielchen, welche schon zur Blütezeit,
in ganz besonders hohem Masse aber bei herannahender Fruchtreife
lang umgekehrt kegelförmig, nach oben zu sehr stark angeschwollen
und dabei weich und fleischig und anfangs sehr reichlich mit Milchsaft
gefüllt sind, während dies bei den zu {pomæa verbrachten Arten nur in
sehr geringem Grade und bei Quamoclit überhaupt nicht der Fall ist.
Nachdem ich C. muricatum Don in lebendem Zustande zu sehen Ge-
legenheit hatte, war es mir nun leicht möglich, nach Ker’s Abbildung in
Ipomea setosa eine nahe Verwandte desselben zu erkennen. Erinnert
sie schon in der ganzen äusseren Tracht und zumal durch die Blaltform
an Calonyction und Quamoclit, so kommt sie ganz besonders noch durch
die Form und Farbe der Blumenkrone und durch die 5 mesopetalen
Lappen derselben dem C. muricatum sehr nahe. Zudem giebt sie sich
noch durch ihre fleischig angeschwollenen Blütenstielchen als echtes
Calonyction zu erkennen und die langen, abstehenden, im Leben
offenbar fleischigen Borsten, welche Stengel, Blatt- und Blütenstiele und
Kelche bekleiden, lassen sich unschwer mit den kurzen, fleischigen
Dornen der Stengel von C. bona nox und C. muricatum in Beziehung
bringen. Zwar unterscheidet sich J. setosa Ker auf den ersten Blick von
diesen beiden Calonyctien durch ihre stumpfen Kelchblätter und ihren
dichasischen Blütenstand; trotzdem aber lässt sich eine in der Form der
Kelchblätter und Knospen zu Tage tretende Uebereinstimmung aller
drei Arten nicht verkennen und auch die bei C. bona nox und C. muri-
catum meist schon am Blütenstiele erster Ordnung auftretende Wickel-
bildung ist bei J. setosa wenigstens in den beiden Seitenzweigen des
Dichasiums schon vorhanden, wenn auch bei weitem noch nicht so aus-
geprägt, wie bei C, ventricosum.
1024 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (80)
An die brasilianische I. setosa schliesst sich nun die mittelameri-
kanische I. macrantha PETER so eng an, dass man darüber in Zweifel sein
kann, ob man die beiden als zwei verschiedene Arten oder nur als eine
einzige, aus irgendwelchen noch unerklärbaren Gründen dimorphe Art
aufzufassen hat. Denn auch Z. macrantha besitzt die eigeniümlichen
Borsten, welche der J. setosa einen so fremdartigen Anblick geben, und
die schön geformten handteilig dreilappigen, ja selbst zuweilen fast
neunlappigen Blätter, welche die letztere neben ihren lebhaft gefärbten
grossen Blumen zu einer höchst schätzenswerten Zierpflanze machen;
der einzige Unterschied beider Arten ist in den viel grösseren, mit dich-
teren und längeren Borsten besetzten Kelchblättern und den weiten
glockigen Blumenkronen der 1. macrantha gelegen.
Ungefähr in der Mitte zwischen den beiden letztgenannten Arten steht
eine drilte, im westlichen Südamerika heimische, welche zumal der
I. setosa so nahe kommt, dass ich sie anfangs als solche bestimmt hatte.
In der Blattform, der borstigen Behaarung und im Blütenstande stimmt
sie vollkommen mit 1. setosa überein; von dieser sowohl wie auch von
I. macrantha PETER unterscheidet sie sich indessen durch ihre völlig
glatten oder nur unter der Spitze der zwei äussersten Kelchblätter mit je
einer Borste versehenen Kelche. Zudem ist die Blumenkronenröhre
über dem Kelche deutlich, wenn auch nicht so stark, wie bei 1. macran-
tha, erweitert und die Blumenkrone daher mehr glockenförmig als
präsentiertellerförmig, während es in der Beschreibung von I. setosa
ausdrücklich heisst : «tubus cylindraceus, nec ventricosus. » Während
ferner die Blumenkrone von 1. setosa lila ist, scheint sie an der von
Pavon in Ecuador gesammelten Pflanze weiss zu sein. Ich halte daher
die letztere vorläufig noch von der brasilianischen getrennt und über-
lasse demjenigen, welcher über reicheres Material verfügt, die Entschei-
dung darüber, ob die beiden Formen als gute Arten oder nur als Varie-
täten derselben Art zu betrachten sind.
In dieser Umgrenzung umfasst also die Gattung Calonyction 6 Arten,
welche sämmtlich im tropischen und subtropischen Amerika heimisch
sind, nämlich C. ventricosum m., C. bona nox Bos., C. muricatum Don,
C. setosum m., C. Pavoni m. und C. campanulatum m. (1. macrantha
PETER).
Die von mir früher gegebene Diagnose der Gattung erleidet durch
diesen Zuwachs erhebliche Veränderungen und zumal der auf die lange
Röhre der Blumenkrone von C. bona nox und GC. muricatum sich grün-
dende Unterschied zwischen Calonyction und Ipomea gerät nun völligin
(81) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1025
Wegfall. Als Hauptmerkmal tritt an seine Stelle, wie oben bereits ange-
deutet wurde, die fleischige Beschaffenheit des Blüten- und Frucht-
stielchens.
Hinsichtlich des letzteren neigt Prrer! zu der Ansicht, dass seine
keulenförmige Schwellung und sein Zuckergehalt vielleicht der Verbrei-
tung der Samen durch Vögel dienen, doch suchte ich im botan. Garten
zu Builenzorg vergebens nach überzeugenden Beweisen für diese Ver-
mutung. Während des Reifens der Früchte lässt sich zwar ein allmäh-
liches Schwinden des anfangs im Fruchtstiel sehr reichlich vorhandenen
Milchsaftes und ein allmählicher Ersatz desselben durch Zucker wahr-
nehmen. Durch Dr W. G. Boorsma wurde sogar vermittels Fehling’scher
Lösung festgestellt, dass dieser Zuckergehalt keineswegs unbedeutend
ist. Immerhin dürfte derselbe aber wohl kaum dem Zuckergehalte der
Zuckererbse oder eines Weizenhalmes gleichkommen und der Ge-
schmack des reifenden Fruchtstieles ist daher auch, wie ich mich über-
zeugt habe, wenigstens für den menschlichen Gaumen, nichts weniger
als angenehm. Allerdings fand ich nun zwar hin und wieder solch einen
älteren Fruchtstiel angenagt, niemals aber war die hierdurch hervor-
gerufene Beschädigung so weit vorgeschritten, dass sie das Abfallen des
Fruchislieles zur Folge gehabt hätte. Auch dürften es wohl kaum Vögel
gewesen sein, die sich durch den krautartigen Geschmack desselben
hatten anlocken lassen; vielmehr machten die angefressenen Stellen
durchaus den Eindruck, als ob Schnecken die Thäter gewesen wären.
Auch die Farbe dieser eigenartig ausgebildeten Organe scheint mir
durchaus nicht zum Anlocken höherer Wirbeltieré irgendwelcher Art
geeignet zu sein und zumal die hellgrünen, mit einem dünnen, grauen
3eif überzogenen Früchte von C. muricatum verschwinden vollständig in
dem dichten, grünen Blätterkleide der Mutterpflanze. Bei C. bona nox
weicht nun zwar die Farbe der Fruchtstiele nicht unerheblich von der-
jenigen der Umgebung ab. Von einer eigentlichen Lockfarbe aber kann
auch hier nicht die Rede sein und zumal höhere Wirbeltiere, welche die
Pflanze nur durch Fernwirkung in ihr Bereich zu locken vermag, dürften
sich durch die trübe, unreine, schwarzrote Anthocyan-färbung wohl kaum.
besonders angezogen fühlen. Von geradezu ausschlaggebender Bedeutung
in der aufgeworfenen Frage ist es nun, dass zugleich mit der reifenden
Kapsel auch der ganze Fruchtstiel dürr wird. Diejenigen Samen also,
welche vielleicht hin und wieder in Folge von Durchbeissen des Fruch!-
1 Perer in Ensuer u. Prants Nat. Pfl. 4. 3. a (1891), p. 10.
1026 BULLETIN DE L'HERFIER BOISSIER. (82)
stieles auf den Boden gelangen, dürften wohl kaum schon die nölige
Keimfähigkeit besitzen. Wenigstens fand ich in solchen Kapseln, deren
Stiel noch prall und fleischig war, stets nur Samen, die noch weich und
völlig weiss waren.
In folgender Uebersicht stelle ich nun so vollständig, wie es nur die
mir augenblicklich zugängliche Litteratur erlaubt, dasjenige zusammen,
was über die Gatlung in der oben gegebenen Umgrenzung bekannt ist.
Calonyction Cnoısy in Mém. Soc. Genève 6 (1833), p. 441, t. 1 f. %
et in Ann. sc. nat. bot. I. 2 (1834), p. 149 et 154 ex p.; WALKER-ARNOTT
in Madras Journ. (I. 1837), p. 19 ex p.; Bos. Hort. Maur. (1837), p. 227 ex
p.; Don Gen. Syst. % (1838), p. 263 ex p. ; Enpr. Gen. (1836-40), p. 65%
ex p.; DC. Pr. 9 (1845), p. 324 ex p.; Mio. Fl. Ind. Bat. 2 (1856), p. 596
ex p.; PETER in ENG. u. Pr. Nat. Pfl. %. 3. a. (1891), p. 26; HarLier f. in
Ent. Jahrb. 16 (1893), p. 556 et 583 char. commut. — Ipomea $ Calo-
nyction GRiskB. Fl. Br. West Ind. (1864), p. 466 ex p.; Gray Fl. N. Am. 2.
4 (4878), p. 209; Corpemoy Fl. Reunion (1895), p. 471. — Ipomea
subgen. Calonyction Meıssn. in Marr. Fl. Bras. 7 (1869), p. 215 ex p.;
Baker Fl. Maur. (1877), p. 206 ex p.; CLarke in Hook. Fl. Br. Ind. #4
(1885), p. 197 ex p.; Praın in Journ. As. Soc. Bengal 63. 2 (1894), p. 101
ex p. — Bonanox Rarın. Fl. Tellur. (1836), p. 77 ex Ind. Kew. 1, p. 321;
SPAcH Hist. veg. 19 (1840), p. 94. — Convolvuli et Ipomezx spp. aut.
Flores axillares, pedunculati, solitarii vel sæpius in cincinnis soli-
tariis vel in dichasio geminatis; pedicelli breves, crassi, clavati, succo
lacteo copiosissimo fœti, sub fructu valde incrassatı, carnosi, succo parco
saccharino subdulces, apice inter sepalorum insertiones neclariis quinis
minulis præditi; sepala cartilagineo-herbacea, glaberrima vel setis
magnis carnosis patentibus horrida, tubo arcte appressa, longe aristata
vel mutica, æqualia vel exteriora breviora ; corolla magna, alba vel lila-
cina, glabra, actinomorpha vel subzygomorpha, hypocraterimorpha, tubo
sæpius angusto usque ad limbum æquilato, vel rarius campanulata; geni-
talia exserta vel inclusa; ovarium glabrum, 4-ovulatum, 2-loculare vel
raro 4-locellatum; stigma biglobulare; capsula 4-valvis, 4-sperma ;
semina glabra, opaca; omnia cetera fere ut in Ipomea.
Folii structura fere ut in Quamoclit.
Herbæ volubiles, noctiflore (an spec. omnes?), ramis annuis; folia
tenuia, herbacea, cordata, nonnunquam eleganter angulata vel palmato-
3-9-loba, plerumque glabra; caules sæpe carnoso-muricati vel sieut
petioli et peduneuli et pedicelli nonnunquam etiam calyces setis longis
carnosis patentibus horridi.
(83) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1027
Spp. 6-7 Americæ calidioris incolæ, quarum 2 ubique fere intra tro-
picos sunt subspontaneæ.
Clavis specierum.
Caulis lævis vel muricatus; corolla hypocraterimorpha
+ Sepala mutica vel inconspicue mucronulata ;
corollæ (albæ) tubus sub limbo conspicue ven-
LBICOSUSS ENCRES UE A ARS 1. C. ventricosum.
++ Sepala sub apice longe aristata; corollæ tubus
usque ad limbum cylindricus
* Corolla alba, maxima, limbo subrotato; caly-
CIS ADDED ICE SUpatentes 2 na. 2. C. bona nor.
* Corolla lilacina, minor, limbo subturbinato ;
calycis appendices suberecti. ............ 3. G. muricatum.
Caulis setis longis patentibus horridus; sepala mutica, lævia vel setosa
+ Corollæ (lilacinæ) tubus supra calycem non am-
pliatus; calyx dense setosus....... EU k. C. setosum.
++ Corollæ (albæ?) tubus supra calycem modice
ampliatus ; cal yx lævis vel setis perpaucis tan-
(ET y) 0 ADS RE CN RN 5. C. Pavon:.
+++ Corollæ (lilacine) tubus supra calycem valde
ampliatus; calyx dense setosus.............. 6. C. campanulatum.
Conspectus specierum.
1. GC. ventricosum Haruier f. in ExGcer Jahrb. 16 (1893), p. 556
(XV):
Herba subglabra, vigorosa, volubilis; caulis teres, glaber, prope
petiolorum insertiones verrucis compluribus carnosis muricatus, inter-
nodiis longissimis; folia longissime petiolata, tenuissime herbaceo-mem-
branacea, magna, rotundato-cordiformia, integra, nunc mutica, emargi-
nata, nunc abrupte acuminata, sinu basali profundo angusto, utrinque in
specim. mex. glabra, in specim. guatemal. pilis raris minutis appressis
secus nervos densioribus obspersa, supra viridia, subtus pailida, densis-
sime et subliliter reticulato-venosa, pinninervia; nervi laterales
extrorsum semipinnato-ramosi, commissuris aliis oblique transversis
parum curvatis vel obsolete angulatis, aliis marginalibus sertis valde
1028 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (84)
arcuatis inter se conjuncti, basales dense congesti, in lobos basales
descendentes, valde curvati, ceteri ascendentes, parum procurvi; flores
in cincinnis 2 longis in dichasio scorpioideo longissime pedunculato gemi-
natis; bracteæ magnæ, glabræ, membranaceæ, spathulatæ, plerumque
emarginatæ, in sinu apicali longe mucronatæ, alabastrum quodvis obte-
gentes, mox deciduæ; pedicelli breves, valde clavati, glabri, prope
basin articulati, sub alabasiris floribusque erecti, post anthesin cernuj;
sepala membranacea, glabra, ovala, apice rotundata vel inconspicue
mucronulata, subæqualia; corolla magna, speciosa, nivea, e tubo cylin-
drico paulisper curvato superne abrupte ventricoso in limbum amplum
lobis semiorbicularibus 5-lobum expansa, glabra; corollæ fasciæ 5
mesopetalæ nervis binis prominentibus ab areis commissuralibus bene
limitatæ, lobum quemvis medio permeantes, sicut tubus nervis densis-
simis parallelis subtiliter lineat®; genitalia exserta; antheræ magnæ,
lineares, introrsæ, basi cordato-sagittatæ; pollen ut in /pomoœis ; discus
annularis; ovarium glabrum, 2-loculare, 4-ovulatum; stylus integer;
stigma magnum, biglobulare.
Caulis ultra 3 mm. crassus, internodiis usque 15 cm. longis; petiolus
usque ultra 3 dm. longus ; lami na usque 18 cm. lata, 2 dm. longa ; pedunculus
usque ultra 5 mm. crassus, præter ramos usque 4 dm. longus, ramis usque
12 cm. longis; pedicelli ca. 2 cm. longi, apice 4-5 mm. crassi; sepala ca.
4 cm. longa. 5 mm. lata; tubi pars angustata ca. 3 cm. longa, 3-5 mm. lata,
pars ventricosa ca. 25 mm. longa, ultra 2 cm. lata; limbus ultra 6 em. dia-
metro; filamenta ultra 6 cm. longa; antheræ 7 mm. long.
Mexico, Vallée de Cordova (E. BourskAu 12. Il. 1866, n° 1993, H.
Boiss. u. DC.); Guatemala (BErnouLLı et Carıo n° A914, H. Gott.).
Zumal durch die ein wenig gekrümmte Blumenkrone kommt C. ven-
tricosum dem Quamoclit foliis amplissimis Burm. Pl. amer. (1755) p. 81
t. 93 f. 1 sehr nahe, doch unterscheidet sich das letztere nach BuRrManN’S
Abbildung sehr wesentlich dadurch, dass bei ihm der Blütenstiel sich
doldenförmig in vier Blütenstielchen teilt.
2. C. bona nox (L. 1762) Bos. Hort. Maur. (1837), p. 227; HaLLıer
f. in Verslag plantent. Buitenzorg 1895 (Batavia 1896), p. 130 et in Bull.
Soc. R. Bot. Belg. 35 (1896), p. 275 (excl. syn. Ip. aculeata L., quod non
exsiat; excl. synn. Conv. grandiflorus L. et Ip. grandiflora Lam., quæ
præler syn. Russen. ad Stictocardiam tilisefoliam Hazuer f. perlinent;
excl. syn. R. et Sch.) et in Bull. herb. Boiss. 5 (1897), p. 379 t. XVII
fig. 1-3. — Convolvulus aculeatus L. Sp. pl. ed. I (1753), p. 155 (e syno-
(85) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1029
nymis sub Ip. bona nox iterum citatis). — Ipomea alba L. 1. c., p. 161
(ubi tamen Rueeper observatio « folia..... mollia, lenia » false interpre-
tatur). — I. bona nox L. Sp. pl. ed. II (1762), p. 228; Lam. Il. 1 (1791),
p. 465; Cav. Ic. rar. 3 (1794), p. 52 1. 300; Jaco. Hort. Schönbr. 1
(1797), p. 16 t. 36; Wazzo, Sp. pl. 1. 2 (1797), p. 882; Herb. Wırıv.
n° 3756; MıcH. Flor. bor. amer. 1 (1803), p. 140; Poır. in Lam. Enc. 6
(1804), p. 13; Bot. mag. 20 (180%), t. 752; Pers. Syn. 1 (1805), p. 183;
R. et Sox. Syst. 4 (1819), p. 217; Br. Bijdr. 2 (1325), p. 712; Bextn.
Fl. Hongk. (1861), p. 238; Grises. Fl. Brit. West Ind. (1864), p. 466;
Meısen. in Marr. FL Bras. 7 (4. VII. 1869), p. 215; F. v. MueLL.
Fragm. Austr. 9 (1875), p. 74 (excel. syn. I. ambigua Enor.) ; Kurz Fl.
Burm. 2 (1877), p. 217; Gray Fl. N. Amer. 2. 1 (1878), p. 209; Essers
Fl. St. Croix (1879), p. 70; CLarke in Hook. f. Fl. Brit. Ind. 4 (1885),
p. 197 e. var. (exel. synn. J. aculeata Bı. et Cal. speciosum var. ß. Cnoisv);
Hırresr. Fl. Hawaï. (1888), p. 314; Schunm. et Horrr. Fl. K. Wilh. Land
(1859), p. 115; Forges and Heusr. in Journ. Linn. Soc. Bot. 26 (1890),
p. 158; Praın in Journ. As. Soc. Bengal 63. 2 (1894), p. 101 c. var.;
Corpemoy Fl. Reunion (1895), p. 471; Trımen Fl. Ceyl. 3 (1895), p. 213;
Heust. in Ann. of bot. 10 (VI. 1896), p. 245, non Roxs. Icon. ined., e
tubi corollini longitudine vix Link Enum. — Conv. bona nox Spr. Syst.
1 (1825), p. 600. — Conv. grandiflorus L. f. Suppl. (1781), p. 136 et
Wu. Sp. pl. 1. 2 (1797), p. 859 et Pers. Syn. 1 (1805), p. 179 quoad
syn. Rueen. tantum; Warn. Cat., p. 37 (A. XII. 1828), et p. 84 (XI.
1829) n° 1370 (excel. no 1370 H. in Herb. Calc. et in Herb. Wa. ex p.,
qui ad Cal. muricatum pertinet; exel. 1370 M in Herb. Waur., qui ad
Ip. grandifloram Maur f. pertinet), non Jaco. nec Desk. nec SpR. nec
herb. Wine. — 1.grandiflora Lam. Ill. 4 (1791), p. 467 et Enc. 3 (180%),
p. 16 et R. et Sen. Syst. 4 (1819), p. 240 quoad synn. cilata et syn. RHEEDE
tantum; Roxe, Hort. Beng. (1814), p. 14 (nomen tantum !); Link Enum.
pl. horti Berol. 4 (1821), p. 200 (e tubi corollini longitudine!); WALL.
Fl. ind. 2 (1824), p. 87; Roxs. Fl. ind. 1 (1832), p. 497 et Icon. ined. in
herb, Cale. %, 1. 113, non Haren f. — Conv. latiflorus Desn. in Lam. Enc.
3 (1789), p. 561; Descourr. Ant. 8 (1829), p. 139 t. 559. — I. latiflora
Linur. Bot. reg. 11 (1826), 1.880 non R. et Sen. — I. Krusensternü Lenin.
in Mem, Ac, Pelersb, ser. I, vol. 4 (1813), p. 401 1. 8. — I. tubulosa herb.
Wirun. n0 3755; R. et Sen. Syst. 4 (1819), p. 789, — I. noctiluca Bot. reg,
11 (1826), nola ad ne 917, Cal, noctilucum Don in Swerr Hort. Brit,
ed. III (1839), p. 482 et in Bot, reg. ind, 1 (4839), p. XV. — Conv. pulcher-
rimus Yes. FI, Flum. 2 (1827), 1. 5%. — 1, carinata Exor. Fl. Norf. (1833).
p. 53. — Cal, speciosum Cnoisy in Mém, Soc, Genève 6 (1833), p. 441
1030 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (86)
t. 1 fig. 4 (excl. var. b); Deene Herb. Tim. (1835), p. 62; WALKkER-ARNOTr
in Madr. Journ. 5 (1837), p. 19 n° 29; Don Gen. Syst. 4 (1838), p. 263
(excl. syn. Sweer); Span. in Linnæa 15 (4841), p. 338; Crorsy in DC.
Prodr. 9 (1845), p. 345 (var. 8. quoad synn. Wazzp. et Lepes. lantum,
var. y. ex p. tantum et excl. demum synn. Link et Don, excl. var. à);
Morızzı Verzeichn. (1845-6), p. 50; Hoox. Nig. Fl. (1849), p. 465 (excl.
syn. Don); Wicar Icon. 4. 2 (1850), p. 13 t. 1361; A. RicH. in Ramon
Fl. Cub. Phan. 2 (1853), p. 129 (excl. descr. seminum); Zorı. Verz. (1854),
p. 128 (excl. ß.); Mio. Fl. Ind. Bat. 2 (1856), p. 596 (excl. varr. y. et à. et
synn. complur.); Tuwaıres Zeyl. (186%), p. 211; Wawra in Flora 1874,
p. 364; HaLLier f. in EnsLer Jahrb. 16 (VI. 1893), p. 556 et 18 (22. XM.
1893), p. 153. — Cal. speciosum var. Paropı Contrib. Fl. Parag. 1
(1877), p. 11. — Conv. muricatus Branco Fl. Fil. (1837), p. 92 et ed. III,
vol. 1 (1877), p. 127, ic. 2 t. 332 non L. — Cal. speciosum B. muricatum
Hassk. Pl. jav. rar. (1848), p. 522 (excl. syn. BL.); CHoisy in DC. Pr. 9
p. 345 quoad synn. Wizo. et LEDEB. tantum, non alior. — Cal. Roxbur-
ghü Don I. c. (1838), p. 263. — I. Roxburghü Sreup. Nomencl. ed. II
vol. 1 (1840), p. 819. — Cal. Rheedei et macrantholeucum Cora N. sp.
Calon. (1840), p. 15 teste Cnoisy et Ind. Kew. 1, p. 390. — Cal. megalo-
carpum A. Rıcm. in Ramon Fl. Cub. Phan. 2 (1853), p. 129 et Ic. (1863)
t. 63 (figura corollæ mala). — 1. noctiflora Grirr. Not. 4 (1854), p. 286.
— Cal. pulcherrimum Paropt ]. c., p. 12. — Smilax aspera Indie Occi-
dentalis Baux. Pin. (1623), p. 296 (ex syn. Buenas noches Cuus.). —
Munda-valli Rueepe Hort. Mal. 11 (1692), p. 103 1. 50. — Convolvulus
Americanus, subrotundis fohis, Viticulis spinosis PLrux. Alm. (1696),
p. 115 et Phytogr. 3 (1692), t. 276 fig. 3 (ex syn. Bauh.). — Conv. folüs
cordatis, caule aculeato L. Hort. Cliff. (1737), p. 496 (ex syn. Prux.).
Pl. viva horti Bog. : Herba annua, magna, vigorosa, sinistrorsum volu-
bilis, glaberrima, in caulibus, petiolis, foliorum nervis crassioribus,
pedunculis, pedicellis succo copioso lacteo feeta, noctiflora; caules
teretes, læves, rubescentes, nitidi, vetustiores atrosanguinei; petiolus
longus, teres, supra anguste sulcatus, viridis, rubescens, nitore vitreo,
apice utrinsecus neclario parum conspicuo præditus; foli lamina
pulchre cordata, apice in acumen longum angustum obtusum longe
mucronatum elongata, basi profunde sinuata, ad latera sæpius pandurata
vel lobis 2 lateralibus Coliadis Rhamni (Lepidopteri) alas imilantibus tri-
loba, tenuis, herbacea, minute et dense pellucido-punciata, supra læte
viridis, opaca, ad insertionem petioli umbilicata, umbilico pilis densis
brevibus rubro, subtus pallidior, glaucescens, nitidula, pinninervis;
(87) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1031
nervi laterales utrinsecus 6-10, commissuris intramarginalibus
arcuatis inter se conjuncti, basales multo densiores; nervus interme-
dius et laterales supra sulcati, subtus costati, teretes, utrinque inter-
nerviis pallidiores, pallide virides; venarum retia subtus ramosissima,
tenuia, interveniis saturalius viridia, luce permeante pellucida; flores in
eineinnis axillaribus solitariis simplicibus (in specim. exsice. visis raro in
dichasio geminatis) 1-5-floris, erecti, ephemeri, sub vesperum aperti,
horis primis matulinis marcescentes; pedunculus axillæ supra gem-
mulam solitariam vel ramum brevem insertus, crassus, longus, teres, e
basi ad apicem sensim parum conspicue incrassatus, rubescens, nitidus,
fibrosus, lentus; rhachidis articulatio quævis bractearum deciduarum et
rarius etiam alabastri abortivi cicatricibus tubereulata; pedicellus brevis,
crassus, clavatus, teres, rubescens, nilidus, sub fructu juvenili valde
incrassatus, carnosus, atrosanguineus, succo lacteo copiosissimo fœtus,
apice inter sepalorum insertiones nectariis 5 minutis perforatis copiose
secernenlibus punciatus; sepala elliptica, cartilagineo-herbacea, rubes-
centia, basi tuberculato-tumida, nitida, ceterum opaca, ad °/s imbricata,
tubi basi arcte appressa, apice aristata, exteriora interioribus ad °/s gra-
datim paulo minora et breviora; exteriorum 3 aristæ magnæ, crassæ,
atrosanguineæ, rectangulatim patentes, interiorum 2 aristæ breviores,
tenuiores, erectæ; corolla maxima, speciosissima, hypocraterimorpha,
candida, odore grato, in vernatione dextrorsum implicalo-contoria,
acula, luteo-viridis, nitore vitreo, limbo longe conico, suturis 5, quæ
fascias 5 mesopetalas separant, saturatius viridibus, post anthesin undique
æqualiter deorsum involuta; tubus longissimus, cylindricus, parum
recurvus, apice subito in limbum expansus et in fascias 5 mesopetalas
continuatus, extus et intus sicut fasciæ mesopetalæ luteo-viridis, nitore
vitreo, extus superne longitudinaliter rugulosus, intus pilis brevibus
glandulosis albis basin versus sensim densioribus molliter vestitus,
superne glaber; limbus subrotato-patens, latissimus, 5-lobus, lobis
mesopelalis, semiorbicularibus; fascia mesopetala quævis ab areis com-
missuralibus nervis 2 crassis extus saturatius viridibus distincte limitata,
nervo sinistro extus coslato-prominente paulo dextrorsum contorta, extus
nervis 3 lenuioribus saturatius viridibus lineata, mucrone dextrorsum
curvalo terminala ; area commissuralis quævis plica longitudinali dimi-
diata, nervis multis subtilibus subpellucidis cum plica mediana paral-
ielis lineala, utrinque nitore subtili velutino; genitalia paulo exserta;
filamenta 5 tubo inserta, teretia, alba, nitore vitreo, ad °/s gradatim
longiora, inserlionem versus introrsum pilis glandulosis capitatis albis
1032 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (88)
barbata, vix dilatata, ex insertione usque ad tubi basin decurrentia et
sensim paulo dilatata, complanala; antheræ magnæ, longæ, basi sagit-
tale, flavidæ, rimis 2 longitudinalibus introrsum dehiscentes; pollen ut
in Ipomeis; discus cupularis, crassus, carnosus, ad costas 5 tuberculato-
tumidus, virescens, nitens, nectar copiosum secernens; ovarium longe
conieum, viride, nitidum; stylus stamen longissimum paulo superans,
tenuis, teres, albus, nitore vitreo; stigmata 2 magna, globosa, albida,
opaca, grosse papillosa; capsula cernua, maturescens sepalis amplialis,
alrosanguineis, nitidis, basi crassis, carnosis suffulta, conica, parlibus a
luce remotis luteo-viridis, partibus insolatlis atrosanguinea, suturis 4 lon-
gitudinalibus quadrala, inter suturas subangulato-convexa, acumine
crasso longo conico, quo pluviorum aqua deducitur, terminata, matura
torrida, fusca, pedicello torrido fusco exsiccatione collapso sepalisque
fuscis torridis patenlibus refractisve suffulta, 4-valvis, 2-locularis, loculis
1-2-spermis, valvis basi a disco, apice a sæpto et ab acumine, quod dei-
citur, solutis; seplum membranaceum, subpellucidum, sepiæ colore,
ovalum, acutum, secus lineam intermediam utrinque anguste carinalum,
in eircuilu in annulum angustum membranaceum dilatatum, apice apicu-
lato valde incrassatum et utrinque rostro brevi decurvo præditum, basi
incrassatum et utrinque umbilicis À vel 2 orbicularibus albido-marginatis
ocellatum, inter basin incrassalam et carinam fissura transversa semilu-
nari perforatum; semina lavia, colore osseo, obtuse triangula, dorso
convexa, lateribus 2 plana, basi oblique obtruncata, in plano basali sub-
triangulari introrso umbilico magno suborbiculari pallide subochraceo
prædita.
Folii petiolus ultra 1 dm. longus; lamina cum acumine et lobis basalibus
usque 15 cm. longa et ultra 4 dm. lata; pedunculus usque ad fructus infimi
insertionem 1 dm. longus; pedicellus capsulæ maturescenlis 3 cm. longus,
apice ultra À cm. crassus; floris sepalum extimum præter aristam ca. À cm.
longum, intimum cum arısta 18 mm. longum, arista 3 mm. tantum longa; sepali
intermedii arista 9 mm. longa; corollæ tubus À dm. longus, 7 mm. latus,
limbus ultra 1% cm. latus; fasciæ 5 mesopetalæ fere 9 cm. longæ, 9 mm. lat;
stylus tubum 3 cm. superans; capsula maturescens cum acumine 32 mm.
longa, 2 cm. lata, acumine ultra 5 mm. longo, basi 3 mm. crasso; septum
2 cm. longum, 15 mm. latum, apice ca. 8 mm. crassum; semina ca. À cm.
longa, 7-8 mm. lata.
Carolina (Bose, H. Del.).
Florida, swampy shores of St. John’s River, above Palatka (A. H. Cur-
7133 june n° 2166, H. Ber., Boiss., Mon. — Anhängsel der äusseren Kelch-
(89) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1033
blätter an dem Exemplar des H. Mon. fadenförmig, bis über 15 mm.
lang!).
Cuba, Havana (Deresserr, H. Del.), Puentes grandes circa Habana
(Dr. J. I. TorrazBas 1890 no 337, H. Ber.), ad Anogo Naranjo (Eccers 13.
V. 1889 no 5420, H. Ber. — « Suflrutex alte scandens »), Prov. Santa
Clara, Distr. Cienfuegos, Cieneguita (Ro. ComBs 24. II. 1896 n° 716,
H. Kew).
St. Domingo (Porreau, H. Del.), beim Rivière Mariany (C. EHRENBERG
n° 357, H. Ber.), Rivière Bizothou ad Port-au-Prince (Escers 15. I. 1888
n° 3322, H. Ber.), escarpement du Morne de l'Hôpital, 700 a 800 m.
(Pıcarpa 19. X. 1893 no 1153, H. Ber. — « Diam. de la fleur 8 cm. »).
Portorico, Flussufer bei Maricao (P. Sınrenis 10. XL 188% no 446,
H. Ber. — « Inc. : Bejuco de puerco»), Gebüsche der Bachränder bei
Cabo-Rojo (Sintenis 22. I. 1885 n° 446 b, H. Ber. u. Gott.), Hort. Berol.
e semin. Sintenis. Portoricens. n° 446 B (l. Uran 1. IX. 1885, H. Ber.),
Flussufer bei Bayamon (Sıntenis 30. II. 1885 n° 446 c, H. Ber., Boiss.,
Mon.), in umbrosis secus fluminum ripas prope Bayamon (Srant II. 1888
n° 857, H. Ber.), Ufergebüsche des Flusses bei Manati (Sıntenis 29. IV.
1887 n° 6778, H. Ber.), prope Mayaguez (L. Kruc 1875 n° 75%, B. Ber. —
« Inc. : Bejuco de puerco. »)
Guadeloupe et dépendances, Morne à l'Eau, dans les haies et dans
les jardins (Père Duss 20. VII. 189% no 3499, H. Ber. — « Belle de nuit.
Volubile annuel. Fleurs d’un blanc pur, ne s’ouvrant que le soir et se
fermant le matin, émeltant un parfum délicieux. »)
Martinica (BELANGER n° 247, H. Del.), Martinique? (misit DUCHASSAING
a. 1890 n° 428, H. Ber.).
Mexico (Herb. Pavox im H. Boiss.; JURGENsENn n° 908, H. Boiss. u.
Del.; Garzorrı n° 1400 u. Anprıkux n° 377, H. Del.; KnecHter n° 607,
H. Vind.), Vallée de Cordova (Bourceau n° 1732, H. Boiss. u. DC.), Jalisco
(Pazmer 1886 n° 727, H. Boiss.), Oaxaca (GHIESBREGHT, H. Del.), ad radices
montis San Felipe prope Oaxacam (Anprıeux n° 213, H. Vind.), Tuxpan
(Wawra n° 773, H. Vind.), Veracruz (Wawra n° 642, H. Vind.).
Yucatan (Sammler unleserlich, n° 75, H. Ber.).
Guatemala (FrieprichstHuAr, H. DC.), Grenada (Friepr. n° 928, H.
Vind.).
Costa-Rica, buissons aux abords du pont du Rio Tiliri (Tonpuz IX.
1889 n° 1375, H. Brux.), Aguacaliente (Pırrırr 2. V. 1890 no 2506,
H. Brux.), haie à San José (Tonpuz XI. 1889 no 3061, H. Brux.), brous-
sailles à Général (Tonpuz I. 1891 n° 3890, H. Brux. — Siehe auch Tonpuz
in Bull. herb. Boiss. 4, S. 169).
1034 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (90)
Südamerika (HunsoLprt, Herb. Wizzo. n° 3755 im H. Ber.).
Ecuador, Balao, in silvis alte scandens (Eccers 26. V. 1892
n° 44206, H. Mon.), in silvis subtropicis sec. fl. Pilatoc (A. Sopiro IX.
1892 no 113.1,H. Ber.).
Bolivia, Yungas (Micuez Banc 1890 n° 589, Herb. Calc. u. Mon.).
Venezuela, prope coloniam Tovar (FenpLer n° 929, H. Boiss., DC.,
Del.), Caracas (Morırz 23. XI. n° 199, H. Ber.), Caracas, Cumana (Herb.
HuwmsoLpr im H. Ber.), valles de Araguay, Cumana (HumBozpr n° 754,
Herb. Wiczp. n° 3756. 3 im H. Ber. — Vermengt mit Ipome&a carnea
JACQ.).
Franzôs. Guiana (Perrorrer n° 290, H. Del.).
Brasilien (Sezco n° 201, H. Ber.; Reliquiæ d. SeLLo n° 611 u. 632,
H. Ber.; Rienez n° 69%, H. Boiss.), ad oram merid. fl. Amazonum ad
ostium fl. Solimoes (Spruck n° 1626, H. Vind.), Bahia (BLAncHET n° 216,
H. Del.), Bahia, Cabulla, in Gebüschen windend (LuschnatHn X. 1835
n° 184, H. Ber.), Prov. Sao Paulo, in ripa fluminis Tieté prope Portum
felicem (Marrıus, H. Mon.), Blumenau (Dr Guil. MüLLer 1884, H. Ber.).
Paraguay (Paronı a. a. O.).
Senegambien (Lerrieur, H. Del.), Bathurst, Government House
garden (J. Brown-Lester 16. II. 1891, H. Ber.).
Western Lagos, Interior (Dr Rowrann 1895, H. Ber. — Vermengt mil
einer /pomea aus der Verwandischaft der 1. obscura).
Kamerun, Barombi-station, Buschwald zwischen Kumba und Kumba-
Ninga (Preuss 11. IX. 1890 n° 510, H. Ber.).
Gabun, in ditione Munda, Sibange-farm, Flussufer bei Adolinalongo
(H. Soyaux 20. IV. 1881 n° 377, H. Ber.).
Insel Sao Thomé alt. 3601 (A. Morzer VI. 1885 n° 61, H. Ber.).
Kongostaat, am Luébo, einem Zufluss des Lulua (Capt. Descames V.
1892, H. Brux.).
Angola (Weuwırsch n° 6147, H. Ber. u. DC.).
St. Helena (Bowie PI. of St. Hel. p. 18).
Abessinien, Gallabat, am linken Ufer der Gendua (D: G. ScHweın-
Furth Ende Juni 1865 n° 2184, H. Ber. — Sieriel! Stengel unbewehrt)-
Gomoren, Johanna, in Gebüschen am Seestrand und in feuchten
Thälern (J. M. HıLdesranpr VL-VII. 1875 n° 1627, H. Ber. u. Vind.), auf
feuchten schattigen Stellen hie und da gemein, so in Hamum bei Moali
(Seam VIIL 1886 n° 254, H. Ber.).
Madagaskar (Pauray, H. Vind.).
Réunion (PERROTTET, H. Del.).
(91) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1035
Ceylon (Tawarres C. P. 3648, H. Per.), gemein in Gesträuch bei
Colombo, Peradeniya und Kandy (nach eigener Beobachtung vom 26.-
28. XI. 1896).
Britisch Indien (Burmann, H. Del.; Kreiın n° 596, Herb. Wırın.
n° 3756. 2 im H. Ber.; Huecez n° 2382 und Banks, H. Vind.), ex India
orient. (Hort. Berol. 1828, Herb. Ber.).
Südliches Vorderindien, Madras, Godavery district, Rumpa
1000 ft. (J. S. Gameze Il. 1885 no 16063, Herb. Calc.), Coimbatore
(R. Wisar XII. 1847 im Herb. N. Darzezz Bombay, Herb. Calc.).
Westliches Vorderindien (Herb. Wicur propr. n° 2268, H. Ber. et
Del.; Herb. WısHr Kew distr. 1866-8 n° 1970, H. Ber., Calc., Mon.; Herb.
Wicar in Waruicn’s Exsice. n° 1370/8 unter dem Namen Conv. grandi-
florus Roxs., H. Ber. — WarricH’s n° 1370 H im Herb. Calc. gehört
indessen zu Calonyction muricatum), Malabar, Concan etc. (Hook. f. and
Taomson, H. DC.; Stocks, Law etc., H. Ber., Calc. Vind.), prope urbem
Mercara (HoHENAcKER n° 559, H. DC. u. Mon.), Gatten circa Decan (HuEGEL
n° 4464, H. Vind.).
Muneypoor, Jirie Ghat 300’ (Grarke 2. XII. 1885 no 42382 A, Herb.
Calc.).
Nipal (Wazuica n° 1370/6, Herb. Calc.).
Bengalen, Pulna (CLarke 10. I. 1876 no 26870 E, Herb. Calc.), Lower
Bengal, Oolabarriah (S. Kurz IV. 1867, Herb. Cale.), eult. in Hort. Bot.
Calc. (Herb. Hort. Bot. Cale. im H. Mon.), H. B. C. (Waruicn n° 1370/1,
Herb. Ber. u. Calc.), daselbst auch jetzt noch in Kultur (nach eigener
Beobachtung vom November 1896), verwildert im schatligen Sekundär-
wald an der Grenze des Hort. Calc. (nach eigener Beobachtung vom
November 1896).
Assam (Jenkins u. Sımons, Herb. Calc.), South Gualpara, plains
(Dr Kıng’s Collector XII. 1890, Herb. Calc.).
Sillet (Waruich n° 1388 ex p., H. Ber.).
Khasia 41-4000’ (Hook. f. and Tuonson, H. Ber., Cale., Vind.), Nangpo
3000’ (H. Corzerr XII. 1890, Herb. Calc. — « Flowers do not close
during day. »).
Oberburma, foot of South Mingin Hills (J. C. Prazer 20. XI. 1890,
Herb. Calc.), Southern Shan State Saga (ABpuz Kuauın 1893, Herb. Calc.),
Fort Stedman (Agpur Huk XI. 1892, Herb. Cale.).
Burma, Ripæ Irawaddi (Waruicn 1826 n° 1370/2, H. Ber.), Pegu
(S. Kunz 8. IV. 1871 n° 2332, Herb. Calc.), Pegu, Yomah (S. Kurz
n° 1093, Herb. Calc.), Martaban, Moolmyne (Wazuicn 10. IV. 1827
1036 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (92)
n° 1370/3, Herb. Calc.), Tavoy (W. Gomez in Waruich’s Exsice. n° 1370/4,
Herb. Ber. u. Calc.).
Andamanen, kultiviert (Prain in Journ. As. Soc. Bengal 59. 2 (1890),
S. 240).
Französ. Indien, kultiviert (LéverLzé in Monde des plantes A, S. 335).
Hongkong (BentH. Fl. Hongk., S. 238; Forges and Hexsr. in Journ.
Linn. Soc. Bot. 26, S. 158), kultiviert (Hance IX. 1853, Herb. Sing.).
Philippinen, Manilla (Ropsertrus, H. Ber.; H. RorupauscHer 1879,
H. Mon. — An dem Exemplar von Rorup. Stengel holzig, dicht besetzt
mit kurzen, dicken, seitlich flach gedrückten Stacheln; Blumenkronen-
röhre kaum 9 em. lang), Cebu (Rorupauschkr 1882, H. Mon. — Stengel
krautig, mit spärlichen Stacheln; Blumenkronenröhre 12-13 cm. lang,
nur 3 mm. dick), Diego Garcia (Just Jahresb. 14. 2, S. 181).
Pinang, kultiviert im botan. Garten (nach eigener Beobachtung vom
21. X. 1896).
Singapur (SeB. Mayer Exsicc. ined. n° 211).
Sumatra (KorTHALs, H. L. B.), Priaman (Diepenxorsr, Herb. Bog.
2123).
Java (Bruns, KorrHaLs, Warrz, H. L. B.), Gunung Parang (ohne
Angabe des Sammlers n° 1234, H. L. B.), Tji-Koya (ZoLLinGEr n° 445, H.
Ber., Boiss., Del. — ZoLLinser Pflanzenbeschreibung Ms. S. 51 in der
Bibliothek des Hort. Bog. : « Kletterndes Kraut von sehr bedeutender
Länge in schattigem Gebüsch eines Wäldchens nahe bei Tji-koya und am
Ufer des Tji-durian »), Gudji in Tegal (DE Moncay ?, Herb. Bog.), im Grase
an einer Böschung der Eisenbahn bei Tji-tjuruk oberhalb Buitenzorg (im
Januar 1895 von mir vom Zuge aus beobachtet), in Buitenzorg hie und
da in Privalgärten kultiviert (nach eigener Beobachtung in den Jahren
1893-1896).
Gelebes (Forsten, H. L. B.).
Timor (Decaisxe Herb. Timor., S. 62).
Von der Key-insel Masturi, 1893 im Hort. Bog. kultiviert (nach eigener
Beobachtung). N
Kaiser Wilhelm’s Land, Strand von Hatzfeldthafen (M. HorL-
RUNG XII. 1886 no 444, H. Ber.).
Australien, Queensland und Nordaustralien (Hemscey in Ann. of bot.
10, 5. 245). Lord Howe’s Island (F. v. MüLter, unter dem Namen 1. longi-
flora Br., Herb. Ber., Bog., Calc., Gott., Kew).
Insel Art bei Neukaledonien (Montrousıer in Mém. Ac. Lyon 10
(1860), S. 23. — Inländ. Name : To buan).
(93) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1037
Insel Norfolk (Carey, H. Del. u. Vind.), Cascade Bay (BAUER, unter
dem Namen 1. ambigua Enopr., H. Vind.).
Von den Fidji- und Tonga-inseln bis zu den Gesellschafts- und
Sandwich-inseln (Hemscey in Journ. Linn. Soc. Bot. 30, S. 186),
Sandwichinseln (GaupicHaup n° 246, H. Del.; Herb. Hırıeer. im H. Ber.),
Maui (Wawra n° 1806, H. Vind.), Oahu (Meven V. 1831, H. Ber.).
Hort. Berol. 1845 (Herb. Ber.); Hort. bot. Monacensis (Herb.
Zuccarını im Herb. Mon. — Blumenkronenröhre 1 dm. lang, 6-7 mm.
dick; Saum über 13 cm. im Durchmesser); ex horto D. Koerorp (Herb.
Madr.? in Warricn’s Exsicc. n° 1370!1? unter dem Namen I/pomea bona
20%, Herb. Calc.); ohne Standortsangabe (Herb. Lınk im H. Ber.).
Var. «. normalis m. — Folia cordiformia integra.
Subvar. 1. glabra m. — Folia glabra. — Hierher gehören sämmt-
liche vorerwähnien Exemplare des H. Mon. und auch die meisten vor-
erwähnten Exemplare der übrigen Herbarien. Die letzteren haben mir
jedoch, seit ich die Scheidung der beiden Varietäten vorgenommen habe,
noch nicht wieder vorgelegen, sodass ich nicht für jedes einzelne
Exemplar entscheiden kann, zu welcher der vier Formen es gehört.
Subvar. 2. pubescens m. — Folia subtus ad nervos venasque dense
et molliter hirsuta; sepala in specim. Saras. glabra, in specim. Kooro.
extus ad basin pilis patulis parce hirsuta; caules in specim. Graz. ad
nodos hirsuti, in specim. celebicis glabri; petioli glabri nec pubescentes
ut in Conv. grandifloro L. (Stictocardia tilieefolia HaLLıer f.).
Rio de Janeiro (Graziou n° 14130, H. Ber.); Gelebes (Koorpers
1894, Herb. Bog.), Tomohon (Sarasın 10. V. 1894 no 239, Herb. Sarasin).
var. ß. lobata m. — Folia, pro parte demum, hastato-3-5-loba,
sinubus rotundatis, lobis breviter acuminatis, basalibus semicordalis
divaricatis, lateralibus triangularibus, intermedio multo longiore et
latiore, oblongo, basi pandurato-coarctato; corollæ tubus plerumque
longissimus, usque ultra 43 cm. longus, vix # mm. diametro transverso ;
tubus sicut fasciæ mesopetalæ extus nonnunquam pubescentes.
Subvar. 1. calva m. — Cal. macranthum Porr.? in Rev. Hort. ser. II
tom. 4 (A. II. 4846), p. 409. — Conv. maximus etc. SLOANE Jam. 1
(4707), p. 151 t. 96 f. 1. — 1. silvestris folüs et floribus amplissimis, tubis
florum subteretibus Browne Jam. (1789), p. 155. — Folia glabra.
Mexico (im Hort. Berol. aus von GEroLD gesammelten Samen gezogen,
X. 4839, Herb. Ber.), Cordoba im Staate Veracruz (E. Kerger VIII. 1882
BULL. HERB. BOISS., décemhre 1897. 71
1038 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (94)
n° 47, H. Ber., Boiss., Del., Mon. — Blumenkronensaum in der Knospe
aussen weich behaart).
Costa Rica, bord de la voie ferrée entre San José et San Juan
(Ad. Toxpuz I. 1896 n° 9867, H. Brux.).
Panama, Maume et Gorgone (Dr M. Wacner I. 1858 n° IV. 51, H.
Mon.).
Jamaica (SLOANE a. a. O.).
Hort. bot. Berol. 1854 (H. Ber. — Folia alia hastato-5-loba, alia integra
cordiformia); ohne Standortsangabe (Rortu in Herb. ScHREBER, H. Mon.).
Wahrscheinlich gehören zu dieser Form auch noch eine Anzahl der
oben unter der Artbeschreibung aufgezähllen mittelamerikanischen
Exemplare, die mir jedoch augenblicklich nicht vorliegen. Ueberhaupt
scheint die gelappte Form in Mittelamerika ein bestimmtes, wenn auch
vielleicht nicht scharf umschriebenes Verbreitungsgebiet zu besitzen.
Auch die, wenn ich nicht irre, aus Europa und also vielleicht mittelbar
ebenfalls aus Mittelamerika bezogene Pflanze des Hort. Bog., welche der
obigen Artbeschreibung als Grundlage gedient hat, gehört hierher.
Subvar. 2. hirsuta m. — Ip. longiflora Wiczo. Enum. 1 (1809),
p. 207; H. B. K. Nov. gen. 3 (1818), p. 111; R. et Scx. Syst. 4 (1819),
p. 245; Link Enum. 4 (1821), p. 199; Herb. Wizzp. n° 3759, non R. Br. —
Quamoclit longiflora Don Gen. Syst. 4 (1838), p. 259. — Conv. macro-
solen Spr. Syst. 1 (1825), p. 603. — Folia juniora utrinque sicut partes
omnes juniores appresse hirsuta, subsericea, seniora utrinque pilis raris
appressis obsita.
Hort. bot. Berol. (Herb. Wie. n° 3759 im H. Ber. — Steriel!).
In Buitenzorg, wo Cal. bona nox während meines 3 \/.-jährigen
Aufenthaltes daselbst zu wiederholten Malen, aber stets auf offenem, der
vollen Sonne preisgegebenen Ackerland, aus Samen gezogen wurde,
blieben die Pflanzen stets kraulig und erreichten nur eine Lebensdauer
von wenigen Monaten. Im dichten, schattigen Sekundärwald an der
Grenze des botanischen Gartens bei Calkutta hingegen, wo Cal. bona
nox in grosser Zahl von Exemplaren verwildert angetroffen wird, steigen
seine dünnen, unverzweigten, blattlosen, straff gespannten, tau-arligen
Stengel bis in die ziemlich hohen Baumkronen hinauf, indem sie erst
dort sich verzweigen und das Blätterdach der Bäume mit ihren von
grossen herzförmigen Blättern und riesigen weissen Nachtblumen
besetzten Guirlanden überziehen. Auch hier bleiben indessen die Stengel
noch krautig und sind offenbar ebenfalls nur von kurzer Lebensdauer.
(95) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1039
Ein Rhizom hingegen, welches Herr Dr Pran ausgraben liess, zeigle
deutlich die Reste alter abgestorbener Stengel und erwies sich demnach
als perennierend, was übrigens durchaus mit Roxgurcu’s Angaben! im
Einklang steht.
Auch anderwärts scheint Cal. bona nox je nach den äusseren Lebens-
bedingungen von wechselnder Lebensdauer zu sein. Wenigstens scheint
mir dies aus den einander wiedersprechenden Angaben der Sammler
hervorzugehen. Während nämlich das oben erwähnte Exemplar von
Guadeloupe als « annuel » bezeichnet wird, findet sich auf der Etiketle
des Essers’schen Exemplars von Cuba die Angabe « suffrutex alte
scandens, » und RornupauscHer’s Exemplar von Manilla besitzt holzige
Stengel.
In gleicher Weise lässt sich auch für zahlreiche andere Tropen-
gewächse leicht nachweisen, dass sie die Fähigkeit zu einem verhältnis-
mässig hohen Lebensalter in sich tragen, welches jedoch nur unter den
günstigsten Standortsverhältnissen erreicht wird. In besonders auffälliger
Weise tritt uns diese Wechselbeziehung zwischen Lebensdauer und
Standortsverhältnissen entgegen bei solchen bald einjährigen und krau-
tigen, bald holzigen und strauchartigen Tropengewächsen, deren euro-
päische Verwandte stets nur einjährige Kräuter sind. So tritt z. B.
Leucas linifolia, welche in ihrer äusseren Tracht einigermassen an unsere
Stachys annua und an Galeopsis Ladanum erinnert, in den Reisfeldern
Westjava’s alljährlich während der wenigen Monate, wo dieselben
brach und trocken liegen, in grossen Mengen als einjähriges Kraut auf,
welches zwar Zeit behält, seine Früchte zur Reife zu bringen und für
eine Nachkommenschaft zu sorgen, dann aber, wenn die Felder auf's
Neue bestellt werden sollen, mitsammt der übrigen Brachenvegetation
untergepflügt wird. An Feldrainen, auf dürren, sonnigen Grasflächen und
im Lantana- und Melastoma- gesträuch hingegen, sowie überhaupt an
allen solchen Orten, wo ihr dazu die nötige Zeit gelassen wird, ent-
wickelt sich Leucas linifolia zu einem holzigen kleinen Strauch. Auch
Anisomeles ovata, welche sich etwa mit unserer Ballota nigra und
unseren Lamium-arten vergleichen liesse, wird an Wegrändern und auf
Schuttplätzen bei Buitenzorg und Batavia gemeiniglich nur ein Kraut
von kurzer Lebensdauer. An den Uferböschungen des Tji-liwung im
botanischen Garten zu Buitenzorg hingegen, wo auch zahlreiche andere
Flüchtlinge aus dem Bezirk der krautartigen Pflanzen des Gartens sich
1 « Perennial.» — Warr. Fl. Ind. 2 (1824), p. 87.
1040 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (96)
unbehelligt ihrer Freiheit freuen, sah ich alte, strauchartige, reich
verzweigie, über mannshohe Siôcke mit holzigem, über fingerdickem
Siamm.
Yon C. muricatum unterscheidet sich C. bona nox im Allgemeinen
nicht allein durch die Blüten. sondern auch durch dornenlose Stengel und
ganzrandige, ungeteilte Blätter; doch kommen auch bei C. muricatum.
welches meist nach Ari von Schmetterlingsflügeln geschweifte oder
handlappige Blätier besitzt, zuweilen ganzrandige und ungeteilte Blätter
vor, und bei C. bona nor ist zuweilen der Stengel, wie es bei C. muri-
catum sieis der Fall ist. mit kurzen, weichen Stacheln besetzt. Auch
C. bona nor besiizi nun zwar, wie wir oben gesehen haben, eine
Varieiät mit eckigen oder gelappien Blättern, doch sind im leizieren
Falle bei ihm die Blätter mehr spiessförmig, mit lang gestreckiem Mitiel-
lappen und mehrfach kürzeren Seitenlappen, aber nicht handformig
gelappt, wie bei C. muricatum. Einen weiteren Unterschied bieten die
langen, hornartigen Anhängsel der drei äusseren Kelchblätter, welche
bei C. bona nor zurückgebrochen sind und wagerecht abstehen, während
sie bei C. muricatum mehr aufgerichtet und einwäris gekrümmt sind.
Bei der Deutung mangelhafter Artbeschreibungen ist zumal das letzter-
wähnie Merkmal zuweilen von grossem Wert. so z. B. für die Erkennung
von Ipomea carinata ExpL. und 1. ambigua Exp.
Aus dem anatomischen Bau des Laubblaties liessen sich keine unter-
scheidenden Merkmale für die beiden so nahe verwandien Arten
gewinnen; vielmehr zeigten sie sowohl unter einander wie auch mit den
Arten der äussersi nahe stehenden Gatiung Quamoclit eine hochgradige
Uebereinsiimmung. Da ich zudem auch während der anatomischen
Uniersuchung der Gonvelvulaceen des Münchener Herbars C. muri-
catum in Anlehnung an Caoısr noch als blosse Varietät des C. speciosum
bezügl. C. bona nor aufiassie, so_habe ich in der damals angefertigien
Beschreibung des Blatibaues auf eine Scheidung der beiden Arten ver-
zichiei. Nach dieser Beschreibung ist der anatomische Bau des Laub-
blaties bei beiden Arten der folgende :
Beide Oberhautplatien gleich, ziemlich zarı und dünnwandig,
Aussenwände sehr fein gerillt. bogig polygonal bis schwach wellig ver-
zahni, unierseils mehr zu welliger Verzahnung geneigt, Zellen mittel-
gross; Drüsenköpichen ziemlich gross, zart, vom Scheitel gesehen
meist annähernd kreisrund und unregelmässig vielzellig; Deckhaare
nur zuweilen spärlich oberseits auf den Nerven, wie bei Quamoclit hede-
(97) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1041
rifolia Cuoisy; Blattfleisch, wie auch fast alles übrige, fast wie bei
Quamoclit, deutlich bifacial, dicht, nicht sehr dick, sehr zart, ziemlich
grosszellig, voller Nädelchen und Einzelkrystalle; Palissaden-
zellen meist einschichtig, doch bisweilen auch mehrschichtig, dick,
ziemlich kurz, sehr dicht, zart, ziehharmonika-artig quer gefaltet, gegen
die dickeren, ziemlich dichten, meist isodiametrischen, doch zuweilen
auch horizontal gestreckten Schwammzellen scharf abgegrenzt;
Gefässbündel mit erweiterten Endtracheiden, begleitet von grossen
Milchzellreihen und zuweilen von ziemlich zahlreichen kleinen
Kalkdrusen im Weichbast der Hauptstränge, nur die letzteren durch-
gängig; Sekretsonderzellen sehr gross, zartwandig, meist kugelig,
doch auch zuweilen gestreckt, sehr zahlreich, nur im Schwamm- und
zwischen Schwamm- und Palissadengewebe. sonst wie bei Quamoclit coc-
cinea.
In Borneo, wo der ursprüngliche Pflanzerwuchs noch auf ungeheure
Strecken weit erhalten geblieben ist und daher für viele Pflanzen der
Nachweis leicht geliefert werden kann, dass sie im malaiischen Archipel
nicht ursprünglich heimisch sind (Turnera trioniflora, Hyptis capitata
und A. brevipes, Ipomæa triloba L., Paspalum conjugatum Berg, weiches
längs der grossen Wasserstrassen bis nach Mittelborneo vordringt, aber
nicht in grösserer Entfernung von denselben anzutreffen ist, u. a. m.),
habe ich Arten von Calonyetion und Quamoclit niemals gefunden; aber
auch da, wo ich Calonyction-arten wirklich in freier Natur wahrge-
nommen habe, liess sich aus den Standortsverhältnissen mit Leichtigkeit
nachweisen oder wenigstens mit einem hohen Grade von Wahrschein-
lichkeit darauf schliessen, dass daselbst nicht ihre wahre Heimat zu
suchen sei. So sah ich auf Java C. bona nox nur ein einziges Mal in
freier Natur, und zwar in verwildertem Zustande im Grase einer
Böschung der Eisenbahn bei Tji-tjuruk oberhalb Buitenzorg. Auch
auf Pinang sah ich ein Calonyction noch im Weichbilde der Stadt im
Sekundärwald nahe dem Waterfall-hôtel am Wege nach dem botanischen
Garten. Da es nicht in Blüte stand, so liess sich zwar die Art nicht mit
Sicherheit ermitteln, doch kann man mit grosser Wahrscheinlichkeit
annehmen, dass es ein Flüchtling aus dem nahen botanischen Garten ist,
wo C. bona nox in üppigen Exemplaren kultiviert wird. Ebenso ist es
wohl für die zahlreichen, im Sekundärwald an der Grenze des botanischen
Gartens zu Galkutta wachsenden Pflanzen von C. bona nox kaum zweifel-
haft, dass sie einer dem Garten entschlüpften Mutterpflanze entstammen,
1042 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (98)
und auch auf Ceylon sah ich die nämliche Art bei Colombo, Pera-
deniya und Kandy nur in Gesträuch und Sekundärwald in der Nähe
menschlicher Wohnungen. Insgleichen ist wohl auch an den übrigen
Standorten in Indien und dem indischen Archipel C. bona nox nicht
wirklich heimisch, und da die meisten Arten von Calonyction und Qua-
moclit nur in Amerika vorkommen, so ist es sehr wahrscheinlich, dass
Amerika auch die ursprüngliche Heimat von C. bona nox, C. muricatum,
Quamoclit pinnata, Q. coccinea und Q. phenicea ist. Alle diese 5 Arten
werden wegen ihres raschen Wuchses, ihrer eleganten Tracht und ihrer
schönen Blumen überall in den Tropen gepflegt und haben daher leicht
Gelegenheit, sich neue Verbreitungsgebiete zu erobern. Für C. bona nox
im Besonderen wurde die Vermutung, dass es amerikanischen Ursprungs
sei, bereits von HEusLey ' ausgesprochen, während BexrHam ? im Gegen-
teil noch der Meinung war, dass es aus der alten in die neue Welt ein-
geführt worden sei.
Ein eigentümliches Schauspiel gewährt C. bona nox, wenn sich
Abends kurz vor der Dämmerung mit für das Auge wahrnehmbarer
Schnelligkeit seine grossen Blüten öffnen. Ich beobachtete dies in
Buitenzorg gemeinschaftlich mit meinem Freunde J. Massarr ° am
Abend des 29. XII. 189% von ‘/2-°/1 6 Uhr und konnte dabei drei ver-
schiedene Phasen unterscheiden. Bei allen höheren Gonvolvulaceen
gliedert sich bekanntlich der Trichter der Blumenkrone in 5 von der
Röhre ausstrahlende, sich allmählich ausspitzende mesopetale Streifen
und 5 zartere, meist mehr oder weniger dreieckige episepale Verbin-
dungsstücke. In der Knospe schliessen die ersteren mit ihren Rändern
eng an einander und decken auf diese Weise die 5 Zwischenfelder,
welche durch je eine Längsfalte dermassen nach innen geschlagen sind,
dass man sie von aussen nicht gewahr wird. Bei C bona nox bilden die
5 Streifen der Blumenkrone in der Knospenlage auf der langen cylin-
drischen Kronenröhre ein langes, spitzes, spindelförmiges Gebilde. Die
erste Phase des Oeffnens der Blumen leitet sich nun dadurch ein, dass
sich die 40 einander paarweise berührenden Ränder der 5 Kronen-
streifen langsam von einander lösen und allmählich, zunächst noch
nicht für das Auge wahrnehmbar, schliesslich aber in deutlich sicht-
barer, wenn auch immer noch ziemlich langsamer Bewegung, aus
! Heustey in Journ. Linn. Soc. Bot. 30 (1894), S. 186.
? BENTHAM Fl. Hongk., S. 239.
3 Siehe J. Massarr in Bull. Soc. R. Bot. Belg. 34, À (26. IIL. 1896), S. 157.
(99) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1043
einander weichen. Hierdurch werden die 5 eingefalteten Zwischenstücke
sichtbar und der anfangs spitze, spindelförmige Kronensaum endigt
schliesslich in 5 von einander gewichenen mesopetalen Zipfeln. Beim
Eintritt in die zweite Phase nimmt nun plötzlich die Bewegung der-
massen an Schnelligkeit zu, dass der Kronensaum durch Entfaltung der
in der Knospenlage einander deckenden Hälften der 5 Verbindungs-
stücke in wenigen Sekunden die Form eines Trichters annimmt, und
zumal diese zweile Phase gewährt durch die grosse Schnelligkeit, mit der
sie sich abspielt, einen ganz überraschenden Anblick. In der dritten
Phase endlich nimmt die Bewegung wieder ein sehr langsames, nicht
mehr durch ununterbrochene Beobachtung, sondern nur noch durch
Vergleichung verschiedener Zeitlpunkte wahrnehmbares Tempo an, bis
schliesslich der Kronensaum seine endgiltige, fast tellerförmige Gestalt
erreicht hat. Die ganze Erscheinung nimmt nicht viel mehr als eine
Viertelstunde in Anspruch und schon in den ersten Morgenstunden des
folgenden Tages welken die Blumen, indem sich der Kronensaum von
allen Seiten her gleichmässig einrollt, bis zuletzt die ganze Blumenkrone
abfällt.
Bemerkenswert ist noch, dass sich die verschiedenen Blüten derselben
Pflanze nicht gleichzeilig, sondern nach einander öffnen, sodass man die
einzelnen Entwickelungsphasen an verschiedenen Blüten gleichzeitig
beobachten kann und sich an grösseren Pflanzen von 5 bis 6 Uhr der-
selbe Vorgang in ununterbrochener Folge mehrmals wiederholt. Es hat
fast den Anschein, als ob die Pflanze, um das Oeffnen ihrer grossen
Blumen zu bewerkstelligen, einen solchen Aufwand von Energie nötig
habe, dass sie ihre ganze Kraft auf eine einzige Blüte konzentrieren
muss.
Für die Beantwortung der Frage, durch welche physiologischen Vor-
gänge das Oeffnen dieser grossen Nachtblumen eingeleitet wird, ist
vielleicht die Thatsache von Bedeutung, dass durch Abschneiden der
Blüten das Oeffnen der Blumenkrone verhindert wird. Ein Zufall war es:
der mich zu dieser Beobachtung führte, als ich eines Abends im bota-
nischen Garten zu Buitenzorg mit Anfertigung einer Beschreibung von
C. muricatum beschäftigt war und das Oeffnen der einzigen sich erschlies-
senden Blüte wegen eingetretener Dämmerung nicht mehr im Freien
abwarten konnte. Obwohl ich ahnte, dass durch das Abschneiden der
Vorgang des Oeffnens abgebrochen werden würde, schnitt ich doch die
Knospe mit einem Taschenmesser ab und stellte sie zu Haus in ein Glas
Wasser. Meine Alınung bestätigte sich; noch bis zum folgenden Morgen
1044 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (100)
blieb die in den ersten Stadien des Erschliessens befindliche Knospe
unverändert und ging dann im Laufe des Tages aus der Knospenlage
unmittelbar durch Verkürzung in die postflorale Lage über. Da sich
indessen die Knospe nicht entfaltet hatte, so konnte diese Verkürzung
nicht durch allseitige Einrollung des Blumenkronenrandes geschehen,
wie es unter normalen Verhältnissen bei sämmtlichen Echinoconien
und mehreren Merremien und Operculinen der Fall ist, sondern
konnte nur unter ringförmiger Querfaltung des noch spindelförmig
geschlossenen Kronensaumes vor sich gehen.
Alle diese Vorgänge scheinen mir deutlich für die Richtigkeit der von
ÖOLTmanns! vertretenen Annahme zu sprechen, dass das Oeffnen und
Schliessen der Blüten auf Turgescenzerscheinungen beruht, dass also
beim Oeffnen der Turgor erhöht, beim Schliessen hingegen herabgesetzt
wird.
Nur kurz sei hier noch darauf hingewiesen, dass CoLLETT im Wider-
spruch mit meinen eigenen Beobachtungen und mit denen anderer
Sammler auf der Etikette des von ihm in den Khasia-bergen gesam-
melten Exemplars die Angabe macht : «Flowers do not close during
day. >»
3. GC. muricatum (L. 1767) Don Gen. Syst. 4 (1838), p. 264; HAL-
LIER f. in ENGLER Jahrb. 16, p. 556 et 18, p. 154 (excl. syn. Quam. Rui-
ziana Don) et in Verslag Buitenz. 1895 (1896), p. 130. — Convolvulus
muricatus L. Mant. p. 44; Wizo. Sp. pl. 1. 2 (1797), p. 858; Pers. Syn.
1 (1805), p. 179; Wiczo. Enum. hort. Berol. 1 (1809), p. 204; Spr.
Syst. 4 (1825), p. 598; Warr. Cat. (XII. 1829), p. 67 n° 2249; Herb.
Wırıd. n° 3702, non BLanco. — Ipomea muricata Jaco. Hort. Schônbr.
3 (1798), p. 40 t. 323; Roxe. Hort. Beng. (181%), p. 14 (nomen tantum!);
Bot. reg. 4 (1818) in notis; R. et Sc. Syst. 4 (1819), p. 250; Link Enum.
pl. horti Berol. 1 (1821), p. 200; Warr. Fl. ind. 2 (1824), p. 89; Roxe.
Fl. ind. 1 (1832), p. 499 et Icon. ined. (in herb. Calc.) 4, t. 115; Hook.
Nig. Fl. (1849), p. 153; Mn. Fl. Ind. Bat. 2 (1856), p. 608 (exel. synn.
Br. et Dietr.); Baker Fl. Maur. (1877), p. 211; Hook. f. Fl. Brit. Ind.
4 (1885), p. 197; Forges and Heust. in Journ. Linn. Soc. Bot. 26 (1890),
p. 161; Pram in Journ. As. Soc. Bengal 63. 2 (1894), p. 101, non Cav. —
Cal. speciosum ß. muricatum CHoisx in DC. Prodr. 9 (1845), p. 345
1 FRIEDRICH ÖLTMANNS, Ueber das Oeffnen und Schliessen der Blüthen. —
Bot. Zeitung 53. Abth. I. Heft II (16. III. 1895), S. 49 u. ff.
(101) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1045
(excl. synn. Wizzp., LEDEB., BL., Diere.) ; Zorr. Verz. (1854), p. 128, non
Hassk. — I. bona nox ß. purpurascens Ker Bot. reg. % (1818), t. 290. —
Conv. petiolaris H. B. K. Nov. gen. 3 (1818), p. 82; Spr. Syst. 1 (1825),
p. 598 (excl. syn. Wizzp.). — I. petiolaris Don 1. c. p. 275. — I. pseudo-
muricala BERNHARDI in Link 1. c. (1821), p. 200. — Cal. pseudomuricatum
Don 1. c. p. 264. — Conv. grandiflorus War. Cat. (XII. 1829), p. 84
quoad n° 1570 H in herb. Calc. et in herb. War. ex p. lantum, non
alior. — I. ambigua Enpr. Fl. Norf. (1833), p. 53. — Cal. speciosum var.
b. Cuosy in Mém. Soc. Genève 6 (1833), p. 441 et var. y. pubescens
Caoisv in DC. Prodr. 9 p. 345 quoad synn. Link et Don tantum. — Cal.
speciosum WALKER-ARNoTT in Madras Journ. 5 (1837), p. 19 ne 30. —
— Cal. longiflorum Hassk. Cat. horti Bog. (1844), p. 140 et Pl. jav. rar.
(1848), p. 523 (excl. syn.). — Conv. colubrinus Bianco Fl. Filip. ed. II,
vol. 1 (1877), p. 125, ic. 2 t. 315. — I. (Calonyction) shirensis BAKER in
Kew Bull. n° 86 (II. 1894), p. 74, non Ouv. — I. Kirkiana BRITTEN in
Journ. of bot. 32 (III. 1894), p. 85.
Pl. viva horti Bog.: Herba annua, vigorosa, sinistrorsum volubilis,
præter foliorum faciem superiorem glaberrima, in partibus omnibus viri-
dibus succo lactescente albido foeta, noctiflora; cotyledones magnæ,
late, eodem quo folia caulinia colore, bilobæ, inter lobos latissime et
leniter sinuatæ, basi cordato-sinuatæ, ima basi 7-nerviæ, nervis prope
basin supra utrinsecus linea atra notatis, intermedii paulo supra basin
bifidi ramis in lobos divergentibus, umbilico basali supra late sanguineo;
caules tenues, teretes, nitidi, undique muricibus longiusculis carnosis a
latere compressis carneis apice late viridibus prope petiolorum inser-
tionem densioribus longioribusque armati, juniores virides, seniores sor-
dide rubescentes; foliorum caulinium petiolus longus, subteres, deor-
sum angusie sulcatus, non muricatus, præler basin flexuosam stricte
erecto-patens, eodem quo caulis colore, apice utrinsecus nectario minuto
lætius viridi præditus; lamina in petioli apice extrorsum deflexa, facie
supera luci incidenti oblata, magna, herbacea, exacte cordiformis, acumine
longo angusio anguste obtusato mucronato terminata, basi profunde et
anguste sinuata, celerum integra, supra herbaceo-viridis, pilis raris mi-
nutis patulis puberula vel glabra, nitida, nervis venisque sulcalis rugosa,
subtus multo pallidior, glauco-viridis, sub lente densissime et minulis-
sime roridulo-punctata, venis densis tenuibus herbaceo-viridibus reticu-
lata, umbilico basali supra plerumque rubescente pilisque densis minutis
patulis cristato; nervi supra in sulcis suis prominuli pilisque sparsis
minutis patentibus puberuli, subtus valde prominentes, semiteretes,
1046 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (102)
utrinque quam internervia pallidiores, intermedius basin versus supra
utrinseeus Jinea atra nolatus, laterales utrinsecus ca. 6, quorum basales
3 utrinsecus una e petiolo oriuntur; paris infimi nervi 2 in lobos basales
recurvi, paris secundi transverse divaricali, ceteri angulo acuto ereclo-
patentes, omnes apice procurvi, extrorsum semipinnato-ramosi commis-
surisque intramarginalibus numerosis sertis valde arcuatis inter se con-
juneti; flores speciosi, lilacini, axillares, solitarii, vel in cincinnis axilla-
ribus solitariis paucifloris; pedunculus brevis, leres, viridis, nitidus,
muricatus, ramis similis, sed multo crassior; pedicellus præ anthesin
erectus, in anthesi horizontalis, brevis, herbaceo-viridis, nilidus, crassus,
carnosus, clavatus, sub calyce iterum constrictus et inter sepala nectariis
5 minutis punclatus, succo copioso lacleo foetus, post anthesin cernuus,
verticalis, fructu maturescente valde incrassatus, obconicus, viridis, sieut
sepala pruina cerea abstergibili glaucus, opacus, succo lacteo destitutus,
saccharo parco subduleis; sepala præ anthesin ovata, crassa, carnosa,
glabra, tuberculo dorsali basali tumida, dorso carinata herbaceo-viridia,
marginibus pallida membranacea pellucida, ad °/s imbricata, exteriora 3
in aristam longam carnosam erecto-patentem elongala, interiora 2 mi-
nora, arista breviore ereclo-incurva terminata; corolla pr& anthesin
extus pallide et sordide viridis, nitida, e tubo longo cylindrico fusiformis,
suturis 5 dextrorsum contortis lineata, sub vesperum sese subito plieis
5 explanatis aperiens. glabra, e tubo longo angusto sensim in limbum
infundibuliformem 5-lobum expansa, lobis mesopetalis; corollæ fasciæ
5 mesopetalæ subtiliter multinerves nervisque binıs crassioribus tumidis
ab areis commissuralibus distincte limitatæ; sepala capsulæ matures-
centis valde aucta, aristis incurvis nunc patulis nunc capsulam unguium
instar arcle amplexis; capsula malurescens pallide ochraceo-viridis,
acute globoso-ovoidea, suturis 4 longitudinalibus migrescentibus quadrata
et obscure sulcata, inter suturas mutice quadrangula, mucrone crasso
longo recto apicata, sæplis 2 accessoriis incompletis 2-locularis, 4-sperma;
semina lævia, trigona, dorso convexa, lateribus plana, introrsum prope
basin grosse umbilicata; embryonis cotyledones plicatæ, in sectione
transversa figuram w-formem præbentes.
Herb. Mon. specimen Schreberianum : Rami verrucosi; filamenta
longa, normalia, vix exserta; antheræ magnæ, longæ, introrsæ, basi
cordatæ; pollen ut in /pomœæis, globosus, undique spinosus et porosus ;
discus humilis, cupularis, obscure 5-lobus; ovarium glabrum, 2-locu-
lare, 4-ovulatum; stylus integer, paulo exsertus; stigma magnum,
biglobulare; semina (specim. alius) atra, opaca.
(103) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 1047
Amerika von Mexico bis Brasilien.
Columbien, Mayquetea (E. Orro n° 476, H. Vind.).
Rio de Janeiro (A. GLazrou n° 13010 ex p., H. Ber.).
Cap Verde (Borg, H. Boiss., nicht DC.).
Cap Verd. Inseln S. Nicolao und S. Antao (BoLLe in Bonplandia 9,
S. 53).
. Angola (Weıwırsch n° 6146, H. DC.).
Central-Afrika, Gir im Bongolande (G. ScHweEıinrurtH 14. X. 1869
n° 2501 unter dem Namen Calonyction acanthocarpum Cnoisy, H. Ber.
— Junge Blütenstände mit krautigen, dunkel geaderten Brakteen |),
bei Chartum in Gärten kultiv. (Schweine. 9. XI. 1868 n° 288, H. Ber.
— Brakteen wie bei n° 2501, aber noch weiter entwickelt und
grösser).
Zambesia, Upper Shire Valley (D' Kirk 1859, Herb. Kew), Shiri
Highlands (BucHanan n° 391, Herb. Kew. — « White fl, 3 inches
diam. »).
Rodriguez, kultiviert (Baker Fl. Maurit., S. 211).
Ceylon, Ganatena, Batticaloa (Tawarres III. 1858. C. P. 3580, Herb.
Per. — Einheim. Name : Alanga).
Südliches Vorderindien, Tranquebar (Herb. Madr. IV. 1810 in
WarricHn’s Exsicc. n° 2249 B, Herb. Calc.); Mambaluın (T. K. Nainoo
1870, Herb. Calc.).
Westliches Vorderindien (Herb. Wicar propr. n° 2269 im H.
Ber. u. Del.; Herb. Wicur in Waruich’s Exsice. 1370/H unter den Namen
Convolv. muricatus und Ipom&a muricata Roxe., Herb. Calc.); Nord-
Canara, Halial (W. A. Tacsor XI. 1888 n° 1743, Herb. Cale.); Gatten
(Husçcez n° 1495, H. Vind.).
Centrales Vorderindien, Goonah (G. Kıns n° 156, Herb.
Cale.).
Nördliches Vorderindien, Planities Gangetica superior (T. THom-
son, Herb. Ber., Calc., Vind.); Munggir (Herb. Ham. 13. X. 1811 in War-
LıcH'’s Exsice. n° 2249, Herb. Cale.); a Belaspur ad Pir Panjohe (HuEGEL
n° 875, H. Vir.d.).
Nordwest-himalaja, Bashahr, Rampur 2800 ft. (I. H. Lace 7. X.
1891 no 1099, Herb. Calc.). Kumaon, valley of Surjoo 3500 ft. (R. SrRa-
cuey and J. E. Wıntergorton 19. X. 1848, Herb. Calc.).
Sikkim (T. Taomsox 1857, Herb. Calc.); Terai, Sookna 500’ (CLARKE
18.X. 188% n° 36656 A, Herb. Calc. u. n° 36656 D, H. Barb.-Boiss. —
« Corolla nearly white»); Little Rangiet 1500 ft. (Crarke 2. X. 1870
1048 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (104)
no 12583, Herb. Calc.); junction of Little and Great Rangiet 1000’
(S. Kurz X. 1868, Herb. Calc.).
Assam (Col. Jenkins, H. Mon.).
Oberburma (Aspur Huk 1890, Herb. Calc.).
Gentral-China, Provinz Hupeh (Dr Aug. Henry 1885-88 no 4612,
Herb. Calc.), « cullivated, and seeds eaten » (Forges and HEMsr. a.
a. 0.).
Japan (ZoLLinGer Verz. 1854, p. 128).
Philippinen (Branco, H. DC. — Nach Braneco Fl. Filip. ed. III. a. a.
0. aus China eingeführt und gegen Schlangenbiss in Gebrauch).
Insel Norfolk (Bauer unter dem Namen Jp. carinata ENDL.,
H. Vind.).
Im Hort. Bog. von 1893-1896 kultiviert (nach eigener Beobach-
tung).
Hort. bot. Berol. (Herb. Wicp. n° 3702 im H. Ber.), in horto bot.
berol. Chamissonis tempore culta (n° 1314, H. Ber.); Hort. bot. monac.
(Herb. Kunuer 13. IX. 1851, H. Mon.); Hort. Erlangensis 1780 u. 1785
(Herb. Schkeger im H. Mon. — «Lemé-Lemé Senegalensium. » Ist mir
selbst jedoch noch nicht vom Senegal bekannt geworden); ohne Fundorts-
angabe (Herb. Link im H. Ber. unter den Namen Conv. muricatus und
Ip. muricata).
Im Hort. Bog. am 29. XII. 1894 Abends '/ 6 Uhr in Blüte, am 19.
XII. 189% Abends nach 5 Uhr nur erst halb offen, am 20. XII. in den
ersten Morgenstunden noch offen, 8 Uhr bereits verwelkt, 9 Uhr ein-
gerollt '.
4, GC. setosum (Ker 1818) m. — Ip.setosa Ker Bot. reg. 4, t. 335;
Caoisy in DC. Prodr. 9, p. 381; Meıssn. in Marr. Fl. Bras. 7 (1869), p. 283
(exel. descr. corollæ et syn. GR. et pl. jamaic.), non Br. nec Gr. — Conv.
setosus Spr. Syst. 1 (1825), p. 59%. — Batatas setosa Lips. Bot. reg. ind.
À (1839), p. XV.
Brasilien.
5. GC. Pavoni sp. n. (t. XVII. fig. 4-5, t. XVIM. fig. 1). — Ip. setosa
Grise. Fl. Brit. W. Ind. (1864), p. 469, non Ker nec BL.
Caules, folia, inflorescentia, pedunculi, pedicelli
1 Siehe auch J. Massarr in Bull. Soc. Bot. Belg. 34, 1 (26. III. 1896), S. 157
Anm. 2.
(105) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 41049
exacte ut in præcedente; folia triloba, tenuissime membranacea, lobis
acuminatis, basi valde coarctatis, lateralibus vel omnibus pulchre sinuato-
dentatis; flores in cincinnis abbreviatis in dichasio axillari solitario
longe pedunculato geminatis subumbellati; pedicelli clavati; calyx
oblongus; sepala ovata, aculiuscula, fere ut in præcedente, sed glaber-
rima vel extima 2 tantum sub apice seta palente prædita, interioribus 3
breviora; corolla fere ut in præcedente, sed alba (?), subcampanulata,
tubo supra calycem conspicue dilatato, quam in C. setoso latiore, limbo
ul in præcedente 5-lobo, lobis mesopetalis; genitalia corollæ tubum
non adæquant; antheræ magnæ, introrsæ, basi cordatæ ; pollen ut in
Ipomeis; discus annularis; ovarium glabrum, 2-loculare, 4-ovulatum ;
siigmata 2 globosa.
Caulis 5 mm. crassus, setis 5-7 mm. longis; petiolus ultra 4 dm. longus;
lamina (cum sinu basali) usque 22 cm. longa, 21 cm. lata, sinu basali usque
4 cm. longo, prope basin 25-30 mm. lato, lobo intermedio usque 44 cm. longo,
basi ultra 5 cm. lato, ad medium 1 dm. lato, acumine ca. # cm. longo ; pedun-
culus usque 2 dm. longus; bracteæ 2 primariæ 5 mm. longæ, 2-3 mm. latæ ;
pedicellus floris intermedii 35 mm. longus, apice (in sicco) 3-4 mm. crassus ;
calyx ca. À cm. longus, 7 mm. latus; corolla 5-7 cm. longa, tubo 3-4 cm.
longo, basi 4-5 mm. lato, supra basin 11-12 mm. lato.
Jamaica (Marcx n° 1133, H. Ber., aus dem H. Gr. — Kelch gänzlich
ohne Borsten !).
Ecuador, Fl. Huayaquil (Pavon, H. Boiss.), Chanduy, in litore maris
pacifici (Spruce n° 6498, H. Boiss. u. DC.).
Die an dem Kelche einer Blüte des Spruce’schen Exemplares sich
findenden beiden Borsten, welche sich von den am Stengel befindlichen
durchaus nicht unterscheiden, andererseits aber offenbar den Anhängseln
am Kelche von C. bona nox und C. muricatum homolog sind, deuten
darauf hin, dass die am Kelche vieler Ipomæen aus der Seklion Leio-
calyx (I. verrucosa BL., pandurata Mey., setifera Porr., fimbriosepala
Cuoisy, scrobiculata Bot. reg., muricata Cav., coptica RoTH, dasysperma
Jaco., rosea Cnoisy u. a.) sich findenden Auswüchse morphologisch
gleichwertig sind mit den am Stengel oder an den Blütenstielen vieler
höheren Convolvulaceen (z. B. Merremia hederacea HaLLier f. und
umbellata Hauuıer f., Ipomea dasysperma JAcQ., cairica SWEET, macror-
rhiza R. et Scu., aspera Var, aculeata Bı., Calon. bona nox, Cal. muri-
catum u. a.) vorkommenden und als Haftorgane dienenden Stacheln
oder Warzen. Darauf, dass mit den letzteren wahrscheinlich die Haus-
1050 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (166)
torien von Cuscuta homolog sind, wurde schon zu wiederholten Malen
hingewiesen, so unter Anderen von MEEHAN !.
6. GC. campanulatum m. (t. XVII fig. 2). — Ip. macrantha Prrer
in Enter u. Prantr Natürl. Pflanz. 4. 3. a (1891), p. 31, non Don nec KR.
el SCH.
Caules, pedunculi, pedicelli exacte ut in C. setoso; folia tenuis-
sime membranacea, nunc exacte ut in C. setoso triloba, nunc sub-9-loba,
lobis acumine obtuso mucronato terminatis basi valde coarctatis, latera-
libus parce et obsolete sinuato-dentatis; flores in cincinnis elongatis
axillaribus solitariis longe pedunculatis usque 9-floris; pedicelli cla-
vali; calyx magnus ovoideus; sepala subæqualia, quam in præceden-
tibus compluries majora, ovata, mutica, membranacea, extima 2 prorsus
et intermedium pro parte extus setis densis longissimis patentibus hor-
rida, intima glabra; corolla lilacina (?), exacte campanulata, tubo intra
calycem constricto, supra calycem valde dilatato, quam in præcedentibus
compluries latiore, vix longiore quam !ato, sensim in limbum dilatato;
genitalia corollæ tubum non adæquant; antheræ magnæ, longæ, basi
Sagittatæ; pollen ut in /pomeis; stigmata 2 magna, globosa.
Caulis £ mm. crassus, setis 4-5 mm. longis; petiolus usque 7 cm. longus;
lamina (cum sinu basali) usque ultra i% cm. longa, ultra 18 cm. lata, sinu
basali usque 25 mm. longo, prope basin ultra 3 cm. lato, lobo intermedio folii
trilobi (in specim. nicarag.) 75 mm. longo, prope basin 35 mm. lato, ad medium
45 mm. lato, folii sub-9-lobi (in specim. Pavoxt) 85 mm. longo, prope basin
15 mm. lato, ad medium 5 cm. lato; foliı sub-9-lobi lobi 4 laterales intermedio
utrinsecus proximi prope basin vix 12 mm. lati, ad medium ca. 3 cm. lati;
pedunculus usque ad floris infimi cicatricem in specim. Pavonı fere 1 dm.
longus, 2-3 mm. crassus; pedicelli ca. 2 cm. longi, apice (in sicco) fere
5 mm. crassi; calyx 22 mm. longus, 12-14 mm. latus; corolla 8 cm. fere
longa, tubi parte consirieta ca. 25 mm. longa, 5 mm. lata, parte dilatata ca.
3 cm. longa, 25-27 mm. lata; antheræ 8 mm. longæ, 2 mm. latæ.
Mexico (Pavon, H. Boiss.), Veracruz (Wawra n° 520, H. Vind.); Gua-
temala, Retalul&u (BErnouLLı und Carto n° 1888, H. Gott.); Nicaragua,
environs du Grenade 40 m. (P. Lévy jan. 1870 n° 1316, H. Boiss.).
1 Siehe Jusr Jahresb. 21, 2 (1895), S. 395.
(107) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. A051
Species exclusæ :
C. acanthocarpum CHoisy = Ipomæa ($. Leiocalyx) acantho-
carpa Hocasr.; HALLIER f. in ENGLER Jahrb. 18, p. 139.
C. asperum Cnoisy; HALLIER f. L. c. p. 154 = Ip. ($. Eriospermum)
aspera VATKE.
C. capillatum Mio. = Ip. ($. Eriospermum) trichosperma Bı. var.
(ex specim. authent. herb. L. B.).
C. chenopodifolium Marr. et GAL. = Ip. chenopodifolia HEMsL. —
Non vidi!
C. clavatum Don (1838) = Ip. lactescens Bentn. (1839-46) ex
specim. auth.
C. Comorensis Bos. — I. aspera VATKE.
C. comosperma Bos. = 1. ($. Eriospermum) tuba (ScHLEcHTEnD. 1831)
Don.
C. diversifolium Hassk. — I. trichosperma Br. (ex descr.).
C. diversifolium var. sulfureum MorrEn Belg. hort. 7 (1857), p. 225
t. 37 fig. 1 (excl. descr. Hassk.); Fl. Serr. et Jard. 13 (1858), p. 67 t. 1328
(exel. synn. Hassk. et GHoisy) = I. ($. Leaiocalyx) dasysperma JAco. ;
HALLIER f. in ENGL. Jahrb. 18, p. 148.
C. dubium Marr. et Gar. (1845) = I. ($. Leiocalyx) elongata Cuoısy
(1845) ex specim. auth.
C. Galeottü MARTENS — I. ($. Leiocalyx) Purga WENDER. ex specim.
auth.
C. grandiflorum Caoisy = I. tuba Don et latiflora R. et Scx.
C. Jacquinii Don = I. ($. Eriospermum) latiflora R. et Sch. non
Bot. reg. (ex syn.).
C. mollissimum ZouL. = I. ($. Eriospermum) aculeata BL. var. (ex
specim. auth.).
C. muticum Done; Span. = I. trichosperma Br. var. (ex descr. et
loco natali).
C. proxæimum Mar. et Gaz. = I. proxima Heust. — Non vidil
C. pteripes Don = Operculina pteropus Meıssn.
C. pterodes Caoisy = præced.
C. sanguineum Horr. = Rivea sp.? (ex descr.).
C. sanguinolentum GuiILLON = præced.
C. speciosum x. pubescens Caoïsy in DC. Prodr. 9, p. 345 et Mio. Fl. Ind.
1052 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (103)
Bat. 2, p. 597 (excl. synn. Link, Don, Ragep., Coca) = Stictocardia
tiliæfolia Hazuer f. in EnsLer Jahrb. 18, p. 159 (ex herb. L. et ex
herb. WırL». n° 3730 nec non ex descr.).
C. speciosum à. læve Guoisy I. c. — I. ($. Eriospermum) longiflora
R. Br.
C. speciosum à. læve Mm. 1. ce. p. 597 (excl. pl. tuberculatam et syn.
Hassk.) = præced.
C. trichospermum Cnoisy = I. ($. Eriospermum) trichosperma Br.
C. Tuba Coura — I. ($. Eriospermum) tuba Don.
C. venustum Marr. et Gar. (1845) = I. ($. Eriospermum) Maireti
CHoisy (1845)? ex deser.
Jena, den 16. August 1897.
Berichtigungen zu Erycibe.
1. Erycibe subspicata Praın (non War.) in Journ. As. Soc. Bengal
63.2 (1894), p. 84 quoad specim. Boot. el Assam. tantum, excel. synn. et
specim. Tenass.; HarLıer f. in Bull. herb. Boiss. 5 (IX. 1897), p. 737
— E. albiflora sp. n.
Bei 4. E. peguensis Prain ist einzuschalten E. subspicata
WALL.; CLARKE in Hook. Fl. Brit. Ind. 4 (1885), p. 181 (excl. specim.
Silhet.); Praın 1. c., p. 84 quoad synn. Cnoisv et DC. et Fl. Brit. Ind.
tantum.
Ava. Auch die fragweise unter n° 10. E. Princei erwähnten Fundorte
Assam und Khasia gehören hierher.
9. E. Maingayi CLARke ist Synonym von n° 20. E. Griffithii CLARKE.
(Fortsetzung folgt.)
1053
RANUNCULACEÆ JAPONICÆ
VERZEICHNIS DER BISHER IN JAPAN ENTDECKTEN RANUNCULACEEN
MIT BESONDERER BERÜCKSICHTIGUNG
DER VOM PATER FAURIE IN DEN JAHREN 1885-1896
GESAMMELTEN ARTEN
VON
+ Ernst HUTH !
VOR WORT
Die botanische Erforschung Japans ist ziemlich genau 200 Jahre alt,
und zwar scheint dieselbe ziemlich gleichzeitig seitens der Japaner und
der europäischen Reisenden begonnen zu sein. Während nämlich, wie
das folgende Litteratur-Verzeichnis zeigt, eine der ällesten japanischen
botanischen Arbeiten. das zehnbändige Werk Chen-Tst’s, im Jahre 1686
in Yeddo erschien, durchforschte Engelbert Kämpfer, der 1651 in Lungo
geboren war, und seit 1683 Persien, den Kaukasus, Indien, China und
Korea bereist hatle, endlich zwei Jahre lang die japanichen Jnseln, bis er
1693 nach Europa zurückkehrte. Von den sich diesen ersten Forschungen
anschliessenden Forschern will ich hier nur einige der wichtigsten er-
wähnen. So erschienen japanischerseits die zum Theil höchst umfang-
reichen mit zahlreichen hinreichend guten Tafeln versehene Werke,
wie der Phonzo-Zoufou, der Kwa-wi und der Sô-mokou Zoussetz, letzterer
1374 in 20 Bänden, während europäischerseits — aus Amerika ist mir
1 C’est avec un sentiment de tristesse que nous publions ce travail posthume.
En effet, M. le Prof. Dr Ernst Huth, décédé à Francfort-sur-l’Oder, le 5 août
de cette année était au nombre de nos amis el nous avions appris maintes
fois à apprécier ses hautes qualités de bienveillance aussi bien que son érudition.
Que sa veuve ainsi que sa famille veuille bien recevoir ici l’expression tardive
de notre plus sincère sympathie. E. À.
BULL. HERB. BOISS., décembre 1897. 72
1054 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
nur eine Arbeit aus der Feder Asa Gray’s bekannt -— verschiedene Na-
tionen sich in den Ruhm japanischer Pflanzenforschung theilen. Zuerst
zu nennen ist der schwedische Professor der Botanik in Upsala, J. P. de
Thunberg, welcher, nachdem er länger am Kap gelebt, 1775 nach Batavia
und Japan ging und 4778 von dort zurückkehrte ; Ph. F. von Siebold
ging 4822 nach Batavia und Japan, wurde aber, weil er eine Karte des
japanischen Reiches kopiert hatte, 1829 landesverwiesen. Ihnen schliesst
sich würdig der Franzose L. Savatier an, der als Chef-Arzt der Marinereich-
liche Gelegenheit hatie, aus der Flora Japans umfangreiche Sammlungen
anzustellen. Diese Reisenden bearbeiteten die Ergebnisse entweder selb-
ständig, wie Thunberg in seiner Flora japonica oder Maximowicz in
seinen Decad. plantarum, andere, wie Siebold und Savatier bedienten sich
dabei mit Erfolg der Mitarbeiterschaft anderer Systematiker, wie Siebold
derjenigen von dem trotz seines italienischen Namens geborenen
Deutschen Zuccarini und Savatier, welcher zahlreiche seiner Schriften
in Gemeinschaft mit dem Custos am Pariser Muséum d’histoire naturelle
publiziert hat. Beisriele solcher Forscher, die meines Wissens den Boden
unseres inselreiches nicht betreten haben, sich aber dennoch um die
Kenninis von dessen Flora wesentlich verdient gemacht haben, sind der
1874 als Direktor des Reichsherbariums in Leyden verstorbene F. A.
W. Miquel und der auch um viele andere Gebiete botanischen Studiums
reich verdiente Russe Maximowicz. Eingehendere Angaben finden sich
in dem nun folgenden
LITTERATUR = VERZEICHNIS
1686. Chen Tzi, Too Keæ Pun Tsaou. 40 Vol. Jeddo.
1697. Kaïbara-Toksin, Jamato-honzoo. (Fl. Japoniæ) 40 Vol.
17412. Kempfer!, Amoenitatum exoticarum fasciculi V. Lemgov.
1746. Erndtel?, De flora japonica, codice bibliothecæ regiæ berolinensi raris-
simo, epistola. Dresdæ.
4784. Thunberg, Flora japonica. Lipsiæ.
1788. Pallas, Flora rossica. Pars II, Petropoli (Pæonia albiflora).
1791. [Banks], Icones selectæ plant., quas in Japonia coll... Kempfer. London.
1794-1805. Thunberg, Icones plantarum japonicarum. Upsaliæ.
! K. hat Japan 1691-93 durchforscht, doch sind mir Ergebnisse auf dem
Gebiete der Ranunc. nicht bekannt.
? Zwei Volumina mit Pflanzen- Abbildungen japanischer Künstler, gesam-
melt von dem holländischen Gesandten A. Cleyer.
G) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1055
1800. Owak’ ja-skee, Kooweki tsikin-s’joo (collectio plantarum). XXIII Vol.
Oosaka.
4308. Hook’joo Hookoku, Wehono-samagusa (coll. plantarum sponte crescentium).
XI Vol. Oosaka.
4810. Hot-ei, Soo-Kwa-Sj’uu. (Flores coronarii.) Jeddo.
1812. Fischer, Catalogue du jardin des plantes du comte Alexis de Razoumoffsky
à Gorenki près de Moscou. II edit. (Aquil. glandulosa.)
4823/1827. Reichenbach, L., Illustratio specierum Aconiti generis. (Acon.
Fischeri.)
1825. Reichenbach, L., Iconographia botanica. III. Leipzig. (Trollius Lede-
bourii.)
4828. Jwasaki Tsunemassa, Phonzo Zoufou. (Botanica illustrata.) IVC Vol. Yedo.
"1836. Morren et Decaisne, Observations sur quelques plantes du Japon. Bruxelles.
1835/1844. Siebold et Zucarini, Flora japonica. Lugd.-Bat.
* 4840. Turzaninow in Bull. Soc. imp. naturalistes Moscou Vol. XIIL. (Clematis
fusca).
* 4842/1845. Turczaninow, Flora baicalensi dahurica. Vol. I.
4843. Siebold et Zuccarini, plantarum in Japonia..... genera nova. In Abh. Kgl.
Bayer. Akad. IV. 2 Abh. Monach.
‚185%. Turczaninow apud Fischer in Bull. Soc. Imp. Nat. Moscou. XXVII!
(Anem. dehilis). Re
1856. Gray, A. in Perry, Exped. China Seas and Japon (Williams and Morrow)
IL, p. 303-329.
4856. Jinunia Yokusai, Hong dzo dzu rok. XX Vol. Yeddo. (Icones et des-
eriptio plantarum et indigenarum et exsice., secundum systema Linnæi
disposita.)
1857. Maximowicz, Primitiæ floræ amurensis. (Pæonia obovata.)
1861. Regel, E., Plantæ Raddeanæ. In Bull. Soc. imp. Natur. Moscou. XXXIV
(Thalictr. simplex var. affine, Anem. Raddeana, Adonis amurensis).
1861. Regel et Radde, Reise in Ost-Sibirien I. In Bull. soc. imp. natur. Mose.
XXXIV.
1862. Regel, E., Flora ussuriensis. St-Pétersbourg. (Trollius macropetalus.)
1865-1866. Miquel, Prolusio floræ japonicæ. Amstelodami.
1866-1871. Maximowicz, Diagnoses plantarum novaram Japoniæ et Mandschu-
riæ. Dec. I-X. Petropol.
1873. Yonan-Si, Kwa-wi (Plantæ seleclæ). In gallicam linguam transtulit cl.
Savalter.
187%. Finouma Yokoussai, S6-Mokou Zoussets. (De plantis liber cum tabulis.)
Edit. aliera. XX Vol. Tokio. (Ed. I. 1856.)
1875. Maximowicz, Mélanges biologiques. dec. XIIT in Bull. Ac. St. Pétersb.
XVII. (Anem. nikoensis.)
1575/1879. Franchet et Savatier, Enumeratio plantarum in Japonia sponte
erescentium. II Vol. Paris (1879).
1056 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
1877. Maximowicz, Mélanges biologiques. IX. In Bull. Ac. St-Pétersb. XXII.
(Thalietrum tuberiferum, Clematis eriopoda, Anem. stolonifera.)
1880. Decaisne, Flore des Serres. XXIII. 284 (1880).
* 1883. — Revision des Clématides tubuleuses. (Opus pothumum.)
In Nouv. Archives du Museum. 2. sér. IV. 195. :
1885. Kuntze, O., Monographie der Gattung Clematis. In Verh. Bot. Ver.
Brand. XXVI. 83. Berlin.
1892. Huth, E., Revision der kleineren Ranunculaceen-Gattungen. In Engler,
Bot. Jahrb. XVI. (Cimicifuga dahurica var. Tschonoskii.)
1894. Franchet, A., Les Adonis vivaces et leur répartition géographique. In
Bull. Soc. Philom. Paris. 3. sér. VI (1894) (Adonis ramosus).
In ganz neuerer Zeit hat nun auch der Pater Faurie, ein Mitglied der
französischen Missions-Station, in Hakodate auf der Insel Yesso sehr
fleissig Pflanzen gesammelt, um sie an grössere europäische Herbarien
zur Bestimmung und zum Verkauf zu schicken. Wie umfangreich diese
Collection ist und mit welchem Fleisse M. Faurie zu Werke gegangen
sein muss, geht wohl daraus hervor, dass das Pariser Museum nach einer
brieflichen Mittheilung des Herrn Franchet für den Hauptantheil 13,000 fr.
bezahlt hat, und dass noch weitere sechs kleinere Sammlungen von Dou-
bletten, ungefähr gleichen Umfanges, an verschiedene Privat-Herbarien
abgegeben werden konnten. Ich kann hier zu meinem Bedauern nicht
unterlassen, einen sehr wesentlichen Mangel bei dem Faurie’schen
Pflanzenmaterial hervorzuheben. Wenn nämlich die Vollständigkeit an
Arten der japanischen Flora wirklich wenig zu wünschen übrig lässt, ist
die Art des Einlegens und Trocknens bei fast den meisten mir zu Gesicht
gekommenen Species wenig sorgfältig', bei vielen sogar derartig mangel-
haft, dass eine Bestimmung in vielen Fällen unsicher und oft nur durch
Vergleich mit vermutheten Exemplaren möglich ist; nicht selten besteht
ein solches nur aus einem Stengel oder Zweige mit einigen, oft auch noch
verkrunkelten Blättern. Es wird natürlich geraume Zeit hingehen, bis das
ganze Material bestimmt worden ist.
Was nun das Verbreitungsgebiet der Arten betrifft, welches unser
Missionar bereiste, resp. auf welches sich die Angaben der folgenden
Arbeit beziehen, so ist zunächst die nördlichste der grösseren japanischen.
1 Eine lobenswerte Ausnahme machen die viel vollständigeren und geglätteten
Specimina, die Faurie noch ganz zuletzt 4895/1896 auf den Liu-Kiu-Inseln
sammelte.
65). ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 4057
Inseln Yesso zu nennen samt einigen kleineren, meist in ihrer Nähe
liegenden Inseln, wie Rebunshiri, Kunashiri, Sado, sodann die grösste
Insel des japanischen Archipels Nippon mit der Reichshauptstadt Yeddo
oder Tokio, sowie die grössere Gruppe der Kiu-siu Inseln. Wie bereits
erwähnt, hat Faurie 1895/6 ferner noch eine kleinere, nicht mehr zu
Japan gehörige Inselgruppe, die im chinesischen Meere gelegenen Liu-
kiu botanisch abgesucht. Endlich hielt ich es, da ich auch sonst die flo-
ristischen Beobachtungen anderer Forscher mit den Faurie’schen ver-
einigte, für nicht unpassend, diejenigen Fundorte, welche mir von der
zwar nicht politisch, wohl aber geographisch den japanischen zuzu-
rechnenden Insel Sachalin bekannt geworden sind, ebenfalls hinzuzu-
fügen. Doch habe ich sowohl diese letzteren Standorte, sowie diejenigen
von der Liu-kiu-Gruppe der leichteren Uebersicht wegen inmerin | |]
angeführt.
Von den bereits erwähnten kleineren Collectionen Faurie’s erhielt ich
zunächst die Ranunculaceen derjenigen, welche Herr Barbey für das
Herbier Boissier angekauft hatte, durch Herrn Autran, den eifrigen
Custos dieses grossartigen Herbars, mit dem Ersuchen, die Arten zu be-
stimmen und dann, durch Vermittlung desselben Herrn, auch diejenigen
Specimina der genannten Familie, welche in den Besitz des Herrn
Casimir de Candolle übergegangen waren. Gern hätte ich nun auch die
Exemplare der Pariser Hauptsammlung damit verglichen und wandte
mich daher an Herrn Franchet, von dem ich hoffte, dass er mir die leih-
weise Ueberlassung der Faurie’schen Ranunculaceen bei Herrn Bureau,
dem Direktor des Pariser Herbars, auswirken würde. Leider erhielt ich
indirekt durch Herrn Autran die Mittheilung, dass ein solches Verleihen
gegen die Gepflogenheiten des Museums verstiesse. Dagegen hatte Herr
Franchet die Freundlichkeit, mir die Liste der im Pariser Herbar befind-
lichen, und im Allgemeinen übereinstimmend mit den Barbey’schen und
de Candolle'schen Exemplaren numerierten Ranunculaceen zu über-
senden. Ich freue mich, dass in den meisten Fällen unsere beiderseitigen
*esultate der Bestimmung übereinstimmen; da, wo dies jedoch nicht der
Fall ist, dürfte es dadurch erklärlich sein, dass Herr Franchet selbst seine
Liste nur als eine provisorische bezeichnet, andererseits aber auch dadurch,
dass bei der Vertheilung der Pflanzen an die verschiedenen Abnehmer
manche Confusion betreffs der Numerierung der einzelnen Specimina,
welche nach der ursprünglichen Absicht eine conforme sein sollte, sich
eingeschlichen hat.
Um nun eine möglichst weitgehende, wenn auch selbstredend noch
1058 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
lange nıcht erschöpfende Darstellung der Ranunculaceen-Flora Japan’s
zu geben, habe ich auch die auf das japanische Reich sich beziehenden
Ergebnisse, die ich aus meinen früheren, etwa die Hälfte der Ranuncu-
laceen-Gattungen umfassenden, mongraphischen Bearbeitungen ge-
wonnen habe, herangezogen, sowie auch die mir zu Gebote stehende
Litteratur nach Kräften benutzt. Diejenigen grösseren Herbarien, die ich
für die eine oder andere Gattung durchsucht habe, sind im Folgenden
unter den beistehenden Abkürzungen citiert :
HG B — Herb. generale Berolinense (Actza, Adonis, Anemonopsis, Caltha,
Cimicifuga, Coptis. Glaucidium, Pæonia, Trautvetteria, Trollius).
H RM — Herb. regale Monacense (Acta, Anemonopsis, Cimicifuga, Coptis, :
Glaucidium, Trautvetteria).
HIV = Herb. imperiale Vindobonense (Actæa, Anemonopsis, Caltha, Cimici-
fuga, Coptis, Glaucidium, Trautvetteria).
H BB = Herb. Barbey-Boissier (Clematis, plante Faurianæ).
H D C = Herb. Casimir De Candolle (Plant Fauriane).
H M P — Herb. Musei Parisiensis (Plante Fauriane haud ipsæ, sed quæ de
hisce plantis el. Franchet benevole in litteris mecum communicavit).
Enumeratio analytica Ranunculacearum
japonicarum.
Conspectus generum '.
1. Petala 5 vel plura nunquam nectarifera ?. 2.
— nulla vel nectarifera vel in nectaria genuina commutata. 3.
. Carpella monospermia indehiscentia sicca . ................ 5. Adonis.
iQ
— plurispermia satura ventrali dehiscentia............ 17. Paeonia.
3. Petala nectarifera vel in neciaria commutata. 4.
— nulla, nectaria nulla 5. 14.
L. Flores calcarati vel galeati, sepius zygomorphi. 5.
— haud calcarati actinomorphi. 6.
9% Rlores/actinomorphrs-ealecaratie. nn. 12. Aquilegia.
— zygomorphi, sepalum posticum galeatum, nectaria stipitata.
13. Aconitum.
! Notæ in tabulis analyticis hisce prolatæ non nisi ad species japonicas per-
tinent.
? Si staminodia petaloidea adsunt, confer Clematidem alpinam.
> Si glandulæ stipitatæ inter sepala adsunt, cfr. Anem. cernuam.
(7):
ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1059
6. Petala nectarifera plana sepalis fere semper majora, alba vel flava.
6. Ranunculus.
— nulla vel in nectaria commutata, nectaria tubulosa rarius plana sed
tune sepalis minora. 7.
7. Inflorescentia longe racemosa, interdum basi subramosa. 15. Cimicifuga.
— varia nec racemosa. 8.
8. Carpella sessilia. 9.
— stipitata. 10.
9. Folia integra palmitifida, flores magni flavi............... 9. Trollius.
—sternalamydecompositan 4... ae 14. Isopyrum.
Kssenala.quina vellsena. 2 au a an u sen RCE OR IN 40. Coptis.
= isubnoyenau. le AM TER TN RES NE En I 16. Anemonopsis.
11. Carpella sicca. 12.
— ENTE A SR NEE RU SEN RA LS OA 14. Actæa.
12. Carpella uniovulata. 13.
— pluriovulata. 16.
13. Folia opposita, æstivatio valvata vel induplicata.......... 1. Clematis.
— radicalia vel alterna (in gen. Anemones folia involucralia opposita). 14.
1%. Involucrum sub flore nullum, carpella longitudinaliter costata. 45.
— fere semper trifoliatum plerumque a flore distans.... 4. Anemone.
DR OA (lecompositar- sense er een 2. Thalictrum.
— integra palmatim lobata ..................... 3. Trautvetteria.
16 Sepala X rosacea, carpella 123 2 Ce eee OUR 8. Glaucidium.
E 759 vellpluralutea, carpella plura/2.- Mer Peer 7. Caltha.
1. CLEMATIS
1. Siaminodia vel petala nulla (interdum in plantis cultis stamina exteriora in
PS
1
sepala mutala. 2.
— petaloidea numerosa spathulata, carpellorum styli elongati barbati.
12. alpina Mill.
Carpellorum styli elongati barbato-plumosi. 3.
SIN Ibrevesebarbal Re een 11. florida Thunb.
. Peduneuli ramoso-paniculati. 4.
— solitariii bini vel terni uniflori. 8.
Folia (inferiora saltem) pinnata vel biternata. 5.
— simpliciter ternata. 7.
Inflorescentia paniculata multiflora, antheræ glabræ.
4. paniculata Thunb.
De Hydrastide jezoensi, quam speciem certe delendam cl. Miquel per errorem
protulit, confer quæ in « Kleinere Ranunc.-Gatt. », p. 292 seripsi.
«x H
N
1060 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
— ternata, rarius biternata, 3- vel 9-flora. 6.
6. Foliola lanceolata acuta, 5-7 mm. lata, carpella 5-9 sericea.
2. parviloba Gard. et Chap.
— ovalia obtusa ad 15 mm. lata, carpella 4-5 glabra vel sub lente
puberulanı ae sen a Be 3. terniflora DC.
7. Sepala angusta 2- mm. lata, 10-40 mm. longa, flores 6-12-gyni, foliola
(pro genere) magna 5-14 cm. longa profunde et irregulariter inciso-
Serrata DS IR 4. heracleæfolia DC.
— obovata ad 10 mm. longa, flores 4-6-gyni, foliola parva 2-4 cm. longa
plerumque paucidentata............. EL 5. apiifolia DC.
8. Folia ternata. 9.
— pinnala vel flammulifolia. 10.
9. Filamenta staminum glabra, foliola 3-5-lobata vel-dentata, sepala viridula
velalbar na AN Sau Se N 7. montana Buchan.
— pilosa, foliola integra, rarius 3-lobata, sepala plerumque oblonga
ochraceo-purpurea carnosa............... 6. Japonica Thunb.
10. Foliola ovata integra vel paucidentata. 14.
— (in forma typica) in lobos sublineares divisa. 8. eriopoda Maxim.
41. Pedunculi folio breviores, flores nutantes, sepala fusco-tomentosa crassa.
9. fusca Turez.
— folio sublongiores, flores erecti, sepala ochraceo-albidi.
40. lasiandra Maxim.
1. GC. paniculata Thunb. Trans. Soc. Linn. II. 337 (1794) non
Gmelin, caule scandente glabro, foliis glabris pinnatis, foliolis ovato-cor-
datis acutis integris, petiolis flexuosis cirrhiformibus, pedunculis panicu-
latis multifloris, antheris glabris. X C. erispa Thunb. N. jap. 239 (1784);
C. biternata Sieb. et Zuce. DC. ; C. recta x. paniculata Ktze monogr. 115.
— Ins. Kiu-siu, prope Nagasaki (Thunberg); ad montem Kawara Jama
(Buerger) ; insula Nippon, prope Yokohama (Wichura HGB); pr. Yokoska
(Savatier) ; Ojakuen (Hilgendorf HGB); circa Aomori (Faurie n. 1085 ;
6. IX. 89 HDC ; insula Yesso : montes prope Hakodate (Faurie n. 3181;
oct. 87 HBB, HDC); Noësi (Faurie n. 886 ; 10. aug. 85 HBB) ; Otaru
(Faurie n. 1171; 8/15. VIII. 86 HBB). — Præterea (Faurie n. 11,969
el n. 1398 HMP, tesie Franchet) nec n. 11,395, quæ specimina in indice
Franchet item ad Cl. paniculatam referuntur, quæ vero propter flores
solitarios in axillis foliorum ad Cl. fuscam pertinent.
2. GC. parviloba Gard. et Champ. in Kew Journ. I. 241 (1849) scan-
dens debilis caule striato sulcato superne subpuberulo, foliis flammuli-
formibus vel biternatis, petiolis circa bipollicaribus contortis, foliolis
I ERNST HUTH. RANUNOULACEÆ JAPONICÆ. 1061
omnibus petiolulatis parvis lanceolatis acutis integerrimis vel pauciden-
{alis, floribus paniculatis, paniculis axillaribus paucifloris, pedicellis oppo-
sitis, ternatis vel inferioribus biternatis, superioribus interdum simplici-
bus, bracteis linearibus ciliatis, bracteolis minutis infra medium pedicel-
lum insertis, sepalis per anthesin patentibus albidis extus pubescentibus
margine dense lanatis, staminibus pluriserialibus, filamentis glabris,
antheris muticis interdum connectivo breviter producto, carpellis 5-9 par-
vis sericeis stylo dense plumoso vix 10 mm. longo.
var. Maximowicziana Franch. et Sav. enum. Jap. IL 261 (1879)
p- Sp. sepalis parvis 2 mm. latis, 5 mm. longis. Ins. Nippon : pr. Yokoska
(Savatier); pr. Ohosaki (Buerger); pr. Yeddo (Siebold).
var. Pierotii Miq. Ann. Mus. Bot. Lugd. Bat. II. 1. p. sp. sepalis
majoribus 2-3 cm., interdum ad 5 cm. longis. — Ins. Kiu-siu, in monte
Kawara Yama (Pierot).
3. G. terniflora DC. syst, I. 137 (1818) caule scandente glabro,
foliis pinnatis, foliolis ovatis obtusis integerrimis, ad 2,5 cm. longis et
1,5 cm. latis, peduneulis trifidis trifloris bracteis oblongis petiolatis, pedi-
cello medio nudo, lateralibus infra medium bracteolas binas subulatas
gerentibus, carpellis glabris vel sub lente puberulis subquinis stylis sub-
barbatis. — C. triternata Sieb. et Zuce. fl. jap. n. 299 (teste Maximowicz) ;
C. biternata Miq. prol. 189 (teste Franchet) nec Sieb. et Zucc. ; C. Flam-
maula Morr. et Dene, Bull. Brux. III. 173 (?) ; C. Flammula var. L. herb.
(teste DC. syst.). — Japonia : loco non cilato (Siebold, teste Miquet) ;
prov. Kii, ubi rarissima (fo Keiske).
Apnor. C. paniculala, parviloba et terniflora maxime inter se affines; C. par-
viloba partibus fere omnibus multo minoribus, C. terniflora præsertim inflores-
centia trifida triflora nec paniculata multiflora distinguitur.
4. G. heracleæfolia DC. syst. I. 138 (1818), rhizomate repente,
caule suffruticoso erecto debili, rarius (in speciminibus cultis) ad 2 m.
alto, foliis ternalis, foliolis salis magnis suborbicularibus, ovatis vel lanceo-
latis basi + cordalis, rugosis, inciso-serratis, pubescentibus vel subgla-
bris, foliolo terminali + longius petiolulato, floribus polygamis, inflores-
centia variabili, sc. floribus in axillis foliorum fasciculatis vel solitariis,
sessilibus vel pedicellatis, sepalis angustis initio anthesis conniventibus
mox -+ subrevolulis, pallide cœruleis vel, si extus velutina, cinereo-
albidis, intus cœruleis, filamentis glabrescentibus. — C. azurea Hort.
1062 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
(nec Lindl.); C. Hookeri Dene; C. tubulosa var. Hookeri Hook. Bot. Mag.
tab. 6801 ; C. tubulosa Turez. — Ins. Yesso (Sugerok); prope Hakodate
(Maximowicz) ; Ins. Nippon : prope Yokoska (Savatier); montes Hirosakı
(Faurie n. 3426; exeunte oct. 88 HBB); lwagisan (Faurie n. 1038 ;
21. VII. 86 HDC); Kurvishi, comm. in montibus (Faurie n. 1276; 26. IX.
89 HDC). Præterea (Faurie n. 868, 3810, 5669, 5412 HMP teste Fran-
chet).
var. stans Sieb. et Zucc. fl. jap. fam. nat. n. 302; sepalis extus tomen-
tosis, floribus parvis, sepalis + A cm. longis. — C. tubulosa Maxim. —
Nomen jap. ; Kousa. botan.
var. Lavallei Dene, rev. Clem. tb. 14. floribus majoribus, sepalis
1,5-2,5 cm. longis.
var. Savatieri Dene. rev. tab. 16. caule prostrato, il. parvis, sepalis
tomentosis. — Nil nisi forma culta ex. var. stante orta.
Apxorar. C. heracleefolia DC. adhuc sub nominibus C. tubulose ex China et
C. stantis ex Japonia allata fuit; optime vero cl. Forbes in Trimen’s Journ. Bot.
XXI. 26% ex speciminibus Candolleanis demonstravit, hæc esse synonyma
nominis Gandollei, quod nomen ideo ex jure prioritatis proponendum est, quan-
quam diagnosis Candollei haud ita recta fuit; per errorem enim autor (caulem
« scandentem, » folia « pinnatisecta » vocat, quibus erroribus probabiliter con-
fusio nominum orta est (Cfr. Ktze monogr., p. 184).
5. GC. apiifolia DC. syst. I. 149 (1818) caule scandente subglabro,
ramis gracilibus substriatis, foliis petiolatis ternatis, foliolis petiolulatis
subglabris vel pubescentibus; ovatis acuminatis, pedunculis axillaribus
oppositis folia æquantibus vel paulum superantibus paniculatis, bracteis
minimis subulalis ad basin ramulorum et in medio pedicellorum latera-
lium insertis, sepalis ovatis vel obovatis, antheris linearibus, (in forma
{ypica) muticis quam filamenta brevioribus rarius æquilongis, filamentis
haud torulosis, carpellis 5-7 stellatim patentibus oblongis acuminatis vix
compressis pubescentibus in caudam barbatam ca. 5 mm longam pro-
duclis. Nomina jap: Senno soo, Botan soo ; Botan dzuru. -— Ins. Kiu-siu
pr. Nagasaki ; Ins. Nippon pr. Yokoska (Savatier n. 6); circa Aomori ad
imos montes (Faurie n. 1080 ; 6. IX. 89 HBB) ; in planitie circa Sam-
bongi (Faurie n. 837 ; 7. VIII. 89 HBB); prope Oginohama Faurie
n. 4467 ; 15. VII. 89 HBB) ; in monte Fudsi-yama (Faurie n. 6627 ;
20.X. 90 HDC) ; præterea (Faurie n. 13,621, 11,446, 6059, 4617 HMP,
teste Franchet).
MI) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1063
var. Francheti Kize monogr. 151 (1885) antheris muticis, foliolis
integerrimis vel unidentatis.
var. apiculata Hook. et Thoms. p. sp. antherarum connectivo paulum
producto, foliolis grosse dentatis. — C. Gauriana var. trifoliata Hook. et
Thoms.
6. C. japonica Thunb. fl. Jap. 240 (1784) caule suffruticoso scan-
dente vel prostralo, foliis ternatis, foliolis integris rarius trilobis, pedun-
eulis unifloris axillaribus, sepalis satis magnis 1,5-3 cm. longis, plerum-
que oblongis ochraceo-purpureis carnosis, staminodiis nullis, filamentorum
exieriorum antheris introrsis. Nomina japon.: Tani no dama (Miquel) ;
Tsurigane Kadsura (Keiske). — Ins. Nippon media in regione montana
(Siebold); ad Simoda (Williams et Morrow). Sæpissime culta! Prope
Yokoska (Savatier n. 8). — In montibus Yamagaia rara (Faurie n. 4428 ;
12. VII. 89 HBB, HDC) ; per provinciam Derra (Faurie n. 2738 ; medio
jul. 88 HDC). — In summo monte Gansu (Faurie n. 13,655; 28. VIII.
94 HBB, HDC n. 5884; 12. VIII. 90 HBB) ; Hayachine san (Faurie
n. 15,155; 14. VI. 1894 HBB); in monte Shichinohe (Faurie n. 751 ;
21/23. VII. 86 HBB). Præterea (Faurie n. 13,384, 4960). NB. In indice
Franchet nostri numeri 13,655 et 15,135 in 15,655 et 13,135 transmutati
sun.
7. C. montana Buch.-Ham. ap. DC. syst. I. 164 (1818) ramis tor-
tuosis, petiolis eirrhiformibus, folis ternalis, foliolis integerrimis incisis
vel lobatis, glabris vel pubescentibus, bracteis calyciformibus nullis, flori-
bus hermaphroditis solitariis vel pluribus axillaribus vel interdum imper-
fecte cheiropsoidibus (1. e. ramo brevi foliato A-5-floro haud paniculato
intermixtis), sepalis % viridulis vel albis 1-2 cm. longis acutis vel obtusis
quam stamina longioribus vel in æquantibus, staminibus obtusis vel api-
culatis, carpellis in caudas barbatas desinentibus. — Nomina Japon. :
Tsuri ghame Kadsura, Han sjeo dzuru (Tanaka).
var. Williamsii A. Gray in Perry Japon. Exp. II, 306 (1856) p. sp.
floribus imperfecte cheiropsoidibus, foliolis 3-5-dentatis vel-lobatis subtus
pubescentibus, sepalis + 2 cm. longis ovalis acutis quam stamina lon-
gioribus. — Ins. Nippon : pr. Simoda (Williams et Morrow); Hokoska
(Savatier n. 9).
var. Bisseti Kize monogr. 141 (1885), sepalis -+ À cm. longis sub-
orbicularibus stamina æquantibus, cet. præc. — Japonia : Susugaya,
Oyama (Bisset n. 1317 et 913 HBB).
CZ
1064 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
8. G. eriopoda Maxim. Mel. biol. in Bull. Ac. Pétersb. XXII. 223
(1877) caule scandente, foliis subflammuliformibus, foliolis glabrescenti-
bus, inciso-dentatis vel partitis, lobis sublinearibus paucidentatis, pedun-
culis axillarfbus basi + perulatis unifloris, bracteis foliaceis, filamentis
omnibus pilosis, sepalis albidis patentibus, antheris haud introrsis (omni-
bus æqualiter terminalibus vel marginalibus.
var. Wilfordi Maxim. (pro var. dubia C. orientalis), foliolis inciso
dentatis lobis ovalis vel lanceolatis. — Japonia, unde specimen cultum,
attulit cl. Siebold (teste Maxim.). — In tractu Hakone plantam nondum
fiorentem sed ex foliis simillimam legit cl. Savatier n. 3401.
9. GC. fusca Turcz. Bull. soc. Nat. Mosc. XII. 60 (1840) caule scan-
dente, foliis caulinis flammuliformibus, foliolis ovato-lanceolatis integris
vel paucidentalis, pedunculis axillaribus unifloris solitariis plerumque
valde elongatis medio bibracteatis, floribus nutanlibus, sepalis fusco-
tomentosis crassis obtusiusculis vel acutis, marginibus haud alatis apice
clausis ve! paulum recurvatis, carpellis numerosis vix compressis, caudis
fusco barbatis. — C. kamischatica Bnge et Mey. — Ins. Yesso : prope
Hakodate (Savatier n. 2465); ibid., prope Kamikotaa (Faurie n. 11,395 ;
oct. 93. HBB) ; ibidem, pr. Sapporo (Faurie n. 3047 ; 30. aug. 88 HBB,
HDC); ibid., Hiroidzumi (Faurie n. 10,476 ; 10. jun. 93 HBB, HDC)
Ins. Sachalin].
10. C. lasiandra Maxim. mel. biol. in Bull. Ac. XXI. 213 (1877)
caule scandente, foliis subglabris, caulinis flammuliformibus vel pinnatis,
floralibus ternatis vel simplicibus, foliolis ovatis aculis vel ovato-lanceo-
latis, integris vel 1-2-lobis, serratis, pedunculis solitariis axillaribus uni-
floris vel imperfecte cheiropsoidibus' quam folia vix longioribus vel fasci-
culatis, sepalis ochraceis albidis erectis, antheris haud introrsis (omnibus
æqualibus terminalibus vel marginalibus), filamentis hirsutis. — Ins. Kiu-
siu (Maximowicz), Naga Yama in valle profunda. — Japonia (Faurie
n. 11,811 HMP teste Franchet).
Apxor. Inter C. nutantem et C. japonicam intermedia ; differt a priore floribus
haud numerosis, filamentis hirsutis, a C. japon. antheris haud introrsis, sepalis
haud carnosis, foliis non semper ternatis.
11. C. florida Thunb. fl. jap. 240 (178%) caule scandente suffruticoso
1 Confer C. montanam n. 7.
(13): ERNST HUTH. RANUNOULACEÆ JAPONICÆ. 1065
parce puberulo, foliis flammuliformibus rarius pinnatis, floralibus etiam
ternatis vel simplicibus, foliolis ovatis acutis integris, peduneulis axillari-
bus unifloris elongatis, floribus hermaphroditis magnis, sepalis 4-5 vel
pluribus lanceolatis 2-8 cm. longis, varie coloratis, flavidis, lilacinis, vio-
laceis cet. extus in dorso villosulis, filamentis glabris sæpius varie ut
sepala coloratis, carpellorum caudis albido — vel achraceo — barbatis. Ex
synonymorum numero, quæ cl. Kuntze in monogr. plus quam quadra-
ginta attulit, hæc pauca : Atragene florida Pers., Clematis alba Jackm.,
C. japonica Hort.. C. Sieboldii Don. — Nomina japon.: Kadsa Guruma vel
Tetsen Kadsura (Tanaka); Tissin Karakusa (Miquel). — Ins. Nippon : ad
Simoda (Williams et Morrow) in montibus fortasse sponte (Maximowicz) ;
in prov. Senano, probabiliter sponte (Savatier n. 3631); Ins. Kiu-siu,
prov. Hinga (Rein). — Prope Sambongi (Faurie n. 558; 5. VI. 86 HBB);
planities circa Shonaï (Faurie n. 3229 ; 26. V. 88 HDC); circa Kuroishi
(Faurie n. 479; 30. V. 86 HDC). Præterea (Faurie n. 4256, 4250,
7421, 8665, 8069, 8568, HMP teste Franchet).
? var. hakonensis Franch. et Sav. enum. pl. jap. II. 263 (1879) p. sp.
foliis sæpius ternatis, pedunculis infra medium bibracteolatis, floribus
(in speciminibus nostris) plenis. — Ins. Nippon ca. Odawara (Savatier) ;
ibid. Hirosaki in hortis culta (Faurie n. 13,305 ; 31. VII. 94 HBB,
HDC).
Apnor. Dubium mihi est, utrum hæc specimina Fauriana eedem form sint,
quas MM. Franchet et Savatier sub nomine C. hakonensis descripserunt, et quas
in regione Odawara sponte crescere cl. Kuntze in monogr. sua negat. Certe
forma vel varietas propter magnitudinem et pulchritudinem floris valde insignis.
In floribus plenis stamina in sepala commutata omnia ad medium florem fere
involuta convergunt, extus lanato dense pubescent.
12. G. alpina Mill. dict. n. 9 (1760) caule subscandente, foliis biter-
natis rarius ternatis glabrescentibus, foliolis lobatis serratisque e basi
subcordata ovato-lanceolatis acuminatis, peduneulis unifloris folio longio-
ribus, floribus satis magnis, sepalis 4 extus tomentosis violaceis raro
ochraceo-purpureis, staminodiis numorosis spathulatis obtusis quam
sepala dimidio minoribus, carpellorum stylis barbatis. — Alragene
alpina L., C. Atragene Kitaibel. — Ins. Nippon, in monte Fudsi-yama
sepalis ochraceo- purpureis (Tschonoski HGB) ; in alpe Nikoo (Tschonoski ;
Bein; Savatier n. 239); insula Yesso, ripa lacus Toya im rupestribus
(Faurie n. 10,172; 23. VI. 93 HBB, HDC). Præterea (Faurie n. 10,678
et 7095 HMP, teste Franchet).
1066 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (14)
Apxot. In indice Franchetiano hæ formæ Clematidi (Atragenæ) macropetalæ
(Ledeb.) adnumerantur;- sed in diagnosi auctoris ipsius petala (staminodia)
acuminata, exieriora longitudine fere sepalorum nominantur, dum in nostris
quidem speciminibus petala obtusa et omnia sepalis multo minora sunt. Formæ
staminodiis acutis adhuc in Japonia haud inventæ videntur esse. Sepala in speci-
minibus Faurianis siccis ochracea apparent, sed fortasse flores decolorati sunt.
2. THALICTRUM
1. Filamenta claviculata i. e. superne dilatata. 2.
— filiformia. 10.
Folia pubescentia, caulina ternata, radix tuberosa. 4. tuberiferum Max.
— glabra vel paulum glandulosa. 3.
3. Folia stipellata. 4.
— exstipellata. 5.
RO
4. Stigma sessile, stipulæ rotundatæ .............. 2. aquilegifolium L.
— elongatum stipulæ ovatæ....... 4. Rochebrunianum Fr. et L.!
9. Carpella sessilia, styli uncinati........ 3. actæifolium Sieb. et Zucc.
— stipitata. 6.
6. Carpellorum stipella germine breviora. 7.
— — germen æquantia. 8.
7. Filamenta antheris multo latiora, planta robusta..... 5. clavatum DC.
mm antberisrequnlatasn. ya ea. 6. tenerum Hih.
8. Carpella 2-3 applanata, alata, obovata vel subobcordata.
7. nipponense Hth.
- 2-5 haud vel vix applanata. 9.
9. Carpella subglobosa, ca. 2 mm. diam., pericarpio incrassato.
9. Francheti Hth.
— fusiformia, stipite sæpius incurvo, siylouncinato. 8. akanense Hih.
10. Carpella 2-3 (rarius 4-5), petioli stipulati........ 40. trigynum Fisch.
— numerosa. 11.
11. Radicis fibræ extus flavescentes, carpelli stigma e basi sagittato alatum,
HMADENTANDUEDUTEA SR PAPER EN EER 41. simplex L.
— — extus cinerescentes, stigma basi dilatato triangulare, filamenta albida.
12. minus LE.
1. Th. tuberiferum Maxim. mél. biol. IX. in Bull. Acad. St. Pétersb.
Xi. 227 (1877), radicis fibris tuberosis, f. pubescentibus exstipellatis, cau-
linis oppositis ternatis, filamentis claviculalis, carpellorum stylis in fiore
! Hierher auch das dem Gebiet nicht mehr angehörige T. sachalinense Lee.
(15) : ERNST HUTH. RANUNCOULACEÆ JAPONICÆ. 1067
inclusis quam sepala brevioribus. — Th. actæifolium Franchet ex parte.
— Japonia: Ins. Nippon, in alpe Nikoo in silvis secus rivulos etc. (Tscho-
noski, Savatier n. 2274).
Apnor. Icon japonicum Sô moku zoussetz X. fol. 44, quæ a el. Franchet ad
Th. acteifolium refertur, rectius ad Th. tuberiferum pertinet.
2. Th. aquilegifolium L. sp. ed. I. 547 (1755) caule fistuloso
pruinoso, ad À m. alto, foliis pinnatim decompositis, petiolulis stipellatis,
slipellis ovatis, panicula subcorymbosa, staminibus subelaviculatis, ple-
rumque purpureis; carpellis longe pedicellatis triquetro-alatis Iævibus. —
Variat caule floribusque extus violaceis. Th. atropurpureum Jacq., Th. ru-
bellum Sieb. et Zuce. — Nomen japon. : Karamotsoo. — Ins. Nippon med.
ad radicem montis Hakone prope Mesima (Buerger). — Promontorium
Jesau [vel Jesan ?|] (Faurie n. 3996, 12. VI. 96 HBB, HDC) ; proba-
biliter etiam pertinet specimen mancum ex montibus altis Yamagato
(Faurie n. 4402, 12. VII. HDC) ; montes Iwanobovi prope Iwanai (Fau-
rie n. 8238, 9. VII. 92 HBB).
3. Th. actæifolium Sieb. et Zucc. in Abh. math. Klasse Kgl. baier.
Akad, Wiss. IV. 2, pg. 178 (1843) radice fasciculata fibris incrassalis,
caule erecto gracili 40-60 cm. alto, foliis exstipellatis glabris, longe petio-
latis, radicalibus triternatis, caulinis biternatis vel ternalis, foliolis pro
genere magnis 40-65 mm. longis, e basi rotundato — vel cordato — ova-
tis vel suborbicularibus, grosse inciso-dentatis, bracteis inferioribus ter-
natis subsessilibus, superioribus subsimplicibus, sepalis subquaternis deci-
duis obovatis, (ex sicco) albidis venulosis, filamentis clavieulatis! superne
quam antheræ sublatioribus, carpellis binis ternisve vel pluribus, sessili-
bus sulcatis, stylo recto apice uncinato. — Nomen japon. : Myama gara-
malsu. —- Ins. Kiu-siu prope Nagasaki (Maximowicz) ; in regione clivosa
prineipatus Fizen (Buerger). — Kattesan (Faurie n. 13,394; 13. jul. 94
HBB) ; Hayachine san (Faurie n. 13,113, 14. jun. 94 Hbb, HDC).
4. Th. Rochebrunianum Franch. et Sav,enum. pl. japon. II. 264
(1879) glaberrimum glaucescens, caule tenuiter costalo, foliis bipinnatis,
superioribus ternatis vel fere abortivis, petiolis brevibus, stipulis mem-
branaceis fuscis ovatis ultra medium connatis, foliolis lateralibus integris,
terminali trilobo, inflorescentia paniculata pauciflora pedunculis 2-4 cm.
1 Auctores Siebold et Zuccarini filamenta per errorem « filiformia » vocant !
1068 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
longis, floribus hermaphroditis, sepalis albidis oblongis obtusis 5-7 mm.
longis vix 2 mm. latis, staminibus calyci subæquilongis, filamentis e basi
filiformi sensim dilatalis, antheris quam filamenta duplo brevioribus, car-
pellis 15-20 fusiformibus longiuscule (1-2 mm.) stipitatis rostratis longi-
tudinaliter 10-12-nervosis. — Ins. Nippon, in montibus prov. Senano (Itô
Keiske).
ADNOT. A Th. tuberifero differt carpellis numerosis, brevius stipitatis,
foliorum forma cet.
5. Th. clavatum DC. syst. I. 171 (1818) caule erecto glabro tereli
20-50 cm. alto, foliis glabris exstipellatis, infimo excepto sessilibus, foliolis
ovalis vel retundatis utrinque obtusis, subtus glaucis, grosse et obtuse
incisis vel præsertim apice trilobatis, floribus dioicis paucis corymbosis
laxis longe pedicellatis, sepalis obovatis albis mox reflexis, staminum fila-
mentis apice claviculatis quam antheræ latioribus carpellis 5-10 stipitatis
stellatim patentibus compressis 4 mm. longis 8-nervosis, stipite æquilongo
membranaceis sæpius rubrotinctis, stylo brevissimo. — Th. sparsiflorum
Hook. (nec Turcz.); Th. filipes Torr. et Gray; Th. nudicaule Schw. — Ins.
Nippon: Iwagisan (Faurie n. 4736, 5. sept. 89 HBB).
6. Th. tenerum Hth.n. sp. glabrum, caule tenero ca. 25 cm. alto, foliis
radicalibus biternatis, foliolis oblongo-ovalibus 25 mm. longis 10 mm.
latis parce crenalo-incisis vel subintegris, inflorescentia paniculato
corymbosa terminali, carpellis 2-3 longe stipitatis absque stipite #4 mm.
longis. stipite germen æquante, germine angusto tenero flavo latere
ventrali subconcavo, dorsali convexo, nervoso, nervis subquinis paulum
prominentibus, stylo brevissimo punctiformi. — Japonia : Raiden (Faurie
n. 9905; 7. VI. 93 HBB); ins. Jesso : montes Mombeisu (Faurie n.
768; 26. VI. 87 HBB).
Annor. Affine Th. clavato, a quo differt statura tenera, foliolorum forma,
filamentis quam antheræ vix latioribus cet.
7. Th. nipponense Hth. n. sp. glabrum, caule elato subflexuoso
75 cm. vel amplius alto, superne ramoso, foliis ternatim vel pinnatim
decompositis, foliolis petiolulatis, rotundato-obovatis apice crenato-trilo-
batis, lobis integris vel iterum lobulatis, inflorescentia paniculata subco-
. rymbosa terminali, floribus satis longe pedunculatis, carpellis 2-3 brunneo-
flavidis pendulis longe stipellatis, stipellis germen æquante, germine
(17) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1069
5-6 mm. longo, 4-5 mm. lato obovato vel subobcordato, margine bialalo,
stylo brevissimo, vix 1 mm. longo. — Ins. Nippon : in montibus prov.
Nambu (Faurie n. 5849 ; 8. VIII. 98 HBB, HDC).
Apnor. Affine Th. clavato ($. Physocarpum); differt inflorescentia multo
magis extensa, carpellis minus numerosis, sc. 2-3 nec 5-10 in flore. Planta flo-
rens desideratur, quare certo diagnosci non potest et fortasse nil nisi varietatem
Th. clavati præbet.
8. Th. akanense Hih. n. sp. glabrum, caule satis robusto ca. 70 cm. .
alto fistuloso, superne subramoso, foliis biternatis longe petiolatis, foliolis
omnibus petiolulalis subrotundis vel obovatis, basi rotundatis vel sub-
cuneatis apice trilobatis lobis integris vel iterum lobulatis, inflorescentia
paniculata terminal, carpellis 4-5 flavidis breviter stipellatis, stipellis
sæpius incurvis (ila ut carpella sessilia videantur) germine subinflato sub-
semicostalo, slylis brevibus uncinatis vel incurvis. — Japonia : in silvis
Akan (Faurie n. 10,681; 3. VIII. 93 HDC); montes Otaru (Faurie
n. 2854 ; 27. VII. 88 HBB).
Apxor. Inter Th. clavatum et Th. sparsiflorum intermedia ; a priore differt
carpellis brevius stipellatis, stylo uncinato nec punctiformi, a Th. sparsifloro
foliis biternatis (nec triternatis) foliolis longius petiolulatis, carpellis minus
numerosis, stylis uncinatis cet. Planta florens desideratur; quare judicium
cerium adhuc proferri non potest.
9, Th. Francheti Hth. n. sp. glabrum, f. caulinis sessilibus triter-
natis, foliolis omnibus sessilibus salis magnis ad 50 cm. et ultra longis,
rolundato-obovatis, antice trilobatis, lobis integris vel iterum lobulatis,
inflorescentia paniculato-corymbosa, carpellis 5-6 subglobosis inflatis bre-
vissime stipitatis subteretibus venis ca. 6 vix prominentibus, pericarpio
incrassato, siylis parvis subuncinatis. — Japomia : in montibus Akan
(Faurie n. 10,680 ; 3. VIIL. 93, HBB, HDC).
Apnorarıo : Inferior pars plantæ desideratur; porro florens ignota est; tamen
fruetus structura adeo a ceterorum structura differt, ut cerlo bona species
conslituenda esse videatur.
10, Th. trigynum Fisch. ap. DC. prod. I. 14 (1824) caule elato
sulcato superne ramoso, petiolis stipulatis, f. ternatim vel pinnalim decom-
positis, foliolis rotundatis acute trifidis glabris subtus glaucis, floribus
laxissime paniculatis erectis 2-3-(rarius 4-6-)gynis, filamentis filiformibus,
carpellis sessilibus fusiformibus striatis. — Japomia: Littora Shiretoko
BULL. HERB. B0188., décembre 1897. 73
1070 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
(Faurie n. 10,948; 24. VII. 95 HDC) ; in silvis Abashiri (Faurie 8537 ;
19. VIII. 92 HBb).
11. Th. simplex L. mant. 78 (1767) radice repente, caule sulcato,
foliis pinnatim decompositis, petiolulis infimis lateralibus intermedio
insigniter brevioribus, foliolis oblongo-cuneatis trifidis vel integris, pani-
cula oblongo-pyramidali, floribus polygamis sparsis nutantibus, staminum
filamentis filiformibus, carpellis sessilibus. — Th. flavum Thunb. fl. jap.
241 (nec L,); Th. Thunberg DC. prod. I. 15. — Nomen japon. : No gara
maizu sö.
var. affine Rel. in Bull. S. Imp. nat. Mosc. XXXIV. (1861), petiolis ad
ramificationes süpulatis, pedicellis fructiferis quam carpella vix duplo
longioribus. — Ins. Kiu-siu, in montibus pr. Nagasaki (Thunberg) ;
ins. Nippon media, juxta Yeddo (Thunberg) ; prope Yokohama (Savatier
n. 9).
var. divaricatum Hih. n. var. f. pinnatis, foliolis satis magnis
39-45 mm. longis, cum integris ellipticis ovatisve, tum profunde et acute
trilobatis, inferioribus iterum pinnatis, mediis ternatis, superioribus sim-
plicibus, paniculæ ramis divaricatis, fl. laxis, carpellis paucis 4-5. — Ins.
Yesso, ad ripam fluminis Sobetsu (Faurie n. 1070, 7. IX. 87 HBB).
Apnor. Fortasse hæc varietas speciem propriam inter Th. minus et Th. sim-
plex constituit.
12. Th. minus L. sp. ed. !. 546 (1753) caule striato, foliis ternatim
decompositis, scilicet ramis infimis lateralibus intermedium fere æquanti-
bus, foliolis subrotundis apice 3-5-lobatis, subtus glaucis, stipulis nullis,
floribus polygynis, sparsis vel in apice ramulorum umbellatis, nec dense
fasciculatis cum filamentis filiformibus in forma typica pendulis, carpellis
sessilibus 8-costatis, stigmate in forma typica brevi oblongo basi latiore
oblique adnato coronatis. — T. hypoleucum Sieb. et Zuce. fam. nat. n. 306.
Nomina japon. : Inu seri ; Nogara Mutso ; Aki gara madzupoo. — Ins. Kiu-
siu pr. Nagasaki (Oldham) et in monte Kawara Yama (Buerger) ; Nippon
in montibus Hakone (Buerger) et prope Yokoska (Savatier n. 1 et 2). —
In saxosis ad httora maris prope Otaru (Faurie n. 3113, 6. IX. 88;
n. 3094; 3. IX. 88 HBB); commune in montibus prope Noesi (Faurie
n. 810; 4. IV. 89 HBB) ; colles prope lacum Sobetsu (Faurie n. 1094 ;
6/7. IX. 67 HBB) ; litiora maris prope Shakotau (Faurie n. 9920 ; 9. VI.
93 HBB); littora prope Ywanai (Faurie n. 7016, 7. VI. 91 HBB) ; for-
(19)- ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1074
tasse etiam huic speciei specimen altribuendum est propter fructus defi-
cientes ægre definiendum ex ins. Nippon, prope lwagisun (Faurie n. 1049 ;
21. jul. 86 HDC).
var. elatum Jacq. hort. Vind. III. tab. 95 (1776) p. sp. carpellis 10-12-
coslatis stigmate elongato mox vel ab initio lineari coronatis. — Japonia:
Hayachine (Faurie n. 13,535; 24. Vill. 94 HBB); ins. Nippon ad
imum montem lwagi (Faurie n. 4709 ; 5. IX. 89 HBB).
var. kemense Fries fl. Hall. et nov. mant. 43; summa veget. 137
(1846) carpellis 10-12-costatis sligmale plano ovato subrotundove vel
basi cordato coronatis. — Ins. Nippon ca. Yokoska (Savatier n. 2322) ;
ins. Yesso.
3. TRAUTVETTERIA
1. T. palmata Fisch. et Mey, ind. Sem. Petersb., p. 22 (1835) caule
herbaceo 50-75 cm. alto, foliis palmatim lobalis vel partitis, margine sub-
revolulis, racemis subpaniculatis, sepalis plerumque quaternis albis, car-
pellis 12-15 longitudinaliter bicostatis. Hydrastis caroliniana Poir. (1789
nomen erroneum) non L., Cimicifuga palmata Mchx. (1803), Aciæa pal-
mata DC. (1818), Trautvetteria grandis Nutt. (1838). Nomen jap.: Momitzi
gara malsi.
ß. japonica Sieb. et Zucc. in Abh. K. Bayer. Akad. Wiss. IV. Theil 2,
g. 184 (1845) foliis glaberrimis, radicalibus infra medium parlilis. —
Japonia : in monte Haksan (Keiske). Insula Yesso : (Siebold), prope Hako-
date (Williams et Morrow). Insula Nippon, prov. Senano et Nambu (Tscho-
noski (1864/6 HGB, HRM, HIV.) lwagisan (Faurie n. 4757, 5. IX. 89
HDC); porro in Japonia, locis mihi prorsus ignotis : in acumine montis
Gansu (Faurie n. 13,654, 28. Vill. 94 HBB, HDC) fructiferum ; in
summo monte Makkoda (Faurie n. 894, 8. VIII. 87 HBB) florens et
fructif.; probabiliter eliam in montibus altis prope Otaru (Faurie
n. 2968, 17. VIII. 88 HDC) [Insula Sachalin, in parte australi prope
Kussunai (Exped. Fr. Schmidt HGB)|.
Apxot. Die Stellung dieser Galtung im Systeme ist lange streitig gewesen;
mir scheint es kaum zweifelhaft, dass sie besonders nach dem Bau der Früchte
der Gattung Thalietrum ganz nahe steht.
1072 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
4, ANEMONE
4. Carpellorum styli elongati plumoso-barbati (subgenus PuLsaTIL LA).
41. cernua Thunb.
— — haud elongati glabri vel parce pubescentes. 2.
2. Folia involucralia florı approximata calyciformia (subgen. HEPATHICA).
10. nobilis Schreber.
— — a flore remola. 3.
3. Carpella lana densa crispa involuta. ($ ERIOGEPHALUS).
9. japonica Thunb.
— glabra vel pilis strictis pubescentia nec crispa. 4.
4. Carpella plano-compressa, pedunculi plerumque plures umbellati rarius
4-3, haud iterum involucellati ($ HomArocARPus).
8. narcissiflora L.
— ovata, haud vel vix compressa, pedunculi pauci. 5.
5. Peduneuli 2-3-tomi, laterales iterum involucellati ($ ANEMOSPERMOS). 6.
— simplices uniflori raro involucellati, rhizoma horizontaliter repens.
7. dichotoma L.
6. Folia involucralia petiolata. 7.
a ee LEO NAT en ARE EN Ange UE 6. baicalensis Turez.
7. Caulis stolonifer, peduneuli bini, alter involucellatus.
5. stolonifera Maxim.
— haud stolonifer. 8.
8. Folia radicalia biternata, sepala 8-12 oblonga, glabra. 1. altaica Fisch.
— — simpliciter ternata (vel quinata). 9.
9. Sepala quina vel sena. A0.
— 10-15 anguste-ablonga..................,... 2. Raddeana Rg].
10. Foliola involueri ad basin fere pinnatifida..... 3. nikoënsis Maxim.
— — simplicia margine dentata vel linearia integerrima.
4. coorulea DC.
1. A. altaica Fisch. in Ledeb. fl. alt. II. 263 (1830) foliis radicalibus
biternatis, foliolis 2-3-fidis, inciso-dentatis, involucralibus petiolatis, pedun-
culis solitariis, sepalis 8-12 lineari-oblongis patentibus utrinque glabris,
carpellis villoso-hirsutis sessilibus oblongis, stylis ensiformibus conver-
gentibus rectiusculis. — A. Salesovü Fisch. mss. in HGB! A. nemorosa
Cham. et Schlecht. in Linn. 1831, p. 574; A. octopetala Patrin in HGB!
— Ins. Nippon bor. (a botanico indigeno lecta teste Miquel). Ins. Yesso
specimen unicum (Sugerok); ca. Hakodate (Maximowiez, iter secundum
1861 HGB!); ibid., prope Otaru (Faurie n. 3602 ; 30. IV. 89 HDC) ;
(21) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ TAPONICÆ. 1073
Nippon, Aomori (Faurie 173 ; IV. 86 HBB) ; in Japonia valde communis
ubique invenitur (Faurie n. 107; 7. V. 85 HBB); Kuroishi (Faurie n. 61 ;
5/6. V. 87 HBB).
2. A. Raddeana Regel. pl. Radd. in Bull. soc. Nat. Mose. XXXIV. 16
(4861), rhizomate repente, caule simplicissimo petiolisque patentim vil-
losis, folio radicali solitario, ternato, foliolis petiolatis trifidis, foliis invo-
lucralibus ternis ternatis longe petiolatis, foliolis obovatis obtusis crenalo-
trilobatis margine crenatis, pedicello solitario folia involucri subæquante,
flore albo, sepalis 10-15 glabris anguste oblongis, carpellis subcompressis
pubescentibus breviter stipitatis stylo glabro subduplo longioribus, costa-
tis. — A. altaica Miq. (quoad plantas ex insula Nippon bor.) nec Fisch.
var. integra Hth. var. nov., foliolis foliorum involucralium lato-ova-
libus integerrimis. In Yesso : prope Hakodate (Maximowicz iter secund.
1861 HGB); ibidem, Bukosan (Hilgendorf 15. IV. 86 HGB); circa Hako-
date satis frequens (Faurie n. 175 ; Apr. 86 HBB); Nanai pr. Hakodate
(Faurie n. 205; 27. IV. 86 HDC) ; ibidem (Faurie n. 3630 ; 4. V. 89
HD(C) ; ins. Nippon in monte Fudsi-yama.
3. A. nikoënsis Maxim. mél. biol. dec. XIN. in Bull. Acad. Pétersb.
XVII. 275 (1875) pubescens, rhizomate repente extus dilute-fusco intus
albo, scapo unifloro ca. 25 cm. alto, foliis radicalibus......, foliis involucra-
libus ternis ad 6 cm. longis, 5 cm. latis, petiolatis, petiolis ca. 2 cm. longis
ad basin dilatatis, limbo ternato, foliolis mediis ca. 1 cm. longe petiolu-
latis, lateralibus subsessilibus, omnibus pinnatim ad basin fere partitis.
laciniis 2-3 mm. latis acutiusculis, pedunculo solilario 5-6 cm. longo
pubescente, sepalis quinis albidis obovato-subrotundis. An A. umbrosa
Mig. prol. 190 ? — Nomen japon. : Itchirim sö. — Ins. Nippon, in silvis
regionis montanæ circa Nikoo alpem (Tschonoski (1864 HGB).
4. A. coerulea DC. syst. I. 203 (1818) emend. foliis radicalibus ter-
natis, scapo glabro 6-12 cm. alto, foliis involucralibus ternis ternatis sub-
tus et margine pubescentibus, foliolis breviter petiolatis ellipticis vel lan-
ceolalis, peduneulis 1-2 unifloris pubescentibus involucro plerumque bre-
vioribus, flore cœruleo, roseo vel albido, sepalis subquinis obovato-sub-
rotundatis patentibus extus adpresse pilosis, carpellis sessilibus, ellipticis,
stylis setaceis rectiusculis.
var, typica, foliolis involucralibus oblongo-lanceolatis, apice pro-
ductis, profunde incisis et serratis. (Rossia, Sibiria. -— An. uralensis Fisch.
1074 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (22)
var. Griffithii Hook. et Thoms. fl. ind. p. sp. foliolis radicalibus et
involueralibus subrhomboideis vel lato-lanceolatis, margine serralis
(India).
var. debilis Fisch. ap. Turcz in Bull. soc. nat. Mosc. XXVIL 274
(185%), p. sp. foliis radicalibus rotundatis basi cuneatis, margine crenalis
1,5-2 cm. diam., foliolis involucralibus subrhomboideis vel lato-lanceolatis
basi et apice aculis margine serratis. — Japonia: Tsucuba (Hilgendorf
9. V. 76 HGB) ; promontorium Soya (Faurie n. 9647 ; 19. V. 93 HBb) ;
Rebunshiri, insula parva prope Yesso (Faurie n. 9663 et 9664; 24. V.
93 HBB, HDC) ; Rüshiri (Faurie n. 9688; 27. V. 93 HBB): Ins. Kiusiu:
ad cacumen montis ignivomi Wun-sen (Maximowiez iter secund. 1863
HGB); ins. Nippon in montibus altis provinciæ Nambu (Maximowicz) ;
prov. Owari et in Monte Ontake (Keiske; Savatier n. 3350) ; prov. Kise in
monte Odaki; ins. Yesso (Keiske).
var. gracilis Fr. Schmidt, Reise in Amur-lande 102 (1868) foliolis
radicalibus rotundatis crenatis vix 1 cm. diam., foliolis involucralibus
angusle-lanceolatis subintegris vel linearibus integerrimis, planta pusilla
6-8 em. alta. — A. linearis Schlecht. — Nomen japon.: Hime ichige sû. —
Japonia Promontorium Soya (Faurie n. 7212; 20. VI. 91 HBB); Kushiri
(Faurie n. 3696 ; 19. V. 89 HBB).
Apnor. Varietates hicce citate que ab auctoribus plurimis in specierum
bonarum numero habentur vix aliis notis quam forma foliolorum diverse et
formis satis numerosis intermediis ita inter se conjunctæ sunt, ut rectius mihi
eidem speciei attribuendæ videantur.
5. A. stolonifera Maxim. mel. biol. IX. 60% (1877) caule stoloni-
fero, foliis radicalibus longe petiolatis sublus cinereis pubescentibus,
superne glabris ternatis, foliolis breviter petiolulatis subrhomboïdeis,
sæpius 2-3-fidis, margine crenatis, involucro trifoliato, foliis involuerali-
bus petiolatis, quam radicalia minoribus ceterum similibus, peduneulis
binis 5-8 cm. longis, altero ima basi (an semper ?) involucellato, sepalis
quinis albis, carpellis (junioribus) subcompressis pubescentibus breviter
slipitatis, stylo brevi incurvo. Nomen japon. : Tokiwa Ischige. — Japonia
(Keiske); ins. Nippon in silvis alpinis provinciæ Nambu, in graminosis
secus rivulos (Tchonoski 1865 HGB?)
6. A. baicalensis Turcz, cat. Baical. n. 22; Ledeb. fl. ross. I. 17
(1841) rhizomate oblique repente, foliis radicalibus longe, ad 25 cm.,
De
(23) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1075
petiolatis ternatis, foliolis 2-3 fidis crenato vel serrato incisis, basi cunea-
tis, foliis involucralibus binis vel ternis sessilibus triparttis, partibus
bi-vel trifidis incisis, pedicellis solitariis vel geminis, sepalis (5-)6 ellip-
tieis, carpellis pilosis stylo brevissimo recto coronatis. — A. flaccida Fr.
Schmidt, Reise im Amurl, 103; A. umbrosa C. A. Mey.? — Nom. japon. :
lisige sû. — Japonia (Hilgendorf HEH); ibidem, secus iter ad Ojakyan
ducentem (Hilgendorf HGB); Tsucuba (Hilgendorf 5. V. 76 HGB) ; Kuki-
yama (Rein VII. 75 HGB); ins. Nippon media ad Yokoska (Savatier n. 16);
ins. Yesso: prope Hakodate (Williams et Morrow) ; ibidem (Maximowiez
iter secund. 1861 HGB) ; Nanaï pr. Hakodate (Faurie n. 206 ; 27. IV. 86
HDC) [Ins. Sachalin, Augustinowiez HEH].
7. A. dichotoma L. sp. ed. 1. 540 (1753) foliis radicalibus tripar-
titis, partibus 2-3-fidis, lato-lanceolatis apicem versus inciso-serralis, foliis
involueralibus 2-3 et involucellaribus sessilibus conformibus, pedunculis
ternis, centrali nudo, lateralibus iterum involucellatis, pedicellis unifloris,
sepalis quinis obovatis quam stamina 3-4-plo longioribus, carpellis junio-
ribus pilosis, maturis sæpe glabrescentibus, compressis in stylum æqui-
longum rectum uncinatumve subito contractis. — A. canadensis syst. ed.
XIE t. III. app. 231; A. irregularıs Lam. diet. I. 167; A. aconitifolia
Mehx. fl. amer. bor. I. 320 (nec Turez.) ; A. pensilvanica L. mant, II. 247
(1771).
var. japonica Hth. foliorum involucralium et involucellarium mar-
gine parce dentato vel subintegro. — Japonia sine loco (Thunberg) ; in
eollibus prope Kushiro (Faurie n. 5311 ; 24. VI. 90 HBB) ; in promon-
torio Soya (Faurie n. 7201; 19. VI. 91 HDC) ; ins. parva Kunashiri
(Faurie n. 5224; 9. X. 89 HDC) ; probabiliter etiam : in salicetis Rebun-
shiri, insulæ parvæ prope ins. Yesso (Faurie n. 7270; 21. VI. 91 HDC).
| Ins. Sachalin prope Kussunai (Brylkin 1861 HGB].
8. A. narcissiflora L. sp. ed. I. 542 (1753) radice crassissima per-
pendieulari, foliis radicalibus longe petiolatis pilosis circumseriptione
rotundatis ternatis vel ad basin usque tripartitis, foliolis basi cuneatis tri-
fidis et inæqualiter lobatis, lobis oblongis, scapo 20-30 cm. alto, foliis
involueralibus sessilibus quam radicalia dimidio fere minoribus ceterum
eis similibus, floribus numerosis umbellatis rarius 1-3, pedicellatis, pedi-
cellis interdum brevissimis unifloris, sepalis 5 albis, rarius extus purpureis
ovalis carpellis rotundatis plano-compressis. — À, dichotoma L. sp. und
Sieb. et Zucc. (excl. syn. teste Miquel). — Japonia: in monte Haksan
à ee
1076 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (24)
(Keiske) ; in cacumine Rüshiri (Faurie n. 8395 ; 30. VI. 92 HBB) ; in
summo monte Chokkai (Faurie 2678 ; 14. VII. 88 HBB, HDC) ; in ins.
parva Rebunshiri (Faurie n. 9681 ; 23. V. 93 HBB, HD(C) ; ins. Yesso,
Nanaï prope Hakodate (Faurie n. 3263 ; 4. V. 89 HBB) ibid. in montibus
prope Saporo (Faurie n. 327 ; 1/2. VI. 87 HBB).
9. A. japonica Sieb. et Zucc. fl. jap. I. 15 (1835/44) caulescens,
foliis radicalibus vel cordatis 3-5-partitis vel ternalis, foliolis lato-ovatis
basi cuneatis vel ovatis, involucralibus petiolatis vel sessilibus, simpliei-
bus vel ternatis, omnibus margine irregulariter serratis vel subcrenatis,
peduneulis 3 vel pluribus, elongatis, unifloris nudis vel dichotomo-ramo-
sis et iterum involucellatis, sepalis numerosis sæpius 15-20 vel amplius,
exius sericeis albidis, purpureis, violaceis, carpellis ecaudatis lana densa
involutis. — Atragene japonica Thunb. fl. jap. 239 ; Clematis (?) polype-
tala DC., syst. I. 167; Clematis (?) japonica Poiret. suppl. II. 296. —
Japonia : sine loco (Thunberg) ; ins. Nippon : prope Tokio (Ahlburg
HAE); prope Yokohama (Maximowicz 1862 HAE); ibidem (Wichura
18. X. 60 HGB et Naumann n. 13. X. 69 HGB) prope Yokosta (Savatier
n. 15); Nikkoo flore purpureo (Hilgendorf HGB); distr. Mutsu, prope
Hirosaki (Faurie n. 3428 ; fine oct. 88 HBB, HDC): ibidem circa Aomori
(Faurie n. 93, medio oct. 86 HDC).
10. A. Hepatica L. sp. ed. I. 538 (1753), foliis radicalibus longe
petiolatis cordatis trilobatis, sublus sæpius violaceis lobis integerrimis,
scapis unifloris, foliis involucralibus ternis integris flori approximatis caly-
ciformibus, sepalis 5 vel pluribus, coeruleis rarius albis carneis vel viola-
ceis, carpellis ecaudatis. — A. præcox Salisb. prod. 371 ; Hepatica nobilis
Schreb. spic. Lips. 39 (1771); H. triloba Chaix in Vill. hist. Dauph. I. 336
(1786); Hep. hepatica Karst. Fl. Deutsch. 558 (1880/83). — Japonta, in
ins Nippon (Keiske teste Miquel) ; ex urbe Yeddo (Savatier n. 1%).
11. A. cernua Thunb. fl. Japon. 238 (1784) radice lignosa perpen-
diculari, foliis radicalibus petiolatis pinnatis, foliolis pinnatifidis, laciniis
lineari-oblongis, junioribus sericeis, maturis superne glabrescentibus,
foliis involucri sessilibus basi connatis multifidis, scapis unifloris, flore
nutante, sepalis 6 erecto patentibus elliptico-oblongis aculis atroviolaceis,
præsertim exterioribus ternis sericeo-hirsutis, staminodiis (glandulis)
intra sepala minutis stipitatis, carpellis stylo elongato barbato coronatis. —
Pulsatilla cernua Bercht. et Presl, Rostlin I. 22 (1820). — Nomina jap. :
(25) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1077
Sjaguma Saiko, Kawara Saïko, Wokina-Gusa. -- Japonia : in montibus
apricis 200-700 m. alt. (herb. Zuccarini teste Pritzel); Misaki (Hilgendorf,
martio 1875 HGB) ; Kagaythiki (Hilgendorf apr. 1875 HGB); Kioto (Hikko
1877 HGB); Ins. Kiu-siu : (Rein 1875 HAE) prope Nagasaki (Oldham
1862 HEH, HGB) ; ad pedem montis Homan Dake (Buerger); ins. Nippon:
prope Yeddo (Thunberg) et in montibus Inassa et Iwaja (Siebold) ; prope
Yokohama (Savatier n. 18); communis in montibus Aomori (Faurie
n. 608, 10. VII. 89 HDC) ; Sambongi (Faurie n. 572 ; 8. VII. 86 HDC);
circa Kominato (Faurie n. 283 ; 1, V. 86 HBB).
5. ADONIS
1. A. amourensis Rgl. et Radde Reise Ost-Sibir. in Bull. soc. nat.
Mose. XXXIV. 35 (1861), fere omnino glaber, radice perenni, caule sim-
plici rarius ramoso axi primaria flore solitario terminala, secundariis ple-
rumque sterilibus, foliis radicalibus et inferioribus in spathum reductis,
petiolo foliorum caulinorum inter vaginam et laminam longe producto,
laciniis lanceolatis, pedunculis fructiferis erectis, floribus satis magnis,
petalis numerosis oblongis rotundatis apice in!erdum laciniatis, capitulo
fructifero maturo 10-12 mm. diam., carpellis initio puberulis stylo incurvo
uncinato coronatis. — A. apenninus L. ex parle; A. dahuricus Turcz. ;
A. apenmimus xy dahuricus Ledeb. fl. ross. I. 25. — Nomen jap. : Hukusi
yusô. — Japonia, in insula Yesso (Noury; Savatier n. 11) ins. Nippon
boreal. (teste Franchet).
2. A. ramosus Franch. Adon. riv. 91 (189%) caule semper ramoso,
axibus secundarüs ommibus flore solitario terminatis, sepalis 5 glabris
quam petala dimidio minoribus, petalis luteis obovatis apice sæpius ero-
sis, carpellis parvis globosis reticulatis velutino pubescentibus stylo
incurvo arte adpresso coronatis, cetera præced. — Japonia: insula Nip-
pon borealis, in provincia Aomori (Faurie n. 286 ; 13/14. V. 86 HBB) ;
Missionis christian. ad Sambongi (Faurie n. 286 ; 9. V. 86 HBB, HDO) ;
prætlerea lectus a rever. Faurie sub. num. 327 ; 70 ; 610 (teste Fran-
che).
1078 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (26)
ST
10.
11.
12.
6. RANUNCULUS
. Carpella transverse striato-rugosa, folia submersa laciniis subulatis, flores
albi (subsp. Batrachium)............ . 4. trichophyllus Chaix.
— Jlævia, flores plerumque lutei. 2. <
. Folia integerrima angusta, caulis ad genicula radicans. ... 2. reptans L.
— varie parlita. 3.
Folia radicalia inter se æqualia. 4.
— biformia, alia ovata vel subcordata, integra crenata vel sublobata, alia
ternata, radix grumosa, calyx patens...... 43. Zuccarinii Miq.
Folia radicalia lobata vel dissecta, nec ternata. 5.
— ternata vel biternata. 9.
. Carpella suborbieularia haud compressa nec carinata, capitulum oblongo-
Cylindrieum ta 1 EN 3. sceleratus L.
— Compressa carinala, capitulum haud vel vix elongatum. 6.
. Sepala reflexa, folia radicalia plerumque reniformia. laciniis latiusculis. 7.
— adpressa, folia rad. plerumque profunde dissecta, laciniis cuneatis vel
lancenlatisuu. a. ae AAA SA a ANA t ES 4. acer L.
. Flores (ex sicco) albidi, caulis simplex, 3-5-folius, folia inferiora trifida,
sermenusblalise a a a un ne ne Tee rs 5. Buergeri Mia.
— luiei, plantæ ca.20 cm. alt. 8.
. Carpellorum rostrum haud incrassatum rectiusculum, foliorum radicalium
segmenta euneiformia............ 6. propinquus ©. A. Mey.
— — crassissimum, fol. rad. segm. subrotunda. 7. japonicus Thunb.
. Caulis stolonibus repens, planta fere omnino glabra, pedunculi sulcati, calyx
adpressusune dr a u ae Be ee 8. repens L.
— haud stolonifer. 10.
Carpella stylo recto sæpius abbreviato coronata 41.
— siylo incurvo vel involuto coronata, petala 5-8 mm longa, 2-3 mm
lata. 12.
Caulis foliaque patenti-hirtella ................... 10. Sieboldi Miq.
— petiolique reflexo-hirsuti, folia adpresse hispida, calyx reilexus.
9. chinensis Bnge
Sepala patentia, folia subbiternata segmentis angustis.
42. Tachircei Franch. et Sav.
— reflexa, carpella numerosa (usque ad 40), foliorum segmenta lato-ovalia.
11. ternatus Thunb.
1. R. trichophyllus Chaix. in Vill. hist. pl. Dauph. I. 335 (1786)
caule submerso, foliis omnibus submersis quam internodia brevioribus,
(27) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1079
laciniis selaceis, submersis divaricatis, ex aqua sumplis in penicillum col-
labentibus, floribus albis satis parvis, staminibus 8-15, carpellis parvis
numerosis. — R. aquatilis 8. brevifolius Rossm., R. aquatilis e. panto-
thrix Koch. syn. ed. I. pg. 11; R. Rionu Lagger (1848); R. Drouetti
F. Schultz; R. confervoides Fries; R. trichophyllus Chaix (1779). —
Nomina jap.: Baikamo; Mmébatsimo (Tanaka). — Japonia, loco non indi-
cato (Tanaka teste Savalier n. 25); insula Yesso, prope flumen Sobetsu
(Faurie n. 736; 22. VII. 87 HBB, HDC); prope Azorouma' fluvium
(Faurie n. 10,371 ; 13. VII. 95 HBB, HDC). In paludosis prope Nemuro
(Faurie n. 10,904 ; 22. VIII. 93 HDO).
2. R. reptans L. sp. ed. I. 549 (1753), foliis linearibus vel lineari-
lanceolatis, caulibus filiformibus, ad genicula radicantibus, articulis sur-
sum arcuatis, ramis subunifloris, carpellis obovatis lævibus obsolete mar-
ginatis rostro recto apice recurvalo. — Japonia : in ripa paludosa prope
Shiobara (Faurie 28. VI. 89; n. 4150 HBB, n. 4151 HDC).
Apnor. Specimina ulriusque herbarii valde manca florem unicum, carpeila
nulla præbent ; determinatio igitur ex habitu potius mihi proferenda fuit; toto
habitu vero specimina cum illis R. reptantis quæ ad ripam lacus Wessejärwe
Fenniæ legi, optime congruunt.
3. R. sceleratus L. sp. ed. I. 551 (1753) foliis inferioribus palmato-
partitis inciso-crenalis, superioribus trifidis, laciniis linearibus, calyce
reilexo, gynophoro oblongo-cylindrico, carpellis ecarinalis margine linea
impressa einctis in medio utrinque subtiliter rugulosis. — Nomina jap. :
Fogarasi, Kirapo (Miquel) ; Tatarabi, Ta Karachi. — Nippon prope Yokoska
(Savatier n. 49/20); Simoda (Williams et Morrow). — Prope Tokio vel
Yeddo (Faurie n. 2328 ; 6. VI. 88 HBB, HDC); ins. Kiu-siu circa Naga-
sakı (Oldham, Mohnike) in monte Homan-Dake (Buerger); [insulæ Liu-kiu
(Faurie n. 16 ; 1895/6 HBB)).
4. R. acer L. sp. ed. I. 554 (1753) caule multifloro, foliis radicalibus
ei caulinis palmato-partitis, laciniis subrhombeis, acute inciso denlatis vel
profunde in lacinias anguste lanceolatas dissectis, superioribus tripartitis
laciniis linearibus, petiolis pubescentibus, pedunculis teretibus, carpellis
jenticulari compressis marginalis, rostro subcurvato carpello multoties
breviore, gynophoro glabro. — R. napellifolius Crantz. austr. 11%. ex
: In Scheda herbarii Candolleani « rivière Azouma » legitur.
1080 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
parte. — Ins. Kiu-siu prope Nagasaki (Oldham: Ins. Nippon prope Yokoska
(Savalier n. 24). -— In summo monte Chokkai (Faurie n. 2700 ; 14. VII.
HBB, HDC).
5. R. Buergeri Miq. prol. fl. 193 (1866/7) caule simplici 3-6-folio
cum foliis patule pilosulo, foliis caulinis infimis longissime, reliquis bre-
viter petiolatis, tribus inferioribus reniformi-rotundatis trifidis vel trilo-
batis, segmentis dilatato-ovatis inæqualiter crenato- vel serrato-incisis,
foliis summis pedunculos fulerantibus minoribus profunde pinnatifidis,
lobis angustioribus, pedunculis ad apicem caulis racemose dispositis pauci-
floris adpresse villosis, sepalis 5 ovatis acutis reflexis (?) dorso hirtis, car-
pellis compressis pubescentibus stylo brevi subuncinato rostratis. —
Japonia (Siebold); Hayachine san (Faurie n. 13,143 ; 14. VI. 94, HBB,
HDC).
6. R. propinquus C. A. Mey. in Ledeb. fl. alt. II. 332 (1830), ad-
presse pilosus, caule 2-6-floro, foliis radicalibus reniformibus profunde
trifidis, lobis late cuneiformibus, incisis serratisque, foliis caulinis pal-
mato-partitis, partilionibus 3-5 inciso-serratis vel integris, petalis sepala
patula palentim pilosa superantibus, stylis rectiusculis. Japonia (Asa Gray).
— Planities Tomakomaï (Faurie n. 10,082 ; 18. VI. 95 HBB).
7. R. japonicus Thunb. in Trans. Linn. Soc. IL. 337 (1794) caule
repente, foliis palmatim trisectis, segmentis subrotundis obtuse inciso-
dentatis, floribus luteis ca. 2 em. diam. rarius majoribus, calyce reflexo,
carpellis compressis lævibus dorso subalalis stylo subuncinato coronatis
in capitulum subrotundum aggregatis. — R. hirtellus Miq. (an Royle ?). —
Nomina jap.: Kimbu nohanna (teste De Candolle) ; Gin hoge. — In Japonia
satis frequens videtur esse. — Ins. Kiu-siu prope Nagasaki (Thunberg,
Buerger) ; ins. Nippon prope Yokoska, prope Yeddo, in montibus Nikoo,
in privinciis Omi, Senano, Etchigo (testibus Franchet et Savatier).
Apnor. Species dubia et probabiliter cum priori conjungenda videtur. Cl. Maxi-
mowiez secundum iconem ineditam Thunbergii et specimen Miquelii R. japo-
nicum a R. propinquo vix differre confirmat. Franchetio et Savatiero vero tes-
tibus R. japonicus differt foliis inferioribus magis rotundatis, superioribus in
lacinias longas lineares divisis, carpellorum rostro crassissimo fere nullo.
Ceterum in Gandollei prodromo vol. I. R. japonicus bis descripta est, sc. pag. 29
Thunbergii nomine et pag. 38 Langsdorfii auctoris nomine adjecto. In diagnosi
supra proposita alteram Candollei diagnosim paginæ 38 secutus sum. Inter speci-
mina Fauriana hanc speciem non inveni.
(29) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1081
8. R. repens L. sp. ed. 1. 554 (1753), fere totus glaber, caule stolo-
nifero ramoso-plurifloro, foliis radicalibus ternatis vel biternatis, foliolis
trifidis profunde incisis, laciniis latiuseulis, foliis caulinis brevius petio-
latis ceterum similibus, pedunculis sulcatis, sepalis patentibus glabris,
petalis aureis satis magnis, gynophoro piloso, carpellis lenticulari-com-
pressis marginatis stylo brevi rectiusculo coronalis. — Ins. Yesso circa
Hakodate (Williams et Morrow). — Planities Washi betsu (Faurie
n. 10,291 ; 10. VII. 93 HBB, HDC) ; Fukuyama (Faurie n. 3790 ; 1. VI.
90 HBB) in silvis Shibecha (Faurie n. 5320 ; 27. VI. 90 HDC.)
Apnor. De hac specie et de sequentibus confer adnotationem ad R. ternatum !
9. R. chinensis Bunge in Mém. sav. étrang. St. Petersb. IT. 77
(1835) caule erecto petiolisque reflexis hirsutissimis, foliis ternatis
adpresse hispidis, foliolis longe petiolulatis 2-3-lobatis, lobis acute inciso-
serratis cuneatis, calyce hirsuto reflexo, carpellis stylo recto abbreviato
coronatis. — R. auricomus Thunb. (nec. L.). — Ins. Nippon : Yeddo,
planities Sapporo (Faurie n. 7198 ; 6. VII. 91 HDC) ; planities Tomako-
mai (Faurie n. 10,325 ; 12. VII. 93 HBB); Tokujo (Faurie n. 2311 ; 5.
V. 88 HDC).
10. R. Sieboldi Miq. prol. fl. jap. 183 (1876/7) caule annuo esto-
lono humili folioso cum foliis patenti-hirtello, foliis radicalibus longe
petiolatis, caulem æquantibus, ternatis, foliolis petiolulatis, caulinorum
sessilibus, lato rhombeis, medio trisecto, lateralibus inæquilateris 3-2-sec-
tis, omnibus crenato-serratis, pedunculis oppositifoliis superne solitariis
vel paucis petiolum excedentibus, sepalis 5 ovatis aculis præter marginem
hirtellis, reflexis (?), petalis sepala subduplo superantibus lato-obovatis,
carpellis plurimis subgloboso confertis, stylo recto. — Japonia, probabi-
liter in ins. Kiu-siu prope Nagasaki legit Siebold.
Apnor. R. Sieboldi a el. Sieboldo pro R. gregario Pers. habitus, a cl. Zucca-
rinio cum R. ternato confusus fuit.
11. R. ternatus Thunb. fl. jap. 241 (178%) patentim hispidus vel
adpresse pubescens vel etiam fere glabrescens, caule erecto ramoso mul-
tifloro, foliis petolatis ternalis, petiolis amplo vaginantibus, foliolis trifi-
dis, segmentis rotundato-vel lanceolato-ovalis, serratis, floribus in axillis
foliorum solitariis breviter pedunculatis, pedunculis petiolum folii oppo-
sii subæquantibus, fructiferis multo elongätis, sepalis reflexis, petalis
r
Le
1082 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (30)
5 albis (teste De Candolle) rotundato-ohovatis, carpellis stylo incurvo vel
involuto coronalis. — R. Vernyi Franch. et Sav. (auctoribus ipsis species
delenda). — Ins. Kiu-siu prope Nagasaki et ad promontorium Nomo Saki
(Buerger) ; Ins. Nippon (teste Decandolle); ibid. ca. Yokoska (Savatier
n. 21/22; id n. 23 sub nom. Æ. Vernyi). — Ibid. circa Akita (Faurie
n. 2748 ; 15. VII. 88 HBB); ins. Yesso : Mombetsu (Faurie n. 713 ; 18.
VII. 87 HBB); Otaru (Faurie n. 1191 ; 8/15. VIII. 86 HDC) ; Haya-
chine (Faurie n. 15,542 ; 24. VIII. 94 ADC) ; [Insule Liu-kiu (Faurie
n. 95 ; 1895/6 HBB)].
ADNOTATIO. R. repens et species quinque sequentes adeo inter se affines sunt,
ut speciem unicam sensu latiore (« Gesamtart » vel « Formenkreis ») constiluere
videantur. À. ternatus a R. chinensi vix differt nisi carpellis magis compressis,
in dorso magis gibbosis et latius marginatis ; a R. repenti differt petalis mino
ribus vıx 5-8 mm. longis angustius oblongis, circa 3 mm. latis, carpellis paulo
majoribus plerumque magis numerosis (usque ad 40) et capitulo ideo majore,
rostro carpellorum magis producto; R. Tachiroi a R. ternato differt seg-
mentis foliorum angustioribus fere biternatis, superioribus diminulis; R. Sie-
boldi indumento et stylis rectis, R. Zuccarinii foliis radicalibus dimorphis et
stylo recto a R. ternato differunt. Omnia vero hæc discrimina formis innumeris
intermediis debilia redduntur. — R. ternati diagnosin præcipue secundum spe-
cimina Fauriana ex insulis Liu-kiu composui, quia hæe cum tabula Lessertiana,
quam cl. De Candolle quasi iconem normalem in Prodromo I. 31 affert, exacte
congruunt.
12. R. Tachircei Franch. et Sav. enum. pl. jap. IT. 267 (1879), caule
bipedali adpresse pubescente, foliis inferioribus satis longe petiolatis ter-
natis, foliolis petiolulalis ad basin usque sectis (quasi biternatis), partibus
lineari-oblongis acute et profunde dentatis, foliis mediis breviter petio-
latis vel sessilibus, triseetis, segmentis angustis, superioribus valde dimi-
nutis, floribus in panicula ampla dispositis, pedunculis elongatis suleatis,
sepalis patentibus, margine lato membranaceo, petalis parvis luteis
anguste oblongis apice rotundatis vix 2 mm. latis. 5-7 mm. longis, car-
pellis stylo incurvo coronatis. — Nomen japon. : Otoko zeri. — Japonia :
Ins. Nippon, probabiliter circa Yeddo (Tachiro Yassada, teste Savatier
n. 3787) ; in prov. Senano (Rein ap. Savatier n. 3751) verisimiliter etiam :
Asariyama prope Otaru 1500-2000 m. alt. (Faurie n. 2970 ; 17. VII.
88 HBB, HDC).
13. R. Zuccarinii Miq. prol. fl. jap. 193 (1865/7) parce pilosulus,
radice grumosa, caulibus 10-20 cm. altis sæpius brevioribus, fere semper
(31) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1083
superne ramosis, foliis radicalibus longe petiolatis biformibus, aliis ovatis
basi subcordatis, crenatis vel sublobatis, als ternatis vel ad basin usque
tripartitis, segmentis nunc ovatis nunc anguste cunealis, foliis caulinis
breviter petiolatis vel sessilibus tripartitis, lobis iterum trifidis, vel inte-
gris anguste linearibus, peduneuhs elongatis tenuiter striatis, flore parvo,
10-12 mm. diam., sepalis ovatis patentibus late membranaceis pallidis,
petalis obovalis luteis, carpellis in capitulo oblongo aggregatis parvulis
oblique ovatis turgidis margine incrassatis stylo recto dimidiam fere par-
tem carpelli æquante lerminatis. — R. ternatus Wallström (nec Thunb.).
Nomen jap. : Hikino kasa. — Ins. Nippon, cummunis prope Yeddo in
ruderatis (Savatier). — Ibid. prope Akita (Faurie n. 2225 ; 21. V. 88
HBB, HDC).
7. CALTHA
C. palustris L. sp. ed. I. 558 (1753) caule erecto, rarius procum-
bente ad internodia radicante, 1-plurifloro, foliis radicalibus petiolatis
subreniformibus margine crenatis vel serratis, bracteis sessilibus, sepalis
5 vel pluribus rotundato-obovatis flavis, carpellis maturis recurvato-paten-
tibus. — Nomina japon. : Enko sö vel Riukin-kwa. — Ins. Yesso prope
Hakodate (Small.); Nippon, Yeddo (Savatier n. 28). — Hirosaki (Faurie
n. 2033 ; IV. 88. HBB, HDC) ; probabiliter etiam specimen mancum ex
Tokio, in hortis (Faurie n. 2320 ; 5. VI. 88 HBB).
var. procumbens Beck ap. Huth, monogr. Calth. 18 (1891) caule
reptante ad internodia radicante. — C. radicans auct. (nec Forster). —
Insula Kunashiri (Faurie n. 5233 ; 14. VIII. 89 HDC).
8. GLAUCIDIUM
G. palmatum Sieb. et Zuce. fl. jap. in Abh. K. Bayer. Akad. Wiss.
IV. 2. Abh. 184 (1845) caule simplici herbaceo unifloro 30-40 cm. alto tri-
phyllo, foliis alternis, inferioribus duobus petiolatis, summo infra florem
sessili, omnibus basi cordalis, palmato-quinquepartitis, partibus profunde
trifidis, acuminatis acute serratis, utrinque pubescentibus, flore terminali,
sepalis rolundato ovatis glabris patentibus rosaceis, carpellis solitariis vel
sæpius binis, maturis rolundato-rhomboideis subcompressis dorso sese
aperientibus monospermis. — Ins. Yesso (Siebold 1840 HRM) ; Hakodate
1084 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
(Williams et Morrow; C. Wilford 1859 HGB, Maximowiez 1861 HRM,
HIV). Hakkoda (Faurie n. 13,078 et 1082; 8. VI. 96 HBB, HDC); Noësi
(Faurie n. 998; VI. 86 HBB). Nippon bor. in montibus Nikoo (Kramer test.
Franch. et Sav. n. 30).
ADNoT. Quæ planta sub nomine Hydrastidis jezoensis Sieb. a Miquelio in
prol. fl. jap. 369 (1865/7) ex specimine manco deflorato « carpellis binis tantum
basi inter se connatis cet. ». describitur, probabiliter ad Glaucidii genus referenda
et fortasse nil nisi nostra species videtur esse.
9, TROLLIUS
1. Nectaria (petala nectarifera) 17-20 staminibus duplo triplove longiora, sepala
EN ER 1. Ledebourii Rchb.
— ad 15 staminibus æquilonga vel breviora. 2.
2. Nectaria staminibus subæquilonga, sepala 6 vel plura, caule foliato.
2. patulus Salisb.
— staminibus breviora et filamenta vix æquantia, sepala 5-6, caule sub-
SCA DOS On Rd REN RR er re 3. japonicus Miq.
1. T. Ledebourii Rchb. iconogr. II. t. 272 (1825) sepalis (in
forma typica) 5, carpellorum stylis germine duplo triplove brevioribus
rectis.
ß. macropetalus Rg:!. fl. ussur. 8 (1862) sepalis 5-9 (sæpius in
eodem individuo) 2-3 cm. longis, nectariis anguste linearibus. — Ins.
Yesso ca. Hakodate (Robert teste Savatier n. 2466).
2. T. patulus Salisb. Trans. Linn. Soc. VII. 303 (1807) nectariis
lineari-spathulatis, carpellorum stylis (in forma typica) germen æquan-
tibus.
ß. sibiricus Huth, rev. Troll. 5 (1891) stylis germine duplo triplove
brevioribus, sepalis 6-10, caule superne ramoso ca. 30 cm. allo. —
T. americanus Ledeb., T. ochotensis Til. — Japonia : Montes Shari (Fau-
rie n. 5487, 4/5. VI. 90 HBB, HDC). — Hierzu gehört wahrscheinlich
auch das folgende Specimen, das aber wegen des Fehlens der charakte-
ristischen Blüthentheile nicht mit Sicherheit bestimmt werden konnte:
Insula Yetorofu (Faurie n. 7507, 24/25. VIII. 91 fructificans. HBB).
(33) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1085
3. T. japonicus Miq. prol. fl. jap. 19% (1865/7) japonice « Kinbai-
S6 » caule .humili 10-20 em. alto unifloro subscaposo, 1. e. foliis vel radi-
calibus vel involucralibus, sepalis 5-6, nectarns ca. 15 ligulatis ca. 2 mm.
latis. — Japonia, insula Yesso, in monte Hakousan (Siebold teste Fran-
chet et Savatier) ; Littora Rebunshiri (Faurie n. 7291, 21. VI. 91 HBB,
HDC) ; probabiliter etiam specimina Fauriana sine numero et die ex
Rebunshirü vel Rüschiri (2) (Faurie HBB, HDC).
Apnor. T. japonicus Miq., T. americanus Mühlenb. et T. acaulis Lindl.
maxime inter se aflines sunt et rectius fortasse eidem speciei attribuendi sunt.
10. COPTIS
1. Scapus uniflorus, petala exappendiculata. 2.
— 2-4 florus, carpella stylo caduco acuminata. 3.
. Folia radicalia ternata, carpella stylo elongato persistenti rostrata.
1. trifolia Salisb.
— — quinata, carpella stylo brevissimo acuminata.
2. quinquefolia Miq.
3. Folia radicalia simpliciter ternata, petala exappendiculata. 4.
— — biternata vel bipinnata. 5.
LE)
4. Flores longe pedunculatati, pedunculis 4-5 cm. longis, petala plana.
3. occidentalis Torr. et Gray.
— breviter pedunculati subconferti, petala unguiculata breviter cucullata
4. anemonifolia Sieb. et Zucc.
9. Sepala linearia, petala unguiculata breviter cucullata, carpella stipitem
EqUanlla ne se 5. brachypetala Sieb. et Zucc.
— lanceolata, petala plana spathulata, carpella stipitem superantia.
6. orientalis Maxim.
1. C. trifolis Salib. in Linn. Soc. Trans. VIT. 305 (1807) rhizomate
subrepente, foliis radicalibus ternatis, foliolis obovatis sublobatis dentatis,
lateralibus sessilibus, sepalis 5 ovatis patentibus pallide flavis, petalis 5
vel pluribus valde anguslis cucullato-obconicis luteis, carpellis subquinis
stipitalis stipitem subæquantibus stylo elongato persistenti coronatis. —
Helloborus trifolius L. sp, (1753); H. pumilus Salisb.; Chrysa borealis
Raf.; Lagotis Sielleri Rupr.; Anemone grenlandica Oeder. — Nomen
japon.: Mits ouwa (Miquel); Katebami. — Japonia in cacumine montis
Ontake 3000 m. alt. (Rein VII. 75 HGB), in monte Hakousan (Rein teste
Savalier n. 2795), ins. Nippon, prov. Senano (Tschonoski 1864 HRM) ; in
BULL. HERB. BOISS., décembre 1897. 74
#
Len
1086 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
montibus provinciæ Nambu (Faurie n. 2235; 23. V. 68 HBB); in summo
monte Chokkai (Faurie n. 2683 ; 14. VII. 88 HDC).{Ins. Sachalin (Exped.
Schmidt 1860 HGB). h
2. ©. quinquefolia Miq. prol. il. jap. 195 (1865/7) rhizomate tenui
leviter obliquo, foliis radicalibus parvis subrotundis quinatis, foliolis lon-
giuscule petiolulalis cuneato-obovatis apice obsolete trilobis inciso-serratis
subtus prominenter reticulatis, scapo unifloro, sepalis 5-6 unguiculatis
obovato-ellipticis albis, pelalis nanis tertiam partem sepalorum æquanti-
bus cuculalis ungue filiformi laminam superante, carpellis quinis, maturis
stipitem subæquantibus in stylum brevissimum acuminatis. — Nomen
japon.: Katebami. Ins. Nippon in silvis subalpinis (Maximowicz) ; prov.
Senano (Tschonoski HRM, HIV !); prov. Owari (Keiske teste Miquel) ; in
fissuris montis Fudsi-yama (Pierot ; Buerger).
3. ©. occidentalis Torr. et Gray. fl. North Am. TI. 40 (1838), foliis
radicalibus ternatis, foliolis petiolulatis petiolis lateralibus 5-10 mm.,
medio 40-20 mm. longis, foliolis late ovatis vel subrotundis, 2-5 cm. lon-
gis latisve 3-(5-) lobatis vel pinnatifidis crenato-vel serrato-incisis, scapo
subtrifolio, pedunculis elongatis (4-5 cm. longis), sepalis petalisque linea-
ribus, petalis planis, carpellis suboctonis brevissime rostratis stipitem
superantibus. — Chrysocoptis occidentalis Nutt.
var. japonica Hih. foliolis lateralibus ca. 2 cm., terminali ca. % cm.
longe petiolulatis, omnibus cireumscriptione triangularibus pinnatifidis
acutius incisis.
Japonia (Ito Keiske teste Miquel). — Ins. Yesso, in nemore Nanaı prope
Hakodate (Faurie n. 192 ; 27. IV. 86 HBB), — in montibus Yamagatan
(Faurie n. 4405 ; 12. VII. 89 in fructu HBB, HDC) ; Shonai (Faurie
n. 2741 ; 8. VII. 88 in fructu HBB, HDC); insula Sado (Faurie n. 2461;
27. VI. 88 HBB, HD6).
ADNoT. In speciminibus herbarii -Barbey-Boissier ex ins. Sado, qu& habitu,
loco, tempore et numero omnino cum illis herbarii Candolleani congruunt, folia
cum ternata tum exacte biternata suni: in speciminibus ex Shonaï foliola satis
breviter petiolulata sunt.
4. GC. anemonifolia Sieb. et Zucc. in Abh. Bayer. Akad. IV. 2 Abth.
180 (1845) scapo 3-4 floro, foliis ternatis, foliolis petiolulatis, circumscrip-
tone ovatis vel triangularibus pinnatifidis inciso-serratis, rarius ex parte
biternatis, floribus breviler pedicellatis confertis, sepalis lineari-lanceo-
(35) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1087
latis demum reflexis, petalis unguiculatis lamina breviter cucullata, anthe-
ris subdenis. — Nomen jap. : Kokouma C’za. — Japonia (Siebold 1842
HRM) ; probabiliter ex ins. Nippon, prov. Owari (lto Keiske) ; ex loco non
indicato (Savatier n. 435is) ; in horto bot. Desimæ specimina coluit cl.
Siebold.
3. GC. brachypetala Sieb. et Zucc. in Abh. Bayer. Akad. IV. 2 Abth.
180 (1845), scapo 3-4-floro, foliis biternatis, foliolis pinnatis, foliolulis
(terlii ordinis) pinnatifidis vel serrato incisis 5-10 mm. longis, inferiori-
bus sæpius petiolulatis, floribus longe pedunculatis, sepalis linearibus
acutis demum reflexis quam stamina vix dimidio longioribus, petalis
unguiculatis breviter cucullatis ellipticis, carpellis erostribus longe stipi-
talis, stipite carpellum subæquante. — Thalictrum japonicum Thunb.
Act. Linn. Il. 337 ; Didynamista Salviæ similis Thunb. fl. jap. 364 (1784);
Coptis racemosa Sieb. herb. — Nom. jap. : Seri hano, ören (Miquel). -—
Japonia (Siebold 1842 HRM); ins. Nippon, in montibus provinciæ Nambu
(Faurie n. 2224'; 23. V. 88 HBB, HDC).
6. GC. orientalis Maxim. in Bull. Acad. St. Petersb. XII. 62 (1868)
scapo 3-4-floro folia superante, f. biternalis, foliolis longe petiolulatis,
foliolulis (1. e. foliolis tertii ordinis) breviter petiolulatis pinnatifidis
serrato-incisis, floribus longe pedunculatis, sepalis membranaceis lanceo-
latis, petalis spathulatis planis trinerviis carnosulis, carpellis stipitem
superantibus stylo brevissimo coranatis. — Japonia in alpibus insulæ
Nippon meridionalis raro, unde in urbes Kiolo (vel Yeddo) et Ohosaka
(Maximowicz); Yeddo (Rein 1874 HGB).
Annor. Valde similis videtur C. anemonifoliæ, quæ differt foliis simpliciter
ternatis, floribus breviter pedunculatis, petalis quam sepala dimidio brevioribus,
breviter cucullatis cet.
11. ISOPYRUM
1. Petala tot quot sepala
— nulla. stamina 20-30, filamenta apice + dilatata (sect. Enemion).
1. Raddeanum Max.
1 jn scheda speeimini ex herbario Candolleano adjecta, quod loco et tempore
omnino eum illo herbarii Barbey-Boissier congruit, sine dubio calami lapsu
numerus 223% legitur.
1088 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
Radız.yertioalis-tnberosa ws nn es re MN eme RE 3
— \horizontaliter-repens, rariusfbrosa "#0. nee 4
. Carpella bina, radix vaginis vetustis tecta, petala longe unguiculata.
2. nipponicum Franck.
— terna vel quaterna, radix nuda, petala brevissime unguiculata.
3. adoxioides DC.
4. Lamina petalorum in unguem refracta, vaginæ foliorum radicalium maximæ
RO
N
ADAM EM RE A CNE ee rn 4. dicarpon Miq.
— cum ungue continua, vaginæ fol. radicalium angustæ............. 5
5. Segmenta foliorum ovata, semina levia........ 6. stoloniferum Max.
— — rotundata, semina tuberculata. ..., 5. trachyspermum Max.
1.1. Raddeanum Maxim. diagn. pl. nov. as. in Bull. Acad. Imp.
Petersb. XXIX. 61 (1884). Enemion Raddeanum Rgl. et Radde, Bull. Soc.
Nat. Mosc. XXXIV. (1861) tb. 2. f. 3. 4. f. g. peduneulis 3-5-floris, sepalis
angustis stamina subduplo superantibus.
a. typicum foliolis secundi ordinis sessilibus vel medio breviter
petiolulato. Japonia : Hayachine san (Faurie n. 13,134, 4. VI. 94 HBB,
HDC).
8. japonicum Franch. et Sav. foliolis secundi ordinis petiolulatis,
fioribus majoribus. Ins. Nippon in monte Tsisibou (ex horto bot. Tachiro
Yassada habuil (Savatier n. 3780).
2. I. nipponicum Franch. in Bull. Soc. bot. France XXVI. 83
1879) radice vaginis velustis lecta, petalis longe unguiculatis, carpellis 2.
ıs. Nippon.
3. I. adoxioides DC. syst. I. 324 (1818). J. japonicum Sieb. et
Zuce.; J. capnoides Fisch. radice nuda, petalis brevissime unguiculatis,
carpellis 3-4. — Japonia, Shidzuoka (Faurie n. 7716 : 28. IV. 92 HBB,
HDC); ins. Kiu-siu prope Nagasaki (Maximowicz it. sec. 1863 HEH,
HGB). $
ApnorT. Diese Art wird schon 4705 von Pluckenet in seinem Amaltheum bot.
3. 49 als « Aquilegie corniculis, Moschatellinæ facie planta pusilla ex insula
Cüeusan » aufgeführt und auf tab. 360 fg. 3 abgebildet.
4. I. dicarpon Miq. prol. fl. jap. 195 (1865/7) Japonice « Siro kane
sö », radice (in forma typica) stolones radicantes emittente, sepalis albidis
4-6 mm. longis, petalis lutescentibus, ungue filiformi 2 mm. long. — Ins.
(37) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1089
Kiu-siu ad promontorium Saki (Buerger) ; Nippon in monte Fudsiyama
salis frequens (Savatier).
8. stipulaceum Franch. et Sav. enum. Il. (1879) p. sp. radice haud
_stolonifera, foliis in lobulos minores partitis, inflorescentia magis compo-
sita. Ins. Kiu-siu (Savatier n. 3363).
3. I. trachyspermum Maxim. Bull. Ac. Pétersb. XXIX. 60 (1884),
J. dicarpon S. L. Moore (nec Miq.), segmenlis foliorum rotundatis, semi-
nibus tuberculatis. — Ins. Nippon verisimiliter : in rupestribus humidis
Kanazawa (Faurie n. 7951; 5. V. 92 HBB, HDC).
6. I. stoloniferum Maxim. 1. c. pg. 60. J. dicarpon Franch. et
Sav. (nec Miq.), segmentis foliorum ovalis, seminibus lævibus. — Ins.
Nippon.
12. AQUILEGIA
i. Calcar rectum, apice tantum semi-uncinatum. 2.
— à basi præcrassa valde curvatum apice hamatum petalorum limbo
duplorbrevtuse. nn Ber le es 1. glandulosa Fisch,
2. Carpella matura erecta parallela dense hirta, sepala late lanceolata acuta.
2. Buergeriana Sieb. et Zucc.
— divergentia recurvala glabrescentia, sepala ovalıa obtusa.
3. akitensis Hth.
1. A. glandulosa Fisch. hort. Gorenk. ed. II. 44 (1812) superne
villoso-glandulosa, calcaribus a basi præcrassa curvalis apice cephaloideis
subhamatisque quam limbus patenti-horizontalis duplo brevioribus, stylis
demum siamina divergentia superantibus, carpellis turbinatis basi con-
traclis. — A. vulgaris Thunb. (nec L.); A. flabellata Sieb. et Zucc. fam.
nal. n. 334 (1846) ; A. jucunda Fisch. et Lall. ind. sem. hort. Petrop. VI.
43 (1840) ; A. sibirica DC ; A. grandiflora Schangin. — Nom. jap.: Woda
maki sö. — Ins. Yesso prope Hakodate (Williams et Morrow); Ins. Nippon.
circa Odawara (Savatier n. 27).
2. A. Buergeriana Sieb. et Zucc. in Abh. K. Bayer. Akad. Wiss.
IV. 2 Abth. 183 (1845) foliis radicalibus biternatis foliolis 2. ordinis longe,
3. ordinis vix peliolulatis e basi rotundala obovatis crenatis et obtuse
1090 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
incisis glabris subtus glaucescentibus, caulinis simpliciler ternatis sessili-
bus vel summis integris linearibus, calcari recto petala obtusa rarius
acuta æquante, sepalis lanceolatis acutis petala superantibus, staminibus
inclusis, carpellis erectis hirtis. — Sepala et calcaria purpurea, petala pal-
lide flavida interdum purpureo suffusa, rarius flos totus pallidus, ex sicco
ochroleucus. Nom. jap.: Yama Wodamaki (Tanaka). — Japonia (Siebold) ;
in monte Sukeyama provinciæ Higo (Kesak, botanophilus japon.); ex
urbe Yeddo (Savatier n. 26); Hayachine san (Faurie n. 13,144; 4. VI. 94,
HBB, flore pallido ; HDC fl. dilute purpureo) ; in Yesso: Hakodate, culta
(Faurie sine tempore et numero HBB, HDC); probabiliter etiam specimina
manca ex ins. Nippon : Iwagisan (Faurie 1032 ; 21. VII. 86 HBB); ibidem,
montes prope Asmori (Faurie 450; 21. V. 86 HDC).
var. pumila, caule 8-10 cm. alto, sepalis latissimis roseis. — Litiora
insulæ parvæ Rebunshiri (Faurie 7273 ; 21. VI. 91 HBB).
ADNOTAT. Affinis certe hæc species A. v'ridifioræ Pall. et A. atropurpureæ
Willd. est, quibuscum sæpius confusa est, differt autem sepalis limbum peta-
lorum multo superantibus.
3. A. akitensis Hih. n. sp. caule erecto, superne ramoso, foliis
radicalibus et caulinis inferioribus petiolulatis biternalis, foliolis 2. ordinis
longe, 3. ordinis breviter peliolulatis basi cunealis lobatis et inciso-cre-
nalis, foliis superioribus sessilibus ternalis, summis simplieibus anguste
lanceolatis, sepalis ovalibus petalorum limbum superantibus, ex sicco pal-
lide purpureis, petalorum calcari rectiusculo, limbo subtruncato pallide-
flavido, carpellis recurvatis glabrescentibus. — Ins. Nippon : Akita, in
hortis (Faurie 2147 ; 20. V. 88 HBB).
13. ACONITUM
4. Sepala superiora (cassis) convexa vel obtuse-conica, flores cœrulei vel albo-
variegati, carpella 3-7, caulis glaber. 2.
— — cylindracea vel conico-cylindracea, flores flavi, violacei vel rubi-
eundi, carpella terna, caulis pubescens...... 1. Lycoctonum L.
2. Nectaria apice angustata rotundata, sensim in calcar recurvata, foliorum
lobi lati, rhomboideo-ovati, flores cœrulei vel lilacini.
3. uncinatnm L.
— apice truncata in calcar recurvata flores coerulei, foliorum lacinia lan-
ceolata vel lineari-lanceolata............... 2. Fischeri Rchb.
(39) ERNST HUTH. RANUNOULACEÆ JAPONICÆ. 1091
1. A. Lycoctonum L, sp. ed. I. 532 (1753) caule 4-2 m. alto sim-
plici pubescente, foliis amplis cordato-lanceolatis 7-parlitis, partibus late
rnomboideis laciniato-incisis, laciniis acute serratis, utrinque pubescen-
tibus, racemo terminali + molliter pubescente, ramis axillaribus sero-
ünis erecto-patentibus, pedunculis quam flores brevioribus, erecto-patulis,
bracteis subsimplicibus, bracteolis pedunculo medio vel infra insertis
alternis linearibus, floribus violaceis vel lutescentibus casside vix brevio-
ribus, eorum calcari subcircinnato, carpellis ternis compressis, glabris,
seminibus crassis pyramidatis. — A. japonicum Thunb. fl. jap. 231. —
Nomen japon. : Reisin so. — Japonia (Siebold, Buerger) ; in silvis Abas-
hiri (Faurie n. 5416 ; 30. Vi. 90 HBB, HDC); (Faurie n. 2821, 7987,
HMP tesie Franchet).
2. A. Fischeri Rchb. Ill. Acon. 22 (1823/7) caule 100 cm. vel
amplius alto erecto glaberrimo, petiolis inferioribus mediocribus, supe-
rioribus brevissimis, foliis glabris ultra medium 5-7-partitis basi cordatis,
laciniis angustius vel latius lanceolatis acutissime inciso-dentatis, racemo
terminali laxo, pedicellis florem æquantibus adscendentibus glabris apice
incrassatis, floribus pallide-coeruleis vel lutescentibus glabris, cassi forni-
cato-conica hiante, nectariis erectis apice truncatis in calcar subaduncun
transeuntibus ; carpellis ternis subdivergentibus glabris, seminibus mar-
gine lato membranaceo cinctis. — A. Napellus Thunb. 1. jap. 231 (non L.);
A. chinense Sieb. et Zucc. fam. nat. n. 335. — Nomen jap. : Tori kapta
(Hiquel), Kabouto giri ; Tori Kabouto; Foussi. — Ins. Nippon ca. Yokoska
(Savatier n. 29); ins. Yesso prope Sapporo (Faurie n. 8158'; octobre 91
HDC, HMP); Otaru (Faurie n. 1195; 8/15. VIII. 86 HBB, HMP):
(Faurie n. 6786, 7499, 7504, 1087, 1086, 1116, 1078, 1196 (2), 1142,
15,704, 11,591, 6364, 3071 (2)°, 3354 HMP teste Franchet).
3. A. uncinatum L. sp. ed. I. 532 (1753) radice tuberosa subglo-
bosa, caule glabro 1-3 m. alto erecto (vel rarius in umbrosis subscan-
dente) flexuoso, superne ex axillis ramoso, ramis divergenti-adscenden-
tibus, foliis 3-5-partitis, partibus foliorum radicalium rhomboideis trifidis
lato-dentatis, caulinorum ineisis tantum integrisve, floribus laxe race-
mosis apice subumbellatis, lilacinis glabris conicis subcompressis, necta-
riis brevibus apice rotundatis sensim in calcar recurvatis, staminum fila-
"Cl. Franchet specimina huius numeri ad A. uneinatum L. spectare proponit,
quod mihi vix rectum videtur.
? Confer nolam pedariam ad A. uncinatum !
1092 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (40)
mentis lanceolalis glabris, carpellis quinis erectis turgido-cylindraceis
glabriusculis, seminibus cristis transversalibus undulato-crispatis. A. japo-
nicum Thunb. fl. jap. 231. — Nomen jap.: Hana dzuru. — Ins. Kiu-siu,
Kundshosan (Maximowiez) ; ins. Yesso: Otaru (Faurie n. 1196'; 8/15.
VIII. 86 HBB); ibidem (Faurie n. 3071'; 3. 1V. 88 HDC).
Anpnor. Cl. Reichenbach, auctor iconographiæ Aconiti generis ut de A. japo-
nico certior fieret, ill. P. Thunbergium, auctorem illius speciei ipsum litteris
adiit. Ex eis qua senex amabilis respondit, colligitur, « omne A. japonicum nil
nisi specimen A. uncinati in Japonia fortasse cultum, mancum et monstrosum
vel inflorescentia plane suppressa videri nec nisi in herbario Academiæ upsa-
liensis existere » (Reichenbach).
14. ACTEA
1. A. spicata L. sp. ed. I. 380 (1753) rhizomate crasso ramoso,
caule erecto 30-60 cm. alto basi squamoso, foliis bipinnatis vel biternatis,
folıolis ovalibus subtus parce pilosis vel glabriuseulis, incisis, terminali
sæpius trilobo, raceme parum elongato, sepalis concavis albinis vel extus
purpureo suffusis, petalis spathulatis albis, carpellis subrotundis, semi-
nibus semicircularibus compressis lævibus flavis.
var. nigra Willd. pedicellis fructiferis filiformibus, carpellis nigris. —
Japonia bor. (Wright).
var. erythrocarpa Fisch. in Ind. sem. horti Petrop. I. 20 (1835)
p. sp. pediceilis subincrassatis, carpellis rubris rarissime albis. — Japonta,
Moronan (Faurie n. 333; 3. VI. 85 HDC); Moronai (Faurie n. 1279;
aug. 86 HBB); ins. Nippon, montes provinciæ Nambu (Faurie n. 2231;
23. V. 88 HBB) probabiliter, floribus carpellisque deficientibus !, ins.
Yesso, montes Otaru (Faurie n. 2995; 18. VIII. 88 HDC).
Porro Franchet teste, qui tamen varietatem non indicat : (Faurie
u. 800, 1079, 2827, 3153, 4575, 13,071 HMP.).
1 Hæc specimina a cl. Franchet Aconito Fischeri adnumerantur, quod minime
rectum videtur; exacte enim cum icone congruunt, quam ill. Thunberg ad el.
Reichenbach misit et quam sub n. XXX VI « Illustralioni specierum Aconiti »
inseruit. — Forlasse vero hæc differentia ex numerorum confusione orta est.
(41) ERNST HUTH. RANUNCULACEÆ JAPONICÆ. 1093
15. CIMICIFUGA
1. Flores omnes (vel saltem superiores) monogyni, semina haud squamata. 2.
— 2-8-gyni, semina squamata. 3.
2 Rolız sitnplieiter ternatars. nun. oo Ne NAT ern 1. japonica Spr.
DÉC RAA te ee AL N N de 2. biternata Mic.
3. Staminodia oblonga bifida, carpella 2-4 juniora glabra vel pubescentia.
3. dahurica Htn.
— nulla, petala rotundata apice sæpius emarginata, antheroidea, carpella
juniora villosa, matura glabrescentia ............. 4. fœtida L.
1. C. japonica Spr. syst. veg. II. 628 (1825) foliis ternatis, foliolis
longe petiolulatis e basi cordata 3-5-lobis, lobis longe acuminatis inciso-
serratis, floribus in spicam longissimam simplicem vel basi ramosam dis-
positis, sessilibus, carpellis stipitatis, seminibus rugosis. — Actæa japo-
nica Thun. — Nomina japon. : Sira itoso; Mika Sarasina. — Japonia
sine loco (Siebold, HRM) ; ins. Nippon eirca Yokohama (Maximowicz 1862
HGB) ins. media (Tchonoski 1866 HGB); ibidem prope Sagami (Savatier
n. 35)! ; in monte Fusi-yama (Faurie n. 6568 ; 10. X. 95 HBB); Haya-
chine (Faurie n. 13,536; 24. VIII. 94 HDC). — Ins. Kiu-siu, prope
Nagasaki, Simabara (Maximoviez HGB, HRM, HIV).
var. acerina Hih. foliolis aceriformibus, lobis longe productis aculis.
— Aciæa acerina Pranil ; Pithyrosperma acerinum Sieb. et Zuce.
var. obtusiloba Miq. p. sp. foliolorum lobis abbreviatis rotun-
datis. — Pithyrosperma obtusilobum Sieb. et Zucc.; Aciæa obtusiloba
Prantl.
2. C. biternata Miq. prol. fl. jap. 197 (1865/7) foliis biternatis,
foliolis petiolulatis, e basi oblique truncata et inæquilatera ovatis, lobis
obtusis inæqualiter serralis, cet. præced. — Pithyrosperma biternatum
Sieb. el Zucc., Aciæa biternata Prantl. — Nomina japon. : Ki sei sf;
awabo; midzu fonde. — Ins. Nippon med. circa Yokoska (Savatier n. 34);
ibidem circa Yokohama (Maximovicz 1862 HGB).
Apnor. Hanc speciem cl. Maximovicz rectius inter varietates C. japonicæ
enumerare videlur.
1 Specimina culta ex horto bot. Desima Japoniæ legerunt Siebold, Buerger,
Mohnicke.
1094 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
3. C. dahurica Hih. Klein. Ranunc. in Engl. Jahrb. XVI. 316 (1892).
foliis subtus glaucis, inferioribus bi-vel triternatis, foliolis pinnatifidis vel
ad basin pinnatim parlitis, inciso-serralis, racemis paniculatis, floribus
hermaphroditis, rarius unisexualibus, carpellis 2-4, in forma typica bre-
viter stipitatis, staminodiis ad medium bifidis. — Actinospora dahurica
Turcz. ex Fisch. et Mey. ind. sem. Petrop. I. 21 (1855) ; Acta dahurica
Franch.
var. Tschonoskii Hth. 1. c. 317. carpellis 2-3 glaberrimis longe sti-
pitatis, stipite germen duplo triplo vel amplius superante, staminodiis ad
medium vel apice tantum bifidis. — C. simplex forma carpellis glabris
Maxim. mss. — Ins. Nippon. prov. Senano (Tschonoski 1864 HGB); ad
imum montem Fusi-Yama (Faurie n. 6569 u. 6570 ; 10. X. 90 HBB,
HDC).
var. Gandollei var. nov. carpellis 3-4 patenti-pubescentibus longe
stipitatis, staminodiis bifidis.— Japonia : Otorezan (Faurie n. 4577 ; 30.
VIII. 89 HBB, HDC).
k. GC. foetida L. syst. nat. ed. XI. 659 (4767), foliis bipinnatis, 3-4-
jugo pinnatis. foliolis ovalis incisis, terminali trilobato, carpellis subqua-
ternis junioribus villosis maturis glabrescentibus, breviter vel longe sti-
pitalis, seminibus dense squamatis, squamis latitudinem seminum supe-
rantibus, racemis in forma typica paniculatis, terminali lateralibus paulo
longiore. — Aciæa Cimicifuga L. sp.; A. frigida Wall., A. Wallichü
Meisn., Actinospora frigida Fisch. et Mey., Cim. frigida Royle. — Nomina
Japon. : Sarasi nasjoma; Mits foude.— Ins. Nippon med. ca. Yokoska (Sava-
tier n. 355is), aliis locis (Siebold, Tchonoski) ; Ins. Yesso, ad littora Otan
(Faurie n. 4807 ; 18. IX. 89 HBB).
var. intermedia Rgl. racemo terminali elongato simplici vel basi
subramoso, carpellis breviter stipitatis. — C. fetida B. Ledeb.; C. simplex
Maxim. (nec Wormsk. p. sp.). — Ins. Yesso, in montibus Mombetsu (Faurie
n. 1115; 10. IX. 87 HDC).
16. ANEMONOPSIS
A. macrophyila Sieb. et Zucc. in Abh. Kgl. Bayer. Akad. IV. Abth.
2. p. 182 (1845) foliis radicalibus maximis plus quam pedalibus petiolatis
triplo-vel quadruplo-ternatis, foliolis oblongis acuminatis, membranaceis
(43) ERNST HUTH. RANUNCOULACEÆ JAPONICÆ. 1095
glabris inciso-dentatis, floribus inferioribus in axillis foliorum solitariis
longissime peduneulatis, superioribus subracemosis, pedunculis bractea
sessili suffultis, bracteolis 2-3 linearibus, calyce enneaphyllo patente,
pelalis 12 basi lato-sessilibus, foveola nectarifera ad basin munilis quam
sepala fere dimidio brevioribus, stamina superantibus, carpellis 2-4 gla-
bris ad 20 mm. longis, maturis stipitatis demum pendulis stylo recto subu-
lato dimidium carpelli æquante vel superante coronalis. — Xaveria macro-
phylla Endl. — Japonia (Siebold teste Zuccarini; Rein HIV); insula
Nippon, provincia Senano (Tschonoski 1864 HGH, HRM, HIV). — Montes
Shiobara (Faurie n. 4069; 28. VI. 89 HBB, HMP).
17, PÆONIA
1. Caulis herbaceus, discus carpella basi tantum involvens. 2.
— lignosus, discus carpella in urceolum <= membranaceum involvens.
3. Moutan Ait.
2. Foliola margine minutissime et sub lente tantum conspicue dentata-scabra.
4. albiflora Pallas.
— margine integerrima vel subundulata........ 2. obovata Maxim.
1. P. albiflora Pall. ross. IT. 90 (1788), caule 60-100 cm..alto, foliis
infer. biternatis, foliolis lanceolatis vel ellipticis sæpius basi confluen-
tibus floribus albis, roseis vel purpureis, petalis 8 vel pluribus. — P. lacteo
fiore Amman (1739); P. edulis Salisb. (1806), P. officinalis Thunb. (nec
L). — Japonia : Ins. Nippon med. in montibus Hakone (Savatier n. 31);
ins. Kiu-siu pr. Nagasaki et in vallibus montis Kamo-aki (Buerger).
2. P. obovata Maxim. primit. fl. Amur. 29 (1857) foliis infer. biter-
nalis, foliolis submembranaceis late ovatis vel obovalis basi haud con-
fluentibus subtus pubescentibus, foliolo medio plerumque longe petiolu-
lato, fl, purpureis vel roseo-albidis, carpellis jam junioribus glabris. —
P. oreogeton 5. Moore. — Ins. Nippon prov. Senano (Tschonoski 1884
HAE); Ins. Yesso pr. Hakodate (Faurie n. 340; 6. VI. 85 HBB); pla-
num pr. Ywanai (Faurie n. 7021; 7. VI. 91 HDC).
3. P. Moutan' Ait. Kew. ed. 2. III. 315 (1811) caule ramoso 3-4-
! Umgemodelt aus dem japanischen Namen der Pflanze « Botan », den schon
Kempfer anno 1712 erwähnt!
1096 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (44)
pedali, f. biternatis, foliolis vel omnibus 3-5-lobatis, vel lateralibus inte-
gris, terminali trilobato, lobis acutis petalis 8‘ vel pluribus, obcordatis
eroso-crenatis, carpellis 5 villosis. — P. papaveracea Andr., P. arborea
Don., P. fruticosa Dum. Cours. — Ins. Kiu-siu, in vallibus montis Takemo
toge (Buerger). Sæpissime in hortis culta, ut prope Hakodate (Faurie
n. 6299; VI. 90, HBB, HD(C).
1 Die var. atava Brühl, mit nur 5-6 Kronenblättern und kleineren Blättchen
der Stengelblätter, ist in Japan noch nicht beobachtet.
N. B. Nous désirons remercier M. le Prof. Dr Brand, de Francfort-sur-
l’Oder, qui a bien voulu revoir les épreuves du travail de son ancien
collègue et ami.
: E, A.
— {re
TA,
1097
TABLE
DES
TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
Pages
Anrınorn (F.). — Rlechten auf dem Ararat. 7... 00. 631
Arver-Touver (C.). — Hieraciorum novorum descriptiones............ zul!
ASCHERSON (P). — Cyclamen Rohlfsianum sp. nov. (avec gravures)...... 928
Aurran (E.) voir Post (G.-E.). — Plantæ Postianæ, fasciculus VII..... 759
Barsey (W.) voir Forsyra-Masor. — Ikaria, étude botanique. ........, 279
» » Serbums Genigensen ee 398
BArpex (W.).- - Pryum Haistii Schimper 0,2...) 833
AREA) hodolphe Haast. nn nee CE ue 1019
Borssræu (H. de). — Les Saxifragées du Japon. Espèces et localités nou-
velles pour la flore du Japon d’après les collections de M. l'abbé Faurie 683
Borssu (H. de). — Les Ericacées du Japon d’après les collections de
M. l'abbé Faurie....... A Ode Ed A Ra SDS A De 905
BORNMÜLLER (J.) voir WINKLER (C.). — Neue Cousinien des Orients
AT OP AGE) un. ee ee 16%
BucHznau (Fr.) voir Schumz (H.). — Beiträge zur Kenntniss der afrika-
nisenenwRloraa0-— Alisnatacee rn. ee Nr et 854
Bucuortz (F.). — Bemerkung zur systematischen Stellung der Gattung
NEDBIIENR anche 22) Wa SE ee es ous 627
Briouer (J.). — A propos de l’article 57 des lois de la nomenclature... 66
BRIQUET (J.). — Notice bibliographique sur les recherches sur la sève
ascendante de M. Houston Stewart Chamberlain................... 285
Briquer (J.). — Examen critique de la théorie phyllodique des feuilles
entières chez les Ombellifères terrestres (avec gravures dans le texte). 42%
Briquer (J.). — Sur la carpologie et la systématique du genre Rhyti-
Crus (avecsravures dansile texte) Peso rear AuB
Briover (J.). — Recherches sur les feuilles septées chez les Dicotylédones
vécisrovures dans le lente) ee nn nero 453
Briover (J.). — Quelques notes d’herborisations dans le Tyrol meri-
OT RE Pr oe A AE OO Rae TO NTI RE 469
Briouer (J.). — Règles de nomenclature pour les botanistes attachés au
jardin et au musée royaux de botanique de Berlin, traduites et suivies
DO AN EN EL ODA = var. ER I EE SL INA Pre ss 768
Briouer (J.). — Note sur un nouveau Clinopode du Valais............. 780
Briouer (J.). — Note sur un nouveau Sphacele des Antilles............ 101%
Buser (R.). — Quelques remarques au sujet de l’Anacamptis pyramidalis
var, Tanyenzss CENTAINE nr RC nié 1016
CANDOLLE (C. de). — Piperaceæ Andreanæ.....,...,........,,.:,,, 696
CHABERT (A.). — Sur la disparition de quelques plantes en Savoie... .... 121
1098 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Pages
CHABERT (A.). — Des plantes sauvages comestibles de la Savoie... ...... 258
CHABERT (A.). — Noms patois et emploi populaire des plantes de la
SAVOIE ON. D De ee AE Cr Hi UNE Se ASIN 568
CHABERT(A.) = Nillars’sousjlarberreune ey 821
Conan (RR). — Sur un nouveau Garpolobian.. ..........2 02.0... 117
Caopar (R.). — Algues pélagiques nouvelles. ................,....... 119
CHopar (R.). — Étude de biologie lacustre (Planches 9, 10, 44) (à suivre). 289
CHopaT (R.). — Sur deux algues perforantes de l’île de Man ........... 712
CHoDAT (R.) et LENDNER (A.). — Remarques sur le diagramme des Cruci-
TELES N Un de ee A ne RU NÉE R ER 925
CHopar (R.). — Stapfia Chod., un nouveau genre de Palmellacées (Pl. 23). 939
CHopar (R.) et GozprLus (M.). — Note sur lu culture des Cyanophycées
et sur le développement d'Oscillatoriées coccogènes (Pl. 24) .........
Cognraux (A.). — Une nouvelle espèce de Momordica du Sambèse....... 636
Conti (P.). — Classification et distribution des espèces européennes du
sente, Matthoolailblanche2) an Le ARR ee AR ere 31, 315
Crépin (F.). — Les roses recueillies en Thessalie par M. Paul Sintenis en
SIDE LR non cap rs Air Leu PAR PAR A pes An AR ARE 112
CRÉPIN (F.). — La question de la priorité des noms spécifiques envisagée
au-pointxde yuerdusgenre Rosane ae 129
DARBISHIRE (0. -V). — Revision der Arten der Roeccellei im Flechten-
herbar'des‘+. Dr J. Müller-Argoviensis. „2... MR Res 762
Fischer (Ed.). — Beiträge zur Kenntniss der schweizerischen Rosipilze.. 399
FOERSTER (F.). — Une nouvelle espèce de Bellevalia (Bellevalia Freynii). 69
FoRsSYTH-Masor (C.-J) et BarBey (W.). — Ikaria, étude botanique...... 279
» » Sertum Gewigenser 22 398
ERANcHEn (A) Les’ Saussurea Au Japon . .............. 2... 000% 593
FREYN (J.). — Ueber neue und bemerkenswerthe orientalische Pflanzen-
RE OA AT LD) na ee ee ld, 579, 781
GozprLus (M.) voir CHopar (R.). — Note sur la culture des Cyanophycées
et sur le développement d'Oscillatoriées coccogènes (Pl. 24) ......... 953
HALLIER (H.). — Bausteine zu einer Monographie der Convolvulaceen
(BETA ATS. 366, 736, 80%, 996, 1021
HILDEBRAND (F.). — Ueber die Knollen und Wurzeln der Cyclamen-Arten. 252
HOoCHREUTINER (G.). — Notice sur la répartition des Phanerogames dans
le Rhône’et dans le port de Geneye (Planchel) ................... 1
HOCHREUTINER (G.). — Remarques sur quelques feuilles composées mons-
brueusesä(aveczsranuresdans lettexte) a... ee 485
Hura (E.). — Ranunculaceæ japonicæ. Verzeichnis der bisher in Japan
entdeckten Ranunculaceen mit besonderer Berücksichtigung der vom
Pater Faurie in den Jahren 1885-1896 gesammelten Arten........... 1053
KELLER (R.). — Hypericineæ japonicæ a Rev. P. Urbain Faurie lectæ ... 697
KoMAROFF (C.). — Remarques sur quelques structures foliaires (avec gra-
VIERTE) ne ne en a en ER NE 221
KPÆNZLIN (EE) = Orchidacee move. 2.2.22 1 na ee 109
Krenzum (F.). — Zwei neue Eulophia-Arten........................ 634
lie) Jos (A) =" Desx momenclatures 2. 2.0 nn PE Re 526
Le Jouis (A.). — A propos des règles berlinoises de la nomenclature.... 902
Lexoner (A.) voir CHopdar (R.). — Remarques sur le diagramme des
ÜTU Her es A LUE GPA ee eee 925
TABLE DES TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS.
Linpau (G.). — Acanihacew americanæ et asiaticæ novæ vel minus cog-
RTE ANS AE OS AE Re GE A LL mt RL ta Ne
Macnin (A.). — Note sur quelques Potamots rares de la flore franco-hel-
TENNESSEE NAD | SUR A RER ne RER
Marre (R.). — Note sur un nouveau Cycadeospermum de l'Oxfordien
LOVEC SENS N'ES ee CL NS leere sen
Mürrer (C.). — Bryologia Guatemalensis ex collectionibus Domin. Ber-
noulli et Cario (1866-1878), v. Turckheim et aliorum...............
Mütter (C.). — Symbolæ ad Bryologiam Jamaicensem ................
Mütter (C.). — Additamenta ad Bryologiam Hawaïicam ..............
Muser=RRGAU (11596). — Eondationt)./10/40/ 20e eee
Prrarp (E.). — Quelques notes sur la florule pélagique de divers lacs des
AUTES EE Jura en Re ARE ee ee
Post (G.-E.) et Autran (E.). — Plantæ Postianæ (Fasciculus VII) . . .
Pram (D.). — An undescribed oriental species of Onobrychis (avec
Blanca) Ne ur ee Le Eu etat
PrepA (A.). — Recherches sur le sac embryonnaire de quelques Narcissees.
PrepA (A.). — Catalogue des algues marines de Livourne..............
Rouy (G.). — Sur l'application rigoureuse de la règle d’antériorité de la
dénomination binaire dans la nomenclature... .....................
Roux (G.). — Questions de nomenclature. Réponse à M. John Briquet...
Sen) — RriedrichWwälhelm£Klatt... 2... 2... Re
SCHINZ (H.). — Beiträge zur Kenntnis der Afrikanischen Flora, VI.....
SCHÖNLAND voir SCHINZ (H.). — Beiträge zur Kenntniss der afrikanischen
Bora —Grassulaceee 2.2... ee ee:
SinnegAnsu(( Ba). Hepatice Japon Le Nr ee ee en an
STEPHANI (F.). — Hepatice sandwicenses. ...........................
Tenovuprorr (O.). — Étude sur les causes qui déterminent le fractionne-
ment du bois axial chez Mendoncia Schomburgkiana Nees et sur l’ori-
gine et le développement des tissus cicatrisants (avec gravures) ......
Taury (M.). — Observations sur la morphologie et l’organogénie florale
desgEassilloresi(Blanches 10760420) a... 2 0 en en
Toxpuz (A). — Herborisations au Costa-Rica (Fin). ..................
WizpemAn (E. de). — Une plante myrmécophile nouvelle (Scaphopetalum
Dhonnerv De’ Wild. et Th. Durand (Planche 212 ....2....2..2..2..2
WiLDEMmAN (E. de). — Encore le Pleurococcus nimbatus De Willd........
Wiırrıams (F.-N.). — Gooringia a new genus of Cariophyllaceæ (avec
GIP) a ERS ES DENE AA EN UN
WINKLER (C.) et Bornmürzer (J.). — Neue Cousinien des Orients (Plan-
DES M OR ENERGIE EEE A LE GES LE URS RR
APPENDIX n0 I. — Société pour l’élude de la flore franco-helvétique
(Société pour l'étude de la flore française transformée). 1896. 6me Bul-
HO REA ARS N CRE RR M ENS a PO AR CARRE
APPenpix n° III. — Scuinz (Hans). — Die Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-
Afrikas (mit Einschluss der westlichen Kalachari) (Folge und Ende).
ee
1099
Pages
643
405
388
171
547
850
404
504
755
74
948
960
60
273
836
854
899
76
840
326
494
15
921
592
99-101
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE !
PLANCHE
PLANCHE /
PLANCHE :
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
PLANCHE
10.
. — Algues pélagiques.
. — Fig. 1. Evolvulus confertus Hallier f. — Fig. 2. Evolvulu
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
SE A A EU
1100
TABLE
DES
PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME
— Anatomie du Potamogeton.
— Matthiola tristis.
— Onobrychis Bellevii Prain.
— Cousinia contumax C. Winkler et J. Bornmüller.
— Cousinia larvea C. Winkler et J. Bornmüller.
— Cousinia fragilis G. Winkler et J. Bornmüller.
— Cousinia sicigera GC. Winkler et J. Bornmüller.
— Cousinia longifolia C. Winkler et J. Bornmüller.
— Spherocystis Schreteri Chod.
— Oocystis lacustris Chod. — Stighogleoa.
rotundifolius Hallier f.
. — Fig. 1. Jacquemontia Qurtisii Peter. — Fig. 2. Calystegia
atriplieifolia Hallier f.
. — Ipomea decasperma Hallier f.
. — Bonamia semidigyna Hallier f.
. — Calonyction ventricosum Hallier f.
— Calonyction bona nox Bo].
. — Fig. 1. Calonyction Pavoni Hallier f. — Fig. 2. Calonyetion
campanulatum Hallier f.
— Fleur des Passiflores.
— Fleur des Passiflores.
— Scaphopetalum Thonneri De Wild. et Th. Durand.
— Meliola corallina Mont.
— Stapfia nov. gen.
— Évolution d’oscillariees coccogènes.
— Carte des zones marines devant Livourne.
—— "SITES —
1101
INDEX DES NOMS DE PLANTES
CITÉS DANS CE VOLUME
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés en ifalique.
A excelsa 70 ; picea 570,573.— Acacia Farnesiana 16,20; heterophylla
427 ; Sophoræ 427; spadicigera 20.— Acanthium 259, 262, 268.— Acanthocarpæa
sulcata app. III, 69. — Acetabularia mediterranea 972. — Achillea anthemifor-
mis 626 ; anthemoides 626; argyrophylla 626 ; Clavennæ 474, app. [, 3, 5; dolopica
625, 626; Millefolium 626 : pannonica 626 ; setacea 625, 626. — Achnanthis flexel-
lum var. alpestris 509; trinodis 509. — Achyranthes aspera app. III, 66; lappacea
app. III, 65; repens app. IE, 66. — Aconitum Anthora 269; chinense 1091 ;
Fischeri 1055, 1090, 1091 ; japonicum 1091, 1092 ; Lycoctonum 1090, 1091 ;
Napellus 1091; uncinatum 1090, 1091, 1092. — Acrocryphæa julacea 22;
julacea var. costaricensis 22. — Acrolejeunea fertilis 79. — Acrostichum
aureum 28. — Actæa acerina 1095; biternata 1093; Cimicifuga 1094 ; dahu-
rica 1094; frigida 409%; japonica 1093; obtusiloba 1093; palmata 1071 ;
spicala 1092; spicata var. erythrocarpa 1092; spicata var. nigra 1092; Wal-
lichii 1094. — Actinospora dahurica 109% ; frigida 1094. — Adiantum Capil-
lus Veneris 283; concinum 21 ; intermedium 21; macrophyllum 21 ; trapezi-
forme 21. — Adonis æstivalis app. I, 3, 4; amurensis 1055, 1077 ; apenninus
1077 ; apenninus var. dahuricus 4077 ; dahuricus 1077 ; ramosus 1056, 1077. —
Æchmea Pillieri 21. — Ægilops crassa var. macranthera 761 ; macrochæta
app. I, 3, 7. — Zgopodium podagraria 828. — Æodes marginala 987. —
Ærua capitata app. III, 66; desertorum app. III, 66 ; Leubnitziæ app. II. 66;
leucura app. II, 65. — Æschynomene americana 19; hystrix 16, 19. —
Agropyrum Aucheri 761; repens 569, 829. — Agrostis alpina 48% ; rupestris
18%; verlicillata 283. — Ainsworthia cordata 621; trachycarpa 621. —
Aitonia cordala 841 ; japonica 77, 84. — Aizoon canariense app. II, 77 ; papu-
losum app. III, 7%. — Ajax incomparabilis 948, 950 ; odorus 948, 950 ; pseudo-
narcissus 918. — Ajuga pyramidalis 483. — Alcæa pallida 280. — Alchimilla
aggregata app. 1, 2, 4; alpina 576; alpina forma app. I, 2, 4; flabellata 472;
BULL. HEBB. BOISS., décembre 1897. 75
1102 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
trunciloba app. I, 2, 4. — Alchornea mollis 489. — Alibertia edulis 28. —
Alkanna Kotschyana 758. — Allium carinatum 267 ; flavum app. I, 3, 6;
foliosum 266; oleraceum 267; paniculatum app. I, 3, 6; schœnoprasum 259,
266 ; scorodoprasum 267 ; sphærocephalum 267 ; ursinum 267; vietorialis 574 ;
vineale 267. — Alnus glutinosa 283. — Alsidium corallinum 983. — Alsine
aretioides 474, 531.— Alternanthera Achyrantha app. III, 66 ; repens app. III,
66. — Althæa Armeniaca 756. — Alyssum linifolium 755. — Amarantus
Blitum 827 ; chlorostachys app. III, 6%; paniculatus var. cruentus app. I, 64;
sylvestris 827. — Amelanchier vulgaris 261, 570. — Amorpha herbacea 490.
— Amphiroa exilis 989. — Anabæna flos aquæ 290, 311, 312; spiroides 510,
511, 516. — Anacalypta obtusifolia 193. — Anacampseros quinaria app. II,
84. — Anacamptis pyramidalis 1016 ; pyramidalis var. tanayensis 1016, 1017,
1018; pyramidalis var. vallesiaca 1018. — Anacardium occidentale 29. —
Anastrophyllum contractum 841 ; coriaceum 841 ; Esenbeckii 841 ; fissum 841,
845 ; flexicaule 841 ; imbricatum 845 ; japonicum 77, 85 ; macrophyllum 841 ;
piligerum 85, 841 ; rigidum 841 ; robustum 841. — Andromeda cernua 913;
japonica 913; nana 912; nikoensis 913; ovalifolia 913. — Andropogon africus
17 ; bracteatus 18, 21; brevifolius 18, 21 ; fastigiatus 21 ; foliosus 17 ; nutans
17, nutans var. incompletus 17. — Androsace helvetica 483 ; obtusifolia 483.
— Aneimia hirsuta 22; phylliditis 22. — Anemone aconitifolia 1075; altaica
1072, 1073; baicalensis 1072, 1074 ; baldensis 469; canadensis 1075 ; cernua
1058, 1072, 1076 ; cœrulea 1072, 1073 ; coerulea var. debilis 1074; coerulea var.
Griffithii 1074; cœrulea var. gracilis 107%; cœrulea var. typica 1073; debilis
1055; dichotoma 1072, 1075; dichotoma var. japonica 1075; flaccida 1075 ;
grœnlandica 1085; Hepatica 1076; irregularis 4075; japonica 1072, 1076;
linearis 1074 ; narcissiflora 1072, 1075 ; nemorosa 1072 ; nikoensis 1055, 1072,
1073; nobilis 1072; octopetala 1072 ; pensilvanica 1075 ; præcox 1076; pra-
tensis 772; Raddeana 1055, 1072, 1073 ; Raddeana var. integra 1073 ; silvestris
app. III, 86; stolonifera 1056, 1072, 1074; umbrosa 1073, 1075; uralensis
1073 ; vernalis 469. — Anemonopsis macrophylla 109%. — Aneura attenuata
841, 844; coriacea 844; crenulata 77, 85; hamatiflora 841, 844, latifrons 77,
85; micropinna 845 ; multifida 77, 841; palmata 77, 841; pauciramea 845;
pauciramosa 841; pectinata 841, 844; pinguis 77, 841 ; pinnatifida 77, 841 ;
Sprucei 844 ; tamarisci 841. — Ängströmia alpina 186; brevipes 595 ; Harrisi
594 ; Jamaicensis 554; lagunaria 187; vulcanica 595. — Anisacanthus brasi-
liensis 663 ; Malmei 662; Pohlii 663; ruber 663 ; virgularis 678. — Aniseia
martinicensis 382. — Anisomeles ovata 1039. — Anisostigma Schenkii
app. III, 79. — Anoectangium pusillum 559. — Anthelia jalacea 77. —
Anthemis montana 626. — Anthoceros communis 77, 86, 841, 843;
hawaiensis 841 ; lævis 77 ; Miyabenus 77, 85 ; vesiculosus 841 ; vincentinus 841.
— Anthriscus nitida 268; sylvestris 268. — Antithamnion plumula 986. —
Antitrichia curtipendula 283. — Aphanandrium Lehmannianum 679. —
Aphelandra aculifolia 679; Blandii 656: columbiensis 679; Deppeana 657,
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INDEX. 1103
679 ; glabrata 657, 681 ; Hartwegiana 657 ; émpressa 657 ; Lehmanni 679 ; mon-
tana 680; ornata 680 ; pectinata 681 ; prismatica 680, 681 ; pulcherrima 678,
681 ; Schiedeana 678 ; telragona 681; tomentosa 678. — Apiocystis Brau-
niana 942. — Aposeris fœtida 476. — Aptychus apaloblastus 212; chry-
sostegius 214 ; Galipense 213; longicollis 212, 213 ; semitortulus 212, 213. —
Aquilegia akitensis 1089, 1090 ; Buergeriana 1089 : Buergeriana var. pumila
1090 ; flabellata 1089; glandulosa 1055, 1089 ; grandiflora 1089; jucunda 1089 ;
sibirica 1089 ; viridiflora 1096 ; vulgaris 1089. — Arabis auriculata app. I, 2,
% ; bellidifolia 470 ; brassiciformis 777 ; coerulea 264, 470 ; nova 470 ; pauciflora
7177; pumila 470; saxatilis 126, 470 ; serpyllifolia 124. — Archilejeunea
Mariana 842. — Arctostaphylos alpina 909; uva ursi 570. — Arenaria
salsuginea 63. — Argemone mexicana app. Ill, 88. — Argyreia capitata 381 ;
mollis 381; Reinwardtiana 381. — Aristida capillacea 17, 21; coarctata 21 ;
coarctata f. setifolia 21. — Armeria alpina 483 ; Majellensis var. brachyphylla
283. — Arnica montana 474. — Aronicum Clusii 474; scorpioides 474. —
Artemisia absinthium 571 ; campestris 569 ; Mutellina 474, 57% ; spicata 474,
97%; vulgaris 972. — Arthonia gregaria var. adspersa 23; gregaria var. purpurea
23 ; rubella 23 ; subtecta 23. — Arthopyrenia borucana 24; subimitans 24. —
Arthothelium abnorme 23; macrotheca 23. — Arthrærna Pechuelii app. I,
66. — Arthrocladia villosa 974. — Arthrocnemum fruticosum var. glaucum
app. II, 61; glaucum app. IT, 61. — Arthrodesmus convergens 301. —
Arthronia erythrogona 17; somaliensis 17. — Artocarpus incisa 29. — Arum
italicum 830 ; maculatum 830. — Asclepias syriaca 773. — Asparagus tenui-
folius 266, app. I, 2, 6; trichophyllus 760. — Asphodelus delphinensis 269,
827; Villarsii 269, 827. — Asplenium Adiantum nigrum var. Virgilii 283;
auritum 22; formosum 22 ; lanceolatum 283 ; serratum 30. — Aster alpinus
473; Amellus var. gracilis 473 ; Amellus var. macranthus 473. — Asterio-
nella gracillima 290, 308, 312, 512, 514, 516, 518 ; gracillima f. gracilior 310,
314. — Asterothyrium Pittieri 22. — Astilbe chinensis 683 ; decandra 684 ;
japonica 683; odontophylla 683 ; platyphylla 68% ; rivularis 68%; Thunbergii
683 ; Thunbergii var. congesta 683, 684; Thunbergii var. pedunculata 683, 68% ;
Thunbergii var. typica 683. — Astragalus aciphyllus 604; alpinus 471;
andalanicus 602 ; angustifolius 596; Antiochianus 756; assyriacus 591, 592 ;
australis 471 ; austriacus 605, 606 ; callistachys 605 : campestris 471 ; cepha-
lanthus 605 ; chrysostachys 603 ; chrysotrichus 591 ; cicerellus 589 ; compactus
602 ; concinnus 593; crenophylus 601 ; curvidens 589, 590 ; danicus 590 ;
aschuparensis 600, 601 ; Echidna 599; elymaiticus 602 ; eriacmus 602; erio-
stylus 596 ; eschkerensis 601 ; fissilis 601 ; flaccidus 590 ; glumaceus 603 ; gos-
sypinus 757; gossypinus var. filagineus 796; griseus 591; hostilis 595 ;
Huthianus 605, 606 ; hymenocystis 60% ; hystrix 995; janthinus 601 ; Kella-
lensis 605; Kuhistanus 601; lætus 593; laguriformis 602; laguroides 602;
lalesarensis 606 ; lateritians 599 ; lerophyllus 59%, 595; leptacanthus 995:
luristanieus 596, 597 ; Iyeioides 595 ; melanodon 591 ; melanostictus 603, 60% ;
110% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
minutissimus 588, 589 ; mollis 591 ; monanthemus 593; montana 471 ; Mor-
gant 601, 602; multispinus 597, 598, 601; multispinus var. parviflorus 598;
myriacanthus 598, 601; neglectus 601; nervistipulus 60%; nurensis 590;
ochrochlorus 595 ; öchtöranensis 596; ovigerus 595; paralipomenus 597 ; pole-
mius 595; porphyrobaphis 605; pseudocaspius 601; pulchellus 591; purpu-
rascens 593; recognitus 604; rhaphiodontus 595; saxatilis 590; semipellitus
598, 600; sericans 592; Sintenisii 992; soficus 597; Spachianus 591 ; spinellus
595; stenolepis 602; stenostegius 595; syrtschensis 595, 606; tenuiscapus 590,
591; tragacantha 829; variegatus 592, 593, 594; veluchensis 597; viciæfolius
989, 590. — Astrantia minor 472. — Astrochlæna malvacea 1009. — Asys-
tasia gangetica 678. — Atragene alpina 469, 1065; florida 1065; japonica
1076. — Atriplex amboënse app. III, 60; capensis app. III, 60; Halimus
app. III, 60; littoralis app. I, 2, 6. — Aulaxina opegraphina 23. — Avena
distichophylla 484. — Avicennia nitida 28. — Azalea procumbens 482. —
Azolla Caroliniana 30.
Ba: nervosa 20; trinervis 20. -— Balansæa glaberrima 271. —
Balansia claviceps 25. — Ballota nigra 1039; pseudodictamnus 400. — Bangia
fusco-purpurea 976 ; lutea 977. — Barbula agraria 193 ; aloides 834; brunneola
182, 196; erythropoda 195; ferrenervis 557; Godmaniana 193; hamulus 192 ;
lagunicola 19% ; lonchostega 1°5; pellata 192, 193; perlinealis 192, 195; purpu-
ripes 398; recurvicuspis 899, 997; striclidens 193, 194; subagraria 193; sub-
erythropoda 19%. — Bartramia Bernoullii 187; chrysoblasta 188; scobinifolia
188; Türckheimi 187. — Basanancantha 29. — Bassia diffusa app. II, 61. —
Batatas edulis 371; setosa 1048. — Bazzania albicans 77; Baldwini 841;
Brighami 841; cordistipula 841 ; deflexa 841; Didericiana 841; falcata 841;
flavo-virens 77, 86 ; integrifolia 841 ; japonica 77; minuta 841 ; patens 841 ; Pom-
peana 77; sandvicensis 841 ; semiconnata 77, 86; sinensis 78; tricrenata 77; tri-
dens 78; trilobata 78. — Bellevalia aleppica 70; Freynii 71, 72, 73; lineata
70; micrantha 69, 70, 71, 72. — Beloperone Amherstiæ 679, 680; appendicu-
lata 675; consanguinea 676; consanguinea var. pubescens 676 ; involucrata 680 ;
longepetiolata 681; Mandont 675, 676, 677; plumbaginifolia 680, 681; pubi-
nervia 675; ramulosa 679. — Berberis vulgaris 260. — Betonica hirsuta 483.
— Betula alba 574; humilis 770; pubescens 574: quebeckensis 770. — Biaso-
lettia balcanica 615; Barbeyi 614, 615; congesta 613; cretica 615; divaricata
615; pindicola 644; pindicola v. alpina 613 ; pumila 615; stylosa 615; tuberosa
615. — Bidens rubifolia 20. — Biscutella alpicola 68, 277; Burseri 68; lævi-
gata 68 ; lævigata var. leiocarpa 68, 277; picridifolia 68; picridifolia var. crepi-
difolia 68; saxatilis 277; saxatilis var. obcordata 277 ; scabrida 68. — Blasia
pusilla 78. — Blastenia Tonduziana 22. — Blechnum occidentale 22. — Bie-
chum Brownei 678, 679. — Blepharostoma trichophyllum 78. — Blyttia radi-
culosa 83. — Beshmeria ramiflora 748. — Boerhavia dichotoma app. II, 68;
INDEX. 41105
diffusa app. II, 67, 68; diffusa var. hirsuta app. III, 67; diffusa f. subhirsuta
app. III, 67; fallacissima app. II, 67; grandiflora app. III, 67; hereroensis
app. III, 67; hirsuta app. III, 67; Marlothii app. III, 67; pentandra app. III,
67; plumbaginea app. III, 68; plumbaginea var. frichocarpa app. III, 68; pro-
cumbens app. Ill, 67; Schinzii app. IH, 68; Schinzii f. angustata app. IH, 68;
Schinzii f. villosa app. III, 68 ; squarrosa app. III, 68. — Bonamia abscissa 812,
1012; agrostopolis 805, 806, 809, 997, 1003, 100%; agroslopolis var. velutina
1005; Althoffiana 1008; aquatica 1008; Balansæ 805, 806, 999, 1002; Boivini
805, 806, 1002; Burchellii 805, 806, 999, 1002, 1007 ; cymosa 373, 374, 819,
996, 999, 1007; densiflora 999; Dietrichiana A012; elegans 805, 806, 810, 819,
1012; ferruginea 805, 806, 812, 813, 1012; glomerata 807, 1011; grandiflora
810, 1012 ; Herminieri 811; Hildebrandtii 997, 999; humistrata 1008; Langs-
dorffii 814, 1012; linearis 807, 1011; linearis var. brevifolia 1012; linearis var.
genuina A011; linearis var. media 1011 ; linearis subvar. villosa A011; Madagas-
cariensis 805, 806, 999, 1000; maripoides 805, 806, 1006, 1007 ; media 805, 806,
807, 808, 1011; Menziesii 805, 806, 810, 1012; minor 999; mossambicensis
819, 996; ovalifolia 809, 1011 ; pannosa 805, 806, 809, 1012; Pickeringii 1008;
poranoides 805, 1007: rosea 805, 806, 807, 1011; semidigyna 382, 805, 806,
810, 812, 814, 815, 1003, 1012; semidigyna var. ambigua 817, 818, 1013;
semidigyna var. farinacea 817, 818, 1013; sericea 805, 806, 807, 808, 809, 1011;
spectabilis 805, 806, 808, 809, 816, 819, 997, 998, 1003 ; Thouarsii 999, 1000 ;
Trichantha 805, 806, 999, 1005, 1006, 1007; umbellata 805, 806, 813, 1001 ;
Volkensii 375, 1008. — Bornetia secundiflora 985. — Boscia angustifolia
app. HI, 97; fœtida app. II, 9%; kalachariensis app. I, 94; mierophylla
app. III, 95; Pechuelii app. III, 94, 95; puberula app. III, 9%; salicifolia
app. II, 95; transvaalensis app. I, 95; urens app. I, 95; Welwitschii
app. Ii, 95. — Botryococcus Braunii 290, 291, 292, 235, 303, 309, 312, 508,
514, 516. — Brachiolejeunea alcina 842; apiculata 842, 846; Frauenfeldii
847; Gottschei 842; innovata 79; japonica 842; polygona 79. — Brachyste-
leum cylindrothecium 193. — Brachythecium albicans 567; conostomum 219;
crocatum 218; Jamaicense 567; Jamaicense var. albidum 567 ; pusillo-albicans
218; trochalobasıs 218. — Brassica juncea app. III, 89; Napus 772; nigra f.
Persoonii 68 ; oleracea app. [, 2, 4; oleracea var. insularis app. I, 2; oleracea
var. rivularis app. I, 4; Persoonii 278; Richerii 264; strigosa app. III, 89;
torulosa 278; Wildenovii app. III, 89. — Braunia sphærocarpa 201. — Braya
pinnatifida 26%. — Breweria abscissa 382, 812, 81%; africana 1008; alternifolia
1008; angustifolia 1008; aquatica 1008; baccharoides 1008; brevifolia 808,
1012; buddleioides 996; Burchellii 1002, 1003; campanulata 1008; Choisyana
1008; Codonanthus 1008; conglomerata 1008 ; cordata 383; 814, 817; densiflora
999 ; elegans 810; evolvuloides 1008, 1009; fasligiata 1009; ferruginea 812;
glaucata 807; glomerata 807; grandiflora 810; Heudelotii 4009; Hilde-
brandtii 997; hispida 4009; humistrala 1009; intermedia 1009; Langsdorffi
814; Jatifolia A009 ; linearis 807 ; linifolia 1009; Madagascariensis 814 ;
Cid nef HN EE
1106 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
malvacea 1009; media 808, 1011; media var. parviflora 1014; Menziesii 811 ;
mexicana 1009; microcephala 1009; minima 1009; mirabilis 1009; montevi-
densis 1009; ovalifolia 809; oxycarpa 1008, 1009; pannosa 809; parviflora
1009 ; pedunculata 1010; Pickeringii 1010; rosea 807; rotundifolia 383, 38%,
1010; Roxburghii 814; scoparia 1010; secunda 997; sericea 809; sessiliflora
1010; spectabilis 997; tenella 1010; tiliefolia 369, 1010; valerianoides 1010;
venulosa 1003; villosa 1010; virgata 1010. — Bromus matritensis 761; matri-
tensis var. Delilei 764; secalinus 570; villosus app. I, 3, 7. — Bryanthus
Gmelini 914. — Bryolejeunea diffusa 22. — Bryopsis Balbisiana 969; corym-
bosa 970; distica 970; duplex 970; muscosa 970; plumosa 970. — Bryum
alpinum 283; aggregatum 181; angustifolium 183; argenteum 182; auricomum
183; Bernoullii 183, 185; Carionis 180; chlorosum 549 ; confluens 179; corru-
gatum 182; cugnopelma 550; diaphanulum 180; gracilescens 184; Guatemalense
182; Haistii 833, 834; julaceum 182; lagunicolum 183; lato-cuspidatum 180;
lato-cuspidatum var. diaphanulum 180 ; lepidopiloides 185; mamillosum 551 ;
papillosum 551; perappressum 182, 196; pergracilescens 184; perminutum 183,
184; pseudo-prostratum 550; pycnopyxis 880; ripense 551; roseum 180 ; Seleri
181; streptorhodon 179; subcorrugatum 182; utriculosum 180: vulcanicolum
184. — Buellia dodecaspora 22. — Buenas noches 1030. — Bulbocastanum
alpinum 271; corydallinum 271 ; denudatum 270; Linnæi 270, 271, 828. — Bul-
bophyllum mirabile 752. — Bulliarda Dregei 864 — Bunias Erucago 569. —
Bunium hulbocastanum 270, 570: Chaberti 271; incrassatum 271 ; Macuca 271 ;
mauritanicum 271; peucedanoides 616. — Buphtalmum grandiflorum 123. —
Bupleurum acerosum 451 ; arborescens 427, 438 ; difforme 426, 427, 428, 435,
Lh4, 445, 450 ; fruticosum 438, 439, 443; stellatum 473. — Byssocaulon pan-
nosum 17, 23.
ans juncea app. III, 96. — Cæsalpinia Bonducella 26, 29; pulcher-
rima 16. — Galamintha ascendens 573; clinopodium 780; grandiflora 573, app.
I, 2, 6; staminea var. pilosa 758. — Calea axillaris 20; pellucidinerva 16; pru-
nifolia 17, 20. — Calendula arvensis 783; gracilis 782, 783; micrantha 782,
783 ; persica 783. — Calicorema capitata app. II, 66. — Calliandra Magdalene
20. — Gallithamnion Borreri 986; plumula 986; seminudum 986. — Calluna
vulgaris 569. — Galonyction acanthocarpum 1047, 1051 ; asperum 1051; bona
nox 379, 1022 à 1025, 1027 à 104%, 1049 ; bona nox var. lobata 1037 ; bona
nox var. lobata subvar. calva 1037; bona nox var. lobata subvar. hirsuta 1038;
bona nox var. normalis 1037; bona nox var. normalis subvar. glabra 1037;
bona nox var. normalis subvar. pubescens 1037; campanulatum 1024, 1027,
1050 ; capillatum 1051; chenopodifolium 1051 ; clavatum 1051 ; Comorensis 1051 ;
. comosperma 1051; diversifolium 1051; diversifolium var. sulfureum 1051; du-
bium 1051; Galeottii 1051; grandiflorum 1051; Jacquinii 1051; longiflorum
1045; macrantholeucum 1030; megalocarpum 1030; mollissimum 380, 1022,
INDEX. 1107
1051 ; muricatum 1022, 1023, 1024, 1025, 1027, 1029, 1035, 1040, 1042, 1043,
104% à 1049 ; muticum 1051 ; noctilucum 1029 ; Pavoni 1024, 1027, 1048, 1049;
proximum 1051; pseudomuricatum 1045; pteripes 1051 ; pterodes 1051 ; pulcher-
rımum 1030; Rheedei 1030; Roxburghii 1030; sanguinolentum 1051; setosum
102%, 1027, 1048, 1049, 1050; speciosum 1040; speciosum var. 1029, 1030,
1045; speciosum var. leve 1052; speciosum var. muricatum 1030, 1044; spe-
ciosum var. pubescens 1045, 1051 ; trichospermum 1052; Tuba 1052; ventri-
cosum 1022, 1023, 102%, 1027, 1028 ; venustum 1052. — Calophyllum Calaba
28. — Caloplaca subsimilis 631. — Calothrix crusiacea 965; luteo-fusca 966;
semiplena 966. — Caltha palustris 1083 ; palustris var. procumbens 1083 ; radi-
cans 1083. — Calycularia radiculosa 83. — Calymperes Carionis 176, 189;
Crügeri 190 ; emersum 189. — Galystegia atriplicifolia 385; sepium 386 ; sub-
acaulis 386. — Gampanula barbata 481 ; Cervicaria 481 ; Cymbalaria 791, 792;
humillima 791, 792; luristanica 791, 792; perpusilla 791, 792; persepolitana
792 ; persicifolia 827 ; rapunculoides 827; Rapunculus 268, 570, 827 ; rhomboi-
dalis 827; rotundifolia 827; Scheuchzeri 481; Shepardi 758; speculum 827;
tubulosa 399. — Camptothecium aureum 283. — Gampylopus Harrisi 548;
lamellinervis 553. — Candelaria vitellina 632. — Cannabis sativa 829. — Cap-
paris hereroensis app. III, 94; tomentosa app. III, 94. — Capressina arcuatipes
963. — Gapsella Bursa Pastoris 937. — Cardamine alpina 264, 470 ; amara
263, 264; apetala 68, 277; hirsuta var. laxa 68, 277; hirsuta var. umbrosa 68,
277, impatiens 470; impatiens var. minor 68, 277; pratensis 263; resedifolia
26%; silvatica var. umbrosa 277. — Carduus Argemone 47%; crassifolius 474;
defloratus var. crassifolius 474; nutans 262 ; Summanus 474. — Carex atrata
4184; curvula 48%; ferruginea 484; firma 48%; frigida 396, 484 ; nigra 484; pal-
lida 393; pubescens 393; rupestris 484; sempervirens 393, 48%; teretiuscula app.
I, 2, 7.— Carica Papaya 748, 750. — Carlina acanthifolia 259, 262; acaulis 259,
262; acaulis v. caulescens app. I, 2,5 ; corymbosa v. Græca 281 ; Cynara app. L, 3, 5.
— Carlowrightia linearifolia 661 ; Pringlei 662.— Garoxylon Salsola app. II,
61; tuberculatum app. Ill, 62; Zeyheri app. III, 62. — Garpolobia Afzeliana
117, 248; alba 117, 118, 248; alba var. parvifolia 118; alba var. zanguebarica
118; lutea 117; macrostachya 117, 118. — Carum bulbocastanum 259; Carvi
263, 268, 570. — Casearia arguta 29; Javitensis 29. — Cassandra calyculata
910. — Cassia baccilaris 49; brevipes 19; flavicoma 19; leiantha 19: leiophylla
19; occidentalis 19; oxyphylla 19; patellaria 19; reticulata 19, 26, 29; tora 19.
— Cassiope lycopodioides 910. — Gassipourea verticillata 866. — Gastilloa
costaricana 29. — Gatharinea runcinata 176; synoica 549. — Gaulerpa proli-
fera 971. — Cavicularia densa 78, 87. — Gebatha hirsuta app. III, 87. —
Cecropia Humboldtiana 30; Mexicana 30. — Celosia argenteiformis app. III,
63; argenleiformis var. oblongifolia app. III, 63; intermedia app. Ill, 6%;
linearis app. III, 64; scabra app. III, 64; spathulæfolia app. III, 6%. — Cen-
taurea alpestris 475; diffusa 784; drakiensis 783, 784; Gelmii 475; kalamba-
kensis 784; Karstiana 785; nervosa 475; nigrescens 475; pallida 785; pelia 78%;
1108 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
procumbens app. 1, 2, 5 ; scabiosa 475 : Scabiosa var. Gelmii 475; Scabiosa var.
integrifolia 475; spinosa 281; virgata 784. — Gentranthus Lecoqii 122. —
Centrosema angustifolia 19; pubescens 19. — Cephalaria Balearica 281. —
Gephalozia bicuspidata 78; catenulata 78; connivens 78; curvifolia 78; fluitans
78; lacinulata 78; multiflora 841; Piratori 78; sandvicensis 841. — Cephalo-
ziella dentata 78; divaricata 73. — Geramium ciliatum 986; confervoides 973;
diaphanum 986; rubrum 986: strictum 987. — Gerastium alpinum 471; lati-
folium 471. — Ceratium cornutum 512, 513, 516; furca 30%; hirundinella
987, 508, 510 à 517, 519, 520; macroceras 290, 304, 312, 507, 513; reticulatum
304, 512, 516. — Ceratodon vulcanicus 191. — Geratolejeunea oculata 842. —
Geratophyllum demersum var. oxyacanthum app. III, 86. — Ceroxylon andi-
colum 701, 706. — Ceterach officinarum 573. — Chærophyllum aureum 268;
cicutaria 570: hirsutum 268; temulum 268: Villarsii 268, 473. — Chæto-
chlamys ciliata 677; macrosiphon 677. — Chætomorpha brachyarthra 968;
Linum 968; tortuosa 968. — Chætothylax ovalis 679, 680, 681; umbrosus
679. — Chamæmelum conoclinium 782: decipiens 782; disciforme 782; ino-
dorum 782; rosellum 782: T'empskyanum 781, 782; trichophyllum 782. —
Chamæorchis alpina 48%. — Chaptalia nutans 20. — Cheilolejeunea aliena
93; hawaica 842, 847 ; intertexta 79, 842, 847; sandvicensis 842; scalaris 79.
93. — Cheiranthus Cheiri 325, 927, 936; coronopifolius 32; fruticulosus 39 :
glaberrimus 325; tristis 32, 33, 34: tristis var. valesiacus 33; valesiacus 33;
varius 32, 33. — Chenopodina maritima app. III, 61. — Chenopodium album
app. III, 59; bonus Henricus 259, 263, 265, 272, 571, 573 ; Botrys app. ILE, 59;
murale app. III, 60; opulifolium app. III, 60. — Chileranthemum trifidum
681. — Chiloscyphus argutus 78; Bescherellei 78, 87; coalitus 78; decurrens
841, 843; Mitienii 843; planus 78, 87; polyanthus 78; subsimilis 78; Zollingeri
78. — Chimaphila japonica 924; umhellata 923. — Chiodecton heterotro-
poides 23; nigrocinctum 23. — Chondrus crispus 978. — Chorda Filum var.
tomentosa 974. — Chroococcus turgidus 313. — Chrysa borealis 1085. —
Chrysobalanus Icaco 28. — Chrysocoptis occidentalis 1086. — Chrysophyllum
cainito 29. — Chrysymenia uvaria 980. — Cichorium Iniybus 263. — Cimi-
cifuga biternata 1093; dahurica 1093, 1094; dahurica var. Candollei 109%;
dahurica var. Tschonoskii 1056, 1094; fœtida 1093, 1094; fœtida var. inter-
media 1094; frigida 109%; japonica-1093; japonica var. acerina 1093; japonica
var. obtusiloba 1093; palmata 1071; simplex 1094. — Cipura graminea 17. —
Circza lutetiana 772. — Cirsium arvense 827, 830; arvernense app. I, 2;
antareticum app. I, 3, 5; bulbosum 270, 272; eriophorum 262, 397; Erisithales
47%; Erisithales X heterophyllum 474; X Hausmanni 474; heterophyllo-spino-
sissimum app. I, 3, à; heterophyllum 262, 396, 397, 474; lanceolatum 262;
monspessulanum 268; oleraceum 396; palustre 356; palustre X rivulare 773;
palustri-Erisithales app. I, 2, 5; rivulare 397; spinosissimum 396, 397. — Cis-
sampelos Pareira app. III, 88. — Cladophora Bertolonii var. hamosa 968;
catenata 968; crystallina 968; flaccida 969; gracilis 969; Kützingii 969; proli-
INDEX. 1109
fera 969; Rissoana 969; Ruchingeri 969; trichocoma 969. — Cladostephus
myriophyllum 973; verticillatus 973. — Clasmatocolea fruncata 78, 87. —
Clasmatodon Guatemalensis 202. — Clematis alba 1065; alpina 1058, 1059,
1065; apiifolia 1060, 1062; apiifolia var. apiculata 1063; apiifolia var. Fran-
cheti 1063; Atragene 1065; azurea 1061; biternata 1060, 1061; brachiata
app. III, 86: crispa 1060; eriopoda 1056, 1060, 1064; eriopoda var. Wilfordı
106%; Flammula 1061 ; florida 1059, 1064; florida var. hakonensis 1065 ; fusca
1055, 1060, 106%; glaucescens app. HI, 87; hakonensis 1065; heracleæfolia
1060, 1061, 1062; heracleæfolia var. Levallei 1062; heracleæfolia var. Sava-
tieri 1062; heraclexfolıa var. stans 1062; Hookeri 1062; japonica 1060, 1063,
- 106%, 1065, 1076; kamtschatica 1064; lasiandra 1060, 1064; montana 1060,
1062; montana var. Bisseti 1063; montana var. Williamsii 1063; nutans 106% ;
orientalis 1064; orientalis subsp. brachiata app. III, 86: orientalis subsp. Thun-
bergii app. III, 87; orientalis subsp. Wightiana app. III, 87; paniculata 1059,
1060; parviloba 1060, 1061; parviloba var. Maximowieziana 1061 ; parviloba var,
Pierotii 1061 ; polypetala 1076; recta var. paniculata 1060; Sieboldii 1065 ; Stan-
leyi var. tomentosa app. IH, 87; terniflora 1060, 1061 ; Thunbergii app. III, 87 ; tri-
ternata 1061; tubulosa 1062; tubulosa var. Hookeri 1062; villosa subsp. Schin-
ziana app. III, 87; villosa subsp. Stanleyi var. tomentosa app. III, 87 ; vitalba 571.
— Cleome carnosa app. III, 93; driandra app. III, 91, 93 ; hirta app. III, 92;
juncea app. III, 96: Lüderitziana app. IH, 93; lutea app. III, 93; lutea var.
polyphylla app. II, 93; monophylla app. III, 90 ; pentaphylla app. III, 91 ; pla-
tycarpa app. III, 93; rubella app. III, 90; rupestris app. III, 90; semitetrandra
app. I, 90; suffruticosa app. III, 93. — Clethra barbinervis 922. — Cliba-
dium asperum 20. — Clidemia boliviensis 20 ; hirta 16, 20; hirta var. elegans
16, 20; impetiolaris 16; impetiolaris var. grandifolia 16 ; spicata 20. — Clif-
fortia flabellifolia app. III, 101. — Clinacanthus nutans 678. — Clinopodium
vulgare 780. — CGlistax brasiliensis 680, 681. — Clitoria glycinoides 19. —
Closterium aciculare 301, 302, 312; capillare 302; Cornu 301 ; gracile 291; gra-
cile var. capillare 301, 312. — Goccocarpia elegans 22. — Cocculus hirsuta
app. IL, 87.— Godium Bursa 972; flabelliforme 971 ; tomentosum 972, 984. —
Codonacanthus parviflorus 678. — Cœlastrum spharicum 291, 313. — Cœnogo-
nium implexum 25; interplexum 23. — Cola marsupium 521. — Colchicum
ægyptiacum 802, 803; alpinum 269; autumnale 269; Bornmülleri 801; brachy-
phyllum 803 ; byzantinum 801 ; candidum 801 ; erocifolium 803; falcifolium 802;
fasciculare 802, 805; halepense 803; halophilum 800; hiemale 802, 803; Kochii
801 ; Kotschii 801 ; lingulatum 801 ; merenderioides 269 ; micranthum 801 ; Parla-
toris 801, 803; parnassicum 801 ; persicum 801 ; Ritchii 802; speciosum 801 ; Ste-
veni 803; Troodi 801 ; tureicum 801 ; umbrosum 801 ; varians 801, 802, 803. —
Coleanthus subtilis app. I, 2, 7. — Cololejeunea ceatocarpa 842; Hillebrandii
842 ; minula 79. — Commelina nudiflora var. agraria 30. — Conferva calenala
968; clathrata 967; erystallina 968; prolifera 969 ; Rissoana 969. —— Conium
rugosum 451. — Conocephalus conicus 78 ; supradecompositus 78, 82. — Cono-
BULL. HERB. BOISS., décembre 1897. 76
1110 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
mitrium hookertaceum 173 ; Türckheimi 173. — Gonopodium capillifolium 613;
grecum 612. — Conostegia extinctoria 20 ; lanceolata 20 ; suberustulata 20. —
Constantinea reniformis 987, 989. — Convolvulus aculeatus 1028; agrosto-
polis 1003; Americanus 1030; arvensis 268, 569, 827, 831; bona nox 1029;
californicus 385; colubrinus 1045; cymosus 996; elegans 810; fastigiatus 1009 ;
grandiflorus 1028, 1029, 1035, 1045; Kilimandschari 1008; latiflorus 1029;
macranthum 1037; macrosolen 1038; maximus 1037; muricatus 4030, 1044,
1047, 4048; Ottonis 1009; parviflorus 382, 1009; pentapetaloides 1009; Pes
capræ 370; petiolaris 1045; pulcherrimus 1029; scoparius 4010; semidigynus
814, 1013; Senegambiæ 997 ; sepium 386, 569; setosus 1048. — Conyza chilensis
20. — Coptis anemonifolia 1085, 1086; brachypetala 1086, 1087; occidentalis °
1085, 1086: occidentalis var. japonica 1086 ; orientalis 1085, 1087; quinque-
folia 1085, 1086; racemosa 1087; trifolia 1085. — Corallina officinalis 989 ;
rubens 989; rubens var. corniculata 989. — Cornus mas 260, 829. — Coronilla
coronata 123; minima lotoides 123; uniflora 123; varia 123. — (Coronopus
linodes app. III, 89. — Corsinia marchantioides 78. — Corydalis bulbosa 269 ;
fabacea 269 ; vesicaria app. III, 88. — Corynæa crassa 30. — Cosmarium Botrytis
300 ; scenedesmus 300, 508, 509, 515, 516; trafalgaricum 301.— Cotula coronopi-
folia app. I, 2, 5.— Cotyledon hemisphærica app. III, 98; orbiculata app. III, 98;
racemosa app. III, 99; tubereulosa app. II, 99. — Cousinia albicaulis 165;
arctotidifolia 16%; aretotidifolia var. lævisata 165; contumax 168; fragilis 169;
Kotschyi 165; larvea 167; larvea var. virgata 167; longifolia 168; longifolia
var. robusta 169; machærophora 166; multiloba 164; piptocephala 164; sicigera
466. — Cracca micrantha 19. — Crantzia lineata 455, 459. — Crassula acuti-
folia 860; brachypetala 863; centauroides 864; drakensbergensis 861 ; expansa
862, 863; fruticulosa 860; griquaensis 860; involuerata 863; lycopodioides
app. HI, 99; maritima 862, 863; natalensis 861; rubicunda 861; tenuicaulis
864 ; tenuifolia 860; vaginata 861, 862; Woodir 863. — Cratzgus apiifolia
app. I, 41, 1%; macrocarpa app. I, 2, A, 11, 42; monogyna 260, 284, app. I, 12,
13, 1%, 15; Oxyacantha 260, 576, app. I, 11, 12, 13, 14, 15; Oxyacantha var.
elegans app. I, 14; Oxyacantha X monogyna app. I, 2, 12. — Crepis aurea 264;
Frehlichiana 476; incarnata var. Frelichiana A476; incarnata var. lutea 476:
montana 476: taraxacifolia 26%; virens 26%. — Crescentia Cujete 748. —
Crithmum maritimum 281. — Crecus minimus app. I, 3, 7; ochroleueus 759;
vernus 269, 570. — Crotalaria anagyroides 19; pterocaulon 19; stipularia 19.
— Cryptonemia Lomation 987. — Gucurbita pepo 573. — Cupressima acros-
tegia 216; arcuatipes 567; genuina 566; minutidens 216; polyptera 566. —
Cuscuta suaveolens app. I, 3, 6. — Cutleria multifida 97%. — Cyathula lan-
ceolata var. scabrida app. IT, 65. — Cycadeospermum arcis 391, 392; Collo-
tianum 389-392 ; Hettangense 392 ; Matthæi 391, 392; Pomelii 392 ; Schlumber-
geri 389-392; Soyeri 392; Wimillense 392. — Cyclamen africanum 253, 255,
528; balearicum 253; cilicicum 253, 254; Coum 253, 254, 269; cyprium 253,
254; europæum 253, 259; græcum 253, 255; ibericum 252, 253, 254; neapoli-
INDEX. 1111
tanum 252, 253, 255, 256, 269; persicum 252, 253, 259; repandum 252, 255,
254; Rohlfsianum 528, 529. — Cyclanthera Pittieri 20; Pittieri var. quinque-
loba 20. — Cyclotella comta 290, 312, 507 a 512, 51%, 515, 516; comta var.
lemanensis, 308, 310, 314; comta var. quadrijuncta 309; comta var. radiosa
309; stelligera 514. — Cylindrosolenium Sprucei 670, 671. — Cymatopleura
elliptica 290, 308, 312. — Gymbella æqualis 509; Cistula 509; Cistula var. major
509; cymbiformis f. minor 509; cymbiformis var. stagnorum 509; delicatula
509; Ehrenbergii 509 ; gracilis 509; lævis 509; maculata 509. — Cynometra
cauliflora 748, 753. — Cyperus elegans 21 ; ferox 26 ; ferox f. maxima 26; lon-
gifolius 21 ; Luzulæ 21, 25; Surinamensis var. viridis 25. — Cyrtographa irre-
gularis 17. — Cysticapnos africana app. III, 88. — Cystococcus humicola 633.
— Cystoseira abrotanifolia 967, 974; amentacea 975 ; barbata 975 ; corniculata
975 ; crinita 975 ; discors 975. -— Cytinus hypocistis 121, 126.
RES lacustris 120, 291, 312; natans 297. — Dactylopetalum
866; Barteri 866; gummifluum 866 ; sessiliflorum 866; verticillatum 866. —
Dalbergia Amerimnum 28. — Daltonia longo-cuspidata 204. — Damasonium
stellatum 125. — Dasya rigidula 984. — Davilla rugosa 29. — Decastemon
hirtus app. II, 92. — Delphinium peregrinum var. eriocarpum 279. — Den-
drobium crumenatum 746.— Dendroceros Clintoni 841.— Dendrographa leuco-
phæa 766 ; minor 766. — X Dentaria digenea app. I, 2, 4, 10, 11; digitata +
pinnata app. I, 4, 10, 11; hybrida app. I, 10; intermedia app. I, 10; pinnata X
digitata app. I, 2, 10, 11; Rapini app. I, 11. — Derbesia Lamourouxii 969. —
Dermatocarpon miniatum 284. — Desmidium Swartzei 300. — Desmodium
barbatum 19; cajanifolium 19; viridiflorum 19. — Deutzia gracilis 693; scabra
693; Sieboldiana 693. — Dianthera bicolor app. III, 91 ; Burchelliana app. III,
91; carnosa app. III, 91; lutea app. II, 93; Petersiana app. III, 93; semite-
trandra app. II, 90. — Dianthus actinopetalus 281; actinopetalus var. elegans
280 ; albens app. III, 8%; arboreus 392 ; crenatus app. III, 84; inæqualis app. II,
84 ; intermedius 755; judæus 583; multipunctatus 583, 755; multipunctatus
var. pruinosus 584; namaensis app. HI, 84: neglectus 128, app. I, 3, 4; pales-
tinus 583, 58%, pectinatus app. III, 8%, 85; prostratus app. Ill, 8%, 85; prui-
nosus 584 ; scaber app. III, 85; zonatus 584. — Diapedium multicaule 680. —
Dicarpæa linifolium app. III, 69. — Dicliptera æquatoriensis 665; assurgens
679; cochabambensis 678, 680; Moritziana 678; Pohliana 681; scabra 681:
squarrosa 679, 680, 681 ; Sumichrasti 665 ; Tweediana 679. — Dicranella sub-
inclinata 186. — Dicranum Harrisi 553; longicapillare 553; longisetum 185 ;
magniretis 186 ; retinervis 552; sublongisetum 185; Türckheimii 186. — Dic-
tyographa gracillima 763, 766. — Dictyopteris polypodioides 976. — Dictyota
dichotoma 975 ; dichotoma var. implexa 976 ; fasciola 976; ligulata 976; linearis
976. — Didynamista Salviæ 1087. — Digenea simplex 983. — Digitalis gran:
diflora 123, 572; lanala 282; lutea 572. — Dinacria filiformis 859; granuian-
4112 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
thoides 859; sebæoides 860. — Dynobryon cylindricum 304, 305, 307, 308,
312 ; divergens 304 à 308, 312, 510, 511, 512, 51%, 515, 516; elongatum 304,
506, 507, 516 ; petiolatum 304; sertularia 120, 30%, 306, 307, 308; sertularia
var. angulatum 306; sertularia var. undulatum 306; sociale 304 ; stipitatum 304,
306, 507, 512, 514, 516; stipitatum var. lacustris 120, 304, 305, 306, 312;
thyrsoideum 120, 305, 307, 308; undulatum 306. — Diphysa robinioides 49. —
Diplocalymma volubilis 648. — Diplochonium sesuvioides app. III, 74, 75. —
Diplophyllum albicans 78, 842; obtusifolium 78; plicatum 78; taxifolium 78.
— Diploschistes scruposus var. cinereocæsius 22. — Diplotaxis bracteata 62 ;
siifolia 278. — Distichium undulatum 208. — Doronicum Pardalianches 126.
— Draba aizoides 12%; frigida 470 ; Johannis 471 ; tomentosa 470. — Drepano-
lejeunea uncinata 842. — Dryas octopetala 124, 576. — Dumortiera hirsuta
78, 842; irrigua 78; nepalensis 842; trichocephala 842. — Durio zibethinus
751. — Dusenia pycnothallodes 208. — Duvalia intermedia 78; longiseta 78,
88. — Dyschoriste Maranhonis 679; ovata 678; quitensis 679. — Dysoxylum
ramiflorum 748, 751.
Es sphærocephalus 259; viscosus 281. — Echinopsilon diffusus
app. III, 61. — Ectocarpus confervoides 973 ; siliculosus 973. — Elephantopus
scaber 20; spieatus 16. — Eleusine indica 25, 30. — Eloasia eloasioides 773.
— Elodea canadensis 5, 6, 125. — Elymus Caput-Medusæ 761. — Enemion
Raddeanum 1088. — Enkianthus campanulatus 913 ; japonicus 913. — Entero-
lobium cyclocarpum 24. — Enteromorpha clathrata 967 ; complanata 967;
compressa 967; intestinalis 967; Linza 967, 973; Linza var. crispata 968. —
Entodon Bernoullii 209; complicatus 209; flaviusculus 209. — Entosthodon
Drummondii 175: microcarpus 174; minutissimus 175; paucifolius 548. —
Ephedra campylopoda 283. — Epigæa asiatica 912. — Epilobium alpinum
396, 472; alsinefolium 472; anagallidifolium 472; Fleischeri 266, 394, 395: lan-
ceolatum 281; montanum 570; origanifolum 396, 472; roseum 395; spicatum
127, 266, 570. — Equisetum arvensi-limosum app. I, 3, 7; X littorale app. I,
3, 7; variegatum app. I, 3, 7; variegatum app. I. 3, 7. — Eragrostis Barbeyr
760; ciliaris 25, 30; panamensis 21; pilosa 25. — Eranthemum nervosum 678.
— Eremosphæra viridis 296. — Erica carnea 482; ciliaris X Tetralix app. I,
2,5; verticillata 282; x Watsoni app. I, 2, 5. — Erigeon alpinus var. inter-
medius #73; glabratus 473. — Eriochloa brachystachya 21. — Eriosema dif-
fusum 19; simplicifolium 19. — Erucastrum leptopetalum app. HI, 89; Polli-
chii 62. — Erycibe ænea 739; albida 382, 739; albiflora 1052; angulata 739,
741; angustifolia 382, 739; camptobotrya 737; coriacea var. fragrans 799;
expansa 737; festiva 739; glaucescens 739; glomerata 382, 738, 739, 742; glo-
merata var. longifolia 739; Griffithii 738, 748, 1007, 1052; Hellwigii 737, 738 ;
levigata 738; macrophylla 739, 741, 742, 750 : Maingayi 737, 1052 ; malaccensis
738 ; micrantha 738; obtusifolia 738; paniculata 382, 737; parvifolia 738, 739,
INDEX. 1113
740, 741, 750 ; peguensis 737, 1052; præcipua 739; Princei 737, 738, 741, 750,
1052; ramiflora 739, 743 à 752; Rheedii 382, 739, 742; Stapfiana 738; strigosa
737, subspicata 737, 1052; tomentosa 382, 738, 740, 741. 750; Wallichii 382,
738; Wightiana 737. — Eryngium alpinum 827; campestre 281, 827; carlinæ
20; spina alba 827. — Erysimum Cheiranthus var. brachyceratum 68; curtisi-
liquum 68; hieracifolium 68, 277 ; Pannonicum 277 ; Pannonicum var. brachy-
ceratum 278; Pannonicum var, longisiliguum 278; verrucosum 755. — Ery-
thrina Corallodendron 26; costaricensis 19, 29. — Erythrodontium cylindri-
caule 208; eylindricaule var. pungenticaulis 208. — Espera mediterranea 971,
— Euactis prorumpens 966. — Eubrya torquescentia 184. — Eudorina elegans
514, 516, 943. — Eulejeunea compacta 79, 93; pacifica 842 ; Perottetii 94; ser-
pyllifolia 79. — Eulophia aurea 635; beravensis 634; bicolor 635; Junodiana
634; nuda 635; pulchra 634. — Eumacromitria crispata 197, longifolia 197,
198, 559, 560; torquescentia 199. — Eunotia Arcus 509; Arcus var. plicata
509. — Euosmolejeunea opaca 22. — Eupatorium amygdalinum 20; conyzoides
20; glandulosum 16, 20; hebebotryum 20; lævigatum 20; odoratum 16, 20;
pratense 20; quadrangnlare 16, 20. — Euphorbia pilulifera 30. — Euphrasia
officinalis 570. — Eupilotricha brachycaulia 178. — Eupilotrichum fascicu-
latum 204; filigranum 204. — Eutrichostoma barbuloidea 556; rubella 192. —
Evolvulus argenteus 382; confertus 383; discolor 383, 384; ericæfolius 383;
ericæfolius var. subcapitatus 383; gypsophiloides 383; gypsophiloides var. con-
fertus 383; holosericeus 383; javanicus 382; prostratus 383, 385; rotundifolius
383, 1010; sericeus 383. — Evonymus europæus 537. — Exomis albicans
app. III, 60: oxyrioides app. III, 60.
ana brachydontea 202; Türckheimii 202. — Fauchea repens 980. —
Fegatella conica 83. — Ferulago Aucheri 757; Kurdica 757; pauciradiata 757.
— Festuca Halleri; X loliacea app. I, 3, 7; silvatica app. I, 3, 7. — Fibraurea
tinctoria 748, 751. — Ficaria ranunculoides 269. — Ficus indica 772. — Fim-
briaria innovans 842; pilosa 78. — Fimbristylis ferruginea 26; meliacea 21;
polymorpha f. minor 25. — Fissidens alto-gracilis 850 ; autro-adiantoides 547 ;
Bernoullii 173; Carvonis 171, 172; fasciculato-bryoides 172; gracilifrondeus
172; linguatus 172; lingulatus 173; polypodioides 173; pseudo-polypodioides
173. — Fittonia Verschaffeltii 679, 680, 681. — Flabeïlaria paniculata 1009.
— Fleischmannia rhodostylis 17. — Foeniculum Rochelii 616, 619; virescens
616, 619. — Fontinalis antipyretica 283. — Fragaria.elatior 126; vesca 569.
— Fragilaria crotonensis 290, 308, 310, 312, 510, 514, 515, 516. — Fra-
græa imperialis 746. — Freyera balcanica 615. — Fritillaria involucrata
app. I, 2, 6; Pinardi 759. — Frullania æolotis 78; apiculata 842 ; appendiculata
78, 88 ; arietina 842; dilalala 78; diversitexta 78, 89 ; explicata 842; Fauriana
78; Helleri 844, 845; hypoleuca 842; japonica 78; Kunzei 842; Makinoana 78,
89; Meyeniana 842; moniliata 79, 89; nishiyamensis 79, 90; oceanica 842;
111% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
pedicellata 79, 90; piligera 842; replicata 22; sackawana 79, 91; sandvicensis
842; squarrosa 79, 842; tamarisci 79; usamiensis 79, 91. — Fryblionella angus-
tata 509. — Funaria megapoda 175.
Gage Liottardi 267, 48% ; persica 591, 606. — Galenia africana app. III, 76,
77; crystallina app. III, 76; namaensis app. 111,76, 77 ; papulosa app. III, 77; papu-
losa var. tristyla app. IE, 77 ; portulacacea app. III, 77 ; procumbens app. III, 76, 77;
sarcophylla app. III, 77; squamulosa app. IE, 77. — Galeopsis hirsuta 64; Lada-
num 1039; pubescens var. genuina 483; speciosa var. speciosa 483 ; tetrahit 570.—
Galium Autrani 757; boreale 473; lanuginosum 757; Prostii app. I, 2, 5; pur-
pureum 473; verum 575. — Gaudinia diffusa app. III, 69; viscosum app. III,
70. — Gaultheria adenothrix 910; pyroloides 909. — Gaya simplex 473. —
Geissomeria cincinnata 681; pubescens 679, 680, 681; tetragona 658. — Geli-
dium corneum 978; corneum f. clavata 978; corneum var. pinnatum 978; cri-
nale 978. — Genista acanthoclada 280. — Gentiana bavarica 482; brachyphylla
482; Kochiana 573; nivalis 482. — Geocalyx graveolens 79. — Geocaryum
flexuosum 271. — Geranium aristatum 587, 588; pratense 588 ; reflexum 588;
Robertianum 569, 571. — Gigartina acicularis 978; confervoides 980; Teedii
679. — Gisekia angustissima app. III, 70; Miltus app. III, 72; pentadecandra
app. IH, 72; pharnaceoides app. III, 72, 73; pharnaceoides var. glanduloso-
setacea app. III, 70; rubella app. III, 72. — Glaucium Arabicum 755. — Glau-
cidium palmatum 1083. — Glenodinum Pusillum 312. — Gliciridia maculata 29.
— Glinus lotoides app. III, 73. — Globularia cordifolia 55. — Glyceria tenuifolia
app. I, 3, 7. — Glyphis favulosa v. intermedia 23. — Gnaphalium Hoppeanum
47%; Leontopodium 47%; norwegicum 473. — Gomontia manxiana 713, 715,
716; polyrhiza 715; voluticola 715. — Gomphonema angustatum 509; angus-
tatum var. æqualis 509; helveticum 509; helveticum var. incurvata 509; intri-
catum var. pulvinala 509; montanum 509. — Gonatozygon Brebissonii 291,
302, 312: Ralfsii 201, 301, 312. — Gonionema velutinum 17, 22. — Gonium
sociale 293. — Gooringia Littledaleı 530, 531. — Gracilaria armata 980 ; com-
pressa 980 ; confervoides 980. — Grammanthes gentianoides 860; gentianoides
var. sebæoides 860; sebæoides 860. — Grammatophyllum speciosum 746. —
Grammica bidentis app. I, 2, 6. —-Graphina Acharii var. vestita 23; Balbisii
17, 23; chrysocarpa 23; epiglauca 23; interstes 23; obtectuia 23; reniformis
23; robusta 23; sophistica 17, 23; subserpentina 23. — Graphis Afzelii 23;
duplicata 17, 23; duplicata seminuda var. sublævis 17 ; emersa 17 ; glauco-cæsia
23; rimulosa 23; rimulosa var. pulverulenta 23; seminuda var. sublævis 23;
subrufula 23. — Grateloupia filicina 987. — Grielum humifusum app. Il,
101; humifusum var. parviflorum app. IU, 101 ; Marlothii app. III, 101; obtusi-
folium app. III, 401. — Griffithsia opuntioides 98%; Schousbei 985; setacea
var. spherica 985; sphærica 985. — Grimmia Bernoullii 200; brevi-exserta
200; Haieakale 853 ; Haliacalæ 853 ; Hawaiica 853. — Gümbelia ovalis 201. —
INDEX. 1115
Gyalectidium filicinum 17, 22. — Gyalolechia aurella 631. — Gymnadeina
conopea 1016. — Gymnanthe Bolanderi 842. — Gymnodinium fuscum 312. —
Gymnogongrus Griffithsiæ 978 ; nicæensis 981. — Gymnomitrium condensatum
79. — Gynandropsis pentaphylla app. III, 91. — Gynerium saccharoides 25. —
Gyrophora Delisei 631.
il abracanthus cyaneus 668; diversicolor 669; hæmatodes 668; macro-
ehilus 669; pyramidalis 669; sanguineus 679, 681 ; sylvaticus 679. — Hæmato-
coccus lacustris 291, 292, 313; pluvialis 943. — Halimeda Tuna 971. —
Halurus equisetifolius 985, 989. — Halymenia Corinaldii 987, 989. — Hamelia
patens 29. — Hansteinia gracilis 678, 679. — Haplomitrium rotundifolium
79. — Harpalejeunea Andersonii 842. — Hasselltia florıbunda 30. — Hedy-
sarum atomarium 757; candidissimum 607 ; candıdum 607; obscurum 471. —
Heleocharis costaricensis 21; geniculata 21; plantaginea 21. — Helichrysum
Italicum 281. — Helicophyllum Cubense 562 ; diversifolium 563; Guatemalense
201; Jamaicense 561; Portoricense 562; torquatum 562, 563. — Helicteres
guazumæfolia 19. — Heliophila crithmifolia app. III, 90; trifurca app. HE, 90.
— Helieborus pumilus 1085; trifolius 1085. — Hemigraphis parabolica 649;
tonkinensis 649. — Hemiragis Friedrichsthaliana 208. — Henriettella fascicu-
laris 20: Seemannii 20. — Hepatica hepatica 1076; nobilis 1076; triloba 1076.
— Heracleum spondylium 265. — Herberta gracilis 842; juniperina 849;
longifissa 842; sanguinea 842. — Hermbstædtia argenteiformis app. II, 63;
linearis app. II, 6%; scabra app. IH, 65. — Herniaria cinerea 280. — Herpo-
cladium bidens 842. — Hesperis matronalis 325; provincialis 32. — Heteran-
thelium piliferum 761. — Heteromorpha abyssinica 438; arborescens 427,
438 à 443; collina 438; trifoliala 438. — Hewittia bicolor 375, 379, 380,
4008; Kilimandschari 1008. — Hieracium acantophyllum 718; emulum 721;
alatum 724; alpinum 479 ; alpinum f. macrocephala 479 ; amaurocephalum 476;
amphigenum 478; amplexicaule 479; andurense 720 ; arvasicum 722; arvernense
481; asturicum 722; atlanticum 717; atrovirens 724, 731; aurantiacum 477;
Berardianum 479; Berardianum var. pseudo-cerinthoides app. I, 3, 5; borealis
730; Bourgæi 72%; bracteolatum 788, 789, 790; bracteolatum var. laxum 788;
bupleuroides f. subpilosa 477; cæsium 480, 731, 732; cæsium f. scaposa 481 ;
calycinum f. angustifolia 477; candicans > villosum 787; Catolanum 726; cen-
taureifolium 733; cerinthoides 722, 723, 730; cerinthoides var. obscurum 723;
chondrilloides var. glaucopsis app. I, 3, 5; chondroseum 725; cichoriaceum var.
dofrinense 733; eirritum var. canescens 480 ; cochleare 479; cordatum 719; cor-
difolium 721; coriaceum 718 ; Cottianum app. I. 3,5; Cottianum f. elatum app. I,
3, 5; Cotlianum f. subgenuinum app. I, 5; crinitum 788, 789, 791 ; crocatum 734 ;
danicum 731; dipsacifolium 729; divergens 787; dofrinense 732; dolopicum
785, 786, 787; dolopicum var. minus 786; doronicifolium 734; dovrense 73%;
elongatum var. elatum app. I, 3, 5; ephemeridifolium 734; epimedium 724,
1116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
735; eriobasis 787; eriocerinthe 721; eriophorum app. I, 2, 5; eriopogon 721 ;
exanthinum 730; florentinum 477 ; furcatum 476; Gastonianum 724; Gelmianum
481; glaciale 476; glanduliferum 478; glanduliferum f. subvestita 478; glandu-
liferum var. canescens #78; glanduliferum var. vestitum 478; glaucum 477 ; glau-
cum f. angustifolia 477; glaucum f. subpilosà 477; globularieforme 727, Gom-
hense 735; Gouani 719; græcum 787; Guadarramense 719; helveticum app. I,
7; heterospermum var. provincialis 730 : Hoppeanum 476; hypochærideum 480 ;
incisum 480; intybaceum 577; éntybellifolium 735; Koracis 788, 789; lanceo-
latum 73%; Lasergesi 729; lazicum > pannosum 786: Legreanum 718; leuco-
chlorum 478 ; leucochlorum var. brachiatum 478; lineatum 481; lineatum var,
subcæsioides 281 ; lividulum 726; Loscosianum 724 ; lusitanicum 731; lustra-
tum 722; macrorhizum 722; mestum 725; megalocerinthe 723; mixtum 478;
mucronalum 722; muricatum 729; murorum var. subatratum 481; Murrianum
480; myagrifolium 719; myagrifolium var. hirsutum 719; neglectum 479; neo-
cerinthe 722; neocerinthoides 723, 726; neodipsaceum 729; Neyræanum app. I,
3; Neyræanum f. genuina app, I, 5; niphobium 476; nitidum 719, 720; nivale
481 ; ochroleucum var. cinereum app. I, 3, 5; odontophyllum 786 ; oleicolor 724;
olivaceum 72%, 728; origanıfolium 728; Paicheanum %80; Pamphili 478; pan-
nosum 786; pannosum > tridentatum 786; periplecum 723; perpilosum 477;
phlomoides 720; piliferum 478; piloselloides #77; pilosum 478; pilosum var.
pilosum 477; pljackavicense 788; porrectum 734; præmorsum 728; prerosum
728; prasiophæum 762, 729; prenanthoides var. gracilescens 733, 7345 pseudo-
Cerinthe 479; pulchrum var. genuinum app. 1, 3, 5; pulmonarioides 718; pul-
monarioides var. glaucellum 718; pyrenaicum 729; racemosum 789, 790; rapun-
culoides 732; rhæticum 479: rupicolum 720, 731; salvifolium 718; scabiose-
folium 734; scorzonerifolium var. glabratum f. pilosa 478; scrofulosum 733;
sericifolium 720; sermonikense (bracteolatum > racemosum) 790 ; Smithü 476;
soyeroides 723 ; spectabile app. I, 5; spectabile f. elata app. I, 3; sphærocephalum
476; strictum 734; subincisum 480; subnivale 721; tenellum 480;.Timba-
lianum 72%; tolpidifolium 731; umbellatum var. monticola app. I, 3, 5; Valen-
tinum 717; valerianefolium 727; vallesiacum app. Il, 7; Vandasii 788; venosum
481; viduatum var. ellipticum 724; villosum 478, 480; villosum var. elatum
477 app. I, 3, 5; villosum var. subglabrum 477; Virga aurea 789; vogesiacum
722; vranjanum 788; vulgatum forma 481 ; Wilezekianum 732. — Hippocratea
malpighiæfolia 28. — Hippomane Mancinella 28. — Hippophæ rhamnoides
828. — Hiræa Hookeriana 30. — Holopetalum spathulatum app. III, 98. —
Homalia angustifrons 203; perfacilfolia 203. — Hookeria albicans 564; Ber-
noullii 207; blanda 564; Carionis 205; dimorpha 56%; fallax 207; haplocihatum
206; Harrisi 564; Hillebrandii 851 ; Levieri 206; microcarpa 207 ; obliquicuspis
56%; varians 564. — Horminum pyrenaicum 483. — Hugueninia tanacetifolia
127. — Hura crepitans 21. — Hutchinsia alpina 264, 471. — Hyalotheca
dissiliens 291, 303, 312. — Hydnora africana app. III, 59. — Hydrangea hirta
699; hortensis 694, 692; hortensis var. acuminata 691 ; hortensis var. Belzooni
ars
INDEX. 1117
691; hortensis var. japonica 691 ; hortensis var. Thunbergii 691; paniculata
690; paniculata var. bracteata 690; paniculata var. intermedia 690 ; petiolaris
var. cordifolia 692; petiolaris var. ovalifolia 692; Thunbergii 691, 692; virens
690. — Hydrastidis caroliniana 1071 ; jezoensis 1084. — Hydrilla 9. — Hyella
cæspitosa 716; voluticola 716. — Hygrobiella japonica 79, 92; Macgregorii 92.
— Hygrophila costata 680, 681 ; guyanensis 678; salicifolia 678. — Hymenæa
Courbaril 20. — Hymenostylium pseudo-rupestris 556. — Hypericum Ascyron
638; Ascyron f. micropetalum 638; breviflorum 637; Cuisini 280; erectum 640,
641 : erectum f. debile 640 ; erectum f. Fauriei 640 ; erectum f. Wichure 640 ; Fau-
riei 637 ; japonicum 641 ; linearifolium 640; Mororanense 640; mutiloides 638;
mutilum 639; mutilum f. erectum 639; Olympicum 280; Otaruense 641 ; para-
dorum 641; patulum 638; petiolatnm 638; procumbens 639; pseudopetiolatum
638, 639 ; quadrangulum 570, 576, 578; Wichuræ 640. — Hyperstelis spergu-
lacea app. IE, 73; verrucosa app. III, 74. — Hypnæa musciformis 980. —
Hypnum acuminulatum 21%; Sommerfeltii 83%; tenerrimum 219. — Hypo-
chæris uniflora 476. — Hypopterygium pesudo-tamarisci 201. — Hyptis bre-
vipes 1041 ; capitata 1041.
E.. umbellata var. platyptera app. I, 2, 4. — Ichnanthus nemorosus
21; nemorosus f. major 21; pallens 18. 21. — Illecebrum Achyrantha app. III,
66. — Imperatoria Ostruthium 569, 573. — Indigofera costaricensis 19; les-
pedezioides 19. — Inga edulis 20; multijuga 26; Pittieri 29. — Inula candida
280; limonifolia 399; salicina 122; salicina X Vaillantii 122; semi-amplexi-
caulis 122; Vaillantii 122, 126. — Ipomæa acanthocarpa 1051 ; aculeata 380,
1022, 1028, 1029, 1049, 1051 ; acuminala 381; Afzelii 997; alba 1029; amœna
381; ambigua 1029, 1037, 1040, 1045; anceps 380; aspera 1022, 1049, 1051;
Batatas 371, 380; bifida 381; biflora 379; biloba 370; bona nox 379, 1029,
1037; bona nox var. purpurascens 4045 ; bracteata 379; bullata 1022; cairica
1049; calycina 379; camerunensis 378; carinata 1029, 1040, 1048 ; carnea 1034;
chenopodifolia 1051; congesta 381; coptica 1049: cymosa 820; dasysperma
1049, 1051; decasperma 386; denticulata 380; elongata 1051; eriosperma 378;
filicaulis 381; fimbriosepala 1049; fragrans 380 ; grandiflora 1021, 1028, 1029;
Habeliana 1022; hederacea 379; insuavis 380 ; involucrata 375; jucunda 1022;
Kirkiana 1045; Krusensternii 1029 : lactescens 1051; lapidosa 1022; latiflora
1022, 1029, 1051; lilacina 380; linifolia 382; littoralis 376, 380; longiflora
1022, 1036, 1038, 1052; longiflora var. diversifolia 379; Lundii 1002; luteola
379; macrantha 102%, 1050; macrorrhiza 1049; Maireti 1052; malabarica 380;
maritima 381; muricata 1044, 1047, 1048, 1049; Nil 380; noctiflora 1030;
noctiluca 1023 ; nymphæfolia 381; obscura 380, 820, 103%; pandurata 4049;
paniculala 379, 1023; paniculata var. éndivisa 378; pannosa 808; parviflora
1009; pes capræ 376, 381; pes Ligridis 379; poranoides 375; proxima 1051;
pseudomuricata 4045; pulchra 380; Purga 1051; purpurea 387; Quamoclit 379;
BULL. WERB. Botss., décembre 1897. 77
1118 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
radicans 380; Reinwardtiana 381; repens 380; replans 380; rosea 1049; Rox-
burghii 1030; scrobiculata 1049: secunda 997: Senegambiæ 997; sepiaria 381 ;
sericea 381 : setifera 1049; setosa 380, 1093, 1024, 1048; shirensis 1045; sil-
vestris 1037; speciosa 381 ; spectabilis 999: terminalis 1002; timorensis 379;
trichosperma 379, 1022, 1051, 1052: trichotosa 381; triloba 1041; tuba 1051,
1052; tubulosa 1029 ; Turpethum 814: uniflora 382; verrucosa 381, 1049; viti-
folia 379; Yomæ 380, 1022. — Iris germanica 573. — Isachne arundinacea 21;
Büttneri 772. — Isopyrum adoxioides 1088; capnoïdes 1088; dicarpon 1088,
1089; dicarpon var. stipulaceum 1089; japonicum 1088; nipponicum 1088; Rad-
deanum 1087, 1088; Raddeanum var. japonicum 1088; Raddeanum var. iypicum
1088; stoloniferum 1088, 1089; trachyspermum 1088, 1089. — Tubula Hut-
chinsiæ 79, 842; japonica 79, 92.
à obtusifolia 29. — Jacobinia glabribracteata 678; magnifica
680, 681; parabolica 680; Sellowiana 680; umbrosa 679. — Jacquemontia
Curtisii 385; ovalifolia 385: paniculata 370, 382, 1009, 1010; pentantha 385;
umbellata 370; violacea 385. — Jania corniculata 989; rubens 989. — Jatropha
gossypifolia 30. — Jondraba cichoriifolia var. hispida 277; eichoriifolia var.
macrocarpa 68, 277: cichoriifolia var. villosa 68, 277. — Jungermannia bar-
bata 93; cordifolia 79; Deellingerii 88; exsecta 79: lævifolia 79; lucens 842;
lurida 842; minuta 79; pumila 79; reticulato-papillata 79; subulata 842; trifida
79, 93; ventricosa 79. — Juniperus thurifera var. gallica app. I, 3, 6. —
Justicia androsæmifolia 678 ; angustifolia 67%; aurea 675 ; axillaris 679; Balansæ
671; Beyrichii 680; campestris 680; carthagenensis 678; comata 678; elegans
673; filibracteolata 673; filibracteolata var. pubescens 67%; Funckii 674; furcata
678, 679; inæqualis 679; lata 675, 680, 681; Lorentziana 672; lucens 678;
obtusifolia 679; patenti-ciliata 673; pectoralis 678, 681: Physogaster 672;
pilosa 681; procumbens 678 ; Regnellii 672 ; Schwackeana 681 ; tranquebariensis
672 ; vasculosa 678; ventricosa 678.
K. cauliflora 751; scandens 748. — Kalanchoe crenata app. III, 99,
100; glandulosa app. IH, 99: glandulosa var. benguelensis app. III, 99; lanceo-
lala app. HE, 99: multiflora app. III, 100; oblongifoliæ app. III, 100. — Kantia
arguta 79: Baldwini 842; bidentula 79, 842; bifurca 842, 844: cuspidata 842,
846; quadrifida 844; rotundistipula 842, 846; Sprengelii 79; tosana 79, 842;
Trichomanes 79, 842. — Kochia salsoloides app. HI, 60; scoparia 759. — Kyl-
lingia cæspitosa 21; cæspitosa var. « pumila 21.
Ee aculeata 785; perennis 263; Scariola 785; viminea 281. — Lage-
naria vulgaris 20. — Lagotis Sielleri 4085. — Laminaria debilis 974. — Lan-
MAN
INDEX. 1119
tana trifolia 30. — Lappa major app. I, 2, 5; minor 258. — Larix europæa
576. — Laserpitium latifolium 570. — Lathyrus amenus 608; annuus 608;
cassius 608; hierosolymitanus 608; luteus 471; tuberosus 270, 272. — Lau-
rencia obtusa 982; obtusa var. gelatinosa 982; papillosa 982; pinnatifida 982.
— Lebeckia mucronata 865; Schlechteriana 865. — Lecania punicea 22. —
Lecanora albescens 632; cinereo-carnea 22; cinereo-carnea var. campestris 22;
epixantha 631; granifera 17, 22. — Lecidea impressa f. purpurescens 22. —
Ledum palustre var. dilatatum 915. — Leibleinia Meneghiniana 966. — Leio-
scyphus Taylori 80, 842. — Lejeunea calyptrata 842; japonica 79; ungulata
842. — Leontodon hastile 26%; Taraxaci 476. — Leontopodium alpinum 537.
— Lepadium fuseum 22; granuliferum 22; membranula 22. — Lepidagathis
cataractæ 681 ; hyalina 678. — Lepidium africanum app. Ill, 88 ; calycotrichum
68; capense app. III, 88; desertorum app. IE, 88; hirtum var. microcarpum 68 ;
linoides app. IX, 89; ruderale app. III, 88. — Lepidopilum lætenitens 22; poly-
trichoides 206. — Lepidozia australis 842; filamentosa 80, 95; holorhiza 842 ;
Makinoana 80, 9%; obliqua 80, 94; obtusistipula 80, 95; reptans 80, 842 ; sand-
vicensis 842; setacea 80 ; subiransversa 80, 95; vitrea 80, 96. — Lepisma pani-
culalum 451. — Lepistemon flavescens 382. — Leptochloa virgata 25. — Lep-
togium bullatum 22; sinuatum 284. — Leptolejeunea dapitana 79. — Lepto-
petalum mexicanum 773. — Leptorhabdos brevidens 798; glutinosa 797;
micrantha 798; virgata 797, 798. — Leptotrema balhianum 17; compunctum
23; Wightii 23. — Leptotrichum pseudo-rufescens 55%, rufescens 55%. — Lett-
somia bancana 818, 1013. — Leucanthemum alpinum var. Rollensis 47%; vul-
gare 123. — Leucas linifolia 1039. — Leucobryum glaucum 547, 548; incurvi-
folium 17%; Jamaicense 547; Martianum 547; minus 174; subglaueum 548. —
Leucodon domingensis 22. — Leucodoniopsis plicata 22. — Leucoium vernum
267. — Leucolomata albula 553; cespitulantia 553. — Leucothoe chlorantha
941 ; grayana 911; grayana var. intermedia 911, 912; grayana var. {ypica 911 ;
grayana var. Wrightiana 911, 912; Tschonoskii 911.— Leuzea conifera 263. —
Levisticum officinale 620, 621; persicum 619, 620. — Liabum igniarium 16.
— Liagora viscida 978. — Libanotis montana 473. — Lilium croceum 267;
Martagon 267. — Limeum æthiopicum app. I, 69; africanum app. III, 69;
aphyllum app. III, 69; capense app. Il, 69; diffusa app. II, 69; echinatum
app. HE, 69; glaberrimum app. UI, 70; glomeratum app. IH, 71; viscosum
app. HE, 70, 71; viscosum var. longepedunculatum app. III, 70, 71. — Linaria
italica app. I, 3, 6; spuria 383. — Linnæa borealis app. I, 2, 5. — Liochlaena
lanceolata 80. — Lithophyllum cristatum 989. — Lithothamnion polymor-
phum 989. — Loiseleuria procumbens 913. — Lolium temulentum 570, 576. —
Lonicera cœrula 473. — Lopadium membranula 17. — Lophiocarpus Bur-
chellii app. III, 63; tenuissima app. Il, 63. — Lophocolea Beecheyana 842;
bidentata 842 : Breutelii 842 ; columbica 842 ; compacta 80 ; connala 842; Gau-
diehaudii 842; heterophylla 80; minor 80; neglecta 80; Orbigniana 842: spinosa
842. — Lopholejeunea adplanala 79; gibbosa 842; Mannii 842; owahuensis
1120 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
842; subnuda 842. — Lophostachys floribunda 679, 681 ; pubiflora 655; sessi-
lifolia 656. — Lunaria rediviva app. I, 2, 4. — Luzula spicata 484. — Lychnis
alpina 128. — Lyngbya æruginosa 965; æstuarii 965; luteo-fusca 966 ; salina
965 ; semiplena 966; sordida 966. — Lysimachia Ephemerum 734; thyrsiflora
125. — Lythrum Hyssopifolia 772.
Ne saccifera 521. — Macromerum junceum app. III, 96. —
Macromitrium altipes 559; cacuminicolum 559; Carionis 199; Guatemalense
199; homalacron 197; orthotrichaceum 197; peraristatum 560; rhystophyllum
198; sarcotrichum 196; semimarginatum 197; subrefleeum 198. — Madotheca
eiliaris 80; crispata 98; densifolia 80; fissistipula 97 ; gracillima 80; hawaiensis
843; japonica 80; lævigata 843; ligulifera 97 ; parvistipula 80, 96; Perottetiana
-80; platyphylla 80; polita 80; setigera 80, 96; tosana 80, 97 ; ulophylla 80, 97;
vernicosa 80. — Mærua angolensis app. II, 96, 96bis, 98; angustifolia app. II,
97; emarginata 857; floribunda app. Ill, 96; Gürichii app. III, 97; nervosa
858; parvifolia app. III, 96bis, 97 ; Paæii app. III, 96, 96brs, 97, 98; Schinzii
app. III, 96, 96bs, 98; senegalensis app. Ill, 96; triphylla 858; undulata 858.
— Malabaila carvifolia 625: erbilensis 623, 62%, 625 ; graveolens 623; involu-
crata 623; Kotschyi 625; pastinacæfolia 624; pumila 62%; rectistylis 623;
Tempskyana 622, 623. — Malvaviscus arboreus 29. — Manisuris granularis
21. — Marchantia calcarata 80, 98; crenata 842; cuneiloba 80, 98; diptera
80 ; disjuneta 842; geminata 80 ; nitida 80, 842; planipora 80, 98; polymorpha
80, 842 ; tosana 80, 99. — Maripa nicaraguensis 30 ; passifloroides 819; specta-
bilis 1006. — Marsilea quadrifolia 125. — Marsupella andina 92 ; emarginata
80 ; Funkii 80; tudulosa 80, 99. — Mastigobryis ausiralibus 86. — Mastigo-
lejeunea crispula 22; sandvicensis 842. — Mastigophora Bisseti 80. — Mat-
thiola annua 315, 319, 320; arabica 56; australis 316; coronopifolia 31, 33;
coronopifolia var. hispanica 33; crassifola 323; crucigera 33; fenestralis 315,
320; glabra 316, 319, 320; glabrata 316; glandulosum 316; Græca 315, 319,
320; ineana 31, 315, 319, 320, 323, 32%, 325; incana f. furcata 319; incana
f. glandulifera 319, 320; incana f. neapolitana 319; incana f. typıca 319;
oxyceras 96; Oyensis 316, 319; patens 316; pulchella 320; rupestris 315, 316,
320 à 325: rupestris f. tupica 320 ;. rupestris f. undulata 321; sabauda 31, 33;
simplicicaulis 315; sinuata 31, 280, 315, 316, 321, 322, 323, 324; sinuata var.
glabrescens 318; sinuata var. glabrescens f. intermedia 319; sinuata var. gla-
brescens f. typica 319; sinuata var. Numidica 316; sinuata var. Oyensis 319,
321 ; sinuata var. pubescens 316; sinuata var. pubescens f. ligurica 318; sinuata
var. pubescens f. orientalis 318; sinuata var. pubescens f. typica 318; thessala
31, 33, 35; torulosa 56; tristis 31, 32, ete. ; tristis f. fasciculata 39; tristis var.
angustipetala 37, 41, 43, 49, 5%; tristis var. angustipetala f. compressa 39, 44;
tristis var. angustipetala subvar. castillana A%; tristis var. angustipetala subvar.
elongata 4h; tristis var. angustipetala subvar. typica 43; tristis subvar. calabrica
INDEX. 1121
39; tristis var. coronopifolia 41, 47, 49; tristis var. coronopifolia subvar. carin-
thiaca 47, 50; tristis var. coronopifolia subvar. typica 47; iristis var. ttalica 39,
45; tristis var. ztalica Î. fasciculata 46; tristis var. italica f. sparsifolia 45;
tristis var. ifalica subvar. calabrica 46; tristis var. italica subvar. caulescens
45, 50; tristis var. véalica subvar. iypica 45; tristis var. occidentalis 38, A;
tristis var. occidentalis f. foliosa %5, 50; tristis var. occidentalis subvar. lusi-
tanica "4%, tristis var. occidentalis subvar. patens 45; lristis var. pedunculata
47, 59; tristis var. provincialis 37, 43, 50; tristis var. sicula 46; tristis var.
sicula f. basiceras A6 ; tristis var. sicula f. montana 46; tristis var. Thessala 40,
47, 50; tristis var. varia Al; tristis var. varia subvar. pedemontana 42; tristis
var. varia subvar. valesiaca 42; undulata 316, 321; valesiaca 31, 33; valesiaca
var. pedemontana 33; varia 31, 33, 39, 41; varia var. sabauda 33; vulgaris 315.
— Megaskepasma erythrochlamys 666. — Melanotheca subsoluta 24. —
Melanthera lanceolata 20. — Melaspilea acuta 23. — Meliola amphitricha
628; corallina 628, 629; cymbisperma 628. — Melobesia cristata 989; farinosa
989 ; Lenormandi 989; rubra 988; stictæformis 989. — Melosira caterfata 308,
310, 510, 51%, 516. — Melothrica fluminensis 20. — Mendoncia aspera 647,
681; crenata 647; fulva 646; glabra 647; hirsuta 647, 681; obovata 646;
Schomburgkiana 326 & 365; Schwackeana 680, 681; Sellowiana 335, 680;
Sprucei 647; Velloziana 327, 331, 334, 646, 679, 681. — Mentha Lamyi app. I,
3, 6; longifolia X rotundifolia 778; Nouletiana app. I, 3, 6; rotundifolia X
viridis 778. — Menziezia multiflora 921; pentandra 921. — Merismopedia
elegans 312, 511, 51%, 515, 516. — Merremia cæspitosa 382, 820; convolvu-
lacea 370; dissecta 820 ; emarginata 820; gemella 381, 820; hastata 381, 820;
hederacea 390, 820, 1049; nymphaeifolia 381, 820; pedata 375; poranoides
375; quinquefolia 375, 820; umbellata 371, 375, 1049; umbellata var. occiden-
talis 371, 375; umbellata var. orientalis 381, 820; umbellata var. umbellata
371; vitifolia 379, 820. — Mesambrianthemum arenosum app. UI, 79 ; Fen-
chelii app. III, 79; genieuliflorum app. HI, 79; grandifolium app. II, 79; Güri-
chianum app. UI, 79; Köpfnerianum app. III, 75; Kuntzei app. Ill, 80; Mar-
lothii app. III, 80; nobile app. I, 82; perfoliatum app. III, 80 ; Rehmannii
app. III, 80; salicornioides app. IH, 80; Schenckii app. Ill. 80; spinosum
app. III, 81; striatum app. Ill, 81; uncinatum app. III, 81. — Mespilus germa-
nica 260; Oxyacantha var. laciniata app. I, 14, 1%: Oxyacantha var. macrocarpa
app. I, 11; Oxyacantha X monogyna app. I, 11, i%; Oxyacantha var. penta-
cyela app. I, 11, 13, 4%. — Meteoridium remotifolium 22. — Meteorium
remolifolium 205; £orticuspis 20%. — Metzgeria conjugata 81 ; dichotoma 842;
furcata 81; hamala 81; pubescens 81; scobina 842. — Meum athamanticum
577, Mutellina 473, 577. — Miconia albicans 20; argentea 20, 26, 29; caudata
20; caudata var. glabrata 20: ibaguensis 20; impetiolaris 20, 26, 29 ; longifolia
16, 20 ; longifolia var. latifolia 16, 20; microcarpa 26. — Micranthus oppositi-
folius 678. — Mycrocampylopus Türckheimii 186. — Microlejeunea albicans
842 ; erectifolia 842; rotundistipula 79; ulicina 79. — Microtea debilis 30. —
1192 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Microthamnium megapelmatum 215; micrurum 215: minusculifolium 565 ;
perspicum 216; scalpellifiolum 21%; subperspicuum 216; Türckheimi 215. —
Microthelia intercedens 2%. — Miltus africana app. III, 72. — Mimosa pudica
20; sensitiva 20. — Mitella iniegripetala 689; Japonica 688, 689: pentandra
688; stylosa 688.— Mniomalia Bernoullii 176, 490. — Mnium orbifolium 176;
rigidum 548. -— Mollugo Cerviana app. Ill, 73; Glinus app. III, 73. — Momor-
dica denudata 636; fasciculata 636. — Monotropa hypopithys var. japonica
924; uniflora 92%. — Mongeotia gracillima 291, 302, 312. — Moutahea guya-
nensis 248; longifolia 248. — Mucuna urens 26. — Muehlenbergia Pittieri
17, 18. — Mulgedium alpinum 476. — Munda-valli 1030. — Mycoporellum
tetramerum 23. — Mycoporopsis leucoplæa 23; roseola 23; tantilla 17. —
Myriangium Duriæi 23. — Myrionema maculiforme 973; strangulans 968,
973; vulgare 973. — Myriophyllum spicatum 6; verticillatum 4, 6. — Myrio-
thamnus flabellifolia app. IIL, 100.
Nu protectoratus app. IL, 68. — Narcissus biflorus 948, 950;
Jonquilla 948; papyraceus 948; poeticus 948, 949; Puceinellii 948, 950; Tazetta
948, 949; tenuior 948, 950. — Nardia callithrix 843; crenulata 81; exserta
843; fusiformis 81, 99; grandis 81, 100; grandistipulata 21, 100 ; granulata
81, 100; hyalina 101 ; infusca 81 ; japonica 81, 101: Junghuhniana 100; lutescens
81; Mani 843; micrantha 843; minor 81; polyrhiza 81; prosirata 81, 101;
radicellosa 8i ; rosulans 81, 101; scalaris 81; Sieboldii 81; virgata 81. — Nas-
turtium officinale 263, 570; procerum app. I, 3, 4, 9: silvestre-pyrenaicum
app. I, 4, 9; stenophyllum app. I, 10. — Navicula angustata 509; cryptocephala
509; exilis 509; Hebes 509; latiuscula 509; Patula 509; salinarum 509; serians
var. exilis 509; serians var. minima 509; Zellensis 509. — Neckera Hille-
brandii 851; lepto-frondosa 851. — Neckeropsis undulata 22. — Nectandra
reticulata 21. — Nelsonia brunelloides 678. — Nemalion lubricum 977, 984.
— Neolanchea pulchella 110, 111. — Nephrocytium Aghardianum 291, 298,
300, 312; Nægelii 299. — Nephrodium ampluum 30. — Nephromium lævi-
gatum 284. — Neurolena lobata 29. — Neuropeltis velutina 373, 37%, 1007.
— Niebuhria angustifolia app. IE, 97. — Nigella arvensis var. involucrata
279. — Nigritella angustifolia 569, 578. — Nitephyllum punctatum 981;
uncinatum 981. — Nitzschia angustata 509. — Nucifraga caryocacactes 262.
— Nuphar affine app. I, 2, %, 8, 9; juranum app. I, 8, 9; luteum app. I, 8;
pumilum app. I, 8, 9; Spennerianum app. I, 8, 9. — Nymphæa alba 10 ; ceru-
lea app. III, 86.
ie umbilicata 47. — Octoblepharum albidum 174. — Odontites
Aucheri 797; chrysantha app. 1, 2, 6. — Odontonema geminatum 679. —
Odontoschisma cavifolium 81, 102; denudatum 81, 102 ; gracilis 843 ; sandvi-
INDEX. 1193
censis 843 : subjulacea 842. — Œnanthe Dregeana 465: exaltata 450; filiformis
465 ; fistulosa 465. — Oligomeris spathulata app. III, 98. — Olyra latifolia 21;
Schnetzleri 30. — Onobrychis Bellevii 75; Gærtneriana 607; melanotricha 74,
75; nitida 74, 75; oxyptera 7%. — Onopordon Illyricum 281. — Onoseris
paniculata 20. — Onosma cœrulescens 759. — Oocystis amphitrichia 298;
ciliata 298; crassa 296; geminata 295 ; gigantea 295: lacustris 119, 294, 296,
312; Nægelii 295; solitaria 296, 297. — Opegrapha Bonplandi 17; Bonplandi
var. abbreviata 47; Bonplandi var. conglomerala 23; varıa var. pulicaris 23;
virescens 23. — Operculina pteropus 41051; tuberosa 820; Turpethum 380, 820.
— Ophiorhiziphyllon laxum 645; macrobotryum 646. — Oplismenus Hum-
boldtianus 21 ; loliaceus 17, 18, 21. — Orchis angustifolia app. I, 2, 6; eorio-
phora 269; fusca 269; galeata 269; globosa 269, 1016, 1017 ; globosa X Gym-
nadenia conopea 1016, 1017, 1018; latifolia 269 ; maculata 269; mascula 269;
militaris 269, 759; morio 269; pyramidalis 269; simia 269; ustulata 269; valle-
siaca 4016, 1017, 1018. -—- Origanum hirtum 282. — Ornithogalum Huguenini
267 ; nutans 267 ; pyrenaicum 267 ; umbellatum 267. — Orobanche Laserpitii
266, 576 ; major 573; rapum 265. — Orobus cyaneus 609; sessilifolius 609;
Tempskyanus 608, 609; vernus 609. — Orophochilus siipulaceus 658. —
Orthoclada rarifolia 21. — Orthostichella filamentosula 204. — Orthostichi-
dium pentagonum 205; subtetragonum 205; tetragonum 205. — Orthotrichum
verrucatum 850. — Orygia decumbens app. HE, 74. — Oryza sativa 21; sativa
f. parviflora 21. — Oscillaria tenuissima 312. — Oscillatoria nigra 313 ; rubes-
cens 290, 292. — Ostracoblabe implexa 713. — Ottoa œnanthoides 455, 456,
459, 460. — Oxalis acetosella var. lilacina app. I, 2, 4. — Oxyria digyna 263,
483. — Oxytropis albana 607; dioritica 607; Grifüthi 607; Kermanica 591,
606, 607; Lehmanni 607; persica 607; savellanica 607. — Oyedæa acuminata
20 ; macrophylla 20.
Dans angulatus 19. — Pachystachys Riedeliana 679. — Padina
Pavonia 976, 989. — Pæderota Bonarota 482. — Pæonia albiflora 1095;
arborea 1096 ; edulis 1095; fruticosa 1096; lacteoflore 1095; Moutan 1095 ; obo-
vata 1055, 1095 ; offieinalis 1095; oreogeton 1095; papaveracea 1096. — Palla-
vicinia Baldvini 843; cylindrica 843; erimona 81, 102; longispina 81, 102;
Lyellii 81; norvegica 81; simplex 813, 847: xiphoides 847. — Palmella
miniata 292. — Pandorina Morum 291, 313, 514, 516. — Panicum amplexifo-
lium 25; brevifolium 21: costaricense 21 ; decumbens 21; distichum 21; gluti-
nosum 18; lanatum 17, 18, 21; lanatum f. glabrescens 18; laxum 25; monosta-
chyum 21; pulchellum 18, 21; sanguinale 21; sanguinale var. longiglume 91,
25; trachyspermum 21. — Papaver aculeatum app. II, 88; alpinum 470. —
Papillaria nigrescens 22; nigrescens var. illecebra 22; Warszewickzei 205. —
Parathelium superans 23. — Paris quadrifolia 570. — Parmelia Hildebrandtii
f. sorediifera 22; Hookeri 17, 22; stenophylla 22 ; tiliacea var. rimulosa 17. —
4124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Parmentiera cerifera 748. — Parnassia palustris 689. — Paspalum aureum
18, 21 ; conjugatum 21, 1041; fluitans 26; notatum 21; Pittieri 21; plicatulum
21; pusillum 21; stellatum 21. — Passiflora alata 495; coerulea 498; quadran-
gularis 495 ; racemosa 495, 498; vitifolia 29. — Pastellaria fusco-nigrescens
17; fusco-nigrescens var. versicolor 47. — Pastinaca sylvestris 827. — Patel-
laria endochroma 22; fusconigrescens 22 ; fusconigrescens var. carnea 22 ; hos-
theleoides 17, 22; leptoloma 22; leptosporella 22; luteola 22; millegrana 22;
obtegens 22; trachonella 22. — Paullinia costaricensis 29. — Pectis diffusa
20 ; grandiflora 17. — Pediastrum boryanum 291, 313, 507, 508, 513 à 517. —
Pedicellaria pentaphylla app. Hi, 91. — Pedicularis elongata 482; elongata X
Jacquini 483: X erubescens 482 ; Jacquini 482; tuberosa 482. — Pellia caly-
cina 81; crispata 84, 103; epiphylla 81; Neesiana 81. — Peltigera canina 28%.
— Penicillus mediterraneus 971. — Pennisetum setosum 21. — Peperomia
Agapatensis 710 ; alata 706; albidiflora 707; Andrei 703; Armadana 709; basel-
læfolia 706; Berteroana 704; blanda 610; borucana 21; Botierii 710; cæspitosa
711 ; Carlosiana 706; chrysotricha 710 ; Cotyledon 703; Dauleana 706; defoliata
798; defoliata var. obovata 708; densifolia 707; diffusa 704; distachya 709;
edulis 711 ; Fraseri 703 ; Fraseri var. resediflora 703; Gardneriana 708; glandu-
losa 704; Guadeloupensis 707; Hamiltoniana 706, 707 ; hernandiæfolia 709 ; his-
pidula 70%; Jamesoniana 707 ; laxiflora 705; leucostachya 705; lignescens 17:
linearis 710 ; Loxensis 710; magnolifolia 709; major 710; Mandonii 70%; mela-
nostigma 17; Moritzii 708; Muelleri 706; nigropunctata 706; nummularifolia
798; Pandiana 705; pellucida 765; pereskiæfolia 710; Pernambucensis 70%;
polybotrya 703; pseudo-peltoidea 709; Pululaguana 709; quaternata 710; rep-
tans 710; resedeflora 703; rubioides 710; serpens 708; tenuiflora 705; Tlapa-
coyoensis 709; ŒTrianæ 706; trinervis var. brachyphylla 706; tristachya 70%;
Victoriana 710 ; villosa 705; violacea 708. — Pereleima crinitum 17. — Peri-
cilema crinitum 21. — Peridinium acuminatum 312; tabulatum 312, 306, 507,
512 a 518. — Peristrophe tinctoria 678. — Pertusaria lepida 22; velata 22.
— Petasites alba 570, 57% ; nivea 570, 57%; riparia 570, 575. — Peyssonnelia
rubra 988; Squamaria 981, 988. — Phæographina cæsia-pruinosa 23 ; scalptu-
rata 23. — Phæographis astroidea 23; dendritica 47, 23; leiogrammodes 23;
simpliciuscula 23. — Phæootilon Heimerli app. III, 68, 69; spinosum app. I,
68, 62: spinosum f. minor app. UI, 68. — Phæotrema consimile 23. — Phar-
naceum croceum app. III, 73; lanatum app. III, 73; verrucosa app. Il, 74. —
Phaseolus truxillensis 19. — Phelipæa lutea 266; Millefolii app. I, 2,6. —
Philadeiphus coronarius 693. — Philonotula Bernoullii 188; chrysoblasta 266;
tenella 188. — Phleum arenarium app. I, 3, 7; viride app. I, 3, 7. — Phloga-
canthus asperulus 659; pubiflorus 659. — Phyilitis Fascia var. debilis 974. —
Phyllobathelium epiphyllum 17. — Phyllodoce Pallasiana 944; taxifolia 914.
— Phyliogonium globitheca 563. — Phyliophora Heredia 979 ; nervosa 979. —
Phylloporina epiphylla 17; lamprocarpa 2%; papillifera 17. — Phyilopsora
albicans 47; parvifolia 22. — Physcia elegans 691; obsessa 22. — Physcomi-
Pis
INDEX. 1195
trium ollula 17%. — Phyteuma Halleri 268; hemisphæricum 481; humile
app. I, 2, 5; pauciflorum 481; spicatum 268, 481, 569, 570. — Picris hiera-
cioides 122. — Pilinia diluta 298. — Pilopogon glabrisetus 551: gracilis 551,
992; gracilis var. Bernoullii 185. — Pilostylus Haussknechtii 596. — Pilotri-
chella eroso-mucronata 563; reeurvo-mueronata 563 ; tetragona 22 ; Tonduzii 22;
turgescens 963. — Pilotrichum mucronatum 22. — Pilularia globulifera 125.
— Pimelea decussala 437. — Pinguicula vulgaris 570. — Pinus Cembra 262;
Halepensis 283. — Piper aduncum 698; albescens 697; Andreanum 697; angus-
tifolium 20, 698; angustifolium var. ossanum 20; asperifolium 699; auritum
var. ampliiolium 701; Boissierianum 699; Borucanum 29; bullosum 702; Cari-
zalanum 700; Carpunya 701: Cascajalanum 701; cernuum 699; concinnum 701;
Cuernavacanum 702; eriopodon 698; Fraseri 698: fuligineum var. lævifolium
700; Guairanum 700; hirsutum 16, 21: hirsutum var. levius 21; hirsutum
var. magnifolium 16; hirsutum var. pallescens 21; hirsutum var. parvifolium
21; Holtonii 699; lanceæfolium 699; lanceæfolium var. bullosum 699 ; lineari-
folium 30; lineatum 699; lineatum var. magnifolium 699; marginatum 699;
Mariquitense var. magnifolium 698; Mathewsii 698 ; Miersinum 698; montanum
699; Novo-Granatense 700; nudifolium 16 ; oblongifolium 701; obumbratum 698 ;
Ottonis 21 ; pedunculatum 702; peltatum 21, 702: piluliferum 702; Pitanum 700;
seutelliferum var. aureum 697; smilacifolium 696; Terrabanum 16; lrinerve
16, 21; tuberculatum 698; umbellatum 702; umbricola 17; variegatum 700. —
Pistacia Terebinthus 756. — Pisum humile 609. — Pitcairnia Tneæ 21. —
Pithyrosperma acerinum 1093 ; biternalum 1093; obtusilobum 1095. — Pit-
tiera longipedunculata 20. — Placodium concolor 632; disperso areolatum
632. — Plagiochila acutiuscula 843 ; adianthoides 843 ; ambagiosa 83; Aske-
nasii 843, 847 ; asplenioides 81; Baldwini 843; biserialis 843; blepharophora
81; cespitosa 843, 818; combinata 843 ; deflexa 843; deltoidea 843; Eatoni 843;
fissidentoides 843 ; frondescens 843; furcifolia 81; Gaudichaudii 843; gracillima
813; hakkodensis 81, 103; interrupla 81, 104; japonica 81; jungermannioides
81, 103; Mittenii 83; Miyoshiana 81, 10%; nagasakiensis 81, 104; oppositifolia
843 ; ovalifolia 81, 103, 104; oweihiensis 843; simplex 843: spinulosa 81; tin-
gens 843, 848 ; Irapezoidea 82; vitiensis 843; yokogurensis 82, 104. — Plagio-
thecium longiselulum 212. — Plantago major 574; nolala 798. — Platanthera
bifolia 269. — Platygrapha undulata 23. — Platylejeunea cryptocarpa 842. —
Pleonosporium Borreri 986. — Pleospora herbarum 629. — Pleurococcus
nimbalus 532. — Pleurozia cochleariformis 843: conchæfolia 8413; evoluta 843;
gigantea 843 ; subinflata 843. — Plocamium coccineum 980. — Poa bulbosa
760; Hackeli 760; minor A8%. — Polanisia bicolor app. III, 91, 92; carnosa
app. III, 91; Dianthera app. III, 9; hirta app. II, 91, 92; kalachariensis
app. III, 92; Lüderitziana app. III, 93, 9%; lutea app. IN, 93; Paxii app. III, 93;
Petersiana app. III, 93; suffruticosa app. II, 93, 94. — Polia arenaria app. III,
85; arenaria var. parviflora app. III, 85. — Pollichia campestris app. IH, 85. —
Polyalthia lateriflora 748, 751.— Polycarpæa corymbosa app. III,85.— Polygala
BULL. HERB. BOISS., décembre 1897. 78
1126 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
arillata 246; Balansæ 246; Chamæbuxus 246; Chamæbuxus var. grandiflora
474; Chamæbuxus var. rhodoptera 471; gigantea 247; grandifolia 246; laureola
246, 247 ; ligustroides 246, 247; oleæfolia 246; robusta 236; salicina 246; vene-
nosa 225, 246, 247; violioïdes 247. — Polygonatum multiflorum 266, 268;
vulgare 266, 268. — Polygonum Bellardi 283; bistorla 268 ; Convolvulus 261 ;
dumetorum 261; hydropiper 572; viviparum 268, 272. — Polymeria lanata
810. — Polypodium filix mas 570; piloselloides 50; rude 30; vulgare 570, 829.
— Polysiphonia collabens 983; elongata 983; fioccosa 98%; furcellata 983;
Nemalionis 984; obscura 983; parasitica 983; pinnata 98%; repens 98%; secunda
98%; sertularioides var. tenerrima 98%; subtilis 98%; lenerrima 984; variegata
984. — Polytrichum angusifolium 178; Bernoullii 178; Carionis 177; glaci-
caule 549 ; Humboldtianum 178; leptopelma 178; urnigerum 178; voloatum 477.
— Populus alba 235, 237, 238, 240, 241, 243; angulata 239, 240, 241, 242,
243, 244 ; canadensis 241, 242, 243 : candicans 234, 235, 237, 238, 243; canes-
cens 244 ; fastigiata 245; nigra 24%, 246; pruinosa 243; tremula 225, 232, 234,
241, 243, 244; virginiana 236, 237, 241, 243. — Porana densiflora 1007; velu-
tina 1009; volubilis 382. — Porina africana 17; dolichophora 2%. — Poro-
phyllum ellipticum 20. — Porotrichum Cobanense 202; gymnopodum 203;
undulatulum 203. — Porphyra laciniata 977; leucosticta 977. — Portulaca
quadrifida app. III, 84. — Posidonia oceanica 962, 972, 977, 982, 988. —
Posoqueria latifolia 30. — Potamogeton acuminatus 412; acutifolius 445,
446; angustifolius 408; Babingtonii 414, #15; compressus 415, 416 ; coriaceus
440, 515; crispus 410, 414, 423; crispus X prælongus 414; decipiens 8, 405,
408, 413, 418 à 425; X decipiens forma app. 1, 3, 6; decipiens f. major 420;
decipiens f. pulchella minor 420; decipiens f. transiens 426, 421 ; decipiens f.
typica 419, 420; decipiens var. upsaliensis 419, 420, 421, 422; X decipiens
var. upsaliensis forma app. 1, 3, 6; densus 5, 6, 7, 8, 410, 423; filiformis 410 ;
flabellatus 12; flexicaulis 412 ; flexuosus 412 ; fluviatilis 42%; Friesii app. I, 3, 6,
405, 410, 415, 416, 417, 418, Friesii var. obtusus 418; gramineus 466, 408,
410, 411; gramineus X perfoliatus 406; gramineus X prælongus 409 ; inter-
ruptus 12 ; lanceolatus #19 ; lithuanicus 419 ; longifolius 414, 419, 420; lucens
4, 408, 410, Alk, 415, 419, 420, 422, 493; lucens X perfoliatus 419, 422,
app. I, 3; lucens X prelongus 423; lucens X rufescens 423 ; macrophyllus
420, 422, 423; mucronatus 415, 416; natans %, 410, 493 ; nitens 405 à 43;
nitens forma app. I, 3, 6; nitens f. typica 409; nitens var. curvifolius 409 ;
nitens var. latifolia 409, 413; nitens var. prælongifolia 409, 413; obtusifolius
445, 416, 417 ; obtusifolius f. acutus 418 ; obtusifolius f. muticus 418 ; obtusifo-
lius f. obtusus 418; obtusifolius var. angustifolius #18 ; obiusifolius var. lati-
folius 418 ; CEderi 416; pectinatus 4, 5, 9, 11, 12, 1%, 410, 493 ; pectinatus
var. 6, 7, 8, 13; pectinatus var. fluviatilis 12; perfoliatus 4, 5, 8, 408, 409,
410, 411, 413, 419, 420, 422, 493 ; prælongus app. I, 3, 6, 405, 406, 408, 411,
412, 443, Alh, 415, 422, 423; prælongus f. sterilis app. L, 3; pusillus 410, 416,
447, 423: pusillus var. major 415, 416 ; rufescens 410, 493 ; rutilus 445; sali-
INDEX. 1127
cifolius 418 : serratus 412: undulatus 406, 407 ; upsaliensis 405, 423 ; upsaliensis
f. genuina prima 420, 421; upsaliensis f. genuina secunda 420, 421: vaginatus
12 ; varüfolius 410; Zizii 407, 408, 410, 4929 ; zosterifolius 410. — Potentilla
alrosanguinea 485, 489, 4990 ; aurea subsp. firma 471 ; frigida 127 ; minima 472;
nitida 472; sabauda 471 ; salisburgensis 471; salisburgensis var. sabauda 471;
verna 471 ; villosa 471. — Pottia denticulata 190; glauca 595; nanangia 557 ;
reflexifolia 190; suberenulata 190. — Preissia commutata 82. — Prevostea
africana 370; alternifolia 370, 1008; campanulata 1008, 1009; ferruginea
812 ; Heudelotii 1009; mossambicensis 996; spectabilis 1006; umbellata 1001.
— Primula acaulis 262; capitellata 531, 606 ; elatior 262, 572; farinosa 262;
glutinosa app. I, 3, 5; graveolens 262; minima 483; pedemontana 262;
tyrolensis 483; veris 262, 572; viscosa 262. — Prionolejeunea microdonta
842. — Protococcus viridis 298. — Prunus brigantiaca 829: mahaleb 260;
spinosa 261. — Pseuderanthemum albiflorum 665, 679; cuspidatum 679;
leptorhachis 66%; malaccense 678. — Pseudophyscia hypoleuca 22; hypoleuca
f. sorediifera 22. — Pseudopyrenula atro-alba 17, 2%; diluta 2%; erumpens 24.
— Psilanthele Eggersii 664. — Psilostemon Creticum 282. — Pteris aquilina
283, 970. — Pterobryum densum 208. — Pterocephalus lignosus 625 ; Put-
kianus 625. — Pterogonidium pulchellum 210; subtzlissimum 269. — Ptero-
lepis pumila 20. — Ptilidium ciliare 82 ; sacculatum 82. — Ptycholejeunea
elongata 842; Perrottetiana 79; striala 79. — Puccinia Caricis frigide 396,
397; caricis-striele 393; dioicæ 396; Epilobii 396; Epilobii-Fleischeri 395,
396; Epilobii-tetragoni 39%, 395, 396; Scandica 396. — Pulmonaria alpestris
app. I, 2, 6; saccharata app. I, 2, 6; saccharata var. affinis app. I, 6; vulgaris
app. I, 2, 6. — Pulsatilla cernua 1076; pratensis 772. — Pungentella semi-
asperula 852. — Pupalia lappacea app. HI, 65. — Pycnolejeunea imbricata
80 ; stenoschiza 842 ; tosana 80, 9%; trapezia 80; utriculata 94. — Pyrenula
castanea 2%; Kunthii 2%; pinguis 24; pinguis var. emergens 24. — Pyrethrum
alpinum 573. — Pyrola elliptica 922, 923; elliptica var. intermedia 922 ; media
126, 923; renifolia 923; rotundifolia 482, 574, 922, 993; secunda 923; sub-
aphylla 923 ; uniflora 482. — Pixyne Cocoës 22; Cocoës f. insidiosa 17.
uamoclit coccinea 379, 1041, 1042; hederifolia 1041; longiflora 1038;
phœnicea 1042: pinnata 378, 379, 1042; Quamoclit 371; Ruiziana 1044. —
Guercus llex 283; robur 828 ; sessiliflora X Toza app. I, 3, 6; Toza var. Duf-
fourii app. I, 3, 6; X Trabuti app. I, 3, 6.
En. acutangula 843, 848 ; apiculata 82, 105 ; auriculata 82, 105; com-
planata 82, 106; cordata 843, 849; excisiloba 843, 849 ; flaccida 22; japonica
82; javanica 82, 843; kojana 82, 105; Lindbergii 82; Mannii 843; Novæ Hol-
landiæ 105 ; obtusiloba 82, 105; oyamensis 82; reflexa 843 ; tokiensis 82; xala-
1128 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
pensis 843. — Ramalina subcalicaris 22. — Randia Karstenii 20. — Ranun-
culus acer 1078, 1079 ; aconitifolius 470, 570 ; aconitifolius var. heterophyllus
470; alpestris 470; aquatilis %, 7; aquatilis var. brevifolius 1079; aquatilis var.
pantothrix 1079; auricomus 1081; Breyninus var. gracilis 470; Breyninus var.
montanus 470: Buergeri 1078, 1080; bulbosus 573; carinthiacus #70; chinensis
1078, 1081, 1082: confervoides 1079; demissus 581, 582, 583; divaricatus 8;
Drouettii 1079; eriorrhizus 581, 582, 585; glacialis 264: gracilis 470 ; hetero-
phyllus #79; hirtellus 1080; hybridus 470: japonicus 1078, 1080; macropus
583; montanus 470; montanus var. gracilis 470; montanus var. tenuifolius 470;
napellifolius 1079; nivalis 470: pinnatus app. III, 86: platanifolius 470; pro-
pinquus 1078, 1080 : repens 1078, 1081, 1082; reptans 1078, 1079; Rionii 1079;
sceleratus 1078. 1079; Sieboldi 1078, 1081; Tachiroei 1078. 1082; ternatus
1078, 1081, 1082, 1083; trichophyllus 1078, 1079; Vernyi 1082; Zuccarinii
1078, 1082. — Raphanus Raphanistrum 569, 576. — Raphidium Braunii 291,
312. — Rapona madagascariensis 369, 1010. — Rautanenia 854; Schinzir 855,
856. — Reboulia hemisphærica 82; longipes 82. — Reinkella lirellina 76%. —
Reutera caroides 610, 611 ; caroides var. nivalis 611 ; papillaris 611. — Rhaco-
discus acuminatissimus 668; Lindmani 667, 668; lucidus 668. — Rhacopilum
tomentosum 201. — Rhaponticum scariosum 263. — Rhigozum trichotomum
app. IM, 9%. — Rhinacanthus nasutus 678. — Rhizogonium spiniforme 176.
— Rhizophora conjugala 25. — Rhizophyllis dentata 981; Squamariæ 981. —
Rhododendron Albrechti 917; brachycarpum 916, 917; chrysanthum 917;
dahuricum 920; dilatatum 918; Fauriei 917; Fauriei var. sertiferum 917; ferru-
gineum 569; hirsutum var. genuinum 482; hirsutum var. microphyllum 482;
indicum 918; indicum var. amœnum 919; indicum var. Kæmpferi 918; indicum
var. macranthum 919; indicum var. obtusum 919; Kampferi 919; Kamshaticum
921; ledifolium 918; linearifolium 918; macrosepalum 918; Metternichii 916;
rhombicum 918; semibarbatum 920; serpyllifolium 919; sertiferum 917; sinense
917; trènerve 920; Tschonoskii 919, 920. — Rhodophyllis bifida 981. — Rho-
dymenia corallicola 981; Palmetta 981; Palmetta var. Nicæensis 981. — Rhom-
bochlamys elata 661; rosulata 659, 660, 661. — Rhopalanthus mnioides 82.
— Rhynchospora armerioides 21; iximia 21; polyphylla 21; pubera 17, 21. —
Rhynchostegium rigescens 566; tapetiforme 853; tenerrimum 219. — Rhyti-
carpus difformis 427, 428 à 450; Ecklonis 435, 451 ; rugosus 435, 445, 446,
448, 449, 451 ; swellendamensis 435, 437, 443, L44, 445, 447, 448, 449, 451. —
Rhytiglossa acuminatissima 667; breviflora 673 ; lucida 667. — Ribes alpinum
261 ; ambiguum 69% ; fasciculatum 693 ; japonicum 69% ; laxiflorum 693; nigrum
69% ; petræum 261, 472, 69%, 695 ; petræum var. brevistylum 694; petreum var.
tomentosum 69%; petræum var. typicum 69%; tristis 69%, 695; uva crispa 261.
— Riccia glauca 82, 106; japonica 82, 106. — Ricciella fluitans 82; Hübene-
riana 82. — Ricciocarpus natans 82. — Rivea hypocrateriformis 381; nervosa
381; ornata 381; tiliæfolia 1013. -— Rivularia atra 966; hospita 966 ; mesen-
terica 966; polyotis 966. — Roccella Balfourii 766; Boryi 765; canariensis
INDEX. 1129
765; decipiens 766; dichotoma 765; dissecta 763, 766; flaccida 765; fuciformis
763, 765. 766, 767; fuciformis var. linearis 766; Gayana 766; gracillima 763;
hypomecha 766; intricata 763; leucophæa 766; loriformis 765; mauritiana 766 ;
mollis 763; mollis var. filescens 763; Montagnei 762, 763, 765; Montagnei f.
angusta 763; Montagnei var. peruensis 763; Montagnei var. rigidula 763 ;
peruensis 763; phycopsis 763, 764, 765, 767; portentosa 765, 766; sinensis 766;
tinetoria 76%, 765, 767 ; tinctoria var. Cumingiana 765 ; ünctoria f. exigua 76% ;
linetoria var. hypomeca 766; tincloria f. minor 765; tinctoria var. portentosa
765; tinctoria f. valida 765. — Roccellaria intricata 763. — Rodgersia podo-
phylla 685. — Rodigia commutata 282. — Romulea Bulbocodium 800 ; ligustica
800; nivalis 800; Requenii 800; Tempskyana 798, 799, 800. — Rosa agreslis
var. abscondita 115; alba 112, 141, 156, 157; alpina 135, 136, 137, 138, 143,
145, 1%6, 161; alpina var. nuda app. I, 2,5; arvensis 112, 134, 135, 156 ; aus-
triaca 140; blanda 130, 131, 160, 161 ; campanulata 152; canina 112, 13%, 459 ;
canina var. app. I, 2; canina var. dumetorum app. I, 4; carolina 129, 130, 131,
160, 164 ; centifolia 141, 157; chinensis 147 ; cinnamomea 134 à 139, 143 à
146, 155: coriifolia 13% ; damascena 156, 157 ; Dufforti app. I, 2, 5; dumalis
142; dumetorum 112, 113; eglanteria 131. 132, 133, 149; ferruginea 159, 160;
fœcundissima 144; foetida 133, 149, 151; X formusola app. I. 3, 5, 15; franco-
furtana 151, 152; francfurtensis 152; fraxinifolia 161; gallica 139, 140, 441,
156, 157; gallica X sæpium app. I, 3, 5; glauca 115, 134, 159, 160 ; glauco-
phylla 451; glutinosa 116, 153, 15%, 155; glutinosa var. lasioclada 155; gluti-
nosa var. leioclada 117; graveolens var. subglobosa app. I, 2, 5; Heckeliana
154, 155; Heckeliana var. parnassi 155; hemisphærica 150, 151; humilis 130,
131, 161 ; hungarica 115; hystrix 158; indica 147, 148, 158; lævigata 158; leu-
cadia 143, 114, 415, 116; lucida 130, 131, 161 ; lutea 132, 133, 148, 149, 450,
151; lutea var. punicea 149 ; lutetiana 13%; micrantha 114, 115; microcarpa
147, 148; mollis 142, 153, app. I, 2, 5; mollissima 142, 153; moschata 155,
156, 157; multiflora 148; obtusifolia 113; palustris 151 ; parviflora 130 ; pendu-
lina 135, 137, 138; pervirens app. I, 2, 5; pervirens var. puberula app. I, 2,5;
pimpinellifolia app. I, 2, 5, 13%, 138, 139, 145, 146 ; pomifera 142, 153 ; pumila
140: punicea 820; Rapini 149; repens 135; rubiginosa 132. 133, 13%, 149,
app. I, 2, 4; rubrifolia 113, 159, 160; rupestris 136; sempervirens 133, 13%,
154, 156 ; sepium 116; sicula 154; sinensis 148; sinica 157 158; spinosissima
138, 139, 145, 146; stricta 137, 138 ; sulphurea 148, 149, 150, 151; sylvestris
135 ; tomensa 142, 152, 153 ; tomentella 113, 115, 139, app. I, 2, 4, 15; tomen-
tosa var. serolina app. I, 2, 5; turbinata 152; uriensis var. glabra app. I, 2, 4;
uriensis var. pubescens app. I, 2, 4; villosa 13%, 141, 149, 152, 155 ; virginiana
131, 160. — Rubus cæsius 570; discolor 281; fruticosus 570. — Ruellia
amena 678; angusliflora 679; angustifolia 680; bahiensis 679 ; brachysiphon
680, 681 ; calvescens 680; ciliata 678 ; cuslala var. latifolia 679 ; exostemma 65% ;
formosa 679, 680, 681 ; fulgida 681; geminiflora 679, 680, 681 ; geminiflora var.
hirsulior 680; humilis 680; hypericoides 65% ; lactea var. acaulis 679; latifolia
1130 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
681; Löfgreni 65%; longifolia 679, 680; macrantha 680: maliogrossensis 680;
paniculata 681; Péttieré 655; porrigens 680; Puri 679, 680, 681 ; Schlechten-
dahliana 678; Sprucei 653 ; subringens 65%: viscosissima 679. — Rumex ace-
tosa 263, 569: alpinus 265, 571, 573; bucephalophorus 283; maritimus X con-
glomeratus app. I, 3; obtusifolius 265; X palustris app. I, 3, 6: scutatus 263,
969. — Rungia parviflora 678. — Ruscus aculeatus 259, 266. — Rytiphlæa
piuastroides 982 ; linetoria 983.
Sn Henningsiana 772. — Sagittaria sagittæfolia 269. — Salicornia
Emerici app. I, 2, 6; herbacea app. III, 61. — Salix acutifolia 228, 229, 230;
alba 229; aretica 229; aurita 229: babylonica 229; blanda 229; Brayi 229;
cæsia 483; canariensis 228, 229; candida 229; Capensis 229; capræa 226, 228,
229 ; capræa-cinerea app. I, 2, 6; cuspidata 229; daphnoides 228, 229; Daviesii
229; discolor 229; Elæagnos 770; eriostachya 229; fragilis 225, 229; fragrans
227,229; grandifolia 229; hastaia %83; herbacea 483; Hindsiana 229 ; Humbold-
liana 227, 229; incana 770; lanata 229; lapponum 220; longifolia229; lucida 229;
Madagascariensis 229; Myrsinites 483; nerifolia 228, 229; nigra 229; nigricans
229, 771; pedicellata 229; pentandra 229 ; petiolaris 229; phylicifolia 229 ; popu-
lifolia 229; purpurea 229; purpurea-viminalis app. I, 6; pyrina 229: X Rei-
ehardtii app. I. 2, 6; reticulata 483; retusa 483 ; rubra 229; X rubra f. ligerina
app. I, 6; Safsaf 229; Senegalensis 229; silesiaca 229; sitchensis 229; Smi-
thiana 228, 229; spadicea 770; spectabilis 227, 229; stipularis 229; taxifolia
229; tetrasperma 229; triandra 229; undulata 229; viminalis 229; viridis 229.
— Salsola aphylla app. III, 61; bullata app. III, 62, 63; calluna app. III, 62;
candida app. HE, 62, 63; crassa 801 ; fœtida app. III, 62; geminitlora app. I,
63; globulliflora app. IN, 62, 63; incanescens 801; teretiuscula app. II, 63;
letragona app. Ill, 62; tuberculata app. III, 62; tuberculata var. alba app. III,
63; Zeyheri app. III, 62,63. — Salvia glulinosa 573; pomifera 399; spinosa 758;
verticillata 483. — Sambucus racemosus 571. — Samolus Valerandi 282. — San-
chezia peruviana 648, 679 ; Sprucei 618. — Saponaria Cyprica 755. — Sarcogra-
pha Feei 23; labyrinthica 23; labyrinthica var. maculiformis 23. — Sargassum
linifolium 975, 989. — Satureia Clinopodium 780; Clinopodium var. Kohleri 780;
Parnassica 282. — Saurauja cauliflora 749, 751. — Saussurea alata 536;
alpina 53%; alpina var. nervosa 475; amara 337; Apus 53%; brachycephala 535,
540; Delavayi 53%; depressa 475: discolor 53%; elongata 533; Fauriei 536, 542;
glomerata 537; Gossipifera 53%; gracilis 533, 535, 539; grandifolia 533, 535,
540; Henryi 53%; japonica 533, 536, 537; japonica var. aptera 53%, 536; japo-
nica var. pterocaula 534, 536; kiusiana 535, 542; Maximowiezii 533, 930, 997;
Medusa 534; mongolica 536, 539; Nikoensis 540; nipponica 541, 542; paleata
. 540; parvifora 543; radiata 53%; Reinii 535, 539; Riederi 533, 536, 544, 545;
Siederi var. Yedoensis 544; romuleifolia 53%; Sagitta var. blepharolepis 535,
540 ; Sagitta var. calvescens 535, 541 ; scaposa 539 ; spinulifera 539, 538; Sughoo
INDEX. 1431
934; Tanakæa 536, 54%, 515; Tanakæ var. crinita 536, 545; Tanakæ var. phyl-
lolepis 545 ; Tanakæ var. pycnolepis 544; Tanak& var. sendaica 536, 545; triptera
935, 298 ; triplera var. Savalieri 9938; ussuriensis 933, 939, 838, 939; ussuriensis
var. mongolica 539; villosa 53%; yesoensis 536, 543. — Sauteria crassipes 82.
— Saxifraga andosaca 472; aspera 472; bronchialis 686; bryoides 472; cæsia
472; corlusæfolia 685; Cotyledon 55; crustata 472 ; exarata 472; Fauriei 687:
fusca 686, 687; glabella 610; glabella var. adenophylla 609; hieracifolia 121;
Jamesiana 687; japonica 687; lycoctonifolia 686 ; muscoides 472; Prenja 610:
punctata 686, 687; refiexa 686; sarmentosa 685; sedoides 610; virginiensis var.
Yesoensis 686. — Scabiesa Cyprica 757; Kurdica 757 ; lucida 473. — Scali-
geria assyriaca 611, 612; cretica 612. — Scapania ampliata 82, 106; Bolandrei
82, 8%; ciliata 82, 8%; compacta 84; gracilis 84; irrigua 82 ; javanıca 82; nemo-
rosa 84, 843; Oakesii 843; parvitexta 82, 107; planifolia 843 ; purpurascens 82;
resupinala 84; spinosa 82, 107; splendens 82, 107 ; undulala 843. — Scapho-
petalum Blackii 524, 525; longipedunculatum 52%, 525; Mannii 524, 525; Thon-
neri 521 à 525. -—— Scenedesmus aculus 291; quadricauda 291, 298, 508, 544,
916. —- Schepperia juncea app. HI, 96. — Schizophragma hydrangeoides 692.
— Schizosiphon crassus 965. — Schizymenia marginata 987. — Schlotheimia
ciliolata 560, 561; pellucida 561 ; sarcotricha 196; torquata 564. — Schwackea
cupheoides 20 ; cupheoides f. elata 20; cupheoides f. parvifolia 20. — Schwetsch-
kea Guatemalensis 202. — Scilla Cooperi 857; Raulanenti 857. — Scirpus
Humboldtii 21; pauciflorus 484. — Scleria bracteata 17; costaricensis 21 ; mela-
leuca 21. — Sclerocarpus divaricatus 20. — Scieropodium illecebrum 283. —
Scorzonera aristata 476; hirsuta 785; montana 268. — Scutellaria Sieberi 282.
— Scytosiphon tomentosum 974. — Securidaca Corytholobium 247; longifolia
247; Sellowiana 247; volubilis 247. — Seddera arabica 1008, 1009; conglome-
rata 4008 ; evolvuloides 1098, 1010 ; intermedia 1009; latifolia 1009; paniculata
1010 ; spinescens 1040; suffruticosa 1098, 1010; virgata 1010 ; Welwitschii 1009.
— Sedum alpestre 472; atratum 472. — Semonvillea fenestrala app. II, 71. —
Senebiera integrifolia app. IH, 89; linoides app. Ill, 89. — Senecio carnio-
licus 474 app. I, 3, 5; carniolieus f. humilior app. I, 3, 5; cordatus 474 ; nebro-
densis 474. — Senophylla caniculato-subulata 19%, 557, 558; carnoso-subulata
193, 194; dimorpha 195. 196; revoluta 195, 557. — Sericocoma Bainesii
app. II, 65; capitata app. II, 66; pungens var. longearistala app. II, 64; qua-
drangula app. IL, 65; sericea app. III, 65; squarrosa app. III, 65; Zeyheri
app. III, 65. — Sericocomopsis Bainesii app. III, 65. — Serrafalcus patulus
app. I, 3, 7. — Serratula Japonica f. depauperata 536. — Seseli virescens 619.
— Sesleria sphærocephala 48%. — Sesuvium digynum app. II, 74, 75; digy-
num var. anguslifolia app. III, 7%; Höpfnerianum app. UE, 75; Höpfnerium var,
brevifolia app. Ill, 75, — Setaria ambigua app. I, 2, 7; macrostachya 26;
scandens 48; viridis X verticillata app. I, 7. — Sibbaldia procumbens 472. —
Sida acula 27. — Sideritis Ocymastrum 6%, 65; Sipylea 282. — Sigmatella
Bernoulliana 213; pseudo acuminulata 214. — Silaus carvifolius 615, 616, 617,
1132 | BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
618. 619: peucedanoides 619; virescens 615, 616, 617, 618, 619. — Silene
acaulis 128; chloræfolia 587; commelinæfolia 586: conoidea 585; exscapa 128;
fabaria 280; gigantea 280: heterophylla 585, 586; inflata 570; juvenalis 585;
longipetala 756; megalocalyx 587 ; monantha 586: Morgane 586, 587; subconica
585 ; swertiæfolia 587; Tempskyana 584, 585. — Simaba Cedron 28. — Sinapis
alba app. I. 2, 4: juncea app. Ill, 89; nigra f. torulosa 68, 278. — Siparuna
Apiosyca 30. — Siphonocladus mauxianus 71%; voluticola 714, 715. — Sipho-
noglossa Pringlei 662. -- Sisymbrium austriacum 264; sirigosum app. III, 89.
— Sium paniculatum 451. — Smilax aspera 1030. — Solanum Donnell Smi-
thii 29; Dulcamara 772. — Sonchus arvensis 268. — Sorbus aria 260, 573,
376; aucuparia 260; chamæmespilus 260; torminalis 125, 260. — Spartina
stricta app. I, 2, 7. — Spergularia diandra 63; salsuginea 63. — Sphacelaria
cirrhosa 973; filiecina 973; scoparia 966, 973, 984. — Sphacele chilensis 1015;
Urbani 1014, 1015. — Sphærococcus confervoides 880; coronopifolius 979. —
Spherocystis Schræteri 119, 291, 292, 295, 312. — Sphærozoma excavatum
301. — Sphærozyga oscillarioides 958. — Splachnobryum Bernoullii 175;
Valdivie 175. — Spondias lutea 29. — Spongites cristata 989. — Sporolobus
ciliatus 21. —- Spyridia filamentosa 986. — Stachys Alopecuros var. Jacquini
483; annua 1039; candida 399 : chrysantha 399; densiflora 483 ; divaricata 6%;
hirsuta 65; hirta 6%, 65; inscripta 64; Ocymastrum 64, 65, 273; Spreitzen-
hoferi 359. — Stapfia cylindrica 939, 947. — Statice bahusiensis app. I, 2, 6;
rorida var. hyssopifolia 282 ; Sieberi 400. — Staurastrum Dickiei 300 ; gracile
300, 301; megacanthum 301; pseudofurcigerum 301. — Staurogyne dianthe-
roides 645; eustachya 644; glutinosa 64%; macrantha 643, 64%: Minarum 64% ;
stolonifera 645 ; veronicifolia 645. — Stelechocarpus Burahol 751. — Stenan-
drium trinerve 680. — Stenostephanus lasiostachyus 678 ; puberulus 670. —
Stephania rotunda 749. — Sterecphyllum affizum 217; Cubense 565 ; Jamai-
cense 565; pyenoblastum 217; subflavum 217. — Stevia rhombifolia 20. —
Stichoglaa lacustris 291, 302; olivacea 120, 303, 312. — Stictocardia pulchra
380 ; tiliæfolia 380, 1028, 1052. — Stictolejeumea squamata 842. — Stigeo-
clonium flagelliferum 298. — Strepsilejeunea oweihiensis 842. — Streptopus
amplexifolius 484. — Strigula argyronema var. confluens 17, 23; concentrica
23; plana 23. — Strobilanthes Balanse 652: bantonensis 650; Brunonianus
651; cystolithigera 651 ; extensus 652; fimbriatus 650; gigantodes 649; macu-
latus 651 ; mucronato-productus 650; pateriformis 653; pectinatus 650; perfo-
liatus 652; Simonsii 650; fonkinensis 651. — Strychnos Darienensis 29. —
Stylisma aquatica 1008; humistrata 1008, 1009, 1010; Pickeringii 1008, 1010.
— Stylosanthes guianensis 19. — Suæda fruticosa app. Ill, 61; maritima
app. II, 61. — Symblepharis Hillebrandii 850 ; Jamaicensis 555. — Symphyo-
gyna picta 843; semi-involucrata 843; subsimplex 843. — Synechoblastus
nigrescens var. Cæsius 22. — Synedra delicatissima 507, 508, 512, 516. 517;
Ulna var. longissima 312. — Synedrella vialis 20. — Syrrhopodon Bernoullii
189: decolorans 188.
INDEX. 1135
en fenestrata 509, 511. 512, 516, 517; flocculosa 312. — Tænilis
furcata 30. — Tagetes microglossa 20. — Talinum caffrum app. II, 83; cunei-
folıum app. II, 8%. — Tamariscella cymbifoliola 853: Havaiensis 855; ventri-
folia 220. — Tamus communis 259. — Taonia atomaria 976. — Taraxacum
officinale 263. — Taxicaulis lénearis 852; subsplendidulus 210; trichopelma
210. — Taxilejeunea tenera 173. — Tenoria difformis 450. — Teramnus unici-
natus 19. — Tetracoccus botryoides 532; nimbatus 532; Wildemani 532. —
Tetragonia arbuscula app. III, 77, 78; decumbens app. II, 78; dimorphantha
app. III, 78; fruticosa app. III, 78; macroplera app. Ill, 78; spicata app. IH,
78; spicata var. latifolia app. II, 78. — Tetrahitum hirtum 64. — Tetra-
merium aureum 675; hispidum 678 : scorpioides 679. — Tetraspora cylindrica
946; lubrica 943. — Teucrium Andrusi 758; Chamædrys 573; Cypricum 759;
Odontites 759; Scorodonia 123. — Thalictrum actæifolium 1066, 1067; aka-
nense 1066, 1069; aquilegifolium 1065, 1066 ; atropurpureum 1067; clavatum
1067, 1068, 1069; filipes 1068; flavum 1070; Francheti 1066, 1069; hypoleucum
1070; japonicum 1087; minus 1066, 1070; minus var. elatum 1071; minus var.
kemense 1071; nipponense 1066, 1068; nudicaule 1068; Rochebrunianum 1066.
1067 ; rubellum 1067; simplex 1066, 1070; simplex var. affine 1055, 1070; sim-
plex var. divaricatum 1070; sparsiflorum 1068, 1069; tenerum 1067, 1068;
Thunbergii 1070; érègynum 1066, 1069; tuberiferum 1056, 1066, 1067, 1068. —
Thamnium alopecurum 283. — Thelotrema myrioporioides 22; velatum 23. —
Theobroma Cacao 748, 753. — Thesium alpinum 573. — Thlaspi arvense 570;
montanum 570; rotundifolium 471; stenopterum 583; subapterum 583. —
Thuidium byssordeum 219; perrigidum 567; schistocalyx 220; Türckheimir
218, 219, 220. — Thunbergia alata 680; Dipterocalymna 648; hastata 648. —
Thymus Chamædrys 796. — Thysanomitrium Caracasanum 592: Jamaicense
392. — Tiarella polyphylla 688. — Tibouchina longifolıa 20. — Tichothecium
pygmzum 632. — Tiedmannia teretifolia 455, 461, 462, 464, 467. — Tino-
miscium phytocrenoides 748. — Tococa lancifolia 522. — Topobea Durandiana
20, 26; paludosa 26. — Tortula campylocarpa 19%. — Tracheliopsis Postii
758. — Trachelium Postii 758. — Trachypogon plumosus 17. — Trades-
cantia cumanensis 17; geniculata 17. — Tragopogon major 268; pratensis 268.
— Tranchypogon polymorphus 21; polymorphus var. Pittieri 21. — Trapa
natans 259, 261. — Trautvetteria grandis 1071; palmata 1071; palınata var.
japonica 1074. — Triceranium pentacrinus 989. — Trichantha ferruginea
1005. — Tricharia melanothrix 24. — Trichinium Zeyheri app. III, 65. —
Trichocentrum Brandtie 109, 110; ionophthalmum 109, 110; orthopleetron
109, 110. — Trichocolea gracillima 843; tomentella 82. — Trichonema
Tempskyana 799. — Trichostomum hyophilaceum 191; lamprothecium 556;
leucodon 192. — Tridax procumbens 20. — Trifolium cæspitosum 471; hybri-
dum 488; Lupinaster 486; pratense 486; repens 485, 486, 487. — Trigonella
aurantiaca 280. — Trinia nitenhagensis 451; swellendamensis 451. — Triodia
BULL. HERB. BOISS., décembre 1897. 79
115% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
decumbens 760 ; glaberrima 760. — Tripetaleia bracteata 915; paniculata 945.
— Trisetum distichophyllam 126. — Triticum bicorne app. I, 3, 7. — Trixis
divaricata 16, 20. — Trollius acaulis 1085 ; americanus 1084, 1085; europæus
570; japonicus 1084, 1085; Ledebourii 1055, 108%; Ledebourii var. macrope-
talus 108%; macropetalus 1055: ochotensis 1084; patulus 108%; patulus var.
sibiricus 1084. — Tryanthema crystallina app. III, 76; crystallina var. rubens
app. III, 76; hereroensis app. IN, 76; hydaspica app. Ill, 7%: polysperma
app. II, 74, 75. — Trypethelium Eluteri® var. crinitum 2%; ocroleucum var.
pallescens 24: tricholor 23; tropicum 23. — Tubiflora squamosa 679. — Tulipa
aximensis 267; Billietiana 267; Celsiana 267, app. I, 3, 6; Clusiana 267; Didier:
267; Marjoleti 267; mauriana 267; planifolia 267; præcox 267 ; sylvestris 259,
267. — Turnera trioniflora 1041. — Turritis pauciflora 777. — Tylimanthus
integrifolius 843. — Tylophoron moderatum 17, 22.
ic Desfontainii 971, 989. — Ulothrix zonata 313. — Ulva clathrata
967; compressa 967: eylindrica 946; enteromorpha var. compressa 967; entero-
morpha var. intestinalis 967; enteromorpha var. lanceolata 967; intestinalis
967; Lactuca 968: Lactuca var. latissima 968; Linza 967. — Uniola Pittieri
26. — Uromyces caricis 393; Dietelianus 393, 39%; magellanicus 393, 394:
perigynius 393, 394. — Urtica dioica 263, 265 ; urens 263, 265. — Usnea
articula var. asperula 22; dasypogoides 22. — Utricularia 9.
| bracieatum 909: Buergeri 908; ciliatum 908; hirtum 908:
hirtum var. Smalii 908; hirtum var. typicum 908; japonicum 905; Myrtillus
261, 570, 574: ovalifolium 906. 907; ovalifolium var. coriaceum 906, 907; ova-
lifolium var. membranaceum 906, 907; ovalifolium var. villosum 906, 907 ; oxy-
coccos f. microphylla 905; oxycoccos var. intermedium 905; præstans 909; uli-
ginosum 261, 570, 576; vitis idæa 261, 906. — Vahlia capensis app. III, 400:
capensis var. verbasciflora app. III, 100. — Valeriana celtica 572; montana
473; saxatilis 473; tuberosa 126, 727. — Valonia utricularis 970. — Vascon-
cellea gracilis 748. — Veratrum album 830. — Verbascum Adeliæ 794;
Andrusi 758; Baldaccii 793; Bœrhavii 794; Boissieri 758; caudatum 758; floc-
cosam X Blattaria app. I, 3, 6, 16; X geminiflorum app. I, 3, 6, 16; glanduli-
gerum 793; glocotrichum 79%, 795; glocotrichum X pindicolum 795: hetero-
phylinm 793; macilentum app. I, 16; malacotrichum 793; pindicolum 793, 794.
95; Sinaiticum 759; Sinaiticum var. Boissieri 758 ; sinuatum 758, 79%; thapsus
77, tymphœum 795 ; viscidulum 792, 793. — Verbena officinalis 577. — Ver-
besina microcephala 20. — Vernonia brachiata 24; bullata 20; canescens 20;
pacchensis 20 ; Schiedeana 20. — Veronica agrestis 125 ; Allionii 576; alpina
482; Anagallis 282; aphylla %82; beccabunga 263; bellidioides 482; Buxbaumii
125 ; cuneifolia 796 : euphrasiæfolia 797; fiicaulis 796, 797 ; minuta 797 ; orien-
7
b)
INDEX. 1135
talis 796; saxatilis 482; telephiifolia 796; thymifolia 796. — Vesicularia
arcuatipes 211; auricolor 211; Hanapepeana 852; pseudo-rutilans 211; ruti-
lans 211; éhermalis 212. — Vidalia volubilis 970, 982. — Viguiera drymo-
nia 17. — Villarsia nymphoides 45%. — Vinca minor app. I, 3, 5. — Vince-
toxicum canescens 282. — Viola arenicola 278 ; elatior app. 1, 3, 4: mirabilis
126 ; olyssiponensis app. I, 3, 4; olyssiponensis var. sabulicola app. I, 4; pumila
forma app. 1, 3, 4 — Vitis sicyoides 29. — Vulpia Michelii app. 1, 3, 7.
We hederacea 792; linarioides 1009; luristanica 791. — We-
delia paludosa var. vialis 26. — Weihea africana 867, 868; Flanagantii 868;
Gerrardii 867; gummiflua 866; madagascariensis 867, 868. — Westella
botryoides 532, nimbata 532. — Willeya diffractella 24.
Denn aculeatum 301; antilopeum 301. — Xantophyllum affine
249; andamanicum 249; bullatum 249; maingayi 249; mierocarpum 249; pul-
chrum 249 : rufum 249; Scortechini 249; sulfureum 249; vitellinum 249;
Wrayi 249. — Xaverria macrophylla 1095. — Ximenia Americana 28.
nis palustris 4, 7. — Zexmenia caracasana 17; costaricensis
20; longipes 24. — Zonotrichia atra 966; pachynema 966. — Zoostera
marina 962. — Zozimia dichotoma 622; frigida 622; lasiocarpa 622; suffruti-
cosa 621, 622; tragioides 622. — Zygodon Jamaicensis 598.
u -
5e année, Appendix N° III. 1897.
RDS LT DT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Bie Pflanzenwelt
DBeutsch»-Ssüudwest- Afrikas
(Mit Einschluss der westlichen Kalachari)
VON
Prof. Dr. Hans SCHINZ.
Director des Botanischen Gartens
und des
Botanischen Museums der Universität Zürich.
(Fortsetzung.)
HYDNORACEE.
Hydnora africana Thunb. in Vet. Akad. Handl. Stockh. (1775), p. 69; DC.
Prodr. Regn. Veget. XVII, p. 109.
GR. NAM. : Guos; ausserordentlich verbreitet auf den dortigen Euphor-
biabüschen, Schinz, Schenck ! Wird von den Naman gegessen.
Kapkolonie II.
CHENOPODIACEE.
Chenopodium album Mogq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIIl/s, (1852), p. 70.
AMB. : Olukonda, Schinz 467.
KAL. : * Chansis, Fleck 2641.
Subkosmopolitisches Unkraut ; in Afrika verbreitet.
Ch. Botrys L. Spec. Pl. ed. 4 (1753), p. 219; DC. Prodr. Regn. Veget. XIIl/e,
p. 75.
HER. : ! Kuisibtal, Fleck 231 a!.
Ubiquist; kommt auch in Natal und im südwestlichen Kapland vor.
BULL. HERB. Boss. Appendix III. Avril 1897. B)
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Ch. murale L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 219; DC. Prodr. Regn. Veget. XIII/2,
1097
GR. NAM. : Warmbad, Fenchel 139 !.
HER. : Lüderitz!, Pechuel-L »esche! ; im Flussbett bei Otjimbingue, Rau-
tanen 138!.
Ubiquist.
Ch. opulifolium Schrad. in DC. Flor. fr. V (1815), p. 372; DC. Prodr. Regn.
Veget. XIIL/2, p. 67.
AMB. : ohne nähere Standortsbezeichnung, Höpfner 441!. — Determ.
Vatke.
Europa, N. und W. Asien, N. Amerika.
Exomis cf. albicans (Ait.) Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIII/2 (1852),
p- 89.
Atriplex—Ait. hort. Kew. ed. 1, III (1789), p. 430.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 462.
Kapkolonie.
?Exomis oxyrioides Fenzl. in Moq. Enum. Chenop. (1840), p. 49; DC.
Prodr. Regn. Veget. XIIL/2, p. 87.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 464.
Kapkolonie 1.
Atriplex amboënse Schinz in Verh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI
(1890), p. 211.
AMB. : Omandongo, Schinz 468.
A. capensis Moq. Enum. Chenop. (1840), p. 63; DC. Prodr. Regn. Veget.
XIII/2, p. 100.
GR. NAM. : Tiras, Schinz 463.
HER. : Otjimbingue, an den Schanzfelsen, Gürich 55; am Tsoaxaub bei
Kanikontes, Gürich 145; Sanddünen an der Walfischbay, Gürich 151;
Pechuel-Lesche!.
Kapkolonie, I, II, II.
A. Halimus L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 1052; DC. Prodr. Regn. Veget.
XIll/e, p. 100. — / Hei # koab (Nam.).
GR. NAM. : Mündung des Oranjenflusses, Schenck 254 ! ; || Karasgebirge,
Fleck 328 a!.
HER. : ad ripas arenosas fluvi Tsoaxaub, Marloth 1456 ; Fleck 725 ! ; am
Tsoaxaub, Lindner ! ; Tsaobis im Tsoaxaub, Rautanen 137!.
Verbreitete Küstenpflanze Europas und Afrikas ; auch in der Kapkolonie
nachgewiesen.
A. spec.
GR. NAM. : Gebirge um Keetmanshoop, Fenchel 1321.
Steril. — / Hei heis = Fahlbusch (Nam.).
Kochia salsoloides Fenzl. nov. stirp. dec. Vindob. (1839), p. 74; DC. Prodr.
Regn. Veget. XIII/2, p. 131.
APPENDIX III. 61
HER. : ohne nähere Standortsbezeichnung, Pechuel-Lesche!; Fleck 406!.
Kapkolonie I.
Bassia diffusa (Thunb.) O. Kuntze Rev. Gen. PI. (1891), p. 546; DC. Prodr.
Regn. Veget. XIII/2, p. 137 sub Echinopsilon diffusus.
Chenolea Thunb. Gen. nov. (1781), p. 10.
GR. NAM. : Angra Pequena, ad litora maris, Marloth 1156.
Kapkolonie I.
Arthrocnemum glaucum (Del.) Ungern-Sternberg in Atti Congr. Bot.
Firenze (1874), p. 283; DC. Prodr. Regn. Veget. XIIL/2, p. 151 sub A. fru-
ticosum (L.) Moq. var. glaucum Moq.
HFR. : Walfischbay, Rasen bildend, Gürich 22.
Griechenland, nördl. Afrika, Ostindien.
Salicornia herbacea L. Spec. Pl. ed. 2 (1762), p. 5; DC. Prodr. Regn. Veget.
XIIl/s, p. 144.
GR. NAM. : Angra Pequena, in arenosis maritimis, Marloth 1163;
Küsten der alten und neuen Welt, fehlt aber in Australien.
Suæda fruticosa (L.) Forsk. Fl. Aegypt. Arab. (1775), p. 70; Moq. in DC.
Prodr. Regn. Veget. XIIl/s, p. 156.
GR. NAM. : Slangcop an der Brakwasserstelle, Schinz 965 ; Keetmans-
hoop, Schinz 466! ; | Oub, nördlich von Keetmanshoop, Fenchel 157!
HER. : juxta flumen « Swachaub, » in arenosis, Marloth 1476!; Wal-
fischbay, Stapff!
Kapkolonie, III (?); ferner nachgewiesen an der Nord-, Nordost und
Nord west Küste Afrikas, des Weitern im Mittelmeergebiet bis nach
Afghanistan.
Die Naman nennen die Pflanze 4 Un # koeb und verwenden sie gegen
Syphilis.
Die Blätter des von Fenchel bei Keetmanshoop gesammelten Exemplares
sind grösser als die der von mir zurückgebrachten Nummern, daaber auch die
ersteren offenbar strauchiger Natur sind, so kann wohl von einer Vereini-
gung mit S. maritima keine Rede sein. Leider sind die Fenchelschen
Exemplare steril.
S. maritima Dumort. Fl. Belg. (1827), p. 22; Moq. Ann. se. nat. XXIII,
p. 308 et in DC. Prodr. Regn. Veget. XIIl/e, p. 161 sub Chenopodina mari-
tima Moq.
HER. : Sanddünen an der Walfischbay, Gürich 150.
Kapkolonie, Litoralzone deı Region II und I (?) ; verbreitet an den Küsten
aller Erdteile, mit Ausnahme vielleicht von Nordamerika.
Salsola aphylla L. Suppl. (1781), p. 173; DC. Prodr. Regn. Veget. XII,
p. 176 sub Caroxylon Salsola.
GR. NAM. : « überall im Keetmanshooper-Feld, » Fenchel 158! (?);
*ehobother-Feld, Fleck 366 a!.
62 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
HER. : Potmine, mannshohe Büsche am Unterlauf der Flüsse, ziemlich
weit hinauf, auch sonst an brakischen Stellen, Gürich 110; Pechuel-Lesche?
(fide ©. Kuntze) ; Sandfontein, Stapff 2!
AMB. : Ombuga j'oohama, Rautanen 19!
Kapkolonie.
Die Naman nennen die Salsola- ed # Koeb.
S. bullata Fenzl mss. in Herb. Musei Palat. Vindob.
Kapkolonie Il und zwar von Drège an der Mündung des Oranjenflusses
gesammelt (879) ; die Pflanze kommt sicherlich auch in Gross Namaland vor.
S. calluna Fenzl mss. in Herb. Musei Palat. Vindob.
Kapkolonie II : Mündung des Oranjenflusses, Drège.
Findet sich wohl auch in Gross-Namaland.
S. candida Fenzl mss. in Herb. Musei Palat. Vindob.
HER. : Lüderitz 168!
Das Exemplar deckt sich gut mit den von Zeyher und:von Drege in der
Kapkolonie I gesammelten und im K. K. Hofmuseum in Wien deponirten,
von Fenzl etiquettirten Nummern ; die Art scheint mir, sofern sie aufrecht
erhalten wird, mit Salsola tetragona Del. verwandt zu sein.
Vielleicht ist S. candida mit der mir nur aus der Beschreibung bekannten
S. Zeyheri identisch.
S. cf. fœtida Del. Fl. Aegypt. ill. (1813), p. 57; Moq. in DC. Prodr. Regn.
Veg. XIH/s, p. 178 sub Caroxylon.
GR. NAM. : Rehoboth, überall im westlichen Teil des Rehobother Feldes,
an Flussufern und auf auf Schwemmboden, Fleck 365 a!
Kapkolonie, Aegypten, Arabien.
?S. globuliflora Fenzl mss. in Herb. Palat. Vindob.
GR. NAM. : | Obib, zwischen | Aus und dem Oranjenfluss, Schenck 336 !.
Kapkolonie Il.
S. tuberculata Fenzl fide Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIII/2 (1852), *
p. 178 sub Garoxylon tuberculatum.
GR. NAM. : häufig im Rehobother Gebiet, Fleck 366 al.
Kapkolonie am Oranjenfluss (II) und südwärts innerhalb derselben Region
bis zum Olifantrivier.
S. Zeyheri (Moq.) Benth. et Hook. Gen. III (1880), p. 71; DC. Prodr. Regn.
Veget. XIIL/2, p. 176 sub Caroxylon Zeyheri.
GR. NAM. : in saxosisad Angra Pequena, Marloth 1455.
Kapkolonie.
S. spec.
GR. NAM. : Ebene von Tiras, Schenck 305!
HER. : Sandwüste, Fleck 721! junges, unvollständiges, durch ziemlich
starke Behaarung ausgezeichnetes Exemplar von fahlgelber Farbe ; Lüderitz
the
APPENDIX II. 63
S. spec. vielleicht = S. Zeyheri ?
GR. NAM. : Daberas-Gebiet, Fleck 367 a!.
Die Identification der Salsola-Arten stösst auf grosse Se da
Moquins Diagnosen im Prodromus zu allgemein gehalten sind und da die
einzelnen Arten nicht unerheblich zu variiren scheinen. Eine monogra-
phische Bearbeitung dieses Genus — mit Berücksichtigung der anatomischen
Verhältnisse — wäre sehr wünschenswert, Fenzl hat eine Reihe, von
Moquin nicht nachgeführter Salsola-Arten und Varietäten unterschieden,
wie S. teretiuscula Fenzl, S. tuberculata var. alba Fenzl, S. geminiflora
Fenzl, S. globuliflora Fenzl, S. bullata Fenzl, S. candıda, welche Namen
Exemplare von Drege zur Unterlage haben und noch näher geprüft werden
müssen. Die Gattung Salsola scheint in der Kapkolonie vorzugsweise der
Litoralzone der Karrooregion anzugehören, geradezu typisch ist sie für den
Dünenstreifen der entsprechenden Zone Gross-Namalandes. Salsola Zeyheri
ist in Angra Pequena gewissermassen ein Wahrzeichen für den der Küste sich
nähernden Seefahrer, sie ist aber auch unentbehrlich für die Ansiedler, da
sie denselben das einzige leicht erreichbare Brennmaterial liefert.
Lophiocarpus Burchellii Hook. Icon. Plant. XV (1884), t. 1463.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 904; + Eisib, Schinz 1 e; Keetmanshoop,
Fenchel 160!, 1611: ; Rehoboth, Fleck 29 a!, 326 al.
RATS + westlich von Mier, in den Sanddünen, Fenchel 156!.
Kapkolonie V ; Betschuanaland. — / Goe isub (Nam.).
L. tenuissima Hook. Icon. Plant. XV (1884), t. 1463, fig. 10, 11.
HER. : Lüderitz 1021.
AMB. : Ondonga, ohne besondere Lokalitätsangabe, Rautanen 32! ; Oshi-
heke bei Glukonda, Rautanen 31!, Schinz 2 a.
Kommt auch noch in der Transvaal vor, wo die Pflanze von Rehmann bei
Pretoria gefunden worden ist.
AMARANTACEE.
Celosia ($ Pseudohermbstædtia) argenteiformis Schinz in Engl. und
Prantl Natürl. Pflanzenfam. II, 1 a (1893), p. 100 und in Engl. Bot.
Jahrb. XXI (1895), p. 180.
Hermbstædtia Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI (1890),
p- 209.
— — Schinz var. oblongifolia Schinz 1. c.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 174 a !, 351, 6531, 9391.
HER. : Kaoko, Belck 45 al; Nugeb zwischen | Ubib und Potmine,
Gürich 126 ; Fleck 732!; Nees!; I Ameib, Belck 331.
AMB. : Omüpanda in Uukuanyama, Wulfhorst 25 !
Kommt auch nördlich von unserem Gebiete, in Angola (Welwitsch 6502)
vor.
64 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
C. ($ Pseudohermbstædtia) intermedia Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXI
(1895), p. 179.
GR. NAM. : Rehoboth Fleck 177 a!.
C. ($ Pseudohermbstædtia) linearis Schinz in Engl. und Prantl Natürl.
Pflanzenfam. III, 1 a (1893), p. 100 und in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895),
p- 180. ;
Hermbstædtia. — Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI
(1890), p. 210.
AMB. : | Auweb in Südost-Ondonga, Schinz 1; Ondonga, Rautanen 73!
C. ($ Pseudohermbstædtia) scabra Schinz in Engl. und Prantl Natürl. Pflan-
zenfam. III, 4 a (1893), p. 100 und in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 189.
Hermbstediia. — Schinz in Abh. bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI
(1890), p. 209.
AMB. : Auf Brachäckern in und um Olukonda, spärlicher in der unbe-
wohnten Steppe, Schinz 3; Olukonda, Rautanen 52!, 74!.
Das Wurzeldekokt wird von den Eingeborenen als Heilmittel gegen Car-
cinom getrunken. Oshikuat’ombua oshifkiintre (Osh.).
C. ($ Pseudohermbstædtia) spathulæfolia Engl. Bot. Jahrb. X (1889),
p- 6; Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 180.
HER. : ! Hai || guin Xab, in lapidosis, aridis, Marloth 1205!; Nees 62!;
Otjimbingue, Lindner!.
Amarantus cf. chlorostachys Willd. Amarant. (1790), p. 34, t. 10, fig. 13;
DC. Prodr. Regn. veget. XIII/2, p. 259.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 177!.
Europa, Orient, Ostindien, Kanaren, Südamerika.
A. paniculatus L. Spec. Plant. ed. 2 (1762), p. 1406 ; DC. Prodr. Regn. Veget.
XIIl/e, p. 257.
— — var. cruentus L. p. spec. I. c., p. 1406.
AMB. : Olukonda, auf Aeckern, Schinz 2, Rautanen 138!.
Ombocha (Osh.); die Blätter werden gekocht und gegessen; die Pflanze
ist unzweifelhaft den Aondonga aus dem Norden durch Vermittlung der
Uumbangala zugekommen.
Stammt aus Nordamerika und wird vielerorts kultivirt.
A. spec. -
HER. : Matchlessmine, Fleck 566!
A. spec.
GR. NAM. : ohne nähere Standortsbezeichnung, Fleck 171 a!.
Sericocoma pungens Fenzlex Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIII/2 (1849),
p. 308.
— — var. longearistata Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 181.
GR. NAM. : Fleck 22 a! ohne nähere Standortsbezeichnung.
Kommt auch in der Kapkolonie (II) vor. Der Typus konnte im deutschen
Schutzgebiet noch nicht nachgewiesen werden.
APPENDIX II. 65
S. quadrangula Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 7.
GR. NAM. : I Homeib, Schinz 2003.
HER. : 1 Usa Ikos, in arenosis, Marloth 1255; Nels 63!; 1 Kuisib,
Fleck 500!; Miss Kolbe!.
S. sericea Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 181.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 37!, 38 b!.
AMB. : Omandongo, Schinz 2001, Rautanen!.
S. squarrosa Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 182.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 2000.
S. Zeyheri (Moq.) Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 6.
Trichinium. — Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIII/2 (1852), p. 296.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz 9!.
AMB. : Olukonda, Schinz 10!.
Verbreitet in der Kapkolonie, in Transvaal und im Sambesigebiet.
Sericocomopsis Bainesii (Hook.) Schinz in Bot. Jahrb. XXI (1895),
p. 185.
Sericocoma. — Hook. in Benth. et Hook. Gen. Plant. III (1880), p. 31.
GR. NAM. : Ganas, Schinz 249; Keetmanshoop, Fleck 172 a! ; Rehoboth,
Fleck 17!; Nauas, Fleck 176 a!; Naidas, Fleck 170 a !.
HER. : Baines!; Lüderitz A0 !. .
AMB. : Okasima ka namütenya, Schinz 248; Oshando, Schinz 250.
Cyathula lanceolata Schinz in Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 188.
— — var. scabrida Schinz I. c.
HER. : Hôpfner 91!
AMB. : Rautanen 52!.
Die Art kommt in Ostafrika vor (Fischer 256! und 561 !.).
P. lappacea (L.) Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIIl/s (1849), p. 331.
Achyranthes. — L. Spec. Pl. ed. I (1753), p. 204.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz 5, Fleck 27 a!, 148!; Keetmanshoop,
Fenchel 1631.
HER. : Nels!;
AMB. : Olukonda und Omülonga, Schinz 4; Olukonda, Rautanen 139!.
KAL. : Fleck 28 a!
# Aib (Nam.).
Von der Kapkolonie (II) und der Transvaal bis hinauf nach Nubien ; auch
in Arabien und im indisch-malaiischen Gebiet verbreitet.
Aerua leucura Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIII/z (1849), p. 302.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz 5, Fleck 149!
HER. : Otjitambi im Kaoko, Belck A41!; Lüderitz!; Matchlessmine,
Fleck 5281.
AMB. : Oshando, Schinz.
/ Urub (Nam.); wird von den Naman dem Bucherpulver beigemengt.
66 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Verbreitet im extratropischen und tropischen südlichen Afrika; scheint
namentlich in der Transvaal und im Oranjenfreistaat häufig vorzukommen.
Ob auch in der Kapkolonie?
A. Leubnitziæ (0. Kuntze) Schinz in Engl. und Prantl Natürl. Pflanzenfam.
III, 1 a (1893), p. 109.
Aerua ($ Arthrærua). — OÖ. Kuntze in Jahrb. k. bot. Garten Berlin
IV (1886), p. 272.
Aerua ($ Arthrerua) desertorum Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 7.
HER. : Walfischbay, in planitie deserta « Namib» dieta, Marloth 1178;
in der Wüste, Pechuel-Le&sche!; Ebene Namib an der Walfischbay, in sehr
vereinzelten Büschen an Stellen, wo sonst jede Vegetation fehlt, Gürich
140, 153; 1 Kuisib, Unterlauf, Stapff 2!; Modderfontein, Fleck 398!;
Nels!; Lüderitz!.
C. capitata (Moq.) in Benth. et Hook. Gen Plant. III (1880), p. 34.
Sericocoma. — Moq. in DC. Prodr. Regn. Veget. XIll/s (1849), p. 308.
Aerua (Arthrerna Pechuelii O. Kuntze in Jahrb. k. bot. Garten Berlin IV
(1886), p. 272.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 876!
HER. : vereinzelt auf der Namib, Pechuel-Lesche!; Lüderitz 3! ; Namib,
Stapff 1!; 1 Kuisib, Fleck 677!.
Von Den in der Kapkolonie aufgefunden.
Achyranthes aspera L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 204; Moq. in DC. Prodr.
Regn. Veget. XIll/s, p. 314.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz 12; Fleck 175 a!.
HER. : Otjitambi im Kaoko, Belck A3!; ! Kuisib, Fleck A91!, 5321;
Harris, Fleck 561!.
AMB. : Oshando, Schinz 11 ; Olukonda, Schinz 7 ; Uukuambi, Schinz.
KAL. : Fleck 314 a ! (schwächliches, vom Typus abweichendes Exem-
plar).
U Ku / om (Nam.).
Alternanthera repens (L.) O. Kuntze Rev. Gen. Pl. I (1891), p. 54.
Achyranthes repens L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. +.
Illecebrum Achyrantha L. Spec. Pl. ed 2 (1762), p.
Alternanthera Achyrantha {L.) R. Br. Prodr. Fl. 1 Holl. (1810),
p. 417; DC. Prodr. Regn. Veget. XIIl/s, p. 358.
HER. : 1 Usa I cos, in graminosis, Marloth 1345! ; Okahandja, in grass-
fields, nen).
Zerstreut im tropischen und subtropischen Gebiet der alten und neuen
Welt.
SE UT EE VE ne PAT CT OT Ce, Des NET, à À
APPENDIX II. 67
NYCTAGINACEÆ".
Boerhavia diffusa L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 3; DC. Prodr. Regn. Veget.
XIII/2, p. 452.
HER. : Okahandja, Höpfner 67!.
AMB. : Höpfner 67.
Auffallende Form der B. diffusa L. — Verbindet die als f. subhirsuta
unterschiedene Form mit dem Typus. — Stengel nicht hirsut, sondern blos
fein und mässig pubescirend. (Heimerl)
Boerhavia diffusa forma subhirsuta Heimerl
Eine auffallende Form! Köpfchen oft einblütig; Behaarung von B. hir-
suta Willd. Blüten ziemlich ansehnlich, 3,5—4 mm, Stamina 2, ca.
2—2,5 mm, Antheren relativ gross.
AMB. : Höpfner 66!.
In Afrika und überhaupt in allen Tropenländern verbreitet; eine Varietät,
hirsuta, ist von Heimerl aus Betschuanaland beschrieben worden, im
Uebrigen scheint die Pflanze im Süden zu fehlen.
Sehr nahe verwandte Formen im tropischen und subtrop. Amerika,
welche mit der angeführten B. procumbens als B. diffusa Linne (sensu
emend.) zusammengefasst werden können.
Linne hat unter seiner, Art die von Rheede als « Taludama » im Hortus
Indicus Malabarieus VII, p. 105, tab. 56 aufgeführte Berhavia verstanden,
eine von Afrika durch Arabien, S. Persien, Vorder-Indien, die Sunda-
Inseln bis, Australien und Polynesien verbreitete, sehr veränderliche Form,
welche von Roxburgh als B. procumbens (Flora Ind. ed. 4, p. 146) be-
schrieben wurde. (Heimerl)
B. fallacissima Heimerlin Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXX1 (1889), p. 223.
HER. : zwischen Walfischbay und Otjitambi, Lüderitz 471 !.
B. grandiflora A. Rich. Tent. Fl. Abyss. IL (1851), p. 209.
HER. : Waterberg, Schinz 740.
Abyssinien, Nubien, Arabien, Vorder-Indien.
B. hereroensis Heimerl in Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 9.
HER. : Otjimbingue, in lapidosis, Marloth 1403; Otjimbingue, on stony
grounds, Linden !.
B. Marlothii Heimerl in Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 10.
HER. : Otjimbingue, in lapidosis, Marloth 1342.
B. pentandra Burchell Trav. in the Interior of S. Afr. I (1822), p. 432.
HER. : Kurumanas, Fleck 242 a! ; Lüderitz 173 !.
AMB. : Upingtonia, Schinz 743 ; Oohama, 739.
Central-, Süd- und Südost-Afrika; Burchells Exemplar stammt aus der
1 Bearbeitet von Prof. Dr Heimerl, Wien.
destins NEN a I ir RE
68 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sog. Kalachari-Region (Bolus) und zwar vom Ufer des Vaal-Riviers nörd-
lich von der Einmündung des Modder-Riviers.
B. plumbaginea Cav. Icon. et descr. II (1793), p. 7, t. 112; DC. Prodr.
Regn. Veget. XIIl/s, p. 455.
B. dichotoma Vahl Enum. plant. I (180%), p. 290.
AMB. : zwischen Ondonda und Uukuambi, Rautanen 80!
-- — var. trichocarpa Heimerl.
A typica perianthiis ovarialibus anthocarpiisque trichomatibus brevissimis
eglandulosis sparsis obtectis diversa.
AMB. : Ombalambuenge, im Schatten der Bäume, Rautanen 155!; im
Walde zwischen Ondonga und Uukuambi, häufig auf Termitenhaufen, Rau-
tanen 80 !.
Der Typus kommt in der Transvaal und im æquatorialen Afrika vor,
geht nördlich bis in die Erythræa und findet sich ausserdem in Südspanien,
Madagascar, Syrien, Arabien und im trop. Asien.
B. Schinzii Heimerl in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI (1889), p. 222.
AMB. : Omandongo, Schinz 741.
— — f. angustata Heimerl l. c., p. 223.
HER. : Lüderitz 174!.
-—- — f. villosa Heimerl IL. c. p. 223.
HER. : Omaruru, Schinz 742; Lüderitz!.
Die letztgenannte Form besitze ich ausserdem von Barberton (Galpin 1240).
« Diese Art steht der diffusa so naher dass sich keine durchgreifenden
Unterscheidungs-Merkmale angeben lassen. » (Heimerl)
B. squarrosa Heimerl in Bull. Herb. Boiss. IV (1896), p. 8131.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 241 a.
Phæoptilon spinosum Radlk. in Abh. naturw. Ver. Bremen VIII (1883),
p. 935.
‚Nachtigalia protectoratus Schinz ined.; Engl. Bot. Jahrb. XIX (1894),
p. 133.
Pheoptilon Heimerli Engl. Bot. Jahrb. XIX (1894), p. 133.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Schinz, Fleck 193 a! (niederiger Strauch,
1 !a—1 $/1 m); Rehoboth, Fleck 867 !.
HER. : Ubib, Fleck 278 a; auf dem südlichen Kaokofeld bei Chorichar,
auch sonst südwärts häufig, Gürich 20; Kamelneck, Gürich 42 (P. Heimerli
Engl.).
Kapkolonie IM.
«Vorliegende Exemplare stimmen nicht völlig mit Radlkofers Beschrei-
bung überein; die Blütenknäuel sind nicht (wie Radlkofer anführt) 5—8,
sondern f. minor 2—3—4 blütig; die Blüten sind auch an den vorliegd.
Expl. viel grösser ( mm b. Radlkofer), nämlich e. 10—12 mm lang; die
! An dieser Stelle irrtümlich als aus dem Somal Land stammend, angegeben.
av seb
APPENDIX II. 69
Blätter ebenfalls bedeutend grösser (1,5 cm lang, 1,5 m breit I. Radlkofer),
bis27 cm lang u. 3 cm breit.
Ob sich aber auf diese Verschiedenheiten eine Art begründen lässt, er-
scheint mir wohl recht zweifelhaft; das von Prof. Engler mir gütigst
gewidmete P. Heimerli (Bot. Jahrb. XIX, p. 133) stimmt fast ganz mit der
vorliegenden Pflanze, nur sind die jungen Blätter doch bei unseren Exem-
plaren deutlich fein tomentös, während sie Engler als kahl bezeichnet, auch
finde ich die Perianth-Lappen wohl in der Grösse ziemlich wechselnd, doch
öfter ganz ansehnlich, so dass das Per. bis auf ?/s seiner Länge vierspaltig
erscheint, weshalb Englers Angabe : «per. brevissime lobato » nicht wohl
in Einklang zu bringen ist.
Es dürften daher die Englersche Art u. die vorliegenden Pflanzen wohl
in den Formenkreis von Pheoptilum spinosum einzureihen sein ; das im
bot. Museum der Universität Zürich befindliche, prachtvolle Material zeigt
die grosse Veränderlichkeit der Pflanze in Bezug auf Blattgrösse, Form
u. Indument, Perianth-Teilung, ete. » (HEIMERL.)
PHYTOLACCACEE.
L. africanum Burm. Prodr. Fl. Cap. (1768), p. 11; Harv. et Sond. Fl. Cap. I,
p. 155.
GR. NAM. : Im Sande bei Rehoboth, Fleck 14!
Kapkolonie (I, I).
Blätter linear, stumpf, Blütenstände terminal. Vielleicht eine schmalblät-
terige Form des Typus? oder eine besondere Art ?
L. aphyllum L. Suppl. (1781), p. 214.
L. capense Thunb. Prodr. (1794), p. 68; Harv. et Sond. Fl. Cap. II,
p- 153.
GR. NAM. : im Sand und im Geröll bei Rehoboth, Fleck 186!, 927 !.
Kapkolonie III, IV.
L. æthiopicum Burm. Fl. Cap. Prodr. (1768), p. 11; Harv. et Sond. Fl. Cap.
I, p. 15%.
GR. NAM. : Bysondermeid, Schinz 883 pr. p.; Pohle! ; Keetmanshoop,
Fenchel 16% !; Rehoboth, Fleck 1#!.
Verbreitet in der Kapkolonie (II, II, IV), Transvaal, Betchuanaland.
Flecks Exemplare von Rehoboth repräsentiren vielleicht eine Varietät,
die Blätter sind auffallend dünn, der Wurzelstock indessen holzig.
L. diffusa (J. Gay) Schinz.
Gaudinia — J. Gay in Feruss. Bull. XVIII (1829), p. 412.
Dicarpea linifolium Presl Symb. Bot. I (1832), p. 38, t. 26.
Limeum — Fenzl in Ann. Wien Mus. I (1836), p. 342.
Acanthocarpea suleata Klotzsch in Peters Mossamb. (1862), p. 138, t. 24.
Limeum echinatum E. Mey. in herb. Dröge,
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Gisekia angustissima Vatke et Höpfner ined.
GR. NAM. : Bysondermeid, Schinz 883 pr. p.; Sand- und Geröllboden
um Rehoboth, Fleck 14 a!
HER. ; Lüderitz 204!.
AMB. : Olukonda, Schinz 887, Höpfner 112!, Rautanen 142!.
Omupilu (Osh.).
Kapkolonie (V), im Sambesigebiet und in Mossambik ; im westlichen
Afrika von Senegambien abwärts.
L. glaberrimum Pax in Engl. Bot. Jahrb. XIX (1895), p. 132.
HER. : 1 Kuisib, 15 km. oberhalb Walfischbay, Gürich 121.
L. viscosum (3. Gay) Fenzl Nov. Stirp. Dec. Vind. 10 ( ), p. 87; Harv. et
Sond. Fl. Cap. I, p. 15%; Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 595.
Gaudinia. — J. Gay in Feruss. Bull. XVII (1829), p. 412.
Gisekia pharnaceoides L. var. glanduloso-setacea Höpfner et Vatke in
herb.
Limeum viscosum (J. Gay) Fenzl. var. longepedunculatum Schinz in Abh.
Bot. Ver. Brandenb. XXX (1888), p. 256.
GR. NAM. : Warmbad, Wandres 5!; sandige Ebene zwischen + Ausis
und + Kuias, Schenck 70!; südlich von Rehoboth, Fleck 331 a! ; Rehoboth,
Fleck 188!, 176.
HER. : Lüderitz 161, Nels 82!; Hornkranz, Fleck 101 !.
AMB. : auf Siedelplätzen in und um Olukonda sehr häufig, Schinz 888! ;
Olukonda-Oshiheke, Schinz 882!; Hüpfner 109.
/ A heis = Stinkkraut (Nam.); Oshonda (Osh.)
Kapkolonie II, III, IV, V; Betschuanaland, Transvaal, portug. Ostafrika,
Nubien, Kordofan; an der Westküste bis hinauf nach Senegambien.
Ich habe bei früherer Gelegenheit die südwestafrikanischen Exemplare
von Limeum viscosum als besondere Varietät vom Typus abgetrennt und
als var. longepedunculatum Schinz (Abhandl. des Bot. Vereins der Prov.
Brandenburg XXX (1888), p. 256 bezeichnet und damals schon die Vermu-
tung ausgesprochen, dass vielleicht auch die von Wawra gesammelten und
von Wawra und Peyritsch als L. viscosum bestimmten (Sert. Benguel.
p. 23) Exemplare zu dieser Spielart gehören dürften. Diese Vermutung hat
sich, wie ich nun an Hand der mir vom k. k. Hofmuseums in Wien zur
Einsichtnahme gütigst zugestellten Wawra-Pflanzen, feststellen konnte,
durchaus bestätigt. Eine andere Frage ist nun aber die, ob die Spielart auf-
recht erhalten werden soll oder nicht. Die typischen kapländischen Exem-
plare von Limeum viscosum (als solche bezeichne ich Zeyher 632, Bolus
herb. norm. 624; ferner wäre von ausserkapländischen auch hierher zu
rechnen eine von Sieber am Senegal gefundene und von Fenzl als L. vis-
cosum bestimmte Ptlanze) besitzen verkehrt-eiförmige Blätter mit deutlich
gegen die Spreite abgesetzten Stielen und sitzende oder —- seltener — kurz
gestielte, gedrungene Inflorescenzen. Dass die Blätter polymorph sind, ist
APPENDIX IH. 71
schon Sonder aufgefallen, denn er sagt in der Diagnose (Harv. et Sonder Fl.
Cap, I, p. 15%) : «leaves variable in form, sometimes almost obcordate,
sometimes linear-oblong. » Ich besitze nun Exemplare von Rehoboth (Fleck
188, 331 a) die zum Teil recht ansehnlich gestielte Blütenstände und gleich-
zeitig an ein und denselben Exemplaren alle Uebergänge von verkehrt-
eiförmigem Blattumriss bis zu der für die Varietät charakteristichen ver-
kebrt-lanzettlichen Form aufweisen. Intermediäre Stadien zwischen den beiden
Extremen sind z. B. Kotschy 20 (Nubien), Gerrard 203 (Natal), etc., die
beide ohne Frage als L. viscosum aufgefasst werden. Angesichts dieses
Umstandes, dass nämlich, obgleich die extremen Formen auffallend ver-
schieden sind, zwischen denselben alle Uebergänge in Bezug auf Blattform
sowohl als in Bezug auf die Länge der Pedunculi vorkommen, und weil
sonst die Art konsquenterweise in eine ganze Anzahl von geringwertigen
Spielarten aufgelöst werden müsste, ziehe ich meine var. longepedunculatum
wiederum ein. Bei dieser Gelegenheit sei auch auf die höchst geringen
Unterschiede zwischen L. viscosum und L. glomeratum E. et Z. (ex Harv. et
Sonder Fl. Cap., p. 155) hingewiesen. L. glomeratum wird von Sonder in
die Section Dicarpea, ausgezeichnet durch das Fehlen von Petalen, ver-
wiesen, in der Art-Diagnose sagt er indessen : petals generally wanting.
Anderseits können die Blumenblätter wie bekannt ist (Oliver Fl. trop. Afr.
I, p. 595) auch bei L. viscosum fehlen. Die mir bekannten Exemplare von
L. glomeratum (Drege 562, 563, 15346, Ecklon 1841) sind gewissermassen
nichts anderes als Limeum viscosum mit sitzenden Blütenständen aber
schmalen Blättern, decken sich also, wenn wir absehen von den sitzenden
Inflorescenzen, mit unseren extremsten, früher als var. longepedunculatum
bezeichneten Exemplaren. Und endlich liegt mir noch eine von Gueinzius
in Natal gesammelte Pflanze vor (Num 475), die schmale Blätter und ge-
stielte, gedrungene Blütenstände hat, die also, wenn die Inflorescenzen
aufgelöst wären, kaum von unseren Exemplaren aus dem Amboland zu
unterscheiden wäre, abgesehen allerdings von der geringen Viscidität,
einem Merkmal, das indessen innerhalb dieser Arten ungeheuer schwan-
kend ist.
Was ich vordem als var. longepedunculatum bezeichnet habe, ist übrigens
nicht einmal, wie ich früher glaubte annehmen zu dürfen, ein auf Südwest-
afrika beschränkter Typus, sondern liegt mir nun auch und zwar gleichfalls
Uebergänge aufweisend in den Rehmannschen Nummern 4562, 4948, 4949,
5196 und 5197 aus der Transvaal vor.
Semonvillea fenestrata Fenzl in Endl. Nov. stirp. Dec. Mus. Vindob. V
(1839), p. 42; Harv. et Sond. Fl. Cap. I, p. 152.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 332 a!.
HER. : Otjimbingue, in graminosis, Marloth 826.
AMB. : Olukonda, Schinz 881 ; Höpfner 112 al; Rautanen 140!.
KAL. : * Uukua, Fleck 370!.
7172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Kapkolonie (Il, V), Delagoabay, Transvaal und vermutlich auch in Angola.
Diese Vermutung stütz. sich auf ein Exemplar von Dr Höpfner, etikettirt :
« Damaraland : Mossamedes. »
Gisekea Miltus (Lour.) Fenzl in Endl. Nov. Stirp. Dec. Vind. (1839), p. 86;
Harv. et Sond. Fl. Cap. I, p. 156; Oliv. Fl. Trop. Afr. I, p. 594.
Miltus africana Lour. Fl. Cochinch. (1790), p. 302.
GR. NAM. : GaboXab, zwilchen | Aus und dem Oranjenflusse, Schenck
280!; Keetmanshoop, Fenchel 165!, 167!; Rehoboth, Schinz 878, überall
auf Geröll und Sand, Fleck 187!.
HER. : I Usa 1 kos, Lindner!; Lüderitz 160!, Höpfner 73!, Nels 80!,
Fleck 535!, 731!, Miss Kolbe!.
AMB. : Olukonda, Schinz 879, 880; Omüpanda. Wulfhorst 24 !.
/ Gu / hawib (Nam.).
Kapkolonie (Il), Angola, portug. Ostafrika.
Scheint in Bezug auf Wuchs und Blütenstand eine ausserordentlich poly-
morphe Pflanze zu sein. Zahlreiche Exemplare gleichen durchaus der
G. pharnaceoides insofern als sie ausgreifende, dem Boden anliegende
Zweige und sitzende, oder kurz gestielte Inflorescenzen haben, wogegen
wieder andere Exemplare bogig aufstrebende Seitentriebe bei sitzenden oder
lang gestielten Blütenständen aufweisen, alle aber unterscheiden sich von
pharnaceoides L. und von rubella Hochst ex Moq. in DC. Prodr. XIIl/s,p. 27,
durch die grössere Zahl von Staubblättern. Ein anderes Unterscheidungs-
merkmal zwischen G. Miltus einerseits und @. rubella und pharnaceoides :
anderseits kennen wir aber nicht, denn auch die Stärke der Raphidenbe-
kleidung des Perikarps und die Grösse der Perikarpflügel sind ausserordent-
lich inkonstant, und von einer Vereinigung der von mir als zu Miltus
gehörend bezeichneten, habituell aber mit den von Schimper in Abyssinien
gesammelten Pflänzchen von G. rubella übereinstimmenden Exemplare mit
G. rubella kann daher vorläufig keine Rede sein. Uebrigens kennt auch
Oliver sowohl Formen der G. pharnaceoides wie der G. Miltus mit ge-
stielten Blütenständen, er gründet auf dieses Merkmal je eine Varietät, eine
Massnahme, der ich mich nicht anzuschliessen vermag.
Dagegen stimme ich Oliver in der Vereinigung von G. pentadecandra E.
Mey. in Harv. et Sond. Fl. Cap. I (1859-60), p. 156 mit Miltus zu.
Der Gattungsname wird beiläufig bemerkt, von den Botanikern sehr ver-
schieden geschrieben : Linne, der die Gattung aufgestellt hat, schrieb in
den Mantissen sowohl Gisechia wie Gisekia, auf den Etiquetten der Un.
Itin. N. 875 finden wir Giseckia, auf denen Hochstetters zu den nubischen
Pflanzen von Kotschy Gieseckia. Letztere Schreibart haben sich auch Moquin,
Sonder, Wawra und Peyritsch, Heimerl (Natürl. Pflanzenfamilien von
Engler und Prantl) zu eigen gemacht, wogegen Hooker, Oliver und Jackson
(Index Kew.) Gisekia schreiben. Das Genus ist von Linné zu Ehren seines
Schülers und nachmaligen Hamburgerprofessors Paul Dietrich Giseke (ge-
dee ve
APPENDIX III. 73
storben 1796) benannt worden und richtigerweise wird man daher auch
mit Otto Kuntze Gisekea schreiben.
G. pharnaceoides L. Mant. II (1771), p. 562; Harv. et Sond. Fl. Cap. I,
p. 155; Oliv. Fl. trop. Afr. IL, p. 593.
GR. NAM. ; I Gubub, Schinz 936.
HER. : I Usa I kos, in arenosis, Marloth 1231.
Kapkolonie (IV, V), trop. Afrika, Madagaskar, Arabien, Afghanistan,
Ostindien.
AIZOACEE.
Mollugo Cerviana Seringe in DC. Prodr. Regn. Veget. I (1824), p. 392;
Harv. et Sond. Fl. Cap. I, p. 138 ; Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 591.
GR. NAM. : In den Flussbetten zwischen + Ausis und + Kuias, Schenck
71 !; Hasur (Westrand der KalaXari), Fenchel 169!; Rehoboth, Fleck 191,
804!.
HER. : Schinz 885, Lüderitz 162! ; Otjimbingue, Marloth 1376 !, Lindner!.
AMB. : Olukonda, Schinz 884, 886, Rautanen 149!
1 Uia tsib (Nam.) ; okanelenele oder okozindamachongo (Osh.); findet all-
gemein Verwendung zum Filtriren des « Omachongo. » Cf. Schinz, Deutsch-
Südwest-Afrika, p. 301 ff. und 31%.
Ueber die altweltlichen Tropen und subtropischen Gebiete verbreitet, auch
in Australien ; in Südeuropa stellenweise eingeschleppt (Engler).
Glinus lotoides Leegfl. It. Hisp. (1758), p. 145; Harv. et Sond. Fl. Cap. I,
p- 137.
Mollugo Glinus Rich. Tent. Fl. Abyss. I (1847), p. 48; Oliv. Fl. trop.
Afr. II, p. 590.
HER. : Unterlauf des I Kuisib, Stapff 28!
Ueberall in den Tropen der alten Welt verbreitet; in Amerika eingesch-
leppt.
Pharnaceum croceum E. Mey. ex Fenzl in Ann. Wien. Mus. II (1839),
p. 255; Harv. et Sond. Fl. Cap. II, p. 142.
GR. NAM. : zwischen Hornkranz und + Gansberg, in einem Flusbett,
Fleck 787!.
Kapkolonie, I, II.
P. lanatum Bartl. in Linn. VII (1832), p. 625; Harv. et Sond. Fl. Cap. 1,
p. 139.
GR. NAM. : { Aus, Schinz 2058.
Kapkolonie (I, II).
Hyperstelis spergulacea E. Mey. in Harv. et Sond. Fl. Cap. I (1859-60),
p. 145.
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
GR. NAM. : zwischen | Aus und dem Oranjenfluss, Schenck 3321;
Steingröver 103!.
Kapkolonie (IM).
H. verrucosa (Eckl. et Zeyh.) Fenzl in Ann. Wien Mus. II (4839), p. 262;
Harv. et Sond. Fl. Cap. I, p. 144.
Pharnaceum. — Eckl. et Zeyh. Enum. (1836), p. 286 ;-Oliv. Fl. trop.
Afr. II, p. 592.
GR. NAM. : Warmbad, Wandres 22!, Fleck 335 a!; [| Kukaos, südlich
von | Aus, Schenck 157!; + Eisib, Schinz 875; | Aus, Schinz 876, Pohle
71!; GuiXab, Schinz 874; 1 HauXaweb-Tal, Fenchel 126 ! ; Rehoboth,
Fleck 334 a!.
4 Gawib (Nam.).
HER. : I Usa I kos, in arenosis, Marloth 1307.
KAL. : Im Nosob, Fleck 358!.
Kapkolonie, Transvaal, Betschuanaland, Mossamedes.
Orygia decumbens Forsk. Fl. Aegypt. Arab. (1775), p. 103; Harv. et Sond.
Fl. Cap I, p. 136; Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 589.
GR. NAM. : westlich von Keetmanshoop, Fenchel 468!; Fischfluss,
Fleck 335 a!.
HER. : Lüderitz 6 a! ; Fleck 814!.
Ou / hab (Nam.) = Regenbusch.
Kapkolonie (II, IV, V), Transvaal, Natal, Pondoland; ferner im arabisch-
ægyptischen Küstengebiet, in ganz Afrika, auf Socotra, und in den
trockenen heissen Gegenden Ostindiens (Pendjab und Scinde bis Mysore,
aber nicht in Bengalen) [Pax in Engl. und Prantl, Natürl. Pflanzenfam.].
Sesuvium digynum Welw. in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871), p. 585.
Diplochonium sesuvioides Fenzl Nov. Stirp. Dec., no 65 (1830) et in Ann.
d. Wiener Mus. II, p. 292; Harv. et Sond. Fl. Cap. II, p. 473.
Aizoon papulosum E. Mey. (non Eckl. et Zeyh.) in herb. Drège.
GR. NAM. : südl. von Rehoboth, Fleck 33% a!.
HER. : im I Kuisib, Fleck 118!, Miss Kolbe!.
Kapkolonie II; Mossamedes, Welwitsch 2391 (nach Vatke).
— — var. angustifolia Oliv. |. c.
Diplochonium sesuvioides Wawra et Peyritsch Sert. Beng. (1860), p. 24.
AMB. : Hôpfner Mal.
Benguela, Wawra 291.
Nach dem Index Kewensis (II) soll Diplochonium sesuvioides Fenzl iden-
tisch sein mit Tryanthema hydaspica Edgew. (in Journ. Linn. Soc. VI
[1862], p. 203 und in Hook. Fl. Brit. Ind. II, p. 661) einer Pflanze, die
sich nach Hooker (vergl. in der Fl. Brit. Ind. am angegebenen Orte) völlig
mit der afrikanischen T. polysperma Oliv. (Fl. trop. Africa, II, p. 588)
decken soll. Ich kenne nun die indische T. hydaspica nicht aus Autopsie,
wohl aber die afrikanische T. polysperma und auf Grund des Vergleiches
APPENDIX Hi. 75
muss ich mich gegen die Identification der Fenzlschen Pflanze mit T. poly-
sperma erklären. Es scheint mir vielmehr Oliver das Richtige getroffen zu
haben (1. c.) wenn er Sesuvium digynum Welw. mit Diplochonium sesuvioides
Fenzl vereinigt und dabei die Exemplare von Wawra, die derselbe bei
Benguela gesammelt hat, als schmalblätterige Varietät abtrennt. Wohl
werden die Samen von Diplochonium als glatt und glänzend diagnosticirt,
wogegen die von Sesuvium digynum sculptirt sein sollen ; dies ist indessen
nur teilweise richlig. denn ich finde an dem Wawraschen Exemplare Samen
beiderlei Art, was jedenfalls beweist, dass die Beschaffenheit der Samen-
oberhaut in diesem Falle von geringem diagnostischem Werte ist.
Jedenfalls sind die beiden Gattungen Sesuvium und Trianthema ausser-
ordentlich nahe verwandt nnd meiner Ansicht nach würde man nicht
schlechter fahren, wenn man sie vereinigen würde. Pax unterscheidet sie
namentlich durch den Fruchtknoten, der bei Sesuvium 3- bis 5 fächerig, bei
Trianthema 1- bis 2 fächerig ist, indessen stellt er doch Sesuvium digynum
mit einem zweifächerigen Fruchtknoten zu Sesuvium, weil die Fächer bei
dieser Gattung mit zahlreichen Samen, die von Trianthema nur mit 1 bis
mehreren Samen versehen sein sollen. Das sind Unterscheidungen von
schliesslich so geringfügiger Natur— mindestens im Hinblick auf die Familie
zu der die zwei Gattungen gehören—dass sie ebenso gut fallen gelassen
werden könnten.
Sesuvium Höpfnerianum Schinz.
Suffruticosa, glaberrima; folia lanceolata vel elliptica, acuta vel obtusa,
basi attenuata, 10—20 mm longa et 2—5 min lata, subcarnosa, pelio-
lata ; petiolus vaginans; flores brevissime pedicellati, axillares; periantium
bası eyathiforme; lobi basi triangulare-lanceolati, obtusi, subtus apicem dorso
corniculati; stamina indefinita, fauci inserta; styli 2; fructus 2-locularis,
pluriovulatus; semina nigra, testa rugosa.
HER. : Höpfner 25!.
— var. brevifolia Schinz.
Die Internodien sind gegenüber dem Typus auffallend kurz und die
Blätter kürzer und schmäler, gleichzeitig aber auch fleischiger.
GR. NAM. : am Oranjenfluss, Steingröver 38!; || Kukaos, Schenck 16.
HER. : auf der Namib, Schinz 915. ;
Die Höpfnersche Pflanze wurde s. Z. von Vatke, dem ich mein Exemplar
zu Untersuchung geliehen hatte, als Mesembrianthemum Höpfnerianum
bezeichnet unter welchem Namen sich nun vermutlich diese Sesuvium-Art
in verschiedenen Herbarien verborgen findet. Die Zugehörigkeit zu Sesuvium
scheint mir ausser Zweifel zu stehen; von der überaus nahe stehenden
Gattung Trianthema trennt sie die Grösse der Blüte und die Vielsamigkeit
der mittelst eines Kreischnittes sich œffnenden Kapsel, von Tetragonia und
Mesembrianthemum der Charakter der Frucht überhaupt.
BULL. HERB. Boss. Appendix III. Avril 1897. 6
76 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Trianthema crystallina Vahl Symb. I (1790), p. 32; Harv. et Sond. Fl. Cap.
II, p. 598.
— — var. rubens Sond. in Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62), p. 590.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 922.
Kapkolonie II und zwar am Oranjenfluss von Drège gesammelt.
T. hereroensis Schinz.
Prostrata ; folia elliptica vel oblongo-ovata vel ovato-lanceolata, acuta,
carnosa; petioli alati; flores glomerati, sessiles; calycis laciniæ ovato-lan-
ceolatæ, acutæ; ovarıum 1-loculare, 2-ovulatum ; stylus 1.
Eine dem Boden angedrückt wachsende Art mit elliptischen, länglich-eiför-
migen bis eiförmig-lanzettlichen Blättern, deren fleischige Spreite + % mm
lang und + 2 !/z mm breit ist. Der Blattstiel ist breit verkehrteiförmig indem
der eigentliche Stiel breit geflügelt und mehr oder minder deutlich gegen
die am Grunde etwas zusammengezogene Spreite abgesetzt ist. Die Länge des
Stieles beträgt eirca 4 mm, die Breite ebenfalls 4 mm oder noch darüber.
Die Zipfel der einfachen Blütenhülle sind eiförmig-lanzettlich und laufen in
eine fleischige Spitze aus, sie sind +2 mm lang. Staubblätter kommen 5
vor ; der Fruchtknoten trägt einen einfachen Griffel.
HER. : Sandwüste zwischen Swartbank und Sandfischhafen, Stapff!
Unterscheidet sich von T. erystallina namentlich durch die Blatiform und
durch die längern Zipfel der Blütenhülle. Der sich zur Zeit der Reife vom
Fruchtknoten durch einen Kreisschnilt lostrennende Deckel scheint bei
T. hereroensis höher zu sein als bei T. crystallina.
Galenia crystallina (Fenzl) Sond. in Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62),
p- #77.
GR. NAM. : Ganas, Schinz 877.
Kapkolonie I, II, V.
G. namaensis Schinz.
Fruticosa, erecta, ramosissima, pubescens, fulva ; folia lineare-lanceolata,
plicata, recurva, sparsa ; inflorescentia paniculiformis; tepala 4, styli 2.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Fenchel 171. — / Kui howeb (Nam.), dh.
Spuckkraut, weil dessen Genuss die Speichelabsonderung fördert.
Die von Fenchel gesammelle Pilanze weist eine Reihe von Merkmalen
auf, die mich mit grösster Wahrscheinlichkeit vermuten lassen, dass sie in
die Verwandtschaft der G. africana L. einerseits und der G. procumbens L.
anderseits gehört. Die jüngeren Partien, teilweise auch die älteren sind mit
einem feinen Indument überkleidet, das von Epidermisblasen gebildet wird,
die aber nicht so gross sind, dass sie besondere Schülferchen bilden würden.
An älteren Zweigen pflegt dieses charakteristische Indument durch eine
weisslich-fahle Korkrinde ersetzt zu sein. Die Blätter sind schmallanzettlich,
zusammengefaltet und % bis (selten) 10 mm lang; sie sind übrigens nur
spärlich vertreten und treten gegenüber den zahlreichen Blüten stark zurück.
Die Tepalen erreichen eine Länge von circa 2 mm; am Grunde der Einzel-
APPENDIX III. 77
blüten sitzen die sehr kurzen aber dick-fleischigen Hochblätter. Der Blü-
tenstand ist überraschend reichblütig und erinnert gerade in dieser Hinsicht
an jenen von G. africana, nur sind bei dieser letztern Art die Blüten
entschieden kleiner. Bei @. procumbens erreichen die Blüten nahezu die
Grösse der @. namaensis, dagegen ist dann bei dieser Species die Inflorescenz
bedeutend armblütiger.
Es ist übrigens auffallend, dass G. africana in Südwestafrika innerhalb
unseres Gebietes noch nicht nachgewiesen werden konnte, während Wel-
witsch dieselbe, oder mindestens doch eine Varietät des kapländischen
Typus in Mossamedes gefunden hat.
G. papulosa (Eckl. et Zeyh.) Sond. in Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62),
p. 475.
— — var. tristyla O. Kuntze in Jahrb. K. Bot. Garten Berlin, IV (1886),
p- 264.
GR. NAM. : südliches Rehobother Gebiet, Fleck 338 al.
HER. : Pechuel-Lesche; I Usa 1 kos, in arenosis, Marloth 1297.
Die Art nicht selten in der Kapkolonie (I).
G. cf. portulacacea Fenzl in Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62), p. 475.
GR. NAM. : || Karas-Gebirge, Fenchel 79!.
G. portulacacea Fenzl, in der Kapkolonie vorkommend, ist mir nur aus
der Beschreibung bekannt. Vielleicht repräsentirt die obige Nummer eine
neue Art.
G. procumbens L. Suppl. (1781), p. 227; Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-
62), p. 478.
GR NAM. : zwischen Rehoboth und dem I Kuisib, Fleck 529!.
HER : überall auf feinem Schlammsard, Fleck 339 a!.
Kapkolonie II.
G. cf. sarcophylla Fenzl in Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62), p. #75.
GR. NAM. : in Felsspalten bei [| Aus, Steingröver 281.
Kapkolonie Il; mir nur aus der Beschreibung bekannt.
G. squamulosa (Fenzl) Sond. in Harv. et Sond. FI. Cap. II (1861-62), p. 477.
GR. NAM. : am Oranjenfluss, Steingröver 111!.
HER. : Tsaobis, Rautanen 151!: Otjimbingue im TsoaXaub, Rautanen
151!; Scheppmansdorf, im I Kuisib, Belck 66 c!.
Kapkolonie II.
Aizoon canariense L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 488; Harv. et Sond. Fl. Cap.
IL, p. 469 ; Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 584.
GR. NAM. : südöstlich von Warmbad, Fleck 362 a!; 363 al.
Kapkolonie I, II, IV (inclusive Natal).
Eine höchst veränderliche Pflanze, die je nach dem Standort ein ver-
schiedenes Aussehen gewinnt.
Tetragonia arbuscula Fenzl ex Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62),
p. 467.
78 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
GR. NAM.: ? Tiras, Schinz 407; + Gansberg, Fleck 83!; Nauas, Fleck
368 a!.
HER. : Daberas, Fleck 369 a!.
Kapkolonie II, TL.
T. dimorphantha Pax in Engl. Bot. Jahrb. X (1889), t. II, p. 12.
HER. : I Usa I kos, in graminosis, Marloth 1249!; Lüderitz 159!; Miss
Kolb!; [| Ubeb bei Tsawisis am + Kan, Schenck 441!; Nels 81!; am I Kui-
sib, Fleck 6581.
T. macroptera Pax in Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 11.
HER. : | Karibib, in lapidosis, Marloth 1427!.
Dürfte wohl mit T. spicata identisch sein, einer Art, die Sonder sehr
richtig als « very polymorphous» bezeichnet. Pax vergleicht allerdings T. ma-
croptera mit T. arbuscula einerseits und fruticosa anderseits, wobei
ernstlich indessen nur arbuscula in Frage kommen könnte. Ich habe früher
auch geglaubt, Paxens Art mit arbuscula identificiren zu dürfen, nachdem
ich nun aber die äusserst reichhaltigen Serien des Wiener Hofmuseums
kennen gelernt habe, stehe ich davon ab und ich bin nun, wie bemerkt der
Meinung, dass es sich um eine Pflanze aus dem Formenkreis der T. spicata
handelt. Wenn ich von einer Einziehung der Marloth-Paxschen Art ab
stehe, so geschieht es namentlich desshalb, weil mir nur unvollständige
Exemplare vorliegen.
T. spicata L. Suppl. (1782), p. 258; Harv. et Sond. Fl. Cap. V, p. 465.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 408; Rehoboth, Fleck 199!.
HER. : Nels 82!, Lüderitz!.
AMB. : Höpfner, 110!.
Kapkolonie, I, II.
— — var. latifolia Sond. in Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861-62), p. 465.
GR. NAM. : || Karasgebirge, Fleck 370 a.
Kapkolonie IL.
Repräsentirt vielleicht auch eine von var. latifolia verschiedene, neue
Varietät oder sogar eine besondere Art. Die Blätter sind durchschnittlich
breiter als lang, am Grunde abgestutzt und +5 mm lang gestielt, haben
also viel Aehnlichkeit mit den — ungestielten — Blättern von T. decum-
bens Mill. :
T. spec. ohne Blüten und Früchte.
GR. NAM. : zwischen Keetmanshoop und dem Fischfluss, Fenchel 83!.
/ Ao £# Guib (Nam.). Wird von den Hottentotten gegen Verstopfung ange-
wendet.
Anisostigma Schinz.
Calycis tubus ovario adnatus, turbinatus, lobi 5. Petala 0. Stamina 5,
lobis calycinis alternata, filamentis filiformibus; autheræ oblongæ. Ovarium
inferum, 1-loculare; styli 4, inæquilongi, 2 elongati, papillosi, 2 breves,
epapillosi. Frucius nucamentaceus, obovoideus, 3-alatus, indehiscens, puta- .
LANCE LE SRE
APPENDIX IH. 79
mine osseo 4-loculari, 4-spermi. Embryo curvus, albumen cingens. —
Frutex glaberrimus; folia alterna ; flores racemosi, flavidi.
A. Schenckii Schinz.
Folia anguste vel + late spathulata, crassiuscula, basi in petiolum angus-
tata, obtusa, integerrima, + 26 mm longa, 2—7 mm lata; calycis lobi
oblongi, obtusi, + 3 mm longi; filamenta + 21/2 mm longa; styli elongati,
+ 2 mm longi; fructus + 12 mm longus, ale + % mm latæ.
GR. NAM. : Slangcop, Schinz 2 a; Bethanien, Schenck 371!; südwärts
von Rehoboth, Fleck 371 al.
Laut Mitteilung meines Freundes Fenchel vorzugsweise auf Brakstellen.
# Koi (Nam.).
Jedenfalls mit Tetragonia verwandt, unterscheidet sich aber durch die
Wuchsform und durch die eigenartige Ausbildung der Narben. Die Achsen
zeigen den für die Arzoacee charakteristischen anormalen Holzbau.
Mesembrianthemum arenosum Schinz.
Fruticulus valde ramosus, fulvus; rami secundarii elevati, carnosi, inter-
nodiis elongatis; folia basi connata, oblonga subtriquetra, A + 10 mm longa
epapulosa; vagina brevis, glabra; flores parvi, terminales; cyma pluriflora ;
perianthium obconicum, 4-lobatum, lobi evati; staminodia acuta, alba.
GR. NAM. : Lüderitzbucht, im Sand der Dünenregion, Schenck 34!;
| Aus, sehr häufig in Flussbetten, Schinz 914.
Erinnert in der Tracht auffallend an M. geniculiflorum L.
M. Fenchelii Schinz.
Herbacea (?), erecta; rami crassi, dense papulosi; folia ovato-lanceolata
vel spathulata, papulosa breviter acuminata vel obtusa, basi connata,
+ 5 cm longa et + 1 1/2 cm lata; flores conspicui, longe pedicellati ;
perianthium S-partitum.
GR. NAM. : I Gubub, Hermann 31! (?); œstlich von Keetmanshoop, im
Gebiet der Veldschoendragers, Fenchel 172!. — / Hu-/jub (Nam.).
Leitpflanze der Brakstellen im Gebiete gegen die KalaXari zu.
M. cf. geniculiflorum L. Sp. Pl. ed. 1 (1753), p. 481; Harv. et Sond. Fl.
Cap. II, p. 451.
GR. NAM. : | Aus, Schenck 176! ; zwischen | Aus und Kuibes, Schenck
381 !.
Kapkolonie I, IL.
M. grandifolium Schinz.
Annua ?, herbacea, papulosa, procumbens; folia late lanceolata, + 11 cm
longa et + 3 cm lata, basi angustata, rosulala ; inflorescentiæ pedunculatæ,
basilares, multiflor®; folia inflorescentiæ parva, 1—3 cm longa; flores longe
pedicellati, conspieui; perianthium 5-lobatum; lobi ovati, subacuti.
GR. NAM. : häufig an allen Flüssen um Rehoboth, Fleck 341 a !.
M. Gürichianum Pax in Engl. Bot. Jahrb. XIX (1894), p. 133.
HER. : bei AniXab am Fluss UXab, Gürich 75; im TsoaXaub, bei Otjim-
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
bingue, Rautanen 41! (Bestimmung unsicher; bei diesem Exemplar sind die
Blüten gelb, während sie bei der von Gürich gesammelten Pflanze rosenrot
sein sollen).
M. Kuntzei Schinz.
Fruticulus nanus, valde ramosus ; rami articulati, internodiis cylindricis
vel globoso-cylindricis, papulosis, carnosis ; folia lineare-lanceolata, 3—5 mm
longa, carnosa, papulosa, basi in vaginam brevem connata. Flores ?
HER. : Zwartbankberge, Stapff 3!; Pechuel-Leesche!.
Es ist das die Pflanze, die Dr Otto Kuntze in den Plantæ Hereroenses
fragweise bei der Amarantaceen-Gattung Arthrerua unterbringt. Obwohl
auch meinen Exemplaren Blüten fehlen, so bin ich doch überzeugt, dass
die Pflanze zu Mesembrianthemum gehört. Mit den Amarantaceen hat sie
gar nichts zu tun, für die Zugehörigkeit zu den Aëzoaceæ spricht schon das
eigenartige Indument, das bereits Dr Kuntze aufgefallen ist.
M. Marlothii Pax in Engl. Bot. Jahrb. X (1889), p. 13.
GR. NAM. : « Lüderitzbucht, » in saxosis, Marloth 1149, Schinz 914,
Schenck 35 !.
In der äussersten Litoralzone Gross-Namalandes — mindestens im mitt-
leren Teile dieses Landstriches — überaus häufig.
M. cf. perfoliatum Mill. Gard. Diet. ed. VIH, n. 19; Harv. et Sond. Fl. Cap.
II, p. 422.
GR. NAM. : zwischen Warmbad und Naidas, Fleck 355 a!.
Kapkolonie.
M. Rehmannii Schinz.
Herbacea, annua, villosa; folia elliptica, obtusa vel subacuta, basi atte-
nuata, petiolata, papulosa et villosa, -Æ 20 mm longa, + 8 mm lata;
petiolus + 5 mm longus; flores axillares, sessiles; perianthium 4- (vel 5-?)
partitum, villosum; lobi triangulare-ovali, acuti; staminodia ? : antheræ co;
filamenta papilloso-dentata; styli 10.
HER. : Miss Kolbe!.
Das niedliche Pflänzchen setzt mich in einige Verlegenheit, denn das
Fehlen der Staminodien widerspricht der Zugehörigkeit zu Mesembrian-
themum, die grosse Griffelzahl aber der zu Aizoon. Wohl finden sich in den
untersuchten Blüten einzelne «Staubfäden » ohne Staubbeutel, ob aber letz-
tere nur abgefallen sind oder ob diese « staubfadenartigen » Organe etwa die
gesuchten Staminodien repräsentiren, lässt sich an dem einzigen Exemplare
das mir zur Verfügung steht, nicht feststellen.
M. salicornioides Pax in Engl. Bot. Jahrb. XIX (1894), p. 133.
HER. : in den Sanddünen an der Mündung des I Kuisib, bei der Wal-
fischbay, Gürich 149.
M. Schenckii Schinz.
Fruticulus valde ramosus, fulvus ; rami secundarii elevati, internodiis abbre-
viatis; folia decussata, papulosa, basi in vaginam internodium obtegentem
APPENDIX Ii. 8l
connata, lineare semi-cylindrica, carnosa, subtus canaliculata ; vagina basi
elongata et longissime ciliata ; flores parvi, sessiles, terminales; perianthium
d-partitum, segmenta triangulare-lanceolata, margine hyalina et breviter
ciliata, obtusa; staminodia alba (?).
GR. NAM. : | Aus, Schinz 2058, Schenck 174! ; Tsirub 201 !.
Wenn die Blätter dieses in dem von der Euphorbienzone landeinwärts
gelegenen Gebiete sehr häufigen Busches — in den sandigen Flussbetten
um | Aus bildet er ein niedriges, dichtes Gestrüpp — papillenlos wären,
so könnte man über die Zugehörigkeit desselben zu der Sonderschen
Section $ Vaginata (cf. Harv. et Sond. Fl. Cap. II, p. 388) kaum im Zweifel
sein.
Die lang bewimperten, über die Insertion hinaus abwärls manschetten-
artig verlängerten Blattscheiden verleihen der Pflanze den Charakter des
Greisenhaften.
M. spinosum L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. #83; Harv. et Sond. Fl. Cap. II,
p. 434.
GR. NAM. : Warmbad, Wandres 33!; [| Karas-Gebirge, Fenchel 80!,
Fleck 339 a!, ! Gubub, südlich von | Aus, Schenck 222!, 115!; | Aus,
sehr häufig in steinigem Grund an Bergabhängen, Steingröver 33!, 24;
Schinz 921.
Kapkolonie IT.
M. cf. striatum Harv. Obs. Mesembr. (179%), p. 280; Harv. et Sond. Fl. Cap.
II, p. 444.
GR. NAM. : Am Unterlauf des Oranjenflusses, im Sande, Pohle 75!.
Kapkolonie I, II.
M. uncinatum L. Spec. Pl. ed 1 (1753), p. 483: Harv. et Sond. Fl. Cap. II,
p. 423.
GR. NAM. : zwischen Hornkranz und dem + Gansberg, Fleck 349 a!;
Kurumanas, Fleck 350 a!.
Kapkolonie II.
M. spec. $ Planifolia.
Ohne Blüten.
GR. NAM. : zwischen Lüderitzbucht und Guos, Schinz 918.
M. spec. $ Planifolia.
Steril.
GR. NAM. : || Karas-Gebirge, Fenchel 173!. — / Kaneb (Nam.).
M. spec.
GR. NAM.: Fleck 342 a!.
M. spec. $ Planifolia.
HER. : im feuchten Sand des TsoaXaub, Belck 69!.
M. spec. $ Planifolia.
HER. : 1 Usa 1 kos, Schinz 917; Sandfontein und östlich bis Tsoabis
überaus häufig, Lüderilz 204!.
82
M.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Soll für Zugochsen sehr schädlich sein und wird von diesen nur bei
grösstem Hunger gefressen.
spec. $ Planifolia.
HER. : Anawood im TsoaXaub, Rautanen 152!.
M. spec. $ Planifolia.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 919.
M. spec. $ Planifolia.
HER. : TsoaXaub, Fleck 348 a!.
M. spec. $ Planifolia.
GR. NAM. : zwischen Lüderitzbucht und dem Oranjenfluss, Pohle 74!.
M. spec. $ Planifolia.
GR. NAM. : Guos, Schenck 1981.
M. spec. $ Uncinata.
GR. NAM. : | Aus, Schenck 172!; Warmbad, Wandres 30!.
M. spec.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 8921.
M. spec.
GR. NAM. : | Obib, sandige Ebene zwischen | Aus und dem Oranjenfluss,
Schenck 226!.
M. spec. $ Subacaulia.
M spec.
GR. NAM. : Unterlauf des Oranjenflusses, Steingröver 1131.
M. spec.
GR. NAM. : | Obib, sandige Ebene zwischen | Aus und dem Oranjen-
fluss, Schenck 304 !.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 2059.
M. spec.
GR. NAM. : I Gubub, Hermann!.
M. spec.
GR. NAM. : IGubub, Hermann, 26!.
M. spec.
GR. NAM. : Ganas, Schinz 920.
M. spec.
GR. NAM. : am grossen Fischfluss, Fleck 360 a!.
M. spec. $ Hispida.
GR. NAM. : am Oranjenfluss, Pohle 75!.
M. spec.
GR. NAM. : sandige Ebenen zwischen | Aus und Kukaos, Schenck 81.
M. spec.
GR. NAM. : auf Grünschieferabhängen an den Bergen bei || Arisdrift am
Oranjenfluss, gegen den Flugsand hin, Schenck 292!.
Habitus des M. nobile Haw.; 4 decussat stehende, sehr fleischige Blätter.
Blüte sitzend, terminal.
APPENDIX II. 83
Mesembrianthemum spec.
GR. NAM. : Keetmanshooper-Feld, Fenchel 176!; am Lieverfluss, un-
weit Bersaba, Fenchel 1801. — / Kanib (Nam.).
M. spec.
GR. NAM. : Guos, Schinz 993 !.
M. spec. $ Hispidula.
GR. NAM. : Fleck 350 a! Standortsangabe fehlt.
M. spec.
GR. NAM. : Fleck 361 al.
Rotberindeter Halbstrauch mit dicht beblätterten Kurztrieben.
Die Identification obiger Mesembrianthemum-Arten ist mir unmöglich,
da einerseits die Sonderschen Beschreibungen in der Flora Capensis zu
unvollständig sind und anderseits die mir zur Confrontation zur Verfü-
gung stehenden Herbarien hiezu auch nicht ausreichen. Die Abbildungen
von Salm-Dyck und DC. (Plantes grasses) lassen mich auch im Stiche,
da kultivirte Exemplare von wildgewachsenen im Habitus sehr erheblich
abweichen.
PORTULACACEÆ.
Talinum caffrum (Thunb.) Eckl. et Zeyh. Enum. (1836), p. 282; Harv. et
Sond. Fl. Cap., II, p. 385; Oliv. Fl. trop. Afr., I, p. 450; Hiern Cat.
Welw. pl., I, p. 54.
Portulaca. — Thunb. Prodr. Plant. Cap. (1800), p. 85.
GR. NAM. : Guibes, Schinz 394; Rehoboth, unter Gebüschen auf Sand-
ebenen, Fleck 336 a!.
AMB. : Zwischen Ondonga und Uukuambi, Rautanen 191! ; Ombalam-
buenge (Uukuanyama), Rautanen 166 !.
Knollen gross, innen rot; Blüte geib, Geruch angenehm (Rautanen).
Die von Fleck um Rehoboth gesammelten Exemplare sind erheblich von
den Rautanenschen verschieden, die durchaus der Beschreibung in der
Flora Capensis enisprechen. Die Blätter der ersteren sind nicht lineal,
sondern elliptisch-lanzettlich, sie sind von einer feinen, ansehnlichen Spitze
überragt, auch ist der Rand durchaus nicht eingeroilt. Wenn ich doch
davon abstehe, dieselben zu einer besonderen Art oder Varietät zu erheben,
so geschieht dies mit Rücksicht auf die Angaben in Olivers Flora of tropical
Africa, die einen bedeutend weiteren Spielraum in der Umgrenzung der
Ecklonschen Art zulassen. Nach Sonder sollen zB. die Pedunculi so lang
oder kleiner als die Blätter, nach Oliver so lang oder länger als die Blätter
sein. Leider fehlt es mir an genügendem Vergleichsmaterial, um diese
Frage weiter verfolgen zu können, und ich muss mich begnügen, auf die
tatsächlichen Widersprüche an dieser Stelle aufmerksam gemacht zu haben.
Kapkolonie IV; Angola.
BULL. HERB. BOISSs. Appendix III. Septembre 1897. 7
SL BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
T. cuneifolium Willd. Spec. Pl., II (1799), p. 864; DC. Prodr. Regn. Veget.,
HE, p. 357 ; Oliv. Fl. trop. Afr., I, p. 150; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 5%.
GR. NAM. : Rehoboth, felsiger Untergrund, Fleck 182!.
Verbreitet im tropischen Afrika; geht nördlich bis nach Tibesti.
Arabien, Ostindien.
Anacampseros cf. quinaria E. Mey. in Harv. et Sond. Fl. Cap., II (1861-62),
p. 383.
HER. : Lokalität unbekannt, Marloth!.
Ohne Blüten und daher die Bestimmung fraglich ; die Belegexemplare von
Drege kenne ich nicht.
Kapkolonie I.
Poriulaca quadrifida L. Mani. i (1767), p. 73; DC. Prodr. Regn. Veget.,
IT, p. 3545 Oliv. Rl. trop. Afr., TI, p. 149, Hiern "Car Welwz pl
p. 92.
GR. NAM. : Kuddis, felsiger Boden, Fleck 622!; [| GamoXab, Schinz 395.
AMB. : Olukonda, Schinz 39.
Verbreitet in Ostafrika, am Kilimandjaro, sporadisch um die Kapstadt, in
Angola und in Ober-Guinea; Komoren, trop. Asien.
CARYOPHYLLACGEE.
Dianthus namaensis Schinz.
Perennis, cæspitosa; caules erecti, tenues, 4-vel biflori. Folia subulato-
lanceolata, rigida, pungentia, margine scaberrima; bracteæ ovato-lanceolatæ,
mucronato-aristatæ, hyalinæ, margine pubescencia; calycis segmenta anguste
lanceolata ; petala fimbriata; obovato-cuneata.
Folia radicalia + 6 !/2 cm longa, folia caulina 3—10 mm; bracteæ
+ 9 mm, calyeis tubus + 2 cm, segmentæ 6 mm.
GR. NAM. : Tsirub, Schinz 553, sehr dichte Polster mit dicht gedrängten,
1—2 !/» dm langen, Stengeln bildend.
Dürfte verwandt sein mit D. prosiratus Jacq. (= D. pectinatus E. Mey.).
einer Art, die in ganz Südafrika nicht seiten zu sein scheint.
Dianthus prostratus Jacq. Schenb., II (1798), t. 271; DC. Prodr. Regn.
Veget., I, p. 364.
Dianihus crenatus Bot. Reg. (1817), t. 256.
D. inequalis E. Mey. in Herb. Drège.
D. crenatus Eckl. et Zeyh. Enum. (1836), p. 31.
D. albens Eckl. et Zeyh., 1. c., p. 31.
D. pectinatus E. Mey. in Harv. et Sond. Fi. Cap., I (1859-1860), p. 194.
GR. NAM. : Zwischen Rehoboth und dem I Kuisib, Fleck 197 a! ; Horn-
kranz, Fleck 129! ; zwischen Kurumanas und dem ! Kuisib, Fleck 490.
APPENDIX II. 85
Scheint durch die ganze Kapkolonie, in der Transvaal und in Natal vor-
zukommen.
Die von Fleck gesammelten Pflanzen sind (namentlich die Nummer 197 a)
sehr reichlich beblättert, wodurch sie in der Tracht von den mir zur Ver-
gleichung vorliegenden typischen (sofern diese dies sind?) Exemplaren von
prostratus abweichen, auch sind die Deckblätter anscheinend durchgängig
weniger zugespitzt als bei Zeyher 77 z. B. Da ich aber nicht entscheiden
kann, ob diese Unterschiede zur Aufstellung einer besonderen Art berech-
tigen, belasse ich die Fleckschen Nummern vorläufig bei prostratus. Die
Vereinigung von pectinatus mit prostratus stüzt sich auf eine briefliche
Mitteilung meines Freundes N. E. Brown, der in Kew in der glücklichen
Lage ist, ein viel umfassenderes Material studiren zu können, als mir dies
möglich ist. Sollte diese Vereinigung von prostratus und pectinatus sich als
unhaltbar erweisen, so wäre meine Pflanze dann zu pectinatus zu stellen.
Dianthus scaber Thunb. Prodr. Pl. Cap. (179%), p. 81; DC. Prodr. Regn.
Veget., I, p. 363.
GR. NAM. : | Aus, Bethanien, Nachtigal!.
Verbreitet durch die ganze Kapkolonie; Transvaal, Oranjefreistaat.
Polia arenaria Lour. Fl. Cochinch. (1790), p. 164; Hiern Cat. Welw. pl., I,
p. di.
Polycarpea corymbosa Lam. Tabl. Eneyel., II (1793), p. 129; Harv. et
Sond. Fl. Cap., I, p. 433; Oliv. Fl. trop. Afr., Ip. 145.
HER. : ohne nähere Standortsangabe Nels!.
AMB. : Olukonda, auf Aeckern, Schinz 554, Rautanen 221, 47!; im
Walde zwischen Olukonda und Uukuambi, Rautanen 82!.
KAL. : Chapman (Kew).
Verbreitet im tropischen und subtropischen Afrika und zwar von Abyssi-
nien und Oberguinea bis hinunter nach Natal bezw. der südwestlichen Halb-
insel der Kapkolonie, auf Madagaskar und überhaupt in allen wärmeren
Teilen der Erde.
[Das von Nels aus dem Hererolande mitgebrachte Exemplare unterscheidet
sich von allen übrigen südwestafrikanischen Nummern durch kleineren
Wuchs, äusserst kurze Stengelinternodien und gelblich-kupferrote Blüten,
stellt also wohl eine Form des Typus dar, die sich vielleicht mit var. parvi-
flora Oliv. (Fl. trop. Afr., I, p. 145) deckt.].
Pollichia campestris Ait. Hort. Kew., I (1789), p. 5; Harv. et Sond. Fl.
Cap., I, p. 133.
HER. : Otjimbingue, in lapidosis, Marloth 1059.
Kapkolonie IV, Natal, Betschuanaland.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
NYMPHÆACEÆ.
Nymphæa cœrulea Savign. Decad. pl. Egypt., Ii (1799), p. 74; Dur. et
Schinz, Consp., I, p. 59.
AMB. : Olukonda, Schinz 396, Rautanen 10!.
KAL. : *im Okavango unweit des Ngami-Sees, Fleck 288.
Verbreitet im nördlichen, im tropischen und im südlichen Afrika;
kommt auch in Südost-Europa, auf Madagaskar und im trop. Asien vor.
CERATOPHYLLACEÆ.
Ceratophyllum demersum L. var. oxyacanthum (Cham.) K. Sch. in Fl.
Bras., III, 3 (183%), p. 748 et in Engler Deutsch. Ostafrika C, p. 178.
AMB. : *Kilevi, Schinz 2 a.
Subkosmopolitisch.
RANUNCULACEÆ.
Anemone silvestris L. Spec. Pl. ed. 4 (1753), p. 540; DC. Prodr. Regn.
Veget., I, p. 20.
GR. NAM. : um Rehoboth, Fleck!. — Eingeschleppt, vermutlich durch
die Missionare. Nur in einem Exemplar aufgefunden.
Ranunculus pinnatus Poir. in Lam. Encyel. Meth., IV (1804), p. 126; Harv.
et Sond. Fl. Cap., I, p. 6; Oliv. Fl. trop. Afr., I, p. 10; Hiern Cat. Welw.
pa pe:
HER. : Nels 2!, ohne nähere Standortsangabe.
Kapkolonie I, II, IV, Transvaal, trop. Afrika (inclus. Angola und Natal)
bis nach Abyssinien. Kommt sowohl auf Madagaskar wie auf Fernando Po
Vor. 5
Clematis orientalis L. subsp. brachiata O. Ktze (Thunb.) in Verhandl.
Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXVI (1885), p. 125; Hiern Cat. Welw. pl. I,
P- 3.
C. brachiata Thunb. Prodr. pl. Cap. (1800), p. 94; Harv. et Sond. Fl.
Cap., I, p. 2; Thes. Cap., t. IX; Dur. et Schinz, Consp., I, p. 1.
GR. NAM. : Rehoboth, Schinz 172.
HER. : ohne Standortsgabe Nels 1!; Okahandja in lapidosis supra fru-
tices scandens, Marloth 1338.
APPENDIX II. 87
AMB. : Grootfontein in Südost-Ondonga, Schinz 173.
Kapkolonie I, IV; durch ganz Südafrika bis nach Natal und Angola ver-
breitet.
Eine unbehaarte Spielart findet sich gleichzeitig auch auf Madagaskar.
C. orientalis L. subsp. Thunbergii O. Ktze (Steud.), 1. e., p. 124; Hiern
Cat. Welw. pl., I, p. 3.
C. Thunbergii Steud. Nomen. ed. 2 I (1840), p. 380; Harv. et Sond. Fl.
Cap. I, p. 2; Oliv. Fl. trop. Afr., I, p, 6! Thes. Cap., I, t. VII; Dur. et
Schinz, Consp., I, p. 7.
GR. NAM. : Kurumanas, Fleck 584! ! Nauas, Fleck 184 a!.
Kapkolonie I, II, Transvaal, Oranjestaat; in ganz Afrika mit Ausnahme
der Mediterranzone ; in verschiedenen Varietäten in Asien verbreitet.
Kommt auch auf Madagaskar vor.
©. orientalis L. subsp. Wightiana Wallich pr. sp. Catal. (1828), 4674:
O. Kuntze in Verhandl. Bot. Vev. Prov. Brandenb., XXVI (1885), p. 195 ;
Hiern Cat. Welw. pl. 1, p. 3.
C. glaucescens Fresen. in Mus. Senckenb. II (1837), p. 268; Dur. et
et Schinz, Consp., I, p. 3.
KAL. : ‘in Nocanna am Okavango, Schinz 174.
In Afrika innerhalb der Tropen und Subtropen verbreitet; in Asien vom
Himalaya bis zur Wolga vorkommend. Auf Madagaskar durch die Varietät
Hoffmannı O. Ktze (l. c., p. 126), vertreten.
C. villosa DC. subsp. Schinziana O. Ktze in Bull. Herb. Boiss., II (1894),
Pp-.29,
KAL. : * Lewisfontein, Schinz 171.
C. villosa DC. subsp. Stanleyi O. Ktze (Hook.) var. tomentosa 0. Kize in
Verhandl. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXV1(1885), p. 174.
C. Stanleyi Hook. var. tomentosa Dur. et Schinz (0. Ktze), Consp., I,p.7.
AMB. : Otavi in Südost-Ondonga, Dove!.
Angola. — Der Typus ist verbreitet in tropischen und subtropischen
(Transvaal) Afrika südlich vom Aequator; eine Spielart ist von Baron auch
auf Madagaskar nachgewiesen worden.
MENISPERMACEE.
Cebatha hirsuta (L.) O. Kize Revis. Gen. 1 (1891), p. 9; Dur. et Schinz,
Consp., I, p. 47; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 18.
Cocculus hirsuta DC. Syst. nat. I (1818), p. 526; Oliv. Fl. trop. Afr.,
I, p. 45.
KAL. : *Ngami-See, Schinz 510, Fleck 2441.
Verbreitet im südlichen Teil des trop. Afrikas und zwar von der West-
küste bis zur Ostküste; häufig in Ostindien.
EERG
88 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Cissampelos Pareira L. Spec. Pl. ed. i (1753), p. 1031; Harv. et Sond. Fl.
Cap., I, p. 11; Oliv. Fl. trop, Afr. I, p. 45; Dur. et Schinz, Consp., I,
p. 51; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 18.
HER. : Höpfner 24!1
Verbreitung : Madagaskar, Fernando Po; findet sich in Afrika des
weitern nicht nur überail in den Tropen, sondern auch südlich davon in
der Kapkolonie und in der Transvaal. Tropisches Amerika, Asien.
PAPAVERACEZÆ,
Argemone mexicana L. Spec. PI. ed. 4 (1753), p. 508; Oliv. Fl. trop. Afr.,
I, p. 54; Dur. et Schinz, Consp., I, p. 59; Hiern Cat. Welw. pl. I, p. 23.
GR. NAM. : || Arisdrift am Oranjefluss, Schenck 257!.
Eingeschleppt aus Amerika. Verbreitet in Afrika anf den Komoren, im _
trop. Asien und trop. Amerika.
Papaver aculeatum Thunb. Prodr. pl. Cap., li (4800), p. 92; Harv. et Sond.
Fl. Cap., I, p. 15; Dur. et Schinz, Consp., I, p. 57
HER. : Hornkranz, Fleck 288 al.
Durch die ganze Kapkolonie verbreitet, in Natal, Transvaal und im
Oranjefreistaat. Australien.
Corydalis vesicaria (L.) Pers. Syn. If (1807), p. 269; Dur. et Schinz, Consp.,
I, p. 63.
Cysticapnos africana Gärtn. De fruct. et sem., IX (1791), p. 464, t. 145;
Harv. et Sond. Fl. Cap., I, p. 26.
HER. : Pechuel-Lesche!.
Kapkolonie 1.
CRUCIFERÆ.
Lepidium ruderale L. Spec. PI. ed. 1 (1753), p. 645: Oliv. Fl. trop. Afr.,
I, p. 69; Hook. et Thomson in Journ. Linn. Soc., V, p. 174; Hiern Cat.
Welw. pl., I, p. 25.
Lepidium capense Thunb. Prodr. à II (1800), p. 107.
L. africanum DC. Syst. Nat. II (1821), p. 592.
L. desertorum Eckl. et Zeyh. Enum. (1836), p. 6.
! Die Etiquette lautet: « Statio : Damaraland : Mossamedes. » Es geht hieraus
also nicht hervor, ob die Pflanze südlich oder nördlich vom Kunene gesammelt
worden ist und es bleibt daher zweifelhaft, ob die Art in unserem Gebiete wirk-
lich vorkommt. Ueberhaupi sind die Hüpfnerschen Standortsangaben nur mit
grösster Vorsicht aufzunehmen.
Lot ot ET Re le 1 EP ENGE rs ECS
x. > < N
APPENDIX HI. 39
GR. NAM. : [ Aus, Schinz 340; ! Gubub, Schinz 341; Keetmanshoop,
Fenchel 1 !.
HER. : Nels!.
Kapkolonie 1, II, El, IV, Natal und wohl auch anderwärts in Südafrika.
Geht nordwärts bis nach Abyssinien und ist neuerdings von Schweinfurth
auch in der Erythræa nachgewiesen worden. Im übrigen kosmopolitisch.
Corenopus linodes (Thunb.) O. Ktze Revis. gen. I (1891), p. 26.
Lepidium linoides Thunb. Prodr. II (1800), p. 107. =
Senebiera linoides DC. Syst. II (1821), p. 522; Harv. et Sond. Fl. Cap.,
TT
S. integrifolia DC., 1. c., p. 522.
HER. : Scheppmannsdorf im I Kuisib, Belck 8! ; Lüderitz 151!; Pechuel-
Lesche!; Otjimbingue, Rautanen 332 a!.
Kapkolonie II, Mossambik, Madagaskar, trop. Asien.
Brassica juncea (L.) DC. Syst. Nat. II (1821), p. 461; Oliv. Fl. trop. Afr., I,
p. 65; Hook. et Thomson in Journ. Linn. Soc., V, p. 176; Hiern Cat.
Welw. pl., I, p. 25.
Sinapis juncea L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 668.
Brassica Wildnovii Boiss. in Ann. Sc. Nat., ser. 2, II (1842), p. 88;
Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 25.
HER. : Okahandja, Höpfner 89 !.
Spontan und kultivirt in Angola, scheint im östlichen tropischen Afrika
nicht gar selten zu sein.
Die Pflanze findet sich auch in Südeuropa und geht durch ganz Asien bis
nach China. Sie wird in Afrika-ausschliesslich (?) als Blattgemüse kultivirt,
sonst aber in allen Tropen der œlhaltigen Samen wegen. Heute findet sie
sich vielerorts als verwilderte und durchaus eingebürgerte Pflanze vor.
Brassica strigosa (Thunb.) DC. Syst. Nat, II (1821), p. 603; Harv. et Sond.
32 Cap... p- 31. à
Sisymbrium strigosum Thunb. Prodr. Cap., II (1800), p. 109.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 14671.
AMB. : Omülonga, Schinz 342 ; Olukonda, Schinz 2, 343, 344 : zwischen
Ondonga und Uukuambi, Rautanen 74! ; Oshando in Südost-Ondonga, Schinz
ok.
Kapkolonie I, II, III, IV; Transvaal, Natal.
Die Möglichkeit scheint mir nicht ausgeschlossen zu sein, dass die süd-
westafrikanischen Nummern in Tat und Wahrheit zu Erucastrum lepto-
petalum (DC.) Engler und nicht zu Brassica strigosa gehören. Leider fehlt
es unseren Herbarien aber sowohl an charakteristischen Exemplaren
typischer B. strigosa wie typischer E. leptopetalum und ich sehe mich
daher gezwungen, diese Frage noch offen zu lassen, Erucastrum leptopetalum
ist eine Pflanze die als Unkraut auf Kulturland in Afrika nicht selten zu
sein scheint. Achnliche Standorte bevorzugt die sidwestafrikanische Pflanze.
90 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
Heliophila cf. trifurca Burch. in DC. Syst. Nat., II (1821), p. 235 ; Sonder in
in Abh. Geb. Naturw. Hamburg, I (1846), p. 232 et in Harv. et Sond. FI.
Cap., p. 46.
GR. NAM. : Gadaos zwischen Graspforte und Tsirub, Schenck 1%! ;
| Aus, Schinz 416, Pohle 8!; IGubub Schinz 495 ; Gobaxab zwischen | Aus
und der || Arisdrift, Schenck 338! ;
Kapkolonie I, HM. V.
Als eine Varietät dieser Art sind vielleicht 3 Nummern aufzufassen die
ich aus den nördlich vom Oranjenfluss gelegenen Nachbargebieten der Kap-
kolonie besitze : Warmbad, Fleck 186 a! und 196 a und von demselben
Sammler sub Nummer 186! vom + Karasgebirge; wären die kurzen Siaub-
blälter ohne die bekannten Anhängsel am Grunde, so würde ich diese 3
Nummern, die bis zu 7 cm lange Schoten besitzen, anstatt zu érefurca eher
zu crithmifolia steilen.
FA. spec.
GR. NAM. : Gebiet des unteren Oranjenflusses, Steingröver 2!.
Von dieser Nummer liegt mir nur ein Fragment vor.
CAPPARIDACEE.
Cleome monophylla L. Spec. PI. ed. 4 (1753), p. 672; Oliv. FI. trop. Afr.,
I, p. 76, Harv. et Sond. Fl. Cap., 1. p. 56; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 26.
GR. NAM. : Rehoboth, unter Räumen und Büschen, Fleck 174!
AMB. : im Walde, auf Sandboden zwischen Ondonga und Uukuambi,
Rautanen 64 !.
In ganz Afrika verbreitet, häufig in der Transvaal und in Natal; scheint
namentlich als Acker- Unkraut aufzutreten (vergi. Engler, Deutsch-Ost-
Afrika C, p. 184 und Hiern Cat. Welw., pl., I. p. 26).
Die Art variirt sehr, das Exemplar aus Amboland ist breitblätterig,
wie auch übrigens die Nummer 47% keineswegs zu den schmalblätterigen
Formen gehört.
©. rubella Burch. Trav. Inter. South Afr. I (1822), p. 543; Harv. et Sond. Fl.
Cap., I, p. 56. 2
C. rupestris Sond. in Linn&a, XXIII (1850), p. 6.
GR. NAM. : Rehoboth, Fieck 929!.
AMB. : Olukonda, Schinz 1805; Sandboden zwischen Olukonda und
Uukuambi ; Rautanen 65 !.
Omboga jokuti (Osh.).
Transvaal, Natal.
©. semitetrandra (Klotzsch) Sond. in Linnæa XXIII (1850), p, 9.
Dianthera semitetrandra Klotzsch in Peters Mossamb., I (1862), p. 462
in not. ; Harv. et Sond. Fl. Cop., 1, p. 58.
APPENDIX III, 91
GR. NAM. : | Aus, Schinz 498.
Kapkolonie II; Oranjefreistaat.
In der Linnæa XXIN, p. 5 steht « semitetranda » was selbstverständlich
auf einen Druckfehler zurückzuführen ist.
Pedicellaria pentaphylla (1L.) Schrank in Rem. et Usteri Mag. Bot. I
St. VII (1790), p. 10; Engl. et Prantl Natürl. Pilanzenfam. Cappar., p. 223.
Gleome pentaphylla L. Spec. Pl. ed. 2, II (1763), p. 938.
Gynandropsis — DC. Prodr. Regn. Veget., I (1824), p. 238; Harv. et
Sond. Fl. Cap., I. p. 55; Oliv. Fl. trop. Afr., I, p. 82; Hiern Cat. Welw.
BEST p: 28
GR. NAM. : + Eisib bei | Aus, Schinz 336; zwischen + Ausis und +
Kulas, Schenck 58!; Keetmanshoop, Fenchel 5!; + Gunis, Fenchel #!;
Chamob, Fenchel 3!; Groot [oub (Veldschændragers), Fenchel 6!; Reho-
both, Fleck 60011, 9931.
HER. : ohne Standortsangabe Höpfner 97!, Lüderitz!; Karibib, in gra-
minosis, alt. 1000 m. ; Marloth 1277.
AMB. : Olukonda, Rautanen 54!; Oshiheke in Uukuanyama, Wulfhorst
201.
Durch die wärmeren Gebiete der alten Welt weit verbreitet, in Amerika
eingeschleppt und jetzt eingebürgert. Fehlt in Australien.
Auch ın Südafrika, namentlich im Osten verbreitet.
Die Blätter werden, wie vielerorts innerhalb der Tropen gekocht und als
Gemüse gegessen. — Omubidr (Oshikuan).
Foïanisia bicolor Pax in Engl. und Prantl Natürl. Pflanzenfam. III, Abt. 2
(1891), p. 224.
Dianthera bicolor Pax in Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 15.
HER. : Otjimbingue, in arenosis, alt. 4000 m, Marloth 1370.
Die Art ist mir nur der Beschreibung nach bekannt; sie dürfte wohl der
P. hirta sehr nahe stehen. Fitschs Abbildung von P. hirta in den Trans.
Linn. Soc., XXIX, t. 4 ist entweder ungenau, oder stellt eine ganz andere
Art dar. Vergl. übrigens die Notiz bei P. hirta.
P carnosa Pax in Engl. und Prantl Natürl. Pflanzenfam., III, Abt. 2 (1891),
p- 224.
Dianthera carnosa Pax in Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 44.
HER. : in sabulosis desertis prope Husch, alt. 400 m. Murloth 1463.
P. Dianthera DC. Prodr. Regn. Veget., I (1824), p. 242.
Cleome diandra Burch. Trav. Inter. South. Afr., I (1822), p. 548; Hiern
Cat. Welw. pl., p. 27.
Dianthera Burchelliana Klotzsch in Peters Mossamb., I (1862), p. 242.
GR. NAM. : + Eisib, Schinz 537 ; Keeimanshoop, Fenchel 11!; zwischen
+ Ausis und + Kuias, Schenck 66!; Kuddis, steinige Orte, Fleck 187 al;
Rehoboth am Swartkopfluss, Fleck 200 !.
92 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
HER. : Nels 4!; Ussis, Gürich 117; Otjimbingue, in graminosis copiosa,
Marloth 1278 ; zwischen Korikas und Franzfontein im Kaokofeld, Belck 18!.
AMB. : Okasima ka Namütenya, Schinz 338.
Verbreitet von Kordofan bis hinunter in die Kapkolonie; kommt auch in
Angola, in Natal und in der Transvaal vor.
P. hirta (Klotzsch) Pax in Engl. Bot. Jahrb., X (1889), p. 14.
Decastemon hirtus Klotzsch in Peters Mossamn., I (1862), p. 157.
Cleome hirta Oliv. Fl. trop. Afr., I (1868), p. 81 et in Trans. Linn. Soc.,
XXIX, p. 28, t. 4; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 28.
GR. NAM.: + Eisib, Schinz 1002; Tiras, Schinz 1003; Rehoboth, am
I Kuisib, Fleck 837!; Kuddis, Fleck 64411.
HER. : Usakos in graminosis, alt. 550 m, Marloth 4252; Otjimbingue im
arenosis, alt. 900 m, Marloth 1368; Lüderitz 297! ; Miss Kolb!; Nels 6! ;
! Amib, Belck 46 ; Otjimbingue, Lindner!.
AMB. : Ombalambuenge, Rautanen 192!; Omüpanda in Uukuanyama,
Wulfnorst 26!, 181.
KAL. . *23 südl. Br., Chapman und Baines!; *unfern des Ngami Sees,
Fleck 188 al.
Verbreitet in tropischen Afrika; geht an der Ostküste bis nach Natal
hinunter, fehlt in der Kapkolonie, kommt aber in der Transvaal vor.
Die von Fleck gesammelten Nummern 188 a, 644 und 837 sind mir hin
sichtlich ihrer Zugehörigkeit zu P. hirta etwas zweifelhaft; die Blättchen
sind verhältnismässig breit, bei 488 a klein und auffallend stark drüsig; es
ist mir indessen unmöglich, sie einer anderen bekannten Art zuzuweisen
und sie mögen daher vorläufig bei hörta verbleiben. Ich verweise übrigens
auf die Bemerkung bei P. becolor. Was die Ausbildung der Staubblätter
anbelangt, muss ich konstatiren, dass ich an einem und demselben Exem-
plar Blüten mit 4 fertilen und sechs sterilen Staubblättern und solche mit
10 fertilen Staubblättern gefunden habe. Schwankungen ist sicherlich auch
das Gynophorum unterworfen, das bald länger bald kürzer ist, ich möchte
daher auch auf dieses Merkmal kein allzugrosses Gewicht legen. Wenn ich
alle Momente zusammenfasse, so drädgt sich mir die Ueberzeugung auf, dass
wir es hier mit einer sehr polymorphen Art zutun haben, die sich vielleichi
in eine Reihe von in einander über greifende Formen gliedert.
P. kalachariensis Schinz.
Suffruticosa, erecta, glandulosa ; folia 3—5 foliata, petiolata ; foliola glan-
dulosa, anguste elliptica, obtusa, + 10 mm et + 3 mm lata; calycis seg-
menta glandulosa, anguste lanceolata, acuta, + 5 mm longa et + 1 mm
lata; petala flava, late spathulata, basi cuneata + 10 mm longa, + 6 mm
lata ; stamina + 15 ; filamenta roseo-violacea ; inæqualia ; antheræ oblongæ,
mucronatæ ; capsula matura cylindrica, stipitata, + 3 cm longa, striata,
glandulosa, subrugulosa.
KAL. : ohne nähere Standortsangabe, Fleck 185 a!, 3411.
APPENDIX HI. 93
Unterscheidet sich von den gelb-blühenden P. Lüderitzrana, suffruticosa
und lutea durch viel kleinere Blüten, von Cleome carnosa durch walzliche
Früchte.
P. Lüderitziana Schinz.
Cleome Lüderitziana in Abh. Bot. Ver. Prov., XXIX (1888), p. 51.
Cleome lutea Sond. var. polyphylla Pax in Engl. Bot. Jahrb., X (1889),
p. 14.
GR. NAM. : Rehoboth, am Swartkoppfluss, Fleck 201 !.
HER. : zwischen Omaruru und Otjitambi, Lüderitz 1631; Tsamatal bei
Kuwosis im + Kantal, Schenck 432; Otjitambi im Kaokofeld, Belck 42! ;
Nels 5! ; 1 Hai || guinXab, zwischen den Bergen, Wulfhorst 168: Usakos in
gram., Marloth 13691.
Als Ergänzung zur Diagnose sei gesagt, dass die Blätter nicht nur 5- bis
6 zählig, sondern ab und zu auch 7 zählig sind. Die Marlotsche Pflanze, die
von Pax zu P. lutea gerechnet worden ist, gehört sicherlich hierher, gegen
P. lutea spricht schon die grosse Zahl der Staubblätter.
P. lutea (Klotzsch) Sond. in Harv. et Sond. Fl. Cap., I, (1859-60), p. 57 ; Pax
in Engl. Bot. Jahrb., V, p. 14.
Dianthera lutea Klotzsch in Peters Mossamb., I (4862), p. 160.
Cleome lutea Sond. non Hook. in Herb. Drege.
Von Drege am Oranjenfluss bei * Verleptram (Kapkolonie) gefunden.
Polanisia Paxü Schinz.
Cleome platycarpa Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXIX
(1888), p. 50.
GR. NAM. : am Oranjenfiuss, Pohle 77! ; GaboXab, zwischen | Aus und
dem Oranjenflusse, Schenck 343!; + Eisib, unweit | Aus, Schinz 339:
zwischen + Ausis und + Kuias, Schenck 192 !.
Ich habe die Art ungetauft, da bereits eine, mir noch nicht zu Gesichte
gekommene Gleome platycarpa von Torrey creirt worden ist.
P. Petersiana (Klotzsch) Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX (189%), p. 13%).
Dianthera Petersiana Klotzsch in Peters. Mossamb., I (1862), p. 160,
t. 27; Harv. et Sond. Fl. Cap., I, p. 57.
Gleome diandra Oliv. Fl. trop. Afr., I (1868), p. 79 pr. parte.
HER. : Zwartkoppe, zwischen Karibib und Erongo, Gürich 33.
Kapkolonie II, Natal; häufig in Centralafrika.
P. suffruticosa (Schinz) Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 134.
Gleome suffruticosa Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXIX
(1888), p. 50.
GR. NAM. : || Karasgebirge, Fenchel 10!; Keetmanshoop, Fenchel 9! ;
ı Karakoes, Schinz 335 ; Schakalfluss, Schinz 100% ;
HER. : Komazarah am UXab, am Fusse des Brandberg, Gürich 77; Miss
Kolbet.
Diese Art ist jedenfalls mit Polanisia lutea nahe verwandt, immerhin
9% BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
unterscheidet sich letztere durch weniger (nur 12) Staubbläiter und nahezu
gieichlange Staubfäden, während die Filamente unserer Art auffallend
ungleich lang sind. Ein gutes Kennzeichen für P. suffruticosa bilden die
prächtig amathystblau gefärbten Staubfäden, die offenbar als florale Schau-
apparate dienen.
Dasselbe bezüglich der Verwandschaft, wäre zu sagen hinsichtlich
P. Lüderitziana; die drei Arten bedürfen jedenfalls eines weiteren Stu-
diums, es ist nicht unmöglich, dass sie schliesslich doch vereinigt werden
müssen.
Capparis hereroensis Schinz in Bull. de l’herb. Boiss., III (1895), p. 396.
HER. : zwischen Wortel und Walfischbai, Schinz 4006.
©. tomentosa Lam. Eneyel. Meih., I (1783), p.606; DC. Prodr. Regn. Veget..
I, p. 246 ; Oliv. Fl. of trop. Afr., I, p. 96; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 31.
KAL. : *Kuku, Fleck 256!; *Ngami-See, M’Cabe!.
Im ganzen tropischen Afrika verbreitet geht nördlich bis in die afr.
Mediterranzone ; fehlt in Natal, kommt aber im Sambesi-Bassin vor.
Boscia foetida Schinz in Abhandl. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XXIX (1888),
p- 49.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Schinz 326; Flussbett am Tafelberg bei
Bethanien, Schenck 390! : Sendlingsgrab, südlich von Reheboth, Fleck 327 a!.
HER. : Pechuel-Lesche 45! (von O. Kuntze irrtümlich als Rhigozum
trichotomum bestimmt und unter diesem Namen in den Plantæ Pechuelianæ
publicirt); Fleck 328 a!, 330 a!; Nels!.
/ hunib (Nam.); die Blüten riechen durchdringend stark nach mensch-
lichen Exkrementen.
B. kalachariensis Pestalozzi.
Frutex vel arbor glabra; ramis teretibus, griseis, foliis fasciculatis, bre-
viter tenuiterque pilosis, + À mm Ig. petiolatis, obovatis vel cuneatis, apice
obtusis vel emarginatis, breviter mucronatis (5—10 mm Ig., 2—3,5 mm It.),
tenuibus, utringue opacis, nervo intermedio subtus prominenti, nervis late-
ralibus non prominentibus. Floribus (5—6 mm diametro) fasciculatis
(4—5 mm Ig. pedicellatis), gynophoro 1,5—2 mm Ig., fllamentis 3—3,5 mm
ig. ; [ruetu ignoto.
KAL. : Wasserstelle beim Ngami-See, Fleck 247!.
Eine der Boscia fetida Schinz nahe verwandte Art, die sich aber durch
die bifacial gebauten und zudem viel dünneren Blätter deutlich von jener
unterscheiden lässt. Makrosklereiden konnten nur auf der Unterseite
gefunden werden, auch hier sind dieselben in sehr geringer Menge vertreten,
relativ dünnwandig und weitlumig, osteosklereidenförmig. Spaltöffnungen
finden sich nur unterseits. f
B. Pechuelii O. Ktze in Jahrb. K. Bot. Garten Berlin IV (1886), p. 261;
Engler Bot. Jahrb., X, p. 15.
Boscia puberula Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 134.
APPENDIX IM. 95
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 328 a !, 320 a!, 870! ; am ! Kuisib, Fleck
824 !, 486! ; westlich von Keetmanshoop, Fenchel 1621.
HER. : Gegend von Neubarmen (Otjikango) und Otjimbingue, Pechuel-
Lesche!; Otjimbingue, Bernsmann 31; Fleck 331 a!; Otjovazandu, Schinz
325; häufiger Baum bei Onanis und anderswo (« Witchattboom»); Gürich
444; Otjitambi, Gürich 72!; sehr, verbreitet von Otjitambi bis zum
I Kuisib, Gürich (in Engl. Bot. Jahrb., XXIX, p. 123.
AMB. : Katumare in Ondonga, Rautanen 86!.
KAL. : *Muchumi, Fleck 326 a!.
4 Owe (Nam.).
Die Ovaherero nennen den Baum omutendereti, die Wurzel omungerere ;
sie pulverisiren letztere und gebrauchen das Pulver bei Verwundungen als
Antisepticum. Von den Boeren ist auch nach Südwestafrika die Sitte über-
bracht worden, die pulverisirte und dann noch geröstete Wurzel als Kaffee-
surrogat zu verwenden, das unter Umständen den Kaffee oft auch ganz
ersetzen muss. Dass in Nordafrika die Keimlinge anderer Boscia-Arten eine
ähnliche Verwendung erfahren, ist durch Ascherson bekannt geworden.
Vergl. auch Schinz, Deutsch-Südwest-Afrika.
Auffallend ist, dass noch keine der für Mossamedes charakteristischen
Boscia-Arten (Welwitschit, salicifolia, microphylla und urens) südlich vom
Kunene hat nachgewiesen werden können.
Eine umfassende Bearbeitung der Gattung Boscia wird dem nächst
von meinem Assistenten und Schüler Herrn A. Pestalozzi publieirt wer-
den.
B. transvaalensis Pestalozzi.
Frutex vel arbor glabra; foliis alternis, tenuibus, breviter tenuiterque
pilosis, + 3 mm Ig., petiolatis, oblonge ellipticis vel obovatis, apice rotun-
datis vel retusis, basi subacutis (2—2,5 cm 1g., 0,4—0,6 mm It.), integris,
utrinque opacis, nervo intermedio subtus prominenti, nervis lateralibus non
prominentibus. Floribus mediocribus (+ 8 mm diametro), ad ramos breves
axillares in racemos paucifloros dispositis (0,5—2 cm lg. pedunculatis et
3—6 mm Ig. pedicellatis), gynophoro —5 mm Ig., filamentis 5 mm ig., fruc-
tibus drupaceis (8 mm diametro).
AMB. : Ombandja, Schinz 329 a: Uukuambi Schinz 329.
Von Rehmann auch im Boshveld in der Transvaal gefunden (5316 und
9317).
Die Blätter zeigen in Form und Grösse am meisten Verwandtschaft mit
denen der Boscia Pechuelii OÖ. Ktze; in der Blattstruktur weichen jedoch
beide Arten deutlich von einander ab. Die Blätter der Boscia transvaalensis
besitzen nämlich gar keinen Bastbelag an der Nervatur, während die der
B. Pechuelii reichliche Bastfasern längs der Nerven haben. Die vereinzelt
stehenden Makrosklereiden des centrisch gebauten Blattes von B. trans-
vaalensis sind dünnwandig und weitlumig; Spaltöffnungen finden sich
BULLETIN DE E HEBBIER BOISSIER.
beiderseits und sind um die halbe Höhe der Epidermis unter das Nivese
derselben versenkt.
Omühumio (Oshimbandja). — Findet sich häufig auf Termitenhügeln.
Cadaba juncea (L.) Benth. et Hook. Gen. pl., I (1862), p. 108; Engl. Bot.
Jahrb., X, p. 282 et XIX, p. 135.
Cleome juncea L. Suppl. (1781), p. 300.
Macromerum junceum Burch. Trav. Inter. South. Afr., I (1822), p. 388
et 192.
Schepperia juncea DC. Prodr. Regn. Veget., I (1824), p. 245; Harv. et
Sond. Fl. Cap., I, p. 52.
GR. NAM. : Swartkoppe, Schinz 331; Sanfarar, Schinz 330 ; zwischen
Rehoboth und Wortel. Fleck 871 !; Renoboth, Gürich 85.
Kapkolonie II, III, IV, V.
Mærua angolensis DC. Prodr. Regn. Veget., I (1824), p. 254; Oliv. Fl. trop.
Afr., I, p. 86; Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX, p. 137; Hiern. Cat. Welw.
Dee 9229:
Merua senegalensis Brown in Denham and Clapp. App. (1826), p. 21.
Merua floribunda Fenzl in Flora (1844), p. 312.
GR. NAM. : Fleck 671.
HER. : zwischen I Usa ! kos und AniXab, Gürich 7!: Stapff 8!.
AMB. : Omandongo, Schinz 333; Uukuambi, Schinz 334; Olukonda,
Rautanen 16!, 55!; Oshiheke in Ondonga, Rautanen 193 !.
Goradab (Nam.), onvusisiti (Osh.).
Verbreitet von der Erythræa südwärts durch das ganze tropische Afrika
bis hinunter nach Natal : findet sich auch auf Sansibar :.nd auf Socotra.
Ich habe nun, ich möchte fast sagen aus Verlegenheit, sämtliche Meruen
die sicher keiner der übrigen hier aufgezählten Arten angehören und die
bifacial gebaute Blätter haben, mit AM. angolensis vereinigt und zwar
namentlich desshalb, weil es mir gegenwärtig noch an jedem Anhaltsp :nkte
fehlt, um eine M. angolensis sicher als solche erkennen zu können. Ist
M. angolensis wirklich identisch mit L. senegalensis? Selbst Hiern, dem
das reiche Material des Britishen Museums und der Sammlungen in Kew
zur Verfügung gestanden hat, wird wieder zweifelhaft (vergl. Catalogue of
the African plants, p. 29) und sieht sich ausser Stande Klarheit in diese -
Sache zu bringen. Das wird auf dem Wege der rein morphologischen
Betrachtung auch nie gelingen, wohl aber in Verbindung mit den anato-
mischen Befunden und wem reicheres Material zu Verfügung steht, der
sollte sich dieser, sicher ein Resultat versprechenden Arbeit einmal widmen.
Wie gross die Verschiedenheiten der diversen, von mir zu M. angolensis.
gestellten Nummern sind, zeigt die bezügliche zusammenstellung, gemeinsam
haben die sämtlichen Nummern eigentlich nur den bifacialen Blattbau. Zur
Vergleichung habe ich auch die entsprechenden Angaben für M. Schinzii
und M. Paxii eintragen lassen (die Arbeit ist von meinem Assistenten,
iierrn Pestalozzi ausgeführt worden).
Mærua angolensis .(H. Sclinz....
Merua parvifolia..
Mærua Schinzii....
ikromillimeter
Mesophyll
Einfache und
„usamnıengesetzte
Epidermis der Blattspreite
Blattstiel
Standort RE Fer
Re
Ganas, Gross-Namaland. 0,7-0,8 | 2 36
Bethanien » 1,2 60
I Khoes > 0,8 10
Kuwosis, Hereroland.… 09 1 60
2|Potemine » 124,5 û 60
Gross-Namaland 12 1 28
Abyssinin.…....... 28
ö 40
> 36
Hereroland. 1,82 60
Omandongo, Amboland. 12 36
+ Uukuambi » 0,7 3
Olukonda 2 1,0 36
» 0,8-1,0 | 2 30
> 1,642 | 2 : 32
Boruma, Sambesi.… os |2 3
Hereroland. 0,45-0,5) à 60
ÿ |Gross-Namatand ....... a 60
Hereroland.. .u..2...0. 3 55-00
> 3 50
Olukonda, Amboland.… | os |» 50
Otjimbingue, Héreroland 1,0 à 50
\
!
\
Haare (alle einzellig)
#
h
4
#
Palissadenpartie
Blattstiel bisweilen
mit Krystalloiden.
Oberseite
je 2 schichlig
3/schichtig | 2 schichtig
3» Schwammpar.
» 2
» 4
» 2-3
» 3
2 » 1
3 » 1
3
3 » 1
3 » 2
3 » 2
3 à 1
3 » 2
9 5 fl
A » 9)
3 » 2
3» a
3» 9
4 » a
je 3 schichtig
Vorkommen im
wenig zahlreich
» 2 schichtig
Bastelemente
Belag der Leitbündel
Mittelnerv
vorbanden
fehlen
vorhanden
»
fehlen
vorhanden
vor. aber il
vorhanden,
Secundannerven
aber vereinzelt
Leitbündel
getrennt von der Epidermis durch
Palissadenparenehym oder Hypoderm
—_——
__ REY primäre und sooundäre
oberseits | unterselts REA
Palissaden|H ypoierm beiderseits eingetaucli|
Mittelnerv Ÿ 2
ober- und unter- » »
seils durch
assimilalorische % Y
Zelleu von “ 3
der
Epidermis » »
gelrennt. 5
Palissaden |Iypoderm| »
Spaltöffnungen auf
beiden Seiten.
iefung unter das Niveau der
Epidermis meist um die Höhe
der Epidermis-Aussenwand
Vertiefung schalenfürmig
» »
Vertiefung schalenfg.-eylinderförmig
» fach schalenfürmig
» 0
» sehrgoring
» wenig schalenförmig
» gering
» schalenförmig
» gering
» 0
» selirigering
» »
» schalenförmig
» sehr gering
>. N
» 0
» schalenförmig
liegenden Osteo-Skloreiden.
Hypoderm schmal
Haare wenig zahlreich
Bastzellen oft gabelig verzweigt
Vereinzelles Vorkommen
von frei im Mesophyll
Palissadenpartie oberseils elwas
mächtiger als unterse
. Mesophyll nicht genau
centrisch.
APPENDIX IL. 97
Mærua angustifolia (Harv.) Schinz.
Boscia angustifolia Harv. Fl. Cap., I (1859-60), p. 19 et Thes. Cap., II,
t. 134.
Niebuhria angustifolia Harv. Gen. Pl. ed. 2 (1868), p. 12.
GR. NAM. : Warmbad, Fleck 384 a !.
Kapkolonie, V, hart an der Südgrenze unseres Gebietes.
Bezüglich des Namens vergleiche M. Gürichir Pax.
M. Gürichii Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 135.
M. angustifolia Schinz in Abh. Bot. Ver. Prov. Brandenb., XIX (1888).
p. 48.
HER. : Erongo, Gürich 30!; häufig von Otjimbingue bis Anixab und
1 Usa ! kos, Gürich; Otjiozondjupa am Waterberg, Schinz 328.
AMB. : in Uukuambi, Schinz 327; zwischen Ondonga und Uukuambi,
Rautanen 15!.
KAL. : * MuXibquelle, Fleck 42% 1.
Zur Vervollständigung der von Gürich und mir gegebenen Diagnosen füge
ich noch hinzu, dass die (anscheinend) reifen Früchte diekwalzenförmig
sind, eine Länge von circa 30 mm und eine Dicke von mindestens 18 mm
erreichen, dass das unterhalb der Frucht etwas verdickte Gynophorum circa
23 mm lang ist.
Die Pflanze ist zuerst von mir unter dem Namen M. angustifolia be-
schrieben worden; dass Pax die Zusammengehörigkeit der Gürichschen
Exemplare und meiner M. angustifolia nicht erkannt hat, ist wohl nur der
Kümmerlichkeit der Gürichschen Proben zuzuschreiben. Trotzdem kann ich
den von mir gegeben Namen nicht aufrecht erhalten, da bereits Harvey
1859-1860 in der Flora Cap., allerdings an verborgenem Orte (Addenda et
corrigenda) eine Boscra angustifolia beschrieben und im Thesaurus Cap. I,
tab. 13% auch abgebildet hat. Ich besitze auch diese Pflanze aus dem Süden
unseres Gebietes, aus Warmbad, und habe mich überzeugt, dass die
Harveysche Boscia angustifolia eine Mærua ist, die ich nun als M. angusti-
folia (Harvey) Schinz bezeichne, was mich nun aber zwingt meine eigene
M. angustifolia umzutaufen. Ich tue dies, indem ich ihr den von Pax gege-
benen Namen, Gürichii, belasse.
Mærua parvifolia Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 135.
GR. NAM. : Rehoboth, Fleck 835!.
HER. : Salem am TsoaXaub, Gürich 86! Fleck 4581, 398 at.
AMB. : Olukonda, Rautanen 85!.
M. Paxii Schinz.
GR. NAM. : Ganas, Schinz 332.
HER. : Potemine, Fleck 432!; Tsamathal bei Kuwosis im + Kantal,
Schenck 4441.
KAL. : | Koes, œstlich von Keetmanshoop, Fenchel 121.
Ich bin im Zweifel, was ich mit dieser Pflanze anfangen soll. Sie deckt
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sich habituell durchaus mit M. Schinzii Pax, unterscheidet sich aber durch
das Fehlen der Kronblätter; sie gehört also nicht einmal zu derselben Sec-
tion wie M. Schinzii, sofern mindestens das Vorkommen bezw. das Fehlen
der Petalen eine Umgrenzung der Sectionen gestattet (vergl. Pax in Natürl.
Pflanzenfamilien, Capparidaceæ). Von M. angolensis trenne ich die Pflanze
ab, weil die Blätter nicht wie bei angolensis bifacial sondern centrisch
gebaut sind.
Weitere Unterschiede kann ich nicht auffinden. es sei denn, dass die
Kelchabschnitte bei M. Schinzii etwas stumpfer als bei Paxii seien. M. Paxit
würde also mit M. Schinzii übereinstimmen im anatomischen Bau der
Blätter (centrisch), sich aber unterscheiden durch das Fehlen der Petalen;
mit M. angolensis hat M. Paxii gemeinsam den Mangel an Petalen, dagegen
weichen diese beiden Arten von einander ab durch das anatomische Ver-
halten der Blätter, die bei M. Paxit centrisch, bei X. angolensis bifacial
gebaut sind.
M. Schinzii Pax in Engl. Bot. Jahrb., XIX (1894), p. 136.
HER. : häufig auf der Hochebene am TsoaXaub bei Otjimbingue, Gürich
44!; Potmine, Fleck 432!; Tsamatal bei Kuwosis im + Kantal, Schenck
HN.
RESEDACEÆ,
Oligomeris spathulata (Turez.) Harv. in Harv. et Sond. Fl. Cap., I (1859-
69), p. 6.
Holopetalum spathulatum Turez. in Bull. Soc. Mosc. (1854), p. 330;
Müll. Resed., p. 211.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 905, 906.
AMB. : Oombale, Schinz 995 (in Frucht und daher die Bestimmung der
Kritik zugänglich).
Von Drège ist diese Art südlich vom Oranjenfluss in der Nähe von dessen
Einmündung in den Ozean gefunden worden.
CRASSULACEE.
Cotyledon hemisphærica L. Spec. Pl. ed. 1 (1753), p. 429; Harv. et Sond.
Fl. Cap., IL p. 376.
GR. NAM. : auf weissem Quarz bei | EiXam, Fleck 138!.
Kapkolonie I, II, II.
C. orbiculata S. Spec. Pi. ed. 1 (1753), p. #29; Harv. et Sond. Fl. Cap., IL
p. 374; Oliv. Fl. trop. Afr., II, p. 398; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 329.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 175: Uusib, nahe beim Oranjenfluss,
Fleck 383!.
APPENDIX II. 99
HER. : am oberen Komab, Quellfluss des I! Kuisib, Gürich 92; sonst auch
stellenweise bei Nubitsans bei Rehoboth, am TsoaXaub, bei I Usa I kos und
noch weiter nördlich (Gürich in Engl. Bot. Jahrb., XIX, p. 437.
Kapkolonie I, il, IV; Natal, Angola.
C. racemosa E. Mey. in Harv. et Sond. Fl. Cap.. II (1859-60), p. 375.
Eapkolonie : *nahe der Mündung des Oranjenflusses, Drege ; findet sich
auch noch anderorts in der Region E der Kapkolcnie und vermutlich auch
in unserem Gebiete.
GR. NAM.: an dürren Abhängen häufig, Schinz 2060; häufig in Kuibes,
Schinz.
Ein Exemplar ohne Blätter; der fleischige Stamm ist dicht mit Blatt-
narben bedeckt; die Pflanze dürfte wohl in den Verwanatschaftskreis der
C. tuberculosa Lam. gehören.
Crassula iycopodioides Lam. Encycl. Méth., EI (1786), p. 173; Harv. et
Sond. Fl. Cap., H, p. 351.
GR. NAM. : | Aus, Schinz 175; | Anıb Ebene, Schenck 271 !; Fleck 381!.
Kapkolonie I, II, IV.
Kalanchoe glandulosa Hochst. in Rich. Tent. Fl. Abyss., I (1847), p. 312;
@liv. Fl. trop. Afr., I, p. 396; Hiern Cat. Welw. pl., I, p. 328.
— — var. benguelensis Engl. Hochgebirgsfl. (1892), p. 233.
AMB. : Tscheweb, Schinz 178; im Walde zwischen Ondonga urd
Uukuambi; Rautanen 3841.
KAL. : *Chansis, Fleck 367 al.
Benguela; der Typus findet sich in Abyssinien.
Es dürfte sich doch wohl nicht ohne Berechtigung fragen, ob Æ. glandu-
losa Hochst. nicht identisch mit K. lanceolata (Wahl) Persoon Syn. (1805),
p. 446 ist; wenn diese Vermutung richtig sein sollte, so dürfte dann viel-
leicht auch der Varietät der Boden entzogen sein. Der Umstand, dass
K. lancolata eine arabische Pflanze ist, würde jedenfalls nicht dagegen
sprechen.
X. crenata Harv. Syn. (1812), p. 109; Harv. et Sond. Fl. Cap., II, p. 379;
Oliv. Fl. trop. Afr., II, p. 395.
GR. NAM. : Kurumanas, Fleck 512! (Vielleicht eine Varietät des weit
verbreiteten Typus?).
Ich vereinige Flecks Pflanze, die mir in einem ungenügend erhaltenen
Exemplare vorliegt, mit der offenbar sehr polymorphen K. crenata. Es
dürfle sich allerdings fragen, ob wirklich alle die Formen, die in Olivers
Flora der erenata unterstellt werden, wirklich auch nur Synonyme dieser
Art sind; die Identifikation von Sukkulenten nach Abbildungen ist eine mehr
als heikle Sache. In Harvey und Sonder werden die Kelchzipfel als pfriem-
lich, in Olivers Flora als lanzettlich bezeichnet, dies allein ruft schon der
Befürchtung, die südafrikanische Pflanze möchte doch nicht mit der nord-
BULL. HERB. BOISS. Appendix III. Septembre 1897. )
100 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
afrikanischen A. crenata identisch sein. Sicherheit wird hier wie bei allen
Sukkulenten schliesslich doch nur die Beobachtung an lebenden Exemplaren
schaffen.
X. multifora Schinz in Abhandl. bot. Ver. Prov. Brandenb., XXX (1888),
p- 172.
AMB. : im Walde zwischen Ondonga und Uukuambi, Rautanen 2060!.
KAL. : *| NoiXas, Schinz 177.
Zu der am angegebenen Orte publicirten Diagnose mag noch hinzu
gefügt werden, dass die Blätter bis 1% cm lang werden und häufig grob
gekerbt sind. Die Blüten sind, nach Mitteilung meines Freundes Rautanen
von gelber Farbe. Sollte die Pflanze vielleicht mit À. crenaia identisch sein ?
Eine Entscheidung meinerseits herbeizuführen, ist mir unmöglich, da mir
keine guten Exemplare von K. crenala vorliegen. Ich begnüge mich daher,
auf diesen Punkt aufmerksam gemacht zu haben.
K. aff. oblongifoliæ Harv. in Harv. et Sond. Fl. Cap., II (1861-62), p. 379.
GR. NAM. ; zwischen Rehoboth und Haris, Fleck 389!
Vielleicht eine besondere Art; in der Tracht an X. multiflora erinnernd.
Da mir nur À Exemplar vorliegt und mir authentische Belegstücke zu
oblongifolia fehlen, so muss ich von einer weitern Identification absehen.
SAXIFRAGÄCGEE.
Vahlia capensis Thunb. Nov. Gen. PI. P., II (1782), p. 36; Harv. et Sond.
Fl. Cap., IL, p. 306; Oliv. Fl. irop. Afr., I, p. 384; Hiern Cat. Welw. pl.,
I, p. 324.
GR. NAM. : Keetmanshoop, Schinz 835; Bysondermaid, Schinz 832.
HER. : || Gana + komtes im TsoaXaub, Schenck 424 ; Pechuel-Lesche.
AMB. : «Ovamboland » Höpiner 64 !.
— — var. verbaseiflora Oliv. Fl. trop. Afr. 11 (1871), p. 384; Hiern 1. c.,
P- 324.
AMB. : Olukonda, Schinz 833, 83%.
Sowohl der Typus wie die Varietät sind verbreitet in Mossamedes; der
Typus allein in der Transvaal, dem Oranjenfreistaat, in Natal und in der
Kapkolonie und zwar hier wohl vorzugsweise in den Regionen T und I.
MYROTHAMNACEE.
Myrothamnus flabellifolia Welw. Apont. phytogeogr. Angol. (1858), p. 578.
nota 8 et in Trans. Linn. Soc., XXVI (1869), p. 23, t. 8; Hiern Cat.
Welw. pl., I, p. 331.
Be ai
APPENDIX III. 10i
Cliffortia — Sond. in Harv. et Sond. Fl. Cap., II (1861-1862), p. 597.
GR. NAM : Kurumanas, in Gebirge gegen den ! Kuisib zu; kleine besen-
artige Büsche auf Felsen, Fleck 4681.
Ausser Angola nur noch aus der Transvaal bekannt, wo die Pflanze von
Zeyher in Magalisgebirge, von Rehmann in Houtbosh-Gebiet gefunden
worden ist.
ROSACEÆ.
Grielum humifusum Thunb. Prodr. (1800), p. 112; Harv. et Sond. Fl. Cap.,
II, p. 305.
— — var. parviflorum Harv.l.c.
Grielum Marlothii Engl. Bot. Jahrb., V (1889), p. 16.
GR. NAM.: | Aus, Schinz 263, Steingröver 221; 1 Gubub, Hermann
91 ! ; || Kukaos, südlich von | Aus, Schenck 153!; Keetmanshoop, Fenchel
1011.
HER. : in arenosis pr. Salem, Marloth 1391 !.
Kapkolonie I und I, unmittelbar an der Südgrenze unseres Gebietes.
G. obtusifolium E. Mey. in Harv. et Sond. Fl. Cap., II (1861-62), p. 309.
GR. NAM. : östlich von Warmbad, Wandres 8! ; || GamoXab, Schinz 262.
Kapkolonie II, III, V.
(ae
Lire LA NC ET Nr ALP RE RS no At ire
5e année. Appendix N° I, Août 1897,
ER
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SOCIETE
L’ETUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANÇAISE (TRANSFORMEE)
1896
SIXIEME BULLETIN
MEMBRE HONORAIRE DU COMITE :
M. Ch. Magnier.
COMITE POUR 1897 :
MM. G. Camus, Gillot, Malinvaud.
SOCIETAIRES :
MM. Autran, Burnat, Corbiere, l’abbe Coste, Foucaud, Hariot,
Magnin, le frère Heribaud, l’abbe Hervier, l’abbé Hy, Jeanpert,
Neyra.
BULL. HERB. BOISs. Appendix I. Août 1897. 1
ho
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
PLANTES PUBLIÉES EN 1896
M. Aurran. — Alchimilla trunciloba; A. aggregata; Cratægus ma-
crocarpa (C. Oxyacantha X monogyna); Phyteuma humile; Calamintha
grandiflora.
M. BurnAaT (contingent de 1897, par avance). — Nuphar affine;
Iberis umbellata var. platyptera; Linnæa borealis; Centaurea procum-
bens; Fritillaria involuerata.
M. Camus. — R. tomentella; R. rubiginosa; Alchimilla alpina forma;
Orchis angustifolia; Lappa major; don de M. Magnier, Galium Prostii.
M. CorBrère. — Oxalis acetosella var. lilacina; Carex teretiuscula ;
Spartina strieta; X Erica Watsoni (E. eiliaris X Tetralix); Atriplex
littoralis; Phelipæa Millefolii.
M. l’abbe Cosre. — X Dentaria digenea (D. pinnata X digitata);
Rosa alpina var. nuda; R. Dufforti; R. uriensis var. glabra; R. uriensis
var. pubescens; R. canina var.; R. pervirens var. puberula; R. graveo-
lens var. subgloblosa; R. pimpinellifolia; R. pervirens; R. tomentosa
var. serotina; R. mollis.
M. Foucaup. — Brassica oleracea; B. oleracea ß. insularis; Statice
bahusiensis; Coleanthus subtilis; Setaria ambigua.
M. Grzror. — Lunaria rediviva; Cotula coronopifolia; Grammica
bidentis; Pulmonaria vulgaris; P. alpestris; P. saccharata.
M. Harıor. — Hieracium eriophorum; Odontites chrysantha; Sali-
cornia Emeriei; X Salix Reichardtii (S. capræa-cinerea); Asparagus
tenuifolius.
M. le fr. HériBaup. — Sinapis alba; Arabis auriculata: Cirsium
arvernense (C. palustri-Erisithales); Carlina acaulis var. caulescens;
APPENDIX I. >
C. Cynara; Mentha Lamyi; Tulipa Celsiana; Allium flavum; Serra-
faleus patulus.
M. l’abbe Hervrer. — Viola alyssiponensis; Cuscuta suaveolens;
Crocus minimus; Glyceria tenuifolia: Vulpia Michelii; Tritieum bicorne:
Ægilops macrochæta.
M. l'abbé Hy. — Nasturtium procerum Hy; X Rosa formosula
(R. gallica X sæpium); X Verbascum geminiflorum Hy (V. fioccosum
X Blattaria forma); X Quercus Trabuti (Q. sessiliflora X Toza).
M. JEANPERT et M. l’abbe CHevarrrer. — Adonis æstivalis: Viola
elatior; V. pumila forma I; forma II, Vinca minor 2 st.; X R. palustris
(maritimus X conglomeratus; Allium panieulatum; Phleum viride All.:
P. arenarium; Festuca silvatiea; Bromus villosus; X Festuea loliacea:
Equisetum variegatum; X E. littorale (E. arvensi-limosum).
M. Macxix. — Potamogeton nitens forma I; forma II; P. Friesii:
P. prælongus: P. prælongus f. sterilis; X P. deeipiens (lucens X perto-
liatus) forma I; forma II; X P. deeipiens var. upsaliensis forma I;
forma II.
M. Marmvaup. — Achillea Clavenæ; Senecio carniolicus: S. carnio-
lieus forma humilior; Primula glutinosa; Mentha Nouletiana; Juni-
perus thurifera var. gallica; Quereus Toza var. Duffourii.
M. NeyrA (contingent de 1897, par avance). — Dianthus neglectus :
Cirsium autareticum (C. heterophyllo-spinosissimum); Hieracium Cot-
tianum; H. Cottianum f. elatum; H. elongatum à. elatum; H. Neyræa-
num; H. villosum y. elatum; H. speetabile f. elata opima; H. Berardia-
num :<. pseudo-cerinthoides; H. ochroleucum «. einereum; H. chondril-
loides «. glaucopsis; H. umbellatum =. monticola; H. pulchrum genui-
num; Linaria italica.
593.
594.
39.
596.
397.
598.
>99:
600.
601.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
CATALOGUE
DES
PLANTES DISTRIBUÉES EN 1895
Adonis æstivalis L. var. flava G. et G. (Oise).
Nuphar affine Harz (Canton de Fribourg, Suisse).
Sinapis alba L. (Puy-de-Dôme).
Brassica oleracea L. (Charente-Inferieure).
B. oleracea ß rivularis R. et F, (Corse).
X Nasturtium procerum Hy (N. silvestre-pyrenaicum) (Maine-
et-Loire).
Arabis auriculata Lamk (Cantal).
X Dentaria digenea Gremli (D. digitata + pinnata) (Aveyron).
Lunaria rediviva L. (Cöte-d’Or).
Iberis umbellata var. platyptera Burnat (Alpes-Maritimes).
Viola elatior Fries (Seine-et-Marne).
V. pumila Chaix f. I. (Seine-et-Marne).
V. pumila Chaix f. II. (Oise).
V. olyssiponensis Rouy var. sabulicola Rouy et Foucaud (Hérault).
Dianthus neglectus (Hautes-Alpes).
Oxalis acetosella L. ß. lilacina Lange (Manche).
Alehimilla aggregata Buser (Haute-Savoie).
A. truneiloba Buser (Haute-Savoie).
A. alpina L. forma. (Puy-de-Döme).
Cratægus macrocarpa Hegetsch. (Canton de Saint-Gall, Suisse).
601 bis. Cratægus macrocarpa Hegetsch. (Canton de Saint-Gall, Suisse).
602.
608.
604.
605.
606.
Rosa tomentella Lehm. (Puy-de-Dôme).
R. rubiginosa L. (Puy-de-Dôme).
R. uriensis Lag. et Pug. var. pubescens Coste et Pons (Canton du
Valais, Suisse). |
R. uriensis Lag. et Pug. var. glabra (Canton du Valais, Suisse).
R. canina var. gr. dumetorum (Aveyron).
636.
637.
638.
639.
640.
641.
642.
643.
APPENDIX I. 5
R. pervirens Gren. var. puberula Coste (Aveyron).
R. pervirens Gren. var..... (Aveyron).
R. pimpinellifolia L. var. (Aveyron).
R. graveolens Gren. var. subglobosa Coste (Aveyron).
Rosa alpina L. var. nuda Coste (Aveyron).
R. tomentosa Sm. var. serotina Coste (Aveyron).
R. mollis Sm. (Aveyron).
R. Dufforti Coste et Pons (Gers).
X R. formosula Grenier (R. gallica X sæpium) (Maine-et-Loire).
Linnæa borealis L. (Suisse).
Galium Prostii Jord. (Aveyron).
Senecio carniolicus Willd. typicus (Autriche).
S. earniolicus Willd. forma humilior. (Autriche).
Achillea Clavenæ L. (Autriche).
Cotula eoronopifolia L. (Tunisie).
X Cirsium autareticum Mut. (C. heterophyllo-spinosissimum)
(Hautes-Alpes).
X Cirsium palustri-Erisythales (Cantal).
Centaurea procumbens Balbis. (Alpes-Maritimes).
Carlina acaulis L. var. caulescens Lamk (Côte-d'Or).
Carlina eynara Pourr. (Puy-de-Dôme).
Lappa major (Puy-de-Döme).
Hieracium Cottianum forma elata. Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
H. Cottianum f. subgenuinum Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
. elongatum Willd. « elatum Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
. Neyræanum form. genuina Arv. Touv. (Hautes-Alpes).
. villosum L. +. elatum Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
. spectabile Fries (Hautes-Alpes).
. Berardianum Arv.-Touv. e pseudo cerinthoides (Hautes-Alpes).
. ochroleucum Schleich. & cinereum Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
. chondrilloides Vill. « glaucopsis (Hautes-Alpes).
. umbellatum L. = monticola Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
. pulchrum « genuinum Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
. eriophorum Saint-Amans (Landes).
Phyteuma humile Schleicher (Suisse).
Erica Watsoni DC. (E. eiliaris X Tetralix) (Orne).
Primula glutinosa Wulf. (Autriche).
Vinca minor L. (Seine-et-Oise).
Er En EG En EN eo En En En En
643 bis. V. minor L. (Eure-et-Loir).
4
657.
658.
658 bi
677.
BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER.
Cuscuta suaveolens Ser. (Hérault).
Grammica bidentis Ch. Royer (Côte-d'Or).
Pulmonaria saccharata Mill. var. affinis Gillot (Saône-et-Loire).
P. alpestris Lamt. (orig. Cantal, eult.).
P. vulgaris Merat (Saöne-et-Loire).
X Verbascum geminiflorum Hy (V. floccosum X. Blattaria)
(Maine-et-Loire).
Odontites chrysantha Boreau (Aube).
Linaria italica Trev. (Hautes-Alpes).
Phelipæa Millefolii Corbiere (Manche).
x Mentha Nouletiana Timb.-Lagr. (Cultivé).
X M. Lamyi Mlvd (Puy-de-Dôme).
Calamintha grandiflora Meench (Haute-Savoie).
x Rumex palustris Sm. (R. maritimus X conglomeratus) (Seine-
et-Oise).
Salicornia Emerici Duval-Jouve (Lorraine).
X Quereus Trabuti Hy (Q. sessiliflora X Toza) (Maine-et-Loire).
s. Q. Toza Bose, var. Duftourii Malvd (Lot-et-Garonne).
Statice bahusiensis Fries (Finistere).
Juniperus thurifera L. var. gallica De Coiney (Isere).
Tulipa Celsiana DC. (Cantal).
Fritillaria involuerata Allioni (Alpes-Maritimes).
Allium flavum L. (Puy-de-Dôme).
A. paniculatum L. (Eure-et-Loir).
Asparagus tenuifolius (Aube).
Atriplex littoralis L. (Manche).
X Salix Reichardtii Kerner (S. caprea-cinerea) g (Aube).
X 8. rubra Huds. (S. purpurea-viminalis) Hy forma ligerina
(Maine-et-Loire).
Potamogeton nitens Nolte f. I (Canton de Vaud, Suisse).
P. nitens f. IH (Doubs). _
P. Friesii Rupr. (Doubs).
P. prelongus Wulf., £. sterilis et f. fertilis (Doubs).
P. prelongus Wulf. (Jura).
X P. deeipiens Nolte forma I (Doubs).
X P. decipiens forma II (Doubs).
X P. decipiens var. upsaliensis f. I (Doubs).
XP. decipiens var. upsaliensis f. II (Doubs).
677 bis. Orchis angustifolia Reichb. (Seine-et-Oise).
N°95
|
APPENDIX 1.
Crocus minimus DC. (Corse).
Carex teretiuseula Good. (Manche).
Coleanthus subtilis Sied. (Morbihan).
Phleum viride All. (Seine-et-Marne).
P. arenarium L. (Seine-et-Oise).
X Setaria ambigua Guss. (S. viridis X vertieillata) (Gironde).
Spartina strieta Roth. (Manche).
x Festuca loliacea Huds. (Eure-et-Loir).
Glyceria tenuifolia Boiss. et Reut. (Herault).
Vulpia Michelii Rehb. (Herault).
Festuca silvatica Villars. (Seine).
Bromus villosus Forsk. (Eure-et-Loire).
Serrafaleus patulus Parl. (Puy-de-Döme).
Triticum bicorne Forsk. (Hérault).
Ægilops macrochæta Sch. et Huet (Hérault).
Equisetum variegatum Schl. (Seine-et-Oise).
X E. littorale Kühl. et Sup. (E. arvensi-limosum) (Seine).
isss
2, Etiquette à substituer 7. helveticum (lapsus calami) Fries
publié l’an dernier est Æ. vallesiacum Fries.
RER TS NERO
h re N ae as R
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
NOTES
sur les plantes distribuées, et diagnoses des espèces
nouvelles ou peu connues.
583. — Copie d'une lettre adressée à M. Emile Burnat par M. Ant.
Magnin.
Besancon, 23 fevrier 1897.
Cher Monsieur !
J’ai pu enfin revoir mes notes, mes dessins et mes échantillons des
Nuphar des lacs du Jura, les comparer avec les vötres, et completer
ainsi la réponse succinte que je vous ai faite, par carte postale, samedi
dernier.
Pour le Nuphar du lac de Châtel-Saint-Denis, c’est une des formes
intermédiaires entre N. luteum et N. pumilum que je rapproche du
N. affine Hartz ; je ne puis affirmer que vos échantillons, de même que
ceux communiqués l’année dernière par M. Wilezek de la même loca-
lité, soient identiques, ne connaissant la plante, dénnommée ainsi par
Hartz, que par la courte diagnose qu'il en donne ; mais ils en sont au
moins bien voisins ; ce n’est évidemment pas le N. sericeum, lequel est
beaucoup plus près de N. luteum ; ce n’est pas non plus, ni le N. jura-
num, ni les N. Spennerianum où pumilum ; sa place est done assez bien
déterminée en le rapprochant du N. affine et on peut libeller l'étiquette
en mettant : « cf. N. affine Hartz, » ou «N. affine Hartz?» —TIlya
là, du reste, à ce point de la serie des formes de Nuphar, vers le N. affine,
toute une suite de formes, dont les caractères passent sensiblement de
N. affine au N. pumilum type, des Vosges ; je les ai observées, l’année
dernière, et en 1895, dans plusieurs lacs du Jura, lacs du Ratay, des
Perretz, des Betz, Brenets et surtout dans le lac de l'Abbaye ! ; dans ce
dernier, j'ai vu de nombreuses colonies de formes distinctes, mais voi-
sines, de Nuphar, — les unes répondant au N. affine (fl. de 4 em. de
APPENDIX I. 9)
diamètre ; pedoncules de 7 mm., legt. soyeux ; ovaire de 2 à 3 em. à col
long et brusque, disque jaune (d’abord), puis vert, de 9 mm. de diam.
légérement excavé au centre. à peine ondule sur les bords, à 16 rayons
minces, n’atteignant pas les bords, ete.); d’autres colonies, voisines
encore de N. affine, mais à fleurs un peu plus petites (3 à 31/2 em.)
pédonc. de 6 millim. à peine soyeux, ovaire de 1/2 cm., col brusque, dis-
que jaune de 8 millim., 12 rayons, etc.
D’autres se rapprochant de N. juranum par les dimensions plus
petites des fleurs (2,5 à 3 cent.), des pédoncules (5 mill.), de l'ovaire
(1'/ cent.), le disque vert, de 7 mill. à 10 rayons, etc.
Puis des colonies formées entièrement de N. juranum ! ; d’autres de
N. Spennerianum ! ou pumilum !
Ces observations confirment celles que vous avez faites vous-mêmes,
il y a longtemps, pour les N. pumilum et N. Spennerianum, observations
que J'ai rappelées dans ma 1" note à la Soc. bot. de Lyon, 31 mars 1891
(Bull. trim., 9° année, n° 1, janv.-mars 1891, p. 41), que je ne puis vous
envoyer, n'ayant pas fait faire de tirage à part ; les Nuphar, surtout
dans les lacs de montagne, où les conditions sont très favorables pour
l’etablissement et la conservation des colonies, c’est-à-dire des races sta-
tionnelles, y subissent des variations nombreuses, quelquefois localisées
dans des stations distinctes (cf. N. juranum du petit lac de Viremont,
du petit lac des Fiogets, etc.), d'autrefois, coexistant encore, plusieurs
ensemble, dans le même lac (par exemple lac de l'Abbaye, ete.); certaines
de ces formes qui se reproduisent avec des caractères suffisamment cons-
tants et ne variant que dans de faibles limites, peuvent être considérées
comme des races mieux fixées, auxquelles il est wtile de donner des
noms, ne serait-ce que pour s’y reconnaître, et c’est ce qui peut justifier
les citations de N. affine, juranum, etc.
Voilà, cher monsieur et collègue, tout ce que je puis vous dire aujour-
d’hui sur cette question, à la hâte, pour que ma réponse vous arrive
encore assez à temps, et, en vous remerciant de nouveau pour votre
envol, je vous prie d’agreer mes compliments bien distingués.
(Signé) D* Ant. MAGxix.
587. — Nasturtium procerum Hy. Hybr. nouv. (N. silvestre
x pyrenaicum). — Tiges peu nombreuses, dressées, non radicantes ou
seulement avec nœuds inférieurs, atteignant 60 centim., rameuses au
sommet. Feuilles pinnatisequees à segments incisés dentés, surtout en
don PR En
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
dehors, rarement subentiers, a peu pres egaux ou le terminal un peu
plus grand, les radicales détruites au moment de la floraison. Fleurs
médiocres en grappes accrescentes ; siliques de 2 à 3 millim., moitié
plus courtes que les pédicelles et 2 ou 3 fois plus longues que les
styles.
Plante vivace, sensiblement glabre ou à poils rares et courts.
Bar
Nous n’avons pu voir d'échantillons du N, stenophylium Borbas dans
l’herbier du Muséum de Paris. Nous avons mis en synonymie avec signe
de doute cette plante de M. Borbas qui a pour parents les mêmes espèces.
Dans le cas où cette synonymie serait reconnue exacte le nom imposé
par M. Borbas datant de 1878 devrait avoir la priorité.
G. Camus.
589.— M. Schmidely a publié dans le Bull. de Soc. bot. de Geneve, p.153
(1894) une note sur le Dentaria digitata X pinnata Gremli. Cette note
demontre que M. Gremli attachant peu d’importance aux hybrides, les
signale à la suite des genres dans l’ordre alphabétique des ascendants.
Sous la désignation de D. digitata X pinnata M. Gremli signale toutes
les formes hybrides issues du croisement de ces deux espèces; M. Rapin
ne précise pas de forme particulière pour D. pinnata X digitata qui
comprend comme le 2). digitata X pinnata Gremli l’ensemble des for-
mes provenant du même croisement. M. Arvet-Touvet comprend sous
le nom de D. hybrida, D. pinnata X digitata et D. digitata X
pinnata.
Le Dentaria digenea Rouy et Foucaud, FT. Fr. I, p. 244, ne représente
qu'une seule des formes du croisement; le D. Rapini des mêmes auteurs
désigne une autre forme du même croisement, sans être cependant la
orme signalé par Rapin.
Les recherches de synonymie que nous avons faites sur le Dentaria
digenea nous ont fait admettre la synonymie suivante :
D. digenea Gremli Exc. éd. III, p. 439 (1878).
— D. hybrida Arvet-Touvet Note de q. q. pl. Alp., p. 244, 245 (1883).
— D. intermedia Merklein Verz. d. Gefässpfl. v. Schaffh., p. 4 (1861) non
Sonder.
— D. digitata X pinnata Gremli Exc. éd. 1, p. 84 (1867).
— D. pinnata X digitata Rapin in Bull. Soc. Vaud. sc. nat. 11 (1873).
— D. digitata X pinnata et D. piniata X digitata Arvet-Touvet loc. cit.
APPENDIX I. {1
GALLIA, HELVETIA.
D. digenea Rouy et Foucaud Fl. Fr. 1, p. 235 (1893) = D. digenea
Gremli p. p.
— D. pinnata X digitata Rouy et Foucaud loc. cit.
GALLIA, HELVETIA.
D. Rapini Rouy et Foucaud F1. Fr. 1, p. 245 (1893).
— D. digitata X pinnata Rouy et Foucaud loc. sit.; Chatelier in Bull. Soc.
sciene. nat. du Sud-ouest.
— D. digitata X pinnata Rapin sec. Rouy et Foucaud; non sec. Schmidely.!
GALLIA, HELVETIA.
G. Camus.
601 et 601 bis. — Cratægus macrocarpa Hegetschweiler, Fl.
der Schweiz, 1840, 464, n. 1392. — Syn. : Mespilus Oxyacantha b. ma-
crocarpa Gremli, Exceurs. fl. Schweiz, editiones plurimæ. — M. Ox.
8 laciniata Wallroth Schedæ erit. 1822, 219! et var. pentacycla 220! —
M. Oxyacantha X monogyna Brügger, Beob. wildwachs. Pfl. bast.,
1881, 65; Otmar Buser in litt. — Cf. Lasch in Linnæa, V, 1830, 439
et seq. et C. apüfolia Medikus apud Rehb. Fl. exe. 1832, 629 (sub
C. Oxyacantha).
Apres avoir été découvert par Hegetschweiler dans les parties mon-
tagneuses séparant le haut-lac de Zurich des tourbières d’Einsiedeln, le
Cratæqus macrocarpa a été constaté, toujours rare et accidentel, en
plusieurs endroits de la Suisse orientale. Gremli l’indique à Wilchingen
dans le canton de Schaffhouse, Zollikofer à Marbach dans le canton de
Saint-Gall, Brügger le signale au sommet du Mont Uetli près de Zurich
et dans les environs de Coire. Mon frère Otmar après l’avoir retrouvé
retrouvé vers Einsiedeln (Teufelsbrücke) et sur l’Uetli vient de le cons-
tater en plusieurs stations saint-galloises : dans la carrière de Sankt-
Georgen près de la ville, près de Goldach et du couvent de Magdenau
ainsi qu'à Krinau et à Wildhaus dans la vallée de Toggenbourg.
Les échantillons distribués proviennent de deux stations : l'immense
buisson de Goldach ayant été détruit depuis que les fruits avaient été
récoltés sur lui, les fleurs ont été fournies par un autre pied provenant
des ravins de Wildhaus. Ceci pour excuser si elles ne proviennent pas
d’un méme individu.
1 Bull, Soc. bot. Genève, p. 153 (1894).
EN ER EEE N En SE D a SE EC
EEE ee N ER
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Cette curieuse Aubepine occupe une position intermédiaire entre les
C. Oxyacantha et monogyna, ses caractères oscillent tous entre ceux de
ces deux espèces. Si l’on joint à cela qu'elle ne se rencontre que fort
rarement, en pieds isolés, avec les deux espèces, il n’est pas étonnant
qu'on lui ait soupconné une origine hybride. S’inspirant d’une note de
Reichenbach, Brügger n’hésite pas à y voir un C Oxyacantha X mono-
gyna et les observations que mon frère, ininfluencé par toute littéra-
ture, a pu faire sur les lieux, l’ont amené à la même manière de voir.
Les conditions d’existence d’un individu hybride sont rarement si claires
et si transparentes pour les plantes frutescentes, à fruits comestibles et
à graines disséminées par les oiseaux, telles que les Roses, les Ronces,
les Aubépines, qu’elles le sont ordinairement pour les plantes hybrides
herbacées, par exemple les Violettes, les Cirsium, les Verbaseum, qu’on
rencontre pour ainsi dire toujours égrenées parmi les parents. Il existe
donc des stations, surtout culturales (haies) où le Cratægus de Hegets-
chweiler a été observé sans les deux parents présomptifs, mais à côté
de celles-ci il y en a d’autres où il se trouve mêlé à eux. Sous ce rapport,
mon frère accorde une grande importance à la station de Wildhaus où
dans un ravin molassique à flancs souvent laboures et remaniés par
l’erosion du torrent, vegete, loin de toute culture, une masse de buis-
sons de monogyna et d’Oxyacantha entremêlés de quelques rares macro-
carpa présentant tout à fait l'apparence d’être issus du croisement des
deux premiers.
Dans le tableau suivant, j'ai mis en opposition les caractères du
macrocarpa et de ceux de nos deux espèces légitimes. Ce tableau est fait
d’après le sec, il est probable que l’observation sur le vif le modifiera et
l’élargira notablement.
MONOGYNA | MACROCARPA OXYACANTHA
Feuilles larges-ellipti- larges-obovees ; élargies- | larges-obovées ou arron-
ques ou -ovées, à base lon- | elliptiques sur les pousses | dies-obovées, 1-3-10-
guement cunéiforme, pro- | stériles, 1-3-fides à lobes | bées, à lobes peu pro-|
fondément 1-3-fides ou | incisées jusque versle mi- fonds, situés vers le
pennatipartites (c'est-à- | lieu du limbe. | sommet de la feuille.
dire incisées le plus sou- |
vent en dessous du mi- |
lieu du limbe, les lobes |
inferieurs alteignant sou- |
vent la nervure mediane
‚(f. decussata Wallr.).
APPENDIX I.
13
MONOGYNA
Lobes écartés entiers ou
pauci-
|irregulierement
| dentés au sommet.
' Bord de la moitié infé-
‚rieure du limbe entier et
| cunéiforme.
MACROCARPA
Lobes supérieurs por-
rigés, les inférieurs écar-
tés (à 45°), à bord supé-
rieur souvent entier ou
denté vers le sommet, à
bord inférieur denté ;
dents plus aiguës et plus
écartées que dans l'O.
Base du limbe plus lon-
guement cunéiforme que
dans l'O.
OXYACANTHA
Lobes connivents, à
dents assez égales, sub-
composées, descendant
souvent Jusqu'à peu de
distance du pétiole.
d’un vert clair en dessus,
les adultes + brillantes ;
| blanchâtres en dessous.
vert clair et blanchâtres
(mais un peu plus faible-
ment).
vert sombre en dessus ;
plus pâles, concolores en
dessous et sur le sec un
peu luisantes.
| nervation opaque à réseau
serré.
comme 0.
nervation transparente
a mailles plus elargies.
nervures principales sail-
lantes.
saillantes, mais plus fai-
blement).
cötemediane et nervures
secondairesapplaties au-
dessus du milieu du
limbe.
|
|
|
|
|
feuilles adultes fermes,
| subcoriaces.
comme 0.
submembraneuses.
jours que celles de l'O.
réceptacle allongé, urcé-
olé, tantôt glabre, tantôt
légèrement velu.
sions plus rétrécis.
styles constamment 1 —
presque glabres à la base.
|
stigmate évasé-pelté.
Fruits allongés, ellip-
soïdes.
| Fleurs d'une senteur 5 puant les hannetons.
agréable. 5
d’une floraison plus tar-
dive d’une quinzaine de ?
calice à bord et à divi- | comme ©., les divisions
comme M. et le plus sou-
vent légèrement velu.
plus court, obovoïde; je
ne l’ai vu que glabre.
un peu plus longues.
calice à bord et à divi-
sions plus élargis.
tantôt 1 (rarement 2)
nos échant. florifères ;
tantôt 2 (rarement 1) :
nos éch. en fruits ;
velus à la base.
le plus souvent 2, quel-|
quefois 3, rarement A
— fortement velus à la
base.
plus évasé que chez O.
moins évasé.
subeylindriques ou allon-
ges-ovoides, plus grands
que chez OÖ. et M., sou-
vent (toujours ?) avec 5
bosses à leur base (v.pen-
Lacycla Wallr.).
obovoïdes ou subsphé-
riques, de nuance plus.
foncée.
a a UE 7 Le BR a a ee ee er er
1% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Le ©. macrocarpa n’est pas une plante exelusivement suisse. Zollikofer
l’a rencontrée dans les haies pres de Koblach (Vorarlberg, Autriche).
Dans l’herbier du Prodromus, j’en ai trouvé un échantillon de Lejeune
étiquetté C. Oxy. var. elegans Persoon et provenant probablement des
environs de Spa. En outre, complètement identiques avec la plante
EE suisse, quelques bons échantillons récoltés en Thuringe par Wallroth et
portant les dénominations : Mesp. Oxyacantha ß lacimata, alabastris
ovato-oblongis pilosis. — Eadem, var. alabastris majoribus — M. O. var.
pentacycla Schedæ 220. Comme on le voit, Wallroth fait ressortir, dans
ses remarques deux caractères des fruits, signalés déjà par Heget-
schweiler, d’abord leur grosseur, ensuite leurs cinq proéminences
au-dessus du pédoncule (à contrôler sur le vif!). Wallroth qui a publié
une étude comparative soignée de nos deux Cratægus, voit un de leurs
meilleurs caractères distinctifs dans la blancheur sous-foliaire du mono-
gyna et si, malgré sa présence sur son ß laciniata, il a placé celui-ci
sous l’Oxyacantha c’est qu'il n’en semblait posséder, à en juger d’après
les échantillons de l’herbier DC., que des échantillons en fruit où,
comme on peut le voir sur les nôtres, cette blancheur sous-foliaire a
presque disparu.
Des formes intermédiaires ou hybrides entre les deux Cratægus ont
en outre été signalées par Lasch, mais ses indications sont peu claires
et à peine comparables. A lire son exposé, on croirait qu’autour de sa
résidence, Driesen dans le Brandebourg, les deux espèces légitimes
seraient plutôt rares et qu’à leur place il existerait toute une serie de
transitions graduelles effaçant toute distinction. Outre cela il juge sur-
tout d’après le nombre des styles qui ne fournissent aucun critère
solide.
Une autre forme qu’on devra comparer au macrocarpa «est le
C. apiifolia Medikus (sub Mespilo) que Reichenbach (Fl. excurs. 629
sub Oxyacantha) caractérise de la manière suivante : « quasi X Oxy-
acantha X monogyna est, glabra, foliis profunde 3-5-partitis, Horibus
magnis illius (1. e. Oxyacanthæ), monogynis tamen sequentis (1. e. mono-
gynæ). Hæc ansam facit confundendi. » Malgré que cette courte diag-
nose semble s'appliquer à notre macrocarpa, j'hésite en l’absence du
texte primitif de Medikus (Geschichte der Botanik 1798, 82) à identifier
les deux, voyant le très consciencieux Wallroth citer le nom de Medikus
comme simple synonyme du monogyna.
Il serait d’un certain intérêt que l’origine hybride du C. macrocarpa
püt être établie d’une manière inattaquable. Cela préciserait d'autant
APPENDIX I. 15
mieux les espèces-parentes qu'à cause de leur variabilité, notamment du
nombre des styles et l'existence de formes intermédiaires telles que
notre macrocarpa, beaucoup d'auteurs n’admettent que comme des
variétés d’une même espèce ou qu'ils se refusent entièrement à
distinguer (p. e. Bentham Handbook Brit. FL). Dans la minutieuse
étude de Wallroth p. e. on n’a qu'à éliminer la var. lacimiata comme
hybride présomptif, et on verra tout de suite ce que les deux espèces
gagneront en précision. Il est vrai que le même auteur prétend avoir
observé en outre de réelles formes hybrides, qui seraient done diffé-
rentes de son laciniata; mais il oublie de les caractériser et son lacimiata
tient déjà tellement le milieu qu’on a de la peine à se figurer à quoi
ces prétendus hybrides pourraient se reconnaître. — Pour mon compte
personnel je ne tiens pas à prendre fait et cause dans la question, une
formation intermédiaire n’impliquant pas encore eo ipso une deriva-
tion hybride; et de mes courses déjà anciennes, j'ai gardé le souvenir
que tandis que l’Oxyacantha apparaît comme une race unique, le mono-
gyna varie beaucoup et semble présenter plusieurs races affines indé-
pendantes. Il se pourrait facilement qu’une de ces races se rapprochät
assez de l'Oxyacantha pour simuler pour ainsi dire un produit hybride
des deux. En tout cas je serais, à cause de la blancheur des feuilles,
de l’indument fréquent des pédoncules, de la forme des fruits, plus
incliné à rapprocher le macrocarpa du monogyna, tandis que presque
tous les auteurs l’ont placé sous l'Oxyacantha, évidemment à cause du
nombre des styles. R. Buser.
602. — Nous avons publié le A. tomentella récolté en voyage dans de
mauvaises conditions. Cette plante avait été signalée en Auvergne, puis
rayée de la flore de cette contrée. Malgré le mauvais état dans lequel
nous pouvions la donner, nous avons cru pouvoir le faire puisque la
distribution de cette espèce est une indication utile de géographie bota-
nique. G. Camus.
615. — x Rosa formosula Grenier.
Aux caractères indiqués ajouter le rétrécissement remarquable du
réceptacle fructifere en forme de col au-desous des sépales. F. Hy.
16 à BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
649. — X Verbascum geminiflorum Hy. Hybr. nov.
V. floccosum X Blattaria Forma.
Diffère du V. macilentum Franchet, issu de mêmes parents, par ses
fleurs géminées ou même solitaires vers l'extrémité de la grappe, et par
ses poils glanduleux relativement rares au milieu de poils fourchus sur
les sommités fleuries,
Un seul pied, très ramifié sur les débris d’ardoise près de la Pyra-
mide.
F. Hy.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE I
Fig. 1. Coupe transversale d'une tige de Potamogeton pectinatus L. var.
On peut voir les cellules épidermiques, e, fortement épaissies ainsi que le ren-
forcement des cellules hipodermiques sous jacentes.
Fig. 2. Coupe transversale d'une tige de Potamogeton pectinatus L. var.
On y voit les cellules endodermiques, e, pourvues d’épaississements hémicy-
cliques et les cellules péricycliques, p, ou partie sclérifiées.
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LEGENDE DE LA PLANCHE IV
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LÉGENDE DE LA PLANCHE VII
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LÉGENDE DE LA PLANCHE VII
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XI
Fig. 1. Evolvulus confertus HALLIER f.
Fig. 2. Evoloulus rotundifolius Hazrrer f. Beide in nat. Gr. nach den Exem-
plaren des H. Boiss. und Barb.-Boiss.
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Fig. 1. Jacquemontia Gurtisti PETER, Blütenzweig.
Fig. 2. Calystegia atriplicifolia Hazzrer f. Beide in nat. Gr. nach den Exem-
plaren des H. Mon.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XIV
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Fig. 1. Längs durchschnittene Knolle mit den unteren Teilen der Stengel.
Fig. 2 u. 3. Fruchtzweige. Alles in nat. Gr. nach den Exemplaren des H. Boiss.
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LEGENDE DE LA PLANCHE XV
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XVI
Calonyction ventricosum HALLIER f., von oberseits gesehenes Blatt, Blütenstand
und Knospe in nat. Gr. nach dem BourgzAu’schen Exemplar des H. Boiss.
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LEGENDE DE LA PLANCHE XVII
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zurückgeschlagenem Kelch, in nat. Gr.
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rial des Hort. Bog.
. Blatt und Blütenstand von C. Pavoni Hazurer f. in nat. Gr. nach dem
SPRUCE schen Exemplar des H. Boiss.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XVII
Fig. 1. Blüte von Calonyction Pavoni Hazzier f. in nat. Gr.. nach dem
Pavox'schen Exemplar des H. Boiss.
Fig. 2. Zweig von G. campanulatum HarLıer f. in —— nat. Gr.
= nach dem
Levy'schen Exemplar des H. Boiss.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XIX (V)
PASSIFLORA QUADRANGULARIS
1. Vue d'ensemble d'une fleur. — 5, sépales. — P, pétales. — St, cercles
extérieurs d’axidies.
2. La même fleur vue par dessous. — Ba, bractée antérieure. — Bl, bractéoles
latérales. — Sa, sépales antérieurs. — SI, sépales latéraux. — Sp, sépale posté-
rieur. — Pp, pétales postérieurs. — pl, pétales latéraux. — Pa, pétale antérieur.
3. Ablation de deux sépales m et d'un pétale p pour montrer le mode d’inser-
tion de ces pièces et la base des axidies du premier rang (St).
4. Axidies du verticille n° 6 (+) et du verticille ne 7 (2).
>. Coupe du verticille no 8 montrant un bord légèrement ondulé (+) et des
axidies rudimentaires (£).
6. Section longitudinale d'ensemble passant parallèlement à l'axe du gynos-
tème. — B, bractéoles. — Pe, pédoncule. — R, plancher de la coupe réceptacu-
laire. — G, gynostème. — Les verticilles d’axidies, l’androcee et le gynécée
sont numérotés conformément au texte.
7. Section longitudinale d’un ovule anatrope.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XX (VI)
PASSIFLORA QUADRANGULARIS
1. Inflorescence partielle très jeune, pour montrer les rapports des différentes
pièces. — F', cicatrice de la feuille axillante. — S, S, cicatrices des stipules. —
V, base de la vrille. — P!, bouton latéro-postérieur gauche. — P?, bouton latéro-
postérieur droit.
2. Feuille axillaire peu de temps après sa naissance. — L, limbe. — SS, sti-
pules.
3. Stade plus avancé, le limbe L et les stipules latérales {{ sont repoussées avec
l'aiguille. — En + le primordium de la vrille.
4. Genèse du bouton latéro-postérieur gauche. — L, limbe. — Il, stipules. —
V, primordium de la vrille. — m, primordium du bouton latéro-postérieur
gauche.
5. Genèse du bouton latéro-postérieur droit. — L, limbe. — ll, stipules. —
V, primordium de la vrille. — m, primordium du bouton latéro- postérieur
gauche. — n, primordium du bouton latéro-antérieur droit.
6. Naissance des bractées autour du primordium latéro-postérieur @ gauche. —
>, primordium floral. — a, bractée antérieure. — b, c, bractioles latérales.
7. Genese du calice; les numéros correspondent à l’ordre d'apparition des
pièces.
8. Genèse de la corolle. — S, sépales. — p, primordiums eenallins. — 2, SUI-
face phyllogenique.
9. Naissance des étamines. — S, sépales avec leurs apophyses a. — p, primor-
diums corollins. — e, primordiums staminaux. — x, surface phyllogénique qui
doit donner naissance au gynécée (g).
10. Apparition du gynécée sous la forme d'un bourrelet ovarien avec nombril
central (d). En e les jeunes étamines.
11. Formation de 3 lobes au sommet du mamelon ovarien, en d le nombril
central. Vue prise d’en haut et de côté. ”
12. Diagramme indiquant les distances qui séparent les verticilles, mesurées sur
l'axe, et la longueur relative des pièces qui les composent. Les numéros d'ordre
correspondent au texte. Les formations discoïdales réunies sous la lettre D! sont
situées sur les parois extérieures de la coupe réceptaculaire ; celles groupées sous
la lettre D? sont situées contre le gynosteme.
BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER Tome V. Planche 20.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE XXI
Fig. 1. — Feuille de Scaphopetalum Thonneri, face inférieure. Vers la base
à droite on observe la moins grande largeur du limbe et la première nervure
secondaire rapprochée de la nervure médiane. La bourse est à peine visible de ce
côté.
Fig. 2. — Portion inférieure d’une feuille, face supérieure ; l’asymetrie de la
feuille est très nette. La bourse cachant en partie la nervure médiane est bien
visible.
Fig. 3. — Fragment de rameau vu par dessous. A l’aisselle des feuilles les
inflorescences raıneuses dressées.
Fig. 4. — Fleur non encore complètement épanouie, montrant la striation
des pétales.
Fig. 5. — Calice. pétales et couronne staminale enlevés, au centre l'ovaire
surmonté du style.
Fig. 6. — Fleur débarrassée des enveloppes florales et des étamines, montrani
l'ovaire et le style.
Fig. 7. — Bouton.
(Fig. 1-3 grandeur nat.; fig. 4-7 plus ou moins fortement grossies).
V. Planche 4.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XXI.
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DÉLHERBIER BOISSIER | Tome V. Planche 23.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Tome V. Planche 24.
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BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
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Bulletin de l'Herbier Boissier, sous la direction de Euc. AUTRAN, conservateur de
l'Herbier. 12 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 15 fr. Union postale,
20 fr.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 2 appendices.
» IT (1894), 769 32 » et 4 »
» II (4895), 706 » 18 » et 1 »
» IV (1896). Io Ian et 3 »
BOISSIER, EDM. Flora orientalis sive enumeratio plantarum i in Oriente a ed
et Ægypto ad Indiæ fines HSE observatarum. — 5 vol. et Supplément,
er in-80, 1867-1888 ..... 140 fr.
_ — Voyage botanique dans le midi de l'Espagne pendant l’année 1837. — 2 vol.
grand in-80. 1839-1845. 2
Prix réduit, colorié, au lieu de 400 fr
— en noir
Be Icones Euphorbiarum ou figures de 122 espèces du genre Euphorbia, — 4 vol.
grand in-folio, 24 pages de texte et 221 planches, . Genève, 1866 . 10: tre
- — Diagnoses plantarum orientalium. Are série, 13 fascicules ; Qme ne 6 fasci-
| cules. — In-80. Genève, 1842-1859, le fascicule FA
Les fascicules 1, 3, 6 et 7 sont épuisés.
TER Description de deux nouvelles Crucifères des Alpes et du Piémont, — In-4o, avec =
N: 2 planches
Re Centuria Euphorbiarum. Genève, 1860
_— Pugillus plantarum novarum Africæ borealis Hispanisæque australis, — In- go
Genevæ, 1852 3 fr.
_ BOISSIER. EDM. er BUHSE. Aufzeshlung der in einer Reise durch Transkaukasien De
“und Pcrsien gesammelten See — In-40 avec 10 planches et 1 carte.
Moskau. 1860... . 10 fr.
= BARBEY. C. er W. Herboribatiäng au 1 Levant : Egypte. Syrie et Méditerranée,
Février-mai 1880. Avec 11 planches et 1 carte. — 1880 al) te
BARBEY, W. Floræ Sardoæ compendium. Catalogue raisonné des végétaux observés :
dans l'ile de Sardaigne. Avec suppl. par MM. Ascherson et E. Levier. Avec
7 planches. — 1885 25 Ir.
— Epilobium genus, a cl. Cu. Cuisin ill. Avec 24 planches. -— Lausanne, 1885.
Eu 2) re
_— nee Lycie, Carie, 1842, 1883, 1887. Études botaniques. [n-40, avec 5 pl. —
15. m
LÉ Calceclus X macranthos Barbey. — In-%o, avec une planche be
coloriée. Lausanne, 1891
| _ BARBEY, W.. C. de STEFANI er C. J. FORSYTH-MAJOR. Samos. Étude ls
gique, paléontologique et botanique. Avec 13 pl., par Cu. CuisiN. 1894. 20 fr.
— — Halki. Étude botanique. — In-40 avec 1 DR double, par CH.
: an, Lausanne, 189% Seit,
LT
_— — Karpathos. Étude géologique, ie et botanique. — In-40, |
avec 43 pl., par Cm. Cuisın. 1895 20 fr.
AUTRAN, E. er DURAND, TH. — Hortus Boissierianus. Énumération des
_ plantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambésy, avec préface de
MF. CRÉPIN. — 18e, xı et 572 pages, avec 3 planches. Genève, ae
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BULLETIN
DE
l'HÉRBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VI. 1898.
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Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées au prix de Fr. 19.—
pour la Suisse et de Fr. 20.— pour l'étranger.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
2.111894): °769 29232 » et & »
» III (4895), 706 » 18 » et 1 »
» IV (1896), 963 » 9 » et 3 »
>» NV (1897); 414955 9». 28 » et 2 »
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de l'Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève, — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26,
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