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BULLETIN
DE
LHERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome Vi er >
1898 N
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
RÉ EE ————
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GENEVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
1898
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BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVAFEUR DE LUHERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses Iranan.r.)
Tome VI. 1898.
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GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FBIEDLENDER & SOHN
52, rue des Écoles. | 11, Garlstrasse,
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8
Mer
PIE
I:
VII. -
SOMMAIRE DU wi — JANVIER 1898.
LE GENRE RHODALSINE Gay (Planche))...........
— Ed. Fischer. — BEITREGE ZUR KENNTNISS DER
SCHWEIZERISCHEN ROSTPILZE 2
__ Carl Mülier. — BRYOLOGIA SERRÆ ITATIAIÆ
(Minas Geraës Brasiliæ) ADJECTIS NONNULLIS SPE-
CIEBUS AFFINIBUS REGIONUM VICINARUM..........
.— R. Chodat. — UNIVERSITE DE GENÈVE. — = LABORA-
TOIRE DE BOTANIQUE, Ame série, VIIme fascicule.
R. Chodat. — ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE.....
.— Eugène Autran. — NICOLAS ALBOFF...... ES:
.— John Briquet. — NOTE PRÉLIMINAIRE SUR LE
PIMPINELLA BICKNELLIT....... ER SE
.— P. Chenevard. — NOUV ELLE NOTE SUR L’ANA-
CAMPTIS PYRAMIDALIS Ricu. var. TANAYENSIS..
APPENDIX No I.
R. Chodat. — PLANTE HASSLERIANÆ soit ENU-
_ MERATION DES PLANTES
GUAY par le D' Emile Hasster, d’Aarau (Suisse), de
1885 à 1895 et déterminées par le professeur R. Chodat
avec l’aide de plusieurs coHaborateurs. 550-000
= PLANCHE CONTENUE DANS CETTE LIVRAISON :
PrancHe 1. — Rhodalsine geniculata var. Gayana F.-N. Williams.
u
Bu
RÉCOLTÉES AU PARA-
Pages
.— F.-N. Williams. — NOTE MONOGRAPHIQUE SUR
SUB:
10
AUG 7- 192
1
)
Be année, None Janvier 1898.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LIBRA a
wew YOR!
NOTE MONOGRAPHIQUE BOT ANAL
SUR LE BR
GENRE HHODALSINE Gay
PAR
Frederic Newton WILLIAMS
Planche I.
La disposition relative des parties de l'embryon est un caractère
dont l'importance au point de vue de la taxonomie est considérable, et
qui mérite toujours de l'attention. En dehors de la position et de la
direction de l'embryon par rapport au hile, la place que la radicule
occupe relativement aux cotylédons repliés est susceptible de deux modi-
fications. Dans les Crucifères, en effet, ces modifications offrent un si
grand intérêt, comme moyen de classement, qu’elles méritent une men-
tion spéciale. La radicule peut être, soit dorsale à l'égard de l’un des
cotylédons, soit commissurale par rapport aux deux. Ces différences
ont été précisées pour la première fois dans la classification des Cruci-
fères, établie par Robert Brown, et ont été adoptées par De Candolle
comme caractères primaires et comme caractères de tribu. Dans les
Caryophyllacées, les cotylédons sont ou incombants, ou bien — mais
très rarement — accombants; en d’autres termes, la radicule est dor-
sale dans la plupart des cas, ou bien ce qui est fort rare commissurale.
Jacques Gay a été le premier à signaler le fait que, dans des échan-
tillons de l’Alsine procumbens Fenzl, la radicule dans l’embryon occupe
une position commissurale — et non dorsale, comme dans toutes les
BULL. HERB, BOISS., Janvier 1898. 1
2 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
espèces d’Alsine connues jusqu'alors. Or, c’est à cause de ce caractère
distinctif qu'il émet l’idée de prendre la plante que nous venons de nom-
mer pour type d’un genre nouveau, nettement distinct du genre Alsine
proprement dit. Les capsules que Gay avait examinées provenaient de
quelques échantillons d'Algérie, semées et cultivées au Jardin des Plantes,
à Paris. Plus tard, il eut l’occasion de contrôler ses observations par
l'examen de quelques échantillons sieiliens. Le même caractère s’observe
dans les espèces de Polycarpæa. D'ailleurs, l’Alsine procumbens se vap-
proche par son port du Spergularia rubra, Pers., plutôt que des espèces
du genre Alsine. Il y a done tout lieu de reconnaître le genre Bhodal-
sine de Gay, bien que le nom qu'il a choisi ne soit peut-être pas des
plus heureux, attendu que les formes à fleurs blanches sont tout aussi
répandues dans les régions qui environnent la Méditerranée que celles
à fleurs roses. Quoiqu'il en soit, Gay nous semble avoir eu parfaitement
raison de séparer la Æhodalsine procumbens du genre Alsine propre-
ment dit, en prenant pour point de départ les caractères de ces diverses
plantes, qu'il a nettement définis, caractères d'importance embryogeni-
que et aussi caractères dont la valeur Buy avait, pour ainsi dire,
été prévue par Robert Brown.
De toute la masse confuse des manuserits de Gay, entasses sur des
tablettes dans l’Herbier de Kew, peu de chose a été livré à la publicité
et utilisé par des botanistes critiques, malgré l’assiduite avec laquelle
Mr. J. Traherne Moggridge s’est appliqué à classer et à cataloguer con-
sciencieusement les innombrables bandes de papier et demi-feuillets cou-
verts de l'écriture minuscule, mais très lisible, de ce travailleur aussi
infatigable que méticuleux.
La présente étude est basée, dans une certaine mesure, sur les manus-
- erits de Gay, ainsi que sur sa collection d'échantillons, conservée égale-
ment à l’Herbier de Kew.
La description de l’espèce la plus connue est très détaillée (sauf, bien
entendu, en ce qui concerne des caractères ordinaux), afin qu'en puisse
se rendre compte de la méthode suivie par Gay dans l'appréciation de
la valeur relative des caractères d'importance secondaire et mineure ;
methode que Gay a appliquée aussi à l’examen d'échantillons de plantes
dites critiques. À propos de chaque variété à l’intérieur des espèces, la
synonymie et la distribution géographique sont indiquées en détail.
RHODALSINE J. Gay in Ann. Se. Nat. ser. II, ıv,p. 25
(1845).
je ai ee ri
(3) FREDERIC NEWTON WILLIAMS. GENRE RHODALSINE GAY. 3
Sepala 5, hyalino-marginata. Petala 5, integerrima. Stamina 10, infra
petala disco pentagono urceolato inserta, plane libera, distincte bise-
riata ; sepalis opposita 5 medio disei, petalis opposita 5 supra medium
disei inserta, basi haud saccata, sed petalis illorum oppositorum fila-
menta basi dilatata. Ovarium uniloculare multiovulatum: styli semper 3.
Capsula ovoideo-conica usque ad basin in valvas 3 chartaceas dehiscens.
Semina reniformi-subrotunda compressa, lævia vel tuberculata, hilo
estrophiolata. Embryo peripherieus : cotyledones lineares ; radicula
situ commissuralis, filiformi-teres. — Herbæ perennes. Folia linearia.
lineari-lanceolata, oblongo-lanceolata vel oblongo-elliptica, plana. Flores
axillares et terminales, in eymas laxas dichasiiformes dispositi. Petala
rosea vel alba.
Rhodalsine ab omnibus generibus affinibus differt, — staminum
insertione inæquali, et illorum sepalis oppositorum 5 filamentis basi
haud dilatatis, insigniter autem cotyledonibus accumbentibus nec incum-
bentibus.
Species habitu et petalis Spergulariam revocant, capsulam autem
Alsinis habent.
Syn. Alsine sect. Psammophilæ, Fenzl in Endl. Gen. Plant. p. 965 (1840);
et suppl. IV, pt. 3, p. 95 (1847).
Arenaria sect. Rhodalsine, Benth. et Hook. f. Gen. Plant. I, p. 150 (1862).
Alsine sect. Rhodalsine, Willk. et Lge. Prodr. fl. Hisp. III, p. 613 (1868) ;
Battand. et Trab. Fl. de l'Algérie, I, p. 15% (1888).
Alsine subgen. Rhodalsine, Par in Engl. et Prantl Natürl. Pflanzenf. HE,
1 b., p. 83 (1889).
Genus duas species amplectitur, térrarum et insularum regionis
Mediterraneæ incolas.
1. Rhodalsine procumbens J. Gay.
var. 2. linearifolia Williams.
2. Rhodalsine geniculata Williams.
var. «. Poiretiana.
var. £. glabrata.
var. y. communis.
var. 5. Gayana.
1. Rhodalsine procumbens J. Gay IL. c., p. 25 (1845): Jacks. Ind.
Kew. 11, p. 709 (1895).
(Diagnosis). Læte virens, pubescentiä viscoso-glandulosä dense ves-
1 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
tita. Caules 15-30 centim., plures procumbentes, apicem versus adseen-
dentes, sæpe orbiculatim expansi subgeniculato-nodosi, apice sæpe
dichotomi. Folia lineari-lanceolata vel latiuseule oblongo-lanceolata,
supra enervia, subtus uninervia, inferiora internodia superantia, supe-
riora brevia. Flores numerosi in cymas dichasiiformes dispositi, pedi-
cellis filiformibus jam sub anthesi calycem superantibus, demüm paten-
tibus strietis suffulti; bracteæ foliaceæ. Sepala basi coalita oblonga late
hyalino-marginata. Petala late ovata, sepalis æquilonga vel eis breviora.
Capsula sepalis in statu fructifero conniventibus inelusa. Semina reni-
formi-compressa minutim rugulosa ferrugineo-rufescentia, lævia (vel
sub lente papilloso-granulata).
(Descriptio). Late virens, pubeseentiä viscoso-glandulosä patenti
dense vestita, pilis paucicellulatis apice in eyathum bulbosum plerum-
que dilatatis. Radix perpendicularis vel plus minus obliqua, pr&longa,
testaceo-corticata, collo in caules plures ramosa. Caules 15-30 centim.,
procumbentes, apicem versus adscendentes, subgeniculato-nodosi, ra-
mosi apice sæpius diehotomi, teretes. Folia 6-12 mm. lg. lineari-vel
oblongo-lanceolata acuta, supra enervia, subtus uninervia, inferiora
internodiis longiora, reliqua eis breviora. Flores numerosi in eymas
dichasiiformes (repetite dichotomas) dispositi, longe pedicellati, pedi-
cellis filiformibus jam sub anthesi calycem superantibus plerumque
arcuato-patentibus deinde strietis suffulti ; bracteæ ovali-elliptieæ folia-
ceæ. Calyx ovoideus, basi distincte urceolatus, urceolo brevi hypocra-
teriformi, carnoso haud indurato ; sepala 3-5 mm. le., æquilonga her-
bacea tenera oblongo-ovata vel ovato-lanceolata obtusiuseula obseure
5-7-nervia basi coalita, inter nervos venulosa, nervis exeurrentibus, late-
ralibus tenuissimis, 2 exteriora angustiora magis acuta angustius hya-
lino-marginata, cetera late hyalino-marginata, sub anthesi patula, pos-
tea conniventia tune capsulam ineludentia. Petala late ovata, sepalis
æquilonga vel eis breviora, flabellatim 5-venia, marginibus ineumbenti-
bus, basi minime unguiculata quasi exunguiculata, late rosea. Sta-
mina inæquilonga, longiora petalis æquilonga, breviora (petalis oppo-
sita) usque ad medium petalorum attingentia ; filamenta subulata hya-
lina uninervia ; antheræ elliptice flavæ ; longiora basin versus hirtello-
papillosa, breviora omnino glabra : granula pollinis globosa asperula.
Ovarium ovato-globosum breviter stipitatum ; ovula 15-22 in congeriem
sphæricam hexasticham plus minus densam collecta: styli 1'/2-2 mm. lg.
tiliformes elongati, primum erecti demum refiexi, apice subinerassati
ibique sollum papillosi. Capsula ovoideo-conica vel sæpius ovato-eylin-
(5) FREDERIC NEWTON WILLIAMS. GENRE RHODALSINE GAY. 5
drica, sepalis in statu fructifero conniventibus occulta, in valvas 3 dehis-
cens : valvæ ovato-lanceolatæ obtusæ enerves lævissimæ non granulatæ
etiam margine tenues haud incrassatæ. Semina plerumque pauca 7-9,
interdum plures 17-25, vix ?/s mm. diam. majore, faciebus concava,
dorso anguste canaliculata, ferrugineo-rufescentia, minutim transverse
rugulosa ; testa tenaciter dura lævis : funieuli breves lineares lamellati
hyalini, nervo tenui brevi inseripti. Embryo teres hippocrepideus.
albumen semipellueidum eingens : cotyledones longitudine radiculæ,
æquilongæ.
Syn. Cherleria sedoides (non Linn.) Forsk. Fl. Aegypt. Arab. p. 66 (1775).
Arenaria peploides (non Linn.) Ueria, Hort. Panorm. p. 187 (1789).
Arenaria procumbens, Vahl, Symb. Bot. II, p. 50, t. 33 (1791); Willd. Sp.
Plant. II, p. 720: Cand. Prodr. I, p. 413, n. 129; Bertol. Fl. Ital. IV, p. 665:
Jacks. Ind. Kew. I, p. 180.
Arenaria rosea, Presl, Fl. Sicula, p. 165 (1826).
Alsine procumbens, Fenzl, Geogr. Verbreit. Alsin. p. 57 (1833); Webb, IL.
Hispan. p. 62 (1838) ; Boëss. Voy. Bot. Esp. fase. V, p. 97 (1840); Guss. Enum.
pl. Inarim. p. 52 (1855); Boiss. Fl. Orient. I, p. 671 (1867); Amo, Fl.
fanerog. Iber. VI, p 133 (1873): Willk. et Lge. Prodr. fl. Hisp. II, p. 613
(1878); Tanfani in Parl. Fl. Italiana, IX, p. 607 (1892).
Alsıne rosea, Nym. Consp. fl. Eur. p. 119 (1878).
Ieonogr. Vahl, Symb. Bot. II, p. 50, t. 33 (1791); Willk. Ze. deser. Pl. rar.
Hisp. 1, p. 10%, t. 670 B. (1853).
GEOGRAPHICAL DISTRIBUTION
Canary Iscaxps. — Lanzarole (Bourgeau, Pl. Canar. 1845, n. 301).
SPAIN. — On sandy and rocky soil in waste places, often near the sea. Prov.
of Catalonia, near Prats de Rey (J. Puiggari). Prov. of Valencia, at the foot of
Mi. Hifac (Lacaita, 188%). Prov. of Murcia, near Alhama, and on the Cerro del
Pino, near Hellin (Rowy), Sierra de Pedro Ponce (A. Guirao). Prov. of Anda-
lusia, Cabo de Gata (Lange), near Granada (Webb), Motril, Malaga and Estepona
(Borssier), isthmus of Cadiz (Lange). :
GIBRALTAR. — (Lemann exs. 1841 ; Kelaart, Fl. Calpensis, p. 85 [1846]).
Mazrese IsLanos. — Malta (Groves, herb.). Gozo (J. F. Duthie, 1874, in
Herb. Kew and Herb. Mus. Prit.).
Irary. — On rockyand sandy soil near the sea in the south part of the penin-
sula, in Sieily and Sardinia, also in several small islands. In Campania (Tenore).
Island of Ischia (Gussone). Reggio in Calabria (Bertoloni) Sicily, Mt. Etna
{Strosl, 1885) (Presl), at Palermo (Parlatore), near Messina (Nicotra Prodr. fl.
Messanensis [1878-84]), Scoglitti (Ajuti), Trapani (Lojacono). In the islands of
6 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Favignana, Maretimo, Pantellaria and Linosa (Gussone). Sardinia, near Cagliari
(Ascherson).
‘Friout (Forskal, about 1761).
Tunis (Vahl, original specimens, « in ruderatis »).
6. linearifolia Williams.
Caules 18-27 centim. Folia linearia longiora : internodia breviora.
Sepala angustiora lanceolata.
Syn. Arenaria procumbens var. linearifolia Moris, Fl. Sardoa, I, p. 276 (1837).
Arenaria geniculata (non Poir.) Biv. Sicul. Plant. cent. II, p. 12 (1806).
Arenaria extensa, Duf. in Ann. Sc. gen. Phys. VII, p. 291 (1820).
Alsine geniculata, Strobl in Oesterr. Bot. Zeitsch. 1885, p. 212.
Alsine extensa, Nym. Consp. fl. Eur. p. 119 (1878).
Arenaria externa, Willk. in Walk. et Lge. Prodr. fi. Hisp. III, p. 613 (1878).
Iconogr. Boccone, Le. deser. Pl. Rar. Sicil. p. 18, t. 10, f. 3 D (167%), Alsine
maritima altera, angustis foliis.
Vahl’s original description of the species is as follows : — « Radix
« perennis. Caules plures, prostrati, difiusi, pedales, basi lignosi, tere-
« tes, filiformes. Rami simplices, apice dichotome divisi. Folia sessilia,
« opposita, unguicularia, superiora majora, interstitiis duplo breviora :
« rudimenta foliacea ex omnibus axillis. Panieula terminalis, dichotoma.
« Flores peduneulati, Arenariæ maritime, at minores. Peduneuli eapil-
« lares, uniflori, pubescentes, subviscosi, unguiculares. Calyeis foliola
« ovato-lanceolata, margine membranacea. Petala rubra, calyce param
« breviora. »
Gay says in his mss. note attached to a speeimen, — « biseriata fila-
menta inter Alsineas sola mihi Arenarıa procumbens obtulit, quam ob
causam et propter notulas quasdam alias satis graves in genus pro-
prium aceipienda videtur, sie definiendum. » But in certain species of
Arenaria, particularly in those of the small subgenus of Pentadenaria,
the filaments are certainly biseriate and the alternate stamens spring
from a distinet gland, the other stamens being without a gland at the
base.
Mr. John Ball in his examination of North African specimens was
unable to separate and distinguish Desfontaines’ Arenaria hernia-
riæfolia from Rhodalsine procumbens. He says, «species satis Judibunda
quoad formam foliorum et longitudinem sepalorum, sed varietates sta-
bilire inutile duco. » Apart, however, from the obvious though specifi-
cally unsatisfactory character of the color of the petals there are cer-
(7) FREDERIC NEWTON WILLIAMS. GENRE RHODALSINE GAY. 7
tain other characters which in the aggregate may serve to group the
known forms under two species. After the full description which has
been given of this species, it is only necessary to indicate the points of
difference between the next species and this : so that when speeimens
are laid side by side they may be readily distinguishable.
GEOGRAPHICAL DISTRIBUTION
Spam. Prov. of Valentia, San Felipe (« Arenaria extensa », Dufour [1820]).
Prov. of Murcia, Sierra de las Cabras, near Hellin (in Herb. Kew. n. 8h).
Irary. Sieily, Mt. Etna (Strobl 1885). Sardinia (Moris, herb.).
ALGERIA. Oran, 1866 (Munby, in Herb. Kew.).
Morocco. Taurirt, at 3090 metres, 1888 (J. Thomson, in Herb. Kew.).
2. Rhodalsine geniculata, Williams.
Hæc altera species a præcedenti notulis sequentibus diftert. — Spe-
eimina plerumque robustiora, indumento valde variantia. Petala alba.
Stamina inæquilonga, longiora ?/s-°/ı longit. petalorum attingentia, bre-
viora (petalis opposita) usque ad medium petalorum vix attingentia.
Capsula fructifera calycem paullum excedens. Semina tuberculata (oculo
nudo), plerumque 8-11.
a. Poiretiana, Williams.
Planta inferne glabra, eglandulosa, superne villoso-puberula glandu-
losa. Folia lineari-oblonga. Sepala 5-7-nervia.
Syn. Arenaria geniculata, Poir. Voy. Barb. H, p. 166 (1789); et Eneyel.
Meth. VI, p. 365 (180%); Jacks. Ind. Kew. I, p. 179 (1893),
Alsine procumbens, Battand. et Trab. Fi. de l’Algerie, I, p. 154 (1888).
GEOGRAPHICAL DISTRIBUTION
ALGERIA. (Poëretl, the original specimens). Oran, 1839 (Battandier). (Bové in
Herb. Kew.).
Gay has the following note attached to Bové’s specimen, which is
labelled « Arenaria herniariæfolia, 1839, » and from the character of
its indumentum is readily referable to the type: — « l’echantillon de
Boissier est trop jeune ; dans celui de Bové, qui est un peu plus avancé,
je n’ai pu découvrir qu’une seule capsule en état de déhiscence, et cette
capsule était à 5 valves comme Desfontaines et Poiret le disent; et non à
5 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
3 comme dans Alsine procumbens. » I have examined this specimen
together with Bove’s other duplicates, and I certainly found that in
some capsules there were five teeth; but the teeth are of variable width,
showing that they have been torn in process of drying and pressing the
speeimen. In the capsules evidently undamaged there are only three
teeth. Desfontaines erroneously says « quinquevalvis ».
ß. glabrata, Williams.
Tota planta glabra eglandulosa. Caules 19-23 centim. Folia lineari-
oblonga tenuia. Sepala 5-nervia. Petala albida vel dilutissime carnea.
Syn. Arenaria Bartolloti, Tineo Pl. rar. Sieil. pugill. I, p. 10 (1846) ; Jacks.
Ind. Kew. I, p. 178.
Arenaria Bartoletti, Tanfani (sub syn.) in Parl. Fl. Italiana, IX, p. 607
(1892).
Alsine Bartolotti, Huet exs. Sicul. anno 1855; et ex Nym. Consp. fl. Eur.
p. 119 (1878).
Alsine geniculata var. Bartolottæ, Lojac. in herb. et exs. Fl. Sie.
Hab. Sieily; Palermo and Termini.
The above synonyms show how authors difter in the spelling of the
name of one of their own countrymen.
7. communis, Williams.
Tota planta pilis brevibus villosulis glandulosis vestita. Folia linearia,
internodiis breviora. Sepala 5-nervia. Petala alba vel albida.
Syn. Arenaria herniariæfolia, Desf. Fl. Atlantica, I, p. 358 (1798).
Arenaria herniarifolia, Jacks. Ind. Kew. I, p. 179 (1893).
_ Arenaria procumbens, Ball, in Journ. Linn. Soc. XVI, p. 365 (1877).
Arenaria procumbens var. £, Guss. Pl. rar. Sie. p. 183 (1826).
Alsine herniariæfolia, Munby in herb.
Alsine procumbens var. linearifolia, Fenzl, herb. in Herb. Benth. (planta
24 centim., foliis 10-14 mm. 1g.).
Alsine maritima longius radicata, Herniariæ foliis, Boccone, Ic. descr. Pl. rar.
Sicil. p. 18, t. 10, ff. 1a, Ab. (1674); Cupani Hort. Cath. p. 6 (1696).
Alsine perennis lusitanica, radice crassa, Herniariæ facie, ad sched. in Herb.
Tournef.
Alsine maritima Siciliana longius radicata, Herniariæ foliis. Morison Plant.
Hist. Univ. II, p. 552, no 21 (1680).
Tconogr. Boccone, Ie. deser. Pl. rar. Sicil. p. 18, €. 10, ff. La, 1b (1674).
(9) FREDERIC NEWTON WILLIAMS. GENRE RHODALSINE GAY. 9
GEOGRAPHICAL DISTRIBUTION (var. communs).
PortuGar. Authentic specimen in Tournefort’s herbarium, as noted in the
synonymy above.
SPAIN. Near Malaga in Andalusia (Wallkomm It. Hisp. 1845, n. 877). Mt. Agudo
near Murcia (Bourgeau, exs. n. 1708).
Bazearic IsLanos. Near Palma in Mallorca (Cambessedes in Herb. Benth., et
in Herb. Gay, 1828).
Canary Iscaxps. Lanzarote (Webb) : Lanzarote and Graciosa (Lowe, 1875).
SIGILY. (Boccone’s original record for the earliest known specimens). Bales-
trale (Lojacono).
GREECE. On voleanie rocks in the island of Aegina (Heldreich, Salzmann, exs.
n. 470). In the nome of Attica, at Phalerum (Heldreich, 1848: Haussknecht lt.
Græcum, 1885). Piræus and Mt. Sunium (Haussknecht It. Grecum, 1885).
Eevpr. N. coast, at Aboukir and Alexandria (Herb. Kralik, 1847; Delile).
Teıpori. Derna on the coast of prov. of Barca (P. Taubert, It. Cyrenaïcum,
1887, n. 213).
Tuxis. Gabes on the coast (Kralik, Pl. Tunetanæ, 185%, n. 192). Isles of
Plane, Kerkenna, and Djerba (Bonnet et Barratte, Pl. Vase. Tunis. p. 58 [1896]).
ALGERIA. Oran (Balansa, Pl. Alg. 4852, n. 369. Cosson, exs. 1848 in Herb.
Kew., Munby, PI. Alger. exs. cent. II, 1851, n.3, Warion, 1873). Mostaganem.
(Balansa, Pl. Alg. 1851, n. 189). Halfaoula (E. G. Paris, It. Bor. Afr. n. 425).
Mansourah (Choulette, Fragm. fl. Alger. exsice. n. 212).
Morocco. Plain of lower region of Great Atlas 1500-2000 metres (Hooker.
1871, Cosson, 1874). Prov. of Shedma, and Agadir on the coast (Hooker, 1871).
The Spanish settlement of Ceuta (Ball). Prov. of Ksima. Mogador (Rev. R. T.
Lowe, n. 759). Tetuan (Ball). Mamorafed (A. Grant, 1887). Prov. of Haha
(Ball). Near Amsmiz (Ball). Valley of Aït Mesan, up to 1400 metres (Ball).
This form is thus widely distributed throngh the Mediterranean
countries, and appears to be the one which occurs the more frequently.
The plant seems to have been overlooked by Linnæus, and is not noticed
by him, although other plants first mentioned by Paolo Boccone were
not passed over in the synonyms cited.
Poiret thus distinguished the plant in his earlier work (1789) : —
« Cette espece pousse des tiges nombreuses, longues, un peu velues.
« Les feuilles sont linéaires, un peu aiguës, glabres ; les fleurs sont dis-
« posées en panicule. La corolle est blanche ; les pétales sont cachés par
« le calice qui est plus long. Les divisions du calice sont hérissées de
« poils dans leur milieu. lisses et membraneuses à leurs bords. » Poiret
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
cites no more precise locality than « Numidia » : any information affor-
ded by the examination of the type-speeimens which are in the late
Ernest Cosson’s herbarium I have not been able to obtain.
0. Gayana, Williams.
Tota planta pilis longe villosis multi- non paueicellulatis apice acu-
tatis acutis dense vestita, sed eglandulosa. Folia eis varietatum priorum
latiora, oblongo-elliptica vel fere obovato-cuneata, 11-14 mm. X
4-5 mm. Sepala subenervia. Petala alba. Habitu quam in typo evidentius
robusta, 12-16 centim. alta.
Syn. Rhodalsine platyphylla, @ay, herb. in Herb. Kew.
Hab. GanarY Istanos. Cliffs of Handia on the island of Fuerteventura (Bow-
geau, Pl. Canar. 1846, n. 717; Webb, exs. 1846).
A plant readily distinguished from other forms grouped under the
two species by the broader leaves and long multicellular hairs of the
dense indumentum.
RHODALSINE, genus a Jacobo Gay Arenaria procumbente fundatum,
pluribus lustris a botanieis ad Alsinen aut Arenariam reductum vel
etiam neglectum, nune redditum, tametsi Polycarpææ propter embryo-
nem affine, nihilominus systematicè inter Alsinen et Hymenellam collo-
candum.
Brentford, 14 août 1897.
11
Beiträge
zur
Kenntniss der schweizerischen Rostpilze
von
Ed. FISCHER
1
(Fortsetzung *.)
4. Puccinia Aecidii-Leucanthemi n. sp. und Puccinia
Caricis montanae n. sp.
In den Sitzungsberichten der bernischen naturforschenden Gesellschaft
vom 28. April 189% und vom 25. Mai 1895 zeigte ich, dass das Aecidiumn
Leucanthemi DE. auf Chrysanthemum Leucanthemum und ein auf Cen-
taurea Scabiosa auftretendes Aecidium (Aec. Centaureæ Scabiosæ Magn.)
je zu einer auf Carex montana lebenden Puccinia gehören. Ueber die
Versuche, die zu diesem Resultate führten, soll an anderer Stelle einge-
hender berichtet werden ; um aber die in Rede stehenden Puccinien
nicht länger namenlos herumlaufen zu lassen. sei hier die Beschrei-
bung ihrer Uredo- und Teleutosporen gegeben :
Puccinia Aecidii-Leucanthemi n. sp.,Sporenlager klein, in
der Längsrichtung des Blattes verlängert, selten mehr als ‘/4 mm. lang ;
lange von der Epidermis bedeckt bleibend. Uredosporen kugelig bis
eiförmig; Durchmesser derselben 18-21 u; Membran farblos oder gelb-
lich, mit kurzen, ziemlich enfernt stehenden, conischen Stacheln besetzt;
Keimporen 2, etwas über der Mitte der Spore liegend. — Teleutosporen
birnförmig bis keulenförmig. am Scheitel oft papillenartig vorgezogen,
1 Siehe t. V, no 5, p. 393-397.
12 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
zuweilen ungleichseitig, seltener regelmässig gerundet; an der Basis all-
mählig in den Stiel verschmälert, an der Grenze beider Zellen wenig ein-
geschnürt; Länge 42-50 u, Durchmesser 18-21 u, untere Zelle oft etwas
länger und schmaler als die obere ; Membran glatt, braun, am Scheitel
stark verdickt (bis zu 14-17 y). Stiel kurz, meist kürzer oder nur wenig
länger als die untere Zelle, farblos. Sporen nicht abfallend.
Die Teleutosporenlager von Puccinia Aecidü-Leucanthemi habe ich bis-
her nur bei Isenfluh im Berner-Oberland beobachtet. Doch ist der Pilz
sehr verbreitet, denn die Aecidien desselben, auf Chrysanthemum Leucan-
themum, findet man, namentlich in der subalpinen Region, durchaus nicht
selten : Ich habe dieselben z. B. gesammelt bei Isenfluh im Berner-Ober-
land, zwischen Charmey und Schwarzsee (Kt. Freiburg), zwischen Jaun
und Reidigalp (westliche Stockhornkette), bei Reidenbach (Simmenthal).
in der Gegend von Silvaplana im Ober-Engadin.
Puccinia Caricis-montansae n. sp. Sporenlager bis i mm. lang
und ‘/4-1/s mm. breit, in der Längsrichlung des Blattes verlängert, früh-
zeitig nackt. Uredosporen kugelig bis ellipsoidisch ; Durchmesser der-
selben 18-21 u; Membran braun, mit äusserst kleinen, entfernt stehen-
den, farblosen Wärzchen besetzt; Keimporen 2, dem der Anheftungsstelle
der Spore abgekehrten Pole genähert. — Teleutosporen birnförmig, am
Scheitel regelmässig gerundet, oft auch ungleichseitig, seltener papillen-
artig vorgezogen; an der Basis allmählig in den Stiel verschmälert, an
der Grenze beider Zellen eiwas eingeschnürt, 42-52 y lang, 18-24 y. breit,
untere Zelle schmaler, oft auch etwas länger als die obere. Membran
glatt, braun, nach der Basis hin heller werdend, am Scheitel stark ver-
dickt (bis’zu 10-1% y); Keimporus der obern Zelle seitlich von der Scheitel-
verdickung gelegen, derjenige der untern Zelle dicht neben der Scheide-
‘wand. Stiel farblos, zuweilen die Länge der Spore erreichend. Sporen
nicht abfallend.
Die Teleutosporenlager von Puccinia Caricis montanæ habe ich bisher
nur bei Isenfluh im Berner-Oberland beobachtet, wo auch das Aecidium
auf Centaurea Scabiosa häufig auftritt. Indess dürfte auch diese Art ın
der subalpinen Region nicht selten sein : Magnus fand die Aecidien bei
Vulpera (Unter-Engadin), ich selber bei Samaden (Ober-Engadin), ferner
erhielt ich sie von Vernayaz im Wallis.
Nach obigem bestehen die Unterschiede zwischen Puccinia Aecidü-
Leucanthemi und Pucc. Garicis-montanæ, abgesehen von den verschiedenen
Aecidien-Nährpflanzen, besonders darin, dass bei letzterer Art die Uredo-
und Teleutosporenlager meist grösser sind als bei ersterer, und früh
(3) ED. FISCHER. SCHWEIZERISCHE ROSTPILZE. 13
nackt werden. Weniger scharf sind die Unterschiede in der Form der
Teleutosporen ; indess kann man sagen, dass letztere bei der Puceinia
Aecidii-Leucanthem am Scheitel häufiger papillenförmig ausgezogen oder
ungleichseitig sind, während man bei Pucc. Caricis-montanæ besonders
häufig Teleutosporen mit sehr regelmässig gerundetem Scheitel vor-
findet.
Unsicher bleibt es noch, ob das Aecidium auf Centaurea montana, welches
ebenfalls zu einer auf Carex montana lebenden Teleutosporenform ge-
hört, zu Puccinia Caricis-montanæ zu ziehen, oder als besondere Art zu
betrachten sei. Dasselbe ist ebenfalls nicht selten : ich besitze es von
Saxelen (Berner-Oberland), Walopalp und Reidigalp (Stockhornkette),
Meerenalp ob Mühlehorn am Wallensee (leg. F. v. Tavel).
>. Die Uromyces-Arten der alpinen Primeln.
Nach Magnus! und Dietel? sind auf den alpinen Primula-Arten folgende
drei Uredineen zu unterscheiden :
1) Ein Aut-Eu-Uromyces auf Primula hirsuta AU. (P. viscosa Vill.),
der als Uromyces Primulæ Lev. bezeichnet wird °.
2) Ein Mikro-Uromyces auf Primula minima, der wahrscheinlich, aber
nicht ganz sicher, mit de Gandolle’s U. Primulæ integrifoliæ (auf P. inte-
grifoha) zu identifizieren ist.
3) Ein Aecidium, dessen Teleutosporen und Uredo noch unbekannt
sind, auf Primula integrifolia und einigen andern Arten. Dasselbe wird
Aecidium Primule DC. genannt.
Das letzigenannte Aecidium kommt u. a. am Albula auf Primula inte-
grifolia und P. viscosa All. ausserordentlich häufig vor, die Fläche defor-
mirter Blätter über und über bedeckend. Bei sorgfältiger Durchsicht von
solchen befallenen Blättern der P. iniegrifolia, welche ich am 22. Aug.
1890 und am 19. Aug. 1895 daselbst gesammelt, fand ich nun auch eine
- (freilich nicht grosse) Anzahl von Teleutosporenlagern. Die in denselben
enthaltenen Sporen stimmten im Wesentlichen völlig überein mit den-
jenigen auf Primula hirsuta All., aber es waren denselben keine Uredo-
1 Erstes Verzeichniss der ihm aus dem Kanton Graubünden bekannt gewor-
denen Pilze, 1890, p, 15 ff.
2 Bemerkungen über einige Rostpilze. Mittheilungen des Thüringischen bot.
Vereins. Neue Folge. Heft III und IV, 1893, p. 65 #.
® Ich besitze denselben mit allen drei Sporenformen von der Bachalp am Faul-
horn, welche bei c. 2200 M. über Meer gelegen ist (leg. A. Schenk).
14 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
sporen beigemischt. Es liegl nun sehr nahe anzunehmen, dass diese
Teleutosporen auch wirklich zum Aecidium, mit dem sie auf den gleichen
Blättern auftreten, gehören. Sollte sich dies durch Infektionsversuche
bestätigen, so hätten wir es in diesem Falle mit einer Uredinopsis zu
thun und es würde sich dann die Gruppirung der alpinen Primula-
bewohnenden Uromyces-arten folgendermassen gestalten :
I) ein Aut-Eu-Uromyces auf Primula hirsuta All.,
2) ein Mikro-Uromyces auf Primula minima,
3) eine Üromycopsis auf Primula integrifolia und vielleicht auch P. Pede-
montana‘. Ebenso dürfte wohl auch das Aecidium auf P. viscosa All. hie-
her zu ziehen sein °.
Dieser Befund legt nun die Annahme nahe, dass de Gandolle’s Aeci-
dium Primulæ und sein Uredo Primulæ integrifoliæ (bei welch’ letzterem
es sich vermutlich? um Teleutosporen handelt) zusammengehören ; in
diesem Falle wäre dann nicht die Mikropuccinia auf Primula minima,
sondern die unter 3) genannte Uromycopsis als Puccinia Primulæ integri-
foliz (DC.) zu bezeichnen. Für die Mikropuceinia auf Primula minima
müsste dann ein neuer Name gewählt werden, z. B. Uromyces Pri-
mul minime.
Sollte sich dagegen die Zusammengehörigkeit der Teleutosporen auf
Primula integrifolia mit den Aecidien nicht bestätigen, dann wäre bis
auf Weiteres Dietels Auffassung beizubehalten : es würden in diesem
Falle auf Primula integrifolia zwei Pilze vorkommen, nämlich eine Mikro-
puccinia, mit derjenigen auf Primula minima identisch, und ein Aecidium
unbekannter Zugehörigkeil.
1 Im Herbarium meines Vaters befinden sich zwei Blätler dieser Primula.
welche von J. Müller in den Alpen von Cogne gesammelt sind, das eine mit
Aeeidien besetzt und augenscheinlich deformirt, das andere mit einem Teleuto-
sporenlager. Im Herbar des botanischen Instituts in Strassburg liegen ebenfalls
von J. Müller gesammelte Exemplare mit der Bemerkung : Aecidium und Uro-
myces z. Th. auf demselben Blatt und derselben Pflanze. Immerhin ist aber die
Möglichkeit des Besitzes von Uredosporen nicht ausgeschlossen.
2 Man könnte geneigt sein zu denken, es handle sich hier um die gleiche Spe-
cles, wie die sub 2) anführle, nur seien bei den vorliegenden Exemplaren in
Folge der hohen Standorislage die Uredosporen nicht ausgebildet worden.
Demgegenüber ist aber zu bemerken, dass der Aut-Eu-Uromyces Primule an fast
ebenso hohen Standorten auftritt (s. die oben gemachte Angabe des Vorkommens
auf der Bachalp.)
LAS Die elec
(5) ED. FISCHER. SCHWEIZERISCHE ROSTPILZE. 15
6. Gymnosporangium juniperinum (L.) und
G. tremelloides Hartig.
In der Hedwigia. 1895, p. 1 ff., habe ich gezeigt, dass das schon lange
bekannte Aecidium penieillatum Müll. weder zu Gymnosporangium cla-
variæforme, noch zu @. juniperinum gehört, sondern zu einer besondern,
allerdings ebenfalls auf Juniperus communis lebenden Art: G. tremel-
loides. Seither hat Dietel' dargethan, dass auch die Teleutosporen der
letztern Art von denjenigen des @. juniperinum charakteristisch verschie-
den sind und dass letzteres kleinere Teleutosporenpolster auf Zweigen
und Nadeln bildet, während ersteres in grössern Polstern auf den
Zweigen auftritt. Ich bin nun in der Lage, diese letztere Angabe durch
einige Beobachtungen zu bestätigen :
Im botanischen Garten in Bern stand vor einigen Jahren ein Juniperus
communis, der Jahr für Jahr auf seinen Blättern kleine Teleutosporen-
polster producirte ; dass auch an den Zweigen Lager aufgetreten wären.
ist mir nicht erinnerlich. Dicht daneben stand ein Sorbus Aucuparia, an
welchem sich reichlich Restelia cornuta entwickelte.
Bei einem Aufenthalte im Oberengadin, im Sommer 1895, bemerkte
ich am 1%. August, am Wege von St. Moritz nach dem Hahnensee, ein
kleines, niedriges Exemplar von Sorbus Aucuparia, dessen Blätter
massenhaft mit Aecidienanlagen besetzt waren, was darauf schliessen
liess. dass der Teleutosporenwirth sich in allernächster Nähe befinde. In
der That stand ein Strauch von Juniperus nana so nahe, dass seine
Zweige zwischen die Blätter des Sorbus hineinragten. Juniperus com-
munis dagegen sah ich in der Nähe nicht; es mussten also in diesem
Falle die Teleutosporen von Gymnosporangium juniperinum auf Juni-
perus nana ausgebildet worden sein. Bei näherer Besichtigung fand ich
denn auch in der That auf letzterem die Ueberreste von Teleutosporen-
lagern, und zwar auf den Blättern. Sie halten meistens eine in der Längs-
richtung des Blattes gestreckte Gestalt; bei mikroskopischer Unter-
suchung liessen sich an denselben noch vereinzelte leere, meistens
dünnwandige Teleutosporen auffinden, von denen mehrere sehr gut mit
Dietels Beschreibung (l. c.) übereinstimmen, wenngleich die Papillen
-infolge der stattgehabten Keimung nicht mehr so sehr deutlich waren.
1 Ueber die Unterscheidung von Gymnosporangium juniperinum und @. tremel-
loides. Forstlich-naturwissenschaftliche Zeitschrift, 1895, Heft 8.
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Für Gymnosporangium tremelloides liegt mir eine Versuchsreihe vom
Jahre 1895 vor, in welcher ich mit zweigbewohnenden grossen, unregel-
mässig muschelförmig gestalteten Teleutosporenlagern auf Juniperus
communis von St. Luc (Eifischthal) Sorbus Aria mit Erfolg inficirte.
während Sorbus Aucuparia gesund blieb. Näheres hierüber sell an
anderer Stelle miigetheilt werden.
7. Cronartium ribicolum im Oberengadin.
Im August 1895 sammelte ich in der Innschlucht bei St. Moritz, theils
im Grunde derselben, theils am Wege, der hoch über dem rechten Ufer
des Flusses der Schlucht entlang führt, auf Ribes petræum in reichlicher
Menge entwickelte Teleutosporenlager von Cronartium ribicolum Dietr.
Mikroskopische Untersuchung zeigle, dass die Teleutosporen reichlich
Basidien und Basidiosporen gebildet halten. Uredosporen fand ich nur
vereinzeit auf der Epidermis liegend oder an den Teleutosporenlagern
anhaftend. — Das Vorkommen des Pilzes an dieser Stelle musste befrem-
den, da in der Gegend keine Weymouthkiefern angepfianzt sind. Nach
Mittheilungen der Herren Kreisförster Gregory und Revierförster Candrian
in Samaden kommen dieselben im Oberengadin nicht vor; der nächste
Ort, an welchem sich solche finden, ist das Bad «Le Prese » im Puschlav,
südöstlich in einer Entfernung von 29 km. Luftlinie gelegen. Die Infection
von Ribes kann also nicht auf die Gegenwart Peridermium- behafteter
Pinus Strobus zurückgeführt, es musste für dieselbe eine andere Erklä-
rung gesucht werden. Zunächst könnte man daran denken, es sei die
Weymouthkiefer als Aecidiumnährpflanze ersetzt durch die hier reich-
lich auftretende Arve. Allein Nachforschungen, die damals von mir, und
im Juni des folgenden Jahres auch von Herrn Revierförster Candrian an
der betreffenden Stelle vorgenommen wurden, ergaben keinen Anhalts-
punkt dafür, dass auf der Arve ein Peridermium auftrete. Unter diesen
Umständen gewinnt eine andere Annahme an Wahrscheinlichkeit, näm-
lich die, dass das vorliegende Cronartium im Stande ist, mittelst seiner
Teleutosporen (oder Uredo) zu überwintern und direkt wieder Ribes zu
inficieren.
Dieser Fall steht nicht allein da : Eriksson schreibt! : «Es trat in den
sechziger und siebenziger Jahren die fragliche Rostform (Cronartium
1 Centralblatt für Bacteriologie und Parasitenkunde, Abth. II, Band II, 1896,
p. 382.
-
(7) ED. FISCHER. SCHWEIZERISCHE ROSTPILZE. 17
ribicolum) auf Ribes nigrum das eine Jahr nach dem andern südlich von
Malmö in einem Garten auf, wo in der ganzen Gegend keine Weymouth-
kiefer vorkam und wo die nächste Entfernung der gemeinen Kiefer auf
wenigstens '/s Meile zu schätzen war. » Nilsson ' gibt an, « dass Cronar-
tum ribicolum im Jahre 1892 an mehreren Stellen in Westmanland auf
Ribes nigrum häufig vorgekommen sei, obgleich die Weymouthkiefer in
der nächsten Umgebung gar nicht, ja an einem Orte erst in einer Ent-
fernung von */1 Meile vorkam ». Eriksson erklärt diese Fälle durch facul-
tativen Wegfall der Aecidiumgeneralion; man Könnte aberauchannehmen,
es liege hier eine von Cronartium ribicolum verschiedene Art vor, die
morphologisch mit diesem übereinstimmt, aber durch das Fehlen der
Aecidien abweicht, also ein Hemicronartium mit sofort keimenden
Teleutosporen. Diese Annahme würde auch die von Eriksson (1. c.) ange-
führte Thatsache erklären, dass die Weymouthkiefer in Schweden bis
ins letzte Jahrzehnt gesund dastand, obwohl seit wenigstens 25 Jahren
Ribes nigrum daselbst Gronartium- behaftet war : das Hemicronartium
wäre eben von jeher in Europa einheimisch, dagegen das Heter-Eu-
Cronartium erst seit kürzerer Zeit aus Amerika eingeschleppt worden.
Seit der Publikation des ersten Artikels vorliegender Beiträge stellte
sich heraus, dass der Name Uromyces Dietelianus bereits an einen
Uromyces auf Bauhinia in Brasilien vergeben ist. Ich schlage daher für
unsern Pilz die Bezeichnung : Uromyces Caricis- sempervirentis vor.
Bern, Ende Oktober 1897.
1 nach Eriksson |. c.
19
BULL. HERB. BOISS., janvier 1898.
18
BRYOLOGIA SERRE ITATIALE
(MINAS GERAES BRASILIÆ)
ADJECTIS NONNULLIS SPECIEBUS AFFINIBUS REGIONUM VICINARUM
auctore
Carolo MULLER Hal.
Musei sequentes, quos primus descripsi, collecti sunt a Cl. ERNEsro ULE,
Halensi mihi propinquo et ante annos multos discipulo rerum bryologi-
carum. Inter collectores botanicos locum altum tenens, ultra 2000 convo-
luta muscorum frondosorum hucusque mihi pro determinatione misit.
Pars maxima eorum in provincia Sa. Catharina collecla est, et quidem
usque ad cacumina altissima montium (Serræ Geral et Serræ do Oratorio);
cæteri musci provinciis Rio de Janeiro, Goyaz et Minas Geraës pertinent.
Ex ulterioribus muscos Serræ do Itatiaiæ pro dissertalione sequente
emovi. Serra ipsa Italiaia pro parte ad Minas Geraës, pro parte meridio-
nale ad Rio de Janeiro adscribitur. Species suæ altissime habitantes
caracterem alpinum habent et sæpius ad alios Serræ Geral etc. respon-
dent.
Halis Saxonum, Septembri 1897.
Prof. Dr Karl Mürrer.
1. Andreæa spurio-alpina n. sp.; dioica; cespites latiusculi pul-
vinati laxe dispositi sed cohærentes nigerrimi robusti; caulis polli-
caris flexuosus vel curvatus simplex vel parce dichotome divisus,
ramis teretibus crassiusculis obtusiusculis densifoliis ; folia caulina
majuscula squamato-imbricata madore erecto-patula, e basi brevissima
ventricosa pallidiore in laminam laliusculam oblongam vel ovatam
acuminatam medio parum excavalam plerumque obtusiusculam vel
acutiorem integerrimam producta, regulariter concava intense occulte
(2) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 19
fusca enervia, e cellulis glabris minutis quadratis pachydermibus basi
longioribus areolata ; perichætialia multo majora in calycem brevem
obtusiusculum congesta obtusata vel acutiora.
Andreæa striata Brother. in Ulei Bryotheca Brasiliensi No 197; nec Mitten.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m. alta, ad rupes der Agulhas-
Negras, Martio 189% : E. Ule, Coll. No 1100; in iisdem locis altitudine 2500 m.
idem, Coll. No 1729.
Inter Andreeam striatam Mitt. species duæ certe adsunt, altera ex Andibus
Quitensibus altera e Serra dos Orgaos; an quæ striata vera? Species superior
nostra nova Andreeam alpınam haud male in memoriam redigens.
Var. rubricalyx; folia caulina magis pulchre fusca, perichæ-
tialia in calycem cuspidatum longiorem rubrum congesla.
Habitatio. In iisdem locis, 2300 m. alta, in rupibus ad lacum pusillum,
Martio 14894 : E. Ule. Coll. No 1797.
2. Andreæa squarroso-filiformis n. sp.; cespituli tenelli niger-
rimi depressi laxe cohærentes ; caulis uncialis vel brevior tenuiter
filiformis apice tenuiter clavatus teres madore squarrosifolius simplex
vel parce dichotomus; folia caulina dense imbricata minuta humore
sensim patentia, e basi vaginacea appressa brunneo-fusca concava
erecta angustissime oblonga in laminam raptim horizontaliter paten-
tem angustiorem linearem subuliformem acutam exeuntia enervia
integerrima, alia minora et minus patentia, omnia e cellulis minutis
pro foliolo majusculis rectangularibus pachydermibus basi longioribus
intense fuscis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m. alta, in rupibus, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1728.
Surculi rigidissimi difficile emollientes. Species parvitate partium omnium,
forma et reticulatione folii facile cognoscenda.
3. Andreæa microphylla n. sp.; pusilla nigerrima vel intense
purpurea minuticaulis basi ramulum brevissimum appressum exmit-
tens rigidissima ; folia dense conferta ramulum teretem fere julaceum
sistentia minutissima, e basi micro-ventricosa in laminam brevem
laceolalam acutiusculam exeuntia enervia, e cellulis minutis valde
incrassatis brevibus areolata. Cælera nulla.
Habilatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in rupibus der Agulhas-Negras, 2409 m.
alta, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1730.
20 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (3)
E minutissimis, ob folia minuta basi pro foliolo distinctissime rotundato-
ventricosa enervia brevia facile a congeneribus Serr& distincta.
L. Ephemerum pachyneurum n. sp.; dioicum ; cespituli tenelli
viridissimi humillimi astomoidei; caulis pusillus tenerrimus simplex
crispifolius; folia pauca erecto-patula minula angustissıma, e basi
perangusta carinata lanceolata in subulam longiusculam nervo flavido
omnino fere repletam protracta integerrima, ad laminam basilarem e
cellulis paucis angustiusculis pellucidis reticulata, interiora longiora
majora; theca brevissime pedicellata minuta ovata obliquiuscule
rostellata flavido-membranacea, calyptra mitræformi tenera stylifera,
sporis majusculis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in solo turfoso, ait. 2000 m., Feb. 4894 :
E Ule, Coll. No 1901.
Ex habitu Astomi, foliis angustissimis laminam multo minus quam subulam
longiusculam latinerviam integerrimam evolventibus.
5. Ephemerum Uleanum n. sp. ; protonema late radiatim expan-
sum vage ramosissimum aurantiacum, in ramos breves sed fascicu-
latim ramosissimos filiformes breviter chlorophyllose articulatos hya-
linos dichotome divisos partitum parum fructiferum ; caulis perpu-
sillus paucifolius simplex ; folia erecto-patula minuta angusta lineari-
lanceolata valde serrulata enervia, e cellulis longiusculis angustis
pellucidis reticulata ; theca pro plantula majuscula globosa breviter
obtuse recte acuminata, calyptra mitræformi stylifera tenerrima.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Tubarao, in agris cum Zea Mayde cultis,
Junio 1889 : E. Ule, Coll. No 601 ; prope Blumenau : idem 1889.
6. Ephemerum grandifolium n. sp.; protonema sparse evolutum
tenerrimum pellucidissimum flaceidissimum parum ramosum; caulis
pro protonemate magnus paucifolius ; folia erecto-patula, e basi
angusta in subulam latiusculam lineari-acuminatam, cellula unica
brevi hyalina acute coronatam, enervem attenuata longiuscula flaccida
madore recurviuscula, e cellulis longis laxis pellucidis parum chloro-
phyllosis reticulata, cellulis paululo protuberantibus obtusiusculis
pseudo-serrulata ; theca parva immersa globosa vix apiculata, Sporis
majusculis tenuiter asperulis.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Tubarao, in via humida sylvestri, Aug.
1890 : U. Ule, Coll. No 938; Tubarao, in paludibus prope Conconhaz, Sept.
1889 : idem, Coll. No 628, 551.
(4) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 21
Zi
7. Cladastomum n. gen. Cleistocarporum ; habitus et foliorum areo-
latio Astomi, sed calyptra mitræformis minutissima operculum solum
obtegens basi laciniata tenera stylifera.
Cl. Ulei n. sp.; dioicum ; cespituli lati densi viridissimi denique
lutescentes nitiduli firmi humiles; caulis perpusillus inferne nudus
apice ramulis fertilibus et sterilibus brevissimis julaceis curvulis
nonnullis fastigiatim divisus; folia caulina majora. ramea minora,
omnia dense conferta madore apice parum patula firma cartilaginea,
e basi angustiore in laminam anguste oblongo-acuminata involutacea,
in acumen breve obliquiusculum producta vix falcata integerrima,
nervo angusto deplanato in acumen evanescente exarata, e cellulis
angustis in membranam lutescentem conflatis areolata; perichætialia
omnium foliorum maxima, nervo latiore ; theca in pedicello perbrevi
tumescente erecta majuscula globosa, operculo brevi aciculari erecto
acuto; calyptra glabra.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in terra, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 4902.
Ex habitu perfecte alicujus Sclerastomi, sed calyptra minutissima tenera
ephemeracea generice toto celo refugiens. Caulis autem quoque simplex viget.
8. Sphagnum Lindbergi Schpr. teste Warnstorf.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in declivibus 1200 m. alt., et in paludibus,
2290 m. alt., Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1736, 1737, ibidem, 2100 m. alt.
eodem mensi : Coll. No 1738, 1739, 1740.
9. Sphagnum Itatiaiæ C.Müll et Warnst.in Hedwigia 1897, p. 146.
Habitalio. Serra Itatiaia, in paludibus, 2000 m. alt.: Coll. No 1742; in decli-
vibus rupestribus, 2300 m. alt.: Coll. No 1741 : E. Ule, Martio 1894.
10. Sphagnum densum C. Müll. et Warnst. in Hedwigia 1897,
p. 147.
Habitatio. Serra Itatiaia, ad rupes, 2200 m. alt.: E. Ule, Coll. No 1743.
11. Sphagnum pseudo-acutifolium C.Müll. et Warnst. in Hed-
wigia 1897, p. 148.
Habitatio. Serra Itatiaia, in paludibus, 2000 m. alt.: E. Ule, Coll. No 1745.
12. Sphagnum medium Limpr. teste Warnst. in Hedwigia 1897,
p- 476.
19
19
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
Habitatio. Serra Itatiaia : E. Uie, Coll. No 1746, 1747, 1748, in declivibus
2300 m., ad rupes, 2200 m., in fissuris rupium der Agulhas-Negras, 2400 m.
alt. : E. Ule, Martio 189%.
13. Sphagnum rotundifolium C. Müll. et Warnst. in Hedwigia
1897, p. 159.
Habitatio. Serra Itatiaia, in paludibus, 2100 m. alt.: E. Ule, Coll. No 1756.
14. Sphagnum rotundatum C. Müll. et Warnst. in Hedwigia
1897, p. 162.
Habitatio. Serra Itatiaia, in paludibus, 2000 m. alt.: Æ. Ule, Coll. No 1760.
15. Sphagnum subovalifolium C. Müll. et Warnst. in Hedwigia
1897, p. 162.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2300 m. alt., ad rupes humidas : E. Ule, Coll.
No 1754.
16. Sphagnum pumilum C. Müll. et Warnst. in Hedwigia 1897,
p- 169.
Habitatio. Serra Hatiaia, 2400 m. alt., ad rupes der Agulhas-Negras : E. Ule,
Coll. No 1750.
17. Sphagnum ellipticum C. Müll. et Warnst. in Hedwigia 1897,
p. 165.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2300 m. alt., ad rupes : E. Ule, Coll. No 1752.
15. Sphagnum minutulum C. Müll. et Warnst. in Hedwigia 1897,
p. 166.
Habitatio. Serra Itatiaia, in paludibus, 2100 m. alt.: E. Ule, Coll. No 1750.
19. Sphagnum gracilescens Hpe.
Habitatio. Serra Itatiaia, ad rupes der Agulhas-Negras, 2400 m. (No 1751);
in paludibus 2000 m. alt.: E. Ule, Coll. No 1753.
20. Sphagnum perforatum Warnst. in Hedwigia 1897, p. 169.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2100 m. alt., in paludibus : E. Ule, Coll. No 1757.
(6) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 23
21. Sphagnum Weddelianum Bescher. teste Warnst. in Hed-
wigia 1897, p. 175.
Habitatio. Serra Itatiaia, in declivibus 2100 m. alt. et ad rupes der Agulhas-
Negras, 2300 m. alt.: E. Ule, Coll. 1761, 1762.
22. Fissidens (Amblyothallia) araucarieti n. sp.; cespites
laxi viridissimi robustuli; caulis simplex vel fasciculatim ramosus ;
folia caulina dense equitantia terebellato-crispula castilaginea nitido-
viridia, madore laxe aggregata deplanata, e basi angustiore in lami-
nam longiusculam lineari-ligulatam obtusissime brevissime acumi-
natam summitate incurvam producta integerrima; lamina vera dense
appressa ultra medium folii obtusate evanida; lamina dorsalis supra
basin excise ascendens oriunda; areolatio minuta rotundata occulta
viridis. Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad ripam rivuli araucarieti,
Majo 1890 : E. Ule, Coll. No 80% ; Minas Geraës, Serra Itatiaia, 1800 m. alt.,
ad rivulum montanum, Martio 189% : idem, Coll. No 1731.
Fissidenti asplenioidi ex habitu similis et affinis.
23. Fissidens (Bryoidium) faucium n. sp.; dioicus; pusillus
gregarie cespitulosus viridis tener; caulis rubens simplex sursum
folus latescens elegantulus; folia ca. 8-10-juga dense equitantia
parva parum crispula, madore planissima anguste oblongo-acuminata,
nervo pallidissimo interdum purpurascenti distinctissimo geniculato
percursa, limbo simili ubique circumducta, e celiulis minutissimis
occulto-viridibus rotundis areolata; lamina vera ad geniculum costæ
oblique abscissa ; lamina dorsalis angustissime ad insertionem folii
oriunda ; lamina apicalis pallide mucronata acuta. Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2200 et 2300 m. alt., in faucibus rupes-
tribus, Febr. 1894 : E. Ule, Coll. No 173%, 1735; ad rivulum montanum, 1800 m.
alt.: E. Ule, Coll. No 1732. E
Ex habitu Fissidentis bryoidis, sed areolatione minutissime rotundata leu-
colomata longe refugiens.
24. Fissidens (Semilimbidium) constrictus n. sp.; dioicus ;
gregarie cespitulosus perpusillus virescens; caulis simplex tenuis
virens state rubens; folia surculi sterilis 7-9-juga remotiuscula fron-
dem sursum crescentem eleganiem sistentia, e basi angustiore ligu-
lato-oblonga brevissime mucronata, nervo angustissimo pallido stric-
24 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
tulo percursa ; lamina vera ultra medium marsupii instar acute
abscissa anguste limbata ; lam. dorsalis ad insertionem folii oriunda
rotundato-obtusata ; omnes laminæ e cellulis minutis rotundis tener-
rime papillosis igitur marginem folii crenulatulum distentibus areo-
lata; folia surculi fertilis angustiora longiora magis acuminata apice
surculi secunda ; theca in pedunculo adscendente longo capillari flavo
flexuoso erecta minuta urnaceo-oblonga medio valde coarctata reli-
culata, operculo longiuscule conico, calyptra operculum solum obte-
gente dimidiato-conica glabra ; peristomium Antennidentis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1600 m. altus, in sylva, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1733.
25. Entosthodon (Amphoritheca) oligophylius n.sp.; monoi-
cus; gregarie cespitulosus nanus paucifolius tener; folia pro plantula
majuscula apice surculi in rosulam plus minus clausam congesta
madore magis palula, e basi spathulata laxe reticulata in laminam
cochleariformi-ovatam concavam vel magis oblongam breviter apicu-
latam integerrimam parum convolutaceam immarginatam exeuntia,
nervo angusto viridi ætate ferrugineo ante apicem dissoluto exarala,
e cellulis majusculis flavidis firmiusculis reticulata ; theca in pedi-
cello brevi tenui purpureo strictiusculo ereeta minuta, e collo perbrevi
eleganter amphoracea fusca gymnostoma, operculo minuto planius-
culo; calyptra thecam totam includens minuta pallida glahra.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altus, in declivibus, Febr. 1894 :
E. Ule, Coll. No 1904.
E minoribus speciebus generis, foliis integerrimis immarginatis laxe reticu-
latis rosulatim dispositis paucis facile cognoscenda species.
26. Dissodon (Orthodon) arenarius n. sp.; dioicus; cespiles
ca. unciales laxi sordide virides inferne violaceo-tomentosi; caulis
simplex inferne radiculosus superne foliosus; folia laxiuscule imbri-
cata parum contorta madore erecto-patula, e basi longiuscula angusla
spathulato-ovata superne grosse lobato-runcinata, nervo latiusculo in
cuspidem robustam flavidam aculam recurvatam flexuosam brevius-
culam excedente carinato-exarala, e cellulis magnis laxis utriculo
primordiali obsoleto repletis basi majoribus laxioribus grosse reti-
culata ; theca in pedunculo breviusculo crasso rubente sirictiusculo
erecta, e collo brevi cylindrica ochracea pachyderma, operculo conico
acuto recto, calyptra inflato-conica angusta latere fissa basi in lacinias
(8) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 25
ciliatas divisa superne grosse mammillosa; peristomii dentes rchusti
longi lati 8 lanceolato-acuminati pallidi indistincte articulati.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraös, Caraca, in sylvestribus arenosis, Martio
1892 : E. Ule, Coll. No 1398 sub Tayloria.
Inter Orthodontes hucusque species prima Americæ.
27. Tetraplodon Itatiaiæ n. sp. ; monoicus; cespituli humiles con-
densali virides inferne tomentosi : caulis perbrevis innovando solum
longior inferne purpurascens ; folia pauca in capitulum madore tur-
gescens clausum congesta pro piantula majuscula, e basi angusta
oblongo-ovata, acumine reflexiusculo plus minus longe cuspidate ter-
minata, ubique margine erecto integerrima parum convolutacea,
nervo laxe striato-reticulato latiuseulo in acumen percurrente cari-
nalo-exarala, e cellulis magnis mollibus utrieulo primordiali latius-
. eulo chlorophylloso maculatis basi angustioribus reliculata; theca pro
planta longo rubro crassiusculo flavo-rubente strictiusculo erecta, e
collo brevissimo cylindraceo-oblonga olivacea denique rubens ætate
nigrita, operculo parvo conico, calyptra (juvenilis) glabra ; peristomii
dentes rufi 16 in 4 latos planos parum incurvos siccitate recurvos
geminati articulati.
fabitatio. Brasilia, Serra Itatıaia, 2100 m. altus, in truncis arborum abeissis,
Febr. 1894 : E. Ule, Coll. No 1763.
Ex habitu Tetraplodonti mnioidi haud dissimilis, pro America tropica valde
memorabilis
28. Polytrichum (Cephalotrichum) Itatiaize n. sp.; dioicum:
caules gregarii breves vix semipollicares inferne nudi apice minute
comosi simplices; folia comalia in comam densifoliam congesta
madore rosulatim patula parvula, e basi brevi lata vaginacea grosse
laxe reticulata fuscata in laminam lanceolatam lamellis omnino
fere occupatam indistincte remote denticulatam exeuntia, acumine
robusto rubiginoso integro carnoso terminata ; perichætialia angus-
tiora longiora, intima exserta convolutacea ; theca in pedunculo bre-
viusculo arcuato-flexuoso rubro crassiusculo erecta longiuscule cylin-
drica pachyderma verrucosa, operculo cupulato oblique rostellato,
calyptra capsulam totam superante ochracea basi aibida; perıstomium
normale.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in terra, Martio 189%,
No 1764.
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Planta monocarpa, parvitate partium omnium atque capsula perangusta facile
cognoscenda.
29. Psilopilum Ulei Broth. in E. Ulei Bryotheca Brasil. No 151;
dioicum ; cespites humiles laxe cohærentes sordide lutescentes;
caulis semipollicaris basi nudus simplex gracilis flexuosus ; folia cau-
lina infima minuta apicem versus majora dense squamato-imbricata
madore vix patula parva, e basi angustiore laxe vel incrassato-
hexagono-areolata oblonga longiuscula in laminam ligulato-acumi-
nalam brevissime apiculatam breviorem carnosam producta, nervo
crasso purpureo ad laminam superiorem massa laminosa obtecto
usque ad summilatem percurrente exarata, margine parum involu-
tacea, basi plus minus albescentia integerrima ; perichætialia intima
angustiora apice brevissime parce dentata ; theca in pedicello brevi
crasso rubro striclo erecta majuscula, e basi ampliore ampullaceo-
globosa microstoma gymnostoma, brunnescens, operculo e basi
minuta oblique rostrato, calyptra majuscula brevis cartilaginea fusca
nitida glabra.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. in Campo, Martio 1894 : E. Ule,
Coll. Hb. 146, No 1905.
30. Mielichhoferia striidens n. sp.; androgyna; flos masculus
prope femineum nudus; cespituli humillimi laxe cohærentes nec
fomentosi; caulis fertilis perpusillus inferne nudus superne minute
gemmaceo-comosus paucifolius, ramulis brevissimis julaceo-teretibus
innovando parce divisus; folia fertilia minuta dense imbricata flavis-
sima lanceolata superne parum serrrulata, carinato-concava, nervo
angusio supra medium dissoluto exarata, e cellulis angustis conflatis
infima basi laxioribus teneris fuscidulis areolata ; ramea multo
minora ; theca in pedicello pro plantula longiusculo tenero rubente
flexuoso inclinata vel nutans minuta, e collo brevi ovalis mierostoma
fusca, operculo minuto conico, annulo pro capsula latiusculo revo-
lubili; peristomium simplex internum : dentes brevissimi remoti
hyalini maxime lineares capillares nec fissiles.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, in declivibus, Febr. 1894 :
E. Ule, Coll. 177% bis.
Mielichhoferie linearicauli proxima et simillima, sed cespites nec tomen-
tosi, surculus brevior, theca parum minor et peristomium capillare simplicis-
simum breve.
(10) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 27
31. Mielichhoferia linearicaulis n. sp.; monoica; cespites ca.
unciales inferne brunneo-tomentosi superne lutescentes densius-
euli; caulis fertilis tenuis inferne nudus apice foliis paucis minulis-
simis comosus, innovando ramulis brevibus anguste caudatis madore
teretibus paucis apice circumductus; folia omnia minuta dense imbri-
cata, e basi angustiore ovato-lanceolata, margine erecla apice denti-
eulata, nervo crassiusculo flavido in acumen brevissimum evanes-
cente carinato-exarata, e cellulis basi majoribus amplioribus laxio-
ribus apicem versus magis conflatis futescentibus reticulata ; theca
in pedicello pro plantula longiuseulo tenui flexuoso apice curvato
horizontalis vel nulans minuta rufa, e collo brevi anguste oblonga
clavatula, operculo minuto conico, annulo latiusculo revolubili;
peristomium simplex internum : dentes longiusculi angustissimi
linea longitudinali fissiles hyalini; sporæ minutæ globosæ flavo-
brunneæ.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. alta, in declivibus. Febr. 1894 :
E. Ule, Coll. No 1773.
Ex habitu Bryo polymorpho similis, species tenella pulchella.
32. Mielichhoferia grammocarpa n. sp.; dioica ; cespituli viri-
dissimi laxissimi humiles ; caulis fertilis brevissimus tenuissimus
perichætio minutissimo ramulisque paucis angustissimis viridissimis
laxifoliis flaccidis flexuosis teneris coronatus; folia perichætialia
pauca dense imbricata minutissima complicato-lanceolata acuta apice
tenuiter serrulata carinate concava, nervo angustissimo obsoleto
exarala, e cellulis angustis in membranam pallidam conflatis areo-
lata : perigonialia majora latiora cymbiformi-lanceolata integerrima
regularia basi oblonga, nervo lalo ante apicem acutum vel obtusulum
evanido pallescente depresso exarata, e cellulis angustis longis
laxiusculis pallidis reticulata, margine infero parum revoluta ; folia
ramea minora perichætialibus areolatione similia acutiora denticu-
lata, obsoletinervia; theca in pedunculo elongato tenuissimo flexuoso
flavo-rubente erectiuscula vel inclinata, e collo anguste cylindrice
oblonga parum semilunaris rufa, operculo minuto acute conico,
annulo latiusculo revolubili ; peristomii dentes interni longiusculi
capillares strictiusculi hyalini vix nodosiusculi nec fissiles ; sporæ
minutissime globosæ flavo-brunneæ.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, in declivibus, Febr. 1894 :
E Ule, Coil. No 1774.
28 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (11)
Habitu speciebus tenuioribus Senodictyi Bryorum, e. gr. Bryo elongato
similis, Mielichh. Ulei proxima theca minuta regulari jam recedit.
39. Mielichhoferia Ulei n. sp.; synoica; cespituli laxe cohærentes
pallide humiles ; caulis fertilis inferne nudus radiculosus apice foliis
paucis minute gemmaceo-comosus, ramis binis inferne nudis superne
anguste caudatis flexuosis innovando divisus; folia perichætialia
minuta lanceolata plus minusve complicata superne parum serrulata
pallide flava, nervo supra medium dissoluto ferrugineo carinato-
exarala, e cellulis angustis vix incrassatis areolata ; ramea pallidis-
sima, nervo pallido notata, e cellulis teneris albescentibus laxis
reticulata ; theca in pedunculo longiusculo tenui flexuoso rubente
erecta vel inclinala vel nutans parva, e collo brevi anguste oblonga,
operculo minuto conico, annulo revolubili; peristomium simplex
internum : dentes in membrana brevi albida tenera longiusculi
angusti linea longitudinali fissiles nodosiusculi hyalini.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Tubarao, in via cava, Sept. 1889 : E. Ule,
Coll. No 595.
Ex habitu surculi ad Mielichhoferiam grammocarpam accedens, sed theca
regulari atque peristomio diversa.
34. Mielichhoferia serræ n.sp.; synoica; cespituli densiusculi
pallescentes; caulis fertilis pusillus inferne nudus superne minute
gemmaceus, ramulis brevibus gracilibus teretiuseulis binis inno-
vando divisus; folia perichstialia minutissima dense appressa lan-
ceolato-acuminala superne tenuissime indistincie denticulata, mar-
gine maxime anguste revoluta, nervo ferrugineo angusto percursa, e
cellulis pallidis vel albescentibus angustis laxiusculis teneris reti-
culata ; ramea madore dense imbricata minora pallidissima elliptico-
lanceolata pallidinervia laxe tenuiter reticulata ; theca in pedicello
longiuseulo tenui flexuoso flavo-rubente inclinata, sine collo elliptico-
oblonga, operculo conico, annulo revolubili ; peristomium simplex
internum : dentes longiusculi latere nodoso-crenali nec fissiles hya-
lini in membrana brevi tenera.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad vias des Campo de Capi-
viare in terra viarum Aprili 1891 : E. Ule, Coll. No 1418.
A M. Ulei capsula ecollosa elliptico-oblonga, peristomio nec fissili valde
crenato atque foliis dense appressis differt.
(12) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 29
35. Orthodontium Ulei n. sp.; monoicum ; cespituli perpusilli laxe
cohærentes lutescentes; caulis perbrevis in ramulos aggregatos
teneriores divisus; folia erecto-patula paulisper recurvata, e basi
perangusta laxe reticulata in laminam anguste acuminatam aculatam
integerrimam attenuata, nervo angusto pallido ante apicem dissoluto
carinato-exarata, e cellulis angustis longis laxiusculis reliculata ;
theca in pedicello longiuseulo tenuissimo parum flexuoso flavo
erecta minuta, e collo brevissimo oblonga, ore æquali parum coarc-
tata ochracea leviter sulcala. operculo oblique aciculari obtuso ;
peristomium brevissimum duplex : dentes externi angustissime lan-
ceolati articulati, interni cilia simplicissima hyalina.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Gerral, ad truncos Dicksoniarum
in sylve Araucarie Brasiliensis, Aprili 1891 : E. Ule, Coll. No 1008, sub
Orthodontio pycnoblasio n. sp.; Pedras Grandes, ad truncos arborum sylves-
trium, Aprili 1891 : idem, Coll. No 114%.
Flores masculi in vicinia feminei minutissime gemmacci breviter stipitati
paucifolii Orthodontio denticulato Hpe. et Geh. simillimum, sed foliis integer-
rimis diversum.
36. Orthodontium arenarium n.sp.; monoicum, flores masculi
in vicinia feminei minutissime gemmacei breviter stipitati paucifohi;
cespituli perpusilli laxe cohærentes lutescentes inferne purpuras-
cenles; caulis perbrevis in ramulos aggregatos teneriores divisus ;
folia erecto-patula paulisper recurvata minuta, e basi angustissima
laxe reticulala in laminam anguste acuminatam acutissimam inte-
gerrimam altenuata minora, nervo pallido angusto ante apicem dis-
soluto carinato-exarala, e cellulis angustis longis laxis utriculo pri-
mordiali tenero repletis reticulata; theca in pedicello breviusculo
tenuissimo flavo strictiusculo erecta minuta, e collo breviusculo
anguste cylindrico-oblonga, ore æquali parum coarctata ochracea
deinque fusca leviter sulcata, operculo oblique aciculari teneriori vix
obtuso; peristomium duplex : dentes externi longiusculi angustis-
simi lineares valde cristalo-articulati hyalini siccitate introrsum
incurvi, interni breviores capillares hyalini fugacissimi; sporæ
minores flavo-brunneæ. i
Habitatio. Brasilia, Minas Geraös, Caraca, in solo arenoso sylvestri, Martio:
1892 : E. Ule, Coll. No 1399 sub Orth. integro n. sp.
Ab. Ortkodontio Ulei caracteribus comparative designatis differt.
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (13)
37. Orthodontium Itacolumitis n. sp.; inflorescentia dioica ter-
minalis; perpusillum rufescens cespitulosum laxe cohærens ; caulis
brevissimus sed polyphyllus in ramulos teneriores appressos divisus;
folia erecto-patula vel plus minusve reflexa, e basi laxe reticulata
angusta in laminam acuminatam acutiusculam attenuata, margine
erecto integerrima, nervo basi ferrugineo superne pallido percurso
carinalo-exarala, e cellulis angustis longis laxiusculis inanibus luridis
reliculata ; perichætialia majora; theca in pedicello pro plantula
longo tenuissimo flexili plus minus nutans minuta sed turgide ovalis
microstoma tenuiter rufo-membranacea sulcatula, tenuissime subu-
lato-operculata gymnostoma ; calyptra nana dimidiala basi integra.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Ouro Preto, in arena itacolumitica,
Febr. 1892 ; E. Ule, Coll. No 1062.
Quoad capsulum turgide ovalem gymnostomam tenuiter membranaceam
facile distiñiguendum.
38. Bryum (Platyphyllum) verticillatum Hpe; dioicum ;
caulis 3-pollicaris vel brevior robustus pluries innovando prolifer
parum tomentosus: omnis innovatio robusta longiuscula inferne
erasso-teres foliolis minutis pallidioribus obtecta rosulam robustam
magnam madore grandifoliam patulam gerens; folia rosulacea e basi
brevi angustiore late spathulato-ovata breviter reflexiusculo-acumi-
nata planiuscula, margine e basi usque ad medium valde revoluta
integerrima deinde remote grosse serrata late flavide marginata,
nervo basi crasso apicem versus altenuato virente in acumen et
mucronem robustum percurrente callaso-exarala, e cellulis magnis
utriculo primordiali robusto valde chlorophyllosis basi maximis
inanibus grossissime reticulata; perichætialia multo minora erecla ;
theca in pedunculo pollicari tenui flavo-rubente apice parum arcuato
horizontalis pro planta robustissima parva anguste cylindrica brevi-
colla, operculo tumide conico acuto.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in terra sylvestri,
Martio 189% : E. Ule, Coll. No 1769; in Serra dos Orgaos primus legit Gardner
1840.
Omnium congenerum species Brasiliæ robustissima speciosissima.
39. Bryum (Leptostomopsis) rugosum n. sp. ; dioicum ; ces-
pites pulvinati inferne densissime compacte brunneo-tomentosi,
superne laxe smaragdino-virides; caulis fertilis gracilis fragilis tener
(14) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 91
perichætio paucifolio ramulisque brevibus eleganter plumosis coro-
natus ; folia perichætialia pauca laxe patula rubiginosa, e basi latiore
brevi purpurea tenera laxe reticulata anguste oblongo-ovata longius-
cula, nervo angusto basi purpureo deinque flavido flexuoso in pilum
longiusculum tenuem flexuosum flavidum sublevissimum exeunte
carinato-exarala, plerumque cymbiformi-concava, acumine vix cre-
nulata, e cellulis longis angustis plus minus incrassatis areolata flac-
cida. margine parum revolula ; ramea multo minora elegantia, e basi
angustiore brevi in laminam oblongo-ellipticam regulariter cymbi-
formi-concava, margine erecta apice crenulata, nervo angusto ubique
flavido in pilum longissimum recurvo-flexuosum acutum flavo-
hyalinum hic illie eiliato-denticulatum protracto carinata, e cellulis
ubique fere æqualibus rhomboideis majusculis chlorophyllosis viri-
dissimis reticulata ; theca in pedunculo elongato tenui flavo-rubente
strictiusculo erecta majuscula eylindrico-oblonga brevicolla undulato-
rugosa brunnescens, operculo brevissimo conico atro nitido ; peristo-
mium breve : dentes externi robusti opaci recurvi carnosi rubiginosi
leviter artieulati, linea longitudinali fissiles, interni in membrana
brevi flavida obsoleti rugulosi pallidi.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in arboribus pulvinulos
sistens, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1776, 1777.
Ex habitu Bryi criniti Mitt. et affinium; species dense pulvinata fructibus
rugosis valde propria. Variat forma minor fructibus minoribus glabris fuscis.
40. Bryum (Senodictyum) crassicostatum n. sp.; synoi-
cum; cespituli pusilli viridissimi laxe cohærentes ; caulis perbrevis
foliis paucis comosus ; folia erecto-patula parva, e basi latiore lanceo-
lato-acuminala subintegerrima, margine inferiore lato-revoluta, nervo
lato flavo vel dilute ferrugineo canaliculato-exarata; perichætialia
intima bina multo minora ovata brevissime acuminata ante acumen
mucroniforme grossius dentata ; omnia e céilulis firmis flavidis plus
minus laxiuseulis reliculata; theca in pedunculo longo tenui siric-
Lıusculo rubente inclinata, e collo longo angusie cylindrica, operculo
brevi rubro conico oblique mucronato obtuso, annulo latiusculo ;
peristomii dentes normales angusti cristati, interni illis æquilongi
carinati haud perforati opaci tenerrime asperuli, ciliis solitarlis
rudimentaris ; sporæ flavo-brunneæ mediæ globulares.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in declivibus, Martio :
1894 : E Ule, Coll. No 1775; Minas Geraës, Serra Ouro Preto, in declivibus.
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Aprili 1892 : E. Ule, Coll. No 1336, forma foliis caulinis apice distinctius serru-
latis et perichetialibus intimis magis æqualiter acuminatis minutis.
Ex habitu Bryi acuminatı.
41. Bryum (Eubrya torquescentia) grammocarpumn.sp.;
dioicum ; cespites vix unciales viridissimi inferne ferruginei tomen-
tosuli ; caulis fertilis teretiusculus gracilis apice ramulis paucis per-
brevibus leptocephalis innovando divisus; folia ramea densiuscule
torquescenti-imbricata parvula sed robuste madore patula, e basi
brevi angustiore latiuscule ovata brevissime acuminata atque nervo
crassiusculo flavo flexuoso excedente acute flavo-mucronata, anguste
flavido-marginata superne tenuiter serrulata,e basi usque ad acumen
anguste revoluta, carinato-concava, e cellulis pulchre flavis parvulis
rhomboideis utriculo primordiali repletis basin versus majoribus
laxiusculis reliculata ; perichætialia basi aurea intima pauca multo
minora magis lanceolata acuminata parcius indistinctius denticulata
angustinervia, e cellulis longis angustis laxis pellueidis reticulata ;
iheca in pedunculo longiusculo sirictiusculo rubro tenui nutans lon-
giuscula anguslissime cylindrica brevicolla, operculo conico apiculato,
annulo lato ; peristomium longum robustum, externum normale
luteum, internum albidum tenerum in membrana altiuscula valde
carinatum ad carinam sursum valde hianti-perforatum, ciliis binis
appendiculatis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. altum in terra, Fehr. 1894 : E.
Ule, Coll. No 4774.
12. Bryum (Eubrya torquescentia) superpensum n. Sp.;
dioicum ; cespiles vix unciales viridissimi inferne ferruginei tomen-
tosi sed laxe cohærentes ditissime fructiferi; caulis fertilis brevis
gracilis tomentosulus, ramulis binis gracilibus breviuseulis paucifoliis
innovando divisus ; folia ramea in axi purpurascente indistincte tor-
quescentia apice terebellata, humore pulchre dilatata remola patula
vel parum recurvata apice ramuli capitulum patulum sistentia tenera,
e basi angusta longius decurrente longiuscula spathulato-ovala, acu-
mine serrulato recurvato acuto coronata, latius pallide marginata
apice denticulata, margine inferiore anguste revoluta, nervo basi
purpurascente latiore angustius flavido-evanescente in acumen
mucroniformi-excedente carinato-exarata, e cellulis teneris parvulis
utriculo primordiali flexuoso valde repletis rhombeis hasın versus
(16) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 39
multo longioribus laxis pellucidis subemarcidis reticulata ; perichæ-
tialia erecta longius recte acuminata, margine late flavo-limbato
revoluta, nervo crassiore stricto flavo canaliculato valde calloso-
exarala, e cellulis inanibus reticulata parum complicata ; theca in
pedunculo longo tenui rubente flexuoso apice arcuato superpensa,
e collo brevi angusto curvate anguste cylindrica, operculo conico
acuto rubro nitido ; peristomii dentes externi longi robusti maxime
cristati lutei, interni flavidi sursum hiantes, ciliis binis appendi-
culatis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1900 m. altum, in terra sylvestri, Febr.
1894 : E. Ule, Coll. No 1770.
A Bryo grammocarpo simili foliis teneris laxe reticulatis jam longe distans.
43. Bryum (Argyrobryum) lanatum Hsch.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. altum, in terra, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1772.
4%. Dicranum (Campylopodes exiles) trachynotum
n. Sp.; cespituli humiles laxe cohærentes pallide virides; caulis
brevis semel comosus tenuis inferne nudiusculus ; folia valde patula
subhorrida capillaria arcuato-flexuosa crispula, madore strieliuscula
comam laxam sistenlia angustissima, e basi latiore cellulis alarıbus
majusculis laxis purpurascentibus auriculam parvam pro foliolo
majusculam ventricose protuberantem efficientibus ornata in lami-
nam angusie lanceolato-acuminalam convolutaceam deinque longe
subulatam flexuosam carinatam tenuissime serrulatam dorso tener-
rime denticulatam protracia, nervo angusiv pro foliolo latiusculo
Striato subulam superiorem omnino replente percursa, e cellulis
minutissimis rolundis basin versus quadratis diaphanis infima basi
majoribus laxiusculis reticulata ; perichætialia similia in cylindrum
valde convolutum longiuscule exsertum eongesta multo longius
subulata ; theca in pedicello longiusculo tenuissimo flavido flexuoso
glabro minuta, e collo brevi substrumuloso angusie oblonga olivacea
sulcata, operculo rubro conico longe rostrato, calyptra longiuscula in
fimbrias breves strietas acutas ciliata ; peristomium normale.
Habitatio. Brasilia, Serra Ftatiaia, 2000 m. altum, in sylvula, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1801.
Dieran. arctocarpum Hsch. proximum foliis basi cellulis alaribus planis
levibus jam differt.
BULL. HERB. BOISS., Janvier 1898. 3
3% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
45. Dicranum (Campylopodes exiles) rufescens Broth. in
sched. ; cespituli vix unciales densiusculi sed laxe cohærentes
rigidi setoso-foliosi superne lutei inferne rubiginosi radiculosi ;
caulis flexuosus gracilis simpliciusculus vel apice in ramulos appres-
sos parce divisus; folia caulina penicillatim patula flexuosa setosa
nec crispatula, madore valde patula pro more parum homomalla, e
basi latiore purpurascente truncata nec fibrosa, cellulis alaribus laxis
planis purpureis nonnullis ornata oblonga in acumen longum subu-
latum acutum strictum summitate obsolete denticulata, nervo lato
striato percursa, e cellulis rufescentibus minute rotundis diaphanis
basin versus majoribus amplioribus laxiusculis areolala, margine
parum convoluta; perichætialia similia longissime denticulato-subu-
lata; theca in pedunculo valde spiraliter flexuoso glabro tenui flavo
longiuscule exserto minuta erecta angustissime cylindrica sulcata.
Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Caldas : A. F. Regnell 1865 1g., Cl. Bro-
therus mis. 1889 sterile ; Serra Ouro Preto, in declivibus, Febr. 1892 : E. Ule,
Coll. No 1348 sub Campylopode tortiliseto n. sp., cum fructibus supramaturis ;
Serra Itatiaia, 2100 m. altum, in truncis Cyperaceæ, Martio 1894 sterile : idem,
Coll. No 1792, sterile ; in iisdem locis, 900 m. alt., in terra der Capeira : idem,
Coll. No 1793, c. fr. vetustis.
Caulibus humilibus luteo-rufescentibus penicillatim foliosis, foliis longe
acuminato-subulatis facile fragilibus atque theca evacuata angustissime cylindrica
tortiliseta primo visu species propria.
Var. a. lutescens; cespites perhumiles lutescentes nec rufes-
centes sed caules semper rigidi, thecæ brevius pedunculati angustis-
simi recti vix arcuali.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2000 m. alt., in declivibus : idem, Coll. No 1802.
Var. b. nana; caulis nanus lutescens simplex, theca in pedicello
brevissimo curvulo vix lateraliter exserto, theca minuta ovalis oli-
vacea tenuiter sulcata, operculo minutissimo rubro-apiculato.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2300 m. alt., in declivibus humidis, Martio 1894 :
E.Ule, Coll. No 1794.
416. Dicranum (Gampylopodes exiles) gemmatum n.sp.;
cespites parvi viridissimi humiles ca. semiunciales laxe cohærentes ;
caulis simpliciusculus vel fasciculatim ramulosus strictiusculus peni-
(18) €. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 39
cillatim foliosus; folia caulina laxiuscule erecto-conferta madore
magis patula stricta minuta, sæpius gemmis minutissimis stellatim
foliosis plus minusve conspersa, e basi decurrente fibrosa cellulis
alaribus multis majusculis fuscis laxis parum ventricose expressis
ornata in laminam anguste cymbiformi-acuminatam longiuscule
stricte subulatam acutam semi-convolutam integerrimam atlenuata,
nervo lato striato */;s laminæ occupante percursa, e cellulis minutis
incrassate ellipticis basi longis angustis laxiusculis albescentibus
teneris areolata ; perichætialia e basi convoluto-vaginata apice obtu-
sate dilatata emarginata raptim fere in acumen subulatum strictum
protracta, basi e cellulis multo tenerioribus laxioribus reticulata ;
theca in pedunculo immerso brevi reflexo deinque erecto flexuoso
flavido glabro erecta ovalis sulcata, peristomio normali angusto.
Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. altum, « auf Rohrknoten, »
Agulhas Negras, Martio 1894, c. fr. vetustis : E. Ule, Coll. No 1789.
Gemmis stellatim foliosis minutis inter folia intermixtis raptim cognos-
cenda species propria.
47. Dicranum (Campylopodes capitiflori) pleurocarpum
n. Sp.; cespites lati altiusculi bipollicares viridissimi inferne fusco-
tomentosi laxe cohærentes ; caulis robustiusculus flexuosus simplex
vel in ramos longiores dichotome divisus in cuspidem penicillatam pa-
rum curvatam productus ; folia caulina laxe imbricata paululo flexuosa
madore stricte patula longiuscula, e basi cellulis alaribus nonnullis
laxis purpureis magnis in auriculam trapecoideam ventricosam pro-
tuberantem dispositis ornata et radiculis purpureis omnino obtecta
in laminam lato-cymbiformi-acuminata et in subulam strictam acu-
tatam denticulatam carinatam altenuata, nervo lato laxe striato per-
cursa, e cellulis incrassate ellipticis basi majoribus amplioribus qua-
dratis reticulata, inferne vix convoluta ; perichætialia similia ; theca
in pedunculo perbrevi stricto flavo tenui immerso erecta majuscula,
e basi strumosa dorso asperula angustiore oblonga olivacea sulcata,
operculo conico longe oblique rostrato rubro acuto, calyptra majus-
cula basi in fimbrias longiusculas serpentino-flexuosas hyalinas
nodosas ciliata, annulo latissimo revolubili ; peristomium robustum
elongatum, dentibus longis angustis rubris integris apice in subulas
longas teneras capillares hyalinas binas rugulosas fissis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, im Capao in declivibus, 2000 m. altum,
Martio 1894 : E. Ule, Coll. No. 1798.
30 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
Planta speciosa propria, fructu laterali ; inter Campylopodes capitifloros
solitaria.
18. Dicranum (Gampylopodes capitiflori) crispatus
Broth. in sched. ; cespites decumbenles viridissimi teneri intricati ;
caulis gracilis apice falcatus parce ramosus, ramis ad apicem in
cylindrum cuspidatum angustum uncinalum productis : folia caulina
siccitate crispala madore falcata angustissima, e basi cellulis alaribus
in ventrem purpureum parvum dispositis parvis laxis ornala latiore
in laminam cymbiformi-convolutacea lanceolato-acuminata, acumine
subsubulato tenuiler serrulata, nervo latiusculo striato subulam
totam fere occupante dorso apicis denticulato percursa, e cellulis
minute rotundis apice rectangularibus areolata; perichætialia in
cylindrum angustissimum convoluta longius subulala; theca in
pedunculo erecto breviusculo tenui flavo deinque rubro ubique gla-
bro erecta minuta, e basi substrumosa anguste oblonga sulcata, oper-
culo conico rostratulo, calyptra minuta basi in fimbrias longiusculas
multas glabras nec nodosas nec flexuosas ciliata; peristomium forsan
normale.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alt., in sylvula, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1799 et 1800 ; Minas Geraës, Caraca, Martio 1892 : idem, Coll.
No 1346 ; Minas Geraës, Caldas, Pedra Branca, ad truncos arborum : Hj. Mosen
ig. 4875. Hb. Brotheri 1889 mis.
Planta scopelloidea, statura flexuosa tenera, colore viridissimo, foliis falcatis
ad apicem ramuli cuspidato-uncinatis atque theca rectisetacea primo visu distin-
guenda, Campylopodi rectiseto Hpe. habitu similis, sed ramis valde uncinatis
facıle diversa.
19. Dicranum (Campylopodes capitiflori) dicnemo-
noides n. sp. ; cespites lati robusti decumbentes e luteo brunnes-
centes laxe cohærentes : caulis turgescens ca. 3-pollicaris parce in
ramos breves turgescentes obtusiusculos sed brevissime cuspidatulos
dichotome divisus; folia caulina et ramea laxiuscule squamato-con-
ferta madore patenti-patula, e basi latiore cellulis alaribus multis
magnis laxis fuscidulis vel albescentibus auriculam deplanatam
magnam sistentibus ornala in laminam late convolutaceo-cymbifor-
mem oblongam brevem deinque in acumen breviusculum obtusa-
tulum convolutum producta, nervo angusto striato membranæ pal-
lid nitidæ concolore veluti obsoleto percursa, e cellulis pallidissimis
indislinelis ellipticis basin versus angustis ubique in membranam
(20) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRE ITATIALE, 3
conflatis areolata ; perichætialia in cylindrum exsertum convoluta, e
basi vaginata longiuscule aperto-acuminata strieta apice denticulata ;
theca in pedunculo recto nec campylopodioideo sed flexili flavido
crasso ubique glabro erecta anguste oblonga parum arcuata, oper-
culo longiuscule conico-subulato ; calyptra in fimbrias breves ei lon-
giores hyalinas flexuosas nodosiusculas acutas ciliata ; peristomium
forsan normale.
Habilatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m. altum, in declivibus rupestribus
der Agulhas-Negras, Martio 1894 : Æ. Ule, Coll. No 1788.
Species propria, foliis vesiculoso-imbricatis angustinervibus atque pedunculo
nec reflexo facile cognoscenda.
50. Dicranum (Campylopodes capitiflori) controver-
sum Hpe.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum in sylvula, Martio 189%,
e. fruct.: E. Ule, Coll. No 1797.
Forma parum robustior rubiginoso-flavida.
51. Dicranum (Campylopodes capitiflori) brachymi-
trium Hpe. et Geh.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in declivibus, Martio
1894 : E. Ule, Coll. No 1804; ibidem, 2300 m. alt., in truncis abseissis, Martio
1894 : idem, Coll. No 1803.
32. Dicranum (Campylopodes seniles) micro-julaceus
n. Sp.; cespites humiles vix unciales pallide virides nitiduli inferne
rufescentes, ex caulibus fertilibus tenuibus erectis julaceis apice
nodoso-comosis compositi; folia caulina dense appressa angusia lon-
giuscula cymbiformi-lineari-acuminata in pilum plus minusve lon-
gum hyalinum strictum denticulatum attenuata, nervo lato strialo
laminam superiorem {otam occupante exarata, e cellulis incrassato-
elliptieis basin versus longis valde angustis pellueidis teneris reticu-
lata, cellulis alaribus destituta ; comalia in ramulis multis brevis-
simis dense congestis comam sistentibus multo breviora minora
latiora, e basi cellulis alaribus paucis ventrem minutum distinctum
purpureum sistentibus pulchre auriculata in laminam brevem lato-
oblongam brevissime robuste denticulato-acuminata, nervo angustiore
dorso lamelloso percursa, e cellulis incrassate ellipticis pallidis areo-
lata ; thecæ in coma plures minute ovales recte conico-operculatæ in
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
pedicellis brevibus tenuibus valde recurvis deinque ascendentibus
flexuosis apice asperulis ; calyptra minuta tenera in fimbrias paucas
longiusculas albidas leves fissa superne glabra.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in declivibus. Martio
1894 : E. Ule. Coll. No 1796.
Campylopus pseudo-julaceus n.sp. ex Rio Grande do Sul (ad paludem flumi-
nis Rio Cahy, ubi Dr A. Kunert 1888 sterilem collegit) ex habitu simillimus, sed
pilo folii caulini distincte obliquo aliisque caracteribus foliorum diversus.
93. Dicranum (Gampylopodes seniles) collinum n. sp.;
cespituli humiles semipollicares inferne solum cohærentes superne
valde laxi sulphureo-flavi tenelli; caules tenues teretiusculi apicem
versus parum crassiores simplices vel innovando ex coma fertili
minutissima ramulum brevissimum comosum setosum exmittens ;
folia caulina minuta appressa angustissima e basi fibrosa cellulis ala-
ribus destituta lineari-acuminata vel hyalino-mucronata vel superiora
in pilum plus minusve longum recurvum hyalinum serrulatum atte-
nuata, nervo lato striato laminam acuminis omnino replente per-
cursa cymbiformi-concava, e cellulis minute ellipticis incrassatis
basin versus anguslissimis teneris albidis reticulata ; comalia majora
apice latiora vel parum emarginato-oblusata, pilo longiore crassiore
flexuoso recurvato coronata, e cellulis basi laxioribus majoribus et
cellulis alaribus paucis planis aureis reticulata ; theca in ped. brevi
flavo apice asperulo minuta ovalis conico recto; calyptra minuta
fimbrus longiusculis contortis ciliata.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Lagunas ad pedem Serræ de Oratorio, in
collibus des Campo, Sept. 4890 : E. Ule, Coll. No 948.
Campylopodi micro-julaceo proximum, sed fimbriis contortis calyptra jam
longe recedens.
54. Dicranum (Campylopodes seniles) stricticaule n.
sp.; cespites 1-2-pollicares laxe cohærentes rigidissimi lutescentes.
inferne ferruginei radiculosi densius condensati; caules steriles stric-
tissimi e basi robustiore cuspidato-attenuati, fertiles in comam indi-
stinctam ex ramulis brevissimis aggregatis compositam innovantem
producti ; folia caulina dense appressa surculum subjulaceum sis-
tentia madore parum patula, e basi fibrosa purpurascente cellulis
alaribus laxis nonnulis purpureis planis vel parum ventricose dispo-
sitis ornata in laminam cymbiformi-acuminatam brevem incrassate
(22) €. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRE ITATIALE. 39
elliptico-areolatam deinque in pilum longum strictum hyalinum
robustum serrulatum protracta, nervo lato pupureo percursa par-
vula; perichætialia majora basi laxius reticulata in pilum multo
robustiorem latiorem longiorem protracta, nervo pallido percursa ;
theca in pedicello valde reflexo flavido apice asperulo erecta ovalis,
operculo conico recto, calyptra parva basi in fimbrias breves acutas
leves hyalinas striclas fissa ; peristomium normale.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alt., in declivibus, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1795.
Ex habitu Campylopodi subincrassato Hpe. persimile, sed foliis piliferis
jam diversum.
55. Dicranum (Metzleria) Brasiliense (Broth. sub Atracty-
locarpo in E. Ule : Bryotheca Brasiliensi, n° 109); dioicum; cespites
unciales dense pulvinati flavo-virides inferne luridi radiculosi setosi ;
caulis gracilis innovando divisus in ramulos breves appressos setosos;
folia caulina erecto-patula magis laxius patula, e basi latiore laxius-
cule reticulata aurantiaca cellulis alaribus paucis fugacibus laxioribus
majoribus emarcidis planis associata in laminam sensim lanceolato-
acuminatam plus minusve subulatam strictam summitate parum den-
ticulatam atienuata, nervo lato striato subulam et acumen omnino
occupante glabro percursa, e cellulis laminæ basilaris nervo nec
occupatæ laxiusculis angustis longiusculis pellucidis reticulata, vix
convolutacea; perichætialia majora basi latiora et laxius reticulata;
theca in pedunculo longo spiraliter flexuoso flavo minuta erecta dicra-
nellacea, eleganter ovalis longe opercuata, anguste annulala, calyptra
longiuscula ad basin capsulæ fere defluens dimidiata glabra; peris-
tomium longiusculum dicranoideum angustum profunde fissum.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m., Lagoa in palude, Febr. 1894 :
E. Ule, Coll. Hb. No 1906.
Meizlerie alpine habitu et structura simillima inflorescentia monoica jam
longe distans.
56. Thysanomitrium nigerrimum n. sp.; cespites latissimi
nigerrimi robustissimi dense cohærentes; caulis crassus in ramos
longiores vel breviores turgescenti-foliosos acute cuspidatos ad sum-
mitatem solum lutescentes vel virides parum falcatos divisus; folia
caulina dense imbricata madore polysticho-patula acuta nigrescentia
parva, e basi cellulis alaribus nonnulis laxis intense purpureis ven-
40 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (23)
tricose disposilis ornala in laminam angusiam regulariter cymbi-
formi-lanceolatam vix convolutam in pilum breviusculum strietum
hyalinum apice parce denticulatum excurrentia integerrima, nervo
lato striato deplanaio laxe reticuläto percursa, e cellulis purpureis
Juventute pallescentibus ellipticis in membranam cartilagineam con-
flatis areolata ; perichætialia longius pilifera ; thecæ in ramulo fertili
binæ in pedunculis valde incurvis deinque ascendentibus flexuosis
tenuibus flavo-rubentibus ereclæ parvæ ovales olivaceæ ; calyptra
mitræformis operculum oblegens basi fimbriala.
Habitatio. Brasilia, Rio de Janeiro, ad rupes der Tijuca, Sept. 1893 : E. Ule,
Coll. No 1081 ; Minas Geraës, Serra Itatiaia, 2300 m. altum, ad rupes, Martio
189%, sterile : idem, Coll. 4790.
Thysanomitrio Richardi aliquantulum ex habitu simile.
57. Pilopogon subjulaceus Hpe. Symb. Brasil. XIX, 187%, p. 486.
Habitatio. Brasilia, in vicinia urbis Rio de Janeiro : Glaziou Coll. No 7065;
S. Paulo, prope Apiahy, in terra, Aug. 1879: J. J. Puiggari in Hb. Geheeb.
sub Pilop. gracili ; Serra Itatiaia, 2100 m, alt, in declivibus : E. Ule, Ig. Martio
189% (Coll. 1805), forma gracilis elegans; ibidem in declivibus, 2000 m. ale
Martio 1894 : idem, Coll. 1907, forma humilior basi purpurascens ; ibidem in
solo rupestri, Martio 189% : idem, Coll. 1787, forma humilis condensata ; ibidem,
ad parietes saxosos rivuli, 2000 m. alt., Martio 1894 : idem, Coll. No 1791, forma
nigrescens humilis condensata.
58. Holomitrium seticalyx n. sp.; dioicum ; cespites lati pulvi-
nati 1'/s-pollicares laxe cohærentes e viridi lutescentes vix radicu-
losi; caulis gracilis valde flexuosus innovando dichotome pluries
divisus in ramos inferne ferrugineos superne crispifolios teretius-
culos; folia ramea e basi vaginata longiuscula inferne angustiore
cellulis alaribus emarcidis laxis fugacissimis planis ornala laxe reti-
culafa superne dilatata rotundate areolata in laminam breviusculam
lanceolalo-acuminalam remote serrulatam margine erectam minutius
rotundate areolatam producta, nervo latiusculo pallido in acumen
robustum evanido calloso-exarata ; perichætialia plura elongala
setosa plus minus flexuosa divergentia lutea, e basi longe vaginata
convoluta in laminam longissimam madore strictam carinalo-lori-
formem obscuram remotissime denticulatam protracla ; theca in
pedunculo breviter exserto flavo-rubente crassiuseulo erecta majus-
cula cylindrico-oblonga arcuata microstoma fusca, operculo longe
(24) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERR.E ITATIALE. 41
rostrato recto, calypra capsulam totam obtegenle; peristomium
ignotum.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. altum, ad rupes, Martio 1894,
ce. fr. supramaturis et juvenilibus : E. Ule, Coll, No. 1779, 1780.
Ob calycem setosum ad Cryptopodium habitu accedens.
59. Holomitrium Olfersii Hsch.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad rupes, 2000 m. altum, No 1781 ; ad
truncos arborum. 2000 et 2100 m. altum, No 1782, 178%; in declivibus 2000 m.
alt., No 41783; in ramis arborum sylvulæ, 2000 m. altum, Martio 1894 : E. Ule.
60. Leptotrichum (Ditrichium) Itatiaiæ n. sp.; monoicum ;
cespites humiles laxi inferne radiculosi lutescentes setosi ; caulis
simplex vel rarius divisus gracilis tener, inferne tomentosus nudius-
culus apicem versus penicillatim foliosus ; folia caulina laxe patula
erecia strictiuscula angustissima tenera, e basi perangusta carinata
longiuscula minute reticulata purpurascente sensim in subulatam lon-
giorem flexuosam integerrimam canaliculalam protracta, nervo pro
foliolo lato subulam totam occupante percursa; perichætialia similia
basi latiora longius subulata ; theca in pedunculo longo tenuissimo
flavido strictiusculo erecta anguste longiuscule cylindrica rubro-
fusca, operculo conico rostraio recto rubro, peristomio longiusculo
rubre.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1400 et 1700 m. altum, in declivibus,
Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1809, 1810.
Var. brevipes; cespituli viridissimi inferne rubiginosi densiores
humiliores, theca minore brevius pedicellata angustissima.
Habitatio. In iisdem regionibus, 2000 m. altum, in declivibus : idem, Coll.
No. 1786.
Leptotricho Ulei simile, hæcce species foliis et theca breviore siccitate
distincte sulcata jam longe refugit.
61. Leptotrichum (Ditrichium) Ulei n. sp.; monoicum; ces-
pites semipollicares sordide virides laxe cohærentes, inferne sordide
ferruginei densiores, tenerrimi; caulis fragilis tenuissimus inferne
nudus apice laxifolius simplex vel apice pluries breviter ramosus ;
folia caulina minuta angustissima, e basi perangusta vaginaceo-
appressa sensim in subulam recurvam pluries curvato-flexuosam
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
summitate tenerrime denticulatam carinatam protracta, nervo pro
foliolo latiusculo subulam totam occupante percursa, e cellulis angus-
tissimis densis pallescentibus areolata ; perichætialia majora basi
latiora sepius magis flavescentia ; theca in peduneulo longiusculo
flavido stricto erecla nilido-fusca angustissime oblonga brevis
siccitate angulato-sulcata-peristomata. Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, Santa Catharina, ad marginem Serræ Geral, in terra,
Febr. 1890 : Æ. Ule, Coll. No 838.
Partibus omnibus teneris, præsertim surculo fragili, foliis supra basin
recurvis atque theca profunde sulcata a Leptotricho Itataiaiæ facile distinguitur.
62. Leptotrichum (Ditrichium) liliputanum n. sp.; gre-
garium perpusillum simplex vel ramulum innovando exmitiens pau-
cifolium ; folia minuta subappressa rufescentia, inferiora brevia
anguste lanceolato obtusiuscula, superiora longius acuminata subu-
lata magis acula integerrima stricta, nervo crassiusculo subpercur-
rente carinato-exarala, e cellulis angustis rectangularibus basin ver-
sus majoribus laxioribus reticulata; theca in pedicello longiusculo
lenuissimo purpureo minula erecta angustissime cylindrica plus
minus semilunaris æqualis, opereulo minuto aciculari-conico-subulato,
annulo latiusculo revolubili ; peristomii dentes longiuseuli capillares
rufi usque ad basin fissi tenerrime asperuli.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in declivibus, 2000 m. altum, Martio
1894 : E. Ule, Coll. 1808.
E minutissimis generis.
63. Brachyodus bruchioides n. sp. ; caulis minulissimus pauci-
folius simplex; folia ca. 6-7 minuta angustissima longiuscula valde
patula flexuosa, e basi perangusta in subulam sensim arcualo-
flexuosum attenuata, nervo pro foliolo lato subulam totam occupante
percursa integerrima, e cellulis baseos flavidis densiusculis reclan-
gularibus subincrassalis areolata ; perichætialia similia majora lon-
giora ; theca in pedicello brevi flexuoso glabro flavo erecta minutis-
sima rufa, e collo brevi distincto ovalis bruchiacea, operculo recto
subulato-conico, calyptra mitræformis operculum solum obtegente
pallida glabra basi in lacinias 4 profundius fissa, annulo nullo, colu-
mella exserta subulata ; peristomii dentes brevissimi abrupti angusli
minuti aurei vel pallide membranacei articulati.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in declivibus, 2000 m. altus, cum Pselo-
pilo Ulei associatus, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1910.
(26) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 43
Muscus maxime memorabilis, generis species tertia, ab Europæa et Novo-
granatensi capsula bruchioideo-pyriformi jam toto cœlo recedens.
64. Angstrômia (Weisiella) gymna n. sp.; dioica; gregarie
cespitulosa pusilla viridula vel lutescens simplex vel apice in ramulos
brevissimos appressos fasciculatim divisa ; folia caulina minutissima
conferta madore parum patula, brevia oblongo-lanceolata integerrima
carinato-concava acutiuseula vel perichætialia longiora obtusiuscula,
nervo angusto percursa, e cellulis minulis rectangularibus apicem
versus angustioribus sæpe conflatis areolata; theca in pedicello brevi
flavido erecta minutissime ovalis microstoma gymnostoma rubra
nitida, operculo recto conico-rostellato, annulo angustissimo, calyp-
ira dimidiata glabra.
Habilatio. Brasilia, Serra Itatiaia. 1700 m. alta, in declivibus, Martıo
1894 : E. Ule, Coll. No 1806.
Angströmie exiguæ similis, sed peristomio deficiente facile distinguenda.
65. Ängströmia (Campylopodium) Itatiaiensis Broth. sub
Campylopodio in E. Ule, Bryotheca Brasiliensi, n° 102; dioica; cespi-
{uli lati pusilli viridissimi inferne rufescentes; caulis gracillimus
tenuis simplex vel in ramulos teneros erectos innovando divisus ;
folia caulina inferiora erecto-patula vel appressiuseula brevia minuta,
e basi angustissima lanceolato-subulata strictiuscula, nervo angusto
percursa integerrima, e cellulis minutis rectangularibus densiusculis
areolata, superiora vel perichætialia majora longius subulata ; theca
in pedicello breviter supra cespitulum exserto flavo spiraliter flexuoso
ascendente vel campylopodiaceo-recurvo erecta minuta elliptica statu
maturo ovalis fusca levis, operculo longiusculo cblique subulato,
annulo angusto revolubili, calyptra minuta dimidiata levi, peristomio
breviusculo rufo conum densum sistente profunde fisso asperulo.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in declivibus, 2000 m. alta, Febr. 1894 :
E. Ule, Coll. No 1908.
Exiguitate partium omnium species tenella pulchella facile discernenda.
66. Trematodon (Gymnotrematodon) gymnostomus Ldbe.
C. Müll. in Bot. Zeit., 1859, p. 215.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geräl, Campo, ad rivuli ripam,
Junio 1890 : E. Ule, Coll. No 839 et in Campo de Capivara ad fossa, Martio
1891 : idem Coll. No 101%, sub Trematodonte serre n. sp.; Lagoa Santa : War-
un BULLETIN BE L'HERBIER BOISSIER. (27)
ming lg. formam minorem pallidam sub Tr. anomalo Hpe. 1870 in Symbol. ad
fl. Brasil. centr. cognose. ed. Eug. Warming, VII. p. 263; Goyaz, ad lacum,
Lagoa Feia, Julio 1892 : E. Ule, Coll. No 1538, forma foliis longioribus, sub Tr.
lacustri n. sp.
67. Trematodon (Gymnotrematodon) brevifolius Broth. in
Bryoth. Brasil. Uleana, n° 106; monoicus; flos masculus basilaris
semmulam minutam sed robustam sistens; caulis nanus simplex
paucifolius ; folia minuta laxe conferta, e basi angusta laxe reticulata
tenera in laminam brevem lineari-ligulatam obtusatam flexuosam
integerrimam inferne laxe reticulatam superne minute incrassate
areolalam exeuntia ; theca in pedicello perbrevi arcuate flexuoso fla-
vido erecta pro plantula majuscula setam longitudine æquans, e collo
longo robuste strumoso tumidule ovalis fuscata, operculo oblique
rostrato, annulo lato, calyptra magna vesiculoso-dimidiata ; peristo-
mium'nullum.
Habitatio. Brasitia, Serra ltatiaia, inter rupes, 2300 m. altus, Fehr. 1894 :
-E. Ule, Coll. No 1845. Serra Ouro Preto, ad rupes Itacolumitis, Febr. 1893 :
E. Ule, Coll. No 1059.
E minutissimis congenerum, minutie maxima partium omnium præsertim
pedicelli et foliis brevibus obtusis facillime cognoscenda species pulchella.
Tr. gymmostomus Ldbg. Caldensis habitu similis foliis subulatis acutis prima
inspectione recedit.
68. Trematodon (Gymnotrematodon) heterophyllus n.
Sp.; monoicus, flores masculi basilares majusculi robusti rosulam
patulam sistentes, foliis brevibus lato-ligulatis rotundato-obtusatis
eleganter cymbiformi-concavis laxe reticulatis obsoletinervibus; folia
caulina dimorpha : inferiora breviora ligulato-oblonga obtusata supe-
rıora in laminam longiorem lato-ligulatam, perichætialia in collum
plus minusve longius apice sæpius incurvum producta, omnia laxe
reticulala robusta integerrima nervo latiusculo deplanato rufescente
pereursa ; theca in pedicello breviusculo tenui flavo arcuato-flexuoso
erecta, e collo angusto basi strumoso longiusculo breviter ovalis
fusca, operculo tenuiter subulato, annulo revolubili angusto; peristo-
mium nullum.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra de Caraca, in terra, Martio 1892 :
E. Ule, Coll. No 1495.
Species memorabilis pulcherrima ob folia late ligulata ubique laxe reticulata
heterophylla, cum Trematodonte brevifolio solum comparabilis.
(28) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 45
Additamenta. In « Hedwigia » 1895, p. 118 CI. Brotherus Tremat. lacustrem
C. Müll. descripsit, qui ad Tremat. gymnostomum Ldbg. quoad serutationem
recentiorem pertinet. In additamento Trem. heterophyllum Broth. commemora-
vit, speciem quam in Hb. meo et in schedulis ad Cl. Brotherum jam 1894
nominavi Tr. heterophyllum, quare prioratus meus est.
69. Trematodon (Eutrematodon) pauperifolius n. sp.;
monoicus ? gregarie cespitulosus perpusillus paucifolius sordide
lutescens simplieiusculus: folia erispata madore patula breviuseula.
e basi oblonga in laminam angustatam subulatam profunde canali-
culatam flexuosam plus minus ligulato-obtusatam apice crenulatam
attenuata. nervo subulam superiorem attingente indistincte exarala,
e cellulis minutis sed pellueidis reticulata; theca in pedunculo
mediocri tenuissimo flavido flexuoso assurgens, e collo angustissimo
pro pedicello longissimo strumoso brevissime cylindrico-elliptica,
operculo conico longe oblique subulato. annulo lato valde revolubili ;
peristomium longum robustum purpureum subulatum eleganter pel-
lucide perforatum opacum.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Itabira do Campo, in via cava,
Febr. 1892 : E. Ule, Coll. No 1426.
70. Seligeria (Leptotrichella) Itatiaiæ n. sp.; dioica; cespituli
- humiles tenelli laxe cohærentes lutescentes firmi; caulis perpusillus
simplex vel basi in ramulos brevissimos foliosos arcte cohærentes
fascieulatim divisus : folia dense imbricata minuta madore erecto-
patula brevia, anguste oblongo-lanceolata plus minus obtusata. cari-
nate concava complicatula integerrima, margine superiore plerumque
anguslissime revoluta, nervo tenui cum apice evanido exarata, e cel-
lulis minutis quadratis firmis flavis areolala; theca in pedicello brevi
campylopodiaceo-flexuoso flavido minuta, e collo brevi anguste ellip-
lica, operculo e basi minuta oblique rostrato ; peristomium rudimen-
tarium rufum ; sporæ minutissimæ valde angulatæ.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, in solo rupestri, Martio
189% : E. Ule, Coll. No 1807 cum Cladastomo Ulei et Psilopilo Ulei associata
viget.
71. Seligeria (Leptotrichella) Ulei n. sp.: dioica; perpusilla
simplex laxe cespitulosa polyphylla lutescens firma; folia erecto-
patula minula sed longiuscula angusta, e basi oblongata lineari-
46 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
acuminata acutiuscula carinato-concava strieta integerrima, nervo
angusto pallido cum apice desinente exarata, e cellulis angustis lon-
giusculis pallidis areolata; theca in pedicello brevi flavo tenuissimo
leniter flexuoso erecla majuscula tumide globosa, operculo oblique
rostralo, annulo angusto revolubili, calyptra operculum solum obte-
gente glabra; peristomium nullum ; sporæ majusculæ virides.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Ouro Preto, in rupibus, Febr. 1892 :
E. Ule, Coll. No 1435.
Species tenella ob fructum majusculam globosam pulchella propria.
72. Bartramia (Breutelia) declivium n. sp.; cespites supra
2-3-pollicares tomentosuli densiuscule cohærentes flavidi infra rufes-
centes robusti ; caulis crassiusculus turgescens elongatus simplex vel
apice in ramos similes longiores parce divisus ; folia caulina erecto-
patula humore laxius patula majuscula, e basi late ovata in laminam
longe acuminatam longiuscule subulatam denticulatam attenuata,
nervo angusto in subulam evanescenle carinato-exarata, margine
infero revoluta, e cellulis angustis longiusculis dorso papillosis
diaphanis flavis infima basi ad marginem nonnullis parenchymaticis
laxiusculis aureis reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, prov. Rio de Janeiro, Serra Itatiaia, in declivibus,
2100 m. alt., Febr. 1894 : E. Ule, Coll. No 1818, 1817.
73. Bartramia (Breutelia) rivalis n. sp.; cespites supra-bipolli-
cares dense intricati sed apice laxius cohærentes robustuli summitate
lutescenti-virides infra sordide luridi rigidi; caulis flexuosus simpli-
clusculus gracilescens, ramulis brevissimis stellatim foliosis hic illic
apice divisus; folia caulina parva patentia madore patentissima, e
basi erecta ovata in laminam recurvatam lato-acuminatam supra-
medium serrulato-denticulatam attenuata, nervo angusto lutescente
percursa carinato-concava longitudinaliter plicata, margine infero
revoluta, e cellulis longiusculis angustis dorso papillosis diaphanis
reliculata. Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, prov. Minas Geraës, Serra Itatiaia, 2100 m.,adrivulum,
Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1820.
74. Bartramia (Breutelia) Ulei n. sp.; dioica ; cespites profusi
longiusculi laxissime cohærentes sed brunneo-tomentosi lutescentes;
caulis usque 5-pollicaris ubique tomentosus, ramis brevibus vel lon-
(30) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 47
gioribus strictis vel curvulis remotis vel densius dispositis gracilibus
fere squarrosifoliis apice surculi pluribus comoso-dispositis divisus
apicem longiuscule sæpius oblique profusus; folia caulina parva
laxius patula, e basi angustiore ovata in laminam acuminatam lon-
giusculam atlenuala, nervo angusto lutescente longius excedente
plus minusve anguslissime flexuose piliformi-subulata, carinato-
concava longitudinaliter plicata, margine valde revoluta e medio
usque ad summitatem denticulata, dorso remote papillosa, e cellulis
perangustis longiusculis diaphanis basi infima ad marginem non-
nullis majoribus parenchymaticis aureis reticulata ; perichætialia
similia erecta; theca in pedunculo perbrevi rubro majuscula ovalis
sulcata horizontalis vel nutans, operculo brevi conico ; peristomium
normale robustum, externum rubens occultum carnosum lato-lanceo-
latum, internum adglutinatum membranaceum dilute coloratum
anguste lanceolatum.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina. Serra Geral, ad marginem Serræ, Junio
1890 : E. Ule, Coll. No 662; Serra Itatiaia, in faucibus der Agulhas Negras,
2300 m. alt., Martio 1894 : E. Ule, Coll. 1819.
Ex habitu Bartramie arcuate.
75. Bartramia (Vaginella) faucium n. sp.; dioicum,? cespites
humiles vix pollicares viridissimi in solo profunde immersi laxe
cohærentes ; caulis tener radiculosus apicem versus in ramulos bre-
ves dichotome parce divisus gracilior ; folia caulina minuta penicil-
latim erecto-patula madore parum recurva, e basi angusle vaginata
tenera anguste laxe reticulata pellucidissima vel dilute flavida in
laminam parum reflexam raptim flexuose subulatam acutatam tener-
rime serrulatam attenuata, nervo lato subulam totam fere occupante
percursa, tenuiter papillosa; perichætialia intima minutissima, e
basi longe vaginata erecta pellucida brevissime lanceolata angustis-
sime nervosa, e cellulis minutis laxis viridibuüs teneris reticulata ;
theca in pedicello tenui rubro minuta oblique globosa sulcata, oper-
culo pro capsula minuto conico obtusiusculo; peristomium extèr-
num: dentes minuti angustissimi subulati articulati aurei, internum
nullum ?
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2200 m. alt., in faucibus rupium, Febr.
189% cum fruct. supramaturis et immaturis : E. Ule, Coll. No 1821.
Parvitate atque temeritate partium omnium prima inspectione facile distin-
guenda species, foliis facillime dissolvendis. E Vaginellis brachypodis.
LS BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
76. Bartramia (Philonotis) pellucidiretis n. sp.; pulvini
magni tomentosi ca. 3-pollicares viridissimi inferne aureo-fusci ;
caules elongati paralleli dense cohærentes robustuli teretes obtusius-
culi simplices vel apice divisi, humore juventute patulifolii senectute
crassiores julaceo-foliosi ; folia caulina magna robusta, e basi excisa
late ovata breviter acuminata acuta cochleariformi-concava, margine
infero late revoluta ubique dense serrulata, dorso scabra, nervo
crasso in acumen evanido calloso-exarata, e cellulis pellucidis
parvis sed ampliuseulis papillosis reticulata. Cætera inquirenda.
Habitatio. Brasilia, Serra ltaliata, in paludibus pulvinos sistens magnos,
Martio 1894 : E. Ule, Coll. 1816.
Ex habitu Ph. fontane.
(Continuatio sequitur.)
sit
UNIVERSITE DE GENEVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
Ame Série. — VIlne Fascicule.
ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE
PAR
R. CHODAT
B. Nouvelles remarques sur la flore pélagique superficielle
des lacs suisses et francais.
INTRODUCTION
J'ai donné dans le précédent mémoire‘ la composition de la flore péla-
gique superficielle du lac de Genève, étendant dans une certaine mesure
ces observations à quelques lacs avoisinants.
Dans celui-ci, j'aurai pour but de montrer combien était justifiée la
classification par moi employée, qui consistait à distinguer dans cette
1 Chodat, Bull. de l'Herbier Boissier, 1897, p. 289, tab. IX-XI.
BULL. HERB. BOISS., janvier 1898.
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
formation lacustre les éléments habituels de ceux qui ne sont qu’erra-
tiques.
La plupart des auteurs qui ont traité de cette question ont négligé la
florule chlorophycéenne ou, s'adressant à des bassins trop peu profonds,
ont indiqués comme pelagiques des espèces d’elangs ou de marécage.
Même Schroeter et Kirchner ' semblent avoir méconnu cette petite for-
mation d'algues vertes. Surtout occupés de statistique floristique, ils n’ont
pas dirigé leur attention exclusive sur la flore pélagique par excellence,
la flore superficielle. Sans doute, cela ressort d’ailleurs de leur préface,
leurs recherches ont surtout porté sur du matériel fixé et en majeure
partie décoloré, ce qui n’est pas favorable à la recherche des chlorophy-
cées.
Le Sphærocystis Schreteri Chod. commun au lac de Constance n’a pas
été signalé par ces auteurs.
Je ne parle pas des auteurs de l’Allemagne du Nord; leurs lacs ne sont
le plus souvent que des mares fangeuses ou des étangs. On ne saurait
comparer nos lacs limpides et bleus à ces eaux si jaunes, qu'Ule à dû
modifier la gamme de couleur de Forel pour pouvoir en donner la teinte?.
Dans ces dernières années on s’est beaucoup occupé en Allemagne et
ailleurs de la flore lacustre. Mais il me semble qu’on a donné au terme
Lac une signification abusive d’ailleurs consacrée par l’usage populaire. Je
suis peu partisan du fatras de néologismes tirés du grec ou du latin. Il
faut savoir gré à Forel® qui a publié ce qu'il y a de plus important sur
l’hydrographie lacustre de nous avoir épargné ce jargon qui tend à s’im-
planter outre Rhin et même en Suisse. Mais puisqu'on s'ingéniait de
toute part à classifier les régions, il eut été prudent de déterminer avant
tout le point de départ.
Forel en donne la définition suivante : « Un lac est une masse d’eau
stagnante, réunie dans une dépression du sol, sans continuité avec la
mer. »
Il ajoute : Un lac proprement dit est un lac profond ou de grande
profondeur.
Un étang est un lac de faible profondeur. Un marais est un étang
1 Schreter et Kirchner, Vegetation des Bodensees, Lindau 1897 (l'ouvrage
porte la date de 1896, mais il a paru en 1897 au mois de mai).
2 Ule, Bestimmung der Wasserfarbe in den Seen, Petermann’s Mitt., 1892,
p. 70.
° Forel, Le Léman, vol. I et II.
(29) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 51
d'assez faible profondeur pour qu'il soit envahi par la végétation de
plantes enracinées, dont les tiges s'élèvent dans l'air, roseaux, typhas, etc.
Pour lui la superficie d’un lac n'entre pas en considération dans cette
classification puisqu'il fait rentrer le lac Balaton parmi les étangs à cause
de son peu de profondeur.
On pourrait prendre comme limite celle donnée par la végétation
macrophyte (Phanérogames, mousses, characées) soit au moins 30 m. de
profondeur pour les lacs.
Les masses d’eau stagnantes qui n’atteindraient pas cette profondeur
seraient des lacs-étangs (15-30 m.) ou des étangs.
A part le petit lac de Muzzano aucun des lacs suisses et francais dont
il est question dans ce mémoire ne rentreraient dans la catégorie des
étangs.
Au contraire la majorité des lacs du Holstein sont ou des lacs-étangs
ou des étangs, preuve en soit la profondeur qui leur est attribuée par
Apstein ‘.
Seuls les lacs de Diek, Behler et de Ploen atteignent 40 m. de pro-
fondeur.
Le lac de Molf n’a que 3 mètres et les autres varient entre 3 et 30 m.
Il suffit de jeter un coup d’ceil sur les cartes annexées au mémoire cité
pour voir que même le Grand lac de Plœn qui a une profondeur maxi-
male de 66 m. n’a guère en moyenne que 20 m. Il en est sans doute
des deux autres également.
Le lac de Morat serait celui de nos lacs qui se rapprocherait le plus de
ces grands lacs du Holstein. Il est un peu moins étendu que le grand lac
de Plœn, mais sa profondeur moyenne (selon Penk) est semblable.
Aussi ne doit-on pas s'étonner d’y voir se développer une telle quantité
de Cyanophycées.
Quant à la flore planktonique, je maintiens le nom de pélagique pour
celle qui habite les vrais lacs ou les régions des vrais lacs qui sont pro-
fondes. Ceci est conforme à la priorité (Forel) et à l’étymologie, tandis
que je réserve le nom de limnétique à la flore suspendue des étangs, ce
qui est de même conforme à l’étymologie. La région littorale sera ordi-
nairement limnétique si la profondeur ne dépasse pas 20 m., mais pourra
être pélagique si la déclivité est forte.
On pourra au besoin subdiviser la couche d’eau de la région péla-
gique en
1 Apstein, Das Süsswasserplankton, Kiel 1896.
52 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
Couche superficielle ............... 0m.— 2m.
De 3 STIDSHIENTE ES EAN TR SENS 2 m. — 30 m.
1 AMONeNNet ern 30 m. — 60 m.
»..profende:. san er 60 m. au delà.
Je ne me suis occupé dans ce mémoire que de la flore pélagique super-
ficielle.
Les lacs étudiés par moi peuvent être répartis en groupes:
Lacs du Jura.
Lacs des Alpes.
Lacs du plateau suisse.
Lacs insubriens.
I. Lacs pu JURA.
Contrairenrent à ce qui a été fait par M. A. Delebecque, je fais rentrer
les lacs de Genève et d’Annecy parmi les lacs jurassiques. L'usage et la
fiore sont d’accord sur ce point.
Bassin du Rhöne:
Lacs de Genève, d’Annecy, du Bourget, de Sylans, d’Aiguebelette.
Bassin de V’ Ain :
Lac de Nantua.
Bassin de l'Isère :
Lac de Paladru.
Bassin de l Aar :
Lacs de Joux, de Neuchâtel, Morat et Bienne.
IT. LACS DU PLATEAU SUISSE.
Lacs de Zurich, Zoug, Greiffensee et de Constance.
II. Lacs DES ALPES.
Lacs de Thoune, de Brienz, des Quatre-Cantons, de Walenstadt.
IV. INSUBRIENS.
Lacs Majeur, de Varese et de Lugano.
Cette division ne correspond d’ailleurs pas nécessairement à un
ensemble de conditions biologiques déterminées.
(31) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. D
Ces dernières semblent bien plus dépendre de faits secondaires comme
la profondeur et la température que de la nature géologique ou géogra-
phique de la région.
Je ne saurais au commencement de ce travail assez insister sur l'utilité
pour le biologiste de travaux comme ceux de Forel et de Delebecque.
L'éminent professseur de Morges sera toujours considéré comme l’initia-
teur et les nombreuses recherches qui ont été le résultat direct ou indi-
rect de son inspiration forment déjà un ensemble respectable. Cependant
le biologiste se trouve encore arrêté par bien des questions d’hydrogra-
phie qui attendent leur solution. Ainsi la teneur des lacs en azote com-
biné, la température moyenne des lacs, etc., sont des facteurs importants
insuffisamment connus. — J’ai fait beaucoup d'emprunts au beau livre
que M. André Delebecque vient de publier sur les lacs français”. Il serait
bien désirable que des travaux de géographie physique de ce genre
fussent étendus aux lacs de Suisse et d'Allemagne.
Je dois des remerciements à plusieurs de mes élèves qui m'ont aidé
dans la récolte du matériel. Ce sont MM. F. Neuhaus et E. Ritter stud.
med., M. le Dr Alfr. Lendner et M. Guigni, stud. sc.
Le nombre des pêches pour chaque lac n’a pas été également élevé. On
a pris soin de les répéter aussi souvent que possible et en variant les
stations. Les pêches ont été nombreuses pour les lacs de Genève, Nantua.
Annecy, Majeur, Neuchâtel, Bienne, Morat, Zoug, Zurich, moins nom-
breuses pour ceux d’Aiguebelette, Sylans, Joux, Thoune, Quatre-Cantons
et Walenstadt, uniques pour ceux de Paladru, Brienz, Varese et Greif-
fensee.
Je n’ai pas la prétention de donner ainsi une vue d'ensemble définitive.
Pour cela il faudrait établir pour chaque lac une série de pêches au moins
mensuelles.
Je sais que cela se fait ou se fera pour plusieurs grands lacs suisses. Si
on voulait étendre cette étude à tous les lacs de la Suisse, il serait bon
de grouper les observations de manière à ce qu’elles coincident par le
temps.
Mais pour une étude tout à fait rationnelle et méthodique il faut beau-
coup d'argent. Le présent mémoire a nécessité une dépense de temps el
_d’argent très considérable et l’auteur ayant du prendre tous les frais à sa
charge n’a pu explorer aussi souvent qu’il l’aurait voulu les lacs les plus
distants.
1 A. Delebecque, Les lacs francais, ouvrage couronné par l’Académie des
sciences, 1898, Paris.
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
Par definition, on doit comprendre sous le nom de Plankton l’ensemble
des êtres flottants ou nageants passivement dans l’eau et qui sont mis en
mouvement par le jeu du vent et des vagues. Dans cette catégorie ren-
trent naturellement tous les protistes végétaux qui ne vivent jamais fixés
ou qui ont leur phase végétative prépondérante à l’état fiottant. Ce sont
tous ces organismes que les systématiciens distinguent comme « libere
natanles. »
Comme la définition du Plankton a tout d’abord été appliquée aux
organismes marins, elle ne prêtait lieu à aucune confusion. Il n’en est
plus de même si l’on étend ce terme aux formations analogues d’eau
douce. i
La notion de mer est bien claire et définie, soit par la composition de
l’eau, soit par l'étendue. Au contraire la notion de lac est l’une des plus
élastiques. Toute accumulation d’eau pouvant constituer un bassin tran-
quille peut prétendre à cette dénomination. En effet, au point de vue
biologique il n’y a pas de distinction précise à établir entre une mare, un
étang et un lac. Même si la mare n’est que temporaire, pendant le temps
ou l’eau atteint un niveau suffisamment élevé pourront apparaître un
nombre considérable d'organismes passifs, flottants librement et que
l’on pourrait très naturellement faire rentrer dans le Plankton.
D'autre part il est parfaitement évident que les organismes passive-
ment flottants ou nageants des marécages et des tourbières doivent par
définition rentrer dans le Plankton.
Même si l’on voulait limiter cette notion aux organismes microsco-
piques de la mer et des lacs, la délimitation serait tout aussi incertaine,
car il existe toute une gradation de formations à partir des lacs bien
définis comme le Léman ou le lac de Constance et ceux qui présentent
plus ou moins un caractère marécageux et finalement tourbeux.
Les vrais lacs eux-mêmes présenteront souvent sur leurs bords, vers
l’affluent ou l’émissaire des régions bien nettement caractérisées comme
marécages. Les zones indiquées par Magnin' pour les lacs du Jura s’appli-
quent le plus souvent bien mieux aux formations paludéennes qu'aux
1 Magnin, Recherches sur la végétation des lacs du Jura. Revue générale de
botanique, t. X, p. 303-333, Paris, 1893.
u
(33) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. DD
vrais lacs. Dans les grands lacs suisses ces régions littorales et sublitto-
rales n'apparaissent que là où le caractère de lac va diminuant, savoir
dans les régions où le mouvement des vagues est moins marqué et où
l’eau tend à prendre le caractère stagnant.
Toute cette zone submergée qu'on peut nommer en suivant Magnin,
« zone littorale » participe évidemment du caractère de marécage et on
pourra y rencontrer librement flottants des organismes en partie iden-
tiques à ceux qu'on rencontre dans cette station. Mais la continuité de la
zone profonde et de la zone littorale dans un élément aussi mobile que
l’eau amenera fatalement les organismes particuliers aux deux régions à
se mélanger plus ou moins. Il dépendra de facteurs souvent compliqués
si les uns ou les autres pourront se maintenir d’une manière durable en
dehors de leur station naturelle.
La différence entre les bords et le large augmentera, cela va de soi,
selon la rapidité avec laquelle la profondeur augmente, ce qui diminue la
zone littorale, réduite dans les lacs à pentes très déclives à 0, et en outre
avec la superficie croissante.
Or, dans nos lacs, si l’on en excepte ces régions ou l’eau protégée
par un barrage naturel ou artificiel permet l’établissement d’une végéta-
tion phanerogamique marécageuse, il n’y a pas, d’une manière générale, à
faire de distinction entre le Plankton du bord et celui du large lorsque le
temps est calme.
La composition de l’eau variant très peu dans les diverses régions d’un
lac et la température se maintenant à peu près égale, comme l’insolalion,
il n’y a pas de raisons pour que dans un bassin uniforme le Plankton
varie beaucoup.
Ce n’est que lorsque la cuvette devient plus étendue que des diffé-
rences peuvent apparaître. Ainsi au lac Léman le Rhizolenia Eriensis ne
semble exister qu’à l'embouchure du Rhône tandis qu'il fait défaut dans
les autres régions.
Ainsi que je l’ai dit plus haut, si vers l’émissaire le lac passe au maré-
cage, comme cela existe au lac d'Annecy et au lac de Sylans, on trouvera
mélangé à la flore pélagique lacustre un certain nombre d’organismes
planktoniques de marécage (Desmidiées, Protococcoidées). Cela se voit
aussi au lac Majeur dans sa partie septentrionale. Dans ce dernier lac et
tout particulièrement vers les rives habitées, des débris de toute sorte
sont constamment jetés au lac. Les égouts y aboutissent et dans le voisi-
nage de certains ports et même au large, devant Locarno, la flore péla-
gique s'associe à des éléments qui habitent d'ordinaire les eaux chargées
56 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (34)
de matières organiques en suspension ou solubles. Le Cladothrix dicho-
toma, le Scenedesmus acutus et S. quadricauda abondent, mais dispa-
raissent à mesure que l’eau devient plus pure et plus claire.
Dans le port de Genève on ne constate ordinairement pas une diffé-
rence bien notable avec le lac. Ceci provient du fait que l’émissaire, le
Rhône, a une force de succion enorme. Le courant s'établit et les con-
ditions d'existence pour les espèces de marécage ne se trouvent pas réa-
lisées. Jai comparé à plusieurs reprises la composition du Plankton du
lac, du port et du Rhône jusqu’à deux kilomètres en aval des jetées; la
composition était identique. Il y aura done lieu de distinguer avec soin le
Plankton de ports sans écoulement tels que ceux de Morges et de Locarno,
de celui de ports terminés par un émissaire puissant.
Dans ces conditions la zone littorale ne peut figurer comme un toul ;
on doit y distinguer le littoral sans affluents ', avec affluents, sans émis-
saire ou avec émissaire et combiner ces notions avec celles de profondeur.
A priori, toute Protococcoidée, ou Conjugée, ou Diatomée non fixée et
se multipliant à l’état suspendu est capable de devenir végétal plankto-
nique. Les Volvocinees, le Gonium, l’Eudorina, le Volvox, etc., les Hario-
tina, les Pediastrum, les Cœlastrum, les Golenkinia, elc., peuvent occa-
sionner des fleurs d’eau considérables. Ce sont des organismes suspendus
et se multipliant durant leur flottaison.
Comment se fait-il que ces protistes capables de produire des fleurs
d’eau ? ne constituent pas dans nos lacs une part appréciable de la flore
pélagique ?
Dans mes recherches je me suis efforcé d'aborder les différentes ques-
tions relatives à la biologie lacustre d’une manière méthodique. C’est
ainsi que dans ces premières études il ne sera question que de cette por-
tion de la flore flottante qu’on rencontre à la surface des lacs, la flore
pélagique.
Infiuence de la lumière.
La surface d’un lac présente quant aux conditions d'existence des par-
ticularités assez saillantes pour qu'un nombre considérable de végétaux
n'y abondent pas.
1 Dans un prochain mémoire sur la flore littorale je montrerai l'influence
énorme de ces conditions.
2 Voir Chodat, Golenkinia radiata in Morot, Journal de botanique, Paris 1895.
(35) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 97
Le premier facteur est la lumière qui inonde librement celte surface.
Tout végétal qui arriverait à flotter exactement à la surface pourrait uli-
liser la somme totale de lumière qu'elle recoit.
On sait que chez les êtres supérieurs cette lumière vive est préjudiciable
au premier développement. Wiesner a insisté avec beaucoup de soin
sur la somme de lumière qui est à la disposition des végétaux. Il a
montré comment ces derniers s'organisent à n’en employer qu'une partie,
soit par le fait de l'ombre portée par les diverses parties de la plante,
soit par la disposition des organes qui est telle qu'une partie de la
lumière seulement est utilisée. Qu’on se rappelle seulement les feuilles
miroirs de beaucoup de plantes tropicales.
S'il existe des organismes qui par leur poids spécifique arrivent à
flotter exactement à la surface de l'eau la lumière totale sera certaine-
ment à leur disposition.
La couche d’eau que la lumière aura à traverser sera si faible que la
quantité absorbée sera presque nulle.
La plupart des algues vertes ne sauraient supporter impunément une
lumière vive et continue. On peut faire apparaître expérimentalement des
pigments surnuméraires par simple exposition. Ainsi chez les Zygnema,
les Ulothrix, les Oedogonium, les Bulbochæte, les diverses Volvocinées et
plusieurs Protococcoidees.
Parmi les organismes flottants à la surface des lacs et qui peuvent se
protéger ainsi, le Botryococcus Braunü arrive en première ligne ?.
On comprend que cette espèce puisse plus que les autres développer le
pigment rouge, car c’est de toutes, celle qui est le meilleur flotteur grâce
à la grande quantité d'huile qu’elle excréte. C’est aussi celle qui arrive
à se maintenir le plus exactement à la superficie.
J'ai remarqué que l'huile du Botryococcus devenait rouge surtout pen-
dant les jours clairs d'hiver et ceci est confirmé par plusieurs obser-
vations qui m'ont été communiquées (Brun, Wegelin). L'influence de la
lumière indépendante de la température se manifeste ainsi clairement.
! L'action bactéricide de la lumière dans les fleuves et les lacs va jusqu'à
2-5 m. Voir Buchner in Lafar Technische Mykologie, p. 74.
2? Voir à propos de cette algue flottante: Chodat, Sur la structure et la biologie
de deux algues flottantes, in Morot, Journal de botanique, Paris, 1896, octobre.
Des résultats analogues aux miens ont été publiés par Kirchner dans le mémoire
antidaté cité plus haut. Il est donc incontestable que cet auteur ne saurait avoir
la priorité. On ne saurait assez s'élever contre cette pratique d’antidater des
ouvrages scientifiques.
DS BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
Pendant l'hiver 1879-80 le développement du Botryococcus rougi avait
été tellement intense que la municipalité de Neuchâtel avait chargé une
commission d'étudier dans quelle mesure celte accumulation d’orga-
nismes rouges pouvait avoir un effet nocif sur la santé. Il est à remar-
quer que de tous les lacs étudiés par moi jusqu’à présent, c’est celui de
Neuchâtel qui a donné le plus constamment des Botryococcus rouges '.
Faut-il attribuer cette prédominance de la coloration rouge au fait que ce
lac serait plus vivement éclairé que les autres. Cela ne paraît pas probable
quoique l'absence de montagnes élevées et boisées, rapprochées permette
à la lumière de circuler librement. |
Parmi les autres organismes qui produisent la rubéfaction des eaux, nous
avons des espèces qui sont spécifiquement rouges. Ainsi la Cyanophycée
Oscillatoria rubescens DU.’ et O. prolifica Grev. lei nous ne trouvons plus
une huile qui peut rougir, mais un pigment constant la myxoporphyrine.
On sait que l’eau absorbe assez vivement les radiations lumineuses et
tout d’abord les plus réfrangibles, c’est-à-dire les rouges.
Ce sont évidemment ces radiations, qui ont une action désorganisatrice
sur la chlorophylle outre la lumière totale. La présence d’un pigment
accessoire rouge diminue l'action trop intense de la lumière; c’est un
écran protecteur qui n’est pas sans analogie avec celui qu’on constate
souvent dans l’épiderme des plantes supérieures et tout particulièrement
chez les végétaux de hautes régions ou chez ceux qui gardent leurs
feuilles en hiver. Kny? a essayé de montrer que chez plusieurs de ces
plantes le pigment rouge avait comme effet la transformation d’une
énergie lumineuse en une autre plus calorifique.
Il est peu probable que pour les Cyanophycées pélagiques le pigment
rouge ait cet effet; il est à présumer au contraire, que son action est uni-
quement protectrice et permet à la plante d'utiliser à la place des rouges
qui sont en partie non absorbés les rayons de plus grande réfrangibilité
et notamment les verts. J’ai montré, en effet, que la myxoporphyrine
absorbe nettement les radiations qui correspondent à la limite du vert et
du bleu.
Dans certaines mares ce sont souvent les Euglena sanguinea qui pro-
! Voir Brun in Archives des Sciences physiques et naturelles, 1880, p. 337.
2 Pyr. De Candolle, in Memoires de la Société de physique et d'histoure natu-
relle, Genève, tome III, 2me fc., 1826 et R. Chodat, Sur la hiolosie de deux
algues pétagiques, 1. c.
® Kny, Zur physiologischen Bedeutung des Anthocyans, Congrès de Gênes,
1892, IX.
(37) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 59
duisent la coloration. ainsi sur la montagne des Pitons, pres de Genève,
où le phénomène a été constaté à plusieurs reprises.
Des pigments protecteurs aussi intenses ne sont d’ailleurs pas communs
chez les organismes pélagiques. Parmi les Cyanophycées constatées par
moi comme habituellement pélagiques, les Anabæna avec leurs vacuoles
flotteurs sont de couleur normale; les Chrococcus minutus var. lacustris
Chod. qui deviennent si abondantes dans le lac de Neuchâtel qu'elles en
troublent l’eau parfois pendant l’été, ainsi que j'ai pu m'en assurer en
1897, sont constamment colorées en jaune abricot; le Gomphosphæria
lacustris Chod. semble être dépourvu de chlorophylle; il présente ordinai-
rement une couleur rose chair pâle.
Parmi les Chlorophycées habituelles je n’ai rencontré que Botryococcus
coloré en rouge ; malgré le grand nombre d'observations je ne pus déceler
ni d’Oocystis, ni de Nephrocytium, ni de Raphidium colorés autrement
qu'en vert et cependant on sait, au moins pour ce dernier genre, qu'il
prend lorsqu'il est vivement éclairé une teinte rouge brique, en accumu-
lant de l'huile. Mais les conditions dans lesquelles cette insolation active
doit s'exercer sont encore obscures. J’ai montré, en effet, qu’une espèce
voisine le R. nivale vit inaltérée au milieu de la neige rouge !.
Comme les Chlorophycées ne forment qu'une faible partie de la flore
pélagique, quoiqu’une portion constante, il n’est pas absurde de supposer
que l’un des facteurs principaux dans l'immigration des Chlorophycées
vers le large a du être la possibilité de supporter la lumière uniforme et
vive qui inonde la surface des lacs.
On pourrait objecter à cette manière de voir que l’ensemble des Chloro-
phycées possède le pouvoir de développer un pigment protecteur sous
forme d’une huile emmagasinée. Mais il ne faut pas oublier que celte
coloration coïncide ordinairement avec la production d’hypnospores ou
d’hypnothalles, états de repos et en somme d'inactivité physiologique.
Ainsi chez la plupart des Protococcoidées et des algues filamenteuses le
renouvellement de l’activité coïncide généralement avec une réapparition
du pigment vert et ceci même chez des plantes qui habituellement sont
rouges (Hæmatococcus lacustris, germination des Zygospores, des Volvo-
cinées, des Oedogoniacées, etc.).
L'apparition de l'huile rouge, l’hématochrome, annonce donc une ten-
dance au repos, amené tantôt sous l'effet d’une lumière intense, tantôt par
1 Chodat, La neige rouge du col des Ecandies, Bull. de l’Herb. Boiss., 1896,
Dec.
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
la concentration de l’eau et finalement la dessication du marécage ou du
récipient dans lequel les algues s'étaient développées.
Dans leur passage de l’élément aqueux à l'élément aérien, plusieurs
algues ont pris à demeure ou presque habituellement une coloration
rouge. Ainsi l’'Hæmatococcus nivalis, H. pluvialis, les Trentepohlia. Mais
encore ici cette coloration correspond à une vie ralentie. En effet, le déve-
loppement maximum des Trentepohlia se fait avec diminution du pigment;
il en est de même pour la migration et la multiplication des Hæmato-
coccus auxquels il suffit quelquefois d’une faible diminution dans l’inten-
site lumineuse, pour amener à la fois un renouveau d'activité et l’appa-
rition du pigment chlorophyllien momentanément caché.
Mais de même que dans cette migration vers le milieu aérien cer-
taines algues ont pu supporter l’augmentation de lumière et la séche-
resse sans développer de pigment protecteur et acquérir ainsi une
grande extension (Pleurococcus vulgaris, Schizogonium, Prasiola), de
même plusieurs Protococcoidees ont pu s’accommoder aux conditions par-
ticulières réalisées dans les couches superficielles de l’eau d’un grand lac
sans faire usage d’une propriété qu'elles possèdent certainement, mais
qui, coincidant avec une diminution d’activité leur eut été préjudiciable.
Une algue pélagique doit nécessairement présenter une activité grande,
une énergie d’assimilation considérable et ceci, d'autant plus qu'elle sera
dépourvue de dispositions, favorisant la flottaison comme cela est cer-
tainement le cas chez toutes les Chlorophycées pélagiques à l’exception
de Botryococcus.
Imaginer que ces Chlorophycées ne supporleraient pas la pleine
lumiere et que cette derniere aurait pour effet l’apparition d’un pigment
rouge protecteur, c'est admettre en même temps leur exclusion de ce
milieu pélagique où elles ne sauraient se maintenir sans une activité
assimilatrice constante accompagnée d’une multiplication rapide.
Il est certain que les Chlorophycées pélagiques périssent en grand
nombre, détruites soit par les animaux microscopiques ou les petits
poissons, soit en plus grand nombre par leur descente insensible vers la
profondeur obscure d’où elle ne sauraient s'élever sans l'intervention
d'organismes actifs qui peuvent les entraîner vers des couches plus
élevées. Mais combien plus ne sont-elles pas sollicitées à descendre cons-
tamment.
Le contingent doit donc être renouvelé ; il ne saurait donc être ques-
tion d'organismes inactifs à végétation ralentie.
Ceci est si vrai que le Sphærocystis qui appartient à un groupe d’algues
FE en, RR
(39) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 61
où l’apparition du pigment peut être indépendante d’un ralentissement
dans l’activité (Volvocinees), se maintient d’un vert vif à l’état immo-
bile et se multiplie activement sous cet état.
Ceci est particulièrement significatif, si l’on remarque que l’Hæmato-
coccus lacustris et en général les Volvocinées sont si rares à l’état péia-
gique. Et cependant au lac de Genève, l'Hæmatococcus est une des algues
les plus communes sur les pierres creuses et humides du rivage. On sait
que, à l’état zoospore cette algue extrêmement mobile est partiellement
ou complètement colorée en rouge.
Pourquoi ne prend-elle aucune part importante à la constitution du
Plankton, Elle ne craint nullement la lumière contre laquelle elle est
suffisamment armée. Est-ce parce que sous sa forme mobile elle n’est
pas capable d’une multiplication active? Est-ce que sa zoospore ne sau-
rait indéfiniment se maintenir sans passer à l’état enkysté pendant lequel
elle ne se multiplie qu'avec difficulté, se bornant le plus souvent à grossir
démesurément ?
Et cependant il est connu que les Volvocinées apparaissent parfois dans
les étangs avec une grande rapidité, se multipliant étonnamment. Il doit
y avoir d’autres causes qui éloignent la plupart des Volvocinées du
domaine pélagique et ne leur permettent que d’apparaître éphémères
pour bientôt disparaître.
Est-ce le défaut de carapace qui en fait, comme on le sait, des orga-
nismes fort sensibles à des variations souvent faibles; cela se pourrait,
car parmi les flagellées qui forment la majeure partie des organismes
végétaux aclifs je ne connais que des espèces protégées par une cui-
rasse (Péridiniens) ou enfoncés dans des cupules (Dinobryon, Mallomonas)
qui aient pris un développement notable.
Susceptibles de se développer très abondamment, lorsque des circons-
lances favorables très spéciales ont été réalisées, les Volvocinées sont
trop sensibles pour se maintenir habituellement, durant toute l’année, à
travers les changements si subits qu’eprouve l’eau d’un lac. Ce sont des
planies qui préfèrent les eaux peu profondes des fossés, des fontaines et
des flaques passagères. Leur évolution réalisée, l’œuf ou l’hypnospore
s’enkyste et ce monde foumillant a disparu pour longtemps.
Influence de la composition chimique des eaux.
Un second facteur qui à mon avis joue un rôle excessivement impor-
tant c’est l'extrême pureté de l’eau des grands lacs. Ce n’est pas tant la
62 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (40)
composition chimique, variable d’un lac à un autre lac, qui importe, la
quantité de calcaire dissout, la somme totale du résidu fixe, que l’absence
plus ou moins complète de matière organique dissoule.
Forel ! a insisté, sans doute avec raison, sur l'importance des humates
dans la coloration des eaux. La teinte franchement bleue des eaux par-
lerait en faveur d’une faible teneur en substance tourbeuse dissoute, la
nuance verdâtre des lacs du Jura serait due à l'apport d’eau des tour-
bières. Son hypothèse, vérifiée d’ailleurs par l’expérience, trouve une con-
formation dans ce fait que les lacs en question ont dans leurs bassins
d'importantes tourbières. C’est peut-être ce qui détermine dans les lacs
de Joux, Neuchâtel, Bienne et Morat le beau développement du Chroo-
coccus minutus, alors qu'il fait défaut aux lacs si purs de Genève et
d'Annecy. Il est important de ne pas confondre les marécages avec les
tourbières bien typiques.
Mais indépendamment de la présence des substances tourbeuses qui
déterminent dans les eaux qui en sont contaminées le beau développe-
ment de Desmidiées que l’on sait, la pauvreté en azote et en phosphore,
soit élémentairement combiné, soit organiquement combiné, qui est si
caractéristique pour les eaux fluviatiles et lacustres et les rend potables,
éloigne nécessairement une foule d'organismes qui sont favorisés par la
présence de telles substances.
J'ai déjà cité plus haut la sensible difference qui peut exister entre la
flore pélagique d’un port et celle du large et notamment si le port ne
coïncide pas avec l’émissaire.
Ainsi tandis qu’au lac Majeur dans la région voisine du port, mais pour-
tant à 400 m. du bord, les Scenodesmus quadricauda abondent avec Dia-
toma vulgare et Cladothrix dichotoma,au large et loin des villes qui écou-
lent leurs eaux ménagères et leurs égouts dans le lac, les Scenodesmus
disparaissent complètement.
Il n’en faudrait pas tirer comme conséquence que Scenodesmus ne peut
se développer qu’en présence de substances organiques, car il résulte
clairement de très nombreuses expériences que j'ai fait exécuter dans
mon laboratoire par Mme Malinesco, que cette algue est susceptible d’un
très beau développement si on lui donne uniquement des sels minéraux.
Cependant des cultures à l’eau du lac seulement, se sont montrées peu
actives et la plupart ont péri, tandis qu’additionnees de sels nutritifs ces
cultures s’améliorent rapidement et augmentent à vue d’eil.
1 Forel, Le Léman, t. II, p. 479.
(41) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 63
Il n'en est plus de même dans un marécage. La teneur en sels miné-
raux et en matières organiques dissoutes est bien plus élevée. Ces der-
nieres peuvent évidemment être remplacées par un mélange approprié de
sels nutritifs !, mais justement les plus importants manquent à la plupart
des eaux lacustres ou y sont en si petite quantité que les analystes n’ont
pas jugé utile d’en tenir compte.
Par exemple, la teneur de l’eau du lac de Genève en matières orga-
niques déterminée par la méthode bien connue au permanganate est la
suiyanle :
3 mgr. 15 — 8 mgr. 85 (Marignac).
Quant aux acides déterminés ce ne sont guère que des sulfates et des
carbonates.
L'eau lacustre est donc peu nutritive, si pauvre en substances orga-
niques que l’analyse chimique peut à peine les déceler et dépourvue en
apparence d'azote combiné ? sans lequel la culture des algues vertes est
impossible.
Ces conditions si défavorables ne pourront convenir qu'à un très petit
nombre d'organismes qui absorbent évidemment l'azote combiné des
qu'il devient éliminé par la destruction de la matière organique des
eaux.
Bokorny * a fait la même supposition basée sur des expériences desti-
nées à établir la limite de dilution des substances nutritives pour les
algues et les champignons.
Tandis que ces derniers et les bactéries ne se développent pas lorsque
la dilution atteint 0,005 °/o, les algues continuent à vivre dans des solu-
tions au 0,001 °%. Jai moi-même démontré un phénomène semblable
pour le Palmellococcus miniatus et l'Hæmatococcus pluvialis qui sup-
portent aisément l'eau du lac non additionnée de substances nutritives.
De même l’Hæmatococcus nivalis vit dans des conditions très défavo-
rable pour la majeure partie des végétaux. ;
Dans les petits étangs souvent riches en matières organiques et consé-
1 II ne faut donc pas attribuer directement le développement de certaines Cya-
nophycées et algues vertes à la présence de substances organiques, ces dernières
leur fournissant l'azote assimilable; toute autre source inorganique assimilable
ferait de même.
? Anciennes analyses, voir plus loin.
® Bokorny, Th. Die Grenze der wirksamen Verdünnung von Nährstoffen bei
Algen und Pilzen in Biolog. Gentralblatt, 1897, 15 juin.
64 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (42)
quemment aussi en substances nutritives comme l’est celui de l’Ariana !
auquel Schræœder a comparé celui du jardin botanique de Breslau, ou des
bassins plus exigus comme les mares du Salève où viennent s’abreuver
les troupeaux et le bassin de l’École de médecine de Genève riche en
détritus, une flore de Chlorophycées extrêmement riche apparaît et c’est
la surtout que l’algologue a quelque chance de faire des découvertes inté-
ressantes.
Mais j'insiste très spécialement sur ce fait que la présence de ces orga-
nismes n’est nullement due à la richesse en substance organique par
opposition aux substances nutritives inorganiques. Ces dernières, dans les
expériences, se trouvent être tout aussi favorables au développement des
algues Protococcoidées ?.
A part quelques types (Euglenes, etc.) qui préfèrent les solutions
putrides, les algues vertes réussissent de préférence dans les eaux lim-
pides riches en matières nutritives.
Parmi les végétaux pélagiques les plus caractéristiques se trouvent cer-
tainement le Rhizolenia longiseta et l’Atiheya Zachariasü. Schroeder * les
a cependant signalés dans un bassin qui rappelle beaucoup par la compo-
sition de sa flore algologique le petit bassin à canards de l’Ariana, à
Genève, dont j’ai eu souvent l’occasion de parler.
Les Rhizolenia qui rappellent si fort les Diatomées pélagiques marines
semblaient pourtant représenter le type par excellence de cette for-
mation.
Origine de l’azote combiné.
Il est évident, après ce qui précède, que ce qui éloigne beaucoup de
microphytes de la vie pélagique c’est en grande partie la pauvreté de
ces eaux en azote combiné. J’ai dit que la quantité de ce corps contenu
sous forme d’ammoniaque ou d'acide nitrique dans les eaux lacustres est
si faible que les chimistes n’en donnent généralement pas la teneur
ou l'indiquent comme absent.
Il est intéressant de constater cette absence singulière de l’azote ammo-
1 Chodat, Matériaux pour servir à l’histoire des Protococcoidees, Bulletin
de l'Herbier Boissier, 1895.
2 Chodat, Golenkinia radiata, Morot, Journal de botanique, Paris 1895. —
Id. Sur le genre Lagerheimia, Nuova Notarisia, Pavie, 1895.
® Bruno Schroeder, Attheya Zachariasii et Rhizolenia longiseia, etc., in Ber.
d. d. bot. Ges., 1897.
(43) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 65
niacal et nitrique si on la met en regard avec la teneur en ces composés
nitrogénés des cours d’eaux et des eaux météoriques.
On n'avait point de détermination exacte de l’azote nitrique contenue
dans l’eau des lacs. On doit à l'initiative de M. Delebecque ‘ la solution de
cetie question.
La difficullé de déterminer ce corps a fait l’objet de recherches de
M. Schlösing?. Il a exécuté pour M. Delebecque les analyses suivantes :
Quantité d'acide nitrique par litre.
Baerdergeneyen a Ne ei 0,81 mgr.
ANDEREN: 0,74 »
ERS BOULE en Ur en PISE E 148 »
D laerardmer. ne 0,07 »
» » Chaiïllexon (des Brenets)......... 0,72 »
Par contre Marignac® n'a jamais pu mettre en évidence de l’ammo-
niaque dans l’eau du lac de Genéve.
Certains lacs jaunes étudiés par les mêmes auteurs (Chaillexon et
Gerardmer) recèlent une assez forte proportion de matière organique,
mais les recherches effectuées nous montrent que cette matière ne
donne pas naissance à une quantité importante d’acide nitrique.
L’azote ammoniacal contenu dans les eaux de pluie de Montsouris est
pour les douze mois en moyenne 2 mgr. par litre, ce qui fait 1086 mgr.
par mèêtre carré, soit 10 kgr. 86 d’azote ammoniacal par hectare et
par an.
L’azote nitrique y est contenu dans la proportion de 394 mgr. par
mètre carré, soit 0.7 mgr. par litre de pluie. Ceci fait 3 kgr. 940 d’azote
nitrique par hectare et par an.
La somme d’azote total serait donc de 2,00
0,70
2,70 mgr. par litre.
Des analyses faites en Angleterre dans l’intérieur des terres donnent
une teneur moindre.
1 Delebecque, 1. c., p. 195 et 209.
2 Schlösing, Contribution a la chimie agricole, p. 207 et seq.
® Marignac, Recherches sur la mat. organique dans l’eau du Rhône, in
Mem. Soc, phys. et d’hist. nat. de Geneve, t. XXIX, no 2, 1884, p. 41.
BULL. HERB. BOISS., janvier 1898. 5
66 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
Ammoniacal. Nitrique.
Intarlesvterresen. a... 0,88 0,19
NAT a ar Eos a Ne 4,25 0,22
Beossetleöte ar 0,61 0,41
Nes mu a on rad anE PER 3,19 0,30
Comme on le voit ces chiffres diffèrent extrêmement et la moyenne
sera sans doute inférieure à celle donnée par Montsouris ', voisin d’une
grande ville comme Paris.
Voici quelques autres moyennes :
Hauteur d'eau Azole Azote Azote par
Stations. Dates. tombee. ammoniacal. nitrique. hectare.
Kuschen .... 64-65 296,25 mm. 0,5% 0,16 2 Kgr. 080
65-66 42,50» 0,44 0,16 2 » 860
Insterburg... 64-65 688,75 » 0,55 0,30 6 » 4150
- 69-66 594,75 » 0,76 0,49 7 » 630
Regenwald... 64-65 587,00 » 2,03 0,80 16 » 900
66-67 604,25 » 2,28 0,56 48 » 410
Florence .... 70 913,29 00 1,17 0,44 1% » 960
Vallombrosa. 72 1995,75 » 0,42 0,15 A1 » 630
Rothamsted .. 53 725,00 » 0,74 0,12 6 » 249
96 680,40 » 1,18 0,12 8 » 850
Geneve...... 1000,00 »
L'influence de villes ressort clairement. Mais ces dates diverses mon-
trent que les eaux pluviales restituent de 2 kgr. 0,80 — 18 kgr. 410
d'azote à la terre ou à l’eau sont instructives*?, car elles nous montrent
qu'un faible bassin recoit ainsi une somme d’azote combiné qui n’est pas
à dédaigner.
Si l’on admet que le Plankton récolté dans un hectare équivaut à un
poids de substance organique de 143 kgr. (Dobersdorfersee d’après Apstein)
à 4186 kgr. (Lac de Zurich, Schreeter, 1. c., p. 46) et que nous prenions
comme moyenne provisoire celle de 150 kgr., on verra que la quantite
d’ammoniaque et d'acide nitrique tombées pendant l’année est sensible-
ment égale à celle qui serait nécessaire à la production de ces microbes.
En supposant que tout l’azote ammoniacal et nitrique soit utilisé par
l'assimilation des algues planktoniques, si nous admettons une quan-
tité moyenne de 10 kgr. d'azote météorique combiné, cela donnerait en
matières organiques entre 150 à 200 kgr. par hectare.
! Annuaire de Montsouris 1888, p. 340. — Seq.
? D’après l’ Annuaire de Montsouris, ed. 1897, le maximum seraii pour Mont-
souris 20 kgr. 500 (1893), le minimum 12 kgr. (1880 et 1890).
(45) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 67
La question de l’azote lacustre est une question interessante qui est
toute neuve et qu'il faudrait élucider par des mesures exactes. C’est à
cette recherche que devront se destiner les stations biologiques lacustres
qui sont à la mode, maintenant !.
Si l'azote combiné, ammoniacal et nitrique fait presque défaut dans
l'eau des grands lacs, cela paraît dû au fait que dès son apparition dans
ces eaux il est absorbé et assimilé par les microphytes.
Outre cette source d'azote assimilable d’origine atmosphérique les lacs
ont encore celle fournie par la décomposition des macrophytes du littoral
et la putréfaction des animaux.
JL est évident que ce dernier facteur est d'autant moindre que le lac
est plus profond et que sa zone littorale est plus réduite par la déclivité
des bords.
Dans un grand lac comme le Léman ou le lac de Constance, l’azote assi-
milable météorique doit certainement jouer sinon un rôle exclusif, du
moins un rôle très important.
Il faut compter en plus l’eau météorique amenée indirectement par les
affluents du bassin. Les rivières contiennent dans leur eau une propor-
tion d’azote nitrique variant de 2 à 4 mgr. par litre *.
Si donc les analyses faites de l’eau des lacs sont exactes, il y aurait
déperdition d’azole nitrique et d’azote ammoniacal dans les lacs, de même
qu'il y a appauvrissement en chaux comparativement aux afflents. Cette
diminution dans le titre du calcaire a été constaté par MM. Duparc* et
Delebecque et attribué par eux en partie à l’action des êtres vivants. Il
est incontestable que leur actif développement dans l’eau tranquille des
lacs doit abaisser, quoique faiblement, la teneur en matières minérales
dissoutes d’un lac.
Les Diatomées prendront principalement la silice, mais les autres orga-
nismes non silicifiés ont cependant besoin d’une certaine proportion de
sels.
J'ai déjà parlé de la pauvreté de l’eau des lacs en matières minérales
dissoutes. Je ne sais jusqu'à quel point la composition du résidu sec et sa
totalité peuvent influer sur la presence ou l’absence des microphytes :
1 Voir aussi Forel, Biologie d’un lac d’eau douce, 1. c.
? Cette détermination n’a pas été faite pour les affluents de nos lacs: il serait
très désirable qu’une enquête sérieuse soit faite à ce sujet.
® Duparc, L., Le lac d'Annecy, Archives des sciences physiques et naturelles,
1854, 3me période, t. XXXI, p. 75.
65 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
Aiguebelette.. .... 7 0,16% gr.
Palin Sir. Sees: 0,1682 »
Sylanseras ae 0,1755 »
Naniuas.- 2% #2: 2. see 0,1815 gr.
Léman. as or 0,470—0,168
Bodensee, 1... 0. 0,1718 gr.
Bourgel ren: 0,1550 »
ANDEONSE EL 0,1439 »
Les differences sont trop peu sensibles pour qu'elles puissent être
sérieusement prises en considération au point de vue biologique. On peut
donc dire que l’eau des lacs est une solution saline extrêmement diluée et
contenant de 0,1439 — 0,1815 gr. — Il ne semble donc pas au premier
abord que cette composition minérale puisse influencer sensiblement
en tant que total.
S102 Ca0 MsO Na20 K20 SOza
HÉMORMereCe 0,00% 0,0641 0,0106 0,0027 0,0048 0,0362
INDIIEDyAS RE: 0,0039 0,069 0,0073
Bodan rer 0,0020 0,068 0,0114 0,0179 0,0023 0,0221
Bourget. ..... 0,0047 0,068 0,0097
La composition du résidu ne saurait non plus expliquer les différences,
car elle est sensiblement identique.
Matieres organiques.
kemans 222. 3—8,5 mgr. (Marignae) moyenne de 5,5 mgr. p. litre.
Nantwa....... 8—9,3 mgr. (Delebecque)
Cette moyenne ne diffère guère de celle trouvée pour les lacs ana-
logues; il faudra cependant de nouvelles recherches, étendues à l’en-
semble des lacs.
La présence des matières organiques aurait pour corollaire nécessaire
la production d’acide nitrique et nitreux, or ceci ne se remarque pas et
aucun chimiste n’a jamais décelé quantitativement ces corps azotés.
Néanmoins, la présence de dérivés organiques ne fait pas de doute et
c’est à elle que Forel attribue en majeure partie la coloration des eaux.
Les lacs recevant par leur bassin d'alimentation de l’eau des tourbières
sont suivant cet auteur plus ou moins colorés en vert et finalement en
brun.
Voici d’après l'échelle Forel la couleur des principaux lacs suisses :
(47) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE, 65
Benan ERP N IV
ATINECVE DEA EL ITI—IV (Delebecque)
BONES nk IV
Bodenseegar en na VI— VII
LAINE ET CN AS SRE LES N
Nenchalelit, 2.02. ee VI-VIH
AUDIO SE RE Cane VI— VII
Ausyebeletie ann... VI-X
Quatre-Cantons ............ VII
DOUD NES LRU Er VI—VII
Bere. NER TE VII
NELDARO PEER EE TETE, VII
SNS ER ee mir A VIII
DOUCE RS EEE EN 2 IX—X
MORALE te D RUES XXI
Namur a are ei VO—XI
Les lacs bleus d’Annecy et de Genève sont les plus purs comme teinte,
les autres sont plus ou moins verts (V—VIII) et finalement brunätre ou
(IX—XI) jaunätre (Joux et Morat).
Les lacs de l'Allemagne du Nord sont beaucoup plus jaunes que les
nôtres; M. Ule a du modifier la gamme Forel, pour en exprimer la leinie
(W. Ule, die Bestimmung der Wasserfarbe in den Seen, Petermann’s Mit.
1892. Heft III, p. 70).
Cette échelle des couleurs correspord en partie à des faits biologi-
ques. La ressemblance entre les lacs d'Annecy, du Bourget et de Genève
se manifeste non seulement dans leur flore microphyte, mais aussi dans
leur couleur.
Le lac de Joux est l’un des plus riches en espèces, ce qui cadre avec
son caractère tourbeux (couleur), et celui de Morat, le plus foncé de tous,
est aussi le plus riche en Cyanophycées !,
Température.
La température donne aussi une allure spécifique à chacun des lacs.
On peut au point de vue du gel grouper ces lacs :
1° Congélation habituelle en hiver. Petits lacs alpins et jurassiques,
Joux, Sylans.
1 La coloration des lacs, celui de Morat par exemple, est due non seulement à
des substances organiques dissoutes mais aussi à la couleur des microphytes. Le
lac de Morat devient parfois cuivré ou rouge de sang par l’Osczllatoria rubescens.
70 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
20 Morat, Zurich, Untersee.
3° Congélation sur les bords, Neuchâtel, Bienne, Annecy.
Lo Ne gelant jamais, Walenstadt, Quatre-Cantons, Brienz, Thoune,
Léman, Bourget.
Ceci montre une assez grande variété et elle se maintient nécessaire-
ment dans l’établissement du maximum thermique et des moyennes, sans
cependant que les groupements qui en découlent se superposent aux
précédents. Le gel des lacs dépend non seulement de la température,
mais aussi de l’état de tranquillité du lac.
La température superficielle du lac de Genève ne s’abaisse jamais au-
dessous de 4°. Même dans les hivers excessivement rigoureux (4891,
février) la température de la surface était de 4,40, de 4,29 à 10 mètres et
à 20 m. 4,10,
Ce lac appartient au type tropical. (Delebecque, Modification de la classi-
fication de Forel).
La plupart des autres lacs étudiés par moi appartiennent au type
tempéré. La température de surface est susceptible de tomber au-dessous
de 40.
Même dans les lacs d'Annecy et surtout celui du Bourget qui ne gele
jamais la température superficielle peut tomber au-dessous de 4°.
Le 17 février 1895 on notait au-dessus de la plaine centrale une tem-
pérature de surface de 2.40 et au fond 3,80 et cependant le lac n’a pas
gelé cet hiver.
Au lac du Bourget pendant l'hiver 1851 (février —mars) une notable
partie du lac était au-dessous de 4° et cependant le lac n’a jamais gelé de
mémoire d'homme.
Dans deux autres lacs qui n’ont jamais gelé, ceux de Walenstadt et
de Brienz, Delebecque a constaté ' une température de 4° par un föhn
violent qui avait réchauffe les couches supérieures.
La température maximale superficielle serait aussi importante à con-
naître. D’après A. Delebecque elle serait voisine de 25,80 pour le lac
d’'Aiguebelette. Au lac de Genève le maximum est de 24° (Forel), au
lac de Constance 20,60 (Kirchn. et Schreet. 1. c.), tandis que le petit lac
de Morat atteint et dépasse même 25° C.
A altitude égale, les petits lacs s’&chauffent plus que les grands, mais se
refroidissent plus rapidement.
Des lacs de dimension semblable peuvent appartenir à deux catégories
différentes : ainsi le lac Léman qui est tropical et le lac de Constance qui
1 Hiver 1890-91, 9 et 11 mars.
(49) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 71
appartient au type tempéré puisque sa température superficielle peut
tomber au-dessous de 4° (2,80 selon Kirchner). Ces variations sont tout
autant de facteurs qui donnent au climat d’un lac une allure spéciale et
déterminent la prédominance ou la subordination de types biologiques :
de là le facies particulier phytologique des différents lacs.
La température des lacs est déterminée par des causes variables. Le
chmat a sur le régime du lac une influence évidente ; suivant que l'air
sera plus ou moins chaud, que le soleil sera plus ou moins ardent, le lac
recevra plus ou moins de chaleur. L'influence de l'altitude n’est pas
négligeable.
La profondeur moyenne d’un lac est le rapport de son volume à sa sur-
face, son influence sur la température d’un lac est assez importante. C’est
par sa surface qu’un lac gagne ou perd de la chaleur, et ce gain ou cette
perte de chaleur doit se répartir, très inégalement d’ailleurs, sur tout le
volume qui, à cause de la grande chaleur spécifique de l’eau, joue en
quelque sorte le rôle d’un régulateur; on peut donc dire que, toutes
choses égales d’ailleurs, la quantité totale de chaleur emmagasinée dans
un lac variera d'autant moins que ce volume sera plus grand par rapport
à cette surface ou, en d’autres termes, que la profondeur moyenne du lac
sera plus considérable.
Pour cette raison, les écarts entre les températures extrêmes sont,
dans les différentes régions d’un même lac, d’autant plus grands que la
profondeur est plus faible '.
On a aussi constaté que quoique le climat soit plus doux au lac du
Bourget qui est à la côte 231 m. 50, qu’au lac de Genève dont l'altitude
est de 372 m., la température du premier s’est abaissée, sur 100 m. au
moins de plus grande profondeur, à 3,80 et 3,70, tandis qu’au second
cette température n’est jamais descendue au-dessous de 40.
Or le lac du Bourget n’a comme profondeur moyenne que 81 mètres,
tandis que celle du Léman atteint 152 m. 70 soit presque le double.
M. À. Delebecque a en outre montré combien la forme et l'orientation
du lac influe sur sa température. Il a pris comme exemple deux lacs de
Savoie, celui d'Annecy (446 m. 50) et le lac d’Aiguebelette (374 m. 40).
La température était de
Annecy. Aiguebelette.
SUCRE Ne 19,6 20,9
öimeiresa ae 15,2 10,0
AD Es 7.1 4,9
RA 4,6 4.2
! A. Delebecque, 1. c., p. 450 et seq.
I
no
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (50)
On voit que les températures sont très différentes dans ces deux lacs.
A la profondeur de 40 m., il y en avait de 5° ; cet écart va diminuant
avec la profondeur, mais à 63 m. (fond), le lac d’Aiguebelette est encore
4 dixième plus froid que celui d'Annecy. Cependant le lac d'Annecy est
situé plus haut que celui d’Aiguebelette. De plus la profondeur moyenne
du lac d'Annecy est de 41 m. 50, tandis que celte du lac d’Aiguebelette
n'est que de 30 m. 50.
Il semblerait que le lac d’Aiguebeletie dut renfermer une plus grande
quantité de chaleur que le lac d'Annecy.
L’explication de cette anomalie apparente doit être cherchée dans la
forme et l'orientation des deux lacs.
Celui d'Annecy a une longueur de 14 kilomètres et il est orienté du
nord au sud, c’est-à-dire à peu près dans le sens des vents dominants.
Les courants peuvent s’y développer. Au contraire, l'orientation du lac
d’Aiguebelette va d’abord du nord au sud, puis passe de l’est à l’ouest et
il est en outre protégé par la montagne de l’Épine contre les vents.
Dans ces conditions, vu la faible conductibilité de l’eau, la chaleur
recue par le lac d’Aiguebelette reste toute entière dans les couches super-
ficielles.
Ceci explique les différences notables qui existent entre ces deux lacs
au point de vue de la composition de la flore pélagique. La tranquillité
des eaux du lac d’Aiguebelette favorise le développement des microphytes
et je signale plus loin des fleurs d’eau abondantes qui s’y seraient éta-
blies pendant ie temps calme.
Il ressort de ceci que les conditions de température varient excessive-
ment d'un lac à d’autre et qu’il n’est pas exact de ne tenir compte que
de la latitude ou de l'altitude ou enfin du climat du lieu. Des facteurs
complexes agissent et je renvoie le lecteur au beau livre de M. Dele-
becque.
Comme je l’ai montré, les grands lacs sont plus pauvres en subs-
tances nutritives; mais ils sont favorisés par leur égalité de température,
de là le peu de variation saisonnière qu’ils présentent comparés aux pelils
lacs.
On ne pourrait citer pour le Léman ou pour le Bodensee des varialions
brusques el totales comme j’en ai cité pour celui d’Aiguebelette ou comme
cela a été observé par les savants allemands pour les lacs-élangs du
Nord.
I
I
(51) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE.
Gaz dissous dans l’eau des lacs et adaptations correspondantes.
La quantité des gaz dissous dans l’eau du lac de Genève (et par une
généralisation qui semble permise, dans celle des autres lacs) est indé-
pendante de la pression de cette eau; elle tend à être légèrement plus
grande dans les profondeurs qu'à la surface, à cause de l’abaissement de
la température.
Ces gaz sont l’azote, l’oxygene et l’acide carbonique.
Cependant l'hydrogène sulfuré se rencontre dans certains lacs (0,0155 gr.
p. litre, Duparc et Delebecque).
Poids d’O. dissout p. litre. Vol. e?.
BDULLÉLST ES 0 (Om) 0,00957—0,0106 (25m) 6,69—-7,46
Keneye.. ee (Om) 0,00959— 0,0114 (20m) 6,70—7,97
Danone 2 =. (Om) 0,01103 0,00840 (20m) 7,11—5,87
Monecy see 2, (Om) 0,01105
Aiguebelette...... (Om) 0,00852
Ces eaux sont sursaturées d’oxygene et d’azote aussi à la surface. Cette
sursaluralion {ient probabiement à ce que le dégagement des gaz des
couches superficielles ne se faisant qu’assez lentement à mesure que les
températures augmentent, la provision des couches est constamment
régénérée par leur mélange avec les eaux profondes, mélange qui, par
suile des courants est souvent très énergique sur le lac de Genève.
Dans ces conditions au point de vue de l’aération, les microphytes sont
aussi favorisés à la surface que dans la profondeur de l’eau. Ce ne sont
que celles qui arrivent à flotier exactement à la surface qui peuvent avoir
une aération plus vive (ainsi les Chroococcacées à vacuoles à gaz et le
Botryococcus).
A la surface, la composition du mélange gazeux est la suivante :
ÜLygENE. Re RMS 3,6303 7,46
AOL an ara, 13,08c3—15,28
Acide carbonique ....... 38.96°— 40,23
Il résulte de ces analyses faites avec grand scin par MM. Delebecque et
Le Royer' que contrairement à ce qui se passe dans l’air, les plantes ont
beaucoup d’acide carbonique à leur disposition et très peu d’oxygene. Ce
2E>6.,:p: 20.
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (52)
dernier gaz ne correspond dans l’eau d’un lac qu’à '/so de son volume
dans l'air, tandis que le volume de l’acide carbonique dans l’eau est de
100 fois supérieur à ce qu'il est dans l'air.
Ceci explique bien des organisations qui ont recu une autre inter-
pretation. Sans vouloir diminuer ia valeur qu’acquierent des structures
telles que celles des colonies d’Asterionella ou de Fragilaria pour des orga-
nismes flottants ou les dispositions en bâtonnets des Closterium et des
Raphidium que l’on a considérés comme adaptation à la flottaison, j’ima-
gine que cette augmentation de surface est en rapport direct avec la
nécessité de la respiration.
Les étoiles et les bandes des Asterionella et des Fragilaria réalisent
à la fois un appareil adapté à la flottaison par l'augmentation de la sur-
face de friction, et en même temps un appareil respiratoire comparable à
celui des feuilles laciniées des plantes phanérogames submergées ou à la
production des soies ou des poils des algues fixées.
Que cette augmentation de surface n’est pas due à une tendance à la
nutrition gazeuze, celà est prouvé par le faible développement des chro-
matophores qui n’oceupent p. ex. chez Fragilaria qu’une partie peu con-
sidérable de la cellule, tandis que les extrémités sont incolores. Le même
fait s’observe dans le genre Rhizolenia où le chromatophore n’occupe
qu'une minime partie de la cellule.
Sans doute les prolongements des Ceratium ont une fonction ana-
logue.
Si donc le défaut de nourriture azotée el phosphorée élimine un grand
nombre de microphytes, ceux dont la nature est telle qu’ils ne savent uti-
liser le peu qui est à leur disposition par le fait du mouvement inces-
sant de l’eau qui les met en contact avec de nouvelles couches, ces orga-
nismes pélagiques au contraire ne seront pas nécessairement exclus des
stations plus privilégiées comme les eaux croupissantes des fossés des
marécages et des tourbieres. C’est pourquoi nous voyons apparaître la
plupart des microphytes pélagiques dans ces stations diverses (Dinobryon,
Peridiniens, Diatomées, Nephrocytium, Oocystis, etc.).
Discussion sur la formation chlorophycée pélagique.
Jusqu'à mes recherches on n’avait point signalé d’algue verte plank-
tonique à laquelle le nom de pélagique convint réellement.
Botryococcus Braunü excepté (et encore j'ai le premier attiré spéciale-
ment l'attention sur cette plante) et la Tetraspore indéterminée de
FRS
(53) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 75
Schreeter, aucune des Chlorophycées considérées par les auteurs comme
caractéristiques pour la flore pélagique ne l’est réellement :
Pandorina Morum ne l’est qu’accidentellement et son développement
actif n’a lieu que dans de petits bassins. (Lac Tannay : Chodat, Dobers-
dorfersee : Apstein, Port de Morges: Forel, lac de Zurich accidentelle-
ment : Schreeter).
Eudorina elegans est encore plus capricieuse, je ne l’ai jamais ren-
contrée qu'une fois et près du rivage (lac de Joux).
Volvox globator et V. aureus a été trouvé une fois au lac de Zurich et
par Apstein quelques fois dans les petits lacs du Holstein.
Quant aux Scenodesmus j'ai déjà dit plus haut leur excessive rareté en
dehors de la zone littorale contaminée. Il en est de même des Pediastrum
et des Gelasirum que l’on a constaté en quantité dans des étangs, mais
jamais qu’erratiquement dans les vrais lacs.
Staurasirum gracile est encore excessivement rare et ne peul en aucune
manière caractériser le Plankton lacusire, à moins qu’on n’elende celte
définition aux petits réservoirs de toute nature et même aux étangs el
réservoirs d’eau. Ceci serait fächeux et amenerait à des confusions regret-
tables.
Par contre les quelques Chlorophycées considérées par moi comme
caractérisant cette formation sont excessivement constantes, ainsi qu'il
sera facile de le vérifier par l'examen de la liste des espèces trouvées.
Variation saisonnière.
La variation saisonnière ' est plus grande dans les petits lacs que dans
les grands. La composition de la flore du Léman ne varie souvent le plus
que quantitativement. Selon la saison une espèce ou l’autre arrive à
prédominer ; rarement certaines espèces arrivent à faire complètement
défaut.
On savait déjà que d’une manière générale lé développement maxi-
mum des Diatomées se fait en hiver (Melosira : Zacharias, Heuscher).
Schreter n’arrive pas aux mêmes conclusions que ses prédécesseurs.
Cela peut s’expliquer en partie par le fait que les années sont loin d’être
semblables et que ces observations au lieu d’avoir été faites mensuelle-
ment auraient dû être établies thermiquement.
1 Voir à ce sujet : Apstein, Das Süsswasserplankton. Des différences considé-
rables sont indiquées pour les divers bassins.
76 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (9%)
Je n’ai pas de mesures quantitatives; néanmoins les quelques faits que
j'avance sont tous en faveur de la diminution des Diatomacées pendant la
période chaude.
Des pêches faites en juillet au lac d’Aiguebelelte n’ont pas ramené une
seule Asterionelle, ni de Fragilaria crotonensis, ni de Dinobryon, alors
que des pêches faites au mois de février en ramenaient des millions. Les
Peridiniacées au contraire étaient légion. *
Le même fait s’est présenté au lac de Paladru où les seules Diatomées
étaient Cyclotella et Synedra.
Au lac de Genève, durant l'été, l’Asierionella, le Fragilaria crotonensis
diminuent énormément et ces algues des plus communes deviennent rares.
Au lac de Bienne les Stephanoaiscus ei les Rhizolenia deviennent très
rares en été, alors qu’en hiver le premier dépasse de beaucoup en
nombre d'individus celui des Cyclotella.
Autant que je puis en juger par mes très nombreuses pêches, ii n’y a
pas qu'une diminution relative des Diatomées, mais souvent et seulement
pour les petits lacs une diminution effective.
J'ai pu observer le changement dans la composition du Plankton d’un
jour à l’autre et ce changement correspond à l'élévation de la tempéra-
ture. En 1896, il y eut en juillet (5—8), une brusque élévation qui coin-
cida avec la diminution des Diatomées et le grand développement des
Péridiniens.
En 1897, l'élé fut plus précoce. Le 5 juin déjà la température s'est
fortement élevée et s’est maintenue pendant plusieurs semaines. À ce
changement a coincide une rapide diminution des Asterionella et des
Dinobryon, tandis que les Peridiniens formaient presque l’unique élément
abondant de la flore pélagique.
La variation saisonnière semble porter beaucoup moins sur les Chloro-
phycées, aussi bien au lac de Genève que dans les autres.
I y a là tout un champ d'étude qu'il faudrait entreprendre d'une
manière rationnelle, mais pour lequel il faudrait des subventions sérieuses
vu le temps considérable et la dépense relativement élevée qu’entraine
ce genre de recherches.
Cette variation saisonnière a été étudiée minutieusement par Apstein
pour les lacs du Holstein et quoique ses recherches aient porté bien plus
sur la faune que la flore, il ressort cependant de son étude des faits géné-
raux qui peuvent être discutés dans un mémoire botanique. Cet auteur
basé sur une méthode apparemment précise, pense pouvoir tirer des
déductions générales sur l’évolution du Plankton pendant les saisons
successives.
(35) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. il
Selon lui les Dinobryon disparaissent pendant l'hiver et surtout en
février et en janvier. A ceci je puis opposer l'immense production de ces
flagellées pendant le mois de février ; ils étaient si nombreux que l’eau
en était troublée. Pendant le mois de juillet, au même lac d’Aiguebelette,
ils avaient complètement disparu (v. plus loin).
Apstein pense aussi inférer de ses mesures exactes que le nombre
des espèces et la masse du Plankton diminue sensiblement en hiver.
J'ai moi-même constaté que d’une manière générale, les pêches hiver-
nales sont les plus riches en espèces et qu'avec l'apparition de l’été un
appauvrissement graduel se fait sentir. Lauterborn a observé la même
chose pour les eaux mortes du Rhin!.
Il y a donc bien des causes de variation et il serait téméraire de tirer
des conclusions définitives.
! Lauterborn, Ueber Periodicität im Auftreten und in der Fortpflanzung
einiger pelagischer Organismen des Rheines und seiner Altwässer. — Verein d.
nat. med. Vereins zu Heidelberg. N. F. Bd. 5, 189.
(A suivre.)
1
Go
LICHENES AUSTRALIENSES
NONNULLI QUOS Dr J. MÜLLER DETERMINAVIT
OLIM LECK ET NUNG EDII A
Rev. F. R. M. WILSON. Kew. Victoriæ.
Clarissimus et deploratus Dr J. Müller in epistola quatuor abhine annis,
lichenes nonnullos a me missos benevole exposuit. Expositionem suam.
impeditus multis causis, non adhuc publicam feci. Me placet autem, etsi
tarde, jus suum nunc eo tribuere. Loci in quibus singuli lecti sunt atque
notæ paucæ adduntur, sed a meis notis verba ejus literis italicis distin-
guuntur.
1
I
Collema pulposum var. granulatum Hepp.; — Collema atrum Wils..
Journ. Lin. Soc. XX VIII, 1891, no 5. Hab. supra rupes calcareas mari-
timas ad Warrnambool Victoriæ.
. Synechoblastus texanus Müll. Arg.; — Collema congestum Wils.,
Journ. Lin. Soc. XX VIII, 1891, no 6. Hab. supra terram particulis caleis
admixtam ad Warrnambool Victoriæ.
. Synechoblastus Robillardi Müll. Arg. ;= Collema quadriloculare Wils.,
Journ. Lin. Soc. XXVIIH, 1891, no 12. Saxicola in Monte Macedon Vic-
toriæ, etiam in Monte Wellington Tasmaniæ.
. Synochoblastus lævis (Tayl.) Müll. Arg.; — Collema senecionis Wils.,
Journ. Lin. Soc. XX VIIT, 1891, no 11. In cortice Senecionis Bedfordii ad
Lakes Entrance et in Monte Macedon Victoriæ.
. Leptogium philorheuma Wüls. bene ; Journ. Lin. Soc. XXVII, 1891,
no 23. Supra saxa in rivo ad Lorne, Curdie’s Creek, Kyneton et in monte
prope Tallarook Victoriæ.
. Leptogium Victorianum Wils. bene; Journ. Lin. Soc. XXVII, 1891,
no 25. Corticola ad Warburton, Blacks’ Spur, Cobden, Cheltenham, et in
Monte Macedon Victoriæ.
. Leptogium Kilmorense Wils. bene; Supra saxa, muscos et terram ad
F. R. M. WILSON. LICHENES AUSTRALIENSES. 79
Kilmore, Lorze, Lakes Entrance, et in Monte Macedon Victoriæ, etiam ad
Brown’s River Tasmaniæ.
. Leptogium pecten Wils. (pror. precedenti et in specim. misso cum eo
mizt.) : Journ. Lin. Soc. XX VIII, 1891, no 24. Corticola in Monte Ma-
cedon atque ad Mordialloe et Glenmaggie Victoriæ.
. Leptogium inflexum Nyl. var. limbatum Wils. bene; Journ. Lin. Soc.
XX VIIT, 1891, no 28. Corticola in Monte Macedon Victoriæ.
. Cladonia macilenta Hfim.; vulgatus in Tasmaniä, Victorià, New South
Wales, et Queenslandiä Australi.
1. Cladonia fimbriata var. cornuta (F{k.) Rabh.; vulgatus in Tasmaniä ei
/
Victorià.
. Ramalina calicaris var. subampliata Nyl.; frequens in Victorià.
. Ramalina fraxinea var. platynea Nyl.; Ramulicola ad Warrnambool,
Bulleen et Portland Victoriæ. etiam ad Ulverstone Tasmaniæ.
. Ramalina inflata Hook. et Tayl. ; common in Australia : vulgatus in Vic-
toria.
. Ramalina inflata var. gracilis Müll. Arg. L. B. n® 1277, yet more com-
mon in Australia than the preceding : frequens in Gippslandiä Victoriæ.
. Ramalina confirmata Nyl.; Ad Tandarook prope Cobden, Victoriæ.
. Ramalina polymorpha var. emplectens Ach., Univ. p. 601 : ad Maffra
Victoriæ.
. Ramalina leiodea (Nyl.) Müll. Arg. L. Bellenden, no 12 : ad Sandgate,
Manly et Southport Queenslandiæ Australi, etiam in New Hebrides et Fiji.
. Ramalina leiodea var. fastigiata Müll. Arg. L. B. n° 557 : ad Maffra,
Kalkallo et Portland Victoriæ.
. Ramalina gracilis Nyl. : ad Manly in New South Wales, etiam ad South-
port Queenslandiæ.
1. Ramalina pollinaria Ach.: ad Warrnambool, Oakleigh, Portland et in
Monte Macedon Victoriæ.
. Ramalina minuscula var. polinariella Nyl. : ad Cobden, Lakes En-
trance et in Monte Macedon Victoriæ.
. Ramalina dendiscoides Nyl. in Flora 1876, var. minor Müll., Arg.
Diog, Lich. Socot. p. 2; I have it now from many tropical countries : ad
Woolston et Killarney Queenslandiæ. :
. Pannaria subimmixta Kn. Contrib. 1880, p. 369, fig. 9. Cui referenda
P. holospoda Nyl. L. Nov. Zel. p. 49 (non ejusdem P. immixta, sed Cl.
Knight olim pro P. immizta habuit) : Supra terram, rupes et cortices ad
Kew, Cobden, Lorne, Kilmore, Traawool, Beechworth, Glenmaggie, War-
burton et Warrnambool Victoriæ.
. Psora melanocarpa Müll. Arg.. : Nune « Phyllopsora melanocarpa »
Müll. Arg., Lich. Exot. Hedw. XXXIV, 1895, no 109. Habitat in truneis
arborum putrescentibus in Monte Macedon Victoriæ, etiam in Monte
Wellington Tasmaniæ.
80 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
26. Psora ostreata Mass. (an sit Hffm?) Frequens in Victorià, eliam in Tas-
maniä.
27. Placodium grandinosum Müll. Arg. : Hic etiam Lecanora spherospora,
Müll. Arg. L. Wals. no 29, sed non L. Austr. Occ. : Supra saxa calcarea
ad Warrnambool et Buchan Victoriæ.
28. Placodium flavo-stramineum Müll. Arg. Saxicola ad Maffra Victoriæ.
29. Lecunia molliuscula Müll. Arg. :Corticola ad lacum Tyers Victoriæ.
30. Pertusaria arenacea Müll. Arg. : Ad Lorne Victorie.
31. Lecidea scorigena Müll. Ara. : Saxicola ad Little River Victorie.
32. Arthonia interstes Müll. Arg.: ad Camperdown Victoriæ.
I. Lichenes nonnulli ennumerati sunt in Hedwigiä, 1893, auctore
Dr 3. Müllero, de quibus, ne lector deceptus sit locis datis habitationis,
noto eum numeros sequentes Queenslandiæ aitribuere :
26. Acolium parasema — Trachylia viridilocularis Wils. Vie. Nat., vol. VI,
n° 4, p. 66: nunc Acolium viridiloeulare Wils.
L7. Acolium subocellatum — Trachylia lecanorina Wils. Vie. Nat. loc. cit. :
nune Acolium lecanorınum Wils.
51. Sticta shirleyana = Stieta stipitata Kn. Proc. Roy. Soc. R., vol. VII,
1889-1890, pp. A0-11.
92. Parmeliella cærulescens — Pannaria molybdodes Wils. Vic. Nat., vol. VI,
no &, p. 61.
55. Rinodina australiensis,
65. Phlyctella Wilsoni var. sparsa;
Specimina vero ipsissima egomet in Victoria legi, et eadem, cum
lichenibus e Queenslandia commutata, misi ad J. Shirley. Imo, is hoc
recognovit in Proc. Roy. Soc. Q. vol. X, 1892-94, p. 54-58. Is, ut
videtur, quum specimina misisset ad Dr Müller, haud indicavit unde et
quo lecta erant, atque ea prænominata esse ©). Exinde Dr Müller facile
intulit ea lecta esse a J. Shirley in Queenslandia. De « Sticta Shirleyana »
noto eam primum publicatam esse sub nomine « Stieta stipitata Kn. »
Ita sit. Dr Müller in Hedwigia dixit specimen ad eum missum sporam
nullam tulisse. Specimina habeo multa apotheciis compluribus adspersa.
Sporas triveni fusiformes, incolores, 5 septatas, 35 mm. long. 7 mm.
lat. Apothecia sunt fusco rufa, modica, 1-3,5 mm. lat., margine integro
demum sæpe obliterato cincta. Vide Proc. Roy. Soc. Q. 1889-90, vol. VII,
part 4, p. 10, atque Proc. Roy. Soc. Tasm. 1892, p. 167.
Kew (Victoria), 9 julio 1897.
Nıcoras ALBOFF
iugene AUTRAN
Nous recevons aujourd'hui de M. le D' Emile Hassler, de Aarau,
l'avis suivant: «Je viens de voir dans un journal argentin que M. Alboff,
botaniste au Musée de la Plata, est mort à l'hôpital de cette ville. »
Cette nouvelle nous cause un vif chagrin.
{o)
C’est le 12 août 1892 (style russe) que nous recümes une première
lettre de Nicolas Alboff, nous demandant l’autorisation de venir étudier
à l’Herbier Boissier ses récoltes du Caucase.
Le 7 février 1893, il arrivait avec une collection considérable de
plantes, qu'il étudia assidûment jusque vers le milieu de mai 1893.
Les espèces nouvelles qu'il y rencontra furent publiées en une série de
petits mémoires daus le Bulletin de l’'Herbier Boissier, qui entrait alors
dans sa première année d'existence.
Pendant son séjour à Chambésy, nous fûmes frappés des qualités
exceptionnelles qui caractérisaient Alboff comme voyageur-botaniste
un projet d'expédition au Caucase fut élaboré et peu après, le beau
voyage d'exploration qu’il exécuta aux frais de l’Herbier Boissier, du
= milieu de mai jusqu'à fin octobre 1893, fut décidé, voyage pendant
lequel il parcourut une série de régions peu ou pas explorées de la Trans-
caucasie, telles que la Gourie, l’Adjarie, la Mingrelie, le district de
Tschernomorsky. la Svanétie, le Lazistan russe et lPAbkhasie. Il en
rapporta un matériel immense que des son retour à Chambesy, en
decembre 1893, il etudia avec acharnement jusqu’au 27 juin 1894.
BULL. HERB. BOISS., janvier 1898. 6
82 ; BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Il partit alors de nouveau aux frais d’un consortium de botanistes,
pour une nouvelle exploration au Caucase, où il parcourut diverses
contrées non encore explorées dans les provinces déjà visitées.
Un moment, il fut sur le point de se joindre à l’expedition française
de MM. Chaffanjon, Mangini et Gay dans l’Asie centrale; mais il ne fut
pas donné suite à ce projet et Alboff revint à Chambésy, le 20 décembre
1894, pour y terminer l'étude de toutes ses récoltes. De cette date au
23 juillet 1895, il travailla sans relâche, et au moment de son départ,
il put encore voir ses efforts aboutir à la publication de son Pro-
DROMUS FLORÆ Corcxicæ. Avec cet ouvrage, N. Alboff paraissait avoir
termine une tâche qu'il s'était imposée, celle de faire connaître la flore
de cette belle région transcaucasienne. La passion de l’inconnu le reprit
alors et peu après il partait pour la République Argentine, d’où il fit
de 1895 à 1896 une expédition à la Terre de Feu. Il fut ensuite nommé
Directeur de la Section botanique au Musée de la Plata. Ses dernières
lettres sont du 21 décembre 1896 : depuis lors, nous n’en n’eümes plus
de nouvelles.
Alboft avait fait précédemment, de 1889 à 1892, plusieurs explo-
rations au Caucase, pays qui exercait sur lui une grande puissance
d'attraction. Cette vie simple, au grand air, ces nuits passées au
bivouac, ces longues excursions exécutées souvent dans des conditions
peu favorables avaient pour lui un attrait extraordinaire; aussi, dans
ses conversations, les descriptions vraiment lyriques de la nature et du
peuple abkhase, de la vie qu'il menait au milieu de ses peuplades, mon-
traient à quel point il aimait ce pays. Lorsqu'il partit pour l'Amérique
du Sud, où l’attiraient la soif des aventures et l’idée de voir une flore
nouvelle, il disait encore « mais, je reviendrai au Caucase. »
Nature enthousiaste, sensible, très poétique (son poète favori était
Longfellow), il laissait toujours percer une nature avide d’ideal et de
merveilleux dans ses lettres, ses relations de voyages et ses conférences.
Doué d’une force de travail remarquable, il passait souvent ses nuits
à rédiger des notes et des manuserits ; le matin le retrouvait toujours
à son travail de détermination. Ses voyages souvent solitaires dans le
Caucase avaient imprimé à son caractère un côté un peu sauvage et très
indépendant. Au Caucase aussi bien qu'à Genève il ne laisse que des
amis, conquis par son caractère aimable et courtois.
Les renseignements nous manquent sur les premières années de son
existence. Fils d’un pope attaché au service de l’armée, il fit ses études
à Moscou et à Saint-Petersbourg.
(3) EUGENE AUTRAN. NICOLAS ALBOFF. 83
ce
Que sa famille recoive iei l'expression de notre vive sympathie pour
fils que nous avions appris à aimer et à estimer pendant les dernières
années de sa trop courte carrière.
Les Jordils, Herbier Boissier, le 27 janvier: 1898.
LISTE DES TRAVAUX DE NICOLAS ALBOFF :
. Description des nouvelles espèces de plantes trouvées en Abkhasie en
1889-90 (Travaux de la Société d’Horticulture d’Odessa, 1890, tirage à
part, p. 94-111, en latin et en russe).
. Les fougères d’Abkhasie (Bulletin de la Société des Naturatistes d’Odessa,
1891, t. XVI, fasc. 1, p. 97-106, en russe).
3. Les forêts d’Abkhasie (Bulletin de la Société d'Agriculture d’Odessa, 1892,
tirage à part, p. 1-19, en russe).
k. État de l’horticulture en Abkhasie (l. c., 1892, tirage à part, p. 3-21, en
©
10.
11.
13.
1%.
russe).
. Sur les plantations d’orangers et de citronniers du Lazistan (l. e., tirage à
part, p. 22-24, en russe).
. The Western Caucasus and its Flora (The Gardener's Chronicle, 1892, May
7 and 28).
. Deux nouveaux genres pour la flore du Caucase, Rhamphicarpa et Dios-
corea (Act. Hort. Petrop., 1892, v. XII, n. 9, tirage à part, p. 1-11, en
latin et en russe).
. Enumération des plantes recueillies dans le vilayet de Trébizonde (l. e.,
1893, v. XII, n. 8, p. 109-120, en latin et en russe).
. De ’Abkhasie : Etat de ses forêts (« Lesnöye Dielo », Revue forestière russe,
1893, n. 11, tirage à part, p. 1-6, en russe).
Les résultats des explorations de l’Abkhasie (Bulletin de la Section bota-
nique de la Société des Naturalistes de Saini-Petersbourg, 1893, p. 65-99,
en russe). ol
Une excursion botanique au Lazistan (Mémoires de la Section Caucasienne
de la Société Impériale Russe de Géographie, 1893, livre XV, p. 158-168,
en russe).
. Compte rendu des explorations botaniques faites en Abkhasie en 1890
(1. e., p. 168-187, en russe).
Contributions à la flore de la Transcaucasie : Plantes nouvelles, rares ou
peu connues, trouvées en Abkhasie de 1889 à 1892 (Bulletin de l'Herbier
Boissier, t. 1 (1893), p. 238-268, avec 4 planches).
Explorations botanico-géographiques dans la Transcaucasie Occidentale en
84
26.
27.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
1893 : Observations sur la flore alpine des terrains calcaires (Mémoires de
la Section Gaucasienne de la Société Impériale russe de Géographie, 1893,
livre XVI, tirage à part, p. 1-48).
. Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie : Campanulæ novæ
Caucasicæ (Bulletin de l'Herbier Boissier, t. I! (189%), p. 114-118).
. Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie : Quelques plantes
nouvelles du Caucase (1. e., t. IT (1894), p. 247-258, avec 2 planches).
. Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie : Quelques plantes
nouvelles du Caucase (1. c., t. II (189%), p. 448-455).
. Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie : Quelques plantes
nouvelles du Caucase (1. c., (1894), p. 639-641).
. Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie : Quelques plantes
nouvelles du Caucase (1. c., t. III (1895), p. 89-96).
. Nouvelles contributions à la flore de la Transcaucasie : Une nouvelle
Campanule remarquable; une nouvelle Gentiane remarquable; un nou-
veau genre dOmbelliferes; une nouvelle espèce de Trapa (1. c., t. IH,
(1895), p. 228-239, avec 3 planches et figures dans le texte).
. La nature de la Transcaucasie occidentale (Bull. de l'Association pour la
protection des plantes. Genève, 1895, n. 13, p. 64-70).
. La flore alpine des calcaires de la Transcaucasie Occidentale (1. e., t. Il
(1895), sous presse).
. Prodromus floræ Colchicæ (avec 4 planches, en francais et en russe, 287
pages. Genève et Tiflis, 1895).
. Dans les coins perdus du Caucase (souvenirs d'un voyage au Caucase fait en
189%). Supplément à l’Echo des Alpes, décembre 1895. Genève, 1896.
(34 pages, avec vignettes et photographie.)
. Les forêts de la Transcaucasie Occidentale (Bulletin de l’Herbier Bossier,
t. IV (1896), p. 61-77.)
En 1896. il publia encore :
La naturaleza en la Tierra del Fuego. La Plala. 16 pages.
Contributions à ia flore de la Terre de Feu :
I. Observations sur la végétation du Canal de Beagle. La Plata.
32 pages et % planches.
II. Énumération des plantes du Canal de Beagle et de quelques autres
endroits de la Terre de Feu, en collaboration avec le Dr Fr. Kurtz.
La Plata. 48 pages et 8 planches.
NOTE PRELIMINAIRE
SUR LE
PIMPINELLA BICKNELLII
PAR
John BRIQUET
Pimpinella Bicknellii Briq., sp. nov. — Herba elata, radice digitata,
segmentis inerassatis. Caulis robustus, striatus, glaber, ramosus, ramis
ascendentibus. Folia ternato-pinnata, atro-viridia, glabra, segmentis
ovato-elliptieis irregulariter et profunde ineiso-dentatis, vagina elon-
gata. Umbellæ compositæ, involuero nullo vel subnullo, radiis erassis,
glabris ; umbellule parvæ ad 10-15 floræ, pedicellis brevibus, involu-
cello ex bracteolis lanceolatis constante valde reducto. Flores albi.
Calieis dentes obsoleti. Petala costa impressa cucullata apice emargi-
nata, dein subito in acumen longius inflexum producta. Stylopodia
erasse coniea, margine subintegerrima. Styli elongati, ineurvo-diver-
gentes. Fructus ovato-oblongus, a latere compressus, ad commissura
latam aliq. constrietus, glaberrimus: mericarpia tereti-5gona, jugis pri-
maris zequalibus tenuibus, vittis in quaque vallecula 3, adjectis sæpe
parvis aliis irregulariter evolutis. Carpophorum bifidum.
Hab. : Serra ad N. E. insulæ Majorque balearicæ, in petræis inter
Pollenza et Lluch (leg. ill. CI. Bicknell).
Descriptio accurata et icon hujus plants ulterius dabuntur.
56
NOUVELLE NOTE
SUR
L'ANACAMPTIS PYRAMIDALIS RICH.
Var. TANAYENSIS
P. CHENEVARD
Dans une note parue récemment dans ce Bulletin ', M. R. Buser croit
pouvoir identifier l’Orchis vallesiaca Spiess avec notre variété Tanayen-
sis? de l’Anacamptis pyramidalıs. Cette fusion serait sans doute à dési-
rer, car elle mettrait fin à l'incertitude qui a régné jusqu'ici à l'égard
de cette plante que Spiess considérait comme une hybride probable des
Orchis globosa et Gymnadenia conopea. M. Buser explique qu'il ne s’agis-
sait là que d’une interprétation hätive, insuffisante et présente les faits
d’une façon si attrayante qu'à première lecture nous nous étions laissé
convaincre. Mais, en examinant la question de plus près, nous avons dû
revenir de cette impression.
Et d’abord, la comparaison des deux diagnoses n’est nullement con-
cluante, même en admettant que des descriptions sommaires comme
celle de Spiess ont assez d’élasticité pour permettre des appréciations
diverses.
Ainsi le labelle de l'O. vallesiaca doit être «trilobe, à lobe médian un
peu plus large que les latéraux » caractère commun à beaucoup d’Orchis
et qui ne nous apprend pas grand’chose.
1? Bull. Herb. Boiss. V (1897), 1016.
? 8e Bull. Soc. Bot. Genève (1897), 73.
(2) P. CHENEVARD. ANACAMPTIS PYRAMIDALIS RICH. 87
Dans la plante de Spiess, l’éperon est cylindrique, aigu et plus long
que l'ovaire: dans la nôtre il est obtus et plus court que celui-ci.
La couleur pourpre de l'O. vallesiaca est foncée au sommet de l’inflo-
rescence et plus claire à sa base: dans l’A. pyr. var. Tanayensis il n’y
a aucune dégradation de teintes.
Les bractées de l'O. vallesiaca seraient uniformément trinerviées,
celles de notre Anacamptıs sont, les inférieures 3 nerviées, les supé-
rieures uninerviées.
D'autre part, si la station, dans le sens large du mot (Alpes Léma-
niennes du Valais) est la même, les localités ne le sont pas. Spiess a
trouvé sa plante sur le Grammont; l’Anacamptis vient d’une chaîne
parallele, le mont Chambairy.
M. Buser déduit du texte de l’Oesterreich. bot. Zeitschrift que Spiess
n’a pu retourner sur les lieux completer sa deseription par d’autres
échantillons. Mais l’auteur ne dit pas positivement cela: il cherche
simplement, à notre avis, à excuser le peu de renseignements qu'il aa
donner sur cette plante, par le fait qu'il n’en a vu qu’un exemplaire et
n'est, pour cette raison, pas encore fixé sur sa valeur.
D’Aigle, où il a habité pendant assez longtemps, Spiess pouvait en
quelques heures faire la course du Grammont et il serait surprenant
qu'il n'y fût pas retourné. S'il indique cet Orchis comme rare, on peut
admettre que c’est à cause de recherches ultérieures infructueuses, Or.
l’Anacamptis végète en colonies et Spiess eût pu en faire une abondante
récolte si c’eût été la plante qu’il cherchait.
Comment admettre, d'autre part, que Spiess, botaniste consciencieux
et expert, eût pu voir dans un Anacamptıs une parenté quelconque
avec l’Orchis globosa ?
Et comment expliquer, ainsi que nous le fait judicieusement remar-
quer M. Max Schulze (in litt.) qu'en analysant la fleur pour faire sa
diagnose, il ait pu laisser passer inaperçues les deux lamelles caracté-
ristiques du genre Anacamptis, situées à la base du labelle ?
Nous devons à l’obligeance de M. Jaquet, à Porrentruy, d’avoir pu
examiner les Orchidées de l’herbier de Spiess. Le fascicule de cette
famille, dont les echantililons sont soigneusement étiquetés et numérotés,
ne contient malheureusement pas l’O. vallesiaca. Par contre il s’y trouve
des Anacamptis de diverses provenances, un en particulier, récolté et
étiqueté : Branson, juin 1873. Spiess connaisssait done bien cette espèce
et une erreur du genre de celle qui lui est attribuée ne serait guère
compréhensible.
88 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Au surplus, M. H. Jaccard, l’auteur du beau catalogue de la Flore
valaisanne, nous écrivait dernièrement: Notez que J’ai vu dans le temps
l'O. vallesiaca de Spiess; il me la montré et c'était différent des Ana-
camptis que J'ai récoltés. Or, M. Jaccard a dans son herbier l’Ana-
camptis des Alpes de Tannay.
Done, tout en rendant à la sagacité bien connue de son auteur l’hom-
mage qui lui est dû, nous ne pouvons considérer les conclusions de
cette note que comme une hypothèse ingénieuse, mais peu vraisem-
blable.
Quant à la valeur à assigner à l’A. pyr. var. Tanayensis, M. Buser
pense que c’est une simple forme monticole. C'était la aussi notre pre-
mière idee, qu'était venu encore corroborer l'examen de pieds provenant
d’une localité moins élevée (Peney sur Mies e. 1500 m.). Autant que nous
avions pu en juger sur le sec, ces exemplaires étaient moins caractérisés
que ceux du mont Chambairy (e. 18-1900 m.). Mais, d'autre part, M. J.
Briquet a récolté l'A. pyramidalıs type entre 18-1900 m., au Pic de la
Corne, dans la même exposition, et sans traces de la var. Tanayensis
dans le voisinage.
il semble donc que nous ayons à faire iei moins à une forme altitudi-
naire qu'à une race sinon locale du moins subordonnée. C’est en tous
cas une forme plus facile à caractériser et à reconnaître que maintes
variétés alpines faites aux dépens de types plus répandus que A. pyra-
midalis.
M. Buser nous concèdera bien cela.
Genève, 24 janvier 1898.
—esr1gor
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l’Herbier. 42 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 45 fr. Union Rt:
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gique, paléontologique et botanique. Avec 13 pl., par Ca. Cuisix. 189%. 90 fr.
= — — Halki. Étude botanique. — In-%° avec 1 planche double, par Cu.
Pois Vbausanner O0 LU er tdi dinde fat > 3 Ir.
— — — Karpathos. Étude géologique, paléontologique et botanique. — In-4o,
AVEC pl par CH BEHSIN- 49087225 1 a NR LOU) 20 fr.
en E.. er DURAND, TH. — Hortus Beissierianus. Énumération des
_ plantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambesy, avec préface de
M. F. CRÉPIN. — In-8°, xı et 572 pages, avec 3 planches. Genève, 1896.
12 fr.
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EUGENE
Contrat de l' Re
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- Tome VI. 1898.
Ce Bulletin ee des Lravaux originaux. des r
_ systématique ‚generale. I parail à époques indélermi a de Fri
pour la Suisse et de Fr. 20.— - pour I’ ‘étranger we Re
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Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 armen ie
» IE (4894), 7 A Tr
» III (1895), 7
» ..1V (14896),
» V (1897),
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Tome VE.
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4 2 Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 9. FÉVRIER 1898.
Ar. Ei Pages
LL Carl Müller. — BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE
- . (Minas Geraës Brasiliæ) ADJECTIS NONNULLIS SPE-
CIEBUS nl A VIGINARUM (suite el
IL — D° H. Christ. — FILICES INSULARUM PHILIPPINA-
RUM. Déterminations et BED des collections de
M. A. Louer PRÈS HETBet MI 2,25% TEE 194
III. — Rz -Chodat. — UNIY ERSITÉ DE GENÈVE. — _ LABOR A=-
N . TOIRE DE BOTANIQUE, fe serie, \Ifwe fascicule.
I. Chodat. — ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE (suite
et fin) (avec gravures dans le exe). - Sa re rl
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON x
} 1
‚PrancHhe 2. — 1. Lomaria Fr asert Cunningb. var. Phitippinensis nov. var.
PLANCHE 3.
=
NO
2. Polypodium Loherianum n. sp. ; RE
3. Polypodium anomalum n. sp. |
4. Polypodium Lagunense u. sp.
5. Phegopteris obscura Fee. a
6. Lindsaya Loheriana n. sp.
A
8
Oi
|
PLANCHE-
. Lindsaya capillacea n. sp.
8. Angiopteris cartilaginea n° Sp.
9. Angiopleris evecta Hoffm.
.Ces planches paraitront dans un des prochains numéros.
Plusieurs de nos abonnés nous ayant réclamé en
l'appendix II du tome V (1897), nous les informons te
que cet appendix n'a pas paru en 1897 (voir p. 1099). ee
Cet appendix est réservé pour la suite. de l'énu-
mération des a du Yemen et de PEritree du
Prof. Seo lu
a
Be année, N° 2. Février 1898,
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
BRYOLOGIA SERRÆ ITATIATÆ
(MINAS GERAËS BRASILIÆ)
ADJECTIS NONNULLIS SPECIEBUS AFFINIBUS REGIONUM VICINARUM
auctore
Carolo MÜLLER Hal.
77. Meesea (Eumeesea) Ulei n. sp.; dioica; cespites unciales flavo-
virides teneri laxe cohærentes; caulis pergracilis inferne remotifolius
nigrito-radiculosus, apice perichætium plurifolium robustiusculum
viride gerens et innovando nonnullos ramos longiscentes teneros gra-
cillimos exmittens flaccidus ; folia caulina minora angustiora, e basi
longe decurrente oblonga brevi lanceolato-acuminata longiuscula
complicato-concava integerrima flexuosa, nervo pallido angusto
longe fibroso ante apicem evanido carinato-concava, e cellulis basi
laxis longiusculis apicem versus minoribus densioribus sed pellucidis
virescentibus reticulata; perichætialia multa erecto-patula multo
majora robustiora grossius reticulata ; theca in pedunculo elongato
rubente strictiuscula parva erecta, e collo longiuseulo arcuate oblonga
macrostoma ochracea breviter peristomala, calyptra dimidiata basi
fissa ; peristomium normale sed in fructu unico incomplete obser-
vatum.
Habitalio. Brasilia, Sa. Catharina. Serra Geral, in paludibus des Campo,
Januario 1890 : E. Ule, Coll. 843.
Meesea vera proh parcissime et incomplete collecta! Ex habitu Meeseam lon-
gisetam repetens sed pedunculo multo breviore.
78. Trichostomum (Pycnophyllum) chrysobaseum n.
sp. ; dioicum ; cespituli latiusculi pulvinati virides laxiusculi inferne
BULL. HERB. BOISS., février 1898. 7
90
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (33)
densiores ferruginei; caulis pusillus gracilis simplex apicem versus
subclavato-foliosus ; folia caulina minuta indistincte torquescentia
vel crispula madore patentia, e basi angusta semi-amplexicauli
pulchre chrysea ovato-acuminata, acumine rotundalo vel sensim
atlenuato acuto recurvo coronata, nervo angusto ante summitatem
evanido pulchre aureo carinato-exarata, margine erecta, e cellulis
minutis rotundis mollibus obscuris chlorophyllosis ad marginem
parum tenuiter protuberantibus eundem scabriusculum sistentibus
basi magis rectangularibus vel longioribus areolata; perichætialia
majora latiora in calycem patulum exsertum congesta ; theca in
pedunculo breviusculo tenui capillari flavo erecta angustissime cylin-
drica parva, operculo conico-subulato recto; peristomii denles per-
breves capillares ciliæformes rufi irregulares stricti leves.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad rupes inter Hedwigidium macrocalyx,
1900-2300 m. altum, Martio 189% : E. Ule, Coll. No 1826, 1825, 1824, 1893.
Ob foliorum basin et costam pulcherrime purpureo-auream vel chryseam
Trichostomo squamifolio simillimum, sed folus madore patentibus acuminatis nec
q £
ligulato-obtusis jam diversum.
79;
Trichostomum (Pycnophyllum) squamifolium n. sp.;
monoicum; cespites unciales rufescentes compacti; caulis gracilis
brevis inferne filiformis superne clavato-increscens apice veluti
truncatus densifolius simplex vel parce hrevissime ramulosus ; folia
caulina parum crispula madore erecto-patula minuta, e basi angus-
tiore semi-amplexicauli pulcherrime aurea in laminam brevem
latiusculam oblongo-ligulaiam plus minusve rotundato-obtusatam
acumine brevissimo obtusiusculo coronatam exeuntia, margine
erecta carinato-concava, nervo lato crasso pulchre purpureo ante
apicem evanido exarata, e cellulis minutis rotundis ad marginem vix
tenerrime crenulato-protuberantibus viridibus obscuris mollibus car-
nosis basi majoribus rectangularibus laxiusculis aureis areolata;
perichætialia similia multo majora latiora ; theca in pedunculo lon-
giusculo tenuissimo flavo strictulo minuta erecta angustissime cylin-
drica brevis, operculo e basi minute conica raptim breviter subu-
lato; peristomii dentes brevissimi stricti rufi capillares vix fissiles
leves; annulus nullus.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad rupes, 2100 m. altum, Martio 189% :
E. Ule, Coll. No 4827.
A Trich. chrysobaseo proximo cespitibus compactis rufescentibus foliisque
ng PAT
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(34) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 91
obtusatis latinervibus prima fronte diversum, obfoliorum basin auream et costam
purpuream pulcherrimum, cum priori et Tr. anæctangiaceo sectionem propriam
inter Pycnophyllum sistens. An var. Tr. chrysobasei ?
80. Trichostomum (Pycnophyllum) leptocylindricum
n. sp.; Trichostomo prionodonti persimile, sed humilius, folia lon-
giora multo magis crispata et acuminata, pedunculus longior, peri-
stomii dentes perbreves stricti tenues fere capillares pro more pal-
lidi leves nec prionodontei.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Caraca, in terra sylvestri, Martio 1892 :
E. Ule, Coll. No 1058 ; Serra Ouro Preto, in rupibus itacolumiticis, Febr. 1892 :
idem, Coll. No 1430; Serra Itabira de Campo, in terra, Aprili 1892 : idem, Coll.
No 1428.
Ob peristomium memorabiliter brevissimum fere rudimentarium a Trichos-
tomo prionodonti separandum.
81. Trichostomum (Pycnophyllum) prionodon n. sp.;
cespites unciales laxi sed dense cohærentes firmi viridissimi dite
frucliferi ; caulis gracilis apice innovando ramulos binos rectos
appressos exmittens ; folia caulina laxe disposita crispula madore
laxe erecto-patula, e basi vaginacea pellucida semiamplexicauli laxius-
cule reticulata oblonga in laminam latiuscule acuminatam mucro-
natam integerrimam producta, nervo canaliculato percursa, e cel-
lulis angulate rotundis carnosis mollibus valde chlorophyllosis
occultis areolata; perichætialia similia majora; theca in pedunculo
longiusculo strictiusculo flavo-rubente tenui erecta, angustissime
longiuscule cylindrica, operculo e basi minute conica oblique rostrato
rubro, annulo angusto, calyptra dimidiata longiuseula ; peristomii
dentes remotiusculi rufi breviusculi in conum laxum congesli fili-
formes latere utrinque sinuato-nodosi simplices vel geminati.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad saxa rupestria in Capao, 2000 m. altum,
Martio 189% : E. Ule, Coll. 1812.
Species elegans peristomio prionodonteo ab omnibus congeneribus raptim
diversa; dioica videtur. A Trichostomo leptocylindrico n. sp. peristomii fabrica
atque foliis minus crispulis refugit.
32. Trichostomum (Pycnophyllum) anœctangiaceum
D. sp.; dioicum; cespituli semiunciales pulvinati summitate virides
inferne ferruginei densi sed laxe cohærentes nec radiculosi nec
92 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
tomentosi; caules parallelo-aggregali teretiusculi parce divisi; folia
caulina apice surculi indistincte torquescenti-crispula cæterum dense
imbricata minuta, e basi chrysea oblonga breviter acuminata juven-
tute mucronatula ætate plus minus obtusata, nervo angusto aureo
percursa, margine ereclo integerrima, e cellulis obscuris viridibus
minutis rotundis carnosis basi rectangularibus laxiusculis areolata ;
perichætialia similia robustiora ; theca in pedunculo breviusculo
flavido tenui stricto erecla minute breviter cylindrica, operculo
conico brevi; peristomii dentes brevissimi lutei capillares irregu-
lares simplices vel geminati; sporæ minute globulares.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad rupes alt. 2100 m., Martio 1894 : E.
Ule, Coll. No 1811.
Ex affinitate Trichostomi chrysobasei, sed cespitibus dense anœctangiaceis
jam primo visu distinctum.
>
83. Trichostomum (Pycnophyllum) weisioides n. sp.:
dioicum ; cespituli pusilli weisiacei virides laxe cohærentes; caulis
perpusillus paucifolius parce brevissime ramosus; folia caulina cris-
patula angusta humore laxe patula, e basi angusta pellucide tenuiter
laxiuscule reticulata in laminam lineari-acuminatam longam brevis-
sime mucronalam exeuntia, carinalo-concava, margine inlegerrimo
erecta, nervo angusto flavido in mucronem excedente percursa, e
cellulis minutis rotundis obseuris viridibus chlorophyllosis areolata ;
perichætialia majora robustiora ; theca in pedunculo pro plantula
longiusculo flavido tenuissimo strieto minuta erecla angustissime
cylindrica, operculo conico-subulato recto, annulo anguslo; peri-
stomii dentes perbreves rufi capillares leves usque ad basin fissi
remote articulati.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1500 m. altum, in solo sylvestri, Martio
189% : E. Ule, Coll. 181%.
Ex habitu et foliis Euweisiæ, sed peristomio trichostomaceo longe recedens.
84. Trichostomum (Leptodontium) saxicolum n. sp.; ces-
pites 2-3-pollicares latissime decumbentes pallide lutescentes laxis-
sime intricati; caulis ramosus, ramis valde flexuosis longis curvalis
gracilibus; folia caulina laxe patula crispula madore flexuoso-patula
angusia longa, e basi semi-amplexicauli pallidiore in laminam
anguste oblongam deinque elongate loriformi-subulatam undulato-
flexuosam acutam producta, margine inferne revoluta summitate
(36) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERR.E ITATIALE. 93
tenuiter runcinata, profunde carinato-concava. nervo angusio pallide
flavido percursa. e cellulis ubique incrassatis superne minutis angu-
lato-rolundis diaphanis basi parum longioribus areolata. Cætera
nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m., ad rupes, Martio 1894 : E. Ule,
Coll. No 1831: Ouro Preto, ad rupes, Febr. 1892 : idem. Coll. 140%; Caldas,
Pedra la Vista : G. A. Lindberg 1854, Hb. S. O. Lindberg sub Symblephari cirri-
folia.
Leplodontio serræ simillimum et proximum, sed folia multo grossius areo-
lata longiora angustiora siccitate et madore undulato-subulata, surculus apice
summo incurvus.
8. Trichostomum (Leptodontium) serræ n. sp.; habitus
Lept. saxicoli, sed surculi ramique parum crassiores apice incurvali.
folia caulina breviora latiora e basi late oblonga in laminam lanceo-
latam robustam breviorem grossius runcinatam producta madore nec
undulato-subulata, minutius areolata; perichætialia multo longiora
quam caulina calyceın exsertum sistentia valde flexuosa ; theca in
pedunculo brevi flavido tenui stricto erecta anguste cylindrica bre-
viuscula, operculo e basi minutissime conica recte subulato. Cætera
ignota.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad truncos arborum arauca-
rieti, Aug. 1890, sterile : E. Ule, Coll. No 846; ibidem in ramis arborum syl-
vestrium, Aprili 4891, e. fr. binis : idem, Coll. No 4137.
86. Trichostomum (Leptodontium) araucarieti n.sp.; dioi-
cum: cespiles lati decumbentes pallide lutei vel virescentes laxis-
sime cohærentes: caulis pergracilis ca. uncialis simpliciusculus
fiexuosus apice parum incrassato strictiusculus ; folia caulina tere-
bellato-crispula laxe disposita madore fere remota breviuscula patula
vel patentia vel recurva, e basi distincte vaginata longiuscula erecta
in laminam paulisper recurvatam latiuscule acuminatam tenuiter
mucronatam producta, margine infero late revoluta distincte papil-
losa supremo dense tenuiter runcinato-serrulata, nervo angusto pal-
lido percursa, profunde carinato-concava parum complicata, e cellulis
minutissime rotundis obscuris basi longioribus incrassatis pallidis
areolata; perichætialia in calycem angustissimum exsertum patuli-
folium congesta longiora flexuosa ; theca in pedunculo brevi rubente
tenui strieto apice curvulo plus minusve horizontalis vel inclinata
9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
minula angustissime cylindrica, opereulo tenuissime aciculari-subu-
lato longiusculo ; peristomii dentes longiusculi stricti filiformes rufi
leviusculi plerumque usque ad basin fissi singuli.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, in terra araucarieti, Majo
1890 : E. Ule, Coll. No 658; Sn. Paulo pr. Apiahi : J. J. Puiggari 1879 in Hb.
Geheeb, sub L. citrino nec Hpe.
Species distinetissima, teneritate partium omnium, areolatione minutissima
opaca atque theca minuta subhorizontali primo visu cognoscenda, ditissime fruc-
tifera, in surculo unico thecas sæpe plures gerens.
37. Ceratodon Brasiliensis Hpe.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altus, in terra, Martio 1894 : E.
Ule, Coll. No 1909.
88. Zygodon (Euzygodon) dives n. sp.; dioicus; cespites humiles
semiunciales pulvinati viridissimi inferne ferruginei tomentosi tenelli
ditissime fructiferi pulchelli; caulis breviusculus parce ramosulus ;
folia caulina ramulos graciles erispifolios sistentia minuta, humore
valde patula fere patentia recurviuscula, e basi brevissima pellucida
fibrosa angusta in laminam vix latiorem oblongo-acuminalam apice
parum dilatatam parce dentatulam producta, margine lalo-convexo-
revoluta complicata profunde carinato-concava, nervo pallido in
mucronulum brevissimum hyalinum excedente percursa, e cellulis
griseis angulato-rotundis parum oceultis infima basi majoribus ellip-
ticis valde incrassatis areolata; perichætialia similia; theca in pedun-
culo pro surculo longiusculo tenui strieliusculo flavido erecta
parva, e collo brevi lumido-elliptica microstoma sulcata, operculo
minuto conico-aciculari; peristomium internum fugacissimum e cillis
brevissimis tenerrimis hyalinis compositum.
Zygodon subdentieulatus Broth. nec. Hpe. in E. Ule, Bryotheca Brasiliensi,
No 131.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altus, ad ramulos arborum syl-
vestrium, Martio 489% : E. Ule, Coll. No 1941 ; in sylva, 2000 m. alt. : idem,
No 1822, forma gracilior parce fructifera; Serra Ouro Preto, ad ramulos, Martio
1892 : idem, Coll. 1396.
Z. subdenticulatus Hpe. differt jam inflorescentia synoica. Specimina Ouro-
pretensia folia minora parcius denticulata habent.
89. Zygodon (Euzygodon) capillicaulis n. sp.; cespites minu-
tuli pallide virides laxissimi intricati ditissime fructiferi ; caulis basi
(38) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 95
tomentosus ascendens gracilis apice in ramulos plures capillari-
graciles flexuosos fasciculatim divisus; folia caulina minula subho-
momalla madore recurvo-patula, e basi anguste oblonga sensim acu-
minata breviter tenuiter mucronata, margine erecia apice parce bre-
vissime obsolete denticulata, profunde carinato-concava plus minusve
complicata, nervo angusio pallide flavido exarata, e cellulis pro
foliolo majusculis angulate rotundis grossiuscule areolata ; perichæ-
tialia similia; theca in pedunculo longiuseulo flavo tenuissimo stric-
tiusculo erecta minuta, e collo brevissimo angustissime cylindrico-
oblonga microstoma sulcata, operculo tenerrimo conico-subulato ;
peristomium (ut quoad thecam juvenilem videtur) nullum.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Caraca, ad truncos arborum, Martio
1892 : E. Ule, Coll. No 1395 ; Serra Itabira, ad truncos arborum, Febr. 1892 :
idem, Coll. No 139%.
A Zygodonte dite ramificatione tenera capillari pallide viridi atque pedunculo
longo tenuissimo primo visu recedit.
90. Zygodon (Codonoblepharum) Araucariæ n. sp.: monoi-
cus ; cespituli pusilli humiles rufescentes densi virides inferne ferru-
gineo-tomentosi; caules gracillimi arete congesti, ramulis perbre-
vibus strietis julaceo-teretibus obtusis divisi; folia caulina dense
imbrieata minutissima, humore erecto-patula apice ramuli rosulaceo-
disposita, angustissime lineari-ligulata rotundato-obtusa integerrima,
carinalo-concava apice cucullatulo parum incurva, nervo angustis-
simo basi aureo ante apicem evanido exarala, e cellulis minutissimis
rotundis incrassalis diaphanis tenerrime scaberrimo-papillosis areo-
lata ; perichætialia intima multo minora magis acuminato-obtusula ;
theca in pedicello perbrevi tenui strictulo purpureo erecta minuta, e
collo brevi angustissime cylindrico-oblonga microstoma sub ore con-
stricla profunde sulcata rufescens, operculo minutissimo oblique
conico ; peristomium minutum rufum conum' sistens ; dentes externi
8 geminali (16) leviter articulati lanceolati, interni angusti lineari-
lanceolati rugulosi 8; sporæ minulæ flavæ.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad truncos Araucarie Bra-
siliensis, Junio 1890 : E. Ule, Coll. No 665 ; Minas Geraës, Serra Itatiaia, 1500 m.
altus, ad truncos arborum in sylva, April 189% : E. Ule, Coll. No 1918, in
Bryotheca Brasiliensi No 430 sub Zygod. lingueformi Hpe., qui non invenitur.
Z. linguiformis C. Müll. in Bot. Zeit. 1858, p. 163 descriptus est.
Flos masculus in ramuli apice lateralis globulari-gemmaceus.
96
IB
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (39)
Macromitrium (Eumacromitr. crispata) Podocarpi
D. Sp.; dioicum; cespites vix pollicares sordide virides densi inferne
valde brunneo-tomentosi; caulis humilis gracilis infern@ tomen-
tosus superne in ramulos perbreves graciles paucos innovando
divisus ; folia caulina minuta iongiuscula crispula madore flexuoso-
patula, ubique linearia curvata breviter acuto-acuminala plus minus
complicata profunde carinato-concava integerrima ubique immar-
ginata, margine convexo-revoluta, nervo angustissimo pallido deni-
que ferrugineo ante summilatem evanido exarala, e cellulis minutis-
sime rotundis viridibus vel diaphanis basi parum majoribus tenuiter
mammillosis incrassatis conflatis lutescentibus areolata; perichætialia
erectiora intima minutissima; theca in pedunculo brevi tenui rubro
curvulo erecta minuta, e collo brevissimo ovalis ore coarctata valde
sulcata rufa, operculo minuto cupulato recte rostellato ; calyptra
campanulala capsulam totam obtegens profunde laciniata glabra
aurea ; peristomium duplex, dentes externi lati abrupti articulati,
interni membranacei abrupti teneri albidi.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Itabira de Campo, ad truncos arbo-
rum, Aprili 4892 : E. Ule, Coll. No 1066.
Var. falcitolium ; forma minor, foliis angustius linearibus
distincte falcato-curvata. M. falcifolium G. Müll. Hb.
Habilatio. Minas Geraës, Caraca, in ramulis arborum, Martio 1892 : E. Ule,
Coll. No 1408.
92.
Macromitrium (Eumacr. crispata) adnatum n. sp.;
cespites lati arctissime adnati brunneo-tomentosi tenelli virides ;
caules minuti in surculo longe repente stellatim dispositi ; folia cau-
lina minuta crispata indistincte torquescentia horrida, madore valde
patula rosulam minutam sistentia, e basi perangusta oblongo-
acuminata acutata apice autem facile abrupta, irregulariter leviter
undulata rarius regularia, profunde carinato-concava plus minus
complicata, e basi usque ad medium angustissime marginata, mar-
gine integerrima erecta, nervo angustissimo flexuoso intense pur-
pureo in acumen evanescente exarata, e cellulis minutis rotundis
mollibus teneris diaphanis ubique areolata. Cætlera ignota.
Habitatio. Brasilia, Goyaz, Serra Dourada, ad truncos arborum, Febr. 1893:
E. Ule, Coll. 1558.
(40) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIAIÆ. 97
Cespitibus adnatis et folüs in rosulam minutam indistinetam congestis
undulatis prima scrutatione discernenda species. Ex habitu Macromitrii mucroni-
folir.
9. Macromitrium (Eumacrom. torquescentia) Bro-
theri n. sp.; dioicum; cespites lali pulvinati virides inferne
brunnei laxi; caulis repens ramis vix semipollicaribus gracilibus
simpliciusculis curvulis; folia caulina crispata torquescentia madore
valde reflexo-patula surculum turgescenlem sistentia, e basi latiore
valde complicata in laminam ligulato-oblongam apice rotundatam
rccurvulam excisulam brevem exeuntia vel magis acuminata, nervo
angusio ferrugineo in mucronem perbrevem excedente profunde
carinalo-exarata, margine ubique exlimbata integerrima hic illic
revoluta, e cellulis minutis rotundis inerassalis lutescenlibus basi
parum majoribus distincte mammillosis areolata ; perichætialia
oblongo-acuminala erecto-aculala; tneca in pedunculo breviusculo
erassiusculo rubro flexuoso erecta majuscula hemisphærica macro-
sioma ochracea levis membranacea, operculo cupulato longirostro ;
peristomii simplicis denles externi robusti albidi membranacei irre-
gulariter ianceolali latere sinuosi ; caiyptra magna aurea capsulam
totam chtegens profunde laciniata splendens levis.
Macromitr. Swainsoni Broth. in Hedwigia 1895, p. 127. Coll. Uleana
No 1559, 1561, 1564.
Habitatio. Brasilia, Goyaz, Serra Dourada, ad truncos arborum, Febr. 1893 :
E. Ule ; Goyaz, Mossamedes, ad arbores sylvestres, Januario 1893 : E. Ule, Coll.
No 1560, 1561 ; Goyaz, Passa Tempo, Septbr. 1892 : idem, Coll. No 156%.
A M. Swainsoni foliis exlimbatis jam differt.
94. Macromitrium (Eumacromitria turgescentia) un-
datum n. sp.; cespites lati pulvinati virides inferne aurei laxe
cohærentes firmi duri; caulis semipollicaris"crassiusculus flexuosus
simpliciusculus basi tomenlosulus ; folia caulina flexuoso-crispata
horrida madore valde patula surculum turgescentem sistentia, e basi
decurrente anguste oblonga in laminam latiuscule acuminatam lon-
giusculam robuste acutalam integerrimam attenuata valde robuste
irregulariter ruguloso-undulata complicata profunde carinato-con-
cava, nervo angusto ferrugineo percursa, margine hic illic lato-revo-
luta tenerrime papillosa, e cellulis parvis rotundis viridibus incras-
satis basi magis ellipticis mammillosis lutescentibus areolata. Cætera
speranda.
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in Capao ad truncos arborum, 1400 m.
alt., Martio 1894 ; E. Ule, Coll. No 1832.
Foliis robustis maxime lato-undulatis rugulosis facillime species cogno-
scenda.
95. Macromitrium (Eumacromitria turgescentia) erio-
mitrium n. sp.; cespites robusti laxe cohærentes e lutescente
aurei vel fusci nec tomentosi; caulis repens, ramis semipollicaribus
erassiusculis flexuosis simplicibus vel apice brevissime ramulosis
divisus; foBa caulina majuscula robustula erispata, madore surculum
turgescenlem sistentia, e basi complicata erecta angusta in laminam
lanceolato-acuminatam pungentem attenuata, nervo crassiusculo pro-
funde canaliculato ferrugineo flexuoso percursa, margine lato-convexa
integerrima, e cellulis majusculis rotundis incrassatis aurescentibus
basi longioribus angustis densis vix mammillosis areolata; perichæ-
tialia majora longius pungentia acutiora ; theca in pedunculo bre-
viusculo rubente strictiusculo erecta parva, e collo brevi anguste
oblonga ore constricta sulcata microstoma, operculo minuto conico
recte rostrato, calyptra thecam totam obtegente campanulata pro-
funde laciniata pilosissima ; peristomium duplex : dentes externi
breves abrupti angusti asperuli pallidi, interni lanceolati conjugati
multo teneriores minus scabri.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1800 ın. alt., ad rupes : &. Ule, Martio
189%. Coll. No 183%.
Robustitate surculi nec tomentosi, foliis madore valde turgescentibus poly-
stychis fere patentibus lanceolato-acuminatis pungentibus, theca breviter pedun-
culata parva profunde sulcata atque calyptra campanulata pilosissima prima fronte
species propria.
96. Macromitrium (Eumacromitria longifolia) sub-
strictifolium n. sp.; cespites lati decumbentes laxissime cohæ-
rentes e viridi lutescentes robusti humiles ; caulis primarius repens,
ramis vix semipollicaribus robustis crassiusculis madore turgescen-
tibus setosis simplicibus ; folia caulina laxiuscule conferta flexuoso-
crispata humore raptim erecto-conferta stricta longiuscula, e basi
longiuscula angustata nec undulata in laminam longiorem flexuosam
valde complicatam latiusculam superne tenuissime crenulatam atte-
nuafa, nervo angusto aureo aute apicem evanido percursa, nec pun-
gentia, margine infero valde irregulariter convexo-revoluta, pro-
(42) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 99
funde canaliculata, e cellulis minutis rectangularibus nec punctatis
basin versus longioribus angustis ad parietes interruptis distinctius
mammillosis conflato-incrassatis strictis nec lunatis areolata. Cætera
nulla.
Habitatio. Brasilia, Rio de Janeiro, an der Tijuca, in truncis arborum syl-
vestrium, Septbr. 1893 : E. Ule, Coll. 1672.
Macromitrio strictifolio simillimum et proximum, sed foliorum fabrica atque
areolatione diversum.
97. Macromitrium (Eumacromitria longifolia) stricti-
folium n. sp.; monoicum ? pulvinos latos densos robustos aure-
scentes sistens ; caulis primarius repens, ramis pollicaribus subsim-
plicibus crassis madore turgescentibus strietis vel apice eurvatis et
setosis; folia caulina dense conferla humore erecto-paluia appres-
siuscula longa stricta siccitate flexuoso-crispata, e basi angustata lon-
giuscula sæpius undulata in laminam longiorem strictam loriformi-
acuminatam superne tenuiter denticulatam attenuata, nervo angusto
aureo vel ferrugineo breviter excedente siricto pungentia, margine
infero plus minus revoluta, profunde canaliculata hie illic complicata,
e cellulis parvis reclangularibus incrassatis unipunctatis basin versus
longioribus angustis levissimis vel rarius solitarie mammillosis in
membranam auream conflatis semilunatis areolata ; perichætialia
similia ; theca in pedicello breviusculo flexuoso erecta parva ovalis
levis, calyptra glabra aurea. Cætera ignota.
Macromitr. cirrosum Brother. nec Schw., in Hedwigia 189%, p. 130.
Habitatio. Brasilia, Serra dos Orgaos, ad rupes vigens : Dr H. Schenck,
Martio 1887 lg. Hb. Brotheri mis.
Macromitrio substrietifolio simillimum et proximum, sed foliorum forma et
areolatione omnino diversum.
98. Macromitrium (Eumacramitria longifolia) prolon-
gatum n. sp.; cespites longi profusi penduli lutescentes laxissime
decumbentes; caulis longe repens, ramis longis et brevissimis gra-
eilescentibus flexuosis vel arcuatis, juvenilibus stolonaceis filifor-
x mibus minutissime recurvato-foliosis; folia caulina erecto-patula
madore laxius patula longa, e basi brevi erecta anguste vaginata in
laminam loriformi-angustam acuminatam dense serrulalam atte-
nuata, nervo angustissimo dilute ferrugineo in acumen carnosulum
indistincte denticulatum evanescente carinato-exarala, margine
wu)
100 BULLETIN DE L’HRRBIER BOISSIER. (43)
inferne revoluta superne erecta, e cellulis seriatim dispositis gTOS-
siuscule rotundis basi angustissimis densis longiuseulis flavidis vel
aureis areolata, papillis mammillosis scaberrima ; perichætialia
similia patula; theca breviter exserla erecta minuta ovalis levis ætate
fusca, operculo conico acuto brevi, calyptra campanulata pilosa.
Cætera nulla.
abitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, in ramis arborum, Je "10
Habitatio. Brasilia, Sa. Cath =S Geral, amis arborum, Januar
1890, cum fructibus junioribus No 847 e; ad ramos arborum marginis Serræ ejus-
dem, Aprili 1891 cum fructu vetusta et ramis aureis No 1017 : Serra Itatiaia,
2000 m. alt., Martio 189% sterile. No 1835.
anta speciosa elegantissima Macromitrio profuso proxima, sed foliis ı )
Plant legant M t 0 ‚sed foliis multc
grossius areolatis magis erecto-patulis facile distineta.
Var. gracilior; rami graciliores, folia magis reflexiuscula ;
minus grossius areolata. Macrom. profusum mihi. No 1242.
Habitatio. Brasilia, Rio de Janeiro, in arboribus Serræ dos Orgaos, Dec.
1891, c. fr. vetustis el junioribus.
Peristomium incomplete observatum duplex breve, externum apice reflexum,
dense aggregatum, internum tenerum albidum.
Ad Teichodontium pertinens?
99. Macromitrium (Macrocoma) subpycnangium n. sp.;
monoicum ; cespites humiles ‘/-1-pollicares sordide lutescenti-fusci
vel aurei,; caulis repens, ramis tenuiter filiformibus teretiusculis
simplicibus vel hic illie ramulosis flexuosis madore strictis; folia
caulina dense imbricata humore eleganter patenti-patula minuta
aurescenlia, e basi anguste ventricosa anguste rotundaito-oblonga
breviter lanceolata acutiuscula, margine convexo-revoluta vel erecta
integerrima, nervo angusto flavo ante apicem evanido profunde
carinato-coneava, e cellulis minutis viridibus ætate aurescentibus
rotundis inerassatis basi parum majoribus indistincte seriatim dis-
positis areolata; perichætialia similia robustius acuminata ; theca
in pedicello perbrevi flavido-rubente erecta angustissime cylin-
drica longiuscula microstoma; operculum conico-acutum minutum;
calyptra — ? peristomium simplex externum, dentibus brevissimis
abruptis minulis.
Habitatio. Brasilia, Rio de Janeiro, Tijuca ad ramos arborum sylvestrium,
Dec. 1893 : E. Ule, Coll. No 1671.
Macromitrio pycnangio simillimum, signis accuratius impressis, ut videtur,
diversum.
(#4)
100.
Ule,
€. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRE ITATIAIÆ. 101
Macromitrium (Macrocoma) chrysomitrium n. Sp. ;
monoicum ; cespites lati pollicares tenelli laxe cohærentes virides
inferne fuscati dite fructiferi ; caulis gracillimus in ramulos plures
graciles fuseiculatim divisus flexuosus ; folia caulina dense conferta
humore raptim eleganter patentia minuta sed latiuscula, e basi
infima profunde excisa utrinque rotundata ovato-lanceolata brevia
integerrima inferne margine late convexo-revolula, profunde cana-
liculata, nervo angusto basi dilute ferrugineo superne pallido ante
apicem evanido profunde carinato-exarata, e cellulis minutis
rotundis incrassalis glabris, basin versus parum majoribus molliori-
bus areolata ; perichætialia minora e medio peranguste acuminala
acutala ; theca in pedicello brevi tenui capillari flavo erecla minuta,
angustissime cylindrica microstoma profunde sulcata septangula
olivacea, ætate major cylindrica leviter sulcata fusca, operculo minu-
tissimo conico acuto, calyptra pro theca magna campanulata basi
truncala leviter plicata aurea pilosissima thecam superante ; peri-
stomii simplicis dentes externi 16 in 8 geminati angusle lan-
ceolalo-acuminati acuti incurvi pallidi glabri ; sporæ parvæ virides.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alt., in Capao, Martio 1894 : E.
Coll. No 1836.
Species tenella pulchella, calyptra magna campanulata aurea pilosissima
primo visu propria elegantissima. Flos masculus in ramulo proprio perbrevi ter-
minalis.
101.
Macromitrium (Macrocoma) lampromitrium n. sp.;
monoicum ; cespites longe profusi fusco-virides laxe cohærentes ;
caulis longe repens flexuosus, ramis brevibus vix semipollicaribus
simplicibus vel hie illic ramulosis filiformibus dense aggregalis
plerumque homomallis pinnatim divisus ; folia caulina minuta
dense imbricata ramos teretes sistentia, madore eleganter patentia
e basi anguste ventricosa oblongo-lanceolata, margine erecto inte-
gerrima, nervo angusto dilute ferrugineo vel aureo ante apicem
evanido profunde carinato-exarala, e cellulis minute rotundis basi
parum majoribus mollioribus areolata ; perichætialia similia apice
subcucullato-ineurviuscula ; theca in pedicello pro surculo longius-
culo rubro strielo tenui erecta minuta angustissime cylindrica
microstoma sulcata, operculo conico acuto minutissimo; calypira
majuscula capsulam superans campanulata sed profunde laciniata
hians levissime aurea nitida apice pilis nonnulis teneris strictis
appressis hirtula ; peristomium brevissime rudimentarium.
102 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (45)
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. alt., ad truncos arborum des
Capao, Martio 189% : E, Ule, Coll. No 1837.
Surculo longe prostrato densissime pinnatim ramosissimo, calyptra nitido-
aurea hirtula majuscula atque peristomio rudimentario facillime cognoscenda
species.
102. Macromitrium (Macrocoma) pycnangium n. sp.;
monoicum; cespites tenelli laxissime cohærentes rigidi pallescentes
‘/s-A-pollicares ; caulis repens, ramis tenuiter filiformibus teretius-
culis simplicibus vel hic illie breviter ramulosis flexuosis mador
strietis; folia caulina dense imbricata humore eleganter patula
minuta, pallescentia, e basi anguste ventricosa latiuscule ovatula
breviter lanceolata acutiuscula, margine convexo-revoluta vel
erecla integerrima, nervo angusto flavido ante apicem evanido pro-
funde .carinato-concava, e cellulis majusculis pallidis rotundis
seriatim dispositis basin versus majoribus grosse areolata ; peri-
chætialia similia acutius acuminata ; theca in pedicello perbrevi
crassiusculo rubro stricto erecla angustissime cylindrica longius-
cula microstoma ore plicato-coarclata madore æqualis magis
oblonga, operculo breviter conico, calyptra angustissime cylindrica
pallida leviter spirali-torla pilis appressis nonnullis hirtula ; perı-
stomium externum brevissime rudimentarium.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra do Oratorio, in declivibus prope
Orleans ad flumen Laranjeiras superius, in ramis arborum, Septbr. 1889 cum
fruct. supramaturis et juvenilibus : Z. Ule, Coll. No 721.
Foliis grosse seriatim rotundate areolatis pallescentibus, theca longiuscula
angustissime cylindrica et calyptra angustissima spiraliter contorta hirtula
prime scrutatione species propria, Macromitrio subpyenangio proxima, sed foliorum
areolatione toto cœlo diversa.
103. Schlotheimia (Ligularia) grammocarpa n. sp.; dioica;
cespites altiuseuli ca. unciales ferruginei laxissime cohærentes; caulis
longe repens, ramis subrobustis teretibus fere julaceis obtusiusculis
curvatis simplicibus vel innovando longiscentibus apice parum bre-
vissime ramulosis divisus; folia caulina dense imbricata apice
ramuli perfecte torquescentia virentia, madore pentasticho-turge-
scentia erecto-patula,e basi fibrosa angustiore in laminam robustam
6 late oblongam apice rotundato-emarginalam producta, nervo
angusto profunde canaliculato purpureo in mucronem brevem
(46) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 103
robustum plus minusve recurvum excedente exarata, e cellulis
valde incrassatis minute rotundis ferrugineis basin versus multo
grossioribus pallidioribus areolala, superne parum vel vix rugosa ;
perichætialia erecta robustiora latiora obtuse acuminata longe
exserla; theca in pedunculo mediocri rubro crasso erecta longius-
cula anguste cylindrica sulcata, operculo conico recto obtusiusculo
nec subulato, calyptra magna nitida aurea levi ; peristomium
duplex : dentes externi rubiginosi longiusculi angusti carnosi opaci
dorso scabro-articulati, linea longitudinali vix exarati, interni
angustissime loriformes membranacei punctato-asperuli ; sporæ
minute.
Habitatio. Brasilia, Serra [tatiaia, ad rupes, 1800 m. alta, Martio 1894 : E.
Ule, Coll. No 1839.
Sehl. macrospora simillima cespite intricato, surculo decumbente graciliore,
foliis minoribus, pedunculo breviore, theca breviore minore præsertim operculo
basi tumido-conica raptim in subulam acicularem produeto et sporis memorabi-
liter magnis punctato-angulatis differt.
104 Schlotheimia (Ligularia) macrospora n. sp.; dioica ;
cespites lati decumbentes dense intricati ferruginei; caules vage
romosi, ramis breviusculis semiuncialibus gracilibus teretibus fere
julaceis oblusiuseulis vel acutioribus vix curvatis simplicibus vel
apice parce brevissime ramulosis divisi ; folia caulina dense imbri-
cata apice ramuli perf&cte torquescentia virentia, madore undique
inserta erecto-patula, e basi nuda nec fibrosa angustiore in lami-
nam teneram anguste oblongam apice rotundato-emarginatam pro-
ducta, nervo angusto profunde canaliculato dilute ferrugineo in
mucronem brevem tenerum plus minusve recurvum excedente
exarata, e cellulis valde incrassatis minute rotundis ferrugineis
basin versus parum majoribus pallidioribus areolata superne parum
vel vix corrugata ; perichætialia erecta robustiora latiora sensim
longiuscule acuminata acutata ; theca in pedunculo breviusculo
rubro tenui erecta breviter cylindrica sulcata, operculo tumido-
conico raptim in subulam acicularem flaccidam erectam producto,
calyptra magna fuscata nitida glabra; peristomium robustum :
dentes externi rubiginosi longiusculi angusti carnosi opaei obtusi
dorso tenerrime asperuli linea longitudinali destituti, interni mem-
branacei lutei longitudinaliter fissiles striati punctulati; sporæ
magnæ punctato-angulatæ virides cum minoribus mixtæ.
104 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (47)
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Ouro Preto, in sylva, Aprili 4892 :
E. Ule, Coll. No. 4067 ; ad rupes, Febr. 1892 : idem, No 1419; Serra Caraca,
Martio 1892 : idem, No 1421 ; Serra Itabira de Campo, ad truncos arborum,
Aprili 1892 : idem, No 1416, 1423, 1424.
Schl. grammocarpa simillima primo visu differt : ramificatione altiore
ramis longiscentibus, theca longius peduneulata atque operculo regulariter conico
obtuso nec basi tumido.
105. Schlotheimia (Ligularia) pseudo-affinis n. sp.; dioica;
cespites unciales pulvinaü intense ferruginei laxe cohærentes basi
tomentosi; caulis pergracilis valde flexuosus et dichotome ramosus;
rami innovando ramulis brevissimis appressis longiscentes teretes,
apice obtusiuseuli lutescentes foliis dense torquescentibus julacei ;
folia caulina dense imbricata, madore raptim recurva deinque
squarruloso-patentia surculum lurgescentem sistentia parva, e basi
angustiore oblongo-acuminata apice plus minusve recurva, nervo
angusto profunde canaliculato excedente aciculari-mucronata vel in
pilum brevem apice acutissimo hyalinum cuspidata, margine basi-
lari anguste revolula, parum longitudinaliter rugosa, e cellulis
maxime incrassatis diaphanis minutis subpunctatis luteo-ferrugineis
basin versus majoribus magis ellipticis pallidioribus areolata ; peri-
chætialia parum majora erecta e basi oblonga sensim longius recte
acuminala, margine late convexo-revoluta itaque veluti plicata,
grossius areolata ; theca in pedicello perbrevi recto rubro erecta
minuta angusle cylindrico-oblonga distincte angulate sulcata, oper-
culo conico recte rostrato, calyptra luteo-ferruginea nitida glabra
basi in lacinias longiusculas 8 fissa ; peristomium externum bre-
viusculum dense aggregatum rubiginosum valde opacum carnosum
apice dorsi serrulatum linea longitudinali obsoleta angustissima
exaratum obtusiusculum, internum membrana rudimentaria flava ;
sporæ inæqualiter globosæ parvæ.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. alta, ad truncos Araucariæ Bra-
siliensis, Martio 189% : E. Ule, Coll. 1833.
Ex habitu Schlotheimie affın! valde proxima, sed thecæ forma jam
diversa.
106. Schlotheimia (Ligularia) araucarieti n. sp.; dioica;
cespites pulvinati magni apice viridescentes inferne ferruginei
valde brunneo-tomentosi compacli; caulis uncialis gracilis flexuo-
(48) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 105
sus, ramis brevissimis appressis apice divisus; rami innovando
longiscentes; folia caulina dense conferta minuta, madore
raplim erecto-patula surculum turgescentem gracilem sistentia,
e basi angustiore anguste oblongo-acuminata, acumine compli-
cato recurvato plus minusve longe cuspidata, parum longitudi-
naliter rugosa vel æqualia diaphana tenera. margine ubique
erecta, profunde carinato-concava, nervo angusto flavido in cus-
pidem flexuosam basi flavidam superne hyalinam acicularem exce-
dente exarata, e cellulis minutis oblique ellipticis valde incrassatis
basi parum majoribus pallidioribus areolata ; perichætialia pauca
strieta plicatula angusta ; theca in pedicello perbrevi rubente tenui
erecta perminuta ovalis sulcata microstoma, operculo conico recte
rostrato, calyptra capsulam totam obtegente basi laciniata pulcher-
rime sulphureo-lutea vel parum fuscata nitida; peristomium simplex
externum breviusculum dense aggregatum rubiginosum valde opa-
cum carnosum linea longitudinali angusta exaratum apice obtusius-
culo-fissile.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad truncos Araucarıe Bra-
siliensis, Junio 1890 : E. Ule, Coll. No 671 ; ad ramos Myrtacearum araucarieti,
Junio 1890 : idem, Coll. No 670 ; Serra do Oratorio, in sylva Araucariæ ad
truncos arborum, Aprili 1889 : idem, Coll. 452, 458.
Schlotheimie pseudo-affini simillima et proxima, sed cespites multo magis tomen-
tosi compacli, partes omnes minores, folia erecto-patula solum apice recurva nec
reflexo-patula minora multo minus rugosa, theca minor brevius pedicellata ova-
lis mierostoma atque peristomium simplex. An varietas, bryologus Brasiliensis
scrutatione locali solum certe dijudicare potest.
107. Schlotheimia (Stegotheca) horridula n. sp.; dioica:
cespiles unciales laxissimi sordide virides inferne nigrescenti-
ferruginei; caulis crassiusculus ascendens, ramis brevibus teretibus
eurvulis cuspidatulis hie illie apice magis fasciculatim dispositis
| curvatis divisus ; folia caulina dense imbricata horridula, ramea
| apice squarrulose patula, madore recurvato-palula, e basi decurrente
oblonga longiuscule angusie acuminata acula inferne et superne
complicata profunde canaliculato-concava, margine infero anguste
revoluta supremo zygodontoideo-eroso-denticulala, nervo ferrugineo
ante summitatem evanido exarata, e cellulis minutis rotundis sub-
opacis basi longioribus diaphanis areolata ; perichætialia et cætera
ignota.
BULL. HERB. BOISS., février 1898. 8
106 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
Habitatio. Brasilia, Minas. Geraës, Caraca, in arboribus, Martio 1892 : E.
Ule, Coll. No 1422.
Foliis anguste oblongo-acuminatis eroso-denticulatis rotundato-areolatis
facile distinguitur. Schl. Puiggarii Hpe. et Geh. ramificatione foliisque vix den-
tieulatis diverse areolatis differt.
108. Schlotheimia (Stegotheca) dichotoma n. sp.; dioica ;
cespites supra-unciales laxi pallide virides inferne ferruginei ;
caulis pergracilis teretiusculus geniculato-dichotomus rhacomi-
trioides; folia caulina erecto-conferta nec iorquescentia madore
recurvo-patula, e basi decurrente anguste oblongo-acuminata acu-
tata, margine infero anguste revoluta supremo tenuiter denticulata,
complicata carinato-concava, nervo flavo angusto percursa, e cellulis
teneris pallidissimis ellipticis basin versus longioribus areolala gla-
berrima > perichætialia calycem exsertum longifolium sistentia,
multo majora sed anguste oblonga in acumen elongatum undula-
tum mucronato-acutum loriformem integrum protracta ; theca sub-
sessilis e collo brevi pyrifermi-ovalis parva, operculo conico, calyptra
parva, superne vix scaberula lutescens basi laciniata tenera albida ;
peristomii dentes externi robusti lanceolati obtusuli carnosi opaci
rubiginosi indistincte articulati rugosi, interni angustissimi carinati
ad carinam minute perforati.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Ouro Preto, in arboribus, Febr.
1892 : E. Ule, Coll. No 1718.
109. Schlotheimia (Stegotheca) robusticuspis n. sp. ;
dioica ; cespites magni supra-unciales laxi ascendentes rubiginosi ;
caules longiusculi teretiusculi flexuosi parallelo-dispositi apice
parum dichotome divisi; folia caulina dense imbricala, juventute
rami eleganter torquescentia apice squarrulosa, madore erecto-
patula robusta late ovata in acumen robustum breve obtusiusculum
integrum exeuntia complicata carinato-concava, nervo angusto pur-
purascente percursa, e cellulis robuste ellipticis vel rotundis rubi-
ginosis in membranam valde incrassatis conflatis basin versus lon-
gioribus pellucidioribus glaberrimis areolata; perichætialia multo
majora latiora, exteriora in acumen robustum obtusum colliforme
integerrimum producla, interiora in acumen plus minusve eion-
gatum latum undulatum vix sinuato-denticulatum obtusiusculum
vel acutum protracta, omnia excurrentinervia multo robustius
(50) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 107
elliptico-areolata ; theca in pedicello brevissimo ovalis immersa,
operculo tumide conico subulato, calyptra stylo coronata ampla
rubiginosa glabra ; peristomii dentes externi robusti longi ad
lineam longitudinalem fissi secedentes obtusi stricti fragiles carnosi
opaci rubiginosi rugulosi indictincte articulati, interni illis æqui-
longi luteo-membranacei regulariter anguste loriformes articulati
punctulati.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraös, Serra Itatiaia, 2100 m., in arboribus,
Febr. 189% : E. Ule, Coll. No 1840 ; Serra Ouro Preto, Febr. 1892 : idem, Coll.
41417.
Inter omnes congeneres pulcherrima species elegantissima, foliis eleganter
torquescentibus atque dentibus endostomii loriformibus punctulate asperulis facile
cognoscenda.
110. Schlotheimia (Stegotheca) capillidens n. sp.; dioica ;
habitus Schloth. serricalycis, sed folia caulina horride patula
recurva multo angustiora regulariter longius acuminata, e cellulis
robustioribus magis rotundis quam ellipticis et regulariter dispositis
areolata ad acumen tenuiter serrulata ; peristomii dentes externi
valde regulariter lanceolato-acuminati striclissimi ad lineam longi-
tudinalem medio secedentes apice connexi membranacei striati
rubiginosi minus carnosi, interni illis equilongi strictissimi capil-
lari-angustissimi aciculares acuti; calyptra basi pallide grisea apice
rubiginosa basi late laciniata.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Nova Venezia, inter alios muscos speci-
men unicum, Julio 1891 : E. Ule.
111. Schlotheimia (Stegotheca) serricalyx n. sp.; dioica; late
laxe cespitosa decumbens pallide viridis inferne ferruginea dicho-
tome ramosa; folia caulina juvenilia solum parum torquescentia deni-
que erecto-imbricata madore erecto-patula, e basi latiore oblonga in
laminam acuminatam sensim exeuntia plus minusve complicata
profunde carinata ad acumen distincte serrulata pallescentia, nervo
dilute ferrugineo angusto in acumine evanido exarata, e cellulis
incrassato-ellipticis oblique dispositis conflatis areolata; perichæ-
tialia in acumen plus minusve elongatum undulatum vel emargi-
natum irregulariter serrulatum nervosum protracta majora; theca
immersa oblonga, operculo tumide conico acutato, calyptra oper-
culum obtegente basi pluries laciniata longe subulata rubiginosa
108 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (51)
glabra ; exostomii dentes robusti longi carnosi opaci articulati irre-
gulariter angusti lanceolato-acuminati fissiles vel secedentes ferru-
ginei rugulosi, endostomii dentes lineari-lanceolati subulati mem-
branacei distinelius articulati dilute ferruginei striatuli.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, in ramis fruticum diversarum,
Januario 1890 : E. Ule, Coll. No 673 m.; ibidem ad marginem Serræ Geral in
ramis, Aug. 1890 : idem, Coll. No 902; ibidem in Serra do Oratorio, ad cata-
ractam flum. Pelotas, Aprili 1889 : idem, No 537 ; Serra do Oratorio, in declivi-
bus prope Orleans ad flumen Laranjeiras in ramis arborum, Sept. 1889 : idem,
Coll. No 737.
112. Brachysteleum patens n. sp. ; monoicum ; cespites unciales
lati laxe cohærentes sed basi densi robusti virentes; caulis cras-
siuscule teretiusculus flexuosus parce ramulosus ; folia caulina cir-
cinnato-crispata rigida madore valde patentia, e basi longiuscula
vaginata erecla in laminam reflexam longiuscule acuminatam acu-
tiusculam curvatam produeta, margine infero valde revoluta, inte-
gerrima concava, nervo latiusculo virente ætate colorato percursa,
e cellulis parvis angulate rotundis incrassatis basin versus longio-
ribus infima basi angustis longis flavidis marginem versus laxis
majoribus areolata; perichætialia mullo minora pauca perangusta
erecta, basi laxius reticulata ; Lheca in pedunculo perbrevi tenero
flavido stricto erecla minuta, e collo brevi oblonga, operculo lon-
giusculo recto obtusiusculo, calyptra minuta glabra ?/s capsulæ obte-
gente; peristomium perbreve tenerum irregulariter fissum opacum
asperulum ; annulus latus revolubilis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1800 m. altum, ad rupes, Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1829.
Foliis madore patentissimis supra basin vaginaceam valde reflexis facile
cognoscenda species.
1143. Grimmia (Eugrimmia) Itatiaiensis Broth. in E. Ule,
Bryotheca Brasiliensi, n° 124; dioica ; cespituli latiusculi griseo-
virides humiles laxe cohærentes; caulis gracilis faseiculatim divisus,
ramulis brevibus dense aggregatis incanis; folia caulina erecto-
patula madore magis patula minuta, e basi angusta oblonga sensim
acuminata in pilum hyalinum longiusculum teretem levem vel
tenerrime denticulatum protracta, margine distincte anguste revo-
lula integerrima, nervo angusio striato percursa canaliculato-con-
(52) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 109
cava, e cellulis minutissime rotundis basin versus longioribus gra-
nulis chlorophyllosis repletis angustis areolata ; perichætialia lon-
gissime robustius pilosa; theca in pedicello vix supra cespitem
exserto flavo tenuissimo erecta minute ovalis, calyptra glabra.
Cætera ignola.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad rupes, 2100 m. alta, Martio 1894 : E.
Ule, Coll. No 1913.
E tribu Grimmie trichophylle.
114 Grimmia (Eugrimmia) Itatiaiæ n. sp.; cespites pulvi-
nati parvi obscure virides inferne nigrescentes condensati firmi;
caulis vix semiuncialis flexuosus in ramulos breves aggregatos
parce dichotome divisus teretiusculus ; folia caulina dense imbri-
cata difficile emollientia humore erecto-patula parva, e basi lon-
giuscula pallide flavida anguste oblonga in laminam robustiusculam
lanceolatam obtusiusculam obscure viridem strictulam exeuntia,
juniora in pilum brevem lenuiter denticulatum acutum protracta,
margine usque ad acumen superius distincte revoluta integerrima,
nervo crassiusculo percurrente calloso-exarata, e cellulis minutis
rotundis opacis carnosis basin versus rectangularibus flavis infima
basi angustis longiusculis laxiusculis areolata; perichætialia lon-
gius acuminata et pilifera; theca in pedicello perbrevi flavido
erecia minula ovalis, operculo brevi oblique conico, calyptra
mitræformi. Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m. alta, ad rupes der Agulhas
Negras, Martio 1894, c. fr. immaturis paucis : E. Ule, Coll. N° 1830.
Ex habitu Gümbeliæ ovali aliquantulum similis, foliis robustulis firmis
inferne flavidis membranaceis superne obscure viridibus carnosis facile distin-
guenda.
115. Grimmia (Rhacomitrium) tortipila n. sp. ; cespites
latissimi profusi e lutescenti ferruginei laxe cohærentes rigidissimi;
caulis elongatus ramosissimus flexuosus, ramulis permultis bre-
vibus dense aggregatis setoso-cuspidatis gracilibus teretibus pin-
natim divisus; folia caulina dense imbricata madore patula, e basi
aurea longe oblonga margine valde convexo-revoluta plicatula in
laminam late acuminatam et in pilum elongatum hyalinum inferne
latiusculum anguste elongate reticulatum apicem versus sensim
tenuem plus minusve contortum et flexuosum acutatum protracta,
110 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (53)
nervo profunde canaliculato lutescente percursa, e cellulis longis
angustis crenulatis pallide lutescentibus areolata. Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2200 m. alta, ad rupes, Martio 1894 : E.
Ule, Doll. No 1852 ; in iisdem locis alt. 2300 m. : idem, Coll. No 1853.
Ex affinitate Rhacomitrii heterostichi.
116. Harrisonia rubiginosa C. Müll. in Oesterr. Bot. Zeit. 1897.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m. ad parietes rupestres, Martio
1894 : E. Ule, Coll. No 1854.
117. Harrisonia appendiculata C. Müll. in Oesterr. Bot. Zeit
1897.
Habitatio. Serra Itatiaia, ad rupes madidas der Agulhas Negras, 2300 m.
alt. : E. Ule, Coll. No 1856; 2400 m. alta : Coll. No 1857, 1858 ; ad rupes der
Agulhas Negras, 2400 m. alta : No 1854.
118. Harrisonia rivularis C. Müll. in Oesterr. Bot. Zeit. 1897.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2300 m. alta, in lacu parvulo, Martio 1894 : E.
Ule, Coll. No 1871.
119. Harrisonia fontinaloides C. Müll. in Oesterr. Bot. Zeit
1897.
Habitatio. Serra Itatiaia, 2400 m. alta, ad rupes der Agulhas Negras, Mar-
tio 1894 : E. Ule, Coll. 1889.
120. Braunia (Hedwigidium) macrocalyx n. sp.; monoica ;
cespites 1-3-pollicares laxe cohærentes e lutescenti ferruginei
robusti rigidi; caulis crassiusculus flexuosus teres apice breviter
dichotome ramosus; folia caulina dense imbricata madore erecto-
patula robusta, e basi latiuscula oblongo-ovata lanceolata, mucrone
brevissime hyalino lerminata cochleariformi-concava, margine
usque ad acumen superius valde revoluta basi late introrsum con-
vexo-revoluta integerrima, e cellulis majusculis dolioliformibus
crenulatis basi longioribus ad marginem parvis quadratis apicem
versus magis rotundis incrassatis areolata ; perichætialia terminalia
multo majora pauca calycem apertum pallidiorem sistentia magis
acuminata, e cellulis longioribus valde incrassatis grosse areolata ;
theca immersa latere excedens majuscula ampullacea sulcata rubra
macrostoma, operculo rubro planiusculo oblique apiculato. .
RN EHI, eut
(54)
C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. Ail
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, in rupibus alt. 2100 et 2200 m., Febr.
4894 : E. Ule, Coll. No. 1848, 1849; Agulhas Negras, in rupibus, 2300 m. :
idem No 1850, 1851.
Flos masculus in vicinia feminei in ramulo brevissimo terminalis globosus,
antheridiis eleganter reticulatis breviter clavatis. Hedwigidio serræ proximum,
sed calyce magno jam diversum.
121.
Braunia (Hedwigidium) serræ n. sp.; monoica; Braunæ
macrocalyci simillima, sed pallescens, folia caulina minora minus
cochleariformi-concava, margine minus revoluta, superne magis
acuminata ad apicem plicato-angustata, e cellulis multo minoribus
magis rotundis ad marginem basilarem angustius introrsum revo-
lutum multo minoribus rotundis areolata, perichætialia multo
breviora minora apice impresso-acuminata obtusiuscula, theca
multo minor.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra do Oratorio, ad cataractam rivuli
Pelotas Aprili 1889 : E. Ule, Coll. No 536 ; Serra Geral, ad rupes, Januario
4890 : idem, Coll. |
122.
Daltonia Uleana n. sp.; monoica; cespituli tenelli pusilli
lutescentes laxiusculi ; caulis ramulis brevissimis dense aggregatis
pluries divisus ; folia crispula madore erecto-patula stricta minula,
e basi aurea parum angustiore anguste lanceolata plus minus subu-
lato-acuminata aculata, profunde carinato-concava sæpius valde
complicata, ubique distinete flavido-marginata, nervo angusto per-
cursa, e cellulis minutis rhomboideis basin versus laxioribus viri-
dibus eleganter reticulata ; perichætialia similia ; theca in pedicello
parum supra cespitulum exserto tenero flexuoso purpureo tenuiter
obsolete papilloso sæpius glabro erecta minute ovalis, operculo lon-
giori conico-subulato recto, calyptra operculum solum obtegente
profunde fimbriata glabra; peristomii dentes externi perbreves
angusti opaci, interni conum minutum 'sistentes similes sed nec
articulati.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, ad ramulos arborum syl-
vestrium, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1868: Sa. Catharina, Serra Geral, ad
ramos arborum, Febr. 1890 : idem inter alios muscos.
123.
Hookeria (Lepidopilum) subsubulatum Hpe. et Geh.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1300 m. alt., ad truncos putridos arborum
112 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (55)
sylvestrium; Aprili 1894 : E. Ule, Coll. No 1865, 1866; 2000 m. altum inter
fruticeta, Febr. 189% : idem, Coll. No 1867.
124. Hookeria (CGallicostella) daltoniæcarpa n. sp.; dioica?
laxe decumbenti-cespitulosa viridissima tenera pusilla flaccida plus
minus elongata, ramulis brevibus pinnatim divisa; folia caulina
distichacea frondem angustissimam eleganter plumosam sistentia
minuta, anguste oblongo-acuminata acutiuscula, ad acumen sursum
curvala, margine erecta superne tenuiter serrulata, nervis binis
angustissimis dorso serrulalis parallelis ante apicem abruptis
distincte exarata, e cellulis minutis sed laxiuseulis pellucidis levibus
mollibus teneris ad parietes chlorophyllosis basi parum majoribus
laxioribus reticulala; perichælialia vix majora erectiora, intima
multo minora angustata; {heca in pedicello pro plantula longiusculo
tenuissimo flexuoso rubente erecta vel vix inclinata minutissima, e
collo brévi apophysaceo obconica rufa tenella pulchella, operculo
conico-rostellato recto, calyptra minuta campanulata basi plicatulo-
laciniata glabra; peristomii dentes breves in conum congesli
angusti tenelli pulchelli, externi rufi linea longitudinali flavida
exarati tenuiter scabro-articulati, interni teneri flavidi.
Habitatio. Brusilia, Serra Itatiaia, 1300 m. alta, ad truncos arborum vetus-
tarum inter Lepidopilum, Aprili 189% : E. Ule, inter No 1866.
E minutissimis, fructu daltoniacea eleganter obconica apophysata recta pul-
cheila primo visu distinguenda species.
125. Hookeria (Euhookeria) glaucifolia n. sp.; dioica; ces-
pites late decumbentes intricati glauci teneri; caulis vage ramosus
latiuscule complanatus ; folia caulina laxe disposita horride patula
apice undulato-crispatula madore laxe patentia vel patula majuscula
tenuiter membranacea, e basi angustiore late ovata in acumen latum
aperlum irregulariter undulatum longius flexuose subulatum atte-
nuata, ubique tenuiter albide marginata apice denticulata, nervis
binis longis angustissimis flexuosis flavidis ante apicem evanidis
parallelis exarata, e cellulis teneris minusculis ampliusculis basi
multo majoribus laxissimis pellucidissimis reticulata flaceidissima ;
perichætialia multo minora appressa lanceolato-acuminata erecla
enervia laxe pellucide reticulata ; theca in pedunculo longo crassius-
culo purpureo inclinata parva anguste oblonga, operculo e basi
conica longe recte rostrato. Cætera nulla.
(56) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 113
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, in terra des Capao, Martio
1894, cum fructibus immaturis : £. Ule, Coll. No 1864.
H. Iporangana Geh. et Hpe. foliis arctius confertis nec subulatis multo
amplius et laxius reticulatis primo visu differt. H. aciculifoliæ simillima et pro-
xima, sed foliorum forma et reticulatione recedit.
126. Hookeria (Euhookeria) aciculifolia n. sp.; dioica;
Hookeriæ glaucifoliæ simillima, sed folia minora firmiora distincte
ereclo-patula nec undulato-acuminata, acumine distincte concavo-
impressa minutius reticulata, albide nervosa; peristomii dentes
externi robusti rubri fissura latiuscula flavida longitudinali exarati,
interni fiavidi latiusculi carinati minute hiantes; calyptra operculum
solum oblegens basi parum laciniata glabra.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad truncos arborum Arau-
carieti, Aprili 4891 : E. Ule, Coll. No 1180.
An forma Hookerie glaueifolie?
127. Porotrichum (Stolonidium) capillistolo n. sp.; caulis
primarius repens, secundarius supra-uncialis dendroideus tener,
inferne foliis minutis appressis dense obtectus, apice in frondem
elegantem viridem nitidulam teneram ramosissimam divisus, ramis
angustis flexuosis breviusculis tenuiter caudato-attenuatis vel in
stolones capillares remote minutifolios protractis; folia ramea erecto-
patula laxius disposita indistincte distichacea parva, e basi angus-
tiore cymbiformi-oblonga ligulaceo-acuminata brevia, ad acumen
brevissimum parce runcinata, sæpius plicatulo-concava, nervo
angustissimo supra medium evanido leviter exarala, e cellulis parvis
elliptieis viridibus subincrassalis areolata. Cætera quærenda.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 4900 m. alta, in terra des Capao, cum
Porotricho minutistolone associata, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1886.
Planta elegans tenella. e
128. Porotrichum (Stolonidium) minutistolo n. sp. ; caulis
secundarius 2-3-pollicaris, inferne nudiusculus vel foliolis minutis
remotis appressis obtectus angulalus nigrescens, in ramos plures
inferne pariter nudiusculos nigrescentes divisus tenuis, ramis simi-
libus apice in frondem teneram dendroideo-divisis, ramulis tenuibus
anguslissimis curvato-flexuosis viridissimis, in stolones minulos
breves sæpius nroductis; folia ramulina minuta densius conferta
Lu
114 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (57)
°
erecto-patula vix distichacea, e basi angustore cymbiformi-oblonga
anguste ligulacea, acumine robustiusculo acuto runcinato terminata,
ad marginem inferiorem denticulata, nervo mediano anguslissimo
levissime exarala, e cellulis parvis elliptieis viridissimis subincras-
satis areolata. Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1900 m. alta, in terra des Capao cum
Porotricho capillistolone associata, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1886.
129. Porotrichum (Stolonidium) olidum n. sp.; cespites
lutescentes laxissime intricati nitiduli; caulis ca. bipollicaris gracilis
complanatus flexuosus profusus flaccidus capillari-attenuatus, ramis
gracilioribus curvatis attenuatis remolis patentibus pinnatus; folia
caulina complanata disticha, ramulina erecto-patula indistincte
disticha, omnia humore valde olida : caulina majora e basi angus-
liore’utrinque impressa latiuscule cymbiformi-oblonga breviter acu-
minata, ad acumen acutum parce dentata, nervo angustissimo
flavido supra medium evanido leviter exarata, e cellulis anguste
ellipticis in membranam pallide flavidam conflatis areolata, ramu-
lina minora; perichætialia plura sensim majora, e basi convolutacea
in laminam longe acuminatam subulatam acutam integerrimam
reflexam attenuata ; theca in pedunculo mediocri rubro flexuoso
erecta parva cylindrico-oblonga ore minori coarctata, operculo
oblique rostrato, annulo composito latiusculo ; peristomium lon-
giusculum strietum : dentes externi angusti obseuri tenerrime
asperuli linea longitudinali levissima indistincte exarati, interni
cum illis æquilongi medio eleganter hiantes articulati carinati.
Habitatio. Brasilia, prov. Rio de Janeiro, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, ad
ramulos arborum sylvæ, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1914.
Planta elegantissima gracilis.
150. Pterobryum subangustifolium n. sp.; caulis primarius,
repens, secundarius 1-2-pollicaris pertenuis inferne nudiusculus
superne in frondem basi latiorem apicem versus angustiorem pin-
natam et in caudam breviusculam curvatam excurrens, ramis bre-
vibus patulifoliis apice brevissime gemmaceis ; folia ramea parva,
e basi angustiore parum impressa angusie oblongo-lanceolata,
distincte longitudinaliter plicata, margine erecta vel convexa inferne
tenuiter denliculata superne grossius serrulala, nervo angustissimo
(38) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 115
pallido obsoleto supra medium evanido carinato-exarata, e cellulis
angustissimis longiusculis dense areolata pallide lutescentia in axi
purpureo. Cætera nulla.
Habitatro. Brasilia, prov. Rio de Janeiro, monte Tijuca ad truncos sylves-
tres, Nov. 1893 : E. Ule, Coll. No 1703.
Ex habitu Pterobryr angustifolii simillimi, sed foliis multo majoribus latio-
ribus distincte serratis jam longe distans.
131. Neckera (Omaliopsis) caudifrondea n. sp.; lato-decum-
bens robusta e viridi fuscescens vel nigrescens splendens laxissime
intricata ; caulis biuncialis caudato-profusus curvatus, ramis bre-
vioribus latiuscule complanatis rectioribus obtusiusculis vel breviter
attenualis inæqualibus paucis remotis irregulariter pinnatim divi-
sus; folia caulina in axi pallido crassiusculo coriacea distichaceo-
imbricata, e basi brevissima angustiore ad latus unicum denique
latiore ad latus alterum erecta asymmetrica in laminam ligulatam
latiusculam parum excavatam apice late rotundato-truncatam erosam
brevissime acuminatam exeuntia pallida ætate rufescentia, margine
erecta caviuscula, nervo unico longiusculo evanido anguslissimo
parum carinato exarala vel obsolete nervosa, e cellulis incrassatis
ellipticis pallidissimis state laxioribus reticulata ; perichætialia
multo minora penicillatim aggregata angustissime lineari-lanceolata
stricta in foliola paraphysalia exeuntia; theca immersa majuscula
oblonga fusca, operculo minuto conico oblique rostellato ; peri-
stomii dentes externi stricti albidi breviusculi angustissime lanceo-
lati articulati linea longitudinali destituti, interni multo angustiores
ciliæformes cum illis alternantes carinati longitudinaliter fissiles.
Calyptra ignota.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Minas, ad truncos arborum sylvestrium,
Aprili 1889 cum fruct. vetustis : E. Ule; Rio de Janeiro, Mt. Corcovado, in
rupibus, Nov. 1893 : idem, Coll. No 1699. ;
A N. Pabstiana m. robustitate atque colore partium vegetationis primo visu
distincta.
132. Neckera (Rhystophyllum) araucarieti n. sp.; monoica;
habitus Neckeræ pennatæ; folia caulina dense conferta, e basi
parum coarctata exauriculata lato-oblonga breviter acuminata ad
acumen indistincte denticulata caviuscula undulata pallide lutes-
centia, margine erecta, nervis binis brevissimis indistinctissimis
116 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (59)
prædila vel omnino enervia, e cellulis longiusculis angustissimis
vix incrassatis areolata ; perichætialia majora convoluta latissime
vaginato-ovala in acumen elongatum subulatum acutum attenuata,
basi laxius reticulata ; theca immersa ovalis turgida exannulata,
operculo conico-rostrato obliquo ; peristomii dentes externi elon-
gati robusti pallidi lanceolato-acuminali articulati leves geminati,
interni longi distineti filiformes nodoso-articulati tenerrime cari-
nali ; spore majusculæ virides.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, in araucarieto ad truncos
arborum, Januario 1890 : E. Ule. Coll. No 647; Serra Itatiaia, 2000 m. alt.,
ad arbores in Capao, Aprili 189% : idem, Coll. No 1847, forma latius ramosa,
foliis distinetius binervibus.
A N. pennata simillima et proxima peristomio interno longo filiformi præ-
sertim recedit.
>
133. Meteorium (Squarridium) subambiguum lipe.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Itatiaia, 4900 m. altum, ad arbores
im Capao, Martio 189% : E. Ule, Coll. No 1842, 2000 m. altum ad ramos arborum
sylvæ, Martio 189% : idem, Coll. No 1841.
134. Meteorium (Cryphæopsis) serricolum n. sp.; cespites
longe penduli laxissimi viridissimi; eaulis gracilis viridissimus
longe profusus, ramulis perbrevibus valde remotis singulis vel
binis vel ternis teretibus breviter cuspidatis caudiformibus eurvulis
patentibus vel reflexis maxime irregulariter divisus ; folia caulina
julaceo-imbricala, e basi angustiore panduræformi utrinque auri-
cula rotundata incrassate griseo-cellulosa prædita in laminam lon-
giuscule oblongam vel latiuscule ovatam raptim fere in acumen
basi latiusculum apicem versus capillari-subulatum elongalum
flexuosum protracta, margine erecto integerrima enervia vel obso-
lete breviter binervia valde concava, e cellulis perangustis mem-
branam pallidam sistentibus areolata. Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 4400 m. altum, ad ramulos arborum syl-
vestrium, Aprili 189% : E. Ule, Coll. No 1845; M. G. Serra Ouro Preto, in arbo-
ribus, Febr. 1892 : idem, Coll. No 1453; M. G. Serra Itabira, arboreum, Febr.
1892 : idem, Coll. No 1454; Sa. Catharina, Serra Geral, in ramis Myrtaceæ arau-
carieti, Junio et Januarıo 4890 : idem, Coll. Nos 903, 906 ; ad ramos arbo-
rum prope flumen Laranjeiras superius, Sptbr. 1889 : idem, Coll. No 751,
752 ; Pedras Grandes, ad ramos arborum sylvæ paludosæ, Julio 1891 : idem.
_
(60) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALÆ. 117
Coll. No 1167, forma nigrescens; Tubarao, in Myrtaceis sylvæ palustris, Aug.
1890 : idem, Coll. No 953 ; ubique sterile.
Var. pinnatum; caulis ad ramos longe adrepens, ramis bre-
vissimis turgide julaceis pinnatum. — Forma forsan primaria.
Habitatio. Brasilia, prov. Rio de Janeiro, Serra Itatiaia, prope Campo Bello,
in sylva ad ramos arborum, Febr. 1894 : E. Ule, Coll. No 1846.
135. Pilotrichella (Turgidella) pallidicaulis n. sp.; dioica ?
iongipendula Lurgescens ramosissima valde fiexuosa pallescens
late dilute ferruginea apice vermiculari-profusa, ramis brevibus
illecebrinis obtusis curvulis patentibus vel reflexis ; folia caulina
gastrello-imbricata patentia, e basi angustiore subimpressa cum
auricula subeireinnata rotundata maculam minutam incrassato-
cellulosam fusculam gerente ornata brevi in laminam vesiculoso-
involutaceam ovalam cymbiformi-concavam brevissime obliquius-
cule acuminatam integerrimam producta, enervia, e cellulis angus-
{issimis levissimis in membranam pallidissimam conflatis areolata ;
perichelialia in cylindrum apice apertum convoluta multo angus-
tiora sensim acuminata; theca in pediceilo breviusculo rubro
flexuoso erecta parva oblonga fuscescens, operculo longiuscule
recle rostrato, calyptra dimidiata thecam superante et candem con-
volvente pilosula. Peristomium ignotum.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, in araucarieto ad truncos
arborum, Januario 1891 c. fr. parcissimis vetustis atque junioribus : E. Ule,
Coll. 116%; Minas Geraës, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, ad arbores sylvestres.
Febr. 189% ; sterilis : idem, Coll. No 184%, forma parum crassior viridior.
136. Papillaria bipinnata n. sp.; cespites longe profusi amoene
virides valde intricati molles teneri ; caulis elongatus nigritus
flexuosus tenuiusculus, ramis dense aggregätis gracillimis curvulis
vel apice subuncinatis brevissime ramulosis pinnulatis bipinnatus ;
folia ramea erecto-patula minuta madore laxius palula, e basi auri-
cula minuta rotundata crenulata undulata appendiculata latiore in
laminam angusle oblongam longiuscule acuminatam apice distinete
semitortam attenuata, margine ubique tenuiter remote denliculata
erecla, nervo angustissimo mediano exarata, e cellulis angustis-
simis tenerrime papillosis punclatis occultis areolata. Gætera
nulla.
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (64)
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. alla, ad ramulos arborum im
Capao, Martio 189% : E. Ule, Coll. No 1843.
Caule nigro bipinnatim frondoso ameene viridissimo facile distinguenda.
137. Entodon polysetus n. sp.; monoicus; cespites latissimi decum-
bentes planiusculi intricati e viridi lutescentes ditissime stricte
fructiferi ; caulis gracilis anguste complanatus longiusculus, ramulis
brevibus gracilioribus flexuosis caudatis sepe curvulis pinnatim
divisus; folia caulina erecto-patula parva, madore parum turge-
scenli-patula, e basi brevi veluti impresso-angusliore in laminam
paululo latiorem oblongo-acuminatam longiusculam apice tenuiter
denticulatam margine angustissime revolutam producta panduræ-
formia, obsolete breviter binervia, e cellulis perangustis longis pal-
lidis teneris basi ad alas parenchymaticis reticulata ; perichætialia e
basi convoluta longius acuminata integerrima ; theca in pedunculo
mediocri strieliusculo flavido erecta anguste cylindrica longiuscula,
siceitate plicata, operculo conico recte rostrato abrupto ; peristomii
dentes externi breves rufuli angusti fissiles, interni capillares.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad saxa araucarieti, Aprili
1891 : E. Ule, Coll. No. 1033 ; Minas Geraës, Serra Itatiaia, 2000 m. altus, ad
rupes vel ad ramos arborum des Capao, Martio 1894 : cum fructibus junioribus :
E. Ule, Coll. No 1869, 1870, forma viridissima.
138. Lepyrodon Regnellianus Hpe.
Habitatio. Brasilia, Serra do Itatiaia, ad arbores sylvestres, 2000 m. alt.,
Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1778.
139. Thamnium campylocladum n. sp. ; dioicum? caulis pri-
marius filiformis repens, secundarius angulatus "/s-1-pollicaris
inferne nudiusculus foliolis deciduis remotis minutis appressis hic
illic obtectus, in frondem plus minus curvatam irregulariter bre-
viter pinnatim ramulosam distichophyllaceam anguste complanatam
pallide lutescentem vel ramosissimam ramulis caudatis curvatis
aggregatis valde dendroideam productus ; folia ramea et ramulina
majuscula laxiuscule patula, e basi angustiore parum impressa
oblongo-ligulata brevissime serrato-acuminata cymbiformi-concava,
nervo angustissimo dorso glabro ante apicem evanido pallido leviter
exarata, e basi fere denticulata, e cellulis majusculis ellipticis plus
minus conflatis indistinctis pallidis areolata ; perichætialia parum
EEE 9!
(62) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 119
minora pallidissima erecta e basi convolutacea in acumen longius
protracta; theca in pedunculo pro planla breviusculo crassiusculo
apice arcuato rubente inclinala breviter oblonga, operculo conico
oblique rostrato. Cætera inquirenda.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, ad marginem Serræ Geral, cum fruct.
immaturis, Aprili 1891 : E. Ule, Coll. No 4193 ; in iisdem locis ad ramos arbo-
rum Februario c. fr. supramaturis : idem, Coll. No 1191; ad pedem Serræ do
Oratorio, Orleans, in lapidibus ad marginem sylvæ, Sept. 1890, sterile et forma
foliis secundis vel homomallis.
Thamnio flagellato simillimum, sed hæcce species humilior ramulis tenuiter
flagellatis recedit.
140. Thamnium flagellatum n. sp.; monoicum ; cespites unciales
robusti lutescentes splendentes laxe intricati; caulis secundarius
tenuis inferne foliolis minutissimis appressis obtectus superne in
frondem parvam ramulis brevibus simplicibus et longioribus ramu-
losis tenerrime fiexuose nude flagellosis irregulariter pinnatus;
folia ramea et caulina indistinctius distichacea laxiuscule imbricata
majuscula, e basi latiore cymbiformi-oblonga apicem versus angus-
liora, acumine brevi tenuiter parce serrulato terminata, apice ple-
rumque involutacea, nervo angustissimo flavescente sæpius obso-
leto ante acumen evanido leviter exarata, e cellulis angustissimis
longiusculis areolata coriacea ; perichætialia e basi convoluta in
laminam lanceolato-acuminatam reflexam integerrimam exeuntia
enervia; theca in pedunculo longiusculo flexuoso rubro inclinata
parva oblonga, operculo conico oblique rostrato. Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alt., ad ramos inter fruticeta des
Capao, Febr. 1894 cum fructibus immaturis parcissime lectum : E. Ule, Coll. No
1883.
Thamnio campyloclado proximum, sed flagellis breyibus tenerrimis nudis
valde flexuosis jam diversum.
141. Plagiothecium (Euplagiothecium) lepidopiladel-
phus n. sp.; monoicum; cespites latissimi deplanato-decumbentes
amcene virides intricali; caulis elongatus flexuosus latiuscule fron-
dosus caudato-attenuatus simpliciusculus nitidulus tener eleganter
complanatus; folia caulina distincte distichacea lepidopilaceo-imbri-
cata reflexiuscule patula, madore frondem parum turgescentem
sistentia, e basi rotundata angustiore decurrente fibrosa in laminam
120 : BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (63)
latam asymmetricam ovatam late breviter oblique acuminatam
planissimam exeuntia, margine ubique ereclo subintegerrima, bre-
vissime obsolete binervia, e cellulis angustis laxiusculis infima basi
laxioribus majoribus reticulata ; perichætialia appressa convolutacea
apice brevi acuto reflexo-patula; theca in peduneulo mediocri
rubente tenui vix flexuoso inclinata anguste oblongata ore coarctata,
operculo e basi tumida robuste conico obtusato brevissime apicu-
lato ; peristomium normale robustum.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1900 m. altum, ad truncos arborum «im
Capao », Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 4862 ; in terra im Capao, 2000 m. alt.
No 1861.
Plagiothecio sylvatico et affinibus ex habitu simile, sed statura lepidopilacea
primo visu distinctum. Flores masculi pauci minutissimi in vicinia pedunculi.
142. Plagiothecium (Isopterygium) meteoriaceum n. Sp.;
monoicum; caulis ad folia vetusta adrepens tenuis irregulariter bre-
vissime pinnatim ramosus viridis nitidus; caulis longe repens.
ramulis perbrevibus minutis teneris inæqualibus irregulariter pin-
natus; folia caulina minuta squarrulose patula madore distichaceo-
disposita valde patula vel patentia, e basi angustiore brevissima
constricta in laminam latiusculo-ovatam longiuscule flexuose acu-
minatam attenuata, acutala integerrima concava obsolete brevis-
sime binervia, e cellulis longiusculis angustis pellucidis teneris
reticulata, margine basilari solum anguste revoluta ; perichætialia
in calycem angustissimum congesta minora longius acuminata :
theca in pedunculo elongato tenui flavo stricto minula inclinata
ovalis siceitate curvata, operculo conico aculo; peristomii dentes
externi lutei normales, interni flavi carinati imperforati, ciliis rudi-
mentarils.
Habitatio, Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. altum, in terra. Martio 1894 :
E. Ule, Coll. No 1884.
Quoad minutiem et teneritatem surculi atque foliorum, præsertim pedun-
culum pro plantula longissimum capillarem flavum facile distinguenda species.
143. Trismegistia (Heterophyllum) tereticaulos n. sp.;
cespites lati obscure virides decumbentes intricati laxi; caulis
tenuis in ramulos longiusculos teretes brevissime cuspidatos gra-
ciles dichotome divisus; folia caulina dense imbricata, madore
erecto-patula surculum gracili-turgescentem sistentia parvula, e
(6%) €. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 121
basi brevi valde constrieta angusta cellulis alaribus paucis magnis
semilunaribus hyalino-aureis ornata in laminam oblongam longius-
cule plerumque falcate acuminatam acutatam parum convolutaceo-
concavam integerrimam attenuata, nervis binis brevissimis obso-
lelis vix exarala, e cellulis perangustis longiusculis in membranam
veluti conflatis areolata. Cætera inquirenda.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, ad rupes humidas, 2200 m. alta, Martio
1894 : E. Ule, Coll. No 1887.
Ramis inferne julaceo-teretibus apicem versus clavatis denique patulifoliis in
gemmulam minutam cuspidatulam exeuntibus foliisque basi valde coarctatis
prima inspectione distincta species propria.
144. Trismegistia (Heterophyllum) Itatiaiæ n. sp.; mo-
noicum ? cespites lati laxe intricati nitido-viridissimi; caulis decum-
bens complanatulus irregulariter pinnalim ramosus ; folia caulina
cupressiformi-falcata, e basi aurea cellulis alaribus paucis majus-
culis hyalinis vel aurescentibus ornata in laminam lato-oblongam
sensim latiuscule falcate acuminalam integerrimam attenuala
enervia margine parum convolutacea, e cellulis angustis longius-
culis basi laxiusculis majoribus reticulata ; perichætialia multo
majora longius acuminato-subulata recurviuscula ; theca in peaun-
culo longiusculo tenui rubro inclinata vel nutans, e collo brevi
arcuato-oblonga, operculo conico-subulato flavo; peristomii dentes
externi normales Hypni lutescentes, interni in membrana alta flava
tenuiter subulati carinati imperforali, ciliis singulis capillaribus
nodosis brevibus interpositis.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alt., ad truncos arborum et in
terra, c. fr. supramaturis, Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1917 ; in truncis
putridis im Capao 2000 m. alta : idem, Coll. No 1863. "
Habitus plagiothecioides, sed foliis falcatis ad Cupressinam accedens.
145. Trismegistia (Heterophyllum) pyrrhophylla C. Müll.
Syn. Muse. II, p. 344 sub Hypno.
Habitatio. Serra Itatiaia, 1900 m. alta, ad truncos arborum im Capao, Mar-
tio 1894 : E. Ule, Coll. No 1880.
BULL. HERB. BOISS., février 1898. 9
122 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (65)
146. Aptychus lageniformis n. sp.; monoicus; flos masculus
minutissimus, foliis ovato-acuminatis; cespituli pusilli condensati
ditissime fructiferi lutescentes ; caulis ramulis perbrevibus curvulis
teretiusculis gemmula minutissima immersa coronatis; folia caulina
erecto-conferta minula humore patula, e basi angustiore aurea cel-
lulis alaribus paucis minutis hyalinis vesiculosis ornata in laminam
anguste oblongo-acuminatam strictulam produeta, margine basi ele-
ganter anguste revoluta integerrima, cymbiformi-concava enervia
vel obsolete binervia, e cellulis incrassato-elliptieis diaphanis pro
foliolo majusculis areolata; perichætialia pauca teneriora appressius-
cula minora subulato-acuminata ; theca in breviusculo rubro
flexuoso tenui erecta minuscula lageniformi-oblonga sub ore coarc-
tata, operculo minutissimo subulato ; peristomium externum breve
albidissimum recurvum angustum densissime articulatum igitur
valde scabrum erosulum, internum non vidi.
Habitatio. Brasilia, Minas Geraës, Serra Itatiaia, 2100 m. altus, ad rupes,
Martio 1894 : E. Ule, Coll. No 1885; Serra Ouro Preto, in ramulis arborum,
Aprili 4892 : idem, Coll. No 1477.
E minoribus congeneribus, cujus theca illam Aptychi Kegeleani rectam in
memoriam redigit.
147. Microthamnium acrorhizon Hsch.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, im Capao in terra, 2000 m. alt., Martio
189% : E. Ule, Coll. No 1872, 1873, 1874, 1875, 1876, 1877 ; inter fruticeta,
1800 m. alt. : idem, Coll. No 1916.
148. Gupressina producta n. sp.; cespites latissimi laxissimi intri-
cati robustiusculi pallescenti-lutescentes; caulis (axis) ruber prolon-
galus apice simplex brevissime uncinatus, ramislongiusculis laxe dis-
positis curvulis inflato-foliosis vix unciratulis decrescendo-pinnalus;
folia caulina majuscula, e basi brevissime decurrente cellulis ala-
ribus nonnullis majusculis vesiculosis hyalinis teneris emarcidis
ventricose impressis pr&dila lata longa oblonga in acumen longum
subulatum aculatum valde recurvo-falcatum attenuata, parum invo-
lutaceo-concava, nervis binis angustissimis longiusculis sæpe obso-
letis vix exarata, e cellulis maxime angustis densis longis pellu-
cidis membranam nitido-pallescentem sistentibus areolata. Cætera
ıgnota.
(66) C. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRÆ ITATIALE. 123
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2100 m. alta, inter fruticeta, Martio
1894 : E. Ule, Coll. No 1881.
E robustioribus congeneribus.
149. Cupressina anacamptopteris n. sp.; cespites latissimi
decumbentes viridissimi teneri intricati; caulis decrescendo-pin-
natus tenuis, ramulis brevibus curvulis densiuscule aggregatis
tenuibus teneris apice brevissime uncinatis; folia caulina minuta
distichacea sed dense conferta squarruloso-falcata, e basi breviter
decurrente rotundato-impressa in laminam irregulariter ovato-acu-
minatam asymmetricam flaccidam teneram deinque in subulam aci-
cularem protracta plus minusve falcata serrulata, sæpius inflato-
undulata obsolete binervia vel enervia, e cellulis angustis longius-
culis pellucidis teneris ad alas basilares solum nonnullis parenchy-
maticis laxioribus reticulata. Cætera nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2000 m. alta, inter fruticeta, Febr. 189% :
E. Ule, Coll. No 1882.
Caulis pteroideus sæpius breviter profusus simplex. E tenerioribus.
150. Philophyllum Bromeliæ n. sp.: caulis elongatus arcte
adrepens pallide viridis vel viridior vel lutescens veluti fluitans
flaccidissimus tener, ramis brevibus curvato-patentibus remotis
horridifoliis pinnatus; folia caulina remota laxissime disposita
angusta longa undulato-cuspidata, e basi angustiore rotundata late
ovata in acumen elongatum cuspidatum subulatum flexuosum pro-
tracta, basi parum concava cæterum planiuseula flaccida integer-
rima enervia, e cellulis ubique longis pellucidissimis teneris laxis-
sime reticulata ; perichætialia exteriora calycem angustissimum
sistentia patula, interiora multo minora anguste oblongo-acuminata
perbrevia nec cuspidata nec subulata; theca in pedunculo longo
tenui flexuoso flavo-rubente minuta erecta, sed areuato- cylindrica
anguslissima amblystegioidea ochracea deinque fuscata, operculo €
basi protuberanti-conica breviter recto-rostrato, calyptra dimidiata
minuta glabra ; peristomium hypnoideum, sed cilüs nullis : dentes
exierni anguste lanceolati in subulam introrsum curvalam pro-
ducti cristato-articulati, interni illis æquilongi flavo-membranacei
teneri in membrana reticulata angusti carinato-lanceolati imper-
forati.
124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (67)
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 2300 m. altum, in foliis Bromeliaceæ,
Febr. 189% c. fr. maturis : E. Ule, Coll. No 1860.
Planta maxime memorabilis speciosa ex habitu Hypno fluitanti aliquantulum
similis, sed foliis longissime cuspidato-subulatis undulatis laxissime tenuiter
reticulatis integerrimis enervibus ab omnibus Hypnoideis toto cœlo refugiens.
Tribus habet folia enervia laxe reticulata Vesiculariæ, præsertim Rhynchostegio-
psidis, thecam Amblysteqii arcuatam, operculum Rhynchostegii rostratum, peris-
tomium externum Hookeriæ, modum denique crescendi Crossomitrii et calyptram
Hypni.
151. Rhynchostegium microthamnioides n. sp.; monoicum ;
cespites decumbentes lati viridissimi microthamnioidei ; caulis gra-
cilis ramis longiuseulis subprofusis subsquarrosifoliis; folia laxe
patula madore fere patentia tenuiuscula, e basi angusta impressa in
laminam latiuscule ovatam producta, acumine perbrevi semi-torlo
coronata, margine fere e basi usque ad summitatem erecto tenuiter
breviter serrulata, nervo angustissimo supra medium evanescente
carinato-exarata, e cellulis angustis utriculo primordiali tenerrimo
indistinctis basi longioribus pellucidioribus reticulata ; perichæ-
tialia e basi lata semiamplexicauli in subulam longam reflexam
aculissimam attenuata ; pedunculus tenuis ruber glaber. Cætera
nulla.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1300 m. altum, ad truncos arborum syl-
vestrium, Aprili 1894 : E, Ule. Coll. 1879.
152. Haplocladium diaphanum n. sp.; caulis tenellus tenuis
repens, ramis remotis perbrevibus apice dendroideo-divisis palli-
dissimis teneris; folia minuta, caulina e bası subvaginata ovala in
acumen longum subulatum attenuata patenti-squarrosa , nervo
angustissimo pallente percursa, e cellulis minutissime rotundis dia-
phanis in membranam pallidam incrassatis areolata ; ramulina
multo minora laxe erecto-patula, e basi angustiore cymbiformi-
ovata breviter acuminata, areolatione vix majore. Paraphyllia nulla.
Cætera ignota.
Habitatio. Brasilia, Serra Itatiaia, 1800 m. altum, inter Fissidentem arau-
carieti, Febr. 1894 : E. Ule, inter No 1731 Coll.
Ramificatione rotundate dendroidea, areolatione diaphana pallidissima atque
ıminutie partium omnium species propria. Haplocladio serricolo proxima.
Be
(68)
153.
€. MÜLLER. BRYOLOGIA SERRE ITATIALE. 135
Haplocladium serricolum n. sp.; monoicum; cespituli
lati viridissimi deplanati fere byssacei ; caulis repens, ramis per-
brevibus frondem angustam pusillam irregulariter pinnatulam
sistentibus; folia ramea minutissima conferta ramulum tenuiter
capillarem plus minusve curvatum sistentia occulte viridia, humore
erecto-patula e basi angustiore parum impressa oblonga breviter
acuminata carinato-concava ante apicem subeucullata, margine
parum revoluta tenerrime serrulata, nervo angusto evanido exarata,
e cellulis maxime minutis indistincte rotundis viridibus areolala ;
caulina similia majora magis acute acuminata; perichætialia minuta
dense appressa similia; theca in pedunculo breviusculo rubro
flexuoso erecta minute ovalis inclinata, operculo oblique subulato
minutissimo, calyptra operculum superante angustissima. Cætera
nulla.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra do Oratorio : E. Ule, Ig. Aprili
juvenile 1889, Coll. No 488.
Flores masculi plures minuti in vicinia feminei. Axis eparaphyllosus. Ob
teneritatem et exiguitatem partium omnium ad Hapl. diaphanum accedens, sed
ramificatione flaccide dendroidea irregulari foliisque serrulatis viridissimis jam
toto
154.
cælo diversum.
Ptychomnium fruticetorum C. Müll. in Coll. Muse. Bras.
Ulean, n° 657, anno 1891; dioicum; cespites maximi alti ca. 4-polli-
cares laxissime cohærentes lutescentes ; caulis robustissimus squar-
roso-foliosus turgescens curvatus vel flexuosus apice obtusatus sim-
plex vel hic illie breviter ramosus supra medium fructiferus; folia
caulina magna robusta laxe disposita palenti-squarrosa, e basi
semiamplexantia oblonga aurantiaca erecta vel patente in laminam
raptim reflexam late acuminalam grosse runcinatam medium ver-
sus denticulatam exeuntia, acumine semitorto robusto coronala,
enervia, e cellulis angustis pellucidis ad parietes tenues interruptis
reticulata pallidissima tenera ; perichætialia minora sed e basi lato-
convoluta raptim fere in acumen breve tenue strictum protracta
integerrima; theca in pedunculo pro surculo longo breviusculo
fiexuoso apice curvato nigrito-purpureo tenui parva inclinata vel
nutans, e collo brevi oblonga state fusca sulcala coarclato-curvata,
operculo conico longe recte aciculari, calyptra fuscata glaberrima
nitida ; peristomium robustum : dentes externi rufescentes fissura
angusta diaphana notati cristati, interni in membrana altiuscula
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (69)
flavida latiusculi carinati imperforati, ciliis binis teneris brevioribus
vix nodosis.
Habitatio. Brasilia, Sa. Catharina, Serra Geral, ad marginem Serræ inter
frutices, Febr. 1890 c. fr. supramaturis: E.Ule, Coll. No 657 ; Serra Itatiaia, in
fruticetis, Febr. 189% : idem, Coll. No 1915 et in Bryotheca Brasil. No 190 sub
Ptychomnio Itatiaiensi Broth. (1896).
Typus perfecte australis, quem musci sie multi Brasilienses regionis Arau-
carıe cum eadem quoque manifestant, sicut species aliæ Americæ Magellanicæ
atque Chiles imitant.
Lie =
FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM
Cozzections DE M. A. LOHER
DÉTERMINÉES ET DÉCRITES PAR
H. CHRIST. Bâle.
Planches il, III, IV.
La flore ptéridologique des îles Philippines est considérée à juste
titre comme une des plus riches et des plus originales du globe. Cette
réputation repose presqu’exclusivement sur les splendides collections de
fougères que H. Cuming, Esq. F. L. S., a faites dans les années 1836 à
1840, et dont J. Smith a publié en 1841 une liste dans le troisième
volume du Journal of Botany de W. J. Hooker, pages 392 à 422. Ce
travail contient une quantité d’espèces nouvelles, établies par l’auteur,
mais dont il n’a donné que les « nomina sola ». Ce n’est que dans ses
« Species filicum », dont le premier volume date de 1846, que W. J.
Hooker a donné les diagnoses de la plupart de ces espèces.
Depuis, très peu de nouveau a été ajouté aux découvertes du célèbre
Cuming. Je ne connais que les listes contenues dans deux publications
espagnoles imprimées à Manila :
1. S. Vidal, Revision de plantas vasculares.
2. Catalogo de las plantas del Herbario recolectado por el personæ de
la suprimida comision de la flora forestal, Manila 1892.
Mais ces publications ne nous apprennent rien de nouveau, et ne font
que répéter, sans un mot d’annotation, les noms de plantes déjà con-
nues.
128 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
M. M. W. Harrington, qui a décrit les collections du voyageur Prof.
Steere faites de 1870 à 1875, a donné dans le Journ. Linn. Soc. XVI,
25, une liste interessante des trouvailles de ce collecteur, où il décrit
- quelques espèces nouvelles et ajoute quelques fougères déjà connues,
mais nouvelles pour la flore de l’Archipel.
M. J. G. Baker, dans son Summary of new ferns discovered or des-
cribed since 1874 (Oxford 1892) a ajouté quelques espèces des Philip-
pines provenant de collecteurs récents, et M. O0. Warburg a rapporté
un certain nombre de plantes très intéressantes des îles de Mindanao et
de Luzon que j’ai pu déterminer et que le dit voyageur publiera sous
peu. C’est fort peu de chose, à tout prendre, pour une époque d’un
demi-siècle et une région si vaste, si riche, ouverte à l’industrie et au
commerce, habitée par tant d’Europeens et jouissant d’un repos relatif
jusque dans ces dernières années.
D'autant plus méritoire est done le zèle soutenu, largement récom-
pensé par de brillantes découvertes, de M. A. Loher, de Simbach,
Bavière, qui, pendant les années 1890 à 1897, a exploré la flore ptérido-
logique de l’île principale de Luzon, dans ses parties moyennes et sep-
tentrionales, surtout dans la province montagneuse de Benguet où
aucun botaniste n’a herborisé avant lui. C’est une collection à peu près
égale en nombre de formes à celle de Cuming, égale aussi en intérêt
géographique et même en espèces nouvelles et curieuses. J’ai été assez
heureux d’être choisi par M. Loher pour décrire ces plantes et pour en
rédiger la liste raisonnée, et je puis dire qu'aucune collection ne m’a
offert des choses plus remarquables à tous égards.
Il va sans dire que la flore des fougères des Philippines est, généra-
lement parlant, celle de la région Malaise dans le sens de O. Beccari,
autrement dite la région des Moussons des Indes orientales qui embrasse
immense étendue depuis l’île de Ceylan et l’Assam jusqu'aux îles innom-
brables du Pacifice oriental, caractérisée par le maximum de l'humidité
et de la chaleur combinées dans l’ancien monde. Il y a des espèces de
l’Inde orientale qui, sans intermédiaire connu, reparaissent à Luzon '.
Mais les particularités des Philippines sont très nombreuses. On verra
dans ma liste que leurs montagnes ont un groupe très marqué de
plantes immigrées de la Chine et du Japon tempérés ?; on verra que leur
! Hemionitis arıfolia, Aspidium auriculatum, Microlepia platyphylla, Pteris
ludens.
? Aspidium crenatum, erythrosorum, Fauriei, varium, falcatum, Woodwardia
radicans, Onychium Japonicum, Cheilanthes argentea.
(3) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 129
végétation se relie spécialement par l’île de Célèbes aux grandes îles de
la Sonde! ; on verra même que l’Australie tempérée leur a fourni quel-
ques espèces et que c’est jusqu’à la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-
Zéelande qu'on peut suivre des traces d'échanges sans doute fort
anciennes ?.
Comme le pin à trois feuilles réunies qui constitue les forêts de coni-
fères du nord de Luzon (Pinus insularis) se rattache le plus aux espèces
de l'Amérique centrale, il y a une ou deux fougères aussi qui semblent
indiquer une même orientation. J’ai fait ressortir ces relations si intéres-
santes dans mon énumération. Quoique je sois loin d’être d'accord avec
le système des fougères maintenu dans le Synopsis filicum de Hooker
et Baker, je crois bien faire de le suivre, attendu que la plupart des
amis de cette famille y sont encore accoutumés.
M. Loher, qui est déjà retourné aux îles, a bien voulu écrire un
aperçu fort intéressant sur la végétation de la province de Benguet
qu'il a explorée le premier et où il a trouvé la plus grande partie des
fougères décrites dans mon travail. Je fais suivre ici ce travail en tra-
duetion; il se termine par une explication des localités qu'on va lire si
souvent dans mon énumération.
La partie septentrionale de l’île de Luzon est parcourue par deux
chaînes de montagnes parallèles, qui prennent leur origine au neud
puissant de Caraballo Sur, et rayonnent par les parties orientales et
occidentales de l’île dans la direction de N. au S. Le bras occidental
traverse les provinces ou districts militaires Benguet, Bontoc et Abra
et s'appelle la Cordillère Centrale ou du Nord. Sa longueur, en ligne
droite, est de 300 km. à peu près. Ses sommités sont les M. Polis,
Bangan, et plus avant dans l’ouest le nœud de montagnes Datà, 2250 m.,
le massif de l’Ana, le Polac, etc., dont la hauteur se tient entre 2500 et
3000 m. Ces montagnes dont les sommités sont dégarnies de forêts, n’ont
été visitées Jusqu'ici par aucun Européen. La cause en est l’absence totale
de chemins, la difficulté de se procurer des vivres, et les tribus Igorro
qui sont encore des coupeurs de têtes assidus. Entre cette cordillère
et la côte occidentale, parallèlement à celle-ci, il y a encore une
chaîne qui atteint son point culminant dans le massif Tuyangan de
! Lindsaya retusa, Sarasinorum, Acrostichum platyrhynchos, Atyrium Sarasi-
norum, Pteris heteromorpha, Alsophila contaminans v. Celebica, Gleichenia
Koordersii, Diacalpe aspidioides, Plagiogyria glauca.
? Lycopodium volubile, Lomaria Fraseri, Pteris rugulosa, Nothochlæna distans.
130 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
2700 m. Elle s’abaisse lentement vers le sud, jusqu’à 1200 m., pour
se terminer en une montagne très abrupte vers l’ouest et le sud : le
Monte Tonglon, dont le sommet, appelé Mangitquiran, s’eleve à 2260 m.
Ces montagnes se composent généralement de roches trachytiques et
dioritiques, avec du calcaire corollien superpose. Le dernier est si récent
qu’on peut déterminer parfaitement les coraux, par exemple les Astræa-
pora qui le constituent. Dans ces formations calcaires, en rencontre
beaucoup d’entonnoirs en forme conique. appelés par les Igorrotes
« Dschugo », ce qui veut dire écuelle, et dans lesquelles souvent les
ruisseaux disparaissent. Particulièrement intéressant est l’ancien Atoll
de Benguet, au bord intérieur duquel est situé La Trinidad, 1250 m.
Quant aux Diorites et Trachytes, leur surface est le plus souvent
complètement décomposée, et rarement la roche même affleure. Les
premiers sont souvent auriferes, tandis que le massif trachytique du
Datä récèle un puissant gisement de cuivre.
L'origine volcanique de ces montagnes est démontré par des sources
chaudes fréquentes qui se trouvent sur leurs pentes ; ce sont en partie
des solfatares, qui contiennent du sel ordinaire et du iodure de Sodium.
Les tremblements de terre si fréquents et si formidables dans ces
parages et les cyclones activent singulièrement le processus de décom-
position. Ces chaînes ont été soulevées sans doute à une époque assez
récente, et leur flore montagneuse ne s'explique que par immigration.
Les contreforts de ces chaînes vers la côte consistent en tuf, et vers
le sud s’eleve une chaîne de petits volcans éteints, qui forment dans leur
ensemble un paysage fort pittoresque. Les fleuves qui baignent ces
régions sont au nord l’Abra, vers le sud l’Agno ; de très nombreuses
rivières plus petites et des torrents conduisent en outre les eaux vers
les bords de la mer. Presque à sec dans la saison sèche, ils forment
pendant l'hiver des cours d’eaux très tumultueux, qui ravagent sou-
vent la contrée. Les tremblements de terre, du reste, obligent ces
cours d’eau à des changements de lits fréquents.
Les saisons se groupent ici, comme partout dans l’île de Luzon ocei-
dentale, en une époque sèche d’octobre à avril, le reste de l’année est
occupé par les pluies. L'hiver (les pluies) est inauguré par des
orages formidables qui amènent souvent de la grêle dans les régions
élevées ; sa fin est marquée par de terribles cyclones qui abattent quel-
quefois des forêts entières et causent, par les pluies torrentielles qui les
accompagnent, des inondations étendues. Dans la saison sèche, les
hautes montagnes sont couvertes, pendant les heures les plus chaudes
(5) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 131
de la journée, de brouillards épais, qui protègent les plantes tendres
de cette région des rayons trop brülants du soleil. Cette zone des
brouillards commence à 800 m. environ, et est nettement indiquée par
l’aspect de la végétation.
La température moyenne de l’année est à La Trinidad à 1250 m.
d'altitude 17° centigr., le minimum thermométrique 5° centigr., le maxi-
mum à l’ombre 25° centigr. Mais j'ai constaté à Loo des baisses jusqu’à +
2 centigr., et les indigènes sont obligés de protéger leurs petits jardins
de caféiers par une couverture de broussailles. En janvier et février,
les frimas et les gelées blanches ne sont pas rares à partir de 1500 m.
Le climat faciliterait, dans la province de Benguet, la culture des
fruits et des légumes d'Europe et serait fort propice au rétablissement
des santes ébranlées des Européens. Mais le manque de routes rend ce
séjour aussi coûteux que peu confortable, car il faut faire apporter
tout à dos d'homme de la côte, qui est à une distance de 65 kilom.
La côte d’Ilocos et d'Union est entourée d’une ceinture presqu’ininter-
rompue de bois de cocotiers. La plaine étroite qui s'étend derrière les
cocotiers est cultivée et fournit du riz, de la canne à sucre, du coton, du
tabac et de l’indigo. De là on s'enfonce dans les collines à tuf, dont la
végétation originaire est détruite depuis un temps immémorial par les
feux qu'on y met chaque année (Cainin). Les bois d'autrefois sont rem-
placés maintenant par des graminées à l’aspect misérable; çà et là seule-
ment il y a quelques buissons de Bauhinia et d’Antidesma. Dans ces
steppes on rencontre surtout l’Zmperata Koenigu et le Saccharum spon-
taneum. C’est le long des cours d’eau seulement que le bois s’est
maintenu, et des lignes d’un vert foncé les font reconnaître de suite.
Les rivières plus larges, presque à sec pendant des mois, sont bordées
par des Casuarina d’un vert lugubre, dits Arvo par les naturels, dont
les rameaux ressemblent à des pins, mais qui par leur port rappellent
plutôt nos peupliers (Populus nigra). Is sont accompagnés par le
Homonoja fluviatilis et le Dodonæa angustifolia comme sous-arbris-
seaux, qui ressemblent à s'y méprendre à nos saules. Dodonæa est sou-
vent couvert du parasite Cassytha. Il faut y ajouter l’ Acacia farnesiana
qui répand un parfum très fort, Pithecolobium dulce, et de gigantes-
ques Bambusa qui imitent par leurs chaumes surplombants d'immenses
plumes d’autruche.
Plus on s'élève, plus la végétation est riche, jusqu’à ce qu’on pénètre
dans la forêt proprement dite. Le Macaranga, à feuilles peltées d’un
demi-mètre de largeur, s'élève à cinq mètres ; des Alpina montent obli-
132 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
quement; des Pandanus en spirale, des fougères arborescentes d’un
port vraiment royal, témoins d'une époque reculée de la création, des
Ficus palmiformes, etc., se montrent sous les arbres géants. Ces arbres:
Sterculia, Canarium, Dipterocarpus, Artocarpus, Ficus et tant d’autres,
sont les hôtes de nombreux épiphytes, et des lianes très fortes y
grimpent. Les plus belles de ces lianes sont les espèces de Phanera à
fleurs le plus souvent écarlates, et parmi les nombreuses papilionacées
une espèce de Strongylodon à grappes florifères de plus d’un mètre,
d'un bleu verdâtre, qui pendent aussi bien du tronc même que des
branches. Parmi les fougères, ce sont les Vittarıa à feuilles bleuätres, de
nombreux Aspidium, Pteris, Davallıa et Polypodium. A 800 m. nous
rencontrons les premiers pins, Pinus insularis. A l'aspect de ces arbres,
Européen fatigué du elimat brûlant de ces îles se berce du doux sou-
venir de la patrie lointaine et écoute avec délices le sifflement du vent
sur les eimes. Ce pin à trois feuilles réunies se rencontre dans toute la
cordillère entre 800 et 2700 mètres et atteint sa limite méridionale au
Caraballo Sur. Des Ficus à larges feuilles, des Covellia dont les fruits
croissent à des tiges tout près du sol, des Euphorbiacées à feuilles de
peupliers, des espèces de Musa, de merveilleux groupes de fougères
arborescentes, le long des torrents des Marattia, Davallia, Osmunda
Javanica, Lindsaya, de nombreux Melastoma, Eierya, d’odoriferants
Gordonia accompagnent ces pins. A bien des endroits, les Igorrotes ont
détruit le bois de pins par le feu ; les savannes ainsi créées consistent
surtout en Antistiria ciliata, mêlé à quelques Imperata, Saccharum,
Alopecurus et quelques Andropogon.
À 1500 m. environ on atteint une région comparable à nos bruyères
ou landes. Des espèces de ZLycopodium, Pteris aquilina, Gleichenia
dichotoma et Dipteris conjugata couvrent souvent complètement le sol.
On trouve parmi des Campanula à petites fleurs, des Gnaphalium,
particulièrement le luteo-album, Viola, Hypericum Japonicum, Halor-
rhagis, des Drosera portant des tiges, Dianella à fleurs bleues, Cypri-
pedium, Spathoglottis aurea, une Duchesnea jaune, de nombreux Æubus,
des Rhododendron à feuilles étroites et à fleurs pourpres, et d’autres à
feuilles larges et à corolles blanches, Chloranthus à fruits écarlates,
Polygala, Sauraja à feuilles rugueuses, Rosa multiflora, Cratoxylon
couleur brique, des Myrtacées très variées, des Vacciniées à clochettes
rouges, un Lobelia élevé, Smilax, Deutzia pulchra, Weinmannia,
Hydrangea Lobbei à fleurs blanches, de nombreux Melastoma, des
Aralia, Viburnum odoratissimum, quelques Celastrinées et Rhamnées,
(7) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 133
Helicia et Wickstreemia, beaucoup de Laurindes, Mesa et Ardisia, des
Elæagnus argentes, Mallotus, Homalanthus et Nepenthes pêle-mêle, et
au milieu de tout cela un merveilleux Trevesia très épineux. A des
endroits humides il y a des Dasyloma, Astilbe rivularis, Gunnera à
feuilles de Petasites, un petit Lysimachia, des Acanthacées très diverses,
Polygonum, une Sagina, Azolla et un Coriaria. La plupart des buis-
sons de cette région de bruyères, ainsi que les arbres des forêts encore
plus élevées, ont leurs branches dressées de manière à former avec le
tronc un angle aigu et terminées par des bouquets de feuilles, ce qui
produit une couronne en ombelle. Les feuilles sont presque toutes à
bords entiers, coriaces et dressées.
Les végétaux ligneux sont revêtus d’un épais duvet de mousses, Li-
chens, Hymenophyllacées, Polypodes microphylles, de luisants Davallıa,
et d’Orchidees du genre Dendrochilum à feuilles linéaires, ressemblant
à des jones; il y a aussi, comme faisant partie de cette végétation épi-
phyte, des Zrica, des Tæniophyllum aphylles, des Cœlogyne et Cym-
bidium, des Aeschynanthus à fleurs rouges et oranges. Il y a encore
des fougères arborescentes au bord des ruisseaux.
A 1800 m. on atteint le couvert de la forêt. Ce sont de gigantesques
Podocarpus, surtout P. cupressiformis, un Taxus, un Phyllocladus à
rameaux en candelabres qui représentent ici les Gymnospermes, tandis
que Pinus insularis reste en arrière. Les chênes magnifiques à feuilles
entières, les Myrtes, Elæocarpus, des Laurinées, des Zurya en arbre,
des Meliosma, des Homalanthus à feuilles de peuplier, des Vaccinium
tout à fait arborescents, un Buchanania (?) à fruits d’un bleu métal-
lique, deux ou trois Helicia, des Aralia à feuilles palmées, un Pitto-
sporum qui émet au tronc des fruits écarlates fort parfumés, Symplocos et
bien d’autres forment l’essence de la forêt. Le sous-bois n’est guère moins
intéressant, par exemple les Drimys polygames à écorce lisse très aro-
matique, Talauma à fleurs qui sentent les pommes, des Ternstræmiacées,
llex, et des Celastrinées, Skimmia et un Bœnningliausenia, un Berberis
à fruits noirs et un Mahonia, deux Masticia à fleurs sombres, Clethra
à feuilles cendrées, Melastoma et Medinilla à corolles tendres, rouge
corail, Spermacoce et Psychotria, Ligustrum, Mesa, une Alpinia, un
Polygonatum et un Ophiopogon, Genistoma, Solanum, Chloranthus,
Arisæma. Les lianes et les plantes grimpantes se font rares, iln’y a que
Kadaura, Caprifolium, Alycia (mais ceux-ci en douze espèces). Cissus
et des Rubus et Smilas sont les seules plantes épineuses de cette
belle région.
13% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Les fougères abondent. Diacalpe, quelques espèces arborescentes,
Gleichenia, Lomaria, Asplenium, Hymenophyllum, Davallia, Poly-
podes se rencontrent partout. Une variété de Lomaria Fraseri très gra-
cieuse, à tige mince, mais élancée forme souvent de véritables fourrés
sous bois, et le sol est caché par un tapis continu de Selaginelles et de
Lycopodes.
Les Gleichenia et les Lycopodes enveloppent quelquefois les buissons
comme des lianes. Dans ces forêts fort obscures, les clairieres sont
rares, mais alors remplies de Pteris aquilina, et à côté on trouve des
violettes, une Anemone à fleurs blanches, Centratherum à fleurs vio-
lettes, Gnaphalium, Helichrysum, un Cnicus, Galium et le splendide
Lilium Philippinense. Une Epacridée du genre Leucopogon forme sou-
vent des maquis qui ressemblent à ceux de notre Juniperus communis.
Je ne l’ai pas rencontré au-dessous de 2500 m.
Les tourbières de cette région sont entièrement couvertes de Sphaignes,
entre lesquelles végètent Nertera, Hemiphragma et Viola; dans les petits
étangs il ya un Ranunculus et un Eriocaulon. Dans les gazons formés
par des Carex et Gymnothrix il y a une gentianée. Des Rhododendron,
un Azalea, des Vaccinium et des Symplocos entourent ces gazons. Le
long des sources et des ruisseaux croît le splendide Woodwardia radi-
cans, avec des Hymenophyllum vert foncé, ÆEquisetum debile, des Lyco-
podes, Osmunda, ete., et le Crowfurdia parmi les Phanérogames. A
cause de l'humidité exubérante de ces endroits, l’épiphytisme y est très
développé. Même des Rhododendron, un Vaccınium et un Aralia sont
à cheval sur les arbres. En fait de parasites il y a un Aeginetia, divers
Loranthus et un Viscum.
Dans ces régions élevées les arbres ont aussi des couronnes en
ombrelle fort denses. La direction dressée des feuilles, coriaces et
simples presque toutes, a pour but de laisser écouler très vite l’eau qui
tombe ici par torrents.
Les arbres sont très rapprochés les uns des autres; leurs cimes sont
tellement entrelacées que les rayons du soleil ne peuvent pénétrer cette
toiture épaisse. Il fait si sombre sous bois qu'il faut, en entrant, s’accou-
tumer à cette obscurité, et le silence est tel qu’on croirait à l'absence
complète du règne animal. En effet, la plupart des animaux de ces forêts
sont nocturnes. En sortant de ces futaies, on se sent le cœur soulagé et
on a l’impression de quitter des galeries souterraines. Ici, les végétaux
ont l’air trapu et modeste. On a devant soi une forêt tertiaire. Dans
ces bois, les essences des basses régions font absolument défaut, il n’y a
ni Dilléniacées, ni Annonacees, Dipterocarpées, Malpighiacées, Olaca-
(9) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 135
cées, Connaracees, Sapindacées, Combretacées, Convolvulacées, Cyca-
dées, Palmiers et Pandanées qui foisonnent plus bas.
En fait de Palmiers, il y a dans le voisinage de La Trinidad une
espèce naine d’Areca qui remonte le long des pentes du Tonglon jusqu'à
1500 m. Un Calamus y monte jusqu’à 2000 m., mais c’est là sa limite
septentrionale, et les Palmiers grimpeurs (Rotang) si communs géné-
ralement dans les montagnes des Philippines, semblent manquer dans
les provinces de Benguet, Lepanto, Bontoc et Ilocos. Aux pentes du
Tonglon on voit des pins enlacés de Calamus, c’est le nord et le midi
qui se donnent rendez-vous. Aux mêmes endroits on voit de vieux pins
énormes d’un âge vénérable, sans trace de reproduction dans les
alentours : ils ont l’air d’être refoulés peu à peu par une flore plus méri-
dionale. Il y a d’autres indices encore pour admettre que la flore sep-
tentrionale n’a jamais poussé plus vers le sud. Cette flore a, en tous cas,
ses origines dans l'Himalaya et le Japon.
À juger par ce que nous savons déjà sur la flore de l’île de Luzon, on
peut la partager en cinq régions :
1. Luzon nord avec la Cordillère Nord et Centrale.
2. La Cordillera Madre et la côte nord du Pacifique.
3. Le district de Zambales, dans les montagnes duquel il y a le
Pinus Mercusii, le même qui croît à Martaban (Brandis) et à Sumatra,
et dont la flore se répand probablement sur les îles de Mindoro et de
Palawan.
4. Luzon central de Caraballo Sur à Lugana de Bay; cette flore doit
avoir des rapports avec celle de la Cordillera Madre.
5. Luzon sud de la Laguna à Albay.
Ce classement concorde avec ce que l’on sait sur l’ancienne séparation
géologique d'îles autrefois isolées, qui, par des soulèvements successifs,
ont fini par former la grande île actuelle de Luzon.
Quant aux localités citées dans mon travail, M. Loher a bien voulu
me fournir les renseignements suivants :
1. Dans la partie la plus septentrionale de Luzon, il y a la Cordillera
Central avec les Montes Datä et Bulacloco, 2250 et 2260 m. Une cordil-
lere à l’ouest de celle-ci renferme le M. Tilad, 1200 m., le M. Banguinoi
(Tafinoi), de 2700 m., dans la région des Leucopogon, ensuite la Tri-
nidad (Cabecera de Benguet) de 1250 m. et Baguio (Benguet) 1400 m,,
enfin, au sud, le M. Tonglon, dont la cime, dite Mangitquiran, a 2260 m.
M. Loher a examiné ses pentes jusqu’à Castillo, 800 m.
2. Dans la partie centrale de Luzon il y a les localites de Montalban,
136 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, (10)
Bosoboso et Limutan, de 200 à 800 m. avec des roches calcaires et
schisteuses, et le volcan d’Arayat de 860 m., qui s’eleve isolé dans
la plaine de Pampanga. Les points les plus meridionaux sont Mariveles,
à l’ouest de Manila, 1460 m., et Maquiling, à l’est de Manila, dans la
province de Laguna, 1250 m.; toutes ces montagnes volcaniques sont en
Dolerite.
ENUMERATION DES ESPECES
Gleichenia Br.
1. @. glauca Hook. Spee. fil. 1,5, tab. 3 A. G. longissima Bl. fil. Jav. 250.
Hab. Baguio UI‘, 1400 m.
2. G. flagellarıs Spr.
Hab. Tonglon III, 2200 m.
3. @. hirta Bl. fil. Jav. 250.
Differt a@. Koordersu Chr. proxima dupla magnitudine, pubes-
centia longiore cinnamomea, segmentis subtus albido-glaucis, tegu-
mento farinoso rachium deficiente, soris sæpe e sporangio soli-
tario, rarius e sporangiis tribus formatis, multis globulis resinosis
flavis interjectis.
Hab. Tonglon, 1800 m.
b)
4. G. Koordersi Christ in Ann. Buitenzorg Farnfl. v. Celebes 1898, 76.
Hab. Atoc III, 1600 m.
. G. linearis (Burm.) G. dichotoma (Wild).
Hab. Tilad II, non au-dessous de 1000 m.; Benguet III, répandu
1200 m.
Qt
Cyathea Sw.
6. C. spinulosa Wall. Cat. 178. Hook, spec. I, 25, tab. 14 C.
Hab. Naguliang, Mariveles XI, 1400 m.; Alagut, trone de deux
mètres, IT.
1 Les chiffres latins indiquent les mois.
27
=
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 437
Ar. Répandu dans l’Inde orientale, indiqué au Japon. La pré-
sence de l’espèce aux Philippines n’a done rien d'étonnant.
Alsophila Br.
5 7. A. glauca (Blume).
A. contaminans (Wall. Cat. 320) Hook. sp. I, 52, tab. 18 B.
Cette espèce existe aux Philippines dans la forme très large à
segments moins nombreux, mais bien plus grands et à nervures
très ramifiées que j'ai constatée dans les collections de P. et F.
‚Sarasin de Celebes et que j’ai appelée :
Var. Celebica Christ in Ann. Buitenz. Farnfl. v. Celeb. 1879.
Les spécimens de Luzon sont très grands; le rachis principal
dont se détachent les pinnæ atteignent 2 cent. de diamètre.
Hab. Tilad IL, 1200 m., trone de 15 mètres; Bagnio III, 1400 m.;
S’appelle en Tinguian : « Taieté »; en Nabiloi : « Atibangdan. »
8. A. lepifera J. Sm. Enum. fil. Phil. N. 276. Hook. Spee. I, 54.
Basis stipitis furfuracea, et verrueis minutis aculeatis cuspide
atrosanguineo notatis aspera, setis squarrosis affatim duris cas-
taneis copiose obsita, et insuper coma spissa squamarum flavarum
tenerarum scariosarum ovalium subulatarum 2 cent. longarum
4 mill. latarum densissime tecta. Segmenta ad basin pinnularum
libera, intersticio remota, squamis albis bullatis secus costulas
ereberrimis vestita, textura herbacea, colore subtus leviter glauco.
Hab. Alagut II. Baguio II, 1400 m., trone 5 mètres.
S’appelle en Nabiloi : « Atibangdan ».
Identifié, à tort je crois, par le Synops. fil. 42 avec Alsophila
(Chnoophora) tomentosa Blume de l'Ile de Java.
Var. congesta n. var.
Pinnulis segmentisque dimidio minoribus, segmentis confertis
ere imbricatis infimis rachim prineipalem tangentibus (« overlap-
ping »).
Outre ces difiérences dans le port et les dimensions, il n°7 a pas
de caractères différenciels.
Hab. Rio Arambibi, Morong III, arborescent.
9. A. comosa Hook. Sp. I, 53, tab. 20 A.
Hab. Maguiling, Laguna, I à partir de 500 m. en amont.
BULL. HERB. BOIss.. février 1898. 10
138 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
10. Alsophila caudata J. Sm. Enum. Phil. Hook. I, 52, tab. 20 B.
Hab. Baguio, 1400 m.
11. A. fuliginosa n. Sp.
Caudice 5 met. alto. Stipite digiti erassitie, atrobrunneo, ad basin
verrucis aculeatis asperrimo, setis subulatis 2 ad 3 cent. longis rectis
tortis atropurpureis rigidis, sursum iisdem setis sed brevioribus et
strigosis tecto, rachibus fulvis, asperis, furfuraceis, lateralibus
costisque insuper squamis magnis tectis, quarum alter atro-
castaneæ lancealatæ patulæ, alter griseæ, centro nigro, bullato-
rotundatæ aut cupuliformes ad costam adpressæ, adspectu Cyatheæ
Tussacii Desv. sed multo magis obscuræ strigosæque.
Fronde late ovali, vix 1 met. longa, 40 c.m. lata, versus basin
decrescente, medio latissima, tripinnatifida, pinnis confertis late
ovatis 2 dec. longis 8 cent., latis breviter acuminatis sessilibus,
pinnulis ligulatis brevissime acuminatis ‘/2 cent. latis valde confertis
(22 numero utroque latere infra apicem pinnatifidum) sessilibus,
imis brevioribus, segmentis fere usque ad rachim ineisis, ereeto- :
patentibus pectinatis falcatis subacutis levissime erenatis, nervis
squamulosis, aliter utroque latere glabris, margine revolutis,
nervis conspieuis furcatis 4 ad 5 utroque costulæ latere. Soris
minutis atrobrunneis numerosis partem infra apicalem occupan-
tibus, sporangiis arcte conglutinatis fere sorum Cyatheæ æmu-
lantibus deinde apertis confluentibus, indusio haud visibili.
Plante d’un port très trapu, velu et alpestre ; très semblable à
Cyathea strigosa Chr. Ann. Buitenz. 1898, 84, de Célèbes. Je soup-
conne du reste que cette dernière plante devra être rapportée,
après des études ultérieures, au genre Alsophila et rapprochée
comme variété de notre espèce des Philippines. Les écailles ombi-
liquées à centre noir et en écuelle sont particulières à ces deux
plantes et n’ont guère encore été observées dans les Cyatheacées.
Hab. Baguio III, 1400 m.
Diacalpe Bl.
12. D. aspidioides Bl. Enum. fil. Jav. 241.
Hab. M. Data. Tonglon. Bandschan III, non au-dessous de
2000 m.
Plante des montagnes de la région Malésienne, non encore citée
(13)
13.
14.
16.
17.
18.
19.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 139
pour les Philippines. Se retrouve à Celebes et va de là jusqu’à
Assam et à l’île de Ceylan.
Cibotium Klfs.
C. Barometz Link.
Hab. Alagut II, 1900 m.
Dennstædtia Bernh.
D. Smithu (Hook.) Dieksonia Hook. Sp. fil. I, 80, tab. 28 D.
Caudex de 1 à 2 m., fronde 1 à 1'/ m. de long, rachis puissant,
1 à 2 cent. de diamètre.
Hab. Rio Arambibi, Morong I.
Connu depuis Cuming, retrouvé par Warburg aux Philippines,
découvert à Tschibodas, île de Java, coll. Lefèvre, comm. Treub.
. D. cuneata (Hook.) Dieksonia Hook. Sp. I, 80, tab. 28 C. Sitolobium
J. Sm. Enum. N. 268.
Hab. Arayat II, 800 m.
Plante des Philippines connue depuis Cuming, retrouvée par
Warburg (à Mindanao).
D. scabra (Wall.) Dicksonia deltoidea Hook. Sp. fil. I, 80, tab. 28
A et B.
Hab. Bagnio III, 1400 m.
Non encore cité pour notre Archipel, connu depuis Wallich de
l'Inde continentale et de Ceylan, retrouvé par P. et F. Sarasin à
Celebes et par le P. Faurie au Japon.
Hymenophyllum L.
H. polyanthos Sw. Syn. fil. 149.
Hab. Bagnio, 1400 m., I.
A. dilatatum Sw. Syn. fil. 149, 379.
Hab. Mariveles, 1400 m., II.
H. demissum Sw. Syn. fil. 147, 37, 4.
Hab. sans indieation de la localite.
140 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (1%)
20. Hymenophyllum subdemissum n. sp.
Differt a H. demisso statura dimidio minore, stipite et rachi
debili, flexili, filiformi, laeiniis brevioribus angustioribus pau-
cioribus magisque remotis, fronde angustiore, valvis indusii mino-
ribus.
Statura H. polyanthi Sw. a quo differt rachi atrata, laciniis non
palmato-approximatis sed bifureatis, valvis indusii majoribus mani-
feste ovato-triangularibus nec rotundatis.
Hab. Volean Maquiling, Lagnua, 600-1000 m., 19. I. 1890.
21. H. australe Willd. sp. 527. H. Javanicum Spr. Syst. 4, 132.
Hab. Bagnio II, 1400 m. Mariveles XI, 1400 m.
Plante excessivement crispée dans toutes ses parties, et probable-
ment le H. thuidium Harrington.
Le degré de crispation, très variable dans cette espèce, ne sau-
rait constituer une espèce séparée. Quelques dentelures rares, que
Harrington à observées, se retrouvent dans quelques espèces géné-
ralement à bords entiers.
22. HA. discosum n. Sp.
Ex affınitate H. rari R. Br.
Pumilum, stipite capillaceo, fronde 2'/s cent. longo, 1'/z cent.
lato oblongo, rachi non alata, pinnis alternis fere flabellatim usque
ad rachim in lacinias oblongas 4 mill. longus obtusas iterum pro-
funde furcatas partitis, soris in apice frondis confertissime dispo-
sitis, lobos omnes pinnarum summarum occupantibus, magnis,
1'/. mill. latis, rotundis, lobos diametro excedentibus, margine
integro, receptaculo brevissimo in fundo indusii oceulto. Tota
planta glabra, tenui, fulva, diaphana.
Hab. Tonglon II, 1894, 2250 ın.
Le type du H. rarum n’est pas uniforme, mais se divise en
plusieurs sous-espèces localisées, dont notre plante paraît en
être une.
23. H. Smithii Hook. sp. I, 98, tab. 35 B.
Les spécimens sont grands, à stipe assez ferme, poilu ; l'espèce
est facile à reconnaître par la combinaison des bords serrules,
d’une pubescence roussâtre.
Hab. Semble être ’Hymenophyllum le plus répandu à Luzon :
Naguliang XI, 1420 m.
Arayat VI, 800 m. Mariveles XI, 1400 m. Baguio III, 1400 m.
(15) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 141
24. Hymenophyllum multifidum Sw. Syst. fil. 149, 378.
Echantillons bien plus petits, plus etroits et moins dentes que
ceux de la Nouvelle-Zélande, et tout à fait semblables à ceux des
montagnes de Célèbes I. P. et F. Sarasin.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
25. H. Neesii Hook. sp. I, 99.
Hab. Tonglon X, 2250 m. Mariveles II, 1400 m. Arayat VI,
800 m.
Trichomanes Sm.
26. T. saxifragoides Prsl.
Cette forme n’est guère qu'une variété de T. parvulum Poir.
a fronde plus finement et plus etroitement palmatifide.
Hab. Arayat II, 800 m.
27. T. Filicula Bory. Duperrey, voy. I, 283.
Hab. Montalban XI.
28. T. pallidum Bl. En. fil. Jav. 225.
Var. album Bl. En. fil. Jav. 225 a duvet très blanc.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
29. T. rigidum Sw. Syn. fil. 144.
Forme basse, très cespiteuse, a stipes nombreux, partant d’une
souche assez forte; les pinnules à lanières très nombreuses et sou-
vent filiformes.
Hab. Mindanao, Davao I. Luzon Maquiling I, 1200 m.
30. T. gemmatum J. Sm. En. Philipp. N. 252.
Hab. Maquiling I, 1000 à 1200 m.
31. T. apüfolium Prsl.
Hab. Maquiling I, 1200 m. Mindanao, Davao 1.
Davallia Sm.
32. D. heterophylla Sm. Act. Taur. 5, 145.
Hab. Maquiling I, 1200 m.
33. D. pedata Sm. Act. Taur. 5, 414.
V. Cumingü (Hook. Sp. fil. I, 155, tab. 45 b.
34.
36.
3:
38.
39.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
A typo frondibus sterilibus minoribus late lobatis, fertilibus
majoribus magis partitis incisisque rachibusque valde squamatis
ægre distineta. Nullo modo pro specie habenda.
Hab. Arayat II, 800 m.
Davalia vestita Blume En. fil. Jav. 233. Hook. sp. fil. I, tab. 41 e.
Hab. Data II, 2250 m.
. D. botrychioides (Bracken) Hook. Bak. III, Cent. 1621.
Hab. Tonglon II, 2000 m.
D. bullata Wall. cat. 258. Hook. sp. fil. I, tab. 50 b.
Hab. Baguio III, 1400 m. Alagut comme épiphyte sur Pinus
insularis, à frondes purpurines II, 1900 m.
D. solida Sw. Syn. fil. 132, 345.
Hab. Aragut VI, 800 m.
D. divaricata Bl. En. fil. Jav. 237.
Hab. Montalban.
D. pinnata Cav. Præl. 689. Hook. sp. fil. I, tab. 60 b, 4.
Typus pinnis simplicibus margine suberenatis aut profunde den-
tatis.
Hab. Mariveles XI, 1420 m. Mindanao Davao I. Arayat VI, 800 m.
V. gracilis (Bl.)
D. Luzonica Hook. sp. fil. I, tab. 60 b, 2.
Frondel basi tripartita, egregie tripinatifida, ambitu deltoidea.
Habitu valde aliena, sed altier non diversa.
Hab. Mindanao Davao I, avec le type.
40. D. ciliata Hook. sp. fil., tab. 60 a.
Leucostegia hirsuta J. Sm. Enum. N. 234.
Hab. Arayat VI, 800 m..
A1. D. immersa Wall. Cat. 265.
Forma magna, varietati amplæ Chr. Celebicæ proxima.
Hab. Tonglon I, 2250 m.
42. D. hymenophylloides Blume. Leucostegia affinis J. Sm. Enum.
N 230.
Davallia Hook. sp. fil. I, tab. 52 b.
Forma magna lobis valde angustis.
Hab. Baguio III, 1400 m.
(17) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 14:
NS
+=
48.
4),
0,
„en
al
ni
Co
Microlepia Prsl.
3. M. platyphylla (Don. Prodr. Nep. 10). J. Sm. Hook sp. fil. I, 46 b.
Hab. Baguio III, 1400 m.
Cette belle plante n’est connue que de l’Inde continentale et de
l'île de Ceylan.
. M. speluncæ (L.) Moore.
Hab. Montes de S. Mateo Montalban VI. Baguio III. 1400 m.
Tonglon III, 2250 m.
. M. rhomboidea (Wall. Cat. 257) Prs!. Davallia proxima Bl. En. fil.
Jav. 238.
Hab. Bagnio III, 1400 m.
. M. strigosa (Sw.) Prsl.
Hab. Tonglon II, 2250 m.
Prosaptia Prsl.
. P. serreeformis Prsl. Davallia Emersoni Hook. grev. Icon. 105.
Hab. Arayat XII, 800 m.
P. contigua (Sw.) Prsl.
Hab. Data III, 2250 m.
Saccoloma Kilis.
S. moluccanum (Bl.) Mett. Davallia BI. en. fil. Jav. 237.
Hab. Tonglon II, 2250 m. Baguio III, 1400 m. « fronde et caudex
1 metre de haut ».
Lindsaya Dry.
L. eultrata Sw. Syn. 119.
L. securifolia Prsl. Kunze Suppl. Schkühr., tab. 85 en est une
forme petite, se trouvant parmi la forme normale.
Hab. Mindanao Davao 1.
. L. concinna 1. Sm. Enum. Phil. n° 220. Hook. sp. fil. 1, tab. 61 b.
Plante petite, rachis plus épais que dans les formes petites de
L. eultrata, sores moins nombreux, plus proéminents.
Hab. Tonglon II.
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
52. Lindsaya Lancea (L.) L. trapeziformis Dry.
Hab. Mindanao Davao I.
53. L. davallioides Bl. Hook. sp. fil. I, tab. 68 a.
Hab. Castillo, 800 m., II.
54. L. Sarasinorum Chr. Annal. Buitenzorg Farnfl. Celeb. 1898, 101.
Differt a priori pinnis augustioribus, longioribus, arcuato-
deflexis, non usque ad apicem dimidiatis, lobis profundioribus, latis
sæpe iterum lobatis.
Hab. Maquiling XI.
Cette plante a été trouvée à l’île de Celebes par MM. P. et F.
Sarasin. Elle est bien voisine de L. davallioides, mais peut en être
séparée aussi bien que celle-ci de L. lobata Poir.
55. L. rigida I. Sm. Enum. n° 222. Hook. sp. fil., tab. 63 a. figure
mänquee.
Hab. Mindanao Davao I.
56. L. Loheriana n. sp. Voir notre planche IV, fig. 6. a. b.
Eulindsaya, id est pinnis unilateralibus, nervis liberis.
Rhizomate firmo, brevissime repente, stipitibus faseieulatis, tere-
tibus, tenuibus sed firmis et erectis, basi purpureis, 2 cent. longis,
fronde 12 cent. longa, 1 cent. lata, lanceolato-acuminata, simplieiter
pinnata, pinnis alternis recte patentibus petiolatis (petiolo 2 mill.
longo, capillaceo), ‘/2 cent. longis triangularibus cuneatis infra
integris supra profunde bifidis, lobis late cuneatis apice abscissis,
nervis parum conspieuis liberis in lobis fureatis, soris terminalibus
singulis aut duplicatis, lobi latitudine, 2 mill. latis prominulis,
indusio bullato. Textura firmula, colore flavescente, rachi stra-
minea.
Habitu forms pusillæ et simplieis L. viridis Col., sed characte-
ribus valde diversa.
Hab. Baguio, 1400 m., II.
57. L. capillacea n. sp. Voir notre planche IV, fig. 7, a, b, c.
Filix delicatula Trichomanes capillaceum L. (trichoideum Sw.)
referens, facie L. hymenophylloidis Blume, sed quinties minor.
Rhizomate filiformi repente et intertexto, seriatim multas frondes
emittente. Stipite filiformi fusceseente, 1 !/2 cent. longo, rachi capil-
lacea viridi, fronde 1 dec. longo 1 cent. lato lineari-lanceolata acu-
minata debili flaccida bipinnata, pinnis alternis ‘/ cent. longis
(19) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 445
oblongo-triangularibus secundis i. e. latere inferiore integris, supe-
riore solummodo pinnatis, pinnulis 3 ad 4 erectis versus apicem
diminutis lineari-Aliformibus alas angustissimas secus nervum for-
mantibus '/« mill. latis, inferioribus usque ad basin divisis lobis
euneatis ad apicem abseissis dilatatis duobus dentibus acutis termi-
natis, inter quos sorus parvus ovalis indusio æque ovali inter-
positus.
Plantula giabra, late virens.
D’apres la maniere de voir de Hooker et Baker, cette plante
est un Davallia, vu les sores très courts, mais l’ensemble des carac-
teres est décisif pour nous. La fronde ressemble beaucoup à une
branche de Davallia Blumeana Hook, mais le rachis est filiforme et
flexible. II y a aux vieux rhizömes de Lindsaya pectinata des
frondes adventives très divisées qui ressemblent à notre plante,
mais qui sont stériles.
Hab. Volcan Maquiling 600-1000 m.
Qt
ie 8)
+. Lindsaya triquetra (Bak.). Davallia Baker Synops. fil. 93. L. tenui-
folia Blume Enum. fil. Jav. 29.
Hab. Mindanao Davao 1.
59. L. repens (Desv.) Davallia Desv.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
60. L. pectinata BI.
Hab. Maquiling 1.
61. L. tenuifolia (Sw.) Davallia Sw. Syn. 133, 350.
Hab. Tonglon. II, 1500 m. Filad IT, 1200 m.
62. L. retusa (Cav.) Mett. Hook. sp. fil. I, tab. 52 a.
Hab. Limutan, Morong.
Jeunes frondes et stipe rouges. :
Cette espèce, rappelant le L. tenuifolia sur une échelle double ou
triple, connue d’abord aux Philippines seulement, a été retrouvée
depuis à Célèbes par MM. Meyer et Sarasin, et ala Nouvelle-Guinée
par M. Lauterbach.
Adiantum L.
63. À. caudatum L.
Hab. Tonglon I, 2250 m. Manila VII.
66.
67.
68.
69.
70.
tte
72.
PIC
13.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
. Adiantum lunulatum Burm.
Hab. Montalban, 300-400 m., X.
. A. diaphanum Bl. En. fil. Jav. 215. Hook. sp. fil. I, tab. 80 e.
Hab. Buguias I, 1500 m.
A. Capillus- Veneris L.
Très typique.
Hab. Mariveles Parang XI.
A. tenerum Sw. Syn. 125.
Hab. Manila, cultivé. Espèce de l’Amerique tropicale. cultivée
partout.
Hypolepis Bernh.
A. tenwifolia Bernh.
Hab. Tonglon II, 1000 m.
Cheilanthes Sw.
C. tenuifolia Sw. Syn. 129, 332. Hook. sp. fil. II, tab. 87 e.
Hab. Baliebalie, Manila X. S. Francisco del Monte, Manila VII.
Dans les chemins creux.
C. farinosa Klfs. Enum. fil. 212.
Hab. Loo Il, 1750 m. Mariveles XI, 1400 m. Arayat VI, 800 m.
C. argentea (Gmel.) Hook. sp. fil. II, 76.
Hab. Benguet IT.
Les points les plus rapprochés où cette fougere, répandue dans
le nord de l’Asie continentale, se trouve sont : la Chine et le Japon
d’un côté, les monts Khasia et la presqu'île de Malacca de l’autre
côté. On n'aurait guère cherché cette plante très continentale dans
notre archipel.
Onychium Klis.
OÖ. auratum Klfs. Enum. fil. 144.
Hab. Montalban IN. Baliebalie Manila VII.
O. Japonicum Kunze Schkuhr suppl. 11.
Hab. Benguet La Trinidad II, 2300 m.
=
(21) H. CHRIST: FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 147
Connu de la Chine, du Japon, de l’Inde septentrionale et de
Java. La présence de cette espèce à Luzon est une preuve de plus
pour l’origine continentale et septentrionale d’une partie notable
de sa flore montagneuse.
Pellæa Link.
=1
4. P. concolor Langsd. Fisch.
Hab. Balicbalie, Manila X.
Pteris L.
1
{db} |
. P. longifolia L.
Hab. Manila, murs. XII. Baliebalie, tufs VIIL La Trinitad II,
1200 m.
76. P. Cretica L.
Forme allongee, mais type.
Hab. Montalban III, X.
77. P. pellucida Prsl.
Hab. Castillo III, 800 m. Tonglon IH, 2250 m.
78. P. melanocaulon Fee VI Mem. 31, tab. 19, 1.
Espèce très distincte, bien représentée par Fée, à stipes minces,
avec le rachis et les costæ de couleur d’ébène, à segments très
étroits, allongés, dressés, très glauques, d’un tissu tendre, à fronde
plus allongée, à plusieurs paires de pinnæ dont les inférieures sont
partagées.
Hab. Montalban. Monte Dugo V.
A été trouvé par M. Warburg à Mindanao.
19. P. heteromorpha Fee. gen. fil. 125, 127. Hook. sp. fil. I, 127 b.
Hab. Rio Tansà, Manila X, Montalban IH.
. À été trouvé aussi a Celebes par F. et P. Sarasin.
80. P. ensiformis Burm.
Il y a des échantillons, dont la fronde stérile émet une pinnule
terminale seule et très allongée, toute fertile, dominant la plante.
Hab. Baliebalie, Manila X.
81. P. quadriaurita Retz.
Hab. Arayat VI, 800 m.
14
82
22
54.
Ss.
fo) BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
. Pteris Grevilleana Wall. Cat. 2680. Beddome handb. 112.
A peine différente de l’espèce précédente par des frondes un peu
dimorphes, les stériles basses, palmato-deltoides.
Hab. Boso Boso Susong Dalaga II. Benguet IT.
. P. asperula I. Sm. Enum. Phil. n° 115.
Espèce nettement distincte du quadriaurita par une pubescence
courte, rigide, par le tissu durement coriace et par des segments
plus étroits, à bords retroussés et se rétrécissant vers la pointe.
Hab. Montalban X.
Trouvé aussi par M. Warburg à Mindanao.
P. excelsa Gaudich. Freycin. voy. 388. Hook sp. fil. IL tab. 136.
Jeune plante que je range avee quelque doute à l’espece de Gau-
dichaud, trouvée antérieurement aux Philippines par son auteur.
Hab. Montalban IL
5. P. tripartita SW. marginata Bory, voy. I, 192.
Hab. La Trinidad II, 2300 m. Los Bänos, Lagnua X.
S6. P. incisa Thnbg.
Hab. Baguio TT, 1400 m.
. P. aquilinia L.
Type, tirant un peu vers le P. caudata L.
Hab. Boso boso Lusong Dalaga III. Commun dans la province
de Benguet à partir de 1000 mètres, III. S’appelle en Nabiloi:
Alam-am, en Lepanto : Amam. II.
P. rugulosa Lab. Sert. Austrocaled, tab. 8.
Très rapproché de la plante de la Nouvelle-Calédonie ]. C. Moore
1858; seulement les segments sont un peu plus grands et la fronde
ne fructifie que dans ses parties supérieures. Le rhizome est sem-
blable à celui de P. aquilina, fort, dur, rampant horizontalement,
très tomenteux. Le rachis est très en zig-zag, orange, le tissu car-
tilagineux, les surfaces écailleuses et visqueuses.
Serait-ce le P. radula Baker, Journ. bot. 1880, 211, de Bornéo”?
Hab. Monte Data, 2250 m. IV, 1897. Forêts de pins.
Belle découverte de cette espèce aux Philippines qu’on crovait
endémique à la Nouvelle-Calédonie.
89. P. ludens Wall. Cat. 88. Doryopteris Wallichii I. Sm. Enum. Phil.
n2103.
(23) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 149
Hab. Cueva de Montalban X.
Plante d’Assam et de la presqu'île orientale de l’Inde, se retrou-
vant aux Philippines comme avant-poste isolé.
Ceratopteris Brongn.
90. ©. thalictroides Brongn.
Hab. Manila, marais salants X.
Lomaria Willd.
/
* 91. L. Fraseri A. Cunningh.
Var. Philippinensis n. var.
Sadleria decurrens A. Loher mss. Voir notre planche II, fig. 1 a,
groupe de la plante d’après une photographie de l’auteur prise
sur place, b, c, d,e, f, g, h, écaille de la base du stipe.
Arborescens. Caudice erecto ‘/2, 1 '/» metr. alto, 1-2 em. crasso,
nigro, squamis lanceolato-ovatis atro-brunneis subulatis squarrosis
3 mm. longis dense vestito, sursum basibus stipitum laxe alternis
remanentibus aliquot centimetr. longis prædito, flexili, lignoso,
frondibus 6 ad 8 in coronam terminalem patulam elegantissimam
eongestis.
Stipite brevi 3-4 em. longo squamis ferrugineo-brunneis patulis
dense obtecto.
Fronde 40 em. longa 20 ad 25 em. lata, ovali in basin atte-
nuatam reducta, longe acuminata, bipinnatifida pinnis 12-18 jugis
alternis 1-2 em. latis, latitudine propria remotis, secus rachim
egregie decurrentibus, lobo triangulari rachiali sæpe bifurcato
inter pinnas interposito, pinnis profunde et prope (nec usque) ad
rachim ineisis, lobis confertis, vix 1 em. longis vix ‘/2 cm. latis
triangulari-oblongis subfalcatis acutis, simbus fere nullis, margine
denticulis minimis sed acutis præditis, costa distineta, nervis Obscu-
rioribus, in lobis pinnatis, bi-aut trifurcatis, apieibus frequenter
approximatis nee anastomosantibus.
Fronde, etiam rachi, glabra papyraceo-herbacea obseure virente,
pagina inferiore vix pallidiore. Soris utroque latere lobi singulis
elongatis, receptaculo elevato lineari, e basi nervuli lateralis
oriundo impositis, medium inter costulam et marginem tenentibus
sed serius totam lobi paginam inferiorem implente, rufo-auran-
tiaeis, indusio manifesto lineari elongato striato fimbriato sori
150 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
formam sequente, versus costulam sese aperiente, griseo, scarioso
sed tenui moxque evanido.
Hab. Cordillere centrale de Luzon de 2000-2700 m. En groupes
nombreux. Parait fructifier rarement. M. Data 2250 m. III, 1897.
Diffère du type de la Nouvelle-Zélande plutôt par son port et par
ses dimensions un peu plus grandes que par des caracteres nota-
bles. La plante de la Nouvelle-Zelande a du reste quelquefois aussi
un stipe de la grandeur et de la grosseur d’une canne. I. Smith
History of ferns 306. |
La présence de cette espèce de la Nouvelle-Zélande, dans une
forme très peu différenciée, dans les montagnes des Philippines con-
firme, par un exemple très frappant, l'observation faite depuis long-
temps déjà que les régions très élevées des îles tropicales du Paci-
fique ont reçu ou conservé un contingent de plantes australiennes.
Je me suis expliqué ce phénomène par la sécheresse de ces cimes
qui atteignent une zone où l’humidité diminue; mais il semble,
d’après les indications de M. Loher, que les sommets de Luzon
où croît le Lomaria jouissent à peu pres du maximum de l’humi-
dité de ces îles.
Plagiogyria Kunze.
91. P. adnata (Blume En. fil. Jav. 205). Bedd. Handb., tab. 65.
Hab. Mariveles XI, 1893, 1400 m.
" 92. P. pycnophylla Kunze bot. Zeit 4, 143. Hook. sp. fil. II, tab. 21.
Var. remota n. v.
Pinnis haud « pyenophyllis » sed fere ipsarum diametro remotis,
aliter non diversa.
Hab. M. Data 2250 m., I, 1894.
99. P. glauca (Blume, En. fil. Jav. 204) Kunze Schkuhr suppl., tab. 138.
Var. Philippinensis n. var.
Pinnis vix acuminatis, remotiuseulis, pinna terminali pinnas
laterales fere æquante. Margine minutissime denticulata. Planta
Indica, Javanica, Celebica differt apice frondis sensim pinnatifido,
pinnis longe acuminatis, magis confertis.
Hab. M. Data 2250 m., XI, 1893.
La presence de ces trois Plagyogyria de l’Inde aux Philippines
est nouvelle et fort instructive. Tous les trois appartiennent au
(25)
94.
99:
96.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 151
nord-est de l’Inde, aux monts Khasia et rayonnent jusqu'à Java,
glauca seul jusqu’à Célèbes (P. F. Sarasin). P. pyenophylla et
glauca forment un petit sous-groupe et ne se distinguent guère
que par la présence ou l’absence de la glaucité. Il est fort curieux
de les voir ensemble aussi à Luzon, et chacun dans une petite
variété parallèle, diffèrent par le même trait particulier (dis-
tance des pinnæ) des types de l'Inde. On les dirait émigrés
ensemble, en se modifiant parallèlement par suite du déplacement.
Blechnum L.
B. orientale L.
Hab. Bosoboso Lusong Dalaga III. Tilad II, 1200 m. Bagnio III,
1400 m., feuilles jeunes purpurines.
Woodwardia Sm.
W. radicans Sm.
Le type.
Hab. M. Data le long des ruisseaux II.
Non encore signalé aux Philippines. Plante de l’hémisphère
boréal dans ces parties voisines du tropique, trouvée au nord de
l’Inde, au sud de la Chine, au Japon, à Java.
Asplenium L.
À. nidus L.
V. Simonsianum (Hook. Ie. Plant. 925).
Differt a typo petiolo longiore, limbo angustiore nervis erecto-
patentibus non horizontalibus.
Hab. Montalban II.
97. A. squamulatum Bl. En. fil. Jav. 174.
98.
Hab. Montalban IH.
A peine different des formes étroites de A. Nidus L. La ligne
qui suit le bord et qui joint les nervures laterales n’est pas un
caractère stable, mais il s’agit là d’un plus ou moins.
A. normale Don. Prodr. Nepal.
La forme des collections de M. Loher est las petite que celle de
152 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
l'Inde. Je pense qu’il faudra ranger finalement le A. normale sous les
formes si variées d’A. Trichomanes. Quelques échantillons de
Luzon ne sont guère plus grands que le type d'Europe, et les
différences : pinnæ plus écartées, plus arquées, plus crénelées et
sores non confluents sont peu saisissables. A mon avis, cette plante
est la variété de Trichomanes qui caractérise les pays exposés aux
moussons de la région Indienne et Malaise. Elle a été observée
jusqu'ici dans l'Inde continentale, à Ceylan, au sud de la Chine, au
Japon, aux îles de la Sonde (Celebes I. F. et P. Sarasin) et à Mada-
gascar.
Hab. Tonglon III, 2250 m. Data II, 2250 m.
99. Asplenium Loherianum n. sp. appartenant au groupe de A. viride
Has.
Plante naine.
Differt ab A. viridi Hds. rhizomate parvo, parce foliato, fron-
dibus 2 ad 5 brevissime stipitatis vix 1 dee. longis rachi debili
flexuosa deeumbente basi purpurea, aliter viridi, apice radicante,
squamis linearibus pubescente, pinnis valde remotis, 12 ad 18
utroque latere, alternis, 3 mill. longis, ovatis, profunde crenato-
dentatis, dentibus obtusis, soris oblongis pluribus mox confluen-
tibus totamque paginam inferiorem pinnæ implentibus, textura
earnosula.
Hab. Roches calcaires La Trinidad I, 1894.
100. À. resectum Sm.
Hab. Tonglon 2250 m., I.
101. A. tenerum Forst. Prodr. 20.
Hab. Maquiling 1.
102. A. contiguum Kaulf En. fil. 175. Hook. sp. fil. IH, tab. 194.
Hab. Arayat VI, 800. Montalban 1.
Var. bipinnatifidum n. var.
Pinnis basi pinnatis, pinnulis eunei formibus auriculatis profurde
dentatis.
Laplantefaitl’effet d’unhybride entre A. contiguum et A. affine Sw.
Hab. Arayat 800 m., VI. Tonglon 1900 m., I.
103. A. caudatum Forst. Prodr. 80.
Plante à pinnæ fortement oreillées, à base dilatee, rappelant un
peu À. dimidiatum, mais à pointe très allongée.
(27) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 153
Hab. Arayat III, 800 m. 'Tonglon III, 2250 m. Mariveles XI,
1400 m. Montalban X.
104. Asplenium macrophyllum Sw. Hook. sp. fil. IH, tab. 196.
Hab. Montalban. Mariveles, 1400 m., V.
105. A. præmorsum Sw. A. furcatum Thnbg.
Hab. Arayat VI, 800 m.
106. A. affine Sw. Hook. sp. fil. III, tab. 202.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
107. A. nitidum Sw. Syn. 84, 280.
Hab. Montalban X, Arambibi II.
108. À: laserpitifolium Lam. Hook. sp. fil. II, tab. 203.
Hab. Montalban IT.
109. A. cuneatum Lam. Encyel. II, 309.
Hab. Maquiling I, 600-1000 m.
110. A. multilineatum Hook. sp. fil. UI, 102, tab. 183.
Hab. Tonglon 2250 m., IL
Plante bien connue des îles Samoa, citée aussi des îles Viti. Celle
de Tonglon ne me parait pas en differer.
Diplazium Sw.
111. D. grammitoides Prsl. Asplenium Hook. Bak. synops. 491, Hook.
Icon. pl. 913 trop grand.
Hab. Roche calcaire. La Trinidad III.
112. D. silvaticum (Prsl.) Asplenium Prsl. Reliq. Hook. 1, 42.
Hab. Montalban IH. Subarboreseent.
113. D. Meyenianum (Asplenium, Metten. Asplen. 189).
Tres grand, & tissu tendre, ce qui le distingue de D. polypo-
doides, qui a aussi les segments plus étroits, plus serrés et les sores
plus dresses.
Hab. Arayat. VI, 800 m.
114. D. esculentum (Prsl.) Sw. Syn. 92, 285.
Hab. Novaliches, Manila IT.
En Nabiloi « Pacö ». La jeune plante, cuite, sert de salade.
BULL. HERB. BoIss., février 1898. 11
15% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
Athyrium Roth.
115. A. Woodwardioides (Baker Synops 229), Diplazium brevisorum
3 Sm. Enum. Phil. n. 139.
Le port est tres voisin de D. Meyenianum, mais la plante est
plus ferme, les segments sont plus grands et les sores sont courts.
Hab. Baguio III, 1400 m.
116. A. nigripes (Mett.), Bedd. handb. 166. Asplenium Mett. Aspl. 195.
Hab. Arayat VI, 800 m.
117. A. Sarasinorum Christ in Ann. Buitenz. Frnfl. Celeb. 1898, 123.
V. Philippinense n. var.
Majus quam typus, segmentis profundius ineisis, lobis lanceolato
— linearibus ‘2 mill. latis acutiuseulis, aliter haud diversum.
L’apparition de cette petite plante alpestre dans notre archipel,
decouverte sur les sommets de Celebes, est tres significative. La
variete ne differe pas plus du type que les formes obtuses de Cysto-
teris fragilis Bernh. d’avec ses formes à lobes aigus.
Hab. Monte Data I, 2250.
(Continuatio sequitur.)
155
UNIVERSITE DE GENEVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
4me Série. — ViIlne Fascicule.
ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE
PAR
R. CHODAT
Classement des lacs suivant les formations et étude des causes
de variations dans la composition.
Sans vouloir donner ici une classification des lacs d’après leurs forma-
tions il me sera permis, pour résumer nos connaissances, de les grouper,
selon certaines espèces qui semblent moins ubiquistes que Ceratium
hirundinella Sphærocystis, Schreteri Chod. ou Botryococcus Braunü
que j’ai rencontrés dans tous les lacs étudiés. Il en est de même de Fra-
gülaria crotonensis et d’Asterionella gracillima. Ce sont les algues plankto-
niques par excellence.
Par opposition aux lacs du Holstein étudiés principalement par Apstein
1 Das Süsswasserplankton, Kiel, 1896. Apstein. p. 139.
Forschungsberichte aus der biol Stat. Ploen. I-IV, 1893-97 Zacharias.
156 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (37)
et Zacharias qui ont tous beaucoup de Melosira, ceux entre les Alpes et
le Jura sont pauvres en ce genre de Diatomées et comme ce caractère
est bien saillant, il vaut la peine de le signaler en premier lieu.
Ce n’est pas que dans nos lacs suisses et francais les espèces du genre
Melosira fassent absolument défaut. Je pense qu’avec la multiplicité des
pêches on arriverait à en rencontrer dans le Plankton de tous ces lacs,
mais ils n’y atteindraient pas une importance qui pourrait être comparée
à celle de l’Asterionella ou du Fragilaria crotonensis et cependant dans
les lacs du Holstein cela est constant. Nous pouvons tirer de cette consta-
tation deux résultats :
1° Le Plankton superficiel des grands lacs entre les Alpes et le Jura est
pauvre ou dépourvu de Melosira.
2° L’abondance en Asterionella gracillima et en Fragilaria crotonensis
n'implique pas la pauvreté en Melosira, puisque dans les lacs du Holstein
ils vivent de compagnie.
Parmi les lacs les plus pauvres en Melosira planktoniques je cite :
Paladru, Aiguebelette, Bourget, Annecy, Genève, Thoune, Brienz, Quatre-
Cantons, Zoug, Waalensee, Constance.
Les autres sont moins pauvres en Melosira, ce sont :
Lacs de Joux, Neuchâtel, Bienne, Morat, Greifensee, Zurich.
Un seul lac jurassique s’est montré riche en Melosira planktoniques et
spécialement en M. orichalcea Ehrh., c’est celui de Naniua.
Les lacs insubriens ou italiens, de Muzzano (étang), le lac Majeur. le lac
de Varese ont plusieurs espèces et en assez grande abondance.
Si je continue à établir des différences entre nos lacs et ceux du Hol-
stein je remarque qu'aucun des nombreux auteurs qui en ont parlé n’ont
cité quelque chose qui rappelle le Sphærocystis Schreteri.
Si cette absence se maintenait pour les lacs du Nord, ceux entre les
Alpes et le Jura seraient en première ligne caractérisés par cette Volvo-
cinée-Palmellacée, car je l’ai rencontrée dans tous nos lacs, y compris
celui de Constance d’où Schroeter et Kirchner ne l’ont pas signalée.
Deux plantes microscopiques communes à la plupart des lacs entre
les Alpes et le Jura manquent habituellement aux lacs de Constance,
Zurich, Waalensee, Lucerne, Thoune et Brienz. Ce sont Stichoglæoa oli-
vacea avec sa variété et Gelospharium lacustre.
A Aiguebelette, Paladru, Genève, Sylans, Bourget, Annecy, Joux, Neu-
châtel, Bienne, Morat, Zoug, Aegeri, Majeur, par exemple, ces deux algues
forment une parlie constante de la flore pélagique superficielle. Il y aura
donc lieu de rechercher si leur absence dans les lacs cités plus haut n’est
qu’apparente ou si elle peut servir à caractériser une série.
(58) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 157
L’Oocystis lacustris si constante dans le lac de Genève s’est retrouvé
dans beaucoup de lacs :
Bourget, Annecy, Genève, Bienne, Neuchâtel, Morat, Joux (peu), Thoune
(beaucoup), Varese et lac Majeur.
Par contre je ne l'ai pas rencontrée dans les lacs de Paladru, Aigue-
belette, Nantua, Sylans, Brienz, Lucerne, Zurich, Constance, Greifensee.
Il est probable que cette algue se retrouvera dans ces lacs. Elle est très
abondante dans celui de Thoune.
Quant aux Desmidiées citées par moi pour le Léman, l’une le Closterium
à cellule droite Cl. Nordstedtü s’est retrouvé dans les lacs du Bourget,
d'Annecy, de Genève, Neuchâtel, Bienne. Cette distribution paraît spécia-
lement occidentale et semble indiquer une espèce particulière aux grands
lacs de basse région.
Le Raphidium gelifie a une distribution plus capricieuse comme cela
pouvait se prévoir, vu la dispersion énorme des Raphidium.
Je l’ai citée de Genève, mais elle est tout aussi commune sous sa forme
gélifiée dans les lacs du Bourget, de Joux (très commune), de Neuchâtel,
Bienne et Morat, Zoug, Majeur.
Elle est particulièrement commune dans les lacs de Neuchâtel et le lac
Majeur.
Le Dactylococcus lacustris a été retrouvé au lac de Joux, Bienne, Majeur,
Varese, et le Nephrocytium Aghardianum est planktonique dans ceux de
Genève, Neuchâtel, Constance (Kirch.), Aegeri; l’Hyalotheca à Genève,
Bienne, Joux. tandis que le Cosmarium Scenedesmus, rare dans le Léman,
à tel point que je ne l’y ai jamais trouvé, n’est pas rare dans les lacs de
Nantua, Sylans, Bourget, Joux, Greiffensee, Zurich, Varese, mais elle est
d'autant plus commune que le caractère d’étang s’accentue, c’est-à-dire
que la profondeur diminue.
On remarquera qu’à part le lac du Bourget les autres lacs de cette der-
nière série sont aussi riches en Chroococcacées, richesse qui augmente
aussi avec diminution de profondeur. Des fleurs d’eau considérables ont
été citées pour le lac de Zurich ; au lac de Sylans le caractère paludéen
est bien marqué (v. la liste) ; celui de Joux est particulièrement riche en
organismes et au lac de Varese la Chroococcacée Oscillatoria prolifica *
montre bien la nature marécageuse du lac.
Cette dernière Cyanophycée rappelle le beau développement que prend
au lac de Morat l’Osc. rubescens DC.
! Ceite espèce se retrouve d'ailleurs aussi au lac de Lugano, mais elle y est
faiblement représentée.
158 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (59)
Le lac de Morat étant de tous les lacs étudiés par moi celui dont la pro-
fondeur moyenne est la moins grande et l’un de ceux dont le bassin d’ali-
mentation est le moins étendu, il est compréhensible qu’il prenne facile-
ment le caractère impur des étangs. En outre ce lac présente le fait assez
rare chez nos grands lacs de grande profondeur, celui d’avoir une tempé-
rature d'hiver au-dessous de 4° et pouvant atteindre 0° de plus grande
profondeur, ce qui est bien aussi le caractère des étangs.
Le fait que ceux de Neuchâtel et de Bienne qui ont une profondeur
moyenne plus grande possèdent néanmoins l’Oscillatoria comme micro-
phyte habituel s’explique par leur continuité avec celui de Morat.
Mais jamais on n'y a observé que cette plante y formät des fleurs
d’eau apparentes, alors qu'à Neuchâtel le Boiryococcus peut devenir si
abondant que l’eau et la glace en hiver en sont rougies.
C’est peut-être aussi le fait de leur continuité qui explique la présence
du Rhizoleria longiseta dans ces trois lacs jurassiques. Cette Diatomée est
plus commune dans le lac de Bienne que dans les autres. Cela provient-il
peut-être du fait que l’apport de l’eau de l’Aar par le canal d’Aarberg-
Hageneck a modifié le régime de ce lac et rendu les eaux plus froides?
Le Stephanodiscus astræa y est aussi plus commun que dans les autres;
ces trois plantes donnent à ces lacs du Jura un caractère qui ne se retrouve
nulle autre part. Cependant ils sont loin d’avoir un facies microphytique
uniforme, puisque à Morat les Oscillatoria prédominent d’une manière
excessive, à Neuchâtel le Raphidium et le Boiryococcus sont plus répandus
et le Séephanodiscus l'emporte à certains moments dans celui de Bienne.
Conditions hydrographiques des trois lacs :
Superficie. Prof. moyenne. Max.
Néuchatel u m. 239.62 Km? 64 m. 154
Bienne mir ee 42.16 » 28,5 m. 76
Mora Nee 27.82, 22 m. 46
Affluents des lacs de
Neuchâtel. .......... Reuse, Seyon, Orbe, Moudon.
Bienne er mearr0 Thièle, Aar, Suze, Douanne.
Moral er a Broye.
D’autre part le lac de Morat se déverse dans celui de Neuchâtel et ce
dernier dans celui de Bienne. Il sera donc évident que vu l’entrainement
des organismes pelagiques par l’&missaire, par ordre de succession, les
(60) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 159
microphytes du lac de Morat seront entrainés dans le lac de Neuchâtel
et s'ils s'y maintienent, dans celui de Bienne. Mais cette influence
du lac de Morat ne saurait être exclusive, car la masse des eaux qu’il
déverse dans le lac de Neuchâtel est peu considérable vu le peu de pente
et la difference de niveau si faible qu’il arrive que le premier recoive les
eaux du second, si l’on compare ce débit avec celui des rivières impor-
tantes qui alimentent le lac de Neuchâtel. D’autre part la profondeur
moyenne est près du triple pour le lac de Neuchâtel que pour celui de
Morat et la surface le décuple.
Ce sont des raisons suffisantes pour expliquer la différence notable
(quantitative) qui existe entre ces deux lacs.
Quant à celui de Bienne, dont l’eau provient pour une part considé-
rable du lac de Neuchâtel et en provenait presque exclusivement autrefois,
son régime a été modifié par les travaux de correction dits « du Jura » et
à la suite desquels l’Aar a été détourné en partie de son lit et se déverse
dans le lac de Bienne.
Le caractère pélagique de ce lac loin d’être plus marécageux que celui
de Neuchâtel semble au contraire plus franchement lacustre malgré le peu
de profondeur et la surface plus petite. Que ce soit la plus grande agitation
de l’eau ou l'apport d’eau froide de l’Aar qui en ait modifié les conditions,
la prédominance du Rhizolenia et du Stephanodiscus lui donne un carac-
tere plus septentrional. Ainsi des lacs voisins en communication cons-
tante ont chacun élaboré un faciès pélagique particulier en raison des
conditions hydrographiques qui leur sont spéciales.
Apstein (1. c., p. 190) a cité des faits qui montrent aussi que le fac-
teur profondeur a une influence décisive sur la masse des Chroococcacées
des lacs du Holstein. Le lac d’Einfeld a 4 m. de profondeur, le lac de
Diek 40 m.; le premier a, d’après ses mesures, 8 fois plus de Clathrocystis
que le second si l’on ne tient compte que de la surface.
Lac de Diek. Lac de Molf. ” Lacde Behler.
20 m. 3m. 40 m.
Chroococcacées. T........... 277
(RSS ER Nr Re 1
Selon le même auteur ces proportions se maintiendraient relativement
aux Chlorophycées (Pediastrum et Staurastrum gracile).
Quant à l'Anabæna sa répartition serait beaucoup plus uniforme et
seuls les lacs de très faible profondeur seraient favorisés.
160 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (61)
Aucun de nos lacs ne peut entrer dans la catégorie des lacs-étangs
comme ceux de Molf ou d’Einfeld. Le moins profond, celui de Morat, dépasse
en profondeur moyenne le plus profond des lacs du Holstein (Grosser
Ploensee). C’est aussi celui qui se rapproche le plus des lacs du Holstein
par sa teneur en Cyanophycées fleurs d’eau.
L’opinon que j'ai émise que la présence de Pediastrum, Scenedesmus,
Staurastrum est un indice qu'il y a tendance vers le caractère étang se
trouve bien illustré par la constatation d’Apstein que ces Chlorophycées
augmentent extrêmement dans les lacs de faible profondeur.
Le lac de Muzzano' au Tessin présente ce caractère étang d’une manière
très remarquable. D’innombrables Celastrum, Pediastrum, Staurastrum,
et algues bleues en font avec les Melosira le seul des lacs suisses étudiés
par moi? qui se rapproche des lacs-étangs du Holstein. Ainsi que je le
disais au commencement il serait utile de faire une distinction entre les
vrais lacs et les étangs. Je pense que l'on pourrait donner comme pro-
fondeur moyenne minimum pour les vrais lacs celle de 20 m. où la végé-
tation des macrophytes est supprimée ou ralentie.
La composition de la flore pelagique des lacs de la Prusse orientale
qui par leur profondeur rentrent dans ma catégorie des étangs (3-30 m.)
est encore semblable à celle des lacs du Holstein ou du lac-étang de Muz-
zano au Tessin. (Tabellaria flocculosa, Asterionella gracillima, Melosira
varians, M. distans, tenuis, arenaria, Synedr. longissima, Fragilaria vires-
cens, Pediastrum pertusum v. clathratum, Boryanum, Scenedesmus cau-
datus, Clathrocystis æruginosa, Polycystis ichtyoblabe, Gylindrospermum
flexuosum, Anabæna fios aquæ v. circinalis, Gomphosphæria aponina,
Rivularia natans, Sphærozyga, etc. Volvox globator, Pandorina morum,
Chlamydomonas pulvisculus, Ceratium cornutum (an Hirundinella), Peri-
dinium cinctum.)
Il est évident, pour nous comme pour tout le monde, que la dispersion
des organismes planktoniques se fait d’un lac à l’autre, soit par les migra-
tions des animaux aquatiques si ces lacs sont séparés par des cours d’eaux
suffisamment prolongés, soit par les oiseaux aquatiques. Mais cette migra-
tion comme celle due au transport par le vent d'états durables s’il y en a
(Dinobryon) et ceux-ci se forment souvent dans les marécages lorsqu'ils
1 Voir Schræter, Die Schwebeflora, Zurich 1897.
3 D’après des matériaux obligeamment mis à ma disposition par mon ami le
prof. Schroeter.
3 Seligo, zur Kenntniss der Lebensverhältnisse in einigen westpreussischen
Seen. Naturf. Ges. Danzig. i891.
(62) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 161
se dessèchent n’a d’effet que lorsque les conditions sont favorables à leur
maintien dans ces eaux où la lutte pour l'existence sous ses multiples
aspects leur assure une multiplication suffisamment rapide pour constituer
un élément appréciable du Plankton.
Je pense d’ailleurs que la question de leur migration actuelle se pose
à peine et que de l’environnement immédiat ces organismes pélagiques
sont dispersés dans les divers bassins naturels et artificiels et que leur
quasi ubiquité comme individus, sinon comme formation est pour la plu-
part un fait hors de conteste. Je serais même étonné qu'il existât parmi
les microphytes végétaux quelques espèces limitées exclusivement aux
lacs. Ceux qui n’ont été signalés que de ces stations sont trop nouvelle-
ment connus pour que leur absence des bassins moins grands soit démon-
trée. Il faudra rechercher dans ces stations les Stichogleoa, les Clostertvum
Nordstedti, etc. que j'ai décrits comme pélagiques lacustres.
Les variations des Cyclotella ont-elles une valeur spécifique ; cela se
pourrait. Mais ce ne serait qu’au moyen des cultures que la question pour-
rail être élucidée.
Quoiqu'il en soit une monographie de ce genre polymorphe s’im-
pose.
Je n’ai retrouvé dans aucun autre lac le C.bodanica Eulst. type (v.l.c.) du
lac de Constance. Le C. comta v. radıosa Grün. est ja forme la plus répan-
due. Tantôt elle constitue des bandes colonies dont Schrœæter a donné la
figure. Cette disposition en bandes est aussi réalisée dans le C. comta
v. lemanica Müll. qui est bien nettement distincte de celle du Bodan. Au
lac de Constance comme à celui de Zoug ces bandes se tordent en spirale
et arrivent, si cette dernière est suffisamment surbaissée, à simuler un
disque ce qui a mis en erreur Kirchner et Schreeter. Je ne connais cette
disposition que de ces deux lacs.
Quant à la grandeur des cellules du Fragilaria elle varie trop pour que
je puisse en tirer des conséquences exactes.
Le même lac (Zurich), présente toutes les formés possibles. J’avais cru
précédemment que la forme plus élancée était exclusivement représentée
dans le Léman. Depuis lors je me suis convaincu que le même pléomor-
phisme s’y rencontre qu’au lac de Zurich.
Le faciès particulier que chaque lac imprime à sa flore planklonique
réside, je l’ai souvent dit, dans la composition de l'association, mais sou-
vent, comme pour les Cyclotella, dans des particularités de certaines variétés
où la prédominance de quelques espèces.
Je considère la présence de Tabellaria fenestrata avec ses étoiles comme
162 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (63)
bien spéciale au lac de Zurich. Je ne les ai rencontrés nulle autre part
d’une manière analogue.
A propos de ce dernier lac je fais remarquer que sa surface étant de
87 km? avec une profondeur moyenne de 44 m. il rentre déjà dans la
catégorie des lacs peu profonds. Les Chroococcacées ne forment jamais à
ma connaissance de fleur d’eau pareille à celle du lac de Zurich dans ces
deux grands bassins qui bordent la Suisse, le Léman et le Bodan. Au
contraire ceci a lieu au lac de Zoug et dans les lacs petits ou peu pro-
fonds comme celui d’Aiguebeletie et ceux du Holstein qui sont bien des
types de lacs-étangs.
LAC D’AIGUEBELETTE ‘
DÉPARTEMENT DE LA SAVOIE (FRANCE)
Altitude 374 m. 40; cube du lac 166,555,000 m. cub.; superficie 5 kil.
45 hectares 10 ares; résidu sec 0, gr. 1549 p. L.; longueur 4 kil., largeur
—- 2 kil.; profondeur 71 m. 1 (maxim.) 30 m. 50 profond. moyenne.
Espèces dominantes (février) :
Dinobryon thyrsoideum Chod.; Asterionella gracillima Heib. f. brevis
(Grün), Ceratium hirundinella ©. F. Müll.
Espèces dominantes (juillet) :
Ceratium hirundinella O. F. Müll., Peridinium cinctum Ehrb.
Espèces caractéristiques :
Dinobryon thyrsoideum Chod.
Espèces observées :
Gomphosphæria lacustris Chod. Sphærocystis Schreeteri Chod.
Chroococcus minutus var. carneus Raphidium Braunii var. convolutum.
Chod. Stichoglæoa olivacea Chod.
Botryococcus Braunii Kütz. Cryptomonas erosa Ehr.
! Bibliographie botanique. Chodat, Biologie lacustre, 1. c., 1897, p. 310 (esp.
Citée). — Géogr. physique : Duparc et Delebecque, Arch. Sc. phys. et nat., II.
ser. t. XX VIII, 569; Delebecque, Ailas des lacs francais, II; Id. Les lacs fran-
cais, 29, pl. V.
(64) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 163
Dinobryon thyrsoideum Chod. Glenodinium pusillum Penard. |
Dinobryon stipitatum var. lacustre Asierionella gracillima forma brevis
Chod. Grünow.
Dinobryon divergens Imh. Cyclotella comta Kütz.
Peridinium cinctum Ehrb. Fragilaria crotonensis Kitton.
Le lac d'AIGUEBELETTE présente surtout vers Aiguebelette et Lépine un
caractère marécageux ; il se congèle rarement en hiver. Les pêcheurs
m'ont parlé d’une fleur d’eau jaune verdätre qui donnait à l’eau la cou-
leur du purin. C’est surtout en hiver et au printemps que son développe-
ment avait été maximum (4894). Beaucoup de poissons périrent et la
fleur d’eau se déplaçait selon le vent. Ce petit lac a des affluents seule-
ment locaux et de peu d'importance. Il est ici en région calcaire.
Sa flore pélagique est surtout caractérisée :
1° Par l'absence de Melosira et de grandes Cyclotella.
20 Par les variations très considérables dans la composition de cette
flore en hiver ei en été. En hiver il y a parfois prédominance du Dino-
bryon, en été absence de ce dernier et apparition en masse du Ceratium
hirundinella.
LAC DE PALADRU
DÉPARTEMENT DE L'ISÈRE (FRANCE)
Altitude 500 m. 70; cube du lac 97,187,000 m. eub ; superficie 3 kil.
91 hectares 30 ares; résidu sec 0,1682 p. L.; longueur 5,5 kil.; largeur
1 kil.; profondeur maximale 35 m. 9; profondeur moyenne au-dessus de
30 m.
Espèces dominantes (juillet) :
Ceratium hirundinella O. F. Müller, Cyclotella comta var. affinis Grün., Peri-
dinium cinctum.
Espèces constatées :
Gomphosphæria lacustris Chod. Sphærocystis Schræteri Chod.
Chroococeus minutus v. carneus Chod. Stichoglæoa olivacea Chod.
Botryococcus Braunii Kütz. Cryptomonas erosa Ehrb.
1 Bibliographie : B. Geogr. physique : Duparc et Delebecque, Arch. sc. phys.
et nal., 1. c., II. ser. t. XXVIIT, 569. — Delebecque, Atlas des lacs français,
carte au 1/10000, pl. V ; Id. Lac françars, p. 31, pl. V.
164 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (65)
Peridinium cinctum Ehrb. Cyclotella operculata Kütz.
Ceratium cornutum Ehrb. Diatoma vulgare Bory.
Glenodinium pusillum Penard. Navicula vulgaris Heib.
Cyclotella comta v. affinis (area punc- Synedra capitata Ehrb.
tata minima). Gymnodinium fuscum Stein.
Cyclotella melosiroides Kirchn.
Le lac de Paladru est de forme allongée; ses affiuents sont de peu
d'importance et toute sa partie supérieure est marécageuse. Par sa flore
pélagique en somme assez pauvre (en juillet) il diffère assez sensible-
ment des autres. Je n’y ai trouvé ni Asterionella ni Fragilaria. Cette
absence n’est pas seulement relative mais réellement absolue. Les pêches
extrêmement prolongées et répétées, examinées avec le plus grand soin,
ne m'ont donné aucun représentant de ces deux genres.
Comme le même phénomène a été observé au lac d’Aiguebelette, je
suppose que cette absence, de même que celle de Dinobryon, n’est
que momentanée. J'avais à mon retour examiné un étang situé plus
haut, vers le village de Montferrand; les Dinobryon y étaient très abon-
dants. Cet étang est entouré d’arbres et riche en organismes de tout
genre. Il est distant du lac de Paladru de 4 kil. à peine. La disparition de
l’Asterionella et du Dinobryon doit donc être rapportée à des causes par-
ticulières aux grandes étendues d’eau pendant la saison estivale. J'ai cité
plus haut la diminution en Diatomées pour le lac de Genève et notam-
ment la disparition presque complète du Fragilaria crotonensis et d’As-
terionella formosa. Cette dernière avait déjà beaucoup diminué en juin.
Par contre il est intéressant de constater qu’à Paladru comme à Aigue-
belette, le Cyclotella comta var. affinis Grün. et C. operculata sont les
seules Diatomées pélagiques communes en été.
Il suffira de comparer cette pauvreté en diatomées de ces deux lacs
avec la persistance de ces mêmes plantes au lac de Zurich, etc., pendant
la même période. Si l’on ajoute à cette constatation le fait que la flagellée
Cryptomonas erosa est à ce moment commune dans les deux lacs, il sera
évident qu’en juillet la flore pélagique de ces deux lacs présente sensi-
blement le même caractère et cependant il y a une différence d'altitude,
le lac de Paladru étant situé à 120 m. plus haut environ que celui d’Aigue-
belette.
La présence de Stichogleoa et de Chroococcus augmente encore la
similitude.
ir
(66) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 165
LAC DE NANTUA !
DÉPARTEMENT DE L'AIN (FRANCE)
Altitude 47% m. 50; cube 40,078,000 m. cub.; superficie 1 kil. 41 h.;
résidu sec 0,1815; profondeur 42 m. 9 (moyenne 30-35 m.).
Espèces dominantes :
Melosira orichalcea Kütz.
Melosira varians Aghd.
Glenodinium novum Chod.
Cosmarium scenedesmus Delp.
Tabellaria flocculosa Kütz.
Espèces chservées :
Melosira orichalcea Kütz.
M. varians Aghd.
Tabellaria flocculosa Kütz.
T. fenestrata Kütz.
Synedra Ulna v. longissima Ehrb.
v. splendens Brun.
Botryococeus Braunii Kütz.
Cosmarium scenedesmus (gelifie) Delp.
Pediastrum Boryanum Meneghini.
Closterium moniliferum Ehrb.
Dinobryon Sertularia Ehrb.
Mallomonas acaroides Zach.
Peridinium tabulatum Clap. Lachm.
Cyclotella comta var. radiosa Grün.
Glenodinium novum Chod.
Diatoma elongatum Aghd.
(Asterionella gracillima) Grünow.
(Cymatopleura Solea) W. Smith.
Le lac de Nantua ne possede point d’affluent important; l’Ange ou son
affluent qui descend de Neyrolles ne doit pas fortement modifier le
regime du lac qui semble constant. Quoi qu’il en soit, il est de tous les
lacs, étudiés par moi, le plus riche en Melosira. Il partage cette particu-
larité avec les lacs-étangs du Holstein, petits et peu profonds. La présence
de Pediasirum et de Cosmarium augmente encore la ressemblance.
Celui de Sylans est situé plus haut et quoique très rapproché de Nantua
est complètement indépendant du précédent. Ses affluents principaux
s’y déversent près de son émissaire si bien qu’une partie de leurs eaux
n'y séjournent pas. Le rebrassage par le vent doit y être très considé-
rable d’après Duparc et Delebecque, car en mars on n’y constatait aucune
stratification thermique, l’eau dans sa totalité variait comme température
! Bibliographie : A. botanique, J. Brun Diatomées des Alpes et du Jura
(M. orichalcea). — Chodat, 1. c., Glenodinium novum. — B. Geographig phys.
Dupare et Delebecque, 1. c., tome XXVII; Atlas des lacs français, pl. VII,
carte au {/10000 ; Id. Lacs francais, p. 32, pl. VII.
166 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (67)
entre 2,4 et 2,5° sans qu'il y ait eu gel. Ce lac gele régulièrement. Je n’y
ai point trouvé le Glenodinium nouveau du lac de Nantua et lors de ma
première pêche, la presque totalité du Plankton était formé par l’Aste-
rionella gracillima à cellules disposées en croix.
Les bords marécageux et le rebrassement font qu’à celte espèce bien
pélagique se mélent Scenedesmus Pediasirum, Staurstrum, etc.
LAC DE SYLANS!
DÉPARTEMENT DE L’AIN (FRANCE)
Altitude 584 m. 10; cube du lac 4,771,900 m. cub.; superficie 49 h.
70 ares; résidu sec 0,1755; profondeur 22,2 m. (moyenne 10-15 m.).
Espèces dominantes (avril) :
Asterionella gracillima Heib. f. brevis et cruciata.
Espèces observées (très peu) :
Anabæna flos aquæ Bréb. Scenedesmus acutus Mey.
Botryococeus Braunii Kütz. Ceratium hirundinella F. O. Müll.
Scenedesmus quadricauda Bréb. Cyclotella Kutzingiana Thw.
Pediastrum tricornutum Borge. Melosira varians Agh.
Cœlastrum sphæricum Schmdl. Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
Cosmarium scenedesmus Delp. Dinobryon sertularia Ehrb.
Slaurastrum sp. Tabellaria flocculosa Kütz.
Stichoglæoa olivacea Chod.
LAC DU BOURGET’
DÉPARTEMENT DE LA SAVOIE (FRANCE)
Altitude 231 m. 50; cube du lac 3,621,300,000 m. c.; superficie 44 kil.
62 h.; résidu sec 0,1550; profondeur 145 m. 40; profondeur moyenne
81 m.
1 Bibliographie : A. Botanique o.; B. Géographie phys. Duparc et Delebecque,
1. c. 1894, p. 569 ; Delebecque, Atlas des lacs français, pl. VII.
? Bibliographie : A. Botanique, J. Brun, Diatomées des Alpes et du Jura;
Imhof. zoolog. Anzeiger; B. Géogr. phys. Duparc et Delebecque, 1. c., III ser.,
t. XXVIN; Delebecque, Atlas des lacs francais, pl. II; Lacs français, pl. I, p. 29.
(68) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 167
Especes dominantes :
Mallomonas acaroides Zachr. Asterionella gracillima Grünow.
Ceratium hirundinella O. F. Müll. Fragilaria crotonensis Kitton.
Espèces observées :
Gomphosphæria lacustris Chod. Ceratium hirundinella O. F. Müll.
Chroococeus minutus v. carneus (peu) Peridinium cinctum (v. tabulatum)
Chod. Stein.
Sphærocystis Schreteri Chod. Mallomonas acaroides v. producta.
Oocystis lacustris Chod. Cymatopleura elliptica W. Smith.
Raphidium Braunii Næsg. Diatoma Ehrenbergii Kütz.
Botryococcus Braunii Kütz. Cyclotella melosiroides Kirchn.
Cosmarium scenodesmus Delp. Fragilaria crotonensis Kitton.
Closterium Nordstedtii Chod. Cyclotella comta v. Bodanica Eulst.
Stichogl®oa olivacea var. Chod. v. radiosa Grünow,
Dinobryon stipitatum Stein. Asterionella gracillima Grün.
D. eylindricum Imhof. Gymnodinum fuscum Stein.
Dans ce lac, le coractère accidentel intéressant qui résulte de pêches
faites au mois de mai, c’est l'immense développement des Mallomonas.
On remarquera que la curieuse Desmidiée décrite par moi pour le Léman
s’y retrouve. Il y a dans cette flore pélagique beaucoup de ressemblance
avec celle du lac de Genève.
LAC D’ANNECY
DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-SAVOIE
Altitude 446 m. 525; cube du lac 1,123,500,000 m°; superficie 27 k?;
résidu sec 0,1439; profondeur 64 m. 7; température estivale 22° (max.);
hiver au-dessus de 4°,
Espèces dominantes :
Ceratium hirundinella O. F. Müll. Glenodinium pusillum Penard.
Asterionella gracillima Grünow.
1 Bibliographie : Botanique. J. Brun, Diat. des Alpes et du Jura; Chodat 1. c.,
étude de biologie lacustre, Bull. de l'Herbier Boissier; Géographie physique :
Dupare et Delebecque, 1. c., t. XXVIII; Duparc, Lac d'Annecy, I. c., tome XXXI,
75; Delebecque, Atlas des lacs francais, pl. III; Id. Lacs francais, p. 39, pl. IH.
168
Espèces observées :
Oscillatoria rubescens Dec.
Gomphosphæria lacustris Chod.
Anabæna flos aquæ Kütz.
Sphærocystis Schroeteri Chod.
Oocystis lacustris Chod.
Closterium Nordstedtii Chod.
Botryococcus Braunii Külz.
Stichoglæoa olivacea Chod.
Dinobryon eylindricum Imhof.
D. divergens Imhof.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(69)
D. stipitatum v. lacustre Chod.
Mallomonas acaroides Zach.
Cyclotella comta v. lemanensis Ehrb.
Fragilaria erotonensis Kitt.
Synedra delicatissima Sm.
Asierionella gracillima Grün.
Cyclotella melosiroides Kirch.
C. Bodanica Eulst. var.
Cymatopleura Solea W. Sm.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
LAC DE JOUX ET BRENETS !
CANTON
>
DE VAUD
Altitude 1008 m.; cube du lac 154,000,000 m°; profondeur 34 m.;
superficie 9,520 m ?; profondeur moyenne 18 m. (prise de glace, environ
3 MOIS).
Espèces dominantes (Mai) :
Fragilaria crotonensis Kitton.
Chroococcus minutus v. carneus Chod.
Espèces observées :
Gomphosphæria lacustris Chod.
Chroococcus minutus var. carneus
Chod.
Cœlosphærium Kützingianum Næsg.
Sphærocystis Schreteri Chod.
Eudorina elegans Ehrb.
Staurogenia quadrata Morr.
Botryococcus Braunii Kütz.
Nephrocytium Agardhianum Næsg.
Daetylococeus lacustris Chod.
Ooeystis lacustris Chod.
1 Bibliographie :
Raphidium Braunii Næsg.
Stichoglæoa olivacea v. sphærica Chod.
Cosmarium scenedesmus Delp.
Hyalotheca dissiliens Breb.
Cœlastrum sphæricum Schmal.
Mougeotia gracillima Wittr. (?)
Stichoglæoa olivacea Chod. v. sphærica.
Cryptomonas ovata Ehrb.
Dinobryon thyrsoideum Chod.
D. stipitatum Stein.
Ceratium hirundinella ©. F. Müll.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
Glenodinium pusillum Penard.
Botanique. Pitard, Bulletin de l'Herbier Boissier, 1897.
Incomplet ou faux. — Géograph. phys. Atlas Siegfried, feuilles 297 et 299. —
Forel, Soc. vaudoise des sciences naturelles, 1897, t. XXXIII, p. 79.
(70) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 169
Gymnodinium fuscum Stein. Asterionella gracillima Grünow.
Cyelotella operculata (20-30 x) Kütz. Diatoma vulgare Ehrb.
Melosira orichalcea Kütz. Melosira granulata Ehrb.
M. distans (36/8,5). Cymatopleura elliptica Smith.
Tabellarıa flocculosa Kütz.
Le lac de Joux se montre, d’après cette liste, relativement plus riche
en organismes pélagiques que les lacs de plus grande importance.
Il ne faut pas dans cette constatation perdre de vue que la profondeur est
faible relativement au Léman et que d’autre part il est alimenté par des
eaux marécageuses venant du lac des Rousses. Forel donne comme teinte
de ce lac le degré X et XI ce qui indique selon lui une forte proportion
de matières tourbeuses en dissolution.
Ainsi s’expliquerait la présence de Staurogenia, de Cosmarium, de
Celastrum sphæricum, de Cælosphærium, etc.
D’autre part, il est intéressant d’y constater une flore pélagique peu
différente en somme de celle du Léman comme éléments principaux.
C'est ainsi que le Sfichoglæoa s’y retrouve mais sous la forme commune
au lac de Neuchâtel.
Le Chroococcus minutus var. carneus y est aussi abondant que dans ce
dernier lac et cependant je n’y ai pas rencontré le Rhizolenia auquel on
attribue généralement un caractère nordique.
M. E. Pitard a parlé de ce lac dans un mémoire relatif aux petits lacs
alpins. Ce qu'il en a dit repose évidemment sur des informations incom-
plètes ou des déterminations erronnées.
LAC DE NEUCHATEL !
CANTONS DE NEUCHATEL, VAUD ET FRIBOURG
Altitude 432 m.; cube du lac 14,17 km? (Penck); profondeur 15% m.
(prof. moyenne 64); superficie 239,62 km’. :
Espèces dominantes :
Chroococcus minutus var.carneusChod. Botryococcus Braunii Kütz.
Anabæna flos aquæ Kütz. Asterionella gracillima Grünow.
1 Bibliographie : Chodat, Sur deux algues pélagiques, Journal de botanique,
Morot, 1895. — Géogr. physique, Annuaire statistique, 1893; Atlas Siegfried,
feuilles 286, 287, 285, 324, 310, 311, 309, 312.
? Penk, Morphologie der Erdoberfläche, II.
BULL. HERB. BOISS., février 1898. 12
170 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (71)
Espèces observées :
Chroococcus minutus var.carneusChod. Dinobryon divergens Imhof.
Oscillatoria rubescens Dec. D. sertularia Ehrb.
Gomphospheria lacustris Chod. Cosmarium scenedesmus (1) Del.
Merismopedium elegans A. Braun. Pandorina morum (1) Bory.
Anabæna flos aquæ Kütz. Cyclotella Bodanica Eulst. v.
Sphærocystis Schreteri Chod. Fragilaria crotonensis Kitt.
Oocystis lacustris Chod. Asterionella gracillima Grün.
Nephrocytium Aghardhianum Næeg. Tabellaria flocculosa Kütz.
Peridinium tabulatum Ehrb. Stephanodiscus Astræa Grün.
Raphidium Braunii Nag. Cymatopleura elliptica W. Sm.
Oocystis Nægelii Kirchn. Tabellaria flocculosa Kütz.
Closterium Nordstedtii Chod. Melosira orichalcea Kütz.
Mougeotia gracillima Wittr. Rhizolenia longiseta Zach.
Stichoglæoa olivacea Chod. v.sphærica. Mallomonas Hesslii Perty.
Espèces caractéristiques :
Rhizolenia longiseta Zach. Stephanodiscus Astræa Grünow.
Oscillatoria rubescens Dec.
Ce lac jurassique differe assez nettement des lacs formant le groupe
des préalpes de Savoie, savoir le Léman, le lac d’Annecy, du Bourget, etc.
Chez ceux-ci le Stenaphodiscus astræa manque ou est très rare et le
le Rhizolenia longiseta n’y a pas été rencontré.
D'autre part, le beau développement du Chroococcus, de la variété
rouge du Botryococcus et la richesse en Raphidium donnent au premier
examen microscopique une impression bien différente de celle produite
par l’eyamen d’une pêche d’un lac des préalpes savoisiennes.
Quant à l’Oscillatoria rubescens, elle manque rarement mais n’atteint
jamais le développement bien connu pour le lac de Morat.
J'ai pu faire, mais dans d’assez mauvaises conditions, une pêche dans
le petit lac de Saint-Blaise que l’on dit très profond et qui n’a pas
d’affluent. Il doit communiquer par une nappe d’eau souterraine avec les
lacs de Neuchâtel et peut-être de Morat.
J'y ai trouvé :
Ceratium hirundinella F. ©. Müll. Cœlosphærium Kutzingianum Næg.
Dinobryon sertularia Ehrb. Oscillatoria rubescens Dec.
Je n’y ai point trouvé de Diatomées.
(72)
R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE.
LAC DE BIENNE!
CANTONS DE BERNE ET NEUCHATEL
171
Altitude 433 m.; cube du lac 1,24 km. (Penck); superficie 42 km?. 16;
profondeur 76 m. (moyenne 28,5).
Espèces caractéristiques :
Oscillatoria rubescens Dec.
Stephanodiscus Astræa Grün.
Especes dominantes :
Asterionella gracillima Grün.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Espèces observées :
Anabæna flos aquæ Kütz.
Oscillatoria rubescens Dec.
Gomphosphæria aponina Kütz.
G. lacustris Chod.
Chroococcus
Chod.
Merismopedium glaucum N&g.
Sphærocystis Schreteri Chod.
Oocystis lacustris Chod.
Botryococcus Braunii Kütz.
Dactylococeus lacustris Chod.
Hyalotheca dissiliens Brébisson.
Closterium Nordstedtii Chod.
Raphidium Braunii Næg.
Stichoglæa olivacea Chod. v. sphærica.
Dinobryon eylindricum Imhof.
D. lacustre Chod.
D. sertularia Ehrb.
D. subdivergens Chod.
Ceratium hirundinella O. F. Müll.
Peridinium tabulatum Stein.
P. cinetum Stein.
minutus var. carneus
Rhizolenia longiseta Zach.
Ceratium macroceras O. F. Müll.
Glenodinium pusillum Penard.
Gymnodinium fuscum Stein.
Mallomonas acaroides Zach.
Rhizolenia longiseta Zach.
Stephanodiscus Astrea Grün.
Melosira orichalcea Kütz.
Cyclotella comta v. radiosa Grün.
C. Bodanica var.
Nitzchia sigmoidea W. Sm.
Asterionella gracillima Grün.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Cymatopleura elliptica W. Sm.
C. Solea W. Sm.
Melosira catenata Brun.
Cyclotella melosiroides Kirchn.
Tabellaria flotculosa Kütz.
Diatoma vulgare Ehrb.
D. elongatum Ehrb.
Synedra delicatissima.
S. Ulna v. longissima Ehrb.
Tabellaria fenestrata Kütz.
Fragilaria virescens Ralfs.
1 Bibliographie : Annuaire statistique, 1893; Atlas topogr. suisse, 135, 136,
137, 121.
172 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (73)
LAC DE MORAT
CANTONS DE FRIBOURG ET VAUD
Altitude 435 m.; cube du lac 0,6016 km. (Penck); superficie 27 km? 42;
profondeur 48 m. (moyenne 22).
Espèces dominantes :
Oscillatoria rubescens DC. Mallomonas acaroides Zach.
Asterionella gracillima.
Espèces observées :
Gomphosphæria lacustris Chod. M. arenaria (?) Moore.
Oscillatoria rubescens Dec. M. varians Aghard.
Anabæna flos aquæ Kütz. Cymatopleura elliptica W. Sm.
Stichoglæoa olivacea var. sphærica. Diatoma elongatum Ehrb.
Chroococcus minutus Chod. v.lacustris. Tabellaria fenestrata Lyng.
Sphærocystis Schræteri Chod. T. flocculosa Roth.
Ceratium hirundinella O. F. Müll. Rhizolenia longiseta Zach.
Botryococcus Braunii Kütz. Fragilaria crotonensis Kitt.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm. Stephanodiscus Astræa Grün.
Melosira orichalcea Kütz.
LAC DES QUATRE-CANTONS ?
CANTONS DE LUCERNE, SCHWYTZ, URI ET UNTERWALD
Altitude 437 m.; cube du lac 11,82 km?.; superficie 113 km? 36; pro-
fondeur 214 m. (moyenne 104); temp. de surface 18,1°; fond 4,2°.
Espèces observées :
Botryococcus Braunii Kütz. Asterionella gracillima Grün.
Cyclotella comta var. Peridinium einctum Stein.
Dactylococeus lacustris.
1 Bibliographie, botanique : DC. Mémoires de la Soc. de physique et d’hist.
nat. de Genève, 1828 ; R. Chodat, Sur deux algues pélagiques, in Morot, Journal
de botanique, 1896. — Géogr. physique : Annuaire statistique, 1893 ; Atlas topog.
314, 312, 313.
? Bibliographie, botanique : Kirchner et Schreter, Bodensee, p. 24. — G£ogr.
phys. Annuaire de statistique, 1893, 205. 206, 208, 377, 380, 381, 382.
(74)
P. tabulatum Ehrb.
Ceratium hirundinella O.-F. Müll.
Sphærocystis Schreteri Chod.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Cymatopleura elliptica.
R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE.
173
Dinobryon subdivergens Chod. (D. ser-
tularia Kirchn. non Imhof.).
Anabæna flos aquæ Kütz.
Fragilaria capucina Desm.(sec. Kirchn.).
Cyclotella melosiroides Kirchn.
LAC DE ZOUG !
CANTONS DE ZOUG ET SCHWYTZ
Altitude 417 m.; superficie 38 km?. 48; cube du lac 3,21 km*. (Penck);
profondeur max. 198 m. (prof. moyenne 84).
Espèces observées (été et automne 1897) :
Gomphosphæria lacustris.
Clathrocystis æruginosa Henfr.
Chroococcus minutus var. carnea.
Cœlosphærium Kutzingianum Næg.
Botryococcus Braunii Kütz.
Raphidium Braunii gelif. (muticum).
Sphærocystis Schræteri Chod.
Dinobryon stipitatum
Chod.
D. divergens Imhof.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
var. lacustre
Ceratium hirundinella F.-O. Müll.
Glenodinium pusillum Penard.
Stichoglea olivacea var. spharica
Chod.
Synedra delicatissima Sm.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Cyclotella operculata Kütz.
C. comta var. radiosa Grün. f. spiralis.
Asterionella gracillima Heib.
Cyclotella melosiroides Kirchn.
Cosmarium scenedesmus Delp.
GREIFENSEE?’
CANTON
DE ZURICH
Altitude 439 m.; superficie 8,48 km?; profondeur max. 34 m.
Espèces observées :
Chroococcus minutus var. viridis.
Sphærocystis Schræteri Chod.
Eremosphæra viridis.
Cosmarium scenedesmus Delph.
Dinobryon thyrsoideum Chod.
D. stipitatum var. lacustre Chod.
D. divergens Imhof.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
! Atlas 190, 192, 206, 207.
2 Feuille 212, 226.
Ceratium hirundinella F.-O. Müll.
Asterionella gracillima Heib.
Synedra Ulna var. delicatissima.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Melosira orichalcea Kütz.
Cyclotella operculata Kütz.
C. melosiroides Kirchn.
17% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
(75)
LAC D’ÆGERI !
CANTON DE ZOUG
Altitude 728 m.; superficie 7 km?; profondeur 83 m.
Espèces observées :
Chroococcus minutus v. carneus Chod.
Gomphosphæria lacustris Chod.
Cyclotella comta var. radiosa Grün.
Cyclotella operculata Kütz.
C. Kutzingiana Thw.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Asterionella gracillima Heib.
Ceratium hirundinella F.-O. Müll.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
Gymnodinum fuscum Stein.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
Stichoglæoa olivacea var. sphærica
Chod.
Dinobryon sertularia Ehrb.
D. divergens Imhof.
D. stipitatum Stein.
Nephrocytium Aghardhianum Negeli.
Sphærocystis Schreeteri Chod.
Oocystis sp.
LAC DE ZURICH ?
CANTONS DE ZURICH, SCHWYTZ ET SAINT-GALL
Altitude 409 m.; cube du lac 3,190 km°.; superficie 87 km?. 78; pro-
fondeur 143 m. (moyenne 44).
Espèces observées :
Anabæna flos aquæ Kütz.
Cœlosphærium Kutzingianum Næsg.
Chlathrocystis æruginosa Henfrey.
Spherocystis lacustris Chod.
Botryococcus Braunii Kütz.
Cosmarium scenodesmus Delp.
Pandorina morum (Schræt.) Bory.
Eudorina elegans (Schret.) Ehrb.
Phacotus Lendneri Chod. (Chod.).
? Feuille 193, 244, 258.
Tabellaria fenestrata (f. stellata)
Kütz.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Asterionella gracillima Heib.
Cyclotella comta var. melosiroides
Kirch.
C. operculata Kütz.
Synedra Ulna var. longissima Ehrb.
S. linearis Ehrb.
? Bibliographie, botanique : Schreter, Dre Schwebeflora, Zürich 1897 ou la
bibliographie est complète. — Geogr. physique : Annuaire de statistique, 1893,
feuille 161, 175 177, 228, 229, 242, 243, 246.
(76) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 175
Tabellaria flocculosa Kütz. Glenodinium pusillum Penard.
Cymatopleura elliptica W. Sm. Dinobryon divergens Imhof.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm. D. stipitatum Stein.
Ceratium hirundinella O.-F. Müll. D. cylindricum Imhof.
LAC MAJEUR ‘
TESSIN ET HAUTE-ITALIE
Altitude 197 m.; cube du lac 37,10 km?.; superficie 214 km?.52; pro-
fondeur 375 m. (profondeur moyenne 175,4 m.).
Espèces observées :
Gomphosphæria lacustris Chod. Synedra Ulna var. longissima Ehrb.
Botryococcus Braunii Kütz. S. delicatissima Em.
Sphærocystis Schreteri Chod. Asterionella gracillima Heib.
Raphidium Braunii stat. gelif. Næsg. Cyclotella comta Kütz.
Dactylococcus lacustris Chod. C. bodanica var. Eulst.
Oocystis lacustris Chod. Melosira varians Agh.
Scenedesmus quadricauda Breh. (Eudorina elegans) Ehrb.
Ceratium hirundinella O.-F. Müll. Melosira orichalcea (Chod.Kirch.)Kütz.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm. M. Rœseana Rabh. (sec. Kirch.).
Fragilaria crotonensis Kitt. M. Binderiana Kütz (sec Kirchn,).
Fragilaria capucina Desm. Fragilaria capucina Desmaz.
Couleur du lac (gamme Forel) VI-VIT; température de surface 22°; pro-
fondeur (350 m.) 5,7 (sec. Forel, Soc. Lombardo dell sc., 1889, p. 741.)
LAC DE LUGANO
CANTON DU TESSIN ET HAUTE-ITALIE
Altitude 274 m.; superficie 50 km°. 46; profondeur maximale 288 m.
Espèces observées :
Anabæna circinalis. Gomphospheria lacustris Chod.
Oscillatoria prolifica Gom. (Grev.) Botryococcus Braunii Kütz.
! Bibliographie, botanique : Kirchn. Die Veget. des Bodensee, 1897. — Geogr.
phys. : Annuaire statistique, 1893 ; Atlas, 51%, 537, 510.
Ritter, Et. Morphometrie du lac Majeur, Le Globe, Genève 1896.
176 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (77)
Chroococcus minutus Næg. Sphærocystis Schreteri Chod.
Dactylococcus lacustris Chod. Asterionella gracillima Heib.
Oocystis lacustris Chod. Cyelotella comta Kütz. v.radiosa Grün.
Ceratium hirundinella F. O. Müller. C. melosiroides Kirchn.
Mallomonas acaroides Zach. Fragilaria erotonensis Kitt.
Stichogloeoa olivacea v. spherica nob. Dinobryon stipitatum Stein.
LAC DE THOUNE!
CANTON DE BERNE
Altitude 560 m.; superficie 47 km?. 92; cube 6 km?. 50; profondeur
max. 217, moyenne 135.
Espèces observées {mai et fin juillet) :
Ceratium hirundinella O.-F. Müll. C. comta var. comensis Grünow (sec.
C. cornutum Ehrb. Kirchn.).
Glenodinium pusillum Penard. Mallomonas acaroides Zach.
Dinobryon cylindricum Imh. Cyclotella operculata Kütz.
Sphærocystis Schreteri Chod. Botryococcus Braunii Kütz.
Oocystis lacustris Chod. Fragilaria crotonensis (peu) Kitt.
Cyclotella comta var. radiosa Kütz.
LAC DE BRIENZ ?
CANTON DE BERNE
Altitude 566 m.; superficie 29 km°. 95; cube 5 km?. 17; profondeur
261 m.; prof. moyenne 176 m.
Espèces observées :
Ceratium hirundinella O.-F. Müller. Synedra Ulna var. delicatissima Sm.
Cyclotella comta var. radiosa Grün. Mallomonas acaroides Zach.
Kütz. Sphærocystis Schreteri Chod.
C. operculata Kütz. Fragilaria capucina Desmaz.
C. comta var. melosiroides Kirchn.
1 Bibliographie, botanique : Kirchn. 1. c., p. 25 (Cyclotella var. comensis). —
Géogr. phys. : Annuaire statistique, 1893 ; Atlas Siegfr., 355, 391, 395.
2? Bibliographie geogr. . Annuaire statistique, 1893; Atlas topogr., 391, 392.
(78)
R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE.
177
LAC DE WAALENSTADT !
CANTONS DE SAINT-GALL ET GLARIS
Altitude 422 m.; superficie 24 km?. 2; cube du lac 2 km*. 49; pro-
fondeur 151 (moyenne 103).
Fragilaria erotonensis Kitt
114 2).
Asterionella formosa var. gracillima
Heib. 54 #-66 ».
Cyclotella comta Kütz.
Synedra delicatissima Sm.
Ceratium macroceras (hirundinella
O.-F. Müll.) 15 »-65 ».
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
Glenodinium pusillum Penard.
(90 #-
Gymnodinium fuscum Stein.
Mallomonas acaroides Zach.
Dinobryon divergens Imh.
D. cylindricum Imh.
Cyclotella melosiroides Kirch.
Stephanodiscus Astra.
Sphærocystis Schroeteri Chod.
Oocystis lacustris Chod.
Anabæna flos aquæ Kütz.
Chroococeus sp.
LAC DE CONSTANCE ?
CANTON DE THURGOVIE, WURTEMBERG, BAVIÈRE ET AUTRICHE
Altitude 395 m.; superficie 475 km?.48; cube du lac 48 km’. 44; profon-
deur extrême 252 m. (moyenne 90 m.); résidu sec 0,1718; température
moyenne de la surface 11,3° C.
Espèces observées :
Cycelotella bodanica Eulst.
Fragilaria crotonensis Kitt.
Asterionella gracillima Heib.
Synedra delicatissima Sm.
Cyclotella comta var. radiosa Grün.
C. melosiroides Kirchn.
Synedra Ulna Ehrb.
Fragilaria virescens Ralfs.
Ceratium hirundinella F.-O. Müll.
Peridinium tabulatum Clap. et Lachm.
Sphærocystis Schreeteri Chod.
Botryococeus Braunii Kütz.
Anabæna circinalis Rhb.
Stephanodiscus Astræa.
Diatoma vulgare Bory.
D. elongatum Ag.
Cymatopleura elliptica Bréb.
C. Solea Bréb.
Melosira varians Agh.
Anabæna flos aquæ Bréb.
1 Bibliographie, Ann. statist., 1893 ; Atlas Siegfr., 252, 253.
2? Bibliographie : Bodenseeforschungen, Lindau; Schreter et Kirchner, Die
Vegetation des Bodensees.
178 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (79)
Achnantidium flexuosum Kütz. Cymbella leptoceras Kütz.
Cymbella gastroides Kütz. C. helvetica Kütz.
C. affinis Kütz. Ceratoneis Arcus Kütz.
Eucyonema cæspitosum Kütz. Closterium strigosum Breb.
E. ventricosum Kütz. C. Lunula Ehrb.
Tabellaria fenestrata Kütz. Spirogyra sp.
T. flocculosa Kütz. Pediastrum Boryanum Menegh.
Nitzschia linearis W. Sm. Scenedesmus quadricauda.
Navicula maior Kütz.
La flore pélagique du lac de Constance est relativement pauvre. Je n’y
ai rencontré ni le Stichogleoa ni le Gomphosphæria si communs dans les
lacs de la Suisse occidentale.
Les algues vertes n’y sont guère représentées que par Botryococcus
Braunii, Sphærocystis Schreteri qui ne manquent d’ailleurs à aucun lac
et par le Nephrocytium Aghardianum qui y est rare.
Le Cyclotella bodanica Eulst. y est bien particulier et ne se rencontre
dans aucun lac de la Suisse avec les mêmes caractères. Variable comme
grandeur, il y atteint jusqu’à 60 y et se fait surtout remarquer par son
bord nettement marqué encadrant la face frustulaire. Cette disposition
rappelle extrêmement ce qui se voit chez C. Iris J. Br. et F. Heribaud
Diatomée fossile d'Auvergne. La ressemblance est encore augmentée par
cette singularité que, contrairement à ce qui s’observe chez les autres
Cyclotella qui ont tous des frustules parfaitement rondes, le pourtour est
ici souvent irrégulier, le cercle déformé.
Je propose pour celte variété le nom de C. bodanica var. pseudoiris
Chod. Je l’ai constaté en grand nombre dans des pêches faites au large
devant Romanshorn.
Je ne doute pas que des pêches suivies montrent que ce lac comporte
encore d’autres espèces planktoniques habituelles; mais les matériaux
étudiés par Kirchner ont été (autant qu’on peut en juger) des matériaux
fixés ne permettant pas de reconnaître les Chlorophycées ou les Flagellées
délicates. Mes pêches ne sont pas assez nombreuses pour tirer une con-
clusion définitive. Mais dans l’état actuel des recherches, on peut dire que
le lac de Constance paraît plus pauvre en espèces que le Léman.
Il lui manque habituellement :
Stichogloeoa olivacea. Ooeystis lacustris.
Gomphospheria lacustris. Closterium Nordstedtii, etc.
Quant aux Dinobryon, je n’y ai constaté qu’une espèce commune à
Dur À
(80) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 179
cellules isolées, dont la base de la capsule ondulée est longuement sti-
pitée.
Le Stephanodiscus Astræa cité par Kirchner comme pélagique y est
tout aussi rare qu’au Léman et l’on ne saurait le ranger parmi les espèces
dominantes ni habituelles.
LAC DE VARESE
HAUTE-ITALIE
Altitude 235 m.; superficie 16 km?; cube du lac 160,000,000 m°; pro-
fondeur extreme 26 m. (moyenne 10 m.), d’après E. Reclus.
Oscillatoria prolifica Grev. C. comta var. melosiroides Kirch.
Chroococeus minutus v. carneus Chod. C. comta var. radiosa Grün.
Botryococeus Braunii Kütz. Fragilaria crotonensis Kitt.
Cosmarium scenedesmus Delp. Asterionella gracillima Heib.
Dactylococcus lacustris Chod. Synedra delicatissima Sm.
Oocystis lacustris Chod. Dinobryon divergens Imhof.
Scenedesmus acutus Mey. Melosira catenata Brun.
Melosira varians Ag. Synedra capitata Ehrb.
M. orichalcea Kütz. _ Glenodinium pusillum Penard.
Cyclotella comta var. paucipunctata Ceratium hirundinella O.-F. Müll.
Grün.
REMARQUES SUR LA MORPHOLOGIE DE QUELQUES ESPECES
Oscillatoria prolifica Gomont (Grev.).
Lyngbya prolifica Grev.
Cette espèce citée au lac de Morat par Gomont n'ÿ a pas été rencontrée
par moi. Par contre j'ai pu l’étudier dans mes pêches du lac de Varese où
elle est très abondante et communique à l’eau un scintillement fauve
caractéristique. Tandis que l’Oscillatoria rubescens a une largeur moyenne
de 6 y. l'O. prolifica de Varese ne dépasse pas 4,5 y; ordinairement elle
atteint 3 u, c’est-à-dire qu’elle est très étroite. Son contenu et son appa-
rence sous le microscope sont les mêmes que chez 0. rubescens DC. Les
filaments s’atténuent assez brusquement et la pointe est couronnée d'un
petit chapeau largement évasé non conique qui déborde légérement.
180 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (81)
Cette espèce ne s’est retrouvée ni au lac de Morat ni dans ceux de
Bienne et de Neuchâtel, tandis qu’elle a été citée par Gréville comme
formant une fleur d’eau analogue à celle du lac de Morat. Je l’ai par contre
retrouvée en petite quantité dans le lac de Lugano. (Voyez mon article
sur « Deux algues pélagiques » dans le Journal de botanique, 1896.
Chroococcus minutus var. carneus Nop.
Cette Cyanophycée ne possède point de vacuoles à gaz. Elle est très
répandue à l'exception de tout autre Chroococcus. On n’avait pas, jus-
qu'à présent, cité de Chroococcus planktonique (pélagique-eulimnétique
Schrœter). Celle-ci caractérise admirablement le lac de Neuchâtel. En
juillet. 1897 l’eau en était troublée; elle se maintient dans les eaux
superficielles. Mais déjà au printemps de la même année, elle était l’une
des algues pélagiques les plus abondantes. Je l’ai retrouvée au lac de
Joux, du Bourget, d’Aiguebelette, de Paladru, de Bienne, de Morat et de
Varese. à
Elle forme ordinairement des thalles de seize cellules disposées sur
deux plans plus ou moins parallèles mais obliquement déplacés. Comme
chez les vrais Chroococcus, la division s’y effectue de bonne heure par
segmentation en deux demi cercles. Les granulations de cyanophycine y
sont rarement nombreuses. Quant à la couleur elle varie du vert olive au
jaune oignon ou au jaune d’ocre. Chaque cellule atteint un diameire
de 7-9 u.
C'est une algue pélagique bien constante.
Gomphosphæria lacustris Chod. nov. spec.
Cette nouvelle espèce est encore plus caractéristique pour la flore
pélagique que la précédente. Au lac de Genève elle ne fait jamais défaut.
Je l’ai rangée précédemment parmi les Cœlosphærium à cause de la
disposition périphérique de ses cellules. Une étude facilitée par le grand
nombre d'individus ainsi que par les stades nombreux qui ont pu être
observés m’a convaincu qu’il valait mieux l’incorporer au genre Gom-
phosphæria, lui-même d’ailleurs imparfaitement connu.
Ce sont des colonies ordinairement réniformes, quelquefois doubles,
dont le grand diamètre dépasse 30 u. Au premier abord la colonie tout
entière paraît englobee dans un mucus sans structure spéciale. Les
cellules sont disposées à la périphérie et se présentent extérieurement
(82) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LAGUSTRE. 181
avec un aspect different selon qu’elles sont en voie de division ou non.
Dans ce dernier cas, leur section est à peu près circulaire mais bientôt
elles s’allongent transversalement, se divisent en prenant la forme
biscuit. Si l’on emploie le bleu de méthylène la structure de la gelée
apparaît ordinairement plus nettement. On voit alors que ces cellules
périphériques sont en réalité ovoides avec la pointe dirigée vers le
centre. La division est alors longitudinale et rappelle beaucoup le
même phénomène que j'ai décrit pour l’algue verte Botryococcus. Du
centre de la gelée on voit se détacher des lambeaux rayonnants, eux-
Fig. 1. — a, colonie sphérique ; b, lambeaux du squelette muqueux tels
qu'on les voit partir du centre; c, un lambeau termine par les cel-
lules se divisant longitudinalement; d, cellule en voie de division;
e, mode de divergence des cellules couronnant les filets ou lam-
beaux; f, autre aspect du squelette muqueux; g, deux cellules diver-
gentes.
à |
mêmes subdivisés en filets plus ou moins élargis à la base et qui parais-
sent couronner une cupule irrégulière dont les côtés formaient les
lambeaux rayonnants cités. Finalement à chaque cellule aboutit une
bande tantôt plus ou moins élargie tantôt plus filiforme. Lorsque les
cellules se subdivisent elles finissent par diverger, entraînant à leur suite
un nouveau lambeau issu des précédents.
Il y a dans ce développement une grande analogie avec ce qui se passe
chez le Dictyosphærium Ehrenbergianum, mais ici la régularité est moins
182 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (83)
grande. On pourrait trouver aussi une analogie avec la formation des
colonies de Botryococcus; mais dans notre Gomphosphæria le develop-
pement est plus nettement rayonnant.
Je rattache cette plante au genre Gomphosphæria à cause de la dispo-
silion rayonnante des cellules obovoides (v. fig. 1).
Mais notre plante diffère essentiellement du G. Aponina par une taille
plus réduite, par une couleur rose chair bien constante et par son mode
de vie.
C’est en effet l’une des plus constantes de la flore pélagique puisque
j'ai trouvé cette algue dans les lacs suivants : Aiguebelette, Paladru,
Bourget, Annecy, Joux, Neuchâtel, Bienne, Morat, Majeur, Genève, soit
dans dix lacs au moins. Au lac de Joux elle était excessivement abondante
et beaucoup de colonies étaient réduites au squelette muqueux, les cel-
lules ayant émigré. La persistance du squelette montre que cette structure
est bien déterminée et n’est pas simplement un effet d'optique ou le
résultat de l’action des réactifs.
Stichoglæoa olivacea Chod. var. sphærica Nob.
Le genre Stichoglæoa créé par moi pour une espèce du Léman et du
lac d’Annecy s’appliquait à des colonies de cellules plus ou moins cour-
tement bacillaires, de là le nom. Dans la plupart des autres lacs j’ai
retrouvé des Stichogleoa, mais leurs cellules étaient constamment sphé-
riques. Le chromatophore en plaque pariétale de même couleur et de
même apparence, le thalle muqueux présentant les mêmes réactions
colorantes vis-à-vis du bleu de méthylène, c’est-à-dire une belle colo-
ration rouge, la forme générale de ce thalle étant semblable ; il était cer-
tain que la plante si commune dans les lacs de Neuchâtel, Joux,
Bourget, Zoug, Bienne était bien du genre Stichogleoa. La question posée
est de savoir si cette nouvelle forme doit être considérée comme espèce
ou variété.
Les différences essentielles résident principalement dans la forme des
cellules et dans leur disposition plus compacte chez la nouvelle plante. En
outre, chez cette dernière, les cellules sont notablement plus grosses. Elles
ont 9 y de diamètre alors que dans leur congénère du Léman la longueur
maximale, c’est-à-dire le grand diamètre ne dépasse pas 7,5 w. -8,4, ce
qui donne au St. olivacea type une apparence beaucoup plus gracieuse.
J'ai préféré provisoirement n’en faire qu’une variété.
Stichogleoa olivacea Chod. var. sphærica Nob. a St. olivacea Chod.
differt cellulis rotundis diametro 9 y. contra in præcedente 7,5-8,4 y.
(84) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 183
Rhizolenia longiseta Zach.
On sait que les espèces de Rhizolenia sont marines à l’exception de
R. longiseta Zach. et R. eriensis J. Br. La première a été trouvée dans les
Fig. 2. — Rhizolenia longiseta Zach. — A, siade de division, les
cellules filles ont poussé chacune une nouvelle arête; B, id., mais
on voit ici les deux cellules filles tendre à se détather; C, stade
normal; D, apparence des deux cellules filles, la partie inférieure
du Rhizolenia même n'a pas été dessinée; E, cellule fille du Rhizo-
lenia dans laquelle on voit nettement la nouvelle frustule emboitee;
F, autre aspect; G, allongement du protoplasme et division des
chromatophores; H, disposition des plaques connectives.
lacs du Holstein par Zacharias, la seconde a été signalée et figurée par
Brun pour le Léman.
Il était intéressant de retrouver la première dans nos lacs suisses. C’est
surtout au lac de Bienne que je l’ai trouvée en grande abondance; elle
184 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (85)
était plus rare aux lacs de Morat et de Neuchâtel’. C’est une espèce diffi-
cile à constater, car la ténuité de sa carapace et sa petitesse la cèlent
pendant longtemps aux recherches de l’observateur.
J'ai pu faire sur cette Diatomée curieuse quelques observations qui
valent la peine d’être consignées.
Dans les cellules qui ne sont pas en voie de division, le protoplasme
est ramassé au centre, arrondi aux deux extrémités. Le chromatophore
est en forme de plaque pariétale entière, ondulée sur les bords ou plus
profondément lobée (fig. 1, c). On remarque aussi des globules huileux et
très souvent de gros globules aux extrémités. Avant la division, le
cylindre protoplasmique s’allonge; on y voit alors deux chromatophores
(v. fig. 2, G). La division ayant eu lieu, on constate qu’à l’intérieur de la
carapace les nouvelles cellules ont développé mais en sens contraire un
nouveau prolongement (fig. 2, À, B, C). La figure B donne une idée de
cet emboitement des cellules filles. Comment se fait la mise en liberté ?
Ceci est un point à élucider. Il se pourrait qu’une partie de l’ancienne
carapace fut maintenue comme il semble ressortir des figures E, A, B.
Quoi qu’il en soit la carapace est formée de plaques nombreuses très
difficiles à apercevoir sans une excellente immersion ? (v. fig. 2, H).
Cette espèce a été retrouvée plus tard par Seligo dans les lacs de la
Prusse orientale, puis par Lauterborn * dans les eaux mortes de l’ancien
lit (Altwässer) du Rhin supérieur et par Zacharias‘ en Silésie, près de Til-
lowitz, et finalement par Schrœder* dans l’étang du jardin botanique de
Breslau. Cet étang, qui a 300 m. de longueur et 3 m. de profondeur, ne
peut guère être comparé à un lac. Il fournit encore une nouvelle preuve
en faveur de ma thèse que les organismes pélagiques peuvent se rencon-
trer aussi dans des étangs et des marécages. Nos nouvelles stations font
encore avancer l'aire de dispersion de ce genre curieux de 4 degrés vers
le sud.
B. Schroeder figure un état de division de Rhizolenia ou tout au moins
! R. Chodat : in Arch. d. sc. phys. et nat., Genève 1897, août.
? C. Apstein, Susswasserplankton. Kiel und Leipzig 1896.
$ R. Lauterborn, Ueber das Vorkommen der Diatomeen-Gattungen Aitheya
und Rhizolenia in den Altwässern das Oberheins. Ber. d. d. bot. Ges., 1896,
Band XIV, Heft 1, S. 11.
* 0. Zacharias. Neue Beiträge zur Kenntniss des Susswasserplanktons. For-
schungsberichte aus der biologischen Station in Plen, 1877, v. Theil, S. 8.
5 B. Schreder : Attheya, Rhizolenia und andere Planktonorganismen in Ber.
d. d. bot. Ges., 1897, 367.
(86) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 185
un stade dont il suppose qu'il est celui de la division effectuée. Jai
observé ces mêmes figures mais il me semble qu'il faut les interpréter
autrement. |
Il est probable que, comme dans toutes les Diatomacées, la carapace
est constituée par deux sortes de pièces. A l’intérieur de cette carapace
la division a lieu comme je l’ai indiqué plus haut. Il y a néanmoins
beaucoup à élucider relativement à cette division. Un état particuliè-
rement instructif est celui dans lequel on voit l’une des carapaces plus
puissante que l’autre et la dépassant légèrement.
Closterium Nordstedtii Chod.
Dans la première partie de ce mémoire il a été décrit sous le nom de
Closterium gracile var. capillare Delp. (sub. spec.) un Closterium à cel-
lules droites. Cette détermination se basait sur De Toni Sylloge algarum
à défaut de l’œuvre magistrale de Delponte. M. Nordstedt a attiré mon
attention sur cette erreur de détermination et je l’ai de nouveau comparé
avec l’ensemble des Closterium connus; ce qui est facilité par l'excellent
Index Desmidiacearum de M. Nordstedt.
Je n’ai trouvé aucune espèce qui correspondit parfaitement avec celle
qui est si caractéristique pour le Plankton lacustre La seule qui me
paraît voisine serait CL. macilentum Brebisson, mais la description et le
dessin sont trop sommaires soit chez Brébisson, soit chez Delponte pour
qu’on ose l'identifier. D'ailleurs les dimensions sont différentes. Notre
plante a comme épaisseur 9 u et comme longueur 240 w c’est-à-dire 26
fois plus longue que large, tandis que ces dimensions sont de 14 u et de
489 à 400 y pour le Cl. macilentum Breb.
On ne sait,en outre,rien de précis sur le nombre des cristaux de gypse
dans la vacuole apicale. A ce propos, je remarque combien sont incom-
pletes les descriptions des Closterium, ce qui rend l'identification souvent
impossible. \
Voici la diagnose de cette espèce nouvelle :
Closterium Nordstedtii Chod. nov. spec. Lorica lineari rectiuscula 23-26,
vicies-tricies magis longa quam lata, maxima*longitudine subæqualis
apicibus tantum sed acutiuscule attenuatis i. e. pars viridis diametro
regulari, apicibus attenuatis decies brevioribus quam cellula tota; vacuolæ
conspicuæ corpusculo trepidante unico; macula centralis subquadrangu-
laris; laminæ chlorophyllaceæ pyrenoidis conspicuis 4-5 munitæ. Dimens.
245 wet 9 u, 207 wel In.
BULL. HERB. BOISS., janvier 1898. 13
186 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (87)
Habitat in aquis superficialibus lacuum Galliæ et Helvetiæ (Genevensis.
Annecy, Bourget, Biennensis, Neocomensis, etc.).
Closterium aciculare West. var. robustius.
a forma typica differt lorica 70 X longior quam crassa dum est in altera
100 X.
Il n’est aucune autre espèce a laquelle on pourrait rapporter l’espece
décrite par moi dans le mémoire précédent. Le Cl. cornu d’Ehrenberg
(v. Ehrb. Infus., t. VI, f. v.) est tout different; il lui manque l’atténuation
aux deux extrémités et les plaques chlorophylliennes sont proportionnel-
lement beaucoup plus longues. Le Closterium Brebissonü (Delponte
Tab. XVII, fig. 20, 21) serait déjà plus ressemblant, mais encore ici les
plaques chlorophylliennes atteignent presque les extrémités, tandis que
dans notre forme lacustre les bouts dépourvus de chlorophylle ont au
moins ‘/ de la longueur totale, ce qui paraît aussi être le cas chez CI. aci-
culare West. Je ne saurais donc placer cette forme lacustre autre part.
Je ne l’ai rencontré que dans le Léman.
Gyclotella comta Kütz.
Je n’ai pas l'intention de reviser la systématique embrouillée de cette
espèce. Je veux simplement parler de quelques-unes des particularités
observées par moi au sujet de ce type si polymorphe.
Une des formes les plus remarquables est celle qui caractérise si bien
le lac de Zoug. Elle appartient à une variété voisine du C. comta var.
radiosa Grün. dont Kirchner a donné la description détaillée et la bio-
logie dans son travail sur le lac de Constance.
Il considère cette plante comme formant des colonies en disque gélifié
à la périphérie duquel les individus sont disposés en série régulière
séparés par des intervalles réguliers. J’ai déjà indiqué précédemment que
je n’agréais pas avec la conception de Schræter sur la constitution fila-
menteuse de la gelée connective. Je n’ai pas pu vérifier les indications de
Kirchner quant à sa forme du lac de Constance. J'ai cependant bien des
raisons pour penser qu'ici encore l’auteur s’est laissé induire en erreur
par des figures dues à l’étirement de la gelée. Quant à la disposition en
disque dont la gelée présenterait des filets rayonnants du centre vers les
cellules périphériques, ce que j’ai constaté au lac de Zoug me fait douter
de sa réalité. Dans ce dernier lac, j'ai pu constater que les Cyclotelles
=
(88) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 187
sont disposées en bandes semblables à celles observées par Schræter et
moi pour les lacs de Zurich et de Genève. Mais ici ces bandes sont regulie-
rement tordues en anneau ou mieux dit en spirale très surbaissee, Lors-
que le nombre des cellules est petit, 8-16, l'anneau paraît complet tandis
qu’il arrive souvent qu'avec le dédoublement des cellules, la spire se
développant en nouveaux tours elle devient plus apparente. Les pseudo-
disques du lac de Zoug ne sont que des spirales à un ou deux tours. Il
serait intéressant de reprendre les Cyclotelles du lac de Constance et de
les comparer à ceux du lac de Zoug.
Je joins à ces considérations quelques dessins relatifs à la structure de
la gelée de Cyclotella comta var. lemanensis du lac Léman.
Fig. 3. — Cyclotella comta var. lemanensis, — 4, deux cellules
réunies par une bande muqueuse; B, aspect de la gelée après trai-
tement au bleu de methylène; C, la même de profil.
Les grands Cyclotella semblent faire défaut aux lacs de Joux, de
Sylans, de Nantua, Thoune, Brienz, etc., soit aux petits lacs ou ceux de
montagne. Leur plus beau développement se fait au Léman. Elles
semblent donc caractériser les grands lacs. A Neuchâtel elle n’est pas
rare; à Bienne elle est plus rare et encore davantage à Morat. Cette
espèce n’est citée par Kirchner que des lacs de Constance, de Genève, de
Traun (Haute-Autriche) et le lac d’Où dans les Pyrénées. Nous l’avons
trouvée au lac d'Annecy, du Bourget, Neuchâtel, etc. Elle est donc loin
d’être aussi rare qu'on l'indique. D'autre part, le Frère Héribaud indique
cette espèce pour les lacs d'Auvergne et les marais tourbeux.
188 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (89)
Stephanodiscus Astræa Grün.
Cette espèce qui caractérise si bien les lacs de Neuchâtel, Bienne et
Morat a aussi été considérée par Kirchner comme extrêmement rare. Il
en dit ce qui suit : Das Vorkommen dieser Bacillarie ist deswegen von
einem besonderen Interesse, weil sie im Süsswasser bisher nur im
grossen Ploenersee, im Selenlersee in Holstein, im Müggelsee in der
Mark und im Baykalsee, von mir auch im Königsee in Bayern gefunden
worden ist. Sonst wird diese Art noch aus Irland, Kamischatka und
« Asien » angegeben.
Schreeter l’indique aussi du lac de Genève (1. c. tab.) et le Frère Héri-
baud des lacs de l’Auvergne. Au lac de Genève elle est très rare et ne s’y
est trouvée qu’accidentellement, tandis que le lac de Bienne, par exemple,
à certaines époques, en contient des quantités incalculables.
Elle est rare aussi au lac de Constance; elle ne saurait donc y être
considérée comme habituelle ni comme dominante pas plus que pour le
lac de Genève.
Elle reste donc dominante pour les lacs de Bienne, Neuchâtel et Morat.
PUBLICATION DE L'HERBIER BOISSIER
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l'Herbier. 12 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 45 fr. Union postale,
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— — Karpathos. Élude geologique, paléontologique el botanique. — In-Ao,
NC A pp CH Cuisson "20 Ir.
ce AUTRAN, E. er DURAND, TH. — Hortus Boissierianus. Enumeration des
plantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambesy, avec préface de
MF. Crépin. — In- = xt et nn Da avec er planches. Geneve, 1896.
>= 12 Tr.
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systématique ut Mt a
pour la Suisse et de Fr. 20.- — pOur Té eranger.
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Tome 1 (1893), 7
» IE (4894),
» II (1895),
» IV (1896),
» V (1897), L
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BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses Iranan.c.)
Tome VI. 1898.
Prix de lAbonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
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A. L’HERBIER BOISSIER
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PAUL KLINCKSIECK P. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Ecoles. 44, Carlstrasse,
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PLANCHE
PLANCHE
PLANCHER
PLANCHE
PLANCHE
SOMMAIRE DU N° 3. — MARS 1898.
LORS _ Pages 5
D' H. Christ. — FILICES INSULARUM PHILIPPINA-
RUM. Déterminations et descriptions des collections de 15
M. A. Louer (Planches II, IT et IV) (suite ete ee 1507
Ernest Malinvaud. — PETITE QUEST ION DE No- re
MENGLATÜURE.... ... .., .: ER FRE pe ce 211 RE |
Hans Hallier. — NEUE UND BEMERKENSWERTE
PFLANZEN aus dem malaiisch- papuanischen Inselmeer “
(Il Teily(Blanches NN RER LE eue 20 2
Th. de Heldreich. — FLORE DE L'ILE DENE. Se
(avec une carte géologique, planche XI). RS Ne dt 221
D: Alfred Chabert. — SUR DURLO, RENON EL
GULES (avec grawures an on
. PLANCHES CONTENUES DANS CETTE ne ;
D. — 2; Schizandra elongata Hook. f. et Th. v. marmorata Hallier ip =
2. Piper Elatostema Hallier f. :
6. — Lo Zippeliana Miq. | BER OR TENUE &
7. — 1. Gyrtandra mamillata Hallıer f. ; en se
. Boa Commersoni R. Br.
8. — En istrophe tinctoria Nees.
9. — 1. Gomphostemma furfwraceum Hallier f.
PLANCHER
PLANCHE
PLANCHE
ie
2. Psychotria albomarginata Hallier it
3. Kæmpferia anomala Hallier f.
. Gastrochilus angustifolia Hallier f.
. Piper argyroneurum Hallier f.
11. — Forrestia bicolor Hallier f.
12. — Carte géologique de l'ile d'Égine.
Ces planches paraitront dans un des prochains numéros.
_
N° 3, Mars 1898.
Ge année,
LPS SSD SSSR RP RSR DR TRS PSS RP PSP PTT
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
rare
FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM
Corzecrioxs DE M. A. LOHER
DÉTERMINÉES ET DÉCRITES PAR
H. CHRIST. Bâle.
(Suite et fin.)
Aspidium Sw.
Cyrtomium Prsl.
118. À. falcatum Sw.
Hab. Data II, 2250 m.
Cette plante, commune au nord de l’Inde, en Chine et au Japon,
se trouve aux Philippines et aux îles Sandwich à sa limite orien-
tale.
Pleocnemia Presl.
119. A. Leuzeanum Kze bot. Zeit. 14.474. }
Hab. Montalban II. Majajay, Lagnua VI.
120. A. membranaceum Hook. sp. fil. V, 105.
Hab. Arayat 800 m. VI.
Espèce de Chine, se retrouvant à Formose, Java et Ceylan.
Sagenia Prsl.
121. À. cicutarium SW.
Hab. Mariveles XI, 1420 m.
BULL. HERB. BOISS., mars 1898.
190
122.
123.
124.
DS).
191.
132.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
Aspidium irriguum Sm. En. Phil. N. 175.
Hab. Limutau, Morong III. Montalban, Marcap XI.
A. decurrens Prsl.
Hab. Montalban, Marcap.
Nephrodium Rich.
A. ferox Bl. En. fil. Jav. 153.
Hab. Baguio III, 1400 m., Tilad IT, 1200 m.
A. cucullatum BI. En. fil. Jav. 151.
Hab. Cerro de Cayas, Lepanto II, Montalban X, Bosoboso,
Morong II.
. A. pteroides (Retz.) Nephrodium J. Sm.
Hab. Montalban X.
. A. extensum Bl. En. fil. Jav. 156, Hook. sp. fil. IV, tab. 240.
Hab. Montalban V. Tilad I, 1200 m.
. A. pennigerum Bl. En. fil. Jav.157. Hook. sp. fil. IV, tab. 241 b.
Hab. Baguio III, 1400 m.
. A. crassifolium Bl. En. fil. Jav. 158.
Hab. s. ind. loci.
. A. parasiticum L. A. molle Sw.
Hab. Montalban X.
A. canescens (Bl.) Gymnogramme Bl. Flor. Jav. fil., tab. 40.
Nephrodium Blumei J. Sm. Enum. Philip., n° 180.
La forme décrite par moi dans la Farnfiora de Celebes in Ann.
Buitenzorg 1898, 130, a un dimorphisme prononcé; les frondes sté-
riles sont à pinnæ larges, peu ineises, tandis que les pinnæ des
frondes fertiles sont très étroites, presque linéaires et portent des
sores si serrés qu'ils ressemblent à la masse sorifère d’un Acros-
tichum. C’est exactement la plante de Célèbes que j’ai appelée
forma acrostichoidea. M. Loher n’a pas trouvé des formes mono-
morphes que j'ai du reste aussi des Philippines coll. Cuming
(Goniophlebium asymmetricum Fée).
Hab. Bosoboso Surong Dalaga II.
A. heterocarpon Bl. Mett. fil. Ind. 233.
Hab. Tonglon IT, 2000 m.
ALT = AC RE RE
(51)
133.
han.
137.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 191
Aspidium Philippinense Baker Summary new f. 67.
Hab. Montalban II. Baguio 1400 m. II.
Je rapporte cette plante d’apres la diagnose un peu trop suc-
cincte à l’espece de Baker. Elle est assez petite, le port de A. Arbus-
cula, mais à fronde non réduite vers la base et sans la souche un
peu arborescente qui caractérise l’Arbuseula.
A. Loherianum n. Sp.
Rhizomate repente frondibus non fasciculatis sed approximatis.
Stipite ad basin squamis paucis ovatis brunneis sparso, cæterum
cum rachi costis nervisque dense sed breviter pilis strigosis pubes-
cente, obscure stramineo, firmo, 30 cent. longo, supra aliquot pin-
nulis remotissimis auriculæformibus prædito ; fronde undique bre-
viter piloso, deltoideo-ovato, 30 cent. longo ad basin 18 ad 20 cent.
lato acuminato, pinnis infimis-auriculis jam notatis exceptis-haud
diminutis. Pinnis 10 cent. longis 2 cent. latis lanceolatis recte paten-
tibus acuminatis sessilibus usque ad alam 3 mm. latam versus
costam ineisis, lobis falcatis oblongis pectinatis obtusis integris
3 mm. latis sinu augustissimo interjecto, nervis 12 jugis haud fur-
eatis liberis, infimis rarius cum iis lobi vicini ad basin conjunetis,
soris marginalibus rotundis confertis parvis, indusio parvo reni-
formi piloso. Colore griseo-brunneo, obscuro, textura subcoriacea.
Hab. Montalban X.
Très particulier par ses pinnules rudimentaires à la base d’une
fronde largement deltoide, ses nervures nombreuses et ses sores
tout à fait marginaux, très différent de Nephrodium sagittæfolium
Moore de Java.
Polystichum Roth.
. A. amabile Bl. En. fil. Jav. 165. Hook. sp. fil. IV, tab. 225.
Hab. Alayat II, 1900 m.
. A. aristatum SW.
Hab. Arayat VI, 800 m. Tonglon II, 1800 m.
Forma ampla, versus A. amabilem Bl., sed soris non submargi-
nalibus apiceque tripinnatifida.
Hab. Data II.
À. conüfolium Wall. Cat. 341. Bedd. handb., tab. 118.
Hab. Baguio III, 1400 m.
192
138.
139.
140.
141.
142.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (32)
Aspidium aculeatum Sw.
V. obtusum Mett. Hook. spee. fil. IV, tab. 221.
Forma mollis, vix aristata, pinnis valde remotis, pinnulis remotis,
obtusis, herbaceis.
Hab. Arayat I.
V. Batjanense Christ. mss. fil. Warburg.
Maxima, valde tripinnatifida, pinnulis inferioribus pinnatiseetis
usque ad rachim, pinnulis III ordinis 4 ad 6 utroque latere costæ.
Omnes partes squamis einnamomeorufis tectæ.
Hab. Tonglon IF, 2100 m.
La même plante a été trouvée à Célèbes (P. et F. Sarasin) et à
Batjan (Warburg).
A. varium SW.
Hab. Arayat 800 m., VI, 1896.
Plante de la Chine tempérée, trouvée pour la premiere fois aux
Philippines.
A. auriculatum SW.
V. nervosum. Phegopteris nervosa Fée VI. Mem. 13, tab. II, 4.
Le type est tres affaibli :
Stipitibus faseieulatis deeumbentibus, pinnis parvis crenatis
haud aristatis, soris sparsis minutis vix aut ne vix quidem indu-
siatis.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
Station extrême orientale de cette plante qui, variant beaucoup,
va des montagnes de l’Inde jusqu'à Formose. Notre forme se
rattache à la var. cœspitosum (Wall), obliquum (Don) de
l'Himalaya.
Lastrea Prsl.
A. Beddomei (Bak. synops. 267.)
Cum planta Ceylonensi l. Wall. exacte congruit, dentes magis
conspieui, sed etiam in planta Ceylanica dentes oceurruat!
Hab. Benguet II, 1200 m. Tonglon I, 2250 m. Baguio Il
1400 m.
A. flaccidum Blume En. fil. Jav. 161, Hook. sp. fil. IV, tab. 263.
Hab. M. Data U, 2250 m. Tonglon II, 2250 m. Baguio II,
1400 m.
DUR ER PA 1 2
ñ +
(33) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 193
143. Aspidium ligulatum Kunze Mett. Aspid 88, n° 213.
Hab. Rio Arambibi, Morong III, Montalban III, Benguet II.
144. A. grammitoides n. Sp.
Planta nana facie omnino Diplazi grammitoidis (Hook.).
Rhizomate brevi repente squamuloso, frondibus parce fascieu-
latis. Stipite debili 3 ad 4 em. longo stramineo, cum tota planta
inprimis costis nervisque breviter pilis rigidis albidis pubescente,
fronde 5 ad 7 em. longo 1 ‘2 ad 2 cent. lata e basi latiore oblonga
versus apicem caudato-attenuata bipinnatifida, pinnis infra apicem
pinnatifidum circiter 6 utroque latere racheos, infimis maximis,
remotis alternis sessilibus triangulari-deltoideis acuminatis infra
ad costam fissis supra pinnatifidis lobis acutis 4 mill. longis trian-
gularibus erenatis, nervis liberis in lobis pinnatis. Soris minutis
rotundis 3 aut 4 utroque latere costulæ, indusio minuto piloso sive
nullo.
Hab. Mariveles XI, 1893, 1400 m.
145. A. Luersseni Harringt. Journ. Linn. Soc. 16, 29.
Plante du port d’A. prolixum, plus coriace et plus glabre, mais
difheile à distinguer par des caractères saisissables.
Hab. Tilad II, 1200 m. Baguio III, 1400 m.
146. A. attenuatum (J. Sm.) Lastrea J. Sm. Enum. Phil. 195.
Hab. Montalban V.
147. A. Fauriei Christ. Bullet. Herb. Boiss. IV, 671.
V. elatius n. var.
Petite plante decouverte dans les montagnes du Japon par le
Père Faurie, caractérisée par ses écailles basilaires en coussin, ses
rondes étroites, du port d’un Woodsia, à pinnæ courtes, peu incisées
et à sores grands. Elle a été trouvée par M. Loher sous une forme
identique, seulement un peu plus grande à pinnæ ineisees plus pro-
fondement à leur base, même jusqu’au rachis, comme une preuve
de la colonisation des eimes volcaniques et récentes des Philip-
pines par des plantes du climat tempéré de la Chine et du Japon.
Hab. M. Tonglon II, 1894, 2250 m.
148. A. erythrosorum Eat. Hook. sp. fil. IV, tab. 253.
Cette plante de la Chine et du Japon, sous-espece de notre A.
filix-mas (L.) Sw., a la même importance géographique que la pré-
cédente et n° 139.
Hab. M. Tonglon II, 1894, 2250 m.
194
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
149. Aspidium hirtipes BI. En. fil. Jav. 148, Hook. sp. fil. IV, tab. 149.
Sous-espece d’A. filix-mas à pinnæ non partagées, allant du nord
de l’Inde vers l'Orient à travers la région Malaise jusqu'aux îles
Samoa, et donnant rendez-vous, aux Philippines, aux sous-espèces
boréales précitées.
Hab. Arayat II, 1950 m. Data III, 2250 m.
. A. megaphyllum (Bak. non Mett.) Nephrodium Bak. Journ. Liun.
Soc. 22, 227.
C’est la sous-espèce la plus développée de filix-mas, expression
exacte de la région malaise où tout devient d’une dimension si
extraordinaire.
Je donne ici la diagnose de cette plante qu'on prend d’abord
toujours, à cause de sa taille énorme et de ses frondes décomposées
jusqu’au cinquième degré, pour une grande espèce de Dennstædtia.
Aliquot metr. altum, stipite fulvo-stramineo digiti crassitie et
ultra, tereti, aspero, squamis rufis subulatis adpressis vestita,
rachibus prineipalibus squamis iisdem, lateralibus costisque squa-
mulis furfuraceis vestitis. Fronde ampla, 4 pinnata, pinnis °/« metr.
longis 15 cm. latis petiolatis, deltoideo-ovatis acuminatis, pinnulis
remotis alternis fere sessilibus, ovato-oblongis, pinnulis III ordinis
3 em. longis fere sessilibus late triangulari-ovatis breviter acumi-
natis, ad alam angustam ineisis, segmentis IV ordinis ovatis, fere ad
'/s aut ‘4 laminæ solummodo grosse in dentes truncato-obtusos
ineisis. Soris singulis ad basin ultimorum loborum, indusio reni-
formi.
Hab. Baguio III, 1400 m.
C’est la forme des îles de la Sonde, se trouvant aux étages moins
élevés des montagnes.
. A. sparsum (Don Prodr. Nepal. 6.) Nephrodium purpurascens
Hook. sp. fil. IV, tab. 262.
Hab. Arayat VI, 800 m. Tonglon Il, 1000 m.
. A. intermedium Bl. En. fil. Jav. 161. Nephrodium Bak. Syn. 283.
Hab. Tonglon II, 1900 m. Montalban X.
. A. crenatum (Forsk.) A. odoratum Bory.
Hab. Arayat, Pampanga II. Roche caleaire a La Trinidad II.
1300 m.
Plante xerophile et calcophile des tropiques de l’Ancien-Monde
(35) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 195
depuis les îles du Cap Vert jusqu'au Tonkin et à la Chine, mais
non encore indiquée aux Philippines.
Nephrolepis Schott.
154. N. acuta Prsl.
V. laurifolia Chr. in Reinecke Pteridophyt. Ins. Samoa. Engl.
Jahrb. 23. 3. 355.
Hab. Data II, 2250 m.
Même forme a Samoa et à Celebes.
155. N. exaltata Schott.
Hab. Montalban X, Balicbalie, tuf 90 m.
Une curieuse monstruosité à pinnæ deux et trois fois dichotomes
est cultivée : Manila in hortis I.
156. N. hirsutula Prsl.
Hab. La Trinidad II, 1200 m. Manila I.
157. N. cordifolia Prsl.
Hab. Benguet III, 2500 m. Arayat VI, 800 m.
Phegopteris Fee.
Goniopteris Prsl.
158. P. multilineata (Wall.) Polypodium. Hook. sp. fil. V, 11.
V. lineata (Blume).
Margine subintegro, pinnis angustioribus nervulisque minus
numerosis.
Hab. Montalban, Marcap III.
159. P. prolifera (Roxb.) Mett. Pheg. 25. Meniscium Sw. Syn. 19, 207.
Hab. Tilad II, 1200 m.
Euphegopteris Hook.
160. P. hirta (Prsl.) Polypodium Prsl. Reliq. Haenk I. 27. Baker sum-
mary, 75.
Hab. Manila VI, Montalban II.
161. P. distans (Don) Polypodium paludosum Bl. Flor. Jav., tab. 90.
Hab. Tonglon IT, Baguio III, 1400 m.
Connu de l’Inde, de Java et de Célèbes.
196
162.
163.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (36)
Phegopteris ornata (Wall. Cat. 327. Beddome Handb. 294.
Hab. Macalaring, Montalban V.
Plante confondue, dans le Synops. fil. page 284, avec l’Aspidium
setigerum (Bl.). C’est une des fougères les plus élancées, quoi-
que sans tige (jusqu’à 5 m.) répandue de l’Inde méridionale à
travers la région Malaise à Celebes.
P. obscura Fée. Gen. fil. 243. Polypodium Hook. sp. fil. IV, 237.
Voir notre planche IV. Fig. 5 a, b, ec, poils glandulifères, d. e.
Rhizomate erecto firmo. Frondibus eirciter 6 fasciculatis. Sti-
pite ebeneo polito 18 em. longo fragili squamis atropurpureis
patulis subulatis 3 mm. longis sparso. Fronde deltoideo-oblongo
acuminato 18 em. longo, ad basin 12 em. lato bipinnatifido, pinnis
confertis fere oppositis 8 ad 10 infra apicem pinnatifidum, pinnis
infimis maximis deorsum evolutis subdeltoideis usque ad alam
1/2 em. latam incisis, lobis infimis 21/2 cm. longis regulariter crenato-
- lobatis obtusis, lobis pinnarum superiorum simplicibus ad medium
164.
166.
usque pinnæ ineisis obtusis oblongis ‘/2 em. latis integris, pinnis
apice obtuse et breviter caudatis. Textura tenui papyracea flaceida
subdiaphana, colore atro-viridi, tota planta inprimis margines ner-
vique pilis mollibus hyalino-lueidis purpureis aut roseis sepe glan-
duligeris pubescens.
Nervis in lobis pinnatis copiose furcatis nec anastomosantibus
tenuissimis versus margines evanidis haud capitatis.
Soris minutis punctiformibus exindusiatis dorsalibus media-
libus immersis verrucam nigram latere superiore frondis effieien-
tibus.
Planta valde memorabilis, ornatissima, nulli comparanda.
Hab. Montalban III, 1893.
Dictyopteris Prsl.
P. difformis (Bl.) Mett. fil. hort. lips. 84.
Hab. Montalban VIII, Los Baños, Lagnua I, XII.
5. P. Brongniartii (Bory) Polypodium Bory Du Perrey, voy. 263.
Me semble une forme de la précédente à sores plus ou moins
marginaux.
Hab. Montalban VII.
P. Barberi (Hook.) Polypodium Hook. sp. fil. V, 100.
Hab. Majajay, Lagnua VI.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 197
Polypodium L.
Eupolypodium Hook.
167. P. fasciatum Mett. Polypod. 37. N. 19.
Forme naine, à peine de 7 cent., à stipe presque glabre, port de
P. australe Mett. mais à stipe plus long et plus décidé.
Hab. M. Data 2250 m., II.
168. P. Jagorianum Mett. Kuhn Linn. 36, 128.
Hab. Castillo I.
V 169. P. Loherianum n. sp. Voir notre planche III, fig. 2 a, b.
Rhizomate brevi, radices filiformes pilis purpureis vestitas emit-
tente, frondibus quinis aut senis faseiculatis, stipite 1-3 em. longo
rufo lævi uti tota planta, fronde ligulato-lanceolata 15 em. longa
5/4 ad 1 cm. lata sensim ad stipitem decurrente apice obtusiusculo,
margine dentato-crenato dentibus in eadem fronde variæ longitu-
dinis obtusis triangularibus usque ad 3 mill. m. longis. Costa ner-
visque inconspicuis sed luce transeunte distinetissimis nigris liberis
in lobis pinnatis, duobus ramis utroque latere instructis, soro
ramulo infimo brevi lateris superioris et quidem infra nervi api-
cem inserto, vix immerso rotundo seu ovali, mediali, brunneo.
Soris uniseriatis, raro altera serie secus nervos exteriores pro-
stante.
Textura suberoso-coriacea colore pallide viridi.
Species ob marginis serraturam et sororum positionem infra
nervi apicem peculiari.
Hab. Monte Data 2250 m., IH, 1897.
170. P. obliquatum Bl. Flor. Jav. fil., tab. 58 b.
Hab. Mariveles V, 1400 m.
\/ 5
* 171. P. subobliquatum n. sp.
Differt a præcedente, per regionem Malayanam sat vulgari, sta-
tura minore, pinnis obtusissimis brevioribus magis decurrentibus
remotisque, soris minus immersis.
Rhizomate breviter repente vix squæmoso, frondibus approxi-
matis, stipite 1 ad 2 em. longo rufo-brunneo cum rachi squamulis
brevissimis subulatis striguloso, duro, fronde 1 ad 1'/. dm. longo
2 cm. lato oblongo-lanceolato pinnis versus basin frondis decre-
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
172.
scentibus, acuminatis, remotis alternis basi inprimis deorsum valde
dilatatis, frondis adspectu ideirco flexuoso, sinubus latis obtuse
triangularibus, pinnis obtusis, lineari-oblongis, 2 mm. latis, nervis
inconspicuis obliquis, simplieibus, soris 4 ad 6 utroque latere,
ovatis vix immersis, margine haud erateriformi sed plano, brun-
neis, medialibus. Textura coriaceo-tenaci, colore rufescente, super-
ficiebus lævibus.
À P. craterisorio Harringt. Journ. Linn. Soc. 16, 31 sori mar-
ginibus planis diversum.
Hab. Mariveles XI, 1893, 1420 m.
P. Schenkii Haringt. Journ. Linn. Soc. 16, 31.
Appartient avec P. Celebicum Bl. à un petit groupe d’espèces
remplaçant dans l’archipel Malais le P. pectinatum L. d’Ame-
rique,
Hab. M. Data III, 2250 m.
Goniophlebium Prsl.
. P. subauriculatum BI. for. Jav. fil., tab. 83.
Hab. Aalgut Il, 1950 m. Tonglon II, III, 2250 m. Data I, I.
Baguio III, 1400 m.
Niphobolus Klis.
174. P. heteractis Mett. Kuhn Linn. 36, 140.
177
N'est guère autre chose que la forme très développée et tropi-
cale de P. Lingua Sw. de l’Asie tempérée.
Hab. Mariveles XI, 1420 m.
5. P. fissum (Bl.) Niphobolus Blume flor. Jav. fil., tab. 24.
Hab. Loo, Benguet, épiphyte sur Pinus insularis II, Data II,
2250 m.
. P. splendens (J. Sm. Enum. Phil, N. 28) Hook. sp. fil. V, 52.
P. nitens Bak. synops. 353.
Hab. Arambibi, Morong Il.
Splendide espèce très grande, à duvet pourpre foncé sur la face
inférieure. 2
. P. acrostichoides Forst. Prodr. 434.
Hab. Los Baños, Lagnua XII.
(39) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 199
178. P. Samarense Mett. Polyp. 123. Diblemma J. Sm. Enum. Phil.,
n° 60.
Hab. Rio Marcap XI. Arayat I, VI, 800 m. Mariveles XI.
179. P. adnascens Sw. Syn. 25, 228.
Hab. Manila V.
180. P. nummulariefolium (Sw.) Mett. Polyp. 123.
Hab. Limutan, Morong II.
Pleopeltis H. B. Kth.
181. P. accedens Bl. En. fil. Jav. 121.
Hab. Mariveles XI, 1420 m.
182. P. rhynchophyllum Hook. Ie. Plant., tab. 955.
Hab. Mariveles XI, 1420 m.
183. P. oodes Kunze Bot. Zeit. 4, 421, Fee VI, Mem., tab. 7,4.
Hab. M. Data III, 2250 mn.
184. P. longifolium Mett. Polyp. 87. Hook. Ie. Plant., tab. 955.
Hab. M. Atoc Ill, 1500 m.
185. P. heterocarpum Bl. flor. Jav. fil., tab. 75.
Hab. Limutan, Morong III, Atoc III, 1500 m.
186. P. punctatum (L.) P. ireoides Poir. Lam.
Hab. AtocIll, 1500 m. Cueva de Montalban V.
137. P. myriocarpum Mett. Polyp. 105, tab. 1, 38.
Assez voisin de l’espece précédente, mais à tissu plus mince et à
nervation différente, très bien dessinée par Mettenius.
Hab. Montalban VI, Tarlac.
188. P. linguæforme Mett. fil. Ind. 225.
Hab. Castillo I.
Plante très voisine de P. punctatum, mais plus petite et por-
tant les sores dans la partie apicale et très obtuse de la fronde.
N'est cité jusqu’à présent que des Molucques et des îles Salomon.
N/ 189. P. Sagitta n. sp.
Juxta P.Speetrum Klfs. Insularum Sandvicensium ponendum.
Rhizomate longe repente pennæ anserinæ crassitie nigro, setis e
basi subpeltata filiformibus atropurpureis erecto-patulis 4 mill.
190.
193:
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
longis dense vestito, frondibus solitarlis, stipite 5 cent. longo arti-
culato firmo stramineo-fuscescente, cum fronde tota glabro, fronde
1 dee. longa basi 1 dee. lata triangulari sagittiformi apice subacuto
basi horizontali, angulis obtusiuseulis, sinu aperto 2 cent. longo
2 cent. lato triangulari, margine cartilagineo undulato exterum
integro, textura crasse et dure coriacea opaca adiaphana, colore
sicce dilute brunneo, costa mediali valida prominente Jucida, costis
duabus lateralibus similibus ex apice stipitis oriundis, nervatura
sub lente manifesta et prominula sed tenuissima haud conspicua,
nervis lateralibus rectis parallelis non usque ad marginem progre-
dientibus, areolis intranervalibus minutis erebris nervulis liberis
aliquot inelusis; planta fertili nondum observata.
Plante très originale, port lourd, tissu épais, forme de la feuille
rappelant les frondes les plus larges de Scolopendrium Hemionitis,
mais de largeur triple.
P. Spectrum diffère par un rhizôme pourvu de rares écailles
lancéolées, subulées, un tissu herbacé, souple, très diaphane, des
nervures très en zig-zag, se detachant fort nettement en noir sur le
fond vert-clair de la feuille, et formant des aréoles plus larges, par
le sinus plus fermé de la base de la feuille et la pointe longuement
effilée.
Hab. La Trinidad sur le calcaire IL, 1894.
P. rupestre BI. flor. Jav. fil., tab. 55, 2.
Plante petite, mais à sores très nombreuses formant saillie sur la
face supérieure de la fronde.
Hab. Arayat VI, 800 m.
. P. triquetrum Bl. flor. Jav. fil., tab. 59.
Hab. Tonglon II, 2000 m.
. P. trifidum Don Prodr. Nepal. 3.
La forme simple domine.
Hat. Mariveles. M. Data III. 2250 m.
P. pentaphyllum Bak. Summary 95.
Il faut ajouter à la diagnose de Baker que la souche est très
allongée plutôt que rampante, et que les frondes occupent en grand
nombre sa partie supérieure en spirales, en forme de couronne
très lâche.
Hab. Los Baños, Laguna XU. Arayat II, 800 m. Castillo IL Déjà
collectionné aux îles par Wallis.
(0
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 201
194. P. anomalum n. sp. Voir notre planche III, fig. 3, a, b, e, d, écaille
196.
197.
198.
199.
du rhizome.
Rhizomate repente, penna corvina crassitie, squamis |brunneis
ovato-subulatis erispatis patulis tecto, frondibus sparsis, stipite
3-4 em. longo, cum tota planta lævi, stramineo, fronde 2 dec. longa,
sensim versus stipitem deeurrente, aut simpliei lanceolata ligulata
1 ‘2 dm. lata marginibus undulato-crenatis, aut deltoidea a parte
media pinnatifida usque ad S cm. lata, lobis irregularibus, infimis
sæpe 3 em. longis lanceolato-acuminatis iterumque furcatis, sed
apice frondis simpliei irregulariter grosse dentato. Transitus a
forma simpliei ad formas pinnatifidas prostant. Textura membra-
nacea, colore dilute viridi infra pallidissimo. Costa manifesta, nervis
lateralibus secus costam distinctis et in lobos productis, nervulis
transeunte luce nigris, areolis magnis quatuor eireiter seriebus
seeus costam prineipalem positis, nervulos liberos aliquot inclu-
dentibus.
Soris multis irregulariter pluriseriatis magnis rotundis ochraceis
sive brunneis, terminalibus, alaribus aut « compitalibus ».
Hab. M. Data III, 1897, 2250 m.
Plante de forme tres irreguliere, rappelant vaguement P. penta-
phyllum, mais plus large, et à nervures latérales distinctes.
. P. Phymatodes L.
Hab. Mariveles XI, 1420 m. Manila V, 1.
P. nigrescens Bl. flor. Jav. fil., tab. 70.
Hab. Limutan, Morong II, Los Baños I, XH.
P. palmatum Bl. for. Jav. fil., tab. 64.
Hab. Tonglon II, 2250 m. Naguliang, Mariveles XI, 1420 m. M.
Data III, 2250 m. Arayat VI, 800 m.
Probablement le Polypodium le plus commun de l’archipel,
comme aussi dans les iles de la Sonde.
P. albido-squamatum Bl. for. Jav. fil., tab. 57, 58.
Echantillons à écailles calcaires peu visibles ou même absolument
absentes.
Hab. Arayat IT, 800 m. Mariveles XI, 1420 m.
P. Lagunense n.sp. Voir notre planche III, fig.4, a,b, e, d, écaille du
rhizome.
202 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
Ex affinitate P. lomariacei sed rhizomate nec inflato nec formi-
cicolo.
Rhizomate longe repente pennæ gallinaccæ crassitie, squamis
ovatis subulatis versus basin umbonatis rufo-fuscis appressis tecto,
cicatrice rotunda prominula remanente. Stipitibus sparsis ad basin
valde articulatis lævibus, uti tota planta. Tota filix sieca colore
casteneo, dure coriacea. Stipite 10 ad 15 em. longo firmo, fronde
15 ad 20 em. longo 10 ad 15 cm. lata, latissime ovata, pinnata,
dimorpha :
Fronde sterili pinnis 6 aut 7 utroque latere, apice frondis parce
pinnatifido, pinnis remotis ovalibus 4 em. longis 2 em. latis sessi-
libus seu in petiolum brevissimum attenuatis acuminatis levissime
suberenatis, sed apice elongato distincte serrato, costa conspieua,
nervis lateralibus usque ad marginem produetis minus conspicuis,
areolis interjectis parvis occultis.
Fronde fertili fere ejusdem structuræ sed majore, pinnis lineari-
lanceolatis valde caudato-elongatis 12 em. longis erecto-patentibus
1 ad '/s em. latis, distincte crenatis, costa distinctissima, uno soro
pro erena, in toto 30 soris utroque latere cost, immersis, magnis,
castaneis, medialibus.
Hab. Los Baños (Laguna) I, 90.
Très remarquable comme plante appartenant évidemment au
groupe des Polypodes myrmecophiles de la région Malaise, mais non
hantée par les fourmis et à rhizome normal.
200. P. groupe Lecanopteris; rhizomes gonflés, mamilliformes, lisses,
jaunätres, sans écailles et sans les petioles rudimentaires et
velus de L. carnosa. Impossible de déterminer l’espece vu que
les rhizomes seuls se sont conservés.
Hab. Mariveles XI, 1400 m., hanté par les fourmis.
Drynaria Bory.
201. P. quercifolium L.
Hab. Montalban V, 300-400 m. Manila X, murs et arbres.
202. P. Meyenianum (Schott) Hook., Aglaomorpha Schott gen. fil..
tab. 19.
Hab. Mariveles (Parang) 1200 m. XI.
Identique à l’excellente figure donnée par Kunze Suppl. Schkuhr,
tab. 81. La base du stipe est velue, garnie d’écailles longues, lan-
(43)
203.
204.
205.
206.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 203
céolées, jaunätres; la fronde se retreeit vers le bas en lobes
courts, obtus. Immédiatement à la base, le stipe est pourvu large-
ment d’une aile oblongue, scarieuse, polie, à nervures saillantes et à
couleur brun-elair. C’est l’organe des Drynaria destiné à retenir le
détritus et l’eau comme nourriture de la plante, mais resté dansun
état rudimentaire, marquant «pour mémoire » seulement la parenté
avec les autres Drynaria.
Dipteris Reinw.
D. conjugata (Kfls) Polypodium Dipteris Bl. flor. Jav. fil., tab. 81.
Hab. Naguliang, Mariveles XI, 1420 m.
Maquiling, Laguna I, Benguet II, Tonglon III, 2250 m.
Croit en masse dans les distriets montagneux au-dessus des
grandes forêts, dans la région ouverte des broussailles et des bou-
quets de pins. Le plus répandu des Dipteris depuis la presqu'île
Malaise jusqu’à Formose et à Viti.
Cheiropleuria Prsl.
C. bicuspis Prsl. Polypodium Bl. flor. Jav. fil., 125.
Hab. Arayat IL 800 m. M. Tonglon II, 2250 m.
Connu de Java, de Formose, des îles Liu-Kiu (O0. Warburg) et
de la Nouvelle-Guinée (Lauterbach).
Nothochlzna R. Br.
N. distans Br. Prodr. Nov. Holl. 146. Hook. Ie. Plant. 980.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
Station remarquable pour une plante d’Australie, mais ayant
pour intermédiaire la Nouvelle-Calédonie avec, laquelle les Philip-
pines sont en plus grande communication qu’on ne le croyait.
N. densa J. Sm. Enum. Philipp., n° 15. Kunze suppl. Schk.
tab. 64. 2.
Bonne espèce à segments larges, peu partagés; les sores suivent
le bord en une ligne large non interrompue. Impossible de
rapprocher cett plante, comme les auteurs du Synopsis le font, de
Cheilanthes tenuifolia Sw.
Hab. Manila X, murs et toits.
204 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
Gymnogramme Desv.
207. G. Javanica BI. for. Jav. fil., tab. 41.
Hab. Arayat II, 1915 m.
208. @. elliptica (Thnbg.) Baker synops. 389.
Hab. Limutan, Morong III, Mariveles XI, 1420 m.
209. G. macrophylla (BL) Hook. Selliguea Blume flor. Jav. fil.
tape
Hab. Rio Arambibi, Morong IT.
210. @. lanceolata (Sw.) Hook. Grammitis Sw. Syn. 22, 213.
Hab. M. Data III, 2250 m.
"Antrophyum Kefs.
211. A. coriaceum Wall. Cat. 43.
Hab. Los Baños 12.
212. À. callæfolium BI. flor. Jav. fil., tab. 35.
Hab. Montalban X.
213. A. plantagineum Kels. En. fil. 197.
Hab. Cueva de Montalban.
214. À. reticulatum Kels. En. fil. 198.
Hab. Arayat III, VI, 800 m.
Vittaria Sm.
215. V. elongata Swartz. Syn. 199, 203.
Hab. Montalban, Mascap XI, Atoc II, 1500 m. M. Data III,
2250 m.
216. V. lineata Sw. Syn. 109.
Hab. Tonglon, Castillo II, Arayat VI, 800 m. Data II,
2250 m.
227. V. falcata Kze. Fee Vittar., tab. 4,1.
Hab. S. Francisco XL.
(45) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM.
Drymoglossum Prsl.
218. D. piloselloides Prsl. Tent., tab. 10.
Frondes stériles seules, grandes, à stipe 3 à 4 cm.
Hab. Tonglon III, 2250 m.
Hemionitis L.
219. H. arıfolia Burm. H. cordifolia Roxbg.
Hab. Manila.
Curieuse station très disjointe de cette plante de l'Inde continen-
tale et de Ceylan.
Analogie de Pteris ludens.
Acrostichum L.
220. A. conforme Sw. Syn. 10, 192.
Hab. Arayat 800 m., VI, Atoc 1500 m., II.
221. A. sorbifolium L.
Hab. Castillo 800 m., II, avec des frondes accessoires petites
et pennées, à lobes obtus profondément incisés.
Mariveles 1400 m., XI, jeune plante à pinnæ courtes et à rachis
alle.
222. A. stenosemioides Baker Journ. Linn. Soc. 22, 230.
Hab. Montalban II.
Exactement la plante de Borneo, 1. Hose.
223. A. apirfolium (J. Sm.) Polybotrya J. Sm. Enum. Philipp. N. 73.
Hab. Montalban, Monte Duyo, VI.
C’est la plante très bien figurée par Kunze. Suppl. Schkuhr,
tab. 62.
224. A. appendiculatum Willd. Spec. 114.
Hab. San Francisco, XII. Arayat 800 m., VI.
225. A. taccæfolium Hook. I, Centur (Icon., tab. 907). Gymnopteris J.
Sm. Enum. Philipp. N. 91.
Plante fort curieuse à frondes stériles à peu près simples et à
frondes fertiles longuement stipitées et pennées.
Hab. Montalban XI.
BULL. HERB. BOIss., mars 1898.
206 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (46)
226. À. contaminans Wall. Cat. 22. Bedd. Handb. 435.
Hab. Montalban X.
297. A. Linnæanum Hook. IT, Centur., tab. 26.
Hab. Bosoboso III, Montalban, Rio Marcap XI.
Forme à une paire de pinnæ fort petites et obtuses à la base
de la fronde linéaire, et même à fronde stérile pennée.
228. À. aureum L.
Hab. Manila, dans les eaux saumätres.
229. À. spicatum L. F.
Hab. Atoc 1500 m., III. Arayat 800 m., VI. Tonglon 1200 m., I.
Data 2250, II
Evidemment une fougère commune à Luzon.
230. A. plathyrynchos (J. Sm.) Hook. Gymnopteris J. Sm. Enum.
Phil. 88.
Hab. Arayat 800 m., VI.
N’a été retrouvé qu’à l’île de Célèbes par O. Warbourg et P. et
F. Sarasin. Bonne espèce.
231. À. rigidum Wall. Cat. 27. Photinopteris Horsfieldii J. Sm. Enum.
Phil. N. 86.
Hab. Arayat, 800 m. 6. Buguias 1500 m., IT.
Platycerium Desv.
232. P. grande (Cunn.) J. Sm. Enum. Phil. N. 80.
Hab. Mindanao. Davao I.
Osmunda L.
233. O. Javanica Bl. Enum. fil. Jav. 252. O. Presliana J. Sm. Enum.
Phil. N. 284.
Hab. Baguio 1400 m., II.
Cette fougere arborescente ne manque presque nulle part sur la
longue ligne du Kamtchatka à la Nouvelle-Guinée.
Lygodium Sw.
234. L. circinatum Sw. Syn. 153.
Hab. Bosoboso Morong III. Montalban.“
(47)
237.
238.
239.
/ 240.
H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 207
Lucutan Grande, Manila X.
Sert & tresser des chapeaux et s’appelle « Nito ».
. L. flecuosum Sw. Syn. 153. L. pinnatifidum Hook. synops. 438.
Hab. Novaliches, Manila VI.
. L. Japonicum (Thnbg.) Sw.
Hab. Manila. Montalban V. Lanati, Morong II.
L. scandens SW.
Hab. Novaliches, Manila VI.
Marattia Sm.
M. fraxinea Sm.
Hab. Alagut II, 1950 m. Bagnio III, 1400 m.
Angiopteris Hoffm.
A. angustifolia Prsl.
Hab. Rio Arambibi, Morong Ill.
A. cartilagidens n. sp. Voir notre planche IV, fig. 8 a,b, €, d,
écaille du rachis.
Magnitudine Angiopteridis evectæ Hoffm. frondibus pluries pin-
natis ad 5 metr. altis. Rachibus atroviolaceis, squamis oblongo-
linearibus subulatis margine geminatim spinuloso-ciliatis ad basin
stipitis ad 2 em. longis, supra brevioribus strigosis fulvis admodum
dense sparsis, costis nervisque lateralibus paginæ pinnarum iufe-
rioris squamulis parvis bullatis asperis, cætera planta glabra,
pinnis confertis sessilibus aut brevissime petiolatis, basi rotundata
in quali, superiore magis truncata. Pinnis ultra 1 dm. longis
1 em. latis lineari-lanceolatis, iis frondium juniorum majoribus,
coriaceis, margine egregie eleganterque pettinato-serratis, dente
uno inter duos nervos regulariter interposito, inerassato, cartila-
gineo, in frondibus junioribus 1 mm., in adultis ‘/ mm. longo
horizontaliter patente. Nervis lateralibus conspicuis snpra impres-
sis numerosissimis eireiter 120 utroque latere cost, horizontalibus
/ ad °/ı mm. distantibus, sepius nervulis spuriis a margine
costam versus interjectis. Synangis fere 1 mm. distantia a mar-
gine linea regulari sed laxa fere omnium nervorum dorso impo-
sitis, non contiguis, parvis, °/« mill. longis, e capsulis circiter 12
arcte agglutinatis constitutis, atrobrunneis.
208 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
[89]
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LS)
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245.
246.
[Le
re
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Hab. Baguio 1400 m., III, 1897.
Cette plante diffère de prime abord des autres Angiopteris par
son tissu très coriace, sa dentelure très fine, serrée, horizontale et
cartilagineuse, son duvet écailleux très prononcé, ses synanges très
petits et éloignés du bord. Les écailles d’A. evecta Hoffm. sont bien
plus elairsemees, plus faibles, plus petites, et n’ont pas l’armature
de pointes dédoublées et régulières le long des bords. Fig. 9 est
une écaille d’A. evecta.
Ophioglossum L.
. ©. macrorhizum Kze. Schkuhr, Suppl., tab. 29, 1.
Hab. Manila VI.
. ©. coriaceum Cunningh. ex Prantl. Syst. Uebers. Ophiogl. N. 6,
ig. 15..
Hab. Rio Lanati, Morong II.
Botrychium Sw.
3. D. daucifolium Wall. Hook. Grev. Ie., fil., tab. 161. Bedd. Handb.
tab. 294.
Hab. Cueva de Montalban XI.
Jeunes plantes steriles.
Equisetum L.
. E. debile Roxbg. Vaucher Monogr. 387.
Hab. Lusong Dalaya, Morong III. Benguet H.
Lycopodium L.
L. serratum Thnbg. fi. Jap.
Hab. M. Tonglon 2250 m. II.
L. squarrosum Forst.
Hab. Benguet. Roche calcaire, 1300 m., II. La Trinitad III,
1200 m.
. L. carinatum Desv.
Hab. Tayabas VI
. L. complanatum L.
V. thyoides HB. Kth.
Hab. M. Tonglon 2260 m., III. Terrestre.
(49) H. CHRIST. FILICES INSULARUM PHILIPPINARUM. 209
249. L. volubile Forst L. spectabile Bl.
Hab. Tonglon 2250 m., U. Data 2200 m. Tabio, Bengnet 1750 m.
srimpant et étalé dans les buissons.
Plante d’Australie, s’avançant par la Nouvelle-Calédonie, vers le
Nord jusqu’aux îles de la Sonde.
250. L. casuarinoides Spr. mon. I, 94.
Hab. Atoc 1600 m., IT.
251. L. Phlegmaria L.
V. mirabile Willd.
Hab. Tayabas VI. Montalban 500 m., X. Bosoboso Prov. ma-
nila XI.
252. L. fiiforme Roxbg. L. amboinense R. Br.
Hab. Lagnua V.
253. L. coralium Spr. Pl. Jungh. 273.
Hab. Arayat VI.
254. L. apiculatum Spr. Pl. Jungh. 272.
Hab. Maquiling, Laguna I, Montalban III, Arayat S09 ın., VL
255. L. clavatum L.
V. divaricatum Wall. Bak. Handb. iern.-all. 26.
Hab. Paton 2000, III. Terrestre.
256. L. cernuum L.
Hab. Bengnet IT. Tilad 1200 m., II.
Selaginella Beauv.
257. S. pennula Spr. monogr. 2. 160.
Hab. Tonglion 1800 m, I, Montalban, Mareap VIII, 1m. Aram-
bibi II. -
258. S. caulescens Spr. 2. 158.
Hab. Montalban Marcap XI, 1 m.
259. S. pterophyllos Spr. 2. 162 ?
Hab. Rio Arambibi, Morong IX.
260. S. flabellata Spr. 2. 174.
Hab. Mariveles 1400 m., XI.
261. S. involvens Spr. 2. 63.
Hab. Mariveles XI, 1400 m.
210 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (50)
262. Selaginella barbata Spr. 2.204. Bak. Handb. 74.
Hab. Montalban II, X. Tonglon 2260 m., II, dans les bois de
Pinus insularis.
263. S. plumosa Bak. Handb. 50.
Hab. Montalban.
264. S. Commersoniana Spr. 2. 110?
Hab. Montalban X.
265. 8. Cumingiana Spr. 2. 126?
Hab. Volcan Maquiling, Lagnua ], M. Data III, 2250 m.
266. S. myosuroides Spr. 2. 236 ?
Hab. Cueva de Montalban X.
267. S. Phalippina Spr. I, 257 ?
Hab. Limutan.
268. S. proniflora Bak. Journ. bot. 1885, 156.
Hab. Montalban.
269. S. intertexta Spr. 2.237 ?
Hab. Cueva de Montalban 500 m., X, Rio Marcap XI.
Quant aux determinations des Selaginelles, je les donne seule-
ment sous bénéfice d’inventaire, attendu qu'il est impossible d’iden-
tifier, avec une certitude convenable, ces plantes si faiblement
caractérisées par les diagnoses des auteurs et sans avoir devant soi
des échantillons authentiques à comparer.
Azolla Lam.
270. À. Africana Desv.
Hab. Bengnet 1200-1800 m. VII.
Marsilea L.
271. M. Coromandelica Burn. fl. Ind. Willd.
Hab. San Francisco del Monte XII.
Le APE RTE
PETITE QUESTION DE NOMENCLATURE
PAR
Ernest MALINVAUD
Dans son instructive Monographie des Buplevres des Alpes Maritimes
(novembre 1897), M. J. Briquet montre que Bartling (Beitr. ann. 1824-
1895) a opéré un premier démembrement du B. Odontites L. en distin-
guant de la forme orientale à laquelle il a conservé ce nom la plante euro-
péenne nommée par lui D. aristatum. Plus tard (ann. 1874 in Prodr.
for. hisp.) le B. aristatum a été à son tour démembré. M. Lange a
réservé cette dénomination à une forme croissant en Istrie, ete., et il a
fait revivre le terme opacum dû à Cesati (in Linnæa, ann. 1837) pour la
plante, répandue à l'Ouest, qui a figuré pendant près d’un demi-siècle
sous le nom incontesté de B. aristatum Bartl. dans les Flores et Cata-
logues floristiques français. Sans vouloir faire ici une grosse question
avec une très petite, nous désirons simplement faire remarquer que
l’arrangement proposé par M. Lange et approuvé par M. Briquet, en
changeant l’acception du terme aristatum telle qu'un long usage l’a
consacrée, cause un trouble manifeste et une surcharge de nomencla-
ture pour les botanistes occidentaux et que ce dommage leur serait
épargné par l’application de la règle formulée dans l’article 56 du Code
des Lois de la Nomenclature botanique ainsi conçu :
Arr. 56. — Lorsqu'on divise une espèce en deux ou plusieurs espèces, si l’une
des formes a été plus anciennement distinguée, le nom lui est conservé.
Or il n’est pas douteux que, des plantes en question, la plus occiden-
tale a été plus anciennement observée et distinguée que celle qu’on
trouve en Istrie. Dès lors pourquoi la débaptiser en la dépossédant du
privilège que lui confère son droit d’aînesse ?
212 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Il est possible que Bartling ait eu la plante d’Istrie sous les yeux
lorsqu'il deerivait son espèce; mais, de l’aveu même de M. Briquet, il
ne la distinguait pas de la forme plus occidentale, il confondait l’une et
V’autre sous un seul nom. C’est M. Lange qui, le premier, les a séparées.
M. Briquet dit quelque part dans le même chapitre : « .... Ce procédé
est tout à fait arbitraire. Pourquoi vouloir à toute force attribuer à
Linne des distinctions qu'il aurait probablement blâmées ?
Nous dirons à notre tour : « Pourquoi vouloir arbitrairement attri-
buer à Bartling des distinctions qu'il n’admettait pas?! »
Paris, le 19 janvier 1898.
1 Voyez, sur le même sujet, l’article (Bupleurum aristatum vel B. opacum) que
nous avons publié en 1891, dans le Bulletin de la Société botanique de France,
t XXX VIIT, p. ıxxı (compte rendu de la session de Collioure).
>
Neue und bemerkenswerte Pflanzen
aus dem
malaiisch- papuanischen Inselmeer
Hans HALLIER
Hierzu Tafel V, VI, VIT, VII, IX, X, XI.
Der vorliegende zweile Teil dieser Beiträge zur indonesischen Flora
ist im Wesentlichen ebenso gehalten, wie der erste, welcher in den
Annales du Jardin botanique de Buitenzorg XI, 2 (II. 1896), S. 276-
327, Taf. 21-30, erschienen ist. Neben solchen Arten, welche 1893 durch
Taeug auf einer Molukkenreise und 1893-9% durch mich in West- und
Mittelborneo' gesammelt wurden, sollen hier jedoch auch einige von
mir in Westjava gesammelte sowie eine grössere Anzahl von JAHERI,
einem sundanesischen Aufseher und Sammler des Buitenzorger Gartens,
1595 in Deli auf Nordost-sumatra gesammelte Pflanzen und einige
wenige Arten anderer Herkunft beschrieben werden.
Wie diejenigen des ersten Teiles, so wurden auch die sieben zu diesem
zweiten Teile gehörenden Steindrucktafeln vom Javanen Mas Kromo-
1 Siehe H. Hazrier, Die botanische Erforschung Mittelborneö%. Naturwissen-
schaftliche Wochenschrift XI, 7-10. Berlin. 16.11.—8.11l. 1896.
214 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
HARDJO nach den lebenden Pflanzen des Buitenzorger Gartens in
Bleistift gezeichnet.
24. Schizandra elongata Hook. f. et Tu. in Hook. f. Fl. Brit. Ind.
I, 1 (V. 1872), p. 44.
var. marmorata m. (tab. nosira V, fig. 1).
Pl. viva : Frutex volubilis, glaberrimus; caulis teres, fuscus, niti-
dulus, juvenilis lævis, sub lente dense et minute papillosus, herbaceus,
senior lignescens lenticellisque sparsis longitudinaliter ellipticis verru-
cosus, postremo rimis longissimis parallelis pallide brunneis striatus;
folia alterna; petiolus longiusculus, crassus, basi curvatus, ceterum
erecto-patens, subleres, deorsum complanatus et utrinsecus acute angu-
latus, viridis, opacus; lamina ovalo-lanceolata, acumine longiusculo
integro acuto recto vel falcato terminata, basi acuta, præter basin minute
et remote cartilagineo-denticulata, membranaceo-herbacea, supra niti-
dula, secus nervos saturate viridis. interveniis glauco-argenteis maculata
venisque saturate viridibus marmorata, nervis sulcatis pinnato-rugosa,
subtus pallide viridis, nitore argyreo, nervis prominentibus saturate viri-
dibus lineata venisque remotis parce reticulala; costa sublus valde pro-
minens, subleres; nervi laterales utrinsecus ca. 8, angulo aculo ascen-
dentes, apice procurvi commissurisque intramarginalibus angulato-arcuatis
inter se conjuncti, arcubus aliis minoribus tenuioribus numerosioribus
exirorsum sertim superpositis: flores et fructus nondum exstant.
Caulis usque % mm. crassus, flagellorum internodiis usque 18 em. longis:
petiolus usque 3 cm. longus, 3 mm. crassus: lamina cum acumine usque
ultra 19 cm. longa, 8 cm. lata, acumine ca. 25 mm. longo ad basin 1 cm. lato.
Gstsumatra, Deli, Tandjung Gunung (JAHerı 1895, Hort. Bog.).
In Band 28 des Botanischen Centralblattes (1886), S. 245 er-
wähnt Hassack eine Schizandra marmorata Mic, welche offenbar mit
dem in Morren’s und Anprés Ind. Hort. Belg. (1887), S. 437 er-
wähnten Sphærostema marmoratum hort. identisch ist. In der Litteratur
weitere Aufschlüsse über das letztere zu erlangen, ist mir nicht geglückt,
und da auch MorrENn und AnpRE a. a. O. nur einige Gärtnerkataloge
anführen, so darf man wohl annehmen, dass die in Europa eingeführte
Pflanze zu Grunde gegangen ist, bevor sie noch in üblicher Weise
beschrieben werden konnte, und dass sie deshalb auch nicht in den
Index Kewensis aufgenommen wurde. Obgleich sie nun angeblich aus
Borneo stammt, so ist es doch nicht unmöglich, dass sie zur selben
(3) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 215
Form gehört, wie unsere sumatranische Pflanze. Für die letztere habe ich
daher den Namen marmorata um so lieber beibehalten, als derselbe für
die prächtige Färbung ihrer Blätter äusserst bezeichnend ist.
Mit der typischen, zuerst auf Java gefundenen Schizandra elongata
stimmt unsere sumatranische Pflanze, soweit die noch allein vorhan-
denen vegetativen Teile in Betracht kommen, vollständig überein, um so
mehr, als sie jetzt nach brieflicher Mitteilung des Assistent-hortulanus
am Buitenzorger Garten, J.I. Surrx jun., in’s Freie ausgepflanzt worden
ist und daselbst einfarbig grüne Blätter hervorgebracht hat. Die Pflanze
mit marmorierten Blättern ist demnach eine ähnliche Jugendform, wie
die anderwärts beschriebene und abgebildete Cematis smilacina Bu.
- forma picta *.
Unter den Schattenpflanzen des tropischen Urwaldes ist ja die Er-
scheinung, dass der reiche Farbenschmuck der Blätter allmählich ver-
bleicht, sobald die Pflanze eine gewisse Höhe erreicht hat, sehr ver-
breitel. An anderer Stelle ? beschrieb ich bereits deren Vorkommen bei
Leea amabilis Masr., einem 2 m. Höhe erreichenden Strauche, welcher in
der Jugend prachtvolle tiefgrüne, sammetglänzende, silberstreifige Blätter
besitzt, während er im erwachsenen Zustande jedes Schmuckes entbehrt.
Ebenfalls sehr deutlich ausgeprägt findet sich die nämliche Erscheinung
bei Justicia vittata Hauer f.°, deren kleinere untere Blätter mit einem
breiten Silberstreifen geschmückt sind, während die grossen Blätter
1 Hans Hazurer, Die indonesischen Clematideen des Herbariums zu Buiten-
zorg. Annal. Jard. Bot. Bwitenzorg. XIV, 2 (VII. 1897), S. 259-260, Taf. 19,
Fig. 2. — Für Cl. smilacina Br. wurde hier noch in Anlehnung an die älteren
Autoren der Name (Gl. smilacifolia War. gebraucht. Inzwischen habe ich
jedoch Gelegenheit gehabt, im Herbarium des botanischen Gartens zu Kalkutta
durch Einsicht der Wazzica'schen Originalexemplare festzustellen, dass Cl. smi-
lacifolia Wazz. eine zwar der Cl. smilacina BL. sehr nahe stehende, aber doch
gut geschiedene und im Herbarium zu Kalkutta nur durch Exemplare von den
Silhet- und Khasia-bergen, von Mergui, vom Bergëé Ophir und vom bota-
nischen Garten zu Kalkutta vertretene Art ist, während die bisher rätselhafte
und in Kuntze’s Monographie der Gattung als Varietät der Cl. smilacifolia auf-
geführte Cl. subpeltata War. (1830) nichts anderes ist als die durch ganz
. Indien von Zeylon und Sikkim bis zuden Molukken und Philippinen
verbreitete Cl. smilacifolia aut. non Warr. oder Gl. smilacina Br. (1825).
2 H. Harrer, Ueber Leea amabilis und ihre Wasserkelche. Ann. Buitenz.
XIV, 2 (VII. 1897), S. 241-242. — Siehe auch Starr in Band XII, S. 174-
175 dieser Annalen.
8 H. Harrer, Indonesische Acanthaceen. Nova Acta. Abh. Kais. Leop.-
Carol. Deutsch. Ak. LXX, 3 (X. 1897), S. 193-240, Taf. 9-16.
216 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
unter der Blütenregion einfarbig grün sind. Ja selbst bei solch niedrigen
Kräutern wie bei dem auf krautgrünem Grunde hellgrün und weisslich
gefleckten Gymnostachyum variegatum HALLıer f.' und, wenn auch
minder deutlich ausgesprochen, bei der nur wenige Zoll hohen Piyssi-
alottis picta HALLıer f. ' tritt uns die gleiche Erscheinung entgegen. Ganz
überraschend wirkt dieselbe aber bei Sirobilanthes cernua Bı., und erst
durch Kultur war es mir möglich, den Nachweis zu liefern, dass aus den
kleinen, noch unverzweigten Pflänzchen mit einem Silberfleck in jedem
Internervium, welche man häufig im Schatten des humusreichen Ur-
waldes bei Tjibodas und beim Telaga Warna findet, das reich ver-
zweigle, fast straucharlige, bis über 1 m. hohe, einfarbig grünblättrige
und statt der Bläller zeitweilig nur mit weissen Blütenähren übersäte
Kraut wird, als welches sich uns Sir. cernua für gewöhnlich darbietet.
Weit weniger deutlich wahrnehmbar ist das allmähliche Schwinden des
weissen Blattrandes der im Folgenden beschriebenen Psychotria albo-
marginata sp. n.; überhaupt muss man sich davor hüten, die in Rede
stehende Erscheinung als ein allgemein gültiges Gesetz aufzufassen. So
behält z. B. Strobilanihes Dyeriana die schöne Färbung seiner Blätter
hei, obgleich er ein straucharliges Kraut von mehr als 1 m. Höhe wird,
und auch bei Cissus discolor habe ich, obgleich er hoch in die Bäume
emporklimmt und an einer Stelle im botanischen Garten zu Buitenzorg
sogar stark der Sonne ausgesetzt ist, niemals beobachtet, dass er mit zu-
nehmendem Wachstum des schönen Silberschmuckes seiner Blätter ver-
lustig gehe. Auch die buntblättrigen kletternden Piperaceen und Pothos-
arten, wie z. B. Piper porphyrophyllum N. E. Br. bilden zeitlebens nur
Blätter von einer und derselben Färbung aus.
" 35. Capparis Erycibe sp. n.
Pl. sicca : Frutex volubilis, alte scandens, habita et præcipue foliorum
forma Erycibem iomentosam BL. imitans; rami teretes, seniores viminei,
lignosi, læves, fusco-virides, opaci, juniores subherbacei, tenues, exsic-
cando canellati, sicut petioli pube minuta densa cinnamomea velutina
vestiti, internodiis longis; spinæ stipulares parvæ, breves, parum
recurvæ, lutescentes, seniores apice nigrescentes; petiolus brevis,
tumidus; lamina magna, tenuis, coriaceo-membranacea, obovata, acu-
mine brevi obtuso vel subacuto mucronato terminata, basi rotundala vel
1 H. HaLLier, Indonesische Acanthaceen. Nova Acta. Abh. Kais. Leop.-Garol.
Deutsch. Ak. LXX, 3 (X. 1897), S. 193-240, Taf. 9-16.
(5) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 217
subcordata, supra saturate viridis, obsolete et remote reticulato-venosa,
exsiccando minute ei dense crispato-rugosa, subtus multo pallidior,
remote venosa, utrinque nitidula, glabra vel junior tantum subtus ad
nervos pube densa minuta velutina cinnamomea vestita; nervus media-
nus supra anguste sulcatus, subtus costatus, laterales utrinsecus 6-16.
ascendentes, valde procurvi, supra parum conspicui. subtus prominentes.
venis raris oblique transversis commissurisque intramarginalibus valde
arcuatis inter se conjuncti; pedicelli æquilongi, in paniculæ terminalis
pyramidalis pube cinnamomea vestitæ ramulis (divaricatis) umbellati:
fructus juvenilis longe stipitatus, fusiformis, malurescens (in specim. a
Raap coll. n° 309) piriformis, lævis, viridis, breviter stipitatus.
Rami usque A mm. crassi, internodiis usque 6 cm. longis; spinæ ca. 1 mm.
longæ ; petiolus 6-8 mm. longus; lamina usque ultra 14 cm. longa, ultra
7 em. lata; panicule pedunculus usque ad ramum infimum ultra 5 em. longus,
aphyllus; panicula ipsa ultra 1 dm. longa, basi ca. 9 cm. lata; pedicelli
8 mm. longi: fructus maturescens ca. 1 cm. longus, 7-8 mm. crassus, carpo-
phoro 4-5 mm. longo.
Westjava, gemein auf Felsen im Urwald der oberen Partieen des
Berges Tji-bodas bei Tjampea unweit Buitenzorg, ca. 320 m. über dem
Meere (Harier f. 4. V. 1895 n° 7794 und 11. VI. 1896 n° 779% , Herb.
Bog.; H. Raap 11. VI. 1896 n° 309, Herb. Genuense); Ostjava, Resident-
schaft Besuki, selten auf ziemlich trocknem Sandboden im Urwald Tjura-
manis bei Simpolan, 600 m. über dem Meere (Koorpers 2. XI. 1895
n° 20456 8, Herb. Bog. — « Kletterpflanze; Blätter bleibend, unterseits
bleichgrün; Frucht dunkelgrün. »)
Durch die Kürze ihres Karpophors giebt sich Capparis Erycibe inner-
halb der Gruppe der Corymbosæ als nahe Verwandte von C. floribunda
Wicar und C. pumila Cuamp. zu erkennen.
‘4 26, Leea Zippeliana Mio.! Ann. Mus. Lugd.-Bat. I (1863-64), p. 101
(tab. nostra VI).
PI. viva : Frutex humilis, simplex, glaber; caulis crassus, fuscus,
obscure angulatus; folia ad apicem caulis congesta, quocunque spec-
tantia, oblique et rigide erecta; petiolus brevis, crassus, pallide viridis.
nitidulus, dorso acute triangulatus, superne stipulis 2 apice rotundatis
late alatus; lamina magna, simplex, longe ovato-lanceolata, e basi
angusta rolundato-subcordata usque ultra medium sensim dilatata, dein-
ceps iterum angustata, acuminata, basi minute apicem versus grosse ser-
218 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
rata, supra læte viridis, lucida, secus nervum medianum vittæ argenteæ
irregulariter dilaceratæ ornamento prædita, intra margines secus lineam
fractam ad dentes interruptam argenteo-vittala, nervis venisque obscure
sulcatis rugosa, pinninervis, subtus pallide et sordide viridis, opaca, venis
saturatius viridibus reticulata, junior supra rubro-viridis, subtus præcipue
ad nervos venasque violacea; costa utrinque acute carinata, supra luteo-
viridis; nervi laterales utrinsecus 12-18, quorum infimus multo tenuior
et brevior et sequenti est approximatus, supra sulcati, subtus acute cari-
nai; flores in glomerulo inter folia 2 suprema terminali sessili multi-
floro dense congesti, breviter pedicellati; alabastra parva, globosa, sor-
dide viridia; calyx 5-dentatus, corollæ arcte appressus, dentibus brevibus
acutis æqualibus; petala cum calycis dentibus alterna, valvata, brevia,
acuta, crassa, apicem versus sensim incrassata, utrinque viridia; tubus
staminalis in alabastro brevis, carneus; antheræ petalis superpositæ,
albidæ, inflexæ; stylus brevis, viridis.
Caulis vix 4 dm. altus, 6 mm. crassus; petiolus usque 3 em. longus, 5 mm.
latus, stipulis ca. # mm. latis; lamina usque 25 cm. longa, 7 em. lata ; florum
glomerulus 25 mm. diametro transverso ; alabastra vix 3 mm. longa.
Molukken (Treug 1893, Hort. Bog.); Neuguinea (Zipper! 5. Juli,
Hb. Lugd.-Bat.).
Obgleich diese Prachtpflanze einen sehr abweichenden Wuchs hat, der
in ihr zunächst noch keine Leea vermuten lässt, liess sie sich doch auch
schon vor der Blütezeit leicht durch den anatomischen Bau ihres Blattes
als Angehörige dieser Gattung erkennen. Sie besitzt nämlich die rhaphi-
denführenden Schleimzellen, welche für die meisten Ampelideen so
charakteristisch sind, und zahlreiche Kalkdrusen, deren Vorkommen bei
den Ampelideen ebenfalls längst bekannt ist. Ausserdem finden.sich
in den Zellen des Blattfleisches die nämlichen eigentümlichen kugeligen
Fettkôrper, auf deren Vorkommen bei Leea æquata L. ich bereits an
anderer Stelle ' aufmerksam machte.
27. Myrioneurum cyaneum Harrer f. in Annal. Buitenz.
XI, 2 (II. 1896), t. 23 fig. 1.
Pl. viva : Suffrutex semipedalis, glaberrimus; caulis simplex vel
1 H. Haruıer, Betrachtungen über die Verwandtschaftsbeziehungen der Ampe-
lideen und anderer Pflanzenfamilien. Natuurkundig Tijdschrift voor Nederl.
Indie LVI, 3 (1896), S. 316.
(7) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 219
pauci-ramosus, rigidus, teres, plerumque crassus, colore inter atroviridem
et atrocyaneum ambiguo, nitidus, lenticellis raris orbicularibus pallidis
verrucosus, in partibus senioribus prorsus strato suberoso vestitus, inter-
nodiis superioribus brevissimis irregulariter annulatus et stipularum
reliquiis deformatus, internodiis inferioribus longioribus, minus defor-
matis; stipulæ semi-annulares, laciniis 5 longis subulatis triste viridibus
nitidulis pectinatæ; folia in apice congesta, in jugo quovis æqualia, spa-
thulato-lanceolata, acumine brevi aculo abrupte terminata, basi sensim in
petiolum brevem, crassum, cyaneo-viridem, sublus terelem, supra cos-
tatum, ad latera lamina decurrente angulatum angustata, penninervia,
juniora subtus ubique, at præcipue in nervis et in nervo mediano
etiam superne saturate cyanea, adulta supra saturate viridia, nitida,
subtus pallide viridia, opaca, venis saturate viridibus remote reticulata ;
nervus medianus supra anguste sed conspicue costatus, subtus late
semiteres, triste cyaneus vel demum viridis, nitidus; nervi laterales
in utroque latere ca. 15, supra parum conspicui, subtus prominentes,
salurate virides, nitiduli, commissuris intramarginalibus leniter curvatis
conjuneti; flores in capitulis axillaribus solitariis subsessilibus globosis
multifioris dense congesti, breviter pedicellati; bracteæ subulatæ;
calycis lobi 5 æquales, tenues, longi, subulati; corolla minima, cyanea;
capsula parva, breviter ellipsoidea, obscure 10-costata, sicca, indehiscens,
subbilocularis, polysperma; sæptum tenuissimum, membranaceum, pel-
lucidum, utrinque placenta solitaria nigra præditum, a pericarpio lignoso
fragili solutum; semina minuta, cuneata, angulata. glaberrima, nigra.
Caulis 2-5 mm. crassus, internodiis 3-40 mm. longis; stipularum laciniæ
1-2 cm. longæ, basi vix 1 mm. late; petiolus ca. 1 cm. longus, 3 mm. latus;
lamina usque 13 cm. longa, usque 5 cm. lata; florum capitula 15-20 mm. dia-
metro ; capsula vix 4 mm. longa, laeiniis calycinis usque ultra 5 mm. longis,
vix 1 mm. latis.
Westborneo, in Gesellschaft von Elatostema vittatum Hauer f. !
häufig auf dem humusreichen, aber nur spärlich mit Kräutern
bewachsenen Boden des schattigen Hochwaldes am Berge K’nepai bei
Smittouw am Kapuas, ca. 500-800 m. über dem Meere (Hauer f. 30.
XII. 1893, B. 1739, Hb. Bog.); häufig an ähnlichen Standorten auf den
Bergen Liang Gagang (Hauer f. 7. II. 1894, B. 2582, Hb. Bog.) und
ı H. Hazxer, in Annal. Jard. Bot. Buitenz. XIII, 2 (III. 1896), S. 303,
Taf. 26, Fig. 1.
220 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Amai Ambit bei Nanga Raun am Oberlauf des Mandaiflusses in Mittel-
borneo.
Wegen seiner angeblich bisweilen ein wenig fleischigen Fruchtwand
wird Myrioneurum von Bexra. und Hoox.' zu den Mussændeen gestellt,
und auch ScHumanx * führt die Gattung noch neuerdings unter den Mus-
sændeen auf, obgleich nach ihm die Frucht in 2 sich auf der Bauchseite
allmählich ôffnende Kocken zerfällt. Bei den in Buitenzorg kultivierten
Pflanzen unserer Art liess sich weder ein Fleischigwerden der Frucht-
wand noch auch ein regelrechtes Aufspringen derselben bemerken. Viel-
mehr befanden sich die Früchte Monate lang unverändert in demseiben
Reifezustand, sodass es eher den Anschein hat, als ob sie sich durch all-
mähliche Verwitierung der Fruchtwand Öffnen müssten und nun hierzu
in der Kultur unter dem schützenden Glasdach keine Gelegenheit hatten.
Im Habitus und zwar besonders in der Form und Aderung der Blätter,
sowie auch im Bau von Blüte und Frucht ist Myrioneurum den Gattungen
Lerchea und Neurocalyx, welche von den genannten Autoren unter den
Hedyotideen aufgeführt werden, sehr ähnlich und offenbar sehr nahe
mit ihnen verwandt. Zumal der letzteren, bei welcher ebenfalls zer-
schlitzte Nebenblätier vorkommen, schliesst sich Myrioneurum durch die
Form des Blütenstandes sowie durch die zerschlitzten Nebenblätter
unserer Art, wodurch sich diese von allen übrigen zu unterscheiden
scheint, sehr nahe an. Ob auch bei einer zweiten auf Borneo vorkom-
menden Art, nämlich Myrioneurum borneense Srapr*, die Nebenblätter
zerschlitzt sind, wird leider nicht angegeben, ebensowenig wie auch über
die Form der Nebenblätter zweier weiterer von Starr genannter, aber
noch nicht beschriebener Arten (Admiralitætsinseln : Challenger-
exp.; Mishmi Hills : Grirrirm n° 2850) sich irgendwelche Angaben
vorfinden, es sei denn, dass Starr bei der ersteren irrtümlich die Neben-
blätter für zerschlitzte Vorblätter angesprechen hat.
(Fortsetzung folgt.)
! BEnTH. et Hook. Gen. PI. II, 1 (1873), S. 16 u. 69.
2 K. ScHuMAnN in EnGLER u. Prantı, Natürl. Pfl.-Fam. IV, 4, S. 61 u. 65.
3 0. Sraer in Trans. Linn. Soc. Bot., ser. II, vol. IV (XH. 189%), S. 175.
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IX}
1O
es
FLORE DE L'ILE D’EGINE
PAR
Th. DE HELDREICH
AVEC UNE CARTE GÉOLOGIQUE
Planche XII.
INTRODUCTION
L'île d’Egine, qui a conservé jusqu’à nos jours son ancien nom AITINA,
est située dans le golfe Saronique ou d’Egine, entre l’Attique ét l’Argo-
lide. Elle a une configuration triangulaire et une aire de 83 kilomètres
carrés. Elle constitue un Dème appartenant à la province (Nomos)
d’Attique et Béotie.
Le terrain de l’ile est en grande partie de nature volcanique, tres
pierreux et aride. Vers l’extr&mite sud de l’île, s’eleve la montagne la
plus élevée, appelée aujourd’hui le Oros, la montagne par excellence,
ou mont Saint-Elie, d’après la chapelle de ce saint, bâtie sur le sommet.
C’est le "Opos roi IlaveAXevion Ardc, ou simplement le [ayeshkfwov des
anciens, puisque au sommet se trouvait le sanetuäire du Jupiter pan-
héllenique, qui d’après la tradition y avait été érigé par le héros et
premier roi de l’île, Eaque, (Ataxsc) L’Oros a une élévation de 531
mètres au-dessus de la mer. Du côté sud et à l’est, c’est-à-dire vers les
promontoires de Perdica, Pyrgos et Hagios Antonios, les pentes du
Oros sont très escarpées et rocheuses. Vers le Nord, et à une hauteur
d'environ 250 m., se trouve un plateau en forme de bassin, dans lequel
1 Voir Pausanias, Corinth., 29-30.
BULL. HERB. BOISS., mars 1898. 16
222 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
est situé le couvent de l’Assomption de la Vierge. Les hauteurs qui,
comme une continuation de l’Oros, s’etendent au milieu de l’île, au nord
du couvent, sont séparées par le vallon de Mésagros d’une autre chaîne
de collines et monticules moins hauts, qui parallèlement à la côte septen-
trionale de l’île, se dirige du Cap Placa au Cap Tourlou, et au-dessus
duquel elle aboutit à la colline sur laquelle est bâti le temple de Mi-
nerve. Au milieu de cette chaîne se trouvent, du côté sud, les ruines de
Paléochora, qui, au moyen âge jusqu’à la fin du XVIII”® siecle, était la
capitale de l’île. Les petits vallons de cette partie de l’île, ainsi
que tout le littoral septentrional jusqu'à la nouvelle ville, placée
sur la côte ouest, forment la partie la plus habitable et la plus fer-
tile, où même quelques petits ruisseaux arrosent parfois la terre. C'est
la partie de l'île, où il y a le plus de cultures, où il y a des
jardins et des plantations d’arbres, autour de nombreuses maisons de
campagne et de petits hameaux, comme Konto, Potamo, Marina, Piga-
dakia, Perivolia (complexe de jardins), ete. Au sud de la ville s’etend
de même, le long de la côte, une petite plaine littorale, où se trouve la
« Périvola » ‘et d’autres jardins. Le sol dans tous ces parages au nord
et à l’ouest, est formé de couches de terrains néogènes et d’alluvions.
C’est la que se cultivent surtout des légumes, des arbres fruitiers et du
coton; les Héspéridées y réussissent aussi très bien. Cependant, même
les parties pierreuses et arides de l’île se cultivent, grâce aux efforts
des habitants très laborieux, et même avec assez de succès, le terrain
volcanique de ces terres étant de par sa nature assez productif. La
vigne, l'olivier, le figuier et l’amandier se eultivent presque partout
dans l’île, et même sur les pentes de l’Oros et aux environs du couvent
on sème l’orge et différentes légumineuses, telles que deux espèces de
Lathyrus (le L. sativus et le L. Cicera), le pois-chiche et la veche. Voilà
en somme les principaux produits végétaux de l’île. Comme le climat
d’Egine est un peu plus doux que celui de la terre ferme (malheureu-
sement des observations météorologiques manquent), les figues, diffé-
rents fruits et légumes (en particulier la tomate) sont plus précoces à
Égine et forment par cela un objet d'exportation. En général, l’agri-
culture ne suffit point cependant à occuper les habitants, dont la prinei-
pale source de prospérité est la mer, surtout la pêche et en particulier
1 Propriété appartenant à la famille de feu D. Bulgaris. Dans le voisinage se
irouve aussi le jardin de feu Ch. Trikupis, appartenant maintenant au Ministre
de la Grande-Bretagne, Sir Edwin Egerton.
(3) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 223
la pêche des éponges. Une autre petite industrie, objet d'exportation,
ce sont les « Kanatia d’Egine », c’est-à-dire les vases très poreux et
réfrigérants, fabriqués avec une argile particulière, dont est composé le
monticule de « Kanatovouni ». — La population de l’île s'élève, d’après
le dernier recensement de 1896, à 8,221 âmes ', dont 4.714 constituent
la population de la ville.
Quant à la structure géologique de l’île d’Egine, je me borne à ajouter
la note que M. le D’ A. Philippson a eu la bonté de me communiquer à
ce sujet, fondée sur ses propres observations et sur celles de M. Henry
S. Washington, auteur d’un traité spécial sur la pétrographie d’Egine
et de Methana. D’après cette note, la base de l’île est formée de calcaire
à Rudistes de l’époque Crétacée, qui se présente à la superficie sur les
monticules au nord de Paléochora et au sommet de la colline, où se
trouvent les ruines du temple de Minerve ?. Les flots voisins de Métopi,
Moni et Angistri sont aussi formés de ce même calcaire. Sur ce caleaire
git en couches discordantes le Néogène (probablement de l’époque
pléocène), formées de calcaires, marnes et conglomérats, couches très
tourmentées par des soulevements et bouleversements divers. Les roches
tertiaires en question occupent surtout la partie septentrionale de l'île,
comme nous l’avons dit plus haut. Elles y forment des collines à pentes
douces et fertiles, qui vers le bas sont couvertes graduellement par les
alluvions. La plus grande partie de l’île, en particulier la partie centrale
et méridionale, est formée de roches volcaniques de celles que l'on
appelait autrefois Trachytes. M. Washington distingue les roches sui-
vantes comme pétrographiquement différentes les unes des autres,
savoir : le Æornblende-Andésite, dont se compose la partie centrale de
l’île jusqu'aux environs du couvent; le Æypersthène-Andésite, dont est
composé toute la masse de l’Oros et enfin le Hornblende-Dacite, qui
forme trois masses plus petites vers la partie méridionale de l'ile.
M. Washington suppose, en tâchant de le démontrer par les faits, que
les éruptions d’Egine se sont succédées du Sud au Nord, de sorte que
la masse de l’Oros aurait été formée en premier lieu, ensuite les environs
du convent et en dernier lieu les environs de Paléochora. Il est bien
certain, que les premières éruptions, et peut-être toutes, ont eu lieu à
! D’après le recensement de 4879, la population était de 6127 âmes seulement.
? Voy. la carte géologique.
224 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
l’époque néogène, puisque les couches de cette formation couvrent en
partie les roches éruptives. Les éruptions d’Egine doivent leur existence
à des « Cumulo-Volcans » (domförmige Massenvulkane), parce que des
cratères, des écoulements de lave, des filons, etc., ne s’observent pas à
Égine. D’après M. Washington, il est très probable que les éruptions
d’Egine sont antérieures à celles par lesquelles a été formée la
presqu'île de Methana.
Après cet aperçu sommaire sur la nature du sol de l’île d’Egine, je
dois, avant d'entrer dans des considérations générales sur sa Flore,
indiquer les sources auxquelles j’ai puisé, et les recherches botaniques
faites par mes prédécesseurs et par moi-même, et au moyen desquelles
j'ai rédigé le Catalogue des plantes, dont la publication est le but de ce
travail.
En examinant les anciens auteurs grecs, qui traitent de l’île d’Egine,
on trouve bien peu sur ce qui a rapport à la nature et surtout à la
végétation de l’île, ce qui seul nous intéresse ici. Theophraste seulement,
dans son fragment sur les odeurs (Ilept oou@v, 27) dit : « Unguenta
omnia componuntur...... denique crocinum; crocus autem optimus in
Aegina et Cilieia!. »
On voit de ce passage, qu'à l’époque de T'héophraste, le Crocus
d’Egine était renommé comme ingrédient d’onguents parfumés.
Dans un passage d’un autre traité de Théophraste « de Signis plu-
viarum, ventorum, tempestatis et serenitatis » (I, 24), l’Oros d’Egine
est signalé comme point prognostique de météorologie : « Si in Aegina
insula in templo Jovis Hellanii nubes considet, plerumque adventat
pluvia. »
‘Jupiter (Zeus) était, comme on sait, le Dieu qui envoyait la pluie des
hauteurs où il résidait. Il ya par cela même une associationn d'idées
naturelle entre ce passage de Théophraste et un passage dans Pausa-
nias (Corinth. 29, 6), où celui-ci raconte que la Grèce, ayant souffert
longtemps de grande sécheresse, on avait envoyé à Delphes, pour con-
sulter l’oracle; la Pythie avait répondu, que pour être exaucé de Jupiter,
il fallait envoyer des députés à Eaque, le roi d’Egine, pour le prier
d'être le médiateur auprès du dieu. Les Grecs s'étant conformés à la
sentence de l’oracle, Eaque offrit des sacrifices au Zeus Panhéllenique
(sur l’Oros) et les pluies vinrent restaurer la terre. Dans ce même
1 Theophrasti Opera, edit. Fr. Wimmer, Paris. A.-F. Didot, 1866. Traduction
latine.
(5) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE, 225
passage, plus loin, il est question de très anciens Oliviers, végétant dans
l’enceinte du « Aeakeion » dans la ville d’Egine '.
Parmi les savants naturalistes des temps modernes Pitton de Tourne-
fort, qui depuis le mois d’avril 1700 jusqu’en février 1701 visita très en
détail, et une à une, les îles de la mer Egée, n’a cependant pas visité
Égine. Sibthorp plus tard dans ses voyages (1786-87 et 1794-95) n’a
pas visité non plus l’île d’Egine, quoiqu'il se soit arrêté assez long-
temps à Athènes. Dumont d’Urville non plus stationnant avec un
navire de guerre en 1819 et 1820 dans les ports des îles de l’Archipel
n’a visité Égine
Quant aux savants français, membres de l’Expédition scientifique de
Moree, le chef seulement Bory de Saint- Vincent, accompagné du géo-
logue Puillon Boblaye, visita rapidement en automne 1829 l’île d’Egine,
plutôt pour y faire des recherches géologiques et archéologiques. Dans
la « Flore du Peloponnèse et des Cyclades » Égine n’est cité que deux
fois comme localité de plantes.
C’est au printemps de 1835 qu’Egine a été pour la première fois
l’objet de recherches botaniques par Æ. R. Friedrichsthal, qui dans
l’appendice à la relation de son voyage en Grèce, donne le catalogue
des plantes cueuillies par lui, en suivant l’ordre des localités qu'il a visi-
tées et les dates auxquelles il a fait ses collections. A l’île d’Egine, il a
herborisé pendant trois jours (du 26 au 28 mars), recueillant 133 espèces
phanérogamiques.
La même année, en mai, mon ancien ami Joseph Sartori, pharmacien
du roi Othon, fit une première excursion à Égine. Il en fit d’autres en
Juillet 1852 et en octobre 1856. Wilhelm von Spruner, pharmacien
militaire, fit une ou deux excursions à Égine (je n’en connais pas les
dates précises), pendant son séjour en Grèce de 1840 à 1843. Il y
reeueillit surtout les Orchidées. Les échantillons cueillis par Sartori et
Spruner se trouvent dans l’Herbier Boissier et le mien.
En décembre 1857, Giacomo Guicciardi-Barrazetti visita Égine et y
trouva le Crocus mentionné par Théophraste.
Feu Th. Orphanidès, ancien professeur de botanique, visita Égine en
août 1858 et en novembre 1859. Ses collections sont conservées dans le
Musée botanique de l’Université d'Athènes, dont elles font partie.
I « Tod nepıkoiov BE bros "Eirizı TEQÜAUGEY 22 Talzıod. Y)
226 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Moi-même j'ai visité six fois l’île d’Egine, savoir : pour la premiere
fois en juin 1848 pendant deux jours, ensuite en novembre 1855 pen-
dant trois jours, deux fois en mai 1860 et juin 1864, et de nouveau en
mai 1870 pendant deux jours, et enfin en 1881 pendant huit jours (du
18 au 25 avril) avec mon excellent ami M. Timoléon Holzmann, ama-
teur zêlé de la nature et bien souvent mon compagnon de voyage. Pen-
dant ces excursions nous avons visité toutes les parties de l’île, pour en
examiner la végétation. En 1881 nous avons aussi visité les îlots voisins
de Métopi et d’Angistri. |
J'ai ajouté par mes observations environ 388 espèces au catalogue
des plantes d’Egine déjà connues et trouvées par d’autres.
Enfin mes amis MM. le D' Marc Mindler et D' B. Tountas, sur ma
prière, ont fait en novembre 1897 des excursions dans cette île, le pre-
mier, une fois, pour résoudre une question géologique, M. Tountas deux
fois, pour remplir quelques lacunes, quant à la Flore de l’île. Je leur
exprime ma gratitude pour avoir contribué à compléter mon travail.
Fondé sur ces observations répétées et à l’aide des autres sources lit-
téraires, exposées plus haut, j'ai pu rédiger le catalogue des plantes
vasculaires d’Egine, que je crois pouvoir considérer comme presque
complet, bien peu d’espèces ayant dû échapper à tant de recherches.
Le nombre des plantes énumérées s'élève à 576 espèces. Si nous com-
parons ce nombre à celui des espèces, qui composent la flore d’Attique
et qui s'élève à environ 1547, nous avons la proportion de 37,12 à 100.
Comme on peut se l’imaginer à priori, la Flore d’Egine, à cause de la
situation géographique de l’île, forme un chainon entre les Flores de
PAttique, du Péloponnèse et des îles des Cyclades. Toutefois la hauteur
du point le plus élevé de l’île ne surpassant pas 531 m., il s’en suit
naturellement que les plantes propres aux régions des hautes mon-
tagnes de la Grèce manquent entièrement à Égine, où il n’y a que les
régions du littoral, des collines et des montagnes sèches («xérobounia »),
dont la hauteur au-dessus de la mer ne dépasse pas 600 m. Sur ces col-
lines et xérobounia d’Egine prédomine surtout la formation des sous-
arbrisseaux (« Phrygana »), tandis que celle des « Maquis » (arbris-
seaux toujours verts) y est beaucoup plus restreinte qu'ailleurs *.
1 Voir pour la caractéristique de ces régions mes deux traités : Die Pflanzen:
der attischen Ebene in A. Mommsen, Die grieschischen Jahreszeiten, Heft V,
p. 521, Schleswig ; et surtout : l’Attique au point de vue des caractères de sa
végétation, dans le Compte rendu sténogr. du Gongres international de botanique
et d'horticulture, tenu à Paris du 16 au 24 août 1878.
(7) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 227
Il est interessant au point de vue de la géographie botanique, d’exa-
miner quelles sont les espèces de la Flore d’Egine, communes aux trois
autres Flores en question, lesquelles sont communes à deux de ces
Flores, ou à une seule d’entre elles, ou vice versa, puis de constater
quelles sont les espèces, qui manquent dans la Flore d’Egine. Dans le
catalogue, j'ai omis toute note pour les espèces, qui sont communes à
la Flore d’Egine et aux trois Flores, qui nous servent de point de com-
paraison, mais j'ai ajouté les notes Att. Pel., Att. Cycl., Pél. Cycl., ou
seulement Att., Pél. et Cycl. aux espèces, qui hors d’Egine, ont été
observées seulement dans une ou deux des régions citées. En analysant
notre catalogue à ce point de vue, nous arrivons aux résultats suivants :
Des 576 espèces de la Flore d’Egine 472 sont communes à cette
Flore et à celles de l’Attique, du Péloponnèse et des Cyclades.
_ 94 espèces sont communes à Égine, à l’Attique et au Péloponnèse,
savoir: Ranunculus arvensis, Matthiola tristis, Malcolmia Græca, Poly-
gala Nicæense, Alsine Smithu, Pocockia Greca, Dorycnium hirsutum,
Alchemilla arvensis, Tamarix Hampeana, Galium capitatum, Valeria-
nella hirsutissima, Anthemis Guicciardu, Leontodon Græcum, Oro-
banche Spruneri, Salvia Barrelieri, Amarantus chlorostachys, Serapias
parviflora, Ophrys apifera, Crocus cancellatus, Bellevalia ciliata, Botry-
anthus pulchellus, Allium Chamzespathum, Colchicum Sibthorpü et Carex
illegitima.
22 espèces sont commmunes aux Flores d’Egine, de l’Attique et des
Cyelades, savoir : Fumaria densiflora, Didesmus Aegyptius, Trigonella
spicata, Melilotus sulcatus, Mel. compactus, Hedysarum spinosissimum,
Lathyrus Ochrus, Lythrum Hwyssopifolia, Polycarpon tetraphyllum,
_Sedum rubens, Crithinum maritimum, Bupleurum glumaceum, Cen-
taurea spinosa, Hyoscyamus albus, Andrachne telephioides, Triglochin
Barrelieri, Orchis saccatus, Crocus Cartwrightianus, Asphodelus tenui-
Jolius, Allium Phalereum, Setaria verticillata et Bromus fasciculatus '.
20 espèces sont communes à la Flore d’Egine et à celle de l’Attique
seulement. Ce sont les espèces suivantes : Ranunculus Chius, Hype-
coum procumbens, Fumaria Thureti, Rapistrum Linnæanum, Mat-
thiola bicornis, Malcolmia confusa, Camelina silvestris, Carrichtera
annua, Neslia paniculata, Trifolium suffocatum, Hippocrepis multisili-
quosa, Scorpiurus vermiculatus, Crucianella Graæca, Anthemis auricu-
ı Il est fort possible que plisieurs de ces espèces se trouvent aussi au Pélo-
ponnèse, mais je ne puis pas l’assurer, faute d'indications certaines.
228 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
lata, Myosotis litoralis, Aristolochia microstoma, Allium Porphyro-
prasum, All. Cyrilh, Avellinia Michelu et Atropis distans.
6 espèces seulement sont communes aux Flores d’Egine, du Pélopon-
nèse et des Cyclades ce sont : Dianthus tripunctatus, Phagnolon saxa-
tile, Carthamus leucocaulos, Sideritis lanata, Iris Germanica et Allium
trıfoliatum.
12 espèces sont communes aux Flores d’Egine et du Péloponnèse,
savoir : Delphinium Ajacis, Cakile maritima var. Aegyptiaca, Malcol-
mia Hydræa, Silene Nicæensis, Vicia melanops, Centaurea Melitensis,
Microlonchus Salmanticus, Catanance lutea, Convolvulus pentapeta-
loideus, Orchis masculus, Ophrys myodes et Bromus patulus.
8 espèces se trouvent seulement à Égine et dans les îles des Cyclades,
savoir : Delphinium Hirschfeldianum, Velezia quadridentata, Ruta
bracteosa, Trigonella corniculata, Paronychia echinata, Anthemis Cre-
hca, Rosmarinus officinalis et Orchis sanctus.
Il y a en outre 7 espèces de plantes, iudiquées ou trouvées à Égine,
qui, du moins, jusqu’à présent, n’ont pas été trouvées en Grèce ou dans
les provinces dont les Flores nous servent de point de comparaison,
savoir : Conringia Orientalis (plante de l'Orient, de la Thrace et du
reste de l’Europe moyenne), Lythrum tribracteatum (plante trouvée en
Béotie et dans l’Europe méridionale), Statice T'houini (plante du nord
de l’Afrique et de la Syrie), Orobanche hyalina (trouvé seulement en
Cephalonie), Ornithogalum Pyrenaicum (en Europe moyenne), Belle-
valia trifoliata (trouvé à Naples, Byzance, Rhodes, ete.) et Avena fatua
(indiqué en Grèce par Sibthorp, plante du reste de l’Europe).
Comme espèces endémiques, qui jusqu’à présent n’ont pas été trouvées
ailleurs, nous en trouvons quatre seulement, que j'ai décrites comme
nouvelles. Ce sont le Cyclaminos Mindleri, Scilla Holzmannia, Leo-
poldia graminifolia et Colchicum T'untasium. Comme nouvelles et pro-
pres à la Flore d’Egine, j'ai décrit une forme de Rubus ulmifolius var.
Anatolicus forma Aeginensis, une variété ou forme du Salvia Horminum
(f. comosula) et enfin une variété du Phalarıs minor (var. comosula).
Très caractéristique pour la Flore d’Egine est le manque d’un cer-
tain nombre de plantes, en particulier d’arbrisseaux et sous-arbrisseaux
(phrygana) excessivement communs en Attique et au Péloponnèse. Nous
signalons comme telles les suivantes, dont le manque à Égine frappe
le plus : Clematis Flammula, Rhamnus Greecus, Pistacia Terebinthus,
Spartium junceum, Medicago arborea, Coronilla emeroides, Rosa sem-
pervirens, Myrtus communis, Sambucus nigra, Arbutus Unedo, Arbutus
(9) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 229
Andrachne, Phillyrea media, Marsdenia erecta, Nerium Oleander, Satu-
reia Thymbra, Atriplex Halimus, Thymelæa Tartonraira, Thymelæa
hirsuta, Osyris alba, Platanus Orientalis, Salix alba et Juniperus
Oxycedrus. Cependant la plupart de ces plantes se trouvent aussi dans
les Cyclades.
Les familles suivantes ne sont pas représentées dans la Flore d’Egine:
Violacees, Oxalidées, Rhamnées. Saxıfragacees, Asclepiadees, Apocynees,
Thyméleacées, Typhacees, Alismacées et Gnetacées.
Quant à l'influence de la nature du sol sur la végétation à Égine, je
n'ai pas pu constater qu’elle soit d’une grande importance, puisque
presque toutes les plantes eroissent indifféremment sur le terrain volca-
nique et sur le calcaire. La seule exception est peut-être le Phagnolon
sazatıle (Ph. Methanæum Hausskn.), qui jusqu’à présent n’a été observé
en Grèce que sur le terrain volcanique (roches andesitiques) d’Egine,
de Méthana et de Poros. Le Paronychia echinata paraît aussi préférer
le terrain volcanique, n’ayant été trouvé jusqu’à présent qu’à Égine et
à l’île de Mélos'. Quant aux ZLeopoldia gramintfolia, Scilla Holz-
mannia, Colchicum Tuntasium et Cyclaminos Mindleri, ils pourraient
être des espèces propres au terrain volcanique, mais on ne peut l’affır-
mer avant que leur distribution géographique soit bien connue. J'ajoute
que parmi les sous-arbrisseaux (« Phrygana »), qui constituent la végé-
tation si caractéristique des collines arides en Grèce («région des Phry-
gana ») c’est le Poterium spinosum, qui prédomine sur le terrain vol-
eanique à Égine, couvrant surtout les pentes de l’Oros.
BIBLIOGRAPHIE
Expédition scientifique de Morée. Tome I. Relation par Bory de Saint-
Vincent, Paris 1836 (voir Appendice, p. 469), in-4°.
Id. Tome III, 2° partie Botanique. Paris 1832. Avec 38 tables,
Nouvelle Flore du Péloponnèse et des Cyclades par Chaubard et Bory
de Saint-Vincent. Paris 1836. Avec 42 planches. Fol.
Reise in den südlichen Theilen von Neu-Griechenland. In Briefen von
! Sibthorp l'indique de Crète, mais il n'y a pas été retrouvé.
230 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
E.R. Friedrichsthal. Herausgegeben von seinem Freunde L. P. Mit
einem botanischen Anhange. Leipzig 1838, in-8°.
Flora Orientalis, par Boissier, Edmond, Vol. I-V. Genevæ et Basil.
1867-1881, et Supplement, ed. R. Buser. 1888.
Pour la Géologie et Petrographie :
Expédition scientifique de Moree, tome II, 2° partie, Géologie et
Mineralogie, p. 261-158. Ile d’Egine par Puillon Boblaye :
Ausflug nach den vulkanıschen Gebirgen von Aegina und Methana
im Jahre 1866, von W.Reiss und A. Stübel; nebst mineralogischen Bei-
trägen von K. v. Fritsch. Mit einer Karte. Heidelberg, 1867, in-8°.
A petrographical sketch of Aegina and Methana, by Henry S. Was-
hington. Reprinted from the Journal of Geology, vol. H, n° 8 and
vol. III, n° 1 and 2. Chicago 1895, in-8°.
Geologisch-geographische Reiseskizzen aus dem Orient, von D* Alfred
Philippson.(Sonderabdruck aus den « Sitzungsberichten der Nieder-
rheinischen Gesellschaft für Natur- und Heilkunde zu Bonn »), Bonn,
1897 (p. 28-29 sur Egine).
Athènes, le 15 janvier 1898.
EXPLICATIONS
Pour l’ordre des familles et des espèces, j'ai suivi dans le Catalogue
strictement : « Nyman, Conspectus Floræ Europææ et Suppl. I et H,
1878-1889.
Boissier, Flora Orientalis a été cité pour toutes les espèces contenues
dans cet ouvrage. La citation par économie de place est très abrégée
« B. et le nombre du volume et de la page (p. e. B. I, 2). »
Friedr. — Friedrichsthal.
Toutes les fois que j’ai indiqu& comme localité d’une espèce « Temple»,
j'entends les environs des ruines du temple de Minerve au-dessus du Cap
Tourlou. De même par « Couvent ». le Couvent de l’Assomption, le seul
qui existe à Égine..
(11) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 231
FLORULA ÆGINENSIS
CATALOGUE RAISONNÉ DES PLANTES OBSERVÉES
A L'ILE D’EGINE
I. DICOTYLEDONEZÆ.
A. THALAMIFORÆ.
i. Ranunculacez.
1. Clematis cirrosa L., B. ], 2. In saxosis. Oros. Mésagros.
2. Anemone fulgens J. Gay. in Reichb. plant. Crit. tab. 201 (1825), B. 1,
11. In collibus dumosis. Près du temple de Pallas.
3. A. coronaria L., B. I. 11. In collibus. Trouvee par le D' B. Tountas
(Nov. 1897).
%. Adonis microcarpa DC. Syst. I, 223 (1818), B. I, 18. Variat petalis
miniatis et sæpius flavis. In collibus calcareis et locis cultis. Très abon-
dant pres de la ville et dans la région septentrionale de l’île. D’autres
espèces d’Adonis n’ayant pas été trouvées en Égine, il faut sans doute
rapporter à celle-ci « A. æstivalis var. Cuprea et var. miniala », trouvées
par Friedrichsthal (Reise, p. 268 et 269) dans les mêmes endroits.
5. Ranunculus flabellatus Desf. Fl. All. I, 438, tab. 114 (1798). R. chæ-
rophyllos Auct. plur.. B. I, 31, non L. sec. Freyn. in collibus calcareis et
trachyticis freq.
6. R. arvensis L., B. T, 57. Inter segetes. Mésagros. — Att. Pel.
7. R. muricatus L.. B. 1, 56. In humidis. Littoral du Nord: Konto, Peri-
volia.
8. R. Chius DC. Syst. I, 299 (1818), B. I, 54. In umbrosis. Konto. — Alt.
9. Nigella Dumascena L., B. I, 68. In locis cultis. Couvent.
10. Delphinium Hirschfeldianum Heldr. et Holzm. in Boiss. Flor. Or.
Suppl., p. 19 (1888). In locis cultis. Au sud de la ville près du chemin
232 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
du Couvent (le 19 avril 1881). A été trouvé plus tard aussi sur l’île de
Kythnos par M. Tountas. — Cycl.
11. D. Ajacis L., B. I, 113. In arvis montium. ue — Pel.
2. Papaveracez.
12. Papaver Rheas L., B. 1, 113. In eultis.
13. P. hybridum L., B. L 117. In cultis.
Var. latilobum Fenzl. in Friedr. Reise, p. 269 U Littoral, au nord
de la ville (Friedr.).
14. Glaucium leiocarpum Boiss. Fl. or. I. 122 (1867). G. luteum Auct.
flor. Græc. non Scop. In maritimis. Près de la ville d’Egine et sur l’ilöt
Angisiri.
15. G. corniculatum (L. sub Chelidonio) Gurt. Fl. Lond. VI, 1, 61
(1777-1787). var. flaviflorum DC. Prodr. I, 122 (1824), B. I, 120. In arvis.
Autour du Couvent. — Att. Cycl.
16. Remeria hybrida (L. sub Chelidonio) DC. Syst. II, 92 (1821), B. I,
118. R. refracta Friedr. I. c. non DC. In arvis. Perivolia etc.
3. Fumariacez.
17. Hypecoum æquilobum Viv. Fl. Lyb. p. 7, a 3, 1.3 (1824). H. gran-
diflorum Benth. Cat. pl. Pyren. 91 (1826) B. I, 125. In arvis. Environs du
Gouvent.
18. H. procumbens L., B. I, 124. Var. glaucescens (Guss. pl. rar. 79,
tab. 15, 1826, pro specie) Moris Fl. Sard. I. 85 (1837-1859). In arenosis
maritimis. — Alt.
19. Fumaria megalocarpa Boiss. et Sprun. in Boiss. Diagn. I, 1, 68
(1842). F. macrocarpa Parlat. pl. nov. p. 5 (1842), B. I, 137 (nomen
ımproprium vix antiquius. In saxosis calcareis prope urbem. Vernac.
Karvıd tic ne.
20. F. officinalis L., B.1, 138. Indiqué par Friedrichsthal au Cap Perdica.
21. F. densiflora DC. Cat. hort. Monsp. 143 (1815). F. micrantha Lag.
El. Matrit. 21 (1816) B. I. 156. In arvis. Aux environs du Couvent. —
Att. Cycl.
22. F. Anatolica Boiss. in Pinard exsiec., Schultz, Fl. Gall. exs. (1847),
Boiss. Diagn. I, 8, 14 (1849) B. I, 136. F. Kraliki Jordan Cat. h. Div. 19
(1848). Ad repes rara. Perivolia.
23. F. Thureti Boiss. Diagn. II, 1 (1853) B. I, 137. Var. congesta Heldr.
Mss. Differt a typo ramis magis confertis, racemis brevioribus, floribus
(13) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 233
parum minoribus pallidis. Planta ramosissima glaucescens. In collibus
calcareis inter frutices. Près du temple. — Att.
24. F. parviflora Lamk. Encycl. II, 567 (1786). B. I, 155. In arvis. Lit-
toral septentrional.
4. Cruciferæ.
25. Cakile maritima Scop. Fl. Carn. II, 35 (1760). B. I, 365. In arenosis
maritimis.
Var. Aegyptiaca (L. sub Isatide, pro specie) Gärtn. Fruet. II, t. 144
(1788-1807). C. maritima ß. integrifolia Boiss. Fl. or. I, 365 (1867). Foliis
indivisis plus minus integris. Littoral du nord (Friedr.). — Pel. (Laconia
d’apres Sibth.).
26. Raphanus Raphanistrum L., B. I, 402. In arvis.
27. Rapistrum Orientale DC. Syst. II, 433 (1821). B. I, 404. Trouvé en
Egine par Sartori.
28. R. Linnæanum Boiss. et Reut. Diagn. pl. Hisp. p. 5 (1842). B. I, 403.
In arvis. — Att.
29. Didesmus Aegyptius (L. sub. Myagro) DC. Syst. II, 658 (1821). B. I,
405. Bunias virgata Sibth. Sm. Pr. II, 3 (1813), Fl. Gr. tab. 613. Foliis
integris, lyratis dentatisve.
Var. tenuifolius (Sibth. Sm. Pr. Il, 3, 1813 et Fl. Gr. tab. 614, pro
specie sub Buniade), B. I, 405 (pro specie). D. Aegyptius var. pinnatus
Jaub. et Spach. Ill. V. tab. 436 (1853-57). Cakile Græca arvensis siliqua
striata brevi Tourn. Voy. I, 25% c. ic. (1717). Foliis plus minus profunde
pinnatisectis, lobis angustis. La découpure des feuilles est tellement
variable dans cette plante que l’on peut à peine admettre le D. Aegyplius
et le D. tenuifolius comme formes d’une même espèce. Elles croissent
melees et sont assez fréquentes dans les semis et surtout dans les
champs de coton, près de la ville; dans le vallon de Pigadakia vers le
temple de Pallas, ainsi qu'à l’ilot de Métopi. Vulgo Kapdayido.—Att. Cyel.
30. Erucaria Aleppica Gärtn. Fruct. II, 298, tab. 143, f. 9 (1791),
Sibth. Fl. Gr. tab. 649. B. I, 365. Ad vias et in cultis frequens. Connu
sous le même nom vulgaire de Kapüauiès comme la plante précédente;
les deux se mangent en salade préalablement bouillies.
31. Mutthiola sinuata (L. sub Cheirantho) R. Br. in Ait. H. Kew. ed. 2.
IV, 120 (1812). B. I, 148. Au nord de la ville et au Cap Perdica
(Friedr.).
32. M. tristis (L. sub Cheirantho) R. Br. 1. c., B. I, 153. M. coronopi-
folia DC., Friedr. Indique pres du temple (Friedr.).
294 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
33. M. bicornis (Sibth. et Sm. Pr. II, 26, 1813, sub Cheirantho) DC.
Syst. II, 177 (1821). B. I, 155. In arvis. Près de la ville, Perivolia etc.
Att.
34. M. tricuspidata (L. sub Cheirantho) R. Br. 1. c., B. I, 155. In are-
nosis maritimis. Égine et Métopi.
39. Arabis verna (L. sub Hesperide) R. Br. L c. p. 405. B. I, 168. In
collibus saxosis. Konto. Colline du temple.
36. Nasturtium fontanum (Lamk. Diet. Enc. II, 185 sub Cardamine,
1786). N. officinale R. Br. 1. c. p. 410 (1820) B. I, 178. In aquosis. Piga-
dakia, Konto etc.
37. Cardamine hirsuta L.. B. I, 160. In locis cultis subhumidis. Peri-
volia.
38. Malcolmia flexuosa (Sibth. et Sm. Pr. IL, 24, 1313, sub Cheirantho)
Flor. Græc. tab. 634 (1830). B. I, 227. Abondamment aux bords de la mer
a Egine et à Angistri. — Wilckia flexuosa Halacsy, Beitrag z. Flora v.
Griechenl. in Oesterr. bot. Zeitschr. 1895, p. 6. D’après M. Halacsy la
priorité appartient au genre Wilckia (ou Wilchia d’après Kuntze) fondé
par Scopoli en 1777 (in « Introduct. ad hist. nat. », p. 317), tandis que le
genre Malcolmia a été fondé par Rob. Brown en 1812 (in Aït. Hort. Kew.
ed. 2, IV, 121). Je suis cependant d’avis que l’on doit conserver ce dernier
nom consacré par l’usage, d'autant plus que l'orthographe de l’autre est
douteux.
39. M. Græca Boiss. et Sprun. in Boiss. Diagn. I, 1, 71 (1842), B. 1,
228. M. lyrata Friedr. non DC. In maritimis. Littoral du nord. —
Att. Pel.
. Var. integrifolia Boiss. Fl. or. I, 228 (4867). In montosis. Près du Cou-
vent. — Ati. Pel.
40. M. Hydræa Heldr. et Halacsy in Fl. ægæa exsicc. 1889 et in Heldr.
Herb. Græc. norm. n. 1009, ann. 4890. Wilckia Hydræa Heldr. et Hal. in
Hal. 1. ec. p. 10 (1895). Cette jolie espèce est abondante entre les brous-
sailles du mont Eros, le plus haut point de l’île de Hydra. Cependant je
l'avais déjà cueillie en avril 1881 avec l’ami M. Holzmann sur les collines
trachytiques d’Egine autour du Couvent de Panagia. Elle se rapproche du
M. Græca par ses feuilles inférieures, qui sont ordinairement lyrées ou
grossièrement dentées; mais elle s’en distingue très bien par son port à
rameaux allongés, tortueux et encore plus grèles que dans le M. Græca,
par ses fleurs moitié plus petites à pétales roses (non violacés), à peine
emargines et à onglets jaunâtres, enfin par ses siliques très grêles,
arquées, souvent presque horizontalement divariquées et même quelque-
fois recourbées, atténuées en un style aigu plus long que la largeur de la
. DE HEL À E L'ILE D'ÉGINE. 239
15 TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D ÉGINE 23
silique. Je ne suis pas de l’avis de M. Halacsy, qui voudrait considérer
notre plante comme une forme intermédiaire du M. Græca et du M. bico-
lor Boiss. et Heldr.. cette dernière étant une plante subalpine {res diffé-
rente à siliques courtes et droites, à pétales entiers, etc.
41. M. confusa Boiss. Fl. or. 1, 221 (1867). Trouvée par Sprun. à
Égine. — Att.
42. Conringia Orientalis (L. sub Brassica) Andrz. in DC. Syst. II, 508
(1821). B. I, 210. Erysimum perfoliatum Crantz. Friedr. p. 270. Trouvé
au cap Perdica par Friedr., indication qui me paraît douteuse. cette plante
n'ayant pas été observée ailleurs en Grèce.
43. Sisymbrium Orientale L.S. Columnæ Jacq. Austr. t 323 (1776).
Boiss. I, 218. In arvis et ad vias freq. Très commun, ainsi que les espèces
congénères suivantes.
4%. S. Irio L., B. I, 217. Commun.
45. S. officinale (L. sub Erysimo) Scop. Carn. II, 26 (1760), B. I, 220.
In cultis freq. Périvolia etc.
46. S. polyceratium L., B. I. 220. Ad vias et in ruderatis. Abondant sur-
tout près de la ville.
47. Stenophragma Thalianum (L. sub Arabide) Celak. in Flora 1872.
p. 441. Sisymbrium Thalianum Gay., Boiss. I, 214. In submontosis trachy-
tieis. Près du Couvent.
48. Sinapis arvensis L., B. I, 394. In cultis freq.
49. Hirschfeldia incana (L. sp. sub Sinapide, 1753). H. adpressa
Mönch. Meth. (1794), B. I, 390. In collibus saxosis freq. Les jeunes
pousses se mangent en salade. Nom vulg. « Bpoößer. ».
50. Eruca longirostris Uechtritz in Oesterr. bot. Zeitschr. 1874, p. 136.
E. sativa Lamk. var. « Heldr. Mss. C’est probablement le type sauvage
du E. sativa Lamk. Fl. Fr. II, 496 (1778), B. I, 396, qui se cultive souvent
et qui a les fleurs un peu plus petites et plus päles et les siliques a bec
plus courts. — In arvis et locis eultis.
51. Alyssum campestre L.. B. I, 283. In locis afidis. Perivolia, Paléo-
chora etc.
52. Clypeola Jonihlaspi L., B. I, 308. In saxosis. Couvent.
53. Camelina silvestris Wallr. Sched. 347 (1822), B. I, 311. In eultis ad
urbem. — Att.
54. Carrichtera annua (L. sub Vella) Aschers. in Aschs. et Schweinf.
FIL. Flor. Egypt. p. 42 (1887). C. Vellæ DC. Syst. IL, 644 (1821), B. I, 397,
In maritimis. Littoral du nord. — Aït.
55. Biscutella Columnæ Ten. Fl. Nap. IV, 89 (1830), B. I, 321. Var. sili-
eulis ciliatis. In collibus saxosis. Pal&ochora.
236 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
56. Huichinsia procumbens (L. sub. Lepidio) Desv. Journ. bot. II, 168
(181%). Capsella procumbens Fries., B. I, 340. Indiquée d’Egine par
Spruner. — Ätt.
57. Capsella Bursa pastoris (L. sub Thlaspide) Mönch. Method. (1794),
B. I, 340. In cultis et ad vias frequens.
58. Bumas Erucago L., B. I, 409. Forma macroptera Reichb. Fl.Germ.
exc. 634. (1832) pro specie. In arvis. Konto, Perdica etc.
59. Neslia paniculata (L. sub Myagro) Desv. Journ. bot. IT, 162 (1814),
B. I, 371. In arvis. Littoral du nord, Périvolia, etc. — Att.
5. GCapparidacex.
60. Capparis rupestris Sibth. Sm. Pr. 355 (1806), Fl. Gr. tab. 487.
C. spinosa var. inermis Friedr. Reise, p. 270 (1838). C. spin. € rupestris
B. I, 421. .In rupestribus. Au Cap Perdica (Friedr.) ; dans la gorge au-
dessous du Couvent (Tountas).
6. Resedaceæ.
61. Reseda alba L., B. I, 425. Énsamoeudéc to era de Dioscoride. De
cette plante très commune en Grèce, on peut distinguer trois formes
principales : ö
a. Forma maxima : planta herbacea vegeta, racemis crassis densis-
simis, floribus majoribus. In arvis.
b. F. leptostachys : herbacea, biennis, racemis longis tenuioribus, flori-
bus parum minoribus. In collibus et locis cultis. Couvent.
c. F. Hookeri Guss. Enum. ins. Inarime, p. 28 (1854) pro specie: peren-
nans, caudice sublignoso, racemis et floribus ut in forma 6. In collibus
saxosis mari finilimis. — Vulgo « l'atdovpéyopro ».
62. R. lutea L., B. I, 429. In collibus. Couvent. Cap. Perdica.
7. Cistaceszæ.
63. Cistus villosus L., B. 1, 436. In collibus apricis. Oros; temple; Konto.
Vulg. « Aaöovıd ».
6%. C. incanus L., Sibth. Fl. Gr. tab. 498. C. parviflorus Lamk. Encyel.
II, 14 (1785), B. I, 437. C’est à cette espèce qu'il faut rapporter le C. Gar-
ganicus Friedr. 1. c. p. 270, non Ten. In collibus calcareis. Mésagros ;
Temple.
65. C. salvifolius L., B. I, 438. In collibus calcareis. Mésagros.
(17) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 237
66. Helianthemum guttatum (S. sub Cisto) Mill. Diet. n. 18 (1797).
Sibth. Fl. Gr. t. 498, B. I. 440, In collibus aridis. Temple; Couvent; Cap
Perdica.
67. H. salicifolium (L. sub Cisto) Pers. Syn. II, 78 (1807), Sibth. Fl. Gr.
t. 499, B. I, 441. In locis siccis. Périvolia.
68. H. Græcum Boiss. et Heldr. in Boiss. Diagn. II, 1, 52 (1853). H. vul-
gare à. Græcum B. Fl. or. I. 447 (1867). H. vulgare Friedr. I. c. 268. In
collibus. Temple (Friedr.).
69. Fumana Arabica (L. sub Cisto) Boiss. Fl. or. I, 449 (1867). Fl. Gr.
tab. 503. In collibus calcareis. Aux environs du temple.
70. F. viridis (Ten. sub Helianthemo Fl. Nap. 299. 1811, Heldr. Herb.
Græc. norm. n. 1118 (1892) F. glutinosa ß. viridis B. I, 449. Collines du
temple (Fried.).
71. F. glutinosa (L. sub Cisto) Boiss. Fl. or. I, 449 (1867). In collibus
calcareis. Littoral du nord.
8. Polygaiaceæ.
72. P. Nicæense Risso in Reichb. Le. crit. I, p. 26, tab. 51 (1823), B. I,
475. P. Thuringiaca Spr. Friedr. Reise, 269. Trouvé par Friedr. du côté
du temple. — Att. Pel.
73. Polygala venulosum Sibth. Sm. Pr. II, 52 (1813), Fl. Gr. tab. 669,
B. I, 473. In collibus saxosis rar.
7%. P. Monspeliacum L., B. I, 469. P. glumacea Sibth. Fl. Gr. tab. 670.
In saxosis trachyticis. Oros.
9. Frankeniacex.
75. Frankenia hirsuta L. var. o. hispida (DC. Pr. I, 349, 1824, pro
specie) Boiss. I, 780, Sibth. Fl. Gr. tab. 243. In ‚maritimis. Egine et
Metopi.
Var. ß. intermedia (DC. I. c., pro specie) B. I, 780. Sur l’ilot Metopi.
76. F. pulverulenta L., B. I. 779, Fl. Gr. tab. 344. Sur l’ilot Metopi.
10. Silenaceæ.
77. Githago segetum (Lamk. sub Lychnide, Fl. fr. III, 50, 177%) Desf.
Fl. Atl. I, 363 (1798), B. I, 661. In arvis. Pres du Couvent.
78. Silene vulgaris Garcke Fl. Deutschl. ed. 13, p. 61 (1878), Behen
BULL. HERB. BoIss., mars 1898. 17
238 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (18)
vulgaris Moench Method. 709 (179%). Cucubalus Behen L., S. inflata Sm.
Brit. fl. 467 (1800), B. I, 628. In saxosis. Couvent; Perdica.
79. S. longipetala Vent. Hort. Cels. 83, tab. 83 (1803), Sibth. Fl. Gr.
tab. 919, B. I, 636. In arvis. Environs du Couvent.
80. S. Behen L., B. I, 583. In arvis raro. Près de la ville; au Couvent.
81. S. muscipula L., B. I, 583. In arvis rara. Pied du Oros.
82. S. Cretica L., B. I, 584. In collibus saxosis. Oros, pres du Couvent.
83. S. sedoides. Jacq. Collecian. Suppl. 112 (1796), B. I, 598. Cap Per-
dica (Friedr.).
84. S. colorata Poir. Voy. 163 (1789). S. bipartita Desf. FI. Al. I, 352,
tab. 100 (1798-1800), B. I, 597. Cap Perdica (Friedr.).
85. S. Nicæensis All. Pedem. IE, 81, tab. 44, f. 7 (1785), B. I, 591.
Environs du temple (Friedr.).
Var. crassifolia Moris Fl. Sard. I, 253, tab. 17, f. 2, sec. Cesati in Friedr.
Reise, p. 263 in nota (1838). Littoral du nord (Friedr.). — Messen.
86. S. nocturna L., B. I, 595. In collibus siecis. Environs du Couvent,
87. S. vespertina Retz. Obs. bot. II, 31 (1783). S. hispida Desf. Atl. I,
248 (1798-1800). B. I, 588. S. bellidifolia Jacq. Friedr. 1. c. Littoral du
nord (Friedr.).
88. S. Gallica L., B. I, 590. In arvis. Plaine au nord de la ville; envi-
rons du Couvent.
89. Vaccaria perfoliata (Gilib. Fl. Lith. V, 163, 1781, sub Saponaria),
forma grandiflora (Fisch. in DC. Pr. I, 365, 1824, B. I, 525 pro var. Sapo-
nariæ Vaccariæ L.), V. grandifiora Jaub. et Spach lil. III. tab. 231 (1847),
Gypsophila Vaccaria Sibth. Fl. Gr. tab. 380. Ce n’est qu'une forme à fleurs
un peu plus grandes que celles du type du reste de l’Europe (le V. parvi-
flora Mönch. Meth. 63, 1794), auquel elle passe par des formes inter-
médiaires. — In arvis. Littoral du nord, Konto etc. _
90. Dianthus tripunctatus Sibth. Sm. Pr. I, 286 (1806) et Fl. Gr. tab.
398. B. I, 482. In locis aridis, in olivetis. Littoral du nord (Perivolia etc.)
rare. — Pel. Cycl.
91. Kohlrauschia velutina (Guss. Ind. Sem. H. Boccadif. 1825, sub
Diantho) Reichb. Ic. 5010. Tunica velutina Fisch. et Mey. Ind. Petrop.,
B. I, 516. In aridis. Couvent.
92. Velezia quadridentata Sibth. et Sm. Pr. I, 283 (1806), Fl. Gr. tab.
291, B. I, 478. In saxosis. Janitzio près de la côte orientale, rare. —- Cycl.
(Parnass.).
(A suivre.)
SUR QUELQUES RENONCULES
PAR
le Dr Alfred CHABERT
I. Les stolons du Ranunculus gramineus L. et les stolons
des Ranunculastrum DC.
R. gramineus L. Aucun des auteurs que j'ai pu consulter ne signale
la présence de stolons chez cette espèce, ni chez aucune autre de la
section Ranuncella Spach. Is ne doivent pourtant pas être bien rares dans
l'espèce citée, car j'en ai trouvé plusieurs individus stoloniferes en mai
1871, dans la forêt de Fontainebleau et j’en ai conservé deux dans mon
herbier qui en contient en outre deux autres provenant de localités fort
éloignées. Il est vrai qu'il n’en existe aucun dans l’herbier Barbey-
Boissier, ni dans aucune des autres collections que j'ai consultées à cet
effet. La cause en est probablement dans la grande fragilité de ces
stolons.
Chez mes deux individus de Fontainebleau pourvus d’un stolon, il est
grêle, blanchâtre et ténu. L’un d’eux (fig. 1.) émet ce stolon qui nait
au même niveau que les racines adventives, et se dirige horizontalement
en présentant quatre paires de feuilles rudimentaires ou squammi-
formes, sessiles, petites, ovales, opposées ou subopposées, naissant à un
ou deux centimètres de distance les unes des autres. Il se termine par
un bourgeon après un trajet de cinq centimètres. L’autre plante n’a pas
émis le stolon ; elle en est la terminaison; elle résulte du développement
de son bourgeon terminal, ainsi que le prouve la direction des feuilles
rudimentaires tournées vers elle. Long de sept centimètres, ce stolon,
! Les dessins de ce travail ont été faits par M. Simonod.
240 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
dont l’extremite libre est dessechee, présente quatre paires de ces
feuilles, et vers sa partie moyenne, un renflement tubereuleux de la
grosseur d’un grain d’orge, d’où partent quatre feuilles lancéolées
longuement atténuées, longues de 4 à 5 millimètres, large de 1, et
dirigées horizontalement vers la plante. Ce tubercule est évidemment
l’ébauche d’un individu arrêté dans son développement par une cause
externe telle qu’une pression qui l’a renversé et a obligé le stolon à
ME Et
us
Denen
|
|
Fig. 1. — Ranunculus gramineus L.!
poursuivre son evolution. Apres un nouveau trajet de quatre centimetres,
V’extremite de celui-ci s’est redressée, s’est renflée de nouveau en tuber-
cule et a donné naissance à une plante florifère qui est dans mon
herbier.
1 Le stolon et les radicelles, dans cette figure et les suivantes, ont été repré-
sentées plus volumineux qu'à l’état normal.
IL EX ER EA ET a
NES
(3) D' ALFRED CHABERT. SUR QUELQUES RENONCULES. 241
Il renferme encore deux autres R. gramineus stoloniferes : l’un
récolté à Meximieux (Ain), dans les pâturages de Giron par M. Fiard,
autre au Pinar de San Juan, près Ségorbe (Espagne), par M. Rever-
chon. La forme de leurs stolons, celle de leurs feuilles rudimentaires et
leur disposition par paires sont les mêmes que dans la plante de Fon-
tainebleau.
En poursuivant mes recherches sur les espèces de la section Æanun-
Fig. 2. — R. flabellatus Desf. var.
$
cella, je n’en ai trouvé aucune autre que le À. gramineus qui fut vrai-
ment stolonifère. Mon herbier contient bien un échantillon du R. pyre-
neus du Mont-Cenis et un du R. pyreneus var. bupleurifolius Lap. (sp.)
de Caballiros près Cauteret, constitués chacun par deux souches
fleuries et unies par un rejet traversal épais et long de 8 à 10 milli-
mètres. Mais ce sont là des cas rares et anormaux que lon rencontre
aussi sur d’autres espèces du genre. Ils ne doivent pas être confondus
avec les cas plus fréquents où deux ou plusieurs plantes nées du même
242 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. :. (4)
capitule fructifère se sont développées en enchevötrant l’une dans l’autre
leurs fibres radicales.
Ranunculastrum DC. Il est à remarquer que les feuilles rudimentaires
des stolons du R. gramineus sont très différentes par leur forme et leur
disposition de celles des stolons de la section Ranunculastrum. Chez le
gramineus, elles sont, comme l'indique la fig. 1, opposées ou subopposées
et disposées par paires: chez les R. monspeliacus, flabellatus, chæro-
phyllos, orientalis, rhodensis ete. (fig. 2), elles sont alternes et éloignées
les unes des autres; chez le premier, elles sont sessiles, ovales, petites ;
chez les autres, elles sont amplexicaules et engainantes, ovales, ovales-
lancéolées ou lancéolées-atténuées.
On sera done fondé à ajouter à la diagnose du R. gramineus : « rhi-
zome émettant quelquefois des stolons à feuilles rudimentaires sessiles
et disposées par paire, » et à celle de la section Ranunculastrum :
« rhizome émettant souvent des stolons à feuilles rudimentaires alternes
et engainantes. »
Un fait curieux à signaler et dont je n’ai pas l'explication, est que,
s'il y a une difiérence dans la forme des feuilles rudimentaires des
stolons du R. gramineus et des Ranunculastrum, il n’y en a plus dans
celle des feuilles rudimentaires émises par le bourgeon terminal de ces
stolons quand il s’est redressé, s’est renflé en tubereule et qu'il va
émettre la tige florifère. Chez l’une et les autres plantes, ces feuilles
sont étroites, lancéolées et longuement atténuées.
Les stolons des Ranunculastrum n’ont pas été compris de même par
tous les auteurs et ont donné lieu à d’assez grandes divergences de
leur part. Les auteurs anciens n’en parlent pas; parmi les modernes, les
uns, tels que Grenier et Godron, Boissier, ete., les passent sous silence;
les autres signalent l’existence de rejets, soit en décrivant les caractères
de la section, soit en donnant ceux du ZX. flabellatus Desf., R. chæro-
phyllos Auct. gall., ou d’autres espèces qui en sont souvent pourvus:
mais ils ne sont d’accord ni sur la nature ni sur l’origine de ces rejets.
Les uns les regardent comme des stolons, les autres non; les uns les
font naître de la souche, les autres du collet, d’autres de la racine,
d'autres enfin de la souche et de la racine.
En voici quelques exemples pris dans des ouvrages connus. Bertoloni,
Fl. Italiea V, p.526: « R.chærophyllos, radix grumosa, collo rhizomatosa;
p. 531 : « À. illyrieus... radice grumosä... Ex hac radice sepe prodeunt
flagella tenuia, filiformia, horizontalia, ete. » Cosson et Germain, Flore
des environs de Paris 11° éd. p. 16 : « À. cherophyllos, souche verti-
(5) D' ALFRED CHABERT. SUR QUELQUES RENONCULES. 243
cale très courte, donnant souvent naissance à des rejets souterrains fili-
formes... » Boreau, Flore du centre de la France, 11° éd. p. 18 : « R.
cheerophyllos, racine. à collet émettant des rejets courts terminés par
un bourgeon. » Jordan, Observ. pl. Fr., Fr. VI, p. 6 : « R. chæro-
phylloides, souche émettant des stolons filiformes... racine formée de
tubercules » ; et Diagnoses 1, p. 61 et suiv., dans les diagnoses des sept
espèces crées par lui aux dépens du R. monspeliacus : « Caudice sto-
lones filiformes promente ». Lloyd, Fl. de l'Ouest de la France, III° ed.
p. 8: « À. chærophyllos, souche émettant quelques rejets souterrains. »
Cosson, Compendium Floræ atlanticæ, IH, p. 25 : « R. chærophyllos,
caudice sæpius propagula filiformia emittente. » Pomel, Nouveaux
matériaux, p. 250 : « R. robustus, souche émettant des stolons grêles et
des racines fasciculées. ». Freyn in Willkomm et Lange, Prodromus
Fl. Hispanicæ III, p. 919: « Ranunculastrum... Herbæ perennes, radice
grumosa flagella tenuissima subterranea facile rumpentia edente... »
Rouy et Foucaud, Flore de France I, p. 86: « Ranunculastrum, Herbes
vivaces à souche stolonifere et à racines grumeuses émettant des stolons
filiformes. »
Parmi ces auteurs qui représentent les diverses opinions émises Jus-
qu'à ce jour, Cosson, Germain de Saint-Pierre, Jordan, Lloyd, Pomel
font naître le stolon du rhizome; d’autres, Bertoloni, Boreau, Freyn,
sont d’un avis contraire; ils ne parlent pas du rhizome, mais seulement
de la racine et de la tige aérienne, et c’est de la racine qu'ils font partir
le rejet. D’après MM. Rouy et Foucaud, le rhizome et les racines émet-
tent en même temps des stolons.
Pour discuter ces diverses interprétations, je dois rappeler que, lors-
que les À. flabellatus, illyricus, millefoliatus, monspeliacus et autres
Ranunculastrum fleurissent, la racine, axe primaire descendant, est
détruite et qu’il ne reste plus comme organe souterrain que la tige sou-
terraine, le rhizome (nommé souche ou caudex par de nombreux au-
teurs, surtout les anciens) émettant des racines adventives, les unes ren-
flées sous forme de grumeaux, les autres fines et effilées plus ou moins
nombreuses, plus ou moins ramifiees. C’est là un fait d'observation
depuis longtemps constaté et facile à vérifier, mais auquel tous les bota-
nistes descripteurs n’attachent pas l’importance qu’il mérite. On ne
peut donc parler de la racine, ni du collet de la racine, comme Boreau,
puisque la racine n’existe plus, ni du collet de la tige, puisque la tige
souterraine se continue directement avec la tige aérienne. Bertoloni, en
disant : « Ex radice grumosa prodeunt flagella », et Freyn, en décri-
244 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
/
vant: « radice grumosa flagella subterranea edente », nomment évidem-
ment racine ce qui est le rhizome dont ils ne paraissent pas admettre
l’existence chez les Ranunculastrum ; aussi en nomment-ils flagella les
rejets, tandis qu'ils donnent le nom de stolons aux rejets émis par les
rhizomes dont ils reconnaissent l’existence chez d’autres renoncules :
ainsi Bertoloni dit du À. repens (1. e. p. 533): «rhizoma brevissimum...;
e eollo rhizomatis prodeunt stolones... » et Freyn du R. lingua (1. €.
p. 926. A); rhizoma perpendiculare stolones subterraneos edente.» Leur
langage reste done correct par rapport à leur interpretation; seulement
celle-ci pour les Ranunculastrum est en désaccord avec les faits. Dans le
cas même où leur description s’appliquerait, ce qui n’est pas, à la plante
nee de graines, elle ne pourrait jamais s'appliquer à celle qui est née
du stolon, puisque chez celle-ci l'axe primaire descendant ne se forme
jamais.
Dans leur description de l’organe souterrain de ces mêmes plantes,
MM. Rouy et Foucaud ont réuni deux opinions dont l’une, ancienne, est
facile à constater, et dont l’autre qu'il m’a été impossible de vérifier,
paraît leur être personnelle : « Herbes vivaces à souche stolonifere et à
racines grumeuses émettant des stolons filiformes. » Jamais je n’ai vu de
stolons émis par des racines grumeuses de ces renoncules; je les ai vai-
nement recherchés sur le vif en Algérie et en Tunisie, en 1895, et sur le
see dans de nombreux herbiers; aueun des botanistes que j’ai consultés
a ce sujet ne les a constatés plus que moi. Du reste, plus bas, les deux
auteurs attribuent à ces grumeaux une autre fonction tout à fait inat-
tendue. Après avoir reconnu à la section Ranunculastrum les caractères
cités, ils décrivent (1. c., page 90) le R. garganicus comme ayant « une
souche formée de plusieurs grumeaux ovoides ou napiformes entremélés
de fibrilles capillaires peu nombreuses », puis (vol. II, p. 321) le Æ. mille-
Jfoliatus comme ayant « une souche formée de grumeaux épais ovales ou
oblongs ».
Il en résulte que d’aprés eux les grumeaux constituent la racine chez
les Ranunculastrum en général, mais que chez les R. garganicus et
millefoliatus en particulier ils forment la souche! Ce serait la un pheno-
mène organogenique d’une haute importance; malheureusement il
n'existe pas. Les grumeaux des ÆRanunculastrum sont des racines
adventives et rien que des racines adventives. Ils naissent de la souche,
ils ne la forment pas.
R. monspeliacus L. La forme des feuilles rudimentaires du stolon
n'est pas identique dans toutes les variétés décrites comme espèces par
(7) D! ALFRED CHABERT. SUR QUELQUES RENONCULES. 245
Jordan, du moins autant que je puis en juger par les échantillons de
mon herbier. Largement ovales-obtuses chez les R. albicans Jord. et
saxatilis Balb., elles sont ovales-lancéolées chez les À. monspessulanus
Jord. et cylindricus Jord., ovales-lancéolées longuement atténuées chez
le R. lugdunensis Jord. Mais je ne saurai affirmer que ces formes sont
constantes chez chaque variété ; il faudrait pour cela les étudier sur le
vif et sur un grand nombre d'individus. Il est probable qu’elles sont
plus ou moins larges ou longues selon la nature et la densité du sol.
Quoiqu'il en soit, il serait intéressant de constater si ces espèces Jor-
daniennes présentent réellement des différences constantes dans leurs
organes souterrains. Jordan ne les a pas signalées.
R. flabellatus Desf. J’en ai peu constaté sous ce rapport chez les nom-
breuses variétés du R. flabellatus que j'ai examinées. Chez toutes, ces
feuilles rudimentaires sont engainantes, alternes et écartées, et tantôt
elles sont toutes ovales (fig. 2), tantôt elles varient de forme sur le même
stolon suivant leur distance de la plante-mère. Près d’elle elles sont en
general ovales, puis elles deviennent lancéolées, puis lancéolées-linéanres
et de plus en plus atténuées au sommet à mesure que le stolon s’en
éloigne. Ces stolons s’observent d'autant mieux que le sol est plus léger
et plus meuble; la où il est durei et résistant, on en voit peu ou pas.
Sur les Hauts Plateaux de la province d'Oran en Algérie, dont le sol
superficiel est sablonneux, la plante est le plus souvent stolonifère.
M. Doumergue, en le constatant dans un travail récent’, ajoute :
« R. chærophyllos Auct. alg. non L., espèce commune sur les Hauts
Plateaux. Elle se distingue nettement du R. flabellatus Desf. par les
stolons filiformes qu’elle émet.» Son avis n’est pas le mien : les graines
de la plante astolone m'ont produit des plantes stoloniferes et récipro-
quement.
Il. Les rhizomes des Ranunculus bulbosus fe
et Aleæ Willk.
Un jeune botaniste américain, M. Hezekiah Leared, a trouvé l’an
dernier sur des coteaux boisés, non loin d’Annot (Alpes Maritimes), au
1 Doumergue, Les Hauts Plateaux oranais. p. 23 in Association française pour
l'avancement des sciences, 1896.
246 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
milieu d’individus normaux de R. bulbosus, un certain nombre de pieds
dont la partie souterraine, au lieu d’être constituée par un seul renfle-
ment bulbiforme et des racines adventives comme dans le type, présente
deux renflements pleins unis par un tronc de rhizome long de deux
à trois centimètres, le plus récent renflement émettant seul quelques
racines adventives (fig. 3). Quelques individus sont même pourvus de
trois renflements successifs semblables aux grains d’un chapelet-
Séduit par l’exemple des botanistes qui multiplient les noms spécifiques
et croyant avoir affaire à une forme nouvelle, M. Leared avait jugé
convenable de donner un nom à sa plante: mais en examinant les renon-
Fig. 3. — R. bulbosus L., d’Annot à deux renflements bulbiformes.
4, tige florifère; 4’, tige des années précédentes; 2, feuilles
dites radicales.
cules de mon herbier, il reconnut d’abord qn’elle appartenait à la varia-
tion nommée valdepubens par Jordan (sp.); puis il constata qu’au milieu
d'individus normaux de la variation sparsipilus Jord. (sp.) récoltés sur
les rochers boisés de Pragondran (Savoie), il s’en trouvait plusieurs
possédant deux renflements contigus et accolés, l’un plein et portant
la tige florifere, l’autre plus ou moins flétri. J'ai du reste recueilli
autrefois dans la même localité un échantillon conformé comme ceux
d’Annot. Il vit enfin que parmi les échantillons des autres varia-
tions, il en est quelques-uns pourvus aussi de deux renflements, mais
(9) D' ALFRED CHABERT. SUR QUELQUES RENONCULES. 247
distants l’un de l’autre de quatre à six centimètres et le plus éloigné
tout à fait flasque et vide. Il en conclut avee moi que la présence de
deux et même trois renflements plus ou moins rapprochés ne cons-
titue qu’une anomalie et qu’elle ne nécessite pas la création d’un nom
nouveau.
Des nombreux auteurs dont j’ai lu les diagnoses du R. bulbosus,
Bertoloni est le seul qui parle de la pluralité des renflements bulbi-
formes. On lit dans la Flora Italica V, p. 555 : « Basis caulis turgens in
bulbum globosum, vel depressum, subinde colliculosum, aut auctum
uno alterove bulbo lateral. » Cette expression de bulbo laterali s'applique
bien à la plante de Pragondran, dont les renflements sont accolés, mais
elle convient moins à celle d’Annot où ils sont séparés par un trone de
rhizome. Bertoloni fait du reste une erreur partagée encore par quel-
ques botanistes en affirmant que le renflement est produit par la tur-
gescence de la base de la tige; il est produit par la turgescence du som-
met du rhizome, il préexiste done à la tige aérienne qui est émise
par lui.
Quant après la fructification d’un ZX. bulbosus, la tige se fletrit et
tombe, un bourgeon nait, à son aisselle, du renflement bulbiforme. Ce
bourgeon se développe au printemps pour continuer le rhizome qui
progresse horizontalement dans le sol pendant un trajet de trois à six
centimètres (sur les coteaux de Chambéry où je l’ai étudié). Il émet des
racines adventives peu nombreuses par l'extrémité qui progresse, et il
se détruit plus ou moins rapidement par l’autre extrémité qui est le
renflement bulbiforme de l’année précédente; puis l’extrémité progres-
sante se redresse verticalement, se renfle et émet par le sommet de ce
renflement une tige, par la surface les feuilles improprement nommées
radicales et par la base les racines adventives. Le tronc horizontal du
rhizome finit par se détruire et au moment de la fleuraison, si l’on
arrache la plante, on la trouve constituée par une tige aérienne, un
renflement souterrain et des racines adventives.’ Chez quelques indi-
vidus, le tronc flétri et mortifié du rhizome persiste encore, portant
ou non à son autre extrémité le renflement désséché de l’année precé-
dente. Dans la plante de Pragondran, le tronc du rhizome se développe
très peu; le bourgeon né à l’aisselle de la vieille tige forme presque
immédiatement le nouveau renflement qui grossit tout à côté de l’ancien
flétri en tout et partie, et lui reste contigu. M. Reichnecker m’a com-
muniqué un R. castellanus B. et R. offrant la même particularité. Dans
la renoneule d’Annot, le tronc du rhizome persiste plein et vivant ainsi
248 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
que le renflement ancien; tous deux ne se flétrissent que quand la fruc-
tification est achevée. La matière féculente dont ils sont remplis sert
donc évidemment à la nutrition de la plante qui n’a que peu de racines
adventives. Cette renoncule diffère donc du type en ce que la nutrition
de la tige florifère se fait en grande partie aux dépens du renflement
persistant de l’année précédente, tandis que dans le type, elle se fait
aux dépens de celui de l’année présente seul existant et dont les racines
adventives réparent les pertes.
La plante d’Annot mérite-t-elle d’être nommée et classée ? non, car
elle ne constitue qu’une anomalie, qu’une forme accidentelle comme
celle de Pragondran, si j’en juge par comparaison avec celle-ci dont les
rares individus à deux renflements bulbiformes accolés se trouvaient
sur des rochers à peine recouverts de terre. L’on sait que pour se
développer et pour vivre, les rhizomes sont obligés de se maintenir à
une certaine profondeur dans le sol, profondeur variable d’espèce à
espèce et constamment en rapport avec l'influence des milieux. Si le sol,
dans lequel ils progressent, n’a plus la profondeur voulue, ils périssent
ou ils s'arrêtent, se redressent et leur bourgeon terminal subit son évo-
lution en tige aérienne et en feuilles dites radicales. Dans le cas actuel,
l’absence de terre végétale dans la direction où le rhizome horizontal
du R. bulbosus tend à se développer au printemps, le force à s'arrêter, à
se renfler en bulbe tout à côté du précédent (Pragondran) ou à deux ou
trois centimètres de lui (Annot). Quant à la cause à laquelle est due la
persistance de la vitalité du tronc rhizomateux et du renflement ancien
dans cette dernière plante, je crois qu’elle réside dans le peu de pro-
fondeur du sol où les racines adventives ne peuvent pas se développer
à l’aise; car j’ai trouvé, ainsi que je l’ai dit, à Pragondran au milieu des
autres, un individu conformé comme ceux récoltés par M. Leared.
Transplanté dans mon jardin ainsi que d’autres à deux renflements
contigus, tous étaient revenus à l’état normal la troisième année.
Le R. Aleæ Willk. ne constitue pas une espèce distincte du bulbosus.
Tout au plus en constitue-t-il une variété comme l’ont dit Cosson',
Levier ?, Burnat*, ete, Les caractères donnés par Willkomm ‘: rhizome
à peine renflé, racines fusiformes et charnues, etc. n’ont aucune fixité,
! Cosson (R. bulbosus var. neapolitanus), Pl. erit., fase. I, p. 3.
2 Lévier ms., in Herb. Burnat.
® Burnat, Fl. Alpes Mar., I, p. 33.
* Willk. in Linnæa, XXX, p. 84.
(11) D' ALFRED CHABERT. SUR QUELQUES RENONCULES. 249
ainsi que l’a fait remarquer l’auteur de la flore des Alpes Maritimes.
Partout où j'ai fait arracher des quantités d’individus, j'ai trouvé les
plus grandes variations sous le rapport de la grosseur du renflement et
de l'épaisseur des fibres radicales. Le plus souvent l’épaisseur des unes
coïncide avec la petitesse de l’autre et vice versa; mais ce n’est pas une
règle absolue; rarement, il est vrai, j'ai observé un gros renflement
pourvu de racines longues et épaisses. Une fois même un renflement
de grosseur moyenne supportait une grosse racine conique et allongée
(fig. 4).
D'une manière générale, on peut dire qu’il y a balancement entre les
REX
F
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RCE NOTE De ET SE
ne Da à à
7 ea
5
=. À
er
Fig. 4. — R. bulbosus a renflement se terminant par une grosse
racine conique.
organes souterrains du 2. bulbosus ; la compensation organique qui en
résulte me paraît être la suivante :
1. Persistance de la vitalité du renflement de l’année précédente et
du trone du rhizome qui l’unit à celui de l’année actuelle; celui-ci nor-
malement développé; racines adventives rares, petites et filiformes. La
plante est nourrie surtout par l’ancien renflement et par le tronc rhizo-
mateux : A. bulbosus d’Annot.
2. Mort du renflement antérieur et du tronc rhizomateux; renfle-
ment de l’année présente normalement développé; racines adventives
250 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
plus ou moins nombreuses, tantöt toutes filiformes, tantöt les unes
filiformes, les autres fusiformes et allongées. La plante est nourrie par
le renflement de l’année présente, seul vivant et par les racines adven-
tives : R. bulbosus type.
3. Mort du renflement antérieur et du tronc rhizomateux; renflement
de l’année présente nul ou peu accentué; pétioles des feuilles dites radi-
cales plus épais à leur base; racines adventives longues, épaisses et char-
nues. La plante est nourrie par les racines adventives. À. bulbosus var.
meridionalis Levier; R. Aleæ Willk.
Les transitions existent nombreuses entre ces trois états dont les
individus extrêmes sont seuls bien caractérisés. Les formes décrites par
Jordan comme espèces ne sont que des variations. Semées de graines,
elles ne se reproduisent pas avec leurs caractères. La forme des feuilles,
la hauteur de la tige, le nombre de ses rameaux, les sillons des pédon-
cules, la grandeur des fleurs, l’indument de la plante, etc. n’ont rien
de fixe et ne sont nullement en rapport avec les modifications des
organes souterrains.
III. Questions de nomenclature.
R. Thora L. Cette renoncule est dépourvue habituellement de feuilles
radicales qui ne sont représentées que par des gaines membraneuses
entourant la tige. Il arrive parfois que la gaine basilaire intérieure se
prolonge en un pétiole muni d’un limbe bien développé, et cela sur de
rares individus au milieu d'individus normaux. Ce n’est qu’une ano-
malie! qui disparait par la culture et que quelques botanistes anciens
ont pris pour le À. hybridus Biria. D’autres plus modernes ont cru
devoir lui appliquer la nomenclature binaire. Etait-ce bien nécessaire ?
R. Breyninus Crantz, Stirp. austr. fase. II (1763), p. 91, tab IV, fig.
11. — M. Kerner, Schedulæ fl. exsice. austro-hungaricæ, fase. 1, p. 26,
rejette le nom de R. Villursii DC. syst. 1, 278, Koch Syn. ed. 2, 18, et
lui préfère celui de À. Breyninus Crantz, comme étant le plus ancien.
En Allemagne, il a réuni un grand nombre d’adherents, tandis que
d’autres restant fidèles à la tradition de Reichenbach FI. excurs. n° 4608.
Koch Syn. I. ce. 19, rapportent le Breyninus au nemorosus DC. M. Burnat
1 Songeon et Chabert, Herborisations aux environs de Chambéry, 1896, p. 26.
(43) D' ALFRED CHABERT. SUR QUELQUES RENONCULES. 251
dans sa Fl. des Alpes marit., 1, 29 et divers botanistes francais ont suivi
Pexemple de M. Kerner. Les deux espèces Villars et nemorosus
m’ayant été récemment envoyées d’Allemagne sous le nom de Brey-
ninus par des confreres allemands, il m’a paru que l’accord n’etait pas
fait entre eux et j'ai eu la curiosité de consulter l’ouvrage de Crantz.
La premiere édition doit être très rare, car tous les auteurs que j'ai
sous les yeux, anciens et modernes, répètent tous après Koch, 1. c. :
« Crantz.... page 115». Le volume de Crantz, premiere édition, qui m’a
été communiqué et qui porte en note : Ex dono celeberrimi Haller, est
composé de trois fascicules imprimés à Wien, le premier en 1762 par
Kürtzbock, le deuxieme en 1763 et le troisieme en 1764 par Krauss.
C’est à la page 91 et non 115 du deuxième fascicule qu’a été décrit
le R. Breyninus'. La planche IV, fig. 11 est citée exactement par tous
les auteurs. Or la plante décrite et figurée par ce livre de Crantz est le
R. nemorosus DC. Il en dit: « peduneuli canaliculati », ce qui ne peut
être attribué au Villars ni aux autres renoncules du même groupe,
qui tous ont les pedoneules lisses. Il en dit en outre: Caulis raro rectus,
plerumque quasi decussatus..... Folia promit..... ex viridi nigricantia......
Peduneuli atro purpurei... Flos ungue multum maculato... », caractères
qui appartiennent au nemorosus. — Il insiste sur « receptaculo lanu-
ginoso » aux pages 91 et 92, en ajoutant la deuxieme fois: « quod in
aliis non observo. » Mais le réceptacle du nemorosus est velu soyeux
tout comme celui du Villars, et parfois autant que celui de la var.
eriotorus Jord. sp.
Quant à la figure, c’est l’icon rudis d’une plante très jeune, à tige
deux fois bifurquée, à rameaux très ouverts et portant deux fleurs en
bouton et une seule fleur epanouie. Le facies de la plante, la forme et la
direction du rhizome et de la tige, la forme des feuilles, surtout de celle
de gauche qui est bien développée et dont le lobe moyen a la forme en
coin caractéristiqne, sont bien du »emorosus de ]a région subalpine.
Les sillons des pédoncules ne sont pas très nettement représentés, il est
vrai; mais l'affirmation de la diagnose complete l’icone.
La seconde édition de Crantz que vient de me communiquer M. Au-
tran est absolument conforme à la première pour la description de la
plante qui se trouve à la page 115. Il n’y a donc pas de doute à con-
server. Le R. Villarsüi doit garder son nom.
R. nemorosus DC. Devons-nous en conclure que le nom de Breyninus
Dans ses deux éditions Crantz écrit Breyninus et non pas Breynianus.
NS
252
N
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
devra désigner désormais le R. nemorosus DC. = R. silvaticus G. G. ?
Plusieurs botanistes le pensent et leur avis est le mien.
R. rectus Bor. Fl. du centre, ed. III, v. II, p. 15. Quelques botanistes
le rapportent au À. Boræanus Jord. C’est une erreur causée proba-
blement par l’état incomplet des échantillons distribués autrefois par
l’auteur et tous privés du rhizome ou n’ayant qu’un vestige. J’ai été
longtemps avant de pouvoir me rendre compte, d’après l'inspection des
herbiers, de ce qu'était cette création de l’auteur de la flore du centre.
Enfin j'en ai vu un individu parfaitement authentique dans l’herbier du
baron Perrier de la Bathie et j’ai constaté qu'il est pourvu d’un rhi-
zome presque horizontal, long de huit centimètres, et que c’est tout
simplement un R. Steveni Andrz. Boreau, dans l’ouvrage cité, l’avait
placé immédiatement après lui et l’avait séparé du Boræanus par deux
espèces jordaniennes appartenant au même type Sfevent.
>
(Sera continue).
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Bulletin de l'Herbier Beissier, sous la direction de Eve. AuTRAN, conservateur de
FHerbier. 12 numéros par an. — Prix : pour la Suisse, 15 fr. Union postale,
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pr — — Halki. Étude botanique. — [n-40 avec 1 planche double, par Cr.
HR SEIDISIN: ern ae AR net rh r 3 fr.
> — — — Karpathos. Étude géologique, paléontologique et botanique. — In-4o,
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plantes cultivées en 1895 à Valleyres et à Chambésy, avec préface de
M. F. Crépin. — In-80, xı et 572 pages, avec 3 planches. Genève, 1896.
= 12 fr.
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NBCTION Dr
AL as.
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ou
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sou LA DIRECTION DE
ollab borateur est responsable. de ses travaux. )
AN POUR
Mere
es Abonnements sont requs
SOMMAIRE DU N° 4. — AVRIL 1898.
Pages
I. — D" Robert Keller. — UEBER DIE CENTRAL- UND
SUDAMERIKANISCHEN HYPERICA DES HERBARUM
45 HAUNENSE se een ee
V IL -— Maxwell T. Masters. — DE CONIFERIS bb eo
sinicis vel Japonicis adnotationes quedam DOrrigif: 7 269
I. — Dr Alfred Chabert. — DE L’ABUS DE LA NOMEN- a
i D OU De een a
IV. — Hans Hallier. — NEUE UND BEMERKENSWERTE >
“PFLANZEN aus dem malaiisch- papuanischen Inselmeer
(II Teil) (Planches V, VI, VII, VII, IX, X et XI) (suite)... 283
Y.— Th. de Heldreich. — FLORE DE L'ILE D'ÉGINE |
(avec une carte géologique, planche XH) (suite)......... 289
VE — Franz Stephani. — SPECIES HEPATICARUM.. li
VI. — William Barbey. — STERNBERGIA COLCHIC-
APPENDIX No I. °
VI. - R. Chodat. — PLANTE HASSLERIANÆ soit ÉNU-
> | MERATION DES PLANTES RÉCOLTÉES AU PARA-
ze | GUAY par le Dr Emile Hassuer, d’Aarau (Suisse), de
: = 1885 à 1895 et déterminées par le professeur R. Chodat
I avec l’aide de plusieurs collaborateurs............ 19 à 12
PLANCHE CONTENUE Bun nn LIVRAISON :
PLANCHE 13. — Sternbergia claire W. et K. var. Æénensis Ron.
Sternbergia Be W. et =
Cette HIARCLE Puis ane un des our Rue
FLORA W. et K. var. ETNENSIS Rouy (Planche XII). 34
6e année. N° 4, Avril 1898.
DT ST TL LS DS DD TL DT PTT LS TR TL SL LL TT TL SL SL DS SLT LS LT LL LL LOS
BULLETIN DE L'HERBLER BOISSIER
Ueber die central- und südamerikanischen Hyperica
des
Herbarium Hauniense
von
Dr Robert KELLER, Winterthur.
Von der Direktion des botanischen Gartens in Kopenhagen, Herrn
Professor E. Warming, wurden mir in liebenswürdigster Weise die
Hypericaarten des Museum Hauniense für meine monographische Be-
arbeitung des Genus Hypericum zur Durchsicht und teilweisen Bear-
beitung überlassen. Es findet sich in der umfangreichen Sammlung, die
viele hundert Nummern zählt, namentlich auch eine relativ reiche Aus-
beute aus Central- und Südamerika, die Eggers, Fendler, Jamson, Lieb-
mann, Lofgren, Lund, Örsted, Raben, Schenk, Spruce und Warming
sammelten. Da der grösste Teil dieser Ausbeute unbestimmt war und
zum Teil noch nie bearbeitet wurde, rechtfertigt es sich wohl, eine
zusammenfassende Darstellung dieser Arten zu veröffentlichen, um so
mehr, als sie uns ein, wenn auch durchaus nicht erschöpfendes,
doch immerhin charakteristisches Bild der central-amerikanischen Hype-
rica-flora geben. Herrn Professor Warming spreche ich auch an dieser
Stelle meinen aufrichtigsten Dank für die freundliche Ueberlassung des
Materiales aus.
HYPERICUM L.
APRES elrameri ae Me N, Sect. Ascyrum.
Aa er EL NEE E
15Stamna tmadelphasin nn asian Sect. Euhypericum.
b. Fl. pentameri
BULL. HERB. BOISS., avril 1898. 18
294 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
11 Stamina ima bası eonnaia vellibera 000 ON RUES œ.
«&. Frulices internodiis brevissimis foliis subacerosis adpressis vel
erecto-patentibus, floribus magnis, staminibus numerosis.
Sect. Brathys subseet. Eubrathys.
£. Suffrutices foliis latis connatis vel profunde cordatis.
Sect. Brathys subsect. Connatum.
7. Herbæ floribus parvis, staminibus haud numerosis.
Sect. Brathys subsect. Spachium.
SECHIO ASCYRUM KELLER.
“7 4. Hypericum Crux Andreæ Keller.
(Synon. Aseyrum Cruz Andreæ Linne).
Suffruticosum, glabrum, glaucescens. Caules ramosi ramis suberectis
vel patentibus tetragonis angulis duobus subalatis. Folia obovato-oblonga
vel oblongo-linearia sessilia semiamplexicaulia obtusa vel acutiuscula,
latitudine 3-5, rare 5-7 longiora, subtus pallida, nervo medio prominente,
margine revoluta, subtile copioseque pellucido-punetata, subtus sæpe
nigro-punetata, basi 2-glandulosa, in axillis sæpe fasciculata. Flores bre-
viter petiolati terminales solitari vel corymbis trifloris, caulis apice hinc
inde inflorescentiam corymbosam multilloram formantes. Bracteæ binæ
oppositæ lineari-lanceolatæ acutæ. Calycis laciniæ exteriores inlerioribus
mullo majores, ovatæ vel ovato-subrotundatæ, obtusæ pellueido-punctat,
interiores parvæ ovatæ. Petala oblongo-obovata, calyeis laciniis interiori-
bus paulo breviora. Stamina numerosa ima basi coalita. Styli 2 liberi
vel basi connali. Capsula ovata, umiloeularis, valvis longitudinaliter vit-
tatis. placenta parietali. Semina numerosa, foveolato-punetata.
Nach Choisy (Prodr. Dec. Vol. I. 555) ist Ascyrum hypericoides L. von
unserer Art durch die weniger steil aufgerichteten Zweige, die länglich-
linealen, am Grunde zweidrüsigen Blätter und die 3 Griffel verschieden.
Unserer Art schreibt er eiförmige Blätter ohne Basaldrüsen zu und 1-2
Griffel. Eine specifische Trennung von Ascyrum hypericoides L. und
A. Crux Andreæ kann unserem Dafürhalten nach deswegen nicht stati-
finden, weil diese Unterschiede zum Teil fehlen, zum Teil durchaus
nicht konstant sind.
Was zunächst die Art der Verzweigung betrifft, so beobachten wir von
einer Stammaxe fast recht winklig abgehende blütentragende Zweige.
Zumeist entspringen sie unter einem Winkel von 45-35°. Sehr variabel
(3) D' R. KELLER. PRIMITLE MONOGRAPHLE HYPERICORUM. 259
sind die Grössenverhältnisse der Blätter, indem sie 3-4-7 mal länger sind
als breit. Unabhängig von der Art der Verzweigung und den Grössen-
verhältnissen der Blätter beobachtete ich stets das Vorkommen der
Basaldrüsen und zweier Griffel, die sehr selten mit einander verwachsen
den Eindruck eines einzigen erwecken. Das gleiche Individuum zeigt
aber neben verwachsenen auch völlig freie Griffel.
Habit. Mexico : Huatuso (Plant. mexicanæ Liebmannianæ, VIII. 1844.
Hypericaceæ, Nr. 5); Totula (Id. X. 1841; Nr. 4) ; Dos Puentes (Id. VIH.
1841; Nr. 8); Trapiche (Id. VII. 1842; Nr. 27). — St. Domingo in monte
Redondo, 4250 m. (Eggers, Fl. Ind. oceid. Nr. 2047. — V. 1887).
f. pendulum mihi.
H. ramis tenuibus rectangulato-patentibus retorlis vel pendulis, foliis
angustis, floribus solitariis, peduneulis f. typica longioribus, sepalis inte-
rioribus oblongis, capsula anguste elliptica.
Hab. Trapiche (Pl. mexicanæ liebm. Hypericaceæ, Nr. 27bis — Vi.
1842).
Habituell ist diese Form ganz auffällig von der gewöhnlichen Form
verschieden, indem die dünnen Zweige, die unter rechten Winkeln von
der Stammaxe entspringen, zurückgekrümmt oder meist völlig hängend
sind. Die Blätter sind schmal, c. 6-8 mal länger als breit. Ihre grösste
Breite liegt etwa im obern Drittel oder Viertel der Spreite. Die Basal-
drüsen sind gross. Während am Typus das Brakteenpaar fast unmittelbar
an der Blütenbasis liegt, die Blüthe also sehr kurz gestielt ist, beobachten
wir an unserer Form stets deutliche Blütenstiele, die bisweilen fast die
Länge der Brakteen erreichen. Die inneren Sepala sind etwa 3 mal,
an der typischen Form 4‘/2-2 mal länger als breit. Ebenso ist die Kapsel
schmäler.
Von Choisy’s f. angustifolium, mit der sie die Blatlform gemein hat, ist
f. pendulum, soweit man nach Choisys Diagnose schliessen kann, durch
die Form der Verzweigung, durch die länger gestielten Blüthen etc.
verschieden.
Secrio EUHYPERICUM Boıssier.
2. Hypericum formosum H. B. Kunth.
Glabrum, glaucum. Caules e rhizomate lignoso numerosi ascendentes
vel erecti, simplices vel ramosi atrofusci teretes. Folia ovata, obtusa,
semiamplexicaulia, basi subcordata margine crispulo-undulata, subrevo-
256 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
luta vel plana, nigro-punclata, non pellucido-punctata vel præsertim
superiora punctis pellucidis dispersis vel punclis nigris defiscentibus
punctis pellucidis copiosis, subtus pallida, nervo medio prominente, fasci-
culata. Inflorescentia apice corymbosa cymis trifloris composita. Flores
breviter pedunculati. Bracteæ oblongæ vel lineari-lanceolatæ, acutæ, pellu-
cido-punctaltæ striatæque, margine integræ vel hinc inde versus basin
glanduloso-ciliate denticulatæve vel glandulis sessilibus. Calycis laciniæ
lineari-lanceolatæ acutæ nigro-, pellucido-striatæ punctatæve, margine
integræ vel hinc inde glanduloso-denticulatæ, post anthesin erectæ.
Corolla sepalis 2-3-plo longiora. Petala oblonga persistentia. Stamina
petalis breviora, triadelpha, brevissime connata, antheris globosis nigro-
punctalis. Styli 3 stamina superantes. Capsula trilocularis, valvis lon-
gitudinaliter Strialis atrofuscis. Semina numerosa foveolato-punctala,
minula.
In Bezug auf die Grösse und Form der Blätter, sowie ihre Drüsigkeit
bestehen nicht unwesentliche Unterschiede. Neben Modificationen mit
ziemlich grossen und breiten Blättern (im Mittel 3,5 cm. lang und 1,5
cm. breit), welche am Grunde deutlich herzförmig sind, finden wir Modi-
ficationen, deren grössere Blätter nur 2 cm. lang und 0,7 cm. breit sind,
und deren Basis kaum mehr als herzförmig bezeichnet werden darf. Die
breitblätterigen Specimen sind, nach dem mir vorliegenden Material, im
allgemeinen auch die reichlich durchscheinend punktirten, während an
den schmalblätterigen zum Teil die durchscheinenden Drüsen fast oder,
namentlich an den untern Blättern, völlig fehlen. Bezüglich der schwarzen
Drüsenpunkte ist das Verhallen sehr ungleich. Sie kommen neben den
durchscheinenden Drüsenpunkten seltener in grosser Zahl vor, fast stels
aber dann, wenn die durchscheinenden Punkte selten sind oder selbst
fehlen. Auch bezüglich des Blattrandes sind einige Ungleichheiten.
Typisch ist er wellig gekräuselt, ähnlich wie bei H. undulatum Schoush.
des südwestlichen Europa, in anderen Fällen ist er wieder völlig glatt.
Eine Trennung dieser Modificationen in Varietäten kann umgangen
werden, da sie alle durch zahlreiche Uebergangsformen mit einander
verbunden sind.
Habit. Mexico : La Joya (Pl. Mexic. Liebm.; Hypericaceæ, Nr. 21, 33;
VI. 1841); Chinautla (Pl. Mexic. Liebm., Hyp., Nr. 1; V. 1841); Alpatlahna
(Pl. Mexic. Liebm.; Hyp., Nr. 13; IX. 1841); Sempoaltepec. (Pl. Mexic.
Liebm. VI. 1842, Hyp., Nr. 10); La Hoya (Pl. Mexic. Liebm. I. 1842;
Hyp., Nr. 22); Lachopa (Pl. Mexic. Liebm. VI. 1842. Hyp.; Nr. 5).
(5) D' R. KELLER. PRIMITLE MONOGRAPHLE HYPERICORUM. 297
Seerio BRATHYS SpacH.
Subsect. Eugrarays Keller.
3. Hypericum laricifolium Jussieu.
Fruticosum glabrum caulibus ramosis. Rami erecti vel patentibus sub-
telragoni, internodiis brevissimis, dense adpresse foliosis. Folia parva
5-8 cm. longa, subimbricata subacerosa, acula, versus basin :atiora, cana-
liculato-subconvoluta, semiamplexicaulia, parce pellucido-pnneiala, nervo
medio subtus prominente. Flores ramulis brevibus terminales solitarti
magni. Calycis laciniæ foliis subæquantes, sed planæ, latiores, pellucido-
striatæ, 4-6 cm. longæ, 2-15 cm. late post anthesin erectæ. Pelala
asymmetrica, unilaterali-obovata, breviter unguiculata, sepalis 2-3-plo
longiora, 8-12 mm. longa, persistentia. Stamina numerosa libera, petalis
dimidio breviora, persistentia. Stylis stamina superanles stigmatibus sub-
peltatis, ovario duplo longiores. Ovarium uniloculare, ovatum, placentis
parietalibus, capsula trivalvis longitudinaliter vittata.
Von Kunth wurde von dieser Art ein Formencomplex unter dem
Namen H. acerosum als Art abgetrennt, der von anderen Autoren dem
H. laricifolium Jussieu als Variation untergeordnet wird.
Kunth motivirt diese specifische Trennung mit den Worten a H.aceroso
« salis distinctum habitu, foliis longioribus, tenuioribus floribusque dimi-
dio minoribus ». die er der Diagnose des H. laricifolium Juss. anfügt,
ferner dadurch, dass er in der Beschreibung des H. acerosum an die
habituelle Gestaltung der Erica, in der Beschreibung an die Facies von
Juniperus erinnert, habituelle Differenzen, die eben wesentlich durch die
verschiedene Form und Grösse der Blätter bedingt sein können.
Weddell zieht in der Chloris Andina Kunths H.acerosum als var.ß ace-
rosum zu H. laricifolium Juss. und characterisirt sie mit den Worten
« foliis erassiusculis, subimbricatis, floribus majoribus ».
Nach Kunth und Weddell möchte man also eine Correlation zwischen
Blütengrösse und Blattgrösse in dem Sinne erwarten, dass die gross-
blütigen Modificationen die kleinblätierigen sind und umgekehrt. Diese
Correlation besteht in Wirklichkeit nicht. Grossblütige Formen, deren
Blumenblätier eine Länge von 22 mm. erreichen, können zugleich lang-
blätierige sein, deren Blätter eine Länge von 8 mm. besitzen. Specimen
mit 5 mm. langen Blättern können nur ganz kurze Petalen haben.
258 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Mit dieser mangelnden Correlation steht die willkührliche Verwen-
dung der beiden Benennungen H. laricıfolium und H. acerosum in
engstem Zusammenhang, indem bald grossblütige Individuen des Typus
als H. acerosum benannt werden, auch wenn die Blätter nicht wie Kunih
hervorhebt kleiner, oder wie Weddell sagt, dicker sind. Nach der Auffas-
sung von Kunth und Weddell stellt das H. acerosum bez. die var. ß. ace-
rosum, einen Formencomplex vor, in welchem die beiden variabeln Teile
der Pflanze, Blattform u-grösse einerseits und Blütengrösse anderseits in
umgekehrtem Sinne abänderten, namlich die Combination grosser Blüten
mit relativ kleinen, etwas breitern Blättern, eine Combination, der mit
gleichem Rechte 3 andere Combinationen, nämlich grosse Blüten, lange
Blätter, kleinere Blüten, kleiner Blätter und kleinere Blüten, grössere
Blätter gegenübergestellt werden könnten. Diese sämtlichen Combina-
tionen sind aber so künstliche Umschreibungen von Formen, dass man
besser auf sie verzichtet.
Habit. Peru (Jussieu); Ecuador, in Andibus (Spruce, Jamson).
4. Hypericum struthiæfolium Jussieu.
Fruticosum, glabrum, dense foliosum. Caules ramis erecto-patentibus,
tetragonis. plus minus elongatis, internodiis foliis brevioribus. Folia sub-
adpressa vel patentia, apice imbricata, acerosa, acuta, semiamplexicaulia,
margine versus ramos involuta, hine inde nigro-pellucidoque punetata,:
uninervia. Flores in apice ramorum solitarti. Calyeis laciniæ lanceolatæ,
planæ, 3-costatæ, versus basin atrofuscæ, post anthesin erectæ. Petala
sepalis duplo longiora, persistentia. Stamina libera numerosa, persis-
tentia. Styli 5, liberi, stigmatibus subeapitatis ovario paulo longicres.
Capsula unilocularis, trivalvis, polysperma. Semina oblonga, foveolato-
punctata.
Habit. Ecuador, in Andibus (Spruce, 1857-1859. Nr. 5110).
5. Hypericum silenoides Jussieu.
Fruticosum, glabrum, glaucum, caulibus ramosis. Rami erecti, superiores
tetragoni cortice squamoso, internodiis brevissimis. Folia lanceolata,
acuta, semiamplexicaulia. plana, crassiuscula, foveolato-punctata, nervo
medio subtus carinoso-prominente, approximata, erecto-patentia, subtus
pallida, majora c. A'/a cm. longa. Flores solilarii terminales pedunculis
c. 3 mm. longis. Bracteæ calycisque laciniæ foliis æquantes sed paulo
an eu
(7) D' R. KELLER. PRIMITLE MONOGRAPHIÆ HYPERICORUM. 259
angustiores et membranaceæ, pellucido-punctatæ, sepala quinquenervia
inter nervos pellucido-striata, post anthesin erecta. Petala oblonga, calyce
longiora, c. 12 mm. longa, persistentia. Stamina petalis breviora libera,
persistentia. Styli 3, staminibus sublongiores, stigmatibus subpeltatis.
Capsula ovata unilocularis, trivalvis, valvis longitudinaliter striatis, rugo-
sis, placentis parietalibus squamas lanceolatas formantibus. Semina
minuta, numerosa, ovata, foveolato-punclata.
Habit. Costarica : Irazu c. 3300 m. (Örsted., Pl. centroamericanæ).
Subsectio Gonnartum Keller.
6. Hypericum cordiforme St. Hilaire.
Suffruticosum, glabrum. Caules e rhizomate lignoso erecti vel ascen-
dentes, simplices, internodiis foliis longioribus vel brevioribus, basi
tereies superne subtetragoni. Folia crassiuseula, e. 15 mm. longa rotun-
dato- vel ovato-cordata, obtusa, subtus pallida, margine subrevoluta,
nervo medio sublus prominente, verrucoso-punctata. Inflorescenlia
corymbosa cymis 3-7-15 floris. Bracteæ ovatæ vel lanceolatæ, acutiuscule,
margine nigro-punctatæ. Florum pedunculi bracteis longiores. Calyeis
lacinie subæquales, lanceolatæ, acultæ, ec. 8 mm. longæ, 3-5 costatæ, inter
nervos obscure pellucido-striatæ, post anthesin erectæ. Petala anguste
ovata, obtusa, flabellato-costata, sepalis 1,5-2-plo longiora, persistentia.
Stamina numerosa libera persistentia petalis sepalisque breviora. Styli
3-6 capsule æquilongi, stigmatibus capitato-peltatis. Capsula ovata uni-
locularis, 3-6 valvis, atrofusca, valvis minute gibberosis. Semina.....
St. Hilaire gibt in der Flora brasiliensis an, dass ein wesentlicher
Unterschied zum verwandten H connatum Lam. bestehe in den « flori-
bus trigynis ». An einem von Schenk gesammelten Exemplare dieser
Art (Herb. brasil. Nr. 1560) beobachtete ich eine sehr auffällige Unbe-
stimmtheit in der Zahl der Karpellblätter, häufig,5, aber auch 3, 4 und 6,
während an Specimen, die Lund sammelte, die Dreizahl vorzuherrschen
scheint. Uebrigens beobachtete ich auch an H. connatum Lam. 3-4-5
Karpeilblätter, wie denn auch Lamarck im Gegensatz zur Flora brasi-
hensis, der Art nicht 5, sondern 3 Fruchiblätter zuschreibt.
Habit. Brasilia : Campo Mugi (Lund). Serrado Picu, Prov. Minas
(Schenk, Herb. bras. Nr. 1560).
260 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Subsectio SpacHıum Keller.
7. Hypericum collinum Schlechtendal et Chamisso.
Glabrum, herbaceum. Caules tenues, teretes, ramosi, rufescentes, inter-
nodiis foliis longioribus. Folia c. 12 cm. longa, 6 cm. lata, obovata, obtusa
versus basin cuneata, breviter petiolata vel sessilia, subtus pallida, grosse
pellucido-punctata, glandulis raris nigris immixtis, margine undulaia.
nervo medio prominente, in foliorum alis fasciculis foliosis brevibus ver-
sus apicem elongatis. Inflorescentia laxa, pauciflora. Bracteæ foliis cau-
linis æquantes. Calycis lacinie ovatæ vel oblongæ, obtusæ vel subacutius-
culæ, 3-5-costale, pellucido-striatæ, parce nigro-punctatæ, margine
eglandulosæ, post anthesin erectæ. Petala oblonga, sepalis 2-3-plo lon-
giora, nigro-punctata, persistentia. Stamina ima basi connata, petalis
breviora ; anlheris globosis glandula nigra maculatis. Styli 3, liberi, cap-
sula subæquilongi, stamina subæquilonga. Capsula ovata longitudinaliter
vittata, trisulcata, trilocularis. Semina elliptica, utrinque obtusa, numerosa.
foveolato-punciata.
Habit. Mexico : Mirador (PI. Mexic. Liebmann. Hyper. Nr. 20); Chi-
nantla (Pl. Mexic. Liebm. Hyperic. Nr. 34.)
Habitu speciebus sect. Euhyperici æquans sed satis differt stami-
nibus liberis vel ima basi connatis, non triadelphis, speciebus sect.
Myriandræ diversum staminibus paucioribus, petalis staminibusque per-
sistentibus.
Var. Liebmannii Keller.
Glabrum herbaceum, altitudine 8-10 cm. Caules prostrato ascendentes,
quadranguli, ramosi, breves, internodiis foliis duplo longioribus. Folia
parva, c. 5-6 mm. longa, c. 3 mm. lata, sessilia, ovala, obtusa, semi-
amplexicaulia, margine undulata, subtus glauca, dense pellucido-punctata,
quinquenervia, nervis subtus prominentibus. Inflorescentia multiflora
cymis trifloris composita. Pedicelli bracteis longiores vel æquilongi. Brac-
teæ lanceolatæ, aculæ costatæ, pellucido-punctatæ. Calycis laciniæ ovatæ,
acutæ, costatæ, pellucido-punctatæ striatæque, post anthesin erectæ.
Petala sepalis paulo longiora, persistentia, Stamina libera. Styli 3 capsula
5-6-plo breviores, liberi vel versus basin connati stigmatibus pellatis.
Capsula c. 2 mm. longa ovata, unilocularis, trivalvis, minute longitudi-
naliter siriata. Semina numerosa, oblonga utrinque acutiuscula, minute
foveolato-punctata, flava.
ENDE
(9) D' R. KELLER. PRIMITIÆ MONOGRAPHIÆ HYPERICORUM. 261
Mexico : Mirador (Pl. Mex. Liebm. Hypericac. Nr. 49. X. 1842.).
Varietas H. collinum cum H. mutilo anagalloidique conjungens:
f. minore H. mutili inflorescentia multiflora caulibus prostrato-ascenden-
tibus etc. diversa.
8. Hypericum mutilum Linné.
Herbaceum, glabrum, glaucum. Caules simplices vel plerumque ramosi,
flaccidi. subtetragoni. Folia ovata vel ovato-oblonga vel subrotunda, obtusa
vel acutiuscula, semiamplexicaulia vel subcordata, plana, minute pellu-
cido-punctata, quintuplinervia, nervo medio debili prominente. Inflore-
scentia laxa,cymis multifloris composita vel paucillora (3-5 fl.), contracta.
Bracteæ lineares, acutæ, pelluciäo-punctatæ. Flores parvi, pedicellis brac-
leis æquilongis vel duplo triplove longioribus. Calycis laciniæ oblongæ
obtusæ vel acutiusculæ ovario duplo longiores, pellucido-striatæ punc-
tatæque, post anthesin erectæ. Petala sepalis subæquilonga post anthesin
revoluta, persistentia. Slamina exigua, persistentia. Slyli 3, breves, liberi.
Capsula subglobosa vel ovata, unilocularis, trivalvis, polysperma, placentis
parietalibus. Semina utrinque subacutiuscula, parva, foveolato-striata.
Habit. Brasilia : in paludibus Taubate (Lund).
f. minus Si. Hilaire.
Caule nano, simplici; foliis f. typica minoribus, obtusis, semiamplexi-
caulibus, inflorescentia pauciflora.
Eine habituell sehr verschiedengestaltige Art, die bezüglich ihrer
Grösse, der Form und Grösse der Blätter, des Aussehens der Inflorescenz
viele Verschiedenheiten zeigt. Die uns vorliegende Form £. minus
St. Hilaire ist eine zwerghaft entwickelte Form der Art mit einfachem.
nur 19'/s cm. langem Stengel, kleineren, nicht herzförmigen Blättern,
und sehr armblütiger (4blütiger) Inflorescenz.
Habit. Mexico : Vera Cruz (Pl. Mexic. Liebmannianæ, 1841). Chinantla
(Pl. Mex. Liebm. Nr. 7). Brasilia: Sorocaba (Raben, Iter Brasiliense 1834-
1838).
9. Hypericum diosmoides Gray.
Suffruticosum, glabrum, ramosissimum. Caules e rhizomate lignoso
erecti, teretes ramis tetragonis. Folia internodiis æquilonga vel longiora,
oblongo-ovata apice mucrone contracta, semiamplexicaulia, copiose pellu-
cido-punctata, uninervia, nervo subtus prominente. Inflorescentia foliosa.
262 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
fiores ramorum apice solitarii vel cymis paucifloris. Bracteæ foliis minutis
æquantes, pedicellis longiores. Calycis laciniæ foliis subæquantes, obovatæ,
mucronulatæ. pellucido-striatæ, apicem versus copiose pellucido-punetatæ,
post anthesin erectæ. Petala oblonga sepalis duplo longiora, striata, pel-
lucido-punctata, persistentia. Stamina libera petalis breviora, exigua per-
sistentia. Styli 3, liberi, ovario longiores stigmatibus peltatis. Capsula
ovato-subglobosa, unilocularis, trivalvis, atrofusca, valvis verrucoso-gra-
nulosis, sepalis brevior. Semina c. 40-50, lata, elliptica, flava, foveolato-
striala.
An cubanischen Specimen sind die Blätter stumpf. Ob diese oder die
mir vorliegende Form das typische Verhalten vorstellten, kann ich bei
dem beschränkten Material, das mir bisher von dieser Art durch die
Hände gieng, nicht entscheiden.
H. diosmoides Gr. steht übrigens dem H. chilense Gay sehr nahe.
Habit. Haiti : San Domingo (leg. Dr. Thomas).
10. Hypericum brevistylum Choisy.
Caules glabri e rhizomate lignescente herbacei numerosi prostrati
ascendentesque, quadranguli internodiis brevibus. Folia crassiuscula,
oblonga glabra, acutiuscula, semiamplexicaulia, uninervia, nervo sublus
prominente, plana, copiose pellucido-punctata. Ramuli ex angulis foliorum
superiorum egredientes cymis plerumque trifloris terminantes. Pedicelli
bracleis longiores. Bracteæ lineares vel lineari-lanceolatæ, acutæ, pellu-
cido-striatæ punctatæque. Calycis laciniæ lineari-lanceolatæ acutæ c.
5-coslat®, copiose pellucido-punetatæ striatæque, post anthesin ereclæ.
Petala calyce longiora, obovata, obtusa, persistentia. Slamina paulo nume-
rosa, libera, persistentia petalis subaquilonga. Styli 3, liberi stigmatibus
subcapilatis. Ovarium stylis 4-5-plo longius. Capsula oblongo-ovata, unilo-
cularis, trivalvis, longitudinaliter striata, atrofusca. Placenta parietalis.
Semina numerosa, flava, elliptica, obtusa, foveolato-punclala.
Unser Specimen, das Spruce mit der Bemerkung H. gramineo aff.
versieht, ist nicht ganz typisch Choisy’s H. brevistylum, da die Griffel
nicht zu einer kurzen Griffelsäule verwachsen sind. Lechler sammelte
aber in Peru eine Form, die Grisebach mit Choisy’s Art identificirte, die
von unserem Specimen kaum anders verschieden ist als dadurch, dass
die Petalen etwas länger sind. Vor allem sind auch an diesen Exemplaren
die Griffel schon in den Blüten nicht mit einander verbunden. Diesem
Unterschied zum Typus darf übrigens kaum grosses Gewicht beigelegt
(41) D' R. KELLER. PRIMITLE MONOGRAPHIÆ HYPERICORUM. 263
werden, da bei vielen Hyperica-Arten mit typisch verwachsenen Griffeln
die Abänderung mit völlig freien Griffeln nicht selten auftritt.
A. brevistylum Choisy stehen gewisse Formen des H. cæspitosum Cham.
et Schl. so nahe, dass ersteres den Eindruck eines bestimmten Formen-
kreises dieser Art macht, der von dem typischen H. cæspitosum Ch. et
Sch. dadurch verschieden ist, dass die Frucht bedeutend länger als breit,
die Griffel sehr kurz, die Axen kurz niederliegend oder aufsteigend sind,
ein Formenkreis, der mit den gewöhnlichen Vorkommnissen des H. cæs-
piosum durch jene Specimina dieser Art verbunden wird, die ebenfalls
durch zahlreiche, aus einem unterirdischen verholzten Wurzelstock ent-
springende, niederliegende oder aufsteigende, allerdings meist längere
Axen ausgezeichnet sind, dagegen breitovale Früchte mit längern
Griffeln besitzen.
Auch hier wird eine definitive Entscheidung über die gegenseitigen
Beziehungen beider Arten wesentlich vom Studium eines umfangreichen
Materiales abhängen.
Habit. Ecuador : In Andibus Ecuadorensibus (Spruce, Nr. 5880).
11. Hypericum uliginosum H. B. Kunth.
Glabrum. Caules e rhizomate lignoso ascendenles vel erecli, ramosis-
sisimi, quadranguli. Folia sessilia linearilanceolata, lanceolata vel oblonga,
acutiuscula, semiamplexicaulia, pellucido-punctata, margine revolula,
nervo medio prominente, sæpe fasciculata. Flores peduneulis bracteis
brevioribus, cymis trifloris inflorescentiam corymbosam formantes.
Bracteæ lineari-lanceolatæ, acutæ, pellucido-striatæ. Calycis laciniæ
lineari-lanceolatæ acute pellucido-striatæ, 3-5-costatæ, post anthesin
erectæ. Petala sepalis duplo longiora, oblique lanceolata, acutiuscula, per-
sistentia. Stamina paulo numerosa (c. 15), petalis breviora, persistenlia.
Styli 3-5, liberi, ovario æquilongi, stamina plerumque superantes, stig-
matibus peltatis. Capsula ovata, unilocularis, trisulcata, apice trivalvis,
valvis minute longitudinaliter striatis, plerumque vesiculis nonnulis
numerosisve magnis, polysperma, atrato-fusca. Placenta valvarım
saturis affixa. Semina oblonga, obiusa, flavescentia, minute foveolato-
striata.
Kunth giebt in seiner Diagnose an « floribus subtetragynis », in der
Beschreibung macht er die Bemerkung, dass das Gyn&ceum aus 3 oder 4
Carpellblättern besteht.
Als Regel dürfen wir jedenfalis die trigynen Blüten ansehen. An den
264 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
c. 20 Exemplaren Oersted’s beobachlete ich nur einmal eine letragyne
Blüte. Ebenso sah ich an den von Liebmann gesammelten Individuen
nur eine tetragyne Blüte. Es gibt aber in der Tat Individuen mit über-
zähligen Carpellblättern, Fälle, in welchen die meisten Blüten eines Spe-
cimens telragyn sind, andere, in denen selbst vereinzelie pentagyne
Blüten beobachtet werden. Diese überzählige Entwicklung sah ich sehr
häufig an Individuen aus Venezuela, einmal bildeten selbst sechs Car-
pelblätter das Gynæceum.
Habituell sind die Specimina dieser Art oft sehr von einander abwei-
chend, indem die Stengel bisweilen bis zur Infiorescenz einfach sind,
während sie typisch von Grund an reich verzweigt sind. Die Blätter
sind bald kurz, bald lang, bald in den Achseln mit dicht beblätierten
Kurztrieben, bald ohne diese. Da auch die Internodien von sehr unglei-
cher Länge sind, erscheint die Axe bald sehr dicht, bald wieder recht
iocker beblättert. Ebenso sind Unterschiede bezüglich der Inflorescenz. In
gewissen Modificationen sind die Zweige des Blütenstandes fast aufrecht.
in anderen Fällen wieder weit abstehend ; die Blüten oft weit ausein-
ander stehend, der Blülenstand also locker. in anderen Fällen fast
gedrängt. -
Habit. Mexico: in monte Candelaria (Pl. Gentroameric. Oersted, 1847).
— In insula San Lucas (Pl. Gentroameric. Oersted, 1847). — Tinotega (Pl.
Centroameric. Oersted 1847). — Colipa (Pl. Mexic. Liebm., Hyp. Nr. 17.
24, 26, 43. 1844). — Combre de Estepa (Pl. Mexic. Liebmann. Hyp.
Nr. 16. 1842). — Trapiche (Pl. Mexic. Liebm. Hyp. Nr. 28. 1842). —
Chinantla (Pl. Mexic. Liebm. Hyp. Nr. 6. 1841). — Misantha (Pl. Mexic.
Liebm. Hyp. Nr. 41. 1841). — Trapiche de la Concepcion (Pl. Mexic.
Liebm. Hyp. Nr. 19. 1842). — Mirador (Pl. Mexic. Liebm. Hyp. Nr. 18.
1843). — Pic Orizaba c. 3000 m. (Pl. Mexle. Liebm. Nr. 14). — Icaltepec
(Pl. Mexic. Liebm. Nr. 45. 1841).
Venezuela : Caracas (Warmings Rejse til Vest-Indien og Venezuela
1891-1892; Eggers Rejse til Venezuela, 1891. Nr. 13,216).
Var. nigro-punctatum mihi.
Synon. À. pratense Schlcht. et Cham. p. p.
Ramorum angulis nigro-punctalis striisque, foliis nigro-punctatis pellu-
cido-punctatisque, apice attenuatis, submucronulatis vel acutiuseulis,
bracteis sepalisque punctis striisque nigris et pellucidis, foribus tri-
gynis; capsula anguste ovoidea.
H. pratense Schl. et Cham. gehört unserer Auffassung nach durchaus
(15) D' R. KELLER. PRIMITLE MONOGRAPHIE HYPERICORUM. 265
in den Formenkreis des so vielgestaltigen H. uliginosum. Vom Typus
der Art unterscheidet es sich im allgemeinen habituell durch den gedrun-
genen Bau, die kaum verzweigten Axen, die armblütige Inflorescenz, d.h.
durch Merkmale, die übrigens kaum den Anspruch konstanter Unterschiede
der beiden Arten machen können. Charakteristisch ist für die als A. pra-
tense beschriebene Form des A. uliginosum der relative Reichtum an
schwarzen Drüsenpunkten, indem nicht nur die Blätter dieselben be-
sitzen, sondern auch die Brakteen und Kelchlappen, an denen sie oft zu
Linien verschmelzen, wie denn auch an den Kanten der Stengel schwarze
Punkte, die öfter zu Linien vereint sind, vorkommen. Die Blätter dieser
Form sind im allgemeinen spitzer als an dem typischen H. uliginosum,
die Kapsel schmäler, die Kelche noch länger überragend. Ob die
Trimerie des Gynæceums, wie man nach Schlechtendal und Chamisso
wohl annehmen muss, eine konstante Eigenschaft ihres H. pratense ist,
wage ich auf Grund meines wenig umfangreichen Materiales nicht zu
entscheiden.
Dadurch, dass ich Specimina hierher ziehe, die wohl den gedrun-
genen Bau und die Drüsigkeit mit dem H. pratense teilen, in der Blattform
und den Grössenverhältnissen der Kapsel sich dagegen dem Typus
nähern, deckt sich unsere AH. var. nigro-punctatum nicht mehr völlig mit
Schlechtendal’s und Chamissos H. praiense.
Habit. Venezuela : Caracas (leg. Warming). Mexico : Chinantla (Pl.
Mex. Liebm. Hyp. Nr. 12. — V. 1841).
fi. Warmingii mihi.
Caules e rhizomate lignoso ascendentes vel erecti simplices quadranguli
angulis acute prominentibus, nigro-punctati striatique, internodiis bre-
vibus. Folia late lanceolata semiamplexicaulia acutiuscula versus mediam
partem erescentia apicem versus decrescentia, internodiis 2-4-plo lon-
giora, margine revolula, dense pellucido nigroque punclata, nervo medio
subtus prominente, interdum fasciculata. Inflorescentia multiflora, ramis
floriferis erectis. Bracteæ pedicellis longiores, lanceolat&, nigro-punctatæ,
pellucido-striatæ. Calycis läcinie costis 3-5 prominentibus, pellucidc-
striatæ, nigro-punctatæ. Petala calyce duplo longiora, persistentia. Stamina
petalis subæquilonga, stylis superantia. Styli 3-5, stigmatibus peltatis.
Capsula calyce duplo longiora, ovata, unilocularis, 3-5 valvis hinc inde
glandulis vesiculosis.
Der Varietät nigropunctatum steht diese Form, die wir zu Ehren des um
die Pflanzengeographie und Systematik hochverdiente Herrn Prof. War-
266 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
ming benennen, in verschiedenen Beziehungen nahe. Wie bei ihr sind auch
hier die Achsen einfach, die schwarzen Drüsenpunkte an dem Stengel und
den Blättern in grosser Zahl vorhanden. Die Blätter, welche von unten
bis zur Mitte an Grösse zu-, dann nach oben wieder abnehmen, erreichen
in der Mitte eine Länge von 2'/2 cm. bei einer Breite von 0,7 cm. Sie
sind also bedeutend grösser als an der var. nigropunctatum. Während hier
die Beblätierung eher locker ist, wird sie an unserer Form zu einer auf-
fällig dichten, da die oberen Internodien kaum halb so lang, die mittleren
und unteren nur c. ‘/ so sind als die Blätter. Die Inflorescenz, deren
Achsen aufrecht abstehen, ist oft reichblülig. Sehr veränderlich ist die Zahl
der Carpellblätter, 3-4-Szählige Gynæceen finden wir an der gleichen
Pflanze. Durchschnittlich besteht in der Häufigkeit das Verhältniss 3:
2:4, wobei aber in einzelnen Fällen bald die 4-, bald die 3 zähligkeit
vorherrscht. In dieser schwankenden Zahl der Carpellblätter übertrifft
unsere Varielät also entschieden den Typus des A. uliginosum.
Hubit. Venezuela: Caracas (Warmings Rejse til Vest-Indien og Vene-
zuela 4891-4892 ; Nr. 538 und Nr. 1090).
12. Hypericum campestre Chamisso et Schlechtendal.
Fruticosum, glabrum. Caules teretes, fusci, erecti, ramosi, ramis ramu-
lisque tetragonis. Folia caulina oblonga oblusa basi attenuata, acutius-
cula, ramorum mulio minora, angusiiora, acutiora, glauca, nervo medio
subtus prominente, margine revoluta, partim minute pellucido-punctata.
Inflorescentia corymbosa, cymis 3-7-15 fioribus composita. Florum pedi-
celli bracteis breviores. Bracteæ lanceolatæ, acutæ pellucido-punciatæ.
Calycis laciniæ lanceolatæ acuminatæ, 3-5-costatæ, nervo medio promi-
nente, pellucido-siriatæ. Petala calyce longiora, oblonga, oblusa, nervosa,
persistentia. Stamina petalis breviora, numerosa filamentis ima basi con-
natis, petalis breviora. Styli 5, liberi, divergentes, stamina superantes.
Ovarium subglobosum, breviter 5-rostratum. Capsula ovoidea, unilocu-
laris, 5-valvis, calyce paulo brevior, polysperma. Placenta parietalis.
Semina oblonga, obtusa, flavo-fusca, foveolato-punctata.
Habit. Brasilia (Lund). — Sorocaba (Fr. Chr. Raben, Iter brasiliense,
1835-1839). — N. Friburgo (Fr. Raben).
13. Hypericum Brasiliense Choisy.
Sufiruticosum, glaucum, glabrum. Caules teretes, rami tetragoni, ascen-
EL. #
(45) D' R. KELLER. PRIMITIÆ MONOGRAPHLE HYPERICORUM. 267
dentes basi lignosi. Folia lineari-lanceolata vel lanceolato-oblonga, acu-
tiuscula basi attenuata, margine sæpe subrevoluta, nervo medio promi-
nente, subtus glauca, subtiliter nigropunctata. Inflorescentia cymis con-
ferlis composita. Flores breviter petiolati. Bracteæ lanceolatæ, acutæ,
costatæ nervo medio prominente, obscure pellucido-siriate. Calycis lacini«
inæquales, 2 minores, lanceolatæ, acutæ, 3-5 costalt&, pellucido-strialæ,
parce punctatæ. Petala calyce duplo longiora, oblongo-lanceolata nervosa
aculiuscula, glandulis punctiformibus pellucidis, persistentia. Stamina
petalis breviora, numerosa (c. 60-80), persistentia. Styli 5, liberi, stamina
superantes, stigmatibus subcapitatis. Ovarium ovatum stylis subæquans,
5-valvatum. Capsula unilocularis, 5-valvis polysperma, atrofusca. Pla-
centa parietalis. Semina cylindrica, oblonga, obtusa, pallida, foveolato-
punctata.
Die Pflanze findet sich in Modificationen mit breiteren und mit
schmäleren Blättern. Im aufgeweichten Zustande sind sie oft sehr fein
durchscheinend punktirt.
Auch bezüglich der Grösse der Petalen kommen Unterschiede vor. Ich
wage aber, bei dem beschränkten Material, das mir bisher zur Verfügung
stand. nicht zu entscheiden, ob sich die Unterscheidung von Formen
rechtfertigt oder ob nicht vielmehr, wie zwischen den verschiedenen
Blatt-, so auch zwischen den verschiedenen Blülengrössen verbindende
Uebergänge sind,
Einmal beobachtete ich neben dem pentagynen Gyn&ceum ein trigynes.
Habit. Brasilia: In paludibus prope Barbacena in Prov. Minas (Schenk,
Herb. brasil. 3335) Sao Paulo (Lofgren ; Nr. 180.a).
Dieses Specimen ist durch breitere Blätter und grössere Blüten vom
Typus verschieden.
À 14. Hypericum laxiusculum St. Hilaire.
Glabrum, glaucum, herbaceum. Caules erecti süpra quadranguli. Folia
lanceolata lineari-lanceolatave, acuta uninervia margine incrassata
revoluta, nervo subtus prominente, pellucido-punctata, in alis folio-
rum angustiorum breviorumque fasciculis. Inflorescentia corymbosa,
coniracta cymis 3-7-floris composita. Bracteæ lineari-lanceolatæ vel
lineares, acutæ nervo subtus prominente, margine revolutæ, pellucido-
siriatæ punctatæque. Calycis laciniæ lanceolatæ inæquales, 3 latiores,
acutæ integræ, 3-5 costatæ, pellucido-striatæ, post anthesin erectæ. Petala
sepalis duplo longiora, obovata, obtusa, persistentia. Stamina numerosa
268 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
(60-70) petalis subæquilonga, persistentia. Siyli 5, recurvo-patuli, ovario
longiores, stamina superantes, stigmatibus capitatis. Capsula unilocularis,
5-valvis, leviter striata, atro-fusca, polysperma. Semina elliptica, obtusa,
flava, foveolato-punctata.
Wenn wir vor der Hand St. Hilaires H. laxiusculum zu Rechte bestehen
lassen, so geschieht es immerhin mit einigem Vorbehalt. St. Hilaire gibt
zwar ın der Flora brasiliensis eine Reihe von Unterschieden an. die
jedoch am Herbarmaterial nicht sehr konstant zu beobachten sind;
Merkmale, die z. T. diagnostisch deswegen von untergeordneter Bedeu-
tung sind, weil sie mehr oder weniger variable Teile der Pflanze be-
treffen. Ich vermute, dass auf Grund eines umfangreichen Materiales,
namentlich auch auf Grund von Beobachtungen in der Natur H. laxius-
culum St. Hilaire sich als eine Form von À. brasiliense Choisy ergeben
wird.
Habit. Brasilia : Säo Paulo (Lofgren, Nr. 1805).
269
Va
VDE CONIFERIS
QUIBUSDAM SINICIS VEL
JAPONICIS ADNOTATIONES QUÆDAM PORRIGIT
Maxwell T. MASTERS
Benignate cl. Barbey specimina quædam sinensia et japonica exami-
pare potui. Maxima pro parte species bene cognitæ sunt, de quibusdam
tamen plus minus ambiguis hie liceat explicare et imprimis de spe-
ciebus quibusdam generis Pini.
PINUS KORAIENSIS ET AFFINES
Inter Pinum koraiensem, P. parvifloram et P. pentaphyllam exstat
confusio quædam. Imprimis ut a beato Andrew Murray monstrato,
strobilus a ell. Siebold et Zuccarini sub nomine P. koraiensis im-
promptu positus ' ad P. parvifloram profecto attinet. Murray etiam
iconem veram P. koraiensis edidit?, P. pentaphylla a el. Mayr primo
descripta est*. Sine ullo dubio speeimina nonnulla hujusce speciei in
herbariis nec non in hortis Europæis sub nomine P. koraiensis vel
P. parvifloræ exstant. Liceat igitur differentias præcipuas hie expli-
care.
P. koraiensi sunt folia canalibus resiniferis in medio parenchymatis
1 Siebold et Zuccarini, Flor. Japon. II, 28, t. 116 (1842).
2 Andrew Murray, The Pines and Firs of Japan (1863), p. 2, f. 1.
3 Mayr, Monographie der Abietineen des Japanischen Reiches (1890), p. 78,
tab. VI, f. 20.
BULL. HERB. BOISS., avril 1898. 19
270 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
percursa, strobilorum elongatorum squamæ medianæ apophysi del-
toideo sub complanato parum decurvo munitæ; squamæ basales multo
minores, steriles, insigniter decurvæ; semina aptera !.
P. pentaphylla : canales resiniferæ sub epidermide folii nec in medio
parenchymatis positæ; strobili oblongo-cylindrati squamis suborbicu-
laribus, umbone parvo pyramidato; semina profunde alata?.
P. parviflora foliis brevioribus gracilioribus gaudet; canales resini-
fer sub epidermide sitæ; strobili late oblongi vel eupiformis squamæ
sub orbiculares, medio ventricosæ, umbo terminalis brevis; semina alis
parvis munita®.
In herbario el. Barbey adsunt etiam specimina Pini adhuc indescripti
forma strobili, baculum brevem erassum referente, insignis.
Pinus ($ Strobus) scipioniformis Mast. spec. nov.
Ramis rubescentibus glabris leviter rimosis, ramulis ascendentibus:
gemmis linearibus perulatis, perulis a basi gradatim increscentibus
subcoriaceis pallide castaneis, ad margines membranaceas albidis; foliis
quinis e vaginis brevissimis caducis emergentibus, singulis ad 12 cm.
long. triquetris dorso convexis ad lateres concavis et stomatorum
seriebus 6-7 instructis, ad margines cartilagineo-serrulatis, canalibus
resiniferis sub epidermide sitis; flor. masc. et foem. haud visis; strobilis
3-5 em. long. vix 2 cm. lat., stipite lignoso erecto æquilongo sublevatis,
oblongis obtusis; bracteis membranaceis deltoideo-acuminatis; squamis
bracteis duplo longioribus lignosis snborbicularibus, apophysi incurvo
longitudinaliter suleato; seminibus ignotis.
In China centrali Prov. Hupeh legit D’ Aug. Henry in herb. Barbey-
Boissier sine numero.
Denique verba pauca de Cephalotaxi specie licet offerre.
Cephalotaxus Oliveri Mast.; fruticosa var. arborea, ramis her-
baceis suleatis; foliis pseudo-distichis pectinatis, dense approximatis,
singulis 20-25 mm. long. 4 mm. lat. lineari-oblongis faleatis apice obtu-
siuseulis mucronulatis basi subsessilibus cordato-bilobis, nervo medio
1 P. Koraiensis Sieb. et Zucc., Morioka, cult. Rev. Père Faurie, 6323 !
2? P. pentaphylla Mayr. Presqu’ile des Volcans, Rev. Père Faurie, n. 34451;
Tokyo, n.6321!; cult. 6034!; spontanée sur les montagnes escarpées, les rochers,
les précipices de l’Aomori, grand arbre toujours très droit, 63111
3 P. parviflora Sieb. et Zucc., Rev. Père Faurie, 53!, 759! ; sommet du Chok
Kai, 3410 !, 59631 ; cult. 63201, 13300!
(3) MAXWELL T. MASTERS. DE CONIFERIS. 271
lato subtus inter fascias stomatiferas prominente; amentis masculis sti-
pitatis subglobosis diam. circa 5 mm.; bracteis suborbieularibus acutis
navieularibus; antheris subsessilibus; capitulis femineis (teste Olivero)
5-7, floribus breviter peduneulatis; seminibus ellipsoideis acutatis medio
tubereulis parvis instructis.
C. Griffithü Oliver in Hook. Zcones Plant., t. 1933 haud Hook. f. in
Flor. Brit. Ind., V (1890), p. 648.
In China central, Prov. Hupeb, legit el. Henry n. 7479! et 7843!
A C. Griffithii manifeste diftert foliis magis densis apice rotundatis
vel abrupte mucronulatis nec sensim acutatis, bracteis rotundatis, etc.
INDEX NUMERORUM CONIFERARUM
A CL. Rev. PATER FAURIE IN JAPONIA LECTARUM, IN HERBARIIS
DE CANDOLLE ET BOISSIER ASSERVATARUM
ET A CL. MAxwELL T. MASTERS DETERMINATARUM.
1. Pinus cembra L. var. Manchurica.
? 6323. Morioka, 24 mai 1888. Cultive.
2. Pinus densiflora Sieb et Zucc.
927. Environs d’Aomori, 1er juin 1886.
6316. Tanaba, 14 avril 1888.
3. Pinus Koraiensis Sieb. et Zucc.
181. Nambu, 1886. Cultivé.
6322. Hierosaki, avril 1888. Cultivé.
7316. Ile de Rebunshiri, 23 juin 1891.
4. Pinus Massoniana Lamb.
15844. Hong-Kong, 19 mars 1895.
3. Pinus parviflora Sieb et Zucc.
53. Sennin töge, 23 mai 1888.
759. Hakkoda, 23 juin 1886.
3410. Sommet du Chokkai, mi-juillet 1888. ?
5739. Montagnes d’Yesashi, 22 juillet 1890. ?
5963. Précipices du Gansu, à partir de 1000 mètres d’altitude, 18 août 1890.
Nom jap. : hime komatsu.
272 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
6320. Nambu, 25 mai 1888. Cultivé, ornement.
6321. Tokiyö, 5 juin 1888.
13300. Towada, 26 juin 1894.
6. Pinus pentaphylla Mayr.
3415. Presqu’ile des volcans, 28 septembre 1888.
6034. Morioka, 16 août 1890. Jardins.
6311. Rochers et précipices de l’Aomori, 9 avril 1888. Nom jap. : hime
kamatsu.
6312. Sendai, hautes montagnes, 26 mai 1888.
6313. Hirosaki, 7 mai 1888. Cultivé.
6321. Tokiyö, 5 juin 1888.
7581. Yesan, 2 août 1891 (jeune pousse).
7. Pinus pumila Regel.
3416. Sommet de l’Asariyama, 1500 m., 17 août 1888.
8. Pinus Thunbergii Parl.
3405. Dunes d’Akita, mi-juillet 1888.
6314. Akita, 20 mai 1888.
9. Larix dahurica Turcz.
3423. Hirosaki, novembre 1888. Jardins.
6325. Hirosaki, 1er mai 1888. Cultivé.
10. ? 6664. Larix leptolepis Murray.
11. Larix sibirica Led. ?
7506. Ile d’Yetorosu, 25 août 1891 (cfr. L. Kurilensis Mayr).
12. Picea ajanensis Fischer.
3411. Sans station.
5103. Ile de Kunashiri, 13 octobre 1889.
7387. Ile de Riishiri, 24 juin 1891.
9712. Ile de Riishiri, 28 mai 1893.
13. 24999. Picea ajanensis var. microsperma.
14. Picea Alcockiana Carr.
6309. Yezo.
8662 bis. Kushiro, 25 août 1892.
10616. Montagne d’Akan, 1er août 1893.
15. Picea Glehnii Masters (cfr. P. Alcockiana).
5102. Ile de Kumashiri, octobre 1889.
16. Picea polita Carr.
3417. Hirosaki, novembre 1888.
6949. (cf. P. polita). Sapporo, 30 mai 1897.
A RÉ
18.
1%.
HO
(Sr
I
MAXWELL T. MASTERS. DE CONIFERIS.
. Tsuga Sieboldii Carr.
44. Château d’Akita, 49 mai 1888. Cultivé.
3483. Iwagisan, octobre 1888.
13511. Hayachine, 24 août 1894.
Abies brachyphylla Maxim.
4040. Forêts d’Oginobrama, 1889.
6036. Hirosaki, avril 1888. Jardins.
6327. Forêts de Tanabu, 12 avril 1888.
13201. Sommet de l’Hayachine, 14 juin 1894.
6301. ? Montagne d’Hakkoda (Province d’Aomori), juillet 1887,
Abies firma Sieb. et Zucc.
6306. Hirosaki, août 1888. Jardins.
6307. Forêts de Tanabu, 12 avril 1888. (A. firma ? brachyphylla.)
. Abies sachalinensis Masters.
542%. Forêts d’Abashiri, 30 juin 1890.
10617. Akan, 4er août 1893.
. Abies Veitchii Lindl.
5101. Dans toute l’ile de Kunashiri, 13 octobre 1889.
6303. Tanabu, 9 avril 1888. Cultive.
. Seiadopitys verticillata Sieb. et Zucc.
6336. Atrita, 20 mai 1888. Cultive.
Tanabu, 1888. Cultivé. Sans n°.
. Cunninghamia sinensis R. Br.
3403. Nigata, 26 juin 1888. Cultivé.
. Cryptomeria japonica Don.
135. Aomori, octobre 1886.
1500. Presqu’ile des volcans, 27 et 28 septembre 1886.
). Thuya dolabrata Linn. f.
16. Montagnes de Tanabu, 12 avril 1888.
37. Montagnes de la presqu’ile de Tanabu, mi-avril 1888.
340%. Akita, mi-juillet 1888.
3413. Côte ouest du Japon septentrional, juillet 1888.
3482. Hirosaki, montagnes, octobre 1888.
. Thuya japonica Maxim. (Thuyopsis Standishir Hort.)
3481. Hirosaki, montagnes, octobre 1888.
3629. Hirosaki, montagnes, 7 mai 1888.
. Thuya (Biota) orientalis L.
6328. Tokiyo, 4 juin 1888.
28.
30.
31.
32.
33.
JL.
35
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Thuya (Biota) orientalis var. falcata Hort.
3485. Hirosaki, fin octobre 1888. Jardins.
Cupressus (Retinospora) obtusa C. Koch.
3486. Hirosaki, octobre 1888.
6335. Hirosaki, avril 1888. Jardins.
. Cupressus (Retinispora) pisifera C. Koch.
15. Tanabu. 13 avril 1888. Jardins.
3484. Hirosaki, fin octobre 1888. Jardins.
Cupressus pisifera var. filifera.
? 3488. Hirosaki, fin octobre 1888. Jardins.
Juniperus recurva var. squamata (Ham.).
51. Sommet du Sennintoge, 23 mai 1888.
3409. Sommet du Chokkai, mi-juillet 1888.
Juniperus chinensis L.
889- Sommet de Hakkôda, 8 août 1887.
926. Sommet du Hakkôda, 6 juillet 1886.
5117. Falaises de Kunashiri, 13 octobre 1889.
9703. Rebunshiri, 25 mai 1893.
Juniperus rigida Sieb. et Zucc.
6340. Hamamatsu, dûnes, 8 avril 1888.
7822. Montagnes sur les bords du lac Biwa, 30 avril 1892.
Cephalotaxus drupacea Sieb. et Zucc.
3407. Ile de Sado, 27 juin 1888. Collines.
3411. Ile de Sado, 28 juin 1888.
3412. Collines d’Ishikari, 20 septembre 1888.
6341. Nambu, 25 mai 1888.
6342. Akita, 17 mai 1888.
6343. Château d’Akita, 19 mai 1888.
6344. Hirosaki, 8 mai 1888. Jardins.
Taxus cuspidata Sieb. et Zucc.
9975. Forêts du Ganyu, 12 août 1890
6345. Tanabu, mars 1888.
9700. Rebunshiri, 24 mai 1893.
Londini, januario 1898.
(6)
275
DE L’ABUS DE LA NOMENCLATURE
PAR
le D' Alfred CHABERT
La création illimitée de binömes spécifiques pour designer toutes les
formes que l’on croit pouvoir distinguer, est-elle un bien? est-elle un
mal? Un bien? certainement non. Un mal ? Pas toujours autant qu’on
pourrait le croire.
Parfois elle est l'expression d’un état d'esprit difficile à définir. Le
botaniste * qui, après avoir décrit une plante, dit : «elle ne se distingue,
à vrai dire, du type que par un faciès tout à fait spécial ; mais je vais
l'envoyer au savant confrère X.; il saura bien, je l’espere, y trouver des
caractères qui lui permettront d’en faire une espèce, » ce botaniste est
évidemment convaincu que cela réalisera un progrès pour la science.
Sa conviction, bien que non fondée, désarme la critique. Mais que
penser de ceux qui disent couramment et quelquefois écrivent : « de
telle plante, j'ai fait une espèce, je ferai une sous-espèce, une variété ?»
L'espèce, la variété existent par elles-mêmes ; elles sont ou elles ne sont
pas; notre rôle est d’en constater l’existence, mais non de les faire.
Nous ne pouvons que créer des noms, ce qui n’est pas la même chose.
Si nos moyens d'investigation sont imparfaits ou mal employés, si
notre jugement est faux, notre mémoire infidèle, nos matériaux incom-
plets, si parfois une ancienne affection nous amène à ne pas vouloir
contrarier un ami, ou une inimitié à faire pièce à un adversaire (eh!
mon Dieu, oui, cela se rencontre, les botanistes sont des hommes comme
Il me parait inutile de faire aucune citation ; chacun retrouvera dans ses sou-
venirs ou dans sa bibliothèque les noms des personnes auxquels je fais allusion.
276 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
les autres); dans tous ces cas, nous voyons mal; nos especes et varietes
ne sont pas justifiées; ce sont des espèces du cabinet, ce ne sont pas
celles de la nature; ce sont des illusions, ce ne sont pas des réalités.
Aussi certains ouvrages descriptifs ne sont-ils qu’un décevant mirage.
De loin on croit voir une ville, des monuments; on s’approche, tout
s’evanoulit.
S'il est des botanistes qui applaudissent à cette pulvérisation des
espèces et à la création des noms spécifiques nécessaires pour en desi-
gner les miettes, il en est beaucoup qui la déplorent et qui y voient
l'effondrement de la science. D’après eux, il ne sera bientôt plus possible
de se reconnaître au milieu de ces noms nouveaux. La systématique
devient un vaste labyrinthe d’où, une fois entré, on ne pourra sortir.
Tels ou tels pulvérisateurs, qui seront d’autant mieux désignés par la
lettre X que cette lettre n’indique pas seulement l’anonymat, mais aussi
la multiplication, ces auteurs sont l’objet de véritables anathèmes. On
les charge de tous les péchés d'Israël. Les blämes, les reproches
auxquels Jordan a longtemps été en butte de la part des botanistes de
l’école de Gay, ne sont rien en comparaison de ceux qu’en petit comité
on leur jette à la tête. Quoique peu partisan de cette pratique de donner
un nom aux moindres accidents de la végétation, je crois que ceux qui
font la guerre à MM. X, Y ou Z, en les regardant comme les chefs
d’une école subversive, ne se rendent pas un compte exact de l’état de
la question.
D'abord leur néologie ne fait de mal à personne. Elle enrichit les
listes des magasins d'échange; elle permet aux collectionneurs qui
s’enorgueillissent du chiffre des espèces contenues dans leurs herbier
d'en compter quelques centaines de plus. Si autrefois à une époque où
l’on écrivait peu, la création d’une mauvaise espèce était l’occasion
d'erreurs longuement perpétuées, aujourd’hui où l’on discute tout, il
n’en est plus de même. Les erreurs sont trop fréquentes; le mal se gué-
rit par son excès. On ne voit plus dans ces baptêmes que la fantaisie de
l'auteur. On ne peut s'empêcher, en lisant certains travaux, de penser
aux musiques de ces régiments dont les colonels peu mélomanes laissent
toute liberté à leurs chefs de musique, et dont les programmes de
concert portent : Guillame Tell de Meyerbeer, Fantaisie par M. X, chef
de musique au 301°; Faust de Gounod, Pot-pourri par M. Y, chef de
musique au 302°; Tannhäuser de Wagner, Fantaisie par M. Z, chef
de musique au 303° Et ce n’est pas seulement en France que l’on entend
du Meyerbeer, du Gounod, du Wagner, du Rossini arrangés ou plutôt
(3) D' ALFRED CHABERT. DE L’ABUS DE LA NOMENCLATURE. 277
defigures par MM. Pierre ou Paul; ce n’est pas en France seulement
que l’on voit défigurer et travestir les travaux botaniques les plus clas-
siques. Or de la même manière que, lorsque l’on a entendu profaner la
musique d’un maëstro célèbre, on passe et l’on oublie, de même on laisse
le livre, quand, sous prétexte de ne rien omettre, l’auteur a donné à sa
fantaisie tout son essor. Qui se préoccupe aujourd’hui des centaines de
roses plus ou moins décrites, mais soigneusement baptisées par M. Gan-
doger? Qui songe aux Hieracium de Boreau? Qui cherche à recon-
naitre les Thalictrum de Schur, ceux de Jordan ou ses Ærophila? Et
encore si la malchance entraine quelque enthousiaste à étudier ces
espèces du botaniste Iyonnais, dans quel dédale ne tombe-t-il pas quand,
au lieu de les étudier avec ses écrits, il essaie de les déterminer au
moyen de publications plus récentes qui rappellent le proverbe : Mieux
vaut un ennemi déclaré qu'un ami maladroit ?
Tousles amis ne le sont pas autant; quelques-uns font preuve de sen-
timents fort délicats, témoin celui dont je conserve précieusement une
lettre adressée à un tiers et dans laquelle il dit: « Je vous remercie,
cher confrère, d’avoir donné mon nom à votre espèce nouvelle d’A. De
mon côté, j'ai trouvé un B. non encore décrit et je vais vous rendre
votre politesse en vous la dédiant. » Les deux ont été publiées. Comment
trouve-t-on cette manière de rendre une politesse? N'est-ce pas du der-
nier joli, la botanique appliquée aux relations sociales ? Ce qui l’est
moins, e’est la proposition faite il y &..... ans par un confrère à un autre
de perpétuer leurs noms en se dédiant réciproquement de prétendues
nouveautés. La proposition ne fut pas agréée. La lettre est curieuse à
plus d’un titre ; elle ne peut être publiee ........ encore. Peut-être le sera-
t-elle plus tard dans « les Botanistes peints par eux-mêmes. »
Une autre variété de botanistes que je ne saurai passer sous silence,
c'est l’égoïste. Elle est rare. Ce n’est qu’en Espagne que j’ai vu un
auteur donner son propre nom à une plante non décrite; on m’assura
que son exemple a été suivi.
Y a-t-il eu abus de la nomenclature dans le cas de cet auteur du
commencement du siècle qui ne put apaiser un créancier intraitable
qu’en le faisant parrain d’une espèce inédite ? Huguenin disait : non.
On aurait tort de croire que l’on a toujours du suecès en baptisant
une plante du nom d’un botaniste ou d’un personnage. Au printemps
de 1864, dans le sud de la province d'Oran, au moment où éclatait la
la grande insurrection des Ouled Sidi Cheick, un jeune médecin aide-
major se trouva seul pour accompagner une forte colonne expédition-
278 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (A)
naire qui allait ravitailler un poste avancé et tacher de maintenir dans
le devoir des tribus hesitantes. Un matin, au detour d’une montagne,
on vit avec surprise deux énormes colonnes de poussière qui s’elevaient
l’une au sud, l’autre à l’ouest, et qui indiquaient des troupes ou des tri-
bus en marche. Le docteur fut appelé auprès du général. — Mon cher
docteur, lui dit celui-ci, il est possible que nous soyons attaqués dans la
journée. Vous êtes seul ; faites vos préparatifs immédiatement, et sur-
tout faites jeter tous ces ballots de plantes et de papiers dont vous avez
encombré le matériel et chargé les mulets de l’ambulance. — Oui, mon
général, je vais le faire. Mais permettez-moi de vous faire remarquer
que mes paquets ne sont fixés que par des cordes d’alfa ; les muletiers
pourraient done, au premier coup de feu, les couper et les mulets seront
libres. — Le général, excellent homme, parut hésiter; l’aide-major vou-
lut employer un argument décisif. — Je prendrai d'autant plus la
liberté d’insister, mon général, que, parmi les plantes que j’ai recueillies
depuis un mois que nous marchons, il en est qui certainement n’ont pas
été décrites. Je ne pourrai les décrire que si j’en conserve les échantil-
lons. En voici une, par exemple, que je serai heureux de vous dédier et
d'appeler Centaurea X...... — Et ce disant il exhibait la centaurée que
Pomel a publiée plus tard sous le nom de pterocaulon. — Ah! la drôle
d'idée ! s’eeria tout à coup un vieux capitaine de tirailleurs algériens,
toujours entre deux absinthes et ayant conservé son franc-parler, la
drôle d'idée ! le docteur qui veut donner le nom du général à un char-
don! un chardon, la plante des ânes ! — Et il partit d’un gros éclat de
rire tellement communicatif que tous les assistants firent chorus. —
Monsieur l’aide-major, dit le général d’un ton bref, la première fois
qu’il vous arrivera de répondre à un ordre par des calembredaines, vous
serez puni. Pour cette fois, je vous pardonne. Allez et obéissez. — J’allai
et J'obéis, car l’aide-major c'était moi, et voilà comment cette curieuse
variété du C. sphærocephala fut nommée dix ans plus tard par Pomel.
Mes malheurs ne furent pas finis la. Toutes les tentatives que je
renouvelai pendant la suite de la campagne pour enrichir mon her-
bier restèrent infruetueuses!. L'hiver venu, je fus rappelé à Oran. Un
soir, à un bal officiel, une dame, la femme d’un grand chef, m’expliqua,
en minaudant, dans les intervalles d’un quadrille des lanciers, que
le général X. n’était qu'un soudard qui ne méritait pas de voir son nom
donné à une fleur, que cet hommage devait être réservé aux dames, qu’à
1 Bulletin de la Socièté botanique de France, 1897, p. 369.
16) D' ALFRED CHABERT. DE L’ABUS DE LA NOMENCLATURE. 279
une sienne cousine une rose avait été dédiée par un horticulteur de Ver-
sailles; mais une plante cultivée, c'était banal ; ce qu'il lui fallait à elle,
ce qui convenait à son genre de beauté, c'était une plante du désert,
une fleur du Sahara! J’eus la sottise de répondre que pour cela, il fau-
drait résider dans un poste avancé, en pleine végétation saharienne, et
je parlai d’autres choses. Huit jours après, je fus informé par la voie
hiérarchique que sur ma demande j'étais envoyé dans un poste nouvelle-
ment créé dans le Sud, et je reçus l’ordre de partir dans la journée !
Depuis lors je ne dansai plus dans un bal officiel.
L'abus de la nomenclature réussit parfois à derider les gens les plus
sérieux qui se moquent des autres sans se douter qu'eux à leur tour
prêtent encore davantage le flanc à la critique. Voyez Bubani! Lisez son
Flora pyrenæa qui vient de paraitre. Combien de fois ne s'est-il pas
désopilé la rate en critiquant les travaux des confrères! «Nulla unquam
res jocosior ceu seria jactata est», dit-il, p. 549, au sujet de la membrane
corollaire du Vincetoxicum laxum. « Denique hæec ab iis potius seripta
emergunt ad hilaritatem excitandam », page 531, à propos des Gentiana
Clusu, Kochiana, ete. Je dois dire, pour être complet, que l’hilarité de
Bubani a trouvé un écho des plus joyeux chez mes amis %s, les auteurs
attaqués. Et page 542, Erytræa Centaurium, « lungo sermone ad futiles
eonelusiones devenit ridieulus seriptor » et page 543, le Chlora perjo-
hata qui lui permet de river son clou à Tenore et de s’incliner devant
le pudibundus Bertoloni. Ete., ete.
Pourtant Bubani ne rit pas toujours; certaines questions de nomen-
elature exeitent sa colère; il reproche alors à Fée une « ineptam inter-
pretationem », p. 548. Vinca major; à Soyer-Willemet de «parler beau-
coup pour ne rien dire », p. 272, Æuphorbia officinalis, ete.; il s'étend
sur «sueta apud Gallos improbitate, maxime dum agitur de plagiis, sive
de latroeiniis scientificis apud Pariensienses », p. 215, Aretia pyrenæa.
— Il prouve que les années n’ont pu affaiblir son ressentiment ; mais si
ces formes de langage, que tous réprouvèrent lorsqu'elles furent em-
ployées dans une polémique récente dont le souvenir n’est pas complète-
ment effacé, soulagent l’auteur dont la bile doit se déverser quelque
part, elles laissent au lecteur une bien fâcheuse impression.
Et Bubani lui-même, comment sera-t-il jugé plus tard? Qui ne sou-
rira en voyant combien il a abusé de la nomenclature, en contemplant
la masse de noms spécifiques qu'il a pris dans Théophraste, Pline,
Lobel, Dodonæus, Clusius, Dioscorides, Bauhin, Cœsalpinus, Matthioli,
Tabernæmontanus, Anguillara, Tragus et tant d’autres qui se trouvent,
280 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
sans y avoir songé de leur vivant, avoir appliqué la nomenclature binaire
avant qu'elle eut été inventée ou tout au moins régularisée par Linné ?
Personne de ceux qui désapprouveront son œuvre ne le critiquera
d'une manière aussi acerbe qu'il en a critiqué bien d’autres. Tous
admireront la somme énorme de travail qu’il a employée pendant de
longues années à parfaire un livre qui parait trop tard et que bien peu
sauront apprécier.
La multiplication des noms spécifiques a un bon côté auquel ses
adversaires ne prennent pas assez garde. Leur application aux hybrides
ou prétendus tels permet de faire plaisir à une foule de braves confrères
qui sont heureux de leur voir appliquer leurs noms. Je suis loin d’ap-
prouver cette pratique; mais je ne saurai oublier la joie exhubérante de
toute la famille d’un botaniste résidant dans un pays perdu et dont en
parcourant les montagnes j'avais appris l’existence. J’allai lui faire
visite; la bonne me laissa attendre à la porte et alla remettre ma carte
sur laquelle j'avais ajouté au crayon : « de la Société botanique de
France. » Tout à coup arriva comme une avalanche une grande fillette
de dix ans qui se jeta à mon cou avec une telle impétuosité que je
faillis être renversé. Elle m’embrassa à plusieurs reprises, en s’écriant :
« Entri, Entri, Signor botanico; mio padre non c'é. Ma la mamma e
la nonna saranno tanto contente di vederlo. » Et me prenant par la
main, elle m’amena triomphalement au salon où sa mère et la grand’-
mère m’aceueillirent comme un vieil ami bien-aime. Craignant une
méprise, je crus devoir répéter mon nom, ma profession, dire à ces
dames qu'elles avaient devant elles tout simplement un savoyard. Mais
c'était bien à moi, du moins c'était au botaniste que s’adressaient toutes
leurs amabilites. Et elles m’apprirent que leur mari et fils, dont elles
regrettaient vivement l'absence momentanée, avait découvert un
hybride nouveau, que peu de jours auparavant une lettre lui avait
appris que son nom lui était donné!
Jusqu’alors, me dit la grand’mere, sa famille deplorait sa passion
pour la botanique, passion que dans le pays chacun regardait comme
une manie, une manie inoffensive, il est vrai, mais dont on se moquait à
l’envi. Du coup il avait grandi de cent coudees dans l’esprit de ses
concitoyens. Pensez donc! voir son nom donné à une plante sauvage, et
en latin encore! Depeindre la joie de la famille ne se peut. J’y pris part
de mon mieux. On voulut me montrer l’hybride, poliment je m’extasiai.
Puis les deux fillettes voulurent me faire voir la plante vivante, et
suspendues à mes bras, ce qui me faisait ressembler à un pot à deux
SE
(7) D' ALFRED CHABERT. DE L’ABUS DE LA NOMENCLATURE. 281
anses, elles me conduisirent dans une grande prairie, à un kilomètre de
distance, où elle croisait à foison. Je n’y vis qu'une variation locale,
sans importance, dont tous les individus avaient des graines nombreuses
et bien formées; mais je me gardai bien d’en rien dire. Pourquoi
troubler la joie de ces charmantes enfants qui s’etaient vite familiarisées
avec moi et me nommaient : Caro zio, cher oncle. Du reste, je ne sais
pas voir les hybrides; cela tient probablement à mon peu d'intelligence.
Parmi tous ceux dont j'ai pu examiner les échantillons authentiques
envoyés par leurs auteurs, il en est peu, bien peu qui m’aient paru
mériter la qualification qui leur était donnée.
Les fillettes, me croyant désireux de mettre dans mes collections la
plante dédiée à leur père, en récoltèrent à l’envi, et malgré mes obser-
vations, en Confectionnèrent un gros paquet dont je dus me charger.
Nos chapeaux couronnés de ses fleurs, chacune reprit mon bras,
et le pot à deux anses revint au milieu des éclats d’une gaieté sans
pareille. Un lunch était servi; je ne pus refuser de m’asseoir, et ce ne
fut que bien tard dans la soirée que je pus me remettre en route. Les
dames et les fillettes m’accompagnerent bien au delà du village. J'avais
quatorze kilomètres à faire. Le paquet d’hybrides démesurément grossi
et mon sac de voyage me semblaient bien lourds; je les ouvris : ils con-
tenaient quatre pots de confiture, des pommes reinettes et un gâteau au
miel. Dieu! que la route fut longue. Jeter le paquet, les pommes ou la
confiture n'était pas possible; on les aurait retrouvés et ces gens si
aceueillants en auraient été froissés. Je cheminai done peniblement dans
la nuit noire, chargé comme un bourrique, le long d’un mauvais chemin
muletier taillé sur le flanc de la montagne, au-dessus d’une gorge étroite
et ténébreuse, espérant rencontrer un paysan qui se chargerait de mon
fardeau. La solitude était complète, le pays désert. Enfin, après deux
heures de marche, je pus frapper à la porte d’une cabane dont l’habi-
tant consentit à le porter.
A ma première lettre seulement réponse fut faite; aux autres, non.
Je restai sans nouvelles et cessai d'écrire; mais le souvenir de cette
heureuse famille me suivait toujours et jamais je ne gravis une mon-
tagne, même en Kabylie, sans songer à elle. Ce ne fut que dans l’été de
1890 que je pus retourner dans son pays. Neuf ans s'étaient écoulés,
les fillettes devaient être de grandes demoiselles. En passant à Milan,
je leur achetai des bijoux à la mode, et deux jours après, tout ému, je
sonnai à la porte.
L’habitation avait changé de maître. Dans l’hiver qui avait suivi ma
282 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
visite, la diphterite avait pénétré dans le pays; les deux jumelles étaient
mortes le même jour; la mère affollée en les voyant emporter dans la
tombe... perit; le père se mit à boire et succomba bientôt à un alcoo-
lisme aigu. La grand’mere, cette dame si affable et si gracieuse sous
ses cheveux blanes, resta seule, plusieurs années, ne pouvant mourir,
triste épave de tant de bonheurs évanouis. Qui sait? peut-être l’hybride
fut-il une consolation à ses peines en lui faisant croire que la mémoire
de son fils ne perirait pas.
Ce n’était qu'une illusion; l’hybride n’a pas été publié, moi-même
j'ai oublié le nom de ce pauvre botaniste inconnu, il ne reste rien de lui
et de sa charmante famille, rien... que cinq petites croix dans un cime-
tière de montagne et une journée ensoleillée dans le souvenir d’un vieux
confrère.
Certes oui, l’abus de la nomenclature a du bon quelquefois.
Chambéry, le 23 janvier 1898.
Neue und bemerkenswerte Pflanzen
aus dem
malaiisch- papuanischen Inselmeer
von
Hans HALLIER
zZ. Teil.
Hierzu Tafel V, VI, VII, VIIL, IX, X, XI.
(Fortsetzung zu S. 213-220.)
4 28. Psychotria albomarginata sp. n. (t. IX, fig. 2).
Pl. viva : Herba gracilis, scandens, radicum simplicium serialium ope
arborum truncis affixa, glaberrima, isophylla; caulis tenuis, teres, juve-
nilis læte, sed saturate viridis, dense glauco-striolatus, nitore vitreo,
_ adultior sordide viridis, subopacus, infra nodos incrassatus et geniculatus,
infra stipulas obscure anceps; stipulæ subacut&, connatæ, vaginam
supra petiolos emarginatam formantes; petiolus brevis, subteres, supra
subsulcatus et utrinsecus lamina decurrente angulatus, viridis, nitidus;
lamina ovato-lanceolata, basi breviter, apice longius acuminata, integer-
rima, herbacea, supra saturale viridis, juvenilis nitida, lætior, adultior
opaca, triste viridis, pinninervis, nervo mediano costala, nervis latera-
libus obscure sulcatis rugosa, infra albido-viridis, nitore argyrescente,
nervis lateralibus venisque raris saturatius viridibus lineata; nervus
medianus subtus semiteres, albicans, nitore vitreo, laterales utrinsecus
284 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
ca. 8, subtus prominentes, arcubus intramarginalibus venisque raris reti-
culatis inter se conjuncti; folia inferiora supra undique margine angusio
albo cinctla, superiora concolora ; flores in paniculis terminalibus graci-
libus brevibus decussato-ramosis, minuti; corolla alba, 5-fida.
Caulis vix 2 mm. crassus, internodiis usque 9 cm. longis; petiolus ca.
1 cm. longus; lamina usque 9 cm. longa, 45 mm. lata.
Mittelborneo, in Gesellschaft von Piper argyroneurum HALLier f. ‘
und Piper metallicum Hauer f.' häufig im Urwalde hinter Nanga Raun
am Fusse des Liang Gagang im oberen Stromgebiet des Mandai, eines
linken Seitenflusses des Kapüas (H. Haruırr 7. III. u. 6. V. 189%, Hort.
Bog. und von hier 1895 an den Hort. Lugd.-Bat. gesandt).
29. Bea Commersoni R. Br.; Crarke in DC. Prodr. Contin. V
(1883), p. -145; HALLıER f. in Gartenflora XLV, 1% (15. VII. 1896), p. 379
(tab. nostra VII fig. 2 a-b).
PI. viva : Herba suffrutescens, caulescens, isophylla, cinereo-argentea,
hirta; caudex humilis, simplex, crassus, erectus, flexuosus, lignosus,
corona foliorum terminalus, corlice albido-cinereo suberoso profunde et
parce rimoso; petiolus longiusculus, crassus, ascendens, teres, ad basin
dilatatus et deorsum complanatus, pilis densis albido-cinereis appressis
vestitus, pallide violascens; lamina herbacea, crassa, subcarnosa, ovata,
ulrinque acula, acute serrulata, pinninervis, supra viridis, subtus multo
pallidior, albido-viridis nervisque valde prominentibus costata, utrinque
pilis densis proversis appressis cinerascens, subsericea; nervi laterales
utrinsecus 4-6; pedunculi foliis intermixti, axillares, solitarii, subum-
bellatim 1--flori, ascendentes, longi, tenues, folia vix adæquantes, fruc-
tiferi longiores, viridulo-albidi, nitore vitreo, pilis densis minutis pro-
curvis subappressis cinerascentes; bracteæ minutæ, lanceolatæ, erectæ,
virides, hirsutie appressa cinerascentes; pedicellus longus, pallidus,
violascens, apice parum clavatus, sub alabastro cernuus, postea erectus,
ceterum ut pedunculus; flores parvi; calyx usque ad basin 5-fidus, laci-
niis lineari-lanceolatis æqualibus extus hirsutie densa appressa cinereis ;
corolla glabra, extus pallide coerulea, mitore vitreo, intus saturatius
coerulea punctulisque densis minulissimis quasi micro-crystallinis micans,
rotala, fere usque ad basin bifida; labii postici profunde bifidi lobi ovato-
! H. Hazrrer in Annal. Buitenz. XIII, 2 (III. 1896), S. 297, Taf. 27, Fig. 1
u. Taf. 25, Fig. 1.
(11) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 285
orbieulares, rotundati, pallide coerulei, plani; labium anticum late obova-
tum, obsolete trilobum, lobis rotundatis, convexum, parum recurvum,
saturatius coeruleum, striis 2 saturate azureis usque ad emarginationes
pertinentibus ornatum; stamina 2 filamentis brevibus valde sursum
recurvis supra basin albidam valde dilatatis tumidisque carnosis vitel-
linis cavis instructa; antheræ 2 magnæ, ochroleucæ, transverse ob-
longæ, facie coh&rentes; pollen ut in sp. sequente; staminodia
2 minuta, subulata, albida, utrinsecus prope ovarium inserta; discus
deest; germen basi virescens, apice paulatim in stylum crassum bre-
vem parum decurvum ceruleum glabrum vitreo-nitidum attenuatum ;
stigma retusum, subdiscoideum, coeruleum; capsula calycem superans,
fusiformis, acuta, fusca, glabra, bivalvis vel postremo 4-valvis, dextror-
sum contorta.
Caudex usque 17 cm. altus, 7 mm. crassus; petiolus usque 3 cm. longus,
basi usque % mm. latus: lamina usque 8 cm. longa, 43 mm. lata; pedunculus
4 em., in pl. senior usque ultra 1 dm. longus; bracteæ 5 mm. longæ, parum
ultra À mm. late; pedicellus 15 mm. longus; calycis laciniæ 6 mm. long,
vix 2 mm. late; corollæ labii postiei lobi 1 cm. longi, 8 mm. lati; labium
anticum 12 mm. longum, lobo intermedio 2 mm. longo, % mm. lato; fila-
menta ca. 2 mm. lata; antheræ ultra3 mm. latæ, parum ultra 1 mm. longæ;
staminodia vix 1 mm. longa; ovarıum cum stylo ultra 8 mm. longum ;
capsula 10-12 mm. longa, 2-3 mm. crassa.
Aus Kaiser-Wilhelms-land im Februar 189% vom damaligen
dortigen Landeshauptmann ScHıMieLre an den botanischen Garten in
Buitenzorg und von hier später an den botanischen Garten zu Leiden
gesandt, wo ich im Oktober 1897 junge Samenpflanzen sah.
Im Bau der Blüte weicht Bea Commersoni, wie ich bereits a. a. O0. aus-
führlicher darlegte, ganz erheblich von ihren Schwesterarten ab, worauf
in den bisherigen Diagnosen der Gattung noch nicht Rücksicht genom-
men wurde.
30. Stauranthera grandiflora BentH.; Crarke in Hook. Fl. |
Brit. Ind. IV, 11 (1. 188%), p. 371.
PI. viva : Herba erecta, præter flores scabra, sequenti simillima, sed
calyeis laciniis multo longioribus et corollæ forma atque colore valde
diversa; caulis, folia, inflorescentia exacte ut in sequente, sed
folia normalia etsi dense et minute, tamen conspicue crenato-serrata;
pedunculus et pedicelli virides, vix cinerascentes, pilis densis minu-
tissimis scabri; calyx viridis, præter basin (violascentem) glabrescens,
BULL. HERB. BOIss., avril 1898. 20
286 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (12)
laciniis longis acutis quam tubus triplo longioribus, ceterum ut in spe-
ciebus ceteris; corolla majuscula, coerulea, ventre vitta lata a basi usque
ad lobi antici basin pertinente saturate lutea ornato, calcarata, tubo amplo
paulo longiore quam lato, lobis 5 æqualibus semi-orbicularibus proversis
parum recurvis, calcare magno longo obtusiusculo sicut tubi venter extus
flavido; filamenta 4 filiformia, teretia, albido-coerulescentia, nitore
vitreo, tubi lateribus inserta, procurvo-ascendentia ; antheræ 4 cruciatim
cohærentes, tubi dorso appressæ, luteolæ; pollinis granula parva, ellip-
soideo-trigona, plicis 3 longitudinalibus prædita, ceterum lævia; discus
humillimus, annularis, pallide viridis; ovarium magnum, depresso-glo-
bosum, sicut stylus pilis densis minutis patentibus rubescens, sensim in
stylum brevem crassum apice albidum ceterum rubescentem attenuatum ;
stigmata 2 magna, viridulo-albida, semiorbicularia, cucullata, supra
dense et moiliter hirsuta.
Caulis 25 em. altus, usque 8 mm. crassus; folium abortivum 3 mm.
longum, 6-8 mm. latum; folii normalis petiolus usque 17 mm. longus, 3 mm.
latus, lamina usque ultra 16 cm. longa, 8 cm. lata, latere latiore usque 55 mm.
lato, angustiore usque 35 mm. lato; inflorescentia sub floris primi anthesin
3 cm. longa; pedicelli 8 mm. longi, ultra À mm. crassi; calyx 14 mm.
longus, laciniis 9 mm. longis, basi 7 mm. lalis; corolla ultra 2 cm. longa, cal-
care ca. 7 mm. longo, tubo ultra 1 cm. longo, pæne 1 cm. lato, limbo pæne
2 cm. lato, lobis 7 mm. longis, basi 8 mm. latis.
Nordostsumatra, Deli, Kampong Grogol (Jauerı 1895, Hort. Bog.).
31. St. ionantha sp. n.
Pl. viva : Herba humilis, erecta, anisophylla, dorsiventralis, apice
nulans, $. ecalcaratæ BENN. proxime affinis, sed foliorum forma et florum
colore valde diversa; caulis crassus, carnosus, teres, anlice obsolete com-
planatus, griseo-pulverulentus, nitore obsoleto vitreo, superne foliosus,
pallide viridis, inferne aphyllus, saturate et sordide viridis; cujusvis jugi
folium abortivum sessile, late reniformi-semilunatum, obscure denti-
culatum, viride; folii normalis petiolus brevis, teres, superne obscure
sulcatus, crassus, carnosus, eodem quo caulis junior colore alque indu-
mento, lamina majuscula, inæquilateralis, oblique cordato-ovata, breviter
et acute acuminata, latere angustiore semi-lanceolato utrinque aculo,
latere latiore multo longiore semi-cordato basi semi-reniformi, margine
obsolete repando-denticulata, herbacea, pinninervis, supra herbaceo-
viridis, nitida, setulis crebris dispersis brevibus oblique patentibus
(13) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 287
scabra tuberculisque densis minutis punctulata, nervis obsolele sulcatis
pinnati-rugosa, subtus pallide viridis, nitore argyrescente, nervis semi-
teretibus vitreis coslata venisque commissuralibus parallelis transverse
lineata, obsolete reticulato-venulosa, pilis densis minutissimis scabra ;
nervi laterales densi, in latere latiore ca. 19, in angustiore ca. 9; flores
in cincinno brevi, scorpioideo, bibracteato, ebracteolato, cernuo, pallide
violaceo, in folii aborlivi supremi axilla solitario, subterminali; pedun-
culus et pedicelli crassi, teretes, nitore vitreo, sicut bracteæ et calyx
pilis densis minutis patentibus cinereis pubescens; bracteæ lanceolato-
spathulatæ, procurvæ, cucullatæ; calyx sicut in S. ecalcarata BeEnn. et
argyrescente HALLıEr f.', brevis, turbinato-campanulatus, ad sepalorum
5 margines connatos angulato-alatus, dentibus 5 brevibus latis aculis,
nitore obsoleto vitreo; corolla parva, ecalcarata, subrotata, extus vio-
lacea, nitidula, intus pulcherrime atro-violacea, opaca, lobis 5 semi-orbi-
cularibus subæqualibus; filamenta % violacea, apice incurvo pallida,
albicantia; antheræ 4 inflexæ, conniventes, vitellinæ.
Pedunculus 1 cm. longus, 2 mm. crassus; bracteæ 5 mm. longæ, ultra
À mm. late; pedicelli usque 8 mm. longi; calyx 6 mm. longus, 9 mm. latus;
corolla 9 mm. lata.
Mit voriger (Jauerı 1895, Hort. Bog.).
32. Gyrtandra mamillata sp. n. (t. VII fig. 1).
PI. viva horti Bog. : Herba erecta, vigorosa, pulcherrima, isophylla;
caulis teres, crassus, nitore obsoleto vitreo, pilis densis erectis cine-
reis molliter lanuginosus, viridis, juvenilis rubescens, adultior sordide
viridis, ad nodos articulatus; folia decussata, subsessilia; lamina magna,
late lanceolata, acuminata, dupliciter serrata, secus nervum medianum
basi sensim attenuata et usque ad caulem decurrens, densissime reticu-
lato-venosa, intervenio quovis bullato, superne mamillis minutis densis-
simis, quarum quævis pilo brevi precurvo est terminata, aspera, nitore
subvelutino, juvenilis atrorubro-viridis, vittæ argyreæ nitidæ secus
nervos laterales pinnatæ ornamento insignis, senior atroviridis, villa pal-
lide viridi postea evanescente, nervis appresse hirsutis pallide viridibus
pinnato-lineata, subtus saturate purpurea, pilis minutis mollibus subap-
pressis dense villosa, opaca, secus nervum medianum virescens, nervis
valde prominentibus subteretibus viridibus vitreo-nitidis rubro-hirtis cos-
ı H. Hazuier in Annal. Buitenz. XIII, 2 (1896), S. 286, Taf. 22, Fig. 2 a-b.
288 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
tata, venis densissimis valde prominentibus reticulata interveniisque bul-
latis cavernosa ; nervi laterales robustiores utrinsecus 7-9.
PI. sicca et adnot. itin. : Florum fasciculi e caulis partibus senioribus
basalibus efoliosis nati, multiflori; pedicelli tenues, pilis minulis patulis
puberuli, fructiferi incrassati; calyx regularis, fere usque ad basin
5-fidus, lobis linearibus; corolla majuscula, 5-loba, alba, lobo quovis
macula purpurea ornalo; bacca carnosa, cylindrica, acuminata, stylo per-
sistente longe rostrata.
Folium usque ultra 2 dm. longum, 4 dm. latum, acumine basali 2-3 cm.
longo, terminali ca. 3 cm. longo; pedicelli floriferi 10-15, fructiferi usque
25 mm. longi; calyx 6-8 mm. longus, laciniis vix 1 mm. latis; corolla ca.
3 cm. longa; bacca usque ultra 2 cm. longa, 3 mm. crassa, stylo ca. 15 mm.
longo terminata.
Borneo_(Teysmanx n° 11603, Hb. Bog.); Landak, Pangkalan Djambu
Browi (Teysu. n° 11612, Hb. Bog. — Eine Pflanze mit roten und eine mit
grünen Blättern); Berg Opi bei Montrado (Teysm. n° 10882, Hb. Bog. —
« Frutex cauliflorus foliis viridibus »), ebendort (Teysm. n° 10884, Hb.
Bog. — « Frutex cauliflorus folio rubro »); Berg Passi bei Singkawang
(Teysm. n° 7991, Hb. Bog. — « Frutex cauliflorus, corolla alba »); gemein
am Aufstieg zum Berge Damus am Tanggi-fluss im Quellgebiet des
Sambas-stromes (Hazzier f. 22. X. 1893, B. 519, Hb. u. Hort. Bog. —
« Blüten weiss, die 5 Lappen mit je einem roten Fleck »); in Gesellschaft
von Phyllagathis sp., Begonia B. 2581, den Gesneraceen B. 2580,
2625 und 275%. Elatostema-arlen u. s. w. im üppigen Krautwuchs der
schatligen feuchten Felswände des Südendes der vordersten (nördlichsten)
Tuffbank des Liang Gagang über 700 m. über See (Harrier f. 29. Mi.
1594, B. 3003, Hb. Bog. — « Kelch, Fruchtstiele und Frucht glänzend
trübrot; Blätier oberseits glänzend dunkelgrün, mit gebogenen Haaren,
von denen jedes auf einer grossen Papille sitzt, und dicht grau beha-
arten Mittel- und Fiedernerven, unterseits glanzlos graugrün, mit mehr
gelbgrünem, stark vorspringendem Nervenneiz und dichter, langer,
grauer Behaarung »).
München, den 27. Januar 1898.
(Fortsetzung folgt.)
FLORE DE L'ILE D’EGINE
PAR
Th. DE HELDREICH
AVEC UNE CARTE GEOLOGIQUE
Planche XII.
(Suite.)
11. Alsinacezæ.
93. Cerastium pilosum Sibth. et Sm. Pr. I, 316 (1806), Fl. Gr. tab. 45%.
C. Ilyrici Ard. typus sec. Boiss. Fl. or. I, 720. C. Illyriei subspecies sec.
Rouy et Fouc. Fl. fr. III, 222. In aridis trachyticis. Oros.
94. Arenaria leptoclados (Reichb. Cent. XV. 4941. b. pro varietate
A. serpyllifoliæ L.) Guss. Syn. Fl. Sie. I, 824 (4854), B. I, 701. In aridis.
Environs du Couvent.
95. Alsine Smithii Fenzl. Alsin. p. 57 (1833), B. I, 683. Arenaria fasci-
culata Sibth. Fl. Gr. tab. 442 non aliorum. Ar. globosa Labill. Dec. Fl.
Syr. IV, 6, tab. 3, f. 4 (1812). In Aegina legit Spruner. — Ait. Pel.
96. A. procumbens (Vahl. Symb. I, 50, tab. 33 sub Arenaria, 1790),
Guss. Syn. Fl. Sie.1, 497 (1842), B. 1,671. Frequens in saxosis. Paléochora,
littoral occidental, etc. — Att. (où il a disparu de la localité unique à
Phalère, détruite par des constructions). |
97. Sagina apetala L., B. I, 663. In arenosis. Environs du Couvent.
98. Sperqularia heterosperma (Guss. Prodr. Fl. Sie. Suppl. p. 129, 1832,
sub Arenaria) Heldr. Herb. Græc. norm. n. 587 (1856). S. media Wahlb.
Fl. Goth. 45, sub Lepigono (1820-24) sec. Boiss. I. 733. S. Dillenii Lebel.
290 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
Revue genr. Spergular. p. 27 (1868) var. «. Burnat Fl. Alp. mar. I, 273
(1892). In maritimis Aegin® et Angistri insul.
99. S. Atheniensis (Heldr. et Sart. in Heldr. Hb. Gr. norm. n. 590,
1856, pro varietate Sperg. rubræ) Ascherson et Schweinf. Beitr. Fl.
Aethiop. p. 267 (1867); Burnat Fl. Alp. mar. I, 271 (1892); Rouy et Fauc.
Fl. fr. II, 311 (1896) pro subspecie Sperg. rubræ.; Lepigonum campestre
Kindb. Mon. gen. Lepig. p. 35, tab. II, f. 23 (1863), Heldr. Hb. Gr. norm.
n. 831 (1885); L. diandrum Kindb. Syn. Lepig. p. 7 (1856) non Guss. ;
Sperg. rubræ typus Boiss. I, 732. Plante très commune dans toute la
Grèce. In maritimis et ad vias freq. Egine et ilöt Metopi.
100. S. diandra (Guss. Pr. Fl. Sic. I, 515, 1827, sub Arenaria) Boiss.
Fl. or. I, 733 (1867); Heldr. Fl. Græc. exsice. n. 1728 (1847) et Hrb. Gr.
norm. n. 492 (1855) et n. 1124 (1891); Aren. salsuginea Bunge in Ledeh.
Fl. Alt. II, 163 (1829); Spergularia salsuginea Fenzl. ap. Ledeb. Fl. Ross.
II, 166 (1844) Rouy et Fouc. Fl. fr. II, 307 (1896); Lepigonum salsugi-
neum Kindb. Monogr. p. 42, tab. III, f. 30 (1863). In aridis freq. Près de
la ville et ailleurs.
12. Linaces.
104. Linum Gallicum L.. B. I, 851. In montosis. Oros.
102. L. spicatum Lamk. Diet. II, 523 (1789), Guss. Syn. Fl. Sic. 809
(1844), Heldr. Hb. Gr. norm. n. 1020 (1888). L. strictum Sibth. Fl. Gr.
tab. 304. L. strictum ß. spicatum Pers., B. I, 852. In collibus saxosis.
Environs du temple et du Couvent.
Obs. Le L. usitatissimum L., B. I, 860. se cultive en petite quantité
dans le littoral nord de l'ile. Vulg. Awapt.
13. Malvacezæ.
103. Althæa hirsuta L., B. I, 824. Du côté du temple selon Friedr.
104. Malva Cretica Cav. Diss. II, 67 (1786), Sibth. Fl. Gr. tab. 664, B. I,
818. In collibus siccis. Pal&ochora ; Oros.
105. M. silvestris L., B. I, 819. In cultis et ad vias frequens. Vulg.
« MoÂdya ».
106. M. Aegyptia L., B. I, 818. In collibus, rar. Près du temple.
Obs. Le Gossypium herbaceum L., B. I, 840 in nota, se cultive dans la
partie nord de l’île, surtout à Mésagros et dans le vallon de Potamo.
(21) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 291
14. Hypericaceæ.
107. Hypericum crispum L. H. I, 809. In arvis post messem freq.
108. H. empetrifolium Willd. Spec. III, 1452 (1800). Inter frutices.
Colline du temple.
(Viniferæ.)
(Vitis vinifera L., B. I, 955. Cultivé fréquemment dans l'ile.)
15. Geraniacez.
109. Geranium rotundifolium L., B. I, 880. In umbrosis. Littoral nord.
Konto.
110. G. lucidum L., B. I, 884. In umbrosis ad rupes. Au-dessus du
Couvent.
411. G. purpureum Nil. Dauph. III, 174 (1789). In collibus calcareis.
Temple.
112. Erodium gruinum (L. sub Geranio) Willd. Spec. III, 633 (1800)
Sibth. Fl. Gr. tab. 656, B. I, 892. In cultis. Littoral du nord et de l’ouest
assez commun.
113. E. malachoides (L. sub Geranio) Willd. 1. c. 639; B. 1, 895. In her-
bosis. Couvent.
114. E. Ciconium (L. sub Geranio) W. 1. c. 629, B. I, 891. Ad vias. Lit-
toral ouest.
115. E. Cicutarium (L. sub Geranio) L’Her. in Ait. H. Kew. ed. 1. II,
44% (1789); B. I, 890. Ad vias, in locis aridis freq.
16. Zygophyllacezs.
116. Tribulus terrestris L., B. I, 902. In ruderatis, ad vias (Tountas,
Nov. 1897). Vulg. « Tpıßörıe >.
17. Rutacez.
117. Ruta bracteosa DC. Pr. I, 710 (1824) R. Chalepensis Sibth. Fl. Gr.
tab. 368. R. Chalepensis ß. bracteosa Boiss. I, 922. In maritimis freq. Lit-
toral ouest. Vulg. « [fyavo ». — Cycl.
292 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
118. R. Chalepensis L. p. p. B. I, 922 (typ.). Sur les ilöts Angistri et
Metopi.
Obs. Plusieurs espèces de Citrus se cultivent dans les jardins de l’ile
d’Egine.
B. CALYCIFLORÆ.
a. Choristopetalæ.
18. Terebinthacez.
149. Pistacia Lentiscus L., B. IL. 8. Très abondant, surtout sur les col-
lines du Littoral, couvrant aussi en partie les pentes du Oros ; souvent
arborescent (p. e. à Mésagros). Vulg. « Zyivoe >».
19. Cæsalpineacez.
120. Ceratonia Siliqua L., B. II, 632. Dans les vallons vers le temple
et vers le littoral nord. Il en existe de très grands arbres. Vulg.
« Xapovaud ».
20. Papilionaceæ.
121. Anagyris fœtida L., B. II. 24. In maritimis. Au nord de la ville.
Vulg. « "Aoöyepos >.
122. Genista acanthoclada DC. Pr. II, 146 (1825); B. IL, 39. G. pilosa
Friedr. non L. Du côté du temple (Friedr.).
123. Galycotome villosa (Vahl Symb. I. IE p. 80 sub Spartio, 1791)
Link in Schrad. Neues Journ. II, 2, 51 (1808); B. II, 36. In saxosis. Oros.
124. Lupinus angustifolius L., B. I, 28. In locis herbosis. Perivolia. —
Pel. Cycl.
125. Ononis reclinata L. var. mollis Savi in Mem. Soc. Ital. IX, 351
(1802) pro specie. O. reclinata ß. minor Moris Fl. Sard. (1837-59). B. II,
6i. In collibus saxosis.
126. O. breviflora DC. Pr. II, 160 (1825), B. II, 60. In collibus. Perivolia.
Temple.
127. O. ormithopodioides L., B. II, 59. In collibus siceis. Mésagros.
Perdica.
128. 0. antiquorum L., B. II, 57. In saxosis trachyticis. Oros au-dessus
du Couvent.
(23) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 293
129. O. diffusa Ten. Fl. Nap. I, tab. 169 (1811). O. serrata Forsk.
8. major Boiss. Fl. or. II, 63 (1872). In maritimis. Littoral au nord de la
ville. -— Att. Cycl.
130. Anthyllis Hermaniæ L.. B. I, 156. In collibus saxosis. Paléochora.
131. Physanthyllis tetraphylla (L. sub Anthyllide) Boiss. Voy. Esp.
p. 162 (1839-45), B. II, 159. In collibus saxosis. Temple; Cap Perdica.
132. Hymenocarpus circinatus L. sub Medicagine) Savi Fl. Pis. IT, 205
(1798). In locis aridis. Littoral du nord jusqu’à la colline du temple.
133. Medicago marina L., B. II, 96. In arenosis maritimis. Littoral
nord ; îlot Métopi.
134. M. orbicularis All. Pedem. I, 314 (1785). B. II, 97. In arvis. ad
vias. Couvent.
135. M. truncatula Gärtn. Fruct. II, 350 (4791) var. b. longeaculeata
Urb. Pr. Monogr. Medicag. p. 67 (1873). M. tribuloides Desr. in Lamk.
Enc. IV (1797). B. II, 99. In herbidis.
156. M. litoralis Rhode in Lois. not. p. 118 (1810), B. II. 98. M. lit.
var. a longiseta £. sinistrorsa Urb. L. ce. 70. In collibus. Près du Temple.
137. M. rigidula Desr. in Lamk. Ene. II, 634 (1789) Urban. I. c. 68,
M. Gerardi Kit. in Willd. Sp. II, 1415 (1800); B. II, 100. In herbidis, ad
vias. Perivolia.
138. M. coronata Desr. in Lamk. Encyel. Ill, 65% (1789), B. II, 100. In
collibus siccis. Perivolia, etc.
139. M. pr&cox DC. Cat. Monsp. p. 123 (1813), B. II. 102. Cap Perdica
(Friedr.) — Alt. Cyel.
140. M. minima L., B. I, 103. In saxosis montium. Oros.
141. Trigonella monspeliaca L.. B. I, 76. In locis aridis, ad vias. Près
de la ville; pres du Cap Perdica.
142. T. corniculata L., B. NW, 83. Plaine au nord de la ville (Friedr.). —
143. T. Balansæ Boiss. et Reut. in Boiss. Diagn. II, 5. 79 (1856). B. II,
83. In eultis, ad vias. Au nord de la ville. — C’est à cette espèce qu'il
faut sans doute rapporter le T. platycarpa cité par Friedrichsthal, l'espèce
Linnéenne de ce nom étant étrangère à la Flore grecque.
144. T. spicata Sibth. Sm. Pr. II, 108 (1813). Fl. Gr. tab. 765, B. H, 86.
Colline du Temple. — Att. Cyci.
145. T. azurea C. A. Mey. Verz. Cauc. p. 136 (1831), B. II, 67. In aridis.
Plaine au nord de la ville.
146. Pocockia Gr&ca Boiss. et Sprun. in Boiss. Diagn. I, 2, 16 (1843).
Trigonella Græca Boiss. Fl. or. II, 91 (1872). In locis herbosis. Au nord
de la ville; près du Couvent. — Att. Pel.
29% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
147. Melilotus sulcatus Desf. Atl. II, p. 193 (1798-1800), B. II, 106.
Trifolium Mauritanienm Willd. sp. II, 1354 (1800), Sibth: Sm. Pr. II, 93
(1813), Fl. Gr. tab. 742. In locis eultis. — Att. Cycl.
148. M. compactus Salzm. Exsice. Tang. in Hb. DC. sec. Guss. Prodr.
Fl. sic. II, 485 (1828) et Syn. II, 322 (1843). M. sulcata ß. major Camb.,
Boiss. II, 106 (1872). Cap Perdica (Friedr.). — Att, Cycl.
149. M. Indicus All. Ped. I, 308 (1785). M. parviflora Desf. Atl. II, 292
(1798-1800), B. II, 108. In eultis frequens.
150. Trifolium Cherleri L., B. II, 119. In collibus siccis. Couvent.
151. T. angustifolium L., B.11, 122. In locis siceis, ad vias.— Janitzio etc.
152. T. stellatum L., B. II, 121. In collibus aridis frequens.
153. T. arvense L., B. II, 120. In collibus siccis. Couvent.
154. T. formosum D’Urv. Enum. p. 94 (1822), B. II, 124. In arvis.
Pentes du Oros, Cap Perdica. se
155. T. scabrum L., B. IL, 130. In locis siccis. Perivolia.
156. T. tomentosum L., B. IL, 138. In collibus, ad vias freq.
157. T. nigrescens Viv. Fl. Ital. fragm. p. 12, tab 13 (1808), B. II, 143.
In herbidis. Couvent.
158. T. suffocatum L., B. II, 142. In aridis trachyticis. Près du Couvent.
— Att.
159. T. uniflorum L., B. II, 148. In collibus aridis et in saxosis mon-
tium copiose. Plante caractéristique du sommet du Oros, et ailleurs très
commune.
160. 7. Boissieri Guss. Syn. Fl. Sie. II, 858 (1845), B. IL, 152. Inter
frutices. Couvent et pentes du Oros. — Att. Pel.
161. T. agrarium L., Sp. ed. I, 772, Soyer Will. revue des trefles, p. 23
(1847); B. II, 153. T. procumbens Sm., Koch. elc. var. thionanthnm
Hausskn. Mittheil. d. geogr. Ges. Jena, V. p. 77 (1886) pro specie. T. pro-
cumbens Heldr. Hb. Gr. norm. Nr. 915 (1887). Differe à peine du type
europeen par les fleurs d’un jaune-souffre tres päle. C’est la forme la
plus commune de la Flore grecque. In collibus siceis et locis cultis fre-
quens.
Var. Lagrangei (Boiss. Fl. or. II, p. 154. 1872, pro specie). T. procum-
bens ß. Lagrangei Heldr. Hb. Gr. norm. Nr. 916 (1887). Ne differe du
type que par ses fleurs d’une couleur jaune-chamois tirant plus ou moins
sur le rose-violace. In montosis. Oros.
162. Doryenium hirsutum (L. sub Loto) Ser. in DC. Pr. II, 208 (1825),
B. II, 161. In saxosis trachyticis. Oros. — Att. Pél.
163. Lotus edulis L.. B. I, 173. Plaine au nord de la ville (Friedr.).
(25) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 295
16%. L. cytisoides L., Boiss. Fl. or. Suppl. p. 170 (1885). L. Creticus
ß. eytisoides B. II, 165 (1872). In maritimis. Littoral du nord; Cap Per-
dica.
165. L. ornithopodioides L., B. II, 173, In collibus saxosis. Oros; Cap
Perdica.
166. Arthrolobium scorpioides (L. sub Ornithopo) DC. Pr. II, 511
(1825), Coronilla scorpioides Koch, Syn. ed. 1 (1837), B. II, 183. In arvis
frequens.
167. Ornithopus compressus L., B. II, 178. In aridis trachyticis. Près du
Couvent. — C’est à cette espèce qu'il faut sans doute rapporter O. perpu-
sillus Friedr. Reise p. 271 indiqué au Cap Perdica.
168. Bonaveria Securidaca (L. sub Coronilla) Reichb. Fl. exc. 541
(1830-32). Genus Bonaveria Scop. Introduet. p. 1420 (1777). Securigera
Coronilla DC. Fl. fr. IV. 609 (1805). B. II, 176. Cap Perdica (Friedr.)
169. Hippocrepis multisiliquosa L., B. II, 185. In maritimis. Au nord
de la ville. H. comosa? Friedr. — Att.
170. H. ciliata Willd. Mag. Gesellsch. nat. Freunde II, 173 (1808), B. II,
185. In collibus siccis. Près du Temple. Cap Perdica.
171. H. unisiliquosa L., B. II, 184. In collibus saxosis. Près de la ville.
172. Scorpiurus vermiculatus L., B. II, 178. Au nord de la ville d’apres
Friedr. — Attica selon Sibthorp; cependant cette espèce n’a pas été vue
de Grèce, ni par Boissier, ni par d’autres.
173. S. subvillosus L., B. II, 179. In saxosis trachyticis. Près du Cou-
vent et au Cap Perdica.
174. Psoralea bituminosa L., B. I, 187. In collibus frequens.
175. Astragalus hamosus L., B. II. 238. In saxosis. Paléochora.
176. A. Spruneri Boiss. Diagn. I, 2, 79 (1843), B. II, 472. In collibus
saxosis calcareis. Colline du Temple.
177. Biserrula Pelicinus L., B. II, 20%. In saxosis trachytieis. Environs
du Couvent.
178. Hedysarum spinosissimum Sibth. et Sm. Pr. II, 82 (18135), Fl. Gr.
tab. 721, B. II, 513, an L.? H. Sibthorpii Nym. Consp. I, 197 (1878). Selon
Nyman la plante d’Espagne serait le vrai H. spinosissimum L., mais
selon Willk. Fl. Hisp. III, 262 (1880), il paraît que les deux plantes sont
identiques. H. capitatum £. pallens Moris, in Friedr. Reise, p. 270. Au Cap
Perdica (Friedr.) — Att. Cycl.
179. Onobrychis æquidentata (Sibth. et Sm. Pr. II, p. 84, sub Hedysaro.
1813) D’Urv. Enum. in Mém. Soc. Linn. I, 346 (1822); B. II, 528. O. Cre-
tica Desv. Journ. bot. IV, 83, tab. 23 (1814). In collibus maritimis. Peri-
vola.
296 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
180. O. Caput Galli (L. sub Hedysaro) Lamk. Fl. fr. ed. 2, I, 651
(1793); B. IL 529. In collibus saxosis.
Obs. Cicer arietinum L., B. I, 560. Se cultive fréquemment. Vulg.
« “Peßtöt >.
481. Lathyrus Cicera L., B. I, 605. In herbidis. Spontane, mais surtout
aussi cultivé. Vulg. « 'Avanxa ».
182. L. sativus L. Quelquefois subspontané, mais très souvert cul-
tive, avec la var. stenophyllus Boiss. Fl. or. I, 608 (1872). Vulg. Ausoöpt.
183. L. Clymenum L., B., B. II, 604. In fruticetis rare. Temple.
18%. L. Ochrus (L. sub Piso) DC. Fl. fr. TV, 578 (1805).
185. L. Aphaca L.. B. I, 602. var. affinis (Guss. Syn. Fl. sic. II, 853,
1845, pro specie) Arcangeli Fl. Ital. p. 195 (1882). In arvis. Pentes du
Oros. Cette variété est la plus commune en Grèce, à fleurs plus grandes et
très pâles. Le type à fleurs plus petites et d’un jaune plus intense est
beaucoup plus rare.
186. Vicia varıa Host. Fl. Austr. II, 232 (4851), B. II, 590. In arvis.
Perivola.
187. V. Salaminia Heldr. et Sart. in Boiss. Diagn. II, 2, 39 (1856) ; B. II,
591. In maritimis.
188. V. microphylla D'Urv. Enum. p. 87 (1823); B. II, 592. In col-
libus saxosis ad suffrulices adhærens. Littoral nord ; Konto : Temple etc.
189. V. Bithynica L., B. I, 587. In cultis. Perivola.
Obs. V. Faba L., B. II, 578. Frequemment cultivé. Vulg. Konxxıa.
190. V. melanops Sibth. Sm. Pr. II, p. 72 (1813). B. I, 571. Cap Perdica
(Friedr.).
191. V. sativa L., B. Il, 574. Subspontanea et frequenter culta. Vulg.
« Biuoc >».
192. T. cordata Wulf. apud Hoppe in Sturm. Deutsch. Fl. f. 32. c. icon.
(1807-...), V. sativa var. cordata Alefeld landw. Fl. p. 60 (1866); V. angus-
hfoha y. cordata Boiss. Fl. or. II, 575 (1872). In collibus, ad vias. Vulg.
"Aypıodpayo.
195. V. lathyroides L., B. II, 575. Au Cap Perdica (Friedr.).
194. V. peregrina L.. B. Il, 576. In arvis. Egine et Angistri.
195. V. gracilis Loisl. Fl. Gall. 460, f. 12 (1806-7), B. II, 596. Enum.
gracile DC. H. Monsp. 109 (1813). In saxosis. Oros.
21. Amygdalaceæ.
196. Amygdalus communis M., B. II, 641. var. a. amara (Tourn. Inst,
-(27) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 297
627, 1700; Fraas fl. Class. p. 67, 1845, pro specie) DC. Fl. fr. IV, 416
(1805). In saxosis, ad vias spontanea. Vulg. [lrxpauvydaic.
Var. b. dulcis DC. 1. c. Fréquemment cultivé. Vulg. "Ayvydarıd.
Obs. Armeniaca vulgaris Lamk. Dist. I. p. 2 (1783), B. I, 652. Se
cultive beaucoup à Égine et les fruits sont renommés comme exquis.
Vulg. Bepimorxıd.
22. Rosacezæ.
197. Rubus ulmifolius Schott in Isis, 1818, fasc. V. 1821 sec. Nym.
Syll. Fl. Eur. (1854-55). Nym. Consp. 217 (1878-82) pro subspecie R. dis-
coloris. R. discolor Weihe et Nees Rub. Germ. p. 46, tab. 20 (1822) B. II,
695. Var. Anatolicus Focke in litt. 1884 et in Heldr. Herb. Græc. norm.
Nr. 844, forma Aeginensis. In saxosis. Gorges du Oros au-dessous du
Couvent (trouvé par le Dr B. Tountas en nov. 1897), — M. Focke (l. c.)
caractérise la variété « Anatolicus » par la diagnose suivante : « Foliola
superne pilis et majoribus strigilosis et minoribus stellulatis intermixtis
pubescentia, terminale vulgo rotundato-obovatum cuspidatum. » Notre
plante d’Egine en est une forme. qui se distingue par les folioles des
feuilles supérieures plus petites tout à fait arrondies et obtuses (sans
pointe), l’inflorescence pyramidale plus lâche à ramules divariqués qui
portent des cymes laxiflores, par les fleurs plus petites et les fruits à car-
pelles moins nombreux. Il ya une forme récoltée en Attique (à Moschatos
près du Phalère) par feu Chaboisseau qui ressemble beaucoup à la
forme « Aeginensis » quant aux fleurs et fruits, mais qui a les feuilles
plus grandes à folioles terminales plus ou moins cuspidées comme dans la
forme commune du R. Anatolicus. Chaboisseau l’avait appelée « R. Ana-
tolius f. divaricatus microcarpus ». |
198. Alchemilla arvensis (L. sub Aphanes) Scop. Carn. I, 113 (1760),
B. II, 731. In aridis Couvent. — (Ait. Pél.)
199. Poterium dictyocarpum Spach. Revue Poter. in Ann. Sc. nat. V.
p. 34 (1846). P. Sanguisorba L. p. p., B. II, 733. In collibus saxosis. Lit-
(oral nord, Konto etc.
209. P. spinosum L., B. II, 734. In saxosis copiose. Une des plantes les
plus communes de V’ile,abondant depuis la côte jusqu’au sommet du Oros.
Vulg. « "Astor >».
23. Pomacex.
201. Pirus amygdaliformis Vill. Cat. h. Strasb. 322 (1807), B II, 654.
In locis aridis. Littoral du nord (Konto etc.).
298 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (28)
2%. Cucurbitacezæ.
202. Ecballium Elaterium (L. sub Momordica) L. C. Rich. Dict. class.
hist. nat. VI, 19 (1827), B. II, 760. In ruderatis freq.
203. Bryonia Cretica L., Sibth. Fl. Gr. tab. 740 ; B. II, 760. In saxosis
freq. Tres commun surtout entre les pierres des murs d’enceinte. Vulg.
« "Auze)onpiön ».
Obs. On cultive à Egine comme ailleurs en Grèce les Cucurbitacées
communes telles que Cucumis sativus L. (vulg. "Ayyovprà), Cuc. Melo L.
(v. Ilsrowwd), Cucurbita Pepo et C. maxima Duch. (v. Koïoxvdé) et
Citrullus vulgaris Schrad. (v. Kaprovs:2.).
25. Lythraceæ.
204. Lythrum Hyssopifolia L., B. IL, 739. Forma prostrata, ramosissima,
caudice lignescente (bienni), foliis spe latioribus quam in typo. In locis
humidis. Perivolia. — Att. Cyel.
205. L. tribracteatum Salzm. in Spreng. Syst. IV, 190 (1827). L. Thy-
mifolia var. 6. major DC. Pr. III, 81 cum synon. « L. bibracteatum Salzm.
in litt. » (1828). L. bibracteatum B. II, 740. In locis hieme inundatis
raro. Près du Couvent. — Manque dans les flores qui servent de com-
paraison.
26. Tamaricaceæ.
206. Tamarix Hampeana Boiss. et Heldr. in Boiss. Diagn. I, 10, 8
(1849); B. I, 767. In maritimis. Littoral nord. Vulg. Moptyxo. — Att. Pél.
27. Portulacacez.
207. Portulaca oloracea L., B. I, 757. Forma angustifolia silvestris. In
derelictis (Tountas, nov. 1897). On cultive souvent la f. latifolia sativa.
Vulg. « l'Axotpoa >.
28. Paronychiacez.
208. Polycarpon tetraphyllum L. var. alsinifolium Heldr. Mss. Hagea
alsinefolia Bir. Manup. II, 7 (1815). P. alsinefolium DC. Pr. III, 376 (1828),
B. I, 736. An Illecebrum alsinefolium L. Mant. 51 (1767)? — P. tetra-
(29) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D'ÉGINE. 299
phyllum £. alsinoides Gren. Godr. Fl. fr. I, 607 (1848); Willk. Fl. Hisp. II,
161. — In collibus saxosis. Couvent. — A typo differt foliis carnosulis
plerumque majoribus, cymis densis, floribus paucioribüs evidenter majo-
ribus, stipulis et præsertim bracteis majoribus argenteis. De varietatibus
P. tetraphylli cfr. Willk. 1. c. Varietates ibidem enumeratæ quoque in
Græcia obviæ. — Alt. Cycl.
209. Paronychia echinata (Desf. Atl. I, 20%, 1798-1800, sub Illecebro)
Poir.in Lamk. Diet. Enc. VI, 23 (180%); B. I, 747 et Suppl. 193, Illecebrum
cymosum Sibth. Sm. Fl. Gr. t. 245 non L. In saxosis trachyticis. Pentes du
Oros au-dessus du Couvent, rare. N'est connu en Grèce que d’Egine, de
Mélos et de Crète.
210. Herniaria incana Lamk. Diet. Enc. IE, 124 (1789); B. I, 741.
H. macrocarpa Sibth. Sm. Pr. I, 167 (1806). Fl. Gr. tab. 252. In saxosis
trachylicis. Pres du Couvent.
211. H. hirsuta L., B. I, 740. Cap Perdica selon Friedr. Reise,
p. 270.
212. H. cinerea DC. Fl. fr. V. 375 (1815), B. I, 739. In saxosis.
Oros.
29. Crassulaceæ.
215. Umbilicus pendulinus DC. PI. Grasses tab. 156. Prodr. III, 400
(1828); B. II, 769. Ad rupes et in muris. Littoral nord. Perivolia:
Konto.
21%. U. horizontalis (Guss. Ind. H. Boccadif. p. 4, 1826, sub Cotyle-
done) DC. Pr. 1. c.. B. IT, 770, Cum præcedente. Vulg. « Towayıa ».
215. Sedum altissimum Poir. Diet. Ene. IV, 634 (1797); B. II, 785. In
rupestribus. Paléochora.
216. S. ktoreum Guss. Pl. rar. 185, tab. 37 (1826); B. II, 793. In saxosis.
Paleochora.
217. S. annuum L., B. II, 792. In saxosis et locis aridis frequens.
218. S. rubens L., B. II, 79%. In saxosis trachyticis. Pres du Couvent.
— Att. Cycl.
219. Tillea muscosa L.. B. II, 767. In saxosis trachyticis. Couvent.
30. Mesembhrianthemacez.
220. Mesembrianthemum nodiflorum L., B. II, 764. Sibth. Fl. Gr. tab.
480. In maritimis (Sartori).
300 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
(Cactaceæ.)
(Opuntia Ficus Indica Mill. Gard. Diet. Tout-à-fait naturalisé
et comme spontané sur les rochers.)
51. Umbelliferæ.
221. Daucus maximus Desf. Atl. I. 241 (1788-1800); B. IT, 1076. In
Aegina (Sartori).
222. D. quttatus Sibth. Sm. Pr. I, 18% (1806), Fl. Gr. tab. 269. D. setu-
losus Guss. in DC. Pr. IV, 241 (1830), Guss. Fl. ins. Inarim. p. 44%, tab. 4
(185%); B. I, 1075, D. speciosus Cesati Biblioth. Ital. vol. 77, p. 398 sec.
Friedr. Reise, p. 285 (1838) in nota. Variat floribus umbellarum centra-
libus (abortivis) atropurpureis v. concoloribus. — In locis siceis. Près
du Temple, etc.
223. Caucalis leptophylla L., B. II, 108%. In arvis frequens.
224. C. tenella Del, Fl. Eg. 58, tab. 21, f. 3 (1813); B. II, 108%. In aridis.
Oros, région supérieure. — Att.
225. Torilis nodosa L.. B. II, 1083. In saxosis, ad vias. Littoral nord
(Konto).
226. Tordylium Apulum L., B. II, 1034. In collibus frq. — Att. Cycl.
227. Crithmum maritimum L., B. II, 977. In saxosis ad litora maris.
Vulg. « Kptrawoy ». — Att. Cycl.
228. Echinophora Sibthorpiana Guss. Pr. Fl. Sic. Suppl. I, 69 (1832) et
Syn. I, 305 (1842). B. II, 949. E. tenuifolia Sibth. Fl. Gr. t. 266 non L.
In locis cullis. Paléochora et Potamo (champs de Coton).
229. Scandic grandiflora L., B. II, 917. In cultis. Perivola (littoral
ouest).
230. S. australis L., B. U, 917. In collibus aridis. Couvent.
231. S. Pecten Veneris L., B. II, 91%. In arvis frequens.
225. Bulbocastanum ferulaceum (Sibth. Sm. Pr. I, 186, sub Bunio,
1806). Nym. Consp. p. 303 (1878-1882). Bunium ferulæfolium Desf.
Coroll. p. 55 (1808). Carum ferulæfolium Boiss. Diagn. T, 10, 22 (1849),
B. II, 886. In arvis. Perivolia.
233. Ammi majus L., B. Il, 891. In locis cultis. Littoral ouest.
234. Pimpinella peregrina L., B. II, 867. In cultis haud rara.
235. Bupleurum protractum Hoffms. et Link Fl. Port. II, 387 (1820),
B. II, 836. In arvis. Oros, region supérieure.
236. B. glumaceum Sibth. Sm. Pr. I, 177 (1806), B. II, 837. In locis
siccis. — Att. Cycl.
(30) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 301
237. B. trichopodum Boiss. et Sprun. in Ann. Sc. nat. III, Ser. 1, p. 145
(1844); B. IT, 846. In dumosis. Colline du Temple.
238. Smyrnium Olusatrum L., B. II, 927. In locis umbrosis. Perivolia.
Konto.
239. S. rotundifolium Mill. Gard. Diet. Nr. 2 (1759); B. II, 925. In
saxosis. Oros.
240. Bifora testiculata L., B. Il, 921. In arvis pres du Couvent.
241, Eryngium campestre L.. B. II, 824. Forma virens (Link, Symb.
ad Flor. Gr. I), in Linn&a 185% ; Heldr. Hb. Gr. norm. Nr. 452, 1855, pro
specie). E. campestre ß. dissectum Boiss. Sc. nat. II, Ser. 1, 121 (184%).
In eultis derelictis. Plaine au nord de la ville.
242. Lagæcia cuminoides L.. B. II, 833. In collibus siceis frequens.
32. Araliaceæ.
243. Hedera Helix L., B. II, 1090. Ad rupes, muros et arbores. Littoral
nord. Vulg. « Kısocc >».
b. Sympetalæ.
33. Gaprifoliaces.
24%. Lonicera Etrusca Santi Viagg. I, 113, tab. 1 (1795), B. III, 5. In
saxosis, ad muros etc. Littoral nord, Perivolia, Konto.
34. Rubiacez.
245. Rubia Olivieri A. Rich. Mém. Soc. nat. Par. V, 132 (18....), B. HI,
17, R. lucida Sibth. Sm. Fl. Gr. tab. 142 non L. In saxosis inter frutices.
Temple etc.
246. Galium saccharatum All. Pedem. I, 9 (1785), B. III, 67. In arvis.
247. G. tricorne With. Brit. ed. 2, 153 (1787-93); B. II, 67. In arvis.
248. G. spurium L., B. III, 69. In saxosis montanis. Oros.
249. G. setaceum Lamk. Dict. II, 584 (1786); B. III, 77. In collibus
aridis.
250. G. capitatum Chaub. et Bory, Exped. sc. Morée. Bot. p. 54, tab. 7
(1832), Fl. Pelop. tab. 6 (1838), B. III, 75. In aridis. Près du Couvent. —
Att. Pel.
251. G. murale (L. sub Sherardia) All. Pedem. I, 8, tab. 77, f. 1 (1785);
B. III, 78. In locis aridis.
BULL. HERB. BoIss., avril 1898. 21
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
252. Vaillantia hispida (L. sub Valantia), B. III, 82. In saxosis
frequens.
253. Crucianella latifolia L., B. Il, 20. In dumosis. Colline du
Temple.
254. C. Gr&ca Boiss. Diagn. I, 3, 25 (1843), B. III. 21. C. Monspeliaca
Fl. Gr. tab. 140 non L. In arvis raro. — Ati.
244, Sherardia arvensis L., B. III, 19. In locıs eultis, collibus siccis frq.
35. Valerianacez.
256. Centranihus Calcitrapa (L. sub. Valeriana) Dufr. hist. Valer. 39
(1811); B. II, 93. In saxosis trachyticis. Littoral Est : Janitzio.
257. Vulerianella echinata (L. sub Valeriana) DC. Fl. fr. IV, 242 (1805);
B. III, 102. In arvis.
258. V. fruncata (Reichb. pl. Crit. 7 sub Fedia, 182%), Betcke Valer. 22,
tab. 145, f. 225 (1826) B. III, 105. In aridis. Couvent.
259. V. discoidea (L. pro var. Valerianæ locustæ) Loisl. Not. 148 (1810),
B. III, 111. In arvis. Près du Couvent.
260. V. vesicaria (L. pro var. Valerianæ locustæ) Moench Method. 493
(1794); B. II, 112. In arvis.
261. V. hirsutissima Link. in Linnæa IX, 580 (1854); B. III, 113. In
arvis. Littoral nord. — Att. Pél.
36. Dipsaceæ.
262. Pterocephalus plumosus (L. Mant. sub Knautia, 1767) Coult. Dips.
31, tab. 1 (1825); B. II, 147. Scabiosa plumosa Sibth. Sm. Pr. I, 84 (1806)
Fl. Gr. tab. 3. [u saxosis rar. Colline du Temple.
263. Callistemma Palæstinum (L. Mant. sub Knautia, 4769) Heldr. Herb.
Græc. norm. norm. Nr. 1148 (1891); Halacsy III Beitrag Fl. Thessal. 13
(1894); C. brachiatum Boiss. Fl. or. III, 146 (1875), Scabiosa brachiata
Sibth. Sm. Pr. I, 83 (1806) Fl. Græc. tab. 109. In collibus saxosis. Pentes
du Oros.
264. Knautia integrifolia (L. sub Scabiosa, 1753), Bertol. Fl. Ital. IL 32
(1835). K. hybrida All. Auctuar. ad Fl. Ped. 9. sub Scabiosa (1789) var.
Urvillei (Coult. Dips. 21, tab. A, f. 40 pro specie) Boiss. Fl. or. III, 126
(1875). Non est forma autumnalis K. hybridæ (ut ex Boiss. I. c.), sed
varietas omnibus partibus gracilior, capitulis minoribus, typo in Græcia
frequentior. In collibus apricis. Pres de la ville.
(33) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 303
37. Composite.
a) Gorymbiferæ.
265. Anthemis montana L. var. saxatilis (DC. Syn. Fl. fr. 291, pro
specie, 1806). A. Pontica Willd. Spec. III, 218% (1800) (nomen antiquius
sed improprium). A. mont. o. Linn&ana Gr. et Godr. Fi. fr. II, 155 (1850);
B, III, 291. In saxosis. Oros, region supérieure. — Ait. Pél.
266. A. peregrina L., B. III, 508. In maritimis. Au nord de la ville
(Friedr.). — Att. Pél.
267. A. Guicciardü Heldr. et Sart. Fl. Gr. exs. Nr. 2238 et Heldr. Hb.
Gr. norm. Nr. 406 (1854). A. peregrina ß. Guicciardii Boiss. Fl. or. III, 308
(1875). In arvis. — Att. Pél.
_ 268. A. auriculata Boiss. Diagn. I, 4, 5 (1844). B. III, 310. In saxosis.
Oros. — Att. (et Eub.).
269. A. Cretica (L. spec. ed. II, 1253 sub Anacyclo) Nym. Syll. p. 7
(1854); B. II, 299 (1875). Forma pedunculis brevibus crassis. Lyonnelia
pusilla Cass.. DC. Pr. VI, 16 (1837). In maritimis insulæ Angistri copiose.
— Cycl.
270. Pinardia coronaria (L. sub Chrysanthemo) Less. Syn. 255 (1852),
Chrysanth. coronar. B. IT, 336. In ruderatis et locis cultis frequens. Vulg.
« Kapavss » (pluraliter).
271. Chrysanthemum segetum L., B. III, 336. In locis cultis. Côte orien-
tale, Janitzio.
272. Matricaria Chamæmelon (L. sub M. Chamomilla, B. III, 325). In
eultis ad vias frequens. Vulg. « rod ‘Ayiov l'ewpyton ta AovAovödxıe, ».
273. Helichrysum Siculum (Spreng. Syst. Ill, 476, sub Gnaphalio,
1826), Boiss. Fl. or. Il, 229 (1875). In collibus saxosis. Égine et sur l’ilot
Metopi.
27%. Filago spathulata Presl. Del. Prag. 93 (1822) var. prostrata
(Parlat. pl. nov. p. 11 pro specie, Ja Boiss. Fl. or. III, 246 (1875). In
aridis, ad vias freq.
275. F. Gallica L., B. III, 298. In montosis. Pentes du Oros.
276. Phagnolon saxatile (L. sub Conyza) Cass. Bull. philom. p. 17%,
1819; Heldr. Herb. Gr&c. norm. Nr. 941 (1887). Le Ph. Methaneum
Hausskn. Mitt. d. Geogr. Gesellsch. V (bot. Verein), p. 85 (1887) n’en
diffère pas. A tort M. Haussknecht compare la plante avec le Ph. rupestre
(L.) DC. avec lequel elle n’a rien de commun, tandis qu'elle est tout-à-fait
LA]
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
identique au Ph. saxatile de Sicile, de Nice, du Midi de la France, de
l'Espagne et de l'Algérie. Elle a été omise dans le Flora Orientalis quoi-
qu’elle fut trouvée déjà en 1837 par feu Sartori en Argolide. Elle a été
trouvée depuis par moi à Égine (avril A881), sur les rochers trachytiques
du Oros (gorge au-dessous du Couvent et à Janitzio), à Methana (23 mai
1885), dans la ville de Poros (mai 1887), aux iles d’Hydra (3 mai 1889) et
d’Ios (Cyclades). — Pél. Cyel.
277. Ph. Græcum Boiss. et Heldr. in Boiss. Diagn. I, 11,6 (1849); B. III,
221. In rupestribus. Environs du Couvent.
278. Asteriscus aquaticus (L. sub Buphthalmo) Mönch Meth. 592
(1794); B. IT, 178. In collibus saxosis.
279. Pallenis spinosa (L. sub Buphthalmo) Cass. Diet. 37, p. 275 (1826) ;
B. III, 180. In collibus saxosis, ad vias.
280. Inula Attica Halacsy in Heldr. Hb. Græc. norm. Nr. 1040 (1889).
I. oxylepis.Schulz bip. 46, sec. Nym. I. candida Boiss. Fl. or. III, 196.
I. candida (L. sub Conyza), est species diversa saltem quoad plantam
Dalmaticam. In rupestribus. Paléochora. — Att.
281. Cupulariu viscosa (L. sub Erigeronte) Godr. et Gren. Fl. fr. II,
151 (1850). Inula viscosa Ait. H. Kew. ed. 1, III, 223 (1789);.B. I, 198.
In locis subhumidis, ad ripas. Konto. Paléochora.
282. C. graveolens (L. sub Erigeronte) Godr. et Gren. 1. c. p. 180.
Inula graveolens Desf. At. II, 275 (1798-1800); B. IH, 199. In locis cultis
derelictis, ad vias.
283. Evax pygmæa (L. sub Filagine) Pers. Syn. II, 422 (1807). B. II,
242. In locis aridis.
284. Calendula arvensis L., B. II, 418. In arvis frequens.
285. C. bicolor Rafin. Carat. nuov. gen. e spec. Sicil. p. 82 (1810); Guss.
Syn. Fl. Sie. I, 523 (1843); B. II. 418. C’est très probablement l’Aster
atticus (Aorip Artınös) de Dioscoride (Mat. Med. IV, 118). In collibus.
Près du Couvent (Tountas).
286. C. Aegyptiaca Desf. Cat. H. Par 1804, p. 100, B. II, 419. In mari-
ümis. Près de la ville abondamment.
b) Cynareæ.
287. Cardopatum corymbosum (L. sub Carthamo) Pers. Syn. Il, 500
(1807), Cardopatium corymbosum Juss. Ann. Mus. VI, 323 (1805); B. HI,
A442. Flor. Græc. tab. 844 Xauathéwy pékac de Dioscoride. In maritimis.
Côtes d’Egine et à l’ilot de Métopi.
(35) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 305
288. Carlina lanata L., B. IN, 451. In arvis frequens.
289. C. Græca Heldr. et Sart. exs. (1853) et Heldr. Hb. Gr. norm.
Nr. 423 (1855). C. corymbosa var. Link, Symb. Il, in Linnæa (183%);
C. corymb. y. Græca Boiss. Fl. or. II, 449 (1875). In eultis derelictis.
290. Atractylis cancellata L., B. II, 452. In collibus saxosis. Mesagros;
Couvent.
291. Onopordon Sibthorpianum Boiss. et Heldr. in Heldr. Fl. Gr. exsicc.
Nr. 1917 (1848), Boiss. Fl. or. IH, 561 (1875) O. macracanthum Sibth. Fl.
Gr. tab. 832 non Schousb. In cultis derelictis, ad vias.
292. Notobasis Syriaca (L. sub Carduo) Cass. Diet. Se. nat. 35, 170
(1825); B. IL, 553. Frequens in cultis et ad vias.
293. Pycnocomon Acorna: (L. sub Carduo) Daleck C. A. Mey. non
Link, sec. DC. Pr. VI, p. 63%. Picnomon Acarna Cass. Dict. 40, 183 (1826);
Cirsium Acarna Mönch, Boiss. II, 549. In eultis derelictis, locis aridis fre-
quens.
294. Carduus pycnocephalus L. Sp. ed. 2 (1763), B. II, 521. Ad vias,
in Saxosis.
Var. albidus (MB. Taur. Cauc. II, 269 (1808; pro specie) Boiss. III, 521.
Paléochora (Friedr.).
295. Carthamus lanatus L., B. II, 706. In arvis, ad vias frequens.
296. C. leucocaulos Sibth. Sm. Pr. U, 160 (1806), Fl. Græc. lab. 842 ;
B. Ill, 708. In arvis post messem frequens. — Pel. Cycl.
297. C. Sartorü Heldr. in Herb. Græc. normal. Nr. 1153 (1891). C. den-
tatus Sart. Heldr. olim, Boiss. II, 708 (p. p. quoad plant. Attic.) non Vahl.
A C. dentato Vahl et ic. Flor. Græc. t. 840 differt colore virenti, pube-
scenlia parciori (nec viscidula), foliis longioribus profunde pinnati-par-
titis, laciniis angustis, capitulis dimidio minoribus ovato-oblongis, flosculis
paucioribus, pallidissime carneis. Cum pr&cedente. Si cette espèce est
vraiment identique au C. ruber Link. Symb. in Linnæa 183%, p. 50,
comme le prétend M. Baldacei (Result. bot. viagg. in Creta, p. 68, 1895)
d'après Celakowski et Degen, il faudrait lui donner ce nom comme étant
plus ancien.
1 Sie. — ‘Axopve Theophrast. hist. plant. VI, 4, 6. — Le IHuwoxoaov de Diosco-
ride (M. med. IV, 173) duquel Cassini a formé par corruption le nom barbare
du genre Picnomon, a été rapporté par Fraas fl. cl. et d’autres au Cephalaria
ambrosioides Sibth. ou à d’autres Dipsacées, mais très à tort, parce que la des-
cription de Dioscoride (caulis quadrangulus, flos Ocimi, fructus marrubii) s’y
oppose catégoriquement ; elle nous indique une Labiée, peut être le Salvia ver-
benaca L.
306 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (36)
298. Cnicus benedictus L., B. III, 705. In aridis, ad vias. Konto. —
Att. Pél.
299. Centaurea spinosa L., B. Ill, 654. In arenosis maritimis. — Alt.
Cyel.
300. C. Hellenica Boiss. et Sprun. in Boiss. Diagn. I, 6. 151 (1845):
B. III, 575. In saxosis submontosis. Environs du Couvent et ailleurs pas
rare. Vulg. « ZadıBapßapo ». Les feuilles de la jeune plante se mangent.
301. C. Melitensis L., B. IT, 686. In locis aridis. Sur la côte orientale
et snr la colline du Temple; littoral nord, Perivolia. — N’a pas été trouvé
ailleurs en Grèce depuis Sibthorp qui l'indique en Laconie.
302. Microlonchus Salmanticus (L. sub. Centaurea) DC. Pr. VL 562
(1837); B. IL 700. In saxosis. Côte orientale et environs du Temple.
— Pel.
303. Crupina Crupinastrum (Moris Enum. Sem. H. Taur. 1841, p. 12.
sub Centaurea) Vis. Fl. Dalm. II, 42, tab. 52, f. 3 (1847). B. III, 699. In
collibus saxosis. Environs du Couvent.
c) Cichoraceæ.
304. Sonchus glaucescens Jord. Obs. 5, 75, tab. 5 (1847); B. II, 796.
In arvis.
305. S. asper L., B. IL, 796. In locis cultis. Près du Couvent.
306. S. oloraceus L., B. IH, 795. Cum præcedentibus.
307. S. tenerrimus L., B. II, 797. In rupinis et ad muros. Couvent:
Cap Perdica.
308. Lactuca saligna L.. B. Hi, 810. In arvis derelictis, vinetis etc.
(Tountas).
309. L. Cretica Desf. Cor. ad Tourn. 44, tab. 34 (1808); B. II, 805.
L. leucophæa Fl. Gr. tab. 794. In fruticetis rarior. Environs du Temple.
310. Chondrilla ramosissima Sibth. Sm. Pr. I, 128 (1813). Fl. Gr. tab.
795; B. IL, 791. In cultis derelictis.
311. Taraxacum minimum Briganti Stirp. rar. Pempt. I (1816). T. gym-
nanthum (Link Symb. in Linnæa, 1834, p. 582 sub Leontodonte) DC.
Pr. VIL 1, 145; B. Ill, 788. Ad vias. Près de la ville (Dr Tountas, nov.
1897).
312. T. lævigatum (Willd. spec. II, 1546 sub Leontodonte, 1800) DC.
Pr. VII, 1, 149 (1838). T. officinale y. lævigatum Bisch., B. II, 787, forma
stenolobum Heldr. Hb. Gr. norm. Nr. 951 (1887), scapis decumbentibus
foliis brevioribus, foliorum lacıniis crebris auguste lineari-lanceolatis. In
aridis, ad vias. Vulg. « IlırpaAtöa ».
(37) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 2807
313. Crepis bulbosa (L. sub Leontodonte) Tausch in Flora, 1828; B. II,
832. In arenosis maritimis. Egine et Angistri.
314. C. fætida L., B. II, 851. In locis eultis. Couvent.
315. C. neglecta L. Mant. (1767), B. II, 849. In collibus aridis.
316. Picridium picroides (L. sub Scorzonera) Halacsy Beitr. 1. Fl. Epir.
p. 30 (1894). P. vulgare Desf. Atl. II, 1221 (1798-1800), B. III, 828. In
saxosis. Pres du Temple; au Cap Perdica.
317. Zacyntha verrucosa Gärtn. Fruct. II, 358, tab. 157 (1791), B. I,
830. In loeis cultis. Environs du Couvent.
318. Geropogon glaber L., B. III, 744. In saxosis montis Oros copiose.
319. Tragopogon australis Jord. Cat. h. Dijon. 32 (1848). T. porri-
folium 8. brachyphyllum. Boiss. Fl. or. III, 745 (1875). In arvis, ad vias.
320. Scorzonera crocifolia Sibth. Sm. Pr. I, 123 (1815), Fl. Gr. tab.
786, B. II, 767. In saxosis. Environs du Temple.
321. S. lanata MB. Taur. Cauc. II, 237 (1808), B. II, 776. In saxosis.
Collines prés et autour du Temple.
322. S. mollis MB. 1. c. II, 522 (1819), B. IH, 761. In saxosis, rar. Près
du Temple (Friedr.).
323. Urospermum picroides (L. sub Tragopogone) Desf. Cat. Paris, p. 90
(1829) B. III, 743. In locis cultis. Paléochora; Couvent.
324. Helminthia echioides L., B. II, 742. In locis cultis.
325. Picris pauciflora Willd. Sp. II, 1557 (1809) ; B. II, 737. In collibus
saxosis. Environs du Temple.
326. P. Sprengeriana (L. sub Hieracio) Lamk. Diet. V, 310 (180%);
B. II, 733. In saxosis trachyticis. Côte orientale près de Hagia Marina.
327. Leontodon Græcum Boiss. et Heldr. in Boiss. Diagn. I, 11, 39
(1849); B. II, 731. In collibus saxosis. Autour du Temple. — Att. Pel.
328. Thrincia tuberosa (L. sub Leontodonte) DC. Fl. fr. IV, 52 (1815):
B. III, 726. In collibus et locis cultis haud rara.
329. Hypocheris Neapolitana DC. Pr. VII, 1, 91 (1838); H. radicata
var. heterocarpa Moris Fl. Sard. II, 487 (1840); B. II, 78%. In arvis.
330. H. glabra L., B. Il, 783. Forma minima Cyr. pl. rar. Neap. I, 29,
tab. 10 (1788), Sibth. Sm. Pr. II, 113 (1813), Fl. Gr. tab. 816, pro specie.
In aridis. Environs du Couvent.
331. H. Cretensis (L. sub Seriola) Chaub. et Bory Exped. Mor. Ill, 2.
237 (1832), B. IL, 784. Seriola urens Sibth. Sm. Pr. II, 143 (1813) an L.?
Cap Perdica (Friedr.).
332. Seriola Aetnensis L., B. IH, 785. In cultis et ad vias frequens.
333. Scolymus Hispanicus L., IM, 713. In loeis cultis. Vulg. « %x6-
AnnBpoe >.
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
334. Catanance lutea L., B. IN, 71%. In maritimis. Trouvé à Égine par
feu Sartori en mai 1835. Plante rare en Grèce : Pelop. (Bory), Creta
(Alpin.), Rhodos, Karpathos (Pichler).
335. Cichorium divaricatum Schousb. Maroc. 197 (1800); B. II, 716.
In locis aridis. Couvent.
336. GC. spinosum L., B. II, 717. In maritimis. Sur l’ilot Metopi.
337. Tolpis umbellata Bertol. Rar. Lig. Decas 1 (1803); B. I, 725. In
saxosis trachyticis. Oros.
398. Hedypnois tubæformis Ten. Fl. Nap. II, 173, tab. 73 (1811-1856),
Bertol. Fl. Ital. VII. 556 (1850). H. rhagadioloides (L. sub Hyoseride)
Willd. Sp. II, 1617 (1800) Sibth. Sm. Pr. II, 142 (1813). Fl. Gr. tab. 812
(nomen antiquius sed ambiguum). H. Cretica, typus, B. II, 749. In aridis.
Littoral nord ; Oros.
339. Hyoseris scabra L., B. III. 718. In collibus saxosis. Couvent.
340. Rhagadiolus stellatus (L. sub Lampsana) Willd. Spec. II, 1625
(1800). Var. edulis Willd. I. c. pro specie. Rh. stellatus y. edulis et
à. hebelænus DC. Pr. III, b. 77 (1838). Rh. stellat. ß. hebelænus B. III. 72.
In locis cultis. Mesagros.
38. Gampanulace.
341. Campanula tomentosa Vent. Descr. pl. nouv. jard. de Cels. p. 18.
tab. 18 (1800), B. II, 897. Forma typica Heldr. in bot. Gentralbl. Nr. 46.
1890, p. 213. In rupibus. Paléochora.
342. C. Erinus L., B. IL, 932. In locis aridis. Perivolia.
343. Specularia Speculum (L. sub Campanula) A. DC. Mon. Camp.
p. 346 (1830); B. II, 958. In cultis. Littoral nord.
39. Ericacex.
34%. Erica verticillata Forsk. Fl. Eg. Arab. p. 25 (1775); B. Il, 970.
E. manipuliflora Salisb. Trans. of Lin. Soc. VI, 344 (1801) Sibth. Sm.
Pr. I, 257 (1806) Fl. Gr. tab. 352. In collibus saxosis frequens. Vulg.
« “Petyyhec » (pluraliter).
(A suivre.)
— 2 ee
309
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
Der Unterzeichneie hat sich die Aufgabe gestellt, die gesammten bis-
her bekannten Hepaticæ in der Form von einzelnen Aufsätzen successive
in diesen Heften zu beschreiben; es ist ihm dazu die Hülfe seiner bota-
nischen Freunde und vieler öffentlichen Institute bereitwilligst gewährt
worden und sie wird mit dem Fortschreiten der Arbeit auch noch häufig
in Anspruch genommen werden müssen, um die gewünschte Vollständig-
keit zu erreichen.
Hinsichtlich der Priorität der Gattungsnamen bin ich der Ansicht
gefolgt, dass eine Diagnose, welche die Pflanze erkennen lässt, zweifellos
gefordert werden muss; ist die älteste Diagnose schlecht oder ist die
Gatiung eine zusammengesetzte, so muss diejenige jüngere Diagnose,
welche zuerst die Gattung genügend und rein dargestellt hat, benutzt
und deren Name gewählt werden ; eine Verbesserung der alten Beschrei-
bung ist nicht zulässig. Damit fallen manche Namen Dumorlier’s und fast
alle Gattungen Gray’s, mit Ausnahme von Pallavicinius; ich belasse hier
die männliche Endung, da wir ja viele andere’ Gattungen mit einer
solchen besitzen.
Was die Synonyme angeht, so werde ich alte, längst abgethane Namen
nicht wieder aufnehmen; ebensowenig manche auf Grund neuer An-
schauungen entstandene Namen. Ich will dem dringenden Bedürfniss
einer Beschreibung aller bekannten Lebermoose abhelfen und in über-
sichtlicher und gedrängter Form das Wissenswerthe bieten ; hierzu
brauche ich nur diejenigen Synonyme, welche volle Klarheit schaffen für
den Namen der Pflanzen und das Citat; was manche neuere Nomen-
1
310 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riceia.
clatoren, die gar keine Kenntnisse auf dem Gebiete der hier behandelten
Pflanzen besitzen, noch zu besitzen vorgeben und daher gar nicht im
Stande sind, zu beuriheilen, ob eine Diagnose für den Fachmann noch
annehmbar ist oder nicht, was diese Herren uns an Namen aufdrängen
wollen, kann in vielen Fällen übergangen werden, denn es ist ein nutz-
loser Ballast, eine bibliographische Studie aber keine botanische.
Leipzig, den 6. Februar 1898.
F. STEPHANI.
Riccia Mich. nov. gen. p. 107.
Plantæ thallosæ, parvæ, terrestres, raro natantes, carnosæ, repentes,
dichotome-ramosæ, interdum ramulos adventivos e ventre proferentes.
Frons e facie postica radicans, antice lamellis suberectis chlorophylliferis
ædificata, postice costam e cellulis parenchymaticis formatam gerens ;
inter costam et stratum anticum adest fasciculum hyalinum cellularum
prosenchymaticarum. Epidermis antica stomatibus normalibus (Ricciella)
vel rudimentariis (Riccia) instructa ; ad latera frondis, sub margines pro
more occultæ, squam& oriuntur, oblique insertæ, integerrimæ vel ciliatæ,
in Ricciellis fere semper deficientes, e basi radiculas punctatim incrassatas
proferentes. Antheridia ei Archegonia (monoice vel dioice distribula)
primum nuda, dein strato chlorophyllifero increscente immersa. Invo-
Jucra nulla. Ostiola mascula epidermide insidentia, sæpe longe promi-
nentia; pistilla fere semper purpurea, parum exserta. Capsulæ immersæ,
in costa sessiles, pariete tenera demum evanida; calyptra longe persistens
sporasque includens. Sporæ magnæ, tetraëdræ, culiculam validam lamel-
latam sæpeque papilliferam gerentes.
Die Frons der Riccien hat einen Vegetationspunkt, welcher bei den
fleischigen Formen an der tiefsten Stelle der Scheitelfurche liegt ; die
Seiten dieser Furche sind fast senkrecht und die jungen Zellen schon
durch diese Lage geschützt; bei den flachen dünnen Formen liegt der
Scheitel am Grunde einer tiefen Einkerbung des Laubes und dieses er-
scheint daher an der Spitze zweilappig, im Gegensatz zu den dickeren
Arten, die ein rundlich gestutztes Laubende besitzen; die Ventral-
schuppen verhüllen ausserdem die Spitze der Frons und haben, ähnlich
2
:
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 311
wie die Amphigastrien der höheren Lebermoose, keinen anderen Zweck
als den des Schutzes; die zapfenförmig verdickten Rhizoiden, welche aus
den Basalzellen der Schuppen entspringen, habe ich in einer früheren
Arbeit schon dahin gedeutet, dass sie zur Wasserleitung besonders be-
fähigt sind, insofern die capillare Anziehung der vorspringenden Zapfen
im Lumen der Zelle das Aufsteigen der Wassersäule beschleunigt.
Zweifellos haben die meisten Riccien eine von Anfang an doppelte
Reihe Ventralschuppen; an den grösseren Arten ist das sehr leicht zu
constatieren; sie sind am Vegetationspunkte abwechselnd von rechts und
links übereinandergelagert; eine Stelle, an welcher eine Zerreissung der
einst terminalen Schuppe in 2 laterale Theile stattgefunden haben sollte,
ist nicht nachweisbar.
Die Verzweigung der Frons ist bei ungehindertem Wachsthum stets
eine Dichotomie unter rechtem Winkel; bei mechanischen Hindernissen
oder bei reicherer Verzweigung, wo sich die Aeste gegenseilig behindern,
ändert sich dieser Winkel; wenn ich trotzdem ihn in den Diagnosen
erwähne, so geschieht es, weil er den Pflanzen schliesslich doch einen
äusseren feststehenden Character verleiht und ihren Habitus wesentlich
beeinflusst; in Roseitenform wächst eine einzelne Frons niemals; eine
einfache Ueberlegung besagt schon, dass das nicht möglich ist; wo also
eine vollkommene Rosettenform vorhanden ist, sind es mehrere Pflanzen,
die sich aus zusammengelagerten Sporen gleichzeitig entwickelt haben
und die Rosette vervollständigten; aus diesem Grunde habe ich sie in
den Diagnosen, als eine Erscheinung, die bei jeder Art vorkommen kann,
nicht erwähnt; sie als diagnostisches Merkmal zu benutzen, wie das bis-
her geschah, ist nach dem Gesagten unmöglich.
Viele Ricciellen haben 2 oder 4 Vegetationspunkte, das heisst sie be-
sitzen Gabeläste, die längere Zeit verbunden bleiben und vorhanden sind,
lange ehe sie äusserlich in die Erscheinung treten; das Laub hat dann
einen keilförmigen Zuschnitt; wenn ich von der Breite der Frons
spreche, bezieht sie sich natürlich stels auf den einzelnen, selbständig
entwickelten Gabelast; je nach dem Alter, in welchem die Pflanze ange-
troffen wird, werden solche Arten einen ganz verschiedenen Habitus
zeigen und es ist daher nicht unnöthig darauf hinzuweisen, dass zu einer
sicheren Bestimmung verticale Querschnitte des Astes auf keinen Fall
entbehrt werden können; ebenso sind die Sporen, wegen der grossen
Aehnlichkeit des Laubes mancher Arten, in den meisten Fällen uner-
lässlich.
Die chlorophyliführende dorsale Laubschicht wird, wie bekannt, bei
3
312 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER, Riccia.
der Gattung Riccia aus langen aufrechten, säulenförmigen Lamellen
gebildet, die aus Zellreihen bestehen und unter sich der Länge nach ver-
wachsen sind; von ihnen schliessen immer je vier einen engen Kanal
ein. Ricciella unterscheidet sich hiervon durch flächenförmige Lamellen,
die weile Lufträume begrenzen. Ricciella vesiculosa C. et P. steht in der
Mitte zwischen beiden Gattungen und ist daher von hervorragendem
Interesse. Die vier Lamellen sind hier auch säulenförmig normal ausge-
bildet, zwischen je 2 derselben ist aber eine dritle Säule eingeschoben,
so dass die dadurch wesentlich erweiterten Luftkanäle von 8 Zelle-
schnüren begrenzt werden (die Zahl variirt zwischen 7 bis 9). Denken
wir uns die eingeschobenen Zellreihen fort, so haben wir den normalen
Typus von Riccia; eine solche Uebergangsform, welche den Werdegang
anzeigl, macht die Scheidung der Gruppe in zwei Gattungen, Riccia und
Ricciella, hinfällig; die Trennung habe ich daher nur aus praktischen
Rücksichten in der Form von Unterabtheilungen durchgeführt.
Die chlorophyliführende Schicht des Laubes hat eine sehr verschiedene
Höhe bei den verschiedenen Arten; bei breiten flachen Formen ist sie
niedrig, bei den schmalen fleischigeren Formen wesentlich höher und
bis zu !/s der Dicke des Laubes einnehmend; es ist. danach zu urtheilen,
der Assimilations-Apparat dem Bedürfniss der Pflanze genau angepasst;
wie schon in früheren Arbeiten öfters erwähnt, repräsentiren diese
Lamellen in ihrer Anordnung eine bedeutende, vor Austrocknung
geschützte, assimilirende Oberfläche; ist das Laub schmal, so werden die
Lamellen länger, bei den breiten Formen kürzer, deren in die Breite
angeordnete grosse Anzahl dasselbe Assimilations-Resultat erreichen,
welches die langen Lamellen im schmalen Laube leisten.
Die chlorophyliführende Schicht erfährt mit der zunehmenden Aus-
bildung ein starkes Wachsthum der dorsalen Oberhaut und zwar nicht
nur in der Richtung der Längs-Axe des Laubes, sondern auch in trans-
versaler Richtung zu derselben ; demgemäss sind die Lamellen nicht nur
in der Richtung der Längs-Axe geneigt, sondern sie neigen auch nach
rechis und links und liegen in den verdünnten Rändern fast horizontal ;
es ist auch leicht an Schnitten zu bemerken, besonders an Pflanzen mit
wenigen grossen Lufthöhlen, dass diese nach der costa zu enger werden;
sie divergiren von der kleineren Oberfläche der costa zur grösseren der
oberen Epidermis; auch bei Riccia findet dasselbe statt; die nach oben
zunehmende Erweiterung der Kanäle ist hier aber nur wenig bemerk-
bar, weil die Gesammtverbreiterung auf eine sehr grosse Anzahl Kleiner
Räume vertheilt ist.
4
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. - 313
Zum Verständniss einiger in der Diagnose gebrauchter Bezeichnungen
füge ich an Hand der beigesetzten Abbildungen von Querschnitten
Folgendes hinzu : das parenchymatische Grundgewebe habe ich costa
genannt (Fig. 1. g), denn sie enspricht funktionell wie habituell der costa
bei Marchantia ; die Seitentheile derselben (h) steigen bei manchen Arten
steil empor und laufen ohne jede Einbuchtung direct dem Rande der
dorsalen Epidermis zu (a), ich nenne das latera stricte excurrentia. —
Die dorsale Furche (ce) nenne ich sulcus im Gegensalze zu Lindberg und
Anderen, die sie carina nennen. d habe ich mit ale bezeichnet, weil diese
Theile die costa häufig flügelartig überragen, wie in fig. 2; von e sage ich
latera costæ sinuatim in alas excurrentia; ich gebrauche sinus also für
den einspringenden Bogen, arcuatus für den ausspringenden ; im klas-
sischen Latein wird sinus für beides gebraucht. Ganaliculatus nenne ich
f und nicht sulcatus oder carinatus, wie es die allen Autoren häufig
gethan haben; von i sage ich lateribus sulci alte adscendentibus extrosum
curvatis. Alles Andere ergiebt sich von selbst. Die von mir angegebenen
Maasse der Frons beziehen sich stets auf den vollständig entwickelten
Theil des Laubes, je nach der Grösse der Art also 1 bis 3 mm. hinter der
Spitze, an Schnitten gemessen. Die Sporen variiren innerhalb einer
Kapsel ein wenig; es wird aber leicht sein, unter den vielen Sporen einer
Kapsel die normale mittlere Grösse, wie ich sie angegeben habe, zu er-
mitteln. Die convexe Seile der Sporen, welche in der Sporenmutterzelle
ihre äussere freie Oberfläche darstellt, zeigt nicht selten eine ganz andere
Seulptur als die flachen Seiten derselben; in den Diagnosen ist nur jene
berücksichtigt. Die Wimpern (ciliæ), welche bei einer Anzahl von Arten
gefunden werden, sind sehr variabel innerhalb des Formenkreises einer
Species und Anzahl und Länge derselben können daher nur mit Vorsicht
beim Bestimmen einer Riccia benutzt werden.
Zur Behandlung alter Riccienpflanzen (Ricciella ist viel leichter zu
handhaben) empfehle ich, sie in heissem Wasser aufzuweichen, das Erd-
reich zu entfernen und nun die Schnitte auszuführen; legt man diese in
Milchsäure und erwärmt sie, so kehren sie meist von selbst in ihre natür-
5
Ji . BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Rieeiu.
liche Form zurück oder sind durch leichten Druck dahinzubringen; sind
die Pflanzen allerdings schon einmal angefeuchtet und dann wieder
getrocknet worden, so giebt es kein Mittel, sie wieder zur Turgescenz zu
bringen; sie werden völlig werthlos.
A. RICCIA
| a. Ciliatæ
I. Frons tenuis, multo latior quam crassa.
1. R. japonica St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 106.
Monoica minor, coerulescens. Frons tenuis usque ad 40 mm. longa, repe-
tito-furcata, furcis divergentibus, brevibus, late linearibus, apice rotundatis.
breviter bilobis; anlice plano-convexa, solum sub apice leniter canalicu-
lata, marginibus parum attenuatis, oblusis, ciliatis, ciliæ breves patulæ.
Costa medio postico parum convexa, utroque latere levi sinu in margines
excurrens. Squamæ posticæ minutæ, hyalinæ, tenerrim&, facile evanidæ.
Sporæ 75 y, subatræ, laxissime reticulatim lamellatæ, lamellis gracilibus.
angulis papilla erecta ornatis; ala latissima, exciso interrupta. foveolæ
20 1.
Hab. Japonia, Tosa, Sakawa ([nouë).
Sequenti simillima, sporis laxe reticulatis distincla.
2. R. subinermis Lindb. Rev. bryol. 1882, p. 82.
Monoica, mediocris, viridis. Frons usque ad 4 mm. longa, obcuneala.
apice quadriloba 1. e. bis dichotoma, furcis brevibus, latis, ubique æqui-
crassa, sextuplo latior quam alta, antice plana, marginibus decurvis, acu-
minatis acutis; costa lata subplana, spinæ marginales sparsæ, brevissimæ ;
squamæ posticæ minutissimæ, hyalinæ vel purpureo maculatæ. Capsulæ
valde numerosæ denseque aggregatæ. Sporæ 68 y, late alatæ, reticulatim
lamellatæ, papillatæ, foveolis 10 y.
Hab. Fennia (Lindberg) Gallia, Angers (abbé Hy). Germania Neu
Ruppin (Warnstorf).
Diese Standorte lassen vermuthen, dass die Pflanze auch in dem
dazwischen liegenden Gebiete zu finden sein wird.
6
©
Riceia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 31:
3. R. californica Austin. Torrey Bull. VI, p. 46.
Monoica,. minor, viridis. Frons 5-7 mm. longa, linearis, subplana,
tenuis. breviter furcata, furcis parum divergentibus, apice distincte bre-
viterque bilobis, marginibus aftenuatis, costa parum incrassata, plano-
convexa; sectio transversa frondis itaque anguste fusiformis. Squamæ
posticæ parvæ, hyalinæ. Sporæ parvæ, 51 y, anguste alate, minute reticu-
Jatim-lamellatæ, foveolis 4 y, tantum.
Hab. America septentr. California (Boländer).
Cilien besitzt die von mir untersuchte Originalpflanze nicht; nach der
Originalbeschreibung sollen sie zuweilen fehlen; die Pflanze ist an den
ausserordentlich klein gefelderten Sporen sehr leicht kenntlich; das
Exemplar war nicht gut erhalten und die Form der Frons, die nicht mehr
in genügender Weise zum Aufquellen zu bringen war, kann ich für die
frische Pflanze nicht verbürgen. Die Sporen werden es aber ermöglichen.
sie wiederzuerkennen.
4. R.ligula St.n. sp.
Monoica, exigua, viridis. Frons usque ad 3 mm. longa, longe furcata,
furcis divergentibus, angustis, optime ligulatis, crassis, % plo latioribus
quam altis antice posticeque æqualiter plano-convexis, apice rotundatis.
marginibus obtusis, sparsim ciliatis; ciliæ strictæ, porrectæ (haud recte
patulæ). Squamæ posticæ in apice frondis tantum visibiles, hyalinæ.
minutæ, integerrimæ. Sporæ fusco-brunneæ 68 y. late alatæ, ala integer-
rima, reticulatim-lameliatæ, breviter papillatæ, foveolis 8 y.
Hab. Italia. Lago Maggiore (Al. Levier).
II. Frons crassa, abrupte alata.
®
5. R. Bischoffii Hüben. Ann. Pharm. 1833, VII, p. 68.
Syn. : Riccia ciliifera Link in Ldbg. Syn. hep. europ., p. 119.
Dioica, magna, pallide viridis. Frons usque ad 15 mm. longa, obconico-
oblonga, furcata, furcis late divergentibus, apice obtusis, antice sparsim
eiluferis, sub apice sæpe profunde sulcatis, alis curvatim adscendentibus
vel plus minus explanatis, marginibus semper longius attenuatis, plus
minus crebre ciliatis; costa multo angustior valdeque producla, alte radi-
cellosa; frondis adultæ sectio transversa dein duplo solum latior quam
alta, antice convexula, leniter emarginata, postice rotundata, lateribus
adscendentibus et abrupte in angulos horizontales longeque acuminatos
exeuntibus. Squamæ postice magnæ, hyalinæ, dense imbricatæ, plus
7
316 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Riceia.
minus crebre irregulariterque ciliatæ, sub margine frondis desinentes.
Ostiola mascula longe prominentia. Spore 100 y. alle reticulatim cristatæ
papillatæ.
Hab. Europa, Italia, Sardinia, Gallia (Angers), Tyrol (Meran), Germania
(Schriesheim, Wittekind), Africa, Algeria, Teneriffa.
forma montana.
Syn. : Riccia pedemontana Steph. Hedw. 1883, n° 4, minor, simplex,
alis semper erectis, anlice itaque profunde canaliculata; costa maxime
producta, alis duplo alliore; antice crebre ciliata, frondis et squamarum
marginibus maxime armatıs.
Hab. Hungaria, Nadays. Piemont, Val Lontay. Helvetia, Biel.
6. R. Gougetiana Mont. Ann. sc. nat., ser. 3, vol. XI, p. 39.
Dioica, magna, in sicco flavicans. Frons 15-20 mm. longa, obcuneata,
apice breviter emarginato biloba, lobis late rotundatis, 3-plo latior quam
crassa, antice anguste canaliculata, canali parum profundo, plano, alis
convexo-explanatis, tenuibus margine attenuato dense breviterque spi-
nosis ; costa valde et abrupte producta, si alas excipis planta parum latior
quam alta, poslice rotundata, lateribus rotundatis, adscendentibus, abrupte
in alas attenuatas abeuntibus. Squamæ hyalinæ maximæ, imbricatæ, mar-
gine valide spinosæ, spinis irreqularibus. Ostiola mascula magna, robusta,
longe prominentia. Sporæ nigræ, maximæ, 136 y, in diametro, late alatæ,
ala erosa, aspera; reliculatim lamellatæ, lamellis humilibus asperis, haud
papilliferis; foveolis 17 y.
Hab. Algeria (Gouget, Trabut).
Facile cum AR. Bischoffü Hüb. commutanda; sporis giganteis sine ullo
dubio diversa.
III. Frons crassa, marginibus acutis vel obtusis,
nusquam abrupte alata.
7. R. asprella Carr. et P. Linn. Soc. N. S. Wales. 1887, p. 1059.
Dioica? minor, dilute virens. Frons 4-5 mm. longa, crassa, obcuneata,
breviter furcata, furcis divergentibus, late rotundato-truncalis breviter-
que emarginato-bilobis, sub apice canaliculatis, ceterum subplanis, margi-
nibus vallatim angustegae incrassalıs, dense setosis, costa humilis, plana,
latissima, lateribus abruple adscendentibus; frondis sectio transversa
sexluplo latior quam alta. Squamæ posticæ magnæ, hyalinæ, integerrimæ.
Sporæ « magnæ, 100 y in diametro, fusco-brunneæ, minute verrucu-
losæ » secundum diagn. auctorum.
8
es
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 317
Hab. Australia, Sydney (Whitelegge).
Die Sporen habe ich nicht gesehen; sie sind von den Autoren bei nur
schwacher Vergrösserung gezeichnet und der Bau des Exosporiums ist
daher nicht erkennbar gewesen; aus dem Bilde ist aber zu vermuthen,
dass die Sporen, wie die fast aller Arten, ein Leisten-Neiz tragen, dessen.
Ecken papillär emporgezogen sind; eine mehrreihige Anordnung der
marginalen Cilien, welche die Autoren hervorheben, habe ich nicht
finden können.
8. R. lusitanica Levier n. sp.
Monoica, glauco-virens, major. Frons usque ad 12 mm. longa, furcata,
crassa, plus triplo latior quam alta, anguste linearis, sub apice profunde
sulcata, in fronde adulta plana, alis crassis, attenuatis, obtusis, margine
remote valideque spinosis, spinis anguste triangulatis. Costa strato antico
multo angustior (4 : 6) postice convexa, lateribus sensim in alas excur-
rentibus. Squamæ magnæ, marginem superantes, interdum hic illic spina
longa instructæ. Ostiola mascula parum prominentia. Sporæ magnæ,
90 y, late alatæ, ala repando multilobulata, reticulatim lamellosæ, foveolis
12 y, alte papillatis.
Hab. Portugal, Cintra (Welwitsch 1842).
9, R. crinita Taylor. J. of Bot. 1846, p. 415.
Dioica? minor, glauco-virens. Frons usque ad 5 mm. longa, furcata,
angusta, lineuris, antice snbplana, marginibus rotundatis; costa crassa,
valde convexa; ciliæ marginales creberrimæ, longissimæ, frondis diametro
multo longiores; reliqua desunt; specimen originale pauperculum, haud
emolliturum !
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
Ciliis longissimis primo visu distinguenda.
10. R. hirta Und. Bot. Gaz. XIX, p. 274.
Syn. R. arvensis var. hirta Austin. Ac. Phil. 1869, p. 232.
Monoica, minor, glauco-viridis; frons usque ad 10 mm. longa, linearis,
bi-trifurcata, fureis divergentibus, apice obtusa, antice ample sulcata,
sulco obfuso, alis leniter adscendentibus, plano-convexis, crassis, margine
acutis, dense breviterque ciliatis; costa valde producta, angusta, postice
rotundata, lateribus alte adscendentibus levi sinu if margines excurren-
tibus; frondis sectio transversa vis duplo latior quam alta, subtriangu-
laris ob costam postice angustatam. Squamæ posticæ hyalinæ, facile eva-
BULL. HERB. BOISS., avril 1898. 9 22
318 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riceia.
nidæ. Sporæ ferrugineæ 85 y angusie alatæ, reticulatim lamellatæ, vix
papillatæ, foveolis 14 y.
Hab. America septentr., New Jersey (Austin). Louisiana (Langlois).
11. R. Breidleri Juratzka. Steph. in Hedwigia 1885.
Monoica, parva, viridis. Frons 3-4 mm. longa, simplex vel divaricatim
furcata, furcis ex angusla basi ligulatis, apice acuminats, oblusis brevi-
terque spinosis; antice convexa, distincte sulcata, sulcus amplus, parum
profundus; costa valde producta; sectio frondis adult parum latior quam
alta, postice semicireularis, angulis acutis, parum prominentibus. Squamæ
posticæ parvæ, remotiusculæ, hyalinæ et purpureo-maculatæ. Ostiola mas-
cula pro planta maxima. Sporæ maturæ ignotæ.
Hab. Alpes Austriæ, Schladming (Breidler). Grossglockner (Kern).
R. sorocarpa Bisch. toto cœlo differt configuratione frondis.
12. R. Warnstorfii Limp. Verh. Bot. Ver. Brdbg. 1885, p. 58.
Monoica, parva, flavo-virens. Frons 3 mm. longa, crassa, duplo latior
quam alta, bifureata, fureis divergentibus, linearibus, apice obtusis, antice
sulcatu, sulco angusto, obluso, sat profundo, ale tumidæ margine obtusæ,
hic illic spina brevissima armatæ; costa valde producta, postice plano-
convexa, lateribus parum convexis alle adscendentibus, sinuatim in mar-
gines excurrens. Squamæ purpureæ, parvæ, sub margines desinentes.
Sporæ 60 y. fusco-brunneæ anguste alatæ reticulatim-lamellatæ, foveolis
8 1, papillatæ.
Hab. Germania, Neu Ruppin (Warnstorf).
13. R. Beyrichiana Hampe. Syn. Hep. p. 601.
Monoica, mediocris, glauco-virens. Frons usque ad 10 mm. longa,
angusta, crassa, furcis linearibus parum divergentibus, antice ubique
distincte canaliculatis, margimibus rotundatis hic illic breviter ciliatis;
costa lata crassaque, lateribus rotundatis, alte adscendentibus; frondis
seclio transversa duplo latior quam alta. Squamæ posticæ parvæ, pur-
pureæ, margine sparsim breviterque ciliatæ. Spore nigræ, maximæ,
120 y, læves i. e. humiliter reticulatæ, nusquam papillatæ, foveolis 18 y.
Hab. America septentr., Jefferson (Beyrich).
Underwood (Bot. Gaz. XIX, p. 276) stellt diese Pflanze als fraglich für
Nord-America hin. Die mir zu Gebote stehende Pflanze ist aber von Bey-
rich bei Jefferson gesammelt und zweifellos eine gute Art.
10
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 319
14. R. ciliata Hoffm. Fl. germ. erypt., t. II, p. 95.
Monoica, mediocris, fusco-viridis, in vivo nilida. Frons 6-8 mm. longa,
repetito-furcata, furcis minus divergentibus, apice sublruncatis, antice
late plano-canaliculatis, ciliæ ad latera descendentes, quasi pluriseriatim
dispositæ, hamatæ; costa late convexa, crassa, lateribus rotundatis cum
frondis margine obtuso confluentibus. Frondis adultæ sectio transversalis
triplo latior quam alla, ubique æquicrassa, facie antica posticæ subparal-
lela i. e. æqualiler curvata. Squamæ posticæ parvæ, evanidæ, interdum
purpureo maculatæ, integerrimæ. Ostiola mascula et fem. breviter promi-
nentia; Sporæ nigræ, anguste marginatæ, 88 y, reticulatim lamellatæ,
creberrime papillatæ, papillis subclavatis, foveolæ 8 y.
Hab. Europa, Fennia, Germania, Britannia, Gallia, Italia (Firenze).
15. R. spinosissima St. Hedwigia, 1885.
Dioica? minor, flavo-virens. Frons 5 mm. longa, apice furcata, fureis
lalissime divergentibus, crassa, anguste linearis, apice angustata obtusa,
antice profunde obtuseque canaliculata, als maxime vallatim ampliatis.
erectis (costam haud lateraliter superantibus) densissime spinosis. Costa
valde producta, postice subcarinata, lateribus alte adscendentibus,
sinualim in alas ereclas excurrens; frondis adult sectio transversalis
eircumscriptione /ere trigona, antice rima profundissima bipartita, fundo
rimæ concavo lateribusque arcuatim adscendentibus. Squamæ magnæ,
hyalinæ, margine longe valideque spinosæ. Reliqua desunt.
Hab. Algeria (Trabut).
16. R. Michelii Raddi. Opusc. scient. Bologna, p. 352.
Syn. : R. ciliata Radd. 1818, 1. c.
R. tumida Ldbg. 1829. Syn. Hepat. europ.. p. 120.
R. palmata Ldbg. 1836. Mon. Ricc., p. 457.
R. paradoxa Denot. 1839. Prim. Hep. Ital., p. 69.
R. subalpina Limpricht. ms. |
Dioica, mediocris, pallide-virens. Frons usque ad 10 mm. longa, pauci-
ramosa, furcis obcuneato-oblongis, apice parum angustatis, obtusis, crassis,
sulco antico amplo in fundo convexo, marginibus vallatim ampliatis basi
el apice contiguis, in medio magis remolis, breviler spinosis, costa crassa,
convexa, lateribus sensim in margines obtusos excurrens. Seclio trans-
versa frondis adultæ plus duplo latior quam alta, postice lunatim con-
vexa, antice duobus incisuris brevibus quasi tripartita, partibus æqua-
libus convexis; squamæ posticæ hyalinæ, margine incisæ et plus minus
11
320 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
longe ciliatæ. Sporæ 102 y, reticulatim lamellatæ, foveolis 17 y, in
angulis alte papillatæ.
Hab. Europa et Africa mediterranea, Gallia, Montpellier (Philibert,
Montagne). Cantal (Gasilien). Cannes (Metzler) Algeria (Trabut).
Dieser Pflanze wieder zu ihrem richtigen Namen verholfen zu haben
ist das Verdienst Levier’s. Siehe Bull. Herb. Boiss. II, 1894.
17. R. Lindmanii St. in K. Svenska Vet.-Akad. 1897, vol. 23.
Dioica, minor, viridis. Frons 10-13 mm. longa, 2 mm. lata, repetito
furcata, in medio subplana, marginibus crassis, vallatim intumescentibus,
extus creberrime spinosis, spinis longis recte patentibus, granulatis.
Squamæ magnæ, hyalinæ, occultæ, marginibus spinosis. Costa latissima,
postice late convexa, in margines incrassatos excurrens. Frondis sectio
transversa circumscriptione fere elliplica, triplo latior quam alta, antice
sulco lato in fundo plano interrupta. Sporæ 85 y, rufo-brunneæ, anguste
limbatze, reticulatæ, areolis 15-18 in diamelro, ex angulis humiliter
papillatis. AndrϾcia ignota.
R. Michelu Raddi differt fronde squamisque minus dense spinosis.
sporis minoribus, multo arctius reticulatis.
Hab. Paraguay, Asuncion (Lindman).
18. R. canescens St.n. sp.
Monoica, minor. Frons 40-12 mm. longa, longe furcata, fureis diver-
gentibus, linearibus, crassis (vix duplo latioribus quam altis) antice pro-
funde canaliculatıs, canali in fundo suo plano-convexo, marginibus val-
latim incrassatis ereclis, rotundatis, spinisque longissimis validissimis
armalis; costa valde producta convexa, lateribus rotundalo-erectis in mar-
eines sensim excurrrentibus. Squamæ parvæ, purpureæ, similiter spi-
nosæ. Planta itaque hispidissima, in sieco spinis incurvis omnino obve-
lata et vix pro Ricciam habenda. Ostiola mascula brevissima. Sporæ
55 y, reliculatim-lamellatæ, foveolis 8 u, haud papillatis.
Hab. Africa, Oran (Balansa).
R. Henriquesü et R. spinosissinæ similis; selis numerosis et longis-
simis facile distinguenda.
19. R. atromarginata Levier n. sp.
Dioica? parva, ramosa, fusco-viridis, margine atro-purpurea, valde car-
nosa. Frons 3-4 mm. longa, simplex vel furcata, furcis oblongis diver-
gentibus ovalis, apice acuminatis obtusis, antice leniter canaliculatis
12
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 321
sparsimque cilüferis, marginibus parum elevatis, breviter attenualis,
creberrime breviterque ciliatis; costa strato anlico æquilata, crassa, pos-
tice plano-convexa, lateribus abrupte adscendentibus et abrupte in mar-
gines breves excurrentibus. Sectio frondis triplo latior quam alta. Squamæ
posticæ breves, atropurpureæ. Sporæ ignotæ.
Hab. Sicilia, Palermo (Ross.).
20. R. Henriquesii Levier. Bull. Soc. bot. ital. 4894.
Syn. : R. bicarinata Lindb. Rev. bryol. 1877, p. 34.
Dioica, major, viridis. Frons usque ad 12 mm. longa, furcata, fureis
late divergentibus, angustis, margine obtusis ciliatis; ciliis sepe ad basin
geminatim vel ternalim coalitis; apice rotundata, anlice ob margines val-
latim incrassatos sulcata ; sulcus sub apice angustus, profundus, in medio
frondis amplificatus, fundo convexo quasi duplicatus (unde nomen
ceterum falsum Lindbergii) postice rotundata, lateribus subrecte adscen-
denlibus, sæpe purpureo maculatis; frondis adullæ seclio transversa
duplo latior quam alta. Squamæ hyalinæ vel purpureæ. Spore magnæ,
120 y, reticulatim lamellatæ, papillis humilibus, foveolis magnis 17 y,
ala angusta aspera.
Hab. Portugal, Coimbra; Corsica, Gallia, Bretagne prope Lorient (Herb.
Montagne).
Lindberg’s Name beruht auf einer nicht seltenen Verwechslung von
tarina und sulcus; in gleicher Weise wird sinus häufig verschieden
gebraucht, bald im Sinne einer einspringenden Landbucht bald als vor-
gewölbte Form; da Lindberg’s Bezeichnung gradezu falsch ist, lasse ich
Levier’s Namen bestehen.
Uebrigens trägt Lindberg’s Original nicht die langen Cilien die er
beschreibt, sondern ganz die der Art eigenthümlichen Wimpern, die
aber nicht immer so kurz sind, wie sie Levier abgebildet hat.
21. R. papillosa Moris. 1828, Steph. Hedw. 1883.
Syn. R. setosa Müller ms. in Herb. Sard.
R. minima Ldbg ex parte. Ac. Leop. XVI p. 427.
Dioica, minor, pallide glauco-virens. Frons usque ad 8 mm. longa, gra-
als, bi-trifurcata, furcis parum divergenlibus, pro planta longissimis.
anguste linearibus, apice obtusis, crassis; anlice late canaliculata, alis
oblique adscendentibus, ciliis brevibus obtusis hirla, marginibus crassis,
acutis, suberectis, ciliis similibus dense seriatis armalis. Costa valde pro-
ducta, postice plano-convexa, lateribus parum rotundatis. alte adscenden-
13
322 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Riccia.
tibus. Sectio transversa frondis adultæ parum latior quam alla, si paginam
anticam excisam excipis, rotundato-quadrata. Squamæ posticæ minut#,
hyalinæ. Sporæ ignotæ.
Hab. Italia, Sardinia (Müller, Iter Unio). Napoli (Gasparini sub : R. tri-
chophylla ms.). Firenze (Levier).
22. R. pseudopapillosa Levier. n. sp.
Monoica, parva. Frons irregulariter bis dichotoma, fureis longe coaliits
sæpe obconico-oblongis, apice obtusis, crassis (vix latioribus quam altis)
anlice subplana, rima angusta percursa, ciliis brevibus sæpe hamatim
incurvis hirta, marginibus obtusis æqualiter hirtis; costa valde producta,
strato antico æquilata, postice rotundata, parietibus alte adscendentibus.
Sporæ maturæ ignolæ.
Hab. Austria, Stein prope Wien (Baumgartner).
Configuratione frondis a R. papillosa Moris, cui simillima, facile distin-
guenda. 1 |
b. Inermes
IV. Frons minus crassa, subtenuis, antice plana vel late concava,
marginibus longe attenuatis (in una tantum obtusatis.)
23. R. plano-biconvexa St.in K. Svensk Vet. Akad. 1897. Vol. 23.
Sterilis, major, late expansa, viridis, robusta, tenax. Frons usque ad
20 mm. longa, repelito-furcata, furcis brevibus, parum divergentibus,
apice emarginatis, antice plano-convexis, sub apice parum sulcatis, mar-
ginibus attenuatis acutis planis. Squamæ hyalinæ, parvæ, occultæ; costa
postice plano-convexa, paginæ anticæ compar ; frondis sectio transversa
itaque symmetrice plano-biconvexa vel fusiformis, angulis attenuatis aculis,
celerum sextuplo latior quam alta. Stratum aëriferum humillimum, cost
triplo humilius, canalibus angustis.
Hab. Brasilia (Lindman).
R. glauca L. primo visu differt statura minore frondeque longe sul-
cala.
24. R. amboinensis Schiff. Forsch. Gazelle IV. 44.
Dioica, magna, pallide virens, margine sæpe purpurea. Frons usque
ad 25 mm. longa, tenuis, furcala, ob furcas longe coalilas basi obconica,
furcis apice distincte bilobis angusteque sulcatis, ceterum planis, mar-
1%
Riceia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 323
ginibus longe attenuatis costam late superanlibus; costa postice plano-
convexa, sensim in alas altenuata; frondis sectio itaque sextuplo lalior
quam alta, antice plana, postice plano-convexa; stratum anlicum humilli-
mum (fere quadruplo minor quam costa in sectione). Squamæ postic®
breves, hyalinæ, remote. Spore magnæ, 119y. late alalæ, ala tenuis varie
profundeque emarginata, sublobata, laxe reticulatim lamellatæ, lamellis
altis, acutis; foveolæ 17y. vel majores, valde irregulares, papillis nullis.
Hab. Amboina (Exped. Gazelle).
25. R. Treubiana St. n. sp.
Monoica, major, pallide virens, margine purpurea. Frons 20 mm.
longa, tenuis, profunde furcata, furcis 5 mm. latis, apice truncato rotun-
datis, brevissime bilobis, antice subplana, sulco tenu percursa, alis vix
adscendentibus, planis, marginibus longius attenuatis, acutis. Costa æqui-
lala, parum convexa, lateribus convexis oblique adscendentibus. Squamæ
parvæ hyalinæ, marginem haud superantes. Sporæ magnæ 931 intense
rufæ vel subpurpureæ, laxe reticulatim lamellatæ, lamellis crassis, in
angulis haud papillatis, foveolis sub 20 y; ala angusta erosa.
Hab. Java. Buitenzorg (Treub).
26. R. hortorum Bory Syn. Hep. p. 607.
Dioica, major, virens, alis postice purpureis. Frons parum furcata,
furcis oblongis, crassis, 5-plo tamen latioribus quam altis, antice sub apice
parum breviterque sulcatis, ceterum subplanis vel parum canaliculatis,
alis convexo-planis, leviter acuminatis margine aculis; costa duplo angus-
tiore quam stratum anticum, postice plano-convexa, sensim in alas atte-
nuata; frondis sectio transversa itaque fere symmetrice fusiformis, anlice
tantum leniter emarginata. Squamæ posticæ parvæ, purpureæ, Sporæ
magnæ 102 y, late alatæ, ala irregulariter repando-vel inciso cristæformi,
laxissime reticulatim-lamellatæ, lamellis angustis, altis, repandis, haud
papillatis; foveolis 17 y.
Hab. : Insula Bourbon (Bory St Vincent).
27. R. angolensis St. n. sp.
Dioica, © ignota, minor, glauco-virens. Frons 5-6 mm. longa, e basi
angusta obcordala vel obconico-oblonga, breviter furcala, furcis divergen-
übus, breviter ligulatis, apice late rotundatis breviterque bilobis, ubique
fere plana, sub apice solum brevi rima instructa, postice parum incras-
sata; costa convexa in alas longe sensimque attenuata, marginibus tenui-
15
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. à Riccia.
bus. Frondis sectio transversa sextuplo latior quam crassa, antice plana,
postice late lunata, angulis longe acuminalis, acutis. Squamæ poslic®
magnæ, oblique ovatæ, remotæ, purpureo-maculatæ, integerrimæ, longe
productæ.
Hab. Africa, Angola (Welwitsch, iter angol. 255).
28. R. Lesquereuxii Austin. Acad. Phila. 4869, p. 232. false R.
Lescuriana Austin.
Monoica, mediocris, glauco-virens, expansa. Frons usque ad 7 mm.
longa, repetito-furcata, furcis brevibus, ultimis ovatis, acutiusculis, planis.
marginibus parum atlenuatis, crassis, oblusis; costa convexa, sensim in
margines attenuata ; sectio transversa frondis adult quadruplo fere latior
quam alla. Squamæ posticæ parvæ, hyalinæ. Sporæ 85 y., rufæ, alle reti-
culatim-lamellatæ, foveolis 10 1, lamellis crassis, vix papilliferis.
Hab. America septentr. haud rara, New-Jersey. Illinois, Florida (teste
Underwoöd).
29. S. Elliottii St, n. sp.
Monoica, mediocris, dilute viridis. Frons 8 mm. longa, profunde bi- vel
trifurcata, furcis parum divergentibus, obconico-oblongis, apice rotundatis,
profunde bilobis, antice sulco amplo percursis, alis convexo-explanatis,
marginibus atlenuatis acutis, costa humilis, lata, sinuatim in alas excur-
rens; sectio transversa frondis 3 plo latior quam alta. Squamæ posticæ
hyalinæ, basi pupureæ, marginem parum superantes, integerrimæ. Sporæ
subnigræ, 85 y, ala angusta circumdatæ, grosse reticulatæ, haud papillatæ,
maculis 1% y, convexis.
Hab. Insula Dominica (Elliott).
30. R. flavispora St. n. sp.
Monoica, dilute viridis, mediocris, expansa. Frons 10 mm. longa, pro-
funde bi- vel trifureata, fureis obconico-linearibus, apice rotundatis, bre-
vissime bilobis, antice subplanis, sub apice solum parum lateque concavis,
alis plano-convexis, marginibus attenuatis; cosla latissima, parum con-
vexa, sensim in alas excurrens; frondis sectio transversa sextuplo latior
quam alla. Squamæ posticæ parvæ, hyalinæ, marginem haud excedentes.
Sporæ (mature!) dilute flavescentes, alte reticulatim lamellatæ, foveolis
8 y, lamellis apice emarginatis haud papillatis, ala lata integerrima,
lævis.
Hab. Brasilia subtropica (Ule n° 219).
16
Riceia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 325
31. R. grandis Nees in Martius Fl. bras. I, p. 300.
Dioica ? major. viridis. Frons usque ad 15 mm. longa, tenuis, late linea-
ris, apice breviter biloba, antice late concava, alis leniter adscendentibus
longe attenuatis, marginibus tenerrimis; costa humilis latissima, convexa,
sensim in alas excurrens; squamæ poslicæ magnæ hyalinæ vel purpureæ,
marginem frondis parum excedentes. Reliqua desunt.
Hab. Brasilia (St. Hilaire). Rio Janeiro (Martius).
32. R. Breutelii Hampe ms.
Dioica, minor, flavo-virens. Frons usque ad 10 mm. longa, tenuis et
angusta, longe furcala, fureis late divergentibus, ligulatis, apice rotun-
datis, hreviter bilobis, antice in medio leniter concava, alis plano-convexis,
marginibus attenuatis, aculis; costa latissima, parum convexa, in mar-
gines sensim altenuata; sectio transversa frondis dein lunatim subfusi-
formis. Squamæ posticæ minime hyalinæ, evanidæ et solum in apice
asservalæ. Sporæ pro planta magnæ 93 ı, late alatæ, arcte reticulatim
_lamellatæ (foveolæ 8 uw) lamellis allis, emarginalis, ad angulos papil-
latis.
Hab. India occid. Insulæ S’Kitis et S. Juan.
33. R. grandisquama St. in K. Svenska, Vet. Akad. 1897. Vol. 23.
Dioica? Major, in sicco flavo-virens. Frons usque ad 10 mm. longa,
3 mm. lata, tenax, simplex vel furcata, furcis divergentibus, apice late
rotundatis, breviter bilobis, sub apice parum sulcatis, ceterum leviter con-
cavis, ad margines atlenuatos planis. Squamæ magnæ, dense imbricatæ,
usque ad marginem frondis accretæ, apice anguslatæ obtusæ, illum longe
superantes, hyalinæ, integerrimæ. Costa latissima, postice late convexa,
levi sinu in alas late atienuata. Sectio frondis transversa quintuplo latior
quam alla. anguste lunata, angulis horizontalibus longe attenualis.
Reliqua desunt.
R. squamata Nees. differt statura minore, fronde multo crassiore squa-
misque fusco purpureis subviolaceis.
Hab. Brasilia, Rio Grande, Cachoeira (Lindmann).
34. R. concava Bisch. Syn. Hep. p. 604.
Major, glauca, bis dichotoma, tenuis, canaliculata, fureis ovatis, obtusis
vel emarginatis, in sieco concavis, conchæformibus, marginibus adscen-
dentibus, squamis posticis albidis magnis (ipse haud vidi).
Hab. Caput bonæ spei (Dr Krauss).
17
326 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
« Ricciæ albomarginatæ 8 majori et R. lamellosæ similis; lobis ovatis
concavis ab utraque diversa. » Syn. Hep.
Ob die Art hierher gehört, ist ganz zweifelhaft; schon die Vergleichung
der Pflanze seitens des Autors mit R. albomarginata, die ein ganz dünnes
Laub hat, und mit R. lamellosa, die sehr fleischig ist, deuten darauf hin,
dass sie ungenügend untersucht und beschrieben wurde.
V. Frons minus crassa (pro more quintuplo latior quam crassa) antice
sulcata, marginibus plus minus attenuatis.
35. R. Weinionis St. n. sp.
Monoica, magna, fusco-viridis. Frons usque ad 25 mm. longa, 4-4 mm.
lata, simplex vel furcata, tenax, apice angustata, oblusa, anlice sul-
cata, alis sub apice frondis adscendentibus, ceterum horizontalibus, con-
vexis. Squamæ hyalinæ, parvæ, sub margine occultæ vel parum promi-
nentes. Cüsta lata, in medio postico magıs prominente, convexa, sensim in
alas attenuata. Sectio transversa quintuplo latior quam alta, ad latera
longe attenuata. Sporæ 102 „u, subnigræ, humiliter reticulatim-lamellatæ,
foveolis 12 1.
Hab. Brasilia, Rio Janeiro (Weinio).
36. KR. limbata Bisch. Syn. Hep. p. 606.
Dioica ? major, obscure viridis. Frons usque ad 13 mm. longa, bifurcata,
furcis parum divergentibus, linearibus. apice rotundatis, crassis, in pagina
anlica sub apice profunde sulcatis, in fureis adullis late canaliculatis,
alis plano-convexis, haud incurvis, attenuatis, margine aculis, costa lata,
convexa, lateribus oblique adscendentibus, sinuatim in margines alte-
nuala; sectio frondis fere quadruplo latior quam alta, postice late lunata,
angulis longe attenuatis, antice (in planta adulta) late lunata, Squamæ
posticæ maximæ, dense imbricatæ, purpureæ, frondis marginem supe-
rantes. Reliqua desunt.
Hab. Africa australis, Prom. bonæ spei. (Krauss).
37. R. Billardieri M. et N. Syn. Hep. 602.
Monoica? major, expansa, flavicans, purpureo marginata. Frons soli-
taria 40-12 mm. longa, 2-3 mm. lata, inferne longe simplex, superne fur-
cala, subplana vel medio leniter canaliculata, apice acute suleata profun-
deque biloba, tenuis, versus basin sensim incrassata; marginibus atte-
nualis acutis, leniter decurvis. Squamæ magnæ, dense imbricatæ, pur-
18
Riceia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 327
pureæ, marginem frondis longe superantes, integerrimæ. Costa adulta
postice late convexa, in margines sensim excurrens. Sectio transversa
frondis quadruplo latior quam alta, postice late lunata, angulis late acu-
minatis, antice subplana vel sinu amplo emarginata. Sporæ maxime,
192 y, rufo-brunneæ, reticulatim lamellatæ, lamellis altıs, foliaceis, apice
truncalis emarginatis, alveolos magnos (10 in faciei diametro) includen-
tibus.
Hab. Java (La Billardiere, Solms-Laubach). Tonkin (Bon).
38. R. discolor L. et L. Pugill. IV.
Dioica? parva, glauco-viridis, subius atropurpurea. Frons 5 mm. longa,
breviter furcata, linearis, angusta, anlice subplana, rima angusta obtusa
percursa, cosla subiriplo angustior, convexa, sensim in alas altenualas
sinualim excurrens, marginibus tenerrimis; sectio frondis sextuplo latior
quam alta. Squamæ posticæ atropurpureæ, imbricatæ, parvæ. Reliqua
desunt.
Hab. Nepal (Wallich). Himalaya, Dehra Dun (Duthie).
39. R. Ridleyi Gepp. Linn. Soc. 1890.
Dioica? pusilla, fusco-viridis. Frons usque ad 5 mm. longa, parum fur-
cata, furcis oblongis, ullimis acuminatis acutis, sulco sub apice valde pro-
fundo, acuto, alis arcuatim adscendentibus, convexo patulis, in planta
adulta minus profundo alisque subhorizontalibus; margines longius atte-
nuali,acuti; costa postice plano-convexa, lateribus oblique adscendentibus,
in margines sensim atlenualis; sectio transversa frondis adultæ fere qua-
druplo latior quam alta, postice late lunata, antice plano convexa, recto
angulo mediano interrupta, angulis lateralibus attenuatis acutis. Squamæ
poslice parvæ, purpureæ, marginem haud superantes. Sporæ 100 y (teste
Gepp.). 5
Hab. Insula Fernando Noronha (Ridley).
Ricciæ Mauryanæ Si. simillima ; sporæ maturæ desunt.
40. R. Mauryana St n. sp.
Dioica, major. Frons 10-12 mm. longa, 2 mm. lata, bis terque furcata,
furcis recio angulo divergentibus, brevibus, profunde acuteque suicatis,
alis alte adscendentibus, convexis, marginem versus sensim altenualis,
ipso margine acutis. Squamæ hyalinæ, tenerrimæ, valde fugaceæ, magnæ,
sub frondis margine occullæ, in apice plantæ solum prominentes, inte-
gerrimæ. Costa valde incrassata, strato aërifero triplo altior, e pagina
19
328 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
ventrali hkemisphærica dense longeque radicans; frondis sectio transversa
dein subquadruplo latior quam alta, postice rotundata, lateribus rotun-
dato-adscendentibus et extrorsum nutantibus, ad angulos attenualos
acula, antice acule plus minus profunde (versus apicem maxime) sul-
cata. Ostiola g’ ignota. Flores © sparsi. Sporæ 85 u, subnigræ, dense
minuteque papillatæ.
Hab. Mexico, Gerro de Guadalupe (P. Maury).
41. R. congoana Si. n. sp.
Dioica, magna, fusco-viridis, expansa. Frons usque ad 15 mm. longa,
tri-quadrifurcata, furcis late linearibus longe coalitis, parum divergenlibus,
frons itaque optime obcuneata, furcis crassis, 4 plo latioribus quam altis,
apice rolundatis, sub apice profunde acuteque sulcatis. lateribus sulei con-
vexis oblique adscendentibus, marginibus longius attenuatis, crassis.
aculis. Costa postice rotundata, lateribus alte adscendenlibus sinuatim in
margines attenuala. Squamæ maximæ, imbricatæ, purpureæ, marginem
haud excedentes. Sporæ 75 y, rufo-brunneæ, reticulaliim lamellatæ,
lamellis allis longe papillatis, papillis acuminatis, foveolis 7 u.
Hab. Africa. Territorium congoanum gallicum (Voz).
42, R. glauca L. Spec. plant. p. 1605.
Syn. R. Lindenberqü Sauter, ex parte. Syn. hep. p. 611.
Monoica, minor, glauco-viridis, expansa. Frons 5 mm. longa, fere 4 plo
latior quam crassa. breviter furcata, furcis ligulatis, apice aculis. antice
sulco amplo percursis, alis sub apice oblique adscendentibus, ceterum ex-
planalis, plano convexis, marginibus aculis. Costa lalissima, plano con-
vexa, sensim in margines allenuala. Squamæ hyalinæ, tenerrimæ, facile
evanidæ, integræ, marginem haud excedentes. Sporæ subatræ, 68 y. late
marginal®, margine crebre denticulato, reticulatim-lamellatæ, papillatæ.
foveolis 7 y. |
Hab. Europa, Asia et America septentr. Norvegia et Sibiria usque ad
61° lat. sept. Gallia, Montpellier. Japonia. Alpes Austriæ (Semmering
800 m.).
43. R. macrospora Si. n. sp.
Monoica, magna, expansa, fusco-virens. Frons solilaria 14-16 mm.
longa, 4 mm. lata, bis terque furcata, furcis brevibus el apicibus tantum
solutis; frons itaque circumscriptione late obcuneata, apice quadri- vel
pluries lobata, ibidemque 8-10 mm. lata, interdum ramis brevioribus
20
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 329
mixlis valde irregularis, celerum subplana, margine acuta, sulco parum
profundo lateque aperto percursa, alis planis, solum sub apice frondis
leniler ascendentibus ibidemque margine late incurvo. Squamæ magnæ,
imbricate, integerrimæ, nigro-purpureæ, frondis marginem longe supe-
rantes. Costa latissima, sat crassa, postice plano-convexa, lateribus bre-
vibus sensim excurrens. Sectio plantæ transversa itaque quadruplo latior
quam alta, angulis late acuminatis, poslice late lunata, antice angulo late
aperio incisa. Flores masculi femineis approximali. Sporæ maximæ,
150 y, crebre et regulariter lamellatæ; anguli lamellarum papilla alta
truncata instructi, exosporium dein maxime hirtum.
Hab. Australia centralis. Arco eillinna well. Elder Explor. Exped.
(Helms).
44. R. albomarginata Bisch. Syn. Hep. p. 604.
Monoica, minor, viridis, ob squamas hyalinas prominentes quasi mar-
ginata, unde nomen. Frons usque ad 10 mm. longa, 2-3 mm. lata, fur-
cata, furcis obovato-ligulatis, obtusis, sub apice solum profunde canalicu-
latis, sulco angusto, lateribus alte curvatimque adscendenlibus, in parte
adulta frondis sensim sensimque explanatis atque ad planum demittenti-
bus, ceterum haud crassa, plus quadruplo latior quam alla; sectio trans-
versa dein valde variabilis, sub apice pagina antica late profundeque
incisa, postica hemisphærica, in medio frondis tamen antice vix emargi-
nata, postice plano-convexa; marginibus ubique acutis, haud attenuatis.
Squamæ posticæ magnæ, confertæ, oblique ligulatæ, rotundatæ, integer-
rimæ, marginem frondis longe superantes. Sporæ 76 y, lamellis radiatim
dispositis, crebre anostomosantibus dense obtectæ.
Hab. Promont. bone spei (Zeyher, Krauss). Plantam Kraussei haud vidi.
45. R. inilexa Taylor. J. of Bot. 1846, p. 417.
Dioica? minor, pallide-virens. Frons usque ad 5 mm. longa, simplex
vel breviter furcata, crassa sub quadruplo latior quam alla, fureis an-
gustis, linearibus, apice acuto, squamis alropurpureis obvelato, antice
profunde canaliculata, canalıs lateribus prærupte adscendentibus, in parte
adulta frondis magis apertis, marginibus breviter alienuatis acutissimis ;
costa crassa, strato antico æquilata, postice plano-convexa, lateribus
rotundatis, sinuatim in margines excurrens. Squamæ posticæ alropur-
pureæ, magnæ, imbricatæ, duræ fragilesque, marginem frondis supe-
rantes. Spore « magnæ » teste Taylori; mihi ignotæ.
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
21
330 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riceia.
VI. Frons crassa (pro more triplo latior quam crassa)
abrupte alata.
46. R. Fruchartii St. n. sp.
- Monoica, magna, glauco-virens. Frons 20 mm. longa, bifurcata, furcis
% mm. latis, brevibus, anle bifurcationem longe coalitis, parum divari-
calis, ullimis Zgulatis, apice truncatis breviter bilobis, antice subplanıs;
costa multo magis angusta (plus 2 plo) crassa, postice plano-convexa,
lateribus brevibus, adscendentibus, abrupte in alas latissimas tenerrimas
abeunte. Seclio transversa frondis 6 plo latior quam alta, vel (ale tenues
neglectæ) triplo latior solum. Stratum aëériferum humilimum; squamæ
postice parvæ, hyalinæ vel purpureo maculatæ. Spore magnæ, 102 p,
rufo-brunneæ, anguste marginatæ, reliculalim lamellatæ, lamellis humili-
bus, vix papillatis, foveolis 12 u.
Hab. Monievideo (Fruchart).
47. R. runssorensis St. n. sp.
Dioica, minor. Frons 5-7 mm. longa, 4 mm. lata, simplex vel apice fur-
cata, furcis recto angulo divergentibus, profunde acuteque sulcatis (magis
versus apicem, minus profunde versus basin plantæ) ob margines adscen-
dentes valde concavis, margine abrupte breviterque altenuatis foliaceis
purpureis, apice marginibus erecto-incurvis quasi acuminalis. Squamæ
purpureæ, dense imbricatæ, integerrimæ, frondis marginem haud exce-
dentes. Costa valde incrassata, strato aerifero æquilata duplo tamen alüor,
e pagina ventrali lata et plana dense breviterque radicans. Frondis sectio
transversa dein duplo latior quam alta, postice plano-convexa, lateribus
rotundato-adscendentibus. angulis superis in acumen breviusculum sub-
erectum altenuatis, antice plano-convexa, sulco acuto plus minus pro-
funde interrupta. Ostiola J' ignota. Flores © numerosi, geminati vel soli-
tar. Sporæ fusco-brunneæ, 93 y, papillis longiusculis ligulatis recteque
truncatis densissime hirtæ.
Hab. Africa tropica; in monte Runssoro (Scott Elliott.).
Die Sporen dieser Pflanze stehen hinsichtlich ihrer papillaren Beklei-
dung einzig unter den Verwandten da.
18. R. Wichuræ St. n. sp.
Monoica, mediocris, parum ramosa. Frons usque ad 7 mm. longa, fur-
cis parum divergentibus, crassis, triplo fere latioribus quam altis. antice
22
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 331
late subprofundeque canaliculatis, alis plano convexis, marginibus bre-
viter acuminatis, aculis, costam parum superantibus. Costa valde pro-
ducta, stralo antico parum angustior, postice plano-convexa, lateribus
rotundatis abrupte in alas excurrentibus. Squamæ posticæ parvæ, sæpe
purpureo maculatæ. Ostiola mascula angusta, parum prominenlia. Sper&
68 u, late alate, ala aspera, in facie convexa reticulatim lamellatæ, lamellis
anguslis, altis alteque papillaüs, foveolæ 12 u; in faciebus planis minute
et creberrime lamellatæ.
Hab. Japonia (Wichura).
Es ist zweifelhaft, ob die Pflanze nicht aus einem anderen Theile
Asiens stammt; wenigstens wurden mir andere Hepaticæ dieses Samm-
lers in dieser Hinsicht als fragwürdig bezeichnet; jedenfalls ist aber die
Pflanze neu.
49. R. tenuilimbata St. in K. Svensk. Vet. Akad. 1897. Vol. 23.
Dioica, major, dense ramosa, dilute viridis, carnosa. Frons usque ad
45 mm. longa, repetito-furcata, furcis brevibus parum divergentibus,
anlice rima profunda percursis, alis convexo-adscendentibus, marginibus
horizontalibus, tenerrimis, hyalinis, in fronde juvenili incurvis. Squamæ
imbricatæ, purpureæ, integerrimæ, occullæ. Costa crassa, postice valde
convexa, laleribus rotundatis alte adscendentibus abrupte in margines,
attenuatos excurrens; frondis sectio ilaque vx duplo latior quam alta,
postice semicircularis, angulis longius productis longeque attenuatis,
antice sulco plus minus profundo dimidiata, dimidiis convexis leniter
adscendentibus. Antheridia in medio frondis seriala, ubique geminala,
ostiolis longis hyalinis longeque prominentibus. © ignota.
Hab. Paraguay. Colonia Pres. Gonzales (Lindman).
50. R. lata Taylor. J. of Bot. 1846, p. 416.
Dioica, magna, valde robusta, viridis. Frons 12-12 mm. longa, furcata,
furcis oblongis apice obtusis, late divergentibus, maXime crassa vix duplo
latior quam crassa, antice profunde canaliculata, canali sub apice frondis
profundissimo acuto, in parte magis adulta antice plano-convexa, alis
abrupte adscendentibus subinde extrorsum curvatis, marginibus atte-
nuatis decurvis ; costa valde producta, postice maxime convexa, lateribus
rotundatis alte adscendentibus alteque radicellosis (i. e. fronde substrato
suo profundissime immersa) abrupte sinuatim in margines excurrentibus.
Squamæ posticæ magnæ, imbricatæ, hyalinæ vel purpureæ, marginem
frondis haud superanles.
23
332 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
Ostiola 4 longe prominentia, magna. Sporæ (perfecte maturas haud
vidi) 119 y, fuscescentes teste Taylori, reticulalim lamellatæ; foveolis
12 y, breviter papillatis.
Hab. Australia. Swan River (Drummond).
91. R. rubrispora St. n. sp.
Dioica, major. Frons 10-15 mm. longa, 2 mm. lata, simplex vel furcata,
furcis recto angulo divergentibus, canaliculatis, sulcus nullus, nisi ad
ipsam apicem plantæ. Alæ versus marginem attenualæ, ipso margine
aculæ atropurpureæ. Squamæ remoliuscule, subatræ, breves et mar-
ginem frondis haud attingentes, integerrimæ. Costa valde incrassala,
strato aérifero Triplo altior, in apice frondis in alas abrupte transiens, in
medio plantæ latior, postice late plano-convexula, lateribus oblique
adscendentibus sensimque in alas excurrentibus. Sectio transversa
plante itaque triplo latior quam alta, postice leniter concava, lateribus
oblique adscendentibus, angulis in acumen cuspidatum oblique patulum
protraclis, antice late lunata. Androecia ignota. Flores @ numerosi, dis-
persi, pistilla longissime exserta. Sporæ 70 y, purpuræ, vel subviolaceæ,
laxe reticulatim lamellatæ, lamellis valde regularibus, æquialtis, e basi
latiore atlenuatis, alveolos concavos includentibus, papillis angularibus
subnullis.
Hab. Australia centralis. Askariaga. Elder Explor. Exped. (Helms.).
532. R. marginata Carr. et P. Linn. Soc. N. S. Wales. 1887, p. 1056.
Dioica, major, fusco-viridis, intra margines purpureo-maculata ; frons
usque ad 15 mm. longa, plus 2 plo latior quam crassa profunde furcala,
fureis minus divergentibus, late ligulatis, profunde bilobis, lobis conni-
vente-tectis, antice planis (in fureis junioribus parum concavis); costa
duplo angustiore, valde producta, poslice plano-convexa, lateribus alte
adscendentibus abrupte in margines atlenuatos abeuntibus; squamæ
posticæ magnæ, hyalinæ vel purpureo-notatæ, marginem frondis haud
superantes. Sporæ 110 y, anguste alatæ, reticulatim lamellatæ.
Hab. Australia. New-South Wales, Paramatta (Whitelegge).
53. R. bulbifera St. n. sp.
Monoica? major, flavo-virens. Frons usque ad 25 mm. longa, angusta,
repelilo furcata, fureis longis, ligulatis, versus apicem ample canalieulatis,
ceterum planis, marginibus tenuibus; costa sat producta; frondis sectio
transversa itaque 3 plo latior quam alta, antice plana, postice late lunata
24
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 333
abrupte in angulos acuminatos excurrens. Squamæ posticæ parvæ remo-
tiusculæ, purpureæ, marginem parum excedentes. Sporæ magnæ, 102 ı,
grosse reticulatim-lamellatæ (solum quinque foveolæ in diametro) lamellis
grosse angulatim repandis. subdenlalis.
In apice furcarum inveniuntur bulbi solitarii, pyriformes, frondis dia-
metro æquilali, haud in terram descendentes sed horizonlaliter protracti,
radicellis hyalinis ubique vestiti, haud squamuliferi, e cellulis parenchy-
maticis valde oleiferis ædificati.
Hab. India orient. Bengal. (Sulp. Kurz. Sept. 1868).
Die Knollen entspringen aus dem Vegetationspunkte mit kurzer, stiel-
förmiger Basis und sind dem lockeren Boden horizontal eingelagert; ein
ruhender Vegetationspunkt mit kleinzelligem Gewebe ist an der birn-
förmig verbreilerten Spize nicht bemerkbar; die Oberfläche ist allseitig
dicht mit Rhizoiden bekleidet und eine Trennung von Ober- und Unter-
seite nicht vorhanden. Der (nach 30 Jahren) noch erhaltene starke Oel-
gehalt des gleichmässig parenchymalischen Gewebes deutet auf einen
Reservesloffbehälter, wie Anthoceros ihn zuweilen fast in gleicher Weise
besitzt.
54. R. crispatula Mitten. Linn. Soc. V, p. 127.
Dioica, maxima, in sicco obscure flavo-virens, subcæspitans. Frons usque
ad 20 mm. longa, angusta, linearis, longe furcata, furcis apice rotundatis,
antice subplanis, marginibus explanatis, attenuatis, costam late superan-
hbus; costa valde producta, postice plano convexa lateribus abrupte
recteque adscendentibus, abrupte in margines attenuatos excurrens; frons
dein plus duplo latior quam crassa vel-alas attenuatas exceplas-diametro
crassitudini subæquali. Squamæ posticæ intense purpureæ, imbricatæ,
apice rotundal®, marginem frondis parum superantes, haud plano
appressæ sed concavæ patulæque; margo frondis dein quasi crispatus, re
vera perfeclo planus el integerrimus.
Sporæ 85 y rufescentes, laxissime reticulatæ; foveolis paucis sub 25 y;
lamellæ altæ, crassæ, ala lata tenui.
Hab. Ceylon, Matale (Gardner).
55. R. cartilaginosa Steph. Hedwigia 1889. p. 44.
Monoica, minor, obscure viridis. Frons usque ad 8 mm. longa, crassa,
tenax et cartilaginea, furcala, fureis brevibns lateque divergentibus, ver-
sus apicem profunde lateque canaliculatis, versus basin sensim planiori-
bus, marginibus crassis, attenuatis, aculis, costam superantibus; costa
BULL. HERB. BoIss., avril 1898. 25 23
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Ricera.
duplo angustior valde producta alle radicellosa; frondis adult sectio
transversa triplo latior quam alta, antice leniter convexa, sinu brevi
lunato interrupta, postice plano-convexa, lateribus oblique adscendenti-
bus, angulis acutis. Squamæ posticæ byalinæ, cellulis prominulis subden-
tatæ. Ostiola mascula magna, longe producta. Sporæ maturæ ignot&..
Hab. Australia, Queensland (Bailey).
56. R. papillispora St. n. sp.
Dioica, major (in sicco flavicans). Frons usque ad 7 mm. longa, furcata,
furcis parum divergentibus, ovatis, acuminatis, obtusis, breviter bilobis,
antice subplanis ubique æquicrassis, cosla itaque latissima, crassa, sub-
plana, lateribus brevibus verticalibus, in margines abrupte attenuatos
desinentibus ; margines ceterum tenues, costam breviter superantes,
acuti. Squamæ posticæ magnæ, purpureæ, dense imbricatæ, margines
longe superantes, versus apicem frondis hamatim incurvæ, marginem
apicemque plantæ tegentes. Sporæ 75 y, reticulatim lamellatæ foveolis
6 p, papillatæ, papillis magnis validis acuminatis.
Hab. Abyssinia ad ripas flum. Insaba prope Keren (Beccari).
VII. Frons crassa (pro more triplo latior quam crassa)
marginibus crassis acutis vel obtusis.
57. R. nigrella DC. Flore franc. V, p. 193.
Syn. R. minima Raddi. Opusc. scient. Bologna IT, 353.
R. minima L. ex parte. Spec. plant. p. 1605.
Monoica, exigua, tenax, viridis, marginibus purpureis in sicco brun-
neolis. Frons 3 mm. longa, subtriplo latior quam crassa furcata, fureis
divergenlibus ultimis ovatis, acuminatis acutis, profunde acuteque sul-
catis, alis oblique adscendentibus, parum convexis, in planta adulta magis
apertis, marginibus crassis acutis, in sicco haud mutatis ; costa postice
late convexa, lateribus rotundatis, oblique adscendentibus, Squamæ
posticæ atropurpureæ, imbricatæ, integerrimæ. Sporæ 59 y, subnigræ,
anguste marginatæ, minute reticulatim-lamellatæ. alte papillatæ, foveolis
D LL.
Hab. Gallia, Montpellier (De Candolle), Ille et Vilaine (Dubuysson),
Côte du nord (Morin). Italia. Firenze (Levier).
Das Original De Candolles ist länger und stärker verzweigt, im Bau
des Laubes aber sonst ganz wie die italienische Pflanze, von welcher ich
aber auch längere und stärker verzweigte Exemplare gesehen habe.
26
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 335
Sporen habe ich an dem Original nicht gefunden, obwohl die Exemplare
gut ausgebildete sind! Ueber die englische unter diesem Namen ausge-
gebene Pflanze siehe R. Pearsoni St.
58. R. sorocarpa Bisch. Nova Acta Ac. Cs. Leop. 1835, XVII, p. 10593.
‚Syn. : À. minima L. ex parte. Spec. plant. p. 1605.
R. epicarpa Wallroth. Syn. Hep. p, 600.
R. Lindenbergi Sauter ex parte. Syn. p. 611.
Monoica. parva, glauco-virens. Frons usque ad 4 mm. longa, crassa,
triplo latior quam alta, furcata, furcis brevibus ullimis ovatis acutis vel
acuminatis, sulco profundo acutoque percursis, alis plano-convexis alle
adscendentibus, in fronde adulta magis apertis, costa postice convexa,
lateribus alte adscendentibus, marginibus crassis, acutis, costam haud
superantibus. Squamæ parvæ hyalinæ integerrimæ rarius dilute vio-
laceæ. Capsulæ in medio frondis dense seriatæ, sulco itaque fere semper
sporis maturis repleto. Sporæ 76 y, subnigræ, late marginatæ, margine
aspero, reticulatim-lamellatæ, alle papillatæ, foveolis sub 10 y.
Hab. Europa. Germania, haud rara. Italia, Firenze (Levier). America
septentr. Closter. (Austin).
59. R. insularis Levier n. sp.
Dioica, mediocris, glauco-viridis. Frons usque ad 8 mm. longa, divari-
calim furcata, 3 plo latior quam crassa furcis ligulatis, apice rotundatis,
distincte bilobis, sulco acuto percursis, alis convexo-decurvis, crassis,
aculis, costa strato anlico multo angustior, humilis, postice plano convexa,
lateribus parum adscendentibus, sinuatim in alas attenuatis. Squamæ
postice parvæ, hyalinæ, vel purpureæ integerrimæ. Sporæ 76 y, reticu-
latim lamellatæ, lamellis humilibus, in angulis truncato papillalis, mar-
gine angusio aspero, foveolis 8 y.
Hab. Sicilia, Palermo (Dr Noss).
60. R. Pearsoni SL n. sp.
Syn. R. nigrella Pearson (non DC.). Hep. exsicc. Brit.
Dioica, fusco viridis, marginibus purpureis. Frons usque ad 10 mm.
longa, bi-trifurcata, fureis longis angustis, linearibus, late divaricatis,
apice rotundatis, crassis, profunde acuteque sulcata, sulci parietibus alte
adscendentibus subinde extrorsum curvatis, marginibus acuminatis, acu-
tis, in sicco involutis; costa valde producta, postice plano-convexa, lateri-
bus abrupte alteque adscendentibus, sinuatim in margines excurrentibus.
27
336 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
Seclio transversa frondis duplo latior quam alta. Squamæ posticæ magnæ,
integerrimæ, dense imbricatæ. atropurpureæ, marginem haud superantes.
Sporæ 75 y (teste Pearson).
Hab. Britannia, Wales, Barmouth (Pearson).
61. R. Raddiana Jack et Levier n. sp.
Monoica, major, glauco-virens. Frons usque ad 12 mm. longa, crassa,
bifurcata, furcis divergentibus, brevibus, ultimis late liqulatis, apice
rotundatis, sulco sub apice profundo acuto percursis, in planta adulta
leniter canaliculatis, alis plano-convexis, marginibus crassis acutis; costa
valde producta, alle convexa, lateribus rotundatis alte adscendentibus;
seclio frondis adult duplo latior quam alta; squamæ posticæ parvæ, hya-
line. Sporæ tusco-brunnez, alte truncato papillatæ, foveolatæ, foveolis Sy.
Hab. Italia, Firenze.
62. R. acuminata Taylor J. of Bot. 1846, p. 41%.
Monoica, minor, expansa, pallide virens. Frons usque ad 2 cm. longa,
furcis divergenlibus, apice obtusis, ob margines in sicco inflexos quasi
acuminalis (unde nomen) ceterum crassa, antice leniter canaliculata, in
ætate subplana marginibus crassis acutis; costa poslice plano-convexa,
duplo angustior quam pagina antica; frondis secho transversa subtriplo
latior quam alla, late triangularis, lateribus oblique atque substricte
adscendentibus, anlice convexa medioque parum emarginata, angulis late
acuminatis, aculis postice subtruncata. Squamæ posticæ parvæ, occultæ
hyalinæ. Sporas haud vidi.
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
63. R. Austini St. n. sp.
Syn. : R. lamellosa Austin (non Raddi).
Monoica, mediocris, dilute virens. Frons 10-12 mm. longa, furcata,
furcis oblongis, apice angustatis, obtusis, in parte juniore profunde acu-
teque sulcatis, parietibus sulci curvatim adscenden.ibus, marginibus
aculis; costa latissima, postice subplana; frondis sectio duplo solum latior
quam alta, antice angulo subrecto excisa, postice subplana, lateribus alte
adscendentibus. Squamæ posticæ magnæ, subimbricatæ, oblique ovatæ,
obtusæ, hyalinæ, marginem longe superantes. Sporæ 82 y, scaberulæ,
reticulatim lamellatæ, foveolis 44 y, papillatæ.
Hab. America septentr. Closter (Austin).
R. lamellosa Raddi differt fronde crassiore (fere magis alta quam lata)
28
Riceia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 337
sulco obtuso, totam frondem percurrente, marginibus attenualis, irregu-
lariter dentatis, squamarum marginibus papuloso-crenulatis vel subden-
tatis, sporis majoribus (95 y) laxius reticulatis.
64. R. corcovadensis St. n. sp.
Monoica, major, fusco-viridis. Frons usque ad 15 mm. longa, vix duplo
latior quam crassa profunde bifurcata, furcis brevibus, late oblongis,
acutis, antice profunde acuteque sulcata, alis adscendentibus exirorsum
curvatis, marginibus acutis; costa æquilata, postice rotundata, lateribus
alte adscendentibus. Squamæ posticæ purpureæ, magnæ, dense imbricatæ,
integerrimæ, frondis marginem haud superantes. Sporæ magnæ, 440 w.
haud reticulatim-lamellatæ, sublæves.
Hab. Brasilia, Rio Janeiro in M. Corcovado (Guillemin, Ule).
65. R. australis SL. n. sp.
Dioica, major, pallide virens, expansa. Frons usque ad 40 mm. longa,
2 mm. lata, 1-2 furcata, furcis linearibus, apice angustatis, divergentibus ;
crassa, triplo latior quam alta, antice convexa, sulcala, sulco sub apice
acuto, haud profundo, versus basin frondis nullo; margines crassi, obtusi,
costa leniter convexa in margines sensim attenuata; sectio transversa
frondis optime elliptica, medio sulco incisa. Squamæ parvæ, hyalinæ vel
purpurascentes. Sporæ magnæ 102 u, anguste alatæ, reticulatim lamel-
latæ, foveolis 14 y, papillis altis, subspiniformibus.
Hab. Montevideo (Fruchart).
66. R. porosa Taylor. J. of Bot. 1846, 416.
Dioica? mediocris. Frons 8 mm. longa, repetito furcata, furcis parum
divergenlibus, sæpe contiguis, inferne longe coalitis, apice solum liberis,
linearibus, apice obtusis, crassis, plus duplo latioribus quam altis, antice
sulco tenui profundeque percursis, ceterum subplanis, marginibus obtusis ;
costa postice subplana, strato supero frondis æquilata, lateribus abrupte
ereclis, sectio frondis adultæ itaque optime parallelogramma. Squamæ
posticæ, majusculæ, hyalinæ vel purpurascentes, marginem vix attin-
gentes. Spor 72 y (haud perfecte mature) anguste marginatæ, minute
reticulatæ foveolis sub 8 y, ex angulis breviter papillatis.
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
Die Taylor’schen Riccia-Namen, wie auch der obige, sollten zum Theil
eingezogen werden, da sie häufig in Folge völliger Verkennung der
specifischen Merkmale gewählt worden sind; die Beschreibungen sind
29 =
338 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
meist unbrauchbar und niemand ist im Stande die Pflanzen zu erken-
nen.
67. R. Junghuhniana N. et Ldbg. Syn. Hep. p. 609.
Monoica, mediocris, viridis, expansa. Frons usque ad 40 mm. longa,
multifurcata, fureis late linearibus, ultimis acuminatis, obtusis; antice
distincte acuteque sulcata, als plano-convexis, attenuatis, crassis, oblusis;
costa in medio frondis parum producta, late convexa, utroque latere sub
alis sensim adscendens; sectio transversa frondis adultæ sub triplo latior
quam alla. Squamæ posticæ magnæ, hyalinæ, sub alis occultæ. Sporæ
dilute rufe, pro planta parvæ, 68 w, minute reticulatim lamellatæ,
foveolis solum 5 y, lamellis crassis parum elevatis, angulis truncato-
papillatis.
Hab. Java (Junghuhn).
In der Syn. Hep., p. 609, ist diese Art als « cavernosa » beschrieben
und zu Ricciella gestellt; die Originalpflanze im Herb. Nees ist aber eine
Riccia.
68. R. minutissima SL. n. sp.
Monoica, exigua, pallide glauco-virens, expansa. Frons 3-4 mm. longa,
subtriplo latior quam crassa bifurcata, furcis divergentibus, angustis.
linearibus (Ricciæ fluitanti in adspectu similibus), apice profunde bilobis.
sulco anlico ad rimam brevem apicalem angustissimam reducto, in fronde
adulto nullo; margines crassi obtusi, ultra costam parum prominentes ;
cosia in medio postico plano convexa, lateribus brevibus oblique adscen-
dentibus, sinuatim in margines breves excurrenle. Squamæ posticæ hya-
line, magnæ, marginem atlingentes. Sporæ 76 y late mar Don alte
reliculatim lamellatæ, longe papillatæ, foveolis 8 ı.
Hab. Madeira (Fritze), Coimbra (Moller).
69. R. bifurca Hoffm. Fl. crypt. germ. p. 95.
Syn. : R, glaucescens Carr. Hep. Exsicc. brit.
R. marginata Lindberg.
Monoica, mediocris, expansa, glauco-virens. Frons usque ad 5 mm.
longa, sæpe bi-trifurcata, furcis plus minus divergentibus, apice rotun-
datis, anlice late leniterque canaliculatis, marginibus parum elevatis,
obtusis, costa lata crassaque, poslice plano-convexa, lateribus leniter
adscendentibus, rotuudatis; sectio frondis transversa ubique æquicrassa
fere triplo latior quam alta. Squamæ posticæ parvæ, remotæ, hyalinæ vel
30
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 339
violaceo-maculatæ, integerrimæ. Sporæ 68 y. late marginatæ, reticulatim
lamellatæ, angulis alte papillatis, foveolis 8 y.
Hab. Europa et America septentr. Sibiria Jenisei (Arnell).
R. glaucescens Carr. bielet gar keine Unterschiede; es scheint aber
mehr als eine Art unter diesem Namen ausgegeben worden zu sein, z.B.
R. glauca.
In Europa übersteigt diese Art die Alpen nicht und in Nord-Amerika
scheint sie auch den südlichen Staaten zu fehlen.
70. R. commutata Jack n. sp.
Monoica, minor, glauco-viridis. Frons usque ad 6 mm. longa, crassa,
bi-trifurcata, fureis brevibus, late divergentibus, linearibus, antice plano-
convexis, apice distincte emarginato-bilobis, profunde angusteque sulcatis ;
sulcus in fundo subplanus, marginibus crassis obtusis; costa plano-
convexa; sectio transversa frondis adultæ itaque æqualiter biconvexa, in
fronde juniore antice exciso canaliculata (sulco quasi immerso in superficie
subplano), ceterum triplo latior quam alta; squamis posticis minulis.
hyalinis. Sporæ fusco-brunneæ, 68 u, reticulatim lamellatæ, lamellis
tenuibus, in angulis alte papillatis, foveolis 8 u.
Hab. Italia, Firenze (Levier).
VIII. Frons maxime crassa, pro more diametro parum humilior.
x. Frons antice plana vel canaliculata (haud sulcata).
71. R. Schweïinfurthii St. n. sp.
Dioica, minor, fuscoviridis. Frons linearis, usque ad 12 mm. longa,
1 mm. lata, repelito furcata, furcis longis late divergentibus, antice plana,
sub apice solum anguste canaliculata, marginibus costam minime et
abrupte superantibus, aculis. Squamæ minutæ, violaceo maculatæ, sub
margine occultæ, integerrimæ. Costa omnium masxima, profunde in
terram descendens, frondis sectio transversalis itaque minus lata quan
alta, antice plana, marginibus alarum minime productis, postice saccu-
latim ampliata; stratum aëriferum sat altum, strato solido duplo humi-
lius. Andreeia ignota. Sporæ nondum evolutæ, pistilla maxime exserta.
Hab. Africa centralis (Schweinfurth, n° 1823).
72. R. arvensis Austin. Acad. Phila. 1869, p. 232.
Monoico, parva, glauco-virens, marginibus purpureis. Frons 3-4 mm.
longa, repetito furcata, furcis angustis late divergentibus, acuminatis,
31
340 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riccia.
acutis, ob margines vallatim incrassatos late humileque canaliculatis ;
costa valde producta, strato antico multo angustior marginibus crassis
acutis. Frondis sectio transversa itaque vix duplo latior quam alta, antice
convexa medioque late lunatim excisa, angulis late acuminatis acutis,
postice semicircularis, lateribus alte adscendentibus sinuatim in angulos
excurrentibus. Squamæ posticæ parvæ, purpureæ. Spore pro planta
maximæ, 102 y, ala lata eristatim incisa circumdatæ, reticulatim-lamel-
latæ, foveolis magnis ex angulis breviter papillatis.
Hab. America septentr. Gloster (Austin).
Die Beschreibung ist nach Austins Originalpflanze gefertigt, welche
keine Cilien hat; Austins var. hirta hat nichts damit zu ihun, da sie eine
eigene Art darstellt (R. hirta Austin).
73. R. antarctica St. n. sp.
Monoica, minor, giauco-virens. Frons usque ad 15 mm. longa. pro-
funde bifurcata, furcis obtusis, antice late canaliculatis, obtuse margi-
natis, postice fere duplo angustioribus valdeque incrassatis. Frondis
sectio transversa duplo latior quam alta, postice late plano-convexa, late-
ribus adscendentibus, sub alis abrupte sinuatim abeuntibus, antice con-
vexa, late et parum profunde excisa, angulis obtusis. Squamæ posticæ
valde evanidæ, magnæ, occultæ, integerrimæ, hyalinæ. Spore 90 y, arcte
reticulatim lamellatæ, ala angusta aspera, foveolis 8 u, ex angulis papil-
latis.
Hab. Chile (Herb. Nees sub Rt. glauca var. 8. major).
74. R. Trabutiana St. Revue bryolog. 1889, p. 65.
Dioica, minor, fusco-viridis margine purpurea. Frons 8 mm. longa,
lenax, crassa, parum latior quam alta, furcata, furcis longis, parum
divaricatis, obovato-oblongis, apice rotundatis, breviter bilobis, antice late
canaliculatis, marginibus acutis. Costa valde producta, postice rotundata,
lateribus convexis vertlicaliter adscendentibus; sectio transversa frondis
cireumscriptione semicirculari, antice exciso truncata, angulis suberectis
acutis. Squamæ posticæ magnæ, purpureæ, marginem attingentes. Sporæ
75 y, vix marginatæ, minute reticulatim lamellatæ, lamellis humilibus
vix papillatis, foveolis 7 w.
Hab. Algeria (Trabut).
75. R. lamellosa Raddi. Opusc. scient. Bologna II, p. 351.
Syn. ; R. Dufourü Nees. Hep. Eur. IV, 390.
32
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 341
Dioica, minor, pallide glauco-viridis. Frons 6 mm. longa, simplex vel
furcata, furcis sepe inæquales, ovatis vel oblongis, apice angustato obtusis,
antice profunde canaliculatis. marginibus abrupte attenuatis, acutis, sepe
denticulatis; costa haud angustior, crassa, postice rolundata, lateribus
alte adscendentibus, sectio transversa frondis adultæ vix latior quam alta.
Squamæ postice maxrime, valide, marginem frondis excedentes, dense
imbricaiz, hyalinæ, margine papuloso-crenulatæ vel subdentatæ. Sporæ
fusco-rubaæ, 75 y, laxe reticulatim lamellatæ, lamellis gracilibus, ad
angulos breviter papillatis, foveolis 10 y, ala angusta minute crenulata.
Hab. Europa et Africa mediterranea; Abyssinia, Anseba (Penzig),
Gallia Montpellier (Schimper).
76. R. chilensis St. n. sp.
Monoica, minor, fusco-viridis; frons usque ad 10 mm. longa, 1 mm.
lata, furcata, furcis late divaricatis, 5 mm. longis, acuminatis, antice pro-
funde angusteque canaliculatis, alis horizontalibus, convexis, marginibus
breviter attenualis, aculis, decurvulis. Squamæ posticæ hyalinæ, ephe-
meræ minutæque, sub margine occultæ. Costa valde incrassata, sub mar-
gines constricta, abrupte in alas attenuata, postice late plano-convexa;
frondis seclio transversa vix duplo latior quam alta, angulis late acumi-
nalis breviter protractis subdecurvis, postice subplana, lateribus alte
adscendentibus, superne sinu profundo abeuntibus, antice canali pro-
fundo angustoque dimidiata, dimidiis convexis; ostiola 5 parva, vix pro-
minentia. Spore 62 y, fusco brunneæ, papillis parvis humilibus obtu-
sisque asperæ.
Hab. Chile, Valparaiso (Dusen).
77. R. squamata Nees. in Mart. Fl. bras. I, p. 301.
Monoica, mediocris, fusco-viridis, margine atropurpurea, expansa.
Frons 8 mm. longa, crassa, angusta, linearis, longe bi vel trifurcata, fur-
eis parum divergentibus, antice rima profundissima obtusa percursa, alis
erectis atlenualis, crassis, margine acutis. Cosla postice convexa, lateribus
verticaliter adscendentibus; frondis sectio transversa parum altior quam
lata, postice late rotundata, lateribus strictis erectis, antice ad ?/s bifida,
laciniis anguste conicis acutis, ereclis. Squam& posticæ pro plantæ magni-
tudine maximæ, atropurpureæ, marginem frondis superantes. Sporæ
parvæ, 68 y, subnigræ, vix marginat®, lamellis crassis vermicularibus
multoties irregulariterque anastomosantibus ; papillis omnino nullis.
Hab. Chile (Gay) nuperius a Dusenio prope Valparaiso reperta.
39
3492 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Riccia.
8. Frons antice sulcata.
78. R. punctata Taylor. J. of Bot. 1846, p. 416.
Dioica? minor, glauco-viridis. Frons 4-5- mm. longa bifurcata, crassa,
duplo latior quam alta, furcis late divergentibus, brevibus, apice breviter
rotundato-acuminatis, antice sulco acuto percursis, alis oblique adscen-
dentibus vel subhorizontalibus, marginibus obtusiusculis; costa lata, crassa,
leniter convexa, lateribus prærupte stricteque adscendentibus. Squamæ
posticæ magnæ,imbricatæ, atropurpureæ, margines haud excedentes. Sporæ
magnæ, angulo-rotundalæ, saturate fuscæ, læves » teste Taylor.
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
79. R. aggregata Und. Bot. Gaz. XIX, p. 275.
Dioica. minor, fusco-viridis, marginibus atropurpureis. Frons usque ad
7 mm. longa, crassa, vix duplo latior quam alta, repetito furcata, furcis
ultimis oblongis acuminatis, acutis, antice acute angusteque sulcatis, alis
plano-convexis, marginibus acutis; costa valde producta, postice plano
convexa, lateribus alte stricteque adscendentibus. Squamæ posticæ parvæ.
purpureæ. Sporæ (75 y, subnigræ, reticulatæ teste Underwood).
Hab. America septentr. California (M° Clatchie).
Quoad frondis configurationem À. punctatæ Taylor simillima.
80. R. mamillata St. Rev. bryol. 1889, p. 65.
Dioica, minor, triste viridis; frons usque ad 10 mm. longa, crassa,
parum latior quam alla, bi vel trifurcata, furcis late divergentibus, longis,
linearibus, ultimis acuminatis acutis, antice sulco acuto percursis. alis
subplanis oblique adscendentibus, marginibus acutis, costam haud supe-
rantibus; cellulæ superficiales anticæ globosæ, vertice mamillatim angus-
late, mamilla valde incrassata; costa valde producta, poslice plano-
convexa, lateribus alle-subverticaliter-adscendentibus. Squamæ parvæ,
hyalinæ, apice serratæ vel crenulalæ. Sporæ desunt.
Hab. Algeria (Trabut).
8. R. lanceolata St. n. sp.
Doica, mediocris, flavo-virens. Frons usque ad 10 mm. longa, profunde
bifurcata, furcis late divergentibus, anguste lanceolatis, aculis, crassis,
antice sulcatis sulco acuto (sub apice magis profundo) alis tamen sub-
planis, marginibus acutis, in apice frondis altenuatis. Cosla crassa, postice
34
Riccia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 343
convexa, lateribus rotundatis alte adscendentibus, sectio transversa fron-
dis adultæ plus duplo latior quam alta, antice subplano, parvo angulo
acuto in medio interrupta, postice subsemicircularis. Squamæ posticæ
minute, facile evanidæ, hyalinæ. Reliqua desunt.
Hab. Africa, Dahomey. Canné, Ajuda (Francis Newton).
82. R. numeensis St. n. sp.
Dioica? minor, pallide flavo-virens. Frons usque ad 10 mm. longa,
multifurcata, fureis pro planta longissimis, parum divergentibus, ligulatıs,
crassis, ultimis apice late rotundatis, sulco antico subapicali profundo
acuto, alis oblique adscendentibus, in planta adulta magis apertis, late
canaliculatis, denique horizontalibus (sulco nullo), margines parum atte-
nuali, acuti; costa valde producta, postice convexa, lateribus alte subverti-
caliter adscendentibus, stricte in margines excurrentibus. Squamæ pos-
ticæ parvæ, hyalinæ, facile evanidæ. Reliqua desunt.
Hab. Nova Caledonia, Numea (Saves).
83. R. macrocarpa Levier et Jack n. sp.
Dioica, mediocris, viridis. Frons usque ad 6 mm. longa, crassa, parum
latior quam alta, furcata, furcis longis, divergentibus, e basi obcuneata
oblongis, apice parum anyustalis, breviter emarginatis, antice profunde
acuteque sulcata, alis e fundo arcuatim adscentibus subplane explanatis,
marginibus acutis ultra costam parum exstantibus. Costa valde producta
ventre alte convexa, laleribus alle adscendentibus sinuatim in marginem
excurrens. Squamæ posticæ magnæ, hyalinæ, integerrimæ, marginem
haud superanles. Sporæ 93 y, subnigræ, reticulatim lamellatæ, foveolis
12 y, alle papillatæ.
Hab. Italia Firenze (Levier), Sardinia (Fr. Müller), Napoli (Gasparini),
Algeria (Trabut).
(A suivre.)
= molles
39
J44
STERNBERGIA COLCHICIFLORA W. et K. var. ETNENSIS Rouy
PAR
William BARBEY
Planche XIII.
En 1877 Boissier et Leresche rapportèrent de la Sierra de la Nieve,
dans la province de Malaga, un Sternbergia que nous cultivons à la
Pierrière. Notre ami M. Ch. Cuisin a bien voulu en figurer les fleurs
sous les numéros 1, 3, 4, 5 de notre planche XIII. Les numéros
2, 6, 7, 8, 9 de la même planche appartiennent à Sternbergia colchici-
flora Waldst. et Kitaib. typique, provenant d’un échantillon de l’herbier
Steven récolté à Simpheropol.
Nous avions cru au premier abord reconnaître une espèce nouvelle
dans la plante de la Sierra de la Nieve et c’est ce qui nous avait engagé
à la faire figurer; mais après examen nous la rapportons à la variété
que M. Georges Rouy a décrite dans le Bulletin de la Société Botanique
de France, XXXI, 1884, p. 182, sous le nom de Sternbergia colchiciflora
W. et K. var. Æünensis Rouy. Si nous attribuons var. Ætnensis à
M. Rouy et non à Gussone, qui en 1827 a créé Sternbergia ZEtnensis
Guss. dans Flor. Sie. Prodr., I, p. 395, c’est que Gussone dans Synopsis
Fl. Siculæ IL, p. 811, parait disposé à mettre son espèce au rang de
variété sans toutefois le faire catégoriquement.
Nous pouvons encore signaler ici deux observations sur le genre
Stlernbergia :
1° Il existe dans l’Herbier Boissier un mauvais échantillon d’un
superbe « sSternbergia sp. exempl. unic. Aintab in collib. calcar.
Jan. 67. » L’etiquette non signée doit être de l’eeriture de M. Hauss-
knecht ; l’espece est à rechercher par nos amis les missionnaires amé-
ricains de Aintab.
2° Boissier dans Flora Orientalis V ne cite, ni comme espèce, ni
comme synonyme : Sternbergia Caucasica Willd. in Mag. Naturf. Fr.
Berl. IL, p. 27, ann. 1808 : S. foliis lineari-lanceolatis ereetiusculis laci-
niis corollæ ovatis. Colchicum monogynum Marschall de Bieberstein.
Habitat ad Caucasum %.— Cette espèce est à élucider dans l’Herbier
de Wildenow.
Les Jordils, 18 mars 1898.
| LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE ET FILS
= = 19, rue Hautefeuille (près du boulevard Saint-Germain), à Paris.
= Aide -mémoire de Botanique générale, Anatomie et
__ Physiologie végétales, par le professeur Henri GiraRp. 1 vol.
in-18 de 358 pages, avec 77 figures, cartonné... ............ _S3fr.
Le Manuel d'histoire naturelle du professeur Henri Girard, dont les neuf pre-
_ _miers volumes viennent de paraître et qui sera complet en dix volumes, a pour
_ objet de permettre aux candidats ayant à subir un examen dont le programme
comporte l'étude des sciences naturelles, de repasser, en un temps très court, les
diverses questions qui peuvent leur être posées. L'auteur de ces Aide-mémoire
s'est efforcé d’embrasser, aussi brièvement que possible, mais sans rien omettre,
les sujets des derniers programmes. ;
Au début des études, il permettra d'acquérir rapidement les notions nécessaires
pour profiter des cours spéciaux ou lire avec fruit les traités complets; à la fin
_ de l’année, il facilitera les revisions indispensables pour passer avec succès les
Pi EXAMENS. .... 5
Les trois premiers volumes sont consacrés à la Zoologie, à l’ Anatomie comparée
- et à l'Embryologie. Les trois suivants sont consacrés à la Géologie, à la Paléon-
_ tologre et à la Mineralogre. Trois autres volumes sont réservés à la Botanique
- (Cryptogamie, Phanérogamie, Anatomie et Physiologie végétales). Enfin un der-
nier volume traitera de l’Anthropologie.
Dans l’Aîde-mémoire de Botanique generale qui vient de paraître, l’auteur s’est
_ efforcé de condenser les vues de MM. les professeurs Van Tieghem, G. Bonnier,
Guignard, Bureau, M. Cornu, Daguillon, Mangin, G. Planchon, Constantin (de
= Paris), Gérard et Sauvageau (de Lyon), Leclere du Sablon (de Toulouse), Mil-
- lardet (de Bordeaux), Flahaut, Granel, Courchet (de Montpellier), Vuillemin et
_ Lemonnier (de Nancy), Herail (d’Alger), Heckel (de Marseille), etc.
VERLAG VON EDUARD KUMMER IN LEIPZIG
|
. D: W. Migula. — Synopsis Gharacearum euro-
__ pæarum. — Illustrirte Beschreibung der Characeen
Europas, mit Berücksichtigung der übrigen Welttheile. —
Auszug aus dessen Bearbeitung der Caaraczzn in Raben-
horst’s Kryptogamenfiora. Mit 133 Abbildungen und einer
_ Einleitung. 176 Seiten. Leipzig, 1898. Prix : 8 mark.
=. Migula donne en 176 pages une flore des Characees d'Europe. Il donne une
courte description pour chaque espèce et pour toutes les variétés. La plupart de
ces diagnoses sont accompagnées de figures, ce qui facilite singulièrement les
echerches. Au commencement se trouve une introduction détaillée où l’auteur
onne de nombreuses et précieuses indications pour la détermination, la récolte
Ts vs
A ARRET RE TRES
et la conservation de ces plantes si intéressantes. C’est en sonime, comme il le
dit, un résumé des «Characées» publiées dans la flore cryptogamique de
Rabenhorst En vue d’un usage courant, les synonymies et tous les détails inu- ES;
_tiles ont été laissés de côté, afin de ne pas compliquer la tâche aux commen-
Fonts. ==. 2 s RS
_ Enfin un Index alphabétique très précis permet de retrouver facilement les M
spèces ou les variétés cherchées, un résumé bibliographique cite les principaux i
ouvrages sur ce sujet et une liste des principales collections d’exsiccata de Cha- =
racees terminent le travail.
BULLETIN
DE
EEE BEER BOSS EEE
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
Conservateur de l’Herbier.
Tome VI. 1898.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, etc., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées au prix de Fr. 15.—
pour la Suisse et de Fr. 20.— pour l'étranger.
Tome I (1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
»..- IL (189%), : 769 "5 32 » et & »
211814895, 700 5» 146 » et 1 »
» IV (1896), 963 » 9 » et 3 »
». V (1897), 1135 » . 25 » et 2 »
Les abonnements sont reçus à l'AERBIER BOISSIER, à CHAMBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de ’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune\livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, bolevard de Plainpalais, 26.
BULLETIN
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE’ L’HERBIER,
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome VI. 1898.
N° 5.
Prix de PAbonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
à CHAMBESY prés Geneve (Suisse).
GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
PARIS | BERLIN
R. FRIEDLÆNDER & SOHN
44, Carlstrasse,
PAUL KLINCKSIECK
59, rue des Écoles.
SOMMAIRE DU N° 5. — MAI 1898.
I. — William Barbey. — UNE MUNIFICENCE BOTA-
II. — Hans Hallier. — NEUE UND BEMERKENSWERTE
PFLANZEN aus dem malaiisch- papuanischen Inselmeer
(II Teil) (Planches V, VI, VIL VII, IX, X et XI) (suite)... 348
II. — Franz Stephani. — SPECIES HEPATIGARUM (suite) 361
IV. — Th. de Heldreich. — FLORE DE L’ILE D’EGINE
(avec une carte géologique, planche XII) (suite et fin).... 979
Qme année. aD Is, Mai 1898.
TE Lunar nn nn
BULLETIN DE L'HERBIER BOLSSIER
UNE MUNIFICENCE BOTANIQUE
PAR
William BARBEY
La Société Botanique de France dans sa session extraordinaire de
1894 a honoré la Suisse romande de sa bienveillante visite. Dans son
Bulletin elle a rendu hommage aux ressources botaniques de Geneve A
cette époque.
Depuis lors la botanique vient de faire un nouveau pas considérable
en avant, grâce à la munificence d’un savant genevois M. Philippe
Plantamour-Prévost, qui vient de léguer à la Ville sa superbe campagne
de Mon Repos, au bord du lac, pour y installer l’'Herbier Delessert et
le Jardin Botanique, créé par Auguste-Pyrame de Candolle.
Voici le texte du testament :
Je donne à la Ville de Genève la nue propriété de ma campagne de
Mon Repos qui conservera son nom, ma femme en ayant la jouissance
sa vie durant, dans le but de conserver aux Genevois la jouissance d’un
bord de lac en belle position.
Je soumets toutefois ce don à deux conditions : 1° Qu'il est inaliénable
et 2° que la Ville ne pourra y installer ni cafe, ni restaurant, ni casino,
ni kursaal, ni aucun établissement de cette nature sous quelque nom
que ce soit.
Je donne en outre à la Ville de Genève la somme de trois cents
BULL. HERB. BOIss., mai 1898. 24
346 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
mille francs (300,000 francs) dont les intérêts serviront à l’entretien de
la campagne.
J’emets l’idée que la Ville, si cela lui convient, utilise la propriété en
y transférant le jardin botanique et en installant ses herbiers dans la
maison et continue les observations météorologiques.
Mon limnographe qui fonctionne depuis 1877 en serait un des pre-
miers éléments, avec les thermomètres et les baromètres enregistreurs
et non enregistreurs; mes carnets d'observations depuis 1874, les porte-
feuilles contenant les diagrammes des oscillations du lac depuis 1877 et
celui des courbes des hauteurs moyennes du lac depuis 1874.
La maison d'habitation comprend les rideaux, les meubles assortis à
ces derniers, et les grandes tables.
La campagne comprend les loges des portiers (logements des jar-
diniers), dépendances, serres, orangerie avec l'outillage.
Mes jardiniers auront le droit d’habiter les loges un an après ma
mort, ou celle de ma femme, pour leur donner le temps de se pourvoir
ailleurs, si la Ville ne les garde pas.
Tout l’ameublement mobile des loges et les ustensiles appartiennent
au ménage qui les habite.
Écrit en premier lieu en 1889.
Modifié et recopié de ma main le 20 juillet 1896.
Signé : Ph. PLANTAMOUR.
C’est dans le Journal de Genève du 11 mars 1898 que nous avons
relevé le texte ci-dessus; cette même feuille rend ainsi compte de
l’acceptation de ce magnifique don :
Conseil municipal (séance du 11 mars). Présidence de M. Ricou,
président.
M. Bourdillon présente un rapport à l'appui de l’arrêté acceptant le
legs fait par M. Ph. Plantamour.
L’orateur ne doute pas que le Conseil municipal ne s’associe aux
sentiments de profonde gratitude et de vive reconnaissance du Conseil
administratif pour les généreuses dispositions testamentaires de
M. Ph. Plantamour. Il exprime au nom de la population tout entière
les hommages de vive reconnaissance qui sont dus pour ce magnifique
cadeau.
M. le D’ Gosse tient à s'associer au nom du Conseil municipal d’une
façon complete aux sentiments exprimés par M. Bourdillon. L’impor-
(3) WILLIAM BARBEY. UNE MUNIFICENCE BOTANIQUE. 347
tance de ce cadeau est considerable pour nous. Il nous permettra de
donner à notre jardin botanique tout le développement nécessaire.
Nous trouverons aussi dans la campagne Plantamour des locaux pour
loger ce trésor qu'est l’Herbier Delessert, dont on ne connaît pas assez
chez nous toute la valeur scientifique.
M. Alexis Lombard dit que la partie de notre population qui ne
possède pas de campagne pourra jouir, grâce à ce beau don, d’une
promenade unique en son genre, et elle sera vivement reconnaissante
au défunt d’avoir pensé à elle.
M. Turrettini se joint à ces paroles. Il dit que le but de M. Ph. Plan-
tamour a été de fournir un beau bord du lac à notre population. La
campagne devra done être conservée telle qu’elle est et il ne devra pas
y être construit de quai.
M. Bourdillon tient encore à montrer quelle était la modestie de
Ph. Plantamour. Il n’a pas demandé que son nom fut donné à sa cam-
pagne, et il paraît même, en stipulant qu’elle devait conserver le nom
de « Mon Repos », avoir tenu à éviter cette éventualité. Il ne nous
restera que la ressource de conserver son souvenir dans notre mémoire
et dans notre cœur.
Les paroles de reconnaissance de tous les orateurs sont soulignés par
des bravos et l’arrêté est voté à l’unanimité.
Sauf erreur le Conseil municipal a voté la frappe d’une médaille
d’or pour commémorer cet acte insigne de civisme scientifique.
Il est bienfaisant de penser que l’administration de ce remarquable
héritage tombe en des mains aussi qualifiées que celles de M. le
D: John Briquet, conservateur de l’Herbier Delessert et directeur du
Jardin botanique. Nous souhaitons que bien des années se passent
encore avant que les collections botaniques quittent le Conservatoire
des Bastions. En effet leur entrée à Mon Repos serait le signe que
Genève a été privée d’une des plus nobles âmes qui l’ait jamais
honorée.
Les Jordils, 18 mars 1898.
348
Neue und bemerkenswerte Pflanzen
aus dem
malaiisch- papuanischen Inselmeer
von
Hans HALLIER
Hierzu Tafel V, VI, VII, VIII, IX, X, XI.
(Fortsetzung zu S. 233-288).
33. Peristrophe tinctoria Ners; Mio. Fl. Ind. Bat. IT (1856),
p. 845 (excl. synn. Lour.? Burm., Tauns.); Hook. f. Fl. Brit. Ind. IV, 42
(VIT. 1885), p. 556 (tab. nostra VI).
PI. viva : Herba erecta, trichotome vel abortu dichotome ramosa, sub-
glabra; caulis crassus, rigidus, obscure 4-angulus, saturate viridis, nili-
dulus, lineis 6 pallide viridibus striatus, pilis minutissimis reflexis
appressis dispersis puberulus, supra nodos Lumidus, in nodis geniculatus,
ul primum resectus, odore pisi; cujusvis jugi transversi folia parum
inæqualia, cujusvis jugi radialis folium inferum supero multoties majus;
peliolus brevis, semiteres, deorsum complanatus, dense, minute,
appresse puberulus, cinereo-viridis; lamina herbacea, decurva, ovata,
acumine longo subacuto terminata, basi subcordala, paulum obliqua, latere
centripetali quam distale majore, secus peliolum paulo magis prolongato,
pinninervis, Supra saturate viridis, nitidula, glabra, punctulis densis minu-
Lissimis glaucis sub lente tantum conspicuis (1. e. stomatibus convexis)
glaucescens, sublus stomatibus densissimis pallide glauco-viridis, sub-
opaca, ad nervos minute, appresse, disperse cinereo-puberula, margine
(16) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 349
sub lente dense et minute ciliolata, ceterum glabra, venis oblique trans-
versis saturate viridibus pellucidis lineata, sparse et irregulariler pellu-
cido-punctata ; ner vi utrinque costati, subtus quam intervenia paulo pal-
lidiores, nitiduli, laterales alterni, utrinsecus 6-8; flores in pleiochasiis
cymosis terminalibus; cymæ cujusvis rami laterales 2-4 inferiores in
supremi foliorum jugi axillis in eadem planitie serti, flabellum formantes.
superiores 2-4 in bractearum 2 oppositarum axillis; rami laterales flori-
bundiores ilerum ramulis 2-4 terminati adeo ut rami laterales plerique
denique dichotome ramulis binis sunt terminali; cujusvis inflorescentiæ
rami caulinis similes, ramuli breves, clavati, capitulis solitariis
3-5-floris involucratis terminati; bracteæ minutæ, subulatæ, virides;
cujusvis involucri foliola bina inæqualia, superum infero majus, ses-
silia, ovata, acuta, indumento et colore foliis frondosis æqualia, nervo
mediano extus carinato; flos quivis bracteolis compluribus, minutis,
paleaceis, acutis, dorso virescentibus pubescentibus,. margine pellucide
membranaceis ciliatis suffultus, sessilis; calyx parvus, brevis, pallide
viridis, usque ad ‘/; 5-fidus; laciniæ subæquales, indumento, colore.
forma bracteolis similes; corollæ tubus tenuis, longus, albidus, nitidus.
extus pube densa patente paulum deflexa mollis, apice contortus, labia intus
rubro-lilacina, extus albido-hlacina, utrinque opaca, glabra, inferum (tubi
torsione superum) valde recurvum, anguste linguiforme, apice triden-
talum, supra basin anguste galeatam intus semiluna pallide flava, infra
aperta et rugosa, supra relusa et serie una punctulorum atro-lilacinorum
cinela pietum, superum (torsione inferum) multo latius, minus recurvum.
e basi breviter et late cuneata late ovalum, apice minute bidentatum,
marginibus minutissime denticulatum, intus secus lineam medianam
albidum; filamenta 2 fauci inserta, per totum tubum decurrentia, parte
libera labio majori incumbentia et oblique divergentia, longa, tenuia.
terelia, rubro-lilacina, nitore vitreo, puberula; antheræ decolores,
griseo-flavidæ, semi-sagittal&, thecis linearibus parallelis rima longitudi-
nali introrsum dehiscentibus, distali quam introrsd longiore et connec-
tivo multo altius affixa; discus cupularis, pallidus; ovarium ovoideum,
viride, nitidum, 2-sulcatum; stylus tenuissimus, longus, filamenta adæ-
quans, albus, nitore vitreo, stigmatibus 2 minutis, linearibus, brevibus.
virescentibus, convergentibus terminatus.
Caulis ca. 5 dm. altus, internodiis usque ultra 8 cm. longis, usque % mn.
erassis, supra nodos ultra 5 mm. crassis; petiolus usque 5 mm. longus:
lamina usque ultra 7 cm. longa, ultra % cm. lata; bracteæ ca. 5 mm. long,
vix À mm. late; involucri foliolum majus usque 25 mm. longum, 2 em. latum,
350 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
minus usque 2 cm. longum, 4 em. latum; bracteolæ usque 5 mm. longæ, basi
1-2 mm. late; calyx vix5 mm. longus; corollæ tubus 25 mm. longus, vix
2 mm. latus, labia 23 mm. longa, minus 7 mm., majus 15 mm. latum; fila-
mentorum pars libera 44 mm. longa, antheris 5 mm. longis; stylus 37 mm.
longus.
Nordceram, Wahaai (Treus 1893, Hort. Bog.; von hier im Herb.
Bog., HazuEr f. 16. II. 1895); Celebes, Landschaft Minahassa, auf
fruchtbarem vulkanischem Sand im Urwald bei Bivouak Totok nahe bei
Ratatotok 200 m. über See (Koorpers 25. III. 1895 n° 15825 ß, Herb. Bog.
— « Blumen rötlich-violett; einheim. Name : Gangaj manuk! »), auf
ziemlich fruchtbarem Tuff im Urwald bei Bivouak Pinamorongan nahe
bei Kajuwatu 500 m. über See (Koorners 1. Il. 1895 n° 15837 8, Herb.
Bog. — «Blüten geruchlos, violett; einheim. Name : Lenu-ruhut »), in
Kota Amurang (Koorvens 3. IV. 1895 no 15843 ß und 15844 ß, Herb. Bog.
— « Einheim. Name : Karodo?. Gekocht heisst die Pflanze Lelénu »), bei
Paku-ure 400 m. über See (Koorpers 18. IV. 1895 n° 15844 8, Herb. Bog.
— « Einheim. Name : Lelénu »); East Bengal (Grirrttu Kew distr.
1863-4 no 6171 ex p., Herb. Berol.); Hort. bot. Calc. (Warnich 1830
n° 2465/D, Herb. Berol., Herb. Monac.); cult. in Hort. Calc. (Herb. Hort.
Bot. Calc. im Hb. Monac.); kultiviert (Hook. f. and Taoms. ex p., Hb. Ber.).
Von P. tincioria unterscheidet sich die äusserst nahe verwandte
P. montana Nees; Hook. f. 1. c. durch üppigeren Wuchs, grössere,
dünnere, viel länger gestielte und lang zugespitzle Blätter und grössere
Brakteen. Zu dieser leizteren Art sind mit Sicherheit die folgenden
Exemplare zu rechnen :
Penins. Ind. or., Courtallum (Wicuar IX. 1835 in Kew distr. 1866-8
n° 2279, Hb. Berol., Hb. Monac.); Malabar, Concan etc. (Stocks. Law etc..
Hb. Ber.).
Zu P. fera Crarke in Hook f. Fl. Brit. Ind. IV, 12 (VII. 1885), p. 556
gehören offenbar folgende Exemplare, welche sich von P. montana leicht
durch undeutlich ausgeschweift gezähnte Blätter und durch schmälere,
zugespitzte, ausgeschweift gezähnte Hüllblälter unterscheiden :
East Bengal (Grirrira in Kew distr. 1863-64 n° 6171, Hb. Ber. ex p..
Hb. Monac.); Assam (Masters, Hb. Mon.); Khasia Hills (Native Collec-
tors of Bot. Garden Calcutta, Hb. Mon.), ebendort 2-4000 ped. (Hook. f.
and T. Tuouson, Hb. Ber., Hb. Mon.); kultiviert (Hook. f. and Tmuoms., Hb.
Ber. partim.).
1 Manuk = Vogel.
3 Karodo = zart, fein.
©
(18) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 391
Eine diesen dreien sehr nahe stehende Art mit lang eiförmig-lanzett-
lichen Blättern und herzförmigen Hüllblättern wurde durch KoorDeErs im
Urwald bei Kajuwatu in der Landschaft Minahassa auf Nordcelebes
gesammelt (25. II. 1895 n° 15830 8, Hb. Bog. — «Blumen weiss; einheim.
Name : Lelenu »).
734. Gomphostemma furfuraceum sp. n. (t. IX, fig. 1 a-c.).
Pl. viva : Herba humilis, erecta, isophylla, inter G. Mastersü el
G. ovatum intermedia; caulis herbaceus, pro genere tenuis, flexuosus,
obscure quadrangulus, ut petioli viridis et furfure minuto cinerascens;
petiolus longus, subteres, deorsum complanatus et apicem versus cana-
lieulatus; lamina ovato-lanceolata vel ovata, acumine brevi integro
obtuso terminata, præter basin subaculam vel rotundam vel cordatam
grosse angulis oblusis decurvo-serrata, herbacea, pinninervis, supra satu-
rate viridis, lucida, pilis sparsis minulis stellatis 3-4-bracchiatis cinereis
furfuracea selulisque raris patulis oblique proversis scabra, nervis venis-
que latis prominulis saturatius viridibus obscure et remote reticulato-
rugosa, sublus pallida, glauco-viridis, nitidula, pilis raris minutis stellatis
cinereis ad nervos venasque densioribus furfuracea, nervis venisque satu-
ratius viridibus reticulata; nervus medianus subteres, subtus valde pro-
minens, laterales utrinsecus ca. 5. angulo acuto ascendentes, prope basin
procurvi, subtus valde prominentes, margine reliculato-anastomosantes;
cymæ axillares, decussat®, subsessiles, paucifloræ, contract®; cujusvis
cymæ braciex 4 decussatæ, foliaceæ, spathulato-lanceolatæ, acutæ, basin
versus sensim in petiolum attenuatæ, margine parum revoluto-serrulatæ,
supra lucidæ, subglabræ, sicut bracteolæ et calyces rubescentes, subtus
cinereo-furfuraceæ, inferiores 2 multo minores; bracteolæ lineares,
acutæ, calyce breviores; calyx extus pilis densis minutis stellatis cine-
rascens, 10-angulus, præter basin pallescentem rubescens, intus appresse
et minute hirsutus; dentes lineares, acuti, subæquales, dupla tubi longitu-
dine, medio dorso carinati nervisque 2 marginalibus cincti, ciliolati,
apice parum recurvi; coroll& citrinæ extus pilis densis patentibus capi-
tatis molliter pubescentis intus glabræ tubus calyce multo longior, prope
basin glabrescens, nitidus, ad ?/s longitudinis diametro transverso, dein-
ceps sensim procurvus et inflato-ventricosus; labium superum breve, fere
semi-orbiculare, rectum, obscure emarginatum, minute fimbriolatum, infe-
rum multo longius, decurvum, {rilobum, lobis lateralibus brevibus semi-
‚orbieularibus, intermedio multo longiore obovato; filamenta 4 didynama,
eitrina, tubi parti angustatæ adnata, brevissime puberula, superne libera,
teretia, nitida, pilis longioribus rarioribusque albis lanata; antheræ 4
392 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
sub labio supero connivenles, transversæ, brevissimæ, obtusæ, vitellinæ,
thecis parallelis elliptieis rima longitudinali antice dehiscentibus; pollen
ellipsoideus, lævis, plicis 3 longitudinalibus præditus; discus cupularis,
oblique retusus, glauco-viridis; ovarium læte viride, nitidum, superne
papillesum; stylus tenuis, filiformis, stamina longiora adæquans, albus,
glaber, nitore vitreo, apice virescente inæqualiter bicruris, crure postico
brevissimo.
Herba 25-30 cm. alta: caulis 2-3 mm. crassus, internodiis usque % cm.
longis; petiolus usque 4 cm. longus; lamin a usque 18 cm. longa, 9 cm. lata;
jugi superioris bracteæ usque 15 mm. longæ, 5 mm. late; calycis tubus
5 mm., dentes À cm. longi; corolla ca. 35 mm. longa, tubi parte tenui ca.
17 mm. longa, labio supero 5 mm. longo, ca. 8 mm. lato.
Ostsumatra, Dell, Permandian und Kampong Pakam (Janerı 1895,
Hort. Bog.).
35. Elatostema (subgen. Pellionia) bicuspidatum sp. n.
Pl. sicca : Herba e caule repente ad nodos radicanle ramos erectos
humiles simplices dorsiventrales transverse anisophyllos emittens :
rami tenues, flexuosi, foliis inferioribus gradatim diminutis inferne
aphylli, glabrescentes, superne foliosi pilisque densis brevibus paten-
libus paulum decurvis rufi, antice sulcati (2), internodiis inferioribus
quam superiora gradalim longioribus; eujusvis jugi folia valde inæqualia,
dimorpha, klinotropa, inaquilateralia ; alterum diminulum, sessile, subu-
latum, hirsutum, quam folii normalis stipula multo longius, ipsum sti-
pulis destitutum, alterum normale, breviter, sed conspicue petiolalum,
herbaceum; folia normalia bifaria, petiolo brevi tenui hirsuto et stipula
intrapetiolari lineari-lanceolata glabra e duabus composita suffulta;
lamina inæquilateralis, latere altero latiore semi-ovato secus petiolum
longius producto, allero semi-obovato, auriculo basali utroque subsemi-
cordato, ad latus latius supra basin dentibus ca. 10, ad latus angustius
supra medium dentibus ca. 5-8 undulato-decurvis mucronatis grosse
sinuato-serrala, apice sensim in acumen integrum, longe triangulare,
acutum, rectum vel paulum falcatum angustata, pinninervis, utrinque cyS-
tolithis destiluta. non conspicue peliucido-punctata, superne alro-viridis
setulisque brevibus raris obspersa, denique glabra, margine præcipue in
acumine setulis brevibus raris ciliata, subtus pallidior, glaucescens, reti-
culato-venosa, ad nervos venasque setulis densis patentibus rufis aspera;
capitula © axillaria, solitaria, pedunculo brevissimo tenui hirsuto suf-
fulta, globosa, parva, perigonii aristis subulatis patule setulosis penieil-
a €
(20) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 393
Jata; achænium breviter fusiforme, grosse tuberculalum; flores 4
ignoti.
Rami ca. 3 dm. longi, internodiis 5-30 mm. longis; folium abortivum ca.
5 mm. longum, normalis petiolus 3-5 mm. longus, stipula vix 3 mm. longa,
lamina usque ultra 8 cm. longa et 3 cm. lata, acumine usque 15 mm. longo,
basi ultra 5 mm. lato; glomeruli © 5-8 mm. diametro, pedunculo usque 3 mm.
longo.
Java (Korrtuars, Hb. Bog. u. Lugd. Bat.); Westjava, in der Krautvege-
tation des Urwaldes auf dem Weg vom Puntjak nach dem Kratersee
Telaga Warna (Massarr, II. 1895 und Haruıer f. 14. II. 1895, Hb. Bog. u.
Hb. L. B.).
Als sundanesischer Name für diese Art wurde mir von einem Inländer
Bubuküan' genannt, womit er mir jedoch auch eine behaarte Sonerila-
art bezeichneie.
36. E. (subgen. Pellionia) scandens sp. n.
Pl. sicca : Herba majuseula, glaberrima, abortu alternifolia, erecta vel
occasione data ad arborum truncos scandens; caulis raro ramosus,
postice ad internodia radicibus sertis brevibus tenuibus densis præditus.
superne herbaceus, tenuis, exsiccando collapsus et minute canellatus.
inferne teres, internodiis elongatis: stipulæ cujusvis folii (et normalium
et abortivorum) usque ad apicem connatæ, æquales, lineari-lanceolatæ.
aculissim&, non pellucidæ, dorso secus margines connatos carinalæ ;
folia bifaria, petiolo longo tenui suffulla, integerrima, æquilateralia,
ovato-lanceolata, in acumen breve obtusum vel acutum nunc sensim nunc
abrupie extenuala, basi anguste ovato-rolundala, usque ad basin exacte
pinninervia, supra sordide nigricantia, hydathodis sparsis parum conspi-
cuis nigro-punetala et circa hydathodos maculis salinis albidis notata.
subtus multo pallidiora, cinerea, utrinque cystolithis densis einereis
minulissime striolata venisque supra nigricantibus subtus eystolithorum
frequentia cinereis obsolete et remote reticulata ; nervus medianus supra
nigricans, anguste et acute carinato-prominens, cyslolithis destitutus.
subtus latior, semiteres, præter basin nigricantem cystolithis destitutam
sicut nervi laterales cystolithis densissimis striolatus, quam internervia
multo saturatius coloratus; nervi laterales utrinsecus 6-8, valde procurvi
commissurisque intramarginalibus arcuatis inter se conjuncli, utrinque
prominuli; flores g in corymbis pedunculatis laxis multifloris ramosis-
! Abzuleiten von Buku = Buch; offenbar wegen der gefalteten Blätter.
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
simis; bracteæ minutæ subulatæ; perigonii segmenta 5, mutica, inæ-
qualia; stamina 5; flores © non exstant.
Caulis 4 m. usque longus, 2-3 mm. usque crassus, internodiis 1-7 cm. longis;
stipulæ vix 2 mm. longæ, basi ca. 1 mm. late; petiolus 1-10 cm. longus,
vix 1 mm. crassus; lamina usque ultra 16 em. longa, 3-7 cm. lata; cymæ
d ultra 5cm. diametro.
Buitenzorg, mit Elatostema javanicum (Wepp.) HALLIER f. im Walde
auf den Felsen des Berges Tji-bodas bei Tjampea ca. 320 m. über dem
Meere (Harrıer f. 4. V. 1895 u. 11. VI. 1896, Hb. Bog.: H. Raap 11. VE.
1896, Herb. Genuense).
Eine sehr eigentümliche Art, welche durch ihre bald freien und auf-
rechten, bald an Baumstämmen emporkriechenden Stengel eine ähnliche
Mittelstellung zwischen den Untergattungen Procris und Pellionia ein-
nimmt, wie die Gattung Agalmyla zwischen der Epiphytengattung Aeschy-
nanthus und den übrigen, bodenbewohnenden Gesneraceen.
37. E. (subgen. Pellionia) repens (Lour. 1790) HaLLıra f. in
Annal. Buitenz, XII, 2 (III. 1896), p. 316, var. begonisiolium m. —
Elatostema sp. E. repenti affine HaLLıer f. 1. c. p. 288.
Pl. viva: Herba carnosa, repens, anisophylla, glaberrima; caulis ramo-
SUS, CFASSUS, CArNOSUS, quasi vitreus, teres, pallide viridis, subopacus, punc-
tulis densis argyreis roridulus, sicut petiolus et subtus foliorum nervi
crassiores pilis minutis oblique patentibus hirtellus; cujusvis jugi folium
abortivum minutissimum, lineare, viride, patens, folii normalis
petiolus brevissimus, crassus, subteres, pallide viridis, lamina crassius-
cula, carnosa, inæquilateralis, oblique rhombeo-ovata, præter basin obli-
que reniformem grosse undulato-crenata, sensim in acumen obtusius-
culum extenuata, triplinervis, supra glaberrima, læte viridis, concolor,
nitore vitreo, nervis paulum sulcatis rugosa, luce reflexa dense et minu-
tissime punctulata, cystolithis creberrimis minutis pellucide striolata,
subtus virescenti-argentea, nitore rorido, nervis raris, pallide viridibus,
transparentibus, quasi vitreis; stipulæ folii et abortivi et normalis
prorsus geminatim connatæ, lanceolal&, aculæ, cauli appressæ, tenues,
membranaceæ, hyalinæ, pellucidæ, secus margines connatos carinatæ et
pilis raris minutis subappressis hirtellæ, ceterum glabræ; capitula @ in
foliorum normalium axillis solitaria, sessilia, stigmatorum lana albi-
cantia; cymæ d densifloræ, multifloræ, in foliorum normalium infe-
riorum axillis solilarie, longe pedunculatæ, erectæ; pedunculus teres,
crassus, succosus, pallide viridis, rubescens, nitore vitreo, pilis densis
(22) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 395
parvis oblique arrectis pubescens, apice dichotomus, ramis ramulisque
iterum dichotomis; bracteæ bracteolæque desunt; pedicelli breves,
tenues, teretes; flores g’ pro genere magni; perigonii turbinato-
campanulali glabri folia 5 subæqualia, obovata, cucullata, dorso carinata,
basi pallide viridia, apice rubescentia; filamenta 5 hyalina, pellueida,
nitore vitreo, in alabastro induplicalo-inflexa resiliendo subilo pollinis
pulverem late profundunt; antheræ 5 albidæ, opacæ, rimis 2 lateralibus
introrsum dehiscentes. thecis valde divergentibus breviter cordato-sagit-
tale.
Cauiis usque 6 mm. erassus, internodiis usque % cm. longis; stipulæ usque
1 cm. longæ, basi 3-4 mm. late; folium diminutum vix 1 mm. longum,
normalis petiolus 3-4 mm. longus, ca. 2 mm. latus, lamina usque 11 cm.
longa, 45 mm. lata; cymæ g' ca. 2 cm. diametro, pedunculo usque 5 em.
longo, 2,5 mm. crasso; pedicellus usque 2 mm. longus; perigonii folia
ultra 3 mm. longa, ultra 2 mm. lata; filamenta 3 mm. longa.
Ostsumatra, Deli, Permandian (Jauerı 1895, Hort. Bog.).
Als sich meine Beobachtungen nur erst auf das lebende Material des
botanischen Gartens zu Buitenzorg erstreckten, glaubte ich die oben
beschriebene Pflanze und die beiden ihr so nahe stehenden Formen
Elatostema pulchrum Hauuer f. 1. €. p. 316 (Pellionia N. E. Br.) und
Pellionia Daveauana N. E. Br. noch als selbständige Arten gesondert
halten zu müssen. In den botanischen Gärten zu Singapur, Pinang
und Galkutta hatte ich indessen Gelegenheit, eine ununterbrochene
Stufenleiter von dem einfarbigen hellen Grün der oben beschriebenen
Form durch das dreifarbige, häufig in’s Violette spielende Grün der
Pellionia Daveauana hindurch bis zu der sammetartig schwarzgrünen
Marmorierung der Pellionia pulchra zu verfolgen. Es geht hieraus mit
Bestimmiheit hervor, dass nicht nur Pellionia Daveauana, sondern auch
Pellionia pulchra und die oben beschriebene Pflanze nur verschiedene
Formen einer und derselben Art sind, nämlich der zu Elatostema ver-
brachlen Polychroa repens Lour.
38. E. (subgen. Pellionia) machærophyllum sp. n. — Ele-
tostema sp. E. Heyneano affine Hauer f. 1. c. p. 288.
PI. viva: Herba humilis, erecta, procurva, dorsiventralis, anisophylla:
glabra, E. Heyneano (Warr. 1828) Haruer f. arcte affinis, sed multo
robustior; caulis simplex vel parce ramosus, crassus, robustus, antice
plurisulcatus, postice teres, inferne griseus opacus aphyllus, superne
triste et saturate viridis nitidulus foliosus; stipulæ folii et normalis et
abortivi connatæ, breves, lanceolatæ, acutæ, secus margines connatos
290 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (23)
carinatæ, virides, herbaceo-cartilagineæ, subopacæ, subpellucidæ, mox
deciduæ; folium abortivum minutum, sessile, squamiforme, oblique
orbiculari-ovatum, acutiusculum, supra saturate viride, subtus multo pal-
lidius, venosum, transverse patens, normalis petiolus brevissimus,
crassus, teres, deorsum complanatus, lamina magna, valde inæqui-
lateralis, late lanceolato-falcata, integerrima vel obsolete et irregulariter
repando-sinuata, sensim in acumen longum lineare obtusum rectum vel
falcatum extenuata, basi oblique et late reniformi-auriculata, exacte tri-
plinervis, junior supra læte viridis, senior salurate viridis, concolor.
nitida, nervorum sulcis rugosa, subtus albido-viridis, nitore argyrescente.
nervis venisque saturatius viridibus pellucidis dense reticulata, hyda-
thodis dispersis pellucide punctata; nervi supra in suleis suis promi-
nuli, subtus costati, læte virides, nitore vitreo, medianus postice
utrinsecus, antice extrorsum tantum pinnati-ramosus, lateralis alter
(laterius angustioris) fere usque ad apicem laminæ pertinens, alter (lat.
latioris) dimidium laminæ adæquans, ulerque extrorsum semi-pinnali-
ramosus; nervorum {ernorum rami commissuris intramarginalibus
arcualis inter se conjuncti; capitula © in foliorum et normalium et
abortivorum axillis solitaria, sub florem sessilia, compacta, stigmatorum
pluma cinerascenlia, fructu maturescente longe peduneulata, laxiuseula,
pallide viridia; pedunculus teres, rigide oblique erectus, succosus,
pallide viridis, nitore vitreo; pedicelli teretes. breves, tenues, pallide
virides; perigonii segmenta 5, inaequalia, oblonga, obtusa, cucullata.
pallide viridia, 3 majora extus sub apice brevissime et obtuse mucronata,
2 minora inermia; staminodia 5 (perigonio longiora, linearia, pel-
lucida, vitrea. duplicato-inflexa) resiliendo subito achænium maturum
procul projiciunt; achænium ovoideum, acuminatum, ad latera 2 com-
pressa rubrum tuberculisque viridulis echinatum, secus angulos 2 oppo-
sitos pallidum, viridulum; flores 4 non exstant.
PI. sicca: Folia normalia supra cystolithis magnis densis pallidis
conspicue slriolata, subtus venis eystolithorum frequentia cinereis densis-
sime reticulata, cinerea; nervorum cystolithi supra prominuli, sub
lente parum conspicui, subtus immersi, ne sub lente quidem conspieui.
Caulis 3 dm. usque altus, 1 cm. usque crassus, internodiis 5-30 mm. longis ;
stipulæ ca. 8 mm. longæ, basi ca. 5 mm. late; folium abortivum 1 cm.
usque longum, normalis petiolus 4 em. usque longus, 4 mm. latus, lamina
26 cm. usque longa, 85 mm. lata, acumine usque ultra % cm. longo, prope basin
ultra À cm. lato; pednneulus fructifer 7 cm. usque longus; capitula ©
1-2 cm. diametro.
Nordost-sumatra, Deli, Kampong Grogol (Janerr 1895, Hort. Bog.).
(24) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 397
39. Gastrochilus angustifolia sp. n. (t. X, fig. 4 a-b).
Pl. viva: Herba acaulis, glabrescens; folia densa, bifaria; lamina
longe lanceolata, acula, sensim in petiolum extenuata, integerrima, pinni-
nervis, supra gramineo-viridis, nilida, nervis lateralibus densis tenuibus
angulo acutissimo ascendentibus paulum prominulis lineata, margine
grosse et remote undulata, subtus multo pallidior, glauca, cavernis respi-
ratoriis aëre fœtis dense et minute argyreo-punclata, nitidula, nervis
lateralibus densissimis lineata, pilis raris secus costam densioribus
appressis longis tenuissimis obspersa ; costa supra sulcata, subtus late et
obluse carinata ; petiolus longus, petiolum folii proximi superioris
amplectens, postremo erecto-patens, extus prope basin sanguineus ner-
visque longitudinalibus parallelis pallide viridibus lineatus, fere usque ad
laminam in vaginam membranaceam pellucidam dilatatus; vagina auri-
culis 2 liberis lanceolatis acutis erectis terminata; spicæ in foliorum
vaginis occultæ, paucifloræ; flores præter labellum albi; corollæ tubus
longissimus, tenuis, teres, sicut pelalorum et staminodiorum facies
externa nitore vitreo; petala oblongo-linearia, obtusa, subpellucida, pel-
lucide 5-nervia, marginibus involuta, posticum paulo brevius; stami-
nodia spathulato-oblonga, obtusa, recurvo-patentia, pellucide 4-nervia,
petalo postico æqualia; labellum album, late obovatum, basi gibbum
intus purpureo-tesselatum, margine recurvum album concolor crispa-
tulum, inter marginem et gibbum macula magna citrina ornatum; fila-
mentum longiusculum, postice et antice compressum, latum, albidum,
subpellucidum, nitore vitreo; stylus filamento subditus, parallelus; con-
nectivum oblongum, apice resectum, subemarginatum, subpellueido-
album, nitore vitreo; thecæ parallelæ, rima longitudinali antice dehis-
centes; pollen flavidus.
Herba 4-5 dm. alta; petiolus ca. 12 cm. longus, supra vaginam 7 mm.
latus: vagina usque ultra I dm. longa; lamina usque ultra 35 cm. longa,
usque 6 cm. lata; corollæ tubus ultra 5 cm. longus, vix 2 mm. crassus:
petala ca. 5 mm. lata, superum 45 mın., antica ca. 17 mm. longa; staminodia
ultra 1 cm. longa, vix 3 mm. latä; labellum ca. 2 cm. longum, 47 mm. latum :
filamentum 4 mm. longum, 1 mm. latum; anthera 7 mm. longa, 2,5 min.
lata.
Nordost-sumatra, Deli, Kampong Pakam (Jauerı 1895, Hort. Bog.).
40. Kæmpieria ($ Monolophus) anomala sp. n. (ti IX,
fig. 3 a-b).
Pl. viva: Herba glabrescens, Æ. eleganti War. et K. decori silræ
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
Hazuer f.! arete affinis, sed tamen a spec. omnibus adhue notis connec-
livo non elongato et slaminodiis minulis diversa; radices filiformes,
albidæ, non tuberosæ, parce ramosæ, pube molli alba vestitæ; caules
repentes, ad nodos radicantes, ramosi, juniores virides, nitore vitreo.
seniores colore osseo, niliduli, vaginis brevibus ovatis aculis scariosis
parallelo-nervosis veslili; rami erecti, breves, 1-2-foliosi ; ramorum
vaginæ longæ, cylindricæ, acutæ, saturate virides, nervis pallidis paral-
lelis lineatæ, opacæ, margine membranaceo pallido, seniores pallidæ.
scariosæ, parallelo-nervosæ; petiolus longus, oblique erectus, rigidus,
tenuis, semileres, supra profunde sulcatus, viridis, subopacus, nervis
parallelis pallidis lineatus; lamina ovato-lanceolata, basi acutiuseula.
apice recurvo acula, supra gramineo-viridis, concolor, nervo mediano
nervisque ca. 8 lateralibus lineata, nitidula, subtus pallidior, glauco-
viridis, minute et dense glauco-punctata, nilore parum conspicuo argy-
rescenle, nervo mediano prominulo saturatius viridi subcarinala, nervis
numerosis parallelis saturatius viridibus lineata, præcipue ad nervum
medianum pilis minutis tenuissimis appressis obspersa; inflorescentiæ
in ramorum apice solitariæ, sessiles, vaginis scariosis involucratæ, pauci-
fiore; flores parvi; corollæ tubus tenuis, longus, vaginas paulo supe-
rans, cylindrieus, albus, nitore vitreo; petala 3 æqualia, lanceolata,
eucullata, acuta, alba, subpellueida, intus nervis 3 parallelis obscure
lineata ; staminodia 3 pelaloidea, sparse et minutissime ciliolata,
postica 2 minuta, petalis dimidio minora, lanceolala, curvata, acuta, viri-
dula, nervis 3 pellucide lineata, anticum (labellum) petala paulo superans,
profunde bifidum, albidum, subpellucidum, ungue subcuneato, superne
prope fissuram macula lutea ornatum; lobi late obovati, nervis quaternis
subparallelis pellucidis lineati; filamentum brevissimum; anthera
obovoidea, erecta, marginibus involutis circa styli apicem vaginam for-
mans, ore sligma obconicum hirsulum fovens. obtruncata, albida, con-
nectivo thecas (luteolas) haud superante nec dilalato.
Rami cum foliis usque 2 dm. ali; vaginæ caulinæ ca. 8 mm. longæ,
ramorum usque ultra 5 em. longæ; petiolus usque 7 cm. longus; lamina
usque 11, cm. longa, 5 em. lata; corollæ tubus 15 mm. longus, ca. 1 mm.
latus, vaginas ca. 6 mm. superans; petala ca. 7 mm. longa, basi 2-3 mm. lata;
staminodia 2 poslica ca. % mm. longa, ultra À mm. lata, antici unguis ca.
% mm. longus, 3 mm. latus, lobi ca. % mm. longi totidemque fere lati; stamen
ca. 3 mm. longum, ca. À mm. crassum.
1 H. Haurrer in Annal. Buitenz. XIII, 2 (1896), p. 321-323, t. 27, fig. &.
(26) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 359
Mittelborneo, im Urwald am Fusse des Liang Gagang' (H. HaLuıEr
). . 1894, Hort. Bog.).
44. Forrestia monosperma C. B. CLARKE sp. n.
Pl. viva: Herba magna, erecta, frutescens, F. Hookeri Hassk. arcte
affinis; caulis crassus, teres, glaber, sordidus, opacus, ad nodos e vagi-
narum basi radicans“radices caulinæ simplices, crassæ, teretes, glabræ,
nitidule; vaginæ magn®, cylindricæ, oblique obtruncatæ, secus lineas
longitudinales parallelas undique fere pilis sertis longis patentibus densis
fulvis cristato-barbatæ, dorso sub petiolo tantum glabræ; petiolus semi-
teres, lamina decurrente alatus, supra late sulcatus, subtus obtuse angu-
latus, sanguineo-violaceus, basi ad margines longe ciliatus; lamina
magna, lanceolata, longe et angusie acuminata, basi sensim in petiolum
attenuata, supra salurate viridis. nilida, nervis longitudinalibus obscure
sulcata et inter eos transverse undulata, nervo mediano basin versus
sanguineo-violaceo, marginali anguste violaceo tumido puberulo, subtus
saturale violacea, adultior virescens, nitore metallico, nervo mediano
crasso semitereli et lateralibus prominulis parallelis lineata; primi ordinis
nervi laterales utrinsecus ca. 9, secundi ordinis nervi (cum illis alterni)
vix conspicui; florum capitula ad nodos sessilia; bracteæ et sepala
subæqualia, carnosa, recta, ad apicem incrassatum dorso carinata, san-
guinea, nitore vitreo, intus pallida, glabra, apice rubro-violacea, extus
basi ubique et apice secus carinam rufo-hirsuta; petala albida, sub-
pellueida. tenuissima; filamenta longa, tenuia, teretia, albida, nitore
vitreo, basi recla, celerum torsionibus serpenlinis curvata, apice lana
longa alba vestita; antheræ parvæ, breves, oblongæ, luteolo-albidæ,
rimis 2 longitudinalibus introrsis dehiscentes ; ovarium oblongum,
apice pilis erectis flavis hirsutum; stylus longus, tenuis, teres, albidus,
nitore vitreo, torsionibus serpenlinis curvalus, apice sensim exle-
nuatus.
Caulis usque 1/2 m. altus, usque 15 mm. crassus; vaginæ 3-k cm. longæ ;
petiolus 5-6 cm. longus, ca. 8 mm. latus; lamina usque 25 cm. longa,
11 cm. lata ; capitula 2 em. longa, 3 cm. diametro transverso; sepala ca. 1 cm.
longa.
Aus Perak in den botan. Garten zu Pinang und von hier in die
Gärten zu Singapur, Buitenzorg u.s. w. eingeführt.
! Siehe oben auf S. 284 die Standortsangaben zu Psychotria albomarginata.
360 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (27)
42. F. bicolor sp. n. (t. XI).
PI. viva : Herba magna, rigide vel postremo flexuose erecta, frute-
scens; caulis crassus, teres, glaber, junior gramineo-viridis, nitidulus,
adultior pallide viridis, opacus. ad nodos per vaginas radicans; radices
caulinæ simplices, crassæ, rigidæ, tereles, puberulæ, ochraceæ vel rube-
scentes, opac®; vaginæ magnæ, cylindricæ, parum oblique. obtruncatæ,
virides, violacentes, secus lineas longitudinales parallelas fere undique,
sed præcipue antice pilis longis sertis patentibus densis sordide fulvis
cristato-barbalæ, dorso sub peliolo tantum dimidio superiore glabræ ;
petiolus semiteres, subtrigonus, subtus obtuse angulatus, supra late
sed obsolete sulcatus et lamina decurrente obscure alatus, viridis, prope
basin utrinsecus longe ciliatus; lamina magna, late lanceolata, abruple
acuminata, basi sensim in petiolum attenuata, supra atroviridis, nitida,
nervis longitudinalibus robustioribus obscure sulcata, pilis raris erectis
obspersa, grosse undulata, secus marginem dense et appresse puberula,
subtus saturale violacea, nitore metallico, dense et minute argyreo-
punclala, pilis raris minutis appressis sub lente tantum conspicuis
obspersa, nervis longitudinalibus prominulis lineata; nervus medianus
supra sulcatus, subtus costatus; nervi laterales primi ordinis utrinsecus
ca. 6, secundi ordinis (cum illis alterni) supra vix, subtus parum con-
spicui; fructuum capitula in nodis ad vaginarum basin sessilia, foliis
spurie opposita; bracteæ parvæ, sepalis compluries breviores, ovalo-
lanceolat&, dorso carinatæ, viridulo-albidæ, pellucidæ; capsulæ sepala 3
alba, nitidula, crassa, cartilaginea, trigona, secus carınam dorsalem
ciliata, posticum mullo majus, carinæ apice in rostrum obtusum continua-
tum; pelala et stamina jam emarcida; capsula breviter ellipsoidea,
subtrigona, in angulis 3 sulcala, sordide violacea, basi glabra, apice
umbilico profundo triquetro prædita, puberula, trilocularis; semina in
quovis loculo bina superposita, loculi angulo interno affixa, raro solilaria.
Caulis usque 1/2 w. altus, usque À cm. crassus, internodiis usque ultra 3 cm.
longis; vaginæ 20-25 mm. longæ; petiolus ca. 3-4 cm. longus, 6-10 mm.
latus; lamina usque 19 cm. longa, 9 cm. lata; capitula fruclifera 2 cm. longa,
35 mm. diametro transverso; sepala capsulæ 13-15 mm. longa, 4-6 mm. lata;
capsula ultra 8 mm. longa, 7 mm. diametro transverso.
Sumatra (Burck, Hb. Bog.), Deli, Tandjung Gunung (JaHerı 1895,
Hort. Bog.).
München, den 26. Februar 1898.
(Fortsetzung folgt.)
— 3 ————
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
B. RICCIELLA
IX. Frons tenerrima, membranacea.
84. Riccia membranacea G. et L. Syn. Hep., p. 608.
R. tenuis Austin. Acad. Phila. 1869, p. 233.
R. lanigera Spruce. Bot. Soc. Edinb. 1885, p. 570.
Dioica, major, viridissima, nitida, pro more subcæspitosa; frons usque
ad 10 mm. longa, late obcuneata, apice breviter furcata, furcis late trun-
cato-rotundatis, tenerrima, in sicco chartacea, fragillima, lamellis anosto-
mosantibus optime reticulata; costa 2 cellulas crassa, stratum aëriferum
humillimum, poris magnis sparsis, marginibus unam cellulam crassis.
Spore dilute rufescentes 42 y, haud reticulatæ, ubique dense breviterque
selos&. $
Hab. Brasilia (Spruce, Ule), Mexico (Liebmann), America sept. (Austin).
85. R. Welwitschii Si. n. sp.
Dioica, major, flavo-virens, expansa vel substratificata. Frons usque ad
6 mm. longa, oblongo-obeuneata, apice breviter furcata, furcis brevibus
divergentibus, profunde bilobis; tenuis, ob lamellas perlucentes anguste
reticulata; costa minima, paucas cellulas alla, fronde subtriplo angustior,
alis itaque costam latissime superantibus, marginibus texerrimis; stralum
BULL. HERB. BOISS., mai 1898. 36 025
362 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Ricciella.
cavernosum humillimum. Sporæ Æ2y.,, haud reticulatim lamellatæ, ubique
spinis brevibus creberrime hirtæ.
Hab. Africa Angola. Lifune (Welwitsch).
Præcedenti simillima, fronde anguste reticulata sporisque longius spi-
nosis distincta.
86. R. paraguayensis Spruce. Bull. Soc. bot. franc. 1889, p. 495.
Syn. : R. macropora St. in K. Svenska Akad. 1897, XXIIT.
Monoica, major, viridis, expansa. Frons 10 mm. longa trifurcata, furcis
divergentibus, late linearibus, apice truncato rotundatis, tenerrima, plana,
anlice poris maximis instructa; eavernæ 5-6 in diametro frondis; costa
tres cellulas alta, strato antico æquilata, marginibus tenerrimis, charta-
ceis; sporæ 60 y, anguste alatæ, ala crenulata, reticulatim lamellatæ,
foveolis 10 y, papillatæ.
Hab. Paraguay, Asuncion (Balansa, Lindman).
87. R. ochrospora M.et N. in Ldbg. Mon. Ricc. (Ac. Cæs. Leop.
XVII, p. 504 b,
Monoica, parva, dilute viridis. Frons # mm. longa, late obcuneata, fur-
cata, furcis longe coalitis, brevibus, apice divergentibus, late truncato
rotundatis, ubique æquicrassis, haud chartaceis, antice posticeque planis,
marginibus haud attenuatis rofundatis; costa latissima, tres cellulas alta,
stratum anlicum multoties allius, laxe cavernosum. Sporæ maturæ non
adsunt.
Hab. Chile (Bertero).
Der Name ist unzutreffend, da die gelben Sporen zweifellos nicht reif
waren; Lindenberg nennt sie nebenbei auch ziegelroth (Monogr. Rice.
p. 504 c), was auf einen reiferen Zustand hinweist.
88. R. amazonica Spruce, Bot. Soc. Ed. 1885, p. 571.
Dioica, mediocris, in sicco flavo-virens. Frons usque ad 6 mm. longa,
furcata, furcis late divergentibus, brevibus, late linearibus 2 mm. latis,
tenerrimis, apice profunde bilobis, antice posticeque subplana, ob lamellas
perlucentes laxe reticulata; costa humillima. Spore parvæ 34 y, maturæ
pallide flavidæ ubique creberrime papillatæ, papillis humilibus, hyalinis,
obtusis.
Hab. Brasilia ad flumen Ramos, Tarapoto (Spruce).
89. R. Spruceana St. n. sp.
Monoica, major, viridis, expansa. Frons usque ad 10 mm. longa, tenuis,
37
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 363
mulliramosa, sæpe uno latere magis furcata, fureis longis simplieibus
mixta, ramificatio dein valde irregularis; ceterum anguste linearis, apice
breviter biloba, antice posticeque plana, marginibus longe attenuatis.
tenerrimis; costa humillima 2-3 cellulas alta, duplo angustiore quam
stratum anticum 1. e. marginibus ultra costam late exstantibus; cavernæ
amplæ 8 in diametro frondis, lamellis subhorizontalibus. Sporæ 51 y.
rufo brunneæ, late alatæ, ala eroso-dentata, reticulatim lamellatæ, foveo-
lis 5 u, ex angulis papillatæ.
Hab. Brasilia ad flum. Ramos (Spruce).
X. Frons magis costata, alis attenuatis costam late superantibus.
90. R. muscicola St. Hedwigia 1885.
Dioica. mediocris, muscicola vel terricola, subcæspitosa, rosulas 40 mm.
latas formans; frons 8 mm. longa, bi-trifurcata, furcis sublinearibus,
apice truncato-rotundatis, breviter bilobis, sub apice leniter canaliculatis,
ceterum subplanis, alis tenerrimis, ultra costam late exstantibus, ob
lamellas perlucentes pulchre reticulatis. Costa angusta, postice plana.
lateribus brevibus abrupte adscendentibus. Sporæ 60 u, late alatæ, dense
lamellatæ, lamellis regulariter ramosis, ad retem, sæpe interruptum con-
fluentibus.
Hab. Australia, Trinity Bay (Karsten) Ord River (Nyasly).
91. R. purpurascens L. et L. Pugill. pl. IV (1832), p. 23.
Dioica, major, stolonifera, tenerrima, hyalina vel rosea, irrequlariter
furcata, furcis sepe brevibus, aliis elongatis attenuatis in stolones abeun-
tibus, normaliter apice profunde biloba, antice plana, costa angusta,
abrupte producta postice plana alis tenerrimis costam late superantibus ;
stratum anticum humile, cavernis amplis formatum; squamæ nullæ. Sto-
lones longi, hyalini, e medio postico costæ orti, distincte bilaterali, 1. e.
postice tantum radicelliferi, convexi, antice profunde canaliculati, mar-
ginibus conniventibus, strato lamellifero nullo, ubique cellulis parenchy-
maticis, haud chlorophylliferis, ædificati. Sporæ juveniles solum adsunt
— planta mascula ignota.
Hab. Caput Bone Spei, in monte Tabulari (Ecklon).
Die Stolonen entwickeln hier also keine knollenförmigen Reservestoff-
behälter, sondern stellen nur reducirte Laubsprosse dar, welche unter
der Mutterpflanze am Boden wurzelnd hinkriechen und sobald sie an die
freie Erdoberfläche gelangen, zum Thallus auswachsen.
38
304 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riceiella.
92. R. crassifrons Spruce H. A. A., p. 571 in Bot. Soc. Ed. 1885.
Dioica, gracilis, major, pallide virens, expansa. Frons usque ad 12 mm.
longa, repetito furcata, R. fluitanti simillima, magis tenuis tamen, mar-
ginibus latis attenuatis, antice subplana, ventre convexa, sextuplo latior
quam crassa, cavernis sub 10 in diametro frondis; costa majuscula, 4-5
cellulas crassa, multo angustior quam facies antica frondis, sensim in
alas attenuala. Spore 51 y. rufescentes haud alatæ, reticulatim lamellatæ,
lamelle alte, ad angulos longe papillatæ, papillis sepe recte truncatis:
foveolis sub 12 u. Ostiola mascula parum prominentia.
Hab. Brasilia, ad flumen Negro (Spruce).
95. R. Donnellii Austin. Torrey Bull. VI, 157.
Dioica, magna, gracilis, dilute viridis, expansa. Frons usque ad 25 mm.
longa, profunde 3-4 furcata, furcis divergentibus, linearibus, 2 mm.
latis, crassis (2 plo latioribus quam altis) antice leniter canaliculata vei
subplana, alis fenuibus longissime attenuatis, costam late superantibus ;
costa frondis superficie antica iriplo angustior, valde producia, postice
rotundata, lateribus verticaliter adscendentibus. Spore maximæ, 136 y.
subnigræ , alte lamellatæ , lamellis subradiatim dispositis , strictis vel
vermiculariter curvahs, irregulariter anostomosantibus, celerum grossis
altisque; ala integra angusla.
Hab. America sept. Florida (J. Donnel Smith).
94. R. subtilis St. K. Svenska Akad. 1897, p. 54.
Dioica? mediocris, in sicco flavo-viridis, sæpe subcæspitosa. Frons
usque ad 32 mm. longa, bi-trifurcata, furcis 2 mm. latis, divergentibus,
brevibus, apice distincte biloba, sulco acuto parum profundo percursa; ala
valde convexæ, marginibus decurvis, acuminatis, acutis, crassa, quadruplo
latior quam alta, medio postico valde prominente, costa tamen angustissima,
3-5 cellulas alla, £ plo angustiore quam stratum anticum ; frons itaque
omnino fere cavernosa; cavernæ minimæ sub 20 in diametro frondis,
valde obliquæ, ad basin haud angustatæ, stomata minima, ore 5 y solum.
Reliqua desunt.
Hab. Paraguay (Lindman).
Optime distincta frondis configuratione, in sectione transversa quasi
avem volantem simulante.
95. R. abnormis St. Hedw. 1891, p. 213.
Monoica, pallide virens, in sicco albicans, postice hic illic purpureo
39
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICABUM. 309
maculata, dense stratificata! Frons usque ad 10 mm. longa, gracilis.
angusta, linearis, apice truncato-rotundata, profunde biloba, sub apice
sulcata, sulco brevi, acuto profundo, fronde tumescente mox evanido,
ideoque subplana; costa crassa plano-convexa in margines attenuatos
sensim excurrente, m medio frondis sporogoniis tumescentibus valde
producta. Stratum æriferum humile, cavernis angustis. — Ostiola mascula
longissime prominentia. Spore rufo-fuscæ, parvæ, 50 y, late marginaiæ,
reticulatim lamellatæ, foveolis 8 u. papillis omnino nullis.
Hab. Kamerun (Dusen, Jungner), Angola Welwitsch.
Auch bei dieser Pflanze sind die Lufthôhlen vielfach so eng, dass sie
denen von Riccia ähnlich werden; im basalen Theile des chlorophyll-
führenden Gewebes sind es nur 4-5 Zellreihen, die einen Luftkanal ein-
schliessen; nach der dorsalen Oberfläche zu erweitern sie sich jedoch
beträchtlich. Siehe die Anmerkung zu R. vesiculosa C. et P.
XI. Frons angusta, magis incrassata, antice plana.
9%. R. Brandegei Und. Bot. Gaz. XIX, p. 275.
Monoica, major, pallide virens. Frons usque ad 10 mm. longa, linearis,
fureis parum divergentibus, crassis, duplo solum latioribus quam altis, in
fronde adulta ob capsulas magnas numerosas multo crassioribus, anlice
plana marginibus obtusis; costa lata, postice plano-convexa, humilis (4-5
cellulas alta), frondis lateribus alte adscendentibus, convexis, sectio trans-
versa frondis itaque fere parallelogramma; cavernæ anqustæ, sub 16 in
diametro frondis. Sporæ 85 y anguste alatæ, ala aspera, in faciebus planis
lamellis brevibus vermicularibus notatæ, in facie convexa lamellis radia-
libus, repetito dichotomis obsitæ, 1. e. furcis centralibus simplicibus, versus
marginem sensim ramosioribus brevioribusque.
Hab. America septentr. California (Brandegee).
R. Sullivanti Austin similis, quæ differt fronde minus crassa spo-
risque multo minoribus regulariter reticulatis. *
97. R. multifida St. Hedwigia 1889, p. 45.
Dicica? minor, viridis, expansa. Frons usque ad 140 mm. longa, tri-
quadrifurcata, furcis valde divaricatis, anguste linearibus, sub apice acute
humiliterque sulcata, ceterum plana, crassa, dupio latior quam alta,
postice valde convexa, angulis obtusis; costa duplo humilior quam stra-
tum anticum, laxe cavernosum; cavernis sub 8 in diametro frondis, ad
basin multo angustioribus; poris anticis magnis; reliqua desunt.
40
300 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Ricciella.
Hab. Australia, Bellender Ker Range (Karsten).
À R. burnetliensi, cui simillima, differt nostra fronde mullo crassiore
et inflorescentia dioica.
98. R. fluitans L. Spec. plant. p. 1606.
Syn. : R. canaliculata Hoffm. Fl. germ.
R. centrifuga Arnell. Rev. bryol. IV, p. 34.
R. nodosa Bouch. Fl. d’Abbeville 88.
R. sienophylla Spruce. Bull. Soc. bot. fr. 1889, p. 195.
R. Oerstediana? Ldbg. et Hpe. Linnæa 4851. XXIV.
Dioica, minor, viridis. Frons usque ad 4 mm. longa, anguste linearis,
crassa, duplo latior quam alta, furcata, furcis late divergentibus, sub apice
leniter canaliculata, antice ceterum plana, alis attenuatis, obtusis, costam
late superantibus; costa convexa, angusta, strato antico æquialta, duplo
tamen angustiore; cavernæ valde obliquæ, 8 in diametro frondis, ex
angusia basi sensim ampliata. Sporæ 68 y, late alatæ, regulariter reticu-
latim lamellaiæ, foveolis in pagina convexa sub 42 in diametro, magnis,
47 y, haud papillatis.
Forma fluitans differt ramificatione maxima, fronde minus crassa et
absentia radicellarum.
Hab. per orbem terrarum : Sibiria, Amur, Japonia, Himalaya, Samoa,
Nova Zelandia, Natal, Kamerun, Argentinia, Brasilia, Chimborazo, etc. etc.
Der Name R. fluitans hat die Priorität — ; da er seit Linné’s Zeiten in
Gebrauch ist, gehört wirklich ein Fanatismus dazu, ihn durch R. canali-
culata zu ersetzen, weil letztere die fruchtende und normal gebaute
Pflanze ist; dann müsste auch ÆRicciocarpus natans der Landform wegen
einen anderen Namen erhalten, während die alten Benennungen fluitans
und natans doch zutreffender gar nicht gewählt werden könnten, da die
Landformen sehr selten sind.
99. R. cancellata Taylor. J. of Bot. 1846, p. 414.
Syn. : R. vesicata Taylor J. of Bot. 1846, p. 414.
Dioica? Gracilis spectabilis, pallide virens, expansa. Frons usque ad
15 mm. longa, bis furcata, furcis anguste linearibus, crassis (plus duplo
Jatioribus quam altis, in sectione ellipsoideis, i. e. anlice posticeque æqua-
liter plano convexis, marginibus late obtusis. Stratum æriferum laxissime
lamellatum, cavernis paucis (sub 6) in diametro frondis, magnis, valde
divergentibus basique valde angustalis. Costa humillima, strato antico
subduplo angustior. Reliqua desunt.
44
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 367
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
R. fluitans, cui simillima, differt fronde fertili multo crassiore, costa
mutto magis evoiuta et dimidium crassitudinis frondis tenente.
100. R. Frostii Austin. Torrey Bull. VI, p. 17.
Syn. : R. Watsoni Austin I. c.
Dioica, minor, fusco-viridis, ventre interdum purpureo tincta, expansa.
Frons usque ad 5 mm. longa, profunde multifurcata, furcis angustis
linearibus, apice truncato-rolundatis, breviter bilobis, crassis, quadruplo
latioribus quam altis, antice leniter concavis, ventre convexis, faciebus
itaque subparallelis frondeque ubique æquicrassa, marginibus rotundatis ;
costa humiis, latissima, stratum cavernosum triplo allius quam costa,
lamellis subverticalibus, cavernis angustis, sub 20 in diametro frondis.
_ Sporæ parvæ, 42 u, rufo-brunneæ, creberrime lamellatæ, lamellis radia-
liter dispositis, vermicularibus, multoties furcatis, ala angusta.
Hab. America sept. Colorado, Nevada, Ohio, Illinois.
Die Sporen von AR. Frostii und R. Watsoni sind völlig gleich; ich folge
daher Underwoods Angaben, denen zufolge er beide Arten vereinigt,
obwohl die Ex. von R. Frostü eine genügende Untersuchung nicht
gestatteten und mir den Eindruck hinterliessen, dass die beiden Pflanzen
nicht identisch seien.
101. R. subsimilis St. K. Svenska Akad. 1897, p. 31.
Dioica, major, dilute viridis, expansa, vel subcæspitosa. Frons usque ad
8 mm. longa, bi-trifurcata, furcis late divergentibus, late linearibus, sub
2 mm. latis, subcrassis, % plo latioribus quam altis, apice truncato-
rotundatis, antice posticeque planis, marginibus late rotundatis; costa
paucas cellulas alta, cavernæ amplæ 6 in diam. frondis. Ostiola mascula
longe prominentia. Spore 60 u reticulatim lamellatæ, papillis longis-
simis retem obvelantibus hirtæ.
Hab. Paraguay (Lindman), Brasilia, Serra Itatiaiæ (Ule).
102. R. Delavayi St. n. sp.
Monoica, major, in sicco pallide flavicans, expansa. Frons usque ad
10 mm. longa, multifurcata, furcis longe coalitis, apice tantum divisis,
oblongis obtusis, crassis (triplo fere latioribus quam altis) antice sub-
planis; costa humillima, strato cavernoso æquilata, tres cellulas alta, stra-
tum cavernosum mulio altius, lateribus suberectis; frondis sectio trans-
versa fere parallelogramma cavernis angustis maxime pr&ruptis et facile
49
ei
368 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Riceiella.
cum iis Ricciarum commutandis. Sporæ 76 y. anguste alata, ala minute
crenulata haud papillatæ, irregulariier furcatım lamellatæ, lamellis remo-
lis, crassis vermiculariter flexuosis.
Hab. China, Yuennan. Tapintze (Delavay).
103. R. microspora Si. n. sp.
Dioica, parva, glauco-virens, expansa. Frons 4 mm. longa, trifurcata,
furcis parum divergentibus, anguste linearibus, crassis, quadruplo latio-
ribus quam altis, antice posticeque plano-convexa, marginibus haud atte-
nualis, crassis rotundatis ; stratum cavernosum lamellis crassis valde
obliquis formatum; costa humilis, strato antico quadruplo humilior.
Sporæ minimæ 3% y, angusie alatæ, haud reticulatim lamellatæ, lamellis
creberrimis radialiter percurrentibus, maxime furcalis, furcis vermi-
cularibus.
Hab. India orientalis, ad ripas flum. Ganges (Sulp. Kurz).
104. R. plana Taylor. J. of Bot. 1846, p. 414.
Dioica, minor, in sicco flavescens. Frons usque ad 8 mm. longa, furcis
longe coalitis obconica, apice inciso-biloba crassa, 4 plo latior quam alta,
antice plana, marginem versus parum sed distincte aftenuata, margine
ipso obtuso. Costa parum angustior quam facies anlica, plano-convexa,
humillima et paucas cellulas crassa. Stratum aëriferum lamellis vix
nutantibus subverticalibus ædificatum, cavernis sub 16 in diametro fron-
dis. Sporæ 72 y, marginalæ, margine angusio distincte irregulariergue
denticulato, reliculatim lamellatæ, foveolis 8 y alte angusteque papillatis.
Hab. Australia, Swan River (Drummond).
Underwood (Bull. Illinois State Labor. IT, p. 27) stellt diese Pflanze zu
R. erystallina, mit der sie allerdings grosse Aehnlichkeit hat; sie unter-
scheidet sich aber durch ihre Grösse, durch die steil aufgerichteten, eng-
gestlellten Lamellen und durch die Sporen, die wesentlich grösser sind
und ein viel weiteres Lamellennetz zeigen.
105. R. crystallina L. Spec. plant. p. 4605.
Dioica, mediocris, glauco-viridis. Frons usque ad 6 mm. longa, pro
more optime obcuneata, margine supero ramis parvis nascentibus 4-6
lobata, vel magis furcata, furcis late linearibus obtusis; antice posticeque
subplana, marginibus obtusis; cavernæ amplæ, humiles. Sporæ 70 y reti-
culatim lamellatæ, foveolis 8 y, alte papillatæ, papillis apice sæpe bifidis ;
ala angusta, margine crebre geminatim papillata.
43
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 369
Hab. Germania, Italia, Pisa, Napoli, Corfu. Portugal. Coimbra, nusquam
communis; plante germanæ in Herbario Neesii pro parte ad R. fluitantem
pertinent.
106. R. Montagnei St. n. sp.
Syn. : R. crystallina var. à. Syn. Hep. p. 608.
Dioica, ma’or, fusco-virens. Frons usque ad 7 mm. longa, 2-3 furcata,
fureis profundius divisis, parum divergentibus, brevibus, late linearibus.
antice posticeque planis, apice truncato-rotundatis, ubique æquicrassis,
quadruplo latior quam altıs, marginibus obtusis vel rotundatis; costa
3-4 cellulas crassa, strato supero æquilata; Stratum superum laxe caver-
nosum, lamellis præruptis. Sporæ 68 y, angusie alatæ, ala minute crenu-
lata, reliculatim lamellatæ, lamellis laxe dispositis, irreqularibus, varie
anostomosantibus, papillatis, papillis truncatis.
Hab. Chile.
Sporis haud regulariter reticulatis a R. erystallina optime diversa.
107. R. Curtisii Jameson, ms.
Syn.? Thallocarpus Curtisu Lindb. Acta Soc. sc. fenn. X, 541.
Cryptocarpus Curtisi Austin. Proc. Phil. Ac. 1869, p. 231.
Monoica, minor, pallide flavo-virens, subcæspitans. Frons 5-6 mm.
longa, ubique furcala. ob furcas longe coalilas obcuneata
apiceque quasi 2-4 lobata, lobis apice profunde bilobis, antice leniter con-
vexis, poslice ne marginibus crassis obtusis; costa minima, 16 cel-
lulas lala, medio 4 ceilulas alta; squamæ nullæ, radicellis punctatim
incrassatis nullis. Ostiola mascula brevissime prominentia, hyalina.
pistilla purpurea, longius exserta, antheridiis in medio frondis, sporo-
goniis geminatim oppositis. Capsulæ pro planta maximæ; sporæ 60 u,
sub lente rufo-brunneæ, reticulatim lamellatæ foveolis 4 y. papillatæ.
papillis hyalinis obtusis, ala angusta minute serrulata.
Hab. America sept. South Carolina (Curtis) Florida!
Die Beschreibung ist nach der Originalpflanze angefertigt, welche
Pastor Curtis in seinem Garten gesammelt hat; wäre die Pflanze nicht
monœæcisch und die Sporen abweichend, so könnte man sie von A. crys-
tallina nicht unterscheiden. Pearson besitzt das Original-Exemplar (aus
Austins Herbarium), welches mit meiner Diagnose völlig übereinstimmt.
Die Diagnose Austins ist mir nicht zugänglich gewesen und ich kann
nicht beurtheilen, ob zwei verschiedene Pflanzen unter Cryptocarpus
ausgegeben worden sind oder ob diese Gattung überhaupt nicht existirl.
AN
370 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Ricciella.
108. R. Balansæ St. n. sp.
Dioica, parva, in sicco fusco flava. Frons 4 mm. longa, furcata vel bifur-
cata, furcis late divergentibus, ovato-oblongis, apice acuminatis obtusis,
crassis, plus duplo latioribus quam altis, anlice convexis, marginibus
crassis, oblusis, costam superantibus, postice subplana, lateribus abrupte
adscendentibus, costa humillima, 4 cellulas alta, stratum cavernosum
quintuplo altius, cavernis amplis, antice facile ruptis. Sporæ 60 y, casta-
neæ, lamellis irregulariter furcatis, laxe dispositis, fere ad retem con-
fluentibus, ala angusta minute crenulata.
Hab. Tonkin (Balansa).
109. R. victoriensis St. n. sp.
Dioica? Magna, robusta, glauco-virens. Frons usque ad 15 mm. longa,
crassa, 8 plo latior tamen quam alta, fureata, furcis divergentibus ligu-
latis, antice planis, marginem versus leniter allenuatis, ipso margine
obtusis, vosta strato antico parum angustior, plano convexa, humilis (4-5
cellulas crassa). Cavernæ numerosæ (sub 26) in diametro frondis, angustæ.
Squamæ posticæ parvæ, purpureo maculatæ, frondis marginem haud
excedentes. Reliqua desunt.
Hab. Australia, Victoria, Melbourne (Herb. Kew, sub nomine «R. plana ?
Taylor » leg. F. M. A. 1854. No 506).
Species spectabilis et distinctissima.
110. R. Catalinze Und. Bot. Gaz. XIX, p. 275,
Monoica, major, pallide virens. Frons usque ad 12 mm. longa, repetito
furcata, fureis divergentibus, Zinearibus, ullimis acuminatis, obtusis, antice
sub apice parum sulcatis, ceterum planis, ubique æquicrassis, sextuplo
latioribus quam altis, margine obtusis. Costa humillima, 3-4 cellulas
alla, fronde duplo angustior ; stratum anticum laxe cavernosum, cavernis
sub 12 in diametro frondis. Ostiola mascula longe prominentia. Sporæ
85 y, anguste alatæ, ala minute acuteque aspera, reticulatim lamellatæ
foveolis 12 y, lamellis crassis, papillatis, papillis erassis truncatis, ceterum,
ob exosporium erassum migræ et solum sub acido sulph. maceratæ perlu-
centes.
Hab. America septentr. California (Mc Clatchie).
XII. Frons magis incrassata, antice sulcata vel canaliculata.
111. R. burnettensis St. n. sp.
Monoica, major, viridis, expansa ; frons 4-5 furcata, 8 mm. longa, fur-
1)
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 371
cis valde divergentibus, angustis, linearibus, antice sulco humili angusto-
que percursis apice breviter bilobis, crassis, quintuplo latior quam alta,
in sectione ellipiica, antice posticeque plano convexa marginibus parum
altenuatis obtusis. Costa 6 cellulas crassa, duplo altior quam stratum anti-
cum, cavernis valde obliquis, sub 10 in frondis diametro. Ostiola mascula
iongissime prominentia. Spore parvæ, 51 1, late alatæ, minute reticu-
latim lamellatæ, foveolis 5 y, haud papillatis.
Hab. Australia, Burnett River (Keys) Herb. Meibourne.
A AR. fluitante differt nostra sporis multo minoribus, anguste alatis
aique exosporio minute reticulato.
112. R. linearis Schiff. Forsch. Gazelle IV, p. 43.
Monoica, gracilis, exiqua, dilute viridis. Frons usque ad 5 mm. longa.
bi-trifurcata, fureis valde divergentibus, linearibus, obtusatis, crassis,
triplo latioribus quam altis, antice acute sulcata, alis late divergentibus,
convexo-explanatis, marginibus obiusis; costa in medio postico carinatim
prominente, lateribus sirichs, oblique adscendentibus; sectio frondis dein
fere late triangularis; stralum anticum ample cavernosum, cavernis sub
10 in diametro. Sporæ 51 y, rufe, anguste alatæ, reticulatim lamellatæ.
Foveolæ 7 y, papillis nullis.
Hab. Insulæ vitienses (Exped. Gazelle).
R. fluitanti simillima, sporis bene distineta.
113. R. novohannoverana Schill. Forsch. Gazelle IV, p. 44.
Monoica, major, dilute-virens, tenera. Frons usque ad 45 mm. longa,
repetito-furcata, fureis longis, linearibus, apice distincte bilobis, antice
ample canaliculatis. alis plano-convexis leniter adscendentibus, longe
attenualis, margine acutis; stratum anticum lamellis dense dispositis
angusie cavernosum. cavernis sub 30 in frondis diametro. Costa bene evo-
luta, strato antico æquicrassa, mulio tamen angustior, lateribus alte rhizi-
feris sensimque in alas excurrentibus. Frons adulta minus canaliculata,
fere plana, quintuplo latior quam crassa. Ostiola maséula parum promi-
nentia. Spore 75 y, late alatæ, reticulatim lamellatæ. foveolis 8 y, papillis
nullis.
Hab. Insula Neu Hanover (Expedit. Gazelle).
114. R. laxisguamata St. Engler. Bot. Jahrb. 1895, p. 299.
Dioica, parva, pallide-virens. Frons usque ad 15 mm. longa, crassa,
duplo latior quam alta, furcata, furcis parum divergentibus, ovatis, acu-
minalis, breviter bilobis, antice plano-canaliculatis, marginibus longe atte-
46
372 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Ricciella.
nualis, Tenerrimis, versus apicem arcte incurvis, versus basin plano-
patulis, ultra costam late exstantibus; costa valde producta, postice plano-
convexa, lateribus alte adscendentibus, abrupte in alas attenuata; stratum
anticum lamellis densissime aggregalis formatum, vix frondis dimidium
altitudinis occupans, antice facile ruptum ; ostiola mascula parva, parum
prominentia. Sporæ 65 y, anguste alatæ, reticulatim lamellatæ, foveolis
7 1, ex angulis alte papillatæ. Squamaæ postice atropurpureæ, magnæ,
marginem parum superantes, dense imbricatæ.
Hab. Abyssinia. Tigre (Schimper).
115. R. perennis SL. n. sp.
Minor, pallide virens tuberifera. Frons usque ad 8 mm. longa, furcata,
crassa, triplo latior quam alta, antice plano-convexa (sub apice solum
profunde sulcata, alisque leniter adscendentibus) marginem versus
parum altenuata, ipso margine obluso ; costa humilis, strato antico triplo
angustior, distincte producta, abrupte in alas excurrens (præcipue in
frondis parte juniore). Stratum antieum laxe cavernosum, cavernis sub
12 in frondis diametro. Reliqua desunt.
Hab. Algeria prope urbem Algers. (Trabut).
Die Pfianze trägt an der Basis eine Knolle von der halben Breite der
Frons: ihre flache Oberseite ist nicht bewurzelt, der Umriss eiförmig, die
ventrale sehr gewölbte Seite dicht mit Wurzelhaaren besetzt; aus ihrem
apicalen Ende entspringt der Spross, der sofort die chlorophyllführenden
dorsalen Lamellen zeigt, welche der Oberseite der Knolle, die von der
Erde bedeckt ist, fehlt; sie ist aus völlig homogenen parenchymatischen
Zellen aufgebaut und zeigt eine kleinzellige Epidermis verdickter Zellen;
alle Zellen waren leer und die Reservestoffe, die sie voraussichtlich ent-
halten haben, zum Aufbau der schon weit entwickelten und verzweigten
Pflanze verbraucht. Vielleicht ist die Erscheinung verbreiteter als man
annimmt und nur bisher wenig gefunden worden; denn es ist nicht
unwahrscheinlich, dass diöcische Pflanzen auf diese Weise die trockne
Jahreszeit überstehen und die Pflanze für die nächste Vegetationsperiode
erhalten.
116. R. Moenkemeyeri St. Engler. Bot. Jahrb. VIII, p. 95.
Monoica, magna, gracilis, pallide-virens, expansa, sæpe dense strati-
ficata. Frons usque ad 20 mm. longa, tri-quadrifurcata, furcis longis,
linearibus, apice truncato-rotundatis, breviter bilobis, crassis, sublriplo
latioribus quam altis, antice late canaliculata, alis convexis, marginibus
47
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 328
decurvis, crassis, attenuatis, obtusis, ultra costam late exstantibus; sira-
tum anticum laxe cavernosum, cost® subæquialtum, lamellis valde obli-
quis, cavernis basi haud angustioribus, antice facile ruptis. Cosla crassa,
in medio postico prominente, plano-convexa, lateribus oblique adscenden-
tibus sinuatim in margines abeuntibus. Squamæ ventrales magnæ, roseæ,
laxissime reticulatæ, sub margine occultæ. Ostiola 4 longe prominentia.
Sporæ fusco-brunneæ 85 y, late alatæ, reliculatim lamellatæ, foveolis
valde inæqualibus 7-12 y, haud papillatis.
Hab. Africa. Niger, Old Calabar (Mônkemeyer) Kamerun (Jungner).
117. R. multilamellata St. Hedwigia 1889, p. 44.
Monoica, mediocris, viridis, expansa. Frons crassa, 3 plo latior quam
alta, usque ad 40 mm. longa, trifurcata, usque ad margines radicellifera,
furcis parum divergentibus fere contiguis, late linearibus, apice truncato
rotundats, antice subplanis, cavernis, angustis; costa latissima, late con-
vexa, duplo humilior quam stratum anticum, lateribus substrietis, in
margines oblusos excurrens. Sporæ 60 y. anguste alatæ, lamellis ürregula-
riter ramosis, hic illie ad reticulum confluentibus notatæ.
Hab. Australia, Finke River (W. F. Schwarz).
115. R. deserticola St. n. sp.
Monoica, magna, dilute viridis. Frons usque ad 44 mm. longa, furcata,
fureis late linearibus parum divergentibus, crassis, A-plo latioribus quam
altis, apice rofundato truncatis, ubique late canaliculatis, alis convexis
leniter adscendentibus, marginibus crassis obtusis; costa postice subplana,
lateribus abrupte et oblique adscendentibus, strictis. Sporæ parvæ 55 y,
anguste alatæ, reticulatim-lamellatæ, foveolis 6 y, ex angulis spinoso-
papillatis.
Hab. Australia centralis. Arco Eillinna Well. (Helms, Elder Exploring
Exped.).
119. R. albida Sull. ms. in Austin, Proc. Phil. AC 1869, p. 231.
Dioica? mediocris, albicans, gregaria. Frons usque ad 4 mm. longa,
crassa, plus duplo latior quam alta, multiramosa, ramis aggregatis, sub-
fasciculatim furcata, furcis linearibus ullimis late acuminatis, antice
canale angusto profundo planoque percursis, alis valde convexis e fundo
arcuatim adscendentibus et convexo-explanatis, marginibus crassis sub-
acutis; costa poslice plana, convexa, lateribus rotundatis in margines
abeunte. Reliqua desunt.
Hab. America septentr. Texas (Wright).
48
37% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Ricciella.
120. R. Hasskarliana St. n. sp.
Dioica, minor, gracilis, pallide virens. Frons usque ad 5 mm. longa,
multiramosa, ramis ultimis contiguis porrectis, linearibus, angustis, cras-
sis (3-plo latioribus quam altis) antice sulco amplo acuto percursis (in
planta adulta subplanis); ale plano-convexæ, leniter adscendentes, mar-
gine acutæ; stratum anticum laxe cavernosum, lamellis sub 12 in dia-
metro frondis, postice valde convexa, costa humillima, paucas cellulas
crassa, parum angustior tamen quam stratum anticum. Ostiola mascula
parum prominentia. Sporæ 72 y, late alatæ, ala integra, reticulatim lamel-
late, foveolis 8 y, humiliter papillatis.
Hab. Java (Hasskarl).
XIII. Frons valde incrassata, pro more dupio latior quam alta.
121. R. Hübeneriana Ldbg. in Monogr. Rice. p. 504 d (Acad. Cs.
Leop. XVII).
Monoica, exigua, expansa, purpurea, raro coerulescens. Frons usque ad
4 mm. longa, bi-trifurcata, fureis divergentibus, crassis, duplo latioribus
quam altis, apice rolundatis, antice subplanis, versus apicem solum sulco
obtuso humili instruclis; cavernæ amplæ, sub 8 in diametro frondis, cosia
convexa, lateribus alte adscendentibus, marginibus haud exstantibus,,
obtusis; ostiola mascula brevissima crassa; sporæ parvæ 51 y, anguste
alatæ reticulatim lamellatæ, foveolis 8 y, ex angulis papillatis.
Hab. Germania, Gallia, Italia, Portugal, Norvegia, Japonia.
122, R. Sullivantii Austin. Ac. Phila 1869, p. 233.
Monoica, parva, flavo-virens, subcæspitosa. Frons 2-3 mm. longa,
bi-trifurcata, furcis divergentibus, linearibus, apice angustatis, crassa,
duplo latior quam alta, antice anguste humiliterque canaliculata, alis plano
convexis, marginibus haud exstantibus, obtusis, subtus valde convexa,
lateribus rotundatis, ad margines alte adscendentibus; costa quadruplo
humilior quam stratum anticum; cavernæ angustæ, sub 14 in diametro
frondis, valde obliquæ. Sporæ 60 y, late alatæ, regulariter reticulatim
lamellatæ, lamellis humilibus, haud papillatis, foveolis 10 y.
Hab. America septenir. Closter (Austin), Ohio (Lesquereux).
R. Hübeneriana differt sporis valde diversis.
R. fluitans toto coelo diversa est.
123. R. Beckeriana St. n. sp.
Dioica, minor, gracilis, viridis. Frons usque ad 7 mm. longa, multifur-
49
Ricciella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 319
cata, furcis ultimis contiguis, angustissimis, crassis (duplo latioribus
quam altis, antice anguste canaliculata, canale haud profundo, alis plano-
convexis, margine rotundatis. Costa humilis (3-plo humilior quam stra-
{um anticum) eoque æquilatum, lateribus frondis subverticaliter alieque
adscendentibus ; frondis sectio transversa itaque fere parallelogramma,
angulis obtusatis, medio antico breviter emarginato. Ostiola 4 ignota.
Sporæ 42 n., dilute rufo-brunneæ, anguste alatæ, ala integerrima, irregu-
lariter lamellatæ, lamellis ramosis vermicularibus.
Hab. Russia, Sarepta (Becker).
Die wurmförmige Sculptur des Exosporiums bei dieser, wie bei anderen
Arten entsteht durch Abortiren einzelner Theile des Lamellen-Netzes.
die oft in langen Zügen fehlen, so dass eine geschlängelte, radial
gerichtete Lamelle entsteht; diese sind verzweigt und die Aeste mannig-
fach verbogen, oft isolirt dazwischen stehend, kurz je nach dem Ausfall
einzelner Maschen ist das Bild verschieden und wechselnd, dazwischen
liegen oft kleine Gruppen vollkommener Maschen. Heeg (Bot. Not. 1898,
stellt diese Pflanze zu R. Frostii, der sie zweifellos sehr ähnlich ist;
die Sporen beider bieten keinen Unterschied ; ich habe fruchtende
Pflanzen beider Arten untersucht, die bei gleicher Höhe der Frons
wesentlich in der Breite differiren, denn R. Frostii ist mehr als doppelt
so breit wie R. Beckeriana; das geht aber über die Variabilität hinaus,
die man bei einer Riccia erwarten kann.
124. R. bahiensis St. n. sp.
Syn. : R. crystallina var. x. Syn, Hep. p. 608.
Monoica, mediocris, dilute viridis, gracilis. Frons usque ad 6 mm.
longa, crassa (duplo latior quam alta) profunde bifurcata, furcis parum
divergentibus, linearibus, 1 mm. latis, apice obtusis, antice profunde
canaliculata, canale amplo, in fundo plano, alis abrupte curvatim adscen-
dentibus, convexo-explanatis ultra costam parum exstantibus, marginibus
obtusis; costa lata planaque, humillima, 3-4 cellulas crassa, stratum
cavernosum lamellis laxe dispositis formatum. Sporæ 68 y, late alatæ,
irregulariter subreticulatim lamellatæ, lamellis crassis, paucas papillas
gerentibus, foveolis 12 y.
Hab. Brasilia, Bahia (Martius).
Ramificatione aliisque notis plane diversa.
125. R. vesiculosa Carr. et P. Linn. Soc. N. S. Wales. 1887.
p. 1058.
50
376 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Rieciella.
syn. : À. bullosa var. vesiculosa Carr. et P.
Monoica, major, pallide virens, subcæspitosa. Frons usque ad 10 mm.
longa, bi-trifurcata, ob furcas longe coalitas obcuneata, furcis e margine
supero emergentibus, late ligulatis, 1 mm. latis, apice rotundatis, crassa,
parum latior quam alta, antice ob cavernas inflatas papulosa, sulco acuio
profundoque percursa, lateribus sulci curvatim adscendentibus, in ætate
magis explanatis valdeque convexis, margine obtusato; costa valde pro-
ducta, strato antico æquialta, basi sua convexa, duplo fere angustiore,
lateribus costæ oblique siricteque adscendentibus. Cavernæ valde angustæ,
subverlicales, lamellarum diametro 3-plo tantum ampliores. Sporæ
ignotæ.
Hab. Australia, Paramatta (Whitelegge) Burnett River (J. Keys).
Diese Pflanze nähert sich in ihrem Bau der Gattung Riccia mehr als
irgerd eine andere Ricciella ; die Lamellen umschliessen enge Luft-
canäle; auf einem horizontalen Schnitt sind es meist 8 Zellen, welche
den Canal begrenzen; von diesen sind % grösser, quasi Pfeilerzellen,
denn an diese schliessen sich die Wänder der nächsten Canäle an;
zwischen diesen 4 grossen liegen % wesentlich kleinere; denken wir
uns letztere entfernt, so haben wir genau das Luftkammer-Gewebe von
Riccia; es ist denkbar, dass, wie diese Form eine Anpassung an das
trockne Klima Australiens darstellt, sich die Ricciellen aus der Gattung
Riccia entwickelt haben und dass mit dem Flächenwachsthum der
Lamellen die grösseren Lufträume, die Verbreiterung der dorsalen
Deckhaut und damit eine Bloslegung des apicalen Porus entstand, den
ja jede Riceia hat. Es ist kaum berechtigt, die Gattung in 2 zu spalten,
wo, wie diese Pflanze zeigt, Uebergänge vorhanden sind.
126. R. crassa St.n. sp.
Monoica, parva, in sicco flavescens. Frons 10 mm. longa, obcuneata,
crassa, breviter furcata, duplo latior quam alta, apice acuta, antice bre-
viter acuteque sulcata, alis convexim explanalis, costam parum superan-
tibus, marginibus crassis acutis; costa valde producta, postice convexa,
lateribus rotundatis adscendentibus profunde sinuatim excurrentibus.
Stratum æriferum altum (‘/s frondis altitudinis) cavernis angustissimis.
Spore 70 y, anguste marginatæ, reticulatim lamellatæ, lamellis humi-
libus, haud papillatis foveolis 6 y.
Hab. Australia centralis. Ackariaga (Helms. Elder Exploring Exped.).
51
Riceiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. Sl
127. R. papulosa St. Hedwigia 1889, p. 45.
Dioica. magna, dilute viridis. Frons simplex, usque ad 10 mm. longa,
% mm. lata, late oblonga, apice rotundata, sub apice breviter sulcata sulco
profundisssimo, lateribus sulci compresso-contiquis, ceterum in ætate
angusie canaliculata, alis convexo explanatis, marginibus attenuatis
acutis, crassa, duplo latior quam alta; costa valde producta valdeque con-
vexa, duplo fere angustiore duploque humiliore quam stratum anticum,
lateribus rotundatis, abrupte sub alis desinentibus; stratum anticum
anguste cavernosum, cavernis sub 30 in diametro frondis, basi vix angus-
talis; squamæ parvæ, sub alis occultæ, kyalinæ vel purpureo-maculatæ,
laxe reticulatæ (cellulis 50 y). Sporæ ignotæ.
Hab. Australia, Victoria, Silverton (Bastow).
128. R. bullosa Link. in Ldbg. Syn. Hep., p. 119.
Dioica maxima, in sicco flavo-rubescens. Frons usque ad 20 mm. longa,
furcata, fureis 4 mm. latis, late divergentibus, apice breviter biloba, pro-
funde sulcata, antice convexa, marginibus decurvis, cavernis bullatim
prominentibus rugulosa; cavernæ e basi angustissima sensim ampliate,
anlice multoties ampliores, in vertice porosæ, poris a sex cellulis concen-
tricis anguste conicis formalis, in ætate fissis et conniventi-apertis. Costa
crassa pro planta angusta, postice convexa maximeque radiculosa, late-
ribus rotundatis abrupte in alas exstantes abeunte. Sporæ 76 u, nigræ,
facie convexa minute reticulatim lamellatæ foveolis vix 5 y, brevissime
creberrimeque papillatis; faciebus planis angustissime radiatim lamellatæ.
Hab. Africa australis (Ecklon).
Die portugiesische Pflanze, welche Welwitsch 1847 bei Vendas am Tajo
wiedergefunden hat und die der Cappflanze im Habitus täuschend ähn-
lich zieht, ist keine Riccia sondern eine Marchantiacee ; sie hat im Grunde
der Lufthôhlen eine dem Grundgewebe aufsitzende niedrige Lage chloro-
phyliführenden Zellfäden, die dreizellig sind und deren Endzelle keulen-
förmig verdickt ist; ausserdem trägt die frons grosse, schief halbmond-
förmige, Ventralschuppen mit langem fädigen Spitzenanhängsel; aus der
Spitze treibt sie keulenförmige, ringsum bewurzelte, schief nach unten in
das Erdreich eindringende Knollen, welche fast so lang sind als die frons
selbst; sie brechen sehr leicht ab und sind vielleicht desshalb übersehen
worden. Levier versichert mir, dass diese Pflanze die authentische portu-
giesische R. bullosa sei. Zu welchem Genus sie zu stellen ist, bleibt eine
offene Frage. Ich erwähne hier auch, dass Riccia lutescens wahrscheinlich
eine Marchantiacee ist; schon die grossen Schuppen mit abgesetztem
BULL. HERB. BoIss., mai 1898. 52 26
378 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Ricciella.
Spitzenanhängsel deuten darauf hin; die Pflanze ist nur steril in den
Herbarien zu finden.
129. R. Rautanenii St. Bull. Herb. Boiss. 1895.
Monoica, major, viridis, expansa. Frons 15 mm. longa, bi-trifurcata,
furcis parum divergentibus, linearibus, 1 mm. latis, crassis, duplo latio-
ribus quam altis, antice plana, marginibus parum attenuatis, ultra costam
parum prominentibus; stratum anticum altissimum, laxe cavernosum, caver-
nis sub 14 in diametro, lateribus concavıs, in sectione transversa sub mar-
gines itaque constriclis; costa humilis 5-6 cellulas alta, plano convexa, late-
ribus rotundatis. Sporæ 85 y, angusie alatæ, ala minute crenulata, laxe
lamellatæ, lamellis allis, vermicularibus, subreticulatim confluentibus.
Hab. Africa australis. Hereroland (Rautanen, Dr Fleck). Angola ad
flum. Bero (Welwitsch).
R. concava Bisch.
Dioica, major, glauco-virens. Frons usque ad 12 mm. longa, ad medium
divergenti-dichotoma, furcis late ovatis, obtusis breviter bilobis, antice
concavis, intra marginem vallatim incrassatis, ipso margine acutis, cete-
rum crassis, plus triplo tamen latioribus quam altis, ventre late convexis,
ubique æquicrassis. Squamæ posticæ magnæ, hyalinæ, marginem longe
excedentes, integerrimæ. Pistilla hyalina. Reliqua desunt.
Hab. Caput bonæ spei (Dr Krauss).
Riccia albomarginata (planta capensis) differt frondis configuratione
valde aberrante, nostræ celerum simillima.
Nachdem es mir nachträglich gelungen ist, das Original dieser Pflanze
zu erhalten, füge ich deren Diagnose hier am Schlusse bei; dem Bau des
Laubes nach gehört diese Art in meine Abtheilung VII, hinter Riccia
porosa; sie ist in Abtheilung IV, wohin ich sie früher als zweifelhaft
gestellt hatle, zu streichen.
An Synonymen etc. habe ich folgende noch zu verzeichnen, als nicht
zu Riccia gehörend :
Riccia cochleata H. et T. ist eine Aneura.
» fimbriata Nees > Exormotheca.
» natans L. » Ricciocarpus.
» nigrescens Mont. » Anthoceros (sp.?).
» paradoxa Wils. Hook. » Cronisia.
» reliculata Swartz. » Protonema.
» spuria Dickson » Cyathodium (?).
» tuberosa Taylor » Anthoceros.
» velutina Wils. » Ricciocarpus.
O0
DRAN ah
FLORE DE L'ILE D’EGINE
PAR
Th. DE HELDREICH
AVEC UNE CARTE GÉOLOGIQUE
Planche XII.
(Suite.)
C. CORÖLLIFLORA.
40. Oleaceæ.
345. Olea Europa L., B. IV, 56.
Var. a. Oleaster (Hoffm. et Link Fl. Port. I, 387, 1809, pro specie)
DC. Pr. VII, 284 (1844). « Körwvos » Veterum. In collibus saxosis.
Vulg. « ’Aypııya ».
Var. 6. sativa (Hoffm. et Lk. 1. c. pro specie) DC. 1. c. Cultivé générale-
ment dans l’île. Vulg. ’Eiyd.
44. Gentianacezz.
346. Eryihrea latifolia Sm. Angl. Fl. I, 321 (182%); B. IV, 67. In col-
libus. Egine et Métopi.
347. E. pulchella (Sw. in Vet. Acad. Handl. p. 84 sub Gentiana, 1783);
E. ramosissima Pers. Syn. I, 283 (1805), B. IV, 67. In saxosis. Oros.
380 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
42. Gonvolvulaces.
348. Convovulus oleifolius Desr. in Enc. meth. II, 552 (1789); B. IV,
93. In saxosis maritimis. Littoral d’Egine et sur l’ilot de Métopi.
349. C. Dorycnium L., B. IV, 91. In locis petrosis, ad vias frequens.
350. C. arvensis L., B. IV, 108. In locis eultis.
Var. Cherleri Ag. in R. et Sch. IV, 261 (1819). Chois. in DC. Pr. IX, 407
(1845) pro specie. C. arvensis y. linearifolius Chois. in DC. 1. c. (1845). In
saxosis. Pentes du Oros.
301. GC. altheoides L., B. IV, 106. In locis cultis, ad vias frequens.
392. C. lenuissimus Sibth. Sm. Pr. I, 13% (1806), Fl. Græc. tab. 195;
B. IV, 107. In collibus saxosis, ad vias.
399. C. pentapetaloides L., B. IV, 110. In saxosis rar. Côte orientale
pres de Janitzio. — Pél.
304. Cuscuta globularis Bert. Fl. Ital. VIE 625 (1847), C. palæstina
Boiss. Diagn. I, 11, 86 (1849), B. IV, 116. In collibus siceis Poterio spi-
noso, Thymo capitato aliisque phryganis adhærens. Paléochora et ail-
leurs.
43. Borraginaceæ.
355. Heliotropium Europæum L., B. IV, 130. In locis cultis derelictis
frequens.
356. H. villosum Willd. Spec. I, 741 (1797); B. IV, 133. In locis cultis
(Tountas).
357. Anchusa undulata L., B. IV, 152. In arvis. Mésagros.
308. A. hybrida Ten. Fl. Nap. L 45, tab. 11 (1811). B. IV, 112. In locis
cultis. Littoral nord, Perivolia, etc.
399. A. Italica Retz. Obs. I, 12 (1779); B. IV, 154. In locis cultis. Sur
l’ilot de Métopi.
360. A. Spruneri Boiss. Diagn. I, 11, 98 (1849); A. stylosa 3. major
A. DC. Pr. X, 48 (1846), B. IV, 160. In locis cultis. Côte ouest ; Perivola.
361. Lycopsis variegata L., Anchusu variegata Lehm. Asperif. p. 223
(1818), B. IV. 161. In saxosis. Littoral nord; Konto, etc.
362. Echium Italicum L., B. IV, 205. In locis cultis, ad vias.
363. E. plantagineum L. B. IV, 208. Ad vias. Environs du Couvent.
364. E. arenarium Guss. Ind. H. Boccad. 1825. B. IV. 210. In arenosis
maritimis. Côte occidentale : Perivola.
(41) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 301
365. E. calycinum Viv. Ann. bot. I, 2, 16% (1802); B. IV, 210. in
petrosis. Paléochora.
366. Alkanna tinctoria (L. sub Lithospermo) Tausch in Flora 1824,
p. 234; B. IV, 227. In locis aridis.
367. Lithospermum arvense L., B. IV, 216. In arvis.
368. L. Apulum (L. sub Myosotide) Vahl. Symb. Il, 32 (1791). In locis
aridis. Couvent; Cap Perdica.
369. Myosotis litoralis Stev. in Fisch. Catal. Gorenk. 1812; B. IV, 236.
M. stricta Friedr. non Link. Près du Temple (Friedr.). Att.
370. M. Cadmea Boiss. Diagn. I, 11, 122 (1849). M. Idæa B. et H. var.
y. Cadmea B. fl. or. IV, 236 (1879). In aridis. Près du Couvent. — Ins.
Hydra. Melos.
371. M. collina Hoffm. Deutschl. Fl. (1791). M. hispida Schlechtend.
Mag. Nat. Ber. 8, 229 (1817); B. IV, 239. In aridis. Pres de la ville.
372. Cynoglossum pictum Aït. H. Kew. I, 179 (1789); B. IV, 265. In
collibus. ad vias.
4%, Solanaceæ.
373. Hyoscyamus albus L., B. IV, 295.
Forma H. major Mill. Dict. II (1768), Dunal in DC. Pr. XM. A. 549. In
ruderatis et ad vias. Couvent et ailleurs. — Differe du H. albus type par
son port plus robuste, les rac&mes florifères plus allongés et les bractées
entières. — Att. Cycl.
374. Lycium Europæum L., B. IV, 289. Payvos des Anciens. In saxosis,
ad vias. Vulg. « ’Apauvıo ».
375. Solanum nigrum L., B. IV, 284. Irpbyvos xmzaïoc ou Ytpoyvos
sönötrnoc de Dioscoride. In locis cultis. Vulg. « "Aureionpiöa ». L’herbe
se mange bouillie.
Obs. On cultive dans les potagers le Solanum Melongena L. (vulg.
MeXtoaya) et surtout en grande quantité le Lycopersicum esculentum
Mill, (vulg. Nrouara).
45. Scrofulariaceæ.
376. Verbascum plicatum Sibth. Sm. Pr. I, 150 (1806), Fl. Gr. tab. 226,
B. IV, 312. In collibus saxosis.
377. V. pinnaüfidum Vahl. Symb. Il, 39 (1791). B. IV, 312. In mari-
timis.
302 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
378. V. sinuatum L., B. IV, 322. Ad vias, in locis cultis.
379. Scrofularia peregrina L., B. IV, 395. In saxosis, ad muros. Konto;
Paléochora.
380. S. canina L., B. IV, 419. S, bicolor Sibth. Sm. Pr. I, 437 (1806),
Fl. Gr. tab. 602. In collibus siccis. Couvent; Littoral nord.
381. S. filicifolia Sibth. Sm. Pr. I, 456 (1806). Fl. Gr. tab. 600. S. lucida
7. filieifolia Boiss. Fl. or. IV, 403 (1879). In saxosis.
382. Antirrhinum Orontium L., B. IV, 385. Var. calycinum (Lamk.
Diet. IV, 365. 1797, pro specie) Lange Fl. Hisp. IL 582 (1870). In collibus
SAXOSIS.
383. Linaria triphylla (L. sub Antirrhino) Mill. Diet. 2 (1768) B. IV,
380. In arvis. Littoral ouest, Perivola.
38%. L. Chalepensis (L. sub Antirrhino) Mill. 1. e. 12, B. IV, 381. In locis
cultis. Couvent; Littorai nord.
385. L..micrantha (Cav. ic. I, 51, tab. 59, f. 3, 1791, Fl. Gr. tab. 587
sub Antirrhino) Spreng. Syst. II, 79% (1825), B. IV, 375. In arvis. Cou-
vent.
386. L. Pelisseriana (L. sub Antirrhino) Mill. Diet. n. 11 (1768), B. EV,
375. In collibus saxosis. Couvent.
387. L. Sieberi Reichb. Fl. exs. 374 in nota sub n. 2501, sine descript.
(1830-32). L. Prestandreæ Tineo in Guss. Syn. IE, 842 (184%). L. Elatine
ß. villosa Boiss. Fl. or. IV, 367 (1879). In collibus. Mesagros.
388. L. Græca (Bory et Chaub. in Exped. scient. Morée III, 2, 175 sub
Antirrhino 1832) Chav. Mcnogr. Antirrh. 108 (1833), B. IV, 367. L. com-
mutata Bernh. in Reichb. Ie. IX, 6, tab. 815 (1831). Forma gracilior
Heldr. Mss. foliis superioribus remotis valde diminutis hastatis, pedun-
culis sublongioribus. In aridis. Couvent, Périvolia.
389. Veronica Anagallis L., B. IV, 437. In humidis. Konto; Périvolia.
390. V. arvensis L., B. IV, 457. In arvis. Environs du Couvent.
391. V. cymbalarıa Bodard Mem. sur. Ver. cymbal. p. 3 (1798); B. IV,
467. In locis cultis, ad muros. Konto; Périvola.
392. Trixago Apula Stev. in Mém. Soc. Imp. nat. VI, 4 (1823). B. IV,
47%. In arvis. Mesagros; Couvent.
393. Eufragia latifolia (L. sub Euphrasia) Griseb. Spicil. Fl. Rum.
Bith. I, 13 (1844). B. IV, 473. In collibus. Temple; Littoral nord.
46. Orobancheacez.
394. Phelipæa Muteli (F. Schultz. in Mut. Fl. fr. U. 353, 1835 sub Oro-
(43) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 383 -
banchi) Reut. in DC. Pr. XI, 8 (1848). Ph. ramosa ß. Muteli Boiss. Fl. or.
IV, 499 (1879). In aridis ad radices Cichoracearum. Konto.
395. Orobanche Spruneri F. W. Schultz in Flora XXVI, 130 (1843).
B. IV, 506. O0. gracilis Sm. in Trans. Linn. Soc. IV, 172 (1797) sec. cl.
Beck (nomen antiquius sed improprium speciei omnium fere crassioris).
In collibus saxosis, ad radices Cisti. Couvent. — Att. Pél.
396. O0. speciosa DC. Fl. fr. Suppl. 393 (1815), B. IV, 506. In cultis ad
radices Viciæ Fabæ. Près de la ville.
397. O. pubescens D’Urv. Enum. p. 76. (1822) B. IV, 567. Forma tran-
situm ad ß. reticulatam Wallr. præbens sec. cl. Beck. In arenosis mari-
timis ad radices Umbelliferarum etc.
398. O. hyalina Spruner apud Reut. in DC. Pr. XI, 24 (1848), B. IV,
508. In maritimis Aeginæ (Spruner), Angistri (Heldr.). — (Plante rare
trouvée seulement-en Céphalonie).
47. Acanthacez.
399. Acanthus spinosus L., B. IV, 522. In locis eultis, ad vias.
18. Verbenacezs.
400. Vitex Agnus castus L., B. IV, 535. In saxosis. Littoral nord; Cou-
vent, etc.
49. Labiatæ.
401. Prasium majus L., B. IV, 798. In fruticetis. Oros; environs du
Temple.
402. Teuerium Gr&cum Celak. in Bot. Centralbl. XIV. 217 (1883).
T. divaricatum Sieb., B. IV, 816, p. p. Forma minor Heldr. Hb. planta
humilis v. prostrata, foliis angustioribus incanis. In saxosis. Temple.
403. T. Polium L. var. a. vulgare Benth. in D@. Pr. XIE, 592 (1848),
B. IV, 821. In collibus saxosis frequens.
404. Ajuga Pseudoiva DC. Fl. fr. Suppl. 395 (1815). A. Iva ß. Pseudo-
Iva Benth. in DC. Pr. XIE, 600 (1848). A. Iva B. IV, 802 p. p. A. [va Sibth.
Fl. Gr. tab. 525! — Sæpe apetala (forma cleistogama Heldr. Mss.), corolla,
si adest, semper flava. In collibus aridis, ad vias, haud rara.
405. Salvia triloba L. f. Suppl. (1781), B. IV, 595. Sæpe variat foliorum
lobulis basalibus nullis. In collibus saxosis. Konto etc. — Vulg. "Akıopanız
et Poaroxoumdıd.
384 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
406. S. Barrelieri Ten. Fl. Nap. I, p. 9, tab. 2 (1811), Halacsy Bot.
Ergebn. in Griechen]. IV. Beitrag z. Fl. v. Achaia u. Arcad. p. 28 (1894).
S. pratensis B. IV, 626, p. p. C’est le S. pratensis de Sibthorp, Boiss.,
Heldr., Orph., etc.; elle est cependant très différente de l’espece Linnéenne
du reste de l’Europe et bien distincte par ses feuilles à peine rugueuses,
ses racèmes beaucoup plus étalés, ses fleurs plus grandes et d’un beau
bleu-célésie très clair ou rose et d’autres caractères indiqués par Halacsy
(1. e.). C’est peut-être le S. hematodes L., cependant les feuilles ne sont
pas maculées dans notre plante. Assez abondant en montant l’Oros dans
la région moyenne. —.Att. Pél.
407. S. verbenaca L. var. a. serotina Boiss. Voy. bot. Esp. 484 (1839-45),
Fl. or. IV, 629. In collibus saxosis. Couvent.
Var. ß. vernalis Boiss. 1. c. Trouvé par M. Tountas en novembre, déjà
fleuri. C’est une forme plus petite que celle commune de l’Attique qui
correspond. au S. multifida Sibth. Sm. Pr. I, 16 (1806), Fl. Gr. tab. 23.
La plante d’Egine a des feuilles ovales et seulement crénelées et non
laciniées.
408. S. Horminum (L.) Parlat. Fl. Ital. VI, 245 (188%) var. o. typica. S.
Horminum L. sp. pl. 24 (1753), B. IV, 631, Flor. Gr. tab. 20. Cette variété-
type à épi floral surmonté d’un bouquet (coma) assez grand de bractées
stériles violacées ou roses n’a pas élé trouvée à Égine, mais elle n’est
pas rare en Attique, Béotie, Thessalie, etc. S. viridis ß. Horminum Battand.
et Trabut Flore de l’Algérie I, 685 (1888).
Var. ß. comosula Heldr. Mss. Cette variété intermédiaire entre le type
et la variété suivante a les épis floraux surmontés d’un toupel assez
insignifiant de petites bractées stériles d’un rose pale. Elle démontre
bien que le S. Horminum L. et le S. viridis L. ne peuvent pas être sépa-
rées comme espèces. Elle est très commune à Égine aux bords des
champs et des vignes.
Var. y. viridis (L. sp. 24, 1753, pro specie) Fl. Gr. tab. 19. S. Horminum
ß. viridis Parlat. 1. c. p. 246. Variété à épis floraux dépourvus au sommet
de bractees steriles en toupet. S. viridis B. IV, 630. — In locis aridis haud
rara.
Obs. Le nom de S. Horminum pour l’espece comprise dans ce sens est
préférable à celui de S. viridis, car c’est le nom ancien d’après Théo-
phraste et Dioscoride. Ce dernier dit (M. med. ILE, 135): « Creditus enim
in vino bibitum etiam venerem stimulare. » La plante est encore aujour-
d’hui connue comme aphrodisiaque et se vend comme telle par les herbo-
ristes sous le nom de Kavhdyoprov.
(45) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L’ILE D’EGINE. 385
409. Rosmarinus officinalis L., B. IV, 636. Spontané sur les rochers à
Pigadakia, Konto, près du Temple, etc. — Cycl.
410. Zizyphora capitata L.. B. IV, 586. In collibus saxosis frequens.
Pentes de l’Oros.
441. Lavandula Stechas L., B. IV, 540. In collibus saxosis. Très abon-
dant. Nom vulg. Bas.
412. Lamium amplexicaule L., B. IV, 760. In arvis frq.
413. Phlomis fruticosa L., B. IV, 784. In collibus saxosis. Environs du
Couvent.
41%. Ballota acetabulosa (L. sub Marrubio) Benth. Labiat. 595 (1832-36).
B. IV, 772. In collibus saxosis, locis incultis frequens. Nom vulg. ®&00a.
et ’Ayeuovokd. C'est le dAoutc Avyvirıs de Dioscoride M. m. IV, 102). On
se sert encore aujourd’hui des calyces fructifères comme meches des veil-
leuses (EIAdyvıa) comme au temps de Dioscoride.
415. Marrubium vulgare L., B. IV, 703. Var. Apulum (Ten. Fl. nap. Pr.
p. 34, 1823, Flor. Nap. tab. 154, pro specie). M. vulgare ß. lanatum Benth.
Lab, 591 (1852) non Benth. ibid. 587 Ilp&stov de Dioscoride. In arvis
derelictis, ad vias frequens. Vulg. Mapwapazıa.
416. Sideritis Romana L., B. IV, 706. In locis apricis frequens.
447. S. lanata L., B. IV, 705. Plante rare trouvée à Égine par Sartori.
Plus commune à Methana (Argolide) et à l’île de Thera (Letourneux).
418. Calamintha incana (Sibth. Sm. Pr. I, 421, 1806, sub Thymo, Fl.
Gr. t. 577). Boiss. Heldr. pl. exs. (1844), Benth. in DC. Pr. XI, 226
(1848); B. IV, 578. In derelictis, ad vias. Près de la ville, nov. 1897
(Tountas).
449. C. graveolens (MB. Cauc. II, 60, 1808, sub Thymo) Benth. in DC.
Pr. 1. c. 231; B. IV, 583. Thymus exiguus Sibth. Sm. Pr. II, 421 (1806),
nomen antiquius sed improprium formæ pusille haud rar&. In saxosis
apricis. Couvent.
420. Micromeria plumosa Hampe in Flora, 1842, I, 127. M. nervosa
Boiss. et auct. plus., B. IV, 569 non Desf, Fl. atl. I, 9,1798 (sub Satureia)
quæ planta. algeriensis et Europæ occidentalis. Cfr. Obs. Benth. in DC.
Pr. XI, 218 et Lacaida in Nym. Consp. Suppl. IL. 255. In rupestribus.
Paléochora.
421. M. Græca (L. sub Satureia) Benth. Lab. 373 (1832). B. IV, 571. In
collibus saxosis. Près du Temple (Friedr.).
422. M. Juliana (L. sub Satureia) Benth. 1. c. 378; B. IV, 569. In saxosis.
Paléochora.
423. Thymus capitatus (L. sub Satureia) Hoffm. et Link. Fl. Port. I, 123.
In collibus saxosis frequens. Egine et à l’ilot de Métopi.
386 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
50. Primulaces.
124. Anagallis cœrulea Schreb. Spicil. FI, Lips. p. 5 (1771), Lamk. FI.
fr. Il, 285 (1778). A. arvensis ß. cœrulea Gren. et Godr. Fl. fr. II, 467
(1850); B. IV, 6. In locis cultis haud rara.
425. A. arvensis (L. p. p.), B. IV, 6. A. pheenicea Lamk. 1. c.; A. arven-
sis o. phoenicea Gr. et Godr. 1. c. Cum præcedente at rarior.
426. Cyclaminos Græca Link. in Linn IX, p. 573 (1834); B. IV, 13.
In collibus saxosis. Colline du Temple; Couvent.
427. C. Mindleri Heldr. spec. nova.
Tuber irregulariter globosum basi tantum fibras paucas edens (fere ut
in C. Græca, sed minus). Folia synanthia, parvula, ovata, acutiuscula, cor-
data crenulato-dentata, supra pulchre albo-maculata, subtus rubra. Flores
antumnales parvuli, calycis segmentis lanceolatis acutis anguslissime
albo - marginatis et prope marginem utrinque glandulis quatuor nigris
obsitis, corollæ fauce edentula, laciniis longe lineari-ellipticis basi valde
attenuatis intense roseis tubo purpureo triplo longioribus subacutis. —
Plante très curieuse trouvée par M. Marc Mindler le 6 nov. 1897 entre les
pierres volcaniques au-dessus du Couvent en montant à l’Oros. — Elle a
presque le tubercule et les feuilles du C. Græca, mais plus petites, ainsi
que les fleurs. Par la gorge édentée de la corolle elle s'approche du
C. répanda qui en est très différent par la floraison vernale et les
feuilles anguleuses. Enfin le C. latifolia Sibth. a un port très différent
et se distingue surtout par le tubercule discoide et déprimé, les feuilles
et les fleurs beaucoup plus grandes.
51. Globulariaces.
428. Globularia Alypum L., B. IV, 530. In fruticetis. Colline du Temple.
52. Plumkbaginaces.
429. Statice sinuata L., B. IV, 857. Ad litora maris.
430. S. Thouini Viv. Cat. hort. Negr. p. 34. « Insula Aegina Græciæ
(herb. Fauchel) », sec. Boiss. Fl. or. IV, 858. — S’agissant d’une espèce
de l'Espagne, de l'Afrique et de la Paléstine qui n’a été trouvée nulle
part ailleurs en Grèce, je doute de l'exactitude de l'indication de la loca-
lité dans l’Herbier Fauché.
(47) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D'ÉGINE. 387
431. S. rorida Sibth. Sm. Fl. Gr. I, 91, tab. 298 (1819). B. IV, 862.
S. echioides Sibth. Sm. Pr. I, 213 (1806) non L. In maritimis. A Pilot
de Metopi.
432. S. echioides L., B. IV, 870. S. aristata Sibth. Sm. Pr. I, 213 (1806)
Fl. Gr. tab. 299. In aridis. Mésagros, Potamo, Temple.
35. Plantaginaceæ.
%33. Plantago Psyllium L., B. IV; 891. In aridis. Autour du Couvent.
43%. P. Coronopus L., B. IV, 888. In maritimis. Cap Perdica.
435. P. amplexicaulis Cav. le. I, p. 22, tab. 125 (1793), B. IV, 855. In
collibus saxosis. Oros, Cap Perdica. — Ati. Pél. Astypalæa (D’Urv.).
436. P. lanceolata L., B. IV, 881. In subhumidis. Mésagros.
437. P. Lagopus L., B. IV, 886. In aridis, ad vias frq.
%38. P. albicans L., B. IV, 882. In locis cultis, vinetis etc. Cap Perdica;
environs du Couvent.
439. P. Bellardi All. Fl. Pedem. I, 82, tab. 85 (1785), B. IV, 884. In
aridis frequens.
440. P. major L., B. IV, 878. In locis eultis subhumidis. Environs du
Couvent.
D. MONOCHLAMYDER.
54. Amarantaceæ.
444. Amarantus chlorostachys Willd. Amar. p. 34, tab. 10, fig. 49, B. IV,
988. In locis cultis. Périvolia, trouvé en 1859 (août) par Örphanides, re-
trouvé en novembre 1897 à Konto par M. Tountas.
449. A. viridis L. sp. ed. II (1762). A. silvestris Desf., B. IV, 990. In
locis eultis. Konto (Tountas, novembre 1897).
55. Ghenopodiacez.
443. Chenopodium murale L., B. IV, 902. In ruderatis, locis cultis. Près
de la ville et au Cap Perdica.
444. Ch. opulifolium Schrad. in DC. Fl. fr. V, 372 (1805), B. IV, 901. In
locis cultis. Konto (Tountas, nov. 1897).
445. Ch. Vulvaria L., B. IV, 901. In ruderatis, ad vias. Près de la ville
(Tountas, nov. 1897).
388 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
446. Salicornia fruticosa L.. B. IV. 932. Ad litora maris. Égine et
Metopi.
56. Polygonacez.
447. Emex spinosus (L. sub Rumice) Campdera Monogr. des Rumex,
p. 58, tab. 1 (1819), B. IV, 1005. In arenosis maritimis. Pres de la ville.
448. Rumex conglomeratus Murr. Prodr. Stirp. Götling. 52 (1770);
B. IV, 1010. In arvis, ad vias frequens.
449. R. divaricatus L. sp. ed. II, 477 (1762) R. pulcher £. divaricatus
Arcangeli Compend. Fl. Ital. 585 (1882). R. pulcher, forma, sec. Boiss.
Fl. or. IV, 1012. R. Aeginensis Heldr. exsicc. olim. A R. pulchro L.
differt caule petiolisque pubescentibus, foliis oblongis non panduri-
formibus, ramis magis divaricatis rigidissimis, pedicellis brevioribus.
valvis exquisite reliculatis. R. pulcher genuinus in Græcia adhuc non
repertus est. — In saxosis, agris derelictis etc. — Att. Cyel.
450. R. tuberosus L. B. IV, 1017. In collibus saxosis frequens. Partout
dans l'ile, très commun.
451. Polygonum maritimum L., B. IV, 1037. In arenosis maritimis.
452. P. equisetiforme Sibth. Sm. Pr. I, 266 (1806), Fl. Gr. tab. 364,
B. IV, 1036. In saxosis. A Égine d’après Bory, Expéd. Mor6e, Botanique.
p. 115.
57. Laurace&.
453. Laurus nobilis L.“B. IV, 1057. Cultivé et subspontane. Vulg. Bouc.
58. Santalaceæ.
454. Thesium humile Vahl. Symb. II, 43 (179%). B. IV, 106%. In arvis.
Près du Couvent et à l'ilot Métopi.
59. Elæagnace.
455. Elæagnus angustifolia L. E. hortensis MB. Taur., B. IV, 1056. In
maritimis.
60. Cytinaceæ.
456. Cytinus Hypocistis L., B. IV, 1071. Ad radices Cistorum. Près
de Janitzio.
(49) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 389
61. Aristolochiacez.
157. Arisiolochia microstoma Boiss. Diagn. I; 5,50 (184%); B. IV, 1075.
In saxosis. En montant à l’Oros, dans les pierres volcaniques. — Att.
62. Euphorbiacez.
458. Andrachne telephioides L. B. IV, 1138. In collibus saxosis. Collines
du Temple.
459. Crozophora verbascifolia (Willd. sp. IV, 539 sub Crotone, 1805)
Juss. Euphorb. tent. p. 28 (182%), B. IV, 1141. Croton villosus Sibth. et
Sm. Pr. I, 249 (1813), Fl. Gr. tab. 951. In cultis derelictis (Tountas).
460. Mercurialis annua L., B. IV, 1142. In locis cultis frequens.
461. Euphorbia Helioscopia L., B. IV. 1107. In cultis obvia.
462. E. pterococca Brot. Fl. Lusit. IL, 312 (180%), B. IV, 1107. In saxo-
sis. Oros.
463. E. Sıbthorpü Boiss. Cent. Euph. p. 39 (1862) B. IV, 1133. Tithy-
malus masculus Characias Dioscor. M. med. IV, 162. In collibus saxosis.
Environs du Couvent.
46%. E. Paralias L., B. IV, 1115. Tithymalus Paralias Diose. — In are-
nosis maritimis. Très abondant, surtout près de la ville.
465. F. falcata L., B. IV, 1111. In locis cultis. Périvola.
166. E. Peplus L., B. IV, 1112. Peplus Diosc. In cultis obvia.
167. E. exiqua L., B. IV, 1110. In cultis hinc inde.
468. E. Peplis L., B. IV, 1086. Peplis Diosc. In arenosis maritimis fre-
quens.
63. Artocarpacez.
469. Ficus Carica L., B. IV, 1154. Frequens culta (vulg. Zuxı4) et sil-
vestris (Gaprificus L., vulg. "Ayptosvxız) in rupestribus.
64. Urticacez.
470. Urtica pilulifera L., B. IV, 1147. In ruderatis, ad vias.
471. U. urens L., B. IV, 1146. In arvis.
472. Parietaria Indaica L. sp. 1492, Boiss. Fl. or. IV, 1149. P. rami-
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (50)
flora Moench. Meth. p. 327 (1794), Gürke pl. Europ. I, 80 (1897). C’est le
Parthenion des Anciens'. Ad. muros. Vulg. "Avsuöyopro.
473. P. Cretica L., B. IV, 1150. Ad muros. Plus commun que le précé-
dent. Vulg. ’Ayeudyopro.
47%. Thelygonum Cynocrambe L. Cynocrambe prostrata Gärtn. Fruct. I,
362, tab. 75 (1788), B. IV, 897. In saxosis et ad muros. Konto, Peri-
vola, etc.
65. Cupuliferæ.
475. Quercus pseudococcifera Desf. Fl. atl. I, 349 (1798-1800) ;
0. coccifera ö. pseudococcifera Boiss. Fl. or. IV, 1169 (1879); Q. Calli-
prinos ß. pseudococcifera Wenzig in Berl. bot. Jahrb. IV, 205 (1886). In
saxosis montium. Collines du Temple; Oros, etc. Arborescent.
I. MONOCOTYLEDONEZÆ
66. Juncagineacezæ.
476. Triglochin Barrelieri Loisl. Fl. Gall. 705 (1816), B. V, 13. In mari-
timis (Spruner). — Att. Cyel.
67. Orchideacezæ.
477. Limodorum abortivum (L. sub Orchide) Swartz. Act. Holm. VI,
80 (1799), B. V, 89. In pineto insulæ Angistri (20 avril 1881, Heldr. et
Holzm.).
478. Serapias parviflora Parlat. Giorn di Science. lett. ed arti p. 1.
Sicilia f. 175, p, 66 (1837); S. laxiflora Chaub. in Flor. Pel. p. 62 (1838),
B. V, 53. In collibus saxosis trachyticis. Près du Couvent. — Att. Pél.
479. Orchis sanctus L., B. V. 62. In ins. Aegina Spruner ! — Cycl.
(Tenos).
480. O. masculus L., B. V, 68. Aegina prope templum (Friedr.) — An
vera? — Pél.
. Voy. Heldreich, Meérn Tept ToÙ ILop6eveov in Enernpis Toù go). Ev). Iapvao-
co. "Eros A’, 1897, p. 138.
(51) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 391
481. O. saccatus Ten. Fl. Nap. Prodr. 53, tab. 248 (1811). A Egine
rare, trouvé par Spruner et Orphanidès. — Att. Cycl.
482. Anacamptis pyramidalis (L. sub Orchide) Rich. Mém. du Mus. IV,
41 (1817); B. V, 57. In collibus saxosis. Environs du Temple.
483. Ophrys tenihredinifera Willd. Spec. IV, 67 (1805); B. V, 76. Egine
(Spruner, Friedr.).
484. 0. atrata Lindl. Bot. 269, tab. 1087 (1827); B. V. 78. In collibus
saxosis. Mésagros, Temple.
485. 0. Ferrum equinum Desf. Cor. Tourn. p. 9 (1808); B. V, 78. In col-
lıbus saxosis. Temple.
Var. Aeginensis Reichb. f. Orchid in Fl. Germ. p. 92 (1851), « labello
trilobo ». In Aegina, Spruner sec. Reichb. 1. c.
486. 0. apifera Huds. Fl. Angl. 340 (1762); B. V, 79. In Aegina
(Spruner). — Att. Pel.
487. O. cornuta Stev. in Mem. Mose. II, 174 (1809). O. oestrifera MB.
ß. cornuta Boiss. Fl. or. V, 80 (1881). In collibus. Temple.
488. 0. bombyliflora Link in Schrad. Journ. 1799, II, 325; B. V, 80. In
Aegina (Spruner).
489. O. myodes (L. sp. 948, 1753 pro var. 0. insectiferæ L.) Jacq. Icon.
rar. I, tab. 184 (1781-86); 0. muscifera Huds. Fl. Angl. 340 (1762). Indiqué
a Égine par Friedrichsthal, mais comme elle n’est indiquée que d’Achaie
par Sibthorp et n’a jamais été retrouvée en Grèce par d’autres, je crains
que la détermination de Friedr. n’ait pas été exacte. — (Pél. Sibth.).
490. O. lutea (Gou. Fl. Monsp. 299, 1765, pro var. O. myodis) Cav.
Ie. II, p. 46 (1795); B. V, 75. Forma minor Parlat. Fl. Ital. III, 558 (1858),
parviflora. In collibus saxosis. Temple et ailleurs.
491. O. fusca Link in Schrad. Journ. 1799, I, 324; B. V, 75. In collibus
freq.
Var. iricolor (Desf. Cor. Tourn. tab. 3, 1808, pro specie) Reichb. f.
Orchid. Fl. Germ. p. 73 (1851), B. 1. c. In maritimis. A l’ilot d’Angistri
_ (avril 1881, Heldr. et Holzm.). ‘
68. Iridaceæ.
492. Iris Germanica L., B. V, 137. Spontane et assez abondant sur
les rochers de la montagne de Paléochora et ailleurs. Vulg. Kptvo. — Pél.
Cycl.
493. Gynandriris Sisyrinchium (L. aub Iride) Parlat. Nuov. Gen. e
spec. p. 49 (1854). Iris Sisyrinchium L., B. V, 120. In locis aridis, ad vias,
frequens. Egine et à l’ilot de Métopi.
392 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (52)
49%. Gladiolus segetum Ker in Bot. Mag. tab. 719 (1793), B. V, 139. In
arvis. Hagia Marina, et sur l’ilot de Métopi.
495. Crocus Cartwrightianus Herbert in Bot. Reg. XXX, tab. 3 (1844).
C. Græcus Chapp. Bul. Soc. bot. de France XX, 193 (1893), Heldr. Sertul.
Hell. p. 11 (1876). C. sativus Boiss. V, 100. Maw Gen. Croc. an L.? —
Aegina 6 déc. 1857 legit Guicciardi-Barazzetti. C’est le Grocus mentionné
par Theophraste (Vog. Introduction). — Att. Cyel.
496. C. cancellatus Herb. in Bot. Mag. tab. 3864 (1841); B. V, 101. In
collibus saxosis. Trouvé le 8 nov. 1859 près du Temple par Orphanides
et le 6 nov. 1897 près du couvent par MM. Mindler et Tountas. — Ait.
Bel:
69. Amaryilidacez.
497. Pancratium maritimum L., B. V, 152. In maritimis. Métopi.
498. Sternbergia Sicula Tineo in Guss. Syn. Fl. Sic. Add. II, p. 811
(1844); B. V, 148. Trouvé à Egine par Orphanides.
Obs. L’Agave Americana L. s’est aussi tout à fait naturalisé à Égine
sur les rochers maritimes, comme dans la plupart des îles Joniennes, des
Cyclades et en Crète.
70. Smilacez.
499. Smilax aspera L., B. V, 343. Ad rupes, in fruticetis. Mésa-
gros etc.
71. Asparagacec.
500. Asparagus aphyllus L., B. V, 337. In collibus saxosis. Konto, etc.
72. Dioscoreaceæ.
501. Tamus communis L. var. Cretica (L. pro specie) Parlat. Fl. Ital. III,
64 (1858), B. V, 344. In saxosis vulcanicis. Janitzio.
73. Liliace.
502. Asphodelus microcarpus Niv. Fl. Cors. p. 5 (1824); B. V, 313.
A. ramosus L. p. p. Sibth. Sm. Fl. Gr. tab, 33%. In collibus frequens.
C2
(As)
(Ou)
(53) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE.
503. A. fistulosus L., B. V, 314. In arvis, ad vias. Vulg. Teyaxıo.
504. A. tenuifolius Cav. in Ann. sc. nal. I, 3, 46 (1824); B. V, 314. In
arenosis. Près de la ville. — Att. Cycl.
505. Lloydia Græca (L. sub Antherico) Endl. Gen. 140 (1836); B. V,
202. In collibus saxosis haud rara.
506. Ornithogalum Narbonense L., B. V, 214. In arvis. Périvola et ail-
leurs (Heldr. et Holzm., mais déjà avant trouvé par Sartori).
507. 0. Pyrenaicum L., B. V, 213. In collibus et locis cultis (Sartori,
Heldr.). — (Creta).
508. Urginea maritima (L. sub Scilla) Baker in Journ. of Linn. Soc.
XII, 221 (1873); B. V, 224. In collibus et ad litora maris frequens. Vulg.
Acta et Tewpyöc.
509. Scilla autumnalis L., B. V, 224. In collibus, ad vias (Nov. 1897
Tountas).
510. Scilla Holzmannia Heldr. spec. nova. Bulbus late ovatus, majus-
culus. Folia synanthia recurvato-patentia prostrata, exacte linearia, elon-
gata, acuta, plana v. subcanalicuta, glaberrima læte viridia. Scapus florifer
solitarius e basi decumbenti arcuato adscendens, striatus et usque ad
medium in striis minutissime piloso-ciliatus, folia parum superans.
Racemus ebracteatus, initio confertus, brevis, dein laxatus, pedicellis
primum perigonium subæquantibus, dein elongatis arcuato-adscentibus,
in racemo fruciifero contortis secundis. Perigonii parvuli campanulati
phylla oblonga, oblusa v. inflexa, subcorniculata, laete coerulea, basi et in
nervo medio albido-virescentia. Stamina perigonio parum breviora,
antheris purpurascentibus. Pistillum staminibus æquilongum, ovario
acuto in stilum attenuato. Semina oblonga cymbæformia. — Species a
Scilla autumnali L. egregie differt bulbo majori, foliis terra prostratis
planiusculis, synanthiis, scapo adscendenti folia vix superanti, racemo
densiori, pedicellis in racemo fructifero valde elongatis contorto-secundis,
perigonio minori campanulato, seminibus oblongis cymbæformibus. In
S. autumnali folia sunt hysleranthia lineari-filiformià erecta, scapus foliis
multo longior erectiusculus multiflorus, perigonii phylla majora stellato-
patentia, semina ovata subtrigona. S. intermedia Guss. est planta sicula
foliis lanceolatis, racemo multifloro elongato aliisque notis diversissima.
— In collibus saxosis. Trouvé le 6 novembre 1897 par M. Tountas aux
environs du Couvent sur le terrain volcanique. Je dédie ceite espèce à
mon ami Timol&on Holzmann en souvenir de nos excursions à Egine
en avril 1881.
911. Bellevalia ciliata (Cyr. pl. Nap. Il, 23, 1792, sub Hyatiniho) Nees
BULL. HERB. BOISS., mai 1898. 27
394 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (54)
Gen. IV, tab. 8 (4843); B. V, 302. In arvis. En montant du Couvent à
l’Oros. — Att. Pél.
512. B. trifohiaia (Ten. Fl. Nap. II, p. 376, tab. 136, 1824-29, sub
Hyacintho) Kunth. Enum. IV, 308 (1841); B. V, 303. In arvis. Aux envi-
rons du Couvent. — (Rhodos).
513. Leopoldia Holzmannı (Heldr. Sert. pl. nov. Fl. Hell. p. 4, 1874,
sub Bellevalia) Heldr. Liliaceengatt. Leopoldia, p. 10 (1878), Muscari
Holzmanni Boiss. Fl. or. V, 292 (1881). In collibus saxosis haud rara.
514. L. graminifolia Heldr. et Holzm. in Hldr. pl. exs. 1881 et in Nym.
Conspect. Fl. Europ. p. 733 (sub Bellevalia, 1881). In vinetis. Entre la
ville ei le Couvent (18 avril 1881 Heldr. et Holzm.).
515. Botryanthus commutatus (Guss. Pl. rar. p. 145, 1826; B. V, 296
sub Muscari) Kunth. Enum. IV, 311 (1841). In collibus.
516. B. pulchellus (Heldr. et Sart. in Boiss. Diagn. pl. or. II, 4, 109,
1844; B. V, 295 sub Muscari) Nym. Conspect. 734 (1881). In collibus
saxosis. — Att. Pél.
517. Allium Porphyroprasum Heldr. et Sart. in Heldr. pl. exs. ex
Attica 1851, et in Heldr. Herb. Græc. norm. n° 800 (1858) et no 1387
(1896). A. rotundum Boiss. Fl. or. V, 233. Differe du A. rotundum L.
type par ses pédicelles très inégaux et ses fleurs plus grandes. — In
locis cultis. — Att.
518. A. Chamæspathum Boiss. Diagn. I, 7, 113 (1846); B. V, 238. In
Aegina sec. Nyman Conspect. Fl. Europ. p. 737. — Att. Pél.
519. A. Gyrilli Ten. Fl. Nap. Ill, 296 (1824-29); B. V, 280, Heldr.
Herb. Græc. norm. n° 1292 (1898). A. magicum L. sp. ed. I, 296 (1755)
sec. Richter Plant. Europ. I, 209 (1896). In arvis. Perivola (littoral ouest).
— Ait. (Chios).
520. À. roseum L., B. V, 273, forma bulbillifera. In arvis. Couvent.
521. À. subhirsutum L., B. V, 370. In fruticetis, collibus saxosis. Lit-
toral nord; Couvent; Oros.
522. A. trifoliatum Cyr. Plant. rar. f. IL, p. il (1792); B. V, 270.
A. subhirsutum c. Græcum (D’Urv. Enum. 37, 1822 pro specie) Richter
Pl. Eur. 209 (1890). In saxosis rar.
523. A. Phalereum Heldr. et Sart. in Ati. Congress. Firenze, p. 233
(1874); Heldr. Herb. Græc. norm. n° 1388 (1896). A. staticeforme Boiss.
V, 252 p. p, et auctor. plur. non Sibth. A. flexuosum Heldr. Herb. Gr.
norm. n° 101 (1851) non d’Urv. — Aegina (Spruner).
NEN,
(55) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L’ILE D’EGINE. 395
74. Golchicacex.
524. Colchicum Sibthorpi Baker in Journ. of Linn. Soc. XVI. 437
(1880), Heldr. Herb. Græc. norm. 1390 (1896). C. latifolium Sibth. et Sm.
Fl. Gr. tab. 350 « quoad flores non folia » secund. Boiss. Fl. or. V, 159.
C. Bivonæ Heldr. Herb. Gr. norm. n° 805 (1851) non Guss. — In saxosis
ad vias. Entre Konto et la ville, assez abondant et aux environs du Cou-
vent, trouvé en fleurs le 6-20 novembre 1897 par M. Tountas. — Il est
très remarquable que cette plante qui sur le continent (en Attique,
Béotie, etc.) est une plante de montagne (de la région des sapins au mt.
Parues) croit à Égine dans la région maritime. — Att. Pel.
525. C. Tuntasium Heldr. species nova. Espèce affine au C. Par-
kinsonii Hook, plante des Cyclades. Elle en diffère par la couleur de ses
fleurs plus pâle, à tesselure à peine visible. Les divisions du périgone
sont brièvement aiguës ei non longuement acuminées comme celles du
C. Parkinsonii. La couleur des fleurs de ce dernier est d’un rose intense
à tesselure très marquée. Comme nous ne connaissons pas les feuilles de
cette plante, je ne peux pas en donner une description complète; la
croyant une espèce nouvelle, je la signale provisoirement. C’est M. le
Dr Basile Tountas qui l’a découverte le 6 novembre 1897,aux environs du
Couvent.
75. Juncacezæ.
526. Juncus acutus L., B. V, 350. In maritimis. Egine et Métopi.
527. J. bufonius L. 8. mutabilis Savi Fl. Pis. I, 364 (1798) pro specie.
J. fasciculatus Bertol. Fl. Ital. IV, 190 (1839) non Schousb. J. bufonius
B, fasciculatus Koch., B. V, 361. In humidis. Environs du Couvent.
76. Aracezæ.
528. Arisarum vulgare Targ. Tozz. in Ann. Mus. Flor. II, 266 (1819);
B. V, 44. In collibus saxosis. Pal&ochora.
77. Cyperacez.
. 929. Cyperus rotundus L., B. V, 376. In locis cultis. Littoral nord,
Konto (Tountas).
396 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (56)
530. Carex distans L., B. V, 495. In subhumidis. Environs du Couvent.
531. C. ülegitima Cesati in Friedr. Reise, p. 271 in nota (1838). In
insula Calauria (Poros hod.) a Friedr. detecta. In collibus saxosis Aeginæ
(oct. 1832, Sartori), pres du Temple (Helar.).
78. Gramineæ.
532. Pollinia distachya (L. sub Andropogone) Spreng. Syst. I, 288
(1825), In collibus saxosis. — Obs. Nomen genericum antiquius est
Apluda Presl. Gram. Sicul. p. 55 (1818).
533. Andrepogon pubescens Nis. in Flora 1829, I, Ergzbl. p. 3. A. hirtus
6. pubescens B. V, 465. In collibus saxosis frequens.
534. Setaria verticillata (L. sub Panico) P. Beauv. Agr. p. 51 (1812);
B. V, 443. In cultis. Konto. Vulg. Kooyéptapo. — Att. Cyel.
535. Cynodon Dactylon (L. sub Panico) Pers. Syn. I, 85 (1805); B. V,
993. In arenosis frequens.
836. Phalaris minor Retz. Obs. IL, p. 8 (1779-91), B, V, 472. In locis
cultis.
Var. comosula Heldr. Glumis minutissime punctulatis, nervis subvio-
laceis v. pallide roseis præsertim versus apicem paniculæ comulam simu-
lans. Variété nouvelle reconnue par M. Hackel. In arvis et vinetis. Lit-
toral ouest près de la route de la ville au Couvent, abondant (20 avril
1681 Heldr. et Holzm.).
Obs. C’est à cette espèce (Ph. minor) qu'il faut rapporter probablement
le Ph. canariensis noté par Friedr., qui n’a pas été trouvé en Grèce
malgré l'indication de Sibthorp (cfr. Boiss. V, #71).
537. Cynosurus echinatus L., B. V, 571. In saxosis. Oros.
538. Gastridium lendigerum (L. sp. ed. II, 1763 sub Milio) Gaud. Fl.
Helv. I, 176 (1828), B. V, 519. In saxosis. Pentes de 1’Oros.
539. Lagurus ovatus L., B. V, 521. In herbosis, collibus apricis, etc.,
frequens.
540. Stypa ? Sibthorpü Boiss. et Reut. Mss. in Heldr. pl. exs. Att. (1851)
et Herb. Græc. norm. n° 139% (1896). S. juncea Sibth. Fl. Gr. tab. 15 non
L., S. Lagascæ Boiss. Flor. or. V, 500 (1881), sed a planta Hispanica (a
Roem. et Schult. Syst. II, 333, 1817 descripta) differt. In saxosis. Collines
du Temple.
! Le nom du genre étant tiré du mot grec Irirn (étoupe), il faut écrire Siypa,
et non pas Stipa, ni Stupa.
(57) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 397
541. S. tortilis Desf. Fl. Atl. I. 99 (1798); B. V, 506. In collibus saxosis
frequens.
542. Oryzopsis miliacea (L. sub Agrostide) Richter Plant. Europ. p. 33
(1890). Piptatherum miliaceum Cosson, B. V, 506. In collibus saxosis.
Var. Thomasii (Duby Bot. Gall. I, 525 (1828) pro specie) Richter L. c.
Piptatherum miliaceum ß. Thomasii Boiss. Fl. or. V, 506. In fruticelis.
Hauteurs du Temple.
543. O. cœrulescens (Desf. Fl. Atl. I, 66 (1798) Richter 1. c. 34. Pipta-
therum coerulescens P. Beauv., B. V, 507. In rupestribus. Pres du Temple
5Al. Avena fatua L., B. V, 543. In cultis. Cap Perdica (Friedr.). —
(Macedon).
545. A. barbata Brot. Fl. Lusit. I, 108 (1804); B. V, 543. In collibus
siceis frequens.
546. Aira capillaris Host. Gram. IV, 20 (1809); B. V, 529. In locis
aridis. Couvent.
947. Avellinia Michelii (Savi Bot. Etruse. I, p. 78 (1808, sub Bromo)
Parlat. pl. nov. p. 59 (1842). Keeleria Michelii Cosson, B. V, 574. In col-
libus siccis rara. Couvent.
548. Keleria phleoides Pers. Syn. I, p. 97 (1805), B. V, 572. Alopecurus
eiliatus All. Ped. II, 235 (1785) nomen specificum antiquius. In locis
aridis frequens.
549. Dactylis glomerata L. var. Hispanica Roth. Cat. bot. I, p. 8 (1797)
pro specie; Boiss. Fl. or. V, 596 (188%). In rupestribus. Konto (Tountas).
590. Vulpia ciliata (Pers. Syn. I, p. 9%, 1805, sub Festuca) Link. Hort.
Berol. I, 447 (1827); B. V, 628. In aridis.
551. Bromus Madritensis L., B. V. 649. In aridis, ad muros. Couvent.
892. B. rubens L., B. V, 650. In saxosis, ad muros. Paléochora.
599. B. fasciculatus Presl. Cyp. et Gram. Sic. p. 39 (1820), B. V, 650.
in collibus saxosis. — Att. Cycl.
554. B. intermedius Guss. Prodr. I, 11% (1827), B. V, 653. In aridis frq.
555. B. patulus Mert. et Koch in Röhl Deutschl. F1. I, 685 (1823), var.
velutinus (Nocca et Balb. Fl. Tic. I, 5%, 1816, pro specie) Parlat. Fl. Ital. I,
394 (1848). In arvis. Littoral ouest (18 avril 4881). — Pel.
596. Atropis distans (L. sub Poa) Griseb. in Ledeb. Fl. Ross. IV, 388
(1853), B. V, 615. In maritimis.
597. Scleropou rigida (L. sub Poa) Griseb. Spicil. II, 431 (184%).
B. V, 638. In locis cultis. Couvent.
558. Schismus Arabicus Nees Fl. Afr. austr. 422 (1844), B. V, 597. In
aridis. Près de la ville (18 avril 1881).
398 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (58)
559. Briza maxima L., B. V, 593. In collibus frequens.
560. Elymus crinitus Schreb. Gram. II, p. 15 (1772). E. Caput Medusæ
forma glumis abbreviatis minus divaricatis Boiss. Fl. or. V. 691, sed certe
specifice diversus ab E. Cap. Medusæ vero in Thessalia obvio. In lapidosis
vulcanicis. Janitzio.
561. Hordeum bulbosum L., B. V, 688. In collibus.
562. H. murinum L., B. V, 686. In aridis, ad muros et vias frequens.
563. Aegilops ovata L., B. V, 673. In collibus saxosis, ad vias frequens.
564. A. comosa Sibth. Sm. Pr. I, 75 (1806), Fl. Græc. tab. 94; B. V,
676. In arvis derelictis, ad vias.
565. Haynaldia villosa (L. sub Secali) Schur. Enum. Transs. 807 (1866).
Agropyrum villosum Host. Gram., B. V, 669. Ad vias, in collibus saxosis
frequens.
566. Brachypodium ramosum (L. Mant. sub Bromo) R. et Sch. Syst. II,
737 (1817); B. V, 658. In collibus saxosis et montibus. Collines du
Temple; Oros.
567. B. distachyon (L. sub Bromo) R. et Sch. 1. c. 741, B. V, 657. In
collibus saxosis. Environs du Temple.
568. Lolium temulentum L., B. V, 681. In arvis. Près du Couvent et au
pied de l’Oros, abondamment.
569. L. rigidum Gaud. Agrost. I, 33% (1811): B. V, 680. In arvis fre-
quens.
570. Psilurus aristatus (L. sub Nardo) Lor. et Barr. Fl. Monsp, ed. 2,
p. 580 (1876). P. nardoides Trin. Fund., B. V, 682. In collibus aridis
frequens.
B. GYMNOSPERMÆ
79. Goniferz.
571. Pinus Halepensis Mill. Dict. 8 (1756); B. V, 695. Ilebxn 9 rapoXtas
de Theophraste. In collibus saxosis. A Egine sur les collines et mon-
tagnes, sans former cependant des bois. L’ilot d’Angistri en est au con-
traire tout couvert. La résine qu’on en retire forme le principal revenu
de cet îlot.
572. Juniperus Phæœnicea L., B. V, 710. In collibus et montibus Aeginæ
frequens. Souvent arborescent, surtout près du Temple et à Mésagros.
Obs. Le Cyprès (Cupressus sempervirens L. forma pyramidalis Targ.
pro specie; B. V, 705) se cultive beaucoup à Égine.
(59) TH. DE HELDREICH. FLORE DE L'ILE D’EGINE. 399
B. ACOTYLEDONEÆ VASCULARES
I. Filices.
80. Polypodiacez.
573. Adiantum Capillus Veneris L., B. V, 730. In locis humidis
(Tountas).
974. Cheilanthes fragrans (L. Mant. II, 307, 1771, sub Polypodio)
Webb. et Berth. Hist. nat. Canar. III, 452 (1849), B. V, 725. C. suaveolens
Sibth. Sm. Fl. Gr. tab. 966. In lapidosis montium. Oros, etc.
575. Ceterach officinarum Willd. Sp. pl. V, 136 (1810); B. V. 722.
Asplenium Ceterach L. sp. ed. 1, 1080 (1753), Aschers. Synops. mittel-
europ. Flor. I, 53 (1896). "AszAnvoy Dioscorid. Ad muros et inter lapides.
Konto, Périvola.
II. Lycopodia.
81. Selaginellaceæ.
576. Selaginella denticulata (L. sp. ed. I, 1106 sub Lycopodio) Link.
Filic. H. Berol. p. 159 (1841); B. V, 746. In umbrosis, ad rupes. Konto et
ailleurs.
J'ajoute en terminant le tableau du nombre total des espèces des
Dicotylédonées et des Monocotylédonées, ainsi que des principales
familles phanérogames de la Flore d’Egine en comparaison avec le
nombre total des espèces de ces mêmes groupes dans la Flore de
l’Aitique. Ce tableau nous montre que la quotité des Monocotylédonées
est plus petite à Égine qu’en Attique, ce qui provient surtout d’une quo-
lité beaucoup moindre des Graminées à Égine. Quant aux autres familles,
la quotité des espèces suit à de légères différences près, le même ordre
dans les deux Flores. Le fait le plus remarquable est la prépondérance
des Légumineuses, encore plus considérable à Égine qu’en Attique.
LU
400 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (60)
FLORE DE L'ATTIQUE _ FLORE D'ÉGINE
ee le Re ne le Haute
total de Fi total de ei
1557 espèces. 372 espèces.
|| Dicotylédonées. ........ 1219 77,71 475 80,0%
|| Monocotyledonees...... N 31,72 97 16,97
ii Legumineuses. ......... 190 12,20 76 13,14
| Goupses RUE 159 10,21 70 12,23
| Grammneesen 0.00 ver) 136 Bann 39 6,81
I ACRUCHÈTES AE a 78 5,00 39 6,07
|| Caryophyllées (Silöndes et |
LOIS ECS) EM EUR 73 L,68 2 4,49
Babies... m... 71 4,56 23 4,02
| Ombelliferes........... 68 4,36 22 3,8%
Pilsen 63 1,0% 22 3,84
| ABorrasinées ONE 46 2,95 18 3,04
[Orchidee 43 2,76 15 2,62
| Serofularinees.......... 35 2,9 | 18 3,01
| Ranunculacdes......... 3% 2,18 11 1,92
Hubraceese sr rn 30 1,92 11 1,92
ii Euphorbiacees......... 19 1,22 41 1,92
Toutes les autres familles sont représentées par moins de dix espèces
dans la Flore d’Egine.
Athènes, février 1898.
ID ID ES IN DD A
La première partie de ce Catalogue était déjà imprimée, lorsque j'ai eu connais-
sance de la «Note monographique sur le genre Rhodalsine Gay par Fr. Newt.
Williams» (Extr. du Bull. de l'Herb. Boiss. 1898). D’après M. Williams, l’Alsine
procumbens de Grèce (voir notre Catalogue, p. 289 (19) appartient à la variété
7. communis du Rhodalsine geniculata Will. (Arenaria geniculata Poir. Voy.
Barb. II, 166, 1789) qu'il considère comme spécifiquement différent du vrai Ah.
procumbens (Vahl sub Arenaria) J. Gay.
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objet de permettre aux candidats ayant à subir un examen dont le programme
* comporte l'étude des sciences naturelles, de repasser, en un temps très court, les
… diverses questions qui peuvent leur être posées. L'auteur de ces Arde-memoire
… s'est efforcé d’embrasser, aussi brièvement que possible, mais sans rien omeitre,
* les sujets des derniers programmes.
Au début des études, il permettra d'acquérir rapidement les notions nécessaires
pour profiter des cours spéciaux ou lire avec fruit les traités complets; à la fin
de l’année, il facilitera les revisions indispensables pour passer avec succès les
_ examens.
. Les trois premiers volumes sont consacrés à la Zoologie, à l'Anatomie comparée
etäl Embryologie. Les trois suivants sont consacrés à la Géologie, à la Paléon-
tologie et à la Mineralogie. Trois autres volumes sont réservés à la Bofanique
_ (Cryptogamie, Phanérogamie, Anatomie et Physiologie végétales). Enfin un der-
Re nier volume traitera de l’Anthr opologie.
” Dans l’Aide-mémoire de Botanique generale qui vient de paraître, l’auteur s’est
_ efforcé de condenser les vues de MM. les professeurs Van Tieghem, G. Bonnier,
_ Guignard, Bureau, M. Cornu, Daguillon, Mangin, G. Planchon, Constantin (de
Paris), Gérard et Sauvageau (de Lyon), Leclerc du Sablon (de Toulouse), Mil-
- - lardet (de Bordeaux), Flahaut, Granel, Courchet (de Montpellier), Vuillemin et
Lemonnier (de Nancy), Herail (d’ Alger), Heckel (de Marseille), etc.
VERLAG VON EDUARD KUMMER IN LEIPZIG
= Dr W. Migula. — Synopsis Characearum euro-
pæarum. — lIllustrirte‘ Beschreibung der Characeen
Europas, mit Berücksichtigung der übrigen Welttheile. —
Auszug aus dessen Bearbeitung der Craraceen in Raben-
horst’s Kryptogamenflora. Mit 133 Abbildungen und einer 5167
Le _ Einleitung. 176 Seiten. Leipzig, 1898. Prix : 8 mark. Fe
M. Migula donne en 176 pages une flore des Characées d'Europe. Il donne une
courte déscription pour chaque espèce et pour toutes les variétés. La plupart de
ces diagnoses sont accompagnées de figures, ce qui facilite singulièrement les
; recherches. Au commencement se trouve une introduction détaillée où l’auteur 4
donne de nombreuses et précieuses indications pour la détermination, Ja récolte Se
_ et la conservation de ces plantes si intéressantes. C'est en somme, comme il le 5
dit, un résumé des « Characées » publiées dans la flore cryptogamique de
Rabenhorst. En vue d'un usage courant, les synonymies et tous les détails: inu-
tiles ont été laissés de côté, afin de ne pas compliquer la tâche aux commen-
Eee
= Enfin un nz alphabétique très précis permet de retrouver facilement les #
espèces ou les variétés cherchées, un résumé bibliographique cite les principaux !
ouvrages sur ce sujet et une liste des principales collections d’exsiccata de Cha-
racées terminent le travail.
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2 Les abonnements sont reçus à V'HERB ER HOISSIER CHANBESE près ère N
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vendue séparéme
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UGÈNE. AUTRAN
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à LA Miss
ONSE RVATEUR. DE L'HERBIER.
SOMMAIRE DU N° 6. — JUIN 1898.
I. — \ébanses Gaillard. — CONTRIBUTION A L'ÉTUDE
DES ROSES DU AURA 2.2 er
IL — Paul Culmann.
III. — R. Chodat. — UNIVERSITÉ DE GENÈVE. — LABORA-
TOIRE DE BOTANIQUE, Ame série, VIlme fascicule.
Les je sculptes du rivage des lacs jurassiques (avec figures
dans le texte, et planches NIV Ye XV) ES Re
- Sur les algues littorales du lac Léman (avec figures dans le
Y. — Emile Bee — PORELLA ANNULE PAR iu CODE
DE;ROGHESTRRAT a en en
LOCALITÉS NOUVELLES POUR
LA FLORE BRYOLOGIQUE SUISSE. .......-.....:...
VI. — John Briquet. — NOTE SUR LES HYDATHODES
FOLTATRES DES -SCOEORIA=E UE ee
APPENDIX No II.
VI. — A. Pestalozzi. — DIE GATTUNG BOSCIA Lam.
(Blanehesspe IV). 2.20, 20 na 1à64
APPENDIX No IV. <
VII. — Société pour l’etude de la flore franco-helvetique (Société
pour l'étude de la flore française transformée). Septième
hileitd se RT NAT NT RCA RE
Les planches paraitront dans un des prochains numéros.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
6e année, N° 6, Juin 1898.
CONTRIBUTION
A
L'ÉTUDE DES ROSES DU JURA
PAR
Georges GAILLARD
LICENCIÉ ES SCIENCES
Mon domaine d’excursion s’etend des Aiguilles de Baulmes, district
d’Orbe, Vaud, au pied oriental du Mont Tendre, sur une longueur
d'environ 30 km. et à des altitudes variant de 550 à 1450 m.
Depuis six ans je le parcours, étudiant les roses sur le vif, récoltant
et comparant : cette notice est le résultat de mes recherches.
Pour l'écrire j’ai eu constamment recours à mon « herbier de roses »
la plus riche collection existant actuellement des roses du Jura vaudois.
Mes nombreuses notes m'ont été aussi d’un grand secours.
Enfin j'ai largement tenu compte des conseils et observations cri-
tiques de MM. Crépin, Christ, Favrat, Vetter, Paiche, Schmidely et
Cornaz.
Je me fais un devoir bien agréable de les en remercier.
Je ne puis manquer non plus à témoigner ma reconnaissance à
M. W. Barbey qui, avec la plus grande obligeance, a toujours mis à ma
disposition et son herbier et sa riche bibliothèque botanique où j’ai
puisé tant d’utiles renseignements.
A peu de chose pres, je me suis rangé à la classification du D’ Crépin
(Tableau analytique des Roses européennes, Bulletin de la Société
Royale de botanique de Belgique, tome XXXI, mai et juin 1892).
BULL. HERB. BOISS., juin 1898. 28
402 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Le savant rhodologue belge distribue les roses d’Europe dans six
sections.
Seule la section des Gallicæ, représentée dans le pied du Jura des
environs de Nyon, manque à notre région.
J'ai divisé ce travail en deux parties, consacrant la première aux
espèces et variétés et la deuxième aux hybrides.
PREMIÈRE PARTIE
LES ESPÈCES
Le petit tableau suivant renseignera immédiatement sur les espèces
de notre région.
I. SYNSTYLE....... R. arvensis Huds.
IrSnynosar ALTER R. stylosa Desv.
III. Pmmpisetuirouie. AR. pimpinellifolia L.
R. cinnamomea L.
IV. CinxamonEz. R. alpina L.
b) Tomentosæ.
Day y:
c) Rubiginosæ
. omissa Déségl.
d) Rubritoliæ. AR. rubrifolia Vill.
V. CANIN.
. rubiginosa L.
. mierantha Sim.
/ R. glauca Vill. incl. R. corüfolia Fr.
R.cinerea Rap.
a) Villosæ.. R. villosa L. (R. mollis Sm.).
“ . tomentosa Sm.
(
Le . sepium Thuil.
Re. graveolens Gren.
2) nem. ) R. canina L. inel. R. dumetorum Thuil.
\ À. tomentella Lem.
Les numéros qu’on rencontrera dans le cours de ce travail sont les
numéros d'ordre de mon « herbier de roses. »
(3) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. 403
I. SYNSTYLÆ
$ 1. R. arvensis Huds.
Très répandue partout et à toutes les altitudes. Elle fleurit des le
commencement de juin jusqu’au mois d’aoüt. Les formes de la mon-
tagne sont en tout pareilles à celles de la plaine. Cette espèce varie peu.
N° 613. Bois d’Agiez pres d’Orbe; nervures pubescentes. 1 buisson,
N° 616. Vernand sur Mont-La-Ville, nervures également pubescentes;
plusieurs buissons ca et la.
I. STYLOSÆ
$ 2. R. stylosa Desv.
Tres rare chez nous.
M. W. Barbey m’ayant signalé cette espèce dans un petit bois entre
Valeyres et Mathod, je l'y observe depuis 1894 en cinq stations diffe-
rentes.
Sur les indications du Père Favrat je l’ai trouvée entre La Coudre
et Mont-La-Ville ; nulle part ailleurs.
Quelques botanistes voient dans le R. stylosa Desv. un hybride des
R. arvensis Huds. et canina L.; je ne suis pas de leur avis, voici pour-
quoi :
Une remarque que je n’ai pas encore vue consignée ailleurs concerne
la période de floraison des roses hybrides. A peu de chose près, elle
coïncide avec celle de l’aseendant le plus précoce. Cette remarque est-elle
generale ? Je ne sais, mais cette observation porte sur quelques cen-
taines de buissons appartenant à treize formes hybrides différentes.
Le R. stylosa Desv. fleurissant vers la fin de: juin et pendant un
temps tres court ferait en tout cas exception.
Cette remarque n'étant pas suffisamment généralisée, je la donne
pour ce qu'elle vaut. Mais il y a plus:
Les aiguillons du R. stylosa, largement dilatés à la base, très robustes
et fortement crochus ont quelque chose de trop caractéristique et de
trop constant pour représenter un état intermédiaire.
Le pollen est normal et la fructification très régulière.
Enfin l'aire de dispersion du R. stylosa Desv. est loin d’être la même
40% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
que celle des À. arvensis Huds. et canına L. qu’on voudrait lui donner
comme ascendants.
Les n° 621, 625 et 626 de mon « herbier de roses » représentent le
R. stylosa Des.
Ill. PIMPINELLIFOLIÆ
$ 3. R. pimpinellifolia L.
Il est très rare à la Dent de Vaulion et au Mont de Premier; ne
paraît pas exister ni dans les pâturages du Mollendruz, sur Vaulion et
Mont-La-Ville, ni au Suchet. |
Aux Aiguilles de Baulmes et dans les gorges de l’Orbe, près d’Agiez
et de Montcherand, le A. pimpinellifolia L. se rencontre par petites
colonies.
Partout.il se montre peu fructifère. Cette espèce demande beaucoup
de soleil, c’est peut-être ce qui lui manque chez nous.
Les n° 534, 529 et 530 de mon herbier représentent la forme ordi-
naire si répandue au Salève. Ces numéros proviennent du Mont-de-
Premier, des gorges de l’Orbe et du Mont de Forel sur Baulmes.
Le n° 526, des Mouilles sur Baulmes, présente une dentelure très
irrégulière et des pédoncules fortement hispides glanduleux.
Le n° 527, de Belle Roche sur Baulmes n’a pas plus de 3 dm. de haut;
les aiguillons sont allongés sétiformes, les fleurs rosées, les pédoncules
lisses et les fruits pyriformes.
N° 527 bis. Parmi les précédentes, pédoncules hispides et fleurs
blanches.
Ces deux formes croissent sur un rocher en plein soleil parmi les
Coronilla vaginalis Lam., Lactuca perennis L., Allium sphærocephalum
L. et Dianthus sylvestris Wulf.
Les n° 528 et 535, des Rochers de Baulmes, près de l’église, ont des
aiguillons très longs et forts, singulièrement dilatés à la base.
En somme, l'espèce est plutôt rare chez nous.
IV. CINNAMOMEZÆ
$S 4. R. cinnamomea ib,
Bien spontané pres du Pont, à la Vallée de Joux, entre la route de
l’Abbaye et le lac de Joux. Petite colonie à fleurs simples et mürissant
bien ses fruits.
5) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. 405
Cette espèce est subspontanée dans un ravin près d’Orbe et près du
presbytère de Baulmes. Stérile et à fleurs semi-doubles.
$ 5. R. alpina L.
Très répandue dans le Jura et sous des formes nombreuses, cette
espèce ne craint pas l’ombre et se trouve en belles colonies à la limite
des bois et des pâturages et le long des murs de clôture.
Cette espèce descend dans la plaine, ainsi dans les gorges de l’Orbe,
Agiez, Montcherand, la Russille, les Clées, ete., ete. N°* 56, 57,
83 ec.
Le plus communément les tiges sont inermes dans leur partie supé-
rieure, les folioles à dentelure composée-glanduleuse, les pédoncules
hispides-glanduleux, les corolles variant du rose pâle au rouge pourpre,
les fruits longuement atténués en col, couronnés par les sépales entiers,
relevés et persistants.
Les variétés se distinguent de ce type par la dentelure et la distri-
bution des aiguillons.
Le n° 50 — 5 à 6 buissons en Boutavent sur Vaulion — a des aiguil-
lons nombreux et assez forts, répandus sur toute la plante, mais il est
surtout remarquable par sa dentelure presque simple, si peu profonde
qu’elle est à peine indiquée sur les feuilles des jeunes tiges.
N° 52. Crébillons sur Baulmes. Aiguillons nombreux, dents irrégu-
lieres et couchées, fruits atténués en pédoncules, très hispides-glandu-
leux.
N° 53. Même lieu. Aiguillons forts et abondants. Fruits gros et
ovoïdes, très courtement pédonculés.
N° 54. En colonie, Grange-Devant au pied du Suchet. Aiguillons
forts et nombreux. Inflorescences souvent pluriflores; dentelure peu
composée, presque simple sur les rameaux à feuilles; fruits ovoïdes gros:
corolles d’un rose pâle. à
Rien d’hybride.
N° 55. Route du Mollendruz. Plusieurs buissons inermes et à dente-
lure très irrégulière.
N° 51. Les Mouilles sur Baulmes. Petits buissons à fleurs presque
blanches.
N° 80. La Bessonnaz sur Lignerolles. Folioles petites et distantes.
Aiguillons nombreux. Pédoncules lisses ou non sur le même buisson.
Je n’ai pas encore rencontré dans le Jura le R. alpina L. à nervures
406 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
inferieures pubescentes, comme je le possede du Saleve, de Sins (Gri-
sons) et de la Bosnie.
Je ne l’y ai pas non plus rencontré à fruits sphériques.
V. CANINÆ
a) Villosæ.
$ 6. R. villosa L.
Pour moi, les R. pomifera Herrm. et mollıs Sm. constituent deux
races d’un même type spécifique caractérisé par des aiguillons droits ou
légèrement arqués, des stipules à oreillettes faleiformes, dont la pointe
fait retour vers le pétiole, des sépales presque entiers, bien persistants :
ce type c’est le R. villosa L.
R. pomifera Herrm. serait la race du midi et R. mollis Sm. celle du
nord.
Nous ne possédons que cette dernière.
Qu’on me permette de remarquer qu’elle est bien distincte de ces
nombreuses formes distribuées sous le nom de ZX. mollis Sm., provenant
des Alpes.
En comparant notre R. mollis Sm. du Jura avec ce que j'ai reçu sous
ce nom d’Ardez, de Nauders et de Guarda, d’Oga et de Santa-Maria, ce
que j'ai récolté moi-même à Breitenmatt, Herbriggen et Randa, à Sim-
pion et entre Simplon et Algaby, on peut facilement établir une dis-
tinction.
Toutes les formes des Alpes portent l'empreinte du nanisme et ne
sont autre chose que des réductions du À. pomifera Herrm.
Notre rose du Jura a quelque chose de plus vigoureux, de plus
trappu mais rien de nain. Sa taille légitime est petite, ses aiguillons
plus robustes et le plus souvent arqués et ses fruits gros.
J'avais l’idée que nos formes du Jura devaient se rapprocher davan-
tage du R. mollis Sm. de la Scandinavie. M. Crépin me confirme plei-
nement dans cette idée.
Le R. mollis Sm. varie peu dans le Jura. A Vernand sur Mont-La-
Ville je l’ai observé à pedoneules et urcéoles lisses. Jamais je ne l’ai
vu à l’état glabre (var. 8 glabrata Fries) ni à dents simples (R. fallax
A. Blytt) comme elle existe ca et là en Scandinavie.
Cette espèce forme de petites colonies et ne craint pas l’ombre. Elle
(7) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. 407
est rare dans les päturages des Aiguilles de Baulmes et du Suchet,
assez frequente au Mont-de-Premier et pas rare du tout dans les pätu-
rages dominant Vaulion, Lappraz et Mont-La-Ville.
Elle descend dans la plaine, ainsi a Juriens et Lappraz (750 m.).
N° 840 et 848. M. Paiche l’a récoltée identique aux Voirons et moi-
même le 28 juillet 1897 au Saleve, pres des Pitons.
La confusion n’est possible avec nulle autre espèce.
Les n° 835 à 842, 845 à 848, 852, 853 et 854 représentent dans mon
herbier le R. villosa L. race R. mollis Sm. du Jura vaudois.
b) Tomentosæ.
$ 7. R. tomentosa Sm.
Espèce répandue partout et extrêmement variable.
La forme la plus commune est le R. subglobosa Sm. à dents gros-
sières, à feuillage jaunâtre et sans glandes, à inflorences pluriflores, à
corolles pâles, à fruits gros et sphériques ; les buissons ne dépassant
guère 1,2 m. Les n° 945, 946 et 947 y appartiennent.
Une autre variété, qui est commune aussi, forme des buissons d’une
taille moyenne plus élevée ; la teinte du feuillage est d’un vert bleuâtre,
la dentelure est plus fine et les nervures principales sont glanduleuses ;
enfin les pédoncules sont allongés et les inflorescences sont ordinaire-
ment uniflores. Les fruits sont ovoïdes. Les corolles d’une teinte rose
plus vive. Notee dans une douzaine de stations. Les n°° 959 et 963 s’y
rattachent.
Une troisième forme, beaucoup plus rare, présente des buissons d’un
port lâche et d’une hauteur d’environ 1,5 m. Les folioles sont abondam-
ment glanduleuses, la dentelure fine et couchée, les pédoncules allongés
et les corolles d’un rose jaunâtre.
Je l’ai rencontrée au Verse au pied du Suchet (n° 948) et près
d’Agiez (n° 944).
Les n° 951 et 958, provenant des Mouilles sur Baulmes et du Chalet
Lion sur Lappraz, ont des fleurs petites, d’un blanc rose, des fruits
petits, couronnes par les sepales releves et persistants. Les aiguillons
sont presque droits; les buissons trappus et de courte taille. Ces
deux formes se rapprochent du R. omissa Déségl. mais paraissent
cependant appartenir au À. tomentosa Sm., espèce commune dans les
hauts pâturages, aussi bien que dans la plaine.
408 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
$ 8. R. omissa Déségl.
Cette espèce, la plus tardive du Jura, est commune dans les pâturages
dépendant des Aiguilles de Baulmes et du Suchet. Elle forme de riches
colonies dans le Jura de Vaulion et de Mont-La-Ville.
Pendant longtemps on l’a rapportée au À. mollissima Fr. (R. mollis
Sm.). Comme cette dernière, le R. omissa Déségl. est une race monta-
gnarde, trappue, aux rameaux enchevêtrés, à feuillage d’un vert foncé
bleuätre, à corolles d’un rose vif. Mais les aiguillons en sont plus longs
et plus arques; les folioles rhomboïdales, à nervures saillantes, pré-
sentent une pubescence plus grossière et de grosses glandes rougeätres
d’une odeur résineuse. Les stipules ont les oreillettes divergentes ; les
fruits sont ovoïdes, le plus précoce souvent atténué en pédoncule. Enfin
les sépales sont à divisions nombreuses, abondamment glanduleux sur
le dos, reccurbés sur le fruit en forme de mâchoires de tenailles et se
désarticulant au moins en partie, quoique tardivement.
Cette espèce paraît peu varier.
Les n° 881 à 892, 897 et 898 représentent nos formes du Jura, sem-
blables à celles du Saleve.
Le R. omissa Déségl. descend dans la plaine (Orbe, Baulmes, les
Clées, etc.).
e) Rubiginosæ.
Cette sous-section est bien représentée dans tout le pied du Jura.
Les R. rubiginosa L., micrantha Sm. et sepium Thuil. y sont très
communs.
Je n’ai rencontré jusqu'ici (fin 1897) qu'une seule et maigre colonie
du À. graveolens Gren. au Signal, colline calcaire à dix minutes
d’Orbe.
$ 9. R. rubiginosa L.
Commune partout mais surtout au Mont-de-Premier où elle s'élève
jusqu’à 1200 m. Elle croît ici et la au voisinage de R. alpina L. mais je
n’ai pas encore rencontré R. alpına X rubiginosa L. que je possède de
Valsenestre dans l'Isère,
Les n° 1441, 1442, 1445, 1447 et 1453 représentent dans mon herbier
la forme ordinaire du R. rubiginosa L.
E PS
(9) GEORGES GAILLARD. ÉTUDE DES ROSES DU JURA. 409
Le n° 1459 du Mont-de-Premier est une forme naine, microphylle, à
aiguillons grêles et presque droits. Elle y est assez fréquente et se ren-
contre aussi près de Baulmes.
Le n° 1462, de la même localité, a les sépales monstrueusement déve-
loppés, les pédoncules et urcéoles très hispides-glanduleux.
J'ai recherché vainement le R. decipiens Sagorski, à folioles églandu-
leuses, que je possède de la Croisette, Saleve.
$ 10. R. micrantha Sm.
Aussi répandue que la précédente mais ne s’elevant pas si haut. S'en
distingue par un port plus lâche, un feuillage d’un vert jaunâtre, des
corolles plus pâles et surtout des sépales rabattus sur le fruit et se
désarticulant tôt.
Les n° 1470 à 1477 en représentent diverses variations,
Le n° 1473 du Signal d’Orbe est à fleurs blanches.
$ 11. R. sepium Thuil.
Très commune. [ei le feuillage est d’un vert foncé luisant, les folioles
atténuées aux deux extrémités, les corolles d’un blanc jaunätre. Les
pedoneules sont ordinairement lisses, les sépales réfléchis et cadues.
Aux Aiguilles de Baulmes et au Mont-de-Premier, je l’ai rencontrée
jusqu’à 1200 m.
Parmi les nombreuses formes de mon herbier, le n° 1602 du Pied du
Suchet a les pédoncules hispides-glanduleux. En 1895, le D' Crépin
m'écrivit à son sujet : « C’est la première fois que je verrais un
R. sepium Thuil. à pedoneules glanduleux et à sépales glanduleux sur
le dos. Mais est-ce bien un R. sepium ? Peut-être un À. micrantha Sm.
à folioles sépioïdes ? à bien reétudier.
J'ai suivi le conseil et je ne crois pas à un À. micrantha Sm. La
teinte du feuillage et les corolles d’un blanc jaunâtre sont bien d’un
R. sepium Thuil.
Serait-ce À. micrantha Sm. X R. sepium Thuil ? Peut-être, mais je
crois plutôt à une variété curieuse du R. sepium Thuil.
Les n° 1597 et 1598, des Clées et de la Russille au pied du Suchet,
se distinguent par un grand nombre de folioles arrondies à la base et
par une glandulosité moindre.
Est-ce le R. abscondita Chr.? — variété de l’espèce qui nous occupe
440 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (10)
— N’ayant jamais vu de spécimens étiquetés de la main du D* Christ
je m’abstiens d’identifier.
$ 12. R. graveolens Gren.
Très rare dans notre région. Trois ou quatre buissons au Signal
d’Orbe. S’y montre plus précoce que les autres rubigineuses de l’en-
droit.
Malgré d’actives recherches je ne l’ai pas rencontré ailleurs dans
notre Jura.
d) Rubrifoliæ.
$ 13. R. rubrifolia Vill.
Sans être rare aux Aiguilles de Baulmes et au Suchet, cette belle
espèce y est cependant beaucoup moins abondante que dans les pâtu-
rages de la Busine, du Chalet Dernier et de Boutavent entre Vaulion et
Mont-La-Ville.
Son feuillage d’un glauque intense, lavé de rouge, sa dentelure simple
et porrigée, ses inflorescences pluriflores, ses fruits précoces aux sépales
peu divisés, se désarticulant facilement et très tôt, la séparent nette-
ment de toutes nos autres espèces.
Elle descend souvent dans la plaine (Agiez, La Russille) et s’y montre
précoce.
Les n° 991 à 998, 1006, 1026, 1028, 1029 proviennent de notre
HÉSIDE
En 1893, j'ai découvert à la Jognenaz, Aiguilles de Baulmes, une
belle colonie de rosiers que je distribuai sous le nom de R. rubrifolia
Vill. omissa Desegl. Ce n° 1029 de mon herbier a été reconnu par le
D’ Crépin pour une simple variété et dénommée R. rubrifolia Vill. var.
Gaillardi Crép.
Elle se distingue du type par une dentelure très composee-glandu-
leuse, par la villosité et la glandulosité des pétioles, nervures et page
inférieure des folioles. Les sépales présentent cette monstruosité qu'ils
sont souvent au nombre de quatre seulement, sans que cette diminution
puisse être mise sur le compte d’une désarticulation précoce, car on peut
l’observer sur les fleurs.
Le D* Crépin a vu cette plante sur place en juillet 1894, mais, malgré
son avis, j'ai peine encore à la considérer comme variété.
(il) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. BA
Je ne suis du reste pas le seul :
En mars 1895, le D" Christ m’eerivait : « Quelle belle plante que le
R. rubrifolia var. Gaillardi Crép. Pour moi c’est un superferrugines
X tomentosa : Voyez les petioles tomenteux et la dentelure des feuilles!
la dentelure de ferruginea est couchée et fort simple. »
Et en avril 1896, M. Schmidely : « Comment peut-on admettre que le
Rosa le plus constant et qui n'a pas donné d’autres variétés que des
formes insignifiantes et les mêmes partout où on les a trouvées, puisse
se trouver tout à coup en possession d’une véritable invasion de carac-
tères différentiels importants !
Car maintenant il ne s’agit plus seulement de l’amplification ou de
l’appauvrissement d’un caractère, du plus ou du moins. Il faudrait sup-
poser que votre région a été le centre d’une évolution aussi brusque
que considérable, ce qui est inadmissible ; il est bien plus probable,
pour ne pas dire plus, qu'il faut voir dans la var. Gaillard le résultat
d’un emprunt récent par un croisement. Je voudrais seulement m’assu-
rer sur place, en voyant la plante et ses deux ascendants présumés. »
Le n° 1028, provenant du même pâturage, où il forme une belle
colonie à 1 km. environ du précédent s’en rapproche beaucoup par ses
feuilles plus largement ovales, ses pétioles pubeseents et glanduleux
ainsi que les nervures, quoique à un moindre degré. La dentelure est
aussi moins composée-glanduleuse. Ce n° 1028 semble offrir un état
intermédiaire entre le À. rubrifolia Vill. typique et la var. Gaillardi
Crep.
Nulle part ailleurs je n’ai rencontre de formes pareilles aux deux
précédentes, quoique j’aie bien eu sous les yeux plusieurs centaines de
buissons de R. rubrifolia.
Cependant c’est l’examen attentif auquel j’ai soumis cette espèce qui
m'a fait découvrir tant au Jura qu’au Salève, sept colonies d’alpina X
rubrifolia.
e) Eucaninzs.
$ 14. R. glauca Vill.
(Incl. R. cortifolia Fries).
Je me range entièrement à la manière de voir du D' Crépin, en
réunissant au R. glauca Vill. le R. corüfolia Fr. qui paraît n’en difffé-
412 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
rer que par la pubescence. J’ai toutefois separe de ce dernier le
R. cinerea Rap. qui, à mon avis, mérite une place à part.
Le R. glauca Vill. glabre, est rare aux Aiguilles de Baulmes.
A la Jognenaz, trois ou quatre grands buissons aux sépales mons-
trueusement développés en feuilles, voilà tout ce que j’en ai rencontré
(n° 1200).
Au Suchet, cette espèce est rare également. J’en ai vu une dizaine de
buissons tout au plus: je l’ai notée à la Mathoulaz, au Petit Chalet et à
Grange Devant, n° 1198, 1199 et 1202. Les n° 1198 et 1202 ont les
pedoneules et urcéoles hispides.
Au Mont-de-Premier, cette espèce est assez fréquente. Elle y descend
jusqu’à 700 m. (n° 1197 et 1201).
Enfin dans les pâturages dominant Juriens, Lappraz, Mont-La-Ville
et Vaulion, le À. glauca Vill. est très commun. Les n° 1181 à 1196 le
représentent sous diverses formes.
Les n° 1194 et 1195, du Chalet Lion sur Lappraz, ont des folioles
doublement dentées.
Le n° 1182 du même pâturage présente sur chaque dent, trois ou
quatre denticules.
Le n° 1203 de Vernand sur Mont-La-Ville, joint à une dentelure
irrégulière des nervures latérales glanduleuses.
Mais nulle part je n’ai rencontré de ces formes simulant le À. montana
Chaix comme dans le Jura neuchâtelois, aux Hauts-Geneveys, par
exemple.
Les formes pubescentes à rattacher au AR. corüfoha Fries sont très
rares dans notre région.
M. Moehrlen fils m'en a signalé une petite colonie à la Jognenaz,
Aiguilles de Baulmes. N° 1071. J’en ai trouvé moi-même à la Busine,
près Vaulion, deux colonies. N° 1072 et 1073.
Une autre colonie assez étendue existe à Vernand sur Mont-La-Ville,
n° 1074 et au Sasselet, pâturage limitrophe, n° 1075.
Partout la dentelure est simple, les pédoncules et urcéoles lisses.
$ 15. R. cinerea Rap.
Au-dessus de Lappraz, de Mont-La-Ville et de Vaulion, entre 1100 et
1300 m., on rencontre assez fréquemment des petites colonies de buis-
sons peu élevés, au feuillage d’un vert bleuâtre : on les prendrait au
premier coup d'œil pour du R. omissa Déségl.
(43) GEORGES GAILLARD. ÉTUDE DES ROSES DU JURA. 413
Ces petits buissons trappus, aux rameaux courts et enchevêtrés, appar-
tiennent à la var. cinerea Rap. rattachée au ZX. corüfolia Fr. J'ai cru
devoir les en séparer et restituer à cette variété la valeur d’un groupe
spécifique sous le nom de R. cinerea Rap. En voiei les caractères : Buis-
sons courts et ramassés; aiguillons élargis à la base, courts, robnstes et
arqués plutôt que erochus; folioles petites, elliptiques, d’un vert foncé
bleuâtre, à dentelure simple ou composée, recouvertes à la face infé-
rieure d’une pubescence grisâtre, glabrescentes à la face supérieure,
glanduleuses ou non; pétioles et stipules glanduleux, celles-ci à oreil-
lettes élargies divergentes.
Floraison tardive ; inflorescences le plus souvent uniflores, fleurs
petites d’un rouge vif, sépales à divisions élargies et bien marquées,
réfléchis d'abord, puis étalés promptement cadues.
Fruits petits, ovoïdes, hispides ou non ainsi que les pédoncules.
Cette espèce se rencontre aussi au Salève, surtout sur le versant
occidental.
À Randa, Breitenmatt et Saint-Nicolas, dans le Haut-Valais, j'ai
récolté une rose qui semble au premier abord appartenir au R. cinerea
Rap. par la couleur de son feuillage rappelant le R. pomifera Herrm.
mais le port est plus élancé, les aiguillons erochus et les sepales relevés
en partie sur le fruit.
Cette espèce doit se retrouver dans le Nord, mais je n’ai aucun ren-
seignement à ce sujet.
Les n° 1127 à 1130, 1136 et 1137 la représentent dans mon herbier.
$ 16. R. canina L.
(Incl. R. dumetorum Thuil.)
J'ai réuni au R. canina L., le R. dumetorum Thuil., qui paraît n’en
differer que par la pubescence.
Tres commune partout, de la plaine jusque vers 1400 m., elle est
représentée chez nous par diverses variétés :
1) FORMES GLABRES.
a) Dents foliaires simples. Pédoncules lisses. KR. lutetiana Lem. Très
commune; n°° 1500 à 1508.
b) Dents foliaires simples. Ped. hispides ; R. andegavensis Bast.
N° 1516. De Juriens à Lappraz.
41% BULLELIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
N° 1517. Fruits en massue, couverts de longs acicules. Orbe.
N° 1518. Fruits ovoides, couverts de longs acicules. Pied du Suchet,
Valeyres, Lignerolles, Baulmes, etc.
c) Folioles à dents composées-glanduleuses. Péd. lisses: R. dumalıs
Bechst.
N° 1523. Juriens ; n° 1524, Vernand sur Mont-La-Ville, Envy, Orbe,
Asiez, Lignerolies, ete,
d) Dents composées-glanduleuses. Péd. hispides; BR. adenotrichia
Burn. et Grml.
N° 1533. La Bessonnaz sur Lignerolles.
N° 1534. Sur Baulmes. Forme rare.
Rien vu à folioles glanduleuses.
Le n° 1528, cueilli au-dessous de Vernand sur Mont-La-Ville est
extrêmement curieux. Les buissons sont bas, à rameaux décombants
presque sarmenteux ; les aiguillons à base large et fortement crochus ;
les pédoncules longs et finement glanduleux ; les styles pubescents et
proéminants sur le disque. Enfin les carpelles sont mal conformés. Cette
forme que je rattache au R. canina L. mérite d’être revue avec soin. Je
l’ai trouvée en septembre 1897.
2) FORMES PUBESCENTES.
R. dumetorum Thuil.
Ces formes sont moins communes que les formes glabres.
N° 1572, 1573, 1574, etc. Juriens, Premier, Agiez, Orbe, Baul-
mes, etc.
Le n° 1579, de Valeyres a les pédoncules hispides-glanduleux.
À l’Abergement, La Russille, les Clées, au pied du Suchet, j'ai ren-
contre des formes semblables qu’on peut rattacher, je pense, au
Re. Deseglisei Bor.
Il me reste à parler du R. glauca Vill. var. subcanina Chr. y com-
pris R. corüfolia Fr. var. subcollina du même auteur.
Les limites de ce groupe sont très vagues. Ces formes tiennent à la
fois du R. glauca Vill. et du R.canına L. Y a-t-il lieu d’y voir un
hybride? Elles me paraissent trop répandues et trop fertiles.
Sont-elles le résultat d’une adaptation du R. canina L. à une altitude
supérieure ? Si c'était le cas, il me semble que le À. canina L. ne devrait
pas se rencontrer à 1300 m. et plus, en tout semblable à celui de la
plaine.
(45) GEORGES GAILLARD. ÉTUDE DES ROSES DU JURA. 415
Serait-ce une forme de passage qui se serait conservée, nous permet-
tant de toucher du doigt l’évolution qui a dû nécessairement se pro-
duire dans le genre Rosa comme ailleurs ? Peut-être !
Et au fait, n’y a-t-il que ce seul R. glauca var. subcanina pour
embarrasser MM. les botanistes qui se sont occupés de ce genre épineux ?
Hélas !
Et le R. stylosa Desv. ? et ces formes qui, telles que mes n° 951 et 958
tiennent du À. omissa Déségl. et du R. tomentosa Sm. ? et mon n° 952,
dont j'aurai à reparler et qui pourrait être À. mollis X tomentosa ; et
les R. cinerea Rap. ? et Chavini Rap. ? et toutes ces formes du R. glauca
Vill. simulant le À. montana Chaix. ? et ces nombreuses formes soup-
connées d’être hybrides et sur lesquelles la discussion est encore pour
longtemps ouverte ?
Que de choses il reste à éclaircir et combien nos créations spéci-
fiques sont loin d’avoir atteint leur dernière expression !
Quant au R. glauca var. subcanina Chr. il est répandu à partir de
750 m.
$ 17. R. tomentella Lem.
Cette espèce se rencontre ici et là. Elle n’est pas commune ; cependant
je Vai récoltée à Orbe, Valeyres, Baulmes, La Russille, Lappraz, ete.
N° 1605 à 1610.
Elle est fréquente au Mont-de-Premier. Partout où je l’ai vue elle est
à dents composées-glanduleuses et à pédoncules lisses.
Il n’est pas impossible que R. obtusifolia Desv. se trouve à l’Aber-
gement au pied du Suchet, mais je ne puis trancher la question sans
observations ultérieures.
DEUXIÈME PARTIE
LES HYBRIDES
Par leur nombre et la diversité de leurs formes, les hybrides méritent
une large place dans notre travail.
La plus riche serie est celle où R. alpina L. entre comme ascendant :
416 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
il est vrai de dire que R. alpina est très commun. Cependant certains
coins de pays sont particulièrement remarquables sous le rapport des
hybrides qu’on y rencontre.
Ainsi les pâturages contigus de Grange Devant et Petit Châlet, au
pied du Suchet, de Vernand sur Mont-La-Ville sont très riches en
hybrides.
Au Salève, Grange Gabit, les pentes N. et S. de la Croisette, les côtes
d’Archamp et de Saint-Blaise sont à signaler sous ce rapport.
Ayant gardé la mémoire fidèle des lieux où j’ai herborisé, je ferai
remarquer que la configuration du sol y est pour quelque chose : les
hybrides se rencontrent le plus souvent dans les terrains accidentés.
Peut-être est-ce que les fruits ont plus de chance de trouver un endroit
favorable pour germer en roulant sur la terre plutôt qu’en demeurant
où ils sont tombés pour s’y dessécher le plus souvent sur place. Quoi-
qu'il en soit, les hybrides sont plntôt rares et le Jura vaudois est une
chaîne privilégiée à cet égard.
L'étude particulière que j'ai faite des roses hybrides me permet d’in-
diquer sommairement les caractères sur lesquels l’attention doit se
porter lorsqu'on est en présence d’une forme suspecte d’être hybride.
Ce sont : le facies général ; la forme et la distribution des aiguillons ;
la forme moyenne des stipules et des folioles ainsi que leur teinte ; les
caractères des sépales et surtout leur facon de se comporter pendant la
mâturation des fruits ; la précocité de ceux-ci et celle des fleurs, com-
parée à celle des espèces du voisinage ; enfin la conformation du pollen
et la fructification : deux caractères en quelque sorte solidaires l’un de
l’autre.
Ces divers caractères étant précisément ceux qu'il est presque impos-
sible d'étudier sur les matériaux d’herbier, je crois qu'il est au moins
téméraire d'identifier sûrement une plante qu’on n’a pas vue vivante.
La pubescence, la glandulosité, l’hispidité des pedoncules et urcéoles,
la dentelure des folioles, la coloration des corolles et la forme des fruits
ne viennent qu'en sous-ordre.
L'époque de l’observation sur le vif n’est pas non plus indifférente. Il
me semble que les mois d'août et de septembre sont les plus favorables,
car les caractères morphologiques peuvent s’observer alors comme plus
tôt; les sépales ont pris leur allure normale et l’état de la fructification
peut suppléer en quelque sorte à l’observation du pollen.
J’ai pris l’habitude de designer les hybrides par les noms réunis des
deux ascendants supposés; cependant pour éviter des circonlocutions,
(17) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. 447
j'ai employé aussi pour les désigner des noms spécifiques lorsque ceux-
ei étaient généralement connus.
Voici avant 1893 quels étaient les hybrides signalés dans le Jura
vaudois :
R. alpina X pimpinellifolia.
Mont de Forel et Belle Roche sur Baulmes par MM. Barbey, Vetter,
Favrat et Mehrlen.
À. alpina X tomentosa 1. R. spinulifolia Dem.
La Mathoulaz au pied du Suchet (M. Barbey); La Coudre pres
Mont-La-Ville (Favrat pere).
R. alpina X glauca = BR. Salævensis Rap.
Mont Chaubert sur Gimel (M. Vetter).
La Violette pres Arzier (?).
Le Rocheray, vallée de Joux (Mœhrlen père).
Voici, à la fin de 1897, les stations nouvelles, ainsi que les hybrides
nouveaux qu'on peut ajouter à cette petite liste.
R. alpina X pimpinellifolia.
Sur l’arrête des Aig. de Baulmes, 1420 m., n° 461.
Rochers près du Tunnel de Baulmes, n° 464.
Sous la Grotte d’Agiez près Orbe à 560 m. environ, n° 465.
Rochers à 1 km. du précédent, fl. blanches, n° 466.
Les n° 461 et 465 présentent des nervures médianes pubescentes
quoique les À. alpina L. et pimpinellifolia L. n'aient jamais été trouvés
à l’état pubescents dans notre région.
R. alpina X tomentosa.
a) Groupe du R. Spinulifolia Dem.
Mont de Forel sur Baulmes, 900 m., n° 116.
Praz Mincin sur Bauimes, n° 117.
Chemin du Mont de Baulmes, un buisson, n° 118.
Belle Roche sur Baulmes. Pétales petits de teinte pâle. Corolles
avortees. N° 119.
Mont de Baulmes, n° 120.
La Jaccarde. Pied du Suchet. N° 114.
De Lignerolles à la Bessonnaz. N° 112.
BULL. HERB. BOISS., Juin 1898. 29
418 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
Sur Vaulion. N° 111.
Chalet Lion sur Lappraz. N° 110.
Ravin de l’Orbe, au-dessus d’Agiez, 600 m. environ ; trois stations
différentes, n°° 121, 130 et 131.
Mont de Premier, n° 147.
Les n° 122 et 131 bis cueillis au milieu des À. spinulifolia, dans les
bois d’Agiez, ainsi que les n° 202 bis et 211 bis, récoltés parmi des
R. vestita God. me semblent des formes de retour au Æ. alpina L. dont
ils ne se distinguent que par des aiguillons robustes et une abondante
glandulosité sous-foliaire. Les n° 202 bis et 201 bis proviennnent de la
Russille près Lignerolles et des Six-Fontaines près Baulmes.
b) Groupe du R. vestita God.
Nouvet hybride pour le Jura vaudois ; un peu moins fréquent que le
précédent.
Petit Chalet au pied S. du Suchet.
Forme remarquable par ses nombreux aiguillons, ses grandes fleurs
et ses fruits sub-globuleux. Belle colonie, n° 201.
Sous la Languetine, pied S. du Suchet ; deux buissons, n° 113.
Mont des Clees, pied S. du Suchet, 700 m. environ, n° 210. Le
n° 210 bis, un buisson, a les pédoncules lisses, anomalie remarquable
dans cet hybride.
La Russille près Lignerolles. Vaste colonie de beaux buissons, 720 m.
Extrömement précoce (En 1893, il a fleuri le 13 mai), n° 211. Le
R. alpina L. existe bien dans l’endroit quoique M. Crépin ne l’y ait pas
remarqué en 1894.
Ravins de l’Orbe au-dessus d’Agiez. Plusieurs belles colonies.
N° 206, 207, 208 et 209.
Praliez sur Baulmes, un buisson, n° 203.
Six-Fontaines sur Baulmes. Belle colonie de grands buissons aux
larges folioles rappelant beaucoup le n° 218 de mon herbier, eueilli au
Bouveret sur les indications du Père Favrat.
J'ai trouvé aussi une belle forme du même hybride sur Grandevent,
district de Grandson, n° 204.
Cet hybride paraît plus fréquent dans notre région qu’au Salève.
Comme À. spinulifolia Dem. il fleurit de bonne heure, dès les premiers
jours de juin dans les années ordinaires. /
(19) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. 419
R. alpina X omissa.
Plusieurs buissons à Grange Devant au pied du Suchet, 1150 m.
environ.
En 1894, M. Crépin et moi, nous découvrîmes cette station, restée
unique pour le Jura malgré des recherches actives.
Cette forme diffère de celles qui ont été signalées aux Voirons et au
Salève par sa plus grande ressemblance avec R. alpina L. Mais la
forme des folioles, leur pubescence et leur glandulosite, la forme et la
direction des aiguillons, l’irrégularité des grains de pollen et la stérilité
indiquent l’origine hybride et les différents caractères font penser au
R. omissa Déségl., pas rare dans le voisinage.
A ma connaissance, il existe actuellement six stations d’alpina X
omissa : une aux Voirons; quatre au Salève (dont deux découvertes par
moi-même, sous la maison de Grange-Gabit et sur le Sappey, versant
S. de la Croisette) et une dans le Jura. Les n° 301 à 306 de mon her-
bier, représentent les différentes formes signalées.
R. alpina X mollis.
Le n° 280 de ma collection, recueilli près de Vernand sur Mont-La-
Ville, où il forme une colonie importante doit être cet hybride.
Récolté en fruits, au mois de septembre 1897, je l’ai soumis au
D* Crépin qui attend de nouveaux matériaux pour se prononcer.
Le feuillage de ses buissons de courte taille est d’un vert bleuâtre ;
les folioles sont petites et ovales très souvent à 9; les aiguillons sont
nombreux, robustes, droits ou un peu arqués. Les stipules, pour la plu-
part à oreillettes falciformes, rappellent celles du R. mollis Sm.
Les fruits sont ceux du R. alpina L., couronnés par des sépales
entiers.
Cette forme me paraît inédite: je n’ai pu encore en observer les
fleurs, mais je ne conserve guère de doutes sur sa détermination.
R. alpina X rubrifolia.
J’ai fait de ce bel hybride une étude spéciale dans le Bulletin de
U Herbier Boissier, tome IV, mai 1896.
Des onze stations connues à la fin de l’été 1896, le Jura en possède
cinq.
420 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (20)
Une belle colonie aux Mouilles. Aig. de Baulmes, n° 334.
Buissons petits. Grange Devant au pied du Suchet, n° 333.
Deux colonies nombreuses et bien distinctes à la Busine près Vau-
lion. N° 331 et 332.
Cimetière et jardin aux Granges d’Orbe.
Il y a été apporté du Canton de Glaris, mais j'ignore de quelle
localité, n° 335.
Pendant longtemps cet hybride, nouveau pour le Jura, n’était connu
que de l’unique localité d’Ardez dans les Grisons.
J'ai eu le plaisir de le découvrir dans le Jura et au Salève (deux
stations), à la Croisette. M. Schmidely l’a trouvé aussi au Salève (trois
stations), au-dessus d’Archamp.
R. alpina X glauca.
Inel. R alpina X canina et alpina X corirfolia.
Il existe à ma connaissance vingt stations de cet hybride, des Aiguilles
de Baulmes au Mollendruz. Il est done tout aussi fréquent chez nous
qu’au Salève.
Le R. glauca Vill. étant très rare dans la partie occidentale de notre
région, il est probable que la plupart des formes rapportées au
R. alpina X glauca sont des alpina X canina. Et j'ai la conviction qu'il
en est de même partout où alpina X glauca = BR. Salævensis Rap. a
été signalé.
Jusqu'ici aucun Caractère morphologique ne permet la distinction.
J'ai pu observer que dans nombre de cas les sépales sont lents à se
relever. Ce serait peut-être l’indice du R. canina L.
La dentelure des folioles est ordinairement simple, les pédoneules et
urcéoles lisses et les aiguillons rares et droits. C’est le À. Salævensis
Rap.
La dentelure est quelquefois composée et les pédoncules hispides.
C’est R. Perrieri Song.
Ces formes différentes sont représentées dans mon herbier par les
n°® 409 à 429.
Le n° 427, de Vernand sur Mont-La-Ville, y forme une belle colonie
de buissons de 1 m. au plus.
Les aiguillons sont nombreux et arques, les fruits gros et atténués en
col, hispides ou non sur les mêmes buissons, de même que les pédon-
(21) GEORGES GAILLARD. ETUDE DES ROSES DU JURA. 421
eules, mais le feuillage a la teinte si caractéristique du R. rubrifolia
Vill. Aussi, malgré l'opinion de MM. Crépin et Paiche qui y voient une
forme de retour du £R. alpina X glauca au R. glauca Vill., je ne
l’admets comme alpina X glauca qu’avee un point de doute. C’est la
premiere fois que je verrais une coloration pareille du feuillage dans
cet hybride, quoique je l’aie observé sur le vif dans une cinquantaine de
stations.
Le n° 420 présente aussi des pédoncules et urcéoles hispides-glan-
duleux.
Bien plus extraordinaire encore est le n° 148. Les trois ou quatre
buissons que j'en ai rencontré croissent parmi des R. spinulifolia Dem.
en allant de Lignerolles à la Bessonnaz (n° 112). Ils s’en distinguent par
des aiguillons plus nomabreux et arqués, des folioles à dentelure presque
simple et sans glandes et des sépales lents à se relever sur le fruit.
Le port et la taille des buissons, la forme moyenne des folioles, la
teinte des corolles, les pedoncules hispides-glanduleux et allongés, les
urcéoles également hispides appartiennent par contre au R. spinuli-
Jolia Dem.
Je vois là le résultat du croisement du R. spinulifolia Dem. et du
R. canina L. var. adenotrichia Burn. et Gremli qui se trouve près de là
(n° 1522).
À ce sujet M. Crépin m'écrit : « Je l’avais placée dans le groupe du
R. Salævensis Rap. Serait-elle comme vous le pensez un R. spinulifolia
Dem. X canına L. La chose n’est pas impossible, mais je ne suis pas à
même de dire oui ou non. »
Le R. corüfolia Fr. étant très rare dans le Jura, il est naturel que
R. alpına X corüjolia n’y soit pas commun.
En septembre 1897, j'ai rencontré au Mont de Premier plusieurs
buissons récemment coupés mais dont les feuilles neuf-foliolées et assez
pubescentes, les aiguillons greles, droits ou un peu arqués me parais-
sent appartenir à cet hybride. M. Crépin auquel j'en ai envoyé deux
rameaux feuillés sous le nom d’alpina X corüfolia m’eerit que c’est
peut-être bien cela. Il serait nouveau pour le Jura.
R. alpina L. X cinerea Rap.?
J’ai trouvé à Vernand sur Mont-La-Ville, une trentaine de petits
buissons à aiguillons rares et droits, à feuilles ordinairement 7-foliolées,
492 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
à folioles petites, ovales, courtement pubescentes et glanduleuses, d’un
gris bleuâtre, doublement ou triplement dentées, à corolles grandes et
d'un beau rose, portées par des pédoncules longs et hispides-glandu-
leux, à fruits lagéniformes, mürissant rarement, surmontés de sépales
étalés puis redressés et persistants. Ce n° 360 de mon herbier est sans
aucun doute hybride et le À. alpina L. est l’un des ascendants. L'autre
est-il Æ. cinerea Rap. ou R. mollis Sm. ? M. Crépin croit qu'il n’est pas
impossible que ce soit À. alpina X mollis et m'engage à l’etudier de
nouveau.
Il me semble que si c'était cela les feuilles seraient plus fréquemment
à 9-folioles, celles-ci à dentelure plus glanduleuse et les aiguillons plus
longs et plus robustes.
Le n° 280 de mon herbier me paraît plutôt réaliser R. alpina X
mollis et ce n° 360 R. alpina X cinerea.
Toutefois-je l’etudierai encore avec soin dans la saison prochaine si
les circonstances me le permettent. ;
Ce dernier numéro termine la belle série des hybrides du R. al-
pina L.
R. mollis X tomentosa.
Serait-ce peut-être cet hybride que j’ai rencontré au Chalet Lion sur
Lappraz, formant une colonie de cinq à six buissons de 1 m. environ.
Les aiguillons sont forts, droits ou arqués ; les folioles au nombre de 7
ou 9, de formes très diverses, ovales ou elliptiques aiguës, quelquefois
rhomboïdales, à dentelure composée, recouvertes d’une pubescence
soyeuse et luisante, courte à la face supérieure, à glandes petites, jau-
nâtres et peu apparentes; les stipules à oreillettes dirigées vers le
pétiole; les fleurs d’un rose vif; les fruits sphériques, arrivant rarement
à maturité sont couronnés par des sépales peu divisés, connivents sur
le fruit et persistants. Les pédoncules sont assez longs, hispides-glan-
duleux, ainsi que les urcéoles.
Je ne puis admettre, comme le D' Crépin, que ce soit une simple
variété du À. tomentosa Sm.
Les caractères des folioles et des stipules, la coloration vive de la
fleur appartiennent ostensiblement au R. mollis Sm.
Ce n’est pas davantage une variété de ce dernier : le facies général
des buissons, l’allongement des rameaux et des pédoneules s’en écartent
trop.
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GEORGES GAILLARD. ÉTUDE DES ROSES DU JURA. 493
D'autre part dans les rares fruits récoltés au mois de septembre, les
carpelles normaux sont rares,
Il me paraît probable que nous sommes en présence du À. mollis
X tomentosa. C’est le n° 952 de mon herbier.
R. glauca >< tomentosa.
Ce bel hybride que j’ai trouvé pour la première fois dans le Jura en
1894, s’y présente sous deux formes : l’une est glabre, c’est le R. margi-
nata Rap., l’autre, pubescente à des degrés divers, se rapproche du
Fe. tomentosa Sm.
Quelques botanistes ne veulent voir dans cette dernière forme qu’une
variété du À. tomentosa Sm. ; tel n’est pas mon avis : la couleur rose
vif des corolles, le redressement des sépales et la grande stérilité des
fruits — 5 pour cent à peine arrivent à mâturité — motivent mon
opinion.
Cette forme pubescente de l’hybride atteint dans le Jura une taille
plus élevée qu’au Salève où on l’observe également.
Les n°® 1261 à 1264 et 1268 représentent cette rose dans mon herbier.
Quant au R. marginata Rap. il forme de belles colonies de buissons
de 1,5 m. et plus dans les pâturages de Vernand, du Pré de Joux, du
Sasselet, du Chalet-Lion et du Chalet-Dernier au-dessus de Lappraz et
de Mont-La-Ville où les deux ascendants sont fort répandus. Les
n°° 1280 à 1284 et 1291 y appartiennent.
La variété pubescente se rencontre dans les mêmes stations.
R. glauca X omissa.
Il existe une belle colonie de cet hybride à Vernand sur Mont-La-
Ville.
Cette rose diffère des formes du Salève par ses fruits subsphériques,
hispides-glanduleux ou non, couronnés par des sépales allongés, à
divisions nombreuses, redressés et connivents sur le fruit et non re-
courbés à la façon du R. omissa Déségl.
La confusion avec À. marginata Rap. n’est pas possible. Dans
R. glauca X omissa les buissons sont plus bas et plus trappus, la teinte
du feuillage d’un vert plus sombre, les corolles d’un rose plus vif et la
glandulosité sous-foliaire abondante.
L’hybride de Vernand a le n° 1335 dans mon herbier de roses.
424 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
R. glauca X rubrifolia.
Un grand buisson formant colonie au Chalet-Lion sur Lappraz.
A ce que j'en ai écrit au D’ Crépin (voir Excursions rhodologiques
de 1894) je n’ai rien à ajouter n’ayant pu dès lors faire des observations
nouvelles, le buisson ayant été coupé dans l’exploitation de la forêt.
Il refleurira sans doute dans l’été prochain et alors je pourrai en
distribuer de nombreux spécimens.
J’ai tout lieu de croire que nous sommes bien là en présence du
R. glauca X rubrifolia.
En attendant d’autres observations qui sans doute ameneront à la
découverte de nouvelles formes intéressantes, voilà quel est à la fin de
1897 l’état de nos connaissances sur les Roses du Jura vaudois. Qu’on
se garde de croire que j'ai étudié les rosiers avec des yeux de buisso-
mane : le plus grand nombre, si ce n’est toutes mes récoltes, ont passé
dans les mains de spécialistes distingués et ayant fait leurs preuves.
Comme on a pu le voir, le Jura vaudois est d’une richesse extraordi-
naire en roses. Il mérite d’être placé au nombre des localités signalées
sous ce rapport.
Ce qui manque encore, ce sont des observations plus nombreuses et
plus complètes, des observations sur le vif : les seules permettant de
jeter quelque lumière sur les ténèbres qui enveloppent encore le beau
genre Rosa.
Mais pour être complètes, les observations doivent être répétées ; il
importe donc que l’observateur ne soit pas trop éloigné du champ de
ses observations. C’est pourquoi nous recommandons à MM. les bota-
nistes de ne pas négliger l'observation des roses de leur domaine
d’excursion, sous le prétexte qne ce sont des formes communes : le
champ est encore si vaste et si peu connu que chacun peut espérer y
glaner quelque chose, d’autant plus que les roses présentent un avan-
tage précieux : elles sont bonnes à observer dès les premiers jours de
juin jusque vers le milieu d'octobre.
Orbe, 25 janvier 1898.
|
1
dE RS de à m un 2
LOCALITÉS NOUVELLES
POUR LA
FLORE BRYOLOGIQUE SUISSE
PAR
Paul CULMANN
La nomenclature adoptée pour les mousses mentionnées sans nom
d'auteur dans la liste suivante est celle de la deuxième édition du
synopsis de Schimper. J’ai récolté moi-même les espèces énumérées
sans mention spéciale.
A. Mousses.
Gyroweisia tenuis. — Sur le grès, derrière le Weissbad (Appenzell),
830 m. efr. — Près du Leuenfall (Appenzell), 970 m. e. fr.— Je cite ces
deux localités de cette mousse très commune sur le grès dans le canton
de Zurich, parce que Jäger dans son énumération des mousses des
cantons de Saint-Gall et d’Appenzell ne donne qu’une seule localité du
Gyroweisia tenuis, ce qui pourrait faire eroire que la plante est rare
dans cette région. Je l’ai trouvée sur les deux premiers blocs de grès que
j'ai rencontrés. ;
Anœæctangium Sendtnerianum. — Ebenalp, Appenzell s. fr. 1470 m.
Dicranoweisia Bruntoni. — Entre Vals et Zervreila, Grisons, c. fr.
Rhabdoweisia fugax var. subdenticulata Boulay. — Geschenenthal
(Uri), 1400 m. et 2000 m., c. fr.
Rhabdoweisia denticulata. — Dents du peristome striées en travers!
En très petite quantité sur des rochers de grès au sommet de la Hohe
Rhone, 1230 m.
Dichodontium pellucidum var. lævis mihi. — Très robuste, feuilles
426 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
dentées, absolument lisses, mais très différentes pour la forme de celles
du Dichodontium flavescens Lindb., chute du Rhin, s. fr.
Dicranella Schreberi B elata. — Tourbiere près de Robenhausen,
545 m., cfr.
Dicranum fulvellum. — Près du lac Ampervreila, Grisons, 2300 m.,
CHE:
Dicranum Sauteri. — Risoux au pied des hêtres, 1300 m., c. fr. ! leg.
Ch. Meylan.
Dicranum Mihlenbeckii. — Hohenkasten, 1790 m. (Appenzell), e. fr.
— Torrenthorn, 1900 m., c. fr. — Pontresina, leg. E. Culmann, ce. fr. —
Aiguille de Beaulmes, s. fr.
Dicranum neglectum. — Arvenwald Gemmi, 1900 m., ce. fr.! déter-
mine par M. Breidler. Cette espèce ressemble beaucoup à l’état stérile
aux scoparium et congestum, elle se distingue facilement du scoparium
par sa capsule munie d’un anneau distinct, du congestum par sa capsule
cylindrique. Le péristome de mon exemplaire est beaucoup plus petit,
plus pâle et moins bien développé que celui des deux espèces voisines ‘.
Dicranum Schraderi. — Tourbieres pres de Pfäffikon (Zurieh),
Egelsee près de Maschwanden c. fr.!
Dicranodontium aristatum. — Rochers très humides, Geschenenthal
(Uri), 1330 m., s. fr.
Dieranodontium circinatum. — Geschenenthal (Uri), 1850 m., s. fr.
Leucobryum glaucum. — Tourbieres de Robenhausen, 545 m., e. fr.!
Seligeria trısticha. — Sommet du Rigi, 1790 m., e. fr.
Seligeria erecta Phil. — Blausee (Bern), 900 m., e. fr., vidit auetor!
Blindia trichodes Lindb. Phil. — Rochers de grès, sommet de la
Hohe Rhone, 1230 m., c. fr. Nouveau pour la Suisse.
Campylosteleum saxicola. — Semble assez répandu de 950 à 1230 m.
sur le grès de la Hohe Rhone, e. fr.
Trichodon cylindricus. — Sur l’humus, Suchet 1500 m., s. fr., leg.
Ch. Meylan.
Leptotrichum zonatum Lor. — Susten, 2150 m., s. fr.
Pottia latifolia. — Pizzo Centrale, 3000 m., e. fr. — Gemmi, derrière
! Le no 85% des Musci Galliæ n’appartient pas au neglectum, c'est une
variété du longifolium. Le no 853 nommé Dieranum Starki est le Dicranum
falcatum.
(3) PAUL CULMANN. FLORE BRYOLOGIQUE SUISSE. 437
Schwarenbach, ce. fr. — Torrenthorn, 3000 m., c. fr. — Hohenkasten,
1790 m., e. fr. — M. Jack avait découvert cette mousse au Hohenkasten;
Jæger ne réussit pas à l’y retrouver. En 1896, je la trouvais assez
répandue au sommet de la montagne. Sans doute cette plante comme
bien d’autres mousses est commune une année et rare au même endroit
une autre année.
Grimmia teretinervis Limpr. — Je rapporte à cette espèce un
Grimmia stérile trouvé par M. Meylan aux Aiguilles de Beaulmes à
1450 m. d'altitude.
Orthotrichum nudum Dicks. — Brülltobel, 950 m. (Appenzell), e. fr.
Orthotrichum Sardagnanum Vent. — Les Rasses près de Sainte-Croix
(Vaud), 1209 m., ce. fr. Determinavit auctor.
Orthotrichum Schubartianum Lor. var. papillosa mihi. — 16 cils,
vaginule garnie de poils nombreux, quelques papilles sur les articles
inférieurs du péristome beaucoup moins cependant que sur le vrai
urnigerum d’Aland. — Geschenenthal (Uri), 1300 m., sur des blocs de
granit au bord du fleuve.
Orthotrichum rivulare. — Le Brassus, sur un arbre au bord de
l’Orbe, juillet 1897, leg. Ch. Meylan, c. fr.
Zygodon gracilis Wils var. alpina Sch. — Au-dessus du Weissbad
vers Halten (Appenzell), 1020 m., s. fr.
Tetraplodon angustatus et mnioides. — Geschenenthal (Uri), 1400 m.,
er;
Webera proligera. — Bord de la Reuss, 391 m., sur le sable d’un
talus, stérile, mais avec de nombreuses bulbilles qui eorrespondent
exactement aux figures du Bryol. eur.
Webera carinata (Boul.). — Distelalp Saasthal, 2200 m., août 1886,
STR:
Webera lutescens Limpr. — Zürichberg, 600 m., au bord d’un talus
avec de jeunes fruits. 1 avril 1898.
Bryum helveticum Phil. — Rigi-Kulm, 1790 m., c. fr. Determinavit
auctor !
Bryum Sauteri. — Bord du lac Cadagno, 1920 m., Val Piora ce. fr.
Determinavit Philibert.
Bryum versicolor. — Bord de la Limmat, 385 m., c. fr.
Bryum Mihlenbeckii. — Geschenenthal (Uri), 1680 m., c. fr.
Bryum elegans Nees. — Ebenalp (Appenzell), c. fr., vidit Philibert.
428 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Bryum filiforme. — Geschenenthal (Uri), 2100 m., s. fr. — Au bord
de la Sihl, 700 m. canton de Zürich), s. fr. — Rigi, en-dessous du
Klösterli, 1100 m,
Bryum concinnatum. — Escher, au-dessus de Weissbad (Appenzell),
1470 m., s. fr.
Zieria julacea. — Hohenkasten (St-Gall), 1790 m., e. fr. — Gemmi,
au-dessus de Schwarenbach et plus bas, c. fr. — Pilate, 1500 m., s. fr.
Zieria demissa. — Lange Fluh pres Saas Fee, 2650 m., e. fr.
Philonotis tomentella Mdo. — Hohenkasten, 1780 m., cum floribus
masculinis! Correspond bien exactement à la description de Molendo.
Timmia bavarica Hessl. — Rochers au-dessus de Louèche-les-Baïns,
Cr
Buxbaumia indusiata. — Deux fruits, sur un tronc d’arbre pourri au
Schrebelliorn, 1100 m.
Leskea nervosa. — Près de Weissbad (Appenzell), 820 m., c. fr. !
Anomodon attenuatus. — Lützelsee (canton de Zurich), 510 m.. e. fr.!
Anomodon apiculatus. — Bloc de Sernefit Oberalbis, 900 m., s. fr.
Lescuræa stiata. — Schnebelhorn, 1290 m., c. fr. avec le Leskea ner-
vosa. — Warte, 1200 m., s. fr.
Homolothecium Philippeanum. — Brülltobel (Appenzell), 950 m.,
c. fr., au même endroit que les mousses suivantes : Cinchidotus aqua-
bieus e. fr., fontinaloides c. fr., Orthotrichum nudum c. fr., Thamnium
alopecurum S. {r., Eurhynchium striatulum s. fr.
Ptychodium decipiens. Limpr. — Adula (Grison).
Brachythecium glareosum var. rugulosum Pfeffer. — Sommet du
Säntis, 2500 m. — Daubensee, Gemmi, toujours s. fr.
Brachythecium collinum. — Lago di Naret, Tessin, c. fr. — Sommet
du Torrenthorn, Valais, c. fr.
Eurhynckium striatulum. — Brülltobel, s. fr. — Nant sur Vevey,
16 déc., 1888, leg. J. Vetter, c. fr.!
Eurhynchium velutinoides. — Sommet de la Hohe Rhone, 1230 m.,
CE
Eurhynchium pihferum. — Bärloch (Zurich), 1080 m., c. fr. !
Eurhynchinm speciosum. — Bord du lac de Zurich pres de Ober-
meilen, c. fr.
Ehynchostegiella Jacquinii Gar. — Leimbachtobel Zürichberg 550 m.,
(5) PAUL CULMANN. FLORE BRYOLOGIQUE SUISSE. 429
e. fr.! J’ai distribué autrefois cette jolie mousse sous le nom de Æhyn-
chostegium curvisetum.
Plagiothecium lætum. — M. Amann rapporte à cette espèce un très
joli Plagiothecium, que j'ai trouvé sur les blocs erratiques près de Fäl-
landen (Zurich), 520 m., e. fr. Ayant trouvé des cils sur plusieurs cap-
sules, j'avais pris la plante pour une variété du denticulatum, mais
M. Amann m'éerit que quelques capsules d’un exemplaire du lætum
récolté par Holler ont aussi le péristome interne cilié. En tout cas ma
plante mérite bien le nom de lætum car elle est d’un vert très vif.
M. Limpricht subordonne d’ailleurs le letum comme variété au denti-
culatum.
Plagiothecium noricum Mdo. — Murgthal, canton de Saint-Gall,
1500 m., s. fr. — M. Briedler avait (avant l’apparition du 31”® fascicule
de la flore de Limpricht), rapporté cette plante au neckeroödeum. Elle
s’en distingue par un faisceau central très aet et un tissu un peu plus
lâche.
Plagiothecium Mühlenbeckii. — Geschenenthal (Uri), 1950 m., ce. fr.
Hypnum Bambergeri. — Suchet, 1550 m., leg. Meylan. Nouveau
pour le Jura.
Hypnum alpinum. — Commun au Geschenenthal (Uri), de 1500 à
2000 m., s. fr. et c. fr.
Hyprum sarmentosum. — Geschenenthal (Uri), dans un petit marais,
1800 m., e. fr.!
Sphagnum laricinum. — Robenhausen, 545 m., s. fr.
B. Hepatiques.
Alicularia compressa (Hook.). — Lac aux environs de l’hospice du
Saint-Gothard, st. Vidit Jack. R
Alicularia scalarıs (Schrad.). — Geschenenthal, 1400 m., c. fr. Det.
Jack.
Scapania æquiloba (Schracgr.). — Au-dessus du Rigi-Klösterli,
1400 m., avec périanthe.
Scapania uliginosa. — Murgthal vers le Roththor, 2000 m., st.
Vidit Jack.
Scapania curta (Mart.). — Geschenenthal (Uri), 1550 m., st. Det.
Jack.
430 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Jungermannia exsecta Schmid. — Schnebelhorn (Zurich), à plusieurs
endroits, c. fr., 1150 m. —Rigi 1200 m., st. — Hohe Rhone, 1000 m., st.
Jungermannia Taylori Hook. — Six Madun (Grisons). Det. Jack.
Jungermannia Schraderi Mart. — Rochers pres de Fällanden,
500 m., c. fr. — Hohe Rhone, 950 m., e. fr. Vidit Jack.
Jungermannia cordifolia Hook. — Six Madun (Grisons), st. Det. Jack.
Jungermannia albescens Hook. — Murgthal vers le Roththor, à
2000 m. d’altitude, avec le Polytrichum sexangulare, st. Vidit Jack.
Cephalozia media Lindb. — Tourbieres pres de Pfäffikon, Zurich,
c. fr. Det. Jack.
Lepidozia setacea (Web.). — Rochers humides, Geschenenthal (Uri),
1330 m., avec périanthe. a2
Sphagnocetis communis B macrior Nees. — Geschenenthal, 1800 m.,
st. Vidit Jack. — La Vraconnaz, leg. Ch. Meylan.
Mastigobryum trilobatum (L.). — Fällanden (Zurich), 500 m., sur des
bloes erratiques. — Hellbachtobel pres de Weisslingen (Zürich), 650 m.
Murgthal (Saint-Gall), 900 m., toujours stérile.
Pellia Neesiana Gottschke. — Eschenberg près Wintherthur dans un
fossé, 540 m., c. fr. Det. Jack.
Aneura pinguis (L.). — Elateres avec deux spires! Eschenberg. —
Wildtobel près de Kemptthal. — Les flores indiquent une spire pour le
genre Aneura, mais M. Jack qui a vu ma plante de l’Eschenberg
m'écrit que la plante eroissant sur les rochers a ordinairement deux
spires tandis que celle des champs n’en a qu'une.
Aneura multifida (L.). — Sur les racines de Carex près du Katzensee,
s. fr. Det. Jack.
Riccia fluitans (L.), — Fosses entre Zurich et Altstätten, s. fr.
Qu'il me soit permis en terminant de remercier MM. Amann, Breidler,
Jack, Philibert et Venturi du concours qu'ils ont bien voulu me prêter
pour la determination des espèces difficiles. M. Jack m’a beaucoup faci-
lité les premiers pas dans l’etude des Hépatiques en me déterminant un
grand nombre de ces plantes.
Zurich, le 18 mars 1898.
431
UNIVERSITE DE GENEVE
LABORATOIRE DE BOTANIQUE
Prof. R. CHODAT
4me Série. — VIIInme Fascicule.
ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE
PAR
R. CHODAT
Planches XIV et XV.
C. Recherches sur les algues littorales.
Algues lithophiles (Néréides de Warming); a) algues perforantes des coquilles
d’eau douce; b) algues cariantes calcivores des galets sculptés; c) Coleochæte
pulvinata et la germination de ses œufs ; d) algues littorales lithophiles et
phytophiles (généralités ; Cladophora glomerata ; Batrachospermum densum
Sirod.; Séylococcus nov. gen. flagellat.).
Dans mes précédentes recherches sur la flore lacustre, je me suis stric-
tement limité à cette partie de la végétation qui naît, se développe et se
reproduit dans les couches superficielles des lacs à l’état de suspension.
C’est la flore pélagique par excellence. Dans les notes qui vont suivre
432 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (91)
j'ai abordé certains problèmes de la biologie et de la morphologie de
plusieurs algues littorales curieuses.
Les conditions dans lesquelles les microphytes vivent sur le bord
inondé des lacs sont à la fois variables et compliquées.
L'eau du rivage d’un lac est, par le beau temps, relativement calme; ce
ne sont guère que les grosses embarcations ou les bateaux à vapeur qui
viennent troubler cette quiélude. Mais que le vent se lève et cette tran-
quillile fait place à une agitation régulière qui amène les vagues bien au
delà de la limite inondée par le temps calme. De cette manière un cer-
tain nombre d'algues vivent sur les pierres habiluellement exondées et
se contentent de l’eau qui leur arrive ainsi accidentellement.
Ce ne sauraient être des algues nues cargelles se dessécheraient rapi-
dement et disparaîtraient. Dans la zone la plus externe ce sont des Pleu-
rococcus à tous les états déjà décrits par moi, des lichens sur pierre et
tout un cortège de Cyanophycées plongées dans un mucus plus ou moins
incrusté de calcaire. Les pierres et les murs prennent alors une teinte
variable, tantôt verte si ce sont les Pleurococeus qui dominent, tantôt
jaune olivätre ou noirätre si les Cyanophycées l’emportent. La seconde
zone comprend cette portion du rivage situé exactement à la limite de
l’eau tranquille mais que la plus légère agitation de l’eau humecte et
revivifie.
Ce sont ici surtout des enduits jaunätres composés de Diatomacées
appartenant à des genres très nombreux mais où prédominent les espèces
gélifiées.
C’est là aussi que les touffes laineuses des Tolypothrix et les coussi-
nets de Rivularia hæmatites sont abondants et que les gazons de Clado-
phora, d’Ulothrix et de Vaucheria couvrent parfois toutes les pierres du
rivage.
Il y a des différences très considérables d’une station à l’autre et cela
dépend d’un ensemble de facteurs souvent difficile à saisir.
La flore algologique des golfes tranquilles qui donnent asile à toute
une collection de plantes phanérogames comme Scirpes, Phragmites,
Laiches, Iris, etc. rappelle déjà beaucoup celle des marécages.
Sur les grèves peu déclives, souvent couvertes de galets roulés, se
remarque une formation curieuse, celle des algues perforantes et cariantes.
Les animaux, même, qui se promènent dans l’eau tranquille de ces golfes
ou entre les roseaux, si serrés, souvent, qu'ils forment une véritable forêt
littorale, sont envahis par des algues ou des Cyanophycées.
Des limnées se promènent, couvertes, quelquefois, de tout un jardin de
er)
(92) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 433
plantes vertes du plus bel effet. Ce sont des coussinets de Chetophora
elegans, C. radians ou Chætophora endiviæfolia.
Sous leur euticule s'installent des Gongrosira en compagnie du Ayella
jurana et de Chamæsiphon confervicola et ils impriment ainsi sur les
coquilles des dessins gracieux qui semblent faire partie du test. Les indolents
anodontes eux-mêmes sont attaqués dans la vase qu'ils sillonnent en tous
sens. Des Chlorophycées transpercent leur coquille de part en part. Des
Plectonema rongent leur test comme ils le font dans les coquilles
marines. Les Gongrosira, les Microthamnion, les Conferva et tout un
cortège de Cyanophycées chroocoocacées et nostocacées soulèvent la cuti-
cule qu'ils ont envahie.
Des infusoires eux-mêmes abritent dans leur mucus social un grand
nombre de petites chlorelles qui se multiplient, assimilent et trouvent
leur avantage de cette vie en commun. Fixées d’abord sur les cailloux
humectés du rivage, ces boules gélifiées, ombiliquées d’un côté, sont fina-
lement détachées. Quelques-unes atteignent 3-4 cm. de diamètre et res-
semblent alors à de jeunes états de Monostroma.
Les débris végétaux sont aussi envahis par toute une flore d’algues
épiphytes etendophytes. Les racines des rhizomes arrachés de l’/ris pseudo-
acorus et d’autres monocotylées deviennent le siège de microbes qui dis-
solvent le ciment pectique des cellules ; d’autres bactéries colorables en
bleu par l’iode s’attaquent à la cellulose, tandis que des microcoques
détruisent l’amidon dans les cellules.
Les Cladothrix et Crenoihrix abondent aussi en ces endroits et contri-
buent à ces transformations perpétuelles dont le rivage et la profondeur
d’un lac sont le siège.
Comme on le voit par cette esquisse très incomplète, les questions
relatives à la biologie des algues littorales sont nombreuses.
Quelques-unes ont été abordées dans les notes qui composent cette
seconde partie de mes recherches.
BULL. HERB. BOISS., juin 1898. 30
43 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (95)
Sur les algues perforantes d’eau douce.
Depuis le beau mémoire de MM. Bornet et Flahault‘, personne, à ma
connaissance, ne s’est spécialement occupé de ce groupe biologique
d'algues calcaires. Déjà le travail cité traitait plus spécialement de
plantes marines et laissait à peu près de côté les formations analogues
des eaux douces. Huber et Jadin? ont publié, peu après, une note sur le
Hyella fonticola, établissant ainsi une nouvelle espèce de ce genre inté-
ressant. à
J'ai repris cette étude captivante à propos des pierres et des coquilles
des rivages lacustres. Comme on va le voir, ces recherches ont abouti à
des résultats fort intéressants et en partie très inattendus. Il s’en faut
de beaucoup que le sujet soit épuisé ; il y a là matière à de nombreuses
observations et les premiers résultats obtenus ne peuvent manquer de
provoquer de nouvelles recherches.
Les algues qui produisent des corrosions peuvent être groupées en
deux catégories :
A. Les algues perforantes,
B. Les algues cariantes.
Les premières transpercent les matières dures sans en amener la
carie progressive, les secondes provoquent des altérations qui amènent
au délitement et finalement à la carie.
Actuellement, je ne connais de la première catégorie que deux espèces;
elles attaquent les coquilles d’un bivalve, I’ Anondonte du Lac de Genève.
Foreliella perforans nov. genus, nov. species.
On trouve dans la vase du Lac Léman une belle variété d’Anodonte, le
À. anatina var. nycterina Bourg*. Les espèces du genre Unio font comple-
tement défaut au Lac de Genève. Les coquilles de ce premier bivalve
sont souvent couvertes de taches vertes et ceci est surtout visible lors-
qu'elles ont été rejetées sur la plage après la mort de l’animal. Ces
1 Bornet et Flahault, Sur quelques plantes vivant dans le test calcaire des
mollusques, Bull. de la Soc. bot. de France, t. XXX VI (1889), p. CXLVII-CLXXVI,
pl. VI à XU.
? Huber et Jadin, Sur une nouvelle algue perforante d’eau douce, Journal de
botanique (Morot), t. VI (1892), p. 278.
3 Détermination de M. le Dr André.
(9%) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 435
taches sont constituées en majeure partie par des Cyanophycées, rivu-
lariées et chroococcacées ; j'aurai plus loin l’occasion de les décrire. On
rencontre en outre assez souvent sur la face nacrée de jolis thalles de
Coleochæte scutata ou de C. soluta. Mais ces plantes nesont pour la plupart
que des épiconches et ne pénètrent pas dans la masse même de la
coquille.
L’algue qui fait l’objet de cet article, au contraire, est contenue en
majeure partie dans les différentes couches de ce test.
Lorsqu'on examine des Anodontes vivants rejetés sur le rivage ou
retirés de la vase, on remarque souvent que la cuticule des valves est
légèrement enlevée ou soulevée au-dessus de la région qui correspond
aux premières années, C'est-à-dire qui est située immédiatement au-
dessous des muscles d’occlusion. A cet endroit la coloration peut être fai-
blement verdâtre ; mais comme par le jeu des lames minces il arrive
souvent que les coquilles paraissent colorées en vert. l'observateur super-
ficiel n’y fait pas attention.
En tenant ces valves ouvertes contre la lumière on s'aperçoit aisé-
ment que cette faible teinte verte n’est pas due au jeu de la lumière
mais qu'elle correspond à des taches dont l'étendue est variable. Ces
dernières rendent la coquille moins translucide. Tantôt elles sont continues
tantôt il y a comme plusieurs foyers. Si on lave soigneusement ces
coquilles, on voit que la terre adhère avec plus de ténacité aux régions
externes qui correspondent aux taches. Du côté interne on remarque un
systeme de petites perles d’égale grandeur, en majorité très menues ou
presque microscopiques.
La coquille des Anodontes du Lac de Genève est constituée comme suit
en section transversale :
A l'extérieur, une couche de cuticule cornée peu épaisse ; au-dessous,
une couche incrustée de carbonate de chaux, dite couche à colonnettes à
cause de la présence de prismes de ce sel entourés de petits sacs chiti-
neux, de même forme et placés de champ, serrés les uns contre les
autres et de nature organique.
Au-dessous de cette couche à colonnettes s’en trouve une troisième
que les ouvrages indiquent comme moins puissante que la précédente '
mais que j'ai constamment trouvée trois à quatre fois plus épaisse. C’est
la couche feuillée du test ou couche nacrée. Elle est constituée par une
substance organique en feuillets incrustés de carbonate de chaux.
1 Leydig, Traité d’histologie comparée de l’homme et des animaux, 1866. Tra-
duction française, p. 117.
436 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (95)
Cette couche est limitée vers l’intérieur par une nouvelle assise cuticu-
laire mais nacrée aussi.
Cette structure peut être étudiée sur des coupes minces obtenues par
le procédé pétrographique. Elle peut aussi être étudiée après dissolution
du calcaire par les acides. On peut employer l’acide acétique dilué.
La couche à colonnettes décalcifiée conserve sa forme ; la paroi des
petits sacs placés de champ présente une strialion transversale qui en
indique la stratification. C’est à travers cette coquille ainsi constituée que
l’algue en question se fraye un chemin, avec apparemment autant de
facilité qu'un tube pollinique germe et se défeloppe à travers le tissu
conducteur.
Fig. 1. — Foreliella perforans. Éclat de la coquille comprenant une
partie de la zone limite interne du test; on voit un système de fila-
ments stolonants rampant sous la cuticule et émettant ei et la des
eucoirs dressés courts qui, vus de face, se présentent comme
autant de petites perles.
Pour se rendre compte de la morphologie et en même temps de la bio-
logie de cette algue perforanle, il convient tout d’abord d'examiner à un
grossissement faible ou moyen l’apparence superficielle. On peut déta-
cher un fragment de la coquille et l’examiner à un grossissement de
150 diam. La face externe ne laisse apercevoir que de petits points glo-
buleux verts émergeant du calcaire au-dessus de la couche à colonnettes:
à la face interne on voit de même affleurer, soulevant la couche limite,
l'extrémité des filaments. Ceci donne à cette couche une apparence poin-
tillée. Si cette dernière zone est enlevée par place, détachée en éclat
ou séparée au moyen d’un scalpel, on voit souvent un système de fila-
ments rampanis et faiblement ramifiés (fig. 1).
Ar SP NE
(96) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 137
Mais ce n’est que par des sections en coupe mince qu’on peut se faire
une idee exacte de ce curieux végétal. On peut tout d’abord essayer de
détacher des fragments minces au moyen d’un scalpel très dur. On voit
alors toute la masse traversée perpendiculairement par des filets ténus
d’un vert gai. J'ai fait préparer des sections minces par usure. La perfo-
Fig. 2. — Sections dans le test de l'Anodonte. A, course des filaments du Foreliella
dans la couche à colonnettes (cp); B, course des filamenis à l'intersection des deux
systèmes (cn, couche nacrée; cp, couche à colonnettes, lésèrement schématisé); C, dis-
position des filaments à la surface de la couche externe, vue de face.
ration était encore plus nettement visible et la marche et la ramification
des filaments pouvait être admirablement suivie. — Mais ce mode de
faire détruit, en partie ou complétement, les terminaisons externes et ne
permet pas de se faire une idée exacte dela manière dont elles aboutissent
dans la région superficielle plus friable.
438 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (97)
Pour élucider cette question, il faut s’adresser à des fragments décal-
cifiés au moyen de l'acide acétique dilué. Comme toute la coquille a un
fond organique, celui-ci conserve la structure générale ; on y reconnait
les mêmes couches et les mêmes dispositions en colonnettes que dans la
coquille non décalcifiée.
On peut alors sectionner dans de la moëlle de sureau, soit directement,
soit après avoir durci l’objet dans l’alcool.
J'ai plus tard traité ces fragments de coquille decaleifies comme un
tissu à paraffiner. Les sections sont alors faites au microtome.
-
Fig. 3. — Sections transversales dans la region interne du test de l’Anodonte, la limite
inférieure représente la cuticule. A, B et C, divers aspects de la course des filaments
perforants du Foreliella.
Ces minces sections montrent maintenant ce qui suit : dans la couche
à feuillets nacrés on voit les filaments de l’algue, épais de 2,5-3 y., descendre
à peu près perpendiculairement à la direction de la stratification. Ces
filaments, souvent parfaitement rectilignes, sont constitués par des cellules
allongées atteignant jusqu’à 10-15 fois leur diamètre. Il arrive souvent
qu'ils ne se ramifient pas sur une très grande longueur (fig. 2, A). Lors-
qu’il y a ramification, celle-ci se fait ordinairement par fausse dichotomie.
Le filament principal et le ramuscule sont séparés de la cellule supérieure
par des cloisons à peu près à la même hauteur (fig. 2, B). Ceci donne au
filament une apparence fourchue, car les deux branches cheminent direc-
(98) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 439
tement vers l’autre face et souvent presque parallèlement. Les cloisons
sont souvent minces, mais il arrive aussi qu’elles soient épaissies par un
bouchon de cellulose stratifiée. Le rameau peut naître aussi sur le par-
cours d’une cellule et ressembler ainsi aux ramifications décrites pour le
genre Siphonocladus ou Gomontia.
Lorsqu'on suit les filaments dans leur marche vers la face interne de
la coquille, on voit qu'avant d'arriver à cette région, ils subissent sou-
vent une courbure, une déviation (fig. 3).
Les uns aboutissent directement et vont s’épaisissant faiblement en
massue au sommet, qui arrive à la limite du dernier feuillet plus riche en
matière organique et auquel adhérait l’épithélium du manteau (fig. 3, C).
a
Fig. 4. — Section dans la région interne du test de l’Anodonte; eu. i,
cuticule interne; cn, couche nacrée; les filaments perforants simples
du Foreliella ont produit en cet endroit des renflements, sucoirs, de
formes diverses (s)
La terminaison du filament se borne quelquefois à atteindre l’animal
vivant tandis que tout aussi souvent elle court encore pendant un
certain trajet au-dessous de la couche limite, se ramifiant et donnant
naissance sur son parcours à des tarieres qui atteignent la surface (fig. 1);
finalement l'extrémité du filament se relève et arrive à son tour à pro-
duire la tête terminale (fig. 3, A). Cette dernière est ordinairement ren-
flée en bouton tantôt arrondi, tantôt pyriforme (fig. 4). La membrane
s’epaissit beaucoup et montre une stratification très nette. Elle est cons-
titu&e par une accumulation de cellulose.
(Fig. 2, A.) Ces filaments se continuent de l’autre côté dans la couche à
colonnettes. Ici leur marche est moins régulière et leur ramification beau-
4.40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (99)
coup plus marquée. Leur diamètre augmente aussi sensiblement. Leur
direction principale est cependant encore déterminée par celle des prismes
mais on les voit traverser cette couche souvent très obliquement. A
mesure qu’ils s’'approchent de la surface, la longueur des cellules diminue
et, arrivés vers la limite, c’est-à-dire au-dessous de la culicule, ils se rami-
tient abondamment en bouquets très irréguliers. Il n’y a aucun ordre
préeis dans leur disposition ; tantôt le ramuscule est en continuité proto-
plasmique avec la branche, tantôt il en est séparé par une cloison. La
Fig. 5. — Section dans la région externe du test de l’Anodonte; cp,
couche à colonneltes; cu, cuticule externe détruite. On voit dans ce
dessin les extrémités des filaments à cellules renflées, à parois
epaissies et conslituées de couches emboîtées.
dimension de ces cellules varie tout autant ; il y en a de courtes, d’allon-
gées, de triangulaires, de tordues, de renflées, etc. Souvent l'extrémité
d’un ramuscule se subdivise d’une manière répétée, de manière à simuler
une teleutospore d’Uredinee (fig. 5).
Le plus souvent leur membrane est fortement épaissie et comme demi-
gélifiée. On voit ces cellules plongées dans des gaines emboitees.
C'est sans doute un phénomène semblable à celui décrit par Wille pour
le Gongrosira de Baryana et qui est produit par la perforation de la
membrane vidée des cellules terminales par la cellule sous-jacente.
Quelques-unes de ces cellules renflées terminales prennent un grand
(100) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LAGUSTRE. 44]
accroissement et finissent par constituer des sporanges de forme très
irrégulière (fig. 6). Ceux-ci peuvent se libérer à la facon des Codiolum :
je n'ai cependant pas observé qu'ils puissent donner naissance à des
rhizoides, comme ceux dont il sera question plus haut.
Les cellules terminales sont quelquefois si rapprochées qu'elles finis-
sent par se toucher et qu’examinees de face, elles semblent former un
thalle superficiel réticulé et à rameaux anastomosés. Au premier abord.
on pourrait croire que de ce (halle descendent des filaments perforants:
mais des sections bien réussies montrent bien que tel n’est pas le cas et
que cette apparence est due à une confluence (fig. 2, C).
Fig. 6. — Cellules renfiées de Ja zone externe sous cuticulaire ; dans €
et G on voit des états Codiolum sans doute zoosporipores, le con-
tenu étant divisé et dépourvu d’amidon figuré.
Le contenu cellulaire est le plus souvent très indislinct, à cause de
l'accumulation de l’amidon qui remplit parfois presque toute la cellule.
Néanmoins, il a été possible de constater la présence d’un chromatophore
pariétal avec pyrénoïdes. Ce n’est que dans les cellules monstres termi-
nales qui paraissent être des sporanges que les grains d’amidon font
défaut ; ils sont quelquefois remplacés par un peu d’amidon soluble.
Dans ces cellules Codiolum le protoplasma uniforme est divisé en
petites masses, qui sont sans doute les ébauches de zoospores.
En résumé, cette curieuse Chlorophycée paraît douée d’un tropisme
particulier. En effet, quoique la structure de la coquille soit très diffe-
rente dans les deux couches principales, elle s’y comporte également,
produisant des filaments perpendiculaires à la surface. Arrivés à la face
442 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (101)
interne ils y rampent comme retenus par un somatropisme ou chimio-
{ropisme particulier.
Tandis que les algues perforantes connues jusqu’à présent produisent
une désagrégation progressive de la pierre ou des coquilles qu’elles atta-
quent, celle-ci traverse la coquille sans produire sa destruction par carie.
Ce n’est que lorsque ces filaments sont devenus extrêmement nombreux
que la région attaquée devient plus friable. On y voit apparaître alors des
Oscillariées (Plectonema) et des Chroococcacées. Mais il paraît que long-
temps encore la solidité de la coquille se maintient, car l’algue fait corps
avec elle.
Un second point intéressant est celui-ci : Les algues perforantes atta-
quent d'ordinaire les coquilles rejetées sur le rivage après la mort de
l'animal.
Le Forelelia perforans attaque au contraire les coquilles vivantes de
l’Anodonte. On sait que ces animaux vivent à moitié plongés dans la
vase et leurs valves dressées. On sait aussi que ces animaux tracent dans la
vase des sillons qui indiquent le chemin parcouru. Or il se trouve que
c’est justement dans la région de la coquille qui correspond à la limite de
la partie enfoncée, vis-à-vis de celle qui est dans l’eau que l’algue se
développe. Sans doute cette dernière pénètre par la vase.
Un autre point curieux serait de savoir jusqu’à quel point l’animal
vivant peut nourrir l’algue. Y a-t-il ici un phénomène de symbiose ?
On serait tenté de le croire. Les filaments qui poussent leur extrémité
renflée en massue jusqu'à l’epithelium du manteau pourraient bien
absorber ainsi de la nourriture excrétée par l'animal. Leur -presence
produit une irritation locale qui fait apparaître de petites perles. Il y a
donc bien ici une réponse de l'organisme à l’irritation causée par l’algue
et, peut-être aussi, abandon à ceite dernière d’une certaine quantité de
nourriture.
On pourrait supposer que l’algue dévore une partie de la substance
organique de la coquille, mais, après traitement avec les acides, la trame
organique ne paraît pas avoir plus souffert que l’inscrustation calcaire,
c'est dire qu'elle a été simplement perforée.
Le Forelelia se trouve donc apparemment dans des conditions très défa-
vorables pour sa nutrition. Par le fait qu'il est entouré d'un manteau
durci, sa respiration comme son assimilation se trouvent ralenties. Comme
elle ne paraît produire aucune altération notable de la coquille, sinon la
perforation, il ne me semble pas impossible qu’elle recoive de l'animal,
par l'intermédiaire du manteau, une certaine quantité de produits organi-
ques excrétés.
(102) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 443
Un autre fait qui me semble digne de remarque ; c’est la rareté de
cette plante dans les coquilles rejetées sur le rivage après la mort de
l'animal. II semble donc que le Foreliella est spécialement apte à attaquer
les Anodontes vivants.
Malgré de nombreuses recherches dans d’autres lacs, je n'ai réussi à
en {rouver qu'au lac de Genève (Versoix, Hermance, Bellerive et La
Gabiule). D'ailleurs ce phénomène est loin d’être commun et tous les
Anodontes ne le présentent pas.
Foreliella nov. genus.
Filamenta recta, dichotomiter ramosa, tenuia, in substantia calce
inerustata concharum Anodontæ perpendiculariter crescentia, ad super-
ficiem exteriorem magis ramosa et cellulis abbreviatis inflatis pseudo-
parenchymatice intricatis terminata. Sporangia terminalia Codiolo similia
amylo destituta. Ceilulæ filamentorum longæ 10-11 X longiores quam
late granulis amylaceis farctæ. Chromatophora parietalia pyrenoidis
instructa.
Foreliella perforans Chod.
Characteres generis.
Habitat in substantia concharum Anodontarum viventium lacus
genevensis.
Genus amicissimo illusir. prof. F.-A. Forel de studio Biologiæ lacustris
pervalde merito dicavi.
Gongrosira codiolifera Chod. nov. spec.
| On trouve ici et là sur le rivage ou submergées, des pierres calcaires
| très irrégulièrement sculptées. La surface des sculptures en creux et en
relief est colorée en vert glauque. Examinée au microscope, cette sub-
stance verte incrustée dans la pierre s’est trouvée être une espèce non
encore décrite de Gongrosira.
Wille* a défendu l’opinion que les Gongrosira doivent rentrer dans le
genre Trentepohlia. I est incontestable que le mode de propagation par
zoospores est identique dans les deux genres et qu'il y a beaucoup
d’analogie entre eux quant au mode de croissance.
Cependant la présence de pyrénoïdes bien distincts chez les Gongrosira,
leur mode de vie si différent ne permettent pas actuellement de les
1 Wille, Algologische Mitteil. in Pringsh. Jahrb., XVIH.
LAN BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (103)
réunir aux Trentepohlia qui développent si communément l’hémato-
chrome qui leur fait défaut.
L’algue pénètre dans la profondeur de la roche par un processus cellu-
losique radiciforme (fig. 7, C et ©); la ramification se fait d’une manière
pseudo-dichotomique qui rappelle ce qui se passe chez Coleochæte (fig. 8,
A, B, C, D). La membrane peut s’y montrer épaissie comme chez Trente-
Fig. 7. — Gongrosira codiolifera Chod.; A, portion du thalle pseudo-
parenchymateux; a, sporange vide, les cellules sont gorgees d’amidon,
mais on y voit cependant le ou les pyrenoides; B, id., mais les
membranes sont fortement épaissies et stratifiées: C, processus radi-
ciforme d'un filament; €’, id.
pohlia ou mince, mais presque toujours stratifiée. Tantôt l’algue se ramifie
en rayonnant, tantôt ces ramifications sont disposées en un pseudo-
parenchyme à la facon de Coleochæte scutata' (fig. 7, A).
Le chromatophore est en plaque pariétale et pourvu d’un ou plusieurs
pyrenoides.
Mais ce qui fait de notre plante un type bien particulier, c’est la pro-
duction de cellules renflées qui naissent en des points quelconques
! Bornet et Flahault, Algues perforantes, Bull. de la Soc. bot. de France,
1888.
(104) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 445
du filament. Ces cellules renflées se détachent et constituent des propa-
gules qui vont continuer de grossir. Ainsi se forment des états Codiolum
extrémement variés et munis de processus radicants cellulosiques sem-
blables à ceux qui ont été décrits pour les Gomontia', le Foreliella, etc.
Ces états Codiolum sont sans doute des sporanges, car on y voit le pro-
ce
A
=:
ER
ie
Nr
Fig. 8. — Gongrosira codiolifera Chod.; A, bord d’un thalle montrant
la disposition des filaments faussement dichotomisés et tendant à
former un parenchyme par association; B, filament à cellules courtes ;
C, origine de la fausse dichotomée; D, autre portion du thalle; E,
état codiolum radicant; F, cellules codiolum sur un filament (b):
G, id. (a); H, grosse cellule codiolum à processus nombreux radi-
cants.
toplasma dépourvu de granules amylacés, et divisé en un grand nombre
de portions (fig. 8, E et H).
Quelques-uns prennent des formes bizarres (fig. 8, 7).
Lorsque la membrane s’épaissit beaucoup on y distingue une couche
1 Chodat, Une nouvelle algue perforante de l'ile de Man, Bull. de l’Herbier
Borssier, 1897.
446 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (105)
interne cellulosique et les externes qui ne se colorent pas en bleu par le
chlorure de zinc iode (fig. 7, B).
Ce nouveau Gongrosira diffère du G. De Baryana par ses cellules
polyèdriques ou plus anguleuses et par ses sporanges Codiolum.
A part ces dernières ‘ormations et l'apparence des cellules, j’ai pu con-
firmer les indications de Wille‘. Il est à remarquer cependant que cet
auteur n'indique pas la présence de pyrénoïdes, tandis que De Toni (spec.
alg.) leur en attribue. On voit que je suis d’accord avec ce dernier.
Wille a comparé le développement de ce thalle à celui de Stigeoclonium
dans sa première phase. Cette comparaison est certainement très juste.
mais on pourrait aussi le comparer à celui de Coleochæte soluta ou scu-
tata.
Cette formation de thalles pseudo-parenchymateux me semble due à
l’action du substratum et à la difficulté de s'étendre une fois fixé. Cette
analogie toute épharmonique ne saurait être invoquée en faveur d’une
affinité, car alors les algues les plus diverses se trouveraient ainsi voi-
sines.
Les Gongrosira vivent, comme on le sait, incrustés de calcaire. Wille les
a rencontrés sur Paludina vivipara et Planorbis corneus.
Dans le cas spécial qui nous occupe, l’algue paraît produire une carie
curieuse qu'il valait la peine de signaler.
J'ai trouvé le Gongrosira De Baryana sur des coquilles d’anodontes et
aussi sur des pierres vertes d’un petit lac-étang au-dessus de Nantua. Ce
Gongrosira correspondait exactement à l'espèce décrite par Wille. Les
pierres d’une couleur vert glauque présentaient par places des taches
violacées ou rougeätres dues à la pénétration d’une autre algue calcaire :
Hyella jurana.
Les Hyella sont sans contredit de singulières cyanophycées. On n’en
connaissait jusqu'à présent que deux espèces, Hyella voluticola Bornet et
Flahault? et Hyella fonticola Huber et Jadin. J’en ai décrite une troisième,
qui vit en consortium avec un champignon l’Ostracoblabe dans les coquil-
les des volutes de l’île de Man. La première de ces espèces est marine, la
seconde est d’eau douce (source du Lez, près de Montpellier).
ı Wille, Algologische Mitth. in Pringsh. Jahr. f. wiss. Bot., Band XVII, 484.
2 Bornet et Flahault, 1. c.
(106)° R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 447
Notre nouvelle espèce se distingue immédiatement par sa belle colora-
tion rose, les deux espèces françaises étant d’un bleu verdätre.
RTE CR RP ET OT SE TRS TNT PTT a an
+ 3 en
Fıg. 9. — Hyella jurana Chod. Divers aspeets du thalle et des sporanges.
a Te
418 BULLETIN DE L'BERBIER BOISSIER. (107)
Indépendamment de sa couleur, elle présente assez de particularités
pour être élevée au rang d'espèce nouvelle.
Comme je l'ai dit plus haut, ses filaments sont mélangés à ceux du
Gongrosira. Is vont se ramifiant dans tous les sens. Rien de plus varié
que leur apparence. Ce sont tantôt des thalleSà cellules allongées, dont
les ramifications ont celte particularité de naître au milieu de la cellule
et de rester longtemps ou même définitivement en communication libre
avec elle (fig. 9, D et M). Les cellules terminales sont ordinairement les
plus longues ei le plus souvent longuement terminées en massue. Quel-
quefois les ramuscules se ramifient en cornes de cerf (fig. 9, n),sans qu'une
cloison intervienne (fig. 9, B). Ainsi naît un thalle rampant, duquel s’ele-
vent des branches bizarres et souvent continues sur une longueur déme-
surée.
Ce premier stade se fait par bourgeonnement et cloisonnement trans-
versal. Dans un second stade, il y a division longitudinale dans les cellules
renflées (fig. 9, I, A) et finalement cloisonnement dans deux ou trois
directions. De cette manière naissent des masses parenchymateuses (fig.
9, F) qui vont croissant et desquelles peuvent sortir des ramilications
irrégulières par bourgeonnement (fig. 9, H, K, S). Il arrive souvent aussi
que l’extrémité d’un bourgeon s’élant profondément échancré, une cloi-
son vient séparer longitudinalement ses deux cornes, puis chacun des
deux filaments courts peut se cloisonner transversalement et constituer
un faux parenchyme par confluence (fig. 9, H, J, K).
Lorsque des cellules d’un système ramifié normal ont ainsi subi un
cloisonnement dans plusieurs directions et que de ce parenchyme sont
nées des branches similaires aux normales, mais naturellement beaucoup
plus exiguës, on obtient sur le parcours du thalle macrocyste des fasei-
cules souvent très enchevêtrés de filaments microcystes.
Enfin, les éléments dus au cloisonnement répété sans accroissement
inégal dans une cellule renflée peuvent, par dissolution des membranes
de cloisonnement, constituer un paquet de spores (fig. 9, @, A, C). Ces spo-
ranges seraient subsphériques, si la cellule cloisonnée avait cette forme,
mais comme ce cloisonnement peut s'effectuer dans des cellules quel-
conques, il arrive que les sporanges sont en forme de T (fig. 9, L) ou
même ramifies. Enfin des thalles tout entiers peuvent subir cette division
sporangiale.
On le voit, ce Hyella est fort curieux et ne cadre guère avec ce qu'on
rencontre généralement chez les Cyanophycées.
Le contenu cellulaire est celui des cyanophycées; que les cellules
soient petites ou grandes, on y distingue une couche corticale plus colorée
BEE ae iz
al
(108) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 449
et un corps central, zone moins colorée. Traitées par le réactif bien
connu, le bleu de méthylène (Palla) qui colore le corps central à l’état
vivant, on voit se former une tache bleue tantôt arrondie, tantôt allongée,
c'est-à-dire toujours déterminée par la forme de la cellule. Des granu-
lations de cyanophycine occupent la région centrale et sont alors plus
vivement colorés qu'elle.
Ce Hyella démontre que le corps central n’a aucune analogie avec le
noyau des algues. En effet, comment admettre que le noyau puisse
devenir rameux, allongé en cylindre ou en cloche. Il faut bien se décider
a admettre que ce corps central, d’ailleurs indéfini, est quelque chose
de particulier aux Cyanophycées qui ne correspond qu’à une région moins
dense et constitue une zone de réserve nécessaire au développement
ultérieur de la cellule, puisqu’a la division il en est toujours entrainé
une porlion.
Quant à la membrane, elle ne contient pas de substance pectique et
n’est pas cellulosique.
Elle n’absorbe pas le bleu de méthylène et ne se colore pas en bleu
violacé par le chlorure de zinc iodé, mais en jaune paille, tandis que les
membranes des Gongrosira se colorent vivement en violet.
Il me semble que cette tendance à la ramification et à la production
d'un thalle parenchymateux est bien l'expression de l’action du substra-
tum. Les Cyanophycées flottantes ou submergées restent filamenteuses
comme les algues vertes; mais qu'on fasse se développer ces dernières
sur un substratum qui, par son adhérence, constitue un empêchement
de croissance, il se formera les thalles bien connus de Séigeoclonium,
de Pleurococcus, de Coleochæte, etc.
Quant au développement de grosses cellules non cloisonnées, nous le
voyons se répéter chez la plupart des algues incrustées ou perforantes.
Dans nos recherches sur l’action des milieux de culture sur le dévelop-
pement du Pediastrum nous avons, Huber et moi, montré comment la
production de grosses hypnospores, qui ne sont autres que d’immenses
sporanges, est déterminée par l’elevation de la concentration, c’est-à-dire
la diminution de la turgescence. Une plante incrustée dans la roche est
évidemment dans des conditions analogues, sinon plus extrêmes; dans
ces circonstances nous voyons se développer des cystes énormes comme
ceux de Gomontia, Gongrosira, Hyella. J'ai obtenu de même la formation
de cystes très gros par élévation de la concentration chez les Hæmato-
coccus, les Cystococcus, et finalement chez Cladophora. J'aurai d’ailleurs
l'occasion de revenir sur ce point.
BULL. HERB. BOISS., juin 1898. 31
450 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (109)
Hyella jurana Chod.
Thallo immerso purpurascente, cellulis elongatis sæpius Hyellæ fon-
tan simillimis sed magis longioribus, sæpe divisione repetila in sporangia
vel pseudosporangia transformatis. Sporangia membrana haud incrassata
sæpe ramosa et sporis interdum e sporangiis crescentibus.
A Hyella fontana colore pulchre purpureo vel rubro, cellulis longiori-
bus et forma sporangiorum diversa.
Cette espèce est très voisine du Hyella fontana Huber et Jadin. Outre
la couleur, je remarque chez notre plante une forte tendance à la pro-
duction de ramifications en massue ou de cellules terminales à sommet
renflé.
Quant à l’origine des ramificalions, je remarque que chez l’espece de
Huber et Jadin! les nouveaux rameaux naissent au-dessous de la cloison
supérieure. Chez la nôtre, cette origine est le plus souvent médiane. Enfin
la majorité des cellules sont plus allongées.
Notre plante cadre en outre avec celle d’Huber et Jadin par le défaut
de réaction de cellulose des membranes et par le mode de formation des
sporanges.
Les galets sculptés du rivage des lacs jurassiques.
Planches XIV et XV.
Déjà anciennement Al. Braun, rendu attentif par Schimper, avait étudié
les sculptures des cailloux du rivage du lac de Neuchâtel. attribuait
cette corrosion à l’action d’une Schizophycée, l’Euactis calcivora (Rivu-
laria hæmatites Agh. ou Rivularia calcarea Engl. Bot.), c’est-à-dire d’une
Rivulariée que l’on rencontre communément sur les enduits demi-orga-
niques demi calcaires qui recouvrent les sculptures en saillie.
Forel ? ayant repris l’étude de cette question, arrive à une conclusion
diamétralement opposée. Il considère les algues bleues en question non
1 Huber et Jadin, Sur une nouvelle algue perforante d’eau douce, Journal de
botanique, 1892, p. 285. ; ;
2 Forel, Note sur les galets sculptés des lacs, Soc. vaudoise des Sc. nat. 1877.
(110) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 451
pas comme perforantes, mais comme incrustantes. Selon lui les algues for-
ment un revêtement organique sur la pierre et la protègent contre l’action
dissolvante de l’eau; mais si pour une cause ou une autre, une partie de
ce revêtement est enlevé, les sels calcaires du galet sont attaqués par l’eau
et dissous. C’est la théorie de l’action chimique par dissolution. Quant à
la cause qui détermine la naissance de sillons méandriques, Forel la voit
dans l’action de larves d'insectes qui se frayent un chemin dans les forêts
des algues, comme les fauves dans les forêts vierges des tropiques. Forel
a même indiqué des larves de Névroptères comme cause principale.
Kirchner partage complètement l’avis de Forel sur cette question; pour
lui les sculptures en relief sont couvertes par le feutre organique, les
sillons sont nus. Voici ce qu’en dit l’auteur comme conclusion : Sur les
pierres incrustées, des larves d'insectes, appartenant très vraisemblable-
ment à des espèces différentes, s’établissent et dévorent dans l’incrusta-
tion des sillons méandriques, en prenant comme nourriture les algues
qui y sont contenues. Si la pierre incrustée est calcaire, l’eau chargée
d'acide carbonique provenant de la respiration de ces larves, peut-être
aussi un acide qu'elles excrètent, ronge la pierre à sa surface et après que,
dans les couloirs dus à la corrosion par les larves, le revêtement protec-
teur est enlevé, le sillon est rendu plus profond par l’action dissolvante
de l’eau, aussi longtemps qu'il ne se forme pas de nouveau revêtement,
ce qui paraît nécessiter un temps assez long. S'il y a maintenant un grand
nombre de sillons, ces derniers sont de nouveau visités par les larves,
qui trouvent dans les sillons une retraite facile et sûre et en même
temps un fourrage nouveau plus riche que sur les sculptures en relief
dont le revêtement est fortement incrusté. C’est ainsi qu’une fois com-
mencés, les sillons sont creusés plus profondément par les générations
successives des larves.
C'est en résumé la théorie de Forel sans changement. Ni Forel ni
Kirchner! ne peuvent donner une explication satisfaisante du commence-
ment du phénomène. Ils n’ont point montré les larves attaquant la forêt
vierge, mais ils ont constamment jugé des premiers stades par ceux qui
suivent et du fait certain qu’on trouve souvent, communément même, des
larves de Névroptères dans les sillons, ils en ont tiré la conclusion que les
sculptures étaient dues à leur action. Kirchner dénie aux Cyanophycées
incriminées le pouvoir perforant, il ne veut voir en elles que des algues
incrustantes. Il ajoute, ce qui d’ailleurs est exact, que des incrustations
1 Kirchner in Schreter et Kirchner, Vegetation des Bodensees, 1897, p. 43-51.
452 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (111)
calcaires de ce genre se rencontrent sur des pierres et des planches du
rivage. J'ajoute qu’à l’île de Saint-Pierre, dans la région du Nord, où la
mollasse affleure, ces incrustations se développent su#le substratum et sur
tous les objets submergés.
Quelqu’ingenieuse que soit cette conception du phénomène, je ne
saurais y souscrire après une longue et minutieuse étude de plusieurs
années soit au lac de Genève, soit à celui de Bienne.
Pour combattre l’ancienne théorie d’Al. Braun il eut été nécessaire de
démontrer : que les caillloux sculptés n’ont point d’algue perforante
dans leur masse. Kirchner qui seul des deux auteurs est algologue
et qui connait les travaux de Bornet, Flahault et Huber sur les algues
perforantes, aurait dû donner des raisons plus sérieuses en faveur de la
théorie qu'il défend. Il y a d’ailleurs des contradictions dans son argu-
mentation.
Il prétend (pg. 50) que les sillons sont dépourvus de revêtement, tandis
que les sculptures en sont couvertes. Mais à la page suivante, les généra-
tions successives sont représentées comme dévorant une nourriture abon-
dante dans les galeries. Comment le peuvent-elles si sa conclusion impri-
mée en italique est vraie ?
La question est en réalité toute autre. Dans des galets en voie de cor-
rosion le revêtement algueux est continu. Les sillons comme les crêtes
sont couverts d’une incrustation le plus souvent d’égale épaisseur. La
dissolution ne peut donc se faire dans ces canalicules par simple éro-
sion chimique.
Si l’on examine des régions de galets sculptés, où les sillons ne sont
pas encore marqués mais où la couche algueuse est cependant déve-
loppée, on remarque aprés avoir enlevé avec un couteau toute la partie
molle ou plus friable et avoir applani la surface, que cette dernière pré-
sente une apparence marbrée; des veines vertes sinueuses divisent le
fond grisâtre de la pierre. Les plages dures ont le centre de la couleur
de la pierre non altérée; mais les bords de ces veines sont indiqués par
un liseré blanc vert où la pierre a perdu de sa compacité et qui passe
assez brusquement à la veine dont la carie est indiquée par une couleur
plus franchement verte. Dans les plages sinueuses plus compactes on dis-
üngue de nouvelles marbrures plus ou moins vertes selon le degré d’alte-
ration.
La pénétration insensible des végétaux dans la roche est si évidente
que je m'étonne que Kirchner n’en ait tenu aucun compte ou n’y ait pas
fait attention. |
R
,
(112) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 459
Que l’on vienne maintenant à briser une pierre semblablement cariée
et l’on pourra se convaincre facilement de la pénétration de l’algue dans
la masse de la pierre. Au contact des végétaux cariants, la masse devient
plus friable, plus blanche; en certains points la pénétration des algues
perforantes est plus forte et alors se dessine une racine verte tout autour
de faquelle le calcaire est progressivement attaqué.
Une section semblable pratiquée dans la région qui est creusée de
sillons méandriques profonds, montre l’action rongeante de l’algue; les
crètes sont cariées de la superficie vers le centre et souvent l’algue pénètre
jusque dans la partie moyenne.
On pourrait objecter que cette région. que je nomme cariée, serait un
dépôt produit par les algues et qui serait extérieur à la pierre. Cette cri-
tique ne soutient pas un examen, car la continuité de la structure de la
roche est toujours évidente. Quelle que soit la nature pétrographique de
la pierre calcaire, on en retrouve les éléments dans la zône pénétrée et
verdâtre et l’on voit les éléments pétrographiques insolubles se répéter
comme apparence et comme composition dans la région indemne et dans
la zone attaquée. Ainsi dans les calcaires, les grès, les craies calcaires, etc.
Le début du phénomène se fait remarquer par de petites colonies de
cyanophyées qui plongent perpendiculairement dans une région plus
molle. Tout autour de ce point l’alteration grandit; il y a production d’un
ilot verl qui va s'étendant et rejoignant d’autres, selon les inégalités
de structure de la masse pétrifiée. De là naissent ces méandres que l’on
remarque si on râcle une pierre calcaire à revêtement continu et
d'apparence uniforme.
Il y a donc une altération méandriforme due à l’action cariante de
végétaux perforants. Les caries souvent bizarres des galets du rivage ont
en première ligne cette origine.
C'est dans cette végétation calcaire que des larves vont établir leurs
tubes. Ces derniers sont surtout constitués de petites pierres ou de sable
fin étranger à la pierre qui fournit ce substratum.
Il y a plusieurs espèces de ces larves; la plus commune est d’un vert
gai; leurs galeries sinueuses viennent désagréger la masse cariée dont
elles suivent les méandres en les creusant. Il est indiscutable que ces
larves ont une action dans la détermination des sillons réguliers, mais
cette action ne se fait que consécutivement à la carie par les algues. Des
tubes nombreux de ces larves se remarquent aussi sur des pierres tout
à fait nues et même siliceuses; leur développement n’est donc pas lié à
la végétation.
454 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (115)
D’autres animaux viennent augmenter cette desagregalion ; rien de
plus habité que ces pierres cariées : de petit crustacés, des insectes
aquatiques, etc. y creusent des retraites et contribuent à la production de
galeries d'autant plus profondes que le calcaire est plus friable. Enfin
l’action mécanique des vagues agit pour enlever des débris de la roche
pourrie.
Il ne faut pas oublier non plus que cette formation affecte des galets
sur les plages peu déclives, qui sont pendant les basses eaux exposés à
l’air et au soleil. La pierre se fendille, se désagrège et lorsque avec l’élé-
vation des eaux l’action des vagues se fait de nouveau sentir, les parties
friables sont enlevées et des creux, des sillons ou des galeries se déve-
loppent d’une manière bizarre.
Tout cela est bien visible au lac de Bienne et notamment à l’île de
Saint-Pierre.
Quant aux algues perforantes, je remarque ce qui suit :
Ce sont des Schizothrix qui pénètrent tout d’abord dans la pierre. Si on
enlève au couteau toute la partie externe cariée, en ne laissant que la
masse compacte, on peut le plus souvent encore déceler dans cette der-
nière un enchevêtrement de filaments excessivement minces plongés
dans des membranes épaisses.
Les plus profonds ont une gaine incolore peu ou faiblement épaisse,
puis viennent des gaines stratifiées et ramifiées contenant plusieurs tri-
chomes. Ces gaines n’ont aucune structure déterminée et se présentent
comme des lanières irrégulièrement dilacérées; leur coloration est d’un
jaune assez vif, qui contraste avec la blancheur des précédentes.
Enfin une troisième forme a des trichomes plus épais, souvent spiralés
dans une gaine très épaisse et finement stratifiée.
C’est dans cette végétation de Schizothrix que pénètrent les Rivularia
et les Calothrix constituant dans la pierre cariée par les Schizothrix
filamenteux des enracinements coniques d’un beau vert,
J'ai retrouvé cette première forme de Schizothrix dans la profondeur
de toutes les pierres atlaquees, c'est-à-dire dans la région incolore ou
presqu’incolore, mais qui perd sa translucidité et devient crayeuse.
De même, dans le calcaire des galets sculptés de l’île de Saint-Pierre
dépourvus de revêtement verdâtre et apparemment nus, on peut les
suivre, pénétrant jusqu’à À à 2 millimètres de profondeur.
Je leur attribue l’action cariante principale et ne considère les
Rivulaires et les Calothrix que comme secondaires dans ce phéno-
mène.
(114) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 455
On trouve aussi dans cette végétation calcaire des chroococcacées et
des Gongrosira surtout à leur état Codiolum.
Les plus belles sculptures se rencontrent sur les grèves du lac de
Bienne et de Neuchâtel où le calcaire est extrêmement friable.
Il est difficile d'attribuer à telle espèce plutôt qu'à telle autre l’action
prépondérante dans la carie. La systématique des Schizothrix est très
embrouillée. J’ai pu cependant identifier les espèces suivantes :
Schizothrix lateritia Gom.
— Hydrocoleum calcilegum.
Schizothrix fasciculata Gom.
vaginata Gom.
lacustris Gom.
Plectonema sp.
Phormidium incrustatum Gomont.
Sur les grèves du lac Léman et notamment à l’embouchure du Foron
pres d’Yvoire, on peut constater, sur les pierres siliceuses. la présence
d’enduits ressemblants aux précédents. Ces revêtements grisätres sont
sillonnés, comme cela a été indiqué plus haut. Il est évident ici que ces
sculptures sont dues à l’action des larves. Mais il faut remarquer entre
ces enduits sillonnés et les pierres calcaires cariées à sillons méandri-
formes, une différence de compacité remarquable. Si les algues qui pro-
duisent ces enduits sont incrustantes, on ne comprendrait pas qu’elles
ne puissent arriver à produire, sur les objets non calcaires sur lesquels
elles se sont fixées, une incrustation compacte et dure comme cela se
rencontre sur les pierres calcaires.
Il n’y a pas de raison à invoquer pour expliquer cette difference, si l’on
admet que les Schizophycées ne sont pas cariantes, car on sait que
les dépôts de travertins qui ont été étudiés par Cohn, Tilden?, Weed ,
elc., se forment même directement dans l’eau*des sources chaudes ou
froides qu’elles habitent.
D'autre part, pour qu'une dissolution par l’eau chargée d'acide carbo-
nique puisse être efficace, il faudrait que le fond des sillons agrandis ou
1 Cohn, F. in Jahrb. Schles. Ges., 1899, II, Abth. S. 77.
2 Tilden, Bot. Gazette, 1897.
> Weed, Walter Harvey, Formation of travertine by the vegetation of hot
springs in U. S. Geological Survey, 1888.
456 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (115)
creusés par les larves füt à nu. Et cela même étant admis, la preuve de
l'érosion par l’action dissolvante de l’eau serait encore très probléma-
tique. Or, j'ai dit plus haut que le fond des sillons dans les pierres
envahies par le gazon algueux n’est jamais complètement nu.
Enün, il est impossible avec cette théorie d'expliquer la production de
caries en puits ou en cuvettes isolées. Elle n’explique pas non plus com-
ment peuvent se faire les perforations représentées par les fig. 4, 5, 6, 7,
8, 10, 11.
Ce ne sont évidemment pas des larves qui ont percé et agrandi ces
trous qui traversent la pierre de part en part. Or, je le répète, il est faciie
au lac de Bienne de se convaincre de l’action corrosive et délitante des
myxophycées.
Une question se pose cependant : par quel mécanisme chimique cette
carie se fait-elle? On pourrait supposer que ces algues secrètent un acide
qui dissout le calcaire. Je n’ai pas réussi à mettre en évidence la présence
d’un acide dans les régions attaquées par les algues. Par contre leur
réaction a été souvent franchement alcaline.
Ne se pourrait-il pas que les Schizothrix et autres myxophycées eussent
la propriété de prendre le CO» du calcaire même qu’elles habitent, en le
transformant en Ca(OH}, lequel par l’acide carbonique excrèté par la
respiration et contenu dans l’eau se retransformerait, selon le temps et
les circonstances, en carbonate de chaux de seconde formation. En effet,
l'examen d’une section faite dans un galet valanginien de l’île de Saint-
Pierre sculpté mais complètement dénudé, comme il en est beaucoup sur
la grève, décèle nettement cette production de carbonate de seconde for-
mation.
1] s’en faut de beaucoup, d’ailleurs, que la question des galets sculptés
soit complètement élucidée. La morphogénèse des sillons et des creux. les
conditions spéciales qui permettent leur formation plutôt qu'une autre
et la classification rationnelle des sculptures sont encore des points
obscurs.
Il me suffit, pour le moment, d'avoir démontré l'insuffisance de la
théorie de Forel et de Kirchner ainsi que la réalité de la carie des
pierres calcaires, sous l'influence délitante de végétaux du groupe des
Cyanophycées.
vn
QE
|
(116) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE.
Coleochzte pulvinata.
Cette plante est excessivement commune sur les galets submergés des
rivages peu profonds, c'est-à-dire dans les régions où les galets sculptés
se rencontrent. Les pierres nues, principalement celles qui sont sili-
ceuses, sont souvent couvertes sur les côtés et même à leur face inté-
rieure, si elles sont arrondies et permettent un espace libre entre
elles et le sol, par des coussinets d’un jaune paille ou brunätre
hyalins et souvent incrustés de sable. A première vue, on ne reconnailrait
pas une chlorophycée sous cette apparence.
Il est inutile de décrire à nouveau cette algue si soigneusement étudiée
par Pringsheim, mais le développement de l'œuf de ces plantes intéres-
santes n'ayant jamais fait depuis cet auteur le complément de nouvelles
recherches, je me suis appliqué à jeter quelque lumière nouvelle sur
ce sujet si important.
S'il est un fait, une théorie classique, c’est bien celle de l’homologie du
fruit, de l’oospore germant en un petit thalle des Coléochætées et du
sporogone des Muscinées.
Pringsheim en parle en ces termes :
«In dem Entwicklungsgange der Coleochæteen nimmt ferner ein
zweites Verhältniss unser Interesse in besonders hohem Grade in
Anspruch. Es ist dies die Umbildung der Cosporen in ein parenchyma-
tisches Zellgewebe, aus dessen Zellen die ersten Schwärmsporen der
nächsten Vegetationsperiode hervorgehen. — Hierin tritt uns offenbar
das bei den Moosen wiederkehrende Entwicklungsverhällniss entgegen,
welches man dori als eine besondere Form der als Generationswechsel
bezeichneten aufeinander Folge verschiedengestalter Generationen
aufzufassen gewöhnt ist. 4
Denn wie bei den Moosen sehen wir auch bei den Coleochæten als
Produkt der Zeugung nicht eine unmittelbar zur neuen Pflanze ent-
wicklungsfähige Spore entstehen, sondern jene zweite, verschieden
gestaltige Generation — die Frucht — auftreten, in deren Zelien erst
die Sporen sich bilden, welche die den Eltern gleichen Pflanzen wieder
erzeugen‘. »
JL insiste ensuite tout particulièrement sur les homologies avec les
1 N. Pringsheim, Die Coleochæteen, Pringsh. Jahrb. f. w. Bot. Bd. 2, 1860.
458 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (117)
mousses. Déjà précédemment, alors que mes recherches sur les Coléo-
chætées n’étaient pas encore terminées, j’ai insisté sur l'erreur com-
mise par Pringsheim et ceux, nombreux d’ailleurs, car je ne sache pas
que cette théorie ait jamais été discutée, qui l’ont suivi en homologuant
le sporogone des Archegoniates avec l’Oospore en germination des
Coleochæte. |
La germination de l’œuf des Coléochætées n’a pas fait depuis 1858
l’objet d’un seul travail. Les belles recherches de Pringsheim sur cette
famille ont été acceptées d'emblée et aujourd’hui encore toute la systé-
matique philogénique des algues et des archégoniates en est encore
influencée. J’ai cité plus haut l’opinion de Pringsheim quant à l’affinité
de ces plantes avec les bryophytes. L'auteur cependant ajoute le correctif
suivant :
« Dass die Coleochæteen demungeachtet in den Kreis der Algen
gehören, das beweist ihr einfacher, an die Conferven sich anschliessender
Bau, dann die Existenz der Schwärmsporen und die Gestalt der Samen-
körper mit Entschiedenheit etc. — Wenn daher die Fruchitbildung der
Coleochæten auch nicht als Grund angesehen werden darf, diese Familie
von den Algen zu trennen und mit den Moosen zu verbinden, so
bezeichnet sie doch genügend ihre Stellung an der Berührungsgrenze
der Algen und Moose. »
Depuis Pringsheim les auteurs ont tous voulu voir dans cette famille le
lien qui réunit les algues aux archégoniates et Sachs va même si loin que
dans l’un de ses mémoires les plus récents, hélas l’un des derniers
publiés par l’illustre maître, il les détache des algues pour les faire entrer
dans les archégoniates.
Je me suis déjà élevé contre cette fausse conception des affinités à
l’occasion de mon mémoire lu au congrès de l'association britannique
pour l'avancement des sciences et publié dans Annals of Botany.
Je vais m'expliquer plus en détail que je ne l’ai pu faire dans un
mémoire restreint.
Le thalle des Coléochætées est un (halle d’algue et rien de plus; il
donne naissance à des zoospores et finalement à des produits sexuels.
Ces derniers sont à peine sortis du stade isogamique et sont morphologi-
quement égaux. Une cellule mâle produit un seul anthérozoïde qui ne
diffère de la zoospore que par sa taille plus réduite. Il n’y a done aucune
analogie avec la formation d’anthérozoïdes dans une anthéridie diffe-
renciée comme cela est chez les Mousses, les Ptéridophytes et les
Fucacées.
(118) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 459
L’archegone n'existe pas non plus et l’œuf ne subit aucune division
réducirice ; chez les Fucacées, les œufs sont en partie expulsés et chez les
Archégoniates la cellule de canal du ventre existe toujours. Ici rien de
semblable ; la cellule œuf n’est certainement qu'un macrogamète immobile
dont la dignité dans l'échelle évolutive n’est pas plus élevée que celle de
l'œuf d'Oedogonium.
D'ailleurs, la découverte de l’hétérogamie curieuse des Aphanochæte
faite dans mon laboratoire par Huber montre un lien inattendu et certain
avec les Chétophoracées. La différence essentielle entre les algues et les
Coléochætées s’efface complètement et ce genre me semble constituer
simplement le terme ultime de la série des algues ramifiées munies de
poils.
Mais, dira-t-on, les Coléochætées donnent naissance à la germination à
un thalle transitoire, une sorte de sporogone. Même en supposant que
le résultat du cloisonnement de l'œuf après la fécondation doive étre
considéré comme un vrai thalle, ce que je conteste, l'homologie que
l’on veut établir entre cette formation et le sporophyte des Bryophytes
et des Ptéridophytes ne repose sur rien de sérieux. En effet, je le
demande, à quel sporophyte pourrait-on comparer celui des Coleo-
chæte.
Chez les Riccia, une enveloppe se différencie autour du tissu sporifère
et les spores naissent par quatre dans des cellules méres.
Wille compare ce thalle au sporophyte des Anthocerotées; mais
dans ce groupe d’hépatiques, le sporophyte est bien autrement différencié.
On y trouve même des elatères, un pied radicant et une déhiscence supé-
rieurement adaptée. Enfin le sporophyte est capable d’un accroissement
indéfini qui lui a valu d’être considéré comme la souche des Filicinées
eusporangiées et par ceux-ci des phanérogames. Le pyrénoïde des Antho-
cerotées et leur chromatophore sont sans contredit des productions inté-
ressantes, dont on aurait tort de meconnaitre la valeur. Ils ne suffiraient
cependant pas pour établir une homologie, vu les divergences extrêmes
qui sont indiquées par la structure du thalle, l’origine de l’anthéridie et
de l’archégone, etc. etc.
Ne vaut-il pas mieux reconnaître franchement que la souche des Arché-
goniates nous est complètement inconnue et que les Coléochætées sont
des Chétophorées hétérogames et rien de plus.
Mes observations sur la germination de l'œuf des Coléochætées ne
? Wille in Engl. u. Prantl, Nat. Pflz. Fam., Chlorophycee.
460 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (119)
parlent pas non plus en faveur d’une homologie avec le sporophyte des
Archégoniates.
Fig. 10. — Développement de l'œuf de Coleochæte pulvinata; A, division de l'œuf en 4 cellules
disposées en deux séries; B, rupture du fruit, on voit deux séries de 4 cellules dont la mem-
brane est épaissie du côté de la ligne commissurale; C, section transversale du fruit après la
division en 8 cellules; D, une moitié du fruit, on voit l'écorce entourant 3 spores allongées
longitudinalement; Z, division de l'œuf en deux et commencement du deuxième cloisonnement;
F, ruplure du fruit, à gauche une des cellules est subdivisée en un court filament, à droite
l'une des cellules a mis en liberté une zoospore; G, portion du fruit avec deux cellules en
voie de germination ; À, id.; I, zoospore; J, au repos.
(120) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 461
La division de cet œuf (fig. 10, A et E) par une cloison transversale
donne naissance à deux groupes de cellules en deux plaques qui sont
distinctes dès le début. Il y a une solution de continuité persistante entre
ces deux couches et les cellules issues de la division s’allongent perpen-
diculairement à cette surface, ce qui amène la rupture de l’enveloppe
(fig. 10, B). Ces cellules s’arrondissent et montrent un épaississement
plus fortement gélifié de la membrane de ce côté (fig. 10, B. D, F). Elles
ne sont que faiblement réunies latéralement et finissent par se désagréger
et s'isoler. Il est intéressant de constater combien l'allongement dans la
direction verticale est manifeste. Quand ces cellules n’ont pas donné
naissance à une zoospore elles continuent à s’accroître dans ce sens et
se subdivisant, forment de courts filaments bi ou tricellulaires (fig. 10, D,
F, G, H), aux dépens desquels peuvent naître de petits thalles déjà munis
de poils. Ces filaments courts peuvent, selon les circonstances, se vider
en laissant sortir des zoospores.
L'indépendance relative de chaque cellule du soi-disant thalle, leur
pouvoir de germer directement en un thalle normal et la possibilité qu’a
chaque cellule de donner naissance à un zoospore, sont autant de carac-
tères qui parlent en faveur de la théorie de la continuité bien plus que
de l’alternance des généralions.
Le thalle, à sa germination, n’est que le début de la forme filamenteuse
et chaque cellule est homologue à la zoospore d’Oedogonium.
Dans les Coléochætées, la germination étant empêchée par la cortication
de l’œuf, les cellules restent adhérentes et acquièrent une membrane
ferme et finalement tendent à passer à l’état filamenteux normal.
C’est en somme la même adaptation que celle qui est réalisée dans le
groupe des Pédiasirées, où les zoospores de Pediastrum passent à l’état de
spores et d’autocolonies par le retard dans la mise en liberté des produits
de la division.
En résumé, je conclus que rien n’autorise après, mes recherches à
maintenir la théorie de l’origine des Archégoniates aux dépens de végétaux
coléochétoides. Ceux-ci sont simplement des Chétophorées hétérogames
dont la germination de l’œuf se fait dans des conditions spéciales.
J'ajoute quelques figures du thalle en développement (fig. 41, K, V,
excl. Pet M).
Il y a encore beaucoup à compléter au sujet de ces algues si communes
sur les pierres roulées de la grève de nos lacs.
J'ai déjà à deux reprises attiré l’attention des botanistes sur cette
question des Coleochæte. Dans mon premier mémoire sur ce sujet je
462 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (121)
refusais d’admettre une homologie entre l’archégone et l’oogone et j’indi-
quais les raisons.
J'ai présenté en outre à la Société de physique et d’hisloire naturelle
de Genève un résumé de mes recherches. Ce résumé à paru le 15 janvier
1898. Presque en même temps, M. OLrmans ! reprenait ce sujet et étu-
diait surtout l’origine des organes sexuels de Coleochæte pulvinata. Dans
son étude il arrive jusqu’au début de la germination du pseudo-paren-
chyme formé aux dépens de l’oosphère. Il décrit aussi la production de deux
séries de cellules se formant aux dépens de l’œuf.
M. Oltmans se plaint de n’avoir pu cultiver dans le laboratoire les
petits coussinets de Coleochæte pulvinata. Je trouve que leur culture
jusqu’à la germination est chose facile. Il suffit de les détacher du sub-
tratum et de les cultiver dans de l’eau faiblement additionnée de solution
nutritive de Knopp. C’est ainsi que j'ai pu suivre le développement de
l'œuf et la germinalion des spores.
M. Ollmans comme moi s'élève contre l’idée d’une homologie des oogones
Coleochæte avec celui des Floridées et des Muscinées. Il considère aussi
comme moi le col comme une simple production biologique. Nous diffé-
rons cependant sur un point très important.
Tout en constatant, d'accord avec mes observations, que l’œuf se
divise en deux étages et qu'il ne saurait donc dans sa division être
comparé au sporogone de Riccia, lequel résulte d’une division selon les
trois directions de l’espace, il n’arrive pas à concevoir la véritable nature
du corps pseudo-parenchymateux issu de l’œuf chez les Coléochætées.
Il compare ce petit thalle à celui qui se développe aux dépens de la
spore de Marchantia et qui donne d’abord naissance à un grand nombre
de propagules, de même que celui de Coleochæte produit des z00s-
pores.
li admet chez les Coleochæte comme chez les Mousses une génération
sexuée et une génération asexuée, celte dernière étant l’Oospore et ses
produits de division et les zoospores pouvant être comparées aux propa-
gules. Il veut bien reconnaître que cela ne permet pas cependant d’ho-
mologuer les formations analogues chez les Coleochæte et les mousses.
! Oltmans, Die Entwickelung der Sexualorgane bei Coleochæte pulvinata,
Flora, 1898, p. 1-14.
Nægeli, Die Neuern Algensysteme, S. 167, décrit des spores immobiles.
Chodat, The polymorphism of the green Algæ and the principles of their
evolution, in Annals of Bot. 1896.
Chodat, Archives se. physiques et naturelles, 15 janvier 1898.
(122) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 463
Il lui semble important de constater chez les Thallophytes une géné-
ration alternante analogue à celle des Archégoniates.
Il est évident d’après ce qui précède que l’auteur tend à faire admettre
Fig. 11. — Développement de l'œuf et de la zoospore de Coleochete pulvinata; K, a, b, c, z00s-
pore en germination issue du fruit; L, zoospore divisée; M, celluie de l'oogone en germina-
tion; P, id.; N, jeune thalle issu de la zoospore sortie d'une des cellules du pseudo-thalle ;
O, jeune thalie; Q-V, id., à différents stades munis de poils ou sans poils. On y voit le
noyau toujours dans le voisinage du pyrenoide, en V l’une des cellules a est vidée et a donné
naissance à une zoospore.
46% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. | (123)
l’homologie des Mousses et des Coleochæte. Mais même au point de vue
physiologique et seulement des analogies, il y a impossibilit& de comparer
les Coleochæte aux Mousses.
L’oogone et le pseudo-parenchyme qui en résulte ne saurait être l’ana-
logue du sporogone.
D’abord, le développement du sporogone des archégoniates est toujours
nettement limité par l'apparition de tissus sporifères à tétrades de spores.
Ici au contraire, les tétrades manquent et les cellules issues de l’œuf sont
libres ou seulement unies par adhérence. Elles peuvent directement
passer, en germant végélativement, à un nouveau thalle qui ne deviendra
sexué aux dépens des zoospores que lorsque les conditions spéciales pour
la production des archégones ec anthéridies seront réalisées.
A la page 12 l’auteur met en parallèle le développement de l'œuf du
Coleochæte et du petit thalle avec l’évolution de la spore de Marchantia
en un thalle tout d’abord asexué et se multipliant par propagules et
finalement sexué. Cette comparaison lui paraît si heureuse qu'il dit :
Das Verhältniss ist genau dasselbe wie bei Marchantia.
Mais a la page 13 il est dit : Vielmehr gewinnt man einen viel einheit-
licheren Standpunkt, wenn man bei Coleochæte wie bei den Moosen
eine geschlechtliche und eine ungeschlechtliche Generation — letztere
die Oospore und deren Theilungsprodukte — anerkennt und die
Schwärmer den Brutknospen direct an die Seite stellt.
Jusqu’a present il m’avait paru admis par tous les botanistes que le
sporogone chez les Muscinées commencait à partir de l’œuf pour aboutir
au tissu sporifere à tétrades de spores.
Si donc Oltmans compare l’œuf des Coleochæte et ses produits de
division à la spore des Marchantia et au thalle qui en résulte, cela est si
contraire à tout ce que l’on a cru jusqu’à présent, qu'il n’eut pas été
superflu de nous dire pourquoi il abandonne la comparaison classsique
de cette formation avec le sporogone des Riccia et des Marchantiées.
Il y a là évidemment une confusion ou un manque de clarté qu’Oltmans
ne voudra pas laisser subsister.
(124) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 465
Sur les algues littorales du lac Léman.
Les pierres inondées ou demi-inondées du lac Léman sont souvent
couvertes d’une végétation compacte formée en majeure partie d'Ulothrix
(.U zonata). On reconnait facilement ces gazons à leur apparence soyeuse.
Lorsque les eaux sont basses, les filaments recouvrent toutes les pierres
du bord d’un duvet visqueux et compact. Cette viscosité les protège pen-
dant un temps, mais si le niveau se maintient bas, elles se dessèchent et
constituent l’enduit soyeux et grisätre, qu'on rencontre sur les cailloux du
rivage aux basses eaux. Leur développement a lieu durant toute l’année.
Pendant l'hiver il suffit de les transporter dans le laboratoire pour leur
voir immédiatement produire des zoospores et des gamètes.
A ces Ulothrix sont souvent mélangées des Spirogyra et des Stigeo-
clonium. Enfin, en certains points, notamment sur les pierres qui sont
périodiquement inondées par le jeu des vagues produites par le vent ou
le déplacement de l’eau par les bateaux à vapeur, on peut constater une
végélation dense de Cladophora formant une toison dure de 1-2 cm. de
longueur. Ces Cladophora nains sont extrêmement ramifiés et ramassés
en pinceau compact. Cette disposition est évidemment due à la station,
car on les voit devenir encore plus courts sur les marches de pierre des
escaliers qui conduisent au lac en plusieurs points.
Cette disposition paraît due à l’agitation répétée, à l’action roulante des
vagues. On sait que cela arrive aussi chez des espèces marines de
Cladophora ou de Valonia. (Aegagropila.)
On rencontre une disposition analogue quoique plus parfaitement
accusée chez les Nitella hyalina de Bellerive. Les conditions dans
lesquelles ces plantes vivent sur la plage où l’eau est en mouvement con-
tinuel, expliquent facilement la disposition globuleuse de ces Nitella
nains. C’est un exemple typique de l’action de l’agitation de l’eau dans des
bassins très peu profonds. Une action semblable s'exerce sur des plantes
phanéroganes. Dans un prochain mémoire nous parlerons des modifica-
tions dues à la station chez les Littorella, les Zanichellia, etc.
Une troisième catégorie de végétaux inférieurs est celle qui forme sur
BULL. HERB. BOISS., juin 1898. 32
466 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (125)
les pierres des coussinets muqueux et notamment à la face inférieure
des pierres ou sur les côtés mieux protégés des cailloux.
Je veux parler des très nombreux coussinets jaune-brunâtres de Coleo-
chæte pulvinata si communs sur les pierres inondées du rivage à la
Belotte, à la Gabiule comme à Hermance. £
Enfin dans les estuaires sur les bords du Léman, se trouvent un assez
grand nombre d’algues qui sont plus caractéristiques pour les étangs que
pour le rivage des lacs.
Des Cladophoracées se développent sur les tiges des Phragmites et des
Scirpus tombées. Les Limnées sont en partie recouvertes par des gazons
de Chætophora Cornu Damæ. Des Mougeotia y flottent et grâce à la tran-
quillité de l’eau y entrent en conjugaison. Enfin des Chlorella y vivent
en symbiose avec les boules si curieuses que forment les infusoires
Ophrydium.
Le Batrachospermum densum y forme des masses glaireuses en com-
pagnie des Draparaudia. Dans leur gelée se développe tout un monde
de microphycées aussi varié qu'intéressant (Geminella, Allogomium,Cheto-
nema, Flagellées, etc.).
II n’y a pas à proprement parler de flore littorale uniformément répan-
due selon les zônes de rivage, mais la tranquillité de l’eau ou son état
d’agitation, la présence d’un ruisseau, etc., modifient considérablement
l’état de la flore microscopique.
Le rivage de Genève à Hermance est un exemple excellent de cette
diversité.
Les Cladophora ne se développent qu’au delà des jetées, dans la zone
extérieure au port; à Bellerive elles manquent, on ne les retrouve pas
non plus à Hermance.
À Hermance, dans le petit golfe formé par la jetée et les murs d’une
propriété, les Ulothrix abondent sur toutes les pierres du bord, mais leur
couleur est masquée par des colonies innombrables de diatomées (Dia-
toma Ehrenbergü et D. vulgare). Jai remarqué en outre qu’un grand
nombre de filaments avaient pris une coloration jaune dorée. Les z00-
spores et les gamètes qui en sortent sont aussi colorés de la même
manière. Est-ce une influence de la présence des diatomées ou une
action directe de la lumière? C’est la seule fois que j’ai rencontré ces
Ulothrix ainsi colorés.
Sur le rivage suisse, les pierres sont couvertes de ces algues, tandis que
du côté français elles font défaut, la rive y est beaucoup moins déclive et
les galets sont couverts de cette végétation incrustante et perforante
dont il a été question précédemment à propos des galets sculptés.
(126) R. CHODAT. ETUDES DE BIOLOGIE LAGUSTRE. 467
Au contraire, tous les galets qui sont devant l'embouchure de la rivière
qui coule avec rapidité, sont recouverts d’un mucus jaune-olivâtre, formé
de deux plantes, le Meridion circulare et le Gomphonema olivaceum
(Diatomées qui manquent d’ailleurs à la flore pelagique); cette même for-
mation apparaît devant l'embouchure du ruisseau près de Chambésy et
du Foron près d’Yvoire. Elle paraît donc particulière à ces slations.
Enfin, j'ai cité déjà à plusieurs reprises les jolies colonies rouges for-
mées par l'Hæmatococcus lacustris sur les pierres exondées dans les
creux desquelles l’eau forme de petites flaques tranquilles où cette
volvocinée peut se développer librement.
Puis ce sont les revêtements de Tolypothrix penicillata et lanata qui
atteignent dans le port de Genève surtout et en dehors de jetées un beau
développement. Sur ces mêmes pierres, des enduits de Gomphonema leur
donnent une couleur jaune et en d’autres points les taches rouge car-
dinal des jeunes Calothrix jettent une note gaie sur cette végétation
fauve.
Les liges des végétaux aquatiques qui se désagrègent sous l’eau dans les
petits golfes de notre lac donnent souvent asile à toute une flore algo-
logique. Sur le même morceau de Scirpus on peut rencontrer les algues
suivantes :
Stigeoclonium tenue Kg.
Chætophora pisiformis Aghd.
Chætophora elegans Aghd.
Bulbochæte nana Witt.
Oedogonium sp.
Chætopeltis minor Berth.
Endoclonium polymorphum Fr.
Chantransia spec.
Coleochæte scutata Bréb.
Coleochæte soluta Pringsh.
Microthamnion confervicolum.
Pediastrum Boryanum Menegh.
Scenedesmus acutus Mey.
S. quadricauda Bréb.
S. denticulatus Lagh.
Raphidium convolutum Lagh.
Dicranochæte reniformis Hieron.
Nous avons rencontré une seule fois l’Enteromorpha intestinalis en
468 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (127)
grande quantité au bord du lac, pres de Bellerive; depuis 1892 elle a com-
plètement disparu de cette localité.
Il faudrait donc des recherches extrêmement nombreuses et pour-
suivies pendant plusieurs années pour établir d’une manière rationnelle
la flore algologique d’un lac comme le Léman si l’on ne veut pas simple-
ment faire l’enumeration d’un certain nombre de pêches faites au
hasard.
Dans ces premières contributions à la flore littorale du lac Léman
nous parlerons tout particulièrement des espèces les plus répandues ou
les plus curieuses par leur morphologie, leur biologie ou leur nouveauté.
Cladophora glomerata :.
J'ai déjà indiqué l'apparence et la fréquence de cette plante sur les
grosses pierres entre le Port Noir et les jetées de Genève. Ces gazons
transportés en hiver dans le laboratoire ont très rapidement donné nais-
sance a de nombreuses zoospores.
Dans les cellules qui se préparent à les produire on observe tout d’abord
la disparition des pyrenoides. La structure réticulée du plasma disparaît
pour faire place à une grosse vacuole centrale. Dans le plasma périphé-
rique on distingue une couche d’ectoplasma hyalin et dans le granulo-
plasma se produit une différenciation, par laquelle sa masse se divise
simultanément en corps polyédriques granuleux séparés les uns des
autres par des bandes de plasma hyalin. Durant cette évolution et
souvent bien avant la division du plasma en zoospores, on remarque
qu'une portion du plasma incole et presque dépourvu de granulations se
porte vers l’une des extrémités de la cellule (fig. 12, C, D). Cette zone
atteint souvent un beau développement; à son apparition correspond le
développement d’une zone d’epaississement en forme de papille qui
semble prendre naissance aux dépens du périplasma (fig. 12, D, C, E).
Dans ces conditions, l’ensemble de la cellule se comporte comme une
unité sous la dépendance d’un plasma dirigeant, sans doute le kinoplasma
de Strasburger. Finalement la papille est dissoute et les zoospores main-
tenant constituées sont mises en liberté (fig. 12, A). On n'y voit point
de pyrénoide, même avec les plus forts grossissements. Avant leur mise
1 Voir aussi sur ce sujet, Strasburger, Das botanische Praktikum, II Auil.,
p- 425.
(128) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 469
en liberté on les voit déjà différenciées en kinoplasma et tropboplasma ;
elles sont souvent groupées de manière à tourner leur plasma hyalın du
même côté. Dans ce développement, le périplasma semble inutilise, car
jusqu’au dernier moment il se maintient indivis formant un sac tout au-
tour du zoosporange.
Les zoospores sortent les unes après les autres à travers le petit orifice
lateral terminal (fig. 12, H) et lorsqu'elles ont été évacuées, la vacuole
centrale sort aussi et se maintient quelquefois, pendant un moment,
inaltérée.
Les zoospores libres ont une forme sphérique (fig. 12, I) ; l'œil est
bien marqué mais il n’y a point de pyrénoïdes. Deux longs cils lui permet-
tent un mouvement rapide.
TT
N
Ei
Il".
I -
Fig. 12. — Zoosporulation de Cladophora glomerata; A, sporange avec
zoospores deyant l’orifice; B, zoosporange muni d'un bouchon de
déhiscence (b): C, zoosporange avec le kinoplasme en blanc et la
papille de déhiscence en formation; D, id.; E, zoosporange peu
avant l'émission; F, contour du tube d’emission; G, section de la
membrane comprenant le pore d'émission; H, zoospore métabolique
glissant à travers le pore; J-L, zoospore et sa germination.
A la germination, on voit apparaître une zone de plasma hyalin dont
va deriver la membrane, puis un petit pyrénoïde, une papille radicante
et enfin le chromatophore se dessine (fig. 12, J, K, L). De nouveaux
pyrenoides se forment tardivement.
On remarquera combien ce développement cadre avec celui que Klebs
a observé pour l’Hydrodictyon une algue que l’on met ordinairement
dans un groupe très éloigné, celui des Protococcoïdées. Je ne saurais pour
ma part y voir une ressemblance fortuite.
Un Cladophora avec sa division cellulaire toute différente de celle des
algues filamenteuses comme les Spirogyres ou les Confervoidées, me
470 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (129)
parait tout aussi rapprochée des Protococcoïdées que le sont Siphonées
Valonia, Bryopsis, etc. Ce sont des Botrydium et ceux-ci des Protococ-
coïdées à cellules multinuclées. Jusqu'à preuve du contraire je considère
Cladophora et les Cladophoracées comme plus voisines des Cœnobiées
que de tout autre groupe d’algues.
J'ai fait étudier dans mon laboratoire par Mme Malinesco les Cladophora
du lac en les faisant cultiver dans des solutions nutritives. Les cellules
Fig. 13. — Batrachospermum densum Sirodot; À et B, portion du
thalle avec des hypnocystes; C, formation d'un poil de remplace-
ment; I-D, germination de la spore (sp).
se sont renflées tantôt seulement aux extr@mit6s des rameaux tantôt sur
le parcours. Ainsi naissent des boursoufflures bizarres qui peuvent elles-
mêmes bourgeonner. Finalement des cellules s’isolent, constituant des
sacs unicellulaires arrondis ou de forme irrégulière avec des processus
radiciformes. Ces cellules sont si semblables à celles décrites par
Borzi sous le nom de Centrosphæra et leur multiplication par zoospore si
semblable que je n'hésite pas à les identifier avec ce genre. C’est surtout
(130) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 471
lorsque étant bien nourries, les Cladophora rencontrent un empêchement
de croissance que ce développement s’accuse. Je l’ai constaté à maintes
reprises dans le bassin de l’Ariana.
Batrachospermum densum Sirodot.
J'ai trouvé cette rhodophycée à la Belotte en grande abondance dans
des flaques d’eau formées par les vagues sur le sable du lac, dans les
espaces laissés libres par les roseaux. C’est une trouvaille intéressante,
car on n’avait point cité cette Batrachospermée dans les lacs et ces
plantes ne passent pas pour habiter de préférence ces stations.
La plus commmune, le B. moniliforme est abondante dans queiques
ruisseaux qui descendent du Salève mais cette dernière espèce n’a jamais
été signalée que par Sirodot. Elle est bien caractérisée par des poils
d’une excessive longueur. Lorsqu'ils tombent ils sont renouvelés par
prolifération de la cellule sous-jacente. Le poil peut alors se trouver à sa
base entouré de gaines emboîtées (fig. 13, A, B, C). Beaucoup des cellules de
ce Batrachosperme avaient pris la fonction d’hynospore (fig. 13, A, 5) et
ce caractère S’accentue à mesure que le niveau de l’eau diminue. La
membrane épaissie atteint alors le lumen de la cellule comme dimen-
sion.
On pouvait sur cette plante trouver tous les états désirables. Des
oogones non fécondés, trichogyne avec ordinairement deux spermaties
soudées à son sommet, elc. Lorsque l’œuf commence à germer, les sper-
maties et le trichogyne paraissent vides; leur membrane se cutinise.
A la germination, les spores qui se développent dans le mucus donnent
naissance à une papille claviforme (fig. 13, J, D, E) qui bientôt se sub-
divise en deux ou trois cellules, tandis que celle qui est contiguë à la
spore produit une ramification le plus souvent terminée par un long
poil (fig. 13, F, G, H). La spore évidée est longtemps encore adhérente à
ce petit thalle.
La coloration des spermaties, des poils et des spores est bleue-ver-
dâtre et contraste avec la coloration rougeätre des cellules végétatives.
Des états rudimentaires de Batrachospermes fort curieux recouvrent
une bonne partie de la surface des tiges submergées de plantes aqua-
tiques et notamment du Scirpus lacustris.
Ce sont des thalles horizontaux curieusement ramifiés, quelquefcis
réticulés, à parois cellulaires très nettes et à contenu ressemblant exces-
472 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (151)
sivement à celui d’une Cyanophycée (fig. 14, A, B). Lorsqu’on rencontre
ces thalles pour la première fois, on serait tenté d’en faire quelque type
aberrant de Cyanophycée ; mais l’emploi du bleu de méthylène si ins-
Fig. 14. — État thalleux d'un Batrachospermum; A, portion du thalle rampant :
B, thalle rampant et filaments dressés et piliferes; C, filament dressé ; D, thalle
rampant et rameaux dressés; Æ, relation du Batrachosperme avec le thalle
rampant.
tructif chez ces plantes est tout particulièrement précieux ici. On
ne peut avec ce réactif déceler aucun corps central ; il faut donc renoncer
à une identification avec les algues bleues '.— Quelquefois ces thalles sont
1 Voir sur ce même sujet une communication préliminaire de Brand in
Bot. Gentralbl., 1895, 280 et Flora, 1896.
(132) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 473
pseudo-parenchymaleux, coléochétoides et continus. Des cellules dressées
se terminent par un ou deux poils très longs (fig. 14, D, fp).
Ce n’est qu'après beaucoup de recherches, rendues difficiles par le
mélange d'algues et de substances minérales qui les incrustent que je
finis par découvrir l’état Batrachosperme (fig. 14, E). La disposition ver-
ticillée des ramuseules, la multiplication des cellules par une cellule mère
terminale la font reconnaître comme appartenant à ce genre, quand même
on ne voit pas encore de filaments cortiquants.
J'ai cité spécialement le développement de cette plante parce qu’on sait
peu de chose sur les premiers états des Batrachospermes et que l’on a cru
généralement que tout état sexué devait passer par un stade Chantransia.
Dans ce mucus de B. densum, se développent de jolis thalles de Chæto-
nema; je renvoie pour cette espèce aux travaux publiés par Novakowski
et J. Huber ; je n’ai rien à ajouter de nouveau.
Je dirai seulement que je considère les poils de cette plante et
ceux des autres Chétophoracées comme des organes respiratoires. En
effet on les voit traverser le mucus et aboutir dans l’eau. Is établissent
ainsi une communication avec l'extérieur. Lorsqu'on cultive des Chæto-
nema dans des solutions nutritives, ces productions pileuses diminuent ou
disparaissent. à
STYLOCOCCUS nov. gen.
On trouve aussi dans cette gelée une flagellée excessivement intéres-
sante. Je la crois nouvelle et constituant un genre bien distinct. Malheu-
reusement je n'ai pu saisir ni la position des cils dans les éléments
mobiles ni leur nombre. Mais telle que je l’ai observée elle est déjà suffi-
samment distincte pour mériter d’être décrite.
La cellule est sphérique, elle est porl&e par un mince filet support qui
est à peu près 4-5 fois plus long que la cellule (fig. 45). La membrane
paraît ouverte à son sommet, qui est prolongé en une cheminée assez
courte. On remarque un chromatophore en lame à la partie postérieure
tandis que dans le plasma se trouvent des granulations peu nombreu-
ses. La couleur du chromatophore est d’un jaune d'or vif. Du plasma
part un flagellum raide excessivement mince et qui n’est visible qu'avec
de forts grossissements. La cheminée peut être plus allongée et forme
alors un fourreau autour de la partie inférieure du flagellum (fig.
15, n).
47% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (135)
Mais ce qui fait de cette plante une flagellée bien curieux c’est son mode
de division. On sait que Klebs a posé comme règle que les Flagellées se
multiplient par division longitudinale, par opposition à la division trans-
versale des algues vertes inférieures. On sait que cette distinetion ne s’est
pas maintenue pour ce qui est des Chlamydomonas qui sont de véritables
Chlorophycées et Goroschankine puis O. Dill ont montré des espèces dont
la segmentation commençait par se faire selon le mode généralement
décrit pour les Flagellées.
i nn 7
HN
AZ
SIE
Fig. 15. — Siylococcus aureus Chod.; a et b, plante au repos; c-f, stades successifs de la divi-
sion dessinés d'après une même plante; en g l’une des zoospores est sortie; k, émission de la
seconde zcospore; 2, cupule avec une zoospore; j, cupule plus aplatie que a et b; k, stade de
division; l, état gélifié supposé; m, cupule vide; n, cupule à cheminée plus allongée.
Je ne sache pas qu'on ait jusqu’à présent cité d'exemple bien constaté
d’une division transversale chez ces dernières.
Notre plante en est un exemple irrécusable. J’ai pu suivre de nom-
breuses fois tout le phénomène de la division jusqu’à l'expulsion des
cellules filles. Cette multiplication a lieu de nuit vers les huit heures.
Dans la figure 15, c on voit très nettement le protoplasma divisé trans-
Bi
(134) R. CHODAT. ÉTUDES DE BIOLOGIE LACUSTRE. 475
versalement en deux; dix minutes après le plan de segmentation est
devenu oblique (fig. 15, d); un moment apres la forme des zoospores
s’accuse (fig. 15, e, f) et finalement l'expulsion d’un des éléments se fait
subitement (fig. 15, 9, A). La zoospore va errer avec beaucoup d’agilite.
Je n’ai malheureusement jamais pu saisir le nombre des cils ni leur
position.
La figure 15, k, représente un stade de division moins avancé
encore.
La germination des zoospores m'est inconnue. Il est probable qu’elle
peut passer par un élat gélifié pleurococcoide, comme cela arrive pour
d’autres Flagellées (Nægeliella, ete.). On rencontre en effet assez souvent
des états gélifiés qui par leur grandeur, la couleur de leur chromatophore
rappellent cette Flagellée (fig. 15, !). Et comme il n’y a pas d’autre espèce
de Flagellée dans ce mucus, je suppose sans en donner la preuve que ces
états appartiennent au cycle d'évolution de cette espèce.
Quant à l’affinité de cette plante, je la vois dans le voisinage des
Chrysomonadinées. Les genres qui s’en rapprochent le plus sont certai-
nement Chrysopyxis Stein, Chrysococcus Klebs et Dinobryon Ehrb. Klebs
(l. ec. p. 415) en fait une série nommée « Chrysomonadina loricata » :
Körper in einem Gehäuse oder einer Schale sitzend. Alle holophytisch
sich ernährend.
Le nouveau genre que j'ai découvert diffère des trois précédents par la
production d’un blastophore, c’est-à-dire d’un pedicelle filiforme et par
la forme en bouteille de sa coque et enfin par la présence d’une soie
immobile. Ce sont des caractères suffisants pour jusüfier l'établissement
d’un nouveau genre que je dénommerai Séylococcus Chod.
Stylococcus Chodat.
Corps arrondi constitué comme celui de Chromulina; cils inconnus, à
leur place une longue soie immobile dépassant plusieurs fois la longueur
du corps. Un chromatophore jaune doré, coque arrondie portée sur un
long pédicelle filiforme prolongé au sommet en un col court mais ouvert,
au travers duquel s'engage le pseudo-cil, qui s’élance longuement dans le
milieu extérieur. Division nettement transversale passant rapidement à
une division oblique, se faisant dans l’intérieur de la coque.
1 Klebs, Flagellatenstudien II, Zeitschr. f. w. Zoologie, 1893, p. 413 et seq.
et Tab. XVII.
476 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (135)
Stylococcus aureus Chod.
Seule espèce connue. Se développe dans le mucus de Batrachosper-
mum densum Sirodot. A Bellerive, sur la grève du lac de Genève.
Sans doute le genre Nægeliella Correns est aussi voisin de ces plantes
à l’état palmelloide desquelles il correspondrait. Dans cette plante il y a
aussi une cupule gélifiée ouverte au sommet et laissant sortir une soie
muqueuse. (La fig. 7 donnée par Correns 1. c. p. 632 et Tab. XXXD) cor-
respond grossièrement à ce qui existe chez notre Siylococcus, mais ici
la coque est solide et bien différenciée comme chez les Dinobryon, elle
est en outre pédicellée et le chromatophore est d’un jaune plus franc.
La possibilité de former un état palmelloide serait encore un caractère
de plus pour établir l’affinité (voir aussi les recherches de Wille sur ce
groupe intéressant; Wille, Algologische Mittheilungen in Pringsh. Jahrb.
f. w. Bot. XVII, p. 473 où de petits états palmelloides sont indiqués pour
le Chrysopyxis Tab. XVII, fig. 78, 80).
(A suivre.)
1 Correns, Bericht der deutsch. bot. Gesellschf. Bd, 10, 1892, p. 629.
477
PIPERACEÆ SODIROANÆ
AUCTORE
C. DE CANBOLLE
E Introduction.
Les Pipéracées de l’Ecuador étaient encore fort peu connues lorsque
je publiai la monographie de la famille dans le tome XVI du Prodromus,
où je n’eus à mentionner que 27 espèces de cette contrée. Ce nombre a
été plus tard porté à 42 grâce aux collections de MM. Lehmann et
Ed. André dont j'ai décrit les Pipéracées '. Mais, comme la plus grande
partie des plantes récoltées par ces voyageurs provenaient de la
Colombie, il était à présumer que l’exploration des forêts vierges de
l’Ecuador y feraient découvrir encore un grand nombre de nouvelles
espèces de celte famille, toujours abondamment représentée dans les
contrées chaudes et humides de la zone intertropicale. Cette prévision a
été pleinement réalisée par l'étude que je viens de terminer de la
belle collection que le savant Père Sopıro a bien voulu m'envoyer.
En effet elle ne m'a pas fourni moins de 45; espèces nouvelles
bien caractérisées. J'ai aussi trouvé récemment dans les herbiers
Boissier et du Museum DE Paris quelques nouvelles espèces de Peperomia
récoltées dans la même contrée par divers autres voyageurs. Il m’a paru
opportun de joindre leurs diagnoses à celles des plantes de la collection
SODIRO qui feront l’objet principal des pages suivantes, et, en vue de
faciliter les recherches à venir, j’ai aussi jugé à propos de mentionner
1 Voir: Engler, Botan. Jahrb., t. X, 1889; Morot, Journal de botanique,
t. IV, 1890, et Bull. herb. Boissier, t. V, 1897.
478 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
ici toutes les Pipéracées actuellement connues dans l’Ecuador. En defi-
nitive leur nombre s'élève aujourd’hui à 419, dont 52 du genre Piper et
67 Peperomia.
Si l’on passe en revue ces 119 espèces on voit qu’elles ne comprennent
aucun Piper du groupe des espèces à fleurs pédicellées de la section
Steffensia également inconnues en Colombie et dans l’Amérique cen-
trale. En revanche l’Ecuador a fourni plusieurs Peperomia du groupe
des espèces à inflorescence compliquée qui croissent presque toutes dans
ces dernières contrées. Ainsi, sous le rapport des Pipéracées, la flore de
l’Ecuador se rattache directement à celles de la Colombie et de l’Amé-
rique centrale.
En lisant, ci-après, mes diagnoses des espèces nouvelles de la collection
du Père Sodiro, on remarquera que l’éminent professeur n'indique que
fort rarement les localités mêmes dans lesquelles il les a découvertes.
Ainsi qu'ilme l’a expliqué, il estime que ces localités sont le plus souvent
si peu connues que leur mention ne saurait guère renseigner sur les
conditions climatériques de leur végétation. En revanche il a toujours
soin de faire connaître l’aire d'habitation de chaque plante, en se basant
pour cela sur une subdivision rationnelle de la contrée en zones d’alti-
tude. Cette subdivision se trouve clairement exposée dans le passage
suivant de la dernière lettre qu’il m’a adressée :
« Area in qua Piperaceæ nostræ lectæ sunt commode dividi potest in
interandinam et extraandinam. Interandina rursus in subandinam et
andinam quæ inter 2800 et 4000 m. continentur. Extraandina, quo nomine
declivitatem occidentalem catenæ item occidentalis Andium significamus
quæque e maris æquore ad 4000 m. supra mare extenditur (nam ultra
hune limitem vix ulla piperacea oceurit),iterum in quatuor zonas distribui
posse videtur, scilicet in iropicalem, subtropicalem, subandinam et andi-
nam.
Prior inter 0—800 m. sita, calidior et siccior, Piperibus magis quam
Peperomieis abundat. Duæ sequentes ubi calor moderatus (20°-10°) cum
humiditate constanti conjungitur, utrisque sed præsertim Peperomieis
ditissimæ sunt. Quarta cui spatium inter 3400-4000 m. contentum tribui-
mus pauperrima est et unam alteramve Piperis et tres vel quatuor Pepe-
romiæ species complectitur.
Hæc cum ita sint, satisfuerit ubi zona non locus nominatur, provinciæ
nomen addere. Sed hic iterum notare juverit, omnes Piperaceas missas
intra aream trium provinciarum lectas fuisse, nempe Quitensis, Riobam-
bensis et Guayaquilensis, sed pleræque in priore. »
rm
(3) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 479
Il m’a paru utile de citer ici textuellement ces lignes remarquables
dans lesquelles, à propos des Pipéracées de l’Ecuador, le Père Sodiro
indique si nettement les causes physiques qui doivent régir la distri-
bution géographique des deux principaux genres de cette famille dans
les contrées intertropicales.
ii. Énumération des Pipéracées de l'Écuador et descriptions
des espèces nouvelles,
PIPER L.
SECTIO STEFFENSIA C. DC. in Prodr. v. 16, 1, emend. !
Flores hermaphroditi. Bractea a flore distincta. Stamina 4. Baccæ con-
densæ plus minusve angulosæ vel raro ovatæ aut subglobosæ. Amenta
oppositifolia vel rarissime axillaria.
Amenta oppositifolia.
A. Bacca apice stilifera.
1. P. rufescens (C. DC. in Durand et Pittier, Primit., fasc. 1, p. 218).
In regione subandina. Frutex 2-3-metralis (Sodiro, n. 1/12).
2. P. hylebates (sp. nov.) foliis brevissime petiolatis elliptico-lanceolatis, #7
basi leviter inæquali, latere breviore acutis, longiore obtusis, apice longius-
cule et acute cuspidatis supra minute puberulis scabridisque et basin versus
ad nervum centralem villosis subtus ad nervos venasque villosis et ad
paginam minute puberulis, nervo centrali fere usque ad ‘/2 longitudinis
suæ nervos utrinque 6 adscendentes mittente, petiolo dense villoso,
pedunculo petiolum pluries superante gracili et villoso, amento quam
folii limbus fere triplo breviore, bractea oblonga apice subacuta dorso
1 Mes nouvelles recherches sur la famille des Pipéracées m'ont amené à modi-
fier un peu, comme on le verra ici, le texte des diagnoses de cette section ainsi
que des suivantes. Mais chacune de ces sections n’en continue pas moins de
comprendre toutes les espèces que je lui ai précédemment attribuées.
480 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
inferne villosa, antheris ovatis parvis quam filamenta multo brevio-
ribus, bacca rotundato-subtetragona glabra, stilo quam bacca breviore.
In silvis subandinis, altit. 2000 m. (Sodiro, n. 1/25).
Ramuli juniores dense hirsuti, amentiferi circiter 1 mm. crassi, collen-
chymatis fasciculis distinctis in sectione transversali transverse elongatis
zona interna parce libriformibus, fasciculis intramedullaribus 1-seriatis.
Limbi in sieco membranacei opaci creberrime pellucido-punctulati supra
areolati ad 43 ‘/2 cm. longi et 5 ‘/2 cm. lati. Petioli ad limbi latus longius
5-8 mm. longi. Pedunculi ad 2 ‘/2 cm. longi. Amenta apice obtusa sub-
matura 3 ‘/2 cm. longa et 4 mm. crassa, rhachi villosula. Stamina &.
Stilus stigmatibus 3 brevibus terminatus.
3. P. Fraseri (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 269), descriptio ul sequitur
reformanda :
Foliis subsessilibus subobovato-oblongis basi parum inæquali cordulatis
apice longiuscule et suboblique protracto-acuminatis supra valde bullatis
puberulisque subtus areolatis ad nervos nervulosque longe villosis et inter
nervulos brevius pilosulis margine ciliatis, nervo centrali alte ultra ‘/2
longitudinis suæ nervos tenues adscendentes et subrectos utrinque 10-11
nervulis validis intermixtos mittente, petiolo brevissimo et longe villoso,
amento longe pedunculato haud mucronato quam folii limbus pluries
breviore, pedunculo gracili longe villoso, bracteæ pelta triangulari mar-
gine dense et flavide villosa, bacca ovata glabra.
Ecuador (Fraser). In siiva ad viam prope Napa, altit. 800 m. (Sodiro
n. 1/8).
Planta 40-66 cm. alta (fide el. Sodiro, L. c.). Ramuli dense et longe vil-
losi, amentiferi circiter 6 mm. crassi, collenchymate continuo sat crasso
et haud libriformi, fasciculis intramedullaribus 4-seriatis. Limbi in sicco
membranacei subpellucidi crebre et minute pellueido-punctulati circiter
20 cm. longi et 7 cm. lati. Petioli vix 2 mm. longi. Peduneuli evoluti cir-
citer 5 cm. longi. Amentum pedunculo fere æquilongum. Stamina #4
antheris ovato-acutis. Bacca in apice distincte stilifera. Stigmata 3 linearia
sat longa.
Species propter baccam stiliferam ad paragraphum A in Prodromo
removenda.
4. P. phytolaccifolium (Opiz in Relig. Hænk., fasc. 3, p. 151), arbus-
cula 3-4 m. alta epidermide maculata albo-viridi.
In valle Mindensi (Sodiro n. 1/1).
(5) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 481
B. Bacca haud stilifera, in apice stigmata sessilia gerens.
$ 1. Stigmata 3.
+ Bacca tetragona vel subtetragona.
a. Bractea apice peltata vel truncato-peltata truncatave, inferne anguste pedicelliformis
vel raro lata.
40 FOLIA PENNINERVIA.
5. P. brevispica (sp. nov.), foliis parvis brevissime petiolatis lanceo-
latis basi parum inæquali aculis apice acute acuminatis supra junioribus
adpresse pilosulis dein glabratis et subscabris subtus dense adpresse pilo-
sulis, nervo centrali fere tota longitudine nervos suberectos adscendentes
utrinque 8-10 mittente quorum superiores gradatim debiliores, petiolo
dense hirsuto basi vaginante pedunculo petiolum fere duplo superante
et dense hirsuto, amento florente quam limbus fere quadruplo breviore
crasso apice obtuso, bracteæ pelta triangulari carnosa margine pedicello-
que dense hirsutis, ovario ovato-aculo glabro, antheris rotundatis quam
filamenta brevioribus.
In regione subtropicali et subandina (Sodiro n. 1/18).
Ramuli graciles dense et in sicco pallide hirsuti, amentiferi À mm.
crassi, collenchymate subcontinuo dein zona interna libriformi, fasciculis
intramedullaribus 1-seriatis, nodis sal tumidis. Limbi in sicco membra-
nacei opaci distincte et creberrime pellucido-punctati ad 8 :/2 cm. longi
et ad 3 ‘/2 cm. lati. Petioli 5 mm. longi. Amenta florentia 5 mm. crassa.
Stamina % filamentis basi imæ ovarii inserta. Stigmata 3 sessilia linearia.
6. P. Andreanum (C. DC. in Journ. Morot, v. 4, p. 397, Bull. Herb.
Boiss., t. V, p. 697).
ß parvifolium (var. nov.), foliis brevissime peliolatis lanceolatis basi
inæquali acutis apice acuminatis supra primum dense et molliter
pilosis dein rugulosis subtus molliter et flavide dense pilosis, nervo
centrali fere tota longitudine nervos subrectos adscendentes utrinque
8-40 mittente, petiolo basi ima vaginante pedunculoque fere æqui-
longo cum ramulis dense et flavide pilosis, amentis quam limbi cir-
citer ‘/2 brevioribus sat crassis, bracteæ pella triangulari sat longe et pal-
hide hirsuta pedicelloque claviformi hirsutis, filamentis fere medio ovarii
insertis, bacca glabra rotundato-subtetragona apice breviter apiculata.
In regione subandina et andina (Sodiro n. 1/6).
BULL. HERB. BOISS., juin 1898. 33
482 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
Ramuli amentiferi 2 mm. crassi, collenchymatis ab epidermide sat
remoti haud libriformis fasciculis distinctis, fasciculis intramedullaribus
1-seriatis. Limbi in sicco subcoriacei opaci sed pellucido-punctulati, adulti
eireiter 9 ‘/2 cm. longi et 3 cm. lati, nervis in sicco subtus prominulis.
Petioli ad limbi latus longius vix 3 mm. longi. Amenta apice obtusa cir-
citer 5 mm. crassa. Stamina A. Stigmata 3 sessilia ovalo-acuta.
7. P.augustum (Rudge Ic., p. 10, t. 7), 8 magnifolium (var. nov.), foliis
quam in specie majoribus, limbis ad 40 cm. longis et ad 20 cm. latis.
Arbor 1-3 m. alta. In silvis regionum tropicalium (Sodiro n. 1/3).
8. P. tuberculatum (Jacq. Ic. rar., v. 2, p. 2, t. 210), arbuscula ramis
patulis.
In regione tropicali (Sodiro n. 1/16).
9. P. crocatum (R. et Pav. Fl. per., v. À, p. 35, t. 55, fig. a). In silvis
subandinis (Sodiro n. 1/27).
10. P.trachyphyllum (sp. nov.), foliis modice petiolatis oblongo-lan-
ceolatis basi æquali acutis apice acuminatis supra adpresse hirtellis sca-
brisque subtus ad nervos nervulosque sat dense et inter nervulos parcius
hirsutis, nervo centrali fere ad ‘/2 longitudinis suæ nervos adscendentes
utrinque % mittente, petiolo dense hirsuto basi vaginante, pedunculo
dense hirsuto petiolum adultum paullo superante, amento limbi dimi-
dium vix æquante apice mucronulato, bracteæ pella triangulari margine
pedicelloque dense et breviter hirsulis, antheris parvis globosis quam
filamenta pluries brevioribus, bacca glabra.
In silvis subtropicalibus (Sodiro n. 1/26).
Rami parce hirsuti et dein cinerascentes. Ramuli amentiferi circiter
2 mm. crassi, collenchymatis subcontinui zona interna parce et inter-
rupte libriformis. Limbi in sicco rigiduli supra areolati opaci creberrime
pellueido-punctulati ad 1% cm. longi et fere ad 5 cm. lati. Petioli adulti
i cm. longi. Pedunculi circiter 12 mm. longi. Amenta submatura circiter
3 mm. crassa. Bracteæ pelta in sicco subpallide hirsuta pedicellus sat
angustus. Stamina 4 filamentis rhachi insertis. Stigmata 3 sessilia linearia.
Bacca rotundato-subtetragona.
Species limborum forma P. obscurum C. DC. valde referens, ab eo
bracteæ pubescentia haud cinerea ac bacca glabra discrepans.
ß. latifolium, limbis lanceolato-ellipticis 14 em. longis, 6 ‘/2 cm. latis,
ramulis retrorsum hirsutis et eorum structura ut in specie.
In regionibus subtropieis et subandinis (Sodiro n. 4/35).
11. P. Sodiroi (sp. nov.), foliis magnis modice petiolatis elliptico-
lanceolatis basi subæquali acutis apice acuminatis supra minute pube-
2}
(7) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROAN.E. 483
rulis et ad nervum centralem longius hirtellis subtus dense et molliter
hirsutis, nervo centrali circiter ad ‘/2 longitudinis suæ nervos utrinque
7 adscendentes mittenie, petiolo adpresse hirtello vix ad !/ı longitudinis
vaginante, pedunculo cum petiolo æquilongo adpresse hirtello, amento
quam folii limbus fere '/s breviore crasso, bracteæ apice subpellatæ
pelta triangulari margine hirtella pedicello oblongo dorso hirtello, bacca
oblonga et tetragona in vertice puberula.
Ecuador (Sodiro n. 1/48 et 1/4 ).
Ramuli adpresse hirtelli in sicco subcomplanati coriacei, amentiferi
circiter 5 mm. crassi, collenchymatis continui sat crassi zona interna
libriformi, fasciculis intramedullaribus 4-seriatis numerosisque. Limbi in
sieco subccriacei opaci pellucido-punctulati præsertim subtus subgrisei ad
24 cm. longi et 13 cm.lati. Petioli 2 cm. longi. Amenta apice acula matura
ad 7 mm. crassa superne adhuc florentia. Stamina 4 antheris parvis ovatis
quam filamenta brevioribus. Bacca 2 mm. longa, 1 mm. lata. Stigmata
3 sessilia minuta cito decidua.
12. P. aduncum (L. Sp., p. 41).
Frutex 2 m. altus, in virgultis subandinis (Sodiro n. 1/34).
43. P. hirsutum (Sw., Prodr., p. 15).
In regione tropicali, alt. 300-600 m. (Sodiro n. 1/14, 1/21, 1/23).
14. P. Miersinum (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 278) B magnifolium
(var. nov.), foliis quam in specie majoribus nempe limbis ad 14 cm. longis
et 6 '/2 cm. latis, nervo centrali ad ‘/2 longitudinis suæ nervos utrinque
6 et superne nervulos validos mittente.
In declivitate occidentali Andium, altit. 2000-3000 m. (Sodiro n. 1/5).
x. Balsapambæ (var. nov.), limbis basi æquali acutis ad 15 cm. longis
et fere ad 5 cm. latis, ovario pubescente ac filamentis exsertis antheras
superantibus ut in specie. Collenchyma continuum zona interna libriforme,
fasciculi intramedullares permulti 4-seriati.
In silvis subandinis Chimborazi. Balsapamba (Sodiro n. 4/5b ).
15. P. lunulibracteatum (sp. nov.), foliis modice petiolatis adultis
oblongo-ovatis basi leviter inæquali latere longiore rotundatis breviore
acutis apice acuminatis supra glabris subtus sat dense hirsutis, nervo
centrali fere ad '/s longitudinis suæ nervos adscendentes utrinque
4-5 mittente, petiolo ad limbum vaginante glabro alis extus margine hir-
tellis, pedunculo petiolum fere '/s superante glabro, amento limbum
paullo superante sat crasso, bracteæ apice subpeltatæ vertice lunulato
margine dense hirsuto pedicello sat lato dorso hirsuto, bacca glabra.
In silvis subtropicis et subandinis (Sodiro n. 1/39).
LS4 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (8)
Ramuli glabri leaves, amentiferi fere 4 mm. crassi, collenchymate con-
tinuo haud libriformi, fasciculis intramedullaribus numerosis 2-seriatis.
Limbi adulti in sicco subcoriacei opaci circiter 20 cm. longi et ad 10 cm.
lati. Petioli 4 '/s cm. longi. Amenta submatura basi fere 5 mm. crassa.
Stamina 4, antheris globosis quam filamenta pluries brevioribus. Stigmata
3 sessilia brevia. Bacca rotundato-subtetragona.
16. P. durirameum (sp. nov.), foliis modice petiolatis ovatis basi sub-
æquali rotundatis apice acuminatis supra ad nervum centralem minute
puberulis subtus ad nervos villosulis nervo centrali ad '/ı longitudinis
suæ nervos utrinque 4-5 adscendentes mittenie, petiolo basi ima vagi-
nante supra villosulo, pedunculo peliolum æquante glabro, amento cylin-
drico quam folii limbus paullo breviore, bracteæ pelta triangulari margine
dense hirsuta, bacca glabra.
Ecuador (Sodiro, sine numero).
Ramuli "rigidi amentiferi À ‘/2 mm. crassi, ligno durissimo cellularum
epidermidis parietibus crassis, collenchymate continuo sat crasso et haud
libriformi, fasciculis intrameduliaribus numerosis A-seriatis. Limbi in
sicco subrigidi pellucido-punetulati foliorum inferiorum ad 10 ‘/2 cm.
longi et 8 ‘/2 cm. lati, superiorum ad 8 cm. longi et 6 cm. lati. Petioli
15 mm. longi. Amenta matura ad 7 cm. longa et 5 mm. crassa.
Stamina # antheris rotundatis quam filamenta brevioribus. Stigmata 3
sessilia. Bacca rotundato-subtetragona.
17. P. pseudo-churumayu (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 288).
In regione tropicali prope Balsapamba (Sodiro n. 1/53).
18. P. hylophilum (sp. nov.), foliis modice petiolatis ovatis basi
inæquali profunde cordatis apice acuminatis utrinque glabris, nervo
centrali nervos 2 e basi divaricantes et supra basin ad ‘2 longitu-
dinis suæ 4 adscendentes mittente, petiolo glabro ad limbi latus minus
vaginante alis sat latis diu persistentibus, pedunculo glabro quam
petiolus fere ‘/2 breviore, amento folium circiter ‘2 superante florente
sat tenui, bracteæ brevissime pedicellatæ pelta triangulari margine dense
hirsuta, bacca glabra.
In silvis tropicalibus altit. 400 m. (Sodiro n. 4/40).
Arbuscula 1-2 m. alta, stipite 2-2 !/2 cm. crasso ramis patulis, ramulis
amentiferis circiter 5 mm. crassis glabris levibus, nodis sat crassis, collen-
chymatis haud libriformis fasciculis discretis in sectione transversali
transverse elongatis, fasciculis intramedullaribus numerosis 2-seriatis.
Limbi in sicco rigidi opaci fuscescentes circiter 21 cm. longi et 12 cm.
lati. Petioli ad limbi latus minus 3 em. longi alis in sicco rigidis circiter
(9) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANE. 485
2 mm. latis. Amenta haud mucronata submatura in sicco 2 ‘/2 mm. crassa.
Bracteæ pedicellus angustus glaber. Stamina 4 antheris cito deciduis.
Stigmata 3 sessilia cito decidua. Bacca subtetragona.
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
19. P. subglabribracteatum (Sp. nov.), foliis maximis longe petiolatis,
rotundato-ovatis basi modice inæquali profunde cordatis apice brevissime
acuminatis, acumine obtusiusculo supra glabrissubtus ad nervos et nervulos
puberulis, nervo centrali vix ad ‘2 longitudinis suæ nervos adscendentes
& et 3-4 e basi divaricantes utrinque mittente, petiolo ad medium usque
vaginante juniore dorso minute puberulo, pedunculo quam petiolus fere
duplo breviore glabro amento limbum superante maturo sat crasso,
bracteæ apice truncato-subpeltatæ vertice triangulari margine minute
puberulo pedicello sat lato margine parce villosulo, bacca glabra.
Ecuador (Sodiro n. 1/45).
Ramuli juniores minute puberuli dein glabri, amentiferi vix 4 mm.
crassi, collenchymatis haud libriformis fasciculis in sectione transversali
transverse valde elongatis, fasciculis intramedullaribus 2-seriatis nume-
rosis. Limbi in sicco membranacei opaci crebre pellucido-punctati,
ad 30 cm. longi et ad 28 cm. lati, lobi basilares divaricantes. Petioli
emergentiis parce muniti ad 13 cm. longi. Amenta fere matura inferne
6 mm. crassa. Stamina 4 filamentis basi baccæ insertis. Stigmata ut
videtur sessilia decidua 3. Bacca tetragona.
20. P. pseudonobile (sp. nov.), foliis longe petiolatis oblongo-ovato-lan- L
ceolatis basi valde inæquali profunde cordatis apice mucronulato acumi-
natis supra glabris subtus præsertim ad nervos nervulosque velutino-
pubescentibus, nervo centrali nervos a basi fere ad '/s longitudinis
suæ 3 alternos adscendentes et 3-4 e basi ipsa divaricantes utrinque
mittente, petiolo usque ad limbum vaginante dorsosalisque extus velu-
tino-pubescente, pedunculo glabro quam petiolus pluries breviore,
amento submaturo limbum circiter æquante haud adeo crasso, bracteæ
adultæ apice truncato-subpeltatæ vertice lunulato carnoso margine pube-
rulo pedicello cucullato dorso ac margine hirtello, bacca glabra.
In silvis subtropicis et subandinis (Sodiro n. 1/41).
Frutex 3-4 m. altus. Ramuli velutino-pubescentes, amentiferi in sicco
teretes circiter 5 mm. crassi, collenchymate continuo zona interna parce
libriformi, fasciculis intramedullaribus numerosis 2-seriatis. Limbi in
sicco firmi opaci ac pellucido-punctulati ad 35 cm. longi et ad
486 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
17 cm. lati. Petioli circiter 9 em. longi. Pedunculi 2 cm. longi. Amenta
submatura eirciter 5 mm. crassa. Stamina %, filamentis basi imæ baccæ
insertis antheris ovatis quam filamenta brevioribus. Stigmata 3 sessilia
linearia. Bacca subtetragona.
Species P. nobile GC. DC. quoad limbos bracteasque valde referens,
pubescentia discrepans.
21. P. Guayasanum (sp. nov.), foliis magnis modice petiolatis ample
ovalis adultis basi haud valde inæquali cordatis apice acuminatis supra
tantum ad nervos subtusque ad paginam hirtellis, nervo centrali nervos
e hasi 2-3 sursumque usque ad 2 longitudinis suæ A alternos utrinque
mittente, petiolo hirsuto ultra medium vaginante, amento maturo folii
limbum vix æquante, bracteæ vertice truncato triangulari margine hirsuto
pedicello angusto, bacca vertice puberula.
In regione tropicali prov. Guayas, inter Bodejos et Balsabamba (Sodiro
n. 1/52).
Ramuli hirtelli, amentiferi in sicco 6 mm. crassi collenchymate haud
libriformi in fasciculos distinctos disposito, fasciculis intramedullaribus
permultis, pluriseriatis. Limbi in sieco firmi opaci pellucido-punctulati,
adulti 2% ‘/ cm. longi cireiter 19 cm. lat. Petiolus folii nondum adulti
3 cm. longus. Pedunculus 2 ‘/2 cm. longus. Amentum maturum: basi
6 mm. crassum. Stamina 4 filamentis basi ima baccæ connatis. Stigmata
3 caduca.
b. Bractea cucullata inferne lata aut sat lata et apice inflexa sed non peltata, vel
calceiformis vel spathulato-oblonga vel oblonga.
10 ForiA PENNINERVIA.
22. P. silvarum (sp. nov.), foliis brevissime petiolatis lanceolato-ellip-
ticis basi leviter inæquali altero latere acutis altero obtusis apice acumi-
natis acumine breviter mucronulato, supra sat dense puberulis subtus
præsertim ad nervos adpresse hirtellis, nervo centrali ad '/s longitudinis
suæ nervos adscendentes utrinque 5 mittente, petiolo lato hirtello usque
ad limbi latus brevius vaginante, pedunculo petiolum pluries superante
gracili et hirtello, amento fiorente limbi dimidium vix æquante apice
obtuso, bracteæ utrinque dense et flavide hirsutæ verlice inflexo trian-
gulari, antheris exsertis ellipticis, ovario glabro.
In silvis subandinis et andinis (Sodiro n. 1/28).
Ramuii juniores haud derse hirtelli, adulti glabri, amenliferi circiter
(il) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROAN.E. 1837
4 ‘2 mm. crassi, collenchymatis subcontinui zona interna libriformis
sæpe interrupta, fasciculis intramedullaribus A-seriatis. Limbi in sicco sub-
opaci minute pellucido-punetulati, adulti verisimiliter 13-1% cm. longi et
7 cm. lati. Petioli ad limbi latus brevius vix 4 mm. longi. Peduneuli
circiter 2 cm. longi. Amenta florentia 4 mm. crassa. Stamina 4. Bacca
verisimiliter subtetragona. Stigmata 3 sessilia et brevia.
23. P. Hydrolapathum (sp. nov.), foliis magnis modice petiolatis basi
inæquali profunde cordatis lobo majore petiolum velante apice acuminatis
supra glabris subtus hirsutis, nervo centrali ad ?/s longitudinis sus
nervos patulo-adscendentes utrinque 5-6 mittente, petiolo usque ad limbi
latus brevius vaginante, amento quam folium paullo breviore, pedun-
culo petiolum fere duplo superante et glabro, bracteæ dorso hirsuto et
verlice inflexo triangulari glabro, bacca minute puberula.
In regione tropicali (Sodiro n. 1/10).
Frutex 1-1 ‘/2 m. altus, ramulis hirsulis amentiferis circiter 3 mm.
crassis, collenchymatis haud libriformis glandulis canaliformibus inter-
mixti fasciculis in sectione transversali transverse elongatis, fasciculis
intramedullaribus pluriseriatis. Limbi in sicco membranacei supra bullati
ad 34 cm. longi ad 12 cm. lati. Petioli 3 ‘/2 cm., longi. Amentum haud
mucronatum submaturum in sicco nigrum circiter 5 mm. crassum.
Slamina %, antheris deciduis filamentis ad basin baccæ insertis. Stigmata
3 sessilia linearia. Bacca subtetragona,
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
24. P. atrorameum (sp. nov.), foliis longiuscule petiolatis ovatis basi
æquali rotundatis apice acuminatis acumine obtusiusculo adultis supra
glabris subtus ad nervos hirtellis, nervo centrali nervos 4 e basi unumque
fere ex ‘/s longitudinis sus mittente, petiolo glabro basi ima vaginante,
pedunculo glabro petiolum æquante, amento quam limbus breviore sat
crasso, bracteæ obovatæ inferne dorso villosæ vertice triangulari mar-
gine dense villoso, antheris sat magnis exsertis ovatis, bacca glabra.
In regione subandina et andina (Sodiro n. 4/29).
Ramuli in sicco nigrescentes juniores parce puberuli cito glabri, collen-
chymatis haud libriformis fasciculis discretis, fasciculis intramedulla-
ribus 2-seriatis. Limbi in sicco rigiduli subopaci distincte et crebre pellu-
cido-punctulati ad 8/2 cm. longi et 6 cm. lati, nervis exterioribus e basi
divaricantibus supremis adscendentibus omnibus subtus tantum ad mar-
488 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
sinem villosis. Petioli 1'/s-2 cm. longi. Amenta apice haud mucronala
submatura circiter 6 ‘/2 cm. longa et 4 mm. crassa. Stamina 4, antheris
cireiter 1 mm. longis. Stigmata 3 sessilia linearia et brevia. Bacca subte-
tragona.
25. P. umbraculum (sp. nov.), foliis maximis longe petiolatis ample
ovalis basi subæquali profunde cordatis apice breviter acuminatis supra
glabris subtus ad nervos nervulosque hirtellis, nervo centrali ad "je
longitudinis suæ nervos alternos adscendentes 4-5 et 3-4 e basi divari-
cantes utrinque mittente, petiolo usque ad ‘2 longitudinis suæ vaginante
dorso hirsulo ac emergentiis parce munito, pedunculo quam petiolus
eirciter ?/s breviore et glabro, amento limbum cireiter æquante et crasso,
bracteæ glabræ aduliæ spathulato-oblongæ et sat late vertice inflexo
triangulari, bacca glabra.
In silvis subtropicis et tropieis (Sodiro n. 1/44).
Ramuli villosi in sicco complanati, amentiferi circiter À cm. crassi,
collenchymatis continui et crassi zona interna libriformi, fascieulis intra-
medullaribus numerosis 2-seriatis. Limbi in sicco firmi opaci basi ima ut
subpeltati, circiter 33 cm. longi et ad 35 cm. lati, basis lobi divaricantes.
Petioli eirciter 16 cm. longi. Amenta matura circiter 11 mm. crassa. Sta-
mina 4 filamentis basi im» baccæ insertis. Stigmata 3 decidua.
26. P. squamulosum (sp. nov.), foliis maximis modice petiolalis
ample rotundato-ovatis basi parum inæquali profunde cordalis apice
brevissime et obtusiuscule cuspidatis supra glabris subtus ubique sat dense
et molliter pilosulis, nervo centrali e basi fere ad ‘/2 longitudinis suæ
nervos alternos 6 adscendentes et 3 e basi divaricantes utrinque mittente,
petiolo circiter usque ad medium vaginante dorso hirtello ac cum nervo
centrali squamulis carnosis plerumque ovatis instruc{o, pedunculo quam
petiolus eirciter ‘/2 breviore juniore dense hirtello, amento limbum sat
superante, bracteæ calceoliformis inferne sat angustæ et dorso margine-
que hirsutæ vertice carnoso margine hirsuto, bacca adulta glabra.
in regione subtropicali, altit. 1000-1500 m. (Sodiro n. 1/46, 1/47).
Ramuli juniores dense hirtelli dein glabri, amentiferi ad 4 cm. crassi,
collenchymatis fasciculis discretis in sectione (ransversali transverse
elongatis et zona interna libriformibus, fasciculis intramedullaribus
numerosissimis 3-seriatis. Limbi in sicco firmi opaci supra atro-rubes-
centes, ad 4% cm. longi et circiter 40 cm. lati cuspide circiter À cm.
longa, basis lobis adultis conniventibus majoreque petiolum tegenle.
Petioli 8 em. longi, alis glabris. Amenta matura circiter 70 em. longa
et basi 8 mm. crassa. Stamina 4, filamentis ovario alle adnatis. Bacca
(15) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 489
subtetragona, juniore apice hirtella dein glabra. Stigmata 3 sessilia
brevia.
27. P. subtropicum (sp. nov.), foliis magnis modice petiolatis lan-
ceato-ovatis basi inæquali profunde cordatis apice acute acuminatis supra
glabris subtus in sicco dense fulvescenti tomentosis, nervo centrali
ad ”/s longitudinis suæ nervos adscendentes supra basin % et 3 e basi
divaricantes utrinque mitlente, petiolo dense fulvescente villoso usque
ad limbi latus longius vaginante alis extus adpresse hirsutis, pedunculo
juniore hirsuto dein glabrato quam petiolus pullo breviore, amento
folii limbum paullo superarte inferne sat crasso, bracteæ oblongo-calceo-
liformis margine villosule vertice lunulato subnudo margine villosulo,
bacca glabra.
In silvis subtropicis (Sodiro n. 1/42).
Ramuli in sicco fulvescentes et dense tomentosi, amentiferi 5 mm.
crassi, collenchymatis haud libriformis fasciculis discretis, faseiculis
intramedullaribus numerosis 2-serialis. Limbi in sicco coriacei opaci
lamen pellueido-punctulati, 29 cm. longi et ad 4% cm. lati, basis
lobi discreti. Petioli ad limbi latus longius 6 cm. longi. Amenta inferne ad
5 mm. crassa. Stamina A, filamentis basi im» baccæ inserlis, antheris
parvis rotundatis quam filamenta brevioribus. Stigmata 3 cito caduca.
Bacca subtetragona.
B pachystachyum limbis apice longius acuminatis et lobis basilaribus
subeonniventibus, amentis adhuc immaturis quam in specie crassioribus,
quam limbi dimidio brevioribus.
In silvis subtropieis (Sodiro n. 1/43).
Ramulorum structura ut in specie. Limbi 40 cm. longi. Amentum
inferne circiter À cm. crassum. Bractea et filamenta ut in specie.
28. P. Boissierianum (C. DC. in Prodr. v. 16, 1, p. 305).
In silvis subtropicis et subandinis montis Chimborazo (Sodiro n. 1/48,
1/49).
29. P. longepilosum (sp. nov.), foliis magnis breviter petiolatis
oblongo-ellipticis basi profunde cordatis lobo majore auriformi apice
sat longe cuspidatis utrinque et subtus densius pilosis, nervo cen-
trali fere ad ‘/2 longitudinis suæ nervos alternos adscendentes 5 et 3-4
e basi divaricantes utrinque mittente, petiolo usque ad limbi latus brevius
vaginante dense et longe piloso, amento quam folii limbus fere quadruplo
breviore apice obtuso, bracteæ oblongo-calceiformis vertice dense hirsulo,
bacca glabra.
In silva inter San-Nicola et rio Toachi, altit. 90 m. (Sodiro n. 1/11).
490 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (1%)
Ramuli juniores longe pilosi, amentiferi circiter 3 mm. crassi, collen-
chymate subcontinuo haud libriformi, fasciculis intramedullaribus 1-
seriatis. Limbi in sicco membranacei subpellucidi minutissime pellucido-
punctulati eirciter 30 cm. longi et ad 16 cm. lati, pilis longis haud densis.
Petioli ad limbi latus brevius 4 cm. longi. Amentum florens 7 ‘/2 cm.
longum, maturum circiter 8 mm. crassum. Stamina % antheris ovatis
quam filamenta fere triplo brevioribus. Stigmata 5 sessilia et linearia.
Bacca oblonga et tetragona.
30. P. regale (sp. nov.), foliis maximis modice petiolatis obovato-
oblongis basi modice inæquali cordatis apice acuminatis utrinque glabris,
nervo centrali nervos 3 e basi divaricantes et a basi ultra ‘/2 longitudinis
sus 7 adscendentes utrinque mittente, peliolo ultra medium late alato et
dorso emergentiis oblongis asperato, peduneulo petioli dimidium supe-
rante, amento quam limbus pluries breviore, bractea oblonga apice inflexa
et obtusa dorso parce puberula, bacca glabra.
Ecuador (Sodiro n. 1/9).
Ramuli glabri teretes in sicco cireiter 6 mm crassi et duri, collenchy-
matis haud libriformis fasciculis discretis, fasciculis intramedullaribus
permultis 2-seriatis. Limbi in sicco firmi opaci ad 46 cm. longi et ad
20 cm. lati. Petioli 6 cm. longi. Peduneuli 5 4/2 em. longi graciles glabri.
Amentum probabiliter ad 8 cm. longum submaturum 6 mm. crassum.
Siamina ul videtur #. |
Bacca obpyramidato-trigona vel obovala.
a. Bractea apice peltata vel truncato-peltata inferne pedicelliformis,
40 FOLIA PENNINERVIA.
31. P. lanceæfolium (Kunth in H. B. et K. Nov. gen. v. A, p. 49).
In regione subandina et andina (Sodiro n. 4/34), in provincia Fugasa-
tivo et Chimborazo (n. 1/33).
32. P. lineatum (R. et Pav. Fl. per. v. I, p. 35, t. 60 fig. a).
B magnifolium (C. DC., in Prodr. v. 16, 1, p. 311).
Ecuador (Sodiro n. 1/45).
20 FOLIA MULTIPLINERVIA.
99. P. andicolum (C. DC., 1. c., p. 520).
34. P. barbatum (C. DC. 1. c.).
(15) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 491
b. Bractea cucullata apice inflexa sed non peltata.
35. P. tumidum (Kunth, 1. c., p. 51).
SECTIO CARPUNYA C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
Flores hermaphroditi. Bractea a flore distincta. Stamina 3. Baccæ
condensæ plus minusve angulosæ. Amenta oppositifolia.
Ovarium apice stiliferum.
36. P. filistilum (sp. nov.), foliis magnis breviter petiolatis sub-
obovato-elliptieis basi inæquali cordulatis apice acuminatis supra glabris
subtus ad nervos nervulosque adpresse puberulis, nervo centrali nervos
fere ad 1/2 longitudinis suæ 8 adscendentes et alternos utrinque mit-
tente, petiolo alte vaginante glabro, amento quam folium multoties bre-
viore, bractea spathulata apice excepto villosa, ovario glabro conoideo in
stilum filiforme apice minute 2-3-lobulatum attenuato.
In regione tropicali (Sodiro n. 1/7).
Ramuli glabri circiter 5 mm. crassi, in sicco complenati ligno tenui
verisimiliter in vivo molles. Limbi in sicco membranacei subpellucidi
minute pellucido-punctulati 28-30 cm. longi ad 16 1/2 cm. lati. Petioli
fere 2 1/2 cm. longi. Amenta florentia ad 5 mm. crassa. Bractea 6 mm.
longa. Stamina verisimiliter 3 quorum unum posticum, antheris oblongis
filamenta fere æquantibus. Bacca verisimillime apice stilifera.
Ovarium et bacca apice haud stilifera.
a. Bractea apice peltata vel truncato-peltata inferne anguste pedicelliformis
40 FOLIA PENNINERVIA.
37. P. Gascajalanum (C. DC., in Journ. Morot et in Bull. Herb. Boiss.
v. 5, p. 701).
38. P. asymmetricum (C.DC., in Dur. et Pitt. Primit., mox.). b (forma
nova), limbis evidentius ellipticis et minus inæquilateris petiolisque lon-
492 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
gioribus (verisimiliter tantum magis evolutis) pedunculos fere duplo supe-
rantibus.
In regione subiropicali et tropicali (n. 4/22).
Arbuscula 3- m. alta, ligno ut in specie. Limbi ad 19 cm. longi et ad
9 cm. lat. Petioli 2 em. longi.
39. P. substenocarpum (sp. nov.), foliis modice petiolatis elliptico-
oblongis basi æquali acutis apice longiuscule euspidatis cuspide apice
mucronulata utrinque glabris, nervo centrali circiter ad 3/4 longitudinis
suæ nervos subrectos et adscendentes utrinque circiter 8 mittente, petiolo
glabro paullum ultra basin vaginante, pedunculo petiolum æquante glabro,
amento maturo quam limbus cireiter 1/2 breviore, bracteæ pelta trian-
gulari margine villosula pedicello angusto villoso, bacca oblongo-obpyra-
midato-trigona glabra.
In regione subtropicali et subandina (Sodiro n. 4/20).
Frutex 2-3 m. altus ramulis glabris, amentiferis 2 mm. crassis, collen-
chymate libriformi continuo ab epidermide sat remoto, fasciculis intra-
medullaribus 1-seriatis, medulla fistulosa. Limbi in sicco membranacei
subpellueidi et minute pellucido-punctulati circiter 13 cm. longi vix
5 Vs cm. lati. Petioli 4 4/2 cm. longi. Amenta matura % mm. crassa apice
obtusa. Stamina 3 antheris subglobosis quam filamenta multo brevio-
ribus. Stigmata 3 parva sessilia. Bacca 1 ‘/2 mm. longa et vix 1 mm. lata
apice carnosa.
k0. P. brachypodon (C. DC., in Prodr. v.16, A, p. 327)? forma ramulis
hirsutis. Stamina 3.
Secus flumina Toachi et Pilaton (Sodiro n. 1/54).
44, P. Pittieri (C. DC., in Dur. et Pitt. Primit. fasc. 1, p. 204).
In regione tropicali (Sodiro n. 1/2).
Arbor 1-3 m. alta. Species e sectione Sieffensia nuper exclusa.
20 FOLIA MULTINERVIA.
412. P. pseudomarginatum (sp. nov.), foliis longe petiolatis rotundato-
ovatis basi æquali profunde cordatis apice sat longe acuminatis 11-nervis
supra ad nervos breviter hirtellis margine ciliolatis etsubtus glabris, petiolo
glabro ultra medium sed non usque ad limbum vaginante alis persisten-
tibus, pedunculo quam petiolus pluries breviore, amento submaturo quam
limbus paullo breviore funiformi, bracteæ pelta parva triangulari margine
hirsuta pedicello angusto villoso bacca, subtetragona parva glabra.
An regione iropicali (Sodiro n. 4/38).
(17) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANE. 493
Ramuli glabri in sicco nigri læves, amentiferi circiter 2 mm. crassi,
collenchymatis libriformis fasciculis discretis, fasciculis intramedullaribus
numerosis 2-seriatis. Limbi in sicco membranacei nigrescentes subopaci
creberrime pellucido-punetulati ad 15 cm. longi et 40 cm. lati, nervis
> ceniralibus interdum paullum supra basin solutis. Petioli 6 ‘/2 cm. longi,
Pedunculi 6 mm. longi. Amenta submatura circiter 2 mm. crassa. Sta-
mina 3 antheris subglobosis eito deciduis. Stigmata 3 sessilia minula.
Bacca vix À mm. longa.
b. Bractea cucullata vel spathulata apice inflexa sed non peltata, inferne
lata et non pedicelliformis.
43. P. Carpunya (C. DC. in Prodr. v. 16, 1, p. 329 et in Bull. Herb.
Boiss. v. 5. 701).
44, P. glabrirameum (sp. nov.). foliis brevissime petiolatis basi æqui-
lateris apice acute cuspidatis utrinque glabris inferioribus late ovatis basi
cordulatis superioribus lanceolato-ovatis basi obtusis vel lanceolato-
ellipticis basi acutis, nervo centrali circiter ad ‘/: longitudinis suæ nervos
adscendentes utrinque 4 et superne nervulos multos patulos mittente,
petiolo glabro, pedunculo quam petiolus paullo breviore glabro, amento
quam limbus */: breviore haud crasso, bracteæ cucullatæ late inferne
dense villosæ vertice inflexo triangulari glabro, bacca obpyramidato-tri-
gona glabra.
Ecuador, sine loco (Sodiro n. 1/17 £).
Ramuli glabri in sicco flavicantes lenticellis haud densis conspersi,
amentiferi circiter 3 mm, crassi, collenchymatis ab epidermide sat remoli
libriformis fasciculis discretis in sectione transversali transverse elon-
gatis, fasciculis intramedullaribus numerosis 1-seriatis. Limbi in sicco
subcoriacei flavide virescentes pellucido-punctulati utrinque læves, foliorum
inferiorum circiter 17 cm. longi et 13 cm. lali, superiorum circiter 46 cm.
longi et 7 ‘/2 cm. lati. Petioli inferiores ad 2 ‘/2 cm. longi, superiores
circiter 7 mm. longi. Amenta fere matura 2 mm. crassa apice obtusa, in
sicco flavicantia. Stamina 3. Stigmata 3 sessilia linearia.
Species P. Carpunyam R. et Pav. sat referens limbis superioribus haud
basi cordatis ab eo discrepans, forsan hujus forma.
45. P. pallidirameum (sp. nov.), foliis parvis brevissime petiolatis
lanceolatis basi subæquali acutis apice longiuscule acuminatis utrinque
glabris, nervo centrali ad '/« longitudinis sus nervos adscendentes
utrinque 3 sursumque nervulos sat validos et patulos mittente, petiolo
49% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
glabro basi vaginante, pedunculo glabro petiolum æquante, amento
limbum paullo superante gracili, bracteæ spathulatæ brevis inferne
utrinque dense hirsutæ vertice inflexo margine hirtello, bacca obovata
glabra.
In regione subtropicali (Sodiro n. 1/17.
Arbuscula 3-4 m. alta. Rami glabri albicantes ad 5 mm. crassi. Ramuli
glabri in sicco aurantiaci, amentiferi fere 2 mm. crassi, collenchymatis
continui vel subcontinui zona interna parce libriformis interrupta.
fasciculis intramedullaribus 4-seriatis. Limbi in sicco flavide virescentes
rigidi subpellueidi ac creberrime pellucido-punctulati, fere ad 8 cm.
longi et 3 cm. lati. Petioli ad 4 mm. longi. Amenta submatura circiter
2 mm. crassa in sicco flavicantia. Stamina 3, antheris ovatis minutis.
Stigmata 3 sessilia linearia.
B subcrassifolium limbis subcoriaceis, cuticula quam in specie sat
crassiore. ”
In Columbia ? (Linden n. 1400 in h. Bruxelles).
Secrio POTOMORPHE C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
Flores hermaphroditi vel unisexuales. Bractea a flore distincta. Sta-
mina 2 lateralia vel 3 quorum unum posticum. Amenta apice ramuli
axillaris umbellata vel in axilla folii solitaria.
46. P. peltatum (L. Sp. p. 42).
In regione subtropicali et tropicali (Sodiro n. 1/50).
47. P. umbellatum L., y. glabrum (C. DC. in Prodr. v. 16, 4, p. 535),
b.(varietatis forma nova) amentis apice pedunculi utin specie numerosis.
In silva tropicali provinciæ Guyas prope Puente de Chimbo (Sodiro
n. 1/51).
48. P. Cuernavacanum (C. DC. in Linn. v. 37, p. 363, in Bull. Herb,
Boiss. v. 5, p. 702).
SECTIO COCCOBRYON C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
Flores hermaphroditi. Bractea a flore distincta. Stamina 2 lateralia vel
3 quorum unum posticum. Amenta oppositifolia.
49. P. Quitense (C. DC. in Prodr. I. c., p. 337).
50. P. piluliterum (Kunth in H. B. K. Nov. gen. v. 1, p. 53).
In regione subtropicali et tropicali (Sodiro n. 1/36).
(19) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 495
SECTIO EUPIPER C. DC. in Prodr. v. 16, 1.
Flores unisexuales vel basi amentorum hermaphroditi vel in speciebus
rarississimis trioicis modo unisexuales modo hermaphroditi. Bractea a
flore distincta. Stamina 2 lateralia vel 3 quorum unum posticum. Amenta
oppositifolia.
51. P. subulatum (C. DC. 1. c. p. 345).
In silvis tropicalibus, altit. ad 400 m. (Sodiro n. 1/32).
52. P. bullosum (C. DC. 1. c.).
In regione subtropicali altit. ad 1200 m. (Sodiro n. 1/30).
(A suivre.)
——_— #9, ga
496
PORELLA
ANNULÉ PAR LE CODE DE ROCHESTER
PAR
Émile LEVIER
Le vieux débat pour et contre Porella renaît de ses cendres chez nos
confrères d’outre-atlantique. M. Marshall A. Howe, auteur de fort estima-
bles travaux sur les Hépatiques nord-américaines, s’étant tout récem-
ment! prononcé pour le droit de priorité de Porella, M. Le Jolis qui,
depuis 1892 ?, combat l’exhumation de ce nom, contraire aux articles 46
et 60 du Code parisien de 1867, envoya au « Bulletin of the Torrey bot.
Club » une note critique en anglais, note à laquelle répond, dans le même
numéro (février 1898), une plaidoirie longuement motivée de M. Howe
en faveur de Porella. Cette réplique est principalement basée sur les nou-
velles Règles de nomenclature, votées par un groupe de botanistes
américains au Rochester-Meeting (1892) et lues, un mois plus tard,
devant les membres du Congrès botanique international de Gênes, par
M. le professeur Lucien Underwood, délégué officiel des signataires du
Code de Rochester.
Porella n’est pas une question de détail intéressant seulement le petit
clan des bryologues, mais un exemple, aussi typique qu'instructif, des
imbroglios où aboutit la poursuite de la priorité nominale à tout prix,
1 Marshall A. Howe, The North American Species of Porella, Bull. of the
Torrey Bot. Club, Nov. 1897, p. 512-527.
? A. Le Jolis, Du nom de genre Porella, Atti del Congresso Botanico Interna-
zionale di Genova, 1892, p. 260-265.
(2) ÉMILE LEVIER. PORELLA ANNULÉ PAR LE CODE DE ROCHESTER. 497
dégagée et mise au-dessus de l'étude des plantes. Comme M. Howe est le
premier à reconnaître que la solution correcte des questions de nomencla-
ture est « a matter of considerable importance, » il voudra bien me
permettre de lui présenter quelques objections auxquelies son plaidoyer
ne me semble pas répondre et que je recommande à son impartial
examen.
L'article V du Code de Rochester, invoqué par M. Howe, dit (littéra-
lement) :
« PUBLICATION DES GENRES. La publication d’un genre consisie seule-
« ment: 4° dans la distribution d’une description imprimée du genre
« nommé; 2° dans la publication du genre et la citation d’une ou de plu-
« Sieurs espèces antérieurement publiées, comme exemples ou types du
« genre, avec ou sans diagnose !. »
« Connaissant — ainsi raisonne M. Howe — l'espèce unique à laquelle
« le nom générique Porella a été appliqué par Dillenius (copié par Linné),
« ei connaissant également, par tradition ou autrement, les trois espèces
« auxquelles Dumortier (dans une insignifiante diagnose de huit mots)
« a appliqué en 1822 le nom générique Madotheca, nous admettons d’un
« commun accord que ces quatre espèces sont congénères. » — Un adhé-
rent aux Règles de Rochester n’a pas besoin de s’enquérir d’autre chose.
Les espèces des deux genres sont-elles reconnues congénères, c'est le
nom du genre antérieur en date qui l'emporte, que ce genre ait été
défini ou non, correctement ou faussement caractérisé, et quelle que soit
la place qu’il occupait originairement dans le système.
Appliquons le raisonnement des espèces congénères au cas de Porella
en procédant par ordre, c’est-à-dire en commencant par Dillenius.
Dans le Historia Muscorum de Dillenius (4741) figure un genre Liche-
nastrum (Jungermanes) qui contient, d’après les identifications précises
de S. ©. Lindberg, quatre espèces congénères du Porella pinnis obtusis.
Ces espèces portent les numéros 32, 33, 34 et 25. Le n° 32 correspond
au Porella platyphylla Lindberg, le 33 au Porella lævigata Lindberg, le
34 au Porella radens Lindberg (= Porella circinnata Lindberg, 1877).
Quant au no 25, Lichenastrum filicnum pennatum, il est non seulement
1 On remarquera le vice de rédaction de la clause 2, dont les mots avec dia-
gnose sont une tautologie de la clause 1. Notons que l’art. V a force de loi pour les
temps présents et futurs, de sorte qu'un auteur (américain) qui voudra à l’avenir
tailler un genre nouveau dans un genre ancien, n’aura qu'à le nommer et pourra
se dispenser d'en indiquer les caractères, que ses confrères « abstrairont » motu
proprio d'après l'espèce ou les espèces désignées.
BULL. HERB. BOISS., juin 1898. 34
498 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
congénère, mais co-spécifique du Porella pinnis obtusis‘. Par une de ces
erreurs auxquelles, dit M. Howe, « les plus illustres cryptogamistes échap-
pent aussi peu que le commun des mortels, » Dillenius a décrit, dessiné
et gravé de ses propres mains (« Jabore sane improbo sed necessario ») la
même espèce sous deux noms différents, abusé par l'aspect anormal de
certaines capsules poreuses que Dickson, cinquante-six ans plus tard,
supposa avoir été des périanthes troués par des insectes ou détériorés
par le temps, d’où le nom de Porella et sa classification parmi les Lyco-
podes (!) Ces organes énigmatiques n’ont pas été retrouvés dans l’herbier
de Dillen où il n'existe, sous les désignations indiquées, que deux exem-
plaires stériles de la plante que Dickson, en 1797, recut par hasard lui
aussi des États-Unis, identifia à celle de Dillen après l'avoir confrontée
avec l’exemplaire original, et caractérisa le premier spécifiquement sous
le nom de Jungermannia Porella, annulant ainsi le genre Porella et le
nomen nudum ? Porella pinnata L., annulation que les articles 46 et 60°
du Code de Paris devaient sanctionner légalement 70 ans plus tard.
L'identité de Porella pinnis obtusis et de Lichenastrum filicinum pen-
1 Comp. A. Le Jolis, Remarques sur la Nomenclature hépaticologique, Mémoires
de la Soc. nat. des Sciences natur. et mathém. de Cherbourg, tome XXIX, p. 142
(189%).
2 Nous persistons à considérer Porella pinnata comme un nomen nudum mal-
gré l’opinion contraire de M. Howe et malgré le renvoi bibliographique de Linné
à Dillenius. Ce renvoi, en effet, ne constitue pas un renseignement botanique,
puisque Dillen n’a caractérisé son Porella ni génériquement ni spécifiquement.
Ce n’est qu'en examinant la plante sèche de l'herbier Dillen que J. Dickson a
réussi à identifier Porella ; or, le Code de Rochester ne dit nulle part qu'un nom
de genre, nul d’ailleurs, est validé par l'examen d’une plante sèche, non distri-
buée dans le public. L'article V du Code américain ne valide pas davantage
Porella, car, en nommant Porella, Dillenius n'a pas cité une ou plusieurs espèces,
antérieurement publiées, comme lypes ou exemples de son genre non décrit, qu'il
croyait à tort monotype, tandis qu'il en connaissait quatre espèces sans s’en dou-
ter (les Lichenastrum 32, 33, 34, 25). — Appliquer l’article V à Linné et dire
que Linné a désigné l'espèce Porella pinnis obtusis comme exemple ou type de
son Porella de 1753, serait un non-sens, puisque c’est Dillen, en 1741, et non
Linné, en 1753, qui a Nommé Porella. Si M. Howe objectait enfin que Porella
était décrit, il serait démenti par sa propre description de Porella (1897) où il
ne reste rien, absolument rien, de ce qui constituait la « diagnose » ou l'essence
générique de la lycopodiacée Porella aux capsules poreuses et farinifères. D'après
l'article V du Code de Rochester qui exige soit une diagnose, soit la citation d’au
moins une espèce typique antérieurement décrite, le genre Porella Dillen n’était
donc pas publie, et Linné, en le copiant à l’état de nomen nudum, ne l’a pas publié
davantage dans l’acception légale américaine. Pour prétendre que cette publica-
(4) ÉMILE LEVIER. PORELLA ANNULÉ PAR LE CODE DE ROCHESTER. 499
natum bien établie et reconnue par M. Marshall Howe lui-même, nous
savons désormais :
1° Que Dillenius a eu sous les yeux deux exemplaires de la même
Hépatique, l'un anormal et faussement interprété, l’autre normal et bien
interprété ;
20 Que l’exemplaire normal a élé rangé par Dillenius dans son genre
Lichenustrum pele-mele avec d’autres jungermanes, non congénères dans
l’acception moderne;
30 Que Dillen a laissé confondues, parmi ses autres Lichenastrum, les
quatre espèces portant les numéros disjeints 25, 32, 33, 34, congénères
dans l’acception moderne, et dont il ne soupconna même pas la parenté
plus intime. D'où il résulte :
À. Que Dillen n’a pas fait, n’a jamais songé à faire un nouveau genre
d’Hepatiques (Alge Dill.), démembré de Lichenastruin ;
B. Que le vrai, que le seul nom valable de Porella pinnis obtusis, en
cas de citation (et même quand c’est Linné qui cite), est Lichenastrum
filicinum pennatum, en vertu de l’axiome que la même plante ne peut
porter deux noms chez le même auteur et que, entre les deux, il faut
choisir celui qui n’est pas mort-né pour vice absolu de définition et de
classification ;
C. Que Porella, dépouillé de sa caractéristique fictive (et c’est de ce
Porella AmENDÉ que parlent Lindberg et M. Howe) devient, chez son
propre auteur, un double emploi, un synonyme inutile et tératologique
de Lichenastrum, puisque l'espèce unique de Porella se répète dans le
genre Lichenastrum, associée à trois autres espèces, congénères dans l’ac-
ception moderne,
tion résulte de l'identification de la plante sèche par J. Dickson, par S. O. Lind-
berg et M. L.-L. Underwood, celui-ci ainsi que ses collègues américains doivent
done commencer par biffer l’article V du Code de Rochester ou bien le violer
ouvertement. ;
Il ya mieux. Dès que M. Marshall Howe s’aventure sur le terrain prelinneen,
Porella, postérieur de 12 ans au genre Muscoides de Micheli, à moitié composé
de Madothecæ actuelles, tombe sous le coup de l’article 4 du Code de Rochester
qui dit : « Priority of publication is to be regarded as the fundamental principle
of botanical nomenclature. » La pseudo-priorité du Porella antélinnéen et le
genre Muscoides nous importent peu aujourd’hui, mais il est bon de constater
que Pier-Antonio Micheli, si souvent et si coupablement méconnu par Linné,
avait reproduit, sur des planches admirables pour jeur époque, les colésules,
les capsules déhiscentes quadrivalves, les antheridies (!) et même les amphi-
gastres de Madotheca douze ans avant que Dillenius gravät à l’eau forte ses
fameuses non moins que fantastiques capsules poreuses et fariniferes.
500 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Or, les congressistes de Rochester ont édicté une loi qui bannit rigou-
reusement des cadres systématiques tout nom, tombé une premiere fois
dans la synonymie : « Once a synonym, always a synonym. » Cette loi est
rétroactive; ses effets ne s'arrêtent pas à Linné, car s’il importe, pour
l'assiette solide de la nomenclature, objectif visé en première ligne par les
législateurs américains, qu'aucun double emploi ne puisse être repris de
1753 à nos jours et de nos jours à la fin des temps, encore plus importe-
t-il que le système soit barricadé contre l’intrusion de doublures anté-
linnéennes telles que Porella, intrusion que la non-observation du Code
de Paris a d’ailleurs déjà déchaïnée et qui a porté à la stabilité de la
nomenclature un des plus rudes coups dont les botanistes aient mémoire.
Mais M. Marshall Howe pourrait ètre un schismatique n’ayant pas
souscrit au décret : « Once a synonym » elc., effrayé par les 7000 noms
d'espèce que la mise en pratique de cette loi obligerait à débaptiser
immediateihent '. Passons, par conséquent, à sa seconde argumentation
qui part de l’année 1759.
« Si Porella pinnata, dit M. Howe, se trouve chez Dillenius une
« seconde fois sous le nom de Lichenastrum filicinum pennatum, il n°y a
« rien, dans ce fait, qui puisse modifier nos conclusions, car Lichenas-
irum ne figure pas comme genre dans l'œuvre de Linné. C’est de
« Linné, non de Dillenius, que part notre nomenclature, quoiqu'il nous
« faille souvent remonter au delà de Linné pour interpréter correctement
« ses genres et ses espèces » (loc. cit. p. 100).
Linné, en effet, a rejeté Lichenastrum, synonyme du nom plus ancien
Jungermannia, tandis qu'il jugea Porella « digne d’être cité dans ses
ouvrages ?. » Malheureusement M. Howe néglige d'ajouter que Linné. qui
conserva Jungermanmia platyphylla (le Lichenastrum 32 de Dillen), n’ac-
cepla pas le Lichenastrum 25 qui n’est autre que le Porella pinnata,
nettoyé de son erreur et colloqué à sa vraie place parmi les Jungermanes.
Ici, l’omission est voulue, intentionnelle, car Linné, d’après les notes
diagnostiques de Dillen, était mieux à même d'interpréter correctement
cette espèce que son incompréhensible alter ego Porella, ce qui ne l’em-
pêcha pas, malgré son estime pour Dillen, de la juger indigne de ses
! Voir Bull. Herb. Boiss. 1894, p. 474.
2 « The genus which the distinguished Linnæus had thought worthy of being
copied into his works » (Howe, I. c., p. 98). Cette appréciation est-elle bien
exacte ? On ne peut estimer ce dont on déclare ne rien savoir, mais on peut esti-
mer un auteur et citer inconsciemment une de ses bévues « blunders ».
(6) ÉMILE LEVIER. PORELLA ANNULÉ PAR LE CODE DE ROCHESTER. 501
ouvrages, comme dirait M. Howe. — Digne ou indigne, lequel admettre ?
En d’autres termes :
Est-ce interpréter correctement les genres et les espèces de Linné
moyennant l'étude de ses prédécesseurs, que de faire rentrer dans son
système, par une porte derobee (nous évitons soigneusement de dire:
par supercherie), une espèce qu'il en a intentionnellement exclue ? Est-
il correct, est-il conforme au sens commun de se raccrocher à une cita-
tion littéraire de Linné pour apposer son nom (L. ex Dill.) à un genre
faux dont il déclare expressément ne rien savoir et qu'il a virtuellement
annihilé en rejetant l'unique espèce don! il se compose? Le pseudo-
lycopode Porella, simple hallucination de Dillenius, peut-il faire en sorte
que Dillen soit le père d’un genre moderne dont il n'avait pas la plus
lointaine idée et que ce genre soit endossé par procuration à Linné dont
l'intention manifeste était de ne pas démembrer son Jungermannia ?
Aucun code du monde, voire du Nouveau Monde, ne saurait justifier un
pareil chapelet d’illogismes à moins de s'abroger lui-même.
Lo
M. Le Jolis a si bien dit, sur Porella et Madotheca, tout ce qu'il y à à
en dire au point de vue du Code parisien qu'il est presque superfiu de
relever ici quelques autres points contestables de la polémique de
M. Howe, ayant trait aux noms à signification fausse, aux espèces de
Micheli non caractérisées par Linné, etc. Répétons seulement ceci :
Targionia hypophylla et Blasia pusilla sont des noms à tradition ininter-
rompue, n'ayant pas de synonymes que je sache, et correspondant à
quelque chose de réel, tandis que Porella, nom, diagnose et renvoi litté-
raire, équivalent au néant. Ce n’est donc pas un objet comparable. Une
faute d'impression (p.ex. Rebouillia) se corrige sans autre; un « blunder »
scientifique de la grosseur de Porella se supprime sans mot dire; c’est un
objet non amendable. Plus on le met en vue, plus on lui attribue d’im-
porlance, et plus on offense la mémoire d’un homme du haut mérite de
Dillenius. Le Code de Paris, en ce cas, prescrit d'annuler ce que Dillen,
éclairé sur son erreur, n’eùt manqué d'annuler honnêtement lui-même.
Toute législation qui prescrit autre chose est une législation suspecte qui
met la science au service des mots au lieu de mettre les mots au service
de la science. Or, le but suprême de la botanique — M. Howe le dit excel-
lemment — est l'étude des plantes, non point l’étude des noms.
Quant aux noms à « signification fausse dans toute l'étendue du groupe
502 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
qu'ils désignent, » noms que M. Howe défend contre l’article 60 du Code
de Paris qui les proscrit, autre chose est de les folérer après un long
usage et par peur de remaniements fâcheux, autre chose est de les réin-
troduire de vive force dans le système après 130 ans de juste oubli
(Porella Lindberg 1871 non Dillen 1741) et de les substituer à des noms
corrects.
Rappelons, pour mémoire, que la clause de l’article V du nouveau
Code américain, qui autorise les nomina semi-nuda (genres sans diagnose,
caractérisés par des citations d'espèces) a été repoussée, à l'unanimité des
voix, par les membres du Congrès botanique international de Gênes,
séance du 6 septembre 41892, à laquelle assistait M. le professeur
L. Underwood qui n’a pas protesté *. — L'article second du Code de la
nomenclature zoologique repousse également en bloc les nomina nuda
ou semi-nuda, ce qui abroge l’art. 23 du même code autorisant «les noms
de genre auxquels une ou plusieurs espèces suffisamment caractérisées
peuvent être rapportées. » Comme l’article conclut : « ou auxquels est
jointe une diagnose ne pouvant donner lieu à des équivoques, » Porella,
métamorphosé en scarabée après l’avoir été en lycopode, n'aurait aucune
chance d’être agréé des zoologistes.
S'il fallait tirer une morale du parallele... décourageant que M. Marshall
Howe établit entre la foule de « Porellistes » qu'il connaît et l’infime
minorité de ceux qui ne le sont plus après l’avoir été (trois en tout !), je
l’emprunterais à un vieux texte arabe qui dit: Trois pécheurs repentants
pèsent plus lourd dans la balance d’Allah que vingt justes.
Florence, 28 mars 1898.
1 Atti del Congresso Bot. Intern. di Genova, p. 120.
503
NOTE
SUR LES
HYDATHODES FOLIAIRES DES SCOLOPTA
PAR
John BRIQUET
Dans un recent travail relatif à la classification des Scolopia asia-
tiques, nous avons fait usage, pour la distinction d’espèces voisines, de
la présence ou de l’absence de glandes au sommet du pétiole. La litté-
rature relative aux Flacourtiacées n’indiquant rien sur la structure et
les fonctions de ces glandes, nous avons étudié celles du Scolopia chi-
nensis. Les résultats qui suivent engageront peut-être les anatomistes à
explorer l’appareil végétatif des Flacourtiacées encore bien peu con-
nues à ce point de vue.
Les très courts pétioles du Scolopia chinensis sont munis, au point où
ils s’attachent au limbe, de deux petits appendices placés symétrique-
ment à droite et à gauche. Ils ont la forme d’un cône tronqué, haut de
0,5 mm. au maximum, legèrement couché contre les marges de la
feuille.
Sur des coupes longitudinales, on voit que l’axe de ces organes est
occupé par un massif de trachéides spiralées, entouré de cellules paren-
chymateuses allongées, à parois minces. Le massif pénètre jusqu’à
mi-hauteur de l’organe et s’y termine brusquement en prenant souvent
une apparence renflée. Ce massif de trachéides vient s’insérer à peu de
distance sur la nervure médiane sortant du pétiole, au point où celle-
ci envoie à droite et à gauche les deux nervures latérales les plus infé-
rieures. Tout autour du massif de trachéides se trouve un parenchyme
à parois cellulosiques, à cellules + polyédriques, laissant entre elles de
50% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
nombreux petits méats. Ces cellules contiennent ca et là des rhomboedres
d’oxalate de chaux, parfois irregulierement mâclés. Dans beaucoup de
glandes, les cellules eristalliferes sont en partie groupées en un petit
massif situé non loin de la terminaison du massif trachéidal. Les parois
des cellules parenchymateuses sont pourvues de nombreuses ponctua-
tions simples et arrondies. Ce dernier détail ressort d’une façon parti-
culièrement nette lorsque les parois s’epaississent en prenant des
allures collenchymateuses, ce qui est fréquemment le cas. L’épiderme
est formé par des éléments allongés radialement, à parois extérieures
très sclérifiées, cuticularisées dans leur région externe et pourvues
d’une eutieule plissée. Ça et la, on aperçoit des renflements parenchy-
mateux, situés parfois autour de la base de la glande, mais surtout à
son sommet, renflements qui portent un épiderme à cellules moins
hautes, interrompues de quelques stomates très petits, à parois peu
épaissies, et béants.
Les cellules parenchymateuses contiennent, au voisinage du sommet
de la glande, une substance d’un jaune-brun dont la nature est restée
douteuse. Peut-être représente-t-elle du tanin, mais elle ne donne pas
les réactions caractéristiques avec les sels de fer.
Les détails qui précèdent sont suffisants pour permettre d'interpréter
la nature et les fonctions de ces organes. Ce ne sont pas des organes
sécréteurs au sens propre du mot, puisqu'on ne peut déceler chez eux
aucun produit de sécrétion particulière, la substance brune que con-
tiennent certains éléments se retrouvant ailleurs dans la feuille. Il ne
s’agit pas non plus de nectaires extranuptiaux, car ils ne contiennent
pas de sucre. Ce sont de vrais hydathodes, C'est-à-dire des organes
expulseurs d’eau liquide, servant à régler la transpiration. Les stomates
aquifères beants, les ponctuations de l’épithème qui se correspondent
entre cellules voisines et dont une partie aboutit aux méats intercellu-
laires, le massif de trachéides qui est plongé par une extrémité dans
l’épithème et dont l’autre extrémité s’accole au faisceau médian du
limbe : tout cet ensemble de particularités concourt à établir une rela-
tion directe, rapide et facile entre le système conducteur et l’atmo-
sphère extérieure, ce qui est la caractéristique des hydathodes.
9 mai 1898.
© LIBRAIRIE Je =B. BAILLIÈRE ET FILS
“as, rue Hautefeuille (pres du boulevard Saint-Germain), & Paris.
Aide- memoire de Botanique generale, Anatomie et
ee Physiologie végétales, par le professeur Henri Girarn. 1 vol.
_ _in-18 de 358 pages, avec 77 figures, cartonne........ ER Sir
robe Manuel d'histoire naturelle du professeur Henri Girard, dont les neuf pre-
_ miers volumes viennent de paraître et qui sera complet en dix volumes, a pour
“objet de permettre aux candidats ayant à subir un examen dont le programme
nu. l'étude des sciences naturelles, de repasser, en un temps très court, les
. diverses questions qui peuvent leur être posées. L'auteur de ces Azde-mémotre
s'est efforcé d’embrasser, aussi brièvement que possible, mais sans rien ömettre,
sujets des derniers programmes.
Au debut des études, il permettra d'acquérir rapidement les notions nécessaires
| pour profiter des cours spéciaux ou lire avec fruit les traités complets; à la fin
de l’année, il facilitera les revisions as pour De avec succes les
‘examens.
Les trois premiers volumes sont consacrés à la Z oologre, à 1’ Anatomie comparee
‚eb ä l"’Embryologie. Les trois suivants sont consacrés à la Géologie, à la Paléon-
… tologie et à la Mineralogie. Trois autres volumes sont réservés à la Botanique
. (Cryptogamie, Phanérogamie, Anatomie et Physiologie végétales). Enfin un der-
nier volume traitera de !’ Anthropologie.
(ne Dans l’Aide-mémoire de Botanique générale qui vient de paraître, l’auteur s’est
_efforcé de condenser les vues de MM. les professeurs Van Tieghem, G. Bonnier,
Guignard, Bureau, M. Cornu, Daguillon, Mangin, G. Planchon, Constantin (de
Paris), Gérard et Sauvageau ‘(de Lyon). Leclere du Sablon (de Toulouse), Mil-
| ade (de Bordeaux), Flahaut, Granel, Courchet (de Montpellier), Vuillemin et
. Lemonnier (de Dt Herail (d’ Alger), Heckel (de Marseille), etc.
_ VERLAG VON EDUARD KUMMER IN LEIPZIG
D W. Migula. — Synopsis Characearum euro-
pæarum. — Illustrirte Beschreibung der Characeen
. Europas, mit Berücksichtigung der übrigen Welttheile. —
Auszug aus dessen Bearbeitung der Cnaraceen in Raben-
horst’s Kryptogamenflora. Mit 133 Abbildungen und einer
_ Einleitung. 176 Seiten. Leipzig, 1898. Prix : 8 mark.
=. Migula donne en 176 pages une flore des Characées d’ Eur ope. Il donne une
courte description pour chaque espèce et pour toutes les variétés. La plupart de
ces diagnoses sont accompagnées de figures, ce qui facilite singulièrement les
recherches. Au commencement se trouve une introduction détaillée où l’auteur
donne de nombreuses et précieuses indications pour la détermination, la récolte
et la conservation de ces plantes si intéressantes. C'est en somme, comme il le
_ dit, un résumé des «Characées» publiées dans la flore cryptogamique de
. Rabenhorst. En vue d'un usage courant, les synonymies et tous les détails inu-
_ tiles ont été laissés de côté, afin de ne pas compliquer la tâche aux commen-
MConts. -
Enfin un Index alphabétique très précis permet de retrouver facilement les
er _ espèces ou les variétés cherchées, un résumé bibliographique cite les principaux
ouvrages sur ce sujet et une liste des principales collections d’exsiccata de Cha-
Le racées ter minent le travail. ‘
pour la tee et de Fr. 2. = pour er
Tome
a.
les auteurs des trava
ont droit or iu
BULLETIN
DE
L HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome VI. 41898.
N° 7.
Ce N° a paru le 4 juillet 1898.
127 AA
Prix de PAbonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
KSECHERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. 44, Carlstrasse,
SOMMAIRE DU N° 7. — JUILLET 1898.
ddr Candolle. PIPERACEÆ SODIROAN Guite Be:
II. — H. Schinz. BEITRÄGE ZUR KENNTNIS DER AFRI-
KANISCHEN FLORA (Neue Folge). VII. — Mit Beiträgen
von Dt Max Gürke (Berlin); Dr Hans Hazuer (München); Se
Prof. Dr Hans Somiwz (Zürich) (Planche XWD......... Re,
IT. Dr E. von Halacsy. — DIE BISHER BEKANNTEN
--CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS....... Eee - 565 À er
IV. — Hans Hallier. — NEUE UND BEMERKENSWERTE.
PFLANZEN aus dem malalisch- papuanischen Inselmeer >
(I Teil). (Planches V. XL VIE NIX, x et XI) FR et Rte
fin) SERRE AN ER RE NOUS QU ON RER TAN Re AR ER ASIA RES CES 604 a gi de
Ÿ. _ H. Solereder. — BUDDLEIA GEISSEANA R.A. PH D LA
= LIPPL EINE NEUE ERPPIA-ARTES RES Ge
VI. — R. Chodat. — SUR QUELQUES CARACTERES EPHAR- I
MONIQUES DANS LES ALGUES EPIPHYLLES. RER ln =
APPENDIX No Il.
VI. — A. Pestalozzi. — DIE GATTUNG BOSCIA Do ee +
(Planches I à XIV) (suite)... .. Re ee 65 à Mt Re!
AVIS
A la suite du désir exprimé par plusieurs de nos Shoe. la a de de se
chaque numéro du Bulletin portera à l'avenir la date exacte à laquelle ce
numéro aura paru. Nous allirons l'attention sur ce fait, afin que MM. les à
abonnés puissent conserver, s'ils le jugent bon, la converture de chaque numéro
en faisant relier leur volume à la fin de l'année. N Di À
Gne année, N° 7. Juillet 1898.
DR
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
PIPERACEÆ SODIROANÆ
AUCTORE
©. DE CANDOLLE
(Suite.)
PEPEROMIA R. et Pav.
Ge eh
A. Amenta in paniculas vel spicas vel umbellas in apice caulis vel ramorum
disposita et foliis imperfectis seu squamis fulta.
a. Amenta conierta.
49 FOLIA PELTATA.
1. P. peltigera (sp. nov.), glabra foliis longe petiolatis, limbis rotun-
dato-ovatis basi cordulatis apice subacutis obtusisve fere '/s supra basin
peltatis 9-nerviis, paniculæ inferne parce ramulosæ ramulis spicatim
amentiferis, amentis filiformibus alternis sessilibus squamis lineari-lan-
ceolatis sat longis fultis, bractea ovato-rotunda centro sessili, antheris
minutis globosis, ovario ovato-oblongo summo apice stigma puberulum
gerente.
(Sodiro n. 2/22).
Herba verisimiliter erecta ramulosaque ramulis in sicco subcoriaceis
fuscis et cicatricibus foliorum notatis. Folia alterna. Limbi in sicco mem-
branacei subopaci 8/2 cm. longi, 6 ‘/2 cm. lati. Petioli 7 ‘/ cm. longi.
Paniculæ circiter 22 cm. longæ ramuli foliis normalibus fulti inferne nudi.
Squamæ ad basin amentorum circiter 12 mm. longæ sessiles 3-nerviæ.
Amenta florentia ad 2 ‘/2 cm. longa in sicco vix '/ mm. crassa.
BULL. HERB. BOISS., juillet 1898. 35
506 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
2. P. Sodiroi (sp. nov.), glabra caule costulato, foliis caulinis longe
petiolatis limbis paullo infra '/s supra basin peltatis rotundato-ovatis basi
rotundatis apice acuminatis 11-nerviis, amentis in apice scapi sat confertis
alternis brevissime pedunculatis quam limbi fere triplo brevioribus sat
densifloris, bractea orbiculari centro pedicellata, ovario obovato summo
apice stiigma 2-lobulatum gerente.
In regione subtropicali, valle Pallatonga (Sodiro n. 2/23).
Herba verisimiliter erecta et perennis. Caulis in sicco coriaceus et pal-
lide fulvescens, longitudinaliter pluricostulatus et foliorum cicatricibus
notatus, inferne À cm. crassus. Folia alterna. Limbi in sicco membranacei
pellueido-punctulati circiter 6 '/s em. longi et5 cm.lati. Petioli 9 cm. longi
in sicco tenues. Paniculæ usque ad ‘2 longitudinis nudæ et superne spica-
tim amentifer& ramulos axillares folia aliquot opposita vel verticillata non
peltlata quam caulina minora terminantes. Amenta inferiora pauca oppo-
sita vel verticillata, cætera alterna, in sicco vix À mm. crassa eorum
peduneuli vix 5 mm. longi squamis minutis carnosis apice truncatis tri-
angularibusque fulta. Antheræ subrotundæ quam filamenta breviores.
Stigmatis lobuli lunulati antico-postici.
3. P. Cotyledon (Benth. Plant. Hartw. p. 148, C. DC. in Prodr. v. 46,
p. 401. Piperaceæ Andréanæ in Bull. Herb. Boiss. v. 5).
20 FOLIA HAUD PELTATA.
4. P. Fraseri (C. DC. in Seem. Journ. Bot. 1866, p. 134, in Prodr.]. c.
p. 398).
Descriptio ut sequitur emendanda : loco : foliis sparsis etc., lege : foliis
longiuscule petiolatis inferioribus quaternis quinisve superioribus oppo-
sitis supremis sæpe alternis omnibus minutissime velutinis. Adde :
peduneulis ad mm. longis amenta ipsa pluries superantibus. Exelude
specimen Sprucei.
5. P. costulata (sp. nov.), glabra foliis verticillatis vel subverticillatis
longiuscule petiolatis cordato-ovatisapice acuminatis 7-nerviis utrinque gla-
bris, petiolo anguste membranaceo-marginato, amentis apice caulis dense
spicatis pedunculatis squamis linearibus apice acutis pedunculos superan-
tibus fultis, bractea orbiculata sat magna, ovario emerso e basi attenuata
obovalo summo apice stigma minute bilobulatum glabrum gerente.
In Andibus ecuadorensibus (Spruce n. 5552 in Herb. Cand. et Boiss.,
specimen olim in Prodromo ad P. Fraseri errore refertum).
Caulis in sicco coriaceus 3 ‘/2 cm. crassus costulis membranaceis rugu-
Co De
(22) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 507
losus. Limbi in sicce subcoriacei opaci creberrime pellucido-punctulati
3 '/a-5 cm. longi, 3-4 cm. lati. Petioli ad 3 ‘/2 cm. longi. Pedunculi 5 mm.
longi. Amenta apice caulis superne aphylli in spicam circiter 8 cm. longam
conferia squamis 6 mm. longis fulta, 16 mm. longa in sieco circiter 1 mm.
crassa.
b. Amenta haud conferta. Folia alterna et haud peltata.
19 Amenta spicatim vel paniculatim disposita.
6. P. aphanoneura (sp. nov.), foliis breviter petiolatis oblongo-lanceo-
latis in petiolum decurrentibus apice acuminatis utrinque glabris penni-
nerviis nervis inconspicuis, nervo central alte ultra ‘/2 longitudinis suæ
nervos tenues utrinque 5 nervulosque mittente,amentis apici ramuli aphylli
spicatim sed haud confertim insertis alternis brevissimis et densifloris,
bractea orbiculata, ovario minuto turbinato basi immerso summo apice
stigmatifero.
In silva tropicali apud S. Miguel de los Colorados (Sodiro n. 2/61).
Herba inferne radicans, caule glabro ad 6 mm. crasso in sicco coriaceo.
Limbi in sicco tenuiter membranacei subopaci minute pellucido-punctu-
lati ad 23 cm. longi et ad 8 cm. lati. Petioli circiter 2 cm. longi. Ramulus
amentifer À ‘/2 mm. crassus. Amenta florentia circiter À cm. longa bre-
vissime pedunculata.
7. P. omnicola (sp. noy.), foliis longe petiolatis oblongo-ellipticis basi
in petiolum decurrentibus apice protracto-acuminatis utrinque adpresse
pilosulis pilis deciduis penninervii, nervo centrali ultra '/s longitudinis sus
nervos adscendentes tenues utrinque & mittente, amentis caulis apici
aphyllo paniculatim insertis alternis filiformibus haud densifloris foliorum
limbos fere æquantibus. bractea orbiculata. ovario emerso ovato sub apice
sigma inconspicuum oblique gerente.
In silva San Miguel (Sodiro n. 2/24). E
Herba inferne radicans terrestris vel epiphyta, caule adpresse et incons-
picue piloso inferne circiter 5 mm. crasso. Limbi in sicco membranacei
opaci pellucido-punctulati ad 18 cm. longi et ad 8 ‘/2 cm. lati. Petioli cir-
citer 8 cm. longi. Amenta in sicco circiter À mm. crassa.
8. P. Ecuadorensis (sp. nov.), glabra foliis longe petiolatis e basi cor-
data ovatis apice obtusiuscule acuminatis 9-nerviis, amentis longe pedun-
eulatis, ipsis foliorum limbos subæquantibus densifloris, bractea elliptico-
rotunda fere centro inserta, ovario emerso obovato summo apice stigma
puberulum gerente, bacca ovata.
508 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
In silvis opacis humidis Andium Quitensium, altit. 6000 ped., augusto
(Jameson n. 543 in h. Mus. Par.), valle Pallatonga regionis subtropicalis
(Sodiro n. 2/95).
Verisimiliter ad arbores crescens caule in sicco coriaceo e nodis radicante.
. Limbi in sicco tenuiter membranacei minute et distincte pellucido-punc-
tulati 6-9 cm. longi 4 ‘/2-5 em. lali. Petioli 4-7 */2 cm. longi. Amenta 2-3
in apice ramuli axillaris alterna in sicco 2 mm. crassa squamis linearibus
apice acutis ad 42 mm. longis fulta. Bractea longiuscule pedicellata.
Antheræ ellipticæ filamenta crassiuscula paullo superantes. Bractea et
ovarium in sicco glandulis lucidis conspersa. Bacca sessilis.
9. P. villosa (C. DC. in Seem. Journ. 1866, in Prodr. v. 16,1. p. 404,
in Mem. Soc. Phys. t. XXVIL, 2, pl. 7).
Diagnosi in Prodromo I. c. post : amentis, adde : in apice caulis foliis
parvis sæpe squamiformibus fultis.
Inter mustos et ad arbores regionis subandinæ (Sodiro n. 3/7).
20 Amenta 8-3 in apice ramulorum umbellata.
10. P. Chimboana (sp. nov.), glabra foliis brevissime petiolatis lanceo-
latis 7-nerviis, nervis subtus prominulis externis tenuissimis, amentis
in apice ramulorum 5-8 umbellatis subumbellatisve breviter pedunculaüis,
ipsis folia paullo superantibus filiformibus densiflorisque, bractea orbicu-
lari, ovario subimpresso ovato superne oblique acutato stigma minutum
oblique gerente, bacca subglobosa emersa lævi apice brevissime et oblique
acutata.
In regione tropica prope Puente de Chimbo (Sodiro n. 2/25).
Caulis inferne radicans in sieco subtetragonus coriaceus circiter 3 mm.
crassus sordide albicans. Limbi in sicco subcoriacei opaci ad 6 cm. longi
et ad 2 ‘/2 cm. lati. Petioli circiter 2 mm. longi. Ramuli ultimi amentiferi
seu pedunculi circiter 5 mm. longi. Amentorum pedunculi ad 6 mm.
longi. Amenta florentia in sicco circiter À */2 mm. crassa.
11. P. subalata (sp. nov.) glabra foliis modice petiolatis ovatis basi
subcordato-rotundatis apice breviter acuminatis 9-nerviis, nervis 7 e
basi solutis centralique ex '/s longitudinis suæ nervum utrinque unum
mittente, petiolis margine membranaceis ad caulem decurrentibus, amen-
üs apice caulis vel ramuli axillaris aphylli 3-4 umbellatis tenuiter filifor-
mibus pedunculalis ipsis foliorum limbos duplo fere superantibus sub-
laxifloris, bractea rotundato-elliptica centro subsessili membranacea,
ovario emerso elliptico summo apice stigma bilobulatum gerente, bacca
elliptica lævi apice subacuta basi breviter angustata.
u ae een
Le jh m ar ie u RO nn
ee
€. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 509
(Sodiro n. 2/3).
Herba ut videtur erecta circiter 18 cm. alta, caule in sicco circiter 3 mm.
crasso superne anguste membranaceo-alato. Limbi in sicco membranacei
subpellucidi circiter 3 cm. longi et 2 cm. lati. Petioli circiter 1 cm. longi.
Amenta apice ramuli nudi circiter À cm. longi squamis lanceolatis ad
3 mm. longis fulta. Stigmatis lobuli antico-postici.
12.'P. ternata (sp. nov.) foliis longiuscule petiolatis elliptico-lanceola-
tis basi acutis apice acuminatis utrinque glabris, centrali nervo ad
apicem ducto ad 2/3 longitudinis suæ nervos alternos adscendentes utrin-
que 7-8 mittente, amentis apice pedunculi communis terminalis ternatis,
ipsis pedunculatis per anthesin quam limbi brevioribus, bractea orbicu-
lata ovario emerso ad ‘/2 supra basin stigmatifero.
In Andibus Quitensibus (Jameson n. 539 in h. Mus. Par.).
Erecta glabra, caule exsiccato coriaceo circiter 3 mm. crasso. Limbi in
sicco membranacei subpellucidi 9-11 cm. longi, % '/e-5 cm. lati. Petioli
eirciter 2 cm. longi. Pedunculi communes circiter 8 '/s cm. longi, cujusque
amenti ad 2 cm. longi. Amenta ipsa in specimine adhuc juvenilia densi-
flora ad 5 cm. longa circiter 1 ‘/2 mm. crassa. Ovarium rhachi leviter
impressum, apice acute acuminatum sed non scutatum. Stigma carno-
sulum minute papillosum.
B. Amenta in azillis foliorum verorum solitaria vel singula ramulos aut caulem
terminantia et tum terminalia dicta vel in apice ramulorum caulisve geminata
et tum foliis squamiformibus fulta.
a. Ovarium apice stiliferum vel saltem distincte et recte attenuatum
et summo apice stigmatiferum.
13. P. hispidula (Diet. Sp. v. 1, p. 168). 3
(Sodiro n. 2/1).
1%. P. pilinervia (sp. nov.), foliis modice petiolatis ovatis subtus ad «-
nervos sat dense hirtellis supra junioribus puberulis et adultis glabris
5-nervis nervis externis tenuissimis, petiolo dense hirtello, amentis lon-
giuscule pedunculatis adultis glabris ipsis limbos fere æquantibus, bractea
suborbiculari centro peltata, ovario emerso bacca sat longe stipitata ellip-
tica apice distincte stiliformi, stigmate carnoso et puberulo.
(Sodiro n. 2/2).
Herbula inter muscos subrepens, caulibus glabris ramulosis in sicco
510 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
tetragonis circiter À mm. crassis et coriaceis. Folia alterna. Limbi in sicco
rigiduli subpellueidi 42 mm. longi 9 mm. lati. Petioli 2 ‘/2 mm. longi.
Peduneuli circiter 10 mm. longi. Bacca adulta puberula.
Species a P. hispidula Diet. foliorum pubescentia ac forma discrepans.
15. P. pachystachya (sp. nov.), foliis supremis sessilibus cæteris vero
longiuscule petiolatis rotundato-ovatis basi cordatis apice obtusis supra
glabris subtus punctulatis et ad nervos hirtellis 5-nerviis, nervis latera-
Hibus ante marginem evanidis, amentis terminalibus pedunculatis fusi-
formibus sublaxifloris, bractea orbiculari centro sessili ovario emerso
ovalo apice in stilum attenuato.
In Andibus Quitensibus (Jameson n. 550, 551 in h. Mus. Par.)
Herba erecta? caule juniore hirtello in sicco eirciter 2 mm. crasso.
Folia alterna, suprema sessilia unde adspectu amentifera. Limbi in sicco
membranacei pellucidi ad 5 cm. longi latique. Petioli ad 3 '/’s cm. longi.
Pedunculi circiter 6 cm. longi. Amenta per anthesin ad 4 cm. longa et
in sicco ad 6 mm. crassa rufescentiaque, inter flores areolata. Stilus in
apice stigma parvum carnosulum et minute puberulum gerens.
b. Ovarium apice neque stiliferum neque recte attenuatum.
$ 1. Folia alterna.
&. Ovarium summo apice vel paullo infra apicem et oblique stigmatiferum.
1. Folia ampla, limbis 10 1/2 — 46 cm. longis.
16. P. stenostachya (sp. nov.), fohis longiuscule petiolatis oblongo-
lanceolatis basi cordulatis apice acute acuminatis supra sparsim pilosis
subtus glabris 7-nerviis, amentis terminalibus longiuscule pedunculatis
ipsis foliorum limbos paulo superantibus filiformibus densifloris, ovario
emerso turbinato vertice orbiculato.
In declivitate occidentali montis Pichincha alt. 8000 ped. (Jameson n.
ut supra 550 et 551 in h. Mus. Par.).
Herba erecta ? ramulosa ramulis glabris in sicco 2 mm. crassis. Limbi
membranacei virescentes pellucidi, ad 16 cm. longi ad 22 cm. lati. Nervi 7 e
basi soluti adscendentes quorum centralis ad apicem ductus venas robus-
tiores utrinque 1-2 e medio et supra mittens. Petioli 2 '/ cm. longi.
Pedunculi ad 3 cm. longi. Amenta in sicco circiter À mm. crassa. Ovarium
in verticis centro stigma 2-partitum gerens, stigmatis lobi lunulati ciliati.
17. P. albovittata (sp. nov.), foliis longe petiolatis rotundato-ovatis
(26) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANE. 511
basi profunde cordatis lobis conniventibus apice obtusis subacutisve
utrinque villosis 44-9-nerviis, amentis apice ramorum oppositifoliis pedun-
culatis pedunculis villosis, ovario emerso turbinato apice obluso, stigmate
terminali inconspicuo.
Loci humidi umbrosi in humo, prope San Florencio ad Rio Pilatön,
altitud. 1000-1800 m., Januario florens (Lehmann n. 470 in Herb. Boiss.).
Herba circiter 45 cm. alta, erecta parce ramosa villosa. Limbi in vivo
obscure virides inter nervos lineis albis notati, in sicco fuscescentes mem-
branacei opaci, inferiores ad 12 cm. longi ad 11 cm. lati, superiores
minores. Petioli inferiores ad 41 cm. longi. Peduneuli per anthesin circiter
3 cm. longi. Amenta ipsa foliis superioribus (an adultis?) longiora, 1 mm.
crassa densiflora. Bractea orbicularis centro peltata glandulis adspersa.
Rhachis glahra.
Species P. pseudo-dependenti C. DC. affinis.
18. P. rupicola (sp. nov.), foliis longe petiolatis ovatis basi cordatis
lobis discretis apice acuminatis supra glabris subtus ad nervos petiolos-
que villosis Al-nerviis, amentis in apice caulis terminalibus axillaribus-
que peduneulatis ipsis foliorum limbos subæquantibus et sat densifloris,
pedunculis quam petioli brevioribus villosisque, bractea subelliptico-
rotunda distincte pedicellata, filamentis brevissimis, antheris ellipticis,
ovario emerso obovato-oblongo apice stigma carnosulum glabrum oblique
gerente.
Ad rupes humidos in silvis subandinis (Sodiro n. 3/8?).
Herba, caule inferne radicante haud dense villoso in sicco 4 mm.
crasso. Folia alterna, internodia 3-5 em. longa. Limbi in sicco membra-
nacei subopaci creberrime pellucido-punctulati 10 '/; cm. longi el
8'/2 cm. lati. Petioli ad 12 cm. longi. Peduneuli circiter 5 cm. longi.
Amenta florentia in sicco circiter 3 mm. crassa.
Species P. albovitiate ©. DC. proxima.
2. Folia modica, limbis 2 —9 cm. longis.
+ Folia adulta utrinque pubescentia.
19. P. induta (sp. nov.), foliis sat longe petiolatis lanceolato-ovatis
. basi rotundatis apice acutis margine ciliatis supra et subtus petiolisque
sat dense pilosis 3-nerviis, nervis lateralibus haud conspicuis, amentis
terminalibus pedunculatis ipsis quam foliorum limbi brevioribus den-
Sifloris, bractea rotundato-elliplica centro sessili, ovario emerso ovato
512 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
basi angustato apice oblique subpeltato-dilatato et acutato sat infra apicem
stigma carnosum gerente.
In regione tropica (Sodiro. n. 2/10).
Herba ad arborum truncos scandens, caule filiformi piloso in sicco vix
i mm. crasso. Limbi in sicco membranacei subopaci, ad 2 ‘/2 em. longi,
1 cm. lati. Petioli 4-2 cm. longı. Filamenta antheris rotundatis breviora.
20. P. truncivaga (sp. nov.), foliis longiuscule petiolatis ellipticis basi
aculis apice obtusis utrinque petiolisque adpresse pilosulis 5-nerviis,
amentis apice ramulorum oppositifoliis pedunculatis filiformibus densi-
fioris ipsis foliorum limbos fere æquantibus, pedunculis quam petioli
paullo brevioribus adpresse pilosulis, bractea orbiculari centro subsessili,
ovario emerso ovato apice stigma minutum glabrum oblique gerente,
bacca subglobosa glandulis flavicantibus conspersa.
Ad arborum truncos in regione tropica (Sodiro, n. 2/2).
Ramuli fiiformes adpresse pilosuli e nodis radicantes, in sicco vix
#2 mm. crassi. Limbi in sicco membranacei subopaci subtus haud conspi-
cue fusco-punctulati ad 2/2 cm. longi et 11 mm. lati. Petioli 1 cm. longi.
Antheræ minutæ rotundatæ.
21. P. defoliata (C. DC. in Seem. Journ. 1866, in Prodr. v. 16, p. 443).
22. P. saxatilis (sp. nov.), foliis breviter petiolatis lanceolatis vel e
basi cuneata obovatis supra in sicco involutis utrinque ad nervum
medium villosulis cæterum glabris subtus nigro-punctulatis 3-nervis,
petiolis margine superiore villosis, amentis axillaribus terminalibusque
pedunculatis ipsis adhuc juvenilibus foliorum limbos paullo superantibus,
pedunculs glabris petiolos superantibus, bractea orbiculari centro brevis-
sime pedicellata, ovario emerso obovato in medio subcontracto apice
stigma minutum glabrum oblique gerente.
In rupibus regionis andinæ (Sodiro, n. 2/43).
E basi radicante rami erecti ad nodos villosi. Ramuli ad 20 cm. alti
2 mm. crassi. Limbi in sicco firmule membranacei opaci supra obscure
virescentes subtus pallidi ad 2 cm. longi 8-12 mm. lati. Petioli ad 4 mm.
longi. Amenta adhuc juvenilia densiflora. Antheræ ellipticæ.
++ Folia adulta utrinque glabra.
a) Limb: elliptici vel elliptico-lanceolati basi et apice + acuti.
23. P. basellifolia (Kunth in H. B. K. Nov. gen., v. 1, p. 66).
Ad arborum truncos in silvis tropieis et subtropicis (Sodiro, n. 2/26).
(25) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANEÆ. 513
24. P. velutina (Linden et André, Illusir. hort., v. 19, p. 16, tab. 89
sine floribus), foliis breviter petiolatis lanceolato-elliptieis basi acutis
apice acutiusculis 7-plinerviis petiolis exceptis glabris, amentis apice
caulis terminalibus axillaribusque breviter pedunculatis ipsis folia super-
antibus, bractea rotundato-oblonga, ovario emerso superne oblique com-
planato et acuminato haud scutato, bacca globosa apice oblique acute
mucronata.
(Ex G. Wallis allata et in caldarlis culta).
Herba erecta ad 40 cm. alta caule rubro dense hiriello tereti parce
ramuloso. Limbi 5-7 '/s cm. longi ad 4 ‘/2 lati supra saturate virescentes
et adspectu velutini pilis nonnullis in basi præditi et nervis albicantibus
pereursi subtus rubescentes. Petioli ad 7 mm. longi hirtelli. Pedunculi ad
* 2 cm. longi. Amenta baccifera circiter 7 cm. longa, circiter 3 mm. crassa.
Stigma parvum antice insertum (v. v. et s.).
25. P. dendrophila (Schlecht. DC. in Linn. v. 5, p. 74).
In silvis circa Canzacote (Sodiro, n. 2/57).
26. P. alata (R. et Pav. Fl. Peruv. v. À, p. 31, t. 48, fig. b).
Ad arborum truncos in regione tropicali (Sodiro, 2/28 et ?2/45)
27. P. melanostigma (Migq. Syst., p. 90).
Ad arborum truncos in silvis tropieis (Sodiro, 2/13, 2/27).
28. P. Guadaloupensis (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 416).
29. P. nemorosa (C. DC. 1. c. p. 415).
Epiphyta in regione tropicali (Sodiro, n. 2/29).
30. P. trunciseda (sp. nov.), foliis modice petiolatis ellipticis basi
aculis apice obtusis emarginulatisque utrinque glabris 5-nerviis nervis
externis sæpe inconspicuis nervuloque marginali ex apice decurrente,
amentis axillaribus terminalibusque maturis sublaxifloris, bractea orbicu-
lari, ovario impresso obovato sub apice stigma minutum gerente, bacca
subimmersa glabra ovata apice oblique rostellata.
In regione subandina (Sodiro, n. 2/32). A
Herba epiphyta, caule ramuloso inferne radicante in sicco coriaceo
tetragono circiter 2 mm. crasso, ramulis junioribus minute puberulis dein
glabris. Limbi ramulorum sterilium rotundati, fertilium elliptici in sicco
membranacei ad 3 cm. longi et 2 cm. lati. Petioli 1 cm. longi. Peduneuli
adulli ad 2 cm. longi.
31. P. stenophylla (C. DC. in Durand et Pittier, Primit. fasc. 1, p. 228).
In regione subtropicali, in silvis prope Archidona (Sodiro, n. 2/17).
14 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (29)
b) Limbi ovati vel rotundato-ovati.
* Limbi basi obtusi vel rotundati.
32. P. enantiostachya (sp. nov.), foliis modice petiolatis ovatis basi
obtusis apice acutis subtus glabris et parce nigro-punctulatis supra minute
puberulis 7-nerviis, nervis utrinque 2 exterioribus inconspicuis, petiolo
supra puberulo subtus glabro, amentis oppositifoilis, pedunculo petiolum
æquante et glabro, amento quam folium paullo breviore densifloro,
bractea orbiculari, ovario subimmerso superne carnoso et basi in stipitem
latum desinente apice summo stigma minutum gerente, bacca globosa
lævi basi immersa.
(Sodiro, n. 2/33).
Caulis glaber ramosus, ut videtur erectus, in sicco coriaceus, ramulis
circiter 2 mm. crassis in sicco sulcatis. Limbi in sicco membranacei sub-
pellueido-punctulati, ad 5 cm. longi et 32 mm. lati. Petioli ad À cm. longi.
Bacca adspectu sessilis.
33. P. Tablahuasiana (sp. nov.), foliis brevissime petiolatis ovatis basi
rotundatis apice subacuminatis acumine obtusiusculo supra glabris subtus
puberulis 7-nerviis, amentis in apice caulis terminalibus axillaribusque
filiformibus densifloris brevissime pedunculatis folia pluries superantibus,
bractea orbiculari centro sessili, ovario emerso, bacca elliptica in sicco
glandulis subasperulata summo apice stigmatifera, stigmate crasso papil-
losulo.
In silvis montis Pichinchæ prope Tablahuasi altit. 3400 m. (Sodiro,
n. 2/22).
Herba erecta, caulibus dense puberulis in sicco 2 mm. crassis. Limbi in :
sicco membranacei opaci pellucido-punctulati 3 cm. longi 2 '/e lati. Petioli
> mm. longi. Amenta in sicco eirciter À mm. crassa. Pedunculi vix 2 mm.
longi. |
** Limbi basi cordati vel cordulati.
34. P. syringifolia (sp. nov.), foliis longe petiolalis ovatis basi rotun-
dato-subcordatis apice breviter acuminatis utrinque glabris 114-plinerviis,
nervo centrali fere ad '/« longitudinis suæ nervos utrinque 2 opposilos
mittente, amentis apice ramuli aphylli geminatis in specimine adhuc juve-
nilibus brevissime pedunculatis filiformibus et densifloris, bractea rotun-
(30) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANÆ. 515
dato-elliptica centro pedicellata, ovario emerso apice oblique complanato
et acuminato sub apice stigma minutum gerente.
In silvis subtropieis opacis secus flumen Pilatön (Sodiro, n. 2/59).
Herba glabra erecta inferne radicans, caule in sicco circiter 4 mm.
crasso. Limbi in sicco membranacei subpellucidi ad 10 cm. longi, 8 em.
lati. Petioli ad 9 cm. longi. Ramuli aphylli amentiferi ad 8 cm. longi.
Pedunculi ad 6 mm. longi. Amenta vix 2 mm. crassa.
39. P. inconspicua (sp. nov.), foliis longe petiolatis ovatis basi haud
profunde cordatis apice sat longe acuminatis utrinque glabris 7-plinerviis,
nervo centrali fere ex '/s longitudinis suæ nervum utrinque unum adscen-
dentem lateralibusque venas multas mittentibus, amentis oppositifoliis
peduneulatis ipsis foliorum limbos superantibus densifloris filiformibus,
bractea orbiculari, ovario emerso obovato infra apicem inconspicue stigma-
tifero.
In silvis subandinis montis Corazôn, altit. 2600 m. (Sodiro, n. 2/4).
Herba erecta inferne e nodis radicans glabra, caulibus in sicco mem-
branaceis 1 ‘/2 mm. crassis. Limbi in sicco tenuiter membranacei circiter
6 em. longi et % ‘2 cm. lati. Petioli circiter 5 cm. longi. Pedunculi quam
petioli paullo breviores. Amenta in sicco fere 1 mm. crassa.
36. P. Lehmanni (C. DC. in Engl. Bot. Jahrb. v.10, p.289). Descriptio ut 2
sequitur emendanda : foliis longiuscule petiolatis rotundalis vel subovato-
rotundatis basi cordatis supra glabris subtus villosis 7-nerviis, petiolis cau-
hbusque retrorsum villosis, amentis terminalibus modice pedunculatis
ipsis foliorum limbos fere æquantibus, ovario emerso turbinato summo
apice stigma glabrum gerente.
In silvis densis Tunguragua altit. 2000 m. ubi ad terram prostrata
(Lehmann, n. 456), locis opacis udis tropicis vallis Pallatanga (Sodiro,
n. 2/11).
Herba 50 cm. longa. Limbi vivi supra obscure virides subtus rubri (fide
cl. Lehmann) in sicco subcoriacei opaci 3-6 cm. longi latique. Petioli ad
4 cm. longi. Pedunculi 15 mm. longi. Amenta florentia 1 ‘/2 mm. crassa.
Ovarium glandulis conspersum.
37. P. pteroneura (sp. nov.), foliis modice petiolatis rotundato-ovatis
basi rotundatis apice subacuminatis obtusisque utrinque glabris 7-ner-
viis, petiolo margine et nervo centrali subtus membranaceo-alatis,
amentis terminalibus densifloris breviter pedunculatis foliorum limbos
subæquantibus, pedunculo quam petiolus multo breviore, bractea orbi-
culari centro subsessili, filamentis sat longis, antheris ellipticis, ovario
emerso basi attenuato superne oblique complanato et sub apice obtuso
stigmatifero, stigmate papillosulo.
516 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (31)
In silvis subtropicis (Sodiro, n. 2/5).
Herba radicans ramulis circiter 45 cm. longis A-alatis alis membrana-
ceis circiter 1 mm. latis. Limbi in sicco tenuiter membranacei ad 6 cm.
longi 5 ‘/ cm. lati basi ima ad petiolum in alas membranaceas decur-
rentes. Petioli 1 ‘/2-2 cm. longi. Amentum in specimine unicum, in sicco
vix 2 mm. crassum.
Species foliorum nervo centrali alato insignis.
38. P. erassilimbus (sp. nov.), foliis inferioribus longiuscule petiolatis
superioribus breviter petiolatis supremis sessilibus omnibus rotundato-
ovalis basi cordulatis rotundatisve apice rotundatis supra glabris subtus
velutino-puberulis 7-nerviis nervoque marginali continuo, amentis termi-
nalibus vel oppositifoliis breviter pedunculatis filiformibus densifloris
limbos circiter triplo superantibus, bractea orbiculari pedicellata, ovario
rhachı impresso ovalo paullo sub apice oblique stigmatifero, stigmate
glabro.
In præruptis montis Pichinchæ regionis orientalis alt. 2900-3600 m.
(Sodiro, 2/64).
Herba erecta ramulosa, ramulis in sicco coriaceis cum petiolis pedun-
culisque dense velutino-puberulis, amentiferis inferne ad 4 mm. crassis.
Limbi 2 '/-3 '/’ cm. longi 2-2 '/ lati, hypodermate in facie superiore
crassissimo. Pelioli inferiores ad 3 cm. longi. Pedunculi ad 8 mm. longi.
39. P. Grisari (sp. nov.), foliis longiuscule petiolatis cordato-ovatis
apice breviter acuminatis supra glabris subtus ad nervos nervulosque
dense puberulis 9-nerviis, petiolis glabris, amentis terminalibus axillari-
busque filiformibus densifloris cum pedunculis longiusculis glabris folia
subæquantibus, bractea orbiculari, ovario turbinato apice rotundato sub-
oblique stigmatifero, stigmate glabro papillosulo.
Ecuador aut Peruvia (Grisar in h. Mus. Par.).
Herba basi decumbens radicans, caulibus glabris in sicco vix 2 mm.
crassis. Limbi in sicco membranacei subpellucidi indistincte pellucido-
punciulati 5 '/ cm. longi latique. Petioli circiter 5 cm. longi. Pedunculi
vix 2 cm. longi.
40. P. Miqueliana (C. DC. in Seem. Journ., in Prodr., v. 16, À, p. 412).
41. P. pellucida (Kunth in H. et B. Nov. gen. v. 1, p. 64).
In arenosis regionis subtropicalis et tropicalis (Sodiro, n. 3/6).
12. P. Jamesoniana (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 412).
In silvis subandinis et andinis regionis tropiealis et subtropicalis
(Sodiro, n. 2/14 a).
ß. microphylla (C. DC. 1. c.).
(32) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANE. 517
In silvis montis Pichincha (Sodiro, n. 2/14 b).
43. P. subpeltata (C. DC. 1. c. p. 411).
3. Folia parva, limbis quam 2 cm. brevioribus.
44. P.longicaulis (sp. nov.), foliis modice petiolatis ovato-rotundis utrin-
que pilosis 3-nerviis, nervis lateralibus inconspicuis, amentis axillaribus
terminalibusque longiuscule pedunculatis ipsis folia pluries superantibus
sublaxifloris, bractea orbiculari centro subsessili in sicco subcoriacea, ovario
emerso oblongo-ovato apice stigma carnosum glabrum oblique gerente.
In regione subandina (Sodiro, n. 2/31).
Epiphyta, caule elongato ramulosoque in sicco 2 mm. crasso et duro,
ramulis haud dense pilosis. Folia alterna, ramulorum internodia circiter
1 '/s longa. Limbi in sicco subcoriacei opaci circiter 44 mm. longi et ad
13 mm. lati. Petioli ad 5 mm. longi. Pedunculi 12 mm. longi. Amenta
florentia 6 '/ cm. longa et in sicco 1 '/. mm. crassa.
45. P. foliosa (Kunth in H. B. Nov. gen., v. 1, p. 412, C. DC. in
Prodr. v. 16, 1, p. 418). In descriptione Prodromi post ovario emerso,
adde : summo apice obtuso et stigmatifero (ergo species e paragrapho
removenda).
(Sodiro, n. 2/45).
46. P. nummularifolia (Kunth in H. B. Nov. Gen. v. 1, p. 66).
Ad arborum truncos (Sodiro, n. 2/18), silvis tropicis ad Santo-Domingo
et Puente de Chimbo (Sodiro, n. 2/65).
ß. pubescens (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 421).
(Sodiro, 2/15).
x. obcordata (Miq. in Linn. v. p. 118).
In silvis tropieis (Sodiro, n. 2/20).
47. P. serpens (C. DC. in Seem. Journ., in Prodr.]. c. p. 419).
In regione tropicali et subtropicali (Sodiro, n. 2/16).
48. P. rubropunctulata (sp. nov.), foliis modice petiolatis rotundato-
ovatis utrinque glabris et rubro-punciulatis apicem versus margine minute
aliolatis 3-nerviis, amentis pedunculatis terminalibus vel oppositifoliis
densifloris filiformibus ipsis foliorum limbos duplo fere superantibus,
peduneulis petiolos superantibus, bractea orbiculari rubescenti-punctulata
centro subsessili, ovario emerso rubescenti-punctulato apice oblique com-
planato et subacuto infra apicem stigma parvum carnosulum gerente,
bacca ovato-acuta brevi.
(Sodiro, n. 2/30).
518 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
Herba repens, caule filiformi in sicco vix À mm. crasso e nodis radi-
cante juniore puberulo et rubescenti-punctulato. Limbi in sicco membra-
nacei subpellueidi circiter 16 mm. longi latique, nervis haud conspicuis
Petioli circiter 8 mm. longi. Antheræ filamentis breviores.
49. P. Andinacea (C. DC. in Seem. Journ., in Prodr., v. 16,1, p. 40%).
50. P. Tonduzii (C. DC. in Durand et Pittier, Primit. fase. 1, p. 229).
In silvis tropicis ad arborum truncos (Sodiro, 2/15, 2/15b), in valle
Nonegal (Sodiro, n. 2/15 ©).
£. Ovarium superne oblique complanalum et + scutatim auctum apice subu-
latum vel saltem distincie acuminatum et antice (id est sat infra apicem)
stigmatiferum.
10 FOLIA PENNINERVIA.
51. P. magnolifolia (C. DC. in Prodr., v. 16, À, p. 427).
Epiphyta in silvis tropicis et subtropicis (Sodiro, 2/35).
52. P. Durandi (C. DC. in Durand et Pittier, Primit. fasc. 1, p. 225).
7. oligostachya (var. nov.) amentis apice ramuli aphylli in specimine tan-
tum 2, vix 2 mm. crassis foliorum limbos fere æquantibus, petiolis 2 cm.
longis, peduneulis 8 mm. longis.
In silva subandina montis Corazön (Sodiro, n. 2/63).
53. P. elongata (Kunth in H. B. v. 4, p. 62).
Bosque de Colorados (Sodiro, n. 2/58).
54. P. distachya (Diet. Sp. v. 4, p. 156).
In silvis tropicis epiphyta prope Puente de Chimbo (Sodiro, n. 2/37,
2/38, 2/38 b).
59. P. pyrifolia (Kunth. in H. B. Nov. gen. v. 1, p. 61).
Bosque de Santo Domingo, alt. 400 m. (Sodiro, n. 2/62), cum limbis ad
17 cm. longis.
56. P. lancifolia (Hook. Ic. pl. t. 332).
In silvis tropieis et subtropicis (Sodiro, n. 2/34).
8. grandifolia (var. nov.), limbis in sicco subcoriaceis circiter 16 cm.
longis, petiolis fere 2 cm. longis, amentis in apice caulis geminalis.
(Sodiro, n. 2/36).
(34) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANA. 519
20 FOLIA MULTINERVIA.
57. P. stelechophila (C. DC. in Prodr., v. 16, À, p. 433).
In silvis tropicis prope flumen Toachi (Sodiro, n. 2/60).
Limbi quam in specimine Jamesoniano magis evoluti ad 6 mm.
supra basin peltatı.
58. P. scandens (R. et Pav. Fi. Per. v. À, p. 32, t. 51, fig. b.).
In silvis tropicis apud Santo Domingo de los Colorados (Sodiro, n. 2/41).
B. fertilior (C. DC. in Prodr. 1. c. p. 43%).
Ecuador (Sodiro, n. 2/39).
59. P. flavescens (C. DC. in Prodr. v. 16, 1, p. 436).
In silvis subtropieis ad Nonegal (Sodiro, n. 2/56).
60. P. major (C. DC. in Prodr. v. 16, 1, p. 432).
In silvis subtropicalibus et tropicalibus secus flumen Pilatôn (Sodiro,
n. 2/40).
$ 2. Folia opposita.
61. P. petraea (sp. nov.), foliis plerumque oppositis petiolatis subovato-
elliptieis basi subacutis apice obtusis utrinque petiolisque dense hirsutis,
amentis terminalibus axillaribusque brevissime pedunculatis apice ramu-
lorum approximatis ipsis foliorum limbos paullo superantibus densifloris,
bractea orbiculari centro pedicellata, ovario emerso ovato apice oblique
stigmatifero, stigmate minuto carnosulo, bacca ovata lævi apice brevissime
acutala, superne fiavide glandulosa.
In regione subandina locis rupestribus (Sodiro, n. 2/44).
Herba e basi radicans. Rami erecti dense et adpresse hirsuti circiter
25 cm. longi inferne ad nodos tumiduli et circiter 3 mm. crassi. Folia
interdum alterna. Limbi in sicco coriacei opaci inconspicue 3-nervi, fere
ad 4 1/2 cm.longi et ad À cm. lati. Petioli ad 3 mm. longi. Braciea in sicco
flavide punctata. Antheræ minut® subglobosæ, filamenta brevissimo.
Species P. radicantem (©. DC. in Mém. Soc. Phys., t. XXVIL, 2, pl. 2)
quoad habitum foliorumque formam ac pubescentiam sat referens sed
amentis multo minoribus ab ea valde recedens.
62. P. Pichinchæ (C. DC. in Seem. Journ., in Prodr., v. 16, 1, p. 444).
63. P. fruticetorum (sp. nov.), foliis modice petiolatis ellipticis utrin-
que acutis apicis acumine obtusiusculo 3-nerviis supra subtusque ad
nervos adpresse et sat longe pilosis, margine ciliatis, petiolo margine
Supericre dense ei sat longe piloso, amentis axillaribus terminalibusque
520 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
pedunculatis filiformibus evolutis limbos fere triplo superantibus et sub-
laxifloris, bractea orbiculari subsessili, ovario emerso ovato paullo sub
apice oblique stigmatifero, stigmate puberulo.
In fruticetis interandinis circa Quito, Cotocollao, etc. (Sodiro, n. 2/66).
Herba erecta e basi radicante ramosa, ramis amentiferis circiter 20 cm.
longis 3 mm. crassis inferne sat longe dense pilosis. Limbi in sicco mem-
branacei subpellucidi parce pellucido-punctulati, adulti ad 3 em. longi et
ad 15 mm. lati, hypodermate faciei superioris crasso. Petioli ad 12 mm.
longi. Pedunculi ad 22 mm. longi.
Forma monstruosa adest amentis ramulosis, bracteis conformibus sæpe
longius pedicellatis, floribus sterilibus.
Cum præcedente (Sodiro, n. 2/66P ).
64. P. Consoquitlana (C. DC. in Zinn. n. f. v. II, p. 379).
Deseriptioni adde : Limbi 2 '/2-3 cm. longi, ad 13 mm. lati.
In rupestribus regionis subandinæ intertropicalis (Sodiro, n. 2/42).
$ 3. Folia verticillata.
Folia modica limbis 2—6 cm. longis.
65. P corazonicola (sp. nov.), foliis quaternis brevissime petiolalis e
basi cuneata oblongo-obovatis utrinque minutissime velutinis 1-nervis,
amentis axillaribus terminalibusque breviter pedunculatis inæquilongis,
terminalibus longioribus foliorum limbos pluries superantibus, bractea
orbiculari, bacca emersa ovata sub apice oblique acutato stigmatifera.
Ad arborum truncos in silvis montis Corazôn (Sodiro, n. 2/67).
Herba ramulosa, ramulis cireiter 8 cm. longis et À mm. crassis minu-
tissime velutinis. Limbi in sicco membranacei flavescentes ad 9 mm.
longi et ad 5 mm. lati. Petioli vix À mm. longi.
66. P. lanceolata (C. DC. in Seem. Journ., in Prodr., v. 16, 1, p. 459).
In regione subandina (Sodiro, n. 2/49).
67. P. inæqualifolia (R. et Pav. Flor. Per. v. 1, p. 30, t. 46, f. a).
Vulgo Cosagonu. Culta passim ob odorem aromaticum (Sodiro, n. 2/68).
63. P. galioides (Kunth in H. et B. Nov. gen. v. 1, p. 71).
(Sodiro, n. 2/50).
a. longifolia (C. DC. in Prodr., v. 16, 1, p. 464).
Passim in regione subandina (Sodiro, n. 2/53).
69. P. Loxensis (C. DC. in Prodr.,]. c. p. 464).
Epiphyta in regione andinacca (Sodiro, n. 2/54).
(36) C. DE CANDOLLE. PIPERACEÆ SODIROANE. 521
=
70. P. cæspitosa (C. DC. in Morot. Journ., v. 4, in Bull. Herb. Boiss.
pP: 711).
Epiphyta in silvis subandinis (Sodiro, n. 2/46).
71. P. Kunthiana (Kunth in H. et B. Nov. gen. v. 1, p. 70).
In silvis Andium in provincia Riobamba (Sodiro, n. 2/%7b ).
72. P. reflexa (Dict. Sp. v. 1, p. 180).
Epiphyta in regione andina et subandina (Sodiro, n. 2/47).
73. P. quadritolia (Kunth in H. et B. Nov. gen. v. 1, p. 69).
Epiphyta in silvis andinis et subandinis (Sodiro, n. 2/48).
7%. P. microphylla (Kunth in H. et B. Nov. gen. v. 1, p. 69, t. 15).
In silvis subtropicis (Sodiro, n. 2/52).
75. P. aphylla (C. DC. in Prodr.,]. c., p. 465) ?
(Sodiro, n. 2/51).
BULL. HERB. BOIss., juillet 1898. 36
522
Beitrâge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folge).
WAiEI.
Mit Beiträgen
von
D' Max GÜRKE (Berlin), Dr Hans HALLIER (München),
Prof. Dr Hans SCHINZ (Zürich).
LILIACH.
Hans SCHINZ (Zürich).
Eriospermum Rautanenii SCHINZ
Tuber globosum, intus albidum; folia solitaria synanthia late ovato-
lanceolata, cuspidata, basi truncato-cordata, glabra, ophioglossoidea,
glauco-viridia; racemus laxus, subcorymbosus, pedicellis erecto-paten-
tibus; perianthium campanulatum, segmentis albidis vel roseo-vittatis ;
capsula obovoideo-turbinata perianthio breviora.
(321) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 523
Südwest-Afrika : Amboland, Olukonda, Raulanen 227 (23. XI. 1896,
blühend und aussamend).
Tuber + 15 mm crassum; folia + 4 cm longa et + 3 cm lata; perian-
thium laciniæ 7—8 mm long&; bracteæ 1 ‘/—2 mm longæ; racemus
4—5 cm longus.
Dürfte wohl verwandt sein mit dem angolensischen E. ophioglossoides
Welw. (Trans. Linn. Soc. ser. 2, I (1878), p. 262); weicht aber ab durch
das Fehlen der den Knollen krönenden und umkleidenden Fasern und
breitere Laubblätter. E. roseum Schinz in Bull. Herb. Boiss., 1896, p. 38.
hat breitere Laubblätter und grössere und reichblütige Inflorescenzen.
AIZOACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Aizoon Dinteri SCHINZ
Annua, herbacea, ramosa, pilosa ; folia alterna vel opposita, subpetio-
lata vel sessilia, oblongo-obovata, obtusa, basi cuneato-angustata ; flores
axillares vel terminales; calycis tubus late campanulatus, laciniæ anguste
lanceolatæ, subacutæ; filamenta lineare-lanceolata, acuta, margine serru-
lata.
Folia + 24 mm longa et + 10 mm lata; calycis laciniæ 5—6 mm longæ ;
filamenta + 5 mm longa; stylus + 3 mm.
Südwest-Afrika : Hereroland, Tsoachaubmund, Dinter 55.
Diese dem Litoral Deutsch-Südwestafrikas angehörende neue Art ist
offenbar verwandt mit Aizoon galenioides Fenzl (Sonder in Harv. et
Sonder, Fl. Cap., II, p. 469). Aizoon hispanicum L. (L. Spec. pl. ed. I,
p. 488) und A. canariense L. (1. c., p. 488), mindestens hat sie mit
diesen Arten das papillose Indument gemeinschaftlich. A. galenioides
hat kürzere Blüten und eiförmige Kelchabschnitte; bei A. hispanicum
ist der Kelchtubus kegelförmig und A. canariense hat breite und dreieckig-
eiförmige Kelchabschnitte. Dinter bezeichnet die Blüten als « gelb, » ich
möchte fast vermuten, dass die gelbe Färbung vorzugsweise den
prächtig goldgelben Staubbeuteln zu verdanken ist.
324 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (322)
LEGUMINOSÆ.
Hans SCHINZ (Zürich).
Indigofera arenophila SCHINZ
Annua, dense griseo-villosa; folia breviter petiolata, imparipinnata;
foliola 7, elliptica vel obovato-elliptica, lateralia opposita, acuta vel obtusa,
mucronata, mucro apice incrassalus; stipulæ lanceolatæ; calycis laciniæ
lineares, apice appendiculatæ ; legumen cylindricum, 4-ovulatum.
Südwest-Afrika : Amboland, Oshiheke bei Olukonda, Rautanen 215
(15. März 1894).
Eine krautartige Pflanze mit gerader, langer Pfahlwurzel und schon
vom Grunde an reich verzweigtem, aufrechtem Hauptstämmchen. Stengel,
Blätter, Trag- und Vorblätter, sowie die Kelche sind dicht mit sehr langen,
abstehenden Haaren bekleidet. Diese Haare sind stark verdickt und eng-
lumig, sie sind zweiarmig und zwar ist die gemeinsame Stielzelle sehr
kurz. Die ca. « mm lang gestielten Blätter sind unpaarig gefiedert, die
6 seitlichen Blättchen sind gegenständig. Die einzelnen Blättchen sind
von elliptischem bis elliptisch-verkehrteiförmigem Umriss, spitz oder
stumpf, in jedem Falle ist die Blattfläche überragt von einem in eine
saugnapfartige Verdickung endigendem Mukro. Diese Spitzchen werden
der Länge nach von den aus dem Mittelnerv kommenden Tracheiden
durchzogen, die sich dann unterhalb der napfartigen Erweiterung pinsel-
artig auflösen. Die Blattfläche ist 5 bis 12 bis 15 mm lang und 3 bis 7
bis 10 mm breit. Die am Grunde der Blatistiele sitzenden Nebenblätter
sind von lanzettlichem Umriss, zngespitzt oder spitz, laubblättchenartig
und häufig auch mindestens so lang wie ein Einzelblättchen. Die schar-
lachroten, ungemein kleinen Blüten sind zu 2- bis 4zähligen, fast knäuel-
arligen Blütenständen vereinigt, die über die ganze Pflanze zerstreut
sind. Die Tragblätter erinnern meistens noch an die Laubblätter, indem
zwar das Endblättchen noch ausgebildet, die seitlichen Blättchen aber
häufig auf die in den Mukro auslaufende Mitttelrippe reduziert sind;
mitunter besteht das Tragblatt auch nur aus einem handförmig einge-
schnittenen, einfachen Blatte. Der Pedunculus ist ausserordentlich kurz,
die Blütenstiele dagegen werden bis zu 4 mm lang. Die Abschnitte des
(323) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 925
bis beinahe zum Grunde 5teiligen Kelches sind pfriemlich-lanzettlich,
abstehend langbehaart. + 3 mm lang und besitzen gleich den Blätichen
saugnapfartige, verdickte Spitzen. Die Kielblätter tragen ausserseits über
dem Nagel je einen hohlen, hornartigen Fortsatz. Die Hülse ist 8 mm
lang, 4samig und zuerst lang-, später kurzbehaart.
Es ist mir unmöglich diese Pflanze mit irgend einer der beschriebenen
Indigofera-Arten zu identifizieren, die napfartigen Verdickungen der
Blättchen- und Kelchabschnittspitzen, die offenbar als Hyathoden aufzu-
fassen sind, sind so auffallend, dass ich nicht verstehen könnte, warum
sie, wenn obige Art mit einer bereits bekannten Indigofera Spezies sich
decken würde, nicht beschrieben worden sind.
I. arenophila ist ein Sandbewohner; ohne dass dies auf der Etiquette
bemerkt, würde man sofort auf einen solchen Standort schliessen in An-
betracht der kräftigen Pfahlwurzel und der seidenartigen Behaarung.
Acacia Rehmanniana SCHINZ
Frutex? vel arbor?; ramuli sulfureo-holosericei; folia breviter petio-
lata; stipulæ elongato-spiniformes; pinæ ad 38 jugatæ; foliola 31 jugata,
basi truncata, apice obtusa. valde approximata; flores capitati; calycis
segmenia pilosa; legumen compresssum, obtusum, basi contractum.
Süd-Afrika : Transvaal, Makapansberge-Streydpoort, Rehmann 5517.
Diese Art muss infolge des sammetarligen Indumentes ihrer Zweige
unzweifelhaft zu den schönsten Akazien Südafrikas gehören; ob sie
strauch- oder baumartigen Habitus besitzt, lässt uns der Sammler leider
nicht wissen. Die an den vorliegenden Exemplaren 5 bis 10 mm langen
Slipulardornen sind gerade vorgestreckt und mindestens bis zu ®/« ihrer
Länge weich behaart. Die kurz gestielten Blätter, deren Rhachis zum
Teil gleich den Zweigen ein weiches, schwefelgelbes, zum Teil weissgelb-
zottiges Kleid besitzen, sind + 9 cm lang. Die + 2 cm langen Fiedern
sind bis 38 jochig; am Grunde des Blattrhachis und zwischen den unteren
Fiedern finden sich Ascoboli-ähnliche Drüsenkörper. Die dicht auf ein-
ander folgenden, verschwindend kurz gestielten Blätichen sind + 31
jochig, am Grunde schief abgestutzt, stumpf, länglich-linealisch, ge-
wimpert, unterseits mitunter mit einigen wenigen Haaren besetzt, ober-
seits durchaus kahl, + 3mm lang. Die zirka 2 cm lang gestielten
Inflorescenzen sind kopfig; der Inflorescenzstiel trägt unterhalb seiner
Mitte zwei Hochblätter. Die schmutzig-graugrünen Hülsen sind kurzhaarig,
am Grunde zusammengezogen und + 11 cm lang und 1'/s cm breit.
526 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (324)
Die Art erinnert an A. hæmatoxylon Willd., unterscheidet sich aber
auf den ersten Blick durch das schwefelgelbe Indument und durch viel
kürzere und dabei kräftigere Stipulardornen. Sie bildet unzweifelhaft eine
Gruppe mit den ostafrikanischen A. Stuhlmanmit Taubert (in Engler,
die Pflanzenwelt Ostafrikas, Teil C, p. 194 (1895) und A. lasiopetala
Oliver (Fl. of. trop. Africa, Il, p. 346). Erstere teilt mit ihr die Eigen-
tümlichkeit der schwefelgelben Behaarung, weicht indessen ab durch
nur 9 bis 48 jochige Fiedern und nur 9 bis 18 jochige, grössere Blätt-
chen. Bei A. lasiopetala sagt Oliver kein Wort über die Farbe des Indu-
mentes, vermutlich wird dasselbe daher auch kein besonderes Merkmal
bieten und ebenso ist die Zahl der Fiedern bedeutend geringer (22).
Nach Oliver sollen bei A. lasiopetala die Petalen äusserlich seidenärtig
behaart sein, das stimmt unter keinen Umständen für unsere Pflanze.
ELATINACER.
Hans SCHINZ (Zürich).
Bergia spathulata SCHINZ
Annua, adscendens, glanduloso-hirsuta; folia opposita, oblongo-spathu-
lata, serrata, basi attenuata, obtusa vel acuta, glabra; flores verticillati,
pedicellati; calycis lacinie spathulatæ, basi cuneatæ, glanduloso-fim-
briatæ, apiculatæ; petala oblongo-ovata, acuminata; filamenta inæqualia.
Südwest-Afrika : Amboland, Olukonda Rautanen 221 (26. März
1897).
Eine einjährige, zur Regenzeit erscheinende, nasse Stellen bewohnende
krautige Pflanze von 2 bis 4 dm Höhe. Die drüsig behaarten, teilweise
aufsteigenden, niederliegenden oder aufrechten Stengel sind rot gefärbt
und tragen gegenständige Blätter in deren Achseln dichte Wirtel von
kurz gestielten Blüten sitzen. Die Blattspreite ist von länglich-spatel-
förmigem Umriss, gegen den Grund zu stielförmig zusammengezogen,
stumpf oder spitz, am Rande entfernt gesägt, 3 ‘/2 cm lang und + 1 cm
breit, kahl und mit einer unterseits hervortretenden Mittelrippe versehen.
Die am Grunde unlereinander kurz verbundenen Kelchabschnitte sind
von spatelförmigem Umriss, unterhalb der oberen Verbreiterung mehr
oder weniger plötzlich zu einem drüsig-langgefransten Nagel zusammen-
(325) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 5927
gezogen, im Uebrigen kahl, fast fleischig, grün, von einer kleinen aber
deutlichen Spitze überragt; die Länge der Abschnitte beträgt 3 bis 4 mm,
die grösste Breite 1 bis 1 '/g mm. Die violetten Kronblätter sind länglich-
eiförmig, zart, zugespitzt, 3 bis 4 mm lang und 1 bis 2 mm breit. Die
epipetalen Staubfäden sind in ihrer ganzen Länge fadenförmig, die epi-
sepalen dagegen am Grunde verbreitert; die Glieder beider Kreise sind
elwas kürzer als die Petalen. Die 5 Griffel sind 2 bis 2 ‘/2 mm lang und
je mit einer kopfigen Narbe versehen. Mein Freund Rautanen schreibt
mir zu der Pflanze :- « Die Pflanze wird im Oshindonga ondjagumuni
genannt; die Samen gelangen nach dem Rückzug des Wassers zur
Keimung. Die Pflanze ist wohlriechend, der Duft erinnert an Honig. Vor
drei Jahren hatte ich einst ein einziges Exemplar in ein Buch gesteckt
und nun duftet dasselbe heute noch so oft ich das Buch öffne. In diesem
Jahre (1897) sah ich sie reichlich vertreten. da so viel Wasser gefallen
ist. Die Aandonga pflegen die Samen der Pflanze mit solchen der Wasser-
melone zusammen auszusäen, in der Meinung, dass dann die Wasser-
melone den Duft der ondjagumuni annehmen werde. »
Die Zugehörigkeit unserer Pflanze zu der Gattung Bergia steht wohl
ausser Zweifel, dagegen scheint sie mir mit keiner der beschriebenen
Spezies identisch zu sein. Sie weicht vorzugsweise ab durch die seltsame
Form der Kelchabschnitte, eines Merkmales das die Erkennung sehr
erleichtert.
GENTIANACEE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Sebæa Schlechterii SCHINZ
Annua, erecta, eramosa; folia late ovata, basi ,subcordata; inflores-
cenlia pauciflora; calycis segmenta carinata; calyx 4-fidus; antheræ 1-
glandulosæ ; stylus glaber.
Südwestliche Kapkolonie: French Hoek, in montibus, 3000’,Schlechter
9307, 20. XI. 1896.
Ein schmächtiges, unverzweigtes, kahles Pflänzchen von ca. 10 cm
Höhe und mit 3 bis 4 bis % cm langen, durch Blattpaare getrennten Inter-
nodien. Die Blätter sind breit-eiförmig, am Grunde schwach-herzförmig,
528 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (326)
stumpf oder spitzlich, + 5 mm lang und 3 bis 4 mm breit, kahl. Die
wenigen Blüten sind an der Spitze des Pflänzchens gedrängt; sie sind
kurz gestielt und Azählig. Die Kelchblätter sind mit + */4 mm breitem
Kiel und zartem Hautrand versehen und erreichen eine Länge von
+ 4 mm; die Kronröhre ist + 3'/.; mm lang. Die Kronzipfel sind bei
einer Länge von + 2 mm lanzettlich und spitz. Die Länge der Staubfäden
beträgt + ‘/2 mm, die der mit einer apikalen, hyalinen Drüse versehenen
Staubbeutel + °/ı mm. Der + 3 mm lange Griffel enthehrt eines Haar-
ringes.
Diese neue Art unterscheidet sich von Sebæa aurea (L.) R. Br. (vergl.
Schinz in Bulletin de l’Herbier Boissier, IN [1896], p. #43) durch kürzere
Staubbeutel, kleinere, unscheinbarere Staubblatidrüsen und ganz kahlen
Griffel.
(327) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 529
CONVOLVULACEE.
H. HALLIER (München).
Seddera capensis Haruier f. — Evolvulus Capensis E. Mey.! in
DC. Prodr. IX (1845), p. 444; Hauer f. in Ensrer Jahrb. XVII, 1-2
(22. XII. 1893), p. 86.
Herba suffruticosa, e caudice brevi lignoso ramosa; rami longi, sim-
plices, prostrati, herbacei, tereles, sicut bractearum et sepalorum pagina
infera pilis densiusculis subappressis fulvo-hirsuti, dense foliosi; folia
alterna, disticha, parva, breviter petiolata, elliptica, obtusa vel subacuta,
mucronala, herbacea, pinninervia, supra fulvo-sericea, subius pallidiora et
glaucescentia pilisque raris appressis obspersa, nervis lateralibus utrin-
secus 2-3 ascendentibus; flores axillares, solitarii, brevissime pedun-
culati, pedicello carentes, parvi; bracteæ 2 oppositæ, sepalis similes, sed
minores, lineari-lanceolatæ; sepala 5 lanceolata, acuta, foliacea, herbacea,
herbaceo-viridia, ad 3/5 imbricata, exteriora 3 longiora; corolla calycem
dimidio excedens, infundibularis, præter fascias mesopetalas appresse
hirsutas glabra, albida (?); filamenta 5 æqualia, quam corolla dimidio
breviora, basi sensim dilatata nec dentata, eglandulosa; antheræ parvæ,
oblongæ, subcordatæ; pollen ut in Convolvulis; discus subcupularis;
ovarium ovoideum, apice hirsutum; stylus fere usque ad basin bifidus,
ramis æquilongis corollam adæquantibus; stigmata 2 parva, reni-
formia, palmato-crenata ; capsula A-valvis, 2-locularis, 4-sperma, valvis
tenuiter chartaceis ochraceis summo apice hirsulis, sæpto tenuiter mem-
branaceo pellucido, seminibus fuscis glabris trigonis.
Caudex usque 3 mm crassus; rami usque 25 cin longi, vix 2 mm
crassi; folii petiolus 1-2 mm longus, lamina usque 12 mm longa,
9 mm lata; peduneulus 1-2 mm longus; calyx 7 mm longus;
corolla À cm longa; capsula 5 mm diametro.
var. glabrescens Harnıer f. — Rami pilis sparsis patentibus fla-
vescentibus hirsuti; folia, bracteæ, sepala præter marginem ciliatum
glabra; corolla præter fascias mesopetalas summo apice tantum pilis
raris penicillatas glabra.
530 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (328)
Orange-Freistaat, Draai-fontein (Reumann 1875-80, no 3659, Hb.
Tur. ?).
Transvaal, Boshveld, inter Kleinsmit et Kameelpoort (REHMANN
n° 4854, Hb. Tur.!).
Seddera repens Hauer f. — Evolvulus alsinoides Varke (non
alior.) in Abh. naturw. Ver. Bremen IX (II. 1885), p. 128 quoad specim.
repens tantum.
Fruticulus gracilis, appresse flavo-pilosus; rami tenues, elongati,
late diffusi, teretes, novelli sericei; folia alterna, disticha, parva, breviter
petiolata, ovata, subcordata, mucronulata, herbacea, viridia, subtus palli-
diora, supra parce, subtus dense appresse pubescenlia; pedunculi axil-
lares, solitarii, tenues, ali brevissimi uniflori, ali folia adæquantes
biflori; bracteæ bracteolæque minutæ, subulatæ; pedicelli bre-
vissimi; sepala subæqualia, lanceolata, acuminata, dense et patule flavo-
hirsuta, ad 3/5 imbricata; corolla parva, vix dupla calycis longitudine,
alba, late infundibularis, 5-loba, lobis triangularibus, fasciis mesopetalis
exius pilis inæqualiter dibracchiatis flavo-sericeis; filamenta 5 ad inser-
tionem utrinsecus in dentem obsoletum dilatata, quasi stipulata, eglandulosa;
antheræ breves, ellipsoide@; pollen ut in Convolvulis; ovarium pilis
inæquilonge dibracchiatis dense hirsutum; stylus fere usque ad basin
bifidus, ramis æquilongis; stigmata 2 minuta, capitata; capsula
4-valvis, 2-locularis, 4-sperma, valvis hirsutis apice penicillatis, septo
pellucido membranaceo, seminibus minutis trigonis lævibus nigris.
Rami usque ultra 1/2 m longi, vix À mm crassi; folii petiolus
1-2 mm longus, lamina usque 8 mm longa, 5 mm lata; pedunculus
1-7 mm, pedicellus 1-2 mm, calyx 3 mm longus; corolla 5 mm,
capsula 3 mm, semina À mm longa.
Madagaskar, Nossi-Bé, am Boden kriechend (D' Chr. RuTENBERG
12. Ill. 1878, Hb. Brem.).
Mit der Gattung Evolvulus scheint Varke, gelinde gesagt, nicht
besonders glücklich gewesen zu sein. Denn während bereits früher * in
Evolvulus madagascariensis Varke ein Heliotropium der Sektion Ortho-
stachys erkannt wurde und jetzt das eine der beiden von RUTENBERG auf
Nossi-bé gesammelten und von Varke als Evolvulus alsinoides L.
1 Bezüglich der hier für die benutzten Herbarien in Anwendung kommenden
Abkürzungen vergleiche man die im Bull. Herb. Boiss. V, 5 (V. 1897), S. 368
gegebene Liste.
- H. Harnier in ENGzer Jahrb. XVI, 4-5 (27. VI. 1893), S. 536.
Va a X
(329) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 991
bestimmten Herbarexemplare, welches der obigen Beschreibung zur
Grundlage gedient hat, sich als neue Seddera-art erwies, konnte ferner
an dem mir durch freundliche Vermittelung des Herrn Professor
BucHEnau zugänglich gewordenen Originalexemplar von Evolvulus
rutenbergianus Varke der Nachweis geliefert werden, dass der letztere
kein Evolvulus ist, sondern überhaupt zu einer ganz anderen Pflanzen-
familie gehört. In einer bereits abgeblühten Blüte fand ich auf dem
kugeligen, oberständigen, von 5 freien, lanzettlichen Kelchblättern und
innerhalb derselben von einigen unvollständigen Staubblättern umge-
benen Fruchtknoten ein Büschel von 5 freien, mit je einer kleinen
kopfigen Narbe gekrönten Griffeln. Die Frucht zerspringt in 5 durch je
eine unvollständige Scheidewand zerklüftete und an der Spitze zwei-
spaltige Klappen und umschliesst in jeder der 10 Kammern je einen
glatien, flach zusammengedrückten, umgekehrt eilörmigen Samen. Aus
diesen Befunden liess sich für Evolvulus rutenbergianus unschwer dessen
Zugehörigkeit zur Gattung Linum erkennen.
Seddera suffruticosa (Schınz! 29. IX. 1888) HALLIER f. in ENGLER
Jahrb. XVIII (1893), p. 88 et in Bull. de I’Herb. Boiss. V, 11 (XI. 1897),
p. 1008 et 1010. — S. mucronata (Ensı.! 9. X. 1888) HALLIER f. in ENGL.
Jahrb. XVII, p. 88. — Breweria baccharoides ! et sessiliflora! BAKkER in
Bull. mise. inf. Kew n° 86 (II. 1894), p. 68.
Amboland, Oshando (Scrinz n° 750!, Hb. Ber.).
Bechuanaland, Kuruman, in lapidosis, 1200 m. (R. Marrorn ! I.
1886 n° 1073, Hb. Ber.).
Griqualand, in campis circa St. Clair, Belmont (Hergerr! XIL 1896
n° 415, Hb. Kew).
Transvaal, Boshveld, Elandsriver (und drift) (Dr A. Renan! 1875-
80 no 497%, Hb. Tur.).
Zambesi, between Telte and Ihe sea coast (Dr J. Kirk! 23. IV. 1860
n° 1625, Hb. Kew. — « Styles 2, stigmas flat »); between Senna and
Lupata (Kırk! XII. 1858, Hb. Kew).
E. Trop. Africa, Umba-valley (Lieut. C. S. Surru! XII. 1892, Hb.
Kew).
var. hirsutissima Hauer f. — Breweria conglomerata Baker!
l. c. — S. conglomerata Hauıer f. in Bull. Herb. Boiss. V (1897), p. 1008.
— Planta multo robustior, ubique dense fulvo-hirsuta, subpannosa; folia
quam in formæ genuinæ specim. plerisque, sed non quam in specim.
SCHINZ n° 750, majora.
332 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (330)
Angola (Werwirsch n° 6160!, Hb. Kew).
Transvaal, Boshveld, Klippan (Reumann n° 5256!, Hb. Tur.).
Seddera schizantha Haınt f.
Habitu, foliorum forma, inflorescentia et imprimis corolla profunde
5-loba S. Welwitschü Haruer f. similis et certe arcte affinis, sed foliis
subglabris sepalisque minoribus obtusiusculis chartaceis subglabris bene
distineta. — Suffrutex gracilis, ramosus; rami (complures e communi
caudice nati?) stricti, erecti, lignescentes, ramosi, teretes, parce minutim
appresse puberuli, subfusei, superne ramulosi; ramuli tenues, graciles.
divaricali, subflexuosi; folia brevissime petiolata, ovato-elliptica, obtusa,
mucronulata, herbacea, gramineo-viridia, subtus paulo pallidiora, utrinque
pilis raris appressis obspersa, subglabra, opaca, pinninervia, nervis latera-
libus utrinsecus ca. 3 erectis subtus prominulis, subtus remote reticulato-
venosa, superiora gradatim minora; pedunculi in ramorum ramulorum-
que axillis foliaribus solitarii vel gemini, foliis subæquilongi, graciles, tere-
tes, filiformes, stricte erecto-patentes, cincinnis abbreviatis solitariis vel
in dichasio geminatis terminati, ad ramulorum apicem in paniculis termı-
nalibus collecti; bracteæ bracteolæque minutæ, lanceolatæ, in pedun-
culorum apice approximatæ; pedicelli tenues, breves, filiformes; flores
parvi; sepala 5 æqualia, suborbicularia, obtusiuscula, arcte imbricata,
chartacea, margine membranaceo parce ciliolata, ceterum subglabra, pal-
lide viridia, opaca; corolla tripla fere calycis longitudine, alba (?), usque
ad calycem profunde 5-fida, lobis ovatis obtusis utrinsecus late margi-
natis, præter loborum margines tenuissime membranaceos extus pilis
appressis inæqualiter dibracchiatis sericea; filamenta B, corollam non
adæquantia, glaberrima, deorsum supra insertionem abrupte dilatata, sed
non acute bidentata, parte dilatata trinervia; antheræ breves, oblongæ,
rimis 2 sublateralibus introrsum dehiscentes; pollen ut in Convoloulis ;
ovarium ovoideum, excepto apice pilis paucis dibracchiatis hirsuto
glabrum, disco humili cupulari insidens; styli 2, liberi, æquilongi, fili-
formes, glabri, stamina et corollam excedentes; stigmata 2, parva, sub-
peltata, deorsum complanata, suborbicularia, basi subemarginata, ceterum
integerrima nec palmati-crenata; capsula glabra, 4-valvis, 4-sperma;
semina minuta, glabra, nigra, opaca, trigona, dorso convexa, lateribus
plana.
Rami usque 35 cm longi, ca. 2 mm diametro, internodiis 10-15 mm
longis; ramuli usque À dm longi; petiolus vix 2 mm, lamina usque
27 mm longa, 8 mm lata; pedunculi 5-12 mm, pedicelli 23 mm
(331) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 833
longi; calyx vix 2 mm longus; corolla5 mm longa; capsula vix
longior.
Angola, Mossamedes (Newron 1883 n° 18, Hb. Tur.).
Convolvulus sagittatus Tuune. ampl., vix Caoisy in DC. Prodr.
IX (1845), p. 407.
o. parviflorus Hazuer f. — Corolla alba, calyce sesquies longior,
8 mm tantum longa.
subvar. australis HALLier f. — C. sagittatus Tauns. Prodr. I (1794),
p. 35 et Fl. cap. IT (1818), p. 16; Haruıer f. in ENGL. Jahrb. XVII (1893),
p. 103. -- Planta sicca nigricans, glabrescens; folia minora, lobis
basalibus parvis recurvis integris vel rarius unidentatis.
Capland (EckLon et ZEYHER n° 26, Hb. Berol.).
Nordwest-Madagaskar (R. Baron n° 5215, Hb. Kew)?
subvar. viliosa HazuiEr f. — C. Thomsoni Baker! in Bull. miscell.
inform. Kew n° 86 (II. 1894), p. 67. — Rami quam in subvar. abyssinica
breviores, densius foliosi; folia breviora et latiora, ovato-sagittata, irre-
gulariter repando-dentata, malvacea, acuta, juniora utrinque fulve sericeo-
villosa; pedunculi 1-flori, sieut sepala fulve sericeo-villosa; calyx et
corolla ceterum exacte ut in subvar. abyssinica: corolla alba, ca. 8 mm
longa.
North of lake Nyassa, lower plateau (Tuouson, Hb. Kew).
subvar. abyssinica Harnıer f. — €. penicillatus Rica. Fl. Abyss. II
(1851), p. 7%; Hazzrer f. in Ense. Jahrb. XVII (1895), p. 103 c. syn.! —
Planta sicca glauco-viridis, tenuissime cinereo-puberula, subsericea, vel
glabrescens, quam subvar. australis robustior; folia majora et plerum-
que latiora, basi sepe ut in C. rhynchophyllo Baker palmatifida; pedun-
culi quam in planta capensi paulo robustiores.
Abyssinien (ScHhmper 1857 n° A. 60, Hb. A. Braun nunc Berol.);
Tomak Efat (Dr Rour IV. 1842 no 424, Hb. Kew.); Colonia Eritrea, envi-
rons de Saganeiti 2200 m. (G. SCHWEINFURTH et D. Riva 21. IV. 1892
n° 4739, Hb. Kew.); ebendort, environs d’Acrour 1900 m. (Scuwr. et Riva
7. 111. 1892 no 1061, Hb. Kew.).
Ost-Africa, near Nyanza (G. F. Scorr Ecrior 1893-94 no 7145, Hb.
Kew. — « Flowers white »); North of Lake Nyassa, lower plateau
(Taouson, Hb. Kew.).
Deutsch-Südwest-Airika, Herero-land, Otjimbingue (Ilse Fischer
1896 no 104, Hb. Hamb. — Specim. sterile)?
5. grandiflorus Harrier f. — Corolla plerumque rosea, dupla vel
tripla calycis longitudine, ca. 18 mm longa.
34 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (332)
subvar. subcordata Harnier f. — C. Steudneri Encı.! Hochg.-Nl.
Trop. Afr. (1892), p. 350; HAruıer f. in Ense. Jahrb. XVIII (1893), p. 104.
— C. angolensis ! et Ipomæa huillensis ! BAKER |. c., p. 67 et 70. — Tota
planta, at præcipue partes juniores, tomento tenui + denso fulvo sub-
sericeo obtectæ; rami plerumque abbreviati; folia brevia, lata, hastato-
subcordata, obtusiuscula vel acuta; corolla rosea, usque 2 cm longa.
Abyssinien und Arabien (siehe Harnier f. 1. c., 1893, p. 104).
Angola (Werwiırsca n° 6131, Hb. Berol., DC., Brit. Mus., Kew.); Cunene
(H. H. Jounston IX. 1883, Hb. Kew.).
subvar. graminifolia Haruıer f. — Subvar. australi similis, sed
foliis linearibus, pedicellis brevissimis, corolla multo majore diversa;
herba gracilis, subglabra, viridis; rami pedunculique tenues, longi,
filiformes; folia linearia, cum petiolo vix 3 mm longo usque 35 mm
longa, vix 2 mm lata; pedunculus usque 4 cm, pedicellus 2-3 mm
tantum longus; sepala subglabra, ovato-lanceolata, acuminata, apice
recurva; corolla ca. 18 mm longa, 25 mm lata, rosea (?).
Natal, Camperdown (Reamanx n° 7823, Hb. Tur.).
subvar. linearifolia Hazuier f. — Subvar. abyssinicæ et gramimfoliæ
quoque similis; herba volubilis, glauca, tenuissime puberula, innovatio-
nibus sericeis; rami subgraciles, filiformes; folia Jonge linearia, basi
minute biauriculata, poslice sensim paulum dilatata, acuta, cum petiolo
ca. 5 mm longo usque 7 cm longa, 2-4 mm tantum lata; pedunculus
ca. 15 mm longus, crassiusculus; pedicellus pedunculo »quilongus;
sepala ovato-lanceolaia, extus tenuissime cinereo-subsericea, glabres-
centia; corolla ca. 18 mm longa, alba, fasciis mesopetalis extus sericeis.
Capland, Hill-sides near Barberton 3250 ped. (E. E. GaLpin m. Sept.
1890 n° 1037, Hb. Tur. — « Prostrate; fl. white. »).
Convolvulus rhynchophyllus Baker mss.! ed. ENGLER in
ExGz. Jahrb. X, 3 (9. X. 1888), p. 247 sine descr.; Haruıer f. ibid. XVII
(1893), p. 10% c. syn., sine deser.
Floribus parvis pallide rosaceis umbellatis Convolvulo farinoso L.
(CG. Schweinfurthü Ensı.) similis, sed foliorum et sepalorum forma atque
colore bene distinctus. — Herba volubilis, Convolvuli arvensis magnitu-
dine, tenuissime et minutim glauco-puberula, subsericea; rami fili-
formes, subteretes, flexuose angulosi; folii lamina petiolo tenui longo
duplo triplove longior, hastato-triloba, lobo intermedio quam basales
multo longiore lineari obtusiusculo mucronulato integerrimo, basalibus
anguste linearibus divaricato-subrecurvis subsigmatoideis, in laminæ
(333) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 539
sinu basali lobulo brevi obtuso, in sinu laterali (postico) lobulo nunc
simili nunc longe lineari procurvo auctis (unde lamina fit palmatifida),
herbacea, glauco-viridis, utrinque tenuissime puberula vel sericea, præter
basin palmatinervem pinninervis; pedunculi axillares, solitarii, longi,
tenuiusculi, teretes, substricte divaricati, umbellatim 2-5-flori; bracteæ
bracteolæque minute, subulatæ, ad pedunculi apicem congestæ;
pedicelli breves, subæquilongi, fructiferi quoque erecti, superne obso-
lete angulosi; sepala ovato-lanceolata, subæqualia, imbricata, margine
pellucide membranacea, superne rubescentia, exteriora extus tenuissime
puberulo-subsericea vel glabrescentia; corolla ca. dupla calycis longitu-
dine, acute 5-angula, fasciis mesopetalis in angulos excurrentibus flaves-
centibus extus superne tenuissime subsericeis non distincte limitatis:
capsula globosa, fusca, glabra, nitidula, styli residuis terminata, 2-locu-
laris; semina in loculis bina vel abortu solitaria, nigra. glabra, trigona.
dorso convexa, lateribus plana.
Rami ultra À m longitudine, ca. 2 mm crassi, internodis 3-5 cm
longis; petiolus 2-3 cm longus; lamina usque 8 cm longa, basi usque
45 mm lata, lobo intermedio usque 65 mm longo, 15 mm lato, basa-
libus 15-20 mm longis, posticis interjectis 2-15 mm longis, 2-3 mm
latis; pedunculus folium adæquans, usque 7 cm longus, vix À mm
erassus; bracteæ bracteolæque 2-3 mm longæ; pedicelli usque
8 mm, calyces 5 mm, corollæ 4 cm longi.
Gross-Namaland, Keetmanshooper-Veld (FEencHer 1891 n° 48, Hb.
Tur. — « Nom. indig. Owarub; wird gegen Leibweh gebraucht. »)
Capland (DrÈèce n° 7829a u. 7829b, Hb. Kew.); Karroo, Draaikap
(Remanx n° 3042, Hb. Tur.); Karroo, Witteberge, Babians-krantz
(REHMANN n° 2876, Hb. Tur.); Vaal Region, near Hopetown and
Colesberg (John Saw, Hb. Kew. partim; partim C. wlosepalus Har-
LIER f.); Somerset (Bowker n° 160, Hb. Kew.); District of Beaufort
(T. Cooper 1860, n 547, Hb. Kew.); Albany (Bowxer, Hb. Kew.); in
cultis prope Graaff Reinet 2500 ped. (H. Borus n° 252, Hb. Kew.):
Ongeluks River (BurcaeLz n° 1220, Hb. Kew.).
Convolvulus phyllosepalus HALLIER f.
Herba prostrata, habitu et foliorum forma Convoloulo arvensi L. haud
dissimilis, sed minor, sepalis subspathulatis foliaceis facile recognos-
cenda ; rami tenues, elongati, simplices vel parce ramosi, teretes, sicut
petioli et pedunculi densiuscule et appresse puberuli; folia breviter
petiolata, parva, hastato-sagittata, acula, ceterum forma variabili, nunc
936 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (534)
latiora et subcordata, nunc angustiora et in auriculas 2 basales acutas
breves divergentes elongata, integerrima, herbacea, supra glabra, satu-
rate herbaceo-viridia, subnigricantia, subtus pallidiora, nervis prominen-
tibus parce et appresse puberulis lineata venisque saturatius viridibus
reticulata; nervi laterales utrinsecus 3-5, angulo angusto ascendentes;
pedunculi axillares, solilarii, uniflori, petiolis compluries longiores,
tenues, stricti, teretes; bracteæ 2 parvæ, herbaceæ, pedicello breviores,
lineari-spathulatæ; pedicellus pedunculo plerumque compluries bre-
vior, subangulatus, subelavatus; sepala 5 majuscula, foliacea, herbacea,
herbaceo-viridia, subspathulato-elliptica, obtusa, mucronulata, apice jam
in alabastro patula, subrecurva, undulato-crispata, obscure nervoso-
lineata, pilis raris appressis obsita vel glabra; corolla dupla calycis lon-
gitudine, alba (?); capsula globosa, glabra, 4-valvis, 2-locularis.
Rami usque ultra 1/2 m longi, vix 1 mm crassi, internodiis usque
% cm longis; peliolus usque 7 mm longus; lamina usque 3 cm longa,
15 mm lata; pedunculus 3-17 mm longus; bracteæ 2-5 mm longæ;
pedicellus 3-7 mm longus; sepala ca. 6 mm longa, 5 mm lata;
corolla ca. 1 cm longa; capsula 7 mm diametro.
Orange-Freistaat, Bleemfontein (Dr A. Renmann 1875-80 no 3796,
Hb. Tur.).
Transvaal, Pretoria, Aapjes Poort (Reumann n° 4131, Hb. Tur.),
ebendort bei der Kudus-poort (REHMAnN n° 4674, Hb. Tur.).
Convolvulus hirtellus HALLIER f.
Herba prostrata, habitu et foliorum forma præcedenti et præcipue
Convolvulo arvensi L. simillima, a priore sepalis multo minoribus char-
taceis, a posteriore omnibus partibus minoribus, ramis vix angulatis,
sepalis acutis et pubescentia distincta; rami elongati, simplices vel basi
parce ramosi, teretes, sicut petioli et pedunculi et nervorum foliarium
facies infera pilis brevibus densiusculis patentibus hirti; innovationes
fulvo-sericeæ ; folia breviuscule petiolata, parva, hastata, obtusa, mucro-
nulata, auriculis 2 basalibus brevibus divaricatis 2-3-dentatis, inter auri-
culas in petiolum cuneato-atienuata, lobo intermedio lato integerrimo,
herbacea, supra glabra, herbaceo-viridia, subtus pallidiora, glaucescenla,
ciliolata, pinninervia; nervi laterales utrinsecus 4-6, angulo angusto
ascendentes; pedunculi ut in præcedente; bracteæ 2 parvæ, her-
baceæ, pedicello longiores, lanceolatæ vel subhastatæ; pedicellus bre-
vissimus; alabastra subglobosa, acuminata; sepala 5 parva, subæ-
qualia, chartacea, suborbicularia, convexa, acutiuscula, acumine brevissimo
(335) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 837
herbaceo terminata, exteriora pilis brevibus densiusculis patentibus
hirtella, interiora glabra; corolla alba, juvenilis apice flavo-hir-
suta.
Rami usque 3 dm longi, ca. À mm crassi, internodiis usque 3 em
longis; petiolus 3-7 mm longus; lamina cum auriculis usque 22 mm
longa, 12 mm lata, lobo intermedio usque 8 mm lato; pedunculus
usque 24 mm, bracteæ 5 mm, pedicellus 3 mm, calyx 5 mm
longus.
Vaal River (Burke, Hb. Kew.).
Orange-Freistaat, Bleemfontein (Dr A. Reumann 1875-80 no 3848,
Hb. Tur.).
Merremia pes draconis HALLIER f.
M. spongiosæ RENDLE, M. gallabatensi Hauser f. et præcipue M. zan-
thophyllæ HauLier f. arcte affinis, sed foliorum forma atque textura pecu-
liari bene distincta. — Herba flavescens, præter folicrum paginam supe-
riorem undique pilis densis brevibus patulis pubescens; caules pro-
strati (2), elongati, crassiusculi, compressi; folia brevissime petiolata,
palmato-pinnato-5-loba, lobis linearibus acutis, intermedio lateralibus
compluries longiore, basalibus nonnunquam brevissimis, densissime et
prominenter reticulato-venosa; pedunculi axillares, solitarii, rigide
divaricati, apice recurvi; flores cymosi, subspicati, bracteis majusculis
ovato-lanceolatis suffulti, breviter pedicellati; calyx ovoideus, sepalis
. ovato-ellipticis, acutiusculis, interioribus brevioribus glabris; corolla
calyce plus quam duplo longior, late infundibularis, flava (?), fasciis
5 mesopetalis extus flavo-sericeis, apice penicillatis, non distincte limi-
tatis.
Gaules usque 2 mm crassi, internodiis usque 35 mm longis; petioli
3 mm longi; lamina usque 6 cm longa, lobo intermedio usque 5 cm
longo, 4 mm lato, lateralibus 2-45 mm longis; pedunculus communis
usque 6 cm longus; bracteæ infimæ usque 17 mm longæ, 8 mm fere
late; pedicelli ca. 5 mm longi; calyx 12 mm longus; corolla ca.
27 mm longa et totidem fere lata.
Kongo-Staat, am Lutembué, einem Seitenfluss des Lubudi im Kassai-
gebiet (Capt. Descamps 1891, Hb. Brux.).
Merremia pedata Harnıer f. in ENG. Jahrb. XVI, 4-5 (27. VI.
: 4893), p. 552 et XVII, 1-2 (22. XII. 1893), p. 116. — M. Gregorü RENDLE!
in Journ. of Bot. XXXIV, 1 (I. 1896), p. 39.
BULL. HERB. BOIss., juillet 1898. 37
52
338 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (336)
var. gracilis HALLIER f.
Quam forma genuina multo gracilior, caulibus, petiolis, foliorum lobis,
pedunculis multo tenuioribus, foliis (superioribus demum) pedato-
trifidis, floribus multo minoribus.
Somali-land, Abdallah (Prof. Dr Kerzer 1891 n° 23%, Hb. Tur.).
Ipomæa cynanchifolia CLarke in Hook. Fl. Brit. Ind. IV, 10
(VI. 1883), p. 208 quoad pl. burm., excl. specim. sikkim. flor. racemosis
insigni et ad Ipomeam tenuirostrem Guoisy (I. acuminatam Baker, non
R. et ScH.; J. zambesiacam BRITTEN, non Baker; /. Hallierianam Brirrex)
recensendo. — Convoloulus cynanchifolius War. Cat. p. 38 (1. XI.
1828) n° 1399/1, non p. 85 (XII. 1829) no 1399 B-D, qui ad I. hispidam
A. et Sca. sunt referendi. — C. biflorus L. Sp. Pl. Ed. II vol. II (4765),
p- 1668 et Ed. Wırro. I, 2 (1797), p. 854? non Forsk. — 1. biflora Pers.
Syn. I (1805), p. 183? non R. Br. nec Haruiıer f. in Bull. Herb. Boiss. \,
5 (V. 1897), p. 379. — Aniseia biflora Gaoisy in Mem. Soc. Phys. Hist.
nat. Genève VI (1833) p. 483 et in DC. Prodr. IX (1845), p. 4312. —
Î. hispida HALLier f. in Exster Jahrb. XVII (1893), p. 124 quoad specim.
Wezw. n° 6235 tantum, non alior. — /. calycina Hauer f. 1. c., p. 129
quoad specim. GUEINZ., non CLARKE.
Herba annua (?), volubilis, pubescens, pedunculis oblitteratis, calyce,
capsula, seminibus ad J. coscinospermam Hocasr., permutatam Hocasr. et
polygonoidem Scawr. proxime accedens, habitu et foliorum forma I. his-
pidæ R. et Sca. et I. calycinæ CLARKE quoque simillima, sed a priore caly-
cibus capsulisque glabris. a posteriore imprimis pedunculis oblitteratis
sepalisque haud cordatis subglabris facile distinguenda; rami elongati,
simplices, filiformes, teretes, pilis brevibus patentibus laxe hispiduli;
foli petiolus longus, tenuis, pilis reflexis subappressis aspersus,
lamina longe cordiformis, acuminata, mucronata, lobis basalibus longius-
culis rotundatis subdivergentibus, pinninervis, herbacea, supra viridis
vel nigricans, subtus pallidior, glauco-viridis, nervis venisque saturatius
viridibus reticulata, præter nervos subtus pilis raris patentibus aspersos
utrinque glabra; pedunculus oblitteratus; pedicelli axillares, bini,
ætate diversi, raro solitarii, breves, teretes, pubescentes; sepala her-
bacea, viridia, ciliata, subæquilonga, 3 exteriora e basi cuneata ovato-lan-
ceolata, acuminata, 2 interiora angustiora, lineari-lanceolata; corolla
minuta, calycem parum superans; capsula globosa, cuspidata, glabra,
4-valvis, 2-locularis, 4-sperma, sæpto tenuissime membranaceo pellu-
cido nitido, seminibus trigonis cinereo-subvelutinis.
a re
(337) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 539
Rami ultra 4 m longi, 1 mm crassi, internodiis usque ultra À dm
longis; folii petiolus usque 6 cm longus, lamina 6 cm longa, 3 cm
lata; pedicelli 5-10 mm longi; calyx floralis 5-8 mm longus, capsu-
laris longior; capsula ca. 8 mm diametro.
Angola (Werwırsch n° 6235, Hb. Mus. Brit. ex p., Hb. Ber., Hb. DC.
non Hb. Kew.).
CGapland, Upingtonia, Grootfontein (H. Scxixz IV. 1886, Hb. Tur.) und
Oshando (H. Scan III. 1886, Hb. Tur.).
Natal (Gusinzıus 1847, Hb. Boiss.); Verulam (D' Reumann 1875-80
n° 9065, Hb. Tur.), Oakfort am Umhloti-river (Renmans no 8499, Hb.
Tur.).
Ipomæa pes tigridis L. Sp. Pl. ed. I (1753) p. 162 et ed. Il
(1762), p. 230; Hazuer f. in ExGLer Jahrb. XVII (1893), p. 134.
var. africana Hazuier f. — I. pes tigridis KLorzsch in Perers Mos-
samb. Bot. I (1862), p. 239 quoad pl. Mossamb.; Baker Fl. Maur. (1877),
p. 208 partim (2); HarLıer f. 1. c., quoad specim. Africæ continental.;
Dammer in Encrer Pflanzenw. Ostafr. C (1895), p. 332 excl. specim.
prope Masinde et Teita collectis (ad Z. lophantham Hauuırr f. pertinen-
tibus) et specim. maurit. (?) et asiat. (ad var. indicam referendis). — À
var. indica præcipue foliis majoribus, foliorum lobis numerosioribus
(7-11) longioribus angustioribus longius acuminatis, florum capitulis pau-
cifloris, bracteis paucioribus longioribus angustioribus, corollis majoribus
roseis (nec albis) diversa.
Angola (Werwırsch n° 6119, Hb. DC.).
Mossambik, Delagoa-bai (H. Juno 1890 no 165, Hb. Barb.-Boiss. —
« Fleur violet pâle »); auf trocknem Boden am Rios de Sena (Dr Psrers,
Hb. Berol.); sandiger Boden des Festlandes bei Mossambik (PErers 1843,
Hb. Ber.); Cabaceira auf dem Festlande bei Mossambik (Perers 1847, Hh.
Ber.); Marschboden bei Boror (Perers, April, Hb. Ber.); Zambesiland
(BAKER 1. c.).
Zanzibar, auf trockenen Krautwiesen (J. M. Hırpeskannpr VI. 187%
n° 1347, Hb. Ber. — « Suffrut. volubilis; fl. lilacini. »)
Deutsch Ostafrika, Tanga (Horst 24. I. 1893 no 2023, Hb. Ber. —
« Blüten violett »); Tanga, Kulturland der Küste (Horst X. 1892,
n° 4063, Hb. Ber.); Amboni. gerodetes, verwildertes Land auf Hügeln
(Horst 4. VI. 1893 no 2597, Hb. Ber., Hb. Hamburg. — « Rankt 2 m
weit in Krautvegetation; Blüten hellviolett. »)
Kordofan (Dr Prunp, Hb. Ber.).
540 BULLELIN DE L’HERBIER BOISSIER. (338)
subvar. integrifolia HarLıer f. — Folia integra, cordiformia. Cetera
exacte ut in specim. supra citatis.
Herkunft unbekannt (Hb. ScareBer im Hb. Monac.).
Ipomoea ochracea (Linpe. 1827) Don Gen. Syst. IV (1838) p. 270;
HALLIER f. in ENGLER Jahrb. XVII (1893), p. 140 c. syn. (excl. specim.
Werw.!). — 1. obscura Haruier f. 1. c., p. 140 quoad specim. Iserr.
tantum, non alior. — 1. ophthalmantha HaLLier f. 1. c., p. 141 quoad
descr. parlim et quoad specim. Soyaux. et WELw. tantum.
Herba gracilis, volubilis, subglabra vel pubescens, habitu, foliorum
forma, inflorescentia, calyce et corollæ forma I. fragili Cuoisy simillima,
sed corolla majore ejusque tubo toto purpureo-violaceo bene distincta ;
caules graciles, teretes, filiformes, laxe foliosi, glabri vel prope nodos
sicut petioli, pedunculi, pedicelli, calyces minute puberuli, raro ubique
patenter hirsuti; folii petiolus longus, tenuis, lamina longior, in
petioli apice deflexa, longe cordiformis, integerrima vel obsolete sinuato-
subangulata, in acumen longum obtusiusculum mueronatum extenuala,
basi profunde sinuata, lobis rotundatis subincurvis, herbacea, secus mar-
ginem subtusque secus nervos puberula, vel glaberrima, supra herbaceo-
viridis, subtus pallidior, glauco-viridis, reticulato-venosa, palmati-nervis,
nervo intermedio multo longiore pinnati-ramoso, ramis nervisque 6 late-
ralibus valde procurvis; pedunculus axillaris, solitarius, petiolo lon-
gior, gracilis, filiformis, teres, 1-3-florus; bracteæ bracteolx» que
minutæ, subulatæ; pedicelli pedunculo plerumque breviores, tenues,
teretes, filiformes, sursum parum incrassati, post anthesin valde recurvi;
alabastra ovoidea, acula; sepala parva, æqualia, ovato-lanceolata,
acuta, herbacea, viridia, margine pallidiora; corolla calyce multoties
longior, glabra, infundibularis, tubo sursum sensim dilatato, usque ad
limbum purpureo-violaceo, limbo fiavo, subintegro, fasciis mesopetalis
trinerviis, distincte limitatis; genitalia tubum adæquantia; capsula
fere ut in /J. obscura Bot. reg., globosa, siyli basi cuspidata, glabra,
&-valvis, 2-locularis, 4-sperma; sæptum tenuiter membranaceum, pellu-
cidum, albidum, argyreo-nitidum, apice utrinque ut in 1. obscura pro-
cessu defiexo triangulari auctum; semina trigona, tenuiter griseo-veiu-
tina. |
Rami metrorum complurium longitudine, internodiis 5-13 em longis;
petiolus 4-4 cm longus; lamina 25-65 mm longa, 45-55 mm lata;
pedunculus 2-3 cm, pedicellus ca. 12-15 mm, calyx ca. 5 mm
longus; corolla 35-40 mm longa, tubo 15-20 mm longo, ad calycem
(339) SCHINZ. BEITRAEGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 544
3-4 mm, ad fasciarum mesopetalarum basin 7-8 mm lato, limbo
30-35 mm. diametro; capsula 8 mm longa.
Guinea (Iserr, Hb. Monac.).
Kongostaat (Dewèwre n° 128, Hb. Brux. — « Fleurs d'un jaune
orange »); Boma, dans la brousse (P. Dupuis HT. 1893 no 4, Hb. Brux.,
Hb. Berol. — « Fl. jaunes. »)
Loango, Insono, einzelnes Exemplar im Bergwald einen Hektaar
westl. von der Casa (H. Soyaux 21. V. 1874 n° 66, Hb. Berol.).
Angola (Weiwiırsch n° 6245, Hb. Berol., DC., Kew., Mus. Brit.), very
abundant, growing principally in the grass (Monteiro III. 4873, Hb. Kew.
— «Flower buff-coloured. »).
Ipomæa micrantha HauLıer f.
I. obscuræ Bot. reg. (Africæ orientalis et Asiæ continentalis et insularis
Australiæque incolæ) arcte affinis, sed pedunculis plerumque multifloris,
sepalis minoribus obtusioribus, corolla concolore albido-luteola nec basi
purpureo-ocellata, seminibus glabris diversa, foliis longe acuminatis flori-
busque cymosis ad ]. asclepiadeam HaLuer f. propius accedens, sed ab ea
quoque foliis tenuioribus herbaceis nec subchartaceis, floribus minoribus
haud tomentellis, sepalorum forma bene distincta; herba gracilis, volu-
bilis; caules tenues, filiformes, teretes, herbacei, virides, tenuiter et
patenter pilosi vel glabrati; folia glabra, petiolo longo tenui filiformi suf-
fulta, cordiformia, integerrima, sensim in acumen longum angustum acu-
tum mucronulatum extenuata, basi late sinuata, lobis basalibus rotundatis,
tenuiter herbacea, supra herbaceo-viridia vel nigricantia, subtus palli-
diora, parum glaucescentia, tenuiter reticulato-venosa et palmato-5-7-
nervia, nervo mediano longiore pinnato-ramoso; pedunculi axillares,
solitarii, tenues, teretes, filiformes, glabri, stricte erecto-patentes, cymi-
geri, nunc longiores multiflori, nunc breviores pauciflori vel fere oblitie-
rali; bracteæ bracteolæque minutæ, squamiformes; pedicelli longius-
culi, filiformes, sursum sensim parum incrassati, obscure angulati, parce
subverruculosi, glabri, post anthesin valde recurvi; alabastra ovoidea,
obtusiuscula; sepala parva, ovato-elliptica, obtusa, apice medio mucronu-
lata,herbacea, dorso minute rugoso-subverruculosa, margine membranacea,
pallidiora, æquilonga vel exteriora 2 parum breviora; corolla parva, gla-
berrima, infundibularis, albido-luteola, margine subintegro; fasciæ 5
mesopetalæ subtiliter nervoso-lineatæ, nervis 2 crassioribus à segmentis
commissuralibus distincte limitatæ; genitalia inelusa. tubo breviora,
inter se æquilonga; stigmata 2 globosa; capsula fere ut in I. obscura,
m
542 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (340)
glabra, globosa, acuta, styli basi apicata, 4-valvis, 2-locularis, 4-sperma,
sæpto tenuiter membranaceo, nitido, pellucido, sepiæ colore; semina
obtuse trigona, atra, glabra, opaca.
Rami ultra À m longi, internodiis 4-12 cm longis; folii petiolus
usque 5 cm longus, lamina usque 7 cm longa, 5 cm lata; pedun-
culus subnullus vel usque 45 mm longus; pedicellus ca. 13 mm,
calyx ca. 3 mm longus; corolla ca. 23 mm longa, tubo medio ca.
5 mm lato, limbo ca. 2 cm lato; capsula ca.7 mm longa.
var. hispida HarLıer f. — Bracteolæ et calyces pilis tenuibus gri-
seis patentibus hispidi.
Kongo (Alfr. DEwEwRE n° 357, Hb. Brux.); Bingila, Savanne
P. Dupuss, Hb. Brux.).
var. glabrata Harnıer [. — Bracteolæ et calyces glabrati.
Ashanti-land (H. A. Cuuums 1895-6, Hb. Berol.); Kamerun, Jaunde-
station (ZENKER, April 1890-92 no 506, Hb. Berol.).
Ipomoea Barteri Baker in Kew Bull. no 86 (II. 189%), p. 70.
Herba gracilis, volubilis, {pomææ elongatæ Cuoisv, gracili R. Br., lit-
torali Boiss. non BL., procumbenti Marr., procurrenti Meıssn., rubro-viridi
Baker aliisque arcte affinis; caules tenerrimi, teretes, filiformes, sicut
petioli et nervorum foliarium facies infera flavescenti-pilosi vel glabres-
centes; folia petiolo gracili + longo suffulta, ovato- vel lineari-lanceo-
lata, sensim in acumen angusie obtusatum mucronatum attenuata, her-
bacea, supra glabra, herbaceo-viridia, subtus glauco-viridia, pinninervia
et parce reticulato-venosa, nervis lateralibus utrinsecus 4-5 ascenden-
übus ; pedunculi axillares, solitarii, uniflori. brevissimi, teretes, pilo-
suli vel glabrati, apice bracteis 2 minutis subulatis instructi; pedicellus
pedunculo compluries longior, carnosus, subclavatus, glaber, nigricans,
exsiccando rugoso-angulosus; sepala 5 parva, æqualia, ovata, acuta,
glabra, extus verrucosa, herbacea; corolla speciosa, longa, infundibulari-
tubulosa, glabra, pallide purpureo-lilacina (2); faseie mesopetalæ 5-nerviæ,
a segmentis commissuralibus distincte limitatæ; genitalia inclusa;
pollen ut omnino in Convolvulaceis Echinoconüs; stylus integer;
stigma capitatum.
Caules usque 1/2 m longi, vix 1 mm crassi, internodiis usque À dm
longis; folii petiolus 3-15 mm longus, lamina usque 6 cm longa,
usque ultra 2 cm lata; pedunculus 2-5 mm, pedicellus 12-15 mm
longus; sepala 6 mm longa; corolla usque ultra 5 cm longa; stylus
25 mm lengus.
(341) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. DAS
Oberguinea, Banana-inseln (Hb. Arzeuus), Jeba on the Kworra
C. BarTER, 1858, Hb. Kew.).
var. cordifolia HaLuier f. — Ipomea humifera RENDLE et BRITTEN
in Journ. of Bot. XXXII (VI. 1894), p. 177. — Folia longe cordiformia.
Angola (Werwırsch n° 6177 u. 6178, Hb. Mus. Brit. — Stengel glatt;
Blütenstiele 1-2-blütig: Kelchblätter elliptisch, stumpf, #4 mm lang;
Krone purpurn, fast 5 cm lang).
var. stenophylia (Kıorzsch) HarLıer f. — Ipomea stenophylla
Krorzsch (non Meıssn.) in ExsLer Jahrb. XVII, 1-2 (22. XI. 1893),
p. 145 sub n° 232. — I. Hanningtoni Baker 1. c.. — I. Klotzschü DamMmeEr
in EnsLer Pfianzenw. Ost-afr. C (1895), p. 332.
Folia longissime linearia, usque 13 cm longa, 2-5 mm lata. petiolo
2-3 mm longo.
Ostafrika, auf Sandboden am Sambesi (Perers n° 8, Hb. Ber.); 2-70
S. Lat. (I. HaxxixGrox, Hb. Kew. — Blumenkrone kleiner, wenig über 3em
lang); Tanganyika Plateau (A. Carson 1889, Hb. Kew. — Blumenkrone
über 4 cm lang); Usambara, Duga, Wiesen (C. Horst VIF 1893 n° 3195,
Hb. Hamb., Kew., Mon. — Blumenkrone über 5 cm lang).
Ipomæa reptans Pom. in Lam. Encycl. Suppl. II (1813), p. 460:
Hazuier f. in EnGLer Jahrb. XVII (4893), p. 143; Berrrenin Journ. of Bot.
XXXI (189%), p. 169. — Convolvulus reptans L. Sp. Pl. Ed. I (1753),
p. 158 et Ed. II (1762), p. 225 quoad syn. Rueep. tantum (non descr. nec
specim. herb. Lixx., que ad Merremiam cæspitosam Hauer f. sunt
recensenda). — /. Clappertoni R. Br. in Denn. and CLaprerr. Travels
(1826), p. 240 e Mus. Brit. specim. authent.; CHoisy in DC. Prodr. IX
(1845), p- 349 excel. synn. Schaum. et Don. — I. subdentata Mio. Fl. Ind.
Bat. II (1856), p. 614 e Mus. Brit. specim. Horsr.
var. heterophylla Hauuıer f.
Folia inferiora longissima, linearia, basi late cuneata, integra, usque i dm
longa, 3-8 mm tantum lata, superiora multo latiora, hastata, usque ultra
9 cm longa, basi usque ultra 25 mm lata. |
Amboland, im Walde zwischen Ondonga und Uukuambi (RAUTANEN
26. III. 1889 n° 18% u. 196, Hb. Tur. — « Wasserpflanze. »)
Ipomoea Papilio HarLıer f.
Foliorum forma Ipomez Thurberi Gray et I. bathycolpæ HauLızr f. var.
sinuato-dentatæ simillima, I. Simonsianæ RenoLe et 1. asarifoliæ R. et
Sch. (I. nymphæifoliæ Grises. non BL.; I. Vogelii Baker) quoque arcte
By BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (342)
alfınis et imprimis posteriori habilu, inflorescentia, calyce simillima, sed
omnibus partibus minor. — Herba læte herbaceo-viridis, glabrescens
vel partibus junioribus farina tenuissima cinerascente aspersis, arenicola
(2); caules prostrati (GALrın in sched.), valde elongati, flexuosi, flagel-
lares, teretes, hic illic angulato-striati, juniores furfuracei, ceterum læves:
foliorum petiolus longus, tenuis, ceterum cauli similis, lamina reflexa,
omnino cordiformis, lepidopterorum quorundam alas imitans, utrinsecus
profunde et obtuse sinuato-dentata, postice integra et sensim in acumen
longe triangulare obiusum mucronatum extenuata, sinu basali exacte ut
in I. bathycolpa, profundo, angusto, lobis basalibus subineurvis hippocre-
pidomorpho, herbacea, palmatinervis, nervo mediano pinnatiramoso,
supra læte viridis, subtus dilutior, glaucescens, nervis eorumque commis-
suris oblique transversis saturalius quam intervenia viridibus lineata ;
pedunculi axillares, solitarii, petiolis mullo longiores, stricte erecti,
teretes vel apice compressi, 1-3-flori, sicut calyces sub anthesin furfu-
racei, fructigeri glabrati; pedicelli breves, subæquilongi, subelavati;
alabastra ovoideo-coniformia, acuta; sepala ovalo-ellipiica, obtusa,
herbacea, glauco-viridia, ad 3/5 imbricata, exteriora 2 multo breviora,
extus plerumque farinacea, interiora 3 glabra; corolla mediocris, infun-
dibularis, purpurea, glabra, fasciis 5 mesopetalis trinervibus distincte
limitatis; genitalia inclusa; stamina 5 inæqualia, longiora stylum
adæquantia; antheræ lineari-sagittatæ; stigmata 2 globosa; capsula
glabra, A-valvis, 2-locularis, 4-sperma, sæpto tenuiter membranaceo pel-
lucido, seminibus trigonis fuscis cinereo-pulverulentis subvelutinis.
Caules usque ultra À m longi, vix 2 mm crassi, internodiis usque
6 cm longis; petiolus usque 3 cm longus; lamina usque 45 mm
longa et totidem fere lata, sinu basali 15-20 mm longo, vix 1 cm laio:
pedunculus usque 55 mm longus; pedicelli ca. 7 mm longi:
sepalum extimum 6 mm, intimum 9 mm longum, ca. 4 mm latum;
corolla ca. 3 cm longa, limbo circa 2 cm lato; capsula vix À cm dia-
melro.
Transvaal, Pretoria, Aapjes Poort (Dr A. Reumann 1875-80 no 4133,
Hb. Tur.); Makapansberge, Streydpoort (Renmann n° 5408, Hb. Tur.);
Houibosh (Reumann sine num., Hb. Tur.); hill sides around Barberton
2800-3000 ft. (E. E. Garrın 1889 no 624, Hb. Kew., Hb. Tur. — « Pro-
strate; flower pink, Sept.-Bec. »).
Ipomcoea mesenterioides HALLier f.
I. simplici Tauns. habitu simillima et arcte affinis, sed foliorum forma
(343) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 948
peculiari facile distinguenda. — Herba e radice tuberosa (?) erecta, spitha-
mæa, glabra, herbaceo-viridis, arenicola (?); caulis tenuis, leres, lævis,
subsimplex, basi parce ramosus, internodiis brevibus; folia breviter
petiolata, oblique erecta, longe spathulato-cuneata, biloba, margine mesen-
terii instar grosse undulato-crispata, inter lobos apicales (rotundatos)
acumine brevi reflexo terminata, herbacea, pinninervia, nervis lateralibus
utrinsecus 6-7 angulo acuio ascendentibus subtus saturate viridibus,
supra læte herbaceo-viridia, subtus pallidiora, glaucescentia; pedunculi
axillares, solitarii, brevissimi, erecti, unifiori; sepala subæqualia, ovato-
lanceolata, acuta, glabra, lævia, cartilagineo-herbacea, ad 3/5 imbricata;
corolla deest; capsula juvenilis globosa, glabra, stylo simpliei termi-
nata.
Herba 15 cm alta, caule basi vix 2 mm crasso, internodiis 5-10 mm
longis; petiolus 5 mm longus; lamina usque 6 cm longa, apice 2 cm
lata, sinu apicali usque À cm longo; peduncuius cum pedicello vix
3 mm longus; calyx ca. i cm longus.
Transvaal, Boshveld, Klippan (Reumann n° 5267, Hb. Tur.).
IpomϾa quinquefolia Hocasr. ed. HarLier f. in ENGL. Jahrb.
XVIH (4893), p. 147, non Grisee.
I. cairice Sweer et præcipue 1. radicanü Bert. (]. gracillimæ Praın)
arcte affinis, priore mullo gracilior, a posteriore imprimis pedunculis
brevioribus robustioribus strictis, sepalis paulo longioribus aculis muri-
catis corollisque paulo majoribus diversa. — Herba annua, ramosa,
glaberrima; radix tenuis, palaris, ramosa; caulis teres, inferne minute
verrucosus; rami graciles, tereies, læves, virides; foliorum petiolus
longus, tenuis, parce et minute verrucosus, foliolis 2 axillaribus stipuli-
formibus palmatis suffultus, lamina quinala, tenuiter herbacea, herbaceo-
viridis, subtus glaucescens; foliola lanceolata, acuminata, mucronata,
basi sensim in petioluium brevem aitenuala, sed secus petiolulos mem-
branis angustis connata, pinninervia, basalia 2 antice supra basin plerum-
que lobulo lanceolato aucta, cetera integerrima; pedunculi axillares,
solitarii, plerumque uniflori, teretes. læves, stricti; bracteæ 2 minute,
squamiformes; pedicellus peduneulo plerumque multo longior, subela-
vatus, carnosus, obsolete angulatus, ceierum lævis; sepala subæquaiia,
lanceolata, acuta, herbacea, viridia, minute et parce verrucosa, margine
mempbranacea, pallida; corolla parva, e tubo brevi infundibularis, inter
fascias 5 mesopetalas (nervis binis conspicuis a segmentis commissuralibus
distincte limitatas) quinquefida; genitalia inclusa, tubum adaquantia;
346 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (344)
capsula glabra, %-valvis, 2-locularis, 4-sperma, sæpto tenuissimo mem-
branaceo pellucido, seminibus trigonis cinereis pulverulentis subvelu-
tinis.
Gaulis usque 3 mm crassus; petiolus usque 7 cm longus; folio-
lum intermedium cum petiolulo usque ultra 5 em longum, 2 em latum;
pedunculus plerumque ca. 5 mm, raro usque 45 mm longus et tunc
pluriflorus; pedicellus 40-15 mm longus; sepala floralia 5 mm
longa, 2 mm lata; corolla fere 2 cm longa, tubo { cm longo, 3 mm
lato, limbo usque 25 mm lato; capsula ca. 8 mm diametro.
a. albiflora Hazuer f. — Rami decumbentes, vix 2 dm longi;
corolla alba.
Abyssinien (Schinper 1853, no. 321, Hb. Boiss., Hb. Kew.); Tacasse-
thal (Dr. STEUDNER, no. 954, Hb. Berol.); Somak, Efat, in cultis (Hb. E. 1.
C. IV. 4842, no. 422, Hb. Kew. — « Planta annua, humilis, erecta. Corolla
alba. Stamina 5. Stigma 2-fidum, rubrum »).
ß. purpurea Harnier f. — Volubilis; rami elongati, flagellares,
complurium metrorum longitudine, internodiis longissimis, usque 2 dm
longis; corolla læte purpurea.
Amboland, im Waldesschatten an den Ufern der Omiramba zwischen
Ondonga und Uukuambi (M. Rauranen, 17. IV. 189%, no. 177; 25. IV. 189%,
ro. 479 und 26. 1il. 1889, no 192 und 193, Hb. Tur.).
Kalachari, Ngami-See, bei Kaphei an Sträuchern windend, Mitte Mai
bereits völlig verblüht (Dr. Freek 1891, no. 486 a, Hb. Tur.).
Transvaal, Boshveld, Elandsriver [Neu Halle] (Reumann no. 489%,
Hb. Tur.).
Natal, «Thorns» near Mooiriver, sandy soil, 3-4000 ft. (J. MepLey
Woop 13. IV. 4891, no. 4428 und 14. IV. 1894, no. 5290, Hb. Tur. —
«Flower pink or purple»).
Ipomæa cairica (L. 1759) Sweer Hort. Brit. ed. I (1827), p. 287;
HALLIER f. in Enerer Jahrb. XVII (1893), p. 148 excel. specim. Baron. no.
4221 I. venosam R. et Scn. (I. Hornei Baker) exhibente.
var. hederacea Hazuier f.— Folia hederacea, angulato-quinqueloba,
lobis obtusis mucronulatis, intermedio magno, lateralibus 4 compluries
minoribus brevissimis; foliola axillaria (stipulæ spuriæ) ovata, acuta,
acute dentata; notis ceteris et præcipue floribus et foliorum nervis cum
typo exacte congruens.
Madagascar, thicket near Lake Cloreto, Port Dauphin (&. F. Scorr
Eruior, july, no. 3018, Hb. Kew.).
JG
las)
1
(345) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA.
IpomoϾa citrina Harzer f.
Frutex erectus, ad /. Holubii Baker et /. verbascoideam (Cnoisv?)
Haute f. (/. Elliottii Baker; ]. dammaranam RENDLE) proxime accedens,
bractearum forma alque textura posteriori præcipue similis, cinereo-
iomenlosus; rami strict, inferne ramulis abbreviatis dense tuberculati,
juniores teretes, tenuiores, pilis brevibus simplicibus subulatis semimal-
pighiaceis cellule basali oblique affixis prope basin lalere uno infiatis
densissimis cinereo-tomentosi, superne foliosi et florentes, seniores
robustiores, glabrati, livescentes, cortice rimoso irregulariter rugoso-
angulati, aphylli; petioli pedunculique longi, tenues, teretes, tomen-
tosi; foliorum lamina mediocris, orbiculari-cordata, obtusa vel sube-
marginata, mucronala, integerrima, herbacea, pinninervis, supra flaves-
centi-sericea, subtus tomento denso albido-cinereo vestita; pedunculi
axillares, solitarii, strieti, biflori; bracteæ binæ, magnæ, circa calyces
involucrum formantes, late orbiculari-spathulatæ, obtusæ, breviter ungui-
culatæ, basi Calystegiæ silvaticæ et dahurice more cucullatæ, folia-
ceo-membranaceæ, intus glabræ, luteæ, nervoso-lineatæ et venoso-reli-
culatæ, extus albido-tomentosæ, seniores lutescentes, diu persistentes;
floris lateralis bracteolæ 2 una cum bracteis ad dichotomiam insertæ,
bracteis similes, sed multo minores et angustiores, obovato-spathulatæ ;
pedicelli breves, ceterum peduneulo similes; sepala 5 bracteis forma,
textura, indumento, colore simillima, sed non unguiculata nec cucullata,
latissima, si expansa, eadem fere forma, qua petala Papaveris, sese invol-
venlia, interiora gradatim minora; corolla mediocris, late tubuloso-
infundibularis, læte citrina; fasciæ 5 mesopetalæ nervis 2 conspicuis
a segmentis commissuralibus distincte limitatæ et præterea nervo uno
mediano conspicuo nervisque multis tenuioribus lineatæ, extus albido-
pilosulæ, apice sericantes; stamina 5 inæqualia, 2 longiera stylum adæ-
quantia, quam corolla dimidio breviora; antheræ longæ, lineares, sub-
cordale; pollen ut in /pomœis, globosus, undique porosus et acute
spinosus; discus subcupularis; ovarium longum, fusiforme, glabrum ;
stylus integer, glaber; stigmata 2 parva, globosa.
Rami juniores vix 2 mm, seniores usque 6 mm crassi, internodiis
1-5 cm longis; petiolus 1-4 cm longus; folii lamina usque % cm longa
et 35 mm lata; pedunculi usque 3 cm longi; brateæ ca. 47 mm
longæ et totidem latæ; bracteolæ ca. 11 mm longæ, 7 mm late;
pedicellus terminalis 5 mm longus; sepalum extimum ca. 14 mm
longum, 18mm latum; corolla ca. 35 mm longa, 2 cm lata; filamenta
longiora ca. 15 mm longa; antheræ 4 mm longæ.
Somali-land, Laku (Prof. Dr. KeLzer 1891 no. 235, Hb. Tur.).
548 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (346)
Stictocardia Woodii HarLier f. — Ipomea Woodü N. E. Br. in
Kew Bull. no. 87 (Ill. 189%), p. 101.
Si. beraviensi HALLIER f. arcte affinis, sed pedunculis longioribus usque
ultra 5 cm longis, pedicellis longioribus et tenuioribus, sepalis glabris
corollisque maioribus bene distincta; folia subtus glandulis sycomorphis
eculo inermi iam conspicuis dense nigro-punctala, chlorenchymate ut
omnino in Argyreiearum tribu cellulis secretoriis destituto.
Aululand, culta in horto bot. Durban (J. Mencey Woop V. 1889, no.
4346 und V. 1891, no. 4864, Hb. Kew.; VI. 1893, no. 4806, Hb. Tur. -—
Kelch kaum 4 cm lang; Krone 7 cm lang; Röhre bis über den Kelch
hinaus eingeschnürt, kaum 5 mm dick, darauf plötzlich erweitert,
23-27 mm im Durchmesser; Saum bis über 6 cm im Durchmesser; im
übrigen genau wie die Exemplare von Junon); Delagoa-bay (H. Junop
1893, no. 439, Hb. Ber., Brux., Tur. — «Nom natif Masingue; grandes
fleurs rose-violet»), ebendort, marais des palmiers (H. Juno» X. 4893,
no. 439, Hb. Tur. — «Fleurs jaunes»).
Abgesehen von der Blütenfarbe unterscheiden sich die beiden Exem-
plare von Junon nur dadurch, dass das purpurbiütige auf der Unterseite
der Blätter etwas dichter behaart und mit einem feinen, grauen, seidigen,
sammelartigen Filz bekleidet ist. Bei beiden sind die ausgerandeten
Kelchbiätier, wenigstens die inneren, bis 12 mm lang, also länger als an
Woop’s Exemplar no. 4806, und infolge dessen erweitert sich auch die
Blumenkronenröhre nach oben zu nicht erst oberhalb des Kelches, son-
dern schon innerhalb desselben. Im übrigen sind jedoch sämmtliche auf-
seführten Exemplare einander so ähnlich, dass kein Zweifel über ihre
Zugehörigkeit zu ein und derselben Art besteht.
Ausser den 3 die Grundlage der Gattung bildenden Arten, nämlich der
in den Tropen beider Hemisphæren weit verbreiteten St. tilisefolia
HALLIER f. und den beiden afrikanischen Arten St. beraviensis HauLızr f.
und St. multiflora HaLLier f. ', gehören zu Sfictocardia auch noch drei
weitere afrikanische Arten, nämlich St. nervosa sp. n. aus dem Kongo-
gebiet, Si. laxiflora m. (Argyreia? laxiflora Baker; Ipomea Buchanani
Baker) und St. Pringsheimiana m. (Rivea Pringsheimiana DAMMER),
sowie ferner die limoresische St. pulchra (BL.) HALLier f. in Bull. Herb.
Boiss. V, 5 (V. 1897), S. 380 und eine noch nicht beschriebene von
ZOLLINGER (No. 3327, Hb. DC.) auf der Insel Salayer bei Südcelebes
gesammelte Art. Demnach umfasst die Gattung augenblicklich 9 Arten,
weiche alle miteinander in hohem Grade übereinstimmen.
1 Siehe EneLer Jahrb. XVIII (1893), S. 158-160.
(347) SCHINZ. BEITR.ESE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 549
LABIATA.
M. GÜRKE (Berlin).
Acrotome Belckii GÜRKE
Caule erecto ramoso puberulo; foliis breviter petiolatis, lineari-lanceo-
latis, basiin petiolum angustalis, apice acutiusculis, margine grosse serratis,
membranaceis, utrinque puberulis ; verticillastris paucifloris, valde dis-
tantibus ; floribus breviter petiolatis ; bracteis subulatis, quam calyeis
multo brevioribus ; calycibus extus puberulis, ore obliquo, dentibus 8
deltoideis, longissime acuminatis. fere subulatis.
Die ganze Pflanze ist sehr fein flaumhaarig. Die längsten Biätter sind
bis 40 cm lang, bis 15 mm breit und etwa 4 cm lang gestielt. Die wenig-
blütigen Blütenquirle sind etwa 3-5 cm weit von einander entfernt. Die
Bracteen sind höchstens 4 mm lang. Die 2-3 mm lang gestielten Kelche
sind zur Fruchtzeit 6-7 mm lang.
Hereroland, Kackofeld bei Olyitambi (Belck, n. 40; 3. März 1885,
blühend und fruchtend).
Die Art unterscheidet sich von À.inflata Benth. durch die wenigblütigen
Inflorescenzen, von A. pallescens Benth. durch die grösseren Blätter, von
beiden aber besonders durch den 8-zähnigen Kelch, während die ge-
nannten Arten 5 Kelchzähne besitzen. Es sind hier die beiden, dem
obersten Längsnerv benachbarten Nerven des Kelches, welche nicht in
Zähne ausgehen, sondern in Buchten münden. Bei A. hispida Benth.,
von welcher ich kein Exemplar gesehen habe, werden ebenfalls 8-16
Kelchzähne angegeben; jedoch ist diese Art, der Beschreibung nach, durch
die steife Behaarung und die viel kürzeren Blätter von unserer Art ver-
schieden.
Stachys recurva GÜRKE
Suffrutex totus flavescenie-velutinus caule ramoso, foliis sessilibus,
plerumque recurvis, lanceolatis, apice acutiusculis; margine interdum
leviter crenulatis, utrinque velutinis, crassis; verlicillastris 2-floris supre-
mis approximatis; floribus subsessilibus ; calyce tubuloso-campanulato,
390 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (348)
extus velulino, breviter 5-dentato, dentibus deltoideis, acutiusculis ; corolla
extus velutina, tubo calycem æquante.
Die ganze Pflanze ist mit sehr kurzer, weicher, mehr oder weniger gelk-
licher, sammetartiger Behaarung versehen. Die sehr dicken, fast fleischigen
Blätter sind 10-18 mm lang und 1-2 mm breit. Die zweiblütigen Blüten-
quirle sind etwa À cm von einander entfernt; an der Spitze der Aeste
sind sie etwas enger zusammengedrängt. Die Blüten sind höchstens À mm
lang gestielt. Die Kelche sind 6-7 mm lang, wovon etwa 2-3 mm auf
die Zähne entfallen.
Karroo, Witteberge, Maggisiontein (Rehmann n. 2883); Roggefeld
(Rehmann n. 3196).
Die Art steht sehr nahe der St. flavescens Benth. und gehört mit dieser
zur Sect. Eustachys, Brig. $ 6 Ambleiz Brig. Sie unterscheidet sich von
ihr durch die noch schmäleren, am Rande fein, aber deutlich gekerbien
Blätter, während dieselben bei Si. flavescens breiter und entschieden
ganzrandig sind. Auch ist letziere Art durch die viel stärker hervor-
treiende gelbe Färbung ausgezeichnet. Ob diese Merkmale wirklich zur
Trennung der beiden Arten ausreichen, dürfte erst bei besserem Ver-
gleichsmaterial zu entscheiden sein.
Stachys minima GÜRKE
Suffrutex parvus ramis brevissimis canescente-velutinis ; foliis confertis
sessilibus spathulatis, apice rotundatis, basi angustatis, integerrimis, subtus
canescente-velutinis ; verticillastris bifloris, ad apicem ramorum confertis;
floribus subsessilibus ; calyce campanulato, extus velutino, brevissime
5-dentato, dentibus deltoideis acutiusculis ; corolla extus velutina, tubo
calycem subæquante.
Die ganze Pflanze ist nach den vorliegenden Exemplaren nur 5-10 cm
hoch und in allen ihren Teilen mit ganz kurzer, dichter, grauweisser,
sammtartiger Behaarung versehen. Die dichtgedrängten Blätier erreichen
eine Länge von 15 mm und eine Breite von 5 mm, bleiben aber auch
vielfach hinter diesen Maassen zurück. An jedem Zweige sind kaum mehr
als 3-4 zweiblütige Blütenquirle vorhanden, die sich an der Spitze des
Zweiges etwas zusammendrängen. Die 1 mm. lang gestielten Kelche sind
5 mm lang, wovon etwa À mm auf die Zähne entfallen. Die Blumen-
kronenröhre ist etwa ebenso lang als der Kelch.
West-Griqualand, Eitalers Fontein (Rehmann n. 3360); Orange Frei-
staat, Olifantsfontein (Rehmann n. 3532).
(349) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 551
Diese winzige Art hat habituell keine Aehnlichkeit mit den mir be-
kannten Spezies; sie gehört zur Sect. Eustachys Briq., $ 6 Ambleiæ Brig.
Am nächsten sieht sie wohl der St. spathulata Benth., mit der sie in der
Behaarung, in der Form der Blätter und auch ziemlich in den Kelchen
übereinstimmt. Jedoch ist St. spathulata eine aufrechte, bis % oder
5 dem. hoch werdende Pflanze, die habituell, besonders durch die entfernt
stehenden, grossen Blätter, von unserer Art sehr verschieden ist.
Salvia Fleckii GÜRKE
Caule herbaceo erecto simplici pubescente ; foliis longiuscule petiolatis,
ovato-oblongis, obtusis, basi subcordatis, crenatis, bullato-rugosis, utrinque
villosiusculo-pubescentibus; bracteis suborbicularibus vel late ovatis, basi
cordatis, acuminatis; verticillastris 6-floris, distantibus; floribus breviter
pedicellatis ; calyce campanulato extus pubescente, labio superiore supra
concavo bisulcato, dentibus 3 brevissimis acutis conniventibus, labis infe-
riore bifido, dentibus acuminatis ; corolla quam calyx 3-plo longiore, tubo
calycem subæquante.
Die vorliegenden Exempiare sind bis 3 dem hoch. Die unteren Blätter
erreichen eine Länge von 9 cm und eine Breite von 3 cm, während ihr
Stiel bis 7 em lang ist; nach oben zu werden sie allmählig kleiner und
kürzer gestielt. Die unteren Bracteen sind 8-10 mm lang, die Blüten
2 mm lang gestielt und die Kelche etwa 8 mm lang.
Hereroland, (Fleck n. 168a).
Gross-Namaland, Oakuk-Stolzenfels (J. Graf Pfeil n. 78 ; 1890/91).
Die Art gehört zur Sect. Plethiosphace Benth. und zwar in die Nähe
der S. pratensis L. Sie ist von dieser weniger durch bestimmte Merkmale
verschieden, als vielmehr im Habitus. Die Blätter sind behaarter, als dies
bei der Mehrzahl der Exemplare von S. praiensis der Fall ist; auch sind
die Stengelblätter hier ziemlich lang gestielt, während sie dort kurz ge-
stielt oder gar sitzend sind. Der Blütenstand erscheint etwas gedrängter
und besonders hat die Spitze desselben mit den noch nicht entwickelten
Blüten ein mehr schopfiges Ansehen als bei S. praiensis. Die Blütenfarbe
scheint, soweit es sich an der getrockneten Pflanze erkennen lässt, eine
helirötliche zu sein. Ob diese Art wirklich aufrecht erhalten werden
kann, oder ob sie nicht vielmehr unter die Formen der so äusserst viel-
gestaltigen S. pratensis einzureihen ist, dürfte erst bei besserem Material
und bei genauerem Studium der ganzen Gruppe zu entscheiden möglich
sein. Vorläufig schien es mir geeigneter, die Pflanze als neue Ärt zu
592 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (350)
beschreiben, als sie einfach bei einer bisher nur aus Mittel- und Süd-
europa bekannten Spezies unterzubringen. Allerdings ist auch die Mög-
lichkeit nicht ausgeschlossen, dass es sich um eine verschleppte Pflanze
handelt.
Plectranthus pyramidatus GÜRKE
Caule erecto subramoso, tomentoso-pubescente ; foliis sessilibus sub-
orbicularibus crenalis, obtusis vel breviter acutiusculis, crassis rugosis,
utrinque pubescentibus ; paniculis densis pyramidatis multifloris ; bracteis
suborbicularibus, sessilibus, basi cordatis, margine integris, apice acutius-
culis, utrinque pubescentibus; verticillastris 6-8-floris ; floribus pedicel-
latis ; calycibus frucüferis cylindricis erectis striatis, extus pubescentibus,
5-dentatis, dentibus longis acutis, fere subulatis.
Die Stengel der vorliegenden Exemplare sind 68-80 cm hoch. Die
untersten Blätter sind bis & cm lang und ebenso breit, nach oben zu
werden sie allmälig kleiner. Die Bracteen sind bis 5 mm lang und von
derselben Breite. Die Blüten sind 1-4 mm lang gestielt. Die Kelche sind
zur Fruchtzeit 5-6 mm, die Zähne 2-3 mm lang.
Transvaal, Houibosh (Rehmann n. 6179).
Die Art gehört zur Sect. Pyramidium Benth. und ist in folge des gleichen
Blütenstandes habituell der einzigen hierhergehörenden afrikanischen
Art, P. calycinus Benth., ähnlich. In allen Einzelheiten weichen aber die
beiden Arten von einander sehr ab: P. calycinus hat viel schmälere
Blätter, von denen die unteren ziemlich lang gestielt sind, und welche,
ebenso wie bei der indischen Art dieser Gruppe, P. ternifolius Don, zu
je dreien inseriert sind ; auch sind die Bracteen hier eiförmig-lanzettlich,
während sie bei unserer Art kreisrunde Gestalt haben.
Plectranthus natalensis GÜRKE
Caulibus erectis ramosis glabris ; foliis breviter petiolatis, late oblongis,
hasi in petiolum attenuatis, margine crenato-serratis, apice obtusis vel
aculiusculis, tenuibus, utrinque glaberrimis ; spicastris longis, laxis, sim-
plieibus ; verticillastris 6-floris, remotis ; bracteis sessilibus ovatis acumi-
natis; floribus longe pedicellatis ; calycibus fructiferis ovoideis, extus
glabris, labio superiore suborbiculari obtusiusculo, labii inferioris dentibus
lateralibus late-deltoideis acuminatis, dentibus inferioribus subulato-del-
toideis, longioribus; seminibus flavescente-brunneis, glabris.
%
(351) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 553
Die ganze Pflanze ist kahl; die am Grunde etwas niederliegenden, aber
sonst aufrechten Stengel sind 2-3 dem hoch. Die unteren Blätter sind
5-6 cm lang und 2,5-3,5 cm breit; ihre Stiele sind 1-1,5 cm lang; wahr-
scheinlich sind die untersten, bei den vorhandenen Exemplaren fehlenden
Blätter länger gestielt. Die Blütenquirle sind 1-2 cm von einander ent-
fernt. Die Blütenstiele erreichen eine Länge von 7-9 mm, die Kelche
zur Fruchizeit von 5 mm.
Natal, Camperdown (Rehmann n. 7761).
Die Art gehört in die Verwandtschaft von PI. laxiflorus Benth., also
zur Sect. Coleoides Benth., $ 4 Laxiflori Brig. Von der genannten Art
unterscheidet sie sich sofort durch die kahlen, in den Blatistiel ver-
schmälerten Blätter, die dort behaart und an der Basis deutlich herz-
förmig sind. Auch sind die Blüten hier kleiner. Pl. Ecklonü Benth.,
welche Art ebenfalls hierher gehört, stimmt mit der unserigen in der
Kahlheit überein, hat aber verzweigten Blütenstand, grössere Blüten und
Blätter und scheint überhaupt von viel kräftigerem Habitus zu sein.
Plectranthus Rehmannii GÜRKE
Caule erecto, puberulo ; foliis breviter petiolatis, ovatis vei lanceolalo-
ovalis, basi obtusis, margine irregulariter serratis, apice acuminatis, utrin-
que puberulis, subtus reticulato-nervosis ; spicastris parce ramosis, laxis ;
vesticillastris 6-8-floris ; bracteis lanceolato-ovalis, acutis; floribus longe
pedicellatis; calyeibus fructiferis cylindricis, extus puberulis, rigidis ; labio
superiore late-ovato aculiusculo ; labio inferiore 4-dentato, dentibus subu-
lato-deltoideis.
Die mir vorliegenden Stengel sind 25-30 cm hoch. Die unteren Blätter
sind %-6 cm lang und 2,5-3,5 cm breit mit ca. 1,5 cm langen Stielen;
nach oben zu werden sie kleiner. Die Blüten sind 3-8 mm lang gestielt.
Die Kelche sind zur Fruchtzeit 10 mm, die Zähne der Unterlippe 2-3 mm
lang.
Natal, Karkloof (Rehmann n. 7359).
Die Art gehört zur Sect. Germanea Benth., soweit sich dies beurteilen
lässt nach dem vorhandenen Material, an welchem nur Früchte und nicht
entwickelte Blüten vorhanden sind. Es bleibt also zweifelhaft, ob die
Blumenkrone mit sack- oder spornarliger Erweiterung versehen ist, wie
dies bei der genannten Sect. der Fall ist. Doch trage ich kein Bedenken,
die Art hier einzureihen. Sie hat habituell am meisten Aehnlichkeit mit
dem derselben Sektion angehörenden P. fruticosus L’Herit. und unter-
BULL. HERB. BOISS., Juillet 1898. 38
554 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (352)
scheidet sich hauptsächlich von dieser Art durch die schmäleren, am
Grunde nicht herzförmigen Blätier. Auch sind die unteren Kelchzähne
zur Blütezeit kürzer als bei P. fruticosus, während die Kelche beider
Arten zur Fruchizeit ziemlich übereinstimmen.
Plectranthus grandidendatus GÜRKE
Caule erecto villoso vel tomentoso ; foliis longe petiolatis, late ovatis
vel suborbicularibus, basi cordatis vel subcordatis, margine grosse dentatis,
apice obtusis, utrinque pilis adpressis, subtus densius, villosis vel velutino-
tomentosis ; spicastris 8-14-floris, remotis ; fioribus longiuscule pedicel-
latis ; calycibus fructiferis ovoideis, extus pubescentibus, glandulosis, labio
superiore late-ovato, obtuso vel brevissime acutiusculo, labii inferioris
dentibus anguste-deltoideis, lateralibus paullo latioribus, inferioribus
paullo longioribus.
Nach den vorhandenen Exemplaren wird die Pflanze über 40 cm hoch.
Die unteren Blätter sind bis 7 cm lang und bis 6 cm breit und besitzen
einen Stiel von 5 cm Länge ; nach oben zu werden sie allmählig kleiner.
Die Blütenquirle sind 1-2 cm von einander entfernt, die Blüten 3-5 mm
lang gestielt. Die Kelche erreichen zur Fruchtzeit eine Länge von k mm
Ost-Griqualand, in rupestribus montis Enyembe prope flumen Um-
zinkulu, 4800 m. (Herb. austr.-apic. Cent. XVI., n. 1517, leg. Tyson, April
1885).
Transvaal, Pretoria, Wonderboom poori (Rehmann n. 4508, 4509) ;
Houtbosh (Rehmann n. 6159, 6160, 6161).
Natal, Arnoldsfarm, New Castle (Rehmann n. 7038, 7040); Drakens-
berg, Biggarsberge (Rehmann n. 7065) ; Drakensberg, Tugelariver (Reh-
mann n. 7179).
Die Art ist nahe verwandt mit Pl. iomeniosus Benth., gehört also mit
dieser zur Sect. Coleoides Benth., $ 6 Vulgares Brig. In der Form des
Kelches scheint sie ganz mit ihr übereinzustimmen ; wenigstens sind die
Abweichungen in der Grösse der Kelchzähne zu unbedeutend und wohl
auch unbeständig. Dagegen ist die neue Art von PI. tomentosus auffällig
verschieden durch die Form der Blätter. Bei letzterer sind dieselben
deutlich gekerbt, hier aber ausserordentlich grob gezähnt, so dass die
Anzahl der Zähne an jedem Blatte sehr viel geringer ist als dort.
EA
r
ur
: 152
(333) SCHINZ. BEITR.EGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 599
Coleus Schinzii GÜRKE
Herba elata, caule simplici vel subramoso, crassiusculo, obtusa tetra-
gono, pilis longis patentibus pubescente vel subvilloso, ramis adscenden-
tibus ; foliis breviter petiolalis, oblongis vel obovatis, basi in petiolum
aitenuatis, apice obtusis, margine integris vel interdum obsolete subcre-
nalis, carnosis, utrinque puberulis vel glabrescentibus; spicastris simplici-
bus elongatis densis; bracteis latis acutis ciliatis, junioribus ad apicem
spice comosis, dein per anthesin deciduis; verticillastris 6-10-floris,
densis et arcte approximatis; fioribus brevissime pedunculatis; calyce
fructifero reflexo hispido, fauce intus villoso, dente supremo late ovato
vei suborbiculari, aculiusculo, inferioribus lanceolato-subulatis subæqua-
libus acutis.
Die Art erreicht eine Höhe von 40 cm. Die unteren Blätter sind 6 cm
lang, 3 cm breit und etwa 1 cm lang gestielt. Die Blütenstiele sind kaum
1 mm, die leicht abfallenden Deckblätter 5-10 mm lang. Der Kelch
erreicht zur Fruchtzeit eine Länge von 4-5 mm.
Amboland, Schinz n. 56.
Diese neue Art gehört zur Sektion Calceolus Benth. und zwar in die
Nähe von €. caninus (Roth) Vatke. Sie unterscheidet sich von dieser in
Indien und Abyssinien vorkommenden Species hauptsächlich durch die
spitzeren und längeren Zähne der Kelchunterlippe. Im Habitus, besonders
durch die fleischigen Blätter und durch die Behaarung, kommt sie dieser
Art sehr nahe.
Syncolostemon macrophyllus GÜRKE
Foliis breviter petiolatis, oblongis. basi in peliolum angustatis, margine
serratis, apice acutiusculis, erassis, utrinque canescente-velutinis, subtus
nervis prominentibus; racemis laxis ramosis, verticillastris 2-4-floris
remotis;calycibus subsessilibus puberulis, dentibus subulatis ; corollæ tubo
calyce duplo longiore.
Die fast sammtartig behaarten Stengel erreichen eine Höhe von 60 cm;
die Blätter sind bis 4 cm lang und 2'/ cm breit. Die Blütenstände sind
sehr locker und verzweigt, die Blütenquirle sind bis 2 cm von einander
entfernt. Die Kelche erreichen zur Fruchtzeit eine Länge von 8 mm
und erscheinen durch die ziemlich grossen Nüsschen aufgeblasen und
fast kugelig.
Se NN Ms RE LEA VER RA
556 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (354)
Natal, Drakensberg (Rehmann n. 7016).
Die Art gehört zur Seklion Macranthi Brig. und unterscheidet sich von
den übrigen Arten dieser Sektion durch die verhältnismässig sehr grossen
Blätter und durch den lockeren Blütenstand.
Ocimum filiforme GÜRKE
Planta elata, basi fruticulosa, ramis erectis herbaceis, minute puberulis;
foliis sessilibus linearibus acutis, margine integris, utrinque canescente-
puberulis ; verticillastris distantibus ; bracteis deciduis ; calyce fructifero
tubuloso-campanulato, labio superiore late ovato, breviter decurrente,
labii inferoris dentibus lateralibus obsoletis convexis, margine fimbriatis,
dentibus infimis longis selaceis rigidis.
Die Pflanze ist 30-40 cm hoch. Die grössten Blätter erreichen eine
Länge von 2 cm., sind aber kaum breiter als 1 mm. Die Blüten sind ca.
2 mm lang gestielt; die Kelche sind zur Fruchtzeit 5 mm lang.
Transvaal, Pretoria, colles supra Aapiesriver (Rehmann n. 4272);
Kuduspoort (Rehmann n. 4614).
Die Art gehört zur Sektion Ocimodon Benth. und zwar zur Gruppe
Hiantia Benth. Die hinteren Staubblätter sind an der Basis mit einem
ziemlich grossen, gewimperten Anhängsel versehen, und die seitlichen
Zähne der Kelchunterlippe ganz kurz, abgestutzt und gewimpert.
Ocimum Menyhartii GURKE
Suffrutex parvus elatus ramosus, caule ramisque pubescentibus ; foliis
sessilibus linearibus acutis, basi angustatis, margine integris vel interdum
obsolete paucidentatis, utrinque pubescentibus ; verlieillastris distantibus;
bracteis parvis sessilibus lanceolatis aculis; floribus longe pedicellalis ;
calyce campanulato-tubuloso, dente postico late-ovato acutiusculo; labii
inferioris dentibus lateralibus deltoideo-subulatis, dente postico breviori-
bus, dentibus infimis subulatis curvatis rigidis, dente postico longioribus.
Die Pfianze erreicht eine Höhe von 20 cm. Die Blätter sind bis 35 mm
lang und 1-2 mm breit; meist sind sie ganzrandig, nur hier und da
finden sich vereinzelte kurze Zähne. Die Scheinwirtel sind ungefähr À cm
von einander entfernt und meist 2-blütig. Die Bracteen sind kaum länger
als I mm, während die Blütenstiele 2-3 mm lang sind.
Sambesi-Mittellauf, Boruma, auf Bergen am unteren Muhatadzi (Meny-
hardt n. 810, Dez. 1890).
(355) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 8857
Da von den vorliegenden Exemplaren keine Blüten vorhanden sind,
sondern nur Fruchtkelche, lässt sich die Sektion, zu welcher die Art zu
zählen ist, vorläufig nicht feststellen. Durch die linealen Blätter ist die
Art von den meisten afrikanischen Species unterschieden. Die schmal-
blättrigen O. Stuhlmanniı Gürke, O. scoparium Gürke und 0. Poggeanum
Briquet sind sämmtlich grösser und kräfliger als unsere Art, und auch
O. linearifolium Briquet ist habituell verschieden.
Orthosiphon canescens GÜRKE
Planta basi suffruticosa, caule erecto subramoso canescente ; foliis bre-
vissime petiolatis vel subsessilibus, oblongo-lanceolatis, superioribus lan-
ceolato-linearibus, omnibus basi attenuatis, margine obsolete serratis,
apice aculis, utrinque canescente-velutinis ; spicastro elongato, verticil-
lastris distantibus ; bracteis late-ovatis acuminatis deciduis ; calyce cam-
panulato-tubuloso, dente postico late-ovato aculiusculo decurrente, labii
inferioris dentibus subulatis, lateralibus brevibus, infimis longissimis ;
corolla tubo longe exserta, genitalibus exserlis, stylo apice clavato-
incrassato.
Die mehr oder weniger grauweiss behaarte Pflanze ist 30-40 cm hoch,
Die untersten Blätter sind 3-4 cm lang und 1 cm breit, nach oben zu
allmählig kleiner und besonders erheblich schmäler werdend. Die Blüten
sind 2-3 mm lang gestielt ; die Kelche zur Fruchtzeit 6-7 mm lang.
Transvaal, Pretoria, Aapies Poort (Rehmann n. 411%), Wonderboom-
poort (Rehmann n. 4507); Boshveld , Elandsriver, Neu Halle (Rehmann
n. 4891).
Der Kelch ist innen am Schlunde nackt und die Staubblätter ragen sehr
lang aus der Blumenkronenröhre heraus; die Art ist also bei der Sektion
Exserti Brig. unterzubringen. à
Orthosiphon Rehmannii GURKE
Foliis sessilibus, lanceolatis vel anguste cuneatis. apice aculis, margine
pauci-dentatis, supra pubescentibus, subtus canescente-tomentosis; ver-
tieillastris 2-6-floris; calycibus villosis; corollæ tubo quam calyx duplo
longiore.
Die aus einem dicken Wurzelstock zahlreich entspringenden Stengel
sind 15-30 cm lang und ebenso wie die Unterseite der Blätter und die
Kelche ziemlich stark, fast zottig behaart. Die Blätter sind bis 15 mm
598 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (356)
lang und bis 5 mm breit, meist aber schmäler; der Rand ist zurück-
gerollt und mit einigen wenigen Zähnen versehen; auf der graubehaarten
Unterseite treten die Nerven sehr deutlich hervor. Der unverzweigte
Blütenstand trägt 3-5 Blütenquirle, welche etwa 10-15 mm von einander
entfernt sind. Die ganz kurz gestielten oder fast sitzenden Kelche sind
etwa 8 mm lang, die Zähne derselben fast borstenförmig.
Transvaal, Houthbosh (Rehmann n. 6172).
Die Art gehört zur Sektion Exserti Brig. und zur Gruppe Vulgares
Briq., da der Kelch innen am Schlunde kahl ist und die Staubblätter und
Griffel mässig exsert sind.
(357) SCHINZ. BEITRÆEGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 589
COMPOSITE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Psiadia vernicosa SCHINZ
Suffruticosa ; rami vernicosi; folia lineare-lanceolata, epetiolata, crispa,
vernicosa ; Capitula in panicula polycephala disposita; involucrum sub-
hemisphæricum, bracteis multiseriatis imbricatis; achænia pubescentia,
teretia tenuiter costata.
Südwest-Africa : Hereroland, spärlich am Gansberg, in einer Höhe
von 7000 Fuss, Fleck 82a (November 1891).
Klatt, dem die Exemplare auch vorgelegen haben, hat dieselben zu
Psiadia punctulata (DC.) Vatke (= Psiadia arabica Jaub. et Spach) ge-
stellt, ein Vorgehen, dem ich mich nicht anschliessen kann. Stengel
und Blätter sind bei P. vernicosa, wie übrigens auch bei P. punctulata
mit einem klebrigen Lack überzogen, der kleinen, Stengel und Blätter
und zwar oberseits und unterseits bekleidenden, in seichten Gruben
sitzenden, mehrzelligen Drüsen entstammt. Ausser den epidermalen
Drüsen finden sich bei unserer Pflanze, sowohl in den Blättern wie in den
Stengeln, des weitern noch harzführende Gänge und zwar im Stengel in
der grünen Rinde. Die schmallanzettlichen, zusammengefalteten Blätter
sind ungestielt und weder gezähnt noch gesägt; der Rand ist wellig und
zierlich gekräuselt. Die Spreite hat eine Länge von + 7 cm bei einer
Breite von + 3 mm. Die Gestalt der Blätter und das Verhalten deren
Ränder sind es, die unserer Art einen von P. punctulata auffallend ab-
weichenden Habitus verleihen. Ferner sind bei P. vernicosa die an Grösse
von aussen nach innen zunehmenden Hüllblätter der Köpfchen breit-ob-
long und stumpf, ja mitunter sogar abgestutzt oder doch mit einer
stumpfen, nach innen geschlagenen Spitze versehen, sie sind höchstens
3 mm lang; bei P. punctulata sind die Hüllblätter auflallend schlanker und
spitzlich. Die Köpfchen sind etwa erbsengross, jedenfalls kleiner und
stumpfer als diejenigen von P. punciulata. Die Blüten geben mir kein
weiteres Unterscheidungsmerkmal: bei beiden sind die Randblüten faden-
förmig, kurz-zweilippig, weiblich, die Scheibenblüten röhrig und wie mir
scheint bei unserer Art, wie bei P. punctulata, unfruchtbar. Die Pappus-
560 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (358)
haare haben eine Länge von 3 bis 4 mm, die walzliche Frucht ist bei
beiden Arlen mit langen, zweiarmigen Haaren bekleidet.
Ich will nicht verhehlen, dass mir die Zugehörigkeit der Fleck’schen
Exemplare zu der Galtung Psiadia nicht ganz ausser der Frage steht, im
Gegenteil gebe ich die Möglichkeit, dass sie besser der Gattung Nidorella
unterstellt würden, zu. Das mir zur Verfügung stehende Material erlaubt
mir den Entscheid in dieser Frage nicht mit absoluter Sicherheit zu
führen, wohl aber bin ich überzeugt, dass auch unter den Nidorellen keine
der bekannten Arten sich mit meiner P. vernicosa deckt.
Sphæranthus epigaeus SCHINZ
Südwestafrika : Amboland, Ombalambuenge, Rautanen 196.
Olutope (Oshind). (Planche XVI.)
Eine krautartige, einjährige, bis 50 cm hohe Pflanze mit unver-
zweigiem, kahlem, sehr schmal geflügeliem Stengel und alternirenden,
entfernt stehenden, + 12 cm (selten 16) langen und + i cm (selten
1,5 cm) breiten Blättern. Die nach dem Grunde zu ganz allmählich ver-
schmälerten Spreiten sind von schmal-elliptischem bis schmal-verkehrt-
lanzettlichem Umriss, stumpf oder spitzlich, im jugendlichen Zustande
behaart, ausgewachsen fast völlig kahl, aber infolge zahlreicher warzen-
förmiger Protuberanzen rauh anzufühlen. Der Rand der Spreite ist aus-
gezeichnet durch das Vorhandensein entferntstehender Hyathoden, die
gleich Sägezähnen aufsitzen und zwischen denen sich noch eine weilere
feine Bezähnelung nachweisen lässt. Die für die Gattung Sphæranthus so
sehr charakteristischen Köpfchen 2ter Ordnung sitzen zu 3 bis 10 am
Grunde der Stengel dicht gedrängt über der Erde, unmittelbar über den
zahlreichen faserförmigen, die Hauptwurzel ersetzenden Nebenwurzeln;
sie sind kugelig, haben einen Durchmesser von 8 bis 10 mm und werden
von reduzierten Laubblältern gestützt. Sie setzen sich zusammen aus
sehr kleinen, dachziegelig sich deckenden Partialblütenständen. Jeder
Partialblütenstand sitzt in der Achsel eines grünen, breit-eiförmigen, am
Grunde eiwas verschmälerten, in eine kurze scharfe Stachelspitze aus-
gezogenen Tragblattes. Diese Tragblätter sind am Rande hyalin, 5 mm
lang und + 5 mm breit. Die Hülle der Partialblütenstände besteht aus
einem mehr oder minder spatelförmigen, abgestutzien oder abgerunde-
ten, hyalinen, dem Tragblatte gegenüberstehenden, ca. 3 mm langen
und 4 bis 2 mm breiten Blättchen und zwei median stehenden, kahn-
förmigen, gleichfalls hyalinen, ungefähr gleich langen und gleich breiten
(339) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 561
Blätichen. Die Hülle umschliesst 10 Blüten und zwar 9 randständige
weibliche und eine centrale zwitierige Blüte. Die Blumenkrone der
zwitierigen Blüte ist kurz 4-zipfelig, kürzer als der zweilappige Griffel
und gleich den weiblichen Blüten mit mehrzelligen Drüsenköpfchen
besetzt. Zahl der Staubblätter gleich der Zahl der Kronzipfel. Die Blumen-
kronen der zwitierigen Blüten der äussern Partialinflorescenzen scheinen
in der Regel vierzipfelig zu sein, weiter nach innen zu sind sodann vier-
zipfelige mit fünfzipfeligen regellos gemischt. Die Zahl der Blüten pro
Partialinflorescenz nimmt ab gegen die Achse zu. Die Krone der weib-
lichen Blüte ist sehr eng und länger als der Griffel. Die des Pappus
enibehrenden Früchichen sind dicht besetzt mit stumpfen Haarbil-
dungen. |
Die seltsame Insertion der Blütenstände weist unserer Art eine be-
sondere Stellung in der Gattung Sphæranthus, aus der durch die Arbeiten
meines verehrten Freundes OC. Hoffmann jüngst eine reiche Zahl neuer
Typen bekannt geworden ist, an; als wenigblülige Art ist sie der Sektion
Paucifloræ (vergl. O0. Hoffmann: Composite africanæ, II, in Engl. Bot.
Jahrb. XX) einzureihen und zwar in die Nähe von S. Fischeri O. Hoff-
mann, $. angustifolius DC. und S. nubicus Schultz-Bip. Die beiden erst
genannten Arten besitzen pro Partialblütenstand nur zwei seitliche Hüll-
blätter, bei S. nubicus fehlt das vordere Hüllblatt bei den inneren Kôpf-
chen, während die äusseren eine vielblätterige Hülle besitzen.
Mitunter, aber nicht häufig, rücken bei unserer Art ein bis zwei der
Köpfchen zweiter Ordnung am Stengel um ein paar cm hinauf, ja in
einem Falle sitzt ein solches Köpfchen sogar auf der Spitze des Stengels.
Helichrysum amboense SCHINZ
Südwest-Afrika : Amboland, Oshiheke bei Olukonda, Rautanen 162,
(August 1894).
Eine mindestens zweijährige Pflanze von grauweissem Aussehen, mit
starker, tief in den Boden eindringender Hauptwurzet und holzigen, ab-
stehenden, mitunter vielleicht auch dem Boden anliegenden, mindestens
oberwärts dichiwollig behaarten Zweigen. Die durch kurze Internodien
von einander getrennten Blätter sind von spalelförmigem Umriss, ab-
gerundet, nach der Basis zu allmählich verschmälert, halbstengelum-
fassend, ungeöhrt, 3—10—30 mm lang und 3—4—10 mm breit. Die mit
ihren Rändern rückwärts gerollten Blätter sind dichtfilzig, neben diesen
Haaren machen sich, namentlich an jüngeren Blättern reichliche Drüsen-
562 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (360)
haare bemerkbar. Blütenköpfehen sind in überraschend grosser Zahl
vorhanden, auf den jüngern Zweigen in dichter Aufeinanderfolge sitzend,
an der Basis stets von einigen grünen, schmalen und verhältnismässig
kleinen Laubblättern bekleidet, 7 bis 10 mm im Durchmesser messend.
Die Blätter des Hüllkelches sind von fast Umriss, unterhalb der
Enden etwas reflex, stachelspitzig, weiss und dünnhäutig, 7 mm
lang und 3 mm breit, an Breite nach innen zu abnehmend, Der Blüten-
boden ist kurz-stachelschuppig; die randständigen, in nicht sehr grosser
Zahl vorhandenen Blüten sind weiblich, die übrigen dagegen zwitterig.
Die Länge der Blütenröhre übersteigt kaum 6 mm, der Griffel scheint
nur ganz ausnahmsweise aus der Röhre hervorzuragen. Die Achænen
sind behaart.
Diese Arl stimmt weder mit irgend einer der bis anhin bekannt ge-
wordenen südafrikanischen Helichrysum-Arlen, noch mit einer afrika-
nische Spezies dieser polymorphen Gattung überhaupt überein. Die Zahl
der Helichrysen aus dem südwestlichen Afrika ist sehr gering, Hoffmann
zählt aus der Welwitsch-Sammiung nur deren 7 auf. (Boletim da soc.
Broteriana XIII, p. 24.) Nach der Beschaffenheit des Blütenbodens zu
urteilen, dürfte H. amboense zu der Untergatiung Lepicline Cass. und
zwar augenscheinlich zu der $ Aptera gehören.
BERICHTIGUNGEN.
Hans SCHINZ (Zürich).
Eine Nachprüfung der in diesen Beiträgen früher veröffentlichten
Klatt’schen Gompositen-Beschreibungen veranlasst mich zu nachstehen-
den Berichtigungen:
Vernonia Galpinii Klatt in Bull. Herb. Boissier IV (1896), p. 827 =
Vernonia monocephala Harv. var.
Aster xylophyllus Klatt, 1. c., p. 831 = Âster (Diplopappus) serrulatus
Harv. var. xylophyllus Klatt.
Amphidoxa glandulosa Klatt, 1. c., p. 832 = Denekia capensis Thunb.
Der Freundlichkeit von Herrn Dr. O0. Hoffmann in Berlin verdanke ich
der Weitern nachfolgende Korrecturen Klattscher Bestimmungen:
Trichocephalum glabrifolium Klatt in Bull. Herb. Boissier IV, p. 832
— Geigeria pectidea (DC.) Harvey;
(361) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 563
Distegia acida Klatt in Bull. Herb. Boissier, p. 463 = Didelta carnosum
Ait.;
Dolosanthus silvaticus Klatt in Bull. Herb. Boissier IV, p. 473 = Ver-
nonia stenolepis Oliv.;
Symphipappus dichotomus Klatt in Bull. Herb. Boissier IV, pag. 462
— Cadiscus aquaticus E. Mey.
Anderseits mache ich darauf aufmerksam, dass zwei von Baker ver-
gangenes Jahr im Kew Bull. of Miscellaneous Information beschriebene
afrikanische Amarantaceen bereits früher »enannt und auch diagnosticirt
worden sind, nämlich :
Hermbstædtia Welwitschii Baker, 1. c.. p. 278 = Gelosia (Pseudo-
hermbstædtia) argenteiformis Schinz in Engl. und Prantl, Natürl.
Pflanzenfam. III, 1a (1895), p. 100 und in Bull. Herb. Boiss. V, p. 63 App.
Psilotrichum rubellum Baker, 1. c., 279 = Gentema biflora Schinz in
Engl. Bot. Jahrb. XXI (1895), p. 183.
564 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (362)
Diagnosen neuer Arten.
Piper Orenocanum Cas. DE CANDOLLE
Foliis modice petiolatis, ample ovatis, basi leviter inæquali rotundatis,
apice haud. longe acuminalis, supra glabris, subtus ad nervos nervulosque
puberulis, nervo centrali fere ad ‘/2 longitudinis suæ nervos, 6—7 ner-
vulis validis intermixtos utrinque mittente, petiolo usque ad limbum
vaginante subtus puberulo, pedunculo quam petiolus pluries breviore,
amento ipso limbi dimidium fere æquante cylindrico et apice mucronu-
lato, bracteæ apice truncato-peltatæ pelta trianguları margine hirsuta
pedicello angusto subglabro, antheris globosis quam filamenta multo
brevioribus, bacca subtetragona glabra verlice carnosa.
Am. mérid. : Ad flumen Orenoco (Rusby n. 267).
Ramuli glabri, amentiferi circiter 4 mm crassi collenchymate sub-
continuo ab epidermide sat remoto libriformi, fascieulis periphericis dis-
tantibus, intramedullaribus A-seriatis. Limbi in sicco membranacei sub-
pellucidi erebre pellucido-punetulati, cireiter 20 em longi, 11 ‘/2 cm lati.
Petioli ad 2 ‘/2 cm longi. Pedunculi vix À cm longi. Amenta baccifera,
fere ad 4 mm crassa. Stamina 4. Stigmala 3 sessilia linearia. Baccæ
sessiles in SIcco nigræ.
ee —— ———
Die bisher bekannten
Centaurea-Arten Griechenlands
von
Dr E. von HALACSY
Uebersicht der Gruppen und Arten.
I. Gruppe. Aplolepideæ DC., Pr. VI, p. 565 p. p. Anhängsel der Hüll-
schuppen trockenhäutig, durchscheinend, stumpf oder weichspitzig, ganz- '
randig oder gezähnelt, meist eingerissen, selten herablaufend, niemals
gefranst; Nabel der Achenen nicht bebärtet; Pappus meist vorhanden. Aus-
dauernde oder zweijährige Arten mit mittelgrossen (1-2 cm. Durchm.,
selten bei G. subciliaris kleineren) Köpfchen und lichtpurpurnen oder
(GC. musarum) gelben Blüten.
1. Rotte. Gentaurium DC., I. c., p. 566. Hüllschuppen angedrückt, Anhängsel
stumpflich, schmal-herablaufend; Achenen (bei unserer Art) querrunzelig ;
Pappus vorhanden, die äusseren Reihen borstlich, die innerste Reihe
kürzer, deutlich spreublaitartig.
1. C. amplifolia Bois. et Orph.
2. Rotte. Phalolepis DC., 1. c., p. 568. Hüllschuppen meist etwas abstehend,
Anhängsel stumpflich oder weichspitzig, nicht herablaufend; Achenen
glatt; Pappus meist vorhanden, borstlich, die innerste Reihe sehr kurz.
a. Pflanze rasig, dichtweissfilzig.
«. Blüten gelb.
2. GC. musarum Bois. et Orph.
8. Blüten purpurn.
3. C. cadmea Boiss.
k. C. Heldreichii Hal.
566 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
b. Pflanze nicht rasig, mehr minder behaart.
x. Pflanze zweijähr:g.
5. C. princeps Bois. et Heldr.
. &. deusta Ten.
7. C. alba L.
£. Pflanze ausdauernd.
. G. subeiliaris Bois. et Heldr.
9. C. amara L.
{er}
(ee)
IE. Gruppe. Jaceineæ DC., I. c., p. 577. Anhängsel der Hüllschuppen trocken-
häulig, bräunlich, wenigstens die der äusseren kämmig-gefranst, die Hüll-
schuppen grösstenteils verdeckend, nicht herablaufend ; Nabel der Achenen
nicht bebärtet; Pappus vorhanden oder fehlend. Ausdauernde Arten mit
mittelgrossen Köpfchen und purpurnen Blüten.
1. Rotte. Jacea Cass. diet. 2%, p. 88. Anhängsel der Hüllschuppen rundlich,
stumpf, wenigstens die der äusseren gefranst.
10. C. nigrescens Willd.
2. Rotte. Lépteranthus DC., diss. comp. I, p. 24. Anhängsel der Hüllschuppen
lanzettlich-pfriemlich, von langen Borsten fiederförmig-gefranst.
10. C. nigrescens Willd.
11. C. plumosa Lam.
III. Gruppe. Cyaneæ DC., Pr. VI, p. 577. Anhängsel der Hüllschuppen
° trockenhäutig, gelblich bis schwarz, kämmig-gefranst, oft in eine Stachel-
spitze oder in einen Dorn auslaufend, die Hüllschuppen selten verdeckend,
an beiden Seiten derselben mehr oder weniger herablaufend; Nabel der
Achenen bebärtet oder unbebärtet; Pappus vorhanden oder fehlend.
1-2 jährige oder ausdauernde Arten mit kleinen bis sehr grossen Köpfchen
und verschieden-farbigen Blüten.
1. Rotte. Gyanus DC., 1. c., p. 578. Anhängsel meist bis zum Grunde der
Hüllschuppen herablaufend, ohne eigentliche Stachelspitze; Nabel der
Achenen bebärtet; Pappus vorhanden. Einjährige oder ausdauernde Arten
mit mittelorossen Köpfchen und meist azurblauen, seltner blassgelben oder
lichtpurpurnen Blüten.
a. Pflanze einjährig.
12. C. cyanus L.
13. C. depressa M. B.
b. Pflanze ausdauernd.
a. Blüten azurblau oder purpurn.
ik. G. variegata Lam.
15. C. epirota Hal.
£. Blüten bleichgelb.
16. G. pindicola Griseb.
(3) D' E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 367
17. C. Baldaceii Deg.
2. Rotie. Acrolophus DC., I. c., p. 581. Anhängsel der Hüllschuppen meist
kurz-, oft fast unmerklich-herablaufend, meist mit einer dentlichen Stachel-
spitze; Nabel der Achenen nicht bebärtet: Pappus meist vorhanden. Zwei-
jährige oder ausdauernde Arten mit kleinen oder mittelgrossen Köpfehen
und purpurnen, selten gelben oder weissen Blüten.
A. Kräuter oder Stauden.
a. Köpichen einzeln, gestielt.
18.
19.
19 19
= ©
I.
sp)
Köpfchen eiförmig oder eikugelig. Stengel meist wenigästig
Stachelspitze der Hüllschuppen meist schwach (oft nicht länger
und kräftiger als die Fransen), seltner etwas kräftiger und ver-
längert.
* Pappus um die Hälfte länger als die Achene. Pilanze dicht-
weisspilzig.
. Nieder: Heldr.
** Pappus meist kürzer oder so lang, selten etwas länger als
die Achene.
o Blüten sattgelb, Stengel u. Blätter dichtfilzig.
. argentea L.
oo Blüthen purpurn, sehr selten (C. laureotica) weingelb.
+ Stengelblätier oder deren Zipfel breit, eiförmig oder elliptisch ;
Anhängsel blass, Stachelspitze schwach, kürzer als die
Fransen.
. sublanata (BC.).
. pallida Fris.
++ Stengelblätler oder deren Zipfel länglich oder lineal, meist
sehr schmal.
; Köpfchen eiförmig, meist 8 mm. im Durchmesser; Anhängsel
blass oder bräunlich, durch die verlängerte Stachelspitze
3-eckig-lanzettlich, am Grunde durchscheinend-berandet,
Fransen kürzer als die Stachelspitze, ganz oder an den
Spitzen durchscheinend.
; Blüten lichtpurpurn.
-— Blätter grün, mehr minder rauh.
— Grundständige Blätter leierförmig, mit einem 5-8 mm.
breiten länglichen Endlappen.
. Kalambakensis Freyn. et Sint.
. transiens Hal.
— Grundständige Blätter fiedertheilig mit linealen, schmalen
Zipfeln.
. pentelica Haussk.
. asperula Hal.
:= Blätter graufilzig, kaum rauhlich.
308 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
26. C. attica Nym.
., Blüthen weingelb.
27. C. laureotica Heldr.
: ; Köpfchen eiförmig oder eikugelig, 5-12 mm. im Durchmesser;
Anhängsel blass bis schwarz, durch die meist kurze Stachel-
spitze 3-eckig-rundlich oder halbmondförmig, am Grunde
durchscheinend berandet ; Fransen so lang oder meist
länger als die Stachelspitze; selten die Stachelspitze ver-
längert, dann aber die Köpfchen eikugelig, 12 mm. im
Durchmesser.
‚ Stengel und Blätter dicht weisswollig-filzig, nicht rauh;
Anhängsel schwarz, Stachelspitze auswärts gekrümmt.
28. GC. ossea Hal.
.. Stengel und Blätter fläumlich bis dünngraufilzig, mehr minder
rauh; Anhängsel blass bis schwarz, Stachelspitze aufrecht.
-— Köpfchen meist eikugelig und grösser (10-12 mm. im Durch-
messer); Anhängsel meist schwarz, selten dunkelbraun ;
Blätter rauhlich.
. lacerata (Haussk.).
. affinis Triv.
:= Köpfchen eiförmig, meist kleiner (5-8 mm. im Durchmesser);
Anhängsel blass oder dunkelbraun, Blätter sehr rauh.
— Mittlere Stengelblätter mehrpaarig-fiederteilig oder fieder-
spaltig; Köpfchen an der Spitze nicht eingeschnürt.
31. C. pallidior (Bois.). |
32. C. macedonica (Griseb.).
— Mittlere Stengelblätter ungeteilt, oder am Grunde 1-paarig-
fiederspaltig; Köpfchen an der Spitze eingeschnürt.
33. C. paucijuga Hal.
34. CG. confusa Hal.
£. Köpfchen eilänglich, klein. Stengel reichästig. Stachelspitze der
Hüllschuppen kräftiger und meist länger als die Fransen,
meist abstehend oder zurückgekrümmt.
* Blüen purpurn.
o Stachelspitze der Hüllschuppen aufrecht. Köpfchen 10 mm.
lang.
39. C. iymphea Haussk.
36. C. brevispina Haussk.
oo Stachelspitze der Hüllschuppen abstehend. Köpfchen 10 mm.
lang.
37. G. Orphanidea Heldr. et Sart.
000 Stachelspitze der Hüllschuppen zurückgekrümmt. Köpfchen
15 mm. lang.
RO
=
se
(5) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 569
38. C drakiensis Freyn. et Sint.
** Blüten sattgelb.
39. C. pelia DC.
*** Blüten weiss.
40. C. lactifora Hal.
41. C. diffusa Lam.
b. Köpfchen in Knäulen, sitzend.
12. C. Zuccariniana DC.
B. Halbstrauch mit dornigen Aesten.
43. C. spinosa L.
3. Rotte. Acrocentron DC., I. c., p. 586. Anhängsel der Hüllschuppen kurz-,
oft fast unmerklich-herablaufend, meist in einen kräftigen Dorn auslaufend,
selten unbewehrt; Nabel der Achenen bebärtet; Pappus vorhanden. Aus-
dauernde Arten mit grossen oder mittelgrossen Köpfchen und purpurnen,
selten gelben Blüten.
a. Blüthen purpurn.
Au,
49.
46.
47.
48.
9.
50.
31.
ce.
=C.
ne
LC
Pflanze hochstengelig.
* Anhängsel der Hüllschuppen ohne oder mit nur kurzer
Stachelspitze.
. Oliveriana DC.
. ebenoides Heldr.
** Anhängsel der Hüllschuppen lang-bedornt (vergl. €. Guicci-
ardii var. £).
o Anhängsel eiförmig, gross, die Hüllschuppen verdeckend.
. Sibthorpii Hal.
. achaia Bois. et Heldr.
oo Anhängsel halbmondförmig, oft nur ein schmaler Rand, die
Hüllschuppen nicht verdeckend. :
+ Anhängsel schwarz.
. redempta Heldr.
++ Anhängsel blass- oder bräunlich-gelb.
; Untere Blätter doppel-fiederschmittig.
. subarachnoidea (Bois. et Heldr.).
. psilacantha Bois. et Heldr.
;; Untere Blätter einfach-fiederschmittig oder ungetheilt.
‚ Blätter nicht rauh, in der Jugend spinnwebig-wollig, Zipfel
gestielt.
. greca Griseb.
‚„ Blätter rauhlich, spinnwebig-fläumlich, Zipfel der fieder-
schnittigen Blätter sitzend.
Spruneriana C. H. Schultz.
Guicciardii Bois.
minca Heldr.
BERB. BOISS., juillet 1898. 39
570 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
ß. Pflanze stengellos oder kurzstengelig.
Do. GC. myconia Bois. et Sart.
56. G. mixta DC.
57. C. raphanina Sibth. et Sm.
b. Blüten gelb.
«. Stengel 20-60 cm. hoch.
58. C. Tuntasia Heldr.
59. C. salonitana Vis.
8. Stengel 1-3 cm. hoch.
60. C. parnonia Hal.
IV. Gruppe. Calcitrapeæ DC., 1. c., p. 592. Anhängsel der Hüllschuppen knor-
pelig, blassgelb bis bräunlich, nicht herablaufend, in einen am Grunde
meist mit Seitendörnchen bewehrten Dorn auslaufend, die Hüllschuppen
nicht verdeckend ; Nabel der Achenen nicht bebärtet; Pappus vorhanden
oder fehlend. 1-2 jährige Arten mit mittelgrossen Köpfchen und gelben oder
purpurnen Blüten.
a. Blätter am Stengel herablaufend ; Blüten gelb.
* Blumenkronen drüsenlos.
61. C. solstitialis L.
62. C. idea Bois. et Heldr.
** Blumenkronen drüsig.
63. C. melitensis L.
b. Blätter am Stengel nicht herablaufend.
* Blüten purpurn.
64. C. calcitrapa L.
65. GC. iberica Trev.
** Blüten schwefelgelb.
66. C. hyalolepis Bois.
V. Gruppe. Seridieæ DC., 1. c., p. 598. Anhängsel der Hüllschuppen knorpelig,
blassgelb bis schwarzbraun, nicht herablaufand, handförmig-dornig, die
Hüllschuppen nicht verdeckend ; Nabel der Achenen nicht bebärtet ; Pappus
an allen oder doch an den mittleren Achenen vorhanden. — Einjährige
oder ausdauernde Arten mit mittelgrossen Köpfchen und purpurnen oder
gelben Blüten.
a. Blüten purpurn.
x. Stengelblätter mit herzförmig-geöhreltem Grunde, sitzend.
67. C. spherocephala L.
8. Stengel durch die herablaufenden Blätter breit-geflügelt.
68. G. sonchifolia L.
69. C. napifolia L.
b. Blüten sattgelb.
70. GC. lancifolia L.
BE
(7) D" E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIÉCHENLANDS. 571
I Gruppe. Aplolepideze DC. Pr. VI, p. 565 p. p. Anhängsel der Hüll-
schuppen trockenhäutig, durchscheinend, stumpf oder weichspitzig,
ganzrandig oder gezähnelt, meist eingerissen, selten herablaufend;
niemals gefranst; Nabel der Achenen nicht bebärtet; Pappus meist
vorhanden. Ausdauernde oder zweijährige Arten mit mittelgrossen
(1-2 cm. im Durchmesser haltenden, selten — bei C. subciliaris-klei-
neren) Köpfchen und lichtpurpurnen oder (C. musarum) gelben
Blüten.
1. Rotte. Centaurium DC., 1. c., p. 566. Hüllschuppen angedrückt,
Anhängsel stumpflich, schmal-herablaufend ; Achenen (bei unserer
Art) querrunzlig; Pappus vorhanden, die äusseren Reihen borstlich,
die innerste Reihe kürzer, deutlich spreublattartig.
1. G. amplifolia Bois. et Heldr. Wurzelstock walzlich, schief, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, kahl oder am Grunde zottig, gefurcht, oberwärts
nackt, in 2-4 einköpfige Aeste geteilt; Blätter lederig, die unteren ge-
slielt, umfangreich, lappig-fiederteilig, kahl oder am Stiel und unterseits
am Mittelnerven zottig, Lappen meist 3-5, eirundlich bis länglich, doppelt
gesägt, an der Spindel herablaufend, der mittlere meist bedeutend grösser,
die oberen (2-3) Blätter viel kleiner, sitzend, fiederleilig oder leierförmig-
fiederleilig; Köpfchen eikugelig, Hüllschuppen längsnervig, gegen die
Spitze zu schwärzlich eingefasst, die äusseren rundlich, häutig-berandet,
die mittleren eiförmig, wie die inneren lineal-länglichen mit einem rund-
lichen, durchscheinenden, ganzrandigen, meist eingerissenen, konkaven,
stumpflichen Anhängsel versehen; Blumenkronen blasspurpurn, die rand-
ständigen stark strahlend; Achenen querrunzelig, kahl; Pappus fast so
lang als die Achene, die innerste Reihe kurz, spreublattartig.
C. amplifolia Bois. et Heldr., Diagn. pl. or. ser. 2, fasc. 3, p. 68; Fl. or.
II, p. 623. — Exsice.: Orph. fl. gr. exs. n. 125.
Stengel 50-150 cm. hoch, schlank; untere Blätter samt Stiel bis 35 em.
lang, der Endlappen bis 13 cm. breit; Köpfchen 15-20 mm. im Durch-
messer; Hüllschuppen grünlich, schwarzgestreift und berandet, Anhängsel
gross; Achenen 8 mm. lang.
In schattigen Schluchten der Tannenregion, höchst selten. Bisher
bloss auf der Kyllene hei Flamburitza oberhalb Trikala (Heldreich.). Juni,
Juli. £.
572 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
2. Rotie. Phalolepis DC. 1. c., p. 568. Hüllschuppen meist etwas ab-
stehend, Anhängsel stumpflich oder weichspitzig, nicht herablaufend;
Achenen glatt, Pappus meist vorhanden, die innerste Reihe sehr
kurz.
a. Pflanze rasig, dichtweissfilzig.
«. Blüten gelb.
2. G. musarum Bois. ei Orph. Wurzelstock walzlich, schief, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, kantig, einfach oder wenigästig, 1-Aköpfig, be-
blättert, samt den Blättern angedrückt-weissfilzig; Blätter länglich oder
länglich-verkehrteiförmig, leierförmig, fiederlappig oder fiederteilig, mit
länglichen oder eiförmigen, ganzrandigen, stumpflichen Zipfeln, die
grundsländigen sitzend, oft ganzrandig, die stengelständigen sitzend, die
obersten dem Köpfchen nahegerückt, ganzrandig; Köpfchen eikugelig ;
Hüllschuppen erhaben-längsnervig, Anhängsel die Hüllschuppen ver-
deckend, eirundlich, stumpf, durchscheinend, aufgeblasen-konkav, ganz-
randig oder gezähnelt, in der Mitte bräunlich; Blumenkronen sattgelb,
die randständigen schwach-strahlend; Achenen kahl; Pappus etwas länger
als die halbe Achene.
C. musarum Bois. et Orph. Diagn. pl. or. ser. II, fasc. 5, p. 112; Bois.
Fl. or. II, p. 623; Heldr. Chlor. Parn. p. 21. — Exsice.: Orph. fl. gr. exs.
n. 308; Heldr. herb. gr. norm. n. 321.
Stengel 10-20 cm. hoch; grundständige Blätter 5-15 cm. lang; Köpf-
chen 2 cm. im Durchmesser.
Auf Felsen der Tannenregion des Parnasses, höchst selten und nur
an einer Klistozasteno genannten Stelle, 1600 m. (Orphanides). Juli,
August. £.
£. Blüten purpurn.
3. G. cadmea Bois. Wurzelstock walzlich, schief, mehrköpfig;
Stengel aufsteigend oder niederliegend, kantig, ästig, mehrköpfig, samt
den Blättern dicht-weissfilzig: Blätter leierförmig-fiederteilig, die grund-
ständigen gestielt, beiderseits mit 3-5 länglichen, stumpflichen, stachel-
spitzigen Seilenzipfeln und einem 2-3 mal grösseren Endzipfel, die
stengelständigen sitzend, beiderseits mit 1-2 Seitenzipfeln, die obersten
lineallänglich, ganzrandig; Köpfchen eiförmig; Hüllschuppen längsnervig,
Anhängsel die Hüllschuppen verdeckend, rundlich, haarspitzig, durch-
(9) D" E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 913
scheinend, konkav, gezähnelt, mit schwarzbraunem Mittelfelde; Blumen-
kronen purpurn, die randständigen schwach strahlend; Achenen fläum-
lich, Pappus so lang oder etwas länger als die Achene.
C. cadmea Bois., Diagn. pl. or. ser. I, fasc. 6, p. 16; Fl. or. IT, p. 625. —
Exsicc.: Guiec. pl. exs. a. 1856.
Stengel 15-30 em. lang, 2-7köpfig; untere Blätter samt Stiel 5-6 cm.
lang, der Endzipfel 10-12 mm. lang und breit, die Seitenzipfel viel kleiner;
Köpfchen 10-15 mm. im Durchmesser.
Bisher bloss auf dem Cithæron in Attica, wo die Pflanze nur ein einziges
mal von Guicciardi gesammelt wurde. Mai, Juni. 2
4. G. Heldreichii Hal. Wurzelstock walzlich, schief, mehrkôpfig ;
Stengel aufrecht, kantig-gefurcht, rispig-ästig, vielköpfig, samt den Blättern
weissfilzig; Blätter einfach oder doppelt fiederschnittig, mit zahlreichen,
lineallänglichen, spitzen, stachelspitzigen Zipfeln, die unteren gestielt,
die oberen sitzend, die obersten den Köpfchen nahegerückt, ganzrandig
oder 2-3spaltig; Köpfchen eikugelig; Hüllschuppen längsnervig, An-
hängsel die Hüllschuppen verdeckend, rundlich, haarspitzig, durch-
scheinend, konkav, gezähnelt, mit schwarzbraunem Mittelfelde; Blumen-
kronen lichtpurpurn, die randständigen stark strahlend; Achenen fläum-
lich, Pappus so lang oder etwas länger als die Achene.
C. Heldreichii Hal. in Denkschr. Acad. Wiss. Wien LXI, p. 315, 1.2. —
Exsice.: Hal, it. gr. secund. a. 1893; Heldr. herb. gr. norm. n. 1259.
Stengel 20-30 cm. hoch; untere Blätier samt Stiel 10-20 cm. lang, im
Alter etwas verkahlend; Köpfchen 10-15 mm. im Durchmesser. Von C.
cadmea durch den aufrechlen, rispig-äsligen Stengel, die doppelt-fieder-
teiligen, mit zahlreichen lineallänglichen, spitzen Zipfeln versehenen
unteren Blätter und eine kürzere Stachelspitze der Anhängsel ver-
schieden.
Bisher bloss an senkrechten Felswänden des Chalkis (heute Varassovo),
am Golfe von Patras in Aetolien. April, Mai. £.
b. Pflanze nicht rasig, mehr minder behaart.
x. Pflanze zweijährig.
5. GC. princeps Bois. et Heldr. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht,
kantig, dicht-flaumig, drüsig-klebrig, rauhlich, fast vom Grunde an rispig-
ästig, vielköpfiig; Blätter kurzhaarig, rauh, die grundständigen zur Zeit
der Blüte verdorrt, gestielt, doppeltfiederschnittig, mit lineallänglichen,
97% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
stachelspitzigen Zipfeln, die stengelständigen sitzend, breit-lanzettlich,
fiederlappig oder grob gezähnt, die obersten die Köpfchen stützend, ganz-
randig; Köpfchen eikugelig; Hüllschuppen längsnervig, Anhängsel die
Hüllschuppen verdeckend, fast sparrig abstehend, rundlich oder oval,
aufgeblasen-konkav, haarspitzig, mit braungelblichem Mittelfelde und
breitem, silberweiss durchscheinendem, rundum gezähmeltem Hautrande;
Blumenkronen rötlichweiss, die randständigen schwach strahlend; Ache-
nen fast kahl, Pappus 3 mal kürzer als die Achene.
C. princeps Bois et Heldr., Diagn. pl. or. ser. I, fase. 6, p. 111. — C.
alba y. princeps Bois. Fl. or. IH, p. 621. — Exsiee.: Heldr. pl. exs. græc.
n. 3298.
Stengel 30 cm. hoch; Köpfchen 2 cm. im Durchmesser. Durch die
gedrungene Tracht, den drüsig-klebrigen Stengel, die verhältnismässig
kurzen und steifen Aeste, die breitlanzettlichen mit 1-2 Paar kurzen
Zipfeln versehenen Stengelblätier, die fast doppelt grösseren Köpfchen
und die grösseren, reichlich gezähnelten Anhängsel von C. alba ver-
schieden.
Bisher nur aufder Spitze « Petra » des Veluchi, 2000 m., in Eurytanien
(Samaritani et Guicciardi). Juli, August. £.
6. GC. deusta Ten. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht, kantig, flaumig-
rauh, drüsenlos oder schwachdrüsig, ausgesperrt-ästig, vielköpfig; Blätter
flaumig-rauh, die unteren zur Zeit der Blüte meist verdorrt, gestielt,
doppeltfiederschnittig, die folgenden sitzend, fiederschnittig, mit lineal-
länglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die oberen meist wenig geteilt oder
wie die obersten, die Köpfchen stützenden, ungeteilt; Köpfchen eiförmig;
Hüllschuppen längsnervig, Anhängsel die Hüllschuppen verdeckend, auf-
recht-abstehend, oval, konkav, haarspitzig, mit schwarzem, dreieckigem
Mittelfelde und von diesem sich scharf abgrenzenden breiten, silberweiss
durchscheinenden, ganzrandigen oder gezähnelten Hautrande; Blumen-
kronen lichtpurpurn, die randständigen strahlend; Achenen fast kahl,
Pappus 3 mal kürzer als die Achene.
C. deusta Ten. fl. nap. pr., p. 57: Bald. in Bull. herb. Bois. IV, p. 205.
— C. alba ß deusta Bois. Fl. or. Il, p. 621, suppl. p. 312. — Exsicc. : Heldr.
pl. fl. hellen. a. 1887.
Stengel 30-70 cm. hoch; Aeste lang, schlank; Köpfchen 15-20 mm. im
Durchmesser. Durch das länglich-dreieckige, scharfabgegrenzte, schwarze
Mittelfeld der Anhängsel von den Verwandten auffällig verschieden.
Die griechische Pflanze scheint im Ganzen kräftiger zu sein als die ilalien-
ische und hat durchschnittlich breitere Blattzipfel. Von C. alba ist sie
(11) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 575
auch durch das letztere Merkmal und durch grössere Köpfchen unter-
schieden. Aendert ab:
ß. brunnea. Mittelfeld der Anhängsel braun. Hiedurch sich der C. prin-
ceps nähernd, durch die fiederschnittigen Stengelblätter, die geringere
Bekleidung und den schlanken Wuchs von ihr leicht zu unterscheiden.
C. alba v. princeps Bald. riv. coll. bot. 1895, p. 50. — Exsice.: Bald. it.
alb. epirot. III, n. 72.
An buschigen Stellen der Bergregion, selten. Auf dem Pelion bei Za-
gora (Aphentulis), in der unteren Region des Olymp (Aucher); auf Santa
Maura: bei Euklivi (Baldacei); Cephalonien : bei Livadi (Letourneux).
Die Var. 2. auf dem Zalongo oberhalb Prevesa (Baldacci). Juni, Au-
gust. ©).
7. G. alba L. Wurzel spindlig ; Siengel aufrecht, kantig, flaumig-rauh,
schwachdrüsig, oberwärts oder von der Mitte an rispig-ästig, vielköpfig;
Blätter flaumig-rauh, die unteren zur Zeit der Blüte meist verdorrt,
gestielt, doppeltfiederschnitlig, die oberen sitzend, fiederschnitlig mit
lineallänglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die obersten die Köpfchen
stülzend, ganzrandig; Köpfchen eiförmig; Hüllschuppen längsnervig,
Auhängsel die Hüllschuppen verdeckend, aufrecht-abstehend, oval, konkav,
haarspitzig, mit blassgelblichen, allmählig in den durchscheinenden, unge-
zähnelien oder meist nur in der oberen Hälfte gezühnelten Hautrand
übergehend; Blumenkronen rötlichweiss, die randständigen kaum strah-
lend; Achenen fast kahl, Pappus dreimal kürzer als die Achene.
C. alba L. sp., p. 914; Clem. sert., p. 58. — C. princeps Haussk. in
Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 125 non Bois. et Heldr. — Exsicc.: Heldr. it.
quart. Thessal. a. 1885 sub C. alba var. princeps.
Stengel 20-60 cm. hoch; Köpfchen 10-15 mm. im Durchmesser. Die
thessalische Pflanze stimmt vollkommmen mit Triestiner, von Tommasini
gesammelten Exemplaren überein, nur die Hüllschuppen haben vielleicht
eine etwas derbere Consistenz. Sie gehört sicher nicht zu C. princeps,
welche eine Pflanze der Alpenregion ist und sich von ihr durch die oben
angeführten Merkmale wesentlich unterscheidet. Mittelformen zwischen
beiden sollen nach Boissier vorkommen; ich habe keine gesehen.
An sonnigen Plätzen der unteren Region des Berges Baba bei Klinovo
(Heldreich) und bei dem Kloster Hagios Stephanos nächst Kalabaka in
Thessalien (Haussknecht); auf Corfu (Clementi). Hieher auch wahr-
scheinlich ©. princeps Form. in Verh. nat. Ver. Brünn XXXV, p. 35 sep.,
vom Berge Pirgo und Jurti im Othrysgebirge. Juli, August. ©).
576 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
ß. Pflanze ausdauernd.
8. G. subciliaris Bois. et Heldr. Wurzelstock walzlich, schief, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, einfach oder sparrig-ästig, 1-mehrköpfig, samt den
Blättern flaumig-rauh oder unterwärts dünnfilzig; untere Blätter länglich-
keilig, in den Stiel verschmälert, ganzrandig oder beiderseits 1-4-zähnig
oder fiederschnittig mit kleinen, stachelspitzigen Zipfeln‘, die oberen
ganzrandig, schuppenartig; Köpfchen eilänglich, am Grunde nackt; Hüll-
schuppen längsnervig, Anhängsel die Hüllschuppen verdeckend, rundlich
oder oval, konkav, haarspitzig mit 3-eckigem, gelblich-braunem Miitelfelde
und breitem, silberweiss durchscheinendem, gezähneltem Hautrande;
Blumenkronen lichtpurpurn, die randständigen strahlend; Achenen kahl,
Pappus 4 mal kürzer als die Achene.
C. subeiliaris Bois. et Heldr. Fl. or. Il, p. 627; Heldr. Fl. Cephal.,
p. #7. — Exsiec.: Heldr. pl. Cephal. a. 1872.
Stengel 2-25 cm. hoch ; Köpfchen 5-10 mm. im Durchmesser. Von der
Tracht einer zarten C. amara, von ihr durch die Blattform, kleinere
Köpfchen, stachelspitzige Anhängsel und den Pappus verschieden.
Bisher nur auf Cephalonien, auf der Hochebene Omalo des Aenos bei
Balsamita, dann in der Tannenregion desselben und des Ruhdi, 700-
1200 m. (Heldreich). August. #.
9.C. amara L. Wurzelstock walzlich, schief, mehrköpfig; Stengel
aufrecht oder aufsteigend, einfach oder in aufrecht-abstehende, verlängerte
Aeste geteilt, A-mehrköpfig, samt den Blättern spinnwebig-wollig; Blätter
länglich- oder lineal-lanzettlich, stachelspitzig, ganzrandig, die unteren
in den Stiel verlaufend, manchmal fiederspaltig, die oberen sitzend, die
obersten die Köpfchen stützend; Köpfchen eikugelig; Hüllschuppen
längsnervig, Anhängsel die Hüllschuppen verdeckend, rundlich oder oval,
konkav, stumpflich, bräunlich, gezähnelt, am Rande schmal durch-
scheinend; Blumenkronen lichtpurpurn, die randständigen strahlend;
Achenen fläumlich, Pappus fehlend.
€. amara L. sp. ed. 2, p. 1292; Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VI,
p. 125; Form. in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48 sep. — C. jacea
Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VII, p. 19 sep., in Verh. nat. Ver.
Brünn XXXIH, p. 27 sep. — C. jacea v. montana Form., 1. c., XXXIV,
p. 48 et XXXV, p. 35 sep. — Exsice.: Sint. it. thessal. n. 1074.
Stengel 10-50 cm. hoch, Aeste stets verlängert; Blätter grau-grün;
Köpichen 1 cm. im Durchmesser. Von der verwandten, im Gebiete fehlen-
(13) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 577
den C. jacea L. durch die spinnwebig-wolligen, schmäleren Blätter, die
schlanken verlängerten Aeste verschieden. Die südliche Parallelform
derselben.
An grasigen, buschigen Stellen der Bergregion, nur im Norden des
Gebietes. In Epirus: bei Prevesa, Han Balduma und im Dipotamostale
(Formanek); in Thessalien: auf der Hochebene Neuropolis bei Serme-
niko (Haussknecht), bei Korona, Koturi, Velitsena und Dokimi im Pindus
und bei Godaman im Olymp (Formanek). Juli, September. %£.
I. Gruppe. Jaceineæ DC. Pr. VI, p. 570. Anhängsel der Hüllschuppen
trockenhäutig, bräunlich, kämmig-gefranst, die Hüllschuppen gröss-
tenteis verdeckend, nicht herablaufend; Nabel der Achenen nicht
bebärtet; Pappus vorhanden oder fehlend.
1. Rotte. Jacea Cass. dict. 24, p. 83. Anhängsel der Hüllschuppen rundlich,
stumpf, wenigstens die der äusseren gefranst.
10. G. nigrescens Willd. Wurzelstock walzlich, schief, mehrköpfig;
Stengel aufrecht oder aufsteigend, einfach oder wenigästig, !-mehrkôpfig,
samt den Blättern flaumig-rauh; die unteren Blätter länglich oder eiläng-
lich, ganzrandig oder buchtig-fiederspaltig, in den Blattstiel verschmälert,
die oberen länglich-lanzettlich, sitzend; Köpfchen eikugelig, von den
obersten Blättern gestützt; Hüllschuppen längsnervig, Anhängsel die
Hüllschuppen verdeckend, rundlich, stumpf, kämmig-gefranst, Fransen
ungefähr von der Breite des Anhängsels; Blumenkronen blasspurpurn,
die randständigen strahlend; Achenen fläumlich, Pappus fehlend.
C. nigrescens Willd. Sp. III, p. 2288; Bois. Fl. or. suppl. p. 313; Form.
in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48.
Von der Tracht und den Grössenverhältnissen der vorigen Art, durch
schwächere Bekleidung, kürzere Aeste, breitere Blätter, namentlich aber
durch die tief- und dicht-kämmig-gefransten Anhängsel von derselben
verschieden. Habe keine Exemplare gesehen.
An Grasplätzen der Voralpenregion des Oeta in Phtiotis (Heldreich) und
des Dokimi im Pindus (Formanek). Juli, September. %.
2. Rotte. Lepteranthus DC. Diss. comp. I, p. 24. Anhängsel der Hüll-
schuppen lanzettlich-pfriemlich, von langen Borsten fiederförmig-
gefranst.
378 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (1%)
11. C. plumosa Lam. Wurzelstock walzlich, Knotig, schief, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, einköpfig, samt den Blättern flaumig-kurzhaarig;
Blätter lanzettlich, spitz-gezähnelt, die unteren in den Stiel verschmälert,
die oberen sitzend; Köpfchen eikugelig, von den obersten Blättern um-
hüllt; Hüllschuppen längsnervig, Anhängsel die Hüllschuppen verdeckend,
die der unteren und mittleren Schuppen lanzettlich-pfriemlich, von langen
Borsten fiederförmig-gefranst, zurückgebogen, die der obersten Schuppen
länglich, kürzer gefranst oder gezähnelt, aufrecht; Blumenkronen pur-
purn, die randständigen strahlend; Achenen kahl, Pappus 3 mal kürzer
als die Achene.
GC. plumosa Lam. Fl. fr. II, p. 51. — C. nervosa Willd. en. hort. Berol. H,
p. 925; Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 125.
Stengel 10-35 cm. hoch; Blätter grün, die grundständigen 8-14 cm.
lang, die stengelständigen kleiner, ziemlich dicht stehend und gegen den
Grund zu meist tiefer gezähnt; Köpfchen 15-20 mm. im Durchmesser,
von den,braunen Fransen der Hüllschuppen vollkommen eingehüllt.
Habe keine Exemplare gesehen.
Bisher bloss in lichten Eichenbeständen auf der Hochebene Neuropolis
im delopischen Pindus (Haussknecht). Juli, August. £.
IT. Gruppe. Gyaneæ DC. PI. VI, p. 577. Anhängsel der Hüllschuppen
trockenhäutig, gelblich bis schwarz, kämmig-gefranst, oft in eine
Siachelspitze oder in einen Dorn auslaufend, die Hüllschuppen selten
verdeckend, an beiden Seiten derselben mehr oder weniger herab-
laufend; Nabel der Achenen bebärtet oder unbebärtet; Pappus vor-
handen oder fehlend. 1-2jährige oder ausdauernde Arten mit kleinen
bis sehr grossen Köpfchen und verschiedenfarbigen Blüten.
1. Rotte. Cyanus DC. 1. c., p. 578. Anhängsel meist bis zum Grunde der
Hüllschuppen herablaufend, mit kurzer Stachelspitze; Nabel der
Achenen bebärtet; Pappus vorhanden. — Einjährige oder aus-
dauernde Arten mit mittelgrossen Köpfchen und meist azurblauen,
selten blassgelben oder lichtpurpurnen Blüten.
a. Pflanze einjährig.
12. GC. cyanus L. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht, meist vom
Grunde an ästig und vielköpfig, samt den Blättern spinnwebig-wollig;
(15) DE. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 579
die grundständigen Blätter in den Stiel verlaufend, länglich oder lanzett-
lich, ganzrandig oder leierförmig mit 2-4 sehr kleinen Seitenzipfeln und
einem viel grösseren eiförmigen Endzipfel, die stengelständigen sitzend,
lineallanzettlich oder linealspitz ; Köpfchen eiförmig; Hüllschuppen
angedrückt, länglich, verwischt-längsnervig, Näumlich und grünlich,
die oberen oft violeit, gegen die Spitze zu von einem blassgelben bis
dunkelbraunen, kämmig-gefransten Anhängsel eingefasst, Fransen kürzer
oder halb so lang als die Breite der Schuppe ; Blumenkronen azurblau, die
randständigen stark strahlend; Achenen fläumlich, Pappus '/s-'/s so lang
als die Achene.
C. cyanus L. Sp. p. 911; Sipth. et Sm. Pr. fl. gr. II. p. 198; Chaub. et Bory.
exp. Mor. II, 2, p. 255, Fl. pelop., p. 59; Fraas fl. class., p. 204; Bois. Fl.
or. Il, p. 634; Unger. Reise, p. 124; Spreitzenhofer in Verh. z. b. Ges.
Wien 1877, p. 713 et I. c. 1887, p. 663; Heldr. chlor. Parn., p. 22; Hal. in
Denkschr. akad. Wiss. Wien LXI, p. 316 et 509, in öst. bot. Zeitschr.
1897, p. 285; Form. in Verh. nat. Ver. Brünn XXXV, p. 35 sep. — Exsiec.:
Heldr. herb. gr. norm. n. 623.
Stengel 20-40 cm. hoch, oft reichästig, Aeste lang, schlank, unter den
Köpfchen nackt; Köpfchen 5-8 mm. im Durchmesser.
Auf Felsen und im Felsenschutte der unteren und der Bergregion, nicht
häufig. Nordthessalien: auf dem Berge Cuka und Hagios Elias im Chassia-
gebirge (Formanek); auf dem Agrapha im Pindus (Heldreich); bei Pagna
am Fusse des Parnasses (Samaritani); Aetolien: bei Krioneri am Fusse
des Chalkis (Haläcsy) und bei Missolungi (Nieder); Corfu: auf dem Panto-
crator und San Deca (Benitz); Santa Maura: beim Kloster Hagios Georgios
(Spreitzenhofer); Ithaca (Unger): bei Vathy (Spreitzenhofer); Laconien
(Sibthorp): auf dem Malevo (Orphanides), Taygetos (Psarides); Messe-
nien(Zahn). April-Juli. ©).
13. C. depressa M. B. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht oder auf-
steigend, einfach oder vom Grunde an ästig, samt den Blättern anliegend-
spinnwebig-wollig, Aeste oberwärts in einige, einköpfige Sekundäräste
geteilt; untere Blätter in den Stiel verlaufend, länglich, ganzrandig oder
leierförmig-fiederspaltig, mit länglichen Zipfeln, die oberen lineallanzett-
lich, stachelspitzig; Köpfchen eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, läng-
lich, verwischt-längsnervig, kahl, grünlich, Anhängsel die Hüllschuppen
verdeckend, herablaufend, eiförmig, schwarzbraun, kämmig-gefranst,
Fransen meist silberweiss, so lang als die Breite der Schuppe; Blumen-
kronen azurblau, die randständigen stark strahlend; Achenen fläumlich,
Pappus so lang oder länger als die Achene.
580 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (16)
C. depressa M. B. Fl. taur. cauc. IL, p. 346; Haussk. in Mitth. thür. bot.
Ver. VII, p. 125. — Exsicc.: Heldr. herb. gr. norm. n. 947.
Stengel 6-25 cm. hoch; Köpfchen 10-15 mm. im Durchmesser. Durch
niedrigeren Wuchs, grössere, fiederspaltige untere Stengelblät{er, grosse
und länger-gefranste Anhängsel und den langen Pappus von voriger Art
verschieden.
Im Getreide und auf Brachen, sehr selten. In Attica: bei Liosia (Held-
reich) und in Thessalien: bei Pharsalus (Haussknecht). März, April. ©).
b. Pflanze ausdauernd.
«. Blüten azurblau oder purpurn.
14. G. variegata Lam. Wurzelstock walzlich, knotig, mehrköpfig,
kriechende Wurzelsprosse treibend, mit langen Fasern besetzt; Stengel
aufsteigend, 1-, selten 2-3köpfig, samt den Blättern graufilzig; Blätter
länglich oder lanzeltlich, ganzrandig oder geschweift-gezähnt, die grund-
ständigen in den Stiel verschmälert, die stengelständigen kurz herab-
laufend; Köpfchen eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig oder
länglich, längsnervig, grünlich, kahl oder fläumlich, Anhängsel schwarz-
braun, kämmig-gefranst, bis zum Grunde der Schuppe herablaufend,
Fransen silberweiss-glänzend, so lang als die Breite der Schuppe; Rand-
blüten azurblau, stark strahlend; Achenen fläumlich, Pappus 3 mal
kürzer als die Achene.
C. variegata Lam. Diet. I, p. 668. — C. seusana Chaix in Vill. fl. Dauph.
II, p. 52. — €. cana Sibth. et Sm. Pr. fl. gr. II, p. 198; Hal. in Denkschr.
Akad. Wiss. Wien LXI, p. 509; Bald. in giorn. bot. it. V, p. 50 sep. —
C. axillaris Chaub. et Bory. Fl. pelop., p. 59. — C. axillaris var. cana
Bois. Fl. or. Il, p. 636; Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 125;
Form. in Verh. nat. Ver. Brünn XXXV, p. 55 sep. — Wahrscheinlich auch
hieher: C. montana Sibth. et Sm., 1. c.; Chaub. et Bory. exp. Mor. IL, 2,
p. 254, fl. pelop., p. 60, ferner C. uniflora Sibth. et Sm., 1. c., p. 197;
Chaub. et Bory. fl. pelop. p. 59, und C. axillaris var. angustifolia, Form.
in Deutsch. bot. Monatsschr. VIH, p. 19 sep. — Exsice.: Heldr. herb. gr.
norm. n. 318 et 1260.
Stengel 5-25 cm. hoch; Köpfchen 15 mm. im Durchmesser; Blüten des
Mitielfeldes violett überlaufen.
In der Wald- und oberen Region der meisten Gebirge. In Thessalien:
auf dem Ossa, im Chassiagebirge auf dem Mitrica (Formanek), bei Korona
(17) DE. VON HALAOSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 581
und Sermeniko im Pindus (Haussknecht); auf dem Oeta (Heldreich), Par-
nass (Guicciardi), Helicon (Orphanides), Onion, Pateras und Parnes (Held-
reich); im Euboea (Heldreich); im Peloponnes: auf dem Panachaicon und
Chelmos (Haläcsy), Kyllene (Heldreich), Malevo (Orphanides), Taygetos:
auf den Bergen bei Tripolitza und Navarin (Chaubard), April-Juli. £.
15. C. epirota Hal. Wurzelstock walzlich, dünn, kriechend, mit
langen Fasern besetzt; Stengel aufrecht, einköpfig, samt den Blättern
graufilzig; Blätter leierförmig-fiederspaltig, beiderseits mit 2-3 länglichen
Seitenzipfeln und einem grösseren eiförmigen oder rundlichen Endzipfel,
die grundständigen in den Stiel verschmälert, die stengelständigen kurz
herablaufend, die obersten 1-2 Bläiter zuweilen ungeteilt; Köpfchen ei-
förmig; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig oder länglich, längsnervig,
grünlich, kahl oder fläumlich, Anhängsel schwarzbraun, kämmig-gefranst,
bis zum Grunde der Schuppe herablaufend, Fransen an der Spitze silber-
weiss-glänzend, kürzer oder so lang als die Breite der Schuppe; Blüten
purpurn, die randständigen stark strahlend; Achenen fläumlich, Pappus
3 mal kürzer als die Achene.
C. epirota Hal. in Sched. — €. cana var. pindicola Bald. riv. coll.
Alban. 1895, p. 50, non Griseb. — Exsice.: Bald. it. alb. epir. a. 1895, n.
73 et a. 1896, n. 82.
. Von den Grössenverhältnissen der vorigen Art, von welcher sie sich
durch das dünne, kriechende Rhizom, die leierförmig-fiederspaltigen
Blätter und die purpurnen Blüten unterscheidet. ©. pindicola Griseb., ist
von ihr durch das dicke, abgebissene Rhizom, kurze Stengel und blass-
gelbe Blüten verschieden.
An höher gelegenen Abhängen des Miteikeli bei Janina und auf dem
Kakardista des Tsumerkagebirges in Epirus (Baldacci). Ausserhalb des
Gebietes kommt die Art auch auf dem Kudesi, im Distrikte Valona Alba-
niens, vor. Mai, Juni. £.
ß. Blüten blassgelb.
16. G. pindicola Griseb. Wurzelstock walzlich, dick, abgebissen,
mit langen Fasern besetzt; Siengel aufrecht, einköpfig, samt den Blättern
graufilzig; Blätter leierfürmig-fiederspaltig, beiderseits mit zwei bis drei
länglichen Seitenzipfeln und einem eiförmigen oder rundlichen End-
zipfel, die grundständigen in den Stiel verschmälert, die stengelständigen
kurz herablaufend, die obersten 1-2 Blätter zuweilen ungeteilt; Köpichen
eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig oder länglich, längsnervig,
582 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (18)
grünlich, kahl oder fläumlich, Anhängsel schwarzbraun, kämmig-gefranst,
bis zum Grunde der Schuppe herablaufend, Fransen an der Spitze meist
silberweiss-glänzend, kürzer oder so lang als die Breite der Schuppe;
Blüten blassgelb, die randständigen stark strahlend; Achenen fläumlich,
Pappus 3 mal kürzer als die Achene.
C. pindicola Griseb. it. rum. II, p. 164; Bois. Fl. or. IH, p. 637. —
C. cana var. pindicola Griseb. spie. rum. If, p. 236. — Exsiec.: Orphan.
pl. exs. a. 1857; Heldr. pl. exs. a. 1884.
Von der Tracht der beiden vorigen Arten, von welcher sie sich nament-
lich durch die Blütenfarbe unterscheidet. Zwischenformen sah ich keine,
weshalb ich es vorzog, sie hier als Arten anzuführen.
in der mittleren Region des Olymp oberhalb Hagios Dionysios (Orpha-
nides und der oberen Region der Ossa (Heldreich), sehr selten. Juli,
August. £.
17. CG. Baldaccii Deg. Wurzelstock walzlich, schief, 1-2köpfig, mit
langen Fasern besetzt; Stengel bis zum Unmerklichen verkürzt, scheinbar
fehlend, einköpfig, samt den Blättern graufilzig, Blätter lineallanzeitlich,
ganzrandig, über das Köpfchen hinausragend, am Grunde verschmälert;
Köpfchen eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, eilänglich, längsnervig,
grünlich, Kahl, Anhängsel schwarzbraun, kämmig-gefranst, bis zum
Grunde der Schuppe herablaufend, Fransen silberweiss-glänzend, so
lang als die Breite der Schuppe; Blüten weissgelb, die randständigen
strahlend; Achenen fläumlich, Pappus 3 mal kürzer als die Achene.
C. Baldaccü Deg. apud. Bald. in Malpigh. IX, p. 69 sep. — C. cana
Bald., 1. c. — GC. cana var. albiflora Raul. Crète, p. 788 non C. albiflora
C. Koch. — Exsice.: Bald. it. cret. n. 76.
Ein einige Centimeter hohes Pflänzchen; Köpfchen auf dem Rhizome
sitzend, von 6-8 mm. im Durchmesser; Blätter 3-4 mm. breit und 3-4 cm.
lang.
Auf dem Volakia in den sphaciotischen Bergen Cretas (Heldreich).
Juli. £.
2. Rotte. Acrolophus DC. I. c., p. 581. Anhängsel der Hüllschuppen
meist kurz, oft unmerklich herablaufend, meist mit einer deutlichen
Stachelspitze; Nabel der Achenen nicht bebärtet; Pappus meist
vorhanden. Zweijährige oder ausdauernde Arten mit kleinen oder
mittelgrossen Köpfchen und purpurnen, sehr selten gelben oder
weissen Blüten.
ER
=
a:
DE. 0
(19) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 583
A. Kräuter oder Stauden.
a. Köpfchen einzeln, gestielt.
æ. Köpfchen eiförmig oder eikugelig. Stengel meist wenigästig. Stachelspitze der
Hüllschuppen meist schwach (oft nicht länger und nicht kräftiger als die
Fransen), seltner etwas kräftiger und verlängert.
* Pappus um die Hälfte länger als die Achene. Pflanze dicht-weissfilzig.
18. GC. Niederi Heldr. Wurzelstock walzlich, schief, mehrköpfig:
Stengel aufrecht, kantig, oberwärts in einige kurze, einköpfige Aeste
geleilt, samt den Blättern dicht weissfilzig; die grundständigen Blätter
gestielt, doppelt-fiederteilig, die stengelständigen sitzend, einfach-fieder-
teilig, mit länglichen oder lineallänglichen, stumpfen, an der Spindel
herablaufenden Zipfeln, die obersten oft ungeteilt; Köpfchen eikugelig;
Hüllschuppen länglich, grünlich, längsnervig, Anhängsel aufrecht, drei-
eckig-lanzeitlich, stachelspitzig, kämmig-gefranst, lichtbraun, so lang
oder länger als die Schuppe, Fransen silberweiss durchscheinend, fast so
lang als das Anhängsel; Anhängsel der innersten Schuppen eirundlich
bis länglich, durchscheinend, gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, die
randständigen strahlend; Achenen flaumig, Pappus um die Hälfte länger
als die Achene.
C. Niederi Heldr. in Bois. Fl. or. II, p. 641, suppl. p. 313. — Exsice.:
Heldr. herb. fl. hellen. a. 1878.
Stengel 20-40 cm. hoch; grundständige Blätter 10 cm. lang und 3-5 cm.
breit; Köpfchen 20 cm. im Durchmesser. Durch die weissfilzige Beklei-
dung, die Blatiform, wie auch in der Tracht, insbesondere aber durch
die grossen hyalinen Anhängsel der inneren Hüllschuppen lebhaft an
Arten der Phalolepis-Rotte erinnernd, von denselben aber durch die
langgefransten mittleren und äusseren Hüllschuppen wesentlich ab-
weichend.
An Felsen, höchst selten. Aetolien: bei Missolunghi (Nieder) und in
Schluchten des Arakynthos (Heldreich). April, Mai. #.
Anmerkung. In die Nähe des ‚©. Niederi dürfte auch eine von Sintenis
und Bornmüller, auf Felsen bei Bitos im Thale Megarema des Olymps
gesammelte und im Iter. turc. a. 1891, unter Nummer 1332 verteilte Pflanze
gehören, welche ich mit keiner bekannten Art vereinigen kann, deren
Beschreibung aber der im sehr vorgerückten Stadium befindlichen Exem-
plare wegen, eine unvollständige bleiben muss: C. incompleta n. sp.
Wurzelstock walzlich, senkrecht, mehrköpfig; Stengel aufsteigend, 20 bis
84 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
25 cm. hoch, kantig, oberwärts in 2-3 längere, einköpfige Aeste geteilt,
samt den Blättern dicht-weissfilzig; Blätter fiederteilig, mit eiwa 2 cm.
langen, entfernten, schmalen, lineallanzettlichen, ganzrandigen, stachel-
spitzigen Zipfeln, die grundständigen gestielt, 10 cm. lang, die stengel-
ständigen allmählig kleiner werdend, sitzend, die obersten ungeteilt;
Köpfchen etwa 4 cm. im Durchmesser; Hüllschuppen eiförmig bis läng-
lich, samt Anhängsel strohgelb, Anhängsel auswärts-gekrümmt, in eine
feine Stachelspitze auslaufend, Fransen lang, silberweiss-durchscheinend,
kürzer als die Stachelspitze. Blüten und Achenen fehlend.
** Pappus meist kürzer oder so lang, selten etwas länger als die Achene.
o Blüten sattgelb, Stengel und Blätter dichtfilzig.
19. G. argentea L. Wurzelstock walzlich, senkrecht, mehrköpfig;
Stengel aufrecht oder aufsteigend, kantig, oberwärts kurzästig, mehr-
köpfig, samt den Blättern dicht-weissfilzig; die unteren Blätier gestielt,
fiederteilig oder leierförmig, beiderseits mit 3-4 länglichen, stumpfen,
ganzrandigen oder geschweift - gezähnten Seitenzipfeln und mit einem
grösseren, eilörmigen Endzipfel, die oberen sitzend, nur am Grunde
geteilt, die obersten länglich oder lineal, ungeteilt; Köpfchen eiförmig,
an der Spitze verengert; Hüllschuppen eilänglich, gelbgrün, längsnervig,
flaumig, Anhängsel klein, 3eckig-rundlich, braun, kämmig-gefranst,
Fransen kurz, halb so lang als die Breite des Anhängsels, die endständigen
so lang oder kürzer als die seitlichen, Anhängsel der innersten Schuppen
länglich, durchscheinend, an der Spitze gezähnelt; Randblüten gelb,
nicht strahlend; Achenen fläumlich, Pappus so lang ais die Achene.
C. argentea L. sp., p. 912; Sieb. avis p. 5, rem. p. 6; Raul. Crete
p. 788; Bois. Fl. or. III, p. 642; Bald. in Matpigh. IX, p. 70, sep. — C.
ragusina Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 199. Fl. gr. X, p. 2 t. 903; Sieb. in
Flora I, p. 272. — C. cineraria Sieb. in Flora I, p. 272; Raul. Crète p. 788,
— Exsice.: Heldr. pl. cret. a. 1846 ; Bald. it. cret. n. 25.
Stengel 10-25 em. hoch; Blätter dickfilzig, die grundständigen 10 cm.
lang und 3 cm. breit; Köpfchen 5-7 mm. im Durchmesser; die Blüten
des Mittelfeldes oft purpurn überlaufen. Der C. ragusina L. ähnlich, aber
schon durch die doppelt kleineren Anthodien von ihr auf den ersten
Blick verschieden.
An Felsen niedriger und gebirgiger Gegenden Creta’s, so am Kap Gra-
busa (Sieber), auf dem Hagios Ilias im Distrikte Kissamos (Baldacci), in
der Schlucht von Hagia Rumeli (Heldreich), bei Muliana (Raulin). Juni,
Juli. £.
(21) D°E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 585
oo Blüten purpurn, sehr selten (C. laureotica) weingelb.
+ Stengelblätter oder deren Zipfel breit, eiförmig oder elliptisch; Anhängsel
blass, Stachelspitze kürzer als die Fransen.
20. G. sublanata (DC) Wurzelstock walzlich, senkrecht, 1-mehr-
köpfig; Siengel aufrecht, kantig, sparrig-ästig, vielkôpfig, sammt den
Blättern spinmwebig, grau, rauhlich; die unteren Blätter gestielt, fieder-
teilig oder leierförmig, mit eiförmigen oder elliptischen, stumpfen, be-
spitzten Zipfeln, die oberen sitzend, eiförmig oder elliptisch, ungeteilt
oder am Grunde einpaarig-gelappt; Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüll-
schuppen angedrückt, eilänglich, gelbgrün, flaumig, Anhängsel kurz-drei-
eckig, bräunlich, kurz-stachelspitzig, kämmig-gefranst, Fransen beider-
seits 5-7, so lang als die Breite der Anhängsels, so lang oder länger als
die Stachelspitze, Anhängsel der innersten Hüllschuppen länglich, durch-
scheinend, gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, die randständigen
strahlend; Achenen flaumig, Pappus ‘/2-?/s so lang als die Achene.
C. paniculata à. sublanata DC. pr. VI, P. 58%. — C. sublanata Bois. Fl.
or. Il, p. 645. — Exsicc.: Orph. fl. gr. exs. n. 745; Sint. it. or. a. 1889,
n. 1828 et 1533.
Stengel 15-50 cm. hoch, Aeste ausgespreitzt, lang; Köpfchen 5-7 mm.
im Durchmesser. Durch die verhältnismässig breiten, elliptischen oder
eiförmigen, 10-15 mm. langen und 5-7 mm. breiten, ziemlich gleich-
mässig am Stengel und an den Aesten verteilten, spinnwebigen Blätter
und die ziemlich stark flaumigen Anthodien charakteristisch.
Auf sandigen Plätzen der Küste Thessaliens bei Katerina Upanuie
und Litochori (Sintenis). Juli, September. @) oder ? %.
21. C. pallida Friv. Wurzelstock walzlich, schief, A-mehrköpfig;
Stengel aufrecht, kanlig, ausgesperrt-ästig, vielköpfig, fläumlich-raunh ;
Blätter fast kahl, grün, sehr rauh, grubig-punktiert, die unteren gestielt,
leierförmig, die oberen sitzend, elliptisch oder eiförmig, ungeteilt oder
am Grunde einpaarig-gelappt, Zipfel stumpf oder spitz, Kurzbespitzt,
ganzrandig oder grob gezähnt; Köpfchen einzeln, eiförmig, Hüllschuppen
angedrückt, eiförmig, grünlich, fast kahl, Anhängsel kurz-dreieckig,
bräunlich-gelb, kurz-stachelspilzig, kämmig-gefranst, Fransen beider-
seits 5-7, länger als die Breite des Anhängsels, länger als die Stachel-
spitze, Anhängsel der innersten Hüllschuppen länglich, durchscheinend,
gezähnelt; Blumenkrone lichtpurpurn, die randständigen strahlend;
Achenen kahl, Pappus '/s so lang als die Achene.
BULL. HERB. BOISS., juillet 1898. 40
386 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
C. pallida Friv. in Flora 1835, p. 333; Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver.
Vu, p. 126; Form. in Ver. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48 sep. — C. ciliata
Friv., 1. c., p. 334. — C. macedonica Hal. in Denkschr. Acad. Wiss. Wien
EXT, p. 244 et 479. — Exsice.: Sint. it. thess. n. 997 als C. sublanata f.
virescens.
Von der Tracht und den Grösseverhältnissen der C. sublanata, von ihr
durch die grünen, fast kahlen Blätter und die kahlen oder fast kahlen,
länger gefransten Hüllschuppen verschieden. Zwischenformen habe ich
nicht beobachtet. Frivaldszky’sche Exemplare von €. pallida hatte ich
keine Gelegenheit einzusehen und da von der Diagnose derselben die
thessalische Pflanze in einigen Punkten abweicht, so führe ich diese nur
mit einem gewissen Vorbehalte unter jenem Namen an, hauptsächlich
auf Haussknecht mich stützend, der sie a. a. O0. mit der rumelischen
Pflanze für identisch erklärt.
An Weingartenrändern, auf Felsen, an buschigen Plätzen, nur in
Thessalien. Bei Kalabaka, Meteora, Tsungeri, Malakasi, Klinovo (Hauss-
knecht), Koturi, Velitsena (Formanek), Kasiania (Halacsy). Juli, August. £.
G. pallida X tymphæa Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 4%. Von
der Tracht der ersteren Art, mit der sie im Blütenstande und in den
kurzen, breiten Stengelblättern übereinstimmt, die Köpichen sind aber
kleiner und die Anhängsel schmäler und derber; von €. tymphæa durch
grössere, mehr kugelige Köpfchen und weiter herablaufende Fransen
verschieden.
Unter den Stammeltern bei Klinovo (Haussknecht).
++ Stengelblätter oder deren Zipfel länglich bis lineal, meist sehr schmal.
} te] © 2
/ Köpfchen eiförmig, meist 8 mm. im Durchmesser; Anhängsel blass oder
bräunlich, durch die verlängerte Stachelspitze 3 eckig-lanzetilich, am Grunde
durchscheinend-berandet, Fransen kürzer als die Stachelspitze, ganz oder an
den Spitzen durchscheinend.
/ Blüten lichtpurpurn.
-— Blätter grün, mehr weniger rauh.
— Grundständige Blätter leierförmig, mit einem 5-8 mm. breiten
länglichen Endlappen.
22. C. kalambakensis Freyn. et Sint. Wurzelstock Knotig, mehr-
köpfig; Stengel schlank, aufrecht, kantig, oberwärts kurzästig, vielköpfig,
(23) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 387
bis zu den Köpjchen reichlich beblättert, samt den Blättern fast kahl und
fast glatt; Blätter grasgrün, die grundständigen gestielt, leierförmig-
fiederteilig, mit länglichen, stachelspitzigen Seitenzipfeln und einem
grösseren gezähnten Endzipfel, die stengelständigen sitzend, fiederteilig,
mit lineallanzettlichen Zipfeln, die obersten weniger geteilt oder ganz-
randig; Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, erhaben-
längsnervig, grün, kahl, Anhängsel blassgeblich, in eine weiche Stachel-
spitze auslaufend, breit durchscheinend- berandet, kämmig-gefranst,
herablaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen schwach gezähneli;
Blumenkronen blassrosa, die randständigen kaum strahlend; Achenen
kahl, Pappus so lang als die Achene oder etwas länger.
C. kalambakensis Freyn. et Sint. in Bull. herb. Bois. V, p. 784. —
Exsicc.: Sint. it. thessal. n. 409.
Stengel 25-30 cm. hoch; die grundständigen Blätter 10-14 cm. lang
und 4-2 cm. breit, Zipfel der Stengelblätter schmal, 10-15 mm. lang;
Kôpichen À cm. im Durchmesser. Durch die sehr geringe Bekleidung,
die reiche Beblätterung, die fast ebenso breiten als langen Anthodien,
die kaum strahlenden Blüten und den langen Pappus von den Verwandten
verschieden.
Auf Felsen bei Guvelzi nächst Kalabaka in Thessalien (Sintenis). Mai,
Juni. £.
23. G. transiens Hal. Wurzelstock knotig, mehrköpfig; Stengel
schlank, aufrecht, kantig, zerstreut beblättert, unter der Mitte verästelt,
samt den Blättern flaumig-rauh; Blätter graulichgrün, die grundständigen
gestielt, bald leierförmig-fiederlappig, mit länglichen, stachelspitzigen
Seitenzipfeln und einem grösseren, gezähnelten Endzipfel, bald länglich-
lanzettlich, ungeteilt, die stengelständigen sitzend, fiederteilig, mit lineal-
länglichen Zipfeln, die obersten nur am Grunde einpaarig oder ungeteilt;
Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, längsnervig, grün,
kahl, Anhängsel gelbbräunlich, in eine Stachelspitze auslaufend, breit
durchscheinend-berandet, kämmig-gefranst, herablaufend, Anhängsel der
innersten Hüllschuppen schwachgezähnelt; Blumenkronen purpurn,„die
randständigen strahlend; Achenen kahl, Pappus 4 mal kürzer als die
Achene.
C. transiens Hal. in Sched. — Exsicc.: Sint. it. or. a. 1889 n. 1829.
Stengel 15-30 cm. hoch; die grundständigen Blätter 10 cm. lang, etwa
2 cm. breit, unregelmässig-gelappt; Köpfchen 6-8 mm. im Durchmesser.
Von der vorigen Art schon in der Tracht recht abweichend, insbesondere
aber durch den zerstreut beblätterten Stengel, die verhältnismässig
588 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
schmäleren Köpfchen, die deutlich strahlenden Randblüten und den
kurzen Pappus von ihr wesentlich verschieden. In mehreren der eben
erwähnten Merkmale nähert sie sich der C. macedonica, von deren Formen
sie sich aber durch die verlängerte, lanzettliche Stachelspitze sofort
unterscheidet.
Bisher nur auf Abhängen des Olymps beim Kloster Hagios Dionysios
(Sintenis). August, September. %£.
— Grundständige Blätter fiedertheilig mit linealen, schmalen Zipfeln.
24. G. pentelica Haussk. Wurzelstock knotig, mehrköpäg; Siengel
aufrecht, schlank, kantig, meist von der Mitte an langästig, vielköpfig,
oberwärts enifernt-beblätiert, samt den Blättern leicht spinnwebig-flaumig,
rauh; Blätter graulichgrün, die unteren gestielt, fiederteilig, mit linealen,
ganzrandigen oder entfernt - gezähnten Zipfeln, die stengelständigen
sitzend, jfiederteilig, die oberen ungeteilt; Köpfchen einzeln, eiförmig;
Hüllschuppen angedrückt, längsnervig, grün, fast kahl, Anhängsel gelb-
bräunlich, in eine Stachelspitze auslaufend, kämmig-gefranst, am Grunde
durchscheinend berandet, herablaufend, Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen schwach-gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, die rand-
ständigen schwach -strahlend; Achenen kahl, Pappus '/e-”/s so lang als
die Achene.
C. pentelica Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 128. — Exsice.:
Heldr. herb. gr. norm. n. 1351 sub C. gr&ca.
Stengel 20-35 cm. hoch. Grundständige Blätter langgestielt, bis 15 cm.
lang, Blattzipfel 1-3 mm. breit; Köpfchen 8 mm. im Durchmesser. Einer-
seits der C. Kalambakensis, andererseits der C. attica verwandt, von
ersterer durch die nicht leierförmigen, grundständigen und die ent-
fernleren, nicht bis zu den Köpfchen reichenden, meist ungeteilten
oberen Blätter, die schwächere Berandung der Anhängsel, kräftigere
Stachelspitze und kürzeren Pappus verschieden; von letzterer, mit
welcher sie durch Zwischenformen verbunden zu sein scheint, durch
höheren Wuchs, kräftigere Stengel und die nicht dicht-weissülzige
Bekleidung abweichend.
An felsigen Abhängen des Hymettus, Parnes (Heldreich) und Pentelicon
(Haussknecht). Mai, Juni. £.
25. C. asperula Hal. Wurzelstock knotig, mehrköpfig; Siengel auf-
recht, dicklich, kantig, unterhalb der Mitte in steife, abstehende Aeste
geteilt, vielkôüpfig, entfernt-beblättert, samt den Blättern flaumig, sehr
e
4
È
(25) DE. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 589
rauh; Blätter graulich-grün, die grundständigen gestielt, fiedertalig, mit
linealen, ganzrandigen Zipfeln, die stengelständigen. sitzend, länglich,
stachelspitzig, ganzrandig, selien einzelne am Grunde mit 1-2 Seiten-
zipfeln versehen; Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt,
längsnervig, grün, kahl, Anhängsel braun, in eine Stachelspitze aus-
laufend, kämmig-gefranst, am Grunde schmal dwrchscheinend berandet,
herablaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen schwach-gezähnelt;
Blumenkronen purpurn, die randständigen strahlend; Achenen kahl,
Pappus so lang als die Achene.
C. asperula Hal. in Sched. -- Exsice.: Heldr. pl. exc. fl. hellen. a. 1886
sub C. Parlatoris ß. boissieri.
Stengel 30-35 cm. hoch; grundständige Blätter 10 cm. lang, mit
wenigen feinen Zipfeln, Stengelblätter 1-2 cm. lang und 2-5 mm. breit;
Köpfchen 8 mm. im Durchmesser. Durch die dickeren, starren Stengel,
insbesondere aber durch die ungeteilten, sehr rauhen Stengelblätter von
C. pentelica und C. attica verschieden. von letzterer nebsidem durch den
Mangel des weissen Filzes.
An sonnigen Plätzen bei Kamariza nächst Laurion in Attica (Heldreich).
Juni. £.
: — Blätter weissfilzig, kaum rauhlich.
26. C. attica Nym. Wurzelstock knotig, mehrköpfig; Stengel auf-
recht oder aufsteigend, kantig, oft rasig, meist vom Grunde an in einige
abstehende Aeste geteilt, mehrköpfig, samt den Blättern dicht wollig-
filzig, fast glatt; Blätter fiederteilig, mit linealen, meist ganzrandigen
Zipfeln, die grundständigen gestielt, die stengelständigen sitzend, die
oberen entfernt, lineal, ungeteilt; Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüll-
schuppen angedrückt, längsnervig, grünlich, fläumlich, Anhängsel bräun-
lich, stachelspitzig, kämmig-gefranst, am Grunde durchscheinend berandet,
herablaufend, Stachelspitze etwas länger als die Fransen, kürzer als die
Schuppe, Anhängsel der innersten Hüllschuppen ‘schwach gezähnelt;
Blumenkronen lichtpurpurn , die randständigen schwach strahlend;
Achenen fast kahl, Pappus halb so lang als die Achene.
C. aitica Nym. syll. fl. europ., p. 33. — C. græca Bois. et Sprun. Diagn.
pl. or. ser. 1, fasc. 6, p. 128; Bois. Fl. or. III, p. 644; Haussk. in Mitth.
thür. bot. Ver. VI, p. 128, non Griseb. Spic. rum. II, p. 242. — C. Parla-
toris var. Boissieri Heldr. et Sart. in Bois. Diagn. pr. or. ser. 2, fasc. 3,
p. 74. — C. Boissieri Walp. rep. VI, p. 298, non DC. Pr. VII, p. 303. —
990 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (26)
? C. paniculata Sibth. et Sm. pr. fl. gr. I, p. 199. — Exsice.: Orph. fl. gr.
exs. n. 122.
Stengel 10-25 cm. hoch, manchmal dichte Rasen bildend; Blätter
klein, fein zerleilt, die grundständigen einige cm. lang; Köpfchen 8 mm,
im Durchmesser. Aendert ab:
ß. pateræa. Stachelspitze der Anhängsel 2-4 mal länger als die Fransen,
länger als die Schuppe.
Exsice.: Pichler pl. exs. a. 1876; Held. pl. exs. fl. hellen. a. 1876.
An felsigen, buschigen Plätzen. In Attica: bei Eleusis (Spruner), auf
dem Kerata (Hausknecht), Hymettus (Orphanides), Pentelicon, Parnes
(Heldreich); auf Eub®a (Aucher); einige dieser Standorte vielleicht zu
C. pentelica gehörig. Die Var. ß. bisher nur auf dem Pateras (Heldreich)
Mai, Juli. £.
// Blüten weingelb.
97. ©. laureotica Heldr. Wurzelstock walzlich, senkrecht, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, kanlig, von der Mitte an sparrig-ästig, mehr-
köpfig, samt den Blättern flaumig, sehr rauh; die unteren Blätter gestielt,
doppelt-fiederteilig, die oberen sitzend, einfach-fiederteilig, mitlänglichen,
stachelspitzigen Zipfeln, die obersten oft ungeteilt; Köpfchen einzeln,
eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, verwischt - längsnervig, gelbgrün,
kahl oder flaumig, Anhängsel braun, stachelspitzig, kämmig-gefranst,
am Grunde durchscheinend berandet, herablaufend, Anhängsel der
innersten Hüllschuppen schwach gezähnelt; Blumenkronen weingelb,
die randständigen strahlend; Achenen fast kahl, Pappus so lang als die
Achene.
C. laureotica Heldr. herb. gr. norm. n. 948.
Stengel 20-35 cm. hoch, schlank, wenigästig; Blätter graugrün, die
grundständigen 10 cm. lang und 2-4 cm. breit, Blattzipfel breiter und
kürzer als bei den verwandten Arten; Köpfchen 8 mm. im Durchmesser.
Hüllschuppen wie bei C. græca, eine durch den Blattzuschnitt und die
Blütenfarbe sehr leicht kenntliche Art.
In trockenen Nadelwäldern auf den Bergen von Laurion bei Kamariza,
900 m. (Heldreich). Mai, Juni. £.
Anmerkung. Boissier beschreibt in den Diagn. pl. or. ser. 2, fasc. 5,
p. 75 eine C. græca var. ochroleuca Heldr. et Sart. vom Anhydros (süd-
licher Teil des Hymettus) «dense cano tomentosa, involucri squamis
pallidioribus, floribus ochroleneis. » Wäre neuerdings aufzusuchen.
(27) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 591
ii Köpfchen eiförmig oder eikugelig, 5-12 mm. in Durchmesser; Anhängsel
blass bis schwarz, durch die meist kurze Stachelspitze 3 eckig-rundlich, oder
halbmondförmig, am Grunde durchscheinend berandet; Fransen so lang oder
meist länger als die Stachelspitze; selten die Stachelspitze verlängert, dann
aber die Köpfchen eikugelig, 12 mm. im Durchmesser.
1 Stengel und Blätter dicht weisswollig-filzig, nicht rauh, Anhängsel schwarz,
Stachelspitze auswärts gekrümmt.
28. G. ossæa Hal. Wurzelstock schief, mehrköpfig; Stengel auf-
steigend, stumpfkantig, armäslig, 2-mehrköpfig, samt den Blättern weiss-
wollig-filzig; die unteren Blätter gestielt, doppelt-fiederteilig, die oberen
sitzend, fiederteilig, die Köpfchen stützend, Zipfel schmal, lineal oder
lanzettlich, stachelspitzig; Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüllschuppen
längsnervig, grünlich, fläumlich, Anhängsel kurz 3eckig, schwarz,
kämmig-gefranst, in eine auswärtsgekrümmite Stachelspitze verschmälert,
am Grunde mit durchscheinendem Hautrande herablaufend, Fransen so
lang als die Stachelspitze, an den borstlichen Spitzen durchscheinend,
Anhängsel der innersten Hüllschuppen gezähnelt; Blumenkronen licht-
purpurn, die randständigen sirahlend; Achenen fläumlich, Pappus '/s so
lang als die Achene.
C. ossæa Hal. in Sched. — C. dissecta var. alpina Heldr. pl. exs. a. 1884,
non Heldr. in Bois. Fl. or. II, p. 645.
Stengel niedrig, 8-15 cm. hoch, 2-6ästig, Aeste kurz, aufrecht-ab-
stehend; Blätier klein. Eine zierliche Art, mit C. dissecta var. alpina
Heldr. in Bois. Fl. or., 1. c., sicher nicht identisch. Durch die dicht-wollige
Bekleidung, die feiner zerteilten Blätter, die längere, zurückgekrümmie
Stachelspitze der Hüllschuppen, den breiten Hautrand derselben und die
borstlich verlängerten Fransen von derselben sofort zu unterscheiden.
In der oberen Region des Ossa in Thessalien (Heldreich). Juli. £.
// Stengel und Blätter fläumlich bis dünn-graufilzig, mehr minder rauh;
Anhängsel blass bis schwarz, Stachelspitze auirecht.
— Köpfchen meist eikugelig und grösser (10-12 mm. im Durchmesser) ; Anhängsel
meist schwarz, selten dunkelbraun; Blätter rauhlich.
29. ©. lacerata (Haussk.) Wurzelstock senkrecht , mehrköpfig;
Stengel aufsteigend, kantig, von der Mitte an langästig, mehrköpfig, samt
592 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
den Blättern flaumig-rauh; Blätter trübgrün, fiederteilig, mit schmal-
linealen, stachelspitzigen Zipfeln, die grundständigen gestielt, die stengel-
ständigen sitzend, 3-1paarig-fiederleilig, die oberen meist ungeteilt;
Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüllschuppen längsnervig, grünlich, kahl,
Anhängsel rundlich, schwarz, mit einer schwachen Stachelspitze und
einem breiten, zerrissenen, gezähnelten oder kämmig-gefransten, rundum
oder nur am Grunde durchscheinenden, herablaufenden Hautrande, An-
hängsel der innersten Hüllschuppen ganzrandig oder gezähnelt; Blumen-
kronen purpurn, die randständigen strahlend; Achenen kahl, Pappus
4 mal kürzer als die Achene.
C. affinis Haussk. ın Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 126 (cum. var. lace-
rata); Form. in Ver. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48, non Friv. — Exsice.:
Haussk. it. gr. a. 1885: Form. pl. exs. a. 1895.
Stengel 10-30 cm. hoch, zerstreut beblättert; Blätter klein, 1-3 cm.
lang, mit feinen Zipfeln; Köpfchen kaum 1 cm. im Durchmesser. Die
Anhängsel der Hüllschuppen sind an manchen, sonst in allen übrigen
Merkmalen vollkommen übereinstimmenden Exemplaren regelmässig
kämmig-gefranst, nur am Grunde häutig-durchscheinend, an anderen
dagegen rundum mit einem breiten, unregelmässig zerrissenen, durch-
scheinenden, kaum gefransten Hautrande umgeben, wodurch sich die-
selben jenen der Arten der Rotte Phalolepis nähern. Diese letzteren
Formen beschrieb Haussknecht a. a. O. als C. affinis var. lacerata. Da
diese extremen Hüllschuppenformen durch Zwischenglieder verbunden
sind, so habe ich es vorgezogen, den Namen lacerata im erweiterten
Sinne für die ganze Formenreihe in Anwendung zu bringen, zugleich sie
als Art von C. affinis Friv. trennend, von welcher sie sich meines Er-
achtens, nebst diesen Merkmalen in den Hüllschuppen, durch die
geringere, aber rauhere Bekleidung, die kleineren, minder geteilten, mit
kürzeren und schmäleren Zipfeln versehenen Blätter und durchschnittlich
kleinere Köpfchen, spezifisch unterscheiden.
Im Pindus bei Klinovo, Malakasi (Haussknecht) und auf dem Dokimi
(Formanek). Juli, August. £.
30. G. affinis Friv. Wurzelstock senkrecht, mehrköpfig; Stengel
aufrecht, kantig, einfach oder von der Mitte an langästig, mehrköpfig,
samt den Blättern dünn graufizig, rauhlich; Blätter graugrün, fieder-
teilig, mit lineallänglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die grundständigen
gestielt, die stengelständigen sitzend, minder geteilt, die obersten meist
einpaarig-fiederteilig oder ungeteilt; Köpfchen einzeln, eikugelig oder
eiförmig, Hüllschuppen längsnervig, grünlich, fläumlich, Anhängsel halb-
(29) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 599
mondförmig, schwarz, kämmig-gefranst, mit einer schwachen Stachel-
spilze und einem schmalen, flügelartigen, durchscheinenden, herablaufen-
den Hautrande am Grunde, Anhängsel der innersten Hüllschuppen ganz-
randig oder gezähnelt; Biumenkronen purpurn, die randständigen strah-
lend; Achenen kahl, Pappus 4 mal kürzer als die Achene.
CG. affinis Friv. in Flora XIX, p. 435. — C. Parlatoris Heldr. in Ann.
acad. degli aspir. nat. I, p. 286 et in Flora XXVI, p. 68. — C. dissecia
Bois. Fl. or. II, p. 644; Heldr. Chlor. Parn., p. 22; Hal. in Denkschr, Acad.
Wiss. Wien LXI, p. 245, non Ten. fl. nap. I, p. 51. — Exsicc.: Heldr. herb.
gr. norm. n. 27.
Stengel 20-40 cm. hoch, meist ästig, seltner einfach, dabei manchmal
kaum 10 cm. hoch (C. dissecta v. alpina Heldr. in Bois. Fl. or. IH, p. 645);
untere Blätter 3-8 cm. lang; Köpfchen 4 cm. im Durchmesser. ©. dissecta
Ten., mit welcher diese Art von Boissier vereinigt wurde, ist nach von
Groves in den Abruzzen gesammelten Exemplaren durch um die Hälfte
grössere Köpfchen, grössere, tiefschwarze, mit den silberweissen Fransen
lebhaft kontrastierende Anhängsel verschieden. C. Parlatoris Heldr. ist
nach sizilianischen, von Todaro ausgegebenen Exemplaren von C. affinis
nicht zu trennen. Aendert ab:
ß. denudata. Stengel meist erst oberwärts verästelt; Blätter grasgrün,
rauh; Köpfchen schmäler. — Exsice. : Sint. it. thessal. n. 1126.
x. peloponnesiaca. Kurzhaarig-rauh; Stengel vom Grunde an sparrig-
ästig; Stengelblätter ungeteilt oder höchstens am Grunde 1 paarig-fieder-
teilig; Anhängsel der Hüllschuppen dunkelbraun, Stachelspitze länger.
— Hieher vielleicht: C. paniculata Chaub. et Bory. exp. Mor. 25%, fl. pelop.,
p. 59.
Exsicc.: Orph. pl. exs. a. 1850 et 1852.
ö. microcephala. Wie ., aber die Köpfchen klein, 7-8 mm. im Durch-
messer und die Stachelspitze kurz.
C. Parlatoris. Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 126. — Exsice.:
Haussk. it. gr. a. 1885.
An steinigen Orten gebirgiger Gegenden. Die Grundform auf dem
Parnass (Heldreich) und in einer etwas abweichenden Form auf dem
Tsumerka in Epirus (Haläcsy). Die Var. 8. bei Sermenikon im Pindus
(Sintenis). Die Var. y. auf dem Malevo, Chelmos (Orphanides) und Kyllene
im Peloponnes (Heldreich). Die Var. à. auf Hügeln zwischen Kalabaka
und Malakasi (Haussknecht). Juli, August. £.
59% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
: — Köpfchen eiförmig, meist kleiner (5-8 mm. in Durchmesser); Anhängsel
blass oder dunkelbraun; Blätler sehr rauh!.
— Mittlere Stengelblätter mehrpaarig-fiedertheilig oder fiederspaltig;
Köpfchen an der Spitze nicht eingeschnürt.
31. G. pallidior (Boiss.) Wurzelstock senkrecht, mehrköpfig; Stengel
aufrecht, Kantig, meist vom Grunde an langästig, vielköpfig, summi den
blättern spinnwebig-filzig, rauh; Blätter fiederteilig, die grundständigen
gestielt mit fiederspaltigen, die stengelsländigen sitzend mit ganz-
randigen, länglichen oder lineallänglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die
obersten einpaarig-fiederspaltig oder ungeieilt; Köpfchen einzeln, ei-
förmig, an der Spitze nicht verengt; Hüllschuppen längsnervig, grünlich,
kahl, Anhängsel 3-eckig-rundlich, braun, kämmig-gefranst, mit einer
schwachen. Stachelspitze, ohne oder mit einem sehr schmalen, herab-
laufenden Hauirande am Grunde, Fransen so lang oder kürzer als die
breite der Schuppe, Anhängsel der innersten Hüllschuppen gezähnelt;
Achenen fläumlich, Pappus 4 mal kürzer als die Achene.
C. dissecta Î. pallidior Bois. Fl. or. HI, p. 645. — Exsicc.: Heldr. herb.
gr. norm. n. 710 et it. per Gr. septentr. a. 1379.
Stengel 20-40 cm. hoch; grundständige Blätter 3-4 cm. lang, mit etwa
5 mm. langen Zipfeln; Köpfchen 12-13 mm. lang und 8-9 mm. breit.
Besitzt die sparrige Verzweigung und die grösseren Köpfchen der C.
affinis, unterscheidet sich aber von ihr durch die sehr rauhe Bekleidung,
die kleineren Blätter, die schmäleren, relativ längeren Köpfchen und die
nicht schwarze Farbe der Anhängsel. Aendert ab:
ß. pallidissima. Köpfchen etwas kleiner, dicht flaumig, Anhängsel blass-
1 Die Formen dieser Unterrotte repräsentieren zum grossen Teil Boissier’s
C. greca ß. macedonica. Eine präcise Charakterisirung derselben ist zwar zwei-
fellos äusserst schwierig, da bei den‘ verschiedenen Individuen bald das eine,
bald das andre Unterscheidungsmerkmal undeutlich ausgesprochen erscheint oder
gar fehlt; andrerseits sind sie aber habituell von einander derart verschieden,
dass sie nur gewaltsam zu einer Sammelart vereinigt werden könnten, weshalb
ich es vorzog sie hier vorläufig in einige, wenn auch nicht scharf umgrenzte
Arten und Varietäten unterzubringen. Mit C. greca Boiss. et Sprun. haben sie
sicher nichts zu thuen und unterscheiden sich von ihr, nebst anderen minder
durchgreifenden Merkmalen, durchwegs durch die schwache, den Fransen gleich
lange oder kürzere (niemals verlängerte) Stachelspitze und den kürzeren Pappus.
(31) DE. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 505
gelblich, oft sehr dünnhäutig. Durch Zune) mit der Grundform
verbunden.
Exsice.: Heldr. it. per Gr. septentr. a. 1879; Hal. it. gr. a. 1888.
Auf steinigen, buschigen Orten gebirgiger Gegenden. Bei Karpenisi in
Eurytanien und auf dem Korax in Aelolien (Heldreich); die Var. ß. auf
dem Korax (Heldreich) und in der Tannenregion der Kiona oberhalb
Segditza (Halacsy). Juli, August. £
32. G&. macedonica (Griseb.). Wurzelstock senkrecht, mehrköpfig;
Stengel aufrecht, kantig, in der Mitte oder oberwärts ästig, vielköpfig,
saint den Blätlern flaumig, rauh; Blätter fiederteilig, mit linealen oder
lineallänglichen, ganzrandigen, stachelspitzigen Zipfeln, die unteren
gestielt, die folgenden sitzend, die obersten 4-2-paarig-fiederspallig oder
ungeteilt; Köpfchen einzeln, eiförmig, an der Spitze nicht verengt; Hüll-
schuppen längsnervig, grün, kahl, Anhängsel 3-eckig-rundlich, gelbpraun,
kämmig-gefranst. mit einer schwachen Stachelspitze und einem jlügel-
artigen, durchscheinenden, herablaufenden Hauirande am Grunde, Fran-
sen länger als die Breite der Schuppe, Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen ganzrandig oder gezähnelt; Achenen fläumlich, Pappus 3-4 mal
kürzer als die Achene.
C. paniculata y. macedonica Griseb. spic. fl. rum. et bith. U, p. 240
non C. macedonica Bois. Diagn. ser. I, fasc. 6, p. 150. — C. græca GB. mace-
donica Bois. Fl. or. HE, p. 644. — C. Grisebachü Nym. Consp. fl. europ.,
p. 427, eine blosse Namensänderung der gleichnamigen Boissier’schen
Art wegen. — Exsicc.: Sint. ei Bornm. it. turc. 1891 n. 1531.
Stengel 30-40 cm. hoch, ziemlich schlank und wenigästig; untere
Blätter 4 cm. lang, mit 10-15 mm, langen Zipfeln; Köpfchen etwas kleiner
wie bei der vorigen Art, von der sie sich auch durch gracileren Bau,
geringere Verästelung und Bekleidung und die mit einem flügelartigen
Hautrande herablaufenden, länger gefransten Anhängsel unterscheidet.
Ich habe zwar keine Grisebach’schen Originalexemplare dieser Art ge-
sehen, allein die Beschreibung des Autors passt gone vorzüglich auf
unsere Pflanze.
Bei Metochi (Heldreich) und Hagios Dionysios (Sintenis) im Olymp.
Juli, August. Z
= Mitilere Stengelblätter ungeteilt, oder am Grunde 1-paarig-fiederspaltig ;
Köpfchen an der Spitze eingeschnürt.
39. G. paucijuga Hal. Wurzeltrock senkrecht, mehrköpfig: Stengel
596 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
aufrecht, kantig, vom Grunde an sparrig-ästig, vielköpfig, samt den
Blättern flaumig-rauh; die untersten Blätter gestielt, 3-4-paarig-fieder-
teilig, mit länglichen oder lanzettlichen, stachelspitzigen Zipfeln, die
folgenden sitzend, klein, ungeteilt oder am Grunde A-paarig-fiederspaltig;
Köpfchen einzeln, eiförmig, an der Spitze verengt; Hüllschuppen längs-
nervig, grünlich, fast kahl, Anhängsel kurz-3-eckig, rothbraun, kämmig-
gefranst, mit einer schwachen Stachelspitze und einem flügelartigen,
durchscheinenden, herablaufenden Hautrande am Grunde, Fransen so
lang oder länger als die Breite der Schuppe, Anhängsel der innersten
iüllschuppen gezähnelt; Achenen fast kahl, Pappus 4 mal kürzer als
die Achene.
-C. paucijuga Hal. iter. græc. a. 1888.
Stengel bis 20 cm. hoch, ausgesperrt-ästig; grundständige Blätter
1-2 cm. lang, die stengelständigen sehr zerstreut; Köpfchen kompakt,
6-7 mm. im Durchmesser. Ein durch die ausgeperrten Aeste, die kleinen,
nicht oder wenig geteilten Blätter, die kleinen Köpfchen und die fuchsi-
gen Anhängsel sehr auffällige, mit keiner andern zu verwechselnde
Art. Aendert ab:
ß. melanolepis. Anhängsel der Hüllschuppen kleiner, schwarz, kürzer
gefranst.
In der Tannenregion der Kiona oberhalb Segditza, 1300 m. (Halacsy).
Juli. £.
34. G. confusa Hal. Wurzel spindlig, manchmal mehrköpfig; Stengel
aufrecht, kanlig, oberwärts langästig, vielköpfig, samt den Blättern
flaumig-rauh; die untersten Blätter gestielt, 3-5-paarig-fiederteilig, mit
länglichen oder verkehrteilänglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die folgen-
den sitzend, weniger geleilt, bald in die ungeteilten übergehend; Köpfchen
einzeln, eiförmig, an der Spitze verengt; Hüllschuppen längsnervig,
grünlich, kahl oder fläumlich, Anhängsel kurz-3-eckig, blass oder dunkel-
braun, kämmig-gefranst, mit einer schwachen Stachelspitze und einem
schmalen Hautrande am Grunde, Fransen so lang als die Breite der
Schuppe, Anhängsl der innersten Hüllschuppen gezähnelt; Blumenkronen
rosa, die randständigen strahlend; Achenen fast kahl, Pappus % mal
kürzer als die Achene.
C. confusa Hal. in Sched. — C. macedonica Form. in Verh. nat. Ver.
Brünn XXX, p. 27 sep. — C. Grisebachü Form., 1. c., XXXIV, p. 48 et
XXXV, p. 35 sep. ; wahrscheinlich auch Hausskn. in Mitth. thür. bot. Ver.
VIE, p. 126 und €. affinis X Grisebachii Haussk., 1. c., p. 127. — C. græca
var. Grisebachi Bald. Riv. coll. bot. Alban. 1895, p.50. — 2C. Biebersteinti
(33) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 397
Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VIT, p. 19 sep. — Exsice.: Bald. it. alb.
epirot. a. 1895 n. 169.
Stengel bis 70 cm. hoch, Aeste rutenförmig; grundständige Blätter
bis 8 cm. lang, Zipfel 4-6 mm. breit; Köpfchen kompakt, 5-7 mm.
im Durchmesser. In den Merkmalen der vorigen Art nahestehend,
von derselben aber durch kräfligeren Wuchs, längere aufrecht-
abstehende Aeste, grössere Blätter und kleinere, am Grunde schmal-
berandete Anhängsel verschieden. Scheint eine südliche Parallelform
der C. rhenana Bor. zu sein.
An trockenen, buschigen Orten gebirgiger Gegenden. In Epirus: im
Dipotamosthale, auf dem Micikeli, bei Govrica, auf dem Peristeri (For-
manek), bei Konduvraki nächst Janina (Baldacei); in Thessalien: bei
Koturi, Malakasi, auf dem Zygos, Dokimi und Ghavellu (Formanek), bei
Klinovo und auf dem Baba (Haussknecht), bei Phlamburo im Oxyagebirge,
bei Vlachava, Asproklisia, auf dem Hagios Paraskevi, Hagios Elias und
Mitriza im Chassiagebirge (Formanek), bei Paligriatzano (Heldreich), bei
Rapsani im Olymp, bei Longici und Stylida (Formanek). Juli, August. ©)
und ZX.
£. Köpfchen eilänglich, klein. Stengel reichästig. Stachelspitze der Hüllschuppen
kräftiger und meist länger als die Fransen, meist abstehend oder zurückge-
krümmt.
* Blüten purpurn.
o Stachelspitze der Hüllschuppen aufrecht; Köpfchen 5-10 mm. lang.
39. GC. tymphæa Haussk. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht, kantig,
vom Grunde oder von der Mitie an ausgesperri-kurzästig, vielköpfig,
samt den Blättern flaumig-rauh; Blätter grün, die grundständigen gestielt,
fiederteilig, mit länglich - lanzeitlichen, stachelspitzigen Zpfeln, die
stengelständigen sitzend, weniger geteilt, die obersten ungeteilt, lineal-
lanzettlich; Köpfchen einzeln, eilänglich, 5-6 mm. lang, an der Spitze
verengt; Hüllschuppen eilänglich, angedrückt, grünlich, kahl, verwischt-
längsnervig, Anhängsel 3-eckig-lanzettlich, gelbbraun, in eine aufrechte
Stachelspitze auslaufend, kämmig-gefranst, Fransen beiderseits 4-6, so
lang als die Stachelspitze, Anhängsel der innersten Hüllschuppen ganz-
randig oder gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, die randständigen
strahlend ; Achenen kahl, Pappus !/s so lang als die Achene.
C. tymphæa Haussk. in Mitih. thür. bot. Ver. VII, p. 127; Form. in Verh.
598 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3%)
nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48 sep. — C.brevispina Form. I. c., p.49 p.p.
— Exsice.: Haussk. it. gr. a. 1885.
Stengel 29-40 cm. hoch, federkieldick; Grundblätter 3-6 cm. lang,
samt den unteren stengelständigen in feine Zipfel geteilt; Köpfchen
5 mm. im Durchmesser; Achenen 2'/. mm. lang. — Von den zwei vor-
hergehenden Arten ın erster Linie durch die eilänglichen Köpfchen
verschieden.
An steinigen, buschigen Stellen. In Thessalien: bei Tafilvris und Loka-
tamburia im Olymp und bei Vanaluka und Kucuro (Formanek), am Fusse
des Kotzakas bei Prevenda (Haussknecht) und im oberen Peneiosthale
bei Malakasi (Heldreich). Juli, August. ©).
30. GC. brevispina Haussk. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht,
kantig, von der Mitie an aufrecht-abstehend-langästig, vielköpfig, samt
den Blättern grauflaumig-rauh; Blätter graugrün, die grundständigen
gestielt, fiederteilig mit länglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die stengel-
ständigen’sitzend, am Grunde fiederspaltig, die obersten ungeleilt, lineal-
länglich; Köpfchen einzeln, eilänglich, 8-10 mm. lang, an der Spitze ver-
engl; Hüllschuppen eilänglich, angedrückt, grünlich, kahl, verwischl-
längsnervig, Anhängsel 3-eckig-lanzettlich, braun, in eine aufrechte
Stachelspitze auslaufend, kämmig-gefranst, Fransen beiderseits 4-6, so
lang als die Stachelspitze, Anhängsel der innersten Hüllschuppen kurz-
gefranst oder gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, die randständigen
strahlend; Achenen kahl, Pappus '/s so lang als die Achene.
€. brevispina Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 129; Form. in
Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 49 p. p. et XXXV, p. 35 sep. — Exsice.:
Haussk. it. gr. a. 1885.
Stengel 30-60 cm. hoch; Grundblätter 3-5 cm. lang, mit länglichen
Zipfeln, Stengelblätter 5-10 mm. lang, die meisten nur am Grunde 1-2-
paarig, fiederschnittig; Achenen 3 mm. lang. Der C. tymphæa höchst
ähnlich und von ihr durch den höheren Wuchs, dichtere, mehr graue
Bekleidung, längere, erst gegen das Ende zu verzweigte Aeste, relativ
kürzere und breitere, nicht in feine Zipfel zerteilte, untere Stengelblätter
und längere Köpfchen verschieden.
Aendert ab:
B. fusconigra Haussk., 1. c. Anhängsel schwarzhraun.
C. macedonica f. appendicibus fusconigris Heldr. it. thessal. a. 1882.
An steinigen, buschigen Stellen. In Thessalien: am Pelion bei Volo
mit der Varietät (Haussknecht) und Koryza, dann bei Kastri (Formanek);
in Phthiotis: bei Neraida und Lamia (Formanek). Juli, August. ©).
(35) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 5899
C. brevispina Xpelia Haussknecht in Mitth. thür. bot. Ver. VIL p. 130.
Von der Tracht der letzteren Art, aber die Blüten schwach rötlich.
Unter den Eltern am Pelion, selten (Haussknecht).
00 Stachelspitze der Hülischuppen abstehend. Köpfchen 19 mm. lang.
37. G. Orphanidea Heldr. et Sart. Wurzel walzlich, mehrköpfig;
Stengel aufrecht, kantig, vom Grunde aus ausgesperrt-ästig, samt den
Blättern spinnwebig-filzig, rauh; Blätter graugrün, die grundständigen
gestielt, leierförmig oder fiederteilig, die stengelständigen viel kleiner,
sitzend, fiederteilig, mit länglichen, ganzrandigen, stachelspitzigen Zipfeln,
die obersten lineallänglich, ganzrandig; Köpfchen einzeln, eilänglich, an
der Spitze verengt; Hüllschuppen eilänglich, grünlich, verwischt-längs-
nervig, kahl oder fläumlich, angedrückt, Anhängsel 3-eckig-lanzettlich,
trockenhäulig, dunkelbraun, in eine abstehende Stachelspitze auslaufend,
kämmig-gefranst, Fransen beiderseils 4-5, kürzer als die Stachelspitze,
so lang oder etwas länger als die Breite der Schuppe, Anhängsel der
innersien Hüllschuppen weniger gefranst; Blumenkronen lichtpurpurn,
die randständigen schwach strahlend; Achenen fläumlich, Pappus fast so
lang als die Achene.
C. Orphanidea Heldr. et Sart. in Bois. Diagn. pl. or. ser. 2, fasc. 3,
p. 73; Bois. Fl. or. IH, p. 650. — ?C. squarrosa Sibth. et Sm. Pr. fl. gr. I,
p. 203. — Exsiec.: Heldr. herb. norm. n. 227 et 949; Orph. fl. gr. exs.
n. 424; Sint. et Bornm. it turc. n. 1330.
Siengel 8-25 cm. hoch, fast mit im rechten Winkel abstehenden,
kurzen Aesten; Grundblätier zur Blütezeit meist verdorrt, 5-10 cm. lang.
4 cm. breit; Köpfchen 10 cm. lang, 5 mm. breit; Achenen 5 mm. lang.
— Aendert ab:
ß. thessala (Haussk.) Stengel meist höher, samt den Blättern dünner
bekleidet, Aeste länger, aufrecht-abstehend, Anhängsel meist heller.
Durch Zwischenformen mit der Grundform verbunden.
C. thessala Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. V., p. 86 et VIE, p. 150,
Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VIH, p. 19 et Verh. nat. Ver. Brünn
XXXIV. p. 49 sep. — C. macedonica Heldr. in Sitzb. Acad. Wiss. Berlin
1883, p. 4. — Exsice.: Haussk. it. gr. a. 1885.
An steinigen, sonnigen, mageren Grasplätzen. In der attischen Ebene
bei Bleusis, Hagia Glycaria, Heracleon, Tatoi (Heldreich); in Thessalien:
am Pelion (Heldreich) und bei Paläochori nächst Litochori im Olymp
(Sintenis). Die Var. ß. bei Tyrnavos (Haussknecht), Patios, Drepani und
Kapurna (Formanek). Juli, August. %.
600 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (36)
000 Stachelspitze der Hüllschuppen zurückgekrümmt. Köpfchen 15 mm. lang.
38. G. drakiensis Freyn et Sint. Wurzelstock walzlich, mehrköpfig;
Stengel aufrecht, kantig, oberwärts oder von der Mitte äslig, miehrköpfig,
samt den Blättern mehr minder flaumig-rauh; Blätter fiederteilig, die
grundständigen gestielt, die stengelständigen allmählich kleiner werdend,
sitzend, Zipfel lineallanzettlich, ganzrandig, stachelspitzig, die obersten
Blätter ungeteilt; Köpfchen einzeln, eilänglich, an der Spitze verengt;
Hüllschuppen gelblich, trockenhäutig, verwischt-längsnervig, etwas ab-
stehend, Anhängsel 3-eckig-lanzettlich, in eine lange, zurückgebrochene
Stachelspitze auslaufend, kämmig-gefranst, Fransen lichtbraun, mehrmal
länger als die Breite des Anhängsels, die Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen weniger gefranst; Blumenkronen lichtpurpurn, die rand-
ständigen strahlend; Achenen kahl, Pappus ?/: so lang als die Achene.
C. draksensis Freyn et Sint. in Bull. herb. Bois. V, p. 783. — Exsice.:
Sint. it. thess. n. 1316.
Stengel 40-70 cm. hoch; grundständige Blätter 10 cm. lang, 25 mm.
breit; Köpfchen ohne Blüten bis 15 mm. lang; Achenen 3 mm. lang. Durch
die relativ langen, grösseren Köpfchen und die langgefransten, zurück -
gekrümmten Anhängsel sehr charakteristisch.
Auf dem Pelion bei Drakia (Sintenis) und Koryza nächst Volo (For-
manek), bei Patsios (Formanek). Juli, August. £.
** Blüten sattgelb.
39. ©. pelia DC. Wurzelstock knorrig, mehrköpfig; Stengel aufrecht,
kantig, meist schen vom Grunde an ausgeperrt-ästig, vielköpfig, samt den
Blältern spinnwebig-filzig, rauh; Blätter grau, die grundständigen gestielt,
doppelt-fiederteilig, die stengelständigen fiederteilig mit lineallänglichen,
ganzrandigen, stachelspitzigen Zipfeln, die obersten lineallänglich, ganz-
randig; Köpfchen einzeln, eilänglich, an der Spitze verengt; Hüllschuppen
länglich, grünlich, längsnervig, kahl, angedrückt, Anhängsel 3-eckig-
lanzettlich, trockenhäutig, gelblich, in eine etwas abstehende Stachel-
spitze auslaufend, kämmig-gefranst, Fransen beiderseits 3-5, so lang als
die Breite des Anhängsels, Anhängsel der innersten Hüllschuppen unge-
fransi; Blumenkronen schwefelgelb, die randständigen nicht strahlend;
Achenen kahl, Pappus fast so lang als die Achene.
C. pelia DC. Pr. VI, p. 586; Bois. Fl, or. Ill, p. 649, suppl. p. 313; Heldr.
Ba.
Ex
‘à
(37) D°E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 601
in Sitzb. Acad. Wiss. Berlin 1883, p. 4; Hal. in Verh. z. b. Ges. Wien 1888,
p. 759; Heldr. Chlor. Parn., p.22; Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VIII,
p. 19 sep., in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48 et XXXV, p. 35; Hal.
in Denkschr. Acad. Wiss. Wien LXI, p. 479; Haussk. in Mitth. thür. bot.
Ver. VIE, p. 129. C. zanthina Bois. et Heldr. in Heldr. pl. exs. a. 1852. —
Exsice.: Orph. fl. gr. exs. n. 307; Heldr. herb. gr. norm., p. 323.
Stengel 25-50 cm. hoch; Grundblätter 3-5 cm. lang, die Stengelblätier
allmählig kleiner werdend, Köpfchen 6-9 mm. lang. Durch die gelben,
nicht strahlenden Blüten ausgezeichnet.
Aendert ab: ß. refracta Haussk., l.c., Anhängsel hackig-zurückgebogen.
An sonnigen, steinigen Orten bis in die untere Bergregion, ziemlich
selten. Am Fusse des Pelion bei Volo (Aucher), Portaria, Koryza und
Bubulifra, dann in der thessal. Ebene bei Velestino. Ambelakia, Larrisa
(Formanek), bei Tyrnavos, Aivali, Pharsalus, Tsungeri, Malakasi, Meteora
(Haussknecht); in Phthiotis bei Hypata am Oeta (Heldreich); bei Segditza
an der Kiona (Halacsy), bei Livadi und Rachova am Parnass (Heldreich);
bei Lutraki am Ithmus von Korinth (Samaritani). Die Var. 8. beim
Kloster Meieora in Thessalien mit der Grundform (Haussknecht). Juni,
Juli. £.
*** Blüten weiss.
40. G. lactiflora. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht, kantig, ausge-
sperrt-ästig, vielköpfig, samt den Blättern flaumig-rauh; Blätter grün,
die unteren gestielt, fiederteilig, mit linealen, ganzrandigen, stachel-
spitzigen Zipfeln, die oberen sitzend, am Grunde 1-paarig-fiederspallig,
die obersten lineal, ungeteilt; Köpfchen einzeln, eilänglich, an der Spitze
verengt; Hüllschuppen eiförmig, grün, verwischt-längsnervig, kahl, an-
gedrückt, Anhängsel 3-eckig-lanzettlich, trockenhäutig, braungelb, in eine
“aufrecht-abstehende Stachelspitze auslaufend, kämmig-gefranst, Fransen
beiderseits 5-7, 2 mal länger als die Breite des Anhängsels, so lang, aber
schwächer als die Stachelspitze; Anhängsel der innersten Hüllschuppen
ungefranst; Blumenkronen weiss, die randständigen schwach strahlend;
Achenen kahl, Pappus ?/: so lang uls die Achene.
C. ovina Form. in Verh. nat. Ver. Brünn XXXV, p. 35 cum. ?
Stengel 20-40 cm. hoch, samt den Blättern durch kurze Stachelchen
sehr rauh; Blattzipfel schmallineal, bis 3 cm. lang; Köpfchen 1 em. lang
und 5-6 mm. hreit. Durch die weissen Blülen von den Verwandten ver-
schieden. Der C. ovina nahestehend, von derselben aber durch die
BULL. HERB. BOISS., juillet 1898. LA
602 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (38)
schwache Bekleidung, kleinere Köpfchen und den langen Pappus ver-
schieden.
Bisher bloss bei Konisko in Thessalien (Formanek). Juli. ©).
44. G. diffusa Lam. Wurzel spindlig, manchmal mehrköpfig ; Stengel
aufrecht, kanlig, vom Grunde aus ausgesperri-ästig, vielköpfig, samt den
Blättern flaumig-rauh; Blätter grubig-punktiert, die grundständigen
gestielt, doppelt-fiederteilig, die stengelständigen kleiner, sitzend, fieder-
teilig, mit kleinen, länglichen, stachelspitzigen Zipfeln, die obersten un-
geteilt; Köpfchen einzeln, wenigblütig, eilänglich, an der Spitze verengt;
Hüllschuppen blassgelb, fein-drüsig, trockenhäutig, lanzettlich, in einen
langen, wagrecht-abstehenden oder zurückgekrümmten Dorn auslaufend,
kämmig-gefranst. Fransen dornarlig, beiderseits 3-5, mehrmal kürzer
als der Enddorn; Blumenkronen weiss oder gelblich, die randständigen
kaum strahlend; Achenen kahl, Pappus fehlend.
C. diffusa Lam. Dict. I, p. 675; Bois. Fl. or. III, p. 650; Hal. in öst. bot.
Zeitschr. 1890, p. 39; Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VII, p. 19 sep.,
in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV, p. 48 sep. — C. parviflora Sibth. et Sm.
pr. fl. gr. I, p. 203, Fl. gr. X, p. 9 t. 912. — Exsicc.: Sint. it. or. a. 1889
n. 4837; Sint. it. Bornm. it. ture. n. 1324.
Stengel 20-40 cm. hoch, sehr reichästig; Köpfchen 1 cm. lang, Dornen
stechend. €. lactiflora ist von ihr durch die kurze, nicht dornarlige
Stachelspitze und den Pappus verschieden.
Auf weiten Plätzen. Nur in Thessalien: bei Katerina und Litochori
(Sintenis), Makrichori und Larissa (Formanek). Juli, September. ©).
b. Köpfchen in Knäulen, sitzend.
12.C. Zuccariniana DC. Wurzel spindlig, manchmal mehrköfig;
Stengel aufrecht, kantig, oberwärts rispig-ästig, samt den Blättern kurz-
haarig-rauh; Blätter fiederteilig, mit länglichen bis lineallanzetilichen,
stachelspitzigen Zipfeln, die unteren gestielt, manchmal leierförmig, die
obersten ungeteilt, deckblattartig; Köpfchen sitzend, zu Knäulen zu-
sammengedrängt, walzlich, wenigblütig, Hüllschuppen lineallanzettlich,
gelblichweiss, kahl, trockenhäulig, in eine lange borstliche, zurückge-
bogene Stachelspitze auslaufend, kämmig-gefranst, Fransen borstlich,
rauh, beiderseits 7-9, so lang als die Stachelspitze; Blumenkronen licht-
purpurn, die randständigen nicht strahlend; nur die 1-2 mittleren Blüten
fruchtbar; Achenen kahl, Pappus 3 mal kürzer als die Achene.
C. Zuccariniana DC. Pr. VI, p. 574; Bois. Fl. or. II, p. 653; Form. in
(39) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 603
deutsch. bot. Monatsschr. VII, p. 19 sep., in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV,
p. 48 et XXXV, p. 55 sep.; Hal. in Denkschr. Acad. Wiss. Wien LXI,
p. 479 et 509; Bald. riv. coll. bot. Alban. p. 51. — Exsicc.: Orph. fl. gr.
exs. n. 126; Heldr. herb. gr. norm. n. 625 et 950.
Stengel 5-50 cm. hoch; grundständige Blätter 6-10 cm. lang; Köpfchen
samt Blüten 10-15 mm. lang, sehr leicht abfallend. Eine durch die cylind-
rischen und durch die zahlreichen, langborstlichen, gelblichweissen
Fransen, wie beschopft aussehenden Anthodien, aus denen 4-6 Blüten
kurz herausragen, eigentümlich aussehende, mit keiner andern zu ver-
gleichende, äusserst zierliche Art.
Auf trockenen, sleinigen, buschigen Stellen, an Ufern gebirgiger
Gegenden, bis 1300 m. In Epirus: auf dem Berge Murga und Kurenta bei
Janina (Baldacci); in Thessalien: im Peneiostale bei Kastania, Han Kas-
tania, Katophigi, Kalabaka (Formanek); bei Meteora, Trikala (Hauss-
knecht), Povelci, Kastri, Verenci, Vlachava, Asproklisa, Neochorion (For-
manek); in Eurytanien: bei Karpenisi und Hagios Sostis (Samaritani); in
Achaia bei Megaspilæon (Orphanides). Juli, August.@).
(Fortsetzung folgt.)
604
Neue und bemerkenswerte Pflanzen
aus dem
malaiisch- papuanischen Inselmeer
von
Hans HALLIER
LI. Teil.
Hierzu Tafel V, VI, VII, VIII, IX, X, XI.
(Fortsetzung zu S. 348-360.)
43. Arisæma filiforme B:. Rumphia I (1835), p. 102, t. 28
var. chlorospatha m.
Pl. viva horti Bog. : Vaginæ petiolique et pedunculus colore
cruoris exsiccati serpentino-marmorali; spathæ lamina viridis, nervis
parallelis saturatius viridibus striata, intra marginem remote et haud
conspicue reticulato-nervosa, mucrone flagellari terminala ; ceterum
formæ typicæ apud BLume optime depictæ simillima.
Mittelborneo, häufig auf dem Boden des Hochwaldes unter der
obersten Tuffbank der westlichen Längsseite des Liang Gagang ca. 706 m.
über dem Meere (Haırıer f. 20. u. 29. II. 1894, B. 2811, Hb. Bog. —
« Blütenstiel grünlichweiss; Spatha grün, am Grunde weiss; Früchte
scharlachrot »); auch auf dem benachbarten Amai Ambit (HaLLıer f. 5.
Y. 1894, Hort. Bog.).
(29) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 605
LL. Alocasia acuta m. — A. Portei Becc. et EnGLer in DC. Prodr.
Contin. II (IX. 1879), p. 645 excl. syn. Schorr. — Schizocasia acuta
EneLer Jahrb. I, 2 (50. VII. 1880), p. 186.
PI. viva: Herba grandis, caulescens; caudex crassus, fuscus, cortice
rimoso, vaginarum fragmentis dilaceralis vestitus; petiolus longus,
crassus, viridis, obsolete zebrinus, nitidulus, glandulis sparsis conspicuis
planis orbicularibus viridibus lucidis formicas allicientibus præditus,
teres, basi sensim in vaginam longam folia subsequentia basi tantum
involuerantem viridem dilatatus; lamina magna, pinnatiloba, supra
saturate viridis, nitida, undique nervo marginali tumido anguste cincta,
subtus pallide viridis, nitidula, sub lente cavernis respiratoriis argenteo-
roridula, loborum venis densis parallelis saturatius viridibus hic illie
anastomosantibus lineata, undique nervo marginali duplice saturatius
viridi anguste cincta, utrinque nervis valde prominentibus robustis tere-
tibus costata; lobi lineari-lanceolati, acumine parum procurvo terminati,
basales 2 profunde bifidi, ramo basali iterum breviter bifido, terminalis
brevissimus, obliquus, rotundatus, acumine parvo brevissimo mucronato
decurvo falcalo terminatus, lobis 2 pænullimis compluries brevior;
inflorescentiæ breviter pedunculatæ, complures e petiolorum vaginis
prospicientes, vaginis scariosis fuscis intermixti; pedunculus viridis;
spathæ tubus parvus, ovoideus, dorso obtuse carinalus, subtrigonus,
luteo-viridis, stris longitudinalibus irregularibus dilaceratis violaceis
maculato-striatus, pruina tenui cerea subglaucus, lamina tubo multoties
longior et compluries angustior, longissima, convoluta, teres, acuta, viridis
strüsque multo minoribus densioribusque sordide atroviolaceis picta,
paulo supra basin transverse undata et aperta, ceterum clausa; spadicis
pars infima (foeminea) brevissima, crassa, læte viridis, secunda (mascula
sterilis) tenuis, parum longior, elongato-conica, squamis magnis rhombeis
carneis dense vestita, tertia (mascula fertilis) multo longior, iterum
incrassata, eylindrica, ochroleuca, synandriis densis squamæformibus
sexangularibus minute serrulatis obtecta, appendix tenuis, longissimus,
teres, obsolete rugosus, colore cereo; ovaria subglobosa, pallide et late
luteo-viridia, nitida; stigmata depresso-capitata, irregulariter et obsolete
lobata, sordide carnea.
Caudex 15 cm. altus, 3 cm. crassus; petiolus fere 5 dm. longus, apice
7 mm., basi cum vagina 2 cm. crassus, vagina 2 dm. longa; lamina 4 dm.
longa, ultra 35 cm. lata, lobis lateralibus usque ultra 18 cm. longis, 45 mm.
latis, terminali 2-5 cm. longo, ca. % cm. lato; spathæ tubus 25-30 mm. longus,
ca. 15 mm. latus, lamina usque 13 cm longa, 6-8 mm. crassa; spadix 14 cm.
606 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
longus, parte foeminea ca. 1 cm. longa, 7-8 mm. crassa, mascula sterili 15-20 mm.
longa, apice parum ultra 2 mm. crassa, mascula fertili ca. 35 mm. longa, 5 mm.
crassa, appendice 75 mm. longo, 3 mm. crasso.
Insel Skru und Aru-inseln (Terug 1893, Hort. Bog. und Hort. Lugd.-
Bat.); Hort. Bog. (Harzıer f. 23. VI. 1896, Hb. Monac.).
Var. tigrina m. — Petioli conspicue et saturate tigrini.
Aru-inseln, mit der Hauptform (Treug 4893, Hort. Bog.); Hort. Bog.
(Hazcier f. 10. II. 1896, Hb. Monac.).
Die Varietät ist ebenso, wie auch diejenige der vorhergehenden Art,
eine nur in der Färbung einzelner Teile von der Hauptform abweichende
Parallelform, wie sie bei den Aroideen nicht gerade selten vorzu-
kommen scheinen. Auch von Brachyspatha variabilis ScHhort, die von
dieser Eigenschaft her ihren Namen erhalten hat, ist es ja bekannt, dass
sie in der Färbung ihrer Blatt- und Fruchistiele und ihrer Blütenscheiden
wechselt. So sagt STAHL in seiner gedankenreichen Abhandlung « Ueber
bunte Laubblätter! » von dieser Pflanze, dass « die Schlangenähnlichkeit
ihrer aufrechten Blattstiele bald stärker, bald schwächer ausgeprägtist und
dass sich neben Exemplaren, deren Blattstiel weissgrünlich oder weiss-
rötlich mit nur schwach angedeuieter Querringelung ist, andere finden,
wo die Aehnlichkeit mit einer sehr gefährlichen Trigonocephalus-art
geradezu überraschend wirkt.» Aus dieser Darstellung könnte man fast
zu der Schlussfolgerung gelangen, dass sich zwischen Exemplaren mit
deutlich gezeichneten und solchen mit fast einfarbigen Blatistielen alle
möglichen Uebergänge finden. Nach meinen eigenen Beobachtungen ist
dies jedoch nicht der Fall, vielmehr liegt bei Brachyspatha ein nicht
minder ausgeprägter Dichroismus vor, wie bei Alocasia acuta, und neben
Exemplaren mit sehr deutlich gescheckten Blatt- und Blütenstielen fand
ich in den Fruchtbaumbeständen der Dörfer von Buitenzorg’s Umge-
bung, wo Brachyspatha in Gesellschaft von Schismatoglottis rupestris,
calyptrata und picta sehr häufig ist, unter vollständig gleichen äusseren
Lebensbedingungen auch solche mit fast einfarbigen, nur nebelhaft
gefleckten Blatt- und Fruchtstielen, ohne dass sich Uebergangsformen
zwischen diesen beiden Extremen hätten auffinden lassen.
Indem sich Srauz ? ausdrücklich gegen die Auslegung verwahrt, als ob
er in der Schlangenähnlichkeit der Blattstiele gewisser Aroideen eine
adverse Anpassung erblicke, bezeichnet er dieselbe vielmehr als
1 E. Srauı in Annal. Buitenzorg XII, 2 (1896), S. 145.
2 E. STaAgL a. a. 0. S. 147.
(31) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 607
eine zufällige Nebenerscheinung, die zwar wohl auch geeignet sein mag,
pflanzenfressende Tiere von diesen saftigen Organen zurückzuschrecken,
deren eigentliche ursächliche Bedeutung aber in anderer Richtung zu
suchen ist. Es sei mir erlaubt, bei dieser Gelegenheit auch noch auf eine
ähnliche an Aroideen-blattstielen beobachtete Nebenerscheinung hin-
zuweisen. Bei einigen besonders grossen Amorphophallus-arlen des bota-
nischen Gartens zu Buitenzorg, deren mächtige Blattstiele die Stärke
kleiner Bäume erreichen, sind dieselben nämlich dicht mit grossen,
unregelmässig kreisrunden, weissgrauen Flecken bedeckt, welche die
Lager gewisser Krustenflechten auf’s Täuschendste nachahmen. In dem
feuchten Schatten des tropischen Urwaldes, wo die Arten von Amorpho-
phallus und verwandten Gattungen vorzugsweise heimisch sind, gehören
auch mit solchen Krustenflechten bekleidete Baumstämme nicht zu den
Sellenheiten, und es scheint mir nicht unmöglich, dass hier eine Art von
Mimikry vorliegt, durch welche die pflanzenfressenden Säugeliere über
den saftigen Inhalt der gefleckten Blatistiele hinweggetäuscht werden,
indem sie die letzteren für holzige, unverdauliche, mit Flechten beklei-
dete Baumslämme ansehen.
45. A. longiloba Mn. Fl. Ind. Bat. III (1855), p. 207, excel. syn.
Rumpn. ab Encı. recte ad A. indicam translato; ExsLer in DC. Monogr.
phanerog. II (1879), p. 506. — A. Veitchü Scaorr in Ann. Mus. Lugd.-
Bat. I (4863-64), p. 125. — A. Lowiüi ß. Veiichü Exec. 1. c., p. 508. —
A. Low var. picta Hook. f. in Bot. Mag. XCI (1865), t. 5497. — A. Puiz-
eysi N. E. Br. in Illustr. Hortic. XXIX (1882), p. 11, t. 439? et in
Gardener’s Chronicle ser. 2 vol. XIX (1883), p. 501, £. 75 (reproduct. ex
Ill. Hort.)?
Pl. viva: Pedunculus longus, crassus, teres, carnosus, glaber, niti-
dulus, pallide viridulus, in carneum ludens, longitudinaliter striolatus,
basi vagina longa erecta late lineari tenui scariosa subpellucida carneo-
albida reticulato-venosa mucrone longo subulato terminata prædiius, sub
spatha breviter clavatus; spathæ tubus oblique ovoideus, sub lamina
valde constrictus, læte viridis, subopacus, nervis densis parallelis satura-
tius coloratis longitudinaliter lineatus, lamina (ripla fere tubi longitudine,
oblongo-lanceolata, cymbiformis, acumine involuto terminata, basi retror-
sum curvala, apice ilerum galeato-procurva, marginibus incurvis extus
læte sed pallide viridis, eodem fere modo quo tubus, sed minus dense
lineato-nervosa, nitida, intus pallidior, albido-viridis, nitidula, inter
nervos longitudinales transverse venosa; spadicis pars feminea tubo
608 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
æquilonga, luteolo-albida, ovariis sexangulis vertice obtruncatis laxe ves-
tita, mascula fertilis colore cretaceo, antheris subsexangulis undulato-
dentatis vertice obtruncatis contigue vestita, quam feminea brevior, mas-
cula sterilis longa, digitiformis, opaca, ochroleuca, rimis densis longitudi-
nalibus irregulariter ramosis lineata, mucrone crasso subulato albido
vitreo terminata.
Peduneuli vagina ultra 1 dm. longa, 12 mm. lata; pedunculus 2 dm.
usque longus, basi 7 mm. crassus; spathæ tubus 25 mm. longus, 2 cm. latus,
lamina 7 cm. longa, 25 mm. lata; spadicis pars g’ fertilis 2 cm. longa, 4 cm.
crassa, g' sterilis à cm. longa, 7 mm. crassa, mucrone ca. 2 mm. longo.
Java (BrLume, Hb. Bogor.). Im Herbarium zu Buitenzorg liegt ferner
ein zweiles Exemplar ohne Angabe des Sammlers und Fundortes, jedoch
unter dem Eingeborenen-namen Bira-utan vor, mit welchem die
Malaien nach Ruupa. Herb. Amb. V (1747) S. 311 auch die A. indica
ScHotr (Arum silnestre Runen.) bezeichnen. Nach meinen eigenen Beob-
achtungen ist diese schöne Blattpflanze an schattigen Orten in der
Umgebung Buitenzorg’s sehr häufig, so z. B. in den Obsigärten der
Dörfer, im Dschungel bei Depok und im Waldesschatten auf dem Berg
Tjibodas bei Tjampea (Hauer f. 1893-96, Hb. Bogor. u. Hort. Bogor.).
Bereits W. J. Hooker erkannte die Zusammengehörigkeit der java-
nischen A. Veiichit mit der A. Lowü von Borneo, indem er die erstere
als Varietät der leizteren abbildete und beschrieb. In der That stimmen
die beiden Formen in den Blütenteilen vollkommen mit einander über-
ein und ausser den geringen Unterschieden in der Färbung der Blätter
liessen sich keine weiteren unterscheidenden Merkmale auffinden.
Indem ich daher der MiqueL’schen A. longiloba als der zuerst beschrie-
benen Form den Vorrang gebe, betrachte ich die A. Lowüi aus Borneo
nur als eine Varietät derselben und rechne zur letzteren die folgenden
Exemplare :
Borneo, Pulu Lampei (Kortuars!, Hb. Lugd.-Bat.), Berg Singkadjang
(Teysmann n° 8102!, Hb. Bogor.), am Oberlaufe des Flusses K’nepai,
einem nördlichen Seitenfluss des Kapüas-stromes (HALuıer f. 15. I. 189%,
B. 1970, Hb. Bogor. — « Bei den Dajaken C’lâdi ântu, d. h. Teufels-
caladium »), vom Berge Amai Ambit bei Nanga Raun am Oberlauf des
Mandaistromes in Mittelborneo (Hazuer f. 5. V. 189%, Hort. Bogor.).
Die Tafei von A. Lowü, Fl. des Serres XXI (1875) t. 2204, enthält
genau dieselben Nebenfiguren wie diejenige des Bot. mag. und ist
offenbar der letzteren nachgebildet. Dabei ist jedoch aus Raummangel
Xe x a
Ze
(33) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 609
das Blatt bedeutend verkürzt worden und die Form desselben sehr
ungenau wiedergegeben.
Auch die ebenfalls aus Borneo stammende A. Thibautiana Masters
in Gardener’s Chronicle ser. 2 vol. IX (1878), p. 527; N. E. Br. in Illustr.
Horlic. XXVIIT (1881), p. 72, t. 419; Gard.’s Chron. ser. 3 vol. XVII
(1895), p. 485, fig. 68, zu welcher offenbar auch die in Illustr. Hort. X
(1863), t. 360 als Caladium 2 Lowii bezeichnete Pflanze und ferner viel-
leicht A. Korthalsii Senorr! gehört, steht der A. longiloba Mio. sehr nahe
und unterscheidet sich nur durch breitere und kürzere Blätter. Beim
Vergleich blühender Exemplare dürfte sich daher zweifellos heraus-
stellen, dass auch sie nur eine Varietät der A. longiloba ist.
Im Aroideen-haus der Kew Gardens bei London sah ich ferner
blühende Exemplare der A. eminens N. E. Br. in Gard.’s Chron. ser. 3,
vol. I, no 4 (22. I. 1887), p. 105, als deren Heimat ebenfalls Borneo
genannt wird. Auch diese Art stimmt in Form und Farbe der Spatha
vollkommen mit A. longiloba überein, und ich zweifle um so weniger
daran, dass auch sie mit in den Formenkreis der letzteren einzubeziehen
ist, als ein von Beccarı in Borneo gesammeltes Herbarexemplar
(n° 382) von Masters fragweise bei A. Thibautiana, von EnGLeRr hin-
gegen nach N. E. Brown’s Angabe bei A. longiloba und von N. E. BROWN
selbst bei A. eminens untergebracht worden ist. Ebenso steht auch die
sumatranische A. Waisoniana SANDER in Gard.’s Chron. ser. 3, vol. XII
(1893), p. 442 et p. 569, fig. 83 der A. longiloba sehr nahe. Ueberhaupt
scheint sich die letztere durch einen ähnlichen Polymorphismus und
Polychroismus auszuzeichnen, wie die unten im Anhang behandelte
Schismatoglottis calyptrata Zorx. et Mor. _
Ich bemerke noch, dass A. denudata EncıL. (A. singapurensis LiNDEN),
von welcher ich lebende Exemplare auf Singapur selbst (Urwald auf
dem Bukit Timah 15. X. 1896, Hb. Barb.-Boiss.), sowie im Buitenzorger
Garten gesehen habe, durch die Strichelung ihrer Blattstiele und durch
ihre nicht schildförmigen Blätter von A. longiloba scharf geschieden ist
und daher von Ripcey zum Unrecht als Synonym der letzieren erklärt
wurde. Es mag diese Identifizierung der beiden Arten vielleicht von
einem im Hb. DC. befindlichen Exemplar der A. longiloba abgeleitet
worden sein, welches nach ENGLer in DC. Monogr. Phanerog. II (1879)
S. 507 aus Malacca, nach Hooker f. Fl. Brit. Ind. Vi, 19 (IX. 1893),
S. 527 hingegen aus Singapur stammt. Ob die A. longiloba überhaupt
auf Singapur vorkommt oder jemals daselbst vorgekommen ist,
erscheint mir nach der vorerwähnten irrtümlichen Interpretation
610 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
RıpLev’s zweifelhaft, da er die beiden Arten doch wohl von einander
unterschieden haben würde, wenn er sie beide auf der Insel gefunden
hätte. Im Botanischen Garten zu Calcutta sah ich hingegen eine
blühende, von der Halbinsel Malakka stammende Pflanze, welche nach
Form und Farbe der Spatha mit Sicherheit in den Formenkreis der
A. longiloba gehört.
Uebrigens ist die Unterscheidung zwischen Arten mit schildförmigen
Blättern und solchen, bei denen die Ausbuchtung am Grunde des Blattes
bis zur Anheftungsstelle des Blatistieles heranreicht und die Haupt-
nerven der beiden Basallappen auf eine kürzere oder längere Strecke
entblösst, nur mit Vorsicht anzuwenden, da auch die Arten mit ent-
blössten Basalrippen in der Jugend meist (oder immer ?) schilaförmige
Blätter besitzen. Den umgekehrten Fall, dass schildblättrige Arten in der
Jugend Blätter mit entblössten Basalrippen entwickeln, habe ich hin-
gegen niemals beobachtet und die schildförmige Gestalt der Blätter ist
daher offenbar als die ursprünglichere, beieinem Teil der Arten nur noch
in der Jugend, bei anderen hingegen während der ganzen Lebensdauer
erhalten gebliebene Form anzusehen. Bei ausschliesslicher Berücksich-
tigung erwachsener Exemplare lässt sich daher die Ausbildung des Blatt-
grundes recht gut zur Unterscheidung von Arten verwenden. Zur
Bildung von Verwandischaftsgruppen hingegen ist sie nur in sehr
beschränktem Masse anwendbar, da eine Einteilung in schildblättrige
und nicht schildblättrige Formen zur Trennung der schildblättrigen
A. odora Kocx von ihren nicht schildblättrigen Verwandten und der
A. denudata ExGL. von ihren schildblättrigen Verwandten führen würde.
Weit besser scheint sich die Länge der Scheide des Blattstieles zur
Gliederung der Gatiung in nalürliche Verwandtschaftsgruppen zu eignen.
Es würden sich hiernach von den mir in lebenden Exemplaren oder
durch Abbildungen bekanni gewordenen Arten A. cucullata ScHotr,
A. montana SCHOTT, À. indica Scuott, A. Margarite Linn. et Ron».
A. macrorrhiza ScHoTT, À. odora ScHoTT, A. decipiens ScHoTT, À. forni-
cata SCHOTT, A. zebrina GC. Koch et Verrcx, mit der angeblich A. scabrius-
cula N. E. Br. verwandt ist, A. Villenewvei Linn. et Rop., A. Augustiana
Linn. et Rop., A. princeps N. E. Br. (A. porphyroneura HarLier f. ed. Encı..
in Exsr. Jahrb. XXV,p. 252), A. guitata N. E. Br. A. regine N. E. Be.
A. acuta HALLier f., A. Regnieri m. (Schizocasia Lino. et Ron.) und andere
zu einer Gruppe vereinigen lassen, welche im Wesentlichen mit ENGLER’s
Sektion Euulocasia zusammen zu fallen scheint und durch lange, ober-
wärts freie, den nächstjüngeren Blattstielen nur am Grunde angedrückte
;
à 4
MER. 2 io
(35) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 611
Blattscheiden ausgezeichnetist. A denudata Excr. hingegen, sowie A. longi-
loba Mio. mit ihren oben erwähnten Varietäten oder Verwandten, A. San-
deriana Hort. Buzz, A. cuprea C. Kocx und andere Arten mit sehr kurzen,
ihrer ganzen Länge nach den nächstjüngeren Blatt- und Blütenstielen an-
liegenden Blattscheiden würde man zu einer Gruppe zusammenfassen
können, welche sich im Wesentlichen mit Ensrer’s Sektion Ensolenanthe
deckt.
Es sei hier bei dieser Gelegenheit noch erwähnt, dass ich im Oktober
vorigen Jahres im Aroideen-hause der Kew-Gardens ein lebendes
Exemplar der bisher wegen ihrer brasilianischen Herkunft etwas rätsel-
haften A. marginata N. E. Br. in Gard.’s Chronicle ser. 3 vol. II (1837),
p. 712 gesehen habe und in demselben ohne Mühe die A. indica ScHhorr
y. variegata ExsL. erkennen konnte. Das Rätsel ihrer Herkunft findet
demnach seine Erklärung darin, dass die von Brown beschriebene Art
mit einer weit verbreiteten Kulturpflanze identisch ist und offenbar auch
in Brasilien nur in kultivieriem oder verwildertem Zustande ange-
troffen wurde.
46. Schismatoglottis pulchra N. E. Br. in Ilustr. Hortic. XXXI
(1884) p. 73, t. 520; Gard. Chronicle ser. II, vol. XXIV (1885) p. 361,
fig. 76.
Pl. viva: Herba pumila; petiolus breviusculus, crassus, semiteres,
glauco-viridis, pallide longitudinaliter parallele striatus, opacus, deorsum
complanatus, dimidio superiore membranis 2 angustis pallidis pellucidis
undulatis alatus, dimidio inferiore in vaginam longam lanceolatam pallide
viridem nervis parallelis saturatius viridibus lineatam luce permeante api-
cem versus minute et saturate striolatam membranaceam pellucidam apice
biauritam dilatatus; lamina parva, cordato-ovata, paulalim acuminaia,
mucerone majusculo subulato terminata, pinninervis, utrinque subopaca,
supra glauco-viridis, nervis lateralibus lineata maculisque multis magnis
irregularibus dilaceratis confluentibus pallide glaucis marmorata, præcipue
in maculis punctulis argenteis elevatis dense punctata, subtus pallide
viridis, cavernis respiratoriis densissimis aére foetis roridula, luce per-
meanie sub lente minute et dense araneoso-reticulata; nervus medianus
supra prominulus, lineis multis parallelis utrinsecus in laminam diver-
genlibus saturate viridibus striolatus, subtus sub-semiteres, sicut nervi
laterales saturatius quam internervia viridis; nervi laterales angulo acuio
e mediano ascendentes, parum procurvi, nervo marginali tripliei collecii;
pedunculus brevis, crassus, leres, pallide viridis, nitore vitreo; spa-
612 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (36)
thae tubus oblique ovoideo-oblongus, dimidio inferiore postice foveato-
impressus, læte viridis, nitore vitreo, lineis parallelis interruptis pallide
viridibus a fovea dorsali utrinsecus divergentibus striolatus, lamina lanceo-
lata, acuta, apice procurva, cucullata, viridulo-albida, subopaca, dorso basin
versus læte viridis, nitore vitreo, nervis parallelis viridibus lineata; spadi-
cis pars foeminea cylindrica, late viridis, mascula crassior, longe fusifor-
mis, dimidio inferiore fertilis, albidus, subopacus, dimidio superiore steri-
lis, luteolus, nitidus; stamina vertice truncalta; staminodia obovoidea.
Herba vix 5 cm. alta; folii vagina usque ultra 2 cm. longa; petiolus 5 cm.
usque longus, lamina 44 cm. usque longa, 55 mm. lata; pedunculus vix 2 em.
longus, 2-3 mm. crassus; spathae tubus 20-25 mm. longus, ca. 8 mm. diametro
transverso, lamina ultra 35 mm. longa, ultra 2 cm. lata; spadicis pars G sterilis
17 mm. longa, 4-5 mm. diametro transverso.
Borneo (Hort. Bog., wo sie wahrscheinlich aus Europa bezogen wurde);
Hort. Bogor. (HALLIER f. 4. III. 1896, Hb. Monac.).
47. Sch. acuminatissima Scuorr ß concinna (Scnorr! 1863-
6%) Enster! in DC. Prodr. Contin. II (IX. 1879) p. 353. — Sch. Lavalleei
Linpen in L’ Nlustr. Hortic. XX VIII (1881) p. 74, t. 418.
Borneo(Korraars!, Hb. Lugd.-Bat.); Hort. Bogor. (Harrer f. 20. VI.
1895, Hb. Bog.).
48. Sch. celebica Ensct. Arac. n° 84 et in Exec. Jahrb. XXV, 1-2 (4.
IT. 1898), p. 19. |
Gelebes (ZoLLinser, Hb. Mus. Paris. 1. Encı.. 1. c.).
Zu dieser Art gehören offenbar auch die folgenden Exemplare:
Celebes, Tjamba (Teysmann!, Hb. Bog. n° 12648), Maros (Teysu.!, Hb.
Bog. ne 12790. — Vermengt mit Sch. calyptrata Zorr. et Mor.); Ost-
sumatra, Deli, Sinangkang (JaHerı! 1895, Hort. Bog. — Nur eine einzige
schwache Pflanze).
49. Sch. pusilla Encı. in Ener. Jahrb. I, 2 (30. VII. 1880) p. 184?
et in Arac. ic. no 449? — Sch. modesia Exec. in DC. Prodr. Contin. II
(IX. 1879) p. 353 quoad specim. Jacor. n. 1018a demum?
Pl. viva: Herba pusilla, cæspitosa ; rhizoma repens, ramosissimum ;
folii petiolus inferne ieres, supra complanatus, superne sulcatus,
lamina oblonge cordata, longe et anguste acuminata, margine minute
undulata, tenuiter herbacea, viridis, nitida, subtus pallide viridis, lobis
basalibus brevibus rotundatis; primi ordinis nervi laterales utrinque
(37) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 613
ca. 9, validi, subtus valde prominentes, cum nervis tenuioribus (secundi
ordinis) alternantes.
Westborneo (JaHerı! Juli 1893, Hort. Bog.).
Da es mir selbst in Buitenzorg an der nöligen Zeit gebrach, um alle
von mir bestimmten Pflanzen des Gartens beschreiben zu können, so
hatte der dortige Assistent-hortulanus J. J. Surra die Freundlichkeit, mir
die oben in lateinischer Uebersetzung wiedergegebene Beschreibung zu
übersenden.
50. Sch. modesta Scaorr! in Ann. Mus. Lugd.-Bat. I (1863-64)
p. 125; Ener. in DC. Prodr. Contin. IT (IX. 1879) p. 351, excl. specim.
Jacor. n. 1018a.
Borneo (Korraazs!, Hb. Lugd.-Bat.); gemein am Abhang eines mit
Durio, Pangium, Orchipeda sumairana Mig.' u. Ss. w. bewachsenen
Hügels oberhalb des Sungai Assun, eines linken Seitenflüsschens des
Kapüas unterhalb Smittouw (Harnıer f. 11. XIE. 1895, B. 1355, Hb. Bogor.
— Blätter oberseits glänzend dunkelgrün, unterseits glanzlos lauchgrün).
Der Sch. calyptrata ZoLL. et Mor. sehr nahe verwandt, aber in allen
Teilen erheblich kleiner.
51. Tacca lzevis Boxe. Hort. Beng. (181%) p. 25.
Pl. viva: Herba magna, glabra; petiolus longus, crassus, rigidus, sub-
teres, supra profunde et anguste sulcatus, pallide viridis, opacus, basi
sensim in vaginam membranaceam dilatatus; lamina magna, lanceolata,
integerrima, basi acula, apice acuminala, herbaceo-chartacea, supra satu-
rate viridis, nervis lateralibus et mediano profunde sulcata, juvenilis
nitida, adultior opaca, infra pallide viridis, glaucescens, nitidula, nervis
valde prominentibus pallidis costata, utrinque luce reflexa minutissime
et dense puncticulata; nervi laterales robustiores utrinsecus 6, valde
prominentes, pallidi, nitiduli, secus nervum medianum decurrentes,
tenuiores (cum illis alterni) totidem minus prominentes, saturatius quam
internervia virides; tertii ordinis nervi laterales (cum ceteris alterni et
commissurarum iransversarum ope conjuncti) utrinsecus ca. 10 subtus
parum prominuli ei inconspicui; pedunculus longus, basi spiraliter
curvatus, viridis, violascens, lineis alroviolaceis multangulus, nitidulus;
bracteæ 4 cruciatæ, atrosanguineæ, nervis 7 parallelis saturatius san-
guineis subius costalis lineatæ, ovato-lanceolatæ, acutæ, nitidulæ, inter
1 Siehe Annal. Jard. bot. Buitenzorg, XII, 2 (HI. 1896), S. 285-286.
614 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
nervos venosæ, interiores 2 parum majores; fila numerosa, longa,
tenula, atrosanguinea, apice pallida viridula; flores in quovis involucro
1-5; pedicellus brevis, triqueter, atrosanguineus, nitidus, cernuus; ova-
rium obverse pyramidale, atroviolaceum, nitidum, angulis 3 magis pro-
minentibus et 3 alternis minus prominentibus sexangulum; perigonii
folia atroviolacea, tenuia, membranacea, acuta, nitore velutino, nervis
multis parallelis saturatius coloratis lineata, basi longitudinaliter rugosa,
patentia, 3 exteriora (ovarii angulis magis prominentibus superposila)
angustiora, paulo longiora, ovato-lanceolata, 3 interiora (angulis minus
prominentibus superposita) multo latiora, breviora, orbiculari-ovata ;
antheræ magnæ, subsessiles, ovarii vertici triangulari cyathiformi intus
infra perigonium insertæ, versus stigma convergentes, longe triangulares,
acutæ, atrorubræ, basi utrinque tuberculo pallido præditæ; stigma
ovarii cyatho immersum, magnum, deorsum complanatum, radialo-
6-sulcum, 6-angulum, atrorubrum; ovarii cyathus fundo viridulo-
albidus; capsula magna, atra, nitidula, 6-angulo-turbinata, perigonii
fragmentis crassis carnoso-coriaceis coronata, antheris et stigmate desti-
tula.
Petiolus usque 3 dm. longus, 6 mm. crassus; lamina usque 4 dm. longa,
ultra 11 cm. lata; pedunculus floralis usque 1% cm. longus, capsularis usque
" dm. longus, 7 mm. crassus; bracteæ externe 8 mm. latæ, 25 mm. longæ,
interne 10-13 mm. late, 3 cm. longæ; fila usque 12 cm. longa; pedicellus
ca. 45 mm. longus, 2 mm. crassus; ovarıum 15 mm. latum et paulo longius
quam latum; perigonii folia externa 15 mm. longa, 6-7 mm. lata, interna
12 mm. longa, À cm. lata; capsula 35 mm. longa, 2 cm. lata.
Nordost-sumatra, Deli, Kampong Grogol (Janerı 1895, Hort. Bog.).
Berichtigungen und Ergänzungen.
Seit dem Erscheinen des ersten Teiles der vorliegenden Arbeit haben
sich einige Berichtigungen und Ergänzungen zu demselben ergeben,
welche hier anhangsweise Platz finden mögen, soweit sie nicht bereits
im Anhang zu meiner Arbeit «Ueber Pseuderanthemum metallicum sp.
n. und das System der Acanthaceen '» mitgeteilt worden sind.
Zugleich schliesse ich hier auch noch einzelne nachträgliche Bemer-
! Annal. Jard. Bot. Buitenz. XV, 1 (III. 1898), S. 38.
7 Sem
LT
ra
1
(39) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 615
kungen zu einigen meiner übrigen die indonesische Flora behandelnden
Arbeiten an.
Die in den Buitenzorger Ännalen XII, 2 S. 277 als Sfrobilanthes-
arten bezeichneten Acanthaceen gehören zur Gattung Hemigraphis
und wurden inzwischen bereits anderwärts ' beschrieben. Von ihnen
sind A. angustifolia Haruier f., colorata Haıuıer f., Petola Hauer f.
und reptans K. Saum. var. glaucescens HarLıEr f. im botanischen Garten
zu Leiden in lebenden Exemplaren vertreten und die erstgenannte
gedeiht besonders in den Kew Gardens sehr üppig, in deren Gewächs-
häusern eine ziemlich grosse Anzahl von Exemplaren vorhanden ist.
Prunella silvestris rubra Ruurx. Amb. VI, p. 32, t. 13, fig. 3, welche
von mir a. a. O0. S. 281 als Synonym von Hemigraphis reptans (Forsr.)
K. Scaum. angeführt, von Nees hingegen zu Hemigraphis colorata (BL.)
Hazuier f, in Nova Acta LXX, 3 (1897), p. 199, t. 9, fig. 1-2 verbracht
wurde, kann wegen ihrer zweilippigen Blumenkrone überhaupt keine
Hemigraphis sein und mag vielleicht der Gattung Lepidagathis ange-
hören.
3. Orchipeda sumatrana Mi.; HALLIER f. 1. c., p. 285.
Westborneo, Baum der Uferwälder im Kapüasdelta oberhalb Suka-
lanting (H. HarLıer 28. IX. 1893, B. 97, Hb. Bog.). — Bei den Malaien
von Pontianak, offenbar wegen der beiden grossen, kugeligen Teil-
früchte, Plerr ? karbouw *, was einigermassen an Plerr kambing *, den
malaiischen Namen für Sarcolobus, erinnert.
4. Stauranthera argyrescens Harnier f. L. c., p. 286, t. 22,
fig. 2 a-b.
Seit der Veröffentlichung dieser Art hatte ich Gelegenheit, Stauran-
thera ecalcarata R. Br. zu sammeln, welche in Gesellschaft von Argo-
stemma, Elatostema-arten, Begonien, Chirita Blumei CLARKE, Hyme-
nophylleen, einem hymenophyllum-artigen Asplenium, Anectochilus,
einem leuchtenden Lebermoose u. s. w. an den feuchten Wänden der
Ostseite der Tjapus-schlucht am Vulkan Salak bei Buitenzorg vor-
1 Siehe H. Harııer, Indonesische Acanthaceen. Nova Acta LXX, 3 (X. 1897),
S. 202-209, Taf. 9-10.
2 Plerr = testiculus.
8 Karbouw = Büffel.
* Kambing — Schaf, Ziege.
616 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (40)
kommt und in Gesellschaft von Elatostema javanicum (Wepb.) HaLLIER
f. und dem oben beschriebenen Elatosiema scandens sp. n. auch auf den
bewaldeten Felsen des Gunung Tji-bodas bei Tjampea in der Nähe
von Buitenzorg sehr häufig ist. Es liess sich somit durch den Vergleich
lebender Pflanzen endgiltig feststellen, dass unsere neue Art zwar wohl
am nächsten mit der St. ecalcaraia verwandt ist, dass die letztere aber
von jener in verschiedener Hinsicht ganz erheblich abweicht und eine
Verwechselung vollständig ausschliesst. Während nämlich Sé. argyres-
cens ein gedrungenes, dem Boden eng angeschmiegtes, dick fleischiges
Kraut mit dicken, stumpfen, blasig aufgetriebenen, oberseils schwarz-
grünen und zwischen den Seitennerven silbern angehauchten Blättern
ist, besitzt St. ecalcarata viel längere, aufrechte und nach Art von Elato-
stema dorsiventral übergeneigte Stengel, dünne, lappige, deutlich zuge-
spitzte, bedeutend hellere, einfarbig krautgrüne Blätter und viel längere
Blütenstiele.
7. Leucas bancana Mio.; Hauser f. 1. c., p. 293, t. 24.
In Gesellschaft der möglicherweise aus Buitenzorg eingeschleppten
Cleome aculeata L. (Cl. Hullettüi Kına) fand ich Leucas bancana als
gemeines Unkraut auf Kulturland des botanischen Gartens zu Singapur
und war verwundert darüber, diese Pflanze von dem Direktor des
Gartens, H. N. RıpLey, als L. zeylanica bezeichnet zu hören, welch letz-
tere ich doch zuvor als von der Buitenzorger Pflanze verschieden erkannt
hatte. Eine Aufklärung über diese von der meinigen abweichende Auf-
fassung wurde mir im botanischen Garten zu Calkutta zu teil, wo ich
mit Hilfe des Herbars und der Bibliothek feststellen konnte, dass L. ban-
cana mit L. involucrata BentH. identisch und ihr Verbreitungsgebiet
daher viel ausgedehnter ist, als früher von mir angegeben wurde, und
dass ferner L. involucrata von BeEntHAm selbst bereits in DC. Prodr. XII
(1848), S. 531, wenn auch nur durch Anführung des authentischen
Exemplars und unter Vernachlässigung des in Waruıc#’s Catalog ohne
Beschreibung veröffentlichten Namens, mit L. zeylanica vereinigt worden
ist. Um diese Vereinigung auf ihre Berechtigung hin prüfen zu können,
sammelte ich auf Zeylon Exemplare der L. zeylanica und konnte somit
an der Hand lebenden Materials der letztgenannten Art feststellen, dass
zwar die Unterschiede zwischen den beiden Formen nicht bedeutend
genug sind, um dieselben wieder zu selbständigen Arten zu erheben;
immerhin aber reichen sie dazu aus, die beiden Formen als auch geogra-
phisch gut geschiedene Varietäten ein und derselben Art neben einander
(41) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 617
bestehen zu lassen. Hiernach lassen sich die wesentlichsten Daten der
Synonymie und geographischen Verbreitung der beiden Formen, wie
folgt, zusammenfassen :
Leucas zeylanica R. Ba. Prodr. (1810), p. 504; Bern. in DC.
Prodr. XII (5. XI. 1848), p. 531; Mi. Fl. Ind. Bat. II (1856), p. 982;
Hook. f. Fl. Brit. Ind. IV, 12 (VII. 1885), p. 689.
o. angustifolia m. — L. zeylanica Wicur Ill. II (1850) t. 476;
Tawares Enum. (1864), p. 240 (excl. synn.). — Folia multo angustiora
et plerumque longiora, in pl. sicca sublus cinerea,; florum verticilli in
cujusvis rami apice plerumque 3, quorum infimus jam in statu flores-
cendi conspicue est remotus; corollæ labii inferioris lobi laterales acuti.
Zeylon (ohne Angabe des Sammlers n° 37, Hb. Schmieden im Hb.
Monac. unter dem Namen Gette toembe; Tawaires C. P. 2076, Hb. Cale.);
gemein auf Kulturland längs der Eisenbahn zwischen Kandy und
Colombo (H. Harrıer 28. XI. 1896, Hb. Monac.).
ß. latifolia m. — L. involucrata Bexru. in War. Cat. no 2047 teste
Hook. f. 1. c. — L. bancana Mio. 1. c. Sumatra (1860), p. 572; Hauer f.
l. c.. p. 293, t. 24. — Folia multo latiora et plerumque breviora; tota
planta in statu sieco sordide ochraceo-viridis; florum verticilli solitarii
vel bini in capitulis terminalibus multifloris congesti, raro terni, quorum
infimus raro paulo a ceteris est remotus; labii inferioris lobi laterales
rotundati.
Cachar (CLar&e 1. XI. 1872, no 18557 E, Hb. Calc.); Chittagong
Hill Tracts (J. L. Lister 1876, Hb. Cale.), Agonia Hill 50 miles from Chit-
tagong (Dr Kıng’s Collector Bapur Kuan XIT. 1885, no 271, Hb. Cale. —
‘« Shrub, leaves green and flowers whitish »); Arracan (S. Kurz n 603,
Hb. Calc.); Pegu (Reynaup ded. 1829, Hb. Berol.), Tonkyeghat, 7-Pagodas,
in tounggyas' (S. Kurz n° 603, Hb. Calc.), Rangoon (Warrich n° 2047,
Hb. Gale.); Martaban, Moulmein (Fazcoxer 5. II. 1849, no 1030, Hb.
Calc.), Amherst (R. Scorr 3. VII. 1854, no 98, Hb. Calc.); Tenasserim
and Andamans (Herrer in Kew distr. 1862-3, no 4044/1, Hb. Berol., Hb.
Monac.), Andamans, Dhani-kari, hill jungle (Dr Kixc’s Collector 23. \.
1891, Hb. Calc.; Dr Kinc 28. IX. 1891, Hb. Calc); Perak, Thaiping
(B. Scortechint IV. 1884, no 482, Hb. Calc.); Singapur (Huzcerr 1884,
n° 9, Hb. Cale.), ebendort (ScaorruuELLer VID. 1860, ne 107, Hb. Berol.,
vermengt mit L. linifolia Spr. — « C) mit helllila Blüten »), ebendort
1 Tounggya entspricht dem malaiischen Worte Ladang und bedeutet demnach
für den Anbau urbar gemachtes Land.
BULL. HERB. BOISS., juillet 1898. 42
618 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
häufig mit Cleome aculeata L. (Cl. Hullettü Kına), Ageratum conyzoides
u.s. w. auf Ackerland des botanischen Gartens (H. HALLier X. 1896, Hb.
Monac.); Hainan (Dr A. Henry 1891, Hb. Berol.); Manila (Meven IX.
1831, Hb. Berol.); Borneo (Bkccarı n° 269, Hb. Berol., Hb. Monac.);
Java (ZoLLiınger n° 941, Hb. Berol.); Hort. Lipsiensis (1856, Hb.
Berol.).
8. Piper Elatostema Haunier f. 1. c., p. 295, L. 26, fig. 3 (lab.
nostra V, fig. 2).
Pedunculus Z in sympodii apice terminalis, sed folii supremi gemma
axillari ad latus reflexus, spurie oppositifolius, cernuus, brevis, teres, cla-
vatus, viridis, herbaceus, nitidus, 15 mm. longus; amentum g’ oblongo-
fusiforme, acuminatum, praler mucronem (denudatum torridum) squamis
rotundatis imbricatis vestitum, præter apicem (psittacino-viridem) luteo-
album, opacum, 20 mm. longum, medio 4 mm. crassum; flores diandri.
Mittelborneo, Amai Ambit (H. Hauuıer 9. V. 1894, Hort. Bog.; von
hier im Hb. Bog., H. Haruier 21. XI. 1894 u. XI. 1895, B. 2829).
9. P. argyroneurum Haruek f. 1. c., p. 297, t. 27, fig. 4 a-b (tab.
nostra X, fig. 2).
Die Beschreibung der Blütenkätzchen dieser Art ist in folgender
Weise zu berichtigen und zu ergänzen :
Pedunculus brevis, teres, late viridis, nitidus, folio oppositus, 5 mm.
longus, 2 mm. crassus; amentum androgynum, proterandrum, breve,
cylindrieum, viride, opacum, primum antheris albidis punctatum, postea
ovariis conicis viridibus echinatum bracteisque peltatis suborbicularibus
viridibus regulariter squamatum, Mori syncarpium spurium simulans,
18 mm. longum, 7 mm. crassum ; stigma ta 2 sessilia, recurva.
Die auf S. 314 ausgesprochene Behauptung, dass der Boden des
Urwaldes sicher nicht der natürliche Standort von Elaiostema subgen.
Procris sei, ist in ihrer Verallgemeinerung unrichtig. Seitdem ich dieselbe
niederschrieb, habe ich nämlich dem Gunung Tji-bodas, einem
felsigen, tief zerklüfteten, von Salanganen bewohnten und von üppigem
Urwald bekleideten Berg bei Tjampea in der Nähe von Buitenzorg,
noch mehrere Besuche abgestattet und hierbei die Beobachtung gemacht,
dass dort Elatosiema pedunculatum Forst. var. longifolium m. (Procris
longifolia BL.) im Schatten des Urwaldes auf dem harten Felsgestein sehr
häuüg isi und stellenweise sogar ganz für sich allein eine dichte, üppige
ul
(43) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 619
Vegetationsdecke bildet. Auch Elatostema lævigatum Hassk. (Procris BL.)
wächst dort nicht selten unmittelbar auf dem von Humus eniblössten
und stellenweise nur mit dürftigem Krautwuchs bekleideten Gestein,
allerdings nicht in solcher Menge wie Procris longifolia'. Dasselbe Ver-
halten zeigen zahlreiche andere tropische Epiphyten*, indem sie nicht
unbedingt am Stamme und im Geäste der Bäume ihren Wohnsitz
nehmen, sondern gelegentlich auch auf magerem und selbst felsigem,
das Wasser oberflächlich ableitendem oder wenigstens schnell durch-
lassendem Boden gedeihen, wo sie nicht den Wetibewerb der üppigeren,
schneller wachsenden, hygrophilen Humusbewohner des tieferen Waldes-
schattens zu fürchten haben. Und ebenso giebt es umgekehrt eine Reihe
von Bodenbewohnern der xerophytischen Alpenregion, welche im
feuchten, schattigen Urwald tropischen Tieflandes nur als Epiphyten
gedeihen. Ich erinnere nur an die ausgeprägt xerophilen Gattungen Rho-
dodendron und Vaccinium, welche als Bodenbewohner nur in alpinem
Gesträuch und Zwergwald, auf nacktem Fels oder auf magerem Sand-
und Heideboden vorkommen, in tieferen Höhenlagen Java’s, ja auf
Borneo sogar nur wenige Dekameter über dem Meere, hingegen auch
als Epiphyten des tropischen Urwaldes angetroffen werden.
22. Schismatoglottis zonata Haruma f. L c., p. 323, t. 29.
Pedunculus longus, teres, pallide viridis, opacus, lineis densis paral-
lelis longitudinalibus pallidis tenuiter lineatus; spathæ Lubus oblique
ovoideus, colore pailido, cereo, virescente, opacus, sicut pedunculus
lineatus, lamina tubo brevior et latior, luteola, extus nitidula nervisque
multis parallelis longitudinalibus paulo saturatius coloratis sed tamen
parum conspicuis tenuiter lineata, inlus opaca, pallidius lineata, sub
florum maturilatem basi circumscissa, decidua, deorsum revoluta; spa-
dicis pars e tubo exserta opaca, dimidio inferiore longe obconica flori-
busque 9 fertilibus ochroleueis prædita, dimidio superiore longe conica
floribusque 5 sterilibus saturate ochraceis dense vestita, apice obtusa.
Hort. Bogor. (Hazuer f. 13. IV. 1895, Hb. Monae.).
Im Oktober vorigen Jahres sah ich in den Gewächshäusern des bota-
nischen Gartens zu Leiden mehrere lebende Exemplare dieser präch-
! Vgl. auch die Standortsangaben zu dem oben (S. 353) beschriebenen Ælato-
stema scandens sp. n.
2? Siehe meine Arbeit « Ueber Paphiopedilum amabile und die Hochgebirgs-
flora des Berges K’lamm in Wesiborneo.» Annal. Jard. Bot. Buitenz., XIV, 1
(1896), S. 32.
620 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
tigen Blattpflanze. Es besteht daher die Möglichkeit, dass dieselbe in
europäischen Gärten bald eine weitere Verbreitung findet.
23. S. calyptrata Zorr. et Mor. var. trivittata HaLuer f. in
Botan. Centralbl. LXX, 6-7 (11. V. 1897), p. 221, nota 2. — 8. trivittata
Harnıer f. in Annal. Buitenz. XIN (1896), p. 324, t. 50.
Die Beschreibung des Kolbens dieser Pflanze ist zu berichtigen, wie folgt:
Spadicis pars e spathæ tubo exserta dimidio inferiore obconica, flo-
ribus 5’ fertilibus pallidis prædita, dimidio superiore ovoidea, floribus 4
sterilibus albido-flavis opacis dense vestita.
Bereits in der vorerwähnten Anmerkung im Botanischen Central-
blatt wies ich kurz darauf hin, dass sich nachträglich im Blütenstande
eine vollkommene Uebereinstimmung der S. irivitiata mit der gewöhn-
lichen 8. calyptrata ZouL. et Mor. ergeben hat, welch letztere ich im
botanischen Garten zu Buitenzorg und in den Fruchtbaumbeständen
der umliegenden Dörfer der Inländer häufig zu sehen Gelegenheit hatte.
Bei der Durchsicht der Aroideen des Buitenzorger Gartens liess sich
nun feststellen, dass hiermit der Formenkreis der S. calyptrata noch bei
weitem nicht erschöpft ist, sondern dass auch noch eine ganze Reihe
weiterer Varietäten und Formen hierher zu rechnen ist. Hiernach lässt
sich die S. calyptrata etwa in folgender Weise gliedern :
S. calyptrata (Roxe.)Zor. et Mor.; Mio. Fl. Ind. Bat. III(1855),p. 214.
a. concolor m. — Folia concoloria, viridia.
Java (Bruns, Hb. Bog.), Westjava (Harrıer f. 1893-96, Hb. Bog.), Resi-
dentschaft Krawang (pe Moncay 1891, n° 53, Hb. Bog. — Nom. sundaic.:
Tjariwuh); Nordost-sumatra, Deli (Jaurrı 1895, Hort. Bog.);
Liengga, Sungai Pangga (Tevsmann, Hb. Bog.); Mittelborneo, Amai
Ambit und Liang Gagang (Harnier f. 5. u. 6. V. 1894, Hort. Bog.);
Celebes (Koorpers 1895, Hort. Bog.); Amboina (ohne Angabe des
Sammlers, Hb. Bog.).
forma glaucescens m. — Folia juniora glauco-viridia.
Deli (Janzrı 1895, Hort. Bog.).
forma olivacea m. — Folia juniora olivacea.
Deli (Janzrı 1895, Hort. Bog.).
ß. picta HazueR f. in Annal. Buitenz. XIV, 2 (VII. 1897), p. 260. —
S. picla Schorr in Oesterr. bot. Zeitschr. VII (1858), p. 317; Teysu. el
Binnenp.! in Naluurk. Tijdschr. Ned. Ind. XXVII (1864), p. 25; EnGLer in
DC. Monogr. Phanerog. II (1879), p. 350 (ex descr. spathæ).
West-java (Teysmann 1869! Hb. Lugd.-Bat.; Hazuier f. 1893-96,
Hb. Bog.); Nordosi-sumatra, Deli (JAnerı 1895, Hort. Bog.).
(45) HANS HALLIER. NEUE UND BEMERKENSWERTE PFLANZEN. 621
y. trivittata Harzer f. in Botan. Centralbl. LXX, 6-7 (41. V, 1897)
p. 221, nota 2 et in Annal. Buitenz. XIV, 2 (VIT. 1897), p. 260 c. syn.
Mittel-borneo (Hazrree f. 5. V. 189%, B. 3456, Hb. Bog., Hort. Bog.);
Hort. Bogor. (Harnıer f. 13. VI. 1895, Hb. Monac.).
à. maculata m. — Folia supra maculis pallidis irregularibus angu-
losis ornala.
forma albido-maculata Harrer f.! in Annal. Builenz. XIV. 2
(1897), p. 260. — Foliorum maculæ albidæ.
Herkunft unbekannt (Hort. Bog.).
forma flavido-maculata Harzer f.!in Annal. Builenz. XIV (1897),
p. 260. — Colocasia neo-guineensis Hort. Linn. in Hlustr. Horticole XXVH
(1880), p. 68, 1. 380 et XXVIIT (1831), p. 60, fig. &. — Schismatoglottis
neo-guineensis N. E. Br. in Gard.’s Chronicle ser. IH, vol. XXIV (1885),
p. 776. — Folia quam in forma præcedente majora, maculis flavidis ornata.
Neu-guinea (Hort. Bog.; Hort. Kew.).
Eine weitere, der var. picta sehr nahe stehende Varietät, welche der
var. irivitiaia gegenüber am besten durch den Namen var. bivittata
gekennzeichnet sein würde (S. picta Ener. in Encı. Jahrb. XXV,
p. 19, non alibi nec alior.), wurde durch Koorpers im Jahre 1895 aus
Celebes in den Buitenzorger Garten eingeführt. Ferner gehört ohne
Zweifel auch eine gemeinschaftlich mit H. N. Rıprey im Schatten des
Urwaldes auf dem Bukit Timah der Insel Singapur gesammelte und
von ibm als S. Wallichü bezeichnete Pilanze (15. X. 1890, Hb. Berol.,
Hb. Barb.-Boiss.) in den Formenkreis der S. calyptrata. Zwar habe ich
von derselben keine Blüten gesehen, doch gleicht sie in ihren ebenfalls
mit 2 helleren geflammien Bändern geschmückten Blättern fast voll-
kommen der westjavanischen S. piela Teysım. et BinnenD., von der sie
sich nur durch etwas kleinere, mehr eiförmige Blätter und etwas
unscheinbarere Färbung derselben unterscheidet. Uebrigens ist bei der
Bestimmung sterielen Materials dieser buntblättrigen Formen die
äusserste Vorsicht erforderlich, da auch 8. rupestris ZouL. et Mor. im
Buitenzorger Garten in einer durch zwei geflammte Bänder ausgezeich-
neten Parallelform vertreten zu sein scheint, deren Zugehörigkeit zu
dieser oder jener Art sich erst nach erfolgter Blütenbildung mit voll-
kommener Sicherheit wird feststellen lassen.
! Nach brieflicher Mitteilung des Herrn J. J. Surra in Buitenzorg lassen
sich jetzt diese beiden Formen, nachdem sie in’s freie Land ausgepflanzt wurden,
nicht mehr von einander unterscheiden.
622 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
34. Gomphostemma furfuraceum HAzuer f. in Bull. Herb.
Boiss. VI, 5 (V. 1898), p. 351, t. 9, fig. 1 a-c.
Nach brieflicher Mitteilung des Herrn J. J. Surru hat diese Art im
Freilande Früchte getragen. Bieselben sind gross und schön rot, also
offenbar fleischig und auf Verbreitung durch Vögel angewiesen.
Aeschynanthus dasycalyx Haruer f. in Natuurk. Tijdschr.
Nederl. Indi& LVI, 4 (1897), p. 342 ist mit A. Beccarü CLARKE, wie ich
mich am Originalexemplar des letzteren überzeugen konnte, identisch
und nur in der Blatiform etwas abweichend, was indessen auch bei
anderen Arten der Gattung vorkommt.
W. Sumatra, Prov. Padang, ad Ajer mantjur all’ alt. di circa
360 metri sul liv. del mare (0. Beccarr VII. 1878 no 796, Hb. Kew).
Ptyssiglottis radicosa T. Anp.; Bepp. Ie. pl. Ind. or. 14 (187%),
t. 267; Hazuer f. in Nova Acta LXX, 5 (X. 1897), p. 219, t. 15, fig. 2 a-h.
Zeylon (Capt. Guampion, Hb. Kew; Tawaires C. P. 3535, Hb. Berol.,
Hb. Kew).
Gleich dem Exemplar des Hb. Bog. sind auch diejenigen der Herha-
rien zu Berlin und Kew sehr dürftig und liessen es nicht zu, die bis
jetzt nur auf Anpenson’s Beschreibung der Blumenkrone sich gründende
Einstellung von 9 weiteren Arten in die Gattung Piyssiglottis durch eine
am Originalexemplar vorgenommene Blütenanalyse zu rechtfertigen.
Von ARostellularia sarmentosa Nees habe ich im Hb. Kew folgende
Exemplare gesehen :
Java (ZoLLINGER n° 596), Bantam (H. O. Fonees n° 224).
Vermittels derselben liess sich leicht feststellen, dass Rostellularia sar-
mentosa mit Sicherheit nicht zu Piyssiglotiis radicosa, sondern wahr-
scheinlich in die Gattung Justicia gehört. Das Verbreitungsgebiet der
Piyssiglotiis radicosa beschränkt sich demnach, wie zu erwarten war,
auf Zeylon.
Paphiopedilum amabile Harrier f. in Natuurk. Tijdschr.
Nederl. Indi& LIV, 4 (VI. 1895), p. 450 et in Annal. Buitenz. XIV, 1 (1896),
p. 18 et 36, 1. % ist, wie mir im Oktober vorigen Jahres in Leiden mit-
geteilt wurde, im dortigen botanischen Garten in lebenden Exemplaren
vorhanden, deren einige bereits geblüht haben.
München, den 6. April 1898.
Buddleia Geisseana R. A. Philippi,
eine neue Lippia-Art.
Von
H. SOLEREDER (München).
Bei der Durchsicht des Bandes XCI der Anaies de la Universidad de
Chile (1896, p. 111) stiess ich auf die Diagnose der oben genannten Art.
welche mir zum erstenmale im Jahre 1891, gelegentlich der Bearbeitung
der Loganiaceen für die natürlichen Pfianzenfamilien, in einem von Phi-
lippi mit der Bezeichnung Buddleia Geisseana an das Berliner Museum
mitgeteillen Originale von Geisse zu Gesichte kam. Bereits damals stellte
ich fest, was ich jetzt mitteilen will, dass Buddleia Geisseana Ph.
weder eine Buddleia noch überhaupt eine Loganiacee, be-
ziehungsweise Buddleioidee, sondern vielmehr eine Verbe-
nacee Sei. welche der Gattung Lippia als neue Art einver-
leibt werden muss. Dass ich im Jahre 1891 den Publikationsort
der Buddleia Geisseana trotz allen Bemühens nicht finden konnte,
stellt sich jetzt als natürlich heraus, weil zu dieser Zeit die Publi-
kation der Art noch gar nicht erfolgt war. Ich habe übrigens in der
Zwischenzeit die in Rede stehende Art in Exemplaren desselben Sammlers
(Geisse) auch im Herbarium der californischen Akademie in San Fran-
cisco und im Herbarium des Columbian College in New-York gesehen
und von den Exemplaren dieser Sammlungen Bruchstücke erhalten,
welche im hiesigen Staatsherbare niedergelegt sind.
Der für eine Buddleia etwas fremdartige Habitus der in Rede stehenden
Art war es seinerzeit in erster Linie, welcher zu einer näheren Prüfung
A
624 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
der Pflanze die Veranlassung gab. Und da genügte die blosse mikrosko-
pische Untersuchung des Indumentes, um sofort zu entscheiden, dass
eine Buddleia nicht vorliegt. Wie zuerst Radlkofer (in Abh. d. naturw.
Ver.in Bremen, Bd. VII, 1883, p. 406 sqq., s. auch Solereder in natürl.
Pflanzenfam., IV. Teil, Abt. 1, 1892, p. 22) gezeigt hat, besitzen die meisten
Buddleioideæ Drüsen-, Stern- und Kandelaberhaare von ebenso charak-
teristischem, wie einheitlichem Bau, insofern das Köpfchen, beziehungs-
weise der Strahlteil oder die Etage immer durch eine Vertikalwand in zwei
Zellen geteilt ist. Dagegen fanden sich am Blatte von Buddleia Geisse-
ana Drüsenhaare mit einzelligem, einer Epidermiszelle aufgesetztem
Stiel und einem annähernd kugeligen, einzelligen Köpfchen, sowie cysto-
lithische Haare, welche beide bei den Buddleioideen nicht vorkommen.
Unter Berücksichtigung der Blütenverhältnisse (namentlich der zygomor-
phen Blüte, des nicht eingeschnürten, von einem einzigen Karpell gebil-
deten zweifächerigen Fruchtknotens mit einzelnen Samenanlagen in den
Fächern, der Didynamie der Staubgefässe u. s. w.), welche ausführlicher
in der folgenden Diagnose dargestellt sind, liess sich dann leicht feststellen,
dass die Pflanze eine Verbenacee ist und zwar in die Gatlung Lippia ge-
hört.
“ Lippia Geisseana m. (Syn. Buddleia Geisseana R. A. Philippi. 1. c.).
Calyx 2-fidus, sepala 2 oblonga, apice truncata et plus minusve biden-
tala, extus atque in margine dense villosa et numerosis glandulis micros-
copieis, inprimis in inferiore parte, obsita. Corolla tubo cylindraceo,
longiore, erecto, glabro, Himbo obliquo, patente, 4-fido, lobo antico sæpius
latiore et basi in utroque latere obscure 4-lobulato,lobo postico apice plus
minusve 2-partito. Stamina 4, quinto omnino abortivo, tubo inclusa,
supra tubum dimidium affixa ; antherae subsessiles, suboblongae, loculis
adpositis, basi liberis, parallelis, anticæ allius affixae connectivo in appen-
dicem dorsalem clavatam, apice glanduliferam, vix exsertam producto.
Germen parvum, integrum, 4-carpicum, 2-loculare, gemmulis in loculis
solitariis; stylus terminalis, brevis, inclusus, apice incrassatus, stigmate
declivi, laterali. Fructus ignotus. — Frutex 60 cm. altus (ex Philippi).
Rami profunde sulcati, glabri nec nisi in sulcis glanduloso-pulverulenti.
Folia opposita, lanceolala, integerrima, sessilia, subcoriacea, superiora
lineari-lanceolata, omnia glandulis microscopicis viscosa, supra pilis sim-
plicibus hirta. Inflorescentia paniculata, capitulis centripetis, subglo-
bosis, terminalibus axillaribusque, supremis congestis. Flores parvi,
sessiles, vivi albi (ex Philippi), sicei flavescentes in axillis bractearum
singularum. Bracteæ late ovatæ, plus minusve convex&, inferiores
Ber. . 2 ee
(3) H. SOLEREDER. BUDDLEIA GEISSEANA R. A. PHILIPPI. 625
obovatæ, extus atque in margine dense longeque pilosæ, viscosæ, imbri-
cal®.
Patria: Chile, « prope Bandurrias in prov. Atacama detexit Guill.
Geisse, incolæ orégano * vocant » (ex Philippi). Vidi specimina a cl.
Geisse lecta in Herb. Berolinensi, « Herb. of the California Academy of
sc. » (« Chañarcillo ») et « Herb. Columbian College New-York » (« W.
gu o=
Geisse n. 49, 1885-87, Desert of Atacama »).
Rami diametro 1'/s mm. (ex Philippi), 6-8 sulcati, laterales inflores-
centiis coronati diametro 1 mm. et 9-14 cm. longi internodiis 4,5-2,3 cm.
longis. Folia 1,2-(ex Philippi) 1.8 cm. longa, % mm. lata, superiora
8 mm. longa et 1,5 mm. lata vel minora. Panicula 4,7-25 cm. longa,
ramis decussatis; pedunculi 4- (ex Philippi) 1,4 cm. longi, superiores
minores ; capilula diametro 5-7 mm. Bracteæ inferiores 3-4 mm. longæ,
2-3 mm. latæ. Sepala 3,5- mm. longa, À mm. lata. Corollæ tubus
4 mm. longus, lobo antico 1'/z mm. longo, supra 1 mm. lato, lobis
reliquis circa 1 mm. longis et latis. Stamina in superiore tubi parle,
antica ad 3 mm. supra tubi basin affixa. Germen stylo circa À mm.
longo adjecto 1'/2 mm. superans.
Zusatz 1. Anatomische Verhältnisse: Vor allem ist, wie schon
in Kürze gesagt wurde, die Behaarung charakteristisch, welche aus
Deck- und Drüsenhaaren besteht. Die Deckhaare sind gewöhnlich
einzellig und haben zuweilen cystolithischen Charakter. Gystolithische
Haare finden sich an den Laub- und Deckblättern. Gewöhnlich sind
dann die Haarspitzen nur mit Gellulosekappen erfüllt und mit kohlen-
saurem Kalke incrustiert. Mitunter enthalten aber die Haare im Ans-
chluss an die verkalkten Spitzen auch cystolithische Protuberanzen und
manchmal kommt es sogar in den Nebenzellen der Haare zur Ent-
wicklung eystolithischer Gehilde. Die Drüsenhaare besitzen je eine
niedere verkorkte Stielzelle und ein annähernd kugeliges Köpfchen.
Die erstere sitzt einer Epidermiszelle auf, welche in den Rinnen der
1 Die Bezeichnung « Orégano » und die verwandte Bezeichnung « Oreganillo »
wird in Chile und Argentinien auch für einige andere stark riechende Pflanzen |
gebraucht; Crégano für Origanum majorana L. (s. Hieronymus, pl. diaphor.
Flor. Argent.. 1882, p. 2i8) und Oreganillo für Lippia Iycioides Sieud. (1. c.,
p- 214) und die Labiate Gardoquia Gilliesii Gay (s. Gay, Vol. IV, 1829, p. 454).
Der Geruch der Lippia Geisseana ist ein ganz charakteristischer und nicht gerade
angenehmer; er erinnert mich an den Geruch der harzigen Larrea mexicana
Morie. (Zygophyll.) der Yuma- und Arizona-Wüste und einiger anderer nord-
amerikanischer Wüstenpflanzen.
626 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Axe häufig in einen stielartigen Teil ausgebuchtet und sohin an Bildung
des Stieles beteiligt ist; das Köpfchen wird meistens von einer einzigen
Zelle gebildet. Neben den Drüsenhaaren mit einzelligen Köpfchen,
welche an Axe, Blatt, Bracteen und Kelchblättern verbreitet sind, trifft
man an den Bracteen in untergeordneter Zahl auch Aussendrüsen mit
wenigzelligen, lediglich durch Vertikalwände geteilten Köpfchen an.
Drüsenhaare mit zahlreicheren Vertikalteilungen in den Köpfchen
finden sich schliesslich in grosser Zahl an der Spitze der keulenför-
migen Connectivfortsätze der vorderen Antheren, von welchen weiter
unten noch näher die Rede sein wird.
Ueber die Blattstructur ist folgendes anzuführen. Das Mesophyll ist
bifazial gebaut ; das Schwammgewebe besteht aus pallisadenartig gestreck-
ten Zellen. Die Spaltöffnungen befinden sich auf beiden Blattflächen ; die
Schliesszellenpaare werden von mehreren Epidermiszellen umschlossen.
Die Epidermiszellen haben dicke Aussenwände. Die Gefässbündel der
grösseren Nerven sind nur von wenigen Sklerenchymfasern begleitet.
Der oxalsaure Kalk ist im Mesophyll in Form von zahlreichen kleinen
Drusen enthalten.
Die Structur der Axe ist eine ähnliche wie bei bestimmten blatt-
armen Pflanzen und steht mit dem Standorte der Art, in der Wüste, im
Einklang. Die Epidermis ist mit einer dicken Aussenwand versehen.
Korkbildung ist auch in den dickeren Aesten noch nicht aufgetreten.
Den ziemlich stark vorspringenden Kanten der Zweige entsprechen Skle-
renchymfaserplatten, welche in radialer Richtung die primäre Rinde
durchsetzen, während die nach innen von den Furchen liegenden Teile
der primären Rinde von 5-6schichtigem Pallisadengewebe gebildet wer-
den. Eine grosszellige Endodermis trennt die Pallisadengewebekomplexe
nicht nur von dem weiter nach innen liegenden Fibrovasalgewebe,
sondern umsäumt auch die Radialflächen der Sklerenchymplatten. Was
das Gefässbündelsystem anlangt, welches ein leeres und relativ gross-
zelliges Mark umschliesst, so ist zu bemerken, dass jeder Sklerenchym-
platte ein kräftiges Gefässbündel mit wohl entwickeltem Xylem- und
Phlöemieil im Gefässbündelringe entspricht, während das rücksichtlich
der Lage den Stengelfurchen entsprechende Interfasciculargewebe im
wesentlichen von sklerenchymatischen Fasern gebildet wird.
Die in der Diagnose erwähnten Antherenanhängsel werden von
einem Gefässbündel durchzogen, welches sich vom Gefässbündel des Con-
nectivs abzweigt und gegen das Ende des Antherenfortsatzes zu fächer-
förmig ausbreitet. Dass die Spitze des Fortsatzes zahlreiche Aussendrüsen
(5) H. SOLEREDER. BUDDLEIA GEISSEANA R. A. PHILIPPI. 627
mit mehrzelligen Köpfchen trägt, ist schon oben gesagt worden. Es mag an
dieser Stelle auch beigefügt sein, dass die ähnlichen Anhängsel der An-
theren bei den Verbena-Arten der Section Glandularia (z. B. V. sulfurea
D. Don) und bei Tamonea (z. B. T. spicata Aubl.) ebenfalls von Zweigen
des Gonnectivgefässbündels durchzogen werden und ganz oder wenigstens
an der Spitze von kurzgestielten Aussendrüsen bedeckt sind, deren Köpf-
chen bei Verbena sulfurea im Längsschnitt eine strahlige Anordnung der
Zellen um eine Mittelzelle und eine polygonale Felderung in der Flächen-
ansicht zeigen, bei Tamonea spicata hingegen ellipsoidisch gestaltet und
durch 1-2 Horizontalwände und in den so entstandenen Etagen zuweilen
auch durch die eine oder andere Vertikalwand geteilt sind. *
Zusatz 2. Die in Rede stehende Pflanze ist zweifellos zu Lippia zu
rechnen. Nachdem aber von derselben Fruchtmaterial nicht bekannt ist
und die mit Lippia sehr nahe verwandte Galtung Lantana sich von Lippia
wesentlich nur durch die Fruchtbeschaffenheit unterscheidet, ist es am
Platze, hervorzuheben, dass ein zweiteiliger und rauhhaariger Kelch, wie
bei Lippia Geisseana, zwar in der Gattung Lippia, aber nicht innerhalb
der Gattung Lantana vorkommt. Dagegen finden sich. wie beigefügt sein
mag, auch bei Lantana, z. B. auf der Blattunterseite von L. macrophylla
Schauer, dieselben Drüsenhaare mit einzelligen Köpfchen, wie bei Lippia
Geisseana und anderen Lippia-Arten.
Wie ein einfacher Vergleich der obenstehenden, auch die Gattungs-
charaktere einschliessenden Diagnose der Lippia Geisseana mit der Gat-
tungsdiagnose von Lippia bei Schauer in D. C. Prodr., p. 572 oder Bent-
ham-Hooker, Gen. plant., il, p. 1142 zeigt, besitzt Lippia Geisseana alle
! Die oben beschriebenen Drüsen von Tamonea spicata und die an späterer
Stelle erwähnten Drüsen an den Antheren von Casselia integrifolia Nees et Marl.
sind deshalb besonders bemerkenswert, weil in ihren Köpfchen neben Vertikal-
teilungen auch Horizontalteilungen vorkommen. Im Allgemeinen sind nämlich
die Verbenaceen gleich den Scrophularineen, Orobancheen, Lentibularieen, Ges-
neraceen, Bignoniaceen, Pedalineen, Acanthaceen, Myopotineen, Selagineen und
Labiaten unter den Sympetalen, mit Drüsenhaaren versehen, deren Köpfchen
entweder ausschliesslich durch Verticalwände geteilt oder — bei einem Teil der
genannten Familien — ausserdem auch einzellig sind. Die vorhin erwähnten
Fälle sind also Ausnahmen von der Regel. Soiche Ausnahmen treten nach meinen
Erfahrungen in der Blütenregion häufiger auf, und zwar nicht nur rücksichtlich
der Behaarung, sondern auch anderer anatomischer Verhältnisse, wie Form des
oxalsauren Kalkes, Secretionsorgane u. s. w. Es empfiehlt sich daher, bei der
systematischen Verwertung der anatomischen Merkmale hierauf Rücksicht zu
nehmen.
628 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (6)
Kennzeichen der Gattung Lippia, aber ausserdem noch einen bisher
(s. auch Endlicher, Gen. plant., p. 633, Baillon, Hist. d. pl., T. XI, p. 101
und Briquet in natürl. Pfianzenfam., IV. Teil, Abt.3a, p. 151) bei Lippia
nicht constatierten Charakter, nämlich keulenförmige drü-
sige Anhänge am Connectiv der beiden vorderen Slaubgefässe.
Solche keulenförmige Anhängsel sind unter den Verbenaceen zur Zeit
nur bei den Verbena-Arten der Sektion Glandularia und der gleichfalls
in die Tribus der Verbeneæ gehörigen Gattung Tamonea bekannt,
während bei anderen Verbeneen-Genera (Casselia, Citharexylum) nur
eine Verdickung des Connectivrückens' und bei bestimmten Angehö-
rigen der Chloantheen Anhänge an der Basis der Antheren? vor-
kommen. Dem Vorhandensein oder Fehlen der Connectivanhänge
wird bei den Verbenaceen ein grosser systematischer Wert beige-
messen. Es erscheint daher das isolierte Auftreten derselben bei Lippia
Geisseana etwas befremdlich. Dazu kommt, dass sich kein direkter
Anschluss von Lippia Geisseana an eine der anderen aus Chile bekannt
gewordenen Lippia-Arten (s. Gay, Vol. V, 1849, p. 27, R. A. Philippi
in Anales de la universidad de Chile, T. XC, 1896, p. 619 und Verz.
d. von Fr. Philippi auf der Hochebene Antofagasta und Tarapaca ges. Pf}.,
Leipzig, 1891) feststellen lässt. Im System von Schauer in D. C. Prodr..
welches mit Bentham-Hooker nicht als ein natürliches bezeichnet werden
kann, würde Lippia Geisseana nach der Infiorescenz in die Section IV
£apania und zwar in $ 2 Paniculatae zu stellen sein, zu brasilianischen
Arten, die sonst nicht näher mit Lippia Geisseana verwandt zu sein
scheinen. Viel näher kommen derselben (abgesehen vom Blütenstand)
zwei andere, im System von Schauer neben einander stehende brasili-
anische Arten, nämlich Lippia thymoides Mart. et Schauer und saturejæ-
folia Mart. et Schauer, welche, wie Lippia Geisseana, mit denselben
ı Bei Citharexylum lueidum Cham. et Schlecht. (Sieber n. 156, Martinica)
besteht der schwielige Connectivrücken nur aus weitlumigen Zellen ; be: Casselia
integrifolia Nees et Mart. trägt derselbe zahlreiche Aussendrüsen mit langen,
schlauchförmigen Köpfchen, welche zunächst durch Horizontalwände in Etagen
geteilt sind, in welchen letzteren zum Teile noch Vertikalteilungen stattfinden,
besonders zahlreich in der obersten Etage, welche mitunter selbst wieder als
scheibenförmiges Köpfchen vom übrigen Drüsenkörper abgesetzt ist.
? Die Anhänge der Antherenbasis sind nach der Untersuchung bei Piiyrodia
paniculata F. von Müll. nicht drüsig. Sie bilden massive ellipsoidische Forisätze
der Autherenwand, welche aus einer papillösen Epidermis (als Fortsetzung des
Exotheeiums) und einem ellipsoidischen Komplexe aus spiralig verdickten Endo-
theciumzellen bestehen.
li re PSE
(7) H. SOLEREDER. BUDDLEIA GEISSEANA R. A. PHILIPPI. 629
Aussendrüsen reichlich bedeckt sind und von welchen die erste nach
meiner Untersuchung ähnliche drüsenartige Anhänge am Con-
nectiv der vorderen Antheren, wie Lippia Geisseana, und auch einen
zweispaltigen Kelch, die zweite den letzteren allein besitzt. Die Connec-
tivanhänge von L. thymoides sind, wie beigefügt sein mag, fadenförmig
und nur an dem Ende etwas angeschwollen; sie werden von einem Ast
des Connectivgefässbündels durchzogen, sind in ähnlicher Weise, wie
gewisse Haarzotten, mit einer papillösen Epidermis versehen und sind
an ihrer Spitze von Drüsenhaaren bedeckt, deren Köpfchen gewöhnlich
durch eine Vertikalwand 2-zellig sind.
K. botanisches Museum in München, im April 1898.
630
SUR QUELQUES CARACTÈRES ÉPHARMONIQUES
DANS LES ALGUES ÉPIPHYLLES
PAR
R. CHODAT
Les caractères adaptatifs chez les Phanerogames et les Cryptogames
supérieures ont fait l’objet de nombreux travaux. L’aphyllie, la sclérifi-
cation excessive, l’enfoncement des stomates ont été rapportés à
l'influence de la sécheresse, de même que la production de racines
aériennes munies d’un voile et la formation de réservoirs d’eau impor-
tants, ont été considérés comme le résultat de la vie épiphyte.
Dans les séries les plus diverses et les plus éloignées, des espèces d’ap-
parences semblables ont frappé depuis longtemps les observateurs les
plus superficiels. Il y a des plantes épineuses colletioides dans bien des
familles; les Cactées et les Euphorbiacées réalisent quelquefois des formes
crassulescentes identiques. On pourrait dresser une longue liste des
répétitions morphologiques dans les familles végétales.
Personne ne doute plus de l'importance biologique de ces formations,
et comme elles répondent à un climat ou à une ambiance semblable on
les a considérées, avec raison, comme l'expression de la conformité de
la plante au milieu. Ces adaptations ne sauraient avoir le plus souvent
aucune importance pour les grandes lignes de la classification. Dans
un phylum bien sérieusement établi, deux espèces voisines peuvent
différer extrêmement comme apparence, l’une sera par exemple un
arbrisseau épineux et complètement aphylle, l’autre une plante vigou-
reuse, à larges feuilles et dépourvue de piquants.
Les caractères phylétiques, c'est-à-dire ceux qui peuvent servir à la
classification sont généralement moins apparents. Chez les Renoncula-
cées par exemple, qui comprennent une si grande variété de formes, la
petitesse de l'embryon est constante, l'indépendance des pièces de la
fleur est plus importante que leur forme, leur nombre, leur coloris.
La systématique moderne a tenu compte et dans une très large
mesure des caractères épharmoniques qui ne saurajent rentrer dans
une classification naturelle que comme caractère spécifique ou de second
ordre,
On n’a pas jusqu’à présent tenu assez compte des caractères éphar-
(2) R. CHODAT. SUR QUELQUES CARACTERES EPHARMONIQUES. 631
moniques dans la classification des algues et notamment des algues
vertes.
Je voudrais montrer très succinctement combien l’épiphyllie influe
sur la morphologie de ces plantes.
On la rencontre dans les groupes suivants : Mycoïdéacées (Wille),
Chétophoracées, Coléochétacées.
Dans les Nat. Pflanzenfamilien, Wille réunit sous le premier nom de
Mycoïdéacées des plantes comme Chetopelhis, Phycopeltis et Mycoidea,
toutes caractérisées par leur thalle appliqué contre le substratum et
constitué par des disques plus ou moins orbiculaires à croissance margi-
nale.
Des disques semblables ont été soigneusement décrits par Huber dans
ses Chétophoracées épiphytes.
Ainsi le genre Ochiochæte rappelle beaucoup Phycopeltis, mais ses
cellules ont un pyrénoïde qui fait défaut aux cellules du second.
D'ailleurs chez les Chétophoracées le thalle rampant se comporte
souvent comme un Ochlochæte et produit finalement des disques plus
ou moins importants.
Ces disques sont dus à la confluence plus ou moins parfaite des
filaments rampants. Lorsque les filaments et leurs ramifications arrivent
à constituer un pseudo-parenchyme continu, la croissance ultérieure se
continue par une pseudo-dichotomie des cellules marginales.
Chez les Pleurococcacées, des productions analogues ne sont pas
rares; les petits thalles de Pleurococcus vulgaris peuvent s’agrandir
par une semblable ramification. On peut de même dans les Gongrosira
saisir tous les intermédiaires qui réunissent les formes à thalle pelté et
à ramification pseudo-dichotomique des cellules marginales à celles où
les filaments sont libres et irrégulièrement divergents.
Entre le Coleochæte pulvinata et le C. scutata il y a les formes inter-
médiaires en série : C. 2rregularis, C. divergens et C. soluta, ce dernier
déjà plus ou moins dichotomisé.
La famille des Trentepohliacées dont on avait arbitrairement détaché
les Mycoïdéacées permet de suivre pas à pas l’adaptation progressive
de ses espèces à la vie épiphylle et épiphyte.
Les vrais Trentepohlia comprennent des types quasi unicellulaires ou
paucicellulaires comme le 7. umbrina dont le parallélisme avec le
Pleurococcus vulgaris qui vit dans les mêmes conditions est évident,
filamenteux comme 7. aurea et ses nombreuses variétés, aboutissent
chez les espèces épiphylles à des formes à thalle rampant et régulié-
rement rayonnant et apprimé comme dans le 7. Leprieuri, T. dıffusa
et T°. depressa.
Cette dernière espèce, avec ses thalles discoides à filaments si étroi-
tement rapprochés que, vers le centre du thalle, ce dernier paraît paren-
chymateux, ramifie ses filaments à leur sommet en pseudo-dichotomie
comme chez le ©. soluta et établit le passage vers les Phycopeltis et
les Cephaleuros.
Ces deux genres ne représentent évidemment que le terme de la série
épiphylle des Trentepohliacées.
Le développement du Céphaleuros a été tout spécialement étudié par
M. Ward. Ce botaniste a pu suivre la zoospore à partir de son expulsion
durant toute sa germination.
L'adaptation à l’Epiphyllie est alors évidente : la zoospore s'étale
632 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
rapidement, devient étoilée, les branches s’elargissent et constituent
par leur confluence un disque dans lequel des cloisons apparaissent et
se succèdent d’une manière similaire à ce qui a lieu chez le (©. scutata.
Ces disques émettent vers le bas des rhizoïdes et vers le haut des
poils plus ou moins compliqués.
Il en est de même de certains Trentepohlia et notamment du 7. de-
pressa.
C’est ainsi que chez diverses Chlorophycées un somatropisme parti-
culier determine chez les espèces à filaments ramifiés la production de
thalles d'autant plus discoïdes que la plante est plus adaptée à la vie
épiphylle.
Ces Cephaleuros sont très communs sur les feuilles des arbres tropi-
Caux.
Mais ce qui paraît le plus surprenant, c’est que les mêmes formes
apparaissent chez des plantes épiphylles d’un tout autre caractère.
Sauvageau a publié tout dernièrement un beau mémoire sur les
Myrionemacées, des algues brunes épiphylles sur des végétaux marins.
Le parallélisme du développement végétal de ces Myrionemacées
avee celui des Trentepohliacées est presque parfait.
On y rencontre des formes à filaments incomplètement réunis en
disque, d’autres à thalle continu et à croissance marginale par pseudo-
dichotomie. Des rhizoides et des filaments dressés, poils simples ou
faiblement ramifiés viennent compléter la ressemblance. Mais cette
dernière est surtout manifeste dans la germination de certaines de leurs
z00Spores qui se comportent comme celles de Cephaleuros étudiées par
M. Ward.
On ne saurait trouver deux groupes d’algues présentant plus d’ana-
logies et cependant l’un appartient aux Chlorophycées et l’autre aux
Phéophycées.
Le trait commun de ces algues, c’est leur mode de vie. Leur adhé-
rence au substratum est rendue plus complète par leur nouveau mode
de croissance. Chez les plus évoluées des algues épiphylles le thalle est
devenu discoide et sa croissance paraît marginale. Plusieurs s’enfoncent
sous la cuticule et émettent des filaments dressés; les uns ont une
fonction de respiration, les autres sont des supports de sporanges.
Chez les Myrionemacées, ces derniers sont exclusivement des zoospo-
ranges vu leur habitat aquatique, chez les Trentepohliacées ils peuvent
fonctionner comme conidie facilement désarticulée, emportée par le
vent et n’&mettant que plus tard les zoospores qui s’y forment tardive-
ment (C. virescens).
MEMORANDUM
THE LATE BARON SIR FERDINAND VON
MUELLER, K.C.M.G.. F.R.S., Ere
Government Botanist of Victoria.
à RAS chen the world. but more especially the
_ déceased’s numerous personal friends, will be pleased to
a hear that his executors (Rev. W. Potter, Dr. Alex. Buttner
“and H. Buttner, Esq.) are — in compliance with the
Baron’s s dying wish — now colleeting donations for the
_erecting upon his grave in the St. Kilda cemetery, Mel-
bourne, of a monument worthy 0 of the deceased savant's
_fame. The monument is of grey granite, 23ft. in height, all
highly polished, and will stand in the centre of a grave-
plot, 12ft. square, planted out with choice specimens of the
À ıstralian flora, with which the Baron’s name has become
imperishably linked. They also will be glad to know that
the illustrious phytologist's supplemental volume of the
Flora Austr aliensis, upon which he had worked for years,
and Was preparing for the Press at the time of his death,
is to be published, together with two volumes on his admı-
nistration as director of the Botanical Gardens, Melbourne,
and embracing a biography and complete bibliograph of
of any of his letters, or the communieation of incidents in
the Baron’s life which friends may deem worthy of notice
in the biography. Donations and letters should be addres-
sed- « Rev. W. Potter Ve Arnoldstreet, South
Yarra, Melbourne, Australia.
his writings. The executors will feel favoured by the loan
Ge
Ce Bulletin renferme wa travaux De naux, N En etc.,
k
Tome I 80, 15 |
IL (189%), 709°
I (1895), 706.
IV (1896), 963
N ei 1135
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plai
Sex
BULLETIN
- L'HERBIER BOISSIER
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses lravaux.)
Tome VI. 1898.
N° 8.
Ce N° a paru le 1° août 1898.
en
Prix de lAbonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
AEPHBRBIER BOISSTER
à CHAMBÉSY prés Genève (Suisse).
GENÈVE er BALE
; GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. | 44, Carlsirasse,
|
|
SOMMAIRE DU N° 8. — AOÛT 1898,
CONTENUES DANS CETTE LIVRAISON :
PrAnon 17.2 Carte. Len
\ PLANCHE 18 - Tableau graphique.
4
Ces planches paraîtront dans un des prochains numéros.
SE le ue don
Gne année, N° 8, Août 1898.
RSR ER R RSR ER RSR HAAN ER RE a SR RE
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Die bisher bekannten
Centaurea-Arten Griechenlands
von
Dr E. von HALACSY
(Suite.)
B. Halbstrauch mit dornigen Aesten.
43. Gentaurea spinosa L. Wurzel ästig; Stengel halbstrauchig,
vom Grunde an reichästig, Aeste siarr, hin- und hergebogen, in einander
verstrickt, wiederholt gabelästig, stechend; grundständige Blätter läng-
lich-lanzettlich, ganzrandig oder leierförmig, die stengelständigen fieder-
teilig mit linealen Zipfeln, die obersten lineal, sitzend ; Köpfchen einzeln,
länglich-walzlich, wenigblütig, Hüllschuppen eilänglich oder länglich,
‘ grünlich, längsnervig, kahl, angedrückt, Anhängsel 3-eckig, trocken-
häutig, bräunlichgelb, in eine kurze Weichspitze auslaufend, kämmig-
gefranst, Fransen beiderseits 5-6, silberweiss durchscheinend, halb so
lang als die Breite des Anhängsels, Anhängsel der innersten Hüllschuppen
gezähnelt; Blumenkronen blassrosa, die randständigen schwach strah-
lend; Achenen gelblich, kahl, Pappus fehlend.
C. spinosa L. sp., p. 912; Sibth. et Sm. pr. fl. gr. X, p. 1, t. 902; Urv.
enum. p. 115; Sieb. avis p. 5, rem. 6; Chaub. et Bory in exp. Mor. III, 2,
p- 255, fl. pelop., p. 60; Raul. Crète p. 788; Weiss in Verh. z. b. G. Wien
1869, p. 44; Hal. in öst. bot. Zeitschr. 1895, p. 460; Haussk. in Mitth.
thür. bot. Ver. VI, p. 131; Bald. in Malpigh. IX, p. 70 sep.; Heldr. in
Bull. herb. Bois. VI, p. 306.
BULL. HERB. Bolss., août 1898. 43
63% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (41)
Stengel 10-25 cm. hoch, polsterförmige Rasen bildend, vielfach ver-
ästelt; Köpfchen klein, samt Blüten 1 cm. lang, schmal, sehr leicht ab-
fallend; Achenen kaum 2 mm. lang. Von der Tracht des Poterium
spinosum. Aendert ab: |
o.. tomentosa. Stengel und Blätier dicht flockig-filzig.
Exsicc.: Heldr. herb. gr. norm. n. 428 et 1044.
ß. glabrata Heldr. Stengel und Blätter fast kahl. Durch dünnfilzige
Formen mit &. verbunden.
Exsice.: Heldr. herb. gr. norm. n. 1045.
An sandigen Stellen am Meeresufer, auf trockenen Abhängen. In
Attica: am Phaleron, am Cap Coliadis (Heldreich), bei Sunium (Hauss-
knecht); auf Aegina (Spruner), Syra (Weiss), Andros, Tenos, Naxos (hier
auch auf den Bergen bis 1000 Meter), Siphnos (Heldreich), Melos
(Urville), Antimilos (Reiser); in Laconien: bei Gythion (Psarides); in
Creta: bei Kissamos (Reverchon), Gonia (Baldacci), Platania, Canea
(Heldreich). Juni, Juli.h.
3. Rotte. Acrocentron DC., I. c., p. 586. Anhängsel der Hüllschuppen
kurz-, oft unmerklich herablaufend, meist in eınen kräftigen Dorn
auslaufend, selten unbewehrt; Nabel der Achenen bebärtet; Pappus
vorhanden. —- Ausdauernde Arten mit grossen oder mittelgrossen
Köpfchen und purpurnen, selten gelben Blüten.
a. Blüten purpurn.
«. Pflanze hochstengelig.
* Anhängsel der Hüllschuppen ohne oder mit nur kurzer Stachelspitze.
44, GC. Oliveriana DC. Wurzelstock walzlich, dick, schief oder
wagrecht, mehrköpfig; Siengel aufrecht, kantig, einfach oder 2-3-ästig,
1-3-köpfig, am Grunde dicht-weissfilzig, dicht-beblättert, oberwärts fast
nackt; Blätter eiförmig oder elliptisch, ungeteilt oder leier förmig - fieder-
schnittig, beiderseits mit 3-7 kleinen, länglichen Zipfeln und einem sehr
grossen, eiförmigen, geschweift-gezähnelten Endlappen, in der Jugend
dicht anliegend-weissfilzig, später verkahlend, die untersten gestielt, die
folgenden sitzend; Köpfchen einzeln, kugelig, oben verengt; Hüll-
schuppen angedrückt, lederig, verwischt-längsnervig, fläumlich, gelb-
bräunlich, oberwärts kämmig-gezähnt, Anhängsel klein, 3-eckig, dunkel-
braun, kämmig-gefranst, ohne oder mit einer sehr kurzen, etwas zurück-
(42) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 635
gekrümmten Stachelspitze, Anhängsel der innersten Hüllschuppen meist
etwas grösser, oval, gefranst; Blumenkronen dunkelpurpurn, nicht
strahlend; Achenen fein behaart; Pappus so lang als die Achene.
C. Oliveriana DC. pr. VI, p. 590; Bois. Fl. or. III, p. 657. — C. Oliveriana
ß. amorgina Bois. et Orph. in Bois. Fl. or. suppl., p. 314. — C. atropur-
purea Oliv. voy. I, p. 313 non Willd. — Hyalea Olivieri Jaub. et Sp. ill.,
t. 292. — Exsice.: Orph. fl. gr. exs. n. 1149.
Stengel 30-50 cm. hoch, oberwärts mit 1-2 sehr kleinen Blättern
beseizt; untere Blätter samt Stiel 10-18 cm. lang und 3-6 cm. breit,
Endlappen 6-10 cm. lang; Köpfchen kompakt, 2-3 cm. im Durchmesser.
Die Anhängsel stets sehr klein, oft (8. amorgina) ohne Stachelspitze.
Auf Strandfelsen von Mykonos und Amorgos (Orphanides) und auf dem
Berge Dzia auf Naxos (Olivier). Juni, Juli. Z.
45. G. ebenoides Heldr. Wurzelstock walzlich, senkrecht, ein-
köpfig; Siengel aufrecht, stumpfkantig, einfach oder 2-ästig, samt den
Blättern dünn-spinnwebig-wollig, zerstreut- beblättert; Blätter fiederteilig,
mit lanzettlichen Zipfeln oder leierförmig, mit eiförmigen oder länglichen
Zipfeln und einem grösseren, eiförmigen, grobgezähnten Endlappen, die
oberen sitzend, fiederteilig; Köpfchen einzeln, mittelgross, eiförmig;
Hüllschuppen eiförmig, angedrückt, lederig, fläumlich, schwach-längs-
nervig, gelbgrünlich, Anhängsel schmal, halbmondförmig, dunkelbraun,
kämmig-gefranst, in eine schwache, zurückgekrümmte Stachelspitze aus-
laufend, Stachelspitze drei mal länger als die Fransen, Anhängsel der
innersten Hüllschuppen rundlich, häulig-durchscheinend, gezähnelt;
Blumenkronen rosa, die randständigen schwach strahlend; Achenen
dicht anliegend-behaart, Pappus drei mal so lang als die Achene.
C. ebenoides Heldr. in journ. of bot. 1878, p. 188; Bois. Fl. or. suppl.
p. 314. — Exsice.: J. Stuart-Mill exs. a. 1862.
Stengel 15-30 cm. hoch, schlank; untere Blätter 10-15 cm. lang; Köpf-
chen 15 mm. im Durchmesser; Pappus schmutzig-gelblich, auffallend
lang. Von der Tracht der C. scabiosa.
Eine höchst seltene, nur einmal von J. Stuart-Mill auf Eubœa ge-
sammelte Art, deren genauerer Standort unbekannt ist. Mai. Z.
** Anhängsel der Hüllschuppen langbedornt (vergl. Guicciardii var. £).
o Anhängsel eiförmig, gross, die Hüllschuppen verdeckend.
46. ©. Sibthorpii Hal. Wurzelstock senkrecht, mehrköpfig;
636 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
Stengel aufrecht, kantig, 2-mehrköpfig; flaumig-rauh; Blätter spinn-
webig, sehr rauh, grubig-punktiert, erhaben-nervig, die unteren gestielt,
fiederleilig, mit länglichen, fiederspaltigen oder fast ganzrandigen,
stachelspitzigen Zipfeln, die obersten sitzend, klein, fiederspaltig;
Köpfchen gross, eikugelig; Hüllschuppen angedrückt, von den Anhäng-
seln verdeckt, eiförmig, lederig, kahl, verwischt-längsnervig, gelbgrünlich,
ganzrandig, Anhängsel sehr gross, eiförmig, fast knorpelig, blassgelblich,
längsnervig, kämmig-gefranst, in einen Dorn auslaufend, Fransen weiss-
lich, viel kürzer als die Breite des Anhängsels, Dorn abstehend oder
zurückgekrümmt, 15-20 mm. lang, blassgelblich, mit einigen Seiten-
dörnchen besetzt, an der Innenseite rinnig, Anhängsel der innersten
Hüllschuppen rundlich, konkav, gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn,
die randständigen schwach strahlend; Achenen seidenhaarig, Pappus
zwei mal so lang als die Achene.
C. Sibthorpü Hal. in sched. C. eryngioides Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II,
p. 204; Fl gr. p. 9, t. 913, an etiam Urv. enum., p. 116, ex ins. Melos;
non Lam. — C. achaia y. ferox Bois. et Heldr. Diagn. PI. or. ser. 2,
fasc. 3, p. 79, non C. ferox Desf. — C. achaia Bois. Fl. or. III, p. 661 p. p.
— Exsicc.: Heldr. herb. gr. norm. n. 426.
Von der Tracht der C. achaia, von ihr durch kürzere Aeste, rauhere
Blätter, breitere Blattzipfel, derbere, blasse Hüllschuppen und kurzge-
franste Anhängsel verschieden. C. eryngioides Lam. unterscheidet sich
von ihr, nebst anderen Merkmalen, durch den Pappus, welcher so lang
als die Achene ist.
An Weingartenrändern, auf mageren Grasplätzen bei Mesoitis in
Atiica (Heldreich). Juni, Juli. £.
47. G. achaia Bois. et Heldr. Wurzelstock senkrecht, mehrköpfig;
Stengel aufrecht, kantig, ästig, 2-vielköpfig, angedrückt-spinnwebig-
flaumig oder fast kahl, Blätter fläumlich rauh, grubig-punktiert, erhaben-
nervig, die unteren gestielt, die 1-2 untersten länglich, ungeteilt oder
leierförmig, die folgenden fiederteilig, mit lanzettlichen, ganzrandigen
oder wenig-zähnigen, stachelspitzigen Zipfeln, die obersten sitzend,
kleiner, entfernt, fast ungeteilt; Köpfchen gross, eikugelig; Hüllschuppen
angedrückt, von den Anhängseln verdeckt, eiförmig, lederig, kahl, ver-
wischt-längsnervig, gelbbräunlich, ganzrandig, Anhängsel sehr gross,
eiförmig, derb, braungelb, längsnervig, kämmig-gefranst, in einen Dorn
auslaufend, Fransen weisslich, so lang als die Breite des Anhängsels
Dorn abstehend, 10-15 mm. lang, bräunlich, mit einigen Seitendörnchen
besetzt, an der Innenseite rinnig, Anhängsel der innersten Hüllschuppen
ae re
(44) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 637
rundlich, konkav, gezähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, die rand-
ständigen schwach strahlend; Achenen seidenhaarig, Pappus zwei mal
so lang als die Achene.
C. achaia Bois. et Heldr. Diagn. Pl. or. ser. 2, fasc. 3, p. 79 et Fl. or. IH,
p. 661 p. p. — Exsice.: Orphan. fl. gr. exs. n. 305.
Stengel 20-50 cm. hoch, bald vom Grunde an in lange Aeste geteilt,
bald erst oberwärts 1-2ästig; Köpfchen 25-30 mm. im Durchmesser, zu-
weilen zu zwei an dem Ende eines Astes. Aendert ab:
ß. corinthiaca (Bois. et Heldr.). Niedriger, Blattzipfel sehr klein, läng-
lich-lineal, Blüten am Grunde orange-gestreift. Habe keine Exemplare
gesehen.
C. corinthiaca Bois. et Heldr. Diagn. Pl. or. ser. 2, fasc. 6, p. 113. —
C. achaia y. corinthiaca Bois. Fl. or. IH, p. 661.
In der unteren Region des Chelmos bei Klukines, Peristera (Orpha-
nides) und Sudena (Heldreich), in Weinbergen bei Tripolis (Sartori). Die
Var. 6. am Isthmus von Korinth, zwischen Kalamaki und Lutraki (Sama-
ritani). Juni, Juli. £.
00 Anhängsel halbmondförmig, oft nur ein schmaler Rand,
die Hüllschuppen nicht verdeckend.
+ Anhängsel der Hüllschuppen schwarz.
48. GC. redempta Heldr. Wurzelstock dick, senkrecht, mehrköpfig;
Stengel aufrecht, kantig-gefurchi, einfach, einköpfig oder 2-5-ästig, be-
blätiert, am Grunde dichtwollig, oberwärts spinnwebig-wollig; Blätter
dünn-spinnwebig, grün, am Rande von kurzen Stachelchen rauh, die
unteren gestielt, fiederschnittig, mit zahlreichen, ungleichen, länglich-
lanzettlichen, fiederspaltigen oder grobgezähnten, stachelspitzigen Zipfeln,
die mittleren kleiner, sitzend, die obersten länglich, ganzrandig; Köpf-
chen gross, eikugelig; Hüllschuppen angedrückt, von den Anhängseln
nicht verdeckt, rundlich, lederig, kahl, verwischtlängsnervig, grünlich-
braun, Anhängsel halbmondförmig, fläumlich, schwarz, kämmig-weiss-
gefranst, in einen kräftigen, abstehenden, 15-20 mm. langen, gelbbraunen,
am Grunde mit einigen Seitendörnchen bewehrien, an der Innenseite
rinnigen Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen rund-
lich, rundum kämmig-gezähnt, durchscheinend; Blumenkronen dunkel-
purpurn, die randständigen nicht strahlend; Achenen dicht-seidenhaarig,
Pappus zwei mal so lang als die Achene.
638 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (45)
C. redempta Heldr. in Bull. soc. bot. France XXXVII, p. 242. — C. sco-
pulorum et eryngioides Raul. Crète, p. 788 et 789. — Exsice.: Reverch.
pl. de Crète n. 82.
Stengel 20-40 cm. hoch; Grundblätter 20-25 cm. lang und 5-9 cm.
breit, Köpfchen 3-4 cm.im Durchmesser. Der C.subarachnoidea verwandt,
von ihr durch die dicht-wollige Bekleidung des Wurzelstockhalses und
des angrenzenden Siengelleiles, die grossen, einfach-fiederschnittigen,
mit bedeutend grösseren Zipfeln versehenen Blätter, grössere Köpfchen,
rundliche Hüllschuppen, schwarze Anhängsel und die dunkelpurpurnen
Blüten verschieden.
Auf Felsen bei Kissamos (Heldreich). Malaxa und auf der Hochebene
Homalos (Reverchon) in den splakiotischen Bergen Cretas. Juni. %£.
** Anhängsel der Hüllschuppen blass- oder bräunlich-gelb.
: j Untere Blätter doppelt-fiederschnittig.
49. ©. subarachnoidea (Bois. et Heldr.). Wurzelstock dick,
senkrecht, mehrköpfig; Stengel aufrecht, gefurcht, einfach, einköpfig
oder 1-2-ästig, am Grunde dicht-beblättert, oberwärts mit zwei bis drei
kleinen blättern besetzt, sami dem Blattstiele und der Blattspindel flockig-
filzig; Blätter im Umrisse länglich-lanzettlich, kurzhaarig-rauhlich, die
grundständigen gestielt, doppelt-fiederschnitlig, mit zahlreichen, un-
gleichen, länglichen, gezähnten, stachelspitzigen Seitenzipfeln und einem
wenig grösseren Endlappen, die oberen sitzend, einfach-fiederschnittig;
Köpfchen gross, eikugelig, 2-3 cm. im Durchmesser, oben verengt;
Hüllschuppen angedrückt, von den Anhängseln nicht verdeckt, eiförmig,
lederig, fläumlich, schwach-längsnervig, gelbbräunlich, Anhängsel halb-
mondförmig, kämmig-weissgefranst, braun, in einen kräftigen, abstehen-
den, 20-25 mm. langen, mit einigen Seitendörnchen bewehrten, an der
Innenseite rinnigen Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen länglich, an der Spitze gezähnt, durchscheinend-herablaufend;
Blumenkronen rosa, die randständigen schwach strahlend; Achenen
dicht-seidenhaarig, Pappus zwei mal so lang als die Achene.
C. eryngioides ß. subarachnoidea Bois. et Heldr. in Diagn. Pl. or. ser. 2,
fasc. 3, p. 80. — C. laconica Bois. Fl. or. II, p. 660. — ? C. eryngioides
Chaub. et Bory. exp. Mor. III, 2, p. 256, Fl. Pelop. p. 60. Exsicc.: Orphan.
pl. exs. a. 1857.
Stengel dick, 15-25 cm. hoch; Grundblätter 10 cm. lang und 15 mn.
breit; Köpfchen durch die langen, kräftigen Dornen morgensternartig.
(46) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 639
In der unteren Region des Malevo und Taygetos (Heldreich). Juni,
Juli. £.
50. GC. psilacantha Bois. et Heldr. Wurzelstock knotig, schief,
mehrköpfig; Stengel aufrecht, beblättert, kantig-gefurcht, spinnwebig-
flaumig, meist ästig, 2-5-köpfig; Blätter rauh, spinnwebig, zuletzt ver-
kahlend, die unteren gestielt, doppelt-fiederschnittig, die oberen sitzend,
einfach-fiederschnitlig, mit ungleichen, länglichen oder lineallänglichen,
stachelspitzigen Zipfeln, die obersten ungeteilt; Köpfchen mittelgross,
10-15 mm. im Durchmesser, eiförmig, oben verengt; Hüllschuppen an-
gedrückt, von den Anhängseln nicht verdeckt, eiförmig, lederig, fläum-
lich, verwischt-längsnervig, grünlich, Anhängsel halbmondförmig, schmal,
kämmig-gefranst, in einen nadeligen, abstehenden, 10-30 mm. langen,
am Grunde mit einigen Seilendörnchen bewehrten, an der Innenseite
am Grunde rinnigen Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen länglich, langgefranst; Blumenkronen hellpurpurn, die rand-
ständigen schwach strahlend; Achenen spärlich-seidenhaarig, Pappus
1'/2 mal länger als die Achene.
C. psilacantha Bois. et Heldr. Diagn. Pl.’or. ser. 2, fasc. 3, p. 82; Bois.
Fl. or. III, p. 663; Heldr. Chlor. Parn. p. 22; Hal. in Verh. z. b. G. Wien
1888, p. 759. — Exsicc.: Orph. fl. gr. exs. n. 309; Hal. it græc. a. 1888.
Stengel schlank, 20-60 cm. hoch; untere Blätter 10-25 cm. lang,
4-6 cm. breit. Durch die fein zerteilten Blätter, die kleinen Köpfchen
die zarteren Dornen der Hüllschuppen von allen verwandten Arten ver-
schieden.
Auf buschigen, steinigen Orten der Bergregion, sehr selten. Bisher
nur am Fusse des Parnasses bei Rachova (Guicciardi) und auf den Bergen
nördlich von Amphissa (Haläcsy). Juli. Z
jj Untere Blätter einfach-fiederschmittig oder ungeteilt.
/ Blätter nicht rauh, in der Jugend spinnwebig-wollig, Zipfel gestielt.
51. GC. græca Griseb. Wurzelstock dick, schief oder senkrecht,
mehrköpfig; Stengel aufrecht, kanlig-gefurcht, spinnwebig-wollig, glatt,
oberwärts ästig, mehrköpfig; Blätier derb, glatt, in der Jugend spinn-
webig-wollig, weissgrau, später verkahlend, die unteren gestielt, fieder-
schnittig, mit eiförmigen oder eilänglichen, ganzrandigen oder gezähnten,
stachelspitzigen, in einen Stiel verschmälerten Zipfeln und einem gleich-
gestalteten, meist kleineren Endzipfel, die obersten sitzend, viel kleiner,
640 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (47)
wie die untersten, länglich, ganzrandig oder grobgezähnt; Kôpfchen gross,
eikugelig, Hüllschuppen angedrückt, von den Anhängseln nicht verdeckt,
eirundlich, lederig, kahl, verwischt-längsnervig, grünlich, Anhängsel
halbmondförmig, gelblich-weiss, kurz-gefranst, in einen den Fransen
gleichlangen oder bis 15 mm. langen, am Grunde öfters mit einigen
Seitendörnchen bewehrten, an der Innenseite rinnigen Dorn auslaufend,
Anhängsel der innersten Hüllschuppen rundlich, kämmig-gezähnelt,
durchscheinend; Blumenkronen purpurn, die randständigen schwach-
strahlend; Achenen seidenhaarig, Pappus so lang als die Achene.
G. græca Griseb. Spic. Fl. rum. II, p. 242. — C. Ceccariniana ß. brachy-
centra Bois. Fl. or. IE, p. 663. — C. Ceccariniana Haussk. in Mitth. thür.
bot. Ver. VII, p. 134. — C. Cordonis Bois. et Orph. in Bois. 1. c. — C.
Guicciardii Form. in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIV, D. 49 et XXXV, p.35
sep. — Exsice.: Sint. it. thessal. n. 1495.
Stengel 20-50 cm. hoch; untere Blätter bis 30 cm. lang, Zipfel bis 8 cm.
lang; Köpfchen 2-3 cm. im Durchmesser. Von C. Guicciardii durch die
nicht rauhen, in der Jugend spinnwebigen Blätter, die grösseren, ge-
stielten, an der Mittelrippe nicht herablaufenden Blattzipfel, die blassen,
mit einem kürzeren und schwächeren Dorne bewehrten Anhängsel der
Hüllschuppen, die Kahlheit der letzteren und den kürzeren Pappus ver-
schieden. Aendert ab:
ß. Ceccariniana (Bois. et Heldr.). Dernen der Hüllschuppen kräftiger,
his 20 mm. lang.
C. Ceccariniana Bois. et Heldr. Diagn. Pl. or. ser. 2, fase. 3, p. 81; Bois.
Fl. or. II, p. 662; Heldr. Chor. Parn., p. 22. — Exsicc.: Heldr. herb.
n. 2725.
Auf felsigen Hügeln. In Thessalien: bei Aivali (Haussknecht), auf der
Akropolis von Pharsalus (Heldreich), auf dem Gionscala bei Sermeniko
(Sintenis) und dem Ghaveilu und bei Korona im Pindus, bei Asproklisia,
hei Patsios im Olymp (Formanek). Die Var. ß. in der Tannenregion des
Parnasses bei Livadi oberhalb Delphi (Heldreich). Juni— August. >.
// Bläiter rauhlich, spinnwebig-fläumlich, Zipfel der fiederschnittigen
Blätter sitzend.
52. GC. Spruneriana (C. H. Schultz). Wurzelstock dick, senkrecht,
mehrköpfig; Stengel aufrecht, kantig-gefurcht, kurzästig, 2-7-köpfig,
samt den Blättern spinnwebig-flaumig, raulich; Blätter derb, grün, die
unteren zur Zeit der Blüte verdorrt, gestielt, fiederschnittig, mit un-
(48) D”E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 641
gleichen, eifürmigen oder länglichen, beiderseits mit einigen groben
Zähmen versehenen, stachelspitzigen, an der Spindel nicht herablaufenden
Seitenzipfeln, die mittleren sitzend, fiederschnittig, mit verkehrtei-
förmigen, abgerundeten, kurzbespitzten, ganzrandigen, an der Spindel
herablaufenden Zipfeln, die obersten länglich, ganzrandig; Köpfchen sehr
gross, 30-35 mm. im Durchmesser, eikugelig; Hüllschuppen angedrückt,
von den Anhängseln nicht verdeckt, eiförmig, lederig, kahl, verwischt-
längsnervig, grünlichgelb, Anhängsel halbmondförmig, blassgelb,
kämmig-gefranst, in einen kräftigen, abstehenden, 25-35 mm. langen,
mit einigen Seitendörnchen bewehrten, an der Innenseite rinnigen Dorn
auslaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen eiförmig, kämmig-
gezähnelt, am Rande durchscheinend; Biumenkronen purpurn, die rand-
ständigen schwach strahlend; Achenen seidenhaarig, Pappus drei mal so
lang als die Achene.
C. saxicola var. Spruneriana GC. H. Schultz in Flora XXV, Beibl.,
p. 160 (1842). — C. Spruneri Bois. et Heldr. Diagn. PL or. ser. À,
fase. 6, p. 132 p. p.; Bois. Fl. or. II, p. 663; Hal. in Verh. z. b. G. Wien
1888, p. 763; Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VI, p. 131. — Exsice.:
Heldr. herb. gr. norm. n. 322.
Stengel dick, 5-7 mm. im Durchmesser; die unteren Blätter bis 25 cm.
lang, die Zipfel sehr locker stehend, die grössten bis 35 mm. lang. Die
kräftigste Gentaurea-Art des Landes, den Merkmalen der C. Guicciardii
zunächst stehend, von ihr durch viel kräftigeren Wuchs, die grob-
winkelig-gezähnten, nicht herablaufenden Zipfel der unteren Blätter
und die bedeutend grösseren, kräftiger bedornten Köpfchen verschieden.
Auf mageren, steinigen Plätzen der unteren Bergregion. Nur in
Attica: zwischen Athen und Phaleron (Heldreich), bei Chalandra (Heider).
Laurion (Haussknecht). Juni, Juli. £.
53. ©. Guicciardii Bois. Wurzelstock dick, senkrecht, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, kantig-gefurcht, flaumig-rauh, einfach oder
ästig, A-vielköpfig, Blätter derb, sehr rauh, fläumlich, grün, fieder-
schnittig, mit ungleichen, länglichen, ganzrandigen oder geschweift-.
gezähnten, stachelspitzigen, an der Spindel herablaufenden Seitenzip/eln
und einem grösseren, eiförmigen oder eilänglichen Endlappen, die
unteren geslielt, die oberen sitzend, die obersten länglich, ganzrandig:
Köpfchen 15-20 mm. im Durchmesser, eikugelig; Hüllschuppen ange-
drückt, von den Anhängseln nicht verdeckt, eirundlich, lederig, flaumig.
verwischt-längsnervig, grünlich, Anhängsel halbmondförmig, bräunlich-
gelb, kämmig-weissgefranst, in einen kräftigen, abstehenden, 2-3 cm.
642 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (49)
langen, am Grunde mit einigen Seitendörnchen bewehrten, an der
Innenseite rinnigen Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen rundlich, kämmig-gezähnt, am Rande durchscheinend ; Blumen-
kronen purpurn, die randständigen schwach strahlend: Achenen dicht-
seidenhaarig, Pappus drei mal so lang als die Achene.
C. Guicciardü Bois. Fl. or. III, p. 661, et suppl. p. 314; Hal. in Verh. z.
b. G. Wien 1888, p. 759, in Sitzb. akad. Wiss. Wien LXI, p. 316; Form.
in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIH, p. 27; Bald. riv. coll. bot. Alban, a.
1895, p. 51 sep., et in Bull. herb. Bois. IV, p. 205. — Exsice.: Orphan. fl.
gr. exs. n. 467; Heldr. it. septentr. a. 1879; Hal. it. gr. secund. a. 1893.
Stengel 10-70 cm. hoch; untere Blätter bis 20 cm. lang, Zipfel bis
% cm. lang; Köpfchen 15-20 mm. im Durchmesser. Der C. græca sehr
nahe verwandt. Aendert ab:
ß. minutispina. Dorn der Hüllschuppen kürzer oder so lang als die
Fransen, Pappus kürzer. Durch letzteres Merkmal, wie auch durch die
schwachbedornten Hüllschuppen der C. græca sich nähernd, der rauhen,
sonst fast kahlen Blätter und der herablaufenden Blattzipfel wegen doch
eher hieher gehörig.
Auf grasigen Hügeln, Aeckern, an Rainen. In Bœotien: bei Livadia
(Guicciardii); Doris: bei Segditza (Halacsy); Eurytanien: bei Karpenisi
(Heldreich); Aetolien: auf dem Aropokephala bei Prustovo und bei Mikro-
chorio (Heldreich), bei Vostinitza (Tuntas); Acarnanien: bei Agrinion
(Haläcsy); Epirus: bei Janina und dem Kloster Hagios Paraskevi (For-
manek); auf Santa Maura: bei Karya (Baldacci); Cephalonien: bei Dili-
nata (Heldreich); im Peloponnes: bei Aegion, auf der Kyllene bei Zugra
(Orphanides), Megaspilæon (Heldreich); auf der Insel Kythnos der Cycladen
(Heldreich); die Var. ß. bei Kastri in Thessalien (Formanek). Juli,
Augusl. Z.
54. C. minoa Heldr. Wurzelstock walzlich, schief oder senkrecht,
mehrköpfig; Stengel aufrecht, kantig-gefurcht, kurzästig, 2-6-köpfig,
samt den Blättern spinnwebig-fläumlich; Blätter derb, rauhlich, graulich-
grün, die unteren gestielt, bald ungeieilt, länglich oder elliptisch, stachel-
spitzig, fast ganzrandig oder grob-eingeschnitten-gesägt, bald leierförmig,
fiederlappig, fiederspaltig oder fiederschnittig, mit an der Spindel herab-
laufenden, eiförmigen Seitenzipfeln, die oberen sitzend, am Grunde
fiederspaltig, die obersten lineallänglich, ganzrandig; Köpfchen 20-25 mm.
im Durchmesser, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, von den Anhäng-
seln nicht verdeckt, eirundlich, lederig, flaumig, verwischt-längsnervig,
grünlich, Anhängsel halbmondförmig, gelblich, kämmig-weissgefranst,
a
Be
(50) D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 643
in einen kräftigen, abstehenden, 15-25 mm. langen, mit einigen Seiten-
dörnchen bewehrten, an der Innenseite rinnigen Dorn auslaufend, An-
hängsel der innersten Hüllschuppen rundlich, kämmig-gezähnt, am
Rande durchscheinend; Blumenkronen purpurn, die randständigen
schwach strahlend; Achenen dicht-seidenhaarig, Pappus zwei mal so
lang als die Achene.
C. minoa Heldr. in Bois. Fl. or. IH, p. 662. — C. Guicciardü Hal. in
Verh. z. b.G. Wien 1888, p. 763. — Exsicc.: Heldr. pl. cret. a. 1870;
Heldr. herb. gr. norm. n. 1046.
Stengel 5-30 cm. hoch; die grundständigen, ungeteilten Blätter samt
Stiel etwa 10 cm. lang und 3 cm. breit, die fiederteiligen bis 18 cm.
lang, nit kurzen und breiten Zipfeln. Von der Tracht der Guicciardii, von
derselben durch niedrigeren Wuchs, die ungeteilten, unteren Blätter und
die eiförmigen Zipfel der geteilten Blätter verschieden.
Auf mageren, steinigen Plätzen. In Attica: bei Elensis (Heider) und in
Creta : bei Candia (Heldreich). Juli, August. £.
£. Pflanze stengellos oder kurzstengelig.
55. G. myconia Bois. et Sart. Wurzel walzlich-spindlig, dick;
Stengel aufrecht, flaumig, rauhlich, 1-2-köpfig, kürzer als die Blätter;
Blätter flaumig-rauh, die grundständigen rosettig, gestielt, fiederschnittig,
mit entfernten eilänglichen, grobgezähnten, kurzbespitzten, in einen
Stiel verschmälerten, grösseren, und zwischen diesen befindlichen, viel
kleineren, dreieckigen Seitenzipfeln und einem kaum grösseren End-
zipfel, die stengelständigen kleiner, weniger geteilt; Köpfchen eiförmig,
mittelgross; Hüllschuppen angedrückt, eirundlich, von den Anhängseln
nicht verdeckt, verwischt-längsnervig, grünlich, Anhängsel halbmond-
förmig, gelblichbraun, blass-gefranst, in einen aufrechten oder abstehen-
den, 70-20 mm. langen, mit Seitendörnchen bewehrten Dorn auslaufend,
Anhängsel derinnersien Hüllschuppen eiförmig, braun, gefranst ; Blumen-
kronen lichtpurpurn, die randständigen schwach strahlend; Achenen
kurz-seidenhaarig, Pappus länger als die Achene.
C. myconia Bois. et Sart. Diagn. Pl. or. ser. 2, fase. 6, p. 114. — C.
Urvillei Bois. Fl. or. Il, p. 665 p. p. non DC. — Exsice.: Heldr. et Hal. fi.
æg. a. 1889.
Stengel bis 8 cm. hoch, manchmal sehr verkürzt; Grundblätter samt
Stiel bis 15 cm. lang, Seitenzipfel etwa 1 cm. lang; Köpfchen 20-25 mm.
im Durchmesser. Von der Tracht der C. mixta und raphanina, von ihnen
644 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (51)
durch das Vorhandensein eines Stengels, grössere, in den Stiel ver-
schmälerte Blattzipfel, grössere Köpfchen und grössere, kräftiger bedornte
Hüllschuppen verschieden.
Von C. Urvillei DC. durch fast um die Hälfte kleinere Köpfchen, nicht
schwarze Anhängsel und schwächeren Dorn derselben verschieden.
Steht gleichsam in der Mitte von dieser und C. mixta.
An Felsen am Meere, auf der Insel Tenos (Leonis) und Mykonos (Sar-
tori) der Cycladen. April, Mai. £.
56. ©. mixta DC. Wurzel walzlich-spindlig, dick; Stengel bis zum
Unmerklichen verkürzt, scheinbar fehlend, Köpfchen zu 1-4 in der
Mitte der grundständigen, rosettigen Blätiern sitzend; Blätter grün, am
Rande rauh, an den Flächen fast glatt, leierförmig- fiederschnittig, mit
länglichen oder lanzettlichen, gezähnten, kurzbespitzten, an der Spindel
herablaufenden, grösseren und zwischen diesen befindlichen, viel
kleineren, dreieckigen Seitenzipfeln und einem grösseren, rautenförmigen
Endzipfel; Köpfchen eiförmig, ziemlich gross; Hüllschuppen angedrückt,
eiförmig, verwischt-längsnervig, grünlich, kahl, Anhängsel halbmond-
förmig, bräunlich, fläumlich, kämmig-gefranst, schmal, häutig-herab-
laufend, in einen auswärtsgekrümmten, 5-75 mm. langen, mit langen
Seitendörnchen bewehrten Dorn auslaufend; Anhängsel der innersten
Hüllschuppen länglich, gezähnelt, durchscheinend; Blumenkronen licht-
purpurn, am Grunde orange, die randständigen schwach strahlend;
Achenen kahl oder angedrückt- seidenhaarig, Pappus länger als die
Achene.
G. mixta DC. pr. VI, p. 594 excl. loc. asiat. — ©. raphanina Chaub.
et Bory. exp. Mor. III, 2, p. 256, Fl. Pelop. p. 60; Link. in Linn. IX, p. 581.
— ? C. saxicola ß. Fraasiana C. H. Schultz in Flora XXV, Beibl. p. 160.
— C. hellenica Bois. et Sprun. Diagn. Pl. or. ser. 1, fase. 6, p. 131; Clem.
sert. p. 59; Raul. Crète p. 789; Unger Reise p. 124; Weiss in Verh. z. b.
G. Wien 1869, p. 44. Hal. in Denkschr. Akad. Wiss. Wien LXI, p. 509.
Boissieu in Bull. soc. bot. fr. 1896, p. 286; Heldr. in Bull. herb. Bois. VI,
p. 306. — Exsicc.: Heldr. herb. gr. norm. n. 320 et 1047.
Wurzel bis 2 cm. dick, Blätter 3-15 cm. lang; Köpfchen 15-20 mm. im
Durchmesser. Aendert ab:
ß. caulesems. Stengel 2-7 cm. lang.
An steinigen, sonnigen Orten der unteren Region bis in die Tannen-
region der Hochgebirge. In Attica: bei Athen auf dem Areopag (Clementi),
Pentelicon (Unger), Hymettus (Orphanides), bei Laurion (Heldreich), auf
den Petali’schen Inseln (Holzmann), auf Aegina (Heldreich); in Beotien:
(52) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 645
bei Theben (Zuccarini); im Peloponnes: in Messenien (Bory), auf dem
Taygetos, Malevo, Kyllene (Heldreich), Chelmos, Olenos, Panachaicon
(Haläcsy), bei Patras (Link); auf Cephalonien (Mazziari); in Eubea:
auf Poros (Boissier), Hydra (Heldreich); auf Cephalonien (Mazziari);
Eubea: bei Kumi (Heldreich); auf den Cycladen: Zea (Boissier), Syra,
Tinos (Weiss), Andros (Heldreich), Thera (Letourneux); auf Creta: bei
Askyphos (Raulin). April—Juli. £.
57. G. raphanina Sibth. et Sm. Wurzel walzlich-spindlig, dick;
Stengel bis zum Unmerklichen verkürzt, scheinbar fehlend, Köpfchen zu
1-3 in der Mitte der grundständigen, rosettigen Blättern sitzend; Blätter
grün, rauhlich, leierförmig-fiederschnittig, mit ungleichen, langen, läng-
lichen, kurzbespitzten, an der Spindel schwach herablaufenden Seiten-
zipfeln und einem grösseren, geschweift-gezähnten Endzipfel; Köpfchen
eiförmig, mittelgross; Hüllschuppen angedrückt, eilänglich, verwischt-
längsnervig, grünlich, fläumlich, Anhängsel halbmondförmig, bräun-
lichgelb, kämmig-weissgefranst, schmal-häutig-herablaufend, in eine
kurze Stachelspitze auslaufend, zuweilen fast fransenlos, Anhängsel
der innersten Hüllschuppen länglich, durchscheinend, schwach-ge-
zähnelt; Blumenkronen lichtpurpurn, am Grunde orange, die randstän-
digen schwach strahlend ; Achenen angedrückt, seidenhaarig. Pappus
länger als die Achene.
C. raphanina Sibth. et Sm. pr. fl. gr. Il, p. 205, Fl. gr. X, p. 12, t. 917;
Sieb. avis p. 5, rem. p. 6; Raul. Crète p. 789; Weiss in Verh. z. b. G.
Wien 1869, p. 741; Bois. Fl. or. III, p. 675; Bald. risult. bot. viagg. Creta,
p. 71. — C. nana Sieb. in Flora V, 2, p. 639. — C. pumila Urv. enum.,
p. 118 et C. carduncella DC. pr. VI, p. 591 sec. Bois. 1. c. — Exsice.: Rev.
pl. Crète n. 255.
Der €. mixta DC. in der Tracht höchst ähnlich, durch die kurz-stachel-
spitzigen und wenig gefransten Anhängsel von ihr leicht zu unter-
scheiden.
Auf felsigen Stellen sowohl an der Küste als in den Gebirgen. In Creta:
in den sphakiotischen Bergen (Sibthorp), auf dem Volokia (Reverchon),
Hagion Pneuma (Baldacci), auf dem Ida (Sieber) und Lassitigebirge (Held-
reich), dann bei Candia, Strombolo, Karadagh, Kænurio-Khorio, Spina-
longa, Hagios Joannes von Sıtia (Raulin). Auf der Insel Melos (Urville).
Juni, Juli. £.
Anmerk. Für C. exscapa Urv. enum., p. 117, einer gelbblühenden,
stengellosen Art, wird von Boissier in Fl. or. III, p. 678, nebst den klein-
asiatischen Inseln Cos und Leros, auch Naxos als Standort angegeben,
646 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (53)
wo sie Urville gesammelt haben soll. Allein Urville führt nur die beiden
ersten Inseln an und es dürfte Boissier diesbezüglich ein Schreibfehler
unterlaufen sein.
Anm. C. crocodylium L. sp., p. 919, eine in diese Gruppe gehörige,
einjährige Art, mit verlängerten, nackten, einköpfigen Aesten. meist
leierförmigen Blättern, ziemlich grossen Köpfchen, braunen, durch-
scheinend-randhäutigen, gezähnellen, in einen nadeligen Dorn aus-
laufenden Hüllschuppen, stark strahlenden rosa Blüten, behaarten
Achenen und langem Pappus, soll nach Lam. dict. I, p. 677, auf Creta
vorkommen, wurde aber in neuerer Zeit nicht wieder gefunden.
b. Blüten gelb.
«. Stengel 20-60 cm. hoch.
98. G. -Tuntasia Heldr. Wurzelstock walzlich, senkrecht, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht, kantig-gefurcht, einfach oder oberwärts arm-
ästig, 1-3-köpfig, samt den Blättern spinnwebig-flaumig, etwas rauhlich;
Blätter derb, graulich-grün, fiederschnittig, mit länglichen, ganzrandigen
oder grobgezähnten, stachelspitzigen, an der Spindel schmal herab-
laufenden Zipfeln, die unteren gestielt, die oberen sitzend, die obersten
ungeleilt; Köpfchen mittelgross, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt,
von den Amhängseln teilweise verdeckt, eiförmig, kahl, verwischt-längs-
nervig, grünlich, Anhängsel gross, rundlich, bräunlich, /ang-kämmig-
gefranst, in einen mehr minder kräftigen, bis 25 mm. langen, am
Grunde mit einigen Seitendörnchen bewehrten, an der Innenseite rinni-
gen Dorn auslaufend, Anhängsel der oberen Hüllschuppen abstehend,
rundlich, konkav, kämmig-gefranst; Blumenkronen blassgelb, die rand-
ständigen schwach strahlend; Achenen seidenhaarig, Pappus vier mal
länger als die Achene.
C. Tuntasia Heldr. pl. exs. fl. hellen. a. 1897.
Stengel 20-30 cm. hoch; Köpfchen 15-20 mm. im Durchmesser. Der
C. salonitana zunächst verwand!, von ihr durch dichtere Bekleidung,
minder rauhe Blätter, insbesondere aber durch die grossen, reichlicher
und länger gefransten, die Hüllschuppen zum Teil verdeckenden unteren
und die abstehenden, konkaven, oberen Anhängsel und den längeren
Pappus wesentlich abweichend.
Bisher nur in der attischen Ebene bei Liosia (Tuntas). Juli. £.
59. G. salonitana Vis. Wurzelstock walzlich, senkrecht, mehr-
(54) D"E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 647
köpfig; Siengel aufrecht, kantig-gefurcht, einfach oder oberwärts ästig,
i-mehrköpfig, samt den Blättern flaumig-rauh; Blälter derb, grün,
fiederschnittig, mit länglich-verkehrteiförmigen oder länglich-lanzett-
lichen, ganzrandigen oder schwach gezähnelten, stachelspitzigen, am
Grunde verschmälerten, an der Spindel schmal-herablaufenden Zipfeln,
die unteren gestielt, die oberen sitzend, die obersten lanzettlich, unge-
teilt; Köpfchen mittelgross, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, von den
Anhängseln nicht verdeckt, eirundlich, lederig, fläumlich, verwischt-
längsnervig, grün, Anhängsel schmal, halbmondförmig, blassgelblich,
kurz-kämmig-gefranst, in einen mehr minder kräftigen, bis % cm.
langen, am Grunde mit einigen Seitendörnchen bewehrten, an der
Innenseite rinnigen Dorn auslaufend oder fast wehrlos, Anhängsel der
innersten Hüllschuppen aufrecht, rundlich, kämmig-gefranst; Blumen-
kronen schwefelgelb, die randständigen schwach strahlend; Achenen
seidenhaarig; Pappus etwas länger als die Achene.
C. salonitana Vis. in Flora XI, Erg. Bl. I, p. 23, Fl. Dalm. Il, p. 35,
t. 13; Bois. Fl. or. III, p. 666; Heldr. in Sitzb. Akad. Wiss. Berlin 1883,
p. 4 et 8, Chlor. Parn. p. 22; Hal. in Verh. z. b. G. Wien 1888, p. 759, in
Denkschrift Akad. Wiss. Wien LXI, p. 479, in öst. bot. Zeitschrift 1897,
p. 285; Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VII, p. 19 sep., in Verh. nat.
Ver. Brünn XXXI, p. 27, XXXIV p. 49 et XXXV p. 35 sep.; Haussk. in
Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 131; Bald. riv. coll. bot. Alban. 1895, p. 51.
— C. latisquama DC. pr. VI, p. 589. — C. collina S. et Sm. pr. fl. gr.,
p. 204, Fl. gr. X, p. 10, t. 914; Sieb. in Flora I, p. 275; Chaub. et Bory.
fl. Pelop., p. 60; Raul. Crète p. 789 non L. — C. centauroides Sibth. et
Sm. pr. fl. gr., p. 204; Chaub. et Bory. exp. Mor. IL, 2, p. 255, Fl. Pelop.
p. 60 non L. — Exsiec.: Orph. fl. gr. exs. n. 306; Heldr. herb. gr. norm.
n. 624.
Stengel 20-60 cm. hoch; Köpfchen 15-20 mm. im Durchmesser.
Aendert ab:
o. subinermis Bois. Fl. or. II, p. 666. Hüllschuppen fast wehrlos oder
der Dorn nur wenig kräftiger als die Fransen. Durch Zwischenformen
mit der folgenden Var. verbunden.
ß. macracantha Bois. Diagn. ser. 2, fasc. 3, p. 78. Dorn mehr minder
kräftig, bis 4 cm. lang.
An sonnigen, steinigen Orten, an Rainen, in Weingärten niedriger
und gebirgiger Gegenden, bis 1300 m. Verbreitet in Thessalien, sowohl
in der Ebene als auch im Gebirge vom Pelion, Ossa, Olymp, über das
Chassia- und Oxya-Gebirge, bis in den Pindus bei Meteora ; in Phthiotis:
648 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (55)
bei Stilida, Lamia, Limogardi, Longici, Vurlia und Neraida (Formanek),
im Sperchirustale und am Oeta (Spruner); in Attica: bei Mesoitis, Ama-
rysia, Kephissia, am Parnes bei Tatoi (Heldreich), am Pentelicon (Leut-
wein), auf dem Parnass bei Rachova (Orphanides) und Livadi und auf der
Kiona bei Segditza (Halacsy); auf dem Korax (Heldreich); in Epirus: im
Dipotamostale und bei Han Kanberga (Formanek), bei Prosgoli (Baldacci);
in Arcadien: bei Tripolizza (Sartori); auf Melos (Armenis); auf Creta: bei
Candia, Pedhiada und auf der Hochebene Nida am Psiloriti (Raulin).
Juli, August. %.
ß- Stengel 1-3 em. hoch.
60. C. parnonia Hal. Wurzelstock walzlich, senkrecht, mehr-
köpfig; Stengel aufrecht oder aufsteigend, kantig-gefurcht, einfach, ein-
köpfig, so lang oder kürzer als die Grundblätter, samt den Blättern
flockig-filzig; Blätter fiederschnitüg, mit länglichen, ganzrandigen,
stachelspitzigen, am Grunde verschmälerten Zipfeln, die grundständigen
kurzgestielt, die stengelständigen sitzend; Köpfchen ziemlich klein,
eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, von den Anhängseln teilweise ver-
deckt, eiförmig, schwach fläumlich, verwischt-längsnervig, gelbgrünlich,
Anhängsel dreieckig, durchscheinend, kämmig-gefranst, in der Mitte
gelbbräunlich, in eine Stachelspitze verschmälert, Stachelspitze so lang
oder wenig länger als die Fransen, Anhängsel der innersten Hüllschuppen
länglich, kämmig-gefranst; Blumenkronen sattgelb, die randständigen
schwach strahlend; Achenen schwach-seidenhaarig, Pappus so lang als
die Achene.
C. parnonia Hal. in sched. C. rupestris o. minor Bois. Fl. or. II, p. 668,
non C. minor Willd. — Exsicc.: Orphan. pl. exs. a. 1858, als C. laconica
Orph., non Bois.
Stengel 1-3 cm. hoch; Blätter 2-3 cm. lang, grau, Seitenzipfel 5 mm.
lang; Köpfchen 1 cm. im Durchmesser. C. rupestris L., zu welcher sie
von Boissier als Varietäl gezogen wird, unterscheidet sich in ihren
Zwergformen durch höheren Wuchs, schwächere Bekleidung, grüne, ein-
fach- oder doppeltfiederschnittige Blätter, mit langen, schmallinealen
Zipfeln und kürzerem Pappus.
Auf der Spitze des Malevo — Parnon der Alten — in Laconien (Orpha-
nides), sehr selten. Juli, August. %.
(56) D”E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 649
IV. Gruppe. Galcitrapeæ DC. pr. VI, p. 592. Anhängsel d. Hüllschuppen
knorpelig, blassgelb oder bräunlich, nicht herablaufend, in einen
am Grunde meist mit Seitendörnchen bewehrten Dorn auslaufend,
die Hüllschuppen nicht verdeckend; Nabel der Achenen nicht be-
bärtet; Pappus vorhanden oder fehlend. — 1-2-jährige Arten mit
mittelgrossen Köpfchen und gelben oder purpurnen Blüten.
a. Blätter am Stengel herablaufend ; Blüten gelb.
* Blumenkronen drüsenlos.
61. C. solstitialis L. Wurzel spindlig, einköpfig; Stengel aufrecht,
ausgesperrt-äslig, vielköpfig, samt den Blättern wollig-graufilzig; die
untersten Blätter gestielt, leierförmig oder buchtig-fiederspaltig, mit
länglichen, gauzrandigen oder gezähnien Zipfeln, die übrigen lineallanzett-
lich, ganzrandig, stachelspitzig, am Stengel herablaufend; Köpfchen
einzeln, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig, spinnwebig, ner-
venlos, grünlich, Anhängsel klein, knorplig, gelb, in einen sparrig-ab-
stehenden, 10-15 mm. langen, am Grunde beiderseits mit 1-2 Seiten-
dörnchen bewehrten, gelben Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten
Hüllschuppen länglich, häutig-durchscheinend, ganzrandig oder gezähnelt;
Blumenkronen sattgelb, die randständigen kleiner; Achenen kahl,
glänzend, Pappus so lang oder etwas länger als die Achene.
C. solstitialis L. sp. p. 917; Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 202, Fl. gr. X,
p. 6, t. 908; Chaub. et Bory. exp. Mor. II, 2, p. 255, Fl. Pelop. p. 60.
Marg. et Reut. Fl. Zante, p. 59; Friedrichst. Reise p. 273 et 284; Fraas.
fl. class. p. 20%; Raul. Crete p. 789; Weiss in Verh. z. b. G. Wien 1869,
p. 4%; Bois. Fl. or. III, p. 685; Heldr. Fl. Cephalon, p. 48; Osterm. in
Verh. z. b. G. Wien 1887, p. 663 et I. c. 1890, p. 296; Hal. in Verh. z. b.
G. Wien 1888, p. 759, in Denkschr. Akad. Wiss. Wien LXI, p. 245 et
479; Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VIII, p. 19 sep., in Verh. nat.
Ver. Brünn XXXII, p. 27, XXXIV p. 49, XXXV p. 35 sep.; Haussk. in
Mitih. thür. bot. Ver., p. 131; Bald. ris. bot. viagg. Creta, p. 71. — 2 C.
sicula Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 202. — Exsicc.: Heldr. fl. hell. a. 1875.
Stengel 10-40 cm. hoch; Köpfchen 6-10 mm. im Durchmesser, Dornen
der Hüllschuppen blassgelb, der mittlere länger als das Köpfchen.
Aendert ab:
BULL. HERB. BOIsS., aolıt 1898. [A
650 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (57)
ß. Adami (Willd.). Köpfchen etwas kleiner, mittlerer Dorn der Hüll-
schuppen wenig länger als die Seitendörnchen, kürzer als das Köpfchen,
am Grunde oft rötlich überlaufen.
C. Adami Willd. sp. HE, p. 2310; Friedr. Reise p. 273; Hal. in öst. bot.
Z. 1890, p. 39. Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VI, p. 131. — Exsicc.:
Sint. it. or. 1889, n. 1855; Heldr. it. quart. Thessal. a. 1885.
An Wegen, Rainen, auf wüsten Plätzen, Brachen der unteren Region,
gemein im ganzen Lande. Die Var. ß. in Thessalien: bei Katernia (Sin-
tenis), Trikkala (Heldreich), Megala Kalyvia (Haussknecht); in Argolis:
auf Poros (Friedrichstal). Juni, Juli. ©).
62. G. idæa Bois. et Heldr. Wurzel spindlich, dicklich, mehrköpfig;
Stengel aufrecht, vom Grunde an ästig, vielköpfig, samt den Blättern
wollig-graufilzig; die untersten Blätter rosettig, gestielt, leierförmig-
fiederschnittig, mit zahlreichen, eiförmig-dreieckigen, geschweift-gezähn-
ten Zipfeln, die folgenden kleiner, am Grunde 1-3-paarig-fiederspaltig,
wie die öbersten länglichen, ganzrandigen, am Stengel herablaufend;
Köpfchen einzeln, eiförmig; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig, spinn-
webig, nervenlos, grünlich, Anhängsel klein, knorpelig, gelb oder bräur-
lich, in einen sparrig-abstehenden, 10-15 mm. langen, am Grunde beider-
seits mit 1-2 Seitendörnchen bewehrten, gelben, an den oberen Hüll-
schuppen meist rotbraunen Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten
Hüllschuppen länglich, häutig-durchscheinend, ganzrandig oder gezähnelt;
Blumenkronen sattgelb die randständigen kleiner; Achenen kahl, glän-
zend, Pappus so lang als die Achene.
C. idea Bois. et Heldr. Diagn. Pl. or ser. À, fasc. 10, p. 119; Bois. Fl.
or. Il, p. 686, suppl. p. 316; Raul. Crète p. 789. — C. solstitialis var.
idea Bald. ris. bot. viag. Creta, p. 71. — Exsicc.: Heldr. pl. cret. a. 1870;
Rev. pl. cret. n. 81.
Stengel 10-25 cm. hoch; Köpfchen 6-10 mm. im Durchmesser. Eine
ausgezeichnete, mit C. solstitialis L. nicht zu vereinigende Art. Von der-
selben durch die dicke, mehrköpfige, zweijährige Wurzel und die Blatt-
form verschieden.
Auf sonnigen, mageren Plätzen, Hügeln niedriger und gebirgiger
Gegenden, bis 1700 m. Nur auf Crela: bei Kissamos und Malaxa
(Reverchon), Stylo, Kephala, Anopolis, Aradhena, auf den sphakiotischen
Bergen und auf dem Ida (Heldreich). Juni, August. ©).
(58) D’E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 651
** Blumenkronen drüsig.
63. GC. melitensis L. Wurzel spindlig, ein- oder mehrköpfig; Stengel
aufrecht, oft vom Grunde an ästig, vielköpfig, samt den Blättern flaumig-
rauh; die untersten Blätter in den Stiel verschmälert, leierförmig-fieder-
spaltig, mit länglichen, stumpflichen Zipfeln, die übrigen lineallänglich
oder lineal, stachelspitzig, am Stengel herablaufend; Köpfchen eikugelig,
einzeln oder zu mehreren gehäuft; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig,
flaumig, nervenlos, grünlich, Anhängsel klein, gelbbräunlich, in einen
sparrig-abstehenden, 5-8 mm. langen, beiderseits mit 2 Seitendörnchen
bewehrien, gelben oder bräunlichen Dorn auslaufend, Anhängsel der
obersten Hüllschuppen lanzettlich, stachelspitzig, ganzrandig; Blumen-
kronen lichtgelb, die randständigen kleiner; Achenen kahl, glänzend,
Pappus etwas kürzer als die Achene.
C. melitensis L. sp. p. 917; Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 202, Fl. gr. X,
p. 6, t. 909; Chaub. et Bory exp. Mor. II, 2, p. 256, Fl. Pelop. p. 60;
Heldr. in Bull. herb. Bois. VI, p. 306. — C. apula Lam. dict. I, p. 674;
? Raul. Crète p. 789. — ? C. lyrata Sieb., avis p. 5. — Exsice.: Heldr. pl.
exs. n. 2069 ex. a. 1848.
Stengel 20-80 cm. hoch; Köpfchen 1 cm. im Durchmesser. Durch die
rauhlichen Blätter, die gehäuften Köpfchen, schwächere Dornen der
Hüllschuppen und drüsige Blüten von den beiden vorigen Arten ver-
schieden.
Auf trockenen Hügeln, an Wegen, wüsten Plätzen, sehr selten. Mit
Sicherheit nur auf der Insel Aegina bei Perivolia und Hagia Marina
(Heldreich) ; nach Sibthorp in Laconien und wenn die Sieber-Raulin’sche
Pflanze hiehergehört, bei Canea auf Creta. Juni, August. ©).
b. Blätter am Stengel nicht herablaufend.
* Blüten purpurn.
64. C. calcitrapa L. Wurzel spindlig, dicklich, mehrköpfig ;
Stengel aufrecht, vom Grunde an ausgesperrt-ästig, vielköpfig, samt
den Blättern fläumlich, bald verkahlend; Blätter grün, die untersten
kurz-gestielt, fiederteilig mit länglichen oder lanzettlichen, scharf-
gezähnten, stachelspitzigen Zipfeln, die folgenden am Grunde mit
1-2 verlängerten Zipfeln, wie die oberen länglichen, ganzrandigen,
sitzend; Köpfchen eiförmig, einzeln, end- und seitenständig, kurzgestielt
652 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (59)
oder sitzend; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig, kahl, nervenlos, grün-
lich, schmal-randhäutig, Anhängsel knorpelig, blassgelb, in einen sparrig-
abstehenden, 10-15 mm. langen, beiderseits am Grunde mit 2-3 Seilen-
dörnchen bewehrten Dorn auslaufend, Anhängsel der innersten Hüll-
schuppen länglich, durchscheinend, meist stachelspitzig, gezähnelt,
Blumenkronen purpurn, die randständigen schwach strahlend ; Achenen
kahl, matt, Pappus fehlend.
C. calcitrapa L. Sp., p. 917; Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 201; Sieber
avis, p. 5 rem., p. 6; Chaub. et Bory. exp. Mor. III, 2, p. 255, Fl. pelop.,
p. 60; Fraas. fl. class.. p. 20%; Raul. Crète, p. 789; Bois. Fl. or. III, p. 689;
Heldr. fl. cephal., p. 48; Hal. in Verh. z. b. G. Wien 1888, p. 763, in
Denkschr. Akad. Wiss. Wien LXI, p. 245 et 509; Osterm. in Verh. z. b.
Ges. Wien 1890, p. 296, Form. in deutsch. bot. Monatsschr. VIIL,p. 19 sep.,
in Verh. nat. Ver. Brünn XXXIH, p. 27, XXXIV p. 49, XXXV p. 35; Haussk.
in Mitth. thür. bot. Ver. VIL p. 131. — C. calcitrapa var. longispina
Aschers. ap. Wien in Verh. z. b. G. Wien 1869, p. 44. — Exsicc. : Heldr.
it. quart. Thessal. a. 1885.
Stengel 30-60 cm. hoch, buschig; Köpfchen 6-10 mm. in Durchmesser,
durchschnittlich etwas grösser und kräftiger bedornt als bei der mittel-
europäischen Pflanze.
Auf wüsten Plätzen, an Rainen, Wegen, Brachen verbreitet am ganzen
Festlande, dann auf Corfu, Cephalonıen und Creta, wahrscheinlich auch
auf den übrigen Inseln, doch finde ich sie nicht erwähnt. Juni bis in den
Herbst. ©).
65. ©. iberica Trev. Wurzel spindlich, dicklich, mehrköpfig; Stengel
aufrecht, ausgesperrt-ästig, vielköpfig, samt den Blättern flaumig-rauh-
lich; Blätter grün, die untersten kurzgestielt, fiederspaltig oder fieder-
teilig. mit länglichen oder lanzettlichen, scharfgezähnten, stachelspitzigen
Zipfeln, die folgenden am Grunde mit 1-2 verlängerten Zipfeln, wie
die obersten, länglichen, ganzrandigen, sitzend; Köpfchen eiförmig, ein-
zeln, end- und seitensländig, kurzgestielt oder sitzend, Hüllschuppen
angedrückt, eiförmig, kahl, nervenlos, grünlich, schmal-randhäutig,
Anhängsel knorpelig, blassgelb, in einen sparrig-abstehenden, 15-20 mm.
langen, beiderseits am Grunde mit 1-2 Seitendörnchen bewehrten Dorn
auslaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen länglich, durch-
scheinend, stumpflich, gezähnelt; Blumenkronen purpurn, die rand-
ständigen schwach-strahlend; Achenen kahl, matt, Pappus halb so lang
als die Achene.
C. iberica Trev. in Spreng. syst. III, p. 406; Bois. Fl. or. II, p 690;
(60) DE. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 653
Haussk. in Mitth. thür. bot. Ver. VI, p. 131; Form. in Verh. nat. Ver.
Brünn XXXIV, p. 49, XXXV, p. 35 sep. — C. ægyptiaca Sibth. et Sm. pr. fl.
gr. II, p. 201, Fl. gr. X, p. 5, t. 907 ; Chaub. et Bory fl. Pelop., p. 60 non
L. — C. calcitrapoides DC. pr. VI, p. 597, an L. — Exsice. : Heldr. it.
IV, Thessal. a 1885.
Von C. calcitrapa L., der sie höchst ähnlich ist, durch kräfligeren
Wuchs, etwas grössere Köpfchen und das Vorhandensein eines Pappus
verschieden. — Aendert ab:
ß. Holzmanniana (Heldr.). Aeste kürzer, Köpfchen eiwas grösser,
Dornen der Hüllschuppen kräftiger, 3 cm. lang, am Grunde bis 5 mm.
breit.
C. Holzmanniana Heldr. herb. fl. hellen. n. 111. — C. iberica ß. Holz-
manniana Bois. fl. or. suppl., p. 316.
Auf wüsien Plätzen, Weiden, an Wegen. In Thessalien : bei Ilias Para-
pansa, Palæokastro, Sermeniko, Mavro Mandila, Limogardi, Velestino,
Ligaria, Godaman, Nezeros (Formanek), Volo, Karditza, Larissa, Tyrnavos,
Korona (Haussknecht), Megala Kalyvia bei Trikkala (Heldreich); in Attica:
im Oelwalde von Athen (Heldreich); in Achaia (Sibthorp). Die Var. £.
am Parnes bei Hagios Mercurios bis 600 m. (Heldreich). Juli bis in den
Herbst. ©).
** Blüten schwefelgelb.
66. GC. hyalolepis Bois. Wurzel spindlig oder mehrköpfig; Stengel
aufrecht, ausgesperrt-ästig, vielköpfig, samt den Blättern fläumlich;
Blätter grün, die untersten gestielt, leierförmig-fiederspaltig mit läng-
lichen oder lanzettlichen, gezähnten, stachelspitzigen Zipfeln, die mitt-
leren fiederlappig oder grobgezähnt, wie die obersten, meist ganzran-
digen, sitzend; Köpfchen von leizteren umhüllt, eiförmig, einzeln, end-
und seitenständig, gestielt oder sitzend; Hüllschuppen angedrückt,
eiförmig, kahl, nervenlos, gelblichgrün, Anhängsel knorpelig, von einem
breiten, durchscheinenden Hautrande umgeben, in einen sparrig-abste-
henden, 2-4 cm. langen Dorn auslaufend, Seitendörnchen beiderseits 1
oder fehlend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen rundlich, bräunlich
oder durchscheinend, stumpflich, ganzrandig oder gezähnelt; Blumen-
kronen schwefelgelb, die randständigen kaum strahlend; Achenen kahl,
glänzend, Pappus so lang als die Achene.
C. hyalolepis Bois. Diagn. Pl. or. ser. 1, fasc. 6, p. 133; Hausskn. in
Mitth. thür. bot. Ver. VII, p. 131. — C. pallescens ß hyalolepis Bois. Fl. or.
654 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (61)
II, p. 691, suppl. p. 316. — Exsicc. : Heldr. herb. gr. norm. n. 852;
Rev. pl. Crète, n. 80.
Von der Tracht und den Grüssenverhältnissen der C. iberica, von
welcher sie sich durch die gelben Blüten unterscheidet. C. pallescens
Del. ist niedriger, der Hautrand der Anhängsel schmäler und der Dorn
derselben beiderseits mit 2-3 Seitendörnchen bewehrt.
An Wegen bei Myli in Attica (Heldreich); auf Creta : bei Kissamos
und Canea (Reverchon). Mai, Juni. ©).
V. Gruppe. Seridieæ DC. pr. VI, p. 598. Anhängsel der jHüllschuppen
knorpelig, blassgelb bis schwarzbraun, nicht herablaufend, hand-
förmig-dornig, die Hüllschuppen nicht verdeckend; Nahel der
Achenen bebärtet; Pappus an allen oder doch den mittleren Achenen
vorhanden. Einjährige oder ausdauernde Arten mit mittelgrossen
Köpfchen und purpurnen oder gelben Blüten.
a. Blüten purpurn.
«. Stengelblätter mit herzförmig-geöhreltem Grunde sitzend.
67. CG. sphærocephala L. Wurzelstock walzlich, mehrköpfig;
Stengel aufsteigend oder niederliegend, kantig, ästig, mehrköpfig, samt
den Blättern flaumig-rauh; Blätter trübgrün, leierförmig-fiederteilig,
oder buchtig-gezähnt, mit länglichen oder 3eckigen, grobgezähnten,
kurzbespitzten Zipfeln, die untersten gestielt, die folgenden mit ge-
öhreltem Grunde sitzend, die obersten zuweilen ganzrandig; Köpfchen
von letzteren umhüllt, eikugelig, einzeln, endständig; Hüllschuppen
angedrückt, eiförmig, kahl oder fläumlich, nervenlos, gelblichgrür,
Anhängsel knorpelig, klein, blassgelblich, handförmig in 5-7 abstehende
oder zurückgebrochene, 4-8 mm. lange, nadelige Dorne auslaufend,
Anhängsel der innersten Hüllschuppen trockenhäutig, gezähnelt; Blumen-
kronen purpurn, die randständigen strahlend; Achenen kahl, glän-
zend, Pappus an den äusseren fehlend, an den inneren kürzer als die
Achene.
C. sphærocephala L. Sp., p. 916; Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 201, Fl.
gr. X, p. 3, 1. 904; Raul. Crète, p. 789; Bois. fl. or. III, p. 692.
Stengel 10-40 cm. lang; Köpfchen mittelgross, etwa 15 mm. in Durch-
messer. Habe keine Exemplare gesehen.
(62) DE. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 655
Auf sandigen Plätzen der unteren Region. Auf den Inseln des Archi-
pels (Sibthorp) und auf Creta (Sieber nach Raulin). In neuerer Zeit nicht
wieder gefunden. April, Juni. £.
£. Stengel durch die herablaufenden Blätter breitgeflügelt.
68. C. sonchifolia L. Wurzelstock walzlich, mehrköpfig ; Stengel
aufsteigend oder niederliegend, kantig, ästig, mehrköpfig, samt den
Blättern drüsig-flaumig; Blätter trübgrün, leierförmig-fiederschnittig,
fiederspaltig oder buchtig-gezähnt, mit 3eckigen, stachelspitzig-gezähnten
Seitenzipfeln und einem grössern, eiförmigen Endzipfel, die untersten
gestielt, die folgenden am Stengel herablaufend, die obersten ziemlich
gross, eiförmig oder länglich ungeteilt; Köpfchen von letzteren um-
hüllt, eikugelig, einzeln, endständig; Hüllschuppen angedrückt, eiförmig,
kahl nervenlos, gelblichgrün, Anhängsel knorpelig, klein, gelblich, hand-
förmig, in 5-7 abstehende oder zurückgebrochene, 4-7 mm. lange, nade-
tige Dorne auslaufend. Anhängsel der innersten Hüllschuppen eiförmig,
trockenhäutig, bräunlich, gezähnelt; Blumenkronen purpurn, die rand-
ständigen schwach strahlend; Achenen kahl, matt, Pappus 2-3 mal
kürzer als die Achene.
C. sonchifolia L. sp., p. 915; Marg. et Reut. fl. Zante, p. 59; Bois. Fl. or.
II, p. 692. — Exsicc. : Heldr. pl. exs. n. 192; Bicknell pl. exs. corcyr. a.
1891.
Von der Tracht der C. sphærocephala L., von welcher sie durch die
herablaufenden Stengelblätter leicht zu unterscheiden ist.
Auf sandigen Plätzen der Küste, sehr selten. Auf Corfu : bei Melikia
(Bicknell); auf Zante : bei Tsilivi (Margot); in Messenien : bei Navarin
(Heldreich). Mai, Juni. Z.
Anm. Zu dieser Art gehört wahrscheinlich C. romana Chaub. et Bory.
exp. Mor. III, 2, p. 256 et Fl. pelop., p. 60, von Methone und Kardamyle.
67. C. napifolia L. Wurzel spindlig; Stengel aufrecht, kanlig-
gefurcht, ästig, vielköpfig, samt den Blättern fläumlich; Blätter trübgrün,
die untersten gestielt, leierförmig-fiederschnittig, mit beiderseits 1-3
länglichen, Kleinen, stachelspitzig-gezähnten Seitenzipfeln und einem
grossen, eirundlichen Endzipfel, die folgenden leierförmig-fiederspaltig,
am Stengel herablaufend, die obersten lanzettlich, klein, ungeteilt, Köpf-
chen von letzteren kaum umhüllt, eiförmig, einzeln, endständig; Hüll-
schuppen angedrückt, kahl, nervenlos, gelblich-grün, Anhängsel knorpelig,
blassgelblich, querbreiter, fussförmig in 6-9, anliegende, 2 mm. lange,
656 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (63)
nadelige Dorne auslaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen läng-
lich, trockenhäutig, bräunlich, schwach gezähnelt; Blumenkronen pur-
purn, die randständigen strahlend; Achenen kahl, glänzend, Pappus
halb so lang als die Achene.
C. napifolia L. sp., p. 916; Sibth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 201, Fl. gr. X,
p. 3, t. 905; Sieb. avis rem., p. 6; Friedrichsth. Reise p. 283; Raul. Crète
p. 789; Bois. Fl. or. III, p. 694.
Stengel 30-60 cm. hoch; Köpfchen 1 cm. im Durchmesser. Durch die
einjährige Wurzel, den sehr grossen Endlappen der unteren Blätter, die
breiten, mit sehr kleinen Dornen versehenen Anhängsel und die grossen,
stark strahlenden Randblüten von C. sonchifolia verschieden. Habe keine
Exemplare gesehen.
Nach Linné, Sibthorp und Sieber auf Creta und nach Friedrichsthal im
Eurotasthale zwischen Leondari und Misitra. Wurde in neuerer Zeit nicht
wieder gefunden. Mai, Juni. ©).
b. Blüten sattgelb.
70. C. lancifolia L. Wurzelstock mehrköpfig; Stengel aufrecht.
gefurcht, einfach oder wenigästig, 1-4-kôpfig, samt den Blättern flaumig-
rauhlich, drüsig; Blätter freudiggrün, lanzettlich, spitz, erhaben-nervig,
die untersten in den Stiel verlaufend, die übrigen halbstengelumfassend-
sitzend, kurzherablaufend ; Köpfchen eikugelig, einzeln, endständig, von
den obersten Blättern gestützt; Hüllschuppen angedrückt, kahl oder
fläumlich, verwischt-lingsnervig, grünlich, Anhängsel dreieckig-rundlich,
schwarzbraun, handförmig-kämmig in 9-13 anliegende, 3-5 mm. lange
Dörnchen auslaufend, Anhängsel der innersten Hüllschuppen lanzettlich,
durchscheinend, kurz-kämmig-gefranst oder fast ganzrandig; Blumen-
kronen sattgelb, die randständigen strahlend; Achenen kahl, Pappus so
lang als die Achene.
C. lancifolia Sieb. in Spreng. syst. III, p. 406 et in Avis, p. 5, rem.,
p. 6; Bois. Fl. or. II, p. 694. — Amberboa lancifolia DC. pr. VI, p. 561;
Raul. Crète p. 788. — Chartolepis lancifolia Fenzl in Tchih. As. min. II,
p. 324. — Exsicc.: Sieb. pl. cret.; Reverchon pl. Crète n. 90.
Stengel 10-20 cm. hoch, Blätter 5-6 cm. lang und 4-6 mm. breit;
Köpfchen 15 mm. breit.
Auf den Bergen von Sphakia (Sieber) und Drakona (Reverchon) in
Creta. Juli. £.
(6%) DE. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS, 657
Zweifelhafte Arten.
C. armoracifolia S:bth. et Sm. pr. fl. gr. II, p. 205. Auf den Bergen des
Peloponnes. Vergl. Spreng. syst. III, p. 396, Chaub. et Bory. exp. Mor.,
p. 256 et Fl. pelop., p. 60; DC. pr. VI, p. 603, Bois. Fl. or. III, p. 656.
C. coronopifolia Sibth. et Sm., 1. c., p. 204 In Griechenland ohne
näheren Standort.
C. dalmatica Fraas fl. class., p. 20%, mit büschelförmigen, knolligen
Wurzeln. In Eubea: bei Mantudi und Limni.
C. eumorpha Sieb. avis rem., p. 6, ohne Diagnose. In Creta. Vergl.
Raul. Crète, p. 802.
Endex.
Amberboa lancifolia DC. (63) 656.
Centaurea achaia Boiss. et Heldr. (44)
637.
» v. corinthiaca Boiss.
et Heldr. (44) 637.
ferox Boiss. et
Heldr. (43) 636.
Adami Willd. (57) 650.
ægyptiaca Sibth. et Sm. (60)
653.
affinis Friv. (28) 592.
affinis Haussk. (28) 592.
» v.denudata Hal. (29)
993.
» v. microcephala Hal.
(29) 593.
» peloponnesiaca Hal.
(29) 593.
affinis*XGrisebachii Haussk.
(32) 596.
» V.
alba L. (11) 575.
» v. deusta Boiss. (10)
974.
» v.princeps Bald. (11)
879.
» v. princeps Bois. (10)
D74.
amara L. (12) 576.
Centaurea amplifolia Bois. et Heldr.
(7) 571.
apula Lam. (Lam.) (58) 651.
argentea L. (20) 58%.
armoracifolia Sibth. et Sm.
(64) 657.
asperula Hal. (24) 588.
atropurpurea Oliv. (42) 635.
attica Nym. (25) 589.
» v. pateræa Hal. (26)
290.
axillaris Chaub. et Bory (16)
580.
» v. angustifolia Form.
ù (16) 580.
» _v.cana Bois. (16) 580.
Baldaccii Deg. (18) 582. _
Biebersteinii Form. (32)
296.
Boissieri Walp. (25) 589.
brevispina Form. (34) 598.
brevispina Haussk. (34) 598.
» _v. fusconigra Haussk.
(35) 599,
brevispina X pelia Haussk.
(35) 599.
cadmea Boiss. (8) 572.
calcitrapa L. (54) 651.
658
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (65)
Centaurea calcitrapa v. longispina
Aschers. sa 692.
calcitrapoides DC. (60) 653.
cana Bald. (16) 580.
cana Sibth. et Sm. (16) 580.
» _v. albiflora Raul. (18)
582.
» v. pindicola Bald.
(17) 581.
» v. pindicola Griseb.
(18) 582.
carduncella DC. (52) 645.
Ceccariniana Bois. et Heldr.
(47) 640.
Ceccariniana Hausskn. (47)
640.
» v. brachycentra
Boiss. (47) 640.
centauroides Sibth. et Sm.
(34) 6%7.
eiliata Friv. (22) 586.
cineraria Sieb. (20) 584.
collina Sibth. et Sm. (5%)
- 647.
confusa Hal. (32) 596.
Cordonis Orph. (47) 640.
corinthiaca Boiss. et Heldr.
(44) 637.
coronopifolia Sibth. et Sm.
6%) 657.
crocodylium L. (53) 646.
cyanus L. (1%) 578.
dalmatica Fraas. (6%) 657.
depressa M. B. (15) 579.
deusta Ten. (10) 574.
» v. brunnea Hal. (11)
979.
diffusa Lam. (38) 602.
dissecta Bois. (29) 593.
» v. alpina Heldr. (27)
5.
» v.pallidior Bois. (30)
99.
drakiensis Freyn. et Sint.
(36) 600.
ebenoides Heldr. (42) 635.
epirota Hal. (17) 581.
eryngioides Chaub. et Bory
(45) 638.
eryngioides Lam. (43) 636.
eryngioides Raul. (45) 638.
eryngioides Sibth. et Sm.
(43) 636.
» v. subarachnoidea
Bois.et Heldr. (45) 638.
eumorpha Sieb. (64) 657.
exscapa Urv. (52) 645.
græca Bois. et Spr. (25) 589.
Centaurea græca Griseb. (46) 637.
» v. Ceccariniana Bois.
et Heldr. (47) 640.
» v. Grisebachii Bald.
(32) 596.
» v. macedonica Bois.
(31) 595.
» v. ochroleuca Heldr.
et Sart. (26) 590.
Grisebachii Form. (32) 596.
Grisebachii Nym. (31) 595.
Guicciardii Bois. (48) 641.
Guicciardii Form. (47) 649.
Guicciardii Hal. (50) 642.
» v.minutispina Hal.
(49) 642.
Heldreichii Hal. (9) 573.
hellenica Bois. et Spr. (51)
644.
Holzmanniana Heldr. (60)
hyalolepis Bois. (60) 653.
iberica Trev. (59) 652.
» v. Holzmanniana
Heldr. (60) 653.
idæa Bois. et Heldr. (57) 650.
incompleta Hal. (49) 583.
jacea Form. (12) 576.
» v.montana Form. (12)
976.
Freyn. et
Sint. (22) 586
lacerata Haussk. (27) 594.
laconica Bois. (45) 698.
lactiflora Hal. (37) 601.
lancifolia L. (63) 656.
latisquama DC. (54) 647.
laureotica Heldr. (26) 590.
lyrata Sieb. (58) 691.
macedonica Form. (32) 596.
macedonica Griseb. (31) 595.
macedonica Hal. (22) 586.
macedonica Heldr. (35) 599.
melitensis L. (58) 651.
minoa Heldr. (49) 642.
mixta DC. (51) 644.
» v. caulescens Hal.
(51) 644.
montana Sibth. et Sm. (16)
kalambakensis
musarum Bois. et Doph. (8)
>
myconia Bois. et Sart. (50)
nana Sieb. (52) 645.
napifolia L. (62) 695.
nervosa Willd. (44) 578.
Niederi Heldr. (19) 583.
nigrescens Willd. (13) 577.
ER &
tue len
(66)
Centaurea Oliveriana DC. (41) 634.
» v. amorgina Bois.
et Orph. (42) 635.
Orphanidea Heldr. et Sart.
(35) 599.
» v.thessala Haussk.
(35) 599.
ossæa Hal. (27) 591.
ovina Form. (37) 601.
pallescens v. hyalolepis Bois.
(60) 653.
pallida Friv. (21) 585.
pallida X tymphæa Haussk.
(22) 586.
pallidior Bois (30) 594.
» v.pallidissima Hal.
(30) 59%.
paniculata Sibth. et Sm. (26)
IN.
» v. macedonica
Griseb. (31) 595.
» V. sublanata
DC. (21) 585.
Parlatoris Haussk. (29) 593.
Parlatoris Heldr. (29) 593.
» v. Boissieri Heldr.
et Sart. (25) 589.
parnonia Hal. (55) 648.
parviflora Sibth. et Sm. (38)
602.
paucijuga Hal. (31) 595.
» v.melanolepis Hal.
(32) 596.
pelia DC. (36) 600.
» v. refracta Hausskn.
(37) 601.
pentelica Haussk. (24) 588.
pindicola Griseb. (17) 581.
plumosa Lam. (14) 578.
princeps Form. (11) 575.
princeps Haussk. (11) 575.
princeps Boiss. et Heldr. (9)
978.
psilacantha Bois. et Heldr.
(46) 639.
pumila Urv. (52) 645.
ragusina Sibth. et Sm. (20)
Joh.
raphanina Chaub. et Bory.
(51) 644.
raphanina Sibth. et Sm.
(52) 645.
redempta Heldr. (44) 637.
romana Chaub. et Bory (62)
655.
D'E. VON HALACSY. CENTAUREA-ARTEN GRIECHENLANDS. 659
Centaurea rupestris v. minor Boiss.
(55) 648.
salonitana Vis. (53) 646.
» v. macracantha
Bois. (4) 647.
» v. subinermis
»
Bois. (5%) 6%7.
saxicola v.Fraasiana Schultz.
(51) 644.
» v. Spruneriana
Schultz. (48) 641.
scopulorum Raul. (45) 638.
seusana Chaix (16) 580.
Sibthorpii Hal. (42) 635.
sicula Sibth. et Sm. (56)
649.
solstitialis L. (56) 649.
» v. Adami Willd.
(37) 650.
» v.idæa Bald. (57)
650.
sonchifolia L. (62) 659.
sphærocephala L. (61) 654.
spinosa L. (40) 633.
» v. glabrata Heldr.
(41) 634.
» v. tomentosa Hal.
(41) 634.
Spruneri Boiss. et Heldr.
(48) 641.
Spruneriana Schultz. (47)
640.
squarrosa Sibth. et Sm. (35)
399.
subarachnoidea Bois. et
Heldr. (45) 638.
subeiliaris Bois. et Heldr.
(12) 576.
sublanata DC. (21) 585
thessala Haussk. (35) sin
transiens Hal. (23) 587
Tuntasia Heldr. (53) 646.
tymphæa Haussk. (33) 597.
uniflora Sibth. et Sm. (16)
580.
Urvillei Bois. (50) 643.
variegata Lam. (16) 580.
xanthina Bois. et Heldr. (37)
601.
Zuccariniana DC. (38) 602.
Chartolepis lancifolia Fensl. (63) 656.
Hyalea Olivieri Joub. et Spach. (42)
633.
660
’ LES LÉGUMINEUSES DU JAPON
D'APRÈS LES COLLECTIONS DE M. L’ABBE FAURIE
PAR
H. DE BOISSIEU!
x THERMOPSIS Rok. Br.
4. T. rABAcEA DC. Prod. II, 99.
309. Mororen (Yéso oce.), juin 1885 (Mus.).
386. Mororen (Yeso occ.), juin 1887 (Mus.).
501. Aomori (Nipp. sept.), juin 1886 (Mus.).
914. Aomori (Nipp. sept.), juil. 1885 (Mus.).
3802. Fukuyama (Yeso), juin 1889 (Mus.).
s. numéro. Aomori 1893 (Dr.).
MEDICAGO L.
2. M. cupuzina L. Sp. 1097.
492. Tokyo, juin 1887 (Mus.).
518. Tokyo, juin 1887 (Mus.).
3. M. penticuLatra Willd. Sp. III, p. 1414.
490. Tokyo, juin 1887 (Mus.).
3336. Tokyo, juin 1888 (Mus. Dr.).
7905. Tsuruga (Nippon), mai 1892 (Mus.).
ı Cf. Bull. Herb. Boiss., tome V, nos 8 et 41. Mus. — Herbarium Musei
Parisiensis; Dr. — Herbarium Drakeanum.
+ ‘Eh
(2) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 661
4. M. sarıya L. Sp. 778.
Formæ a Franch. et Sav. Enum. I, 96, paucis verbis descriptæ et in
herbario Mus. Par. servatæ omnino similis; a typo differt foliis angustius
lanceolatis, floribus majoribus, racemo laxiore.
8174. Sapporo (Yeso), oct. 1891 (Mus.).
MELILOTUS L.
9. M. arvensis Wallr. Sched. p. 391.
2661. Akita (Nippon), juil. 1888 (Mus. Dr.).
6460. Kamakura, oct. 1890 (Mus.).
TRIFOLIUM L.
6. T. rerens L. Sp. 1080.
217. Otaru (Yeso), mai 1885 (Mus.).
7. T. PRATENSE L. Sp. 1082.
186. Hakodaie (Yéso), juin 1885 (Mus.).
5460. Shibeshi, juin 1890 (Mus.).
8. T. cupinasterR L. Sp. 1072.
5478. Kunashiri, oct. 1889 (Mus.).
5768. Toi près Hakodate, juil. 1890 (Mus.).
6792. Yetorofu (Kurilles), août 1890 (Mus. Dr.).
7476. Ile Shikotan, août 1891 (Mus.).
10990. Shiretoko, août 1893 (Dr.).
9. T. mmus Rehl. Fl. Cant. ed. II, p. 290.
7603. Cimetiere de Yokohama, mai 1892 (Mus.).
Espèce d’Europe et d’Asie occidentale nouvelle pour le Japon. Elle y
est évidemment introduite comme elle l’a été aux Indes (v. Hook. Fl.
Ind. II, p. 86).
662 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
LOTUS L. 7
10. L. cornıcuLAartus L. Sp. 1092 var. saponıcus Regel Ind. Sem. Hort. Petrop.,
186%, p. 23.
49. Yéso, 1883 (Mus.).
do. Niigate (Dr.).
75. riviere Nuruyu, juil. 1885 (Mus.).
141. Oginohama (Nippon), juin 1885 (Mus.).
924. Tokyo, juin 1817 (Mus.).
519. Province d’Aidzu (Dr.).
772. Shishinoh& (Nippon), juin 1886 (Mus.).
715. Nuruyu, juil. 1886 (Dr.).
1129. Hakodate, aotıt 1886 (Mus.).
INDIGOFERA L.
11. I. pecorA Lindl. in Journ. bot. Soc. Lond. I, p. 68.
979. Hirosaki (jardins) (Nippon), août 1887 (Mus.).
2947. Ile Sado, juin 1888 (Mus. Dr.).
?646%. Kamakura, oct. 1890 (specimen mancum Mus.).
12. I. rıncrorıa L. Sp. 1061.
217. Niigate, Dr.
946. Yokohama, juin 1887 (Mus.).
1416. Akita (Nippon), oct. 1885 (Mus.).
2536. Niigate, juin 1888 (Mus.).
6456. Kamakura, oct. 1890 (Mus. Dr.).
11929. Kochi, nov. 1893 (Dr.).
WISTARIA Nutt.
13. W. caınensıs S. et Z. Fl. Jap. I, p. 99, tab. 44.
252. Niigate (Dr.) (sp. floriferum).
1305. Kurvishi, sept. 1885 (Mus.) (sp. fructiferum).
1470. Sambongi, nov. 1885 (Mus.) (sp. fructiferum).
(4) H. DE BOISSIEU. LES LÉGUMINEUSES DU JAPON. 663
CARAGANA Lamk.
14. C. cHamzaGu Lamk. Diet. I, p. 616.
6807. Morioka, août 1890 (Mus.).
7637. Shirakava, cult., mai 1892 (Mus.).
ASTRAGALUS L.
15. A. Loroines Lamk. Diet I, p. 316.
254. Niigate (Dr.).
473. Tokyo (Mus.).
2329. Tokyo, juin 1888 (Mus. Dr.).
16. A. ADSURGENS Pall. Astr. no 44, tab. 31.
8255. Nagatoyo (riviere), pres de Sutru, juil. 1892 (Mus. Dr.).
17. A. REFLEXISTIPULUS Miq. Prol, fl. Jap., p. 232.
75. Juil. 1885 (Mus.).
1319. Sapporo (Yeso), sept. 1886 (Mus.).
2948. Sapporo, août 1888 (Mus.).
6129. Kessennuma (Nippon), août 1891 (Mus. Dr.).
7181. Sapporo (Yéso), juil. 1891 (Mus.).
10396. Sarugewa, juil. 1893 (Dr.).
18. A. secunous DC. Astr., p. 128, no 55. Phaca frigida 8 exaltata Led.
Fl. alt. 3, p. 268.
Species A. frigido plante europe et boreali asiaticæ proxima. In
A. frigido, caulis et calycis tubus sunt valde pubescentes, ale vexillumque
carina multo longiores, legumen dense nigro-pubescens. In A. secundo, tota
planta est glabra, carina alas vexillumque subæquat, legumen est parce
puberulum. Specimen Riishirense leguminibus caret, caulis et calyx sunt
subglabri, carina alas subæquat, vexilloque mihi visa est potius longior
quam brevior. Ad A. secundum plantam nostram referre non dubitavi,
sed cum forsitan statum peculiarem hujus speciei constituat, e specimi-
664 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (à)
nibus melioribus examinanda, et investigationibus collectorum commen-
danda videtur.
3370. Sommet du Riishiri, juil. 1892 (Mus.).
(Espèce de Sibérie, nouvelle pour le Japon.)
19. ASTRAGALUS MEMBRANACEUS Fish. in DC. Prod. II, p. 373.
Cum P. alpina Wulf (A. pendulifloro Lamk.) sæpe confusus. Differt
calyce subglabro, dentibus calycinis forma diversis et vexillo longiore
(cf, Bong. Astr. spec. gerontogeæ, p. 25).
8154. Rivière de Nagatoyo, près Sutru, juil. 1892.
(Espèce de Dahuric, nouvelle pour le Japon.)
20. A. JAPONICUS Sp. NOVa.
Subgenus Phaca!! Sect. Diplotheca? Hochst. Bunge.
Elatus, glaber, caule robusto. Folia 4-7 juga, foliolis brevissime petiolu-
latis, elongatis, oblongis, apice retusis, junioribus pubescentibus, mox
subglabris. Stipulæ foliorum superiorum minuiæ, lineari-lanceolatæ,
membranaceæ, reflexæ, foliorum inferiorum paullo latiores. Racemus
(fructifer) elongatus, laxus; bracteæ membranaceæ, minutæ, lanceolato-
lineares, paullo ante leguminis maturitatem cadentes. Pedunculi adsurgen-
tes, mediocres. Calix campanulato-tubulosus, elongatus, villosus, dentibus,
brevibus; corolla..... Legumen pleiospermum, longe stipitatum, carpophoro
calycem duplo vel subduplo excedente, glabrum, rectum, oblongum, basi ut
apice attenuatum, ventre carinatum, dorso subturgido anguste sulcatum,
incomplete pseudo-biloculare ?, dissepimento bilamellato e suturæ dorsalis
introflexione orto, apice deficiente.
1 Stigma nullo modo barbatum.
? L'expression biloculare serait assez impropre. Dans l’A. japonicus, l'A. Kha-
sianus et les espèces voisines, la fausse cloison qui naît de l’introflexion de la
suture dorsale du fruit se prolonge jusqu’à la face interne de la suture ventrale,
de sorte qu'à première vue le légume semble partagé en deux loges distinctes.
Mais il n’y a pas soudure entre le repli dorsal et la suture ventrale ; le fruit reste
uniloculaire avec un très fort repli au milieu de la loge. La particularité du
(6) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 665
Fructus forma valde affinis A. Khasiano Bth. planta himalayensi, e
sect. Chlorostachys, quæ præter caracter sectionis diversum (bracteæ
deciduæ nec diutius persistentes), a nostra differt foliolis minutioribus,
stipulis latioribus, calice breviore, legumine omnino pseudo-biloculari.
Stipulis minutis vel fructu forma a ceteris speciebus Diplothecæ facile
distinguendus. Legumine dorso anguste sulcato nec late canaliculato sub-
iriangulari, ab A. galegiformi egregie secedit, cujus habitum quodam
modo in mentem revocat,.
Flore ignoto, vera affinitas plantæ nostræ incerta remanet, sed bracteis
diutius persistentibus, carpophoro elongato, calyce subtubuloso, inter
Diplothecas imprimis militat. — E specimine unico nec pulcherrimo
descriptus et ulterius examinandus.
11004. Falaises de Shiretoko, août 1893 (Dr.).
N.-B. Les découvertes de M. l’abbe Faurie élèvent de trois à six le
nombre des Astragales japonais connus. Les trois espèces nouvelles
appartiennent au sous-genre Phaca pui n'avait jusqu'ici qu’un représen-
tant dans la flore japonaise, l'A. reflexistipulus Miq. On connaît actuel-
lement au Japon, quatre Phaca (A. membranaceus, secundus, japonicus,
reflexistipulus), un Cercidothrix (A. adsurgens), un Pogonophace (A. lo-
toides) Au point de vue de leur distribution géographique, ces six espèces
se subdivisent ainsi : deux espèces purement japonaises (A. reflexisti-
pulus et japonicus), trois communes au Japon et au continent asiatique,
savoir : deux au Japon et au nord-est de l’Asie (A. membranaceus et
secundus), une au Japon et au sud-est de l’Asie (A. lotoides). Enfin
l'A. adsurgens s'étend du continent asiatique au continent américain.
Il est interessant de constater que parmi les Astragales signalés ici
comme nouveaux pour la flore du Japon, se trouvent deux espèces très
voisines, presque deux variétés de nos plantes alpines bien connues, les
À. Ifrigidus et penduliflorus (Phaca frigida et alpina). L’A. reflexistipulus
se rapproche lui-même beaucoup de notre À. glyciphyllos.
Un autre fait encore pour la géographie botanique, c'est la grande
affinité de l’A. japonicus avec une plante de l'Himalaya. Les divisions
peut-être un peu artificielles, établies par Bunge dans le sous-genre
légume de l’A. japonicus, c’est que la fausse cloison n'existe que dans les “/s
inférieurs du fruit dont le sommet par conséquent et complètement uniloculaire.
Au contraire, dans l’A. Khasianus le repli se continue jusqu'au sommet du fruit
qui est donc absolument pseudo-brloculaire.
BULL. HERB. BOISS., aolıt 1898. 45
666 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Phaca, m’obligent à considérer les A. Khasianus et japonicus comme
appartenant à deux sections différentes. Ces plantes sont en réalité si
voisines qu’au premier abord il est difficile de les distinguer. L’A. Kha-
sianus est une plante de grande altitude. Jignore la hauteur exacte des
falaises de Shiretoko, mais la nature même du lieu où a été découvert
VA. japonicus ne permet pas de supposer que ce soit à une altitude bien
considérable.
OXYTROPIS DC.
20. O. MEGALANTHA Sp. nova.
Sect. Orobia Bunge sp. gen. Oxytrop. p. 73.
Caudix ramosus, robustus; acaulis, elata, rufo-villosa. Foliola 8-26 juga
lanceolata, apice acuta, utrinque adpresse pubescentia; stipulæ longæ,
basi hyaliñæ, longe acuminatæ, membranaceæ, pellucidæ, nervis rufis
reticulato-anastomosantibus, inter se subliberæ, vix tertia parte petiolo
adhærentes, margine ciliatæ, eglandulosæ; petioli striati patentim hir-
suti rachidem subæquantes. Scapi e caudicis ramis 4-2, firmi, elati, folio
multo-longiores, pube (in planta sicca) rufa patentim hirsuti, pilis
omnibus concoloribus; bracteæ elongatæ, inferiores interdum dilatatæ,
calycis tubum æquantes. Spice floriferæ ovatæ congestæ; flores magni
purpurei. Calyx tubulosus villosissimus dentibus lanceolatis acutis dimi-
um tubum æquantibus. Corolla calyce duplo longior; vexillum oblongum,
apice integrum vel vix emarginatum; ale vexillo angustiores et breviores,
sæpe basi auriculatæ; carina alis brevior, apiculo longo ac latiusculo
apice recurvo terminata. Legumina laxe spicata, sessilia, villosa, oblonga,
turgida, coriacea, ventre et dorso nervo valido percursa, in mucronem
apice recurvum abeuntia, sutura ventrali in dissepimentum medio legu-
mine angustius producta.
Calycis indole affinis O. ambiguæ Pall. plante sibiricæ, polymorphæ,
minus notæ, et speciminibus mancis tantum mihi cognitæ. Differt præter
staturam ut videtur elatiorem, indumenti indole, vexillo subintegro nec
profunde bilobo, carinæ apiculo longo, præterea, ut mihi videlur, legu-
minis parietibus non filamentosis. Habitus 0. caudatæ vel 0. songaricæ,
sed caracteribus diagnosticis facile distinguenda. Spica florifera ovata,
nec cylindrica ut in plurimis speciebus ejusdem sectionis. Flores pro
genere permagni. Scapus 20 cm. Flos 2-3 cm. longus. Spicæ 6 cm. longæ
ac fere æquilatæ.
(8) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 667
7266. Rebunshiri (ile de), juin 4891 (Mus. Dr.).
8485. Rebunshiri (île de), août 1892 (Mus. Dr.).
43889. Rebunshiri (ile de), oct. 1894 (Dr.).
N.-B. Le genre Oxytropis ne figure pas dans l’enumeration de
MM. Franchet et Savatier, mais une espèce, très différente de la nôtre,
a déjà été signalée au Japon, l'Oxytropis japonica (V. Max. Mel. biol. VI,
p. 436).
HEDYSARUM L.
21. H. zscuLentum Led. Denks der bot. Ges. zu Regensburg, III, p. 412.
Ab H. sibirico colore ochroleuco florum tantum (an satis?) distinctum.
3271. Sapporo (Yeso), sept. 1888 (Mus. Dr.).
7124. Sapporo (Yeso), juin 1891 (Mus. Dr.).
7423. Shikotan, août 1891 (Mus.).
8258. Nagatoyo, juil. 1892 (Dr.).
8299. Barauta (falaises), juil. 1892 (Mus. Dr.).
33477. Okumasan, juil. 1894 (Mus. Dr.).
22. H. osscurum L. var. NEGLECTUM Trautv. Bull. Soc. nat. de Moscou,
1860, II, p. 515. — H. neglectum Led. Fl. alt. III, p. 240.
Plantam istam, secundum opinionem a Trautv. loc. cit. expressam cum
H. obscuro typico conjungere non dubitaverim a quo tantummodo differt
leguminibus præsertim ad suturas pilosis. Formæ intermediæ leguminibus
parce ad suturas ambas vel tantum ad suturam vexillarem pubescentibus
transitum optimum inter H. obscurum et A. neglectum præbent, ita ut
ambæ plante ne ut varietates quidem tute distinguendæ videaniur.
Form& leguminibus plus minus pilosis jam in Caucaso et Pannonia inci-
piunt; etiam in Alpibus Galliæ et Helvetiæ reperiuntur specimina legu-
minibus leviter pubescentibus. Exemplaria Rebunshiriana (præsertim
. 7265) insignia sunt floribus maximis atque pulcherrimis.
7265-6. Ile de Rebunshiri, juin 1894 (Mus. Dr.).
8465. Ile de Rebunshiri, juil. 1891 (Dr.).
8483. Ile de Rebunshiri, août 1892 (Dr.).
13889. Ile de Rebunshiri, oct. 1894 (Dr.).
(Plante d'Europe, d’Asie, de l’ile Sacchalien, nonvelle pour le Japon.)
668 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
ZSCHINOMENE L.
23. A. ınpıca L. Sp. 1061.
998. Hirosaki, août 1885 (Mus. Dr.).
1132. Hirosaki, août 1885 (Mus.).
DESMODIUM DC.
24. D. micropayzzum DC. Prod. IL, 337.
11766. Tosa, nov. 1893 (Mus.).
25. D. PODOCARPUM var. y. JAPonIıcum Max. Mél. biol. VI, p. 441. — D. podo-
carpum-DC. Ann. se. nat. %, p. 102 et Prod. II, 326 (partim tantum meo
seusu). Wall. cat. 5711, Baker in Hook Fl. of Brit. Ind. II, p. 165; non
Hook. et Arn. Bot. Beech. t. XCGVIII nec Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. IE,
p- 46, nec Fr. Sav. Enum. I, 101. — D. japonicum Miq. Ann. Mus. Lugd.
Bat. I. c. Franch. Sav. L c.
Species duæ vicinæ in Japonia occurrunt; altera D. podocarpum
y. Japonicum supra indicatum, altera D. Gardneri Benth. in Pl. Jungh. I,
226, Max. L. c. (D. podocarpum Miq. Ann. Mus. Lugd. Bat. II, p. 46; Fr.
Sav. Enum. I, p. 101). Contendit Max I. c. plantas istas quanquam proximas
semper adhiberi optime distinctas, speciminaque dubia potius ut hybrida
quam ut intermedia esse spectanda. A D. podocarpo, D. Gardneri dif-
ferl (cf. Max. IL. c., Baker I. c., Benth. 1. c.) foliis apice caulis aggregatis
nec toto caule sparsis, paucioribus, amplioribus, racemo terminali longiore,
subsolitario, pedicellis longioribus, flore fere duplo majore et legumine
longius stipitalo. Desmodium Gardneri in plantis Faurianis non invenimus,
sed ex aliorum collectorum sertis apparet utramque plantam in Japonia
sæplus eodem loco reperiri.
Nomen Candolleanum mox D. podocarpo nostro mox D. Gardneri a
variis auctoribus est tributum Opinionem Maximowitzii secutus sum, qui
utramque speciem vivam observavit et cum speciminibus autheniicis
Candollei comparare potuit. Notandum est tamen exemplar quoddam
D. podocarpi ab ipso Wallichio in Nepalia, loco classico plante Candol-
leanæ lectum, et in herbario Mus. Par. servatum, foliis latioribus apice
caulis aggregatis, racemo longo ac solitario, pedicellis longis ceterisque
(10) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 669
notis D. Gardneri esse præditum. Quod specimen ex herbario Adriani de
Jussieu venit. Ilud nota ista comitatur ipsius Adriani de Jussieu manu :
herb. ind. Nepaul. M. Wallich, 1833. Ceterum descriptio Candolleana
D. podocarpi (Prod. I. c.) D. Gardneri ut D. japonico optime convenit.
Ideo non longe absum quin credam speciem utramque a Candolleo esse
notam sed non distinctam et sub eodem nomine confusam. Nomen
D. Gardneri speciei priori a Benth. (Pl. Junghinianæ) impositum anti-
quius est quam nomen D. japonici a Miq. (Ann. Mus. Lugd. Bat.) speciei
alteri tributum; prius ergo est servandum nomenque Candolleanum in
summa speciei tribuendum quæ nomine proprio serius est distincta.
D. podocarpum Max, sensu stricto D. Gardneri excluso, varietates {res
_ amplectitur, a. indicum, 8. mandshuricum, y. japonicum (cf. Max. L. c.).
348. Niigata (Dr.), specimen foliis latioribus, lusus ad D. Gardneri.
763. Nuruyu, juil. 1885 (Mus.).
909. Hakodate (Yéso), août 1885 (Mus.).
942. Aomori (Nippon), août 1887 (Mus.).
1035. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus. Dr.).
1052. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Dr.).
1455. Presqu’ile des volcans (Yéso), sept. 1886 (Mus.).
2540. Hayashine (Nippon), aotıt 189% (Dr.).
2886. Otaru (Yéso), août 1888 (Mus.).
3152. Sapporo (Yéso), sept. 1888 (Mus.).
2915. Ganju (Nippon), août 1890 (Mus.).
6161. Morioka, août 1890 (Mus.).
6401. Tokyo, oct. 1890 (Mus.).
649%. Hakone, oct. 1890 (Mus.) (var. latifolia, lusus ad D. Gardneri).
6580. Fukuyama (Yéso), oct. 1890 (Mus.).
10957. Shiretoko, août 1893 (Mus. Dr.).
26. D. oLpsamı DC. journ. proc. Lin. Soc. IV, p. 165.
6170. Nambu, août 1890 (Mus.).
6652-3. Fukuyama, oct. 1890 (Mus. Dr.).
13713. Tsurugga (Nippon), sept. 1894 (Dr.).
LESPEDEZA Mich.
27. L. BıcoLor Turez Bull. Mosc. 14, p. 69; Max. Rev. Gen. Lespedeza n° 11,
var. «. typica Max. L. e.
255. Nito (Dr.).
385. Kakuda (Dr.).
670 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
820. Noesi (Nippon), août 1885 (Mus. Dr.).
100%. Mombetsu (Yeso), août 1887 (Mus. Dr.).
1050. Iwagisan (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
1138. Aomori (Nippon), sept. 1888 (Mus.).
1325. Sapporo (Yeso), sept. 1886 (Mus.).
1416. Mororan, sept. 1887 (Mus.).
2887. Otaru (Véso), août 1888 (Mus.).
3052-4. Otaru (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
6276. Hirosaki (Nippon), sept. 1890 (Dr.).
var. y. Sieboldi Max. I. c.
1123. Aomori, sept. 1885 (Mus.).
1199. Kurvishi (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1289. Kurvishi (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
3306. Otaru, sept. 1888 (Mus. Dr.).
3359. Hakodate (Yeso), oct. 1888 (Mus.).
146041. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
6067. Kessennuma (Nippon), août 1890 (Mus.).
6274-5-8. Hirosaki cult. (Nippon), sept. 1890 (Mus.).
Certe varietas tantum L. bicoloris, secundum opinionem a Max L. c.
expressam. Specimina n° 1289 et 6276 foliis superioribus ovalibus, flo-
ribus magnis, racemis elongatis, carpophoro elongato transitum inter
typum et varietatem y. præbent, quanquam nullo modo descriptioni var.
ß. intermediæ (Max 1. c.) conveniunt.
28. L. BUERGERI Miq. Prol. Fl. Jap. 235 (incl. L. Oldhami Miq.).
2433. Shiobara (Nippon), juil. 1889 (Mus.) (var. undulata Max.).
6030. Kessennuma (Nippon), août 1890 (Mus. Dr.) var. iypica Max).
6498. Hakone (Nippon), oct. 1890 (Mus.) (var. Zypica Max).
29. L. virGarTa DC. Prod. II, p. 250.
610%. Kitagamigava (Nambu), août 1890 (Mus.).
6453. Kamakura, oct. 1890 (Mus.).
30. L. romenrosa Sieb. in Sched. Max I. c. ne 29. — L. villosa Pers.
Ench. p. 318; Fr. Sav. En. Pl. Jap. I, p. 102.
75. Sambongi (Nippon), oct. 1886 (Mus.).
1093. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
(12) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 671
1178. Kurvishi (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
420%. Yamagate (Nippon), juil. 1889 (Mus. Dr.).
6646. Kessennuma (Nippon), août 1890 (Mus. Dr.).
648%. Kamakura, oct. 1890 (Mus.).
31. L. prLosA S. Z. Fam. nat. no 20.
1041. Aomori, sept. 1885 (Mus. Dr.).
2376. Aomori, oct. 1885 (Mus.).
6105. Kitagamigawa, août 1890 (Mus.).
6455. Kamakura, oct. 1890 (Mus.).
6579. Fukuyama (Yéso), oct. 1890 (Mus.).
32. L. sericeaA Miq. Prol., p. 337. Max 1. c. no 19. — L. runcea DC.
Prod. II, 340 (part.); Fr. Sav. En. I, p. 103 non Pers. Syn. II, 318.
Sat variabilis. Specimina 6452. 3150, 1044, foliis latioribus et paullo
latioribus ad var. y. kanoriensis (Max 1. c., p. 369) videntur referenda.
510. Aidzu (Nippon) (Dr.).
991. Aomori, août 1885 (Mus.).
106%. Mombetsu (Yeso), sept. 1887 (Mus.).
1085. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1327. Sapporo (Yeso), sept. 1886 (Mus.).
1343. Aomori (Nippon), oct. 1885 (Mus.).
1415. Akita (Nippon), oct. 1885 (Mus.).
3150. Sapporo (Yeso), sept. 1888 (Mus Dr.).
6452. Kamakura, oct. 4890 (Mus.).
10400. Samgawa, juil. 1893 (Dr.).
13624. Ganja (Nippon), août 189% (Dr.).
33. L. strıara Hook et Arn. in Beech. voy. 262.
639. Yedo (Dr.).
912. Hirosaki (Nippon), août 1887 (Mus.).
1012. Aomori (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
1232. Kurvishi (Nippon), sept. 1889 (Mus.).
1408. Hakodate (Yéso), sept. 1886 (Mus.).
3195. Hakodate (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
3333. Hakodate (Yeso), sept. 1888 (Mus. Dr.).
6146. Nambu, août 1890 (Mus.).
6175. Kessennuma (Nippon), août 1890 (Mus.).
672 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (43)
6204. Morioka, août 1898 (Mus. Dr.).
6459. Kamakura, oct. 1890 (Mus.).
6578. Fukuyama (Yéso), oct. 1890 (Mus.).
VICIA L.
34. NV. TETRASPERMA Mœnch. Meth. 148.
98. Niigate (Dr.).
2089. Akita (Nippon), mai 1888 (Dr.).
2222. Nambu, mai 1888 (Mus.).
2333. Tokyo, juin 1888 (Mus.).
35. V. HIRsUTA Koch. Syn. Ed. I, p. 191.
59. Niigate (Dr.).
375. Yéso.(Mus.).
435. Oginohama (Nippon), juin 1885 (Mus.).
967. Oginohama, juill. 1887 (Mus. Dr.).
477. Tokyo, juin 1887 (Mus.).
2204. Sendai, mai 1888 (Mus.).
2519. Niigate, juin 1888 (Mus.).
36. V. ansustiroLsa Roth. Tent. Fl. Germ. I, p. 310, forma segetalis Thuill.
Folia lanceolata inferiora obovato lanceolata; legumina nigra non gib-
bosa, immatura pubescentia, mox glabrata. A. V. sativa interdum
(n° 2473) ægre dignoscenda.
57. Nigate (Dr.).
371. Nippon, mai 1885 (Mus.).
527. Tokyo, juin 1887 (Mus.).
2221. Nambu, mai 1888 (Mus.).
2534. Niigate, juin 1888 (Mus. Dr.).
2473. Sado (ile), juin 1888 (Mus.).
7680. Yokohama, août 1892 (Mus.).
37. V. AMoEnA Fish. in DC. Prod. vol. IL, p. 355.
Foliolorum latitudine tam variabilis, ut varietates ex isto caractere
desumptas totidem enumerare possis, quot exemplaria adhibentur.
En +
4
a:
(14) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 673
840. Sambongi (Nippon), août 1885 (Mus.).
943. Aomori (Nippon), août 1887 (Mus.).
1077. Aomori (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
1290. Kurvishi (Nippon), sept. 1885 (Mus.).
3152. Sapporo (Yéso), sept. 1888 (Mus.).
6156. Morioka, août 1890 (Mus. Dr.).
38. V. saponıca A. Gray. Bot. Jap., p. 385.— V. pallida Turez Fl. Baic. Dah.
p. 345 non Hook. et Arn. Bot. Misc. III, p. 196 (nomen antiquius). —
Nomen japonicum Bongarosa (ex collectore Faurieo).
Species polymorpha in qua varietates duæ præcipuæ mihi videntur dis-
tinguend&.
a. typica. Calycis tubus corollæ quartam partem vix æquans; dentes
calycini breves triangulares, in alabastro vix proeminentes, breviter subu-
lati inæquales, inferior calycis tubo dimidio æquilonqus, ceteri breviores;
caulis pars superior et inflorescentia junior pubescens.
B. comosa. Calycis tubus corollæ tertia parte sublongior ; dentes calycini
longi, basi latiores, in alabastro longe proeminentes (inde nomen huic varie-
tati inditum), subito attenuati et longe subulati, valde inæquales, inferior
calycis tubo æquilongus vel sublongior, ceteri breviores; caulis pars supe-
rior et inflorescentia junior villosa.
Varietas & in Japonia, Dahuria, Sibiria, China.etc. occurrit. Varietatem
ß. e. Japonia tantum vidi. Non longe absum quin utramque varietatem
pro specie propria habeam. In varietate comosa stipulæ occurrunt sæpius
latiores. Specimina quædam (n° 5697, etc.) mihi (an merito?) visi sunt
inter typum varietatemque £. intermedia.
Vicia japonica, contra opinionem a Trautvetier (catalogus Viciearum
rossicarum in Act. Hort. Petropol. III, p. 5%), expressam, a V. amæna
mihi valde distincta videtur. Var. ß. que ad V. amenam calycis structura
accedit ab ea egregie differt : 1° colore pallido florum; 2° consistentia
foliorum (in V. amena coriacea, in V. japonica menibranacea); 3° struc-
tura stipularum (in V. amena stipulæ sunt semisagittatæ-dilatatæ,
radiatim elongatæ, in V. amena præter infimas nonnunquam dilalatas,
omnes bifido subsemihastatæ) ; 4° racemis in V.amena (præter specimina
abortiva) 20-30 floris densis, in V. japonica paucifloris laxis. Legumina
in utraque specie sunt 3-5 sperma, in V. japonica paullo fusciora.
674 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
var. «. lypica.
1076. Mombetsu (Yeso), août 1887 (Mus. Dr.).
1507. Hakodate (Yeso), oct. 1886 (Mus.).
3092. Otaru (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
3124. Otaru (Yeso), sept. 1889 (Mus.).
4603. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
5173. Kunashiri, oct. 1889 (Mus.).
7471. Yetorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.).
var. 8. comosa.
841. Sambongi (Nippon), août 1885 (Mus.).
1176. Hakodate, août 1886 (Mus. Dr.).
3167. Sapporo (Yeso), sept. 1888 (Mus.).
5417. Abashiri, juin 1890 (Mus.).
5697. Fukuyama (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
5780. Yesan (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
580%. Yesan (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
6296. Nemuro (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
6790. Etorop (île d’), août 1890 (Mus.).
7220. Soya (cap), juin 1891 (Mus. Dr.).
7450. Yetorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.).
7471. Yetorofu, août 1891 (Mus.).
8263. Rebunshiri (île de), juin 1891 (Mus.).
39. V. cracca L. Sp. 1095.
Specimina numerosa Fauriana sunt varietati canescenti (Max. Prim. Fl.
Amur. 82) conformia vel proxima.
253. Niigate (Dr.).
807. Noesi, août 1885 (Mus.).
881. Hakkoda (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
944. Aomori (Nippon), août 1887 (Mus. Dr.).
1258. Otaru (Yeso), août 1886 (Mus.).
1321. Sapporo (Yeso), sept. 1886 (Mus.).
2881. Otaru (Nippon), août 1888 (Mus.).
3167. Sapporo, sept. 1888 (Mus.).
4861. Kushino, sept. 1889 (Mus.).
4578. Mombetsu, sept. 1889 (Mus.).
FERN
(16) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 675
5172. Kunashiri, oct. 1889 (Mus.).
5610. Nemuro (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
5666. Fukuyama (Yeso), juil. 1890 (Mus.).
9798. Yesan, juil. 1893 (Mus.).
40. V. Pseupo-oroBus Fish. et Mey. Linn. 106.
6157. Morioka, août 1890 (Mus. Dr.).
44. V. unsuGA Al. Braun. Ind. sem. Hort. Berol. 1853, p. 12.
Orobus lathyroides L.
Foliorum forma et stipularum latitudine variabilis. In specimine 678%,
folia sunt latissime ovalia, stipulæ ovato-orbiculatæ, in 4601 stipule sunt
exiguæ, folia stricte lanceolata, etc.
30. Sambongi (Nippon), oct. 1886 (Mus.).
60. Kukudayama (Dr.).
455. Hakodate (Yéso), juin 1885 (Mus.).
983. Hakodate (Yeso), juil. 1887 (Mus.).
924. Sambongi, oct. 1886 (Mus.).
833. Mororan, juil. 1887 (Mus.).
1042. Mombetsu (Yeso), sept. 1887 (Mus. Dr.).
1298. Sapporo (Yeso), sept. 1886 (Mus.).
1397. Hakodate (Yéso), sept. 1886 (Mus.).
2551. Ile de Sado, juin 1888 (Mus.).
2883. Shimidzutoge (Nippon), juin 1888 (Mus.).
3173. Sapporo, sept. 1888 (Mus. Dr.).
4608. Tanabu (Nippon), août 1889 (Mus.).
6008. Morioka, aotıt 1896 (Mus.).
6230. Morioka, août 1891 (Mus.).
6449. Kamakura, oct. 1896 (Mus.).
6714. Ile d’Etorop, août 1890 (Mus.)
42. V. Fauriei Franch. in Bull. Soc. Phil. Par. Mai 1886, p. 2.
Legumen fere maturum (a Franchetto non descriptum) compressum,
glabrum, brunneum, oligospermum; semina brunnea, valde compressa,
hilo lineari, funiculo apice trianguları dilalato.
199. Hirosaki (Nippon), mai 1886 (Typus Franchetti) (Mus. Dr.).
676 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
266%. Fukuyama (Yeso), juil. 1890 (forma foliis latioribus, racemo breviori)
(Mus.).
567%. Akita, juill. 1888 (Mus.).
1173%. Tsurrugga, sept. 189% (Dr.).
?43. V. venosa Max. Bull. Ac. Petersb. X VIII, 396.
7615. Utsunomiga, mai 1892 (Mus.).
Specimen mancum flore fructuque carens.
LATHYRUSL.
"4. L. pavıoıı Hance Sert. Chin. VI, in Seem. Journ. of Bot. IX, 130.
5845. Fukuoka (Nambu), août 1890 (Mus.).
45. L. maririmus Bigel. Fl. Bost. ed. U, 268.
54. Niigate (Dr.).
331. Mororan, juin 1885 (Mus. Dr.).
571. Oginohama, juill. 4887 (Mus. Dr.).
805. Noesi (Nippon), aotıt 1885 (Mus.).
940. Noesi, juil. 4886 (Mus.).
5174. Kunashiri, oct. 4889 (Mus.).
46. L. pauustris L. Sp. 103%.
Specimina Fauriana formas numerosas exhibent, quæ cum varietatibus
hactenus descriptis non semper optime quadrant. Quæ varietates inter-
mediis conjunguntur nec semper facile sunt diagnoscendæ. Nomen varie-
tatis $. (L. palustris var. pilosus) mihi valde improprium videtur. Folia,
sicut caulis occurrunt plerumque glabrescentia, interdum omnino glabra.
Inter varietatem istam typumque Europæum, minima sæpius interest
differentia.
«. var. linearifolius Ser. in DC. Prod. Il, 271.
531. Aomori (Nippon), juin 1885 (Mus.).
793. Gomohe, juin 1886 (Mus.).
(18) H. DE BOISSIEU. LES LEGUMINEUSES DU JAPON. 677
821. Noesi (Nippon), août 1885 (Mus.).
4315. Sendai, juil. 1889 (Mus.).
4858. Kushino, sept. 1889 (Mus.).
5599. Nemuro (Yéso), juil. 1890 (Mus. Dr.).
5661. Fukuyama (Yeso), juil. 1890 (Mus. Dr.).
ß. var. pilosus Led. Fl. Ros. I, 686; Max. Bull. Ac. Sc. Petersb. XXIIL, p. 61.
652. Mombetsu (Yeso), juil. 1888 (Mus.).
4891. Morikatsu (Mus.) (forma stipulis latioribus; ad var. myrtifoliam accedit.)
5329. Shibesha, juin 1890 (Mus, Dr.).
7199. Sapporo (Yeso) juil. 1891 (Mus.).
7459. Yetorofu (Kurilles), août 1891 (Mus.).
AMPHICARPEA El.
47. A. EDGENoRTHI Benth. var. JAponıcA Oliv. Journ. Soc. Linn. 9, p. 16%.
1042. Aomori (Nippon), sept. 1888 (Mus.).
1048. Mombetsu (Yeso), sept. 1887 (Mus.).
1207. Sapporo (Yeso), aotıt 1886 (Mus.).
1318. Kurvishi, oct. 1885 (Mus.).
316%. Sapporo, sept. 1888 (Mus.).
3317. Hakodate, sept. 1888 (Mus. Dr.).
6168. Kitamigawa, août 1890 (Mus.).
6205. Morioka, août 1890 (Mus.).
6283. Hirosaki, sept. 1890 (Mus.).
6358. Fukuyama, oct. 1890 (Dr.).
6368. Oginohama, oct. 1890 (Mus.).
6554. Hakodate, sept. 1891 (Dr.).
DUMASIA DC.
48. D. TRUNcATA Sieb. et Zucc. Fam. nat. no 16.
947. Nikosan (Dr.).
6089. Kessennuma (Nippon), aotıt 1890 (Mus.).
6588. Fukuyama (Yeso), oct. 1890 (Mus.).
14741. Tyo (Sikoku), nov. 1893 (Dr.).
678 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
GLYCINE L.
49. G. nıspına Miq. Prol., p. 240.
6015. Morioka, août 1890 (Mus.).
50. G. sorA Sieb. et Zuce. Fam. nat. no AA.
1212. Kurvishi (Nippon), sept. 1888 (Mus.).
4604. Tanabu (Nippon), août 4889 (Mus.).
6164. Morioka, août 1890 (Mus.).
6206. Morioka, août 1890 (Mus.).
6554. Fukuyama (Yéso), oct. 1890 (Mus.).
APIOS Boerh.
51. A. Forruneı Max. Bull. Ac. Sc. Petersb. t. IX, p. 67.
13487. Okumasan, juil. 1894 (Dr.).
PUERARIA DC.
52. P. THUNBERGIANA Benth. Journ. Proc. Lin. Soc.
1308. Kurvishi (Nippon), août 1885 (Mus.).
1387. Otaru (Yeso), sept. 1886 (Mus. Dr.).
1433. Akita (Nippon), oct. 1885 (Mus.).
PHASEOLUS L.
93. P. RaDrATUS L. Sp. 1017 var. y. SUBTRILOBATA Fr. Sav. Enum. I, p. 114.
Variat in eodem specimine foliis subintegris et manifeste trilobatis.
6165. Bords du Kitamigawa, août 1890 (Mus.).
s. no Morioka (Mus.).
RHYNCHOSIA Lour.
54. R. vorusırıs Lour. Fl. Coch. p. 562 8. acumınara Max.
Bull. Pet. XVII, 398.
6445. Kumakura, oct. 1890 (Mus.).
SN oo NME Lens
(20) H. DE BOISSIEU. LES LÉGUMINEUSES DU JAPON. 679
6509. Hakone (Nippon), oct. 4890 (Mus. Dr.).
11399. Kochi! (Sikoku), nov. 1893 (Dr.).
CLADRASTIS Raf.
99. C. AMuRENSIS Benth. et Hook. Gen. plant. I, 55%; Fr. Sav. En. I, 113.
93. Niigate (Dr.).
955. Mori, août 1885 (Mus.).
2913. Sapporo (Yéso), août 1888 (Mus.).
3303. Otaru (Yeso), sept. 1888 (Mus. Dr.).
SOPHORA L.
56. S. AnGusTıroLia Sieb. et Zuc. Fam. nat. n° A.
Frutici huic in Japonia virtus tribuitur pulicum depellendorum.
383. Niigate (Dr.).
939. Aomori (Dr.).
762. Nuruyu, juil. 1885 (Mus.).
935. Noesi, juil. 1886 (Mus.).
967. Aomori, août 1887 (Mus. Dr.).
1348, Aomori, oct. 1885 (Mus.).
GLEDITSCHIA L.
97. G. saponıca Miq. Prol. Fl. Jap. 242.
137. Aomori (Nippon), oct. 1886 (Mus. Dr.).
812. Shishinohe (Nippon), juil. 1886 (Mus.).
143%. Akita (Nippon), oct. 1885 (Mus.).
2388. Mayebashi, juin 1888 (Mus. Dr.).
9842. Nambu (cultivé), août 1890 (Mus.).
CERCIS L.
58. C. cumensıs Bunge Mem. Ac, Pétersb. II, p. 95.
In Japonia hactenus tantum culta reperta.
1 Le fruit détaché qui accompagne ce numéro provient d’une espèce différente,
sans doute d’un glycine.
680 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
977. Hirosaki (jardin), août 1887 (Mus. Dr.).
212%. Akita (jardin), mai 1888 (Mus. Dr.).
2456. Hirosaki (jardin), nov. 1888 (Mus.).
7506. Ibuki (jardin), av. 1892 (Mus.).
CASSIA L.
59. C. mmosoides L. Sp. 543.
917. Gozen (Dr.).
1417. Akita, oct. 1885 (Mus.).
6145. Nambu, août 1890 (Mus.).
60. C. ToRA L. Sp. 538.
9423. Tokyo (jardins), oct. 1890 (Mus.).
ALBIZZIA Duraz.
61. A. suziBrissiN Boiv. Enc. II, p. 32.
Japonice Koya noki audit.
310. Niigate Dr.
2532. Niigate, juin 1888 (Mus.).
3455. Hirosaki (cult.), nov. 1888 (Mus. Dr.).
681
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES PRIMULACEES
PAR
L. BLANC et E. DECROCK
AVEC UNE CARTE ET UN TABLEAU GRAPHIQUE
Planches XVII et XVIII.
La famille des Primulacées a depuis longtemps attiré l’attention des
botanistes, par la structure particulière des fleurs, et la diversité des
types morphologiques. Au point de vue de sa distribution géographique,
un seul de ses genres, le genre Primula, le plus nombreux en espèces,
a été l’objet d’une étude approfondie due à M. Pax :
Il importe pourtant de ne laisser dans l’ombre aucun détail, lorsqu'on
veut jeter quelque lumière sur les causes qui ont déterminé la distri-
bution actuelle des végétaux à la surface du globe. Le genre Primula
comprend 175 espèces, mais on compte aussi 58 Androsace, 85 Lysi-
macha. Ce ne sont pas des nombres négligeables; du reste le nombre
n’est pas le seul élément à considérer; les genres Pelletiera et Lubinia
n’ont que deux et trois espèces, et pourtant leur distribution géogra-
phique introduit dans l'étude des Primulacées des données singulières.
On ne peut d’ailleurs arriver à une étude synthétique satisfaisante que
par l’analyse attentive des détails. C’est pourquoi il nous a semblé
nécessaire d'étudier la distribution géographique de la famille des
Primulacées dans son ensemble.
Nous procédons pour cela du simple au composé. Après une des-
1 Ferd. Pax, Monographische Uebersicht über die Arten der Gattung Primula
(Engler’s Botan. Jahrb. 1889, p. 75-241).
BULL. HERB. BoIss., août 1898. 46
682 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
eription generale de l’aire de la famille, completee par la carte que
nous avons dressée, nous étudions la répartition géographique des
genres; puis nous examinons la distribution des espèces, ce qui nous
permet de donner des détails plus précis, et d’opposer les espèces à
grande extension à celles qui habitent des régions restreintes ; les
variations du caractère endémique dans les différents points de l’aire
ressortent de cette étude. Il est possible alors d’en dégager des conclu-
sions; mais, hâtons-nous de le dire, elles n’intéressent que les Primu-
lacées; malgré l'attrait de la généralisation, nous jugerions imprudente
et prématurée toute tentative de déductions générales tirées des conclu-
sions restreintes que nous formulons aujourd’hui.
I. Description de l'aire des Primulacées.
Les Primulacées sont répandues dans la plus grande partie des
contrées froides et dans toute la zone tempérée de l’hémisphère N.
Quelques rares espèces habitent les régions tropicales; un petit nombre
(seulement vingt espèces) dépasse l’Equateur. Les déserts de l’Afrique
ont opposé à la plupart des Primulacées une barrière infranchissable,
et tandis qu’à I’W. du Vieux Continent elles atteignent le 30° parallèle
dans la direction de l’Equateur, à l’E. au contraire, elles arrivent jus-
qu'au 10°. En Amérique, après une interruption entre 15° et 11° de
lat. N, on ne trouve plus que deux espèces dans les montagnes du Véné-
zuela, par 8 de lat. N. Une lacune de 40° en Afrique, et de 20° seule-
ment en Amérique sépare les espèces des deux hémisphères. Dans le
sens des parallèles de la région froide et tempérée du N. l'aire ne
présente pas d’autre lacune que celle des Océans et des régions déser-
tiques (Voy. la carte).
Nous n’insisterons pas sur le principe qui a servi de base au tracé de
la carte; l'exposé de la methode que l’un de nous a précédemment
développée ! nous dispensera de tout détail.
Un examen, même superficiel, permet de distinguer dans l’aire de la
famille plusieurs centres d'agglomération, dont ;les plus saillants sont :
! L. Blanc, Des procédés graphiques appliqués à la Géographie botanique
(Bulletin Soc. bot. de France, XLIV, p. 33-51.)
Mi > FR
>
SE
ci
=?
13) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACÉES. 683
1° l'Himalaya et le Yunnan, 2° le Caucase, l’Asie Mineure et la Perse,
3° les massifs de l’Europe centrale, 4° l’Altaï, 5° les côtes de la Chine,
6° le Japon, 7° les Montagnes Rocheuses. Des groupements de moindre
importance se révèlent dans les plaines d'Allemagne et de Russie, autour
du détroit de Behring, dans les plaines de Mississipi et les Alleghanys.
Enfin quelques espèces (2 à 3 °/o) sont isolées aux extrémités australes
des continents.
Ces diverses agglomérations présentent cette particularité de dessiner
nettement le relief du globe. Les trois premières surtout recouvrent les
massifs abrupts vers le $., qui entourent l'Ancien Monde d’une ceinture
ininterrompue, et à peu pres parallèle à l’Equateur; ce sont, pour
employer les expressions de Suess ?, l’are de l'Himalaya, l’arc Iranien,
l'arc Dinaro-taurique, et celui qui entoure la Méditerranée occidentale.
En Amérique, où le relief du sol est orienté N.-S., les Primulacées
suivent scrupuleusement ses grands traits.
Cette remarque suffirait à faire pressentir, en dehors de toute consi-
dération botanique, que les Primulacées sont en général des plantes de
montagne. C’est en effet le cas pour deux des genres les plus nombreux
en espèces. 11 Primula sur 175, 8 Androsace sur 58 descendent dans
la plaine: encore faut-il les chercher dans les plaines du N. de l'Ancien
Continent et dans les régions arctiques, c’est-à-dire dans la partie
tempérée ou même froide de l’aire; d’autres genres encore, tels que
Soldanella et Cyclamen en Europe, Dyonisia en Perse, Pomatosace et
Bryocarpum dans l'Asie orientale, Kaufmannia au Turkestan et Ardı-
siandra en Afrique habitent les montagnes. Ces genres donnent un
total de 275 espèces sur 420 environ, auxquelles on peut joindre un
bon nombre de Lysimachia; on arrive ainsi à 70 °/ des espèces de
Primulacées.
La carte rend manifeste aussi cette tendance des espèces à s’aceu-
muler à JE. des chaînes de montagnes et sur les versants S.-E. Par
exemple au S.-E. des Alpes, au S.-E. des Carpathes, au S.-E. de l’Au-
stralie, au S.-E. de l'Amérique du Sud, mais surtout à l'E. de l'Hima-
laya et dans le Yunnan, où la densité de la population végétale en
Primulacées dépasse 15 °/ du total de la famille, c’est-à-dire le rapport
le plus élevé. Nous y reviendrons plus loin.
En résumé, on peut dire que l’aire des Primulacées étendue surtout
1 Ed. Suess, La Face de la Terre (traduction E. de Margerie), t. I, p. 662-
672.
684 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
de l'E. à l’W. est composée de deux parties : l’une qui recouvre tout
l'hémisphère N., les déserts exceptés, jusqu’au tropique sans inter-
ruption; l’autre composée de lambeaux, occupe l’extrémité des terres
australes. Çà et là ces deux zones se rapprochent de l’Equateur, mais
en l’état de nos connaissances, une lacune de 20° à 40° de lat. les sépare.
De Candolle ' a classé cette famille parmi celles qui occupent les °/s ou
les ‘/; de la surface terrestre.
Il. Répartition des genres.
Il y a d’après M. Pax” vingt-huit genres de Primulacées. A cause des
affinités de certains d’entre eux, ce nombre devrait selon nous être
réduit, maiS il nous a semblé utile de les conserver pour analyser avec
plus de précision les données géographiques.
Tous les genres d’une famille n’ont pas la même importance numé-
rique; or il semble à priori que les genres nombreux en espèces, ont dû
trouver des conditions de développement plus favorables que les genres
monotypes, ou tout au moins une tendance plus forte à la variabilité, en
leur supposant une origine commune. Quoi qu'il en soit, nous pourrons
voir les différences qui les séparent au point de vue géographique, et
nous aurons en étudiant leur distribution un premier classement, une
analyse au premier degré des résultats de la statistique.
C’est dans ce but que nous avons dressé un diagramme dans lequel
le nombre d’espèces de chaque genre est représenté par une ordonnée
variable suivant la région, à l’Echelle d’un ‘/: mm. par espèce. Nous
avions déjà parlé de ce diagramme dans l'exposé de la méthode °; nous
en faisons ici l’application à la famille des Primulacees.
Nous avons groupé les diverses contrées du globe, soit du N. au S.,
soit de I’E. à l’W., pour faciliter les comparaisons, et en tenant compte
à la fois de l’orographie et de nos connaissances floristiques actuelles.
Les parties du diagramme couvertes de hachures présentent une cer-
ı A. de Candolle, Géogr. bot. raisonnée, t. II, p. 1158.
? Ferd. Pax, Monogr. des Primulacées in Engler et Prantl, Die natürlich
Pflanzenfamilien, 1890, p. 98-116.
® L. Blanc, loc. cit., p. 49.
4
Ei
5) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACÉES. 685
taine analogie avec des coupes géologiques, en ce sens qu’elles traver-
sent differents pays, et qu’elles permettent l'analyse des agglomérations
que nous avons remarquées sur la carte.
Le groupement des diverses parties de l’aire des Primulacées n’est
pas artificiel, c’est une conséquence des groupements d'espèces; il
changera naturellement quand on examinera d’autres familles.
Le premier groupe comprend les contrées situées autour du pôle;
l’uniformité de la flore et des conditions physiques nous oblige à les
réunir.
Le deuxième comprend les plaines et les basses montagnes du N. de
l’Europe; ces plaines constituent un ensemble orographique distinct;
le nombre d’espèces accumulées en Allemagne, en Russie et en Sibérie
jusqu’au-delà de l’Oural justifie cette réunion.
Le troisième est caractérisé au point de vue orographique par son
altitude (Hauts Plateaux d’Asie et prolongements) et par son exposition
vers le Nord; il l’est au point de vue botanique par le nombre des
espèces de l’Altai; ce nombre deeroit dans tous les sens à partir de ce
point. L’autonomie du troisième groupe était déjà sensible à l’aspect de
la carte; nous y avons joint le Thibet, qui forme la partie méridionale
des plateaux de l’Asie.
Le quatrième groupe (Côte occidentale du Pacifique) représente une
sorte de coupe transversale de l’aire des Primulacées du N. au $.; elle
permet de se rendre compte de ses caractères à mesure que varie la
latitude.
Le cinquième groupe comprend les massifs de l’Europe moyenne et
méridionale, et l'Afrique du Nord; il est aussi bien caractérisé par son
relief que par la diversité des genres, et le nombre de formes de tran-
sition, comme nous le verrons plus loin.
Le sixième groupe est aussi nettement visible sur la carte que le
cinquième; les massifs du Caucase, de l'Arménie, de la Perse et de
l’Asie Mineure, forment un ensemble dans lequel on aurait pu établir
des subdivisions; mais il nous a semblé utile de ne pas morceler les
groupes outre mesure, pour éviter plus tard de comparer des surfaces
trop inégales.
Le septième groupe comprend l'Himalaya, le Yunnan et la partie
montagneuse de la Chine; c’est le versant S.-E. des hauts plateaux
d'Asie; c’est aussi le plus riche en espèces, et celui dont le caractère
endémique est le plus prononcé.
Nous avons réuni dans le huitième groupe toutes les contrées chaudes
686 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
du globe, très faiblement peuplées en Primulacées, et très disséminées,
afin qu’on puisse établir des rapprochements entre ces régions unies
par un caractère climatique commun.
Le neuvième groupe comprend la partie des deux Amériques qui n’a
pas figuré dans les précédents.
Enfin le dixième groupe est formé par les extrémités S. des deux
continents, par l'Australie et la Nouvelle Zélande. En ce qui concerne
les Primulacées, ce sont les contrées les plus pauvres en espèces.
Il ne faut pas se méprendre sur le mot groupe que nous venons
d'employer. Nous n’entendons pas par là une région naturelle caracté-
risée par des types de Primulacées; si cela a lieu quelquefois, notam-
ment pour les 5%, 6% et 7”° groupes, c’est une simple coïncidence;
c'est aussi une preuve que la statistique peut donner des indications
utiles. Il faut voir dans nos groupes la représentation graphique
des valeurs de la densité de la population végétale; ou encore, des
coupes transversales ou longitudinales dont nous faisons varier le
sens, et que l’on pourrait multiplier pour mettre en lumière et analyser
des faits nouveaux.
Examinons maintenant l’aire de chacun des genres de Primulacées.
I. Tribu des Primuleæ.
1. Primula. — Ce genre s’etend sur la plus grande partie de
l’aire de la famille; le diagramme montre que c'est dans les montagnes
des 37°, 5%, 6%, 7% et 9% oroupes qu'il est le plus nombreux en
espèces ; le maximum d’agglomeration est dans le 7% (Himalaya
Yunnan). On le trouve depuis le haut Nord (P. farinosa L. et P. egal-
hecensis. Wormskiold et Lehmann au Groenland) jusqu'en Algérie, au
Liban, à la Perse et à l'Himalaya; il n’atteint ni la presqu’ile de l’In-
doustan ni la côte S.-E. de la Chine. En Amérique le genre Primula
s'arrête au 30° parallele N. Cependant ces limites sont dépassées çà et
là vers le S.; P. farinosa L. se retrouve au Cap Horn, P. prolifer«
Wall. dans les montagnes de Java, P. verticillata Forskal est caracté-
ristique de l’Abyssinie et du Yemen.
Les Primula habitent surtout les lieux humides, les prairies tour-
beuses, et aussi les rochers calcaires ou silieeux. Un très petit nombre
descend jusque dans la plaine; en voici la liste :
(7) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACÉES. 687
* Primula cortusoïdes L. (Plaines de Russie et de Sibérie).
Fe — elatior Jacquin (Danemark, Allemagne, Russie).
4 — acaulis Jacquin (Angleterre, France, Hollande, Suede,
Russie).
> — officinalis Jacquin (Plaines de l’Europe moyenne et boréale).
= — sibirica Jacquin (Norvège, Russie, Sibérie).
— egalliccensis Wormskiold et Lehmann (Labrador, Groen-
land, jusqu’à 70°).
à — stricta Horneman (Norvège, Finlande, Russie arct., La-
brador...)
5 — farinosa L. (Prairies tourbeuses. Allemagne, Russie, Sibérie,
Labrador...)
— nivalis Pallas (Sibérie et îles autour du détroit de Behring).
— pumila Ledebour (littoral autour du détroit de Behring).
— Auricula L. (Prairies tourbeuses de la plaine de Munich).
Sur les 20 sections que M. Pax a établies dans le genre Primula,
5 seulement sont représentées. On y trouve une seule espèce des
Sinenses (P. cortusoïdes), une seule espèce des Auricula (P. Auricula).
Ce sont les Vernales qui manifestent le plus de tendance à habiter la
plaine; il y en a3 sur 5; ces 3 espèces n’ont pas dépassé vers l’E. le
méridien de la mer Caspienne.
Parmi ces 11 espèces de la plaine, nous avons marqué d’un (*) celles
qui habitent aussi la montagne: on remarquera qu’elles sont toutes en
Sibérie ou dans les régions circumpolaires.
Lorsqu'on s’eleve dans les montagnes, le nombre de Primula aug-
mente très vite. C’est ainsi qu’au-dessous de 2000 m. on en trouve déjà
77; il en est parmi ces dernières qui montent plus haut, et viennent
grossir le nombre de celles qui restent constamment au-dessus de
2000 m.; de 77 on passe ainsi à 127. Il faudrait en compter davantage,
si les cotes d'altitude étaient plus souvent indiquées dans les flores, et
si les documents géographiques étaient assez précis. Nous devons
regretter de ne pouvoir être plus affirmatifs, il est probable pourtant
que le nombre des Primula augmente avec l'altitude jusqu’à un niveau
supérieur sans doute à 2000 m. Il serait intéressant de comparer à cet
égard plusieurs chaînes de montagnes, mais nous sortirions des limites
que nous nous sommes imposées.
2. Dyonisia. — C'est encore un genre confiné dans les montagnes.
688 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
Les 14 especes qui le composent se trouvent dans les fissures des
rochers de la Perse et de l’Afghanistan jusqu’à de grandes hauteurs;
D. rhaptodes Bunge à 3400 m. et D. revoluta Boissier à 4000 m. Aucun
autre n’est plus étroitement lié à la région qu’il occupe; on ne le trouve
même pas dans la Transcaucasie, pourtant si voisine.
La présence du Dyonisia en Perse coïncide avec une diminution
brusque du nombre des Androsace (voy. diagramme) dans la partie
centrale et méridionale de la contrée. Or la structure et le port des
Androsace et des Dyonisia diffèrent peu. En prenant le mot genre dans
son sens le plus large, on pourrait donc considérer les Dyonisia
comme une section d’Androsace qui s’est localisée en Perse, et dont les
espèces ont été arrêtées dans leur migration vers l’W.
3. Douglasia. — L’aire du Douglasia est très disjointe; des Mon-
tagnes Rocheuses on passe sans transition à la Sierra-Nevada, aux
Pyrénées et aux Alpes. Ce genre est représenté en Europe par D. Vita-
liana Hooker dont on a fait soit un Primula, soit un Aretia, soit un
Androsace; c'est une preuve de l’affinité de ces 4 genres. Le Dou-
glasia habite surtout la montagne comme les précédents, de 1800 m.
à 3000 m. en Europe; les 3 espèces américaines s'étendent de 4000 m.
dans les Montagnes Rocheuses au niveau des mers arctiques (D. nivalis.
Lindley).
4. Stimpsonia. — On ne connaît que 2 espèces de ce genre,
dans les montagnes de la côte E. de la Chine, de la Corée et du Japon,
et dans quelques îles de la même région.
5. Aretia. — Les Aretia se sont multipliés dans les montagnes du
5% groupe (Alpes, Pyrenees...). Deux espèces seulement A. ochotensis
Wildenow et À. arctica Chamisso sont isolées dans les rochers du
détroit de Behring et la Sibérie orientale. Les 8 espèces européennes
s'étendent de la Sierra-Nevada aux Balkans, entre 1500 m. (A. pubes-
cens Loiseleur en Espagne) et 3000 m. (A. alpina Wulf au Mont Rose).
L’aire de ce genre présente des lacunes très étendues. (Voy. dia-
gramme.)
6. Androsace. — Nous retrouvons ici une aire analogue à celle
du genre Primula, avec cette différence que les Androsace ne s’appro-
chent ni aussi près du pôle, ni aussi près de l’Equateur (À. cinerascens
Be:
(9) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 689
Robinson au Mexique), et que les variations du nombre des espèces sont
moins brusques. (Voy. diagramme.) Primula et Androsace sont d’ail-
leurs très voisins au point de vue systématique; ils le sont même de
plus en plus. M. Franchet a déjà fait remarquer ‘ que depuis Tourne-
fort et Linné jusqu’à ce jour, les caractères distinctifs ont constamment
diminué, par suite de la découverte de types intermédiaires provenant
surtout de l'Himalaya et du Thibet. Les caractères de leur distribution
géographique les rapprochent aussi; comme pour les Primula le maxi-
mum tombe dans le 7”° groupe (Himalaya, Yunnan...).
Les Androsace ne paraissent exclusives d’aucun sol au point de vue
de sa composition chimique; on trouve dans les Alpes À. lactea L. sur
le calcaire, et À. carnea L. sur le granite, quelquefois même dans des
stations voisines, comme le fait se produit en Bavière pour À. Chame-
jasme Koch.
La nature du sol n’influe pas davantage sur la distribution du genre
pris dans son ensemble; on trouve des Androsace soit dans les terres
incultes, les éboulis, les sables, les rochers, soit dans les prairies et les
ravins humides.
De même que pour les Primula un petit nombre descend jusqu’à la
plaine (8 esp. sur 58). Voici les noms de ces espèces : nous avons marqué
d’un (*) celles qui habitent aussi la montagne.
AA
LS
Androsace saxifragefolia Bunge (dans le Pundjab).
‘ — filiformis Retz (rives de la Léna).
= — chamejasme Koch (Sibérie E. et Amérique arct.).
* — septentrionalis L. (Europe N. Sibérie et Amérique arct).
& — occidentalis Pursh (plaines du Missouri et du Mississipi).
x
— mazima L. (Espagne, France, Allemagne, Russie...).
— elongata L. (Allemagne, Russie..., terres incultes et sables).
— triflora Adams (embouchure de la Léna).
Le même fait se produit pour les Primula et. les Androsace; quand
on s'élève dans les montagnes, le nombre d’Androsace devient très
grand; au-dessous de 2000 m. on en a rencontré 34; au-dessus de
2000 m. le nombre s'accroît encore, il y en à 40. La disproportion est
moins grande cependant entre ces deux derniers nombres que pour les
Primula; à plusieurs points de vue l’uniformité semble caractériser les
Androsace.
1 Franchet, Bulletin Soc. bot. de France, 1886, p. 61.
690 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
7. Cortusa. — Ce genre monotype (Cortusa Matthioli L.) ne sort
pas des limites de l’Ancien Continent, mais son aire est très disjointe.
Il est disséminé dans la Sibérie arctique, l’Altaï, le Thibet, l’Afgha-
nistan, l'Himalaya, la Corée, les Alpes et la Transylvanie. Sauf dans le
pays des Samojèdes et sur quelques falaises du N. du Japon, il ne
descend pas au-dessous de 1200 m. En Transylvanie on le trouve à
2300 m., au N. de Pékin à 2500 m., dans l'Himalaya et l'Afghanistan
de 2000 m. à 4000 m.
8. Kaufmannia. — Le Kaufmannia Semenowit Regel n’a été
trouvé que dans l’Ala-tau, sur le revers septentrional des plateaux
d'Asie. C’est la seule espèce du genre.
9. Ardisiandra. — Genre monotype (A. Sibthorpioides Hook)
endémique dans les montagnes de Fernando Po et de Cameroun, à
l'altitude de 2300 m. à 2500 m. Aucun point de l’aire de la famille ne
se rapproche de celui-là.
Les 9 genres que nous venons d'examiner forment une sous-tribu
des Primuleæ dons les affinités sont nombreuses. Independamment des
caractères morphologiques, la synonymie est déjà instructive à cet
égard.
Dyonisia odora Fenzl. avec son synonyme D. Aucheri a été publié
par Duby: sous le nom de Gregoria Aucheri, et par Fischer? sous le
nom d’Aretia longiflora.
Dyonisia aretioides Lehmann * (sub. Primula) est synonyme de Gre-
goria aretioides Duby.
Nous avons déjà parlé du Douglasia Vitaliana L.; Bentham et
Hooker le font suivre de cette diagnose* «genus vix ab Androsace
distinctum. » De même pour le Stimpsonia « genus habitu tantum ab
Androsace recedens. »
La plupart des auteurs font de l’Aretia un sous-genre d’Androsace;
il n’y a aucun caractère de quelque valeur qui permette de les séparer.
De même que M. A. Richter ° nous avons constaté dans les herbiers
! Duby, Prodr. VIT, p. 46 sub Gregoria.
2 Kotschy, Kurd. exs.
® Lehman, Monogr. Prim., p. 90 sub Primula.
* Benth. et Hook., Genera plantarum, p. 639, II.
5 A. Richter, Bemerk. über die Cortusa arten der Paris. und Kew. Herb.
1894.
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PAT
(11) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 691
au Muséum, l’analogie qui existe entre Cortusa Matthnoli L. et Primula
Yescensis Miquel ou P. septemloba Franchet.
Kamiensky a depuis longtemps démontré que l’anatomie permet de
rapprocher de certains Primula le Cortusa Matthioli L. Les genres
Kaufmannia et Ardisiandra sont lies au Cortusa par des caractères
morphologiques et anatomiques nombreux.
I est inutile d’y insister, à l’occasion d’une étude de Géographie
botanique; l’un de nous publiera prochainement sur cette question, un
mémoire dans lequel les affinités morphologiques et anatomiques des
genres seront développés comme il convient.
Les données géographiques nous permettent d’ores et déjà d'indiquer
le résultat de ces affinités. A côté de deux genres très répandus, Pri-
mula et Androsace, nous en voyons quatre très localisés; Dyonisia,
Kaufmannia, Ardisiandra et Stimpsonia, et trois dont l’aire est très
disjointe : Aretia, Douglasia et Cortusa.
Les affinités de ces genres témoignent d’une origine commune ; mais
alors les lacunes et les localisations seraient des témoins, aujourd’hui
disjoints, d’une distribution géographique antérieure beaucoup plus
étendue, et des différenciations qui ont suivi. Des sept genres si dis-
persés, un seul (Cortusa) se trouve dans l'Himalaya où les Primulacees
sont pourtant si nombreuses. Faudrait-il considérer l'Himalaya comme
le foyer de tous ces genres ?
10. Soldanella. — Ce sont des plantes des stations humides et
nivales ; l’une d’elles cependant (S. alpina L.) descend jusqu’a 350” en
Autriche, mais on la trouve encore sur les massifs les plus élevés des
Alpes. Les soldanelles habitent exclusivement la partie centrale du
5% groupe (Alpes, Pyrenees....); le maximum est dans les Alpes orien-
tales; on n’en trouve ni en Espagne, ni en Algérie, ni en Grèce.
La composition du sol ne semble pas être en relation avec les espèces
du genre considéré dans son ensemble; $. minima Hoppe est dans les
Alpes calcaires, S. pusilla Baumgarten dans les schistes et le granit du
Tyrol.
11. Pomatosace. — Genre monotype (P. filicula Maximowicz)
étroitement localisé dans la région alpine du Thibet et de la province
chinoise du Kan-suh. de 3000 = à 3600 *.
12. Bryocarpum. — Genre monotype (B. himalaicum Hook et
692 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
Thomson), endémique à l’E. de l’Himalaya de 2600 ” à 3100 * d’alti-
tude.
La sous-tribu des Soldanellineæ s’écarte notablement des Primulineæ
par ses caractères morphologiques; il y a lieu de s’etonner qu’elle soit
représentée dans le 7”° groupe (Himalaya, etc...) par deux genres
monotypes : Pomatosace et Bryocarpum. Cela tendrait à supposer que
les relations de l’Himalaya avec l’Europe sont très lointaines, et que les
différenciations ont dû s’accumuler pendant une très longue durée,
pour aboutir à un type si divergent.
13. Hottonia. — Le genre Æottonia comprend deux espèces des
marais et des fossés des régions temperees; Æ. palustris L. de l’Angle-
terre à l'Italie moyenne, et de l'Espagne à l’Oural, et 7. inflata Ell.
. qui habite les plaines et les basses montagnes de l'Amérique du Nord
atlantique, et n’atteint vers le N. que le 42” parallèle.
La troisième sous-tribu des Primuleæ ne comprend que deux espèces;
l’une qui ne dépasse pas l’Oural vers l'E. l’autre qui est restée isolée dans
l'Amérique du N. Le centre de dispersion serait-il entre ces deux points,
c’est-à-dire dans l’Asie centrale? Quant à la possibilité du passage des
espèces en Amérique, elle est vraisemblable, puisqu’un grand nombre
d’espèces de la tribu des Primuleæ habite encore l’Asie orientale jus-
qu'au détroit de Béhring.
En résumé la première tribu est représentée dans le 7”° groupe de
régions par les quatre genres : Primula, Androsace, Pomatosace et
Bryocarpum. Neuf autres genres, peu nombreux en espèces et même
monotypes, ne s’y trouvent pas. Tous, et particulièrement ceux de la
première sous-tribu, sont voisins les uns des autres au point de vue
systématique.
II. Tribu des Samoleæ.
14. Samolus. — L’aire des Samolus est très vaste, grâce à une
espèce cosmopolite S. Valerandi L. les autres espèces habitent les terres
australes (Chili, Brésil, Australie), la partie la plus chaude des Etats-
Unis, le Mexique et Cuba.
Ce sont des plantes des stations humides en général, des fossés, des
prairies, des marais: l’une d’elles croît sur les terrains arides du Cap
(15) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACRES. 693
(S. campanuloïdes R. Brown), deux autres dans les terrains sales du
golfe du Mexique et de l’Australie (S. ebracteatus Kunth. et $. kttoralis
R. Brown), mais toutes restent dans la plaine ou les basses montagnes;
S. Valerandi L. est le seul qui arrive à 1000 = ou 1100 dans l’Europe
centrale et dans l'Himalaya. Le maximum d'agglomération est dans les
9% et 10° groupes (Amérique et régions chaudes).
La deuxième tribu qui ne comprend qu’un genre est caractérisée par
l'isolement de la plupart des espèces dans l'hémisphère austral.
III. Tribu des Lysimachieæ.
15. Lubinia. — L’aire du Lubinia est très disjointe ; des archipels
de l’Asie orientale, il faut passer aux îles Mariannes, aux Sandwich,
puis à la Réunion et au Cap pour le retrouver. Il ne compte que trois
espèces : Z. lubinioides Siebold et Zuecarini, dans les montagnes du
Japon, L. nutans Pax, dans les collines du Cap et L. lineariloba Hook.
et Arn. dans toutes les parties de l’aire, au bord de la mer, et dans les
régions montagneuses.
16. Lysimachia.— Les Lysimachia sont des espèces des prairies,
des fossés, des lieux humides de la plaine et des basses montagnes, et
quelquefois des terres arides (Z. atropurpurea L. Péloponèse et Asie Mi-
neure.) Ce genre occupe une grande surface; il existe aussi bien au S.
qu'au N. de l’Equateur. S'il est plus répandu que le genre Primula vers
le S. (le maximum est dans la province chinoise de Hupeh et sur les côtes
méridionales), en revanche il atteint rarement les hautes latitudes
(L. vulgaris. L.)
Cette tendance à occuper les régions chaudes est confirmée par sa
distribution suivant l’altitude. Sur 85 espèces, 9 seulement dépassent
2000 ” et c’est dans les montagnes du 7” groupe (Himalaya Yunnan...)
que ce fait se produit. Nous avons marqué d’un (*) celles qui restent
constamment au-dessus de 200” et de (e) celles qui sont endémiques
dans le 7”° groupe.
*
Lysimachia ephemerum L. atteint 2800” au Yunnan.
(e) — Leschenaulti Duby » 2500" dans l'Himalaya.
_ lobeloïdes Wallich » 3000” dans l'Himalaya.
694 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (14)
(e) Lysimachia pyramidalis Wallich » 2600" dans Himalaya.
— japonica Thunberg » 2600” dans l'Himalaya.
(e) * — prolifera Klatt » 260023100” —
(e) * — chenopodioïdes Wattson » 2000 830007 —
— floribunda Zollinger » 2300” au Japon.
(e) * — homeiensis Hemsley » 3000 à 3600 dans les
Monts du Szetchuen.
Dans les montagnes au-dessous de 2000” on en trouve 74, et enfin 30
descendent dans la plaine. Le maximum d'agglomération suivant l’alti-
tude se trouve done au-dessous de 2000 ” contrairement à ce que nous
avons vu pour les Primula, Androsace, Dyonisia et Aretia.
17. Steironema. — C’est un genre exclusivement américain. Sa
limite méridionale est la Caroline; il habite les plaines et basses mon-
tagnes de-l’Amérique du N. tempérée, au bord des fleuves et des lacs.
S. ciliatum Rafinesque, est la seule des quatre espèces qui atteigne les
Montagnes Rocheuses.
18. Naumburgia. — Genre monotype N. thyrsiflora Mönch).
des lieux humides de l’Ancien et du Nouveau Monde, depuis les plaines
du N. de la France jusqu’en Sibérie et au Japon, à travers le Dane-
mark, l’Allemagne et la Russie. En Amérique, il occupe tout le Nord
du Canada et des Montagnes Rocheuses.
19. Trientalis. — Genre commun aux deux continents. L’une de ses
deux espèces 7. americana Pursh habite les plaines et basses mon-
tagnes des Etats-Unis du N. et de l'E; l’autre T. europea L. habite
plus au N. dans le Canada, les Montagnes Rocheuses, et se retrouve
dans les prairies tourbeuses et les forêts humides des montagnes d’Eu-
rope et des plaines du N. puis dans la Mandschourie, au Japon et au
détroit de Béhring.
20. Apochoris. — Genre monotype (A. pentapetala Duby), endé-
mique du N.-E. de la Chine, dans les champs des environs de Pékin.
21. Asterolinum. — Il y a deux espèces de ce genre; l’une
À. linum stellatum Link, habite les lieux secs, les sables, de la région
des plaines et basses montagnes méditerranéennes, l’autre À. adoense
de.
0:
(15) H. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACÉES. 695
Kunze, endemique dans l’Abyssinie pres d’Adoua. Les Asterolinum
n’atteignent pas les Alpes. On ne doit pas s’etonner des relations de
PAbyssinie avec le bassin méditerranéen, elles ne se bornent pas à la
seule famille des Primulacées. Le passage des espèces en Abyssinie était
facile au moment où la Méditerranée orientale n'existait pas; elle s’est
effondrée d’après Suess !, a une époque relativement récente.
22. Pelletiera.— Des deux espèces de genre, l’une P. verna Saint-
Hilaire, habite les côtes du Chili et du Brésil, l’autre P. trinum Pax.
le S. de l'Amérique et les îles Canaries.
23. Glaux. — G. maritima L. Genre monotype halophile des
terrains humides des côtes et de l’intérieur; son aire très vaste mais
très disjointe, est en rapport avec ses exigences physiologiques. Il est
disséminé entre le 30% et le 65”° parallele N.
Pourquoi ce genre si bien adapté à des conditions de vie spéciales
s’est-il étendu à travers les deux continents ? les genres monotypes nous
ont paru au contraire le plus souvent localisés.
24. Anagallis. — Comme les Samolus, les Anagallıs sont répandus
dans le monde entier, sauf les régions arctiques, par À. arvensis L.
mais c’est dans les lieux secs et chauds, dans l’Afrique du N. et l'Espagne
qu'ils sont surtout condensés. Quatre espèces sur quatorze recherchent
l'humidité; ce sont les suivantes :
À. tenella L. (Europe W. tempérée. Afrique, Crete......)
A. crassifolia Thore (Reg. montagneuses d’Espagne et d'Algérie,
marais des Landes).
À. alternifolia Cavanilles (Montagnes élevées du Chili).
A. elongata Duby. (Sables humides de Bahia).
Le genre Anagallis appartient principalement à la plaine et aux
montagnes basses; on trouve cependant À alternifolia à 2800” dans le
Chili.
25. Gentunculus. — Deux espèces très répandues dans les
prairies, les lieux humides ou les sables de l’Europe moyenne et septen-
trionale et disséminées dans les contrées chaudes de l'Amérique et de
! Ed. Suess, La Face de la Terre (traduct. E. de Margerie), t. I, p. 453 et 611.
696 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (16)
l’Australie. Une d’elles, €. tenellus Duby habite l'Himalaya à l’altitude
de 1300” et se retrouve en Bolivie à 3800 *.
La troisieme tribu est formee de genres qui viennent se grouper autour
de Lysimachia. Les Lubinia, Steironema, et Naumburgia surtout, sont
souvent considérés comme des Lysimacha. Le Trientalis en diffère par
l’heptamérie de la fleur et par le port; Apochoris est un Lysimachia
dialypetale; Asterolinum souvent appelé Lysimachia s’en éloigne quel-
que peu. par la réduction de la corolle.
Sept genres de cette tribu très homogène sont parsemés dans des
contrées très éloignées, et ne sont pas représentées dans le 7”° groupe
(Himalaya, Yunnan...). Lysimachia Glaux, Anagallıs et Centunculus
_habitent cette région.
Comme pour la 1” tribu les genres disjoints sont peu nombreux en
espèces.
(A suivre.)
sans vouloir recourir à Telude de biographies trop vol
LA
E HERBIER. Bois
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sous A Dngortos DE Kr
EUGÈNE AUTRAN
Coste de. [ Her bier,
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Fe Ce Bulletin renferme des je originaux. me nalen, Ei „de er
systemalique générale. I ara à époques indéterminées au D de Br 15
pour Ja Suisse et de Fr. 20.— pour l'étranger. :
Tome I (1893), 745 pages, 28 planches et 3 appe
» AI (4894), 769» 32
» II (1895), 706 »
» IV (1896), 96
» V (1897), 1%
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
Tome VI. 1898.
N° 9.
Ce N° a paru le 14 septembre 1898.
"
ee
_ Prix de FAbonnement
ER SE EE : RE
ANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20) FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les ‚Abonnements sont regus
HA L’ HERBIER BOISSIER
a CHAMBÉSY pres Genève (Suisse).
\
SOMMAIRE DU N° 9. — SEPTEMBRE 1898. |
ER Pages
I. — L. Blanc et E. Decrock. — DISTRIBUTION GEO-
GRAPHIQUE DES PRIMULACEES (avec üne carte et'un 77 2°,
tableau graphique. Planches XVII et XVIN) (suite et fin) I
I. — Hans Hallier. — BAUSTEINE ZU EINER MONO-
GRAPHIE DER CONVOLVULACEEN (Planche XIX)..... 714
Il. — François Crépin. — OBSERVATIONS SUR LE ROSA res
STELLATA Won. a dr nn 120 2
IV. — H. Schinz. BEITRÄGE ZUR KENNENI S DER AFRI-
KANISCHEN FLORA (Neue Folge). VI. — Mit Beiträgen
von Prof. Dr O0. Horrmann (Berlin); Prof. Dr E. KoEHune-
-(Friedenau); Prof. Dr F. Pax Bis Prof. D' Hans
SCHINZ (Zümichj. 2 Me ee a en ado
V.— Edv. A. Wainio. — CLATHRINÆ HERBARI
MULLERT. Es: BR an Ta
\L — R. Chodat et N. ©. Hofman-Bang. Er NOTE
PRELIMINAIRE SUR LES MICROPHYTES QUI PRODU- |
SENT LA: MATURATION: DU FROMAGE... ........... TOD Hs
I. 3. Bornmüller. — UEBER ONOBRYCHIS BEL
LEVEL DRAN ee 238. |
APPENDIX No Il.
VII. — A. Pestalozzi. — DIE GATTUNG BOSCIA Im
(Planches Ta KV) (site et In) entr see 152 >
PLANCHES CONTENUES DANS CETTE LIN RAISON :
PLANCHE 19. — Rivea a, Hallier se
Les 14 planches afférantes au mémoire sur le genre Boscia de M. A. Pestalozzi er
paraitront dans le numero suivant.
6° année. N°9: Septembre 1898.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DEN PRIMULACÉES
PAR
L. BLANC et E. DECROCK
AVEC UNE CARTE ET UN TABLEAU GRAPHIQUE
Planches XVII et XVIII.
(Suite.)
IV. Tribu des Cyciamineæ.
26. Cyclamen. — Genre appartenant au 5”° groupe de contrées
(Europ. moy., Alpes, Pyrénées) dans les forêts, et sur les rochers ombra-
gés de la région des basses montagnes. Les Cyclamen ont deux centres
d'agglomération : la Macédoine, et le littoral S. de l’Asie Mineure.
L’aire s'étend du massif Central francais au Caucase et à la Perse, le
maximum est dans la partie chaude de ces contrées. Le C: africanum
Boissier et Reuter habite les montagnes boisées de l'Algérie, d’autre
part le C. latifolium Sibthorp et Smith et le C. neapolitanum Tenore
sont parvenus jusqu'en Angleterre ; Nyman doute d’ailleurs de la spon-
tanéité de ce dernier.
27. Dodecatheon. — L’aire de ce genre serait toute entière com-
prise dans l’Amérique du N., s’il ne s’etendait pas jusqu’à la Sibérie
orientale par ses espèces arctiques. Il habite depuis le littoral arctique,
jusque dans les plaines de Pensylvanie et de Virginie, et aussi daus les
BULL. HERB. BOISS., septembre 1898. 47
698 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Montagnes Rocheuses jusqu’au Mexique. Les especes de ce genre ne
sont pour les auteurs américains que des sous-espèces du D. meadia L.
dont les stations en altitude et en latitude varient beaucoup, de 30° à 70°,
et de O à 4000 m.
Les deux genres compris dans la 4”° tribu sont liés par certains carac-
tères morphologiques floraux, mais leur distribution géographique dif-
fère beaucoup ; ils sont séparés par toute la largeur de l’Ancien Conti-
nent et de l'Océan Atlantique. L’aire de la tribu est trop disjointe pour
qu’on puisse, même d’une façon approximative, comme pour la 3”° sous-
tribu des Primuleæ, déterminer un point de départ commun.
VW. Tribu des Corideæ.
28. Goris.— Genre exclusivement méditerranéen; on le trouve dans
les sables littoraux, et quelquefois les terres argileuses, calcaires ou
sableuses des plaines voisines. C’est le seul genre de Primulacées à fleur
zygomorphe, et le mieux adapté aux conditions climatiques de la
région.
En résumé trois genres seulement occupent une grande surface :
Primula, Androsace, Lysimachia, c'est le ‘/10 des genres de la famille ;
2 autres, Samolus et Anagallis ne sont très répandus que grâce à des
espèces dont la spontanéité est douteuse. La moitié des genres est plus
ou moins spéciale à une contrée déterminée : Dyonisia, Stimpsonva,
* Kaufmannia, * Ardisiandra, Soldanella, * Pomatosace, * Bryocarpum,
Steironema, * Apochoris, Pelletiera, Cyclamen, Dodecatheon et Coris ;
5 d’entre eux marqués d’un (*) n’ont été trouvés que dans des limites
très restreintes. Le reste comprend ceux qui s’éloignent beaucoup de
leur centre d'agglomération (Douglasia, Aretia), ou dont l’aire présente
d'énormes lacunes, soit dans l’Ancien Monde (Cortusa et Asterolinum),
soit dans les deux continents ou dans les îles qui les joignent (Hottonia,
Lubinia, Naumburgia, Trientalis, Glaux, et Centunculus).
Il résulte d’autre part de l’etude des genres surtout pour les tribus I
et II (Primulee et Lysimachieæ), qu'il y a en dehors du 7* groupe
(Himalaya...) une disjonction des genres peu nombreux en espèces, sou-
vent monotypes et très voisins. Ces genres ne sont pas dans la région
de l'Himalaya. On pourrait peut-être en conclure que le groupe (Hima-
laya, Yunnan...) est le centre de dispersion des genres, et qu’en s’eloi-
(19) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 699
gnant de ces contrées, sous l’influence des conditions de vie si différentes
de leur lieu d’origine, et si diverses, il a pu se produire de nombrenses
différenciations qui ne sont pas encore fixées.
Lorsqu'on parcourt du N. au $. l’aire des Primulacées on constate
que le nombre de genres croit jusqu’à la zone tempérée pour diminuer
ensuite. Voici les nombres relevés sur le diagramme.
ANCIEN CONTINENT. Nouveau CONTINENT.
Genres. Genres.
1. Régions circumpolaires..... 7 Régions eircumpolaires........ 6
2. Plaines et basses montagnes Montagnes Rocheuses N........ A1
UN ns RU ce. 1
3. Hauts plateaux d’Asie...... 12 Amérique du N. temperee...... 12
d. Europe moyenne (Pyrénées, Amérique du S. (Chili, Bassil).. 5
ANDERS) oa PRRA AE 17
By Berse,GCaueasen. n.. 23. 10: Cap Horn! Wr SR 2
7. Himalaya, Yunnan........ 11
8. Regions chaudes........... 10
10. Regions australes.......... 6
11 en résulte l’impression générale : 1° que les Primulacées ont trouvé
dans les pays tempérés des deux mondes les conditions les plus favora-
bles à leur développement; 2° que le groupe de régions le plus peuplé
en espèces, le 7”°, ne coïncide pas avec celui qui comprend le plus de
genres, le 5%. Comment peut-on expliquer cet antagonisme ?
Les conditions de peuplement ont différé dans les Alpes
et dans l'Himalaya.
De ce qu'il y a beaucoup de genres dans le 5*° groupe (Europe
moyenne, Alpes, etc.) faut-il conelure que le peuplement de ce 5°
groupe a précédé celui du 7”° (Himalaya, ete...), et que depuis leur ori-
gine commune, un nombre important d’especes à pu diverger suffisam-
ment pour acquérir dans nos classifications la valeur de geures distincts
dans un groupe et non dans l’autre? Mais c’est précisément dans le
5% oroupe que, non seulement les genres, mais les espèces sont le
moins fixés; c’est là que les formes de transition sont les plus nom-
breuses. Il semble que plus on est près de l’origine moins les divergences
ont pu s’accentuer ; donc malgré le nombre de genres le peuplement
des Alpes serait relativement récent. D’autre part M. Pax dans sa
700 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (20)
monographie du genre Primula ', le plus important de la famille, a
émis l’opinion que déjà à l’époque tertiaire des groupements s’etaient
formés, qui correspondent sensiblement à ceux que nous voyons aujour-
d’hui: 1° Est de l'Himalaya et montagnes voisines; 2° Caucase;
3° Alpes et Pyrénées ; 4° montagnes du N.-E. de l’Asie et du N.-W. de
l'Amérique. L'origine commune des Primulacées est done plus lointaine
et rien ne permet de penser que le peuplement des Alpes a précédé celui
de l'Himalaya.
Les géologues reportent à la fin de l’époque miocène le plus récent et
le principal effort orogénique auquel les Alpes et aussi l'Himalaya doi-
vent leur relief actuel ; ce n’est done pas non plus à la différence d’äge
des deux chaînes qu'il faut attribuer la densité plus grande de la popu-
lation, mais à des conditions de développement plus favorables aux
Primulacées qui se sont trouvées réunies dans l'Himalaya.
En effet, au point de vue orographique les deux groupes montagneux
qui nous occupent diffèrent beaucoup. Le sol dans le 5”° groupe (Europe
moyenne, Alpes, Pyrénées.) est très accidenté; les découpures de
l’Europe sont profondes, les massifs changent de direction sur un
espace restreint. Il n’y a rien de comparable dans le 7% groupe (Hima-
laya, Yunnan). L’Himalaya s'étend de I’W. à l'E. sur une longueur 4 ou
5 fois plus grande que celle des Alpes, comme une gigantesque
muraille, dont les prolongements en Chine sont à peine déviés vers le
N. ou le S.; en tout cas les lignes du relief sont plus largement tracées
qu’en Europe. Ce sont des conditions de milieu bien différentes. L’oro-
graphie a certainement influé sur la distribution des espèces; il est
facile de trouver en Europe des contrées, même de faible étendue, dans
lesquelles la découpure des côtes, sans compter l'influence dela latitude,
la proximité d’une mer chaude (la Méditerranée) ou d’un océan bru-
meux (l'Atlantique), a contribué à l'établissement de climats locaux,
et donné à la végétation des caractères distincts.
Pour en revenir aux Primulacées, sur 17 genres du 5% groupe
(Europe...) plus de la moitié ne se trouve pas dans le 7”° (Himalaya...);
ce sont : Douglasia, Aretia, Soldanella, Hottonia, Naumburgia, Trien-
talıs, Asterolinum, Cyclamen et Coris. I n’y a que 11 genres dans
le 7”° groupe. La raison de cette diversité nous semble se trouver dans
le morcellement du sol dans le 5% groupe; l’existence de nombreux
climats locaux très voisins les uns des autres a dû favoriser l'apparition
!Berd.) Pax, loe. cit., p. 156.
(21) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 701
des formes de passage d’autant plus nombreuses que les climats avaient
plus de caractères communs.
La localisation des genres dans les limites du 5% groupe est très
sensible. Il y a bien dans l’ensemble une agglomération des espèces vers
le S.-E. des Alpes que nous retrouverons plus loin, mais le Coris ne sort
pas de la région méditerranéenne, les Cyclamen ont leur maximum
dans le Rhodope, les Anagallis en Espague, les Soldanella au S.-E. des
Alpes, les autres genres soit à l'E. soit à l’W.
On ne peut pas soutenir la même thèse pour l'Amérique; les con-
ditions sont bien changées: il n’y a rien de comparable à l'Himalaya
avec ses nombreuses espèces, il n’y a plus la même opposition, les lignes
générales du relief sont toutes parallèles et dirigées N.-S. L'Amérique
tempérée est un peu favorisée sous le rapport du nombre de genres,
mais les Montagnes Rocheuses qui appartiennent aux climats froids ont
un seul genre de moins (voy. le diagr. aux 3 premières colonnes du
groupe 9, Amérique).
L'étude de la répartition des espèces confirmera, nous l’espérons,
notre manière de voir sur l’antagonisme qui existe à plusieurs points de
vue entre l'E. et l’W. de l’Ancien Monde.
III. Répartition des espèces.
En prenant l’espece dans son sens le plus large, en réunissant à
l'espèce type les sous-espèces et les variétés, on obtient environ 420
Primulacées. La carte que nous joignons à cette étude montre que
dans l'Himalaya, le Yunnan et les Alpes du Sze-tehuen, les Primulacées
sont plus nombreuses que partout ailleurs; les couleurs rouge et vio-
lettes l’indiquent nettement. C’est le Yunnan marqué en rouge sur la
carte qui est le plus peuplé; on y trouve 65 espèces. On en compte 45
dans une même localité où elles sont exceptionnellement abondantes, à
Tali par exemple ou à Likiang. Si l’on considère tout le groupe dont le
Yunnan fait partie, on voit que le nombre des espèces est de 191 (voy.
diagramme), c’est-à-dire plus du double de ce qu'il est dans les autres.
Ce nombre représente les 45/10 de l’ensemble des Primulacées, presque
la moitié.
Malgré la pauvreté relative des autres groupes de contrées, il y à
702 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (22)
des points où la densité des Primulacées acquiert des valeurs notables,
par rapport au reste du pays Ainsi à l'E. des Alpes il y a 50 espèces, à
VE. du Thibet 36, dans la Transcaucasie 28, c’est-à-dire de 11 à 6 ° du
nombre d’espèces de la famille. En Amérique la valeur du rapport ne
dépasse jamais 6 °/o.
On remarquera que le 7” groupe (Himalaya...), le plus nombreux en
espèces, est un de ceux où il y a le moins de genres; les espèces et en
général les genres sont nettement distincts. Ce 7”° groupe possède une
agolomération énorme de types bien définis (191 espèces) que nous
classons en 11 genres, tandis que le 5” (Europe moyenne, Alpes...) avec
17 genres, nous fournit la moitié moins d’espèces (88 espèces) et que le
nombre de formes de transition est considérable. C’est une preuve de la
diversité des conditions de milieu dans ces deux groupes.
Toutes les espèces n’ont pas pris la même part aux agglomérations
que nous avons sous les yeux, pour analyser ce fait en évitant l’énumé-
ration fastidieuse de 420 espèces, nous dirons quelques mots des espèces
très répandues, puis en étudiant le caractère endémique des différents
points de l’aire, nous aurons l’occasion de citer les plus importantes de
celles qui se sont localisées.
Espèces à grande extension.
46 Primulacées, soit 10 °/ environ de l’ensemble, sortent des limites
des divers groupes de contrées représentés sur le diagramme. Cette
faible proportion s'explique par ce fait que les Primulacées ne possèdent
pas d'organes adaptés à la dissémination; les graines, nombreuses quel-
quefois, ne sont jamais pourvues d’aigrettes par lesquelles le transport
serait favorise. Les especes de la montagne ont souvent leurs graines
enfouies sous la neige pendant une bonne partie de l’annee; dans la
plaine la plupart des especes habitent les lieux humides et ombrages,
ce sont là des conditions défavorables au transport des graines par le
vent.
Parmi ces espèces très répandues on trouve dejà des exemples d’une
localieation relative. Les 5 dont voici la liste ne sortent de l’Europe que
pour arriver en Asie Mineure, au Caucase ou à la Sibérie ouralienne :
Primula acaulis L. stations humides, Europe moyenne, Caucase,
Asie Mineure.
Hottonia palustris L. lieux humides. Angleterre, Europe moyenne,
Russie, Sibérie ouralienne.
(23) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACÉES. 703
Lysimachia atropurpurea L. terres incultes. Balkans, Grèce, Asie
Mineure.
— punctata L. lieux humides. Alpes, Pyrénées, Bohême,
Caucase.
Cyclamen europæum L. forêts, rochers, de la France au Caucase.
13 espèces n’ont pas quitté l’Asie et sauf Primula cortusoides L.,
P. auriculata Lamark et P. cuneifolia Ledebour habitent les contrées
chaudes de l’extrême orient. Ce sont :
Primula cortusoides L. Russie, Sibérie ourale et Japon.
— prolifera Wallich, Montagnes. Himalaya. Java.
— auriculata Lamark, prairies, glaciers. Caucase, Perse,
Altaï.
— cuneifolia Ledebour, rochers humides, glaciers. Sibérie
E., Behring, Japon.
Androsace saxifragæfolia Bunge, lieux arides. Mongolie, Thibet,
Yunnan, Pékin.
— rotundifolia Hardwick Montagnes. Afghanistan, Hima-
laya, Yunnan, Thibet.
= sempervivoides Jacquin, forêts des Montagnes. Afgha-
nistan, Himalaya, Thibet.
— incisa Wallich, Montagnes. Afghanistan, Himalaya, Thibet.
Lysimachia ramosa Wallich, Montagnes. Himalaya, Bengale, Ceylan,
Java, Bornéo.
_ debilis Wallich, Montagnes. Himalaya, Japon.
— candida Lindley, plaines et Montagnes. Fokien, Yunnan,
Corée, Japon, Java.
— Fortuneı Maximowiez, plaine et Montagne. Fokien,
Yunnan, Formose, Pékin, Japon.
— Jloribunda Zollinger, Montagne. Japon, Java.
Elles appartiennent aux 3 genres les plus nombreux en espèces.
Il n'y en à donc en réalité que 28 dont l’aire soit très vaste. On peut
les classer en 3 séries.
1° Celles qui habitent l’Ancien Continent au nombre de 10.
Primula elatior Jacquin, prairies, forêts, monts. Europe, Asie
Mineure, Sibérie.
704 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
Primula officinalis L., plaines, forêts, monts. Europe, Asie Mineure,
Sibérie.
Androsace villosa L., rochers des monts. Espagne, Pyrénées, Alpes,
Caucase, Altaï, Himalaya, Thibet.
z — Chamejasme Koch, plaines et monts. Alpes, Caucase,
Russie arct., Behring.
— masıma L., plaines et monts. Espagne, Europe Centrale,
Algérie, Asie Mineure, Afghanistan.
= elongata L., plaines et monts. Europe Centrale, Siberie,
Mongolie.
* Cortusa Matthioli L., lieux humides. Europe, Afghanistan, Hima-
laya, Russie arct., Pékin.
* Lysimachia Ephemerum L., montagnes humides. Espagne, Pyrénées,
Perse, Yunnan.
— dahurica Ledebour. Europe moyenne, Sibérie, Mand-
chourie, Pékin, Corée, Japon.
* Anagallıs latifolia L., reg. chaudes, cultures. Madère, Afrique N.,
Espagne, Egypte, Grèce, Arabie, Indoustan, Formose,
Japon.
Les 3 genres Primula, Androsace, Lysimachia sont toujours repré-
sentes; les aires sont souvent disjointes (*) mais elles ont ce caractère
commun de comprendre les contrées à l’E. de l’Ancien Monde.
2° Celles qui habitent les régions intermédiaires entre l'Asie et
l'Amérique, et dont l’aire présente des lacunes enormes; le Lubinia
lineariloba Hooker et Arnott est très remarquable à cet égard.
Lubinia lineariloba Hooker et Arn. littoral et Montagnes. Chine,
Japon, îles Mariannes, Sandwich, la Réunion.
Lysimachia javanica Blume. Montagnes. Himalaya, Yunnan, Java,
Borneo, Formose, Japon, Nouvelle-Caledonie, Nou-
velles-Hebrides.
== japonica Thunberg. Montagnes. Himalaya, Yunnan, For-
mose, Japon, Australie.
Toutes les 3 habitent les montagnes des contrées chaudes.
3° Celles qui sont communes aux deux continents, au nombre de 15.
Primula sibirica Jacquin, Groenland. Europe N., Altai, Himalaya,
Thibet, Amérique N.-O.
(25) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 705
Primula farinosa L. arct. alpine. Europe, Altai, Daourie, Ameri-
que N., Cap Horn.
— nivalis Pallas arct. alpine. Caucase, Sibérie, Altaï, Hima-
laya, Yunnan, Japon, Behring, Amérique N.-O.
Androsace fihformis Retz. Montagnes. Perse, Sibérie, Altaï, Mand-
chourie, Colorado, Orégon.
— septentrionalis L. Montagnes. Europe Centrale, Caucase,
Mongol, Thibet, Behring, Amer. N.-O. froide et temp.
Samolus Valerandi L., lieux humides, partout sauf dans les régions
arctiques.
Lysimachia vulgaris L. lieux humides. Europe, Asie Mineure, Trans-
caucasie, Inde, Mandehourie, Japon, Etats-Unis.
_ nummaularia L., lieux humides. Suede, Pyrénées, Alpes,
Carpathes, Caucase, Etats-Unis.
Naumburgia thyrsiflora Mönch., lieux humides. Europe Centrale et S.,
Altai, Mongolie, Corée, Japon, Etats-Unis.
Trientalis europæa L., lieux humides. Europe Centrale et S., Sibe-
rie, Mandehourie, Japon, Nouvelle-Zemble, Behring,
Amérique arct.
Pelletiera trinum Pax. Iles Canaries et Amérique du S. extra
tropicale.
Glaux maritima L. Régions tempérées des deux Continents. Ter-
rains salés.
Anagallis arvensis L. Régions tempérées, cultures, surtout dans la
région méditerr. Amérique N. et S.
Centunculus minimus L., lieux humides. Angleterre, Danemark, P yré-
nées, Abyssinie, Brésil, Mexique, Equateur, Louisiane,
Orégon.
— tenellus Duby. Himalaya. Inde, Australie, Cuba, Brésil,
Bolivie.
Si l’on ne tient pas compte de Samolus Valerandi, Lysimachia vulgaris
et L. nummnularia dont l'introduction en Amérique est probable, et du
Pelletiera trinum à cause de sa répartition géographique particulière,
il reste encore 11 espèces dont l’aire touche constamment VE. de l’An-
cien Monde, et souvent le détroit de Béhring. La présence de ces
espèces en Amérique semble done naturelle, et la voie par laquelle les
migrations ont eu lieu est toute indiquée. Il est bon de remarquer que
sur les 46 espèces à grande extension, 4 seulement recherchent les lieux
706 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
secs, les rochers, les terres incultes. (Androsace saxifragæfolia, Lysi-
machia atropurpurea Anagallıs latifohia et A. arvensis).
Quelques-unes des espèces que nous avons citées ont une distribution
géographique singulière. En premiere ligne Primula farinosa L., qui
du Colorado au Cap Horn n’a laissé aucune trace de son passage, car
son passage à travers les Andes est à peu près certain d’après M. Pax !.
L’incertitude est bien plus grande pour le Centunculus tenellus Duby
dont les représentants sont séparés par toute la largeur de l’Ocean
Pacifique et de l'Amérique. On peut en dire autant du Pelletiera trinum
Pax qui est à la fois en Amérique du S. et aux iles Canaries, sans
qu'aucune localité intermédiaire puisse relier ces deux stations, même
en contournant l'Océan Atlantique par le N. De pareilles lacunes ne
sont guère explicables sans avoir recours, soit à une distribution diffe-
rente des terres et des mers, soit à tout autre fait que l’état de nos con-
naissances ne permet pas de préciser.
Veut-on savoir quels sont les genres qui ont manifesté le plus de
tendance à la dispersion? Nous n’avons pas d'éléments d'appréciation
pour les genres monotypes; pour les autres genres nous connaissons le
nombre d’espèces dont l’aire est très étendue. Sur les 46 espèces déjà
nommées, il y a 10 Primula, 10 Androsace, 13 Lysimachia, ou bien
pour rendre possible la comparaison 58 Prümula sur 1000, 169 Andro-
sace sur 1000, et 164 Lysimachia sur 1000. Pourquoi pour les deux
derniers genres le rapport est-il trois fois plus grand que pour le pre-
mier ? La morphologie ne peut nous en donner aucune raison satisfai-
sante. Cela vient-il pour les Lysimachia de ce qu'ils descendent plus
souvent que les Primula dans la plaine, où la dissémination semble
présenter plus de facilité ? Chacune de ces questions mériterait une
étude approfondie, si nous ne eraignions pas de nous éloigner du sujet.
Espèces à aire restreinte.
Nous avons vu que les Primulacées répandues sur de grandes sur-
faces, représentent environ le ‘/ de l’ensemble des espèces de la
famille ; il en reste exactement 374 contenues toutes dans les limites des
10 groupes de régions déjà ènumérées. Nous ne pouvons pas songer à
en donner la liste; nous les avons classées dans leurs groupes respectifs,
Merde Pax loc ici DO 7e
Re
Be
(27) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 707
ce qui nous permettra d’analyser les agglomérations d’especes, et d’eta-
blir le caractère endémique de chaque groupe de régions.
Pour cela nous rapportons le nombre d’espèces endémiques au nom-
bre d’especes du groupe considéré. Nous appellerons ce rapport le
coefficient d’endemisme.
Voici les résultats en millièmes :
1) sroupe (regions circumpolaires).......:..:.: 238 millièmes.
au) (Plaines et Bassse Montagnes duN.).... 38. »
Ba (Hauts plateaux d’Asie et prolongem“).. 540 )
A (Côte W. de l'Océan Paeifique)........ 406 )
DS) (Afrique du N., Europe moyenne et S.).. 693 )
Ge) (Asie Mineure. Caucase, Perse)........ 527 )
TD) (Himalaya et prolongements).......... 827 )
SE) (Bontzeesschaudes)i. . una. ae 452 )
Se) (Nmeriquer NK et 8.) cal sn a 722 )
10) (Nesionszaustrales)e CR MERE PEAR Si )
C’est dans les groupes 5, 7 et 9, c'est-à-dire l’Europe moyenne,
l'Himalaya et l'Amérique que le caractère endémqiue est le plus
accentué. Ce sont précisément des contrées où nous avons noté dès le
début des agglomérations importantes. Les pays les plus faiblement
caractérisés sous le rapport de l’endémisme comprennent les plaines
du N. de l’Europe et de l’Asie. Les chiffres se relèvent un peu quand on
pénètre dans la zone eircumpolaire, le nombre d'espèces également,
(voy. la earte); le caractère endémique d’une région semble dépendre
du nombre d’especes qui l’habitent, si l’on s’en tient aux résultats
généraux. Ainsi dans le haut N., le nombre d'espèces et le coefficient
d’endemisme sont plus grands que dans les plaines des latitudes plus
basses. La plus grande agglomération d'espèces est dans l'Himalaya et le
Yunnan; c'est notre 7”° groupe, où le coefficient d’endemisme atteint
la valeur la plus élevée, 827, c’est-à-dire les 8/10 du nombre d’especes
qui l’habitent.
Parcourons maintenant l’aire des Primulacées du N. vers l’Equateur,
pour examiner en détail les variations de l’endemisme.
1° groupe. — Dans les contrées circumpolaires le coefficient d’ende-
misme est 0,238; tous les genres n’y prennent pas la même part, mais
il est généralement faible. 2 Primula sur 8 (soit 0,250), 1 Douglasia
sur 3 (0,333), 1 Androsace sur 4 (0,250) sont endémiques.
708 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
Primula egalliccensis Wormskiold et Lehmann endémique au
Groenland.
— pumila Pax endémique autour du détroit de Béhring.
Douglasia nivalis Lindley endémique dans l'Amérique arctique.
Androsace triflora Adams endémique à l'embouchure de la Léna.
Aretia arctica Cham. Pax. endémique dans la Sibérie E. arctique.
2”° groupe. — Dans les plaines et basses montagnes du N. de l’Eu-
rope nous ne trouvons que Primula scotica Hooker endém. dans une
partie du 2”° groupe, en Ecosse, Norvège et Laponie; le coefficient
d’endemisme n’est que de 0,038. Il semble que cette région a le carac-
tere d’un lieu de passage; une seule espèce sur 26 a pu s’isoler.
3”° groupe. — Sur les plateaux de l’Asie centrale, 28 Primula sur 46,
1 Aretia, (A. ochotensis Willdenow, endem. dans la Sibérle E) 11 An-
drosace sur 21, Kaufmannia Semenowiü Regel, 5 Lysimachia sur 11,
en tout 54 ®/ plus de la moitié du nombre d’espèces est endémique.
4% groupe. — Nous n’insistons pas sur ce groupe qui interromprait
l’ordre de notre exposé. Remarquons en passant que 7 Primula sur 17
dans le N., 13 Lysimachia sur 26 dans le S., 2 Stimpsonia, 1 Lubinia
et Apochoris, y sont endémiques.
5% groupe. — L’autonomie du 5” groupe (Europe moyenne, Alpes,
Pyr......) est la plus nette que nous ayons encore rencontré, le coefficient
d’endemisme atteint 0,693. 24 Primula sur 28 sont endémiques; les
quatre suivantes sont les seules que l’on trouve en dehors de ces limites.
Primula acaulis L., P. officinalis L., P. elatior L., P. farinosa L.,
1 Douglacia sur 4 (D. vitaliana Hooker), la moitié des Androsace et des
Lysimachia, les °/ı des Anagallis, et tous les Aretia de la region y sont
restés. Des genres entiers, Soldanella et Coris ne se trouvent que là.
6”° groupe. — En nous rapprochant toujours des contrées chaudes,
nous atteignons le Caucase, l’Asie Mineure et la Perse. Le coefficient
d’endemisme a diminué sensiblement (0,527). La proportion des Pri-
mula et des Androsace endémiques n’est guère que '/s; il ya seulement
2 Cyclamen sur 5. (C. coum Miller et ©. cilicium Boissier et Heldreisch),
les trois autres sont communs avec le 5*° groupe. Nous constatons là
un affaiblissement du nombre d’espèces européennes; en revanche tout
un genre endémique comprenant 14 espèces Dyonisia caractérise la
partie centrale et orientale du groupe.
Kuh
(29) L. BLANG ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 709
T° groupe. — Le groupe de l’Himalaya Yunnan.... dont nous avons
eu à nous occuper si souvent est aussi remarquable par la valeur du
coefficient d’endemisme (0,827). Ce rapport est même plus grand si l’on
considère seulement le genre Primula, il atteint alors 89 ‘; il ya en
effet 10 Primula sur 106 qui ne sont pas endémiques dans le 7”° groupe.
Voici les noms :
Primula capitellata Boissier, habite aussi la Perse, l'Arménie et
l'extrême W. du 7*° groupe de régions.
— sibirica Jacquin, Europe et Asie du N., Amérique E, Japon,
Himalaya.
— farinosa L. Amérique, Europe, Sibérie, Japon, Himalaya.
— nivalis Pallas, Caucase, Sibérie, Plateaux d’Asie Yunnan.
Amérique.
— prolifera Wallich, Japon, Himalaya, Java.
— auriculata Lamark, Yunnan, Perse, Caucase, Asie Mineure,
Arménie.
— japorica Gray, Japon, Yunnan, Szetchuen.
— Pumihio Maximowiez, Thibet. N. et S., Himalaya, Chine
du N.
— polyneura Franchet, Thibet E. et Szetchuen.
— vittata Bureau et Franchet, Thibet E. Szetchuen, Yunnan.
Parmi ces dix espèces, il en a seulement six qui s’eloignent beaucoup
dn groupe; nous les avons marquées d’un (*). On peut en conelure avec
M. Pax ', que l'Himalaya possède une riche flore de Primula qui
rayonne peu, et qui n’a presque aucun rapport avec celle des autres
contrées.
En ce qui concerne les autres genres, la proportion d’especes endé-
miques est plus faible. Il y a dans le 7”° groupe 60 °/ d’Androsace et
80 °/ de Lysimachia endémiques; ces dernières sont accumulées à l'E.
dans la province chinoise de Hupeh. Enfin il y a deux genres ende-
miques, Bryocarpum à l'E. de l'Himalaya, et Pomatosace au N. de la
Chine.
8% groupe. — Les contrées chaudes, que nous avons réunies en une
seule région, n’ont malgré leur surface énorme que 452/1000 d'espèces
endémiques. Nous citerons 2 Primula sur 5 (P. verticillata Forskal en
1 Ferd. Pax, loc. cit.. p. 148.
710 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
Abyssinie et en Arabie, et P. Aucheri Jaubert et Spach, en Arabie E),
l’Asterolinum adoense Kunze en Abyssinie, Ardisiandra sibthorpioides
Hooker, à Fernando Po et Cameroun, les Anagallis Jacquemontii Duby,
dans l’Indoustan. A. arabica Duby, en Arabie, et A. rubricaulis Duby,
à Madagascar; enfin 10 Lysimachia sur 18. On remarquera que les
Androsace, Samolus et Centunculus de ces régions appartiennent à des
espèces étrangères.
10% groupe. — Laissons de côté pour le moment le 9% groupe, pour
ne pas sortir des limites de l’ancien continent. Nous avons dépassé
l’Equateur et nous voici dans les régions australes. Le coefficient d’ende-
misme remonte à 0,571. Les 5 Samolus, qui s’y trouvent, sont tous au
S. du 30° de lat. ; une espèce sur trois est endémique au Cap. (S. cam-
panuloïdes R. Brown), une autre sur 4 en Australie (S. junceus R. Brown);
le Lubinia nutans Pax est endémique au Cap avec l’Anagallis Hutonii
Harvey et 2 Lysimachia sur 3 sont endémiques en Australie.
GE groupe. — Dans l'Amérique tempérée la valeur du coefficient est
assez grande, 0,722; cela tient à ce que les Sfeironema, Douglasia,
Androsace, Lysimachia et Dodecatheon sont tous endémiques. Sur 6
Primula une seule P. farinosa L. est en Europe; sur 8 Samolus 2 se
trouvent à la fois dans l'Amérique du S. et en Australie (S. littoralis
R. Brown et S. subnudicaulis Saint-Hilaire, il n’y en a qu'un (S. flori-
bundus Kunth) qui se trouve de part et d’autre de l’Equateur. Les
rapports entre les zones tempérées des deux continents sont actuelle-
ment faibles, en ce qui concerne les Primulacées, et l’on peut voir sur le
diagramme, que les espèces communes appartiennent souvent à des
genres monotypes ou peu nombreux en espèces.
Variations du coefficient d’endemisme.
Ainsi d’une manière générale, ce que nous avons dit au début se
confirme; le coefficient d’endémisme s'accroît avec le nombre d’especes;
en venant du N. on le voit s'élever dans les régions tempérées et dé-
croître plus près de l’Equateur. Dans le sens de la longitude il acquiert
sa plus grande valeur à l'E. de l’Aneien Monde.
De ce que ces contrées de l'E. sont si fortement individualisées, que
peut-on déduire ? Qu’elles n’ont depuis longtemps aucun rapport avec
le reste du monde? Qu’elles étaient peuplées auparavant, et que nous
hs: -
(31) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. za
sommes sur les traces d’un centre de dispersion des espèces? Il est
imprudent de l’affirmer d’après l’étude d’une seule famille de végétaux.
L’endemisme varie aussi dans les limites d’un même groupe; il
pourrait être utile de comparer sous ce rapport les nombreuses colonnes
du diagramme où nous avons puisé déjà tant de détails, mais nous
serions entraînés trop loin et nous ne donnerons que quelques exemples.
Les Alpes proprement dites ont pour coefficient d’endemisme 0,234,
la Perse 0,476, l'Himalaya 0,530, le Yunnan 0,584. On voit que même
dans les details le caractère endémique s’exagere quand on s’avance
vers l'E. Le Caucase donne 17 °/o, les Pyrénées 6 °/o; ces deux chaînes
de montagnes ont été peuplées de beaucoup d'éléments étrangers. Au
contraire, Kaufmannia, Semenovuü Regel dans une localité de Turke-
stan, Bryocarpum himalaicum Hooker et Thomson, dans le Nepaul,
Primula Palinuri Petagna près de Naples offrent des exemples d’une
localication très étroite ; mais ces derniers faits ne sont pas particuliers
à la famille des Primulacees, nous n’y insisterons pas.
D’après les exemples que nous avons donnés, on s'aperçoit que le
coefficient d’endemisme devient plus petit lorsqu'on passe d’une région
très grande à ses subdivisions. On comprend que le nombre d’espèces
soit plus petit, et qu'il y ait aussi moins d’espèces endémiques; le rapport
devrait peu changer puisque ses deux termes diminuent à la fois; au
lieu de cela il diminue beaucoup. Ainsi pour le 5”° groupe (Europe
moyenne.) 0,693, pour les Alpes seules, 0,234; pour le 7”° groupe
(Himalaya......) 0,827, pour l’Himalaya 0,530. Cela signifie que plus la
region est petite, moins on a de chances d’y trouver des exemples de
localisation d’especes; il serait possible sans doute, en serrant la ques-
tion de plus pres, d’y voir une mesure des limites entre lesquelles
l’endémisme se fait le plus nettement sentir.
IV. Conclusions.
Nombreuses formes de transition en Europe.
Deux faits importants se dégagent de cette étude. Le premier c’est
la diversité des genres de l’Europe moyenne et méridionale. Si nous
avions tenu compte dans la répartition géographique des sous-espèces,
712 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
des variétés, des formes intermédiaires, nous aurions constaté ceci :
On éprouve les plus grandes difficultés à classer les Primula d'Europe,
les synonymes surtout sont la source de nombreuses erreurs. Malgré
leur inutilité, ils témoignent d’un fait qui a ici son importance, ils nous
montrent cette tendance à donner le rang d’espèces avec un nom spécial
à des formes indécises.. Or c’est en Europe seulement et surtout pour
les Primula que cela se produit.
On peut dire que l’Europe a été explorée depuis plus longtemps et
plus soigneusement, qu'on a observé plus sûrement qu'ailleurs des
déviations d’un type donné. Mais comment se fait-il que ces consta-
tations s'appliquent au seul genre Primula ? I y a tant d’autres Primu-
lacées en Europe. Pourquoi les P. spectabilis, hirsuta, villosa, viscosa,
et surtout P. integrifolia présentent-elles des formes de transition si
nombreuses qu’on ne sait si elles sont endémiques dans les Alpes, ou
communes aux Alpes et aux Pyrénées ?
Evidemment les Primula d'Europe sont douées d’une grande varia-
bilité. Alors dans l'Himalaya et le Yunnan, où il y a 106 Primula
contre 28 en Europe, pourquoi y a-t-il si peu de variétés ? Le défaut
d'exploration n’est pas un argument suffisant. Ne peut-on pas expli-
quer la diversité des genres et la variabilité des espèces de l’Europe, en
disant que cette tendance à la variation des types est inhérente à la
région elle-même ? Le morcellement du pays en massifs relativement
peu étendus, très voisins, orientés de façon très diverse, et d'altitude
inégale, a certainement favorisé l’apparition de formes nouvelles, qui
ont établi entre les formes primitives de nombreux points de contact.
Les espèces se sont accumulées au S.-E. de l’ancien continent.
Nous avons déjà appelé l’attention sur un autre fait, dans l’exposé de
la methode que nous appliquons aux Primulacées; e’est la tendance
qu'ont les espèces à s’accumuler vers l’E., ou plus exactement vers
le S.-E. Nous pouvons fournir aujourd'hui les arguments suivants :
1° M. Pax a déjà remarqué pour le genre Primula que LE. des Alpes
et V’E. de l'Himalaya sont beaucoup plus riches en espèces que l’W.
On peut le vérifier pour les autres genres dans le diagramme, et pour
l’ensemble de la famille sur la carte. Les maximum d'agglomération
du 8.-E. de l’Ancien Continent se reproduisent en petit dans le S.-E.
des Alpes. On le verrait probablement dans les Pyrénées et le Caucase,
(33) L. BLANC ET E. DECROCK. DISTRIBUTION DES PRIMULACEES. 713
si ces deux chaînes n’avaient pas leurs plus puissants massifs au centre;
or le centre est justement plus peuplé que I’W., et les Primulacées
habitent surtout les montagnes.
2° Les contrées de l’Asie S.-E. comprises dans le 7° groupe (Hima-
laya, Yunnan) semblent avoir été le centre de dispersion des Pri-
mulacées.
3° Parmi les espèces à grande extension, 33 sur 46 se trouvent jusque
dans l’Asie orientale.
4° Le coefficient d’endemisme est deux fois plus élevé à l'E. de l’An-
cien Continent qu’à l’W.
La tendance vers le S.-E. nous paraît done établie. A quoi peut-on
l’attribuer ? Faut-il croire qu’à la fin de la période glaciaire, les ver-
sants S. avaient pu, grâce à leur exposition, conserver la plupart de
leurs espèces, et se trouver en avance sur les versants plus froids, dans
la lutte pour l’extension? On comprendrait ainsi que les espèces se
fussent accumulées au S. des régions tempérees; mais pourquoi à l’E ?
M. Franchet, à plusieurs reprises et notamment à propos des Par-
nossia de l'Asie orientale ' a montré que tous les genres ont un foyer,
qu'il existe dans l’Asie orientale un grand foyer de végétation, qu'il
faut considérer comme le foyer actuel de beaucoup de nos genres
alpins. C’est la région teintée en rouge sur notre carte, où nous avons
vu les Primulacées s’accumuler en si grand nombre. Faut-il y voir un
centre de dispersion des espèces à la surface du globe ?
Nous entrons là dans le domaine de l’hypothèse; ce n’est pas sur
l'étude de 420 espèces qu’on peut se prononcer, alors que des milliers
se sont peut être comportées autrement. L'étude détaillée d’une famille
nous à permis cependant de montrer l’importance des questions qui s’y
rattachent; ne peut-on pas espérer que des travaux de ce genre, lors-
qu'ils seront suffisamment nombreux, jetteront quelque jour sur l’ori-
gine de la distribution géographique des végétaux ? Notre but a été
d’en susciter de nouveaux, peut-être y aurons-nous réussi.
Institut de botanique de Montpellier. Juin 1898.
1 Franchet, Les Parnassia de l’Asie orientale. Bull. Soc. bot. de France,
gme série, t. IV, 1897, p. 245-246.
+ ——+4
BULL. HERB. BOIss., septembre 1898. 18
714
‘/ Bausteine
zu einer
Monographie der Convolvulaceen
von
Hans HALLIER
(Fortsetzung zu Band V, S. 1021-1052.)
7. Rivea (sect. Mooreroftia) luzonensis sp. n.
(Hierzu Tafel XIX.)
Frutex volubilis, Riveæ glabre m. (Argyreiæ Cnoısy) arcte affinis;
rami elongati, lignescentes, teretes, exsiccando rugosi, pilis raris
minutis appressis aspersi, nitiduli; foliorum petiolus longus, sicut
pedunculi et laminæ nervi subtus parce appresse setulosus, lamina
magna, latius angustiusve ovato-subcordata, brevius longiusve acuminata,
herbacea, triste viridis vel nigricans, opaca, supra glaberrima, concolor,
subtus pallidior, nervis venisque saturatius coloratis reticulata, subela-
thrato-venosa, nervis lateralibus utrinsecus ca. 7 procurvis intra mar-
ginem arcuatim conjunctis, inferioribus binis vel ternis fere una e petiolo
nascentibus; pedunculi axillares, supra gemmulas singulas dense flavo-
selulosas solitarii, longissimi, folia plerumque adæquantes vel supe-
rantes, tenuiusculi, leniter curvati, teretes, apice umbellatim 4-6-fidi,
corymbo densiusculo multifloro terminati; cujusvis rami bractea usque
ad infimam dichotomiam elevata, decidua; bracteolæ parvæ, sepalis
minores, ovatæ, sicut pedicelli et sepala dense appresse flavo-pubescentes,
S-
ART FOR
(110) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 715
mox deciduæ; flores pro genere parvi, brevissime pedicellati; sepala
5 parva, æqualia, ovata, obtusa, ad °/s imbricata, interiora 2 utrinsecus,
intermedium latere obtecto tantum glabrate nigro-marginata; corolla
calyce fere sexies longior, infundibularis, inter fascias mesopetalas extus
dense appresse flavido-strigosas subsericeas profunde 5-fida, lobis ovato-
rotundatis apice medio penicillatis; genitalia quam corolla paulo bre-
viora. — Ipomea sp. Vipaz Rev. pl. vasc. Fil. (1886), p. 196 quoad
specim. n° 1622?
Rami usque % mm. crassi, internodiis usque ultra 2 dm. longis; folii
petiolus 3-2 cm. longus, lamina in specim. CuminG. ca. 9 cm. longa, 7 cm.
lata, in specim. Meven. 12,5-13,5 cm. longa, 6-8 cm. lata; pedunculus 10-
18 cm. longus; corymbi usque 5 cm. diametro transverso; bracteolæ ca.
2 mm., pedicelli 1-2 mm. longi; sepala ca. 5 mm. longa, 3 mm. lata;
corolla 25 mm. longa, lobis ca. 1 cm. longis.
Philippinen (CuunG 1841 no 692! Hb. Boiss., Del., Gott., Kew.,
Vind.); Provinz Manila, San Mateo (Seb. Vınar XI. 1884 no 16221, Hb.
_ Kew.); Manila (Meven 1831!, Hb. Berol.).
Ueber die gegenseitige Abgrenzung von Argyreia Lour., Lettsomia
Roxg., Rivea CHoisy und Moorcroftia CGuoisy hat bisher eine grosse Un-
klarheit geherrscht, und von den verschiedenen Forschern, die sich bisher
mit diesen Gattungen beschäftigt haben, sind dieselben in sehr ver-
schiedener Weise aufgefasst worden, wodurch natürlich auch die Syno-
nymie der einzelnen Arten eine bedauerliche Vermehrung erlitten hat.
Im botanischen Garten zu Buitenzorg hatte ich nun Gelegenheit, unter
den 62 daselbst in Kultur befindlichen Gonvolvulaceen auch einige
Arten von Argyreia und Rivea in lebenden Exemplaren zu untersuchen,
und glaube hierdurch eine befriedigende Abgrenzung und Gliederung
der in Rede stehenden Gattungen gefunden zu haben. Meine Unter-
suchungen sind jedoch noch nicht so weit abgeschlossen, um schon jetzt
die Ergebnisse derselben mit der erforderlichen Ausführlichkeit darzu-
legen. Ich beschränke mich daher zur Begründung dessen, dass ich die
oben beschriebene Art der Gattung Rivea zugerechnet habe, auf die
kurze Angabe, dass ich alle Arten mit kugeligen, scharlachroten Beeren
und gewölbten, innen zur Fruchizeit ebenfalls scharlachroten Kelch-
blättern zu Argyreia Lour. (Letisomia Roxs. partim), diejenigen Arten
mit anders geformten und gefärbten Früchten und Kelchblättern aber,
ohne Rücksicht auf die Anzahl der Fruchtfächer, zu Rivea Cuoısy (Lett-
somia Roxp. partim; Moorcroftia Caoisy) rechne. Im Uebrigen verweise
716 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (111)
ich auf die Litteraturstellen, in denen sich die allmähliche Herausbildung
meiner jetzigen, oben in Kürze dargelegten Anschauungen über die
natürliche Abgrenzung der in Rede stehenden Gattungen andeutungs-
weise verfolgen lässt '.
8. Die irrtümlich der Familie der Convolvulaceen zugewiesenen
Angehörigen anderer Pflanzenfamilien.
Während meiner mehrjährigen Studien über die systematische Gliede-
rung der Familie der Convolvulaceen stiess ich hin und wieder auf
Arten oder sogar ganze Artengruppen, die bisher noch als Convolvu-
laceen gegolten haben oder als ungenügend bekannte und zweifelhafte
Glieder dieser Pflanzenfamilie in den systematischen Handbüchern an-
hangsweise mitgeführt wurden, die ich aber, entweder schon beim ersten
Anblick oder wenigstens bei genauerer Untersuchung, als Angehörige
anderer Pflanzenfamilien zu erkennen vermochte. Um nun den Mono-
graphen der hierbei in Frage kommenden Pflanzenfamilien die Möglich-
keit an die Hand zu geben, sich dieser verlorenen Lämmlein ihrer Herde
anzunehmen, stelle ich in der folgenden Uebersicht in alphabetischer
Anordnung, soweit sie nicht bereits im Index Kewensis hinreichend
gedeutet worden sind, mit annähernder Vollständigkeit diejenigen Arten
und Artengruppen zusammen, welche zum Teil bereits von früheren
Autoren mit Recht aus der Familie der Convolvulaceen hinaus-
gewiesen wurden, zum Teil erst durch mich als Angehörige anderer
Familien erkannt worden sind.
1. Argyreia arborea Lour. Fl. Cochinch. I (1790), p. 135 et ed. Wie.
I (4793), p.167 ist mir, abgesehen davon, dass ausser Humbertia madagas-
cariensis und einigen mexikanischen Ipomæen aus der Verwandtschaft
? EnsLer, Bot. Jahrb. XVI (1893) S. 559-561 u. S. 584-585; XVIII (1893)
S. 155-159. — Verslag’s Lands plantentuin Buitenzorg 1895 (Batavia 1896)
S. 131, no 61. — Bull. herb. Boiss. V (1897) S. 381, no 23, 24, 30, 31. —
Sitzungsber. Kais. Akad. Wissensch. Wien, math.-nat. CI. CVII, 1 (1898) S. 51-
52. — Vgl. auch im folgenden Abschnitte dieser « Bausteine» S. 719 die Aus-
führungen über Argyreia arborea Lour.
(112) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 717
der I. arborescens Don und 1. murucoides R. et Sch. noch keine baum-
artigen Gonvolvulaceen bekannt geworden sind, auch noch wegen
einiger anderer Angaben in Loureiro’s Beschreibung dieser Pflanze ver-
dächtig erschienen und kann schon wegen ihres «calyx 5-fidus, inflatus »
nicht gut zur Gattung Argyreia im Sinne der späteren Autoren oder über-
haupt zu irgendwelcher bekannten Gonvolvulaceen-gattung gehören.
Aber auch die Angaben « racemis terminalibus», «flos luteus», «corollæ
tubo filiformi, longiusculo », lassen sich, für sich allein betrachtet, weder
auf Argyreia als Gonvolvulaceen-gatiung, noch auch überhaupt in
ihrer Vereinigung mit den übrigen von LourerRo angegebenen Merkmalen
auf irgend eine bekannte Gonvolvulaceen-gattung anwenden. Nach
den Angaben « Habitat in sylvis, & colitur in hortis tam in Cochinchina,
quam in China» haben wir es aber ohne Zweifel nicht mit einer äusserst
‚seltenen, noch unbekannten Gattung, sondern mit einer bereits unter
einem anderen Namen bekannten und weitverbreiteten Pflanze zu thun.
LourEiro’s Worte «corollæ tubo filiformi, longiusculo» lenkten nun
meine Aufmerksamkeit auf die Gattung Clerodendron, in welcher ja
einzelne Arten mit gelben Blüten vorkommen und auf welche auch die
Angabe «racemis terminalibus», sowie überhaupt sämtliche Einzelheiten
von LourEiro’s Beschreibung passen. Mit den beiden wirklich zur Familie
der Gonvolvulaceen gehörenden Argyreia-arten Lourerro’s hat aber
Clerodendron nicht die geringste Aehnlichkeit, und es ist kaum denkbar,
dass er den groben Fehler begangen haben sollte, eine durch gegen-
ständige Blätter und nur viermännige Blüten ausgezeichnete Pflanze mit
zwei unzweifelhaften Convolvulaceen zusammenzuwerfen, abge-
sehen davon, dass in der Gattungsbeschreibung von Argyreia des Vor-
kommens von tetrandrischen Blüten nicht Erwähnung geschieht. Auch
vermochte ich in Forses’s und Heustey’s Aufzählung der Pflanzen von
China und den angrenzenden Gebieten ' keine Clerodendron-art aufzu-
finden, welche sämmtliche Eigenschaften der Argyreia arborea Lour. in
sich vereinigt. Bei genauer Durchsicht sämmtlicher in HemsLey’s Uebersicht
aufgezählten Gamopetalen ergab sich vielmehr, dass sich unter den-
selben einzig und allein Gordia Myxa L. mit Argyreia arborea Lou.
in Vergleich bringen lässt. Allerdings sind nach den Abbildungen und
den Angaben der Florenwerke die Blüten von Cordia Myxa weiss und
nicht gelb, wie diejenigen der Loureiro’schen Pflanze, doch giebt es auch
ı Forges and Hemscey in Journ. Linn. Soc. Bot. XXVI, no 175 (16. VIII.
1890), S. 259-263.
718 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (115)
von der letzteren nach Lourkiro’s eigener Angabe eine «variatio flore
albo ». Auch scheint das Weiss der Blume von Cordia Myxa nicht so
ganz rein zu sein, als dass ein älterer Autor mit einem noch auf tieferer
Entwickelungsstufe stehenden wissenschaftlichen Gewissen nicht den
Ausdruck «luteus » auf dasselbe angewandt haben könnte. Berücksichtigt
man nun ferner, dass in der tief fünfspaltigen Blumenkrone eine gewisse
Aehnlichkeit zwischen Cordia Myxa einerseits und gewissen Argyreia-
arten aus der Verwandtschaft der A. obtusifolia Lour. und A. acuta Lour.
andererseits in der That vorhanden ist, eine Aehnlichkeit, die beim Ver-
gleich der Abbildungen von Cordia Myxa in Wiıchr’s Nlustr. Ind. Bot. II,
Tafel 169 und von Argyreia festiva Wazz. Pl. as. rar. I, Tafel 76, sehr
leicht in die Augen springt, so ist es recht gut denkbar, dass ein älterer
und noch dazu sehr oberflächlicher Autor, wie LouREIRo, Arten aus
beiden Gattungen zu einer Gattung verschmolzen hat. Um die grosse
Uebereinstimmung der beiden in Vergleich gezogenen Pflanzen unmiitiel-
bar vor Augen zu führen, stelle ich im Folgenden, unter Hervorhebung
der mit einander korrespondierenden Stellen, Loukkiro’s Beschreibung
seiner Argyreia arborea und einzelne Teile der Beschreibungen von
Cordia Myxa einander gegenüber.
Argyreia arborea Lour. Cordia Myxa L. in Roxs. Fl. ind. II
(1824) p. 332; Care in Hook. f.
Fl. Brit. Ind. IV, 10 (VI. 1883)
p. 136.
Caulis arboreus, 8-pedalis. Trunk from eight to twelve feet high.
Ramis patentibus. Branches spreading.
Folia ovata, acuta, integerrima, ru- Leaves ovate, oval, or obovate, smooth
gosa, glabra, reflexa. above, below a little scabrous when
old (Roxs.).
Leaves ovate or oblong, very variable
in form and size, subentire, repand-
crenate or sublobate, never acumi-
nate!, above glabrous or very ob-
scurely scabrous, beneath scabrous
often hairy or subvillous when young
(CLARKE).
Flos terminalis, luteus, racemosus. Panicles terminal, and also lateral.
ı In Wicurs Abbildung und an Exemplaren des Hb. Bogor. deutlich zuge-
spitzt.
(114) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 719
Est hujus variatio flore albo.
Calyce 5-fido, inflato, rubro.
Corollæ tubo filiformi, longiusculo
limbo quinquepartito, laciniis rotun-
datist, plicatis.
Bacca 4-locularis, 1-sperma, calyce
permanente fota.
Habitat in sylvis, et colitur in hortis
tam in Cochinchina, quam in China.
Flowers white.
Calyx widening towards the mouth
and there torn as it were into three
or five divisions (Roxs.).
Calyx soon much accrescent, tubular
campanulate (CLARKE).
Corol, divisions of the border (Roxs.).
Corolla-lobes (CLARKE).
Drupe sitting in the enlarged calyx, nut
four-celled. Seeds solitary (Roxs.).
Common wild, and often planted. From
Egypt to Cochinchina, but often
cultivated (CLARKE).
Chiefly in gardens, hedges, etc. near
villages (Roxs.).
Extending to South-China (HEMSLEY
in Journ. Linn. Soc. Bot. XXVI,
p- 143).
Beiläufig sei hier noch bemerkt, dass LourEıRo’s Diagnose seiner
Gattung Argyreia in Folge ihrer Umwandlung zu einem einheitlichen
Convolvulaceen-genus keine weitere Berichtigung zu erfahren
braucht, da in derselben offenbar in erster Linie die wirklich zu den
Convolvulaceen gehörigen beiden Arten berücksichtigt worden sind.
Denn auch die Worte « Perianthium coloratum », unter welchen man
zunächst den «calyx ruber » der Argyreia arborea zu verstehen geneigt
sein könnte, lassen sich ohne Zwang auch auf den innen scharlachrot
gefärbten Fruchtkelch der echten, zu den Convolvulaceen gehörigen
Argyreia-arten beziehen, und an anderer Stelle hoffe ich Gelegenheit zu
finden zur Lieferung des Nachweises, dass gerade dieser scharlachrote
Fruchtkelch mit zu den wertvollsten Unterscheidungsmerkmalen der
bisher noch sehr unrichtig aufgefassten Convolvulaceen-gattung
Argyreia gegenüber der nächstverwandten Gattung Rivea gehört.
2. Breweria linifolia Ser. Syst. I (1825), p. 614 = Wahlenbergia
linarioides A. DC. — Siehe Band V dieser Zeitschrift, S. 1009.
3. Breweria mirabilis Scott ErLior Exsicc. Sierra Leone Bound.
1 In Wiçar's Abbildung spitz.
720 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (115)
n° 5640! in hb. Kew., non Baker! = Flabellaria paniculata
Cav.
4. Cervia Ropric. ex SPRENG. Syst. I (1825), p. 138; CHoisy in DC.
Prodr. IX (1845), p. 462; Benrx. et Hook. Gen. II, 2 (1876), p. 868 mit
der einzigen Art C. saturejæfolia Ropric. ex Spr. l. c. p. 361; Cuoisy
l. c., lässt sich nach der mangelhaften Beschreibung nicht bestimmen,
kann aber, wenn ihr der von SPRENGEL in der Classe Triandria zuge-
wiesene Platz wirklich zukommt, kaum zu den Convolvulaceen
gehören. Die Schriften von RopriGues, in denen vielleicht weitere Auf-
schlüsse zu finden sind, waren mir leider nicht zugänglich.
5. Codonanthus africana Don Gen. Syst. IV (1838), p. 166 = Loga-
niacea”? — Siehe Band V dieser Zeitschrift S. 806.
6. Convoloulus campanulatus Spr. Syst. I (1825), p. 608 c. syn.! =
Thespesia populnea SoLanp. — Siehe unten n° 25.
7. Convolvulus canescens Fl. corcyr., non H. B. K. nec Roru nec Pai-
L!ppı, wird von CHoısy in DC. Prodr. IX (1845) S. 419 angeführt mit der
Bemerkung « sp. et ordo ignotus ». Weitere Aufschlüsse über diese Art
vermag auch ich nicht zu geben, da mir die « Fl. corcyr. » nicht zugäng-
lich ist.
8. Convolvulus denticulatus herb. Wırıv. n° 3681! in herb. Berol.; R.
et Sch. Syst. IV (1819), p. 303; Cuoısy in DC. Prodr. IX (1845), p. 415
c. Synn., non Desr. nec Spr. = Composita. — Im Index Kewensis
T (1893), S. 601, 604 und 606 irrtümlich zu Merremia hederacea HALLIER
f. (Ipomea'chryseides LinpL.) einbezogen.
9. Convolvulus ? filifolius Hook. et Arn.! Bot. Beech. I (1850), p. 35 —
Alona glandulosa Linpz. — Siehe unten n° 12, 26 und 31.
10. Convolvulus gangeticus L.! Syst. ed. 10 vol. II (1759), p. 923 et
Amoen. acad. IV (1759), p. 306. — In dem Exemplar des Linne’schen
Herbars vermochte ich leicht eine Menispermacee zu erkennen, doch
fehlte es mir bei der Durchsicht der in den Sammlungen der Linnean
Society enthaltenen Convolvulaceen an der zur Bestimmung von
Gattung und Art erforderlichen Zeit. Inzwischen ist es nun auf meine
(116) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 721
Anregung hin durch freundliche Vermittelung des Sekretärs der Lin-
nean Society, Herrn B. Daypon Jackson, dem Herrn BorriNG HEMSLEY
ermöglicht worden, die Originalpflanze des C. gangeticus mit den indi-
schen Menispermaceen des Herbariums zu Kew zu vergleichen und
als Gocculus villosus DC. 5 zu bestimmen. Auch von den Herren
C. B. CLarke und Dr Stapr wurde diese Bestimmung als richtig aner-
kannt und ebenso konnte ich selbst die Richtigkeit derselben durch
Vergleich des in meinem Gedächtnis haften gebliebenen Bildes der
Linne’schen Pflanze mit den Münchener Exemplaren des Cocculus vil-
losus noch nachträglich bestätigen. — Siehe auch unten n° 21.
11. Convolvulus glabrus MiLLer Lexic. I (1769), p. 807 et 819, n. 11,
non Augr., wurde von Cuoısy in DC. Prodr. IX (1845), p. 421 wegen
seines angeblich zehngliedrigen Kelches ohne weitere Deutungsversuche
aus der Familie hinausgewiesen. Gerade dieser zehnspaltige Kelch könnte
nun zu der Vermutung Veranlassung geben, dass es sich hier ebenso,
wie bei der unten unter n. 20 genannten Gattung Diplocalymma Srr.,
um eine Art der Gattung Thunbergia handelt, welche sich nach meinen
Erfahrungen sehr häufig unter die Gonvolvulaceen verirrt. Von den
beiden bis jetzt in Westindien, dem Vaterlande des C. glabrus MiLLeR,
nachgewiesenen Thunbergia-arten, nämlich Th. fragrans Roxs. und Th.
alata Bos., besitzt jedoch keine «grosse, purpurrote Blumen». Auch
stimmen Mırrer’s Worte «Die Saamen und Capseln sind der andern
Sorten (d. h. Convolvulus-arten) ihren fast ähnlich », nicht gut zu der für
Thunbergia charakteristischen Ausbildung der nämlichen Organe. Es ist
daher die Möglichkeit, dass hier vielleicht doch eine Gonvolvulacee
und zwar in diesem Falle wahrscheinlich eine /pome&a vorliegt, nicht so
ohne weiteres von der Hand zu weisen, und die Angabe, dass der Kelch
zehngliedrig sei, ist vielleicht darauf zurückzuführen, dass irrtümlich
oder aus Ungenauigkeit, wie das ja bei solchen älteren Autoren des
öfteren vorkommt, Vorblätter mit zum Kelche gerechnet wurden.
12. Convolvulus ? linifolius (sphalm. pro. Conv. ? filifolio Hook. et
Arn.!) Caoisy in DC. Prodr. IX (1845), p. 389 sub. 271, non alior. —
Alona glandulosa LinpL. — Siehe n. 9, 26 und 31.
13. Convoloulus obdentatus Steun.! Nomencl. ed. 2 vol. I (1840), p. 410
c. synn. = Composita. — Siehe n. 8 und 16.
722 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (117)
1%. Convolvulus platycarpos Cav. Icon. V (1799), p. 55, t. 482; Herb.
Wizp. n. 3687!; R. et Sch. Syst. IV (1819), p. 286 = Phacelia pla-
tycarpa Spr. Syst. I (1825), p. 584; A. DC. Prodr. IX (1845), p. 300. —
Mexico. — Von Hemscey in Gopman and Sarvın’s Biologia Centrali-
Americana indessen nicht berücksichtigt.
15. Convolvulus trinervis Tauns. Fl. jap. (1784), p. 85; L. Sp. pl. ed.
Wizp. I, 2 (1797), p. 860, wurde bereits durch Cnoisy in DC. Prodr. IX
(1845), p. 428, wegen seiner gegenständigen Blätter aus der Familie
ausgeschieden. Unter den niederländisch-indischen Convolvulaceen
des Reichsherbars zu Leiden fand ich nun unter der Bezeichnung Con-
volvulus trinervis ein nach der Handschrift der Etiquette offenbar aus
Hasskarı’s Herbar stammendes und durch ihn aus Japan erhaltenes
Exemplar von Crawfurdia japonica SIEB. et Zucc., auf welche THUuNBERG’S
Beschreibung seines Convolvulus trinervis ausgezeichnet passt. Es unter-
liegt somit-kaum mehr irgendwelchem Zweifel, dass der letztere mit
Crawiurdia trinervis (Thunb. 1784; Br. 1825) D. Dierk. — Cr.
fasciculatu Wazr. 1826 = C. japonica Ses. et Zucc. 1846 synonym ist.
16. Convolvulus Vahlii Spr.! Syst. I (1825), p. 611 c. syn., non KR. et
ScH. = Composita. — Siehe oben n. 8 und 13.
17. Dichondra cymbalarifolia herb. WırLn. n. 5471 !; R. et Sch. Syst.
VI (1820), p. 209 = Sibthorpia pichinchensis H. B.K. Nov. gen.
et sp. pl. II (1817) ed. 4°, p. 390, t. 176.
18. Dichondra repanda herb. Win. n. 54701; R. et Sch. Syst. VI.
(1820), p. 209 = Sibthorpia retusa H.B.K., 1. c., p. 391, t. 177.
19. Dichondra rotundifolia Lınk Enum. hort. Berol. I (1821), p. 249 —
Sibthorpia sp. teste Caoirsy in DC. Prodr. IX (1845), p. 451.
20. Diplocalymma Spr. Syst. I (1825), p. 506; Cnoısy in DC. Prodr. IX,
p. 462; Bentn. et Hook. Gen. II, 2 (1876), p. 868 = Thunbergia L.
f. sect. Euthunbergia Benrx. et Hook., 1. c., p. 1072.
Diplocalymma volubile Spr., 1. c., p. 622; Cuoısy I. c. = Thunbergia
iragrans Roxe. (1795) = Thunbergia Diplocalymna (Spr. 1825) STEUD.
Nomencl. ed. 2 vol. II (1841), p. 683. — Ist in Encı. und PRANTLS
Natürl. Pflanzenf. vollständig übergangen worden.
(118) HANS HALLIER. MONOGRAPHIE DER CONVOLVULACEEN. 723
21. Evolvulus gangeticus L.! Sp. pl. ed. 2 (1762), p. 391, ed. Wırp. I,
2 (1797), p. 1517; Pers. Syn. I (1805), p. 288; R. et Sox. Syst. VI (1820),
p. 194; Spr. Syst. I (1825), p. 863 = Gocculus villosus DC. J. —
Siehe oben n. 10.
22. Evolvulus madagascariensis Varke! in Linnæa XLII, 7 (V 1882),
p. 522 = Heliotropium (sect. Orthostachys A. DC.) sp. H.
marifolio Rerz. affinis. — Siehe EnsLer Bot. Jahrb. XVI (1893), S. 556.
23. Evolvulus rutenbergianus Varke! Rel. Rutenb. in Abh. naturw.
Ver. Bremen IX (1885), p. 128 = Linum sp. — Siehe Bull. de l’herb.
Boiss. VI, 7 (1898), p. 531.
24. Evolvulus n. 1365 Burcx. mss. = Hydrolea multiflora ß.
glabra Cnoısv in DC. Prodr. X (1846), p. 180.
25. Ipomæa campanulata L.! Sp. pl. ed. 1 (1753) p. 160, ed. 2 (1762),
p. 228 et ed. Wizuo. I, 2 (1797), p. 882, excl. syn. RHEED., non alior. —
Thespesia populnea (L.) SoLanD.
26. Ipomæa ? Cruckshanksü Cnoisy! in DC. Prodr. IX (1845), p. 389 c.
syn. = Alona glandulosa LinpL. — Siehe Exec. Bot. Jahrb. XVI,
S. 559 und oben n. 9 und 12.
27. Ipomea Nealleyi CouLter in Contrib. U. S. Nat. Herb. I (28. VI.
1890), p. 45 = Antirrhinum maurandioides Gray teste CoULT.
ipso I. c. II (4. VI. 1892), p. 292.
28. Ipomæa Nyctelea L.! Sp. pl. ed. 1 (1753), p. 160 = Ellisia
Nyctelea L.
29. Ipomea rubra L.! Syst. veg. ed. 13 cur. Murray (1774), p. 171 —
Gilia coronopifolia Pers. — Das Exemplar des Herb. Linn. trägt
keine von Linn& selbst herrührende Bestimmung, wurde aber von J. E.
SMITH als /pomæa rubra bezeichnet.
30. Maripa villosa Spr.! Syst. I (1825), p. 643 wurde bereits früher
von mir (in Ensrer’s Jahrb. XVI, S. 526) wegen ihrer gegenständigen
Blätter aus der Familie ausgeschieden, doch fehlte es mir damals an der
724 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (119)
nötigen Zeit, um das steriele Exemplar des Berliner Herbars auf dem
Wege der vergleichenden Anatomie bestimmen zu können. Augenblick-
lich ist nun leider dieses Exemplar, da das Berliner Herbar nicht kata-
logisiert ist, nicht wieder aufzufinden.
31. Nolaneæ = Solanacearum tribus. — Siehe Dunar in DC.
Prodr. XII, 1 (1852) S. 3 und H. Haruıer in Ense. Jahrb. XVI (1893)
5. 561, wo indessen der Vergleich mit Erycibe nicht zutreffend ist, da
sich im botanischen Garten zu Buitenzorg an lebendem Material fest-
stellen liess, dass die 5 oder 10 Strahlen an der Narbe von Erycibe
keineswegs einer gleichen Anzahl von Fruchtblättern entsprechen, son-
dern auf einen innerhalb der Knospe durch die 5 zweifächerigen Staub-
blätter ausgeübten Druck zurückzuführen sind. Auch die a. a. O0. S. 472
von mir in Zweifel gezogene Angabe Bentuam’s und Hooker’s, dass
neben dem 5- oder 10-strahligen Bau der Narbe von Erycibe eine Zwei-
teilung derselben einhergeht, erwies sich hierbei als vollkommen richüg,
und ohne Zweifel wird also auch bei Erycibe, wie bei der grossen Mehr-
zahl der Convolvulaceen, der Fruchtknoten nur aus zwei Frucht-
blättern gebildet. Weit eher könnte man sich daher durch den regel-
mässig 5-blätterigen Fruchtknoten der Ipomea decasperma HALLIER f. in
Bull. de l’Herb. Boiss. V, 5 (V. 1897), p. 386, t. 14 und durch das bei
Ipomea purpurea Lam. beobachtete gelegentliche Vorkommen von 5
Fruchtblättern zu einem Vergleich mit den Nölaneen ermutigen lassen.
Indessen nehmen diese beiden Arten im Stammbaum der Convolvula-
ceen bereits eine so hohe Stelle ein, dass die Fünfzahl der Frucht-
blätter bei ihnen auf keinen Fall mehr als der Ausdruck einer engeren
Verwandtschaft mit den Nolaneen gedeutet werden kann.
Per
1
RO
ot
OBSERVATIONS
SUR LE
ROSA STELLATA WooTon
Francois CREPIN
Dans un récent numéro du Bulletin of the Torrey Botanical Club !,
M. E. O. Wooton a décrit une nouvelle espèce de Rose, originaire du
New-Mexico, sous le nom de Rosa stellata, et qu’il rapproche du R.
minutifolia Engelm.
La découverte de cette Rose me causa une très vive surprise et piqua
fortement ma curiosité. Aussi m’empressai-je d'écrire à M. Wooton,
pour lui demander quelques spécimens de son heureuse trouvaille. En
attendant une réponse, j'ai pu prendre connaissance du R. stellata par
deux échantillons de celui-ci conservés dans l’herbier Boissier, que
M. Autran a eu l’amabilité de me communiquer. Ces échantillons ont été
distribués par M. Wooton sous les n° 126 et 193.
L'examen de ces échantillons m’a permis de contrôler la description
et les figures données par M. Wooton, et d'apprécier les caractères
propres à séparer le R. stellata du À. minutifolia.
Ces deux espèces, quoique paraissant dériver d’une même souche
ancestrale, se distinguent l’une de l’autre par d’assez nombreux carac-
tères.
1 No 3, mars 1898, pp. 152-154, pl. 335.
726 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (2)
Ce qu’on peut faire remarquer tout d’abord, c’est que le R. minutifo-
lia, dont j'ai vu des spécimens des diverses localités de la Basse-Califor-
nie où il a été observé jusqu’à présent, est moins variable que le R. stel-
lata, ce qui est peut-être dû à des conditions plus uniformes dans ses
stations.
Si nous passons successivement en revue les diverses catégories
d'organes, nous pourrons établir les principales différences qui séparent
les deux espèces l’une de l’autre.
L’armature des axes paraît offrir une différence remarquable d’une
espèce à l’autre. C’est ainsi que dans le R. minutifolia les aiguillons,
plus nombreux, dégénèrent insensiblement en acicules, qu'ils sont droits
et épars sans montrer de tendance à devenir géminés sous les feuilles.
Dans le R. stellata, les aiguillons ne dégénèrent pas insensiblement en
acicules, ils sont plus épais, à pointe arquée tendant même à devenir
légèrement crochue; de plus, ils sont fréquemment rapprochés par
paires sous les feuilles, accompagnés toutefois d’autres aiguillons épars
dans les entre-nœuds. Sur toute la longueur de ceux-ci, il existe
des acicules nombreuses, très courtes, souvent glanduleuses à la pointe.
L’heteracanthie est done bien différente dans les deux espèces.
En ce qui concerne l’armature, il importe de savoir, par l’examen de
nombreux matériaux, si, dans le R. stellata, on peut considérer les
aiguillons comme normalement géminés. Dans l’affirmative, il y aurait
un caractère important à tirer de la position des aiguillons.
La pubescence des axes présente également une différence entre les
deux espèces. Dans le R. minutifolia, les axes sont toujours chargés
d’une pubescence assez dense, à poils disposés sans ordre, envahis-
sant, en outre, les aiguillons et les acicules; dans le R. stellata, la
pubescence, quand elle existe, est très dense, à poils couchés, qui, au
lieu d’être sans ordre, sont disposés en rayonnant à la base des aiguil-
lons et surtout à la base des fines acicules, de façon à simuler, par leur
disposition, des poils étoilés; seulement ces poils n’envahissent ni les
acicules ni les aiguillons comme cela se voit dans le R. minutifola.
C’est cette singulière disposition des poils du À. stellata qui a valu à ce
dernier son nom spécifique. Malheureusement, la pubescence si singu-
lière de cette espèce et qui est unique dans le genre, n’est pas constante,
car il existe des variétés du R. stellata dont les axes sont parfaitement
glabres. Malgré son inconstance, cette étrange pubescence mérite d’être
signalée comme un fait très rare et extrêmement intéressant. Il impor-
terait qu'elle fut étudiée avec beaucoup de soin. Je suis à me demander
(3) FRANCOIS CRÉPIN. ROSA STELLATA WOOTON. 727
si elle est normale ou si l’une ou l’autre circonstance accidentelle n’en
est pas la cause. Ce qui me fait faire cette dernière remarque, c’est
l’examen de l'échantillon n° 126 de l’herbier Boissier, qui m’a paru être
plus ou moins maladif. J’engage beaucoup M. Wooton à soumettre la
pubescence de son À. stellata à un nouvel examen en tenant compte de
mon observation.
A leur tour, les feuilles fournissent d'excellents caractères distinetifs
entre les deux espèces. Le À. minutifolia a les feuilles souvent 5-foliolees,
les caulinaires et les moyennes des ramuscules florifères 7-foliolees, tan-
dis que le R. stellata a les feuilles souvent 3-foliolées, les caulinaires et
les moyennes des ramuscules floriferes 5-foliolées. Dans le premier, les
folioles sont fortement bullées, à nervures très saillantes à la face infé-
rieure, à dents profondes, irrégulières et ressemblant à des ineisions;
dans le second, les folioles, plus épaisses, ne sont nullement bullées, à
nervures très peu saillantes, à dents régulières. Quant à leur contour,
les folioles du R. minutifolia sont plus ou moins élargies à la base ou
du moins peu rétrécies, à sommet allant d'ordinaire en se rétrécissant, à
dents occupant au moins les deux tiers des bords; tandis que les folioles
du À. stellata sont fortement et longuement rétrécies en coin à la base,
à sommet habituellement tronqué de facon à donner aux folioles
une forme triangulaire ou obovale, à dents n’occupant que la moitié
supérieure du limbe. Comparées entre elles, les folioles des deux espèces
sont très dissemblables et dénotent à elles seules qu’on a bien affaire à
deux espèces distinctes.
Les stipules, dans l’une et l’autre espèce, appartiennent au même
type ; leurs aïles vont en s’élargissant de la base au sommet pour se
terminer par des oreillettes fortement divergentes ou étalées. Seulement
dans le R. stellata, les ailes et les oreillettes sont plus étroites que dans
le À. minutifolia.
Les réceptacles dans le R. minutifolia sont couverts d’une pubescence
abondante qui se prolonge sur toute la longueur des acicules. Celles-ci
sont très nombreuses, longues et très grêles. Dans le R. stellata, les
acicules sont beaucoup moins nombreuses, plus courtes et moins greles;
de plus, celles-ci, comme la surface des réceptacles, sont complètement
privées de pubescence. :
Les sepales dans le A. minutifolia sont courts, les extérieurs munis
sur les bords d’appendices nombreux, rapprochés les uns des autres,
courts, plus ou moins sessiles, denticulés ou même incisés, et allant se
confondre avec les denticules du sommet des sépales. Dans le .R. stellata,
728 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
la pointe des sépales extérieurs, plus ou moins dilatée, est bien dégagée
par un long rétrécissement, et leurs appendices latéraux, peu nombreux,
et écartés les uns des autres, sont entiers et longuement rétrécis à la
base.
Je pourrais signaler encore d’autres caractères distinctifs entre les
deux espèces, mais j’attendrai que j'aie pu examiner de plus nombreux
matériaux du À. stellata pour les faire ressortir.
Maintenant, se pose la question de savoir si l’on peut réunir ces deux
types dans la même section, celle que j'ai désignée sous le nom de Minu-
hfoliæ. Autant que j’en puis juger par les matériaux que j’ai examinés
et par la description et les figures qu’a données M. Wooton de son
R. stellata, je pense qu’on peut répondre affırmativement à la question
posée. Seulement la section, par cet accroissement, devra voir sa dia-
gnose modifiée en quelques points.
La découverte du R. stellata est un fait extrêmement intéressant tant
sous le rapport de la systématique du genre qu’au point de vue géo-bo-
tanique. Il pouvait sembler que le À. minutifolia, si étroitement localisé
dans la Basse-Californie, resterait le seul représentant de sa section, et
rien ne faisait soupçonner qu'un deuxième représentant de cette section
viendrait à être découvert à une longue distance des côtes du Pacifique.
C’est dans la partie méridionale du New-Mexico que M. Wooton et
aussi Miss C. Eaton ont observé le curieux R. stellata : Organ Mis,
Sacramento Mts et White Mts, à l'altitude de 5500 à 6000 pieds.
Remarquons que cette région n’est pas beaucoup écartée de la latitude
où croît le À. minutifolia dans la Basse-Californie. Il importera de
rechercher si, dans le vaste intervalle qui sépare les deux habitations,
il n'existe pas de points intermédiaires où les deux espèces viendraient
à se rencontrer.
Bruxelles, le 6 juillet 1898.
= Das
I
NO
Le)
Beiträge
zur
Kenntnis der Afrikanischen Flora.
(Neue Folge).
WIEN.
Mit Beiträgen
von
Prof. Dr ©. HOFFMANN (Berlin). Prof. D' F. PAX (Breslau).
Prof. D' E. KOEHNE (Friedenau). Prof. Dr Hans SCHINZ (Zürich).
LEGUMINOSÆ.
Hans SCHINZ (Zürich).
Dalbergia Nelsii SCHINZ
Fruticosa; folia simplicia, oblongo-ovata vel late ovata, obtusa, basi
truncata vel cordata, holosericea, subtus reticulata; flores pedicellati;
calyx Z dentatus, campanulatus, holosericeus; corella glabra; filamenta
connala.
Südwest-Afrika : Hereroland, Nels 95!, Fleck 351 (April 1891 in
Blüte), beide Nummern ohne nähere Standortsangaben.
Nach Angabe der Sammler handelt es sich um einen ziemlich ansehn-
lichen Strauch, mit ein’achen, mit Nebenblättern versehenen Blättern.
Die jungen Zweige sind dicht weichhaarig und von fahlgelber Farbe, die
ältern Aeste und Zweige dagegen sind völlig kahl. Die bis 6 mm lang
gestielten Blättter sind von länglich- bis breiteiförmigem Umriss, am
BULL. HERB. BOISS., septembre 1898. 49
730 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (364)
Grunde entweder abgestutzt oder ausgerandet, stumpf und zwar entweder
abgerundet oder schwach ausgebuchtet, im jugendlichen Zustande beider-
seits filzig-weichhaarig, später mindestens oberseits nahezu kahl. Die
Nervatur tritt unterseits stark und deutlich hervor, die Textur ist lederig.
Die Länge der Spreite beträgt + 11 cm, die Breite + 6cm; am Rande sind
die Blätter sehr häufig entfernt-seicht gekerbt. Die an der Spitze
der Blattstiele sitzenden Nebenblätter sind pfriemlich und hinfällig. Die
Blüten bilden zusammengesetzte, rispige, reichblütige, endständige
Blütenstände von + 15 cm Länge. Der filzige Kelch ist glockenförmig,
nach der Basis zu schwach kreiselförmig zusammengezogen, 4-zähnig;
die seitlichen Zähne sind lanzettlich, der obere und untere Abschnitt
dagegen erheblich breiter. Die Länge der Abschnitte beträgt ungefähr
2 mm. Die Blütenstiele sind + % mm lang. Dicht unterhalb des Kelches
befinden sich zwei lanzettliche Vorblätter. Die Kronblätter sind kahl und
bieten keine besonderen Merkmale. Das Androeceum ist monadelphisch,
indessen ist das eine Staubblatt immerhin am Grunde frei und ist über-
haupt auf eine kürzere Strecke mit den 9 übrigen Staubfäden ver-
wachsen, als diese es unter sich sind. Der Fruchtknoten scheint zwei-
elig zu sein; er ist dicht filzig.
Reife oder überhaupt entwickelte Früchte fehlen.
Die Zugehörigkeit dieser Exemplare hat lange ein Rätsel für mich
gebildet, da ich erst durch die Sammlung von Dr. Fleck in den Besitz
eines Blütenzweiges gekommen bin. Leider fehlen auch jetzt noch
Fruchtexemplare, ich glaube indessen doch die Pflanze mit einiger
Sicherheit der Gattung Dalbergia zuweisen zu können. Ihre Verwandt-
schaft ist wohl in der Nähe der D. malifolia Welw. (in Oliv. Fl. Trop.
Afr. II, p. 233), die auch einfache Blätter besitzt, zu suchen. D. mali-
folia Welw. weicht aber durch das Verhalten der Staubblätter ab, indem
bei ihr die 10 Staubblätter zu 2 Bündeln von je 5 Staubblättern ver-
wachsen sind.
Dalbergia malifoha Welw., die bis jetzt erst einmal auf Prince’s islands
von Welwitsch gefunden worden ist, wird von Hiern in dem von ihm
herausgegebenen Catalogue of the african plants collected by Welwitsch,
vol. I (1896), pag. 275, zusammengezogen mit Ecastaphyllum Brownei
Pers. und erscheint bei ihm unter dem Namen Amerimnon Brownü Jacq.
Nach Otto Kuntzes Vorschlag (Rev. pag. 458) gibt nämlich Hiern dem
ältern Gattungsnamen Amerimnon gegenüber dem jüngern Dalbergia
den Vorzug. Ich kann mich diesem Vorgehen nicht anschliessen. In Be-
obachtung der Berliner Regeln verbleibt einerseits für mich Dalbergia
zu recht und ich überlasse daher den Namen Amerimnon der Vergessen-
(365) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 781
heit, anderseits vermisse ich den Nachweis, dass Welwitsch’s Pflanze
wirklich identisch ist mit Ecastaphyllum, aus der Diagnose in Olivers
Flora des tropischen Afrika geht dies jedenfalls nicht hervor. Da die
Zitate betr. Ecastaphyllum vielfach falsch wiedergegeben worden sind,
lasse ich eine Zusammenstellung der Synonyme folgen.
Dass Linné die Pflanze irgendwo in den Species plant. E. Ptero-
carpus genannt habe, ist unrichtig, unrichtig auch, dass Persoon Brownü
geschrieben hat (0. Kuntze, Rev. pag. 180), sicher dagegen wohl, dass
Persoon die Speciesbezeichnung Brownei aus Jacq. Enum. Pl. Carib.
(1760), pag. 27 herübergenommen hat.
Die Benennung Hecastophyllum (anstatt Ecastaphyllum P. Br.) rührt
von Kunth her (H. B. & Kunth Nov. Gen. et Spec. VI (1823), p.387; sie ist
zum Teil wieder aufgegriffen worden, indem Taubert in den Natürlichen
Pflanzenfamilien von Engler und Prantl, III. Teil, 3. Abteilung (189%),
p. 335, die alte Linne’ische Speciesbezeichnung zur Hälfte darnach
korrigiert und am angegebenen Orte unser Ecastaphyllum Brownei ein-
führt als Dalbergia ecastophyllum (L.) Taub., d.h. damit die Reihe der
Synonyme durch ein weiteres vergrössert, denn Linnés Bezeichnung
hat keineswegs die Priorität. Diese ziemlich komplizierte Synonymie
geht wohl am besten aus der nachfolgenden Zusammenstellung hervor,
in der die nach unserer Auffassung bleibenden Namen fett gedruckt
sind:
Amerimnon P. Browne Hist. Jam. (1756). p. 288.
Ecastaphyllum P. Browne, I. c., pag. 288.
Dalbergia L. Suppl. Pl. (1781), p. 52.
Hecastophyllum H. B. et K. Nov. Gen. VI (1823), p. 387.
Amerimnon Brownü Jacg. Enum. Pl. Carib. (1760), p. 27.
Hedysarum Ecastaphullum L. Spec. Pl., ed. 2, II (1763). p. 1052.
Pierocarpus Ecastaphyllum L. Syst. Nat., ed. 12 (1767), p. 495.
Ecastaphyllum Brownei Pers. Syn. Plant. II (1807), p. 277.
Ecastaphyllum molle Miq. in Linnæa XIX (1847). p. 437.
Ecastophyllum Browni Pers. nach 0. Kuntze Rev. (1891), p. 180.
Dalbergia ecastophyllum (L.) Taub. in Engler & Prantl. Nat. Pflanzen-
familien (1894), p. 335.
Hecastophyllum Brownei Pers. nach Taubert, 1. c.. p. 535.
Dalbergia Brownei (Jacq.) SCHINZ
Sollte es sich entgegen Taubert ergeben, dass die alte Gattung Ecasta-
phyllum doch nicht mit Dalbergia vereinigt werden darf, so muss unserer
Pflanze die Bezeichnung Ecastaphyllum Brownei (Jacq.) Persoon ver-
bleiben.
732 ‘ BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (366)
EUPHORBIACEZÆ. 1.
F. PAX (Breslau).
Phyllanthus L.
P. guineensis PAX, frutex glaberrimus, ramis aphyllis ramulos folü-
geros floribundos fasciculatos gerentibus; stipulis spinescentibus; foliis
distichis parvis obcordatis emarginatis reticulatis; floribus Z' fasciculatis
capillaceo-pedicellatis, pedicellis quam folium brevioribus; floribus © sub-
solitarüs brevius pedicellatis; calyce S 4-mero stamimibus 4 præditis, 2
filamentis liberis, 2 filamentis connatis; disci glandulis liberis; fructu
(immaturo) globoso.
1!/)—3 m hoher Strauch. Blättertragende Sprosse etwa 5 cm lang.
Blätter kurz gestielt, 9 mm lang, 5 mm. breit. 4 Blütenstiele 5-6 mm
Länge erreichend.
Kunenegebiet, Ufer des Kalkulovarflusses, 1300 m (Dekinpr n. 844).
Obwohl nur 4 Staubblätter das Andröceum bilden, möchte ich die oben
beschriebene Art doch als einen abnormen Typus in die Sektion Kirga-
nelia neben Ph. reticulatus Poir. stellen.
Croton L.
C. integrifolius PAX, frutex parvus pilis stellatis densissime albo-
tomentosus; foliis late cordatis acutis integerrimis utrinque albo-tomen-
tosis quintuplinervibus; petiolo quam lamina dimidio breviore; stipulis
lineari-subulatis ; racemis valde abbreviatis basi flores © plures, in axillis
bractearum solitarios, deinde flores fasciculatos 4 simulque ©, superne
flores 4 fasciculatos gerentibus; floribus pentameris calyce densissime
vestito præditis in utroque genere petaliferis, petalis anguste linearibus ;
staminibus 10—15 filamentis glabris; stylis semel dichotomis ; capsulis
densissime pilis stellatis vestitis apice depressis; semine carunculato.
30—50 cm hoch. Blattstiel etwa 3 cm lang, Spreite 6—8 cm lang,
6-7 cm breit. Blütenstände etwa 3 cm lang. Kapsel 1 cm lang, 8 mm
breit. Samen braun.
Benguela, bei Chibia, 1300 m (Dexipr n. 770).
Eine ausgezeichnete neue Art aus der Verwandtschaft des Cr. Dra-
(367) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 733
conopsis Müll. Arg., von dem sie durch die ganzrandigen Blätter, die
dichte Bekleidung und die kurzen Inflorescenzen wesentlich abweicht.
C. Menyharti PAX, frutex lepidotus simulque pilis stellatis vestitus;
foliis breviter petiolatis oblongis obtusis vel emarginatis basi biglandu-
losis supra pilis stellatis sparsis vestitis subtus albis dense pilis stellatis
vestitis et lepidotis; racemis bisexualibus; floribus g' pentameris polyan-
dris; floribus © a masculis vix axi interrupto-nuda separatis apetalis;
stylis semel dichotomis.
Strauch. Blätter oberseits dunkel und mattgrün, unterseits weiss, dicht
sternhaarig und schuppig, bis 4 cm lang und 2 cm breit. Trauben
4—6 cm lang.
Sambesigebiet, am Marenga (MenyHaRrt n. 796 u. 797. — 1890,
blühend).
Verwandt mit C. pulchellus Baill., von dem die neue Art schon durch
die reichlich ausgegliederten Sternhaare abweicht.
Acalypha L.
A. glabrata THUNB. var. pilosa Pax a typo differt petiolis et foliis
subtus secus nervos molliter pilosis.
Natal, Drakensberg, Tugelariver (Reumann n. 7164).
A. Rehmanni PAX, perennis caule basi lignescente pubescens; foliis
longiuscule petiolatis, petiolo quam lamina breviore, cordatis acuminatis
serratis velutino-pubescentibus; spicis axillaribus solitarüis longiuscule
pedunculatis densifloris, bracteis ciliatis; sepalis J hirsutis; spica © ter-
minali ovoidea compactiflora, bracteis usque ad medium lobatis glandulis
- slipitatis obsitis; stylis lacinuligeris.
Stengel 30—40 em hoch, die jüngeren Triebe gelblich, dicht bekleidet.
Blätter bis 8 cm lang, 2'/s cm breit, Stiel bis ?/: der Länge der Spreite
erreichend. 5‘ Aehren bis 5 cm lang, davon etwa 3 cm auf den Stiel
entfallend.
Transvaal, Pretoria, Hügel bei Aapiesriver (REHMANN n. 4285; FEBR.
n. 58); Houtbosh (Reumann n. 5915).
Verwandt mit A. vıllicaulis Rich., zambesica Müll. und senensis
Klotzsch, von denen sich A. Rehmanm durch die relativ langen Blatt-
stiele unterscheidet.
754 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (368)
A. Schinzii PAX, perennis caule basi lignescente patule hirto; folüs
sessilibus lanceolatis patule hirtis integerrimis nervis paullo tantum pro-
minulis; spieis g' axillaribus longe pedunculatis densifloris, bracteis
eiliatis, calyce glabro; spica © terminali ovoidea compactifiora, bracteis
3—5 lobis hirlis; stylis lacinuligeris.
Stengel bis 30 cm hoch, abstehend behaart. Blätter 4-5 cm lang,
6—8 mm breit. 4 Aehren auf bis 8 cm langem Stiel, 5—6 cm lang.
Natal, Inanda (Woop); Camperdown (ReHnmann n. 7793).
Transvaal, Barberton, Saddleback Mount., 1500 m (Galpin n. 638,
1120); Houtbosh (REnmann n. 5914).
Verwandt mit A. peduncularis Meissn., aber von ihr leicht zu unter-
scheiden durch die langen, abstehenden, relativ weichen Haare, die
ganzrandigen Blätter und das kaum vortretende Adernetz der Blattunter-
seite.
var. denticulata Pax a typo differt foliis leviter pauciserratis.
Transvaal, Pretoria (Renmann n. 4284).
Tragia L.
T. Schinzii PAX, urens volubilis subglabrescens; foliis breviter petio-
latis auriculato-subcordatis (1. e. fere trilobis) acuminatis serratis ; stipulis
lanceolatis; floribus g' in spica numerosis satis magnis triandris, sepalis
late triangularibus acutis; floribus © in spica paucis, calyce 3—partito,
laciniis hispidis pinnatipartitis, parte rhachiali latis orbiculari-triangula-
ribus, lacinulis æqualibus utrinque 6—8 ; ovario hispido.
Niedriges, windendes Kraut mit (trocken), graugrünen Blättern. Blatt-
form an ein und demselben Individuum bisweilen etwas wechselnd,
herzförmig, mit breiter Basis; meist sind die basalen Lappen zu selbst-
ständigen Abschnitten verbreitert, und dann erscheint das Blatt drei-
lappig und der mittlere Abschnitt schmal lanzettlich. Länge des Blattes
6 cm, Breite etwa 3 cm; Blattstiel kaum die halbe Länge des Blattes
erreichend. 4 Bl. 3 mm im Durchmesser, © Bl. etwa 1 cm erreichend.
Bracteen schmal, zurückgebogen.
Gross-Namaland, Rehoboth (FLeex n. 4442 , 4468 , 4518 ).
Amboland (Schinz n. 896 2).
Transvaal, Boshveld, zwischen Elendsriver u. Klippan (REHMANN
n. 5097, 4979); Pretoria (Renmann n. 4121, 4282, 4548).
Gehört in die Verwandtschaft von Fr. Meyeriana Müll. Arg. und Tr.
durbanensis O. Kze., mit denen sie den dreiteiligen © Kelch gemein hat;
(369) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 799
die neue Art ist durch die Blattform sehr ausgezeichnet und erinnert an
die gleichfalls verwandte Tr. angustifolia Benth.
T. Okanyua PAX, volubilis urens pubescens simulque hirsula; folis
auriculato-subcordatis fere trilobis lobo medio longe producto serratis;
stipulis ovato-lanceolatis acutis; petiolo quam lamina multo breviore;
racemis oppositifoliis, bracteis lanceolatis ciliatis; floribus 4 numerosis
sepalis ovatis staminibus 3 præditis; floribus © in racemo 1—2; calyce
hispido 6—partito, laciniæ pinnatipartitæ, 3 viridibus parte rhachiali
angustis 7—lacinulatis, 3 his alternantibus parte rhachiali obovalis
7—lacinulatis pallidis ; capsula glabra.
30—40 cm hohes, windendes Kraut, in der Blattform an Tr. Schinzü
erinnernd. Blattstiel 21/2 cm lang, Spreite 6 cm lang, 3 cm breit. Blüten-
stände gestielt, mit dem Stiel 3—4 cm lang. Kapsel rotbraun, marmorirt.
. Benguela, Gambos (Herb. Montpellier).
Emheim. Name : Okanyua.
Verwendung : «La racine en poudre melee a une boisson employée
contre la toux des pelits enfants. »
Obwohl habituell an F. Schinzü Pax oder angustifolia Benth erinnernd,
mit diesen keineswegs verwandt, vielmehr neben T. rupestris Sond. im
System einzuschalten.
T. Schlechteri PAX, volubilis hirsuta; foliis petiolatis basi cordalis
3—5 lobis, lobis grosse crenatis; stipulis lanceolatis; inflorescentiis oppo-
sitifolüis; floribus in bractearum axillis fasciculatis graciliter pedicel-
latis; sepalis 4 triangularibus, staminibus numerosis; floribus © pedicel-
latis, sepalis 6 hispidis pinnatipartitis parte rhachiali angustis lacinulis
utrinque A—6; disco nullo; ovario tomentoso stylis 3 longis ima basi
tantum connatis coronato.
Windendes Kraut. Blätter tief gelappt, die beiden basalen Lappen
kleiner als die mittleren, der endständige Abschnitt am grössten. Länge
des Blattes 6—7 cm, Breite 5—6 cm. Blattstiel 2—3 cm lang. 4 Bl. auf
10—12 mm langem Stiel, 6—7 mm breit; die © Bl. etwas grösser.
Natal, in Gebüschen am Fusse Umkomanzi, 1000 m (SCHLECHTER
n. 6701).
Eine Tragia mit 5-lappigen Blättern, deren Umriss an die Blätter
mancher Cucurbitaceen erinnert, ist bisher aus Afrika nicht bekannt.
Systematisch gehört die neue Art in die Verwandtschaft der T. capensis
Thunb., von der sie jedoch durch den ganzen Habitus erheblich abweicht.
736 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (370)
Dalechampia L.
D. Galpini PAX, suffruticosa decumbens, ramulis pubescentibus; sti-
pulis parvis lanceolatis; foliis breviter petiolatis 3—partitis, lobis latera-
libus inzqualiter bifidis, omnibus plus minus serratis subtus prominenter
reliculatis secus nervos hirtis; inflorescentiis graciliter pedicellatis,
involucri foliis parvis leviter 3—lobis vel sub-5—lobis, lobis acutis secus
nervos hirtulis; bracteis 4 integris; calyce 9 glabro, sepalis ovatis
acutis; sepalis © lanceolatis acutis; ovario hirsuto; columna stylari cylin-
drica integra apicem versus clavato-dilatata.
1/3—1/2 m lang. Blattstiel + 1 cm lang, Spreite graugrün, matt, 2*/2 cm
lang und ebenso breit. Involucralblätter kaum über 1 cm. lang und
ebenso breit, wie es scheint gelblich-grün.
Transvaal, Hügel im Queen’s River-Thal bei Barberion (GaLpiN
n. 625 u. 732).
Durch die Blatiform und die kleinen Involucralblätter von allen afrika-
nischen Arten der Gattung sehr verschieden.
Cluytia L.
C. Galpini PAX, frutex dioicus ramulis glaberrimis; foliis petiolatis
epunctatis subtus pubescentibus demum glabrescentibus ovalibus acutis;
petiolo laminæ tertiam partem æquante; floribus 4 in axillis fascicu-
latis glabris, sepalis oblongis, petalis spathulato-lanceolatis quam sepala
brevioribus; glandulis in discum lobatum connatis; androphoro brevis-
simo pistillodio 3—lobo coronato; floribus © fasciculatis, sepalis oblongis,
petalis spathulato-lanceolatis; glandulis sepalis adnatis bilobis.
Strauch bis meterhoch mit frisch-grünen Zweigen. Blatistiel 5—6 mm
lang, Spreite 2'/e cm lang und 1'/2 cm breit.
Transvaal, Barberton (GazpiN n. 961, 31. Mai 1890); Boshveld
(REHMANN n. 4871).
Verwandt mit C. pulchella L., aber durch den Blütenbau, die nicht
punktierten Blätter und den kurzen Blattstiel verschieden.
C. crassifolia PAX, fruticulus glaberrimus; foliis subsessilibus crassis
coriaceis margine planis epunctatis obovato-cuneatis basin versus spalhu-
lato-angustatis subobtusis; floribus g' in axillis glomerato-fasciculatis
breviter pedicellatis glabris; sepalis oblongis, petalis rhombeis spathulato-
(374) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 797
unguiculatis, glandulis exterioribus sepalis adnatis 3—lobis, interioribus
numerosis; pistillodio columnari apice dilatato-disciformi; floribus ©
ignotis.
Kleinblättriger Strauch mit relativ dicken Zweigen. Blatistiel etwa
4 mm lang, Spreite 8 mm lang, 4—5 mm breit.
Gross-Namaland, Gansberg, Abhänge und Plateau über 2300 m
(D: Free n. 465 2. Nobr. 1891).
Die neue Art steht systematisch der C. tomentosa L. und C. sericea
Müll. Arg. nahe, unterscheidet sich von beiden aber sofort schon durch
die völlige Kahlheit.
Euphorbia L.
E. Nelsii PAX, glaberrima, ramis e rhizomate lignoso orientibus
decumbentibus, ramulis densissime foliatis ; foliis breviter petiolatis
crasso-carnosis basi valde inæqualibus ovato-oblongis acutis; stipulis
laceris ; eyathii glandulis purpureis angustissime appendiculatis; capsula
lævi acute angulata.
Niederliegendes Kraut mit sehr dicht beblätterten Zweigen. Blattstiel
À mm lang, Spreite 4 mm lang und 3 mm breit.
Hereroland (L. Ners n. 91).
Gehört in die Sektion Anisophyllum und ist nach dem Bau der Cyathien
zu urteilen, verwandt mit E. convolvuloides Hochst., mit der die neue
Art aber im Habitus nicht übereinstimmt.
E. Poggei PAX var. villosa Pax a typo differt ramulis junioribus vil-
losis.
Benguela, Huilla (Herb. Montpellier).
E. glaucella PAX, herba annua glabra dichotome ramosa; folüs infe-
rioribus alternis superioribus oppositis breviter petiolatis linearibus in
petiolum attenuatis apice subobtusis margine minutissime denticulatis vel
integerrimis; stipulis subulatis; cyathüs solitarüs terminalibus parvis
inter folia suprema ex axillis ramos producentia sessilibus; lobis cyathii
truncatis, glandulis exappendiculatis transverse ovatis; ovario glabro;
capsula glabra carinata; semine verrucoso albido carunculato.
Einjähriges, buschig-verzweigtes Kraut, von Habitus mancher Cleome-
Arten, bis 30 cm hoch. Blatistiel bis 5 mm lang, die Stipeln viel kürzer.
Spreite 35 mm lang, 4 mm breit. Cyathium höchstens 2 mm im Durch-
messer. Kapsel 5 mm lang.
738 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (372)
Hereroland, Okahandya (Hörner n. 68, März 1883).
Gross-Namaland, Rehoboth (Dr FLeex n. 454 a, Jan. 1892).
Nahe verwandt hiermit ist eine von FEncHeL, gleichfalls in Gross-
Namaland (Keetmanshoop) gesammelte Pflanze, die einen reich ver-
zweigten Busch darstellt. Sie stimmt in den wesentlichsten Merkmalen
mit E. glaucella überein, besitzt aber weissbehaarte Fruchtknoten;; diese
Bekleidung ist auch an der Kapsel noch nicht vollständig verschwunden.
Die systematische Stellung der neuen, scharf abgegrenzten Art bereitet
einige Schwierigkeiten. Habituell könnte man an die Sektion Anıso-
phyllum erinnert werden, insbesondere an manche, locker verästelle
Formen Amerikas, aber die Blätter sind symmetrisch und die Cyathien
entbehren der Drüsen-Anhängsel. Ohne einen näheren Anschluss zu
zeigen, muss E. glaucella in die Sektion Eremophyton eingereiht werden.
E. tenella PAX, herba rhizomate tuberoso perennis glabra dichotome
ramosa; foliis inferioribus alternis superioribus oppositis subsessilibus
linearibus vel anguste lineari-oblongis basin versus attenuatis apice acutis
integerrimis; stipulis minimis subulatis; ceyathüs solitarüs terminalibus
parvis inter folia suprema ex axillis ramos producentia sessilibus, lobis
cyathii truncatis, glandulis stipitatis exappendiculatis transverse ovalis;
ovario et capsula glaberrima.
Zarte, 20—30 cm hohe Stengel aus einem dicken, knolligen Rhizom
entspringend, Blattform variirend, schmal, länglich-lanzettlich, 3 cm
lang und 5 mm breit oder stark reduziert, 1'/—2 cm lang und 2 mm
höchstens breit, blaugrün, etwas fleischig. Cyathium höchstens 2 mm
im Durchmesser.
Benguela, Jau, 1700 m, Huilla, Gambos (Dexinpr n. 830).
Nahe verwandt mit voriger Art.
E. Fleckii PAX, frutex glaberrimus dichotome ramosus articulatus
aphyllus, ramis carnosis validis; cyathiis ad apicem ramulorum 1—3 squa-
mis 2 ovatis acutis glaberrimis suffultis, glandulis transverse ovatis.
Büsche bildend, wie «Schnüre an den Felsen herunterhängend ».
Aeste fleischig, bis ‘/2 cm im Durchmesser fassend. Cyathium etwa !/2 em
breit.
Hereroland, ! Kuisib (Fcec n. 448 a, 459 a, 466 a).
Das mir vorliegende Material ist nicht ganz vollständig, um die Frage
endgültig zu entscheiden. ob die oben beschriebene Art vielleicht nur
eine kräftige Form der E. brachiata E.Mey.darstellt; indessen weicht sie
(373) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 739
durch die dick-fleischigen Zweige von den bisher bekannten Arten der
Sektion Arthrothamnus wesentlich ab.
E. Schinzii PAX, fruticulus parvus ramis crassis aphyllis #rigoms
angulis lobatis podarüs griseis corneis validis 4—aculeatis preditis; acu-
leis 2 inferioribus validis divergentibus, 2 superioribus multo minoribus;
cyathiis per paria in sinubus inter podaria insertis subsessilibus late
campanulatis bracteis 2 lanceolatis suffultis; cyathü lobis fimbriatis, glan-
dulis iransverse ovatis subbilobatis, labio externo producto; capsula
3—quetra glabra; semine lævi.
Kaum '/« m hoch, von cactusähnlichem Habitus, 3-kantig, an den
Kanten reichblütig, Zweige etwa 1 cm im Durchmesser; die grosseren
Stacheln 1 cm lang.
Transvaal, Pretoria (ReHmanx n. 4347); Barberton, granite ridges
(GaLpix n. 1297).
Gehört in die Sektion Diacanthium. Keine bisher bekannte Art der
Sektion zeigt die eigenartige Bestachelung der Kantenpolster, wie die
oben beschriebene.
E. coerulans PAX, cereiformis, ramis crassis aphyllis 4—gonis (?),
angulis vix lobatis, podarüs griseo-ceruleis 5—aculeatis, aculeis 2 infe-
rioribus validis divergentibus, 2 superioribus minoribus, medio minimo;
cyathiis per paria supra podaria insertis sessilibus bracteis 2 lanceolatis
suffultis; cyathüi lobis aureis fimbriatis, glandulis transverse ovatis conca-
viusculis.
Die vorliegenden Zweige sind kurz, bis 8 cm lang und 6—8 mm dick,
dicht mit intensiv gelb gefärbten Cyathien besetzt. Die längsten Stacheln
sind 4 mm lang.
Benguela, Mossamedes, Uumpata (DEkınpr n. 829).
Verwandt mit voriger Art, durch die Stachelbildung sehr ausge-
zeichnet.
E. Kelleri PAX, fruticulus ramulis novellis pubescentibus exceptis
glaber; foliis subsessilibus spathulato-linearibus subobtusis mucronulatis
paullo glaucescentibus, cyathiis in foliorum supremorum axillis subsessi-
hbus simulque ad apicem ramuli 3 capitulum folüs 2 sæpe inæqualibus
involucratum formantibus, bracteis 2 spathulatis lutescentibus suffultis ;
cyathii lobis fimbriatis, glandulis transverse ovatis.
Niedriger Strauch mit grauberindeten Zweigen, ohne Differenzirung
740 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (374)
in Lang- und Kurztriebe. Blätter mit einem höchstens 1 mm langen
Stiel. Spreite nicht glänzend, bis 4 cm lang und höchstens 6 mm breit.
Cyathien 6 mm im Durchmesser fassend.
Somalland, Abdallah (Kerr n. 224, 1891).
Ihrer systematischer Stellung nach gehört die Pflanze in die V erwandt-
schaft der E. cuneata Vahl und gleicht habituell der E. lyciopsis Pax aus
dem Kilimandscharogebiet. Die Ausgliederung terminaler Inflorescenzen
aus 2—3 Cyathien bestehend, zeigt indes keine der bisher bekannten
Arten der Sektion.
var. latifolia Pax a typo valde differt foliis obovato-spathulatis,
obtusis, 2,5 em longis, 1,5 cm latis.
Somalland, Abdallah (KeLer n. 222, 1891).
E. verticillata PAX, herba perennis, rhizomate tuberoso elongato
caules humiles producente; caule inferne simplici, cataphylla foliacea
sparsa gerente, superne bis umbellato ramoso folia lanceolata acuta
coriacea subrevoluta verticillata gerente; cyathüs in ramulis solitarus
terminalibus foliis 4 paullo minoribus involucratis leviter pubescentibus,
lobis truncatis inciso-denticulatis, glandulis stipitatis concaviusculis.
Aus dem Rhizom entspringen 10—15 em hohe Triebe. Stengel unter-
wärts mit wenigen, alternierenden Niederblättern besetzt, die nach oben
allmählich in Laubblätter übergehen, aber immer viel kleiner sind, als
jene, sonst in Farbe und Konsistenz mit den Laubblättern überein-
stimmen. Laubblätter fast sitzend, oberseits dunkelgrün, unterseits
blassgrün, 5 cm lang, À cm breit, in den weiteren Verzweigungen an
Grösse abnehmend. Die letzten Cyathien von 4 Blättern umhüllt, die
1'/—2 cm lang und fast 1 cm breit sind.
Benguela, sandige Orte am Nene Fluss, 1700 m (Antunes 889).
Gehört in die Sektion Tithymalus, bildet aber hier wegen ihres eigen-
artigen Aufbaues einen besonderen Typus ohne näheren Anschluss.
Eine grössere Anzahl tropisch-afrikanischer Euphorbia-Arten zeigt am
Cyathium Drüsen, die mehr oder weniger mit kammförmigen Anhäng-
seln versehen sind, wie solche der dem mediterranen Anteil des Con-
tinentes vorkommenden E. cornuta Pers. eigen sind. In wie weit dieselben
in verwandischaftlichen Beziehungen zu der Sektion Cheirolepidium Boiss.
stehen, lasse ich hier zunächst unerörtert und gebe nur eine Uebersicht
(375) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 741
der hieher gehörigen, bisher bekannten Formen aus Afrika, mit Aus-
schluss der mediterranen Gebiete.
A. Glandulæ pectinatim incisæ.
a. Herbæ rhizomate perennes. Appendices glandularum 2—
3—plo dichotome.
I. Cyathium pilosum. Caulibus brevibus humilibus,
foliis sessilibus lanceolatis acuminatis, floralibus
SAS TAN DB SERIE Rn. oa Se E. trichadenia.
II. Cyathium glabrum. Caulibus brevibus humilibus,
KOIISESESSINDUSE SE ee ae ne a RENE E. benguelensis.
II. Cyathium glabrum. Herba decumbens, foliis petio-
latis obovato-oblongis acuminatis basi acutis flora-
Kihuskminoribus Senna. ee E. Zenkeri.
b. Frutices trunco crasso carnoso præditi.
I. Cyathium pilosum.
«. Appendices glandularum simplices. Foliis sessilibus obo-
vatis vel oblongis obtusis floralibus late cordatis longe
EME ONE VE te see aa ea E. noxia.
£. Appendices glandularum 2-3-plo dichotomæ. Foliis sessi-
libus linearibus acutis floralibus late cordatis caudato-acu-
EEE ae nn ee ae ee E. Grantii.
II. Cyathium glabrum.
«. Foliis breviter petiolatis obovatis vel oblongis acuminatis
HOPATIDIS Cordatıs acumınatise ee es E. Quintasii.
8. Foliis sessilibus lineari-lanceolatis mucronulatis flora-
Bkasyeardatistacummatis‘. 0.2.02. ae E. Marlothi.
B. Glandule + profunde lobatæ nec inciso-appendiculatæ.
a. Herba rhizomate perennis. Foliis petiolatis oblongis
zeuktsHoralibus ais similibus.: „u... 00 2000: 20 000% E. Galpini.
b. Frutex trunco crasso præditus. Foliis sessilibus lineari
lanceolatis floralibus triangularibus acutis............ E. longibracteata.
c. Frutex. Foliis petiolatis oblongis acutis floralibus mul-
toties brevioribus rhombeis acutis. ................... E. ciliolata.
E. trichadenia PAX, Engl. Jahrb. XIX, 125.
Oberes Kongogebiet.
E. benguelensis PAX, caulibus e rhizomate perenni orientibus herba-
ceis carnosis humilibus;; foliis carnosis glaucescentibus sessilibus lineari-
lanceolatis acuminatis floralibus illis similibus ; cyathiis in ramulis 3 bre-
viter pedicellatis glaberrimis, lobis fimbriatis, glandulis margine longe
742 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (376)
pectinatis, lacinulis semel dichotomis glaberrims; ovario glaberrimo;
capsula glabra, depressa.
Stengel 2—3 cm hoch. Blätter 2—5 cm lang, 4 mm breit. Cyathium
1 cm im Durchmesser.
Benguela, Huilla; Quellgebiet des Luala (ANTUNES n. 362).
Sehr nahe verwandt mit voriger, von der die neue Art durch die
Kahlheit der Cyathien und die relative Kleinheit derselben abweicht.
E. Zenkeri PAX, Engl. Jahrb. XXI, 536.
Kamerungebiet.
E. noxia PAX, Engl. Jahrb. XIX, 124, t. IT.
Somalhochland.
E. Grantii OLIV., Bot. Speke and Grant Exped. 144, (. 95.
Massaihochland, Seengebiet.
E. Quintasii PAX, Bot. Soc. Broter. X; Engl. Jahrb. XIX, 124.
Saint-Thomas.
E. Marlothii Pax, Engl. Jahrb. X, 36.
Hereroland.
E. Galpini PAX, glaberrima; foliis petiolatis oblongis utrinque acutis
glaucescentibus, floralibus ovatis; cyathüs in ramulis terminalibus solita-
riis glaberrimis lobis fimbriatis, glandulis transverse ovatis eroso-denticu-
latis ; ovario glaberrimo.
Ueber die Wuchsverhältnisse dieser Pflanze liegen genauere Angaben
nicht vor; die vorhandenen Zweige sind krautig. Blattstiel I—1'/s cm
lang, Spreite 5 cm lang, 2 cm breit, die den Cyathien unmittelbar voran-
gehenden Blätter kurz gestielt, 2'/—3'/. em lang und 2'/» cm breit.
Cyathien 5 mm im Durchmesser.
Transvaal, feuchte, schattige Orte, Kaap river Valley, Barberton
(Garpin n. 1198).
E. longibracteata PAX, glaberrima, trunco crasso ramis herbaceis
prædita; foliis glaucescentibus lineari-lanceolatis sessilibus basi angus-
tatis apice acutis mucronulatis floralibus basi dilatatis anguste triangula-
ribus ima basi cumeato-angustatis; cyathü glandulis pectinatim pauci-
lobatis.
(377) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 743
Zweige etwa 30 cm lang, krautig. Blätter 13—14 cm lang, 2—2"/2 cm
breit, etwas blaugrün; die Hochblätter 5—6 cm lang und 3-4 cm breit.
Cyathien 8 mm im Durchmesser.
Gross-Namaland, Rehoboth (Dr Freex n. 447 a, 1892).
E. ciliolata Pax, frutex 1—1,75 m altus, ramis subcarnosulis glaber-
rimis; foliis glaucescentibus anguste oblongis in petiolum ciliatum longe
attenuatis acutis mucronulalis, floralibus rhombeis acutis mucronulatis in
petiolum brevem contractis; cyathiis in ramulis terminalibus solitarus,
lobis fimbriatis, glandulis concaviusculis transverse ovatis eroso-denti-
culatis.
Benguela, Sierra Chella und Gambos, 900—1100 m (Anrunes n 781).
Monadenium Pax.
M. simplex PAX, tubere oblongo preditum; foliis(?); cyathus e tubere
nascentibus breviter pedicellatis; bractea sub cyathio una, subcordato-
lobata; glandula supra cyathium vix producta; ovario glaberrimo.
Knollengewächs mit rübenförmigen Knollen, aus denen die A'!/„—2 cm
lang gestielten Cyathien entspringen. Blätter bisher unbekannt. Cyathien
eiwa 4 mm lang, nicht so stark vorgezogen und oberwärts verengt, wie
bei M. Descampsü Pax und M. coccineum Pax, die überdies durch den
ganzen Aufbau der Pflanze von der oben beschriebenen Art abweichen.
Benguela, sandige Ebenen an der Quelle des Lulua (Herb. Mont-
pellier).
744 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (378)
EUPHORBIACEÆ. 2.
Hans SCHINZ (Zürich).
Ricinodendron Rautanenii SCHINZ
Arbor, ramulis crassiusculis, cortice succo balsameo scatente ; folia
longe petiolala, ampla, digitata, segmentis sæpius 5, acuminatis, petiolu-
latis; stipulæ parvæ; flores dioici; fl. masc. : calyx segmentis 4, corolla 5
lobata, stamina + 15; fl. fœm. : calyx segmentis 5, corolla 5 partita,
ovarium 3 loculare.
Südwest-Afrika: Amboland, Olukonda, Schinz 2074 (Fruchtexemplare,
9. Dezember 1885); zwischen Okaloko und Olukonda, vorzugsweise auf
sandigem Boden, Rautanen 232 und 233 (Blüten 4 & 2, 14. November
1896).
Ricinodendron Rautanent ist ein ansehnlicher Baum mit grosser,
breiter Krone und prächtigen, schattenspendenden Blättern. Der Stamm
ist von verhältnismässig weicher Beschaffenheit und gleich den Aesten
und Blättern reich an ein in Alkohol, Aether, Salzsäure etc. unlösliches
rotes Exkret führenden Exkretgängen. Diese Exkretgänge sind offenbar
schizogenen Ursprungs und finden sich in den Zweigen vorzugsweise
in der primären und sekundären Rinde, ausserdem aber auch im Mark
und, wenn auch weniger zahlreich im Holzteil. Die jüngeren Zweige sind
mit einem dichten, weisslich-rostbraunen Filz aus Sternhaaren bekleidet;
die Sternhaare sind dünnwandig und kurz gestielt. Die Blätter sind alter-
nierend angeordnet und + 11 cm lang gestielt; sie sind fingerförmig
3 bis 7-zählig und zwar sind sowohl die Blattstiele wie die Stiele der
einzelnen Blättchen mit dem bereits erwähnten rosibraunen Filz be-
kleidet. Die Blättchen sind + 15 mm lang gestielt, von breit-elliptischem
bis eiförmig-elliptischem Umriss, stumpf oder spitz bis sogar zugespitzt,
am Grunde abgerundet, abgestutzt und schwach herzförmig oder gegen
den Stiel zu etwas zusammengezogen; seicht-entfernt gesägt und mit den
Sägezähnen entsprechenden randständige, kallösen Drüsen ! versehen.
1 Mein Assistent, Herr Dr A. Pestalozzi, den ich mit der Untersuchung dieser
Drüsen beauftragt habe, steilt mir nachfolgende Notiz zur Verfügung:
« Die Zähne am Blattrande sind von drüsiger Beschaffenheit und bestehen aus
(379) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 745
Die lederigen Spreiten sind unterseits mit einem dichten, weissen Filz
aus Sternhaaren versehen, der mindestens auf der Mittelrippe rötlich
schimmert, oberseits sind die Sternhaare vereinzelt und vom blossen
Auge kaum sichtbar. Der gemeinsame Blattstiel weist da wo die Stiele
der Blättchen abgehen, 2 bis 4 etwas erhöhte, rote Drüsen auf, die mit-
unter zu einer einzigen, flachen Drüse verschmolzen sind. Die Länge der
Spreite wechselt von 5 bis 13 cm, die Breite von 3 bis 7 cm. Die Neben-
blätter sind dick, bis 4 mm lang, keilförmig- und fingerig-gelappt. Die
männlichen Blütenstände, die sich auf besonderen Exemplaren finden,
entspringen der Spitze der heurigen Triebe zu mehreren, sie sind nach
Art einer zusammengesetzten Traube verzweigt und zwar sind die Axen
erster und zweiter Ordnung sehr lang (bis zu 6 cm) und schlank, die
Axen letzter Ordnung dagegen sind kürzer. Die von pfriemförmigen,
dicht filzigen Bracteolen begleiteten, kurzgestielten, gelben, männlichen
Blüten sind kugelig-glockenförmig. Der Kelch derselben ist dicht mit
verfilzten Sternhaaren bekleidet, bis nahe zum Grunde 4-teilig. Die Ab-
schnitte sind oblong, stumpf und ca. 5 mm lang und ca. 4 mm breit (am
Grunde gemessen). Die Krone ist 5-lappig, wenigstens scheinen die Ab-
schnitte nicht bis zum Grunde von einander getrennt zu sein (es ist
indessen äusserst schwer hierüber Sicherheit zu erlangen, da die Lappen
sehr fleischig und auch im oberen Teil mit einander innig verklebt sind).
Die Krone ist wiederum kugelig-glockig, kahl und um ein Unbedeutendes
länger als der Kelch; die Lappen sind entweder abgerundet oder kurz
und seicht zweilappig. Innerhalb der Krone finden sich circa 45 Staub-
blätter, die von einem fünflappigen Diskus umgeben sind. Die Diskus-
einem Gewebe sehr dünnwandiger, parenchymatischer Zellen, welche von einer
gelben Masse dicht angefüllt sind. So viel aus den angewandten Reaktionen zu
entnehmen ist, hat man es hier wahrscheinlich mit einem Pektin-artigen Körper
zu tun, da der Inhalt dieser Zellen bei Behandlung mit Kalilauge stark aufquillt
und allmählig aufgelöst wird, während kalter oder heisser absol. Alkohol, sowie
Aether, Benzol, Amoniak, Chloroform, Schwefelkohlenstoff und verschiedene
Säuren keine Veränderungen hervorzurufen vermochten; auch Farbstoffe wurden
nicht aufgenommen.
Der etwas lilafarbene Inhalt der schlauchförmigen Zellen im Innern der Blatt-
spreite besteht ohne Zweifel aus Gerbsäure. Daraufhin deuten die erfolgten
Reaktionen, die sich bei Anwendung von Eisenchlorid (braunrot bis violett)
ergaben. Im übrigen ebenfalls völlige Unlöslichkeit in den oben angeführten
Chemikalien.
Bemerkenswert ist, dass der Inhalt der Drüsenzähne die Gerbsäure-Reaktionen
nicht zeigte. »
BULL. HERB. BOISS., septembre 1898. 50
7
746 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (380)
lappen sind beinahe bis zum Grunde von einander getrennt und von
fleischiger Beschaffenheit. Die fadenförmigen, nach der Basis zu allmäh-
lich verdickten Staubfäden sind unterwärts mit Sternhaaren dicht besetzt;
sie erreichen ungefähr die Länge der Krone. Die + 11/2 mm langen, mit
Längsrissen aufspringenden Staubbeutel sind am Rücken befestigt und
dürften wohl intrors sein. Ein Gynæceum fehlt. Die weiblichen Blüten-
stände sind viel kürzer als die männlichen und auch viel weniger reich
verzweigt; der Unterschied ist so in die Augen springend, dass sich das
Geschlecht mit Sicherheit schon am Blütenstand erkennen lässt. Die
Einzelblüten sind dagegen länger gestielt als die männlichen Blüten und
auch etwas grösser als diese. Der wiederum dicht mit einem gelblichen
Filz bekleidete Kelch ist, mindestens an den untersuchten Blüten, fünf-
teilig; die Kronblätter scheinen bis zum Grunde von einander getrennt
zu sein, unterscheiden sich aber im übrigen nicht von denen der männ-
lichen Blüten. Vom Andröceum fehlt jede Andeutung. Der dicht mit
Sternhaaren besetzte Fruchtknoten ist eiförmig-kugelig und an seiner
Basis von einem becherförmigen, seicht-fünflappigen, fleischigen Diskus
umgeben. Das Ovarium ist dreifächerig und dreisamig; indessen scheinen
in der Regel zwei der Fächer mit ihrem Samen frühzeitig zu abortieren.
Die 2 Narben sind rötlich und fleischig. Ein Griffel fehlt. Die Frucht
dürfte wohl die Grösse einer kleineren Pflaume erreichen. Das mit einem
sehr dichten Filz aus Sternhaaren bekleidete Perikarp ist ganz durchsetzt
mit dem roten Harz. Allem Anschein nach ist das Mesokarp fleischig,
das Endokarp dagegen hart. Ueber die Natur des Samens vermag ich
vorläufig noch keine Mitteilung zu machen.
Unser Baum, der eine Zierde des Missionsgebietes meines Freundes
Rautanen ist, gehört, worauf mich Herr Thiselton-Dyer aufmerksam zu
machen die Güte hatte, ganz unzweifelhaft zu der Gattung Ricinodendron,
von der bis anhin eine einzige Art aus dem tropischen westlichen Afrika
einmal unter dem Namen Jatropha Heudelotiüi von Baillon (Rec. d’obs.
bot. I, p. 6%) und ein zweites Mal von Müller-Arg. als Ricinodendron
africanus (in Flora 1864, p. 533) beschrieben worden ist. Seitdem hat
aber Baillon selbst die Zugehörigkeit seiner Pflanze zu Müllers Ricino-
dendron erkannt und in Hookers Icones Plant. PI. 1300, p. 78 finden wir
Jatropha Heudelotii denn auch als Synonym von AR. africanus aufge-
führt.
Was nun die Unterschiede zwischen R. africanus und R. Rautanenü
anbetrifft, so ist darauf aufmerksam zu machen, dass bei der ersteren die
Blätichen am Grunde keilförmig sind und der Blatistiele entbehren,
(381) SCHINZ. BEITRÆGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 747
zudem scheinen sie, nach der citirten Abbildung zu schliessen, stärker
gezähnt zu sein. Die Nebenblätter sind bei R. africanus gross, eifürmig-
rundlich bis schildförmig. Weniger Gewicht möchte ich auf den Umstand
legen, dass bei R. africanus der Kelch der männlichen Blüte 5 teilig sein
soll, während ich an meinen Exemplaren nur % Abschnitte auffinden
kann.
Die Aandonga, die Eingeborenen Ondongas nennen den Baum, dessen
gelbe Blüten einen angenehmen Duft verbreiten, Omkete und zwar
unterscheiden sie interessanlerweise den männlichen Baum als omkeie
omlumentu vom weiblichen, dem omkete omkiintu, gerade wie sie die
männliche Palme omlunga omlumentu, die weibliche omlunga omkintu
nennen. Omlumentu ist im Oshindonga der Mann, omküntu das Weib,
sie erkennen also dass der omkete omlumentu der begattende, der omkete
omküntu das empfangende Individuum ist.
Nach Heudelot sollen die Früchte sowohl wie die Samen essbar sein,
vermutlich aber doch erst nach Entfernung des filzigen Exokarps.
748 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (382)
ANACARDIACHE.
Hans SCHINZ (Zürich).
Heeria arenophila SCHINZ
Frutex (2); folia simplicifolia, alterna vel ternala, sessilia vel breviter
petiolata, obovata, utrinque holosericea, margine recurva, obtusa; fruetus
nitidus.
Amboland: Oshihekeformation bei Olukonda, Rautanen 238 (21. IN.
1896 in Frucht).
Folia + 21/2 em longa et + 9 mm lata; frutus -= 8 mm latus.
Die Exemplare slimmen mit keiner der bis anhin beschriebenen
Heeria-Arten überein, am nächsten scheint, der Blattform nach zu
urteilen, À. crassinervia (Engler) Schinz zu stehen, doch weicht auch
diese insofern, ab als hei ihr die Zweiginternodien auffallend kurz sind.
STRRGULIACH.
Hans SCHINZ (Zürich).
Hermannia (Euhermannia) Dinterii SCHINZ
Suffruticosa ; incano-tomentosa; folia petiolata, lanceolata vel elliptica,
basi cuneata, acuta vel obtusa, margine crenato-serrata, leviter undulata ;
calyx campanulatus, inflatus, 5—dentatus, stellato-pilosus; petala extus
glabra; filamenta oblonga; ovarium tomentosum.
Südwest-Afrika : Gross-Namaland, zwischen Inachab und Lüderitz-
bucht, Dinter 6.
Ein niedriger Halbstrauch mit grauer Behaarung, die von Sternhaaren
gebildet wird. Die mit lanzettlichen, kurzen Nebenblättern versehenen
Blätter sind + 8 mm lang gestielt, von lanzettlichem oder elliptischem
Umriss, am Rande entfernt-grob-gesägt oder gekerbt-gesägt, 2°/2 mm
(383) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 749
lang und 10 mm breit. Der aufgeblasene Kelch ist fünfzipfelig, die Zipfel
sind dreieckig-zugespitzt. Die Blumenblätter sind + 5 mm lang genagelt
und mit nach innen geschlagenen Nagelrändern, die innerseits behaart
sind, versehen; die Platte ist verkehrteiförmig und + 5 mm lang und
+ 4 mm breit. Die ca. 4 mm langen und + 2 mm breiten Staubfäden
sind abgestutzt-zugespitzt und bewimpert, die Staubbeutel sehr spitz und
spärlich behaart. Der Fruchtknoten (reife Früchte fehlen) ist sehr dicht
mit Sternhaaren bekleidet.
Die beschriebene Art steht in der Nähe von H. hotentotta Schinz und
gehört überhaupt in den von dieser und der H. althæifolia L. und der
H. leucophylla Presl gebildeten Formenkreis, ja es scheint mir die Mög-
lichkeit, dass diese drei schliesslich nur Formen einer und derselben
Art sind, nicht ausgeschlossen, nur kann ich diese Vereinigung auf Grund
des mir bekannten Materials nicht vornehmen. H. Dinterü stimmt mit
H. hotentotta überein in der Form der Nebenblätter, weicht aber ab durch
die durchaus nicht gelbe, sondern ausgesprochen graue Behaarung, ein
Merkmal, das sie, abgesehen von jenen Unterschieden, die sie mit A.
hotentotta gemein hat, leicht von althæifoha und leucophylla unter-
scheiden lässt.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (384)
SE
Qt
[==
LYTHRACEE,
E. KŒHNE (Berlin).
Nesæa Rautanenii KŒHNE (subsect. Tolypeuma).
Caulis + 30 cm altus erectus, basi ramis nonnullis suberecto-ascenden-
tibus, ut caule superne quadrangulis parciusculeque villosis instructus.
Folia internodiis breviora vel sublongiora, subsessilia, e basi obtusiuscula
angusle lanceolato-linearia inde a basi sensim angustata, 16—30 mm
longa, 1,5— 2,5 mm lata, uninervia, pallida, basi ciliata, superiore pagina
ciliis conspersa. Dichasia ad 7—flora; pedunculi 12—15 mm longi; pro-
phylla involucralia aucta 2, late reniformia, medio plicata, subito in acu-
men produc{a, ciliata subtusque in nervo villosa; prophylla florum late-
ralium tenerrima, ut involucrum pilosa, primi ordinis usque ad medium
rotundato-aucta, secundi ordinis lanceolata, calyces vix superantia. Calyx
circ. 3,5 mm longus, apice roseus; lobi erecti triangulares glabri, appen-
dices lobos circ. æquantes, erectæ, hirlello-ciliat®. Petala cire. 2 mm
longa, purpurea. Stamina 4, episepala, calycıs tubum vix æquantia. Ova-
rium subglobosum, stylus ovarium longitudine æquans, ut stamina
iuclusus.
Südwest-Afrika : Amboland, Wasserstellen, Rautanen 218 (20. HE.
1897).
Obs. Ab omnibus subsectionis Tolypeumatis speciebus staminibus sty-
loque inclusis facillime distinguenda.
ot
js
(385) SCHINZ. BEITREGE ZUR KENNTNIS DER AFRIKANISCHEN FLORA. 7
COMPOSITE.
0. HOFFMANN (Berlin).
Felicia Schenckii 0. HOFFM.
Annua, caule ex ima basi ramoso, ramis inferne foliatis superne nudis
monocephalis pilis sparsis sub capitulo densioribus longiusculis albis et
glandulis crebris obsitis; foliis alternis linearibus v. anguste spathulatis
basi attenuatis sessilibus apice obtusiusculis pilosis et glandulosis; capi-
tulis mediocribus,involucri squamis subbiseriatis obtusis sicut folia vestitis,
interioribus late hyalino-marginalis; ligulis circiter 20 angustis, acheniis
pilosis.
Südwest-Afrika : Gross-Namaland, zwischen I Aus und Il Kukaos,
Schenck 116 (15. Juli 1885); ! Gubub, Schenck 114 (Juli 1885).
Pentzia hereroensis 0. HOFFM.
Perennis humilis a basi lignosa valde ramosa foliosa, minutissime
puberula; foliis a basi pinnatipartilis, rhachi segmentisque (utrinque
3—4) anguste linearibus crassis subcarnosis; capitulis ad apices ramorum
solitariis breviter pedunculatis parvulis subglobosis; involueri triserialis
bracteis linearibus obtusis; receptaculo breviter conico; achæniis cupula
brevi regulari hyalina coronalis.
Die Blätter stehen ziemlich dicht und erreichen eine Länge von
höchstens 2 cm mit 6 mm langen Abschnitten; meistens sind sie weit
kleiner. Einige Abschnitte (1, 2, zuweilen 3 Paare) stehen am Grunde, ein
Paar an der Spitze des Blattes, zuweilen (bei den grösseren Blättern
auch noch ein Paar in der Mitte. Die nach dem Verblühen ausgehreitete
Hülle hat in diesem Zustande 7 mm im Durchmesser. Die Blüten über-
ragen die Hülle nicht. Auffällig für die Gattung ist der ringsum gleich-
mässig becherförmig ausgebildete Pappus, der indes auch bei P. pinnati-
fida Oliv. ähnlich beschrieben wird. Die Früchte waren beim Aufkochen
zum Teil schleimig.
Südwest-Afrika : Hereroland, Tsoachaub-Mündung, Dinter 32 (Juli
1897).
Die Pflanze ist P. globosa ähnlich, doch ist diese stärker behaart und
hat gleichmässiger gefiederte und kleinere Blätter, etwas längere und
dickere Blütenstiele, spitze Hüllblätter und einen Pappus, der auf der
einen Seite bedeutend niedriger ist als auf der anderen.
—— ————
I
Cr
LO
Clathrinæ herbarii Mülleri.
SCRIPSIT
Edv. A. WAINIO.
Cladonia (subg. Clathrina) retipora (Labill.) Fr. (Wain.,
Mon. Clad. I, p. 41, 92, 223) thallo primario crustaceo bene evolulo
instructa in collectione Mülleri, in herb. Boissier-Barbey asservata, adest.
Ad plantas destructas in King’s Island a C. French lecta est. Thallus sub-
squamuloso-areolatus, albus, areolis 0,1-0,3 mm. longis latisque, ver-
rucæformibus, demum margine partim adscendente et minute crenulato.
instruclis, supra mycelium distinetum album dispersis aut partim con-
fertis. Conceptacula pycnoconidiorum sessilia aut podetio brevissimo lon-
gioreve stipitata verrucis thalli primarii affixa distincte ostendunt hunc
thallum ad Cl. retiporam perlinere et podetia e superficie verrucarum
enasci.
Cl. aggregata (Sw.) Ach. (var. pygmza Müll. Arg.) cum thallo
primario ad corticem velustum in Victoria a Knight lecta est. Thallus pri-
marius crustaceus, cinereo-albicans, e verruculis granulæformibus minu-
tissimis constans. Hic thallus evidenter ad Cl. aggregatam pertinet, at
podetia ex verruculis enascentia in hoc specimine non observantur.
Thallum similem circa podetia Cl. aggregatæ etiam in Carassa in Brasilia
legi.
Cl. Sullivani Müll. Arg. bona est species. Podetia glaucescenli-
straminea, verruculis minutissimis asperata, neque KHO, nec addito
CaCl:02 reagentia. Conceptacula pyenoconidiorum ovoidea aut cylindrica,
basi non aut levissime constricta, materiam albidam continentia. Pycno-
conidia cylindrica, leviter aut levissime curvata. Specimen in Wain. Mon.
Clad. Up. 447 citatum, a Sewell lectum, ad formam CL. retiporæ pertinel.
Helsinforsiæ, die 18 augusti 1898.
733
NOTE
PRÉLIMINAIRE SUR LES MICROPHYTES QUI PRODUISENT
LA MATURATION DU FROMAGE
PAR
R. CHODAT et N. © HOFMAN-BANG
On sait qu'il existe deux théories principales pour expliquer le phe-
nomène de la maturation des fromages durs. La première, celle de
Ducraux, consiste à prétendre que les bactéries nommées Tyrothrix,
par leur propriété principale qui est de sécréter un ferment soluble,
une caséase, capable de solubiliser la caséine, ont une action prépondé-
rante dans cette fermentation.
L'autre, celle de von FREUDENREICH, suppose que les Tyrothrix, au
contraire, n'y joueraient qu’un rôle effacé, sinon nul, tandis que les
ferments lactiques seraient capables, directement ou indirectement,
d'attaquer le caséum (du fromage d’Emmenthal) et d’en amener la
maturation par solubilisation partielle.
Le phénomène serait, d’après d’autres auteurs (Adametz, Weigmann),
plus compliqué et consisterait en une espèce de symbiose où chaque
genre de microbe préparerait successivement les conditions d'existence
du suivant. La place nous manque, ici, pour entrer dans le détail de
ces théories.
Jusqu'à présent, personne, à notre connaissance, n’a essayé de
résoudre cette question en partant du caséum stérilisé.
Nous avons préparé un caseum par coagulation par la présure
(Fabre), caséum que nous avons ensuite stérilisé (in vitro). Les pro-
cédés qui nous permettent de réaliser cette délicate et difficile opération
seront publiés plus tard.
Nous avons vérifié chaque fois la stérilité parfaite de notre caséum.
Après avoir, sur plaques d’agar-agar alcalines ou neutres, isolé du
fromage de Gruyère et d’Emmenthal, plusieurs espèces de bactéries
(10), nous en avons d’abord choisi quatre espèces qui se montraient
plus particulièrement aptes à précipiter et à redissoudre la caseine du
754 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
lait. Inoculées dans ce milieu (dans des éprouvettes), tantôt elles solubi-
lisent directement la caséïne, tantôt la coagulent au préalable.
Les quatre sont des bactéries.
Après les avoir multiplié dans du bouillon-peptone neutre ou alcalin
nous en avons ensemencé le caséum stérilisé (in vitro) d’après notre
méthode.
La bactérie À qui n’est pas un ferment lactique (ne liquéfiant pas la
gélatine) produit en peu de jours (4) une solubilisation énergique et
presque complète du caséum et donne en outre à la masse l’odeur d’un
vieux fromage.
La bactérie B (liquéfiante) est un peu moins énergique quant à la
solubilisation du caséum, mais produit pendant les premiers jours une
excellente odeur de fromage de Gruyère.
La bactérie C (liquéfiante) solubilise et produit ainsi une maturation
aussi rapide que la bactérie B, mais l’odeur est celle d’un fromage mou
(Tomme de Savoie).
La quatrième (liquéfiante) est beaucoup moins active dans cette
maturation c’est-à-dire solubilise beaucoup moins et ne donne au début
qu'une odeur alcoolique et finalement celle du lait fermenté.
Pour savoir si la présence de sucre de lait dans le caséum influe
directement sur le phénomène de la maturation nous avons établi une
série d'essais avec du caséum également sterilise, mais totalement
dépourvu de sucre de lait.
La maturation et l’odeur caractéristique de fromage ont été con-
statées comme dans les expériences précédentes.
Ces expériences ont été repétées et ainsi vérifiées.
Il résulte de ces recherches :
1° Qu’une seule espèce de bactérie peut produire à la fois la solubi-
lisation (maturation) du caséum et l'odeur caractéristique d’un fromage.
2° Que contrairement à l'opinion de von FREUDENREICH, Mais
d'accord avec Ducraux, des bactéries qui ne sont pas des ferments
lactiques peuvent faire mürir le fromage.
3° Que l'acidité du début n’est pas nécessaire pour que ce phénomène
se manifeste ainsi que semble l’admettre M. Schirokich.
L’amertume des produits obtenus fait supposer qu'à côté de ce phé-
nomène principal de la solubilisation et de la production de l’arome,
il en est d’autres, dûs sans doute à des microorganismes difiérents,
peut-être des ferments lactiques, qui influent sur la saveur.
Nous nous réservons de revenir très prochainement sur cette question.
Genève, 3 septembre 1898.
755
Ueber Onobrychis Belleou Pran
von
J. BORNMULLER
Zu der i. J. 1897 im Bulletin de l’Herbier Boissier (tom. III, p. 74), bes-
chriebenen und (tab. III) vorzüglich abgebildeten Onobrychis Bel-
levii Prain erlaube ich mir zu bemerken, dass diese aus Affghanistan
stammende Papilionacee überhaupt nicht der Gattung Onobrychis ange-
hört, sondern als nächsten Verwandten Hedysarum Kotschyi Boiss. (Fl.
or. tom. II, p. 524), zur Seite hat. Letztgenannte Art besitzt ebenfalls
einsamige, daher ungegliederte (sellener zweisamige, gegliederte)
Hülsen, welche aber in Gestalt, Grösse und Bekleidung völlig mit jenen
von «Onobrychis Belleviı Prain » übereinstimmen, so dass an der Zuge-
hörigkeit dieser Art zu Hedysarum (sect. Crinifera) nicht im Geringsten
zu zweifeln ist.
Die mir vorliegenden Exemplare von Hedysarum Kotschyi Boiss.
sammelte ich in den östlich von Erbil gelegenen Grenzgebirgen Assyriens
und stimmen völlig mit den in benachbarten Gebieten von Herrn
Professor Haussknecht gesammelten und von Boissier zitierten Exem-
plaren überein. Sie unterscheiden sich hinlänglich von «Onobrychis »
Bellevü Prain durch die Gestalt der Blätter, Kelche und Blüthen; ebenso
ist Hedysarum pannosum Boiss. mit 1-2samiger Hülse u. a. an der Form
des Kelches sofort zu unterscheiden. H. Aucheri Boiss. besitzt ein « vexil-
lum hirsutum, » während bei der affghanischen Pflanze alle Blüthentheile
kahl sind; die anderen der Sektion Crinifera angehörenden orien-
talischen Arten besitzen halb so grosse Articula einer meist mehrsamigen
Hülse. Ich sammelte diese zum Theil selbst in Persien und Kleinasien
756 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
und kann somit versichern, dass diese nicht in Betracht kommen; man
vergl. : Hedysarum callithrix Bge., Bornm. exs. n° 3691 (Persien, Provinz
Kerman) H. micropterum Bge., Bornm. exs. n° 3692 (Persien : Kerman)
H. criniferum Boiss., Th. Strauss exs. (Persien : Sultanabad) H. pogono-
carpum Boiss. var. microphyllum Boiss. (articulis 1-2!), Bornm. exs. n°
1412 (Anatolia : Amasia).
Falls also diese affghanische Art in der indischen Literatur nicht
schon unter einem anderen Namen der Gattung Hedysarum beschrieben
ist, wird sie demnach den Namen
Hedysarum Bellevii (Prain sub Onobrych.)
zu führen haben.
Berka-flm, 17. August 1898.
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BULLETIN
DE
L'HERBILE BorssteR
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
Conservateur de l'Herbier.
Tome VI. 1898.
Ce Bulletin renferme des travaux originaux, des notes, ele., de botanique
systématique générale. Il paraît à époques indéterminées au prix de Fr. 15.—
pour la Suisse et de Fr. 20.— pour l'étranger.
(1893), 715 pages, 28 planches et 3 appendices.
(189), 2769.97 282 » et 4 »
» ‚III (1895), 706 » 18 » et 1 »
( 632) et 3 »
(1897), 1135» » et 2 »
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OBSERVATION
Les auteurs des travaux insérés dans le Bulletin de ’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à {rente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard de Plainpalais, 26.
Tome VI. 1898.
‚ Carltrasse.
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SOMMAIRE DU N° 10. — OCTOBRE 1898. |
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Su “ SRE OST ANSE
I. — Franz Stephani. - = - SPECIES HEPATICARUN (suite).
CHR I. — Rudolf Schlechter. — MONOGRAPHIE DER DIS
IN Lin SPERIDEIE (Gore) 2:22 nue en
ME. — Auguste de Coiney. — BURGOS AU. POINT DE NUE A
ROTAND
ws LER. ” À
IV. — Georges Gaillard. — | EXCURSION RHODOLOGIQUE “Se .
AU SALÈVE (Haute-Savoie) : ‚ROSA PIMPINELLIFO- = à
LIA L. x R. En Vırı. 2 ER à + ODA
V.— H. Christ. — FILIGES NOVA. Be ne Y
VL. R. Chodat. — UNE NOUVELLE ESPÈCE DE ea
MABUXUS DE L'AFRIQUE ÉQUATORIALE. u...
VIE — R. Chodat. — - PASQUALE ( CONTE de Lan (Tessin)
187-1898 20 RR, en Al Ne 5
@me année, N° 10. Octobre 1898.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
SPECIES HEPATICARUM
AUCTORE
Franz STEPHANI
(Suite.)
RICCIOCARPUS Corda
in Opiz. Beiträge, p. 651.
Plantæ thallosæ, parvæ, terricolæ vel natantes, carnosæ, antice rima
nuda (strato lamellifero recedente) percursæ, dichotome ramosæ, caver-
nosæ, cavernis pluristratis. Stomata composita, costa humillima, angustis-
sima, squam& posticæ longissimæ interdum nullæ. Antheridia et Arche-
gonia medio antico cost immersa, involucrata, antheris in soris vallatis
longissimis bene definitis aggregatis, a vagina communi circumdatis,
Archegonia seriata, singula parvo involucro cupuliformi styloque pertuso
tecta. Capsula et Sporæ ut in Riceiis.
1. R. natans (L) Corda, 1. c.
Syn. Riccia natans L. Syst. veget. p. 956.
Dioica, mediocris, læte viridis, marginibus sæpe purpureis, pro more
* natans, rarius terricola. Forma terricola usque ad 10 mm. longa, bi-
trifurcata, furcis late linearibus, 2 mm. latis, apice truncato-rotundata,
breviter biloba, profunde sulcata, sulco acuto, ob latera compresso-conni-
ventia in adspectu minus distincla, alis convexis, prerupte maximeque
ad margines attenuatis, in parte aduita plante tenuis, antice subplana,
BULL. HERB. BoIss., octobre 1898. 54 51
+
758 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Ricciocarpus.
marginibus attenuatis obtusis; siomata minima, composita i. e. cellulis
6-8 conico conniventibus formata, epidermidi perforatæ insidentibus et
parvum cavum includentibus; postice subplana, medio postico abrupte
incrassata ibidemque costam humillimam radicelliferam gerens. Cavernæ
sub 30 in diametro frondis, angustæ, valde obliquæ, basi majores, super-
ficies antica cavernis perlucentibus minute reticulata. Squamæ posticæ
vel nullæ vel oblique insertæ utroque latere costæ triseriatæ, plus minus
longe ligulatæ, margine remote dentate. Spore parvæ 51 y, anguste
alatæ, reticulatim lamellatæ, lamellis transversis evanidis interdum radia-
tim lamellatæ.
Forma natans maxime differt fronde late obconica, furcis longe coalitis,
sulco antico magis aperto, absentia radicellarum et squamis longissimis
pendulis.
Hab. Europa. Tonkin (Bon) Japonia (Dickins, Dönitz) Brasilia (Ule,
Lindman) Australia (Keys) Nova Zelandia (Kirk) Mexico (Schaffner)
China (Delavay); ex Africa adhuc non relata.
2. R. velutinus (Wilson) Steph.
Syn. Riccia velutina Wilson in Hooker, Ic. pl. V, t. 249.
Dioïca ? major, robusta, in sicco flavo-rubescens, expansa, terricola.
Frons usque ad 12 mm. longa, bis dichotoma, furcis ligulatis, apice pro-
fundissime inciso-bilobis, lobis crassis, arcte connivente-appressis, rima
profunda in sectione frondis tantum visibili; sulcus in frondis parte
adulta acutus, ale convexo-explanatæ, crassæ, tumescentes, ob cavernas
numerosas bullatim inflatas papulosæ, versus marginem sensim attenuatæ,
margine ipso obtuso. Costa humillima, frondis medium solum tenente
fronde ideoque subarhiza. Squamæ omnino nullæ. Sporas haud vidi.
Hab. Texas (Drummond) Mobile (Mohr) Cuba.
Im Herbar in Kew ist dem Exemplar eine gedruckte Abbildung
beigelegt (wohl aus Hooker Icones plant.) welche den Habitus der
Pflanze recht gut darstellt; der abgebildete verticale Querschnitt des
Laubes zeigt die Kapseln in mehreren Etagen über einander; das kommt
bei keiner Riccia vor; dabei ist die dabei liegende originale Pflanze völlig
steril; in der Synopsis (deren Autoren schreiben « nobis non visa»)
werden die Sporen aterrimi genannt; dann sind sie jedenfalls von einer
anderen Pflanze genommen; woher aber stammt die wunderbare Stellung
der Capseln ?
Im Uebrigen ist die Pflanze zweifellos ein Ricciocarpus, und gleicht der
Landform der R. natans sehr.
55
nn eg
ZI '
Rupinva. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 759
RUPINIA Corda
in Opiz, Beiträge, 1829, p. 650.
Syn. Riccia Raddi, Op. scient. Bologna, Il, p. 350.
Tessellina Dum. Comment. bot. p. 78 (nomen nudum).
Oxymitra Bisch. in Ldbg. Synops. Hep. Eur. (Acad. Leop. 1829,
p. 124).
Plantæ thallosæ, terricolæ, dichotome ramosæ vel ramulis postieis
lateralibus innovatæ, antice cavernosæ, lamellis unistratis, medio antico—
strato antico recedente—sulcatæ; stomala simplicia, minima. Squamæ
posticæ magnæ, utroque latere frondis serial, e basi radiculas incras-
satas proferentes. Andrœæcia costæ inserta, antheridiis in soro vallatim
ampliato lineari et bene definito seriatis, vagina communi squamulisque
eircumdata; cavernis monandris. Archegonia seriata, singula involucro
spongioso, conico-cylindrico, apice aperto circumvallata; calyptra basi
involucri coalita. Capsula sphærica, parietibus bistratis, subinde evanidis.
Spor& tetr&dr&, lamellatæ. Elateres nulli.
1. R. pyramidata Corda, I. c.
Syn. Riccia pyramidata Raddi, I. c.
Tessellina pyramidata Dum. I. c.
Oxymitra pyramidata Hüb. Hepaticologia germ. p. 24.
Dioica, minor, viridis, marginibus purpureis, tenax. Frons usque ad
2 cm. longa, furcata vel ramulis posticis innovata, furcis divergentibus,
late linearibus, apice rotundatis, antice subplanis, marginibus attenuatis,
adscendentibus, plus triplo latioribus quam altis; costa valida strato
lamellifero æquialta, duplo fere angustiore, postice plano convexa, dense
radicellifera, lateribus adscendentibus sensim in alas excurrentibus;
antice rima nuda percusa; squamæ poslic oblique triangulares, magnæ,
basi purpureæ denseque imbricatæ, apice liber&, hyalinæ, longe cuspi-
datæ, marginem frondis longe superantes, in apice frondis hamatim in-
curvæ; sératum anticum lamellis approximatis anguste cavernosum;
stomata 6 cellulis conicis superficialibus formata, parietibus radialibus
maxime incrassatis. Bracteæ vaginæ masculæ lineares, purpureæ, erectæ.
Ostiola mascula longe producta. Involucra feminea cavernosa, porifera,
56
760 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Corsinia.
hic illic bractea parva basali instructa. Sporæ 120 y, brunneæ, reticu-
latim lamellatæ.
Hab. Italia, Gallia, Alpes Austriæ, Germania, Portugal, Algeria, Corfu,
Brasilia, Paraguay.
CORSINIA Raddi
Op. sc. Bologna, II, p. 354.
Plantæ thallosæ, terricolæ, dichotome ramosæ, sulco antico nullo,
cavernosæ, cavernis unistratis, basi filiferis. Stomata simplicia. Squamæ
posticæ parvæ, irregulariter distributæ, e basi radiculas incrassatas pro-
ferentes. Androecia linearia, utroque latere strato lamellifero proximo
cristatim involucrata. Antheridia costæ immersa, aggregata, numerosa,
cavernis monandris. Archegonia singularia vel in soros aggregata, strato
antico recedente costæ inserta, filis septatis circumdata; involucrum e
toro pistillorum ortum, erectum, squamiforme vel magis evolutum et
fructum semi-amplectens, pluristratum haud poriferum, interdum e
centro sori ortum apiceque umbelliforme dilatatum. Calyptra magna,
crassa, medio supero papillis elongatis hispidissima. Capsula sphærica,
magno bulbo inserta, parietibus unistratis sine fibris spiralibus. Pseudo-
elateres 50 y longi, late fusiformes, fibra spirali nulla. Sporæ tetrædræ in
facie convexa reticulatim sulcatæ.
1. C. marchantioides Raddi, 1. c.
Dioica, interdum monoica, pallide viridis, spongiosa, fragilis, arcte
repens. Frons usque ad 2 cm. longa, furcata, furcis divergentibus, late
oblongis, apice breviter emarginatis et squamarum appendiculis protectis,
antice subplana, stomata parva, poro a 6 cellulis concentricis circumdato;
costa strato antico duplo humiliore duploque angustiore, postice plano-
convexa, sensim in alas attenuata, medio dense radiculosa. Squamæ pos-
ticæ hyalinæ, conicæ, appendiculo apicali longissimo, filiformi. Stratum
anticum laxe cavernosum, filis chlorophylliferis e fundo cavernarum
ortis. Ostiola mascula parum prominentia. Involucrum pro more parvum,
irregulariter laceratum, fructum a tergo tegens. Spore 120 uw, anguste
alatæ, ala aspera, cuticula e laminis magnis hexagonis formata, cuticula
interlaminari angusta minusque crassa retiformi.
57
Cronisia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 761
Hab. Europa mediterranea, Tenerifa, Louisiana (Langlois), Japonia
(Makino).
Ich nenne die sterilen Zellen auch hier schon Pseudo-Elateren, da sie
ihrer Anlage und Bedeutung nach diesen gleichwertig sind. Goebel, in
seiner vortrefflichen Abhandlung über «Funktion und Anlegung der
Lebermoos Elateren » (« Flora» 1895) betont ihren Charakter als Reserve-
stoffbehälten; ich möchte sie eher als Leitungsbahnen für die Reserve-
stoffe ansprechen, welche jedes Lebermoos im basalen Gewebe des
Fruchtstandes speichert; andere haben die Calyptra zu Reservestoff-
behältern ausgebildet oder wie bei den beuteltragenden Lebermoosen
stellt die Beutelwand einen Behälter für gespeicherte Stoffe dar; in allen
Fällen führt deren Weg durch den Fuss des Sporogons vermittelst der
Elateren in die Sporenmasse.
Wir treten mit dieser Gattung in die lange Reihe der Marchantiaceen
ein ; wenn ich hier, wie in der Folge, mich lediglich darauf beschränke,
die Gattungen in ihrer natürlichen Verwandtschaft aneinander zu reihen
und mir vorbehalte, am Schluss der Arbeit eine Uebersicht der Familien
zu geben, so geschieht das nur, weil ich manche der alten Originalexem-
p!are nicht kenne und sie meist nur mit grosser Mühe und grossem
Zeitverlust allmählig zu beschaffen vermag; in diesen Originalpflanzen
stecken aber oft, wie ich aus Erfahrung weiss, sehr überraschende, ganz
abweichende Dinge, die eine vorzeitig gegebene Familien-Uebersicht
unsicher, ja hinfällig machen können; ich bin daher gezwungen, mich
zunächst auf das allmählige Aufarbeiten der Gattungen zu beschränken,
um später das Fehlende nachzuholen.
Ich konnte und wollte aber den Beginn der Arbeit nicht länger hinaus-
schieben und nicht warten, bis Alles niedergeschrieben ist, weil der zur
Bewältigung der Arbeit zurückzulegende Weg ein langer ist, von dem
ich hoffe, dass ich ihn zu machen im Stande sein werde.
CRONISIA Berkeley
Intr. Crypt. Bot. p. 434.
Syn. Riccia Wilson et Hook. J. of Bot., 1844, p. 166.
Plantæ thallosæ, terricolæ, cavernosæ, sulco antico nullo; cavernis
unistratis, e latere lamellarum, epidermide approximata, fila chlorophyl-
58
762 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Funicularia.
lifera horizontalia gerentes; stomala simplicia; squamæ posticæ frondis
alis insert, e basi radiculas incrassatas proferentes. Androecia in soros
aggregata, involucro nullo. Antheridia tumescenti costæ immersa; Arche-
gonia in alveolis costæ inserta. Involucrum tenue erectum, monophyl-
lum, cucullatum, fructum a tergo semi-amplectens. Calyptra tenuis,
unistrata, lævis. Capsula magna, magno bulbo inserta, parietibus uni-
stratis, cellulis semiannulatim incrassatis. Elateres? Sporæ tetrædræ,
magnæ, grosse papulosæ.
Nach dem Gesagten steht diese Gattung der Corsinia sehr nahe; leider
verbot das sehr geringfügige überreife und vielfach zerstörte Material,
tiefer in den Bau und die Entwicklung dieser interessanten und bisher
fast unbekannten Gattung einzudringen.
1. GC. paradoxa (Wils. et Hook), Berkeley, 1. c.
Syn. Riccia paradoxa Wils. et Hook. I. c.
Monoica, frons 5-6 mm. longa, simplex, (semper?) viridis, apice bre-
viter biloba, rima apicali appendiculis squamarum repleta, antice plana,
marginibus latis tenerrimis plicatulis, oblique adscendentibus; siratum
lamelliferum humile, cavernis magnis formatum; stomata minima; costa
crassa, duplo altior quam stratum anticum, postice carinatim angustata
sensimque in alas attenuata. Squamæ posticæ seriatæ, atropurpureæ vel
violaceæ, oblique triangulatæ, appendiculo æquilongo filiformi hyalino.
Antheridia numerosa, ostiolis hyalinis longissimis. Involucra magna,
circumscriptione ovata, tergo valde convexa, altero latere (versus apicem
plantæ spectante) conniventi-aperta, marginibus lobulatis vel repandis.
Capsula irregulariter dehiscens. Sporæ 70 y, rufo brunneæ sub lente,
in Sicco nigræ.
Hab. Brasilia Prov. Piauhy prope Oeiras (Gardner).
FUNICULARIA Trevisan
Mem. R. Istit. Lomb. 1877, vol. IV, p. 443.
Plantæ thallosæ, terricolæ, antice cavernosæ, sulco antico nullo,
cavernis unistratis, e fundo cavernarum filiferis; stomata simplicia ;
squamæ poslicæ alis frondis insertæ, basi radiculas incrassatas gerentes.
Andrœæcia solitaria. Antheridia remota, seriata, costæ immersa, involucro
59
Targionia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 763
nullo. Archegonia ad 3 vel 4 alveolo costæ inserta, paraphyllis eircum-
data. Involucrum tenue, erectum, monophyllum, cucullatum. Calyptra
tenuis, lævis; capsula magna, globosa, parvo bulbo inserta, parietibus
unistratis, cellulis semiannulatim incrassatis. Elateres parvi, fusiformes,
spiraliter incrassati. Sporæ tetrædræ magnæ, grosse papulosæ.
1. F. Weddellii (Mont) Trev. L. c.
Syn. Boschia Weddellii Mont. Ann. sc. nat. 1856.
Dioica; Frons usque ad 25 mm. longa, anguste linearis, simplex, radi-
culis villosa, arcte repens, apice parum angustata, breviter incisa, rima
appendiculis squamarum repleta, antice plana, marginibus adscendentibus,
ipso margine acuta, integerrima, costa valde convexa, sensim in alas
excurrens, ad latera squamis obtecta, squamæ fusco-purpureæ, imbricatæ,
late lunatæ, margine irregulariter longeque fimbriatæ. Sfomata simplicia,
poro magno, 5-6 cellulis angustis circumdato. Stratum lamelliferum duplo
humilius quam costa; cavernæ amplæ, sub 1% in diametro frondis, filis
chlorophylliferis, 3-4 cellulas longis dense repletæ. Antheridia ostiolis
longis angustis. Archegonia in fundo foveolæ, strato lamellifero vallatim
ampliato cireumdatæ; paraphyllis filiformibus 3-4 cellulas longis. Involu-
crum juvenile squamæforme, pistilla a tergo tegens, post fecundationem
valde evolutum, fructum obvelantem, basi pluristratum, superne tenuis,
dorso cellulis poriformibus parvis oleiferis punctatum. Calyptra basi 3-4
cellulas crassa, superne tenuis. Spore 60 u.
Hab. Brasilia (Weddel, Burchell.)
TARGIONIA L.
Sp. pl. p. 1604.
Plantæ thallosæ, terricolæ, repentes. Frons simplex, ex apice vel e
latere costæ innovata, rare dichotome ramosa, cavernosa, cavernis humil-
limis, filiferis ; stomata magna, simplicia ; squamæ posticæ e basi laminaque
radiculas incrassatas proferentes. Inflorescentia monoica vel dioica.
Andreeia in ramulis parvis, e latere costæ ortis, ostiolis papilliformibus.
Archegonia in soro aggregata, e sulco apicali orta, post fecundationem
fronde antice increscente a dorso tecta, — postice marginibus sulei am-
pliatis — immersa denique involucro bivalvi occulta. Calyptra pluristrata.
60
76% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Targionia.
Capsula magno bulbo inserta, breviter pedicellata, parietibus unistratis,
fibris spiralibus vel annularibus instructis ; Elateres bispiri, sæpe ramosi.
Spor& tetrædræ, facie convexa reticulatim alato-cristatæ.
1. T. hypophyila. L. Spec. plant. p. 1604.
Syn. T. Michel Corda in Opitz, Beitr. I, p. 649.
T. bifurca Mont. Ann. sc. nat. IX, p. 113.
T. capensis Hüb. Hep. germ. p. 17.
T. convoluta L. et G. Syn. Hepat. p. 576.
T. mexicana L. et L. Pugill. IV, p. 27.
Monoica vel dioica. Frons usque ad 15 mm. longa, antice plana viridis,
postice nigro-purpurea, linearis subtenuis, apice inciso-biloba; costa duplo
crassiore duploque angustiore quam stratum anticum, plano-convexa,
sensim in alas attenuata; siratum anticum humile, cavernæ filis ramosis
dense repletæ; cellule epidermidis trigone incrassal& ; stomata magna,
tabulata i. estres cellularum cireulis superpositis formata. Squamæ postic®
purpureæ, remotæ, oblique triangulares, longe cuspidatæ, marginibus
integerrimis vel varie dentatis, sub involuero multo majores magisque
armatæ. Ramuli masculi e hasi tereli in laminam parvam discoideam
ampliati, ostiolis numerosis aggregatis hirti, postice dense squamosi.
Involucrum compresso ovatum, conchæforme, atropurpureum, ad maturi-
tatem capsulæ rima semicireulari dehiscens. Archegonia pro more 3-X
in soro aggregata. Capsula sphærica. Elateres 220 y longi, attenuati, fibris
laxe spiralibus vel multo breviores et ramosi. Sporæ 76 u vel — alis
minus evolutis vel omnino deficientibus — multo minores
Hah. Europa mediterranea, Tenerifa, Madeira, Insulæ canarienses,
Gallia, Belgium, Britannia, Germania, Helvetia, Ausiria, Madagascar,
Caput b. spei, Abyssinia, Mexico, Peru, Ecuador, Chile, Nova Zelandia,
Australia, Tasmania.
2. T. elongata. Bisch. Syn. Hep. p. 576.
Dioica, præcedenti simillima, major tamen, tenuis. Frons usque ad
30 mm. longa, profunde furcata, apice profondius incisa, costa triplo an-
gustior quam stratum anticum, abrupte producta, postice plano convexa.
Squamæ posticæ magnæ, imbricatæ, purpureæ, appendiculo magno
oblongo, obtuso, repando-dentato. Involuerum inflatum, compresso-glo-
bosum, a dorso haud visibile. Sporæ mature flavidæ, 42 1, late alatæ,
laxe reticulatim lamellatæ, lamellis angulatis vel repando-dentatis. Elateres
220 y, duplo angustiores quam in T. hypophylla; planta mascula ignota.
61
Cyaihodium. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM, 765
Hab. Abyssinia (Schimper).
Die kleinen porenarligen hyalinen Zellen der Ventralschuppen be-
zeichnen diejenigen Stellen, aus welchen punktförmig verdickte Wurzel-
haare entspringen ; letztere reissen beim Reinigen der Pflanze ab und
hinterlassen in ihrer Basalzelle (in der Ventralschuppe) ein Loch, das
durch seine hellere Farbe auffällt; diese punktierten Wurzelhaare ver-
einigen sich an der Basis der Schuppe zu einem Bündel und laufen den
übrigen unwerdickten Wurzelhaaren unter der Costa zu. Ich habe schon
vor vielen Jahren darauf aufmerksam gemacht, dass die verdickten
Rhizoiden meist aus den Schuppen stammen und nur vereinzelt aus den
Ventralzellen der frons dicht an der Basis der Schuppen. Trotzdem werden
selbst in neuerem Arbeiten gegentheilige Ansichten ausgesprochen, weil
man nur mit Herbar Material arbeitet; an cultivirten Marchantiaceen
kann man den wahren Sachverhalt bei einiger Vorsicht sehr leicht
beobachten.
CYATHODIUM Kunze
in Lehm. Pug. VI, p. 17.
Syn. Synhymenium Griff. Notulæ, p. 344.
Monosoienium Griff. Notul&, p. 341.
Riccia Dickson, Pl. cr. IV, p. 20.
Plantæ thallosæ, parvæ, tenerrimæ, terricolæ vel rupicolæ, radicellis
normalibus vel punctatim incrassatis instructæ, depresso cæspilosæ,
furcatæ, cavernosæ, cavernis unistralis, humillimis ; costa lata, unam
cellulam crassa, cellulis in lumen cavernarum convexo-prominulis. Stomata
magna, simplicia, poro magno, cellularum angustarum circulis sexseriatis
circumdato. Squamæ posticæ minutæ vel omnino deficientes. Inflores-
centia monoica. Androecia in ramulis posticis, sub apice frondis ortis, flori
femineo sæpe approximalis, parvis subglobosis, basi paleaceis; Antheridia
numerosa, ostiolis verruciformibus. Archegonia ad 3 vel 4 in soro aggre-
gata, primo nuda, subinde, fronde furcatim increscente a dorso tecta,
postice involucrata. Involucrum pendulum, plus minus saccatum, basi
postica paleaceum, apice valvatim hiante. Capsula globosa, sessilis, parvo
bulbo inserta, parietibus unistratis, medio supero abrupte validioribus
annulatimque incrassatis, operculo bene definito clausa subinde 8 laciniis
62
766 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Cyathodium.
æquimagnis profunde dehiscens. Calyptra tenuis, unistrata. Elateres
fusiformes, trispiri. Sporæ sphæricæ, plus minus hirtæ.
1. G. cavernarum Kunze. |. c.
Dilute viridis, minor. Frons usque ad 10 mm. longa fureis brevibus,
apice inciso-bilobis, antice plana, epidermide tenera cellulisque haud in-
crassalis, postice plana, costa in medio plantæ solum 2 cellulas crassa,
paucas squamas minutas, e 3 cellulis superpositis formatas gerens. Ramuli
masculi e cellulis unistratis cylindricis erectis conflati, postice paucis
paleis filiformibus obtecti. Involucrum breviter inflato saccatum, bivalva-
tum, valvulæ haud carinatim hiantes sed late emarginato-apertæ et
frondis furcis floralibus brevissimis rotundatis parum occultæ, ceterum
tenue, versus apicem magis coloratum cellulisque magnis magis magisque
incrassatis durum, ceterum integerrimum et postice paucis paleis filifor-
mibus obtectum. Sporæ fuscobrunneæ 35-50 y, papillis longis echinatæ.
Elateres 500 y, longi, fibris confertim spiralibus.
Hab. Cuba.
2. G. aureo-nitens (Griff.) Schiffn.
Syn. Synhymenium aureo-nitens Griff. ]. c.
Monosolenium tenerum? Griff. 1. €.
Magis robusta, fusco-viridis, præcedenti ceterum simillima, differt
frondis furcis involucralibus anguste ligulatis, involucro magis elongato
circumscriptione obovaio-oblongo, tertio supero solum breviter bivalwvi,
postice subcarinato valvulis itaque angulo acuto hiantibus; paleæ involu-
crales majores, interdum laceratæ. Ramuli masculi hypogyni, pistillis
maxime approximatis. Spore magnæ, usque ad 68 y in diametro, muri-
culatæ.
Hab. Tonkin (Balansa), Africa, Kamerun (Staudt), Togo (Büttner), Fer-
nando-Po (Mönkemeyer), Loango (Welwitsch), Kulongo, Africæ centr.
(Schweinfurth), India orientalis, Calcutta (Sulp. Kurz), Bombay (Schiff-
ner), Maharadjapore (Sulp. Kurz), Dehra-Dun (Gamble), Assam (Sulp.
Kurz), Sikkim (Hooker), Birma (Sulp. Kurz), Java (Solms, Schifi-
ner).
Diese Pflanze producirt neben normalen Inflorescenzen auch zahlreiche
anormale, deren Involucrum ganz fehlt; an seiner Stelle ist ein kleiner
normaler Art entwickelt, der auf seiner vorderen breiteren Hilfte die
Capsel trägt, die ganz nackt auf ihm inserirt, völlig normal ausgebildet
ist; hiernach zu urtheilen ist die Hülle von Cyathodium und Targionia
63
Sauteria. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 767
ein metamorphosirter Ventralast, dessen tiefeingeschnittenes zweilap-
piges Ende die zweiklappige Ceffnung des Involucrums darstellt.
3. G. foetidissimum Schffn. Iter ind. Exsicc.
Robusta, sepe usque ad 20 mm. longa, 3 mm. lata, radicellis punctatim
incrassatis valde numerosis. Involucra minima, omnino postica, a dorso
haud videnda, furcis involucralibus frondis longis, porrectis, contiguis
(haud divergentibus, lateque rotundatis, celerum obovatum, breviter
valvatum, valvulis angulo acuto hiantibus. Squamæ ventrales majores,
foliaceæ, longe setaceæ. Ramuli masculi magni, pistillis contigui, tempori
fecundationis illis incumbentibus, magni oblongi, margine papulosi.
Sporæ 3% y, grosse papulosæ, fusco-purpureæ ut elateres.
Hab. Tahiti (Nadeaud), Nukahiwa (Jardin), Java (Schiffner).
Ich gebe die Beschreibung nach der Tahiti-Pflanze, da die javanischen
Exemplare, aus der Regenzone des Gebirges, vegetativ schwach ent-
wickelt sind; die auffallende Form der Sporen lässt diese Art leicht er-
kennen.
Riccia spuria. Dickson in Schottland gesammelt gehört, nach Lind-
berg, vermutlich zu dieser Gattung; die Pflanze ist aber fertil nicht
bekannt. Ich habe sie nicht gesehen.
SAUTERIA Nees
Nat. eur. Leb. IV, p. 139.
Planiæ thallosæ, minores, virides.’Frons crassa, dichotome ramosa vel
e latere costæ innovata, ramis ligulatis, fertilibus late obcordatis ; antice
subplaana ; costa valde producta; siratum anticum anguste cavernosum,
cavernis unistratis. Siomata parva, simplicia, poro parvo a cellulis 5-6
radiatim conniventibus formato, parietibus radialibus trigone incrassatis
stellatimque attenuatis. Squamæ posticæ bi-vel quadriseriatæ, minores,
teneræ, vix imbricatæ.
Inflorescentia monoica. Andræcia in medio frondis nuda (haud paleis
cincta) minus definita, antheridiis haud pulvinatim aggregatis, irregula-
riter approximatis, ostiolis angustis hyalinis. Carpocephala terminalia
64
768 BULLETIN DE L’HEBBIER BOISSIER. Sauteria.
in fronde sub flore haud innovante, e fundo nudo alveoli apicalis orta.
Pedunculus basi nudus, apice interdum paleaceus, leniter rimosus, sulco
profundo percursus. Receptaculi discus centralis parvus, parum promi-
nens, stomatis nullis ; lobi 3-5 profunde discreti, sæpe inæquales, decurvi,
contigui, obovati; Involucra tubulosa, apice recte truncata, late aperta,
haud inciso-bilabiata-hiantia, ceterum monogyna. Calyptra tenerrima.
Capsulæ pedicellus brevis vel nullus, parvo bulbo insertus; capsula glo-
bosa, vix exserla, irregulariter disrumpens, parietum incrassalio semi-
annulala bene evoluta. Elateres fusiformes, curvati, 2 vel 3 spiri obtusi.
Sporæ plus minus papulosæ.
1. S. alpina. Nees. 1. c. pag. 143.
Monoica, parva, tenerrima, glauco-virens; Frons usque ad 12 mm.
longa, in medio sæpe viridis, marginibus hyalinis; duplo latior quam
crassa, postice subangulatim convexa, in sectione itaque late-trigona; costa
strato antito mullo angustior, duploque humilior ; ale sensim attenuaiæ
tenerrimæ:; epidermis antica cellulis haud incrassatis formata. Squamæ
posticæ imbricatæ, quadriseriatæ, hyalinæ, e lata basi oblique trigonæ,
magnis cellulis irregularibus formatæ, apice sensim acuminatæ, medio
supero cellulis clavatis irregulariter grosseque dentata vel sublaciniata.
Carpocephala longe pedunculata, pedunculo usque ad 20 mm., hyalino,
sulco profundo labiisque obtusis conniventibus integerrimis. Paleæ recep-
taculi magnæ, oblongæ, obtusæ, paucis cellulis clavatis ornatæ. Capsula
distincte pedunculata, pariete rufo-fusco. Ælateres usque ad 200 y, fla-
vescentes, bispiri, spiris laxe tortis. Spore 59 1, fusco-brunneæ, dense
papulosæ.
Hab. Alpes Europæ, Tatra (Limpricht) Norvegia (Sahlberg) Sibiria
(Sahlberg) Kaschmir, Liddar Valley 13000 ’ (Duthie.)
2. S. Berteroana. Mont.
Syn. Grimaldia debilis Bisch.
Monoica, parva, robusta tamen et tenax, crassa, antice viridis, postice
purpurea. Frons anguste linearis, usque ad 10 mm. longa, antice plana,
sublus maxime incrassata; costa in planta juvenili semicylindrica, abrupte
in alas attenuatas excurrens, strato antico æquialla, in planta adulta humi-
lior et minus producta. Cavernæ valde angustæ, epidermide antica haud
incrassala; siomata numerosissima. Squamæ posticæ parvæ, purpureæ,
e basi oblique ovata abrupte appendiculatæ, appendiculo æquilongo,
2 cellulas lato, apice longe filiformi, papillis clavatis nubnullis.
65
Clevea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 769
Pedunculus receptaculi longus, minus tamen quam in S. alpina, apice
haud paleaceus, acute angulatus, canali profunde inciso labiisque acutis.
Receptacula quadriloba iis Saut. hyalinæ simillima. Capsula pedicello
carens, in ipso bulbo sessilis, pariete microcellulari maximeque annu-
latim incrassato. Elateres breves flavo-brunnei, bi-vel trispiri. Sporæ
60 y, papulosæ, marginibus cristato-alatis.
Hab. Chile (Bertero).
3. S. crassipes. Aust. Ac. Phila. 1869.
Frons obcordata vel subcuneata, bifida, fuscescente-purpurea vel
viridis, antice subpapuloso-reticulata, minutissime porosa; squamæ ven-
trales purpureæ, marginem frondis haud superantes nisi in apice frondis;
pedunculus breviusculus, basi parum paleaceus, apice breviter barbatus.
Receptacula 4-7 loba. Capsula pedicellata. Elateres trispiri.
Der Autor fügte in einer Anmerkung hinzu : « it resembles Preissia
very much, also Duvalia. Involucre rather large aud flaitish.
Hab. Japonia (Rodgers.)
Diese Pflanze liegt in keinem öffentlichen Herbar Americas oder Eu-
ropas und scheint ganz verloren gegangen zu sein; nach der nichts-
sagenden Diagnose des Autors, die ich oben übersetzt habe, dürfte sie
kaum wieder zu erkennen sein.
CLEVEA Lindb.
Not.’ Soc. BR. El: fenn. IX, pP. 29%
Plantæ thallosæ, minores, spongiosæ et teneræ, virides vel purpuras-
centes. Frons regulariter dichotoma vel ex apice innovala, interdum
ramulum posticum e latere costæ ortum proferens, apice inciso biloba,
antice plana vel marginibus adscendentibus leniter concava. Costa humilis.
Stratum lamelliferum altum, cavernis angustis unistratis. Stomata parva,
simplicia, poro minuto, a cellulis 5 vel 6 radiatim conniventibus atque in
lumen pori convexo prominentibus formato; pori itaque quasi stellæ-
formes, parietibus radialibus maxime incrassatis. Squamæ poslic®
magnæ, longe appendiculatæ, radicellis incrassatis e basi tantum (haud
ex ipsa pagina postica squamarum) ortis. Inflorescentia monoica vel dioica.
Androecia oblonga, pulvinata, bene definita, haud disciformia, nuda.
66
770 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Clevea.
Antheridia aggregata, irregulariter biseriata. Pedunculus receptaculi plus
minus longus, interdum brevissimus, e costæ pagina antica — strato hypo-
poro recedente — ortus, haud sulcatus, basi nudus, apice pro moré-palea-
ceus vel non. Discus centralis carpocephali minimus, laxe cavernosus,
stomatis parvis haud incrassatis, lobi 3 vel 4, profunde discreti, monogyni,
leniter decurvi; involucra conico-cylindrica, antice leniter carinata, apice
bilabiata, labiis tenerrimis, verticalibus in ætate late hiantibus. Calyptra
tenuis. Capsula sphærica, matura haud exserta, irregulariter valvatim
dehiscens, pariete unistrata, fibris annulatis vel semiannulatis instructa,
verlice cellulis majoribus suboperculata et utriculos breves annuliferos
in lumen capsulæ pendulos gerens. Elateres breves, vix attenuati 3-4
spiri. Sporæ dense grosseque papulosæ.
1. C. hyalina (Somm.) Lindb. 1. ce. p. 291.
Syn. Marchantia hyalina Somm. Magaz. Nat. 1833, I, p. 284.
Plagiochasma erythrospermum Sull. Acad. Philad. 1869.
Fimbriaria nana Ldbg. Hep. Eur. p. 110.
Clevea suecica Lindb. Musci scand. p. 1.
Dioica, parva, glauco-virens vel purpurascens et limbo hyalino circum-
data. Frons ligulata vel oblonga, regulariter dichotoma, rarius ex apice
innovata, usque ad 12 mm. longa, tenera, tenuis vel magis robusta et
costa abrupte prominente. Siomata valde prominentia, parietibus radia-
libus normaliter valde incrassatis, incrassatione stellatim attenuata (unde
Leitgebii nomen « Astroporæ »). Squamæ posticæ magnæ, frondis mar-
ginem longe superantes, hyalinæ, oblique lunatæ, in acumen longissi-
mum arcuatum, integerrimum apiceque filiforme attenuatæ. Pedunculus
receptaculi quoad longitudinem variabilis, usque ad À cm. longus, com-
pressus vel subteres, apice paleaceus, paleæ pallidæ, integerrimæ, lanceo-
late longeque cuspidatæ, margine basali paucis laciniis filiformibus
pinnatæ. Receptacula pro more quadriloba, lobis antice ad "/s fissis, labiis
itaque profunde discretis, apice rotundatis, integerrimis. Spore ferru-
gineæ, 51 y. Elateres concolores, 98 y, fibris laxe tortis. Antheridia ivre-
gulariter biseriata.
Hab. Alpes Europæ, Italia Appenini Montes (Gasparini), Fennia (Bro-
therus), Grenlandia (Vahl), Germania, Harz (Wallroth, Vocke) Norvegia,
Spitzbergen (Berggren), Caucasus (Brotherus), Lapponia (Lindberg),
Rocky Mountains (Macoun), ubique in solo calcareo.
| LH
Clevea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 771
2. CG. Rousseliana (Mont) Leitg. Unters. üb. Leb. 1881, Heft. VI.
Syn. Plagiochasma Rousselianum Mont. Ann. sc. nat. 1838,vol. X, p. 334.
Sauteria Rousseliana G. in G. et R. Hep. exsic. 542.
Dumortiera Spathysü Nees. Nat. Leb. IV, p. 158 teste Solms.
Monoica, parva, intense viridis, postice purpurea, valde carnosa et
tenera. Frons usque ad 5 mm. longa, late oblonga, apice profunde inciso
biloba, ramis nascentibus sæpe latior et pluries lobata, marginibus cri-
spatulis; costa crassa, postice valde convexa, abrupte in alas attenuatas
abeunte; lamellæ minus anguste dispositæ; cellulæ epidermidis anticæ
trigone incrassatæ; stomata alte conica, pori majores, cellulis haud radia-
liter incrassatis. Squamæ postice valde fugaceæ, purpureæ, e parva basi
triangulata varieque lobato spinosa abrupte in acumen longissimum
anguste ligulatum apiceque filiforme attenuatæ; cellulæ disci irregula-
riter hexagonæ, in acumine elongatæ angulatim prominulæ. Pedunculus
receptaculi usque ad 6 mm. longus, subteres, apice paleaceus; paleæ
hyalinæ, longe attenuatæ, basi paucis laciniis lateralibus armatæ ; recepta-
cula disco centrali nullo, tri-quadriloba; involucra profunde soluta,
magna, horizontaliter patula, ovato-rotundata, inflata, labiis profunde
solutis rotundatis. Capsula haud exserta, brevissime pedunculata, parvo
bulbo inserta, pariete annulatim incrassato, irregulariter disrumpens.
Operculum haud distincte definitum, intus cellulis elateriformibus pen-
dulis auctum. Elateres trispiri, flavescentes 180 u. Spore 51 y, rufo
brunneæ, alle creberrimeque papulosæ. Andrecia irregulariter pulvi-
nata, basi pedunculi approximata. Antheridüs plus minus numerosis,
interdum solitariis.
Hab. Algeria (Roussel. Paris. Trabut.) Corfu (Spathys) Sicilia teste
Massalongo.
3. G. andina Spruce.
Monoica, viridis, marginibus purpureis. Frons usque ad 12 mm. longa,
ob ramulos nascenles late obcordata, tenera, subplana, apice profunde
inciso-biloba; costa lata, humilis, abrupte in alas excurrens; ale tenerrim&
lamellis perlucentibus striolatæ et plicatule; stratum anticum humile,
laxe cavernosum; stomata itaque minus conferta, ceterum parum convexa,
parietibus radialibus haud incrassatis. Cellulæ epidermidis trigonis parvis
incrassatæ. Squam& posticæ purpureæ, margines haud superantes, oblique
ovatæ, longe acuminatæ, integerrimæ, interdum profunde bifidæ. Car-
pocephala seriata, pedunculo usque ad 10 mm. longo, hyalino, tereti,
apice barbato, paleis brevibus, linearibus, hyalinis. Receptacula parva,
68
112: BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Clevea.
biloba, lobis oppositis, recte patentibus, ore bilabiato integerrimo. Cap-
sula sphærica, in pedicello longiore, matura haud exserta, pariete annulis
confertissimis incrassata. Elateres flavescentes 250 1, anguste fusiformes,
trispiri, fibris laxe tortis. Sporæ 42 y, rufescentes, papulis confertis
elongatis subechinatæ. Andrœæcia parva, bene definita, ostiolis purpureis.
Hab. Andes quitenses (Spruce).
Wie wenig Werth auf die radiale Verdickung der Porenzellen zu geben
ist, die bekanntlich Leitgeb zum Merkmal einer Familie (der Astroporæ)
erhob, zeigt unsere Pflanze, die diese Verdickungen gar nicht besitzt; aus-
serdem haben eine Anzahl ächter Plagiochasma Arten genau die Poren
der Cleveiden, wie Graf Solms diese Gruppe lieber nennen möchte.
4. G. pulcherrima St. Engl. Bot. Jahrb. XX, p. 303.
Dioica, major, tenax, robusta, dense ‘cæspitosa. Frons simplex, ex
apice innovata, oblonga, apice profunde obcordata, usque ad 12 mm. lata,
medio viridis, alis late hyalinis. Costa valde producta, in alas abrupte
attenuata. Stratum lamelliferum costæ æquialtum, cavernis angustissimis.
Siomata itaque numerosissima, parva, minus convexa, parietibus radiali-
bus maxime æqualiterque incrassatis, 1. e. haud stellatim attenuatis; reli-
quæ cellulæ epidermidis validæ, trigonis nullis. Squamæ posticæ robuste,
dense imbricatæ, maximæ, frondis margines longe superantes, hyalinæ,
oblongæ, obtusæ vel abrupte longeque acuminatæ, cellulis magnis (apice
68 X 102 y. basi 35 X 170 y) format. Carpocephala seriata; pedunculus
receptaculi crassus, subteres, hyalinus, brevissimus apice haud barbatus.
Receptaculi lobi bini oppositi, basi tantum coaliti, ore bilabiato labiis
crassis. Capsula (haud matura) magna, calyptra crassa, hyalina, pistillo
brevissimo coronata. Antheridia numerosa in medio frondis aggregata,
ostiolis maximis hyalinis.
Hab. Abyssinia (Schimper, Beccari).
5. CG. robusta St. n. sp.
Dioica, robusta, viridis. Frons usque ad 20 mm. longa, regulariter
furcata vel bis dichotoma ramis 4 mm. latis, crassis duplo latioribus quam
altis, marginibus haud attenuatis, antice plana; costa strato antico duplo
angustior, postice subplana, lateribus oblique adscendentibus stricteque
in frondis margines obtusos abeuntibus. Stomata parva, parum convexa,
normaliter stellatim incrassata. Stratum anticum cavernis angustis ædifi-
catum. Squamæ posticæ oblique rotundatæ, integerrimæ, plus minus
abrupte appendiculatæ, appendiculo 4-plo breviore, cuspidato acuto. An-
69
Clevea. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 173
droecia bene definita, linearia, furcatim in ramis continuata, ostiolis
atropurpureis, paleis nullis. Reliqua desunt.
Hab. Chile. Valparaiso in humo (lez P. Dusén).
Ob die Pflanze nicht etwa zu Sauteria gehört kann natürlich ohne
Untersuchung reifer Capseln nicht gesagt werden; der scharf begrenzte
männliche Blüthenstand bringt sie jedenfalls eher zu Clevea.
6. C. limbata (Austin) Solms. ms.
Syn. Sauteria limbata Austin, Acad. Phila. 1869, p. 229.
Frons obovato-oblonga, subdichotoma, concava, reliculato-papulosa,
læte viridis, latissime marginata, subtus atropurpurea valdeque incrassata;
margine nigro-purpurea, membranacea subplicata, undulato-crenata et
involuto-incurva. Squamz arcte imbricatæ, sanguineo-purpure&, basi
ampliate obliquæ apice bicornutæ, nodoso- dentatæ; Pedunculo sub-
unciali pallido nudo. Receptacula 1-3 carpa, subtus dense breviterque
paleacea.
Pedicel sulcate, Receptacle very obtuse, one fruited in our meagre
specimen.
Hab. California, under wet rocks.
Zu vorstehender Diagnose, die ein Excerpt Austins ist, schreibt mir
Graf Solms, dass das von ihm untersuchte Original-Exemplar aus 2 Arten
besteht, es enthält:
i) Eine sterile, tief purpurfarbene Cleveide, die eher zu Clevea als zu
Sauteria gehört; sie hat ein rinnenartig vertiefles Laub, von einem
breiten, radial gefäitelten Rande gesäumt, beiderseits tief purpurfarben,
fast schwarz. Die Schuppen haben die gleiche Färbung, ihr breitge-
zogener basaler Teil, mit regellos buchtigem Rande läuft oben in 1—3,
meist zwei schmale Fortsätze aus, die an der Basis 2 Zellen breit sind
und als einfacher Zellfaden endigen. Der Bau des Assimilationsgewebes,
sowie die Spaltöffnungen schliesst sich in jeder Hinsicht an Clevea hya-
lina an.
2) Die andere Pflanze hat flachere, dünnere, vorn herzförmig ver-
breitete Sprosse, von rein grüner Farbe; die Luftkammern sind ganz
wie bei Clevea hyalina, entbehren also ein fädiges Assimilationsgewebe.
Die Spaltöffnungen sind aber ganz die der Operculatæ; sie haben eine
weite, rundlich ovale Oeffnung, von einem hyalinen Membramvorsprung
gesäumt und von einem Kranz ganz unverdickter Zellen umgeben. Die
Ventralschuppen ähneln denen von Cl. hyalina, sind aber weniger plötz-
lich verschmälert. Der Stiel des Receptaculums ist ziemlich lang, wie
BULL. HERB. BOIss., octobre 1898. 70 52
77% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Peltolepis.
bei Sauteria alpina durchsichtig, von kreisrundem Querschnitt, ohne
Wurzelrinne und entspringt aus einer dorsalen Grube, ohne Schuppen.
Das fünfstrahlige Carpocephalum hat gleichfalls Cleveiden-Charakter, nur
eine grössere Hülle ist fertil; an der Basis des Köpfchens ist ein dichtes
Büschel lanzettlicher, gespitzter Spreuschupppen, welche herabhängen;
der Bulbus der Kapsel ist nicht erhalten, die Seta kurz, dick, glashell;
die mehr lappig eingerissene Wand der Theca gleicht vollkommen der
von Gl. hyalina, nur ist sie mehr gelbbraun. Die Sporen fehlen, ebenso
die männliche Pflanze.
Das unvollständige Material gestattet nicht, diese ausgezeichnete Art
und wahrscheinlich neue Gattung zu benennen, deshalb soll hier für
die wieder aufzusuchende Pflanze der Befund der spärlichen Reste nur
niedergelegt werden. Austin hat in seiner Beschreibung die fertilen
Organe nach der zweiten Art, die vegetativen nach der ersten Art ge-
schildert.
7. G. pedicellata (Griff) Lindb. Acta Soc. F. Fl. fenn.
Syn. Plagiochasma pedicellatum Griff. Notulæ, II, p. 331.
Dioica, cæspitosa. Frons oblonga, prolifera, apice, dilatata, margine den-
ticulata; squainis poslicis dense imbricatis, marginem superantibus.
Frons mascula, femineæ similis, medio papillis elevatis instructa. Carpo-
cephala longe pedunculata, pedunculo striato, e frondis parte inferiori (1.
e. haud ex apice sed in medio frondis) orto, paleaceo, apice barbato.
Involucra viridi-carnosa, antice sulcata (i. e. bilabiata). Capsula exserla.
Hab. Assam (Griffith).
Obwohl die Pflanze, deren mangelhafte Originalbeschreibung ich in
ihren massgebenden Teilen hier reproduziert habe, nicht genügend cha-
rakterisirt ist, wollte ich doch nicht unterlassen, sie aufzuführen, da sie
wahrscheinlich zu den Cleveïden gehört und es doch möglich sein wird,
sie unter den wenigen Arten dieser Gattung wiederzuerkennen.
PELTOLEPIS Lindb.
Soc. F. F. fenn. 1876.
Plantæ thallosæ, majores, robust, virides vel purpurascentes. Frons
late linearis, dichotome ramosa, apice profunde inciso biloba, antice
71
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 775
plana; stratum lamelliferum laxe cavernosum, cavernis unistratis costæ
æquialtis. Costa latissima, plano-convexa, haud abrupte producta, in fron-
dis margines sensim attenuata. Stomata parum convexa, parva, ut in
Clevea cellulis in lumen pori convexo-prominentibus substellata, parieti-
bus radialibus valde breviterque incrassatis, reliquis cellulis epidermidis
vix incrassatis. Squamæ posticæ magn&, hyalinæ vel basi purpureæ, e
basi semilunata abrupte appendiculatæ, appendiculo (rarius 2 vel 3) lan-
ceolato, acuminato, apice margineque cellulis clavatis armato. Inflores-
centia paroica vel monoica vel heteroica, Carpocephala terminalia, pedun-
culo e rima apicalis orto, ob frondem uno latere increscentem quasi e
sinu laterali adscendente, usque ad 15 mm. longo, valido bisulcato, cari-
nis humilibus longe decurrentibus obtecto, basi nudo, apice breviter
paleaceo, paleis roseis occultis, ex angusta basi lanceolatis, cellulis clavatis
numerosis subpinnatæ. Receptacula rufescentia, interdum purpurea vel
subnigra, disco centrali bene definito, convexo-prominulo, lobis normali-
ter 6, profunde discretis, contiguis, decurvis, antice obtuse carinatis,
erassis; involucra apice breviter bilabiata, labiis postice hiantibus 1. e.
fissura haud in dorsum involucri adscendente (ut in Clevea). Stomata
receptaculi antica nulla. Involucra monogyna; Calyptra tenuis. Capsula
sphærica, irregulariter valvalim rumpens, matura vix exserta, pariete
unisirata, fibris annulatis instructa. Elateres sulphurei, {rispiri 205 y.
Sporæ fusco brunneæ, dense papulosæ 504. Androecia bene definita, dis-
ciformia, rotunda vel oblonga vel semilunata, purpurea, paleis brevibus
cincta, ostiolis breviter conicis.
1.P grandis. Lind». 1. c. 1882. II, p. 4.
Syn. Preissia quadrata (Scop.) Nees Nat. d. Leb. IV, p. 135 pro parte.
Peltolepis sibirica Lindb. 1. c.
Hab. Alpes Europe. Tatra (Limpricht), Norvegia, Fennia (Brotherus),
Sibiria (Arnell. Sahlberg), Groenland (Vanhöffen).
PLAGIOCHASMA L. et L.
in Lehm. Pug. Pl. IV, p. 13.
Plant thallosæ, fragiles, majusculæ vel magnæ, gregariæ vel cæspi-
tosæ, ob ramificationem multifariam sæpe maxime intricatæ, terricolæ
72
776 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
vel rupiculæ, arcte repentes, radiculis longissimis, antice sæpe subplanæ,
virides, subtus pro more purpureæ. Frons normaliter furcata, sæpe tamen
ex apice — haud raro iteratim — innovata vel e latere costæ ramosa,
medio crassa, alis sæpe valde attenuatis, lamellis perlucentibus striolatis
et plicatulo-crispatis, margine erenulatis ; costa humilis, postice plano-
convexa, nusquam abrupte producta. Stratum anticum humile, costæ
æquialtum, cavernis pluristratis angustis. Stomata sæpe minima, 4-5 cel-
lulis parvis conicis formata, poro exiguo vel magna, poro multo ampliore,
a 6-9 cellulis conieis et pluriserialis circumdato; parietes radiales stoma-
tum interdum maxime incrassatæ, stellæformes ; epidermis antica fere
semper trigone incrassata.
Squamæ posticæ sæpe imbricatæ, semilunatæ, rare marginem frondis
superantes, appendiculis (forsan in omnibus speciebus) nunc solitariis
nunc geminalis.
Inflorescentia monoica et dioica. Andrecia sessilia, disciformia, paleis
minutis circumdata rotundata vel bifurcata, ostiolis brevibus rubris.
Carpocephala parva, bi-tri-quadriloba; discus centralis minimus lobis
brevissimis convexo-decurvis vel plus minus alte adscendentibus, vertice
mamillatim productis vel in cornua attenuatis, subtus involucratis. Invo-
lucra monogyna, e margine loborum orta, magna, inflata, conchæformia,
basi longe coalita, pedunduli apicem obvelantia, extus bilabiata, labiis
primo clausis subinde rima verticali dehiscentibus, valvulis late hiantibus.
Pedunculus medio frondis impositus, haud sulcatus, sæpe brevissimus,
basi paleis parvis lanceolatis purpureis eircumdatus, apice semper barba-
tus, paleis longis, lanceolatis, sæpe coloratis. Calyptra tenera. Capsula
sphærica, magno bulbo inserta, operculo indistincto irregulariter dehis-
cens, pariete tenera, valida, unistrata, apice (operculo) bistrata, cellulis
æqualiter (haud annulatim) incrassatis. Sporæ magnæ flavescentes, tetræ-
dræ, in facie convexa laxe alteque reticulatim lamellals, lamellis asperis.
Elateres subbreves, bi-vel trispiri, flavescentes, interdum furcati.
Es gibt kaum eine zweite Gattung unter den Lebermoosen, welche ein
so gleichmässiges Gepräge besitzt, wie Plagiochasma; in der Grösse
differieren die meisten nur wenig von einander, in der Farbe fast gar
nicht, wenigstens nicht an Herbar-Material, die Chlorophyll führende
Schicht hat bei allen ungefähr dieselbe Höhe und die Luftkammern sind
bei einigen kaum etwas weiter; die Stärke der costa variirt schon inner-
halb einer Art bedeutend, je nach dem Standort und ist kein brauch-
bares diagnostisches Merkmal; die Sporen und Elateren sind von ausser-
ordentlicher Uebereinsiimmung und da ihre Grösse innerhalb einer
73
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 7
Kapsel bereits ziemlich variabel ist, so versagt hier auch dieses sonst so
werthvolle Unterscheidungsmittel; hierzu kommt, dass die Fruchtköpfe
häufig nicht normal ausgebildet sind, dass sie oft nur ein Involucrum
tragen; sie sind dann sehr abweichend ausgebildet; der Scheitel ist ganz
auf die Seite gedrängt und die charakteristische Ausbildung der Scheitel-
lappen entweder zu einer glattgewölbten Fläche oder ihre hörner-
artige Zuspitzung ist unterblieben. Auffallend ist bei dieser Gatlung
die geringe Fruchtbarkeit der zahlreichen weiblichen Blüten, auch bei
monccischen Arten.
Der männliche Blütenstand tritt ausserordentlich variabel auf, sobald
er nicht rein dioecisch ist; ich habe 1 Exemplar einer moncecischen
_ Art gesehen, das aus 5 in einer Reihe innovirten Gliedern besteht; die
zwei untersten waren männlich, dann folgte ein weiblicher Spross, dann
abwechselnd 4 und ©; alle diese Glieder hatten aber wieder venirale
verzweigte Seitenprosse und zwar bald weibliche Glieder mit männlichen
Zweigen, bald umgekehrt; es waren auch rein parocische Sprosse
darunter und ein ventraler gegabelter Spross, dessen eine Lacinie Jg‘,
die andere @ war. Diese Mannigfaltigkeit ist in ähnlicher Weise bei
vielen monccischen Arten vorhanden, bei manchen wegen des spär-
lichen Materials aber nicht zu konstatieren; stirbt von dergleichen
gemischten Sprosssytemen ein Teil ab, so kann sehr leicht der Ein-
druck eines rein diœcischen Blütenstandes gewonnen werden; auch
diese Verhältnisse erhöhen die Schwierigkeiten, eine Art sicher
wieder zu erkennen; es bleiben als sicherste Merkmale der Bau des
Carpocephalums, der Spaltöffnungen und die Form der Ventralschuppen,
so dass, entgegen manchen anderen Gattungen, nur fertile Exemplare
sicher bestimmt werden können.
a. Garpocephala plus minus convexa.
«. Macropora.
1. P. japonicum St. Bull. Herb. Boiss. 1897, p. 8%.
Monoica vel dioica, minor, fusco-viridis, ventre purpurascens. Frons
ligulata, dichotome ramosa, pro more ex apice vel e latere costæ innovala,
tenuis, antice plana, alis adscendentibus purpureis crispatulis. Stomata
magna, valde convexa, poro magno, parietibus radialibus valde incrassatis,
6-8 cellulis 3-4 seriatis circumdato; reliquæ cellulæ epidermales angulis
74
778 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
trigone incrassate. Costa angusta, parum producta. Squamæ posticæ sub
fronde occultæ, confertæ et imbricatæ, purpureæ, appendiculo parvo,
interdum geminato, ovato oblongo vel elliptico integerrimo. Pedunculus
crassus, attenuatus, apice dense breviterque barbatus, paleis linearibus
vel lanceolatis. Capitula vertice plano-convexa, 2-3 loba, lobis antice
convexis subsphæricis. Sporæ 50 y, late alato-reticulatæ. Elateres 187 y,
parum flexusi, solidi 1. e. lumen ob parietum incrassationem fere nullum,
ad rimam angustam reductum, fibra spirali nulla. Andrcecia parva, paleis
brevibus cincta vel in planta propria vel in ramulo postico frondis Q vel
in planta g' apice femineo-innovata.
Hab. Japonia, Tosa (Inouë).
2. P. fissisquamum St. Soc. sc. nat. Cherbourg, vol. XXIX,
p. 209.
Syn. Aitoma fissisquama St. ]. c.
Monoica, pallide virens subtus purpurea. Frons usque ad 2 cm. longa,
subplana, crassa i. e. costa magis evoluta sensim in alas attenuata, ex
apice repetito innovata, innovationibus breviter lateque obcordatis, dense
conseculivis. Stomata magna, cellulis 7-8 cireumdata. Cellulæ epidermidis
validæ, angulis (etiam in ipso ore stomatum) trigone incrassatis. Squamæ
ventrales parvæ, purpureæ, imbricatæ, oblique semilunatæ, longe appen-
diculatæ, appendiculis geminatis, anguste lanceolatis, margine paucispi-
nosis. Pedunculus brevissimus, apice dense barbatus, paleis purpureis
linearibus acuminatis. Receptacula itaque subsessilia, 3-4 lobata, vertice
plano-convexo sensimque in lobulos convexos abeunte, lobis profunde
solutis, ex angusta basi inflato bivalvatis. Spore et Elateres desunt.
Andræcia rotunda vel furcata, flori femineo approximata, ostiolis bre-
vibus purpureis.
Hab. China, Yuennan (Delavay).
Squamis grosse paucispinosis primo visu distinguenda.
8. Micropora.
3. P. dschallanum St. n. sp.
Monoica, minor, glauco-virens, margine et postice purpurea. Frons
usque ad 2 cm. longa, 3 mm. lata, anguste ligulata, antice plana, als
adscendentibus, attenuatis plicatulo-crispatis; costa angusta, parum pro-
ducta. Stomata parva, poro minimo, 4 cellulis parvis obconicis circum-
dato; cellulæ epidermidis trigone incrassatæ. Squamæ purpureæ late
75
ER:
rs
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 779
lunatæ, sensim in appendiculum angustata, appendiculis hyalinis soli-
tariis, e lata basi acuminatis breviusculis, acutis, haud constrictis.
Carpocephala breviter pedunculata, pedunculo-fusco-brunneo, atte-
nuato, apice breviter barbato; capitula vertice breviter umbonata, rugu-
losa. Sporæ 76 y. Elateres breves 200 y, bispiri, spiris anguste tortis.
Andrcecia furcata, in ramulis posticis obcordatis.
Hab. Africa orient. Kilimandscharo, ad lacum Dschalla (Holst).
4. P. tenue St.n. sp.
Dioica, major, viridis vel pallide virens. Frons usque ad 2 cm. longa,
3-4 mm. lata, ex apice innovata, antice subplana, postice purpurea, costa
angusta, vix producta, alis tenerrimis, erispatulis. Stomata minima, poro
parvo, 4 solum cellulis conicis circumdato, sæpe ad rimam angustam
reducta. Cellulæ epidermidis trigonis magnis incrassatæ. Squamæ posticæ
magnæ, marginem frondis superantes, e lata basi subtrigonæ, apice ad
”/s bifidæ, lobis geminatim approximatis, arcie parallelis anguste trian-
gulatis sensim acuminatis, acutis, nullibi constrictis. Pedunculus brevis
(7 mm. longus), apice longe barbatus. Receptacula valde convexa, biloba,
lobi antice convexi; sporæ reticulatim anguste alatæ 60 y, flavescentes.
Elateres concolores, 220 y trispiri, spiris laxe tortis. Andrecia ignota.
Hab. Africa australis. Transvaal (Mac Lea, Wilms.), Usambara (Holst),
Angola (Welwitsch).
Squamis triangulatis profunde bifidis facile distinguenda.
5. P. limbatum (Taylor) Nees. Syn. Hep. p. 516.
Syn. Fegatella limbata Taylor, J. of Bot. 1845, p. 95.
Dioica, minor, viridis, subtus purpurea. Frons usque ad 18 mm. longa,
5 mm. lata, dichotome ramosa, crassa, costa lata, convexa. Sfomata parva,
poro minuto, cellulis 5 obconicis cireumdato, parietibus radialibus maxime
æqualiterque incrassatis. Cellulæ epidermidis trigonis magnis incrassatæ.
Squamæ posticæ parvæ, oblique lunatæ, longe (sæpe geminatim) appen-
dieulatæ, appendiculis haud constrietis, e lata basi longe acuminalıs,
acutis, margine papulosis. Carpocephala plus minus longe pedunculata
(ipse haud vidi) pedunculo longe barbato; capituli discus centralis
rugosus, involucra plerumque 2. Sporæ ? Elateres breves. Andrœcia
rotunda sæpe seriata.
Hab. Insula Ascension. (Hooker).
76
780 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
6. P. crenulatum G. Hep. Mex. p. 266.
Monoica. Minor, viridis, subtus purpurea. Frons usque ad 15 mm.
longa, 8 mm. lata, semper ex apice innovata, interdum ramulos maseulos
e latere costæ proferens. Stomata magna, 8-9 cellulis conicis 6 seriatis
circumdata, parietibus radialibus maxime trabeculatim incrassatis; cel-
lulæ epidermidis trigone incrassatæ. Squamæ posticæ late semilunatæ,
appendiculis sæpe geminatis ovato-oblongis vel late linearibus, breviter
acuminatis. Carpocephala subsessilia, vertice plano-convexa, longius
barbata. Sporæ el Elateres? Andrœcia semper in ramulo proprio, e
latere costæ orto vel basi apiceque consecutivo.
Hab. Mexico (F. Müller, Liebmann).
7. P. algericum St. n. sp.
Dioica, pusilla, fusco-viridis, subtus subatra. Frons 5-6 mm. longa,
sterilis obovato-oblonga, dichotome ramosa vel ex apice innovata, ramis
fertilibus late obcordatis, carnosa, alis attenuatis nullis, postice valde
convexa. Siomata parva, ore amplo, cellulis 6 obconicis circumdato;
cellule epidermidis haud incrassalæ. Squamæ posticæ parvæ, late semi-
lunatæ, appendiculo acquilongo haud constricto, lanceolato acuto. Carpo-
cephala subsessilia, pedunculo brevissimo, apice longe barbato, trilobata,
vertice plano-convexa; involucra a dorso visa ovato-trigona, longitudi-
naliter carinata, ad medium connata, horizontaliter patula, duplo longiora
quam alta, ore angustalo bilabiata, subtruncata. Spore 85 p. Elateres
300 y. bispiri. Andrecia ignota.
Hab. Algeria (Frabut).
b. Garpocephala vertice plus minus excavata.
«. Macroporæ.
8. P. cordatum L. L. Pug. IV, p. 13.
Monoica, major, viridis, subtus haud colorata. Frons usque ad 20 mm.
longa, 10 mm. lata, antice plana, postice parum convexa, costa lata, alis
adscendentibus attenuatis, plicatulo-crispatis, crenulatis. Sfomata magna,
ore amplo, cellulis 6-7, obconicis, quadriseriatis circumdato. Squamæ
posticæ roseæ, magnæ, imbricatæ oblique semilunatæ, geminatim appen-
diculatæ, appendiculis longis, approximatis, parallelis, linearibus, acutis,
margine grosse eroso-dentatis. Carpocephala pedunculata, pedunculo
7a
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 781
7 mm. longo, tenui, apice breviter barbato; capitula vertice concava,
lævia, involucra 2. Spore 68 u. Elateres 290 y. bi-vel trispiri, spiris
anguste tortis. Andrecia in ramulis propriis ex apice vel e latere costæ
ortis.
Hab. Nepal (Wallich), Himalaya (Hooker, Duthie).
9. P. microcephalum St. in Engler. Bot. Jahrb. 1895, p. 301.
Monoica, par va, tenuis, viridis, margine et postice purpurascens. Frons
2-3 cm. longa, furcata, subplana, marginibus attenuatis plicatulis; costa
angusta parum prominenie; siomaia parva, poro amplo, cellulis 8 obco-
nieis et parvis circumdato. Squamæ ventrales haud imbricatæ, roseæ vel
purpureæ, late semilunatæ, appendiculo magno ovato, breviter acuminato.
Carpocephala numerosa, pedunculo filiformi, nigro, usque ad 15 mm.
Tongo, apice longe barbato. Capitula minuta, vix À mm. lata, vertice
truncata vel leniter emarginata, lobi pro more 2 oppositi, apice haud
mamillati. Andrecia minuta, pedunculo approximata, ostiolis paucis,
purpureis mamillatis. Sporæ 50 y, Elateres 220 y, bispiri.
Hab. Africa orient. Usambara.
10. P. eximium (Schffn.) St. Engl. Bot. Jahrb. 1895. XX. p. 300.
Aitonia eximiu Schiff. 1. c.
Dioica, longe lateque cæspitans, major, fusco-olivacea, margine postice-
que purpurea. Frons 3-4 cm.longa, 6-7 mm.lata, tenuis, ex apice repetito
innovata, rare dichotome ramosa. Costa angusta, parum producta margi-
nibus tenuibus adscendentibus, erispato plicatulis. Squamæ ventrales
magnæ, purpureæ, oblique semilunatæ vel subovatæ, longe appendiculalæ,
appendiculis ad 2 vel 3, ligulatis vel abrupte lanceolatis, acutis, quintuplo
longioribus quam latis, sepe crispatis, marginem superantibus. Stomata
convexa, magna, cellulis obconicis 6-7, et 4 vel 5 serialis circumdata.
Peduncutus À cm. longus, alte piuricarinatus, apice parum breviterque
barbatus. Capitula parva, vertice profunde lateque excisa, 2-4 lobata,
lobis erecto-subcornutis. Sporæ 68 y late reticulatim alatæ, rufescentes.
Elateres 250 y, bispiri, spiris laxe tortis flavescentes. Andrecia ignota.
Hab. Kamerun, Buea (Preuss) in caverna humida, 2500 m.
11. P. Beccarianum St. n. sp.
Monoica, mediocris, pallide virens, subtus atropurpurea. Frons usque
ad 2 em. longa, 4 mm. lata, ex apice innovata, raro furcata, antice plana,
postice plano-convexa, alis attenuatis. Sfomata magna, poro amplo, cel-
78
782 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
lulis 8-9 obconicis, sexseriatis circumdato; cellule epidermidis trigonis
magnis incrassale. Squamæ posticæ roseæ, tenerrimæ, oblique lunatæ, ad
7/2 acute bifidæ laciniis lanceolatis, margine repando-angulatæ vel breviter
lobulatæ, anguli cellulis clavatis, facile deciduis, hyalinis coronati. Car po-
cephala subsessilia, pedunculo brevissimo, apice dense breviterque bar-
bato; paleæ lanceolatæ cellulis clavatis ornatæ; discus centralis capituli
concavus, 9-4 lobatus, lobis divergentibus curvatim adscendentibus, in
acumen breve erectum et obtusum abeuntibus. Sporæ et Elateres ? (cap-
sulæ haud maturæ.) Andrœæcia rotunda, flori fem. approximata.
Hab. Abyssima, Keren, in monte Deban. (Beccari).
12. P. appendiculatum L. et L. Pug. IV. p. 14.
Monoica, maxima, pallide virens, subtus purpurea. Frons 4 cm. longa,
12 mm. lata, sepe dichotome ramosa. tenuis, anlice plana, alis attenuatis
adscendentibus, crispato-plicatulis, crenalis. Stomata magna, poro amplo,
cellulis 6_obconicis quinque seriatis circumdato. Cellulæ epidermidis
maxime (trigone vel trabeculatim) incrassatæ. Squamæ posticæ magnæ,
marginem frondis superantes, basi purpureæ, late semilunatæ, appendi-
culis (sepe geminatis) hyalinis, magnis, basi maxime constriclis, cordatis
vel late ovatis, obtusis, integerrimis. Carpocephala brevipedunculata vel
sessilia, maxime barbata, paleis hyalinis, anguste lanceolatis, hic illie
dentatis, disco centrali capituli emarginato, bi- vel trilobato, lobis curvatim
erectis cornulis. Spore 51 1. Elateres 250 y, bispiri spiris laxe tortis.
Andræcia rotunda, flori femineo approximata.
Hab. Himalaya, Nepal (Wallich), Tisa (Duthie), Saharanpor (Gamble),
Sine loco (Stolitzka), Manila (Wallis).
Appendiculis giganteis rotundis primo visu distinguenda.
13. P. intermedium Ldbg et G. Syn. Hep., p. 513.
Dioica, dense cæspitosa, antice pallide virens. postice purpurea. Frons
usque ad 2 cm. longa, 5 mm. lata, ligulata, ex apice innovata, rare dicho-
toma. Costa angusta, humilis. Stomata magna, convexa, poro 8 cellulis
obconicis triseriatis circumdato; epidermidis cellulæ parietibus validis,
haud trigone incrassalis. Squamæ posticæ magnæ, imbricatæ, purpureæ,
geminatim appendiculatæ, appendiculis basi valde constrictis, ovato-oblon-
gis, acuminatis acutis integerrimis. Pedumculus brevis, atro-purpureus,
10-42 mm. longus, apice barbatus, paleis linearibus, brevibus hyalinis.
Capitula parva, quadriloba, vertice concava, lobis cornutis cornubus
ereclo-recurvis conniventibus. Spore 60 y late alato-reticulatæ. Blateres
79
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 783
220 y, flavescentes, omnino solidi lumine nullo fibraque spirali nulla.
Andrecia rotunda vel bifurca, vel in planta propria vel in ejus ramis
brevibus posticis.
Hab. Mexico (Liebman, Maury, Fr. Müller, Berendt).
14. P. Wrightii Sull. Musc. Am. t. VI.
Syn. Aitonia Wright Und. Hep. Am. in Ill. St. Lab. II, p. 43.
Dioica, mediocris glauco viridis, postice purpurea. Frons usque ad
2 cm. longa, ex apice innovata, late ligulata, antice subplana; costa lata,
humilis, alis attenuatis. Siomata magna, parum convexa, poro amplo,
cellulis 6 obconicis, 2-3 seriatis circumdata. Squamæ poslicæ purpureæ
parvæ, late semilunatæ, appendiculo basi constricto, ovato, acuto, integer-
rimo. Carpocephala breviter pedunculata, pedunculo 3-4 mm. longo,
crasso, apice breviter paleaceo, capitula vertice profunde biloba,lobis sinu
amplo acuto divergentibus, apice mamillatis. Sporæ 72 y. Elateres 136 y.
Andreecia ignota.
Hab. Texas (Wright).
£. Micropora.
15. P. rupestre (Forster) St.
Syn. Aitonia rupestris Forster, Comm. Soc. Gott. IX, p. 73.
Plagiochasma Aitonia Nees, Naturg. Eur. Leb. IV, p. 41.
Dioica, mediocris, viridis, subtus purpurea, valida. Frons usque ad
2 cm. longa, 6 mm. lata, rarissime dichotoma, pro more ramulis posticis
e latere costæ ortis innovata, antice plana, postice plano convexa, costa
lata haud prominente. Siomata parva, poro minimo, cellulis 5, parvis
obconicis eircumdato. Cell. epidermidis valde incrassatæ, trigonis magnis
sæpe trabeculatim confluentibus. Squamæ posticæ imbricatæ, purpureæ,
late semilunatæ, abrupte appenaiculat&, appendiculo anguste lanceolato,
acuto, integerrimo. Carpocephala subsessilia, longe barbata, paleis an-
guste lanceolatis apice longe flliformibus, normaliter quadriloba, vertice
lobis adscendentibus anguste foveolata. Spore 72 y.. Elateres 200 y, tris-
piri, spiris anguste tortis. Andrecia in ramulis posticis rotunda vel
oblonga, sæpe 2 vel 3 dense conseculiva.
Hab. Europa mediterranea, præcipue Græcia (Heldreich), Madeira
_ (Holl et Exped. Novara), Tenerifa (Krause), Abyssinia (Beccari, Penzig.),
Cap (Breutel).
80
78% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
16. P. nepalense (Ldbg et Bisch.) St.
Syn. Anthrocephalus nepalensis L. et B. Nova Acta XVIII, p. 682.
Plag. Colsmannianum L. et G. Syn. Hep. p. 518.
Dioica, mediocris, viridis, postice purpurascens. Frons usque ad 2 cm.
longa, 6 mm. lata, e lalere costæ innovata, plana, costa crassa, magis
producta, alis attenuatis venoso-slriatis, plicatulo-crispatis, adscenden-
tibus. Stomata parva, poro minuto, cellulis 5 obconicis eircumdato; cellulæ
epidermidis trigone incrassatæ. Squamæ parvæ imbricatæ, purpureæ,
apice sensim attenuatæ, in appendiculum hyalinum angusie trigonum
subobtusum abeuntes, appendicula interdum geminata, basi nunquam
constricta. Carpocephala (ipse haud vidi) pedunculata, pedunculo longiore
barbato, paleis numerosis, rubris. Involucra solitaria vel 2 opposita, capi-
tuli discus emarginatus, bene evolutus, crassitudine ab involucris dis-
tinctus. Sporæ ? Elateres ? Andrecia furcata.
Hab. Nepal (Wallich).
17. P. chlorocarpum. Mont in Orbigny. Voy. Am. mer. Bot. p. 59.
Dioica, major, pallide viridis, postice purpurea. Frons usque ad 2 ‘/2 cm.
longa, 8 mm. lata, costa angusta, alis latis adscendentibus, attenuatis,
plicatulo-crenulatis. Séomata parva, poro minimo, cellulis #, obconieis
circumdato, parietibus radialibus valde incrassatis, stellatim attenualis;
cellulæ epidermidis trigone incrassatæ. Squamæ posticæ magnæ, oblique
ovale, purpureæ, appendiculis duplo brevioribus, ligulatis, breviter acu-
minatis, aculis, interdum geminatis vel ternis. Carpocephala longe pedun-
culata, pedunculo usque ad 2 cm. longo, tenui, apice longe barbato,
verlice angusie breviterque emarginata, angulis mamillatim productis,
haud cornutis. Spore 68 1. Elateres 270 y, trispiri sæpe ramosi. Capsula
tenerrima. Andrecia ignota.
Hab. Chile (Bertero. Gay).
18. P. validum Bisch. Term. II, p. 56.
Dioica, major, robusta. Frons usque ad 3 ‘/2 cm. longa, 6 mm. lata,
simplex vel furcata vel ex apice prolifera, plana, alis latis adscendentibus,
poslice purpurascens, costa angusta, parum producta, longissime radi-
cellosa. Siomata parva, poro minimo, cellulis 4-5, obconicis eircumdato,
parielibus radialibus valde incrassatis, stellatim attenualis. Squamæ
imbricatæ, late semilunatæ, abrupte (interdum geminatim) appendiculatæ,
appendiculis anguste ligulatis apice acutis. Carpocephala longius pedun-
culata, pedunculo basi maxime crasso et longitudinaliter rimoso, superne
81
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 785
valde attenuato, ipso apice 6-plo angustiore longeque barbato. Capitula
biloba, vertice leniter emarginata, mammoso verrucosa, involucris vali-
dis. Reliqua desunt (« ut in reliquis » Syn. Hep., p. 521).
Hab. Chile (Bertero), Bolivia, Sorata (Mandon).
19. P. australe (Taylor), Nees. Syn. Hep., p. 515.
Syn. Fegatella australis Taylor, J. of Bot. 1844, p. 572.
Monoica, minor, viridis postice atropurpurea. Frons usque ad 2 cm.
longa, 3 mm. lata, furcata, antice plana, postice convexa, costa humilis _
angusta, alis parum attenuatis. Sfomata parva, poro exiguo, cellulis 5
obconicis eircumdato. Cellule epidermidis haud incrassatæ. Squamæ
posticæ parvæ, lale semilunatæ, geminatim appendiculatæ, appendicula
abrupte ligulata, breviter acuminata, acuta, squamæ æquilonga. Carpo-
cephala pedunculata, pedunculo 8 mm. longo, tenui, apice longe barbato.
Capitula biloba, vertice anguste lunatim excisa, angulis mamillatim
prominentibus. Sporæ 60 y, Elateres 250 w. Androecia rotunda, flori
femineo approximata.
Hab. Nova Zelandia (Hooker), Australia (Ferd. v. Müller, teste Gottsche).
Die Beschreibung ist nach dem australischen Exemplare gefertigt, da
das Hooker’sche Original (in Kew) fertile Sprosse nicht enthält.
20. P. elongatum Ldbg et G. Syn. Hep., p. 519.
Monoica, dense cæspitosa, viridis subtus purpurea. Frons anguste
ligulata, usque ad 35 mm. longa, 4 mm. lata, dichotome ramosa vel ex
apice innovata, medio antico plana, marginibus attenuatis, adscenden-
üibus. Siomata minima, cellulis 2 vel 3 circumdata; cellulæ epidermidis
trigone incrassatæ. Squamæ magnæ, imbricatæ, purpureæ, apice roseæ,
semilunatæ, abrupte in appendiculum longum raro geminatum anguste
lanceolatum attenuatæ. Carpocephala parva, brevi pedunculata vel ses-
silia, paleis rubris, lanceolatis vel filiformibus barbata vertice breviter
emarginata, biloba. Sporæ 86 y. Elateres bispiri vel trispiri 300 w. An-
dræcia rotunda, pedunculo approximato.
Hab. Mexico (Liebman, Deppe et Schiede, Stahl). :
21. P. coerulescens Nadeaud.
Dioica, mediocris, tenuis, glauco-virens, fere cærulescens, postice haud
colorata. Frons simplex vel ex apice innovata, anguste linearis, usque ad
3 cm. longa, 4 mm. lata costa angusta, alis tenerrimis. Sfomata parva,
poro minimo 4-5 cellulis obconicis circumdato; cell. epidermidis trigone
82
786 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
incrassatæ. Squamæ magnæ, oblique triangulares, longe cuspidatæ vel
profunde bifidæ, laciniis anguste ligulatis, apice semper obtusis vel rotun-
datis, mucronatis basi purpureis, apice hyalinis. Carpocephala breviter
pedunculata breviterque 3-4 cornuta subtus longe barbata, paleis anguste
lanceolatis hyalinis. Sporæ 76 y, Elateres 280 y, trispiri. Andrecia sub-
rotunda breviter paleacea.
Tahiti (Nadaud, Vesco, Vieillard et Panchet, Lépine, Jardin), N. Cale-
donia (Deplanche).
22. P. brasiliense St.n. sp.
Dioica, magna, sæpe longe bifurcata, fureis subparallelis, antice glauco-
viridis, postice purpurascens. Frons usque ad 5 cm. longa, 7 mm. lata,
valida; costa lata, ale attenuatæ angusiæ, margine distincte crenulatæ.
Stomata parva, poro minimo. cellulis 4 vel 5 parvis obconicis circumdato;
cellulæ epidermidis trigonis parvis incrassatæ. Squamæ maximæ, pur-
pureæ, lafe semilunatæ, appendiculis geminatis vel solitariis, squamæ
æquilongis, basi constrictis, lanceolatis, acutis, hic illic grosse spinosis.
Carpocephala breviter pedunculata, subsessilia, trilobata, vertice alveo-
lata; involucra magna, vertice breviter cornuta; barba maxima, paleis
longissimis confertissimisque, anguste lanceolatis longe acuminatis.
Sporeæ 51 y. Elateres 300 y, bi vel trispiri. Andræcia ignota.
Hab. Brasilia, Apiahy (Puiggari).
23. P. peruvianum N. et M. Nat. Eur. Leb. IV, p. 40.
Monoica, minor, pallide virens, subtus atrosanguinea. Frons 2 cm.
longa, 6 mm. lata, ex apice innovata; costa lata, valida, alis angustis.
Stomata parva, poro minuto, cellulis 4-5 obconicis circumdato, parietibus
radialibus valde æqualiterque incrassalis; reliquæ cellulæ epidermidis
trigonis magnis incrassatæ. Squamæ posticæ oblique ovatæ, appendiculo
integerrimo, æquilongo, lanceolato, acuto (haud attenuato) interdum
geminalo. Carpocephala longius pedunculata, pedunculo tenui, apice
breviter sparsimque barbato. Involucra solitaria (perfecta non adsunt)
apice breviter cornuta. Spore 72 u. Elateres ignotæ. Andrecia bifurca,
pedunculo approximata.
Hab. Peru (d’Orbigny).
24. P. Fischeri St. Engler. Bot. Jahrb. 1895, p. 301.
Syn. Aitonia Fischeriana., 1. c.
Dioica, majuscula, glauco-virens. Frons 3—4 cm. longa, 5 mm. lata,
83
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 787
apice furcata vel ex apice innovata, antice plana, marginibus altenuatis
erenulatis plicatulis, ventre purpurea, costa parum prominente. Squamæ
ventrales magnæ, purpureæ, imbricatæ, appendiculo subcireulari, hyalino,
integerrimo. Stomata parva, poro 6 cellulis circumdato, reliquæ cellulæ
epidermales valde æqualiterque incrassatæ, trigonis magnis. Pedunculus
capituli brevissimus, apice longe barbatus, paleis ligulatis, hyalinis, acutis.
Capitula vertice profunde excavata, trilobata, lobis vertice cornutis, cor-
nua brevia obtusa erecta. Sporæ et Elateres desunt. Andræcia ignota.
Hab. Africa orient. Ligaijo (F. Fischer.)
25. P. italicum (Sassi.) De Not. Ac. Tor. 1859, p. 476.
Syn. Anihrocephalus italicus Sassi. Att. sc. it. 1840, p. 160.
Aitonia italica Lindb. F. Fl. fenn. IX, p. 294.
Monoica, minor, gregarie crescens viridis, subtus purpurea. Frons
usque ad À cm. longa, 5 mm. lata, ex apice innovata vel et latere costæ
ramosa, crassa, antice plana, postice plano-convexa, costa parum producta.
Stomata parva, poro exiguo, cellulis 4 obconicis circumdato; cellulæ
epidermidis trigone incrassate. Squamæ posticæ sanguineæ, magnæ,
oblique ovatæ apice sensim acuminatæ, acul& 1. e. appendiculo bası haud
constricto, e lata basi anguste trigono, ceterum hyalino, interdum gemi-
nalo vel terno. Carpocephala subsessilia, pedunculo brevissimo apice
longe paleaceo, vertice anguste lunatim exciso-subcornuta. Sporæ 76 1,
Elateres 200 y., bi-trispiri, spiris arctissime tortis. Andrecia rotunda vel
oblonga vel furcata, in ramulis femineis flori approximata vel in ramulis
posticis omnino masculis, e fronde feminea ortis.
Hab. Italia Voltri (Baglietto) Mentone (Moggridge).
26. P. mexicanum Ldbg. et G. Syn. Hep., p. 519.
Monoica, major, tenera, viridis, postice purpuracens. Frons usque ad
3 cm. longa, 7 mm. lata, ex apice innovata. Siomata parva, 5—6 cellulis
obconicis circumdata, parietibus radialibus valde incrassatis, incrassatione
stellatim attenuata ; cellulæ epidermidis trigone incrassatæ. Squamæ pos-
ticæ late semilunatæ, abrupte appendiculatæ, appendiculo simplici,
anguste lanceolato, longe attenuato, duplo fere longiore quam squama.
Carpocephala subsessilia, pedunculo apice longissime barbato, bi-vel
trilobata, vertice profunde exciso-cornuta, cornubus obtusis recurvo-
coniventibus. Elaieres trispiri, maximi, 450 y. Sporæ 85 y. Andræcia
in ramulis parvis posticis, lateralibus.
Hab. Mexico (Liebmann).
84
788 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Plagiochasma.
27. P. lanigerum (Spruce) St.
Syn. Aitonia lanigera Spruce. Bot. Soc. Edimb. XV, p. 568.
Monoica vel dioica, minor, in latas plagas expansa, tenuis, pallide
viridis, margine et posiice purpurascens. Frons usque ad 15 mm. longa,
7 mm. lata subplana, alis altenuatis plicatulo-crispatis, crenulatis, costa
angusta. Stomata parva, poro minimo, cellulis 5 obconicis eircumdato;
cellulæ epidermidis trigone incrassatæ; squamæ posticæ roseæ oblique
ovatæ, longe appendiculatæ, appendicula basi haud constricta, squamæ
æquilonga, lanceolata, acuta. Carpocephala pedunculata, pedunculo tenui,
8 mm. longo, apice barbato, paleis filiformibus. Capitula biloba, vertice ad
1/3 exciso-bicornuta, cornubus recurvo-conniventibus. Sporæ 68 y, Ela-
ieres 205 y, bi-quadrispiri. Andrecia bifurcata, flori femineo approximata
vel in fronde propria.
Hab. Andes quitenses (Spruce).
c. Incertæ sedis.
«. Macropora.
28. P. Schimperi St. n. sp.
Dioica, magna, pallide-virens, tenuis. Frons usque ad 2 cm. longa, late
obcordata, 15 mm. lata, ex apice innovata vel dichotome ramosa, ramis
late obeonieis, plana, costa lata, marginibus minus attenuatis. Siomata
magna parum convexa, poro cellulis 5-6 obconicis, 3-4 seriatis circum-
dato. Squamæ magnæ, sanguineæ, late semilunatæ, longe appendiculatæ,
appendiculis anguste ligulatis, basi constrictis, apice breviter acuminatis,
acutis. Andræcia in disco magno, paleis brevibus lanceolatis purpureis
cincta. Reliqua desunt.
Hab. Abyssinia, in monte Semen (Schimper).
Facile distinguenda fronde latissima.
8. Micropora.
29. P. extensum St. nsp.
Dioica, glauco-virens, subtus purpurea, valida, carnosa, in latas plagas
expansa. Frons 3-2 cm. longa, 5 mm. lata, simplex vel furcata, late
linearis, costa crassa bene producta, alis atlenuatis, antice plana. Stomata
parva, poro minimo, cellulis 4-5 obconicis circumdato; cellulæ epider-
85
Plagiochasma. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 789
midis trigone incrassatæ. Squamæ posticæ maximæ, atro-purpureæ, latis-
sime semilunatæ, ad 3/4 trifidæ, laciniis magnis, attenuatis. Flores feminei
paleis numerosis parvis lanceolatis purpureis circumdati; pistilla magna
e disco sessili longe producta.
Hab. Australia occident. (Elder Exploring Exp. Camp. 10 (Helms).
Crassitudine frondis et squamis giganteis longeque trifidis bene dis-
tincta.
30. P. subplanum (Spruce) St.
Syn. Aitonia subplana Spruce, Bot. Soc. Edimb. XV, p. 567.
Dioica, major glauco-viridis, postice marginibusque purpurascens.
Frons usque ad 3 cm. longa, 10 mm. lata, ex apice innovata vel e latere
costæ ramosa, antice plana, costa angusta, parum producta, alis adscen-
dentibus tenerrimis, venoso-strialis, plicatulo-crispatis. Siomata parva,
poro minimo cellulis 4-5 obconicis circumdato; cellulæ epidermidis haud
incrassatis. Squamæ parvæ, roseæ, imbricat&, late semilunatæ, abrupte
appendiculatæ, appendiculis anguste ligulatis, 4 cellulas latis, apice bre-
viter acuminatis. Carpocephala (ipse haud vidi) breviter pedunculala,
pedunculo apice longe barbato, paleis pallidis, angustis longe subulatis.
Involucra 1 vel 2; sporæ 50 y. Elateres 300 y tetraspiri, obtusi. Andræcia
magna. raro rotunda, pro more inæqualiter lobatim-furcata.
Hab. Andes quitenses, Canelos (Spruce).
Zu dieser Gattung gehören ferner die folgenden Arten, welche in
keinem europäischen Herbar existieren und wahrscheinlich ganz ver-
loren gegangen sind; da ihre Beschreibungen sich lediglich auf gene-
rische Merkmale beziehen, ist es nicht möglich, die Diagnosen wieder-
zugeben; nach den Abbildungen wird vielleicht Plagiochasma polycarum
Griff. und Plagiochasma pingue (sub Athalamia Falconer wiederzuer-
kennen sein.
Es sind:
P. megacarpum Griff. Notule, p. 337.
P. paradoxum Griff. ibidem, p. 330.
P. polycarpum Griff. ibidem, p. 337.
P. pingue (Falc.) Steph. Linn. Soc. XX., p. 397.
31. P. pterospermum Mass. Acad. Verona, Vol. 73, p. 46.
Frons frucata vel ex apice innovans, oblonga, margine crenulala, antice
sordide viridis, postice atrosanguinea; squamæ ventrales subovatæ, bi-vel
trifidæ, laciniis sæpe sparsim ciliato-dentatis. Carpocephala 1-3 carpa,
BULL. HERB. BOISs., octobre 1898. 86 53
790 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Reboulia.
subtus barbata, pedunculo 2-3 mm. longo, fusco, striato, basi paleaceo.
Spore 60-80 y, hemisphærico-subpyramidales, reticulato-rugosæ et alato-
cristatæ, cristis sinuosis 9-12 y. latis, episporio punctato-scabro. Elateres
elongati, bispiri, medio 12 y crassi. Disci masculi subcordato-lunulati.
Hab. China in Mt Lunsanhuo (Giraldi).
Aus der Abbildung ist an wichtigen Merkmalen noch zu ersehen, dass
die Pflanze monoecisch ist, dass die Stomata gross sind und aus 8 Zellen
bestehen, die in 5 concentrischen Reihen den grossen Porus umranden.
Die Zellwände der Epidermis und des Porus sind ohne alle Eckenver-
dickungen gezeichnet (?). Das wichtigste Art-Merkmal, die Bildung des
Fruchtkopfes ist aus dem Bilde nicht zu erkennen, da er in Fig. 1 einen
abgerundeten, in Fig. 2 einen kegelförmig emporragenden Scheitel trägt;
wahrscheinlich ist die Pflanze identisch mit meinem P. fissisguamum
aus der gleichen Gegend.
REBOULIA Raddı.
Opuse. se. Bol. IL, p. 357.
Plantæ frondosæ, majusculæ, terresires, rupicolæ vel muscicolæ, in
latas plagas expansæ, radiculis brevibus arcte repentes, virides vel plus
minus flavescentes, postice purpureæ. Frons usque ad 4 cm. longa, 15 mm.
lata, furcata, sub apice vel e latere costæ innovata, linearis vel oblonga
vel obcordata, subplana, margine crenulata, apice florifero profunde
biloba. Costa crassa, postice sæpe subcarinata, sensim in alas attenuata;
stratum anticum cost æquialtum, cavernosum, cavernæ amplæ, inæqua-
les, pro parte poriferæ, lamellis accessoriis numerosis, apice sæpe liberis,
erectis vel pendulis auctæ. Cellulæ epidermidis valde incrassatæ; stomata
simplicia, magna, valde convexa, poro parvo 6 cellulis sexseriatis circum-
dato.
Squamæ posticæ purpureæ, oblique lunatæ,appendiculis parvis gemina-
tis anguste linearibus, basi constrictis, apice acutis. Inflorescentia monoica
vel dioica. Andrecia in pagina antica frondis, parva disciformia, paleis
parvis circumdata; antheridia numerosa, ostiolis verruciformibus.
Carpoceyhala longe vel longissime pedunculata; pedunculus, e fundo
nudo alveoli terminalis ortus, basi apiceque longe paleaceus, paleis api-
calibus filiformibus, hyalinis, basalibus brevioribus anguste lanceolatis
87
a
Reboulia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 791
purpureis, unisulcatus, superficie varie profundeque carinatus. Capitula
4-6 lobata, lobis ad medium solutis obtusis, junioribus decurvis, in ætate
patulis, subtus valvatim involucratis. Stomata composita, poro interno
parvo, cellulis conico-oblongis, radialiter et convexo-conniventibus cir-
cumdato; involucra e margine loborum orta, sub lobis evoluta (haud
interlobulares) monogyna, inflata, marginibus conniventibus, primo clausa,
subinde rima dehiscentia, valvulis late apertis. Perianthia nulla. Capsula
magna brevipedicellata, magno bulbo inserta, apice operculo bene defi-
nito dehiscens, dein irregulariter fissa, pariete unistrata viridi, cellulis
apicalibus (operculi) brevioribus magisque robustis, annulo 2-3 cellulas
lato. Sporæ flavescentes, magnæ, 35 y late alatæ, ala aspera, in facie
convexa reticulatim lamellatæ, lamellis angulatim repandis. Elateres lon-
giusculi, usque ad 260 vw, fusiformes, flavescentes, bi-vel trispiri.
1. R. hemisphzerica (L.) Raddi.
Syn. Marchantia hemisphærica L. Sp. PI. p. 1604.
R. javanica Nees. Syn. Hep., p. 549.
R. longipes Sande in Miquel Fl. japon., p. 373.
R. microcephala (Taylor) Nees. Syn., p. 790.
R. Sullivanti Lehm. Pag. X, p. 28.
Diese sehr polymorphe, auf der ganzen Erde verbreitete Art variirt
sehr in der Grösse des Laubes; in allen wesentlichen Theilen stimmen
aber die Pflanzen aller Länder überein, so auch die sehr abweichende,
als R. longipes beschriebens Pflanze, welche eine schlecht entwickelte,
über Moosen wachsende Form ist, mit sehr langen, dünnen pedunculis
und kleinen Fruchtköpfchen; sie zeichnet sich auch durch eine sehr
reiche ventrale Astbildung aus.
Hab. Europa, haud rara, pr&cipue in terris mediterraneis, Asia minor,
Himalaya (Gamble), Japonia (Miyoshi, Faurie, Tokubuschi, Makino, Inouë),
Java (Junghuhn, Schiffner), Caucasus (Kärnbach, Radde, Levier), Amer.
septentr. haud rara. Mexico (Stahl), Brasilia (Lindman), Africa Transvaal
(Mac Lea), Abyssinia (Schweinfurth), Australia Queensland (Bailey), New
Zealand (Kirk).
88
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. Grimaldia.
1
an
ho
GRIMALDIA Raddi.
Opuse. sc. Bol. II, p. 356.
Plantæ frondosæ, minores, gregarie crescentes, terrestres vel rupicolæ,
radiculis brevibus arcte repentes, virides, sublus interdum purpureæ.
Frons furcata, sæpe e latere costæ innovata vel ex apice innovata, linearis,
antice canaliculata; costa crassa, fere semper acute carinala. Stratum
anticum alte cavernosum, cavernæ pro parte solum poriferæ sub epider-
mide filis erectis liberis dense repleiz. Siomata simplicia, valde convexa.
Cellulæ epidermidis magis alte quam late. Squamæ posticæ magnæ vel
maximæ, biseriatæ, pro more appendiculis geminatis magnis, lanceolatis
instructæ. Inflorescentia monoica vel dioica. Andrecia in dorso frondis.
Antheridia vel dispersa vel in soros aggregata nuda, ostiolis verrucifor-
mibus, purpureis. Carpocephala longe vel longissime pedunculata, pedun-
culo — strato hypoporo recedente, ex apice costæ orto, postice sulco
singulo profundo instructo, basi paleaceo. Capitula parva, vertice convexa
alteque papulosa, stomatis compositis ut in Reboulia, breviter quadriloba.
Involuera (sub lobis evoluta, haud interlobulares) normaliter 4, e mar-
gine loborum orta, oblique descendentia, monogyna, inflata, tempore
maturitatis late hiantibus. Perianthia nulla. Capsula sphærica, brevipe-
dicellata, bulbo magno inserta, operculo bene definito dehiscens, annulo
distincto. Calyptra tenera. Elateres breves, fusiformes 3 spiri. Sporæ
magnæ, laxe reticulatæ, areolis convexo-prominulis vel bullosis.
1. Grimaldia dichotoma Raddi L. c.
Syn. G. angustifolia (Necker) Lindb.
Monoica et dioica, fusco-viridis, dense gregaria. Frons usque ad 3 cm.
longa, anguste ligulata, interdum furcata (præcipue in fronde g') pro
more simplex, apice (rarissime postice) innovata, crassa, antice canalicu-
lata, postice convexa; costa humilis, Carina postica minus distincta;
stratum anticum altum, filis chlorophylliferis longis, usque ad epider-
midem protraclis. Stomata anguste alteque papulosa, poro parvo sex cel-
lulis conicis, 4-5 serialis circumdato. Cellulæ epidermidis haud incras-
satæ. Squamæ posticæ magnæ, purpureæ, appendiculis geminatis remotis
e lata basi anguste lanceolatis; tertia squamarum series mediana inter-
dum costæ insidens.
89
Grimaldia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 793
Carpocephala plus minus longe pedunculata, pedunculus e fundo nudo
ortus, basi paucis paleis armatus, apice pro more nudus, compressus,
varie humiliterque costatus, canali parvo subeylindrico percursus; capitula
parva vertice rotundata, stomatis humilibus, normaliter quadriloba. Invo-
lucra parum divergentia, ore integerrimo. Capsulæ cellulæ basales
teneræ 17 X 68 y, annuli 25 X 25 u operculi valide 35 X 68 y. Sporæ
60 u, brunneæ alte papulosæ. Elateres concolores, tenues 170 y longi.
Andræcia in fronde repetita, sæpe regulariter seriata vel in soros plus
minus regulares aggregala.
Hab. Germania, Tirol. Gallia austr. (Montagne). Gr&cia (Heldreich),
Portugal (Moller), Algeria (Trabut), Abyssinia (Schimper, Schweinfurth),
Fenerifa (Aurel Krause), Madeira (Fritze), Insulæ Canarienses (De la
Perrandiere), Himalaya, Chitral (Harris) et Ralan Valley (Duthie), Cau-
casus (Brotherus).
2. G. capensis Si. n. sp.
Monoica, minor, fusco-viridis, postice subatra. Frons usque ad 15 mm.
longa, 2 mm. lata, linearis, parum ramosa, crassa, fragilisque, postice
valde convexa, longe rhizifera, antice plana, marginibus attenuatis
adscendentibus. Stratum anticum anguste cavernosum, stomata parum
elevata, minima, 6 cellulis parvis biseriatis formata. Cellulæ epider-
midis maxime incrassatæ, trigonis magnis, sepe confluentibus. Squamæ
posticæ magn&, imbricatæ, oblique semilunatæ, apice breviter bifidæ,
laciniis anguste lanceolatis, sinu lato acuto discretis, flexuosis, parvicellu-
laribus, interdum cellula prominente paucidentatis. Andrecia in fronde
feminea repetita, antheridiis biseriatis, alternantibus, ostiolis parvis,
nudis. Carpocephala breviter pedunculata, pedunculo e fundo apicalı
costæ orto, margine paleaceo, paleis purpureis lanceolatis apice filifor-
mibus. Capitula parva, ceterum iis G. dichotomæ simillima, basi pauci-
paleacea, paleis linearibus purpureis, brevissimis. Capsulæ cellulæ
basales teneræ, hyalinæ 47 X 34 y, annuli 17y similes; operculum
magnum brunneum, bene definitum, cellulis magnis 35 X 35 y validis
formatum. Elateres breves usque ad 140 u, trispiri, fusiformes, flaves-
centes. Spore 50 y rufe, in facie convexa reticulatimpapulosæ, papulis
parum convexis, ala angusta levi.
Hab. Transvaal, Bloemfontein (Rehmann).
Bene distincla stomatis minutis et sporis rufis parum papulosis.
90
79% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Grimaldia.
3. G. californica St. n. sp.
Dioica, pallide-virens, gregarie crescens. Frons usque ad 25 mm.
longa, 4 mm. lata, interdum furcata, pro more ex apice innovata, ramulis
femineis a latere cost» ortis, crassa, antice subplana, marginibus acutis
erectis, costa valida (duplo tamen humilior quam stratum anticum) pos-
tice convexa mediaque carinatim angustata, in carina ipsa solum radicel-
lifera.
Siratum anticum altum, lamellis confertis, fila chlorophyllifera longis-
sima gerentibus. Siomata parva, minus convexa, 6-8 cellulis conicis, in
lumen pori obtuse prominulis circumdata, eirculo proximo cellularum
late insidentibus; cellulæ epidermidis trigonis validis sæpe confluentibus
incrassatæ. Squamæ ventrales magnæ, purpureæ, appendiculis geminatis
(interdum solitariis) armatæ, e lata basi acuminatis, varie curvatis, irre-
gulariter dentatis vel spinosis. Carpocephala semper in ramulo postico
obcordato, e latere costæ orto, apicalia, e fundo nudo costæ longe pedun-
culata; pedanculus basi purpureus, superne decoloratus, usque ad 25 mm.
longus, basi paleis parvis lanceolatis hirtus, ceterum omnino nudus,
parum sulcatus, canali parvo angusto percursus, in sectione transversa
ellipticus. Capitula parva, stomatis papulosa, alte umbonata, vertice
rotundata, breviter 3-4 loba; involucra valde attenuata, parum diver-
gentia, ore amplo integerrimo. Capsula fusco-rubra, cellulis basalibus
validis; operculum haud vidi. Sporæ 60 y., fusco-rufæ, papulis numerosis
minus alte convexis. Elateres concolores, 3 spiri, spiris laxe tortis. Anthe-
ridia haud seriata sed in parvos soros aggregata.
Hab. California Yosemite Valley (Bolander). Primo visu distinguenda
squamis grosse armatis.
4. G. pilosa (Horn.) Lindb. Musci. scand., 1879, p. 1.
Syn. : Duvalia pilosa Lindb. in Hartm. Fl. Scand. X, p. 154.
Marchantia pilosa Hornem. Fl. Dan. VIII, p. 24.
Grimaldia carnica Mass. Ann. Inst. bot. Rom. II, p. 54.
Monoica, minor, pallide viridis. Frons usque ad 2 mm. longa, repetito
irregulariterque ramosa, ramis masculis postico-lateralibus, antice canali-
culata, postice convexa, costa angusta, abrupte producta, carinatim angus-
tata, subacuta; siratum anticum altum, lamellis minus confertis, fila
chlorophyllifera breviora epidermidem haud attingentia, e cellulis inflato-
papulosis formata. Siomata magna, maxime bullosa, in ætate ubique
rupta, poro parvo, a 6 cellulis conicis sexserialis circumdato. Squamæ
posticæ magnæ, purpureæ, margine repando-angulatæ et cellulis clavatis
91
Grimaldia. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 795
dense ornatæ, appendiculo solitario, hyalino, anguste lanceolato, basi cel-
lulis prominulis dentato, superne longe filiformi. Carpocephala e fundo
nudo apicali orta, pedunculo ubique, præsertim basi apiceque longe
paleaceo, paleis subdentatis, subcylinärico, sulco amplo profundo per-
curso. Capitula magna verlice rotundata, papulosa, stomatis multo mino-
ribus et minus elevatis, involuera brevia, parum divergentia, ore integer-
rimo valde attenuato. Capsulæ cellulæ hyalinæ, teneræ 35 X 85 y,
annuli 35 X 35 y, operculi brunneæ, valide 35 X 85 u. Sporæ flaves-
centes 68 u alte papulosæ. Elateres concolores, trispiri, fibra crassa, laxe
torta, 240 u longi, ubique fere æquilati.
Andræcia in ramulo parvo postico e latere costæ orto (semper ?).
Hab. Norvegia, Suecia (Arnell) Lapponia, Fennia, Sibiria, Amur (Maxi-
mowicz), Jenisei (Arnell), /talia Belluno.
Bene distincta magnis capitulis longe barbatis, Andrecüs parvis ven-
tralibus et squamarum appendiculo dentato.
5. G. fragrans (Balbis) Corda.
Syn. Marchantia fragrans Balbis. Act. Taur. X et XII.
Grimaldia inodora Wallr. Linnæa XVI, p. 686.
Grimaldia sessilis Sull. Hep. Am. sept., t. VI.
Grimaldia barbifrons Bisch. Nova Acta XVII, p. 1028.
Dioica, parva, gregarie crescens. Frons usque ad 20 mm. longa, late
oblonga, pro more simplex, interdum furcata vel postice innovata, crassa,
antice profunde canaliculata, marginibus erectis; costa alta (dimidium
altit. frondis), postice valde angustata, dein alte obconica, medio infimo
obiuso radicellifero. Siratum anticum conferte lamellatum, fila chloro-
phyllifera longa, usque ad epidermidem fere protracta, e cellulis longis
cylindricis formata. Sfomata parva, minus papulosa, poro a 6 cellulis
obconicis 3 seriatis circumdato. Cellulæ epidermales valde incrassatæ,
trigonis sæpe confluentibus, minus distinctis. Squamæ posticæ, præsertim
in frondis apice, maximæ, imbricatæ, frondem longe superantes, purpu-
reæ, appendiculis geminatis longissimis, hyalinis, lanceolatis, integerrimis.
Carpocephala breviter pedunculata, pedunculus subeylindricus, sulco
profundo angusto percursus, basi apiceque dense paleaceus, paleæ hyalinæ,
basales comatæ breviores, apicales e basi angusta longeque lineari lanceo-
late acutæ, varie lortæ. Capitula parva, centro parvo hemisphærico bene
definito, valde papuloso, normaliter quadriloba, involucris divergentibus,
ore tenui integerrimo. Capsula dilute-brunnea cell. basales 25 X 70 y,
annuli 25 X 25 u, operculum humile, vix ‘/: altit. capsulæ, cell.
92
FA
796 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Neesiella.
50 X 50 y, valde incrassatæ. Elateres 200 y. trispiri, laxe torti. Sporæ
50 y papulis minoribus minusque elevatis. Andræcia in soros irregulares
aggregala.
Hab. Germania Harz, Schlesien, Nordhausen, Halle, Baden. Mähren,
Tirol, Italia, Gallia (Montagne), Helvetia Wallis (Bernet, Solms.), Nor-
vegia (Kaalaas), Fennia (Lindb), Caucasus (Boissier, Brotherus), Sibiria,
Jenisei (Arnell), America septentr. (Rau) (Eggert).
6. G. graminosa (Griff). Schffn. Engl. et P. Hep., p. 32.
Syn. Reboulia graminosa Griff. Notulæ IL p. 336.
Dioica. Frons ex angusta basi oblonga, simplex vel furcata, antice
viridis, margine purpurea, squamis remolis purpureis acutis. Carpoce-
phala longe pedunculala, pedunculo e fundo nudo apicali orto, hasi paleaceo,
sulco singulo percurso, antice stomatis rudimentarüs insiruclo, apice
paleis villoso. Capitula conico-globosa, papulosa, radiatim quadriloba,
involucris profunde solutis unifloris, bivalvis, membranaceis; perianthio
nullo (« ovario nudo »). Capsula sphærica, bulbo inserta, ore irregu-
lariter dentata, ut videlur circumseissa, parielibus unistratis (« cellulis
simplicibus. ») Stomata haud elevata, superficiales, siratum anticum sat
altum, cellulis vel filis erectis dense repletum. Spor& reticulatim cristatæ.
Hab. Afganisian, Otipore (Griffith).
Die vorstehend in ihren Erfordernissen übersetzte Diagnose kann
vielleicht ein Wiedererkennen der Pflanze ermöglichen; es existieren
keine Exemplare derselben in Europa. Nach der Beschreibung sollte man
die Pflanze für eine Grimaldia halten; wenn aber die pedunculi an ihrer
dorsalen Seite wirklich rudimentäre -Lufthöhlen tragen, so passie sie
schlecht in dieses Genus.
NEESIELLA Schfin.
in Engler et Pr. Hep., p. 32.
Syn. Duvalia Nees. in Magazin Berl. Ges. Nat. Fr. VIII, p. 271.
Plantæ frondosæ, arcte repentes, rupicolæ, parvæ, spongiosæ, dilute
virides. Frons linearis, furcata vel ex apice innovata, apice profunde
inciso-biloba, antice subplana. Costa crassa, postice plano-convexa; sira-
93
Neesiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 797
tum anticum duplo altius, cavernosum, cavernæ amplæ, unistralæ, lamellis
accessorüs auctæ. Stomata simplicia, e cellulis 6-7 radiatis superficialibus
et vix convexis formata, poro parvo; epidermis tenera, facile rupta, caver-
nis dein late apertis. Squamæ posticæ irregulariter distributæ, violaceæ,
sæpe dentatæ facillime evanidæ. Inflorescentia monoica. Andrecia disci-
formia, paleis minutis eircumdata, ostiolis papilliformibus. Carpocephala
plus minus longe pedunculata, pedunculus strato hypoporo recedente e
costæ apice ortus, crassus, sulco profunde singulo percursus, basi apiceque
interdum etiam in medio paleaceus; capitula hemisphærica, cavernis
bullatim inflatis, stomatis compositis ut in Reboulia, normaliter quadri-
radiata, radis decurvis, subtus ad pedunculum concurrentibus ibidemque
ad annulum vaginæforme (pedunculum obvelantem) conjunctis, ceterum
erassis, postice multo angustioribus. Involucra e margine radiorum orla,
id est interradiala, tenera, tempore maturilatis valde inflata, ore tamen
capsulæ diametro angustiore. Perianihia nulla. Capsula sphærica magna,
brevipedicellata, bulbo magno inserta, operculo rupta. Cellulæ basales
elongatæ teneræ, operculares interdum bistratæ, minores, valde æqua-
literque inerassatæ, annulo parvo cellulari distincto. Ælateres vix atte-
nuali trispiri, Sporæ tetrædræ, grosse papulosæ. Andrecia flori fem.
approximata, in ramis parvis lateralibus, funde nudo apicali inserta
minima, disciformia, paucis paleis cincta, ostiolis papilliformibus.
1. Neesiella rupestris (Nees.) Schffn. L. c.
Syn. Duvalia rup. Nees. 1. c.
Monoica, mediocris, gregarie crescens. Frons usque ad 2 cm. longa,
plus minus ramosa, interdum ex apice innovata; costa crassa, plano con-
vexa, siratum anticum quam costa triplo altius, laxe cavernosum; séomata
parva subplana, poro a 6 cellulis angustis 2 vel 3 seriatis circumdato;
cellulæ epidermidis haud incrassatæ. Squame posticæ valde variabiles et
irregulares, appendiculo singulo acuminatæ vel bilobæ, lobis varie
obtuseque dentatis, apice sæpe breviter bis bifidiss Carpocephala valida,
longe pedunculata, pedunculus compresso-cylindricus, lævis, sulco pro-
fundo angusto percursus, labiis obtusis, basi apiceque paucis paleis hya-
linis et lanceolatis armatus. Capitula hemisphærica, alte papulosa; invo-
lucra brevissima, tenera, capsulæ egressu rupta. Capsulæ cellulæ basales,
35 X 68, annuli 25/25 &, operculi 68 X 68 v. Spore 60 u. Elateres
240 y. Andrecia in ramis parvis apicalibus, ad latera carpocephali ortis,
ovalo-disciformia, paleis hyalinis cincta.
Hab. Europa, Japonia (Faurie), Amer. sepientr. (Bau).
94
798 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. Neesiella.
2. N. chilensis (Mont) Steph.
Syn. Grimaldia chilensis Mont in d’Orbigny Voy. Amer. mérid. Bot.,
p. 53.
Monoica, pusilla, fusco-viridis, postice subatra, dense stratificata; frons
3-4 mm. longa, simplex, in planta fruclifera inæqualiter furcata, ramulo
femineo brevi, altero increscente longiore, crassa, magis alta quam lata,
costa maxime producta, strato antico fere triplo altior, frons itaque altis-
sime radicellifera, antice plana, marginibus angustis tenerrimis adscen-
dentibus. Siratum anticum anguste cavernosum. Sfomata parva, ore
5-6 cellulis magnis circumdato, parietibus radialibus (ut in Cleveis) trigone
incrassalis, trigonis acutis, haud longe attenuatis. Squamæ posticæ valde
irregulares, sub lente fusco-violaceæ, in sicco atræ, oblique ovatæ, grosse
lobato-dental®, appendiculo abrupte angusteque lanceolato, aliæ parvæ,
varie lobatæ lacinulatæque. Carpocephala parva, breviter pedunculata,
pedunculus, e fundo apicali frondis, ubique nudus, basi crassus, superne
valde atteñuatus, compressus, varie costatus, sulco profundo angusto,
labiis tenerrimis. Capitula alte umbonata, papulosa, radiis validis ad
vaginam poslicam late descendentibus; involucra magna, multo magis
evoluta quam in reliquis, valida, oblique divergentes, ore amplo, capsulæ
egressu haud rupto. Sporae 35 p fusco-brunneæ, alte papulosæ. Elateres
concolores, trispiri, spiris anguste tortis. Andrecia pedunculo plus minus
approximata, sæpe totam superficiem frondis occupantia, ostiola hyalina
obtuse conica parum prominula. Capsulam ipsam haud vidi.
Hab. Chile. Quillota (Bertero).
Ohne allen Zweifel gehört diesa Pflanze nicht zu Grimaldia, sondern
steht Neesiella, am nächsten, besonders in der Bildung des Fruchtkopfes;
auch die violetien Ventralschuppen sind typisch für Neesiella; ganz
abweichend dagegen sind die sternförmig verdickten Stomata; ich habe
schon bei Plagiochasma, wo ähnliche vorkommen, darauf hingewiesen,
dass ihr Bau kein zuverlässiges generisches Merkmal abgiebt und dass
sie der Anpassung unterliegen wie alle vegetativen Organe.
3. N. longiseta St.
Syn. : Duvalia longiseta St. Bull. Herb. Boiss., V, p. 88.
Duvalia intermedia? Aust. Ac. Phila,, 1869.
Monoica, minor, muscicola, pallide-virens. Frons tenuis, plana, usque
ad 15 mm. longa, oblongo-obcuneata, ramis longe coalitis sæpe latissima,
apice profunde biloba, marginibus longe attenuatis. Costa plano-convexa,
fronde plus duplo angustior, bene producta, abrupte sub alas desinens;
95
IR
f 3
Neesiella. FRANZ STEPHANI. SPECIES HEPATICARUM. 799
radiculis sæpe interrupte vel omnino violaceis. Sératum anticum costæ
plus triplo altius, laxe cavernosum; stomata minima, 6 cellulis tener-
rimis circumdata. Cellulæ epidermidis trigonis magnis incrassatæ. Squamæ
posticæ integerrimæ, appendiculo longo, laxe reticulato, basi maxime
constricto superne lanceolato acuto. Carpocephala longissime peduncu-
lata; pedunculus 6 cm. longus capillaceus, subteres, varie obtuseque cos-
tatus, canali amplo profundoque percursus, labiis obtusis, basi apiceque
paucis paleis longis linearibus hyalinis ornatus. Capitula parva (2 mm.
in diam.) hemisphærica, alte papulosa, radiis angustis subtus ad brevem
vaginam confluentibus; involucra brevia tenerrima, ore parvo, quam cap-
sula multo angustiore. Capsulæ cellule basales 25 X 70 „ annuli 25 X
25 „, operculi valde æqualiterque incrassatæ, subatræ, bistratæ, 34 X
34 u. Sporæ 60 y, grosse conico-papulosæ. Elateres 340 », 3 spiri, spiris
fusco-rufis, confertim tortis. Andræcia disciformia, rotunda, minuta, sub-
nuda.
Hab. Japonia, Nemuro (Faurie),
96
800
Monographie der Disperideæ
von
Rudolf SCHLECHTER
Die Ophrydeen-Gruppe der Disperideæ, welche ungefähr der Bentham-
schen Gruppe Corycieæ entspricht, ist zusammen mit den Diseæ, die am
besten gekennzeichnete Gruppe im Tribus.
Bentham und nach ihm Pfitzer haben Corycium von Pterygodium
getrennt gehalten; da es jedoch, wie schon Bolus richtig bemerkte, gar
keinen Unterschied giebt, so habe ich mich gezwungen gesehen, Cory-
cium einzuziehen und die Gruppe nun nach der grössten der Gattungen
Disperideæ zu nennen.
Unter den Ophrydeen gehört diese Gruppe wohl sicher zu den formen-
reichsten. Bald finden wir sehr kleine, zierliche Formen mit einer oder
wenigen Blüten, die habituell an Pogonieen erinnern, bald robuste Arten
mit vielblütigen Trauben oder Aehren, die den Habitus der Orchis-Arten
imitiren. Noch grösserer Formenreichtum tritt bei den Blüten zu Tage;
besonders bei der Gestaltung des Labellums, welches meist mit einem
sehr eigenartigen Forisatze geschmückt ist. Bei Disperis bildet das
Labellum die bizarrsten Formen. Die Sepalen sind meist oblong oder
eiförmig, auch lanzettlich, bei Disperis sind sie mit einem Säckchen oder
Sporn in der Mitte versehen, in dem sich, bevor die Blüten sich öffnen,
die Klebmassen entwickeln. Die beiden seitlichen Sepalen sind zuweilen
frei, häufiger am Grunde, bis zur Mitte oder gar überhaupt (wie bei
Cypripedium) verwachsen. Die Petalen sind meist fest mit dem mittleren
Sepalum verklebt und bilden dann mit diesem einen Helm. Auch hier
steht Disperis wieder voran, da in einigen Fällen bei der Sektion Ana-
phyllum der Helm in einen aufsteigenden Sporn ausläuft, dessen beide
(2) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDE.E. 801
Seiten von linealischen Lappen der Petalen gebildet werden, die dann
mit dem schmallinealischen Sepalum dorsale, welches die Rück- und
Vorderseiten bildet, verwachsen sind.
Die Charaktere der Gruppe liegen in der vielgestaltigen, meist mit
einem Anhängsel versehenen Lippe, dem polsterartigen, nicht scharf
begrenzten, häufig durch das darüberliegende Labellum in zwei Hälften
geteilte Stigma und besonders in dem stark verbreiteten, die An-
there meist überdeckenden Rostellum und dem auffallend breiten
Antheren-Connectiv. Hierzu kommt dann noch die noch mehr als bei
den meisten Diseen zurückgeschlagene Anthere.
Die geographische Verbreitung ist ziemlich genau dieselbe wie die der
Diseæ.
Ceratandra gehôrt hauptsächlich der südwestlichen Region Süd-Afrikas
an. Nördlich geht sie nur bis Clanwilliam, östlich bis Albany, wo sie
durch €. grandiflora Ldl. vertreten wird.
Pterygodium hat eine weilere Verbreitung, scheint aber nicht über
die Grenzen der südafrikanischen Flora hinauszugehen. P. volueris Ldl.
geht im Nordwesten bis nach Klein-Namaqualand hinein, während P.
magnum Rehb. f. östlich bis weit in Transvaal hinein zu finden ist und
vielleicht noch weiter nördlich. Der Entstehungsherd der Pterygodien ist
wohl ohne Zweifel in der Südwestecke der Cape-Colony zu suchen.
Pflanzengeographisch sehr interessant ist das Auftreten des P. hastatum
Bolus in Transvaal, das mit dem P. catholicum Sw. aus der südwestlichen
Ecke der Cape-Colony nahe verwandt ist. Dies scheint darauf hinzu-
deuten, dass Pterygodium früher eine viel grössere Ausdehnung gehabt hat.
Disperis endlich, die grösste der drei Gattungen, hat auch eine höchst
interessante geographische Verbreitung. Auch hier ist das südwestlichste
Kapland als Centralstelle der Gattung anzusehen. Von hier aus dehnt
sich das Gebiet mehr oder minder über das ganze tropische Afrika aus.
D. anthoceros Rchb. f. ist auf den Gebirgen Abyssiniens, Ost-Afrikas und
nach Süden bis in Natal hinein verbreitet. Auch auf den Comoren, Mada-
gaskar und Mauritius finden sich verschiedene Arten. Zwei, D. neil-
gherensis Wight und D. zeylanica Trimen sind sogar in Vorder-Indien
zu Hause. Auch hier ist das Verbreitungsgebiet der Arten früher wohl
noch ausgedehnter gewesen.
802 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Schlüssel der Gattungen.
A. Lippenplatte hängend oder vorgestreckt.
I. Wurzel knollig. Lippenplatte ohne deutlichen Callus 1. Pierygodium Sw.
If. Wurzeln zylindrisch, mit wolligem Indument, Lippenplatie mit grün-
lichem, glänzendem, deutlich sichtbarem Callus.... 2. Ceratandra Ekl.
B. Lippe ganz aufrecht, unter dem Helm verborgen ......... 3. Disperis Sw.
I. Pterygodium.
Pterygodium Sw. in Act. Holm. (1800), p. 217, t. 3. E.; Thbg., Fl. cap.
(1823), p. 22; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 366; Bth. et Hook. f., Gen.
pl. v. II (1883), p. 632; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 183.
Ommatodium Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 369.
Corycium Sw., in Act. Holm. (1800), p. 220; Thbg., Fl. cap. (1823),
p. 20; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 368; Bth. et Hook. f., Gen. pl. v. III
(1883), 633; Bol, Orch. Cape Penins. (1888), p. 179.
Sepalum posticum lanceolatum vel oblongum rarius lineare, cum
petalis persæpe majoribus plus-minus concavis in galeam agglutinatum,
sepala lateralia nunc patenti-divaricata nunc patula, rarius deflexa, libera
aut plus minus connata. Petala rhomboidea vel oblonga integra vel mar-
gine exteriore crenulato-serrata, concava. Labellum pendulum lineare
vel oblongum, sæpius apice lobulatum, e basi in appendicem erectum
supra antheram reflexum, polymorphum productum. Anthera brevis,
loculis plus minus dissitis, erectis vel adscendentibus, canalibus abbre-
viatis; rostellum breve, brachiis glanduliferis brevibus sudivaricatis;
sigma pulvinatum nunc hippocrepiforme nunc transverse oblongum
nunc labello in stigmata 2 dissita divisum. Ovarium cylindricum sæpius
alte rostratum.
Herbæ terrestres austro-africanæ, habitu nunc gracillimæ nunc validæ;
tuberibus ovalibus vel pisiformibus; caule nunc pauci, nunc plus minus
dense foliato; floribus nunc paucis, nunc mullis in spica dense cylindrica.
Eine ziemlich polymorphe Gattung, welche mit Ceratandra Mund nahe
verwandt ist. Sie unterscheidet sich von jener am besten durch die
(4) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 803
Knollen, und die Blattbildung, das Fehlen des Callus auf dem Labellum,
meist sehr stark entwickelte Lippenfortsätze und den häufig mehr kon-
kaven oder kugeligen Helm, welcher.durch das dichte Anhaften der Peta-
len an das Sepalum intermedium gebildet wird.
Es ist mir nicht gelungen, irgend welche Unterschiede zu finden, auf
welche hin sich Corycium Sw. noch länger von Pierygodium getrennt
halten lässt. Man nahm allgemein die verwachsenen seitlichen Petalen
und den kugeligen Helm als Gattungscharakter an. Dass diese Charaktere
aber nicht stichhaltig sind, beweisen die Arten, welche ich in der Sektion
Eleuterocorycium untergebracht habe, durch welche alle Unterschiede
zwischen dem typischen Pierygodium ($ Eu-Plerigodium) und dem typi-
schen Corycium ($ Corycium) verwischt werden.
Schlüssel der Sektionen.
A. Labellum vorn, Platte unten.
I. Seitlichen Petalen nicht verwachsen.
a. Blüten meist wenige, in lockerer Traube, ausgebreitet, Lippen-
anhängsel flach aufrecht oder sattelartig, aber nicht zweispaltig,
Stengelblätter meistens nur wenige...... 1. Eu-Pterygodium Bol.
b. Blüten viele in dichter zylindrischer Traube, mehr oder weniger
stark zusammengezogen oder kugelig, Lippenanhängsel meist tief
zweispaltig oder zweiteilig, meist über die Columna zurückgebogen,
SienceNdichtibeblatiente 2. Eleutero-Corycium Schlir.
II. Seitliche Sepalen zusammengewachsen, Helm kugelig.
3. Corycium Schlir.
B. Labellum hinten, Platte aufrecht.... ............. 4. Anochilus Schltr.
$ 1. Eu-Pterygodium Bol. Orch. Cape Penins. (1888), p. 183. — Omma-
todium Ldl. Gen. Spec. Orch. (1838), p. 365. — $ Ommatodium Bol.
1. c. (1888), p. 183.
In diese Sektion habe ich alle die Arten gesetzt, welche eine lockere,
meist wenigblülige Inflorescenz, wenige Stengelblätter, ausgebreitete
Blüten und einen flachen oder sattelformigen Lippenanhängsel haben. Nur
das P. platypetalum Ldl., welches auch infolge des Lippenanhängsels in
der Sektion einzig dasteht, besitzt eine mehr konkave Blüte; doch ist es
301 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (5)
habituell den anderen Arten so ähnlich, dass kein Zweifel über seine
Zugehörigkeit zu dieser Sektion aufkommen kann.
Ommatodium Ldl. (Bolus! $ Ommatodium) habe ich auch hier unter-
gebracht, da die Unterschiede in der Anthere zu gering sind, ausserdem
aber nur sehr schwer entdeckt werden können. Die Spitze der Anthere
ist etwas nach innen gebogen, so dass die Klebscheiben unter ihr sitzen;
sonst gleicht sie, habituell sowohl wie in der Form der Blüten, den
übrigen Arten der Sektion.
Schlüssel der Arten.
A. Anthere an der Spitze nach innen gebogen, Klebscheiben daher unten.
Blüten in lockerer, vielblütiger Traube............... 1. P. Volucris Sw.
B. Anthere aufrecht oder aufsteigend, Klebscheiben davor oder darüber. Blüten
einzeln oder wenige.
I. Pflanze getrocknet, schwarz werdend, Wurzelblätter mehrere, in einer
hosette.nr no ee ER PEU TPS NE
Il. Pflanze getrocknet, nicht schwarz werdend, keine Wurzelblätter.
. Stamm mit einem gut ausgebildeten Laubblatte, Lippenanhängsel
a. Re Tage une CTP PR 3. P. platypetalum Lai.
b. Stammblätter mehrere, D nicht sattelförmig.
1. Lippenanhängsel kreuzförmig........... 4. P. cruciferum Sond.
2. Lippenanhängsel an der Spitze deutlich dreizähnig oder dreilappie.
* Labellum klein, oblong-keilförmig, kaum so gross als der
Anhämeselinn an ae 5. P. hastatum Bol.
** Labellum gross, nierenförmig, zweilappig, grösser als der
Anhaneseliar ae SERRE 6. P. Peutherianum Schlir.
3. Lippenanhängsel an der Spitze konkav, abgerundet oder haken-
förmig nach innen gebogen.
= babellumsbreitsszwellappıe. 22 7. P. caffrum Sw.
* Labellum schmal, linealisch.
+ Laubblätter zwei, Lippe nicht zerschlitzt 8. P. catholicum Sw.
++ Laubblätter zwei, Lippen an der Spitze etwas zerschlitzt.
9. P. Newdigate Bol.
Ei bauibblattensme ze en 10. P. acutifolium Ldl.
AL Dites TO ANA an 11. P. cleiotogamum Schltr.
1. Pterygodium Volucris Sw.
Herba erecta, glaberrima, 12-30 cm. alta; caule stricto vel rarius sub-
flexuoso 3-4 foliato; foliis ovato-lanceolatis acutis, basi vaginantibus,
(6) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 805
infimo patente vel humistrato ad 12 cm. longo, supra basin ad 5 cm.
lato, superioribus suberectis, marginibus basi altius amplectentibus,
sensim minoribus; spica erecta laxa vel subdensa, multiflora, subeylin-
drica; bracteis deflexis herbaceis lanceolatis vel ovato-lanceolatis acutis
vel acuminatis, inferioribus floribus æquilongis vel longioribus, superio-
ribus sensim minoribus; floribus vix inter mediocres in genere, subpa-
tentibus, sulphureis; petalis submembranaceis reflexo-palulis oblique
ovatis obtusis, valde concavis, 0,6 cm. longis, medio fere 0,3 cm. latis;
sepalo dorsali erecto, oblongo-lanceolato subacuto, 0,7 cm. longo medio
0,2-0,3 em. lato; petalis erectis e basi subcuneata valde obliquis apice
bilobis, lobo posteriore lanceolato subacuto, anteriore rotundato multo
majore, margine anteriore valde ampliato, apicem versus involuto, sepalo
postico æquilongis, supra medium 0,6-0,7 cm. latis: labello deflexo basi
auriculato-cordato late ovato apice elongato-acuminato, 0,5-0,6 cm. longo,
basi vix 0,5 cm. lato, appendice erecto e basi subunguiculata obovato
obtuso, convexo, dorso medio carina incrassata donato, apice recurvo,
0,4 em. longo, supra medium vix 0,3 cm. sue: ovario cylindrico,apice
longius rostrato, 0,8-0,9 cm. longo.
Pier Ra Volucris Sw., in Act. Holm. (1800), p. 218; Thbg., Fl. Cap.
(1823), p. 22; Ker, in Don Sci. R. Just. v. IX (1820), t. 4 f. 1; Bol.,
Orch. Cape Penins. (1888), p. 188; Ic. Orch. Afr. Austr. v. I, pars 2, 100
(1896).
Ophrys Volucris L. f., Suppl. (1781), p. 403.
Ommaiodium volucris Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 365.
Habitat in Africa australi.
Loco ıncerto : Auge; Masson; Rob. Brown; Harvey; Bergius (August
1816); Leibold.
In regione austro-occidentali : In dunis arenosis planitiei capensis, alt.
500-200 ped., Sept.-Oct. — Eklon et Zeyher; H. Bolus, no 4886; R.
Schlechter, n° 1481 (1892). In elivis montis Tabularis, alt. 300-500 ped.
— H. Bolus, Th. Kässner; In dunis lateralibus prope Fish Hoek, Sept. —
H. Bolus; In clivis arenosis prope Sir. Lowrys Pass, 1892 — R. Schlechter;
In arenosis prope Groene Kloof, alt. c. 400 ped., Oct. 1878 — H. Bolus,
n° 4333; In clivis montis Piquetberg, 1000-15000 ped., Sept. 189%. —
R. Schlechter, n° 5230; In montibus prope Klipfontein, in terra Nama-
qualand-Minor, alt. 3000 ped. — H. Bolus.
Auf diese Art gründete Lindley seine Gattung Ommatodium, welche
er durch die mehr aufrechte Anthere charakterisirte. Dass diesem Merk-
male nicht so viel Bedeutung beigemessen werden kann, hat bereits Bolus
BULL. HERB. BOISS., octobre 1898. 5%
806 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
bewiesen, der die Gattung wieder einkassierte und als Sektion zu Ptery-
godium brachte. Meine Gründe, diese Sektion mit Eu-Pterygodium zu
vereinigen, habe ich bereits weiter oben angeführt.
Das Vorkommen der Art in Little Namaqualand ist interessant, da aus
jenem Gebiete welche floristisch am meisten Anklänge zur Karroo besitzt,
nur wenige Orchidaceen bekannt sind.
Die schwefelgelben Blüten dürften in der Gattung als «mittelgross »
bezeichnet werden. Dieselben besitzen den eigenartigen Geruch, den
wir bei Orchis coriophora L. finden.
2. Pterygodium alatum Sw.
Herba erecta, pusilla, glaberrima, 6-18 cm. alta, sicca nigricans; caule
strieto vel subflexuoso, foliato; foliis præsertim ad basin caulis congre-
galis, subrosulatis, lanceolatis acutis, inferioribus patentibus ad
5 cm. longis, superioribus erecto-patentibus, demum erectis, sensim
decrescentibus; racemo oblongo vel subcylindrico laxe 4-10 floro; brac-
teis ovato-lanceolatis acuminatis ovarium æquilongum vel paulo longius
laxe amplectentibus; floribus vix inter majores in genere, suberectis,
aureis; sepalis lateralibus patentibus, patulisve, oblique lanceolatis acutis,
0,3-0,9 cm. latis, infra medium vix 0,4 cm. latis, sepalo dorsali erecto
oblongo-lanceolato subacuto concavo, lateralibus subæquilongo; pelalis
erectis oblique ac late ovalis margine anteriore lobato-ampliatis obtusis,
sepalo dorsali @quilongis, concavis; labello e basi angustata trilobo pen-
dulo, lobis lateralibus suborbicularibus divaricatis obtusissimis petalis
æquilongis, intermedio parvulo lanceolato acuto marginibus involuto,
subdentiformi, appendice erecto carnoso, columnam generis Eulophiæ R.
Br. imitante, supra medium dilatato excavato, medio longitudinaliter
carinato, deinde paulo angustato obtuso; labelli limbo e basin usque ad
apicem lobuli intermedii c. 4 cm. longo, apice vix 0,9 cm. lato, appendice
c. 0,6 cm. longo; rostelli bracchiis divaricato-adscendentibus; ovario
oblongo glaberrimo, 0,8 cm. longo.
Pierygodium alatum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 218; Thbg., Fl. Cap.
(1823), p. 2%; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 366; Bol., Orch. Cape
Penins. (1888), p. 187.
Ophrys alata Thbg., Prodr. Pl. cap. (179%), p. 2.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; Carmichæl; Ludwig (1824); Leibold (1838);
Harvey, n° 132; Rogers.
In regione austro-occidentali : In dunis arenosis planitiei capensis
114! MER EU
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(8) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 807
prope Wynberg, alt. 50-100 ped. — Eklon et Zeyher; Ad pedem mon-
tium prope Capetown, alt. infra 400 ped., Sept. — Zeyher, Pappe, Eklon,
Bolus, n° 3930, Th. Kässner, R. Schlechter, n° 1356; In solo argillaceo
prope Stellenbosch, alt. c. 3000 ped., Sept. — Miss Lloyd, Miss Farnham
(Herb. Norm. Austr.-Afr., n° 337); Hangklip, Jul. 1821 — Mund; In solo
argillaceo prope Tulbagh, Aug. 1892, alt. c. 450 ped. — R. Schlechter,
Kl. Drakensteen juxta flumen Bergrivier, Nov. Dec., alt. infra 500 ped. —
Drege; Ad pedem montis Piquetberg, alt. 600 ped., Sept. 1894 — R.
Schlechter, n° 5186; In monte prope Liefde, inter Breederivier et Bokke-
veld, alt. 1000-2000 ped., Oct. — Drege; In collibus, Voormansbosch,
prope Swellendam — Zeyler.
Von den anderen Arten der Sektion Eu-Pterygodium ist P. alatum
durch die schwarze Färbung zu erkennen, welche es im getrockneten;
Zustande annimmt; ausserdem aber habituell durch die vielen Wurzel-
blätter. Die schwefelgelben Blüten stehen in wenigblütiger, lockerer
Traube.
3. Pterygodium platypetalum Lal.
Herba erecia, pusilla, glaberrima, 5-15 em. alta; caule tenui sub-
flexuoso, bifoliato, apice 1-2 floro; folio inferiore lanceolato vel lineari-
lanceolato acuminato, erecto, 2-4 cm. longo, 0,6-0,8 cm. lato, internodium
subæquante vel paulo superante, superiore vaginiformi; floribus vix
inter majores in genere, erectis, sulphureis, bracteis late ovatis acumi-
natis, valde concavis, submembranaceis, floribus subæquilongis vel paulo
brevioribus; sepalis lateralibus divaricatis ovato-lanceolatis acuminatis,
concavis, 0,8 cm. longis, infra medium c. 0,4 cm. latis, sepalo dorsali
erecto, lanceolato acuto vel acuminato concavo, basi subsaccato, 0,9-1 cm.
longo; petalis erectis circuitu suborbicularibus apice obscure bilobis,
lobo posteriore abbreviato dentiformi; anteriore multo majore rotundate,
medio valde concavis, vel potius subsaccatis, e basi ad apicem lobi ante-
rioris 1,1-1,2 cm. metientibus; labelli limbo selleformi apicem versus
angustaio dependente, acutissimo, appendice carnoso erecto margine
medio utrinque in lobum erectum auriculi formem producto, supra
medium subito reflexo, marginibus deflexis, lanceolato, apice elongato
subacuto vix adscendente; rostelli brachiis divaricatis; ovario oblongo
vel ovoideo, 0,6 cm. longo.
Pierygodium platypetalum Lal., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 366; Bol.,
Icon. Orch. Afr. austr. (1893), t. 48; Orch. Cape Penins. (1888), p. 184.
Arethusa alaris Thbg., Prodr. Pl. Cap. (179%), p. 3.
808 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Pierygodium alare Schinz et Durand, Conspect. Flor. Afr. (1895), p. 116.
Habitat in Africa australi :
Loco incerto : Masson.
In regione austro-occidentali : In clivis montium prope Houtsbay, alt.
1800 ped., Sept. — D' R. Marloth; In monte Diaboli — Pillaus; In clivis
orientalibus montis Vlagge Berg, alt. 1000 ped., Sept. 1892 — R.
Schlechter, n° 1455; In montibus supra Dutaito-Kloof, alt. 3000-4000 ped.,
Oct. — Drege; Prope Stellenbosch — Dr R. Marloth; Prope Wellington,
Aug. — Miss Cummings; In paludibus prope Paarl, alt. infra 500 ped.,
Sept.-Oet. — Drège; In collibus prope Malmesburg, Nov. 1881 — Bach-
mann; In arenosis humidis prope Sir Lowrys Pass, alt. 250 ped., Jul.
1892 — R. Schlechter, n° 1153; In declivibus turfosis in monte Howhœk
alt. 3500 ped., Oct. 189% — R. Schlechter, n° 5473; In clivis montis
Zwerteberg prope Caledon, alt. 400-2000 ped., Sept. — Zeyher, n. 3944,
H. Bolus; Puspasvley prope Swellendam — Zeyher.
Die zierlichste aller Pterygodium-Arten, wohl gekennzeichnet durch
die sattelförmigen Lippenanhängsel und die breiten konkaven Petalen.
Die hellgold-farbigen oder schwefelgelben Blüten sitzen einzeln, seltener
zu zweien, am Ende des schlanken Stengels.
Das Verbreitungsgebiet der Art liegt in der Süd-Ecke der Kap-Kolonie,
daselbst ist sie an den Abhängen der Gebirge, seltener in der Ebene zu
finden. Sie wächst slets gesellig in grosser Anzahl.
Thunberg hielt diese Art anfangs für Ophrys alaris L.f. Es ist daher
wohl nicht angebracht, den von Schinz und Durand vorgeschlagenen
Namen « P. alare» zu gebrauchen, ausserdem würde er nur zu Verwechs-
lungen mit P. alatum Sw. Anlass geben.
4. Pterygodium cruciferum Sond.
Herba erecta, glaberrima, 12-25 cm. alta; caule stricto, bifoliato, apice
2-5-floro; foliis erecto-patentibus vel suberectis lanceolatis vel lanceolato-
linearibus acutis vel acuminatis, basi breviter amplectentibus, inferiore
ad 15 cm. longo, medio ad 1,5 cm. lato, internodium plus minus exce-
dente, superiore minore basin racemi paulo superante; floribus in genere
maximis, sulphureis, suberectis ; bracteis subfoliaceis lanceolatis vel
ovato-lanceolatis acutis, flores æquantibus vel (inferioribus) exceden-
tibus; sepalis lateralibus divaricato-patulis oblique lanceolatis acutis con-
cavis, 1,3 cm. longis, supra basin 0,4-0,5 cm. latis, sepalo dorsali sub-
erecto lineari-lanceolato apiculata, concavo apice incurvo, c. 1,6 cm.
longo, medio fere 0,5-0,6 cm. lato; petalis suberectis oblique late
(10) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 809
ovalibus margine anteriore valde ampliatis obtusiusculis, sepalo dorsal
æquilongis, medio c. 1,1 cm. latis, concavis; labello deflexo minuto
lineari, apicem versus angustato, acuto, c. 0,4 cm. longo, ovarii apicem
vix æquante, appendice erecto cruciato, medio longitudinaliter incrassato,
apice brachiisque lateralibus linearibus subfalcatis obtusi paulo incurvis
obtusis, 1 cm. longo, brachiis lateralibus divaricatis, 0,3-0,2 cm. longis;
ovario cylindrico vel oblongo 1,3 cm. longo.
Pterygodium cruciferum Sond., in Linnæa v. XIX (18%7), p. 109; Bol.
Orch. Cape Penins. (1888), p. 186, t. 22 f. 18-21.
Habitat in Africa australi :
Loco incerto : Masson; Burmann.
In regione austro-occidentali : In elivis montis Tabularis supra Van-
Kamps-Bay, alt. 300 ped., Sept. 1884 — H. Bolus, n° 4964; In dunis
arenosis prope Wynberg — H. Bolus, R. Schlechter; In arenosis prope
Simonsbay, Oct. 1801 — Rob. Brown; Prope Swellendam — Mund; In
humidis prope Howheek, alt. 800 ped., Oct. 1894 — R. Schlechter.
Wer einmal diese Art richtig angesehen hat, der wird sie wohl so
leicht nicht wieder mit einer anderen verwechseln. Schon habitueli,
möchte ich sagen, zeichnet sich P. cruciferum vor den anderen Arten
der Sektion Eu-Pterigodium durch die beiden ziemlich langen Blätter
und die kapuzenförmigen Blüten aus. Hat man dann eine der Blüten
geöffnel, so zeigt sich, dass das kurzförmige Lippenanhängsel sie zu einer
ausgezeichneten Art stempelt.
= Ueber die geographische Verbreitung der Art herrscht etwas Unklar-
heit, insofern als Sonder in seiner Beschreibung die Pflanze auch von
Uitenhage aus der Zeyher’schen Sammlung erwähnt. Ich kann mir dies
nur dadurch erklären, dass ich hier einen Irrtum annehme; soweit mir
P. cruciferum bekannt ist, möchte ich aber sehr bezweifeln, ob die
Pflanze weiter nach Osten vordringt. als höchstens bis George oder
Knysna. Bisher ist der östlichste bekannte Standort bei Swellendam.
3. Pterygodium hastatum Bol.
Herba erecta, glaberrima, 15-24 cm. alta; caule stricto vel subflexuoso
bi- vel rarius tri-foliato, apice 2-14 floro; foliis suberectis, infimo lanceo-
lato-oblongo acuminato, ad 10 cm. longo, medio ad 3 cm. lato, basi vagi-
nante, superiore lanceolato acuto minore altius vaginante (supremo, si
adest, vaginæformi); floribus illis P. Pentheriani Schltr. subæquimagnis,
læte sulphureis, suberectis; bracteis herbaceis vel submembranaceis lan-
ceolatis acutis ovario subæquilongis vel paulo longioribus; sepalis latera-
810 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (1)
lıbus divaricatis ovatis vel ovato-lanceolatis, acutis, concavis, c. 0,8 cm.
longis infra medium ce. 0,4 cm. latis, dorsali suberecto ovato- vel lanceo-
lato-oblongo, obtuso vel acuto, lateralibus subæquilongo; petalis erectis
valde obliquis apice acuminatis, margine anteriore valde ampliatis subin-
tegris vel tenuissime denticulatis, sepalorum longitudine, medio 0,6-
0.7 cm. latis; labello parvulo deflexo oblongo, apice subtruncato, inæqua-
liter denticulato, c. 0,3 cm. longo, appendice erecto e basi labello
subduplo latiore cuneato, apice more P. Pentheriani Schltr. tridentato,
excavato dentibus lateralibus intermedio subacuto multo minoribus,
0,5 cm. longo, infra apicem 0,3 cm. lato; ovario cylindrico subsessili 1 cm.
longo.
Pierygodium hastatum Bol., in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XXV (1889),
p. 177.
Habitat in Africa australi :
In regione austro-orientali : In clivis graminosis montium Drakens-
bergen, in acumine «Mont aux Sources», alt. 8000-9000 ped., Febr.
1891 — J. Thode; In saxosis montium Drakensbergen prope Van Reenen
(Natalie), alt. 5000 ped., Mart. 1895. — R. Schlechter, n° 6923; In terra
Orange-Free-State, loco speciali haud indicato, 1862 — Cooper, n° 1090;
In montibus prope Barberton (Transvaaliæ), alt. 3500-5000 ped., Mart.
1891 — E. E. Galpin, n° 1256, W. Culver, n° 87.
Diese Art, der einzige Vertreter der Sektion Eu-Pterygodium in dem
südöstlichen Südafrika, ist wohl am nächsten mit P. Pentherianum Schlir.
verwandt, wenigstens zeigt das Labellum-Anhängsel eine grosse Aehn-
lichkeit zu dem jener Art. Habituell dagegen steht sie dem P. catholicum
Sw. näher, doch sind bei letzterem die Blüten grösser und bedeutend
mehr konkav. Die von Bolus gegebene Skizze im Journal of the Linnean
Society ist, soweit das Labellum-Anhängsel in Frage kommt, nicht ganz
korrekt, doch ist dies bei dem spärlichen Material, welches ihm damals
vorlag, leicht verzeihlich.
In den europäischen Herbarien gehört P. hastatum noch zu den
Seltenheiten ersten Ranges, ein Umstand, der sich dadurch erklären
lässt, dass die Pflanze in der Heimat auch nur immer in wenigen Exem-
plaren vorkommt. Es ist dies um so erwähnenswerier, als alle anderen
Arten der Sektion steis sehr gesellig, oft zu tausenden beisammen
aufireten.
Die Blütenfärbung ist bei P. hastatum auch so schön goldgeld wie bei
P. acutifolium Ldl.
BEER
(12) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. s11l
6. Pterygodium Pentherianum Schlir.
Herba flaccida erecta, vel adscendens glaberrima, 10-15 cm. alta; caule
subflexuoso, pauci (3-4) foliato apice 2-4 floro; foliis tenuibus erecto-
patentibus (siccis submembranaceis) lanceolato-oblongis lanceolatisve basi
vaginantibus, infimo ad 6 cm. longo, medio ad 2 cm. lato, superioribus
sensim minoribus angustioribusque; floribus illis P. caffri Sw. similibus
tamen paulo minoribus sulphureis, suberectis; bracteis membranaceis
lanceolatis acutis, ovario subæquilongis; sepalis lateralibus divaricatis
submembranaceis, oblique ovato-lanceolatis acutis valde concavis, 0,8-
0,9 cm. longis, medio ec. 0,5 cm. latis, sepalo dorsali suberecto oblongo-
lanceolata acuto concavo, lateralibus æquilongo; petalis erectis oblique
late obovatis obtusis; concavis, sepalorum longitudine, supra medium vix
0,6 cm. æquantibus; labello deflexo, bilobo, 0,5 cm. longo, lobis subdiva-
ricatis oblongis vel subquadratis margine minute denliculatis, 1,3 cm.
lato; appendice erecto carnosiusculo, circiter oblongo apice conspicue tri-
dentato, excavalo, marginibus erectis, haud incurvis c. 0,4-0,5 cm. longo,
0,3-0,4 cm. lato, ovario subeylindrico vix 1 cm. longo.
Pierygodium Pentherianum Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XXIV (1897),
p. 432.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In collibus ad flumen Bergrivier prope
Piquetberg, alt. 2000 ped. Sept. 189%. — R. Schlechter, no 3278, Dr
-Penther.
Ich habe mir erlaubt, diese Art, welche ich während einer Reise längs
der Westküste Süd-Afrikas entdeckte, meinem Freunde und Reisekollegen
Herrn Dr A. Penther aus Wien zu widmen, der als Zoologe sich auch um
die Botanik Süd-Afrikas Verdienste erworben hat.
Die vorliegende Art steht in der Struktur des Labellum-Anhängsels,
dem P. hastatum Bol. am nächsten, sonst ist sieaber mit dem P. caffrum
Sw. sehr nahe verwandt. Von ersterem ist sie habituell schon sehr leicht
zu erkennen, ganz abgesehen von den sonstigen Charaktern in der Blüte.
Von P. caffrum ist es durch den dreispitzigen, nicht konkaven und abge-
rundetem Lippenanhängsel und durch die bedeutend dünnere Textur der
Blätter auch gut verschieden. An dem Standorte selbst sah ich die
Pflanze in tausenden von Exemplaren, doch versäumte ich damals, mir
eine gute Serie von Exemplaren einzulegen, so dass mir bei Anfertigung
obiger Beschreibung nur einige Pflänzchen vorlagen. Die Blüten sind
wenig dunkler gefärbt als bei P. caffrum.
812 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
7. Pterygodium caffrum Sw.
Herba erecta, glabra, 8-20 cm. alta; caule stricto basi foliato, medio vagi-
nato; foliis 2-4 ovatis vel ovato-lanceolatis erecto-patentibus vel sub-
erectis acutis vel breviter apiculalis, inferioribus 3-6 cm. longis, medio
1,5-2,5 cm. latis, superioribus sensim in vaginas erectas acutas submem-
branaceas caulem densius vaginantibus, abeuntibus; racemo erecto 3-mul-
tifloro, oblongo vel rarius cylindrico, ad 10 cm. longo, ad 3 cm. dia-
metro; bracteis membranaceis vel submembranaceis lanceolatis vel
ovato-lanceolatis acutis, floribus subæquilongis, inferioribus rarius flores
paulo excedentibus; floribus inter majores in genere sulphureis erectis
vel erecto patentibus; sepalis lateralibus divaricatis, ovato-lanceolatis
acutis, basi subsaccato concavis, 0,9 cm. longis, supra basin 0,5 cm. latis,
dorsali suberecto oblongo-lanceolato acuto, lateralibus æquilongo; petalis
suberectis oblique suborbiculari-rhombeis obtusis margine anteriore
valde ampliatis, concavis, sepalorum longitudine, medio fere 0,7 cm.
latis; labello amplo deflexo bipartito, c. 0,6 cm. longo, supra basin
1,5 cm. lato, lobis subrotundis, appendice erecto carnoso apice excavalo
marginibus incurvis, medio linea incrassata donato, c. 0,7 cm. longo;
ovario cylindrico 1,2-1,5 cm. longo.
Pierygodium caffrum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 218; Thbg., Fl. Cap.
(1823), p. 23; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 367; Bol., Orch., Cape
Penins. (1888), p. 186.
Ophrys caffra Thbg., Prodr. Pl. cap. (179%), p. 2.
Habitat in Africa australi :
Loco incerto : Masson; R. Brown (1801); Mund (Oct. 1817) Harvey,
n° 146.
In regione austro-oceidentali : In dunis arenosis planitiei capensis
prope Wynberg, alt. 50-100 ped. — Eklon et Zeyher, H. Bolus, n° 3936
(Oct. 1880); R. Schlechter, n° 1556 (Sept. 1892); In clivis montis Tabu-
laris, alt infra 500 ped. — Zeyher, H. Bolus, n° 3936 (Nov. 1880), Bergius
(Sept. 1815); In clivis meridionalibus montis Muizenberg, alt. 800 ped.,
Nov. 1883 — H. Bolus (Herb. Norm. Austro-Afr., n° 176); In monte
Diaboli — Eklon, Pappe, Bunbury; In arenosis ad sinum Simonsbay. —
Wright; In dunis arenosis prope Tygerberg, alt. c. 100 ped., Sept. 1879.
H. Bolus, n° 3936. In collibus lapidosis inter Paarl et Pont, Sept., alt.
infra 1000 ped. — Drege; In collibus prope Darling, alt. c. 100 ped., Sept.
1894. — R. Schlechter, n. 5341, Dr A. Penther, P. Krook; In planitie
prope George — Bowie; Prope Knysna, Nov. 1842 — Wallich.
P. Pentherianum muss als die nächst Verwandte der vorliegenden Art
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(14) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 813
angesehen werden, unterschieden ist es von P. caffrum durch den deutlich
dreispitzigen Lippenfortsatz, welcher bei letzterem oben abgerundet ist,
und durch die dünnere und zartere Textur in allen Teilen der Pflanze.
Im übrigen stimmen beide Arten mit einander überein, mit Ausnahme
einiger kleinerer Unterschiede in den Befruchtungsapparaten. P. caffrum
ist während der Monate August, September und Oktober auf den sandigen
Dünen der Südwest-Ecke der Kap-Kolonie eine keineswegs seltene
Pflanze.-
Als auffallendes Merkmal für P. caffrum und P. Pentherianum verdient
das Labellum Erwähnung; dasselbe ist im Gegensatze zu den anderen
Arten der Sektion sehr gut ausgebildet, im Umkreise verkehrt nieren-
förmig, mit divergirenden abgerundeten Lappen, welche so gross sind,
dass dadurch die abstehenden, seitlichen Sepalen verdeckt. werden; zu-
weilen findet sich ein winziges Zähnchen zwischen den beiden Lappen.
8. Pterygodium catholicum Sw.
Herba gracilis, erecta, vel rarius adscendens, 10-30 cm. alta; caule
stricto vel subflexuoso, bifoliato, apice 1-6 floro; foliis distantibus sub-
erectis, inferiore lanceolato-oblongo vel ovato oblongo breviter acumi-
nato vel apiculato, basi caulem amplectente, 5-10 cm. longo, 1-2 cm. lato,
superiore minore sæpius vaginæformi caulem altius amplectente ovalo
breviter acuminato; floribus in genere majoribus aureis suberectis, per-
sepe subsecundis; bracteis herbaceis lanceolatis vel ovato-lanceolatis
aculis, floribus vel ovario æquilongis; sepalis lateralibus divaricalis sub-
membranaceis, lanceolatis acutis, basi subsaccato concavis, c. 1 cm.
longis, supra basin 0,4 cm. latis, sepalo dorsali lanceolato oblongo acuto,
concavo, lateralibus æquilongo; petalis concavis oblique late oblongis
acuminalis, margine anteriore valde ampliatis, sepalo dorsali subæqui-
longis, c. 1 cm. latis; labello pendulo minuto rhomboideo apice elongato-
acuminato, 0,5 cm. longo, ad 0,3 cm. lato, e basi appendice adscendente
convexo rhomboideo-lanceolato apice elongato carnoso obtuso, ima apice
incurvo concavo intus verruculoso, peramplo, columnam omnino obte-
gente, c. 1 em. longo, basi 0,7 cm. lato; rostelli brachiis divaricatis;
ovario late oblongo vel subcylindrico, 0,8 cm. longo.
Pterygodium catholicum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 217; Thbg., Fl.
cap. (1823), p. 22; Ker, in Journ. Sci. R. Just. v. VI (1819), t. I, f. 3; Ldl.,
Gen. Spec. Orch. (1838), p. 366; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 184.
Ophrys catholica L., Spec. Pl. ed. 2 (1763), p. 1344.
Ophrys alaris L. f., Suppl. (1781), p, 404.
814 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
Habitat in Africa australi :
Loco incerto : Masson; R. Brown; Carmichæl; Lichtenstein; Krebs;
Ludwig; Rogers; Harvey; Dr Prior; Dr Wallich.
In regione austro-orientali : In dunis arenosis planitiei capensis inter
Capetown et Muizenberg, alt. 50-100 ped. Aug.-Oct. — Eklon et Zeyher,
Dr Pappe, H. Bolus, n° 3931 (Herb. Norm. Austro-Afr., n° 174); In mon-
übus Peninsulæ capensis inter Capetown et Capepoint, alt. infra 1000 ped.,
Aug.-Sept. — Zeyher, Bergius, Mund, Eklon, Wright, Mac Gillivray,
n° 470, Mac Owan, H. Bolus, W. Tyson, n° 2086, Th. Kässner, R. Schlechter,
n° 1339; In solo argillaceo prope Tulbagh, Aug. 1892, alt. ec. 500 ped. —
R. Schlechter; In ditione Worcester, 1859 — Cooper, n° 1672, n° 1698;
In lapidosis prope Gnadendal, alt. 3000-4000 ped., Oct. — Drege.
Unzweifelhaft mit P. acutifolium nahe verwandt, von diesem aber
durch den steis zweiblättrigen Stengel und durch das Labellum zu
erkennen. Das Verbreitungsgebiet liegt in der Südwest-Ecke der Kap-
Kolonie. ”
9. Pterygodium Newdigatæ Bol.
Herba gracilis erecta, glaberrima, fere spithamea; caule stricto vel
subfiexuoso, bifoliato, apice 1-3 floro; foliis distantibus erectis vel sub-
ereclis interdum erecto-patentibus, inferiore lanceolato acuto 2-3 cm.
longo, superiore minore cucullato-lanceolato acuto; floribus illis P. catho-
lici Sw. æquimagnis, sulphureis, suberectis erectisve; bracteis lanceolatis
aculis concavis, OVarium nunc æquantibus nunc paulo excedentibus;
sepalis lateralibus divaricatis ovato-lanceolalis acuminatis, concavis,
c. 1,2 em. longis, sepalo dorsali lateralibus simili, erecto, 1,2 cm. longo;
petalis subrhomboideis concavis apice laceratis, margine anteriore basin
versus sinuato-incisis, sepalo dorsali fere æquilongis; labello recurvo-
deflexo oblongo acuto apice lacerato, 0,3-0,2 cm. longo, appendice erecta
oblonga carnosa, apice incurva excavata (illis P. catholici Sw. et P. acuti-
fol Ldl. persimili), stigmatibus duobus; ovario clavato.
Pierygodium Newdigatæ Bol., Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars 2 (1896),
1.99.
Habitat in Africa australi :
In regione austro-oceidentali : In clivis humidis prope Forest Hall pone
Plettenberg Bay, in ditione Knysna — Miss C. B. Newdigate, n° 164. -
Ich kann nicht ganz mit Herrn Bolus übereinstimmen, wenn er diese
Art als Grundform des P. cleistogamum Schltr. ansieht. Bei der Beschrei-
bung des letzteren habe ich meine Gründe genauer angegeben, welche
mich veranlassen, beide für verschiedene Arten zu halten.
(16) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 815
Im übrigen ist P. Newdigatæ, wie bereits Bolus sehr richtig bemerkt,
am nächsten verwandt mit P. caiholicum Sw. und P. acutifolium Ldl.,
von beiden aber durch das Labellum gut unterschieden.
Mir ist die Pflanze nur aus dem Herbarium Bolus und von der Tafel
in den «Icones Orchidacearum Austro-Africanarum » bekannt.
10. Pterygodium acutifolium Ldl.
Herba erecta, glaberrima, 15-50 cm. alta ; caule stricto 3-(rarissime 4-)
foliato, apice 1-10-floro; foliis erectis lanceolato-oblongis lanceolatisve
acutis, basi vaginantibus internodia excedentibus, inferioribus ad 18 cm.
longis, medio ad 2,5 cm. latis, superioribus sensim minoribus; floribus
in genere maximis, aureis suberectis; bracteis submembranaceis vel her-
baceis ovato-lanceolatis acutis, basi ovarium plus minus amplectentibus,
flores subæquantibus vel paulo brevioribus; sepalis lateralibus divaricatis
oblique lanceolatis acutis vel acuminatis valde concavis, 1-1,2 cm. longis,
supra basin 0,6 cm. latis, dorsali suberecto lanceolato vel oblongo lanceo-
lato acuto, lateralibus æquilongo; petalis erectis concavis valde obliquis
eireuitur suborbicularibus apice apiculatis, margine anteriore valde
ampliatis concavis, integris, sepalo dorsali æquilongis, medio fere
1-1,1 cm. latis; labello deflexo, oblongo-ligulato, apice subpræmorso,
persæpe breviter tridento, marginibus subundulatis ineurvis, 0,8-0,9 cm.
longo, medio 0,4 cm. lato, appendice adscendente sublanceolato convexo,
. basi incrassato, apicem versus attenuato, carnoso-excavato, lineis 2 car-
nosis longitudinaliter ornato apice incurvo obtuso, c. À cm. longo, basi
0,6 cm. lato; ovario subeylindrico, 1,2-1,4 cm. longo.
Pierygodium acutifolium Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 366; Bol.,
Orch. Cape Penins. (1888), p. 185.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Leibold.
In regione austro-oceidentali : In clivis montis Diaboli — Rehmann
957; In turfosis humidis in monte Tabulari, alt. 2000-3500 ped., Dec. —
H. Bolus, n° 4334 (Herb. Norm. Austro-Afr., n° 175), R. Schlechter, n° 93
(1891), Zeyher; In planitie montis Muizenberg, in humidis, alt. 1500 ped.
— H. Bolus, n° 4334 (Nov. 1880), R. Schlechter, n° 161 (Jan. 1891); In
arenosis prope Groenekloof — H. Bolus; In clivis montium supra catarac-
tam Tullbaghensem — Zeyher, n° 1572; In montibus supra Dutoitskloof,
alt. 3000-4000 ped., Nov. — Drege; In clivis graminosis montium Lange-
bergen prope Riversdale, alt. 1500 ped., Nov. 1892 — R. Schlechter; In
ditione Knysna — R. Trimen.
d
816 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (17)
Von dem nahestehenden P. catholicum Sw. ist P. acutifolium leicht
durch den dreiblättrigen Stengel und das Labellum zu unterscheiden.
Die Blüten sind hier stets von einer goldgelben Färbung, während sie
bei P. catholicum als schwachgelb bezeichnet werden können; ausserdem
ist der Helm der letzteren Art eiwas mehr konkav.
Beide Arten stammen aus dem südwestlichen Gebiete Süd-Afrikas, wo
P. acutifolium auf den Bergen häufig ist, während P. catholicum
besonders ein Bewohner der Ebene ist.
11. Pterygodium cleistogamum Schltr.
Herba gracilis erecta, 12-30 cm. alta, glaberrima; caule stricto vel plus
minusve flexuoso, apice 1-6 fioro; foliis distantibus plerumque 2, raris-
sime (in speciminibus valde robustis tantum) 3, inferiore suberecto
oblongo vel oblongo-lanceolato apiculato, 5-7 cm. longo medio fere 1,5-
2 cm. lato, basi caulem amplectente, superiore minore cæterum inferiore
simili, vulge lanceolato, cucullato erecto, floribus cleistogamis sulphureis,
clausis; bracteis foliaceis erectis, lanceolatis, acutis vel acuminatis, vulgo
ovarium haud excedentibus, superioribus sensim decrescentibus; sepalis
lanceolatis vel ovato-lanceolatis acuminatis concavis; petalis ovato-lanceo-
latis acuminatis subfalcatis, concavis, sepalorum longitudine, c. 1 cm.
longis ; labello ovalo acuminato, valde concavo, basin versus lobulo den-
tiformi obseuro; columna polymorpha, processibus 4 nune æqualibus,
nunc per paria varie dispositis, adscendentibus, apice loculum pollini-
ferum gerenlibus, granulis paucis sine ulla dispositione conglomeralis;
glandula nulla; stigma pulvinatum granulosum, glabrum (el. Bolus
sigma hirtulum depixit); ovario clavato, demum breviter pedicellato,
glabro.
Pierygodium Newdigatæ Bol. var. cleystogamum Bol., Icon. Orch. Austr.-
Afr. v. I, pars 2 (1896), t. 99. B.
Habitat in Africa australi :
In regione austro-occidentali : Forest Hall prope Plettenberg Bay, in
ditione Knysna. — Miss C. B. Newdigate; In collibus prope villam Knysna,
alt. c. 20 ped., 9. Nov. 1894 — R. Schlechter, n° 5908.
In regione austro-orientali : Coldspring-Farm prope Grahamstown, in
ditione Albany, Nov. 1894, alt. c. 2000 ped. — J. Glass, n° 479.
Ich halte es für unwahrscheinlich, dass die vorliegende Art eine
cleistogame Form des P. Newdigatæ Bol. sein soll, wie Bolus annimmt.
Die Lippe und das Stigma weisen gar keine Annäherung zu P. Newdigatæ
auf, wie überhaupt nur eine habituelle Aehnlichkeit zwischen beiden
(18) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 817
Arten zu existieren scheint. Jedenfalls ist es durchaus nicht unmöglich,
dass eine normale Form nicht existirt. Ich halte es daher für ratsamer,
beide Pflanzen getrennt zu halten, denn habituelle Aehnlichkeiten finden
sich häufig zwischen zwei Arten von Pterygodium.
$ 2. Eleutero-Corycium Schlir.
In dieser Sektion befinden sich die Arten der Gattung, welche habituell
und in der Struktur der Blüten sich näher an Corycium anschliessen,
aber die freien seitlichen Sepalen von Eu-Pterygodium besitzen. Da sich
so viele Uebergänge zu jenen beiden Sektionen finden, sind die Grenzen
unserer Gruppe nicht so scharf als wünschenswert erscheint.
Schlüssel der Arten.
A. Sehr kräftige Pflanze, beim Trocknen graubraun werdend, Labellum und
Petalen an den Rändern gefranst................ 12. P. magnum Rehb. f.
B. Kleine oder mittelgrosse Pflanze, beim Trocknen schwarz werdend, Petalen
ganzrandig.
I. Labellum breit rhombisch oder fast nierenförmig, mit divergirenden
Lappen.
a. Lippenanhängsel kurz, zurückgebogen, in einen stumpfen Schnabel
ausgehende. ts hate ENNEMIS er 13. P. carnosum Ldl.
b. Lippenanhängsel aufrecht, oben zweiteilig, Abschnitte sehr stumpf,
konkay aan Ns SA ee 14. P. rubiginosum Ldl.
U. Labellum linealisch, vorn scharf dreispitzig 15. P. tricuspidatum Schlitr.
12. Pterygodium magnum Rchh. f.
Herba erecta, valida, 50-130 cm. alta; caule stricto, satis dense foliato;
foliis erecto-patentibus, lanceolato-oblongis lanceolatisve acutis, basi
vaginantibus, inferioribus c. ad 30 cm. longis, ad % cm. latis, superioribus
sensim minoribus in bracteas abeuntibus; bracteis patentibus deinde
patulis, demum deflexis; herbaceis, lanceolatis acutis, fiores exceden-
tibus; spica dense multiflora, cylindrica elongata, ad 40 cm. longa, 3,5-
45 cm. diametro; floribus in genere mediocribus erecto-patentibus,
virescentibus petalis albidis purpureo-pictis; sepalis lateralibus porrecto
patentibus, oblique ovalo-lanceolatis acuminatissimis, concavis, 0,9 cm.
818 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
longis, medio 0,% cm. latis, sepalo dorsali suberecto lanceolalo acumi-
nato, concavo, 0,9 cm. longo, medio fere 0,3 cm. lato; petalis erectis,
oblique subtriangulari flabelliformibus, margine superiore et apice mar-
ginis anterioris laceratis, sepalo postico æquilongis, infra medium 0,6 cm.
latis, concavis, labello deflexo, late cuneato, apice truncato, lacerato-fim-
briato, vix 0,5 cm. longo, apice 0,4 cm. lato; appendice erecto carnoso,
galeato-cucullato, apice elongata inflexa alte bifida; ovario cylindrico,
1,2 cm. longo.
Pierygodium magnum Rchb. f., in Flora (1867), p. 117; Bol., in Journ.
Linn. Soc. Bot. v. XXII (1885), p. 75.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : H. Hut., Mrs. Fannin.
In regione austro-orientali : Juxta rivulos prope Grahamstown, alt.
2200 ped., Jan. 1892. — J. Glass; In clivis montis Boschberg, Jan. — P.
Mac Owan; Juxta rivulos in monte Pumungwana, in terra Griqualand-
Orientalis, Dec. 1885. — W. Tyson, n° 2707; In montibus Drakensbergen,
Jan. 1886 — J. M. Wood, n° 3424; In collibus prope Lyndoch (Nataliæ),
alt. 4000-5000 ped., Febr. 1892 — 3. M. Wood, n° 101%; Juxta rivulos
prope Barberton (Transvaaliæ), alt. 4000-5000 ped. — W. Culver (Jan.
1891); Juxta rivulos in monte Houtboschberg (Transvaaliæ), alt. 6500 ped.,
Fehr. 189%. — R. Schlechter, n° 4475.
Die höchste Art der Gattung. Wer die Pflanze zum ersten Male sieht,
würde wohl schwerlich ein Pierygodium dahinter vermuten, und doch
kann sie nur hierher gehören. Die auffallendsten Charaktere der Pflanze
lassen sich etwa folgendermassen zusammenfassen : Der Wuchs ist
äusserst kräftig, die Petalen und das Labellum am Rande sehr deutlich
zerschlitzt, der Labellum-Anhängsel helmförmig zusammengezogen, tief
zweispaltig. Die Blüten sind nicht gerade schön mit den grünen Sepalen,
weisslichen Petalen und Labellum, welche von rosenroten Adern durch-
zogen werden.
Am Rande von Gebüsch und Wäldern, besonders längs der Bäche, ist
P. magnum in der südöstlichen Region Süd-Afrikas nicht selten anzu-
treffen.
15. Pterygodium carnosum Ldl.
Herba gracilis erecta, glaberrima, exsiccatione nigrescens, 14-50 cm.
alta; caule flexuoso foliato; foliis erectis linearibus acutis, basi dilatata
vaginantibus, ad 15 cm. longis, medio 0,5-1 cm. latis; spica erecta dense
multiflora, cylindrica (vel in speciminibus depauperatis oblonga) 4-15 cm.
(20) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 819
longa, 1,5-2 cm. diametro; bracteis erecto-patentibus ovato-lanceolatis
lanceolatisve, acutis vel acuminatis, inferioribus persæpe flores exceden-
tibus (rarius æquantibus) superioribus sensim minoribus; floribus vix
inter mediocres in genere, albidis, petalis violaceis, erecto-patentibus,
more specierum sectionis « Corycium» subglobosis; sepalis lateralibus
suberectis, oblique ovatis acutis vel acuminatis, concavis, 0,6 cm. longis,
infra medium 0,3 cm. latis, sepalo postico lanceolato acuto, vel subacumi-
nato, lateralibus æquilongo, concavo; petalis suberectis obliquis apice
breviter acuminatis, margine anteriore valde ampliatis, sepalo postico
æquilongis, supra medium vix 0,4 cm. latis, præsertim basi valde con-
cavis; labello basi late unguiculato, lamina subauriculato reniformi,
cochleari-concavo, apice obtusissimo, vel breviter exciso, unguiculo basi
medio incrassato, vix 0,4 cm. longo, apice 0,4 cm. lato, appendice car-
noso suberecto, cucullato galeato apice rostrato, recurvo, 0,2 cm. longo;
ovario cylindrico, 0,8 cm. longo.
Pierygodium carnosum Läl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 367; Bol., Orch.
Cape Penins. (1888), p. 189, t. 12.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In turfosis humidis in monte Tabulari,
alt. 2000-3500 ped., Nov.-Jan. — Mund (1817), H. Bolus, n° 4547 (1879);
In paludibus in monte Muizenberg, alt. 1300 ped., Nov. — H. Bolus, n°
3879 (1882 Herb. Norm. Austro-Afr., n° 182), R. Schlechter, n° 163 (1892);
In monte Jonkershek prope Stellenbosch — Zeyher 3950; In turfosis
montium Langebergen prope Riversdale, alt. 1400 ped., Nov. 1892 —
R. Schlechter, n° 2026; In montibus supra Dutoitskloof, alt. 3000-4000 ped.,
Oct.-Jan. — Drege; In graminosis prope flumen Stormsriver, in ditione
Humansdorp, alt. c. 300 ped., Nov. 1894. — R. Schlechter, n. 5959.
Ein Pflanze, welche genau in der Mitte zwischen dem typischen Ptery-
godium und dem typischen Corycium steht. Als nächste Verwandte von
ihr muss Pf. rubiginosum angesehen werden, welches sich durch offnere
rote Blüten und durch den Labellum-Anhängsel leicht absondern lässt.
Die Blüten sind weisslich mit violetten Petalen. Der Anhängsel des
Labellums ist erst nach hinten über die Columna zurückgebogen, dann
kapuzenförmig zusammengezogen, an der Spitze in einen stumpfen
Schnabel auslaufend, das kurz genagelte Labellum mit fast nierenförmiger
Platte, welche am Grunde geöhrt ist, ist auch leicht zu erkennen.
Das Verbreitungsgebiet der Art erstreckt sich längs des Südküste in
der südwestlichen Region der Kap-Kolonie, östlich ist sie bis zum
Humansdorp-Distrikte bekannt, woselbst ich sie in einigen schönen
Exemplaren sammelte.
820 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
14. Pterygodium rubiginosum Sond.
Herba erecta, glaberrima, exsiccatione nigrescens, 20-50 cm. alta;
caule subflexuoso vel rarius substricto, folioso; foliis suberectis linea-
ribus vel lineari-lanceolatis acutis vel acuminatis, inferioribus ad 6 cm.
longis, medio ad 1,5 cm. latis, superioribus sensim brevioribus in brac-
teas abeuntibus; spica erecta cylindrica subdensa, multiflora, 6-12 cm.
longa, 3-3,5 cm. diametro; bracteis erecto-patentibus ovato-lanceolatis
lanceolatisve acutis, ovarium æquantibus vel paulo superantibus; floribus
in genere mediocribus, erecto-patentibus, atrorubentibus; sepalis latera-
libus divaricatis oblique ovatis acutis valde concavis (subsaccatis) 0,6-
0,7 em. longis, supra basin 0,% cm. latis, sepalo dorsali ovato-lanceolato
acuto, concavo 0,6 cm. longo, infra medium vix 0,3 cm. lato; sepalis late-
ralibus suberectis rhomboideis apice subundulatis, margine anleriore
valde ampliatis angulatis, more specierum e sectione Corycium valde
concavis (subsaccatis), 0,6 cm. longis, 0,5 cm. medio fere latis; labello
patulo late rhomboideo vel subtriangulari-hastato, breviter acuto, 0,4 cm.
longo, medio fere 0,5-0,6 cm. lato, appendice erecto carnoso, bifido, parti-
tionibus erectis obtusis valde concavis, 0,6-0,7 cm. longo; ovario cylin-
drico, 0,9-1 cm. longo.
Pterygodium rubiginosum Sond., in Linnæa v. XX (1847), p. 220; Bol.
in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XX (1884), p. 486; Icon. Orch. Afr. austr.
(1893), t. 50.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : in cacumine montis Constantiaberg, alt.
c. 3000 ped., Jan. 1889 — A. Bodkin; In montibus supra cataractam
Tulbaghensem, alt. 1500 ped., Oct. — F. Guthrie; In clivis humidis montis
Jonkersh&k prope Stellenbosch, alt. 3700 ped., Jan. — Dr R. Marloth;
In clivis humidis montium supra Appels-Kraal, ad flumen Rivierzon-
derende, in ditione Caledon, alt. 600-1000 ped. — Zeyher, n° 3946.
Auch P. rubiginosum möchte ich als einen der Uebergänge zwischen
der alten Gattung Corycium und Pierygodium anführen. Es besitzt habi-
tuell sehr viel Aehnlichkeit mit P. carnosum, ist von diesem jedoch
durch Färbung der Blüten und den aufrechten, tief zweispaltigen Lippen-
fortsatz leicht zu erkennen. Die beiden Petalen bilden zusammen mit
dem «sepalum dorsale» einen Helm, wie er sonst nur bei dem ehemaligen
Corycium orobanchoides beobachtet worden ist; die Petalen sind nämlich
sackartig ausgehöhlt, so dass der Helm fast zweisackig erscheint. Wie
es bei verschiedenen Arten der Gattung der Fall ist, nimmt P. rubiginosum
beim Trocknen eine tief-schwarze Färbung an.
(22) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 821
15. Pterygodium tricuspidatum Schlir.
Herba erecta subgracilis, omnino habitu P. nigrescentis Schltr.,
exsiccatione tota floribus exceptis, nigricans 20-30 cm. alta; caule folioso
stricto, vel rarius basi subflexuoso; foliis suberectis lineari-lanceolatis
linearibusve acutissimis, inferioribus ad 10 cm. longis, 0,5-1 cm. latis,
basi vaginantibus, superioribus sensim minoribus altius vaginantibus
erectis; spica cylindrica dense multiflora, 5-9 cm. longa, vix 1,5 cm. dia-
metro; bracteis herbaceis erectis lanceolatis vel lineari-lanceolatis, acutis-
simis, flores excedentibus; floribus suberectis, in genere minoribus,
virescentibus, petalis violascentibus; sepalis lateralibus oblique ovato-
oblongis obtusis concavis, patulis, membranaceis, basi tantum (vix parte
quarta) connatis, sepalo postico oblongo-elliptico obtuso, concavo, sub-
erecto, margine subundulato, 0,4 cm. longo, medio 0,2 cm. lato; petalis
obliquis late ovatis vel suborbicularibus apice breviter acutis, margine
anteriore valde ampliatis, concavis, submembranaceis ; labello patulo sub-
membranaceo, e basi lineari-ligulata marginibus undulatis, apice tricus-
pidatis, lobis lateralibus lanceolato falcatis suhacutis divaricatis, inter-
medio parvulo lineari acuto, dentiformi c. 0,6 cm. longo, appendice
carnoso erecto, basi unguiculato, bipartito, partitionibus decurvato-
involutis ligulatis apice dilatata rotundatis, medio apice carinato-appendi-
culato, 0,4 cm. longo, partitionibus explanatis, vix 0,3 cm. lato; evario
subeylindrico apice rostrato, 0,8-1 cm. longo. |
Corycium tricuspidatum Bol., in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XXV (1890),
D A26 1515:
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : Prope Cradok — Cooper, n° 132i; In
graminosis ad pedem montium Zumbergen, in terra Griqualand-Orientalis,
alt. 4800 ped., Febr. 1895 — R. Schlechter, n° 6594; In graminosis
prope Charlestown (Nataliæ), alt. c. 5000 ped., Mart. 1895. — 3. M. Wood.
Beim ersten Anblick glaubt man ein P. nigrescens Schltr. vor sich zu
haben, so sehr ähnlich sieht jenes dem vorliegenden. Als ein auffallen-
der Unterschied verdient zunächst der Umstand erwähnt zu werden,
dass die Blüten bei P. tricuspidatum im Gegensatz zu denen des P. nigres-
cens beim Trocknen nicht schwarz werden. Die seitlichen Sepalen sind
nicht verwachsen, sondern frei; das Labellum vollständig verschieden.
P. tricuspidatum gehört zu den seltensten Orchidaceen Süd-Afrikas.
Es ist allerdings wahrscheinlich, dass es nur deshalb selten scheint, weil
es sicher häufig für P. nigrescens gehalten wird.
(Fortsetzung folgt.)
— ————
BULL. HERB. BOISS., octobre 1898. BB)
BURGOS AU POINT DE VUE BOTANIQUE
PAR
Auguste de COINCY
Les envirens de Burgos n’ont rien qui attire spécialement le botaniste.
Le voyageur qui arrive de France et veut faire connaissance avec la flore
espagnole ne trouve pas l’aspect du pays assez différent de celui de sa
patrie; il rêve des terrains brûlés, des collines gypseuses, des ramblas
desséchées, un avant-goût enfin de l’Afrique du Nord. Ce qu’il recherche,
ce sont les Genêts épineux, les Gruciferes anormales, les Linaires, les
Teucrium, les Statice ; et la Vieille Castille est pauvre en espèces de ces
genres si développés dans l'Espagne méridionale. Son ambition est de
dépasser Madrid et de descendre les versants du plateau central de la
péninsule. S'il quitte un moment le chemin de fer, c’est pour admirer la
vieille cathédrale, et il s’empresse de continuer son voyage. Il y reviendra,
peut-être ?
Si au contraire il a passé un mois ou deux dans le midi, s’il a parcouru
les montagnes de Murcie ou de Grenade, s’il a cueilli près d’Almerie les
plantes désertiques du Sahara, s’il a foulé en tous sens les sables de
Gibraltar et de Cadix, il est pressé de rentrer en France et d'étudier les
raretés qu’il a pu découvrir. Le Nord lui paraît pâle et vulgaire. Fatigué
du reste par des excursions pénibles, il n’a qu’un désir, passer la frontière
et prendre un repos bien mérité.
On a tort de négliger les herborisations faciles (le sont-elles jamais, si
on veut les faire avec soin ?). Ces endroits-là, précisément parce qu'ils ne
paraissent pas au premier abord recéler de grandes raretés, n’ont pas été
suffisamment étudiés, et c’est en s’y arrêtant qu'on peut mettre la main
sur des nouveautés, but constant des naturalistes en voyage.
zes LS VEN 2 2
(2) AUGUSTE DE COINCY. BURGOS AU POINT DE VUE BOTANIQUE. 823
Burgos est située sur les bords de l’Arlanzon, rivière qui, même en été,
conserve toujours un peu d’eau. La plaine est riche en céréales, les
coteaux sont boisés et les prairies fertiles. Mais les hivers sont rigoureux
et longs; les été sont courts : il faut se dépêcher d’en profiter. Le mois
juillet est celui qui est le plus convenable pour se faire une idée de cette
partie de la Vieille Castille. J’ai passé trop peu de temps à Burgos pour
pouvoir donner une vue d'ensemble de la végétation d’un pays qu'il fau-
drait, pour être complet, étudier avant et après l’époque que je viens
d'indiquer. Je voudrais seulement profiter de l’hospitalité que veut bien
m’accorder le Bulletin pour indiquer quelques herborisations que l’on
peut faire aux environs de la ville. Je ne noterai que les espèces qui
m'ont paru offrir le plus d'intérêt.
Dans le lit même de la rivière, sur les parties délaissées par le courant,
croit en abondance :
Sagina sabuletorum (J. Gay).
A quelques kilomètres de Burgos, au-dessous de la Cartuja de Mira-
flores, se trouve une petite fontaine, Fuente della Salud, lieu ordinaire des
promenades des citadins les jours de fête ; j’y ai rencontré sur les coteaux
et les bords des ruisseaux environnants :
Ranunculus bulbosus L. var. ane- Senecio erucæfolius Hud. *
monerhizos. — Doria L.
Helleborus occidentalis Reut. — Carpetanus B. R.
Nasturtium asperum Coss. forma. Achillea odorata L.
Trifolium striatum L. forma. Digitalis parviflora Jacq.
Endressia Castellana. Gentiana cruciata L.
Prumus spinosa L. Specularia Castellana Lge.
Rosa graveolens Gren. Campanula hispanica Wk.
— pseudo-graveolens Mout. Utricularia neglecta Lehm ?
— pimpinellifolia L. Lysimachia vulgaris L.
Carthamus Carduncellus L. Primula suaveolens Bert.
Carduns Gayanus DR. Sparganium neglectum Beeby
Cirsium flavispina Bss. Cephalanthera grandiflora Bab.
Senecio Lagascanus DC. var. Bur- Elymus Caput-Medusæ L.
gensis.
1 J'ai suivi le Prodrome pour le nom de cette espèce; le S. erucifolius L.
soulève plusieurs objections dont la discussion sortirait du cadre de cette note.
824 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Prenons le chemin de San Pedro Cardena, l'antique résidence du Cid
Campeador, el inspections à droite et à gauche les sites qui nous parais-
sent les plus propices au but de nos recherches. Un bois où se trouvent
des carrières exploitées est particulièrement intéressant.
Arabis Corbariensis Timb. Lag.
Linum Ortegæ Planch.
Arenaria grandiflora All.
Astragalus purpureus Lam.
Spiræa flabellata Bert.?
Trinia vulgaris DC. forma nana.
Scabiosa subscaposa (B. R.) alba.
Aster Willkommü Sch. forma.
Campanula glomerata L.
Campanula hispamca WK.? glabra.
Digitalis obscura L.
Epipactis microphylla Sw.
Phleum pratense L. var. abbrevia-
tum Bss.
et ca et la au bord des chemins ou dans les cultures :
Adonis vernalis L.
Thalictrum.tuberosum L.
Orobus filiformis Lam. (J. Gay).
Inula montana L.
Heterotænia arvensis Coss. var.
Langei.
Anthemis tuberculata Bss.
Linaria proxima.
En revenant à Burgos, une route magnifique ombragée de peupliers
séculaires nous conduit à Ruvena. Dans les parties boisées :
Silene legionensis Lag.
Cistus laurifolius L.
Dans les friches découvertes :
Plantago carinata Schrad.
et sur le revers des fossés :
Ligusticum Pyrenæum Gou.
Crucianella angustifolia L.
Pimpinella villosa Schousb.
Evax Gavanillesii Rouy?
Dans les prairies et dans les champs humides qui bordent le chemin
de fer :
Ranunculus bulbosus L. var. ane-
monerhizos.
Sisymbrium contortum Cav.
Delphinium hispanicum Reut.
Geranium pusillum L.
— acutilobum.
Linum Narbonense L.
Rosa Lutetiana Lem.
— dumalis Bechst.
Cephalaria Syriaca Schrad.
Heracleum.....
Chærophyllum aureum L.
(4) AUGUSTE DE COINCY. BURGOS AU POINT DE VUE BOTANIQUE. 825
Smyrnium perfoliatum L. Senecio eruczfolius Hud.
Heterotænia arvensis Coss. var. — Carpetanus B. R.
Langei. Brunella hyssopifolia Lam.
Catananche cerulea L. Polygonum Bellardi All.
Senecio Doria L.
Au-dessus de la fontaine ferrugineuse :
Saponaria ocymoides L. var. Ru- Erinus hispanicus Pers.
ven. Festuca Hystrix Bss.
Picnomon Acarna Cass. Keleria setacea Pers. pubescens-
Sedum brevifolium DC. viridis.
En revenant sur nos pas, si nous suivons la route qui remonte le cours
de l’Arlanzon, nous traversons pendant plusieurs kilomètres des champs
cultivés ; avant d'arriver à Ibeas, un petit bois à gauche nous donne :
Malva Colmeiroi Wk. Centaurea micrantha Hffg et LK.
Conopodium brachycarpum Bss.
A Ibeas, il faut aller visiter la grotte d’Atapuerca : sur les coteaux
arides :
Dianthus prolifer L. var. Ata- Erinus hispanicus Pers.
puercæ. Linaria proxima.
Arenaria grandifiora Al. . Poa ligulata Bss.
Physocaulos nodosus Tausch
Poursuivons notre chemin en traversant la rivière au village même
d’Arlanzon ; la nature change, les terrains calcaires disparaissent ; les
collines sont couvertes d’arbres clairsemés et de buissons où s’abritent :
Seseli Cantabricum Lge. Conopodium Bourgæi Coss.
Physospermum Cornubiense (L.). Brunella grandiflora Moench
Dans les endroits découverts :
Astrocarpus sesamoides J. Gay. Thymelea Ruizi Losc.
Genista micrantha Orteg. Phleum pratense L. var. abbrevia-
Hieracium Castellanum B.R. tum Bss.
826
et dans les ruisseaux marécageux :
Drosera rotundifoha L.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Alisma alpestre Coss.
Au nord de Burgos, en prenant la route de Santander et coupant les
collines qui dominent la vallée de ce côté, on arrive bientôt au monas-
tère ruiné de Frey del Val; l'endroit est charmant, mais très restreint ;
on récolte en quelques minutes :
Ranunculus bulbosus L. var. ane-
monerhizos.
Rosa pseudo-graveolens Mout. (Vid.
D. Crepin).
Heteroitænia arvensis Uoss. var.
Langei.
Carduus intricatus Timb. Lag.
Senecio Doria L.
— erucæfolius Hud.
— Carpetanus B. R.
Inula helenioides DC. forma.
Aster Willkommii Sch. forma.
Jasonia tuberosa DC.
Linaria proxima.
Torilis nodosa Gärtn. pedunculata.
Cirsium ferox DC. forma.
— echinatum DC. forma
On pourrait multiplier à l’infini ces petites excursions autour de Bur-
gos. Les plantes de la plaine s’y trouvent mêlées à celles des montagnes :
on s'aperçoit que la station ici est assez élevée (900 m. environ); mais
l’on est surtout étonné de la facilité avec laquelle certaines espèces
s'adaptent à un climat différent de leur climat habituel. Alors elles pren-
nent un facies tout particulier ; de nouvelles formes apparaissent, et l'œil
peu habitué à ces variations est exposé à de fréquentes méprises.
Il y a surtout un fait qui m’a frappé et sur lequel j’appellerai l'attention
des savants qui s'occupent de géographie botanique. La flore de Burgos
présente des points de ressemblance nombreux avec celle des Pyrénées
Orientales ; je cite un peu au hasard :
Rosa lutetiana Lem.
— dwumalis Bechst.
Ligusticum Pyreneum Gou.
Primula suaveolens Bert.
Thalictrum tuberosum L.
Arabis Corbariensis Timb.-Lag.
Cistus laurifolius L.
Orobus filiformis Lam. (J. Gay).
Rosa graveolens Gren.
et probablement :
Erinus hispanicus Pers. Geranium acutilobum.
(6) AUGUSTE DE COINCY. BURGOS AU POINT DE VUE BOTANIQUE. 827
L’Heracleum de Ruvena a un représentant bien proche dans l’Heracleum
de Nohèdes et de Prais-Balaguer ; V Endressia Castellana devient dans les
Pyrénées l'E. pyrenaica.
Je citerai encore :
Carduns carlinæfolius Lam. (= ici Cirsium echinatum DC.
intricatus T. L.). Erica vagans (decipiens St.-Am.).
Cirsium ferox DC.
En feuilletant la flore si consciencieuse des Pyrénées Orientales que
vient de publier M. G. Gautier, et en négligeant, bien entendu, les plantes
de la zöne maritime, il me semble que j’herborise dans ce coin de la
Vieille Castille qui fait l’objet de la présente note.
Je vais donner les diagnoses de quelques espèces ou variétés que je
crois nouvelles et j’ajouterai de courtes observations sur les plantes liti-
gieuses.
HERACLEUM..... de Ruvena.
Je suis assez embarrassé pour rattacher cette plante à une espèce
décrite. Le duvet cotonneux très court et très serré qui couvre la face
inférieure de ses feuilles, l'ampleur de la gaine de la petite feuille supé-
rieure la rapprochent du Granatense Bss.; mais son fruit courtement
obovale, échancré par le haut, la divergence des bandelettes commissu-
rales et leur épaisissement l’en éloignent ainsi que du Sphondylium L. et
la placent a côté du Pyrenaicum Lam. dont elle n’a pas du reste les
grandes feuilles subentières. Les lobes des feuilles sont arrondis. Pour les
botanistes qui attachent de l'importance à la forme du fruit dans ce genre
où elle varie singulièrement, je dirai que dans l’Heracleum de Ruvena le
plus grand écartement des côtes intermédiaires est contenu 3 fois seule-
ment dans la longueur de la côte dorsale, ce qui est une proportion
anormale.
TRINIA VULGARIS DC. forma nana.
Cette forme de Trinia est singulière ; elle présente de petites touffes
très compactes de quelques centimètres seulement de hauteur. Le fruit
est plus arrondi que dans les exemplaires que j'ai cueillis autrefois au
Mont Séuse près Gap. Les côtes secondaires ne sont pas visibles.
828 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
SENECIO LAGASCANUS DC. var. Burgensis var. n.
Le Senecon de la Fuente della Salud se distingue du S. Barrelieri Gou.
par ses feuilles plus allongées, sa tige grêle mono-bi-céphale, très
exceptionnellement portant 3 à 4 fleurs, ses calathides plus petites à
péricline campanulé, à folioles linéaires glabrescentes se déjetant prompte-
ment à la maturité et se rabattant sur le pédoncule à la facon des Obæja-
coideæ. Il paraît appartenir au S. Lagascanus DC., du moins tel qu'il est
décrit dans le Prodrome ; mais il s’écarte beaucoup des récoltes de Loscos
en Aragon attribuées au S. Lagascanus. Son inflorescence et son facies
général l’eloignent aussi de la plante trouvée au Pico Cardel par
MM. Boissier et Reuter et rapportée par ces messieurs au S. Lagascanus.
Dans mon Senecio l’achaine est olivätre et porte huit côtes seulement :
j'en compte dix à douze dans les Senecio démembrés du type Doronicum
que j'ai pu analyser.
(K?) SENECIO CARPETANUS B. R.
Ce sénecon est assez repandu aux environs de Burgos. Je l’ai rencon-
tré dans les prairies de Ruvena où il forme des peuplements très étendus
qui se reconnaissent de loin à leur teinte vert foncé, dans le petit vallon
du vieux monastère ruiné de Frey del Val, enfin à quelques kilométres
de la ville au dessous de la Fuente della Salud. Il vient sans doute ailleurs.
Dans toutes ces stations il croit en compagnie du S. erucæfolius et du
S. Doria.
Cette association m’a remis en mémoire cette phrase du Pugillus :
Species distinctissima foliis Sarracenicos, capitulis Jacobæas referens.
J'ajouterai d’ailleurs que mes exemplaires comparés à ceux de Fuente
caliente sur lesquels MM. Boissier et Reuter ont établi leur espèce et dont
je dois la communication à l’obligeance de MM. Barbey et Autran ne
n'ont présenté aucune différence !. |
Ce Senecio qui réunit ainsi les caractéres de deux sections est-il bien
une espèce véritable ? Ne serait-il pas un hybride ? Il commence à fleurir
un peu plus tard que les deux autres Senecio, ses parents supposés (vers
la fin de juillet), et je n’ai pu m’assurer de la fertilité de ses ovaires.
1 J. Ball (Spic. p. 515) rapproche le S. Carpetanus du S. Doronicum; il en
fait une variété espagnole : il ne l’avait sans doute pas vu.
(3) AUGUSTE DE COINCY. BURGOS AU POINT DE VUE BOTANIQUE. 829
Le S. Celtibericus Pau (S. Carpetanus B. R. var. Paui Rever. Pl. Esp.
1893, n° 860) est bien un S. Carpetanus, et ne se distingue guère du
type que par ses feuilles pinnatifides en plus petit nombre que les feuilles
indivises et par sa couleur générale d’un vert plus gai; il serait intéres-
cant de savoir s’il a été rencontré dans les mêmes conditions de voisi-
nage.
DIGITALIS OBSCURA L.
La présence de cette Digitale dans la Vieille Castille est bien extraor-
dinaire ; mais l'endroit ou je l’ai récoltée exclut toute idée d'introduction.
Elle n'appartient donc pas exclusivement à l’Espagne austro-orientale
comme certains botanistes sont disposés à le croire. Lange l’a indiquée
dans la Nouvelle Castille.
LINARIA PROXIMA sp. n.
Plante annuelle, d’un vert gai. Racine grêle. Une à plusieurs tiges très
déliées, décombantes, de 1 à 2 décimètres, ordinairement sans rejets stériles,
absolument glabres jusqu’au sommet, y compris l’inflorescence, läche-
ment rameuses. Feuilles opposées ou verticillées dans le bas, alternes
dans le haut, linéaires, très étroites (10 mm. sur À ‘2 de largeur). Brac-
tées dressées ou étalées, linéaires (3 à 5 mm.). Fleurs peu nombreuses
en petites grappes allongées, portées sur des pédicelles de 2 à 3 mm.
Divisions calicinales linéaires, sub-aiguës, inégales, de 3 à 4 mm. Corolle
jaune à palais orangé et à gorge veloutée de 12 à 15 mm. en comptant
l’eperon qni atteint 6 à 7 mm., ce dernier très aigu, sans stries appa-
rentes; la lèvre supérieure proéminente à deux lobes oblongs; la lèvre
inférieure à trois lobes subégaux, entiers. Etamines à filets glabres,
excepté à la base des filets des étamines longues qui est légèrement
herissee; Staminode très petit, linéaire, incrassé au sommet. Capsule
ovale-globuleuse, fauve-clair, dépassant un peu les divisions calicinales
et se fendant jusqu’à la base en plusieurs lobes, à la maturité. Graines
a aile mince, concaves, entièrement d’un noir pro.ond, de 2 mm.; la
partie séminifère est finement tuberculeuse et atteint À mm. sur 1/1;
elle est peu échancrée à l’ombilic.
Cette plante se distingue du L. supina par sa glabréité, ses graines
plus petites et tuberculeuses, ses divisions calicinales linéaires, sa corolle
830 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
plus petite (12 à 15 mm. au lieu de 20-22), à éperon non strié, ses tiges
plus allongées et plus rameuses, ce qui lui donne un tout autre aspect.
Par sa glabréité et ses graines tuberculeuses, elle se rapproche du
L. propinqua B. R. qui s’en distingue du reste facilement par sa capsule
du double plus grosse, par ses graines d’une teinte un peu enfumée
avec l’aile un peu plus claire, par ses pédicelles grêles et plus allongés
(5 a 6 mm.), par la grandeur de ses fleurs qui dépasse celle du Z. supina,
enfin par son port bien différent.
Le L. Nevadensis B. R. a l’inflorescence glanduleuse, les graines très
petites, l’éperon bien plus court que la corolle, les fleurs subsessiles et
les feuilles en général déjetées du même côté.
Le L. glaucophylla Hffg et Lk est encore plus éloigné. La Flore Portu-
gaise I, p.p. 250-251, Tab. 16 le décrit : caules basi lignosi, folia lanceo-
lata 1-1 ‘}2 unc.longa, 2 lin. lata, avec figure conforme à la description.
Hab. Les environs de Burgos dans les cultures et les friches; assez
commun.-Juillet 1897.
À l’occasion de l’étude que j’ai faite du L. propinqua, je dirai que ses
graines sont finement mais manifestement tuberculeuses et que c’est par
erreur que le Pugillus les décrit comme étant lisses. Jai pu le constater
sur les exemplaires types de l’herbier Boissier (récolte Lesauvage, au pas
de Roland).
SPARGANIUM NEGLECTUM Beeb.
Maintenant que l’on sait distinguer cette espèce du S. ramosum, on
s’apercoit qu’elle est plus commune qu’on ne l’avait cru d’abord. En
France notamment, je la rencontre aussi souvent que sa congénère.
Outre le fruit bien caractéristique, l'extrémité des feuilles présente aussi
quelque différence avec le ramosum.
PHLEUM PRATENSE L. var. abbreviatum Bss.
Cette variété est très commune aux environs de Burgos. Elle se pré-
sente toujours sous la forme tuberculeuse. Les panicules spiciformes sont
tantôt ovales, tantôt oblongues, leur couleur varie du vert pâle au purpu-
rin noirätre. Les chaumes toujours coudés, plus ou moins élevés, ne
dépassent pas souvent un décimètre de hauteur. En un mot c’est la
variété que Boissier a récoltée sur la Serra Nevada au-dessus de 2000 m.
(10) AUGUSTE DE COINCY. BURGOS AU POINT DE VUE BOTANIQUE. 831
(Été 1837). Comme il l’a reconnu lui-même, on ne peut en aucune façon
la rapprocher du P. commutatum Gaud. qui est une forme de l’alpinum.
Dans son Voyage en Espagne, p. 633, il corrige à cet égard les étiquettes
de son herbier.
POA LIGULATA Bss.
Encore une espèce qui devient septentrionale. Boissier la donne comme
de la Sierra Nevada, Lange hésite à la signaler à Aranjuez où je lai
pourtant cueillie. Sa découverte près de Burgos mérite d’être notée.
J’ajouterai un mot sur la géologie de la contrée. Les environs de Bur-
gos appartiennent en grande partie au terrain Miocene; mais le Crétacé
et le Jurassique se montrent, ca et là, le Crétacé notamment au Nord de
la ville et au Sud de l’autre côté de la rivière, le Jurassique du côté
d’Ibeas. Le Trias fait son apparition au-delà d’Arlanzon où il forme un
îlot entouré de tous côtés par le Jurassique (Mapa geologico de D. Frede-
rico de Botella).
Courtoiseau, ce 25 juillet 1898.
a —
832
Excursion rhodologique au Salève (Haute-Savoie).
Rosa pimpinellifolia L. X R. rubrifolia Vill.
PAR
Georges GAILLARD
Parti d’Orbe, vendredi 1” juillet 1898, j’arrivai à la Croisette vers
8 ‘2 heures du soir, assez tôt pour m’apercevoir que les Rosa glauca
Vill., tomentosa Sm., omissa Deségl. et rubrifolia Vill. n'étaient pas
fleuris sur les versants N. et W. du Salève. Le lendemain à 4 heures
je partais dans la direction des Pitons, mais sur le versant S., afin d’y
recueillir si possible les R. spinulifolia Dem.; vestita God; alpina X
omissa ; Salævensis Rap.; alpina X corüfolia et marginata Rap.
(glauca X tomentosa) pris en fruits à fin juillet 1897. Voici d’abord
V’alpina XX omissa pas fleuri, puis l’alpina X corüfolia commençant à
peine. Bientôt je trouve une colonie nouvelle de vestita God., malheureu-
sement dans un épais fourré où il ne fleurit pas. J’elague à grands
coups de sécateur les branches meurtrières de coudrier et de hêtre;
la lumière et la chaleur du soleil feront le reste. Descendant la pente
jusque vers les champs du Sappey, je récolte en route glauca X tomen-
tosa sous deux formes. J’y cueille aussi À. rubrifoha Vill., glauca,
pimpinellifolia et alpina, ce dernier légèrement pubescent sur les ner-
vures, — pour en avoir de l'endroit. — L’alpina X pimpinellifolia me
fournit aussi quelques beaux spécimens. Une forme entr’autres, à fleurs
blanches au centre et d’un rouge vif à la périphérie, une autre à fleurs
panachées. Chemin faisant, je me rapproche de ma belle trouvaille de
l'an dernier, du R. sabauda Rap., auquel j'arrive en prelevant des
(2) GEORGES GAILLARD. ROSA PIMPINELLIFOLIA L. 833
échantillons de beaux R. spinulifolia Dem. (croissant dans le voisi-
nage). Le R. sabauda Rap. en pleine fleur achève de remplir mon
cartable. L’apres-midi, en compagnie de deux jeunes gens — frère et
sœur — dont je fis connaissance il y a trois ans à la Croisette, nous
partons pour les Pitons et le chalet de Convers. Dans les taillis, la
forêt de la Joux et les prairies au N. et à I’W. des Grands-Pitons rien
sauf alpina L., pimpinellifolia L. et leur hybride n’était bien en fleur ni
_ pimpinellifolia X tomentosa, ni alpina X rubrifolia, ni alpina XX glauca,
ni alpina X tomentosa (vestita) de l’entrée de la forêt (ombragé), ni
plus loin pomifera Herrm, l’une de mes découvertes de l’an passé, ni
glauca X montana, ni glauca X omissa, ni canina X omissa.
De Convers où nous fîmes halte je descendis seul le sentier de
Pommier pour recueillir le À. Guineti Schmid. il était en fleurs. Au
retour que nous effectuâmes par Pointe de Plan je pris encore de beaux
spécimens du R. vestita God. Plus loin, j’arrivai au R. mollis Sm., pas
en fleurs non plus, à peine en boutons; il est vrai que nous étions là à
1250 mètres au moins. C’etait désespérant J'étais venu trop tôt, mais
bien plutôt l’année est considérablement retardée. Le lendemain matin,
2 juillet, je restai à la maison, lisant et rédigeant mes notes. L’apres-
midi j'allai à mon endroit favori : les pentes méridionales de la Croi-
sette, au sortir de la forêt, à gauche du grand chemin. Là j’eus à
récolter. En effet je n’y rencontrai pas moins de six stations de R.vestita
God.; à peu pres deux fois autant du 2. spinulifolia Dem. ; d'immenses
colonies d’alpina X pimpinellifolia, de l'alpina X glauca, de l'alpina X
corüfolia, du glauca X tomentosa, du pimpinellifolia X tomentosa (une
seule petite station), une station nouvelle d’un bel hybride si rare encore,
alpina X rubrifolia et pour couronner le tout une belle colonie de
pimpinellifolia X rubrifolia. La valeur de cette découverte réside dans
le fait que jusqu'ici on ne l’avait obtenu que des jardins de Londres et
d'Angers, et pas encore à l’état sauvage. Aussi en ai-je récolté.
Voici la description de ce bel et rare hybride :
R. pimpinellifolia L. X R. rubrifolia Vill.
Les buissons ne dépassant guère un mètre ont le port du À. pimpi-
nellifolia L., le bois rougeätre et le feuillage glauque-bleuâtre, lavé de
rouge du À. rubrifolia Vill. Les pieds et les grosses branches sont
armés d’aiguillons forts et droits, un peu inclines, entremêlés d’aiguil-
lons droits aussi mais très grêles et plus courts. Les tiges et rameaux
894 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
de l’année sont les uns recouverts d’acicules de différentes longueurs,
tandis que les autres portent des aiguillons plus rares, mais plus robustes,
à base élargie, tous très droits. Les feuilles ont de 5 à 9 folioles, petites,
glabres, elliptiques-aiguës ou suborbiculaires-obtuses. Leur dentelure
est simple ou irrégulière, aiguë, profonde et à dents dirigées en avant,
couchées. Les stipules sont élargies au sommet, à oreillettes divergentes.
Nombreux rameaux florifères portant une fleur, plus rarement deux
et même #rots. Il y a une bractée munie de érois ou cinq folioles. Les
pédoncules longs de un à trois cm. sont souvent hispides glanduleux;
l’urcéole pisiforme porte aussi parfois quelques glandes. Les sépales,
tous entiers, dépassent légèrement la corolle; étalés, ils se redressent
ensuite. La corolle, petite, est d’un rose vif sur les bords, blanche au
centre avec macules jaunes à l’onglet. Les fruits ? Je ne les connais pas.
Ils doivent être très rares, ceux qui mürissent, si l’on en juge par les
pédoneules dont les plus avancés sont jaunâtres, indice de caducité.
Deux choses peuvent surprendre au premier abord: la dentelure
assez irrégulière et l’hispidité du plus grand nombre des pedoncules.
Je n’ai cependant aucun doute sur l'identification de cet hybride. Je
vois là une preuve à ajouter à d’autres, que l’hybridation crée des carac-
teres étrangers aux ascendants. Probablement est-ce là un fait d’atavisme.
Ce bel hybride forme une colonie d’une douzaine de pieds (par dra-
geonnement) au-dessus du Sappey, versant sud de la Croisette, à une
altitude d’environ 950 m., inter parentes.
Le lendemain matin je quittai le Salève, non sans regretter de n’avoir
pu explorer les pentes dominant La Murraz, au-dessous de Grange-
Gabit.
Il y a certainement là des richesses rhodologiques encore inconnues.
Orbe, 12 juillet 1898.
835
FILICES NOVÆ
DESCRIPSIT
H. CHRIST
de Bâle.
en
7 #
71, Polypodium Schneideri n. sp.
Ex affınitate P. longissimi Bl. sed habitu characteribusque valde
diversum.
Rhizomate longe repente fere digiti erassitie hypogæo, lignoso atro-
brunneo radieibus longis ramosissimis tomentosis barbato, squamis
ovalibus acutis pellueidis margine dentatis pallide brunneis vestito.
Stipitibus remotis raris subarticulatis basi incrassatis validis rigidis-
simis duris lignosis 60 cm. longis ‘/2 em. diametro, teretibus gla-
bris uti tota planta, infra castaneis supra cum rachi purpureo-luteis.
Fronde 1 m. longa latissime lineari-lanceolata, infra 10 supra
18 em. lata, rachi lignosa tereti valde prominente, infra stipitis
erassitie.
Pinnis circiter 24 utroque latere, erectopatentibus, alternis, supra
suboppositis, infra valde (5 em.) supra modice (2 cm.) remotis sinubus
rotundatis, omnibus ala angusta (3 mm. lata) decurrentibus lineari-
lanceolatis 1 ‘/2 em. latis, infimis mediisque obtusis 8 em. longis,
superioribus 12 cm. longis acuminatis integris aut undulatis rarius in
apice subdenticulatis; frondis apice pinna solitaria valde decurrente
rarius basi lobata terminata. Costis flavis valde prominentibus.
Lamina tenuiter papyracea fragili atroviridi.
Nervis conspicuis atris prominulis tenuibus, angulo recto a costa
patentibus ante marginem bifurcatis areas latas subpentagonas, areo-
lasque nervulos ramosos liberos ineludentes formantibus.
Nervatura inter Pleopeltim et Drynariam intermedia, id est areolis
prominulis, nervulis inelusis valde partitis immersis.
Soris partem frondis superiorem occupantibus magnis, 2 ‘/: mm.
latis subrotundis prominentibus rufo-luteis uniseriatis costæ approxi-
matis eamque plerumque tangentibus a margine remotis 12 ad 15 pro
836 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
serie 3 mm. spatio separatis immersis et in pagina frondis superiore ver-
rucam insignem apice excavatam formantibus. Species stipite rachique
robustis, colore, fronde angusta tenui valde singularis.
P. longissimum Bl. fil Jan. 159 Tab. 48 egregie differt rachi magis
tenui, fronde late ovata, basi non attenuata, pinnis multo longioribus et
latioribus longe acuminato-caudatis, nervatura non prominente, colore
pallido, soris minoribus a costa remotis, et textura coriacea.
Hab. Soerakanda, Oberlanghat, in plaga orientali Insule Sumatra
in paludibus 1. Gust. Schneider N. 40. ae
Je dois cette plante splendide, unique parmi les grands Polypodes
par sa couleur et son tissu tendre, à côté de stipes si puissants, à
M. Gustave Schneider qui s'occupe de collections scientifiques dans
l’île de Sumatra où M. Beccari a trouvé aussi des plantes si remar-
quables.
2. Polypodium Schnittspahnii n. sp.
Polypodio lanceolato L. comparandum, a quo differt egregie rhizo-
mate longe repente farina glauca tecto squamis numerosis patentibus
ovato-lanceolatis acuminato-aristatis membranaceis subdiaphanis atro-
fuseis 4 mm. longis basi 2 mm. latis vestito.
Stipitibus faseieulato-approximatis articulatis tenuissimis stramineis
3 ad 4 em. longis, foliis 1 dec. longis vix 1 em. latis margine
undulato-sinuatis longissime versus stipitem decurrentibus lanceolato-
linearibus obtusiusculis lævibus membranaceis, costa tenui ebenea,
nervis obliquis areolas latas elongatas nervulis inelusis præditas for-
mantibus inconspicuis.
Soris uni-rarius irregulariter biseriatis magnis non immersis rotun-
dis medialibus griseo-brunneis.
Patria Andina, loco ignoto.
P. bifrondi Hook. æque Andino haud alienum, quod quidem differt
frondibus dimorphis fertilibus fere integris, sterilibus profunde lobatis
soris oblongis costæ adpressis.
Cette plante se trouve dans une collection de fougères des Andes de
l'Amérique méridionale, d’un collecteur inconnu (peut-être Moritz ?)
achetée pour le musée bot. de Darmstadt par feu M. Schnittspahn,
comme m’apprend le directeur actuel du musée, M. Schenck, qui m'a
bien voulu communiquer les échantillons.
3. Phegopteris subobscura n. sp.
Ph. obscuræ Fée insularum Philippinarum affınis, discrepans fronde
uti videtur minore, angustiore, pilis nigris non glanduliferis.
Rhizomate brevi erecto radicies creberrimas emittente, stipitibus
fasciculatis numerosis 8 em. longis debilibus, cum rachi fusco-atris
(3) H. CHRIST. FILICES NOVE. 837
pilisque patentibus 3 mm. longis angustissimis acuminatis valde his-
pidis.
Folio oblongo, e basi deltoidea longe acuminato 1 dee. ad 14 em. longo
basi 4 em. lato bipinnatifido pinnis infimis paribus maximis deltoideo-
ovatis breviter petiolatis superioribus sessilibus ovatis, apice frondis
simplieiter pinnatifido. Pinnis obtusiuseulis, infimis ad basin iterum
pinnatis cœteris profunde lobatis. Lobis infimis incisis coeteris integris
faleato-lanceolatis obtusiuseulis aut breviter acuminatis, glabris, obseure
viridibus papyraceo-membranaceis. Nervis nigris conspicuis in lobis
inferioribus pinnatis (4 utroque latere) in superioribus furcatis liberis
versus marginem non incrassatis.
Soris inconspicuis minutis punctiformibus dorsalibus aut in nervulis
subterminalibus a costula remotis mediis, sæpe submarginalibus, in
pagina superiori verrucam parvam efficientibus, indusio destitutis aut
ad basin indusio minimo rudimentario difformi præditis.
Hab. In Sumatræ plaga orientali Seerakanda Oberlanghat in ripa
tluvii ad rupium parietes silva tectas 1. Gust. Schneider c. 1898.
4. Nephrolepis Lindsayæ n. sp.
Nephrolepis acutifolie (Desv.) syn. Lindsayæ lanuginosæ Wall.
proxima, diserepans pinnis angustioribus magis numerosis sorisque
interruptis creberrimis Lindsayæformibus. Habitu N. cordifoliæ Prsl.
Rhizomate nodoso stolones emittente ad internodia frondes fascicu-
latas procreante.
Stipitibus rachibusque squamis crispatulis filiformibus mollibus
subtomentosis; rachi apice indefinite crescente, pinnis numerosissimis
eonfertis inæqualibus supra rectangulato-auriculatis acuminatis 4 em.
longis vix 1 em. latis, junioribus parce tomentosulis, sterilibus integris,
fertilibus ob soros protrusos crenatis.
Nervis confertis numerosissimis ad marginem incrassatis et pagina
pinnæ superiore discum album caleareum ferentibus.
Soris margines ambos sequentibus media parte pinnæ sæpe continuis
lineam formantibus sed versus apicem interruptis utroque latere sorulos
6 ad 8 2 mm. longos angustos prominentes formantibus. Indusio lineari
dilute brunneo sori formam sequente.
Hab. In Sumatræ plaga orientali Seerakanda Oberlanghat in Arenga
saccharifera epiphytica l. Gust. Schneider ce. 1898.
Cette plante est fort instructive, formant l’intermediaire direct et
incontestable entre N. acutifolia et les Nephrolepis à sores courts. C’est
un chainon de plus dans la série des Nephrolepis qui, pour les sores,
s’etend jusqu’à Aspidium d’un côté, et jusqu’à Lindsaya sect. Schizo-
loma de l’autre. >
a — ——
BULL. HERB. BOISS., Octobre 1898. 56
838
UNE NOUVELLE ESPÈCE DE CHAMÆBUXUS
DE L’AFRIQUE ÉQUATORIALE
PAR
R. CHODAT
On se souvient de la note que j'ai publiée il y a deux ans sur le
P. Galpini Hook. f. des montagnes du Souaziland. C'était l'espèce la
plus australe de ce sous-genre Chamæbuxus (Polygala) si intéressant
par la distribution discontinue de ses espèces. L'Afrique ne comptait
jusqu'alors, si l’on en excepte la région méditerranéenne, qu’une seule
espèce localisée à la Sierra del Cristal au Gabon. La découverte du
P. Galpini Hook. venait confirmer une théorie selon laquelle le sous-
genre Chamæbuxus aurait été très répandu et l’aire de ses espèces ne
serait devenue disjointe que subséquemment. Si cela était, on devait
éventuellement retrouver les traces de cette ancienne extension en des
régions qui, jusqu'à présent, n'avaient fourni aucune espèce de ce sous-
genre si nettement délimité.
Parmi les plantes du Congo belge que M. Durand m'avait envoyées
pour être déterminées, il s’est trouvé une nouvelle espèce de ce groupe
intéressant. Je le dédie au collecteur M. le capitaine Cabra.
C’est une espèce très voisine du P. Mannii, mais qui en diffère par
des caractères essentiels, |
Polygala Cabræ (Chamæbuxus) Chod. nov. spec,
Radix parva, ramosa subfibrosa. Caulis teres basi simplex vel parce
(2) R. CHODAT. UNE NOUVELLE ESPÈCE DE CHAMÆBUXUS. 839
ramosus, 20-50 em. altus, subsimplex, basi lignescens dein subherba-
ceus, 3-4 mm. crassus vel tenuior, basi glabrescens vel vix pilosus versus
apicem et in inflorescentia setis patulis distincte sed parce hispidus,
maxima parte nudus, superne folia 5-7 plus minus distantia ferens.
Folia tenuia, discoloria 90/38 100/40 60/28 mm., petiolo herbaceo
angusto ce. 1 cm. longo, 1 mm. lato plus minus setoso, limbo lanceolato
vel ovato-lanceolato vel subrhomboïdali basi apiceque que cuneato,
sæpius apiculato et tenuiter mucronato, superne setis nitentibus oculo
nudo conspicuis consperso, subtus glabrescente vel in nervis inconspicue
setoso. Nervi haud prominentes, laterales utroque ce. 5 tenuissimi sub-
patentes vel adscendentes. Racemi terminales vel pseudo-axillares folia
haud æquantes, rachi debili 3-6 em. longo, floribus dilapsis vix asperata,
laxiflori. Bracteæ caducæ. Sepalum superius basi conspicue saccatum,
mucronatum, amplum margine ciliatum. Superiora duo maxima parte
1. e. fere ad apicem connata, inde sepalum duplex brevissime sed late
apice bidentatum. Alæ ellipticæ trinerviæ, nervis vix anastomosantibus.
Petala superiora linguiformia carinam sine crista longitudine æquantia.
Crista e lobis latis rotundatis cc. 4, exterioribus lobatis interioribus
integris vel subintegris constituta. Ovarium, stylus, antheræ eis
P. Mann similia. Capsula anguste marginata, obcordata. Semina
dense hirsuta lobis arilli papyraceis eorum dimidium attingentibus plus
minus profunde serratis.
A P. Manni cui est proxima hæc species differt indumento foliorum,
sepalis concrescentibus, crista lobata, seminibus dense hirsutis eorumque
arillo.
840
PASOUALE CONTI
DE LUGANO (Tessın) 1874-1898
Nous avons appris avec un grand chagrin la mort de ce jeune hola- ®&
niste plein d’avenir que l’implacable phthisie pulmonaire a terrasse le à
= 2 août dernier, au moment où il allait couronner ses études.
# Comme élève, puis comme assistant, nous avons pu apprécier ses bril- 5
ji lantes qualités; son initiative, un esprit critique rare chez un homme =
M aussi jeune et le bel enthousiasme pour notre science de prédilection le E
= désignaient déjà comme l’un de ceux qui feraient le plus d'honneur à la &
À botanique suisse.
| La Monographie du genre Matthiola qu'il avait terminée et qui avait
M été acceptée par la Faculté des Sciences comme thèse de Doctorat sera
À sans doute prochainement publiée, nous l’espérons.
BH Que sa famille si cruellement affligée recoive de la part de ses amis
d botanistes de Genève l’expression de la plus vive sympathie.
R. CHODAT.
LISTE DES TRAVAUX DE P. CONTI
1892. — Contributions à la flore tessinoise; Feuille des Jeunes Naturalistes. ®
22e année, no 264, Aer octobre 1892, pp. 243/244. 5
1893. — Notes floristiques sur le Tessin méridional ; Feuille des Jeunes Natu- Ei
ralistes, 24e année, nos 277, 278, 279, nov. et déc. 1893, janv.
189%, pp. 13, 28, 42.
1896. — Les mousses cleistocarpes et le climat du Tessin in Bull. Herb. Boiss.
IV (1896), pp. 58 à 60.
1897. — Classification et distribution des espèces européennes du genre Mat- @
thiola in Bull. Herb. Boiss. V (1897), pp. 31-59 et 315-395 et une W
carte. Be
| Conspectul
Florei Romaniei
plantele vascolare indigene
si cele naturalizate ce se gasesc pe teritoriul Romaniei
considerate subt punctul de vedere systematic
si geogralic
de
Doectorui D. Greceseu
Profesor in Universitatea din Bucuresti.
(Bucuresti. — Tipographiea Dreptatea, 1898)
PRIX : 15 FRANCS
_ Ce beau livre (grand in-8° de 836 pages) écrit en roumain
sera indispensable à tous ceux qu’interessent les questions rela-
‚tives à la géographie botanique de l'Orient et plus spéciale-
ment de la région balkanique. Après une introduction à la
systématique générale, telle que l’auteur la conçoit, il énumère
selon l’ordre donné dans la classification acceptée par lui, les
espèces soit indigènes soit subspontanées du Royaume de Rou-
manie. La station habituelle et les localités où la plante a été
récoltée sont indiquées pour chaque espèce. La fin du volume
- comprend un aperçu assez détaillé des conditions météorolo-
giques, climatologiques et géologiques du pays dans leurs
rapports avec les zones de végétations et les formations. C’est
la partie la plus intéressante du volume: on y trouve résumé
se Pensemble des observations faites sur la flore de la Roumanie.
| L’ouvrage est bien imprimé et facile à consulter. hi. 6:
As
LR Kr
4
=
Tome. 1 (189), pages
Oo» (189), 769 »
II (1895), 706
IV (1896), 963
ı eg 15 oe ie
BULLETIN
DE
LUHRkRBIKER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L’HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses travaux.)
Tome VI. 1898.
N° 41.
Ce N° a paru le 15 novembre 1898.
= ——
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 2() FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A LHERBIER BOISSIER
à CHAMBÉSY pres Genève (Suisse).
GENÈVE er BALE
GEORG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. 44, Carlstrasse,
SOMMAIRE DE Ne ie — 2 NOVEMBRE 1808.
I. — Chante Moins — _ NOUVELLES. STATIONS BRYO-
LOGIQUES POUR LA CHAINE DU JURA et Noles sur
la Be de certaines a ee et er
ve
H. Christ. — FOUGERES DE MENGTZE, van | er
meridional Chine) (à suivre 2
J. Freyn. — ÜBER NEUE UND BEMERKENSWERTHE
Bu PFLANZENARTEN “ u
= Frederic N. Williams. — ÉNUMÉRATION PROVE n n
SOIRE DES ESPÈCES DU ’ GENRE Hs Du Se !
ôme année, No 11, Novembre 1898.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
NOUVELLES STATIONS BRYOLOGIQUES
POUR LA CHAINE DU JURA
ET NOTES SUR LA DISPERSION DE CERTAINES ESPECES
SUBALPINES ET ALPINES
PAR
Charles MEYLAN
Habitant toute l’année au centre de la chaîne du Jura, j’ai pu, depuis
dix ans, faire de nombreuses découvertes et observations touchant la
bryologie jurassienne.
Une partie de ces découvertes ont été publiées par M. Amann dans le
Bulletin de la Société botanique suisse (Contributions à la flore bryolo-
gique suisse et étude de la flore bryologique du Haut-Jura moyen par
J. Amann), quelques-unes dans ce bulletin-ci par M. Culmann (Localités
nouvelles pour la bryologie suisse). Je résumerai les autres dans le tra-
vail suivant, tout en indiquant pour certaines espèces le résultat auquel
je suis arrivé en étudiant leur dispersion dans la chaîne.
Je désire ici remercier M. W. Barbey ainsi que MM. Amann et Cul-
mann de leur bienveillant appui.
Mildeella bryoides Dick. La Chaux, 1100 m., avec Acaulon muticum.
Hymenostomum Meylani Amann. Creux-du-Van, Mont-d’Or, Chasseral,
Aiguille de Baulmes, de 1450 à 1600 m.
Seligeria recurvata Br. Eu. R. Dans le Jura, La Chaux, 4100 m.; Chasseron,
1600 m.
Fissidens pusillus Vils. Répandu aux environs de Sainte-Croix.
BULL. HERB. BoIss., novembre 1898. 57
842 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
Campylopus turfaceus Br. Eu. Tourbières de la Vraconnaz et de La Chaux.
Dicranella rufescens Spr. Monte ici jusqu’à 1100 m.
Dicranella Schreberi Spr. £. elata St. Tourbieres de la Vraconnaz et de
La Chaux, 1100 m.
Dicranella subulata et curvata Spr. La Chaux, avec des formes de tran-
sition.
Oncophorus virens Bd. c. f. Mont-Tendre, 4650 m. La plante de la Poita-
Raisse est la var. serratus Schpr.
Dichodontium flavescens St. La Chaux, 1100 m.
Dicranum viride Lindbg. La Chaux, 1100 m.; Marchairuz, 1400 m. Croît
sur des troncs de sapin pourris, parfois aussi sur l’&corce de sapins
vivants.
Dicranum longifolium Hewsg. cfr. Suchet, Mont-d’Or, 1450 m.
Dicranum neglectum Jur. St. Chasseron. Aiguille de Beaulmes, 1550 m.
Dicranum majus Turn. Dans toutes les forêts humides au-dessus de 1300 m.
Dicranum Bonjeani de Not. cfr. Tourbieres de la Vraconnaz et de La Chaux.
Pottia latifolia Ca. M. Sur toutes les sommités du Jura atteignant 1400 m.,
sauf Aiguille de Beaulmes et Mont-d’Or.
— — var. pilifera Schpr. Dent-de-Vaulion.
Ceratodon purpureus var. obtusifolius Limpcht. Chasseron, 4600 m.
Distichium inclinatum Br. Eu. Sur toutes les sommités du Jura, dès 1400 m.
Didymodon alpigenus Jur. Sur molasse, La Chaux, 1050 m.
Leptotrichum homomallum Schpr. R. Dans le Jura. Je ne l’ai jamais trouvé
_ ailleurs qu’aux environs de La Chaux sur terrain siliceux, 1100 m.,
avec d’autres espèces silicicoles de la région inférieure : Leptotrichum
tortile, Pogonatum nanum, aloides urnigerum, etc.
Trichostomum mutabile St. Près Fleurier, gorge de Longeaigues, 4000 m.
Desmatodon latifolius Br. Eu. Suchet et Mont-Tendre.
— __— var. muticus Br. Eu. Chasseron, 1600 m.
Barbula revoluta St. Monte à La Chaux, à 4100 m. avec Pottia lanceo-
lata, Phascum piliferum, Grimmia Tergestina cfr.
Barbula fragilis Wils. La Chaux, Noirmont, Dent-de-Vaulion.
Barbula mucronifolia Schwgr. Dent-de-Vaulion. Le Barbula subulata monte
tres souvent à 1500 m. avec des formes très semblables au premier
abord au B. mucronifolia.
Geheebia gigantea Funk. Vallée de Joux. Dans les prés marécageux au bord
de l’Orbe près du Brassus et à l’exirémité sud du lac. 1010 m., octobre
1897.
Schistidium atrofuscum Schpr. cfr. Chasseron, Suchet, Creux-du-Van,
Aiguille de Beaulmes, sur des rochers secs, partout en compagnie de
Grimmia anodon. 1400 & 1600 m. Noirmont, sept. 1898.
Schistidium teretinerve Limpch. Abondant sur les rochers très secs de
(3) CHARLES MEYLAN. STATIONS BRYOLOGIQUES DU JURA. 843
l’Aiguille de Beaulmes; descend avec Grimmia anodon jusque dans les
gorges de Covatannaz, 900 m.; rochers du Grand Suvanier, sommité
du groupe du Chasseron, 1500 m., 27 août 1898.
Zygodon viridissimus Bd. Au-dessus de Beaulmes, 900 m.
Ulota intermedia Schpr. La Chaux, 1100 m.
Orthotrichum leucomitrium Br. Forêt des Etroits, près Sainte-Croix.
Orthotrichum Rogeri Bd. La Chaux, sur des érables, 4109 m.
Orthotrichum alpestre Hnsch. Certains échantillons d’Orthotrichum que j'ai
recueillis sur des racines et troncs d’erables et de hêtres à 1450 m. au
Chasseron ne diffèrent de l’Orthotrichum alpestre que par la présence,
dans la plupart des capsules, de traces de cils intermédiaires.
Orthotrichum Sturmii H. et H. La Chaux, 1100 m.
Encalypta ciliata Hedwg. RR. Dans le Jura. La Chaux, 1100 m., sur molasse.
Encalypta longicolla Br. Après avoir retrouvé les deux stations connues de
Lesquereux, j'en ai découvert deux autres, l’une au Suchet en 1893,
l’autre au Mont-d’Or, 1350 m., 21 août 1898. Je l’ai cherché en vain
au Chasseral, mais je crois qu'il existe sur d’autres sommités du sud de
la chaîne.
Tayloria acuminata Hnsch. RR. Dans le Jura. Chasseron, 1400 m.
Tayloria serrata Br. Eu. Répandu dans tout le Jura dès 1400 m.
— — var. tenuis Br. Eu. Aiguille de Beaulmes.
— — var. flagellaris Br. Eu. Aiguille de Beaulmes, Chasseron.
Splachnum ampullaceum L. Tourbières des Amburnex et des Petits Plats.
Physcomitrium piriforme Bd. La Chaux, 1050 m. RR. à cette altitude.
Plagiobryum Zierii Lindbg. Sur tous les sommets de la chaîne, dès 1400 m.
cfr.
Webera gracilis de Not. cfr. La Chaux, 1100 m., sur molasse. Nov. pro Jura.
Webera albicans Schpr. Souvent fertile sur la molasse.
— — var. glacialis Spr. Chasseron, 1400 m.
Bryum arcticum R. Br. Aiguille de Beaulmes, Dent-de-Vaulion, Mont-Tendre.
Bryum Græfianum Schliep. Suchet 1896, 4580 m. Nouveau pour le Jura.
Bryum fallax Milde. Assez fréquent dans la chaîne.
Bryum subrotundum Bd. Chasseron, sur la terre caillouteuse, avec Pottia
latifolia, Desmatodon, 1590 m.
Bryum cirratum Dicks. La Chaux, 1100 m., sur la molasse.
Bryum pallens Sw. Le type est très rare dans le Jura (La Chaux, sur molasse).
Une forme à péristome interne souvent rudimentaire croît sur la tourbe
pure dans les tourbières de la chaîne.
Bryum neodamense Itzig. La Chaux, Vallée de Joux.
Bryam Duvalii Si. La Chaux, 1050 m. st.
Bryum Funckii Sch. cfr. La Chaux, 1100 m.
Bryum Mildeanum Jur. Stérile sur toutes les sommités du Jura. Dans les sta-
tions sèches; cfr. La Chaux, 1100 m.
844 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Bryum rubens Mitten. La Chaux, 1100 m.
Bryum atropurpureum Br. En. Nombreuses stations aux environs de
Sainte-Croix. 4050 à 1100 m.
Rhodobryum roseum cfr. Jusqu'à 1200 m.
Mnium medium Br. Eu. cfr. Vallon de Noirvaux, 1000 m.
Cinclidium stygium Sw. St. Tourbière des Amburnex et près du Brassus.
Amblyodon dealbatus P. B. Vraconnaz, Chasseron, Sentier.
Meesia uliginosa Hedwg. (type). Vraconnaz, Brassus, terrain calcaire d’une
source.
Paludella squarrosa Bd. Tourbière des Amburnex où Leresche l'avait déjà
recueillie.
Timmia bavarica Hessl. Répandu dans le Jura.
Timmia austriaca Hedw. St. Au Suchet. cfr. Marchairuz.
Buxbaumia indusiata Bd. Dans toutes les grandes forêts sombres où se trou-
vent des troncs pourris.
Polytrichum piliferum Schreb. RR. Dans le Jura. La Chaux cfr. (molasse).
Neckera-pumila et pennata Hedwg, Forêt des Etroits, 1100 m.
Neckera turgida Jur. St. Creux du Van, Poita Raisse, Aiguille de Beaulmes,
Mont-d’Or. Sürement aussi plus au sud.
Myurella Careyana Sull. Aiguille de Beaulmes, 1500 m.: Mont-Tendre,
1650 m.
Leskea catenulata Mitten cfr. Chasseron, Covatannaz.
Thuidium pseudotamariscinum Limpch. Commun dans la chaine, il en est
de même de T. Philiberti st. Ce dernier cfr. à La Chaux.
Thuidium delicatulum Lindbg. Vallee de Joux (vidit Amann).
Thuidium recognitum cir. Gorges de Covatannaz, 900 m.
Cylindrothecium concinnum Spr. cfr. Gorges de Longeaigues entre Sainte-
Croix et le Val de Travers.
Orthothecium intricatum Br. Eu. cfr. Chasseron, Poita-Raisse, 1300 m.
Orthothecium strictum Lor. Chasseron; Aiguille de Beaulmes, 1550 m.
Brachythecium albicans Br. Eu.cfr. La Chaux, 1050 m., sur molasse.
Brachythecium reflexum Br. Eu. Sur toutes les sommites du Jura, des
1300 m. Descend à La Chaux à 1080 m. Abonde surtout sur le sol des
grandes forêts, par ex.: à La Vaux, au Risoux, etc.
Eurynchium striatulum Br. En. cfr. Beaulmes. Gorges de Covatannaz. Sté-
rile aux environs de Sainte-Croix, 1100 m.
Eurynchium Vaucheri Br. Eu. var. fagineum St. La Chaux.
— — var. julaceum Br. Eu. Abondant sur le Noirmont. Mont de Bière.
Eurynchium velutinoides Br. Eu. St. Gorges de Covatannaz. 900 m. (vidit
Amann).
Plagiothecium undulatum St. Risoux, 1350 m. Aiguilles de Beaulmes, cfr.
Amblystegium Sprucei Br. Eu. Répandu dans toute la chaîne, stérile.
Kl REINE
(5) CHARLES MEYLAN. STATIONS BRYOLOGIQUES DU JURA. 845
Hypnum elodes R.S. St. Brassus, Vraconnaz, cfr. Lac de Joux.
Hypnum chrysophylium Bd. var. subnivale Mol. Suchet; Chasseron,
1550 m.
Hypnum Cossoni Schpr. Répandu dans les tourbières, parfois fertile.
Hypnum Notarisii B. St. Près de la Tourbiére de la Vraconnaz, 1150 m.
Hypnum sulcatum Schpr. Aiguille de Beaulmes.
Hypnum arcuatum Lindbg. cfr. La Chaux, 1100.
Hypnum Vaucheri Lesq. et procerrimum Mol. Sur tous les sommets dès
1400 m.
Hypnum scorpioides L. cfr. Vallée de Joux.
Hypnum giganteum Schpr. cfr. Vraconnaz.
Hypnum umbratum Ehrb. cfr. Dans toutes les grandes forêts humides au-
dessus de 1300 m. Descend parfois à 1000 m.
Hypnum Oakesii (Sul.) Indiqué au Chasseron par Schimper et le docteur
Lerch. Je l’y ai retrouvé abondamment ainsi que sur toutes les som-
mites du Creux-du-Van à la Dôle. A l’Aiguille de Beaulmes, il est très
abondant. Stérile. Descend à Sainte-Croix à 1200 m.
Hypnum calvescens Wils. Chasseron, Suchet, Aiguille de Beaulmes; cfr.
(cils appendiculés, pédicelle géniculé court). Bois des Etroits, près
Sainte-Croix, 1100 m., Lavaux, 1350 m.; descend à 1000 m. dans le
vallon de Noirvaux.
Hypnum Sauteri cfr. Chasseron, Suchet, Aiguille de Beaulmes, Mont-d’Or.
Probablement répandu dans toute la chaine.
La Chaux (Sainte-Croix), Vaud, Suisse, le 30 août 1898.
> 4:
846
Monosraphie der Disperidex
von
Rudolf SCHLECHTER
(Suite.)
$ 3. Corycium Schltr. Corycium Sw., in Act. Holm. (4800), p. 220 ; Thbg..,
Fl. cap. (1823), p. 20; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 368; Both. et
Hook. f., Gen. pl. v. III (1883), p. 633; Bol., Orch. Cape Penins. (1888),
p. 179.
Alle hieher gestellten Arten haben die seitlichen Sepalen mehr oder
weniger zusammengewachsen und einen fast kugeligen Helm. Der auf-
rechte Lippenanhängsel ist verschieden geformt, aber meist mit zwei
über die Kolumna gebogenen Armen versehen. Der einzige positive
Unterschied aber zwischen unserer und der letzten Sektion Eleutero-
Corycium liegt in den verwachsenen Petalen.
Mit Ausnahme des P. nigrescens Schlir. stammen alle Arten der Sektion
aus der Südwestecke der Kap-Kolonie. Die Blüten sind meist klein und
unscheinbar gefärbt.
Schlüssel der Arten.
A. Ganze Pflanze beim Trocknen tief schwarz werdend 16. P. nigrescens Schltr.
B. Pflanze getrocknet, nicht tiefschwarz.
I. Helm am Rücken mit zwei deutlichen Säckchen, welche durch die Petalen
gebildet werden.
(24) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 847
a. Blätier nicht stark gewellt, Lippenanhängel mit hufeisenförmig nach
hinten abstehenden Armen.......... 17. P. orobanchoides Schltr.
b. Blätter siark gewellt, Arme des Lippenanhängsels divergirend.
18. P. crispum Schltr.
II. Helm kugelig, ohne Säckchen.
a. Labellum verkehrt herz- oder nierenförmig.
1. Labellum sitzend, Anhängsel fast helmartig.
19. P. bicolorum Schltr.
2. Labellum kurz genagelt, Anhängsel vorn seicht ausgerandet.
20. P. excisum Schlir.
b2-Labellumslinealiseh ©..2..........2: 21. P. microglossum Schltr.
16. Pterygodium nigrescens Schlir.
Herba erecta, subgracilis, glaberrima, 17-40 cm. alta exsiccatione nigri-
cans; caule stricto dense foliato; foliis erecto-patentibus vel subereclis,
lanceolatis vel lineari-lanceolatis acutis vel acutissimis, persæpe subpli-
catis, inferioribus ad 15 cm. longis, 0,6-1,5 cm. latis, basi vaginantibus,
superioribus sensim minoribus altius vaginantibus, supremis demum
vaginæformibus cauli appressis alte vaginantibus apice tantum liberis;
spica erecta densius multiflora, cylindrica, 5-15 cm. longa, 1,5-2 cm. dia-
metro; bracteis herbaceis erectis lanceolalis acutissimis, floribus longio-
ribus; floribus in genere minoribus subglobosis, erecto-patentibus;
sepalis lateralibus herbaceis, deflexis, in laminam suborbicularem apice
breviter excisam concavam connatis, 0,5 cm. longis, sepalo dorsali ovato-
oblongo obtuso, 0,6 cm. longo; petalis incumbentibus valde concavis,
subsaccatis, obliquis, suborbicularibus, obtusis, margine anteriore valde
ampliatis; sepalo postico æquilongis; labello porrecto vel patulo, cuneato,
apice rotundato-truncato vel brevissime exeiso, 0,3 cm. longo, apice
0,2 cm. lato, appendice carnoso erecto unguiculato, lamina bipartita, bra-
chiis divaricatis decurvo reflexis, ligulatis apice dilatato rotundatis, medio
apice carina vel denticulo carnoso interjecto donato, 0,3 cm. alto, brachiis
explanatis, 0,8-0,9 cm. lato; ovario subcylindrico breviter rostrato,
1-1,2 cm. longo.
Corycium nigrescens Sond., in Linnæa v. XIX (1847), p. 110.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In graminosis prope George, alt. c. 600
ped. — Mund (Oct. 1819), R. Schlechter, n 2326 (Mart. 1895).
In regione austro-orientali : In collibus graminosis prope Grahamstown,
alt. 2200 ped., Jan. 1892 — J. Glass, Zeyher ; In graminosis montis Bosch-
848 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
berg — P. Mac Owan; In clivis graminosis montium, Hangklip, prope
Queenstown, alt. 5000-6000 ped., Jan. 189% — E. E. Galpin, n° 1776;
In graminosis supra silvam Perie (Kaffrariæ), Nov. 1890 — J. R. Sim;
In collibus graminosis prope Nquamaque (Kaffrariæ), alt. c. 3500 ped.,
Jan. 1893 — W. G. Bennie, n° 395; In collibus graminosis ad pedem
montium Zuurbergen, in terra Griqualand-Orientalis, alt. 4000-5000 ped.,
Jan. 1895 — R. Schlechter, P. Krook; In lapidosis prope Bothas Hill
(Natalie), alt. 2500 ped., Oct. 1890 — J. M. Wood; In collibus graminosis,
Inanda (Natalie), alt. 1800 ped., 1885 — J. M. Wood, n° 530; In saxosis
prope Van Reenen (Natalie), alt. 5500 ped., Mart. 1895 — R. Schlechter,
n° 6963; In graminosis, Little Lomaty-Valley, prope Barberton (Trans-
vaaliæ), 3500 ped., Dec. 1890 — W. Culver, n° 59; In depressis humidis
prope Bergendal (Transvaaliæ), alt. 6300 ped., Dec. 1893 — R. Schlechter,
n° A013.
P. nigrescens zeichnet sich von den übrigen Arten der Sektion Corycium
dadurch aus, dass es beim Trocknen eine pechschwarze Färbung an-
nimmt. Unverkennbare Anklänge finden sich dagegen an P. iricuspi-
datum aus der Sektion Eleuthero-Corycium, welche wiederum sich schon
durch den Charakter dieser Sektion, die nicht verwachsenen lateralen
Sepalen, ausserdem noch durch das Labellum unterscheidet. P. nigrescens
bei seiner weiten Verbreitung ist die einzige Art der Sektion, welche sich
in der südöstlichen Region Süd-Afrikas findet, alle andern sind Bewohner
der Südwestecke der Kap-Kolonie.
17. Pterygodium orobanchoides Schltr.
Herba erecta, plus minus valida, glaberrima, 13-50 cm. alta; caule
stricto, dense foliato; foliis subdistichis erecto-patentibus, linearibus
acutis, basi dilatati vaginantibus, margine persæpe plus minus undulatis,
inferioribus ad 16 cm. longis, supra basin ad 2,5-3 cm. latis, superioribus
sensim minoribus, supremis vaginæformibus; spica dense multiflora
cylindrica, 3-20 cm. longa, 1,5-2,5 cm. diametro; bracteis membranaceis
late ovatis acuminatis, ovarium æquilongum vel paulo brevius amplec-
tentibus; floribus in genere minoribus, erecto-patentibus, sulphureis,
petalis purpureo-marginatis, subglobosis; sepalis lateralibus patulis sub-
membranaceis, in laminam subquadralo -oblongam obtusissimam apice
sæpius subreiusam, concavam, 1,6 cm. longam, c. 0,4 cm. latam con-
nalis, sepalo dorsali lineari-oblongo obtusissimo apice subincurvo, vix
0,7 cm. longo, incumbente; petalis incumbentibus breviter saccatis,
sepalo postico æquilongis, apice obtusis; labello porrecto patulo, e basi
(26) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 849
cuneato-bifido, lobis oblongo-subfalcatis obtusis, divaricatis, sæpius den-
ticulo minuto medio interjecto, 0,2 cm. longo, apice 0,4 cm. lato, appen-
dice brevissime unguiculato lamina subhippocrepiformi antice ampliata
obtusissima, brachiis elongatis in saccos petalorum reflexis, lamina ab
apice usque ad apicem brachiorum 0,7 cm. longa; ovario subcylindrico
apice brevius rostrato quam in speciebus ex affinitate 0,7-0,8 cm. longo.
Corycium orobanchoides Sw., in Act. Holm. (1800), p. 222; Ker, in
Journ. Sci. R. Just. v. VIE (1820), t. 3., f. 3; Thbg., Fl. Cap. (1823), p. 20;
Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 369; Bot. Reg. (1838), t. 45; Bol., Orch.
Cape Penins. (1888), p. 184.
Satyrium orobanchoides L. f., Suppl. (1781), p. 402; Thbg., Prodr. PI.
cap. (1794), p. 6.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; R. Brown (1801); Lichtenstein; Mund (1817);
Bergius; Leibold; Roxburgh; Dr Niven; Rogers; Harvey, n° 444.
In regione austro-cccidentali : In arenosis lapidosisque Peninsulæ
capensis, alt. 50-700 ped., Aug.-Okt. — Eklon et Zeyher, P. Mac Owan,
H. Bolus, n° 3935, W. Tyson, n° 2139, Th. Kässner, R. Schlechter,
n° 1334 (Herb. Norm. Austro-Afr. no 181); In paludibus juxta flumen
Bergrivier prope Paarl, alt. infra 500 ped., Sept.-Oct. — Drège; In collibus
inter Paarl et French-Hæk, alt. infra 500 ped., Nov. — Drege; In arenosis
prope Piquetberg Road., alt. 500 ped., Sept. 1880. — R. Schlechter,
n° 2140; In arenosis ad pedem montium Olifantrivierbergen, in ditione
Clanwilliam, alt. c. 300 ped., Aug.-Sept. 189% — R. Schlechter, Dr A.
Penther, P. Krook.
P. orobanchoides kann in der südwestlichen Region Süd-Afrikas wohl
als eine der gemeinsten Orchideen betrachtet werden. Sehr gut gekenn-
zeichnet von den verwandten Arten der Sektion Corycium ist es durch
die beiden deutlich sichtbaren Säckchen am Rücken des Helmes, welche
durch die beiden Petalen gebildet werden, und durch den fast hufeisen-
förmige Lippenanhängsel, dessen beide hintere Enden in die oben
erwähnten, durch die Petalen gebildeten Säckchen hineinragen.
Die schwefelgelben, am Helme rotherandelen Blüten besitzen im
lebenden Zustande einen äusserst starken Wanzengeruch.
Mit Vorliebe wächst die Art auflehmigen Hügeln oder in sehr sandigem
Boden.
18. Pterygodium crispum Schlir.
Herba valida, erecta vel adscendens, 15-30 cm. alta, glaberrima; caule
850 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
persæpe stricto, dense foliato; foliis subdistichis erecto-patentibus linea-
ribus acutissimis, basi dilatata submembranacea vaginantibus apicibus
sæpius recurvis, marginibus valde crispatis, inferioribus ad 12 cm. longis,
supra basin ad 1,5 cm. latis; spica erecla cylindrica subdensa, multiflora,
5-12 cm. longa, 3-4 cm. diametro; bracteis submembranaceis late ovatis
acuminatis ovarium subæquilongum amplectentibus; floribus illis P. oro-
banchoidis Schltr. paulo majoribus, erecto-patentibus aureis; sepalis late-
ralibus subherbaceis patulis in laminam late obovatlam concavam, 0,7 cm.
longam, medio 0,5 cm. latam apice profunde excisam connatis, apicibus
subfalcatis obtusiusculis, sepalo dorsali incumbente lanceolato oblongo
obtuso, lateralibus æquilongo, petalis valde obliquis, subrotundato-rhom-
* beis, subsaccatis, margine anteriore valde ampliatis, basin versus auricu-
latis, sepalis æquilongis; labello carnoso adscendente vel porrecto, e basi
cuneato-unguiculata sensim in laminam subreniformem apice exsertam
dilatato, 0,3 cm. longo, apice 0,4 cm. lato, appendice carnoso erecto e
basi subunguiculata crassa bipartito, partitionibus hypocrepiformi deflexis
ligulatis apice dilatata obtusissimis, 0,3 cm. alto, partitionibus explanatis,
c. 0,7 cm. lato; ovario oblongo apice alte rostrato, 1-1,2 cm. longo.
Arethusa crispa Thbg., Prodr. Pl. cap. (179%), p. 3.
Corycium crispum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 22; Thbg., Fl. Cap.
(1823), p. 21; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 368; Bol., Ic. Orch. Afr.
austr. (1893), t. 45.
Corycium bicolor Ker, in Journ. Sci. R. Just. Lond. v. VI (4819), t. 4, f. L.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; Bergius; Leibold. Rev. Rogers.
In regione austro-oceidentali : In dunis arenosis planitiei Capensis
inter Capetown et sinum False Bay, alt. 20-30 ped., Sept.-Oct. — Mund
(1817), F. Guthrie (1891); In dunis arenosis inter collibus Tigerberg
appellatis et Durban Road, Sept. H. Bolus, n° 393%, R. Schlechter (1892);
In arenosis prope Groenekloof, alt. infra 1000 ped., Sept.-Oct. — Drege,
H. Bolus, no 393% (1878); In arenosis ad pedem montis Piquetberg,
alt. c. 1000 ped., Sept. 14894 — R. Schlechter, Dr A. Penther; In
dunis arenosis terre, Zwartland appellate — Thunberg; In arenosis
prope Clanwilliam, alt. c. 300 ped., Aug. 189% — R. Schlechter, n° 5068.
Als bestes Merkmal dieser Art können die gelben, kugeligen Blüten
auf dem sehr deutlich geschnäbelten Ovarium und die sehr stark ge-
kräuselten Blätter dienen; häufig sind diese in lebendem Zustande am
Grunde rot punktiert, wie man es auch bei P. orobanchoides und einigen
Disa- und Satyrium-Arten beobachten kann. Als zunächststehend zu
(28) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 891
P. crispum möchte ich P. orobanchoides und P. bicolorum ansehen. Von
beiden zeichnet es sich sofort durch die lockere Blütentraube und grössere
Blüten aus; auch sind bei P. orobanchoides die Petalen stark ausgebauscht,
dass die dadurch entstehenden zwei Säckchen am Rücken des Helmes
tiefer sind als hier.
In ihrer Heimat, der äussersten Südwestecke der Kap-Kolonie, bewohnt
P. crispum die tiefen Sanddünen in der Nähe des Meeres, nur selten
geht sie tiefer ins Land hinein, und daselbst habe ich sie auch nur in
tiefem Sande gefunden. Die Blüten sind goldgelb.
19. Pterygodium bicolorum Schltr.
Herba erecta, valida, glaberrima, 12-45 cm. alta; caule stricto, dense
foliato; foliis subdistichis, erecto-patentibus linearibus acutissimis, basi
dilatata submembranacea vaginantibus, inferioribus ad 26 cm. longis,
supra basin ad 2 cm. latis, superioribus sensim minoribus, marginibus
interdum plus minus undulatis ; spica dense multiflora cylingrica, 4-20 cm.
longa, 1,3-2,5 cm. diametro; bracteis erecto-patentibus membranaceis,
late ovatis acuminatis, ovarium æquilongum amplectentibus; floribus in
genere minoribus subglobosis, erecto-patentibus, pallide sulphureis;
sepalis lateralibus submembranaceis porrecto-patulis, in laminam late
ovato-oblongam vel suborbicularem apice emarginatam, concavam,
0,5 cm. longam, medio ad 0,4 cm. latam, connatis, sepalo dorsali incum-
bente lanceolato obtuso, concavo, lateralibus æquilongo, 0,2 cm. lato;
petalis incumbentibus, oblique subrhomboideis subacutis, valde concavis,
vel potus subsaccatis, sepalo dorsali æquilongis; labello patulo obovato
emargınato, vel e basi late cuneata bilobo, lobis rotundatis, dente minuto
interjecto; appendice carnoso, subunguiculato, antice carinato, sursum in
processum subcucullatum obtusum basi, auriculatum, dilatato, labello
0,2 cm. longo, ad 0,3 cm. apice lato, appendice 0,4 cm. longo, 0,4 em.
lato; ovario cylindrico apice rostrato, 0,8 cm. longo.
Ophrys bicolor Thbg., Prodr. Pl. cap. (1794), p. 2:
Corycium bicolorum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 220; Thbg., Fl. Cap.
(1823), p. 21; Baur, Ill. Orch. PI. (1838), t. 15; Ldl., Gen. Spec. Orch.
(1839), p. 368; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 179; Icon. Orch. Afr.
austr. (1893), t. 47.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson, Dr Niven.
In regione austro-occidentali : In clivis montis Leonis prope Capetown,
Oct. 1875 — H. Bolus, n° 2856; In montibus prope Capetown -— Eklon
352 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
et Zeyher; in monte Steenberg, Oct. 1815 — Bergins; In clivis montium
ad cataractam Tulbaghensem, alt. c. 1000 ped., Nov. — Zeyher, H. Bolus,
n° 5282; In collibus prope Wellington — Miss Cummings; In planitie
prope pagum Ceres, alt. 1500 ped., Dec.-Jan. 1888 — H. Bolus; In collibus
prope Zuurbraak, alt. 4000 ped., Oct. 189% — R. Schlechter, no 5706;
Juxia rivulum Veite River prope Riversdale, alt. 350 ped. Nov. — Bur-
chell, n° 6605 (1814), R. Schlechter, n° 1978 (1892); In clivis montium
Onteniquabergen, Nov. 1819 — Mund; In planitie prope Knysna —
Bowie.
Da uns neuerdings Bolus mit einer vorzüglichen Tafel dieser Art
beschenkt hat, so unterlasse ich es hier, viele Bemerkungen über die
Pflanze zu machen.
Sie ist am nächsten verwandt mit L. excisum Ldl.
20. Pterygodium excisum Schltr.
Herba erecta, humilis, glaberrima, 8-13 cm. alta; caule stricto foliato;
foliis subdistichis erecto-patentibus linearibus acutissimis, basi dilatata
vaginantibus, inferioribus ad 7 cm. longis, superioribus sensim mino-
ribus, suberectis; spica oblonga vel (in speciminibus robustioribus) bre-
viter cylindrica, 2,5-5 cm. longa, 1,5-2 cm. diametro; bracteis herbaceis,
late ovatis subacutis vel obtusis, basi ovarium æquilongum vel paulo bre-
vius amplectentibus; floribus in genere minoribus, subglobosis, erecto-
patentibus; sepalis lateralibus patulis membranaceis in laminam subor-
bicularem apice vix usque ad medium excisam, partitionibus obtusis,
0,4 cm. longam, concavam connatis, sepalo dorsali oblongo, apice incurvo
obtuso, 0,5 cm. longo, 0,2 em. lato; petalis valde obliquis, si licet sub-
rhomboideis apice subfalcato-incurvis obtusis, valde concavis vel potius
subsaccalis, sepalo dorsali æquilongis; labello sessili obcordato, patula,
vix 0,3 cm. longo, apice 0,3 cm. lato, appendice erecto carnoso unguicu-
lato, unguiculo carinato, in laminam suborbicularem antice exeisam sub-
horizontalem dilatato, unguiculo vix 0,2 cm. allo, lamina 0,2 cm. diame-
tiente; ovario oblongo, apice rostrata, 0,7-0,8 cm longo.
Corycium excisum Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839); p. 368; Bol. Orch.
Cape Penins. (1888), p. 182, t. 20.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-oceidentali : In arenosis Rondebosch prope Capetown,
alt. 50 ped., Oct.-Nov. — H. Bolus, n° 4832 (Herb. Norm. Austro-Afr.,
n° 180); In clivis montis Muizenberg, alt. 800 ped. Dec. — H. Bolus; In
montibus prope calaractam Tulbaghensem, Nov. — Eklon et Zeyher,
(30) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 853
n° 4576; Inter Bergvley et Langevley, alt. infra 1000 ped., Nov. — Drège.
Bei stärkeren Exemplaren hält es oft schwer, P. excisum von P. bico-
lorum zu unterscheiden. In solchem Falle kann der Unterschied der in
dem Labellum der beiden Arten sich findet, stets für massgebend ange-
sehen werden. Von P. excisum lässt sich ausserdem sagen, dass es meist
eine kleinere Pflanze bleibt als P. bicolorum, doch kommen von der
letzieren auch zuweilen kleinere Exemplare vor, bei denen dann aber
stets die Blütentraube schlanker ist, als bei gleich grossen Pflanzen von
P. excisum, ein Umstand, der durch die kleineren Blüten des P. bicolorum
veranlasst wird.
Sehr nahe verwandt mit P. excisum muss auch P. bifidum sein, welche
mir nicht bekannt ist.
21. Pterygodium microglossum Schlir.
Herba erecta, robusta, glaberrima, 15-35 cm. alta; caule persæpe basi
angustata subflexuoso, cæterum stricto, densius foliaio; foliis quaqua-
versis erecto-patentibus vel suberectis lineari-lanceolatis acutissimis, basi
dilatata vaginantibus, inferioribus ad 12 cm. longis, supra basin ad 2 cm.
latis, superioribus sensim minoribus; spica erecta oblonga vel cylindrica
dense multiflora, 5-8 cm. longa, 2,5-3,5 cm. diametro; bracteis ovato-
lanceolatis vel ovatis, acuminatis, ovarium amplectentibus, flores subæ-
quantibus, vel rarius vix excedentibus; floribus in genere mediocribus,
erecio-patentibus, luride albidis, labello virescente; sepalis lateralibus
submembranaceis deflexis in laminam late ovatam apice breviter excisam
concavam connatis, 0,9-1 cm. longis, lamina, 0,6 cm. lata, sepalo
dorsali lanceolato oblongo obtuso, 0,7 cm. longo, medio fere 0,3 cm. lato;
petalis incumbentibus oblique subquadratis, angulis rotundatis, sepalo
dorsali subæquilongis. medio 0,6 cm. latis, margine integris vel subcre-
nulatis, valde concavis; labello minuto pendulo, lineari acuto, 0,6 cm.
longo, appendice carnoso suberecto, basi late unguiculato, dimidio supe-
riore in laminam subquatratam vel obovatam emarginatam incurvam dila-
tato, facie anteriore longitudinaliter carinato, 0,6 cm. longo, lamina ce.
0,4 cm. lata; ovario sub cylindrico, c. À cm. longo.
Corycium microglossum Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 369 (1839):
Bol., Icon. Orch. Afr. austr. (1895), t. 46.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-oceidentali : In dunis arenosis planitiei capensis inter
Capetown et Muizenberg, alt. 20-100 ped. Nov.-Dec. — G. Guthrie, C. B.
Fair, R. Schlechter, n° 206; In montibus prope cataractam Tulbaghensem,
854 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (31)
Nov. — Eklon et Zeyher; In monte Paarlberg, alt. infra 1000 ped., Nov.
— Drege; Prope Klipfontein — Zeyher, n° 1575.
Von den verwandten Arten, d. h. denen der Sektion Corycium, ist P.
microglossum am besten durch die dünnen, mehr geöffneten Blüten und
besonders durch das sehr schmale kleine Labellum charakterisirt. Die
Pflanze gehört in den europäischen Herbarien entschieden zu den
Seltenheiten; auch in ihrer Heimat tritt sie nur zerstreut auf. In den
leizten Jahren erst ist sie häufiger auf der sogenannten Cape-Peninsula
angetroffen worden, wo auch ich ihr einmal begegnete. Die ansehnlichen
grauen Blüten stehen in einer ziemlich dichten zylindrischen Traube.
$ 4. Anochilus Schlir.
Ebenso wie die Sektion Orthocarpa in der Gattung Disa Berg ist auch
die obige Sektion in der Gattung Pterygodium durch das hintenstehende
Labellum charakterisirt.
Eine der Arten kommt aus der südwestlichen, die andern aus der
südöstlichen Region der Kap-Kolonie.
Schlüssel der Arten.
A. Blüten klein, Lippenplatte oblong-zungenförmig, Anhängsel oblong, stumpf.
22. P. Flanaganii Bol.
B. Blüten gross, Lippenplatte breit, löffelförmig, Anhängsel zweiteilig.
23. P. inversum Sw.
22. Pterygodium Flanaganii Bol.
Herba erecta, robusta, glaberrima, omnino habitu specierum e sectione
Corycium præsertim P. microglossi Schltr., 24-30 cm. alta; caule stricto
vel substricto satis dense foliato; foliis erecto-patentibus vel suberectis
lineari-lanceolatis acutis, basi valde dilatata submembranacea caulem
vaginantibus, inferioribus ad 9 cm. longis, supra basin ad 1,5 cm. latis,
superioribus sensim in vaginas submembranaceas acuminatas cauli arcte
appressas decrescentibus; spica dense multiflora, cylindrica vel oblonga,
5-10 cm. longa, 2,5-3 cm. diametro; bracteis submembranaceis erecto-
patentibus, late ovatis acuminatissimis, flores excedentibus; floribus in
genere minoribus, erecto-patentibus; sepalis lateralibus submembrana-
ceis basi erectis infra medium subito divaricalo refractis, lanceolatis acu-
(32) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 855
tis, valde concavis 0,8 cm. longis, medio c. 0,3 cm. latis, sepalo inter-
medio deflexo submembranaceo, ovato obiuso concavo, lateralibus æqui-
longo, medio 0,% cm. lato; petalis deflexis carnosiusculis valde concavis,
oblique lanceolatis acutis, subfalcatis, 0,7-0,8 cm. longis; labello erecto
oblongo-ligulato obtusiusculo, 0,7-0,8 cm. longo, c. 0,2 cm. lato, basi
dense papilloso, appendice deflexo, oblongo obtuso, concavo, medio longi-
tudinaliter linea incrassata vel carina dimidiato, 0,4 cm. longo; ovario
alte rostrato elliptico, 1,2 cm. longo.
Pierygodium Flanagani Bol., Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars 2, t. 98
(1896).
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : Brougthon prope Molteno, alt. 6300 ped.,
Dec. 1893 — H. G. Flanagan, n° 1639.
Diese äusserst interessante Pflanze wurde im Jahre 1893 von meinem
Freunde Herrn H. G. Flanagen bei Brougthon im Molteno-Distrikt der
östlichen Kap-Kolonie entdeckt.
Unzweifelhaft ist die nächst Verwandte das P. inversum aus der Süd-
ost-Ecke der Kap-Kolonie, doch durch Grössenverhältnisse, Habitus und
Struktur der Blüten nicht zu verwechseln.
23. Pterygodium inversum Sw.
Herba valida erecta, glaberrima, 20-40 cm. alta; caule stricto, foliato;
foliis erecto-patentibus lineari-lanceolatis acutis, ad 25 cm. longis, supra
basin ad 3 cm. latis, superioribus sensim minoribus; spica densa vel sub-
densa, multiflora, cylindrica, ad 25 cm. longa, c. 4 cm. diametro; bracteis
subherbaceis ovato-lanceolatis acutis basi ovarium amplectentibus flores
subæquantibus vel subsuperantibus; floribus in genere majoribus vires-
centibus labello purpureo-nervato, inversis, erecto-patentibus vel sub-
erectis; sepalis lateralibus reflexis (vel potius refractis), lanceolatis acutis
submembranaceis concavis, 1,1 cm. longis, infra medium 0,4 cm. latis,
sepalo intermedio patulo lanceolato, obtuso vel acuto cum petalis laxe
coalito, 4,1-1,2 cm. longo, infra medium 0,4 cm. lato; petalis e basi sub-
saccata oblique obovatis, obtusis, carnosiusculis, concavis, sepalo inter-
medio paulo longioribus, 1,3-1,2 cm. longis, supra medium ad 0,8 cm.
latis; labello carnosiusculo erecto e basi subcuneato-ligulata, cochleari,
obtusissimo, infra apicem vix 0,5 cm. lato, 0,7 cm. longo; appendice
deflexo carnoso, alte bifido, facie superiore carinis 2 carnosis longitudina-
liter donato, partitionibus lanceolatis obtusiuseulis, infiexis, 0,6 cm. longo.
Ovario cylindrico glabro, breviter rostrato.
856 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (33)
Ophrys inversa Thbg., Prodr. Pl. cap. (1794), p. 2.
Pierygodium inversum Sw.,-in Act. Holm. (4800), p. 218; Thbg., FL
Cap. (1823), p. 23; Ldl., Gen, Spec. Orch. (1839), p. 367; Ker, in Journ.
R. Sci. Just. v. IX (1820), t. 4, f. À ; Bol., Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars 2,
t. 97 (1896).
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson.
In regione austro-occidentali : In arenosis collibusque prope Malmes-
bury, alt. 300 ped. Oct. — H. Bolus, n° 4335 (1878), R. Schlechter (1892);
In arenosis inter Groenekloof, alt. infra 800 ped., Sept. — Drège; In
collibus prope Piquenierskloof, alt. c. 500 ped., Aug. 1894 — R. Schlechter,
n° 4959; Prope Piquetberg — Thunberg; Prope Ribbeck-Casteel —
Thunberg; In montibus Khamiesbergen inter Pedroskloof et Liliefontein,
alt. 3000-4000 ped., Nov. — Drège; In jugis montium inter Bredecamps-
vley et Botberg, in ditione Caledon, Oct. — Zeyher.
Zusammen mit P. Flanagani Bol. bildet P. inversum die Sektion
Anochilus, welche durch die umgekehrten Blüten von den anderen
Sektionen charakterisirt ist. Die verwandtschaftlichen Beziehungen
zwischen diesen beiden Arten sind nur leichterer Natur; abgesehen von
den sehr bedeutenden Grössenunterschieden kommt man beim Ver-
gleichen der Arten auf jedem Schritt auf neue Unterschiede, welche es
überhaupt ausschliessen, dass beide Pflanzen verwechselt werden
könnten.
Auch ist die geographische Verbreitung beider Arten in Süd-Afrika
eine derarlige, dass sich ihre Gebiete an keinem Punkte berühren.
Species mihi ignotæ.
24. Pterygodium bifidum Schlir.
Corycium bifidum Sond., in Linnæa v. XIX (1847), p. 111.
P. ligulatum Rchb. f., in Linnæa v. XIX (1847), p. 375; Walp. Ann. I
(1849), p. 805; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 180.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In montibus prope Capetown — Eklon,
Zeyher.
Diese Art, welche seit Eklon und Zeyher offenbar nicht wieder
gefunden ist, soll in der Mitle stehen zwischen P. microglossum Schitr.
und P. bicolorum Schltr.
Ba RES BT DE
(34) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDE.E. 857
25. Pterygodium vestitum Schlir.
Corycium vestitum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 222; Thbg., Fl. Cap.
(1823), p. 21; Läl., Gen. Spec. Orch. (1879), p. 369.
Ophrys volucris Thbg., Prodr. Plant. Cap. (179%), p. 2.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In dunis prope Piquetberg et Verlooren
Vley — Thunberg.
So sehr ich mich auch bemühte, bei Piquetberg und im Sandveldt
diese Art, welche dem P. orobanchoides Schltr. sehr nahe stehen muss,
zu finden, es war ohne Erfolg. Sollte es nicht etwa eine Varietät jener
Art sein? Die Beschreibung stimmte einigermassen zu einigen Formen
derselben.
cCeratandra.
Ceratandra Ekl. ex. Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 363; Bth. et Hk. f.,
Gen. pl. v. III (1883), p. 634; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 189.
Sepalum intermedium nunc posticum nunc anticum lanceolatum vel
lineari-lanceolatum concavulum, cum petalis in galeam late apertam sub-
concavam agglutinatum, sepala lateralia nunc suberecta nunc patula,
intermedio multo latiora. Petala obliqua, sæpius subunguiculala, rhom-
boidea vel flabellata, rarias margine crenulata; labellum pendulum,
columnæ adnatum limbo e basi subunguiculata nunc lunatum, nunc sub-
hastatum nunc rhomboideum, rarius margine crenulatum, basi callo sub-
quadrato vel oblongo ornatum, nunc appendice polymorpho erecto
donatum, nune exappendiculatum. Anthera brevis, loculis plus minus
dissitis, erectis vel adscendentibus canalibus stigma amplectentibus nunc
filiformibus erectis vel porreclis, nunc abbreviatis : rostellum adscendens,
brachiis 2, nunc elongatis hippocrepicis, nunc abbreviatis; stigma pulvi-
natum bilobum, transverse oblongum, vel rarius stigmata 2 distincta. Ova-
rium cylindricum erostre.
Herbæ terestres austro-africanæ, humiles, nunc graciles nunc sub-
valide, exsiccatione omnes atratæ; radicibus pluribus carnosis indumento
tomentoso obtectis; caule nunc laxe nunc plus minus dense foliato, basi
foliis radicalibus angustis rosulatis; floribus nunc paucis nunc multis in
spica dense cylindrica.
BULL. HERB. BoIss., novembre 1898. 58
858 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (35)
Es ist schwer, in Worten die Unterschiede zwischen dieser Gattung
und dem polymorphen Pterygodium anzugeben. Das beste Kennzeichen
für sie sind die fleischigen, mit einem filzigen Indument bekleideten
Wurzeln und die zahlreichen feinen Wurzelblätter, welche jedoch bei
einigen Arten zur Blütezeit bereits vertrocknen. In der Blüte sind nur
geringere Unterschiede. wie die weniger mit dem sepalum intermedium
verwachsenen Sepalen und der Callus auf dem genagelten Labellum,
sowie die meist nur gering ausgebildeten Lippenfortsätze oder das Fehlen
derselben. Bei den Arten der Sektion Eu-Ceratandra sind die hufeisen-
förmigen Antherenkanäle bemerkenswert.
Alle bisher bekannten Arten sind südafrikanisch. Daselbst sind sie
hauptsächlich in der Südwest-Ecke der Kap-Kolonie anzutreffen. Nur
eine Art, C. globosa, tritt auch im östlichen Gebiete auf, aber auch nur
bis Grahamstown, wo sich noch viele Annäherungen zur wesentlichen
Kapflora finden.
Schlüssel der Sektionen.
A. Arme des Rostellums seitlich abstehend, kurz, Antherenkanäle nicht ver-
liner EN AN ie $ 1. Evota Ldl.
B. Arme des Rostellums und Antherenkanäle verlängert, hufeisenförmig.
$ 2. Eu-Ceratandra Ldl.
$ 1. Evota Ldl. Gen. Spec. Orch. (1839), p. 369.
Callota Harv., ex. Ldl. 1. c. (1839), p. 365.
Von den übrigen Arten sind die drei hier untergebrachten, durch die
kurzen Arme des Rostellums und die Antherenkanäle gut gekennzeichnet.
Zwei Arten, C. bicolor Sond. und C. Harveyana Ldl., unterscheiden sich
habituell auch durch den ärmlich beblätterten Stamm und die wenig-
(oft A-) blütige Inflorescenz, werden aber durch C. venosa Schltr., welche
mit den Charakteren der Sektion Evota den Habitus der Sektion Eu-
Ceratandra vereinigt, mit den anderen Arten gut verbunden.
Schlüssel der Arten.
A. Blüten für die Gattung gross, goldgelb, 1-6 in der Inflorescenz.
I. Labellumfortsätze aufrecht, schmal, hornähnlich... 1. C. bicolor Sond.
II. Labellumforisätze breit, petaloid, das Stigma überdeckend.
2. C. Harveyana Ldl.
B. Blüten klein, weisslich, in dichter, vielblütiger, zylindrischer Traube.
3. G. venosa Schlir.
(36) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 859
1. Ceratandra bicolor Sond.
Herba pusilla, erecla, glaberrima, 6-20 cm. alta; caule plus minus
flexuoso, remote foliato, apice 1-7 floro; foliis radicalis ad 8, linearibus
acutis, suberectis, 2-4 cm. longis, basi dilatata membranacea vaginantibus,
caulis vaginæformibus linearibus vel lineari-lanceolatis, acutis vel subacu-
minatis, erectis, basi dilatata caulem laxe amplectentibus, sensim in brac-
teas decrescentibus; floribus in genere majoribus, aureis suberectis,
laxis; bracteis foliaceis late ovatis acuminatis erecto-patentibus, ovario
duplo vel plus duplo brevioribus; sepalis lateralibus deflexis, late ovatis
obtusiusculis, concavis, 0,9 cm. longis, medio 0,7 em, latis; sepalo inter-
medio lanceolato acuto, cum petalis laxe cohærente, 1 cm. longo, medio
0,4 cm. lato; petalis resupinatis e basi subunguiculata oblique obovatis
obtusis, concavis, sepalo intermedio æquilongis, supra medium vix
0,7 em. latis; labello subhorizontali, breviter unguiculato, lamina auricu-
lato-reniformi obiuso, cochleari-concavo, basi callo brevi subpeltato
donato; appendice adscendente alte bifido, partitionibus incurvis lineari
falcatis obtusiusculis, labello 0,6-0,7 longo, lamina (explanata) vix À cm.
lata, appendice 0,8 cm. longo; ovario cylindrico 1,2-1,3 cm. longo.
Ceratandra bicolor Sond., in Linnæa v. XX (1847), p. 220; Bol., in
Journ. Linn. Soc. Bot. v. XX (1884), p. 487; Orch. Cape Penins. (1889),
p. 190. |
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In clivis graminosis et juxta rivulos in
monte Tabulari, alt. 1300-2500 ped., Dec.-Jan. — Rehmann, n° 566; H.
Bolus, n° 4564 (Herb. Norm. Austro-Afr., n° 340), R. Schlechter, n° 95;
Juxta rivulos in montibus prope Tulbagh — Zeyher, n° 1574.
Von C. Harveyana Ldl. unterscheidet sich die vorliegende Art durch
die beiden hornähnlichen Labellumfortsätze.
In ihrer Heimat, der Südwest-Ecke der Kap-Kolonie, trifft man die
goldgelben Blüten dieser Pflanze nicht selten längs der Bergbäche an,
besonders an solchen Stellen, wo erst kurz vorher ein Buschfeuer die
Abhänge kahl gebrannt hat.
(Fortsetzung folgt.)
860
“ FOUGERES DE MENGTZE
YUNNAN MERIDIONAL (Cure)
PAR
H. CHRIST, Bäle.
l
Je dois à M. Augustine Henry une collection de 167 espèces de fou-
gères collectées au sud de la province austro-occidentale de l'empire
chinois, appelée Yunnan, touchant vers le sud au Tonkin supérieur. Non
loin de la frontière de cette colonie française, près du Red River, à peu
pres sous le tropique entre le 23° et le 24° lat. N., est située la résidence
de ce botaniste, Mengtze, dans un district dont les montagnes s’elevent
à 3000 mètres, élévation peu importante à cette latitude où les plantes
véritablement alpines ne commencent pas encore. C’est à l’ouest de
cette station seulement, à Ta-li-fu et plus loin, que les montagnes, contre-
forts du Thibet, atteignent 4000 et 5000 mètres, et où l’abbé Delavay a
trouvé tant de nouvelles espèces alpines.
La région exploitée ou plutôt entamée par M. Henry a une saison
de pluies de quatre mois et une saison de sécheresse qui dure huit mois,
et l'aspect du pays est plutôt désert et stérile, mais le nombre des
espèces est remarquablement grand. Quant aux forêts, seules produc-
tives en fougères, il faut les chercher surtout au sud du Red River,
dans le pays habité par des races aborigenes (Miaotze, Lolos, ete.). Dans
le courant de l'exploration des forêts de ces pays, M. Henry a trouvé
environ vingt espèces de Rhododendron, en arbres gigantesques en
partie, jusqu’à des buissons très petits. Mais là où les Chinois se sont
fixés, la dévastation des bois est excessive et va d’un train rapide.
(2) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 861
Depuis cinquante ou cent ans, depuis l'introduction des pommes de
terre et l’extension de la culture du pavot pour l’opium, on extirpe les
forêts du bas en haut, car la pomme de terre, en Chine, peut être cul-
tivée très haut. D’année en année, les Chinois transplantent leurs
fermes à des hauteurs plus considérables, en rasant partout la forêt, et
en cinquante ans une grande partie des belles espèces qui existent
encore aujourd'hui n’y seront plus. Il importe done de se hâter pour ne
pas perdre une flore des plus belles et des plus intéressantes du globe.
M. Henry est étonné que les voyageurs et collecteurs botaniques ont
évité et évitent jusqu'à l'heure qu'il est l’ouest de la Chine où l'intérêt
de la flore à tous égards n’a pas son égal peut-être sur le globe entier.
La collection comprend un nombre de 167 espèces en tout, et il faut
croire que ce nombre, par une exploitation quelque peu étendue, s’ele-
vera au delà de 200. J'ajoute que des dix espèces nouvelles, publiées par
M. Baker (Kew, Bullet. of miscell. inform. n. 99, mars 1895, Decas XIV)
et récoltées à Mengtze par M. Haucock, pas une ne s’est trouvée dans
la collection de M. Henry : fait qui donne à penser et qui prouve une
richesse inouïe de cette région!
Le caractère général de cette florule ptéridologique est celui d’une
transition entre la flore de la région des moussons de l’Inde tropicale
et de la Chine méridionale en dehors du tropique, mais le premier
caractère, celui de l’Inde, domine notablement quant aux types et au
développement. Comme dans l'Himalaya oriental et les Khasya hills, il
y a à Mengtze encore une portion notable d’especes qui parcourent
toute la région équatoriale de Ceylan et de l’Assam à travers la
Malaisie. On se convaincra en lisant la petite liste que voici :
Hymenophyllum Javanicum Spr.
Trichomanes auriculatum BI.
» fiicula Bory.
Monachosorum subdigitatum Kze.
Polypodium 1reoides Lam.
Dipteris Horsfieldü Br.
Drynaria conjugata (Lam.).
» propinqua (Wall.).
Asplenium bulbiferum Forst.
» resectum SW.
Allantodıa Javanıca Bl.
Meniscium cuspidatum BI.
862 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (3)
Aspidium decurrens SW.
» cicutarium SW.
» apüfolium Hk. Arn.
Diacalpe aspidioides BI.
Angiopteris evecta Hffm.
Lygodium flexuosum SW.
Ophioylossum pendulum L.
Gymnopteris flagellifera (Wall.).
Ce sont la des especes de Mengtze qui se retrouvent en maint endroit
de la region de l’Asie orientale, des deux côtés de l’équateur et caracté-
risent la région des moussons de l’Inde; il y en a même qu’on considère
comme l'expression la plus pure du climat équatorial, comme les
Drynaria, Y Angiopteris, les Hymenophyllacées citées, le pete Dip-
teris et un épiphyte comme l’Ophioglossum.
Mais la majeure partie des fougères du Yunnan méridional sont des
espèces qui appartiennent particulièrement au nord de l'Inde, à l’Assam
surtout, et qui s'étendent vers l’est. Il y en a qui vont plus loin : jus-
qu'aux provinces orientales de la Chine, à Formose et au Japon.
Je cite parmi celles-ei :
Gymnogramme vestita Hook.
Hemionitis Griffithii Hook. f. Thoms. (Tosa, Japon, E. Makino).
Polypodium Nippsnicum Mett (Japon).
) ameenum Wall.
) ovatum Wall.
) ensatum Thnbg. (Japon).
) lineare Thnbg.
) Griffith Hk.
) hastatum Thnbg.
) trifidum Don.
» juglandıfolium Don.
) Lehmannni Mett.
) leiorhizon Wall.
) subfurfuraceum Hook.
Drymoglossum carnosum Hk.
Adiantum pedatum L. (Japon, N. de l'Amérique).
Cheilanthes argentea (Gm.). (Japon, Koree, N. de la Chine, Sibérie).
Onychium Japonicum Kze (Philippines, Japon).
(4) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 863
Woodwardia radicans Sw. (Japon, Java, Philippines, Amérique, Iles
atlantiques, Méditerranée).
Plagiogyria adnata (B1.).
Asplenium ensiforme Wall.
Asplenium Pekinense Hance (Japon).
Athyrium thelypteroides Mich. (N. de l'Amérique).
Aspidium falcatum Sw. (Japon, S. de l’Afrique).
» caducum Wall.
Oleandra Wallichii Hk.
Microlepia Hookeri (Wall.).
» rhomboidea (Wall.).
Cibotium Barometz Link. (Philippines, Formose).
Il faut dire que probablement une partie notable de ces dernières
espèces sont en vérité des plantes chinoises, c’est-à-dire qui ont leur
aire principale dans cet empire et dont leur station himalayenne n’est
qu'un avant-poste avancé vers l'occident. L’Asplenium Pekinense, le
Gymnogramme vestita, le Polypodium Nipponicum, hastatum, Adiantum
pedatum, Onychium Japonicum appartiennent sûrement à cette caté-
gorie et trouveraient leur place plus justement dans la categorie qui va
suivre, et qui se compose d’especes à peu près exclusivement chinoises :
Gymnogramme Delaveyi Bak. (aussi dans le Shensi-Si septentrional,
l. Giraldi).
Drynaria Fortune: (Hook).
Trichomanes Japonicum Franch. (Japon).
Polypodium aspidiolepis Bak.
) ensatum Thnbg. (Japon).
) Davidii Bak. (Shen-Si).
) petiolosum Christ (Shen-Si).
» oligolepidum Bak. (Shen-Si).
Aspidium lobatum Sw. var. Tsussimense Hook. (Shen-Si, mt. Lu,
l. Faber, Korea).
Aspidium Fauriei Christ (Japon, Philippines, 1. Loher).
) callipteris Franch. (Japor, 1. Faurie).
) deltodon Bak.
» Dickinsii Franch. Sav.
) carvifolium Bak. (mt. Omi, 1. Faber).
Davallia Teyermanni Bak.
864 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (5)
Encore dans cette catégorie qui s’augmente en outre de onze
espèces ultérieures déjà publiées et vingt-six espèces nouvelles, il faut
relever les suivantes :
Alsophila rheosora Bak., magnifique forme, une des plus développée
du genre se rattachant à À. glabra Hook. de l'Inde.
Davallia (Leucostegia) perdurans n. sp., très particulier par ses
stipes et rachis qui restent après la désarticulation des pinnæ. Pleu-
rogramme robusta, très grande espèce de ce genre, Monachosorum
Henryi, seconde espèce de ce genre bien connu et réputé monotype
jusqu'ici, Neurodium Sinense, seconde espèce du genre monotype aussi
et si isolé des Antilles: et le curieux Cheiropteris, se distinguant par
la tendance de la fronde à un arrangement palmé des pinnæ qui la
rapproche un peu du genre Dipteris, mais à pinna centrale qui fait
défaut dans ce dernier genre. Le splendide Ch. Henryi est, avec une
plante voisine, le Selliguea triphylla de la même région, le trait carac-
téristique de la flore pteridologique du Yunnan, et je soupçonne que
les formes décrites sous les noms de P. hemitomum Hance et de P. del-
toideum Bak. quoique à rachis plus allongée et à fronde moins palmée,
appartiennent à ce groupe aussi ou forment au moins la transition de
ce groupe aux Pleopeltis du type indien et à frondes franchement pen-
nées.
Le nombre d’espèces particulières trouvées jusqu'ici au Yunnan seu-
lement et qui sont représentées dans notre collection de Mengtze,
s'élève à 37. Ce chiffre semble énorme pour un nombre total de
167 espèces; mais il ne faut pas oublier que la proportion des espèces
phanérogames nouvelles découvertes par les collecteurs David et
Delavay dans les régions très voisines et très analogues n’est pas moins
forte, et que nous nous trouvons ici dans une des parties les plus riche-
ment douées du globe entier. Le nœud formé par les chaînes rayonnant
du bord du plateau thibétain vers le sud et vers l’est et qui donne nais-
sance à tous les grands fleuves de l’Extrême-Orient est un des centres
de création les plus accentués de la terre, dont l'influence se fait sentir
non seulement à travers l’Asie orientale, mais jusqu’en Europe.
Un trait fort surprenant de cette flore, c’est la hauteur très considé-
rable où M. Henry a trouvé la presque totalité de ses fougères. C’est à
6000 et 7000 pieds anglais que presque toutes, même les plus « tropi-
cales, » comme Dipteris, ete., ont été prises, ce qui semble à peu pres
incompatible avec nos idées de la baisse de la température à une
pareille élévation, sous le 24° de latitude. C’est là une confirmation de
(6) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 865
plus de ce fait que les fougères, cachées sous la protection des bois, y
trouvent de petits elimats locaux qui leur suffisent et qui sont assez
independants des moyennes d’observations dans les stations ouvertes.
Si nous comparons cette flore de Mengtze avec celle du Haut-Tonkin,
au delà de la frontière chinoise, vers le sud, qui nous a été révélée par
les recherches du Père Bon (Journ. de Bot. 16 avril, 1894), qui a col-
lectionné à Thanh-Hoa, 19° '/s lat. N. et par le D’ A. Billet (Bullet.
scientif. de la France et de la Belgique, tome XXVIII, p. 255) qui a
herborise a Cao-Bang, à peu près sous la latitude de Mengtze, nous
constatons un Caractère absolument semblable de la flore en général :
c’est la même transition de la flore tropicale de l'Inde vers la flore de
la Chine extratropicale, mais avec des différences notables quant aux
détails.
A Thanh-Hoa nous rencontrons aussi l’Ophioglossum pendulum,
l’Angiopteris, Polypodium vreoides, Aspidium cicutarium, decurrens,
Diplazium esculentum, Cibotium Barometz, un Drynaria (quercifolia
L.), Lygodium fleguosum et il y a même quelques espèces plus parti-
culièrement équatoriales, comme Asplenium Belangeri Kze, Davallia
elegans Sw., Aspidium semicordatum Sw., melanocaulon Blume, Poly-
podium phymatodes L., Lomariopsis scandens (Sw.), mais il y a déjà
quelques espèces plutôt chinoises : Alsophila podophylla Hook., Acros-
tichum Harlandii Hook., Aspidium falcatum Sw.
A Cao-Bang, il y a en fait d'espèces équatoriales ou très tropicales
Davallia solida Sw., D. elegans Sw., D. divaricata Bl., Asplenium
Nidus L., A. Belangeri Kze, Diplazium Bantamense (Bl.), D. escu-
lentum Prsl., Aspidium decurrens Prsl., À. cieutarium Sw., A. dissectum
(Forst.), Nephrolepis ramosa Moore, Polypodium ireoides Lam., Dry-
naria conjugata (Wall), Meniscium cuspidatum BI. nent evecta
Hffm., Helminthostachys Zeylanica Hook.
Mais il y a aussi les espèces plus ou moins chinoises : Brainea insi-
gnis Hook. (Assam, Hong-Kong), Drymoglossum subcordatum Fee
(Chine, Japon), Gymnogramme Wrightii Hook. (Formose), Aspidium
falcatum Sw., Diplazium lanceum (Thnbg.), Asplenium Pekinense
Hance; Woodwardia Japonica Sw. (Chine, Japon), Pteris serrulata L.
F. (Chine, Japon), Adiantum Gravesii Hance.
En outre, à Cao-Bang, l’élément himalayen est accentué par Polypo-
dium leiorhizon Wall. et P. subfurfuraceum Hook.
Passons maintenant à la liste de Mengtze :
866
le
LO
OU
6.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (7)
Trichomanes.
T. speciosum SW.
var. umbrosum (Wall.)
9372. Mengtze mts. to S. 6000’.
9372. A. Mengtze mt. forests S. E. 6000”.
937. B. S. W. mt. forests 5000’ on rocks.
Forme très grande, longuement stipitéé, lamina jusqu'à 45 cm.,
large de 11 em. à urcéoles petits, en cloche, à orifice élargi, étalé,
à receptacle saillant.
. T. auriculatum BI.
10100. Mengtse S. mts. 6000’.
10100. A. S. of Red. River from Manmei mt. forest.
. T. Japonicum Franch. Savat.
9371. Mengtse 8. mts. 6000”.
Identique avec les ex. du Japon I. Faurie, à frondes lancéolées,
à pinnæ courtes, largement deltoïdes, à stipe largement aîlé Jus-
qu’en bas.
9371. Mengtze S. mts. 6000’.
T. filicula Bory.
Forme très développée, à fronde jusqu’à 15 em. en longueur et
6 cm. en largeur, tripennée, largement ovale, rétrécie à la base.
Urcéole typique.
10836. Mengtze S. W. ms. woods 5000’ on tree.
Hymenophyllum.
. H. Javanicum Spreng.
Forme très grande, très partagée, à fronde largement ovale-del-
toïde et à aile des rachis fortement crispée.
10098. S. of Red. River from Manmei 7000’ on tree.
10099. Ibidem, on rock.
Gymnopteris.
G. flagellifera (Wall.) Bedd.
10762. Mengtze S. E. ms. forests 5000’.
(8)
H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 867
7. @. variabılıs (Hook) Bedd.
Forme simple.
9246. Mengtze 5000’. Amidst rocks.
Lomariopsis.
. L. sorbifolia (L.) Fee.
9164. Mts. to S. E. of Mengtze. 7000’.
Elaphoglossum.
. E. fusco-punctatum n. Sp.
Differt ab E. conformi (Sw.) statura humiliori, petiolo longiore,
foliis obtusis et ad basin minus attenuatis et inprimis. pagnia
inferiore squamis minutis brunneis ovato-lanceolatis regulariter
sparsa.
Plante fort peut-être trop voisine de Æ. conforme SW.
9158. Mts. S. of Red River from Manmei 7000’. On trees.
10. E. viscosum (SW.)
Forme à feuilles stériles lancéolées, moins étroite que dans la
forme normale.
10310. Mengtze 5000’ on grassy bonks.
Pleurogramme.
V 11. P. robusta n. Sp.
Rhizomate brevi erecto sive breviter repente, nudo multas
radices emittente foliis subfasciculatis, 5 ad 8, ad basin squamis
nigris subulatis suffultis pallide viridibus linearibus acutiusculis
in stipitem brevissimum decrescentibus, rigidissimis 20 em. longis,
3 mm. latis Costa albida infra plana ultra 1 mm. lata, supra
immersa, marginibus involutis, soro lineari in sulco inter costam
latam marginemque, supra mediam folii partem et infra apicem
posito, marginibus sulei angustissimum pseudo-indusium formante,
soro demum protruso costamque tegente ochraceo.
Plante remarquable par son tissu dur et raide et la largeur de
la costa blanchätre, imitant celle de la feuille de Crocus.
9149. Mengtze mts. to E. 7000’ on a tree.
868 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (9)
Vittaria.
12. V. elongata Sw.
9195. S. of Red River from Manmei 6000’.
Antrophyum.
13. A. vittarioides Bak. Journ. bot. 1890. 267.
9607. Red River Hsinkoi on rocks.
14. À. latifolium Bl.
Forme très grande, égale à la figure de Blume fil. Jav. Tab. 31.
9153. S. of Red River from Manmei 7000’ on a tree.
9153. A. Mengtze mt. forests to 8. E. 5000’ on rocks.
" Gynmogramme.
15. G. Javanica BI.
Forme normale, etroite.
9257. Mengtze S. mts. 6000”.
Forme large, à pinnæ de 5‘/2 em. de largeur et 21 em. de lon-
gueur, sores très rameux, très nombreux, longs de 3 cm.
9257. A. Mengtze S. E. ms. forests 6000”.
16. @. vestita Hook.
9001. Mengtze mts. 6500”.
Un peu plus petit et plus longuement pétiolé que les exemplaires
de Simla 1. Blanford.
17. G. Delavayı Baker summary new ferns 101.
9001. Mengtze N. mts. 6000’.
Hemionitis.
bi
[0 2)
. H. Griffithii Hook. fil. Thoms.
10422. Mengtze S. E. mt. forests 5000’.
Monachosorum.
19. M. subdigitatum (Bl.) Kuhn.
9028. Mengtse S. E. mt. woods 8000”.
a ee dencre LS FA RE
"à ;
(10) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 869
/ 20. M. Henryi n. sp.
Habitu M. subdigitati, sed majus, pinnis usque ad 27 em. longis
et 15 cm. latis, lobis latioribus, magis confertis, ala lata connexis,
pinnulis II ordinis versus apicem folii et pinnarum subsessilibus
ovatis, haud partitis, regulariter et crebre inciso-crenatis soris
numerosioribus, majoribus, sporangiis 20 circa compositis.
Cette plante, quoique très voisine de M. subdigitatum en est
très différente. Elle est plus robuste et, par ses pinnules extrêmes
larges, à lamina étendue et à bords seulement inciso-crénelés et
non partagés jusqu’à la base, prend un port beaucoup moins grêle
et se rapprochant de Microlepia Speluncæ (L.). Les sporanges
sont du double ou du triple plus nombreux que dans l'espèce
connue jusqu'à present. La découverte d’une seconde espèce de
Monachosorum en Chine est très importante.
Les sores sont attachés au dessous du sommet de la nervure
fertile, comme dans le M. subdigitatum.
10457. Mengtze mt. forests to S. E. 6000’.
Polypodium.
Y 91 P. Mengtzeense n. sp.
Goniophlebium.
Rhizomate repente, pennæ anserinæ crassitie, fusco sed sub-
glauco, pilis nigrofuseis ‘/2 em. longis sparso, stipite solitario basi
articulato pendulo aut pendente 2 mm. diametro, 10 ad 15 cm.
longo pilis raris iisdem sparso, cetera planta nuda. Folio 40 usque
ad 70 em. longo, 15 ad 20 em. lato et basi latiori oblongo pinnato,
pinnis inferioribus remotis, spatio 4 ad 5 em. interjecto cæteris
magis approximatis sed intersticiis 2 em. latis interpositis; in
apice folii late adnatis et valde decurrentibus alamque pinnas
superiores jungentem efficientibus, rachi tereti brunneo-viridi;
pinnis 15 ad 25 utroque latere et basi sessili dilatata cordiformi et
subauriculata lanceolatis caudato-elongatis 10 ad 12 em. longis,
1 ad 1‘/ cm. latis leviter crenato-dentatis in apice serratis. Costa
nervisque conspicuis, nervis nigris secus costam areolas magnas
æquales oblongas uniseriatas et versus marginem aliquot areolas
minores angustas formantibus. Soris parvis flavis uniseriatis mediis
in areolis costalibus positis, rotundis, non immersis. Planta tenuiter
herbacea atroviridis.
870 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (11)
P. subauriculatum Bl. diffère par un tissu plus ferme, par la
pointe de la feuille non ailee, par la pointe des pinnæ beaucoup
moins effilée, par les nervures vertes et les sores enfoncés se mar-
quant en verrue à la face supérieure.
10964. Mengtze mt. wood on rock 7000”.
9054. $S. E. mts. 6000’.
11025. S. E. mts. forests 5000’ on a tree.
22. P. Nipponicum Mett.
10179. Mengtze mt. woods 5000’ an rocks.
10179. A. on rocks in shode.
La plante de Mengtze a un rhizome tres glauque, mais absolu-
ment glabre, tandis que celle du Japon (Makino, Faurie) a le
rhizome glauque et poilu.
23. P. Yannanense Franchet Bull. Soc. bot. franc. 1885. 29.
Très pres de P. amenum, mais plus étroit.
9748. S. of Red River from Manmei 7000’.
24. P. ameenum Wall.
9785. Mountain woods S. of Mengtze 5000”.
Ex. 80 em. de long., 30 cm. de largeur.
La même plante, mais beaucoup plus petite de Szechwan. mt.
Omi 2500-10000! I. Faber 1094.
25. P. Manmeiense n. Sp.
Goniophlebium.
Rhizomate tenui, repente, squamis lanceolatis fibrillosis brunneis
patulis vestito. Stipitibus remotis, debilibus sed erectis, 8 ad
15 em. longis stramineis. Planta nuda. Folio 25 ad 20 cm. longo,
4 ad 7 em. lato e basi lata ovato-oblongo in apicem dentatum
longam acuminato pinnato pinnis patentibus ca. 25 utroque latere.
3 em. longis, 3 ad 4 mm. latis, linearibus obtusiuseulis basi dilatato
adnatis integris sinu aperto separatis sed versus folii partem
superiorem sese tangentibus, nervis lateralibus bifurcatis secus
costam areolam unam sæpissime versus marginem apertam rarius
arcu clausam præbentibus infra ebeneis, soris ovatis parvis in
areolarum centro positis uniseriatis parvis 12 utroque latere costæ,
pallide flavis aliquantulum impressis et pagina superiore macula
obseura notatis.
Cette plante, fort étroite et grêle dans toutes ses parties, peut
(12) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 871
être mise aussi bien dans les Æupolypodia que dans les Gonio-
phlebes, attendu qu’on a de la peine à découvrir des aréoles
fermées.
10081. S. of Red River from Manmei 6000”.
4 26. P. pseudo-serratum n. Sp.
Plante très grêle, port d’un vulgare L. var. P. serratum Willd.
Rhizomate ramoso repente tenui squamis linearibus brunneis
brevibus tecto. Foliis solitariis. Stipite tenuissimo 20 em. longo
fere filiformi cum rachi castaneo, planta glabra. Folio 20 cm.
longo 8 ad 10 em. lato deltoideo-oblongo pinnato. Pinnis 6 ad 8
infra apicem pinnatifidam, patentibus, lanceolato-linearibus 5 cm.
longis, 1 ad 2 cm. latis basi valde dilatata adnatis decurrentibus
infra remotis supra ala conjunctis subacutis ineiso-crenatis aut
profunde lobatis, nervis nigris, lateralibus manifestis rectis ad
margines productis, nervulis tenuissimis areolas irregulares for-
mantibus quarum series angusta secus costam posita cæteræ
majores versus marginem positæ, nervulis liberis clavatis inelusis.
Soris uniseriatis compitalibus in margine areolarum costularium
haud immersis planis rotundis ochraceis.
Plante entre Goniophlebium et Pleopeltis pour la nervation, se
rattachant probablement au groupe de P. amænum si nombreux
dans ces parties de l’empire chinois.
9895. Mi-lê Distr. 6000’.
27. P. subfurfuraceum Hook.
Très grand, à duvet farineux blanc bleuätre et à sores jaune
souire.
9834. Mengtze 4800”.
9834. East Mounts 6009”.
9291. S. mts. 6000’ est une forme luxuriante à bords lobés.
28. P. Drakeanum Franchet. Plant. David I 355.
Il ya trois formes que je rattache à cette espèce:
Une forme très puissante, stipe de 30 cm., feuille de 30 em. à
cœur et à oreillettes hastiformes longue de 2 cm.
9114. Mengtze E. in wood 6000”.
9114. A. E. mts. 5000’.
Une forme à stipe de 20 em. et à feuille de 50 cm. à base rétrécie
lentement dans le stipe, et à sores plus grands.
9115. Mengtze E. mts. 6000”.
872 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (13)
Une forme plus petite, à stipe de 15 em. et à feuille de 20 em. à
base élargie et brusquement contractée.
9116. Mengtze S. W. 6000. La même forme du Mt. Lu 3000-
4000”. 1. Faber 10. 1897.
29. P. flocculosum Don.
Convient assez bien avec cette espèce que j'ai des Khasia hills 1.
Clarke. La plante de Chine est plus allongée.
9061. Mengtze mts. to E. 6000”.
9061. A. bis Mi-lê District.
Il y a un échantillon adulte, qui a perdu le duvet à peu pri ès et
qui laisse à nu les sores.
30. P. Davidii Baker summary new f. 89.
Concorde bien avec la plante trouvée dans le Shen-Si par Giraldi.
9061. A. Mi-l& District.
31. P. petiolosum Christ, Nuov. Giorn. bot. Ital. 4. 1, 96, Tab. I, fig. 2.
10263. Mi-l& District.
32. P. maculosum n. Sp.
Pleopeltis.
Rhizomate repente tenui duro brunneo squamis adpressis ovatis
atrofuseis sparso. Stipitibus pluribus 1 cm. remotis artieulatis
brevibus 2 ad 3 em. longis cum costa squamis illis notatis. Folio
elongato-lanceolato 45 cm. longo, 3 ad 3'/2 cm. lato caudato-
acuminato ad basin sensim in alam angustam decurrente, glabro
margine integro textura tenuiter herbacea colore læteviridi. Costa
prominente straminea nervis lateralibus ebeneis tenuibus promi-
nulis haud ad marginem productis sed haud procul a costa
bifurcatis valde flexuosis areolas latas formantibus in quibus areolæ
minores nervulis pallidis formatæ nervulos liberos elavatos inelu-
dentes latent. Istorum nervulorum liberorum capita alba translu-
centia, paginam folii superiorem maculis albis exornant. Soris
costæ vieinis irregulariter uniseriatis magnis rotundis ochraceis
haud immersis sed in pagina superiore maculas albidas annulo
brunneo areaque pallida cinctas formantibus.
Espece des plus caracteristiques, appartenant au groupe des
Pleopeltides à nervures non continues, mais fort différente de
P. normale Don. qui a un systeme de nervures bien plus simple et
des sores en plusieurs series.
10090. Mengtze S. mts. 6000’ forests on tree.
DNS RR
H. CHRIST, FOUGÈRES DE MENGTZE. 873
V°33. P. Henryi n. Sp.
Pleopeltis,
Magnum. Rhizomate crasso repente squamis lanceolatis griseis
adpressis vestito. Stipite solitario pennæ anserinæ crassitie 35 cm.
longo squamis brunneis lanceolatis sparso supra ala angusta præ-
dito, folio elongato-lanceolato 60 ad 65 em. longo, 6 em. lato acuto,
non acuminato versus basin sensim decurrente subcoriaceo integro
glabro sed costa squamulosa. Nervis inconspicuis, lateralibus luce
transeunte sæpe ebeneis flexuosis non ultra mediam laminam por-
rectis ramosis nervulos pallidos occultos areolas multas parvas
formantes includentibus, areolis nervulis liberis vix clavatis præ-
ditis, soris secus costam irregulariter bi-seriatis mediam folii
partem occupantibus, (spatio marginali 1/2 cm. metiente utrinque
libero) remotiusculis globosis 2 mm. diam. rufis haud immersis.
Voisin de P. maculosum, plus grand, sans les taches de celui-ci,
plus coriace.
La nervature des formes de P. superficiale est toute autre: plus
forte, très égale, à nervures latérales prononcées et à aréoles
grandes, presque régulières.
9780. Mengtze mt. woods to S. 5000’.
34. P. macrosphærum Bak., Kew, Bullet. March. 1895, n. 137.
Ex. très forts, longs de 60 em., larges de 3'/s cm.
10042. Mengtze woods 5500”.
9203. Mts. S. E. 6000’. On rocks.
35. P.ireoides Lam.
10899. Manpan Red River in woods on rocks growing in
clumps.
36. P. ovatum Wall.
10078. S. of Red River from Manmei 6000’.
10078. A. Mengtze mts. to S. E. forests 6000’.
Echantillons très forts à 5 séries longitudinales de sores.
10078. B. Mengtze mt. forests 5500’,
10078. C. Feng chen Len mt. forest 6800’,
var. populneum n. Y.
9774. Mengtse mt. woods to S. 5000’.
9774. A. S. mts. 6000’ on cliff-Wall.
Forme curieuse, à limbe très large, court : 12 à 18 cm. sur
5 à 7 cm.. et à stipe plus long que le limbe : 20 cm.
BULL. HERB. BOIss., novembre 1898. 59
874 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (15)
37. P. ensatum Thnbg.
Diffère de P. ovatum par la feuille plus étroite, non rétrécie à la
base, lancéolée allongée, à tissu plus mince.
La forme de Mi-l& a la face inférieure parsemée de petites écailles
et la costa munie de beaucoup d’ecailles lancéolées ou linéaires.
9896. Mi-l& District.
38. P. membranaceum Don.
9469. A. Mengtze 5500”.
11488. S. E. forests 5000”.
39. P. grandifolium Wall.
Tres voisin de P. membranaceum, mais bien plus fort : stipe aile
jusqu’en bas 30 cm., dur, ligneux, anguleux, grosseur d’un petit
doigt. Feuille 75 em. de long., 15 em. de largeur.
9469. S. of Red River from Manmei 6000.
9469. A. Mengtze S. E. mt. forests 5000”.
40. P. rostratum Hook.
10448. Mengtze S. W. forest 5000 on tree.
41. P. superficiale Bl. fil. Jav. Tab. 56, 1.
9264. A. B. Mengtze 5000” mts. to S. on tree.
C’est exactement la plante de Java c. 'Treub.
42. P. nigrocinctum n. Sp.
Cum P. superficiali Bl. nervis oceultis quadrans, differt textura
durius coriacea, folio breviori latiori potius ovato quam lanceolato
20 em. longo, 4 em. lato supra et infra magis contracto, subtus
glauco, margine indurato ebeneo, soris magnis aurantiacis 3 mm.
latis creberrimis irregulariter 4 ad 5 seriatis, costa nigricante.
Une des plus belles espèces, mais très et peut-être trop voisine
dans les caractères de P. superficiale BI.
9264. Mengtze S. mts. 7000”.
11454. Wooded clefts 8000”.
Une plante semblable, mais à feuille plus étroite et à sores en
une seule serie de Che Kiang et Lu-mount 1. Faber 1897, Nr. 10.
ASP ner Don.
Forme étroite, à sores situés vers le bands et laissant la partie
costale de la feuille vide.
9265. Mengtze 6000’. On trees.
9265. A. 5500’. On trees.
(16) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 875
44. P. simplex Sw.
9062. A. S. of Red River from Manmei 6000”.
10192. Mengtze mt. woods to S. E. 6000’.
45. P. oligolepidum Bak. Gord. chron. n. ser. 15. 494.
Me paraît une forme de P. simplex à la face inférieure parsemée
. d’ecailles brunes.
10088. Mengtze N. mt. forests 8500’ on tree. 10088. A. Mi-lê
Distr. in the forest. É
9062. Mts. to E. 7000”.
46. P. lineare Thnbg.
9893. Mi-lê District.
Forme petite, étroite, à sores très grands coul. orange, comme
elle est commune au N. de la Chine et au Japon.
9893. Mi-l& Distr. Même forme, mais à écailles brunes sur la
face inférieure.
10087. 10087. A. Mengtze n. mts. forests 8500’. On tree.
10087. B.S.of Red River from Manmei on tree in mt. forest 7000’.
9194. A. ibidem 7000’ on a tree.
Ces echantillons sont plus grands et tirent un peu vers P. sim-
plex Sw.
47. P. aspidiolepis Bak. Journ. bot. 1888. 230.
Bonne espèce, feuille très allongée, très étroite : '/s em. et sores
grands, esparcés, marginaux, saillants au bord.
9194. S. of Red River from Manmei on tree 7000”.
48. P. Griffithianum Hook.
10272. Mengtze mt. forests to N. 8000’. On tree.
10272. A. E. mts. 6000’. On rock.
49. P. hastatum Thnbg.
9897 A. Mi-l& District.
9897B. Mengtze grass mountains, in the grass 5000".
“Formes étroites, souvent simples.
var. Engleri (Luerss.).
Forme simple, très allongée, stipe 13 em. feuille 20 em. sur 2 em.
jusqu’à 30 nervures latérales de chaque côté de la costa.
9897. Mi-l& District.
50. P. trifidum Don.
Ex. très fort, haut de 35 cm., large de 20 cm., très glauque en
bas, largement crénelé, à 8 lobes de chaque côté.
876 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
10080. S. of Red River from Manmei 6000’.
9891. Mi-l& Distr. in Wood. Forme trifide, non dentee, & bord
onduleux.
51. P. juglandifolium Don.
Ex. très fort, 85 cm. de haut, 30 de large et très glauque en bas,
jusqu’à 40 sores de 4 mm. de diam. de chaque côté de la costa.
10079. Mengtze S. mts. 6000”.
52. P. Lehmanni Mett.
9747. S. of Red River from Manmei 7000’.
53. P.leiorhizon Wall.
9219. Mengtze 5000’.
Cheiropteris n. gen.
Polypodiaceæ. Polypodieæ.
Inter Dipteridem Reinw. et Polypodium S. sect. Pleopeltidem (H.
B. Kth.) Bedd. (Phymatodes Hook).
Rhizomate repente hypog&o squamoso. Squamis ovatis acumi-
natis ciliatis reticulatis, cellularum mediarum parietibus incrassatis.
Stipite uti videtur solitario, erecto basi non articulato.
Folio pedatifido, costis ex stipite oriundis tribus, costa media
erecta duabus lateralibus patentibus, costulis pluribus secundis
subparallelis erectis e costarum lateralium latere superiore oriun-
dis, latere inferiore costulis excepta auricula terminali destituto.
Segmentis acuminatis subintegris lanceolatis, nervis lateralibus
tenuibus marginem non attingentibus, nervulis secundariis tenuis-
simis areolas multas oblongas inter se formantibus, nervulis
inclusis elavatis sæpe bicipitibus. Textura herbacea.
Soris exindusiatis costis approximatis magnis oblongis recepta-
culo oblongo incrassato, nervi dorso dilatato formato insidentibus.
Sporangiis numerosis obovatis brunneis vix diaphanis breviter
pedunculatis annulo verticali incompleto cellulis 17 eireiter com-
posito.
Sporis bilateralibus subreniformibus Iævibus haud cristatis
pellueidis eitrinis.
54. Ch. Henryi n. spec.
Planta habitu inter Dipteridem conjugatam (Klfs.) Polypodium
PE C7 QC A
Pau
Ben
a 5
Lo :
(18) H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 877
Horsfieldii R. Br.) et Hemionitidem elegantem Davenp. quasi inter-
media, magna.
Rhizomate cygni pennæ crassitie repente, coma spissa radio-
cularum atrobrunnearum tomentosarum eircumdato, squamis
ovato-acuminatis subpatentibus griseis vestito.
Stipite 27 cm. longo erecto tenui modice firmo sulcato stramineo
infra squamis patentibus late lanceolatis ‘/2 em. longis griseis
sparso. Folio amplo latissime flabellato 30 em. lato, 18 em. longo
pedato-pinnatifido, basi late triangulato repando, lobis undecim,
id est uno centrali quinis lateralibus, confertis, erecto patentibus
fere æquilongis lanceolatis non usque ad basin ineisis infra
paulisper attenuatis 15 em. longis, 2 cm. latis longe acuminatis seu
obtusiusculis subintegris, sinubus angustis rotundatis. Latere
inferiore costarum lateralium abscisso i. e. lobis destituto, auri-
cula ovali brevi terminali excepta. Costis prominentibus stramineis.
Nervatura debili areolisque suboceultis; textura tenuiter herbacea,
colore pallido, superficie glabra aut versus basin folii squamis
ovato-triangularibus minutis brunneis parce punctata.
Soris costis arcte adpressis uniseriatis, circiter 8 pro serie, binis
_ paribus, partem lobi inferiorem occupantibus, ovato-cylindricis,
*/2 ad 1 cm. longis, 3 ad 4 mm. latis, supremis valde diminutis
rotundatis, valde prominentibus, paginæ superiori frondis haud
immersis sed macula oblonga obscura receptaculum indicante
notatis.
Dipteris discrepat a Cheiropteride fronde repetite dichotoma;
axi centrali destituta, textura coriacea, nervatura Drynari& i. e.
areis quadratis costulatis areolas leviores includentibus, soris
sparsis minutis rotundis, sporangiis paraphysibus clavatis mixtis,
squamis setiformibus.
9298. Miléh-District.
Parmi les trouvailles de M. Henry la plante que je viens de
décrire occupe la premiere place pour la haute originalité de son
type. C’est un passage, très antique probablement, entre les Dip-
teris dont le conjugata se trouve dans lamême région d’un côté et
les espèces de Polypodium groupe Pleopeltis (Bedd.) de l’autre
côté, mais different des deux par les sores allongés, ce qui ferait
prendre la plante au prime abord pour un membre des Gymno-
grammacees d’après Hooker, et surtout par le réceptacle large et
renforcé.
878 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (19)
Selliguea.
55. S. triphylla n. Sp.
Rhizomate squamis et stipite Cheiropteridis Henryi, sed stirps
major : stipite 42 em. longo folio 40 em. longo et 22 cm. lato.
Differt a C. Henryi folio ovato prope ad basin et usque ad
laminam simplicem 2 em. solummodo longam tripartito, lobis fere
zqualibus, sed medio paullo latiore et longiore, lateralibus erectis,
sinubus acutissimis elausis angustis, lobis integerrimis late lanceo-
latis valde acuminatis 4 ad 6 em. latis versus basin attenuatis.
Nervis lateralibus costularibus prominentibus valde flexuosis non
procul a costa furcatis, nervulis minus prominentibus areolas ere-
berrimas formantibus, nervulis multis clavatis inelusis. Soris irre-
gulariter secus costam biseriatis, serie costali regulari, 3 ad 4 mm.
a Costa remota, serie exteriore valde irregulari ‘/2 ad 1 cm. a serie
costali remota; soris obliquis oblongis 3 ad 6 mm. longis 3 mm.
latis haud immersis versus apicem loborum minoribus subrotundis
atrobrunneis prominentibus. Planta herbacea læte virens pagina
inferiore squamis brunneis lanceolato-acuminatis sparsa.
9953. Mi-l& mountain forest.
Forme alliée à C. Henryi par ses caractères, surtout le systeme
d’aréoles formées par des nervures de premier ordre costulaires
quoique tendres, des nervures de deuxième ordre minces et de
troisième ordre incluses et terminées en massue; alliée aussi par la
feuille palmiforme quoique seulement trilobée, et les sores de forme
allongée, mais différents par les sores qui sont ceux du groupe
Selliguea et n’ont pas de réceptacle renforcé.
Je n'ai vu ni le Polypodium hemitomum décrit par Hance
dans le Journ. of bot. 1883 ni le P. deltoideum Baker Journ. of
bot. 1888, mais je soupçonne d’après les descriptions que ces deux
plantes, considérées par Baker comme aberrantes ou luxuriantes,
appartiennent au même groupe de Polypodiacées dont il s’agit ici.
J'y rattache une troisième plante trouvée dans la province de
Kanton par M. Ebert : Cheiropteris Eberti n. sp. que je vais décrire
ailleurs dans ce Bulletin. C’est une pluralité de formes, sortant du
cadre des Polypodes connus, alliées entre elles, et confinées dans
cette Chine occidentale qui, depuis les abbes David et Delavay, et
surtout grâce à M. Henry, continue à nous révéler des espèces
absolument inattendues.
H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 879
56. 5. Finlaysoniana (Wall.) Gymnogramme Bak. summary new ferns
103.
9033. Mengtze mts. to S. E. 6000.
9033 A. S. of Red River from Manmei 6000.
On peut douter si cette plante diffère réellement de @. elliptica.
57. 8. elliptica (Thunbg..).
Formes très développées, jusqu’à treize lobes de chaque côté de
la rachis.
9259. Mengtze S. Mts. 6000”.
9259A. Mts. of Mengtze, same locality.
10769. Mt. Woods 5000. Mengtze to S. E.
V 58. 8. anceps 1. Sp.
Maxima. Rhizomate lignoso erasso nudo uti videtur suberecto,
stipite infra brunneo supra viridi solitario pennæ cygni crassitie
80 em. longo planiusculo ob alam angustam sed usque ad basin
decurrentem ancipiti, folio amplo 1 m. et ultra longo 40 em. lato
ovato, apice deficiente, pinnis numerosis ovato-oblongis acuminatis
integerrimis 20 em. longis, 4 em. latis valde remotis (spatio usque
ad 7 em. lato interjecto) versus basin attenuatis, a basi late decur-
rentibus ideoque rachi alata,ala supra lata versus basin folii angus-
tiore; costa manifesta, nervis lateralibus rectis marginem haud
attingentibus nervulis areolas formantibus, nervulis liberis reflexis
clavatis sepe 1 em. distantibus, furcatis inelusis. Soris inter nervos
laterales 8 ad 12 irregulariter sparsis (bi aut triseriatim) parvis
oblongis sive subrotundis rarius linearibus compitalibus, Planta
herbacea, læte viridis, omnino glabra.
10089. Mengtze S. Mts. 6000’.
Espèce intermédiaire entre les grands Polypodes sect. Pleopeltis
et les Selliguea du port de $. elliptica; port d’Aspidium decurrens
quant à la feuille très décurrente; non loin de Gymnogramme
Maingayi Bak. Synops 517, mais beaucoup plus grand.
59. 8. Henryi Gymnogramme Baker Journ. bot. 1887, 171, n. 72.
Quoique notre plante ait des dimensions plus fortes que celle
décrite par Baker, je n’hesite pas à les identifier d’après la diag-
nose.
10342. Mengtze Mts to S. E. 6000”.
60. 8. involuta (Hook. Gr.).
10343. Mengtze S. W. Mis. 6000.
880 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
9059. Mengtze E. Mts. 7000".
9059. B. Lunan.
61. S. lanceolata (Hook.).
10171. Jeng chen Lui great Mt. range 8000’ on a tree.
Dipteris.
62. D. Horsfieldu Br.
9041. Mengtze. 6000’. Mts. to S. E.
Drynaria.
63. D. propingua (Wall.).
Forme petite, feuilles scarieuses de 10 cm. feuilles fertiles avec
le stipe de 30 em.
9993. Mengtze Mts. 5500’. On exposed rocks.
64. D. Fortunei (Hook.). |
10177. Mengtze 4800’. On rocks and trees in the shade.
10177 A. Mi-lé.
65. D. conjugata (Lam.).
10394. Mengtze Mt. forests to S. E. 6000’.
Neurodium.
66. N. Sinense n. sp.
Neurodio lanceolato (L.) Fee simillimum, differt rhizomate
tenuiore, longius repente, folio caudato-acuminato, costa tenui
nigra, soro intramarginali, lineam tenuem superficialem 1 mm. a
margine plano distantem efformante, demum turgido, ochraceo,
prominente. Nervorum areolæ occultæ parvæ, elongatæ nervulis
liberis clavatis præditæ.
10434. Mengtze Mt. forests to S. E. 5000’. On trees.
Le fait de l’apparition d’une seconde espece du genre Neuro-
dium, dont on ne connaissait qu’une espèce, commune aux
Antilles, dans la Chine méridionale est des plus remarquables et
rappelle le Scolopendrium Delaveyi de cette région qui ressemble
tant au S. nigripes du Mexique.
(A suivre.)
Res ;
881
T'eber neue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten
von
J. FREYN.
III,
Den im IIl., IV. und V. Bande des Bulletin de l’Herbier Boissier unter
gleichem Titel erschienenen systematisch geordneten Bemerkungen über
orientalische Pflanzen lasse ich diesmal wieder solche folgen, die aber
zum Theile noch mehr nach dem Westen herübergreifen, als es schon
früher der Fall war. Diesmal enthalten die einzelnen Artikel die
Beschreibungen jener neuen Arten, welche unter den Ranunculaceæ
enthalten sind, die V. F. Brotherus im Jahre 1896 in Süd-Ost-Turke-
stan gesammelt und mir zur Bestimmung überlassen hat; desgleichen
von neuen Astragalus-Arten, welche J. Bornmäüller im Jahre 1897 in
Syrien fand und von zwei Euphorbia-Arten, welche J. Sintenis im Jahre
1880 auf Gypern entdeckte, die zwar von weiland E. Boissier damals
schon als neu unterschieden worden waren, deren Beschreibungen bisher
jedoch weder irgendwo veröffentlicht sind, noch im Manuskript vorhanden
waren. Diese beiden Beschreibungen habe ich über Wunsch Barbeys
nach den von Boissier hinterlassenen Original-Exemplaren angefertigt,
welches Material ich durch jenes aus dem Herbare Sintenis, das mir der
Besitzer ebenfalls bereitwilligst zur Verfügung gestellt hatte, ergänzte.
Uebrigens veröffentliche ich im folgenden auch Bemerkungen, zu denen
ich zum Theile schon früher über anderes Material gelangt war, die ich
882 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
aber aus verschiedenen Gründen bisher zurückgehalten hatte und endlich
nicht eben wenige Neubenennungen, die infolge Uebersehens älterer
Homonyme nothwendig geworden sind. Auch füge ich an zugehöriger
Stelle zwei von Sintenis angeregte Korrekturen bei.
In betreff der Schreibung der Namen folge ich auch diesmal meinen
diesbezüglich wiederholt geäusserten Grundsätzen; die systematische
Anordnung ist ebenfalls wieder jene der Flora Orientalis.
Gallianthemum alatavicum Freyn n. sp. Humile, pluricaule,
glaberrimum, radice e fibris longis crassis constante, collo fibris foliorum
vetustorum comoso, caulibus flexuosis adscendentibus uni-bifloris supra
medium bhifoliis, foliis crassiusculis glaucis, basilaribus e vagina pallida
longe petiolatis oblongis pinnatim 3-Sjugis cum impari, jugis ovatis ses-
silibus vel infimo breviter petiolulato secundariis in lobulas 4-5 obovatas
obtusas subtus valde reticulatas divisis; folio caulino infimo petiolo eo
subbreviore suffulio basilarium conforme et paulo minore, folio summo
pluries minore e vagina ipsa oriundo plus minus irregulariter pinnato vel
bipinnato; floribus mediocribus, sepalis pallide viridibus obscure multi-
nerviis alternatim late ellipticis et suborbicularibus semper obtusissimis,
petalis 6-7 orbiculari-obovatis vel oblongo-obovatis subretusis niveis basi
aurantiacis et fovea nectarifera nuda instructis, filamentis lineari-filifor-
mibus pallidis, antheris luteis linearibus quam filamenta latioribus et
ovaria oblonga manifeste superantibus, carpellis juvenilibus semiglobosis
unilateraliter rostratis, maturis ignotis. 2. Julio.
Turkestaniae Alatau transiliensis : in trajectu Mundschika ad fontes
fluvii Talgar, regionis alpinæ superiore die 7. julio (exs. 274); in valle
fluvii Kaschkelan, reg. alp. die 21. junii (exs. 702); Alpes Alexandri : ad
fontes fluv. Schamsi, ad rivulum reg. silvaticæ super. die 30. majo (exs.
106) ubique anno 1896 leg. V. F. Brotherus.
Dimensiones (ex specimine quadricauli) : caulis 10-45 cm. longus;
folia basilaria 5 cm. longa, 1,5-2 cm. lata, petiolo 8 cm. longo sufiulta;
folium caulinum summum 0,7-1,2 cm. longum latum; sepala 8 X 6 milli-
metralia, petala 1,1 cm. longa et superne 7-8 mm. lata.
Die in Rede stehende neue Art ist ausgezeichnet durch die mehrpaa-
rigen, schmalen Blätter, deren Abschnitte übrigens, wie bei den anderen
bekannten Arten dieser Gattung, nicht in einer Ebene ausgebreitet,
sondern vorwärts und aus der Blattfläche herausgerichtet sind. Die von
mir im Auge gehabten europäischen Arten C. coriandrifolium Rchb., C.
rulæfolium Kb. und C. Kernerianum Freyn haben sämtlich eiförmige
Blätter mit nur einem Fiederpaar (oder höchstens zwei) und mehr oder
(3) 1. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 883
weniger, oft sogar langgestielten Fiedern, so dass solche einpaarige Blätter
eigentlich 3-zählig und nicht mehr gefiedert sind. Auch ist das untersie
Fiederpaar des C. alatavicum nicht nur sehr kurz gestielt, sondern auch
vom nächsten mehr oder weniger weit abstehend. Die einzelnen Blatt-
zipfel sind kurz und breit und jenen der C. coriandrifolium Behb. (= C.
rutæfolium C. A. Mey; = Ranunculus rutæfohius L.) am ähnlichsten.
Trautvetter erwähnt in seiner Enumeratio plantarum songoricarum
a Dr Alex. Schrenk annis 1840-1843, collectarum p. 76 einer im Alatau
am Baskanflusse am 29. Juni blühend gesammelten Form, die er unter
C. rutæfolium GC. A. Mey anführt. Diese auch vom Tarbagatei, Karanau
und Dschillkaragai verzeichnete Pflanze dürfte wohl mit dem oben
beschriebenen C. alatavicum identisch sein. Sie soll mit sitzenden und
bis 7 mm. lang gestielten unteren Fiedern abändern, sowie auch Petalen
haben, welche zwischen den verkehrteiförmigen und länglichen Umrissen
wechseln und bis 1,5 cm. lang sind, so dass man die Pflanze von C. rutæ-
folium Rehb. (= C. anemonoides Trautv., = Ranunculus anemonoides
Zahlbr.) angeblich spezifisch gar nicht unterscheiden könne.
Dagegen sieht Regel in Plantae Raddeanæ, p. 52, diese von Schrenk
gesammelte Pflanze des Alatau als Uebergangsform zwischen seinem
C. rutæfolium y. sajanense und Ô. anemonoides Reg. (— Ranunc. anemo-
noides Zahlbr.) an. Allein weder er noch Trautvetter haben die mir sehr
kennzeichnend vorkommenden Unterschiede in der Blatttheilung bemerkt,
so dass ich den eben berührten Ausführungen nicht jenes Gewicht bei-
messen kann, welches ihnen sonst gebühren würde. Leider entbehre ich
der übrigen nordasiatischen, von Regel und den sibirischen Autoren zu
C. coriandrifolium Rb. gezogenen Formen und kann mir deshalb keine
Meinung über deren geographische Verbreitung bilden. Ueber jene der
drei europäischen Arten oder Rassen habe ich mich indessen bereits aus-
gesprochen (A. Kerner, Schædæ ad floram exsiccatam Austro-Hungariæ
n° 1704) und habe den damaligen Ausführungen nichts hinzuzufügen.
So viel steht jedoch fest, dass die mir vorliegenden .europäischen Arten
gewisse Schwankungen in der Gestalt der Blattzipfel aufweisen; die
Zipfel der ausgewachsenen Blätter sind nämlich oft nicht unerheblich
anders geformt, als jene der noch jungen Blätter. Daran ist wohl nichts
Merkwürdiges, es folgt aber daraus, dass man nur Blätter gleichen Ent-
_ wicklungszustandes in Vergleich ziehen kann, weil sonst Trugschlüsse
allzuleicht vorkommen können. Alles in Allem erwogen, glaube ich
jedoch, dass C. alatavicum von den drei oben in Vergleich gezogenen
Arten viel weiter unterschieden ist, als jede einzelne der letzteren von
den zwei anderen.
884 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
Ranunculus lætus Wallich, Hook. fil. et Thomps. flora indica I,
36-37. Hiefür nehme ich einen schönen Ranunkel, den ich mit folgender
Standortsangabe von V. F. Brotherus erhielt:
Alatau transiliensis: in valle fluvii Kaschkalen, regionis silvatica
super. die 24. junii 1896 leg. V. F. Brotherus (exs. 839).
Die Pflanze hat ein kräftiges horizontales Rhizom, einen vielblüthigen,
84 cm. hohen, röhrigen Stengel, der gerillt, fast kahl und nur mit ein-
zelnen, zerstreuten, etwas abstehenden Kurzhaaren bekleidet ist. Die
Pflanze ist unterhalb der Verzweigung, also in der unteren Hälfte, voll-
kommen blattlos. Das unterste Stützblatt ist lang gestielt (8 cm.), das
nächst folgende kurz gestielt (2 cm.), die oberen 1-3 sitzend. Die Blätter
sind ansehnlich (das unterste 8 x 8 cm., das oberste 3 X 4 cm. lang
und breit) mit offener Bucht, fast bis zum Grunde 3-theilig, mit fast
gestielten, rhombischen Mittellappen und schiefeiförmigen, zweitheiligen
Seitenlappen. Die einzelnen Abschnitte sind wieder spitzlappig und die
Lappen scharf und spitz gesägt oder so gezähnt. Die Lappen der obersten
Blätter sind daher viel schmäler, schmal- bis lineallanzettlich. — Die
Grundblätter sind lang gestielt (25 cm.) mit fast nierenförmig-fünf-
eckiger Spreite von 8,5 cm. Höhe und bis 12 cm. Breite, offener,
aber tief herzförmiger Bucht und sehr breiten, fast bis zur Mitte wieder-
holt getheilten Lappen, deren Abschnitte letzter Ordnung ebenfalls sehr
spitzzähnig sind. Die Blütenstiele sind angedrückt weichhaarig, lang und
dünn, auch zur Fruchtzeit stielrund, die Blüthen goldgelb und gross (3 cm.
weit), der Kelch angedrückt, abstehend weichhaarig; die Staubgefässe
zahlreich mit endlich sehr verlängerten Filamenten; die Ovarien haben
einen langen, an der Spitze nach aussen schwach gebogenen Griffel, die
Früchte sind flach zusammengedrückt, fast kreisrund, mit gekieltem
Rande und breit-dreieckigem, nach aussen gekrümmtem, an der Spitze
etwas hackigen Schnabel von '/s Carpellenlänge; der Fruchtboden und
der lange Torus sind kahl.
Somit stellt sich R. lætus Wallisch als eine dem R. Steveni Andrz. ganz
nahe stehende Art dar, die von letzterem vor Allem durch die tief ge-
theilten, scharf und spitz gezähnten Blätter abweicht. Gleichwie R. grana-
tensis Boiss. in Spanien und AR. serbicus Nis. et Panc. auf der Balkan-
halbinsel, stellt R. lætus Wallich eine (dritte!) Parallelart dar, welche den
Südrand des Verbreitungsgebietes des R. Steveni Andrz. begleitet; sie
bildet das mittelasiatische und östlichste Glied dieser merkwürdigen
Reihe und ist von ihrem nächsten westlichen Verwandten, nämlich AR.
serbicus, durch weite Landstriche getrennt.
(5) J. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 885
Bemerkenswert ist, dass im transiliensischen Alatau auch der wirkliche
R. Steveni Andrz. vorkommt. Brotherus hat ihn gesammelt «ad fontes
fluvii Talgar in pascuis alpinis; 6. jul. 1896, exs. 249.» Diese Pflanze —
leider noch ohne Früchte — ist der europäischen ganz ähnlich, aber des
hohen Standortes wegen armästig und nur zweiblüthig.
Mit dieser Alpenform des R. Steveni erhielt ich von demselben Stand-
orte noch einen kleinen Ranunkel vom Ansehen der zwergigen Alpen-
formen der R. acris, an dem ich auch nichts von dem für R. Steveni
kennzeichnenden horizontalen ARhizom wahrnehmen kann. Diese
Pflanzen stimmen ganz genau mit jenen Exemplaren des R. propinquus
C. A. Mey., welche ohne Nennung des Sammlers mit der (gedruckten !):
Standortsangabe « Flor. orient. altaica. 1839 » und dem beigeschriebenen
Synonym «R. acer L. ß. Steveni grandiflorus » im Herbare Ledebours
(also jetzt im kaiserlich botanischen Garten in St. Petersburg) aufbewahrt
sind. Diese Formen sind von typischem AR. acris L. nur durch etwas
längere und ein wenig hackige Fruchtschnäbel zu unterscheiden und viel-
leicht nur Standortsform, kaum geographisch gesonderte Rasse der ge-
nannten Art. Indessen gehört zu einem abschliessenden Urtheil hierüber,
dass man viel mehr Material und von verschiedenen Standorten ver-
gleicht. Thatsächlich sah ich im Herbare Lindemanns (welches jetzt
ebenfalls im kaiserlich botanischen Garten in St. Petersburg aufbewahrt
wird) unter dem Namen AR. propinquus eine andere von Augustinowicz
gesammelte ostsibirische Pflanze, welche den oben erwähnten niedrigen
Alpenformen des Ledebour’schen Herbars sehr unähnlich ist.
Ranunculus (Eu-Ranunculus) Brotherusi Freyn n. sp.
humilis, radice tenuiter fibrosa, collo vestigüs foliorum subcomoso, cau-
libus teretibus, pluribus aggregatis tenuibus inferne nudis, superne
parce foliosis e basi declinata arcuato-adscendentibus crebre adpresseque
pilosis ad vel infra medium dichotomis, ramis elongatis unifloris, foliis
subtus adpresse hirsutis, supra glabratis, radicalibus pro ratione longe
petiolatis ambitu suborbicularibus ad basin cuneatam usque trisectis,
parte centrali ad medium 3partito basi longe cuneato, partibus binis
lateralibus cuneato-semiovatis ultra medium 2-fidis, lobis ad basin fere
2-sectis — lobulis omnibus lanceolatis vel ovato-lanceolatis, foliorum
infimorum obtusis intimorum acutiusculis apice callosis, foliis caulinis
partius et angustius sectis, infimo ad dichotomiam siti breviter petiolato,
rameali 3secto vagina brevi insidente, pedunculis teretibus striatis crebre
adpresse pilosis, floribus parvis, calyce patente, sepalis ellipticis fere
navicularibus parte centrali herbacea purpurea vel ex luteo et purpureo
886 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
variegata hirsutis, margine hyalinis glabris, petalis 5 luteis oblongo-obo-
vatis subcuneatis calyce sesquilongioribus basi poro nectarifero nudo
instructis, staminibus luteis, filamentis brevibus antheras lineares sub-
æquantibus, ovariis copiosis glabris stigmate atropurpureo terminatis
carpellis ovatis inflatis glabris sepe purpurascentibus in rostrum tenue
erectum subsigmoideum abrupte abeuntibus margine obtusis, axi ovato-
conica glabra, toro brevi late-obconico hirto pedunculo latiore. £. Julio,
Augusto.
Turkestan, Terski Alatau : Kokbulak ad fontes fluvii Naryn, regionis
alpina die 9. augusto 1896 det. V. F. Brotherus (exs. 818).
Dimensiones : Tota planta (ex unico specimine multicauli) 7 cm.
alta, folia radicalia 1,2 cm., flos vix centimetrum cire. diametro, capitulum
globoso-ellipsoideum 3,5-4,5 mm. altum, 3-4 latum, carpella sine rostro
semimillimetrali 1,2 mm. longa, paulo plus 0,5 mm. lata, receptaculum
2,5 mm. altum basi sesquimillemetrale.
Die gahz ausgezeichnete neue Art ist neben À. eriorhizus Boiss. Buhse
und À. macropus Boiss. et Buhse einzureihen, aber von beiden Arten so
total verschieden, dass ein besonderer Vergleich völlig überflüssig ist.
Der Tracht nach sind die niedrigen, um AR. demissus DC. gruppirten
Arten am ähnlichsten, aber alle durch beharrte Receptakeln sofort leicht
zu unterscheiden. — Ob die bis ins Schwarzpurpurne gehende Färbung
der Carpellenspitzen ein Zeichen völliger Fruchtreife oder eine zufällige
Erscheinung ist, ist nicht bekannt. Ebenso ist das Fehlen des Deck-
schüppchens der Honiggrube etwas für die Verwandtschaft höchst merk-
würdiges. Die Honiggrube ist nämlich vollkommen nackt und nur nach
abwärts zu von einer schwielenartigen Erhebung eingesäumt. Die
Nektarmasse ist, nebenbei bemerkt, schwarzpurpurn. — Das Nektarium ist
also von derslben Gestalt wie bei R. alpestris L., aber das auffallende Vor-
kommen ausgesprochen rother bis schwarzrother Farben an den Narben
und vollkommen entwickelten Früchten ist mir ausser an R. Brotherusi
noch bei keiner gelbblühenden Ranunculus-Art aufgefallen. Es ist jedoch
abzuwarten, ob diese ungewöhnliche Färbung, die ich allerdings an
beiden mir vorliegenden Inividuen feststellen konnte, jederzeit auftriti
und daher den für R. Brotherusi charakteristischen Eigenschaften beizu-
zählen ist.
Delphinium alpinum W.K. var. apetalum Freyn. Mit diesem
Namen habe ich in litt. ein hochwüchsiges Delphinium bezeichnet,
dessen junge Früchte ganz kahl sind, dessen Stengel bis zu den Bracteen
beblättert ist, dessen untere Bracteen verschieden getheilt, dessen
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(MD) JT. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 887
Sporne den Sepalen gleich lang sind und das sich von D. alpinum also
nur durch das Fehlen der Petala unterscheidet.
Turkestan, Alatau transiliensis : Kokdschou, in valle fluvii Kabin
majoris, in pratis regionis silvaticæ die 13. junii 1896 leg. V. F. Bro-
therus (exs. 580).
Nach Huths Monographie von Delphinium müsste obige Pflanze eigent-
lich als neue Art beschrieben und diese neben D. apetalum gestellt
werden. Ich finde jedoch, dass sie nach den hervorgehobenen Merkmalen
in das Tribus der Psilocarpæ (l. c. 398) gehört und nicht unter die
Oxysepalæ (l. c. 395), denen Huth sein D. apetalum zugesellt. Dieses
Tribus enthält nämlich Arten mit dicht behaarten jungen Früchten,
hochbeblätterten Stengeln, schmai linealen, den Blüthenstielen gleich
langen Bracteen und sehr kurz bespornten Sepalen. Nur das Fehlen der
Petalen hat dieses Tribus also mit D. alpinum var. apetalum gemeinsam.
Mir ist es aber überhaupt fraglich, ob das Fehlen der Petalen von einer
solchen hervorragenden Bedeutung ist, dass deshalb in einer solch’
kritischen Gattung die Zahl der Arten noch um eine weitere vermehrt
werden müsste. Ich halte es vielmehr für naheliegend, dass verschiedene
Arten dieser Gattung blumenblattlos auftreten können, ohne sich sonst
morphologisch irgendwie zu ändern. Deshalb stelle ich auch meine
Pflanze zu D. alpinum WK., dem sie so, wie es von Huth aufgefasst ist,
ganz nahe steht.
Dianthus palæstinus Freyn in Bullet. de l’Herbier Boissier V.
(1897) 583. Ich habe es an angeführter Stelle offen gelassen, ob die von
mir beschriebene Nelke nicht etwa mit D. multipunctatus Ser. var.
pruinosus Post identisch ist. Nun finde ich, angeregl durch Herrn Born-
müller, der die verwandten Formen 1897 in Palästina lebend gesehen
und mir seine diesbezügliche Vermuthung brieflich mitgetheilt hat, dass
D. palæstinus m. und D. multipunctatus var. pruinosus Post thatsächlich
identisch sein dürften. Dies erhellt zwar nicht aus der von Post gelieferten
Beschreibung der Varietät, aber daraus, dass Post selbst seine Pflanze in
den Addendis seiner Flora of Syria, p. 5, als eigene Art unter dem Namen
D. deserti Post neu beschreibt und dass sich diese Beschreibung gut an
jene des D. palæstinus anschmiegt. Ich hatte die Nachträge jedoch seiner
Zeit übersehen und so war mir dies entgangen. Dieses Uebersehen ist,
nebenbei bemerkt, nicht so unerklärlich, als es ohne Kenntnis des Post-
schen Werkes scheinen möchte. Die «Nachträge» stehen nämlich in
diesem Buche nicht etwa am Schlusse, also dort, wo man sie sucht,
sondern am Anfange des Werkes, noch vor der Einleitung. Dort hatte
888 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
ich sie allerdings nicht vermuthet und auch nicht gesucht. Da diese Flora
Syriens überdies keine Jahreszahl aufweist, so bemerke ich, dass sie im
Herbst 1896 erschienen ist und dass somit der von Post gegebene Name
D. deserti die Priorität vor dem erst 1897 veröffentlichten D. palæstinus m.
voraus hat.
Saponaria cypria Boiss. F!. orient. Suppl. (1888) pag. 83. Diese
auf Grund der von Sintenis et Rigo am Troodos in Cypern gefundenen
Exemplare beschriebene Art ist, wie mich Herr Sintenis aufmerksam
macht, von Post im Bulletin de l’Herbier Boissier V (1897), pag. 755,
neuerdigs beschrieben worden, u. z. merkwürdigerweise ebenfalls unter
dem Namen S. cypria. — Boissier’s Beschreibung ist aber um 9 Jahre
älter und ihr gebührt also die Priorität.
Geranium villosum Ten. Diese Pflanze wurde zuerst in Floræ
neapolitanæ prodromus Suppl. II, das einen eigenen Abschnitt von
Tenores Flora napolitana vol. I (1811—1815) bildet, pag. LXI—LXIT be-
schrieben-mit den Worten : «pedunculis bifloris, foliis orbiculato-cordalis
9-lobis, lobis 3-fidis obtusis, corollis calyce duplo longioribus, petalis
emarginatis; caule erecto. Planta villosa pilis mollissimis horizontalibus.
Ann.» Standort wurde keiner angegeben. Die Pflanze ist als einjährig
bezeichnet, was gegenüber den späteren Angaben bemerkenswert ist,
aber ihnen, wie später dargethan wird, nicht widerspricht. — Später
änderte Tenore seine Angaben mehrfach. Die nächstälteste vollständige
Beschreibung des G. villosum liefert er in der Flora Neapolitana, vol. IV !
(1836), pag. 96, welcher auch eine kolorirte Abbildung a ist.
Diese Beschreibung lautet :
« G. villosum pedunculis bifloris, foliis orbiculato-cordatis 5-7-lobato-
incisis lobis trifidis obtusis, cauleque erecto molliter villoso-hirtis,
corollis calyce duplo longioribus, petalis emarginatis, carpellis aristatis
glabris, aristis pilis simplicibus pubescentibus, seminibus reticulato-
venosis. — Ten. fl. neop. prodr., DC. Prodr. II. 644; Fl. nap. Tav. 166. »
«B. villosissimum; floribus duplo majoribus, carpellarum caudis brevis-
simis. »
«In herbidis Calabriæ : Sila, Nicastro presso il Edito delfico (Thomas)
Pollino. B. Monteleone. Perenne. »
Die Abbildung stellt eine gewiss ausdauernde Art mit 3 blühenden
* Der Band ist am Titelblatt als « Volume secondo parte seconda ossia tomo
quarto » bezeichnet. Der Autor ist daselbst nicht genannt. Die Benützung dieses
seltenen Werkes verdanke ich dem freundlichen Entgegenkommen Herrn Prof.
von Wettstein's.
(9) 1. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 889
Siengeln, kräftiger Wurzel, sehr lang gestielten Basalblättern und sehr
lang gestielten unteren Stengelblättern dar, welche gegenständig sind und
bei denen der dünne Blattstiel etwa 4-4,5 mal länger ist, als der Durch-
messer der Blattspreite. Diese Blätter stehen etwa im unteren Drittel des
Stengels und ebenso weit vom Stengelgrunde ab, als vom nächsten oberen
Blatipaare. Letzteres gehört schon dem Blütenstande an. Die beiden
Blätter sind ungleich gross, ihr Stiel fein und kaum länger als die Blatt-
spreite. Die oberen Blattpaare decresciren sehr rasch und sind theils auf
einzelne kurz gestielte Blätter, theils, u. z. zu oberst, zu Deckblätiern
reduzirt. Aus der Achsel jedes Blattpaares entspringt ein kürzerer oder
längerer, feiner Zweig, der zwei Bracteen irägt und sich an dieser Stelle
in 2 feine Blütenstiele gabelt. Die untersten Zweige sind beiläufig so lang,
wie eines der beiden benachbarten Blätter und, wie die Blüthenstiele,
schief aufrecht, oder die Zweige sind fast auf Null reduzirt und dann sind
die Blüthenstiele scheinbar blattachselständig; sie sind immer dünn und
fein, etwas verbogen und überragen die Blätter oft beträchtlich. Je ein
Paar Blüthenstiele steht am Stengel abwechselnd, so dass die Blüten nach
allen Seiten abstehen. Die Früchte sind parallel-schiefrunzlig. Die ganze
Pflanze hat die Tracht eines kleinen @. pyrenaicum, namentlich auch
dessen Blüthenstand.
Dieses @. villosum, welcher Namen von Tenore hier also einer zweifellos
perennen Art carpellis rugosis glabris ertheilt worden ist, hat seither viel-
fache Deutungen erfahren, so zwar, dass, wie ich unten nachweisen werde,
heute sogar drei verschiedene Arten mit diesem Namen belegt werden.
Dass es so gekommen ist, hat eigentlich Tenore selbst verschuldet, indem
er seine eigene Art wiederholt von G. pyrenaicum L. nicht zu unter-
scheiden wusste. Dies veranlasste schon Gussone in Floræ Siculæ Synopsis
II (184%), pag. 214, zu folgender Bemerkung :
«Cl. Tenore in fl. nap 5, p. 83 hoc nostrum (nämlich G. pyrenaicum)
ad suum G. villosum trahit, sed capsulæ in utrisque diversissimæ;
siquidem rugulosæ! in suo G. villoso, et leves in planta sicula, in cujus
phrasi specifica nonnisi typographica menda, loco capsulas aristatæ cris-
tatæ dicuntur. »
Visiani in Fl. Dalmat. IT (1850), pag. 211, berichtet nach Untersuchung
von Original-Exemplaren :
« G. villosum Ten... carpellis gerit rugis brevissimis creberrimis
setulas adpressas mentientibus obsita perinde ac in G. pyrenaico!,
! Ein unglücklich gewählter Ausdruck! Die Früchte von @. pyrenaicum sind
BULL. HERB. BoIss., novembre 1898. 60
890 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
nec longissimis paralellis remotisque oblique plicatis, quales exhibet icon
fl. nap. tab. 166 lit. d, qua potius refert fruetum G. mollis. »
Demnach bringt Visiani G. villosum einfach als Synonym zu G. pyre-
naicum L. und citirt hiezu auch noch die von Reichenbach in den Icones
Floræ germanicæ, tab. 192, gegebenen beiden Abbildungen des G. pyre-
naicum L. und G. umbrosum Kit., dagegen die Tenore’sche Abbildung
des G. villosum nur «excl. fructu ».
Dieser Autor hat freilich nicht berücksichtigt, was Tenore später, d. h.
nach Erscheinen der ersten Beschreibung noch selbst über sein G. villo-
sum verlautet hatte, nämlich in der Flora Napolitana, vol. V (1835 —1836),
pag. 83. Dort stellt Tenore sein G. villosum, insoweit es in Flora neapol.
prodr. I, pag. 62, dann in seinen Syllogæ, Folioausgabe in Fl. Napol. IV, 96
(Oklavausgabe pag. 334) beschrieben und in der Fl. Napl. IV, tavv. 166,
abgebildet ist, dem G. pyrenaicum L. gegenüber. Zu diesem letzteren
bringt er auf Seite 82 als var. C. G. villosum Ten. relazione del viaggio
di Abruzzo, et Index semin. H. R. Neap. «non Prodr., nec Sylloge.» Zur
Var. B. seines echten G. villosum zieht er dagegen G. pyrenaicum Guss.
Fl. sic. prodr. und dies ist wohl jene Stelle, auf welche Gussone in FI.
sic. Synops. mit den oben angeführten Worten Bezug nimmt.
Jedenfalls erhellt aus Vorstehendem, dass zwischen @. villosum Ten.
und G. pyrenaicum L. eine grosse habituelle Aehnlichkeit bestehen muss,
so zwar, dass Tenore selbst beide gelegentlich mit einander verwechselt
hat. Ja, es könnte sogar der Verdacht aufkommen, dass die Tenore’sche
Abbildung theils zu @. pyrenaicum, theils zu G. molle zu citiren ist. Allein
dies wäre unrichtig, denn es ist Thatsache, dass eine Pflanze, welche
Tenores Beschreibungen und Abbildung, einschliesslich der Früchte,
entspricht, also eine einjährige oder perennirende Art carpellis
rugosis glabris wirklich existirt, im Gegensatze zu G. pyrenaicum L.,
welches zwar ebenfalls perenn, aber carpellis laevibus pubescenti-
bus nach Tenore selbst von G. villosum verschieden ist. Dieses G. vil-
losum scheint indessen selten oder meist übersehen zu sein, denn sonst
wären nicht jene Missdeutungen der Tenore’schen Art vorgekommen,
die bis in die neueste Zeit hereinreichen. Ganz typisch besitze ich das
echle G. vitlosum Ten., also perenn und mit Früchten, die ganz ähnlich
jenen des G. molle sind, zwar nicht aus Italien, aber aus Süd-Ungarn,
mit folgendem Zettel : «Ger. villosum Ten. In pratis ad vias prope Kisa-
in Wirklichkeit nicht runzlig, sondern glatt und mit zahlreichen, angedrückten,
paralellen Häärchen bekleidet.
Da ER ae TE VE ©
et it Fr
(11) 7. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 891
sszonyfa in cottu Baranya. Junio, Julio 1876, leg. Nendtwich.» Diese
Pflanze erhielt ich seinerzeit, als ich in Pola wohnte, von Janka, mit der
Bemerkung : «Dies für Ungarn neue Geranium muss doch bei Euch
gemein sein?!» Ich bekam zwei Individuen, beide mehrstenglig mit
Blüthen und fast reifen Früchten; die Wurzeln zwar nur im oberen Theile
erhalten, aber dick und fast so kräftig, wie an G. pyrenaicum, keineswegs
aber so dünn und ausgesprochen jährig, wie bei G. molle und Verwandten.
Dieses südungarische @. villosum entspricht demnach genau der von
Tenore im IV. Bande der Fl. Nap. gegebenen Beschreibung und Abbildung,
es hat demnach den Namen G. villosum Ten. thatsäehlich zu führen und
ist im System neben @. pyrenaicum L. in die Sektion Batrachioides
Koch einzureihen. Keineswegs dürfen andere, mit Tenore’s Angaben nicht
im Einklange befindliche oder denselben sogar widersprechende Formen
mit G. villosum Ten. bezeichnet werden, also selbst Tenore’s eigene
Original-Exemplare nicht, insoweit dies bei ihnen zutriflt. Dagegen fällt
es auch nicht in die Wage, dass G. villosum von Tenore in Süd-Italien
angegeben wird, während meine Exemplare aus Süd-Ungarn stammen.
Denn, ich wiederhole es, alle hier in Betracht kommenden, weiter unten
vollständig auseinander gesetzten Formen besitzen sehr grosse habituelle
Aehnlichkeit mit einander und G. villosum Ten. kann daher in den
Zwischengebieten bisher ganz leicht übersehen worden sein. Anderseits
hat Süd-Italien genug Pflanzen mit den Ländern östlich der Adria
gemeinsam, so dass pflanzengeographische Bedenken nicht nothwendig
gegen die von mir vorgenommene Identificirung sprechen müssen.
Jedenfalls ist es an den Italienern aus dem Gebiete Tenore’s weitere
Aufklärungen beizubringen. Ein Fingerzeig ist hiezu neuestens gegeben,
u. z. einerseits durch die Beobachtung, dass @. molle L. auch perenn
vorkommt ' und anderseits durch die von Huter, Porta et Rigo ex itinere
italico IN, als Nr. 99 verteilte Pflanze, welche als «@. pyrenaicum L. var.»
ausgegeben ist, aber gewiss nicht zu G. pyrenaicum gehört, sondern zu
G. villosum Ten. zu ziehen ist. Das Prager Universitäts-Herbar, dessen
Benützung mir durch die freundliche Bemühung Herrn Prof. Schiffner’s
erleichtert worden ist, wofür ich hier bestens danke, besitzt davon einen
ganzen Bogen voll, nämlich 3 Individien. Das eine davon ist so dünn und
fein, dass es offenbar im 1. Jahre erblüht sein muss; dem zweiten fehlt
die Wurzel; das dritte hat eine stärkere Wurzel, aber noch lange keine
1 Vergleiche hierüber E. Burnat flore des Alpes maritimes II. (1896), pag. 18,
annot. 2.
892 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
so kräftige, wie sie die Tenore’sche Abbildung zeigt und wie sie auch den
älteren Stöcken des G. pyrenaicum zukommt. Jüngere Stöcke von G.
pyrenaicum haben dagegen auch noch dünnere Wurzeln, als die Huter’-
sche Pflanze. Diese Pflanze ist überdies mehrstenglig und wohl im
zweiten oder dritten Lebensjahre gesammelt. Im Gegenhalte zu meinen
ungarischen Exemplaren kann ich mich bei sonstiger totaler Ueberein-
stimmung aller Merkmale nicht der Erkenntnis verschliessen, dass G.
villosum Ten. auch schon im ersten Jahre blüht, dann aber nicht eingeht,
sondern weiter dauert, dass es sich unter Umständen just in seinem
Heimatslande also ebenso verhält, wie G. molle in Südfrankreich. Hat
doch Tenore selbst seine Art zuerst als annuel bezeichnet! Der Standort
der von Huter ausgegebenen Pflanze ist auf der Etiquette wie folgi
angegeben :
Calabria I. orient. ad sepes umbros. et in sylvis subhumid. pr. Gerace
di Marina et Aspromonte. 400—800 m., 23/5 + 30/5 1877.
Diese Pflanze stammt also ebenfalls aus Calabrien, woher Tenore
seine Art beschrieben hat; man wird nach ihr in Dalmatien, Bosnien-
Herzegowina und vielleicht sogar in Istrien nicht vergeblich suchen,
wenn man erst auf die Unterschiede aufmerksam ist. Ich habe freilich
schon in meiner Flora von Süd-Istrien (1877) pag. 61 ' hierauf aufmerksam
gemacht, ohne dass bis heute ein Erfolg zu verzeichnen wäre. Jedenfalls
ist ein solcher abzuwarten, und bis dahin nur Unter-Italien und Süd-
Ungarn als Verbreitungsgebiet des G. villosum Ten. (non alior.) zu
verzeichnen.
Während nun das Vorstehende die Klarstellung des wahren @. villosum
Ten. überhaupt bezweckt hat, ist weiter noch klarzustellen, was sonst
noch für Pflanzen für @. villosum angesehen worden sind. Es sind dies
durchwegs solche, welche dem @. molle nahe stehen, und davon durch
grosse Blüten augenfällig abweichen. Da sie ausserdem nur nach der
Blütengrösse diagnoszirt wurden, so konnte es nicht unterbleiben, dass
jenen Floristen in deren Gebiet ein auffallend grossblüthiges « @. molle»
vorkommt, diese ihre Pflanze mit dem ebenfalls grossblüthigen « G. molle »
des andern Gebietes, ohne Exemplare gesehen zu haben, identifizirten
— umsomehr, wenn die Reichenbach’sche Abbildung eines G. villosum
(aber nicht Tenore’s !!) allseitig zu den in Erörterung stehenden Pflanzen
citirt worden war.
(Forisetzung folgt.)
1 Vergleiche weiter unter G. stipulare Kunze.
Te ——————
893
ENUMERATION PROVISOIRE DES ESPECES
DU
GENRE CERASTIUM
PAR
Frédéric N. WILLIAMS
It will be some time before the material, from various sources, for a
monograph of the genus Cerastium can be codified and arranged. As the
main lines of the grouping of species have been definitely worked out,
this list is put forward rather as a synoptic Index in order to facilitate
the discrimination of specimens, and with the examination of further
material may possibly be modified. The systematic revision of an invol-
ved genus is a slow process; the more so is this the case in a genus of
plants which have not enjoyed floricultural favors. Present views on the
relative importance of the characters on which the primary and secon-
dary groups are based are, however, not likely to be impaired by
further repeated examination of specimens. This, therefore, may be an
excuse for publishing the list of species as a preliminary instalment.
Species of Cerastium may generally be distinguished from those of
Stellaria and Arenaria by habit, although not always satisfactorily. At
the same time, if the fruit- characters of a typical Cerastium be kept in
view, there ought to be no difficulty in defining the genus or in circum-
scribing the species. As defined by Linnæus and aptly named by Dille-
nius it is characteristic enough.
In the matter of habit and aspect Siellaria includes slender, diffuse,
glabrous herbs, while the species of Cerastium are pubescent, though
C. perfoliatum Linn. is a conspicuous exception, and the perennial forms
894 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
are usually tufted. On the other hand, two species of Arenaria with long
cylindrical capsules, viz., A. Guicciardii Heldr. and A. purpurascens
Ramond, may by regarded as connecting links with the normally 3-styled
species of Cerastium. In Cerastium the capsule may be said to be always
more or less elongated, while in Siellaria and Arenaria it is characteris-
tically ovoid or oblong. The generic name was first applied by Dillenius
to the plant now known as Cerastium glomeratum.
The cardinal character which seems to suggest the grouping of species
in subgenera is the structure and number of the teeth formed by dehis-
cence of the ripe capsule. Whether the capsular teeth are opposite the
sepals or alternate with them is a more important character than the
fact of the gynœcium being isomerous or meiomerous in relation to the
segments of the calyx. There is therefore greater reason for keeping up
the genus Malachium than for referring Cerastium trigynum Vil. to
Siellaria, where it was first placed by Linnæus. The same character
satisfactorely serves to distinguish Spergula from Spergularia.
The most characteristically defined group in Cerastium includes those
species in which the teeth of the capsule after dehiscence are finally
circinate-convolute. In none of the allied genera does this peculiarity in
the capsular teeth occur. But it is to be noted that in all the species refe-
rable to this group the ripening capsule, while increasing in length,
does not become curved, except in C. Armeniacum, where it is conside-
rably curved, and more than half exserted from the calyx. If, without
regard to the number of teeth (whether six or ten), those species in
which the teeth are finally circinate-convolute are included in the group
defined by Seringe as the section Strephodon, there only remain in the
group defined by Bartling as the section Dichodon two well-known
species, C. trigynum and C. anomalum. To these may, however, be added
C. mauretanicum Pomel, and C. melanandrum Maxim. It may further be
pointed out that in C. irigynum and allied species the capsule is never
curved, which serves with other characters taken into consideration to
separate them from the large group of which C. glomeratum and C. arvense
are well-known examples; a group in which the character of the 10-den-
taie capsule is normal.
As the ripe capsule dries, its striated character becomes apparent ; and
while in the large majority of the species the distinct nerves are equal io
the number of the teeth, in a few species intercalary nerves are quite as
readily made out, so that in these the nerves are twice the number of
the teeth. Only in specimens of C. persicum have I noticed that the stria-
{3) FRÉDÉRIC N. WILLIAMS. DU GENRE CERASTIUM. 895
tion is so faint, that the capsule may be said to be nerveless. This varia-
tion in the nervation of the capsule seems to have escaped the notice of
observers, and has not therefore been made use of as a systematic cha-
racter. The lateral curvature of the capsule in many species being cer-
tainly abnormal as a generic variation is, I think, unusual enough 10
be considered a character of primary importance in the grouping of
species. In the groups subordinate io subgenera, I have therefore uti-
lized these two constant characters of the unequal lateral growth of the
capsule and the occasional development of inter-commissural nerves.
An important character noted by Fenzl is that the seeds of some
perennial species are angular (especially in the dried state), owing to a
certain extent to the fact that the testa is considerably larger than the
nucellus and is lightly attached to it at one point; while in the rest the
testa closely invests the nucellus and is not shrunk and angular and (in
the early state soon after fertilization of the ovules) vesicularly inflated.
This character would, however, be difficult to appreciate in small seeds.
It will be seen therefore that the fruit- characters not only facilitate
the artificial discrimination of species, but establish natural distinctions
between them.
Cerastium is a cosmopolitan genus, and some of its species reach
extreme geographical limits. Specimens of C. alpinum were long ago
collected in Spitzbergen, and were sent to Linnæus by his friend and
correspondent Rolander Martin. The species has been recorded from a
still higher latitude in North Greenland by Mr. Otto A. J. Ekstam of
Stockholm; it is also recorded from Bear Island, Melville Island, and
Alaska. Within the tropics species occur at alpine elevations; e.g., C. tri-
viale in the Andes of Bolivia at 4509 metres, C. cæspitosum Tr. et Planch.
in the Andes of Ecuador at 4600 metres, C. africanum in the Cameroons
Mountains of German West Africa at 3000 metres, and near the top of
Mt. Ruwenzori in Uganda, C. indicum at above 2000 metres in Ceylon. In
the south temperate zone specimens of C. triviale were collecied in
Tristan d’Acunha by Mac Gillivray (’Herald’ Exped.), and in Kerguelen
Land by Moseley ( Challenger’ Exped., 1874), also in Herb. Kew. are spe-
cimens of C. arvense brought by Hooker from the Argentine portion of
Tierra del Fuego in lat. 55°, — marking the south limit of the genus.
896 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (4)
CERASTIUM
Dillen. Cat. Pl. Gissam nasc., p. #1 (1719); Cels, Cat. Pl. Upsal. nasc., p. 7
(1732) ; Linn., Gen. Plant. (ed. 1), p. 576, n. 376 (1737); (ed. 2), p. 199,
n. 448 (1742); Syst. nat. (ed. 6), n. 448 (1748); Cand., Prodr. I, p. 41%
(1824); Endl., Gen. Plant., p. 969 (1836-40) ; Ledeb., Fl. Rossica, I,
p- 396 (1842); Benth. et Hook. f., Gen. Plant. I, p. 148 (1862); Willk. et
Lge., Prodr. fl. Hisp. IH, p. 629 (1878); Engl. et Prantl, Natürl.
Pflanzenf. II, abt. 1, p. 80, n. 19 (1889); Parl. Fl. Italiana IX, p. 469
(1892); Jacks., Ind. Kew. I, p. 483 (1893).
Herbæ annuæ, biennes, vel cæspitantes perennes, pilosæ vel hirsutæ
rarius glabratæ, sepe glandulosæ. Folia exstipulata, formä varia, tamen
raro subulata, sessilia vel basilaria basin versus angustata quasi petiolata.
Flores in dichasium disposili : bracteæ herbaceæ vel margine scariosæ :
pedicelli flore plerumque longiores, frucliferi recti vel basi refracti.
Flores pentameri, diplostemoni, interdum apetali. Sepala in anthesi
patentia, in fructu conniventia adpressa, margine scariosa. Petala sub-
hypogyna, bifida, biloba, bidentata, obcordata, retusa, vel rarius laciniata
aut erosula, albida. Stamina 40 (vel abortu 5 petalis opposita); filamenia
setacea vel anguste subulata. Ovarium uniloculare; ovula plerumque plu-
rima : styli 5 sepalis oppositi, rarius 3 (interdum 4), superne puberuli;
stigmata obtusa. Capsula membranacea rarissime coriacea, oblongo-cylin-
dracea vel cylindrico-subconica, recta, vel apice incurva, vel a basi tota
plusminus curvata, basi rotundata, ore pectinato-dentata vel crenata, in
dentes duplo stylorum numero breviter æqualiterque dehiscens; sæpius
calyce longior. Semina reniformia, subauriformia vel obovata, estrophio-
lata, lateraliter compressa, undique granulata vel tuberculata : embryo
annularis,
Syn. Myosotis Tournef., Instit. Herb., t. 126 (1700) ; Mönch, Meth., p. 224 (1794).
Centunculus Adans. Fam. PI. IL, p. 256 (1763); Scop., Fl. Carniol., ed. 2,
I, p. 321 (1772).
Esmarchia Reichb., Fl. Germ. excurs., p. 793 (1832).
Dichodon Bartl. ex Reichb., Nom., p. 205 (1841).
Leucodonium Opiz, Seznam, p. 59 (1852).
©) FREDERIC N. WILLIAMS. DU GENRE CERASTIUM. 897
Species in tria subgenera disponantur :
SuBGEnus I. Dichodon. — Petala profunde emarginala. Styli 3. Cap-
sula recta, dentibus 6 erectis vel patulis margine subrevolutis dehiscens.
— Herbæ annuæ vel perennes.
SUBGENUS IL. Strephodon. — Petala incisa vel emarginata. Styli 3 vel
5 (interdum 4). Capsula recta vel rarius curvata, dentibus 6 vel 10 apice
circinato-convolutis, margine non revolutis, dehiscens. — Herbæ annuæ
vel perennes, dichotome ramosæ, multifloræ, rarius simplices, corym-
boso- vel subumbellatim cymosæ.
SUBGENUS IM. Orthodon. — Petala emarginala, varie biloba, vel laci-
niata. Styli 5. Capsula recta (insuper interdum apice leviter curvula) vel
plus minus e basi curvata, plerumque calyce longior, rarius brevior;
dentibus 10 erectis vel patulo-rectis, dorso planis vel sæpius margine
revolutis, dehiscens. — Herbæ annuæ vel haud sæpius perennes, habitu
et florum dispositione dichasiiformi variæ.
SUBGENUS I. — DICHODON.
* Species annuæ.
C. anomalum Waldst. et Kit., GC. mauretanicum Pomel.
** Species perennes.
C. trigynum Vill., G. melanandrum Maxim.
SUBGENUS II. — STREPHODON.
Ser. 1. Recticapsulares. — Capsula matura recta, nervis distinctis aut
simpliei aut duplici dentium numero percursa. Species perennes, rarius
annuæ.
A. Capsula matura nervis distinctis sımpliei dentium numero percursa.
a. Capsula demum dentibus 10 dehiscens.
898 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6)
#. Ungues et filamenta glabra.
* Species annuæ.
C. Texanum Britton.
** Species perennes.
+ Chondrospermia (seminis testa nucellum arcte includens, — semina
haud angulata).
X Petala bifida.
1) Flores micropetali.
C. indicum Wight. et Arn.
2) Flores macropetali.
G. macrocarpum Boiss. et Haussk., G. madagascariense Pax.
XX Petala subemarginata vel fere integra.
1) Pedicelli post anthesin basi refracti.
C. lithospermifolium Fisch., G. falcatum Bunge.
2) Pedicelli post anthesin basi haud refracti.
C. africanum Oliver.
XXX Petala crenata vel dentata.
C. pilosum Ledeb.
++ Physospermia (seminis testa vesiculato-inflata nucello multum
amplior, eum laxe includens, — semina angulata).
C. pedunculatum Gaud., C. undulatifolium Somm. et Lev.,
C. pauciflorum Bunge.
ß. Ungues barbulati, filamenta autem glabra.
+ Semina lævia.
C. Kazbek Parrot.
++ Semina granulata vel tuberculata.
G. Szowitzii Boiss., G. Davuricum Fisch.
7. Ungues et filamenta pilosa.
+ Species pubescentes,
C. multiflorum C.-A. Mey., G. nemorale Bieb.,
C. microspermum C.-A. Mey.
(7) FREDERIC N. WILLIAMS. DU GENRE CERASTIUM. 899
++ Species glabræ.
C. chloræfolium Fisch. et Mey.
b. Capsula demum dentibus 6 dehiscens.
&. Ungues et filamenta glabra.
C. persicum Boiss., GC. Argæum Boiss. et Bal., C. intermedium mihi
(= (. trigynum var. robustum Boiss.)
£. Ungues et filamenta pilosa.
G. Kotschyi Boiss.
B. Capsula matura nervis distinctis duplici dentium numero percursa.
* Species pubescentes, perennes.
C. Lazicum Boiss., G. maximum Linn.
** Species glabræ, annuæ.
C. perfoliatum Linn., C. Tournefortii Gren.
Ser. 2. Curvatocapsulares. — Capsula matura e basi ad orem notabi-
liter curvata, nervis distinctis duplici dentium numero percursa. Species
annuæ.
C. Armeniacum Gren.
SUBGENUS II. — ORTHODON.
Sect. 1. CRYPTODONTIA.
Capsula, ob dentes brevissimos fere obsoletos subindehiscens, poro
apicali rumpens; calyce brevior, apice attenuala. Species annuæ, dicho-
tome ramosæ.
C. Illyricum Ard., C. pedunculare Chaub.
Sect. 2. SCHIZODONTIA.
Capsula dentibus planis margine non revolutis dehiscens; calyce multo
longior, apice attenuata. Species annuæ vel perennes, dichotome ramosæ.
900 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8)
A. Capsula recta, dentibus retrorsum patentibus dehiscens.
G. Banaticum Heuff., C. latifolium Linn., C. Biebersteinii Cand.,
G. grandiflorum Waldst. et Kit., G. speciosum Sprun.
B. Capsula recta, dentibus in conum conniventibus vel rectis dehiscens.
C. dichotomum Linn., C. inflatum Link, C. ponticum Alboff,
G. hirtellum Pomel.
Sect. 3. CHEILEODONTIA.
Capsula dentibus margine revolutis dehiscens; calyce sæpius plus
minus longior, apice haud attenuata. Species annuæ (interdum biennes)
vel perennes.
SER. 1. Recticapsulares. — Capsula matura recta (rarius apice leviter
curvula).
A. Capsula matura nervis distinctis 10 percursa.
a. Ungues et filamenta glabra.
a. Species annuæ.
* Capsula brevis, calycem æquans vel paullo subsuperans.
+ Pedicelli fructiferi basi exacte refracli.
C. Commersonianum Ser.
++ Pedicelli fructiferi patenti-recti ; capsula subnutans.
C. tetrandrum Curtis.
+++ Pedicelli fructiferi erecti; capsula erecta.
C. laxum Boiss. et Heldr., G. scaposum Boiss. et Helar.
** Capsula longa, calyce circiter duplo longior.
+ Flores micropetali ; petala calyce breviora, bidentata.
X Bracteæ omnino herbaceæ.
C. Duriæi Desm.
X X Bracteæ late scariosæ.
G. semidecandrum Linn., C. pentandrum Linn.,
CG. macilentum Aspegr.
++ Flores macropetali; petala calyce longiora, biloba.
C. palustre Moris, G. vulcanicum Schlecht.
(9) FREDERIC N. WILLIAMS. DU GENRE CERASTIUM. 901
£. Species perennes.
* Pedala 4-loba.
C. schizopetalum Maxim.
** Petala biloba, emarginata, vel retusa.
+ Chondrospermia (seminis testa nucellum arcte includens, — semina
haud angulata).
X Capsula brevis, inclusa vel e calyce vix exserta.
1) Pedicelli fructiferi ereeii; capsula subnutans.
C. tomentosum Linn.
2) Pedicelli erecti, capsulam erectam ferentes.
= Pedicelli flore longiores.
v Folia nec acuta.
G. gnaphalodes Fenzl., C. Azoricum Hochst., C. nervosum Naud.
vv Folia acuta.
G. Busambarense Lojac., C. Orkelicum Velen.
— — Pedicelli flore breviores. Folia nec acuta.
G. Apuanum Parl.
X Capsula longa, calyce 41/2-21/2-plo longior.
ji) Bracteæ omnino herbaceæ.
— Pedicelli fructiferi basi refracti.
C. czspitosum Triana et Planch., C. alpinum Linn.,
C. dasyphyllum Kit.
— — Pedicelli fructiferi erecto-patuli.
C. candicans Wedd.
2) Bracteæ late scariosæ.
= C. lanigerum Clem.
++ Physospermia (seminis testa vesiculato-inflata nucello multum
amplior, eum laxe includens, — semina angulata).
X Capsula brevis, calycem æquans vel vix superans.
4) Species dense pubescentes.
— Flores in dichasium subcongestum vel umbelliforme dispositi.
C. floccosum Benth., G. Tucumanense Pax.
—— Flores solitarii vel pauci.
G. mucronatum Wedd., GC. Hieronymi Pax.
902 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (10)
2) Species omnino glabræ.
G. montioides Naud.
XX Capsula longa, calyce 1 1/2-21/2-plo longior.
1) Pedicelli fructiferi basi haud refracti.
G. Gibraltaricum Boiss., C. lineare All., C. stenopetalum Fenzl.
2) Pedicelli fructiferi basi exacte refracti.
C. Carinthiacum Vest.
b. Ungues et filamenta pilosa.
+ Species chondrospermes (chondrospermia).
CG. Meyerianum Rupr., G. Elbrusense Boiss.
++ Species physospermes (physospermia).
CG. pyrenaicum Gay.
B. Capsula matura nervis distinclis 20 percursa.
C. longifolium Willd., C. purpurascens Adams.
SER. 2. Curvatocapsulares. — Capsula matura e basi ad orem plus
minus curvata, nunquam recta.
A. Capsula matura nervis distinctis 10 percursa.
a. Ungues et filamenta glabra.
a. Species annuæ.
* Flores micropetali; petala calyce breviora, æquilonga, vel fere sesqui-
longiora, interdum nulla.
+ Pedicelli fructiferi basi exacte refracti.
C. fragillimum Boiss., CG. echinulatum Coss.,
G. brachypodum Robinson.
+r Pedicelli fructiferi recti, basi haud refracti.
X Calyx basi attenuatus.
C. densiflorum Guss.
XX Calyx basi truncatus.
C. Gayanum Boiss., C. bulgaricum Uecht.. C. truncatulum Colenso,
G. ramigerum Baril.
a
(11) FREDERIC N. WILLIAMS. DU GENRE CERASTIUM. 903
+++ Pedicelli fructiferi recto-patuli, apice incurvi.
X Petala breviter bidentata; capsula dentibus obtusis vel truncatis
dehiscens.
G. pumilum Curtis, C. amblyodontum Colenso.
XX Petala breviter bidentata; capsula dentibus acutis dehiscens.
G. capense Sond.
XXX Petala etiam ad medium bifida.
C. Chassium Form., C. nutans Raf., C. sericeum S. Wats.
** Flores macropetali speciosi, post anthesin subnutantes.
C. Ripartianum F. Schultz, C. campanulatum Viv.
£. Species perennes.
* Capsula brevis, calycem æquans vel subsuperans.
+ Pedicelli fructiferi apice reflexi (capsula nutans).
X Bracteæ late scariosæ.
C. arvense Linn., C. oliganthum mihi (= CG. pauciflorum Phil.)
XX Bracteæ herbacez.
G. soratense Rohrb., GC. racemosum Baril.
++ Pedicelli fructiferi recti (capsula haud nutans).
C. imbricatum H. B. et K., C. hirsutum Tenore, C. biflorum Kit.
** Capsula longa, calyce 11/2-3-plo longior.
+ Pedicelli fructiferi apice reflexi (capsula nutans).
X Capsula membranacea.
C. glutinosum H.B. et K., C. cuspidatum Hemsl., C. crassipes Baril.
C. Argentinum mihi (= C. nutans var. Argentinum Pax).
XX Capsula coriacea.
G. macranthum Boiss.
++ Pedicelli fructiferi recti (capsula haud nutans).
X Tota planta pilis stellulato-ramellis vestita.
G. mollissimum Poir.
XX Tota planta pilis simplicibus villosis vestita.
1) Bracteæ late scariosæ.
— Sepala acuta.
C. Vidali Phil.
904% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (12)
—— Sepala obtusa.
C. Thomasii Tenore.
2) Bracteæ herbaceæ, foliis similes.
G. sylvaticum Waldst et Kit., C. molle Baril.
+++ Pedicelli fructiferi basi exacte refracti.
G. Kablikianum Wolfn.
b. Ungues pilosi, filamenta autem glabra. Calyx post anthesin nutans.
æ. Bracteæ late scariosæ. Species perennes.
C. triviale Link.
ß. Bracteæ omnino herbaceæ.
* Species annuæ.
+ Capsula calyce duplo longior.
5 C. glomeratum Thuill.
++ Capsula calyce paullo exserta.
G. Atticum Boiss. et Heldr., C. petricola Panc.
** Species biennes. Capsula calyce duplo longior.
C. rectum Friwald.
*** Species perennes.
G. Arabidis E. Mey.
c. Ungues et filamenta pilosa.
C. brachypetalum Desp., G. Dregeanum Fenz].
B. Capsula matura nervis distinctis 20 percursa.
C. ruderale Bieb., CG. Carpetanum Lomax.
Conspectul
Florei Romaniei
plantele vascolare indigene
. si cele naturalizate ce se gasesc pe teritoriul Romamiei
_ considerate subt punctul de vedere systematic
si geografic
de
Doctorul D. Greceseu
Profesor in Universitatea din Bucuresti.
(Bucuresti. — Tipographiea Dreptatea, 1898)
PRIX : 15 FRANCS
Il
Ce beau livre (grand in-8° de 836 pages) écrit en roumain
sera indispensable à tous ceux qu’int6ressent les questions rela-
a tives à la géographie botanique de l'Orient et plus spéciale-
_ ment de la région balkanique. Après une introduction à la
DES
systématique générale, telle que l’auteur la conçoit, il énumère
… selon l’ordre donné dans la classification acceptée par lui, les
espèces soit indigènes soit subspontanées du Royaume de Rou-
. manie. La station habituelle et les localités où la plante a été
… récoltée sont indiquées pour chaque espèce. La fin du volume
; comprend un aperçu assez détaillé des conditions météorolo-
Le giques, climatologiques et géologiques du pays dans leurs
rapports avec les zones de végétations et les formations. C’est
la partie la plus intéressante du volume; on y trouve résumé
. l’ensemble des observations faites sur la flore de la Roumanie.
L'ouvrage est bien imprimé et facile à consulter. RC:
L'HERBIER Bi
er
sous DAS DIRECTION DE
EUGÈNE AUTRAN
‚ Conserrateur de r Herbier h
ae. I (1893),
N (1894),
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dv; (1896),
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= ls banal sont reçus à HI uns, à ost ni Gouère (Suisse
ni
BULLETIN
DE
L'HERBIER BOISSIER
SOUS LA DIRECTION DE
EUGENE AUTRAN
CONSERVATEUR DE L'HERBIER.
(Chaque Collaborateur est responsable de ses Iravanz.)
Tome VI. 1898.
N° 12.
Ce N° a paru le 26 décembre 1898.
Prix de l’Abonnement
15 FRANCS PAR AN POUR LA SUISSE. — 20 FRANCS PAR AN POUR L'ÉTRANGER.
Les Abonnements sont reçus
A L’HERBIER BOISSIER
a CHAMBESY pres Geneve (Suisse).
GENEVE er BALE
GEOBG & Cie
PARIS BERLIN
PAUL KLINCKSIECK R. FRIEDLÆNDER & SOHN
52, rue des Écoles. | 44, Carlstrasse,
. méridional (Chin
Table des travaux par noms d’aul
Table des planches contenues dat
Index des noms de plantes
ôme année, Non, Décembre 1898,
TE
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
Monographie der Disperideæ
von
Rudolf SCHLECHTER
(Suite et fin.)
2. Ceratandra Harveyana Ldl.
Herba pusilla, erecta, glaberrima, omnino habitu C. bicoloris Sond.,
7-15 cm. alta; caule flexuoso remote foliato, apice 3-8 floro; foliis radi-
calibus paucis erectis linearibus acutis, ad 3 cm. longis, caulinis vaginæfor-
mibus erectis linearibus vel lineari-lanceolatis acutis vel acuminatis, basi
dilatata caulem laxe amplectentibus, sensim in bracteas decrescentibus;
floribus in genere majoribus aureis, suberectis; bracteis erecto-patentibus
late ovatis acuminatis ovario subduplo brevioribus; sepalis lateralibus
reflexis, late ovatis obtusis 1 cm. longis, 0,8 cm. latis, concavis, sepalo
intermedio cum petalis laxe cohærente, resupinato ovato-lanceolato bre-
vissime apiculato, 1,1 cm. longo, 0,5 cm. lato; petalis resupinatis e basi
unguicuiata sensim in laminam obliquam subrotundam apice breviler acu-
minatam dilatatis, concavis, sepalo dorsali æquilongis, medio 0,8-0,9 cm.
latis; labello subhorizontali, breviter unguiculato, lamina auriculato-reni-
formi acuto, cochleari-concavo, basi callo brevi subpeltato donato, appen-
dice adscendente laminæ multo majore, e basi contracta subquadrata
sursum in brachia duo dilatata, apice in plicas duas latas stigma obie-
gentes reflexa; ovario subeylindrico, glaberrimo, 1,2-1,% cm. longo.
Ceratandra Harveyana Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 365; Bol., in
Ic. Pl. ser. 2, v. IX (1889), t. 1840; Orch. Cape Penins. (1888), p. 191.
Habitat in Africa australi.
BULL. HERB. BOIss., décembre 1898. 61
*
906 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
In regione austro-occidentali : In turfosis humidis in monte Tabulari,
alt 2000-3000 ped. — Zeyher, Harvey, H. Bolus, n° 4548 (Dec. 1879); In
dunis arenosis prope Wynberg, alt. 50 ped. Nov. — Dr Becker.
C. Harveyana Ldl. und C. bicolor Sond. gleichen sich so sehr, dass
selbst ein Kenner beide in trockenem Zustande leicht verwechseln kann;
der einzige Unterschied zwischen beiden findet sich in dem Anhängsel
des Labellums, er ist allerdings so scharf ausgeprägt, dass wohl über
die Haltbarkeit beider Arten kein Zweifel entstehen kann. Ausserdem
hat Bolus häufig genug auf die Unterschiede zwischen diesen beiden
Arten hingewiesen, so dass es nichtig erscheint, dieselben hier zu
wiederholen. Die Färbung der Blüten und die geographische Verbreitung
beider Arten sliimmen ziemlich gut überein.
3. Geratandra venosa Schlir.
Herba erecta, glaberrima, 14-25 cm. alta, exsiccatione nigricans; caule
stricto vel rarius (in speciminibus depauperatis) subflexuoso, dense
foliato; foliis radicalibus ad basin caulis erecto-patentibus vel, more
generis, abbreviatis parvulis, lineari-lanceolatis acutis, 2-3 cm. longis,
caulinis suberectis linearibus vel lineari-filiformibus acutissimis, inferic-
ribus ad 3,5 cm. longis, superioribus sensim minoribus angustioribusque;
spica erecta cylindrica, dense multiflora, 7-14 cm. longa, vix 3 cm. dia-
metro; bracteis linearibus acutissimis suberectis, flores subæquantibus,
vel paulo brevioribus; floribus in genere minimis, albidis, sæpius labello
erubescentibus, erecto-patentibus; sepalis petalisque reflexis; sepalis late-
ralibus suborbicularibus obtusissimis, valde concavis, vix 0,4 cm. longis,
sepalo intermedio oblongo ovato concavo, lateralibus paulo breviore et
angustiore; petalis breviter unguiculatis oblique cuneato-flabelliformibus,
sepalis lateralibus vix longioribus paulo latioribus, margine eroso-denti-
culatis; labello deflexo subreniformi-cordato, obtusissimo, concavo crenu-
lato, basi callo lanceolato subulato ornato, 0,4 cm. longo, supra basin
0,3 cm. lato, appendice erecto alte bifido, partitionibus carnosis linearibus
obtusiusculis; ovario cylindrico c. 0,7 cm. longo.
Ceratandra venosa Schltr. in Engl. Jahrb. v. XXIV (1897), p. 433.
Pierygodium venosum Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 367; Harv., Thes.
Cap. v. 1 (41859), p. 59, t. 94; Bol., Icon. Orch. Afr. austr. (1893), t. 49.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In clivis montium supra cataractam
Tulbaghensem, alt. c. 1500 ped., Oct. — F. Guthrie. In monte Winter-
hoek, prope Tulbagh, alt. 3000 ped. — Dr Pappe; In clivis montium prope
(39) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 907
Villiersdorp, alt. 2000 ped. Nov. — H. Bolus, n° 5281; In humidis prope
Palmiet-Rivier, Nov., alt. c. 1000 ped. — H. Bolus.
Von Lindley und letzthin auch von Bolus wurde diese Art zu Ptery-
godium Sw. gestellt, doch lässt sich gegen diese Ansicht sagen, dass die
Pflanze wohl richtiger zu Ceratandra gestellt werden müsse. Sie besitzt
alle die merkwürdigen Charaktere der Gattung und zwar in dieser die-
jenigen der Sektion Callot&. Habituell zwar sieht sie sehr verschieden
aus von den beiden andern Arten der Sektion, C. bicolor Sond. und C.
Harveyana Ldl., doch stimmen die Merkmale sonst zu gut, um sie
anderswo hinweisen zu können.
Die Blüten sind schön weiss mit rosenroten Streifen auf dem Labellum,
das noch zum Ueberfluss mit einer grünen Schwiele geschmückt ist.
Diese Schwiele findet sich übrigens bei allen Arten der Gattung, fehlt
aber bei Pierygodium.
C. venosa gehört keineswegs zu den häufigen Orchidaceen Süd-Afrikas.
$2. Eu-Ceratandra Ldl. Gen. Spec. Orch. (1839), p. 364.
Callota Hippopodium Harv., ex. Lal. 1. c. (1839), p. 364.
Von der anderen Sektion der Gattung ist Eu-Ceratandra durch die
verlängerlen Rostellumfortsätze und Antherenkanäle, welche die Form
eines Hufeisens nachahmen, zu erkennen.
Clavis specierum.
A. Blüten in lockerer, zylindrischer Traube, Labellum hinten.
4. C. atrata Schinz et Durand.
B. Blütentraube zusammengedrängt, kopfartig, Labellum vorn.
IeBinten7sross, soldgelb....... 22.2... =... 5. C. grandiflora Ldl.
IT. Blüten klein, weiss mit rosenrot ................ 6. C. globosa Ldl.
4. Ceratandra atrata Schinz et Durand.
Herba erecta plus minus robusta, glaberrima, 10-45 cm. alta; caule
stricto dense foliato; foliis radicalibus permultis erecto-patentibus vel
erectis, lineari-filiformibus acutis vel acutissimis, 3-8 cm. longis, caulinis
radicalibus simillimis suberectis basi dilatata vaginantibus, sensim decres-
centibus; spica oblonga vel cylindrica laxe multiflora, rarius subdensa,
5-15 cm. longa, 2,5-3,5 cm. diametro; bracleis patentibus vel erecto-
patentibus linearibus acutissimis, herbaceis, flores excedentibus vel sæ-
908 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (407
pius subæquantibus, superioribus persæpe ovario æquilongis; floribus in
genere mediocribus patentibus vel erecto-patentibus, sulphureis vel
aureis, inversis; sepalis lateralibus oblique ovato-lanceolatis subfaleatis
acutis concavis, erectis, 0,8-1,2 cm. longis, 0,5-0,7 cm. latis, sepalo inter-
medio cum petalis laxe agglulinatis deflexo, lanceolato vel lanceolato-
elliptico acuto; 1,1-1,5 cm. longo, medio 0,3-0,5 cm. lato; petalis
breviler unguiculatis lamina semihastata, obtusiuscula, basi auriculata
obtusa, concavis, sepalo intermedio æquilongis, infra medium (expla-
natis) 0,4-0,6 em. latis; labello erecto longe unguiculato, lamina auricu-
lato-reniformi apice subacuto vel breviter acuminato, marginibus sub-
incurvis, unguiculo 0,4-0,5 cm. longo, lamina 0,3-0,4 cm. longa, basi
0,5-0,6 cm. lata, exappendiculata; antheræ canalibus erectis c. 1. 0,3 cm.
longis; ovario cylindrico, 0,8-1,4 cm. longo.
Ceratandra atrata Schinz et Durand., Conspect. Fl. Afr., p. 123 (1895).
Ophrys atrata L., Mant. (1767), p. 121; Thbg., Prod. Pl. cap. (1794), p. 2.
Pierygodium atratum Sw., in Act. Holm. (1800), p. 218: Thbg., Fl. cap.
(1823), p- 24.
Ceratandra chloroleuca Mund, ex Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 36%;
Baur, Ill. Orch., t. 16; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 193.
Ceratandra auriculata Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 364.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; Rob. Brown (1801); Mund (1817); Bergius
(Nov. 1816); Leibold (1838); Harvey.
In regione austro-occidentali : In dunis arenosis planitiei capensis
inter Capetown et Wynberg, alt. 50-100 ped. — Eklon et Zeyher, Bolus;
In turfosis graminosisque montis Tabularis, alt. 200-3500 ped., Oct.-Jan.
— Eklon et Zeyher, Rehmann, n° 572, H. Bolus, n° 4546 (1879), Th.
Kässner (1890), R. Schlechter, n 125 (1891); In depressis planitiei montis
Piquetberg, alt. 2000-3000 ped., Nov. — Drege; In montibus supra
Dutoitskloof, alt. 3000-4000 ped. Dec. — Drège; In arenosis inter Groene-
kloof et Saldanhabay, alt. infra 500 ped., Sept.-Oct. — Drège; In declivi-
bus montium Langebergen prope Zuurbraak, alt. 1500 ped., Oct. 1894
— R. Schlechter, no 5707; In clivis graminosis montium Langebergen
supra Riversdale, 900 ped., Nov. 1892 — R. Schlechter, no 1727; In
graminosis montium Outeniquabergen supra Montagu Pass, alt. 3500
ped., Nov. 1894 — R. Schlechter, n° 5811; In planitie prope George
— Bowie; Prope Worcester, alt. 2000 ped., Nov. — Eklon et Zeyher.
C. atrata unterscheidet sich von den beiden andern Arten der Sektion
Eu-Ceratandra durch die lockere, zylindrische Blütentraube und durch
(41) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 909
die auseinandergepreitzten Sepalen und Petalen. Gewöhnlich sind die
Blüten schwefelgelb, doch iritt auch auf den Spitzen der höheren Berge
im Verbreitungsgebiete der Art eine kürzere Varietät mit goldgelben
Blüten auf. C. atrata ist eine ziemlich variable Pflanze, welche von Lind-
ley in zwei Arten getrennt wurde, doch lassen sich hier nicht einmal
Varietäten halten.
5. Ceratandra grandiflora Ldl.
Herba plus minus robusta, erecta, glaberrima, 17-36 cm. alta; caule
stricto vel subflexuoso, dense foliato; foliis radicalibus plurimis, lineari-
filiformibus acutis, vel subacuminalis, 3-5 cm. longis, caulinis linearibus
acutis erectis, basi dilatata vaginantibus, sensim in bracteas decrescen-
tibus; racemo subgloboso vel rarius ovoideo, subcapitato, plurifloro,
3-5 cm. longo, 3,5-4,5 cm. diametro; bracteis linearibus vel lineari-lanceo-
latis aculissimis, erecto-patentibus vel suberectis, ovario æquilongis vel
paulo brevioribus; floribus in genere maximis, erecto-patentibus vel sub-
erectis aureis, inversis; sepalis petalisque subhorizontalibus patentibus;
sepalis lateralibus oblique lanceolatis vel ovato-lanceolatis acutis, pr&-
sertim basi valde concavis, 4-1,2 cm. longis, infra medium 0,5 cm. latis
sepala intermedio cum petalis laxe cohærente, lanceolato acutissimo, vel
acuminato, 1,1-1,2 cm. longo, medio 0,3-0,4 cm. lato; petalis e basi bre-
viter unguiculata, oblique ovalibus vel oblique subflabellatis, apice
obtusis, concavis, sepalum intermedium subsuperantibus, infra medium
0,7 em. latis; labello basi unguiculato, unguiculo lineari ligulato, lamina
auriculato-reniformi obtusiusculo concavo basi callo subpeltato ornato,
toto labello 0,8-0,9 cm. longo (quorum 0,5 cm. unguiculo, 0,3-0,4 cm.
laminæ), lamina basi 0,8 cm. lala; antheræ canalibus, erectis, pro magni-
tudine loculorum brevibus, 0,5 cm. longis; ovario cylindrico, apice
subrostrato, 1,3-1,5 cm. longo.
Ceratandra grandiflora Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 564.
Habitat in Africa australi.
Loco incerlo : Auge.
In regione austro-occidentali : In graminosis montium Langebergen,
supra Montagu Pass, alt. 1500 ped., Nov. 189% — R. Schlechter, n° 5790,
Dr A. Penther, P. Krook; In collibus prope Hartebeest-Vlagte, in ditione
Knysna, n° 1820 — Mundt; In collibus graminosis prope flumen Storms-
rivier, in ditione Humansdorp, alt. 200 ped., Nov. 1834 — R. Schlechter.
In regione austro-orientali : In arenosis prope Cape Retief — Mac
Owan; In collibus graminosis prope Algoa Bay, 1885 — R. Hallack ; Prope
910 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (42)
Uitenhage — Zeyher; In graminosis montium prope Grahamstown, alt.
2200-2400 ped., Nov. — P. Mac Owan, E. E. Galpin, n° 309 (1888), J.
Glass (1891); In clivis graminosis montium Zuurbergen, 2000-3000 ped.,
Jul. — Drege.
Wenn man getrocknete Exemplare von C. grandiflora sieht, sollte
man nicht vermuten, welche herrliche dunkel-goldgelbe Färbang die
Blüten im frischen Zustande besitzen.
Als nächste Verwandte unserer Art muss C. atrata Schinz et Durand
angesehen werden, welche sich von C. grandiflora sehr leicht habituell
durch die lockere, zylindrische Blütentraube erkennen lässt, ganz abge-
sehen von den Merkmalen in der Blüte. C. grandiflora ist wohl die grösst-
blütige Art der Gattung, doch kommen auch von C. atrata zuweilen
ziemlich grossblütige Formen vor.
6. Ceratandra globosa Lidl.
Herba gracilis, erecta, glaberrima, 15-50 cm. alta; caule plus minus
flexuoso satis dense foliato; foliis radicalibus pluribus suberectis lineari-
filiformibus acutis, 3-9 cm. longis; caulinis erectis basi dilatata alte vagi-
nantibus sensim in bracteas decrescentibus; racemo subgloboso vel (in
speciminibus validioribus) oblongo, dense 10-mulüfloro, 1,5-5 cm. longo,
1,5-2,5 cm. diametiente; bracteis herbaceis linearibus acutissimis, ova-
rium æquantibus, suberectis; floribus in genere minoribus, erectis vel
suberectis niveis petalis roseis, inversis; sepalis lateralibus oblique late
ovatis subacutis valde concavis, 0,6 cm. longis, infra medium 0,4 cm.
latis, sepalo intermedio resupinato cum petalis laxe cohærente ovato-
lanceolato obtusiusculo vel aculo, 0,7 cm. longo, 0,3-0,4 cm. lato; petalis
e basi breviter cuneato-unguiculatis in laminam oblique late ovatam sub-
falcatam breviter acuminatam dilatatis, margine anteriore valde ampliatis,
concavis, sepalo intermedio æquilongis, medio 0,5 cm. latis; labello erecto
longius unguiculato, unguiculo lineari ligulato incrassato, lamina sub-
auriculato-reniformi acuto vel breviter acuminato, ecallosso, basi tantum
incrassato, exappendiculato, toto labello 0,5 cm. longo (quorum 3 cm.
unguiculi, 2 cm. Jaminæ), lamina basi (explanata) 0,5 cm. lata; cana-
libus antheræ erectis, vix 0,2 cm. longis; ovario cylindrico c. À cm. longo.
Ceratandra globosa Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 364; Bol., Orch.
Cape Penins. (1888), p. 192.
C. parviflora Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 364; Bol., Orch. Cape
Penins. (1888), p. 192.
Habitat in Africa australi.
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a: es D 2
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(43) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 911
Loco incerto : Mund.
In regione austro-occidentali : In turfosis graminosique summi montis
Tabularis, alt. 3500 ped., Dec. — H. Bolus, n° 4568 (1879); R. Schlechter,
n° 102 (1891); In montibus supra Dutoitskloof, 3000-4000 ped., Jan. —
Drege; Prope Honigvley et Koudeberg, alt. 3000-4000 ped., Dec. —
Drège; In montibus, Etzelsbank, alt. 3000-4000 ped., Dec. — Drege; In
summo cacumine Craggy-Peak, in montibus Langebergen prope Swellen-
dam, alt. 3000-5000 ped., Jan. — Burchell, no 7336 (1815), A. Bodkin.
In clivis graminosis turfosisque in montibus Langebergen supra Zuur-
braak, alt. 3000-4000 ped., Jan. 1893 — R. Schlechter.
Durch den Habitus, die kleine, fast kugelige, dichte Aehre von weissen
Blüten, mit rosenrotem Labellum und durch die Form des Labellums ist
C. globosa von C. atrata Schinz et Dur. charakterisirt. Von €. grandi-
flora Ldl., mit welcher sie habituell gut übereinstimmt, trennen sie schon
oberflächlich die Färbung und die bedeutend kleineren Blüten, dazu
treten dann natürlich noch die Differenzen in dem Blütenblau.
C. parviflora Ldl. ist nur ein sehr kleines Exemplar der vorliegenden
Art.
Species mihi ignota.
7. Geratandra affinis Sond., in Linnæa v. XIX (1847), p. 108.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In montibus prope Hex-Rivier — Eklon,
Zeyher.
Eine sehr zweifelhafte Art, welche nach Sonders Angaben in die
Sektion Evota gehören müsste.
Bisperis.
Disperis Sw. in Act. Holm. (1800), p. 218; Thbg., Fl. cap. (1823), p. 25;
Ldl. Gen. Spec. Oreh. (1839), p. 369; Bth. et Hook f., Gen. pl. v. IF (1885),
p. 633; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 174.
Dryopeia Thon., Orch. Iles Afr. (1822), t. 1-3.
Dipera Sprgl., Syst. Veg. v. III (1826), p. 676.
912 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (44)
Sepala plus minus inæqualia, lateralia patula vel patentia persæpe diva-
ricata, libera vel basi plus minus connata persæpe medio sacculo obtuso
ornata, sepalum intermedium nunc anguste lineare nunc lanceolatum,
nunc plus minus alte galeatum, vel in calcar adscendens aut patulum
productum. Petala cum sepalo postico in galeam late apertam agglutinata
persæpe rhomboidea nunc basi breviter unguiculata. Labellum adscen-
dens nunc lineare exappendiculatum vel appendiculatum, nunc e basi
lineari-unguiculata polymorphum, liberum vel basi plus minus alte
columnæ facie adnatum; columna apoda; anthera erecta canalibus locu-
lorum elongatis sæpius spiraliter tortis, nunc genuflexis, nunc strictis
porrectis; rostellum permagnum, lobo intermedio convexo nunc indiviso
nunc apice exciso, hyalino, antheram occultante, brachiis cartilagineis
canales loculorum formantibus; stigma ad basin columnæ nune indi-
visum nunc labello adnato biparlitum. Ovarium oblongum vel cylindricum
persæpe rostratum.
Herbæ terestres tenues, tuberibus oblongis vel ovoideis persæpe pisi-
formibus; caule 1-4 foliato, tenello; foliis linearibus vel lanceolatis vel
suborbicularibus, basi persæpe cordatis, nunc sessilibus, nunc breviter
petiolatis, alternantibus vel suboppositis; floribus nunc: solitariis nunc
spicatis vel subcorymbosis, sæpius secundis, erectis vel suberectis; brac-
teis foliaceis erectis patentibusve.
Eine natürliche, durch die Struktur des Labellums und des Rostellums
vorzüglich umgrenzte Gattung.
Verbreitet sind ihre Vertreter über den afrikanischen Kontinent, vom
Kaplande bis Abyssinien, über die Maskarenen und in zwei Vertretern
in Indien. Wir haben also genau die Verbreitung der Gattung Satyrium
vor uns.
Bei der kolossalen Variation in der Gestalt des Labellums ist es aus-
geschlossen, daraufhin Sektionen zu bilden. Das einzige Merkmal, worauf-
hin ich mich berechtigt glaubte, eine Einteilung zu machen, ist ein rein
vegetativisches, nämlich die Stellung der Blätter.
Schlüssel der Sektionen.
A. Blätter deutlich wechselständig, nicht genähert... SI. Eu-Disperis Schlir.
B. Blätter, zwei einander derartig genähert, sodass sie gegenständig erscheinen.
$ II. Anaphyllum Schltr
DER nn et TEE I a VE D 2 4 a Mr
= + ; a an £
*
(45)
RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ: 913
Da die obige Einteilung in Sektionen eine rein künstliche ist und der
oben erwähnte Uuterschied in der Stellung der Blätter der einzige ist,
habe ich es unterlassen, noch einmal bei den Sektionen eine Charakte-
ristik derselben zu geben.
$ I. Eu-Disperis Schltr.
Schlüssel der Arten.
A. Blätter lineallisch bis lanzettlich oblong.
I. Sepalen an der Spitze mit borstenförmigem Anhängsel
II. Sepalen ohne Anhängsel.
a. Blüten rot oder violett.
1. D. capensis Sw.
4. Mittleres Sepalum konkav, mit schnabelförmiger, verlängerter Spitze.
7 Labellum einfach linealisch, mit zungenförmigem Anhängsel.
2. D. paludosa Harv.
++ Labellum dünn genagelt, mit zweilippiger Platte.
3. D. oxyglossa Bol.
2. Mittleres Sepalum helmartig, vorn einfach zugespitzt, nicht ver-
längert.
+ Helm aufsteigend, kegelförmig verlängert... %. D. Tysonit Bol.
++ Helm kurz, kugelig.
* Blüten klein, Labellum fast tütenförmig.
D. D. concinna Schlir.
** Blüten gross, Labellum nicht tütenförmig.
x. Stamm am Grunde behaart, Rostellum an der Spitze auf-
STEIGEN en EN ENE NE 6. D. Cooperi Harv.
£. Stamm kahl, Rostellumarme vorgestreckt, gerade.
7. D. stenoplectron Bchb. f.
b. Blüten weiss oder grün.
1. Blüten grün.
+ Blüten in mehrblütiger Traube........... 8. D. secunda Sw.
a blütezeine einziges : A0) ner 9. D. cucullata Sw.
2. Blüten weiss.
+ Hinterer Teil des Labellums mit zwei schmalen Flügeln, kürzer
alsıger- vordere. u TU 10. D. gracilis Scehltr.
++ Hinterer Teil des Labellums ohne Flügel, so lang als der
MOROCCO ER EN 11. D. Wealei Rchb. f.
B. Blälter eiförmig oder fast kreisrund.
1. Ein Laublatt.
a. Blüten klein, in einseitswandiger, mehrblütiger Traube.
12. D. cardiophora Harv.
914 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (46)
b. Blüten mittelgross, 1-4.
1. Blätter dick, seitliche Sepalen ohne Säckchen oder Sporn.
13. D. grassicaulis Rehb. f.
2. Blätter sehr dünn, seitliche Sepalen mit deutlichen Säckchen oder
Sporn.
+ Seitliche Sepalen frei.
* Pflanze aus Südafrika......... 1%. D. Lindleyana Rchb. f.
** Pflanze aus Madagaskar..... 15. D. Hildebrandtii Rehb. f.
++ Seitliche Sepalen am Grunde verwachsen.
16. D. zeylanica Trimen.
II. Laubblätter zwei.
aPbflanze ausAindien. arena 17. D. neilgherensis Wight.
b. Pflanze aus Afrika oder den afrikanischen Inseln.
1. Blüten wenige, in doldig zusammengezogener Traube.
+ Labellum kahl, Blüten mittelgross.
* Mittlere Sepalum schmallinealisch 18. D. tripetaloidea Ldl.
-_ ** Mittleres Sepalum lanzettlich, konkav.
19. D. Thorncroftii Schltr.
++ Labellum an der Spitze behaart, Blüten klein.
20. D. micrantha Ldl.
2. Blüten in der Regel eine, selten zwei, dann mit verlängerter Rhachis.
+ Helm in einen herabgebogenen Sack auslaufend weiss mit bräun-
licheriSpitzee „0.22. Sen Ra. 21. D. diseformis Schltr.
++ Helm aufrecht oder abstehend.
* Stamm kahl.
x. Helm aufsteigend, verlängert... 22. D. stenoglossa Schlitr.
ß. Helm kurz, fast kugelig.. 23. D. kilimandjarica Rendle
** Stamm am Grunde behaert.
«. Helm kahl.
— Labellum schmal zungenförmig, in der Mitte mit kleinem
Anhängsel.
/ Labellum an der Spitze deutlich zweispaltig.
24. D. Bodkinii Bol.
/ Labellum stumpf, nicht zweispaltig.
25. D. Mac Owanii Bol.
— Labellum fast tütenförmig.
/ Blüten rot, gross. ........ 25. D. purpurta Rchb. f.
// Blüten klein, gelb......... 27. D. Bolusiana Schltr.
8. Helm aussen behaart... ......... 28. D. villosa Sw.
3. Blüten in 2-5-blütiger verlängerter Traube.
+ Blüten mittelgross, rot. .....2..2.. 29. D. galerita Rchb. f.
++ Blüten klein, grünlich............. 30. D. meirax Rchb. f.
(47) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 915
HT. Laubblätter drei.
a. Mittleres Sepalum helmförmig, Blüten gross... 31. D. Fanninie Harv.
b. Mittleres Sepalum schmallinealisch, Blüten mittelgross.
1 PHamzev aus Ostatrika=...2. 2.22% 32. D. mozambicensis Schltr.
2. Pflanze von den Comoren............ 33. D. comoorensis Schltr.
1. Disperis capensis Sw.
Herba erecta, tenella, 12-50 cm. alta; caule flexuoso, e basi usque ad
medium (vel rarius altius) villoso, ima basi unisquamato, medio 2-foliato,
apice 1-2 floro; foliis distantibus linearibus suberectis apice breviter acu-
minatis vel acutis, glabris. bası caulem amplectentibus, inferiore 3-6 cm.
longo, superiore paulo minore vel subæquimagno, 4-6 cm. lato; floribus
erectis, in genere maximis, sepalis virescentibus, petalis roseis, vel con-
coloribus flavescentibus, bracteis late ovatis acuminatis herbaceis erectis,
ovarium paulo brevius basi amplectentibus; sepalis lateralibus divari-
catis, lanceolatis apice elongatis setaceis, dimidio inferiore sacculo pen-
dulo obtuso donatis, 2,2-2,3 cm. longis, supra basin, 0,4-0,5 cm. latis,
saceulo 0,3 cm. alto, sepalo dorsali erecto, galeato concavo apice deflexo
gibboso in appendicem setæformem producto, ore oblongo-obtuso 1 cm.
longo, seta usque ad 4 cm. longa; petalis oblique late oblongis apice alte
mucronulatis, margine anteriore valde ampliatis, sepalo dorsali æqui-
longis supra medium 0,8-0,9 cm. latis; labello lineari adscendente apice
inflexo acuto, dorso infra apicem aut appendiculo brevi lineari ornato,
aut exappendiculato; rostello permagno alte acuminato, marginibus revo-
lutis, processibus glanduliferis spiraliter contortis, apice porrectis; ovario
oblongo vel cylindrico 0,7-1 cm. longo.
Disperis capensis Sw., in Act. Holm. (1800), p. 220, t. III, f. F.; Ker, in
Journ. Sci. R. Inst. Lond. v. V (1818), t. I, f. 3; Thbg., Fl. Cap. (1823),
p. 25; Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 370; Bol., Orch. Cape Penins.
(1888), p. 176; Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars 2 (1896), t. 89.
Arethusa capensis L. f., Suppl. (1781), p. 405; Thbg., Prodr. Pl. Cap.
(1794), p. 3.
Dipera capensis Sprgl., Syst. Veg. v. 3 (1826), p. 696.
Dipera tenera Sprgl., Syst. Veg. v. 3 (1826), p. 696.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; Lalande; Leibold; Trimen.
In regione austro-occidentali : In dunis arenosis et in montibus Penin-
sulæ capensis, alt. 50-3509 ped., frequentissima, Juni-Sept. — Burchell,
n° 8527, Bergius et Mund (1816), Eklon et Zeyher, P. Mac Owan (1883,
916 | BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (48)
Herb. Norm. Austro Afr. n° 177), H. Bolus, n° 3735, Th. Kässner (1891),
W. Tyson, n° 3236 (1881), R. Schlechter, n° 1316 (1892); In clivis mon-
tium Hottentottshollandsbergen — Mund (Nov. 1816), R. Schlechter,
n° 1157 (Jul. 1892); In montibus prope Botrivier, Jul. — Zeyher, n° 3936;
In collibus prope Caledon, alt. c. 1000-2000 ped., Aug. — Eklon et
Zeyher; In clivis montium Langebergen prope Riversdale, alt. 2500 ped.,
Dec. 1892 — R. Schlechter; In montibus Onteniquabergen prope Montagu
Pass, Nov. 1894. — Dr A. Penther; In ditione Knysna — Forcade.
Das beste Kennzeichen dieser häufigen Pflanze sind die langen faden-
förmigen Anhängsel an der Spitze der Sepalen. Das Labellum ist zuweilen
einfach lineal, zuweilen noch unter der Spitze mit einem zungenförmigen
Anhängsel versehen. Die Blüten sind meist grünlich-braun an den
Sepalen, mit schön roten Petalen, nicht selten habe ich auch hellgelbe
Blüten beobachtet. Zweiblütige Pfianzen kommen nur sehr selten vor.
Vielleicht ist es von einigem Interesse, wenn ich hier angebe, dass
bisher noch nie eine Knospe der Art beobachtet worden ist. Bolus und
ich haben eine Zeit lang sehr scharf darnach ausgespäht, doch ohne
Erfolg. Ich habe sogar vergeblich nach Spuren von Disperis capensis
gesucht an einer Stelle, an der ich zwei Tage später die Art im vollsten
Flor als sehr gemein vorfand.
2. Disperis paludosa Harv.
Herba erecta vel adscendens, gracilis, glaberrima 12-50 cm. alta; caule
plus minus flexuoso 3- (rarius 4-) foliato, basi incrassata vagina brevi
veslito, apice 1-7 floro; foliis suberectis linearibus vel lineari-lanceolatis
acutis, distantibus, internodia haud æquantibus subæquilongis, 2-6 cm.
longis, medio 0,3-0,8 cm. latis; floribus erectis vel suberectis laxis,
secundis, in genere majoribus purpureis bracteis lanceolatis vel ovato-
lanceolatis acutis, vel acuminatis, ovarium æquantibus vel duplo brevio-
ribus; sepalis lateralibus divaricatis oblique ovato-lanceolatis falcatis acu-
lissimis, dimidio inferiore calcari e basi late conica cylindrico obtuso
divaricato-deflexum donatis, basi papillosis, 1,2 em. longis, medio 0,5 cm.
latis, calcare 0,5 cm. longo, sepalo dorsali erecto galeato-concavo acumi-
natissimo cum petalis galeam late apertam formante, c. 1,5 cm. longo,
medio 0,5 cm. lato; petalis e basi unguiculata oblique lanceolatis acutis-
simis, subfalcatis, margine anteriore lobato-amplialis, intus medio
papillis sparsis ornatis, 1,3-1,% cm. longis, infra medium 0,6 cm. latis;
labello erecto lineari-ligulato basi altius rostello adnato, apice subito
refracto, incrassato papilloso, piloso, in appendicem e basi dilatata con-
(49) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 917
cava angustatum lineari-lanceolatum acutissimum producto, labello
0,9 cm. longo, apice 0,4 cm. lato, appendice 0,5-0,7 cm. longo; ros-
tello permagno convexo marginibus revolutis, apice obtuso, brachiis
glanduliferis dimidio inferiore patenti-deflexis, dimidio superiore por-
recto adscendentibus; ovario elongato subeylindrico 1,5-2,5 cm. longo.
Disperis paludosa Harv., in Hook., Lond. Journ. Bot. v. I (1842), p. 14;
Thes. Cap. v. II (1863), p. 30, t. 148; Bol., Orch. Cape Penins. (1888),
p.476, t; 19.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In turfosis prope Van-Kamps-Bay —
Harvey; In clivis montis Diaboli, Nov. 1813 — Eklon; In humidis (præ-
sertim juxta rivulos) in monte Tabulari, alt. 2000-3000 ped., Nov. —
Zeyher, n° 393, H. Bolus, n° 4499 (Herb. Norm. Austr. Afr. n° 339; Prope
French Hek — H. Bolus; In humidis montium Outeniquabergen, prope
Montagu-Pass, alt. c. 1500 ped., Nov. 1894 — Dr A. Penther; In ditione
Knysna, Oct. 1891. — Forcade.
D. paludosa besitzt beim ersten Anblick eine auffallende Aehnlichkeit
zu D. oxyglossa Bol., so dass letztere sogar von Harvey für D. paludosa
gehalten wurde; vergleicht man aber die Lippen beider Arten, so finden
sich ganz erhebliche Unterschiede. D. paludosa besitzt ähnlich wie D.
capensis SW. und D. cardiophora Harv. ein einfach linealisches Labellum
mit einem kleinen zungenförmigen Anhängsel. In den Sümpfen des
Table-Mountain bei Capetown ist sie im Oktober nicht selten. Oestlich
geht sie bis Knysna vor.
3. Disperis oxyglossa Bol.
Herba gracilis, erecta, glaberrima, 13-40 cm. alta; caule lenui stricto,
basi vagina brevi acuminata, submembranacea vestito, distanter 3-foliato,
apice 1-3 floro; foliis erectis vel suberectis lineari-lanceolatis vel lineari-
oblongis, acutis, subæquilongis, 1,5-3 cm. longis, medio 0,5-1 cm. latis;
bracteis suberectis lanceolatis acutis, vel acuminatis, ovarium æqui-
longum amplectentibus; floribus in genere majoribus læte roseis, erectis;
sepalis lateralibus divaricato-adscendentibus apice deflexis, lanceolato-
subfalcatis, acutissimis, 1,2-1,4 cm. longis, infra medium c. 0,4 cm. latis,
dimidio inferiore in calcar breve e basi late conica subcylindricum diva-
ricato-deflexum obtusum, productis, calcare 0,5 em. longo, ore latissimo,
sepalo dorsali galeato-fornicatum apice deflexo-porrecto elongato-acumi-
nato, 1,5-1,6 cm. longo; petalis galeæ infra marginem agglutinatis bre-
viter unguiculatis, lamina oblique subfalcato-lanceolata acuminatis, mar-
918 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (50)
gine anteriore ampliatis basi auriculato-lobulatis, sæpius plus minus undu-
latis, intus sparsim tuberculoso-papillosis; labello erecto basi rostello altius
adnato, longius lineari-unguiculato, apicem versus bicarinato utrinque
alato, ala apicem versus ampliata apice obtusa, labelli apice alas paulo
excedente, abrupte truncata, facie anteriore supra medium in appendicem
porrecto-deflexum e basi attenuata lanceolatum apice attenuato-acumi-
natum, marginibus plus minus undulatum, producto, 0,9-1 cm. longo,
appendice 0,6 cm. longo; rostello convexo marginibus reflexis, apice
rotundato-obtuso, plus minus undulato, brachiis glanduliferis pro magni-
tudine rostelli permagnis porrecto-deflexis apice incurvis; ovario subcy-
lindrico apice rostrato, glaberrimo, 2 cm. longo.
Disperis oxyglossa Bol., in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XXII (1887), p. 76,
1.1 f., 6-12.
Habitat in Africa australi :
In regione austro-orientali : In montibus terræ Kaffrariæ, locis
humidis. — Mrs. Barber, n° 28; In cacumine montis prope Baziya (Kaf-
frariæ), alt. 4000 ped., Feb. — R. Baur, n° 813; In latere australi montis
Currie, supra cataractam, in terra Griqualand-Orientalis, alt. c. 5500 ped.,
Febr. — W. Tyson, n° 1603; In planitie summi montis Insiswa, in terra
Griqualand-Orienialis, alt. c. 6500 ped. — R. Schlechter. In collibus prope
Emangweni (Natalia) — J. Thode.
Wie ich schon bei der Beschreibung der D. paludosa Harv. erwähnte,
besitzt jene mit der vorliegenden Art eine solche Aehnlichkeit, dass
man sie leicht verwechseln könnte. Doch ist das Labellum der beiden so
abweichend von einander, dass man sie dadurch unschwer erkennen
kann. Das Verbreitungsgebiet der D. oxyglossa liegt im südöstlichen
Gebiete Süd-Afrikas, wo es sich von Kaffraria durch Griqualand-East bis
nach Natal hinein erstreckt.
4. Disperis Tysonii Bol.
Herba tenella, erecta glaberrima, 20-40 cm. alta; caule stricto vel sub-
flexuoso, basi vaginis 2-3 erectis, arcte amplectentibus acuminatis, bre-
vibus vestito, distanter 3-foliato; foliis ereclis vel suberectis lanceolato-
oblongis vel lineari-oblongis, acutis, internodia haud æquantibus,
1,5-3,5 cm. longis, medio fere 0,4-0,7 cm. latis; spica erecta 7-multiflora
secunda vel subsecunda, sublaxa, 4-13 cm. longa; bracteis erecto-paten-
tibus herbaceis lanceolatis acutis floribus æquilongis vel brevioribus;
floribus in genere mediocribus roseis, suberectis; sepalis lateralibus
patentibus, oblique ovato-lanceolatis lanceolatisve breviter acuminatis,
(51) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 919
medio fere sacculo brevissimo obtusissimo donatis, 0,6 cm. longis, medio
0,2-0,3 cm. latis, sepalo dorsali ereclo alte galeato, subconico obtuso,
apice deflexo subacuto, 0,6 cm. alto, ore late oblongo obtuso, 0,6 cm.
longo; pelalis galeæ sub margine agglutinatis, oblique lanceolatis acutis
vel acuminatis, basi angustatis, margine anteriore medio ampliatis, intus
papillosis, 0,6 cm. longis, medio 0,3 cm. latis; labello erecto, unguiculato
bipartito, partitione postica supra rostellum recurvata lineari-subulato
obtuso, partitione antica erecta ovata vel ovato-lanceolata acuminata, mar-
ginibus plus minus reflexis subundulatis, intus basi papillosa, partitioni
posticæ breviori, labelii unguiculo 0,3 cm. longo, partitione postica
0,5 cm. longa, partitione antica vix 0,3 cm. longa, basi 0,1-0,2 cm. lata:
rostello permagno suborbiculari obtusissimo; brachiis glanduliferis orbi-
culariter contortis, summa apice tantum liberis; ovario cylindrico, glaber-
rimo, 0,5-0,6 cm. longo.
Disperis Tysoni Bol., in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XXII (1887), p. 79,
t. 1 f., 28-33.
Habitat in Africa australi :
Loco incerto : Bachmann.
In regione austro-orientali : In humidis montis prope Baziya (Kaffrariæ),
alt. 2000 ped., Mart.-Apr. — R. Baur, n° 151; In monte Boschberg prope
Somerset-East. — P. Mac Owan, n° 521; In uliginosis montium prope
Kokstad, in terra Griqualand-Orientalis, alt. 5000-7000 ped., Mart. 1883.
W. Tyson, n° 1079; In collibus graminosis ad pedem monlium Zuur-
bergen, in terra Griqualand-Orientalis, alt. c. 4800 ped.. Febr. 1895. —
R. Schlechter, n° 6592; In graminosis prope Mooi-River-Station (Nataliæ),
alt. 4500 ped., Mart. 1894. — 0. Kuntze; In collibus graminosis prope
Highlands (Natalie), alt. 5500 ped., Mart. 1895. — R. Schlechter, n° 7001;
In graminosis prope Van Reenen (Natalie), Mart. 1895. — J. M. Wood.
Habituell besitzt die Art eine gewisse Aehnlichkeit mit D. Cooperi
Harv., unterscheidet sich aber sofort durch die bedeutend kleineren
Blüten. Das Exemplar in der Sammlung Mac Owans wurde von Reichen-
bach auch als D. Cooperi Harv. bestimmt, daher erklärt sich wohl auch
das Urteil, welches er bei Gelegenheit der Beschreibung von D. steno-
plectron über die Harvey’sche Tafel von D. Cooperi gefällt hat.
Auf grasigen Hügeln in den höheren Regionen in Natal ist die Art
durchaus nicht selten, doch verschwindet sie zuweilen auf einige Jahre,
um dann plötzlich wieder in grossen Massen aufzutreten. Die Blüten
sind schön rosenrot gefärbt.
920 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (52)
5. Disperis concinna Schlir.
Gracillima erecta, 12-15 cm. alta; caule glaberrimo tereti, ima basi
vaginis 1-2 brevibus obsesso, 2-3-foliato, apice 1-3-floro; foliis sessilibus
erectis oblongis acutis 1-1,5 cm. longis, 0,5-0,7 cm. latis; floribus in
genere minoribus roseis; sepalo dorsali galeato, acuminato, 0,7 cm. alto,
ore medio, 0,4-0,7 cm. lato, lateralibus dependentibus ovato-lanceolatis
apice acutissimis deflexis, 0,5 cm. longis, medio alte calcaratis, calcare
conico obtusiusculo 0,4 cm. longo; petalis oblique falcato-lanceolatis acu-
minatis, 0,6 cm. longis; labello e basi lineari erecto, dorso rostello alte
adnato, 0,2 cm. longo apice subito in appendicem naviculiformem 0,4 cm.
longum dilatato, apicibus divaricatis acutissimis elongatis; anthera brevi
apice emarginata; rostello apice breviter exciso, brachiis rectis depen-
dentibus.
Disperis concinna Schltr. in Engl. Bot. Jahrbuch v. XX (1895), Bei-
blatt 50, p. 43.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : In palude prope Wilge Rivier (Transvaaliæ),
alt. c. 4600 ped., Jan. 1894. — R. Schlechter.
Am nächsten verwandt mit D. Wealei Rchb. f. und D. gracilis Schltr.,
aber durch Helm und Labellum sowohl, wie durch die kleineren rosen-
roten Blüten verschieden. Bei den beiden andern Arten sind die Blüten
weiss.
Bisher ist D. concinna nur aus Transvaal bekannt.
6. Disperis Cooperi Harv.
Herba erecta, 15-35 cm. alta; caule stricto remote 3-4 foliato, basi
tenue puberulo, cæterum glabrescente; foliis erecto-patentibus lanceo-
lato-oblongis acutis sensim deerescentibus subtus basi puberulis, superne
glabris, 2,5-5 cm. longis, medio fere 0,8-1,5 cm. latis; spica erecta
secunda laxe 3-12 fiora, bracteis erecto-patentibus foliaceis, ovato-lanceo-
latis acutis fioribus brevioribus, basi ovarium paulo brevius amplecten-
tibus; floribus in sectione inter majores, olivaceo-purpurascentibus, sub-
erectis; sepalis lateralibus subfalcatis oblique lanceolato-elliptieis acumi-
natis, medio fere in calcar breve conicum obtusum 0,4 cm. longum,
productis, 1,2 cm. longis, sepalo dorsali galeato, ore oblongo, breviter
acuminato; petalis suberectis subfalcatis, e basi breviter unguiculata
ovato-rhomboideis apice obtusiusculis, margine anteriore lobato-ampliatis,
intus callis sparsis ornatis, 1,1 cm. longis, medio fere c. 0,5 cm. latis;
labello erecto, e basi lineari unguiculata, ungue rostello alte adnata supra
(53) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 921
antheram recurvo, lamina circeuitu lineari, dimidio superiore lineari
obtuso, marginibus incurvis, dimidio inferiore lanceolato-oblongo basi
cordato, apice (antice) acuminato incurvo-cucullato, lamina omnino
1.2 cm. longa; rostello satis amplo, marginibus recurvis apice rotundato
obtuso, brachiis cartilagineis porrecto-patulis subtortis, apice adscenden-
tibus; ovario cylindrico 1,3 cm. longo, glaberrimo.
Disperis Cooperi Harv., Thes. Cap. v. II (1863), p. #7, t. 172.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In terra Orange-Free-State. — Cooper;
In collibus graminosis prope Karkloof (Nataliæ). — Sanderson; R.
Schlechter (Aprili 1895).
Eine der selteneren südafrikanischen Disperis-Arten. Sie ist nahe
verwandt mit D. stenoplectron Rchb. f., aber durch den unten behaarten
Stamm, das Labellum und die an der Spitze emporgebogenen hornigen
Arme des Rostellums zu erkennen.
Die Blüten sind rosenrot, olivengrün überlaufen.
7. Disperis stenoplectron Rehh. f.
Herba erecta, glabra, 15-40 cm. alta; caule striclo remote 3-4 foliato,
glabro; foliis erecto-patentibus oblongis vel lanceolatis acutis, superio-
ribus sensim minoribus 2-6 cm. longis, 0,7-1,3 cm. latis; spica erecta
secunda, laxe 3-12 flora; bracteis foliaceis erecto-patentibus, lanceolatis
aculis, inferioribus flores superantibus, superioribus sensim minoribus,
basi ovarium amplectentibus; floribus in sectione inter majores, illis
D. Cooperi Harv. æquimagnis, violascentibus, petalis olivaceis; sepalis
lateralibus defiexis, lanceolatis acuminatis, basin versus angustatis,
medio fere in calcar breve obtum vix 0,2 cm. altum productis, ec. 1 cm.
longis; sepalo dorsali galeato, apice acuminato ore oblongo obtuso,
petalis erectis subfalcatis, e basi breviter unguiculata, ovato-rhomboideis
lanceolatisve subacuminatis, margine anteriore ampliatis intus callis
sparsis ornatis, c. 1 cm. longis, medio fere c. 0,5 cm. latis; labello e basi
lineari-unguiculata, ungue rostello alte adnato, supra antheram recurvo,
lamina subpanduriforme, dimidio anteriore explanato circuitu oblongo
antice obscure trilobulata, lobo medio acuto incurvo, basi obtuse saccu-
lato, medio papillis ornato, dimidio superiore lineari obtuso, marginibus
involutis, lamina tota c. 1 cm. longa; rostello amplo marginibus recurvis,
apice rotundato, brachiis horizontalibus porrectis, linearibus; ovario
cylindrico glabro, c. 1,2 cm. longo.
BULL. HERB. BOIss., décembre 1898. 62
922 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (54)
Disperis stenoplectron Rchb. f. in Otia Bot. Hannb. 1881, p. 102; Bol.,
Icon. Orch. Austr. Afr., vol. I, pars 2, t. 90 (1896).
Habitat in Africa australi.
In regione austro-oceidentali : loco speciali ignoto probabiliter in
monte Winterberg (Kaffrariæ). — Zeyher; In clivis graminosis montis
Dohne (Kaffrariæ), Mart. — T. R. Sim; H. G. Flanagan, n° 2309; In latere
australi monlis Currie, in terra « Griqualand-Orientali », alt. c. 5000 ped.,
Febr. — W. Tyson, n° 2525.
Für die Bestimmung dieser Art habe ich Herrn Bolus zu danken, der
in den Sim’schen Exemplaren die Reichenbach’sche Art erkannte. Leider
wird es sich erst nach ca. 20 Jahren feststellen lassen, ob die Bestimm-
ung richtig ist, doch soweit Reichenbach’s Beschreibung geht, stimmt sie
gut mit der vorliegenden Pflanze.
Auf die Unterschiede zwischen ihr und der sehr nahe verwandten D.
Cooperi Rchb. f. habe in der Beschreibung der letzteren aufmerksam
gemacht.
8. Disperis secunda Sw.
Herba gracilis, erecta, glaberrima, 10-20 cm. alta; caule subfiexuoso,
rarius stricto medio dislanter bifoliato, tereti; foliis erecto-patentibus
linearibus acutis, utrinque glabris, 4-9 cm. longis, medio fere 3-5 cm.
latis; spica secunda laxe 2-10 flora, bracteis foliaceis suberectis lanceo-
lato-linearibus vel ovato-lanceolalis acutis, inferioribus flores exceden-
tibus, superioribus sensim minoribus, ovario æquilongis; floribus in sec-
tione inter minores, suberectis flavido-virescentibus, sepalis lateralibus
divaricatis, ambitu oblique lanceolato-ellipticis acuminatis, basi angus-
tatis, dimidio anteriore sacculo brevi subquadrato obtuso 0,2 cm. alte
ornatis, vix 0,8 cm. longis, medio fere 0,4 cm. latis, sepalo dorsali
depresso-galeato, apice subdeflexo acuminato, cum petalis lateralibus
agglutinatis galeam medio dorso tumidam formante; petalis falcatis cir-
cuitu semioblongis apice acutis, 0,6 cm. longis, medio 0,3 cm. latis;
labello basi late lineari-unguiculato, lamina bilabiata, labio posteriore
(superiore) lineari, marginibus incurvis, apice suhamato, labio anteriore
(inferiore) cymbiformi apice acuminata incurvo, intus sparse papilloso,
labelli ungue 0,2 cm. longo, labio superiore 0,2 cm. longo, labio anteriore
vix 0,3 cm. longo; rostello convexo, marginibus recurvis apice subretuso,
brachiis glanduliferis subdivaricatis, valde tortis; ovario-subcylindrico,
glaberrimo, 0,7 cm. longo.
Disperis secunda Sw., in Act. Holm. (1800), p. 220; Ker, in Journ. Sci.
(55) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEE. 923
R. Inst. Lond. v. V (A818), 1. 1, f. 3; Thbg., Fl. Cap. (1823), p. 2; Ldl.,
Gen. Spec. Orch. (1839), p. 370; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), 177,
raid:
Orchis circumflexa L., Spec. Pl. ed. 2 (1763), p. 1344.
Arethusa secunda Thbg., Prodr. Pl. Cap. (1794), p. 3.
Var. 8. æmula Schltr.
Differt a forma typica floribus majoribus, sepalo dorsali alte galeato,
labelli laminæ labio posieriore longiore.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; Mund (1816); Lalande; Leibold.
In regione ausiro-occidentali : In collibus prope Capetown, alt. 50-
250 ped. — Thunberg, Bergius, Sept. 1816, Eklon et Zeyher (Sept.), Drege,
8279, H. Bolus, n° 4817 (1881), R. Schlechter (Aug. 1892); In montibus
Drakensteenbergen, alt. 2000-3000 ped., Oct. — Drège; In planitie prope
cataractam Tulbaghensem, alt. c. 600 ped., Sept. 1892. — R. Schlechter,
n° 1413, Th. Kässner; In arenosis prope Piquenierskloof, alt. 850 ped.,
Aug. 1894. — R. Schlechter, n° 4945, Dr A. Penther, P. Krook; In arenosis
prope Saldanhabay. — Bachmann.
Var. ß.
In regione austro-oceidentali : In saxosis juxta flumen Olifantrivier,
alt. c. 400 ped., Aug. 1894. — R. Schlechter, no 5010, Dr A. Penther,
P. Krook; In fructicetis arenosis montium Olifantrivierbergen, alt. c. 1009
ped., Sept. 1894. — R. Schlechter.
Eine ebenso gut bekannte wie ausgezeichnete Art, welche sich von
den übrigen durch die von oben herab zusammengepressten grünlichen
Blüten in stark einseitswendiger Traube erkennen lässt. Infolge der
Struktur des Labellums dürfte unsere Art wohl am besten als Verwandte
der D. Cooperi Harv. angesehen werden, welche aus den südöstlichen
Regionen Süd-Afrikas stammt, während D. secunda ein Bewohner nur
der äussersten Südwest-Ecke der Kapkolonie ist.
Ich habe für einige Zeit meine Bedenken gehabt, ob es nicht doch
vielleicht besser wäre, die Varietät «æmula » als eigene Art zu betrachten,
doch zeigte eine genaue Analyse nur einige geringfügige Merkmale,
obgleich die Pflanze sonst durch den Helm und die grössern Blüten einen
befremdenden Eindruck macht.
9. Disperis cuculiata Sw.
Herba erecta, pusilla, 5-17 cm. alta; caule stricto vel rarius subfiexuoso,
basi incrassato A-2-vaginato, velutino, medio 2 foliato, apice unifloro;
924 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (56)
foliis erecto-patentis oblongis aculis vel subacutis extus plus minus velu-
tinis, intus glabrescentibus, plus minus distantibus, sessilibus, inferiore
1,5-3 cm. longo, medio 4-1,5 cm. lato, superiore paulo longiore; flore in
genere inter majores viridi, erecla; bractea foliacea late ovata acuminata
vel breviter apiculala, ovarium amplectente, florem æquante vel sub-
æquante; sepalis lateralibus patenti-divaricatis, oblique ovato-lanceolatis
acuminalis, medio sacculo dependente ore latissimo conico obtuso
donatis, 0,8-1,2 cm. longis, medio 0,4-0,6 cm. laüs, sacculo 0,4-0,5 cm.
alto; sepalo postico suberecto alte galeato, galea suberecta subconica
obtusa, ore subrotundo apice apiculato, galea 0,7-1,5 cm. alta, ore
0,6-1 cm. lato; petalis oblique subfalcato-lanceolis acuminalis galeæ sub
margine agglutinatis, ori æquilongis; labello erecto lineari-unguiculato,
deinde bipartito, partitione antica porrecto-deflexa oris apicem æquante
circuitu lanceolata acuminata cucullato-convexa, parütione postico in
galeam adscendente lineari, infra medium alis brevibus divaricatis
(subcruciatis) ornato, apice inflexo appendice parvulo bifido aucto, ungue
0,4-0,6 cm. longo, laminæ partitione antica 0,2-0,3 cm. longa, basi latitu-
dine 0,i cm. vix superante, partitione postica (explanata) 0,4-0,6 cm.
longa; rostello permagno convexo obtuso, brachiis glanduliferis flexuoso-
tortis apice deflexo-porreciis; ovario cylindrico glaberrimo, 0,8-1 cm.
longo.
Disperis cucullata Sw., in Act. Holm. (1800), p. 220; Ker, in Journal.
Sci. R. Inst. v. VI (1819), t.1,f. 4; Thbg., Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838),
p. 371; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 177; Bol., fe. Orch. Austr. Afr.
v. I, pars. 2 (1896), t. 9%.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Mund (1816).
In regione austro-oceidentali : In clivis montis Leonis, alt. 150-300 ped.
— H. Bolus, n° 4887 (Sept.), R. Schlechter (Aug. 1892); In arenosis,
Rondebosch prope Capetown, Aug. 1885. — Miss E. Bolus; In lapidosis
in monte Steenberg, alt. 800 ped., Sept. — H. Bolus: In solo argillaceo
prope Stellenbosch, alt. 3000 ped., Sept. 188%. — Miss M. Farnham (Herb.
Norm. Austro-Afr., n° 338); In clivis montis Paariberg, — Zeyher,
n° 3938 (p. p.); In arenosis prope Zwartbosch-Kraal, in ditione Clan-
William, alt. 400-500 ped., Sept. 1894. — R. Schlechter, n° 5164; In are-
nosis prope Hopefield, alt. 150 ped., Sept. 1894. — R. Schlechter,
n° 5312; In arenosis juxta cataractam Tulbaghensem, 600 ped., Sept.
1892. — R. Schlechter, n° 1414; In humidis prope Ceres, Oct. 1889, alt.
c. 1500 ped. — H. Bolus.
LEE
©
(37) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 925
D. cucullata gehört zu den am besten charakterisierten Arten der
Gruppe. Die Blüten sind von vorn betrachtet, fast dreieckig. In der
Gestalt des Labellums weicht sie von den übrigen Arten auch bedeutend
ab; am besten würde sie wohl noch in die Verwandtschaft der D. secunda
Sw. gestellt. In den europäischen Herbarien ist D. cucullata ziemlich
verhreitet.
10. Disperis gracilis Schlir.
Tenuis, erecta, glaberrima, 15-40 cm. alta; caule vaginis 1-2 acumi-
minatis ima basi obsesso, trifoliato, apice 1-£-floro; foliis sessilibus
erectis oblongo-lanceolatis acuminatis, internodia haud æquantibus,
1-3 cm. longis, 0,5-0,7 cm. latis; floribus in genere minoribus niveis;
bracteis foliaceis ovatis acutis, ovaria subæquantibus vel paulo superan-
tibus; sepalo dorsali ovato-acuminato, A cm. longo, fauce 0,4 cm. lato,
lateralibus ovato-lanceolatis, acutissimis, dependentibus, supra medium
obtuse saccatis, 1 cm. longis, sacco 0,3-0,4 .cm. longo; petalis e basi
angustata oblique obovatis acuminatis, 0,9 cm. longis, lamina 0,4 cm.
lata; labello basi lineari erecto dorso rostello alte adnato, in appendicem
naviculiformem vel cupuliformem ampliato, apicibus divaricatis, antica
acutissima poslica abbreviata oblusiuscula; anthera emarginata; rostello
apice trilobo, lobis lateralibus brevibus rolundatis, intermedio ovato
obtusiusculo, brachiis cartilagineis deflexis, apice adscendentibus.
Disperis gracilis Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XX (1895), Beibl. 50,
p. Au.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-oceidentali : In paludibus montis Honthoschberg
(Transvaaliæ), alt. c. 5000-6500 ped., Febr. — Rehmann; R. Schlechter,
n. 4393 (189%).
Sehr nahe verwandt mit D. Wealei Rchb. f., aber durch das Labellum
und die geographische Verbreitung verschieden. Blüten weiss.
11. Disperis Wealei Rchh. f.
Herba, gracilis, erecta, glaberrima, 11-32 cm. alta; caule stricto vei
plus minus flexuoso, debili 3-6 foliato, apice 1-5 floro; foliis erectis lan-
ceolato-ellipticis vel lineari-lanceolatis acutis, glabris, internodia haud
æquantibus, 1-2,5 em. longis, medio 0,3-1 cm. latis; floribus erectis in
genere mediocribus niveis; bracteis subfoliaceis, lanceolatis acutis, gla-
“bris, ovario-subæquilongis, vel paulo brevioribus; sepalis lateralibus sub-
divaricatis, eircuitu oblique lanceolatis acuminatis, 1,2 cm. longis, medio
926 BULLETIN DE L’HERBIER, BOISSIER. (58)
fere 0,5 cm. latis, supra medium sacculo brevissimo obtuso donalis,
sepalo postico suberecto galeato apice acuminato, porrecto, ore subretuso
oblongo, 0,8-0,9 cm. longo; petalis erectis galeæ infra marginem agglu-
tinatis, e basi breviter unguiculatata oblique oblongis, apice acuminatis,
margine anteriore plus minus undulatis, persæpe subfalcatis, 0,9 cm.
longis, medio fere 0,4 cm. latis, intus medio tuberculis sparsis ornatis;
labello erecto, e basi unguiculata supra rostellum subrefiexo, subito in
lobum subnavicularem dilatato, dimidio anteriore adscendente acutissimo,
dimidio superiore reflexo obtusiusculo, extus utrinque ala bene conspicua
hyalina donato, subecarinato, labelli unguiculo 0,4 cm. longo, naviculo
0,8 cm. longo; rostello satis magno.
Disperis Wealei Rehb. f., Ot. Bot. Hamb. (1881), p. 103.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : In paludibus in monte Kagaberg prope
Bedford. — Weale; In uliginosis in summo monte Jngeli, in terra Griqua-
land-Orientalis, alt. 7000 ped., Mart. 1883. — W. Tyson, n° 1077; In
palude prope Polela (Natalie), Apr. 1892. — JF. M. Wood, n° 4829.
Eine Art aus der nächsten Verwandtschaft von D. gracilis Schltr., dem
es auch habituell zum Verwechseln ähnelt, so dass ich fast an der Halt-
barkeit meiner D. gracılis zu zweifeln begann. Eine genaue Analyse
der beien Arten brachte dann einige Unterschiede in der Gestalt des
Labellums zu Tage, welche ich für ausreichend erachten zu können
glaube, um beide Arten getrennt zu halten. Bei beiden sind die Blüten
weiss.
D. Wealei wächst in Griqualand-East und Natal, während D. gracilis
aus Transvaal bekannt ist.
12. Disperis cardiophora Harv.
Herba erecta, pusilla, glaberrima, 11-23 cm. alta; caule stricto basi
unisquato, deinde tertia parte inferiore unifoliato; folio ereclo ovato-
oblongo acuto vel obtuso, caulem alte amplectente, 3-4 cm. longo, parte
libera 4-1,8 cm. lato; spica erecta disticha secunda, 6-30 flora subdensa ;
bracteis subpatentibus foliaceis late ovato-cordatis breviter apiculatis vel
aculis, ovarium æquilongum vel paulo longius basi amplectentibus; flo-
ribus suberectis in genere vix mediocribus roseo-albidis, petalis-violaceis;
sepalis lateralibus divaricatis ima basi connatis, cireuitu oblique ovato-
lanceolatis acuminatis, medio sacculo subfalcato obtuso, donatis, 0,7 cm.
longis, medio 0,4 cm. latis, sacculo 0,3 cm. longo, sepalo postico galeato
apice porrecto-deflexo subacuto, galea obtusissima, 0,5 cm. alta, ore late
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(59) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDE.E. 927
oblongo, apice retuso, petalis concavis galeæ infra marginem agglutinatis,
oblique ovato-lanceolalis oblusiusculis, margine anteriore ampliatis,
0,7 cm. longis, medio 0,3 cm. latis; labello erecto lineari medio reflexo
apice obtusiusculo, supra medium appendice lineari curvato adscendente
obtuso ornato, labello 0,5 cm. longo, appendice 0,2 cm. æquante; roslello
suborbiculari apice obtusissimo, subretuso, brachiis glanduliferi divari-
cato-patentibus apice inflexis; ovario cylindrico glaberrimo, 0,6-0,8 cm.
longo.
Disperis cardiophora Harv., Thes. Cap. v. II (1863), p. 4, t. 106; Bol.,
Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars. 2 (1896), t. 95.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Mrs. Barber; Mrs. Saunders; Fannin; Buchanan.
In regione austro-orientali : In monte Great Katberg, prope Stocken-
strom. — Scully; in collibus graminosis, Kranzkloof prope Jnanda
(Natalie), Oct. 1880. — J. M. Wood, n° 1066; In graminosis prope Van
Reenen (Nataliæ), alt. 5500 ped., Mart. 1895. — R. Schlechter, n° 6957;
In humidis prope Charlestown (Natalie), alt. 5000-6000 ped., Febr. 1895.
— J. M. Wood, n° 5568.
Sehr merkwürdig ist diese Pflanze durch das einzige, dicht über dem
Boden stehende Stengelblatt; die einseitswendige Blütentraube erinnert
lebhaft an D. secunda, doch sind die sonstigen Charaktere der Pflanze
durchaus abweichend von jener. Das Labellum ist einfach linear mit
einem zungenförmigen Anhängsel über der Mitte, in dieser Hinsicht
ähnelt es etwas der D. capensis Sw. und D. paludosa Harv., zwei Arten,
welche ihr sonst in jeder Beziehung fernstehen.
Die Blüten sind weisslich, auf dem Rücken rötlich überlaufen.
13. Disperis crassicaulis Rchh. f.
Herba humilis, erecta, glaberrima, 5-7 cm. alta; caule stricto vel sub-
stricto, ima basi vaginis 2 arcte appressis, brevibus vestito, supra basin
nnifoliato, apice 1-2 floro; folio patente subreniformi-cordato, late ovato
acuto, 1,5-2,5 cm. longo, medio fere 1,3-2,5 cm. lato; bracteis foliaceis
erecto-patentibus ovatis vel lanceolatis acutis ovarium paulo brevius
vel subequilongum basi amplectentibus, floribus in genere mediocribus,
ereclis; sepalis lateralibus patulis oblique ovalibus obtusis vel breviter
acutis, basi angustatis, 0,8 cm. longis, supra medium 8 vix 0,5 latis
sepalo dorsali erecto, lanceolato acuto valde concavo, cum petalis subor-
bicularibus mulio latioribus æquilongis, galeam subglobosam obtusissimam
0.7 cm. altam formante; labello erecto e basi lineari-ligulata, rostello
928 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (60)
alte adnato, medio fere utrinque auriculato apice in laminam obscure tri-
lobulatam conduplicato-convexam villosam dilatato, infra apicem in pro-
cessum subulato-ligulatum porrectum obtusum producto, labello 0,6 cm.
longo, appendice porrecto vix 0,2 cm. longo; rostello permagno convexo,
circuitu subtriangulari, marginibus revolutis, apice obtuso reflexo, bra-
chiis glanduliferis basi porrectis, dimidio superiore falcato-adscenden-
tibus; ovario oblongo 0,9 cm. longo, medio 0,4 cm. diametro, glaberrimo.
Disperis crassicaulis Rchb. f., in Linnæa v. XXII (4849), p. 860.
Pterygodium bifiorum Hochstr., in Pl. Schimp. exsice., n° 570.
Hab. in Africa tropica.
In regione Abyssinica : In media regione montana inter Enschedcap et
Schaata, Aug. 1838. — Schimper, n° 570.
Eine kleine ausgezeichnete Art mit einem einzigen, fast kreisrunden
Laubblatt, welche in Abyssinien heimisch ist. Die den meisten Arten
der Gattung Disperis eigenen Säckchen in den seitlichen Sepalen sind
hier kaum sichtbar, der Helm ist fast haibkugelig. Den Hochstetter’schen
Manuskriptnamen Pterygodium biflorum hat Reichenbach seinerzeit mit
Recht verworfen, denn nur selten sieht man zweiblütige Exemplare;
gewöhnlich ist nur eine vorhanden.
Ueber die Blütenfärbung ist nichts bekannt geworden, doch lässt sich
aus den trockenen Exemplaren wohl schliessen, dass die seitlichen
Sepalen weiss sind.
14. Disperis Lindleyana Rchb. f.
Herba grac:lis erecta, glaberrima, 19-30 cm. alla; caule subflexuoso,
debili, medio unifoliato, apice 1-3-floro, basi incrassata vagina arcte
appressa membranacea acuminata vestito; folio lucido patente, late
ovato-cordato acuto vel acuminato, basi semi-amplexicauli, 1-6 cm.
longo, infra medium 0,7-4 cm. lato; floribus in genere mediocribus vel
submajoribus, albidis, tenuissimis; bracteis late ovatis acutis vel acumi-
nalis, patentibus, foliaceis, ovario paulo longioribus brevioribusve;
sepalis lateralibus divaricatis, circuitu late ovatis vel ovato-lanceolatis
acutis apice deflexis, medio fere sacculo brevi dependente obiusissimo
donatis, 1,1-1,2 cm. longis, medio 0,7-0,9 cm. latis. sacculo 0,4-0,5 cm.
alto, sepalo dorsali alte galeato apice elongato-acuminato deflexo, galea
obtusissima c. 1,1 cm. alta, ore arcuato oblongo 4,1 cm. longo; petalis
galeæ infra marginem agglutinatis oblique lanceolato-falcatis margine
exteriore amplialis subauriculatis intus medio verrucis papillosis ornatis,
1,1 cm. longis, medio fere 0,4 cm. latis; labello erecto e basi lineari
RT:
(61) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 929
sensim dilatato, convexo, apicem versus angustato, apice obtuso piloso,
utrinque breviter alato, facie anteriore infra apicem appendice lineari
acuminalo, brevi, deflexo ornato, labello À cm. longo, medio 0,3 cm.
lato, appendice vix 0,4 cm. longo; rostello permagno convexo margi-
nibus revoluto apice obtuso, processibus glanduliferis patenti-porrectis,
apice recurvis; ovario cylindrico, glaberrimo, 1,3-1,5 cm. longo.
Disperis Lindleyana Rchpb. f., in Flora 1865, p. 181; Bol., Icon. Orch.
Afr. austr. (1893), t. 44.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Krebs; Buchanan.
In regione austro-orientali : Fern-Kloof prope Grahamstown, Dec. 1891.
— J. Glass, n° 45%; In umbrosis prope Komgha, alt. c. 2000 ped., Dec.
1892. — H. G. Flanagan, n° 176; In umbrosis montis Katberg, alt.
3000 ped., Dec. 1893. — E. E. Galpin, n° 1688 p. p.; In umbrosis montis
Kagaberg prope Bedford, alt. c. 4500 ped., Dec. — A. Bodkin; In umbrosis
montium prope Barberton (Transvaaliæ), Dec. 1890, alt. c. 4000. — W.
Culver, n° 85; In silvis primævis montis Hontboschberg, alt. c. 5000 ped.,
Mart. 189% (fructifera). — R. Schlechter.
Eine einblättrige zierliche Art mit weissen Blüten, von D. Thorncroftii
Schltr. durch den Habitus und das Labellum gut unterschieden.
Eine gute Abbildung der Art giebt Bolus in seinem Jcones Orchida-
cearum Austro-Afrikanarum.
15. Disperis Hildebrandtii Rchb. f.
Herba pusilla, erecta, tenella, 8-14 cm. alta; caule debili, plus minus
flexuoso basi vaginis 2 submembranaceis acuminalis, brevibus, arcte am-
plectentibus vestito; dimidio superiore unifoliato, apice 4-3 floro; folio
ovato vel ovato-lanceolato, acuto, subcordato-semiamplexicauli, 1-2,5 cm.
longo, infra basin 0,5-1 cm. lato, bracteis foliaceis ovato-lanceolatis
acutis, patentibus, ovarium vel flores plus minus excedentibus; floribus in
genere mediocribus erectis vel suberectis; sepalis ‚lateralibus patulis e
basi angustala late obovatis, obliquis obtusiusculis, usque ad basin liberis,
0,9 cm. longis, medio fere 0,6 cm. latis, infra medium sacculo brevissimo
obtusissimo donatis, sepalo intermedio lineari obtusiusculo apice inflexo,
cum petalis galeam concavam formante, À cm. longo, medio fere vix
0,2 em. lato; petalis suberectis concavis cireuitu oblongis obtusissimis,
apice sepalum intermedium paulo excedentibus 1,1 cm. longis, medio
0,5 cm. latis, obliquis, margine interiore gibbis vel potius verrucis par-
vulis ornato; labello erecto usque ad imam Basin libero, ungue anguste
950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (62)
lineari supra antheram recurvo, lamina ambitu lineari peltiformi carnosa
antice attenuata facie superiore dense papilloso hirsuta, ungue 0,3 cm.
longo, lamina cum apice antice producta 0,4 cm. longa, rostello permagno
antheram obtegente, apice reluso, brachiis glanduliferis flexuosis por-
recto-patulis, dimidio anteriore strictis; ovario cylindrico, glaberrimo,
0,9-1 cm. longo, apice subrostrato.
Disperis Hildebrandtii Rehb. f., Ot. Bot. Hamb. (1881), p. 102.
Habitat in insula Madagascar.
In regione septentrionali-occidentali : In umbrosis insulæ Nossi bé,
juxta rivulos prope Lokebé, Sept. 1879. — J. M. Hildebrandt, n° 3158.
Die einzige bisher bekannt gewordene, in Madagaskar endemische Art.
Sie ist leicht von den anderen Arten durch das einzige Stengelblätichen
und die verhältnismässig grossen Blüten erkennbar. Das Labellum
besteht aus einem sehr dünnen Nagel, auf dem sich eine fast horizontale
fleische Platte befindet, die nach vorn zugespitzt ist, oben aber dicht mit
Papillen bedeckt ist.
Leider hat Hildebrandt es unterlassen, auf den Herbarzeitel Angaben
über die Blütenfärbung zu machen, doch ist wohl anzunehmen, dass
diese, wie ja bei allen verwanaten Arten, weiss oder rosenrot ist.
16. Disperis zeylanica Trim.
Herba erecta vel adscendens, tenella, glaberrima, 7-14 cm. alta; caule
debili, plus minus flexuosa, ima basi vaginis 2-3, arcte appressis acumi-
nalis vestito, medio vel supra medium unifoliato, apice 1-3 floro; folio
patente vel subpatente, ovato-cordaio, acuto vel breviter acuminato, basi
semiamplexicauli, 1-1,5 cm. longo, infra medium 0,7-1 cm. lato; bracteis
ovato-lanceolatis acutis patentibus vel erecto-patentibus ovario gracili
æquilongis vel subduplo brevioribus; floribus roseis, in genere majo-
ribus suberectis ; sepalis lateralibus porrecto-patulis, usque infra medium
basi vonnalis, oblique subfalcato-oblongis breviter acuminatis, basi atte-
nuatis, infra medium sacculo minuto obtuso brevissimo ornalis, c. 1 cm.
longis, medio fere 0,5-0,6 cm. latis, sepalo dorsali anguste lineari obtuso,
0,9 cm. longo, cum petalis æquilongis infra marginem agglutinatis, semi-
ovalis subacutis, concavis, medio 0,4 cm. latis, galeam concavam obtusam
formante; labello erecto e basi lineari rostello alte adnato apice supra
rostellum refiexo bicruri, villoso, cruribus divaricato-falcatis angustis,
subtus, carinatis, facie superiore papilloso-cristatis, infra apicem appen-
dice arcuato adscendente linari, apice incrassato dilatato, inæqualiter
bilobulato (lobulo superiore inferiore duplo majore), ornato, labello
(63) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 934
0,3 cm. longo, cruribus 0,3 cm. longis, appendice vix 0,2 cm. longo;
columna breviter stipitata ; rostello circuitu suborbiculari, convexo,
medio sulcato, marginibus reflexis, brachiis glanduliferis genuflexo-por-
rectis, satis longis; ovario cylindrico, glaberrimo, 4-1,2 cm. longo.
Disperis zeylanica Trimen, in Journ. Bot. XXI (1885), p. 245; Cat. Pl.
Ceyl., p. 91.
Disperis tripetaloides Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839). p. 371 p. p.;
Thwait., Enum. 311; Wight Icon., t. 930.
Habitat in india orientali.
In insulæ «Ceylon» regionibus centralibus, alt. 3000-5000 ped. —
Walker, Thwaites, Trimen.
In montibus Malabar et Canara-Ghats. — Wight.
Diese Art ist von Lindley mit D. tripetaloidea verwechselt worden.
Eine Untersuchung beider Pflanze hebt aber jeden Zweifel auf über die
Verschiedenheit derselben. D. zeglanica Trim. ist schon habituell durch
das einzige Stengelblättchen zu erkennen. D. neilgherrensis Wight steht
ihr auch sehr nahe, so dass Hooker in der Fiora of British India die An-
sicht ausspricht, dass beide möglicherweise zusammenfallen dürften, doch
scheint mir dies, soweit ich bisher Gelegenheit gehabt habe, die Arten
zu untersuchen, sehr unwahrscheinlich.
D. zeylanica ist auf den Bergen der Insel Ceylon und auf dem gegen-
ünerliegenden Festlande, auf den Malabar- und Canara-Ghats zu Hause.
17. Disperis neilgherrensis Wighi.
Herba gracilis, erecta, 15-25 cm. alta; caule stricto vel subflexuoso,
tenui, remote 2 foliato, glaberrimo; foliis patentibus vel erecto-patentibus
ovatis vel ovato-lanceolatis, acutis vel acuminatis, margine sæpius subun-
dulatis, basi cordato-amplexicaulibus, utrinque glabris, internodia haud
æquantibus, 1,5-4,5 cm. longis, basi 1,5-2,5 cm. latis; racemo subcorym-
boso, 2-5 floro; bracteis foliaceis ovatis vel lanceolatis acutis, nunc ovario
subduplo brevioribus, nunc subæquilongis ; florikus in sectione inter
mediocres albidis vel pallide roseis; sepalis lateralibus patulis basi plus
minus connatis subfalcato lanceolatis acutis, medio fere sacculo brevi
obtuso pendulo ornatis, 0,9 cm. longis, medio fere 0,3 cm. latis; sepalo
postico lanceolato acutissimo, apice subincurvo 0,8 cm. longo, medio fere
0,3 cm. lato; petalis sepalo postico agglutinatis æquilongis, oblique
oblongis acuminatis, margine exteriore undulatis, facie interiore papillis
sparsis ornatis, medio fere 0,4 cm. latis; labello e basi lineari-unguiculata
bifido segmentis linearibus obtusis, dorso dense papillosis, antice in
932 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (6%)
appendicem e basi anguste unguiculata in laminam subrotundam vel
oblongam, obtusam vel breviter acuminatam dilatatum producto, 0,6 cm.
a labelli basin ad apicem segmentorum, appendice, lamina inelusa, vix
0,4 cm. longo. quorum 0,2 cm. unguis, 0,2 cm. laminæ; rostello per-
magno convexo, brachiis porrectis apice subincurvis; ovario cylındrico,
1,5-2 cm. longo, glaberrimo, breviter rostralo, gracili.
Disperis neilgherrensis Wight, Icon. Pl., t. 1719; Hook f., in Flor. Brit.
Ind. v. VI (1890), 169.
Disperis Walkeriana Bchb. f. Mss.
Habitat in Indie orientali.
In montibus « Nilgherri» Mis. — Wight.
Scheint in Indien auf den Gebirgen der Peninsula nicht selten zu sein.
Als nächste Verwandte muss die erst neuerdings von Trimen abge-
trennte D. zeylanica angesehen werden, die sich aber schon habituell
durch das Vorhandensein nur eines Laubblattes auszeichnet.
18. Disperis tripetaloidea Lidl.
Herba pusilla, erecta, glaberrima, 10-18 cm. alta; caule stricto basi
incrassata vaginis acuminatis, 2-3, arcte appressis brevibus vestito, dis-
tanter 2-foliato, apice 2-4-floro; foliis erecto-patentibus ovato-lanceolatis
vel ovalis acutis, 3-3,5 cm. longis, infra medium 1,5-2 cm. latis; bracteis
foliaceis lanceolatis acutis, ovario brevioribus, patentibus; floribus in
genere inter mediocres, niveis vel rarius pallide roseis, erectis vel sub-
erectis, subcorymbosis; sepalis lateralibus patulis, basi vix usque ad
basin liberis, oblique ovato-ellipticis, acutis vel acuminatis, 1 cm. longis,
medio fere 0,5 cm. latis, infra medium sacculo brevissimo obtuso, vix
0,1 cm. alto ornatis, sepalo postico anguste lineari obtuso 0,9 em. longo,
cum petalis æquilongis infra margınem agglutinatis oblique subfalcato-
oblongis obtusis, dimidio inferiore medio tuberculis sparsis ornatis,
galeam concavam obtusam formante; labello erecto, e basi lineari,
dimidio inferiore utrinque auriculato, apicem versus dilatato supra
rostellum reflexo, apice antice in appendicem subito refractum deflexum
lanceolatum, basi cordalum apicem versus angustatum, apice subito dila-
tatum, incrassatum, obtusum, facie superiore omnino papilloso-villosum
producto, labello proprio 0,3 cm. longo, appendice deflexo subæquilongo;
columna breviter stipitata, rostello satis magno circuitu subtriangulari;
convexo, marginibus revoluto, brachiis glanduliferis linearibus elongatis,
arcuato-porreclis; ovario anguste cylindrico, glaberrimo, apice subrostrato;
1,2 cm. longo.
(65) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 933
Disperis tripetaloidea Ldl., Gen. Spec. Orch. (1839), p. 374 p. p.; S.
Moore, in Bak., Fl. Maur. Seych. (1877), p. 331.
Dryopeia tripetaloidea Thouars, Orch. Afr., t. 3; A. Rich., Orch. Maur.
p. 36.
Habitat in insulis Mascarensibus et Madagascar.
In insulis Mascarensibus : Mauritius, the Pouce — Ayres; Savanne et
Nouvelle Decouverte — Bojer. In insula Borbonia — Thouars; Galega —
ex S. Moore (1. c.)
In insula Madagascar.
In regione centrali. — Rev. Baron, n° 4288.
In regione austro-orientali : In humidis silvium prope Fort Dauphin.
— Scott Elliot, n° 2305, no 2731.
Lindley hat diese Art mit D. zeylanica Trimen zusammengeworfen,
doch sind beide zweifelsohne durchaus gut verschieden. D. zeylanica
besitzt stets nur ein einziges Stengelblättchen, während die vorliegende
Art deren stets zwei besitzt. Sepalen und Petalen beider Arten sind zwar
ähnlich, doch auch in verschiedenen Punkten etwas abweichend, das
Labellum beider aber sehr verschieden.
D. tripetaloidea scheint in den humusreichen Wäldern auf Madagaskar
und den Mascarenen ziemlich verbreitet zu sein.
Nach Angaben der Sammler sind die Blüten weiss oder hell-rosenrot.
19. Disperis Thorncroftii Schltr.
Gracilis, erecta 20-27 cm. alta; caule tenui stricto bifoliato; foliis sessı-
libus patentibus, cordato-ovatis acutis, glaberrimis, inferiore 3,5 cm.
longo, internodium haud æquante, superiore 1,5-2 cm. longo; racemo
4-5-floro; bracteis foliaceis patentibus ovato-cordatis acutis, ovaria
cylindrica haud æquantibus ; sepalo postico cum petalis in galeam
depressam agglutinato, cucullato apice porrecto, elongato, acutissimo ;
lateralibus liberis patentibus apice acutissimis deflexis, 0,7 cm. longis,
medio calcaribus excurvatis obtusis auctis; petalis:subunguiculatis lan-
ceolatis acuminatissimis, margine anteriore lobo amplo rotundato, mar-
gine suberenulato acutis, 0,7 cm. longis, medio 0,5 cm. latis; labello
erecto lineari apice reflexo, cum appendice ovato-cucullato acuminato,
galeam calcaralam formante, calcari brevi obtuso; processibus glanduli-
feris cartilagineis elongatis, supra medium genuflexis; glandula polli-
niarum oblonga.
Disperis Thorncroftu Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XX (1895), Beibl.
50, p. 19.
934 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (66)
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : In umbrosis montis Katberg, alt. c. 3000
ped., Dec. 1893. — E. E. Galpin, n° 16885. In umbrosis prope Barberton
1892. — Thorneroft.
Auf die nahe Verwandtschaft mit D. Lindleyana Rchb. f. und die
Unterschiede zwischen beiden Arten habe ich am oben angeführten
Orte bereits hingewiesen.
Das Verbreitungsgebiet, soweit bisher bekannt, ist interessant.
In beiden Fällen wurde mir die Pflanze untermischt mit D. Lindleyana
Rchb. f. zugeschickt.
20. Disperis micrantha Ldl.
Herba erecta pusilla, glaberrima, 13-24 cm. alta; caule debili basi
incrassata univaginato, medio 2-foliato, apice paucifloro; foliis patentibus
vel erecto-patentibus ovato-cordatis acuminato-apiculatis, basi semi-am-
plexicaulibus, inferiore 3-45 cm. longo, infra medium 2-3 cm. lato,
superiore paulo angustiore minore; floribus 3-5 in genere minimis, niveis
suberectis, bracteis foliaceis patentibus inferioribus ovarium subæquanti-
bus vel subsuperantibus, superioribus ovario duplo vel plus duplo brevi-
oribus, ovatis vel ovato-lanceolatis apiculato-acuminatis, basi cordatis;
sepalis lateralibus porrecto-patulis, oblique subfalcato-lanceolatis acumi-
natis apice deflexis, medio fere sacculo brevissimo late conico obtuso
ornatis, 0,4-0,5 cm. longis, medio vix 0,3 cm. latis, sacculo 1 cm. alto,
sepalo dorsali alte galeato apice acuminato deflexo, galea vix 0,5 cm. alta
valde obtusa, ore suborbiculari apice retuso; petalis galeæ infra marginem
agglutinalis oblique ligulato-falcatis, apicem versus paulo ampliatis,
breviter mucronulatis, 0,5 cm. longis, infra apicem 0,2 cm. latis; labello
gracili linari-unguiculato, subito galeato-cucullato, ore basi sagittato-auri-
culato, apice acuminato, galea in processum subconicum, apice subito
truncatum incrassatum semilunatum villosum producta, unguiculo vix
0,2 cm. excedente, galea (lamina) in sepalum dorsale adscendente vix
0,2 longo, ore 0,1 cm. lato; rostostello permagno concavo apice truncato-
obtusissimo, perlato, brachiis glanduliferis basi porrectis, supra medium
adscendentibus; ovario subcylindrico apice rostrato 0,8 cm. longo.
Disperis micrantha Ldl., Gen. Spec. Orch. (1838), p. 370.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Mund.
In regione austro-orientali : In umbrosis montium prope Grahamstown,
alt. c. 2300 ped., Mart. 1892. — B. South, n° 509; In umbrosis montium
(67) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 935
prope Barberton (Transvaaliæ), alt. 3600 ped., Mart. 1890. — W. Culver,
n° 83; In umbrosis montis Hontboschberg (Transvaaliæ), alt. 5500 ped.,
Mart. 1894. — R. Schlechter, no 4739.
Eine der am zartesien gebauten Arten in der Gattung. Sie ist verwandt
mit D. disæformis Schltr., unterscheidet sich aber durch den Helm und
durch das Labellum. Trotz ihres weiten Verbreitungsgebietes, muss D.
micrantha entschieden zu den selteneren Arten gerechnet werden. Bei
Grahamstown ist sie nur einmal gefunden worden, dagegen an ver-
schiedenen Stellen in Transvaal.
Die weissen Blüten sind von äusserst zarter Textur.
21. Disperis disæformis Schlir.
Herba erecta pusilla, glaberrima, 8-15 cm. alta; caule debili stricto,
basi vaginis 2 submembranaceis acuminatis caulem arcte amplectentibus,
brevissimis vestito, medio distanter 2-foliato; apice 1-2-floro; foliis
patentibus cordato-amplexicaulibus ovatis acutis, 2-2,7 cm. longis, medio
1,2-1,7 cm. latis, superiore paulo angustiore; bracteis foliaceis patentibus
vel erecto-patentibus ovario æquilongis vel brevioribus, ovalis acutis
vel breviter acuminatis; floribus in genere vix inter mediocres albidis
erectis; sepalis lateralibus porrecto-patulis, oblique ovato-oblongis acumi-
natis, apice deflexis, medio fere sacculo brevi subconico obtusissimo,
donatis, 0,6 cm. longis, medio 0,4 cm. latis, sacculo 0,3 cm. alto, sepalo
dorsali galeato dorso in calcar dependens subconicum obtusum producto,
apice acuminato porrecto, ore oblongo acuto, 0,5 cm. longo, calcare 0,6-
0,7 cm. longo; petalis galeæ infra marginem agglutinatis breviter ungui-
eulatis, oblique late ovatis apice acuminatis falcato-inflexis, margine
anteriore valde ampliatis, 0,7 cm. longis, infra medium vix 0,5 cm. latis;
labello graciliter unguiculato erecto, supra rostellum in calcar galeæ recur-
. vato, subito galeato-cucullato, basi (laminæ) subhastato auriculato, apice
inflexo acuminato, dorso apice in appendicem sensim atlenuatum apice
inerassatum emarginato-excisum subito refractum, in ligulam anguste
oblongam obtusam dense papillis elongatis piliformibus tectam producto,
labelli ungue 0,3 cm. longo, lamina (si licet galea) cum processu
0,4 cm. longa (basi auriculata 0,3 cm. lata), processus ligula papillosa
0,2 cm. longa, rostello circuitu suborbiculari marginibus reflexis, apice
obtusissimo, brachiis glanduliferis porrectis, subtortis, pro magniludine
rostelli longissimis; ovario oblongo vel subcylindrico, glaberrimo, 0,8-
1 cm. longo, medio 0,3 cm. diametiente.
Disperis disæformis Schltr., in Verh. Bot. Ver. Brandenb. v. XXXV
(1893), p. 47.
936 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (68)
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : Ad margines fruticetorum in clivis mon-
tium Langebergen prope Riversdale, Nov. 1892. — R. Schlechter, n° 2143;
In ditione Knysna. — Forcade.
In regione austro-orientali : Oatlands-Park prope Grahamstown, alt.
1800 ped,, Sept. Oct. 1891. — E. E. Galpin, n° 3000.
Wie ich schon bei der Beschreibung der D. micrantha Ldl. angegeben,
ist jene mit D. disæformis am nächsten verwandt. Unterscheidungsmerk-
male liegen in dem kurzen, nach unten gebogenen Sporn der vorliegen-
den Art und dem Labellum.
Die Verbreitung dieses zarten Pflänzchens ist auf ein kleines Gebiet
an der Südspitze Afrikas beschränkt. Die Blüten sind weiss, auf dem
Rücken zuweilen bräunlich überlaufen,
22. Disperis stenoglossa Schltr. gracilis, pusilla, 4-18 cm. alta,
caule stricto bifoliato, apice A-2-floro; foliis sessilibus erecto-patentibus
ovatis acutis, distantibus, glaberrimis, inferiore 1,5 cm. longo, infra
medium c. 0,8 cm. lato, internodium haud æquante, superiore minore;
bracteis foliaceis ovatis acuminatis ovario sessili duplo brevioribus; sepalo
dorsali cum petalis in galeam agglutinato, acuminato in calcar erectum
extinctoriiforme producto, 0,7-0,8 cm. alto, lateralibus oblique ovato-
lanceolatis apice acuminatis deflexis, medio sacculo brevi obtuso donatis,
0,4-0,5 em. longis; petalis oblique ovatis acuminatis, basi attenuatis,
medio margine anteriore in lobum rotundatum undulatum ampliatis;
labello erecto lineari, in calcar adscendente, appendice excavato basi in
lacinulam late ovatam acuminatam dilatato, apicem versus angustato,
summa apice caruncula bicruri lerminato; antheræ loculis apice valde
approximatis, rostello obtuse apiculato, brachiis glanduliferis brevibus
porrectis; stigmale rotundato.
Disperis stenoglossa Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XX (1895), Beibl.
50, p. 19.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : In palude inter Durban et ostium flu-
minis Umgeni (Natalie), alt. ce. 10 ped., Aug. 1893. — R. Schlechter,
no 3001.
Von D. Woodii Bol., dessen Sporn und Labellum unsere Pflanze hat,
durch die nicht einander stark genäherten Blätier und durch das
Rostellum unterschieden.
FAT
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(69) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 937
23. Disperis kilimandjarica Rendle.
Herba pusilla, erecta, glaberrima, c. 7 cm. alta; caule debili strieto,
basi incrassata vagina brevissima erecta acuminala vestilo, dimidio supe-
riore distanter bifoliata, apice unifloro; foliis patentibus ovato cordatis
acutis semi amplexicaulibus, inferiori 1,5 cm. longo, supra basin, c. 0,8 cm.
latis, superiore paulo minore; bractea foliacea patente ovato-cordata,
acula, ovario subæquilongo; flore vix inter majores in genere erecto,
roseo; sepalis lateralibus divaricato-patulis, oblique ovato-oblongis acu-
minatis, 0,6 cm. longis, medio vix 0,4 cm. latis, medio in calcar breve
subeylindricum obtusum vix 0,3 cm. altum productis; sepalo postico
suberecto, subconico-galeateo, apice obtuso, galea 0,6 cm. alto, ore oblongo
obtuso, vix 0,7 cm. longo; petalis galeæ infra marginem agglutinatis,
oblique oblongis, galeæ æquilongis; «labello sub apice lineari, sursum
curvato, lamina apicali ovata cum sacco basali elongato», «3 lin. longo».
Disperis kilimandjarica Rendle, in Journ. Linn. Soc. v. XXX (189%),
p. 400, t. 32, f. 8-10.
Habitat in Africa tropica.
In regione centrali : In clivis montis Kilimandjaro supra Morong, alt.
c. 10,000 ped. — W.E. Taylor (1888).
Nach der Rendle’schen Beschreibung ist mir die Struktur des
Labellums nicht klar geworden.
Im übrigen ist die Art so gut gekennzeichnet, dass niemand Zweifel
über ihre Berechtigung haben wird. Leider ist uns nur das einzige
Exemplar im Brit. Museum bekannt.
24. Disperis Bodkinii Bol.
Herba gracillima, erecta, 10-15 cm. alta; caule stricto vel subflexuoso
tenuissime puberulo distanter bifoliato, apice 1-2-floro; foliis utrinque
glabris, subtus purpurascentibus, inferiore late ovato-cordato breviter
acuto vel acuminato, 1-2 cm. longo, supra basin 0,7-1,2 cm. lato, superiore
paulo minore ovato-lanceolato acuto basi subcordato; bracteis foliaceis
erecto-patentibus patentibusve, ovatis acuminatis, basi ovarium pedicella-
tum amplectentibus; floribus in sectione minoribus, erectis viridibus,
petalis lutescentibus; sepalis lateralibus patulis oblique lanceolato-ellip-
ticis acutis vel acuminatis, supra medium in sacculum brevem obtusum
bene conspicuum productis, 0,3-0,4 cm. longis, sepalo dorsali alte galeato,
0,4 cm. alto, apice deflexo acuminato; petalis suberectis oblique rhom-
boideis apice acuminatis subfalcatis, margine anteriore lobato-ampliatis,
0,3 cm. longis; labello erecto e basi lineari supra antheram recurvo,
BULL. HERB. BOIss., décembre 1898. 63
ac BE ae OT N En OR LT SC PAPE TI
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938 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (70)
lamina lineari, in galeam adscendente, apice bifida, anlice excavato-con-
cava acuminuta subincurvo, omnino glaberrimo; rostello permagno mar-
ginibus revolutis; ovario pedicellato 1-1,5 cm. longo, bracteas excedente.
Disperis Bodkini Bol., Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars 2, t. 96 (1896).
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In graminosis umbrosis planitiei capensis,
Claremont-Flats, prope Wynberg, alt. c. 80 ped., Aug. 1895. — Prof, A.
Bodkin, H. Bolus, n° 7970.
Habituell erinnert diese zierliche kleine Art durchaus an D. Mac
Owanii Bol., einer Bewohnerin der südöstlichen Regionen Süd-Afrikas.
Auch in der Struktur des Labellums und des Helmes zeigen sich ent-
schieden Anklänge an D. Mac Owanü, doch besonders das Labellum zeigt
trotz aller Aehnlichkeit doch eine nicht unerhebliche Zahl von Abweich-
ungen, welche eine Trennung der vorliegenden Art von D. Mac Owanii
nicht nur rechtfertigen, sondern geradezu zur Notwendigkeit machen.
D. Bodkinii wurde erst in neuester Zeit von Prof. A. Bodkin auf dem
sogenannien Claremontflats dicht bei Capetown entdeckt. Meine Be-
schreibung konnte ich, dank der Güte des Herrn Bolus, nach einer
Zeichnung und einigen Originalexemplaren anfertigen, welche er mir
verehrte.
Die kleinen Blüten sind grünlich mit weisslichen Petalen.
25. Disperis Mac Owanii Bol.
Herba pusilla erecta, 6-10 cm. alta; caule stricto, basi incrassata vaginis
1-2 arcte appressis acuminatis, brevissimis, vestito, medio distanter
2-foliato, tenuissime puberulo; apice 1-floro; folüs erecto-patentibus
ovatis vel suborbicularibus, acutis, basi cordatis, 4-2 cm. longis, supra
basin 0,8-1,5 cm. latis, utrinque glabris, superiore paulo angustiore;
bractea late ovata vel ovato-lanceolata, acula, ovario subæquilongo vel .
paulo longiore; floribus in genere minoribus roseis vel lutescentibus,
erectis; petalis lateralibus porrecto-patulis circuitu lanceolatis acuminatis,
apice subreflexis, 0,5 cm. longis, medio vix 0,3 cm. latis, dimidio inferiore
in calcar breve, e basi subconica subcylindricum obtusum, 0,3 cm. longum,
ore latissimum, productis, sepalo postico erecto, alte galeato, apice deflexo,
breviter acuminato, galea obtusiuscula apice gibbiformi, 0,6 cm. alta, ore
oblongo apice subretuso 0,4 cm. longo; petalis oblique lanceolatis obtu-
siusculis, galeæ sub margine agglutinatis, apice subfalcato-incurvis, 0,5 cm.
longis, margine anteriore dimidio inferiore ampliatis subundulatis, intus
medio dimidio superiore serie papillorum longitudinaliter ornatis; labello
(74) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 939
erecto, supra rostellum recurvo, subrhomboideo, apice in apendicem
lineari-lanceolatum, obtusum, recurvum, basi breviter acuta incurvum
producto, labello proprio vix 0,2 cm. longo, appendice 0,3 cm. longo,
medio 0,1 cm. lato; rostello permagno convexo, apice subretuso, margini-
bus reflexis, brachiis glanduliferis gracilibus deflexis, ovario oblongo,
glaberrimo, 0.7 cm. longo, subpedicellato.
Disperis Mac-Owantü Bol., in Journ. Linn. Soc. v. XXII (1887), p. 77,
t. 1, 13-17.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : In rupibus humidis in silvis juxta flumen
Silver-River, in ditione George, alt. 500 ped., Apr. 1893. — R. Schlechter,
n° 2458.
In regione austro-orientali : In rupibus, Fatherstones Kloof, prope
Grahamstown, alt. 2200-2400 ped. — Mac Owan, R. Schlechter (Majo
1893); Ad ripas rivulorum in monte Boschberg prope Somerset-East,
alt. c. 4500 ped., 1880. — P. Mac Owan n° 2626; In fruticetis montium
Drakensbergen prope Van Reenen, alt. c. 7000 ped., Mart. 1895. — R.
Schlechter, n° 6937.
Als nächste Verwandte der vorliegenden Art muss die erst kürzlich
entdeckte D. Bodkiniü Bol. angesehen werden. Trotz des so grossen Ver-
breitungsgebietes ist D. Mac Owanü noch eine Rarität ersten Ranges.
Sie wächst auf bemoosten Felsen im Schatten der Gebüsche. Die dunkel-
grünen Blätter sind unterseits schön purpurrot gefärbt. Die Blüten sind
rosenrot oder weisslich.
26. Disperis purpurata Rchh. f.
Herba pusilla, erecta, vel adscendens, 9-15 cm. alta; caule debili sub-
flexuoso vel stricto, minutissime (subinconspicue) piloso, basi vagina
membranacea breviter acuminata arcte appressa vestito, dimidio inferiore
2-foliato, apice unifloro; foliis patentibus late ovatis vel suborbicularis,
margine tenuissime (subinconspicue) ciliatis, inferiore subcordato, 1,8-
4 cm. longo, infra medium 1,5-3,6 cm. lato, superiore oblongo angustiore
minore s&pius brevissime acuminato, semiamplexicauli; bractea erecta
submembranacea ovata acuminata, ovarium &quilongum vel subduplo
longius amplectente; floribus in genere inter majores, erectis, læte pur-
pureis; sepalis lateralibus divaricato-patulis, ima basi tantum connatis
oblique ovato-ellipticis, subacuminatis, medio in saccum conicum obtusum
pendulum productis, 4,1 cm. longis, medio 0,4 cm. latis, sacco 0,5 cm.
alto, ore latissimo, sepalo postico erecto alti galeato subinflato, obtusissimo,
940 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (72)
apice deflexo acuminato, 1,2 cm. alto, ore late oblongo subretuso 0,8 cm.
longo; petalis e basi subcuneata unguiculatis oblique late ovatis subacu-
minatis subfalcatis, margine anteriore ampliatis, vix 1,2 cm. longis, medio
fere c. 0,6 cm. latis; labello erecto alte unguiculato, unguiculo anguste
lineari usque ad basin libero, apicem versus subdilatato, supra rostellum
recurvo, lamina (si licet) naviculari, subtus carinata apice antica abbreviata
obtusa, apice postica paulo producta subacuminata obtusiuscula, nuda,
labelli unguiculo 0,5 cm. longo, naviculo 0,4 cm. longo! parte altissimo
cum carina vix 0,3 cm. alto, dimidio anteriore (apice antica) vix 0,1 cm.
excedente, dimidio posteriore (apice postica) vix 0,3 cm. longa; rostello
permagno circuitu triangulari, marginibus reflexis, apice obtuso, brachiis
glanduliferis deflexo-divaricatis apice incurvo-adscendentibus; ovario
oblongo breviter pedicellato, glaberrimo.
Disperis purpurata Rchb. f., in Linnæa v. XLI (1887), p. 55; Bol., Ie.
Orch. Austr. Afr. v. I, pars 2 (1876), t. 9.
Disperis nämaquensis Bol., in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XX (1884),
p. 486.
Habitat in Africa australi.
In regione occidentali : In montibus Hantam-Bergen. — Meyer; In
lapidosis ad Kasteel-Poort prope Klipfontein, in terra Namaqualand Minor,
alt. c. 3800 ped., Sept. 1883. — H. Bolus (Herb. Norm. Austr. Afr. n° 179),
Sanderson.
Auf die Unterschiede zwischen der vorliegenden Art und D. Bolusiana
Schltr. habe ich bei Beschreibung der letzteren aufmerksam gemacht.
Die schönere von beiden ist unstreilig D. purpurata mit ihren grossen
purpurroten Blüten. Das tütenförmige Labellum ist sehr merkwürdig; es
findet sich auch noch bei einigen anderen Arten, wie z.B. bei D. con-
cinna Schltr. und D. Bolusiana Schltr., doch sind bei diesen beiden
letzteren die Spitzen länger ausgezogen.
D. purpurata ist eine der wenigen Orchideen, welche in Little-Nama-
qualand vorkommen, einer Region, die infolge ihres trockenen Klima’s
dem Gedeihen der Orchidaceen nicht günstig ist.
27. Disperis Bolusiana Schltr.
Herba gracilis, erecta vel adscendens pusilla, 6-20 cm. alta; caule
debili stricto vel subflexuoso, basi vaginis 1-2 membranaceis acuminatis
arcte appressis, brevissimis, vestito, dimidio inferiore distanter 2-foliato,
subvilloso, apicem versus sparsim piloso, apice unifloro; foliis patentibus
late ovatis vel suborbicularibus acutis vel breviter acuminatis glabres-
(73) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDE.E. 941
centibus, margine ciliatis, inferiore cordato, 1-1,5 cm. longo, medio 0,7-
1,4 cm. lato, superiore minore et angustiore; bractea erecta parvula,
submembranacea, lanceolata acutissima, vel ovato lanceolata breviter
acuminata, ovarium duplo vel plus duplo longius arcte amplectente;
floribus in genere mediocribus sulphureis, erectis; sepalis lateralibus
divaricatis usque ad basi liberis, lanceolatis vel ovata-ellipticis breviter
acuminatis apice deflexis in saccum conicum obtusiusculum pro magni-
tudine sepalorum peramplum productis, 0,6-0,7 cm. longis, medio vix
0,3 cm. latis, sacco 0,4 cm. alto, ore latissimo, sepalo dorsali alte galeato
obtuso, apice acutissimo perrecto, galea 0,7-0,8 cm. alta, ore oblongo
vix 0,6 cm. longo; petalis galeæ infra marginem agglutinatis, breviler
unguiculatis, oblique oblongo-lanceolatis acuminatis, 0,6 cm. longis, medio
0,2 cm. latis, subfalcatis; labello erecto lineari-unguiculato, unguiculo
usque ad basin libero apicem versus subampliato supra rostellum reflexo,
lamina naviculari subtus vix carinata, apice antica acuminata, apice postica
paulo producta, obtusiuscula, dense papillis elongatis, vestito, labelli
unguiculo 0,3 cm. longo, naviculo 0,4 cm. longo, dimidio anteriore dimi-
dio posteriore paulo breviori; rostello suborbiculari obtusissimo; margi-
nibus reflexis, brachiis glanduliferis orbiculariter contortis brevioribus;
ovario anguste oblongo, pedicellato.
Disperis Bolusiana Schltr. in Engl. Bot. Jahrb. v. XXIV (1897), p. 430;
Bol., Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars. 2 (1896), t. 93.
Disperis purpurata Rchb. f. var. parviflora Bol., in Journ. Linn. Pre.
Bot. v. XXII (1887), p. 79.
Habitat in Africa australi.
In regione austro-occidentali : Prope Stellenbosch. Miss Lloyd; In colli-
bus « Tygerbergen » appellatis, Aug. 1816. — Bergius; In collibus prope
Malmesbury, alt. c. 200 ped., Sept. 1894. — R. Schlechter, n° 5346;
In arenosis prope Groenekloof, alt. c. 3000 ped., Oct. — H. Bolus, n° 4337;
In clivis montium prope Piquenierskloof, alt. 1200 ped., Aug. 1894. —
R. Schlechter, n° 4972; In fructicetis prope Hopefield, solo arenoso, Sept.,
alt. c. 300 ped. — Bachmann, R. Schlechter, n° 5321 (1894).
Eine niedliche Pflanze mit kleinen hellgelblichen Blüten. In den
meisten Charakteren finden sich ausgesprochene Beziehungen zu D.
purpurata, zu welcher von Bolus die vorliegende Pflanze als Varietät
gestellt wurde. Unterschiede liegen in den Grössenverhältnissen, der
Blütenfärbung und dem Labellum.
D. Bolusiana ist ein Bewohner der sandigen Dünen in der südwest-
lichen Region der Kap-Kolonie.
942 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (74)
28. Disperis villosa Sw.
Herba pusilla, erecta, vel adscendens, 5-20 cm. alta; caule tenui stricto
vel plus minus flexuoso velutino, infra medium bifoliato, apice 1-3
floro; foliis approximatis vel plus minus distantibus erecto-patentibus,
inferiore breviter petiolato cordato-subrotundo vel cordato ovato acuto
vel obtuso, superne velutino margine velutino-ciliato, subtus glabrescente,
1,2 cm. longo, basi 0,8-1,6 cm. lato, superiore sessıli ovato vel ovato-
lanceolato acuto, superne velulino, subtus glaherasssiie, inferiori minore
vel subæquimagno; floribus in genere minoribus sulphureis, erectis;
bracteis late ovatis acutis ovarium æquilongum vel paulo brevius
amplectentibus extus velutinis; sepalis lateralibus patenti-adscendentibus
oblongis obtusis, apice subvillosis, infra apicem sacculo patente sub-
conico obtuso donatis, 0,7 em. longis, medio 0,3 cm. latis, sacculo
0,3 cm. longo; sepalo dorsali incumbente galeato, subsaccato, extus villoso,
intus glabro, apice obtuso, ore oblongo, 0,5 cm. longo; petalis subgaleæ
margine agglutinatis, subfalcatis, subspatulatis, apice obtusissimis, ore
galeæ æquilongis ; labello supra rostellum erecto apice in galeam reflexo
longissimo unguiculato, ungue lineari glaberrimo, lamina naviculari apice
inflexa marginibus alte connatis sacculum horizontalem formante, apice
posteriore elongato, adscendente, unguiculo 0,7 em. alto, naviculo (lamina) |
0,4 cm. longo, medio 0,1-0,2 cm. lato, ovario oblongo villoso, 0,8-1 cm.
longo, 0,4-0,5 cm. diametro; rostello permagno apice breviter apicula,
marginibus convexo revoluto, processibus glanduliferis spiraliter tortis
apice deflexis.
Disperis villosa Sw., in Act. Holm. (1800), p. 220; Ker, in Journ. Sci.
R. Inst. Lond. v. VI (1819), t. 4, f. 5 ; Thbg., Fl. Cap. (1823), p. 25; Ldl.,
Gen. Spec. Orch. (1839), p. 371; Bol., Orch. Cape Penins. (1888), p. 178.
Arethusa villosa L. f., Suppl. (1781), p. 403; Thbg,, Prodr. Pl. Cap.
(179%), p. 3.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Masson; R. Brown (Oct. 1801); Mund (Aug. 1817); La-
lande; Leibold.
In regione austro-oceidentali : In dunis arenosis et in collibus ad pedes
montium Peninsulæ capensis, alt. 20-600 ped., Aug‘-Oct. — Bergius
(1817), Ludwig (1824), Eklon et Zeyher, Pappe, Rehmann, n° 1858, H.
Bolus, n° 3966, P. Mac Owan (1882, Herb. Norm. Austro-Afr., n° 178),
Th. Kässner (1891), R. Schlechter, ne 1338; In montibus Hottentott-
shollands-Bergen. — Eklon et Zeyher, Miss Farnham, Dr R. Marloth;
In solo argillaceo prope Paarl, alt. infra 1000 ped., Sept. — Drège, n° 481;
a TS te
(75) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 943
In arenosis prope Saldanha Bay. — Drège, Bachmann; In arenosis prope
Zwartbosch-Kraal, in ditione Clanwilliam, alt. 4000-5000 ped., Sept. 1894.
— R. Schlechter, ne 5175, Dr A. Penther, P. Krook; In solo argillaceo
prope Tulbagh, alt. c. 400 ped., Aug. 1892. — R. Schlechter; In arenosis
humidis ad pedem montium prope Appelskraal, juxta flumen Rivier-
zonderend, Sept. — Zeyher, n° 3938.
Durch die Behaarung, welche allerdings den Speziesnamen « villosa »
durchaus nicht rechtfertigt, und durch die schwefelgelben Blüthen, mit
den aufsteigenden lateralen Sepalen, ist D. villosa gut charakterisiert, so
dass eine Verwechselung mit anderen Arten fast unmöglich erscheint.
D. Bolusiana Schltr. habe ich zwar einige Male als D. villosa bestimmt
gesehen, doch ist jene bedeutend näher mit D. purpurata Rchb. f. als
mit D. villosa verwandt. Nie habe ich die vorliegende Art so reichlich
wachsend gefunden, als auf lehmigen Abhängen am Fusse des Lions-
Rump-Hügels bei Capetown.
29. Disperis galerita Rchb. f.
Herba humilis, erecta, glaberrima, 10-20 cm. alta; caule stricto, basi
incrassata vaginis 2 erectis arcte appressis, vestito, medio vel dimidio
superiore 2-foliato, apice 2-5-floro; foliis erecto-patentibus ovato-cordatis
aculis, basi semiamplexicaulibus, distantibus, 2-3 cm. longis, infra medium
1,5-1,7 cm. latis; bracteis foliaceis erecto-patentibus ovato-lanceolatis
acutis, flores plus minus superantibus; floribus in genere vix inter majores,
roseis, suberectis, subsecundis; sepalis lateralibus patulis, ima basi connatis,
oblique ovata-oblongis, apice acuminatis deflexis, 0,8 cm. longis, medio
fere 0,4 cm. latis, supra medium sacculo brevi subconico, obtuso, pendulo,
ornatis, sepalo dorsali erecto, galeato, apice acuminalo, dorso in calcar
brevissimum obtusum subconicum dependens, producto, 0,9 cm. alto,
ore oblongo, 0,8 cm. longo; petalis galeæ infra marginem agglutinatis
oblique oblongis obtusis, subfalcalis, basi attenuatis, 0,8-0,9 cm. longis,
medio vix 0,4 cm. latis, labello erecto, usque ad basin libero lineari,
medio vix dilatato auriculato, in processum linearem obtusum apicem
versus angustatumin calcar recurvum, basi liberum, adscendens producto,
labello proprio 0,5 cm. longo, appendice vix 0,6 cm. longo; rostello sub-
quadrangulari convexo-cucullato, marginibus lacerato-serrato, permagno,
brachiis glanduliferis linearibus adscendentibus ; ovario oblongo, glaber-
rimo, À cm. longo, medio 0,5 cm. diametiente.
Disperis galerita Rchb. f., Ot. Bot. Hamb. (1881), p. 102.
Habitat in Africa iropica.
944 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (76)
In regione Abyssinica : In pratis humidis montium, Dewra Tabor, alt.
8500 ped., Aug. 1863. — Schimper, n° 1270.
Die Gestalt des Helmes erinnert mehr an Disa als an die übrigen Dis-
peris-Arten, nämlich dadurch, dass der kurze Sporn deutlich nach unten
gekrümmt ist; etwas Aehnliches findet sich sonst nur noch bei D. disæ-
formis Schltr., einer Art, welche mit D. micrantha Ldl. verwandt ist.
D. meirax, welche habituell der D. galerita gleicht, unterscheidet sich
durch kleinere grünliche Blüten und ein ganz anders gestaltetes Labellum.
Meines Wissens ist D. galerita bisher nur von Schimper gesammelt
worden.
30. Disperis meirax Rchh. f.
Herba pusilla, erecta, glabra, c. 10 cm. alta; caule stricto tereti distanter
bifoliato, apice paucifloro; foliis erecto-patentibus vel suberectis, oblongis
obtusiuseulis vel subacutis, basi amplectentibus, utrinque glabris, 2-3 cm.
longis, medio fere 0,7-4,1 cm. latis, internodia haud æquantibus; bracteis
foliaceis erectis ovalis acutis, floribus paulo brevioribus; floribus in
sectione inter minores, suberectis, virescentibus; sepalis lateralibus obli-
que late oblongo-ovatis obtusis concavis, medio fere brevissime sacculatis,
vix 0,2 cm. longitudine superantibus, sepalo dorsali alte galeato obtuso,
0,6 cm. alto, ore late oblongo obtuso; petalis falcato-genuflexis, suberectis,
oblongis apice obtusis, galeæ agglutinatis, 0,4 cm. longis; labello erecto,
ungue lineari, lamina ambitu lineari, dimidio posteriore apice bifida seg-
mentis obtusis, dimidio anteriore antice obtusa, lamina tota 0,2 cm.
longa, ungui æquilonga; rostello brevi bene lato, marginibus reflexis,
apice obtusissimo; ovario cylindrico, glaberrimo, 0,9 cm. longo.
Disperis meirax Rchb. f., Ot. Bot. Bot. Hamb. (1881), p. 103.
Habitat in Afrika tropica.
In regione Abyssinica : in montibus prope Debr’Erki, alt. 8500 ped.,
Aug. 1852. — W. Schimper, n° 632.
Ueber die Art ist nur sehr wenig bekannt. Sie ist aber leicht von der
verwandten D. galerita Rchb. f. durch die kleinere Blüte und den sehr
verschiedenen Sporn unterschieden. Sie ist bisher nur einmal gesammelt
worden und wahrscheinlich nur in sehr wenigen Exemplaren.
31. Disperis Fanniniæ Harv.
Herba erecta, gracilis, glaberrima, 16-50 cm. alta; caule stricto debili,
basi vaginis acuminatis brevibus vestito, distanver 3-foliato, apice 1-3-floro;
foliis patentibus vel erecto-patentibus cordato-ovaiis vel ovato-lanceolatis
(77) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 945
acutis vel elongato-acuminatis, basi semiamplexicaulibus, infimo 4-8 cm.
longo, infra medium 2-45 cm. latis, superioribus paulo minoribus angus-
tioribusque; bracteis foliaceis cordato-lanceolatis acutissimis, patentibus,
flores æquantibus vel brevioribus, brevissimis, ovarii dimidium sub-
æquantibus; floribus erectis vel suberectis, niveis in genere inter maxi-
mos; sepalis lateralibus divaricato-patulis, oblique oblongis acuminatis
apice deflexis, 1,2 cm. longis, medio 0,6 cm. latis, medio fere sacculo
brevissimo deflexo obtuso, 0,3 cm. alto instructo, sepalo dorsali alte
galeato inflato obtusissimo, 1,6-1,7 cm. alto, 0,8-0,9 cm. diametro, apice
deflexo acuminato, petalis e basi breviter unguiculata subrhombeis apice
obtuse acuminalis, galeæ infra marginem agglutinatis, margine anteriore
obtuse bilobulatis, 1,2 cm. longis medio 0,6-0,7 cm. latis, intus sparsim
papilloso-tuberculatis; labello erecto lineari supra rostellum geniculato-
reflexo, medio atienuato incrassato, apicem versus tenui vix dilatato, apice
truncato subcrenulato, infra medium in appendicem cucullatum deflexum
apice subito genuflexo-erectum, acuminatum, intus nudum productis,
labello 1,4 cm. longo, appendice 0,6 cm. longo; rostello permagno con-
vexo, apice alte bifido, marginibus revolutis crenulato-serratis, brachiis
glanduliferis, abbreviatis, porrecto-deflexis, concavis; ovario cylindrico
gracili 1,8-2 cm. longo.
Disperis Fanniniæ Harv., Thes. Cap. v. II (1863), p. 46, t. 171.
Habitat in Africa australi.
Loco incerto : Mrs. Saunders; Sanderson; Faunin.
In regione austro-orientali : In umbrosis montium Zuurbergen, in
terra Griqualand-Orientalis, alt. 4300 ped., Febr. 1895. — R. Schlechter,
n° 6613; In umbrosis montium Drakensbergen (Nataliæ) 1886, J. M. Wood,
n° 626; In umbrosis prope Van Reenen (Nataliæ), alt. c. 5500 ped., Mart.
1895. — R. Schlechter; in umbrosis montium prope Highlands
(Natalia), alt. c. 6000 ped., Apr. 1895. — R. Schlechter. In umbrosis
montium prope Barberton (Transvaaliæ), alt. 3500-5000 ped., Mart. 1890.
— Thorneroft, W. Culver, n° 51, E. E. Galpin, n° 871; In humosis silvarum
primævarum in monte Houtboschberg (Transvaaliæ), alt. c. 6000 ped.,
Febr. 1894. — R. Schlechter, n° 4462.
Durch den dreiblättrigen Stengel und das grosse kapuzenförmige
«sepelum dorsale» ist D. Fanninize sofort kenntlich.
In ihrer Heimat, im südlichen Süd-Afrika, wächst die Pflanze sehr
häufig auf Felsen in den Bächen der Gebirgswälder.
Die Blüten sind weiss.
946 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (78)
32. Disperis mozambicensis Schltr.
Herba erecta pusilla, glaberrima, 7-13 cm. alta, caule tenui stricto,
distanter trifoliato; foliis ovato oblongis vel ovato lanceolatis acutis vel
subacutis, erecto-patentibus, infimo 1-2 cm. longo, medio 0,7-1 cm. lato,
superioribus paulo minoribus; racemo subcorymboso, paucifloro, bracteis
foliaceis ovalis vel late ovato-ovato-oblongis acutis ovario brevioribus;
floribus in sectione, mediocribus, pallide roseis; sepalis lateralibus e basi
paulo angustata obliquis, oblongis obtusis, subfalcatis, basi quarta parte
connatis, dimidis inferiori in sacculum brevissimum obtusum productis,
1 cm. longis, medio fere vix 0,6 cm. latis, sepalo intermedio refracto,
subhorizontali, anguste lineari, obtusiusculo, cum petalis agglutinatis
galeam obovato-oblongam obtusum formante, 1,4 cm. longo, 0,1 cm. lato;
petalis concavis lanceolato-falcatis subacutis, margine anteriore paulo
ampliatis, 1,3 cm. longis, medio fere 0,5 cm. latis; labello erecto, ungue
angustissime lineari, subito bifurcato tenuiter puberulo, lamina antice
elongato-filiformi subito dilatato suborbieulari, facie superiore papillosis
carnosis ornato, labelli ungue 0,3 cm. longo, lamina apice bifurca antice
lobo suborbiculari inclusa omnino 0,6 cm. longo, lobo antico vix 0,2 cm.
diametro, caruncula 0,1 cm. alla; rostello convexo apice retuso, loculis
breviore, brachiis cartilagineis paulo tortis, falcato-porrectis; ovario sub-
cylindrico, glaberrimo apice rostrato 0,9 cm. longo.
Disperis mozambicensis Schltr. in Engl., Bot. Jahrb. vol. XXIV (1897),
p. 428.
Habitat in Africa tropica.
In regione orientali : In fruticetis humidis prope Beira ad ostium
fluminis Pungwe, Apr. 1895. — R. Schlechter.
D. mozambicensis ist mit D. Reichenbachiana Welw., einer nicht sehr
gut bekannten Art, verwandt. Die Gestalt des Labellums schliesst eine
Idendität völlig aus.
33. Disperis comoorensis Schltr.
Herba gracilis, erecta, glaberrima 17 cm. alta, caule subflexuoso debili
basi incrassata vagina acuminata brevissima vestilo, distanter 3-foliato;
foliis lanceolatis acutissimis sessilibus, inferiore subcordato, 4 cm. longo,
infra medium 1,5 lato, superioribus semsim minoribus angustioribusque;
bracteis erecto-patentibus subfoliaceis, Janceolatis, acuminatis, ovario brevi-
oribus; floribus roseis, subcorymbosis, in genere mediocribus, erectis vel
suberectis; sepalis lateralibus porrectis, oblique subfalcato-oblongis obtusis
dimidio inferiore brevissime obtuse sacculatis 0,7 cm. longis, medio 0,3
Be SAT RR IE RP
0
(79) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 947
latis, sepalo dorsali anguste lineari obtusiusculo resupinato 0,9 cm. longo,
vix 0,1 cm. lato; petalis sepalo postico infra marginem agglutinatis, oblique
lineari-oblongis obtusiusculis sepalo postico æquilongis, infra medium
0,2 cm. latis; labello erecto lineari-ligulato libero, apice terlia parte bifido;
segmentis erectis obtusis, medio antice in processum arcuato-adscendentem
graciliter unguiculatum, subpeltatum, lamina carnosa sigmoidea utrin-
que obtusa papillosa, labello proprio 0,3 cm. longo, unguiculo 0,3 cm.
longo, lamina horizontali 0,3 cm. longa; rostello alte bipartito latissimo
lobis obtusis, brachiis glanduliferis arcuato porrectis, ovario gracili cylin-
drico, c. 1 cm. longo, subrostrato.
Disperis comoorensis Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XXIV (1897),
p. 429.
Habitat in insulis Comoro.
Loco speciali haud indicato-Bang.
Eine äusserst interessante Art, welche mir nur in dem einzigen Exem-
plare meines Herbars bekannt ist! Ich möchie sie in die Nähe der D.
mozambicensis Schlir. und der D. neilgherrensis Wight verweisen, mit
denen sie in der Struktur des Labellums einige Aehnlichkeit besitzt.
Wie mir der Entdecker, Herr Bang, angab, sind die Blüten hellrosenrot.
$ 2. Anaphyllum Schltr.
Schlüssel der | Arten.
A. Helm in einen Sporn auslaufend.
I. Sporn gebildet durch die Verklebung der Petalen mit dem mittleren
Sepalum.
a. Sporn bogenförmig aufsteigend . ....... 34. D. Kerstenii Rchb. f.
b. Sporn abstehend, gerade............ 39. D. kamerunensis Schltr.
c. Sporn an der Spitze etwas nach unten gekrümmt.
36. D. nemorosa Rendle.
II. Sporn nur vom mittleren Sepalum gebildet.
a. Blätter dicht über dem Boden, Labellum mit gerader Platte.
37. D. Woodii Bol.
b. Blätter an der Mitte des Stammes, Labellum fadenförmig an der
Spitze zurücksehogen .... ....... 2.22... 38. D. anthoceros Rchb. f.
B. Helm nicht gespornt.
I. Labellum mit zwei sehr schmalen, zurückgebogenen Schenkeln.
39. D. virginalis Schltr.
II. Labellum mit zwei sichelförmigen Schenkeln und einem zungenförmigen
Anhansselrım Rront.......... 2... ern. 10. D. oppositifolia Sw.
948 _ BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (80)
34. Disperis Kerstenii Rchh. f.
Herba erecta, gracilis, glaberrima, c. 20 cm. alla; caule debili stricto,
basi vagina acuminata, arcte appressa, brevissima vestito, infra medium
bifoliato apice 2-3-floro; foliis suboppositis patentibus late ovatis acutis,
3-3,5 cm. longis, medio fere 2,5-3 cm. latis; bracteis lanceolatis vel ovato-
lanceolatis acutis vel acuminatis, foliaceis, patentibus vel erecto-patenti-
bus, ovario æquilongis vel multo brevioribus; floribus in genere medio-
cribus niveis, erectis vel suberectis, sepalis lateralibus subdivaricatis, basi
attenuatis, oblique subspatulato obovatis, apice breviter atque obtuse api-
culatis, 1,1 cm. longis, infra apicem vix 0,6 em. latis, medio calcare sub-
conico obtusiusculo, divaricato, pendulo, ore latissimo 0,4 cm. alto, donatis,
sepalo dorsali, angustissimo, apice deflexo acuminatissimo, galea arcuato-
subincurvata, 0,9 cm. alto, ore oblongo, 0,6 cm. longo, petalis falcatis
unguiculatis margine anteriore lobulatis lobulo subtriangulari obtusius-
culis, apice producto cum sepalo postico alte coalitis, infra marginem
1 cm. longis; labello angustissime lineari, in galeam alte adscendente,
tertia parte superiore subito refracto bicruri, cruribus linearibus deflexis
infra apicem sensim dilatatis, apice inæqualiter bilobulatis, lobulis diva-
ricatis, anteriore lineari-subulato posteriore abbreviato triangulari, labello
indiviso 4,1 cm. longo, cruribus 0,5 cm. longis; rostello circuitu late
oblongo alte bifido, lobis obtusis, medio sulcato, marginibus reflexis,
brachiis glanduliferis porrectis, rectis; ovario gracili, cylindrico, 1,1 cm.
longo, glaberrimo.
Disperis Kerstenü Rchb. f., Ot. Bot. Hamb. (1881), p. 102.
Habitat in Africa tropica.
In regione centrali : In monte Kilimandjarov. Höhnel (in Herb.
Schweinfurth); Dr Kersten.
D. Kerstenii gehört zu den Arten, deren eigentümliche Helmbildung
ich bereits in Engl. Bot. Jahrb. v. XXIV, p. 431, beschrieben habe, wobei
ich auch zugleich die Unterschiede der einzelnen Arten hervorgehoben
habe.
39. Disperis kamerunensis Schlir.
Herba erecta, gracilis, gtaberrima, 20-35 cm. alta; caule stricto, basi
incrassata vaginis 1-2-acuminatis, brevissimis, vestito; supra medium
2-foliato, apice 2-4-floro; foliis patentibus suboppositis subcordato-
ovatis, acutis vel breviter acuminatis, 4-5 cm. longis, infra medium 2.8-
4 cm. latis, superiore vix minore; bracteis patentibus vel erecto-patenti-
bus lanceolatis vel ovato-lanceolatis, acutis vel acutissimis, foliaceis,
(81) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 949
ovarium superantibus vel brevioribus; floribus erectis vel suberectis, in
genere mediocribus niveis; sepalis lateralibus porrectis e basi angustata
oblique oblongis obtusis vel potius oblique spathulatis, apice persæpe
brevissime apiculatis, infra medium sacculo brevissimo obtusissimo
donatis, 0,8 cm. longis medio fere 0,5 cm. latis, sepalo postico anguste
lineari e basi adscendente patente, medio subito refracto, cum petalis
connatis galeam calcariformem subinfundibularem formante, galea 1,1-
1,2 cm. longo, ore c. 0,5 cm. longo; petalis decumbentibus oblique
oblongo-ligulatis, marginibus sepalo postico agglutinatis, facie anteriore
libera bilobulatis, lobulis triangularibus, superiore majore subacuto;
labello anguste lineari supra antheram in galeam reflexo, deinde subito
refracto in laminam linearem apice contractam subtus papillosam basi
appendiculo brevi ligulato ornatam producto, labelli ungue lineari 0,6 cm.
longo, lamina 0,4 lata; rostello satis amplo apice breviter emarginato,
brachiis cartilagineis tortis deflexo-porrectis; ovario subcylindrico, glaber-
rimo, 0,9-1 cm. longo.
Disperis kamerunensis Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XXIV, p. 451
(1897).
D. Preussü Rolfe, in Fl. Trop. Afr. v. VII, p. 291 (1898) !.
Habitat in Africa tropica.
In regione kamerunensi : In silvis primævis prope Bula, alt. 3500-
4000 ped., Sept. 1891. — Dr Preuss, n° 609.
Eine niedliche Art aus der näheren Verwandtschaft von D. memorosa
Rendle und D. Kerstenü Rchb. f. Wie bei diesen beiden wird auch hier
der Helm durch Verwachsen des sepalum dorsale mit den Rändern der
Petalen gebildet, eine äusserst auffallende Bildung, welche ich bisher
nirgendwo bei den Orchidaceen beobachtet habe. Von D. nemorosa
unterscheidet sich D. kamerunensis durch den graden, nicht etwas nach
unten gekrümmten Sporn und durch das Labellum, welches bei D. me-
morosa bedeutend länger und an der Spitze fast dreieckig verbreitert ist.
D. Kerstenüi besitzt einen aufsteigenden Sporn und: ein von der Mitte
aus deutlich zweischenkeliges Labellum.
D. kamerunensis, welche nach Angabe des Samnlers, Dr Preuss, weisse
Blüten, die zuweilen mit roten Punkten geschmückt sind, besitzt, ist
mir nur aus der obigen Sammlung aus dem Kamerun-Gebiete bekannt
geworden.
! Anm. Die Rolfe’schen Beschreibungen der afrikanischen Disperis-Arten in
der Flor. Trop. Afr. konnten leider nicht mehr aufgenommen werden. Mit Aus-
nahme der D. Preussii sind keine Novitäten darunter.
950 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (82)
36. Disperis nemorosa Rendle.
Herba erecta, tenella, 15-20 cm. alta; glaberrima; caule stricto, debili,
ima basi vaginis 2-3 minutis acuminatis, vestilo, supra medium vel
medio fere 2-foliato, apice paucifloro; foliis suboppositis, ovatis, vel rhom-
boideis acutis vel acuminatis, subsessilibus, 3,5-5 cm. longis, medio fere
2-3 cm. latis; bracteis patentibus vel erecto-patentibus foliaceis, lanceo-
latis aculis, ovarium nunc superantibus, nunc subæquantibus; floribus
erectis subcorymbosis, illis D. anthoceros R. f. æquimagnis, albidis, more
generis tenuissimis; sepalis lateralibus porrecto-patulis e basi angustata
oblique lanceolatis acutis vel acuminatis, infra medium sacculo perbrevi
obtuso ornatis, c. 0,7 cm. longis, sepalo postico anguste lineari, elongato,
cum petalis in galeam calcariformem patentem, apicem versus patulam
obtusam, coalito, galea vix 1 cm. longitudine excedente, ore 0,5 cm.
longo; petalis obliquis e basi oblonga productis, lineari-ligulatis obtusis,
marginibus cum sepalo postico omnino coalitis, antice rotundato lobatis;
labello tenuissimo, angustissimo, e basi anguste lineari adscendente,
supra rostellum in galeam incurvo, apice squellato, subito refracto,
lineri-elongato, apice trilobulato, parte refracto fere 0,7 cm. longo; rostello
amplo, brachiis porrecto-patulis, apice cartilagineis adscendenti-incurvis;
ovario subcylindrica c. À cm. longo, glabro.
Disperis nemorosa Rendle, in Journ. Bot. (1895), p. 297.
Habitat in Africa tropica.
In regione centrali : In silvis primævis, prope Wimi, in monte Ruwen-
zori, alt. c. 7000-8000 ped., Jan. 1894. — Scott. Ellioth, n° 794%.
Wie bereits unter D. kamerunensis Schlir. erwähnt, ist jene mit der
vorliegenden Pflanze verwandt, unterscheidet sich aber durch den Helm
und das Labellum.
Die Blüten sind weiss.
37. Disperis Woodii Bol.
Herba pusilla erecta, 5-20 cm. alta, glaberrima; caule debili stricto,
basi incrassata vaginis membranaceis, 1-3-acuminatis vestito, supra basin
bifoliato, apice 1-2-floro; foliis suboppositis patentibus ovatis vel ovato-
lanceolatis acutis basi semian.nlexicaulibus, 1-2,5 cm. longis, infra medium
0,8-1,2 cm. latis, subæquimagnis; bractea erecta ovata acuta vel acuminata,
ovarium duplo longius, basi amplectente; floribus in genere mediocribus
roseis, galea dorso purpurea, erecta; sepalis lateralibus porrecto-patulis,
basi plus minus connalis, circuitu oblique ovato- vel lanceolato-oblongis,
acuminatis, supra medium in sacculum brevissimum obtusum late coni-
we
(83) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 951
cum produetis, 0,5 cm. longis, medio vix 0,3 cm. longis, sacculo vix 0,2 cm.
allo, sepalo postico erecto infundibulari-galeato, apice deflexo breviter
acuminato, galea 1,2-1,7 cm. alta, ore subrotundo, apice retusa 0,5-0,6 cm.
diametro; petalis galeæ sub margine agglutinatis oblique late ovato-
falcatis, apice incurvo-acuminatis, margine anteriore valde ampliatis,
rotundato-lobatis, 0,6 cm. longis, infra medium 0,4 cm. latis; labello
ereclo lineari, apice paulo dilatato, mcrassato, appendice lineari in galeam
adscendente, apicem versus attenuato, summa apice incrassato, bifido,
in ligulam refractam brevissimam linearem acutam tenuissimam producto,
basi in lacinulam ovatam acuminatam, labello proprio angustiorem dila-
tato, labello toto vix 1 cm. longo, quorum 0,4 cm. labelli proprü, 0,6 cm.
appendicis; rostello permagno convexo, marginibus reflexis, apice rotun-
dato obtusissimo, brachiis glanduliferis brevibus porrecto-deflexis; ovario
oblongo, glaberrimo, 0,7 cm. longo, 0,4 cm. diametiente.
Disperis Woodii Bol. in Journ. Linn. Soc. Bot. v. XXII (1887), p. 78,
t. 1, f. 18-22; Ic. Orch. Austr. Afr. v. I, pars. 2, t. 92 (1896).
Disperis Mackenü Harv., Thes. Cap. II (1863), p. 46 (nomen).
Habitat in Africa australi.
In regione austro-orientali : In Natalie loco speciali haud indicato-
Macken; Sanderson, n° 1010; In collibus graminosis, Inanda (Nataliæ),
alt. c. 2000 ped., Apr. — J. M. Wood, n° 127; In monte Noodsberg
(Naialiæ), Majo. — J. M. Wood, n° 127; In graminosis prope Durban
(Natalie), 50-200 ped., Jul. 1893. — R. Schlechter, n° 2943.
D. Woodi ist von den anderen Arten dieser Sektion durch die beiden,
dicht über dem Grunde, nicht auf halber Höhe des Stengels stehenden,
Blätter verschieden. In der Struktur der Blüten zeigt sich entschieden
Aehnlichkeit zur D. stenoglossa, welche aber infolge der nicht genäherten
Blätter zu Eu-Disperis gehen muss. Bei D. stenoglossa ist ausserdem der
spornartige Helm bedeutend kürzer als bei D. Woodü und das Labellum,
sowie das Rostellum beider Arten etwas verschieden.
Die Blüten sind rosensot.
Bisher ist D. Woodi nur von der Küstenregion in Natal bekannt
geworden, wo sie auf grasigen Hügeln, besonders am Rande von Ge-
büschen wächst.
38. Disperis anthoceros Rchb. f.
Herba tenella, erecta, glaberrima, 8-30 cm. alta; caule stricto, debili,
ima basi conspicue incrassata vaginis 2-3 brevibus acuminatis, vestito,
supra medium 2-foliato, apice 1-5-floro; foliis suboppositis, subsessilibus,
952 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (8%)
late ovatis vel ovalo-lanceolatis acutis vel subacuminatis, superiore
inferiori paulo angustiore 1,5-4,5 cm. longis, supra basin 1,3 cm. latis;
bracteis erecto-patentibus foliaceis, ovatis vel ovato-lanceolatis acutis,
ovario subduplo vel plus duplo brevioribus; floribus in genere mediocri-
bus niveis erectis; sepalis lateralibus porrecto-patulis, basi usque infra
medium connatis, e basi angustata oblique late ovatis subfalcatis, obtu-
siusculis, 0,7 cm. longis, medio fere vix 0,5 cm. latis, infra medium
sacculo brevi conico obtusiusculo donatis, sacculo 0,2 cm. alto, sepalo
dorsali erecto infundibulari galeato, 1,3-15 cm. alto, apice porrecto
breviter acuminato, ore ovato 0,8 cm. longo; petalis galeæ infra marginem
agglutinatis, oblique subtriangularibus genuflexo-falcatis obtusis, galeæ
ore æquilongis, medio vix 0,5 cm. latis; labello erecto in galeam alte
adscendente, angustissime lineari, apice inflexo pendulo, trilobulato, con-
duplicato, lobulis subtriangularibus obtusiusculis, lateralibus divaricatis,
intermedio erecto, intus basi papillosis, labello toto 1-1,2 cm. longo,
lobulis vix 0,1 cm. longis; rostello permagno medio sulcato, marginibus
reflexis, apice breviter exciso, brachiis glanduliferis brevibus orbiculariter
inflexis; ovario subeylindrico, glaberrimo, 1,3-1,5 cm. longo.
Disperis anthoceros Rchb. f., Ot. Bot. Hamb. (1881), p. 103.
Habitat in Africa australi et in Africa tropica.
In Africæ australis regione austro-orientali : In umbrosis prope flumen
Tugela (Natalie). — J. M. Wood, n° 4545; In umbrosis prope Hilton, alt.
c. 4000 ped., Febr. 1894. — J. M. Wood, n° 5249; In umbrosis montium
prope Barberton (Transvaaliæ), alt. 3000 ped., Mart. 1890. — W. Culver‘
n° 46; In silvis primævis montis Houtboschberg (Transvaaliæ), alt.
6000 ped., Februar 1894. — R. Schlechter, n° 4469.
In Africæ tropicæ regione Abyssinica :
In clivis montium, Sanka Berr, alt. 6500 ped., Sept. 1863. — Schimper,
n° 1295.
Die geographische Verbreitung der Art steht wohl einzig in der Gattung
da. Ursprünglich wurde D. anthoceros aus Abyssinien beschrieben, ist
nun aber an verschiedenen Stellen im südöstlichen Gebiete Süd-Afrikas,
in Natal und Transvaal, sefunden worden. Eine Verbindung zwischen
den südafrikanischen und dem abyssinischen Standorte ist noch nicht
gefunden worden, sie wäre wohl in den Gebirgen des Nyassalandes und
des deutsch-ostafrikanischen Gebietes zu suchen, doch sind von dort
noch keine Exemplare eingegangen.
Die Blüten sind reinweiss.
RAT
(85) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEÆ. 953
39. Disperis virginalis Schlir.
Herba erecta pusilla, glaberrima, 10-25 cm. alta; caule stricto, debili,
basi incrassata vaginis 2 brevissimis acuminatis vestito, medio vel supra
medium bifoliato, apice 1-3-floro; foliis horizontalibus patentibus sub-
oppositis subcordato-ovatis acutis, reticulato-venosis, inferiore subpetiolato,
2,5-5 cm. longo, supra basin 2-3,5 cm. lato, superiori paulo minori;
bracteis foliaceis ovatis vel lanceolatis acutis, foliaceis erecto-patentibus
patentibusve, ovario subæquilongis vel duplo brevioribus; fioribus in
genere mediocribus niveis, erectis, vel suberectis; sepalis lateralibus
porrecto-patulis, eircuitu oblique oblongo-obovatis subfalcatis obtusis,
medio fere in calcar subeylindricum divaricato-pendulum subareuatum
oblusiusculum productis, 0,8 em. longis, supra medium 0,4-0,5 cm. latis,
sepalo postico galeato fornicato apice porrecto acutissimo, dorso subgib-
boso 0,7 cm. alto, ore oblongo 0,6 cm. longo, petalis oblique rhomboideo-
falcatis acutis, 0,7 cm. longis, dimidio inferiore in lobum rotundato-
rhomboideum obtusum ampliatis; labello erecto anguste lineari, infra
medium utrinque ala brevi subtriangulari obtusa donato, supra rostellum
recurvato, infra apicem bieruri, cruribus parallelis cuneatis, atruncato-
retusis (lobulis obtusis) erectis glabris, intus basi dense papillis elongatis
piliformibus vestitis, labello toto 0,9 cm. longo, cruribus 0,3 cm. longis,
apice 0,2 cm. latis; rostello antheræ paulo majore, circuituo subtriangu-
lari, marginibus reflexis apice bifido, lobis obtusis, brachiis glanduliferis
subtortis, apice paulo dilatatis; gracilibus, ovario cylindrico glaberrimo
0,8 cm. longo.
Disperis virginalis Schltr., in Engl. Bot. Jahrb. v. XXIV, p. 431 (1897).
Disperis Kerstenü Schltr., in Engl. Jahrb. v. XX (1895), Beibl. 50,
p. 43 (nec. Rchb. f.)
Habitat in Africa australi.
In regione orientali : In silvis primævis in monte Hontboschberg
(Transvaaliæ), all. 6700 ped., Febr. 1894. — R. Schlechter, n° 4453.
Dies ist die Pflanze, welche von mir früher fälschlich als D. Kerstenü
bestimmt worden war, da sie mit der Beschreibung auffallend gut über-
einstimmte. Nun aber, nach Besichtigung des Originals, sehe ich, dass
beide Arten durchaus verschieden sind. D. Kerstenü bildet durch Ver-
wachsen der Petalen mit dem sepalum dorsale einen aufsteigenden Sporn,
der aber hier vollständig fehlt. Das Labellum ist bei beiden Arten zwar
ähnlich, doch sind die Schenkel desselben bei D. Kersieniüi bedeutend
länger als bei D. virginalis.
Die Blüten beider Arten sind reinweiss.
BULL. HERB. BoIss., décembre 1898. 64
954 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (86)
D. Kerstenii wächst auf dem Humus der Urwälder auf dem Horstbosch-
Gebirge in Transvaal; daselbst sammelte ich sie in Gemeinschaft mit
der D. anthoceros Rchb. f. in reichlicher Menge.
40. Disperis oppositifolia Sw.
Herba erecta, pusilla, glaberrima, 8-17 cm. alta: caule stricto vel sub-
stricto, debili, hasi incrassata vaginis 2-4 brevibus arcte vaginantibus
acuminalis, vestito, dimidio superiore bifoliato, apice 1-5-floro; foliis sub-
oppositis patentibus, ovato-lanceolatis vel lanceolato-triangulis acutis,
subsessilibus, subæquimagnis, 1,5-3,5 cm. longis, infra medium 1-2 cm.
latis; floribus subcorymbosis, in genere vix inter mediocres, erectis vel
suberectis; sepalis lateralibus patulis, basi plus minus connatis, e basi
angustata oblique lanceolato-ellipticis acutis, 0,8-0,9 cm. longis, supra
medium 0,4 cm. latis, medio fere sacculo brevissimo obtuso donatis,
sepalo dorsali lineari apicem versus angustato obtusiusculo, cum petalis
infra marginem sepali dorsalis agglutinatis, semi-ovalis acutis basi semi-
cordatis, concavis, sepalo dorsali æquilongis (0,8 cm. longis), medio fere
0,4 cm. latis, galeam obtusam concavam formante; labello erecto, e basi
lineari, rostello alte adnato, medio fere utrinque auriculo minulo denti-
formi acuto, ornato, apicem versus supra rostellum recurvo, dilatato, apice
bicruri, cruribus semilunato-divergentibus, linearibus, dense papillosis
apice incrassatis, infra apicem antice in apendicem dentiformem acutum
refracto-decurvum, producto; rostello satis magno transverso, apice
retuso, marginibus reflexis; ovario gracili, subcylindrico, apice rostrato,
1,1-1,3 cm. longo, glaberrimo.
Disperis oppositifolia Smith, in Ree’s Cyel. XI (1809), n. 6; Ldl., Gen.
Spec. Orch. (1839), p. 371; S. Moore, in Bak., Fl. Maur. Seych. (1877),
p. 331.
Dryopeia oppositifola Thouars, Orch. Afr. (1822), t. 1; A. Rich., Orch.
Maurit. (1828), p. 35.
Disperis Humblotu Rchb. f. in Flora (1885), p. 377.
Habitat in insulis Comoro, Mascarensibus et Madagaskar.
In insulis Comoro : Loco speciali haud indicato. — L. Humblot, no 248.
In insulis Mascarensibus : In umbrosis in cacumine montis «The
Pouce» appellatæ. — Ayres; Quartier Militair et Anse Courtois, in insula
Maurilius. — Bojer, Capt. Carmichæl, Comerson; In insula Borbonia. —
Thouars.
In insula Madagascar.
Loco incerto : Thouars.
(87) RUDOLF SCHLECHTER. MONOGRAPHIE DER DISPERIDEA. 955
In regione centrali : Ankafina. Deans Cowan.
Reichenbach publizierte 1885 in der Flora eine neue Disperis unter
dem Namen D. Humblotü; es ist mir nicht möglich gewesen, das Original
der Art zu erkennen, da Reichenbach keine Nummer angiebt, seine
Beschreibung aber sich auf fast alle östlichen Disperis anwenden liesse,
wohl aber habe ich in der Humblot’schen Sammlung D. oppositifolia
vorgefunden. Da diese nun offenbar die einzige von Humblot gesammelte
Disperis ist, so habe ich nicht gezögert, D. Humblotü Rchb. f. als zweifel-
haften Synonym hier aufzunehmen.
Species mihi ignotæ.
44, Disperis cordata Sw. in Act. Holm. (1800), p. 218; Ldl.,
Gen. Spec. Orch. (1839), p. 371.
Disperis discolor Frapp., in Cordemoy, Fl. Ile. Reunion (1895), p. 254.
Dryopeia discolor Thouars, Orch. Afr., t.2, A. Rich., Orch. Maur., p. 36.
Habitat in Insula « Mauritius». — Thouars; A. Richard.
42. Disperis Reichenbachiana Welw. in Flora (1865), v.
XLVII, p. 180.
Habitat in Africa tropica.
In regione Angolensi : Huilla-Welwitsch.
43. Disperis guttata Frapp., in Cordemoy, Fl. Ile. Reun. (1895),
p. 254.
Habitat in Insula «Reunion» : In umbrosis elevatis prope St.-Pierre.
— Trampon.
956
FOUGERES DE MENGTZE
YUNNAN MERIDIONAL (CHINE)
PAR
H. CHRIST, Bâle.
(Suite.)
Hymenolepis.
67. HA. spicata (L. f.) Prsl.
11461. Mengtze S. E. forests 5000!. On a tree.
Drymoglossum.
68. D. carnosum Hook.
9869. Mi-le. District.
11372. Mengtze woods 5000’.
Pteris.
69. P. longifolia L.
10091. Mengtze S. Mts. 4500’.
70. P. excelsa Gaudich.
10152. Mengtze S. Mts. 6000’.
71. P. longipinnula Wall.
9003. Mengtze S. Mts. 6000’.
N
/
7
/
N
Y
|
H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 95
72. P. cretica L.
Type, à pinnæ fertiles larges de 6 à 7 mm.
9911B. Mengtze E. Mts. 6000”.
Forme exactement entre le type et P. pellucida Prsl.
10267. Mengtze. Mts. to S. W. 6000”.
73. P. Henryi n. sp.
Pteridi dactylinæ Hook. omnino similis, sed pinnis non palmatis
ex apice stipitis oriundis, pinnatis uti in typo P. creticæ.
Pinnæ 4 mm. latæ, papyraceæ longe caudatæ acumine tenuis-
simo dentato.
93m.
9911 A. Mengtze 5500”.
74. P. Yunnanensis n. Sp.
Litobrochia.
Maxima. Planta 2 m. longa, stipite 1 m. alta, pennæ cygni cras-
sitie et ultra, cum rachi brunneo-rufo, scaberulo, folio 1 m. longo
25 cm.lato, oblongo, pinnis alternis, sessilibus, e basi 22 mm. lata
lanceolatis, acuminatis, apice dentato-pinnatifidis, cæterum usque
ad alam angustam ineisis, lobis infimis liberis, integris aut ad
apicem crenulatis, lineari-lanceolatis, 12 mm. longis 4 mm. latis
obtusiuseulis 20 ad 15 utroque latere, sinu angusto separatis,
nervis areolam magnam secus costam areolasque multas in lobis
efformantibus, soris latis rufobrunneis sinum sequentibus sed
apicem loborum haud attingentibus. Indusium tenerum angustum
brunnescens soro crasso mox tectum. Planta obscure viridis, her-
bacea, paginis nudis.
Plante bien plus grande que P. marginatum Bory, à stipe ferme,
dur, simple.
9003. Mengtze Mts. 6000’. Fern 6’ high, fronds 3’ long.
Adiantum.
75. A. pedatum L.
var. glaucinum n. var.
Differt a typo pinnulis angustioribus, acute triangularibus,
subtus cœruleo-glaucis.
9266. Mengtze Mts. to S. W. 7000’.
76. A. Balansæ Baker, Journ. bot. 1890. 262.
10166. Mi-l& district.
958 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (24)
77. A. caudatum L.
10166. Mengtze woods on rocks in shade 4600’.
78. A. lunulatum Burm.
9468. S. of Red River from Manmei.
Forme très grande, non radicante, à pinnæ longuement pedicel-
lées, de 4 em. sur 2 cm., à bords presque entiers et à sores
presque continus.
Cheilanthes.
79. C. farinosa Kefs.
9826. S. of Red River from Manmei 6000’.
Forme sans farine blanche, allongee.
9827. Mengtze E Mts. 6000’.
Forme courte, largement deltoide, très blanche.
9080. "Forme blanche, très trapue, à segments larges.
80. C. patula Baker, Journ. bot. 1888, 225.
Fort voisin de C. subvillosa Hk., plus simple, lobes plus larges.
9958. Mi-lê District Mt. forest.
81. C. argentea (Gm.) Hook.
9976. Mengtze E. Mts. 6000 on rock.
var. obscura Christ nuov. giorn. bot. Ital. n. s. 4, I, 88.
9491. Mengtze, ravine 4700’ on rocks.
Cette forme sans farine a été déjà trouvée au Shen-Si par
Giraldi.
Onyéhium.
82. O. Japonicum Kxe.
9510. Mengtze 4600’.
Woodwardia.
83. W. radicans Sw.
9296. Mengtze 4800’ bank of streamlets.
Blechnum.
84. B. orientale L.
10139. Mengtze S. E. Mts, 5000’ margin of forest.
L1 RES
85.
86.
87.
88.
90.
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 959
Plagiogyria.
P. adnata (Bl.).
9036. Mengtze Mt. Wood to S. E. 6000”.
Asplenium.
A. Grevillei Hook.
10116. Mt. Woods to S. of Mengtze 6000’.
10116A. S. E. Mt. forests.
A. ensiforme Wall.
9752. S. of Red River from Manmei 7000”.
9752 A.
10045. Mengtze Mt. Woods 8500’ on tree.
9416. Mengtze S. Mts.
Des formes très différentes, à feuilles 2'/. em. et de 8 mm. de
large, à sores très courtes jusqu’à 2 cm.
A. tenurfolium Don.
Forme à lobes très étroits, port de Polypodium dareæforme
Hook.
10107. S. of Red River from Manmei 7000”.
. A. grandifrons n. Sp.
10108. S. of Red River from Manmei 7000.
Voyez la diagnose de cette plante dans la troisieme partie de
ce travail.
A. erinicaule Hance.
Plante très variable, à l’état jeune présentant la forme décrite
par Baker, Synops. fil. ed. II, 209, à pinnæ très petites, obtuses,
mais se trouvant aussi dans des formes très grandes, à pinnæ
allongées, pointues, jusqu’à 11 em. de longueur et 12 mm. de lar-
geur.
Plante faiblement caractérisée, voisine de À. falcatum Lam., recon-
naissable à ses poils hispides, noirs, étalés, de 3 mm. de longueur,
qui couvrent le stipe et toute la rachis, et les lobes très peu profonds.
10591, 11540. Mengtze S. E. et S. W. forests 5000’ à 6000’.
11939. Szemao dark ravine 4500’.
96
Oil
95
94
95
IM.
98.
32.
0 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (26)
. A. Wightianum Wall.
9778. Mt. woods to S. of Mengtze 6000’.
9778A. S. W. Mounts. 6000”.
. A. Finlaysonianum Wall.
10590. Mengtze S. E. Mt. forests 6000’.
. A. varians Hook. Gr.
9925A. Mengtze E. Mts. 6000’.
9056. Mengtze Mts. to S. E. 6000’.
9056A. E. Mts. 6000”.
. A. Pekinense Hance.
9925. Mi-lé. District.
. A. Yunnanense Franchet Bullet. Soc. bot. franc. 32, 28 me paraît
peu différer d’A. fontanum Benth. v. exiguum Bedd.
10106. Mengtze E. Mts. 6000.
10106A. W. Mts. 7000’. On rock.
. A. normale Don.
Forme grande, à oreillettes fortes, imbriquées, à sores grands
longs de 4 mm., à pointe de la feuille prolifere.
10104. $. of Red River from Manmei 7000’.
A. resectum Sw.
10339, 10339A. Mengtze mts. to S. L. 6000’. Forme très
grande, piinæ de 5 à 6 cm., à sores rangés vers la pointe de la
pinnæ, courts, épais, saillants. Rachis verte.
9068. Mengtse S. E. Mts. 7000”.
9068 A. K\ of Red-River from Manmei 6000”.
Forme peñite, flasque, à rachis noire, à sores s'étendant sur
toute la pinna. \
HA. planicaule Wal.
9743. S. ofRed River from Manmei 7000’.
9743A. Ibid. 6000’.
A. rutæfolium Kze.
Forme très radicante, émettant des stolons de la pointe de
toutes les feuilles.
9228. Mengtze S. Mts. 6000”.
100. A. Trichomanes L.
Forme à pinnæ distantes, fortement auriculees.
10344. Mengtze S. W. Mts. 6000’.
(27) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 961
Allantodia.
101. À. Javanica BI.
10355. S. of Red River from Manpan 4400’. In shaded ravine.
10355 A. Mengtze S. W. mt. forests 5000’.
Diplazium.
102. D. esculentum (Retz.) Sw.
10296. Mengtze N. mts. 6000’.
103. D. Bantamense BI.
10430. Mengtze mt. forests to S. E. 5000”.
104. D. latifolium Don.
9014. 10084. Mts. of Mengtze. 6000”.
105. D. megaphyllum (Bak.) Journ. bot. 1890. 264.
10403. Mengtze mts. to S. E. in forest. 5000”.
106. D. Japonicum (Thnbg.)
Forme très grande, à sores de longueur presque égale, jusqu’à
7 mm.
10338. Mengtze mts. to S. E. 5000’.
Athyrium.
” 107. A. thelypteroides (Mich.)
Var. Henryi n. v.
\ Differt à typo Himalayensi basi stipitis squamis longis patentibus
lanceolato-subulatis atrofuseis vestita, folio basi haud attenuato
sed deltoideo, pinnis primis posterioribus æquilongis. Sori haud
diversi.
10101. Mengtze S. W. mt. forests 5000.
\” 108. À. roseum n. Sp.
Rhizomate crasso erecto cum basi stipitum squamis nigrescenti-
bus lanceolato-subulatis dense vestito, stipitibus parce fasiculatis,
supra uti tota planta nudis, debilibus erectis cum rachibus roseis
lucentibus 22 em. longis, folio 35 cm. longo 15 em. lato deltoideo-
ovato acuminato bipinnato, ultimis pinnis non reductis, pinnis
patentibus apice sursum curvatis fere paribus caudato-acuminatis
962
109.
110.
111.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (28)
10 cm. longis, 17 mm. latis, rachi libera in apice solummodo
pinnatifida, pinnulis confertis fere imbricatis 16 ad 20 utroque
latere oblongis obtusissimis infra truncatis supra angulo recto
auriculatis (auricula obtusa) acute et fere aristate crenulatis. Tex-
tura herbaceo-flaceida, colore pallido.
Nervis in pinnulis pinnatis confertis hine inde furcatis, soris
paueis, medialibus costulæ pinnulæ adpressis crassis atrobrunneis
leviter curvatis oblongis magnis confluentibus, indusio angusto
flaccido pallido.
9918. Mengtze mts. to N. 5000”.
Espèce du groupe de À. thelypteroides pour les pinnules non
divisées, mais très originale par son oreillette qui donne à la
pinnule le pourtour d’une pinnule d’Aspidium aculeatum. Les sores
brun foncé, rares, mais se fondant entre eux sont de même très
caractéristiques.
A. umbrosum J. Sm.
var. bellum (C. B. Clarke) fil. N. Ind. Tab. 63, 2.
10837. Mengtze S. W. mts. forests 5000’.
var. australe (R. Br.)
10345. Mengtze S. W. mts. 6000”.
Grande forme absolument semblable à celle des Nilgherries 1.
Bührer.
A. Clarkei Bedd. sup. ferns, tab. 360.
A. nigripes Mett. var. Clarkei Bedd. handb. 166.
1010£, $. of Red. River from Manmei 7000”.
11523, 11524. Mengtze 5000-8000”.
Plante voisine d’A. nigripes pour les sores allongés, mais très
différente par la fronde lancéolée très allongée, atténuée vers la
base et souvent radicante à la pointe.
A. anısopterum n. Sp.
Rhizomate erecto cum basi stipitis squamis subulatis brunneis
parce vestito. Stipitibus parce fasciculatis 3 ad 4, debilibus strami-
neis 25 em. longis, folio 25 em. longo, 7 cm. lato e basi deltoidea
oblongo-lanceolato, bipinnatifido aut infra parce bipinnato, pinnis
alternis patentibus remotis inæqualiter deltoideo-oblongis breviter
acuminatis, lobo primo sæpe libero superiore maximo (et pinna
ideirco auriculata) rachim tangente vel tegente, lobis ceteris haud
ad rachim partitis, versus apicem pinnæ leviter incisis lamina cen-
0 JG Ps MÉMOIRES
ef ER RS A1
(29)
= 12
113.
114.
7115.
H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE, 963
trali lata superstite, lobis obtusis grosse erenatis. Soris numerosis
hippocrepidiformibus indusio brunneo. Planta nuda molliter her-
bacea colore obscuro.
Tota planta pinnæ inferiori A. foliolosi (Wall.) haud dissimilis.
10109. S. of Red River from Manmei.
Reconnaissable à l’inegalit€ de ses pinnæ, très courtes, très auri-
culées en haut, tronquées en bas.
. À. alatum n. Sp.
Amplum.
Rhizomate..... Stipite 45 em. longo firmo basi nigro squamis
longis subulatis paueis prædito superne stramineo, pennæ cygni
erassitie. Folio deltoideo 50 em. longo, 30 em. lato bipinnato pinnis
remotissimis (spatio 9 cm. metiente interjecto) infimis et mediis
longe petiolatis supremis sessilibus infimis 25 cm. longis, 12 em.
latis deltoideo-ovato acuminatis, pinnulis inferioribus remotis supre-
mis confertis. Lobi III ordinis sessilibus usque ad alam angustam
sed totam pinnulæ rachim sequentem incisis oblongis obtusis den-
tato crenatis vix 1 em. longis, 3 mm. latis. Textura papyracea,
planta nuda læte virens. Soris parvis oblongis rectiusculis 5 utroque
latere lobi indusio tenui pallido.
10350. Mengtze W. mts. 5500’.
Remarquable par ses pinnæ stipitees et très éloignées l’une de
l’autre.
Une pinnula ressemble à un petit échantillon d’A. filix-femina
Rth. v. crenata Doell, mais l’aile du rachis est plus prononcée.
Phegopteris.
P. stenoptera (Baker). Jour. bot. 1888. 229.
Très peu différent du commun Ph. distans (Don.) de l’Inde par
des segments plus étroits et plus profondément dentés.
10335. Mengtze 5500’. Mts. in moist shade.
P. erubescens (Wall.)
Forme très forte à base largement deltoide, à pinnæ longues de
54 cm.
10085. Mengtze S. mts. 6000’. Grass 6’ high.
10085 A. S. W. mts. 4000’. In ravines, large fern 4—5’ high.
P. incrassata n. Sp.
Rhizomate crasso erecto uti tota planta nudo. Stipitibus fascicu-
96%
116.
LITE
118.
119:
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (30)
latis debilibus stramineis 20 em. longis, folio e basi latiore oblongo
acuminato 30 cm. longo, 10 cm. lato bipinnatifido nec bipinnato.
Pinnis haud decrescentibus infimis remotis, falcatis lanceolato-
acuminatis sessilibus usque ad medium laminæ aut ultra pinnati-
fidis lobis contiguis ovato-oblongis obtusiuseulis sed acute et fere
aristato-crenatis. Nervis in lobis pinnatis 5 ad 7 utroque latere
non anastomosantibus parum conspieuis. Soris submarginalibus,
nervuli fertilis apici clavato et incrassato insidentibus brunneis
rotundis exindusiatis. Textura papyraceo-coriacea, colore pallido.
Facie Aspidii sophoroidis.
Plante assez difficile à caractériser, mais différente de toutes les
formes connues.
10105. Mengtze N. mts. 5000’.
. Meniscium.
M. cuspidatnm BI.
10092. Mengtze S. mts. 6000’. Plant 6’ high.
Aspidium.
A. lobatum Sw.
var. Tsus-Simense (Hook).
10005. Mengtze mt. woods 5500’.
/
A. aculeatum SV.
Type à grandes écailles de la base, à sores petits et à pinnules
très auriculées mais peu lobees.
10336. Mengtze woods 5500’.
var. Yunnanense n. v.
A typo differt egregie textura herbacea, rhizomatis squamis non
latis ovatis sed lanceolato- et lineari-fibrillosis rufo-brunneis,
stipitis rachisque squamis omnino filiformibus, indusio tenuissimo
peltato albo.
9101. Mts. to N. of Mengtze 7000”.
À. auriculatum SW.
Grande forme normale.
9773. Mengtze S. mts. 6000’. In wood.
(31)
120.
121.
/
F5 199.
123.
H. CHRIST. FOUGÈRES DE MENGTZE. 965
À. deltodon Bak. Gardn. chron. n. ser. 14. 494.
Dimensions très variables : plantes de 10 cm. à 65 cm.
9773 À. Mengtze mts. S. E. 5000’.
10346. Mengtze S. W. mts. 6000’.
Même plante de Szechwan mt. Omi l. Faber 1045.
A. affine Wall.
C’est exactement la plante collectée par Mann dans l’Assam.
10096. Mengtze n. mts. 6000’.
10412 10461. Mt. forests to S. E. 5000”.
A. Manmeiense n. sp.
Polystichum.
Rhizomate erecto, brevi, stipitibus fasciculatis, debilibus, 1 ad
15 cm. longis, cum rhizomate squamis maximis cymbiformibus
4 mm. latis rotundatis longe aristatis atrobrunneis et minoribus
fere filiformibus sparsis. Folio e basi latiori lineari-lanceolato,
acuminato, pinnato, 20 em. longo, 4 cm. lato. Pinnis confertis,
ambitu inæqualiter rhombeo-ovatis faleatis acutis, infra truncatis
supra valde auriculatis, auricula pinnarum infimarum ad basim
libera rotundato-acuminata. Pinnis grosse sed haud profunde
aristato-biserratis. Textura coriacea, lamina nuda sed rachi fibrillo-
squamosa. Nervis pinnato-flabellatis. Soris magnis rotundis costæ
approximatis in utroque latere pinnæ et in auricula uniseriatis
demum plane confluentibus pinnarum partem mediam implen-
tibus atrofuseis indusio peltato brunneo.
Espèce du port de A. Lonchitis L., mais segments plus larges,
plus incisés, et plante très particulière par son long petiole et ses
écailles énormes.
10097. S. of Red River from Manmei 6000”.
A. Yunnanense n. sp.
Lastrea. 4
Voisin d’A. decipiens Hook, mais bien plus grand, sores en
plusieurs séries. Espèce à pinnæ simples, seulement dentees.
Magnum.
Stipite modice firmo 40 em. longo stramineo basi squamis usque
ad 2 em. longis setiformibusfibrillosis atro purpureis dense barbato,
supra cum rachi parce sparso, folio 55 em. longo, 35 em. lato del-
toideo-ovali pinnato, pinnis patentibus remotis breviter petiolatis
anguste lanceolatis basi truncato-rotundatis apice longe caudatis
indivisis late sed leviter dentatis (dentibus obliquis acutis apiculatis)
966
124.
125.
126.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (32)
20 cm. longis, 23 mm. latis, costa rufa prominente nervis in lobis
dentium pinnatis valde obliquis fere contiguis sed non anastomo-
santibus parum conspicius hine inde furcatis soris parvis brunneis
seeus costam pinnæ utroque latere tri-aut irregulariter 4-seriatis
numerosis rotundis, indusio parvo rotundo subreniformi mox
evanido griseo.
Port de Meniscium angustifolium, mais les pinnæ plus horizon-
tales.
9038 A. Mengtze mts. to N. 5500”.
A. Dichinsu Franch. Savat. Enum. Jap. II, 236.
9038. Mengtze mt. woods 6000’.
A. Lunanense n. Sp.
Lastrea.
Tres eurieux par son port absolument intermediaire entre
A. filix-mas Sw. dont il a les lobes et I’A. Dickinsu dont il a la
vestiture et les pinnæ allongees et peu incisées. On dirait un
hybride!
Rhizomate squamis longis subulatis atrofuseis pulvinato, stipite
valido cum rachi costisque pinnarum squamis lineari-fibrillosis
nigris dense strigoso, pinnis remotis infimis deflexis lineari-lanceo-
latis valde acuminatis 12 em. longis, 1'/. em. latis regulariter
usque ad mediam laminæ partem lobatis lobis obtusis contiguis
crenulatis Nervis ia lobis pinnatis simplieibus liberis, soris rufis
parvis 2 ad 3 utroque costulæ latere in laminæ parte media nec
lobos attingentibus. Indusio reniformi parvo.
10584. Lunan
À. filix-mas Sw.
var. Chrysocoma n. var.
Lastrea appartenant au groupe d’A. filix-mas Sw. mais très par-
ticulier, avec un rhizome comme À. crenatum Forsk.
Rhizomate suberecto magno squamis lanceolatis subulatis ultra
1 em. longis densissime pulvinato, stipite et rachi iisdem squamis
sed angustioribus fibrillosis vestitis. Stipite 17 cm. valido folio
bipinnato late ovato-deltoideo 30 cm. longo 15 em. lato infimis
pinnis paullo reductis. Rachi firma crassa, rufescente. Pinnis 8 em.
longis patentissimis remotiuseulis sessilibus e basi latiori oblongis
2 cm. latis usque ad rachim in segmenta infra remota ovata rotun-
dato-obtusa minute crenata 1 cm. longa, ‘/2 cm. lata partitis.
Nervis in lobis pinnatis numerosis fureatis.
N TER
Em
(33)
128.
129.
197.
H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 967
Lamina glabra, pallida, textura papyraceo-firma. Soris paueis
non ultra 6 sepius 4 ad 2 ad basin loborum sitis magnis turgidis,
indusio firmo persistente convexo sorum tegente (more A. filicis-
märis SW. v. paleaceæ Moore) griseo reniformi.
9957. Mi-l& District mt. forest.
var. marginatum Wall. Clarke fil. N. Ind. Tab. 81.
“inter A. elongatum Sw. et megaphyllum (Bak.).
Grandeur et port de megaphyllum : longueur de la. plante
120 em., longueur des pinnæ inférieures 40 em. sur 15 em. de lar-
geur, ces pinnæ parfaitement bipennées, mais se distinguant de la
plante de Celebes (D. F. S. Sarasin) et de Bornéo (l. Hose) par
des pinnules superieures generalement ineisees en lobes peu pro-
fondes, de sorte qu’une de ces pinnæ rappelle une feuille de
A. cristatum SW.
10022. Mengtze Woods 5500. A very large fern.
A. varium SW.
var. fructuosum n. Var.
Plante très grande : stipe 30 em., feuille 50 em. en long et
30 em. en large.
Squamis magnis subulatis atrofuscis rachim tegentibus, folio
late ovato infra vix decrescente pinnis remotis sessilibus deltoideis
infimis basi 6 em. latis, pinnulis oblongis obtusissimis 2 ad 2'/2 em.
latis lobato-serratis, soris maximis 2 ‘/2 mm. latis, indusio 1'/z mm.
lato brunneo plano fere peltato vix inciso.
Se distingue par ses sores fort grands et les lobes tres obtus.
10095. S. of Red River from Manmei 6000’.
A. cochleatum Don.
9102. Mts. to N. of Mengtze 7000’.
A. hirtipes (Hook.).
Forme à pinnæ très larges : plus de 3 em. rappelant celle des
îles Samoa 1. Reinecke.
10266. Mengtze Mts. to S. W. 6000”.
130. À. Syrmaticum Willd.
131.
Forme très grande : pinnæ jusqu’à 38 cm. en longueur.
10473. Mengtze Mts. to S. E. 6000”.
A. tylodes Kze.
10359. Mengtze shaded ravine 4600 3’ high.
968
132.
136.
137.
138.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (34)
A. Ochthodes Kze.
Caractérisé par la fronde très réduite vers la base, ne présentant
que des pinnæ dégénérées en oreillettes.
10094. 8. of Red River from Manmei 6000’.
10094 A. Mengtze S. E. Mt. forests 5000’ side of streamlet.
. À. flaccıdum (Hook).
10111. Mengtze S. Mts. forest 7000’.
. A. mollissimum n. Sp.
Affıne À. setigero (BI.) sed minus, sementis latioribus. Rhizo-
mate erecto erasso hypog&o, cum stipitis basi squamis subulatis
vestito. Planta cæterum pilis albis lucidis tenuissimis patentibus
pubescens. Rachi nuda roseo-fusca lueida. Stipitibus parce fascicu-
latis, debilibus, stramineis 25 em. longis, folio oblongo-deltoideo
40 cm. longo 25 cm. lato acuminato, bipinnato. Pinnis infimis
paullum reductis sequentibus longissimis, 18 em. longis 5 em. latis
e basi latiori sessili oblongis caudato-acuminatis, rachi angustis-
sime alata, pinnulis late adnatis decurrentibus oblongis confertis
obtusis profunde lobatis lobis parallelis contiguis lineari-oblongis
3 mm. latis subacutis, erenulatis. Nervis in lobis parce pinnatis
valde obliquis simplieibus. Soris uniseriatim prope costam pinnulæ
ad basin loborum minimis punctiformibus flavis, paueis sporangiis
compositis, indusio parvulo albido '/ı mm. lato ut videtur irregu-
lariter reniformi evanido. Textura mollissima, tenerrima, fere
translucens, colore late viridi.
10474. Mengtze 5000”.
. A. crenatum (Forsk.).
9492. Mengtze, 4700’ on rocks. 6000’ mountains, growing out
of clefts of rocks.
A. Fauriei (Christ. Bullet. herb. Boiss. 4. 10. 671.).
10109A. Mengtze Mts. to N. 8000”.
A. callopsis Franch. Savat. Enum. P. Japon.
Forme plus grande, mais cadrant passablement bien avec la
plante du Japon c. Faurie.
9921. Mengtze mts. to N. 5000’.
À. rampans (Bak.). Journ. Bot. 1889, 177.
10337. Mengtze elevated bank 4800’.
(85) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 969
Très voisin de À. sophoroides (Thnbg.) mais plus petit et le rhi-
zome longuement traçant.
139. À. decurrens SW.
9554. Tongking Laokai Red River growing in a elump 5 or 6
fronds together.
140. À. apüfolium Hook. Arn.
10340, 10340 A. Mengtze Mis. to S. E. 6000’.
141. A. cicutarium Sw.
10341. Mengtze Mt. wood to S. E. 5000’.
10354. Red River valley Manpan 1000”.
142. A. carvifolium Bak. Journ. bot. 1888, 228.
Plante difficile à classer. Rhizome, écailles et indusie d’un Aspi-
dium, mais fronde rappelant un Asplenitun très partagé du groupe
de Darea à lanières très minces, linéaires, dilatées sous la pointe
pour recevoir le petit sore recouvert d’un indusie rond, très délicat,
fixé à peu près au centre. Tissu herbacé.
9050. Mengtze Mts. to S. E. 8000.
Même plante de Szechwan Mt. Omi 3000’ 1. Faber 1027.
143. A. falcatum Sw,
9123. Nangtse 5000’.
Forme très grande à pinnæ supérieures pinatifides.
9123 A. Mengtze 4500’. Bank of a streamlet.
Forme petite à pinnæ non partagées et à peine auriculées.
144. À. caducum Wall.
9165. Mengtze Mts. to S. E. 8000’ bamboo-wood 10’ high in
elumps.
Oleandra.
145. O. Wallichii Hook.
D’un aspect aberrant par les pétioles très longs (jusqu’à 8 cm.
pour une fronde de 20 em.) des feuilles, autrement typique. Il y à
aussi des échantillons à stipe court.
9484. Red River S. of, from Manmei 6000’ on a tree.
9484 A. Mi-l& District Mt. Forest on rock. 6000’.
BULL. HERB. BOISS., décembre 1898. 65
970
146.
147.
148.
149.
BULLETIN DE L’HERZIER BOISSIER. (36)
Nephrolepis.
N. cordifolia Prsl.
Très grand, plante haute de 83 em. à réservoirs en forme de
noix très fréquents, jusqu’à trois sur le même stolon.
9239. Mengtze S. Mounts 6000’.
Davallia.
D. Yunnanensis n. Sp.
Leucostegia.
Magna, robusta. Rhizomate lignoso crasso horizontaliter repente
squamis obtusis latis scariosis griseis (more D. hymenophylloidis
Bl.) tecto, basi stipitis lisdem squamis sed acuminatis vestita,
planta cæterum nuda. Stipite solitario 25 em. longo firmo rigido
pennæ corvin& crassitie, griseo-rufo. Folio triquetro-deltoideo acu-
minato basi fere tripartito 32 em. longo 15 em. lato quadripinnato,
pinnis ultimis maximis longe, cæteris brevius petiolatis triquetro-
deltoideis acutis, pinnulis pedicellatis æque deltoideis infimis
pinnæ primæ majoribus et deflexis cæteris erectis, pinnulis
III ord. breviter pedicellatis oblongis, pinnulis IV ord. profunde
lobulatis lobulis 2 mm. longis ovatis acutis aut supra sorum in
cornu sæpe obtusum protrusis. Soris numerosissimis ad basin
lobulorum omnium sitis cymbiformibus diametro latiori 1 mm.
latis */; mm. longis superne horizontaliter abseissis indusio firmo
albido turgido. Planta tenuiter sub coriacea, obscure viridi.
Habitu inter D. hymenophylloidem et D. canariensem inter-
media.
Magnifique espèce par l’egalit& de ses pinnules et l’éclat blan-
chätre de ses nombreux sores.
10333. Mengtze Mt to S. E. 5000. On precipice in forest.
A. immersa Wall.
10038. S. of Red River from Manmei 6000’.
D. perdurans n. Sp.
Leucostegia.
Rhizomate robusto, digiti crassitie, repente squamis magnis
late ovatis aristatis ‘/2 em. longis, ‘/s cm. latis patentibus dense
vestito. Stipitibus basi iisdem squamis densissime, cæterum sparse
BR)... H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 971
vestitis, dure rigidis, 15 ad 25 em. longis, pennæ corvinæ cras-
sitie, rufrobrunneis, remotis, ultimo folium gerente, iis annorum
priorum cum tota rachi perdurantibus valde induratis canes-
centibus pinnis dejectis usque ad eacumen conservatis cicatricibus
pinnarum notatis, folio 20 ad 30 em. longo 12 ad 25 cm. lato
ovato-deltoideo acuminato quadripinnato, pinnis pinnulisque ses-
silibus elongato-deltoideis æqualibus acuminatis, pinnulis tertii
et quarti ord. linearibus iterum profunde ineisis lobis acuminatis
1 mm. latis, soriferis infra apicem dilatatis. In speeiminibus majo-
ribus lobi fere filiformes, ita ut juxta costam ala angustissima solum
prostet. Rachibus lateralibus etiam pinnularum ad insertionem
segmentorum regulariter squamis magnis ovatis notatis. Sori pro
loborum dimensione magni, loborum parti dilatatæ infra apicem
acutam sæpeque furcatam insidentes et protrusi, numerosissimi,
rufi, rotundati, 2 mm. lati, indusio miuimo, mox a sporangiis
omnino tecto et evanido, ‘/s mm. lato, rotundo, basi solummodo
affıxo albido tenuissimo.
10086. S. of Red River from Manmei 7000’.
10086 A. Mengtze N. Mt. forests 8500’.
10086B. Mengtze Mts. to N. 6000’ streamlet side in the open.
Espèce des plus originales par ses écailles très grandes, la
durée de ses anciens rachis et son indusium à peine perceptible.
Port de D. Novæ Zelandiæ Col. mais bien plus robuste.
150. D. Griffithiana Hook.
10082. Mengtze 5000’. On rocks 4800’.
Microlepia.
151. M. rhomboidea Wall.
10093. Mengtze S. mts. 6000”.
10093 A. Mt. forests 5500”.
Forme assez simple, tirant vers M. strigosa.
152. M. Hookeriana (Wall.).
10399. Mengtze mt. forests to S. E. 6000”.
153. M. marginalis (Thnbg.) Hance.
9378. Mengtze mts. to S.
La forme pubescente.
972 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (38)
154. M. platyphylla (Don.)
9848. Mengtze N. mts. 5500’ in wood. 5’ high.
9848A. Forests 5500’. Side of streamlets. 6’ high.
Lindsaya.
155. L. tenuifolia. Davallia Sw.
9018. Mengtze 4500’.
156. L. cultrata Sw.
Forme à stipe et rachis très minces, rougeätres, à pinnæ étroites,
triangulaires, à sores peu nombreux et très allonges.
9742. Mts. S. of Red River from Manmei 6000’.
La même plante 1030 Szechwan mt. Omi 4000’ 1. Faber.
Dennstædtia.
157. D. scabra (Wall.).
9920. Mengtze mts. to N. 5000”.
9920 A. S. W. mt. forests 5000’.
Cibotium.
158. C. Barometz Link.
9418. Mengtze S. mts. Treefern 8’ high.
Pinna de 80 cm. sur 25 cm.
Alsophila.
159. A. rheosora Baker Journ. bot. 1890. 292.
11451. Mengtze S. N. forests 4000’. 5’. caudex 20”.
Une des plus belles fougères arborescentes. Stipe, rachis et costæ
noir pourpre, rachis 1'/. cm. de diamètre, pinnæ 57 cm. long.
26 cm. larg. Sores non en V renversé comme dans l’A. glabra Hook,
mais suivant les bords des lobes.
Diacalpe.
160. D. aspidioides Bl.
9919. Mengtze mts. to N. 5500’.
10402. S. E. mt. forests 6000”.
ER ONE
(39) H. CHRIST. FOUGERES DE MENGTZE. 973
Angiopteris.
161. A. evecta Hffm.
var. alata n. var.
Pinnis latis brevibus (6 ad 10 em. longitud. 2 em. latitud.) soris
marginalibus magnis, rachi superiore manifeste et flexuose alata.
9399. Mengtze S. mts. 6’ high.
Gleichenia.
162. @. glauca (Thunbg.) Hook.
9167. Mengtze woods 6000’.
163. @. linearis (Burm.) Clarke Bedd.
Forme très grande, à lobes CI. 6 cm. larges 1 cm.
9385. Mengtze. S. Mts.
Lygodium.
164. L. flexuosum Swartz. Prntl.
10916. Red River banks Manpan. Turning round clubs.
Osmunda.
165. O regalis L.
var. Japonica (Thunbg..).
Frondes fertiles et stériles séparées.
10620. Mengtze woods. 6000”.
Botrychium.
166. B. lanuginosum Wall.
Forme à partie fertile très grande, longuement stipitée, dépas-
sant en longueur la partie stérile.
9213. Mengtze on grass hills 6000”.
Ophioglossum.
167. O. pendulum L.
10112. Mengtze S. mts. 6000’ on tree.
(La fin dans le Bulletin de janvier 1899.)
974
ÜDeber meuwue
und
bemerkenswerthe orientalische Pflanzenarten
von
J. EREYN.
II.
(Fortsetzung und Schluss.)
Die eine der Pflanzen, welche zu solchen Deutungen Anlass gaben,
ist nämlich dem @. pyrenaicum L. habituell sehr ähnlich, aber zweifellos
einjährig, wenigstens monokarpisch. Sie gehört in die Verwandtschaft
von G. molle L., welches selbst dem G. pyrenaicum nicht gerade sehr
ähnlich ist, aber überall im Verbreitungsbezirke dieser ebenfalls für @.
villosum gehaltenen Formen vorkommt. Diese Deutungen sind, wie
schon berührt, wohl auf Reichenbach Icon. Fl. germ., tab. 191, fig.
48380, zurückzuführen, woselbst eine sicher einjährige, gleichsam ein
grossblütiges G. molle oder einjähriges G. pyrenaicum darstellende
Pflanze als G. villosum abgebildet ist. Da das Reichenbach’sche Bilder-
werk sehr verbreitet ist, so ist dessen Meinung die herrschende ge-
worden, wohl bemerkt, aber wieder zweierlei Deutungen unterworfen
worden. Weil nun in beiden Fällen auch Pflanzen des östlichen Mittel-
meergebietes und insbesondere des westlichen Gebietes der orientalischen
Flora in Betracht kommen, so habe ich Anlass genommen, mich an
* er Fey
N
(14) J. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 975
dieser Stelle im Zusammenhange über alle einschlägigen Formen zu
äussern.
Die 2 Deutungen, welche G. villosum Rens. (non Ten.) gefunden hat,
laufen sämtlich darauf hinaus, dass es eine grossblütige Varietät des G.
molle L. sei. Diese Pflanzen bekamen daher folgende Namen : G. molle
var. ß. grandiflora Vis. Fl. Dalm. III (1850), p. 212, mit dem Citate G.
villosum Rehb.! Fl. exc. und icon. Fl. germ. V, 4880; ferner G. molle L.
ß. macropetalum Boiss. Fl. or. I (1867), pag. 882, mit dem Citate G. vil-
losum Ten. Fl. Neap., tab. 166; endlich G. molle L. ß. grandiflorum
Lange in Willk. et Lee. prod. Fl. Hisp. II, pag. 528 (1878), mit dem
Citat « G. villosum Ten. syll., p. 334!» und «@. stipulare Kze. chlor.,
pag. 53!» — Von diesen Pflanzen sind nun jene Visianÿs (nach der
citirten guten Abbildung) und Boisswers (nach dessen mir auch diesmal
wieder gütigst zur Benützung überlassenen Herbarium) identisch, dagegen
die spanische Pflanze davon verschieden. Zwar unterscheidet sich die
von Lange im Prodromus gelieferte Beschreibung fast in gar nichts von
jenen, die Visiani und Boissier veröffentlicht haben, alle sind vielmehr
fast wörtlich gleichlautend — aber nach dem Citat G. stipulare Kunze
ist die Lange’sche Pflanze immerhin sicher zu stellen, obwohl auch nicht
nach der nichtssagenden Originalbeschreibung in Flora XXIX (1846),
p. 698, sondern nach Original-Exemplaren, die ich im Herbare Boissiers
vergleichen konnte.
A. a. O. unterscheidet nämlich Kunze seine neue Art vom nächst
verwandten G. molle L. «aristis pubescentibus, petalis basi cuneatis, apice
bifidis, stipulis magnis ferrugineis. » Davon, dass die Blumenblätter
2-3 mal länger sein sollen, als der Kelch (wie Lange will), steht also nichts
in dieser Beschreibung und jene Kennzeichen, welche @. stipulare von
G. molle unterscheiden sollen, kommen dem letzteren ebenso zu, bedingen
also keinen Unterschied. In Wirklichkeit sind jedoch die Blumenblätter
des G. stipulare etwas grösser, ' als bei G. molle und so entpricht G.
stipulare der im Mittelmeergebiete verbreiteten Form, welche ich in
meiner Flora von Süd-Istrien (1877), ohne Kenntnis der Reichenbach’-
schen, von Visiani hiezu eitirten Abbildung nach der Beschreibung irrig
mit G. molle v. grandiflorum Vis. identifizirt hatte. Jene Botaniker, welche
dieser Pflanze Artenrang zuerkennen wollen, müssen sie also G. stipulare
! Um dieses prüfen zu können, ist zu berücksichtigen, dass die so zarten
Petalen der Geranien sehr leicht schrumpfen; man muss daher solche in Ver-
gleich ziehen, die nicht eingeschrumpft sind.
976 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (15)
G. Kunze nennen; jene welche die Varietätsbezeichnung vorziehen,
haben sie mit G. molle ß. grandıflorum Lange zu bezeichnen. Diesen
schliesse ich mich an, da diese Form unter der normalen wächst, wenn
sie letztere stellenweise auch ausschliesst.
G. stipulare Kze. sah ich von folgenden Standorten : Teneriffa, San
Diego del Monte, 2. II. 1845, E. Bourgeau (exs. 666). — Madera
N. Mason 1857. — Portugal, Coimbra : Villa franca, IV, 1885 leg. Fer-
reira (Henriques Flor. Lusit. exsic. n. 769). — Spanien, Isthmus
gaditanus, Willkomm exs. 537 (dieses ist das Original-Exemplar G.
Kunze’s; die Etiquette ist von ihm selbst geschrieben). — Sizilien, in
herbosis Palermo, majo leg. Todaro (Flora Sicula exsic. 1122), — Schweiz:
Genève, ad vias, Boissier (als G. stipulare !!). — Oesterreichisches
Küstenland, Triest leg. Tommasıni (als G. pusillum); Pola : auf
sonnigen Abhängen am Mte San Michele massenhaft, auf Kalk, 20 m.
über dem Meere, 7. V. 1876 Freyn (exs. 337); Triften am Scoglio Franz
Kalk, 10 m., 45. IV. 1877. Freyn (beide letztverzeichnete als G. molle var.
grandiflora). — Dalmatien; auf Grasplätzen am Giovanni di Cattaro
IV, 1877 leg. Studniczka. — Jonische Inseln, Zante 1837. Margot. —
Griechenland : Morea, Gittard ex herb. Fauché; Attica : in collibus
aridis circa Athenas; in colle Philopappi 11. VI. 1878 Heldreich. —
Europäische Türkei : Thirke. — Syrien; rocher calcaire : petit
champ à l'Est du convent de Beit Kachbo-Kairouan 20. IV. 1859. Gaillar-
dot (exs. 2656). — Armenien : Erzerum, leg. Calvert (exs. 703). —
Alle diese Exsiccaten sind, wenn ich es nicht ausdrücklich anders angab,
unter dem Namen @. molle oder ohne Namen vertheilt.
Was nun die beiden Namen G. molle v. grandiflora Vis. und G. molle
var. macropetalum Boiss. betrifft, so ist bereits oben ausgeführt worden,
dass sich beide auf ein und dieselbe Pflanze beziehen, nämlich auf @.
villosum Reichb. (non Ten.). Diese ist von jedem G. molle sofort durch
die viel grössern, 10 mm. (getrocknet etwa 8 mm.) langen Petalen zu
unterscheiden, auch sind die Stützblätter dieser Pflanze in der Regel
sitzend oder sehr kurz gestielt (auch das unterste!) und der Blatistiel
höchstens so lang wie die Blatispreite. Dann ist der Blüthenstand schmal,
nämlich sehr häufig nicht gabelig, sondern wickelförmig und die an
meinen Exemplaren leider unreifen Samen sind länger und dünner,
scheinbar glatt, aber bei stärkerer Vergrösserung wie eingedrückt punk-
tirt. Diese mit einander identischen Pflanzen halte ich gegenüber den
andern Verwandten nun für spezifisch genügend unterschieden, sie sind
weder mit G. villosum Ten., noch mit G. stipulare Kunze, noch mit G.
PAIN
(16) 7. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 977
molle L. zu verwechseln und offenbar auf die Balkan-Halbinsel und Süd-
Italien beschränkt. Lojacono in Flora sicula (1889), pag. 20%, identifizirt
nun diese von Visiani und Boissier gemeinte Pflanze mit G. brutium
Gasp. «in Rend. Acad. Sc. Nap. I (1842), pag. 49 ». Ich kann leider weder
die Originalbeschreibung Gasparrinis, noch Original-Exemplare dieser
Art vergleichen, trete aber den Ausführungen Lojaconos bei, da ich ihnen
nichts anderes enigegenzusetzen vermag, als dieses, dass das Citat G.
molle var. grandiflorum aus oben angeführten Gründen einer anderen
Pflanze zukommt und daher von G. brutium auszuschliessen ist. Auch
hat Lojacono Original-Exemplare vergleichen können und gibt eine gute
Beschreibung seiner Pflanze. Diese auch in Italien und Sizilien vor-
kommende Art habe ich von folgenden Standorten gesehen :
Dalmatien, inter muros secus viam qu& ducit a Cattaro ad Trinita,
V. 1872 leg. Pichler (distr. Huter sub. G. villoso ‘). — Bosnien, Travnik,
innerhalb der Stadt, 19. V. 1884 Brandis; Sarajewo, in pratis c. 500 m.
V. 1885 @. Beck (als G. molle). — Serbien; Vranja, in graminosis m.
Pljackavica, V, 189% Adamovic'. — Thessalien, Pindus tymphæus,
Kalambaka : in sæpibus ad Kastreiki, 20. V. 1897 Sintenis (exs. 184b ). —
Jonische Inseln, Corfu 1842 (Margot?) '; Kastrados (Corfu), an Wegen
häufig, 10. IV. 1896 Benitz (als G. villosum). — Griechenland, prope
Mazeica Arcadiæ in nemoribus, 29. IV. 1861 (Heldreich exs. 3504 unbe-
nannt) ‘; Morea, Gittard (unbenannt) '.
Die mit ' bezeichneten Standorts-Vertreter liegen im Herbare Boissiers
in einem gemeinsamen Umschlage, der Boissiers eigenhändige Bezeich-
nung G. molle var. macropetalum trägt, sind daher Originale dieser
Varietätsbenennung.
Der leichteren Uebersicht wegen stelle ich schliesslich die Unter-
scheidungsmerkmale der oben erörterten Pflanzen in Form einer
Bestimmungstabelle zusammen :
Robuste perenne Pflanze; Grund- und unterste Inflorescenz-Blätter lang
gestielt; Blüthensystem aus zusammengesetzten Trugdolden bestehend,
die in zusammengesetzten Winkeln endigen; Blüten 47 mm. im Durch-
messer; Petalen herzförmig, zweilappig, lila (selten weiss), 9 mm. lang
(getrocknet Æ kürzer), an der Stelle, wo sie in den Nagel übergehen,
0 mit einem Haarbüschel versehen; Früchte glatt, mit zahlreichen ange-
drückten Häärchen bekleidet; der Schnabel am selben Exemplare kurz-
haarig bis kahl, Samen glatt, unter der Lupe winzig punktirt
et SEN G. pyrenaicum L.
| Pflanze robust oder zart, Petalen herzförmig-lappig, lila oder fast
| rosenroth, Früchte schief-bogig- oder querrunzlig.................. 1.
978 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (17)
Blüthenstand eine zusammengesetzte Trugdolde, wie bei G. pyrenaicum 2.
Blüthenstand in der Regel nur einmal oder gar nicht gegabelt, aus
traubenförmigen Wickeln bestehend; Pflanze monokarpisch, auch das
unterste Stengelblatt der Inflorescenz kurz gestielt (der Stiel + gleich der
il Blattspreite); Petalen so gross und so gestaltet, wie an @. pyrenaicum,
mehr als doppelt so lang wie die elliptischen, stumpfen Kelchblätter ;
Frucht dicht schiefrunzlig, kahl, Runzeln etwa 43), Samen kahl,
scheinbar glatt, bei stärkerer Vergrösserung eingedrückt punktirt;
(G. molle var. macropetalum Boiss.)................ G. brutium Gasp.
Pflanze ausdauernd, wenn auch schon im 1. Jahre blühend; Petalen
etwa 7 mm. lang, sonst wie bei G. pyrenaicum, fast doppelt länger als
die lanzettlichen, spitzen Kelchblätter; Frucht borstig, runzlig, Runzeln
jederseits 6-7; Samen schwach bogig-runzlig, kahl.
G. villosum Ten. (non Rchb., nec alior.)
Einjährige Pflanze, Petalen kürzer, sonst wie bei vorigen, jedoch mehr
röthlich; Kelchblätter eiförmig-elliptisch, spitz; Frucht schiefrunzlig,
kunzelnetwa.10, Samen“glatti une re ee Re 8.
( Peiäla etwa 44,5 mm. lang... 0 G. molle L.
Petala 5-6 mm. lang und wohl auch noch grösser G. stipulare Kunze.
Caragana grandiflora DC. Das Aussehen der blühenden
Pflanze ist von der fruchttragenden erheblich abweichend. Während der
Blüthezeit sind die Laubblätter noch wenig entwickelt; sie bilden kurze,
schmalzipfelige, silbergraue Büschel, über welche die grossen gelben
Blüten weit hinausragen. Später, d. i. nach vollständiger Entwicklung,
sind die Blätter nicht kleiner als an den anderen Arten, flach ausgebreitet
(nicht mehrgefalzt), lebhaft grün und die voll entwickelten Theilblätichen
zeigen nichts mehr von dem dichten Indument des Jugendzustandes.
C. grandiflora DC. kommt im Gebiete der Flora orientalis, in Russisch
Armenien, Transkaspien und Transkaukasien vor. Im Bereiche des
letzteren Gebietes, nämlich in Somchetien bei Achtala, wurde dieser
Strauch im Jahre 1888 von Conrath gesammelt, aber im Blüthenzustande
nicht erkannt und später als Cytisopsis spinosa Conrath! im Bulletin
Herb. Boissier II (1894), pag. 327-328 neu beschrieben. Doch sind
dessen in meinem Besitze befindlichen Original-Exemplare mit jenem
völlig identisch, welches ich mit der Etiquette besitze : « Armenia
rossica. Szovits. » Ausserdem haben diese Pflanzen auch habituell mit
Cytisopsis nichts zu schaffen, denn die einzige Art dieser Gattung, C.
dorycnüfolia Jaub. Spach, sieht thatsächlich einem Dorycnium ganz
ähnlich.
\ Astragalus (33. Christiania) galilæus Freyn et Bornm.,
(18) J. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 979
caule crassiusculo, elato, sulcato, villoso, foliis longis patentissimis rhachi
et petiolo villosis, foliolis (10-) 15-20 jugis petiolulatis supra glabris
subtus patente hirsutis, orbicularibus vel obovatis, retusis vel obtusis-
simis, stipulis inter se et a petiolo liberis, hyalinis villosis elongato-
triangularibus acutissimis summis setaceis, racemis 4-5floris brevissime
pedunculatis contiguis; pedunculis gracilibus subhirsutis bracteatis, brac-
teis hyalinis villosis e basi lineari setaceis pedicello ad medium subno-
doso opposite bibracteolato 3-10plo longioribus, bracteolis ciliatis hya-
linis elongalo-triangularibus acutissimis pedicellum dimidium subæquan-
übus; calycis villosi tubulosi laciniis e basi triangulari elongatis setaceis
tubum lasse albo villosum æquantibus vel subbrevioribus, floribus albis,
vexillo rhombeo-elliptico retuso alas oblongas manifeste superante,
carina alis conspicue breviore, ovario glaberrimo oblongo in rostrum
æquilongum attenuato, leguminibus (perjuvenilibus) subito pendulis gla-
berrimis oblongis rostro eis subæquilongo terminatis. Z. Aprili.
Galilæa : in collibus aridis prope Safed 900 m. supra mare die
19. april 1897 floriferum et legumina perjuvenilia ferentem legit Born-
müller (iter Syriacum n° 549).
Dimensiones: Caulis 40-50 cm. altus, folia basilaria 5-7 cm., cau-
lına 15-16 X 1,5 cm. usque 18-20 X 2 cm. longa lata, foliolis 0,6 X 0,6
usque 1,0 X 0,65 em. longis, latis folii apicem versus sub diminutis;
flos circ. 3,9 cm. longus, alis a vexillo vix distantibus 3,4 cm. longis,
carina 3,0 cm. longa; legumen juvenile 1,7 cm. X 0,55 cm. longum
latum, rostro 1,3-1,4 cm. longo terminatum.
Wegen der viel zu jungen, nicht völlig ausgewachsenen Früchte lässt
sich die nähere Verwandtschaft der neuen Art nicht verlässlich angeben,
es folgt daher die Unterscheidung vornehmlich unter Zuhilfenahme des
Indumentes der Hülsen. Unter den kahlfrüchtigen Arten der Sektion,
nämlich A. columnaris Boiss., A. pisidicus Boiss. et Heldr., A. sericans
Freyn et Sint., A. neurocarpus Boiss., A. Shepardi Post, A. drupaceus
Orph., A. retamocarpus Boiss. et Hohen., A. leucomelas Bunge und A.
turkestanicus Bunge, sind die drei letzt genannten wegen ihres aus
schwarzen oder solchen und weissen Haaren bestehenden Kelchindu-
mentes sofort auszuschliessen, A. columnaris, dessen Hülsen ebenfalls
unbekannt sind, ist schon durch seine kahlen, starren, fast daumendicken
Stengel, auch abgesehen von den anderen Merkmalen, verschieden;
A. neurocarpus ist durch Indument und kurze, dreieckige Kelchzähne
- auch zur Blütezeit zu unterscheiden; A. drupaceus hat ebenfalls ein
anderes Indument, krautige Stipulæ von anderer Gestalt, lineallängliche
980 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. (19)
Fiederblättchen, anders gestaltete Flügel; A. sericans ist gelb blühend,
von anderem Indument und anders gestalteten Blüthentheilen. A. pisidicus
scheint der neuen Art ziemlich nahe zu stehen, hat aber Kelchzähne von
nur halber Länge der Kelchröhre und anders gestalteteBlüthentheile, sowie
andere Längenverhälinisse derselben. — Alle vorstehend verglichenen
Arten haben auch viel kleinere Blüthen als A. galilæus. — Am nächsten
dürfte nach dessen Beschreibung A. Shepardi Post verwandi sein, denn
er hat ebenfalls kahle Blattoberseiten und ganz ähnliche Blättchen, ab-
stehend zottige Kelche etc., aber er ist viel robuster, der Stengel und die
Blattspindel sind kahl und die Kelchzähne dreieckig, nur '/s so lang wie
die Röhre. Die Früchte kann ich nicht vergleichen. Der Tracht nach
‚ähnelt A. galilæus sehr dem A. aleppieus Boiss., der indessen durch das
fast filzige Indument der Blättchen und dicht kurzhaarige Hülsen (die
übrigens ebenfalls zurückgeschlagen sind!) sofort zu unterscheiden ist.
V Astragalus (33. Christiania) huninensis Freyn et Bornm.,
caule crasso elato sulcato petiolisque et rhachi villoso, foliis magnis
longis horizontalibus, foliolis 10-12-jugis majusculis elliptieis vel ovato-
ellipticis obtusissimis vel subretusis petiolulalis supra glabris subtus
breviter parceque villosulis, stipulis hyalinis e basi dilatata anguste
triangularibus acuminatis subsetaceis villosis petiolum dimidium æquan-
tibus, racemis 10-12-floris longiuscule vel brevissime pedunculatis vel
subsessilibus laxis sed contiguis, pedunculis folio multo brevioribus
teretibus villosis bracteatis, bracteis hyalinis villosis linearibus subse-
taceis pedicello ad vel supra medium opposite bibracteolato multo longio-
ribus, bracteolis hyalinis ciliatis, anguste linearibus subsetaceis pedi-
cellum subæquantibus, calycis villosi tubulosi laciniüis angustato triangu-
laribus acutissimis tubum subæquantibus, floribus aureis magnis, vexillo
viride-nervato obovato, elliptico margine replicato in unguem sensim
attenuato subretuso alas porrectas oblongas parum sed manifeste supe-
rante, carina alis conspicue breviore, ovario glaberrimo oblongo stylo
longo abrupte rostrato, legumine ignoto. %. Aprili, Majo.
Galilaea borealis, Dschebel Hünin : ad margines silvarum montium
inter pagos Hünin et Mees circ. 900-1000 m. supra mare die 22. aprili
1897 leg. Bornmüller (lter Syr. exs. n° 550).
Dimensiones: Caulis ad minimum bipedalis et ad basin inflores-
centiæ 1,5-2 cm. crassus, folia ibidem pedalia 4-5 cm. lata, foliola ab
infimis folii cire. 3X 1,5 centimetraliis ad apicalia 1,7 x 1,5 cm. longas
latas sensim diminuta, racemus cum pedunculo 10-12 cm. longus; vexil-
lum circ. # cm. longum, alæ 3-7centimetrales, carina 3,3 cm. longa.
(20) TJ. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 981
Auch von dieser prachtvollen neuen Art sind die Früchte leider unbe-
kannt; man weiss nur, dass sie kahl sind. A. huninensis gehört also in
die Reihe der im vorigen erörterten kahlfrüchtigen Arten, unter denen
sie der Tracht nach dem A. columnaris Boiss. am nächsten stehen dürfte.
Durch ihre grossen Blüthen kommt sie mit dem sonst unähnlichen A.
gahlæus Freyn et Bornm. überein und ist hiedurch von allen andern
Arten der Sektion verschieden; durch die grossen Theilblätichen steht
sie unter allen kahlfrüchtigen Verwandten vereinzelt und sieht hierin
dem auch habituell übereinstimmenden A. macrocarpus DC. Astragalogia,
Tab. 28! recht ähnlich. Aber diese Art hat papillos kurzhaarige Hülsen
und steht deshalb im Systeme ziemlich entfernt von A. columnaris Boiss.,
dem A. huninensis anzureihen ist. Es ist freilich vorauszusehen, dass
dann, wenn die Früchte aller Arten der Sektion Christiania bekannt
sein werden, eine naturgemässere Eintheilung dieser letzteren wird platz-
greifen können. Aber auch dann bleibt A. huninensis von A. macrocarpus
durch das abstehende Indument der Blüthenstände, kahle Blattoberseiten,
vielblüthige Trauben, längere Kelchzähne, grössere Blüthen und Blätter
leicht zu unterscheiden. Beide Arten kommen übrigens im oberen
Galiläa vor — ein Wink für den künftigen Monographen der Gattung
Astragalus.
Astragalus (35. Myobroma) rufescens Freyn nom. nov. —
Dieses ist dieselbe Art, welche ich im Bulletin Herb. Boiss. V (1897),
pag. 592, als A. variegatus Freyn et Bornm. beschrieben habe, welcher
Namen jedoch bereits von Franchet vor mir für eine ganz andere Art
verwendet worden ist.
A. rufescens kommt in winzigen, skaposen und kleinblättrigen Indivi-
duen sehr vereinzelt, vielleicht in ganz Persien vor. Bornmüller fand ihn
noch an folgenden Stellen :
Persia borealis inter Kom et Sultanabad in desertis 1100 m. sup.
mare, 4. martio 1892 (exsicc. 3758, nur 2 Stück); Persia media, Ispa-
han, ad Nedschefabad in desertis, 1700 m. supra mare, die 17. martio
1892 (exs. 3757, nur 1 Stück); Persia orient. inter Ispahan et Jezd :
inter pagos Füsabad et Bämbis 1700 m. supra mare, die 26. martio 1892
(exs. 3756, nur A Stück). Von diesen Standorten sah ich die Pflanzen;
nach Bornmüller in litt. wächst sie auch am Kuh-i-Dschupar in Süd-
Persien in 2200-3200 m. Seehöhe.
Astragalus (44. Rhacophorus) zebedaniensis Freyn et
Bornm. Frutex bipedalis dense erinaceus ramis brevibus approximatis
crassis spinis crebris longis sursum spectantibus sed horizontaliter fere
982 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (21)
patentibus tola longitudine armatis inter stipulas villosis, stipulis arcte
imbricatis amoene ochraceis duris nervosis dorso villosulis glabrescen-
tibus ovato-triangularibus subacuminatis acutis ciliatis, folüs porrectis
striatis rhachide dense sericea in spinam vulnerantem ochraceam foliola
superantem desinente, foliolis (3-) 4-(5-) jugis utrinque dense argenteo-
sericeis elliplico-lanceolatis longiuscule spinulosis plams vel subplicatis ;
axillis 3-ılloris dense globoso-capitatis; bracteis pallidis apice viridibus
nervosis in eodem capitulo orbiculato-ovatis cymbæformibus rhombeo-
ovatis et obovato-oblongis planiusculis dorso et margine villosulis calyce
subbrevioribus, calycis mox fissili a basi villosissimi dentes tubo (2plo?)
longioribus corolla violacea brevioribus, vexillo rubro-striato oblongo
acute auriculato ungue æquilongo, ovario villoso, stylo glabro, fructu
ignoto f exeunte juni.
Syria, Antilibani, in montibus inter Zebedani et Rascheya die 24.
junio 1897 leg. Bornmüller (It. syriac. n° 270).
Dimensiones : Dumus cire. bipedalis metrum diametro, spinæ
3-8 cm. longæ, foliola 7,5-10,5 mm. longa 2,5 lata, calyx 12 mm. longus,
vexillum 20 mm. longum.
Die vorstehend beschriebene Pflanze scheint mir dem A. cruentifiorus
Boiss., den ich nicht vergleichen kann, am nächsten zu stehen, hat aber
kleinere Kelche, längere Blüten, 2-3 mal längere Blätter und meist 4-
(nicht 6-7-) paarige Blättchen. Da über die Abänderungsfähigkeit des A.
cruentifiorus nichts bekannt ist, so habe ich A. zebedaniensis, obwohl er
im Verbreitungsbezirke des ersteren vorkommt, wegen der beobachteten
augenfälligen Unterschiede einstweilen neu beschreiben müssen, doch
dürfte er nur als Unterart des A. eruentiflorus aufzufassen sein. — Ver-
gleiche übrigens auch den folgenden.
Astragalus (44 Rhacophorus) rascheyaensis Freyn et
Bornm. Frutex bipedalis pulvinatus dense erinaceus ramis brevibus
approximatis crassis spinis crebris brevibus horizontalibus tenuibus tola
longitudine armatis, inter stipulas villosis, stipulis arcte imbricatis
amoene ochraceis duris dorso villosulis subtomentosis glabrescentibus
ovato triangularibus acutis ciliatis, foliis patentibus rhachide dense seri-
ceo-cana ın spinam ochraceam vulnerantem foliola superantem desinente,
foliolis (3-)4-(5-) jugis ulrinque dense argenteo-sericeis elliptico-lanceo-
latis longiuscule spinulosis planis vel subplicatis, axillis 3-4floris in
apice ramorum dense globoso-capitatis, bracteis luteolis villosulis in eodem
capitulo orbiculari-ovatis cymbæformibus vel ovatis inferne replicatis
vel obovatis subcuneatis planis calyce triente brevioribus, calycis mox
(22) I. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 983
fissili a basi villosissimi dentes tubo (sesqui?) longioribus corolla vio-
lacea brevioribus, vexillo rubro-striato oblongo acute auriculato ungue
longiore, ovario villoso, stylo. fructu... f exeunte juni.
Syria, Antilibani in montibus inter Zebedani et Rascheya 1500 m.
supra mare die 2%. junio 1897 leg. Bornmüller (Iter syriac. n° 568). —
Libani, in regione alpina, jugi Sanin 2200-2300 m. s. m. leg. Bornmäüller
(It. syr. no 272).
Dimensiones : Dumus bipedalis metrum circ. diametro, spinæ 3 cm.
longæ teneræ, foliola 7 X 2,5 millimetrales, calyx 10 centimetralis,
vexillum 13,5 mm. longum.
Kommt wie A. zebedaniensis und A. cruentiflorus in derselben Gegend
vor. Von dem erstgenannten ist er jedoch durch die kurzen feinen Dornen,
kleine Blätter, kürzere Kelche und kleinere Blüthen verschieden. A. cru-
entiflorus nimmt zwischen A. zebedaniensis und A. rascheyaensis eine
Mittelstellung ein, indem er fein und kurzkronig aber grossblütig ist,
seine Blüthen sind noch kleiner als jene des A. rascheyaensis. A. zebeda-
niensis steht übrigens durch die langen Dornen in der ganzen Gruppe des
A. compactus Willd. vereinzelt da.
Ob es nicht richtiger wäre A. zebedaniensis und A. rascheyaensis dem
A. Lamarckü Boiss., einer dem A. cruentiflorus Boiss. nahe verwandten
und wie dieser hellrot blühenden Art zu unterordnen, ist fraglich, zumal die
Tracht des A. rascheyaensis ganz jene des A. Lamarckü ist. Allein diese
Art hat anders gestaltete Blätter, indem das oberste Fiederpaar den End-
dorn der Blattspindel weit überragt, die Blüten sind kleiner als jene des
A. zebedaniensis und grösser als jene des A. rascheyaensis und die
geographische Verbreitung ist eine andere. Wahr bleibt aber, dass alle
diese Formen einander nahe stehen, und dass die Gefahr besteht, bei
der Festhaltung derselben zur Individuenbeschreibung zu gelangen : ein
Typus scheint in zahlreiche Formen von lokaler Verbreitung aufgelöst.
_ Astragalus (59. Alopecias) schuschnasensis Freyn nom.
nov. Mit diesem Namen ist künftig jene prachtvolle Art zu bezeichnen,
welche ich als A. grandiflorus in Oest. bot. Zeitschr. XLIT (1892), pag. 46
neu beschrieben hatte. Zwar habe ich mich in derselben Zeitschrift XLHI
(1893), pag. 418-419 dafür eingesetzt, dass der von mir ertheilte Name
grandiflorus der Pflanze zu verbleiben habe, obwohl ein älteres von
Pallasim Jahre 1800 vergebenes Homonyn bereits besteht. Denn die
betreffende Art wird heute der Galtung O xytropis zugezählt, ein A. sira-
galus grandiflorus besteht somit nicht mehr. Indessen hatte ich übersehen,
dass der Name A. grandiflorus bereits vor mir, nämlich von Bunge
984 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (23)
gelegentlich der Bearbeitung der Astragaleae (1880), pag. 220 in
Fedtschenko’s Reise in Turkestan neuerdings vergeben worden ist,
somit 1892 nicht mehr frei war. Ich habe daher den Namen meiner
armenischen Art, die bei Schuschnas in der Gegend von Karput vorkommt
(Sintenis exs. 720 anni 1889), jetzt dennoch ändern müssen. — Der Urbe-
schreibung habe ich nichts beizufügen.
Astragalus (65. Onobrychium) xylobasis nom. nov. —
Mit diesem Namen bezeichne ich künftig den A. xylorrhizus Freyn et
Sint., den ich in Oest. bot. Zeitschr. XLII (1892), pag. 46-47 aus Türkisch
Armenien und von dem ich 1. c. XLIV (1894), pag. 28, eine Varietät aus
Paphlagonien beschrieben habe. — Der Name A. xylorrhizus gebührt
einer von Bunge schon 1880, also lange vor mir beschriebenen, turke-
stanischen Art.
Seseli promonense Vis. Fl. Dalm. II (1847), Tab. 29. An der
eben angeführten Stelle ist ein sehr robustes Seseli abgebildet, mit
zahlreichen, sehr ungleich langen Doldenstrahlen, auffallend breiten
Blattabschnitten und nach aufwärts kegelförmig erbreiterten Früchten.
Im I. Bande der Flora Dalmatica, pag. 42, gedenkt Visiani dieses im
Jahr 1847 nur abgebildeten, aber nicht beschriebenen S. promonense,
indem er zwar die von ihm seinerzeit zur Unterscheidung benützten
Merkmale hervorhebt, aber auch deren Versagen feststellt, so dass er
seine eigene Art dem S. varıum Trev. als Synonym unterordnet. Und
dabei ist es meines Wissens seither geblieben. Diese vom sonst ein-
genommenen Standpunkte Visianÿs übrigens folgerichtige Anschauung
erscheint mir nun nach Prüfung eines reichlichen Materials der ein-
schlägigen Formen jedoch nicht unanfechtbar. Ich finde nämlich — zwar
nicht an dalmatinischen, aber an bosnisch-herzegowinischem Material,
welches der von Visiani u. a. O. gegebenen Abbildung entspricht, dass
S. promonense Vis. von S. varium Trev. zu unterscheiden ist u. z. in
folgender Weise :
N de N AT N [1 u} =,
DENT BEN Da ee 4
(24) JT. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 985
| S. promonense Vis. S. varium Trev.
Blattabsehnitte
letzter Orduung. | bis 2 mm. breit, in der Regel | eiwa 0,5 mm. breit oder
mindestens doppelt breiter | schmäler.
als an S. varium.
I
Doldenstrahlen . . | sehr ungleich lang; die läng- | ungleich lang, die längsten
sten 3 -31/2 mal länger als | etwa 1!/2-2 mal länger als die
die kürzesten (absolute Masse | kürzesten (1,5—4 cm. lang).
2,9—8 cm.).
Hüllchen . . . .. so lang wie die Achänen; so | so lang wie die Achänen, 4
lang bis nur 1/4 so lang als | mal länger bis gleich lang
die Fruchtstiele. dem Fruchtstiele.
Fruchtstiele . . . | gleich bis 4 mal so lang als | halb so lang bis anderthalb-
die Achäne. mal so lang wie die Achäne.
Achänen . .... 4-%,5 mm. lang, 1,3-4,5 mm. | 2,8—3,5 mm. lang, 1,5 mm.
breit, oft nach aufwärts keil- | breit, die grösste Stärke in
förmig verbreitet. der Mitte.
Die Maasse der als S. varium Trev. angesehenen Pflanze entnahm ich
fruchtreifen Exemplaren aus Mähren (Brünn), Wien und aus der Alpen-
region bei Travnik (Bosnien), jene des S. promonense Vis. solchen aus
Bosnien und der Herzegowina. — Es hat hiernach den Anschein, als ob
S. promonense Vis. eine illyrische Rasse des S. varium Trev. wäre und
dass S. varium Trev. zwar ebenfalls im Süden vorkommt, dort aber auf
die Alpenregion beschränkt ist.
Die mir vorgelegenen Exemplare des S. promonense Vis. stammen von
folgenden Standorten :
Bosnien, Travnik: rings um das Kastell, Juni 1897 blühend, aber auch
in fruchtreifen Exemplaren (ohne Sammeldatum); Triflen vom Kajabasa
zum Vlasic (das ist die Voralpenzone) Juni 1897; Herzegowina: in der
Niederung bei Mostar, 7. Juli 1889, überall von Brandis gesammelt.
S. varium Trev. habe ich aus Bosnien, von Travnik : Vlasic (Alpen-
zone), August 1897, jung und in Früchten (Brandis).
Anzumerken ist, dass die Doldenstrahlen des südlichen S. varium
länger sind, als jene von den nördlichen Standorten und dass diese
Formen wohl Uebergangsformen zwischen S. varium und S. promonense
darstellen.
BULL. HERB. BOISS., decembre 1898. 66
986 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (25)
Hieracium Managettae nom. nov. So bezeichne ich künftig
‚jenes schöne Hieracium, welches ich im Bulletin de l'Herbier Boissier III
(1895), pag. 669-670 als H. Beckianum beschrieben habe. Der letztere
Name ist aber bereits vor mir anderweitig vergeben gewesen, weshalb
ich meine Pflanze in obiger Weise neu benannt habe.
Teucrium cyprium Boiss. Dieser in den Diagnoses plant. orient.
ser. 1, fasc. 5 (1844), p. 43 zuerst begründete Name einer zur Sektion
Polium gehörenden Art, die auch im Bande IV (1879), pag, 820 der
Flora Orientalis aufgenommen ist, wurde von Post neuerdings, u. z. im
Bulletin de l’Herbier Boissier V (1897), pag. 759 für eine der Sektion
Isotriodon angehörende Art in Anspruch genommen. Auch hierauf
hat mich Herr Sintenis aufmerksam gemacht. Im Falle T. cyprium Post
von der gleichnamigen Boissiers’schen Art verschieden ist, so muss der
von Post ertheilte Namen geändert werden.
Euphorbia (Tithymalus) Sintenisii Boiss. nov. spec. [in
exsicc. sed hucusque indescripta] e grege Galarrhoei fl. orient. — Annua,
sparse et molliter hispida, glabrescens, caule alternatim foliato nunc
unico erecto nunc pluribus lateralibus adscendentibus vix denudatis, sub
umbella 3-5radiata sæpe ramulos floriferos edente, folüs basi barbatis
caulinis elliplico-lanceolatis argute serratis infimis obtusis brevissime
petiolalis, summis acutis, basi cuneata integerrima sessilibus, foliis flora-
libus triangulare-ovatis acute dentatis vel partim integerrimis, mucro-
natis, radiis repetite dichotomis arcuatis, crassiusculis, involucri turbinati
intus hirti lobis reniformibus aliis erectis membranaceis pallide luteis
lacerato-incisis subminoribus, alüs alternis horizontalibus glandulæfor-
mibus luteis crassiusculis integerrimis, floribus masculis subsessilibus,
antheris parvis involucra vix superantibus, floribus femineis longe pedi-
cellatis, calyce obsoleto instructis, germine globoso-trisulco glabro, siylis
3 breviter bifidis, capsula lævis glabra ovato-globosa trisulca, seminibus
obovatis 2rregulariter reticulato-rugosis brunneis, caruncula conspicua
lutea hemisphærica breviter stipilata latere interiori retusa. ©) Majo.
Cyprus. In campis prope Kythræa die 21., 25. et 27. majo fructiferam
(exs. 69) et in ageribus prope Larnaka die 25. februario 1880 juvenilem
(exs. 69) leg. Sintenis /
Dimensiones: Caulis 15-43 cm. altus, folia caulina usque 4,5 X
1,3 centimetralia; radii umbellæ 2,5-5,5 cm. longæ; capsula 3,5 mm. alta
4,5 diametro; semen maturum 2,5 mm. longum, 1,7 mm. diametro.
Nach ihren wesentlichen Eigenschaften gehört E. Sintenisü unter die
um E. Helioscopia L. gruppirten Arten, von denen allen sie jedoch derart
a un rn
(26) I. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 987
gründlich verschieden ist (auch habituell), dass die Durchführung eines
Vergleichs völlig überflüssig ist. Dem Habitus nach ähnelt E. Sintenisu
am meisten der E. eriophora Boiss. icon. Euphorb., tab. 68, einer eben-
falls einjährigen und in die Gruppe der Galarrh&i gehörenden Art, die
aber durch glatte Samen weit verschieden ist und einer ganz anderen
Untergruppe angehört.
Es ist indessen hervorzuheben, dass die jungen Samen der E. Sinie-
nisü, auch wenn sie schon ausgewachsen sind, vollkommen glatt sind,
dass also die Ausbildung der Runzeln erst während des Ausreifens
erfolgt. Die Runzeln sind zuletzt sehr hoch erhaben, unregelmässig
schlängelig oder zickzackförmig und selbst mit unbewaffnetem Auge gut
sichtbar. Nicht genügend reife E. Sintenisii unterscheidet sich von E.
eriophora sofort durch das schwache, nur bei genauem Zusehen bemerk-
bare Indument und kahle Kapseln.
Euphorbia (Tithymalus) Rigoi Boiss. in Sintenis et Rigo
exsicc. Cypr. (1880), n° 696. Perennis, glabra basi suffrutescens multi-
caulis, caulibus decumbentibus vel adscendentibus rigidulis erebre foliosis
simplicibus, umbellis parvis breviter et æqualiter (1-) 3-4-radiatis, radiis
folia involucralia vix superantibus brevissime bifidis interdum mono-
cephalis, foliis parvis basi cuneata sessilibus integerrimis, vernalibus imbri-
catis cuneato-obovatis obtusissimis subretusis, inferioribus late spathulate-
oblongis obtusis, superioribus oblongo-lanceolatis acutiusculis, umbella-
ribus oblongo-ellipticis apicem versus subserrulatis, floralibus e basi
valde attenuata rhombeo-ovatis versus apicem mucronatam irregulariter
subserrulatis, involucri late-obconici lobis alternatim erectis membrana-
ceis orbiculatis ciliatis et patentibus glandulæformibus crassis transverse
oblongis integerrimis, capsulæ depresse-ovatæ glabræ lævi profunde tri-
sulcatæ coccis dorso rotundatis, semine ovato-oblongo griseo foveolis vel
lineis irregularibus fuscis superficialiter exarato quasi malleato, carun-
cula nulla, Z. Majo, Junio.
Cyprus in summo mt. Troodi die 19. junid 1880 leg. Sintenis !
(exs. 696).
Maasse : Stengel 10—25 cm. lang, Stengelblätter etwa 10 x 3 mm.,
die grösste Breite in der oberen Hälfte; Doldenstrahlen 0,5—1 cm. lang,
Kapsel braun, 2,5 mm. hoch, 3 mm. im Durchmesser; Samen kaum
2 mm. lang und 1,5 mm. im Durchmesser.
Weiland Boissier hat diese ihm durch Huter ursprünglich als E. Kotschy-
ana mitgetheilte Pflanze auf der Etiquette seines Herbars als « n. sp. prope
E. cassiam semina malleata nec transverse foveolata » unterschieden und
988 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (27)
die Pflanze ist dann unter dem Namen E. Rigoi von Huter vertheilt
worden. Ihre Unterschiede von E. cassia Boiss., icon. Euphorb., tab. 88,
sind aber hauptsächlich habituelle. E. cassia ist aufrecht, etwa doppelt
höher, hat viel längere Doldenstrahlen, kommt aber auch mit so kleinen
vor, wie E. Rigoi und hat gelbliche, schwarz-löcherige Samen. Vergleicht
man aber deren Abbildung à. a. O0. mit den Samen der E. Rigoi, so findet
man beide zum Verwechseln ähnlich; der in der Beschreibung recht
auffallende Unterschied zwischen einem Samen malleatum und einem
Semen foveolatum verschwindet in Wirklichkeit und wird wohl nur vom
Reifezustand abhängen. Mir scheint E. Rigoi nur eine schwache Lokal-
Rasse der E. cassia zu sein. Letztere kommt ebenfalls auf Cypern vor
[kahle Berge über Kythræa, Mai 1880 leg. Sintenis, exsicc. 600]. Die von
mir gesehenen Exemplare sind nicht grösser als E. Rigoi, die Stengel
steif, aber bogig, jedoch fast hechtgrau (von E. Rigoi grün), die Dolden
theils so winzig wie an letzterer, theils der Abbildung I. c. entsprechend.
Leider kann ich die Früchte beider Pflanzen nicht in natura vergleichen,
da mir jene der E. cassia nur aus der Abbildung bekannt sind.
Tulipa galatica Freyn in Bulletin Herb. Boiss. IV (1896), pag. 186.
Diese Tulpe ist von mir auf Grund solcher Exemplare beschrieben
worden, welche Manissadjian bei Amasia gesammelt hatte. Derselbe
Sammler hat Tulpenzwiebeln in grosser Menge an die Gärten gesendet
und solche Garten-Exemplare geben mir Anlass, auf die oben genannte
Tulpe nochmals zurück zu kommen. Die zu besprechenden Garten-Tulpen
erhielt ich 1897 lebend durch Herrn C. G. van Tubergen jun. in
Haarlem, dann in 2 guten Zwiebeln, welche im hiesigen botanischen
Garten cultivirt wurden und 1898 sehr schön geblüht haben. Nach diesen
letzteren Exemplaren kann ich nicht nur das in der Urbeschreibung
zweifelhaft Gelassene endgültig klären, sondern auch Einiges über die
Abänderungsfähigkeit dieser Tulpe feststellen.
Die Blütenfarbe ist im Leben weder schmutziggelb noch gelblich-
weiss, sondern schön goldgelb, ohne Basalmakel, bräunt aber leicht beim
Trocknen. Die Schäfte sind stielrund, grün, schwach bereift, kahl.
Die Blätter stehen schief ab, sind oben etwas zurückgebogen, übrigens
flach, sehr schwach gefalzt, theils schwach, theils ungewellt. Sie sind
saftgrün, schwach aber deutlich bereift. Die Blüthen entwickeln einen
schwachen Wohlgeruch. Das Perigon ist offen glockenförmig, Höhe und
Durchmesser gleich. |
Gegenüber der Urbeschreibung zeigt nun die cultivirte Pflanze eine
bedeutende Vergrösserung der Blätter und Blüthen, was Herr van Tu-
PUIEWER
(28) J. FREYN. BEMERKENSWERTHE ORIENTALISCHE PFLANZENARTEN. 989
bergen wohl ganz richtig auf den guten Boden zurückführt. Das
unterste Blatt fand ich eilanzettlich, 18 X 4,5 cm. gross, die grösste
Breite im unteren Drittel; das oberste Blatt lanzettlich, 14 X 1,8 cm.
gross, die grösste Breite in der Mitte. Die Blätter sind also viel breiter
als an den wild erwachsenen Exemplaren. Das Perigon ist 7,5 cm. hoch,
also über die Hälfte grösser als an der wilden Pflanze, die äusseren
Perigonblätter 8,5 cm. lang und wenig über der Milte 3,5 cm. breit,
elliptisch-länglich, spitzig und an der Spitze fein gewimpert; die inneren
Perigonblätter sind 7,5 cm. lang, im oberen Viertel oder Fünftel 3 cm.
breit, spatelig-länglich, stumpf, kurz bespitzt und dort gewimpert. Fila-
mente nnd Antheren sind gleich lang. zusammen 2,8 cm.; die ersteren
gelb, kahl, pfriemlich; der Pollen ist gelb, die Ovarien sind prismatisch
grün, unter der ihnen gleich breiten Narbe schwach eingeschnürt.
So weit ist nun Alles klar und auch die Bestimmung richtig. Sehr
merkwürdig ist es aber, dass nach Herrn van Tubergens Mitteilung seine
gelben Tulpen alle Perigonblätter haben, deren Grund mehr oder
weniger schwarzgrün bemakelt ist. Von meinen beiden Stücken, welche
lebend völlig fleckenlos waren, hat das eine beim Trocknen am Grunde
der Perigonblätter dunklere, grünliche, unbestimmt umgrenzte Flecken
bekommen; das andere blieb rein gelb und hat auch die gelbe Farbe
kaum nachgedunkelt. Im Frühjahr 1897 bekam ich von Herrn von Tu-
bergen blühende Stücke einer schwarzgrün gemakelten, schön gelben
Tulpe derselben Herkunft, welche ganz kahle Zwiebelschalen hatte und
hiernach zu T. lutea Freyn zu ziehen war — aber deren Antheren
waren sehr lang. Anderseits bekam ich von ihm eine ebenfalls von
Manissadjian stammende gelbe Tulpe ohne Makeln, mit seidighaarigen
Zwiebelschalen, (also T. galatica) mit so kurzen Antheren, wie sie T.
lutea hat.
Ich finde demnach, dass T. galatica m. in Blattbreite und Blüthengrösse,
sowie in der Antherenlänge variirt, und dass insbesondere auch deren
Perigonblätter sowohl rein gelb, wie in meiner Beschreibung, als auch
schwarzgrün bemakelt abändern. Ferner ist vielleicht die Antherenlänge
aller Tulpen überhaupt veränderlich. Sollte ausserdem die Unter-
suchung zahlreicher Zwiebeln meine Vermuthung bestätigen, dass die
Zwiebelschalen jener Tulpen. welche fast seidighaarig (nicht wollig) sind,
auch kahl vorkommen, so dürfte eine gründliche Revision der bisher
beschriebenen Tulpen-Arten sehr am Platze sein. Ohne hierauf näher
eingehen zu können, möchte ich jedoch in Anschauung der bedeutenden
Veränderlichkeit der Blüthengrösse, sowie des Umstandes, dass offenbar
990 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (29)
dieselbe Art mit und ohne Basalmakel vorkommt, der Vermuthung Aus-
druck geben, dass T. galatica m. (1896) mit T. armena Boiss. Diag. Pl. or.
ser. II (1859), pag. 99 und T. orientalis Levier les Tulipes d’Europe
(1884), pag. 68, zusammen gehören und dass sich alle diese Pflanzen
durch Cultur wohl in eine einzige, grossblüthige, gelbe Tulpen-Art über-
führen lassen dürften. Selbstverständlich gehört dann dazu auch T.
hungarica Borbas, ein etwas älteres Synonym der T. orientalis Lev. Die
Pflanze wäre dann mit dem ältesten Namen, d. i. T. armena Boiss. zu
bezeichnen. Ihre Vereinigung mit T. Gesneriana als von ß. minor, wie
Boissier Fl. or. V. 194 will, erscheint mir jedoch nicht zu empfehlen,
zumal dort auch T. Schrenkü Regel, eine denn doch genug verschiedene
dritte Art ebenfalls mit einbezogen ist. Mir scheint die kleinasiatische
T. Gesneriana ß. minor (excl. T. armena) von der südrussischen T.
Schrenkü, so wie sie Levier abgebildet hat, genug verschieden. Die
Sepalen sind nämlich stumpfer und deren Basis nicht mit gelbem Makel,
sondern mit einem schwarzen, schmal gelb geränderten geschmückt.
Bromus flabellatus Hackel! in Boiss. Fl. orient. V 648, bisher
nur von Jerusalem bekannt und vom Autor als Subspecies des B. sterilis
erachtet, ist von Deschamps im Jahre 1893 auch auf Gypern gesammelt
u. z. mehrfach in der Umgebung von Larnaka : am Wege nach Nikosia
am 1%. März (exs. 510), auf Hausdächern in der Stadt am 21. März (exs.
5112), endlich an Strassen- und Wegrändern 27. März und 12. April
(exs. 511b). Hackel hat die Richtigkeit meiner Bestimmung zwar aner-
kannt, erklärt seinen B. flabellatus jedoch nunmehr für eine forma
macra et pallida von B. rubens L. (in litt. 13. Juli 1897).
ES N ee See Er nen AVE
RE 2
991
FOUGERES
recueillies dans le bassin inférieur de l’Amazone
par le Dr J. Huber a Para
PAR
H. CHRIST, Bâle
Notre compatriote le D’ J. Huber, depuis quelques années fixé à
Para, a bien voulu cueillir quelques fougères aux alentours de cette
ville et plus loin au Rio Capim, à la Serra de Baturite, Prov. de Cearä,
et dans la Guyane Brésilienne à Cunany. Ce butin n’est point riche.
M. Huber nous écrit que le bassin inférieur du fleuve, peu ou point
élevé au-dessus du niveau de l'Océan, est très pauvre en fougères, et
qu'il faut s'élever sur les flancs des montagnes, hautes de quelques
centaines de mètres qui bordent cette immense région basse pour en
trouver un certain nombre.
Or, la collection ne compte que 47 espèces, et il faut avouer que la
majeure partie appartient aux trivialités de la flore tropicale du
nouveau monde.
Une partie : 13 espèces, ont un intérêt spécial : elles indiquent la
flore Guyanaise et Amazonienne proprement dite, car elles sont con-
finées, ou à peu près, au nord du Brésil et aux Guyanes. Sans être
absolument exeluses des pays limitrophes, elles ont leur aire principale
le long de l’Amazone inférieur, et des cours d’eaux si nombreux qui
arrosent la Guyane Brésilienne, Neerlandaise, Anglaise et Française
et à l'embouchure de l’Orénoque avec l'Ile de Trinidad qui n’est au
fond qu’un lambeau détaché du continent. J’ai marqué ces espèces
d’un astérisque.
M. Huber a réussi à trouver 3 formes non encore décrites : un
Trichomones de la parenté de 7. pinnatum Hedw. qui, dans ces
parages, semble se différencier très activement : témoin le spendide
992 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (2)
T. vittarıa DC., une des merveilles de la flore Guyanaise; puis, un Poly-
pode epiphyte lié au P. lanceolatum L., mais assez bien caractérisé;
enfin, une de ces formes si multiples du sous-genre Doryopteris
(Pteris L.) voisin du P. pedata L., mais qui s’en éloigne assez pour
être au moins séparé comme variété très notable sinon comme espèce.
Voilà la liste de ces fougères :
140. Alsophila armata Prsl. Serra Baturité. 9. 1897.
*158. Hemitelia multiflora R. Br. Para. 6. 1896.
1019. Hymenophyllum polyanthos Sw. Cunany. 10. 1895.
756. 757. Trichomanes pinnatum Hdw. Rio Capim. 6. 1897.
256: » vitlaria DC. Para. 7. 1896.
*1099. 667. » Huberi n. sp.
Rhizomate erecto brevi valido radieibus multis griseis duris instructo,
stipitibus numerosis cœspitoso-fasciculatis erectis aut oblique ascenden-
tibus 5 ad 12 cent. longis duris brunneis squamis minutis acuminatis
brunneis puberulis; fronde 12 cm. longa, 6 cm. lata oblonga usque
ad 10 pinnis utroque racheos latere prædita, pinna terminali equilonga
aut lateralibus potius breviore; pinnis approximatis ascendentibus
lanceolatis acuminatis 3 ad 4 cm. longis vix 1 cm. latis versus basin
attenuatis rarius subpetiolatis sepe usque ad costam laceratis anguste
ad rachim decurrentibus cartilagineis opaco-fuscis grosse dentatis
nervis lateralibus obliquis validis atratis ad apicem dentium sorum
gerentibus; urceolo peduneulo brevi et crasso munito clayæformi,
breviter et aperte campanulato, labiis haud dilatatis, receptaculo crasso
brevi exserto. 7. pinnatum duplo majus differt pinnis elongatis late
linearibus loriformibus latioribus, textura papyracea diaphana, colore
læte viridi, nervis tenuibus fere horizontalibus pinna terminali producta
costa sæpe exserta elongata prolifera.
T. Hostmanni Kuntze, suppl. Schk. Tab. 110, représente à notre
avis un mélange de notre plante et de petits échantillons de
T. pinnatum.
Il y a une forme naine, très gazonnante, haute d’un décimètre qui a
l’aspeet des formes rabougries de 7. rigidm Sw.
Hab. Cunany, Guyane Bresil. 18. 10. 1895 et Rio Capim Cachoeira
28. 6. 1897 sur les rochers humides des bords du fleuve. Vernac. « Avenca
de agua. »
793. 984. Trichomanes reptans Sw. Rio Capim. 6. 1897. Vernac. «Carrapatinha.»
868. Adiantum Kaulfussii Kze Rio Capim.
za » Klotzschianum Hook. sp. II. Tab. 82. 2.
4 23
(3) H. CHRIST. FOUGERES DU BASSIN INFERIEUR DE L’AMAZONE. 993
Plante très robuste, très grande, trouvée identiquement dans la
Guyane française par Leprieur. Para. 8. 1895.
142. Adiantum tenerum Sw. S. Baturite.
143. » macrophyllum Sw. S. Baturité.
E31: » glaucescens Klotzsch. Cunany Guy. Bras. 10. 1895.
Plante très belle, reconnaissable à son rhizome longuement tracant,
ses stipes solitaires, ses branches peu nombreuses, ses pinnules obtuses,
grandes, très glauques au-dessous et bordées de sores grands et noirs
très espacés.
135. Adiantum tetraphyllum Sw. Baturité. 9. 1897.
*14113. Lindaya Guyanensis Dry. Cunany. 10. 1895.
*144. Pteris (Doryopteris) pedata L., var. Huberi n. var.
Typo multo major, stipite 20 em. longo fronde 15 em. longa
25 cm. lata, latissime deltoidea, pinnato-hastata, lobis haud ad costam
prineipalem incisis, lobis simplieibus elongato-acutis, infimis brevibus
deorsum versis, secundis longissimis patentibus, tertiis et quartis iterum
diminutis, terminali elongato.
Très particulier par les lobes simples, non incisés. On dirait une
combinaison de P. sagittæfolia Radd. ou plutôt encore de P. hastata
Raddi avec P. pedata L.
Peut-être une bonne espèce.
Hab. Serra Baturité. 9. 1897.
11%. Pteris aquilina L. v. caudala L. S. Baturité.
136. Blechnum occidentale L. S. Baturité.
264. Asplenium serratum L. S. Baturite.
123. » obtusifolium L. S. Baturite.
265. » auriculatum Sw. S. Baturité.
128. » formosum Wlld. S. Baturité.
138. Diplazium Shepherdi (Spreng.) S. Baturite.
139. Aspidium macrophyllum Sw. S. Baturite.
Eehantillon à stipe et rachis brun poli.
*1064%. 751. Asp. subquinquefidum (Hook.) Cunany et Rio Capim.
*265. » subobliquatum (Hook.) Rio Capim.
132. 137. » Caripense (Hook.) S. Baturité.
*567. » tetragonum (Hook.) Rio Maraca Guyan. Brésil. 9. 1896.
129. Phegopteris crenata (Sw.) S. Baturité.
1076. Meniscium serratum Cav. Cunany.
Très grand, vers M. Andréanum Sodiro.
994 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. (4)
66. Polypodium piloselloides L. Para. 10. 1895. Vernac. «Samambeia.»
65. 121. » lycopodioides Sw. Para. Serra Baturité.
266. » vaccinifolium L., Fisch. S. Baturité, epiphyte sur les
cafeiers.
119. Polypodium lanceolatum L. v. elongatum (Gymnogramme elongata
Hook.) S. Baturité sur les cafeiers.
*120. Polypodium gyroflexum n. sp.
AP. lanceolato differt rhizomate brevi, vix repente, radices multos
valde tomentosos prehensibiles emittente, foliis nudis coespitoso-fasci-
culatis numerosis subsessilibus succulentis coriaceis 12 em. longis
1'/2 ad 2 cm. latis versus basin decurrentibus acuminatis, costa nitida
valde prominente, folio plicato incurvato-gyroflexo grosse crenato-
repando, soris magnis marginalibus rotundatis brunneis, receptaculo
versus paginem inferiorem immerso foveam formante.
Plus large que P. lanceolatum, rhizome comme celui d’un Antro-
phyum, frondes nombreuses, fasciculées, presque sessiles, absolument
dépourvues des écailles peltées de P. lanceolatum, fortement crênelées,
charnues, courbées en demi-cercle, très pointues, sores marginaux.
Sous-espèce de P. lanceolatum.
Hab. Serra Baturité epiphyte sur les cafeiers. 9. 1897.
133. Polypodium elasticum Richard. S. Baturite.
122. » aureum L. S. Baturite sur les caféiers.
*1065. » sphenodes Kze. Cunany.
130. » sororium H. B. K. S. Baturité.
1261. Vittaria lineata Sw. Para. 12. 1897.
894. Teniopsis furcata Fée. Rio Capim.
*223. Acrostichum sorbifolium L. v. Yapurense (Martius). S. Baturité.
116. Gleichenia dichotoma (Willd.) S. Baturité.
124. 127. Aneimia Phyllitidis Sw. S. Baturité.
131. 606. Lygodium venustum Sw. S. Baturite.
786. 1034. » volubile Sw. Cunany. Vernac. « Avenca. »
117. Lycopodium cernuum L. S. Baturite.
141. Selaginella erythropus Spring. S. Baturité.
Les échantillons de cette plante sont en partie fort avancés et en
paille, en partie très jeunes, longs de 5 cm. à fronde non développée,
formant un petit triangle à lobes obtus, dont les petites feuilles sont
encore imbriquées en masse compacte, teintée vers le stipe d’un rouge
très vif.
Bâle, le 5 novembre 1898.
——— [2
995
TABLE
DES
TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS CONTENUS DANS CE VOLUME
Pages
AURRAN (D). Nteolas ADO ET RIRES Ta nes 81
BarBey (W.) — Séernbergia colchiciflora W. et K. var. Htnensis Rouy.. 344
BarBey (W.) — Une munificence botanique. ......................... 340
Bzanc (L.) et Decrocx (E.). — Distribution géographique des Primulacées
(avec une carte et un tableau graphique. Planches XVII et XVIID). 681, 697
Borsseu (H. de). — Les Légumineuses du Japon d’après les collections de
MERDE IR AURIENS RE PEER TEEN, LEARN AA Pre er NN er tt 660
BoRNMüLLER (J.). — Ueber Onobrychis Bellevii Prain.................. 755
Briquer (J.). — Note préliminaire sur le Pimpinella Bicknelliï.......... 85
Briquer (J.). — Note sur les hydathodes foliaires des Scolopra .......... 903
CAnDoLLE (C. de). — Piperaceæ Sodiroane..... EEE 477, 505
CHABERT (D: Alfred). — Sur quelques Renoncules (avec gravures)........ 239
CHABERT (Dr Alfred). — De l’abus de la nomenclature.................. 275
CHENEVARD (P.). — Nouvelle note sur l’Anacamptis pyramidalis Rich.
ET UETLS USE Sur en een ste 86
CHopar (R.). — Études de biologie lacustre................... 49, 155, 431
Sur les algues perforantes d’eau douce (avec figures dans le texte)...... hal
Les galets sculptes du rivage des lacs jurassiques (avec figures dans le
TORTE EL HIANICHESERINV EI IV) ee EE SR TE, 450
Sur les algues littorales du lac Léman (avec figures dans le lexte). 465
CHovar (R.). — Sur quelques caractères épharmoniques dans les algues
ÉDITER ES ERNST ER ARENA er PAT ne Sale, 630
Cxopar (R.) et Horman-BaxG (N.-0.). — Note préliminaire sur les micro-
phytes qui produisent la maturation du fromage.................... 753
CHoDart (R.). — Une nouvelle espèce de Chamæbuxus de l’Afrique équato-
TATEN DR LA HER ER SE RE NR Or MERS RE ne AR TUNG EN, 838
CHovar (R.). — Pasquale Conti de Lugano (Tessin) 1874-1898. .......... 840
Caristr (Dr H.). — Filices insularum Philippinarum. Determinations et
descriptions des collections de M. A. Loher (Planches II, III et IV). 127, 189
996 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Pages
Carist (H.). —Pilices noyé hr eus AR en LA een 839
Carıst (H.). — Fougères de Mengtze, Yunnan méridional (Chine)... 861, 956
Carıst (H.). — Fougères recueillies dans le bassin inférieur de l’Amazone
par lé Dre Huber a Daraus Re CE EE ee 991
Coiney (Auguste de). — Burgos au point de vue botanique .............. 821
Crépin (Francois). — Observations sur le Rosa stellata Wooton ......... 725
Curmann (Paul). — Localités nouvelles pour la flore bryologique suisse... 425
Decrocx (E.) voir Brane (L.). — Distribution géographique des Primu-
lacées (avec une carte et un tableau graphique. Planches XVII et
DL DES ne Ro RE AN 681, 697
FiscHer (Ed.). — Beiträge zur Kenntniss der Schweizerischen Rostpilze... 11
FREYN (J.). — Ueber neue und bemerkenswerthe orientalische Pflanzen-
RUE D EE AU LA EL De C2) CA DIRE CE Re LENS 881, 974
GAILLARD (Georges). — Contribution à l’etude des roses du Jura ......... 401
GaïzLARD (Georges). — Excursion rhodologique au Salève (Haute-Savoie) :
Rosa prgupinellöfolia ER rubrifohayalluye.2.2. 0.2.20 832
Hazacsy (Dr E. von). — Die bisher bekannten Centaurea-Arten Griechen-
TN CR nun an ee NE a erepene e 565, 633
Haruıer (Hans). — Neue und bemerkenswerthe Pflanzen aus dem malaiisch-
papuanischen Inselmeer (II Teil) (Planches Sr SUR VID SALE ID EX
ED DE ER a ER IE OR Re EE Aron nr a 213, 28%, 348, 60%
Hazcrer (Hans). — Bausteine zu einer Monographie der Convolvulaceen
(Planche RON are a ch a ee ee NE 71%
Heıpeeich (Th. de). — Flore de l’ile d’Egine (avec une carte géologique,
Planche; NT) es a Sa La N EN 221, 289, 379
Horman-Bang (N.-O.) voir Cnopar (R.). — Note préliminaire sur les
microphytes qui produiseut la maturation du fromage............... 753
KELLER (Dr Robert). — Ueber die central- und sudamerikanischen Hype-
nieagdessHerbanum Hauniense.n.. ns u. ee RE RSR SR UNS 253
Levier (Emile). — Porella annulé par le Code de Rochester............. 496
MaAuınvAup (Ernest). — Petite question de nomenclature................ 211
Masters (Maxwell T.). — De Coniferis quibusdam Sinicis vel Japonicis
adnotalionesquedam DORA 2 u a NE ec eee 269
Meyran (Charles). — Nouvelles stations bryologiques pour la chaîne du
Jura et Notes sur la dispersion de certaines espèces subalpines et alpines. 841
Mürzer (Carolo). — Briologia Serræ Itatiaie (Minas Geraes Brasiliæ)
adjectis nonnullis speciebus affinibus regionum vicinarum......... 18, 89
ScHinz (H.). — Beiträge zur Kenntniss der afrikanischen Flora (Neue
Folge). VII. — Mit Beiträgen von Dr Max Gürke (Berlin); Dr Hans Hallier
(München); Prof. Dr Hans Schinz (Zurich) (Planche XV])........... 922
SCHINZ (H.). — Beiträge zur Kenntniss der afrikanischen Flora (Neue
Folge). VII. — Mit Beiträgen von Prof. Dr O. Hoffmann (Berlin);
TABLE DES TRAVAUX PAR NOMS D'AUTEURS. 997
Pages
Prof. Dr E. Kœhne (Friedenau); Prof. Dr F. Pax (Breslau); Prof.
BeklansSechinzi Zune) sn We N en: 729
SCHLECHTER (Rudolf). — Monographie des Disperideæ.......... 800, 846, 905
SOLEREDER (H.). — Buddleia Geisseana R. A. Philippi, eine neue Lippia-
ENTE a AC PES BEIN ES ES a ES ES 623
STEPHANI (Franz). — Species hepaticarum (4 suivre)........... 309, 361, 757
Wario (Edv. A.). — Clathrinæ Herbarii Mulleri...................... 752
WiczraMs (F.-N.). — Note monographique sur le genre Rhodalsine Gay
Wulanees Die na a a N ln een ne 1
Wazcrams (F.-N.). — Énumération provisoire des espèces du genre Ceras-
FOR RR A. BE ER A ER SAN OA AS AE 893
APPENDIX n0 I. — CHopar (R.). — Plantæ Hasslerianæ soit Enumeration
des plantes récoltées au Paraguay par le Dr Emile Hassler, d’Aarau
(Suisse), de 1885 à 1895 et déterminées par le professeur R. Chodat
avec l’arde,de/plusieurs collaborateurs. u... .. ne en nen à 42
ApPeNDiIx n0 III. — PesraLozzr (A.). — Die Gattung Boscia Lam. (Plan-
ass, Aa AN) ee RE ER 13112
Appenpıx no IV. — Société pour l'étude de la flore franco-helvétique
(Société pour l’etude de la flore francaise transformée). Septième bul-
DST ER ee A BE RAR NE làli
AWVIiSs.
Plusieurs de nos abonnés nous ayant réclamé l’appendix II du tome VI (1898),
nous les informons que cet appendix n’a pas paru en 1898.
Cet appendix est réservé pour la suite de l’énumération des plantes du Yemen
et de l’Éritrée du Prof. Schweinfurth, dont un fascicule paraîtra en 1899.
A la suite du désir exprimé par plusieurs de nos abonnés, la couverture de
chaque numéro du Bulletin portera à l'avenir la date exacte à laquelle ce
numéro aura paru. Nous attirons l'attention sur ce fait, afin que MM. les
abonnés puissent conserver, s’ils le jugent bon, la couverture de chaque numéro
en faisant relier leur volume à la fin de l’année.
PrancHe 1. — Rhodalsine geniculata var. Gayana F.-N. Williams.
PranchE 2. — 1. Lomaria Fraseri Cunningh. var. Philippinensis nov. var.
PLancHE 3. — 2. Polypodium Loherianum n. sp.
3. Polypodium anomalum n. sp.
%. Polypodium Lagunense n. sp.
PLANCHE 4. 5. Phegopteris obscura Fée.
* 6. Lindsaya Loheriana n. sp.
7. Lindsaya capillacea n. sp.
8. Angiopteris cartilaginea n. sp.
9. Angiopteris erecta Hoffm.
PLance 5. — 1. Schizandra elongata Hook. f. et Th. v. marmorata Hallier f.
2. Piper Elatostema Hallier f.
PLANCHE 6. — Leea Zippeliana Miq.
PLancHE 7. — 1. Cyrtandra mamillata Hallier f.
2. Bea Commersont R. Br.
PLANCHE 8. — Peristrophe tinctoria Nees.
PrancHhe 9. — 1. Gomphostemma furfuraceum Hallier f.
2. Psychotria albomarginata Hallier f.
3. Kempferia anomala Hallier f.
PLANCHE 10. — 1. Gastrochilus angustifolia Hallier f.
2. Piper argyroneurum Hallier f.
PLancHe 11. — Forrestia bicolor Hallier f.
Pranche 12. — Carte géologique de l’île d’Egine.
PLANCHE 13. — Sfernbergia colchiciflora W. et K. et var. Æinensis Rouy.
PLANCHE 14. — Galets sculptés du rivage des lacs jurassiques.
PLANCHE 15. — » » »
PLANGHE 16. — Sphæranthus epigeus Schinz.
PLANCHE 17. — Carte de la distribution géographique des Primulacées.
PLANCHE 18. — Tableau graphique » »
PLancue 19. — Rivea luzonensis Hallier f.
998
TABLE
DES
PLANCHES CONTENUES DANS CE VOLUME
PLANCHES CONTENUES DANS L’APPENDIX No III:
PLances 1 à 14. — Pestalozzi (Anton). — Die Gattung Boscia Lam.
— A —
999
INDEX DES NOMS DE PLANTES
CITES DANS CE VOLUME
Les noms des espèces nouvelles sont imprimés en italique.
A. brachyphylla 273; firma 273; sachalinensis 273; Veitchii 273. —
Acacia adhærens app. I, 41; Farnesiana 131, app. I, 41; hæmatoxylon 526;
lasiopetala 526; Rehmanniana 525 ; riparia app. I, 41; Stuhlmannii 526; velu-
tina app. I, 41. — Acalypha glabrata var. pilosa 733; peduncularis 734;
Rehmanni 733; Schinzii 734; senensis 733; villicaulis 733; zambesica 733. —
Acanthus spinosus 383. — Acaulon muticum 841. — Achillea macrophylla X
moschata app. IV, 2, 6; X obseura app. IV, 2, 6; odorata 823; strieta app. IV,
3, 6. — Achnantidium flexuosum 178. — Acolium lecanorinum 80; para-
sema 80; subocellatum 80; viridiloculare 80. — Aconitum Lycoctonum var.
fallax, app. IV, 3, 5. — Acrostichum apiifolium 205; appendiculatum 205;
aureum 206, app. I, %; cervinum app. I, 4; cœnopteris app. I, 4; conforme 205;
contaminans 206; Harlandii 865; Linnæanum 206; platyrhynchos 129, 206;
rigidum 206; sorbifolium 205; sorbifolium var. Yapurense 994: spicatum 206;
stenosemioides 205 ; taccæfolium 205. — Acrotome Bleckii 549; hispida 549 ;
inflata 549; pallescens 549. — Adenocalymna marginatum app. I, 27. —
Adiantum Balansæ 957; Capillus-Veneris 146, 399; caudatum 145, 958; diapha-
num 446; filiforme app. I, 6; glaucescens 993; Gravesii 865; intermedium app.
I, 5; Kaulfussii 992; Klotzschianum 992; lunulatum 146, 958, app. I, 6; macro-
phyllum 993; pedatum 862; pedatum var. glaucinum 957; tenerum 146, 993,
app. I, 5; tetraphyllum 993. — Adonis æstivalis var. cuprea 231; æstivalis
var. miniata 231; microcarpa 231; vernalis 824. — Aecidium centaureæ
scabiosæ 11; Leucanthemum 11; penicillatum 15; Primulæ 13, 14. — Aegi-
lops comosa 398; ovata 398. — Aeschynanthus Beccarii 622; dasycalyx 622.
— Aeschynomene americana app. I, 32; falcata var. glabra, app. I, 33;
hispidula app. I, 32; montevidensis app. I, 32; Selloi, app. I, 32. — Agave
americana 392. — Ageratum conyzoides 618. — Agropyrum campestre app. IV,
1000 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
2, 8; repens app. IV, 3, 8; villosum 398. — Aira capillaris 397; parviflora
app. IV, 2, 8. — Aitonia eximia 781; Fischeriana 786; fissisquama 778; italica
787; lanigera 788; rupestris 782: subplana 789; Wrightii 783. — Aizoon cana-
riense 523; Dinteri 523; galenioides 523; hispanicum 523. — Ajuga Iva f.
cleistogama 383; Iva var. Pseudoiva 383; Pseudoiva 383. — Albizzia julibrissin
680. — Alchemilla arvensis 227, 297. — Alicularia compressa 429; scalaris
429. — Alisma alpestre 826. — Alkanna tinctoria 381. — Allantodia Java-
nica, 861, 961. — Allium Chamæspathum 227, 39%; Cyrilli 228, 394 ; flexuosum
394; magicum 394; Phalereum 227, 394; Porphyroprasum 228, 394; roseum f.
bulbillifera 394 ; rotundum 39%; sphærocephalum 404: staticeforme 394; suh-
hirsutum 394; trifoliatum 228, 394. — Alocasia acuta 605, 606, 610; acuta
var. tigrina 606; Angustiana 610; cucullata 610; cuprea 611; decipiens 610;
denudata 609, 610, 611; eminens 609; fornicata 610; guttata 610; indica 607,
608, 610; indica var. variegata 611; Korthalsii 609; longiloba 607 à 611;
Lowii 608; Lowii var. picta 607; Lowii var. Veitchii 607; macrorrhiza 610;
Margaritæ 610; marginata 611; montana 610; odora 610 ; porphyroneura 610;
Portei 605; princeps 610; Putzeysi 607; reginæ 610; Regnieri 610; Sanderiana
611; scabriuscula 610; singapurensis 609; Thibautiana 609; Veitchii 607, 608 ;
Villeneuve: 610 ; Watsoniana 609; zebrina 610. — Alona glandulosa 720, 723.
— Alopecurus ciliatus 397. — Alsine Bartolotti 8; exlensa 6; geniculata 6;
geniculata var. Bartolottæ 8; herniariæfolia 8; maritima 6; procumbens 1, 2,
D, 7, 8, 289, 00 ; procumbens var. linearifolia 8; rosea 5; Smithii 227, 289. —
Alsophila armata 992; atrovirens app. I, 9; caudata 138; comosa 137; con-
taminans 137; contaminans var. Celebica 129; fuliginosa 138 ; glabra 864, 972;
glauca 137; glauca var. Celebica 137; lepifera 137; lepifera var. congesta 137;
podophylla 865; rheosora 864, 972; tomentosa 137. — Althæa hirsuta 299.
— Alyssum campestre 235. — Amarantus chlorostachys 227, 387; silvestris
387 ; viridis 387. — Amberboa lancifolia 637. — Amblyodon dealbatus 844.
— Amblystegium Sprucei 844. — Amerimnon Brownii 730, 731. — Ammi
majus 300. — Amphicarpea Edgeworthii var. japonica 677. — Amphidoxa
glandulosa 562. — Amphilophium Vautieri app. I, 27. — Amygdalus com-
munis var. amara 296; communis var. duleis 297. — Anabæna circinalis 175,
177; flos aquæ 166, 168 à 174, 177; flos aquæ var. circinalis 160. — Anacamptis
pyramidalis 88, 391; pyramidalis var. Tanayensis 86, 87, 88. — Anagallis
alternifolia 695; arabica 710; arvensis 386, 695, 705, 706; arvensis v. coerulea
386; arvensis var. phœnicea 386; cœrulea 386; crassifolia 695; elongata 695;
Hutonii 710; Jacquemontii 740; latifolia 70%, 706; phœnicea 386; rubricaulis
710; tenella 695. — Anagyris fœtida 292. — Anchusa hybrida 380; Italica
380; Spruneri 380; stylosa var. major 380; undulata 380; variegata 380. —
Andrachne ielephioides 227, 389. — Andreæa alpina 19; microphylla 19;
spurio-alpina 18; spurio-alpina var. rubricalyx 19; squarroso-filiformis 19;
striata 19. — Andropogon hirtus var. pubescens 396; pubescens 396. —
Androsace Chaixii app. IV, 3, 7; chamejasme 689, 70%; cinerascens 688; elon-
INDEX. 1001
gata 689, 704; filiformis 689, 705; incisa 703; maxima 689, 704; occidentalis
689; rotundifolia 703; saxifragefolia 689, 703, 706; sempervivoides 703;
septentrionalis 689, 705; triflora 689, 708; villosa 70%. — Aneimia Phyllitidis
app. I, 9; tomentosa app. I, 9. — Anemone coronaria 231; fulgens 231. —
Anerinia Phyllitidis 992. — Aneura multifida 430; pinguis 430. — Ange-
lica heterocarpa app. IV. 2, 6. — Angiopteris angustifolia 207; cartila-
gidens 207; erecta 208, 862, 865; erecta var. alata 973. — Angstromia
exigua 43; gymna 43; Itatiaiensis 43. — Aniseia biflora 538. — Anœc-
tangium Sendtnerianum 425. — Anomodon apiculatus 428; attenuatus
428. — Anona cornifolia app. I, 11; dioica app. I, 11. — Anthemis
auriculata 227, 303; Cretica 228, 303; Guicciardii 227, 303; montana
var. Linnæana 303; montana var. saxatilis 303; peregrina 303; peregrina
var. Guicciardii 303; Pontica 303; tuberculata 824. — Anthrocephalus ita-
licus 787 ; nepalensis 78%. — Anthyllis Hermanie 293. — Antirrhinum mau-
randioides 723; Orontium var. calycinum 382. — Antistiria ciliata 132. —
Antrophyum callefolium 204; coriaceum 204; latifolium 868; plantagineum
20%; reticulatum 20%; vittarioides 868. — Apios Fortunei 678. — Apochoris
pentapetala 694. — Aptychus Kegeleanus 122; lageniformis 122. — Arabis
corbariensis 824, 826; saxatilis app. IV, 3, 5; subcoriacea app. IV, 2, 5; verna
234. — Arachis marginata app. I, 33. — Araucaria Brasiliensis 29, 95, 104,
105. — Arbutus Andrachne 228; Unedo 228, app. IV, 3, 7, — Ardisiandra
Sibthorpioides 690, 710. — Arenaria Bartoletti 8; Bartolloti 8; extensa 6;
externa 6; fasciculata 289; geniculata 6, 7, 400; globosa 289; grandiflora 824,
825; Guicciardii 894; herniariæfolia 6, 7, 8; herniarifolia 8; leptoclados 289;
maritima 6; peploides 5; procumbens 5, 6, 8, 10; procumbens var. 8; procum-
bens var. linearifolia 6 ; purpurascens 894; rosea 5; salsuginea 290 ; serpyllifolia
289. — Arethusa alaris 807; capensis 915; crispa 850; secunda 923; villosa
942. — Aretia alpina 688; arctica 688, 708; longiflora 690; ochotensis 688,
708; pubescens 688; pyrenæa 279. — Argemone mexicana app. I, 12. — Argy-
reia acuta 718; arborea 716, 717, 718, 719; festiva 718; laxiflora 548; obtusi-
folia 718. — Arisæma filiforme var. chlorospatha 60%. — Arisarum vulgare
395. — Aristolochia microstoma 228, 389. — Armeniaca vulgaris 297. —
Arrabidæa coleocalyx app. I, 25, 26; corymbifera app. I, 26; grandiflora app.
I, 26; Muehlbergiana app. I, 25, 26; precox app. I, 25; rhodantha app. I, 23;
triplinervia var. brachycalyx app. I, 26. — Arthonia interstes 80. — Arthro-
lobium scorpioides 295. — Arum silvestre 608. — Ascolepis brasiliensis app.
I, 22. — Ascyrum Crux Andreæ 25%; hypericoides 254. — Asparagus aphyllus
392. — Asphodelus fistulosus 393 ; mierocarpus 392; tenuifolius 227, 393. —
Aspidium aculeatum 962, 96%; aculeatum var. Batjanense 192; aculeatum var.
obtusum 192; aculeatum var. Yunnanense 964; affine 965; amabile 191 ; apii-
folium 862, 969; arbuscula 191; aristatum 191; attenuatum 193 ; auriculatum
128, 965; auriculatum var. cæspitosum 192; auriculatum var. nervosum 192;
auriculatum var. obliquum 192; Beddomei 192; caducum 863, 969 ; callipteris
BULL. HERB. BOIss., décembre 1838. 67
1002 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
863; callopsis 968 ; canescens 190; canescens var. acrostichoidea 190; Caripense
993; carvifolium 863, 969; cicutarıum 189, 862, 865, 969; cochleatum 967;
concinnum app. I, 8; coniifolium 191; conterminum app. I, 8; crassifolium
190; crenatum 128, 19%, 966, 968; cristatum 967; cucullatum 190; decipiens
965; decurrens 190, 862, 865, 879, 969; deltodon 863, 965; Dickinsii 863,
966; dissectum 865; effusum app. I, 8, 9; elongatum 967; erythrosorum 128,
193; extensum 190; falcatum 128, 189, 863, 865, 969; Fauriei 128, 863, 968;
Fauriei var. elatius 193; ferox 190; filix-mas 193, 194, 966; filix-mas var.
chrysocoma 966; filix-mas var. paleacea 967; flaccidum 192, 968; grammitoides
193; heterocarpon 190; hirtipes 49%, 967; intermedium 194; irriguum 190;
leuzeanum 189; ligulatum 193; lobatum var. Tsussimense 863, 964; Loherianum
191: Lonchitis 965; Luersseni 193 ; Lunanense 966 ; macrophyllum 993;
macrophyllum app. I, 8,9; Manmeiense 965; megaphyllum 19%, 967 ; melano-
caulon 865; membranaceum 189; molle app. I, 8; mollissimum 968; Ochthodes
968; odoratum 19%; parasiticum 190; patens app. I, 8; pennigerum 190; Philip-
pinense 191; platyphyllum app. I, 8; prolixum 193; pteroides 190; rampans
968; refractum app. I, 8; semicordatum 865; setigerum 196, 968 ; sophoroides
969; sparsum 194; subobliquatum 993; subquinquefidum 993; Syrmaticum
967 ; tetragonum 993; tylodes 967; unitum app. 1,8; varium 128, 192; varium
var. fructuosum 967 ; Yunnanense 965. — Asplenium abscissum app. I, 7;
affıne 152, 153; auriculatum 993; auritum app. I, 7; Belangeri 865; bulbiferum
861; caudatum 152; Ceterach 399; contiguum 152; contiguum var. bipinnati-
fidum 152; crinicaule 959; cuneatum 153; dimidiatum 152; ensiforme 863,
959; falcatum 959; Finlaysonianum 960; fontanum var. exiguum 960; for-
mosum 993, app. I, 7; furcatum 153; grandifrons 959; Grevillei 959;
laserpitifolium 153; Loherianum 152; macrophyllum 153 ; micropteron app. 1,
7, multilineatum 153; Nidus 865; nidus var. Simonsianum 151; nitidum 153;
normale 151, 960; obtusifolium 993; Pekinense 863, 865, 960; planicaule
960; præmorsum 153; resectum 152, 861, 960; rutæfolium 960; serratum
993, app. I, 7; Shepherdi app. I, 7; squamulatum 151; tenuifolium 959;
tenerum 152; Trichomanes 152, 960; varians 960; viride 152; Wightianum
960; Yunnanense 960. — Aster atticus 304; serrulatus var. xylophyllus 562;
Wilkommii 826; Willkommii forma 825; xylophyllus 562. — Asteriscus
aquaticus 304. — Asterionella formosa var. gracillima 177; gracillima 155,
156, 160, 165, 166, 167, 169 à 177, 179; gracillima f. brevis 162, 163. — Aste-
rolinum adoense 694, 710; linum stellatum 69%. — Astilbe rivularis 133. —
Astragalus adsurgens 663, 665; aleppicus 980; columnaris 979, 981; com-
pactus 983; cruentiflorus, 982, 983; drupaceus 979; frigidus 663; galilœus 978,
980, 981; glyciphyllos 665; grandiflorus 983; hamosus 295; huninensis 980;
japonicus 66%, 665; Khasianus 66%, 665; Lamarckii 983; leucomelas 979;
lotoides 663, 665 ; macrocarpus 981 ; membranaceus 664, 665; neurocarpus 979;
penduliflorus 664, 665; pisidicus, 979, 980 ; purpureus 824; rascheyensis 983;
reflexistipulus 663, 665 ; retamocarpus 979; rufescens 981 ; schuschnasensis 983;
INDEX. 1003
secundus 663, 665; sericans 979, 980; Shepardi 979, 980; Spruneri 295; tur-
kestanicus 979; variegatus 981; xylobasis 984; xylorrhizus 984; zebadaniensis
981 à 983. — Astrocarpus sesamoides 825. — Athyrium alatum 963; anisop-
terum 962; Clarkei 962; filix-femina var. crenata 963; foliolosum 963; nigripes
154, 962; nigripes var. Clarkei 962; roseum 961: Sarasinorum 129; Sarasino-
rum var. Philippinense 15%; thelypteroides 863, 962; thelypteroides var.
Henryi 961; umbrosum var. australe 962; umbrosum var. bellum 962; Wood-
wardioides 45%. — Atractylis cancellata 305. — Atriplex Halimus 223; patula
app. IV, 3, 7; patula var. macrocarpa app. IV, 7. — Atropis distans 228, 397.
— Attheya Zachariasii 6%. — Avellinia Michelii 228, 397. — Avena barbata
397; fatua 228, 397. — Azolla africana 210; filiculoides app. I, 10 ; magella-
nica app. I, 10.
Br acetabulosa 385. — Banisteria argyrophylla app. I, 16; Hassle-
riana app. I, 16. — Barbula fragilis 842; mucronifolia 842; revoluta 842;
subulata 842. — Bartramia arcuata 47; declivium 46; faucium 47; pellucidi-
retis 48; rivalis 46; Ulei 46. — Batrachospermum densum 431, 466, 471 à
473, 476; moniliforme 471. — Bauhinia microphylla app. I, 39; pentandra
app. I, 39. — Behen vulgaris 237. — Bellevalia cilita 227, 393; trifoliata 228;
39%. — Beloperone Amherstiæ app. I, 30; Hassleri app. I, 30; Kerrii app. I,
30; Matthewsii app. I, 30; ramulosa app. I, 31. — Bergia spathulata 526. —
Bifora testiculata 301. — Bignonia unguiscati app. I, 27. — Biscutella
Columnæ 235. — Biserrula Pelicinus 295. — Blasia pusilla 501. — Blechnum
brasiliense app. I, 7; capense app. I, 7; occidentale 993; orientale 151, 958;
serrulatum app. I, 7; unilaterale app. I, 7. — Blindia trichodes 426. — Baa
Commersoni 28%, 285. — Bonaveria Securidaca 295. — Boscia : voir Index spé-
cial à la fin du travail, app. III, p. 151-152; Weddellii 763. — Botryanthus com-
mutatus 394; pulchellus 227, 39%. — Bothrychium daucifolium 208; lanugi-
nosum 973. — Botryococcus Braunii 57, 74, 155, 162, 163, 165 à 169, 171 à
179. — Brachyodus bruchioides 42. — Brachypodium distachyon 398; ramo-
sum 398. — Brachyspatha variabilis 606. — Brachysteleum patens 108. —
Brachythecium albicans 844; collinum 4928; glareosum var. rugulosum 428;
reflexum 844. — Brainea insignis 865. — Brassica elongata app. IV, 2, 5. —
Braunia macrocalyx 110, 111; serre, 111. — Breweria baccharoides 531; con-
glomerata 531; linifolia 719; mirabilis 719; sessiliflora 531. — Briza maxima
398. — Bromus fasciculatus 227, 397; intermedius 397; Madritensis 397;
patulus 228, 397; rubens 397. — Brunella grandiflora 825; hyssopifolia 825.
— Bryocarpum himalaicum 691, 711.— Bryonia Cretica 298. — Bryophyllum
calycinum app. I, 15. — Bryum acuminatum 32; arcticum 843 ; atropurpureum
84%; cirratum 843; concinnatum 428; crassicostatum 31; crinitum 31; Duvalii
843; elegans 427; fallax 843; filiforme 428; Funckii 843; Græfianum 843 ;
grammocarpum 32, 33; helveticum 427; lanatum 33; Mildeanum 843; Mühlen-
100% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
beckii 427; neodamense 843; palleus 843; polymorphum 27; rubens 844; rugo-
sum 30 ; Sauteri 427 ; subrotundum 843; superpensum 32; versicolor 427 ; verti-
cillatum 30. — Buddleia Geisseana 623 à 629. — Bulbocastanum ferulaceum
300. — Bulbochæte nana 467. — Bulbostylis capillaris var. pyriformis app. I,
21; scabra app. I, 21. — Bunias Erucago f. macroptera 236. — Bunium feru-
læfolium 300. — Bupleurum aristatum 214, 212; glumaceum 227, 300; Odon-
tites 211 ; opacum 211, 212; protractum 300; trichopodum 301. — Buxbaumia
indusiata 428, 844.
Be aquaticus 563. — Cæsalpinia ferrea app. I, 37; pulcherrima
app. I, 37. — Cajanus indicus app. I, 36. — Cakile maritima var. Ægyptiaca
228, 233; maritima var. integrifolia 233. — Caladium Lowii 609. — Cala-
mintha graveolens 385; incana 385. — Calendula Ægyptiaca 30%; arvensis
304; bicolor 30%. — Calliandra foliolosa app. I, 42; parviflora app. I, 42. —
Callianthemum alatavicum 882, 883; anemonoides 883; coriandrifolium 882,
883 ; Kerneriänum 882; rutæfolium 882, 883; rutæfolium var. anemonoides 883;
rutæfolium var. sajanense 883. — Callistemma brachiatum 302; Palæstinum
302. — Callota Hippopodium 907. — Calluna vulgaris f. glabra app. IV, 2, 7;
vulyaris f. pubescens app. IV, 2, 7.— Calycotome villosa 292. — Calystegia
dahurica 547; sylvatica 547. — Camarea lanata app. I, 17; pulchella app. I, 17.
— Camelina silvestris 227, 235. — Campanula Erinus 308; glomerata 824;
hispanica 823, 824; tomentosa f. typica 308. — Camptosema rubicundum app.
I, 35. — Campylopus micro-julaceus 38 ; pseudo-julaceus 38; rectisetus 36 ; sub-
incrassaius 39; tortilis 34; turfaceus 842. — Campylosteleum saxicola 426. —
Canavalia banariensis app. I, 35. — Capparis cynophallophora var. paragua-
riensis app. I, 12; Erycibe 216, 217; floribunda 217; pumila 217 ; rupestris 236;
spinosa var. inermis 236 ; spinosa var. rupestris 236. — Gapsella Bursa pastoris
236. — Caragana chamlagu 663; grandiflora 978. — Cardamine hirsuta 254;
pratensis var. parviflora app. IV, 2, 5. — Cardopatum corymbosum 30%. —
Cardopatium corymbosum 30%. — Carduus carlinæfolius 827 ; Gayanus 823;
intricatus 826, 827; pycnocephalus var. albidus 305. — Garex digitata app. IV,
3, 8; distans 396; fœtida app. IV, 3, 8; illegitima 227, 396; involucrata app. I,
22; montana 11, 13; mucronata app. IV, 3, 8; œdipostyla app. IV, 3, 8; para-
doxa app. IV,2,8; tenuis app. IV, 3, 8. — Carlina corymbosa var. 305; corym-
bosa var. Græca 305; Græca 305; lanata 305. — Carrichtera annua 227, 235. —
Carthamus Carduncellus 823 ; dentatus 305; lanatus 305; leucocaulos 228, 305;
ruber 305; Sartorii 305. — Carum ferulæfolium 300. — Cassabeera triphylla
app. I, 6. — Cassia aculeata app. I, 38; barbata app. I, 38; bicapsularis app. I,
37; chamæcrista app. I, 39; latistipula app. I, 38; leiophylla app. I, 38; macro-
carpa app. I, 38; mimosoides 680; occidentalis app. I, 38; pudibunda app. I, 37;
reticulata app. I, 38; rotundifolia app. I, 38; serpens app. I, 38; stenocarpa app.
I, 39; Tora 680, app. I, 38. — Catanance lutea 228, 308. — Catananche
INDEX. 1005
ceerulea 825. — Gaucalis leptophylla 300; tenella 300. — Gelosia argenteifor-
mis 563. — Gentaurea-arten Griechenlands : vide index p. 657-659; Calcitrapa
X prætermissa app. IV, 2, 6; Caleitrapo-aspera app. IV, 2, 6; X confusa app.
IV, 2,6; Hellenica 306: Melitensis 228, 306; micrantha 825; montana 13;
x Pouzini app. IV, 2, 6; pterocaulon 278; Scabiosa 11, 12; sphærocephala 278;
spinosa 227, 306. — Gentema biflora 563. — Gentranthus Caleitrapa 302. —
Centrosema pascuorum app. I, 3%. — Gentunculus minimus 705; tenellus 696,
705, 706. — Gephalanthera grandiflora 823. — Gephalaria ambrosioides 305;
Syriaca 824. — Cephalotaxus drupacea 274; Griffithii 271; Oliveri 271. —
Gephalozia media 430. — Cerastium africanum 895, 898; alpinum 895, 901;
amblyodontum 903 ; anomalum 894, 897; Apuanum 901; Arabidis 90%; Argen-
tinum 903; Argæum 899; Armeniacum 894, 899; arvense 894, 903; Atticum
90%; Azoricum 901; Banaticum 900; Biebersteinii 900; biflorum 903; brachy-
petalum 90%; brachypodum 902; bulgaricum 902; Busambarense 901 ; cæspito-
sum 895, 901; campanulatum 903; caudicans 901 ; capense 903; Carinthiacum
902; Carpetanum 904; Chassium 903; chloræfolium 899 ; Commersonianum 900;
crassipes 903 ; cuspidatum 903; dasyphyllum 901; Davuricum 898; densiflorum
902; dichotomum 900; Dregeanum 904; Duriæi 900; echinulatum 902; Elbru-
sense 902; falcatum 898; flocculosum 901; fragillimum 902; Gayanum 902;
Gibraltaricum 902; glomeratum 89%, 90%; glutinosum 903; gnaphalodes 901;
grandiflorum 900; Hieronymi 901; hirsutum 903; hirtellum 900; Illyrieum 289,
899; imbricatum 903; indicum 895, 898; inflatum 900; intermedium 899;
Kablikianum 904; Kazbek 898; Kotschyi 899; lanigerum 901; latifolium 900;
laxum 900; Lazicum 899; lineare 902; lithospermifolium 898; longifolium 902;
macilentum 900; macranthum 903; macrocarpum 898; madagascariense 898;
mauretanicum 894, 897; maximum 899; melanandrum 894, 897; Meyerianum
902; microspermum 898; molle 90%; mollissimum 903; montioides 902; mucro-
natum 901 ; multiflorum 898; nemorale 898; nervosum 901 ; nutans 903; nutans
var. Argentinum 903 ; oliganthum 903; Orbelicum 901; palustre 900; pauciflo-
rum 898, 903; pedunculare 899; pedunculatum 898; pentandrum 900; perfolia-
tum 893, 899; persicum 894, 899; petricola 904; pilosum 289, 898; ponticum
9690; pumilum 903; purpurascens 902; pyrenaicum 902; racemosum 903 ; rami-
gerum 902; rectum 904; Ripartianum 903; ruderale 904; scaposum 900; schizo-
petalum 901 ; semidecandrum 900 ; sericeum 903; soratense 903; speciosum 900;
stenopetalum 902; sylvaticum 904; Szowitzii 898; tetrandrum 900; Texanum
898 ; Thomasii 904; tomentosum 901; Tournefortii 899; trigynum 89%; trigy-
num var. robustum 899; triviale 895, 904 ; truncatulum 902; Tucumanense 901 ;
undulatifolium 898; Vidali 903; vulcanicum 900. — Ceratandra affinis 911;
atrata 907 à 910; auriculata 908; bicolor 858, 859, 905 à 907; chloroleuca 908;
globosa 858, 907, 910; grandiflora 801, 907 à 910; Harveyana 858, 859, 905 à
907; parviflora 910, 911; venosa 858, 906. — Ceratonia Siliqua 292. — Cera-
tium cornutum 160, 164, 176; hirundinella 155, 162, 163, 166 à 179; macro-
ceras 171. — Geratodon Brasiliensis 94; purpureus var. obtusifolius 842. —
1006 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Ceratoneis Arcus 178. — Ceratophyllum demersum app. IV, 3, 6; submersum
app. IV, 3, 6. — Ceratopteris thalictroides 149. — Cercis chinensis 679. —
Cervia saturejæfolia 720. — Ceterach officinarum 399; officinarum var. cre-
natum app. IV, 3, 8. — Chærophyllum aureum 824. — Chætophora Cornu
Damæ 466; elegans 433, 467; endiviæfolia 433; pisiformis 467 ; radians 433. —
Chætopeltis minor 467.— Chartolepis lancifolia 656. — Cheilanthes argentea
128, 146, 862, 958; argentea var. obscura 958 ; chlorophylla app. I, 6; farinosa
146, 958; fragrans 399; microphylla app. I, 6; patula 958; radiata app. I, 6;
suaveolens 399; subvillosa 958; tenuifolia 146, 203. — Cheiropleuria bicuspis
203. — Cheiropteris Eberti 879; Henryi 864, 876. 877. — Chelidonium majus
var. fumariifolium app. IV, 2, 5; majus var. laciniatum app. IV, 2, 5. — Che-
nopodium murale 387; opulifolium 387; Vulvaria 387. — Cherleria sedoides 5.
— Chlamydomonas pulvisculus 160.— Chlora perfoliata 279; pudibundus 279.
— Chloris Andina 257. — Chondrilla ramosissima 306. — Chroococcus mi-
nutus 62; minutus var. carneus 162, 163, 167 à 174, 179, 180; minutus var.
lacustris 59, 172; minutus var. viridis 473. — Chrysanthemum coronarium
303 ; Leucanthemum 11, 12; segetum 303. — Chymocarpus pentaphyllus app.
I, 15. — Cibotium Barometz 139, 863, 865, 972. — Cicer arietinum 296. —
Cichorium divaricatum 308; spinosum 308.— Cinclidium stygium 844.— Cin-
elidotus aquaticus 428; fontinaloides 428.— Cirsium Acarna 305 ; arvense var.
mite app. IV, 3, 6; echinatum 826, 827 ; ferox 826, 827; flavispina 823; Richte-
rianum app. IV, 2, 6. — Cissampelos Pareiræ app. I, 11. — Cissus discolor
216. — Cistus Garganicus 236; incanus 236; laurifolius 824, 826; parviflorus
236; salvifolius 236; villosus 236. — Citrullus vulgaris 298. — Cladonia
aggregata 752; aggregata var. pygmea 752; fimbriata var. cornuta 79; macilenta
79; retipora 752; Sullivani 752. -- Cladophora glomerata 431, 468, 469. —
Cladostomum Uler 21, 45. — Cladothrix dichotoma 56, 62. — Cladrastis
amurensis 679. — Clathrocystis æruginosa 160, 173, 174. — Claytonia perfo-
liata app. IV, 2, 6. — Clematis cirrosa 231; dioica app. I, 10 ; Flammula 228 ;
Hilarii app. I, 10; smilacifolia 215; smilacina 215; smilacina f. picta 215; sub-
peltata 215; triloba app. I, 10. — Cleome aculeata 616, 618; diffusa app. I, 12;
Hassleriana app. I, 12; Houstoni app. I, 12; Hullettii 616, 618; rosea app. 1,12;
spinosa app. I, 12. — Clevea andina 771 ; hyalina 770, 773, 774; limbata 773;
pedicellata 77%; pulcherrima 772; robusta 772; Rousseliana 771; suecica 770. —
Closterium aciculare 186 : aciculare var. robustius 186 ; Brebissonii 186; cornu
186; Lunula 178; Nordstedtii 157, 161, 165, 167, 168, 170, 171, 178, 185; stri-
gosum 178. — Cluytia crassifolia 736; Galpini 736; pulchella 736; sericea 737;
tomentosa 737. — Clypeola Jonthlaspi 235. — Cnicus benedictus 306. — Coc-
culus villosus 721, 723. — Codonanthus africana 720. — Cœlastrum sphæri-
cum 166, 168, 169. — Cœlosphærium Kützingianum 168, 170, 173, 174;
lacustre 156. — Colchicum Bivonæ 395; latifolium 395; monogynum 344;
Parkinsonii 395 ; Sibthorpii 227, 395; Tuntasium 298, 229, 395. — Coleochæte
divergens 631; irregularis 631; pulvinata 431, 457 à 463, 466, 631; scutata 435,
INDEX. 1007
hl, 467, 631, 632; soluta 435, 446, 467, 631. — Coleus caninus 555; Schinzii
555. — Colla stenophylla app. I, 35. — Collema atrum 78; congestum 78; pul-
posum var. granulatum 78; quadriloculare 78, senecionis 78. — Colocasia neo-
guineensis 621. — Commelina agraria app. I, 2%; monticola var. vestita app. I,
23 ; nudiflora app. I, 23; nudiflora f. agraria app. I, 2%; nudiflora f. angustifolia
app. I, 2%; platyphylla app. I, 24; platyphylla var. Balansai app. I, 24; robusta
app. I, 24; salicifolia app. I, 23; Sellowiana app. I, 24; vestita app. I, 23; Vir-
ginica var. villosa app. I, 24. — Gonopodium Bourgæi 825; brachycarpum 825.
— Conringia Orientalis 228, 235. — Couvolvulus altheoides 380; angolensis
534; arvensis 53%, 535, 536; arvensis var. Cherleri 380; biflorus 538; campa-
nulatus 720; canescens 720; eynanchifolius 538; denticulatus 720; Dorycnium
380; Echinoconiis 542 ; farinosus 534; filifolius 720, 721; gangeticus 720, 721;
glabrus 721; hirtellus 536; linifolius 721; obdentatus 721; oleifolius 380;
penicillatus 533; pentapetaloides 380; pentapetaloideus 228; phyllosepalus 535;
platycarpos 722; reptans 543; rhynchophyllus 533, 534; sagittatus var. gran-
diflorus 533; sagittatus subvar. graminifolia 53%; sagittata subvar. lineari-
folia 53%; sagittatus subvar. subcordata 53%; sagittatus var. parviflorus 533;
sagittatus subvar. abyssinica 533; sagittatus subvar. australis 533; sagittatus
subvar. villosa 533 ; Schweinfurthii 534; tenuissimus 380; Thomsoni 533; tri-
nervis 722; ulosepalus 535; Vahlii 722. — Copaifera Langsdorffii app. I, 39. —
Cordia Myxa 717, 718, 719. — Coronilla emeroides 228; scorpioides 295, app.
IV, 3,5; vaginalis 40%. — Corsinia marchantioides 760. — Cortusa Matthioli
690, 691, 704. — Corycium bicolor 850; bicolorum 851 ; bifidum 856; crispum
850; excisum 852; microglossum 853; nigrescens 847; orobanchoides 821, 849;
tricuspidatum 821; vestitum 857. — Cosmarium Scenedesmus 157, 165 à 168,
170, 173, 174, 179. — Grawfurdia japonica 722; trinervis 722. — Crepis bul-
bosa 307; fœtida 307; neglecta 307. — Crithmum maritimum 227, 300. —
Crocus cancellatus 227, 392; Cartwrightianus 227, 392; Græcus 392; sativus
392. — Cronartium ribicolum 16, 17. — Cronisia paradoxa 762. — Crotalaria
incana app. I, 31; Maypurensis app. I, 31; nitens app. I, 31. — Croton integri-
folius 732; Menyharti 733; pulchellus 733; villosus 389. — Crozophora ver-
bascifolia 389. — Crucianella angustifolia 824; Græca 227, 302; latifolia 302;
Monspeliaca 302. — Crupina Crupinastrum 306. — Cryphiacanthus acaulis
app. I, 29. — Cryptocarpus Curtisii 369. — Cryptomeria japonica 273. —
Cryptomonas erosa 162 à 164; ovata 168. — Cucubalus Behen 238. — Cucu-
mis Melo 298; sativus 298. — Cucurbita maxima 298; Pepo 298. — Cnnnin-
ghamia sinensis 273. — Cupressina anacamptopteris 123; producta 123. —
Cupressus obtusa 274; pisifera 27%; pisifera var. filifera 274; sempervirens f.
pyramidalis 398. — Cupularia graveolens 30%; viscosa 30%. — Cuscuta globu-
laris 380; palæstina 380. — Cyathea spinulosa 136; strigosa 138. — Cyatho-
dium aureo-nitens 766; cavernarum 766; fetidissimum 767. — Cyclamen afri-
canum 697; cilicium 708; cornu 708; europæum 703; latifolium 697; neapoli-
tanum 697. — Cyclaminos Græca 386; latifolia 386 ; Mindleri 228, 229, 386;
1008 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
repanda 386. — Cyclotella Bodanica 161, 168, 170, 178; Bodanica var. 174
175, 177; Bodanica var. pseudoiris 178; comta 163, 186; comta var. 172, 175,
177, 186; comta var. affinis 163, 16%; comta var. Bodanica 167; comta var.
lemanensis 168, 187, comta var. melosiroides 17%, 176, 179; comta var. pauci-
punctata 179; comta var. radiosa 161, 165, 167, 171, 174, 176, 179, 186; comta
var. radiosa f. spiralis 173 ; Iris 178; Kutzingiana 166, 17%; melosiroides 164,
167, 168, 171, 173, 176, 177; operculata 164, 169, 173, 174, 176. — Cylin-
drosperinum flexuosum 160. — Cylindrothecium concinnum 844. — Cyma-
topleura elliptica 167, 169, 172, 173, 175, 177; Solea 165, 168, 171, 177. —
Cymbella affinis 178; gastroides 178 ; helvetica 178; leptoceras 178. — Cyno-
crambe prostrata 390. — Gynodon Dactylon 396. — Cynoglossum pictum 381.
— Cynosurus echinatus 396. — Cyperus cinereus app. I, 19; curvifolius app.
I, 19; flavus app. I, 19; giganteus app. I, 19 ; incomtus app. I, 19; prolixus app.
I, 19; rigens app. I, 20; rotundus 395; Surinamensis app. I, 19; Tachensis app.
I, 20. — Cyrtandra mamillata 287. — Gystoteris fragilis 15%. — Cytinus
Hypocistis 388. — Cytisopsis dorycniifolia 978; spinosa 978.
D. glomerata var. Hispanica 397. — Dactylococcus lacustris 157,
168, 171, 172, 175, 176, 179. — Dalbergia Brownei 731; ecastophyilum 731;
malifolia 729; Nelsii 729. — Dalechampia Galpini 736. — Daltonia Uleana
411. — Daucus guttatus 300; guttatus var. concoloribus 300; maximus 300;
setulosus 300 ; speciosus 300. — Davallia Blumeana 145; botrychioides 142;
bullata 142; canariensis 970; ciliata 142; divaricata 142, 865; elegans 865;
Emersoni 143 ; Griffithiana 971 ; heterophylla 141 ; hymenophylloides 142, 970;
immersa 970; Luzonica 142; Nova Zelandia 971; pedata var. Cumingii 141;
perdurans 864, 970; pinnata 142; pinnata var. gracilis 142; proxima 143;
solida 142, 865; speluncæ app. I, 9; Teyermanni 863 ; vestita 142; Yunnanensis
970. — Delphinium Ajacis 228, 232; alpinum 887; alpinum var. apetalum 886,
887 ; apetalum 887; desertus 888; Hirschfeldianum 228, 231 ; hispanicum 82% ;
multipunctatus var. pruinosus 887. — Denekia capensis 562. — Dennstædtia
cuneata 139; scabra 139, 972; Smithii 139. — Deschamptia cæspitosa app. IV,
3. — Desmanthus depressus app. I, 40; virgatus app. I, 40. — Desmatodon
latifolius 842; latifolius var. muticus 842. — Desmodium albiflorum app. I,
34; asperum app. I, 3%; barbatum app. I, 33; Gardneri 668, 669; incanum
app. I, 33; japonicum 668, 669; microphyllum 668; Oldhami 669; pachyrhizum
app. I, 34; pachyrhizum var. latifolium app. I, 34; podocarpum 668, 669 ; podo-
carpum var. indicum 669; podocarpum var. japonicum 668, 669; podocarpum
var. latifolia 669; podocarpum var. mandshuricum 669; sclerophyllum app. I,
34. — Deutzia pulchra 132. — Diacalpe aspidioides 129, 138, 862, 972. —
Dianthus palæstinus 887, 888; prolifer var. Atapuercæ 825; saxicola app. IV,
3, 5; sylvestris 404; tripunctatus 228, 238. — Diatoma Ehrenbergii 167, 466;
elongatum 165, 171, 172, 177; vulgare 62, 164, 169, 177, 467. — Dicella nuci-
INDEX. 1009
fera app. I, 15. — Dichodontium flavescens 426, 842; pellucidum var. levis
425. — Dichondra cymbalarifolia 722; repanda 722; rotundifolia 722. —
Dichorisandra Aubletiana app. I, 2%. — Dichronema ciliata app. I, 21. —
Dicksonia cicutaria app. I, 9; deltoidea 139. — Dicliptera Tweediana app. I.
29. — Dicranella curvata 842; rufescens 842; Schreberi var. elata 426, 842;
subulata 842. — Dicranoch&te reniformis 467. — Dicranodontium aristatum
4926; circinatum 426. — Dicranoweisia Bruntoni 425. — Dicranum arctocar-
pum 33; Bonjeani 842; brachymitrium 37; Brasiliense 39; collinum 38 ; con-
gestum 426; controversum 37; crispatus 36; dienemonoides 36; falcatum 426;
fulvellum 496; gemmatum 3%; longifolium 426, 842; majus 842; micro-julaceus
37; Mühlenbeckii 426; neglectum 426, 842; pleurocarpum 35; rufescens 3%:
rufescens var. lutescens 3% ; rufescens var. nana 34 ; Sauteri 426; Schraderi 426;
scoparium 4926 ; Starkii 426; stricticaule 38; trachynotum 33; viride 842. —
Dictyosphærium Ehrenbergianum 181. — Didelta carnosum 563. — Dides-
mus Aegyptius 227, 233; Aegyptius var. pinnatus 233; Aegyptius var. tenui-
folius 233 ; tenuifolius 233.— Didymochlæna lunulata app. I, 9.— Didymodon
alpigenus 842. — Digitalis obscura 824, 829; parviflora 823. — Dinobryon
cylindricum 167, 168, 171, 175, 176, 177 ; divergens 163, 168, 170, 173 à 175, 177,
179; lacustre 171; Sertularia 165, 166, 170, 171, 173, 174; stipitatum 167, 168,
174, 175, 176; stipitatum var. lacustre 163, 168, 173; subdivergens 171, 173;
thyrsoideum 162, 168, 173. — Dioclea violacea app. I, 35. — Dipera capensis
915; tenera 945. — Diplazium Bantamense 865, 961; brevisorum 15%; escu-
lentum 153, 865, 961; grammitoides 153, 193; Japonicum 961; lanceum 865;
latifolium 961; megaphyllum 961; Meyenianum 153, 15%; polypodoides 153:
Shepherdi 993; silvaticum 153. — Diplocalymma volubile 722. — Dipteris
conjugata 132, 203, 877; Horsfieldii 861, 880. — Disperis anthoceros 801, 947,
951, 954; Bodkinii 914, 937; Bolusiana 914, 940, 943; capensis 913, 915, 917,
927; cardiophora 913, 917, 926; comoorensis 915, 946; concinna 913, 920;
Cooperi 913, 919, 920, 922, 923; cordata 955; crassicaulis 914, 927; cucullata
913, 923 ; disæformis 914, 935, 944; discolor 955; Fanniniæ 915, 944; galerita
914, 943, 944; gracilis 913, 920, 925, 926; guttata 955; Hildebrandtii 914.
929; Humblotii 954, 955; kamerunensis 947, 948, 950; Kerstenii 947, 948,
949, 953, 954; kilimandjarica 914. 937; Lindleyana 91%, 928, 934; Mackenii
951 ; Mac Owanii 914, 938; meirax 914, 944; micrantha 914, 934, 944; mozam-
bicensis 915, 946; namaquensis 940; neilgherensis 801, 914, 931; nemorosa
947, 949, 950 ; oppositifolia 947, 95%; oxyglossa 913, 917 ; paludosa 913, 916,
918, 927 ; Preussii 949 ; purpurata 914, 939, 941, 943; Reichenbachiana 946,
955; secunda 913, 922, 925, 927; secunda var. emula 923; stenoglossa 914,
936, 951 ; stenoplectron 913, 919, 921 ; Thorncroftii 914, 929, 933 ; tripetaloidea
914, 931, 932; tripetaloides 931 ; Tysonii 913, 918; villosa 914, 942; virgi-
nalis 947, 953; Walkeriana 932; Wealei 913, 920, 925; Woodii 936, 947, 950 :
zeylanica 801, 914, 930, 933; — Dissodon arenarius 2%. — Distegia acida
563. — Distichium inclinatum 842. — Dodecatheon meadia 698. — Dodonæa
BULL. HERB. BOIss., décembre 1898. 68
1010 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
angustifolia 131. — Dolichandra cynanchoides app. I, 28. — Dolosanthus sil-
vaticus 563. — Dorycnium hirsutum 227, 29%; — Doryopteris Wallichii 148.
— Douglasia nivalis 708; Vitaliana 688, 690, 708. — Drosera rotundifolia
826. — Drymoglossum carnosum 862, 956; piloselloides 205; subcordatum
865. — Drynaria conjugata 861, 865, 880 ; Fortunei 863, 880 ; propinqua 861,
880; quercifolia 865. — Dryopeia discolor 955; oppositifolia 954. — Dumasia
truncata 677. — Dumorthiera Spathysii 771. — Duvalia intermedia 798; lon-
giseta 798; pilosa 794 ; rupestris 797. — Dyonisia aretioides 690; Aucheri 690;
odora 690; revoluta 688; rhaptodes 688.
ee Brownei 730, 731; molle 731. — Ecballium Elaterium
298. — Echinophora Sibthorpiana 300; tenuifolia 300. — Echium arenarium
380; calycinum 381; Italicum 380; plantagineum 380. — Elæagnus angusti-
folia 388; hortensis 388. — Elaphoglossum conforme 867; fusco-punctatum
867; viscosum 867. — Elatine macropoda app. IV, 3, 5. — Elatostema bicus-
pidatum 352; Heyneanum 355; javanicum 354, 616; lævigatum 619; machæro-
phyllum 355; pedunculatum var. longifolium 618; pulchrum 355; repens 35%;
repens var. begoniæfolium 354; scandens 353, 616, 619; vittatum 219. — Eleo-
charis Balansaiana app. I, 21; Chætaria app. I, 21; geniculata app. I, 21;
grandis app. I, 21; mutata app. I, 20; mutata var. obtusetrigona app. I, 20;
nigrescens app. I, 21; nodulosa app. I, 21; sulcata app. I, 21. — Eleogenus
nodulosus app. I, 21. — Ellisia Nyctelea 723. — Elymus Caput Medusæ 398,
823; crinitus 398. — Emex spinosus 388. — Eucalypta longicola 843. — Endo-
clonium polymorphum 467. — Endressia Castellana 823, 827; pyrenaica 827.
— Enterolobium Timbouva app. I, 42. — Enteromorpha intestinalis 467. —
Entodon polysetus 118. — Entosthodon oligophyllus 24. — Ephemerum gran-
difolium 20, pachyneurum 20; Uleanum 20. — Epilobium crassifolium app.
IV, 2; lanceolatum app. IV, 3, 6. — Epipactis microphylla 824, app. IV, 3, 8.
— Equisetum debile 134, 208. — Eremosphæra viridis 173. — Erica ciliaris
app. IV, 2, 7, 10; ciliaris f. eglandulosa app. IV, 2, 7, 10; ciliaris f. glandulosa
app. IV, 2, 7, 10; ciliaris X Tetralix app. IV, 2, 7; cinerea app. IV, 2,7; deci-
piens 827 ; manipuliflora 308; Tetralix f. eglandulosa app. IV, 2, 7, 10; Tetralix
f. glandulosa app. IV, 2, 7, 10; vagans 827, app. IV, 2, 7; verticillata 308;
X Watsoni f. eglandulosa app. IV, 2, 7, 10; X Watsoni f. glandulosa app. IV,
2, 7, 40. — Erinus hispanicus 825, 826. — Eriosema floribundum app. I, 37.
— Eriospermum ophioglossoides 523; Rautanenii 522; roseum 523. — Ero-
dium Ciconium 291; Cicutarium 291 ; gruinum 291 ; malachoides 291. — Eruca
longirostris 235; sativa var. 235. — Erucaria Aleppica 233. — Erycibe tomen-
tosa 216. — Eryngium campestre var. dissectum 301; campestre f. virens 301.
— Erysimum perfoliatum 235. — Erytræa Centaurium 279. — Erythræa lati-
folia 379; pulchella 329. — Erythrina Crista-Galli app. I, 35.— Erythroxylon
deciduum app. I, 15; Hasslerianum app. I. 15; nitidum app. I, 14, 15. —
INDEX. 1014
Euactis calcivora 450. — Eucyonema cæspitosum 178; ventricosum 178. —
Eudorina elegans 75, 168, 174, 175. — Eufragia latifolia 382. — Euglena
sanguinea 58. — Euphorbia benguelensis 741; brachiata 738; ciliolata 741, 743:
cerulans 739; convolvuloides 737; cornuta 740; cuneata 740; exigua 389; fal-
cata 389; Fleckii 738; Galpini 741, 742; glaucella 737, 738; Grantii 741, 742;
Helioscopia 389; Keller? 739; Kelleri var. latifolia 740; longibracteata 741,
742; lyciopsis 740; Marlothi 741, 742; Nelsii 737; noxia 741, 742; officinalis
279; Paralias 389; Peplis 389; Peplus 389; Poggei v. villosa 737; pterococca
389; Quintasii 741, 742: Schinzii 739; Sibthorpii 389; tenella 738; trichadenia
741; verticillata 740; Zenkeri 741, 742. — Eurhynchium piliferum 428; spe-
ciosum 428; striatulum 428, 844; Vaucheri var. fagineum 844; Vaucheri var.
julaceum 845 ; velutinoides 428, 844. — Evax Cavanillesii 824; pygmæa 304. —
Evolvulus alsinoides 530; Capensis 529; gangeticus 723; madagascariensis 530,
723; rutenbergianus 531, 723.
F egatella australis 785; limbata 779. — Felicia Schenckii 751.— Festuca
Hystrix 825. — Ficus Carica 389. — Filago Gallica 303; spathulata var. pros-
trata 303. — Fimbriaria nana 770. — Fimbristylis capillaris app. I, 21; com-
planata app. I, 20; spadicea app. I, 20. — Fissidens araucarieti 23, 124; asple-
nioides 23; bryoides 23; constrictus 23; faucium 23; pusillus 841. — Flabel-
laria paniculata 720. — Foreliella perforans 434 à 443. — Forrestia bicolor
360 ; Hookeri 359; monosperma 359. — Fragilaria capucina 173, 175, 176; cro-
tonensis 76, 155, 156, 163, 16%, 167, 168, 170 à 179 ; virescens 160, 171, 177. —
Frankenia hirsuta var. hispida 237; hirsuta var. intermedia 237; pulverulenta
237. — Fuirena incompleta app. I, 21. — Fumana Arabica 237; glutinosa 237:
glutinosa var. viridis 237; viridis 237. — Fumaria Anatolica 232; densiflora 227,
232; Kraliki 232; macrocarpa 232; megalocarpa 232; micrantha 232; officinalis
232; parviflora 233; Thureti 227; Thureti var. congesta 232. — Funicularia
Weddellii 763.
Grsctia Benthamiana app. I, 34; tenuiflora app. I, 3%; tenuiflora var.
villosa app. I, 32.— Galium capitatum 227, 301 ; divaricatum app. IV, 3,6; murale
301 ; saccharatum 301 ; setaceum 301 ; spurium 301 ; tricorne 301. — Gardoquia
Gilliesii 625. — Gastridium lendigerum 396. — Gastrochilus angustifolia 357. —
Gaudichaudia discolor app. I, 17. — Geheebia gigantea 842. — Geigeria pec-
tidea 562. — Genista acanthoclada 292; micrantha 825; pilosa 292. — Ger-
tiana Clusii 279; cruciata 823; Kochiana 279; Rostani app. IV, 3, 7. — Gera-
nium acutilobum 824, 826; brutium 977, 978 ; lucidum 291; molle 890 à 892,
974, 975, 977, 978; molle var. grandiflorum 975, 976, 977 ; molle var. macro-
petalum 975, 976, 977, 978; purpureum 291 ; pusillum 824; pyrenaicum 889 à
892, 974, 977; rotundifolium 291: stipulare 892, 975, 976, 978; umbrosum
1012 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
890; villosissimum 888; villosum 888 à 892, 974, 975, 976, 977, 978. — Gero-
pogon glaber 307. — Gilia coronopifolia 723. — Githago segetum 237. — Gla-
diolus segetum 392. — Glaucium corniculatum var. flaviflorum 232; leiocar-
pum 232. — Glaux maritima 695, 705. — Gleditschia japonica 679. — Glei-
chenia dichotoma 132, 136, 99%, flagellaris 136; glauca 136, 973; hirta 136;
Koordersii 129, 136; linearis 136, 973; longissima 136. — Glenodinium
novum 165; pusillum 163, 16%, 167, 168, 171, 173, 175, 176, 177, 179. —
Globularia Alypum 386. — Glycine hispida 678; soja 678. — Glyceria Borreri
var. pseudo-procumbens app. IV, 2, 8; nervata app. IV, 2,8. — Gnaphalium
luteo-album 132. — Golenkinia radiata 56.— Gomphonema olivaceum 467. —
Gomphosphæria aponina 160, 171, 489 ; lacustris 59, 162, 163, 167, 168. 170&
175, 178, 180, 181. — Gomphostemma furfuraceum 351, 622; Mastersii 351;
ovatum 351.— Gongrosira de Baryana 440, 446; codiolifera #43. — Goniophle-
bium asymetricum 490. — Gossypium herbaceum 290. — Gregoria aretioides
690 ; Aucheri 690. — Grimaldia angustifolia 792; barbifrons 795; californica
79% ; capensis 793 ; carnica 794; chinensis 798; debilis 768; dichotoma 792 ;
fragrans 795; graminosa 796; inodora 795; pilosa 79% ; sessilis 795. — Grimmia
anodon 842, 843 ; Itatiaie 109; Itatiaiensis 108; teretinervis 427 ; Tergestina
842; tortipila 109 ; trichophylla 109. — Gümbelia ovalis 109. — Gymnadenia
conopea 86.. — Gymnodinum fuscum 16%, 167, 169, 174, 174, 177. — Gymno-
gramme calomelanos app. I, 4; canescens 190; Delaveyi 863, 868 ; elliptica
204 ; Javanica 20%, 868; lanceolata 204; macrophylla 20%; Maingayi 879;
tomentosa app. I, 4; vestita 862 ; vestita 862, 868; Wrightii 865. — Gymno-
ptegramme elongata 99%. — Gymnopteris flagellifera 862, 866 ; variabilis 867.
— Gymnosporangium clavariæforme 45 ; juniperinum 15 ; tremelloides 45, 16.
— Gymnostachyum variegatum 216. — Gynandriris Sisyrinchium 391. —
Gyroweisia tenuis 425.
Hr. lacustris 59, 61, 467; nivalis 60, 63; pluvialis 60, 63. —
Haplocladium diaphanum 12%, 125; serricolum 12%, 125.— Harrisonia appen-
diculata 110 ; fontinaloides 140; rivularis 410; rubiginosa 110. — Haynaldia
villosa 398. — Hecastophyllum Brownei 731. — Hedera Helix 301. — Hedwi-
gidium macrocalyx 90; serræ 111. — Hedypnois Cretica 308; rhagadioloides
308 ; tubæformis 308.— Hedysarum Aucheri 755; Bellevii 756; callithrix 756;
capitatum var. pallens 295; criniferum 756; Ecastaphyllum 731; esculentum
667; Kotschyi 755; micropterum 756; neglectum 667; obscurum 667; obscurum
var. neglectum 667; pannosum 755; pogonocarpum var. microphyllum 756;
Sibthorpii 295; spinosissimum 227, 295. — Heeria arenophila 748; crassinervia
748. — Helianthemum Græcum 237; guttatum 237; salicifolium 236; vulgare
237 ; vulgare v. Græcum 237. — Helichrysum amboense 561; Siculum 303. —
Heliotropium Europæum 380; marifolium 723; villosum 380. — Helleborus
occidentalis 823. — Helminthia echioides 307. — Helminthostachys Zeyla-
SEE ATS
INDEX. 1013
nica 865. — Hemigraphis angustifolia 615; colorata 615; Petola 615; reptans
615; reptans var. glaucescens 615. — Hemionitis arifolia 128, 205; cordifolia
205; elegans 877; Griffithii 862, 868. — Hemitelia multiflora 992. — Hera-
cleum Granatense 827; Pyrenaicum 827; Sphondylium 827. — Hermannia
althæifolia 749; Dinterii 748; hotentotta 749; leucophylla 749. — Hermbstædtia
Welwitschii 563. — Herniaria cinerea 299; hirsuta 299; incana 299; macro-
carpa 299. — Heteropteris amplexicaulis app. I, 16; pseudo-angustifolia app
I, 16; tomentosa app. I, 16. — Heterotænia arvensis var. Langei 824, 825, 826.
— Hieracium acerosum 257,258; brunelliforme app. IV, 2,6; Castellanum 825;
cinerascens app. IV, 3, 6; dentatum var. gapense app. IV, 3, 6; elongatum var.
elatum app. IV, 3, 7; heterospermum var. interruptum app. IV, 3, 7; jurassico-
subperfoliatum app. IV, 3, 7; jurassicum var. amplexifolium app. IV, 3, 7; lan-
ceolatum var. strietum app. IV, 3, 7; murororum var. pilosissimum app. IV,
3, 7; ochroleucum app. IV, 3, 6; præaltum app. IV, 3, 6; X præelatum app.
IV, 3, 7; rigidum var. pseudogothicum app. IV, 3, 7; ramosissimum app. IV,
3, 7, scariolaceum app. IV, 3, 7; scorzonerifolium var. glabratum f. adpressi-
florum app. IV, 3, 7; scorzonerifolium var. glabratum f. laxiflorum app. IV,
3, 6; squalidum var. Cotteti app. IV,7; subperfoliatum app. IV, 3, 7.— Hippo-
crepis ciliata 295; comosa 295; multisiliquosa 227, 295; unisiliquosa 295. —
Hiræa macrocarpa app. I, 16; pulcherrima app. I, 15; Salzmannia app. I, 16.
— Hirschfeldia adpressa 235; incana 235. — Holomitrium Olfersii 41; seti-
calyx 40. — Homolothecium Philippeanum 428. — Homonoja fiuviatilis 131.
— Hookeria aciculifolia 113 ; daltoniecarpa 112; glaucifolia 112, 113; Iporan-
gana 113; subsubulatum 111. — Hordeum bulbosum 398; murinum 398. —
Hottonia inflata 692; palustris 692, 702. — Humbertia madagascariensis 716.
— Hutchinsia procumbens 236. — Hyalea Olivieri 659. — Hyalotheca dissi-
liens 168, 171. — Hydrangea Lobbei 132. — Hydrocoleum calcilegum 455. —
Hydrolea multiflora var. glabra 723. — Hyella fontana 450 ; fonticola 434, 446;
jurana 446 à 450; voluticola #46. — Hygrophila longifolia app. I, 29. — Hyme-
nocarpus circinatus 293. — Hymenolepis spicata 956. — Hymenophylium
australe 140: demissum 139, 140; dilatatum 139; discosum 140 ; Javanicum 140,
861, 866; multifidum 141; Neesii 141; polyanthos 139, 140, 992; rarum 4140;
Smithii 140; subdemissum 140; thuidium 140. — Hymenostomum Meylani
844. — Hyoscyamus albus 227, 381; albus f. major 381. — Hyoseris scabra
308. — Hypecoum æquilobum 232; grandiflorum 232; procumbens 227; pro-
cumbens var. glaucescens 232. — Hypericum acerosum 257, 258; Brasiliense
266, 268; brevistylum 262; cæspitosum 263; campestre 266; chilense 262; col-
linum 260; collinum var. Liebmannii 260; collinum f. minore 261: connatum
259; cordiforme 259; crispum 291; Crux Andree 254; Crux Andre f. angusti-
folium 255; Crux Andrew f. pendulum 255; diosmoides 261, 262; empetrifolium
291: formosum 255; gramineum 262; Japonicum 132; laricifolium 257, 258;
laxiusculum 267, 268; mutilum 261; mutilum f. minus 261; pratense 26%, 265;
silenoides 258; struthiæfolium 258; uliginosum 263 à 266; uliginosum var.
101% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
nigro-punctatum 264 à 266; uliginosum f. Warmingii 265; undulatum 256. —
Hypnum alpinum 429; arcuatum 845 ; Bambergeri 429; calvescens 845 ; chryso-
phyllum var. subnivale 845 ; Cossoni 845; elodes 845; fluitans 124; giganteum
845; Notarisii 845; Oakesii 845; procerrimum 845; sarmentosum 429; Sauteri
845; scorpioides 845; sulcatum 845; umbratum 845 ; Vaucheri 845. — Hypo- -
chæris Crelensis 307; glabra f. minima 307; Neapolitana 307; radicata var.
heterocarpa 307. — Hypolepis tenuifolia 146. — Hypoporum hirtellum app.
1:92:
ES aurosica app. IV, 3, 5. — Illecebrum alsinefolium 298; cymosum
299. — Imperata Kenigii 131. — Indigofera Anil app. I, 32; arenophila 524;
asperifolia app. I, 31; campestris app. I, 32; decora 662; gracilis app. I, 31;
tinctoria 662. — Inga affinis app. I, 42; marginata app. I, 42. — Inula Attica
30%; candida 304; graveolens 30%; halenioides 826; montana 824; oxylepis
304; viscosa 304. — Ionidium bigibbosum var. paraguariensis app. I, 13; com-
mune app. I, 13; commune var. glabrifolia app. I, 13; Hasslerianum app. I, 13;
Poaya app. I, 13. — Ipom&a acuminata 538; arborescens 717; asarifolia 543;
asclepiada 541; Barteri 542; Barteri var. cordifolia 543: Barteri var. steno-
phylla 543; bathycolpa var. sinuato-dentata 543; biflora 538; Buchanani 548;
cairica 545, 546; cairica var. hederacea 546; calycina 538; campanulata 723;
chryseides 720; eitrina 547; Clappertoni 543; coscinosperma 538; Crucks-
hanksii 723; cynanchifolia 538; dammarana 547; decasperma 724; Elliottii
947; elongata 542; fragilis 540; gracillima 545; gracilis 542; Hallieriana 538:
Hamingtoni 543; hispida 538; Holubii 547; Hornei 546; huillensis 534; humi-
fera 543; Klotzschii 543; littoralis 542; lophanta 539; mesenterioides 544:
micrantha 541; micrantha var. glabrata 542; micrantha var. hispida 542 ; muru-
coides 717; Nealleyi 723; Nyctelea 723; nymphæifolia 543 ; obscura 540, 541;
ochracea 540; ophthalmantha 540; Papilio 543; permutata 538; pes tigridis
539; pes tigridis var. africana 539; pes tigridis var. indica 539; pes tigridis
subvar. integrifolia 540; polygonoida 538; procumbens 542; procurrens 542:
purpurea 724; quinquefolia 545; quinquefolia var. albiflora 546; quinquefolia
var. purpurea 546; radicans 545; reptans 543: reptans var. heterophylla 543:
rubra 723; rubro-viridis 542; Simonsiana 543; simplieis 544; stenophylla 543;
subdentata 543; tenuirostra 538; Thurberi 543; venosa 546; verbascoidea 547;
Vogelii 543; Woodii 548; Zambesiaca 538. — Iris Germanica 228, 391; pseu-
doacous 433; Sisyrinchium 391. — Isolepis scabra app. I, 21.
nn. cuspidifolia app. I, 28. — Janusia discolor app. I, 17 ; guara-
nitica app. I, 17. — Jasonia tuberosa 826. — Jatropha Heudelotii 746. —
Juncus acutus 395; alpinus var. fusco-ater app. IV, 2, 8; bufonius var. fascicu-
latus 395; bufonius var. mutabilis 395; X diffusus app. IV, 2, 8; effusus X
INDEX. 1015
glaucus app. IV, 2, 8; fasciculatus 395 ; glaucus app. IV, 11; inflexus var. gra-
minicolor app. IV, 3, 8, 11. — Jungermannia albescens 430; cordifolia 430;
exsecta 430; platyphylla 500; Porella 498; Schraderi 430; Taylori 430. —
Juniperus chinensis 274; communis 15, 16, 13%; nana 15; Oxycedrus 229;
Phenicea 398; recurva var. squamata 274; rigida 274. — Jurinea humilis
app. IV, 2, 6. — Justicia obtusifolia app. I, 30; vittata 215.
Ro anomala 357 ; decus silvæ 357; elegans 357. — Kaufmannia
Semenowii 690, 708, 711. — Knautia hybrida 302; hybrida var. Urvillei 302;
integrifolia 302. — Kozleria Michelii 397; phleoides 397 ; setacea var. pubescens-
viridis 825. — Kohlrauschia velutina 238. — Kyllingia brevifolia app. I, 20;
odorata app. I, 20.
cn Cretica 306; leucophæa 306; perennis 404; saligua 306. —
Lagecia cuminoides 301. — Lagurus ovatus 396. — Lamium amplexicaule
385. — Lantana macrophylla 627. — X Lappa ambigua app. IV, 2, 6; major
X tomentosa app. IV, 2; pubens app. IV, 3, 6. — Larix dahurica 272; Kuri-
lensis 272; leptolepis 272; sibirica 272. — Larrea mexicana 625. — Lathyrus
Aphaca var. affinis 296; Cicera 222, 296; Clymenum 296; Davidii 676; mari-
timus 676; Ochrus 227, 296; palustris 676; palustris var. linearifolius 676:
palustris var. myrtifolius 677; palustris var. pilosus 676, 677; pyrenaicus app.
IV, 2, 5; sativus 222, 296; sativus var. stenophyllus 296. — Laurus nobilis
388. — X Lavandula hortensis app. IV, 3, 7, 10; Stœchas 385; vera X lati-
folia app. IV, 3, 7, 10. — Lecanopteris carnosa 202. — Lecanora sphærospora
80. — Lecidea scorigena 80. — Lecunia molliuscula 80. — Leea æquata 218;
amabilis 215; Zippeliana 217. — Leontodon Græcum 227, 307. — Leopoldia
graminifolia 228, 229, 394; Holzmanni 394. — Lepidium bonariense app. I,
11 ; ruderale app. I, 11; virginicum app. IV, 2, 5. — Lepidozia setacea 430. —
Lepigonum campestre 290; diandrum 290; salsugineum 290. — Leptodontium
citrinum 94; saxicole 93; serræ 93. — Leptogium inflexum var. limbatum 79;
Kilmorense 78; pecten 79; philorheuna 78; Victorianum 78. — Leptotrichum
homomallum 842; Itatiaie 41, 42; Itatiaie var. brevipes Al; liliputanum 43;
tortile 842; Ulei Al; zonatum 426. — Lepyrodon Regnellianus 118. — Lescu-
ræa striata 428. — Leskea catenulata 844 ; nervosa 428. — Lespedeza bicolor
670; bicolor var. Sieboldi 670; bicolor var. typica 669; Buergeri 670; Buergeri
var. typica 670; Buergeri var. undulata 670; juncea 671; pilosa 671; sericea
671; sericea var. kanoriensis 671 ; striata 671 ; tomentosa 670; villosa 670; vir-
gata 670. — Leucanthemum graminifolium app. IV, 3,6 — Leucas bancana
616, 617 ; involucrata 616, 617; zeylanica 616, 617; zeylanica var. angustifolia
617; zeylanica var. latifolia 617. — Leucobryum glaucum 426. — Leucostegia
affınis 142; hirsuta 142. — Ligularia sibirica app. IV, 2. — Ligusticum Pyre-
1016 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
næum 824, 826. — Lilium Philippinense 134. — Limnochloa mutata app. I,
20 ; obtusetrigona app. I, 20. — Limodorum abortivum 390. — Linaria Cha-
lepensis 382; commutata f. gracilior 382; Elatine var. villosa 382; glaucophylla
830; Græca 382; micrantha 382; Nevadensis 830 ; Pelisseriana 382; Prestandreæ
382; propinqua 830; proxima 82% à 826, 829; Sieberi 382; supina 829; tri-
phylla 382. — Lindsaya capillacea 14%; concinna 143; cultrata 143, 972; daval-
lioides 144; Guyanensis 993; hymenophylloides 444; Lancea 144; lobata 144:
Loheriana 144; pectinata 145; repens 145; retusa 129, 145; rigida 144; Sarasi-
norum 129, 14%; securifolia 143; tenuifolia 145, 972; trapeziformis 14% ; tri-
quetra 145; viridis 144. — Linum Gallicum 290; Narbonense 824; Ortegæ 824;
spicatum 290; strictum 290; strictum var. spicatum 290; usitatissimum 290. —
Lippia Geisseana 62% ; lycioides 625; saturejæfolia 628; thymoides 628. — Lis-
tera cordata app. IV, 3, 8. — Lithospermum Apulum 581; arvense 381. —
Lloydia Græca 393. — Lolium rigidum 398; temulentum 398. — Lomaria
Fraseri 129, 13%; Fraseri var. Philippinensis 149 ; procera app. I, 7. — Loma-
riopsis scandens 865; sorbifolia 867. — Lonicera Etrusca 301. — Lotus corni-
culatus var. japonicus 662; creticus var. cytisoides 295 ; cytisoides 295; edulis
294 ; ornithopodioides 295. — Lubinia lineariloba 693, 704; lubinioides 693 ;
nutans 693, 710. — Lupinus angustifolius 292. — Lycium Europæum 381. —
Lycopersicum esculentum 381. — Lycopodium alopecuroides app. I, 10; am-
boinense 209; apiculatum 209; carinatum 208 ; casuarinoides 209; cernuum 209,
994, app. I, 10; Chamæcyparissus app. IV, 2, 8; clavatum var. divaricatum
209; complanatum var. thyoides 208; convolutum app. I, 10; coralium 209;
filiforme 209; Phlegmaria var. mirabile 203; serratum 208; spectabile 209;
squarrosum 208; volubile 129, 209. — Lycopsis variegata 380. — Lygodium
circinnatum 206; flexuosum 207, 862, 865, 973; Japonicum 207; pinnatifidum
207; scandens 207; venustum 994; volubile 99%, app. I, 9. — Lyngbya proli-
fica 179. — Lyonnetia pusilla 303. — Lysimachia atropurpurea 693, 703, 706;
candida 703; chenopodioides 694; dahurica 704; debilis 703; ephemerum 693,
70% ; floribunda 69%, 703; Fortunei 703; homeiensis 694; japonica 694, 704;
javanica 70%; Leschenaulti 693; lobeloides 693 ; nummularia 705; prolifera 69%;
punctata 703 ; ramosa 703; pyramidalis 69%; thyrsiflora app. IV, 2, 7; vulgaris
693, 705, 823. — Lythrum bibracteatum 298; Hyssopifolia 227; Hyssopifolia
f. prostrata 298; nummularifolium app. IV, 10; Thymifolia var. major 298 :
tribracteatum 228, 298.
M uncinata app. I, 28. — Machærium brasiliense app. I, 37;
oblongifolium app. I, 37. — Macromitrium adnatum 96; Brotheri 97 ; chryso-
mitrium A01; cirrosum 99; eriomitrium 98; faleifolium 96 ; lampromitrium
101; mucronifolium 97; Podocarpi 96; Podocarpi var. falcifolium 96; profusum
100; prolongatum 99; prolongatum var. gracilior 400 ; Pycnangium 100, 102;
sirietifolium 99, subpycnangium 100, 102 ; substrictifolium 98, 99; Swainsoni
REN RN
INDEX. 1017
97; undatum 97. — Malcolmia bicolor 235; confusa 227, 235; flexuosa 23%;
Græca 227, 234; Græca var. integrifolia 23%; Hydræa 228, 234; Iyrata 234. —
Mallomonas acaroides 165, 167, 168, 171, 172, 176, 177; acaroides var. pro-
ducta 167; Hæsslii 170. — Malva Ægyptia 290; Colmeiroi 825; Cretica 290;
silvesiris 290. — Marattia fraxinea 207. — Marchantia fragrans 795; hemis-
phærica 791; hyalina 770; pilosa 79%. — Maripa villosa 723. — Mariscus
elatus app. I, 20; flavus app. I, 19, 20; flavus var. humilis app. I, 20; flavus f.
umbellato-flava app. I, 20; Meyenianus app. I, 19; rigens app. I, 20. — Marru-
bium vulgare var. Apulum 385; vulgare var. lanatum 385. — Marsdenia erecla
229. — Marsilea Coromandelica 210. — Mascagnia pulcherrima app. I, 15. —
Mastigobryum trilobatum 430. — Matricaria Chamæmelon 303; discoidea
app. IV, 2, 6; maritima app. IV, 2, 6.— Matthiola bicornis 227, 234; corono-
pifolia 233; sinuata 233; tricuspidata 23%; tristis 227, 233. — Medicago
arborea 228; coronata 293; X cyclocarpa app. IV, 2, 6; denticulata 660; Ge-
rardi 293 ; litoralis 293; litoralis var. a. longiseta #. sinistrorsa 293; lupulina
660; marina 293; minima 293; orbicularis 293; præcox 293; rigidula 293;
sativa 661; tribuloides 293; truncatula 293; truncatula var. b. longeaculeata
293. — Meesea longiseta 89; Ulei 89. — Meesia uliginosa 844. — Melam-
pyrum nemorosum app. IV, 2, 7. — Melilotus arvensis 661; compactus 227,
294; Indicus 294; officinalis app. I, 31; parviflora 294; sulcatus 227, 294; sul-
catus var. major 294. — Melosira arenaria 160, 172; Binderiana 175; catenata
171, 179; distans 160, 169; granulata 169; orichalcea 156, 165, 169 à 173, 175,
179; Roeseana 175; tenuis 160; varians 160, 165, 166, 172, 175, 177, 179. —
Meniscium angustifolium 966; cuspidatum 861, 865, 964; serratum 993. —
Mercurialis annua 389. — Meridion circulare 467. — Merismopedium ele-
gans 170; glaucum 171. — Merremia cæspitosa 543; gallabatensis 537; Gregorii
937; hederacea 720; pedata 537; pedata var. gracilis 538; pes draconis 537 ;
spongiosa 537; xantophylla 537. — Mesembrianthemum nodiflorum 299. —
Meteorium serricolum 116; serricolum var. pinnatum 117 ; subambiguum 116.
— Metzleria alpina 39. — Microlepia Hookeri 863; Hookeriana 971; margi-
nalis 971; platyphylla 128, 143, 972; rhomboidea 143, 863, 971 ; speluncæ 143,
869; strigosa 143. — Microlonchus Salmanticus 228, 306. — Micromeria
Græca 385 ; Juliana 385; nervosa 385; plumosa 385. — Microthamnion confer-
vicolum 467; acrorhizon 122. — Mielichhoferia grammocarpa 27, 28; lineari-
caulis 26, 27; serræ 28; ströidens 26; Ulei 28. — Mildeella bryoides 841. —
Mimosa acerba app. I, 40; asperata app. I, 41; diversipila app. I, 41; echino-
carpa app. I, 40; hexandra app. I, 41; hirsutissima app. I, 40; meticulosa app.
I, 40; oligophylla app. I, #1; polycarpa app. I, 40; rigida app. I, 41; somnians
app. I, 41; Velloziana app. I, 40; verecunda app. I, 40. — Mnium medium 844.
— Monachosorum Henryi 86%, 869; subdigitatum 861, 868, 869. — Monade-
nium coccineum 743; Descampsii 743; simplex 743. — Monnina Richardiana
var. angustifolia app. I, 42. — Monosolenium tenerum 766. — Monotropa
Hypopitys var. glabra app. IV, 3, 8. — Mougeotia gracillima 168, 170. — Mus-
BULL. HERB. BOISS., décembre 1898. 69
4018 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
cari Holzmanni 39%. — Myosotis Cadmea 381 ; collina 381; hispida 381; Idæa
var. Cadmea 381; litoralis 228, 381; strieta 381. — Myrioneurum borneense
220; cyaneum 218, 219, 220. — Myrtus communis 228. — Myurella Careyana
844.
Ne cordifolia 195. — Nasturtium asperum 823; fontanum 234 :
officinale 23%. — Naumburgia thyrsiflora 694, 705. — Navicula maior 178:
vulgaris 164. — Neckera araucarieti 115; caudifrondea 115; Pabstiana 115:
pennata 115, 116, 84%; pumila 84%; turgida 84%. — Neesiella chilensis 798:
longiseta 798 ; rupestris 797. — Nepeta nuda app. IV, 3, 7. — Nephrocytium
Aghardianum 157, 168, 170, 174, 178. — Nephrodium Blumei 190; coneinnum
app. 1,8; intermedium 194; megaphyllum 194; pteroides 190 ; purpurascens 194:
sagittæfolium 191; sophoroides app. I, 8; unitum app. I, 8. — Nephrolepis
acuta var. laurifolia 195 ; cordifolia 970; exaltata 195; hirsutula 195; Lindsayæ
837; macrophyllum app. I, 8, 9; ramosa 865. — Neptunia triquetra app. I, 39.
— Nerium Oleander 229. — Nesæa Rautanenii 750. — Neslia paniculata 227,
236. — Neurodium lanceolatum 880; Sinense 864, 880. — Nigella Damascena
231. — Nitella hyalina 465. —- Nitzschia linearis 178; sigmoidea 171. — No-
tobasis Syriaca 305. — Nothochlæna densa 203; distans 129, 203.
vum
Den filiforme 556; linearifolium 557; Menyhartii 556: Poggeanum
557; scoparium 997; Stuhlmannii 557. — Odontites viscosa app. IV, 2, 7. —
Olea Europæa var. Oleaster 379; Europæa var. sativa 379. — Oleandra Walli-
chii 863, 969. — Ommatodium volucris 805.— Oncophorus virens 842; virens
var. serratus 842. — Onobrychis æquidentata 295; Bellevii 755, 756; Caput
Galli 296; Cretica 295. — Ononis antiquorum 292; breviflora 292; diffusa 293;
ornithopodioides 292; reclinata var. minor 292; reclinata var. mollis 292; ser-
rata 293. — Onopordon macracanthum 305: Sibthorpianum 305. — Onychium
auratum 146; Japonicum 128, 146, 862, 958. — Oocystis lacustris 157, 167,
168, 170, 171, 175 à 179; Nægelii 170. — Ophioglossum coriaceum 208; ma-
crorhizum 208; pendulum 862, 865, 973. — Ophrys alaris 808, 813; alata 806:
apifera 227, 391; atrata 391, 908; bicolor 851; bombyliflora 391; caffra 812:
catholica 813; cornuta 391; Ferrum equinum 391; Ferrum equinum var. Algi-
nensis 391; fusca 391; fusca var. iricolor 391; insectifera 391; inversa 856;
lutea f. minor 391 ; museifera 391 ; myodes 228, 391; œstrifera var. cornuta 391 ;
ienthredinifera 391: volucris 805, 857. — Orchipeda sumatrana 613, 6i5. —
Orchis circumflexa 923; coriophora 806; globosa 86, 87; masculus 228, 390;
saccatus 227, 391; sanctus 228, 390; vallesiaca 86, 87, 88. — Origanum majo-
rana 625. — Ornithogalum Narbonense 393; Pyrenaicum 228, 393. — Orni-
thopus compressus 295; perpusillus 295. — Orobanche gracilis 383; hyalina 228,
383; pubescens var. reticulata 383; speciosa 383; Spruneri 227, 383. — Orobus fili-
xx te
INDEX. 1019
formis 824, 826; lathyroides 675. — Orthodontium arenarium 29; denticula-
tum 29; integrum 29; Itacolumitis 30; pyenoblastum 29; Ulei 29. — Orthosi-
phon canescens 557; Rehmannii 557. — Orthothecium intricatum 844; strie-
tum 84%. — Orthotrichum alpestre 843; leucomitrium 843; nudum 427, 428;
rivulare 497; Rogeri 843 ; Sardagnanum 427; Schubartianum var. papillosa 427;
Sturmii 843 ; urnigerum 427. — Oryzopsis cœrulescens 397; miliacea 397; mi-
liacea var. Thomasii 397. — Oscillatoria prolifica 58, 157, 175, 179; rubescens
58, 69, 157, 168, 170, 171, 172, 179. — Osmunda Javanica 206; Presliana 206;
regalis var. Japonica 973. — Osyris alba 229. — Oxymitra pyramidata 759. —
Oxytropis ambigua 666; caudata 666; japonica 667; megalantha 666; songa-
rica 666.
Be: spinosa 30%. — Palmellococcus miniatus 63. — Paludella
squarrosa 84%. — Paludina vivipara 446. — Pancratium maritimum 392. —
Pandorina morum 75, 160, 170, 17%. — Pannaria holospoda 79; immixta 79;
molybdodes 80; subimmixta 79. — Papaver hybridum app. IV, 3,5; hybridum
var. latilobum 232; pinnatifidum app. IV, 2, 5; Rhœas 232. — Paphiopedilum
amabile 619, 622. — Papillaria bipinnata 117. — Parietaria Cretica 390;
Judaica 389; ramiflora 389. — Parkinsonia aculeata app. I, 37. — Parmelielia
cœrulescens 80. — Paronychia echinata 228, 298. — Pediastrum Boryanum
160, 165, 178, 467; pertusum var. clathratum 160; tricornutum 166. — Pellæa
concolor 147. — Pelletiera irinum 695, 705, 706; verna 695. — Pellia
Neesiana 430. — Pellionia Daveauana 355; pulchra 355. — Peltolepis grandis
775, sibirica 775. — Peltophorum Vogelianum app. I, 37. — Pentzia globosa
751; hereroensis 751; pinnatifida 751. — Peperomia alata 513; albovittata 510,
511; Andinacea 518; aphanoneura 507; aphylla 521; basellifolia 512; blanda
app. I, 17; cæspitosa 521; Chimboana 508; Consoquitlana 520; corazonicola
521; coslulata 506; cotyledon 506; crassilimbus 516; cyclophylla app. I, 17;
defoliata 512; dendrophila 513; distachya 518; Durandi var. olygostachya 518;
Ecuadorensis 507; elongata 518; enantiostachya 514; flavescens 519; foliosa
917 ; Fraseri 506; fruticetorum 519 ; galioides var. longifolia 520; Grisari 516;
Guadeloupensis 513; hispidula 509, 510; inæqualifolia 520; inconspicua 515;
induta 511; Jamesoniana var. microphylla 516; Kunthiana 521; lanceolata
520; laneifolia 518; lancifolia var. grandifolia 518; Lehmanni 515; longicaulis
517; Loxensis 520; magnolifolia 518; major 519; melanostigma 513; micro-
phylla 521; Miqueliana 516; nemorosa 513; nummularifolia 517; nummulari-
folia var. obcordata 517; nummularifolia var. pubescens 517; omnicola 507 ;
pachystachya 510; pellucida 516; peltigera 505; petræa 519; Pichinchæ 519;
‚pilinervia 509; pseudo-dependens 511; pteroneura 515; pyrifolia 518; quadri-
folia 521; radicans 519; reflexa 521; rubropunctulata 517; rupicola 51 ; saxa-
tılis 512; scandens 519; scandens var. fertilior 519; serpens 517; Sodiroi 506;
stelechophila 519; stenophylla 513; stenostachya 510; subalata 508; subpelta
1020 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
517 ; syringifolia 514; Tablahuasiana 51%; ternata 509; Tonduzii 518; trunci-
seda 513 ; truneivaga 512; velutina 513; villosa 508. — Peplis Boræi app. IV,
3, 6, 10; erecta app. IV, 10. — Peridinium cinctum 160, 162, 163, 164, 174,
172; cinctum var. tabulatum 167; tabulatum 165, 166, 168, 170 à 175, 177. —
Peristrophe fera 350; montana 350; tinctoria 348 à 351. — Pertusaria are-
nacea 80. — Peucedanum Cervaria app. IV, 3, 6. — Phaca alpina 664, 665;
frigida 665 ; frigida var. exaltata 663. — Phacelia platycarpa 722. — Phacotus
Lendneri 174. — Phagnalon Græcum 304; Methanæum 229, 303 ; rupestre 303;
saxatile 228, 229, 303, 30%. — Phalaris canariensis 396; minor 396; minor
var. comosula 228, 397. — Phascum piliferum 842. — Phaseolus clitorioides
app. I, 35; coriaceus app. I, 35; erythroloma app. I, 36; lasiocarpus app. I, 35:
lobatus ‘app. I, 35; longepedunculatus app. I, 36; panduratus app. I, 36; pro-
stratus app. I, 37; radiatus var. subtrilobata 678; truxillensis app. I, 35. —
Phegopteris Barberi 196; Brongniartii 196; Crenata 993; difformis 196; distans
195; 963; erubescens 963; hirta 195; incrassata 963; multilineata var. lineata
195; nervosa 192; obscura 196; ornata 196; prolifera 195; reticulatum app. I,
9; stenoptera 963 ; subobscura 836. — Phelipæa Muteli 382; ramosa var. Muteli
383. — Phillyrea media 229. — Philonotis fontanæ 48: tomentella 428. —
Philophyllum Bromelie 123. — Phleum alpinum f. commutatum 831; pra-
tense var. abbreviatum 824, 825, 830. — Phlomis fruticosa 385. — Phlyctella
Wilsoni var. sparsa 80. — Phormidium incrustatum 455. — Photinopteris
Horsfieldii 206. — Phyllanthus guineensis 732; reticulatus 732. — Phyllop-
sora melanocarpa 79. — Physanthyllis tetraphylla 293. — Physcomitrium
piriforme 843. — Physocaulos nodosus 825. — Physospermum Cornubiense
825. — Picea ajanensis 272; ajanensis var. microsperma 272; Alcockiana 272;
Glehnii 272; polita 272. — Picnomon Acarna 305, 825. — Picreus albo-margi-
natus app. I, 19; albo-marginatus var. bromoïdes app. I, 19. — Picridium
pieroides 307; vulgare 307. — Picris pauciflora 307 ; Sprengeriana 307. —
Pilopogon gracilis 40‘ subjulaceus 40. — Pilotrichella pallidicaulis 117. —
Pilularia minuta app. IV, 3, 8. — Pimpinella Bicknellii 85; peregrina 300 ;
villosa 824. — Pinardia coronaria 303. — Pinus cembrea var. Manchurica
271 ; densiflora 271; Halepensis 398 ; insularis 129, 132; koraiensis 269 à 271;
Massoniana 271; Mercusii 135; parviflora 269 à 271 ; pentaphylla 269, 270, 272;
pumila 272; scipioniformis 270 ; Strobus 16; Thunbergii 272. — Piper adun-
cum 483; andicolum 490; Andreanum var. parvifolium 481; argyroneurum
284, 618; asymmetricum 491; atrorameum 487; angustum var. magnifolium
482; barbatum 490; Boissierianum 489; brachypodon 492 ; brevispica 481; bul-
losum 495; Carpunya 493: Cascajalanum 491 ; Cuernavacanum 494: crocatum
183; durirameum 484 ; Elatostema 618; Fraseri 480; filistilum 491; fulvescens
app. I, 18; Gaudichaudianum app. I, 18; glabrirameum 493; Guyasanum 486 ;
hirsutum 483; hirsutum var. magnifolium app. I, 17; hydrolapathum 487;
hylebates 479; hylophilum 484; lanceæfolium 490; lineatum var. magnifolium
490; longepilosum 489; lunulibracteatum 483; medium app. I, 18; metallicum
INDEX. 1021
285; Miersinum var. Balsapambe 483 ; Miersinum var. magnifolium 483 ; nobile
486 ; Orenocanum 564; pallidirameum 493; pallidirameum var. subcrassifolium
49%; peltatum 49% ; phytolaceifolium 480; piluliferum 494; Pittieri 492; por-
phyrophyllum 216 ; pseudo-churumayu 484; pseudomarginatum 492; pseudono-
bile 485; Quitense 494 ; regale 490; rufescens 479; siloarum 486; Sodiroi 482 ;
squamulosum 488; subglabribracteatum 485 ; substenocarpum 492; subtropicum
489; subtropicum var. pachystachyum 489; subulatum 495; érachyphyllum 482 ;
trachyphyllum var. latifolium 482; tuberculatum 482; tumidum 491; umbella-
tum var. glabrum 494; umbraculum 488. — Piptadenia Cebil app. I, 39; rigida
app. I, 39. — Piptaderum arisitense app. IV, 2, 8; paradoxum app. IV, 2, 8.
— Piptatherum cœrulescens 397 ; miliaceum 397; miliaceum var: Thomasii
397. — Pirus amygdaliformis 297. — Pistacia Lenliscus 292; Terebinthus 228.
— Pithecoctenium echinatum app. I, 27; echinatum var. intermedium app. T,
27 ; echinatum var. tomentosum app. 1, 27. — Pithecolobium cordifolium
app. I, 27; dulce 431; scalare app. I, 42. — Placodium flavo-stamineum 80;
grandinosum 80. — Plagiobryum Zierii 843. — Plagiochasma Aitonia 783;
algericum 780; appendiculatum 782; australe 785; Beccarianum 781 ; brasiliense
786; chlorocarpum 784; cerulescens 785; Colsmannianum 78%; cordatum 780;
crenulatum 780; dschallanum 778; elongatum 785; erythrospermum 770; exi-
mium 781; extensum 788; Fischeri 786; fissisquamum 778, 790 ; intermedium
782; italicum 787; japonicum 777; lanigerum 788; limbatum 779; megacarpum
789; mexicanum 787; microcephalum 781; nepalense 784; paradoxum 789;
pedicellatum 77%; peruvianum 786; pingue 789; polycarpum 789; pterospermum
789; Rousselianum 771; rupestre 783; Schimperi 788; subplanum 789; tenue
779; validum 78%; Wrightii 783. — Plagiogyria adnata 150, 863, 959 ; glauca
129; glauca var. Philippinensis 150; pyenophylla var. remota 150. — Plagio-
thecium denticulatum 429; lætum 429; lepidopiladelphus 119; meteoriaceum
120; Mühlenbeckii 429; neckeroideum 429; noricum 429; sylvaticum 120:
undulatum 84%. — Planorbis corneus 446. — Plantago albicans 387 ; amplexi-
caulis 387 ; Bellardi 387; carinata 824, app. IV, 3, 7; carinata var. minima
app. IV, 3, 7 ; Coronopus 387; Lagopus 387 ; lanceolata 387 ; major 387 ; Psyl-
lium 387. — Platanus orientalis 229. — Platycerium grande 206. — Plec-
tranthus calycinus 552; Ecklonii 553; fruticosus 553; grandidentatus 55%;
laxiflorus 552; natalensis 552; pyramidatus 552; Rehmannii 553 ; ternifolius
552; tomentosus 554. — Pleopeltis accedens 199; albido-squamatum 201; ano-
malum 201; heterocarpum 199; ireoides 199; Lagunense 201 ; linguæforme 199:
lomariaceum 202; longifolium 199; Meyenianum 202 ; myriocarpum 199; nigres-
cens 201; oodes 199; palmatum 201 ; pentaphyllum 200, 201: Phymatodes 201;
punctatum 199; quercifolium 202; rupestre 200; rhynchophyllum 199; Sagitta
199; Spectrum 199; trifidum 200; triquetrum 200. — Pleurococus vulgaris 60,
631. — Pleurogramme robusta 864, 867. — Poa ligulata 825, 831. —
Pocockia Græca 227, 293. — Podocarpus cupressiformis 133. — Pogonatum
aloides 842 ; nanum 842; urnigerum 843. — Poikilacanthus Tweedianus app. I,
1022 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
30. — Poiretia latifolia app. I, 33. — Pollinia distachya 396. — Polycarpon
alsinefolium 298; tetraphyllum 227, 298; tetraphyllum var. alsinifolium 298;
tetraphyllum var. alsinoides 299. — Polychroa repens 355. — Polycystis ich-
tyoblabe 160. — Polygala Cabræ 838; extraaxilaris app. I, 14; Galioides var.
molluginifolia app. I, 14; Galpini 838; glumacea 237; leucantha app. I, 14;
Mannii 839; molluginifolia app. I, 14; Monspeliacum 237; Nicæense 227, 237;
Thuringiaca 237; Timoutoides app. I, 4%; venulosum 237. — Polygonum Bel-
lardi 825; equisetiforme 388; maritimum 388. — Polypodium acrostichoides
198; adnascens 199; amanum 862, 870, 871; aspidiolepis 863, 875; australe
197; Celebicum 198; concinnum app. I, 8; craterisorum 198; dareæforme 959;
Davidii 863, 872 ; deltoideum 878 ; Dipteris 203; Drakeanum 871 ; ensatum 862,
863, 874; fasciatum 197; filicula app. I, 4; fissum 198 ; flocculosum 872; grandifo-
hum 87%; Griffithianum 875; Griffithii 862 ; gyroflexum 994; hastatum 862, 875;
hastatum v. Engleri 875; hemitomum 878; Henryi 873; heteractis 198; Hors-
fieldii 877; incanum app. I, 5; ireoides 861, 865, 873; Jagorianum 197; juglan-
difolium 862, 876; lanceolatum 992, 99%; lanceolatum var. elongatum 994;
Lehmanni 862, 876; leiorhizon 862, 865, 876; lepidopteris app. I, 5; lineare
862, 875; Lingua 198; Loherianum 197; loriceum app. I, à ; lycopodioides 994;
macrosphærum 873; maculosum 872, 873; Maumeiense 870; membranaceum
874; Mengtzeense 869; nigrocinctum 874; Nipponicum 862, 870; nitens 198 ;
normale 872, 874; nummulariæfolium 199 ; obliquatum 197 ; oligolepidum 863,
875 ; ovatum 862, 873, 874; ovatum var. populneum 873; paludosum 195; pec-
linatum 198; petiolosum 863, 872; Phyllitidis app. I, 5; Phyllitis var. angusta
app. I, à; phymatodes 865; pilozelloides 99%; pseudo-serratum 871; repens
app. I, 5; rostratum 874; Samarense 199; Schenkii 198; Schneideri 835;
Schnitispahnii 836; serratum 871 ; simplex 875 ; sphenodes 994; sororium 99%,
app. I, %; splendens 198; subauriculatum 198, 870; subfurfuraceum 862, 865,
871 ; subincisum app. I, 5; subobliquatum 197; superficiale 873, 87%; tetrago-
num app. I, 5; trifidum 862, 875; vaccinifolium 994, app. I, 5; vaccinifolium
f. elongata app. 1, 5; vulgare 871; Yunnanense 870. — Polytrichum Jéatiaiw
25; piliferum 845; sexangulare 430. — Pomatosace filicula 691. — Populus
nigra 131. — Porella circinnata 497; lævigata 497; pinnata 498, 500; platy-
phylla 497 ; radens 497.— Porotrichum capillistolon 113, 114; minutistolon 113;
olidum 114. — Portulaca oleracea f. angustifolia 298; oleracea f. latifolia
sativa 298. — Potamogeton nitens app. IV, 3, 8; obtusifolius app. IV, 3, 8. —
Potentilla grammopetala app. IV, 3, 6; sanguisorbæfolia app. IV, 3, 6. —
Poterium dictyocarpum 297; muricatum var. vulcanorum app. IV, 3, 6, 9; san-
guisorba 297: spinosum 229, 297, 380. — Pottia lanceolata 842; latifolia 426,
842, 843; latifolia var. pilifera 842. — Prasium majus 383. — Preissia qua-
drata 775. — Primula acaulis 687, 702, 708; Aucheri 710; auricula 687; auri-
culata 703, 709; capitellata 709; cortusoides 687, 703; cuneifolia 703; X dige-
nea app. IV, 2, 7; egalliccensis 686, 687, 708; elatior 687, 703, 708; farinosa
686, 687, 705, 706, 708 à 710 ; grandiflora-elatior app. IV, 2, 7; hirsuta 13, 14,
INDEX. 1023
712 ; integrifolia 13, 14, 712 ; japonica 709 ; minima 13, 14; nivalis 687; offici-
nalis 687; Pedemontana 14; prolifera 686; pumila 687, 708; Pumilio 709; niva-
lis 705, 709; officinalis 704, 708 ; Palinuri 711; polyneura 709; prolifera 703,
709; scotica 708 ; sibirica 687, 704, 709; spectabilis 712; stricta 687; suaveo-
lens 823, 826; verticillata 686, 709; villosa 712 ; viscosa 13, 14, 712 ; vittata
709 ; Yesoensis 691. — Procris longifolia 618, 619. — Prosaptia contigua 143;
serræformis 143. — Prosopis juliflora app. I, 39. — Prunella silvestris rubra
615. — Prunus spinosa 823. — Pseuderanthemum metallicum 614. — Psiadia
arabica 559; punctulatata 559; vernicosa 559. — Psilopilum Ulei 26, 42, 45.
— Psilotrichum rubellum 563. — Psilurus aristatus 398; nardoides 398. —
Psora melanocarpa 79; ostreata 80. — Psoralea bituminosa 295. — Psychotria
albo-marginata 216, 283, 359. — Pteris aquilina 132, 13%, 148 ; aquilina var.
caudata 993, app. I, 6; asperula 148 ; caudata 148, app. I, 6; Cretica 147, 957 ;
denticulata app. I, 6; elegans app. I, 6; ensiformis 147 ; excelsa 148, 956 ; Gre-
villeana 148; hastata 993 ; Henryi 957 ; heteromorpha 129, 147 ; incisa 148 ;
longifolia 147, 956 ; longipinnula 956; ludens 128, 148, 205; marginata 148,
957 ; melanocaulon 147 ; pedata 992, 993, app. I, 6; pedata var. Huber: 993 ;
pellucida 147, 957 ; podophylla app. I, 6; quadriaurita 147 ; radula 148 ; rugu-
losa 129, 148 ; sagittæfolia 993 ; serrulata 865 ; tripartita 148 ;: Yunnanensis
957. — Pterobryum angustifolium 115 ; subangustifolium 114. — Pterocarpus
Ecastaphyllum 731. — Pterocephalus plumosus 302. — Pterygodium acutifo-
lium 804, 810, 814, 815 ; alare 808 ; alatum 804, 806, 807, 808; atratum 908:
bicolorum 847, 851, 853, 856; bifidum 853, 856; biflorum 928; caffrum 804,
811, 812, 813 ; carnosum 817 à 820 ; catholicum 801, 804, 810, 813, 814, 815,
816 ; cleistogamum 80%, 814 ; crispum 847, 849 à 851 ; cruciferum 804, 808, 809;
excisum 847, 852; Flanaganii 854 à 856; hastatum 801, 804, 809, 810, 811;
inversum 854 à 856; ligulatum 856; magnum 801, 817, 818 ; microglossum
847, 853, 854, 856 ; Newdigitæ 804, 814, 815, 816; Newdigatæ var. cleystoga-
mum 816; nigrescens 821, 846, 847 ; orobanchoides 847 à 851, 857 ; Pentheria-
num 80%, 809, 810, 811, 812, 813; platypetalum 803, 804, 807 ; rubiginosum
817, 819, 820 ; tricuspidatum 817, 821, 848 ; venosum 906 ; vestitum 857 ; volu-
cris 801, 804, 805. — Ptychodium decipiens 428. — Ptychomnium fruticeto-
rum 125; Itatiaie 126. — Ptyssiglottis picta 216 ; radicosa 622. — Puccinia
Aecidii-Leucanthemi 11, 12,13 ; Caricis-montane 11, 12, 13 ; Endiviæ app. IV,
3, 8; Primulæ integrifoliæ 14. — Pueraria thunbergiana 678. — Pycnocomon
Acorna 305. — Pyrostegia venusta app. I, 27.
Dis Calliprinos var. pseudococcifera 390; coccifera var. ‘pseudococci-
fera 390; X firmurensis app. IV, 3, 8, 11; pseudococcifera 390; pubescens
IV, 11; pubescens X Toza app. IV, 3, 8, 11; Toza app. IV, 11.
1024 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Ro. calicaris var. subampliata 79; confirmata 79; dendiscoides var.
minor 79; fraxinea var. platynea 79; gracilis 79; inflata 79 ; inflata var. gracilis
79; leioda 79; leioda var. fastigiata 79; minuscula var. polinariella 79; polinaria
79; polymorpha var. emplectens 79. — Ranunculus acer var. Steveni grandiflorus
885 ; acris 885; adscendens app. I, 10; adscendens var. paraguariensis app. I,
10; albicans 245; Alex 248, 250; alpestris 886; anemonoides 883; arvensis
227, 231; bonariensis app. I, 11; Boræanus 252; Breyninus 250, 251; Brothe-
rusi 885, 886 ; bulbosus 245 à 250; bulbosus var. anemonerhizos 823, 824, 826;
bulbosus var. meridionalis 250; castellanus 247; chærophylloides 243; chæro-
phyllos 242, 243, 245; Chius 227, 931; cylindricus 245; demissus 886 ; erio-
rhizus 886; eriotorus 251; flabellatus 231, 242, 243, 245; garganicus 244; gra-.
eilis app. IV, 2, 5; gramineus 239 à 242; granatensis 88%; hybridus 250 ; illy-
ricus 242, 243; lætus 884, 885; lingua 24%; lugdunensis 245; macropus 886:
millefoliatus 243, 24%; monspeliacus 242, 243, 244 ; monspessulanus 245; muri-
catus 231 ; nemorosus 250, 251, 252; orientalis 242: propinquus 885; pyreneus
var. bupleurifolius 241 ; rectus 252; repens 24%; rhodensis 242 ; rutæfolius 883 ;
saxatilis 245; serbicus 884; silvaticus 252; sparsipilus 246; Steveni 252, 884,
885; Thora 250; valdepubens 246; Villarsii 250, 251. — Raphanus Rhapha-
nistrum 233. — Raphidium Braunii 167, 168, 170, 174, 173, 175; Braunii var.
convolutum 162; convolutum 467; nivale 59. — Rapistrum Linnæanum 227,
233 ; orientale 233. — Reboulia graminosa 796; hemisphærica 791; javanica
791 ; longipes 791 ; microcephala 791; Sullivanti 791. — Reseda alba f. Hookeri
236 ; alba f. leptostachys 236; alba f. maxima 236; lutea 236. — Rhabdoweisia
denticulata 425; fugax var. subdenticulata 425. — Rhacomitrium heterostichum
110. — Rhagadiolus stellatus var. edulis 308; stellatus var. hebelænus 308. —
Rhamnus Græcus 228. — Rhizolenia eriensis 55, 183 ; longiseta 64, 158, 170,
171, 172, 183, 184, 185. — Rhodalsine geniculata 3, 7; geniculata var. com-
munis 3, 8, 9, 400; geniculata var. Gayana 3, 10; geniculata var. glabrata 3,
8; geniculata var. Poiretiana 3, 7; platyphylla 10 ; procumbens 2 à 6, 400: pro-
cumbens var. linearifolia 3, 6, 7. — Rhodobryum roseum 844. — Rhynchosia
volubilis var. acuminata 679. — Rhynchostegiella Jacquinii 428. — Rhyncho-
stegium curvisetum 429; microthamnioides 124. — Ribes nigrum 17; peireum
16. — Riccia 310; abnormis 364; acuminata 336: agyregata 342; albida 373;
albomarginata 326, 329, 378; albomarginata var. majori 326 ; amazonica 362;
amboinensis 322; angolensis 323; antarctica 340; arvensis 339; arvensis var.
hirta 317, 340; asprella 316; atromarginata 320; Austini 336; australis 337;
bahiensis 375; Balansæ 370 ; Beckeriana 375 ; Beyrichiana 318; bicarinata 321;
bifurca 338; Billardieri 326; Bischoffii 315, 316 ; Brandegei 365; Breidleri 318;
Breutelii 325; bulbifera 332; bullosa 377; bullosa var. vesiculosa 376 ; burnet-
tiensi 366; burnetlensis 370; californica 315; canaliculata 366; cancellata 366 ;
canescens 320; cartilaginosa 333 ; Catalinæ 370; centrifuga 366; chilensis 341 ;
ciliata 319; ciliifera 315; cochleata 378; commutata 339; concava 325, 378;
INDEX. 1025
congoana 328; corcovadensis 337; crassa 376; crassifrons 364; crinita 317;
crispatula 333; crystallina 368, 369; crystallina var. 369, 375; Curtisii 369;
Delavayi 367; deserticola 373; discolor 327; Donnellii 364; Dufourii 340;
Elliottii 324; epicarpa 335; fimbriata 378; flavispora 324; fluitans 364, 366,
367, 369, 371, 374, 430; Frostii 367, 375; Fruchartii 330; glauca 322, 398,
339; glauca var. major 340; glaucescens 338, 339; Gougetiana 316; grandis
329; grandisquama 325; Hasskarliana 374; Henriquesii 320, 321; hirta 317,
340; hortorum 323; Hübeneriana 374; inflexa 329; insularis 335; japonica
314; Junghuhniana 338 ; lamellosa 326, 336, 340; lanceolata 342 ; lanigera 361;
lata 331; laxisquamata 371; Lescuriana 324; Lesquereuxii 324; ligula 315; lim-
bata 326; Lindenbergii 328, 335; Lindmanii 320 ; linearis 371; lusitanica 317 ;
lutescens 377; macrocarpa 343; macropora 362%; macrospora 328; mamillata
342; marginata 332, 338; Mauryana 327; membranacea 361; Michelii 319,
320; microspora 368; minima 321, 334, 335; minutissima 338; Moenkemeyeri
372; Montagne 369; multifida 365; multilamellata 373; muscicola 363; natans
378, 757; nigrella 33%, 335; nigrescens 378; nodosa 366 ; novohannoverana 371;
numeensis 343; ochrospora 362; Oerstediana 366; palmata 319; papillispora
334; papillosa 321, 322; papulosa 377; paradoxa 319, 378, 762; paraguayensis
362; Pearsoni 335; pedemontana 316; perennis 372; plana 368; plano-bicon-
vexa 322; porosa 337, 378; pseudopapillosa 322; punctata 342; purpurascens
363; Raddiana 336; Rautanenii 378; reticulata 378; Ridleyi 327; rubrispora
332 ; runssorensis 330; Schweinfurthil 339; setosa 321; sorocarpa 318, 335 ;
spinosissima 319, 320; Spruceana 362; spuria 378, 767; squamata 325, 341;
stenophylla 366; subalpina 319; subinermis 31%; subsimilis 367; subtilis 365 ;
Sullivanti 365, 374 ; tenuilimbata 331; tenuis 361; Trabutiana 340; Treubiana
323; tuberosa 378; tumida 319: velutina 378, 758; vesicata 366; vesiculosa
375; victoriensis 370 ; Warnstorfii 318 ; Watsoni 367 ; Weinionis 326; Welwit-
schii 361; Wichure 330.— Ricciocarpus natans 366, 757, 758 ; velutinus 758.—
Ricinodendron Rautanenti 744 à 747; africanus 746, 747. — Rinodina austra-
liensis 80. — Rivea glabra 714; luzonensis 714; Pringsheimiana 548. — Rivu-
laria calcarea 450 ; hæmatites 450; natans 160. — Rœmeria hybrida 232. —
Rœstelia cornuta 15. — Rollinia emarginata app. I, 11; longifolia var. para-
guariensis app. I, 11. — Rosa abscondita 209; adenotrichia 41%; alpina 402,
405, 408, 415 à 419, 422: alpina X canina 420; alpina X cinerea 421, 422;
alpina X coriifolia 420, 421, 832, 833; alpina X glauca 417, 420, 421, 833;
alpina X mollis 419, 422; alpina X omissa 419, 832; alpina X pimpinellifolia
417, 832, 833; alpina X rubiginosa 408; alpina X rubrifolia 411, 419, 833;
alpina X tomentosa 417, 833; andegavensis 413; arvensis 402, 403, 404:
canina 402, 403, 413, 414, 420; canina var. adenotrichia 421; canina X
omissa 833 ; caviniacensis app. IV, 2, 6; Chavini 415: cinerea 402, 412, 413,
- 445, 492 ; cinnamomea 402, 40%; coriifolia 402, 411, 412, 421; coriifolia var.
cinerea 413; coriifolia var. subcollina 414; X Costeana app. IV, 3, 6, 9; deci-
piens 409; Deseglisei 414; dumalis 41%, 824, 826; dumetorum 402, 413, All;
BULL. HERB. BOISS., décembre 1898. 70
1026 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
fallax 406 ; ferruginea All; gallica X obtusifolia app. IV, 3, 6, 9; glauca 402,
AAA, 412, 41%, 415, 421, 832; glauca X montana 833; glauca X omissa 423,
833; glauca X rubrifolia 424; glauca var. subcanina 414, 415; glauca X tomen-
tosa 423, 832, 833; graveolens 402, 408, 410, 823, 826; Guineti 833; lutetiana
413, 824, 826; marginata 423, 832; micrantha 402, 408, 409; micrantha X
sepium 409; minutifolia 725 à 728; mollis 402, 406 à 408, 419, 429, 833;
mollis var. glabrata 406: mollis X tomentosa 415, 499, 423; mollissima 408;
montana 412, 415; multiflora 132 ; obtusifolia 415; omissa 402, 407, 408, 412,
415, 419, 423, 832: Perrieri 420 ; pimpinellifolia 402, 404, 417, 823, 832, 833 ;
pimpinellifolia X agrestis app. IV, 2, 6; pimpinellifolia X rubrifolia 832, 833;
pimpinellifolia X tomentosa 833; pomifera 406, 413, 833; pseudo-graveolens
823, 826; rubiginosa 402, 408 ; rubrifolia 402, 440, 411, 491, 832, 833; rubri-
folia var. Gaillardi 410, 411 ; rubrifolia X omissa 410; sabauda 832, 833; Salæ-
vensis 417, 420, 832; sempervirens 228; sepium 402, 408, 409; spinulifolia
417, 418, 421, 832, 833; spinulifolia X‘ canina 491 ; stellata 725 à 728; X sty-
losa 402 à 40%, 415, app. IV, 2, 6; subglobosa 407; superferruginea X tomen-
tosa 411; tomentella 402, 415, app. IV, 9; tomentosa 402, 407, 415, 422, 493,
832; vestita 418, 832, 833; villosa 402, 406, 407. — Rosmarinus officinalis 228,
385. — Rostellularia sarmentosa 622. — Rubia lucida 301; Olivieri 301. —
Rubus Anatolicus 297 ; Anatolius f. divaricatus microcarpus 297 ; discolor 297 ;
discolor var. Anatolicus f. Aeginensis 297; ulmifolius 297; ulmifolius var. Ana-
tolicus f. Aeginensis 228. — Ruellia geminiflora app. I, 29 ; microphylla
app. I, 29; Morongi app. I, 29 ; multifolia app. I, 29; sanguinea app. I, 29. —
Rumex Aeginensis 388; conglomeratus 388; divaricatus 388; pulcher f. 388;
pulcher var. divaricatus 388; tuberosus 388. — Rupinia pyramidata 759. —
Ruppia maritima app. IV, 3, 8. — Ruta bracteosa 228, 291; Chalepensis 291,
292; Chalepensis var. bracteosa 291. — Rynchosia Balansæ app. I, 36; lineata
app. 1, 36; minima app. I, 36; pallida app. I, 36; Senna app. I, 36. — Ryncho-
spora aurea app. I, 22; cymosa app. I, 22; glauca app. I, 22; globosa app. I,
22; tenuis app. I, 22.
Sonn spontaneum 131. — Saccoloma molluccanum 143. — Sad-
leria decurrens 149. — Sagina apetala 289; ciliata app. IV, 3, 5; sabuletorum
823. — Salicornia fruticosa 388. — Salix alba 229; X fruticosa app, IV, 3,
8; viminalis-aurita app. IV, 3, 8. — Salvia Barrelieri 227, 38%; Fleckii 551 ;
hæmatodes 384; Horminum 38%; Horminum f. comosula 298; Horminum var.
comosula 38%, Horminum var. typica 384; Horminum var. viridis 384; multi-
fida 384; pratensis 384, 551; triloba 383; verbenaca 305; verbanaca var. sero-
tina 384; verbenaca var. vernalis 38%; viridis 38%; viridis var. Horminum 384.
— Sambucus nigra 228. — Samolus campanuloides 693, 710; ebracteatus 693;
floribundus 710; junceus 710; littoralis 693, 710; subnudicaulis 710; Valerandi
692, 693, 705. — Saponaria cypria 888 ; ocymoides var. Ruvenæ 825. — Satu-
> N en, À
INDEX. 1027
reia Thymbra 229. — Satyrium orobanchoides 848. — Sauteria alpina 763,
774; Berteroana 768; crassipes 769; limbata 773; Rousseliana 771. — Sauva-
gesia erecta app. I, 13; racemosa app. I, 14. — Scabiosa brachiata 302; plu-
mosa 302; subscaposa alba 824. — Scandix australis 300; grandiflora 300;
Pecten Veneris 300. — Scapania æquiloba 429; curta 429 ; uliginosa 429. —
Scenedesmus acutus 56, 166, 179, 467; caudatus 160; denticulatus 467; qua-
dricauda 56, 62, 166, 178, 467. — Schismatoglottis acuminalissima var. con-
cinna 612; calyptrata 606, 609, 612, 613, 620; calyptrata var. bivittata 621 ;
calyptrata var. concolor 620; calyptrata var. concolor f. glaucescens 621; calyp-
trata var. concolor f. olivacea 620; calyptrata var. maculata 621; calyptraia
var. maculata f. albido-maculata 621; calyptrata var. maculata f. flavido-macu-
lata 621; calyptrata var. picta 620, 621; calyptrata var. trivittata 620, 621;
celebica 612; Lavalleei 612; modesta 612, 613; neo-guineensis 621; picta 606,
620 ; pulchra 611; pusilla 612; rupestris 606, 621; trivittata 620; Wallichii
621; zonata 619. — Schistidium atrofuscum 842; teretinerve 842. — Schi-
zandra elongata 215; elongata var. marmorata 214, 215; marmorata 214. —
Schizocasia acuta 605. — Schizothrix fasciculata 455; lacustris 455; lateritia
455; vaginala 455. — Schlotheimia affinis 104; araucarieti 104; capillidens
107; dichotoma 106; grammocarpa 102, 104; horridula 105; macrospora 103;
pseudo-affinis 104, 105; Puiggarii 106; robusticuspis 106; serricalye 107. —
Sciadopitys verticillata 273. — Scilla autumnalis 393; Holzmannia 393; inter-
media 393. — Scirpidium sulcatum app. I, 21. — Scirpus lacustris 471 ; sphæ-
rolepis app. I, 21. — Schismus Arabicus 397. — Scleria hirtella app. I, 22. —
Scleropoa rigida 397. — Scolopendrium Delaveyi 880 ; nigripes 880. — Sco-
lopia chinensis 503. — Scolymus Hispanicus 307. — Scorpiurus subvillosus
295 ; vermiculatus 295. — Scorzonera crocifolia 307 ; lanata 307; mollis 307.
— Scrofularia bicolor 382; canina 382; filicifolia 382 ; lucida var. filicifolia
382; peregrina 382. — Schwannia elegans app. I, 17. — Scilla Holzmannia
228, 229. — Scolopendrium Balansæ app. I, 8; Hemionitis 200. — Scorpiurus
vermiculatus 227. — Sebæa aurea 528; Schlechterii 527. — Securigera Coro-
nilla 295. — Seddera capensis 529; capensis var. glabrescens 529: conglome-
rata 531; mucronata 531; repens 530 ; schizantha 532; suffruticosa 531 ; suffru-
ticosa var. hirsutissima 531. — Sedum altissimum 299; annuum 299 ; brevifo-
lium 825; litoreum 299; rubens 227, 299. — Selaginella barbata 210;
caulescens 209; Commersoniana 210; convoluta app. I, 10; Cumingiana 210;
denticulata 399 ; erythropus 994 ; flabellata 209 ; intertexta 210; involvens 209 ;
myosuroides 210; pennula 209; Philippina 210; plumosa 210; pronifiora 210;
pterophyllos 209; rupestris app. I, 10. — Seligeria erecta 426; Itatiai® 45;
recurvata 841; tristicha 426; Ulei 45. — Selliguea anceps 879; elliptica 879;
Finlaysoniana 879; Henryi 879; involuta 879; lanceolata 880; triphylla 86%,
878. — Senecio Barreliari 828; Carpetanus 823, 825, 826, 828; Doria 823,
825, 826, 828; erucæfolius 823, 825, 826, 828; erucifolius 823; Lagascamus
828; Lagascamus var. Burgensis 823, 828. — Serapias laxiflora 390; parviflora
1028 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
227, 390. — Seriola Aetnensis 307 ; urens 307. — Sesbania marginata app. I,
32; punicea app. I, 32. — Seseli Cantabricum 825; promonense 98%; varium
984. — Setaria verticillata 227, 396. — Sherardia arvensis 302. — Sibthorpia
pichinchensis 722; retusa 722. — Sideritis lanata 228, 385; Romana 385. —
Sierra aureum 994; elasticum 994. — Silene Behen 238; bellidifolia 238;
bipartita 238; colorata 238; Cretica 238 ; Gallica 238; hispida 238; inflata 238;
legionensis 824 ; longipetala 238; muscipula 238; Nicæensis 228, 238; Nicæensis
var. crassifolia 238; nocturna 238; sedoides 238; Thorei app. IV, 2, 5; vesper-
tina 238 ; vulgaris 237. — Sinapis arvensis 235. — Sysimbrium Columnæ 235;
contortum 824; [rio 235; officinale 235 ; Orientale 235; polyceratium 235; Tha-
lianum 235. — Smilax aspera 392. — Smyrnium Olusatrum 301 ; perfoliatum
824; rotundifolium 301. — Solanum Melongena 381; nigrum 381. — Solda-
nella alpina 691 ; minima 691; pusilla 691. — Sonchus arvensis var. lævipes
app. IV. 2, 6; asper 306 ; glaucescens 306 ; oleraceus 306; tenerrimus 306. —
Sophora angustifolia 679. — Sorbus Aria 16; Aucuparia 15, 16. — Sparga-
nium neglectum 823, 830, app. IV, 2, 8; ramosum 830. — Spartium junceum
228. — Spathoglottis aurea 132. — Specularia Castellana 823; Speculum 308.
— Spergularia Atheniensis 290; diandra 290 ; Dillenii 289 ; heterosperma 289;
media 289 ; rubra 2, 290 ; salsuginea 290. — Sphæranthus angustifolius 561 ;
epigeus 560; Fischeri 561; nubicus 561. — Sphærocystis Schreteri 50, 155,
162, 163, 167, 168, 170 à 178. — Sphærostema marmoratum 214. — Sphagno-
cetis communis var. macrior 430. — Sphagnum densum 21 ; ellipticum 22;
gracilescens 22 ; Itatiaiæ 21 ; laricinum 429 ; Lindbergi 21; medium 21; minu-
tulum 22 ; perforatum 22; pseudo-acutifolium 21; pumilum 22; rolundatum 22;
rotundifolium 22; subovalifolium 22; Weddelianum 23. — Spiræa flabellata
824. — Splachnum ampullaceum 843. — Stachys flavescens 530 ; minima 550:
recurva 549; spathulata 551. — Statice aristata 387; echioides 387; rorida
387; sinuata 386; Thouini 228, 386. — Stauranthera argyrescens 287, 615,
616; ecalcarata 286, 287, 615, 616 ; grandiflora 285; tonantha 286. — Stauras-
trum gracile 75, 159. — Staurogenia quadrata 168. — Steironema ciliatum
69%. — Stellaria palustris var. viridis app. IV, 2, 5. — Stenandrium trinerve
app. I, 29. — Stenolobium cæruleum app. I, 34. — Stenophragma Thalianum
235. — Stephanodiscus Astræa 158, 170 à 172, 177, 179, 188. — Sternbergia
Æinensis 344; Caucasica 344; colchiciflora 333; colchiciflora var. Ætnensis
344; Sicula 392. — Stichoglæoa olivacea 156, 162, 163, 166, 168, 182; oli-
vacea var. 167; olivacea var. sphærica 168, 170 à 174, 176, 182. — Sticta
shirleyana 80; stipitata 80. — Stictocardia beraviensis 548; laxiflora 548;
multiflora 548; nervosa 548 ; Pringsheimiana 548; pulchra 548; tiliæfolia 548 ;
Woodii 548. — Stigeoclonium tenue 467. — Stigmaphyllum Jatrophæfolium
app. I, 16. — Strobilanthes cernua 216; Dyeriana 216. — Stylococcus 473 :
aureus 47%, 476. — Stylosanthes juncea app. I, 33; montevidensis app. I, 33.
— Stypa juncea 396 ; Lagascæ 396; Sibthorpii 396; tortilis 397. — Symble-
pharis cirrifolia 93. — Symphipappus dichotomus 563. — Syncolostemon
INDEX. 1029
macrophyllus 555. — Synechoblastus lævis 78; Robillardi 78; texanus 78. —
Synedra capitata 164, 179; delicatissima 168, 171, 173, 175, 177, 178, 179;
linearis 174; longissima 160; Ulna 176; Ulna var. delicatissima 173; Ulna var.
longissima 165, 171, 174, 175, 176; Ulna var. splendens 165. — Synhymenium
aureo-nitens 766.
je fenestrata 161, 165, 171, 172, 178; fenestrata f. stellata 174 ;
flocculosa 160, 165, 166, 169 à 172, 175, 178. — Tacca lævis 613.— Tæniopsis
furcata 994. — Tamarix Hampeaaa 227, 298. — Tamonea spicata 627. —
Tamus communis var. Cretica 392. — Taraxacum gymnanthum 306; læviga-
tum 306; minimum 306; officinale var. lævigatum f. stenolobum 306. — Tar-
gionia bifurca 764; capensis 764: convoluta 764; elongata 764; hypophylla
501, 764; mexicana 764; Michelii 764. — Taxus cuspidata 274. — Tayloria
acuminata 843; serrata 843 ; serrata var. flagellaris 843 ; serrata var. tenuis 843.
— Tecoma argentea app. [. 28; Ipe app. I, 28; ochracea app. I, 28. — Tephrosia
adunca app. I, 32; einerea app. I, 32. — Tesselina pyramidata 759. — Tetra-
plodon angustatus 427 ; Itatiate 25; mnioides 25, 427. — Teucrium divari-
catum f. minor 383 ; Græcum 383; humilis var. prostrata 383; Polium var. vul-
gare 383. — Thalictrum majus app. IV, 3, 5; tuberosum 824, 826. — Thallo-
carpus Curtisii 369. — Thamnium alopecurum 428; campylocladum 118, 119;
flagellatum 149. — Thelygonum Cynocrambe 390. — Thermopsis fabacea 660.
— Thesium humile 388. — Thespesia populnea 720, 723. — Thrincia tube-
rosa 307. — Thuidium delicatulum 844; Philiberti 844; pseudotamariscinum
844; recognitum 844. — Thunbergia alata 721; Diplocalymna 722; fragrans
721. — Thuya dolabrata 273; japonica 273; orientalis 273; orientalis var. fal-
cata 274. — Thuyopsis Standishii 273. — Thymelæa hirsuta 229; Ruizi 825;
Tartouraira 229. — Thymus capitatus 380, 385; exiguus 385. — Thysanomi-
trium nigerrimum 39; Richardi 40. — Tillæa muscosa 299. — Timmia aus-
triaca 844; bavarica 428, 844. — Tithymalus Characias 389; masculus 389;
Paralias 389. — Tolpis umbellata 308. — Tolypothrix lanata 467; penicillata
467. — Tordylium Apulum 300. — Torilis nodosa 300, 826. — Trachylia
lecanorina 80; viridilocularis 80. — Tradescantia albiflora app. I. 23; effusa
app. I, 23; fluminensis app. I, 23; fluminensis var. pubescens app. I, 23; geni-
culata app. I, 23; multiflora app. I, 23. — Tragia angustifolia 735; capensis
735; durbanensis 73%; Meyeriana 734; Okanyua 735; rupestris 735; Schinzii
734, 735 ; Schlechteri 735. — Tragopogon australis 307; porrifolium var. bra-
chyphyllum 307. — Trematodon anomalus 4%; brevifolius 44; gymnostomus
43, 4h, 45; heterophyllus 44. 45 ; lacustris A%, 45; pauperifolius 45; serræ 43.
— Trentepohlia aurea 631 ; depressa 631, 632; diffusa 631; Leprieuri 631 ; um-
brina 631. — Tribulus terrestris 291. — Trichocephalum glabrifolium 562. —
Trichodon cylindricus 426. — Trichomanes apiifolium 141; auriculatum 861,
866; capillaceum 144; filicula 141, 861, 866 ; gemmatum 141; Hostwanni 992;
e
1030 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Huberi 992; Japonicum 863, 866; pallidum 141 ; pallidum var. album 141; par-
vulum 141; pinnatum 991, 992; radicans app. I, 4; reptans 992; rigidum 141,
992 ; saxifragoides 141 ; speciosum var. umbrosum 866; trichoideum 144; vittaria
992. — Trichostomum anæctangiaceum 91 ; araucarieti 93; chrysobaseum 89,
90, 92; leptocylindricum 91; mutabile 842; prionodon 91; saxicolum 92; serræ
93; squamifolium 90; wersioides 92. — Trientalis americana 69%; europæa 694.
— Trifolium agrarium 29%; agrarium var. Lagrangei 294; agrarium var. thio-
nanthum 294; angustifolium 994; arvense 294; Boissieri 294; Cherleri 29%; for-
mosum 29%; lupinaster 661; Mauritanicum 29%; minus 661; nigrescens 294;
pratense 661; procumbens 29%; procumbens var. Lagrangei 294; repens 661 ;
saxatile app. IV, 3, 5; scabrum 294; stellatum 294; striatum 823; suffocatum
227, 294; tomentosum 294; uniflorum 294. — Triglochin Barrelieri 227, 390.
— Trigonella azurea 293 ; Balansæ 293 ; corniculata 228, 293; Græca 293; mons-
peliaca 293 ; ornithopodioides app. IV, 2, 5; platycarpa 293; spicata 227, 293.
— Trinia vulgaris f. nana 824, 827. — Trismegistia Itatiaie 121; pyrrho-
phylla 121; tereticaulos 120. — Triticum Rouxii app. IV, 3, 8. — Trixago
Apula 382. — Tropæolum pentaphyllum app. I, 15. — Tsuga Sieboldii 273. —
Tunica velutina 238.
Us intermedia 843. — Ulothrix zonata 465. — Umbilicus horizon-
talis 299; pendulinus 299. — Urginea maritima 393. — Uromyces Caricis-
sempervirentis 17; Dietelianus 17; Primulæ 13; Primulæ integrifolie 13, 14:
Primulæ minime 14. — Urospermum picroides 307. — Urtica pilulifera 389;
urens 389. — Utricularia neglecta 823.
VW grandiflora 238 ; parviflora 258; perfoliata f. grandiflora 238. —
Vaillantia hispida 302. — Valeriana locusta 302. — Valerianella discoidea
302; echinata 302; hirsutissima 227, 302; truncata 302; vesicaria 302. —
Velezia quadritentata 228, 238. — Verbascum pinnatifidum 381; plicatum 381:
sinuatum 382. — Verbena sulfurea 627. — Vernonia Galginii 562; monoce-
phala var. 562; stenolepis 563. — Veronica Anagallis 382; arvensis 382; cym-
balaria 382. — Viburnum odoratissimum 132.— Vicia amœna 672, 673; angus-
tifolia var. cordata 296; angustifolia f. segetalis 672; Bithynica 296; cordata
296; cracca 67%; Faba 296, 383; Fauriei 675; gracilis 296; hirsuta 672; japo-
nica 673; japonica var. comosa 674; japonica var. typica 67%; lathyroides 296;
melanops 228, 296; microphylla 296; obscura app. I, 34; pallida 673; peregrina
296; pseudo-orobus 675; Salaminia 296; sativa 296, 672; sativa var. cordata
296; tetrasperma 672; unijuga 675 ; varia 296; vonosa 676. — Vinca major 279.
— Vincetoxicum laxum 279. — Viola alba app. IV, 3,5; hirta forma app.
IV, 2; lactea app. IV, 3, 5; mirabilis app. IV, 2,5; pseudo-mirabilis app. IV,
2, 5. — Vitex Agnus castus 383. — Vitis vinifera 294. — Vittaria elongata
INDEX. 1031
204, 868; falcata 20% ; lineata 204, 99%. — Volvox aureus 75; globator 75, 160.
— Vulpia ciliata 397.
Werner linarioides 719. — Webera albicans var. glacialis 843:
carinata 427 ; gracilis 843; lutescens 427; proligera 427. — Wilckia flexuosa
234; Hydræa 234. — Wistaria chinensis 662. — Woodwardia Japonica 865;
radicans 128, 134, 151, 863, 958.
ps verrucosa 307. — Zieria demissa 428; julacea 428. — Zizy-
phora capitata 385. — Zornia diphylla var. elatior app. I, 33; diphylla var.
gracilis app. I, 33; diphylla var. latifolia app. I, 33. — Zygodon Araucarie
95; capillicaulis 94; dives 9%, 95; gracilis var. alpina 427; linguæformis 95;
linguiformis 95 ; subdenticulatus 94; viridissimus 843.
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» 4 (489%), : 769». 32 5 et & »
» e (1895), 706 » 148 » et A »
» IV (1896), 963» 9.79 et 3 »
DNS 14897), 11092 2102597, et 2 - »
» VI (489), 10314 » 19 » et 3 » et 14 planches.
Les abonnements sont reçus à l'HERBIER BOISSIER, à CHANBESY près Genève (Suisse)
OBSERVATION.
Les auleurs des travaux insérés dans le Bulletin de P’Herbier Boissier
ont droit gratuitement à trente exemplaires en tirage à part.
Aucune livraison n’est vendue séparément.
Genève. — Imp. Romet, boulevard. de Plainpalais, 26,
+
Jith L.Combes, Montpellier.
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BULLETIN DE
LÉGENDE DE LA PLANCHE II
1. Lomaria Fraseri Cunningh. v. Philippinensis nov. var.
a. Groupe de la plante adulte, réduite.
5. Base de la fronde, gr. nat.
c. Partie moyenne de la fronde, gr. nat.
d. Sommet de la fronde, gr. nat.
e. Segment stérile, augmenté.
f. 9. Segments fertiles, augm. _
h. Écaille de la base de la fronde.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LEGENDE DE LA PLANCHE HI
19
. Polypodium Loherianum n. sp.
a. La plante, gr. nat.
b. Partie de la fronde, augm.
3. Polypodium anomalum n. sp.
a. La plante, gr. nat.
b. Partie de la fronde stérile, augm.
c. Écaille du rhizome, augın.
d. Partie de la fronde fertile, augm.
. Polypodium Lagunense n. sp.
a. Sommet de la fronde stérile, gr. nat.
b. Base du stipe et rhizome, gr. nat.
c. Pinnule de la fronde fertile, gr. nat.
d. Écaille du rhizome, augm.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
LÉGENDE DE LA PLANCHE IV
. Phegopteris obscura Fée.
a. Sommet de la fronde, gr. nat,
b. Pinnule basilaire de la fronde, gr. nat.
ec. Poils glanduleux de la fronde, augm.
d. Segment stérile, augm.
“e. Segment fertile, augm.
Lindsaya Loheriana n. sp.
a. La plante, gr. nat.
b. Pinnule, augm.
. Lindsaya capillacea n. sp.
a. La plante, gr. nat.
b. Pinnule, augm.
c. Sore, augm.
. Angiopteris cartilaginea n. sp.
a. Pinnule fertile, gr. nat.
b. Pinnule stérile et jeune, gr. nat.
c. Partie de la pinnule fertile, augm.
d. Écaille du rachis, augm.
Angiopteris evecta Hoffm.
Écaille du rachis, augm.
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BULLETIN DE L’HERBI
LÉGENDE DE LA PLANCHE V
Fig. 4. Schizandra elongata Hoox. f. et Ta. var. marmorata Hauer f., junger
Zweig mit A von oberseits gesehenen Blättern und einem jungen Trieb, in
_ nat. Gr. |
Fig. 2. Piper Elatostema Haruıer Î., oberer Teil der Pflanze mit zwei von unter-
seits gesehenen Blättern und einem männlichen Blütenkätzchen in nat.
Gr.
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BULLETIN DE L’HERBIER
LÉGENDE DE LA PLANCHE VI
Fig. 1. Cyrtandra mamillata HArLier f., Gipfel einer jungen Pflanze in - nat.
Gr.”
Fig. 2. Bea Commersoni R. Br. a. Junge Pflanze in nat. Gr.; b. einzelne Blüte
in - nat. Gr., links der dreilappige vordere Blumenkronenlappen, oben
die beiden hinteren Lappen, in der Mitte der Stempel mit einem Stami-
nodium und die beiden fleischigen, aufwärts gekrümmten Staubfäden
mit zusammenhängenden Antheren.
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27
Planche
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LEGENDE DE LA PLANCHE VIH
on ui Nes. a. Blühender Seitenzweig mit radialer Anisophyllie
= .; b. Blütenköpfehen mit den beiden ungleichen Hüll--
blättern, einer offenen Blüte und einer Blütenknospe in nat. Gr., die
dreilappige, durch Drehung der Blumenkronenröhre aufwärts gerichtete =
Unterlippe innen am Grunde mit einem halbmondförmigen hellen Fleck.
Auf der Oberlippe ruhen der zweinarbige Griffel und die beiden Staub-
blätter.
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Planche 8.
Tome VI.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
LÉGENDE DE LA PLANCHE IX
Fig. 1. Gomphostemma fur furaceum HaLLiEr f. a. Blühender Gipfel der Pflanze
mit von unterseits gesehenen Blättern in —- nat. Gr.; b. Blatt von der
Oberseite in nat. Gr. : e. einzelne Blüte in nat. Gr.
. Psychotria albomarginata Hauer f., Gipfel einer jungen Pflanze mit Re -
den weiss umrandeten, von oberseits gesehenen Blätiern, in nat. Gr. A
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Fig. 3. Kempferia anomala HaALLıER f. a. Oberer Teil einer Pflanze mit
mehreren Blütenständen, einer Blüte und einem von oberseits gesehenen
Blatt in nat. Gr.; b. Blütenstand mit Hochblättern und einer Blüte in
: — nat. Gr., über der Blumenkronenröhre die 3 einfarbigen Blumen-
blätter, zwischen diesen die beiden kleinen, petaloiden, dreinervigen
hinteren Staminodien und das grosse petaloide, zweilappige, vordere Sta- :
minodium (Labellum), in der Mitte das stielrunde, abgestutze Staubblatt.
Lith.L.Combes. Montpellier.
1.GOMPHOSTEMMA FURFURACEUM HALLIER F.
2._PSYCHOTRIA ALBOMARGINATA HALLIER F.
3-KAEMPFERIA ANOMALA HALLIER F.
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LÉGENDE DE LA PLANCHE X
Fig. À. Gastrochilus angustifolia HALLIER f. a. | Bitihende Pflanze i in 4 ie Gi
be oberer Teil einer einzelnen Blüte in nat. Gr.; über der Blumenkronen-
röhre rechts das hintere Kronblatt und die beiden petaloiden, vierner-
vigen hinteren Staminodien, links das in einen marmorierten Sack aus =
gebauchte Labellum, welches die beiden vorderen Kronblätter verdeckt, B
in der Mitte das wu vorn gebogene Staubblatt.
Fig. 2 2. Piper ar guroneurun HALLIER f., junges Fruchtkätzchen i in nat. san,
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XI
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LÉGENDE DE LA PLANCHE XI
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Fig. 1. Grès eocène, sillonne. — Fig. 2. Idem, dépourvus de l'enduit. —
Fig. 3. Calcaire noir compact encore recouvert de l’enduit al
Fig. 4. Calcaire valenginien perforé en réseau. — Fig. 5. Idem, moins à
_ dur jurassique. — Fig. 9. Mortier naturel couvert d’enduit algueux sillonné par
des larves. — Fig. 10. Calcaire valenginien perforé. — Fig. 11. Idem. — Fig. 1,
_ 2, 3, 8, 9. De la grève d’Hermance, lac de Genève; les autres figures repré-
sentent des galets de l’île de Saint-Pierre, lac de Bienne. HAS
gueux externe. —
vancé.
— Fig. 6. Idem. — Fig. 7. Molasse sillonnee et perforée. — Fig. 8. Calcaire
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Planche XIV
Tome VI.
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
JURASSIQUES
DES LACS
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LEGENDE DE LA PLANCHE XV
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nent dans leur couche externe les Cyanophycées a dans Je texte et
notamment les Schizothrix. = à me
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER Tome VI, Planche XV
GALETS SCULPTES DU RIVAGE DES LACS JURASSIQUES
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LEGENDE DE LA PLANCHE XVI
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Weibliche Einzelblüte
. Zwitterblüte eines Partialblütenstandes .
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SPHARANTHUS EPIGÆUS SCHINZ
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Tome VI Planchs XVI
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
PLANTE HASSLERTANÆ
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ENUMERATION DES PLANTES RÉCOLTÉES AU PARAGUAY
PAR LE
D' Émize HASSLER, D'AARAU (SUISSE)
DE 1885-1895
ET DÉTERMINÉES PAR
le Prof. D' R. CHODAT
AVEC L'AIDE DE PLUSIEURS COLLABORATEURS
INTRODUCTION
Des 1885, les heures de loisir que me laissaient mes occupations pro-
fessionnelles furent vouées à la récolte des plantes de ce pays, et ce que
je présente aujourd'hui au monde scientifique sous Je nom de Plantæ
Paraguarienses (1885-1895) en est le résultat.
Il n'existe malheureusement qu’un petit nombre de spécimens des
collections faites pendant les années antérieures à 1892. Ne connaissant
pas encore l'emploi du sublimé corrosif, mes exsiccata sont devenus
presque tous la proie des insectes, malgré les grandes quantités de
camphre et de naphtaline employés pour leur conservation. C’est d'autant
plus regrettable, que justement ces premières récoltes provenaient
d’endroits très peu connus au point de vue botanique tels que les
BULL. HERB. BOISS. Appendix I. Janvier 1898. 1
2 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
mi
grandes forêts d’Ilex paraguayensis (Yerbales) à Tacurü pucü sur le
haut Parana et de la frontière Nord du Gran Chaco paraguayen, que j’ai eu
l'occasion de visiter en commission officielle du Gouvernement Para-
guayen, pour y organiser la récolte des produits naturels destinés aux
expositions universelles de Paris et quelques années plus tard de Chi-
cago. Le stock principal de ma collection date de l’été 1894-95, pendant
lequel je me suis occupé exclusivement de recherches botaniques; j’ai pu
enrichir alors notablement mon herbier.
Les parties du pays qui furent spécialement l’objet de mes recherches
étaient les Cordillères centrales du Paraguay en particulier les chaînes
d’Altos, Atira, Piribébuy Acahé. De passage pour l’un ou l’autre de ces
points, les environs de Paraguari avec leurs collines et surtout le cerro
Santo Tomas furent à maintes reprises visités.
Il en fut de même pour les environs du lac « Ypacaray » et les nom-
breux marais et grèves qui l'entourent.
Sous le nom un peu pompeux de Cordillères, il ne faut pas s’imaginer
des chaînes imposantes comme celles de l’ouest de la République Argen-
tine et du Chili, etc. :'a peine peut-on donner le nom de montagnes à
celte succession de collines qui. dans leurs plus hauts points atteignent
à peine 400 mètres d'altitude.
Couvertes jusqu’à leur sommet de végétation, formée en majeure partie
de forêts, ces collines contribuent beaucoup à donner au paysage un
charme tout particulier.
Je n’entre pas ici en détails sur les différentes formes de végétation
rencontrées ni sur la distribution géographique des principaux types de
la flore. Je me réserve de donner ces observations dans un mémoire
ultérieur, alors que la détermination de mes plantes, qui se fait sous la
direction de M. le prof. Chodat de Genève sera terminée.
Les numéros remis aux monographes se montent à 1862, dont 1754
sont des plantes vasculaires et 108 des cryptogames vasculaires (Filicinæ
et Lycopodiaceæ). Quant à mes récoltes faites aux Yerbales et au nord du
Chaco, j'espère pouvoir les renouveler et compléter mes collections de
ce pays lors de mon prochain retour au Paraguay.
Vu le peu de différence d’elevation entre les divers points du pays
que j'ai visité, je me suis abstenu d'indiquer les hauteurs sur mes éti-
quettes; les autres observations qui y sont consignées, ont été faites sur
le lieu même de la récolte.
Aarau, le 4er juillet 1897. ;
D' EuiLe HASSLER.
APPENDIX 1. 3
L’&numeration des plantes récoltées au Paraguay par le Dr E. Hassler
sera publiée par fascicules d’importance variable. L’ordre de succession
des familles sera déterminé par la livraison des manuscrits de la part
des monographes qui ont bien voulu se charger de l’étude d’une ou de
plusieurs familles.
M. Marc Micheli, qui publie sur la flore du Paraguay avec la compétence
que l’on sait une série de monographies illustrées de fort belles planches.
decrira les Léqumineuses; M. Cas. de Candolle a déterminé les Piperacées
et s’occupera des Bégoniacées et des Méliacées; M. le Dr H. Christ, les
Cryptogames vasculaires; M. J. Briquet (Labiees, Verbénacées, Borragi-
nées); M. H. Hallier (Munich) (Convolvulacées); M. P. Lindau (Berlin)
(Acanthacées); M. le Dr Hassler (Bignoniacees): M. C.-B. Clarke (Kew)
(Cyperacées et Commelynacées); tous nous ont déjà assuré leur pré-
cieux concours. D’autres collaborateurs seront annoncés dans le pro-
chain fascicule. Le reste sera déterminé par nous ou nos élèves. Que ces
botanistes recoivent ici nos remerciements.
La collection la plus complète comprenant un certain nombre
d’« Unica » reste entire les mains de M. le Dr Hassler. La seconde a été
donnée à l’Herbier de l’Université. Les déterminations seront relatives à
ces deux collections dont la seconde pourra être toujours consultée par
les spécialistes.
En outre cinq collections ont été cédées : à l’Herbier Boissier, où sauf
les Unica, tous les numéros sont représentés, ainsi qu’à l’Herbier de
Kew, au Muséum de Paris, à M. Drake del Castillo à Paris et au New-York
Botanical Garden.
Université de Genève, le 8 janvier 1898.
R. CHODAT.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Po
FILICES : (Dr H. Curisr).
HYMENOPHYLLACEÆ
Trichomanes radicans Sw.
Syn. filie. p. 143; Hook. Syn. filie. II. Ed. 81.
Herbacea, volubilis. Cordillera de Altos, no 751.
POLYPODIACEE
Acrostichum cenopteris Kze. Hook.
Spec. filic. v. 256 ; Hook et Bak., Syn. filic. 447; Fl. bras. I. IL. 588.
n° 662 a, n° 662 b.
Herbacea 0,8-0,2 m.
Acrostichum (cervinum) Sw.
Synopsis fil. 14 et 200; A. aureum L.
Hook. Synops. filic. 416. Filic. Ex. t. 43; Fl. bras. I. II. 587,
Arborea 6-8 m. In palude prope Juqueri, nos 1490 et 1490 a.
Gymnogramme tomentosa Desv.
In Mem. Soc. linn. VI, p. 21%; Hook. Synops. filie II. Ed. 300; Fl.
bras. I. II. 552.
Herbacea 0,2-0,4. Cordillera de Altos, no 489.
Gymnogramme calomelanos Klfs.
Enumeratio filicum, 76; Hook. Syn. filie. II. Ed. p. 385; Fl. brasil. I.
II. 556.
Herba, 0,3-0,5 m. Cordillera de Altos, no 832; no 880, no 233 eodem loco.
Polypodium filieula Kaulf (St-Hilaire).
Enum. 275; Fl. bras. I. II. 217.
Epiphytica in silva prope Piribebuy, no 1871.
Polypodium sororium H. B. Kunth.
Nov. Gen. I. p. 10; Hook. Synops. filic. II. Ed. 337.
Herbacea 0,3-0,6.
In silva prope Escobar, no 228.
? Rédigé d’après des déterminations de M. le Dr H. Christ, de Bâle (R. Ch.)
;
APPENDIX 1. 09)
Polypodium Phyllitidis L.
Spec. pl. 1543; Hook. Syn. filic. II. Ed. 348.
Herbacea 0,4-06 m. In rupestribus prope San Tomas, n° 971.
Polypodium Phyllitidis L.
Var. angusta.
Herbacea, 0,3-0,5, no 799. Cordillera de Altos.
Polypodium tetragonum Sw.
Syn. filie. 37; Hook. Synops. filicum II. Ed. p, 317.
Herbacea, 0,5-1 m. Cordillera de Altos, no 1844 a.
Polypodium lepidopteris Kze.
Linnaea XIII, 132; Fl. bras. I. II. 527; Hook. Syn. filic. II. Ed. p. 346.
Herbacea 0,2-0,5 m. Inter rupes prope Cerro San Tomas, no 970, n° 966.
Polypodium incanum Willdn. (Sw.)
Spec. V. 174; Swartz. Syn. filie. 35; Fl. bras. I. II. 526; Hook, Synops.
filie. IL. Ed. 346.
Epiphytica. Cordillera de Altos, no 492.
Polypodium loriceum L.
Spec. 1546; Fl. bras. I. II. 522; Hook. Syn. filic. IL. Ed. p. 343.
Herbacea 0,3-1 m. In silva prope Lopez, no 1736.
Polypodium vaccinifolium L. et F.
Willdn. Spec. V. 445; Hook. I. c. II Ed. 340. Fl. bras. I. II. 519.
Epiphytica, 0,5-0,1 m. Cordillera de Altos, no 670.
Forma elongata.
Epiphytica, 0,1-0,2 m. In silva prope San Tomas, no 1013.
Polupodium subineisum Willdn.
Spec. Pl. V. 202; P. connexum Klifs.; Fl. bras. I. II. 483: Hook. Syn. II
Ed. p. 312.
Suffruticosa 1,4-1,5 m. Cordillera de Altos, no 1844.
Polypodium repens L. Aubl.
Guian. 962; Hook. Syn. filic. II Ed. 348.
Herbacea 0,1-0,25 m. Cordillera de Altos, n° 712.
Adiantum intermedium Sw.
Stockholm. Vet. Acad. Handl. 4817, p. 76; Fl. bras. I. II. 364: Hooker
Synops. filicum I Ed. p. 116.
Herbacea, 0,4-0,8 m. In palude prope Iuqueri, no 1526.
Adiantum tenerum Sw.
Syn. fil. 125; Hook. Synops. II Ed. 124; Fl. bras. I. II. 382.
Herbacea, 0,3-0,5. In collibus prope Valenzuela, no 231.
6 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Adiantum filiforme Gardn. $
Hook. Ic. Pl. t. 503. Ad. lunulatum Burm., Hock. Synops. filic. p. 114;
Fl. bras. I. II. 362.
Herbacea 0,1-0,% m. Cordillera de Altos, no 229.
Cheilanthes chlorophylla Sw.
Hook. Syn. filic. II Ed. p. 133.
Suffruticosa, 0,5-1 m. In campo prope Paraguari, n° 674; herbacea 0,3-0,4.
In campo prope Cordillera de Altos, n° 663.
Cheilanthes radiata R. Br.
In Hb. Banks. J. Sm. in Journ. Bot. IV. 159; Fl. bras. I. IL. 387: Hook.
Synops. filie. II Ed. p. 132.
Loco ignoto, n° 658.
Cheilanthes microphylla Sw.
Syn. filic. 127; Hook. Syn. filie. p. 135. Il Ed. var.; Fl. bras. I. II. 390.
Herbacea, 0,2-0,4. In campo prope Paraguari, no 1304.
Cassebeera triphylla KIfs.
Enumeratio filicum 216; Hook. Synops. filie. II Ed. p. 149; Fl. bras. 1.
IL. 393.
Herbacea, 0,1-0,2 in declive rupestris ad San Tomas, no 1007.
Pieris palmata Wildn.
Spec. V. 357; Hook. Syn. filie. II Ed. 166; Fl. bras. I. II. 408.
Herbacea 0,25-0,5. Inter rupes in declive prope San Tomas, n°0 968.
Pteris pedata L.
Spec. pl. 1532; Hook. Syn. filic. IL Ed. 167; Fl. bras. 1. IE. 407.
Herbacea 0,3-0,4. Cordillera de Altos, no 49%, no 679.
Pteris aquilina L.
Var. caudata Hooker.
Pteris caudata L. Sp. pl. 1533; Fl. bras. 1. IL. 403: Hook. Syn. filie I
Ed. p. 162.
Suffruticosa 1-2 m. In rupestribus prope Cordillera de Altos, no 1717.
Pteris denticulata Sw.
Syn. filic. 97; Hook Syn. filie. II. Ed. 159; Fl. bras. 1. Il. 410.
Herbacea, 0,4-1 m. In silva prope Cordillera de Altos, no 1686.
Pteris (Dryopteris) elegans Velloso.
Herbacea, 0,15-0,3. Cordillera de Altos, no 2507.
Pteris podophylla Sw.
Syn. filic. 400; Hook. Syn. filie. II. Ed. 172.
Suffruticosa 1-1,5, ramificata. Cordillera de Altos, no 756.
APPENDIX 1. ji
Blechnum serrulatum Rich.
Act. Soc. Hist. Nat. Par. I. 114; Fl. bras. I. II. 426; Hook. Synops.
filic II Ed. p. 186.
Herbacea 0,4-0,6 m. In dumeto prope San Bernardino, n° 234.
Blechnum brasiliense Desv.
In Mem. Soc. Linn. VI, p. 238; Hook. Syn. filie. IL. Ed. 18%; Fl. bras.
I. II. 422.
Arborea, 4-6 m. In palude prope Iuqueri, no 1484.
Blechnum capense (Willd. Schlecht.) Lomaria procera Spreng.
Willd. Sp. PI. V. 291; Fl. bras. I. II. 417; Hook. Synops. filic. I. Ed.
119:
Herbacea 0,4-0,6. In silvis prope Cerro-hu, no 230.
Blechnum unilaterale Willdn.
Spec. V. 407 ; Hook. Synops. filic. II Ed. 184; Fl bras. I. II. 422.
Herbacea, 0,1-0,25 m. Cordillera de Altos, no 710 ; herbacea 0,3-0,4 m. eodem
loco, n° 234.
Asplenium micropteron Baker.
Hook. Synops. filic. IH Ed. p. 488.
Herbacea, 0,1-0,3. Cordillera de Altos, no 753.
Asplenium serratum L.
Sp. pl. 1538; Sw. Syn. filie. p. %7 et 246; Fl. bras. I. I. 421.
Herbacea 0,3-0,6. Cordillera de Altos, no 800.
Asplenium (Diplazium) Shepherdi Sprengl.
Fl. bras. I. II. 453; Hook. Syn. filie. II Ed. p. 233.
Herbacea 0,3-0,8 m. Cordillera de Altos, no 75%, no 1842, no 711.
… Asplenium formosum Willdn.
Hook. Synops. filic. II Ed. p. 210; Fl. bras. I. IL. 440.
Herbacea, 0,2-0,3. In silva prope Peribebuy, no 1870.
Asplenium auritum Sw.
Syn. filic. 78; Hook. Synops. filic. Il Ed. p. 208; Fl. bras. I. II. 438.
Herbacea, 0,2-0,5 m. In silva prope San Tomas. Planta cumarinum præbens,
no 984.
Asplenium abscissum Willdn.
Spec. Tome V. I. p. 321; Hook. sp. filic. II Ed. 203 ; Fl. bras. I. 437,
48.
Herbacea, 0,2-0,3. Il silva prope Villa-Rica no 227; Cordillera de Altos,
no 666 a, no 666 b.
8 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Scolopendrium Balansæ Baker.
Herbacea, 0,15,0,3. Cordillera de Altos, n° 698; herbacea 0,3-0,4 eodem loco,
no 798.
Aspidium macrophyllum Sw.
Syn. filic. 43 et 239; Nephrolepis macrophyllum Baker, Hook. Synops. I
Ed. p. 300; Fl. bras. I. II. 490.
Herbacea 0,5-1 m. Cordillera de Altos, no 881.
Aspidium (Nephrodium) conterminum Desv.
Prodr. des Fougères in Mem. Soc. Linn. VI. p. 255; Hook. Synops. Il
Ed. p. 268; Fl. bras. I. II. 477.
Herbacea 0,4-0,8. In palude prope Tucangua, n° 1830.
Aspidium (Polystichum) platyphyllum Hook.
Fl. bras. I. II. 463.
Herbacea, 0,5-1 m. Cordillera de Altos, no 1845.
Aspidium (Nephrodium) patens Desv.
In Mem. Soc. Linn. VI. p. 258; Hook. Syn. filie. II Ed. p. 262; Fl. bras.
I. II. 469.
Herbacea, 0.8-1,5. Cordillera de Altos, no 728.
Aspidium (Nephrodium) molle Desv.
In Mem. Soc. Linn. VI. p. 258; Hook. Synops. filie. p. 289 sub Nephro-
dium sophoroides Desv.
Herbacea. In silva prope Sapucay, n° 1844 D.
Aspidium (Nephrodium) concinnum Willdn.
Polypodium coneinnum Willd.; N. concinnum Baker, Hook. Syn. filie. 1
Ed. p. 268.
Herbacea 1-1,5 m. Cordillera de Altos, no 664.
Aspidium (Nephrodium) unitum R. Br.
Nephrodium unitum R. Br. (non sub), Hook. Syn. filie. 289; Fl. bras.
I. II. 498.
Herbacea, 0,4-0,6 m. In dumetis prope San Bernardino, n°0 232.
Aspidium (Nephrodium) effusum Bak.
In Hook. Syn. filic. II Ed. p. 287 ; Fl. bras. 1. II. 485.
Herbacea, ramificata 1-2 m. Cordillera de Altos, no 660 a.
Aspidium (Nephrodium) refractum Hook.
Hook. Syn. filic. p. 292; Hook. Sp. %, p. 162, t. 252; Fl.. bras. I.
II. 489.
Herbacea, 0,3-0,5. In palude prope Tuqueri, n° 1536.
APPENDIX 1. 9
Aspidium (Nephrodium) effusum Bak.
Hook, Synops. filic. p. 287. Fl. bras. I. II. 485.
Suffruticosa, 0,5-1 m., ramificata. Cordillera de Altos, ne 1843.
Aspidium macrophyllum Sw.
Syn. filic. 43; Nephrolepis macropbyllum Baker, Hook. Syn. filie. II Ed,
p- 300 ; Fl bras. I. II. 490.
Herbacea 0,4-08 m. In palude prope Iuqueri, n° 1535.
Phegopteris reticulatum Sw.
Syn. filie. 19,86; Hook. Syn. filie. II Ed. 392; Fl. bras. I. II. 563.
Herbacea 1-1,5. In palude prope Iuqueri, n° 1539.
Didymochlena lunulata Desv.
In Mem. Soc. Linn. VI. p. 282; Hook. Synops. filic. IH Ed. p. 248; Fl.
bras. I. II. 459.
Herbacea, 0,3-0,4. Cordillera de Altos, n° 752.
Davallia spelunce (L) Baker.
In. Hook. Synops. filic. II Ed. p. 100; Fl. bras. I. II. 344, 349.
Suffruticosa, ramificata 4-2 m. Cordillera de Altos, n° 1888 b.
Dicksonia (Dennstedtia) cicutaria Sw.
Syn. filie. 137; Hook. Synops. filie. Il Ed. p. 53; Fl. bras. I. I. 341.
Suffruticosa, ramificata 1,5-2,5 m. In silva prope Sapucay, n° 1887.
Alsophrla atrovirens Presl.
Tentamen Pteridographiæ, 61: Hook. Synops. filie. II Ed. p. 34: Fl.
bras. I. II. 320.
Arborea, aculeata, 4-6 m. In silva prope Cordillera de Altos, n° 659.
Hab. in Brasilia meridionali.
SCHIZEACEE
Aneimia Phyllitidis Sw.
Synops. filic. 155; Hook Synops. filie. II Ed. p. 435: Fl. bras. T. II. 190.
Herbacea 0,4-0,6. Cordillera de Altos, ne 729.
Aneimia tomentosa Sw.
Synops. filic. 157; Hook. Synops. filie. p. 433 ; Fl. bras. I. II. 203.
Herbacea, 0,3-0,5 m. In silva prope Sapucay, n° 1564: in dumeto prope Cerro
San Tomas, foliis fragrantibus, ne 978.
Lygodium volubele Sw.
Syn. filic. 152, 382; Hook. Synops. filic. II Ed. 438; Fl. bras. I. IL. 172.
Herhacea volubilis, 6-8 m. Cordillera de Altos, n° 1512.
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
HYDROPTERIDACEÆ (D: H. Christ).
Azolla filiculoides Lam.
Encycel. I. p. 343; A. magellanica Willd. Kunth. Syn. Pl. I. 100.
In palude prope Tuqueri, n° 1422.
LYCOPODIACEÆ (Dr H. Christ).
Lycopodium alopecuroides L.
Sp. PI. 4402. Fl, bras. I. II. 114.
In uliginosis prope Cordillera de Altos, no 1171.
Lycopodium cernuum L.
Sp. pl. 1103; Fl. bras. I. II. 114.
In rupestribus prope Cerro-hu, Paraguari, n° 84.
>
SELAGINELLACEZÆ (Dr H. Christ).
Selaginella convoluta Spr.
Fl. bras. I. II. 132: Lycopodium convolutum Walk. Arnott. in Mem. of
the Wern. Soc. V.
Herbacea 0,5-0,15 m. In silva collis Cerrita, n° 1305.
Selaginella rupestris Spreng.
Fl. bras. vol. I. II. p. 118.
In silva prope Cerro-hu Paro.
RANUNCULACEE (Chodat).
Clematis dioica L.
Amoeen. Acad. V. 398; Spec. 765; Mart. Fl. bras. XIII, p. 148.
Liana caulibus frutescentibus, flore argenteo. In dumetis humidis prope
Tacuaral, no 1102, Sept. ; id. ad ripam fluminis Iuqueri, n° 1550; id. in palude
prope Villeta, n° 277, Decemb.
Obs. Hæc planta structura caulis cum typo convenit, differt autem foliolis
sæpius lobatis et lyraformibus, et habitu Clematidi Hilarii, Sprengl (CI. trilobæ
Si-Hil.) similis est.
Ranunculus adscendens St-Hil. (Casalea St-Hil.)
Fl. bras. mer. I. 8, t. 4; Ranunculus bonariensis Poir. Var. « sec. Mart.
Fl. bras. vol. XII, p. 158.
Var. paraguariensis Chod. nov. var.
Debilior, caulibus basi fasciculate erectis, foliis minoribus (10-12 mm.) petiolo
tenuissimo limbo foliorum inferiorum triplo vel quadruplo longiore.
Herba 0,15-0,3 m. in uliginosis prope Ita, n° 2505, Jun.
APPENDIX 1. 11
Ranunculus bonariensis Poir. (Casalea St-Hil.)
Eneyelop. VI, p. 102; Deless. Ic. I, t. 29.
Cette plante est certainement spécifiquement différente de la précédente avec
laquelle elle a été réunie bien à tort.
Les exemplaires récoltés par le Dr Hassler correspondent exactement à la
figure de Delessert. Les fleurs ont trois sépales et deux à trois staminodes péta-
loïdes. La languette supra-nectairienne est bien marquée et les staminodes pétales
(2) ont trois nervures et ressemblent beaucoup aux sépales.
Habitat in stagnis ad ripam fluvii Tuqueri, no 1427, Oct.
MENISPERMACEÆ
Cissampelos Pareiræ L.
Sp. pl. 1473; Mart. Fl. bras. XIII, 188.
Herba volubilis. In dumetis pr. Ttacurubi, Oct., no 1206.
ANONACEE (Chodat).
Anona cornifolia St-Hil.
Fl. bras. merid. I, 33; Mart. Fl. bras. XIU. 12.
Suffrutex 0,3-0,5 m. caule lignoso; flos gilvus interne punctatim atro-pur-
pureus.
In campis arenosis prope Itacurubi, no 1122, Aug.; in campo prope Tacuaral.
Nom. vern. Araticu-mi, n° 1817, Jan.
Anona dioica St-Hil.
Fl. bras. merid. I, 34; Mart. Fl. bras. XIII, 8.
Suffrut. 0,3-0,5 m. Corolla flava. In campis prope Itacurubi, fl. oct., no 1201.
Rollinia emarginata Schlecht.
in Linn. IX, 318 ; Mart. Fl. bras. XIII, 21.
Arbor parva 3-4 m. alta., trunco 0,1-0,3 (?), cortice levi obseure plumbeo ;
flos eitrinus; fructus edulis, In silvis et campis pr. San Bernardino. Aug. 806;
arbor 5-6 m., 0,1-0,3, corolla straminea, in dumeto prope Cerro-hu, Oct. no 1215.
Nom. vernac. Aratich.
Rollinia longifolia St-Hil.
Fl. bras. merid. I, 29, t. 5; Mart. Fl. bras. XII, 17.
Var. paraguariensis Nob.
Foliis minoribus, glabris, alis corollæ minus patulis.
Arbor 8-10 m. (0,2-0,5) ; corolla luteo-virens; in silvis pr. Cordillera de Altos.
Dec. 1720. Nom. vernac. Araticu-guazü.
CRUCIFERÆ (Chodat).
Lepidium ruderale L.
L. ruderale et L. bonariense. L. Spec. Fl. 900 et 901 ; Eichl. in Mart.
Fl. bras. XII. 310.
Planta in Brasilia provinciis austro-orientalibus, locis incultis ad vias, circa
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
domos etc. communis, verisimiliter e vetere orbe illata est (Eichl. in fl.
bras. 1. e.).
Herba 0,2-05 m. In campo prope Paraguari, n° 93, Decemb. (fructifera).
PAPAVERACEÆ
Argemone mexicana L. |
Spec. Pl. 508; Eichl. in Mart. fl. bras. XIH, 315.
Forma valde peculiaris hujus speciei variabillimæ, floribus diametro ad
10 cm. foliis sparse subtus et lobis spinescentibus, fructu pruinoso haud spi-
nescente oblongo ad 7 cm. longo.
Quasi spontanea in campo prope San Bernardino, fl. oct., no 4483, Oct.,
n° 1183 a (fructifera).
CAPPARIDACEÆ (Chodat).
Cleome rosea Nahl.
In DC. Prodr. I. 239; Eichl in Mart. Fl. bras. XIII, 254.
Herba 0,5 m. Corolla dilute lilacina. Ad ripam fluvii Carapegua, fl. oet.,
no 1244.
Cleome diffusa DC.
Prodr. I, p. 241; Eichl. in Mart. fl. bras. XII, 258; Cleome Houston?
Mig. in Pl. Clauss. Linn. XIX, 433 nec R. Br.
Suffruticosa 0,2-0,5 m., corolla alba. In arvis prope San Bernardino, fl.
maj., n° 367.
Cleome Hassleriana Chod. (sp. nov.).
Herbacea 1-2 m. Caules validi ad 5 mm. crassi, striati, hirsuti. Folia longe
petiolata, petiolo sparse hirsuto ciliato, limbo palmato, lobis 5-7 lanceolatis
(10 cm./3 cm.) vel minoribus, haud spinosis, membranacea, margine tenuiter
denticulata et inconspicue, dentibus erectis levissime spinescentibus; stipulæ
spiniformes acutissimæ 4 mm. longæ. Inflorescentia valida, elongata, bracteis
magnis foliosa, 20-40 cm. longa. Bracteæ ovatæ vel cordatæ, acutæ, inferiores
breviter petiolatæ superiores sessiles, margine et subtus sparse et breviter ciliatæ,
nervis tenuibus subtus conspicuis ce. 10-18 mm. longæ, 8-12 mm. late.
Flores racemosi. Racemus validus; pedicelli 3-4 cm. longi filiformes longe
pilosi tota longitudine »quales. Petala in anthesi 25-26 mm. longi. Sepala
linearia acutissima eiliata glandulosa post anthesin refracta. Androphorum bene
evolutum cylindricum. Filamenta staminum antheris filiformibus multo longiora
glaberrima sub anthesi lateraliter e corolla apice haud aperta excurrentia geni-
culata demum erecta. Gynophorum quam ovarium triplo longius. Fructus
maturus ad 12 cm. longus, 5 mm. crassus nervis longitudinaliter acutissime
anastomosantibus striate-reticulatus, glaberrimus inermis; carpophorum ad
55 mm. Semina helicoidea, lutescentia, rugosa vel leviter cristata cc. 2 mm.
Ad ripam fluminis pr. Apa, fl. Maj., no 162.
Species pulcherrima affinis Cl. spinose, differt bracteis, indumento
habituque toto.
Capparis cynophallophora L.
Spec. 721; Jacq. Amer. 158, tab. 98; Eichl. in Mart. fl. bras. XII. 282.
Var. paraguariensis Chod. nov. var.
APPENDIX I. 13
VIOLACEÆ (Chodat).
Jonidium commune St-Hil.
Pl. remarq. 295; Fl. bras. merid. II, 102; Eichl. in Martius fl. bras. XIII,
369.
B. Balansa, Pl. du Paraguay 1874-1877, l’Assomption dans les buissons, mai,
no 1922.
Var. glabrifolia Chod. nov. var.
Foliis lanceolatis, membranaceis, glabrescentibus vel glabris, utrinque acutis,
caulibus parce puberulis striatis, pedicellis tenuibus medio bibracteolatis vel
parum supra medium (dum est in typ. spec. infra medium) bibracteolatis.
Suffrut. 1-2 m. corolla alba, noctiflora, ad ripam fluvii luqueri, no 1537, Nov.
Jonidium Hasslerianum Chod. nov. spec.
Herba 0,25-0,4 m. Radix perpendicularis sinuosa, cylindrica, simplex. Caules
pauci, erecti vel adscendentes, cylindrici firmi, simplices vel pauciramosi,
20-30 cm. alti, puberuli vel superne subtomentosi, pilis adscendentibus vel sub-
erectis. Folia inferiora opposita, superiora alterna, petiolata (5 mm.) lanceolato-
elliptica, utrinque breviter acuta obsolete vel erebre serrata, 30-35 mm. 15-17 mm.
Stipulæ lineares angustissimæ vel subfiliformes hirsutæ petiolo subbreviores.
Limbus superne et inferne hirto-pubescens moilis vel subrugosus, subtus canescens
fere rugose sericeus, nervis pennatis erectis subtus conspieuis haud areolatis.
Flores axillares ad 15 mm. longæ vel majores. Sepala acutissima, inæqualia,
tria 1/3 majora hirsuta. Petalum inferius aliis duplo longior unguiculo lineari,
limbo spathulato apice piloso nervis tribus notato; lateralibus unguiculo trian-
gulari vel late rhomboidali nervis quatuor notato, limbo multo minore, superio-
ribus oblonge-linearibus apice ciliatis, trinervis. Filamenta staminum inferiorum
calcarata, antheris lateraliter pilosis, superiorum tria exappendiculata, antheris
glabris. Stamina quam petala 1/4 breviora. Ovarium trigonum. Stylus erectus.
Stigma ut in violis.
Differt a J. Poaya St-Hil. cui est maxime affinis foliis basi haud cordatis haud
subsessilibus habituque.
Herba 0,25-0,%. Corolla azurea, luteo-limbata, in campo prope Paraguari,
no 959.
Jonidium bigibbosum St-Hil.
Pi. remarg. 315 tab. 27 D.; Fl. bras. meridionalis II, 106; Eichl. in
Mart. Fl. bras. XIII, p. 371.
Var. paraguariensis Chod. nov. var.
A spec. typica differt habitu graciliori, bracteolisque minimis.
Suffruticosa 0,8-1 m.; corolla alba, griseo-punctata. In silvis prope Cordillera
de Altos n° 386; frutex 4-5 m. corolla alba brunneo-punctata. In silvis prope
Cordillera de Altos, no 582, Jul.
SAUVAGESIACEZ (Chodat).
Sauvagesia erecta L.
Spec. 203; Jacq. Amer. 77 tab. 51, fig. 3.
Petala alba; Cordillera de Peribebuy, dans les prairies humides, no 4565
Balansa PI. du Paraguay.
1% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Sauvagesia racemosa St-Hil.
Mem. mus. XI, 98; Pl. remarq. 59 tab. I; Fl. bras. merid. II, 152; Rich.
in Mart. F1. bras. XII, p. 406, tab. LXXXL. fig. 1.
Herba 0,2-0,5. Corolla alba; staminodia, antheraque violaceo-purpurea. In
palude prope Tucangua, n° 1780.
POLYGALACEÆ (Chodat).
Polygala extraaxilaris Chod.
In Micheli Contrib. à la flore du Paraguay in Mém. de la Soc. de Phys. et
d’hist. naturelle de Genève, XXI, If, no 3, p. 105. Tab. 28, I; Chod.
Monogr. Polyg. p. 59.
Herba 0,25-0%. Corolla rosea albo-punclaia. In campo prope Tacuaral. Sept.,
no 1080.
Polygala leucantha A.-W. Benn.
Journ. of. bot. Lond. 1879, 172; Chodat in Micheli Contributions à la
flore du Paraguay, p. 110; Id. Monogr. Polygal. II, p. 132.
Herba 0,4-0,3. Corolla alba vel ochroleuca. In arenis prope Itacurubi, Oect.,
n° 4208; in campo prope Cerro-hu, sept. n° 928.
Pelygala molluginifolia St-Hil.
Fl. bras. II, p. 25: Chodat. Monogr. II, 130; id. in Micheli Contribut. à
la fl. du Paraguay p. 107. — P. Galioides y. molluginifolia A. W. Bennett
in Mart. Fl. bras. 1. c. p. 28.
In campo prope Tacangua; n° 90%, in campo prope Paraguari, sept., no 935:
in campo prope Cerrito, Jan., n°0 69, Ian.
Polygala Timoutoides Chod.
In Micheli Contributions, I. c. p. 112. Tab. 31. fig. 1; Chod. Monograph.
Polygal. II, p. 157.
Herba 0,5-0,15 m. Corolla flavo-virescens, albicans. In campo prope Itacurubi,
no 1586. Dec.
Monnina Richardiana St-Hil.
Fl. bras. merid. II, p. 66, v. angustifolia; A. W. Benn. in Mart. fl. bras.
vol. XII, pars II, p. 58.
Corolla rubescens, viride punctata. In palude prope Tucangua, Jan. n° 1820.
Securidaca spec. (verisimiliter nova).
Liana arborea. Ad marginem silvæ prope Altos, Jul., no 587. Specimina
incompleta.
ERYTHROXYLEE (Chodat).
Erythrosylon nitidum Sprengel.
E. Pelleterianum Griseb. in Symb. ad. fl. argent. p. 69 non St-Hil.
Balansa 2239, no 1246, frutex 4-5 m. Corolla flava. Ad ripam rivuli Cara-
pagua, Oct. ; in silvis pr. Sapucay, n° 1609.
APPENDIX T. 15
4 Erythroxylon Hasslerianum Chod. nov. spec.
Suffrutex 0,3-0,4. Rami teretes lenticellis numerosis punctati. Folia cuneata,
obovate oblonge cuneata, obtusissima leviter marginata 5-2 cm. vel etiam minora.
breviter petiolata, glaberrima, subtus nervillis pulchre areolata. Stipulæ ciliatæ,
acutæ evidenter longitudinaliter striatæ.
Flores e quaque axilla pauci. Pedicelli striati sursum incrassati, ec. 8-9 mm.
longi. Sepala acutissima apice purpurea callosa vel varie appendiculata, in sicco
marginata. Appendices corollæ emarginatæ lobis subserratis, in emarginatione
processum breve serratum, facie interna in lobum medianum acutum triangu-
larem marginibus revolutis prolongatæ. Filamenta staminum basi bi-appendi-
eulata, breviter connata. Ovarium ovoideum glabrum. Styli tres æquales apice
stigmatosi.
Affinis E. nitido Sprengl. (E. deciduum St-Hil.) a quo differt foliis cuneatis
sepalisque distincte marginatis. Ab. E. testaceo cui foliorum forma magis accedit,
sepalis acutis, cortice diversa sat distincta species.
TROPAEOLACEÆ (Chodat).
Chymocarpus pentaphyllus (Lam.) Don.
Tropaeolum pentaphyllum Lam. Eneye. I, 612, cum tab. 177; Bot.
Mag. 3190; Fl. brasil. XIV, pars. I, tab. LIT.
Suffrutex volubilis 4-6 m. Corolla parte inferiore rosea, superiore viridi. In
dumeto prope San Bernardino, n° 702, Aug.
- Sec Don (fl. bras. 1. c.) bacca hujus speciei est pulposa, sapore dulei gratissimo
magnitudine et figura fere « Uvæ minoris » 1. e. baccæ vitis viniferæ.
CRASSULACEE (Chodat).
Bryophyllum calycinum Salisb.
Parad. t. 3; DC. Prodr. III, 396; Fl. bras. XIV, pars II, p. 384.
Suffruticosa crassulescens, 1-2,5 m. Corolla lilacina purpureo - variegala.
Autochtona in Asia tropica, in Americam illata. In silvis prope San Antonio,
Aug., no 768.
MALPIGHIACEZÆ (Chodat).
Dicella nucifera Chod.
In Micheli Contributions à la flore du Paraguay, I. ce. p. 22. T. XXXI,
II pars, p. 22.
Liana caule lignoso, corolla lutea. In dumetis prope Ibicui, Nov. no 1445.
Hiraea pulcherrima Morong (sub Mascagnia).
Enumerat of the pl. coll. by Th. Morong, p. 67.
Liana arborea 8-12 m. Corolla rosea. In dumetis prope Escobar, Dec. no 1661:
liana fruticosa 12-15 m. fructus roseus, In silva prope Cordillera de Altos,
n° 140: corolla lilocino-rosea in dumetis prope Ibitimi no 1470, Nov.
16 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Hiraea Salzmanniana Juss.
Monogr. 312; Grisebr. in Mart. fl. bras. XI, I, 99.
Liana fruticosa 6-10 m. Corolla lutea. Ad marginem silvæ prope Peribebuy,
no 1758, Jan.
Hiraea macrocarpa Chodat.
In Micheli Contribut. I. e. XXI, II pars, p. 16, tab. XLVT.
Liana caule fruticoso 8-12 m., corolla pallide rosea cæsio punctata. In silva
prope San Bernardino, no 8%.
Coll. Anisits, mus. bot. Stockholm, Asuncion leg. Dr Anisits.
Heteropteris tomentosa Juss.
St-Hil. Fl. bras. merid. Il, 31.
Frutex 4-5 m. corolla aurea. In silvis prope Piribebuy, no 1767; in rupestribus
prope Cordillera de Altos, no 897, Jan.
Heteropteris amplesicaulis Morong.
Enumerat. Th. Morong. I. c., p. 66. Heteropteris sessilifolia Juss. Chod.
l. ec. XXI, II, pars., p. 18.
Corolla aurea. Suffrutex volubilis 2-3 m. In dumetis prope Itacurubi, no 1588,
Dec. ; Id. in dumetis pröpe San Bernardino, Oct., 1295.
Stigmaphyllum Jatrophefolium Juss.
- In St-Hil. Fl. bras. mer. II, 51, t. 170; Griseb. in Mart. Fl. bras. XI.
I, p. 36.
Suffrutex volubilis 2-4 m., corolla aurea. In dumetis prope San Bernardino,
Oct., no 1176; scandens 6-7 m. in margine silvarum prope Cordillera de Altos,
Jan., no 2317.
Heteropteris pseudo-angustifolia Chod.
In Micheli 1. c. Tome XXXI, 2me part., p. 17, tab. XLVII, fig. A.
Suffrutex 4-1 1/2 m., corolla lutea. In pascuis humidis prope Caballero, Oct.,
n° 189%.
Banisteria argyrophylla Juss. :
In St-Hil. Fl. bras. mer. III. 45; Griseb. fl. bras. XI. I, p. 49.
Liana fruticosa 8-12 m., corolla cinnabarina albicans. In silvis prope Cordil-
lera de Altos. Oct. no 1292.
Banisteria Hassleriana Chod. nov. spec.
Liana, caule fruticoso 10-20 m. foliis verisimiliter caducis, in ramulis junio-
ribus ovatis vel ovato-lanceolatis, apiculatis, margine leviter tomentosis demum
glabris, discoloribus, nervis tenuissimis pulche venatis 45/28 vel minoribus
(juvenilibus tantum descriptis); petiolus tenuis glaber apice biglandulosus. Rami
florescentes et fructiferi in speciminibus foliis destituti. Flores 4-5 in umbellis
axillaribus sessilibus dispositi, rarius breviter pedunculati. Pedicelli filiformes
bracteolis minimis basilaribus apice haud incrassati, 20-25 mm. longi. Sepala
obtusissima subretusa eglandulosa, dorso leviter pubescentia. Petala 5 limbo
fimbriato, uno minore plus minus cuculliformi. Stamina fertilia 10, glaberrima.
Styli maxima parte longe hirsuti. Samaræ lateraliter breviter cristate, ala
APPENDIX I. 17
dorsali basi et margine ventrali appendicem erectam aliformem quadrangularem
retusam vel retuso-serratam quadruplo breviorem ferens, margine ventrali
recta sursum curvata, dorsali simili sed varia denticulata: ala tenuissima mem-
branacea fusca basi et inter cristas leviter sericea.
Liana caule fruticoso 10-20 m. Corolla lutea. In dumeto prope Ypacaray,
no 812, Sept. Eandem plantam legit C. A. M. Lindman (Exp. Imæ Resnellianæ)
in dumetis siccis in Recoleta prope urbem Asuncion, 4/10 1893, n° 2175. (Bb.
Mus. bot. Stockholm.)
Schwannia elegans Juss.
Monogr. 357: Fimbriaria elegans Juss. in St-Hil. fl. bras. merid. II. 63,
tab. 173: Griseb. in Mart. fl. bras. XII. I, p. 102.
Corolla rosea. Frutex 5-6 m. In silva prope Cordillera de Peribebuy, no 1919,
Fehr.
Camarea pulchella Gris.
In Mart. fl. bras. XIL I, p. 105; Gaudichaudia discolor G. in Linnaea Xl.
187. Janusia discolor Juss. Monogr. 350.
Herba 0,06-0,15. Corolla aurantiaca, in campo prope Itacurubi, no 1085, Sept.
Camarea lanata Chodat.
In Micheli 1. ce. XXXI, IIme partie, p. 20, tab. XLIX.
Suffrutex 0.1-0,25 m. Corolla aurantiaca. In rupestribus Cerro pyta ? no 126%,
Oct.
Janusia quaranitica Juss.
Monogr. 350.
Liana fruticosa 4-6 m. Corolla aurea. Ad marginem silvæ prope Areguä, Aug.,
n° 662.
PIPERACE.E (Cas. de Candolle).
Peperomia cyclophylla C. DC.
DC. Prodr. v. 16, L., p. 44%; Fl. bras. IV. p. 219.
In silvis prope San Bernardino. Herba cortice arborum adhærens, n° 802.
Peperomia blanda Kunth.
In H. B. K. Nov. gen. vol. I., p. 67.
Herba 0,15-0,3 alta. In rupestribus prope Cerro St-Tomas, n° 999.
Piper hirsutum Sw.
Prodr. p. 15.
3 magnifolium G. DC.
In DC. Prodr. vol. 16, p. 276.
In silvis Cordillera de Altos, no 860. Nom vulgaire: Tuya renipia (genou du
vieillard en langue guarani).
BULL. HERB. BoIss. Appendix I. Janvier 1898. 2
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Piper Gaudichaudianum Kunth. olim.
C. DER DC Prodr.2vol. 16, 1. P27.
In silvis prope Cordillera de Altos. Nom vulgaire : Tuya renipia-mi (mi en
vuarani est abrégé de miro qui signifie petit). Frutex 1-6,8 ın. altus, n 684.
Piper fulvescens C. DC.
In Morong et Britton enumer. p. 214; Mém. Soc. de physique et d’his-
toire naturelle, t. XXXII, no 1378.
Frutex 3-4 m. altus. Ad ripam rivi luqueri, no 1378.
Piper medium Jacq.
Ic. rar. vol. 1, p. 2, t. 8.
Frutex 2-3 m. altus. In silvis prope Tobati, no 1855.
ad
— ——%- => 0
dr
APPENDIX I. 19
CYPERACEÆ! (C.-B. Clarke).
Picreus albo-marginatus Nees.
in Mart. Fl. bras. II, pt. I, p. 9.
Var. bromoides (Sp. Link.) C.-B. Cl.
0,4-1 m. In palude prope Tucangua, Jan., n° 1829.
Cyperus prolizus H. B. K.
Nov. gen. I, p. 206; Maury in Micheli, Contrib., 1. c., p. 432; Griseb.
Symb. ad Fl. Argent., p. 311.
4-2 m., in palude prope Iuqueri, Nov., n° 1491.
Cyperus Surinamensis Rottb.
Descript. et Icon., p. 35, t. 6, f. 5; Maury in Micheli, Contribut. I. c.,
p. 127; C.-B. Clarke, in Journ. of the Linn. Soc. Lond. XXE, p. 116;
Symbol. ad fl. Argent., Griseb. p. 310; Fl. bras, 2, pt. 1, p. 31.
In palude prope Tucangua, 0,5-0,8 m,, Aug., n° 633.
Cyperus incomtus Kunth.
Enumerat. Pl. II, 39.
Cyperus curvifolius Boeck.
Cyperus cinereus Maury in M. Micheli, Contributions, 1. e,, p. 127, Tab.
XXX VI, B, 5-10.
In dumetis Cordillera de Altos, Jan., n° 1839 ; in arvo prope San Bernardino,
0,5-0,6 m., n° 496 (unic.).
Cyperus giganteus Vahl.
Enumerat. PI. II, p. 36%; Fl. bras. 2, pl. 1, p. 58; Maury in Micheli,
Contrib., I. c., p. 132; Böckeler, 1. c., p. XXX VI, p. 305.
In palude prope Tacuaral, 2-3 m., Sept., n° 4103; in palude pp. Paraguari,
Sept., n° 4026.
Mariscus Meyentanus Nees.
Nees in Mart. Fl. bras. p. 49, 1. c.
Herba 0,2-0,3.
In campo pr. San Bernardino, Aug., n° 688.
Mariscus flavus Vahl.
Enumerat. Pl. II, p. 374 ; C. flavus Böck. sec Maury, 1. c., p. 133.
Herba 0,1-0,2 m. In campo sylvestre, Cordillera de Altos, Oct., ne 1393;
n° 4832 in eodem loco, 0,3-0,5.
1 Rédigé d’après les déterminations de M. C.-B. Clarke (R. C.).
BULL. HERB. BoIss. Appendix I. Avril 1898. 3
20 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Mariscus flavus Vabl.
Enumerat. II, 374; Nees in Mart. Fl. bras. 2, pt. 4, p. 45.
Var. £ humilis Benth.
In campo humido, San Bernardino, Aug., n° 629.
Mariscus flavus Vahl.
Enumerat. pl. II, p, 374.
Forma « wmbellato-flava » C.-B. Clarke.
M. elatus Kunth. et P. Maury nec Vahl.
Herba 0,5-0,8. In campo Cordillera de Altos, Jan., 1836; in uliginosis prope
Itacurubi, May, n° 497.
Obs. In this M. flavus, I have, on one tuft, some umbels in wich all ihe
spikelets are 1-(or 1-2) nutted, other umbels in wich all the spikelets are all 2-5
nutted (C.-B. Clarke).
Mariscus rigens (Presl sub Cypero) C.-B. Clarke.
Cyperus rigens J. et C. Presl, Rel. Hænk. I, 170.
Cyperus Tachensis Nees.
Herba 0,7 m. In campo silvestr. prope Ita, Nov., n° 1455 (unic.).
Fimbristylis spadicea Wahl.
Enum. II, 29%; Nees in Mart. Fl. bras. 2, pt. 1, p. 73.
Herba 0,3-0,6. In campo pr. Cordillera de Altos, Oct., n°1172.
Fimbristylis complanata Link.
Hort. II, p. 292.
In uliginosis p. Aregua, Nov., n° 1497.
Kyllingia odorata Vahl.
Enumeratio II, p. 382; Maury, I. c., p. 133; Nees in Mart. fl. bras. 2,
pr AD 12
In campo pr. Tobaty, Maj., n° 50% (0,15-0,3 m.); in campo pr. Cordillera de
Altos, n° 1173 (0,2-0,3).
yllingia brevifolia Rottb.
Desc. et Ic. 13, t. &, f. 3.
Herba 0,1-0,2 m. In campo p. Ypacaray, n° 1400; in campo pr. Sapucay, Dec.,
n° 1623; n° 1600 eodem loco.
Eleocharis mutata R. Br.
R. et Schult.(?) Syst. Veg. II, 155.
Limnochloa mutata Nees in Mart. Fl. bras. 2, pt. 4, p. 101.
0,-1-0,5 m. In palude prope Juqueri, Nov., n° 1482.
Ob nucem deficientem species incerta.
E. mutata R. Br.
Var. obtusetrigona (Nees) C.-B. Clarke.
Limnochloa obtusetrigona Lindl. et Nees in Mart. Fl. bras. 2, pars 4, p. 100.
0,2-0,5. In palude prope Tuqueri, Oct., n° 4415.
APPENDIX 1. 24
Eleocharis grandis Maury.
In M. Micheli, Contrib., 1. e., p. 138. (Beck. sub Heleocharide) in Kjoeh.
Vidensk. Meddel. 134 (1869).
0,5-1 m. In palude prope Tacuaral, Oct., n° 1124; 4-1,5 m., in campo pr. Cor-
dillera de Altos, Oct., n° 116%; in palude prope Tucangua, Sept., n° 1062.
Eleocharis Balansaiana Beck.
in Flora LXII (1879), 159.
1. e. Eleocharis sulcata Nees (forma).
in Linnæa IX, p. 294; Scirpidium sulcatum Nees; Fl. bras. 2, pt. 1,
p. 98.
0,1-0,2. In uliginosis pr. Cordillera de Altos, Aug., n° 501.
Eleocharis (subgen. Eu-Eleocharis).
The nut in young; from the coarseness and white nets of the outermost cells
in the young nut, I think it probable that this is one of the sect. Chæterieæ —
very possibly. Eleocharis Chætaria Roem. et Sch. but it might turn out some-
thing very different possibly : E. nigrescens Kunth. C.-B. Clarke.
0,1-0,2. In campo pr. Tacuaral, Oct., n° 1307.
Eleocharis geniculata R. Br.
Prodr. fl. nov. holland. p. 224 in adnot.; Beckeler, 1. c., XXX VI,
p- 469.
0,25-0,4. In palude prope luqueri, Dec., n° 1694.
Maury in M. Micheli, Contribut., 1. c., p. 138.
Eleocharis nodulosa Schult.
Mant., II, p. 87; Bockeler, 1. c., XXX VI, p. 468.
Eleogenus nodulosus Nees, Fl. bras. 2, pt. 1, p. 104.
In uliginosis prope Tacuaral, Aug., n° 687.
Bulbostylis capillaris Kunth.
Var. © pyriformis C.-B. Clarke.
Fimbristylis capillaris A. Gray, Man. Bot. North. U. S., ed. 5, p. 567.
0,1-0,2. In campo silvestre pr. Atira, Oct., n° 1306.
Bulbostylis scabra (Presl) C.-B. Clarke.
Isolepis scabra Presl 1. c.; Scirpus sphærolepis, Bœck.. ce.
0,3-0,6. In campo silvestre pr. Cerru-hu, Aug., n° 645; 0,4-0,6 m. In campo
silvestre Cordillera de Altos, no 1834.
Fuirena incompleta Nees.
In Linnæa, IX, p. 107; descript. caryopsis in Maury, L. c., p. 44: Fl.
bras: 2, pl#1;:p 107.
0,3-0,5. In uliginosis pr. San Bernardino, Oct., n° 1395.
Dichronema ciliata Vahl.
Enumerat. pl., p. 240; Nees in Mart. Fl. bras. 2, pl. 1, p. 112.
0,2-0,4. In campo p. Sapucay, Dec., n° 1565.
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Rynchospora aurea Vahl.
Enumerat. pl., p. 229; Boeckeler, I. c., XXX VII, p. 626.
0,5-1,5 m., uliginosis pr. Pascual, n° 689, Aug.; 0,5-0,8. In palude prope
Juqueri, Nov., n° 1493; 0,6-1 m. in palude pr. Tacuaral, Sept., n° 1092.
Rynchospora tenuis Britton.
Willd. in herb., n° 1135.
0,3-0,4 m. In uliginosis pr. San Bernardino, Nov., no 1519.
Rynchospora glauca Vabl.
Enumerat. pl., p. 233; Bœkeler, L. c., XXX VII p. 585; Maury, L. c.,
p. 14%; Nees in Mart. Fl. Bras. 2, pl. 1, p. 141.
This Paraguay « R. glauca » should perhaps be placed with R. cymosa
Nuttall, wich hardly differs from R. glauca but by the cymuli (C. B. Clarke).
0,2-0,3 m. In palude prope Tucangua, Oct., n° 1168.
Balansa ne 454.
Runchospora”globosa Britt.
0,3-0,5 m., In uliginosis p. Caballero, Oct., ne 1059.
Scleria hirtella Swartz.
Fl. Ind. oceident., I, p. 93; Bœckeler, 1. c., XXXVIIL p. 439; Hypo-
porum hirtellum Nees in Mart. Fl. bras. 2, pl. 1.
0,2-0,4 m. In campo pr. Cordillera de Altos, Oct., ne 1315.
Carex involucrata Bœck.
In Flora XXX VIIT (1855), 594 vel saltem C. involuerata Griseb.
The utrieules are (in n° 1088) nearly nerveless. Boeck. states that, in his 2nvo-
lucrata, the utricules are nervose and figures them so; nor des the type of
C. involucrata (in herb. Boeck. propr. collected by Gillies) agree exactly with
Hassler n° 1088, in campo prope Macuaral. Sept., 0,5-0,8.
Asclepis brasiliensis C. B. Clarke.
0,2-0,3 m. In campo pr. Paraguari, Oct., no 1318; 0,5-0,8. In campo pr. Cor-
dillera de Altos; in palude pr. Iuqueri, Nov., 1501;
0,5-0,8. In campo prope Tacuaral, Sept., no 1088.
NO
CS
APPENDIX I.
COMMELINACEZÆ : (C.-B. Clarke).
Tradescantia multiflora Swartz.
Fl. Ind. occ. 1, p. 599, nec 3, p. 1971.
Herba 0,2-0,3. Corolla alba.
In palude pr. Villeta, Dec., ne 282; inter rupes prope Fort Lopez, Sept.,
n° 1068.
Tradescantia fluminensis Velloso.
Fl. flum. 140, II, t. 152; T. albiflora Kunth, Seub. in Mart. Fl. Bras.
3, pt. 1, p. 250.
Var. 7 pubescens C. B. Clarke, in C. et A. DC. Monogr. Phan. IE, p. 295.
Herba erecta 0,2-0,4. Corolla alba. Inter rupes pr. San Bernardino, Aug.,
n° 796; in declive rupestre pr. Cerro San Tomas, Sept., n° 997; in rupestribus
pr. Cordillera de Altos, Jul., n° 387.
Tradescantia geniculata Jacquin.
Enumerat. Pl. Carib. 18; C. B. Clarke in A. et DC. Monogr. Phan. III,
p. 300; T. effusa in Mart. Fl, Bras. 3, pt. 1, 251, tab. 34.
Herba 0,3-0,5. Corolla alba. In silvis pr. Cordillera de Altos, n° 388; in rupes-
tribus pr. Cordillera de Altos, Jan., n° 1857.
Commelina vestita Seub.
In Mart. Fl. Brasil. III, I, 26% (e descript.) ; C. monticola Seub. 8 vestita.
C. B. Clarke, 1. e., p. 162 (Seuberti typum comparare nequivi. In hoc
exemplo pili in utraque facie folii consimiles videntur. C. B. Cl.)
nn 0,1-0,15. Corolla alba, cœrulescens. In campo pr. Paraguari, Sept.,
n° 902.
Commelina nudiflora Linn.
Sp. Pl. 4; C. B. Clarke L. c., p. 144 fere iypica.
Herba 0,15-0,25. Corolla dilute cœrulea.
In palude pr. San Bernardino, Oct., n° 1356.
Commelina nudiflora Linn.
Sp. pl. 4; C. B. Clarkel. c., p. 144.
Herba 0,3-0,5. Corolla azurea. In pratis et arvis pr. San Bernardino, Sept.,
n° 1151 p. p.
Obs. But I have no example with the spathe so much produced. This example
has much the general appearance of the East Indian Commelina salicifolia Roxb.,
but without ripe fruit and seed I do not undertake to name definitaly these
Commelinaceæ C. B. CI.
1 Rédigé d’après les déterminations de M. C. B. Clarke (R. C.).
9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Commelina nudiflora Linn.
Sp. pl., &.
Forma agraria C. B. Clarke (C. agraria Kunth). Seub. in Mart. Fl. Bras. 3
pt. 1,”p. 261, tab. 36, fig. 3.
Herba 0,3-0,5. Corolla dilute ceerulea.
Ad ripam rivulorum pr. Tagatiya, Aug. n° 789; n° 1151 p. p. Herba 0,3-0,5 m.,
corolla azurea. In pratis et arvis pr. San Bernardino.
Commelina nudiflora Linn.
Sp. Pl., 4; C. B. Clarke, 1. e., p. 144.
Forma angustifolia.
i. e., G. Sellowiana Schlecht. Ann. Se. Nat., 3me serie, 1%, p. 342: Seub. in
Mart. Fl. Bras. 3, pt. 4, p. 261, t. 36, fig. 1.
Herba 0,4-0,5. Corolla dilute azurea. In rupestribus prope S. Tomas, Sept.,
n° 1011 (unicum).
Commelina platyphylla Klotzsch.
In Schomb. Faun. et Flor. Guiana, 897; Seub. in Mart. Fl. bras. 3,
pt. 1, p. 269.
Var. Balansar C. B. Clarke, 1. c., p. 177.
Herba 0,1-0,2. Corolla alba. In dumetis pr. San Bernardino, Aug., n° 761;
Balansa,'n° 593.
Commelina robusta Kunth.
Enumerat. Pl., IV, 52; C. B. Clarke, 1. c., p. 161; Seub. in Mart. Fl.
Bras. 3, pt. 1, p. 264.
Herba 1-1,5 m. Corolla parva, azurea. In silvis pr. Tobaty, Jul., n° 705.
Commelina Virginica Linn.
Sp. Pl. ed. II, 61; Seub. in Mart. Fl. Bras. 3, pt. 1, p. 263, tab. 37,
fig. 2.
Var. à villosa C. B. Clarke, 1. c., 183.
An potius! Species propria? Capsula cum seminibus omnino Comm. virginicæ
(C. B. CL.).
Herba 0,3-0,6. Corolla cæsia. In dumetis pr. Paraguari, Febr., n° 1948.
Dichorisandra Aubletiana Roem. et Schult.
Schult. f. Syst. VII, 1181; C. B. Clarke, 1. c., p. 273; Seub. in Mart. Fl.
Bras. 3, pt. 1, p. 209.
_ Herba volubilis 2-3 m. Corolla violacea. Ad marginem silvæ pr. San Bernar-
dino, Febr., ne 4889.
APPENDIX 1. 25
BIGNONIACEÆ (E. Hassler) '.
BIGNONIEÆ
Arrabidea coleocalyx Bur. et K. Schum.
Fl. bras. VII, pars II, p. 38.
Liana fruticosa 8-12 m. Corolla roseo-cæsia. In silvis Cordillera de Piribebuy,
Jan., no 1768; prope Villa-Rica, Balansa, no 494 a; ad Guarapi, Balansa,
n° 4486, floret Nov.; prope Tacurubu prope Assuncion Balansa, no 494.
Arrabidea precos Hassl. nov. spec.
Scandens 12-15 m. ramis teretibus striatis griseis glabris. Folia ternata
coriacea, glaberrima. Petiolus 1-3 cm. longus tenuis fragilis ; petioluli 10-12 mm.
longi tenues substriati. Lamina ovata vel ovato-elliptica basi haud attenuata sed
minus distincte retusa ut in A. rhodantha, sed ejusdem nervaturæ et consis-
tentiæ, °/s, */2, t/2 cm. vel forsan major. Paniculæ haud cœtaneæ, racemosæ
i. e. haud amplæ. Rhachis teres stricta leviter striata. Pedicelli tenues. 0,4 mm.
crassi. Calyx in sicco basi et parte media tanium nigricans, margine fuscus.
Flores ut in A. rhodantha. Frucius applanatus, linearis, apice attenuatus et
acutus, basi minus attenuatus, 200-250 mm. longus, 16 mm. latus. Semina trans-
verse oblonge alata.
Species affinis A. rhodanthæ Bur. et K. Schum. sed ob foliorum formam, rachim
teretem haud quadrangularem ut in A. rhodantha, pedicellos graciles sat distincta.
Liana fruticosa 12-15 m., corolla rosea. In silvis Cordillera de Altos, Aug.,
n° 840; in silvis prope Tobati ; corolla cæsio-rosea, Sept., n° 1153.
Arrabidæa Muehlbergiana Mass. nov. spec.
Ad apicem scandens altissima trunco crasso. Rami striolati lenticellis erebris
parvis, glabri. Folia ternata papyracea, glabra. Petiolus 5-7 cm. longi, striati
glabri, petioluli inæquales glabri, striati, medianus ad 3,5 cm., laterales ad 1,5
mm. longi vel longiores. Lamina ovata, vel elliptica vel ellipiico orbicularis,
breviter cuspidata apice acuta, 12/10, 1/8, °/s, ®/s cm., vel adulta etiam majora
supra nitida lucida subtus nitidula glaberrima, in sicco castaneo-virentia haud
nigricantia nervis lateralibus adscendentibus conspicuis 4-6 nervillis tenuibus
inconspicue areolata. Paniculæ coætaneæ expansæ floribundæ, ut in A. coleo-
calyce.
Flores 22-25 mm. longi, siccati haud nigricantes. Calyx irregulariter lobatus
vel fissus vel etiam truncatus et dentatus, infundibiliformis pilis lepidotis sparse
conspersus margine breviter ciliatus, herbaceus, ad 7 mm. longus. Corolla varia,
pallide rosea, lilacina, dilute rosea, vel (sec. Balansa) pallide cærulea, pubescens.
Fructus ut in À. coleocalyce sed minus acutus, semina virentia.
Species evidenter Arrabidææ coleocalyci affinis, differt foliis papyraceis majo-
ribus nec coriaceis supra minus reticulatis minus lucidis, calyce floribusque sic-
catis haud nigricantibus.
Species nova magistro nostro claro Dr F. Muehlberg Arovensi dicata.
Liana arborea 15-20 m. Corolla externe dilute rosea, interne alba. In silva
prope Cerro So Tomas, Sept., nos 96% et 964 a. In sylvis umbrosis pr. Tobaty,
Sept., no 4152. In silva p. Cordillera de Altos, Sept., no 1136 et 1136 a.
Bords de la route conduisant de Paraguari à Yaguaron, Oct , Balansa, no 495.
! Travail fait au laboratoire de botanique systématique de l’Université de
Genève.
26 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Arrabidea sp.
Species affinis A. coleocalyei differt floribus majoribus calyce magis amplo
aliisque notis, et ut in Arrabidæa Muehlbergiana nob. floribus siccatis haud
nigricantibus.
Liana fruticosa 4-6 m. Corolla dilute rosea. In dumetis pr. Atira, Jan., no 1822.
Corolla rosea interne alba, cæsio striata. In sylvis prope Sapucay, Dec., n° 4731.
In dumetis prope Atira, Jan., no 1822.
Arrabidea corymbifera Bur. apud K. Sch.
in Engl.-Prtl. Natür. Pf. fam. IV, p. 213; Fl. brasil. VIII, pars 2, p. 36.
Tab. LXXIL.
Liana fruticosa 12-15 m. Corolla cæsia. In silvis et dumetis prope Itagua, Dec.,
n° 1732 et 1732 a, fructifera. In silvis prope Sapucay, Oct., no 726.
Prope Jaguaron, Balansa, no 500; prope Assuneion, inter Villa-Rica et
Escobar, Morong, no 166; Morong, n° 481 ; prope Trinidad, Morong, no 835.
Arrabidea triplinervia H. Baill.
Hist. Plant. X, p. 28 in adnot.; Fl. brasil. VIII, pars 2, p. 68.
Liana arborea 15-20 m. Corolla cæsio-rosea. In silvis prope Piribebuy, Febr.,
no 1918.
Tige grimpante, fleurs d’un rose vineux, Villa Rica, Balansa, no 502, a l’As-
somption, n° 502.
Arrabidea triplinervia H. Baill.
Var. brachycalix Hassl. nov. var.
A spec. genuina differt calyce minus tubuloso, 1/3-1/2 breviore, corolla magis
campanulata et basi distinctiore contracta alba.
Suffrutex volubilis 4-5 m. Corolla alba, in declivis inter rupes, Cordillera de
Altos, Jan., no 31.
Arrabidea sp. aff. A. triplinerviæ H. Baill.
Liana caule fruticoso 4-5 m. Corolla alba. In rupestribus Cordillera de Altos,
Oct., no 1189.
Arrabidæa grandiflora Hassler nov. spec.
Frutex scandens ramis conspicue striatis, teretibus glabris. Folia trijugata vel
bijugata glaberrima viridia papyracea. Petiolus striatus 2-4 cm. longus, ce.
1 mm. crassus glaber. Petioluli inæquales, medianus ad 25 mm. Ig., laterales
ad 15-18 mm. lg. leviter striati superne singuliter canaliculati. Lamina ovalis
vel ovali-elliptica acuminata vel leviter cuspidata apice obtusiuscula rarius
acuta 50/3, 65/34, 80/49 mm., basi sæpius leviter oblique plicata anguste sed
distinctissime margine incrassata, basi nervis tribus inæqualibus liberis,
i. e. basi haud confluentibus ut in A. triplinervia, aliis secundariis pennatis
levibus et nervillis anastomosantibus notata. Pagina superior lucida nervosa,
inferior opaca. Paniculæ(?) axillares vel terminales coætaneæ mediocres vel
sæpius racemi pluriflori folia æquantia vel vix superantia. Rhachis racemi
fragilis crassiusculus in nodis incrassatus glaberrimus pedicelli 5-45 mm. longi
crassiusculi. Flores 60-80 mm. longi interdum in ramis superioribus etiam
breviores vel longiores. Calyx infundibiliformis basi rotundatus, 5-6 mm. longus
vel brevior, totus pilis lepidotis pallescentibus conspersus basi glabrior, trun-
catus et dentibus parvis brevissimis decurrentibus 5 coronatus. Corolla basi
angustata infundibiliformis tubo ad 20 mm. lato, extus glabrescens vel glabra,
!obis puberulis, cæsio-albicans, cæsio-violacea vel purpureo-violacea.
Liana arborea 12-18 m. Corolla purpureo-violacea. In silvis prope San Bernar-
dino, Aug., no 857.
V
APPENDIX I. 27
Corolla violacea. In silvis pr. lag. Ypacaray, Sept., no 1048.
Corolla cæsio albicans. In silvis virgineis Cordillera de Altos, Sept., no 1429.
elle cæsio-rubescens. In silvis pr. Cordillera de Altos, Jan., nos 4823 et
1823 a.
Adenocalymma marginatum P. DC.
Prodr. IX, p. 200; Fl. bras. VII, pars 2, p. 01.
Ad marginem silvæ p. Cerro-hu. Liana fruticosa 10-12 m.Corolla aurea, Nov.,
no 4467. In silvis Cordillera de Altos, Nov., no 1468. Corolla flava. In silvis
prope Aregua, Aug., no 776.
Pithecoctenium echinatum K. Schum.
Engl. u. Pril. Natürl. Pf. fam. IV, 3a, p. 218; Fl. brasil. VII, pars 2,
168, Tab. LXXXV.
Liana fruticosa 2-5 m. Corolla externe alba interne aurantiaca. Ad marginem
silvarum prope Carapegua, Oct., n° 1249. In dumetis prope Sapucay, Nov..
no 4475 a.
Villa-Rica, Oct., Balansa, no 484.
Pithecoctenium echinatum K. Schum.
Var. tomentosum Hassl. nov. var.
A spec. genuina recedit foliis magis cordatis molliter tomentosis et sæpe majo-
ribus. ;
Suffrutex vel frutex volubilis 4-6 m.; corolla alba interne albo-virens; in
dumelis ad ripam rivuli Salado, Nov., no 1475; ad margines silvarum Cordillera
de Altos, Jan., no 1766. Nom. vernac. Caï-qygua (peigne de singe).
L’Assomption, Dec.-Juin, Balansa, no 485.
Var. intermedium Hassl. nov. var.
Pithecolobium (loco Pithecoctenii) cordifolium Morong Britt. non Mart.
Foliis puberulis, cordatis a spec. genuina vix diversa.
Central Paraguay, Pl. of South. american., collect. by Thos. Morong, no 749
(Hb. Barb.-Boiss.).
Amphilophium Vautieri P. DC.
Prodr. IX, p. 193; Fl. bras. VII, pars 2, p. 213, Tab. XCI.
Liana fruticosa. Corolla var. roseo-albicans, violaceo purpurea.
In dumetis et silvis Cordillera de Altos, Dec., no 4701.
In silva prope Jaguaron, Balansa, no 4992; in silvis densissimis ad Assuncion,
Balansa, no 491 ; idem, F. Kurtz, no 124.
Pyrostegia venusta Miers.
Proceed. Roy. Hort. Soc. III, p. 188; Fl. bras. VIII, pars 2, p. 232, Tab.
XCVI et XCVIH.
Liana caule ligneo 10-12. Corolla punicea. Ad marginem silvæ Cordillera de
Altos, Sept., no 1097. Fructifera, Nov., id., 1. 1097 a.
Prope Assuncion, Balansa, n° 488; pr. Conception, Kuntze O., no ?; Morong,
no 745 ; in dumetis nec non in silvis, Malme, n° 878.
Bignonia unguiscatr Fr.
Sp. pl. ed. I, p. 623; Flor. brasil. VIII, pars 2, p. 282, Tab. CV.
Liana fruticosa 10-20 m. Corolla lutea interne rubro-striata. In silvis prope
itacurubi, Jan.. nos 1789, 1789 a, 780.
Ad Paraguari, prope La Trinidad, Balansa, no 508; ad Villa-Rica, Balansa,
no 507.
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Macfadyena uncinata-P. DC.
P. DC., Prodr. IX, p. 180; Fl. bras. VIII, pars 2, p. 29.
Liana fruticosa 6-8 m. Corolla aurea.
In dumetis prope Tucangua, Aug., n0s 856, 856 a fructifera.
TECOMEÆ
Dolichandra cynanchoides Cham.
Linn&a VII, p. 657; Fl. bras. VII, pars 2, p, 303 et 411, Tab. CX.
Liana caule fruticoso 8-10 m., diam. 0.05-0,1 m. Corolla purpurea.
In dumetis et uliginosis prope Tacuaral, Sept., no 1033.
In Colonia Risso Apa in silva regionis calcarex, Malme, no 1002; in campo
sicco aprico Pirayu ad arbustos humiliores divaricatos scandens, Lindmann A.,
no 2235.
Jacaranda cuspidifolia Mart.
DC., Prodr. IX, p. 228; Fl. bras. VIII, pars 2, p. 388.
Arbor 6-8 m., diam. 0,4-0,5 dense foliatus; cortex griseus asper. Flos obscure
violaceus. Cortex et folia medicinales. In silva montana prope fluv. Apa, Jan.,
no 49%. Arbor, id. differt colore florum. In nemoribus prope campo « Itacu-
rubi », Sept., no 1037. Nom. vern. guaranice, Para paray guazu, bras. Caroba.
Prope Assuncion, Balansa, no 512; Cerro Pelado, prope Paraguari, Balansa,
nos 512 a et 4479.
Tecoma lpe Mart.
System. Mat. med. Brasil., p. 55; Fl. bras. VIII, pars 2, p. 321 et 412.
Arbor 10-25 m., diam. 0,5-1,5 m. Cortex griseo-brunneus, asper. Corolla
rosea. Inflorescentia aphylla. In silvis Cordillera de Altos, Aug., no 540.
Nom. vern. Guaranice. Tayi, Hisp. Lapacho.
Obs. Folia sunt evidenter integra dum sunt in speciminibus a el. K. Schum.
et Bureau visis serratis.
In silvis prope Assuncion, Bal., no 515; prope Guarapi, Balansa, 3239 ; Cerro
Pelado, Balansa, no 3236: in silvis ubique, Lindman, no 1773 b, c, d; prope
Assuncion, id. n° 1773; prope Izabel, id. no 2065.
Tecoma argentea Bur. et K. Sch.
Flor. bras. VIII, pars 2, p. 332.
Arbor 4-8 m., diam. 0,2-0,5 m. Cortex cinereo-flavescens suberosus. Corolla
flava interne rubro-striata. In campis Cordillera de Altos, Aug., no 835. Corolla
aurea. Ad marginem silvæ Cord. de Altos, Aug., no 329.
Ad Paraguari, fl. mart., Balansa, no 513.
Tecoma ochracea Cham.
Linnæa VII, p. 655; Fl. bras. VIII, pars 2, p. 330, Tab. CXIL.
Arbor 4-5 m., diam. 0,3-0,5 m. Corolla aurea cinnabarine striata. Inflores-
centia aphylla. In campis Cordillera de Altos, Oct., no 4341.
Nom. vernac. Tayi piruru.
In silvis prope Guarapi, Balansa, no 3237; prope Assuncion, Morong, n° 791.
APPENDIX 1. 29
ACANTHACEE (G. Lindau).
Hygrophila longifolia Nees.
Fl. Bras. IX, 21; DC. Prodr. XI, 86.
Herba vel suffrutex 0,3-0,5 m., corolla lilacina vel rosea.
In campo prope Paraguari, n° 45; in palude prope Tucangua, no 178%; in
palude prope Jugueri, no 4483, flor. et fruct. Nov. Jan.
Ruellia (Euruellia) Morongi Britt.
Ann. of New-York Ac. of Se. VII, 1892, p. 192. Cryphiacanthus acaulis
Nees DC. Prodr. XI, 199.
Herba 0,05-0,1 m., corolla lilacina.
In arenosis prope Juqueri, n° 1532, flor. Nov.
Ruellia (Dipteracanthus) multifolia (Nees) Lindau.
DC. Prodr. XI, 129 Nees sub Dipteracantho.
Herba 0,75-0,3 m.; corolla lilacino-rubescens.
In campo prope Itacurubi, n° 1704, flor. Dec.
Ruellia (Dipt.) geminiflora H. B. K. II, 240.
DC. Prodr. XI, 136 sub Dipteracantho.
Herba 0,1-0,25 m., corolla cæsio-lilacina.
In campo prope Jugueri, n° 1529, flor. Nov.
Ruellia (Dipt.) microphylla (Mart.) Lindau.
Flor. Bras. IX, 61; DC. Prodr. XI, 245 sub Arrhostoxylo.
Herba 0,2-0,4 m., corolla lilacina.
Ad ripam rivi Juqueri, n° 1533.
Ruellia (Physiruellia) sanguinea Griseh.
Suffrutex herbaceus vel frutex 0,5-3 m., corolla cinnabrina.
Ad ripam rivi Juqueri, no 1522; ad ripam flum. Parana pr. Tacurupura,
n° 2531, flor. Jul.
Ruellia spec. aff. sanguineæ. Differt bracteolis latioribus et inflorescentiis.
Specimen mancum et non certe determinandum.
Suffrutex 1 m., corolla punicea.
In rupestribus pr. Fort Lopes, n° 14117 a, flor. Sept.
Stenandrium trinerve Nees.
DC. Prodr. XI, 282.
Herba 0,05-0,12 m., corolla rosea vel dilute violacea.
In campo viciniis lagunæ Ypacaray, n° 876; in campo pr. Taeuaral, no 1100,
flor. Aug., Sept.
Dicliptera Tweediana Nees.
DC. Prodr. XI, 482.
Frutex, corolla citrina.
Ad ripam fl. Parana pr. Corpus, n° 2518, flor. Jul.
30 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Poikilacanthus Tweedianus (Nees) Lindau.
DC. Prodr. XI, 395 sub Adhatoda. Engl.-Prantl. Nat. Pflanzenf. IV, 3 b,
p- 342.
Suffrutex 0,5-1,5 m., corolla alba.
Ad marginem silvæ prope Sapucay, n° 1933, flor. Febr.
Justicia (Dianthera) obtusifolia (Nees) Lindau.
Flor. Bras. IX, 120; DC. Prodr. XI, 338 sub Rhytiglossa.
Herba 0,1-0,4 m., corolla lilacino-cæsia.
In campo prope San Bernardino, n° 790, flor. Aug.
Beloperone Amherstiæ Nees.
DC. Prodr. XI, 419.
Frutex 4-5 m., corolla purpurea.
In silvis prope Cordiliera de Altos, ne 1579; in dumeto prope San Bernardino,
no 1792, flor. Dec., Jan.
Beloperone ramulosa Morong.
Ann. of New-York Ac. of Sc. VII, 1892, p. 194.
Herba 0,2-0,5 m., corolla obscure rosea vel violacea. |
In dumetis et campo prope Cordillera de Altos, nos 310 et 317; in dumetis
prope Sapucay, n° 165%, flor. Maj., Dec.
Beloperone Matthewsti (Rusby) Lindau.
Justicia Maithewsii Rusby mser.
Herba 0,2-0,5 m., corolla lilacina vel roseo-cæsia.
In dumetis prope Cordillera de Altos, no 1936; in silvis prope Sapueay,
n° 1598, flor. et fruct. Maj., Dec.
Beloperone Hassleri Lindau nov. spec.
Herba 0,2-0,4 metralis caule tereti, tenui, lineis 2 pilosis signato, tum glabrato,
cystolithis striolato. Folia sessilia ovata, basi subcordata, apice sensim acumi-
nata, mucronata, usque ad 3,5 cm. longa, 1,5 cm. lata, glabra, tenuiter albo-
marginata, cystolithis conspieuis. Spice axillares et terminales, folia sub-
æquantes, sessiles, iis Tritici subæquales. Bracteæ lineares, in acumen capilli-
forme protractæ, 18-19 mm. longæ, 2,5 mm. late, minute puberulæ,
albo-marginatæ. Bracteolæ æquales, c. 18 mm. longæ, 1,5 mm. late. Calycis
lobis % lineares, longe acuminatæ, 15-16 mm. longæ, 1-1,5 mm. latæ, albo-mar-
ginatæ. Flores rosei. Tubus 15 mm. longus, cylindricus, non ampliatus, 1,5-2 mm.
diam., extus minutissime pilosus. Labium superum 6 mm. longum, 1,5 mm. in
medio latum, dentibus c. 1 mm. longis, obtusis. Labium inferum 6 mm. longum,
lobis obtusis lateralibus 3, medio 3,5 mm. latis. Filamenta 3 mm. longa.
Antheræ subsuperpositæ, 1,5 mm. longæ, basi breviter calcaratæ. Pollinis gra-
nula typica, sed verruculis obsoletis et subconfluentibus, c. 54 » longa, 38 z diam.
Stylus 16 mm. longus. Capsula ignota.
In dumetis prope Itacurubi, no 4089, flor. Sept.
Ab omnibus speciebus mihi notis spicarum habitu et bracteis longe diversa
est. Proxima forsan est B. Kerrii N. E. Brown.
APPENDIX 1. 31
LEGUMINOSE (M. Micheli) :.
PAPILIONACEÆ
* Crotalaria nitens H. B. K.
Nov. Gen. VI, p. 399; Benth. in Mart. Fl. Bras. XV, 1, p. 23.
Suffrutex 0,5-1,2, corolla aurea, ad marginem sylvarum Cordillera de Altos,
Aug., no 608.
* Crotalaria incana L.
Spec. F1. 1005; Benth. 1. c., p. 27.
Herba suffruticosa 0,4-0,8, corolla sulfurea, in campis prope Itagua; Jul.,
n° 625; in pratis montanis, Cordillera de Altos, Aug., no 723.
Grotalaria Maypurensis H. B. K.
l. c., p. 403; Benth. 1. c., p. 30.
Herba suffruticosa 0,4-0,8 corolla luteo-rubra, in pratis uliginosis. Cord. de
Altos, Jan., no 1850.
Melilotus offieinalis L.
Spec. 1078.
Nom. Vern. Trevol — species illata — ad ripam fi. Tebicuary, n° 962.
* Indigofera gracilis Bong.
Benth. in Tayl. Ann. nat. Hist. III, p. 431; Benth. in Mart., I. c.,p. 37.
Herba 0,4-0,7, corolla incarnata, in campis prope Paraguary, Sept., no 1002.
* Indigofera asperifolia Bong.
. Ibid. III, 4314 ; Benth. 1. c., p. 38.
Herba 0,1-0,3, corolla incarnata, in campis arenosis prope Itacurubi, Sept.,
n° 942.
1 Les espèces marquées d’un * ont été énumérées dans « Micheli, Contributions
à la Flore du Paraguay, fasc. I et Il, 1883, 1889. » Les autres n’ont pas encore
été indiquées dans le pays. La collection de M. Hassler comprend 116 espèces,
dont 74 déjà mentionnées antérieurement, 28 rapportées pour la première fois et
appartenant à la flore du Brésil austral et 16 douteuses par suite de matériaux
insuffisants. Les Papilionacées réclament 26 genres et 57 espèces, les Césalpiniées
6 genres et 24 espèces et les Mimosées 11 genres et 35 espèces. En ajoutant ces
chiffres à ceux de nos publications antérieures, nous arrivons à un total de 67
genres et de 316 espèces de Légumineuses actuellement connues au Paraguay.
Rappelons encore que ces espèces se retrouvent en grande majorité dans les pro-
vinces australes du Brésil, et qu'un petit nombre seulement sont communes au
Paraguay et à la République Argentine.
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* Indigofera campestris Bong.
Ibid.; Benth. ibid., p. 38.
Herba 0,2-0,6, corolla rosea, violaceo-striata vel cœrulescente, in campis are-
nosis prope Sapucay et Espinillar de Carapegua, Oct.-Dec.. no 1218, 1644: ad
ripam fluminis Apa, n° 18.
* Indigofera Anil L.
Mant. 272; Benth. in Mart. 1. c.. p. 41.
Frutex 1m5-2,5, corolla miniata, ad marginem dumetorum prope Ita et Cor-
dillera de Altos, Oct.-Jan, no 1357, 160. -
* Sesbania punicea Benth.
In Mart. 1. c., p. 43.
Arbor 8-10 m., corolla flavo-rubiginosa ad ripam rivi Terere, Mai, no 2528.
* Sesbania marginata Benth.
L. c., p. 43.
Frutex vel arbor 1-8 m., cortice cinereo, floribus luteis, in dumetis prope
a Ypacaray, Mai, no 530 et in pratis arenosis prope Tacuaral, Aug.,
* Tephrosia adunca Benth.
In Mart. 1. c., p. #7.
Herba volubilis, 0,4-0,6, corolla obscure-violacea, ad marginem sylvæ Cerro-
S. Tomas, no 155 a; prope Sapucay, n° 1883.
* Tephrosia cinerea Pers.
Syn. II, p. 329; Benth. in Mart. I. c., p. 48.
Herba 0,2-0,5, corolla violaceo-purpurea, in dumetis Cordillera de Peribebuy,
Nov., no 1432.
* Aeschynomene Selloi Vog.
Linn. XII, p. 82; Benth. 1. c., p. 58.
Frutex metralis, corolla interne straminea, externe rubiginosa, ad ripam
lagunæ Ypacaray, Aug., no 792; ad ripam rivulorum pr. Aregua, Aug., no 911.
Aeschynomene hispidula H. B. K.
Nov. Gen. VI, p. 531; Benth. I. c., 59.
Suffrutex, 0,6-1 m., floribus luteis, in pratis montanis, Cordillera de Altos,
Oct., no 1181. Statio australis hujus species.
* Aeschynomene montevidensis Vog.
Linn. XII, p. 83; Benth. I. c., p. 60.
Frutex 1-1,5 m., corolla pallide aurantiaca, in uliginosis et paludibus Cordillera
de Altos, Jan., no 400.
* Aeschynomene americana L.
Spec. 4061; Benth. 1. c., p. 61.
Suffrutex 1-1,5 m., corolla purpureo-aurantiaca, ad ripam rivulorum, prope
5. Bernardino, Febr., n° 86.
APPENDIX I. 39
*? Aeschynomene falcata DC.
In Poir. Dict. VI, p. 448.
Var: glabra.
Herba 0,1-0,15, corolla aurea, in campis prope Paraguari, Sept., no 941. —
Specimina incompleta, ramuli depauperati hujus speciei videntur.
* Poiretia latifolia Vog.
Linn. XI. p. 54; Benth. I. c., p. 79.
Herba 0,5-0,8, corolla flava, caule, foliisque medicinalibus, in pratis uliginosis
ad Tabapy, Sept., n° 961.
* Zornia diphylla Pers.
Syn. Pl. II, p. 318; Benth. 1. c., 80.
Var. à elatior, herba 0,1-0,15, corolla lutea, in palude Cordillera de Altos,
Aug., n° 371, in campis Duarte ad flumen Carapegua, Oct., no 1221.
Var. = latifolia, herba 0,2-0,3, in campo p. collem S. Tomas, Sept., n° 930.
Var. » gracilis, herba 0,4-0,6, corolla aurantiaca, in campis Cordillera de
Altos, Oct., no 1441.
Arachis marginata Gardn.
In Hook. Ic. Pl. t. 500; Benth. 1. e., p. 87.
Herba 0,1-0,2, corolla aurea, in campis ad pedem collis S. Tomas, Sept.,
n° 938, in uliginosis ad ripam flum. Juqueri, Oct., n°0 1431, in campis prope Ita-
eurubi, Dec., n° 1706.
* Stylosanthes montevidensis Vogel.
Linn. XII, p. 67; Benth. 1. c., p. 92.
Herba 0,2-0,4, corolla lutea, vitellina vel bicolore, in campis prope Itacurubi,
Dee., n9 1570; Cordillera de Altos, Déc., n9 1584; S. Tomas, Déc., n0 1688; ad
marginem syivæ, Cord. de Altos, Jan., n° 1803.
* Stylosanthes juncea Micheli.
Contrib. Fl. Parag. fasc. I, p. 19.
Herba 0,3-0,6 in rupestribus et ad marginem sylvæ, Cordillera de Altos, Jan ,
no 1798, 1799.
* Desmodium barbatum Benth.
PI. Jungh. I, p: 224351. c., p. 96.
Suffrutex 0,3-0,5, corolla cærulea, in paludibus, Cordillera de Altos, Jan.,
no 1853.
* Desmodium incanum DC.
Prodr. II, p. 332; Benth. 1.c., p. 98.
Suffrutex 0,2-0,5, corolla lilacina, coccinea vel fere albida, in campis prope
Villa-Rica, Jan., n° 6; Atira, Jan , no 340; Cerro S. Tomas, Sept., no 972;
Cerro-Hu. Nis 973, 1409 et 1591 (Itacurubi et Juqueri), forms elatiores, foliis
latioribus, subtus magis pubescentibus distinctæ.
Species in America meridionali, late dispersa et variabilis.
3% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* Desmodium albiflorum Salzm.
Herb. ; Benth. 1. c., p. 99.
Herba suffruticosa, 0,2-0,4, corolla cæsio-rubra, in dumetis pr. Sapucay „Dee.,
nos 16492 et 1651 ; var. foliolis latioribus, ad marginem sylvarum, Cordillera de
Altos, Nov., no 151%.
* Desmodium pachyrhizum Vog.
Linn. XI, p. 97; Benth. 1. c., p. 101.
Herba procumbens, caule florifero erecto, corolla lilacina, in campis sylves-
tribus ad Sapucay, Dec., no 1641.
Var. latifolium Micheli foliolis ovatis, obtusis, basi latioribus, stipellis
lineari-lanceolatis, in pratis montanis, Cordillera de Altos, Jan., no 1812.
* Desmodium sclerophyllum Benth.
L. c., p. 102,
Herba suffruticosa, 0,3-0,6, corolla rosea var. cærulea, in pratis humidis pr.
Peribebuy, Aug., no 865. — No 560 (in pratis humidis pr. Altos), planta fere
metralis, specimen robustum trifoliolatum, hujus speciei mihi videtur.
* Desmodium asperum Desv.
In DC. Prodr. II, p. 333; Benth. 1. c., p. 102.
Herba 0,7-1,5 m., corolla violacea in uliginosis et paludibus p. Aregua, Jan.,
no 185%.
Hujus speciei plæraque specimina paniculam magis compactam, pedicellos bre-
viores præbent.
Vicia obscura Vog.
Linn. XII, p. 36; Benih. 1. c., p. 110.
Herba cirrhosa, corolla cyanea, ad marginem viarum Cordillera de Altos, Aug.,
no 834; in campis pr. Tacurupucu, Jul., n° 2551.
Gentrosema pascuorum Mart.
In Benth. Ann. Mus. Vind. II, 120; 1. c., p. 133.
Herba volubilis 2-3 m. corolla cœrulea, in dumetis ad ripam Tebicuary, Dec.,
n° 1636; in campis pr. Itacurubi, febr., no 2541.
Stenolobium (Calopogonium in Hook. et Benth. Gen.) ceruleum Benth.
ACID 199
Suffrutex, caule herbaceo, 0,8-1,5 m., corolla cæruleo-violacea, ad marginem
sylvarum pr. Ibicui, Jan., no 1815.
* Galactia Benthamiana Micheli.
In Warm. Symb. ad fl. Bras. Centr. XX, p. 551.
Herba volubilis, corolla lilacina, inter rupes pr. Cerrito, Oct., no 1225.
* Galactia tenuiflora Wight et Arn.
Prodr. I, 206; Benth. 1. c., p. 143.
Herba volubilis, 2-3 m., in campis Itacurubi, n° 148, in dumetis Cordillera de
Altos, Aug., no 825.
Var. y véllosa in campis Cordillera de Altos, Jun., no 349.
Species in utriusque orbis regionibus calidioribus, dispersa, variabilis.
APPENDIX 1. 35
* Colla stenophylla Benth.
L. e., p. 146. -
Suffrutex 0,3-0.5. corolla albo-cærulescente vel alba, in arenosis Cordillera de
Altos, Juli, nos 353, 907; in dumetis prope Ypacaray, Jul., n° 601; pr. Altos,
Aug , n°0 603; Cerro-hu, Oct., n° 1317.
* Camptosema rubicundum Hook. et Arn
In Hook. Bot. Mise. IT, p. 201. ; Benth. ]. c., p. 156.
Liana scandens, caule herbaceo, basi lignoso. corolla purpureo-violacea, ad
ripam fl. Juqueri, Feb., no 1920
Dioclea violacea Mart.
Benth. in Ann. Mus. Vind. II, p. 132; 1. c., p. 162.
Liana fruticosa, 20-30 m., corolla violacea, in sylvis Cordillera de Altos, Jan.,
no 1755.
* Erythrina Crista-Galli L.
Mant , p. 99; Benth. 1. c., p. 172.
Arbor 4-8 m.. ramis aculeatis, cortice argenteo, striato, floribus coccineo-
puniceis, ad ripas rivulorum pr. Ita, Sept., no 105%.
Canavalia bonariensis Lindl.
Bot. Reg., t. 1199 ; Benth. 1. c., p. 177.
Liana suffruticosa, corolla lilacino-rosea, in dumetis Cordillera de Altos,
Jan., nos 72, 2542.
* Phaseolus lobatus Hook.
Bot. Mag 4076; Benth 1. c.. p. 184.
Suffrutex vo ubilis 6-8 m.; vexillo alisque lilacinis, carina violacea, ad mar-
ginem sylvarum pr. Altos, Aug., n° 740.
*? Phaseolus clitorioides Mart.
In Benth. Ann. Mus Vind. II, p. 137; L. c., p. 184.
Herba scandens, flore luteo. in pratis montanis Cordillera de Peribebuy, Feb.,
no 1915 (specimen mancum, incertæ sedis).
* Phaseolus truxillensis H. B. K.
Nov. Gen., VI, p. 251; Benth. 1. c., p. 186.
Herba volubilis 2-3 m., corolla lilacina, in dumetis prope San Bernardino,
Nov., no 1543, in sylva prope Sapucay, no 1667 (?).
* Phaseolus corraceus Desv.
in Ann. Sc. Nat. Par., ser. I, v. IX, p. 419; Benth. I. c., p. 187.
Herba volubilis 0,3-0,5, corolla chalybea, in dumetis prope Acay, Oct.,
no 1198.
* Phaseolus lasiocarpus Mart.
in Benth. 1. c., p, 188.
Herba volubilis floribus aureis, in dumetis et ?ruticetis p. Sapucay, Febr.,
no 1880.
BULL. HERB. BOISS. Appendix I. Avril 1898. ni
36 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* Phaseolus longepedunculatus Mart.
in Benth. Ann. Mus. Vind. II, p. 441; 1. c., p. 190.
Herba volubilis, 0,5-0,8, corolla atropurpurea in campis prope Tacuaral, Oct,
no 1184, ad ripam flum. Juqueri, Oct., no 1413.
* Phaseolus erythroloma Mart.
in Benth, Ann. Mus. Vind. II, p. 141; 1. c., p. 191.
Herba volubilis 0,5-0,8, corolla atropurpurea, ad ripam flum. Alto Parana,
Mai, no 532; in campis prope Aregua, Oct., no 1407; Sapucay, Dec., no 1665;
Itacurubi, Dec., no 1707; Cordillera de Altos, Jan., nos 4763, 1813; Villeta,
Jan, n..17875
Phaseolus panduratus Benth.
Ann. Mus. Vind. II, p. 141 ; 1. c., p. 192.
Herba 0,2-0,3, corolla cæsio-rubra, in sylva prope Cerro S. Tomas, Sept.,
n° 1009, etin campo Duarte prope Carapegua, Oct., no 1239.
*? Phaseolus prostratus Benth.
EC p:4192;
Suffrutex, semi-volubilis, corolla purpureo-violacea, in dumetis Ypacaray,
Aug., no 717.
Vigna sp.
Suffrutex, caule lignoso-volubili, corolla alba ; in dumetis prope Aregua, Dec.,
n° 4674 (specimen incompletum).
Cajanus indicus Spreng.
Syst. III, p. 248; Benth. 1. c., p. 199
Suffrutex 4-1,5 m., corolla aureo-purpurea, striala, foliis medicinalibus, ad
ripam flum. Parana; Jul., no 781 (nom. vernac., Cumanda Viray).
* Rynchosia lineata Benth.
L. c., p. 202.
Herba volubilis, floribus ochraceis, in campis prope Itacurubi ; Dec., no 1581.
* Rynchosia pallida Micheli.
Contr. fl. Parag., fasc. I, p. 32, pl. 10.
Herba, corolla aurantiaca, in pratis prope Cerro San Tomas, Oct., no 1277.
* Rynchosia Balanse Micheli.
Contrib. Fl. Parag., I, p. 32, pl. 9.
Herba procumbens, floribus ochraceis, in pratis collis Cerro-Hu, Oct., no 1224
(Foliola late ovata, vel fere orbicularia).
Rynchosia minima DC.
Prodr. II, p. 385; Benth. 1. c., p. 204.
Herba scandens, corolla aurea vel lutea, in campis montanis prope Villa-Rica,
Dec., n° 1555; in declivis prope Yhu, Febr., no 4932.
Rynchosia Senna Gill.
In Hook. Bot. Misc. III, p. 199; Bth. I. c., p. 205.
Herba 0,3-0,5, radice medicinali, flore obscure aurantiaco, in pralis apricis
collis Gerro-Hu, Oct., no 1223 (nom. vern. Urusu-he).
APPENDIX 1. 37
*? Eriosema floribundum Benth. (affine).
Linn. XXI, p. 52457. e.,p. 214:
Suffrutex 0,3-0,5 ; floribus ochraceis, in pratis silvestribus prope Atira, Oct.,
no 1078 (specimen vix completum).
Macherium oblongifolium Vog.
Linn. XI, p. 184; Benth. 1. c., p. 250.
Liana caule arboreo, corolla alba, in sylvis virgineis prope Sapucay, Dec.,
no 1668.
* Machaerium brasiliense Vog.
Linn. XI, p. 185; Benth. I. c., p. 248.
Arbor 5-8 m., corolla flavo-virente, in paludibus prope Japacaray, Jun.,
no 1849.
CÆSALPINIEÆ
* Peltophorum Vogelianum Benth.
In Hook. Journ. Bot. II, 75; 1. c. XV, f. II, p. 62.
Arbor 18-20 m., ramosa, cortice griseo, lævi, corolla aurea, in sylvis vir-
gineis prope Juqueri, nov., n° 1479.
Cæsalpinia pulcherrima Schwartz.
Obs., p. 166; Benth. 1. c., p. 67.
Arbor 6-8 m., cortice aspera, corolla coccinea, staminibus atropurpureis, in
prediis cultivatis, San Bernardino, Sept., n° 1266.
? Cesalpinia ferrea Mart.
Reise II, p. 611; Benth., I. c., p. 69.
Arbor 8-10 m., cortice levi, glauca, corolla flava, in sylvis virgineis prope
San Carlos, Nov., no 1508.
? Cesalpinia sp. ?
Arbor 4-6 m., cortice griseo, gibboso, corolla albida, in sylvis prope Arroyo
Terere, Jun., no 2549; specimen omino obscurum.
Parkinsonia aculeata L.
Hort. Cliff., p. 147, t. 13; Benth., L. c., p. 78.
Frutex 3-4 m., flore luteo, sepes formans in Asuncion, Jan., no 3, 133.
Cassia pudibunda Mart.
Mss.; Benth. 1. c., p. 102.
Suffrutex 0,5-0,8, caule ligneo, corolla aurantiaca, ad marginem sylvarum,
prope Altos, Sept., no 969, in sylvis montanis, Cerro-Hu, Sept., no 894.
* Cassia bicapsularis L.
Sp. Pl., p. 538; Benth. 1. c., p. 106.
Frutex 1-1,5 m., corolla lutea, in sylvis montanis Cordillera de Altos, Mai,
n° 534 (!), adripam rivi Juqueri, Nov., n° 1486 (?).
38 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* Cassia macrocarpa Micheli.
Contrib. Fl. Parag., I, p. 43, pl. 16.
Herba 0,3-0,4, corolla lutea, in campis prope Villa-Hayes, Jul., no 627.
* Cassia occidentalis L.
Sp bl. p.9391benth. lc pue
Suffrutex caule lignoso, radice foliisque medicinalibus (nom. vern. Taperiba),
species late dispersa, ad flumen pr. Villeta, no 290; Pirayu, no 419%, in arenosis
pr. Sapucay, n° 1660, in pascuis Cordillera do Altos, no 1756, flor. Sept.-Jan.
* Cassia Tora L.
Spec. Pl., p. 538; Benth. 1. e., p. 115.
Suffrutex herbaceus, 0,5-0,8, floribus flavis, in arenosis prope Sapucay, Dec.,
no 1659.
Cassia leiophylla Vog.
Syn. Cass., p. 25; Benth. 1. e., p. 121.
Herba suffruticosa, 0,2-0,5, corolla aurantiaca, radicibus foliisque medicina-
libus, in pascuis et ruderis San Bernardino, Oct., no 1385.
Cassia reticulata Willd.
Enum. hort. Berol., p. #43; Benth. 1. c., p. 127.
Suffrutex 2-2,5 m., ad ripam rivi Paraguay, Feb., no 1923.
Cassia aculeata Pohl.
Mss. ; Benth. 1. c., p. 128.
Suffrutex 1,5-2,5 met., caule lignescente, corolla aurea, ad ripam fluminis
Apa, Mai, no 2575.
* Cassia barbata Nees et Mart.
Nov. Act. Nat. Cur. XII, p. 32; Benth. I. c., p. 133.
Frutex arboriformis, 4-5 m., corolla auranliaca, in rupestribus prope Rio-
Apa, Mai, no 33; ad marginem sylvarum Peribebuy, Feb., n° 1910 ; in sylvis ad
ripan rivi Tebicuary, no 149.
Cassia?
Herba, radice et caule lignosis, floribus luteis, inter rupes prope Cerro S. Tomas,
Mart., no 628 (specimen valde incompletum).
* Cassia lalistipula Benth.
L. e.. p. 156.
Herba 0,3-0,%, corolla lutea, in dumetis, Cordillera de Peribebuy, Febr.,
no 1902.
* Cassia rotundifolia Pers.
Syn. Pl. I, p. 456; Benth. 1, c., p. 161.
ns procumbens, corolla aurea, in campis arenosis, San Bernardino, Aug.,
no 869.
* Cassia serpens L.
Sp. Plant., p. 5%1; Benth. 1. e., p. 161.
Herba 0,2-0,3, corolla flava, in arenosis prope Villeta, Dec., no 146; San Ber-
nardino, n° 868; Paraguary, Sept., no 943; Juqueri, no 1487.
APPENDIX 1. 39
* Cassia chamecrista L.
Sp. Plant., p. 542 ; Benth. I. c., p. 172.
Herba suffruticosa, procumbens, 0,2-0,3, corolla flava, in campis arenosis
prope Itacurub:, Dec., n° 1578, ad ripam lagunæ Ypacaray, Jan., n 1785.
Cassia stenocarpa Vog.
Syn. Cass., p. 68; Benth. I. c., p. 173.
Herba suffruticosa, 0,5-0,6, corolla lutea, inter saxa, prope Puerto-Risso, Dec.,
n° 453, ad marginem sylvarum prope Caaguazu, Dec., no 158).
* Bauhinia microphylla Vog.
Linn. XIII, p. 301; Benth. 1. c., p. 195.
Arbor 5-6 m., corolla alba, in palude prope Villeta, Dec., no 406.
Bauhinia pentandra Walp. |
Rep. I, p. 848.
Affinis, differt petalis latinribus, magis obtusis. — Frutex 2-3 m., corolla
alba, in sylva Cordillera de Altos, Jan., no 1788.
Bauhinia, e sectione Schnella.
Specimen incompletum, frutex 4-5 m., corolla alba, in dumetis prope Cerro-
Pyta, Febr., no 1909.
* Copaifera Langsdorffii Desf.
Mem. Mus. Par. VII, p. 377: Benth. I. c., p. 242.
Arbor ramosa 15-20 m., cortice brunneo-coccineo, corolla flava, foliis in fron-
desceniiam rubescentibus, succo balsamico, medicinali, in sylvis montanis, Cor-
dillera de Altos, no 157 (nom. vern. Cupay).
MIMOSEÆ
* Piptadenia Gebil Griseb.
Symbolæ, p. 121.
Arbor 15-20 m., cortice griseo, gibboso, striato, floribus albis, in sylvis ad
fiuminem Apa, Mai, no 2502; Yhu, Sept., no 1046; Cordillera de Altos, nos 1146,
1105, 527 (?) (nom. vern. Curupay-Curu).
Piptadenia rigida Benth.
In Hook. Journ. Bot. IV, p. 338; 1. c., p. 278.
Arbor 15-20 m, cortice rimoso, canescente, juventute lævi ; in sylvis vir-
gineis Cordillera de Altos, Oct., no 1391 (nom. vern. Curupay etc.).
* Prosopis juliflora DC.
Prodr. II, p. 447 ; Benth. I. c., p. 289.
Arbor 5-10 m. , cortice cinereo-rufescente, ramulis aculeatis, floribus aluta-
ceis, in campis humidis prope Tacuaral, Sept., no 1040 (nom. vern. Espinillo
Colorado): varietas elatior silvas consliluens in arenosis prope Carapegua sub.
nom. vern. Espinillo blanca, no 1696.
* Neptunia triquetra Benth.
In Hook. Journ Bot. IV, p. 355 ; 1. c., 292.
Sulfrutex, 0,20-0,40, floribus flavis, in paludibus prope Juqueri, Oct.
no 1423; in campis pr. Santo-Tomas, no 1231.
40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
? Neptunia (specimen incompletum).
Suffrutex 0,3-0,4, corolla flava, in campis prope Cordillera de Altos, Mai,
no 529.
* Desmanthus virgatus Willd.
Spec. IX, 1047; Benth. 1. c., p. 293.
Suffrutex herbaceus, 0,5-0,10, corolla albicante, ad marginem sylvarum prope
Sapucay, Aug., n° 791.
* Desmanthus depressus Humb. et Bonpl.
In Willd. Spec. IV, 1046 ; Benth. I. c., p. 293.
Herba 0,2-0,3 decumbens, corolla alba, ad ripam rivi Juqueri, Oct., no 1433.
? Desmanthus
Herba prostrata, 0,1, corolla lilacina albicante, in arenosis prope Tacuaral,
Oct., no 1197. Specimen incompletum, incertæ sedis.
* Mimosa Velloziana Mart.
Herb. fl. Bras., 185; Benth. I. c., p. 304.
Suffrutex 0,2-0,3, floribus roseis in paludibus prope Villeta, Dec., no 300;
in campo montano Cordillera de Altos, Sept., nos 1143, 1774; ad marginem
lagunæ Aregua, Oct,, no 1406: Sapucay, no 1619;
* Mimosa polycarpa Kunth.
Mim. 8, t. 3; Benth. I. c., p. 315%
Frutex 1-1.5 m., floribus roseis, in rupestribus prope Rio Apa, Mai, no 24; in
campis arenosis prope Peribebuy, no 150; Cordillera de Altos, Aug., n° 531,
1761; Yuti, n. 1182 ; ad ripam rivi Arroyo-Carapegua, Oct., no 1241; Sapucay,
n° 1592 (species in America meridionali late dispersa).
? Mimosa sp. incerta affinis verecunda Benth.
L. e., p. 318.
Frutex 0,8, corolla cæsio-rosea, in paludibus prope Sapucay, Sept. 983.
Mimosa echinocarpa Benth.
L. e., p. 320.
Herba erecta 0,3-0,4, corolla alba ad ripam lagunæ Ypacaray, Sept., no 1035.
(A descriptione Benth. differt petiolis pedunceulısque longioribus, foliis pilosis).
? Mimosa hirsutissima Mart.
Herb. Fl. Bras., 135; Benth. 1. c., p. 322.
Herba 0,2-0,4, corolla cæsio-rubra, ad marginem sylvarum Cordillera de Altos,
Sept., n° 1126, specimen vix evolulum, insertum.
* Mimosa meticulosa Mart.
Herb. Fl. Bras., 135; Benth. 1. c., p. 331.
Suffrutex 1-1,2 m., corolla cæsio-rosea, in pascuis montanis Cordillera de
Altos, Jan., no 1779.
Mimosa acerba Benth.
In Hook. Journ. Bot. IV, p. 378 ;1. c., p. 332.
Herba semierecta, 0,2-0,%, corolla cæsio-rosea, in campis arenosis prope
Tacuaral, Nov., no 1450; prope Carapegua, no 1094; Tobati, no 932.
APPENDIX 1. 4
?Mimosa rigıda Benth.
In Hook. Journ. Bot. IV, p. 377; 1. e., p. 330.
Suffrutex 0.8-1,2, corolla rosea. ad marginem sylvarum prope Peribebuy,
Febr., no 1916. — Specimen unicum, pauciflorum, a M. rigida caule magis
pubescente, foliolis minoribus, etc., distincta; an sp. diversa?
* Mimosa oligophylla Micheli.
Contr. fl. Parag. I, p. 56.
Herba, caule erecto, bimetrali, corolla pallide rosea, in palude Tucangua, Cor-
dillera de Altos, Jan., no 1769.
* Mimosa diversipila Micheli.
Contr. fl. Parag., I, p. 57, pl. 22.
Suffrutex 1-1,5 m., corolla rosea, ad marginem sylvarum prope Sapucay,
Febr., no 1881.
* Mimosa hexandra Micheli.
Contr. fl. Parag., I, p. 94, pl. 27.
Frutex 2-2,5 m., corolla albo-flavescente. in paludibus Villeta, Jan., no 289;
ad ripam rivi Arroyo-Carapegua, Oct., no 1245.
* Mimosa somnians Humb. et Bonpl.
In Wild. Spec. IV, 1036; Benth. IL. c., p. 374.
Frutex 0,8-1 m, corolla plus minusve saturate rosea, in campis arenosis
S. Bernardino, Dec., nos 1702, 1797.
* Mimosa asperata L.
Spec. Pl., 1507; Benth. I. c., p. 382.
Frutex 1,5-2 m., corolla rosea, in paludibus Juqueri, Jul., no 623, San Ber-
nardino, n° 546.
Leucena sp.?
Arbor 0,3-0,4, cortice griseo, rugoso, floribus?, in sylvis Cordillera de Altos,
n° 154 (folia et fructus tantum).
* Acacia Farnesiana Willd.
Spec. IV, 1083; Benth. 1. c., p. 395.
In arenosis ad flumen Paraguay, n° 1677 (flores desunt).
Acacia velutina DC.
Prodr. II, p. 459; Benth. I. c., p. 396.
Fructus 3-4 m., corolla straminea, in paludibus p. Villeta, Jan., no 288, ad
ripam lagunæ Ypacaray, Dec. 527.
Acacia adhærens Benth.
L. c., p. 402.
Frutex ramis spinosissimis, 3-4 m., floribus eburneis, in dumetis Rio Apa,
Jun., no 163 (a descript. Benth. differt pubescentia minus copiosa).
* Acacia riparia H. B. K.
Nov. Gen. IV, 276 ; Benth 1. c., p. 403.
Arbor 2-5 m , cortice fusco, jugato, ramis spinosis, floribus albis, ad marginem
sylvarum et in dumetis Ita, Sept., no 1154.
49 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
* Calliandra foliolosa Benth.
In Hook. Lond. Journ. II, p. 110; 1. c., p. 493.
Arbor frequens, arbustiformis 5-8 m.. cortice brunneo, squamoso, corolla hasi
nivea superne purpurea, in sylvis virgineis prope Cerro S. Tomas, Sept., no 995
(nom. vern. Nina-Soti).
* Calliandra parviflora Benth.
In Hook. Lond. Journ. III, p. 112; 1. c., p. 427.
Suffrutex caulibus lignosis, 1-1.2 m., corolla atropurpurea, in dumelis et
campis Cordillera de Altos, Jan., no 1773.
Calliandra sp.
Suffrutex 0.2-0,4, corolla alba, antheris persicinis, in campis prope ltacurubi,
Dec., no 1628.
Specimen longitudine pedicellorum insigne, pinnis numero ab omnibus spe-
ciebus e serie « pedicellalis » distincto. Versimiliter species nova, accuratius
non describenda.
Galliandra sp ? (specimen incompletnm).
Arbor 6-8 m., cortice rufo, aspero floribus non visis; in dumetis humidis
Sapucay, Oct., no 132. À
* Pithecolobium scalare Gris.
Symb. ad fl. Argent., p. 123.
Arbor 4-5 m., cortice incano flavescente. striato. suberoso, ramis spinosis. in
campis montanis Cordillera do Altos, Juli, no 618, 853; prope laguna Ypacaray,
Sept., no 4069, San Bernardino, n° 1070; Caraguatay, no 1106 (nom. vern.
Tatane).
? Pithecolobium (spec. incompletum).
Arbor 6-8 m., floribus non visis, fructu brunneo, in paludibus prope Villeta,
Dec., n° 408.
* Enterolobium Timbouva Mart.
Herb. fl. Bras. 128: Benth. 1. c., p. 456. -
Arbor 15-20 m.; cortice lævi, incano, Jul.-Sept., nos 619, 1132 (nom. vern.
Timbo; fructus : Camba-Namby).
* Inga affinis DC.
Prodr. II, p. 433; Benth. 1. c., p 496.
Arbor 6-10 m., cortice lurido, striato, floribus albis, in sylvis montanis pr.
Yhu, Jan., no 435; Cordillera de Altos, nos 4131, 2601 (nom. vern. Inga).
* Inga marginata Willd.
Spec. IV, 1015; Benth. 1. c., p. #72.
Arbor 6-8 m., cortice fusco, striato, corolla straminea, in sylvis prope Rio-
Apa, Mai, no 2547.
Gne année, Appendix N° Il,
RRPD LPS DST SSSR TP DIS
BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER
1898.
RP SPP TT TT TT ST TT
MITTEILUNGEN AUS DEM BOTANISCHEN MUSEUM
DER UNIVERSITÄT ZÜRICH
VIL.
DIE CATTUNCG-
ESG A: BAM
INAUGURAL- DISSERTATION
Erlangung der philosophischen Doktorwürde vorgelegt der Hohen
philosophischen Fakultät der Universität Zürich
Anton PESTALOZZI aus Zürich.
Planches I à XIV.
Begutachtet von den Herren :
Prof. Dr Hans Scumz.
Prof. Dr Arnold Doner.
GENEVE
IMPRIMERIE ROMET, 26, BOULEVARD DE PLAINPALAIS
1898
MITTEILUNGEN AUS DEM BOTANISCHEN MUSEUM
DER UNIVERSITÄT ZÜRICH
EV.
DIE cc 2TTUWNV
BO CIA LAN.
INAUGURAL-DISSERTATION
zur
Erlangung der philosophischen Doktorwürde vorgelegt der Hohen
philosophischen Fakultät der Universität Zürich
von
Anton PESTALOZZI aus Zürich.
Planches I à XIV.
Begutachtet von den Herren :
Prof. Dr Hans Soxiwz.
Prof. Dr Arnold Doper.
BULL. HERB. BOISS. Appendix III, juin 4898. 1
Die Untersuchungen zur vorliegenden monographischen Arbeit, die
ich auf Anregung und unter der Leitung des Herrn Prof. D' Hans
Schinz unternommen, wurden in der Zeit vom 1. Mai 1895 bis 30. April
1897 im systematisch-botanischen Laboratorium der Universität Zürich
ausgeführt. Das zur Untersuchung verwendete Material bestand mit
einer Ausnahme ausschliesslich aus getrockneten Exemplaren, welche
zur Herstellung von mikroskopischen Schnitten zuvor in Wasser auf-
gekocht werden mussten. Das Herbarmaterial, soweit dasselbe nicht im
zürcherischen Universitätsherbar vorhanden, erhielt ich aus den Her-
barien von Berlin, Boissier, De Candolle, Deflers, Kew, Schweinfurth,
Wien zugestellt, denen ich hiefür sehr verbunden bin.
Es ist mir angenehme Pflicht, an dieser Stelle meinem hoch-
verehrten Lehrer, Herrn Prof. D' Hans Schinz, für das Interesse, das
er meiner Arbeit schenkte, und für die vielen, mir gütigst erteilten Rat-
schläge, sowie für seine grossen Bemühungen zur Erlangung des aus-
wärtigen Herbarmaterials meinen aufrichtigsten Dank auszusprechen.
APPENDIX IH. 9
DIE GATTUNG
POS GED AS ANNE
Allgemeiner Teil.
4. Sysiemalische Stellung der Gattung « Boscia Lam. >
Die Capparidacee Boscia Lam.'‘, zu Ehren des Louis Bose (früher
Professor der Landwirtschaft in Paris) so benannt, wird von Pax? der
Tribus der Capparideæ beigezählt, welche mit den Maærueæ zusammen
die Unterfamilie der Capparidoideæ repräsentirt. In Bezug auf den
äussern Habitus und den Bau der Blüte werden von Pax die beiden
Gattungen Buchholzia Engl.” und Courbonia Brongn. als nächste Ver-
wandte hingestellt.
Die Befunde, die sich aus der anatomischen Untersuchung der
Blätter, was Hauptzweck vorliegender Arbeit war, ergeben haben, sind
auffallend geeignet, den Wert der anatomischen Charaktere für die
Systematik in günstigem Lichte erscheinen zu lassen. Wenn diese
durch eine Menge ähnlicher Untersuchungen erwiesene Tatsache von
den Anhängern der rein organographischen Methode bis vor Kurzem
1 — Podoria Pers. in Persoon, Syn. Pl., II (1807), p. 5.
? In Engl. u. Prantl, nat. Pflanzenfam., Il. Teil, 2. Abt. (1891), p. 227.
> Die Gattung ist von A. Engler nach Dr R. Buchholz benannt worden, der
im Jahre 187% in Kamerun botanische und zoologische Sammlungen angelegt hai.
Ich hebe dies deshalb hervor, weil der Name des Sammlers und somit auch der
der Gattung in verschiedenen Publikationen irrtümlich mit «tz» geschrieben
worden ist (vergl. A. Engler « Beiträge zur Flora von Kamerun » in A. Engler,
Jahrb. VII (1886), p. 331.
6 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
von gewisser Seite bestritten worden ist, so mag dies hauptsächlich
darin seinen Grund haben, dass, wie W. Schibler! bemerkt, « ent-
« weder der subjektiven Meinung in der Behandlung der anatomischen
« Systematik noch ein allzu grosser Spielraum gewährt ist, oder dass
« wir vielfach darüber noch nicht ins Klare gekommen sind, einen wie
« grossen systematischen Wert wir jeder anatomischen Erscheinung
« beilegen sollen. » no
Meiner Ansicht nach lässt sich in Bezug auf letztern Punkt keine
allgemein gültige Wertskala aufstellen, sondern es müssen die auf-
tretenden anatomischen Merkmale der einzelnen Gattungen und Arten
jeweilen besonders aufgesucht und auf ihre Constanz geprüft werden.
Die Abgrenzung der Gattung Boscia Lam. gegen die nächst ver-
wandten Gattungen hat sich bis anhin nur auf die Verschiedenheiten
im Habitus und auf die Plastik der Blüte gestützt. Die anatomische
Untersuchung hat ergeben, dass die zur Gattung Boscia Lam. gehören-
den Arten-in ihrer Blattstruktur eine Summe von Merkmalen ent-
halten, welche für die ganze Gattung charakteristisch sind und zudem
eine viel sicherere Bestimmung ermöglichen, als die teilweise sehr
minutiösen morphologischen Unterschiede. Die Zahl der anatomischen
Charaktere wird sich ohne Zweifel noch vergrössern, wenn die nächst
verwandten Gattungen, wie Mærua, Cadaba, ete. ebenfalls einer ein-
gehenden und exakten Untersuchung unterzogen werden. Die Unter-
schiede, welche zu einer Umschreibung der Gattung Boscia Lam.
führen, werden im speziellen Teil zur Besprechung kommen. Selbst-
verständlich sollen bei der Gattungs- oder Artbestimmung sowohl die
morphologischen, als auch die anatomischen Verhältnisse berücksich-
tigt werden. Eine alleinige Besprechung der Blattstruktur müsste als
ein ebenso einseitiges Verfahren bezeichnet werden, wie die bisher
übliche, ausschliessliche Berücksichtigung der morphologischen Ver-
schiedenheiten.
Wenn man die Diagnosen und Unterscheidungsmerkmale, die
J. Vesque in seiner Arbeit über « l’espece vegetale, consideree au point
de vue de l’anatomie comparée? » für die einzelnen Arten der Cappa-
ridaceen, speziell der Gattung Boscia Lam. einer Prüfung unterwirft,
so wird man leider bald erkennen, dass seine Angaben oft sehr in die
! «Beitrag zu einer vergl. system. Anatomie der Borragineen, » Dissertation,
Bern (1887), p, 2.
? In Ann. sc. nat. bot., VI. ser., tom. XIII (1882), p. 1 ff.
APPENDIX IM. 7
Irre führen, zum Teil sogar ganz falsch sind. Der Grund dafür wird
darin zu suchen sein, dass ihm für seine Untersuchungen wahrscheinlich
schlecht bestimmtes Material zur Verfügung gestanden hat’ und dass
sich die Zahl der Arten bei den einzelnen Gattungen seither bedeutend
vermehrt hat. Er beschreibt nur 5 Boscia-Arten, während mir bis jetzt
deren 27 bekannt geworden sind. Dieser letztere Umstand ist haupt-
sächlich der Grund, weshalb ein Teil jener Merkmale, welche Vesque
zur anatomischen Unterscheidung der Arten ausgegeben hatte, heute
für die Systematik dieser Gattung teilweise gänzlich unbrauchbar
geworden sind und andern detaillirtern Angaben haben Platz machen
müssen.
2. Geographische Verbreitung.
Das Verbreitungsgebiet der Gattung Boscia Lam. beschränkt sich,
abgesehen von Süd-Arabien, auf das tropische und subtropische Afrika.
Hier sind es hauptsächlich die Länder Aethiopiens, sowie die östlichen
und südlichen Gebiete, die durch relativ grosse Artenzahl wesentlich
hervortreten. Allerdings ist die der Zeit nach zuerst beschriebene
Boscia-Art in Senegambien gefunden worden und hat dem entspre-
chend von Lamarck den Namen Boscia senegalensis erhalten. Da diese
Art jener in den Nilländern heimischen Boscia octandra Hochst. habi-
tuell sehr ähnlich sieht, ist letztere vielfach ebenfalls als Boscia sene-
galensis Lam. bestimmt worden. Beide Arten unterscheiden sich jedoch
anatomisch deutlich von einander, obwohl eine nahe Verwandtschaft
dieser beiden Arten nicht bestritten werden kann, woraufich im spe-
ziellen Teil noch zurückkommen werde. Soweit bis jetzt bekannt, weisen
Boscia salicifolia Oliv. und Boscia angustifolia A. Rich.” die grössten
Verbreitungsareale auf. So findet sich Boscia angustifolia in Sene-
gambien, hier im Verein mit Boscia senegalensis Lam., ferner im Gebiet
des Niger, sehr häufig in den Ländern des Nillaufes, so in Nubien, in
der Gegend von Kordofan, sowie in Abyssinien. Beachtenswert ist das
_ 1 Leider hat es Vesque unterlassen, die Etiquettennummern anzugeben und
eine Nachuntersuchung des Materials, welches ihm vorgelegen hat, ist daher un-
möglich.
2 Synonyme der B. angustifolia Rich. sind : B. reticulata Hochst., B. inter-
media Hochst., B. abyssinica Hochst., B. senegalensis Lam.? und B. integri-
folia Brunn.
8 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Auftreten der Boscia angustifolia, wie auch der Boscia salicifolia in
Südarabien (Schweinfurth). Eine dritte, von R. Deflers in Arabien
gesammelte Boscia habe ich als eigene neue Art aufgefasst und im spe-
ziellen Teil unter dem Namen Doscia arabica beschrieben. Auch in
Mozambique und Angola finden sieh Standorte der Boscia angustifolia;
Engler (Deutsch-Ost-Afrika V. [1895] Fl. A. p. 49) erwähnt diese Art
bei seiner Beschreibung des Euphorbiendornbuschgebietes Deutsch-Ost-
Afrikas!. Neben der schon oben genannten Boscia octandra Hochst.
trifft man ferner im Mittellauf des Nil Boscia firma Radlk.; im Quellen-
gebiet des Nil, sowie in Abyssinien B. salicifolia Oliv. Diese letztere
Art findet sich wieder in Deutsch-Ost-Afrika, in Mozambique, des-
gleichen in Angola (Mossamedes) vertreten. Aus Somaliland liegt mir
Boscia coriacea Pax, B. somalensis Gilg und B. hypoglauca Gilg vor.
In Deutsch-Ost-Afrika treten ausser der schon genannten D. salicifoha
Oliv. auf: B. coriacea Pax, B. Hildebrandtn Gilg, B. grandiflora Gilg,
B. teitensis Gilg, B. pungens Gilg, B. Fischeri Pax nebst B. rotundi-
Jolia Pax. In Mozambique hat Peters B. mossambicensis Klotzsch
gefunden; in demselben Gebiet, sowie am Sambesi findet sich auch
B. corymbosa Gilg. Der südöstliche Teil des afrikanischen Kontinentes
bildet die Heimat einiger von mir neu erkannter Arten, so B. mata-
belensis Pestalozzi im Matebele-Reich; B. Rehmanniana Pestalozzi
und transvaalensis Pestalozzi, beide im Transvaalgebiet. In Süd-West-
und Süd-Centralafrika tritt hauptsächlich Boscia Pechuelii Kuntze und
Boscia microphylla Oliv. häufig auf, ferner B. fœtida Schinz in Herero-
und Gross-Namaland; B. kalachariensis Pestalozzi in der Kalachari. Für
Angola ist neben B. microphylla Oliv. und angustifolia Rich. das Auf-
treten der D. urens Welw. charakteristisch. Im Allgemeinen kann Boscia
Lam. als ein Bewohner trockener, sonniger Standorte, die zum Teil
wüstenähnlichen Charakter besitzen, bezeichnet werden. Eine geringere
Anzahl von Arten, unter denen Boscia urens Welw. besonders hervor-
zuheben ist, hat sich Gebiete mit tropischem Charakter als Wohnstätte
ausersehen. Die Bevorzugung einerseits schattiger, feuchter, anderer-
seits der Insolation stark ausgesetzter, dürrer Wohnstätten gelangt in
den Anpassungsmerkmalen mehr oder weniger deutlich zum Ausdruck.
Diese von J. Vesque als « epharmonische » bezeichneten Charaktere
sind nun anatomisch leicht nachweisbar. Es verraten so die Arten
B. urens Welw., B. corymbosa Gilg (im Sambesi-Gebiet und Mozam-
1 Vergl. weiter hinten, p.
APPENDIX Ill. 9
bique), verschiedene Vertreter von 5. angustifolia Rich., octandra
Hochst., salicifolia Oliv., ferner fast alle in Deutsch-Ostafrika hei-
mischen Arten, sowie D. transvaalensis und matabelensis Pestalozzi,
B. mossambicensis Klotzsch, B. elegans Gilg und hypoglauca Gilg, durch
die Blattstruktur, dass ihre Standortsverhältnisse eher tropischen, als
Wüstencharakter besitzen.
Im Gegensatz hiezu deuten die anatomischen Verhältnisse der
deutsch-südwestafrikanischen Arten, ferner B. Rehmanniana Pesta-
lozzi (zwischen Limpopo und Elandsriver), B. somalensis Gilg,
B. coriacea Pax (teils in Somaliland, teils in Deutsch-Ostafrika), B. ara-
bica Pestalozzi, B. firma Radlk., sowie B. senegalensis Lam. auf Ver-
breitungsherde hin, welche für die betreffenden Arten wesentliche
Schutzeinrichtungen benötigen gegen allzu starke Transpiration und
Collabieren des Mesophylls. Bei dem grossen Verbreitungsbezirk, den
zZ. B. B. salicifoha Oliv., B. angustifohia A. Rich. und'auch 2. octandra
Hochst. besitzen, scheint es begreitlich zu sein, dass bei diesen Arten
sich oft sehr erhebliche Schwankungen in der Ausbildung der vorhin
erwähnten Schutzmassregeln darbieten.
Im Grossen und Ganzen auf niedergelegene Gebiete beschränkt,
steigt Boscia selten zu beträchtlicher Höhe empor. Einer Etiquette
(aus dem Herbarium des Berliner botanischen Gartens) zu Folge fand
D' Stuhlmann Boscia rotundifolia Pax im deutsch-ostafrikanischen
Hochlande in einer Höhe von 1250 m über Meer. O. Kuntze' gibt für
seine Boscia Pechuelii im Hererolande ebenfalls eine Höhe von mehr
oder weniger 1200 m über Meer an.
Die Gattung Poscia Lam. bildet als baum- oder strauchartige Pflanze
einen wesentlichen Bestandteil der Busch- und Baumvegetation der
meisten erwähnten Gebiete, teils in reinen, teils in gemischten Bestän-
den. Eine Ausnahme hievon macht Südafrika, wo das Auftreten ver-
einzelt stehender Individuen die Regel bildet. Schweinfurth erwähnt in
seinen pflanzengeographischen Skizzen des gesammten Nilgebietes* das
Auftreten einiger Bosciq-Arten nebst vielen andern Sträuchern an der
Grenze von Wüste und Steppenwüste. Ferner beschreibt er in seinen
Vegetationsskizzen des Bæhr-el-Gasal* das Vorfinden der Boscia, sowie
zahlreicher anderer Gattungen an trockenen Stellen im Walde, auf san-
1 Pl. Pech. Hereroenses, ın Jahrb. d. Berl. bot. Gart., IV (1886), p. 261.
2 Bot. Zeitung, Nr. 38 (1868), p. 620.
® Bot. Zeitung, Nr. 6 (1870), p. 83.
419 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
digem Ton um Termitenkegel, wodurch ein Vegetationsbild zu Stande
kommt, das an die nördlichen Steppen, oder selbst Wüsten erinnert.
Nach mündlichen Mitteilungen des Herrn Prof. D’ Schinz sind die Ter-
mitenkegel auch in Südwestafrika beliebte Standorte mancher Pflanzen,
besonders der in jenen Gegenden häufig auftretenden Boscia Pechuelii
Kuntze. Er erklärt diese Erscheinung damit, dass durch die Arbeit
der Termiten das Innere, sowie die nächste Umgebung ihrer Wohnungen
beständig locker und mehr oder weniger feucht erhalten bleiben, wo-
durch den Wurzeln äusserst günstige Bedingungen zu ihrer Ausbreitung
und Funktion dargeboten werden.
Von Hartmann! wird uns berichtet, dass Vertreter der Gattung
Boscia Lam. (wahrscheinlich B. octandra Hochst. oder B. angustifolia
Rich.) in der Umgegend von Sennaar im Verein mit andern Sträuchern
teils lichte, teils dichte Haine bilden. Auch in D* Nachtigals umfang-
reichem Werk über die Sahara und den Sudan’ ist ôfters von dem Vor-
kommen einer Boscia-Art die Rede, die in jenen Gegenden «Machêt »
genannt wird und auf felsigem oder sandigem Boden einen grossen
Bestandteil des Buschwaldes ausmacht.
Anmerkung : Die als «Machét» oder « Muchet » (arab. «Kursän ») bezeich-
nete Boscia-Art ist identisch mit B. octandra Hochst. nicht aber mit B. senega-
lensis Lam., deren Ausdehnungsgebiet sich, wie schon p. 7 betont, lediglich auf
Senegambien beschränkt.
5. Nulzen.
In vielen Gegenden Afrikas, in denen .Boscia besonders häufig auf-
tritt, finden Wurzel und Frucht œkonomische Verwendung. Da die
Bosciakeimlinge eine bedeutende Menge Stärke enthalten, dienen die-
selben nach den Mitteilungen Wittmacks ® in den südlichen Provinzen
des egyptischen Reiches, wenn auch nur zur Zeit der Not als Nahr-
ung. Dasselbe findet sich bestätigt in den Berichten D' Nachtigals *
mit dem Zusatz, dass in Bornu die von der Testa entblössten Keimlinge
von B. octandra Hochst. unter dem Namen « Kumkum » teils als Arz-
neimittel, teils als Kaffeesurrogat verwendet werden‘, ähnlich wie dies
' Nilländer, in Wissen der Gegenwart, 24. Bd. (188%), p. 56.
? III. Bd., p. 53, 344, 327, 466, 490, 493, 510.
® In Sitsber. d. bot. Ver. d. Prov. Brandenburg, (1878), p. 139.
#236... 7.4132,466.
APPENDIX III. 11
am Senegal mit B. Senegalensis Lam. und B. angustifolia Rich. der
Fall ist. Schinz ? gibt an, dass im Hererolande, wo B. Pechueln Kuntze
im Otjiherero (Sprache der Ovaherero) Omutendereti genannt, haupt-
sächlich zu Hause ist, die Wurzeln unter dem Namen Omungerere
bekannt, entweder abgekocht zur Bereitung eines mindestens der Farbe
nach Kaffee-ähnlichen * Getränkes dienen, oder im pulverisirten Zustand
als Antiseptieum bei Verwundungen und zwar mit Erfolg verwendet
werden. Endlich dienen auch die süssen Beeren der B. Pechueli
Kuntze, Ozonguindi genannt, den Ovaherero und Aajamba als Genuss-
mittel.
Im Shire-Hochlande werden die dicken, knolligen Wurzeln der
B. salicifolia Oliv. gegessen ‘.
Uebereinstimmend mit den Aufzeichnungen de Pruyssenaires °
schreibt Schweinfurth °, dass die Eingebornen die bittern « Beeren »
besonders der B. octandra Hochst. nach mehrmaligem Abbrühen mit
kochendem Wasser in einen Brei verwandeln, nachdem sie vorher
die « Beeren » an der Sonne getrocknet und durch Stossen im Mörser
die sehr bittern Kotyledonen abgesondert haben.
4, Morphologische Verhältnisse.
Morphologie der vegetativen Organe.
Da es mir bis jetzt nicht vergönnt war, einen lebenden Vertreter der
Gattung Boscia mit eigenen Augen zu sehen, bin ich selbstredend
genötigt, mich auf die Angaben der verschiedenen Afrikaforscher,
1 Referat Aschersons über die von Dr Nachtigal aus Bornu mitgebrachten
Boscia Keimlinge. in Sıtsber. d. bot. V. d. Prov. Brandenburg, (1878), p. 139.
Die ausführliche Beschreibung d. Keimling erfolgt weiter hinten.
2 Forschungsreisen durch Deutsch-Südwest-Afrika, (1884-87), p. 93, sowie laut
einigen Privatnotizen und mündlichen Mitteilungen.
8 Die qualitative chemische Untersuchung, die Prof. Schinz ausführen liess,
um event. bei dieser Pflanze einen Gehalt an Coffein zu constatiren, hat
ein negatives Resultat ergeben. Auch Dammer (in Lexikon der Verfälschungen,
p- 396) führt unter den Kaffeesurrogaten B. senegalensis Lam. (B. octandra
Hochst.) an.
* Engl. Deutsch-Ost-Afrika, V. Bd., Teil B, (4895), p. 140.
5 Laut. Aschersons Referat in Sitzber. d. bot. V. d. Prov. Brandenburg,
(1878), p. 139.
6 Im Herzen von Afrika, (1878), p. 468.
12 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
welche dieser Pfianze an Ort und Stelle begegnet sind und dieselbe zum
Teil ihrer äussern Erscheinung nach beschrieben haben, zu berufen.
Die diesbezüglichen Schilderungen, die ich in Nachfolgendem zusam-
mengestellt habe, werden immerhin genügen, um ein ziemlich klares
Bild von dem Gesamtaussehen dieser Gattung zu liefern. Für die
Systematik ist in diesem Falle die Beschaffenheit und die Anordnung,
sowie die Struktur der jüngsten entwickelten Triebe und Laubblätter,
nebst den generativen Organen, von weit grösserer Wichtigkeit, als
das allgemeine Habitusbild. Meine Ausführungen beschränken sich -
deshalb fast ausschliesslich auf das mir vorliegende Herbariummaterial.
Leider bestanden die Proben zahlreicher Arten, die mir aus den Her-
barien des Berliner Museums, sowie aus Kew zugestellt wurden, meist
nur aus ein bis zwei, mehr oder weniger gut conservirten Blattexem-
plaren.
Von einer Beurteilung der morphologischen Verhältnisse, auf Grund
eigener Betrachtung, muss ich bei solchen Arten natürlich abschen.
Für letztere verweise ich auf die schon bestehenden, von früheren
Autoren herrührenden Diagnosen, die ich bei jeder Art an den Anfang
stelle.
Alle Boscia-Arten besitzen entweder strauch- oder baumartigen
Habitus und können eine Höhe von 3-10 m (2. fetida Schinz 3-6 m ',
B. corymbosa 10 m *) erreichen.
Dem Afrikareisenden wird diese Gattung insofern augenfällig, als
dieselbe eine wintergrüne Blattbekleidung aufweist, die aller Wahr-
scheinlichkeit nach für sämtliche Arten charakteristisch ist; denn bisher
wenigstens ist noch keine der Belaubung entbehrende Boscia gefunden
worden. Beispielsweise wird unter anderem von Grisebach * berichtet,
«dass Boscia angustifolia Rich. mit einer Banalites zusammen in den
« heissesten Gegenden Nubiens auffällt, durch die immergrünen
« Blätter, wenn sonst alles übrige Leben erstorben zu sein scheint. »
Man darf jedoch annehmen, dass jene Boscia-Arten mit sehr dünnen,
zart gebauten Blättern, so besonders Boscia urens Welw. und B. mata-
belensis Pestalozzi, ihren Blätterschmuck bei Beginn der Trocken-
periode z. T. mindestess abwerfen, ähnlich wie unsere einheimischen
Laubbäume und Sträucher vor dem Einzug des Winters es tun.
‘ Laut mündlicher Mitteilung des Herrn Prof. Dr H. Schinz.
* Zufolge einer Etiquette aus dem Herb. d. Universität Zürich, Menyhart, n. 859.
® Vegetation der Erde, Ti (1872), p. 120.
S
zn EEE ee Re er
>37 3 4
APPENDIX II. 193
Während manche Arten starr aufrecht stehende Zweige und Blätter
entwickeln, gewähren andere vielmehr den Anblick einer Trauerweide.
Dies gilt besonders von B. salicifolia Oliv.!, ebenso von der, zu
B. angustifolia Rich., gehörenden 2. abyssinic» Hochst. (Gemäss einer
Etiquette aus d. Herb. d. Wien. Hofmuseums, Schimper n. 190). Je nach
dem die Bildung der Blätter bei Beginn der Trocken- oder Regenzeit
stattfindet, stehen dieselben alternirend an 15-25 cm langen Trieben,
öder gehäuft inserirt an oft stark gestauchten Sprossaxen die ihrerseits
mehrjährigen Zweigen entspringen. In den meisten Fällen sind oft
bedeutende Form- zum Teil auch Grössen-Unterschiede zu konstatiren,
so weit mir dies nach dem vorliegenden Material zu beurteilen gestattet
ist. Besonders auffallend ist dieser Kontrast bei B. angustifolia Rich.
mit ovalen, beiderseits zugerundeten Winterblättern (Langtriebform)
und lanzettlichen, zugespitzten Sommerblättern (Kurztriebform). (Vergl.
Taf. I u. IL). Anatomisch lässt sich zwischen beiden Blattformen bei
dieser Art kein Unterschied wahrnehmen.
Das in seinen Grössendimensionen stark differirende Boscia-Blatt ist
immer einfach, was zum Teil als Gattungsmerkmal benutzt werden
kann, indem bei verwandten Gattungen sehr oft zusammengesetzte
Blätter vorkommen. (Nach Pax, in Engl. u. Prantl, nat. Pflanzenfam., UT.
Teil, 2. Abt., p. 222 u. 223 besitzt z. B. Cleome teils einfache, teils 3-7
teilige Blätter). Die Blattstiele variiren in ihrer Länge zwischen
0,5 mm (DB. fœtida Schinz, B. microphylla Oliv.) und 12 mm (beiden
verschiedenen mittelgrossen und grossen Blattformen).
Pax gibt in seiner Charakteristik über Boscia Lam. « lederartige
Blätter mit sehr kleinen Nebenblättern an. » Mir selbst gelang es nur
bei 2 Arten (B. octandra Hochst. und B. angustifolia Rich.) Neben-
blätter wahrzunehmen und zwar nur mit Hülfe der Lupe. Dieselben
sind von pfriemlicher Gestalt und kaum 0.5-1,0 mm lang. Die Zartheit
dieser Gebilde trägt jedenfalls die Schuld an deren Hinfälligkeit.
Nebenblattnatur besitzen vermutlich auch die pfriemlichen Anhängsel
der Blütentragblätter, auf die ich weiter unten noch näher eintreten
‚werde.
Wie schon angedeutet, sind die Grössenunterschiede bei den Laub-
blättern der verschiedenen Boscia-Arten ganz bedeutende. Die grössten
Blätter bringt Boscia octandra Hochst. zur Entwicklung. Die höchst-
gemessene Blattlänge ? beträgt bei dieser Art 110 mm, zu 70 mm
1 Engl. Deutsch-Ost-Afrika, V. Bd., Teil B, (1895), p. 140.
2 Kotschy, n. 288, aus d. Herb. d. Wiener Hofmuseums.
1% BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Breite; andere Blätter besitzen 100 mm Länge und 50 mm Breite.
Das durchschnittliche Verhältnis beider Durchmesser zu einander,
speziell bei Kotschy n. 288, ist 2 : 1. Andere, besonders jüngere
B. octandra Blätter weisen oft ein viel engeres Verhältnis zwischen
Länge und Breite der Lamina auf, wie z. B.6:5;7:5 oder 5:4, etc.
Lässt man die Grösse der gesammten Blattfläche ausser Betracht und
vergleicht nur die Längenmasse der Blätter, so wird allerdings Boscia
octandra Hochst. von B. salicifolia Oliv. übertroffen. Es massen nämlich
Blätter einer von D’ Pfund gesammelten D. salicifolia Oliv. (aus Kew)
in ihrer Länge 143 mm resp. 161 mm (Blattstiel à ca. 12 mm inbe-
griffen), während die Breite jeweilen nur 6,5 resp. 7 mm betrug. Ein
Blatt der gleichen Art, von G. Schweinfurth aus Arabien herstammend
hatte sogar eine Länge von 170 mm (mit dem Blattstiel à 10 mm) auf-
gewiesen, bei einer Breite von 18 mm. Das Längen- und Breiten-
verhältnis dieser, im allgemeinen lineal-Janzettlichen Blätter schwankt
zwischen 6 : 1 und 20 : 1’. Gewiss recht bescheiden erscheinen, ver-
glichen mit den vorangegangen Zahlen, die Grössenverhältnisse der
Blätter von B. fetida Schinz und B. microphylla Oliv. Bei Boscia
Jœtida Schinz beträgt die Länge der Blattspreiten im Mittel 7-8 mm,
die Breite 3 mm, Blattstiel meist 1 mm. B. microphylla Oliv. besitzt in
Längs- und Querdurchmesser seiner Blätter ungefähr die nämlichen
Zahlenwerte, wie Boscia fœtida Schinz. Die übrigen hier nicht auf-
gezählten Boscia-Arten vermitteln alle möglichen Uebergänge zwischen
der grössten und der kleinsten Blattform.
Die Blätter variiren hinsichtlich ihrer Form innerhalb der einzelnen
Arten verhältnismässig stark; da sich aber dieselben Variationen bei
den verschiedenen Arten wiederholen, so wird doch die ganze Gattung
in dieser Beziehung von einer gewissen Gleichförmigkeit beherrscht.
Dieser Umstand ist es vor allem, der eine sichere Artbestimmung nach
der sonst üblichen organographischen Methode sehr erschwert, teilweise
sogar unmöglich macht.
Jede Boscia-Art kann jedoch ohne Schwierigkeit an ihrer Blatt-
struktur erkannt werden, selbst wenn die Blätter zweier verschiedener
Arten einander äusserlich noeh so ähnlich sind. Als Beispiel erwähne
ı Boscia pubens Rich. aus Herb. Kew, wird von Oliver zu B. angusti-
folia Rich. gehörig angegeben, von mir aber als B. salicifolia Oliv. bestimmt.
Das mir zur Untersuchung vorliegende Blatt besitzt eine Länge von 75 mm
(incl. Blattstiel à 7 mm) und eine Breite von 44 mm — 5 : i.
APPENDIX IH. 15
ich die beiden kleinblättrigen Arten Boscia microphylla Oliv. und
B. fetida Schinz. die äusserlich vollkommen gleich, anatomisch jedoch
total verschieden sind.
Die ovale und die elliptische Form sind unbedingt als Grundtypen
des immer ganzrandigen Boscia-Blattes zu bezeichnen. Sie treten uns
sowohl bei den kleinsten Poscia fetida-Blättern, als auch bei
B. octandra-Exemplaren entgegen. Von diesen genannten Formen sich
ableitend, finden wir bei den verschiedenen Arten einerseits, teils
breite, teils länglich-ovale, dann wieder verkehrt-ovale, oder elliptische
Blätter mit zugerundeter Spitze und Basis, anderseits solche, die aus-
gesprochen als breit- oder länglich-lanzett, meist mit scharfer Spitze zu
kennzeichnen sind. Die lanzettförmigen Blätter nehmen entweder
mehr gegen die Blattspitze hin einen scharf zugespitzten Verlauf, mit
allmählichem Abnehmen der grössten Breite in der Richtung der
Blattbasis, oder umgekehrt. Die grösste Abweichung vom allgemeinen
Typus kommt in den linear-lanzettlichen Blättern von B. salicifolia
zum Ausdruck. Jene von mir als identisch mit B. salicifolia befundene
B. pubens Rich. dürfte mit ihren nur länglich-lanzetten Blättern als
vermittelnde Form anzusehen sein. Die kurze Stachelspitze, durch den
verlängerten Mittelnerv gebildet, ist eine ziemlich allgemeine Erschein-
ung bei den Boscia-Arten, überhaupt bei vielen Capparidaceen.
Sie tritt sowohl bei abgerundeter, oder eingedrückter, als bei
scharf zulaufender Spitze auf. Die netzartige primäre und sekundäre
Nervatur der Lamina tritt meist nur bei den bilateral gebauten
Blättern deutlich über die Oberfläche hervor. Bei einigen Arten mit
tiefeingesenkter Blattnervatur lässt sich diese noch an den weisslich
durchscheinenden Bastfasern erkennen. Fehlen letztere und verlaufen
die Gefässbündel genau im Centrum des Mesophylls, so hält es oft
schwer, selbst den Mittelnerv von aussen wahrzunehmen. Die Blätter
erhalten dann gleichsam das Aussehen eines Succulentenblattes (D. fæ-
tida Schinz, B. Pechuelii Kuntze u. a. m.).
Parallel dem Mittelnerv zulaufende Primannerven treten bei B.
somalensis Gilg auffallend deutlich hervor. Die Blätter derselben
zeichnen sich zugleich durch einen, nur wenigen Arten eigentümlichen,
ausserordentlich kräftigen Randnerv aus, der sich von der Basis bis
zur Spitze hinzieht. Die sekundäre Nervatur ist immer anastomosirend.
Soweit aus getrocknetem Material auf die Verhältnisse im lebenden
Zustande geschlossen werden darf, besitzen die starren, lederigen
Blätter, in der Mehrzahl zerstreut- oder unbehaart, ein wachsartig
16 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
glänzendes Aussehen, während im allgemeinen Blätter von weicher
und zarter Konstitution eine rauhere und daher mattaussehende Ober-
fläche darbieten. Die bei den einen Arten mehr grüne, bei den andern
mehr gelblich-grüne Farbe der Blättet ist leicht in Korrelation zu
bringen mit dem Fehlen, oder häufigen Auftreten von Blatt-Skle-
reiden.
Morphologie der generativen Organe.
(Vergl. hiezu Taf. I u. I.
Wie die Laubblätter bieten auch die der Fortpflanzung dienenden
Organe wenig Abwechslung in ihren Formen dar, so dass die Art-
bestimmung, wie schon eingangs hervorgehoben, bei alleiniger Berück-
sichtigung der Blüten eine äusserst unsichere und schwierige ist und
fast nur-auf dem Blütenstand und der relativen Grösse der Blüte
basiren kann.
Blütenstand.
Die Boscia-Blüten sind immer entweder zu einfachen oder mehrfach
zusammengesetzten dolden- oder schirmtraubigen Blütenständen ver-
einigt. Ohne Zweifel liegt diese Einrichtung im Interesse der Erhöhung
der Auffälligkeit, da die Komponenten, weil klein und farblos, für sich
allein zu unauffällig wären und die Blüten zur erfolgreichen Bestäubung
sicherlich (Geruch) auf Insektenbesuch angewiesen sind. Meistens, aber
nicht in hohem Masse, findet eine spätere Streckung der anfangs
gestauchten Achse statt, wie dies Pax! für die Capparidaceen allgemein
angegeben hat.
Auch an den Partialblütenständen stehen die einzelnen Blüten ge-
häuft am Ende der betreftenden gemeinsamen Blütenstandsachse. Ein-
fache Doldentrauben mit stark reduzirter Achse finden sich hauptsäch-
lich bei den kleinblätterigen Arten (z. B. B. fetida Schinz ete., ferner
bei B. Pechuelii Kuntze).
Der ganze Blütenstand ist entweder terminal, oder lateral; es können
auch beide Stellungen zugleich bei derselben Art vorkommen. Bei
einigen Arten finden sich teils beblätterte, teils unbeblätterte Kurz-
* In Engl. u. Prantl, nat. Pflanzenfam., III. T., 2. Abt. (1891), p. 212.
APPENDIX III. 17
triebe, deren Spitzen von einfachen, kleinen Scheindolden gekrönt sind
(B. fetida Schinz, B. kalachariensis Pestalozzi). Auch die zur Regen-
zeit sich entwickelnden Langtriebe können fertil abschliessen (2. octan-
dra Hochst. u. a. m.). Die Ausbildung entweder eines einfachen oder
eines zusammengesetzten Blütenstandes (Traube) ist für jede einzelne
Art constant.
Tragblätter für die einzelnen Blüten, wie für die Teilblütenstände
sind in der Regel vorhanden, aber sehr unscheinbar und ganz abwei-
chend von der Form der Laubblätter gestaltet. Sie besitzen meist
pfriemliche, seltener lanzettliche Form und werden von kleinen, neben-
blattartigen Zipfeln, oder Anhängseln begleitet, welche am Grunde,
oder in halber Höhe dem Tragblatte entspringen und etwa !/s-!/» mal
so lang wie das letztere sind.
Plastik der Blüte.
Hiezu Taf. II.
Den auffallendsten Teil der an und für sich ziemlich unscheinbaren,
aktinomorphen, nach der Vierzahl gebauten Boscia-Blüte bilden die
vier gleichgrossen, freien, nur am Grunde wenig verwachsenen Kelch-
blätter, dem kurzen Blütenboden inserirt. In der Knospenlage klap-
pig, schlagen sich die breitlanzettlichen bis eiförmigen Kelchblätter bei
der Aestivation immer mehr zurück und fallen meist bald nach dem
Verblühen ab. In den meisten Fällen zeigen dieselben wenigstens unter-
seits eine weiche, kurze Behaarung und besitzen im lebenden Zustande
eine entweder gelbliche, oft grünliche, oder graugrüne Farbe. Die
Länge der Kelchblätter, von der Verwachsungsstelle bis zur Spitze
gemessen, varlirt bei den meisten Arten zwischen 2,75 mm (B. angusti-
Jola) bis 6 mm (BD. Welwitschu Gilg). Die Breite beträgt im allge-
meinen die Hälfte der Länge. Eine im Vergleich zu den übrigen Arten
ganz abnorm grosse Blüte besitzt 2. grandıflora Gilg.
Gilg' gibt den Durchmesser der lange, lockere Trauben bildenden
Blüten auf 12-14 em an.
Kronblätter fehlen der Gattung Boscia vollständig, ebenso wie den
Gattungen : Buchholzia, Courbonia, Thylachium, Meerua (mit Aus-
nahme der Sektion Séreblocarpus Arn.) und einigen Arten von Cadaba?.
1 Engl. Deuisch-Ost-Afrika, V. Bd., Teil C, (1895), p. 186.
2 Pax, in Engl. u. Pranil, nat. Pflanzenfam., 1. e., p. 245.
BULL. HERB. BOISS. Appendix III, juin 1898.
AQ
18 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Ein wichtiger Bestandteil der Boscia-Blüte wird durch den allen Cappa-
ridaceen eigenen Discus' repräsentirt. Als charakteristisches Merkmal
für die Gattung kann hier die gleichmässig ringförmige Entwicklung
desselben gelten. Es schiebt sich dieses Axengebilde zwischen Kelch und
Andræceum ein, erscheint mehr oder weniger ring- oder flach-schüssel-
förmig. Seine untere Hälfte ist meistens mit dem Kelch verwachsen,
nämlich bis zu der Stelle, wo auch die Kelchblätter sich zu trennen
beginnen am Grunde des Blütenbodens. Die freie Hälfte kann entweder
von warziger Beschaffenheit sein, oder sie ist fransig zerschlitzt. Man
wäre versucht, die verschiedenen Modifikationen in der Ausbildung des
Diseus als system. Unterscheidungsmerkmal für die einzelnen Arten zu
benützen; meiner Ansicht nach könnte dies nur zu unsichern Resultaten
führen. Obwohl einige Arten einen besonders auffallend entwickelten
Discus aufweisen, so sind doch die Formunterschiede bei sämtlichen
Arten zu geringe, als dass dieselben zu einer sicheren systematischen
Abgrenzung jeder einzelnen Art gebraucht werden könnten. Da er von
drüsiger Beschaffenheit ist, liegt dem Discus jedenfalls als Hauptauf-
gabe die Insektenanlockung ob.
Diagramm.
Hiezu Tafel III, Fig. 11 u. 12.
Das Andraceum setzt sich aus 6-8 freien, am Grunde des Blüten-
bodens inserirten Staubblättern zusammen, die bei der Mehrzahl der
Arten in einem, bei einigen in zweien, bei 5. urens Welw.? in drei
Kreisen angeordnet sind.
Bentham und Hooker gibt die Zahl der vorkommenden Staubblätter
auf 12-20 an, Baillon‘ auf 6-, desgleichen Pax in Engl. und Prantl.
nat. Pflanzenfam. (p. 214). Das Vorkommen von nur 4, den Kelch-
blättern opponirten Staubblättern konnte ich nirgends wahrnehmen’.
1 Pax, 1. c., p. 216, charakterisirt den Discus von Boscia, Buchholzia und
Gourbonia als besonders kräftig entwickelt.
? Der einzige, von mir beobachtete Fall mit 3 Kreisen. Näheres hierüber im
Spez. Teil.
® Gen. Pl., I (1862), p. 108.
* Histoire d. Pl. Til (1872), p. 477.
° 0. Kuntze, pl. Pechuelii Hereroenses spricht von 4-6 Stb. bei B. micro-
phylla Oliv.
APPENDIX II. 19
Bei allen ist, Pax! zu Folge, eine kollaterale, sowie eine seriale Spaltung
der ursprünglich in der Vierzahl vorhandenen Staubblätter anzu-
nehmen. Wo das Dedoublement ein einfaches geblieben, da hat nur
kollaterale Spaltung stattgefunden, entweder bei allen vier Gliedern,
oder nur bei den transversal gestellten. Das Vorfinden von 8 Staub-
blättern z. B. bei B. octandra Hochst. scheint hier ausnahmsweise ein
ziemlich konstantes zu sein. Ein 6 gliederiges AndrϾceum fand sich bei
einer B. angustifolia Rich. Kotschy 245, während eine als reticulata
Hochst. bestimmte Boscia ein 8 gliederiges besass. Dass der Wert dieses
Unterschiedes in der Staubblattzahl systematisch ein sehr geringer ist,
ergibt sich aus den Verhältnissen bei B. corymbosa Gilg und B. kala-
chariensis Pestalozzi. Bei beiden finden sich am selben Blütenstand
Blüten mit 6, 7 oder 8 gliedrigem Androeceum, wahrscheinlich durch
Abortieren eines oder zweier Glieder verursacht.
Blüten mit mehr als 8 Staubblättern haben dieselben in mehr als
einem Kreise angeordnet; es hat bei denselben wahrscheinlich eine seriale
Teilung stattgefunden. Die grösste Zahl fand ich bei B. urens Welw. mit
20-22 Staubblättern, wie schon erwähnt, in 3 Kreisen an einem schwach
angedeuteten Androphor inserirt. Die grössere Staubblattzahl ist
wegen ihrer Inconstanz bei den einzelnen Arten natürlich als syste-
matisches Unterscheidungsmerkmal gänzlich unbrauchbar. Ein Andro-
phor ist in der Regel nicht vorhanden; einzig bei der vorhin erwähnten
Art beginnt die Insertion des untersten Staubblattkreises erst in einer
Höhe von 0,4-05 mm, der zu einem Androphor verlängerten Axe.
Auch die übrigen Staubblätter nehmen hier ihren Ursprung über-
einander und nicht in gleicher Höhe, wie dies bei den meisten übrigen
Arten der Fall ist. Ein eigentliches Verwachsensein ber basalen Hälften
der Staubblätter, wie dies von Bentham und Hooker, sowie von Baillon
(Hist. d. Pi.), für Boscia Lam. angegeben wird, konnte ich nirgends kon-
statiren. Dort heisst es : « Stamina 12-20, ad apicem tori inserta; fila-
mentis liberis v. basi submonadelphis; » hier : « Stamina 6-, summo
toro inserta, libera v. basi leviter connata. »
Die 4-7 mm messenden Filamente besitzen, wie dies bei den meisten
Capparidaceen zutrifft, schon in der Knospenlage mehr oder weniger
ihre definitive Länge, sind aber in diesem Zustande noch S-förmig
gekrümmt und strecken sich dann bei voller Anthese. Sie tragen an
ihren Enden die dorsifixen, im Mittel 1 mm langen Staubbeutel, indem
laser, p. 212:
20 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
sie hier in das sehr schmale Konnectiv übergehen. Letztere verbinden
nur die obern Hälften der beiden Thecæ, die untern Hälften sind frei
und divergiren etwas. Die je 2 Fächer enthaltenden Thecæ entlassen
ihre Pollenkörner intrors durch Längsspalten. An den glatten, kugel-
igen Pollenkörnern lassen sich deutlich eine Exine und eine Intine
unterscheiden; desgleichen 4 Poren.
Der weibliche Geschlechtsapparat besteht aus 2 transversal gestellten
Carpellen, die zusammen einen einfächerigen, meist birn- oder eilör-
migen Fruchtknoten darstellen, welcher von der zu einem Gynophor
verlängerten Blütenaxe getragen wird und frei aus der Blüte hervor-
ragt. Das Gynophor ist stielrund, variirt in seiner Länge bei den ver-
schiedenen Arten zwischen 1 mm (2. corymbosa Gilg und B. fetida
Schinz mit blos 0,3-0,5 mm) und 6,5 mm (2. urens Welw.)'; in der
Regel ist während der Anthese das Gynophor um 1-2 mm kürzer als
die Filamente der Staubblätter?. Die angegebenen Zahlenwerte für das
Gynophor sind aber unsichere, insofern als dieses Axenglied meist erst
nach der Blüte seine definitive Länge erreicht, während dasselbe in der
Knospenlage noch wenig entwickelt, oft kaum deutlich wahrnehmbar
ist. Auch Pax° macht auf diesen Umstand aufmerksam, als auf eine,
fast bei allen Capparidaceen wiederkehrende Erscheinung.
Der Fruchtknoten geht nach oben fast direkt in die wenig verbrei-
terte, umgelappte, papillöse Narbe über, so dass von einer Griffelaus-
bildung eigentlich kaum die Rede sein kann. Die Samenanlagen, in der
Zahl von 6-12 vorhanden, entspringen 2, gewöhnlich ungleich hoch‘
stehenden parietalen Placenten, die von den eingeschlagenen Rändern
der Fruchtblätter gebildet werden. In den meisten von mir unter-
suchten Fruchtknoten besass jede Placenta je 2 Paar übereinander
gestellte, pleuro-anatrope Samenknospen und zwar je ein Paar auf
gleicher Höhe, wie das entsprechende Paar der gegenüberliegenden
Placenta. Alternanz je zweier Paare beobachtete ich bei B. angustifolia
Rich. Der heranwachsende Fruchtknoten bildet oft Vorsprünge in die
Fruchthöhle, die sich nach Angabe Richards’ gelegentlich zu falschen
? Wahrscheinlich besitzt die Blüte von B. grandiflora Gilg noch ein längeres
Gynophor.
? Gilg, Capparidac. et Thymelæac., B. elegans Gilg, Gynophor überragt die
Stamina.
° In Engl. u. Prantl, nat. Pflanzenfam., 1. c., p. 215.
* Besagtes Verhalten wird auch von Radlkofer (über Forchhameria, p. 66) für
B. octandra Hochst. besonders erwähnt.
° Fl. seneg. tent., 1 (1830-33), p. 26, observ. bei B. senegalensis Lam.
1 ee Lo
E ET 7
APPENDIX IM. |
Scheidewänden entwickeln können. Ich selbst habe nie eine völlig aus-
gebildete Scheidewand, die den Fruchtknoten 2 fächrig erscheinen liess,
wahrnehmen können. Auch Radlkofer', der ebenfalls von Anfängen zu
einer falschen Scheidewand spricht bei seiner Beschreibung der B. oc-
tandra Hochst., konnte an dem ihm vorliegenden Material keine zur
vollen Ausbildung gelangte Scheidewand entdecken. Er schreibt ferner
darüber : « Bei Untersuchung trockener, reifer Früchte wird man sich
« vor einer Verwechslung mit einem von der Fruchtwand teilweise
« abgelösten Endocarpe, wie ich es bei B. firma vorgefunden habe und
«an der Strukturverschiedenheit der erst durch die Ablösung ent-
« standenen, gegenüber der natürlichen Oberfläche mit Bestimmtheit
« als solches erkennen konnte, zu hüten haben. »
Bezüglich der Bestäubung muss ich auf die Beobachtungen anderer
Forscher hinweisen. Pax’ glaubt wohl mit Recht, den mannigfaltigen
Discuseffigurationen zu Folge, Bestäubung durch Insekten annehmen
zu dürfen, da bei einzelnen Capparidaceenblüten wirklich Nektar-
abscheidung beobachtet wurde. Nach Radlkofer kommen die im
Schweben saugenden Insekten für diesen Akt in Betracht. Die Cappari-
daceen scheinen allgemein zur Befruchtung ihrer Samenanlagen auf
Fremdbestäubung angewiesen zu sein und es darf angenommen werden,
dass bei der meist aeropetalen Aufblühfolge eine weitgehende Protero-
gynie stattfinde. Hildebrand, der den Bestäubungsmodus einiger Cappa-
ridaceen näher studiert hat, erwähnt als sicher stehend, dass durch
spätere Veränderung der Lage, Narbe und Antheren derselben Blüte
stets in eine solche Lage kommen, dass sie sich nicht berühren‘.
Von zwei Boscia-Arten wird berichtet, dass ihre Blüten einen unan-
genehmen Geruch verbreiten, so z. B. Boscia senegalensis Lam.,
B. octandra Hochst., die J. M. Hildebrandt in Abyssinien gesammelt‘.
Ganz besonders widerlich soll der den Blüten von Boscia fœtida
Schinz? entströmende Geruch sein, dem die Art auch ihren Namen
verdankt.
! Ueber Forchhameria, p. 67 (Fussnote).
? in Engl. und Prantl, nat. Pflanzenfam., 1. c., p. 218.
$ Hildebrand, in Bericht der deutsch. bot. Gesellsch. IV (1886), p. 329, Taf.
XIX.
* Sitzb. d. bot. V. d. Prov. Brandenburg, 27. Sept. 1878, p. 140.
° Schinz, Beiträge zur Flora von Deutsch-Südwest-Afrika,in Abhandl. d. bot.
V. d. Prov. Brandenburg, XXIX (1887), p. 49.
22 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Struktur des Pericarps.
Taf. IV.
Die völlig reife Frucht wird, weil für die Mehrzahl der Fälle am
zutreffendsten, als kugelige, trockene Schliessfrucht von 5-12 mm.
Durchmesser zu bezeichnen sein. Das Pericarp, aus 3 Schichten beste-
hend, enthält meistens einen, seltener zwei, drei oder vier Samen, von
welchen jeder von einer dünnhäutigen Testa umgeben ist. Die Früchte,
mit mehr als einem Samen wurden deshalb bis jetzt immer als Beere
bezeichnet, obwohl unter diesem Begriff gewöhnlich nur Früchte mit
saftigem, Heischigem Exocarp gemeint sind, was bei Boscia aber nur im
unreifen Zustand der Fall ist, während die reife Frucht ein steinhartes
Endocarp besitzt. A. Richard bezeichnet die 1-4 Samen der Frucht
von B. angustifolia Rich.’ als « externe nucamentacea » und in der
Flora Abys. I, p. 28, blos als « nucamentacea »; ebenso werden die-
selben in Benth. und Hook. Gen. I, p. 108, zugleich als « nidulantia »
charakterisirt, worüber Radlkofer? äussert, « dass das beschriebene
« Verhalten vielleicht durch eine (dem vollkommen reifen Samen) eng
« anliegende Fruchtschicht veranlasst sein mag, wie sie auch bei
« Capparis-Arten vorkommt und zu falscher Auffassung geführt hat ».
Ist die Frucht einsamig, so macht dieselbe vielmehr den Eindruck
einer Drupa, wenigstens war dies der Fall bei den 6 verschiedenen
Arten, von denen mir reife Früchte zur Verfügung standen. Bei einer
jedenfalls reifen Frucht? von B. Pechuelii Kuntze, die direkt vom
Baume nebst einigen Zweigen in Spirtus verbracht worden war,
liessen sich deutlich 3 Schichten des Pericarps unterscheiden, ähnlich
wie bei Forchhameria, deren Frucht Radlkofer* mit jener von Boscia
vergleicht. Das Epicarp, von einer mit Stomaten versehenen Epidermis
überzogen, setzt sich aus sclerenchymatischen Zellen zusammen, die zu
dieht gedrängten, kubischen Haufen vereinigt sind und das Epicarp
corticos und an seiner Oberfläche grannulirt erscheinen lassen (« war-
zig » nach den meisten Beschreibungen). Im eigentlichen Mesocarp, das
aus lockerem, parenchymatischem Gewebe besteht, konnte ich bei
FI. Seneg. tent., 1 (1830-33), p. 26.
? L. c., p. 67 (Fussnote).
# Vergl. Tafel IV.
le, Ip eZ:
APPENDIX IH. 923
B. Pechuelii Kuntze keine Steinzellen finden, wie dies Radlkofer als
Unterschied der Gattung Boscia angibt, gegenüber Forchhameria.
Den Uebergang zwischen Mesocarp und Endocarp, mit einer, dem Epi-
carp ähnlichen Aussenseite, die aber hier von der ungleichen Wand-
dicke herrührt, wird, übereinstimmend mit den Angaben Radlkofers,
« aus ein paar Schichten sich schief kreuzender und in jeder Schicht in
« wechselnder Richtung sich eng aneinander schliessender, schmalband-
« artiger oder fast fädlicher Sklerenchymzellen gebildet ». — Eine der-
artige Beschaffenheit des Pericarps zeigten auch die Früchte der
übrigen von mir untersuchten Arten, nur war bei dem völligtrockenen
Material das markige Mesocarp meist ganz zusammengeschrumpft und
der Steinkern lose in der Höhle des Epicarps eingeschlossen.
Die oft abweichenden Beschreibungen über das Aussehen und die
Zusammensetzung der Boscia-Frucht mögen ihren Grund darin haben,
dass auf der einen Seite Unterschiede in der Ausbildung der Frucht
zwischen den verschiedenen Arten bestehen, und dass anderseits bezüg-
lich des Pericarps die verschiedenen Gewebeschichten bis zur völligen
Reife oft wesentliche Metamorphosen durchzumachen haben. Mag nun
die Frucht ein- oder mehrsamig, beeren- oder steinfruchtartig sein, so
weicht sie, wie schon eingangs erwähnt, nie von der Kugelform ab, zum
Unterschiede von Mærua oder Cadaba, bei denen walzige oder glieder-
schotenähnliche Früchte vorkommen können.
Bei der gelblichen bis bräunlichen Boscia-Frucht bleibt hie und da
noch ein Ueberrest des kurzen Griffels und der Narbe zurück.
Wie bezüglich der Frucht, so liegen auch über den Bau des Keim-
lings teilweise abweichende Ansichten vor. Die erste Beschreibung der
Form des Keimlings wird von Richard! gegeben und zwar von Früchten
B. senegalensis Lam. und B. angustifolia Rich. Ueber die letztere
schreibt er : « Embryo convolutus, semini conformis, radicula longius-
« eula, obtusa, compressa, cotyledonibus convolutis latis incumbens. »
In der Erklärung der dazugehörigen Tafel 6, üg. d, heisst es: « Em-
bryon roulé sur lui-même.» Radlkofer?, der den Keimling von 2. firma
einer genauern Betrachtung unterzogen, kritisirt obige Beschreibung,
indem er sagt:
« Der Embryo entspricht der bildlichen Darstellung A. Richards für
« B. angustifolia (FI. Seneg. I, tab. 6, fig. d), nicht aber der dazu
1 Fl. Seneg. tent., I (1830-33), p. 26, tab. 6.
2 L. c., p. 67 (Fussnote).
9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« gegebenen Beschreibung. Um eine richtige Vorstellung von dem-
« selben zu erhalten, denke man sich in der bezeichneten Figur die
« Kotyledonen an dem diametral dem Buchstaben « d » gegenüber-
« liegenden Purkte beginnend, den einen für den Beschauer von dem
« andern genau gedeckt und in gleicher Weise wie diesen spiralig ein-
« gerollt, das Würzelchen aber der Spalte zwischen beiden Kotyledonen
« anliegend. Dass für diesen Embryo die Bezeichnung des Würzel-
« chens (oder der Kotyledonen) als « incumbent » wie bei A. Richard
«(und darnach in Benth. Hook. Gen.) nicht richtig, und die Bezeich-
«nung der Kotyledenen als « convolut » wenigstens nicht streng
«richtig wäre, ist klar. Wahrscheinlich ist sie es auch nicht für
« B. angustifolia. »
Eine sehr ausführliche Beschreibung der Keimlinge von B. senega-
lensis Lam.', welche D* Nachtigal aus Bornu mitgebracht hatte, ver-
danken wir Aschersohn? :
« Die weissgraue, runzelige Samenschale wird fast vollständig durch
« den, im frischen Zustande grünen, an den vorliegenden Exemplaren
« braungelblichen Keimling ausgefüllt, neben dem sich im reifen
« Zustande nur ein spärlicher Rest des anfangs schleimigen Perisperms
« vorfindet, welches zu einem dünnen Häutchen* eingeschrumpft ist.
« Der Keimling stellt einen ellipsoidischen Körper dar, dessen grösste
« Axe an den grössern Exemplaren 7 mm, die beiden kleinern 5 mm
« messen. Derselbe besteht, ähnlich wie bei der europäischen Cruciferen-
« Gattung Dunias L., aus den spiralig eingerollten Kotyledonen und
« der denselben äusserlich anliegenden Radicula. Während indess bei
« Bunias L. die nach aussen gewendete, stielrundliche ‘Radicula in die
« Rückenfläche eines der beiden Keimblätter übergeht, ist sie bei
« Boscia etwas zusammengedrückt, und ihre Aussenfläche geht in die
« eine Seitenfläche beider Kotyledonen über, deren Berührungsebene
« mithin sich in die Mittellinie der flachgedrückten Radicula fort-
« setzt. Die Kotyledonen sind an ihrer Basis halbstielrund; nahe über
« derselben treten indess ihre Ränder scharf flügelartig hervor und
‘ In Kordofan Kursan, auch fälschlich Muche6t genannt.
? Nachtrag z. Sitzb. d. bot. V. d. Prov. Brandenburg, 27. Sept. 1878, p. 138.
°® Offenbar ist unter diesem Häutchen die von mir als Testa bezeichnete Hülle
zu verstehen, während Aschersons Samenschale mit meinem steinschaligen Endo-
carp zu identificiren wäre. Da mir keine Zwischenstadien zur Verfügung standen,
war es nicht möglich, das Schicksal der Integumente, so wie des Nucellar-
sewebes bis zur Fruchtreife zu verfolgen.
APPENDIX II. 25
« greifen übereinander, so dass der eine Rand jedes Kotyledons deckt,
« der andere gedeckt wird. Noch etwas weiter oben werden die Kotyle-
« donen in ihrer ganzen Breite ziemlich dünn und sind rinnenförmig
« gefaltet, wobei sie mit dem grössten Teile ihrer Breite übereinander-
« greifen. Sie sind oberwärts etwas verbreitert, so dass die innere Win-
« dung etwas über die äussere, von der die Radicula etwa °/ı einnimmt,
« heraussieht. Sehr selten (Vortr. hat dies nur einmal beobachtet) liegt
« die Radieula nicht nach ausssen, sondern ist mit ihrer Spitze unter
« die Kotyledonen eingebogen, was nach der Entstehungsgeschichte des
« Phanerogamen-Keimlings als ein durchaus abnormes Vorkommen
« bezeichnet werden muss, und sich durch ein nachträgliches Längen-
« wachstum der Radicula, nachdem der Keimling im ganzen schon die
« definitive Gestalt erhalten, erklärt. Dieser so komplizirt gekrümmte
« Körper erinnert in der Form (und die vorliegenden, längere Zeit
« aufbewahrten Keimlinge auch in der Farbe) auffallend an eine kleine
« Schnecke oder noch mehr an den Steinkern einer fossilen Schnecke. »
Wie man sieht, decken sich die Schilderungen von Radlkofer und
von Ascherson in der Hauptsache ziemlich genau, insofern man wenig-
stens dabei berücksichtigt, dass sowohl die Form des ganzen Keimlings,
als auch die Stellung der Radieula zu den Kotyledonen und die Art und
Weise des Zusammenrollens der letztern, selbst innerhalb derselben Spe-
zies, mehr oder weniger variabel sein kann. Meine,an B. transvaalensis
Pestalozzi und B. Pechuelu Kuntze gemachten Beobachtungen, erwie-
sen sich im Allgemeinen als übereinstimmend mit den von Radlkofer
und Ascherson gegebenen Beschreibungen, weshalb ich auf eine eigene,
besondere Charakteristik verzichte, dagegen auf die an Hand ver-
schiedener Längs- und Querschnitte ausgefürten Zeichnungen und
deren Legende verweisen möchte‘. Mit einer bildlichen Darstellung
wird besonders bei diesem komplizirten Keimling eher eine deutliche
Vorstellung zu erzielen sein, als dies mit Worten allein möglich wäre.
Im Uebrigen ist noch beizufügen, dass dem Samen von Boscia, wie
überhaupt den Samen der Capparidaceen ein Nährgewebe fehlt; dafür
enthalten die Kotyledonen das erste nötige Bildungsmaterial, haupt-
sächlich Stärke. Pax? zu Folge bildet Boscia das Analogon zur Gat-
tung Pedicellaria, bei welcher die Keimblätter ebenfalls spiralig ein-
gerollt sind, das Würzelchen aber über die Spalte zu liegen kommt; den
Keimling bezeichnet er als « spirolob-pleurorhiz ».
1 Tafel II, Fig. 13-20.
? In Engl. u. Prantl, nat. Pflanzenfam.,1.c., p. 219.
26 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
Leider liegen über die Keimungserscheinungen keine Beobachtungen
vor; jedenfalls wäre es bei dieser Gattung interessant, den Verlauf des
Keimens, speziell das Auseinanderwickeln der Kotyledonen verfolgen
zu können.
3. Anatomie der Laubblätter.
A. Hautsystem.
Die Oberhaut des Boscia-Blattes ist, mit Ausnahme des Blattrandes,
immer einschichtig. In jenen Fällen zwar, wo sich eine aus chloro-
phylifreien Zellen bestehende Gewebeschicht über, bezw. unter den
Mittelnerven, zwischen diesen und die äusserste Zelllage beiderseits
einschiebt, wäre man leicht geneigt, von einer mehrfachen oder mehr-
schichtigen Epidermis über dem Mittelnerv zu sprechen, besonders
wenn man die Gleichartigkeit in Form und Grösse der äussersten Zell-
schicht mit den darunterliegenden Zellen beachtet. Ich schliesse mich
jedoch der Ansicht von E. Pfitzer ' an und bezeichne diese, ohne Zweifel
aus dem Grundgewebe entstandene, blattgrünfreie Zellschicht, die sich
der äussersten Zellschicht unmittelbar anschliesst, als Unterhautgewebe,
Hypoderma. (Taf. VI. Fig. 1). Wie ich bereits angedeutet habe, ist die
Fpidermis an jener Stelle, wo sie den Blattrand bedeckt, nicht in allen
Fällen einfach, sondern bei vielen Boscia-Blättern mehrfach, d. h. aus
einer ursprünglich einfachen Epidermis entstanden, im Sinne Pfitzers.
Das oben definirte hypodermale Gewebe soll bei Besprechung der
Leitungs- und Speichersysteme, denen es hauptsächlich zu dienen hat,
näher erörtert werden. Auch bei den typisch bilateral gebauten
Blättern weichen die Epidermiszellen der Ober- und Unterseite hin-
sichtlich des Umrisses wenig voneinander ab, dagegen zeigen sich in
diesen Fällen allerdings oft bedeutende Unterschiede in der Höhe der
beiden Epidermen. (Bei Boscia Hildebrandtii Gilg, taf. IX, fig. 3, z. B.
beträgt die Höhe der Epidermis oberseits 32-36 », unterseits dagegen
nur 20-24 v.) Gewöhnlich sind die beiden Flächendurchmesser der
zumeist tafelförmigen, unregelmässig vieleckigen Epidermiszellen
annähernd gleich gross; wo jedoch die Zellen der Nervatur direkt an
die Epidermis angrenzen, gibt sich der Verlauf der Nerven leicht an
der abweichenden Form der darüberliegenden Epidermiszellen zu
! Beitr. z. Kenntnis der Hautgewebe d. Pfl. in Pringsh. Jahrb. VIII (1872), p. 52.
APPENDIX IH. 277
erkennen, indem sie in diesem Falle gestreckt sind und zwar im Sinne
des Verlaufs der bezüglichen Nerven. Oft findet auch eine Streckung
der den Blattrand überziehenden Epidermiszellen statt.
Die Form, d. h. der Umriss der übrigen Epidermiszellen wird haupt-
sächlich durch welligen oder gestreckten Verlauf der Radialwände
bedingt. Da die verschiedenen Boscia-Arten in dieser Hinsicht zu viele
Uebergangsformen aufweisen, kann den Formverschiedenheiten der
Epidermiszellen nur ein geringer systematischer Wert beigemessen
werden.
Während die Seiten- und Innenwände der Epidermiszellen immer
nur aus einer homogenen Cellulosemembran bestehen, lassen sich an
den oft sehr erheblich verdickten Aussenwänden, selbst ohne Reagen-
tien in den meisten Fällen leicht 3 Schichten unterscheiden. Zu äusserst
die selten mehr als 4 u dicke Cuticula, meist durch zarte Fältelungen
ausgezeichnet, die als sog. Cuticularkämme sich oft über mehrere Epi-
dermiszellen hinziehen, wodurch die ganze Epidermis in der Flächen-
ansicht ein eigentümliches Aussehen erhält.
Besonders auf der Blattunterseite sind diese Cuticularerhöhungen
bei vielen Arten so stark hervorstehend und lichtbrechend, dass
es schwer hält, die Umrisse der einzelnen Epidermiszellen deutlich zu
erkennen.
Wo sich Spaltöffnungen finden, da stellen sich diese, als feine Stri-
chelchen erscheinenden Kämme, über den Nebenzellen parallel zu ein-
ander und stehen senkrecht zur Längsrichtung des Spaltes. (Taf. XIV,
fig. 1.) Hat die Epidermis Haare ausgegliedert, so nehmen diese Kämme
radiären Verlauf an, indem das Haar das Strahlencentrum bildet. Am
Blattstiel und Mittelnerv verlaufen die feinen Cuticularkämme in der
Längsrichtung dieser Blattteile.
Die nächstfolgende, die cuticularisirte Schicht ist in ihrer Aus-
bildung bei den verschiedenen Arten dem grössten Wechsel unter-
worfen und sie bedingt zumeist die relative Dicke der Epidermis-
aussenwand. Hiedurch unterscheidet sich Boscia von einigen Mærua-
Arten, die oft eine 20-30 » dicke Aussenwand besitzen, deren Haupt-
masse aus der Cellulosewandung besteht, überzogen von einer viel
dünnern Cuticula, während eine cuticularisirte Mittelschicht fehlt. Die
Abgrenzung dieser Mittelschicht der Epidermisaussenwand des Boseia-
blattes von der darunterliegenden Celluloseschicht ist meist auch ohne
Zuhülfenahme von Reagentien eine ziemlich scharfe. Die Grenzfläche
selbst ist in den wenigsten Fällen glatt, sondern bei vielen Boscia-Arten
28 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
zeichnet sich die eutieularisirte Schicht durch scharfe Zähne aus, die
oft ziemlich tief in die Celluloseschichten eingreifen und zur Erhöhung
des festen Zusammenhanges dieser Schichten beitragen.
Eine charakteristische Erscheinung an Blättern verschiedener Boscia-
Arten bilden jene kleinen, scheinbaren Lücken zwischen den einzelnen
Epidermiszellen, die in der Flächenansicht gewöhnlich linsenförmige
Gestalt besitzen und besonders an Epidermisstücken macerirter
Blätter deutlich zum Vorschein treten‘. Sie verdanken ihre Entstehung
den Blattsklereiden, die sich oft durch zahnartige Fortsätze vom Blatt-
innern her zwischen die einzelnen Epidermiszellen einkeilen und sogar
in einigen Fällen bis zur eutieularisirten Schicht der Aussenwand vor-
dringen.
Sehr deutlich sind diese Sklereidenkeile z. B. bei B. microphylla
Oliv. und bei B. rotundifolia Pax wahrzunehmen. Bei der letztern Art,
mit wenig oder gar nicht verzweigten Sklereïden, sind oft die ganzen
Fussenden derselben mit der cuticularisirten Schicht der Epidermis-
aussenwand in direkter Verbindung. Die betreffenden Fussenden ver-
treten auf diese Weise den Platz einer kleinern Epidermiszelle ?.
Dadurch kommt ein Bild zustande, welches den Anschein hat, als ob die
Sklereiden eine innere Trichombildung der Epidermis wären, während
diese Gebilde, wie weiter unten gezeigt werden soll, aus ganz andern
Ursachen entstanden sind.
Einfache, kreisrunde oder ovale Poren in den Cellulosewänden
der Epidermiszellen können fast bei allen Boscia-Blättern beobachtet
werden.
Von Anhangsgebilden der Epidermis sind die stets einzelligen, rela-
tiv kurzen Haare zu erwähnen. Bilateral gebaute Blätter haben all-
gemein an ihrer Unterseite eine dichtere Haarbekleidung aufzuweisen
als oberseits, wo die Haare oft sehr vereinzelt stehen. In der Regel
gerade gestreckt, manchmal von kurz-konischer Form und senkrecht
abstehend, erreichen die Haare selten eine grössere Länge als die Dicke
des Blattes beträgt. Die längsten und damit auch die schlankesten
Haare habe ich bei Boscia urens Welw. beobachtet, sie werden indessen
auch hier bei einer durchsehnittlichen Dicke von 14 4 nicht länger als
60 ». Diese Art zeichnet sich auch noch durch die gekrümmten Haar-
‘ Vergl. die verschiedenen Epidermisflächenbilder (Taf. VII, X. XH,
XII, etc.), sowie die bezügl. Querschnittsbilder.
? Siehe d. betr. Fig. auf Tafel V u. VII.
APPENDIX II. 29
spitzen aus, welches Merkmal schon Vesque (1. c. p. 75) zur Unterschei-
dung benutzt hat!. Die Wanddicke der Haare entspricht gewöhnlich der
Dicke der betrefienden Epidermisaussenwand. Bei den Haarbildungen,
wie sie die Gattung Boscia aufweist, könnte man vielleicht zutreffender,
wenigstens für etliche Arten nur von haar- oder sackförmigen Aus-
stülpungen einzelner Epidermiszellen sprechen.
Wo die Epidermisaussenwand auffallend dick ist, da verschwindet
das Lumen der Haare auch fast vollständig und beschränkt sich auf
den zwischen den übrigen Epidermiszellen ruhenden Fussteil, der
gewöhnlich bedeutend breiter ist als der Durchmesser des freien Haar-
teils. Auf Blattquerschnitten erscheint in solchen Fällen der Innenraum
des Haares als ein zugespitzter Kegel. Mit Ausnahme der oben
erwähnten 2. urens Welw. erheben sich die, den Haaren benachbarten
Epidermiszellen nicht über das Niveau der Blattfläche. Bosciaurens Welw.
jedoch besitzt Haare, deren jedes einen etwa 40 » hohen Sockel, oder
Absatz zeigt, der aus den ringförmig um das Haar angeordneten Nach-
barzellen gebildet wird. An den Haarwänden, besonders an solchen mit
grösserem Durchmesser, lassen sich leicht 3 Membranschichteu, die
Cutieula, die eutieularisirte Schicht, sowie eine, das Innere auskleidende
Celluloseschicht unterscheiden. Indem sich die Haare der meisten
Boscia-Arten durch glatte Oberfläche auszeichnen, fallen die mit längs-
geriffter Outicula versehenen Haare von B. corymbosa Gilg um so mehr
ins Auge und bieten hiemit ein gutes anatomisches Unterscheidungs-
merkmal für diese Art dar.
Soweit dies am getrockneten Material möglich ist, besteht der Inhalt
der Epidermiszellen aus Protoplasma. Auch die Haargebilde haben
ähnliche Inhaltstoffe aufzuweisen. Eine allgmeine Erscheinung im
Zellinnern bilden kleinere, rundliche Kalkoxalatdrusen ; ab und zu
kommen auch rhomboödrische Einzelkrystalle vor. Bei den geringen
Dimensionen dieser krystallinischen Körper liess sich jedoch, trotz
allerlei angewandter Reaktionen, nicht sicher feststellen, ob diese
Krystalle mineralische oder eiweissähnliche Körper seien. Das Nähere
über die Natur dieser krystallinischen Körper wird bei Behandlung des
Grund- und Speichergewebes im Blattstiele besprochen werden.
Vesque * hat bei den 5 von ihm untersuchten und anatomisch beschrie-
! Die Haare d. 5. hypoglauca Gilg besitzen gleichfalls gekrümmte Spitzen
(vergl. Taf. VI, Fig. 1 u. 3).
ec:
30 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
benen Boscia-Arten gar keine krystallinischen Körper finden können,
während es mir gelungen ist, fast bei jeder Art solche nachzuweisen,
sei es in der Epidermis, oder im Grundgewebe des Blattstiels.
Die Ursache dieser Differenz mag darin zu suchen sein, dass die
eiweissähnlichen Krystallkorper zum grössten Teil verschwinden, wenn
das zuvor getrocknete Untersuchungsmaterial nachträglich aufgekocht
wird, ferner sind die, als Kalkoxalatdrusen erkannten Körper, wie
schon bemerkt so klein (4-6 » im Durchm.), dass dieselben neben dem
übrigen Zellinhalt leicht übersehen werden ; bei vielen Boscia-Blättern
treten sie überhaupt nur in wenigen Epidermiszellen auf. Da diese
Inhaltskörper einerseits fast allen Boscia-Arten gemeinsam und doch
anderseits in ihrem Auftreten nicht konstant sind, so erwähne ich die-
selben nicht mehr bei der Besprechung jeder einzelnen Art und habe
sie bei der Aufstellung des Schlüssels ausser Acht gelassen.
>
B. Das mechanische System.
Das Boscia-Blatt ist im Allgemeinen auffallend reichlich mit Einrich-
tungen zur Herstellung der notwendigen Festigkeit versehen. Es haben
sich hier nicht nur die prosenchymatischen Bastfasern in den Dienst
des mechanischen Systems gestellt, sondern auch jene Zellgebilde, für
welche Tschirch ' den Namen sSklereiden vorgeschlagen hat. In der
nachfolgenden Charakteristik der Gewebeverhältnisse bei Boscia, werde
ich nur jene Elemente behandeln, deren Funktion ausschliesslich in der
Erhöhung der mechanischen Leistungsfähigkeit besteht; also jene
« specifisch-mechanischen » Zellen und Gewebekörper, die Haberlandt ?
unter der Bezeichnung « stereom » zusammenfasst.
Typische Bastzellen von spindelförmiger Gestalt mit pfriemenförmig-
zugespitzten Enden finden sich hauptsächlich im Blattstiel zu einem
mehr oder weniger dicken, Leitbündel einschliessenden Hohleylinder
vereinigt. Auf Querschnitten erscheint dieser « Bastbeleg » des Lep-
toms gewöhnlich in mehrere gleichgrosse Bündel aufgelöst, indem die
radiär zum Centrum des Blattstiels verlaufenden Markstrahlen den
Hohicylinder spalten. Ganz ähnlich verhält sich die Gruppirung der
Bastzellen beim Mittelnerv. Das Libriformbündel, welches im Biatt-
! Beiträge zur Kenntnis des mech. Gewebesystems, in Pringsh. Jahrb. XIV
(188%), p. 303.
? Physiolog. Pflanzenanatomie, II. Auflage, (1896), p. 135.
APPENDIX IN. 31
stiel von den Holzelementen vollkommen eingeschlossen wird, tritt
beim Mittelnerv aus dem Centrum des Holzteils heraus und legt sich
an die Aussenseite desselben an, ist also der Blattoberseite zuge-
wendet. Die Wanddicke und das Lumen dieser Bastzellen, wie auch
der morphologisch gleichwertigen Libriformzellen sind bei den ver-
schiedenen Boscia-Arten äussert grossen Abweichungen unterworfen.
Man findet Bastfasern mit kaum 4 - dieker Wandung und ansehnlichem
Lumen, anderorts solche mit 12-16 » dicken Wänden und fast ver-
schwindendem, auf dem Querschnitt nur punktförmig erscheinendem
Lumen. Auf Längsschnitten kann man leicht die für Bastzellen über-
haupt charakteristischen, schief gestellten Poren erkennen. Die Eie-
mente des Blattstielbastringes können sich entweder scharf von den
sie umgebenden parenchymatischen Rindenzellen in Form und Licht-
brechung abgrenzen, oder es findet ein allmäliger Uebergang der lang-
gestreckten, mit spitzen Enden versehenen Bastfasern in immer kürzer
werdende, stumpfe und aünnwandigere Grundgewebezellen statt. Im
letztern Fall, der fast allen Mittelnerven eigen ist, sind auch die Licht-
brechungsverhältnisse dieser zwei imeinanderübergehenden Zellgewebe
dieselben. Auch im Centrum des Blattholzkörpers finden sich oft alle
möglichen Uebergangsformen zwischen spindelförmigen Libriformfasern
und rechteckigen stumpfen Holzparenchymzellen. Solche Zwischen-
formen von typischen Bastfasern und isodiametrischen mehr oder
weniger verdickten Zellen findet man als Verbindungsglieder der
Bastbelege der primären und sekundären Nerven mit den darüber-
liegenden Epidermiszellen, ähnlich wie beim Mittelnerv ; denn selten
berühren eigentliche Bastfasern direkt die Epidermis. Die reichliche
Ausbildung der Bastelemente und des meist kräftigen hypodermalen
Gewebes verleihen dem Boscia-Blatt einen hohen Grad der Biegungs-
festigkeit. Entsprechend der Einteilung Schwendeners ' unterscheiden
wir in demselben «innere» und «subepidermale » Träger. Die letztern,
hauptsächlich von der primären Nervatur dargestellt, verbinden mit
ihren Bast- und bastähnlichen Elementen beide Blattseiten miteinander.
In der Regel sind die von Bastfasern gebildeten Gurtungen beiderseits
annähernd gleich stark, oft berühren sich die Ränder derselben in der
Mitte des Blattinnern, so dass die Füllung, die immer aus Hadron-
und Leptomelementen, besteht hie und da ganz im Bastbelag einge-
schlossen erscheint. Sogenannte innere Träger werden hauptsächlich
1 Mech. Prinzip, (1874), p. 77.
32 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
durch die feinere Nervatur mit ihren beidseitigen Bastbelegen, von
denen der untere gewöhnlich der stärkere ist, repræsentirt. Ihre Gur-
tungen sind beiderseits durch assimilatorisches Gewebe von der Epi-
dermis getrennt, d. h. die Nerven sind im Mesophyll eingetaucht. Bei
diesen innern Trägern ist es übrigens fraglich, ob dieselben dem ganzen
Blatte als biegungsfeste Stützen zu dienen haben, oder ob deren Bast-
elemente nicht blos einem lokal-mechanischen Zwecke, nämlich zum
Schutze der stoffleitenden Stränge angelegt worden sind, da ja für die
nötige Biegungsfestigkeit auch in anderer Beziehung, z. B. durch die
Gicken Epidermisaussenwände, gesorgt ist. Tschirch ' legt den I träger-
artigen subepidermalen Bastrippen noch eine andere, als nur die der
Biegungsfestigkeit dienende Bedeutung bei. Seiner Ansicht nach
stellen jene, durch anastomosirende subepidermale Bastrippen gebil-
deten Kammern von einander + unabhängige Blattpartien dar, in dem
Sinne, dass durch äussere Einflüsse hervorgerufene Schädigungen oft
nur lokalisirt bleiben, während benachbarte intaktgebliebene Blattteile
deshalb ungestört weiterleben können.
Im Blattstiel sind zwecks Erhöhung allseitiger Biegungsfestigkeit
die Bastelemente ringförmig um das Leptom angeordnet, während
beim Ubergang in den Mittelnerv die centrische Anordnung der
stoffleitenden und mechanischen Zellen sich in eine kollaterale + halb-
kreisförmige Lagerung auflöst.
Für die Herstellung der nötigen Schubfestigkeit gegen scherende
Kräfte ist das Doscia-Blatt an seinem Rande im besten Falle mit
einem bastreichen, kontinuirlich an der Peripherie sich hinziehenden
Nerve versehen, der schon an der Blattbasis zu beiden Seiten des
Mittelnervs abzweigt (z. B. Boscia pungens Gilg). Bei andern Arten
sind es nur einige Bastfasern, die den Blattrand allein begleiten z. B.
bei Boscia elegans Gilg; öfter aber muss sich derselbe begnügen mit
derbern und aickwandigeren Epidermiszellen, denen hie und da noch
bastähnliche longitudinale Zellen an der innern Seite beigegeben
werden. In ausgiebigstem Masse und auf eine für die ganze Gattung
charakteristische Weise ist für die Erhaltung der Querschnittform des
Blattes gesorgt. Dies tritt besonders bei jenen Arten deutlich zu Tage,
die langen periodischen Trockenheiten ausgesetzt sind. Die Elemente,
denen die Erfüllung dieser Aufgabe zufällt, sind die sog. Sklereiden.
1 Ueber einige Beziehungen d. anat. Baues der Assimilationsorg. zu Klima
und Standort, in Linnea XLII (1880-82), p. 166.
APPENDIX II. 33
Um den Begrift dieser Zellform klarzustellen, wiederhole ich hier die
von Tschirch ! gegebene Definition. Er schlägt vor :
« Alle dickwandigen Zellen, soweit dieselben nicht Bastzellen sind,
« als Sklerenchymzellen (im engern Sinne), oder kurz als Sklereiden
« zu benennen und von den Stereiden (d. h. den spindelférmigen Bast-
« fasern mit linksschiefen Poren) abzugrenzen, die einzelnen Formen
« der Sklereiden aber durch hinzugefügte, von der Form oder andern
« Merkmalen hergeleitete markante Epipheta zu kennzeichnen, so die
« Steinzellen in den Rinden und Früchten als PBrachysklereiden oder
« Bracheïden, die sternförmigen Ophiurenzellen Jönson’s als Astro-
« sklereiden, die knochenförmigen Zellen der Hakeaarten als Osteo-
« sklereiden u. s. f. zu bezeichnen. Jedenfalls wünsche ich durch Sub-
«summirung aller genannten Zellformen unter einen gemeinsamen
« Begriff auch auszudrücker, dass ich allen diesen Zellen eine gemein-
same Funktion supponire. »
Wie Tschirch im allgemeinen, so glaube ich im speziellen für einige
dieser Zellformen in Nachfolgendem den Beweis erbringen zu können,
« dass ihr Bau sowohl, wie ihre Anordnung von mechanischen Prin-
zipien beherrscht und geregelt» wird. Angesichts des grossen Formen-
reichtums und der Mannigfaltigkeit des Auftretens dieser Sklereiden in
den Blättern der Gattung Boscia würde es viel zu weit führen, auf die
Entwicklungsgeschichte derselben einzutreten. In dieser Beziehung
verweise ich deshalb auf die speziellen Untersuchungen von ©. Buch ?,
A. Tschirch ?, J. Vesque*, sowie von C.-J.-W. Francken *. Ueber die
Entstehung der Sklereiden bestehen auf Grund neuerer übereinstim-
mender Forschungsresultate keine auseinanderweichenden Ansichten
mehr. Nachdem schon Buch (1. e.) bewiesen, dass Zellfusionen selbst
bei den seltsamsten Formen dieser Sklereiden völlig ausgeschlossen
sind, hat später Vesque in wenigen erklärenden Zügen die Entstehung
dieser Gebilde aus immer nur einer Zelle, geschildert. Weniger
Einigkeit herrscht dagegen über die Funktion und die physiologische
Bedeutung der Sklereiden. Buch® ist z. B. nur teilweise mit der
1 Beiträge zur Kenntnis des mech. Gewebesystems., I. c., p. 166.
?2 Ueber Sklerenchymzellen. Diss. Breslau 1870.
3 Beiträge zur Kenntnis d. mech. Gewebesystems, 1. c.
4 Des caract. anatom. dans la classification, in Bull. Soc. Franc. XXXVI
(1889), p. LXIX.
5 De Selereiden. Prefschrift, Utrecht 1890.
HEC, p 70.
BULL. HERB. Boiss. Appendix III, juin 1898. 3
3% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Hookerschen ' Behauptung einverstanden, dass die Sklerenchymzellen
dazu bestimmt seien, dem Pflanzengewebe mehr Festigkeit zu geben
und führt zum Beweis einige Beispiele an, wo Pflanzen eines solchen
Schutzes nicht bedürfen. Meinerseits bin ich mit Francken einver-
standen, wenn dieser die Ansicht Cohns °, dass die Sklereiden höchst
wahrscheinlich nichts anderes, als Depositorien überflüssiger Zellstoffe
seien, als widersinnig mit den pflanzenphysiologischen Prinzipien
erklärt. Auffallend ist es allerdings, dass die stark dickwandigen Skle-
reiden auch bei vielen Boscia-Arten besonders zahlreich in jenen
Blättern auftreten, die schon durch ihre Nervatur und die Dicke ihrer
Epidermis einen hohen Grad der Steifheit und Lederigkeit besitzen,
während weiche Blätter entweder keine, oder nur sehr wenige Skle-
reiden aufzuweisen haben, oder die Sklereiden sind so dünnwandig,
dass an eine stützende Tätigkeit kaum gedacht werden kann.
Ohne Zweifel kommt jenen isodiametrischen, als Brachy-Sklereiden
zu bezeichnenden Zellen, im Grundgewebe des Blattstiels und teilweise
auch in der hypodermalen Zellschieht über dem Mittelnerv dieselbe
physiologische Bedeutung zu, wie jenen Steinzellen in den jungen
tinden vieler dikotyler Holzgewächse. Haberlandt® vergleicht die
Funktion derartig verdickter Parenchymzellen mit der Wirkungsweise
der Sandkörner, welche der Maurer dem weichem Lehm beimischt,
um seinen Zusammenhang zu erhöhen, oder dem Glaspulver, welches
der Guttapercha eingestreut wird, um sie gegen äussern Druck
widerstandsfähiger zu machen. Mit Rücksicht auf die Anordnung der
Brachy-Sklereiden im Grundgewebe der Blattstiele vieler Boscia-
Blätter durfte man auch hier von einem « gemischten Ringe » im
Sinne Tschirchs sprechen, da diese Sklereiden oft Tangentialverbände
der isolirten Bastzellgruppen darstellen. In Anbetracht der Bedeutung,
welche den Sklereiden in den Blättern der Gattung Boscia zuzu-
schreiben ist, erachte ich es als zweckmässig, hervor ich zur Betrachtung
der Hauptformen und ihrer Lage im Blattinnern übergehe, wenig-
stens das meiner Ansicht nach Wichtigste möglichst gedrängt wieder-
zugeben, was über die Entstehung dieser Zellform bekannt ist.
C.-J.-W. Francken ‘ sagt darüber :
« Het is wel niet anders te verwachten dan dat een celvorm, die z00
1 On the Welwitschia ete., p. 12.
216te. Buch, 12c., p. 20:
SEIc Hp
= Lite; P-67, 82.
APPENDIX IH. 5
Co
« groote neiging heeft in alle organen en weefsels op te treden, niet
« overal op dezelfde wijze en terzelfder tijd zijn ontstaan neemt. Eve-
« nals bij de Gymnospermen, is bij Angiospermen het oogenblik,
« waarop de sclereïden verschijnen, verre van overal gelijk. Terwijl
« zij in de schors meestal eerst na verloop van tijd te voorschijn
« treden, zagen wij, dat zij in sommige bladeren (Camellia, Olea fra-
« grans) reeds zeer vroeg aanwezig zijn '. Evenzoo is haar geborte-
« plaats zeer verschillend. » Hierauf werden jene Gewebekomplexe
aufgezählt, welche Sklereiden zur Ausbildung bringen können. Auf
dies Letztere Bezug nehmend fährt er p. 68 fort: «Zoo zien wij, dat de
« selereiden geenszins een ontogenetische eenheid daarstellen, en wij
« komen dus te haren opzichte, tot dezelfde conclusie als bij de
« bastcel, die uit cambium, grondweefsel-parenchym en epidermis, en
« als bij het collenchym, dat uit meristem, cambialweefsel, parenchym
«en prosenchym ontstaan kan. Volgens Haberlandt mœten wij dan
« ook in het algemeen van een » entwicklungsgeschichtliche Eintheilung
« der Gewebe « afzien. »
Wie ich schon p.33 angeführt, hat Vesque ? in Uebereinstimmung
mit Befunden anderer Forscher eine kurze, aber klare Schilderung über
die Entstehung der Sklereiden gegeben, wovon ich nicht versäumen
möchte, einen Teil hier wörtlich anzuführen :
« Dans le cas le plus simple, une cellule du parenchyme spongieux
«ou du parenchyme des palissades, sans changer de forme, épaissit
« et linguifie ses parois, une cellule du parenchyme en palissades
« destinée à devenir scléreuse, souvent dilatée en forme de tête de clou,
« sous l’épiderme, s’accroit par sa partie inférieure en restant simple
«ou en se ramifiant, jusqu'à une profondeur variable, assez souvent
« jusqu’à l’epiderme inférieur, où elle peut se terminer par un nouveau
« renflement ou s’inflechir pour glisser à quelque distance sous l’épi-
« derme. Une cellule de la zone moyenne du mésophylle s'accroît en
« prenant des formes ramifiées diverses et peut pousser ses branches
« non seulement jusqu'à l’épiderme, mais encore entre les cellules épi-
« dermiques jusqu’à la cuticule, ete. » Diese letztere Art der Verbin-
dung der Epidermis mit den Sklereïden, auch von Francken * zwar
als ziemlich seltenes Vorkommnis erwähnt, ist eine bei der Gattung
1 Dies ist bei allen Boscia-Blättern, die überhaupt Sklereïden besitzen der Fall.
Zub...
Cp: 78-
36 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Boscia häufig auftretende Erscheinung, deren ich schon bei Besprechung
der Epidermis p. 28 Erwähnung getan. Jene von den Sklereidenzapfen
in der Epidermis hervorgerufenen Zwischenräume haben, von oben
gesehen, meist linsenförmige, oft auch kreisrunde oder dreieckige
Gestalt. Selbstredend bleibt die Cutieula und die euticularisirte Schicht
als geschlossene contimurliche Haut bestehen. Vesque ' scheint diese
Sklereidenzähne zwischen den Epidermiszellen übersehen zu haben,
weshalb auch seine Zeichnungen von B. salicifolıa Oliv. und von
B. microphylla Oliv, zum Teil unrichtig sind; es ist dies um so auf-
fallender, als gerade bei der letztern Art oben beschriebene Erschei-
nung besonders deutlich und frappant zum Ausdruck gelangt.
Als Regel kann gelten, dass die Sklereiden jeglicher Form grösser
sind als die umliegenden Zellen, während sie mit verschiedenen dieser im
Volumen übereinstimmen. Dieses Verhalten findet man auch bei Franc-
ken (l. e...p. 70) bestätigt. Letzterer erklärt ihre grössere Ausdehung
damit, « dass die Sklereiden ein eigenes kräftiges Wachstum zeigen,
als Folge eines grossen Turgors, der durch Einschieben von Micellen
eine Vergrösserung der Wand verursacht, sodass auf beiden Seiten
das osmotische Aequivalent gleich ist. Von einem passiven Ausstreeken
wie dies wol bei Bastzellen vorkommt, kann hier kaum die Rede sein. »
Die Wandverdiekung der sich zu Sklereiden ausbildenden Pflanzen-
zellen mag noch so wenig vorgeschritten sein, so tritt doch sehr früh-
zeitig Verholzung der Wände auf, die sich optisch besonders in der
etwas abweichenden Lichtbrechung gegenüber den benachbarten,
dünnwandig gebliebenen Zellen geltend macht. Die Verholzung der
Sklereiden bezeichnet Francken (1. e. p. 64) als das hervorragendste
typische Merkmal derselben.
Die meisten Sklereiden der Boscia-Blätter lassen deutlich die Ver-
dickungschichten erkennen, besonders die isodiametrischen eckigen
und rundlichen Brachysklereiden des Blattstiels. Letztere sind ohne
Ausnahme mit zahlreichen rundlichen oder ovalen Poren versehen.
Bei sehr diekwandigen (-20 ») Exemplaren verästeln sich die Poren-
kanäle nach der Peripherie der Zelle hin. Einfache rundliche oder
ovale Poren lassen vielfach auch die stark verdickten Sklereiden
erkennen. Besonders jene osteosklereidenartigen, meist in der Zone
des Schwammparenchyms liegenden Zellen sind sehr porenreich. Das
Lumen fast aller Sklereiden ist mehr oder weniger von einer gru-
2 Vesque, Epharmosis, I. tab. XXITI-XXV und in Ann. sc. nat. bot., 1. c.
(7 APRES
APPENDIX IH, 34
mösen Masse, den Ueberresten des früher lebenden Protoplasmas
erfüllt. Auch Krystalloide finden sich in den Bracheiden des Blattstiels.
Es wäre unmöglich alle die im Mesophyll des Boscia-Blattes vorkom-
menden, oft bizarren Formen einzeln zu beschreiben. Dafür bin ich
genötigt auf die Figuren zu verweisen und befasse mich hier nur mit
einigen Hauptypen in Bezug auf deren Form sowohl als auch auf die
Art und Weise ihres Auftretens.
Der Einfachheit halber bezeichne ich fortan jene der Epidermis
angehefteten Enden der Sklereiden als Sklereiden-Füsse. Dieselben
sind entweder zwiebelförmig erweitert (Boscia angustifolia Rich.),
mehr oder weniger T iörmig (D. rotundifolia Pax u. a. m.) oder sie
können in verschieden hohem Grade verzweigt oder verästelt sein. Im
letztern, sehr häufigen Falle bilden bei massenhaftem Auftreten der
Sklereiden diese Fussverzweigungen unter sich ein fast vollständig
geschlossenes Geflecht direkt unter der Epidermis. Auf diese Erschein-
ung hat schon Radlkofer bei seiner Beschreibung der Blattanatomie
der B. firma Radlk. als auf ein besonderes Merkmal dieser Art hinge-
wiesen, was nicht völlig zutrifit, da noch einige weitere Boscia-Arten
dieses Charakteristikum aufweisen. Bei geeigneter Behandlung solcher
Blätter mit Schulzes Macerationsgemisch kann dieses Sklereidenge-
fiecht, das sich zwischen Epidermis und Palissadenzellschicht einschiebt,
als zusammenhängendes Gewebe heraus präparirt werden. Die Verzwei-
gungen der Sklereiden-Füsse legen sich entweder einfach der Innen-
wand der Epidermis an, oder sie sind in der schon oben p. 28, 35 u. 36
beschriebenen Art und Weise, behufs einer innigeren Verbindung durch
Fortsätze mit der Epidermis zusammenhängend. Es liegt in der Natur
der Entwicklungsgeschichte dieser Sklereiden, dass sich dieselben in
ihrer Form, Länge und Art der Verzweigung ete.. mehr oder weniger
dem Aufbau des ganzen Blattes, speziell der Ausbildung des assimilato-
rischen Gewebes anpassen. In der Regel entspricht die Länge der
freien Sklereidenenden annähernd der Höhe der jeweiligen Palissaden-
schicht. Deshalb ist in sog. centrisch gebauten Blättern die Länge der
Sklereiden beiderseits ziemlich gleich, während in den isolateralen
Blättern die oberseitigen Sklereiden diejenigen der Unterseite mit
kaum einer Palissadenzellage in der Länge meist ganz bedeutend
überragen (Bei B. angustifolia Rich. z. B. erstrecken sich die ober-
seitigen Sklereiden oft bis zur untern Epidermis, die unterseitigen
dagegen sind kaum '/s so lang). Die Form der Sklereiden scheint zum
grossen Teil von den vorhandenen Intereellularräumen, welche durch
38 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
den Bau des Mesophylls zu Stande kommen, abhängig zu sein; da
die junge, in der Entwicklung begriffene Sklereïde mit ihren freien
ins Innere des Blattes ragenden Enden oder Aesten naturgemäss die
Richtung des geringsten Widerstandes aufsucht. Die einfachsten Formen
trifft man bei D. angustifolia Rich. Hier ist der Fuss zwiebelförmig
erweitert, der übrige Teil nadel- oder spiessförmig, selten gabelig. Das
Extrem hiezu gibt z. B. B. Rehmanniana Pestalozzi, deren Sklereiden
beiderseits ästig verzweigt sind. Für die Systematik von geringerem
Belang sind jene knochenförmigen, dem Bastbelag der Nervatur ents-
pringenden Sklereiden, die sozusagen den morphologischen Uebergang
zu den eigentlichen Bastzellen darstellen. Gleichfalls von geringerer
Wichtigkeit sind jene frei im Schwammgewebe eingebetteten Sklereiden
von gelappter Gestalt. Diese besitzen meist viele Poren und sehen den
Tracheidenzellen der Blattnerven sehr ähnlich.
Die Wanddicke der Sklereiden kann bei derselben Art sehr variiren;
sie ist zum grossen Teil abhängig vom Alter des betreffenden Blattes,
übersteigt aber selten 12». Bei der zunehmenden Wandverdickung
nimmt das Lumen natürlich immer mehr, oft bis zum völligen Ver-
schwinden ab. Bei allen bisher beschriebenen Sklereidenformen, die
mehr oder weniger mit Strebepfeilern verglichen werden können, liegt
deren Bestimmung, als mechanisches Element zu funktioniren ziemlich
klar vor Augen. In der relativen Wanddicke der Sklereiden darf nur
zum Teil ein constantes Merkmal der verschiedenen Arten gesehen
werden.
Viel weniger verständlich ist die physiologische Bedeutung jener
Sklereiden wie sie z. B. B. Welwitschiv Oliv. oder B. mossambicensis
Klotzsch ete. aufweisen. Ich bezeichne die hier vorkommenden Formen
als schlauchartig. Ihr Querdurchmesser wird um ein vielfaches von der
gesamten Länge übertroffen. Die Wanddicke beträgt hier selten mehr
als 6 u, das Lumen ist in der ganzen Zelle überall annähernd gleich,
d. h. relativ eng.
Bei den genannten Arten treten diese Sklereidenformen im solcher
Masse und so reich verzweigt auf, dass man beim getrockneten Blatt,
das seine grüne Färbung eingebüsst hat, nur mit Mühe die assimilato-
rischen Zellen herausfinden kann. Sowohl die Füsse, wie die freien
Enden sind reich verzweigt und ungefähr in der Mitte des Blattinnern
wird von den Endverästelungen ein ziemlich aichtes, pilzhyphenartiges
Geflecht gebildet, so dass die einzelne Sklereïde kaum bis zur Spitze
jeder ihrer Verzweigungen verfolgt werden kann. Sehr oft reichen die
APPENDIX IN. 39
beidseitigen Enden der Sklereïden bis zur gegenüberliegenden Epi-
dermis. Nur mit Hülfe der Maceration ist es möglich die Gestalt dieser
Sklereiden zu erkennen.
Die physiologische Bedeutung solcher Sklereidenformen besteht wohl
hauptsächlich in dem Halt, welehen sie den zarten assimilatorischen
Zellen gewähren und auf diese Weise zugleich dem Zerreissen des
Mesophyligewebes Trotz bieten. Durch ihr massenhaftes Auftreten in
den Blättern der p. 38 (unten) genannten Arten sind sie unter Um-
ständen auch im Stande, bei anhaltender Trockenheit einem Kolla-
biren der Blätter vorzubeugen.
Treten die Sklereiden beliebiger Form sehr spärlich auf (B. kala-
chariensis Pestalozzi) und sind sie zudem sehr dünnwandig, so kann
von einer mechanischen Funktion wol kaum die Rede sein. Für die
Systematik ist hauptsächlich das absolute Vorhandensein oder Fehlen
der Sklereiden von Wichtigkeit. Im letztern Fall ist die Zugehörigkeit
zur Gattung Boscia Lam. ausgeschlossen.
C. Das Leitungssystem.
Die Anordnung der Leitbündel oder der Nervatur des Boscia-
Blattes ist diejenige eines typischen Dicotyledonen-Laubblattes, indem
die Hauptnerven durch zahlreiche, mannigfaltige Anastomosen mit-
einander verbunden sind. Die topographischen Verhältnisse der Leit-
bündelelemente im Mesophyll des Blattes, habe ich bereits bei
Besprechung des Bastbelages der Leitbündel erörtert. In anato-
mischer Beziehung haben weder die zu- noch die ableitenden Gewebe-
elemente auffallende Besonderheiten aufzuweisen. Im Blattstiel ist ohne
Ausnahme eine centrische Anordnung der Leitbündelzellen zu konsta-
tiren und zwar umgibt das Leptom scheiden- oder ringförmig den
Hadromeylinder, den letztern zum Teil vollständig vom Rindengewebe
abschliessend, zum Teil aber auch von zahlreichen Markzellen durch-
brochen. Im letztern Fall erscheint das Leptôm mit samt seinem
mechanischen Belag auf Querschnitten in einzelne Gruppen aufgelöst.
im Centrum des aus ziemlich langgestreckten, meist spiralig ver-
dickten, + weitlumigen Tracheen und Tracheiden bestehenden Holz-
cylinders findet sich entweder ziemlich derbwandiges Holzparenchym
oder in verschieden reichlicher Menge Libriformfasern. Die Zellen des
Leptoms scheinen durchweg sehr englumig zu sein. Ein genaues Bild
ist bei dem vorerst lange getrockneten und wieder aufgekochten
40 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Material nicht zu erlangen, da diese Zellen ihre frühere Ausdehnung
nicht mehr erhalten. Fast bei allen Boscia-Arten erscheinen Hadrom
und Leptomring auf dem Querschnitt mit kreisrunden oder ovalen
Peripherien ; in auffallender Weise ist bei Boscia coriacea Pax das
Leptom durch einspringende Hadromteile gelappt, die Anordnung
der Gewebe bleibt aber auch hier centrisch.
Beim Uebergang des Blattstiels in die Blattspreite dringt das vorher
centralgelegene Libriform in vielen Fällen seitlich und etwas oberwärts
durch den Holz- und Siebteilring hindurch und verschmilzt mit dem
Bastbelag, wodurch die Leitbündelteile eine bicollaterale Anordnung
erhalten. Die der Oberseite zugekehrten, von mechanischen Zellen
völlig eingeschlossenen Hadrom- und Leptomelemente bestehen zwar
meist nur aus wenigen Zellen und stehen an Menge den der Unterseite
zugekehrten, halbkreisförmig gelagerten Mestomteilen erheblich
zurück. Ebenso häufig wie die eben beschriebene topographische
Veränderung findet ein einfaches Oeffnen des Leitbündelringes an der
Oberseite statt. Das Libriform vereinigt sich mit dem Bast zum ober-
seitigen mechanischen Zellbelag : das Holzparenchym geht allmählich
in Teile des Leptoms über. Das Leptom ist immer der Blattunterseite
zugekehrt. Man wäre leicht versucht die Topographie des Blattstiels
und der Mittelnerven zu systematischen Zwecken zu benützen, leider
wechseln aber auch hier diese Verhältnisse bei Blättern der gleichen
Art, ja oft desselben Sprosses.
D. Das Assimilationssystem.
Das Assimilationsgewebe der Boscia-Blätter ist ziemlich einfacher
Natur. In den weniger häufigen Fällen, wo die in Kapitel B behandel-
ten Sklereiden die assimilirenden Zellen an Menge überwiegen, stellen
letztere gewöhnlich den Hauptbestandteil des Mesophylis dar. Das
Vorherrschen der einen oder andern dieser Elemente bedingt haupt-
sächlich die relative Färbung des ganzen Blattes. Sind die Sklereiden.
sowie die Bastbelege der Nervatur in reichlicher Menge vorhanden,
so verleihen diese dem Blatt (mindestens im getrockneten Zustand)
ein blasses gelblichgrünes Aussehen. In Bezug auf die Anordnung der
assimilirenden Zellen im Innern des Blattes, lassen sich zwei deutlich
von einander geschiedene Typen unterscheiden. Etwas weniger als die
Hälfte der Boscia-Arten haben sog. « centrisch » gebaute Blätter, bei
welchen sich zu beiden Seiten des Blattes Palissadenzellreihen finden,
APPENDIX Ili. BA
im Gegensatz zu jenen, die nur oberseits solche aufweisen, den « bifa-
cialen » oder auch « bilateralen » Blättern. Streng genommen dürften zu
den centrischen oder isolateralen Blättern nur solche gerechnet werden,
die zu beiden Blattseiten die gleiche Palissadenreihenzahl aufweisen,
bei ungleicher Verteilung sollte man eigentlich schon von bilateralem
Bau sprechen. Da aber die Schiehtenhöhe beider Seiten bei derselben
Art differirt und es bei der Untersuchung getrockneten und wieder
aufgekochten Materials oft schwierig, zum Teil unmöglich ist zu erken-
nen, ob diese Zellen im lebenden Zustand palissadenförmig aneinander
gereiht standen, oder mehr Schwammzellen ähnlich, so habe ich bei
der systematischen Unterscheidung weniger die Zahl der Palissaden-
zellreihen zu beiden Blattseiten in Betracht gezogen, als vielmehr das
Vorkommen der Spaltöffnungen, ob beiderseits oder nur auf der
Unterseite. Da das Auftreten der Spaltöffnungen ein viel eonstanteres
Merkmal für die einzelnen Arten ist, habe ich deshalb alle diejenigen
Blätter als « centrisch » gebaut bezeichnet, welche Spaltöfinungen zu
beiden Blattseiten besitzen, im Gegensatz zu den physiologisch sehr
ungleichartigen Blattseiten, wo nur die Unterseite Spaltöffnungen auf-
zuweisen hat. Eine schmälere oder breitere Zone Schwammgewebe,
bildet immer die Verbindungsbrücke zwischen Palissadenschicht mit
Epidermis oder wieder mit Palissadenchicht. In dieser Region nimmt
zugleich die feinere Nervatur ihren Platz ein. Bei den meisten Arten
trennt der Mittelnerv die assimilirenden Zellen beider Blatthälften,
bei einem Teil ist für den Durchgang jener ein Raum, gewöhnlich
zwischen oberer Epidermis und Leitbündel freigelassen, bei nur
2 Arten (B. microphylla Oliv. und B. Rehmanniana Pestalozzi) ist
dies auch unterseits der Fall, der Mittelnerv also eingetaucht. Bei den
übrigen stärkern Blattnerven ist die Kommunikation des Assimilations-
systems abhängig von der Ausbildung der Nerven als « subepidermale »
oder als « innere » Träger. Krystalle oder Krystalloide habe ich in
den Zellen dieses Gewebesystems nirgends beobachtet.
E. Das Sneichersystem.
Ein Teil der durch die Assimilation gebildeten Baustoffe wird schon
im hypodermalen Gewebe der Mittelrippe, sowie hauptsächlich in den
parenchymatischen Grundgewebezellen des Blattstieles abgelagert.
Besonders hervorzuheben sind bei dem hier aufgespeicherten Material
neben etwas Stärke jene krystallinischen Gebilde, die ich wegen ihrer,
2 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
den Eiweisskörpern ähnlichen Reaktionen der allgemein angenommenen
Definition Nägelis' zufolge als Krystalloide bezeichne. Diese Körper
besitzen in der Mehrzahl rhomboödrische, weniger häufig oetaödrische
Gestalt. Hie und da findet sich auch ein Rhomboëder, dessen spitzige
Ecken abgeschnitten sind und deshalb als sechseckige Tafel erscheint.
Neben den scharfkantigen, + regelmässig gebauten Formen finden
sich auch zahlreiche andere mit abgerundeten Ecken und Kanten, die
oft nur wenig an Krystalle anklingende Umrisse zeigen. Das Vor-
kommen solcher Krystalloide neben kleinen Oxalatdrusen im Grund-
sewebe des Blattstiels und oft auch in der Epidermis, scheint mir eine
allgemeine Erscheinung bei der Gattung Boscia, sowie noch anderer
Capparidaceen zu sein. Wenn ich diese Gebilde trotzdem nicht bei
allen Boscia-Blättern gefunden, so können zwei Ursachen daran schuld
sein. Wie ich schon bei Besprechung des Hautgewebes p. 29 berührt
habe, ist erstens ein grosser Teil dieser Krystalloide schon im kalten
Wasser deicht löslich und zweitens können in ältern, vielleicht dem
Absterben nahen Blättern, diese Stoffe wieder aufgelöst und fortgeführt
worden sein, wie dies von Stock ? beobachtet worden ist an Blättern
von Achryanthes Verschaffeltiui, Syringa vulgaris und Rivina humilis.
Ihrer leichten Löslichkeit in Wasser ist es wohl zuzuschreiben, dass
Vesque ® weder bei Boscia, noch bei vielen andern Capparidaceen, die
ich nachträglich noch ungekocht untersuchte und bei denen ich gleich-
falls diese Gebilde konstatirte, von einem Vorkommen von Krystallen
oder Krystalloiden etwas erwähnt. Wahrscheinlich hat er zum Zwecke
der anatomischen Untersuchung alles Material vorher aufgekocht, was
natürlich ein Verschwinden eines grossen Teiles der Krystalloide zur
Folge gehabt hat, eine Erfahrung, die ich selbst gemacht habe. Es würde
zu weit führen, hier alle vermittelst der gebräuchlichen Reagentien
hervorgerufenen Erscheinungen und die daraus resultirenden Eigen-
schaften dieser Krystalloide wiederzugeben. Gleich wie die chemische
Zusammensetzung der eiweissartigen Körper eine ungemein verschie-
dene sein kann, so sind auch die Ergebnisse der microchemischen
Reaktionen sehr verschiedene und oit bedeutend auseinandergehende.
Für die krystalloidische Natur dieser Körper spricht ihre Quellbar-
? «Ueber die crystallähnlichen Proteinkörper etc., » in Sıtzb. d. k. b. Akad.
d. Wiss. II (1862), p. 420 ff.
? Beitrag zur Kenntnis der Proteinkryst., in Cohn, Beitr. z. Biologie d. Pfl.,
V (1893), p. 220. >
$ In Ann. sc. nat. bot.,]. c.
APPENDIX DI, 43
keitim Wasser, Glycerin und in verdünnter Kalilauge; das Differenziren
in Schichten verschiedenen Wassergehaltes, von allem aber die Art und
Weise ihrer schneller, oder langsamer verlaufenden, centrifugalen Auf-
lösung nach Behandlung mit Wasser, verdünntem Glycerin, ver-
dünnter Kalilange, verdünnter Essigsäure, verdünnter Salzsäure, 10 °/o
Kochsalzlösung, 10 °/) Pepsinlösung, verdünnter Schwefelsäure, ver-
dünnter Chromsäure und Eisenchloridlösung.
Parallelversuche mit teilweise ähnlichen Ergebnissen, sind z. B.
schon von Radlkofer ', von Nægeli (l. e. p. 129), Klein ?, Pfeffer ° und
Schimper an Krystalloiden von Samen anderer Pflanzen ausgeführt
worden. Eigentümlicher Weise führte die Behandlung mit Millons
Reagens bei mehrfachen Versuchen zu keinem befriedigenden Resultat;
dasselbe gilt für die Anwendung von Färbemitteln. Die Auflösung von
Krystalloiden durch Wasser, wie dies Radlkofer für Krystalloide in
den Zellkernen von Lathrea squamaria constatirt hat, bezweifelt
Pfeffer (1. e. p. 454), indem er darauf aufmerksam macht, dass immer
der umgebende saure Zellsaft mit im Spiele sei. Möglicherweise dürfte
dies auch für die Boscia-Krystalloide der Fall sein, da es ja nicht
undenkbar ist, dass durch das Wasser auch die eingetrockneten Zell-
saftsubstanzen aufgelöst werden und so ihre Wirkung auf die Krystal-
loide ausüben können. Jedes Krystalloïd* besitzt fast ohne Ausnahme
ungefähr im Centrum einen kleinen, rötlich-lichtbrechenden Hohlraum,
dessen Entstehung ich nicht genügend erforschen konnte; ich vermute
aber, dass das Vorhandensein zweier verschiedener, nicht chemisch
gebundener Substanzen, mit ungleichartiger Löslichkeit die Ursache
davon sei, in dem Sinne, wie sich Schimper ? über diesen Punkt aus-
spricht °. Von dieser Vacuole aus findet die Auflösung durch die oben
1 Nach Angabe Pfeffers, 1. c., p. 453 siehe unter $.
2 «Zur Kenntnis des Pilobolus, » in Pringsh. Jahrb., VIN, (4872), p. 376.
8 « Untersuchungen über die Proteinkörner, » in Pringsk. Jahrb., VIII (1872),
p 449.
* « Ueber die Krystallisation der eiweissartigen Substanzen, » in Groth,
Zeitschrift für Krystallographie, V (1881), p. 155.
Pc, D.. 160.
5 Auch Ph. von Thieshem («Nouvelles recherches sur les Mucorinées, » in
Ann. sc. nat. bot., VI, ser., tom. I (1875), p. 26) beschreibt die schon von
J. Klein (l. c.) angeführten Krystalloide im Fruchtträger des Pilebolus und
betont hauptsächlich die ungleiche Lichtbrechung der centralen und der peri-
pherischen Partien dieser Krystallcide, ohne näher auf die Ursache dieser
Erscheinung einzugehen. Die von ihm ausgeführten dies bezüglichen Reakticnen
KR BULLETIN DE L'HERSIER BOISSIER.
genannten Reagentien statt, teils durch Zerklüftung mit Zerfallen in
eine grumöse Masse ' oder durch Herausquellen bis auf ein dünnes,
ziemlich widerstandsfähiges, peripheriches Häutchen. Die heraus-
gequollene, amorphe Masse lagert sich direkt ausserhalb der durch das
Häutchen noch erhalten gebliebenen frühern Krystallform und lässt sich
in diesem Zustand durch Jod-Jodkalium intensiv braun färben. Das
Häutchen schwindet bei Behandlung mit konz. Kalilauge. Aehnliche
Lösungserscheinungen, wie ich solche hier für die Krystalloide in den
Blattstielen der Boscia-Blätter angeführt habe, wurden schon von Nägeli
(l. e.), Pfeffer (1. e.) und a. m. an Proteinkörnern beobachtet.
Für die systematische Unterscheidung sind die Krystalloide, sowie
die sehr kleinen Oxalatdrusen, die zeitweise in der Epidermis vor-
kommen unbrauchbar, da dieselben bei der nämlichen Art auftreten
oder fehlen können.
Der Wasseraufspeicherung dienen neben der oft ziemlich hohen,
wenn auch nur einschichtigen Epidermis, jedenfalls auch die meist
weitlumigen hypodermalen Zellen, die den Uebergang von der Epidermis
zu den Bastbelegen vermitteln.
F. Das Durchlüftungssystem.
Die Spaltöffnungen des Boscia-Blattes bieten, obwohl von ziemlich
mannigfaltiger Bauart, keine bedeutenden Abweichungen vom normalen
Typus dar. Ihr Vorkommen, teils nur an der Blattunterseite, wie dies
bei der Mehrzahl der Fall ist, teils an beiden Blattseiten, entweder in
gleicher Menge, oder unterseits in auffallend grösserer Anzahl als
oberseits, bedingt hauptsächlich den mehr oder weniger genau cen-
trischen oder bilateralen Bau des Mesophylls. Anordnung der assimi-
latorischen Zellen und Auftreten der Spaltöffnungen sind von grösstem
systematischem Wert. Die Vertiefung des Spaltöffnungsapparates unter
das Niveau der übrigen Epidermiszellen dient als einziges Mittel zur
(die in der Hauptsache mit denen der oben zitirten Autoren übereinstimmen)
führen ihn ebenfalls zur Annahme, dass diese krystallähnlichen Körper von
eiweissarliger Beschaffenheit sein müssen. Van Thieghem gibt diesen Eiweiss-
körpern den Namen Mucorin.
Auf der dazugehörigen Tafel I gibt er in Figur 2 und 5 eine Zeichnung jener
Krystalloide, die einige Aehnlichkeit haben mit denen, welche im Blattstiel der
Boscia-Bläiter auftreten.
* Vergl. meine Zeichnungen auf Tafel V, Fig. 5 a-c.
APPENDIX HI. 45
Verminderung der ‘Transpiration durch dieselben. Die grössere Anzahl
der Boscia-Arten besitzt Blätter mit nicht vertieften Spaltöffnungen, ein
Teil solche, deren Schliesszellen um die Höhe der ganzen Epidermis
unter das Niveau derselben eingesenkt sind, andere nur um die Dieke
der oft beträchtlichen Epidermisaussenwand. Bei B. coriacea Pax,
B. teitensis Gilg, B. pungens Gilg sind auch die Nebenzellen noch
tiefer gelegen als die übrigen Epidermiszellen. Wo Spaltöffnungen auf
beiden Blattseiten sich vorfinden, besteht kein merklicher Unterschied,
weder im Bau, noch in der Lage und Grösse derselben. Die Vertief-
ungen, die der Bildung äusserer Atemhöhlen rufen, sind entweder-
schalen- oder zylinderförmig '; ausgesprochene trichterförmige Ein-
senkungen habe ich nirgends beobachtet. In der Regel wird die Vertief-
ungs- oder Wallöffnung'aussen umsäumt von einer starken, eutinisirten,
unregelmässig geformten Ringleiste oder Ringwall. Die sonst in keiner
bestimmten Richtung verlaufenden Cuticularkämme der Epidermis
stellen sich in der Nähe der Spaltöffnungen senkrecht zur Längs- und
Querachse derselben, also senkrecht oder radial zur Ringleiste *. Die
Schliesszellen, fast ausnahmslos kleiner als die benachbarten Epider-
miszellen, besitzen normaler Weise, wenigstens an der Aussenseite,
selten an der Innenseite, vorspringende Verdickungsleisten. Oft sind
auch die Nebenzellen etwas kleiner, als die grosse Masse der gewöhn-
lichen Epidermiszellen, mitunter weichen sie auch in der Form von
diesen ab. Eine innere Atemhöhle kommt durch Fehlen der assimila-
torischen Zellen oder durch seitliches Ausweichen derselben zustande.
Grössere Intercellularränme finden sich im Schwammgewebe des
Blattes, im Grundgewebe des Blattstiels und im hypodermalen Zell-
gewebe des Mittelnerven.
1 Im Sinne Tschirchs, in Linnæa, XLIH (1880-82), p. 166.
2 Verel. Taf. XIV, Fig. 1 c.
46 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Spezieller Teil.
Wie ich schon eingangs des allgemeinen Teils betont habe, schliesst
die Gattung Boscia mehrfache verschiedenartige Merkmale in sich, die
zu ihrer Umgrenzung und Erkennung gegenüber andern Gattungen
führen.
In Bezug auf die Blüte ist hauptsächlich der relativ kurze Frucht-
träger, den Boscia entwickelt, sowie die stets kugelige, in der Regel
ein-, seltener mehrsamige (4-samige) Frucht hervorzuheben. Mit Aus-
nahme vielleicht von Boscia grandiflora Gilg, deren Blüten ich selbst
nicht gesehen, habe ich am Carpophorum bei Boscia Lam. nie mehr als
6 mm Länge gemessen, während z. B. Arten der Gattung Mceerua
u. a. m. Fruchtträger von 15-20 mm und mehr Länge zur Ausbildung
bringen. Gliederschotenähnliche, mehrsamige Früchte, wie solche sehr
viele Merua- und Cadaba-Arten etc. aufweisen, kommen bei der
Gattung Boscia niemals vor. Das Fehlen der Kronblätter, sowie eines
eigentlichen Androphors, sind Merkmale, die bei der systematischen
Unterscheidung mitberücksichtigt werden können, die aber mehreren
andern Capparidaceengattungen ebenfalls eigen und deshalb von
geringerem Werte sind als die beiden ersterwähnten Merkmale. Zur
sichern Unterscheidung der Boscia-Arten gegenüber andern Capparida-
ceen auf Grund der anatomischen Verhältnisse ist das Vorhandensein
eines Blattstielstückes unerlässlich und es ist zu beachten, dass das
zur Bestimmung der Gattung und Art dienende Blatt oder Blattfrag-
ment in nicht allzu jugendlichem Stadium sich befinde. Schon von
Radlkofer! wurden die bei keiner Boscia-Art fehlenden Blattsklereiden
als ein diese Gattung kennzeichnendes Merkmal hervorgehoben. Cadaba
besitzt zwar ebenfalls Steinzellen im Mesophyll seiner Laubblätter, die-
selben sind jedoch von wesentlich anderer Form. Es treten bei dieser
Gattung grosse Nester von Brachy-Sklereiden, sowie mehrzellige
Haare, wie bei Capparis auf.
! Ueber Forchhammeria in Sizb. d. math. phys. Cl.d. k. b. Akad. d. Wiss.,
XIV (1884), Heft. 1, p. 92.
APPENDIX III. 47
Der Gattung Boscia fehlen Oxalatkrystalle in den Zellen des Meso-
phylis. Ferner entbehrt der Blattstiel jener äusserlich leicht sichtbaren
Längsrinne auf der Oberseite, wie dies bei einigen nahe verwandten
Gattungen, die sonst grosse Ähnlichkeit in Form und Grösse der
Blätter besitzen, der Fall ist‘.
Ein weiteres wohl zu beachtendes Kennzeichen der Gattung Boscia
bilden die relativ kurzen Blattstiele; solche von 12-14 mm Länge
gehören bei dieser Gattung zu den Seltenheiten und wurden meiner-
seits nur an einigen Blättern von Boscia salicifolia Oliv. beobachtet.
Dem gegenüber messen die Blattstiele einiger Maærua-Arten durch-
schnittlich 15-20 mm.
Unzweifelhaft wird eine genaue, sorgfältige Untersuchung der ana-
tomischen Verhältnisse der Blätter nächst verwandter Capparidaceen
noch eine Menge von Unterschieden ans Licht bringen, was die Auf-
gabe späterer Arbeiten sein soll.
Zur Unterscheidung der einzelnen Arten der Gattung Boscia haben
sich folgende Merkmale als mehr oder weniger konstant und wertvoll
erwiesen : Obenan stehen die Spaltöffnungen, mit ihrem Vorkommen
entweder auf beiden Seiten, oder nur unterseits; die Lage derselben,
ob auf demselben Niveau, wie die übrigen Epidermiszellen, oder ob
um die halbe oder ganze Höhe der Epidermis unter dieselbe vertieft.
Bei beidseitigem Vorkommen der Spaltöffnungen ist zu beachten, ob
sie beiderseits in annähernd gleicher Zahl, oder ob sie unterseits
wesentlich zahlreicher als oberseits vorhanden sind. In zweiter Linie
fallen für die Systematik die Haare in Betracht, deren Fehlen, oder
Vorhandensein an Blattstiel und Blattspreite, ihr sehr zahlreiches, oder
nur vereinzeltes Auftreten, die relative Länge, die Oberflächen-
beschaffenheit des Cuticularüberzuges, auch die Gestalt des Haares
kann neben andern Merkmalen mitberücksichtigt werden. Sehr vor-
sichtig sind für die systematische Unterscheidung die Sklereiden, die
mechanischen Elemente überhaupt, zu verwenden. Dadurch, dass Skle-
reiden und Bastbelag in sehr jungen Stadien der Blätter noch fast
1 Der oberseits rinnige Blattstiel war hauptsächlich ausschlaggebend beider
Ausscheidung der Boscia Holstii Pax und B. variabrlıs Coll. et Hemsl. aus dieser
Gattung B. Holstii weist neben dem rinnigen Blattstiel gar keine Sklereiden auf,
besitzt dagegen einen bis 3 cm langen Fruchtträger. B. variabilis besitzt zwar
einige polyedrische Sklereiden im Mesophyll, bildet aber ausser dem rinnen-
förmigen Blatistiel, zufolge der betreffenden Tafel I (in Linnea XXI (1850)
ein bis 20 mm langes Carpophorum aus.
48 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
gänzlich fehlen können, oder erst in der Entwicklung begriffen sind,
büssen sie beträchtlich an systematischem Werte ein. Auch Francken :
warnt davor, aus der An- oder Abwesenheit der Sklereiden, die in
allen möglichen Formen fast in jedem Pflanzenorgan vorkommen
können auf die nähere oder weitere natürliche Verwandschaft der ver-
schiedenen Pflanzen zu schliessen. Er giebt allerdings zu, dass das Vor-
kommen der Sklereiden im Blatt von mehr Bedeutung ist, als in einem
andern Organ, wie z. B. in der Rinde.
Für die einzelne Art hat sich hauptsächlich die Gestalt und relative
Grösse der Sklereiden als mehr oder weniger konstant gezeigt; etwas
unbestimmt ist die Zahl des Auftretens dieser Elemente, desgleichen
die Wanddicke derselben. Von Radlkofer ist ferner der Umriss der
Epidermiszellen herbeigezogen worden, um aus der Verschiedenheit
derselben ein Unterscheidungsmerkmal für 2 Arten aufzustellen ; dies-
bezügliche Untersuchungen meinerseits führten mich zu negativen
Resultaten, d. h. der Umriss der Epidermiszelle ist ziemlich variabel
und deshalb für die systematische Unterscheidung fast gänzlich
unbrauchbar. Leider wechselt auch die topographische Lagerung der
Gefässbündelelemente im Blattstiel und Mittelnerven bei derselben Art
allzusehr, sodass diese Verhältnisse bei den Artunterschieden ausser
Acht gelassen werden müssen. Ähnliches Verhalten hat schon Pfister
für die Palmblätter constatirt.
Bevor ich auf die Beschreibung jeder einzelnen bis jetzt bekannten Boscia-
Arten eintrete, lasse ich eine Zusammenstellung aller bis anhin publizierten
Diagnosen der Gattung als solche vorangehen. Bei der ersten und ältesten
Beschreibung, die ich wörtlich wiedergebe, beginnend, werde ich von den in
chronologischer Reihenfolge aufeinanderfolgenden Zitaten jeweilen nur die neu
hinzutretenden Charaktere anführen. In derselben Weise schicke ich bei jeder
einzelnen Art immer die schon vorhandenen Diagnosen, die sicht meist nur
auf den äussern Habitus und den Bau der Blüte beziehen, meinen eigenen,
hauptsächlich die Blattstruktur betreffenden Befunden voraus. Wo ich deshalb
eine bereits gegebene Habitusbeschreibung der einzelnen Arten als genügend und
mit meinen Befunden als übereinstimmend erachte, habe ich der Kürze halber
von einer eigenen Charakteristik dieser Verhältnisse Umgang genommen und
mich lediglich auf die Betrachtung der anatomischen Verhältnisse beschränkt,
mit Ausnahme der Blüten und Früchte, wo mir solche zu Gebote standen, da
die selben in den meisten Fällen zu wenig ausführlich behandelt worden sind.
ERer.p.78:
APPENDIX II. 49
Boscia Lam. non Thunb.!
Lamarck, Tableau encyclopédique, Bot. IT (1793), p. 510 : « Calyx
« tetraphyllus ; corolla nulla; stylus brevissimus, persistens :
« bacea ? supera, pedicellata, tomentosa, monosperma. »
— JI1. t. 395 in Recueil de Planches de Botanique (1823).
— Podoria Pers., Syn. Pl. II (1807), p. 5 : fügt neu hinzu : « foliolis
ovatis. »
DE CaAnpoLLe, Prodr., I (1824), p. 244 : neu : « Stamina 12-20 toro
« brevi inserta. Bacca stipitata globosa, 1-sperma. Frutex
« inermis, floribus parvis corymbosis. »
GUILLEMIN, PERROTTET et RıcHARD, FT. Seneg. tent., 1 (1830-33), p. 25 :
neu: « Calyx 4 sepalus æstivatione subvalvatus; sepalis concavis
« basi inter se coalitis..... Ovarium uniloculare; ovulis 4-5, tro-
« phospermio parietali affixis. .....; stigma terminale. Fructus
« globosus unilocularis, 1-4 spermus externe coriaceus, interne
« pulposus: seminibus nudis aut nucamentaceis. Frutices iner-
« mes; foliis simplieibus; floribus corymbosis. »
MEISNER, Plant. vasc. Gen., 1(1836-43), p. 17 : Schlüssel zum Bestimmen
der Capparidaceen Gattungen. Bei Boscia stützt er sich haupt-
sächlich auf die, oben wiedergegebenen, Beschreibungen. Er
zählt diese Gattung unter die Abteilung : « B). Fructus bacca-
« ceus. indehiscens. I. Stamina numerosa, aut indefinita, aut nisi
« easu abnormi non paueiora quam 12. A. Sepala 4 v. 5 distincta
« aut basi tantum coheerentia. »
ENnDLicHer, Gen. Pl., (1836-40), n. 4996, p. 892: von den Sepalen schreibt
er, als neu hinzukommend : « deeiduis, margine fundi glanduloso
— « subtubereulato. » — Ferner : «.....; filamenta subulata, ima
basi submonadelpha, antheræ ovoidæ, biloculares, longitudi-
naliter dehiscentes. — Ovarium stipitatum, — ovulis juxta
placentam parietalem unicam 4-5,amphitropis. Stylus terminalis
brevis ; stigma minimum, depressum. Bacca crustacea, subglo-
bosa, punctato-tuberculata. Semina 1-4, in pulpa nidulantia,
1 Boscia Thunb., Prodr. Pl. Cap., (179%), p. 32 = Toddalia Juss. (Rutac.).
BULL. HERB. BOISS. Appendix III, juin 1898. 4
50 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
nucamentacea, reniformia. Embryonis exalbuminosi cotyledones
crassæ, incumbentim convolutæ, radicula longa, subconia. —
Frutices Africæ tropicæ, inermes, glabriuseuli ; foliis alternis,
simplicibus, coriaceis, integerrimis, petiolo cum rami denticulo
articulato, stipulis setaceis, minimis, floribus terminalibus, corym-
bosis, parvis.
HARREY and SONDER, Fl. Capensis, Vol. I (1859-60), p. 60 : von den
Staubblättern heisst es : « Stamens 12-20, on a scarcely elevated
« torus; filaments monadelphous at base only. » Im Ubrigen
keine neuen eingehenderen Angaben. Erwähnt auffallenden-
weise nur 1 Art, B. caffra Sond. = Niebuhria pedunculosa
Hochst.
BENTHAM et Hooker, Gen. Pl., 1 (1862), p. 108: stimmt im allgemeinen
mit den bisher angeführten Merkmalen überein, neu wäre anzu-
führen : « placentis 1-2 ; ovulis paueis, rarius numerosis. »
OLIVER, Fl. of trop. Africa, 1 (1868), p. 91: es ist das erste Mal von
einem Discus die Rede [statt des drüsighöckerigen Bodens.
(Endl. Gen.)] : « Disk forming an entire or fimbriate ring at the
« base of the calyx. »
Ebenso von dem Gynophor : « Stamens 6-20, free, inserted
« upon the torus or at the base of the short gynophor (in the
« tropical African species). »
Jedenfalls ist damit das am Grunde Verwachsensein der
Filamente gemeint (cfr. Zindl.,l. c. u. Harv. Sond., 1. e.). Das
Ovarium wird als « ovoid or obpyriform » bezeichnet. Die wei-
tern Angaben sind nur eine Wiederholung obiger Diagnosen.
Bevor er die einzelnen Arten behandelt, fügt er eine Bemerkung
bei, welche lautet; « A small African genus closely allied to
« Meerua, from which it may generally be distinguished by
« the free or nearley free sepals and the ovary narrowed above
« into a very short style. Boscia caffra Sond., of the Cape is a
« Meerua (Nieburia). »
BAILLoN, Hist. d. Plantes, III (1772), p. 177 : eine kurze gefasste Wieder-
holung der schon angeführten Litteratur ohne Beigabe neuer
Beobachtungen.
Pax in Zinglers Jahrb., IX (1888), p. 39: in Betreff der Beiteiligung der
Axe an der Blüte der Capparidaceen stellt Pax 7 Typen auf und
APPENDIX IH. 51
zählt neben anderen Gattungen Boscia zum IL. Typus: « Das
« Androphor ist bei diesem Typus mehr oder weniger reduzirt,
« das Gynophor entwickelt; dagegen erfährt der regelmässige,
« nicht oder nur wenig symmetrische Discus eine kräftige Aus-
« gliederung : meist erscheint er von schlüsselförmiger Gestalt
« oder flach becherförmig wie bei Boscia, Buchholzia und Cour-
« bonia; er liegt hier extrastaminal, und da diese Gattungen
« apetal sind, ist seine Lage innerhalb des Kelches nicht näher
« zu fixiren. Seine definitive Gestalt erreicht er häufig erst nach
« vollendeter Anthese. »
Pax in Engler und Prantl, nat. Pflanzenfam., III. Teil, 2 Abt., (1891),
p. 209 : der Autor gibt eine kurzgefasste Charakteristik der
Gattung Boscia, nachdem er eine ziemlich ausführliche Familien-
diagnose, besonders in Bezug auf die Blütenverhältnisse, hat
vorangehen lassen, die mir im allgemeinen Teil hauptsächlich
als Grundlage gedient hat. Um nicht wiederholen zu müssen,
verweise ich deshalb auf die, an den betreffenden Orten meines
ersten Teils niedergelegten, der Paxschen Abhandlung entnom-
menen Angaben.
Ge in Engler, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C
(1895),p. 185: enthält wie folgt eine kurze, allgemeine Charakter-
istik, welcher die Diagnosen der einzelnen neuen Arten folgen :
« Kahle Kräuter, Str. od. kleine Bäume mit lederartigen
« Blättern, sehr kleinen Nebenblättern und kleinen oder mittel-
« grossen, nicht lebhaft gefärbten Blüten. 10-15 Arten, sämtlich in
« Afrika, mit Ausnahme von 2 im südlichen Afrika vorkom-
« menden alle tropisch. »
Ich lasse nun die Beschreibungen der einzelnen Arten folgen und
beginne mit der ältesten derselben. Die schon vorhandenen Diagnosen
kommen in derselben Weise zur Geltung wie bei der vorausgegan-
genen allgemeinen Charakteristik.
Boscia senegalensis Lam.
Taf. IX, Fig. 2
Lamarcr, Tableau encyclopédique, Bot. I (1793), p. 517 : « foliis
« alternis, elliptieis, integris; floribus terminalibus, corymbosis. »
52 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Die hieher gehörige Tafel n. 395 reproduzirt jedenfalls das Bild von
der im Text beschriebenen « Boscia senegalensis », da dies damals die
einzigbekannte Spezies gewesen zu sein scheint. Auf der Tafel steht
zwar nur der Genusnamen.
Persoon, Ench., II (1897), p. 5 (sub Podoria senegalensis Pers.): kurze
Charakteristik; fügt für die Laubblätter hinzu: « — foliis,
integris oblongis apice subemarginato-mucronatis. »
DE Caxporze, Prodr., 1 (1824), p. 244 : kenzt erst Boscia senegalensis
Lam. Die kurze Notiz lautet : « Calyx « 4 sepalus. Petala 0.
« Stamina 12-20 toro brevi inserta. Bacea stipitata globosa. 1-
« sperma. Frutex inermis, floribus parvis corymbosis. »
GUILLEMIN, PERROTTET et RıcHArn, Fl. Seneg. tent., I (1830-33),
p. 25 : « B. folis obovalibus aut ovali-oblongis obtusis, reticu-
« late-venosis glabris ; floribus corymbosis; corymbo terminali
« composito; fructu globoso externe papilloso, sepius mono-
« spermo; semine nudo. Nob. — Frutex ramosissimus, ramis
« strietis. — Folia alterna, breviter petiolata, oblonga-elliptica,
« ovalia, aut obovalia, apice obtusa, coriacea, glabra, integra,
« retieulato-venosa, pallide viridia; 2-3 uncias longa, 1 et 1 et
« semis lata. — Petiolo brevi 2-3 lineas longa, tereti subtomen-
« toso, basi articulato; stipulis duabus brevissimus subulatis
« minimis. — Flores parvuli corymbosi. — Corymbo terminali
« Composito ; ‘corymbis partialibus multifloris pedunculatis ;
« Horibus pedicellatis, bracteatis ; pedicellis gracilibus pilosis ;
« bractea ' lineari angusta, fere longitudine pedicelli. — Calyx
« 4-sepalus; sepalis patentibus, æqualibus, ovali-acutis, externe
« pilosiuseulis, in æstivatione subvalvatis, basi inter se leviter
« coadunatis. Ad basin internam calyeis, loco corollæ, adest
« corona seu discus glandularis, vix preeminens, margine sub-
« tubereulatus et fundi calyeis parietes obtegens. — Corolla
« nulla. — Stamina 12-20 erecta, calyce sublongiora; filamentis
« subulatis, imissima basi inter se cohærentibus et monadelphis.
« — Antheris introrsis, ovoideis, basi apiceque emarginatis, dorso
« aflixis, biloeularibus, longitudinaliter dehiscentibus.— Ovarium
« stipitatum; stipite tereti, longitudine filamentorum; ovoideo-
! Jedenfalls mit der Stipula identisch.
50
APPENDIX II. 53
« subrotundum, in stylum brevem, stigmate minimo depresso
« terminatum desinens ; uniloculare ; ovulis 4-5, trophospermio
« parietali adnatis. — Fructus globosus apice vix apiculatus,
« cerasi vulgaris fructus erassitie, erustaceus, furfuraceo- tuber-
« eulatus, tubereulis minimis ; unilocularis, indehiscens, mono-
« spermus. — Semen peritropium parieti laterali affıxum, sub-
« reniforme, versus hylum prominulum, acutum. Integumentum
« simplex tenue, membranaceum, subpellueidum. — Embryo
« transversus incumbenti-convolutus ; radieula subconica obtu-
« siuscula, cotyledonibus plicatis, latis crassique ineumbens.
« Creseit frequens in locis siceis Senegambiæ. »
« Observations : Le genre Boscia à été jusqu’à présent assez mal
« caractérisé, parce qu'on s’est contenté de décrire son fruit
« sans examiner la structure de son ovaire. Tandis que le pre-
« mier est presque constamment monosperme, l'ovaire au con-
« traire présente toujours quatre ou cinq ovules attachés à un
« trophosperme pariétal. Ce caractère de pluriovulation est
« encore plus évident dans la seconde espèce ' que nous deeri-
« vons ici. Son fruit, en effet, m'a offert d’une à quatre graines
« formant chacune autant de petits noyaux cartilagineux ou
« presque osseux. Dans un seul échantillon du Doscia senega-
« lensis, nous avons trouvé deux graines séparées l’une de l’autre
« par une lame qui partageait le fruit en deux loges: mais cette
« lame était évidemment une fausse cloison, développée posté-
« rieurement à la fécondation. »
Da diese letztern Verhältnisse schon im allgemeinen Teil
besprochen wurden ; trete ich hier nicht mehr darauf ein.
OLIVER, Fl. of trop. Africa, I (1868), p. 92 : eine etwas kurz gedrängte
Beschreibung, die ebenso gut für B. octandra Hochst passen
würde, welch letztere er auch am Schlusse als mit B. senegalensis
Lam. identisch anführt. Beide sind aber von Radlkofer ' mit
Recht voneinander getrennt worden, namentlich in Bezug auf
die völlig kahlen Blätter bei B. senegalensis Lam. im Gegensatz
zu den unterseits weichhaarigen Blättern von BD. octandra
Hochst. Oliver schreibt p. 92: « A shrub or small tree. Branches
« glabrous or minutely pubescent at first. Leaves coriaceous
1 D, angustifolia Rich.
54 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« oblong-elliptical or broadly oval, obtuse or rather acute,
« reticulate, glabrous or very shortly pubescent and soft to the
«touch beneath, the principal lateral veins more or less dis-
« tinetly looped ; 2-5 in. long, 1-1*/2 in. broad. Petiole about 3 lines.
« Flowers racemose or subumbellate, collected into small ter-
« minal panicles. Stamens 8-20, inserted within the thikened
« disk as the base of the gynophore which is about 1 ‘2 lines in
« length, Fruit globose, 4-6 lines diam., 1-3-seeded, glabrous or
« pubescent-tomentose. — B. octandra Hochst. in Kotschy,
« Pl. Nub.
« Upper Guinea. Senegambia, Perrottet!»
« North Central. Kouka, E. Vogel! »
« Nile Land. Nubia, Kotschy! Kordofan, Sennar, Cien-
« kowski. »
J. VazLor, Études sur la Flore du Senegal, (1883), p. 75: seine Angaben
beziehen sich hauptsächlich auf die geographische Verbreitung.
Er schreibt: « Fleurit en février. » Ferner gibt er die Namen
einiger Sammler an vom Senegal: « Perrottet (n. 31)! Leprieur!
Richard! Boivin (n. 424) ! Geoffroy! Adanson (n. 147, A.)!
« Distrib. geogr. — Cette espèce se retrouve dans le Soudan, la
« Nubie, le Sennaar, le Kordofan et la région du Nil Blanc. »
« Observation : Cette espèce n’a pas toujours un fruit mono-
« sperme. J’en ai vu plusieurs qui renfermaient 2 et même 3
« graines. On rencontre quelquefois une forme à feuilles lan-
« céolées-étroites, qu'il ne faut confondre avec le Boscia angusti-
« folia Rich. »
Geographische Verbreitung. Das Verbreitungsgebiet der Boscia
senegalensis Lam. beschränkt sich anatomischen Untersuchungsergeb-
nissen zu Folge auf Senegambien | Perrottet n. 31; Gay (ohne Nummer)].
Jene æthiopischen Boscia-Vertreter [Vogel n. 93; Kuka (Darfur);
Pfund n. 190, Kordafan; Schweinfurth n. 1038, Weisser Nil;n. 999,
Erythrea'; n. 1234. 1237?], die bisher fast ohne Ausnahme ebenfalls
1 Cfr. G. Schweinfurth, Sammlung arabisch-æthiopischer Pflanzen, in Bull.
de l’Herbier Boissier, II (1894), p. 192.
? Diese beiden Schweinfurthschen Nummern (1234 u. 4237) finden sich in
Schweinfurths Herbar als Boscia senegalensis Lam. vor, im Herbarium Boissier
dagegen unter der Bezeichnung Boscia octandra Hochst.
APPENDIX IH. 55
der Boscia senegalensis Lam. beigezählt worden sind, habe ich sämtlich
der Boscia octandra Hochst. zugewiesen, da dieselben beiderseits
behaarte Blätter besitzen, wogegen die Lamarcksche Art völlig kahle
Blätter aufweist, worauf schon Radlkofer aufmerksam gemacht hat !.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Um nicht zu oft wiederholen zu müssen, beschränke ich mich hier,
wie bei denjenigen nachfolgenden Arten, die meines Erachtens durch
frühere Autoren genügend charakterisirt worden sind, auf die Darstel-
lung der anatomischen Verhältnisse des Laubblattes.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die oben p. wiedergegebenen
Diagnosen von De Candolle, Guillemin, Oliver ete.
Anatomische Verhältnisse.
Blattstiel : Im Querschnitt 1,5-2 mm Durchmesser; Oberfläche ziem-
lich glatt; Epidermis mit starker, eutieularisirter, 40 y dicker Aussen-
wand; Seitenwände stark verdickt, desgleichen die Innenwand (cirea
4-6 y), daher das Lumen der Epidermiszellen sehr eng. Grundgewebe
mit Brachysklereiden ; letztere meist grösser als die benachbarten,
dünnwandigen Zellen, isolirt, oder zu Nestern vereinigt. Wände dieser
Sklereiden stark verdickt, oft bis zum Schwinden des Lumens, mit
zahlreichen, sich verästelnden Poren versehen. Bastelemente reichlich
vorhanden, als getrennte Bündel um das Mestom gruppirt. Libriform
vorhanden.
Blattspreite: Dicke des Blattes 350-500 y, Mittelnerv beiderseits
hervorstehend; Leitbündel allseitig von Bastzellen eingeschlossen,
letztere jedoch durch parenchymatisches Gewebe von der unter- und
oberseitigen Epidermis getrennt. Seiten- oder Primannerven- I träger-
förmig, durch die Bastelemente mit der Epidermis beider Seiten ver-
bunden. Auch feinere Blattnerven 2 und 3. Ordnung werden beider-
seits noch von Bastzellen begleitet, die aber die Epidermis nieht mehr
berühren. Zur Erhöhung der Schubfestigkeit wird der ohnehin durch
stärkere Epidermisaussenwand sich auszeichnende Biattrand von einigen
wenigen subepidermalen Bastfasern unterstützt. Sämtliche Bastzellen
sind relativ diekwandig und englumig.
Zu den charakteristischen Kennzeichen dieser Spezies gehört der
bogige Randnerv, welcher durch die anastomosirenden Enden der ziem-
1 Vergl. p. 7, sowie die Oliversche Diagnose, p. 53.
56 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
lich gestreckten Seitenrippen gebildet wird. Epidermis oberseits 48 u,
unterseits 30 y hoch. Aussenwand der obern Epidermis glatt, 16-20 y dick,
jene der untern Epidermis 12-14 u. dick; durch sanft wellige Cuticular-
leisten uneben, Seiten- und Innenwände dünn ; Lumen unterseits flach-
gedrückt; Zellen im Umriss schwach wellig, meist rechteckig, über den
Primannerven etwas gestreckt, an der Randpartie von mehr quadra-
tischer Form. Mesophyll mit zahlreichen stab- oder T-förmigen Makro-
sklereiden, deren Wanddicke und Lumen wie bei den Bastzellen. Die
der Epidermis sich anlegenden Sklereidenfüsse kurz verästelt, stellen-
weise unter sich ein Geflecht bildend. In ihrer Länge entsprechen die
Sklereiden der Mächtigkeit des beidseitigen Palissadengewebes. Die
ins Innere ragenden freien Sklereidenenden fast ohne Ausnahme unver-
zweigt, nadelfürmig gestreckt, legen sich oft dem Bastbelag der Ner-
vatur an; Bastbelag seinerseits ebenfalls verzweigte Klemente neben den
einfachen spindelförmigen aufweisend. Palissadenparenchym oberseits
dreischichtig, unterseits einschichtig, dazwischen lockeres Schwamm-
parenchym.
Spaltöffnungen um die Höhe der Epidermis unter das Niveau der-
selben vertieft. Vertiefung eylinderförmig, Oeffnung der äussern Atem-
höhle von unregelmässiger, länglicher Form, umgrenzt durch einen
Wall mit radiär zulaufenden Cuticularleisten.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Berkottennnalssenesal nn EEE Boissier.
) « 31, DE 22 A OR MES k. k. bot. Mus. Wien.
) (ohne Nummer) Senegal.......... De Candolle.
(say ) ) DR en Fr Kew.
Boscia octandra Hochst.
Taf. II, Fig. 14, Taf. VIL Fig. 2.
Fenzr in Kotschy Flor. Æthiop. exsicc., (1837-38), fide Radlkofer in
Sitzb. d. math.-phys. Cl. d. k. b. Akad. d. Wiss., XIV (1884),
Heft 1, p. 62.
Vesque in Annales des Sciences naturelles bot., VI. ser., tom. XIII
(1882), p. 74: «Poils unicellulés coniques, courts, à parois très
« épaissies, en grand nombre à la face inférieure.
APPENDIX II. 57
« Épidermes onduleux à cuticule ornée de stries espacées, le
« Supérieur sans stomates. .
« Mésophylle : ; palissades de la face supérieure sou-
«tenues par des cellules selereuses verticales, étalées et rami-
« fiées horizontalement sous l’épiderme supérieur; faisceaux
« accompagnés en dessus et en dessous par de très forts massifs
« fibreux et les plus forts rattachés par les fibres à l’épiderme
« Supérieur.
« Pétiole : faisceau annulaire accompagné en dehors et en
« dedans de quelques massifs fibreux isolés, enfermant un petit
« faisceau au bois supérieur; parenchym parsemé de nombreuses
« cellules seléreuses arrondies.
« Cristaux nuls (?).
« V. S. S. Deuxième voyage aux sources du Nil. d’Arnaud. »
RADLKOFER in Sitzb. d. math.-phys. CI. d. k. b. Akad. d. Wiss., XIV (1884),
Heft 1, p. 63, Anmerkung : Radlkofer ist nicht einverstanden mit
der von Oliver! vorgenommenen Identifizirung von 2. octandra
Hochst. in Kotschy. Pl. Nub. n. 298 mit B. senegalensis Lam.
Wie schon anlässlich der geogr. Verbreitung, p. 7, sowie
p. 53 und bei Besprechung der B. senegalensis Lam. erwähnt
wurde, stützt sich Radlkofer hauptsächlich auf den Unterschied
in der Behaarung, indem die als B. octandra Hochst. benannte
N° 298 in Kotschy Pl. Nub., unterseits weichhaarige Blätter
besitzt, während von Richard für D. senegalensis Lam. vollstän-
dig kahle Blätter angeben werden. Indem Radlkofer noch auf
die anatomischen Verhältnisse der Laubblätter näher eintritt,
gibt er für diese Art folgende Merkmale an, p. 65, Anmerkung :
« Bei B. octandra Hochst., welche überdies durch stark wellig
« gebogene Seitenwände der Epidermiszellen ausgezeichnet ist,
« finden sich nur sehr vereinzelte Sklerenehymzellen mit ver-
« hältnismässig dünner Wandung und weitem Lumen, welche
« der obern Epidermis nur mit wenigen kurzen Seitenästchen
« anliegen, nach unten aber teils sich verästeln, teils mit stum-
« pfem Ende den Gefässbündeln aufsitzen. Haare sind beiderseits
« vorhanden, von ähnlicher Beschaffenheit wie bei B. firma, nur
« länger. »
De Oliver, Hl. txop. Afn., p. 92.
58 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Vergleichend mit den Verhältnissen bei 5. reticulata, intermedia
und firma, als Formen mit niedern, verästelten Cuticularkämmen über
der Epidermis beider Seiten, erwähnt er für B. octandra ein Fehlen
dieser Kämme an der Oberseite, bezeichnet hier dagegen die Cuticula
als fein punktirt.
Verwandtschaftlich scheint ihm das Blatt von B. urens Welw. seiner
truktur nach der B. octandra Hochst. am nächsten zu stehen. Ferner
schreibt er hierüber, p. 66, Anmerkung:
« Der B. octandra steht sicherlich auch 2. firma sehr nahe,
« was schon in der gleichen Art der Behaarung sich ausdrückt,
« aber anscheinend nicht so nahe wie B. urens. »
Unter Wiederholung einer schon im allgemeinen Teil berührten
Angabe Radlkofers über die Verhältnisse der Geschlechtsorgane lasse
ich dessen diesbezüglichen Befunde noch wörtlich folgen : p. 66,
Anmerkung :
-.« Bei B. ostandra ist der Discus kurz warzig. Der Frucht-
« knoten besitzt zwei meist ungleich hochstehende Placenten
« (mit ungefähr je3 Samenknospen). Vorsprünge des Endocarps,
« welche sich an vergrösserten, bis zu 2mm Durchmesser heran-
« gewachsenen Fruchtknoten finden, scheinen die Anfänge einer
« schiefstehenden (falschen) Scheidewand zu sein. Ob es zur
« vollen Ausbildung einer solchen kommt, liess sich an dem mir
« vorliegenden Material nicht ersehen. »
Als Synonyme der B. octandra Hochst. erkenne ich :
Boscia senegalensis Lam., Vogel N° 93, Central Afrika ;
) ) » Pfund N° 190, Kordofïan;
Boscia firma Radlk. (?) Pfund N° 39, Kordofan;
Boscia senegalensis Lam., Schweinfurth N° 1038, Weisser Nil;
D ) ) ) N° 1234, Nubien;
) ) ) ) N° 1237, )
) ) ) ) N° 909, Erythræa.
Geographische Verbreitung'. Diese in den angrenzenden Gebieten
des Nillaufes einheimische und dort sehr häufig auftretende Boscia-Art
zeichnet sich vor allen andern Arten dieser Gatttung durch die Grösse
ı Ci. G. Schweinfurth, Reise von Suakin nach Kassala, April 1865, in
Zeitschr. für ally. Erdkunde, XIX (1865), p.
Id., Beitrag zur Flora von Æthiopien, 1 (1867), p. 65.
APPENDIX Ill. 59
ihrer Laubblätter aus’. D' G. Schweinfurth, der Vertreter dieser Art in
mehreren verschiedenen Gebieten Aethiopiens gesammelt hat, schreibt
darüber (1. c. p. 389) :
« Zwischen S. und SW. ein Vegetationsstreifen mit grossen
« Akazien und üppigem Buschwerk von B. octandra Hochst.,
« welehe mir hier zum ersten Mal aufstiess und die mich auf der
« folgenden Strecke stets begleitete. Die tiefgrünenden Dickichte
« mit dem lederartigen Laub und der durchschimmernden
« braunen Rinde gleichen täuschend den Bosquets des Rhodo-
« dendron ponticum unserer Parkanlagen. »
Ausserhalb der æthiopischen Grenzen ist diese Art bis jetzt nicht
gefunden worden. Da Boscia octandra Hochst. der vorangegangenen
senegambischen Art sehr ähnlich sieht, ist die erstere bis jetzt oft nur
als Vertreter der letztern in Aethiopien betrachtet und ebenfalls als
Boscia senegalensis Lam. bestimmt worden. Den charakteristischen
Unterschied zwischen B. senegalensis Lam. und B. octandra Hochst.
habe ich schon mehrmals erwähnt; auf einige weitere, weniger scharfe
Unterschiede der beiden Arten. werde ich am Schlusse des nachfol-
genden Kapitels hinweisen.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse!. Blätter alternirend, an gestreckten
Zweigen ; eiförmig bis länglich-eiförmig ; Spitze meist stumpf bis zuge-
rundet.
Blattstiel 8-10 mm lang.
Blattstrucktur. Die von Radlkofer hervorgehobenen, stark wellig
verbogenen Seitenwände der Epidermiszellen haben sich als kein kon-
stantes Merkmal für Boscia octandra Hochst. ergeben. Es finden sich
nämlich bei dem von Schweinfurth gesammelten Material (N° 1237 und
1239 aus den Gebieten zwischen Atbara und dem Roten Meer) völlig
gestreckte Radialwände der Epidermiszellen vor. Trotzdem wäre es
untunlich, auf Grund dieser Abweichung eine neue Art aufzustellen,
da im übrigen grosse anatomische Uebereinstimmung mit den von
Kotschy gesammelten Nummern, hauptsächlich mit N° 298 vorhanden
ist. Hinsichtlich der Zahl und der Wanddicke der ebenfalls von Radl-
1 Ueber die Grössenverhältnisse des Laubblattes vergl., p. 13, allg. Teil.
60 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
kofer beschriebenen Sklereiden des Mesophylls, sowie der Dicke der
Radial- und Aussenwände der Epidermiszellen ergeben sich gleichfalls
bedeutende Unterschiede, die hauptsächlich durch die verschiedenen
Standorte, von welchen das Material herstammt, begrenzt sind. Da die
stabförmigen Macro-Sklereiden das Blatt vor dem Kollabiren zu
schützen haben, so werden sie natürlich bei jenen Vertretern aus
Gegenden mit periodischer Trockenheit kräftiger entwickelt sein
müssen, als bei jenen, die aus beständig feuchten Standorten her-
stammen, wie dies bei Kotschy N° 298 und andern der Fall ist. Auch
findet sich bei den Schweinfurth-Exemplaren eine mit kammartigen
Leisten über jeder Epidermiszelle versehene Cuticula auch oberseits,
letztere ist also nicht glatt wie bei Kotschy N° 2981.
Epidermis der Oberseite fast doppelt so stark als unterseits, 32 u : 20%
bei Schweinfurth n. 1237 und 24 : 12-15 » bei Kotschy n. 298). Dieke
der Aussenwand 4-12 u.; Dieke des ganzen Blattes 120-140 u.; Haare
gerade, borstenförmig, in der Regel unterseits häufiger als oberseits,
aber nie dicht stehend. Lumen der Haare oft nur indem immer
verbreiterten, kuppelförmig Fussteil vorhanden. Länge der Haare
bis 120 » mit glatter Oberfläche. Bastbelag mächtig auf beiden
Seiten der Nervatur; bei I trägerartigen Primannerven ist der
Basthelag beiderseits mit der Epidermis direkt verbunden, beim
Mittelnerv durch Hypoderm von derselben getrennt. Palissaden-
gewebe oberseits drei-, unterseits einschichtig. Einfache nadelför-
mige Sklereiden, in der Regel isolirt stehend. Spaltöffnungen unter
das Niveau vertieft. Die Sklereiden treten bei B. octandra Hochst.
nie in solcher Menge auf, im Verhältnis zum assimilirenden Gewebe,
wie bei B. senegalensis Lam. Aus diesem Grunde entbehren die Blätter
der B. octandra Hochst. jenes aus den verflochtenen Sklereidenenden
gebildeten Gewebekomplexes, der sich zwischen Epidermis und Meso-
phyll einschiebt, wie dies zum Teil bei B. senegalensis Lam., namentlich
aber bei B. firma Radlk. wahrzunehmen ist, deren Sklereiden im all-
gemeinen stärker verzweigt sind, als die der B. octandra Hochst. Ein
weiteres Merkmal wird ferner durch die Nervatur geboten. Bei
DB. octandra Hochst. lösen sich die primären Seitennerven nach der
1 Obwohl ich hier die beiden vorkommenden Extreme einander gegenüber
gestellt habe, so ist doch von einer Scheidung in 2 verschiedene Arten abzusehen,
da eine Menge von vermittelnden Uebergangsformen existiren, welche für die
Zugehörigkeit der erwähnten Kotschy- und Schweinfurthnummern zu einer Art
das Wert sprechen.
APPENDIX IH. 61
Peripherie des Blattes hin in mehrere ungefähr gleichstarke Nerven-
äste auf, die allerdings mit den Verzweigungen benachbarter Priman-
nerven anastomosiren, dagegen keine deutlich hervortretenden Rand-
nerven, wie bei B. senegalensis Lam. bilden.
Blütenverhältnisse.
Blütenstand. Terminale, zusammengesetzte, vielblütige Dolden-
traube. Blütentragender Spross 7-8 cm lang, an der Spitze ebenfalls
mit gehäuften Blüten. Sprosse zweiter Ordnung 2-4 em lang; an der
Spitze ebenfalls mit gehäuften Einzelblüten, am Grunde gestützt von
1,5-2 mm langen pfriemlichen Tragblättern mit 2 seitlichen Stipular-
gebilden. Blütenstielchen 5-8 mm lang, ebenfalls mit Tragblättchen
versehen, bilden ihrerseits Trugdöldcehen: 4 freie Kelchblätter, breit-
lanzettlich, Länge 3,5 mm, Breite 2,0 mm, fein behaart, am Grunde
wenig verwachsen, abfallend.
Discus. Kurz, ringförmig, warzig.
Androceum. Androphor 0; 8 Staubfäden'! in einem Kreise frei am
Grunde des Gynophors inserirt, 4-5 mm lang.
Antheren 1 mm lang, dorsifix, Thecæ intrors mit je 1 Längsspalte
aufspringend.
Gynæceum. Gynophor bei der Anthere 3 mm lang, Fruchtknoten
mit kurzem Griffel und kopfiger Narbe, einfächerig; 2 Carpelle mit je
1- wenigen, parietal befestigten, pleuro-anatropen Samenknospen.
Frucht. Einsamig, steinfruchtartig, kugelig; hartes, aussen granu-
lirtes Exocarp, markiges Mesocarp und ziemlich hartes steinkernar-
tiges Endocarp. Samenschale dünnhäutig, durchscheinend, Same mit
eingerollten Cotyledonen und anliegenden Würzelchen.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Cienkowsky n. 189, Kordofan............. k. k. bot. Mus. Wien.
» (ohne Nummer) Kordofan..... Hamburg.
Kotschy n. 288, Aethiopien (Schilluk)..... k. k. bot. Mus. Wien.
Dre 11.253, > (Sennar)...... » )
» 2299; Da RE » )
Den 208 Kordofan......1.:.0.: Radlkofer.
1 Eine für diese Art konstante Zahl.
62 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Kotsehy.n2298Kordofan? rare k. bot. Mus. Berlin.
)) n. 298, DE SRE ART Eee Universität Zürich.
2» 298, DE er TR k. k. bot. Mus. Wien.
Den PR NE ARE PA EP D DO ET Boissier.
» (ohne Nummer) Kordofan........ Kew.
Binden IERoL. oa ee k. bot. mus. Berlin.
arm 190: EEE RE: » »
Schweinfurth n. 1238, Cassala. . . ......... Boissier.
) n. 1234, Atbara u. rotes Meer. Boissier ; Schweinfurth.
» N412.37, » » » »
» n. 1239, » » » »
» n. 1038, Weisser Nil... Schweinfurth; k. bot. Mus. Berlin.
Noselnm 931. Central Alrika a re Kew.
5 Boscia firma Radlk.
Taf. VIL Fig. 3.
in Sitzb. d. math.-phys. Cl. d. k. b. Akad. d. Wiss., XIV (1884), Heft 1,
p. 62, Anmerkung :
« Boseia firma m. (B. octandra, non Hochst., Fenzl in
« Kotschy Flor. æthiop. 1837-38, n. 252) : Frutex arbores-
« cens (?); rami stricti; florigeri ad 30 cm longi, diametro
«5 mm, apice 1,5-2 mm, minutim puberuli, basi glabrati
« subiusei; folia oblonga, utrinque acuta, submueronulata,
« rarius subovata obtusiuseula, lamina 5-7,5 em longa, 2-2,5 em
« lata, firme coriacea, cellulis sie dietis spicularibus ramis erebris
« divaricatis stratum infra epidermidem superiorem, selerenchy-
« maticum efficientibus apice acutato inter cellulas epidermidi
« inferiori proximas protrusis nee non singulis similibus a pagina
« inferiore sursum versis firmata, penninervia, nervis laterialibus
« ante marginem arcuato-anastomosantibus, reti venarum laxo
« pallidiore subtus prominulo, supra impresso, pagina superiore
« inde rugulosa, flavescenti-viridia, supra (pilis brevissimis) sca-
« berrima, subtus scabriuseule puberula, margine subearti-
« lagineo ; petiolus breviusculus, 5-9 mm longus, erassiusculus,
«a basi ad apicem angustatus, puberulus, flavidus; stipulæ
« minim&, subulatæ ; flores in apice ramorum pauci, racemosi ;
« pedicelli (fructigeri tantum suppetebant) 4-6 mm longi, braeteis
A
APPENDIX II. 63
« deeiduis (unam tantum vidi lineari-lanceolatum pedicellum
« ipsum æquantem puberulam), inferiores plus duplo longiores
« supra medium geniculati, ad geniculum florum abortivorum
« vel deeisorum residuis tubereulati vel protuberantia brevi
« tubereulata — ut videtur apice inflorescentiæ abortivæ pedi-
« cellum genuinum lateraliter emittentis — instructi, inde inflo-
« rescentia terminalis racemus compositus dicendus; sepala
« ovata, 2 mm longa, reflexa, pleraque decisa ; petalorum vestigia
« nulla; diseus parum conspieuus, annularis, verruculosus ; sta-
« minum residua intra discum ad basin carpophori inserta, car-
« pophorum æquantia ; carpophorum breve, apice incrassatum,
« 1-2 mm longum ; bacca globosa, diametro 9 mm, granulata,
« minutim puberula, pericarpio cellulis selerenchymatieis coacer-
« vatis granuloso-corticoso, endocarpio subchartaceo glabro e
« cellularum filiformium oblique cruciatarum stratis paucis
« exstructo; placenta parietalis, semen unicum, ellipsoideum,
« horizontale, testa tenui membranacea in utroque latere flabel-
« lato-venosa; embryo exalbuminosus, pleurorrhizus idemque
« spirolobeus, eotyledonibus angustis, juxtaposite circinatis, radi-
« eula accumbente. In Sennaar : Kotschy n. 252. »
In Bezug auf die Verwandtschaft fügt Radlkofer weiter hinzu :
« Die Pflanze kommt im Habitus der Boscia angustifolia
«A. Rich. ziemlich nahe, wenigstens soviel aus Richards
« Abbildung in der Flor. Senegamb. I, 1830-33, tab. 6 zu
« erkennen ist. Dessen Beschreibung aber lässt eine Vereinigung
« beider Pflanzen als untunlich erscheinen, namentlich mit
« Rücksicht auf das, was er über die als vollständig kahl
« bezeichneten Blätter im Vergleich mit denen der Boscia sene-
« galensis Lam. hervorhebt :
« Ses feuilles sont... d’un vert pâle, plus glauque, et... plus
« finement réticulées. »
P. 64, Anm. hebt Radikofer noch besonders hervor : « Auszeichnend
« für Boscia firma ist die in der Charakteristik schon hervor-
« gehobene Bildung einer zwischen Epidermis und Palissaden-
« zellen sich einschiebenden Gewebeschichte aus den Seitenästen
« der mit ihrer Spitze nach unten gerichteten Sklerenchym-
« zellen. »
Letzteres Merkmal habe ich dann auch bei Aufstellung des Schlüssels
benützt, als Gegensatz zu der nahe verwandten B. octandra Hochst.
6% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
mit mehr isolirten, meist düunwandigen Blattsklereiden. Auch Radlkofer
erwähnt eine Homologie zwischen BD. firma Radlk. und B. octandra
Hochst., und war in Betreff der Diseusbildung. Ferner hat er bei keiner
der beiden Arten weder eine Scheidewand, noch eine zweite Placenta
wahrnehmen können. Was er des weitern über die Verhältnisse der
unreifen und reifen Frucht erwähnt, habe ich schon im allgemeinen
Teil besprochen. :
Geographische Verbreitung. Der Etiquette aus Radikofers Herbar
zu Folge, liegt das Verbreitungsgebiet dieser Art in Aethiopien.
Wie ersichtlich, ist diese, von Radlkofer aufgestellte Art von ihm
selbst sehr aussführlich charakterisirt worden, weshalb ich auf eine
eigene Diagnose verzichte und nur noch einige wenige Ergänzungen
beifüge.
Der kräftige Bastbelag, der das Gefässsbündel des Mittelnerven
beiderseits halbmondförmig umgibt, ist hier scharf gegen das aus
stark verdickten, gestreckten Zellen mit stumpfen Enden bestehende
hypodermale Gewebe abgegrenzt; bei den Primannerven ist der
Uebergang ein allmählicher.
Spaltöffnungsapparat unter das Niveau der Epidermis vertieft.
Aeussere, von den benachbarten Epidermiszellen gebildete Atemhöhle,
an der Wallöffnung von einer eutieularisirten Ringleiste umsäumt. Wall-
öffnung wie bei B. senegalensis Lam. von sehr unregelmässiger Gestalt,
aber im allgemeinen weniger gestreckt als bei jener.
Untersuchies Material.
Aus dem Herbarium :
Kotsehvn252-Nethiopienv eo we CRE Radikofer.
Boscia angustifolia Rich.
Ware oRror 22 Lo DC RL ou NT
Guillemin, Perrotet et Richard, F1. Seneg. tent., I (1830-33), p. 26, tab. 6 :
« B. folis elliptico-lanceolatis acutis, glabris glaueis, subtus
« tenuissime venoso-reticulatis ; fructibus globosis glabris unilo-
« eularibus, 1-4 spermis ; seminibus nucamentaceis. Nob. »
« Frutex ramosus, ramis strietis, 12-15 pedes altus. — Folia
« alterna elliptico-lanceolata acuta, rarius obtusa, coriacea,
« integra, glauca, glaberrima, tenuissime reticulato-venosa, bre-
APPENDIX I. 65
« vissime petiolata, petiolo basi articulato, semi-tereti, supra
« pilosiuseulo. — Flores non vidi. — Fructus corymbosi, pedun-
« eulati, stipitati, globosi, minores quam in specie præcedenti,
«externe glabri, punctati, punctis concavis, uniloculares, inde-
« hiscentes, semina 1-4 in pulpa parca foventes. — Semina forma
« et numero varia, externe nucamentacea, crustacea; integumen-
«tum tenui-membranaceum. — Embryo convolutus, semini
« conformis, radicula longiuscula, obtusa, compressa, cotyledo-
« nibus eonvolutis latis ineumbens. »
« Crescit in insula vulgo dicta Ile des Chiens, non procul ab
« urbe Sancta-Maria ad Gambiam. »
« Fruetus ferebat Martio et Aprili. »
Observations : « Le genre Boscia n’avait été jusqu’à présent
« composé que d’une seule espèce. Celle que nous venons de
« décrire est bien certainement nouvelle, et se distingue très
« facilement du Boscia senegalensis. Ses feuilles sont beaucoup
« plus allongées, presque lancéolées, aiguës à leur sommet, d’un
« vert plus pâle, plus glauque et plus finement réticulées. Ses
«fruits sont glabres et non tuberculeux et furfuraees; ils sont
« jaunes, et contiennent un, mais plus souvent trois ou quatre
« petits noyaux crustacés, de forme variée. Nous regrettons de
« ne point avoir vu cette espèce en fleurs. »
WALPERs Repert., 1(1842), p.196: Wörtl. Wiedergabe des Obigen ohne
die Observation.
RicaARD, Tent. Fl. Abyss., IV (1847) p. 27 mit folgenden Synonymen :
« Boscia senegalensis Hochst., in pl. Schimp. Abyss., sect. II,
n. 723.
Boscia intermedia Hochst., in Regensb. Fl. XXVII (1844)
p. 100 (non Lamk.).
Enthält der Hauptsache nach nur eine kurze Wiederhohlung
der in der Fl. Senegambiæ niedergelegten Diagnose. Bezüglich
der Laubblätter wird beigefügt :
«…, mucronulatis, basi sensim attenuatis, ....; petiolo glabro
« aut superne pubenti ;
« floribus pedicellatis, racemum simplicem ramulos basi
« foliatos aut nudos terminantem efforminantibus puberulis;
« fructibus ete.
« Crescit in angusta valle fluvii Taccazé; mense Novembre
CO
BULL. HERB. BoIss. Appendix III, juillet 1898. 9
66 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« fructus nondum marutos gerentem collegit indefessus Schim-
« per.
« Observation. — Comparés avec les échantillons qui m’ont
servi à étalir cette espèce dans la Flore de Sénégambie, ceux
d’Abyssinie ne m'ont oftert jaucune différence appréciable. Ils
varient assez par la figure de leurs feuilles et souvent sur le
même échantillon. La Boscia intermedia, de M. Hochstetter,
«n’est qu’une des formes variées de la Boscia angustifolia. »
a
a
a
a
Ferrer et GALINIER. Voyage en Abyss. III (1847), p. 91 : nicht gesehen.
ex WALPERS Ann., II (1852-53), p. 824 : Als Synonyme werden ange-
führt :
« B. reticulata Hochst.
« B. senegalensis Hochst. mss. ».
OLIVER, Fl. of trop. Africa, I (1868), p. 92 : eine mit den vorangegan-
genen Citaten sich deckende Beschreibung der Blätter. Von
letztern wird ferner berichtet :
«.... often in fascicles of 2-4, from nodes on the branches of
« a previous year, 1-2'/2 in. long or more. Petioles 1‘/2-3 lines. ».
« Flowers greenish fragrant, corymbose or racemose, axilari
and lateral or collected in short terminal panicles; bracts
subulate or filiform. Stamens 6-20 or more, inserted within
the fimbriate or thickened eushion-like disk at the base of the
short gynophore. Ovary ovoid, 1-celled, with 2 placentas; ovu-
les few. Fruit globose, 3-6 lines diam., glabrous or minutely
pubescent, pitted or rugulose, 1- few-seeded, sometimes nearly
sessile. Embryo convolute with contortuplicate cotyledons. »
Folgende Namen bezeichnet er als synonym :
« Boscia senegalensis ? and B. reticulata Hochst. in Schimp.
Pl. Abyss. B. intermedia Hochst. (ex Rich.). B. Mossambicensis
Klotzsch in Peters’ Mossamb. Bot. 164. »
Bezüglich der geographischen Verbreitung :
« Upper Guinea : Senegambia! Niger, Barter!
« Nile Land : Abyssinia, Schimper! and others; Kordofan,
Kotschy! Cienkowsky.
« Lower Guinea : Bumba, Angola, Dr. Welwitsch!
« Mozamb. Distr. : Zambesia, Dr. Kirk!
« This plant may prove a variety of Boscia senegalensis.
« B. angustifolia Harv. Fl. Cap. I. 19. Thes. Cap. t. 134, does not
= = A a 2 a
=
2
a
a
2
APPENDIX Ill. 67
« belong to the genus. The specimens from Abyssinia and the
« Nigre have smaller flouvers and fewer stamens than the rest. »
Boscia pubens Rich., die Oliver mit B. angustifolia Rich. ver-
gleicht, gehört meinen anatomischen Befunden zu Folge zu
B. salicifoha Oliv.
J. VALLOT, Ætudes sur la Flore du Senegal, (1883) p. 76: zitirt die schon
von Richard und Oliver gegebenen Mitteilungen über die geo-
graphische Verbreitung dieser Art.
« Exsiccata. — Croit dans les montagnes ferrugineuses du
« Bondou et du Wolli, Heudelot (n. 361)!
« Observations. — La figure de Richard ne represente que la
« forme rare à feuilles alternes. La forme la plus commune, tant
« au Sénégal qu'en Abyssinie, a les feuilles fasciculées, ne repré-
« sentant des feuilles alternes qu'aux extrémités des jeunes
«rameaux. Les feuilles passent insensiblement du glauque au
« jaune et de la forme lancéolée à la forme ovale spatulée. Le
« fruit est invariable dans toutes les formes, glabre, creusé de
« fossettes entourées de petits polygones noirs, formant un réseau
« assez régulier. »
Raprrorer in Sitzb. d. math.-phys. Cl. d. K. b. Acad. d. Wiss., XIV
(1884), Heft 1, p. 62, Anmerkung :
Radlkofer. bezweifelt die von Oliver (1. e., p. 92) behauptete
Identität von Boscia intermedia Hochst. |Schimp., Pl. Abyss.
n. 723] mit Boscia reticulata Hochst. Schimp., Pl. Abyss.
n. 1835 und mit Boscia angustifolia Rich. (Fl. seneg. 1. c. p. 26).
In einer Fussnote p. 64 bemerkt er :
« Boscia intermedia Hochst. (Schimp. n. 723) scheint sehr
« erheblich von Richards B. angustifolia, obwohl sie Richard
« selbst auch schon damit vereinigt hat (Tent. F7. Abyss., (1847),
« p. 27), abzuweichen durch lange bogige, (nicht « stricte »)
« Zweige, durch seitenständige, kaum über 3 cm lange Inflores-
« cenzen und durch sehr graeile Blütenstiele, welche um das
« zwei- bis dreifache länger sind, als die von Richard für
« B. angustifolia abgebildeten.
« Das letztere gilt auch für die von Oliver, nicht auch von
« Richard, ebenfalls zu B. angustifelia Rich. gerechnete Boscia
« reticulata Hochst., Schimp. Pl. Abyss. n. 1835. Durch die
« Länge der « 4 Linien » messenden Blütenstiele einerseits und
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« durch ein ebenso langes Carpophorum andererseits, stellt sich
«auch B. Mossambicensis Klotzsch (in Peters Reise, ete. I (1862),
« p. 164) als erheblich von B. angustifolia Rich. verschieden
« dar, so dass auch ihre Einreihung in die Synonymie dieser
« Art bei Oliver nicht als zweifellos gerechtfertigt erscheint. Auch
«das geographische Vorkommen der betreffenden Pflanzen,
« teils im Senegalgebiete, teils in Abyssinien und Nubien,
« teils im Mozambique, spricht der Zugehörigkeit derselben
« zu einer Art nicht gerade das Wort. »
Anknüpfend an die Charakteristik der Blattstruktur von B. reticulata
Hochst., betont Radlkofer eine Abweichung gegenüber B. intermedia
mit sonst ähnlichen Verhältnissen, die in der weniger regelmässigen
und mehr länglichen Gestalt der oberseitigen Epidermiszellen letzterer
Pflanze zum Ausdruck kommt. Weitere von ihm berührte Verhältnisse,
die auf B. angustifolia Rich. noch Bezug haben, kamen schon im all-
gemeinen Teil, sowie bei Behandlung der B. firma Radik. zur Sprache.
(p. 63 spez. Teil.)
Kuxrze, Plantæ Pechuelianæ Hereroenses, in Jahrb. d. Berl. bot. Gart.,
IV (1886), p. 201 : « Bossia angustifolia A. Rich. unterscheidet
«sich [von der vorher erwähnten BD. microphylia Oliv. und
« B. salicifolia Oliv.] durch breitere (1 : 3-5) Blätter, welche
« bei der schmalblätterigsten Form 2-3 mal länger sind, ferner
« durch beblätterte, reichere Blütenzweige mit kleinen Blüten
« und weniger Stamina (BD. angustifolia Harvey Thes. t. 134
« stelle ich zu Marua; sie hat trichterförmige Kelchbasis und
« am Gynophor inserirte Stamina). »
ENGLER, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil A (1895), p.49
u. 50:
(Auszug) Unter den Laubbäumen oder Sträuchern des Euphor-
biendornbuschgebietes findet sich B. angustifolia Rich. ', tritt
aber wie die andern Sträucher, welche 'zum Teil auch im
gewöhnlichen Steppenbuschdiekicht vorkommen, gegen die
Euphorbien und Akazien in der Massenhaftigkeit der Ent-
wickelung zurück. Die im Euphorbiendornbuschgebiet sich
! Da mir keine Vertreter dieser Art aus jenem Gebiete zur Verfügung stehen,
so vermag ich den Beweis nicht zu erbringen, ob darunter wirklich die Boscia
angustifolia Rich. zu verstehen sei.
APPENDIX III. 69
findenden Gewächse haben sich dementsprechend den Beding
ungen einer langen Trockenperiode angepasst.
Die anatomische Untersuchung des Laubblattes dieser Boscia-Art
führte mich zur Aufstellung folgender Synonyme :
Boscia integrifolia Brunn. in Ægsbg. Flora XXIII (1840), I. Beibl.
p. 32: Von D’ S. Brunner in Senegambien und auf den Inseln des
grünen Vorgebirges gefunden.
Boscia intermedia Hochst. in Ægsbg. Flora XXVII (1844), p. 100 :
ohne Diagnose; A. Richard, in Tent. F7. Abyss. IV (1847), p. 27.
Boscia abyssinica Hochst. Schimper n. 190 in den Herbarien von
Boissier und k. k. Hofmuseum in Wien.
Boscia senegalensis Lam.? Nro. 723 in Rgsbg. Flora, XXVII (1844),
p- 100: « = Boscia intermedia Hochst. mscpt. » ; L. Radlkofer (1. c.
p. 64. Anm.).
Boscia reticulata Hochst. in « Pl. Schimper Abyss., sect. III, n. 1835;
A Richard in « Tent. Fl. Abyss., IV (1847), p. 28 : Die bezügliche Dia-
gnose lautet wörtlich :
« B. ramulis pubenti-hirtis, subfulvis, foliis oblongo-lanceo-
« latis, acutis, apice mucronulatis, basi abrupte desinentibus,
« præsertim subtus cum petiolis hirto-pubentibus; floribus
« hirto-ferrugineis ; numerosis in racemum compositum rarius
« simplicem dispositis; fructibus globosis, carnosis glabris,
« 1-spermis ; semine globosa erecto. Crescit in valle fluvii Tac-
« cazé non procul a Tehelatchekanne ; mense Junio flores roseos
« ante folia emittens (Quartin Dillon), et inter Maiegouagoua et
« Dobrasina (Ant. Petit) et prope Tchélatchékanné (Schimper).
« Observation : « Cette espèce diffère de la précédente par
« plusieurs caractères très faciles à saisir. D’abord ses rameaux,
« ses pétioles et la face inférieure de ses feuilles sont velus et cou-
« verts de poils jaunâtres très abondants. Ses fleurs sont excessi-
« vement nombreuses, formant des grappes rameuses, composées
« d'un grand nombre de corymbes simples ; enfin ses fruits sont
« lisses, noirâtres, très charnus et non coriaces contenant une seule
« graine globeuse et dressée. »
Warpers Ann., II (1851-52) p. 59 : Enthält die wörtliche Abschrift der
« vorangegangenen Beschreibung, aber ohne die Observation.
Vesque in Annales des sciences naturelles bot., VI, ser., tom. XIII (1882),
p. 74 : « Poils unicellulés coniques obtus, à parois assez
70 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
« épaisses, en petit nombre sur le pétiole. Epidermes rectilignes,
«à cuticule ornée de stries contournées espacées, le supérieur
« sans stomates. Mesophylle subbifacial, presque exclusivement
_« composé de palissades; faisceaux accompagnés en dessus et en
« dessous de très forts massifs fibreux qui les rattachent aux
« deux épidermes, au-dessous de l’épiderme supérieure quelques
« fibres aberrantes.
« Nervure médiane : faisceau arqué accompagné en dessous
« de plusieurs massifs fibreux isolés, surmonté de parenchyme
« vert.
« Pétiole : faisceau subannulaire accompagné en dehors et en
dessous de plusieurs massifs fibreux isolés.
« Cristaux nuls. V.s.s. Abyssinie. »
Geographische Verbreitung. Nordcentral-Afrika : Kordoïfan
[G. Schweinfurth, Beitrg. zur Flora Aethiopiens, I (1867), p. 66 : « In
« den Bergen bei Mulbus in Kordofan, 4. Okt. 1848 bl. (Cienkowsky).
« Baum von mittlerer Grösse mit weissem Stamm und schönem, der
« Trauerweide gleichendem Habitus. Auf Bergen 3500-5700’ absol.
« Höhe bei Gurrsarfa, 5. Okt. 1854 bl. Agow-Name : Schischa ; Tigre-
«Name : Kermet (Schimper) ; » [Cienkowsky n. 271; [Schimper
n. 818; [Kotschy (ohne Nummer ex. herb. Kew.)].
Nordost-Afrika: Nubien [Schimper n. 1835; [Kotschy n. 402];
Sennaar [Kotschy n. 245]; Abessinien [G. Schweinfurth, Sammlung
arabisch-æthiopischer Pflanzen, Reiseergebnisse in den Jahren 1881,
88, 89, 91 et 94, in Bull. de ! Herb. Boissier, IL (1894), p. 192 :
« Boscia angustifoha A. Rich. Aeth., Eritrea. Geleb (1900 m) 1503,
« Coll. 1891 ; Acrur (1900 m) 1009, coll. 1892; Mai-Mafales in Dem-
« belass, in Kirchenhain (1856 m) 233, coll. 1894. Loe. : Vereinzelte
« kleine Bäume mit ovalen und oblongen Blättern und weiss-aschfar-
« biger Rinde, fr. März, April. Nom. vern. in Tigre und in Tigrinia :
« kurmet. »; [Schimper n. 1151, 723, 190].
Südost- Afrika : Zambesi [Kirk].
West-Afrika : Niger [Barter (ohne Nummer ex. herb. Kew.)]|;
Angola [ Welwitsch|].
Nordwest-Afrika : Senegal | Brunner|.
Süd-Arabien : |G. Schweinfurth : Ueber die Florengemeinschaft von
Süd-Arabien und Nord-Abessinien, in Verhandlungen der Gesellschaft
für Erdkunde, (1891) Heft 9 und 10, p. 19: Schweinfurth fand im Jahre
1889 Boscia angustifolia Rich. in der Busch- und Baumilora der
=
a
APPENDIX II. 71
Tehama und Samhar. 1bid.; Sammlung arabisch- æthiopischer Planzen,
in Bull. de ’ Herb. Boissier 1. c. p.192 : « Arab., Jemen, Hodjela (600 m),
« 927, coll. 1889; Walledje am Fusse des Gebel Melhan (600 m.) 689,
« coll. 1889. Loc. : An dürren Felsengehängen, einzelne kleine Bäume
« mit sehr dichter Laubkrone und mit oblongen, oder schmal linearen
«bis 11 em langen und 1 cm breiten Blättern. Nom. vern. arabice :
« thoh (Hodjela, Wolledje). »
Angesichts der grossen geographischen Verbreitung und der hier-
aus resultirenden Form- und Strukturverschiedenheiten der Laub-
blätter dieser Art ist man leicht versucht, in deren verchiedenen
Vertretern auch verschiedeneArten zu erblicken, wie dies von Radl-
kofer gesehehen ist. Es finden sich jedoch unter dem von mir unter-
suchten Material eine Menge Zwischenformen aus ganz verschiedenen
Gebieten herstammend, deren Blätter zum Teil Merkmale des andern
Extrems vorweisen, sodass es mir unmöglich ist, irgendwelche
durchgreifende Unterschiede für eine D. reticulata Hochst., 5. inier-
media Hochst., oder B. abyssinica Hochst. gegenüber PB. angusti-
folia Rich. aufzufinden, trotz der grossen geographischen Verbrei-
tung, die Radlkofer besonders betont hat als ein Moment, das nicht für
die Zusammengehörikeit zu derselben Art sprechen würde.
Dass die Blattform bei dieser Art, wie auch bei vielen andern Arten
sehr variabel sein kann, je nachdem man Winter - oder Sommerblätter
vor sich liegen hat, habe ich bereits bei Besprechung der allgemeinen
morpholgoischen Verhältnisse der Laubblätter gezeigt (p. 13). Radl-
kofer hat ferner Unterschiede in der Länge der Blütenstiele, sowie
in der Form der Epidermiszellen hervorgehoben, wie bei den Vertre-
tern der nun von mir zu Boscia angustifolia Rich. gezählten Syno-
nyme sich zeigen, aber nach meinen Erfahrungen sind diese Merk-
male bei derselben Art zu inkonstant, um sie mit Erfolg für die systema-
tische Unterscheidung benützen zu können. Bedeutenden Schwankungen
ist die Wanddicke der Sklereiden, sowie die Menge ihres Auftretens
unterwofen, die allgemeine Form und Grösse derselben ist dagegen
bei dieser Art in ziemlich hohen Maass konstant.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die oben wiedergegebenen Diag-
nosen von Richard und von Oliver, etc.
Anatomische Verhältnisse. Blatistiel : oberseits dünn behaart,
12 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
Haare ca. 120 y lang, mit wenig Lumen. Oberfläche etwas uneben,
im Querschnitt + kreisrund. Epidermiszellen in der Längsrichtung des
Stiels wenig gestreckt.
Aussenwand von mässiger Dicke mit fein geriffter Cuticula. Brachy-
Sklereiden des Grundgewebes in sehr wechselnder Menge vorhanden,
ebenso varürt die Wanddicke derselben zwischen 4-12 y; Sklereiden
selten grösser als die umgebenden Rindenzellen.
Leitbündelelemente kreisförmig angeordnet, Leptomeylinder aussen
von ringförmig gelagerten Bastgruppen umgeben ; Libriformzellen
meist reichlich vorhanden und wie die Bastfasern ziemlich englumig.
Blattspreite : Dieke des Blattes ca. 320 u; das Mittelnerv-Leitbündel
mit halbkreisförmiger Lagerung seiner Componenten. Bastbelag unter-
seits in einzelne Gruppen aufgelöst, durch parenchymatische Hypo-
dermzellen mit der Epidermis verbunden; Libriformstrang oberseits
massiv, geht allmählich in weitlumiges Hypoderm über, dessen Zellen
etwas weniger lang gestreckt sind als die Libriformfasern. Obere
Epidermis aussen durch Cuticularkämme uneben, Höhe 20-24 y
(Aussenwand 10-12 », Innen- und Radialwände 2-3 y). Umriss der
Zellen etwas unregelmässig, teils mit + gestreckten tetraedrischen,
teils mit welligen Seitenwänden ineinandergreifend. Blattunterseite
nicht behaart. Höhe der untern Epidermis 16-20 y (Aussenwand
8-12 y, Innen-und Seitenwände 2-3 u), Zellen im Umriss ungefähr wie
oberseits, dagegen treten die Cuticularkämme unterseits noch etwas
stärker hervor als auf der Oberseite.
Haare fehlen der Blattspreite vollständig.
Mesophyll bifacial, Palissadengewebe oberseits 2-3 schichtig, unter-
seits gewöhnlich nur Schwammparenchym. Beiderseits + zahlreiche,
nadelförmige Macro-Sklereiden, teils isolirt, teils zu kleinen Büscheln
vereinigt, meist so lang als die Höhe der Palissandezellschicht beträgt.
Die freien Enden teilweise gabelig, teilweise einfach; Füsse zwiebel-
förmig oder oft verzweigt, mit Fortsätzen zwischen den Epidermis-
zellen, Wanddicke 2-8 y, Lumen je nach Wanddicke verschieden.
Sklereiden unterseits oft in geringerer Zahl, meist gabelig und nieder-
liegend, Enden öfters mit den Verzweigungen der Bastelemente
verflochten. Bastbelag der primären Nerven beiderseits I trägerartig
mit der Epidermis verbunden. Stomaten nur unterseits, wenig ver-
tieft; Vertiefung durch den Cuticularüberzug der Nebenzellen gebildet,
Wallöffnung von oben linsenförmig; parallellaufende Cuticularkämme
der Nebenzellen stehen senkrecht zur Längsaxe der Spaltöffnung.
‚1 RON CIE SS N
APPENDIX IM. 13
Blütenverhältnisse.
Blütenstand. Einfache, dichte Doldentraube, die Kurztriebe ab-
schliessend. Inflorescenzachse kaum 2 em lang, Blütenstielchen zart,
3-10 mm lang, an der Spitze des Peduneulus gehäuft. Tragblätter
linear-lanzett, kaum 1 mm lang. Stipulargebilde nicht gesehen. Sämt-
liche Teile des Blütenstandes fein weichhaarig.
Kelchblätter frei, eiförmig, 3 mm lang, 2 mm breit, unterseits weich-
behaart, schlagen sich nach der Anthese bald zurück und fallen ab. -
Discus. Ansehnlich, tiefwarzig, flach-schüsselförmig, untere Hälfte
dem Kelchgrunde angewachsen, obere Hälfte frei, den Kelchblättern
anliegend.
Androeceum. 6 freie Staubblätter, in einem Kreise am Grunde des
Gynophors inserirt. Filamente 4-5 mm lang, Thecæ nur mit den obern
Hälften zusammen verwachsen, dorsifix, intrors.
Gynæceum. Gynophor 1,5-2 mm lang, Fruchtknoten birnförmig
mit halb so langem Griffel, 2 carpellig, 1 fächerig, 2 Parietalplacenten.
mit je 2 Paar pleuro-amphitropen Samenknospen. Reife Frucht selbst
nicht gesehen.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Barter (ohne Nummer) Niger........... Kew.
Cienkowsky n. 271, Kordofan............ k. k. bot. Hofmus. Wien.
IKoisehy; tn: 245, Sennaar. . ......4..2.- .. ) )
) 109 Niubien = ann... » >
>» (ohne Nummer), Dariur .. ..... Kew.
» » Kordofan...... )
Schimper n. 723, Takaze (Abessinien)... k. k. bot. Hofmus. Wien. .
) 1128 D NN TARN MEME De Candolle.
» Dares ENT ARE Boissier.
) N Dee en Universität Zürich.
en. 190% Abessinien.. 402.2 Boissier.
De. LOU ) N N k. k. bot. Hofmus. Wien.
) mel Kordofan . .......... Universität Zürich.
mals Abessinien... 0.0.2. Boissier.
» n. 1191, DE NL Deflers.
74 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Sehimperin 83a, Nubien. a ee er k. k. bot. Hofmus. Wien.
) NIEDER EAN EN Boissier. .
SIDE De ee De Candolle.
Schweinfurth (ohne Nummer), Arabien.... Universität Zürich.
‚Boseiassubin. ISO MES na area Kew.
Boscia Fischeri Pax.
Taf. VII, Fig. 3.
in Excrer, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C (1895),
p. 186 :
« B. Fischeri Pax n. sp.; glaberrima; foliis parvis (2 em Ig.
« 1 em It.) obovatis acutis in ramulis abreviatis orientibus;
« Horibus umbellato-racemosis, racemis e ramulis provenien-
« tibus. — Ostafr. (Fischer 158, 220, ohne nähere Angaben). »
Geographische Verbreitung. Vertreter dieser Art sind bis jetzt nur
in Ostafrika getroffen worden.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Das Blatt steht in morphologischer
und anatomischer Hinsicht der Boscia angustifolia Rich. ziemlich
nahe *.
Besonders die Anordnung und Struktur der Nervätur zeigen man-
chen Anklang an jene Art. B. Fischeri Pax unterscheidet sich aber
durch den verkehrt-eiförmigen Umriss der Blätter, die zudem viel
kleiner sind als diejenigen von D. angustifolia Rich., ferner durch den
nur schwach ausgeprägten bifacialen Bau des Mesophylls.
Anatomische Verhältnisse. Blattstiel : 2-4 mm lang mit sehr
unebener, rauher Oberfläche; Querschnitt, wenigstens beim getrockneten
Material von sehr unregelmässigem Umriss; Durchmesser ca. 0,5 mm;
Epidermis 20-24 u hoch; Aussenwand 10-12 u; Cuticula fein gerifit.
Haare oberseits von 80-100 y. Länge und 4-6 u Wanddicke. Im Grund-
gewebe isolirte, vieleckige oder rundliche Brachy-Sklereiden mit 4-8 y
! Dieser Vergleich, wie auch die ganze Untersuchung stützt sich allerdings
nur auf 3 Blätter der von Fischer gesammelten No 220.
APPENDIX III. 75
dieken Wänden, um weniges grösser als die unverdickten Rinden-
zellen. Bastbelag in Form ziemlich kräftiger Bündel, rinsförmig um
das Leitbündel gruppirt, ein Libriformstrang findet sich im Centrum
des Holzteiles eingeschlossen.
blattspreite : Dicke des Blattes 250-280 y; Oberfläche ziemlich eben;
Nervatur fein netzaderig, zeigt auf dem Querschnitt dieselbe Anordnung
der Elemente wie bei B. angustifolia, d. h. Mittelnerv unterseits mit
hypodermalem, collenchymatischem Gewebe zwischen Epidermis und
Bastbelag, oberseits direkter Verband spezifisch mechanischer Zellen
mit der Epidermis; primäre Nervatur als subepidermale Bastrippen
I trägerförmig mit ihren Bastelementen an die Epidermis anschliessend.
Epidermis oberseits 18-20 y hoch (Aussenwand 6 y dick Seiten-und
Innenwände sehr dünn); unterseits 12-16 w hoch (Aussenwand 4-6 y
diek); Cuticula mit kammartigen Aussenleisten; Epidermiszellen mit
eckigen Umrissen und fast gestreckten Seitenwänden; Haare fehlen;
Blattsklereiden wie bei B. angustifolia Rich., aber unterseits zahl-
reicher als oberseits; Spaltöffnungen nur unterseits, in Form und
Lage wie bei B. angustifolia Rich.
Uutersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
@st-Aszıka - Rischer n 220” ).....:..... k. bot. Mus. Berlin.
Boscia urens Welw.
Taf. III, Fig. 6 u. 8; Taf. VI, Fig. 1.
in OLIVER, Fl. of trop. Africa, I (1868), p. 93 : « Extremities pubescent.
Leaves coriaceous, oblong-elliptical, obtuse, often, mucronu-
late, sometimes rather pointed; base rounded or cuneate, sca-
brous or rugose-scabrous above, shortly hirsute-pubescent
beneath, in the rugose forms with prominent midrib and
lateral veins below, at length 2-4 ‘> in. long, ‘/2-1 °/ı in.
broad. Flovers in erect, more or less elongate terminal racemes,
often several inches in length; bracts minute, subulate. Pedi-
cels spreading or ascending, {/3-1/2 in. Calyx-lobes ovate, hairy
externally with a broad annular disk at base. Stamens 14-20.
2 2
A AR a a aA a A a
ES
a
«
«
«
«
VESQUE,
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Gynophor about ‘/1 in. Ovary ellipsoidal or ovoid, very shortly
and obtusely pointed; the outer layer (epicarp) as it enlarges
into the globose ('/s-?/ı in. diam.) fruit, becoming resolved into
a compact pile of pungent flattened setae.
« Lower Guinea, Loanda Angola D' Welwitsch. »
in Annales des sciences naturelles bot., VI. ser., tom. XII
(1882), p. 75:
« Poils unicellulés coniques droits ou cylindriques courbés en
crosse, à parois épaissies, abondants surtout à la face infe-
rieure et sur le pétiole.
« Epidermes onduleux à cuticule ornée de stries espacées, le
supérieur sans stomates. Mésophylle bifacial : une assise de
longues palissades souteneus par des cellules scléreuses verti-
« cales étalées et ramifées horizontalement sous l’épiderme
supérieur; faisceau : … Nervure médiane : faisceau arqué
accompagné en dessous de massifs fibreux isolés, parenchyme
vert à peine interrompu.
« Pétiole : faisceau annulaire subdisjoint accompagné en
dehors de nombreux massifs fibreux isolés; parenchyme par-
semé de cellules seléreuses arrondies.
« Cristaux nuls.
« V.s.s. Welwitsch. Iter angolense. Espèce à peine distincte
du B. octandra Hochst. »
Hier, in Catalogue of Welwitsch’s african plants, I (1896), p. 31:
Eine etwas ausführlichere Wiedergabe der in Oliv. Fl. trop.
Africa, I, p. 93 enthaltenen Diagnose dieser Art, die ich des
Zusammenhanges wegen hier ebenfalls wörtlich anführe :
« Loanda. — In the littoral region a eultivated shrub of 2 to
4 ft., and in the hilly (or interior-littoral) region as for example
near Quicanga, a small tree of 10 or rareley 12 ft. Wood fine-
grained, yellowish-white, and shining like satin; branches
patulous-erect, the ultimate ones virgately elongated; leaves
evergreen dryly coriaceous; flowers greenish, apetalous; buds
spherical or obovate globose; calyx tetramerous, valvate in
æstivation:; stamens numerous, 14 to 20, usually, 16, inserted
around the pistil within a thick spongy disk; filaments ascen-
ding all of the same height, clavate thickened upwards or
now and then uniformly cylindrical; anthers oblong, sagittate-
APPENDIX IH. 7.
cordate, intrors 2-celled; ovary stipitate, ovate-pyramidal,
many-ovuled, surmounted by a globose-capitate stigma; fruit
spherical, as large as a cherry in the littoral region or in the
hilly region as a small-sized walnut, hard and tomentose when
young, but when fully ripe softly erustaceous and outside very
densely elothed with hyaline smartly stinging setulæ, quite
pale yellowish, bursting irregularly; seeds 2 to 5, pretty large,
more or less uniform, nestled in a completely dried pulp.
Very common in the drier thickeds from Loanda towards
Tanderachique; rarer and as a small tree in the more ele-
vated regions around Quicanda; flowering from March to
May and June and not uncommonly again in September, in
young fruit in Juli 1854; Museque do Sr. Schut 17 May 1854.
N° 989. Coll. Carp. 209. »
Geographische Verbreitung. West-Afrika : Loanda (Angola) |Wel-
witsch n. 985 u. 989; [Monteiro, 1873 (ohne Nummer)].
PSS SE ST STORES BREI SR I EEE N NE
A
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. In jeder Beziehung ist eine grosse
Aehnlichkeit des Blattes dieser Art mit dem einer Boscia octandra
Hochst. zu konstatiren. Obwohl zwar, wie Radlkofer (1. e. p. 66) bemerkt,
das Blatt « von Boscia urens dem der B. octandra in seiner Struktur
am nächsten zu kommen scheint » (gegenüber 3. salicifoha Oliv.), so
sind gerade, was die anatomischen Verhältnisse anbelangt, auffallende
Unterschiede vorhanden, die hauptsächlich in der Behaarung zu suchen
sind. Die Länge der im allgemeinen länglich-elliptischen, alternirenden
Blätter schwankt zwischen 50 und 80 mm; die Breite beträgt meist
!/e-'/s der Länge, Blattstiel 5-6 mm lang. Bei keiner andern Boscia-
Art ist die ganze Nervatur unterseits so stark heryortretend wie hier.
Auf dem Blattquerschnitte erscheinen die nervenlosen Blattpartien als
tiefe Gruben, besonders zwischen den grössern Rippen.
Anatomische Verhältnisse !'. Blatistiel : Dicke 1,0-2,0 mm. Mecha-
nische Elemente in einzelnen Bündeln ringförmig um das Mestom
sruppirt; Libriform vorhanden. Grundgewebe besteht fast ausschliess-
1 Die nachfolgende anatomische Charakteristik gründet sich auf Material von
Monteiro, 4873 in Angola gesammelt (aus dem Herbar. : k. k. bot. Mus. Wien.),
sowie auf Welw. n. 985; Welw. n. 989 steht mir nicht zur Verfügung.
78 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
lich aus sklerenchymatischen Zellen (Brachy-Sklereïden), die jedoch
nicht grösser sind als die uuverdickt gebliebenen Gewebezellen; Wand-
dicke dieser Sklereiden zwischen 4-14 y variirend.
blattspreite : Epidermis einschichtig, hie u. da unterseits über der
Nervatur und am Blattrand mehrschichtig. Zellen von oben mehr oder
weniger wellig im Umriss. Höhe der Epidermis auf der Oberseite
28-30 » (Aussenwand 8-12 „u, Radial- und Innenwände 4-6 y), auf der
Unterseite 16-18 y (Aussenwand 6 y Radial- und Innenwände 46 u);
Cuticula erscheint durch zarte Falten fein gestreift, die Streifen ziehen
sich über mehrere Epidermiszellen hin. Haare oberseits spärlich, ver-
einzelt stehend, kurz konisch (40-60 y lang) gerade abstehend, unter-
seits zahlreich, besonders an den grössern Rippen, schlank, in der Regel
nicht gestreckt, sehr oft mit umgebogener Spitze (40-350 y. lang.). Cha-
rakteristisch ist der von den benachbarten Epidermiszellen gebildete
ca. 30 u. hohe Sockel, dem jedes Haar der Unterseite entspringt. Die
Wanddicke der Haare entspricht ungefähr der Dicke der betreffenden
Epidermisaussenwand. Mediannerv im Querschnitt unterseits mit halb-
mondförmigem Bastbelag; Libriformstrang von sehr unregelmässigem
Umriss. Beiderseits trennt hypodermales Gewebe die Epidermis von
dem Fibrovasalstrang. Bastbelag der Primannerven oberseits direkt
mit der Epidermis verbunden. Macro-Sklereïden im Mesophyll ober-
seits ziemlich häufig, unterseits selten. Die Sklereiden der Oberseite
mit zwiebelförmig erweitertem Fusse der Epidermis angeheftet, mit
dem spitzen, ebenfalls unverzweigten Ende fast immer bis zur gegen-
überliegenden untern Epidermis reichend. Wanddicke ca. 6 u, Lumen
verschwindend. Sklereiden der Unterseite in ihrer Länge kaum '/ı
des Blattquerschnittes erreichend. Blattrand nach unten etwas umge-
bogen und mechanisch verstärkt durch die 2-3 schichtige, aus ziem-
lieh diekwandigen Zellen bestehende Epidermis. Mesophyll bifacial.
Unterseits lässt sich kein Palissadengewebe erkennen. Stomaten nur
unterseits, nicht unter das Niveau vertieft. Ein kleiner Vorhof wird
von 2 hervorstehenden Cutieularleisten gebildet. Eisodialöfinung von
oben linsenförmig, die sie bildenden Cutieularleisten entbehren der
Streifung. Die radiäre Streifung beginnt erst an der Peripherie der
beiden Schliesszellen.
Blütenverhältnisse.
Blütenstand. Einfache, terminale, lockere, aufrechte Traube. Der
APPENDIX IH. 79
gemeinsame Blütenstiel ca. 10 cm lang, die einzelnen Blütenstiele im
Mittel 10-14 mm, Brakteen 2-2,5 mm lang, pfriemlich, die stipularen
Anhängsel derselben entspringen ungefähr in halber Höhe (0,5 mm
lang). Spindel, Blütenstiele und Tragblätter weich behaart. Kelch-
blätter frei, eiförmig, aussen weichbehaart (Länge 4,5-5,0 mm, Breite
2,5-3 mm).
Discus. Schüsselförmig, untere Hälfte dem Kelch und Fruchtträger
angewachsen, obere freie Hälfte stark fransig, im Querschnitt fast
pinselförmig erscheinend.
Andreceum. 14-20 und mehr freie Staubblätter an einem 300-
400 „langen Androphor, in 2-3 Kreisen inserirt; Filamente 6,5-7 mm
lang ; Staubbeutel 2 fächerig, dorsifix, intrors, unten frei, oben durch
ein sehr schmales Connectiv verbunden.
Gynæceum. Ein 6,5 mm langes Gynophor als direkte Fortsetzung
des in der Tiefe des Discus inserirten Androphors. Fruchtknoten birn-
förmig, in einen sehr kurzen Griffel endigend, 1 fächerig, besteht aus
2 Carpellen mit 2 parietalen Placenten, mit je 4-6 Samenanlagen.
Frucht. Nicht gesehen ; vermutlich ähnlich wie alle übrigen, kugelig
und 1 bis wenigsamig.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Welw. n. 985. Angola (Loanda)............ De Candolle.
Monteiro (ohne Nummer) (Loanda)......... k. k. bot. Mus. Wien.
) » DEREN NE Kew.
Boscia Hildebrandtii Gilg.
$
Taf. IX, Fig. 3.
in Excrer, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C (1895),
p. 186. « B. Hildebrandtu Gilg. n. sp. ; frutex ramis curvatis,
« glaber; folis rigide coraceis, ca. 6 mm lg. petiolatis, lanceolatis,
« apice basique subacutis, apice ipso acuto pungente (5-6 cm Ig.,
« 1-1,5 em It.) integris, supra subnitides, nervis venisque valde
« prominentibus remotissime reticulatis manifeste impressis,
« subtus opacis ; floribus pro genere magnis. cr. 1 cm diametro,
80 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
«cr. 1 em Ig. pedicellatis, in racemos elongatos multifloros
« laxos dispositis.
« Mit B. teitensis Gilg. verwandt, aber durch Blattform, Ner-
« vatur, Blütenstand und Blütengrösse verschieden. »
Geographische Verbreitung. Deutsch-Ost-Afrika : Ukamba bei Ika-
riga [Hildebrandt n. 2816].
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die vorangegangene Gilgsche
Diagnose.
Anatomische Verhältnisse. Hinsichtlich der Blattstruktur mit
B. elegans Gilg und B. mossambicensis Klotzsch am nächsten verwandt,
viel weniger mit B. teitensis Gilg.
Unterscheidet sich von D. elegans Gilg anatomisch nur durch den
kreisrunden Blattquerschnitt (Blattstiel zeigt weder Längsfurchen noch
Haare; B. elegans Gilg besitzt Längsfurchen und Haare an der Ober-
seite des Blattstiels.); im Mesophyll durch dünnwandigere Sklereïden
der Oberseite (Wanddicke der Sklereiden bei Boscia Hildebrantu Gilg
1-2 y, bei B. elegans Gilg 3-4 u und bei PB. mossambicensis Klotzsch
2-3 y); ferner beträgt der Höhenunterschied der beidseitigen Epi-
dermis bei dieser Art kaum 2-3 u Dlüten und Früchte habe ich nicht
gesehen.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarıum :
Hildebrandt n. 2816, Ostafrika (Ukamba)... k. bot. Mus. Berlin.
Boscia mossambicensis Klotzsch.
Taf. VII, Fig. lau. b.
in PETERS, Reise nach Mossambique, Bot. I (1862), p. 164: « Fruticoso
« glabra, robusta, ramosissima; ramis teretibus sordide fuseis;
« ramulis subangulatis flavicantibus strietis; foliis oblongo-ova-
« libus brevi mucronatis coriaceis albido-viridibus, subtus fla-
« vido-nervosis; petiolis brevibus flavidis, supra evanescente
APPENDIX IH. 81
« pubescentibus; floribus in apice ramulorum racemosis; race-
« mis oblongis multifloris; pedicellis braetea lanceolato-subulata
biappendieulata decurrente suffultis; calyeis segmentis foliosis
« ovatis, margine puberulis; staminibus 20 exsertis carpophoro
« subbrevioribus; germinibus oblongis granulosis. »
« Standort : Boror.
« Ein 8-10 Fuss hoher, sehr verästelter Strauch mit stiel-
« runden, unebenen, schmutzigbraunen Aesten und 2-6 Zoll
« langen, etwas kantigen, geraden, gelblichen Zweigen, die in
«eine Zoll bis anderhalb Zoll lange einfache Blütentraube
« endigen. Die weissgrünen, ovalen, lederartigen, kurzstachel-
« spitzigen Blätter sind 1 ‘/2-2 Zoll lang und 7-10 Linien breit,
« auf der Unterseite convex, gelb geadert und mit einer stark
« hervortretenden Mittelrippe versehen; ihr 1 ‘/ Linien langer
« Blattstiel ist gelb und auf der Oberfläche schwindend-fein-
« pubeseirend. Die blumenblattlosen Blüten sind 4 Linien lang-
« gestielt, von je einer lanzett-pfriemenförmigen herablaufenden
« Bractee gestützt, die mit zwei linearischen Anhängseln ver-
« sehen ist. Die vier Abschnitte des Kelches sind eiförmig, am
« Rande feinpubeseirend, 2 Linien lang- und 1 '/s Linien breit.
« Staubgefässe 20, am Grunde des Fruchtträgers inserirt; Staub-
« fäden fadenförmig, kahl ; Staubbeutel länglich, braun, an der
« Basis, ohne eine Ausbuchtung zu zeigen gespalten, auf dem
« Rücken, unterhalb der Mitte mit der Staubfadenspitze ver-
« bunden. Fruchtträger stielrund gefurcht, gerade, aufrecht,
«4 Linien lang. Fruchtknoten länglich, fein granulirt, ein-
« fächerig, wenig-eiig. »
a
_Ouwer, Fl. of trop. Africa, I (1868), p. 93 : führt B. mossambicensis
Klotzsch unter den Synonymen von D. angustifolia Rich. an.
Gize in Excrer, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C
(1895), p. 185 : « Boscia mossambicensis Klotzsch, eine sehr gut
« charakterisirte Art, die sich auf keine Weise mit B. angusti-
« folia Rich. vereinigen lässt, wie dies von Olivier durchgeführt
« wurde. »
Geographische Verbreitung : Südost-Afrıka : Boror (Mossambique)
[Peters (ohne Nummer).
BULL. HERB. B0ISs. Appendix III, juin 1898. 6
32 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse : Cir. die oben wiedergegebene Diag-
nose von Peters.
Anatomische Verhältnisse. Eine Vereinigung der B. mossambicensis
Klotzsch mit B. angustifolia Rich. wäre in anbetracht der bedeutenden
anatomischen Abweichungen, die sich zwischen beiden Arten zeigen,
völlig ungerechtiertigt. Viel näher als die abessinischen Vertreter mit
Boscia mossambicensis Klotzsch verwandt, erweisen sich die von Gilg
aufgestellten ostafrikanischen Arten Boscia elegans und B. Hildebrandtii.
Die anatomischen Unterschiede dieser 3 Arten sind sehr geringe. Da
sie sich aber gemäss den betrefienden Beschreibungen morphologisch
sehr verschieden verhalten, wäre eine Vereinigung auf Grund ihrer
einander gleichenden Blattstrukturen dennoch unzulässig. B. mossam-
bicensis Klotzsch und BD. elegans Gilg besitzen Blattstiele, die oberseits
2-3 kleine Längsfurchen zeigen; bei B. Hildebrandii ist der Blattstiel
olatt und auf dem Querschnitt fast kreisrund. Auf der andern Seite ist
Boscia mossambicensis Klotzsch durch stark gewellte Radialwände der
Epidermiszellen ausgezeichnet, die bei den beiden andern Arten fast
gestreckt erscheinen.
Blattstiel : Dicke 1 mm. Epidermis über dem Blattstiel mit fein
gerifiter Cüticula, letztere über der Lamina mit niedern, unregel-
mässig verlaufenden Kämmen. Epidermiszellen der Lamina mit stark
welligen Radialwänden. Höhe der Epidermis oberseits 32 y (Aussen-
wand 8-10 u, Radial- und Innenwände 2 y), unterseits 20 y, (Aussen-
wand 4-6 y, Radial- und Innenwände 1-2 y). Bastbelag des Gefäss-
bündels im Blattstiel in Gruppen ringförmig angeordnet, aus relativ
weitlumigen Elementen zusammengesetzt. Libriform fehlt dem Blatt-
stiel.
Blatispreite : Dicke des Blattes 400 w. Mediannerv unterseits mit
deutlich 2 sehichtiger Epidermis, die in eine sichelförmige, dünne
Lage verdickter, parenchymatischer Zellen übergeht und nach der
andern Seite von dem breiten Bastbelag durch eine oder 2 Lagen
ganz dünnwandiger Zellen getrennt ist. Bisweilen scheint diese
Zelllage zwischen Epidermis und Bast .collenchymatischen Charakter
zu besitzen. Oberseits geht ein kräftiger Libriformstrang allmälig in
weitlumiges, dünnwandiges Zellgewebe über. Hie und da schiebt sich
APPENDIX IH. 83
auch Mesophyll zwischen Epidermis und Libriform des Mittelnerv
hinein.
Primäre Nervatur beiderseits reichlich mit mechanischen Elementen
versehen; letztere sind aber in der Regel nur oberseits direkt mit der
Epidermis verbunden. Zahlreiche Brachy-Sklereiden, isolirt und zu
Nestern vereinigt, finden sich im Grundgewebe des Blattstiels. Die
Grösse derselben varlirt zwischen 35-100 u Durchmesser, meist be-
dentend grösser als die benachbarten dünnwandigen Zellen. Wand-
dicke bei den kleinern 10-16 y, bei den grössern 4-8 y. alle mit zahl-
reichen Poren versehen und verholzt. Dem Grundgewebe des Median-
nerven fehlen die Brachy-Sklereiden.
Reich verästelte Macro-Sklereïden im Mesophyll, zu beiden Seiten
ungefähr in gleicher Zahl und zwar in soleher Menge, dass die assi-
milirenden Zellen in den Hintergrund gedrängt erscheinen. Oberseits
sind sie, dem bifacialem Bau des Mesophylls entsprechend, etwa um
1/: länger als unterseits. Auffallend ist die gleichmässige Wanddicke
(3-4 y), die alle diese Sklereiden zeigen. Beiderseits mit etwas ver-
breiterten Füssen der Epidermis angeheftet, verschlingen sich ihre frei
ins Innere ragenden, reich verzweigten, spitzen Enden zu einem lockern
Geflecht miteinander. Der Durchmesser des Lumens beträgt etwa das
Doppelte der Wanddicke. Der Nervatur entspringende, derartige Ge-
bilde habe ich nirgends beobachtet.
Spaltöffnungen nur unterseits, nicht unter das Niveau vertieft. Vorhof
durch ziemlich weit vorspringende Cuticular-leisten gebildet. Eisodial-
öffnung von oben linsenförmig, mit stumpf-gezähntem Rand, infolge
der radiär zulaufenden Cutieularkämme.
Untersuchies Material.
Aus dem Herbarium :
Peters (ohne Nummer), Mossambique....... k. bot. Mus. Berlin.
Boscia hypoglauca Gilg.
Taf. VI, Fig. 3.
Capparidacee somalenses in Estratto dal’ Annuario del R. Istituto
Botanico di Roma, Vol. VI (1896), Fasc. 2°, p. 4: « Boscia
84 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« hypoglauca Gilg n. sp.; frutex ramis junioribus flavescentibus
« pilis simplieibus brevibus tomentosis, adultis glabris nigres-
« centibus; foliis subcoriaceis vel coriaceis, manifeste petiolatis,
« ovalibus vel ovali-oblongis, integris, margine non vel vix
« incrassatis, utrinque opaeis, supra glaberrimis, costa nervis
« venis paullo prominentibus denseque reticulatis in sicco albes-
« eentibus ornatis, subtus pilis minimis simplieibus densissime
« obtectis ideoque griseis vel potius glaueis, nervis venisque pro-
« minulis pulcherrime reticulatis; floribus minimus er. 3-4 mm
« diametro, 4-8 mm longe pedicellatis in racemos breves, multi-
« floros sæpius capituliformi-confertos collectis, peduneulis pedi-
« cellisque densissime flavescenti-tomentosis; staminibus 5-7;
« gynophoro gracili stamina non adæquante; fructibus pisi mi-
« noris mole, er. 3 mm stipitatis, subglobosis, densissime flaves-
« centi-tomentosis.
« Folia 3-6 em longa, 2-4 cm lata, 7-10 mm longe petiolata.
« Racemus 2-2,5 em longus. Pedunculus 7-8 mm longus. Fructus
« er. 7 mm diametro.
« Debay, prope Galla Arusp locis saxosis et in fruticetis
« (Ruspoli-Riva n. 875), m. Febr. flor. et fruetif.
« Ex. aff. B. senegalensis Lam., sed omnibus fere partibus
diversa. »
Geographische Verbreitung. Ost-Afrika. Somaliland (Debay, bei
Galla Arusp) [Ruspoli-Riva n. 875].
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die vorangegangene Gilgsche
Diagnose.
Anatomische Verhältnisse : Dlaitstiel : Dicke 1,0-1,2 mm. Quer-
schnitt kreisrund; Epidermis mit auffallend tiefeingreifenden Cuti-
cularzähnen, Aussenwand 12 y.
Haare 80-120 y lang, wenig dicht stehend, Spitze umgebogen, Wand-
dicke 8-10 y; Lumen fadenförmig, Grundgewebe mit zahlreichen, meist
zu Nestern vereinigten Brachy- Sklereiden in Grösse und Wanddicke
(4-12 ıı) sehr verschieden.
Bastelemente um den kontinuirlichen Leptomring fast keine vorhan-
den, dagegen ein Libriformstrang im Centrum des Holzkörpers.
Mediannerv mit isolierten Brachy-Sklereiden im beidseitigen Hypo-
APPENDIX II. 85
derm eingestreut. Bastbelag aus unregelmässigen Gruppen bestehend,
besonders kräftig zu beiden Seiten des Nerven. Leptom durch eindrin-
gende Markstrahlen gelappt. Libriformstrang kräftig, nach dem Hypo-
derm scharf abgegrenzt, auf der innern Seite allmählich in weitlumi-
gere Holzelemente übergehend. Primäre Nerven, beidseitig- Primäre
mit der Epidermis durch Bastfasern verbunden.
Blattoberseite mit 20 „ hoher Epidermis, (Aussenwand 4-8 y, Radial-
und Innenwände 1-2 2), aussen glatt, Cuticula mit ganz zarten Käm-
men. Zellen im Umriss sehr unregelmässig, meist viereckig, Seiten-
wände + gestreckt. Haare äusserst selten, ganz vereinzelt. Blattunter-
seite mit dichtstehenden, meist umgebogenen, englumigen Haaren
(40-120 y. lang). Epidermis 16 u. hoch (Aussenwand 4-6 1), Cuticula
mit etwas stärkern Kämmen, als oberseits.
Blattquerschnitt etwa 160-200 y breit. Im Mesophyll blattoberseits
zahlreiche, vielfach bis zur untern Epidermis reichende diekwandige
(4-6 y) Macro-Sklereïden, teils mit einfachen, teils mit gabeligen, freien,
zugespitzten Enden, Füsse fast gar nicht verbreitert oder verzweigt,
der Epidermis angeheftet. Unterseits sind diese Stützelemente weniger
zahlreich, viel kürzer und dem Schwammparenchym entsprechend
etwas anders geformt als oberseits. Stomaten nicht vertieft, nicht
häufig und nur unterseits, weder auf dem Querschnitt noch von oben,
leicht wahrzunehmen.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Ruspoli-Riva n. 875, Somaliland. ....... k. bot. Mus. Berlin.
Boscia corymbosa Gilg.
Tal. -1ıR, ‚Bio. CU Wap N ES TE
in ENGLER, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C (1895),
p. 186: « B. corymbosa Gilg n. sp.; frutex vel arbor glaberrima;
« foliis subcoriaceis, obovato-oblongis apice obtusis vel rotun-
« datis, sed apice ipso brevissime apiculatis, inferne sensim in
« petiolum angustissime retieulatis; floribus pro genere minimis
« (2-3 mm diametro), paniculatis corymbosis, floribus ad apices
86 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« ramorum 2-4 cm longorum subumbellatis denseque confertis.
« — Schon von Klotzsch als neu erkannt, aber nicht beschrieben
« — 12 (M. — Peters). »
Als Synonyme erkenne ich :
Boscia corymbosa Klotzsch.
« Boscia angustifolia » von Kirk bei Tette gesammelt.
Geographische Verbreitung. Südost-Afrika : Mossambique [Peters
(ohne Nummer)]; Boruma (Sambesi) [Menyhart n. 859]; Tette (Sam-
besi) [Kirk (ohne Nummer).
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die vorangegangene Gilgsche
Diagnose. In Form und Grösse gleicht das Blatt dieser Art demjenigen
der B. anaustifolia Rich.
Anatomische Verhältnisse. B. corymbosa Gilg lässt sich vor allen
andern Boscia-Arten leicht an den längsgerifften Haaren beider Blatt-
seiten erkennen.
Blattstiel : Dicke 0,8 mm; Oberfläche sehr uneben, behaart. Epi-
dermis wellig, mit ca. 6-8 u dicker Aussenwand. Grundgewebe mit
ganz vereinzelten sklerenehymatisch verdiekten Zellen. Gefässbündel
centrisch angeordnet.
Leptomring das Hadrom ganz einschliessend, auf dem Querschnitt
ringförmig mit nicht geschlossenem Bastbelag. Hadromelemente radiär
angeordnet, mit wenigen weitlumigen Libriformfasern.
Blattspreite : Dicke 280-300 u; Epidermis sehr dünn, beiderseits ca.
10-12 » hoch. Cuticula obserseits 4 y dick, kurze Zähne zwischen die
flachen Epidermiszellen einschiebend. Aussen von den Haaren aus-
strahlende Cuticularstreifen. Zellen im Umris unregelmässig, tetraë-
drisch. Radialwände fast gestreckt. Haare unterseits sehr zahlreich,
oberseits mehr zerstreut stehend ca. 30-40 „ lang, gerade, konisch,
mit dem charakteristischen, gerifiten Cutieularüberzug.
Mediannerv : Gefässbündelelemente halbmondförmig angeordnet.
Bastbelag unterseits etwas gelappt, in das hypodermale Gewebe vor-
springend. Libriform als ziemlich massiver Strang, wie die Bastgrup-
pen aus weitlumigen Elementen bestehend, die allmählich in die hypo-
dermalen Zellen übergehen.
Die Primannerven besitzen direkt der Epidermis sich anschliessende
Bastbelege.
APPENDIX II. 87
Dünnwandige Osteo- Skiereïden finden sich vereinzelt vor und sind
der Nervatur angeheftet; der Epidermis entspringende Sklereiden habe
ich keine beobachtet.
Mesophyll bifacial, Palissadengewebe nur oberseits, 2-3 schichtig.
Stomata nur unterseits, nicht vertieft. Ein sehr enger Vorhof wird
durch schwache Cuticularleisten gebildet. Eisodialöffnung schmal
linsenförmig.
Bittenverhältnisse.
Blütenstand. Terminale, zusammengesetzte Schirmtraube. Die Laub-
blätter des blütentragenden Sprosses gehen allmählich in die kleinen,
schmallanzettlichen bis linearen Tragblätter über, sodass sich die
ganze Dolde eigentlich aus lateralen einfachen Doldentrauben zusam-
mensetzt. Die untersten Blütenstiele 1. Ord. bis 4 em lang, die obern
jüngern 1-2 em lang. Die einzelnen Blütenstiele 3-5 mm lang von
ebenso langen, linear- lanzettlichen bis pfriemlichen Brakteen gestützt,
letztere mit kaum ‘ so langen, seitlichen Stipularanhängseln, die am
Grunde der Braktee angewachsen sind. Blütenstiele und Tragblätter
kurz, aber dicht behaart.
4 freie Kelchblätter, Länge 2,5 mm, Breite 1,5-2 mm, eiförmieg.
Discus. Flach schüsselförmig, fransig zerschlitzt, untere Hälfte mit
der Aussenseite dem Kelchgrunde angewachsen.
Andreceum. 6-8 freie Staubblätter in 1 Kreis am Grunde des
Blütenbodens inserirt. Filmente 3,0-3, 5 mm lang; Thecæ dorsifix,
intrors.
Gynæceum. Gynophor sehr kurz, 0,8-1,2 mm lang, im Centrum des
Diseus inserirt. Fruchtknoten so lang wie das Gynophor, birnförmig
mit aufsitzender kopfiger Narbe. Samenanlagen je 2 Paar an 2 Pa-
rietal- Placenten. Frucht nicht gesehen.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Kirk (ohne Nummer), Tette (Sambesi-Gebiet).... Kew.
Menyhart n. 859, Boruma (Sambesi-Gebiet)...... Universität Zürich.
Peters (ohne Nummer), Mossambique........... k. bot. Mus. Berlin.
» » DARIN DREHEN ASS Us Kew.
88 BULLETIN DE L'HERPIER BOISSIER.
Boscia elegans Gilg.
Tafel V, Fig. 4; Taf. VIH, Fig. 2 au. b.
Capparidaceæ somalenses in Estratto dall Annuario del R. Istituto
Botanico dı Roma, Vol. VI (1896), Fase. 2°, p. 90 : « Boscia ele-
« gans Gilg n. sp.; frutex divaricatus (ex Riva) glaber; foliis
« rigide coriaceis, 2-5 mm longe petiolatis, lanceolatis vei an-
« guste lanceolatis, in apicem acutissimam angustatis, basin
« versus sensim attenuatis, integris, supra nitidulis, subtus
« opaeis, nervis venisque ereberrimis utrinque pulcherrime reti-
« eulato-prominentibus! floribus pro genere magnis, ca. 1,1 em
« diametro, 1-1,2 cm longe pedicellatis in racemos elongatos
« multifloros laxos dispositis; staminibus 15-20; gynophoro elon-
« gato, gracili, stamina paullo superante; fructibus pisi mole,
« 4-5 mm longe stipitatis; globosis, sed apice acutiuseulis. »
« Folia 3-6 em longa, 1-1,8 em lata. Racemus 5-7 em longus.
« Gynophorum 8-9 mm longum. Fructus er. 1 em diametro.
« Desertum Ogaden, « IV tappa » (Ruspoli-Riva, n. 18); XII,
« 1892 flor. et fructif.
« B. Hıldebrandtu Gilg proxima differt forma nervaturague
foliorum. »
Geographische Verbreitung. Ost-Afrika : Somali (Ogaden) [Riva-
Ruspoli n. 18].
a
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die vorangegangene Gilgsche
Diagnose.
Anatomische Verhältnisse. In Bezug auf die Blattstruktur ist diese
Art der B. mossambicensis Klotzsch und B. Hildebrandtii Gilg sehr
nahe verwandt. Auf die Unterschiede zwischen diesen 3 Arten wurde
bei B. mossambicensis Klotzsch hingewiesen.
Blatistiel : Dicke 0,95 mm. Epidermis einschichtig, über dem Median-
nerven unterseits in gleichartiges hypodermales Gewebe übergehend,
fast ganz glatt, die Cuticula sehr dünn, fein gestreift, Streifen unterseits
deutlicher als oberseits. Höhe der Epidermis oberseits 40 y (Aussenwand
APPENDIX II. 89
8-10 y, Innen- und Radialwände ca. 2 u). Epidermiszellen im Umriss
meist tetraödrisch, mit ziemlich geraden Radialwänden (im Gegensatz
zu B. mossambicensis Klotzsch). Haare fehlen der Spreite vollständig,
dagegen sitzen oberseits auf den Längsfurchen des Blattstiels kurze
trichomatische Ausstülpungen der Epidermis. (Unterschied gegenüber
Boscia Hildebrandtu Gilg mit glattem, kreisrundem Blattstiel). Epi-
dermiszellen des etwas keilförmig sich zuspitzenden Blattrandes ziem-
lich stark verdickte Cellulosewände zeigend; Blattrand zudem durch
einige Bastfasern besonders verstärkt.
Bastbelag des Leitbündels im Blattstiel in Gruppen ringförmig
angeordnet. Leptom und Hadrom ebenfalls durch radiär verlaufende
Markstrahlen keinen geschlossenen Cylinder bildend. Libriformfasern
vereinzelt im Holzparenchym. Das im Blattstiel centrisch angeordnete
Gefässbündel geht im Mediannerven in ein collaterales über, unterseits
mit halbmondförmig dem Leptom sich anlegendem Bastbelag, oberseits
mit einem kräftigen Libriformstrang. Beiderseits gehen die Bast-
elemente in hypodermales Gewebe über.
Blattspreite: Primannerven mit kräftigem, beidseitigem Bastbelag,
der sich direkt mit der Epidermis verbindet. Brachy- Sklereiden im
Grundgewebe des Blattstiels ähnlich wie bei B. mossambicensis
Klotzsch, nur etwas gleichmässiger in Grösse und Wanddicke. Bezüg-
lich der Macro-Sklereiden des Mesophylls gilt das Gleiche, wie für
B. mossambicensis Klotzsch.
Stomaten etwas länglicher als bei der letzgenannten Art, mit schmä-
lerem Vorhof, der von ziemlich zarten Cuticularleisten gebildet ist.
Blüten und Früchte habe ich nicht gesehen.
Untersuchtes Material.
aus dem Herbarium :
Riva-Ruspoli n. 18, Somali (Ogaden).......... k. bot. Mus. Berlin.
Boscia rotundiiolia Pax.
Taf. VI, Fig. 4.
Capparıdacee africanæ, in Engl. Jahrb., XIV (1892), p. 299: « Boscia
« rotundifolia Pax, ramis juvenilibus dense et minute puberulis;
90 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
« foliis breviter petiolatis, coriaceis, scabris, einerascentibus,
« utrinque retieulatis, ovatis vel suborbicularibus, apice leviter
« emarginatis, basi rotundatis; floribus in racemum umbelli-
« formen, terminalem dispositis; pedicellis flores superantibus,
« subpilosis vel glabrescentibus ; sepalis subpilosis ; staminibus
« exsertis, valde numerosis, disco earnoso insertis; gynophoro
« filamenta subæquante ; ovario ovoideo, stigmate minuto coro-
« nato.
« Strauch mit 5-6 cm langen, 4-5 em breiten Blättern, welche
«einen 5-8 mm langen Stiel besitzen. Kelchblätter eiförmig,
« stumpf, 4-5 mm lang und fast 3 mm breit. Staubfäden gelb-
« lich, 7 mm lang. Fruchtknoten etwa 1 mm lang.
« Uniamwesi, Tschacasee, bei 1250 m (D* Stuhlmann n. 432
« blühend).
-« B. rotundifolia sieht habituell der Cadaba rotundifolia
« Forsk. sehr ähnlich, nicht nur in der Blattform, sondern auch
« in der lockern, wenig-blütigen, doldenförmigen Traube. Eine
« Identifieirung mit einer andern Art der Gattung Boscia ist
« durch dieoben angegebenen Charaktere völlig ausgeschlossen. »
Geographische Verbreitung.
Ost-Afrika : Tschacasee in Uniamwesi [Stuhlmann n. 432]. [Engler
(Deutseh-Ost-Afrika Bd. V, Teil A, p. 50) erwähnt diese Art bei seiner
Beschreibung des Euphorbiendornbuschgebietes].
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die ober wiedergegebene Paxsche
Diagnose (Es stehen mir nur 2 Laubblätter eines Vertreters dieser Art
zur Verfügung).
Anatomische Verhältnisse. Boscia rotundijolia Pax unterscheidet
sich anatomisch von der Cadaba rotundifolia Forsk. in manchen
Beziehungen. Boscia rotundifolia besitzt nur einzellige Haare und
weist nur unterseits Spaltöfinungen auf, während Cadaba rotundifoha
mehrzellige Haare und beiderseits Spaltöffnungen entwickelt.
Blattstiel : Querschnitt kreisrund, Durchmesser 1,3 mm, Oberfläche
rauh; Epidermis mit auffallend dünner Aussenwand (4-6 y dick). Epi-
dermiszellen selbst bis 40 u hoch, dünn behaart, Haare gestreckt,
abstehend mit 6-8 L dicker Wanddung und etwa doppeltem Lumen-
durchmesser. Im Grundgewebe meist isolirte Brachy-Sklereiden, in
APPENDIX II. GA
+
mässiger Menge, eingestreut, seltener grösser als die umliegenden
dünnwandigen Rindenzellen; Wanddicke der sklerenchymatischen
Zellen 4-12 u; Bastbelag des Mestoms schwach, aus ziemlich weit-
lumigen, einzelverlaufenden oder zu kleinen Bündeln vereinigten Bast-
fasern bestehend. Im Centrum des Holzkörpers finden sich vereinzelte
Libriformfasern.
Blattspreite : Dicke des Blattes 180-200 w.
Mittelnerv durch sein beiderseits starkes Hervortreten über die
Blattfläche auffallend. Dasselbe gilt teilweise auch für die übrige Ner-
vatur. Der sichelförmige Bastbelag des Mittelnerven, sowie der Libri-
formstrang werden aus relativ sehr dünnwandigen Elementen gebildet.
die allmählich in das hypodermale, collenchymatische Gewebe über-
gehen, welch letzteres die Epidermis beiderseits vom Fibrovasalstrang
trennt. Im hypodermalen Gewebe finden sich wie im Blattstiel noch
vereinzelte sklerenchymatische Zellen. Oberfläche des Blattes uneben.
Epidermis oberseits ca. 20 y hoch (Aussenwand 6-8 # dick, Seiten-
und Innenwande sehr dünn), unterseits im allgemeinen 16-18 y hoch
(Aussenwand 4-6 u); Cuticula auf der Unterseite weniger glatt als auf
der Oberseite. Epidermiszellen mit stark welligen Seitenwänden. Haar-
bestand dünn, unterseits etwas dichter als oberseits. Haare steif, senk-
recht abstehend, borstenartig, ca. 100 u lang. Wanddicke 4-6 y, Lumen
relativ weit. Mesophyll bifacial ; Palissadengewebe oberseits 2 schichtig,
unterseits 1 schichtig; Sklereïden oberseits entsprechend dem Palis-
sadengewebe etwas länger als unterseits. Füsse der Sklereiden meist T
förmig verbreitert und der Epidermis angeheftet; oft erstrecken sie
sich auch mit Fortsätzen zwischen die Epidermiszeilen hinein. Die ins
Mesophyll ragenden Sklereïdenenden sind stumpf, unverzweigt; die der
Oberseite entspringenden Sklereiden ragen hie und da bis zur untern
Epidermis; Wanddicke der Sklereiden 4-6 y, Lumen relativ weit, aber
sehr verschieden.
Bastbelag der primären Nervatur in Form von I trägerartigen, sub-
epidermalen Rippen, beiderseits direkt mit der Epidermis verbunden.
Spaltöfinungen nur unterseits, um die Dicke der Epidermisaussen-
wand unter das Niveau vertieft; Vertiefung schalenförmig, ohne
besondern Cuticularwulst am Rande. Die Spaltöffnungen erscheinen von
der Fläche gesehen fast kreisrund.
Untersuchies Material.
Aus dem Herbarium :
Stuhlmann n. 432, Uniamwesi (Ostafrika)..... k. bot. Mus. Berlin.
92 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Boscia microphylla Oliv.
Tat. N° Rig.2.
in Fl. of trop. Africa, I (1868), p. 93: « A glabrous strub or small
« tree, often with spinose branches. Branches terete. Leaves
« small, fascieulate or scattered on the young shoots, coriaceous,
« oblong-obovate or oblanceolate or nearly linear, obtuse,
« mucronulate, venation indistinet, 3-8 lines long, on petioles of
« half a line, more or less. Flowers numerous, in lateral fascicles
« or umbellate racemes, equalling or but little exceeding the
«leaves, nearly glabrous or the pedicels pubescent. Stamens
«about 4-6, inserted at the base of the gynophore. Ovary glo-
« bose-ovoid with a short thick style; placentas 2. Stigma
« obtuse. Fruit not seen.
« Lower Guinea. Bumbo, Angola, D* Welwitsch !
« South Central. S. W. tropical Africa, about lat. 23°, « Chap-
« man and Baines! »
Vesque, in Annales des Sciences naturelles bot., VI. ser., tom. XII
(1882), p. 76 : Beschreibung der Blattstruktur : « Espèce sub-
« aphylle. Poils nuls. Epidermes recticurvilignes à euticule lisse,
« le supérieur dépourvu de stomates.
« Mésophylle centrique exclusivement composé de palissades
«soutenues sur les deux faces par des cellules sel&reuses verti-
« cales, élargies et ramifiées horizontalement sous les deux épi-
« dermes ; faisceaux immergés accompagnés de forts massifs
« fibreux en dessous. Nervure médiane non saillante : faisceau à
« peine arqué, immergé, accompagné de très puissants massifs
« fibreux en dessus et dessous.
« Pétiole : faisceau arqué dépourvu de fibres mécaniques ;
« parenchyme parsemé de cellules scléreuses.
« Cristaux nuls.
« V. ss. Welwitsch. Iter angolense. »
Hrerx in Catalogue of Welwitsch’s African plants., I (1896), p. 31,
« Bumbo. — A small tree, 8 to 12 ft. high, with the habit of
« Eleagnus or Hippophaë ; trunk straight; crown much bran-
APPENDIX IH. 93
« ched ; branchlets often spinous; flowers yellowish. In rough
« montainous places, by the banks of the river Maiombo, bet-
« ween Pomangala and Quitive, in one place only found plenti-
« fully, in company with Balanites and species of Acacia, spa-
« ringly in flower Oct. 1859. N. 983. »
Geographische Verbreitung! : Unter-Guinea : bei Bumbe in Angola
[Welw. n. 983].
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die Diagnosen von Oliver und
Welwitsch. Die Länge der Blätter schwankt zwischen 10-15 mm, die
Breite zwischen 1,5-2,5 mm. Als mittleres Verhältniss der Blattlänge
zur Blattbreite darf 4 : 1 angenommen werden,
Anatomische Verhältnisse. Da mir nur einzelne Blätter zur Ver-
fügung stehen, vermag ich nicht zu sagen, ob zwischen Sommer- und
Winterblättern ein anatomischer Unterschied vorhanden ist oder nicht.
Bei der von mir neu aufgestellten Art Boscia Rehmannia verhalten sich
Sommer- und Winterblätter vollkommen gleich in ihrer äussern Form
sowohl, als auch im anatomischen Bau.
Dlaitstiel : Querschnitt fast kreisrund, mit 400-500 u Durchm. ;
Epidermis mit wenig vorgewölbter Aussenwand, deren äussere, cuti-
nisirte, 8 y dicke Schicht sich deutlich durch den etwas gelblichen Ton
von der 4 dieken, weisslichen Cellulosewand jeder Epidermiszelle
abhebt und zugleich mit ziemlich tief zwischen die Cellulosewände
eingreifenden Zähnen versehen ist. Cuticula fein gerifit. Kurze Haare
kommen ganz vereinzelt an der Oberseite des Blattstieles vor. Die
Grundgewebezellen fallen durch die fast 4 y dicken Cellulosewände auf,
ohne jedoch sklerenchymatischen Charakter zu besitzen. Brachyskle-
reiden gehören hier zu den Seltenheiten ; auf manchen Querschnitten
findet man gar keine, sondern nur homogenes Grundgewebe, das all-
mälig in die Elemente des Leptomringes übergeht. Es finden sich im
Blattstiel weder Bast- noch Libriformfasern.
Blatispreite : Dicke des Blattes 320-350 y; Oberfläche ziemlich gleich-
! Die von Chapman und Baines im S. W. trop. Africa 23° südl. Br. gesam-
melte Boscia ist keine B. microphylla Oliv., sondern wurde von mir überein-
stimmend mit der von Rehmann in Transvaal (Nr. 5002 u. 513%) gesammelten
Boscia befunden und mit dieser als neue bisher noch nicht beschriebene Art
nämlich Boscia Rehmanniana Pestalozzi erkannt.
9% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
mässig eben ; die Nervatur ist ganz im Mesophyll untergetaucht, selbst
der Mittelnerv, der unterseits durch einen schmalen Streifen hypo-
dermalen Gewebes mit der Epidermis verbunden ist, ragt fast gar
nicht über die Oberfläche hervor. Bastbelag der Nervatur beiderseits
kräftig, das Lumen der Bastelemente fast verschwindend.
Epidermis der Oberseite ca. 30 u hoch (Aussenwand 10-12 u dick
mit kurzen Cutieularzähnchen nach innen, Seiten- und Innenwände
sehr dünn); Epidermis der Unterseite 20-24 w hoch (Aussenwand,
mit unregelmässig welliger, aber nicht gerifiter Cuticula, 12-14 w
diek, Seiten- und Innenwände sehr dünn). Epidermiszellen der Unter-
seite etwas kleiner als diejenigen der Oberseite, beiderseits jedoch sind
die Seitenwände von oben gesehen etwas verbogen.
Haare finden sich oberseits ganz vereinzelt, etwa 80 w lang, eng-
lumig. mit längs-gerifiter Cutieula.
Mesophyll bifacial gebaut.
Palissadengewebe oberseits etwa 4 schichtig, unterseits 1 schichtig.
Sklereiden der Oberseite mit nadelförmigen, meist freien, unver-
zweigten Enden, die in ihrer Länge der Höhe der Palissadenzellzone
ungefähr entsprechen. Der mit der Epidermis verbundene Teil ist T
förmig verbreitert, oft mehrfach verzweigt und mit zahlreichen Fort-
sätzen versehen, die hie und da sogar den Raum kleinerer Epidermis-
zellen einnehmen können und zwischen den Zähnchen der cuticulari-
sirten Aussenwand eingeklemmt sind. Es finden sich hier die nämlichen
Verhältnisse, wie bei B. rotundifolia Pax. Diese Sklereidenzapien, wie
man sie auch bezeichnen kann, rufen die gleichen Bilder hervor, wenn
man die Epidermis von der Fläche betrachtet, wie bei B. rotundifolia.
In der Form entsprechen die Sklereiden der Unterseite denen der
Oberseite, nur sind sie, entsprechend der einschichtigen Palissadenzell-
reihe, bedeutend kürzer. Verzweigte, freie Sklereidenenden gehören
auch hier zu den Ausnahmen. Die Wanddicke beträgt im Mittel 10-121.
In der Zahl und der Wanddicke verhalten sich die Sklereiden beider
Blattseiten ungefähr gleich, ihr Lumen ist überall fast verschwindend
eng.
Spaltöffnungen nur unterseits, um die Höhe der Epidermisaussen-
wand schalenförmig vertieft. Vorhof durch vorspringende Cuticular-
leisten gebildet. Von oben gesehen erscheinen die beiden Schliesszellen
zusammen elliptisch bis fast kreisrund. Senkrecht zulaufende Cuticular-
kämme sind nicht vorhanden. Von dieser Art stehen mir keine Blüten
zur Disposition.
Rh, BL BEE
N
APPENDIX HI. 95
Untersuchies Material.
Aus den Herbarien :
Welwitsch n. 983, Angola (Bumbo)........... De Candolle.
» MASSE) DRE NE AR REN Kew.
Boscia Rehmanniana Pestalozzi n. sp.
Taf. V, Fig. 3.
In Grösse und Form des Blattes mit B. microphylla Oliv. und mit
B. fætida Schinz nahe verwandt. Auch in Bezug auf die Blattstruktur
zeigt sich mit B. microphylla Oliv. (Welw. n. 913) eine nähere Ver-
wandtschaft, indem sie sich ebenfalls durch bifacialen Bau des Meso-
phylls auszeichnet und dadurch von 2. fetida Schinz, letztere mit cen-
trischem Blattbau, leicht unterscheiden lässt. Ferner soll, einer Eti-
quette ‘ zufolge, die Blüte von B. microphylla Oliv. mit einer geringern
Zahl von Staubblätiern versehen sein, als diese neue Art.
Wie bereits bei B. microphylia erwähnt wurde, gehört die von
Baines in S. W. trop. Afrika 23° südl. Breite gefundene Boscia hieher.
Morphologische Verhältnisse. Notizen über das habituelle Aussehen
dieser neuen Art fehlen mir. Die kaum 1 mm lang gestielten verkehrt-
eiförmig keilförmigen, abgerundeten oder schwach ausgerandeten und
oit mit einer Stachelspitze versehenen Blätter sind in kleinen Büscheln
auf ziemlich gedrängt stehenden Kurztrieben inserirt. Die lederigen
ganzrandigen gelblich-grünen Blätter sind 6-9 mm lang und
3-4 mm breit, verschmälern sich gegen den Blattstiel zu und besitzen
eine fast glänzende Oberfläche. An jungen Trieben stehen die mehr
elliptischen bis breitlanzettlichen Blätter einzeln und wechselständig.
Ein Vergleich mit Boscia fetida Schinz zeigt, dass diese beiden Arten
kaum von einander zu unterscheiden sind, wenigstens nach Grösse,
Form und Stellung der Blätter ; die Blattstruktur allein ist im Stande,
über die Zugehörigkeit zu der einen oder andern Art sichern Auf-
schluss zu geben. Bei B. microphylla Oliv. (Welw. n. 983) beträgt
das Verhältnis von Blattlänge zu Blattbreite im Mittel 4 : 1, während
bei dieser neuen Art das Verhältnis 2 : 1 besteht.
Seo Ann:
96 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Geographische Verbreitung. Süd-Centralafrika : Boshveld zwischen
Elandsriver und Klippan (Transvaal)! [Rehmann n. 5002 und 5134].
Südwest-Afrika : 23° südl. Br. [Baines (ohne Nummer)|.
Anatomische Verhältnisse. Wie ich bereits betont habe, ist die
Verwandtschaft mit B. microphylla Oliv. in anatomischer Beziehung
eine äusserst nahe. Behufs einer leichtern Vergleichung dieser beiden
Arten beschränke ich mich hier auf die Hervorhebung der Unter-
schiede, die ich als constant befunden habe. Zugleich möchte ich schon
anfangs hervorheben, dass Sommer- und Winterblätter vollständig
übereinstimmende anatomische Verhältnisse darbieten.
blattstiel : im Grundgewebe finden sich zahlreiche kugelige Brachy-
Sklereïden von meist 12 u Wanddicke und engem Lumen. Das Leit-
bündel ist von einem fast vollständig geschlossenen Bastring umge-
ben, dessen einzelne Elemente durch beinahe verschwindendes Lumen
ausgezeichnet sind. B. microphylla Oliv. dagegen besitzt fast gar keine
Brachy-Sklereiden und entbehrt des Bastbelages vollständig.
Dlattspreite : die Osteo-Sklereïden der Blattspreite sind unterseits bei
dieser neuen Art an ihren freien Enden reich verzweigt und gewähren
das Aussehen eines Vogelfusses, der seine Krallen ins Blattinnere
streckt. Die Sklereiden der Oberseite sind dagegen an ihren ins
Mesophyll ragenden freien Enden seltener verzweigt.
B. ımicrophylia Oliv. weist beiderseits ungefähr die nämlichen
Sklereidenformen auf, die sich ziemlich deutlich von der für die
Unterseite von Boscia Rehmanniana charakteristischen Gestalt unter-
scheiden.
Die Seitenwände der Epidermiszellen auf beiden Blattseiten sind so
stark verdickt durch eutieularisirte Schiehten, dass das Zelllumen auf
dem Querschnitt + linsenförmig erscheint, da die verdickten Wände
sich gegenseitig fast berühren. Auch auf Flächenbildern der Epidermis
sind die verdickten Seitenwände deutlich wahrnehmbar und leicht von
1 Cfr. A. Rehmann, das Transvaalgebiet, I. u. Il. Teil (1883), p. 43. Nach-
folgend ein kurzer Auszug seiner Charakteristik des Buschfeldes : Niveau des-
selben 900 m.s.m, wird von den benachbarten Plateaus um 300-600 m überragt;
Boden flach ; eine Auschwellung desselben bestimmt die Richtung des Limpopo-
Flusses und des Nilstroms, sowie anderseits des Olifants-Flusses. Die Flüsse
berühren nur den Rand des Buschfeldes, das selbst wasserarm ist. Boden an
unzähligen Stellen mit Salz imprägnirt. Das Wasser des Salzsees enthält Brom,
Jod, Salpeter, Soda und Kalk. Elandsriver ist ein Zufluss des Olifantsflusses,
dieser ergiesst sich in den Limpopo.
APPENDIX I. 97
den dünnen Seitenwänden des Blattes von D. microphylia Oliv. (Welw.
n. 983) zu unterscheiden. Spaltöffnungen fast gar nicht vertieft,
während dieselben bei B. microphylla Oliv. regelmässig um die Höhe
der Epidermisaussenwand vertieft sind.
Alle übrigen, für B. microphylla angegebenen Merkmale wird man
auch bei dieser Art wieder treffen.
Blütenverhältnisse.
Da ich von B. microphylla Oliv. selbst keine Blüten besitze und mir
von dieser neuen Art nur ein einziger Kurztrieb mit einigen Blüten zur
Verfügung steht, ist mir ein Vergleich zwischen diesen beiden Arten
nicht möglich.
Blütenstand. Mehrere Blüten, etwa 8-10 mm lang gestielt, stehen
an einem Kurztrieb, ähnlich den Laubblättern; die Blütenstiele ent-
springen den Winkeln etwa 1 mm langer, pfriemlicher Tragblätter,
deren nebenblattartige Anhängsel etwa in halber Höhe beginnen und
die, in ihrer Mitte stehende, Tragblattspitze sogar noch etwas über-
ragen.
Die 4 freien, breitlanzettlichen Kelchabschnitte besitzen eine Länge
von 3,5 mm und eine Breite von 1,5 mm; sie sind wie die Tragblätter
dünn und weich behaart.
Discus. Polsterartig, warzig, unterseits in halher Höhe mit dem
Kelchgrunde verwachsen.
Andreceum. Mehr als 6 freie Staubblätter habe ich bei keiner
Blüte finden können. Staubfäden 3,5-4 mm lang, in einem Kreise
angeordnet und an einem schwach angedeuteten Androphor in der
Vertiefung des Discusringes inserirt. Staubbeutel etwa 1 mm lang,
dorsifix, intrors !.
Gynæceum. Gynophor 1,5-2,0 mm lang, einen ei-oder birnförmigen,
mehrere Samenanlagen bergenden Fruchtknoten mit 0,4-0,5 mm lan-
sem Griffel tragend.
Das vorliegende Material besitzt keine reifen Früchte.
! Laut Etiquette von Baines Exemplar : « differt von Boscia microphylla
Oliv. Stamina numero pauciora gynophori bası inserta. »
|
BULL. HERB. BOIss. Appendix III, août 1898.
98 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Rehmannın5002KRransyaalo ee Universität Zürich.
» n. 5134, » ) »
Baines (ohne) Nummer) 232. 8oucher.. 2.2.02 Kew.
Boscia kalachariensis Pestalozzi n. sp.
Taf. V, Fig. 1.
Morphologische Verhältnisse‘. Angaben über den allgemeinen
Habitus dieser neuen Art fehlen mir. Das mir zur Verfügung stehende
Material wurde von D’ Fleck am Ngami-See in der Kalachari
gesammelt.
Die 10-15 cm langen, ziemlich gestreekten Zweige mit etwas rauher
dunkelbrauner- oder grauer Rinde, sind reich besetzt mit sterilen
und fertilen Kurztrieben. Die an den sterilen Kurztrieben dicht
stehenden kurzgestielten (1,0 mm Blattstiellänge), 5-10 mm langen
und 2-3,5 mm breiten, zarten Blättchen sind von länglichverkehrt-
eiförmiger Gestalt, gegen die Spitze zugerundet, oft mit kurzen
Stachelspitzen versehen, nach der Basis hin keilförmig spitz zulaufend,
ganzrandig; Oberfläche matt, rauh; Unterseite mit wenig hervor-
tretendem Mittelnerv. In der Form der Blätter und des Blütenstandes
zeigt sich grosse Aehnlichkeit mit D. microphylla Oliv. und mit
B. fœtida Schinz.
Von B. microphylla unterscheidet sich diese neue Art durch das
Fehlen jeglicher Bastelemente in der Blattspreite, ferner durch die
ganz andere Form und Wanddicke der nur unterseits vorkommenden
Blattsklereiden, die bei B. microphylla in jeder Beziehung sofort auf-
fallen. Gegenüber D. fœtida Schinz weicht das Blatt von B. kalacha-
riensis durch seine geringere Dicke und seinen + bifacialen Bau ab,
der sich hauptsächlich in dem Fehlen der Spaltöfinungen in der obern
Epidermis leicht erkennen lässt.
! Eine Kurze Diagnose dieser neuen Art habe ich bereits niedergelegt in
H. Schinz, Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-Afrikas in Bull. de l'Herbier Boissier,
Vol. IV (1896), p. 94.
APPENDIX IH. 09
Geographische Verbreitung. Südcentral-Afrika. Kalachari am Nga-
misee [Fleck n. 247].
Anatomische Verhältnisse. Dlattstiel:ca 0,5 mm lang und 0,3-
0,4 mm dick, Oberfläche schwach längsgefureht mit einigen wenigen,
borstenartigen, ca 60 ı. langen, konisehen Haaren. Epidermiszellen mit
nach aussen vorgewölbter Aussenwand (letztere etwa 8 u. dick, Seiten-
und Innenwände 4 dick); Grundgewebe ohne Brachy-Sklereiden. Auf
dem Querschnitt erscheint das Leitbündel, das an seiner Peripherie
von einigen weitlumigen Bastfasern begleitet wird, von + nieren-
förmiger Gestalt; das Hadrom, dessen Elemente keinen geschlossenen
Ring darstellen, liegt vollständig im Leptom eingebettet.
Blatispreite : Dicke des Blattes 160-180 u.
Mediannerv : Leitbündelelemente flachrinnenförmig angeordnet. Das
Hadrom aus nur wenigen radiärgestellten Tracheiden bestehend, der
Blattoberseite zugekehrt, durch 2 schichtiges Palissadenparenchym
von der Epidermis getrennt. Unterseits verbindet eine aus längsge-
streckten, hypodermalen Zellen gebildete Schicht das Leptom mit der
Epidermis.
Oberfläche der ganzen Blattspreite beiderseits mit wenigen verein-
zelt stehenden, konischen, kaum 40 „ langen Haaren bekleidet, die
ähnlich wie bei 2. corymbosa Gilg, nur weniger auffallend, einen längs-
gefurchten Cutieular-überzug besitzen. Ihre Wanddicke beträgt 4-6 ».
Das Lumen des in der Epidermis eingesenkten breiten Teils erscheint
auf dem Blattquerschnitt kuppelförmig. Epidermis beiderseits unge-
fähr von gleicher Höhe (16-18 u; Aussenwand oberseits 5-6 y, unter-
seits 4-5 u). Cutieula oberseits weniger rauh als unterseits; Seiten- und
Innenwände beiderseits dünn.
Epidermiszellen im Umriss unregelmässig vieleekig, mit schwach
bogigen Seitenwänden. Mesophyll undeutlich bifaeial gebaut; Palis-
sadengewebe oberseits in der Regel 3 schichtig, unterseits 2 schichtig.
Primäre Nervatur ganz im Mesophyll eingetaucht, ohne Bastbelag.
Blattsklereiden äussert spärlich vorhanden, entweder nur der unter-
seitigen Epidermis angeheftet oder frei im Blattparenchym horizontal
liegend. Die mit ihrer Längsachse senkrecht zur Unterseite stehenden,
weitlumigen Sklereiden sind teils von fast isodiametrischer Gestalt,
teils etwas eylindrisch gestreckt, mit beidseitig stumpfen und ver-
zweigten Enden; sie reichen etwa bis zur Mitte des Blattinnern. Die
frei im Mesophyll schwebenden oder der Nervatur sich anlegenden
Sklereiden sind von polyedrischer Form, oder können auch osteo-
100 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
sklereidenartige Gestalt besitzen. In jedem Falle beträgt die Wanddicke
dieser Zellen nur 2-3 » höchst selten etwa 4 y mit 8-10 u Lumendurch-
messer; die Wände sind porös.
Trotz des beinahe centrisch gebauten Mesophylls finden sich Spalt-
öffnüngen nur auf der Unterseite, sind nicht vertieft, sondern die den
Vorhof bildenden Cutieularleisten wölben sich etwas über das Niveau
der Epidermis vor. Von oben erscheinen die Schliesszellen von ovaler
bis fast kreisrunder Gestalt.
Riütenverhältnisse.
Blütenstand. Die Blüten stehen zu vielen auf Kurztrieben, unregel-
mässig abwechselnd mit den sterilen Kurztrieben. Blütenstielchen
4-5 mm lang, jedes mit einem schmai-lanzettlichen Tragblatt versehen,
letzteres von stipularen Anhängseln begleitet; Länge der Tragblätt-
chen ca. 1 mm. Die 4 freien, abstehenden, eiförmigen bis lanzettlichen
Kelchblätter sind von 2,5-3 mm Länge und 1,3-1,5 mm Breite und
besitzen einen bewimperten Rand.
Discus. Klein, unansehnlich, mehr fransig als warzig, am Grunde des
sehr schmalen Blütenbodens, letzterer mit kaum ?/s mm Durchmesser.
Androceum. Besteht aus 7-8 freien Staubblättern, deren 3-3,5 mm
lange Staubfäden in einem Kreise etwas über dem Blütenboden an
einem schwach angedeuteten Androphor inserirt sind. Thecæ normal,
untere Hälften frei, mit den obern Hälften verwachsen, dorsifix,
intrors.
Gynæceum. Gynophor 1,5-2 mm lang; der birnförmige Frucht-
knoten mit kurzem Griffel und breiter kopfiger Narbe misst 1,5 mm,
Fruchtknoten einfächerig mit 2 ziemlich weit ins Innere vorragenden
Parietalplacenten, je 2-3 Paar Samenknospen tragend.
Reife Frucht nicht gesehen.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Fleck n. 247, Kalachari (Ngami-See)......... Univers. Zürich.
APPENDIX IH. 101
Boscia salicifolia Oliv.
Taf. X, Fig. 2 a u. b; Taf. XI, Fig: 4 a u. b.
in Al. of trop. Africa, 1 (1868), p. 93: « A shrub, sometimes arbores-
« cent. Branches glabrous or the extremities puberulous. Leaves
« elongate, linear linear-oval or lanceolate, acuminate acute or
« sometimes obtuse, minutely puberulous or scabrid at first,
« glabrous at length or still rough to the touch on the upper
« surface, usually 2-5 in. long, 5-9 lines broad. Petiole 3-6 lines.
« Flowers racemose, racemes axillary, '/«-'/2 the length of the
« leaves or upon short lateral shoots, glabrous or pubescent.
« Pedicels 1 or 2-6 lines; bracteoles minute subulate, early
« deciduous. Sepals reflexed. Stamens 6-14, inserted within the
« annular disk. Ovary ovoid or obpyriform, narrowed into a
« very short style, 1- celled with 2 placentas; gynophore
« 1/2-1 !/e lines. Fruit not seen, probably 1-seeded.
« Nile Land Madi, Whithe Nile, Speke and Grant!
« Lower Guinea. Mossamedes, Angola, D' Welwitsch! (a
« form with leaves 1-1 '/ in long).
« Mozamb. Distr. Shire river, D' Kirk !
« In the specimen from Madi the flowers appear to expand as soon
as or before the leaves, and the pedicels are longer, but I do not find
« any sufficient ground for specific distinction. Dr Kirk states that the
« knotty root is boiled and eaten on the Shire. Can this be the doubtful
« Capparidea with the habit of a Pine, figured and referred to by
« Schweinfurth (Pl. Nilot, 18. tt. 6 n 14)?»
a
2
Vesque in Annales des sciences naturelles bot., VI. ser., XIII (1882),
p. 75. Beschreibung der Blattstruktur : « Poils micellules, coni-
« ques, courts, à parois épaissies, en grand nombre sur les deux
« faces. Epidermes rectilignes à euticule fortement striée, tous
« deux pourvus de stomates. Mésophylle centrique : à chaque
« face une assise de palissades de six à huit fois plus longues
« que larges soutenues par des paquets de cellules scléreuses
« verticales presque dépourvues d’accroissement propre et lais-
«sant entre elles une faible couche moyenne de parenchyme
« ordinaire; faisceaux immergés dépourvus de fibres mécaniques.
102 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
« Nervure médiane : faisceau rubané, dépourvu de fibres
« mécaniques, surmonté de parenchyme vert.
« Pétiole : faisceau arqué dépourvu de fibres. Cristaux nuls.
« V.s. s. Welwitsch. Iter angolense. »
Als Synonym erachte ich :
Bescia pubens Rich. in Oliver, F1. of trop. Africa, 1(1868), p. 94: «There
«is at Kew a specimen from !Richards Herbarium, eommuni-
« ecated by Count Franqueville, named Boscia pubens Rich. It is
« in fruit only, so that I cannot be sure ofthe genus. It resembles
« B. angustifolia in habit. The leaves are lanceolate oblong
« mucronate, about 2 '/. m in length.
« It was collectet in Abyssinia by Dillon and Petit. »
Geographische Verhältnisse. Nord-Afrika : Darfur in Kordofan
[vergl. das Citat unter « Südost-Afrika »];
Nsrdost-Afrika : Sennaar [Hartmann (ohne Nummer)] ;
Seriba-Beselli [Schweinfurth n. 111 n. 4062] ;
Abessinien |Schweinfurth, Sammlung arabisch-æthiopischer Pflan-
zen. Reiseergebn. der Jahre : 1881, 88, 89, 91, 92 u. 94 in Bull. de
V’_ Herb. Boissier, Il (1894), p. 192 (des Sep.-Obz.).
« Boscia salicifolia Oliv. Aeth., Col. Eritrea. Geleb (1900 m.) 1353-
« 1527, coll. 1891; Acrur (1900 m.) 771, coll. 1892, bl. April. Loc. :
» Einzelne Bäume von 10 m Höhe mit dunkler rissiger Rinde, mit
» teils schmal elliptischen, teils linear-lanzettlichen Blättern (15 X
« 4,5 und 1,5 X 14 cm).
« Nom. vern. in Tigre : Aböh (Mensa). » |.
Madi, Weisser Nil [Specke u. Grant (ohne Nummer), nach Angabe
Olivers L. e. p. 93].
Ost-Afrika : Massaihochland, Obstgartensteppe [Volkens in A. En-
gler, Deutsch-Ost-Afrika. Bd. V, Teil A, p. 42 : Erwähnt unter den
Bäumen dieses Gebietes : « Boscia salicifolia mit beiderseits kahlen
« 1,5 em langen, lineallanzettlichen Blättern an hängenden Zweigen
« und dadurch an eine Trauerweide erinnernd. »
Central-Afrika : Ghasalquellengebiet, im Laufe der Bongo [Ge-
nanntes Gebiet wird in Engler, Deutsch-Ost-Afrika erwähnt].
Südost- Afrika : Mossambique-Distrikt am Shire river [Kirk (ohne
Nummer); [U. Dammer, Gemüsepflanzen Ostafrika, in Engler, Pflanzen-
welt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil B (1895), p. 140 : « Boscia sali-
« cifolia Oliv. — Diese in Darfur, Kordofan-Sennaar, in Ghasalquellen-
« gebiet, im Lauf der Bongo, im Massaihochlande und in Angola auf-
APPENDIX IH. 103
« tretende, trauerweidenartige Pflanze hat dicke, knollige Wurzeln,
« welche im Shire-Hochlande gegessen werden. »
Südwest- Afrika : Mossamedes (Angola) [Hiern in Catalogue of Wel-
witsch's African plants, 1 (1896), p. 31 : « A discorted decumbent
« shrub, much branched from the base ; fowers greenish-white. Spo-
« radie, in dry sandy stony places, between Mata dos Carpinteiros and
« Pào, fl. June, 1860. Nr. 982. »
Süd- Arabien [Schweinfurth (ohne Nummer).
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Merphologische Verhältnisse. Jene fragliche Capparidacee in
Schweinfurth, Pl. Nilot., 18, tt. VI u. XVI, nach Oliver (1 e.) : « with
the habit of a Pine » ist auf Grund ihrer anatomischen Verhältnisse
eine Boscia sahicifolia Oliv. und keine Cadaba longifolia DC. Letztere,
obwohl in Grösse und Form sehr ähnlich, besitzt mehrzellige Haare,
Boscia salicifolia Oliv. dagegen, wie überhaupt alle Boscia-Arten nur
einzellige Haare.
Trotz der ausgedehnten geographischen Verbreitung zeigt sich nir-
gends grosse Abweichung von der « linear linear-ovalen oder -lanceo-
laten » Form; an der Spitze scharf, bisweilen stumpf, wie Oliver die
Blätter dieser Art charakterisirt hat. Einzig in der Grösse zeigt sich
das Blattt dieser Art sehr variabel, während wiederum die Struktur-
verhältnisse in den wesentlichen Punkten überall die gleichen sind. Das
Blatt ist im allgemeinen dünn und zart zu nennen, zeigt eine etwas
rauhe, matte Oberfläche. Der Mittelnerv tritt stark hervor, Eigen-
schaften, wodurch sich 2. salicifolia Oliv. von der ihr anatomisch sehr
nahe verwandten B. Pechuelii Kuntze deutlich unterscheidet (Blätter
letzterer Art besitzen durchschnittlich eine Dicke von 700 u, während
die 5. salicifoha-Blätter im Mittel nur 300 y dick sind, nur ein von
D* Pfund gesammeltes Blatt mass 500 u in der Dicke).
Die Primannerven treten beiderseits schwach hervor. Anatomische
Unterschiede innerhalb der Art selbst, die sich meiner Ueberzeugung
nach leicht auf Alters- oder Standortsverschiedenheiten zurückführen,
lassen, bilden hier keinen Grund, diese Art deshalb in zwei, oder noch
mehr Arten zu trennen. So finden sich z. B. bei Welwitsch n. 982 keine,
die Leitbündel begleitenden Bastfasern in der Spreite, im Blattstiel
dagegen finden sich solche. Die von D* Kirk im Shire-Hochland und
und die von D” Pfund gesammelten Blätter haben reichlichen Bast-
10% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
belag aufzuweisen. In der Mitte steht die von D' Hartmann in Sennaar
gefundene Boscia salicifolia Oliv., deren Bastbelag im Mittelnerv
unterseits nicht mehr sichelförmig angeordnet ist, sondern sich in
einen linken und einen rechten, das Leitbündel begleitenden Strang
geteilt hat. Bastbelag der übrigen Nervatur hier normal. Schweinfurth
N. 111 aus dem nämlichen Gebiet stammend, ermangelt wieder jeglicher
Bastfasern in der Blattspreite.
In Bezug, auf die Behaarung, die bei den meisten untersuchten Ver-
tretern als ziemlich dicht zu bezeichnen ist, wenigstens am Blattstiel,
machen die von D’ Kirk gesammelten Blätter eine Ausnahme. Hier
sind ebenfalls Haare vorhanden, sie sind aber viel kürzer, weniger
schlank als bei den übrigen zitirten Exemplaren, stehen sehr ver-
einzelt und in geringer Anzahl.
Anatomische Verhältnisse. Obwohl die Blattstruktur von J. Vesque
in den Hauptzügen schon charakterisirt worden ist, erfordert die
genaue Unterscheidung gegenüber den erst in neuerer Zeit entdeckten
Boscia-Arten eine detaillirtere Diagnose.
Blattstiel : Dicke 0,8-1-3 mm, Oberfläche uneben, runzelig, rauh.
Epidermis mit 8-24 » dieker Aussenwand. Cuticula immer stark längs-
gerifit. Haare 50-200 y. lang, schlank, nicht gestreckt. Wanddicke der
Epidermiszellen 4-6 x, Lumen 6 » im Durchmesser. Grundgewebe mit
zahlreichen Brachy-Sklereiden durchsät, Mehrzahl der letztern mit ca.
8 „. dicker Wand, selten grösser als die umliegenden, dünnwandigen
Rindenzellen. Der Bastbelag des Leitbündels ist nur schwach ent-
wickelt und bildet keinen geschlossenen Ring. Das Libriform wird
dureh einige Fasern repräsentirt.
Dlatispreite : Dicke des Blattes im Mittel 0,3 mm. Mittelnerv unter-
seits stark hervortretend. Leitbündelelemente halbkreisförmig ange-
ordnet. Bastbelag kann gänzlich fehlen oder gruppirt sich in breiten
Bündeln sichelförmig um das Leptom. Libriformbündel oft rinnen-
förmig, umschliesst dann auf seiner konkaven Seite die stoffleitenden
Elemente. Unterseits ist der Fibrovasalstrang durch hypodermales
Gewebe von der Epidermis getrennt, oberseits zieht die obere Hälfte
des assimilatorischen Gewebes ungehindert in gleicher Schichthöhe
über das Leitbündel hinweg. Das Querschnittbild, das wir dadurch
erhalten, ist ein wesentliches Merkmal für diese Art. Bastbelag der
übrigen Nervatur, wenn vorhanden ‘, unterseits immer mächtiger ent-
wickelt als oberseits.
! Das Fehlen von Bastfasern in einigen Blättern dieser Art, sowie das gleich-
rs NL RN NOT ER |
D Te
»
APPENDIX IH. 105
Mesophyll genau centrisch gebaut. Epidermis fast durchweg 20 u
hoch (Aussenwand ca. 10-12 y dick). Cuticula mit unregelmässig ver-
laufenden feinen Kämmen. Haare in der Regel vereinzelt stehend,
ca. 80 y lang, steif gestreckt, konisch, mit etwa 8 y dieker Wand.)
Epidermiszellen im Umriss unregelmässig, vieleckig, mit gestreckten
Seitenwänden.
Palissadenparenchym beiderseits 2-3 schiehtig. Die Sklereiden finden .
sich in ziemlich reichlicher Menge und stehen beiderseits senkrecht
von der Epidermis ab. Sie sind fast ohne Ausnahme am Fuss und an
der Spitze unverzweigt, stehen entweder einzeln oder zu kleinen
Büschseln vereinigt und reichen selten über die Mitte des Blattinnern
hinaus. Die freien Enden der Sklereiden sind entweder stumpf oder
nadelförmig zugespitzt. Die Sklereidenfüsse können hie und da etwas
verbreitert sein, auch erstrecken sich bisweilen Fortsätze derselben
zwischen einzelnen Epidermiszellen hindurch bis zur eutieularisirten
Schicht. Die Wanddicke der Sklereïden, die ein geringes Lumen be-
sitzen, beträgt 6-8 u. Spaltöfinungen beiderseits in gleicher Menge, fast
um die ganze Höhe der Epidermis unter das Niveau derselben vertieft.
Vertiefung eylinderförmig, Wallôffnurg von unregelmässigem Umriss
und von einem kleinen Cutieularwulst umsäumt.
Blütenverhältnisse.
Blütenstand. Blüten zu einer kleinen, einfachen, etwas lockern Dol-
dentraube vereinigt, deren Inflorescenzachse, etwa 20 mm lang, dem
Winkel eines gewöhnlichen Laubblattes entspringt. Tragblätter der
5-10 mm langen Blütenstiele länglich-lanzettlich, bis 3 mm lang mit
2 kurzen pfriemlichen Stipularanhängseln. Behaarung der Blütenstiele
und Tragblätter, sowie der 4 freien, elliptischen, 2,75-3,0 mm langen
und 1,25 mm breiten Kelchblätter, dünn und borstig.
Discus. Ringförming, warzig, unterseits ganz wenig mit dem Kelch-
srunde verwachsen. (Die Beschaffenheit dieses Blütenteiles konnte am
vorhandenen Material nicht genau ermittelt werden).
Androeceum. 8 freie Staubblätter in einem Kreise angeordnet, in der
Tiefe des Diseus und an der Basis des Gynophors inserirt. Staubfäden
3 mm lang. Staubbeutel dorsifix, intrors.
zeitige Auftreien nicht eingesenkter Spaltöffnungen lassen auf eine ungleiche
Ausbildung von Sommer- und Winterblättern schliessen. Vergleiche die Diagnose
von J. Vesque, p. 101.
106
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Gynæceum. Gynophor 1,5 mm lang. Fruchtknoten und Griffel
1,2 mm lang, 1-fächerig, 1-samig. Reife Frucht nicht gesehen.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Dillon et Petit (ohne Nummer), Abessinien....... Kew.
Kirk (ohne Nummer), Shire river (Ost-Afrika).... »
Kirk » » Milrua » RE FED
Kirk » » Chipanga ) DE PRIS 00
Hartmann (ohne Nummer), Senaar (Nordost-Afrika) »
Bin IE AH AN EN Are )
SCHWEINIEIE EBEN STIL Sa EEE: »
» AAOGP ESA N EN Rp »
>, n. 771, Erythræa (Nordost-Afrika)... Universität Zürich.
» (ohne Nummer), Südarabien. ) )
[(herb. flora arabica fel. N. 1.)
Boscia Pechuelii Kuntze.
Taf. IH, Fig. 3 u. 12; Taf. IV, Fig. 1-3; Taf XI, Fig. 2 a u. b.
Pl. Pechuelianæ Heroenses, in Jahrb. d. Bot. Gart. Berl., IV (1886),
I
a
«
«
D.
261 : « Boscia Pechuelii n. sp. Arbor parva 2-3 m alta
«ramis tenuibus inermibus glabris. Folia spathulato-linearia
2-3 em longa 4-6 mm lata obtusa coriacea glauca glabra
« breviter (2-3 mm longe) petiolata. Flores fasciculati vel bre-
vissime racemosi, foliis 3-10 suftulti. Pedicelli 4-6 mm longi.
Inflorescentia puberala foliis brevior. Sepala 4 libera viridula
recurvata ovata acuta 2-3 mm longa. Petala nulla. Stamina
8-12 toro inserta. Ovarium glabrum ovoideum in stigma breve
attenuatum 1-2 ovulatum.
«+ 1100 m. Gegend von Neubarmen und Otyimbingue.
«Bei B. microphylla Oliv. sind die Blätter kürzer als die
Inflorescenz und nur 4-6 Stamina vorhanden. B. salicifolia Oliv.
hat 3-5 mal längere Blätter und nur traubige Inflorescenzen.
B. angustifolia Rich. unterscheidet sich durch breitere (1: 3-5)
Blätter, welche bei deren schmalblätterigsten Form 2-3 mal
de EEE
FN ie x
"IF rh À ra: hp
APPENDIX Il. 107
« länger sind, ferner durch beblätterte reichere Blütenzweige
« mit kleinern Blüten und weniger Stamina. »
Pax in Plantæ Marlothiane, Engl. Jahrb., X. Bd. (1889), 1. Heit,
p. 15 : « Folia brevissime petiolata, anguste obovata, obtusa,
« mucronulata, glauca, 2 ‘/2-3 ‘/2 em longa, ?/-1 cm. lata;
« petiolus 3-4 mm longus; fruct. 1 '/) em diametiens, gyno-
« phorum 5 mm longum.
« Kimberley, in lapidosis, alt. 1200 m. — (Marloth n. 818)
« Fruetifera m. Dec. 1885.
« Da Blüten fehlen und nur fruchttragende Exemplare vor-
« liegen, bleibt es ungewiss, ob die von D* Marloth gesammelte
« Pflanze wirklich zu der Kuntzeschen Art aus Hereroland
« gehört '. »
Als Synonym betrachte ich Boscia puberula Pax in Pl. Gürichiane
in Engl. Jahrb., XIX. Bd. (1895), p.134: die hier von Pax niedergelegte
Beschreibung, die ich nicht in ihrem ganzen Umiange hier wieder-
hohlen möchte, ist ebensogut auf B. Pechuelu Kuntze anzuwenden.
Hauptsächlich ist es die Uebereinstimmung im anatomischen Bau der
Blätter, die mich bestimmte die Paxsche Art mit der B. Pechuelii
Kuntze zu vereinigen. Die Unterschiede, die Pax am Schluss der Cha-
rakteristik von B. puberula gegenüber den nächststehenden Boscia-
Arten anführt, erlaube ich mir, im Nachfolgenden wörtlich wieder-
zugeben :
« Boscia puberula ist nächst verwandt mit BD. fœtida Schinz
« (Abh. d. Bot. Vereins für d. Prov. Brandenburg, XXIX, 49)
« und B. Pechuelii Kuntze (Jahrb. d. Berl. bot. Gart., IV, 261);
« sie unterscheidet sich von beiden durch die mit kurzen, ein-
« zelligen 'Trichomen bedeckten Blätter, eine Bekleidung, die
« allerdings nur bei sorgfältiger Beobachtung konstatirt werden
« kann; sie besitzt nicht den durchdringenden Geruch nach
« menschlichen Exerementen, wie ihn die Schinzsehe Art zeigt
« und entfernt sich ausserdem von dieser durch die Form der
«auch viel grösseren Blätter, sowie durch den relativ lang-
« gestielten und kahlen Fruchknoten. B. Pechuelü hat spatel-
« förmig-linealische Blätter, spitze Kelchblätter und nur 1-2
1 Was die Blatistruktur anbelangt stimmt das mir zur Verfügung stehende
Marlothsche Material (n. 818) vollkommen mit der Kuntizeschen Art aus Here-
roland überein.
108 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« Samenanlagen im Fruchtknoten. Diese diagnostischen Merk-
« male berechtigen zur Aufstellung einer neuen Art. »
Wie ich noch weiter unten an Beispielen zeigen werde, kann die
Blattform nicht als Unterscheidungsmerkmal gebraucht werden. Auch
bei B. Pechuelii Kuntze kommen lineale Blätter vor. Ferner ist die
Behaarung bei allen von mir als B. Pechuelii Kuntze bestimmten Blät-
tern in gleichem Masse ausgebildet wie bei der Paxschen B. puberula. In
Bezug auf die Blüten ist zu bemerken, dass allerdings die Kelchblätter
von B. Pechuelii Kuntze zugespitzt sind (Blüten von B. puberula besitze
ich nicht), der Fruchtknoten jedoch mit der Zahl seiner Samenanlagen
ziemlich variabel ist. Ich habe etliche Fruchtknoten mit 6-8 Samen-
knospen gefunden, wenigstens ebenso häufig als solche Ovarien mit
einer geringern Anzahl von Samenanlagen.
Geographische Verbreitung. Süd-Afrika : Kimberley [Marloth n.
818].
Südwest-Afrika : Gr. Namaland, Rehoboth [Fleck n. 328a 320a
870]; am! Kuisib [Fleck n. 824, 486]: westlich von Keetmannshoop
| Fenchel n. 162]:
Hereroland, Gegend von Neubarmen, (Otjikango) und Otjimbingue,
[| Pechuel-Lesche]; Otjimbingue [Bernsmann u. Fleck n. 331a] ; Otjo-
vazandu [Schinz n. 325 ; [Gürich n. 111]; Otjitambi [Gürich n. 72].
Amboland, Katumare in Ondonga [Rautanen n. 86].
Kalachari, Muchumö [Fleck n. 326a|.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Die weitaus häufigste Form des
Blattes dieser Art ist die von Kuntze angegebene, spatelig- lineale. Man
kann aber an derselben Pflanze die grössten Abweichungen von jener
Mittelform antreffen. Die einzelstehenden, alternirenden Blätter junger
Triebe besitzen ausgesprochen lineale Form und unterscheiden sich
recht wesentlich von den länglich-ovalen, an der Spitze meist ein-
gedrückten Blättern, die zu Büscheln vereinigt den dicht stehenden
Kurztrieben entspringen.
Beispielsweise messen die Blätter der Kurztriebe der von D’Fleck in
Gross-Namaland gesammelten n. 330 in der Länge im Mittel 30 mm,
in der Breite 9 mm; die Blätter der jungen Triebe besitzen eine
Länge von durchschnittlich 33 mm mit einer Breite von nur 3-4 mm.
Für die erstere Blattform ergibt sich ein mittleres Verhältnis der
APPENDIX IH. 109
Länge zur Breite von 3 : 1, für die letzteren Blätter dagegen ein
solches von 9 : 1. Eine andere von D* Fleck in Hereroland gesammelte
und von mir auf Grund der Blattstruktur als B. Pechuehi Kuntze
bestimmte n. 824, von der ich nur Zweige mit alternirenden Blättern
besitze, zeigt ebenfalls Blattformen von linealischem Typus (Länge
ca. 4,5 em, Breite 5-6 mm; mittl. Verhältnis 8 : 1). Andere, als
B. Pechuelii Kuntze bestimmte Pflanzen, die von D: Fleck, Rautanen
und Bernsmann in den verschiedenen Gebieten von Deutsch-Südwest-
Afrika gesammelt wurden, haben alle ähnliche Grössen- und Form-
verhältnisse ihrer Laubblätter aufzuweisen.
Gerade bei dieser Art, von welcher mir am meisten Material zur Ver-
fügung steht, zeigt es sich recht deutlich, wie mannigfaltig die Blattform
und Grösse an derselben Pflanze sein kann, und wie unsicher daher
die Artbestimmung speziell bei Boscia ausfällt, wenn sie sich nur auf
die morphologischen Verhältnisse stützen will. Es ist deshalb auffallend,
dass trotz dieser ziemlish grossen Formunterschiede die anatomischen
Verhältnisse in allen wesentlichen Punkten die grösste Uebereinstim-
mung zeigen, gleichviel ob es sich um linealische Winterblätter oder
länglich-ovale Sommerblätter handelt. Die vorkommenden Abwei-
chungen, besonders in der Ausbildung des mechanischen Gewebesystems
und des assimilatorischen Gewebes bewegen sich nur innerhalb enger
Grenzen und sind gewöhnlich auf ganz spezielle Standortsverhältnisse
zurückzuführen.
Die 6-8 mm lang gestielten Blüten sind teils zu einfachen, teils zu
zusammengesetzten, doldenähnlichen Trauben vereinigt. Bei den ein-
fachen Blütentrauben stehen die Blüten auf einer stark verkürzten,
selten 10 mm langen |Inflorescenzachse, die entweder den Winkeln ein-
zelner Blätter entspringt oder den Kurztrieben aufsitzt. Es kann der
Blütenstand auch aus ältern Zweigen hervordringen, er ist dann in
diesem Falle selbst kurztriebartig und besteht meist aus nur wenigen
Blüten.
Zusammengesetzte Doldentrauben, welche die jungen, mit alterni-
renden Blättern versehenen Triebe abschliessen, fanden sich bei der
von Missionar Rautanen in Amboland gesammelten Boscia Pechuelii
Kuntze n. 86. Der blütentragende Teil der Sprossaxe misst ca. 1,5-
2 em. Die Teilblütenstände verhalten sich wie die an demselben Zweige
sich findenden, oben beschriebenen, einfachen Doldentrauben. Die
Charakteristik der einzelnen Blütenstiele erfolgt weiter unten.
Anatomische Verhältnisse : Das Blatt von B. Pechuelu Kuntze
110 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
lässt sich leicht durch die Diekwandigkeit und Derbheit aller seiner
mechanisch wirksamen Teile von dem in Form und Grösse ähnlichen
Blatt der Poscia pungens Gilg unterscheiden. Ebenso lässt es sich
gegenüber D. salicifolia Oliv., die zum Teil grosse Aehnlichkeit in der
Blattstruktur zeigt, unschwer an der glatten Oberfläche der Blätter
erkennen, da diejenigen von B. salicifolia durch hervortretende Ner-
vatur uneben sind und eine rauhe Oberfläche darbieten.
Dlattstiel: 0,8 mm dick, Querschnitt fast kreisrund, ringförmige
topographische Lagerung der Leitbündelelemente. Auffallend dicke
cutieularisirte Aussen- und Seitenwände der Epidermis, wodurch ein
(bis 35 y) dicker Panzer gebildet wird, der allerdings je nach Alter
und Herkunft (Sommer- oder Winterblatt) auch einen geringern Grad
der Verdickung aufweisen kann.
Die durchschnittlich 100 u langen, steifen konischen Haare finden
sich in "beschränkter Zahl gleichmässig auf der Blattstieloberfläche
zerstreut; die Wände haben eine Dicke von 7-8; der Querdurch-
messer des Lumens beträgt ebenfalls 6-8 y.
Grundgewebezellen mit relativ dicken Cellulosewänden. Im Grund-
gewebe eingestreut Brachy-Sklereiden mit rundlichen Umrissen und
etwa 6-8 y, dieken Wänden, nicht grösser als die umgebenden, unver-
diekten Rindenzellen. Bastring nicht geschlossen, aus englumigen
Fasern bestehend ; Leptomring geschlossen. Hadromelemente radiär
angeordnet. Im Centrum finden sich vereinzelt einige Libriformfasern.
Blaittspreite : Dicke des Blattes durchschnittlich 400 u. Oberfläche
beiderseits glatt und annährend gleichmässig, nicht sehr dicht behaart.
Haare nicht länger als 60 w ; nur die etwas dichter stehenden Haare
der Unterseite des Mittelnerven sind etwas länger.
Mittelnerv unterseits wenig hervortretend. Bastbelag unterseits ein
geschlossenes rinnenförmiges Band darstellend, ist scharf abgegrenzt
gegen das hypodermale, ebenfalls mit Brachy-Sklereiden versehene
Gewebe, das sich zwischen Epidermis und Leitbündel befindet ; ober-
seits trennt assimilatorisches Gewebe die Epidermis von dem massiven
Libriformfaserstrang.
Die übrige Nervatur ist vollständig im Mesophyll untergetaucht.
Obwohl das Blatt genau centrisch gebaut ist, lässt sich dennoch auf
Blattquerschnitten die morphologische Unterseite leicht nachweisen
an dem etwas sichelförmigen Bastbelag, gegenüber dem mechanisch
weniger in Auspruch genommenen, der Oberseite zugekehrten schwä-
chern Libriformbelag der Nervatur. Epidermis beiderseits 20-24 u.
-
APPENDIX II. 411
hoch, wovon der Aussenwand 16-20 y zufallen; Lumen deshalb klein
und erscheint auf dem Querschnitt linsenförmig zusammengedrückt.
Cutieula fein gerifft. Epidermiszellen im Umriss unregelmässig 4 oder
5 eckig. Seitenwände gestreckt.
Mesophylil centrisch; Palissadengewebe beiderseits 2-3 schichtig mit
zahlreichen Sklereiden von knochenförmiger Gestalt versehen, die
einerseits mit verzweigten Füssen der Epidermis angeheftet sind,
anderseits mit gabeligen Enden, entweder frei ins Blattinnere hinein-
ragen oder den Bastfasern der Nervatur sich anlegen. Selten ragen
die freien Enden über die Mitte des Blattinnern hinaus.
Die Wanddicke der Sklereiden beträgt fast überall 8-10 w; das
Lumen ist dagegen sehr enge und verschwindet oft vollständig.
Spaltöfinungen beiderseits ungefähr in gleicher Menge vorhanden,
beinahe um die ganze Höhe der Epidermis unter das Niveau vertieft.
Vertiefung eylinderförmig; Wallöffinung von einer Cuticularleiste um-
säumt; Nachbarzellen hie und da etwas vorgewölbt.
Blütenverhältnisse.
Beschreibung des Blütenstandes siehe oben.
Die Blütenstiele entspringen den Achseln pfriemlicher bis lanzett-
licher, etwa 1 mm langer Stützblätter mit kleinen, pfriemlichen
Stipularanhängseln. Blütenhülle aus 4 freien, eiförmigen, zugespitzten
Kelchblättern von 3 mm Länge und 1,5-1,75 mm Breite bestehend, von
selblichbrauner Farbe, zurückgeschlagen.
Discus. Flach, schüsselförmig, warzig, unterseits dem Kelehgrunde
angewachsen.
Andrœceum. 10-15 freie in 2 Kreisen angeordnete Staubblätter.
Filamente 5 mm lang, an einem 0,3-0,5 mm langen Androphor
inserirt. Staubbeutel dorsifix, intrors.
_ Gynæceum. Gynophor 4-4,5 mm lang, den fie n- oder flaschen-
förmigen Fruchtknoten mit mehreren Samenanlagen tragend, die kopf-
förmige Narbe sitzt dem Fruchtknoten fast ganz auf. Reife Frucht eine
ausgesprochene Steinfrucht, kugelig, mit höckeriger Oberfläche, im
Durchm. 1,0-1,2 em. Es lassen sich deutlich 3 Pericarpschichten daran
unterscheiden. (Siehe Fig. 1 u. 2, Taf. IV, nach frischem, direkt in Spi-
ritus verbrachtem Material gezeichnet.)
112 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Bernsmannensosnklereroland wa CREER PERTE Universität Zürich.
Fenchel n. 62, M SEN Pa LRO LL a a » »
Dleckn® 32ba\Kallachanın Tea re ) )
219 ONCE Namalands ana Sr ER ) »
2.003288, DEN EUR ee AU Ne Eu Let » »
DONS SA ACTE OIAN O2 NN ETES Rens » »
» n. 486, DIE AO A AN OS A NA es » »
» n. 824, D AN A ré AS » »
DA NOT CAN TNA MCE De » »
Gürich Ambolands es nenn erent k. bot. Mus. Berlin.
Marloth n. 818, Kimberley (Süd-Afrika)......... Kew.
kautanen.n86.Ambolanden nn ne Universität Zürich.
Aus Hereroland besitze ich frisch in Spiritus verbrachte Zweige mit
einer halbreifen Frucht.
Boscia transvaalensis Pestalozzi n. sp.
Taf. II, Fig. 13-20; Taf. 5, Fig. 3.
Morphologische Verhältnisse‘. Baum oder Strauch mit gestreckten,
glatten, grauweiss bis gelblich berindeten Zweigen. Die ca. 3 mm
langgestielten, länglich-elliptischen bis verkehrt eiförmigen Blätter
sind entweder einzelstehend, alternirend oder sie sind zu mehreren
vereinigt und entspringen Kurztrieben. An der Spitze sind die Blätter
zugerundet bis eingedrückt, gegen die Basis + spitz zulaufend
(Länge 2-2,5 em Breite 0,4-0,6 em); Stachelspitze fehlt. Die Blätter
sind ganzrandig, dünn, fast durchscheinend, kurz und dünn behaart,
infolge dessen beiderseits eine matte Oberfläche darbietend. Der
Mittelnerv tritt unterseits deutlich hervor, die übrige Nervatur dagegen
ist äusserlich nicht oder nur undeutlich wahrnehmbar.
Diese Art zeigt namentlich in Bezug auf die Form und Grösse der
1 Eine kurze Diagnose dieser neuen Art habe ich bereits niedergelegt in
H. Schinz, Pflanzenwelt Deutsch-Südwest-Afrikas, in Bull. de l’Herbier Bois-
sier, vol. IV (1896), p. 9.
à. UN
APPENDIX II. 115
Blätter am meisten Verwandtschaft mit der Boscia Pechuelii Kuntze.
Die Struktur der Blätter beider Arten zeigt jedoch wesentliche Unter-
schiede. Das Blatt der B. transvaalensis ist nur '/s so dick wie das der
B. Pechuelii Kuntze, ferner entbehrt die Blattnervatur vollständig des
Bastbelages, wahrena die Kuntzesche Art reichlich mit Bastfasern ver-
sehen ist. Die Macro-Sklereïden sind bei Boscia transvaalensis sehr
dünnwandig, bei B. Pechuelii ungekehrt auffallend diekwandig.
Geographische Verbreitung. Südost-Afrika : Transvaal, Boshveld,
Klippan, [Rehmann n. 5316 n. 5317 (1875-1880].
Südwest-Afrika : Amboland, Ombandja, [Schinz n. 329a, 329,
Uukuambi.
Anatomische Verhältnisse. Blattstiel : Durchmesser 0,6-0,8 mm,
stielrund, ziemlich dieht weichhaarig; Haare 160-208 » lang (Wand-
dieke 6 y, Lumen 6-8 1), meist umgebogen, Epidermis wellig in der
Richtung der gestreckten Epidermiszellen, letztere mit 6-8 y dicker
Aussenwand, Cuticula fein gerifft.
Grundgewebe mit wenigen, isolirten. Brachy-Sklereiden; letztere
zum Teil grösser als die benachbarten Grundgewebezellen. Wanddicke
der Sklereiden 4-10 y.
Leitbündelelemente ringförmig angeordnet, und zwar wird das
Hadrom wie bei allen 5oscia-Arten vom Leptomring eingeschlossen.
Leptom wie Hadrom entbehren hier vollständig der specifisch mechani-
schen Zellen.
blatispreite : 120-140 y diek, genau centrisch gebaut.
Mediannerv oberseits gar nicht über die Oberfläche hervortretend.
Eine Palissadenzelllage schiebt sich oberseits zwischen Epidermis und
Leitbündel. Letzteres aus nur wenigen Hadrom- und Leptomelementen
zusammengesetzt. Der ganze Strang stellt die Form eines halben Cylin-
ders dar und zwar umgibt der Siebteil den Holzteil. Auch hier, wie
bei der übrigen zarten Nervatur des Blattes findet man keine Bastele-
mente, dagegen ist das hypodermale Gewebe auf der Unterseite des
Mittelnerven relativ mächtig entwickelt, mit einzelnen Brachy-Sklerei-
den, gleich wie das Grundgewebe der Blattstiels, versehen. Haare beider-
seits in ungefähr gleicher Menge, ziemlich dicht stehend wie am Blatt-
stiel (Länge 100-209 y, Wanddicke ziemlich gleichmässig 6 y, Lumen
6-8 y, Durchmesser), nadelförmig, niederliegend, nach der Spitze des
Blattes gerichtet. Epidermis beiderseits 12-16 y hoch (Aussenwand ca.
6 y dick, Innen-und Radialwände 2-3 u dick). Aussenwand mit fast
glatter Cuticula, nach innen kurze Cuticularzähne zwischen die Epi-
BULL. HERB. BoIss. Appendix III, septembre 1898. 8
11% BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
dermiszellen schiebend. Epidermiszellen im Umriss unregelmässig viel-
eckig, mit fast gestreckten Seitenwänden. Mesophyll blattober- und
unterseits aus je 2 Lagen Palissadenzellen bestehend; in der Mitte des
Blattes, wo die Nervatur eingebettet liegt, findet sich lockeres
Schwammparenchym.
Die Sklereiden stellen eine Zwischenform von Macro- und Osteo-
Sklereiden dar und unterscheiden sich wesentlich von denen der
B. Pechuelii Kuntze. Sie finden sich auf beiden Blattseiten, allerdings
nur spärlich, legen sich mit breitem Fusse der Epidermis an und
reichen mit ihren meist keilförmigen, freien Enden gewöhnlich bis zur
gegenüberliegenden Epidermis.
Neben diesen, der Epidermis angehefteten sehr dünnwandigen
(1-2 y Wanadicke), weitlumigen Sklereiden, finden sich noch brachy-
sklereidenartige Zellen mit 2-3 y. dicken porösen Wänden, im lockern
Schwammparenchym des Blattes eingebettet.
Spaltöffnungen beiderseits in ungefähr gleicher Zahl. Schliesszellen
vertieft, aber nur wenig unter dem Niveau der übrigen Epidermis
zellen liegend, die Vertiefung im Querschnitt eylinder- bis schalen-
förmig, was durch die etwas über die Oberfläche emporgewölbten
Nebenzellen verursacht wird. Die auf diese Weise gebildete Vorhöhle
besitzt eine etwas ungleichmässige Oeffnung nach aussen, deren Rand
durch die senkrecht zulaufenden Cuticularkämme der Nebenzellen
fein gerifft erscheint.
Blütienverhältnisse.
Blütenstand. Blüten waren nur an dem aus Amboland (Schinz n. 329)
stammenden Material zu finden. Dieselben stehen zu einer lockern
Doldentraube vereinigt auf einer kurztriebartigen Inflorescenzachse
von etwa 15- 20 mm Länge. Die Blütenstielchen sind fein behaart,
5-6 mm lang; ihre Tragblätter habe ich nicht gesehen, wahrscheinlich
waren sie schon abgefallen.
Die 4 freien Kelchabschnitte sind 3,5 mm lang, 2 mm breit, eiförmig,
weichbehaart, werden bald zurückgeschlagen und fallen frühzeitig ab.
Discus. Schüsselförmig, warzig, unterseits mit der innern Hälfte dem
Kelchgrunde angewachsen.
Andrœceum. 16 bis 20 Staubblätter, in 2 Kreisen angeordnet,
an einem kurzen Androphor, wie bei B. Pechuelii Kuntze, inserirt.
ER 0) en" ï Er Cire
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AD ES La
APPENDIX III. 115
Filamente 5,0-5,5 mm; Thecæ nur mit der obern Hälfte durch ein sehr
schmales Connectiv verbunden, dorsifix, intrors.
Gynzceum. 3,5-4,0 mm langes Gynophor und birnförmiger, ungefähr
1 mm langer Fruchtknoten, letzterer von einem sehr kurzen Griffel
mit kopfiger Narbe gekrönt, einfächerig mit 8-16 Samenanlagen,
letztere paarweise an 2 parietalen Placenten.
Reife Früchte fanden sieh an dem Rehmannschen Material. Eine
einsamige Steinfrucht mit + hartem Exocarp, zäh-fleischigem Meso-
carp und steinkernartigem, hartem Endocarp; Durchmesser der kugel-
isen Frucht 7-8 mm; Fruchtträger 5-7 mm lang, am Grunde mit
Kelehüberresten. Embryo mit eingerollten und übereinander geschla-
genen Kotyledonen mit anliegender Radicula und von einer papier-
artigen Testa eingehüllt.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Rehmann n. 5316, Transvaal (Buschfeld)........ Universität Zürich.
» DER UM » » RSS » »
Schinz, » 329a, Amboland (Ombandja) .. . . ) )
Boscia matabelensis Pestalozzi n. sp.
Taf. X, Fig. 1; Taf. XI, Fig. 3.
Morphologische Verhältnisse. Zartes, durchscheinendes, breit- bis
länglich-lanzettliches, an der Spitze und Basis zugespitzes Blatt
(3-5 em lang, 8-18 mm breit, Blattstiel 5-7 mm lang). Die Blattstellung
vermag ich nicht anzugeben, da mir nur einzelne Blätter und Blüten zu
Gebote stehen.
Geographische Verbreitung. Südost-Afrika : Matabele Country
(südl. vom Sambesi Fluss) [Holub n. 1265, 1266, 1267 (1883)].
Anatomische Verhältnisse. In Bezug auf die anatomischen Verhält-
nisse scheint diese Art der Boscia transvaalensis Pestalozzi am nächsten
zu stehen. (Auch die Standortsverhältnisse sprechen für eine nahe Ver-
wandtschaft.) Da diese letztere Art sich von B. matabelensis nur durch
die Art und Weise der Behaarung, sowie durch die Lage der Spalt-
Öffnungen unterscheidet, so verzichte ich hier der Kürze halber auf
116 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
eine Wiederholung ‘aller jener mit Boscia transvaalensis Pestalozzi
gemeinsamen Merkmale und erwähne nur diejenigen Punkte, worin
beide Arten von einander abweichen.
Boscia transvaalensis Pestalozzi besitzt beiderseits eine ziemlich
dichte Haarbekleidung; die Haare selbst sind + weniger schlank und
umgebogen. B. matabelensis entbehrt entweder der Haare, oder die-
selben sind vereinzelt und ausgesprochen kegelförmig, oft nicht höher
als der Durchmesser der Haarbasis beträgt. Die Spaltöffnungen bei
B. transvaalensis Pestalozzi sind fast um die ganze Höhe der Epi-
dermis unter das Niveau derselben, vertieft, die Schliesszellen
etwas kleiner als die übrigen Epidermiszellen. — Bei B. matabe-
lensis stehen die Spaltöffnungen auf demselben Niveau wie die übrigen
Epidermiszellen. Die Schliesszellen sind ungefähr von derselben Grösse
wie die umliegenden Epidermiszellen.
>
Blütenverhältnisse.
Blütenstand. Einfache, doldenartige Traube, die Hauptachse ca.
1,5 em lang. Blütenstiele 5-7 mm lang in den Achseln 1,5 mm langer
pfriemlicher Tragblätter, letztere in halber Höhe mit 2 kurzen Stipular-
anhängseln.
Kelchblätter elliptisch, mit scharfer Spitze, 5 mm lang und 2,5 mm
breit, wie die Tragblätter kurz und dünnbehaart.
Discus. Unansehnlich, ringförmig, warzig.
Andreceum. 8-12 freie Staubblätter in 2 Kreisen am Grunde des
Fruchtträgers inserirt. Filamente 6-7 mm lang; Staubbeutel 0,5 mm
lang, dorsifix, intrors.
Gynæceum. Gynophor 2 mm lang; Fruchtknoten etwas länglich-
birnförmig, in einen verkürzten Griffel mit kopfiger Narbe endigend,
einfächerig, mit mehreren seitenständigen Samenanlagen. Reife Frucht
nicht gesehen.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Holub n. 1265, 1266, 1267, Matabele-Country........... Kew.
APPENDIX IH. 117
Boscia Welwitschii Gilg.
Taf. XII, Fig. 2 a u. b.
in Notizblatt d. k. bot. Gart. u. Mus. Berlin, n° 3 (26. Nov. 1895),
HIERN
p. 109: « Boscia Welwitschii Gilg, n. sp.; frutex vel arbor
«glabra, ramis teretibus, nigrescentibus; foliis longiuscule
« petiolatis, obovato-oblongis, subcoriaceis, margine non incras-
« satis, integris, apice 2-3 mm longe et tenuissime apicu-
« latis, basin versus sensim cuneatim-angustatis, utrinque opaeis,
costa supra impressa, subtus manifeste prominente, nervis
venisque utrinque valde impressis inæqualiter retieulatis; flo-
ribus ca. 1,5 em longe pediculatis, in racemos (pro genere)
elongatos, laxos, 10-15 floros collectis, magnis, ca. 1,1-1,2 cm
diametro; staminibus 20-25; gynophoro elongato, terete, sta-
mina paullo superanto.
« Blätter 8-10 mm lang gestielt, 4-6 em lang, 1,5-2,3 em
breit. Blütenstände 6-8 em lang. Kelchblätter länglich-
eiförmig 5-6 cm lang, 3 mm breit; Staubfäden 8-9 mm lang.
Angola (oder Huilla?) (Welwitsch n. 980). Ist mit B. Hilde-
brandtii Gilg verwandt, aber durch die Form und Nervatur
der Blätter, sowie durch die Blütenstände aufs beste ge-
schieden. »
AI DIT
aA
N EN N
a
in Catalogue of Welwitsch’s african plants, I (1896), p. 30:
« B. Welwitschuü Gilg.
« B. angustifolia Oliv. Fl. Trop. Afr., I. p. 92; nec A. Rich.
nec Harv.
« Bumbo. — A robust shrub, branched from the base, 5 to
« 8 ft. high, very pleasing and full of flower. In thickets of pri-
mitive woods at the base of Serra da Xella, at a place called
« Bruco, fl. and young fruit Okt. 1859. N° 980.
« The following may, as suggested by Welwitsch, belong
« here: —
« Mossamedes. — A very rigid sparingly branched shrub,
«4 ft. high. An dry montainous places at the right bank, of
« the river Maiombo near Cazimba, without flower or fruit.
« June 1860. N° 981. »
A
a
118 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Als Synonym erachte ich die in den Herbarien De Candolle und
Kew mit Welw. n. 980 versehene Boscia angustifolia Rich., da deren
Vertreter vollständig identisch sind mit denen der Boscia Welwitschii
Gilg, Welw. n. 980 im Herbarium des Berl. bot. Museums. Da mir von
Welw. n. 981 kein Material vorliegt kann ich über deren Zugehörig-
keit zu Boscia Welwitschii Gilg, Welw. n. 980 nicht entscheiden.
Geographische Verhreitung. West- Afrika : Bumbo in Angola
[Welw. n. 980].
Südwest-Afrika : Mossamedes [ Welw. n. 981].
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die Gilgsche Diagnose.
Anatomische Verhältnisse. Blattstiel : Querschnitt- Durchmesser
1,4-1,5 mm, + kreisrund, mit ziemlich glatter Oberfläche. Epidermis-
aussenwand 8-10 y dick, mit deutlich hervortretenden Cuticular-
zähnen zwischen den Celluloseseitenwänden der Epidermiszellen. Haare
vereinzelt, ca. 150 y lang. Grundgewebe zum grossen Teil aus isolirten
oder zu Nestern vereinigten Brachy-Sklereiden bestehend, die in der
Mehrzahl grösser sind als die benachbarten unverdickt gebliebenen
Grundgewebezellen. Die Wanddicke dieser Steinzellen differirt zwischen
4-20 y. Wände mit zahlreichen Poren und deutlich sichtbaren Ver-
diekungsschichten.
Leitbündelelemente ringförmig angeordnet, Bastring nur aus wenigen,
relativ weitlumigen Elementen bestehend, nicht geschlossen. Im Cen-
trum des Holzkörpers einige wenig zusammenhängende Libriform-
fasern.
Blattspreite : Dicke des Blattes 0,4 mm. Der Mittelnerv besitzt unter-
seits eine aus mehreren Zelllagen bestehende mechanisch wirksame
Epidermis, die von dem darunterliegenden Leitbündel durch eine
Schicht dünnwandiger Grundgewebezellen geschieden ist. Blattober-
seits grenzt das Libriform direkt an die darunterliegende Epidermis.
Der Bast- und Libriformbelag setzt sich aus weitlumigen Elementen
zusammen. Die Bastgurtungen der I-trägerartig ausgebildeten, pri-
mären Nerven sind beiderseits direkt mit der Epidermis verbunden.
Epidermis der Blattspreite oberseits durchschnittlich 20 y. hoch, unter-
seits etwa 6-8 u. Kammartige Cuticularleisten, unterseits stärker her-
vortretend als oberseits. Seitenwände der Epidermiszellen stark wellig.
Obwohl die Blattunterseite etwa doppelt so viele Spaltöffnungen zeigt
APPENDIX I. 119
wie die Oberseite, so ist doch das Mesophyll beinahe genau centrisch
gebaut. Haare fehlen der Spreite. Der beidseitigen Epidermis sind
reichverzweigte, sehr dünnwandige, schlauchartige Macro-Sklereïden
angeheftet. Dieselben sind in einer, das assimilatorische Gewebe weit-
überwiegenden Masse vorhanden und bilden im Centrum des Meso-
phylls ein ziemlich dichtes Geflecht mit ihren reichen Verzweigungen.
Desgleichen sind die T-förmig verbreiterten Füsse ziemlich enge mit
einander verflochten. Fortsätze, die sich zwischen die Seitenwände der
Epidermiszellen einkeilen, sind nicht häufig und verursachen nicht jene
kleinen linsenförmigen Lücken, die man wahrnimmt, wenn man die
Epidermis von oben betrachtet.
Spaltoffnungen unterseits fast gar nicht unter das Niveau vertieft,
oberseits dagegen etwa um die halbe Höhe der Epidermis. Cutieular-
kämme verlaufen parallel zu einander über den die Vertiefung um-
grenzenden Nebenzellen und stehen senkrecht zur Längsrichtung der
Spaltöffnung.
Blütenverhältnisse.
Ergänzungen zu Gilgs Diagnose.
Blütenstand. Blüten der auffallend lockern, einfachen Traube 12-
15 mm lang gestielt. Die Blütenstiele entspringen den Achseln ca.
5 mm langer, pfriemlicher Tragblätter, die beiderseits mit zwei kleinen,
ebenfalls pfriemlichen, stipularen Anhängseln versehen sind. Traube
aufrecht, blattwinkelständig. Behaarung an allen Teilen des Blüten-
standes mit Ausnahme der Blüten selbst dünn, kurz, papillenartig.
Die 4 freien Kelchabschnitte sind total ohne Haare.
Discus. Schüsselförmig, mit stark angeschwollenen, kurz warzigen
Rändern; untere Hälfte ist mit der Kelchbasis verwachsen.
Andrœceum. Die ziemlich zahlreichen, freien Staubblätter sind in
2 Kreisen angeordnet und am Grunde zwischen Diseus und Gynophor
inserirt, Staubfäden 6,5-7,0 mm lang; Thecæ wie gewöhnlich ca. 1 mm
lang, nur mit der obern Hälfte durch ein sehr schmales Connectiv ver-
bunden, dorsifix, intrors.
Gynæceum. Gynophor 5,5 mm lang. Fruchtknoten eiförmig, mit
Griffel und kopfiger Narbe ca. 2 mm lang, 2 carpellig, 1 fächerig, mit
einigen wenigen Samenknospen an 2 parietalen Placenten.
Reife Frucht nicht gesehen.
120 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Umtersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Welwitsch@n, 950 Ancoaeı 2 una k. bot. Mus. Berlin.
) DIS HE NIE Re PR RE Kew.
) N 80 Ed ee Er De Candolle.
Boscia grandiflora Gilg.
Taf. XII, Fig. 1 ae.
in ENGLER, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C (1895),
p. 186 : «B. grandiflora Gilg.n. sp.; frutex vel arbor glabra; foliis
coriaceis vel rigide coriaceis, cr. 3 mm Ig. petiolatis, apice
basique acutatis, apice ipso acutissimo pungente (4-8 em lg.
8-18 mm It.), integris, supra subtusque opacis, nervis venis-
que utrinque tenuiter, sed manifeste prominentibus, irregula-
riter laxe reticulatis; floribus pro genere permagnis (12-
14 cm diametro), 1-1,4 em Ig. pedicellatis, in racemos elon-
gatos multifloros laxissimos dispositis ; fructibus cerasi minoris
mole, 4-6 mm lg. stipitatis, ovato-globosis.
« Vorzüglich charakterisirte Art :
«16 (« Massaihochland. » — Fischer n. 72, Ipala (Ug.) —
Stuhlmann n. 350). »
Geographische Verbreitung. Ost-Afrika : Massaihochland, bei Ipala
| Fischer n. 72 ; [Stuhlmann n. 350].
a a a a 2 a a
a
aA
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die oben wiedergegebene Gilgsche
Diagnose. Es stehen mir nur 2 Blätter eines Vertreters der Stuhl-
mannschen n. 350 zur Verfügung.
Anatomische Verhältnisse. Aus der von Gilg gegebenen Charak-
teristik geht hervor, dass sich B. grandiflora morphologisch von allen
übrigen Boscia-Arten leicht unterscheiden lässt. Weniger augenfällig
sind dagegen die anatomischen Unterschiede. Eine nahe Verwandtschaft
APPENDIX IH. 131
in dieser Beziehung zeigt sich besonders mit B. elegans Gilg, sowie
mit B. Welwitschii Gilg.
Von B. elegans unterscheidet sich B. grandiflora durch das Vor-
kommen von Spaltöfinungen auf beiden Blattseiten, denn B. elegans
hat nur unterseits Spaltöffnungen aufzuweisen. Gegenüber B. Wel-
witschi ist Boscia grandiflora zu erkennen an den kleinen, linsen-
förmigen Lücken zwischen einzelnen Epidermiszellen, die durch Skle-
reidenfortsätze verursacht werden. Bei B. Welwitschi stossen die
Epidermiszellen mit inren Seitenwänden völlig lückenlos zusammen.
Blatistiel : Querschnitt + kreisrund, Durchmesser 1,0-1,2 mm; Ober-
Häche rauh, uneben. Epidermis mit 12 y dieker Aussenwand, Cuticula
fein längs-gerifft. Haare nur oberseits, auf kleinen, in der Richtung des
Blattstiels verlaufenden Wällen stehend. Haare 100-200 y lang, gerade
abstehend, mit 6-8 y dicker Wandung und ungefähr doppeltem Lumen-
querdurchmesser. Das Grundgewebe besteht in der Hauptmasse aus
sklerenchymatischen Zellen, die entweder isolirt liegen oder kleinere
Haufen bilden und meist grösser als die noch mit lebendem Plasma
erfüllten, dünnwandigen Zellen sind. Die Wanddicke dieser Brachy-
Sklereiden variirt zwischen 6-20 u. Bastbelag einen fast geschlossenen
Ring um das Mestom bildend. Im Centrum des Holzkörpers einige
wenig zusammenhängende Libriform fasern.
blaitspreite : Dicke des Blattes 320-350 y. Mittelnerv unterseits wenig
hervortretend. Die übrige Nervatur tritt plastisch nicht hervor, sondern
ist nur durchscheinend. Auf Querschnitten erscheinen die beiden Epi-
dermisränder als 2 geradlinige, parallellaufende Linien. Unterseits
erscheint die Epidermis über dem Mittelnerv deutlich zweischichtig
und grenzt sich durch die relative Dickwandigkeit ihrer Zellen scharf
von dem darunterliegenden, hypodermalen Gewebe ab. Bastsichel ge-
schlossen, Libriformstrang direkt mit der obern Epidermis verbunden.
Primannerven I-trägerförmig, Bastbelag schliesst beiderseits direkt
an die Epidermis an. Das Mesophyll ist nicht genau centrisch gebaut,
denn oberseits ist die Palissadenzellschicht etwas mächtiger entwickelt
als blattunterseits; dementsprechend sind auch die Sklereiden der
Blattoberseite etwas länger als die der Blattunterseite. Epidermis
oberseits ca. 30 y. hoch, unterseits ca. 20 u; Aussenwand auf beiden
Seiten 6-8 y dick. Epidermiszellen in ihrem Umriss stark wellig. Cuti-
cula fast über jeder Zelle mit einem sternförmigen Kamm versehen.
Haare fehlen vollständig.
Sklereiden in grosser Menge vorhanden, auf beiden Seiten schlank
122 BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
und vielfach verzweigt. Füsse ebenfalls verbreitert und verzweigt, mit
Fortsätzen zwischen einzelnen Epidermiszellen, auch hier bis zur Aus-
senwand reichend.
Spaltöffnungen beiderseits, auf der Unterseite bedeutend zahlreicher,
etwa um die Dicke der Epidermisaussenwand unter das Niveau ver-
tieft. Vertiefung flach, schalenförmig. Parallellaufende Cuticularkämme
stehen senkrecht zur Längsachse der Spaltöffnung und endigen an der,
die Vertiefung umsäumenden Cuticularleiste. Von oben erscheint die
Spaltöffnung elliptisch.
Untiersuchies Material.
Aus dem Herbarium :
Stahlmannm: 350 Osaka 2... 022 k. bot. Mus. Berlin.
Boscia teitensis Gilg.
Taf. X, Fig. 1 a-c.
in Excrer, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrikas, Bd. V, Teil C (1895),
p. 186 : « B. teitensis Giln n. sp.; arbor glabra foliis rigide coria-
« ceis, 7-8 mm lg. petiolatis, oblongo-lanceolatis, apice subrotun-
« datis sed apice ipso acutissime pungente, basi sensim in petio-
« lum attenuatis 6-8 em Ig., 1,5-2 em It.), margine hine inde
« undulatis et cartilagineo-incrassatis, supra subtusque lævibus,
« opaeis, sed supra sæpius nervis primaris stricte marginem
« petentibus paullo prominentibus; floribus fetidis (8-10 mm
« lg. pedicellatis) mediocribus, 6-7 mm. diametro, ad ramos
« breves axillares in racemos multifioros confertos dispositis.
« Verwandt mit BD. angustifoha Rich. — 15 (Wildnis am
« Tsavo-Fluss, Teita : — Hildebr. n. 2606 ; Ega, Wasserplatz
« zwischen Duruma u. Teita. Hildebr. n. 2371).
« Die Art wird vom Sammler als Baum mit runder Krone
« beschrieben. »
Geographische Verbreitung. Ost-Afrika : Somaliland, Ogadensteppe
[Keller n. 220- (1891)] Teita am Tsavo-Fluss [Hildebrandt n. 2606].
APPENDIX DI. 123
EIGENE UUNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Obwohl, wie Gilg bemerkt, einige
Aehnlichkeit dieser Art mit Boscia angustifolia Rich. vorhanden ist,
unterscheidet sich das starre, dicke und lederartige Blatt der B. tei-
tensis Gilg wesentlich von dem der 2. angustifoha Rich. Während bei
den Blättern der letztern die feinern Nervenanastomosen noch deut-
lich hervortreten, hebt sich die Nervatur beim Blatte der B. teitensis
Gilg infolge des centrischen Baues des Mesophylls nur undeutlich von
der Blattoberfläche ab.
In Bezug auf die Blattform und die sonstigen habituellen Eigen-
schaften dieser Art, verweise ich auf die vorangegangene Gilgsche
Charakteristik.
Anatomische Verhältnisse. Hinsichtlich der Blattstruktur zeigt sich
eine nahe Verwandtschaft mit D. pungens Gilg, B. Welwitschü Gilg
und B. grandiflora Gilg. Bei den beiden letztern Arten sind die Spalt-
öfmungen des Blattes unvertieft, während sie bei B. teitensis und
B. pungens unter das Niveau der Blattfläche versenkt sind. Ferner
sind die Epidermisseitenwände bei 2. teitensis gestreckt, bei B. Wel-
witschü und B. grandifiora stark wellig. Eine aufiallende Eigentüm-
lichkeit besitzt das Blatt der D. teitensis in dem beiderseits ange-
schwollenen Randnerv, der sich continuirlich ca. ‘/2 mm von der Blatt-
peripherie hinzieht, mit Ausnahme der bedeutenden Grössen- und
Formdifferenzen das fast einzige deutliche Unterscheidungsmerkmal
gegenüber der nächstfolgenden B. pungens Gilg.
Blatishiel : Querschnitt + kreisrund. Durchmesser 1150-1200 y.
Oberfläche sehr uneben, wellig. Epidermis 40 y hoch. Aussenwand 10-
12 y mit tief eingreifenden Cuticularzähnen; Cutieula glatt. Haare
fehlen vollständig.
Grundgewebezone relativ schmal mit ziemlich zahlreich eingestreuten
teils isolirten, teils zu kleinen Nestern vereinigten Brachy-Sklereiden,
von auffallender, die benachbarten dünnwandigen Rindenzellen meist
beträchtlich überwiegender Grösse, scharfen Ecken und 4-10 y dicken
Wänden. Bastbelag des Leitbündels ringförmig angeordnet, aber nicht
geschlossen, sondern von Markstrahlen unterbrochen. Libriform reich-
lich vorhanden, in etwas unregelmässig gelagerten Bündeln von Holz-
parenchym eingeschlossen.
blattspreite. : Dicke des Blattes ca. 400 u. Mittelnerv unterseits
124 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
deutlich hervortretend, die primäre Nervatur weniger, auffallend
dagegen der continuirliche Randnerv. Der sichelförmige Bastbelag
der Unterseite aus weitlumigen Fasern bestehend, unterbrochen
wie im Blattstiel und durch + dünnwandige, hypodermale Zellen
von der Epidermis getrennt; der oberseitige Libriformstrang hat
noch Hadrom und Leptomelemente in sich eingeschlossen und ist
durch eine dünne Schicht parenchymatischer Zellen von der Epi-
dermis abgegrenzt. Mit Ausnahme der Randnerven entbehrt die pri-
märe Nervatur des Bastbelages und ist völlig im Mesophyll unter-
getaucht.
Blattoberfläche beiderseits ziemlich eben, jedoch etwas matt und
rauh infolge der mit Kämmen versehenen Cuticula.
Epidermis beiderseits ca. 24-28 y. hoch (Aussenwand 8-10 y, Radial-
und Innenwände sehr dünn); Epidermiszellen von der Fläche mit nicht
völlig gestreckten Seitenwänden. Haare fehlen vollständig. Mesophyll
nicht genau eentrisch gebaut.
Sklereiden beiderseits in reichlicher Menge vorhanden, die der
obern Epidermis angehefteten im allgemeinen etwas länger als die der
Unterseite. Charakteristisch ist die Dünnwandigkeit der Sklereiden, die
derjenigen der assimilatorischen Palissadenzellen etwa gleichkommt. Die
Wände sind nur 1-2 y dick und unverholzt. Die Sklereiden sind von
sehr manigfaltiger Gestalt ; in der Regel an Fuss und Spitze verzweigt,
hie und da aber auch einfach, Lumen sehr verschieden, aber im Ver-
hältnis zur Wanddieke recht weit. Gewöhnlich ragen die Sklereiden
der Oberseite etwas über die Mitte des Blattinnern hinaus, erreichen
aber die untere Epidermis niemals. In der Zone des Schwammparen-
chyms finden sich freiliegende, knochenförmige Sklereiden.
Spaltöfinungen beiderseits vorhanden und zwar in annähernd
gleicher Menge. Sie sind ungefähr um die ganze Höhe der Epidermis
unter das Niveau derselben vertieft. Vertiefung cylinderförmig, um-
säumt von einer unregelmässig gestalteten Cutieularleiste, welcher, von
der Fläche gesehen, in radialer Richtung Cuticularkämme entspringen.
Blütenverhältnisse.
Blütenstand. Eine zusammengesetzte Doldentraube, am vorliegenden,
aus Somaliland stammenden Material nur am Ende der diesjährigen,
jüngsten Triebe. Die Inflorescenzachsen 2. Ordnung stehen ziemlich
dicht gedrängt an der Spitze des 5-7 cm langen Laubsprosses, sind
APPENDIX IH. 125
selbst 4-6 mm lang und an ihrer Spitze mit zahlreich gehäuften Einzel-
blüten versehen. Die Blütenstiele 3-4 mm lang; die Tragblätter der-
selben schmallanzettlich, ca. 1 mm lang, mit zwei seitlichen kaum
0,25 mm langen, zahnartigen Stipulargebilden. Kelchblätter 4 zählig,
frei, eiförmig, 2,5 mm lang, 1,5 mm breit. Blütenstiele Tragblätter und
Kelch weich behaart.
Discus. Schüsselförmig mit breitem, tiefwarzigem Rande.
Andreeceum. Besteht aus 8 freien in einem Kreise angeordneten
Staubblättern; Staubfäden in der Tiefe des Discus, am Grunde des
Gynophors inserirt, 3 mm lang; Thecæ dorsifix, intrors.
Gynæceum. Gynophor 1,0-1,25 mm lang; Fruchtknoten 2-carpellig,
einfächerig mit 3-4 seitenständigen Samenanlagen, birnförmig, in den
verkürzten Griffel mit kopfiger Narbe übergehend. Reife Frucht nicht
vorhanden.
Untersuchtes Material.
Aus den Herbarien :
Hildebrandt n. 2606, Tsavo Fluss, Teita (Ost-Afrika)... k. bot. Mus. Berl.
Keller n. 220, Ogadensteppe Somaliland (1891).... Universität Zürich.
Boscia pungens Gilg.
Taf. XIV, Fig. 2 a-c.
in EnGLer, Pflanzenwelt Deutsch-Ost-Afrika, Bd. V, Teil C (1895),
p. 186 : « B. pungens Gilg n. sp.; frutex vel arbor glaber
« foliis rigide coriaceis, ca. 3 mm Ig. petiolatis, lanceolatis vel
« lineari-lanceolatis, in apicem pungentem acutissimam angus-
« tatis, basi sensim in petiolum attenuatis (ca. 4 em Ig., 7-8 mm
« It.), margine manifeste cartilagineo-incrassatis, supra subtus-
« que lævibus vel nervis irregulariter pereurrentibus vix cons-
« pieuis instructis ; floribus (7-8 mm lg. peduneulatis) pro genere
« minimis (ca. 3 mm diametro) ad apices ramulorum confertis,
« umbellulatis, umbellulis capituliformibus, multifloris. — Mit
« .B. corymbosa Gilg verwandt, aber sehr stark von ihr ver-
« schieden. — Ostafr. — Fischer Ser. I, n. 209. »
126 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Geographische Verbreitung. Osi- Afrika: Deutsch-Ost-Afrika[ Fischer
Ser 1209],
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die Gilgsche Diagnose. Es stehen
mir nur 2 Laubblätter eines Vertreters der Fischerschen n° 209 zur
Verfügung.
Anatomische Verhältnisse. Was die Blattstruktur anbelangt, so
gibt das Blatt der B. pungens Gilg eine nahe Verwandtschaft mit der
vorangegangenen D. teitensis Gilg zu erkennen; die Unterschiede
zwischen diesen beiden Arten sind zum Teil bereits besprochen
worden. Auch bei B. pungens findet sich ein schwach angeschwollener
Randnerv ; derselbe ist hier jedoch vollständig an die Peripherie des
Blattes gerückt. Weitere, weniger auffallende Unterschiede ergeben
sich aus der nächstfolgenden Charakteristik,
blattstiel : Querschnitt im Umriss breit-oval. Durchmesser 1050 y una
800 u. Oberfläche uneben, infolge der vereinzelt stehenden kegelförmigen
ca. 40 u langen Trichome rauh, letztere mit ca. 8 u dicken Wänden,
aber fast ohne Lumen. Hier, wie im Mittelnerven, ist die reichliche
Menge der Bastzellen auffallend. Im Blattstiel finden sich ringförmig
um das Leitbündel gruppirte Bastzellbündel. Das Libriform, als breites
Zellband entwickelt, ist nicht allseitig vom Holzkörper umgeben, son-
dern hängt oberseits mit dem Bastring direkt zusammen, sodass also
hier Leptom und Hadrom vollständig von den mechanischen Elementen
eingeschlossen sind, wodurch ein eigentümliches Querschnittsbild zu
Stande kommt.
Die Epidermis hat tiefgreifende Cutieularzähne aufzuweisen, die
Aussenwand ist ca. 12 u dick, bei einer gesamten Epidermishöhe von
ungefähr 30-35 u; Cuticula feingerifit. Im relativ dünnen Grundgewebe-
mantel zahlreiche, rundliche Brachy-Sklereiden, in der Mehrzahl isolirt
und grösser als die umgebenden dünnwandigen Grundgewebezellen.
Wanddicke der Sklereiden 4-12 u.
Blatispreite : Dicke des Blattes 240-280 y. Oberfläche ziemlich
glatt. Mittelnerv tritt unterseits deutlich hervor, die primäre Ner-
vatur nur wenig erhaben. Fibrovasalstrang des Mittelnervs im
Querschnitt fast kreisrund, in seiner Hauptmasse aus mechanischen
Zellen bestehend, unten und oben durch eine dünne Lage paren-
chymatischer Zellen von der Epidermis, die unterseits aus 2 Zell-
APPENDIX II. 197
lagen besteht, getrennt. Primäre Nerven mit beidseitigem, starkem
Bastbelag, aber im Mesophyll untergetaucht. Epidermis beiderseits
ca. 16 y hoch, Aussenwand 8-10 u dick; die Epidermiszellen sind
etwas unregelmässig eckig und grenzen wie bei B. teitensis Gilg mit
geraden Seitenwänden aneinander.
Haare fehlen der Spreite vollständig. Mesophyll centrisch gebaut ;
Palissadenzellen beiderseits 2-schichtig.
Sklereiden beiderseits vorhanden, aber nicht in auffallender Menge
wie bei B. teitensis Gilg, sehr dünnwandig, aber weniger verzweigt,
als bei der letztern, meist mit einfacher, scharfer oder stumpfer Spitze
versehen. Es finden sich auch frei im Mesophyll liegende Osteo-Skle-
reiden, die etwas diekere Wände (4 w Wanddicke) aufweisen, als die
der Epidermis angehefteten.
Spaltöffnungen wie bei B. teitensis Gilg, aber hier auf beiden Blatt-
seiten in annähernd gleicher Zahl.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Fischer, Ser. I, n. 209, Ostafrika............. k. bot. Mus. Berlin.
Boscia arabica Pestalozzi n. sp.
Taf. XI, Fig. 2.
Morphologische Verhältnisse. Es stehen mir nur einige wenige
Blätter eines Vertreters dieser von mir als neu erkannten Art zur Ver-
fügung. Ueber den Habitus der ganzen Pflanze vermag ich deshalb
keine Angaben zu machen, da mir selbst diesbezügliche Notizen fehlen.
Das Blatt scheint in jeder Beziehung, auch hinsichtlich der Struktur-
verhältnisse demjenigen der B. Pechuelii Kuntze nahe zu stehen. Deflers
hat diese von ihm in Südarabien aufgefundene Pflanze als Boscia micro-
phylla Oliv. bestimmt [zu Folge der beigelegten Etiquette aus Defiers
Herbar.] ; wie aber aus der nachfolgenden Diagnose zu entnehmen sein
wird, ist eine Identität mit der Oliverschen Art völlig ausgeschlossen.
Boscia arabica Pestalozzi besitzt verkehrt-eiförmige, steife, lederige,
12-15 mm lange und 6-8 mm breite Blätter, die gegen den 3-4 mm langen
Blattstiel keilförmig spitz zulaufen; die Blattspitze ist zugerundet bis
198 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
herzförmig eingedrückt. Die Blattoberfläche ist glatt, fast glänzend,
ohne hervortretende Nervatur, selbst der Mittelnerv ist nicht über die
Oberfläche erhaben.
Geographische Verbreitung. Süd-Arabien [Deflers n. 474 (ohne
nähere Standortsangabe)|. Vom afrikanischen Continent noch unbe-
kannt.
Anatomische Verhältnisse. Blattstiel : rauhe, unebene Oberfläche,
stielrund, ca. 0,6-0,7 mm dick. Epidermis mit zerstreut-stehenden,
kurzen (ca. 40 u), konischen Haaren, die des Lumens vollständig ent-
behren. Die 16-20 u dicke Aussenwand mit tief zwischen die Epider-
miszellen eingreifenden Cutieularzähnen. Grundgewebe wenigschichtig
mit zahlreichen eingestreuten Brachy-Sklereiden (Wanddicke 4-12 y),
die nieht grösser sind als die benachbarten, ebenfalls ziemlich diekwan-
digen, aber viel weniger lichtbrechenden Grundgewebezellen. Leit-
bündel mit ringförmiger Anordnung seiner Elemente. Der ziemlich
breite, aussenliegende Leptomring wird an seiner Peripherie auffallend
spärlich von einigen wenigen englumigen Bastfasern begleitet ; ebenso
weist das Hadrom im Innern nur wenige Libriformfasern auf.
Blatispreite : Dicke des Blattes 480-500 y. Mediannerv mit unter-
getauchtem Leitbündel. Bastbelag unterseits breit, sichelförmig, zu-
sammenhängend; Libriform einen ebenfalls ziemlich massiven Strang
darstellend, Lumen der mechanischen Zellen eng, fast nur punkt-
förmig auf dem Querschnitt. Beiderseits trennt eine schmale Schicht
Mesophyll das Leitbündel von der Epidermis. Wie der Mittel-
nerv, so sind auch die Primannerven vollständig im Mesophyll ein-
getaucht, und beiderseits mit kräftigem Bastbelag versehen. Epidermis
beiderseits ungefähr gleich mächtig ausgebildet, 36-40 y hoch (Aussen-
wand ca. 12 y dick, Innen- und Seitenwände höchstens 1-2 1). Haar-
besatz wie am Blattstiel, beiderseits spärlich, kaum 30 y. lang; Haare
kegelförmig, ohne Lumen, Aussenwand nach innen mit kurzen, spitzigen
Cutieularzähnchen. Cuticula fast ganz glatt ohne die sonst häufige
Streifung, nur die Haare zeigen einen etwas rauhen Cuticularüberzug.
Epidermiszellen im Umriss unregelmässig vieleckig, Seitenwände fast
gestreckt.
Mesophyll trotz der beidseitigen Spaltoffnungen bifacial gebaut.
Palissadengewebe oberseits 3-4-schichtig, unterseits etwa 2-schichtig,
dazwischen Schwammparenchym. Auffallend und sehr charakteristisch
für dieses Blatt ist das massenhafte Auftreten von Sklereiden mit
mannigfachen Formen, ähnlich wie bei B. firma Radlk. und B. senega-
3
1
APPENDIX IH. 129
lensis Lam. Die beiderseits mit ihren verzweigten, oder sonst eigen-
tümlich verbreiterten Füssen ein eigentliches Geflecht bildenden Skle-
reiden gewähren mit ihren freien, senkrecht ins Innere ragenden
Enden einen sichern Schutz gegen das Kollabiren bei anhaltender
Trockenheit. Die freien Enden sind meist einfach, mit nadelförmiger
Spitze versehen und von knorriger, nicht gestreckter Form. Die Länge
der Sklereiden ist sehr verschieden ; im allgemeinen erreichen diese
Gebilde oberseits etwa ?/s der Blattdicke, unterseits etwa "/s-'/.. In
Bezug auf die Wanddicke herrscht Gleichartigkeit. Die Wanddicke
beträgt, mit wenigen Ausnahmen 8 u mit fast verschwindendem
Zelllumen. Dies gilt sowohl für die beidseitigen, der Epidermis anlie-
senden, wie für die frei nach allen Richtungen im Mesophyll liegen-
den oder der Nervatur angehefteten Sklereiden.
Spaltöffnungen auf beiden Blattseiten in ziemlich gleicher Anzahl,
um die Höhe der Aussenwand flach schalenförmig unter das äussere
Niveau der Epidermis vertieft. Von oben gesehen bilden die Schliess-
zellen zusammen eine Ellipse.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Deflers n. 474, Süd-Arabien ............. Universität Zürich.
Boscia coriacea Pax.
Taf. XIV, Fig. 3 a-c.
Capparidaceæ africane in Engl. Jahrb., XIV (1892), p. 299 : « B. co-
« riacea Pax, arbor dense ramosa, ramis foliisque glaberrimis;
« foliis breviter petiolatis, valde coriaceis, opacis, pallidis, lan-
« ceolato-linearibus, acuminatis, basi acutis, glaucescentibus,
« manifeste cartilagineo-marginatis; nervo medio paullo pro-
« minente, nervis secundariis immersis; floribus —; fruetibus
« globosis, monospermis, minutissime pubeseentibus.
« Nur in fruchttragendem Stadium gefunden, Blüten zur
« Zeit noch unbekannt. Blätter 8-10 cm lang, 1,5-2,0 cm breit.
BULL. HERB. BOIss. Appendix III, septembre 1898. 9
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
« Blattstiel kurz, kaum 1 em lang. Frucht 1,5 em im Durch-
« messer fassend.
« Ostafrika, am Vöifluss im Gebiet vom Taita (J. M. Hilde-
« brandt n. 2478. — Februar 1877, fruchtend).
« B. coriacea Pax ist nächst verwandt mit B. salicifolia Oliv.
« welche gleichfalls im tropischer Ostafrika vorkommt und z. B. von
« Fischer (Marara 12. März 1886, n. 120), gesammelt, mir von dort
« vorliegt. Die Blätter der letztern sind aber auch im Alter an ihrer
« Oberfläche rauh, die Nervatur tritt deutlicher hervor; sie sind bei
« weitem nicht so dick lederartig als bei B. coriacea ; auch fehlt ihr der
« für B. coriacea so charakteristische weisslich-gelbe, harte, sich
« deutlich abhebende Rand. Nach den Angaben Oliver’s (Fl. of trop.
« Africa I. 95) sind die Früchte seiner Art nur etwa halb so gross als
« die der Boscia coriacea.
« Uebrigens ergibt sich auch im anatomischen Bau ein wesentlicher
« Unterschied zwischen beiden Arten, und die Abweichungen im
« Blattbau sind so beträchtlich, dass an eine Identificirung beider
« nicht gedacht werden kann. Beide in Rede stehenden Spezies
« besitzen isolateral gebaute Blätter mit zahlreichen Sklereiden in der
« Palissadenschicht, aber die Epidermis der B. salicifolia gliedert kurze,
« dickwandige, einzellige Trichome aus, daher die Blätter auch im
« Alter rauh erscheinen, während bei B. coriacea die Epidermis glatt
« ist und jeder Anhangsgebilde entbehrt. Die Sklereiden in der Palis-
« sadenschicht der Oliverschen Art lassen eine reichliche Entwickelung
« von assimilirenden Zellen zu, während in der entsprechenden Zone
« der neuen Art die Sklereiden über die Palissadenzellen fast über-
« wiegen; daher erscheint auch das Blatt jener dunkler, bei dieser
« blasser. Die kräftige Entwickelung des sklerenchymatischen Rand-
« beleges von B. coriacea schwindet fast ganz bei B. salicifolia. Auch die
« Gefässbündel, insbesondere der Mittelnerv sind verschieden gebaut.
« Man kann das Gefässbündel (Mittelnerv) ableiten von einem bicolla-
« teralen Bau, insofern zu beiden Seiten des Xylems sich Leptom vor-
« findet. Bei B. coriacea sind nun diese Leptomzonen durch ein-
« springende Xylem- und Bastelemente (des das Bündel umgebenden
« Bastbeleges) in einzelne isolirte Gruppen getrennt, wobei die der
« Oberseite des Blattes zugewendeten Leptomstränge hinsichtlich der
« Mächtigkeit ihrer Ausbildung gegen die der Blattunterseite zugewen-
» deten erheblich zurückstehen. Bei B. salicifolia bildet das der Blatt-
« unterseite zugewendete Leptom eine continuirliche, wenn auch durch
«einspringende Xylemteile gelappte Zone, während auf der Oberseite des
« Xylems nur ein einziger, wenn auch kräftig genug entwickelter
MAS
APPENDIX II. 131
« Leptomstrang sich vorfindet. Der das Bündel umgebende Bastbelag ist
« bei B. coriacea rings geschlossen, bei B. salicifolia aber in zwei
« halbmondförmige Gruppen aufgelöst, welche auf der Ober-resp. Unter-
« seite das Bündel begleiten. B. angustifolia Rich. weicht von der oben
« beschriebenen Art durch kleinere Blätier und durch wesentlich
« kleinere Früchte ab und steht ihr nicht so nahe als B. salcrfolia
« Oliv.»
Auf Grund des vollkommen übereinstimmenden anatomischen Baues
einerseits, sowie der annähernd gleichen Form und Consistenz der
Blätter andererseits bezeichne ich als synonym zu B. coriacea Pax :
Boscia xylophylla Gilg,
Capparidaceæ somalenses in Estraito dal Annuario del R. Instituto
Botanico di Roma, Vol. VI (1896), Fase. 2, p. 3 : « Boscia xylo-
« phylla Gilg n. sp.; frutex vel arbor divaricata glabra, ramis
« teretibus, nigrescentibus; foliis longiuscule petiolatis, lanceo-
« latis, rigidissime coriaceis elasticisque, margine paullo incras-
« Satis, integris vel inæqualiter parce emarginatis, obseuris,
« sensim in apiculam brevissimam pungentem attenuatis, basi
« subrotundatis ; floribus.....; fructibus in racemos breves
« colleetis, globosis, magnitudine cerasi, lignosis, flavescenti-
« tomentosis; gynophoro brevissimo. Folia 4-6 em longa,
« 1-1,8 em lata, petiolus 7-10 mm longus. Racemus fructifer cr.
« 1,5-2 em longus; pedicelli fructigeri er. 4 mm longi; gyno-
« phorum 1,5-2 mm longum. Fructus 8-10 mm diametro.
« Webi, VII-VIIL, 1891 fructifera (Robecchi-Bricchetti, n. 45).
« B. coriacea proxima differt forma texturaque foliarum. »
Trotz dieser Schlussbemerkung Gilgs ist es mir nicht möglich, am
vorhandenen Material einen ins Gewicht fallenden Unterschied in der
Form und Textur des Blattes seiner B. xylophylla gegenüber B. co-
riacea Pax herauszufinden; zudem ist noch der gemeinsame Standort
in Betracht zu ziehen als ein Moment, welches für die Zugehörigkeit
der B. xylophylla Gilg zu Boscia coriacea Pax spricht.
Geographische Verbreitung.
Ost-Africa : Somaliland [Robecchi-Briechetti, n. 573 (Ogaden); n. 45
(Webi)]; Taita am Voifluss [Hildebrandt n. 2478].
132 BULLETIN DE L’HERZIER BOISSIER.
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die Diagnosen von Pax und
Gilg. Das mir zur Untersuchung verfügbare Material besteht aus
einigen wenigen, teils ganz jungen, teils alten, vollständig entwickelten
Blättern von Vertretern der bei der geographischen Verbreitung ange-
führten Nummern.
Anatomische Verhältnisse. Bei der nachfolgenden Charakteristik
lasse ich die jungen, noch nicht vollständig entwickelten Blätter ausser
Betracht. Der Altersunterschied der Blätter besteht nämlich bei
dieser Art, wie bei der nächstfolgenden B. somalensis Gilg haupt-
sächlich in dem Fehlen des Bastbelages der Nervatur bei den jungen
Blättern. Letztere erscheinen bei beiden Arten viel weicher und
dünner als die ältern Blätter, sie sind ferner noch schwach durch-
scheinend und besitzen ein frischeres Grün. In den jüngern Blättern
der B. coriacea Pax sind noch keine, der Epidermis angehefteten
Sklereiden wahrzunehmen. Dagegen finden sich im Schwammparen-
chym schon freiliegende, wenn auch ziemlich dünnwandige Osteo-
Sklereiden, sowie im Grundgewebe des Blattstiels zahlreiche, zum
Teil dickwandige Brachy-Sklereiden. Bei jungen wie alten Blättern
dieser Art bieten dagegen der Verlauf der Nervatur, die Form oder
der Umriss der Epidermiszellen, sowie die Zahl der Spaltöffnungen
die nämlichen Verhältnisse dar. Die allgemeine Form ist auch bei den
ältern Blättern ziemlich verschieden.
Anatomisch nahe verwandt ist die schon oben erwähnte Boscia soma-
lensis Gilg, unterscheidet sich aber durch die fast genau parallel ver-
laufenden Primannerven, sowie durch die haarförmigen Anhangs-
gebilde der Epidermis zu beiden Seiten des Blattes.
Die Unterscheidungsmerkmale gegenüber andern Boscia-Arten, wie
B. angustifolia Rich. und B. salicifoha Oliv. sind in der voran-
gegangenen Beschreibung dieser Art durch Pax genügend klar gelegt.
Blattstiel: Querschnitt vollkommen kreisrund; Durchmesser ca.
1,3mm. Epidermis 30-35 u hoch (Aussenwand 20-24 4 dick), Cutieula ganz
glatt; Haare fehlen. Grundgewebe mit ziemlich zahlreichen, teils rund-
lichen, teils vieleckigen Brachy-Sklereiden (Wanddieke letzterer 6-
24 1), die teilweise grösser sind im Umfang als die umliegenden Rin-
denzellen. In Bezug auf die topographische Anordnung der Leitbündel-
' elemente und ihres Bastbelages in Blattstiel und Mittelnerv verweise
ET dat
een
a ii
7 DEN r
APPENDIX IH. 133
ich auf die ausführlichen Angaben von Pax, die ich meiner eigenen
Charakteristik habe vorangehen lassen.
Blattspreite : Dicke des Blattes 320-550 y. Oberfläche des Blattes
eben; auf Querschnitten verlaufen die durch die Epidermis be-
grenzten Ränder parallel zu einander. Epidermis 28-35 y. hoch (Aus-
senwand 20-25 u dick). Cuticula infolge unregelmässig verlaufender
Kämme zum Teil sehr uneben. Epidermiszellen im Umriss mit
ausgerundeten Ecken und gestreckten, ziemlich dicken Seitenwänden.
Ueber dem Mittelnerven verbindet beiderseits collenchymatisches
Gewebe, mit eingestreuten Brachy-Sklereiden, die Epidermis mit den
mechanischen Zellen des Leitbündels. Haare fehlen der Epidermis
vollständig. Die primäre Nervatur tritt nur beim getrockneten Blatt
wenig plastisch hervor, im Mesophyll ist dieselbe als ein System
«innerer » Träger ausgebildet und mit kräftigem Bastbelag versehen.
Der Blattrand erscheint durch den continuirlich an der Peripherie
sich hinziehenden, besonders starken Randnerven etwas angeschwollen.
Eine einfache Lage Bastfasern lest sich ausserdem der Epidermis des
Blattrandes an.
Mesophyll + genau centrisch gebaut. Sklereiden beiderseits in
grosser Menge. Füsse derselben T-förmig verbreitert und verzweigt,
senden jedoch keine Fortsätze zwischen die Epidermiszellen hinein.
Die freien ins Mesophyll ragenden Enden der Sklereiden sind in sehr
verschieden hohem Grade verästelt und verzweigt, in der Regel ragen
dieselben etwa bis zur Blattmitte, selten darüber hinaus. Ihre Wand-
dieke beträgt 8-12 y. Die schon im jungen Blatte sich findenden, frei
im Schwammgewebe liegenden Osteo-Sklereiden sind dünnwandiger
als die des Palissadengewebes. Spaltöffnungen beiderseits in gleicher
Menge, mit den Nebenzellen um die Epidermishöhe vertieft. Ver-
tiefung eylinder- bis schalenförmig, oben von einer unregelmässig
verlaufenden Cuticularleiste umsäumt, mit radial zulaufenden Kämmen.
Untersuchtes Material.
| Aus dem Herbarium :
Hildebrandt n. 2478; Deutsch-Ost-Afrika (Taita). k. bot. Mus. Berlin.
Robecchi-Bricchetti n. 573, Somali (Ogaden)...... DD »
) ) » 45, Somali (Webi)......... D )
134
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Boscia somalensis Gilg.
Taf. X, Fig. A.
Capparidaceæ somalenses in Estratto dal! Annuario del R. Istituto
Botanico di Roma, vol. VI (1896), fase. 2, p. 4 : « Boscia soma-
«
2
lensis Gilg n. sp.; frutex vel arbor glaber vel subglaber sub
foliorum expansione florens, ramis teretibus, junioribus flaves-
centibus, adultis nigrescentibus; foliis (sub anthesi) junioribus
in sicco subchartaceis, glaberrimis, oblongo-lanceolatis, inte-
gris, utrinque opaeis, basi subrotundatis, apice brevissime
apiculatis, nervis primariis numerosis stricte marginem peten-
tibus, parallelis, venis inæqualiter retieulatis, nervo marginali
manifeste conspieuo a folii basi usque ad apicem percurrente;
foliis adultis coriaceis vel rigide coriaceis quam juniora triplo
usque quintuplo majoribus, nervo marginali valido notatis,
costa nervis Venisque utrinque subæqualiter valde prominen-
tibus; floribus ad apices ramorum subumbellato-congestis,
umbellulis racemosis, sed racemi ramis iterum subumbellato-
confertis ; floribus minimis in exemplaribus mihi suppetentibus
nondum satis evolutis, sed omnibus partibus generis Bosciæ.
« Folia juniora (sub anthesi) ca. 1 cm longe petiolata, 4-6 cm. longa,
1,5-3 cm lata, adulta usque ad 15 cm longa et 6 cm lata, petiolo 1-1,3
cm longo instrucla. Pedunculus racemi 3-8 mm longus, peduneuli
pseudoumbellularum (re vera racemorum confertorum) 1-1,2 cm longi,
pedicelli brevissimi, 3-4 mm longi.
« In valle fluvii Xaran prope Dabanach (Ruspoli-Riva n. 1016,
m. Jan. mox florig.); Ogaden, in valle fluvii Karan prope Mil-
« Mil (Ruspoli-Riva n. 830; Robecchi-Bricchetti, n. 168 et 165).
« Species foliorum forma nervaturaque eximia ab omnibus hujns
generis formis diversa verosimiliter ex affinitate Boscia senegalensis
Lam. — Nom. vernac. Dagajor. »
Geographische Verbreitung. Ost-Afrika : Ogaden, im Tal des
Karanïusses bei Mil-Mil.
APPENDIX III. 139
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die oben wiedergegebene Gilg-
sche Diagnose. Das mir vorliegende Original-Material dieser Art von
Gilg besteht aus einem jungen und einem alten Blatt. (Das alte Blatt
ist im Januar 1893, das junge im Oktober desselben Jahres gesam-
melt worden.) Obwohl in Grösse und Konsistenz ziemlich verschieden
(wie schon bei B. coriacea Pax erwähnt wurde fehlt auch hier im
Jungen Blatt der Bastbelag der Nervatur), lassen beide Blätter an den
Primannerven, die parallel zu einander dem Blattrande zustreben, ihre
Zugehörigkeit zu derselben Art sofort erkennen. Infolge dieses Merk-
mals lässt sich das Blatt schon äusserlich ohne grosse Schwierigkeit
von Blättern der B. coriacea Pax unterscheiden. Dieser Umstand fällt
für die Systematik dadurch besonders in Betracht, dass sich die Stand-
orte dieser beiden Arten in demselben Gebiete finden.
Die anatomischen Unterschiede gegenüber andern Boscia-Arten
ergeben sich aus der nachfolgenden Diagnose :
Blattstiel : Querschnitt mit welligem Umriss, Durchmesser 1,8-
2,0 mm. Oberfläche ziemlich uneben, längsgefurcht. Epidermis ca. 40 y
hoch (Aussenwand 24 ı dick) Cuticula glatt, ohne deutliche Rifte.
Haare vereinzelt, 80-100 y lang, fast ohne Lumen.
Grundgewebe mit ziemlich zahlreichen, teils isolirten, teils zu kleinen
Nestern vereinigten Brachy-Sklereiden. Letztere in der Regel grösser
als die umliegenden Rindenzellen; Wanddicke 4-12 y. Bastbelag
schwach, einzelne, wenigzellige Gruppen ringfürmig um das Leit-
bündel angeordnet. Hadrom, von der Leptomscheide umschlossen,
erscheint auf dem Querschnitt als ausgezackte Scheibe mit 3 isolirt im
Holzparenchym eingebetteten Libriformbündeln.
blattspreite : Dicke des Blattes ca. 320 w. Mittelnerv unterseits
weniger stark hervortretend als oberseits. Die übrige Nervatur tritt
auf beiden Seiten in gleichem Masse hervor.
Mittelnerv : sichelfürmiger Bastbelag der Unterseite sehr kräftig;
durch die Markstrahlen in einzelne Bündel geteilt.
Beiderseits verbindet hypodermales collenchymatisches Gewebe die
Fpidermis mit den Bast- und Libriformelementen. Dasselbe gilt für
den mächtigen Randnerv, der sich continuirlich 0,8-1,0 mm von der
Peripherie entiernt hinzieht (bei B. teitensis Gilg 0,4-0,45 mm, vergl.
136 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
DB. pungens Gilg p. 126), hier aber keine Anschwellung zeigt. Die pri-
mären und die sekundären Nerven, obwohl mit mächtigen Bastbelegen
versehen, sind als « innere » Träger ausgebildet, also durch assimila-
torische Zellen von der Epidermis getrennt.
Epidermis beiderseits 32-35 u hoch (Aussenwand 12-16 y dick), Cuti-
eula sehr uneben, infolge der besonders unterseits relativ hohen Cuti-
cularkämme. Epidermiszellen im Umriss unregelmässig vieleckig,
Ecken etwas ausgerundet, grenzen mit gestreckten Seitenwänden
aneinander. Haare finden sich auf beiden Blattseiten, oberseits nur
zerstreut stehend, 40-80 y lang, kegelförmig, diekwandig, fast ohne
Lumen.
Mesophyll nicht genau centrisch gebaut; Palissadengewebe oberseits
meist 3-schichtig, unterseits 2-schichtig; auch die Sklereiden sind
oberseits in der Mehrzahl etwas länger als unterseits. Sklereiden
beiderseits in bedeutender Menge vorhanden. Ihre reich verzweigten
Füsse bilden zusammen ein fast geschlossenes Geflecht unter der Epi-
dermis; die freien, in die Tiefe des Mesophylls ragenden Enden, fast
ohne Ausnahme unverzweigt, meist kegelförmig und nadelförmig zu-
gespitzt. Sie können als Osteo-Sklereiden gekennzeichnet werden. Die
freien Enden ragen oberseits etwas über die Blattmitte, unterseits
etwa bis zu '/s in das Blattinnere hinein, treiben keine Fortsätze zwi-
schen die Epidermiszellen. Spaltöffnungen beiderseits in annähernd
gleicher Menge, um die Höhe der Epidermis unter das Niveau der-
selben vertieft. Vertiefung eylinderförmig, Wallöffnung etwas verengert
durch den Cutieularwulst, welch letzterer radiär verlaufende Cuti-
cularkämme über die nächstliegenden Epidermiszellen entsendet.
Uutersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Gilg (Original ohne Nummer), Somali (Ueb. Karan). k. bot. Mus. Berlin.
Boscia fœtida Schinz.
Tafel II, Fig. 1 au. b; Taf. XI, Fig. 1.
Beiträge zur Kenntnis der Flora von Deutsch-Südwest-Afrika, in
Abhandl. des Bot. Vereins d. Prov. Brandenburg, XXIX (1887),
APPENDIX I. 137
p. 49 : « Arborea, ramosa glabra; ramis teretibus, cinereis;
«
«
foliis petiolatis, obovatis v. cuneatis, obtusis v. emarginatis,
brevi-mucronatis, coriaceis, albido-viridibus; floribus in apice
« ramulorum in racemis multifloris dispositis; calycis segmentis
« lanceolatis, puberulis; staminibus 12-13, longe exsertis; fila-
mentis spiraliter tortis; antheris obtusis; germine globoso,
pubescente, breviter stipitato.
« Standort : Keetmanshoop (West-Gross-Namaland). Ein
3-4 m hoher, vielverästelter Baum mit geradem, glattem, asch-
grauberindetem Stamm. Die kurzgestielten, verkehrt eiförmig-
keilförmigen abgerundeten oder schwach ausgerandeten und
mit einer kurzen Stachelspitze versehenen Blätter stehen zu
mehreren auf mehr oder weniger gedrängt stehenden Kurz-
trieben. Die lederigen ganzrandigen und graugrünen Blätter
sind an der Basis gegen den Blattstiel zu verschmälert, 3-6mm
lang und 2,5-4,0 mm breit. An jungen Trieben stehen die Blätter
einzeln, und zwar wechselständig, sind dann oblong, abgerundet
oder spitz zulaufend. Die kleinen Blüten stehen zu vielen auf
einer 10-15 cm langen, doldentraubigen Inflorescenzachse ; die
1,5-3,0 mm langen und feinbehaarten Blütenstiele entspringen
den Winkeln behaarter, pfriemenförmiger Stützblätter. Die 4
abstehenden, behaarten und lanzettlichen Kelchabschnitte
sind 2,5-3,0 mm lang und 1,5-2,0 mm breit und spitz zulaufend.
Blumenblätter fehlen; der Diseus ist polsterförmig. Die 11-13
Staubblätter sind am Grunde des 0,5-1,0 mm langen Frucht-
trägers inserirt; die 3 mm langen und zur Blütezeit den
Fruchtknoten überragenden Staubfäden sind in der Knospe
spiralig gewunden; die Staubbeutel sind stumpf. Das weiss
gepuderte birnförmige Ovarium geht allmälig in den kurzen
Griffel über. Die kugelige, kurzgestielte, 5-6 mm grosse Beere
ist aussen sammetartig behaart und braun, mehrsamig und
vom verholzten Griffel gekrönt.
« Blüten schmutzig gelb und durchdringend nach mensch-
lichen Exerementen riechend. — Diese in ganz Gross-Nama-
land, Hereroland und West-Kalachari häufige Art weicht von
Boscia caffra Sond., deren Verbreitungsbezirk im Gebiet der
Kolonie und Natals liegt, durch die kurzgestielten, pubes-
centen mehrsamigen Früchte und die nach der Spitze eher
verbreiterten als verschmälerten Blätter ab.
138 BULLETIN DE L HERBIER BOISSIER.
« Die von Welwitsch in Angola entdeckte B. microphylla Oliv.
« hat kahle Blüten- nur die Blütenstiele sollen hin und wieder
« behaart sein- und 4-6 Staubblätter. »
Geographische Verbreitung. Hierüber Schinz « Die Pflanzenwelt
Deutsch-Südwest-Afrika’s » in Bull. de l’Herbier Boissier, appd. II,
1897, p. 94.
Gross-Namaland : Keetmanshoop, Schinz n. 326, Flussbett am Tafel-
berg bei Bethanien, Schenck n. 390; Sendlingsgrab, südlich von Reho-
both, Fleck n. 327 a!
Hereroland : Pechuel-Loesche 45! (« von ©. Kuntze irrtümlich als
Rehigozum trichotomum bestimmt und unter diesem Namen in den
Plantæ Pechuelianæ publizirt » ef. Schinz, L e. p. 94); Fleck n. 328 a!,
n. 330 a; Nels!. »
EIGENE UNTERSUCHUNG.
Morphologische Verhältnisse. Cfr. die Schinzsche Diagnose.
Anatomische Verhältnisse : In Form und Grösse der Blätter zeigt
Boscia fetida Schinz eine nahe Verwandtschaft mit B. microphylla
Oliv., B. Rehmanniana Pestalozzi und B. kalachariensis Pestalozzi. In
Bezug auf diese Verhältnisse wären die erwähnten 4 kleinblätterigen
Arten sehr schwierig von einander zu unterscheiden. B. fetida lässt
sich aber an dem centrischen Bau der Blätter leicht erkennen gegen-
über den andern vorhin genannten Arten.
Bei der nachfolgenden Diagnose lasse ich die ganz jungen Blätter
der Langtriebe, die entweder noch gar keine sichtbaren Sklereiden
besitzen, oder wenigstens nur solche mit ganz dünnen Wänden, ausser
Betracht, denn die vollständig ausgewachsenen ältesten Langtrieb-
blätter unterscheiden sich in keiner Beziehung mehr von den Kurz-
triebblättern, besitzen demnach auch dieselbe Blattdicke.
Blattstiel : runzelige Oberfläche. Querschnitt mit ca. 650 u. Durch-
messer. Epidermis mit auffallend dicker Aussenwand (ca. 30 y). Haare
ganz vereinzelt stehend, konisch, kaum 60 u lang, fast ohne Lumen.
Grundgewebe mit zahlreichen meist sehr dickwandigen Brachy-Skle-
reiden, deren Durchmesser nicht grösser als derjenige der unver-
dickten Nachbarzellen. Bastfasern keinen geschlossenen Ring um das
Leitbündel bildend; Leptomring breit; Hadromelemente schön strahlig
angeordnet; Libriform nicht vorhanden.
APPENDIX II. 139
Blattspreite : Dicke des Blattes bei allen Formen ungefähr
480 y.
Mittelnerv gar nicht hervortretend, da der ganze Fibrovasalstrang
vollständig untergetaucht ist im Mesophyll, also weder ober- noch
unterseits durch hypodermales Gewebe mit der Epidermis verbunden,
als einzig dastehender Fall der Gattung Boscia. Blattoberfläche glatt,
mit vereinzelt stehenden Haaren, wie am Blattstiel ; dieselben werden
jedoch gegen die Mitte des Blattes immer seltener und kürzer. Im
allgemeinen treten sie bei den Langtriebblättern etwas zahlreicher auf
als bei den Kurztriebblättern. Höhe der Epidermis beiderseits ca. 20 y,
davon entfallen etwa 12 y auf die Dicke der Aussenwand, Zellen im
Umriss vieleckig, Seitenwände gestreckt, zum Teil aus den dieken
Cutieularzähnen bestehend, wodurch das Lumen im äussern Teil der
Epidermiszellen auf ein Minimum beschränkt wird. Mesophyll in der
Regel genau centrisch gebaut. Auch in jenen vereinzelten Fällen, wo die
Palissadenschichten etwas ungleich verteilt sind, vielleicht infolge der
Beschattungsverhältnisse, findet man auf beiden Seiten annähernd
dieselbe Menge Spaltöffnungen. Sklereiden finden sich beiderseits in
grosser Menge, sodass den assimilatorischen Zellen kaum die Hälfte
des Blattinnern zur Verfügung steht. An beiden Enden reich verzweigt,
ragt der eine Teil der Sklereiden, frei von der Epidermis abstehend
ungefähr bis zur Mitte des Blattinnern, während der Fuss derselben,
ähnlich wie bei B. microphylla Oliv., B. rotundifolia Pax u. a. m. mit
etlichen Fortsätzen an Stelle kleiner Epidermiszellen zwischen die
Cutieularleisten eingeklemmt wird oder wenigstens enge verbunden ist
mit der cutieularisirten Schicht der Epidermisaussenwand. Wo die
Sklereiden unter oder über die Blattnerven zu stehen kommen, da
legen sich, wie es meist der Fall ist, ihre gabeligen Enden dem Bast-
belag an, sodass dadurch eine Lageveränderung der Nervatur völlig
ausgeschlossen ist.
Die Wanddicke der Sklereiden beträgt durchschnittlich 6-8 u, das
Lumen erscheint fadenförmig, oder ist ganz verschwunden. Nervatur
nach dem Prinzip der « innern » Träger ausgebildet, beiderseits mit
ungefähr gleich kräftigen Baststrängen.
Spaltöffnungen beiderseits gar nicht vertieft, der Vorhof wird durch
kräftige Cutieularleisten dargestellt. Von der Fläche erscheinen die
Schliesszellen zusammen kreisrund.
140 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Untersuchtes Material.
Aus dem Herbarium :
Bleckn%32za,Hereroland nn we ae Universität Zürich.
» n. 328a, a MR DU ee » »
» n. 330a, Din EN A ne Sr » »
Pechuel-Læœsche n. 45, Hereroland ............. ) »
Scheneken. 390, Gr Namaland . 2.2.2227 ) )
Schinz n. 326, DIR a a AR ) )
2 Boscia polyantha Gilg.
in Notizblatt der Kgl. bot. Gart. u. Mus. zu Berlin, N° 3 (26. Nov.
1895), p. 109 : « Boscia polyantha Gilg n. sp. ; frutex vel arbor
« ramis teretibus, junioribus flavescenti-tomentosis, demum
« glabris. foliis breviter petiolatis lanceolatis vel lineari-lanceo-
« latis, apicem basimque versus sensim angustatis, subcoriaceis
« vel coriaceis, glabris integris, opacis, floribus in racemos
« breves confertos 15-20 floros dispositis, racemis iterum ad
« ramos numerosis sepiusque confertis ; Horibus 5-meris, 4-5 mm
« longe : pedicellatis ; sepalis 5 æqualibus extrinsecus flavescenti-
« tomentosis, ovato orbicularibus, obtusis; petalis 0; stami-
« nibus cs ; disco intra-staminali inæqualiter sulcato maximo
« evoluto ; gynophoro elongato, ovari uniloculari, placentis 2
« parietalibus instructo.
« Die vorliegende Pflanze weicht in mancher Hinsicht, auch
«im Habitus von der Gattung Boscia ab und dürfte sich viel-
« leicht, wenn Früchte bekannt sein werden, als Vertreter einer
« neuen Gattung heraustellen. Die Blätter sind 4-6 cm lang,
« 7-8 mm breit.— Die Blütentrauben sind etwa 1,5-2,0 em lang.
« Die Kelchblätter sind etwa 3 mm lang und fast ebenso breit,
« die Staubfäden etwa 5-6 mm lang, das Gynophor etwa 4 mm
« lang.
« Huilla (Antunes n. A. 100).
APPENDIX III. 444
« Keiner der bisher bekannten Boscia-Arten als verwandt zu
« bezeichnen. »
Da diese Art im Herbar des k. bot. Museums Berlin nur sehr
spärlich vertreten ist, war es mir leider nicht möglich Material
für die anatomische Untersuchung zu erhalten und ich konnte
diese Art deshalb bei der Aufstellung des Schlüssels nicht
berücksichtigen.
149 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Schlüssel
zur Bestimmung der Boscia-Arten vermittelst der Blattanatomie.
I. Spaltöffnungen finden sich nur unterseits.
A. Haare am Blattstiel und an der Spreite vorhanden.
a. Blätter klein (ca. 6-12 mm lang), Haare nur in sehr
geringer Menge, kurz, kegelförmig.
#. Nervatur ohne Bastbelag, Mesophyll mit nur wenigen
unauffälligen Sklereiden.............. B. kalachariensis Pestalozzi.
£. Nervatur mit kräftigem Bastbelag, untergetaucht,
Biattskleriden sehr zahlreich.
1. Spaltlöffnungen um die Höhe der Epidermis-
aussenwand vertieft, Sklereiden beiderseits gleich-
formiosgestalteh. PT 3 er ee B. microphylla Oliv.
2. Spaltöffnungen nicht vertieft, Sklereïden unterseits
auffallend stärker verzweigt alsoberseits. B. Rehmanniana Pestalozzi.
b. Blätter mindestens 40 mm lang. Haare zahlreich vor-
handen (50-350 « lang).
x. Haare ca. 40 « über der Blattfläche von den be- a
nachbarten Zellen umgeben, Nervatur unterseits stark
BERNER OR re ea RE ER B. urens Welw.
£. Haare nicht von Epidermiszellen umgeben über der
Blaitoberfläche.
1. Haare in der Richtung ihrer Längsaxe fein ge-
LS RS A AE AS BE ER IE EE B. corymbosa Gilg.
2. Haare glatt.
+. Haare finden sich nur unterseits und in der Mehr-
zahl hakenförmig umgebogen . ............ B. hypoglauca Gllg.
7r- Haare beiderseits, und gestreckt.
©. Blattsklereiden mit Fortsätzen zwischen den
Epidermiszellen, wodurch die kleinen linsen-
förmigen Gebilde auf der Flächenansicht
des Blattes zu Stande kommen. (Blatt fast
Kreistund) ces ee B. rotundifolia Pax.
APPENDIX IH. 143
© ©. Blattsklereïden ohne Fortsätze zwi-
schen den Epidermiszellen (Blatt länglich-.
oval).
Y Sklereiden meist isolirt stehend, wenig
zahlreich, mit ihren der Epidermis
anliegenden Füssen kein Geflecht bil-
(LOI BEA oe NACRE 2 B. octandra Hochst.
Y Y Sklereiden sehr dicht stehend, ober-
seits mit ihren Füssen ein dichtes
Geflechtibildend re ner ee B. firma Radlk.
B. Haare finden sich nur am Blattstiel. Blattrand kann bis-
weilen schwach bewimpert sein.
a. Sklereiden der Spreite beiderseits sehr zahlreich mit
reich veräsielten freien Enden.
x. Brachysklereiden des Blatistiels sehr ungleich in
ihrer Wanddicke. Radialwände der Epidermis stark
VE ee a EL ARE B. mossambicensis Kloizsch.
ß. Brachysklereiden des Blattstiels gleichmässig in
ihrer Wanddicke. Radialwände der Epidermiszellen
DESDITS DS LLC D dm senc B. elegans Gilg.
b. Sklereiden der Spreite beiderseits wenig zahlreich, in der
Mehrzahl nicht mit gabeligen freien Enden.
&. Sklereiden unterseits auffallend zahlreicher als an
der Oberseite, wo sie sehr selten sind (Blatt kaum
20 mm lang, Verhältnis der Länge zur Breite durch-
SEHRULILCHRA SH yEN aa ee B. Fischeri Pax.
£. Sklereiden beiderseits ungefähr in gleicher Menge,
oberseits eher zahlreicher als unterseits. (Blatt durch-
schnitlich 3-4 cm lang, mittleres Verhältnis von
Banseziwbreiie LE) aan nee B. angustifolia Rich.
C. Haare weder am Blattstiel noch an der Spreite vorhanden.
a. Sklereiden sehr dickwandig sowohl im Blattstiel, wie in
der Spreite; Blattsklereiden mit reich verzweigten Füssen,
freie Enden noch unverzweigt.................... B. senegalensis Lam.
b. Sklereiden des Mesophylls sehr dünnwandig, Füsse der-
selben unverzweigt, dagegen die freien Enden stark ver-
IE NE OHR A ee aide B. Hildebrandtii Pax.
I. Spaliöffnungen finden sich auf beiden Blattseiten.
(Mesophyll + centrisch gebaut.)
A. Haare sowohl am Blatistiel als an der Blattspreite vor-
handen.
144 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
a. Schliesszellen der Spaltöffnungen nicht unter das
Niveau der übrigen Epidermiszellen vertieft. Haare spär-
lich vorhanden.
x. Basthbelag fehlt der Nervatur (Blätter länger als
2 cm und breiter als 3 mm).
4. Seitenwände der Epidermiszellen dünnwandig,
wellig (Blätter breit-lanzett).......... B. matabelensis Pestalozzi.
2. Seitenwände der Epidermiszellen dickwandig.
(Blätter schmal-lanzett mit scharfer Spitze).... B. salicifolia Oliv.
[(Winterblätter).
£. Bastbelag der Nervatur reichlich vorhanden, Blätter |
kaumAllının lang ee ee een B. foetida Schinz.
b. Schliesszellen deutlich unter das Niveau der Epidermis
vertieft.
«. Schliesszellen auffallend kleiner als die übrigen
Epidermiszellen, um die Höhe der dicken Epi-
dermisaussenwand unter dem Niveau der Oberfläche
vertieft liegend, nicht aber unter die Nachbarzellen
versenkt. Blattsklereiden sehr zahlreich und dick-
WEIS re En AIRE DE N ee B. arabica Pestalozzi.
8. Schliesszellen nicht oder nur unmerklich kleiner
als die übrigen Epidermiszellen, gewöhnlich auch
unter die letztern vertieft.
1. Bastbelag fehlt der Nervatur des Blattes voll-
ständig. Schliesszellen nur um die halbe Höhe der
Epidermis unter die Oberfläche vertieft. B. transvaalensis Pestalozzi.
2. Bastbelag der Nervatur in der Regel reichlich vor-
handen. Schliesszellen fast um die ganze Höhe der
Epidermis unter dem Niveau der Oberfläche
gelegen.
+. Sklereiden des Mesophylls ohne Fortsätze
zwischen den Radialwänden der Epidermis-
Zeenzc RER Ha Re ze B. somalensis Gilg.
++. Sklereiden mit Fortsätzen zwischen den Epi-
dermiszellen, die auf dem Flächenbild der Epi-
dermis -- linsenförmigen Zwischenräume her-
vorrufen.
©. Blattoberfiäche durch die hervortretende
Nervatur auffallend matt und rauh ....... B. salicifolia Oliv.
[(Sommerblätter).
© ©. Blattoberfläche glatt. Nervatur äusser-
lich kaum wahrnehmbar. Blatt meist starr
und lederie ern A RS B. Pechuelir Kuntze.
APPENDIX III. 145
B. Haare oder haarartige Anhangsgebilde der Epidermis fehlen
der Blattspreite vollständig.
a. Spaltöffnungen unterseits auffallend zahlreicher als ober-
seits.
«. Epidermiszellen vollständig gleichartig zusammen-
Kansendi. a N ee B. Welwiischii Gilg.
£- Epidermis von der Fläche gesehen mit deutlich
hervortretenden linsenförmigen Lücken zwischen
den Epidermiszellen, die durch die Sklereidenfort-
SARTERNELUVSACHE werden... ee B. grandiflora Gilg.
b. In Betreff der Menge der vorhandenen Spaltöffnungen ist
zwischen beiden Blattseiten kein Unterschied wahrzu-
nehmen. Spaltöffnungen stark vertieft.
æ. Sklereiden sehr dünnwandig, weitlumig. Blätter
zart.
1. Freie Enden der Sklereiden wenig verzweigt,
Randnerv nicht angeschwollen, nimmt die äus-
serste Randpartie des Blattes ein............... B. pungens Gilg.
2. Freie Sklereidenenden reich verzweigt. Randnerv
deutlich angeschwollen, verläuft aber immer 0,5 mm
ua Blatträndeentfernt =... Nes NE ml B. teitensis Gilg.
£. Sklereiden sehr dickwandig, fast ganz ohne Lumen,
Sarre Tederie eee Sana. er B. coriacea Pax.
BULL. HERB. BOIss. Appendix III, septembre 1898. 10
146 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Aus der Gattung Boscia sind auszuschliessen :
Boscia caffra Sond., F. Cooper n. 1257, in Linnea, XXIII (1850), p. 8 : =
Niebuhria pedunculosa Hochst.
Untersuchtes Material : F. Cooper n. 1257 aus d. Herb. d. Universität Zürich.
Boscia variabilis Coll. et Hemsl. n. sp. in the Journal of Linnean Society,
XXVIH (1891), p. 18, t. I. Gehört meiner Ansicht nach
der Gattung Maerua an.
Untersuchtes Material : Collet and Hemsley (ohne Nummer) aus d. Herb. Kew.
Boscia Holstii Pax (Holst. n. 8889) in A. Engler, Pflanzenwelt Deutsch-
Südost-Afrikas, V, Teil C (1895), p. 186. Ich betrachte diese
Art ebenfalls als einen Verireter der Gattung Mærua.
Untersuchtes Material : Holst. n. 8889 aus d. Herb. d. k. k. bot. Mus. Wien
und d. bot. Mus. d. Universität Zurich.
En |
APPENDIX IH. 14
Untersuchtes Material
von Vertretern nahe verwandter Gattungen aus dem Herbarium
gener. des bot. Museums der Universität Zürich.
Gadaba glandulosa Forsk. :......:................ Kotschy n. 229.
DEL ET OAI STOCKS.) LR ER Le. W. Barbey n. 995.
nahm Denn. nenne » » D. DA.
De aotundafolia Borsk.. SR LU 2.022. Schweinfurth.
Capparis eynophallophora L., \ Lebendes
Jendes
Material aus d. bot. Gart. Zürich.
» ferruginea L.
» rupestris Sibth. et Sm ge Be Mr Keller n. 37.
Courbonia corymbosa Schinz..................... .. Menyhart n. 857.
LETE CN REPRISE Fleck n. 671.
» » DA 5 LE SR N EEE ee Menyhart n. 841.
» » RE AN AS RER Rautanen n. 55.
» » Le ee N ER DENE K1HE
» » Re DR EN VEN re Schimper n. 874.
» » Er A IE Er » n. 1836.
» » EA REN Ne Ben SE PE » n. 905.
» » D) riens MODE RE A RE Rees Schinz n. 333.
» » DEREN EN EL PORT » 0. 394
» » DIRES Die CRUE ARR Re Stapff n. 8.
Bohlonmrolia Rich... 2....22..2.0....... Steudener n. 1194.
RIT SOINS ee len nee: Fenchel n. 12.
» » DR De UD NU RE ER Fleck n. 432.
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148 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
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nn
Verzeichnis der
Boscia abyssinica Hochst.,
AE
»
13,10):
angustifolia Rich., 7-13, 17, 19,
a, 29-91, 37, 38, 53, 5%, 63,
64, 74, 75, 81, 82, 86, 102,
106, LES, 122, 123, 131, 132,
143 : Taf. IL, Fig. SENTE
Ris. 73, Taf. IX, Fig. 1.
angustifolia Oliv.. 117.
arabica Pestalozzi, 89,
144; Taf. XI, Fig. 2.
caffra Sond., 50, 137, 146.
coriacea Pax, 8, 9. 40, 45, 129,
145; Taf. XIV, Fig. 3.
corymbosa Gilg, 8, 12, 19, 20,
29, 85, 99, 125, 142; Taf. III,
Fig. DE Taf. VI, Fig. 2.
corymbosa Klotzsch, 86.
elegans Gilg, 9, 20, 32, 80, 82,
88, 121, 143 ; Taf. VIII, Fig. 2.
memachadlk., 8, 9, 21,23, 32,
57,.58, 60, 62, 68, 128, 143;
Taf. VII, Fig. 3.
Fischeri Pax, 8, 74, 143; Taf.
VII, Fig. 3.
fœtida Schinz, 8, 12-17, 20, 24,
95, 98, 136, 144; Tai. II,
Bios: Tan. XL, Kiet.
127;
grandiflora Gilg, 8, 17, 20, 46,
220 0123, 145: Wat. XI,
Fig. 1.
Hildebrandtii Gil on 20029;
SA NOR OU NAS Ta "IX,
Fig. 3:
Holstii Pax, 47, 140.
hypoglauca Gilg, 8, 9,
142; Taf. VI, Fig. 3.
integrifolia Brunn, 7, 69.
intermedia Hochst, 7, 58, 65-69,
71.
kalachariensis Pestalozzi,
19, 39, 98, 138, 142
fie:
matabelensis Pestalozzi, 8, 9, 12,
119,115 Wat. x, Fig. 15 Dat:
XI, Fig. 3.
microphylla Oliv.. 8, 13-15, 18,
28, 36, 41, 67, 92, 95-98, 106,
1270.1987 189. 12, MEAEAMNNE
Fig. 2.
mossambicensis Klotzsch, 8, 9,
38, 66. 68, 80, 82, 88, 89,
133; Taf. VII, Fig: 1.
29, 83,
8, 17,
Sana AV
einzelnen Arten.
Boscia octandra Hochst.,
7-11, 13-15,
17, 19-21, 53-55, 56, 62-64,
16,727, 183: Base Dark
Fig. 1, 10, 11; Taf. VI, Fig. 2.
Pechuelii Kuntze, 8-11, 15, 16,
229 235 252 403 106, 113,
ik: Taf. I, Fig. 3,12 : Taf.
IV, Fig. 1-3; Taf. XII, Fig. 2%
polyantha Gilg, 146.
pubens Rich., 14, 15, 67, 102.
puberula, 107, 108.
pungens Gilg, 8, 32, 45, 110,
125, 125, 136, 145, Taf. XIV.
Fig. 2.
Rehmanniana Pestalozzi, 8, 9,
20, 440103195438 1427 Taf.
V, Fig. 3.
reticulata Hochst, 7, 19, 58, 66-
69, 74:
rotundifolia Pax, 8, 9, 28, 37,
EI LNMASINSAADENTATRANNITTE
Fig. 1.
salicifolia Oliv.,
30, 47, 67, 68, 77, 101, 106,
110, 130-132, 144: Taf. X,
Fig. 2; Taf. XII, Fig. 1.
senegalensis Hochst, 66.
senegalensis Lam., 7, 9, 10, 11,
20, 21, 23, 24, 51, 57-61, 63-
66, 84, 128, 134, 143; Taf. IX,
Fig. 2.
senegalensis Lam. ? 7, 69.
somalensis Gilg, 8, 15, 132, 134,
144; Taf. X, Fig. 4.
teitensis Gilg, 8, 4,
7-9, 11, 13-45,
122,126;
197. 135,2 105 TA ONE
Fig. 1.
transvaalensis Pestalozzi, 8, 9,
25, 112, 115, 116, 144; Taf.
MI, Fig. 43-17; Taf. X, Fig. 3.
urens Welw., 8, 12, 18-20, 28,
29, 58, 75, 142; Taf. II, fuir:
6 SE Tat SV. Rica
» variabilis Coll. et Hemsl., 47,
146.
» Welwitschii Gilg, 17, 38, 117,
124 123, - 145: Taf XIR
Fig. 2.
» xylophylla Gilg, 131.
Boscia Thunb.,
Buchholzia Engl. 5, 17, 18, 51.
Cadaba Forsk., "6 17, 93, 46.
»
elandulosa Forsk.. 147.
152 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
Cadaba heterotricha Stocks., 147.
» longifolia DC., 103, 147.
» rotundifolia Forsk., 90, 147.
Capparis L., 22, 46.
» cynophallophora L., 147.
» ferruginea L., 147.
» rupestris Sibth. et Sm., 147.
Cleome L., 13.
Courbonia Brongn., 5, 17, 18, 51.
» corymbosa Schinz, 147.
Forchhameria Liebm., 22, 23.
Kumkum, 10.
Kursän, 10, 24.
Machet, 10.
Mærua Forsk., 6, 17, 23, 27, 46, 47.
» angolensis DC., 147.
Mærua oblongifolia Rich., 147.
» Paxii Schinz, 147.
Merux, 5.
Muchät, 10, 24.
Niebuhria oleoides DC., 147.
» pedunculosa Hochst., 50, 146.
» triphylla Wendl., 147.
Podoria Pers., 5.
Omungerere, 11.
Omutenkereti, 11.
Ozonguimdi, 11.
Podoria senegalensis Pers., 52.
Pedicellaria Schrank, 25.
Streblocarpus Arn., 17.
Thylachium Lour., 17.
Toddalia Juss., 49.
Inhaltsverzeichnis.
I. Allgemeiner Teil.
Pages
1. Systematische Stellung der Gattung Boscia Lam..................... h)
2. GeorraphischenVerbreitungs rl. RARE 7
3 NUE DUT N ER De ern ee ers Asa ro 10
22 #Morphologische,Verhältnissenr „ara: a... se ae 11
Morphologie der vegetativen Organe. .................. 0.0 11
Morpholosier derrgenerativen Organe mn. 2 nn ee 16
Blütenstand a a re EN RAR EEE ET 16
Plastileider Blüterete ran aa un ee RN 17
Diagramme a N ae CORRE AA RC ie else: 18
StzukturdesHBenleanpshr u Na ee ler ee er 22
5 AnatomiexdesäLaubblattest. Hu le RE NIRERE 26
AR Hauisystemgr ON RGO ee EL ER 26
B:Mechanisches Systeme ae er EE ER RER AA REN! 30
Geilkeitunessystem nk UE N AR RUE N REN 39
DE Assimilationssystemi.. ern RL. 40
BE. SPeichersystem tn Aueh NUS ARCS ae ee ER LA
FDurchlüftunessyste mine ME REP re EEE he
Il. Spezieller Teil.
447Binleitung.!; 3. Zap er nn RR man Er Se 46
2. Uebersicht der/Gattunss-Diarnosen. PAPE RER ee er 49
31 Diagnosen der einzelnenWArten EU EU En a RUES 51
4. Schlüssel zur Bestimmung der Boscia-Arten vermittelst der Blatt-
anatomie Ar. Lu un er ee Dee BR Re 142
5. Untersuchtes Material nächstverwandter Gattungen.................. 147
6; sLitteraturverzeichmis, nn aan le SE En I NE SR ART 148
pe
PAPE
‚II zibnagga IV 240
7
ERUTLENDO ANA OR
Ÿ
Lin
'
BOSCIA OCTANDRA Hocusr., blühender Zweig (in natürlicher Grösse). Der
Verlauf der Blattnervatur wird durch den einem Blatte entnommenen
Selbstabdruck illustrirt. NÉE hr re
TomeVI AppendixIIl. Planche I.
BIER BOISSIER
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TIN DE vH
a oclandra Hochst.
Boscı
(Ra£. Grosse )
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A. PESTALOZZ1:- DIE GATTUNG BOSCIA.
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Fig. 1.
Fl
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Tome VI. Appendix II.
LEGENDE DE LA PLANCHE II
BOSCIA FOETIDA Sanınz. |
a. Zweigstück mit vorjährigem Spross; Blätter und Blütenstände
entspringen Kurztrieben ;
b. ein diesjähriger mit alternirenden Blättern besetzter Langtrieb
derselben Art. (Beide Figuren zeigen die natürliche Grösse an).
BOSCIA ANGUSTIFOLIA Ricx.
Endstück eines vorjährigen Zweiges, der mit Kurztriebblättern besetzt
ist, welchem drei diesjährige, zum Teil frachttragende Sprosse, die mit
alternirenden Blättern bekleidet sind, entspriessen (in natürlicher
Grösse). - |
a-c. Naturselbstabdrucke dreier verschiedener Blätter dieser Art.
E L'HERBIER BOISSIER | TomeVI AppendixIIl. Planche IL..
boscia foctida Schinz
® ( Schinz n. 326)
Mair Spross mit kurzirıeben
WG = Langtrieb .
EN EEE SR AU RE Var
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Doscz angustfola À Rich.
(Schsweënfärth nm. 4009)
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A. PESTALOZZI. - DIE GATTUNG BosciA.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
(4
TR AN PS
Tome VI. Appendix III.
LEGENDE DE LA PLANCHE Ill
2 De a
RI BEENDEN à
Morpholigische Verhältnisse der generativen Organe.
Einzelblüte einer Boscia octandra Hochst. (ca. - der natürl. Gr.)
Medianschnitt durch die Blüte einer Boscia corymbosa Gilg (Vergr. 5
» ee) » » Pechuelii Kuntze( » 2 :
a-c Hinter- Vorder- und Seitenansicht der Antheren einer Bosciablüte
(Vergr.)
» 5. Schematischer Querschnitt durch eine noch junge Anthere. (Vergr.)
» 6. Schematischer, stark vergrösserter Längschnitt durch die Blüte einer
Boscia urens Welw.
» 7. Schematischer, stark vergrösserter Längschnitt durch die Blüte einer
Boseia angustifolia Rich.
» 8. Tragblatt (mit den stipularen Anhängseln) der Blüte einer Boscia
urens Welw.
». 9. Tragblatt (mit den stipularen Anhängseln) der Blüte einer Boscia
corymbosa Gilg.
» 40. Tragblatt (mit den nn Anhängseln) der Blüte einer Boscia
octandra Hochst. :
(Alle drei Figuren zeigen mehrfach vergrösserte Verhältnisse).
» 41. Diagramm der Blüte von Boscia octandra Hochst. In beiden Fällen ist
der Discus weggelassen.
» 42. Diagramm der Blüte von Boscia Pechuelii O. Ktze. In beiden Fällen
ist der Discus weggelassen.
» 13-16. Ungefähr 6 fach vergrösserter Keimling einer Boscia tr ansvaalensis
Pestalozzi. Aussere Ansicht von 4 verschiedenen Seiten. =
E; :
4 » 17. Keimling einer B. transvaalensis Pestalozzi median durchschnitten.
hr
4
Lx
HE Gi no À
Mes Radicula, Plumula und innerer Kotyledon schraffirt.
» 18. Die eine Hälfte des vertikal durchschnittenen Keimlings derselben Art: |
das Bild links zeigt die Schnitifläche (Radieula und innerer Kotyledon
3 a schraffirt), das rechts stehende Bild die Aussenansicht.
2 » 19 und 20. Vertikale Längsschnitte durch den Keimling. In jeder Figur sind
2 die beiden Schnitthälften etwas von einander entfernt gestellt, um die -
Schnitiflächen sichtbar zu machen. In beiden Fällen ist der innere:
Kotyledon schraffirt,
“ Anmerkung : Die in der Figuren 13-19 als « hinten » bezeichnete Seite des _
D Keimlings ist (bei der jungen Frucht wenigstens) dem Fruchtstiel zu
x gekehrt. Verdl. Tafel IV, Fig. 1.
k .
Ben
DE L'HERBIER BOISSIER | . Tome VI Appendix lil. Planche II.
a. Hinter. \ 3 E
b. Vorder-} Ansicht E
c. Seiten - j
@.l. — ausserer | Eh
PARENT re le
VS. _ Vorder- Seite.
HS. — Hinter - Sedte.
M. Schn.- Medran - Schnil£.
LES
Ansich£ v:d. VS.
vertikaler Schnell.
À. PEsTAaLozz1._ DIE GATTUNG Boscıa. Lith L.Combes, Montpellier,
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Fig. A
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER.
Tome VI. Appendix III.
LEGENDE DE LA PLANCHE IV
Medianschnitt durch eine junge Frucht einer Boscia Pechuelii O. Ktze.
Die kubischen Haufen-sklerenchymatischer Zellen des Epicarps sind
nur an einer Stelle eingezeichnet. (Verg. + D
Fragment aus dem Pericarp. Das Mesocarp sollte den natürlichen
Grössenverhältnissen entsprechend ungefahr das 3-% fache der auf der
Zeichnung angegebenen Mächtigkeit besitzen. Das eigentliche Aussehen
der sklerenchymatischen Zellen des Epi- und Endocarps ist nur an
einem Teil der Zellen angedeutet worden. (Vergr. d. gesamten Quer-
Rs 140
schnitisbildes —— ).
Flächenbild der Samenschale von aussen. (Vergl. dieselbe auf dem
Querschnitt bei Fig. 2.) Die parenchymatische Zellschicht ist nach
oben (dem Endocarp zugekehrt) gelegen und lässt die untere dem
Keimling direkt anliegende prosenchymatische Zellschicht durch-
scheinen. (Vergr. ee )r
Anmerkung : Die Reihenfolge der nachfolgenden Blattquerschnittbilder aller
beschriebenen Bosciaarten entspricht mit Ausnahme geringer Abände-
rungen der Aufeinanderfolge im Schlüssel. Um einen Vergleich der
Grössenverhältnisse zu ermöglichen ist für alle Blattquerschnitte
dasselbe Mass der Vergrösserung angewendet worden a Das assi-
1
milatorische Gewebe ist nirgends eingezeichnet.
Der Einfachheit halber sind bei den beiden Blattstielquerschnitten die
einzelnen Zellen der verschiedenen Gewebe nur fragmentweise ein-
gezeichnet, dasselbe gilt für die einzelnen Zellen der Bastbelege der
Nervatur. Bei jenen 5 Arten, deren Blätter sehr dichtstehende und
relativ dünnwandige Sklereiden besitzen ist die Dicke der Zellwand
der Sklereiden jeweilen nur an dem einen Ende der betreffenden Figur
angedeutet. Abkürzungen : H = Hadrom; L — Leptom; T — Tra-
cheiden, äusserste Endigungen ; U — Blattunterseite.
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Fig. 4. Blatiquerschnitt von Boschia kalachariensis Pestalozzi.
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» 8. » » » Rehmannriana Pestalozzi. 3
>» %. Blattstielquerschnitt von Boscia elegans Gilg.
» 5 a und b. Zwei sehr stark vergrüsserte Krystalloide aus dem Blattstiel Br
de
_einer Boscia, Aussehen derselben vor der Behandlung mit Reagentien :
bei c die auftretende Veränderung des Krystalloïdes b bei a
mit den genannten Chemikalien (verdünnte HCI- oder NaCl lösung, et
verdünnte Kalilange ete.) ; bei d dasselbe Krystalloid in aufgelüstem
Zustande. Durch Niehtauflösung des peripherischen dünnen Häutchens
ist die Form des ursprünglichen Krystalloids mehr oder weniger &
erhalten geblieben, die Substanz hat sich als grumöse ne ausserhalb Le
des Hautchens abgelagert. À
Tome VI Appendix Ill. Planche V.
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Fig. 1 a. Blekenubnschaiit von Boscia mossambicensis Klotzsch.
» 15. Oberflächenansicht der obern Epidermis von B. mossambicensi
Klotzsch.
9 a. Blattquerschnitt von Boscia elegans Gilg.
2 b. Oberflächenansicht der obern Epidermis von B. elegans Gilg.
a Be Sen von Boscia Fischeri Pax.
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LEGENDE DE LA PLANCHE IX
Fig. 1 a. Blattquerschnitt von Boscia unyusiijöhe Rich. (Schimper n. 723.)
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LEGENDE DE LA PLANCHE X
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Fig. 1. Flächenansicht der obern Epidermis von Boscia matabelensis Pestalozzi.
» 2 a. Blattquerschnitt von Boscia salicifolia Oliv. (Winterblatt).
» 2 b. Flächenansicht der obern Epidermis von B. salicifolia Oliv.
Winterblatt).
lattquerschnitt von Boscia transvaalensis Pestalozzi.
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- LEGENDE DE LA PLANCHE XI
Fig. 1. Blattquerschnitt von Boscia fetida Schinz.
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Tome VI. Appendix II.
LEGENDE DE LA PLANCHE XIL
Fig. 1 a. Blattquerschnitt von Boscia salicifolia Oliv. (Sommerblatt).
» 4 b. Flächenansicht der untern Epidermis von B salicifolia Oliv. (Sommer- ir
- blatt, ausnahmsweise dick).
» 2 a. Blattquerschnitt von Boscia Pechuelii Kuntze.
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BIER BOISSIER - TomeVI- Appendix Ill. Planche XI
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Tome VI. Appendix III.
LEGENDE DE LA PLANCHE XII
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Fig. À a. Blattquerschnitt von Boscia grandiflora Gilg.
1 b. Flächenansicht der obern Epidermis von B. grandiflora Gilg.
4 c. Blattstielquerschnitt von B. grandiflora Gilg.
2 a. Blattquerschnitt von Boscia Welwitschii Gilg.
2 b. Flächenansicht der obern Epidermis von B. Welwitschii Gilg.
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-Tome VI. Appendix II.
LEGENDE DE LA PLANCHE XIV
Blattquerschnitt von Boscia teitensis Gilg (Blattrandpartie).
» » » » » (starke Vergr.)
Flächenansicht der untern Epidermis von B. teitensis Gilg.
Blattquerschnitt von Boscia pungens Gilg (Blattrandpartie).
» » » » » (starke Vergr.).
Flächenansicht der untern Epidermis von B. pungens Gilg.
Blattquerschnitt von Boscia coriacea Pax (Blattrandpartie).
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Flächenansicht der untern Epidermis von B. coriacea Pax.
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BULLETIN DE L'HLRBIER BOISSILR
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POUR
L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCO-HELVÉTIQUE
SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANÇAISE (TRANSFORMÉE)
1893
SEPTIÈME BULLETIN
COMITÉ POUR 1897 :
M. Magnier, membre honoraire.
MM. Camus, Gillot, Malinvaud.
SOCIÉTAIRES :
MM. Autran, Burnat, Camus, Chevallier, Corbière, Coste, Flahault,
Foucaud, Gillot, Hervier, F. Heribaud, Hy, Malinvaud, Neyra, Jeanpert,
Magnin, Wolf.
BULL. HERB. BoIss. Appendix IV. Juin 1898. 1
189)
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
PLANTES PUBLIEES EN 1897
M. BurNarT. (Contingent par avance.) — Papaver pinnatifidum; X
Achillea obscura (A. macrophylla X moschata); X Rosa stylosa ; Melam-
pyrum nemorosum; Odontites viscosa.
M. Camus. — Ranunculus gracilis; Arabis subcoriacea ; Cardamine pra-
tensis var. o. parviflora Neiïlreich; Viola hirta forma; Epilobium crassifo-
lium; Stellaria palustris var. viridis; Hieracium brunelliforme; X Primula
digenea (P. grandiflora-elatior); Glyceria nervata; Agropyrum campestre.
M. Vabbe Cuevarnıer. — Calluna vulgaris f. glabra; C. vulgaris f.
pubescens; Erica ciliaris f. glandulosa; E. ciliaris f. eglandulosa; E. cilia-
ris fl. alb.; E. vagans monsir.; E. cinerea monstr.; E. Tetralix f. glandu-
losa; E. Tetralix f. eglandulosa ; X E. Watsoni f. glandulosa (ciliaris X
Tetralix); x E. Watsoni f. glandulosa; Aira parviflora; X Juncus diffusus
(3. effusus X glaucus).
M. CorBière. — Lepidium virginicum; Trigonella ornithopodioides;
Claytonia perfoliata; Matricaria maritima; M. discoidea ; Sonchus arvensis
var. lævipes.
M. l’abbé Cosre. — Viola pseudo-mirabilis; Liguria sibirica; X Cen-
taurea confusa (C. Calcitrapa X prætermissa) ; X C. Pouzini (C. Calci-
trapo-aspera); Jurinea humilis; Piptalerum paradoxum ; P. arisitense ;
Lycopodium Chamæcyparissus.
M. Foucaup. — Silene Thorei; Angelica heterocarpa ; Lathyrus pyre-
naicus; Sparganium neglectum; Glyceria Borreri var. pseudo-procumbens.
M. GiLor. — Brassica elongata; Chelidonium majus var. lacinialum et
fumariifolium; Viola mirabilis; Rosa caviniacensis (R. pimpinellifolia X
agrestis); Cirsium Richterianum.
M. Harior. — Lysimachia thyrsiflora; X Medicago cyclocarpa Hy; X
Lappa ambigua (L. major X tomentosa); Juncus alpinus v. fusco-ater ;
Carex paradoxa Wild.
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APPENDIX IV, 3
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M.l’abb& Hervier. — Elatine macropoda; Gentiana Rostani; Mentha.....;
Carex œdipostyla; Agropyrum repens; Triticum Rouxü; Ceterach offici-
narum var, crenatum.
M. le Fr. HériBauD. — Thalictrum majus; Aconitum Lycoctonum var.
fallax: Coronilla scorpioides ; Poterium muricatum var. vulcanorum ;
Peucedanum Cervaria ; Lappa pubens; Plantago carinata ; P. carinata var.
minima; Atriplex patula ; X Salix fruticosa (S. viminalis-aurita).
M. l'abbé Hy. — X Rosa Costeana (R. gallica X obtusifolia); Peplis
Boræi ; X Lavandula hortensis (L. vera X latifolia); X Quercus firmu-
rensis (pubescens X Toza); Juncus inflexus var. graminicolor ; Puccinia
Endivie.
M. JEANPERT. — Sagina ciliata ; Viola alba; Epilobium lanceolatum ;
Galium divaricatum; Cirsium arvense var. mite; Monotropa Hypopitys
var. glabra; Ceratophyllum demersum; C. submersum; Epipactis micro-
phylla, 2 stations; Ruppia maritima; Potamogelon obtusifolius; Des-
champsia cæspitosa.
M. Mauınvaup. — Viola lactea; Leucanthemum graminifolium ; Arbutus
Unedo; Potamogeton nitens; Carex digitata.
M.Neyra. (Contingent en avance de deux années.)—- Dianthus saxicola ;
Iberis aurosica; Hieracium præaltum ; H. cinerascens; H. ochroleucum ;
H. dentatum var. gapense; H. scorzonerifolium var. glabratum f. laxiflo-
rum; H. scorzonerifolium var. glabratum f. adpressiflorum ; H. murororum
var. pilosissimum ; H. eiongatum var. elatum ; H. squalidum var. Cotteti ;
H. scariolaceum; H. rigidum var. pseudogothicum; H. jurassicum var.
amplexifolium; H. heterospermum var. interruptum; H. subperfoliatum ;
H. lanceolatum var. strictum; X H. præelatum (H. jurassico-subperio-
liatum); Androsace Chaixii; Nepeta nuda; Listera cordata ; Carex fœtida ;
C. mucronata; ©. tenuis; Pilularia minuta. R
M. Wour. — Papaver hybridum; Arabis saxatilis ; Trifolium saxatile ;
Potentilla sanguisorbæfolia ; P. grammopetala; Achillea stricta ; Hieracium
ramosissimum.
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BULLETIN DE L'HERBIER BOISSIER. |
AVIS
Les plantes de plusieurs de nos confrères sont arrivées trop tard; elles
seront distribuées dans le prochain fascicule. Nous recommandons à nos
confrères d'envoyer au plus tard, fin novembre : 4° les plantes en 20
fascicules avec indications pour les groupes critiques ; 2° les libellés des
étiquettes ; 3° les notices ; 4° la cotisation ; 5° le bulletin de vote pour le
Comité. Le prochain fascicule contiendra les plantes arrivées en retard |
et M. Flahault nous donnera son contingent de deux années. M. l'abbé
Chevallier nous a fourni une fort belle série de formes des Erica de
l'ouest de la France. Le Comité serait reconnaissant à ceux de nos
confrères qui pourraient nous donner des documents de même nature
sur les autres Erica de notre circonscription. Prière de faire les envois à
l’adresse nouvelle : M. G. Camus, pharmacien, 199, rue Lecourbe, Paris.
APPENDIX IV. 13)
LISTE SYSTÉMATIQUE
DES
PLANTES DISTRIBUEES EN 1897
695. Ranunculus gracilis Schleich. (Hautes-Alpes).
696. Thalictrum majus (Puy-de-Dôme).
697. Aconitum Lycoctonum var. fallax Gren. et Godr. vel Lamarkii
Reichb. (Puy-de-Döme).
698. Papaver hybridum L. (Valais).
699. P. pinnatifidum Moris (Alpes-Maritimes).
700. Chelidonium majus var. laciniatum Gren. et Godr. et var. fumarii-
folium Rouy et Fouc.
701. Arabis subcoriacea Grenier (Hautes-Alpes).
702. A. saxatilis All. (Valais).
703. Cardamine pratensis var. parviflora Neilreich (Seine-et-Oise).
704. Brassica elongata Ehrh. (Saône-et-Loire).
705. Iberis aurosica Chaix (Hautes-Alpes).
706. Lepidium virginicum L. (Manche).
707. Viola alba Besser (Seine-et-Marne).
108. NV. . (Seine).
709. V. lactea Sm. var. lancifolia Thore (Vienne).
710. V. mirabilis L. (Côte-d'Or).
741. V. pseudo-mirabilis Coste (Aveyron).
712. Dianthus saxicola Jordan (Isère).
713. Silene Thorei L. Dufour (Gironde).
744. Sagina cillata Fries (Seine-et-Oise).
715. Stellaria palustris var. viridis (Seine-et-Oise).
716. Elatine macropoda Guss. (Hérault).
747. Coronilla scorpioides Koch (Puy-de-Dôme).
718. Lathyrus pyrenaicus Jord. (Ariège).
719. Trigonella ornithopioides DC. (Manche).
720. Trifolium saxatile All. (Valais).
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> Medicago cyclocarpa Hy (M. falcato-sativa Hy) (Aube).
Potentilla grammopetala Moret. (Piémont).
P. sanguisorbæfolia Wolf (Piémont).
X Rosa stylosa. Desvaux (Vaud).
X R. caviniacensis (R. pimpinellifolia X agrestis Ozanon) (Saöne-
et-Loire).
X R. costeana (R. gallica X obtusifolia Hy) (Maine-et-Loire).
.. Poterium muricatum Spach var. vulcanorum Heribaud (Puy-de-
Dôme).
Epilobium Fleischeri Hochst. (Hautes-Alpes).
E. lanceolatum Seb. et Mauri (Aisne).
Ceratophyllum demersum L. (Seine-et-Oise).
Ceratophyllum submersum L. (Seine).
Peplis Bor&i Jordan (Maine-et-Loire).
Claytonia perfoliata Don (Manche) Natur.
. Galium divaricatum Lamk (Seine-et-Marne).
Angelica heterocarpa Lloyd (Gironde).
Peucedanum Cervaria Lap. (Puy-de-Dôme).
Jurinea humilis DC. (Aveyron).
Achillea stricta Schleicher (Valais).
x A.obscura Nees von Esenb. (H. macrophylla << moschata) (Valais).
Cirsium arvense Scop. var. mite Wimm. et Grab. (Seine-et-Oise).
C. Richterianum Gillot (Cult).
XX Centaurea confusa (C. Calcitrapa X prætermissa) Coste et
Sennen (Aveyron).
x €. Pouzini DC. (C. Calcitrapo-aspera Gren. et Godr.) (Aveyron).
Leucanthemum graminifolium Lamk (Cher). 2
Matricaria maritima L. (Manche).
M. discoidea DC. (Manche).
Ligularia sibirica Cass. (Aveyron).
Lappa pubens Boreau (Canial).
X L. ambigua-(L. officinalis X tomentosa Celak.) (H. sp.).
Sonchus arvensis var. levipes Koch (Eure).
Hieracium brunelliforme Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
H. præaltum Vill. à præaltum Arv.-Touv. (Isère).
H. cinerascens Jord. var. obscurum Arv.-Touv, (Isère).
H. ochroleucum Schl. (Isère).
H. dentatum Hoppe var. à. gapense Arv.-Touv. (Hautes-Alpes).
H. scorzonerifolium Villars var. glabratum laxiflorum Arv.-Touv,
(Isère).
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792.
APPENDIX IV. 7
H. scorzonerifolium var. glabratum f. adpressifiorum Arv.-Touv.
(Isère).
. murorum L. var. y. pilosissimum Arv.-Touv. (isere).
. elongatum Willd. « elatum Arv.-Touv. (Isère).
. squalidum var. Cotteti Arv.- Touv. (Isère).
. Scariolaceum Arv.-Touv. (Isère).
. rigidum Hartm. var. pseudo-gothicum Arv.-Touv. (Isère),
H. jurassicum Griseb. var. amplexifolium Arv.-Touv. (Isère).
H. heterospermum Arv.-Touv. var. interruptum (Isère).
H. lanceolatum Vill. var. f. strictum Arv.-Touv. (Isère).
H. subperfoliatum genuinum Arv.-Touv. (Isère).
H. ramosissimum Schleich. (Valais).
XH. præelatum Arv.-Touv. (H.jurassico-subperfoliatum Arv.-Tquv.)
(Isere).
Arbutus Unedo L. (Côtes-du-Nord).
Calluna vulgaris Salisb. f. glabra L. Chevallier (Sarthe).
Calluna vulgaris Salisb. f. pubescens L. Chevallier (Sarthe).
Erica ciliaris L. f. glandulosa L. Chevallier (Sarthe).
Erica ciliaris L. f. eglandulosa L. Chevallier (Sarthe).
E. ciliaris L. f. alb. L. Chevallier (Sarthe).
E. vagans L. monstr. (Sarthe).
E. cinerea L. monstr. (Sarthe).
E. Tetralix L. f. glandulosa L. Chevallier (Sarthe).
X E. Tetralix L. f. eglandulosa L. Chevallier (Sarthe).
x E. Watsoni DC. (E. ciliaris X Tetralix) f. glandulosa L. Cheval-
lier (Sarthe).
x E. Watsoni DC. f. eglandulosa L. Chevallier (Sarthe).
Gentiana Rostani Reuter (Hautes-Alpes).
Lysimachia thyrsiflora L. (Haute-Loire).
Androsace Chaixii Gren. et Godr. (Hautes-Alpes).
X Primula digenea A. Kerner (P. grandiflora@elatior Lor.) (Seine-
el-Oise).
Mentha arvensis L. forma (Drôme). ;
Melampyrum nemorosum L. (Vaud).
Odontites viscosa Reichb. (Valais).
x Lavandula hortensis (L. vera X latifolia Hy) Cult.
Nepeta nuda L. (Hautes-Alpes).
Plantago carinata Schrader (Puy-de-Döme).
P. carinata var. minima Lamt. (Puy-de-Döme).
Atriplex patula L. var. macrocarpa Heribaud (Puy-de-Döme).
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798.
BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
x Quercus firmurensis = Q. pubescens X Toza forma Hy (Maine-
et-Loire).
x Salix fruticosa Dœll (S. viminalis-aurita Wimm.) (Puy-de-Dôme).
Potamogeton nitens Web. (Cher).
P. obtusifolius Mert. et Koch A (Eure-et-Loire); B (Seine-et-
Oise).
Listera cordata R. Br. (fsère).
Epipactis microphylla Swartz (Aisne).
798 bis. E. microphylla Swartz (Seine-et-Marne).
799.
800.
801.
802.
803.
804.
805.
806.
807.
808.
809.
810.
sl.
812.
813.
814.
815.
816.
817.
S18.
819.
820.
Ruppia maritima L. (Île-et-Vilaine).
Sparganium neglectum Beeby (Gironde).
x Juncus diffusus Hoppe (3. effusus X glaucus F. Schultz) (Sarthe).
J. alpinus Vill. v. fusco-ater Buchenau (Aube).
J. inflexus L. var. graminicolor Hy (Maine-et-Loire).
Carex fcetida Vill. (Hautes-Alpes). .
C. mucronata All. (Isère).
C. œdipostyla Duv.-Jouv. (Hérault).
C. tenuis Host (Isère).
C. digitata L. (Indre).
C. paradoxa Willd. (Marne).
Piptaterum paradoxum P. Beauv. (Aveyron).
P. arisitense Coste (Aveyron).
Aira parviflora Thuill. (Sarthe).
Agropyrum campestre Gren. et Godr. (Seine-et-Oise).
A. repens P. Beauv. (Loire).
Glyceria nervata Trin. (Seine).
G. Barreri Bab. var. pseudo-procumbens Corbiere (Gironde).
Triticum Rouxii Gren. et Godr. (Gérault).
Ceterach officinarum Willd. var. crenatum Moore (Drôme).
Lycopodium Chamæcyparissus A. Br. (Aveyron).
Pilularia minuta D. R. (Hérault).
Addenda.
Monotropa hypopitys L. var. glabra DC. (Loiret).
Puceinia Endivie Passerini. Forme uredosporée (Maine-et-Loire).
APPENDIX IV. 9
NOTES
sur les plantes distribuées, et diagnoses des espèces
nouvelles ou peu connues.
726. X Rosa Costeana Hybr. nov. R. gallica XX obtusifolia Hy. —
M.-et-L., St-Barthelemy, juin 1897. — Arbrisseau robuste, traçant, à
rameaux floriferes hétéracanthés; folioles velues sur les 2 faces, surtout
en-dessous, glanduleuses sur la côte médiane, pétioles fortement velus et
slanduleux tout autour, aiguillonnés en-dessous ; stipules velues aux
bords et au sommet, les supérieures dilatées. Pédoncules groupés,
hispides-glanduleux. Réceptacle ovoïde-glabre ; sepales très velus et
glanduleux aux bords et sur le dos; pétales roses; fruits ordinairement
caducs.
Differe du R. tomentella Leman par ses rameaux hétéracanthés, ses
folioles simplement dentées et non glanduleuses aux bords, ses sépales
velus et glanduleux sur le dos, sa corolle d’abord d’un rose-vif, et ses
fruits stériles.
Je dédie cette belle plante à mon confrère M. l’abb& Coste dont les
recherches sur les Roses ont tant contribué à élucider les espèces fran-
caises ds ce genre difficile. Are
727. Poterium muricatum Spach var. vulcanorum F.
Hérib. nov. — Plante très grêle, constamment étalée sur le sol volcanique,
glabre, glauque ; feuilles composées de 7 à 11 folioles très petites, pro-
fondément dentées, sessiles ou très brèvement pétiolulées ; capitules
portés par des pédoncules allongés et grêles ; akaines de couleur cendrée,
tétragones, à angles ondulés, et à fossettes fortement alvéolées.
Cette forme, que nous observons depuis une vingtaine d'années, nous
paraît très constante. F. HÉRIBAUD.
/
10 BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER.
732. Peplis Boræi Jordan. — Malgré l’autorit& de Koehne, je ne
saurais admettre l'identité de cette espèce avec le Lyihrum nummularifo-
lium qui est bien le Peplis erecta de Requien, la plante angevine ayant
toutes ses feuilles alternes sauf les 2 à 4 paires inférieures succédant aux
cotylédons, tandis que celle de la région méditerranéénne les a, au con-
traire, presque toutes opposées. He EE
779. Erica Watsoni DC. — Ainsi que dans tous les hybrides, on
remarque une variation dans les différents exemplaires de celui-ci. Je
publie les deux formes qui me semblent le plus distinctes, car j'ai trouvé
des individus intermédiaires. Je ne veux pas parler seulement de la pré-
sence ou de l'absence de poils glanduleux, les parents eux-mêmes sont
variables sur ce point, et il est surprenant de voir des auteurs décrire le
E. teiralix comme toujours glanduleux, le E. ciliaris comme dépourvu
de glandes. C’est cette divergence d’opinions qui m'a engagé à publier
différents types de ces deux espèces.
Le E. tetralix est le plus souvent glanduleux, au moins dans l’inflo-
rescence; le E. ciliaris. au contraire est généralement dépourvu de
glandes. Il en est de même pour l’hybride, mais les deux séries d’indi-
vidus que je publie sont remarquables à d’autres points de vue.
La f. A (eglandulosa) a le port, linflorescence en ombelle, la corolle rose
quoique plus foncée du E. tetralix; l'ovaire est fortement pubescent.
la f. B (glandulosa) a le port, linflorescence racémiforme, la corolle
irès rose du Æ. ciliaris ; l'ovaire est légèrement pubescent au sommet.
Les caractères communs invariables sont : corolle oblique au sommet,
ovaire pubescent, anthères appendiculées, muriquées, et ovules avortés.
Tandis que chez les E. tetralix et ciliaris les graines sont parfaitement
formées lors même que la corolle a encore sa couleur, la capsule mûre
de l'E. Watsoni ne contient que de petits corps aplalis rubanés, qui sont
les enveloppes des ovules non fécondés. A chercher dans les landes
humides découvertes, au milieu des parents.
L. CHEVALLIER.
788. X Lavandula hortensis Hy (in Revue générale de botanique).
. — L. vera X latifolia. Obtenu par la culture et fréquemment propagé
dans les jardins de l’ouest de la France.
Angers, août 1897. Re y:
APPENDIX IV. il
793. Quercus firmurensis Hy, Hyb. nov. Q. pubescens X Toza
forma. Maine-et-Loire: Coteaux arides de Frémur, commune de Sainte-
Gemmes-sur-Loire, septembre 1896.
Differe du O. pubescens par ses feuilles plus profondément lobees, à
pubescence éloilée sur les deux et beaucoup moins caduque, enfin par sa
feuillaison tardive.
Diffère du R. Toza par ses feuilles courtes, coriaces, ondulées-crispées
aux bords, par sa capsule moins profonde et moins longuement fimbriée à
l’orifice.
Feuillaison vers le milieu du mois. F. Hy.
803. Juncus inflexus L. var. graminicolor var. nov.
Juncus glaucus Ehr. et auct. var.; Maine-et-Loire, Rochefort-sur-Loire,
aoüt 1897.
Duval-Jouve a démontré depuis longtemps que le Juncus glaucus Ehr.
doit être rapporté en synonyme au J. inflexus L. (Bull. Soc. Bot. Fr.,t.X,
(1863) p. 11).
Aux arguments apportés on peut ajouter que le nom spécifique manque
parfois de justesse. S'il convient au type que l’on peut appeler Juncus“
inflexus et glaucus, il est inexact pour la variété distribuée sous ce numéro.
F. Hy.
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